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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 31 mars 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-03-31, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Baiu avec un maximum aux anvirona da 46.Dimanche : pluie.Office fétial LE DEVOIR Fai3 ce que dois VOL LXIV NO 76 x Montréal, samedi 31 tnars 1 973 Le comité Hanigan rencontrera Goldbloom — page3 1 5 CENTS La CTC se rend aux arguments de ta compagnie Bell peut hausser ses tarifs naa> Olantln I n11 » par Claude Lamelin OTTAWA - Le comité des télécommunications de la Commission canadienne des transports a approuvé, hier, les hausses de tarifs demandées par Bell Canada dans la première des deux requêtes déposées par le monopole téléphonique auprès de la commission le 10 novembre 1972.La CCT a cependant étalé sur deux ans la hausse des frais de service et modifié légèrement d’autres éléments de la requête de Bell Canada.Au surplus, la décision de la CCT n’entre en vigueur que le 1er avril 1973, alors que la compagnie s'attendait à pouvoir jouir des hausses qu'elle demandait à compter du 1er janvier.En conséquence, on prévoit que la décision favorable de la CCT ne procurera à Bell Canada qu’un supplément de revenu d’environ $22 millions cette année, alors que la compagnie en réclamait $36 millions.Le comité des télécommunications estime néanmoins que les hausses tarifaires suffiront à porter le rendement du capital moyen Investi par Bell Canada jusqu’à 7.8 pour cent en 1973, soit le taux sollicite par la compagnie et que le comité estime toujours raisonnable.En plus de se rendre aux arguments de Bell Canada, le comité a rejeté cependant la plupart des arguments invo- Mexico propose Télaboration d'un code qui régirait les sociétés transnationales OTTAWA - (Par Claude Lemelin) -Le président Luis Echeverria, a invité hier le Canada à coordonner avec le Mexique ses efforts visant à réglementer les investissements étrangers et à restreindre les pouvoirs économiques des entreprises multinationales."Le Mexique appuierait toute initia- tive visant à l’élaboration d’un code que devront obligatoirement respecter les sociétés transnationales, qui régirait leurs activités et servirait de principe directeur aux législations intérieures des Etats, a dit M.Echeverria.Nous avons là une tâche nécessaire et constructive, à laquelle nos deux pays pourraient collaborer de façon coordon- La SQ abuse-t-elle du bertillonnage?par Pierre O'Neill QUEBEC - Le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, s’assurera que les policiers de la Sûreté du Québec ne pratiquent pas illégalement le bertillonnage.Interrogé à l’Assemblée nationale par le député péquiste de Maisonneuve, Robert Burns, Me Jérôme Choquette pé-cisait qu’il s’entretiendra à cet effet avec le directeur de la Sûreté du Québec, M.Maurice Saint-Pierre.Ces dernières semaines, le procédé des empreintes digitales a fait l’objet de nombreuses questions de l’opposition à l’Assemblée nationale du Québec.Le Parti québécois, notamment, exprimait la crainte que les agents de la SQ violent la Loi de l’identification des criminels.Les interventions de l’opposition référaient à des articles parus en novembre 1972 et janvier 1973 dans la "Revue de la Sûreté du Québec", invitant les policiers à user abondamment de la technique de la prise des empreintes digitales alors que la loi fédérale est restrictive à cet égard.Ces directives venaient des cadres de la Sûreté du Québec, responsables de la publication de la revue officielle.Dans l’édition de novembre, il est stipulé que "l’individu arrêté doit être transporté à un bureau d’identification où on prend des empreintes digitales, on le photographie à nouveau et d’où il est ensuite transporté au secteur de détention ” Cet article traite plus particulièrement des tactiques à prendre en présence de manifestants.En janvier 1973, 4 "Revue de la Sûreté du Québec" consacre un article au comportement du policier sur les lieux d’un crime."Il devient donc d’une extrême importance de procéder sur les lieux mêmes, en tant que la chose est possible, écrit-on, à la prise des empreintes digitales (bertillonnage) des personnes avant légalement accès aux endroits où les empreintes latentes ont été trouvées.” Le ministre de la Justice a reconnu hier en Chambre qu’une telle pratique contrevient à la Loi de l’identification des criminels mais en interprétant dans un sens différent les textes parus dans la "Revue de la Sûreté du Québec", Voir page 6 : Bertillonnage Québec paiera 50 p.c.du salaire versé à l'étudiant Le premier ministre Bourassa a donné, hier, le signal de départ de l’Opération placement étudiant 1973 dans laquelle le gouvernement Investira $6.3 millions.L’objectif de ce programme est de trouver du travail a’éte à 20,000 étudiants, dont 12,000 dans le secteur public.Le ministre des Finances avait déjà prévu des crédits de $4 trillions à cet effet dans ses prévisions de dé- K’uses de la semaine dernière, il a jouit jeudi $2.5 millions dans la cagnote lors du dépôt de son budget 1973-74.Le ministre d’Etat Robert Quenneville est responsable de l’opération.Il en a Voir paga • : Québac palara qués par les intervenants - au premier chef le gouvernement du Québec - à l’encontre d’une approbation des hausses tarifaires et a l’appui d’une "radicalisation” des critères d’évaluation de la CCT dans le secteur téléphonique.C'est la quatrième augmentation tarifaire que Bell Canada obtient du comité en autant d’année.La compagnie avait obtenu une hausse de $27.5 millions en 1969, de $22.5 millions en 1970 et de $47.2 millions en 1972.Le leader des néo-démocrates, M.David Lewis, a immédiatement convoqué la presse pour annoncer que son parti demanderait aux Communes d’infirmer la décision de la Commission des transports, présumément en instruisant le gouvernement, par voie de la résolution, de la casser.Il a été cependant impossible, hier après-midi, de rejoindre le ministre des nee.Le président s'adressait à une séance conjointe du Sénat et de la Chambre des Communes, en cette deuxième journée d’une visite officielle de cinq jours au Canada.M.Echeverria s'était auparavant entretenu privément avec le premier ministre Trudeau.Peu après, il a rencontré assez longuement, avec son ministre des Affaires étrangers Emilio Rabasa, un groupe de hauts fonctionnaires canadiens que dirigeait le secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures.M.Mitchell Sharp, et le ministre de l’Energie, des Mines et des Ressources, M.Donald Macdonald.Le Parlement canadien a longuement applaudi le discours à forte connotation nationaliste du président Echeverria -"un vigoureux nationalisme économique, a-t-il dit, mais qui est aussi un internationalisme”.A vrai dire, toute la première partie du discours du chef d’Etat mexicain était un plaidoyer en faveur d'un nouvel ordre international, au sein duquel les puissances moyennes comme le Mexique et le Canada pourraient s’affranchir de leur dépendance traditionnelle envers les hégémonies” - en l’occurrence, celle des Etats-Unis.M.Echeverria a aussi loué les efforts récents du Canada pour faire reconnaître.à l’échelle internationale, la nécessité d’une action commune pour assurer la protection de l'environnement, particulièrement dans la région arctique.En ce domaine, il s'est félicité de la convergence des intérêts et positions du Canada et du Mexique.Le président a souligné que son gouvernement suivait avec sympathie les efforts du Canada pour développer ses relations avec l'Amérique latine.Bien que persuadé qu'une représentation à part entière du Canada au sein de l'Organisation des Etats américains, M.Echeverria a dit "respecter pleinement" les raisons qui incitent le Canada à se contenter, pour le moment, d’un statut d’observateur permanent."Qui plus est, nous partageons nombre des doutes que nourrit, à juste raison, le Canada à l'égard de cette organisation", a repris le président, en donnant au passage un coup de griffe en direction de Washington."Nous réalisons parfaitement que, souvent, des décisions n'ont été qu'apparemment démocratiques et que l'intolérance idéologique l'a fréouemment écartée de ses objectifs réels.Dans sa brève allocution de bienvenue.le premier ministre Trudeau a insisté.lui aussi, sur la place que doivent occuper les puissances moyennes dans Voir pogo 6 : Lull lohovirrli Mme Margaret Trudeau accueillait hier, i déjeuner, à la maison des invités du gouvernement, Mme Luis Echeverria, femme du président de la république du Mexique, en visite officielle é Ottawa.(Téléphoto CP) Communications, M.Gérard Pelletier, ou quelqu'un de ses hauts fonctionnaires.Rappelons que.il y a quelques semaines.M.Pelletier expliquait que le gouvernement ne pouvait intervenir devant la CCT sans devenir à la fois juge et partie dans l'affaire Bell Canada, étant donné que le cabinet a le pouvoir de casser ou de réviser ses décisions.Un porte-parole du ministère a toute- Volr page 6 : Bail Canada Texaco et Mobil OU limitent les livraisons i pe rie d’essence prédite par de nombreux experts pour l’été prochain aux Etats-Unis commence à se faire sentir dans certaines régions du pays.Texaco et Mobil OU, premier et troisième distributeurs d essence aux Etats-Unis.ont déjà commencé à rationner leurs livraisons à leurs concessionnaires.Mobil OU a décidé hier de limiter ses livraisons à leur montant de 1972.Texaco applique un système de rationnement au fur et à mesure du renouvellement de ses contrats avec ses distributeurs.Une autre grande compagnie, Cities Service, qui sans avoir les dimensions des géants de l’industrie pétrolière an é-ricaine réalise néanmoms un chiffre d’affaires de près de deux mUliards de dollars par an, a averti ses stations services qu elle ne pourrait probablement satisfaire que 90 pour cent de leurs besoins durant les mois qui viennent.Ce rationnement résulte du plafonnement de la production par rapport à l’augmentation de la consommation.L’augmentation de la capacité de production a été freinée au cours des dernières années par l’opposition de protecteurs de l’environnement.De plus, un hiver particulièrement rigoureux dans la majeure partie du pays a empêché les raffineurs de faire des stocks.Quant à la consommation, elle augmen- Volr pag* 6 : Taxaco Aux enseignants protestants René Lévesque explique pourquoi il déteste le mot "séparatisme" par Michel Roy Quelque 800 enseignants anglophones et protestants du Québec, réunis en congrès à Montréal, ont fait hier à René Lévesque un accueil Inattendu: malgré un retard d’une demi-heure ("They say he’s always late"), le chef du Parti québécois a été généreusement applaudi à son arrivée dans le Grand Salon du Reine-Elisabeth où la curiosité et l’Intérêt l’emportaient sur l’impatience qui s'était discrètement mais poliment manifestée après la troisième tasse de café matinal.Puis, sourire aux lèvres (il était encore trop tôt pour allumer sa première cigarette), M.Lévesque contemple un instant cet immense auditoire, Qui négociera au nom des avocats ?Choquette attendra les résultats du vote par Gérald LaBlanc QUEBEC - Le ministre de la Justice du Québec, M.Jérôme Choquette, attendra les résultats du référendum mené par le Barreau auprès des 4,000 avocats du Québec avant de décider quel organisme sera reconnu comme agent négociateur des avocats relativement aux tarifs de l'aide juridique.Répondant à une question du député unioniste de Montmagny, M.Jean-Paul Cloutier, le ministre ae la Justice a déclaré qu'U tiendra compte de ce référendum avant d'entreprendre les négociations avec les avocats de la pratique privée.Par ailleurs, M.Choquette n'entend pas convoquer la commission parlementaire comme le réclame le president de la Fédération des avocats du Québec.Me François Chapados.Le ministre a d'ailleurs accusé Me Chapados de n'avoir que des "visées électorallstes”."A mon sens, a-t-il ajouté, la grande majorité de ses critiques ne peuvent résister à l'analyse.(Test la raison pour laquelle je ne vols aucune raison valable de convoquer la commission des services juridiques pour venir entendre un groupe d'avocats qui ne défendent oue leurs intérêts personnels et non ceux du peuple du Québec." Au cours d'une conférence de presse donnée plus tôt cette semaine, le président de la FAQ, qui regroupe 1200 avocats réunis en 12 associations régionales, avait rendu public un "livre noir de l'assistance juridique” dans lequel U critique sévèrement le ministère de la Justice pour la lenteur manifestée dans l’implantation du service d'aide juridique.Me Chapados a également réclamé que la FAQ soit reconnue comme le seul agent négociateur des avocats dans les pourparlers qui doivent se tenir incessamment avec le ministère de la Justice pour établir les tarifs de l'aide juridique quand les clients ont recours à des avocats de pratique privée.Selon le président de la FAQ, le Barreau du Québec devrait se limiter à son ¦ £ protection du public et laisser à la Fédération le soin oe défendre les intérêts professionnels des avocats.ia .Barreau Hent actuellement un référendum auprès des 4,000 avocats du Québec à ce sujet et M.Choquette semble accorder une importance capitale Voir pogo • : Choquons attendra attentif et silencieux."I didn't know there were so many Protestant teachers in Quebec!" Eclats de rires prolongés.Le chef du PQ passe ensuite au couplet des excuses.S’il arrive à 9h30 plutôt qu'à 9 heures, dit-il, c’est qu’U voyage beaucoup ces iours-ci, et partout en province, afin danimer la campagne de souscription de son Parti."Car, au Parti québécois, on ne peut pas compter, nous, sur les chèques de M.Ooront!" On rit à gorges déployées; on se tape sur les cuisses; la salle est conquise.M.Lévesque, après le rappel d'une longue tradition de patronage au Québec, insiste sur l'importance de bâtir proprement un parti intègre dont le financement est rigoureusement démocratique.Cet objectif est atteint, affirme-t-il.mais aux yeux de beaucoup d'anglophones, cela n'a pas beaucoup d'importance parce que nous sommes "a bunch of separatists ".A cet auditoire privilégié, M.Lévesque dira ensuite comme il "déteste" ce mot "séparatiste", ajoutant aussitôt: "Vous pouvez bien l'employer si vous voulez, mais la séparation n'est qu'une première étape qui sera suivie d'une oeuvre de construction".Il rappelle que son Parti a pris clairement position à l'égard des anglophones du Québec, que ceux-ci ont et auront leur place et leurs écoles, que les liens économiques seront maintenus et encouragés avec le reste du Canada, que l'Ontario, ne serait-ce que par intérêt, continuera à vendre ses produits au Québec, que les lendemains de l'indépendance ne seront pas catastrophiques.Trois fols en un siècle, l’Allemagne et la France se sont déchirés dans des guerres.Aujourd'hui, ce sont des partenaires dans l'Europe du Marché commun.Ce pays dans lequel vivent aujourd'hui avec difficultés une majorité et une minorité, sous l'empire d'un fédéralisme suranné et démodé, n'aura jamais la paix, Le "French Power" s'agrippe dérisoirement au pouvoir.Les libéraux d'Ottawa et de Québec se chamaillent.Pourquoi pas, poursuit M.Lévesque, un pays normal" et une association d'égal à égal avec l’autre pays?Nous vivons à l’époque des "grands ensembles", dit-on souvent.C’est vrai.Mais nous vivons aussi à une époque Voir pago 6 : Ban* Lévaaqu* La révolte continue de gronder NEW YORK (AFP) la révolte gronde parmi les ménagères des grandes villes américaines et particulièrement à New York et sa banlieue.La raison de cette colère: l’augmentation du prix de la viande.16 pour cent depuis décembre dernier.La décision annoncée par le président Nixon lui-même, à la télévision.de bloquer le prix de la viance de boeuf, de veau, de porc et de mouton au platond actuel n'a pas apaisé les esprits Voir pogo B : Lt révolt* oriiràfc*» —* TIRAGE: VENDREDI, LE 30 MARS 1973 '24 Séries émises— oo/tûi Possibilité de : 88091 - 24 GAGNANTS DE «5,000.8091 _ i92 GAGNANTS DE $500.091 - 1944 GAGNANTS DE $100.Q B e 34e COURSE, le 29 mars 1973 RÉSULTAT ORDRE: $691.40(345prix) DÉSORDRE: $22.20 {7,625 prix) VENTES TOTALES :S705,788.00 A B c D 5 9 7 2 * > 2 • Le Devoir, samedi 31 mars 1973 Accusation de la CS N Une famille de 6 enfants a été privée d'électricité pendant 2 jours à Pointe-aux-Trembles La Confédération des syndicats nationaux (CSN) vient de révâer qu’un “autre cas pénible" vient de se présenter à Pointe aux-Trembles, où une famille de six enfants - dont l’un serait malade - aurait été privée de chauffage et d’électricité pendant plus de deux jours, pendant que le père, invalide, était hospitalisé.Dans un communiqué remis aux media d’information, la CSN souligne que pendant 24 heures, toutes les démarches possibles ont été entreprises auprès de nombreux organismes à la demande du conseil central de Montréal, soit par l’ACEF, le Service social aux familles et le Centre de références du Grand Montréal, mais sans succès.La centrale syndicale indique que l’Hydro-Québec s’est montrée “inflexible" et que ce ne serait que lorsque le Conseil central aurait menacé le conseiller juridique de la société d’Etat d’alerter les journalistes que l’Hydro aurait décidé d’agir et aurait promis de réinstaller l’électricité dans la demeure de cette famille.Dans ses démarches le Conseil central s’est adressé au maire Eugène Benoit, Pointe-aux-Trembles.qui a refusé de faire quoi que ce soit, disant que " ça ne le regardait pas".Le maire Benoit a ajouté, affirme la CSN.qu’il ne voulait pas faire affaire avec des représentants syndicaux parce qu’ils posent " des actes irréfléchis’’.Il a précisé que la ville de Montréal agissait de la même façon en coupant l’eau aux familles qui ne payaient pas leur compte.Informé de ce fait, le président du Conseil central de Montréal, M.Michel Chartrand, a déclaré que dans une société civilisée des organismes publics, comme l’hydro ou les municipalités, ne devraient pas voir le droit de se faire justice à eux-mèmes en coupant des services essentiels comme l’électricité ou l’eau.“En agissant comme cela ils mettent gravement en danger le bien-être et la santé publics", de dire M.Chartrand, qui a enchaîné: "Ces services publics devraient être obligés de se rendre devant les tribunaux comme tout citoyen, pour se faire rembourser leur dû.Il ne devrait pas leur être permis entre-temps de couper Ottawa financerait un projet de revenu garanti avec le Manitoba OTTAWA - Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Marc Lalonde, a annoncé hier que le gouvernement fédéral avait acquiescé en principe de contribuer au financement d’un projet expérimental de revenu garanti, en collaboration avec la province du Manitoba.On entreprendra immédiatement la réahsation de ce projet dont le gouvernement fédéral assumera 75 pour cent des coûts.La province du Manitoba contribuera 25 pour cent du coût du projet et aura la responsabilité de son implantation.D’après M.Lalonde, ce projet traduit l’intérêt que les deux administrations attachement à l’analyse de la portée des régimes du revenu garanti.Le public ne cesse de se préoccuper des effets éventuels de ces régmes sur la motivation au travail, ainsi que des méthodes d’administration efficace et équitable en fonction de l’examen du revenu.Le projet pilote manitobain s’attachera à l’étude de ces deux questions.Le ministre a aussi signalé que ses fonctionnaires oeuvraient de concert avec l’équipe manitobaine, chargée de la réalisation du projet.Cette collaboration se poursuivra au cours des stades de planification et des phases subséquentes d’exploitation.L’initiative manitobaine est la première expérience sociale d’envergure tentée au Canada, dans le domaine du revenu garanti.leurs services.“Ce n’est pas à des enfants, à des malades à souffrir parce que les parents ne peuvent acquitter un compte d’é-lectriciteou d’eau en souffrance.