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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 mars 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-03-17, Collections de BAnQ.

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Office fétial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV - No 64 Montréal, samedi 1 7 mars 1 973 Lock-out à Radio-Saguenay: un conflit qui risque de pourrir — page 14 15 CENTS La libération des trois chefs syndicaux Choquette sera "libéral" sans aller jusqu'au pardon par Jean-Pierre Charbonneau Le ministre de la Justice du Québec, M.Jérôme Choquette, a déclaré, hier, qu'il n’était pas question pour son gouvernement de commuer la peine infligée aux trois chefs syndicaux mais que ceux-ci pourront cependant avoir recours à la Loi des établissements de détention après le délai prévu, c’est-à-dire après trois mois d’incarcération.M.Choquette a dit qu'il n'y avait pas de raison, pour le moment, d'accorder un pardon aux trois chefs des centrales syndicales qui sont actuellement incarcérés à la prison d’Orsainville, près de Québec, pour avoir enfreint une injonction contre le Front commun.Le ministre a répété qu’il ne lui appartenait pas de refaire des décisions prises par aes cours de justice, Toutefois, il a dit que le gouvernement ne nourrit aucune idée de vengeance à l’endroit des trois chefs syndicaux, MM.Marcel Pepin (CSN), Louis La-ben>e (FTQ) et Yvon Charbonneau (CEQ), et qu’il souhaitait dans leurs cas une application la plus libérale possible de leur sentence.C’est pourquoi, il n’est pas exclu.a-t-il dit, que, selon les règlements de la Loi des établissements de détention, les trois chefs syndicaux obtiennent le droit de sortir occasionnellement du pénitencier, cela après un certain temps passé en prison comme le prévoit la loi.Par ailleurs, au sujet des difficultés de l’Unité spéciale d'enquête sur le crime organise, le ministre de la Justice a indiqué qu’il annoncerait au début de la semaine prochaine les modifications qu’il entend apporter à l’organisme.On sait qu’il y a quelques jours, les quelques 60 enquêteurs de l’USECO avaient menacé de démissionner de ( organisme devant l’attitude autoritaire et incompétente des autorités en place.La colère des policiers s’était cristallisée à la suite d’une dizaine de transferts effectués officiellement dans le cadre d’une réorientation du travail de l’USECO, Le ministre avait annoncé au début de la semaine qu’il faisait des consultations en vue d’améliorer la situation.Hier, M.Choquette a reconnu qu’il n’avait pas encore rencontré les enquêteurs comme cela était, semble-t-il, prévu et il n’a pas voulu dire s’il les rencontrerait avant de prendre une décision les concernant.D’autre part, le ministre a confirmé qu'une enquête était actuellement en cours au sujet du coulage d’information.Selon le ministre, une telle enquête est nécessaire car il est inadmissible, selon lui.que des informations filtrent du domaine policier.Au sujet de cette enquête, LE DEVOIR a appris qu’il s'agissait en fait d’une enquête disciplinaire au sein des corps policiers concernés et qu’elle ne portait exclusivement que sur les sources d'informations du signataire de cet article.De plus, selon les renseignements obtenus, l'enquête sur les sources du DEVOIR ne portent pas uniquement sur les articles concernant les difficultés de l'USECO mais aussi sur l'affaire Saulnier.Ainsi, il semble que la direction de la police de la CUM n ait pas particulière ment apprécié que LE DEVOIR dévoile, le 28 aecembre dernier, des entretiens entre le directeur Daigneault et d’autres Voir page 6 : Choquette sera Un premier appel d'offres pour les installations des Jeux 4 .va- «t ¦».ij «*2 lîIIi.EH _ Jt.* ïx V\ ¦ $ Un égout, ça se déverse habituellement dans une rivière.À Laval-ouest, pourtant, le niveau de l’eau est tellement élevé que c’est la rivière des Mille-Iles qui se déverse dans les éqoûts .avec les conséquences que l’on peut imaginer.La municipalité a donc installé des pompes pour remettre les choses en place.Rendus prudents par l’expérience et les prévisions météorologiques, les employés municipaux ont décidé d installer la pompe sur pilotis.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) Une dernière crise de bonhomme Hiver par Gilles Léveillé La ville de Montréal a lancé hier, à l’hôtel de ville, le premier appel d’offres en vue de l’aménagement d’installations pour les jeux Olympiques de 1976.Cet appel porte sur l'excavation de 2,700,000 verges cubes de terre et de roc dans le quadrilatère de la rue Sherbrooke, au nord, du boulevard Pie IX, à l’ouest, de la rue Viau, à l’est, et de la rue Boyce, au sud, où seront construits le stade olympique, le centre de natation, le vélodrome et les garages de stationnement en sous-sol.Cet emplacement constitue ce que les autorités municipales appellent le “Parc olympique’’.C’est le maire de la Métropole, M.Jean Drapeau, qui a donné le signal de LeNPD-Québec: l'autopsie d'une stratégie qui a échoué par Gerald LeBlanc CAP-ROUGE - C’est en faisant l’autopsie d’une stratégie qui a échoué que M.Raymond Laliberté a rendu compte hier soir, de ses deux années à la tête de l’aile québécoise du Nouveau parti démocratique (NPD).S’adressant aux quelque deux cents délégués et observateurs réunis pour le Congrès biennal du NPD-Québec, à Cap-Rouge en banheue de Québec, M.Laliberte, qui ne sollicite pas de renouvellement de mandat, a analysé froidement la stratégie mise de l'ayant par son parti au Québec et l’échec électoral qui en a résulté le 30 octobre 1972.Par sa prise de position claire en faveur du droit à l’autodétermination du Québec, le NPD-Québec espérait gagner la confiance des nationalistes québécois et, en particulier, des adhérents du Parti québécois; par son adhésion entière au socialisme démocratique, le NPD-Québec espérait aussi convaincre le NPD-Canada qu’il y avait une place pour une contribution originale du Québec dans un organisme canadien.Aucune de ces attentes n’a été comblée.Le NPD-Québec n’a recueilli que 5 pour cent du vote québécois et seuls Voir pago 6 : La NPD-Québac La directive du 9 mars OTTAWA (PC) - Le premier ministre Trudeau a déclaré hier aux Communes qu’un ministre devait accepter la responsabilité des faits et gestes poses par ses subalternes, tandis que le député conservateur d’Ottawa-Ouest a réclamé à deux reprises que le ministre de La Main-d’œuvre et de l’Immigration disculpe publiquement son sous-ministre, Jacques-M.Des Roches, ou qu'il remette sa démission.La déclaration du premier ministre canadien et l’intervention du député con- l’appel d’offres, au cours d’une conférence de presse tenue dans la salle du conseil municipal, en présence d’un nombre imposant de personnalités, parmi lesquelles on remarquait le nouveau ministre d’Etat aux Sports et à la Jeunesse du Québec, M.Paul Phaneuf; le commissaire général des jeux Olympi- ues, M.Roger Rousseau; le président e l’Association des architectes de la province de Québec et le président de la Corporation des ingénieurs du Québec; les vice-présidents du COJO (le Comité organisateur des jeux Olympi- ues); les membres du comité exécutif e la ville de Montréal et quelques dirigeants de services municipaux et du COJO étaient également de l’événement.Après avoir souligné l’intention du gouvernement fédéral de soumettre au Parlement une législation favorisant le financement des Jeux, le maire Drapeau a fait valoir la nécessité de commencer, dans les plus brefs délais, les travaux d’aménagement des installations.“Le temps presse ’, a-t-il dit, car le vélodrome doit être prêt à l’été 1974, en vue des championnats mondiaux de cyclisme, auxquels doivent participer une soixantaine de pays.La procédure d'appels d’offres comporte un délai d’au moins trente jours avant l’adjudication des contrats aux entrepreneurs choisis.En lançant dès maintenant l’appel d’offres, le Comité exécutif de la ville de Montréal espère sauver du temps.Les administrateurs municipaux esperent, en effet, qu’avant le jour de l’adjudication des contrats d’excavation, le gouvernement fédéral aura eu le temps de déposer en Chambre et de faire adopter la législation autorisant la frappe de pièces de monnaie olympique et l’émission de timbres-poste à motifs olympiques.Le maire a donné l’assurance à cet égard qu’aucune demande de crédits pour défrayer les travaux d’excavation ne sera soumise au conseil municipal avant que la ville n’ait obtenu la certitude que les sources de revenus sont disponibles.“Pour des raisons évidentes”, M.Drapeau a expliqué qu’il ne pouvait indiquer combien coûtera l’excavation dans le Parc olympique.La divulgation de renseignements dans ce domaine servirait aux entrepreneurs dans la préparation de leurs offres de services et ne serait pas dans le meilleur intérêt des contribuables.Les offres des entrepreneurs seront ouvertes au public le 16 avril et les contrats seront adjugés au plus bas soumissionnaire en conformité avec le cahier servateur Peter Reilly faisaient suite au tollé de protestations soulevé par l’opposition a la suite d’une directive, signée de la main du sous-ministre Des Roches, et distribuée le 9 mars, rescindée par le ministre Robert Andras par la suite.La directive recommandait aux bureaux de main-d’œuvre canadiens de chercher d’abord du travail pour les prestataires d’assurance-chômage et de bien-être social avant les autres chômeurs.L’hiver a décidé de nous réserver une dernière crise avant de nous quitter définitivement, (peut-être pour se prouver à lui-même u’il est encore capable d'organiser e bonnes tempêtes après nous avoir épargnés depuis deux mois).Le bureau météorologique de Montréal prévoit pour aujourd’hui et demain des chutes de six à dix pouces de neige, ou des pluies torrentielles susceptibles de provoquer des inondations, ou encore les deux à la fois.Ce mauvais temps provient d’une tempête qui a rassemblé ses forces hier dans le sud des Etats-Unis et qui doit nous frapper dès aujourd’hui.par Jean-Pierre Proulx QUEBEC - “Nous en appelons à toutes les mères, celles d’hier et celles de demain; la vraie liberté de la femme vis-à-vis la maternité, réside-t-elle dans la possibilité d’avorter quasi à discrétion?Ne résulte-t-elle pas plutôt dans la possibilité qui lui serait offerte de mener chacune de ses grossesses à terme à l’abri des difficultés Jeudi, le ministre annonçait aux Communes que la directive était rescindée, non sans avoir expliqué toutefois qu elle émanait du sous-ministre Des Roches sans qu’il en eut lui-même pris connaissance H n'en fallait pas plus pour faire bondir les députés de l’opposition avec, à leur tête, M.Reilly et le leader Robert Stanfield.Interrogés par l’opposition.M.Andras et le premier ministre lui-même ont Voir pago 2 : Andra* disculpe Dans le sud-est Québécois, sur toute la rive sud du Saint-Laurent, la température devrait atteindre 35 degres aujourd’hui et on prévoit des pluies diluviennes et mêmes des inondations puisque le niveau des eaux est déjà exceptionnellement élevé.S’il y a de la neige, ce sera très tôt ce matin, avant que le mercure ne pousse trop son ascension.Sur la rive nord, au contraire, dans les Laurentides, la Mauricie et l’Abitibi, le mercure ne devrait pas dépasser 30 degrés.On prévoit donc de six à dix pouces de neige pour le début de l’après-midi.Il y a aussi une possibilité de verglas pendant que la tempête fera rage matérielles et morales qui pèsent parfois d’un poids si lourd sur sa décision?” Les évêques du Québec, réunis en assemblée plénière à Sillery, ont “jugé opportun” hier de lancer cet appel et de “prendre position au moment où, dans l’opinion publique, dans les cercles politiques, dans les milieux médicaux, le débat sur l’avortement, sous l’étiouette de l’avortement libre ou sur aemande, chez nous comme ailleurs, commence à prendre de l’ampleur.” Rappelant que l’Eglise s’est donné comme mission de dâendre et de promouvoir avec fermeté, le respect de la vie innocente y compris celle de l’enfant à naître, les wêques constatent que, en contestant cette valeur sur un point d’importance, “la propagande, actuellement, remet radicalement en cause l’idée même sur laquelle notre civilisation chrétienne repose, l’idée que tous les hommes créés à l’image ae Dieu sont égaux par nature et que nommes ou femmes, jeunes ou vieux, blancs ou noirs, riches ou pauvres, bien portants ou infirmes, ils possèdent tous dès la naissance, et même dès la conception, les mêmes droits fondamentaux, à commencer par le droit à la vie qui est la condition et le .upport de tous les autres’.jusqu’à demain.Dans la vallée du Saint-Laurent, à Montréal, Qiébec et jusqu’en Gas-pésie, les prévisions sont bien moins rigoureuses puisque le mercure oscillera autour du point de congélation en montant lentement.Dans leur boule de cristal, les météorologistes discernent jusqu'à cinq pouces de neige dans l’avant-midi et une forte pluie dans l’après-midi, ce qui laisse prévoir une bonne “sloche” pour la soirée.Dimanche, la tempête affectera surtout l’est de la province mais tout le territoire restera nuageux et sujet à des averses ou à des chutes de neige intermittentes.Amusez-vous bien! “Les promoteurs de l'avortement libre, poursuivent-ils, voudraient faire de l’avortement une affaire de conscience à décider par chaque femme en tête avec son médecin sans aucune intrusion de la loi.“Nous pensons que chez un grand nombre de femmes, la conscience, soutenue Voir page 2 : L’épiscopat Panama PANAMA (AFP)-Le bataille autour du problème du canal de Panama se poursuit avec acharnement: d’un côté, les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils pourraient exercer leur droit de veto contre une résolution panaméenne, d’un autre côté, les voix du Chili et de l'Argentine sont venues s'ajouter à celles du Pérou, du Venezuela et de Cuba pour soutenir les revendications du général Omar Torrijos, chef du gouvernement panaméen.M.John Scali, représentant des Etats-Unis au Conseil de sécurité, a en effet Thieuprie le Canada de rester SAIGON (d’après l’AFP et CP-APl - Le président sud-vietnamien Nguyen Van Thieu a demandé hier au Canada de maintenir sa présence au sein de la CICS.Cette requête a été faite au cours d'une visite d'une demi-heure que M.Mitchell Sharp, ministre canadien des Affaires extérieures a faite au chef de l'Etat au palais présidentiel.M.Sharp a indique à ce sujet, qu'il n’avait pas encore pris de décision en ce qui concerne la prolongation de la présence de la mission canadienne au sein de cet organisme qui a été mis en place le 27 janvier à la conférence de Paris.A son arrivée à Saigon jeudi, le ministre canadien avait déclaré qu'il n’était pas satisfait par les opérations menées jusqu’à présent par la CICS.Ce n’est pas précisément ce que l’ambassadeur canadien Michel Gauvin affirme.Le contingent canadien d'observateurs joue im rôle “très utile" en vertu d'une entente sur le cessez-le-feu qui comprend un grand nombre d'imperfections mais qui est quand même “maniable”, a en effet déclaré M.Gauvin aux journalistes après avoir fait part au ministre des Affaires extérieures de son point de vue quant à savoir si les Canadiens doivent demeurer au Sud-Vietnam.M.Gauvin a refusé de révéler quel conseil il avait donné à M.Sharp mais il a souligné que le moral des observateurs canadiens était excellent.D a déclaré que les Canadiens avaient été les "premiers moteurs” qui ont mis en marche la Commission internationale de contrôle et de surveillance.“Tout dépend de la bonne foi et de la détermination des parties concernées d'appliquer les conditions du cessez-le-feut,” a-t-il dit.Mais il a tenu à souli- tner que le conseil, qu’il a donné à M.harp ne constitue qu'une partie des raisons sur lesquelles s'appuyera le gouvernement canadien pour decider s’il doit retirer ses observateurs au Vietnam.Il croit que l'effectif actuel - 290 militaires et civils - est suffisant pour permettre aux Canadiens de remplir le mandat qui leur a été confié.M.Sharp doit terminer aujourd’hui sa tournée de trois jours au Sud-Vietnam, par une visite du site de Can Tho, à environ 100 milles au sud de Saigon, avant de s’envoler vers Vientiane pour étudier la situation du Laos.Dans ce pays, le Canada a été prié d'augmenter sa participation à la surveillance du cessez-le-feu, mais un proche de M.Sharp a précisé que le gouvernement canadien désirait mener une étude approfondie de la situation avant de prendre une décision.Pendant son séjour à Vientiane, M.Sharp rencontrera des représentants du Pathet Lao et renouvellera les demandes de libération du missionnaire Lloyd Oppel, de Colombie-Britannique.De Vientiane, M.Sharp se rendra à Hanoi, où il doit séjourner une dizaine d’heures.La délégation canadienne doit s’envoler demain soir à destination d’Ottawa.souligné qu’il avait reçu du président Nixon l'instruction d’user du droit de veto si besom était.Il est intervenu au moment où les dépêches de Washington faisaient état d'une démarche d'un groupe important de parlementaires auprès de la Maison-Blanche pour que soit préservée et protégée par tous les moyens la présence américaine dans la zone du canal, démarche qui a provoqué surprise et appréhension parmi les diplomates et observateurs politiques.L’avis comminatoire donne par les Voir page 6 : Panama Voir page 2 : Premier appel Andras disculpe son sous-ministre L'épiscopat du Québec réitère son opposition à l'avortement Les USA menacent de veto TIRAGE: VENDREDI, 16 MARS 1973 minîloltl é 23 Séries émises— Possibilité de : 1 6625 - 23 GAGNANTS DE $5,000.6625-184 GAGNANTS DE $500.625- 1863 GAGNANTS DE $100.fl fl 32e COURSE, le 15 mars 1973 RÉSULTAT ORDRE:s 1,840.70 isôprix) ! DÉSORDRE:* 123.10(.286prix) VENTES TOTALES: $659,586.00 A B c D 10 10 6 8 8 6 7 7 2 • Le Devoir, samedi 17 mars 1973 suites de la première page l ÉPISCOPAT par l'instinct maternel et éclairé par la toi, est capable de protéger l'enfant Su’elle porte.Mais nous savons aussi que ans un monde où la maternité est souvent présentée et ressentie comme une servitude plutôt que comme un accomplissement, la conscience, chez un nombre grandissant de femmes risque d'être obscurcie jusqu’à un point où, sous un régime de large tolérance l’avortement légal deviendrait pour plusieurs une simple question de commodité." "Les faits, affirment les évêques, le prouvent sans conteste dans tous les pays où l'avortement libre ou ses équivalents a obtenu droit de cité, la courbe des avortements a monté à un rythme vertigineux tellement que le nombre des avortements légaux, sans parler des avortements clandestins, qui continuent d’être nombreux, dépasse souvent le chiffre des naissances à terme " "Est-ce cela, demande l’épiscopat québécois que nous souhaitons pour notre Bays?Pour le Québec en particulier où > taux annuel de natalité (15.2 pour 1,000) est déjà le plus bas de toutes les provinces canadiennes, l’un des plus bas du monde, et où cette chute dramatique menace déjà sérieusement notre avenir collectif"."Certains pensent sous la foi de slogan à la mode que la libération de la femme, sa promotion personnelle, familiale et sociale passe par la légalisation de l'avortement.Pourtant la preuve est faite depuis longtemps: l’avortement, même légal est une des pires expériences qui.dans sa chair parfois et très souvent dans son âme, laisse des traces indélébiles".Nous ne pouvons nous contenter, ajoutent les évêques, de rappeler le caractère sacré de la vie prénatale et le respect qui lui est dû, de réclamer pour l’enfant à naître la protection de la loi.Nous nous associons à tous les chré- tiens, tous les hommes de bonne volonté, qui luttent, individuellement ou en groupe, pour rendre plus juste, plus fraternelle, plus humaine la société dans laquelle la mère et l’enfant sont appelés à s’intégrer, qui travaillent à ameuorer par des mesures et des projets appro- qu priés le sort de la mère au travail et ’’ci aussi au foyer, celui des familles nombreuses et particulièrement démunis, celui des enfants infirmes ou mentalement retardés." "La libéralisation de l’avortement, concluent-ils, serait de la part de la société une fausse solution à des problèmes humains, familiaux, sociaux bien réels dont il importe avant tout d’identifier et de supprimer les causes.La tâche à accomplir est aussi vaste qu’urgente.Il s’agit de fournir à la vie en germe des conditions d’accueil et d’épanouissement telle que, célibataire ou mariée, chaque mère en détresse, prise en charge par la communauté, redevienne vraiment libre d’obéir à la loi de sa conscience et de son coeur.” D’autre part, dans une autre déclaration émise aussi hier, les évêques rappellent, pour dissiper une certaine confusion, que pour les chrétiens, le mariage à l’Eglise demeure le seul valide et sacramentel.Ils expliquent que le mariage civil se situe dans l'ordre naturel mais que les chrétiens qui, en conscience, décident d’y recourir ont cependant droit au respect de la communauté et à sa charité.Enfin, les évêques du Québec ont émis aussi un message pastoral "omnibus” dans lequel on invite, entre autres, les chrétiens à donner suite à la recommandation majeure du rapport Dumont: l’engagement au service des démunis.