“Mais dans notre société où tout est organisé en fonction des détenteurs du pouvoir, rien n’a encore été fait pour empêcher des cas du genre, qui tournent vite au drame, de se produire", de conclure le chef syndical.L'archevêque de Canterbury à la retraite LONDRES (Reuter) — Le docteur Michael Ramsey, archevêque de Canterbury, prendra sa retraite à la fin de l’année prochaine, annonce-t-on hier à Londres.Le chef spirituel de l'Eglise anglicane sera alors âgé de 70 ans.Le Dr Ramsey, alors archevêque de York, avait été nommé en 1961 archevêque de Canterbury.Le centième primat de “toute l’Angleterre" se retirera en novembre prochain dans un cottage de campagne, près d’Oxford.Le problème de la succession du Dr Ramsey est d’ores et déjà posé.Le primat de l’Eglise d’Angleterre est actuellement nommé par la reine, chef temporel de l’Eglise angücane, sur proposition du premier ministre.Nombreux au sein de l'Eglise sont ceux qui voudraient avoir leur mot à dire dans la nomination de l’archevêque de Canterbury.des évêques et des archevêques et qui poussent à la réforme de cette procédure.On avance déjà les noms du Dr Donald Cogan, archevêque de York, tout en notant que celui-ci est déjà âgé de 65 ans.La coutume, pas toujours respectée, veut que l’archevêque de Canterbury prenne sa retraite à 70 ans.Dans ces conditions, on pense au Dr Robert Runcie, évêque de Saint-Albans, âgé de 51 ans, ou au Dr John Trillo, évêque de Chelmsford, âgé de 57 ans.Nomination QUEBEC -Le ministre des Affaires culturelles, M.François Cloutier, annonce la nomination de monsieur Pierre de Grandpré au poste de conseiller culturel à la délégation générale du QueTîec à Paris.Né à Montréal en 1920, Pierre de Grandpré fit ses études aux collèges Brébeuf et Sainte-Marie puis à l’Ecole des sciences sociales, économiques et politiques de l'Université de Montréal.Il devait obtenir par la suite une licence ès-lettres de l’Université de Paris avec des certificats d’études supérieurs en ' esthétique et sciences de l'art" et "littérature et civilisation américaine .A Montréal il avait fait du journalisme pour le compte du “Canada", de “La Presse" et du DEVOIR.A Paris il devint correspondant de ce dernier journal et signa pendant plusieurs années une rubrique politique et culturelle sous le titre "courrier de France".En 1948 il publia chez Fidès un premier roman “Marie-Louise des champs", réédité par la suite en livre de poche.Ce n’est qu’en 1966 que Pierre de Grandpré publia son second roman La patience des justes" au Cercle du livre de France, bientôt suivi d'un recueil de critiques Dix ans de vie littéraire au Canada français".pubüé aux Editions Beau-chemin.Cette dernière oeuvre fut primée aux concours littéraires du Québec en 1966.En 1967 il assumait !a direction d’une équipe de trente spécialistes pour publier une "Histoire de la littérature française du Québec".Le premier tome paraissait en 1967, le deuxième en 1968 et les deux derniers en 1969, le tout chez Beauchemin.Jusqu'à ces derniers jours, Pierre de Grandpré occupait le poste de conseiller du ministre des Affaires culturelles à Montréal, et à Paris il remplacera M.Raoul Jobin dont le mandat prendra fin en juillet prochain.Suite du sondage de CROP 83% des Montréalais favorisent le Jardin botanique comme emplacement du village olympique par Gilles Léveillé Quatre-vingt-trois pour cent des Montréalais approuveraient la construction du village olympique dans le secteur du Jardin botanique ou dans l’est de Montréal.Telle est la conclusion rendue publique hier d’un sondage réalisé pour le compte de Radio-Canada par CROP, le Centre de recherche sur l’opinion publique.Sept pour cent seulement des Montréalais interrogés se sont dits en désaccord avec ce projet.Le reste, iOVc, a offert une gamme d'autres réponses, incluant le “je ne sais pas".Depuis quelque temps déjà, les journaux ont fait écho à l’opposition de divers groupes au projet du maire Drapêau d'avoir recours éventuellement au ter- Pau! VI menacé de surmenage CITE DU VATICAN (Reuter) - Le pape Paul VI, apparemment menacé de surmenage, ne quittera le Vatican qùe deux fois durant la Semaine sainte au lieu de quatre fois comme par les années précédentes.Le Saint-Père célébrera les vêpres du Jeudi saint, à la basilique Saint-Jean de Latran.Au soir le même jour, il se rendra au chemin de croix, près du Colisée.La messe du dimanche des rameaux sera célébrée à la basilique Saint-Pierre.Les rites du Vendredi saint seront célébrés à la basilique Saint-Pierre et non à la basilique de Sainte-Marie majeure, comme l'an dernier.Une messe du soir séra dite le Samedi Saint à la basilique Saint-Pierre, et, le dimanche de Pâoues, le Saint-Père dira la messe sur la place Saint-Pierre ayant de prononcer la traditionnelle bénédiction du haut du balcon devant les fidèles rassemblés.L'ASTROIOGIE ORIENTAI! r» cAn«a*M •»*«*• l.» Déjà un bestseller! L'ASTROLOGIE ORIENTALE par Catherine Blanche Coll, éditions spéciales Distributeur: Let Messageries Dynamiques (1) (S14) 584-6401 ( Madame Tooher) $ 3.00 MS Gray, a démontré à Ottawa, avec la collaboration d'une mignonne fillette de trois ans, qu'un enfant ne peut dévisser les bouchons des nouveaux contenants à base de produits chimiques dangereux.(Téléphoto CP) les tribunaux Le Dr Loyola Ferras est libéré d'une 1ère accusation de faux par Guy Deshaies Le Dr Loyola Ferras, président de la Ligue des propriétaires de Montréal, a été libéré, hier, au stade de l’enquête préliminaire, d’une accusation de faux, mais il devra subir une enquête sur l’accusation d’usage de faux, le tout en rapport avec une affaire de loyers.Le Dr Ferras, au début de son enquête, hier, s’est prévalu du bill omnibus pour demander la non publicité de son enquête et le juge Bernard Bilodeau a ordonné en effet que Tes média d’information taisent le nom des témhins et omettent de révéler les éléments de preuve fournis par le ministère public.Son enquête pour usage de faux a été fixée au 22 mai notamment pour permettre au Dr Ferras d’aller se faire soigner à la cünique Mayo, aux Etats-Unis.Disons que le délit reproché au président de la Ligue des propriétaires de Montréal est d’avoir utilisé un faux document pour justifier une augmentation de loyer à ses locataires d’une propriété qu’il possède à Westmount.La première accusation de faux n’a pas résisté à la défense du praticien puisque ce n’est pas lui qui aurait signé le faux document qui fait l’objet de la plainte.Il devra maintenant répondre à l’accusation de l’avoir utilisé.Le tribunal accorde une requête en "habeas corpus" à Di lorio rain du golf municipal, rue Sherbrooke est, pour y aménager le village olympique, en vue des Jeux de 1976.Le spndage de Radio-Canada, enüepris dans le cadre du magazine d information radiophonique “Présent”, a d’abord cherché à savoir si les gens savaient à quel endroit ce village serait construit.A cette question, 407c des Montréalais ont répondu que le village serait situé dans le secteur du Jardin botanique.29% quelque part dans l’est de la métropole et 28% ne savaient pas.Ceci établi, une seconde question était posée : "Etes-vous d’accord avec ce choix, c'est-à-dire avec la situation que vous avec décrite?" C’est ici qu à 83%, les Montréalais ont dit oui, et 7 en fonction des investissements et des Structures à mettre en place afin de le réaliser.C’est ce qu’a révélé hier M.Paul D.Normandeau, sous-ministre adjoint au MEER à une session d’information sur Mirabel organisée par la Chambre de commerce au district de Montréal.Lè concept de MOPECA a été rendu public mercredi à Québec par le ministre responsable de l’Office de planifi- cation et de développement du Québec.M.Gérard-D.Lévesque.Essentiellement, MOPECA s’inspire d’une étude réalisée pour le compte du gouvernement québécois par une société de San Francisco, Manalytics Inc., qui prédit qu’à Mirabel en 1975, on pourrait manutentionner au minimum 143.000 tonnes de fret et au maximum 372.000 tonnes s’il ne devait y avoir qu’un seul centre important de cargo aérien au Canada.Selon la société Manalytics, le seuil de la rentabilité d’un centre de manutention de marchandises à Mirabel serait de 80,000 tonnes par année.La session d’hier à la Chambre de commerce de Montréal groupait pour la première fois des représentant grands organismes à qui l’on a la mise en oeuvre des travaux i études sur la planification et le dé pement du nouvel aéroport interna Ainsi, l’administrateur délégt Bureau d’aménagement du i ,uve! port international de Montréal NAIM), M.J.G.Dionne, vice-pré de CAIM (Consultants en aéropo temationaux de Montréal), M.Tremblay, président et directeur rai de l’OPDQ, et M.Daniel Arbo lecteur de SATRA (Service d’am ment du territoire de la région portuaire) ont tour à tour expli progression des études et des t qui ont été entrepris à Sainte-Scf que, devenue depuis Mirabel t informations sportives Le Devoir, samedi 31 mars 1 973 • 13 la chronique de 9 trous, 9 coups sous la normale! marc thibeault .A quoi rêvent les golfeurs?D'abord à une ronde de 18 trous avec un pointage de 18 coups sous la normale.ce qui n'est jamais arrive.Donc et ensuite, à une ronde de 9 trous se terminant par un compte de 9 coups sous la normale, ce qu'un pro (en ronde officielle) et deux amateurs ont déjà réussi! Si les noms des deux amateurs demeurent inconnus et distants, celui du pro ne l’est pas puisqu’il s'agit de nul autre que Stan Horne, directeur et co-prqpriétaire (a 25% près) du club de golf de l’He des Soeurs ÿepuis 1968 après avoir été, durant 29 belles années, professeur de golf attitré du club Islesmere de Sainte-Dorothée.L'exploit de Horne fait partie du répertoire d'anecdotes extraordinaires de la série “Croyez-le ou non!” de Ripley et a été plus* d’une fois raconté.Mais comme il s'agit d’une ronde de rêve, elle vaut la peine d'être encore mentionnée.C’est en 1946 sur le parcours Dubsdread de quelque 6,700 verges à normale 35-35 - 70 que Horne a réussi son tour de force incroyable.“C’était dans le tournoi pro-am précédant l'omnium d’Orlando, Floride, que tout cela est arrivé.Je jouais en compagnie d’Ed Fur-gol et de deux amateurs et il va sans dire que je devais terminer chaque trou jusqu’au dernier coup roulé.Le plus amusant est que j’avais très mal joué les 9 premiers trous, soit en 37 coups.Après avoir commencé le lOème trou avec une normale, j’ai joué des oiselets aux llème et 12ème trous, un aigle au 13ème et, pour finir, cinq oiseaux consécutifs.ce qui me donnait un total de 37-26-63, total qui est encore le record du parcours”.Même si c’est au moins la 500ème fois Sue Stan Horne raconte l'histoire, ses yeux e golfeur reflètent encore la fierté du compétiteur qu’il a toujours été."Imaginez-vous que j’aurais pu enregistrer un compte de 25 si je n’avais pas manqué un coup roulé de 12 pieds sur le 18ème trou qui nvaurait donné un qjgle-3”, ajoute-t-il en riant! Horne, 61 ans, retournera à la compétition dès la semaine prochaine sur quatre parcours écossais.Lundi, en effet, il part avec Jules Huot et le réalisateur Dale Barnes pour aller tourner une télémission qui passera sur nos ondes l’automne prochain.Les vieux copains Horne et Huot (27 ans au club Laval-sur-le-Lac, non loin d’Islesmere) joueront un match de 9 trous contre les célèbres pros anglais ' John Panton et Max Faulkner.Même s’il s’agira d’un match amical entre seniors disputé sur quatre parcours différents (les STAN HORNE.1945.après une autre ( !) ronde de 65 à Islesmere indiquée par 65 bqjles ! 9 trous seront partagés deux ici, deux là, etc.), il symbolisera néanmoins l’extraordinaire carrière de ces deux pros chevronnés que sont Horne et Huot.Le palmarès de Home est exceptionnel pour un pro québécois: chair pion junior de l’Ontario à 13 ans en 1925; champion classe “A” du club Lookout Point de Font-hiU, Ontario, (où son père était surintendant du terrain) à 15 ans; champion canadien des adjoints-pros en 1934; champion de l’Association canadienne des golfeurs professionnels en 1936.1937 et 1938; gagnant de l'Omnium du Québec à 8 reprises de 1937 à 1962.et ainsi de suite.Horne a aussi fait sa marque, plus jeune, au circuit américain.Ainsi, en 1937, il joua 67-67-72-68 - 274 dans l’omnium de Miami pour finir bon 4ème derrière Sam Snead.et devant des as tels que Walter Hagen, Gene Sarazen, Horton Smith, Ben Hogan, Leo Die-gel et Paul Runyan.L’année suivante, soit en 1938, Gene Sarazen devait jouer un oiseau sur le dernier trou de l’omnium de Lake Placid pour le devancer d’un coup.En 1940 lors de l’omnium St-Petersburg, en Floride, il finissait 3ème derrière Byron Nelson et Jimmy Demaret.Lorsqu'il mena le peloton lors des deux premières tournées du tournoi de Miami en 1937, il devint le tout premier golfeur étranger à avoir ainsi dominé un tournoi officiel de Ta PGA américaine.Le compte de 63 de Horne à Orlando n’est pas unique.Il a déjà joué le même total à l’ancien club Marlborough de Cartierville en 1939; 64 au club Seigneurie de Montebello en 1954; et, sept ou huit fois, 65 au club Islesmere (voir nnoto).Il a encore à son crédit 8 trous d’un coup.Ce qui devrait certes encourager ceux qui, comme lui, mesurent 5 pieds et 7 pouces et qui.selon les années, pèsent entre 135 et 160 livres! L'homme qui a quitté Ripon, Angleterre, six mois après sa naissance, a passé presque la moitié de sa vie à Islesmere.ce qui lui a laissé d’agréables souvenirs.“J'ai vu ce dub évoluer de façon assez extraordinaire.En 1939, lorsque j’y suis arrivé, les membres étaient 97% anglophones.Lorsque je l’ai quitté 29 ans plus tard, le club était 97% francophone! Et en cours de route, 99% de mes amis sont devenus des Canadiens français", explique-t-il en souriant.Pas trop surprenant, aussi, qu’il se soit remarié, il y a 3 ans, avec la blonde et joyeuse Suzanne St-Jacques.Horne est devenu homme d’affaires avec l’ouverture du parcours de H le des Soeurs en 1968.Depuis, on y joue quelque 30,000 rondes de golf par saison.Bientôt, Horne vivra un autre rêve, celui d’avoir dessiné un parcours de golf dit de championnat.Ce sera le prochain club privé de nie des Soeurs.“Parce que nous louerons le terrain, pour 100 ans, de la corporation Metropolitan Structures, il ne coûtera que trois millions de dollars”, précise-t-il l'air rêveur.“Les travaux commenceront cet été et se poursuivront en 1974, l’ouverture ne se faisant pas avant 1975.Le terrain est situé à un mille d’ici sur la pointe sud-ouest de nie, les 18 trous étant dessinés sur de la terre versée dans le fleuve.Ils mesureront environ 7.000 verges des tertres bleus mais seulement 6,600 des tertres blancs.Nous visons à avoir 400 membres masculins, 650 à 700 toutes catégories.Plusieurs trous seront des répliques de trous célèbres.le Sème de Cape Cod, le 7ème de Pebble Beach, le Sème de St-Andrews, le 12ème d’Au-gusta, le 17ème de Royal Birkdale.” Et nous quittons le gentillhomme - golfeur qui, sourire au lèvres, continue à vivre ses rêves.(Non mais 9 coups sous la normale pour 9 trous.en commençant avec une misérable normak j part ça! Tu parles d'une ronde à vous faire dormir 9 belles heures! ).Billy Martin claque la porte! LAKELAND, Floride (PA) - Une confusion la plus complète règne quant au départ de Billy Martin à titre de gérant des Tigres de Détroit après que celui-ci eut quitté l’équipe à la suite d'un entretien avec le directeur général de l'équipe, Jim Campbell."J’en ai assez, cherchez-vous un nouveau gérant," aurait déclaré Martin en quittant Campbell.Martin et Campbell s'entretenaient en compagnie du voltigeur Willie Horton afin de discuter d'un incident survenu jeudi alors que ce dernier quittait le stade durant le match opposant les Tigres aux Red Sox de Boston.Martin aurait imposé une amende à Horton jugée relativement légère par Campbell.Non satisfait de la façon dont les choses se sont déroulées, Campbell a demandé aux intéresses de venir dans son bureau où il haussa l'amende.“J'ai dit à Billy et à Willie ^Baseball Mkr Cincinnati 3.Atlanta 1 Détroit 9.Philadelphie 5 San Diefto 2.Cleveland 0 Boston 4.Chicago (A) 2 Minnesota vs Houston Los Angeles vs Californie San Francisco 6.Milwaukee 0 Oakland 4, Chicaec (N) 3 Baltimore 8 Kansas City 4 New York (A) 4 Texas 1 Aujourd’hui Montréal vs Chicago (A) Philadelphie vs Cincinnati Pittsburgh vs Boston Atlanta vs Détroit St-Louisvs Kansas City Minnesota vs Houston New York (N) vs New York (A) Los Angeles vs Californie San Diego vs Cleveland San Francisco vs Oakland Chicago (N) vs Milwaukee Texas vs Baltimore Demain Montréal vs Philadelphie Pittsburgh vs Cincinnati Atlanta vs Baltimore St-Louisvs Chicago (A) Minnesota vs Houston New York (N) vs New York (A) Californie vs Lot Angeles San Diego vs Cleveland Chicago (N) vs Milwaukee San Francisco vs Oakland Détroit vs Boston Kansas City vs Texas à L'heure de vérité a sonné pour 5 équipes de la Ll\lH ‘V p#f >¦: Doug Sanders frappe la balle hors d'une trappe de sable mouillé lors de la 2e ronde de l'omnium de Greensboro.Sanders a joué 68 hier, pour un total de 133, soit 11 sous la normale.Il est parmi les meneurs.(Téléphoto AP) Billy Casper en tête après un étonnant 64 GREENSBORO, Caroüne du Nord (d'après AP) - Le vétéran Billy Casper, jouant ses coups roulés avec une touche de magicien, a inscrit hier une carte de 64, soit 7 sous la normale pour prendre la tête, après deux rondes, de l'omnium de Greensboro dont les bourses totalisent $210.000.En même temps, Lee Elder jouait un 72 après avoir inscrit un 64 la veille et retombait à cinq coups du meneur.Elder doit gagner l’omnium s’il veut devenir le premier Noir à participer au tournoi des Maîtres, la semaine prochaine, à Augusta.Casper, âgé de 41 ans, qui tente de mettre un terme à la plus longue léthargie de sa brillante carrière, n'a pas ’ .fait mentir sa réputation de spécialiste des coups roulés et totalise 131 après deux rondes.“Je ne me rappelle même pas la dernière fois où j'ai joué un 64”, de dire Casper.“Mes coups roulés ont été tout simplement lamentables ", affirmait de son côté Lee Elder qui en a raté 5 de 5 pieds ou moins, au cours de cette 2e ronde disputée par une température défavorable.En 2e place, on retrouve Lou Graham, à un coup du meneur tandis que l'extraordinaire Sam Snead, qui ne semble nullement gêné par ses 60 ans, est ex-aequo avec Doug Sanders au 3e rang, à deux coups de Casper.A 134, on retrouve quatre joueurs, dont le Canadien George Knudson.HOCKEY Pour cinq équipes encore, rien n’est moins certain qu’une participation aux séries éliminatoires alors que pour d'autres.le problème se situe au niveau des joueurs qui se plaignent de ne pas jouer assez souvent.Alors que la ligue Nationale entre dans sa dernière phase, l'équipe qui terminera la saison au 4e rang tant dans la section Est que dans la section Ouest, n’est pas encore connue.De plus les 2e et 3e places dans l’Ouest ne sont pas déterminées.Par ailleurs, le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston, lesquels devraient faire les frais de la finale de la coupe Stanley, accordent à des réservistes l'occasion de jouer, ce qui ne semble nullement plaire à certains vétérans.Jacques Lemaire ne prise guère la tactique de son instructeur, Scotty Bowman.Fort d'un excellent début de saison qui lui a permis de se maintenir parmi les meilleurs pointeurs de la ligue, Lemaire a glissé de quelques échelons dernièrement si bien qu'il risque de ne pouvoir terminer parmi les 10 meilleurs.Si c’est le cas, le centre du Canadien ne pourra toucher le boni qui est rattaché à cet exploit.Or Lemaire s est plaint mercredi après le match contre les Black Hawks de Chicago, que l’instructeur ne l'u-tilisait-pas suffisamment, l'empêchant ainsi de réaliser son objectif.“Je ne suis pas à l'aise lorsqu'on utilise quatre trios,'' a dit Lemaire.Les pleurs de Lemaire ne sont guère justifiées car il joue suffisamment pour récolter quelques points à chaque rencontre.D'ailleurs s'il tenait tant à terminer parmi les 10 meilleurs pointeurs, il aurait offert une solide performance dimanche dernier contre les mêmes Black Hawks qui l'ont emporté 65.A Boston, c'est le gardien Ed Johnston qui se dit malheureux d'être relégué à un rôle de réserviste.Depuis l'arrivée de Jacques Plante, Johnston n'a pas souvent l'occasion de jouer, d'autant plus que l'instructeur Bep Guidolin fait maintenant confiance à Ron Brooks.Johnston n’a pas joué depuis le 13 mars.Le gardien des Bruins a cependant eu un entretien avec le directeur général Harry Sin- den, et il est fort possible que Johnston affronte le Canadien demain après-midi à Boston.Au Forum ce soir, le Canadien accueillera les Rangers de New York.Rod Seilling, au rancart pour le reste de la .saison à cause d une fracture p- ience dan» au main» deux de» patte» décrit» ci-haut, pour pre»- ,-ctotlve (offiet), Excellente» condition» de travail plu» otturance - Salaire lelon compétence - Entrevue à Torontp - frai» de déplacement payé».Communiqués en toute confiance aveci Paul lannuxzi, DAISONS PRESS LTD.(416) 889-9282 • frais virés 2-4-73 PROPRIETES A VENDRE ST-LAMBERT disposons actuellement de 14 magnifiques terrains boisés pour maisons sur mesure de $40,000 à $75,000.Désirons vendre terrains ou livrer maisons complètes selon vos goûts et budget.Gilles Mes-sier i Associés.769-8344 24-73 ST-ISIDORE: Split level, 6 pièces.garage, cabanon de rangement.grand terrain gazonné, 25 minutes " .Tél:454-9536, 454- centre-ville.9652, 739-1890 24-73 ¦1H A.E.LePAGE 5*alti*3 COTE-DES-NEIGES: Jean Brillant, face Université, duplex pierre-brique, haut 6, bas, 8,4 chambres, sous-sol fini, garage.Bas libre incluant draperies, tapis, certains meubles.Tél.738-6/58 ou 733-2781.94-73 OUTREMONT COTTAGE semi-détoché, de 4 chambre» à coucher avec le minimum de dépenses à prévoir car: cuisine, salles de bains, sous-sol, toiture, fillage, plomberie, fournaises, balcons ont été refaits.Fenêtres Rusco intérieures - 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Qui flatte.- Cela.2- Ensembles des ruches.-Princioe actif des graines du persil.3- Qui nie (existence de toute Divinité.- Erbium 4- En outre, de plus.- Caractère de ce qui est inné.5- Circule dans les diverses parties des végétaux, -Rayon, - Difficile à entamer.6- Epoque, - Baryum.Croyance fervente, 7- Moisde Marie.- Carbonate basique de plemb, 8- Rendre meilleur.En pays musulman, octroi de la vie sauve à un ennemi vaincu.9- De (Ionie - Thallium Pronom personnel.10- Nous obstinons.- A lui, 11- Ceux qui ont un droit d'usage.12- Arbre.- Rendre un son enroué, Verticalement 1- Terrain planté de fraisiers.2- Combattre corps à corps et sans armes.- Ensemble des hommes 3- Fin.4- Sujet, matière que (on se prnpose de développer, -Elle conduitdesânes.5- Au golf, oetite cheville.-Petit cheval de selle.6- Erbium, - Se rendra, -Débarrasse les étoffes des noeuds.7- Recueil de bons mots.-Chrome, - Notre-Sei-gneur, 8- A lui.Noyau de la Ter-re-, - Empereur de Russie.9 - Arme ancienne.