“Notre Eglise, affirment les évêques, n’a de valeur de signe que dans la mesure où elle reprend les gestes de Jésus à l’égard des plus pauvres.Les évêques parlent aussi de ceux “qui ont décroché” parce “qu’on leur change la religion, ou bien parce que les choses n’évoluent pas assez vite.” Ils citent, dans cette dernière catégorie, ceux dont la situation conjugale ne permet pas une pleine participation à la vie de l’Eglise.Leur situation, disent-ils, est pour nous une occasion d’interpellation et même de souffrance.Mais qu’ils sachent qu’ils sont eux aussi appelés à l’espérance.Les évêques reconnaissent ensuite que l’Eglise-institution doit se transformer et qu’ils sont sensibles à la critique, particulièrement celle venant des jeunes."Quant à nous, nous en sommes venus à la conclusion que certains tour- nants déjà amorcés par certains, groupes de chrétiens (ils ne les nomment pas) doivent devenir au plus tôt la démarche de toute l’Eglise”.A propos de ceux qu’ils appelaient l’automne dernier les marginaux et ’ils décrivent dans leur texte comme ceux et celles dont l’expérience spirituelle ne recoupe pas entièrement celle proposée de l’Eglise”, les évêques disent: "Nous reconnaissons que des liens nous unissent à ces hommes et à ces femmes” parce qu’ils cherchent le Libérateur."Nous souhaitons que cette première solidarité se développe’ ’.Les évêques déclarent finalement savoir “que beaucoup de chrétiens cherchent à se retrouver, et parfois y réussissent, dans des regroupements petits et fraternels.Tout ce qui est ressource-ment et tissus de fraternité doit être encouragé.Nous soulignons toutefois la nécessaire dimension, dans ces regroupements, d’une ouverture sur la grande communauté, du partage des fruits recueillis dans les petits groupes”.ANORAS DISCULPE indiqué que la responsabilité dans cette ’erreur administrative" était partagée également par le ministre de la Main-i oeuvre et de l’Immigration, “qui ne .'herche pas à rejeter Te blâme sur un fonctionnaire”.M.Stanfield a demandé si le gouvernement niait ainsi le principe d’immunité d’un haut fonctionnaire et qui veut que le ministre soit responsable des decisions et initiatives de son ministère.Le premier ministre n’a pas rejeté ce principe, signalant que le ministre An-dras avait déjà laissé entendre qu’il partageait le blâme adressé au gouvernement “provoqué par une omission”.M.Trudeau a voulu défendre le ministre en soulignant qu’un membre du Cabinet ne peut tout connaître de ce qui se passe dans son ministère et qu’assez fréquemment, un ministre ne vérifie que les décisions les plus importantes de son ministère.Le ministre de la Main-d’œuvre et de l'Immigration n’a cessé de s’empêtrer dans les explications qu’il donne a l’opposition à ce sujet depuis.Invité par le conservateur Reilly a disculper publiquement M.Des Roches ou à démissionner, il a feint de ne pas entendre.Les difficultés que rencontre M.An-dras dans le domaine de l’assurance-chômage ont connu un regain de vie il y a quelque temps, lorsqu U a fait face été jugés inaptes à recevoir des prestations avant d’avoir pu expliquer leurs cas à un enquêteur gouvernemental.M.Andrus venait alors de déclarer que de 40,000 à 60,000 prestataires avaient été rayés des listes à la suite d'enquêtes menées au cours des neuf premières semaines de l’année en cours.Le néo-démocrate Mark Rose (Fraser Valley West) s’était montré sceptique à la suite de cette déclaration, taisant valoir que le ministère de la Main-d'oeu-vre ne comptait que 400 enquêteurs et qu’il leur aurait été physiquement impossible de rencontrer autant de personnes en aussi peu de temps.Depuis sa mise sur pied en 1968, le programme d’assurance-chômage du gouvernement Trudeau a causé des maux de tête à plus d'un ministre.Si M.Andras a de la difficulté à se sortir du bourbier dans lequel il s’est empêtré récemment par certaines déclarations jugées inopportunes par l’opposition et, plus récemment, par les gestes posés par ses subalternes, l'ex-ministre libéral Bryce Mackasey avait connu sa part de problèmes Accusé par les conservateurs d'alors de se montrer trop tendre à l’endroit des sans-travail, M.Mackasey avait contourné la difficulté en démissionnant pour des raisons personnelles.Les observateurs s’accordent pour dire que les attaques conservatrices et les cnti- aues formulées par certains collègues u Cabinet vis-à-vis sa façon de dinger le programme, n’avaient pas été étrangères à sa démission Le programme d’assurance-chômage demeure une pierre d’achoppement pour le gouvernement Trudeau et une menace non voilée à sa survie.Les néo-démocrates ont clairement laissé entendre que le ministre Andras devrait refréner la politique de durcissement qu’il mène actuellement contre certains prestataires, sans enquête poussée, sinon ils pourraient bien, grâce à la balance du pouvoir qu’ils détiennent, réserver des surprises aux libéraux.L’impression générale qui se dégage de toute cette affaire sur (a colline parlementaire - certains collègues du ministre de la Main-d’œuvre la partageraient - est que M.Andras aurait dû se contenter d’une bourde, "que l’on peut excuser lorsqu’on est pris par surprise”.Mais, prétend-on, il est inexcusable d’"empirer les choses le lendemain”, faisant allusion à l’affaire Des Roches.Une chose est certaine, comme l’a laissé clairement entendre le leader a un barrage d'accusations selon lesquelles des milliers de prestataires auraient ACADÉMIE MICHÈLE PROVOST INC.Lycée Français International Mixte (COURS COLLÉGIAL) * Collège reconnu d'intérêt public.* Collège mixte - résidence pour étudiants et étudiantes.PROGRAMME: Le Cours Collégial (Diplôme d'Études Collégiales).COURS PRÉ-UNIVERSITAIRE CONDUISANT AUX: 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines 4- Lettres RENSEIGNEMENTS: BUREAU DES ADMISSIONS Cours Collégial 1517 ouest.Avenue des Pins MONTRÉAL 109 (QUÉBEC) Tél.: 933-7735 L'ACADÉMIE offre aussi un cours secondaire complet de cinq ans et un cours élémentaire.Colloque sur la syndicalisation des professeurs universitaires La CEQ a annoncé la tenue d’un colloque sur la syndicalisation des professeurs d’université, les 13 et 14 avril prochain à l’école Marguerite-de-la-Jemmerais de Montréal.Bien que le coordonnateur du comité d’organisation du colloque soit un permanent de la CEQ, M.Roger Fraser, ce sont la quinzaine d’associations et de syndicats de professeurs d’université qui ont participé à sa préparation de même que la FAPUQ, l’ACPU, la FNEQ (CSN) et la CEQ.Le thème du colloque a été divisé en quatre sous-thèmes: les conditions de travail des professeurs d’université, la syndicalisation comme moyen de regroupement des professeurs, les différentes formes de syndicalisation et les différentes formes de regroupement au niveau du Québec.M.Louis Gill, président du SPUQ et membre du comité d’organisation du colloque a expliqué que le problème de la syndicalisation des professeurs d’université ne se posait pas dans l’abstrait.Ce sont précisément l’évolution des conditions de travail de ces professeurs qui soulève le problème.Si l’on prend comme indices les questions soulevées hier matin au cours de la conférence de presse, il est à prévoir que ce colloque sera COLLÈGE lEAN-DE-BRÉBEUF (COURS COLLÉGIAL) • Collège reconnu d'intérêt public • Collège mixte - résidence pour étudiants seulement.PROGRAMME: * Le cours collégial (diplôme d'études collégiales).COURS PRÉ-UNIVERSITAIRE CONDUISANT AUX: 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines 4- Sciences de l'administration 5- Arts 6- Lettres DATE LIMITE DE L'ADMISSION • 1er MAI! 973 Renseignements: BUREAU DIS ADMISSIONS Cours collégial 3200, chemin Sainte-Catherine Montréal 250 (Québec) Tél.: 342-1320 poste 289 ou 255 APPRENEZ L’ANGLAIS Au Vermont cours intensifs dans un milieu anglophone.Université catholique.Coéducationnelle.Atmosphère internationale.Cours de conversation avec laboratoire.Ecrivez à: International Student Program St.Michael's College Winooski, Vermont 05404 USA.UNIVERSITÉ LAVAL FACULTÉ DE THÉOLOGIE COURS D ÉTÉ animé.Parmi ces questions, signalons celle de la planification gouvernementale dans les universités, de l’accréditation par département ou faculté plutôt que par université prise comme un tout, des conflits d’intérêt entre facultés professionnelles (médecine, droit, etc.) et les autres, des modèles de syndicalisme, etc.La conférence inaugurale du congrès sera prononcée par M.André Côté, professeur à la faculté de philosophie de l’université Laval.Suivra un panel auquel participeront MM.Jean-Denis Gagnon, professeur en droit du travail à l’U de M, Léo Roback, professeur à l’école des relations industrielles à l’U de M, Paul-Martel Roy, professeur en économie du travail à l’UQAM et enfin Pierre Vadeboncoeur de la CSN.Simpsons-Sears Simpsons-Sears a annoncé qu’il ouvrira un grand magasin à Vancouver Nord au printemps de 1974.Ce sera le premier magasin que la Société construit sur la rive nord.Les travaux de construction doivent commencer immédiatement.Ce magasin de deux étages sur une superficie de 126,500 pieds carres portera à cinq le nombre de succursales Simpsons-Sears dans le grand Vancouver pour un total de neuf en Colombie-Britannique.La Société a fait part que quatre nouvelles succursales seront ouvertes cette année et son programme d’expansion en prévoit cinq autres pour 1974.De plus, plusieurs magasins déjà en opération seront agrandis et rénovés.BACCALAURÉAT EN THÉOLOGIE Les évangiles synoptiques.Histoire de l'Église I.Le mystère de Dieu I.Le mystère de l'homme.Vertus morales I.Ethique du développement.BACCALAURÉAT EN CATÉCHÈSE ET PROGRAMMES DE MAJEURE ET MINEURE EN CATÉCHÈSE (B.E.S., B.E.E., B.E.E.I.) Les évangiles synoptiques.Vertus morales I.Le mystère du Christ II.Méthodologie catéchétique spécialisée Didactique de la catéchèse à l'élémentaire I.Introduction à la catéchèse.DATE DES SESSIONS 1ère session: du 4 au 23 juin.2ème session: du 3 juillet au 10 août.DEMANDES D'ADMISSION Pour la 1ère session, date limite: 13 avril; pour la 2ème session: 28 mai.S'adresser au: Bureau du régistraire, Service de l'admission, Université Laval.Pour tous renseignements supplémentaires sur les cours d'été ou les cours réguliers dispensés par la Faculté de théologie au niveau du baccalauréat, de la maîtrise ou du doctorat, s'adresser au Secrétaire de la Faculté de théologie, Université Laval, Québec 10e.David Lewis, du NPD, s’il faut supprimer les versements aux prestataires qui perçoivent illégalement de l’assurance-chômage, il faut le faire d’une manière 2ui ne fasse pas de tort aux milliers de anadiens qui sont victimes du ministère de la Main-d'œuvre et cela, les néodémocrates le condamnent et entendent le faire valoir.PREMIER APPEL des charges et les autres spécifications.L’excavation devra être terminée 150 jours après le début des travaux.En même temps Qu elle faisait le lancement des appels d’offres pour l’excavation du Parc olympique, la ville de Montréal a annoncé la création d’une nouvelle division au sein du service des Travaux publics et la nomination de deux de ses fonctionnaires à des postes de responsabilité dans l'aménagement des installations olympiques.La nouvelle division, qui sera connue sous le nom de Parc olympique, sera responsable de la préparation et de la réalisation de tous les travaux de construction et d'aménagement olympique dans le parc Maisonneuve.C’est M.Claude Phaneuf, ingénieur à la ville depuis 13 ans, qui en sera le surintendant.D’autre part, M.André Daoust, à l’emploi de Concordia depuis 30 ans, sera l’architecte chargé des travaux et aménagements olympiques dans le parc Maisonneuve.Le maire a insisté, dans ses déclarations, sur le rôle considérable que les autorités municipales accordaient au service des Travaux publics en ce qui touche l’aménagement des installations olympiques.M.Drapeau a indiqué que cette position était conforme aux principes appliqués constamment depuis 1960 en ce qui a trait aux grands projets de travaux public.Il a donné à cet égard l’exemple de la construction du métro et de la création des lies de l’Expo 67.Tous les dossiers nécessaires aux appels dôffres, soit le cahier des charges, les devis et les spécifications de tous genres, ont été préparés entièrement pai le service des Travaux publics, a dit le maire.Quant aux travaux futurs, M.Drapeau pense qu’ils pourraient nécessiter rengagement de quelque 75 architectes pour l'une ou l’autre des phases de préparation.Le nombre d’ingénieurs requis pourrait se situer entre 125 et 150.Ce personnel professionnel proviendra, en partie seulement, des effectifs actuels du service des Travaux publics.Le travail normal du service ne pourrait souffrir en effet qu’un trop grand nombre d’ingénieura et d'architectes des autres divisions soit regroupé dans la nouvelle division Parc olympique.Cela signifie qu'il faudra ajouter du personnel supplémentaire ou que certains travaux seront confiés à aes bureaux de professionnels de pratique privée.SIMON Suit* de I* page 3 qu elle situe elle-même “entre Piaf et Jacqueline Dulac, c’est difficile à dire, vers Piaf c’est-à-dire réaliste, mais doux aussi." Pour elle, c’est une rentrée: “J’ai quitté le métier depuis pas mal d’années, c’est au Canada que je recommence." Pour lui, serait-ce un adieu?“Oui, oui.peut-être.on n’est jamais certain dans ce métier” Ses incursions dans la chanson se font néanmoins fort rares."C'est Montréal qui m’a donné l’idée de faire un spectacle de chansons.A vrai dire, j’ai commencé à l’Olympia il y a quelques années: j'en ai chanté quatre alors.Pour le Québec, j’ai fait un effort, j’en ai appris huit.L’accueil a été tellement extraordinaire ici, à la télévision: mon interview a été un tel succès qu elle a été éditée; alors j’ai eu envie de toucher ce public.” Michel Simon voulait pour son spectacle un pianiste français et c’est Roger Joubert, venu l’accueillir à l’aéroport, qui l’accompagnera, avec un accordéoniste et un contrebassiste.Il a fallu trois ans aux propriétaires du Patriote pour décider Michel Simon.L’âge et la distance incitent à penser que c’est maintenant une occasion unique de l’entendre, ce sur quoi sa femme et lui sont tendrement en désaccord: Le Devoir - Vous songez à la retraite?Lui - Si, si, j’y songe.Elle - Non, non, c’est pas vrai! Lui - .depuis très longtemps.Le Devoir - Et pour très longtemps encore?Elle - Oui.Lui - Il faut du courage pour travailler, il en faut davantage pour ne rien faire."I Université du Québec à Montréal PROGRAMMES DE DEUXIÈME CYCLE 1973-1974 M.A.(études littéraires) Littérature française et québécoise - Théorie, Corpus et Poétique comparée.M.A.(histoire) Economie et société ou Idéologie et société, 19e et 20e siècles -Canada-Québec, Europe-Amérique.M.A.(linguistique) Linguistique théorique.Sociolinguistique, Psycholinguistique.M.A.(philosophie) Epistémologie, Sémiologie, Théorie des idéologies.M.A.(psychologie) Psychologie clinique et sociale.M.A.(science politique) Analyse politique.Administration publique.Relations internationales.M.A.(sciences religieuses) La religion au Québec.M.A.(sociologie) Sociologie économique et Sociologie de la culture et Epistémologie.M.Sc.(chimie) Aspects pratiques de l'électrochimie, de la chimie des polymères, de la chimie pharmaceutique et de l'alimentation.M.Sc.(économique) Economie publique: Santé-éducation-travail ou Logement-transport-pollution.M.Sc.(mathématiques) Mathématiques, Mathématiques appliquées, Enseignement des mathématiques.Le candidat à l'un ou l'autre de ces programmes doit posséder le baccalauréat spécialisé ou une formation jugée équivalente.Les demandes d'admission doivent parvenir, de préférence avant le 1er mai ou au plus tard le 1er juillet 1973, au: Bureau du registraire Service de l’admission Université du Québec à Montréal Case postale 8888 Montréal TOI, Québec 1 De plus amples renseignements peuvent être obtenus au Service de l'admission, 876-3161, ou ou Secrétariat des études avancées, 876-8097.ACADÉMIE MICHÈLE-PR0V0ST Inc, Lycée Fronçais International Mixte RECONNUE D'INTÉRÊT PUBLIC Aux niveaux ÉLÉMENTAIRE - SECONDAIRE - COLLÉGIAL Pré-maternelle et Maternelle Pensionnaires - V2 Pensionnaires - Externes Édifice et locaux modernes 1517 0., av.des Pins, Montréal Tél.: 934-0596 Tél.: 933-7735 A 4 LE DEVOIR Montréal, samedi 17 mars 1973 La délinquance juvénile Un criminologue constate /'échec de tout programme de prévention par Jean-Pierre Charbonneau Tous les programmes de prévention de la délinquance juvénile mis sur pied depuis 40 ans tant au Québec qu’à l’étranger se sont traduits par des échecs lamentables et aucun n’a apporté des résultats probants, a déclare, le professeur Marc Leblanc, de l’Ecole de criminologie de l’université de Montréal.Au cours d’une table ronde sur la prévention de la délinquance à l’école et dans la communauté, le lauréat du prix Beccaria 1973 a fait une dure critique des expériences criminologiques dans le domaine de la délinquance juvénile.Selon le professeur Leblanc, qu elles aient été basées sur la doctrine prônant une action sur la société pour le criminel ou sur celle favorisant une action sur le délinquant pour la société, ou encore sur la troisième qui voudrait concilier Les prix Beccaria et Archambault-Fauteux Le ministre de la justice du Québec, M.Jérôme Choquette, a remis, hier, au 14ème Congrès annuel de la Société de criminologie du Québec, les prix Beccaria et Archambault-Fauteux à deux professeurs de l’Ecole de criminologie de l’université de Montréal, MM.Denis Gagné et Marc Leblanc, et à deux magistrats, le juge Yves Prévost, de la Cour du Bien-être social et le juge Roger Ouimet, de la Cour su-perieure.Etabli pour distinguer des jeunes chercheurs dont la contribution a été remarquée à la science criminologique, le prix Beccaria (du nom du fondateur de la criminologie) a été accordée aux professeurs Leblanc et Gagné pour leurs travaux dans le domaine de la délinquance juvénile.Les deux chercheurs ont publié ensemble, en 1972, le livre “L’Adolescent et la société” et, la même année, M.Leblanc a publié aussi une monographie intitulée “Une analyse stigmatioue de la réaction ’sociale à la délinquance juvénile”.Dans son discours de présentation, le directeur du Centre international de criminologie Comparée, M.Denis Szabo, a déclaré que MM.Denis Gagné (décédé en 1970) et Marc Leblanc appartiennent tous deux à la génération de jeunes Québécois pour qui la recherche crimi- nologique devait constituer le lévier par excellence d’une connaissance plus intime de l’homme et de la société en même temps qu’une invitation à la lutte pour rendre les structures sociales et institutionnelles de la justice pénale plus conformes aux aspirations contemporaines.Quant au prix Archambault-Fauteux, il a été remis aux juges Prévost et Ouimet en raison de l'importance des travaux des commissions d’enquête qu’ils ont présidées.Le juge Ouimet a présidé le Comité canadien de réforme pénale et correctionnelle, dont le rapport a été publié en 1969, tandis que le juge Prévost a été à la tête de la Commission royale d’enquête sur l’administration de la justice au Québec, qui a remis son rapport en 1968.Selon le professeur Szabo, les rapports Ouimet et Prévost sont aujourd’hui des oeuvres qui appartiennent déjà à l’histoire du pays.En inspirant l’action législative des gouvernements fédéral et provinciaux et en figurant parmi les livres de références dans les universités, ces rapports constituent, a dit M.Szabo, de véritables points de “non-retour” dans la conscience collective des Canadiens et des Québécois.les deux premières, toutes les expériences de prévention de la délinquance juvénile, inspirées des connaissances de la criminologie, de la sociologie et de la psychologie ont échoué.Quant aux raisons de ces échecs, elles ne s expliquent pas vraiment par les justifications généralement invoquées: manque de ressources et de personnel adéquatement formé, mauvais chercheurs, action trop limitée, etc.Pour Marc Leblanc, la raison fondamentale de ces échecs est le manque de connaissance scientifique du phénomène délinquant.Il faut donc, selon lui, mettre l’accent sur la recherche scientifique avant de poursuivre l’investissement des énergies dans une prévention, à toutes fins pratiques, inefficace.Il faut donc mieux connaître ce que l’on veut prévenir.Par ailleurs, plusieurs criminologues se sont interrogés à la suite de cet exposé sur la possibilité d’une prévention quelconque dans notre société et même certains, comme M.Daniel Marineau du Service Social familial Inc., se sont demandés si la prévention pratiquée actuellement n’était pas purement et simplement une répression déguisée et un endoctrinement aux dépens de la personnalité humaine.Selon M.Marineau, la prévention actuelle n’existe que pour faire en sorte que des jeunes, que l’on étiquette "déviants, délinquants ou anormaux”, se conforment à des modèles, à des barèmes déjà établis.On ne cherche pas à aider des jeunes qui ont des problèmes à les régler.On veut simplement qu’ils ne causent plus de troubles et qu’ils se conforment à ce que l’on attend d’eux.Qu’ils soient bien ou non dans leur peau, ce n’est pas important.Dans la même veine, le président de la Ligue des droits de l'homme du Québec, M.Maurice Champagne, psychologue et éducateur de carrière, a demandé si la vie était un contenu moral qui consiste à définir tout en termes de bons-méchants, malades-normaux, bien-mal.Il a demandé si le délinquant était une personne humaine ou une personne que l’on définit comme guérissable ou incurable.Selon M.Champagne, il faut prendre conscience que la société comme entité est assez bien protégée tandis que la personne humaine, elle est oubliée.Dans ce sens, les écoles et les prisons se ressemblent beaucoup.On investit beaucoup matériellement pendant que la personne humaine est laissée pour compte.C 'est le boycottage de la CSN qui a rendu nécessaire la tutelle de la CIC (Cournoyer) QUEBEC (PC)-En confirmant hier matin la nomination de M.Lucien Saul-nier comme administrateur de la Commission de l’industrie de la Construction (CIC) de Montréal, le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer a tenu à préciser que c'est le boycottage de la CSN qui a rendu cette mise en tutelle nécessaire.“Je tiens à préciser que cette mesure n’est pas un blâme à l'endroit de la FTQ ou oes parties patronales.Je constate simplement aue cet organisme paritaire est incapable de remplir ses obligations”, a dit M.Cournoyer au cours d’une conversation téléphonique.La Commission de l’industrie de la construction est composée de treize membres, trois représentants de la FTQ, trois de la C$N et six membres nommés par les associations patronales.Depuis plusieurs mois, elle ne peut siéger légalement faute de quorum, par suite d’un boycottage de la CSN.Le choix de M.Lucien Saulnier, président de la Société de développement industriel et ex-président du comité exécutif de Montréal, a été déterminé à la suite de consultations avec les parties en cause.Cet organisme paritaire a pour fonction d’appliquer le décret relatif à l’industrie de la construction qui expirera le 30 avril, sans que les négociations entre les cinq parties patronales et les deux centrales syndicales n’aient véritablement commencé.Au début de la semaine, M.Cournoyer a nommé d’ailleurs un conciliateur pour amener les parties à s’asseoir à 1 faculté de théologie université de montréal programmes de maîtrise 1973-74 ÉTUDES BIBLIQUES • la liberté chrétienne Studio de recherche sous la direction du prof.Léonard Audet • Choix de séminaires • Stage en terre biblique • Une équipe de douze biblistes ÉTUDES THÉOLOGIQUES • La foi chrétienne: opium ou ferment?Dossier interdisciplinaire, professeurs Richard Bergeron, Maurice Boutin, Guy Durand • L'évolution vers une nouvelle morale au Québec dossier interdisciplinaire.professeus Guy Bourgeault et Julien Harvey • Choix de séminaires ÉTUDES PASTORALES • Élaboration critique de la praxis pastorale professeurs Michel Campbell, Jacques Grand'Maison et Pierre Lucier • Stages professeurs Lucien Lemieux et Georges Milot • Cours optionnels • Options professionnelle ou académique CP.6128, Montréal 101 Tél.: (514) 343-7080 (Aeweori! V OHH mm* WW Les Simon au Patriote La retraite?Si, si j'y songe.par Gisèle Tremblay Solide, détendu, rayonnant de ce charme bourru qui a fait sa popularité à l’écran, le grand comédien français Michel Simon est arrivé à Montréal hier en compagnie de sa femme, la chanteuse Jeanne Carré, pour faire avec elle deux semaines de spectacle au Patriote.