- Fait de vive voix, - Gallium 10-Métal blanc, de numéro atomique 77.- Condiment 11 - Cobalt Familière- ment.Akène ailé, comme chez l'orme.12 - Substance susceptible de provoquer une allergie dans un organisme.Strontium.Solution d'hier I 3 S 4 S t 7 10 II 13 jf AVEC LE PETIT ROBERT.PAS DE PROBLÈME Comme un beau gros bateau chargé de bonnes choses, guidé par un capitaine plein d’expérience, équipé par des marins en grande santé, poussé par les espoirs de tous ceux qui sont restés sur le quai et qui lui souhaitent un bon voyage, confiant de remplir sa mission mais conscient de son poids (et assez prudent pour s’arrêter à toutes les escales), fier de sa belle voilure qu’il déploie pour la première fois, “Kamouraska” vient de prendre le large.La bouteille de champagne s’est bien cassée sur sa coque neuve: le public de la première, celui de Saint-Pascal comme celui de Montréal, a réagi favorablement, d’une façon discrète qui fait penser à la méthode artistique de Jutra lui-même, et qui en dit probablement plus long que tous les bravos.Les menuisiers sont encore à examiner la construction pour voir si elle est étanche, mais il y a fort à croire qu’une fois la fin de semaine passée, la critique aura unanimement certifié la qualité de cette “grosse affaire”.Les papiers présentés par l’équipage au moment de l’embauche le laissaient bien croire: Claude Jutra, Anne Hébert, Michel Brault, François Barbeau, Serge Beauchemin, Geneviève Bujold, Janine Sutto, Pierre Lamv, la troupe Marie-Calumet: qu'on les nomme pêle-mêle et qu'ils travaillent dans des domaines fort distincts, peu impor- tistique du film, elle signifierait une “permanence” parmi les créateurs du septième art pour le créateur Jutra, et le consacrerait a peu près définitivement comme le meilleur représentant de son cinéma national.Ça lui ferait plaisir, et ça ne nous ferait pas de tort,qu’il soit notre ambassadeur, car le réalisateur de “Antoine”, s’il est un drôle de patriote, est un patriote quand même: comme tous les artistes Canadiens français élevés à l’aise (et qui ont du talent.) Jutra semble considérer le Québec comme un jardin merveilleux où il peut se livrer à toutes sortes d’inventions; il s’y promène à l'aise sans avoir besoin de le connaître à fond.Il porte un regard bienveillant (qui est tout le contraire du regard dur des parvenus) sur tout ce monde dont la mentalité est à vrai dire loin de la sienne.Il en fait des créations sympathiques et attachantes, qui ne disent pas toute la vérité.Il aime le Québec d’un amour d’enfant.Pour “Antoine” il ira galamment chercher le talent d’Olivette Thibault, qui jouait avec sa soeur Mimi Jutras lorsqu’il avait huit ans.Pour “Kamouraska”, il en fera autant avec Madame Camille Bernard, qui dirigeait une école de diction, dans les années 30.Et seul Claude, parait-il, a le tour de convaincre ces dames de faire du cinéma! Il aime le Québec d’un un regard haut sur les choses: F.Scott Fitzgerald, dans ses célèbres phrases qui commencent “Let me tell^you about the very rich.”, a bien décrit comment ce regard “haut” pouvait devenir hautain, sans méchanceté de la part du bourgeois.D’aucuns, également, ont déjà trouvé le roman d’Anne Hébert “déréalisé”, “escapiste”, et Jutra.en entrevue, n’est-ü pas allé jusqu’à se qualifier de hautain! Dans son cas, une certaine alliance naturelle avec la jeunesse québécoise (cf.“Wow", ou son appartement du Carré) le rapproche aes nouvelles mentalités, où ces distinctions n’ont plus cours: il me semble clair, par contre, que la romancière a décrit le Québec exactement comme une artiste de bonne famille, douée d’une grande sensibilité et d’une belle imagination, pouvait le faire.Quel genre de Québec a été décrit par Alain Grandbois et St-Denys Gameau, qui ont vécu dans notre campagne?Serait-ce le Québec que la plupart d'entre nous reconnaîtraient si on nous parlait du “Québec rural"?Certes pas.Car le grand bourgeois ne regarde pas seulement haut, il regarde souvent ailleurs.Et cet ailleurs est rarement nord-américain.Telle grande famille, par exemple, habitera encore le Montma-gny de ses ancêtres, mais ses membres ne verront pas le restaurant au sûr.Car le passé est du côté de l'Europe.surtout pour le grand-bourgeois sensible et artiste.De plus, pour une bourgeoisie de pays conquis, l'avenir a forcement moins d’importance que le passé.• Ainsi Anne Hébert lorsqu’elle compose des romans, et Claude Jutra quand il tourne des films: tout est là.Il faut peser bien sûr les valeurs “modernisantes” du cinéma et celles, “passéi-santes”, de la littérature.Du reste, toute rencontre entre un roman et un film, si les oeuvres sont de qualité, constitue une aventure étonnante dans le temps, un “cas”: une oeuvre qui appartient à la forme d’art majeure du XlXe siècle est transmise comme un flambeau à un créateur qui oeuvre dans la discipline artistique majeure de notre siècle; il va tenter de faire revivre l'histoire sans éteindre la flamme.“Kamouraska” est notre premier vrai cas roman-cinéma, puisque c'est la première fois qu’un romancier et un cinéaste d’égal talent se rencontrent ici.Evidemment différent de “Gone with the wind”, de “L'espoir”, de “L’arrangement”, de “Anna Karenina", (aussi différent que ces oeuvres ne le sont entre elles), "Kamouraska” leur ressemble toutes, comme un cousin.oeuvre de son milieu.En s’associant à Claude Jutra, elle donne à ce travail une rampe de lancement qui le propulsera sans le dénaturer (inversement, Jutra trouve un sujet qui lui permettra de faire valoir à la fois ses talents et sa sensibilité vraie).Car d’égal talent, je dirais qu’ils sont avant tout d’égale idéologie artistique, d’égale sensibilité.Leur rencontre ne pouvait être que fructueuse.Il est dommage que malgré toute notre sociologie, nos artistes n'aient pas encore fait ce que faisait (à vingt-cinq ans!) Thomas Mann avec ses “Bud-denbrooks”, soit le portrait d une société à partir de scs classes sociales.D faudrait que notre sociologie cesse d’être constamment mise au service de toutes les causes politiques qui passent, et qu’elle soit approfondie jusqu’à imprégner la sensibilité.D est clair par exemple que la remise du Grand Prix littéraire de Montréal cette année (ie parle de la cérémonie) était un bijou de manifestation sociale, axée cependant sur un tout autre groupe de notre collectivité: l’allocution du maire Drapeau, de son directeur Léon Lortie, l’écho dans le lobby ecclésial de l’Hôtel de Ville, cela nous transportait cette fois dans la petite-bourgeoisie de TEst, cette classe industrieuse, sévère et modeste, qui a donné ses meilleurs hom- L’oe grand OBERT G IJ otre oisie te, ce sont tous des gens dont on reconnaît d’emblée la compétence, même quand on ne partage pas leurs goûts! “Kamouraska" sentait la qualité, dès le départ; on savait qu’il était littéralement “parti pour la gloire”, c’est-à-dire parti pour faire un beau voyage, et pour se rendre le plus loin possible, dans sa carrière de produit commercial, de spectacle, d’oeuvre d’art.Même si bien parti, on ne pouvait pas - et on ne peut pas-prédire jusqu’ouse poursuivra la carrière.Les vagues du public payant viendront-elles “soutenir” ce bateau qui a coûté très cher?On dit que pour un long-métrage ayant coûté un million à produire, il faudrait cinq millions de dollars à l’entrée; mettons un million de spectateurs ici, et un million et demi en Europe ou ailleurs; mettons qu'au Québec tout marche, il le reste le défi étranger à relever.Et “Kamouraska” se rendra-t-il à bon port, à Cannes par exemple?On connaîtra la liste des films invités à ce festival d’ici quelques semaines.Cannes, où on peut passer inaperçu même en étant invité a participer, ne renfloue pas toujours la carrière commerciale d’une oeuvre.Mais vue la situation du cinéma québécois en ce moment, la participation au festival 1973 assurerait au moins la carrière ar- amour d’enfant, et ne peut créer qu’en portant sur lui un regard doux, tendre, aveugle à certaines réalités.En ce sens-là, “Mon oncle Antoine” ressemble à “Kamouraska”, et tous les films que Jutra fera auront la même qualité et le même défaut.Parler aux créateurs (encore une fois, ceux qui ont du talent, et non les "téteux” esthètes sécrétés par le flot ininterrompu d’argent) de notre grande bourgeoisie, c’est découvrir souvent qu’ils connaissent mal le Québec.mais qu’ils l’aiment.Ou plus précisément, qu’ils s’en sont faits un portrait sympathique parce qu’ils ont eu la chance de Çouvoir en prendre ce qui leur plaisait.el fils de colonel élevé à Montréal ira en Beauce et s’étonnera que les gens aient de l'électricité! Son contact avec les Beaucerons sera cordial cependant, et il en reviendra joyeux.Pierre Dan-sereau décrit ses étés passés en Gas-pésie avec Fadette.Henriette Dessaul-ies elle-même décrit Saint-Hyacinthe.Mais est-ce bien la Gaspésie?Est-ce bien Saint-Hyacinthe?On est charmé, on reconnaît ces lieux, mais ils ont été comme transformés, embellis, annoblis, à la manière du Québec que décrit Anne Hébert dans “Kamouraska ”.Le grand bourgeois malgré lui porte bord de la route, un quick-lunch où s arrêtent des gros autobus Voyageurs, ni les stations de gaz ni les centres d’achat ni les enseignes néon, tous ces signes de la prospérité américaine, de la grosse santé economique qui nous possède, nous vivifie, nous transforme, nous rend méconnaissables, malgré la vocation catholique et française que nous nous étions donnée.Les grands-bourgeois se serviront bien sûr du gaz, du restaurant, de l'autobus: ce sont rarement des snobs, comme peuvent l’être les nouveaux-riches, ou pire, les nou-veaux-instruits.Ils emploieront ces choses, mais ils ne les verront pas.De Montmagny, leur esprit retiendra seulement le beau couvent qui est au bout de la rue de la Fabrique.De même, tel descendant d’un célèbre Patriote de 37 élèvera ses enfants dans le désert culturel de Ville Mont-Royal, sans pour autant perdre sa culture, ni déculturiser ses enfants: chez lui, dans un bungalow comme tous les autres, se trouvent des meubles, des parlures et des moeurs qui garantissent la survie des mentalités: ses enfants iront au High School, mais ce ne sont pas les images du High School qui nourriront leur adolescence: ce sont les belles images dans les vieux livres qu’ils lisent le soir.Des images européennes à coup Mais précisons que le long détour qui a été pris plus haut a été pris parce qu’avant d être une superproduction d’epoque ou un “cas” ou une oeuvre du septième art, “Kamouraska" est l’oeuvre majeure de notre grande bourgeoisie.C’est ainsi qu’elle doit être vue et comprise, autrement ses caractéristiques normales et naturelles - le manque de perspective historique, par exemple - seront pris à la longue pour des défauts, pour des carences.En réalité, madame Hébert a été d'une grande “sincérité” et d’une grande honnêteté envers la sensibilité qui est la sienne et celle de sa “classe sociale".Elle a poussé cette sensibilité jusqu’à son expression la plus pure, choissis-sant instinctivement une aristocrate (du passé) et faisant fi des circonstances politiques (l’histoire d’amour se déroule peu après les événements de 1837) significatives; à peine apprenons-nous que Nelson est Loyaliste, mais cela regarde la Révolution américaine de plusieurs décennies auparavant.Disons que si “Bonheur d’occasion”, “A-lexanore Chênevert” et “Rue Descham-bault” composent la grande oeuvre du prolétariat citadin au Canada français, et si un Lévy Beaulieu travaille à faire la grande oeuvre du prolétariat rural, Anne Hébert a réussi a faire la grande mes à des institutions comme Le Devoir, les Caisses Populaires (ou le mouvement anti-conscnptionniste!).On se serait cru aux débats des soirées de l’Epargne à la Palestre Nationale il y a trente ans, ou aux premières réunions qu’on voit décrites dans les vieux bulletins “Entre-Nous ”.et qui ont donné naissance au mouvement coopératif par paroisse.Ce décor était attachant, le maire Drapeau en devenait attachant, parce que c’était un décor culturellement authentique.De même le décor forgé par Anne Hébert, mis-en-scène par Claude Jutra, photographié par Michel Brault, est attachant parce qu’authentique.Est-il incomplet?Alors ui viendra, comme Thomas Mann, coure les morceaux ensemble, les morceaux offert par madame Hébert, par Gabrielle Roy, par le chanoise Groulx, par Kérouac, par Michel Tremblay?Et peindre le grand tableau québécois?Entre-temps, on peut se réjouir pu un nouveau “morceau” s’ajoute, qui soit bien fait.Le roman d’Anne Hébert, correctement vu dans cette optique, est une pépinière de renseignements sur notre bourgeoisie, autant dans ce qu’il nous dit que ce qu’il ne nous dit pas.J’aimerais citer ici ces innombrables petites perles révélatrices, sur l’honneur dans les sentiments, les manières LE DEVOIR » Malrîiux li Aniijnéuioiæs I-esmtrt.s A'* j Harm: I X'''' V:- % commenter et décortiquer.la télévision am JACQUES THIBA CALMANN-LEVY D OLE ET PIEUVRES ?T FlAMMAf» ALFRED SAUVY CROISSANCE ZERO?-tm VIENT DE PARAITRE.—¦/-?- ,.AUX \EDITIONS DU JOUR TOCQUEVILLE AU BAS CANADA w présenté par Jacques Vallée .\ • En plein coeur du XIXieme siede, Te grand Tocqueville découvre les Français du Canada ./ \ ’ \ • • • * ' , .d ' r I ^ En vente partofît au prix de S3.50 — distribuée par les Messageries du Jour, 8255, rue Durother, Montreal 303 — Tel.: 2174-2551 “ j ri EDITIONS DU rréüdantot directeur générât I 18 • Le Devoir, samedi 31 mars 1 973 C est une production du œplUêI Un ouvrage magistral clair, complet, détaillé, facile à lire, réalisé par un spécialiste en pédiatrie .à l’intention de tous les parents.400 difficultés et problèmes chez Tentant questions-réponses Par Alain Rideau Médecin psychologue ¦ spécialisle en pédiatrie POUR COMPRENDRE.SAVOIR, AGIR: UNE FORCE DANS LA VIE: LA BIBLIOTHEQUE DE PSYCHOLOGIE MODERNE BON D'EXAMEN GRATUIT > BIDLIOTEC 30309 A retourner à : cp 220 ville mont-rcryal — 301.Québec Veuillez m’envoyer votre ouvrage : • 400 difficultés el problèmes chez l'enfant • Durant 10 jours, j’aurai tout le loisir d’en prendre connaissance et de l’utiliser.Passé ce délai: Nom, prénom • Je pourrai l’acquérir au prix de $ 7.10 (-f 35 0 de port) el choisir d’autres volumes dans la Bibliothèque de Psychologie Moderne Ha Mémoire.l'Equilibre.Savoir communiquer.l'Intelligence efficace.Connaissance de l'enfant.l'Inconscient.Savoir persuader.Connaître les autres, etc.) que je paierai au mime prix.• Je pourrai vous le retourner sans rien vous devoir et sans avoir à justifier mon refus.CARREfoTflbïUiSaGttTENKERC £B> m)°m& Q métro Sherbrooke ^ 3453 Sf Denis _De 10% à M% 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culturelle?A qui reconnaît ta nécessité et le bien-fondé d'une politique culturelle, il revient encore de répondre à une autre question: qui peut et doit élaborer et appliquer cette politique culturelle?Bien sûr, on pense en premier lieu au Ministère des Affaires culturelles, et l'on n'a pas tort.J’accorde une grande importance à ce ministère.Je suis de ceux qui regrettent qu'il n'ait pas les fonds qu’il devrait avoir, le dynamisme qu'on aimerait lui reconnaître, le prestige dont il devrait jouir au sein du Gouvernement et dans l’ensemble de la société québécoise.Je suis de ceux qui croient que le Ministère des Affaires culturelles devrait ou devra être un ministère-clé dans la politique québécoise d'aujourd'hui et de demain.Et s'il ne l’est pas, ce n'est pas dû à tel ou tel ministre, tel ou tel haut fonctionnaire; ce n est pas attribuable à ce Gouvernement-ci plus qu à un autre.C’est notre faute à nous tous, et c'est notamment la faute des divers gouvernements qui ont successivement présidé aux destinées du Québec ces dernières années.Comment se fait-il que l’on accorde plus de prestige et d’importance au Ministère de l'Education qu'au Ministère des Affaires culturelles, alors que ce dernier devrait être le ministère-clé de la réflexion et de la pensée d'un gouvernement québécois?Le Ministère de l'Education devrait être considéré comme un des ministères chargés d'actualiser la politique culturelle dans un domaine particulier de la culture, domaine dont on peut d’ailleurs se demander s'il n'est pas de plus en plus déphasé d'avec la vraie culture.Etant donné ce qu est le Québec, comme entité d'abord culturelle qui se cherche et tente de se définir, le Ministère des Affaires culturelles devrait être, à mon avis, le pilier, le ministère central d'un gouvernement comme le Gouvernement du Québec.Mal-heusement, il faut bien constater que le Ministère des Affaires culturelles est loin d'avoir les fonds et 1 élan que l’on trouve au Secrétariat d'Etat du Gouvernement fédéral.Pourtant, ce Secrétariat d’Etat ne peut pas être présenté comme le modèle de tous les ministères culturels.J’en faisais l’éloge tout à l’heure, je pourrais maintenant en fa’re la critique.Mais que notre Ministère des Affaires culturelles du Québec ressemble un jour à ce Secrétariat, j’en serais plus heureux et plus fier! par GUY ROCHER & *m.m Le sociologue Guy Rocher poursuit cette semaine son "interrogation prospective” sur l’absence d’une politique culturelle québécoise.Cette sixième partie, comme les cinq précédentes qu’on aura pu lire la semaine dernière, faisait partie d’un texte livré à l'origine sous forme de conférence à la "Rencontre Communications-Jeunesse” de l’automne 72.Le point noir marque la fin de cette sixième partie, et la conclusion de l'auteur.Si j’accorde cette grande importance au Ministère des Affaires culturelles, je tiens tout de suite à ajouter en deuxième lieu que je ne voudrais pas pour autant qu'il soit le planificateur de la politique culturelle.Ce serait un désastre qu'il n’y ait qu'un planificateur de la culture québécoise.Le Ministère des Affaires culturelles doit devenir un agent de réflexion, un animateur, un catalyseur, il doit procurer les moyens, développer des assemblées, créer des lieux de rencontres, provoquer des réactions, appeler des critiques et même les provoquer, mais il ne doit pas vouloir devenir lui-même le planificateur de la culture.Sans quoi, il mourra sous le poids de son propre ridicule.Pour jouer ce rôle d’animateur, le Ministère des Affaires culturelles doit faire appel à la consultation la plus large possible.A ce sujet, je n’arrive pas à comprendre que le Conseil des Arts du Québec continue à n’exister que sur le papier.Not'- faisons face à cette grotesque situation où les membres de ce Conseil sont nommés depuis longtemps, sont disposés à travailler.mais ne sont pas autorisés à se réunir.Je crois que Communication-Jeunesse de- La NRF entre dans F Histoire Un professeur normalien et agrégé, M.Auguste Danglès, chargé d’enseignement à Paris-Xe, vient de donner à la Nouvelle revue française les archives qui lui manquaient.C’est pour une thèse consacrée aux débuts de la N.R.F.(1890-1914) au’il s’est attelé à cette tâche e Romain, ayant eu à réunir des documents jusqu’ici fort épars.Il se trouve ainsi à la tete de trois énormes volumes pour l’instant dactylographiés, dont il a soumis le premier seulement, la Formation du groupe et les années d’apprentissage (1890-1910) au jugement de la Sorbonne.Celle-ci a pris un vif plaisir à la résurrection minutieuse de ces vingt-cinq ans de notre vie littéraire qui, dans le tourbillon des idées, les conflits d’esthétique, les brouilles d'amis, les tentatives infructueuses, ont abouti à la creation de la souveraine revue.1890-1914.Epoque de transition et de transmutation des valeurs.André Gide et le groupe qui l’entourait ont ressenti les bouleversements qui s’opéraient avec la sensibilité d’un sismographe.En même temps ils se cherchaient eux-mêmes, leurs oeuvres; dans une esthétique exigeant la plénitude, la densite, l’aisance; dans une éthique de liberté totale, de recherche de sincérité, de respect de l’autre.Avec les faux pas de ceux que rien n’arrête.Autour d’André Gide, qui se révélait l’animateur, se cons- titua lentement le premier groupe: Marcel Drouin, André Ruyters, Henri Ghéon, Jean Schlumberger, Jacques Copeau: “Six personnages en quête d’une revue.” Autour d’eux surgit tout le monde littéraire de l’époque.Après un faux départ, en collaboration avec Eugène Monfort, en 1908, la R.N.F.prend son essor en 1909.M.Auguste Danglès a bien voulu répondre à nos questions sur l’ensemble de son trr.vail.• Comment avez-vous maîtrisé ce déluge?“Je n’ai pas de méthode, je tente seulement de suivre les contours apparents du donné et de rendre la température du vécu.Quand la conversation du groupe est très débridée, j’essaye d’être débridé aussi, pour restituer tous les tons.“Ce serait une folie de croire qu’on va pouvoir rendre l’intégralité du vécu.Il faut retrouver certaines lignes de force, certains moments décisifs.Je le fais au flair.” • Quelles sont vos principales conclusions?“Il m’a semblé que se dessinait dans cette histoire de ia N.R.F.de 1909 à 1914 un certain nombre d’étapes.D’abord, les origines et les années de tâtonnements, d’expérience: la formation du groupe et les années d’apprentissage (1890-1910), premier tome.