“B faut du courage pour travailler, il en faut davantage pour ne rien faire, a-t-il expliqué, à sa descente d’avion, quand quelqu’un prononça le mot “retraite” après qu’il eût avoué ses 78 ans (le 9 avril prochain).Lui qui a hanté de sa présence déjà plus de 140 films ne s’arrête pas pour autant: il vient de tourner en Italie son dernier film et y tour nera aussi le prochain, où sa femme est également de la distribution.11 était venu à Montréal il y a quelques années pour participer à l’émission “Le Sel de la semaine” où Fernand Séguin avait fait avec lui une entrevue fort appréciée que Radio-Canada avait ensuite publiée.C’est la première fois cependant qu’il vient pour un spectacle et cette fois le jeu de la concurrence favorise Téle-Métropole qui fera avec lui un spécial d’une heure en plus de le présenter en exclusivité a son “talk-show” quotidien.Michel Simon chanteur avait été découvert avec ravissement par les Parisiens en 1967 lors de son passage à l’Olympia, en vedette américaine du spectacle de Marie Laforêt.C’est à ce moment que les responsables du Patriote conçurent l’idée de l’inviter ici.Il fera des poèmes et des chansons, “des vieilles chansons, des chansons que j’ai entendues avant la guerre de ‘14”.Sa femme assurera la première partie, dans un genre Voir page 2: Simon L'hôpital du Sacré-Coeur signe un contrat d'affiliation à l'UdM une même table.Il se dit confiant, malgré tout, de voir progresser les négociations au cours des prochains jours.Il n’écarte pas cependant, comme mesure de dernier recours, l’émission d’une ordonnance de la Commission du salaire minimum, le 1er mai, pour que les conditions du décret actuel, salaires, régimes d’assurance sociales et système de congés payés, puissent continuer de s’appliquer, à défaut de nouvelle convention collective.Quant à la nouvelle centrale des syndicats démocratiques, qui devra prouver qu’elle représente au moins 20 pour cent des travailleurs de l’industrie pour avoir droit de participer aux négociations et de siéger à la CIC, le ministre pense être en mesure de rendre sa décision mercredi prochain.Le ministère s’attendait à terminer cette semaine l’énumération des allégeances syndicales des trois centrales qui se sont livrées à une période de maraudage particulièrement dure l’automne dernier.Le problème principal vient du fait que certaines associations syndicales ont adhéré à la CSD, sans que leurs membres aient effectivement acheté une carte syndicale de la nouvelle centrale.Il s'ensuit que les bilans officieux des centrales totalisent environ 200,000 membres pour une industrie qui fait vivre bon au mal en environ 120,000 travailleurs.Le mandat de l’administrateur-tuteur de la CIC, qui pourra agir à la place du bureau de direction de l’organisme, n’a pas été déterminé dans le temps.D sera en place, précise M.Cournoyer, tant que la paix ne sera pas assurée.LETTRISME par Solange Chalvin En signant hier un contrat d’affiliation avec l’université de Montréal, l’hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville devient le centre hospitalier ultra-spécialisé (CHU) et universitaire le plus important du nord-ouest de Montreal.En plus d’une gamme à peu près complète de soins et services, et d une réorganisation des services d’urgence qui répondent à 239 patients par jour, (76,000 en 1972) l’hôpital du Sacré-Cœur s’est enrichi, par la fusion de l’Institut Albert-Prévost, d’un département de psychiatrie de 151 lits.Désormais, l’Institut Albert-Prévost sera désigné sous le nom de Pavillon Albert-Prevost.C’est l’un des médecins congédiés par l’ancienne administration, le Dr Arthur Amyot, qui occupe temporairement la direction de ce département psychiatrique qui relève de l’administration générale de l’hôpital Sacré-Cœur, assumée par M.Gerard Marcoux.Au cours de la cérémonie qui officialisait hier l’affiliation de l’hôpital Sacré-Coeur à l’université de Montréal, le président du conseil d’administration, le : Jacques Trahan, a fait état des pro- lemes particuliers de cet hôpital qui, en période estivale, doit fermer 195 lits “à cause des conventions collectives qui obligent les hôpitaux à donner des vacances d’environ un mois à tout le personnel professionnel”.n est aberrant, a poursuivi le juge Trahan, qu’en 1973 l’on doive fermer des lits alors que des malades réclament des soins.“Ceüx qui font les lois et signent les conventions devraient y penser”, a-t-il ajouté.Avec ses 644 lits généraux, ses 151 Lits psychiatriques et une pouponnière, l’hôpital du Sacré-Cœur ne réussit pas à repondre à ses patients: 3,000 attendent présentement un lit pour hospitalisation.Il faut dire que l'hôpital du Sacré-Cœur dessert un immense territoire qui englobe Laval en plus du nord-ouest.La création de la désormais célèbre “cité de la santé” de Laval promise depuis plusieurs années apportera sûrement une solution aux problèmes d’encombrement de l’hôpital du Sacré-Cœur.La pénurie d’infirmières, surtout pendant les mois de vacances, s’ajoute a celle des médecins.A ce sujet, le Dr Bois, doyen de la faculté de médecine de l’université de Montréal, qui assistait à la cérémonie, a souligné que le contigentement était de moins en par Mika (fb moins strict et que la faculté de médecine aura double en 1974-75 le nombre d'admissions d'étudiants par rapport aux années 1969-70.Selon lui, le Quebec ne connaît pas de pénurie de médecins, c’est la répartition qui est mal faite sur tout le territoire.Cette responsabilité aujourd'hui A 18 heures, au Centre de formation professionnelle, boul.Firestone, à Joliette, souper-bénéfice organisé par l'association liberale de Joliette.M.Marc Lalonde, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, sera le conférencier.• A 18 heures, à l’hôtel Carleton, dîner de la Chambre de commerce de Carleton.M.Claude Simard, ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, sera le conférencier.• A 18:30, à l'hôtel Windsor, bal hongrois de Saint-Etienne organisé par l'Association des ingénieurs canadiens, sous la présidence d’honneur de M.Jean Bienvenue, ministre de l’Immigration.• DIMANCHE De 09:30 à 10 heures, sur le réseau de Badio-Mutuel, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, inaugurera une émission d'affaires publiques du nom de “Québec Mutuel”.• A 14 heures, au couvent Sainte-Thérèse de Thetford-Mines.assemblée de l’Association libérale du comté de Frontenac.Invité: M.Marcel Prud'homme, secrétaire parlementaire du ministre de l'Expansion économique régionale.• A 14:30, à la salle de l’église Notre-Dame, 428.rue Saint-Sulpice.assemblée mensuelle de l’Association des femmes célibataires.Entrée libre pour les membres et leurs amies.Prix de présence.• A 14 heures, au YMCA, 1441, rue Drummond, Roger Foisy donnera une conférence intitulée: “L’acnpuncture, votre santé et votre bonheur”.Entrée libre.• A 20 heures, à la salle Saint-Laurent du motel Le Baron à Trois-Rivières, conférences de Jean-Marc Brunet, naturopathe, et Marie-Josée Longchamps, président et vice-présidente du mouvement naturaliste social.• A 20 heures, à la chapelle Sainte-Anne (Liège et Saint-Gérard) projection du film “Un pays sans bon sens” de Pierre Perreault, a l'occasion de Chantier 73 dans la misse Saint-Alphonse d'Youville.Entrée ibre.de la répartition des médecins dans les régions éloignées est du ressort du ministère des Affaires sociales.Selon le directeur général de l'hôpital du Sacré-Cœur, il n’existe pas plusieurs moyens de faire échec à la pénurie de personnel professionnel dans les hôpitaux pendant l’été: il n’y a que l’application de l’étalement des vacances tout au cours de l’année.Toutefois, a reconnu M.Marcoux, on sait que ce principe n’a pas les faveurs du personnel hospitalier, pas plus que des autres travailleurs.Le contrat d’affiliation passé entre cet hôpital et l’université de Montréal permettra de recevoir un plus grand nombre d’étudiants en médecine et intensifiera les travaux de recherche.Séminaire sur l’Administration Jacques Vallerand Monsieur Jacques Vallerand.professeur agrégé à l’Université Laval, sera l’un des conférenciers au Séminaire sur l’Administration qui se tiendra jeudi le 29 mars 1973 entre 9h00 et 16h30 à la Faculté des Sciences de l’Administration de l’Université Laval.Le sujet de ST conférence sera: "Système ’ PERT" -technique de contrôle et d’évaluation des programmes" Cette journée est organisée par la Société des Comptables en Administration Industrielle (R.LA.) en collaboration avec l’Université Laval.Pour tout renseignement, s'adresser à: Monsieur Roger Bédard (418) 661 -7430 ou (418) 643-4590 MOS ar les Canadiens dans le domaine du ogement ne seraient aucunement solutionnés.Son collègue M.J.Gilbert (NPD-Broadview), est allé plus loin en précisant que les terres aux alentours des grandes villes appartiennent déjà à quelques grandes compagnies.Parlant notamment, des $100 millions proposés pour chacune des cinq prochaines années, pour créer des banques de terrains, M.Gilbert a précisé que le gouvernement était très en retard pour agir puisque ce ne serait que ces grandes compagnies qui en bénéficieraient.Citant quelques textes de la commission sur l’habitation présidée par l’ex-député libéral de Trinity, M.Paul Hellyer, maintenant devenu conservateur, M.Gilbert a précisé que cette commission avait menti en affirmant que les compagnies privées pouvaient suffire aux besoins des Canadiens.CHARLOTTETOWN (PC) -L’Assemblée législative de l’Ile du Prince-Edouard a été prorogée hier après que le lieutenant-gouverneur eut donné son assentiment à 44 bills, y compris celui destiné à établir une agence de mise en marché pour les produits agricoles de Hie.La session avait commencé le 23 janvier et le discours du trône recommandait une plus grande participation de la population au gouvernement.Hier une dissertation de 18 pages sur le sujet a été déposée en Chambre mais sans au- Colloque le 24 PARIS (PC) - L’Association générale des étudiants québécois en France tiendra, le 24 mars, un colloque sur la question nationale au Québec.Les discussions porteront sur les forces politiques, partis et associations en présence au Québec, les intérêts des Québécois, l’exploitation des Québécois, etc.Annoncé dans la dernière livraison de “Information Québec”, organe de l’AGEQEF, ce colloque qui ne s’adresse pas seulement aux 200 membres de l’association mais aussi à tous les Québécois qui poursuivent leurs études en France, aura lieu à la Maison des étudiants canadiens, à Paris.“Alors quelle est l’utilité de la Société centrale d’hypothèques et de logement?” a-t-il demandé.Il a reproché également à cette commission de s’être attaquée aux édifices publics à logements qui “depuis n’ont pu s’en relever”.Les critiques de l’opposition contrastaient grandement avec les éloges que les députés libéraux ont adressés au gouvernement, notamment MM.H.Hébert (Vaudreuil) et J.-R.Gauthier (Ottawa-Est).Enfin, M.D.Blenkarn (PC-Peel South) a préconisé que le gouvernement libéral installe les services d’aqueduc et d’égouts puisque les coûts de l’habitation proviennent, selon lui, en grande partie, de leur installation.Au lieu de songer à construire en hauteur, cependant, le député a indiqué OTTAWA (PC)-Rien ne justifie la différence de prix entre les voitures automobiles fabriquées aux Etats-Unis et celles du Canada où le consommateur canadien doit débourser de $200 à $300 de plus que celui des Etats-Unis pour 1’acnat d’un même véhicule.C’est ce que soutient le chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, dans un article publié aujour- cun projet de loi.Parmi les projets de loi adoptés au cours de la session, on note un bill annulant la Loi sur les droits de succession et la Loi sur les cadeaux, toutes deux adoptées l’an dernier.La nouvelle Loi permet au gouvernement de rembourser avec intérêts l'argent recueilli d’après les deux lois annulées.Les impôts sur les propriétés ont été réduits de $1.10 à $1 les $100 d’évaluation et un comité a été créé afin d’étudier les différents aspects de la coopération avec les autres provinces Maritimes.Le gouvernement libéral du premier ministre Alex Campbell a présenté un budget prévoyant des dépenses de $125.2 millions et des revenus de $125.3 millions.Le gouvernement s’attend que le gouvernement fédéral fournira $64.9 millions de revenus de la province.Au cours de la session, un nouveau chef de l’opposition a fait son apparition à l’Assemblée législative.M.Melvin McQuaid, avocat de 61 ans, de Souris, a été choisi en mars comme leader du Parti conservateur provincial.Il a remplacé M.George Key, de Summerside, qui dirigeait le parti de la galerie des visiteurs n’ayant pu se faire élire.M.McQuaid s’était fait élire lors d’une élection complémentaire, en décembre.Les libéraux détiennent 24 des 32 sièges de la Chambre, les conservateurs 7, et un siège est vacant.que son parti préférait une philosophie où chacune des familles aurait sa maison et son parterre.“C’est le synonyme d’un manque flagrant de philosophie que de continuer a construire en hauteur et de condamner ainsi les enfants à jouer dans ces “zoos” que nous appelons les terrains de jeu de ces édifices a appartements.” Comme le gouvernement recueille environ $4 millions par année en taxe sur les matériaux de construction, M.Blenkarn s’est fait l'avocat des consommateurs en réclamant que cet argent leur soir retourné immédiatement.Au charme disgracieux des communautés actuelles, M.Blenkarn a révélé préférer ceux des villes d’autrefois, où il y avait toujours des espaces verts, des toits de différentes couleurs, mais où il faisait bon vivre.d’hui dans le journal “Le Droit” d’Ottawa.Le leader néo-démocrate reprend une idée de son collègue d’Oshawa-Whitby, M.Ed.Broadbent, de supprimer le droit de douane de 15 pour cent dans le cas des particuliers qui vont chercher leur voiture outre-frontière.“Je suis persuadé, écrit-il, que les compagnies canadiennes ne laisseront pas leurs vendeurs accuser des pertes”.D’après M.Lewis, il faudra proposer, au moment de la négociation avec les Etats-Unis, un nouveau chiffre de production minimum au Canada, fondé sur les statistiques de 1972 au lieu de 1964, comme c’est le cas présentement.En procédant de cette manière, nous accorderions aux consommateurs canadiens la juste part qui leur revient depuis longtemps, ajoute-t-il.Cela permettrait également de créer plus d'emplois pour les travailleurs canadiens du fait qu’une diminution moyenne de $250 du prix des automobiles signifierait inévitablement que les Canadiens achèteraient plus de voitures fabriquées en Amérique du Nord et moins d’importées.La question du pacte de l’auto entre les Etats-Unis et le Canada a été soulevée à maintes reprises aux Communes depuis quelques semaines et l’Opposition s’inquiète surtout des mesures protectionnistes que pourraient adopter les autorités américaines au détriment de l’industrie canadienne de l’automobile.Le pacte de 1965 doit être reconsidéré sous peu et les négociations, au niveau des fonctionnaires, sont en cours.Washington a accepté l’accord de 1965 sur la production de l’automobile surtout parce qu’il prévoyait un taux de croissance de 8 pour cent sur le marché canadien car il y voit une contrainte sur la croissance de l’industrie de l’auto, écrit encore M.Lewis.LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER Une différence de prix qui n'est pas justifiée L'Assemblée législative de 17/e du Prince-Édouard est prorogée Le député Margaret Campbell pourrait bien diriger les libéraux ontariens TORONTO (PC) - Les libéraux ont gagné un candidat virtuel au leadership tandis ue les conservateurs ont per-u deux candidats ministra-bles, alors que les électeurs ont mis fin, jeudi, à un long règne conservateur dans deux circonscriptions ontariennes, au cours d’élections complémentaires.Pour la première fois depuis plus de 30 ans, les comtés de Huron et de Toronto-St-George sont passés résolument du côté de l’opposition à la faveur du premier scrutin provincial depuis que le premier ministre avait conduit les conservateurs au pouvoir en 1971.Mme Margaret Campbell, âgée de 60 ans, anciennement dallégeance conservatrice, qui était passée sous la bannière libérale, le mois der- nier, a remporté la victoire dans la circonscription de To-ronto-St-George.Son élection intensifie les spéculations voulant qu’elle se présente à la direction du Parti libéral, poste qui devrait être libre dans un avenir rapproché.Dans le comte rural de Huron, M.Riddel, âgé de 41 ans, membre de la commission scolaire locale, a lui aussi donné la victoire aux libéraux, en battant son adversaire conservateur, M.Don.Southcott, âgé de 45 ans, co-propriétaire dvun hebdomadaire régional.Ces victoires renforcent la position des libéraux en tant qu’opposition officielle avec 22 sièges contre 19 pour les néodémocrates.Le Parti conservateur du premier ministre William Davis demeure cependant bien installé au pouvoir avec 76 des 117 sièges à l’Assemblée législative.CAMP-ÉCOLE TROIS-SAUMONS INC.Uc Troll-Saumons, Co.L’Islot Data dtiijour 1973 Campeurs ipts de 7 i 13 ans lad.Campeuses liées le 7 i 14 aïs iacl.Ira période: De leeél 25 |aii ai samedi 21 jiHlet.2o période: De ieedi2( jiiit ai mardi 21 aedt.Lac Minoiami, Ce.St-Maurice Dates do té|o«r1S73 Campeers liés de 11 Haas IkI Campasses liées de 1112 aïs ied.In r Triode: du mardi 2( juin ai dimaacke 22 jiittet 2opériode: de|eidi2ijeilletae mardi 31 aedt.— telle Prerieciile de Miaiteers (jeeees lies et jeeees flDis, 17 tes mlelmsm) — Teste de meerteer (jeeees tees et jeeees fifles, 19 aïs et phs).Bureau & Administration 11 est, C rémarie • Québec 4 TéL: 418-529-6323 Renseignements à Montréal : Tél, : 514-341-6440 Heures de bureau AVIS AUX ACTIONNAIRES DE E IMPRIMERIE POPULAIRE LIEE LE DEVOIR Les actionnaires de L’IMPRIMERIE POPULAIRE LTËE qui auraient déménagé sont priés de nous faire con-naitre leur nouvelle adresse en remplissant ce coupon et en le faisant parvenir d’ici le 1er avril à LE DEVOIR, 211, du Saint-Sacrement, Montréal 1 25, Québec.Nom.Ancienne adresse.Nom.Nouvelle adresse i—i cours de fine cuisine Pour finement cuisiner vos repas de tous les jours et de réceptions, apprenez les bases de la fine cuisine: fondements, technique et recettes.9 leçons, une par semaine, jour ou soir, débutant la semaine du 19 mars Pour recevoir notre brochure détaillée téléphonez à 843-6481.2015 RUE DE LA MONTAGNE.SUITE 610, MONTRÉAL Sb fos b\CD -’V’JïïS» w'°:?Ueu,se awwrf i6e”"°n'eô^0',è •\e n'oü' qO'*® clusü mï.f\ 3 G (A COURS D’INITIATION LA DÉCORATION INTERIEURE* SOUS LA DIRECTION DES ’• ARTISANS o DU | ~ MEUBLE liVI — QUEBECOIS IN‘C xli 8P EST- RUE ST-PAUL VIEUX-MONTRÉAL (127) RENSEIGNEMENTS 866-1636 DÉBUT DES COURS IE 9 AVRIL 1971 Le Devoir, semedi 1 7 mars 1 973 • 21 //< ' \ magazine < marabout 226 Eat, Chriatophe Colomb • Québec 2 pages littéraires \ PLUS GRANDS ROMANS DU MONDE^ marabout bibliothèque MEDICAUX - FANTASTIQUES - CLASSIQUES - SUSPENSE, Da Giasmine - 2 NDLR - A U fin du premier épisode, où nous les laissions la semaine dernière, nos Lecteurs possédaient déjà quelques clefs de l’Enigme qui va suivre.Us ont pu faire la connaissance du mystérieux mais respectable restaurant Da Giasmine, où des cuisiniers préparent les spaghett’ derrière une vitrine qui donne sur la grande Rue à Magasins; avec son sympathique propriétaire Signor Giasmine, et le mythe de “l’éternelle jeunesse” duquel il s’entoure, dans le but d’oublier sa terreur secrète, la Peur de Vieillir; mythe composé d’une belle barbe, d’une pipe toujours aUumée, et surtout, d’un sourire à toute épreuve, presque niais, dont l’exemplaire figure dans les médaillons plastifiés qui ornent chacune des tables du restaurant.Nos Lecteurs auront également appris que l’optimisme bien connu de G.côtoyait chez lui un passé plutôt louche, et un présent d’activités malhonnêtes.N’attendait-il pas aujourd’hui à la porte ses deux compagnons-dans-le-cri-me, qu'il n’invitait jamais au restaurant?N’avait-il pas sur lui non moins de TROIS revolvers?Et n’é-tait-il pas samedi?Oggi, la soluzione a questo rompicapo, e la terribile verità.