“En 1911, comme la revue progressait, qu’elle attirait l’attention, elle a été soumise vrait réclamer la libération du Conseil des Arts du Québec de l'emprisonnement, de l’incarcération qu’on lui fait subir et sa résurrection du tombeau où il n'est pas mort mais endormi.Je suis en faveur d'un Conseil des Arts du Québec, mais à la condition que ce dernier, comme tous les Conseils du genre, soit ouvert, attentif à la vie culturelle sous toutes ses formes et démocratiquement orienté.Je sais le danger d’isolement qui menace une institution de ce genre, et comment elle peut facilement s’enfermer dans une certaine conception, souvent dépassée, de la culture.C’est en partie pour éviter ce travers que je voudrais que le Conseil des Arts du Québec soit composé d'artistes et non seulement d’administrateurs ou de mécènes du monde des arts.On a facilement tendance à nommer à ce genre de Conseil des administrateurs, étant donné l'énorme budget qu'ils ont en main, à des critiques de plus en plus plutôt que des artistes à qui violentes où le littéraire et le une fois de plus, comme le dit politique étaient étroitement Ionesco, on ne peut pas faire mêlés - alors que Gide et son confiance lorsqu'il s'agit d ar-groupe avaient fait tous leurs gent.efforts pour dissocier le litté- , .raire du politique.Ils se sont jf ^Uf^rte egalement que trouvés à la fin de l’année dans ce(.t' P^ttque culturelle ne un désarroi total; Gide en par- 5?., Pas c(uI(in Pr°duit de ticulier a traversé une des pé- ^uebec' 3U elle ne descende riodes les plus noires de sa Pas Jusqu a nous de là-où-loge-vie.Ils ont alors remanié la Uieu-le-pere.Il faudra plutôt direction de la revue.Copeau clu ede soit un effort générali-est devenu directeur et Jacques clue *es plans et les priori-Rivière secrétaire de rédac- t®s soient étabhs à la suite tion.Mon deuxième tome, l’A- d’une réflexion collective qui ge critique, va jusqu’en 1912.86 iasse aussi bien en provin- “Les grandes années ce œ' comme on dit, qu a Qué-sont 1913, 1914, qui firent bec.Il en va de même pour éclore une floraison d’oeuvres: l’application de cette politique, le Grand Meaulnes, Bamabooth, Malheureusement, jusqu’ici, Jean Barrois, les Caves du la politique culturelle du Con-Vatican.En même temps, les seil des Arts du Canada ne critiques de la N.R.F., celles se fait surtout sentir que dans de Jacques Rivière en particu- des grandes villes.La plu-lier, deviennent beaucoup plus part des fonds que ce Conseil profondes, moins fondées sur distribue vont vers certaines des a priori du goût que sur grandes villes, très peu vers une recherche des modalités les petites villes et moins en-de la création.C’est la période core les milieux ruraux.Il où ils embarquent à leur bord faudrait pourtant que non seu-Albert Thibaudet, qui va donner __________ lement faction d’un Conseil des Arts se fasse sentir jusque dans les rangs les plus éloignés des milieux ruraux, mais que le "feed back" vers le Conseil des Arts, l'effort de réflexion qui est finalement l'effort de planification globale, vienne des petites villes et des villages autant que des grandes villes.Bien sûr, les grandes villes, comme Montréal, ont-elles un Conseil des Arts qui devrait être un acteur important dans la réflexion d'une planification d’ensemble.Mais il devrait y avoir aussi des conseils régionaux de planification culturelle, de manière que toute la planification ne se fasse pas a Québec, comme elle se fait en ce moment à Ottawa.Il y a, en d'autres termes, une sorte de collégialité, ou devrais-je dire, de socialisation de la politique culturelle qui est aujourd'hui devenue essentielle à une véritable démocratisation de la culture aussi bien que de toute la société.Je voudrais aussi qu'on fasse appel beaucoup plus qu'on ne fa fait jusqu'ici aux artistes, aux interprètes, aux artisans de la culture pour participer non seulement comme clients de la politique culturelle, mais aussi comme acteurs, à la création et à la mise en application de la politique culturelle.Ainsi des propositions de politique culturelle devraient-elles venir d'associations comme Communication-Jeunesse.Mais il ne faut pas oubüer par ailleurs que les artistes sont souvent des individualistes.Ils n'entrent pas facilement dans des groupements et des associations.Il faut aller les chercher chez eux, dans leur ateher, dans leur campagne, dans leur bois.J'ai souvent eu l'occasion de constater, surtout ces derniers mois, combien les artistes n'appartiennent que très partiellement à des associations comme la vôtre.Ils refusent même par principe de s'associer à tout corps qui se dit représentatif de leurs intérêts, car ils se méfient non sans raison de tout mode de représentation.Ce n’est donc pas nécessairement dans des sociétés d'écrivains ou dans Communication-Jeunesse qu'on va trouver les artistes, les créateurs, les concepteurs.Il faudra aller au-delà de ces groupements, les chercher chez eux pour les écouter et les faire parler.• Pour conclure, je dirais, comme Raymond Lévesque, qu’il y a bien loin entre la politique culturelle écrite dont j’ai essayé de tracer ici les grandes lignes, et la politique culturelle vécue ou parlée.Il y a la même distance entre les deux que celle qu’on trouve entre la langue écrite et la langue parlée et que nous décrivait Raymond Lévesque sur le mode amusé et subtil.Ce dernier nous disait pourquoi il faut se méfier de ceux qui croient nous enseigner à parler comme on écrit.Je dirai de même qu’il faut aussi se méfier de ceux qui comme moi, ici, parlent de la pqliti- 3ue culturelle et qui essaient 'en tracer le plan.Je crois qu’il faudra surtout faire confiance à ceux qui, comme Ionesco, refusent toute politique culturelle.C’est à eux qu’il faut d’abord demander: “que serait une politique culturelle que vous jugeriez acceptable et possible?”.Ce sont eux, les plus sages planificateurs, ceux qui ne veulent pas d’une planification! Et pour répondre finalement à la question que j’ai posée dans le titre de cette conférence, je dirai que nous aurons une politique culturelle au Québec si nous savons aller vers ceux qui n’en veulent pas, si nous savons écouter ceux qui ne savent même pas qu’une pobtique culturelle puisse et doivent exister, par exemple les enfants et si nous commençons par faire taire ceux qui comme moi ont trop à dire sur le sujet! une chronique régulière de littérature, et André Suarès.La revue grossit matériellement.Toutefois, ils portaient en eux un “ferment d'inquiétude”.Ce sont les gens de la N.R.F.qui ont lance le mot d’inquiétude dont on a abusé après la guerre - si bien que j’ai appelé le troisième tome: Une inquiète maturité.” (propos recueillis p*r Françoise Reiss du journal LE MONDE) LIVRES PEINTURES SCULPTURES CANADIANA AGENCE ARTOIS ENRG.TÉL:521-4082 3465, Sherbrooke Est ACHETE VOS LIVRES MONTREAL 401 CHOIX DE BEAUX LIVRES :SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT: i Le Devoir, samedi 31 mars 1973 • 19 catalogue et magazine gratutta marabout 226 Eet, Chrietophe Colomb - Québec 2 cahier arts et lettres Éditions Hurtubise • HMH 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 849 6381 Les “Confitures": Jacques Ferron règle ses comptes! par IVANHOÉ BEAULIEU J on il Simard t Une façon de parler : ' ¦ i .’ s -— Les rapports de Jacques Ferron avec la littérature ont toujours eu des allures de règlement de compte.Et ici je ne parle pas nécessairement du bavardage dont il croit nous étourdir, ni de ces digressions (?) qui ont le don d'agacer plus‘d'un lecteur (et d'un critique.Il n'est qu'à relire ce qu'ont écrit de Ferron les critiques d une certaine génération.), encore moins de ces allusion à des personnages de la vie religieuse et politique du Québec (comme le dénommé Gérald Pelletier, ' l'auteur, le propriétaire ", qui cherche son ombre, perché sur un escabeau, dans Papa Boss ou comme Frank Archibald Campbell, aüas Frank Scott dans La Nuit / Les confitures de coings).Ce n'est pas la moindre ruse de ce "notable'' de la littérature québécoise que de camoufler sous un flot de mots la pudeur qui demeure la sienne.Jacques Ferron dit certes tout, mais c'est à lui-même que constamment il renvoie le lecteur.Le règlement de compte auquel il est fait allusion a des conséquences extrêmement plus graves, puis-qu il touche les hens que Ferron entretient avec ses livres.Souvent un lecteur pressé aura eu l'impression, èn lisant un Jacques Ferron.que l'auteur écrivait vite et (même) mal.Que ses livres (spécialement les derniers) ne possédaient pas le fini qu on prêtait aux oeuvres plus anciennes.Et je dois bien dire que Ferron n'a rien fait pour dissiper la chose.Pourtant, en rehsant Papa Boss et La Nuit, dans l'édition nouvelle que vient d'en faire Parti pris sous le titre de Les confitures de coings (1), on reconnaîtra volontiers que c'est à la fois la belle gratuité et l'extrême exigence de Jacques Ferron devant l'écriture qui nous font éprouver à nouveau le plaisir de ces deux courts romans.On comprend mieux dès lors la remarque de Philippe Sollers pour qui celui qui n'a pas relu n’a pas lu”.(Est-ce que je me trompe béai toup en disant qu'il y a aujourd'hui chez Ferron un violent sentiment de l'urgence.Comme si l'écrivain .-déguisé en petit notaire de la littérature - voulait mettre de l'ordre dans la greffe de son oeuvre, déjà abondante.Malgré le projet qui sous-tend l'imaginaire ferronnien, c'est essentiellement comme errance que son auteur perçoit la vie d'un roman en train de se faire.) Le présent, expulsé de l'Histoire, est toujours un discontinu.Pour l'écrivain Ferron, cela revient à aligner conte sur conte, roman sur roman, pièce de théâtre sur pièce de théâtre.Néanmoins, il suffira de jeter un oeil derrière soi, avec le désir de reconquérir un passé si peu lointain qu'il conserve le masque de l'actualité, pour découvrir dans tout cela les jalons, les fils conducteurs qui rattachent entre eux les livres qu'on a écrits.Des deux "galettes” (pour reprendre un mot de Ferron» qui ouvrent le recueil, je ne dirai rien, même si Papa Boss en "version corrigée et refondue et La Nuit en "version entièrement nouvelle" comportant des variantes par rapport aux éditions originales.Je préfère laisser tout cela aux exégètes patentés de l Université, et parler des deux derniers textes: La créance et Le congédiement de Frank Archibald Campbell (surtout).A ma connaissance, c'est bien la première fois que Jacques Ferron parle aussi directement de sa "mythologie” personnelle.Les êtres qu'il nomme, les situations qu'il décrit, les sentiments qu'il exprime appartiennent tous plus ou moins à sa vie.et de manière plus précise à son enfance.De plus en plus nous approchons de "la plus haute autorité", son père.(Jean Marcel, l'auteur de Ferron malgré lui, m a déjà confié que La plus haute autorité, roman qui serait consacré à son père, était l'oeuvre à laquelle Ferron attachait le plus d'importance.) Ce retour en arrière - la réédition de Papa Boss et de La Nuit devient donc ainsi une fuite en avant.On peut comme c'est mon cas - n être pas d'accord avec le jugement que porte Jacques Ferron sur La Nuit dans le texte final des Confitures, Appendice aux Confitures de coings ou Le congédiement de Frank Archibald Campbell.Parlant du narrateur de La Nuit, François Ménard, alias Jacques Ferron, l'auteur dit: "Au fond, le livre qu'il a écrit, soucieux surtout du passé, est un peu réactionnaire." Plus loin, il ajoute: "Ce passé, je l'évoque un peu trop, en quoi je me juge réactionnaire.J’ai commencé d’écrire sur le tard, n’ayant pas grand-chose à dire auparavant, en dépit de le seul magazine québécois d informa tion scientifique publié 10 fois I an par I Université du Québec.C’est un magazine d’éducation per manente qui vous présente chaque mois dans un langage clair et simple des informations, interviews, commen taires, et un dossier d’actualité sur les recherches et découvertes scientifiques québécoises Répertorié par Périodex, Radar et Scientific Abstract.En vente dans tous les kiosques ou abonnez-vous 1 an (10 nos) $3.50 étudiants $2.50 Case postale 250, Sillery, Québec G1T2R1.ma volonté.” Ce que Ferron voit de réactionnaire dans La Nuit / Les confitures de coings n est peut-être pas là où il le trouve.Relevons plutôt une petite remarque qu'il fait au début du Congédiement: "Ce livre, dit Ferron en parlant de La Nuit, se situe dans le prolongement de Two Solitudes”.Chacun sait que le titre de ce roman de Hugh MacLennan voulait exprimer "les deux solitudes” que sont l'une pour l'autre les sociétés québécoise et anglo-canadienne.Le roman de MacLennan, à sa manière, tout en faisant le constat d une situation historique, constituait un plaidoyer en faveur du rapprochement des deux groupes ethniques.Le geste noble de la main tendue de celui qui a devant lui tous les choix.Même celui d'être magnanime, quoi! La réponse de Ferron est cinglante: "Frank Archibald Campbell, politicologue de McGill, fils de bishop ou d'archidiacre, idéaliste qui se leurre, qui s'est cru réformiste, en avance sur son temps, alors qu'il ne pouvait être par définition, membre dune minorité dominante, qu un Rhodésien bien intentionné, plus pernicieux qu un autre." Ce que Ferron ne se pardonne pas - lire ici: ce en quoi il trouvait La Nuit réactionnaire - c'est d'avoir cru à l'intelligence des hommes, d'un homme, par-delà son appartenance objective à une classe dominante, donc exploiteuse.Jacques Ferron -qui ne s'est jamais caché pour affirmer que la Révolu- tion (avec un grand R) était inutile au Québec - a toujours vu dans l'histoire les racines qui nous unissent aux groupuscules ethniques.Irlandais, Ecossais, Italiens et autres.Comme les Québécois, ils sont la sueur dont on a fait la prospérité fictive de ce pays.Frank Archibald Campbell, notable, aurait pu sa vie durant réciter des vers de Milton à François Ménard, gérant de banque en voie de devenir notable de banlieue, qui lui aurait répondu par des vers de Valéry, n'eut été de cet "accident” qui les a faits se dresser l'un contre l'autre.Aujourd'hui, aux yeux de François Ménard-Ferron.Campbell, agent de police, "nest plus (.) qu'un ridicule épouvantail à corneilles, une manière d'imbécile presque aussi méprisable que ce Hugh MacLennan qui.lors des événements d'octobre, projetant sa Rhodésie sur nous, a déclaré de garçons (.) qu ils étaient d'authentiques nazis (.) qui imitaient Hitler.” Voilà bien le heu où est survenu la déchirure.Désormais, toute complicité (même intellectuelle) qui sétabürait au-dessus et en niant l'existence de la collectivité (québécoise) sera jugée pernicieuse par François Ménard.Ce que Ferron affirme dans Le congédiement -c'est les conditions nouvelles de la fraternité.La revendi-cption de Jacques Ferron.dans Les confitures de coings a un double aspect: à la fois moral et esthétique.Posant d'un côté la liberté du geste d'écrire ("J'ai toujours aimé écrire, considérant cela comme un droit et non comme un métier."), il reconnaît à l'autre bout l'exigence de l'histoire et de sa conformité Suite à la page 16 La petite patrie.de fenfant éternel Quand j'ai lu à mes garçons de 9 et 11 ans ces pages de "La petite patrie” où Claude Jasmin décrit la manie qu ont les enfants de tout collectionner, ils ont énergiquement protesté.Eux n'auraient jamais poussé la bêtise jus-qu a collectionner les vieux bâtons de "popsicles” ou de "revels” et ils ne se sont jamais fait prendre à recueillir les vieilles "gommes-balou-ne'.En enfants normaux et que Jasmin se le tienne pour dit - ils m'ont expliqué qu'il est infiniment préférable de collectionner les plumes d'oiseaux.les billets périmés de Loto-Québec ou d innombrables revues qui peuvent servir (?) aux recherches de l'école: "Ton Jasmin est venu au monde il y a bien longtemps.” En père de famille toujours un peu honteux d'être né avant ses enfants, je n'ai pas insisté.Pourtant, j’en ai conclu que Jasmin, revenant à ses huit ans après un nombre respectable d'années utilisées à des choses moins sérieuses, avait quand même frappé juste.Que change l'objet de la collection, cela, nen déplaise à mes fils (qui ne lisent pas Le Devoir), ne change aucunement l'enfant.A lire Jasmin, on constate encore que l'instinct collectionneur n'est pas le seul trait stable de l'enfance.Les années n'ont pas modifié l'inconsciente cruauté de l'enfant à l'égard de tous ceux qui paraissent différents, qu'ils soient infirmes, étrangers ou simplement silencieux.Et l'hiver est toujours l'hiver, avec ses forts, ses tranchées, ses bonshommes de neige, ses mères "précautionneuses et enveloppantes ", ses jeux stimulants.Si le dimanche a changé, les enfants n'y sont pour rien: c'est le tissu social de la vie adulte qui a cédé.D'ailleurs, le samedi, lui, demeure le grand refuge et l'enfant insiste autant qu'autre-fois pour se lever plus tôt le samedi que les autres jours: "Cest évident, voyons, c'est un congé et il faut en profiter ", “La petite patrie”, c'est ce monde de quelques quadrilatères que crée et anime l'enfant de huit ans: l'entrée à l'école, l'exploration des ruelles et des toits, l'espionnage des conversations adultes, les cérémonies religieuses.Le üvre n'est pas, Dieu merci, un regard jeté par un adulte sur son passé: il est presque constamment ce que voit l'enfant et c'est pourquoi les enfants, par-delà les différences attribuables à une sociologie galopante, s'y retrouvent aussi aisément.En quelques rares occasions, il est vrai, Jasmin laisse percer son statut d'adulte.Il s'aventure à vanter les mérites de ces "bonnes” qui étaient, avant le temps, d'admirables jardinières d'enfants, à sou-ügner les mérites de ces générations d'institutrices aussi mal payées que dévouées, à entrevoir dans le goût du "petit Claude" pour les gran- des cérémonies cet instinct qui en fera plus tard n'était-ce pas prévisible?- un décorateur de Radio-Canada.Ce sont là, au sens strict du terme, des "écarts de langage” qu'on doit oublier, car l'homme de quarante ans substitue alors sa vision des choses à celle de son narrateur de huit ans.Ces quelques bouts de phrase mis à part, "La petite patrie” constitue, sans prétention aucune et dans une langue aussi "vernaculaire” que possible, le regard fier et possessif que porte un enfant sur ses origines et sur "sa” rue Saint-Denis.Fendant des générations, littérature et dépaysement auront entretenu pour nous des rapports privilégiés.La Seine avait des droits littéraires auxquels notre roturier Saint-Laurent ne pouvait aspirer.Le faubourg Saint-Germain et la terrasse des Deux-Magots pouvaient servir de décor à une intrigue sans la ravaler au niveau des faits-divers, alors que Saint-Henri et Limoilou n'entraient dans la littérature qu'une fois stylisés et vidés de toute couleur locale.Cette pudeur un peu "pognée” tire à sa fin.Jasmin, qui a vécu un Montréal précis, francophone, frotté d'Italiens, farci d'escaliers extérieurs horribles et dangereux, nous réconcilie d'un peu plus près avec ce que nous sommes.Qu'un écrivain parle ainsi avec finesse et humour de trottoirs parcourus et de ruelles patrouillées, tout cela rend un quartier ou un peuple fier de ses racines et fort de ses souvenirs.En fait, toutes les “petites patries" n'ont-elle pas “droit de cité”?Laurent LAPLANTE UNI LIBRAIRIE SPECIALISEE LA LIBRAIRIE DES JEUNES LA SEULE LIBRAIRIE DU GENRE AU PAYS Essai sur les implications du langage L'action civilisatrice du langage L’auteur est persuadé que, “de la qualité intrinsèque du langage, dépend, dans une large mesure, la cohérence de qui l'utilise; et qu'inversement, plus le langage sera rudimentaire, pauvre et inchoatif le vocabulaire, plus la pensée sera courte et les idées sommaires." Collection "Constantes" - $3.75 NOUVEAUTÉS )E SOLEIL- DANS t#n jurvivront-«li« is la copt’o'® ?fjÆga# wfHJiï"**** 463.le uvredert*1”Peter AU Qd„ L".^,’’0"' PENELOPE ASHE i l’étrangère 5 est arrivée t nue SfôfôsLOGISTE r0,enlure a d'unhom"'» de »•“' d'on savont et LE PEtlT^W;^ .>< l enter de Freine ^ de„„u, „„-petit porod'i pou IM&nue procheront cruel, lap- flammarion UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL faculté des études supérieures Les demandes d’admission aux grades supérieurs Certificat Diplôme Maîtrise Doctorat doivent être envoyées au f.ureau du Registraire (Admission), Université de Montréal.C.P.6128, Montréal 101 Date limite: 1 er avril Des milliers de livres sur tous les sujets.et à prix d’occasion.Venez les voir ! la librairie a connaître 701 Place cfArme* De Toronto, de la Gaspésie, de T Abitibi, de Trol$-Rivieres, du Bas du Fleuve, du lac St-Jean, de Montréal métropolitain, pourquoi va-t-on a la librairie Oncle Antoine ?LIBRAIRIE ONCLE ANTOINE ENR 521 BELANGER (PRES ST-HUBERT) (METRO JEAfij-TALON) i (FERME LE LUNDI) Les formulaires de demande d'admission sont disponibles aux secrétariats des départements de la Faculté des arts et des sciences, aux secrétariats des écoles et des autres facultés de l'Université de Montreal.Renseignements: tél.343 6426. 