• Giusepp’ et Giovann’ se présentèrent, a quinze minutes d’intervalle, comme c’était la coutume entre eux.Us passèrent la porte rapidement et ne regardèrent même pas le proprietaire, comme c’était la coutume entre eux.Giasmine pendant ce temps continuait de sourire à tous les clients, à toutes les waitresses, sans bouger ni broncher.Giuseppe avait pris place à une table au fond au restaurant, côté gauche; il avait commandé des ngaton’.La waitress qui prit son ordre ne savait pas qui il était, ni pourquoi il était venu.C’était un client comme un autre, aux vêtements un peu fripés, à la face un peu sombre, sans plus.Giovann' était lui aussi au fond du restaurant, mais du côté droit, séparé de Giusepp' par plusieurs tables.H commanda des raviol’.Il ne regarda pas une seule fois Giuseppe, à l’autre bout du restaurant.Ils mangèrent tous deux lentement, sans avoir l’air ni pressés, ni nerveux.Leurs bonnes mâchoires de Sicilian' se balançaient au même rythme que la pipe du propriétaire souriant.A deux heures précises, Giusepp’ mit un cinq dollars sous la note qui se trouvait à côté de son assiette, (au lieu d’aller la régler lui-même à la caisse) et se dirigea rapidement vers les toilettes.A deux heures trois minutes, Giovann’ en fit autant.Rendu au bas de l'escalier, il rencontra dans le couloir Giuseppe qui sortait de la salle de bains, ils marchè-lent ensemble jusqu’au fond du couloir, et poussèrent rapidement une porte marquée PRIVATO.Personne ne les avait vus disparaître.A deux heures trente, Giasmine cessa de sourire brusquement, et sans explication tourna sur ses talons, marcha un peu sèchement vers les cuisines.Rendu là, il se Iciirv Miün Tinniqtr du CrllHXT Pcx* Histoires extraoidimires IV Hlltçjlst >V Griir de chien >, ¦ - IV SH iK> 1rs grands chemins Ü dirigea vers un escalier qui était interdit à la fois au public et aux employés, car il menait directement au bureau du patron.La clef tourna dans la serrure, et le gros Giasmine se retrouva dans un bureau déjà illuminé, devant scs deux comparses, les maigres et sombres Siciliens, Giovannv et Giusepp’.Ils s’embrassèrent, comme c’était la coutume entre eux, mais sans la ferveur ou la joie habituelles.Manifestement, la réunion était “d’affaires”, et manifestement les trois étaient au courant.Giasmine ne jugea donc pas à propos de reprendre ce oui s’était dit au téléphone.R alla droit au but, et sortit un petit papier de sa poche.Un vieux morceau tout sale du Journal de Montréal, sur lequel était écrit quelque chose.Petit papier, mais.longue liste.Giasmine se mit à la lire, non sans avoir d’abord déposé sur la table deux des trois revolvers qu’il avait sur lui.Son geste en les déposant avait été ferme.Sa voix l'était aussi.Depuis le dimanche précédent, il avait pris sa décision.Ce jour-là, il avait fait envoyer à chacun de ses ennemis personnels ou professionnels une note d’insultes mensongères et fallacieuses, un peu niaises même.L’intelligence ou la véracité importaient peu ici, car cela était fait selon la tradition sicilienne.La note était anonyme, les destinataires savaient seulement qu’ils étaient visés, ils ne savaient pas qui les visait.Leur fin était pro-cne; restait la “settimana de la morte", la semaine de la mort, qui venait de s'écouler.S'ils ne s’étaient pas enfui, s’ils étaient encore en ville, alors leur destin serait tracé par les balles de G.et G.dans quelques temps.En trois heures, tout ce monde serait mort.Giasmine lut la liste.Elle était longue, non pas parce que le gros restaurateur voulait détrôner un quelconque “godfather” (son pro pre godfather venait de mourir et il l’avait sincèrement pleuré, en public) mais parce que ces gens l’avaient démasqué, l'avaient atteint dans ses complexes, dans sa fausse jeunesse, dans son enthousiasme factice, dans son optimisme vide.Crimes mineurs aux yeux de certains, mais Giasmine ne supportait pas cela.R lut ; • D'abord Gillo Arciambo, pour lui avoir dit ses vérités un matin dans le métro; • Ensuite Victorino Lévi Bel-laplaza, pour lui avoir dit ses vérités (à peu près les mêmes) au cours d'une réunion mondaine, de cinq à sept ; • Puis Giacomo Godobuto, pour avoir parlé contre lui à d'autres; • Giovanni Pilonne, pour s’être fâché contre lui, quand Giasmine avait transféré son contrat de fromage chez 1 infâme Saboido et Figh.délaissant cavalièrement la Fromaggeria Aetuella; • Pietro Davidio, "il finanzie-re".pour ne pas avoir appuyé son projet de salle de cinéma pornographique à Sainte-Cécile (coin Jean-Talon et de Castelnau) et pire, pour avoir révélé à tout le monde qu'il souhaitait secrètement se lancer dans la pornographie, le crime de l'avenir! • “CR." et "R.S." Ces deux terribles malfaiteurs dont personne n'osait dire le nom au complet et qu'on nommait simplement en milieu interlope les “due eugini ir- landesi”.les deux cousins irlandais: pour lui avoir refusé dans le temps un emploi dont il aurait eu bien besoin.• Enfin, Pietro Pelatto, celui qui lui avait accordé un emploi, et qui lui payait encore un salaire pour les nombreuses faveurs que Giasmine lui avait rendues.Celui-là, Giasmine le détestait simplement parce qu’il détenait un contrôle sur lui.Mais il donna ordre qu’il soit descendu en dernier, samedi après-midi à six heures en sortant de chez le barbier, car Giasmine ne voulait pas courir de risque avec celui qui le payait: si jamais cela ratait, il pourrait encore collecter son salaire chez Pelatto, un futur “godfather”, un homme qui lui en imposait.Le restaurateur avait lu sa lis-te.H se tut.D’un doigt il poussa les revolvers vers G.et G.R leur sourit, et les regarda droit dans les yeux, comme son père lui avait appris à faire, quand on veut avoir l’air courageux.Giovanni et Giuseppe lui sourirent en retour.Mais leur sourire dura trente secondes au lieu de trois.Il se figea sur leur visage.Alors Giasmine comprit que ça n’allait pas, que ça n irait pas.Les deux Siciliens n’avaient pas ramassé les deux pistolets.Ils en avaient sorti deux autres de leur veste, et ils les pointaient vers la grosse poitrine gonflée.Qui les avait soudoyé à temps?Qui avait deviné?Pilonne?Arciambo?Les Irlandais?Peut-être tous.Peut-être un des destinataires avait-il reconnu, dans la lettre anonyme pleine d'insultes niaises, un style de niaiserie caractéristique à Giasmine.Pourtant, Giasmine s’efforçait toujours de dire les mêmes niaiseries que tout le monde! Peut-être aucun.Peut-être que Giovanni et Giuseppe n'aimaient pas non plus l’étemelle jeunesse de Giasmine, et qu'ils avaient attendu jusqu’à aujourd’hui pour le lui dire.Quoi qu’il en soit.Giasmine perdit son sourire, sa pipe, et deux livres de graisse en trente secondes.R tomba par terre, et implora, en sicilien.R sortit de sa poche une pile de chèques de Radio-Canada, faits à son nom (Giasmine était sur le pavToll de cette Société de l’Etat fédéral, on ne sait trop pourquoi) et se mit à les endosser fiévreusement, à les jeter aux pieds "de ses assassins.Pauvre restaurateur! N’avait-il pas compris que G.et G.pouvaient ramasser les chèques après l’avoir tué?R aurait mieux fait de les laisser sans endossement: ils auraient servi à sa veuve Luisa Carlabossa, personne d'autre n'aurait pu les encaisser.Giasmine leur payait ni plus ni moins un bonus pour le descendre.Ainsi se termina l’étemelle jeunesse.A quarante ans Giasmine nsait régler ses comptes à tout e monde, il aurait probablement vécu trente ans encore s’il s’était contenté de vendre sa salade et ses spaghetti mous.R a voulu faire son.dur.Son histoire est absurde, absurde comme la vie.La morale de son histoire aussi, est absurde.Les vieux compar' de Sicile se la répètent les soirs d'été à Montréal-Nord, après une bonne bouteille de vin, comme s'il s'agissait d'un proverbe du pays, lé dimanche è un buon' jour pour attaquer ma lé samedi è meilleur pour les règlements de compte.LE PATRIOTE Pc6' PLUS Di 300 TITRES PARUS POU* TOUS KlNSHCStMlsrS OU DEMANDE DE CATALOGUl Gallimard Ltée 4M, MSUVRIIRS, MONTRÉAL 37* - VÉLt 331-45*0 Pourquoi ne pas vous offrir 'Dôral A nus HQi aims n amis NOUS DÉMÉNAGEONS BIENTOT.'fjjp ‘Sk?POURQUOI NE PAS PROFITER DE NOS RABAIS EXCEPTIONNELS LA MAISON DU LIVRE GUY DELORMf INC PLACE VILLE MARIE — 861-5225 Le "Lionceau" de Josef S.par NAIM KATTAN Joseph Skvorecky est l'un des romanciers tchécoslovaques les plus marquants.Il a quitté son pays natal depuis quelques années et il vit au Canada.11 enseigne la littérature à Toronto.On connaît déjà de lui en français deux romans: “La légende d’Emôke” et “L’Escadron blindé”.Le narrateur de ce roman est un rédacteur dans une maison d’édition à Prague.Il fait la connaissance d’une jeune fille belle, mademoiselle Stribma.Dès le départ, leurs rapports sont très compliqués, basés sur le malentendu et la fausse représentation.Le narateur prétend intervenir en faveur d’un ami qui est timide et qui ne sait pas comment courtiser la jeune fille.Mademoiselle Stribma cherche, par l’entremise du rédacteur, de rencontrer son chef, le directeur de la maison d’édition.Skvorecky décrit le milieu littéraire pragois.Nous assistons à des tractations sordides pour publier ou refuser un manuscrit.Sous le couvert de l’idéologie et des exigences de la politique, des hommes et des femmes règlent des comptes bien plus personnels, n y a dans cette description un humour amer, une satire pleine de pitié.Cette dimension documentaire de roman est illuminante, très précieuse.“Le lionceau” est aussi un roman policier.C’est l’histoire d’une vengeance.Mademoiselle Stribma est une juive qui a connu les affres des camps de concentration.Sa soeur était fiancée au Directeur de la maison d’édition qui, en raj-son des risques que représentait la fréquentation d’une juive quand les Allemands ont fait leur entrée à Prague, a laissé tomber sa fiancée.Celle-ci a trouvé la mort dans un camp de concentration.Mademoiselle Stribma a fini par avoir la peau de l’assassin de sa soeur.Elle l’a tué en laissant croire qu’il s’agissait d’un accident.Dans une préface où Skvorecky laisse libre cours à son humour mais aussi à la gravité de son propos il dit: “Mais si vous voulez aussi vous distraire autrement qu’en suivant le récit des mésaventures d'un rédacteur cynique et d’une belle demoiselle, renoncez à identifier vos amis ou vos ennemis avec les personnages malfaisants de ma fiction et interrogez plutôt votre conscience.Je serais surpris que vous n’y trouviez pas quelques-unes au moins de ces attitudes réelles - mais peut-être pas sous une forme aussi rudimentaire.” Il s’agit de l’ambiguité de l’innocence et de la culpabilité.Le Directeur d'une maison d'édition qui obéit aux ordres des dirigeants politiques est coupable de lâcheté et de cynisme.Mais peut-on le condamner entièrement dans sa volonté de vivre, de profiter des situations qui lui sont offertes d’exercer le pouvoir qu'il détient?La jeune füle innocente, sûre de son innocence, se dresse en justi-cière pour réparer les torts, sans tenir compte de ceux qu’elle peut causer chemin faisant.Bien sûr "Le lionceau” n’est pas un roman où tout le monde est coupable et innocent à la fois.Les lignes de partage sont là, discernables.Tout justicier, quand il n est pas inconscient, doit savoir qu’il n'est pas innocent et s’il l’est il ne peut pas le rester.Dans une situation où le pouvoir s’exerce dans la violence et l’arbitraire, une telle réflexion est singulièrement grave.Par son humour discret et malicieux Skvorecky nous restitue dans sa vraisemblance une situation insupportable.Bien plus, il nous la rend compréhensible, fait éclater tout ce qu elle recèle de pitoyable, tout ce qu’elle comporte de révoltant.