20 • Le Devoir, samedi 31 mars 1 973 cahier arts et lettres y GENEVIEVE BUJOLD DANS K/MDUMSK/Y UN FILM DE CLAUDE JUTRA .AVEC , l RICHARD JORDAN PHILIPPE LÉOTARD OLIVETTE THIBAULT JANINE SUTTO MARIE FRESNIÈRES HUGUETTEOLIGNY SUZIE B^ILLARGEON CAMILLE BERNARD SCENARIO ANNE HEBERT CLAUDE JUTRA 4 D APRFSIEROMANOANNE HEBERT PUBLIE Ai/X ÉDITIONS OU SEUIL —MUSIQUE DE MAURICE LEROUX IMAGES DE MICHEL BRAULT ^ c PRODUCT ION.CAREE LAMY PARC FILM DISTRIBUTION FRANCE FILM f SAINT-DENIS Voyez ce film dis le début M«tr* S* 0*nn 0»m*nli»ny.I5f4.JT-DFNIS •49-4211 Étudiants $1.50 Icsfitnismucuels présentent LA MORT un film de gilles carie carole laure ] daniel pilon willie iàmothe marcel sabourin pauline julien i"ss‘vïiïKis Idenise fiiiatraultj Une production CARLE LAMY * 1 ^ ST OENIS.STE CATHERINE S78-2424 AUSSI: St-Jetome.St-Jean.St-Hyacmthe, Ste-Agathe et Ste-Therese.BERRI: TOUTE LA SEMAINE: 1:30 - 3:30 - 5:30 ¦ 7:30 • 9:30.Le journal de M.Raymond Abellio par JEAN ÉTHIER-BLAIS do l'Académie canadienne-française C'est l'ésotériste et poète québécois, Guy Lafond, qui m a fait connaître l'oeuvre d'Abel-lio.J'ai lu d'abord Vers un nouveau prophétisme.Ai-je compris de quoi il s'agissait, au-delà des mots?Je ne le crois pas.C’est une question de tempérament.Le mien s'est inséré très tôt dans l'univers mystique occidental.J'ignore toute gnose.Mais ce qui m'avait atteint en profondeur.dans Vers un nouveau prophétisme, c'était que M.Raymond Abellio exprimait, avec les détails d’une culture immense, ce que je ressentais confusément lorsque je songeais à l'univers qui est le nôtre.La force prodigieuse d’un esprit comme le sien réside en ceci précisément qu'il donne une architecture à des mouvements de pensée qui vont dans tous les sens, et donc qu'il rétablit* l’ordre de l'univers, contre le désordre d'aujourd'hui.Nous nous demandons toujours pourquoi la civilisation mécaniste russo-américaine l'a emporté.Où allons-nous?Les exigences des explications immédiates ne nous satisfont plus.Des hommes comme M.Raymond Abellio réfléchissent à long terme sur l'avenir spirituel de l’humanité, sur la désorientation du catholicisme, sur la montée technocratique.Ils expliquent la révolution tellurique du vingtième siècle.Toutes les civilisations ont besoin de prophètes.Elles les suscitent, pour mettre leurs contemporains en garde et souvent, hé las! pour annoncer que tout va périr.M.Raymond Abellio est l'un de ces prophètes.Il croit, il sait, il dit.Son oeuvre est considérable.Aux essais viennent s a-jouter des romans.Dans une âme et un corps 11) est le journal d'Abellio en 1971.Ses lectures sont littéraires et philosophiques.A partir de ce qu’il écrit sur le roman, on pourrait échafauder toute une théorie de l'art d écrire, fondée sur la notion d'intériorité: en littérature comme en philosophie, la verticalisation de la pensée est nécessaire.Ne pourrait-on parler aussi d’une verticalisation de la sensibilité?Dans le schème mental de Raymond Abellio.tout se tient, avec une vision d’absolu.En réalité, il s'agit de dépasser ce qui est en nous Tuer l’inconscient.pour s’intégrer dans la structure de l'univers.Deux structures, l'une statique, l'autre dynamique, ordonnent le monde.La première situe la réalité physique, la seconde, faite d'instinct créateur qui s'aspire lui-même vers le haut, donne le sens.L'esprit s'empare de ces deux structures, les transforme en lui-même et devient ainsi la structure absolue.Répétez ce mécanisme à tous les échelons de l'activité de l’homme et vous entrez dans les sphères de l'Idée.qui est explication totale de la réalité universelle.Il n'est pas surprenant que M.Raymond Abellio reviennent constamment à la personne et à l oeuvre de Valéry.Lui aussi avait, mais intuitivement, compris que l'Idée seule permettait à l'homme de se fixer dans un absolu qui domine le temps.Toutes les époques, toutes les civilisations ont voulu, par la voix de leurs philosophes, expliquer le Temps et échapper à son emprise.M.Raymond Abellio.en réunissanl tous les faisceaux de la pensée de l'homme, a-t-il réussi là où ont échoué les pré-socratiques?Nos petits-neveux seront-ils des abelliens.comme nous sommes thomistes ou kantiens?Les théories sont dans le Journal d'Abellio.Mais on y trouve surtout un homme que hantent les problèmes de l’humanité de chaque jour.A chaque page, les notations sont d une infinie richesse.M.Raymond Abellio voit plus loin que nous.Ce n'est pas de la divination, c'est de la souplesse d'analyse: "Aujourd'hui, sauf chez les malades, il n’y a plus d'inconscient à libérer.L'inconscient est mort.Les jeunes ne le savent pas encore, mais ce sont les vrais révoltés de ma génération qui l'ont tué: qui délivre l'inconscient le tue.Breton est celui qui a délivré et tué l'inconscient en nous.Mais lui, Breton, n'ayant rien à mettre à la place et plus rien à tuer, a passé le reste de sa vie à contempler ce cadavre".Nous nous retrouvons toujours au centre de la lutte entre la connaissance et la magie.Lorsqu'il n’y a pas connaissance, il y a ce vide magique, phosphorescent, qui caractérise si bien les produits du surréalisme.Pour n'avoir pas à entrer dans Tordre ae la réflexion, les hommes (et singulièrement les artistes) s'entourent d’accessoires magiques qui donnent à leur existence une in-tnsité apparente.B faut lire à ce sujet, dans les mémoires du surréaliste et communiste ehenti André Thirion.les descr ht ons de lieux.Cette intensité, noss la trouvons tout aussi bien dans les mé-can smes du freudisme que dans le symbolisme proustien.Il s’agit toujours, pour Thom-me de non-connaissance, de créer et de projeter en-dehors de lui, un nouvel univers fabriqué de toutes pièces, qui remplace le vrai.Au niveau le plus élevé de l'intelligence qui refuse, de connaître, Freud et Proust ont tendu un hochet à l'homme occidental.Et celui-ci s'amuse.Une ville comme New-York ion peut ajouter Montréal) entièrement dominée par la psychanalyse est devenue un monstre de la pure matière.A Montréal, la psychanalyse et la sociologie (deux facettes de la même absence du réel) ont remplacé la religion sommaire qui était la nôtre.Les prêtres sont devenus des psychanalystes.Et les vrais objets du culte, ce sont les divans, les lunettes d'écaille du mage freudien, son silence, et l'obole presbytérale.Autrefois, nous payions la dîme, obligatoire.Aujourd'hui, ce sont les cachets du psychiatre.Où est le progrès?Raymond Abellio vous oblige à prendre conscience nouvelle de ce qui vous entoure.Il replace les oeuvres dans leur contexte vrai.Ainsi, le 20 mai 1971.il lit Le théâtre et son double d'Anto-nin Artaud.Il décortique ce .et tendre un hochet.livre.Les exigences essentielles du texte sont les suivantes: la force d'envoûtement et de fascination, la cruauté, le paroxysme du mal, la prédominance de la mise en scène, la présence de la foule.Et Raymond Abellio d'ajouter: "Tout cela fut écrit au plus tard en 1933 et trouva aussitôt sa réalisation optimale.dans le moindre détail.Où?Dans les grands rassemblements nazis et leur suite." Tout, dans ce livre, est ainsi.Un fait en appelle un autre, qui le complémente, l'insère dans une structure, l'amène à se réaliser pleinement.L'astrologie a sa part dans la compréhension du mouvement des êtres et du temps.Raymond Abellio note que la pierre d angle de l'évolution est attribuée au Scorpion, signe de mort et de transmutation.Notre société se dirige à pas sûrs et rapides vers Tauto-destruction.Renaîtra-t-elle de ses cendres?Le grand effort de réflexion ésotérique prépare-t-il véritablement le post-avenir?Je souhaite me laisser convaincre par Raymond Abellio, me laisser emporter par cette intelligence lumineuse et Hère.Mieux encore, je souhaite qu il ait raison et que les hommes parviennent à accepter la structure absolue de l'univers.Sera-ce possible?Les hom- mes tels qu’ils sont peuvent-ils se dépouiller au profit d'un pareil idéal?Nous les connaissons.Nous savons à quel point ils sont faibles et méchants.Monsieur Raymond Abellio et sa théorie de sage pourront-ils refaire l'animal humain?Peut-être l'histoire elle-même s'en chargera-t-elle et peut-être avons-nous besoin de la purification par le feu.Lorsque le groupe terrestre sera transformé en terre brûlée, l'homme aura-t-il le courage de chercher en lui-même l'Adam pré-adamique?Enfin, la portée du Journal 1971 de Raymond Abellio c'est aussi dans le frémissement de l'homme Abellio qu'on la trouve.Il vit intensément sa pensée de chaque jour et la projette au coeur même de la psychologie de la compassion.Le prophète est un sage et c'est aussi un être de charité.A cet égard, Monsieur Raymond Abellio retrouve souvent la voix même de Saint Paul.Au premier réformateur de l'ère chrétienne répond aujourd'hui la voix d'Abellio, peut-être le premier réformateur du monde post-chrétien.(1) Raymond Abellio, Dans une âme et un corps, (Journal 1971), Gallimard, Paris, 1973.L e "Grand siècle " vu d'Angleterre par PIERRE GOUBERT {Le Monde) PARIS - Il est bien connu que les historiens français, même universitaires, ne lisent pas beaucoup les historiens étrangers, surtout quand ces derniers ont le front de s’occuper de la France.Les historiens étrangers adoptent habituellement l'attitude inverse, qui les honore.Est-ce pour rapprocher les premiers des seconds que la vénérable collection jaune de chez Fayard, qui a produit le pire plus souvent que le meilleur, présente tant d’oeuvres traduites dans sa série T’Aventure des civilisations "?Traduites surtout de l’anglais, choix heureux, puisque l'école, ou plutôt les écoles historiques anglaises persistent à rester, quoi qu'on prétende, les meilleures.Après l’éclatante et presque isolente “Ere des révolutions" d’Eric Hobs-bawn, typique d'une certaine “gauche" britannique, voici Te Grand Siècle" de Maurice Ashley, le livre de la sérénité et de l’indépendance.Un ouvrage bref, sobre, qui ne tonne, ni ne claironne, ni ne prêche; le reflet d'une lecture et d'une culture d'une vaste et noble discrétion, naturellement internationales Tune et l'autre; pourtant, une vision personnelle, plus suggérée que proclamée; des vérités avancées plus qu'assenées; des sourires toujours de bonne compagnie; un souci constant et une honnêteté rare {>our rétablir les perspectives es plus justes, les plus euro- péennes, et explorer tous les domaines, la philosophie comme la si matérielle démographie populaire; presque aucun de ces tics habituels aux Anglais (qui connaissent bien les nôtres), même pas cette manie de vouloi à tout prix soutenir une "thèse ", habituelle-' ment retentissante autant qu'absurde; rien qu'un léger antipapisme, en fin de compte salutaire, et quelques minutes d'ennui, le temps d'une tasse de thé, parfois de plusieurs.Mais quelle médication pour le Français amateur d'histoire, s'il consentait à la goûter! Rien, sinon l'indispensable, sur les thèmes commerciaux et bas de ce qu'on appelle habituellement.en ce pays, histoire: le lit, le génie, le cocorico.Las! ni les coliques ni les tisanes de Richelieu, ni l'alcôve où auraient pu se retrouver Tautre cardinal et la régente, ni La Vallière, ni Masque de fer, ni affaire des poisons; et ce Versailles qui n'apparaît qu'en 1682.quand presque tous les "grands classiques” ont cessé de produire! Un Grand Siècle qui commence en Espagne, et s'y maintient, pour s’achever (l'auteur s'en excuse presque) dans cette Angleterre fraîchement dégagée de la domination hollandaise.• Mieux que nulle part ailleurs, et c'est une des heureuses surprises de ce livre dont les trésors n'apparaissent que lentement, est mise en relief la grande césure du milieu du siècle.La vraie ligne de démarcation est bien là, au temps de la révolution anglaise et des frondes.C'est alors que finit la splendeur espagnole, que se termine la dernière grande guerre européenne de religion, que l'absolutisme prend figure et premières réalités, que le développement des sciences, de l'expérimentation et du rationalisme vient bouleverser la pellicule pensante de la vieille chrétienté, que les tempêtes baroques s'assagissent en de nouveaux classicismes qui se croient perfection et ignorent toute idée de progrès, que • Les deux derniers chapitres invitent à des méditations sur l'Europe et sur le siècle.Les grandes immobilités profondes.toujours majoritaires, y sont admirablement évoquées: dans les larges nappes populaires, la résignation apres de courtes colères, la stagnation des conditions, le souci toujours fondamental de la subsistance, c'est-à-dire du temps qu'il fait et de la récolte escomptée, et Tastuce déployée pour se tenir à l'écart des ravages exercées par des armées de nationalités variées, qui servaient provisoirement des monarques de nationalité indifférente.Le grand facteur d'explication et d'évaluation, ce serait la guerre si Thistoi-rë du monde se ramène à l’histoire de la guerre comme le soutiendrait volontiers Tau-teur, impressionné par les deux conflits mondiaux qu'il a connus et qui, pourtant, ont eu d'autres dimensions que ceux du dix-septième siècle.En fin de compte, ni l'économie, ni la société, ni même la politique, n ont fait la grandeur du Grand Siècle, mais les arts et les sciences.Et d’évoquer les grands initiateurs qui dans toute l’Europe, et pas seulement et pas tellement en France, permirent une sorte de übération • Maigre une traduction parfois malheureuse (qu'est-ce qu une usine" au dix-septième siècle?Quelle "encyclopédie” a écrite Bayle?Les Parlements français étaient-ils vraiment composés d’“avo-cats de la grande robe"?), nous disposons désormais d'une mise au point mesurée et large, un peu sage, mais à l’anglaise, sans bavardage, sans rhétorique en trois points, sans pesante érudition; quelque chose de respectable et de fin que nos nationalistes béats accueilleront mal et que nos boutiquiers ne liront pas.Peut-être aussi le testament intellectuel sinon d’un homme, du moins d un type d universitaire anglais raffiné, et d'une certaine Angleterre citoyenne du monde, apte à tout saisir, sinon à tout dire.Mais faut-il se contenter de cette sérénité au moment où, une fois de plus, tout est re- mis en question?Quand tels philosophes, ethnologues, sociologues dénient toute valeur à Thistoire, opposent diachronique et synchronique, démasquent le "vécu”, “décryptent" les langages, jettent sur la place publique du cru, du cuit, des psychiatries, des conduites, des sémiologies, des ordinateurs, des bandes magnétiques, des magmas statistiques, du Marx "relu" et des champs sémantiques?C'est autour de la bientôt cinquantenaire "Ecole des annales ", rajeunie et bouillonnante d'impatiences piaffantes, que se regroupent, en France et surtout hors de France, les fécondes et imprudentes manières de réécrire Thistoire, exécrées par tout ce que le culte de Clio compte, à droite et à gauche, de prêtres conservateurs.Positions superbes, révolutionnaires, donc intolérantes, qui n’empêchent pas pourtant qu'on trouve encore du charme à la sérénité d'un Maurice Ashley - le charme d’Amsterdam, de TOld England, de la capitale des Habsbourg, de Pézenas en Languedoc et de ce coeur de Paris qui commence enfin à regimber contre les Hauss-mann attardés qui indignent le monde entier, sauf leur vaniteuse et affairiste majesté.“Le Grand Siècle,” de Maurice Ashley.Fayard, ’T’Aventure des civilisations”, 292 p., 60 F.\ * LES CHARIOTS REVIENNENT! .US, CHAHUTS FWfT .LTSM0? cahier arts et lettres Le Devoir, samedi 31 mars 1 973 • 21 HHWMfHHlilftHH C'est vrai: le Grand Cirque s'en revient! par MICHEL BÉLAIR Raymond Cloutier parle lentement, calmement.Pour ceux qui le connaissent, c'est déjà là une chose étonnante.Une chose qui fait presque exclusivement partie du nouveau personnage.Ce calme, cette assurance qui semble lui permettre de survoler la réalité tout en s'y impliquant paradoxalement de façon très concrète, tout cela fait penser à l'époque du Grand Cirque Ordinaire.Du Grand Cirque Ordinaire qui n'est plus depuis maintenant un an.Cette attitude légèrement désinvolte a de quoi surprendre car depuis ce temps, Raymond Cloutier cherche désespérément une nouvelle forme d'expression théâtrale.Quelque chose qui se rattache à ce que faisait le Grand Cirque mais qui réussisse aussi à fonctionner de façon autonome.Pendant un an, un peu partout à travers la province, il a travaillé avec des gens en atelier.Sur rien de précis; en cherchant.Puis soudain, le revoilà.Avec cet air légèrement provocateur des gens qui savent avoir trouvé quelque chose d'important.Encore une fois, je repense au Grand Cirque.Au Grand Cirque Ordinaire qui, en deux ans à peine, à travers le Québec tout entier a donné 180 représentations de "T'es pas tannée Jeanne d'Arc”, 80 représentations de "La famille transparente", 40 de "T'en rappelles-tu Pi-brac", 50 soirées d'improvisation et 35 "Alice au pays des merveilles"; qui a écrit, tourné et monté “Le grand cirque ordinaire” et "Montréal blues” un film que France Film refuse encore de distribuer.Le bilan est éloquent.Peu de troupes ou de compagnies peuvent se vanter d'avoir ainsi promené le théâtre québécois à travers toute la province.Mort de mort violente, le Grand Cirque Ordinaire aura du moins laissé sa trace un peu partout.Et je revois Raymond Cloutier qui n'arbore pourtant pas le visage de quelqu'un qui cherche sans trouver.C'est alors qu’il m’annonce la nouvelle, à la fois nerveux et sûr de lui: le Grand Cirque Ordinaire revient! Après un an d'absence, après l'epar-pillement total de l'ancienne équipe, tout le monde revient.Raymond Cloutier précise que c'est presque là l'effet du hasard."En décembre 71, quand le ministère des Affaires culturelles a décidé d'interrompre la tournée de M échos cinéma "La Sagouine" se rendra-t-elle à l'écran ?Au moment de mettre son cahier sous presse, le DEVOIR apprenait que la version cinématographique de “La Sagouine” était compromise.On sait que cette pièce de théâtre acadienne a connu - et connaît toujours - un grand succès.Les représentations, qui se poursuivent en ce moment au Rideau-Vert, se donnent devant des salles combles.Une compagnie formée entre autres par Mme Mercedes Palomino du Rideau-Vert (et par le comédien Jean Duceppe) détenait les droits de cinéma pour cette oeuvre d’Antonine Maillet.La scénarisation avait été confiée à l’auteur, le rôle principal à la comédienne qui interprète La Sagouine sur scène, Viola Léger, et la réalisation à Paul Blouin, du service des émissions dramatiques à Radio-Canada.Le tournage devait se faire cet été.Il semblerait toutefois que le réalisateur pressenti ait refusé de travailler sous certaines conditions exigées par les producteurs, et qu’il se soit retiré de l’entreprise.L’adaptation écrite, d’ailleurs, venait juste d’être términée, ce qui laissait peu de temps à l’équipe technique - et qui laissera encore moins de temps aux producteurs s’ils veulent trouver un autre cinéaste.La rumeur voudrait également que M.Duceppe se soit retiré de la compagnie, ce qui n’a pu être confirmé.De Kamouraska.EraNiMij De Kamouraska, une scène de la première mondiale à Saint-Pascal: des citoyens de La Pocatière ont revêtu les habits du tricentenaire, que fête cette ville depuis trois mois.Même ces Kamouraskains on ne peut plus Kamou-raskains, toutefois, ont failli ne pas entrer à la première, car des étudiants du CEGEP La Pocatière (autre institution célèbre du Québec, connue anciennement sous les noms de Collège Ste-Anne de La Pocatière, ou Séminaire de La Pocatière) ont fabriqué des fausses cartes presques identiques aux belles invitations en noir-et-blanc préparées par France-Film et Robert Paradis.Au pays de Kamouraska comme au pays de Maria Chapdelaine et au pays de Menaud, la vie n’est plus la même.(Photo LE DEVOIR par Dominique et Yvon Plourde.du CEGEP).sur "Kamouraska" LE DEVOIR poursuivra samedi prochain sa revue du “grand” cinéma “comme y s’en fait plus” en reparlant de “Kamouraska”,.qui vient de se faire.Ceci dans le cadre d’une étude plus large sur “Gone with the wind”, qui vient d’être effectuée aux Etats-Unis par Gavin Lambert.Sergio Leone à Montréal Après avoir fait courir des bruits semblables pendant plusieurs mois, les producteurs montréalais responsables des allées et venues de Sergio Leone dans la métropole canadienne, assurent que celui-ci atterrira effectivement, demain premier avril, à l’aéroport de Dorval, et qu’il fera une visite-éclair dans notre ville.Le cinéaste de “Duck” you sucker” ne passera que quelques heures parmi nous, et c’est pourquoi aucune publicité n’a précédé cet événement.Au programme du célèbre visiteur: un dîner hez Moishe’s, le repaire préféré de Pierre David, puis un après-midi au cinéma Saint-Denis (incognito si possible) pour voir "Kamouraska ".Les responsables de cette journée Leone " précisent toutefois que la véritable visite du cinéaste se fera à l’automne, et qu'alors.les media seront prévenus d’avance.Ces mêmes responsables tiennent aussi à dissiper d’emblée un malentendu: Leone ne viendra pas tourner ici dans le cadre de son projet “Il était une fois l'Amérique”, mais bien pour compléter un long-métrage documentaire qu’il réalise à la demande de la RAI (radiotélévision italienne) sur la faune maritime, le poisson d'avril en particulier.Au temps de “La famille transparente”.Le GCO sera à la disposition de ses spectateurs à compter du mercredi 4 avril, au Patriote à Clémence.V- ."T'en rappelles-tu Pibrac?" et de nous offrir le métier de chômeur, on est tous partis chacun de notre côté.Ça faisait deux ans qu'on travaillait ensemble et il faut avouer que ça ne marchait plus très bien.Vivre en tournée, c'est difficile.Il est même arrivé un moment où nous ne nous parlions plus sauf sur scène.Le groupe a craqué, les dernières attaches étant brisées.Après ça, on a tous travaillé chacun de notre côté; c'est-à-dire qu'on a essayé de travailler.Moi, de mon côté, j'avais des projets à Québec.Les autres en avaient ailleurs.Faut dire que c'est une des périodes les plus dures que j'aie jamais passé; j'essayais de trouver quelque chose, mais ça ne marchait pas.Comme on dit, j’étais "ben down".Un soir, par hasard je suis allé chez Suzanne Garceau.de l'ancienne bande du Grand Cirque; c’est là que le "miracle” s’est passé.Un par un, sans que cela ait été prévu, on s'est tous retrouvé là: dans le même état, ou à peu près.On s'est parlé, on a "débourré", puis on a décidé de recommencer quand on s'est rendu compte qu’on avait le goût de travailler ensemble": Le 4 avril donc, le Grand Cirque Ordinaire renaîtra de ses propres cendres pour présenter T’Opéra des pauvres" au Patriote à Clémence.Sorte de spectacle de la der nière chance, c'est lui qui décidera de l'avenir du Grand Cirque.Le groupe a tout mis là-dessus.Si les choses fonctionnent bien T'Opéra des pauvres partira en tournée; sinon, ce sera la mort définitive du Grand Cirque.Il faut d’ailleurs absolument souligner l'ouverture dont ont fait preuve les directeurs du Patriote dans cette affaire.Le Grand Cirque Ordinaire n'a plus un sous; c'est le Patriote qui défraie, presque au complet, le coût de la production en espérant que le public saura répondre à l in-vitation du Grand Cirque.C'est là un acte de confiance tellement rare dans le monde du spectacle qu'il importe de le souligner d'un double trait rouge! • Si le Grand Cirque Ordinaire revient, c'est qu’il s encore énormément de choses à dire.Après avoir gardé le silence pendant un an, cela n'est d’ailleurs pas étonnant.Le plus intéressant toutefois, c’est que c’est à partir de ces choses à dire que le Grand Cirque en est arrivé à mettre sur pied une nouvelle esthétique théâtrale.On se souvient de l'importance que le groupe de Raymond Cloutier attachait à la mise en spectacle.En partant de là et en conjuguant tout cela avec les choses qui se sont passées depuis un an.le Grand Cirque travaille maintenant à ce que l'on pourrait appeler la mise en spectacle du spectacle dans le spectacle.Ça a l'air très compliqué, mais finalement, ça ne lest pas du tout puisque, au contraire, cette technique ne vise en fait qu à poser l'acte théâtral dans un tel absolu qu'il ne peut que référer directement à la réalité.En prenant l'exemple concret de T'Opéra des pauvres" cela devrait ressortir de façon évidente.Ce qui importe en fait pour le Groupe dont Raymond Cloutier s'est fait le porte-parole c'est de décrire la réalité de ce groupe même en mettant en relief le contexte social politique et culturel dans lequel chacun des membres du Grand Cirque a travaillé.C’est à ce niveau que tout le monde a beaucoup de choses à dire! "L'Opéra des pauvres" est en ce sens une production toute entière basée sur l'improvisation.Pendant ces séances d’improvisation, les comédiens du Grand Cirque ont vite remarqué que les mêmes séquences revenaient sans cesse.: il était toujours question d'un petit groupe vivant dans un petit village, ou dans une petite ville de province, lié économiquement à une petite industrie régionale.Outre que de décrire assez fidèlement une large portion de la réalité québécoise, cette situation de base est à la source de l'action de ce petit groupe qui décide de s'en tirer en faisant du théâtre.Or, comme les salles sont assez rares en province, le groupe donnera des spectacles dans un hôtel.On a là.en gros, la trame de T'Opéra des pauvres".En y rajoutant ce petit côté spectacle de cabaret où la musique est une donnée importante de même que la tentative pour “ essay er-de-fare-du théâtre” dans ce que certains appellent le lieu culturel québécois par excellence, c’est-à-dire l'hôtel, le côté anecdotique de la production est à peu près complet.Raymond Cloutier, lui.décrit le spectacle comme une sorte d’opéra de la petite vie ordinaire.En y regardant de plus près toutefois, on s'aperçoit vite des rapports existant entre cette façon d’aborder la réalité théâtrale et celle qui caractérisait les autres productions du Grand Cirque Ordinaire.Dans les deux cas, le groupe situe toujours la représen-tation dans un espace donné qui est soit le cirque, soit l'hôtel.Le spectacle, par conséquent, se situe dans un espace de double représentation puisque, au départ, il se pose comme spectacle.C'est le spectacle du cirque qui se donne en spectacle; c'est aussi le spectacle de cabaret qui se donne en représentation.Le Grand Cirque Ordinaire est un des seuls groupes à travailler en ce sens au Québec et l'originalité de sa démarche a comme résultat immédiaf de renvoyer le spectateur à la réalité québécoise.Puisque les comédiens dénoncent des faits concrets directement tirés de la réalité et puisque, parallèlement, ils s'efforcent de démontrer que le spectacle n'est qu'un spectacle et même, dans le cas de “l'Opéra des pauvres", un ( double-spectacle qui n'a pas de véritables attaches dans le concret, l'esthétique théâtrale du Grand Cirque Ordinaire vise donc deux buts: dans un premier temps elle isole la représentation en n'en faisant qu'une représentation alors que.à un deuxième niveau, elle renvoie à la réalité parce que l'action théâtrale n’a presque jamais changé quoi que se soit à la vie d'une collectivité.Cela faisait déjà l'originalité de productions comme "T es pas tannée Jeanne d'Arc?" ou "La famille transparente"; toutefois, après un décalage d'un an et après toutes sortes de recherches isolées, le Grand Cirque semble avoir pris conscience du fait que ce n'est que de cette façon qu'il peut arriver à travailler.La démarche s'en trouve donc doublement fondée et cela devrait mettre un point final aux hésitations.Le Grand Cirque Ordinaire a décidé d’être pleinement le Grand Cirque Ordinaire et il faut souhaiter qu'il saura aller jusqu'au bout de ses possibilités.Une fois tout cela posé en regard de la crise que traverse actuellement le théâtre québécois, on ne peut que se réjouir de cette résurrection.Que se réjouir aussi du fait que le Grand Cirque restera à Montréal un bon bout de temps avant de reprendre la tournée, puisque, contrairement à ce qui se passait du temps de l'affiliation avec le TPQ.le Patriote à Clémence offrira une série complète de représentations au lieu des deux ou trois soirs de l'ancienne formule.Puisqu'il est question de tournée dans les projets d'avenir du groupe, il faut remarquer que cette possibilité s'inspirera de la texture même de T’Opéra des pauvres".Le Grand Cirque prévoit en effet d'emprunter le circuit des hôtels de province! L'initiative est plus qu'intéressante mais il faudra d'abord que le spectacle fonctionne bien à Montréal avant de la voir se réaliser.Finalement, à bien y penser, la renaissance du Grand Cirque Ordinaire risque d'être une des choses les plus importantes de l'année dans le secteur théâtral.Apport capital dans l'optique du développement du théâtre québécois.il faut souhaiter que le public se souvienne du Grand Cirque afin que le groupe puisse sortir de l'impasse financière qui est la sienne et déborder enfin sur une action concrète maintenant qu’il n'est plus lié à la structure presque officielle du TPQ.Pour une des rares fois qu'un groupe important sollicite la confiance de tout le monde, il faudrait voir à ne pas rater l'occasion.Le Grand Cirque Ordinaire étant ce qu'il est, il ne faudrait surtout pas passer à côté; il y a parfois des oublis dont on se remet très mal.• A compter du 4 avril, du mercredi au dimanche.T'Opéra des pauvres" occupera la scène du Patriote à Clémence.C'est un spectacle à ne manquer sous aucun prétexte.CINEMA ¦ | « | parallèle * 1237 rue Sanguinet (prêt du mttro Brin Demontigny) Samedi a 7 , 9, 11 p.m.DimancheaB.10 p.m ln« 523-2816 866-8126 Contribution: S 1.25 31 mars 1er avril NOUVEAU CINÉMA EUROPEEN Silhouttl» érotique (.'(franger de la nuit (tei-voui malades ?Black Pudding À mon ami Boa Nltsch Un steak trop cuit AUJOURD'HUI et DEMAIN SAMEDI: 7:00 - 9:00 DIMANCHE: S OO - 700 - 9:00 Admission: SI.SO Etudiants it A g* d’Or: SI 00 ANCHE nsiivAi o , à 2.30 et 7.30 p.m Couu“r CLAUDE JEAN-LOUIS TRINTIGNANT1 salleémilelegault cegep st-laurent 613, BOUL.STE-CROIX, ST-LAURENT MINIS-OPÉRAS DU MAURIER 8 avril à 14:30h.et 19:30h.THE OLD MAID AND THE THIEF de Carlo Ménotti et COFFEE CANTATA de Bach Mise en scène de Jeanine C.Beaubien, avec Robert Savoie Fernande Chiochio Yolande Dulude Marcelle Couture Céline Dussault Cuy Piché au piano: André S.Savoie •Mats sn vMlta: Sharaton Mt-Royal Suita G-20.Rèsarvabons: S26-OI21 ’oFHM 3e Sem SCOPE-COULEURS VANESSA REDGRAVE OLIVER REED dans un film de KEN RUSSELL (THE DEVILS) VERSION FRANÇAISE 3180 «Bt Bélengar Iangle 10e Av.| 722-0302 "POUR TOUS MOUSSONS lHORREUR £T LE PLAISIR DE VOUS PRESENTER VOYONS CHERI QUATRE MEURTRES ÇA SUFFIT! de OldriçH {Jo© Limonade) lipsky Couleur*, s 1 français Entrée interdite aux morts mhes Cinémas du Vieux Mot SEMAINE: 7:00 h SAMEDI et DIMANCHE 3:00.5:00.7:00 du Vieux Montréal aei 7863 136 est.SI Paul (Place Jacques Carrier) L'Office National participe V du Film Semaine du Cinémà Québécois Cégep St-Laurent A du 2 au 7 avril 1973 18ansi I Adultes be dernier de la sensationnelle série 'Miracle de baraoar” du Dr OSWALT KOLLE EN COULEURS TON ENFANT, GET INCONNU.COMPLÉMENT DE PROGRAMME EN COULEURS AUX 2 CINÉMAS ® CANADIEN ® PLAZA fVATieW BCAUORT-U04 RST.STI-CATNCIMMI STATION BIAVOICN - éSOS, ST-MUBIOT 22 • Le Devoir, samedi 31 mars 1973 cahier arts et lettres 1 ‘GAGNANT de8OSCARS incluant: Meilleure ACTRICE • Lisa Minnelli Meilleur AC TEUR de Second Plan • Joel Grey iRÏTïïï [dieu Be finicomm 112.35,2 40,4 55,7.05,9.2OTEL.B78-|45ÏJïH QQmiïlHCZlQ ^1 NCT - ÉTUDIANTS - NCT- ÉTUDIANTS- NCT Billets disponibles oe soir 20H.30 augustc W.de Pavel Kohout RESERVATIONS: 866-1964 WS' ¦¦ ËÏ3&' ' .fi \ 200 BLEURY BILLETS: SI.SO Mise en scene ROLAND LAROCHE Décors CUT NEVEU Costumes: SOLANGE LEGENDRE Musique originale GINETTE BEUAVANCE avec MARC FAVREAU LOUISETTE DUSSAULT GILLES PELLETIER Ronald France Jean-Louis Millette Françoise Graton André Montmorency Panthère Jacques Kanto Céiard Chocolat Chatouille SOCI ETE ÏVO U V ELLE OE c: 1 rv E I%1 ATOG R A K>H I E DERNIÈRE SEMAINE COULEURS I Moins d I4ans face à son des tin .>001 HT, SMMUOOKI 51S-2I74 JMN TALON.A l-HT Di f!6-IX 715-7000 Ea_m MOI tST, SNINBROOKE 57S-2I74 arrrrrnirn CENTRE COMMERCIAL MAISONNEUVE JÈAN-TALON CENTRE COMMERCIAL JEAN-TALON SUPERBE PROGRAMME DOUBLE! f?IES F®US.LE FILM COULE COMME LA VIE Michel Simon ALAIN COHEN 858 est, Ste-Catherine DERNIERE SEMAINE Quûtjda^6 i/fiGlidvLj, Version originale Il N 7 H 4 II DER m mu ii «EM 900 O-STE-CATHERINE 861 2996 CINEMA DE PARIS couleurs — vo .si français iao*3.30-s 30-7.30-o.ao 4 e SEM, 5254*00 1206 EST.STE-CATHERINE LA COMPAGNIE DE DANSE loui/ fflLCO HUESCAPE THE SLEEPERS CAVIAR (BALLET ROCK) « Falco.totalement contemporain par ses thèmes et son Style.» Washington Post Ce Soir 8:30h.P.M.Billets $8 S7 $6 SS $4.Demi-tarif sur billets S7: étudiants -Age d'Or (première).EN VENTE: CCA.1822 ouest Sherbrooke (sous-sol) & Place des Arts.Billets demi-tarifs en vente à CCA seulement.Agences 6c CHARGER 932-2234 rfh THÉÂTRE MAISONNEUVE POUR TOUS NUREYEV COMME ON NE L'A JAMAIS ENCORE ADMIRÉ SUR LES ÉCRANS EMI FILM PRODUCTIONS LIMITED PRÉSENTE UN FILM DE PIERRE JOURDAN PRODUCTION DEMETRIOU \Quddf cj Magpt Nure^v ^ fonl^n “I Am A Dancer” avec la participation d« Coda lined Imïi 69111011’ Couine bei vtfiu EN COULEURS US) Oiilr.bué pur KEN FltMS LIMITED Productrice associée Denise Tuai - Texte de JOHN DEMETRIOU Production EVDOROS DEMETRIOU - Dirigée par PIERRE JOURDAN LA SYLPHIDE DE BOURNONVILLE "MARGUERITE ET ARMAND" "LA BELLE AU BOIS DORMANT" (TCHAIKOVSKY) Extraits de "FIELD FIGURES” A L'AFFICHE! 5225 DECARIE 402=1322 REPRESENTATIONS: 1:10.1:10, 5:1 S.7 0S.9:00 P.M DERNIERE REPRESENTATION COMPUTE A 1:50 P.M.SALLE RESNAIS après more le nouveau film de Barbet SCHROEDER 35 MILTON / 842-6053 HORAIRE LUN.AVEN.7.N; 9)0 SAMEDI 1.30; 3M: S M; 7.M; 10 00 OIM.l.M; 3.M; IM: 7 M; 9 M 14 ANS la vallée ils sont partis vers la Vallée promise, aux frontières de l'inconnu.SELECTION FRANÇAISE • VENISE 1972 BULLE OGIER JEAN-PIERRE KALFON DISTRIBUTION PRIMA FILM musique par PINK FLOYD DC Luis Bunuel CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE SALLE EISENSTEIN 1 POUR TOUS | Université du Québec à Montréal FESTIVAL DE THÉÂTRE UNIVERSITAIRE 1973 2 au 8 avril Lundi; Bread and Puppet theater "The Stations of the cross" Mardi; Université de Montréal "Trois prétendants, un mari" Mercredi: Université du Québec a Trois-Rivières "Hivernel" et "Pianoton pour un homme qui va mourir" Jeudi: Université du Québec à Montréal "Le chant du fantoche lusitanien" Vendredi: Université du Québec d Chicoutimi "Géation à partir d'une idée d'Arrabal" Université de Sherbrooke "Gargantua", extrait de "Rabelais" Samedi: Université du Québec à Chicoutimi "Mlle Roberge boit un peu" Dimanche: Après-midi Université du Québec à Montréal "Pigrasse, roi de la magie" Soirée Université Laval "Aidez vos policiers” "Les poissons mordent pu" "La soirée du fuckey" AU MONUMENT NATIONAL 1182, haul.Saint-Laurent Renseignements: UQAM 876-3084 aux-artsbeaux-artsbeaux-artsbeaux-artsbeaux-art "Québec underground": aux côtés de l'art officie! par JULES ARBEC Aux côtés de l'art officiel dûment consacré par l'Establishment on retrouve toujours certains mouvements marginaux qui sont bien souvent à la source des transformations de l'art.Le Québec ne fait pus exception à la règle puisqu'il a connu lui aussi une époque underground tiès florissante, qui s'insère dans la révolution culturelle que nous connaissons aujourd'hui.Dans le but de mieux faire con naître cette forme d'art encore mal définie des années 60-70 les Editions Médiart viennent de publier "Québec inderground ".Un recueil qui réunit des articles de jour- naux, critiques et des témoignages qui donnent une vision très pertinente de cette époque.Nous devons cette heureuse initiative à MM.Normand Thériaut de Médiart et Yves Robillard.responsable du programme d'histoire de l’art à l'IIQUAM.Le premier tome de cet ouvrage lut lance a la Casa Loma il y a une dizaine de jours.Pour la circonstance, on avait aménagé le rez-de-chaussée de ce "chie " cabaret en salle d'exposition.L'atmosphère était à l'effervescence et à la gaieté.On retrouvait facilement l'ambiance de la défunte Hutte ou de LE NEVEU DE RAMEAU De Diderot L'AFFICHE Avec Jean-louis Roux Marcel Sabourin Mardi au vendredi 20 h.Samedi 17 h.et 21 h.Dimanche 1 9 h.861-0563 HH \ I RI 1)1 MM \ IM -MONDI 84 ouest, rue Sainte-( atherine c :tnm; THEATRE MIDI GOGLU de JEAN BARBEAU Spectacle a 1 2:1 5 - S I.1 8 plus taxe Tous les jours du lundi au vendredi 1 L’ALLIANCE CHORALE CANADIENNE présente: en ('ÉGLISE NOTRE-DAME le 8 avril 1973 à 20 h.30 REQUIEM DE DURUFLÉ Avec choeur de 125 voix, orchestre et orgue Soliste PIERRE MOLLET Baryton Madeleine Bayard Mezza soprano Direction musicale: Jean-François Sénart à l'orgue: Pierre Grand'Maison Organiste à Notre-Dame En première partie — RÉCITAL PIERRE MOLLET dans des oeuvres de J.S.Bach, A.Honneger, F.Martin Billets réservés $5.00 - $4.00 - $3.00 - $2.00 Canadian Concerts & Artists, 1822 ouest, rue Sherbrooke et Edmond Archambault, 500 est, rue Ste Catherine DURANT UN INSTANT ILS TIENNENT L’HISTOIRE DANS LEURS MAINS AVEC UNE EFFROYABLE VIOLENCE REALISENT ¦ QU'ILS _ ALAIN f RICHARD .DELON ] [BURTON] Production de Josee Shoftel ROMY SCHNEIDER Film de Joseph losey X THE [=: ASSASSINATION + Of è TROTSKY- 2e Semaine v-inema piaci viiii mark 8GG 2644 VALENTINA CORTESE iuicivannuchi ItAKUCSAIllY SIMONCVAICRE DUHIODfl P*HE piTiR chatei GIORGIO ALBERTAZZI r«,.vp-A,r.«>MM* CONSUl TCI VOTRE AG CUT OC VOYAOC avec TOOR CflR j nmm 1010 ouest Ste Catherine — Metro Peel 861 727?Pista St Hubert 273-7755 Plact Longusuil 679 3777 Centre Laval 688-5310 rue StOsnie 845-8225 voyages Interglobe nu ill a«t.Uvaiwt UURItB - MOUTEfAt 17S - 274-H774308 Découvrez le vrai visage du Canada en choisissant un voyage organisé Maple Leaf.Votre voyage sera préparé avec soin par le CN.Vous partirez l’esprit tranquille.Vous apprécierez l’atmosphère accueillante des trains du CN, une excellente cuisine, des lits confortables et la détente.Vous descendrez dans des hôtels de marque et ferez les meilleures excursions.Au CN, pas besoin de voyager en groupe pour bénéficier de conditions privilégiées.Les avantages qu’offrent les voyages organisés Maple Leaf vous laissent votre autonomie et une grande marge d’initiative puisque vous voyagez librement, sans guide.Offrez-vous, dès maintenant, le plaisir de choisir 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n’a pu soutenir les gains remportés au cours de la première heure de la séance et les prises de bénéfices ont entraîné des baisses fractionnaires chez la plupart des industrielles.Cette légère baisse a mis fin à quatre seances d’affilée à la hausse.Les hausses l’ont emporté sur les baisses par 282 contre 247 alors que 244 valeurs demeuraient inchangées.L’activité était modérée et 2.46 millions d’actions d’une valeur de $25.60 millions ont changé de mains comparativement & 2.23 millions d’une valeur de $24.10 millions la journée précédente.Les communications, les pipe-lines, les mines industrielles, les services publics et les alimentaires ont baissé brusquement tandis que les banques, les chimiques et les raffineries ont enregistré des gains.Dès l’ouverture, la vente des actions de la Columbia Cellulose a été suspendue "en attendant la publication de certaines informations par la compagnie’’.Jeudi, les actions ordinaires de cette entreprise avaient clôturé à $3.30 et les privilégiées A, a $7 3-4.McIntyre a monté de 2 1-2 passant à $48.La compagnie a déclaré que toute augmentation de prix reçue d'après les nouveaux contrats de charbon avec les clients japonais entreront en vigueur le 1er avril.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 1236 500 z25 $14* 14* 14* + * Guar Trst 550 $12* 12% 12% — 74 $11 10% 10% - % Gulf C 13591 $4* 34 34* + * $674 6* • 6* + * Halifax D 200 200 200 200 $15* 1574 15* + * Hambro C 1800 $9 8* 9 + * $8/4 874 874 H Group 1500 $11 10* 10* — 74 $12* 12* 12* - * Ham Tr V 100 $14* 14* 14* — * $18* 18* 18* + * Hardee 200 105 105 105 + 5 $20* 19* 19* - * Hard Carp 100 $8% 83/4 83/4 — 74 $37/4 37* 37V.- * Harlequin 335 $13* 13* 13V* + 74 $1774 17 1774 + 74 Harris J S 100 350 350 350 +20 325 325 325 +15 Harveys F 5013 165 160 160 — 5 $12 "1 12% 12* - * HWood A 200 140 140 140 $6 .674 674 ' HWood B 600 35 35 35 + 15 $9 8% 8% Hawker S 1488 445 435 440 — 5 V«nU» Haut Bai Farm.Ch.Induatriallai Abitibi 10013 SI 1H il* 11*- Gen Dlstrb Abltbl 7V*p 50 $52 52 52 G MC Acklands 1000 $13* 13* 13* -I- t Genstar L Acra» Ltd 1570 SI6V4 16 1674 Gnstar L w Acre» A pr 70 $45* 4573 45 V4 Gesco DI» Acre» wt 1225 360 360 360 Glendale A.G.F M 100 $574 574 574 - 74 Genalr Ahed M 200 310 310 310 + 5 Gleng B p Alta Ga» A 3285 $16* I6V1 16* + Mi Gleng A w Alta Ga» p zlO $7474 7474 7474 Gleng B w Alcan 9878 $26* 26 u 26V4 Gold Crest Alcan pr 1315 $26* 26* 26* Graft G Algo Cent 5574 $16* 1574 16 + 1 GL Paper Algma 13510 $16* 16* 16* + 74 GL Pap w Algonq pr 700 475 450 450 - 5 GL Power Alfarco Dv 350 $8* 8* 8* - * GN Capital Alliance B 616 $9* 9* 9* + 74 GNGas A p Alpa Ind 1500 $12* 12* 12* - * Gt W Life Al min 2p 290 $36* 36 * 36* + V4 Gt West S Andre» W 200 $40 40 40 G West wt Anglo-cn 100 $7* 7* 7* + * Greb l B Aquitaine 1325 $25* 25* 25* + * Green A L Arg» 250 p 50 $34* 34* 34* - 74 Grey G Argus B pr 215 $35* 35 /4 35* Greyhnd C Argus C pr 1600 $1474 14* 1474 Greyhnd Asbestos 2737 $17* 17 /4 1774 - * GSW Cl B Ashland C Atco Ind Atl Sugar Atl Sug A Auto El 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155 1370 $20 19 * 19* - * 100 $18* 18 '4 18'4 100 z50 1000 100 100 100 + 25 6518 $43* 43* 43* - 74 293 $48* 48* 48* + 74 1980 $50 49* 50 + 74 700 $6* 6* 6* + * 12030 300 290 290 -10 100 $5 /4 574 574 - 74 5475 $33* 3374 3374 - 74 9090 $16* 16* 1674 - * 8000 265 260 265 +10 10005 $6* 6* 6/4 1500 475 475 475 7845 $20* 20* 20* 200 $40 40 40 3505 $5* 5* 5 * - * 510 $34* 33* 34* + * 1625 2300 $2174 20 20 -1* lma»co 1125 $3374 33 33 $55 54% 54% - 74 Imp Gen 1900 $5* 574 574 $74% 747a 74/a imp Gen w 800 75 75 75 $60 60 60 - 1 Imp Lilt 200 $119 119 119 $71* 71* 71* Imp O 18800 $42* 41* 42 $24* 24* 24* Indal Can 100 $14% 14% 14% $11 10% 11 - * ind Adnti 300 $17* 1774 17* $16* 16* 16* - * mail, 1350 $20 19% 19% $10*i 10* 10* + * Inland Gat 3621 $11* 11* 11* $19 1874 19 + * Inland G p 150 $13* 13* 13* $11* 10% 11* + % Intar-CIty 500 $12* 12/4 1274 $14* '14* 14* Intar Caw 768 800 775 800 $21% 21* 21* Intrmatco 1700 450 440 450 $1174 11 1174 + * IBM 46 $434* 434* 434* $27% 27* 27% Inco 14167 $33* 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Niag Struc z25 $13 Nia Wire 273 $28* 28 Nia Wire B 1900 $27 25* Photo Eng 100 $23* 23* 23* + * Pitt Eng B 200 110* 10* 10* + * Pitt Eng C 1000 S11* 10* 11* + * Pow Corp 2330 $12% 12* 12* - 74 Pow Cm pr 120 $32 32 32 - 1 Pow C 5 pr 1000 $1374 1374 1374 Pre Cable z25 $1674 1674 1674 Pre Trit 125 $48 48 48 Prlca Com 2090 $16* 16* 16* + * Prov B Can 350 $15% 15* 15* - * Prov BC r 7216 42 40 40 - 1 Q Brdcatt 200 480 480 480 - 5 Quinta A 1100 240 230 240 +15 Rank Org 540 $11% 11* 11% Rapid Dta 2655 $11% 11* 11% - * Readers O 50 $26* 26 Va 26* Realty C A 500 $674 674 674 Rtdpath l 230 $27% 27* 27* Raad S 11200 $11 10* 11 + 74 Reichhold 100 $18% 18% 18% - 74 Raltman 100 $13% 13% 13% - 74 Revel»tk 6504 $10% 10 10* + * Rllayt D 100 185 185 185 R Little 330 $5* 5* 5* + % Rolland 600 $8 8 0 + * Ronald Fd 100 $22* 22* 22* - 74 Ronyk Cor 1950 165 160 160 Rothman z50 $15* IS* 15* Rothmn w 600 390 385 390 Rothm A p 