“Le Lionceau” par Josef Skvorecky, traduit du tchèque par F.Kérel, llimard - P - éditions Gallii Paris.O Û.l/l EZOP-QUÉBEC CAHIER UNE VILLE W ¦ kl En In À sw5*v Xv‘' • .7, ŒSTRESS 1 L’ENERGIE DU 21" ’ SCCIf 3 N PORTEE DE W /VIMN7 1 En vint» dins tous lot kiosquos ou abonnez-vous 1 an (10 nos) $3.50 étudiants $2.50 Cast postais 250, Sillary, Québac G1T2R1.rien de lui-même à ce pauvre garçon que sa sexualité.Il aime, il est détruit, rejeté, rattrapé.C’est un ballon qu Anne se renvoie à elle-même.Et pourtant, elle aussi aime.Mais elle n’aime que dans la mesure où elle s’installe dans l'âme et le coeur de l’autre en propriétaire absolue.Il n’y a place que pour elle et Laurent, sous peine d’être puni, giflé ou chassé loin de la Divine Présence, n’a qu'à se bien tenir.C’est ce qu’il fait.Anne le lécom-pense.Laurent est-il un fils ou un amant?Il est jaloux du mari d’Anne, pourtant prêt à se remarier, comme s’il s’agissait de son propre père.Un inceste hypothétique s'établit entre ces deux personnages.Anne mère et maîtresse.Laurent fils amoureux.Un témoin surveille le déroulement de cette liaison.C’est Pierre Prédaille.Il ne dit rien, par crainte de déplaire à sa fille.Il n’en pense pas moins.Mais lui aussi est dominé.Laurent s'installe dans l'appartement et les repas familiaux reprennent comme avant la mort de la mère.Trois à table, servis par la vieille cuisinière.Après le dîner, la télévision, et puis la nuit qui vient, celle de Pierre, solitaire, celle d’Anne et de Laurent, faite d'amour physique et de secrète violence du coeur.Mais Pierre Prédaille.comme sa fille, a horreur de la solitude.Anne absente, sous prétexte de chercher une situation qui convienne à ses soixante ans.il rencontre une libraire dont il s'amourache.Cette femme est bonne, discrète, aimante et souhaite vivement devenir la seconde femme de Pierre.Non pas.Dieu l'en garde! qu elle veuille s'installer avec Anne et Laurent.Elle veut finir sa vie en paix, avec un homme de son age.choisi par elle.L’entente est parfaite.Mais Anne, la bonne, la travailleuse Anne, a vent de cette tentative de liberté, de fuite.Elle s'acharne sur ce couple, chasse l’intruse, rabroue son père, le détruit de pied en cap.Pierre Prédaille.à la dernière page du livre, n’est plus qu'une loque humaine, qui bave, qui s essuie quand sa fille le lui ordonne, qui obéit au doigt et à l'oeil et qui va bientôt mourir.Et pourtant, on espère que non! et qu'il vivra jusqu’à quatre-vingt-dix ans afin de ne laisser sa fille à elle-même que déjà vieille et sans espoir.Je raconte, car toute la psychologie est dans le récit.M.Henri Troyat n'explique rien.Il décrit.Chaque mouvement, tout geste révélateur est consigné et ajoute au texte, ainsi qu’à la compréhension des personnages Les trois personnages principaux.Anne, son père et Laurent sont constamment saisis sur le vif.et jusque dans les moindres détails, démarche, façon de se coiffer ou de faire l'amour, propreté, manières à table, sautes d’humeur Nous sommes dans l'intimité réelle des personnages et nous nous prenons, comme des voyeurs, à sympathiser avec Pierre dans son malheur, à plaindre Laurent, à admirer et mépriser Anne à la fois Elle domine la distribution M.Henri Troyat ne la dépeint pas comme une ogresse Et c'est la rendre encore plus odieuse, car la méchanceté de son naturel est partout présenté et surprend le lecteur à chaque ligne Du reste, cette description par en-deçà empêche le monstre d’affleurer dans toute son horreur L'hypocrisie et la bonne conscience vont souvent de pair.Quiconque a un peu vécu aura pu constater, souvent avec une tristesse infinie, que les protestations d’amour et d'amitié s'accompagnent volontiers d’actions qui les démentent, leur enlèvent tout sens valable.Judas n’est jamais loin.Anne Prédaille a toujours raison.devant elle-même et en face des autres.Sa froideur est totale.Lorsqu'elle chasse la femme qui aime son père, et que son père apprend, peu peu.à aimer, elle l admire je rester calme dans le malheur.Cette froideur de l'intelligence et du coeur, c’est ce qui.chez Anne Prédaille.•uh« à la paga 24 \ Vient de paraître simultanément à Paris et à Montréal Dr Laurence 1 Peter COMMENT TOUT POURRAIT ALLER MIEUX CMM APRÈS LE PRINCIPE DE PETER S|# la presse ISlmk En vente chez votre libraire au prix de $5.50 les éditions la presse * UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL faculté des études supérieures Les demandes d'admission aux grades supérieurs Certificat Diplôme Maîtrise Doctorat doivent être envoyées au Rureau du Registraire (Admission), Université de Montréal, ' C.P.6128, Montréal 101 Date limite: 1 er avril Les formulaires de demande d'admission sont disponibles aux secrétariats des départements de la Faculté des arts et des sciences, aux secrétariats des écoles et des autres facultés de l'Université de Montréal.Renseignements: tél.343 6426.VIENT DE PARAITRE.AUX EDITIONS DU JOUR LES MEDISANCES DE CLAUDE PERRIN par Pierre Baillargeon • Des réflexions sagaces, ironiques et dures sur l'intellectuel canadien-fran545 par personne en cabine double.Les escales connues sont Curaçao, Caracas, la Grenade, la Martinique, la Barbade, Sainte-Croix, San Juan, St.Thomas et Nassau.A noter qu au buffet de minuit on servira des spécialités de la prochaine escale.Au centre de renseignements du Vermont, à l’hôtel Lau-rentien, on peut obtenir gratuitement la liste des cabanes à sucre du Vermont où l'on reçoit des visiteurs.• Le directeur de l’Office du tourisme bulgare, M.André Petrov, a donné cette semaine une réception à ses bureaux.1550 ouest, boul.de Maisonneuve, en l'honneur de la délégation envoy ' 19 Le premier paquebot à toucher le port de Montréal, le 27 avril, sera cependant un paquebot russe: le MS Mikhail Lermontov, qui a été construit en 1971 et jauge 19,860 tonnes tout comme son .jumeau le Pushkin.Le Lermontov repartira pour Léningrad le 30 avril, mais ne reviendra pas à Montréal.Pour la premiere fois dans l’histoire, un paquebot russe sera affecté à la ligne transatlantique Léningrad-New York et le Lermontov fera son voyage inaugural au grand port américain le 12 juin.Cependant, la Compagnie Maritime de la Baltique maintient toujours le service régulier Leningrad-Montréal de T’Alexander Pushkin, qui a transporté des milliers de passagers canadiens au cours de ses traversées transatlantiques et de ses croisières Montréal-Saint-Pierre et Miquelon, en passant par le Saguenay.Entre le 30 juin et la mi-août, le Pushkin effectuera, comme les années précédentes, ses croisières de six à 13 jours jusqu'aux Bermudes et Saint-Pierre et Miquelon, avec escales à Québec et à Bagotville.Le Pushkin effectuera cette année trois traversées transatlantiques dans chaque sens et cinq croisières à partir de Montreal.Il s’agit de traversées et de croisières à la russe.Au sujet de ces croisières, consultez votre agent de voyages.VOYAGE CULTUREL ÉTÉ 1973 EUROPE \ Vingt-et-un jours à travers la merveilleuse histoire de France, de Suisse et d'Italie.Du 5 juillet au 26 juillet.Aller-retour par AIR FRANCE.Tou» çq r « Dollars compris: canadiens Profitez de l'expérience.19e an-¦ née consécutive.Excellent service [ d'une grande compagnie.: Pour informations, demandez: \ P.Julien Déziel, o.f.m.j Directeur i 2010 ouest, Dorchester, i Montréal 108 :Tél.933-4243 voyée par la Bulgarie pour sa participation à Terre des hommes 1973; MM.Grigor Giurov, ancien directeur du tourisme bulgare pour le Canada, Radislas Radoulov, commissaire du pavillon de la Bulgarie, et Yvan Popov, architecte.Cette réception a donné lieu à une dégustation ae vins bulgares.• Une carte de la Terre Sainte d’après les Saintes Ecritures et un livret de 23 pages "Pérégrinus décrivant les lieux mentionnés dans le Nouveau Testament, ainsi que des posters de Jérusalem.Bethléem et Nazareth pour les églises et les centres communautaires, peuvent être obtenus à l'Office national israélien de tourisme.1118 ouest, rué Sainte-Catherine, Montréal 110.l'Amérique RIO DE JANEIRO .BUENOS AIRES (IU SANTIAGO O LIMA ^7 ENFIN A LA PORTEE DE TOUS,.! Pour tous vos voyages, venez nous voir Sud Agences Franciscaines VOYAGES A.F.Liée NEW YORK A Pâques, 20-23 avril .59.TERRE SAINTE Turquie, Grèce, Rome, Amsterdam, 3 déports: mai, août, .a « a (sept 898) .1,124.COTE D'AZUR France, Italie, Suisse, 3 départs: juin, juillet, sept., , , ODw.TOUR DE FRANCE ET L'ANGLETERRE Du 2 au 24 août , .CROISIERE EN MEDITERRANEE et Proche-Orient, du 12 juillet au .AOC 1er août.1,UOb.ST JACQUES UE COMPOSTELIE Espagne, Portugal, du°7s*âu 30 juillet .798.ÉGYPTE Terre-Sainte, Rome, lourdes, Paris, du 18 , .juillet au 8 août .1,1 OZ.1,095.S.V.P.Réserver tôt, cor les places sont limitées I Tout outre voyage sur demande.Dépliants gratuits.500, 8e Avenue, Québec 3 - 523-0031 Otttwti Montré»!: Rlv.éii Loup: SipiéMy! .542-8917 721-1913 881-9834 862-7889 Agente de 'l/oyxqt 1380 Gilford 527-8744 PdUOK IPvisitez l’Europe en automobile Vous qui aimez voyager sans contrainte, laltes-le au volant de votre AUTOMOBILE, vous ferez découvrir ainsi les merveilles de TEUROPE 6 votre famille .A- Vente hors taxe d'un véhicule que vous pourrez ramener ou Canada.B- Plan financé Vacances (21 j.â 6 mois) voiture neuve, kilométrage illimité, assurance inter, C- Location tout modèles, kilométrage illimité.Notre devise > “les meilléurs prit, le meilleur service" Dtnunéei è votre A terne 8e Voyopi ee éenunéei-noui notre catalogue —AIR FRANCE/IUROP AUTO — mopmo CITIûEN - PCICOT lENtllT SIMCt FIAT tlfMIMlt NUCflES Y.W.MAtU 71170.8ftt.i 193 Côte des Neiges Montréal, P.Q.w 735-3013 et 735-0791 ^ Saoopooooooooosoooooooooooooooooàooç commencent avec British Airways J M.Mario Pezzuto, président de l'Office provincial de tourisme de Venise, est venu â Montréal cette semaine afin de remercier tous les Canadiens qui se sont intéressés aux problèmes de Venise et qui ont permis, grâce aux fonds recueillis l'an dernier pendant la campagne pour la sauvegarde de Venise, de restaurer le vieil Arsenal construit pendant la Renaissance.En témoignage de reconnaissance.M.Pezzuto (â gauche) a remis la médaille d'or de Venise à M.Lionello Gavio, directeur de l'Office national italien de tourisme à Montréal.(Photo Pierino Di Tonno) Le comité de la Caisse des prêts du ministère du Tourisme d'Israël a approuvé le projet de construction d'un hôtel de 36 chambres à Bethléem.L’investissement est d’environ $79,000 et l’hôtel sera classé 3 étoiles.Plus de 10,000 chambres d’hôtel ont été ajoutés cette année en Israël, à cause des fêtes du 25e anniversaire de fondation de l’Etat d’Israël.« VN*'* o"°erk) \0^ * uviaf".ft, O"1'- 'a„a, - Vb 111 IliVt 1310 !3Vb — V» «2» jjNb 131b 13V0 + 'b 4M $14% 1410 14V0 IN S14N 14*0 14*t — H wj* »! % two 10*0 - *0 3M 117 17 17 |M SIS 1$ 1J 7M $4 4 4 — it 500 $!0V} tOVt lOVt ?V, 7S0 43S 431 433 +3S '4$ M'O 410 O'O 30M $410 lit 4>o ilTijJvj r Toit 130 117*0 17*0 17*.jof jf» Jib Jvt -1* 740 40J 40S 40$ 400 133V) TIN TIN- N 3M 133'* 33 33 1 mi nf* SIK2 Jo |I3*0 MB LM 13350 liT** iii'i iT* JJ49M El 3M $4Vj lit IV, Magneto* S00 100 100 100 - 5 Major H O 1400 335 230 230 — S u M JS5* ,0# ‘’S’4 14*0 10*0 - Î* ^ L V'lll p 190 717 17 17 — Vt Meplex rt 2420 7 5 5 _ j Martlm A p J25 jlO'i I0U 10% — % ONrkboro 4100 *13V, 13V, 13V, - V* 300 $|t )| || «SMJ40MW JJN-N 300 S13Vi 12V, 13V, 132 $10 10 10 - Vo 1110 430 410 410 20M 305 300 3M IM 734V, 24Vj 24V, 475 $30lb 30V, 301b .Xî H?* «*0 12*0 - V, 1H5 7M 740 740 -15 3M 58 8 8 + I/.IM *17 17 17 l»49 *27N 27N 27', + Vt 3400 $9 8V, 8?0 + a.»0 SlO't 10*4 10V, i- it 150 $20It 20't 20V, .Vb «M *53't 52*0 $2*0 IM $9 9 9 I 8M 320 310 310 850 $9'* * y 4C0 *7 7 7 TOO $9*4 9V, 9V, MS $45*0 45'/, 45 It 2M 245 245 245 3945 470 445 445 400 *15 15 IS ¦WVB X Merkel F Mess-Fer McGraw H McLagn w MEPC Mellon R E Mellon A w Mercentll MICC Microsyst Mlcrsys w Minduslri MLW Wor Mol son A Mon Inv Monenco Mnt Trsf Moore 'Murphy Murritt F NaChrs I Naf Drug Nat Drug p iNat Trust N B Cook Neonex NB Tel ,NB Tel A p ! 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