25 $86 86 86 Rothm 2p 900 $1974 19 19 - ’/4 Royal Bnk 8550 $35* 34-74 34* - * Royal Tr»t 3752 $25% 2574 25% + * Ruital 12895 $1274 1174 12 + % Ruiil H p 650 $48* 47 47 +4* StL Corp p 75 $64 64 64 - 1 St Maurice 5000 110 105 105 - 5 Sayvatte 525 $5 5 5 Schnald zSO $1674 16 /4 1674 Schlar B 24300 $1574 1574 1574 + 74 Sc introx 720 20C 195 195 - 5 Scot York 3100 $5 495 5 Scot Ml, pr 1000 $15* 15* 15* Scott» 450 $19* 19* 19* + * Seaway w z!2 45 45 45 Sacur Cap 1000 69 69 69 + 5 Shaw Pipe 250 $11% 11* 11* - 74 Shall Can 6240 $56* 55* 56* + * Shephard 100 $6 6 6 + * Shully', 1000 300 295 300 +10 Sllverwd A 540 $15 14* 14* + * Slmco Erl z50 400 400 400 Slmptont 998 $3474 33* 33* - * Slmpion S 955 $53 52* 52* - * Sklar M 2225 $9* 974 974 - * Skyline H 800 $7 6% 7 + 74 Slater Stl 950 $11* 1174 1174 - 74 Slater i pr 100 $16 16 16 Slat W Can 780 $15 14% 15 Somvllle p 50 $39* 39* 39* Southern 925 $32 30* 30* -1 * Spar Aero 1850 445 440 440 St Brodcst 300 $13% 13% 13% St Paving 1740 $8 7% 73/4 - 74 Stalco 5151 $33* 337.33* + * Stelnbg A 744 $29 29 29 Stalntron 600 $6 6 6 + 74 Surpass C 450 140 140 140 + 5 Syjtems D 305 $2274 22 * 2274 - 74 Tancord 100 225 225 225 -15 Tancord p z25 215 215 215 Teladyne 100 480 480 480 Texaco 3025 $65* 65 65 - * Texaco pr 50 $60* 60’* 60* -1* Texas G 17620 $23/4 22* 23 Thom Na» 1050 $14* 14 74 1474 - * Timken ZlO $39% 39% 39 74 Toromont 1000 310 310 310 - 5 Tor Dm Bk 4080 $34% 34 74 34* + * Tor Star B 1275 $23V4 223/4 22-74 - 7a Traders A 890 $19* 1974 1974 - 74 Trader A p 100 $21% 21* 21* - * Trader B p 100 $28* 28* 28* - * Trader 66 w 1600 860 840 860 Trader 69 w 200 925 880 925 +70 Trnselr 6800 330 315 320 -10 Trnsalr w 1000 115 110 115 +10 Tr C Glass 500 $11* 11* 11* Tr Con PL 8498 $40% 40* 40* - * Le groupe commerce montréal Woodward Zellers 550 $29* 29* 29*- * 300 $19* 19* 19*- * Bombardier Limitée W Si Bourse canadienne Séance peu active Les prix étaient à la hausse dans tous les compartiments sauf le papier, vendredi, à la Bourse de Montréal à la suite d'une séance peu active.Le nombre total des transactions à la Bourse de Montréal et à la Bourse Canadienne s'est élevé à 1 21 millions d'actions, comparativement à 1.64 millions d'actions hier.Les baisses l'ont emporté sur les hausses par 127 contre 118 alors oue 97 valeurs demeuraient inchangées.L'industrielle la plus active a été Trizec, à la hausse de H à $21 1-2 en 84,140 actions.La mine la plus active a été Abitibi Copper, à la hausse de 2 cents à 22 cents, en 105,100 actions.Créait Foncier a monté de $6 à $118; Shell Canada, de 1 3-8 à $56 3-4 et Russell, de 1 à $12 1-8.IngUs a baissé de 2 à $19 3-4 et Noranda de 11-4 à $48 1-2.A la Bourse Canadienne, FalUnger a monté de 15 cents à $2.85 en 85,000 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V«nt«i Haut Bai Farm.Ch.Induatriallai Aquabl 7600 360 355 355 -to Belg Stand IS300 $10* 10 I0'/1 + H Barncam 44150 $6* 6 674 Bio Vita 400 230 200 230 +5 Cantol 345 $774 774 774 - '/4 Casvant A 100 190 190 190 Cine 61760 $1074 10 lO'/x + V» Com Hold 4650 415 395 395 -15 Comodor 2530 $13* 13* 13* + * Cdm A wt 300 975 975 975 Crawtd Al 100 300 300 300 Dalfens 200 200 195 200 Drum A 150 475 475 475 Foodex 200 $8* 8* 8* Inland Ch 100 8774 774 774 Lemtex 700 31 30 30 -19 Pambrok 100 818 18 18 Polcon 1300 175 170 170 -10 Res Ser 1200 410 410 410 + 10 S Law D 1100 140 140 140 SXL Div 40600 $8* 8 8Vj + X* Spart Air 8100 110 100 '05 Zlebart 300 395 »*C 395 -5 mm Germain Perreault Le Groupe Commerce.Assurance.annonce l'élection de M.Germain Perreault au Conseil d’Administration des compagnies formant te Groupe, soit La Compagnie d’Assurance Générale de Commerce.La Compagnie d'Assurance Canadienne Mercantile et La Compagnie d’Assurance Canadienne Nationale.M.Germain Perreault.un financier montréalais bien connu, est Vice-Président et Directeur général en chef de la Banque Canadienne Nationale et administrateur de plusieurs autres sociétés.V«nt«i Haut Farm.Ch.Tr Can PI p zlO $41 41 41 Tr Can A pr z5 $75* 75* 75* Tr Can C pr 4735 $51 50’* SO-’* ¦ Tr Can P w 415 980 975 975 Hawker pr 50 $64* 64'* 64'* — * Hays Dna 500 $11 11 11 Hedway C 100 $5 5 5 Home A 5425 $42’* 41 * 42* + -V* Horne B 100 $40 40 40 + * Horne Pit 1000 480 480 480 H Bay Co 7400 $22* 22 • 22H + * HB Oil Ga» 918 $487» 48 * 48'*- * Hur Er 14297 $32 31'* 31-74 + '* Husky 011 7750 $21* 207» 21 + '* Husky B pr 175 $43* 43* 43'/| - H Husky Dw 1500 775 740 740 +10 Husky E w 4400 910 875 900 +30 Hy's Ltd z75 $5’* 5* 5* I AC 5255 $18* 18 - 18 * I AC w 120 640 640 640 -10 + * Trans Mt Trimac Trizec Crp Trizec w Tru-Wall Turbo R Un lean S Unicorp F Un Carbid Un Gas UGas B pr Un Fn Mgt Un Tire Uni Trust U Sections Van Der Vn Ness Ven power versatile Versati A Vie G Tr Villcentre vs Servie Vulcan ind Wa|ax Walk GW WCl Can Wldwd Wstburne Wcoest Pt W Pet A p Westc'st Wcoest w Wasted W Brdcest 500 100 430 500 140 800 1335 $22H 22 * 22* + '* 500 $12* 12 12* + 4 Z57 $21 20-7.21 66 66 66 430 430 130 140 +15 $5* 5 7» 5* + * 1700 265 265 265 + 5 295 $17 * 17 17 * + * 8873 $11* 11* 11*+ a 100 $40 40 40 - '* 200 410 410 410 +10 300 300 300 300 1635 $11* 11 11* 743 $8 * 8 8 * + * 975 $10* 10* 10* 22400 93 85 91+8 3000 115 110 115 + S $7 7 7 - '* $7 6* 6* $35* 35 * 35 * + * $6* 6'* 6* $9* 9 e 9* $6 6 6 + * 525 $10* 107» 10* 2145 $50’* 50 50 - * 300 $19* 19* 19* + '* 29073 $18* 17* 177» + 4 200 IIS* 15* 15* - » 300 $8* 87» 8 7» + '* 1440 $28 26* 28 +1 * i660 $23* 23 23 3700 510 500 500 210 $30* 30 '* 3074 - * 125 $14* 14* 14* 1025 600 30 3800 z90 200 W Bcas A p 500 $43* 43* 43* • W Cdn Seed 325 $6 6 6 W Realty 650 $8* 8 8 W Realty w 600 330 330 330 - WSuppls A 100 119* 19* 19* Westnhse Weston White Pas White p e Whonok A Wiley Oil Wix Corp Woodwd A Zellers Acme Get Agnico E AkaltC Aidone Allied Mng Ang Ruyn Ang UD Armera Asoc Porc Atias Yk Avoca M Bankeno Bary Expi Batlm Bl Hawk Brameda Brenda M Broul R Brunik Calmor IB Cam Mine Camfl Cam Chib C Tung C Lencour C Malart C Merrill Cassiar Cent Pat Chemaloy Chestrvlle Chimo Coch Will Coin Lake Coldstm ag Con Fi C Marben C Morisn Con Negus Con Nichol zSO $23-7» 23* 23* 8825 $21* 21* 21* + * 273 114 14 14 100 $21* 21/4 21/4- * ‘ ‘ *11* 11* 11* “ 10 1074 + '/4 3* 3* +65 850 129* 29* 29* - '/4 $19* 19* 19* Minet 17 17 333 335 - 3 77 14+6 30 30 310 325 140 143 - 2 196 203 -10 9* ' Jorex Ltd Kam Kotla Kerr Add K Anacon Lab Min L Os u L Shore La Luz Liberian LL Lac Lost River Lytton M Madlin Madsen Martin • Match Mattgmi Mc Adam Mc intyra Mentor Meta Uran Midrim Moneta P Mt Wright Multi-Ml Mymar M NBU Mine N Dimens N Goldvue Nlund Newnor N Senator Nick Rim Noble Norîex N Canada Nortngat N Rock Orchan P Coper Pamour Pan Centr Pick Crow Pine Point Placer Prado Exp Preston Pure Silv Que Man Que Sturg Radiore Ray rock Redstone Rio Algom Roman Ryanor St Fabien Satellite Sherrltt Sigma - Slfvmq Steep R Sud Cont Sullivan Sun Ex Tare 1000 89 8800 50 8445 lUV, 2300 30 z85 $42 500 S Z71 300 700 305 z50 $12'/1 1433 202 2500 575 3500 175 13825 485 800 70 51000 25 3000 7'/: 2000 $37 1500 42'^ 4801 $49'/I 500 82 1200 13 2500 15'4 500 51 5200 23 2500 43 2666 42 600 260 800 18 2500 17 29500 55 1000 7 7000 8 5000 10V: 34000 165 39000 45 V: 1500 78 1922 570 2000 58 3100 535 12700 190 2700 425 1100 310 1000 35 200 155 3009 $12'/ 1300 202 7000 11 4800 190 2300 30 3000 125 1000 22 8962 $27 2450 870 3000 8 8100 13 6550 6 3209 $16-V 1330 $14 9 167 35 250 4515 8800 1132 325 23500 23'/ Teqj* Cor A z30 430 Tack ‘ " - 2540 2828 $10* 100 $3* 375 1149 390 1000 29 7300 17 100 345 26300 84 Z166 32 1220 325 7200 143 78600 207 6000 10 .2006 49 49 49 300 •* 8* 8* 500 80 80 80 4000 710 695 693 1000 77 77 77 2250 $15* 14* 13* 2300 106 105 106 1396 86 86 86 2695 530 250 31 31 31 14644 480 475 480 700 76 76 76 3000 18 17 18 - 28300 635 590 625 - 700 685 670 670 • 800 185 185 185 1250 18 18 18 - 1000 16* 16* 16*-1600 690 685 690 • z50 $12* 12* 12* 300 130 130 130 .Cor e Toxmont Taxera Tex-Soi Thom L Tmblll Tormex M 2100 Tribag 2300 U Asbesto 1631 333 U Mindam 5300 135 U Slsco Upp Can West Mine Westfield 7300 1500 43 8900 30 17100 106 145 50 89 89 48 48 12 12 Va + * 29 29 42 42 5 5 290 290 305 305 + 5 12* 12* 200 200 - 2 560 570 + 5 170 175 + 5 440 440 -50 70 70 - 2 21 24 +3* 7* 7* +1* 36% 37 + * 41 41 + 1 47 48 +2* 82 82 13 13 15 15* + * 51 51 - 5 20* 23 + 1 43 43 - 1 40 40 - 9 250 250 - 6 18 18 + 3 17 .17 - * 49 50 - 3 7 7 - 1 6* 8 + 1 10 10 - * 141 145 + 8 41 44 - 1 76 70 + 3 560 565 - 5 56 56 + 1 530 530 170 190 + 15 420 420 310 310 - 5 35 35 -1* 30* 30* + 7a 51 52 — * 155 155 12* 1274 200 200 10 10 - 1 181 190 + 5 30 30 116 116 - 7 22 22 26% 27 - 74 850 050 -10 8 8 + 1 12* 13 + 1* 6 6 16* 16* - * 13* 14 + * 9 9 160 160 - 5 33 33 - 2 320 320 22 22 -1* 16* 16* + * 430 410 300 US -10 29 19 + 1 19* 10 43 41 26* 10 +3 7a 98 tos + 7 140 140 50 so 330 US 120 110 Abltlbl 2190 $11* 11* m*- * Abltlbl 7V»p 100 $52* 52* 52* -10 Alta Gas T 1300 $16* 16* 16* - * Alcan 14688 $26* 26% 26% + * Alcan pr 100 $26% 26 74 26% + 74 Algoma St 800 $16% 16* 16* + * Aquitaine 350 $25% 25% 25% + % Asbtstos 011 $17* 1774 1774 - 74 Astral 500 165 155 165 +10 Atl Sugar Bank Mtl 675 $674 6* 674 + '/4 4475 $2074 19* 19* - * Bank NS 825 $3774 37 74 3774 + * Bang CN 1285 -.1774 17 1774 + '/4 Bq Deprg 1825 $1974 19 19 Bq Pv Can BPCRt 1582 $15% 15* 15* - 74 15552 41 39 40 -1 Bell Canad 2575 $43* 43* 43* - 74 Bombrder 2500 400 390 390 -5 Btrder C 1450 300 290 300 BP Can 2070 $16* 16* 16* - * Brascan 3780 $20 7a 20* 20* BC Forest 150 $33* 33* 33* BC Phone 284 $557.54'/4 5574 + '/4 Brinco 1350 $5* 5% 5% - '/4 CAE Ind 525 $1174 11 11 - 74 Calgary P 350 $27* 27* 27*- 74 Campeau 640 $10* 10 10* - * Can Cam L 43 $553/4 55% 55% + 74 CSL pr 100 460 460 460 -52 C Arena 200 $17* 17* 17* Cdn Brew 3075 $574 5* 574 Cdn Cable 1200 $1/3/4 17* 17* + * Home A 1100 Huds Bay 1460 H Bay Co 550 HB Oil Gas 450 Husky 011 10900 IAC Imp Oil C Hydro 700 $11* 11 Vi 11* C Imp Bank 110 $31 31 31 + '* CIL 191 ““ C int Pw 1700 C Javln 100 C Marconi 200 CPI pr 1265 CP Inve w 1110 Cdn Tire A 990 Canron 200 CPLtd 8835 CPL 3 p 100 CP A p 150 Celanese 300 Cent Dyn 10354 Chrysler 2200 CHUM B 100 Cockfield 127 Cominco 1030 C Holiday I 200 Con Chem 100 Con Bath 1225 CBath Pr 500 Cons Gas 3050 Corpex 1800 Cr Fonc 400 Dalmy a 100 Distl Seag 1370 Dome Pete 800 D Bridge 150 Dofasco 2200 Dom Glass 100 Dom Store D Textle Domtar Du Pont E Pr Air Elec Knt Fairview Fal Nek FIc Fund Fin Coll Fleetwd Francana Fraser Fulcrum Fulcr 6p Gaz Metr wgenstar L Glongair Gngr Pr B GB Cl 5pr GL Paper Gulf Can Holllnger 3390 313 $17* 17* 17* + 74 $13% 13% 13% 900 900 900 + 15 420 420 420 $31 30% 30% — 74 295 290 290 -5 $59 59 59 $24V4 24 24 — Va $19* 19 19 — * $8% 8% 8% + * $11 11 11 470 465 470 +5 200 190 190 -10 $34* 34 34 — * $12* 12* 12* + 7a $5% 5-3/4 5% + 7a $32 31% 31* — * $13 13 13 — * $6* 6'/a 67a + 7a $2174 21 2174 + * $2174 21 21 + 78 $17* 17* 17* + * $14* 1474 14* + * $118 118 118 +6 $11* 11* 11* $40* 4074 407a + ve $41 40% 40% — * $32* 32* 32* + * $25* 25% 25% $14 14 14 $15 14* 14* — * $9 8* 8* — * $20* 2074 2074 $33 32% 33 $6* 6 6 — * 285 285 285 + 10 $17* 17* 17* — * $71* 71 71 $1274 1274 12 Vi + 74 $11* 1174 11* + * $16* 16 16* + 7a l 950 950 950 -40 $21* 217a 21* $5 7a 5* 5* + 74 $874 874 874 $49* 49* 49* + 15 $1774 1774 17 74 + 74 175 165 175 +5 330 330 330 $29* 29* 29* — * $22* 22 22 -1 $34* 34 74 347a + * $47 47 47 + * Inglis Inf Nickel Int Util .Intpr Pipe Ivaco Jamaica Kaiser Re Keen Lacroix Lob Co A Loeb M Loglstec C Maclarn A MB Ltd Magnason Maislin Maritime Mass Fer McGraw H Melchers Mercantl Mice Inv Mlcrsyst Miron A Mitch A Molson A MLW Wor Mnt Trst Multi Ac Nfld LP Noranda Nor Ctl G Oshawa A Pac Pete Pancan Pan Ocean Peopl St Petrofina Placer Pow Corp Pow C 5 pr Price Com Provlgo Qebcor QSP Ltd Rapid D Redpa Reed shaw Rolland Rothman Royal Bank 1375 Royal Trst 4304 Russell Shell Can Simpsons Simpsons S Steel Can Steinbo A Sup Elec Thom Nes Tor Dm Bk 1232 TD Rit un 161 Tot Pet A 300 Tr Can PL 21433 Tr C C pr 850 Trans Mt 650 Trizec Crp 84140 Unlcan Sec 1500 Unlgesco a Unigetco b Un Carbid Unt Bank Velcro Villager Wajax Walk GW Weldwod Wettest Wcbat wt W Realty 8690 7644 200 9890 2030 850 300 5323 500 135 300 250 500 4300 100 8491 300 200 439 3840 300 1900 150 00 800 250 300 700 100 400 2650 100 120 1000 350 725 150 300 200 648 1000 1500 800 4670 5540 400 1300 125 2175 500 200 200 1000 900 271 265 1640 1929 1600 5100 500 1100 208 2420 1850 100 400 200 1150 6690 500 305 Haut Bat farm.CK $42 41* 42 + ’/4 $24* 24 24 + 74 $22* 2274 2274 + * $48% 48% 48% — 74 $21* 20% 2174 + * $18* 18* 18* — 74 $42 41* 42 $193/4 19% 19% 2 $33* 33* 3374 $24 23-3/4 23% + * $25% 25* 25* — * $22% 22* 22* — * 27 24 27 +2 300 300 300 — 10 $13* 13 7a 13* $6 7a 67a 6* $6* 6* 6* 480 480 480 5 $7* 7 74 77a +' 74 $23* 23* 23* + * $31M 31* 31* — * $14 14 14 + * $1174 1174 1174 $21* 21* 21* $20 7a 20* 20* $5 7a 5* 5* 2 $8’/4 87a B-* $2774 2774 27'/» $31* 31* 31* $123/» 12* 127a — * $63/4 6% 6% — 74 $123/4 12% 12% $28 27% 27% — 74 $18 18 18 $20 7a 20* 20* $1374 12* 1374 + * $12% 12% 12% $4872 487a 487a — l'/4 $11* 11* 11* $10 10 10 — 74 $33* 33 33* + % $1578 15* 15* — * $15'/a 15* 15* $183/4 18-% 18-3/4 + 74 $29 7a 297a 297a $52 7a 51 52* + * $12% 12* 12* — 74 $13’* 13 13* — * $1674 16 16 — 7.$93/4 9-3/4 9% — * $17* 17 74 1774 — $123/4 12* 12% $11* 117a 11* — * $27-3/4 273/4 27-3/4 + 74 $11 11 11 $8 7* 8 $16 16 16 + 74 $3574 34* 35 — 74 $25* 257a 25* + 7a $12* 12* 12* + 1* $56* 55% 56* + ' 1* $34 Va 34 34 — 74 $53 52% 52% — 74 $33% 33* 33% + 7a $29* 29 29* + 7.195 190 190 $14* 1474 14* — * $34 7a 34* 34* + * $3374 33/4 3374 + 74 720 720 720 + 15 $40* 40* 40* $51 SO* 51 + * $22* 2274 22* + 74 $21* 2174 21* + 74 $5* 5% 5* + * 325 325 325 300 290 300 + 10 $1774 17 74 1774 + Vi • $7 7a 774 7* + * $9% 9 Vi 9* — * Mines et petroleM Abltlb Asb 300 195 190 195 +5 Ablt Cop 105100 23 18* 22 +2 Ac roll Ltd 19600 69 6.1 67 AIS A|ax Mln All Rox 5425 245 22V 245 1000 21 21 21 500 60 60 60 Amag BB 1200 4* 4* 4* Eagle 12960 95 91 Am Arno Atl Tung Avllla Clero Com N C Daer Con Dev .M 36 13 75 26 75 C Louana 23500 40 38 Con Prop 4900 12* 12 ‘ - 3000 60 60 91 -4 500 6* 6* 6* 21 36 13 75 27 75 40 +2 7000 21 1000 36 1000 13 1833 75 2500 27 500 75 -1 + * C Tch C Tower Cop Man Cresus Dasson Devils El Dumont Dynco Dyn Mn Emp Mln Fairway Fallnger First Dren 1000 Flint Rk 12* - * 60 Gaspe Q ‘ lde> 2000 2000 Goldex Gold Hk Grandroy G E Res GL Nickl Gr Coast Hanson Mns 500 Hibiscus 11500 94 int Norval 1000 13 Invlctus Jamex 700 105 100 105 +5 833 10 10 10 +2 .5 5 8 8 7 7 -1 38 39 +1 34 34 35 35 9 9-1 500 198 185 198 +2 85000 295 265 285 +15 13 13 15 15 -15 80 80 +4 2600 270 245 270 +30 2000 24 24 24 9* 9* 9* 500 5000 8 3000 7 18500 41 1000 34 500 35 2000 Fernand Turgeon Monsieur Charles Leblanc, vice-président exécutif de Bombardier Limitée.Val-court.Québec, annonce la nomination de monsieur Fernand Turgeon M.S.C.R.I.A.Adm.A., au poste de président et directeur général de Walker Manufacturing Co.Ltd.et de ses filiales.Ces compagnies forment une des divisions de Bombardier Limitée.Monsieur Turgeon occupait auparavant le poste d’administrateur financier chez Héroux Limitée, depuis une filiale de Bombardier.13 5700 28 1500 80 + * 900 340 335 335 -5 100 480 480 480 -20 11 11 11 -2 92 94 +5 13 13 7500 103 101 102 -3 2000 100 95 100 +20 46 46 -2 35 35 -5 58 60 +2 2200 180 179 180 +10 7500 4* 4 4 1600 830 830 830 Mdonld M 3000 2?* 22 22 -1 Mal Hygd 2450 235 235 235 +10 Maybrun 15600 16 16 ' Menorah 1500 10 10 Mld ind 1000 52 52 8 8 Joubi Kallio Kal Res Klena Kingswd Lederlc 1885 46 1300 35 2000 60 16 +1 10 -1 NA Rare Norse NQN Min »Pac NI M Panaca Peso Sllv Phoenix Probe Mn Que Expl Queenstn Roy Agas St Lucie Sapawe Sil Stack Slocan S Dufault Stand Gld 10500 3500 1000 500 1000 3500 1089 460 5300 4000 4500 11500 1000 -.no 25(0 680 3000 Mi|a Mines 3000 Min Ore 2000 Mistango 7000 MM Porcp 1000 Mt ^agle 4000 Mt Laur U 2000 More ms 3000 Muscoch 4500 Nw Hosco 1600 N insco 20769 NW Unisp 1000 Nocana 5000 NA Asb 12500 3* 3* 3* + * 8 8 8 12 12 12 +3 55 53 55 +2 93 88 93 + 13 22 21 21 +2 36 36 36 64 60 60 137 127 137 +6 7* 7* 7* - '.9 9 9 22* 22 22 - », .Stafrd ÎObeo Surluga Tagami Tallsmn Terrex Toronado Transféré 18500 500 19009 1000 3000 1100 9000 6500 Trollus min 2000 Twent C Unlvl AAI Viewpt Viking Res W Dufault Wtrn Buf Wrightbr 3200 1000 500 100 500 2000 2000 30 29 30 25 25 25 21 21 21 12 12 12 40 39 40 24 24 24 550 550 550 32 31 31 67 66 66 30 28 30 52 47 52 22 22 22 4 4 4 8» 20 21 217 215 215 21 197a 21 25 8 23 23 82 76 82 7Va 77a 7 V 75 .19 22 13 m13 9 13 7 7 7 14 7a 15 33 29 33 25 .5 25 125 115 125 13 13 13 55 55 55 875.875 875 9* 97a 9 V 3 3 3 32 32 32 + 1 +3 480 480 480 +23 $107 10* 10* - * $50 50 50 - V* $18 17* 17* + * $23* 23 23* Changement Clôture Sem.dern.Mois dern.1973 haut 1973 bas Les indices de Montréal Industr.Ser.publ.Banques Comb.Papiers + 0.15 + 0.17 + 2.94 + 0.42 -0.67 243.76 160.82 172.91 230.84 121.48 237.15 157.34 264.27 224.65 120.33 245.93 159.71 273.00 232.12 116.47 256.87 163.37 288.77 241.33 122.50 239.90 157.43 263.56 226.52 101.46 S00 500 UVi 1 500 +10 8'/4 - Vi newyork + 5 -10 Whlthorse Wilco Wlllroy Wln-Eld Woodreef Wr Harg Yk Bear Zen me Zulapa 42570 $11* 10 a 10* + * 600 21) 276 28S 9900 300 21) 300 +2) 3600 13) 132 132 - 3 9)20 390 380 390 +10 14 Va 14* 14 Va SOC 8710 108 3000 8 7900 93 299 1)0 300 390 10)00 I 1500 Pétroles et gaz 79)0 11) 112 1200 980 945 10200 600 595 10) 105 7* 8 85 8) 110 110 390 390 7* 7V 11 11 - 5 Coniagas ¦ardy 8600 335 1000 9 700 126 6200 80 3000 19 1200 370 ' 1000 76 1040 52 3800 144 1 4300 211 » 1000 4’* 1000 9 325 9 - * 125 - 5 79 + 3 18 350 -15 76 + 1 52 + 3 144 +12 211 + 6 i 4'* - Va Houston O 9 — Va inter Tech Albany Alt East G Almln _________ .A Quasar P 1400 $20 20 Asamera 2050 $12* 12 Bracell P 1300 295 285 c Geother 4800 248 C Nor West 3500 790 CS Pete 14195 510 CSPet w 11233 150 C Bonza 14750 230 CE Gas 17400 C Homestd 1300 CLI Pete 4181 C Reserve 600 Cdn Sup O 606 Chieftan D 1750 Clarcan 305 Coseka R 2550 Decca 48920 Francana Déception générale Les cours se sont repliés vendredi à Wall Street, après quatre jours de hausses, sur un marché peu actif, Cette baisse, surtout sensible en fin de séance, est attribuée à une certaine déception des investisseurs, qui prévoyaient la prise de mesures plus sévères pour juguler l’Inflation que le simple blocage des prix de la viande annoncé Jeudi soir par le président Nixon.Des prises de bénéfices ont également contribué à déprimer ia tendance.De nombreux compartiments se sont effrités, comme les mécaniques, automobiles, papiers, chemins de fer, pneumatiques et sidérurgiques.Les baisses Tont emporté légèrement sur les hausses par 864 contre 547 alors que 348 valeurs demeuraient Inchangées.Parmi les valeurs canadiennes à la Bourse de New York, McIntyre a monté de 2 1-4 à $53 1-2, Seagrams, de 1-8 à $9 1-4: et Hudson Bav Mining, de 1*2 à $24.Canadian Pacific a perdu 1-8 passant à $19 1-4 et Massey-Ferguson, a cédé 1-8 passant à $20 3-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Coca Col CBS Coml Sol Comsat Con Edi» Cont Can Cont Dat Copp Rng Copw Stl CPC Int 43 146 139* 138* 12 391 37* 36* 23 26 16* D* 21 53 54* 54 11 15) 24'A 24 9 269 27* 26* 11 178 4674 45* ' 21* 21* 7 42 29 28* 30* 17* _ _ 10 8) Crane Co 7 26 Crw Zall 13 72 24* 24* Curt iis Wr 52 304 30 21* Dart ind 15 237 31* 37* Deere Co 10 303 44* 44 Denn Mt 10 16 31 30* Dexter C 17 10 17 6* Digital Eq 50 383 11' '1* Disney W 64 391 96V.93* Dome M 29 75 79* 78* Dow Ch 25 327 105 104* duPont 20 234 171* 166* Eas Kod 41 269 142* 14074 Eaton 9 174 36* 35* EG G 23 30 15* 1574 ElPas NG 7 109 16* 16* ÊltraCp 8 7 31* 31* ESB inc 11 64 ““ " Gr Plains Gt COilsds 500 1200 2100 1500 100 470 470 470 z30 $17* 17* 17* 4720 $28 273/4 28 300 S8’/2 8 8* + 74 7100 $52 Va 5274 52 Va + * 2150 81 78 80 -1 200 $8* 8* 8* 13900 400 375 385 +10 3200 $974 9* 9* - * 150 $63/4 63/4 6’/4 600 295 265 295 +45 z20 $43* 43* 43* 6262 440 435 435 - 5 z99 $15 14V» M'A 40 40 -1 12’/4 12* + Va 715 695 695 -30 Merla E 175 175 175 Midcon 675 670 670 -10 Nat Pete 9 9 9 + 1 NCO 19 19 19 Northld 45 45 45 Numac $35 35 35 Oakwood P 375 360 370 + 5 Page Pet $79'/a 79 79* + 7a Pan Ocean 57 57 57 + 1 PanCdn P $10 990 10 + 5 Petrol 255 245 255 + 5 Pinn P 310 310 310 Place G 13 28* + 2 27 +1 Va z5 $70% 70% 70% Noma Ind 575 $97i 974 974 + * 4194 $15 14* 14* - * Noran 18466 $49'/a 487a 49* — '/a 6830 $20* 20 74 2074 Nordair L 400 $5 7a 57a 5* 6965 $9 8* 8* - 78 NQORCtIG 4784 $117a 11'/8 ll'/s- - Va 200 $6 7a 6* 67a - 78 Nor Ctl B p 850 $2474 24 2474 100 $8’/4 8% 8-3/4 - '* Nor Ct 270 p 50 $36-3/4 36-3/4 363/4 + * 100 $123/4 12% 12% Nor Ct 150 p 900 $24 23* 23* + * 625 $33 4 32* 3374 + * Nor Ctl w 250 415 415 415 — 5 200 $73/4 7% 7% Nor Tar Ch Zl5 $8 8 8 z20 $10* 10* 10* Nor Tar pr z5 $21 21 21 23800 $11* 10* 11 + * NW Util p 50 $54 54 54 300 $6 6 6 NS Savngs 200 $23'/a 23'/a 237a + 74 1 75 $317a 317a 317a NS Savng r 4300 45 40 45 + 5 100 $173/4 17% 17% - % Nowsco W 200 $10'/a 10'/a 107a + '/4 906 $11* 11% 1174 NSI Mark 6200 360 345 355 + 15 IOC 420 420 420 +20 NuWest D 1775 $103/4 10* 103/4 600 290 285 285 + 5 NW Fin 1220 245 235 245 — 5 2352 $1874 18 18 Ocdentl Pt 1400 $10* 10* 10* — Vi 200 $574 574 574 Oceanus 1 z50 100 100 100 110 $8* 8* 8* - 7s Oil Patch 250 420 420 420 200 $5 5 5 Orlando R 400 $10* 107a 107a — * 100 430 430 430 - 5 OS F ind 950 $n 10* 11 + * 950 $17% 17/2 17»/a - * Oshawa A 584 $1074 9* 9* — * 1044 $717a 70% 70-3/4 - * Oshawa w 500 93 91 91 — 2 550 $8* 8* 8* - 7s Overlnd 2 p 900 460 450 450 10 500 $26 7a 26 26* - * Pac Pete 3675 $33* 32% 33* + * 20 $103 103 103 - 7 Pac West A 120 $J1 11 11 6800 $2174 21 2174 Pac WA A p 75 $4474 4474 44 Vi 11000 $1474 14* 1474 + 74 Pancana 1 3700 275 275 275 + 5 200 $11'/a 11* 117a - '* Paragon 100 275 275 275 C Rambler 3300 365 355 365 +10 Lasitr Km C Rexspar 1500 21 Va 21'/a 21*- Va Lochiel Conwest Cop Fields Craigmt Cstland D'Aragon D'Eldona Denison Dicknsn Dome D Explor Dynsty East AAal East Sull Falcon C Fort Rel Frobex Gnt Ma set Gibraltar Goldray Goldrim Granduc Highmont Hollinger Huds Bay Hydra Ex Int Bibis T Int AAoguI Int Obaska z200 Irish Cop Iso Jelex Joliet Jonsmith 6320 $13* 13* 13* -23500 6500 1550 8000 740 1000 1000 5500 500 1000 500 42 35 41 30 29 29 370 340 340 $11 10* 10-3/4 43 43 43 7* 67a 67a 325 325 325 135 135 135 $47 47 47 $2474 24 2474 23 23 23 11 11 11 $14* 14 14 25 25 25 7'/a 7* 77a 266 264 264 11 11 11 24'/a 247a 247a 9'/a 9'/a 97a Ponder + 9 Reyto O + * Puma P -30 Puma P w + ’A Ram + 1 Ranger - 1 Scurry Rn + 5 Siehens Skye Res + 74 sogeppt + 'A Spooner - 1 Sundale O - Va Total P - * Tr Can U Canso - Va un Reef P - 1 Ulster Pet + 2 Voyager P + * Weco Dev + Va 425 415 415 845 835 835 30 28 28 - 2 575 565 575 +20 $5374 53 53 $11* 113/4 113/4 + 74 700 690 690 -10 370 360 360 -10 620 550 575 +35 950 950 950 -62 $343/4 34-3/4 343/4 + Va 865 860 860 + 5 370 355 360 + 5 41 41 41 + 1 150 150 150 + 10 325 305 305 -20 255 248 248 + 4 75 69 75 + 3 64 60 64 + 3 725 705 720 + 10 38 38 38 + 3 $17* 1778 17* 190 187 190 265 265 265 $15% 15* 157a - 74 $157e 1578 1578 133 133 133 + 2 24 23 23 - 1 64 64 64 + 2 40 40 40 - 1 505 480 505 + 10 94 90 94 + 4 65 65 65 310 300 300 + 5 $30 29 30 + 1 $18 1774 18 + 7a Vente* Haut Bai Farm.Ch.Vente* Haut Bas Farm.Ch.W Decalta 6000 1500 10600 1085 1000 13050 2000 z600 3000 395 365 625 135 135 1500 54 54 900 770 760 13400 720 715 62600 124 120 5230 810 1000 8700 109 1600 620 400 205 5150 575 ACF In Addrsso Admirai Alcan Al Alleg Cp Allis Ch Alcoa Am Hes Am Airl A Brnd Am Can A Cyan A Home Am AAot ASmlt R AmSo Af Am Stand Am TT Ampx Cp Anacon Armco St Armst Ck Atl Rich Avco Cp Avnet Inc Avon Pd Babck W Bath Ind 13 19 9 119 6 42 15 84 10 18 12 231 11 50 26 602 101 320 9 80 10 104 12 154 39 97 11 214 11 145 122 9 85 11 976 49 10 125 9 118 15 137 22 452 5 59 7 44 62 66 13 60 8 34 453/4 20* 13* 26* 11 9 51* 343/4 20 Vf 413/4 31* 28 128 8* 21* 5974 11'/4 51'/» 5% 21* 22 Va 25 Va 79 12* 9* 13578 283/4 23* 4574 20 123/4 26-3/4 10* 8* 51* 34 2074 41* 31 27* 12674 83/4 2174 57* 10’A 50* 578 21 Va 22 25*.76-3/4 12* 978 132 Va 27* 2374 4574- V» 2074.123/4- * 263/4+ Ve 10*- '/4 9 51*.3474- '/4 2074- Va 4178- Va 313/4+ * 27*- * 126*—1 * 8* 21*+ J 5974+2 74 103/4- * 50*—1 578- Ve 213/4- Ve 2274.25'/a + * 78 - 74 12Va- Ve 978- Ve 134 -1 Ve 277a—1 * 23*+ * Beech A Bel How Benfl Cp Beth Stl Boeing Boise Cas Bordn Borg War Bos Edis Brist My Brunswk Bucy Er Burl Ind Burrghs Callah M Camp RL Camp Sp Cdn Brew Cdn Pac Cater Tr Celanese 2 Cenco Inc Ches Oh ChrsCrft Chrysler CIT Fin Cities Sv Clark Et?Clark Oil Clorox Co 10 39 12 131 9 197 9 331 17 222 11 339 11 209 9 85 10 16 24 102 12 201 12 11 16 70 50 92 28 29 17 199 10 99 12 96 6 36 139 7 695 10 48 12 116 15 135 17 31 35 129 17* 17* 17* + * 37* 36% 36-3/4- * 38* 387s 38* + 7a 3074 29* 29*- * 21 2074 20*- 74 974 8* 9 - 78 2474 24 24 - * 27* 2778 27* + Va 36 35-3/4 36 + Ve 64* 647e 64*- * 23* 23-/4 23*- * 27'/a 27* 27* 33* 32* 33*+ 1 178 239* 235-3/4 236 -33/4 10 7a 1074 IOV4- 74 45 44 74 45 +1 1 74 31% 3178 31%+ 7a 578 5 5 - 7a 19* 1978 1974- 78 63* 62* 63 3478 33* 34 + 7a 16* 16'/a 16*- 78 47* 47* 47*- 78 6'/» 5* 5*- 7a 343/4 33-3/4 33*-1 43'/a 42* 4374 + Va 48* 477a 473/4- Va 483/4 48'/a 48* + Ve 21 20* 20*- Va 4178 40* 40*- Va Ethyl Cp ExCellO Exxon Falrch Flre*ton F MC Cp Ford M Fruehf Gen Dyn Gen Elec Gn Food Gn Inst Gen Mills Gen Mot Gen Port GTel El Gen Tire Ga Pac Goodrich Goodyr Gould Inc 21* 2774 6 167 2774 27 13 88 1S* 18 13 750 95* 94* 30 707 30* 48* 9 x88 2274 22 9 60 19 18* 7 S6S 64* 63* 9 132 29* 28* 8 55 20 Vi 20* 22 480 65 64* 11 172 25* 25* 19 171 193/4 18* 21 91 61* 60 9 616 73* 72 8 37 133/4 13* 11 234 283/4 28* 85 24 233/4 17 189 3374 3274 7 36 25* 2574 10 220 263/4 2674 10 7 2670 6 Gren Giant 11 8 24* 24'/a Gulf OU 11 578 253/4 2578 Heel a M 35 44 1778 16* Heinz H 13 119 41 4074 New Pck 56 79 847a 84* High Voltg 65 16 6* 67a Homestk 27 228 35Va 33* Honywl 27 50 115'/a 113* 10 94 25* 25* 19 3 24 24 7 53 24 2374 14 25 6178 60* 8 6 2778 26* 39 285 4377a 430 Va 76 74 94 92 9 119 3478 33* 104 18 9* 8* 22 92 33* 3378 16 134 38* 373/4 +20 15 I Les indices de Toronto Changement Clôture Sem.dern Mois dern.1973 haut 1973 bas Industr.Aurifères Métaux Pétroles -0.46 +1.67 + 0.26 + 1.44 223.77 234.77 100.95 250.81 219.23 224.21 99.96 241 53 219.96 234.15 102.00 247.45 229.32 238.63 103.64 290.48 218.40 184.89 85.02 239.56 54*0 $9 8 V, S'/a Paulin 378 J101 101 101 Peel Elder 300 ,9 9 9 Peerless 2350 S2U» 21 21Va Pembin A 500 512# l2Va t2Vi PC Jewl 375 495 490 495 +10 PC Jwl A 400 110 110 110 +14 P Dept S 200 $7% V/i 7Vi + 74 Petrolina 1200 320 320 320 Phillips Cb I0O0 $548 S'M 5V4 - Ms 1850 $25 24Vj 25 +44 400 $1344 1344 1344 500 $544 544 544 - V* 200 $27’/i 27 V, 27 Vî + Vi 1031 $2648 26 2648 + 48 2750 $l8’/s 18Va 18'/a + 48 261 $2948 298 298 400 $1348 138 1348 l'or L'argent PARIS - L'once d'or fin cotait vendredi à $90 25 sur le marché européen de l’or, au regard de $89.25 jeudi.TORONTO — Handy Harman of Canada Ltd.évaluait l'argent hier à $2.228 l’once de Troyes.banque prauinciale DIVIDENDE REGULIER AVIS est par les présentes donné que le Conseil d'administration de La Banque Provinciale du Canada a déclaré un dividende de vingt-et-un cents par action sur le capital-actions versé de la Banque pour le trimestre se terminant le 30 avril 1973.Ce dividende, portant le numéro 301.sera payable au bureau principal et à toute succursale de la Banque, le ou après le 1er mai 1973.aux actionnaires inscrits dans les registres le 21 mars 1973, à la fermeture des guichets.Par ordre du Conseil d'administration.Le vice-président et directeur général,' RAYMOND PRIMEAU.Montréal, le 14 mars 1973.les bénéfices Pembina Pipe Line; pour l’année qui s'est terminée le 31 déc.dernier, $2,233,084-23 cents l’action, au regard de $3,252,273-36 cents l'action.Slater, Walker Securities; pour l’année qui s’est terminée le 31 déc.dernier, $28,-456-000-40 cents l’action, au regard de $22.228.932.8 cents l'action.Gold Crest Products, exercice financier se terminant le 30 nov., $502,000 ou 53 cents' 1971, $201,000 ou 24 cents.Canadian International Power - Exercice au 31 déc.: 1972.$14,900.000.soit $2.57 l'action: 1971.$12.400.000.soit $2.14.Dataline Systems Exercice au 31 déc.: 1972.$235.-364 de pertes, soit 59 cents l'action; 1971.$238,127.soit 60 cents.Lacroix Inc.- Exercice au 31 déc.: 1972.$747,016.soit 56 cents l'action; 1971, $547.65.soit 45 cents Househf Hud Bay III Cent loger Rd Intrlk In IBM lot FF Int Harv Int Mng Int Nickl Int Pap Int TT John Man Kayser R Kellogg Kennecot Kraftco Krsge SS Kroehlr Lib Mc N Litton In Lockhd Aii Loew Cp Mad SGar Magnvx Mallory Marathn Marcor Marlen Mrsh Fd Marin M Masco Cp 37 54 4972 49 Mass Fer 10 36 2072 20* Mc Don Id .* McDn D McGr H McIntyre Merck MGM Midi Ros 11 1014 43* 43 8 62 23* 23* 6 2 15 14* 18 97 31* 30* 10 256 28 273/4 13 82 473/4 46* 39 707 40* 39 74 8 20 21* 20* 15 5* 574 40 924 10* 93/4 6 40 73/4 7-3/4 8 158 3374 31* 18 122 2* 2'/8 14 231 16* 16 10 27 207a 20* 8 62 21 20* 10 157 22* 217a 17 125 337a 337e 28 2 9 9 12 77 29 * 29 7 4689 IS'/e 1772 70 193 6874 66 10 169 3772 37* 12 148 127e 11% Z410 54 52 48 130 97% 95 20 19% 13 18 10 62 1572 14* Minn MM 38 125 8572 84'/4 Mobil O 12 629 7074 69* 8 61 20 Mohas Mnsant Motorola N Cash R Nat Distil Nat Gyp NY Hon Northgt 19* 15 736 54* 54 27 338 104% 102* 63 258 30* 30 11 64 1574 15 8 80 15* 15* 26 43 24* 24 11 3 53/4 5* 139%+ % 36*- * 15*- * 5474+ * 24 26*- * 46 + * 21%+ 74 29 30*“ * 17* 24*“ 74 29*—1 * 37*- * 44*- * 30*- * 16*- * 80*- * 93*—3* 79*+ * 104%+ * 170*+2 141 “1* 35%— * 15*- * 16*- * 31*+ 74 28* +1* 27 18*+ 74 94*- % 48 *-4 74 22 - 74 18*- 74 63*- * 283/4- * 20*+ * 64*- ’A 25*- 74 19 -1 60 -17* 7274- * 133/4+ 74 28* 233/4- 74 3374- V* 2574- 74 26’/a- 'A 2678+ Ve 24% - 74 25*+ * 16*- 7* 40*+ * 84*—1 Ve 67a- 74 35 Va+2 74 1137a—1 ’/S» 25*+ 'A 24 + Va 2374- 3/4 607a— * 26* 4317a—7 'A 9278-1 * 34 9%+ * 33* 37-3/4- Va 4374- 3/4 23*+ '* 15 + 74 31*+ * 273/4 477e- Ve 397a —1 * 21* +17a 574- Ve 10*+ Va 73/4+ * 31*—1 * 2*+ 74 16*+ * 20 Va 21 + 7s 21-3/4 33* 9 - 78 29*+ 74 1870+ * 49 + 7a 20*- Ve 66*-2 78 37 74 11*- Va 537a+2'A 95*-1* 193/4 1578+ 78 84*—1 69*- V8 20 + 74 54 - 74 10474-5-3/4 30 - * 15 - 7b 1574 24*- 78 5* Northrop Nor Sim Occ P«t Out Mar Pac Pétri Pan Air Penn Can Pepsi Co Perk Elm Pfizer Phalp D Phil Mor Pitney B Polaroid Prct Gm Pullman Ralston P Raymd RCA Repub Stl Rich Mrl Royl C Sanders SPe in Scher Pig SCM Cp Scott Pap Sears F Sedco Inc Shell Oil Slngr Co Sou Pac Sparton Sparry R St Brand StOII Cal StOII Ind Stvens J Stud Wor Sun Oil Sunsh M Swift Co Teldyn Tenneco Texaco Tex Glfin Texas Ins Textron Thlokol Time In Timkn Tran Un Twent Cnt Un Carb Unit Air Unit Cp US Frgt US Gyps US Steel Varian As Walkr H War Lb Weathrd Wolwth Xerox Cp Zenith R Zurn Ind 8 12 20% 18 282 3474 518 10* 9 17 34* 24 136 33* 648 10* 108 2* 27 83 85* 41 98 35* 27 269 4274 11 189 46* 28 143 134* 16 44 17 98 600 131* 28 212 10274 13 14 51* 20 76 40* 12 14 9* 13 1009 27* 10 69 2974 22 46 7674 13 85 43* 17 21 10 8 204 27 51 71 149* 9 106 14* 11 122 13* 25 270 103* 25 199 40 12 137 48 11 160 57* 9 134 37* 5 20 67a 18 575 4474 13 17 503/4 13 282 84* 16 201 88 11 19 30% 6 36 45 14 11 49-3/4 47 12 8 115 27* 9 116 16* 10 170 26 74 11 750 40 22 212 2374 37 215 1663/4 10 87 243/4 9 45 1574 11 3G 40* 9 19 3974 13 678 377a 11 33 8* 12 169 43* 8 135 367a 91 8* 11 54 21* 8 397 237a 11 237 33* 22 57 15 14 2 5074 33 107 1073/4 8 23 97a 8 190 22* 47 223 154 16 101 42* 15 145 1478 20* 32* 1074 34* 32% 1074 2% 83* 34% 41 45* 133 16* 127* 101 51* 38* 974 26% 28% 75/4 43* 9* 26% 148 14 13 101* 37* 47* 57* 36* 6* 43* 50* 84* 86’/4 30* 447a 4974 11* 26* 16 25* 38-3/4 22* 162* 23* 1578 40* 39 36 8* 437s 36 74 S-’/» 21* 23 3378 147a 5074 1053/4 9* 2278 151 41* 133/4 20%+ * 3374-1 74 10*- 74 34*+ 74 33%+ * 10* 2% 83*—1 * 34*- * 4174- * 45*“ * 13374-1 % 16*“ * 128 “4 74 101 -2* 51*+ * 3974- 74 974- 74 263/4-1 74 28%- 74 7574 4374 10 27 + 74 149 -1* 14*- * 13 101*—3* 40 +2* 47%— * 57*- 74 37*- * 6*- * 43*- * 50*- ’A 84* 87* 303/4+ 74 447a 4974- * 11*- * 26*- * 167b- 7e 25-3/4- 7a 38*—1 23 - Ve 162 7a-6 3/4 2474- * 157a- 74 40-3/4+ * 39 36 - * 8* 43*- * 3674- 74 8* 21*- * 23 - 7a 337a- 74 14*- * 5074 106 -1 97a 2274- 7e 15174-3 42 - 74 13*+ '/a Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Al Art Amco Ind Asamera Brascan Camp Ch C Javln Cdn Mar Creole P Cwn Cp Dome P Domtar Dynalec Filt Dyn Ford C Fresnilio Imp Oil Jup Ind Lk Shore Mol y wt Neonex NCdn Oils Peel Eld Prat Lmb Quebcor Rio Algm Scur Rain Stern A Syntex Technol Tran Lux UN Asbes Utah Is Venic In Wr Harq 2 20 3* 3'/a 3*.15 12 3* 374 3* 36 79 12* 12-/8 1278- 5 75 20* 2074 20* + 41 6* 6* 6*- 37 19 8* 8* 8*- 11 1 478 4 78 478 11 41 1774 163/4 16*- 21 5 20 19-3/4 19-3/4 39 60 4178 4074 41 - 17 54 2074 20 20 - 28 30 3* 374 3* + 13 5 15 14* 15 + 8 zl 10 101 10072 10072- 15 11 16* 16 78 1678 + 35 109 42 41* 42 - 7 1 8* 8* 8* 350 20 37a 3* 372 + 7 7* 7* 7*- 8 5 4* 4 74 4-/4 21 101 ; 7 5-16 7* 7 Va .27 5 24 Vf 24'* 24* + 9 2 147a 1472 1472 + 19 6 17* 1774 1774- 21 8 27* 27* 27* 163 35 18 17/8 18 + 43 7 4178 40’/i 4178 + 17 175 55 54 54 - 11 76 12* 1172 11*- 24 57 83/4 8-/4 8-3/4 + 6 11 : î 7-16 ; i 5-16 3* 16 10 9* 9*- 8 31 12 11-/4 r.*- 47 32 1 7-16 ' 1 5-16 1 7-16 + L'indice Dow Jones Industrielles Transport Ser.publ.Ensemble Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.956.50 961.69 944.84 951.01 -8.13 201.06 202.38 198.55 200.13 -1.28 107.78 108 51 107.23 108 00 +0.22 302.38 304.17 299.01 301.10 -1.90 / l"actualité économique Le Devoir, samedi 31 mars 1973 • 27 Assemblée des Pêcheurs unis du Québec Avant dagir, Québec devrait consulter les pêcheurs - Bernier par Michel Guénard Après un an de répit La peur de l'inflation rend Wall Street maussade par Georges Deschodt de l'AFP GASPE - Fondée en 1939, au moment même où la prospérité économique montrait finalement le bout du nez après les longues années de la Dépression, la coopérative des Pêcheurs unis du Québec n’a cessé de progresser malgré les vicissitudes des captures et les fluctuations des prix et des goûts des consom mateurs.Selon son directeur général, M.Guy Bernier, la coopérative a atteint son seuil de rentabilité dans le domaine de la commercialisation du poisson à la suite d’efforts soutenus dans la rationalisation des méthodes de pèche et de la spécialisation continuelle des prises.“Peut-être pour la première fois, nous dira-t-il, le chiffre d’affaires des pèches maritimes dépasse le budget alloué par le gouvernement québécois à ce sec teur d’activité”.En somme, les investissements d’infrastructure permettent à l’industrie de faire ses frais et qui plus est de faire vivre son monde.Cependant M.Bernier émet des doutes quant à l’action unilatérale du gouvernement québécois dans la mise en valeur des ressources maritimes de la province.“Face au renouveau et au dynamisme qui se font jour dans ce secteur industriel, le gouvernement veut prendre en main l’orientation future des pêcheries sans consulter les premiers intéressés.” Un tel manque de consultation s’est déjà traduit par des mesures discriminatoires envers l’industrie québécoise des pêcheries.Un cas patent nous est fourni par l’arrêté ministériel qui interdit l’utilisation de l’huile de poisson dans la fabrication de la margarine.“Le ministère de l’Agriculture a passé cette réglementation sans en avertir les pêcheurs et fait perdre ainsi à l’industrie des milliers de dollars” de nous expliquer M.Bernier.Décision qui étonne d’autant plus les pêcheurs que le Québec demeure la seule province canadienne à bannir l’huile de poisson dans la préparation commerciale des graisses artificielles.Mais il y a plus grave, selon le directeur général des PUQ; l’Etat par le biais des subsides à la construction des bateaux essaie de contrôler toute la pêche commerciale.“On remet en cause la propriété individuelle des cordiers et chalutiers par les membres de la coopérative, ce qui est inadmissible et va à l’encontre de toute la philosophie d’approche de notre mouvement,” de nous prévenir M.Bernier.Parlant des efforts de planification du Bureau d’aménagement de l’est du Québec (BAEQ), M.Bernier se demande si après la consolidation du début l’on va finalement aboutir à la planification des ressources existantes."Depuis quatre ans on a fermé des villages, des usines non rentables, etc sans que la phase d’expansion économique vienne appuyer et "renflouer” la consolidation mique du début”.“Bref, nous avons assis:/- „ •«.important transfert budgétai entre MM ; ou-pin et Castonguay sans que la population ait gagné beaucoup" d’humoriser M.ernier.Selon lui, le gouvernement fait montre d’un manque de jugement en mettant l’accent sur la commercialisation du poisson au détriment des besoins d’investissement primaire qui sautent aux yeux.“Actuellement nos cinq usines pourraient traiter 60 millions de livres de poissons en regard des 40.5 que nous y avons débarquées en 1972 ”.Pour comprendre la position de M.Bernier il faut rappeler que la coopérative des PUQ a investi largement dans ses usines de transformation de Rivière-au-Renard, Rivière-au-Tonnerre, Newport et Gaspé afin d’améliorer et de moderniser la préparation du poisson.C’est donc dire que selon M.Bernier, le gouvernement aurait tout intérêt à poursuivre ses investissements au niveau primaire afin d’augmenter la capacité de prises de la flotte maritime du Québec.Une telle politique mettrait l’accent sur les services primaires aux pêcheurs: rampe de lancement pour le chantier maritime de Gaspé, usine frigorifique à Percé, modernisations des gréements, polyvalence des bateaux, etc.M.Bewiier s'insurge contre cette politique du MIC à vouloir s'immiscer dans le secteur tertiaire de la commercialisation alors qu'il y a tant à faire au niveau primaire.“Que l’on commence par nous donner les outils pour augmenter le volume des prises, après on pourra toujours parler de commercialisation” de nous déclarer M.Bernier.En ce domaine très spécialisé de la commercialisation et de la mise en marché, la coopérative des PUQ possède une longueur d’avance sur tous ses concurrents.L’an dernier elle a vendu sous la marque “Corvette” quelque 2.5 millions de livres de poisson par l'entremise de ses centres de distributions de Montréal, Québec et Rimouski.Dans les milieux coopératifs l’on croit généralement que le rôle du gouvernement devrait se limiter à l’information du consommateur par des campagnes d’éducation sur la valeur nutritive du poisson et laisser aux spécialistes en marketing de l’industrie le soin de commercialiser les produits dans les super- M.Guy Bernier, Directeur général de la coopérative des Pêcheurs unis du Québec.marchés.C’est pourquoi M.Bernier se montre sceptique quant à l’efficacité gouvernementale dans un domaine aussi complexe.Mais philosophiquement il ajoute: "nous verrons bien à Québec ce que le sous-ministre adjoint, M.Viateur Bernard, et son armée de 250 fonctionnaires ont en tête avec leur future Agence de commercialisation du poisson".Au cours d’une assemblée à huis clos, les PUQ ont adopté dix résolutions visant à renforcer l’infrastructure régionale de la pêche maritime.S’adressant aussi bien au gouvernement fédéral que provincial, les pêcheurs désirent que la surface d’accostage de Rivière-au-Renard soit agrandie, que le dragage du havre de Rivière-au-Tonnerre débute, que l’on fasse sauter le récif à l’entrée de Newport, que des quais soient réparés, des réfrigérateurs installés, etc.Bref que les autorités concernées prennent consciences des vrais besoins des pêcheurs! On a d’ailleurs nettement senti chez ces derniers que le problème de la commercialisation et de la transformation n’en est un que pour le MIC.Face aux lacunes des installations primaires, les pêcheurs se demandent ce que le gouvernement vient faire dans la galère du tertiaire.¦ fonds mutuels FONDS OFF.DEM.A.G.F.Special All Canadian Com All Canadian Div All Canadian Ven All Canadian 4000 American Growth Andreae Equity Associate Investors Canada Growth Canagex Cdn Gas Energy Cdn Scudder Cdn Security Growth Cdn South African Gold Cdn Trusteed CSM Japan Capital Growth xChase Fund Collective Mutual Commonwealth Inti Commonwealth Inti Lev Commonwealth Venture xCompetitive Capital Corporate Investors Corporate Investors Stock xDreyfus Inc.xDreyfus Inti Eaton Viking Educator's Equity Entarea Investment Executive Fund Cda Executive Inti Inv xFidelity Trend 2.93- 7.96 8.70 8.59 9.36 4 16 4.55 5.50 6.01 5.90 6.48 5.45 5.96 6.32 6.38 6.21 6.82 11.49 12.42 15.48 17.01 6.08 6.08 5.80 6.37 7.92 8.66 5.21 5.72 13.78 15.14 11.60 11.88 9.32 10.19 6.41 7.04 15.67 17.22 4.09 4.49 8.11 8.91 5.39 5.91 6.42 7.06 5.45 5.98 11.81 12.94 12.09 13.25 6.14 6.67 8.37 8.81 6.88 7.56 6.50 7.12 7.02- 25.48 27.85 les dividendes CFCN Communications, 8 cents, le 27 avril, inscription le 6 avril.Combined Engineered Products, 27 1-2 cents l’action privilégiée à $1.10 série A; le 1er juin, insc.le 4 mai.Consolidated Bathurst, 38 cents l’action priv.à 6 pour cent, le 1er mai, insc.le 6 avril.Craigmeont Mines, 15 cents, le 27 avril, insc.le 13 avril.$402.7 millions en dividendes Fonds Collectif A 7.67 8.49 Fonds Collectif B 5.72 5.89 Fonds Collectif C 8.15 8.91 Fonds P.E.P.3.96 4.30 GIS Compound 11.89 13.07 GIS Income 4.23 4.65 Growth Equity 8.80 9.67 Guardian Enterprise 1.03 1.14 Guardian Growth 9.72 — Harvard Growth 7.77 8.51 International Growth 6.10 6.70 Keystone Cda 7.88 8.64 xKeystone Cust K-2 6.47 7.09 xKeystone Cust S-l 23.60 25.86 xKeystone Cust S-4 4.80 5.27 xKeystune Polaris 4.26 4.66 xLexington Research 14.70 16.07 xManhattan 4.23 4.62 Maritime Equity 3.59 3.92 Marlborough 5.59 6.11 Mutual Accumulating 6.29 7.03 Mutual Bond 10.35 11.38 Mutual Growth 4.07 4.48 Mutual Income 5.63 — Natrusco 17.29 17.91 Natural Resources 8.18 8.94 N.W.Equity 6.26 6.88 N.W.Canadian 5.74 6.31 N.W.Growth 5.46 6.00 xOne William Street 17.14 17.14 xOppenheimer 7.73 8.45 Pension Mutual 9.51 9.51 Phillips, Hager, North 13.49 13.76 Planned Resources 5.08 5.58 Principal Growth 5.03 5.52 Prudential Growth 7.12 7.78 xPutnam Growth 11.46 12.52 Regent Growth 10.00 10.99 Regent Venture 4.75 5.22 Royfund 7.07 7.36 Sav Inv Prêt et Rev 7.35 8.05 Sav Inv am Prêt 10.72 11.78 Scudder North American 5.81 5.81 Speculators 8.00 8.74 Taurus Fund 3.79 4 16 xTech 6.68 7.32 Templeton Growth 9.55 10.44 Timed Investment 9.21 — United Accumulative 5.49 6.03 United Horizon 2.71 2.98 United American 1.96 2.15 United Venture 3.73 4.10 Universal Savings Equity 8.34 9.16 Western Growth 6.72 7.38 Xanadu Fund 4.09 4.09 x- Fonds américains Nomination au Petit Journal et à Dimanche Dernière Heure M.Claude Gagnon, c.a.ü ¦ Lors de l’assemblée générale annuelle et du Conseil d’Ad-ministration des compagnies le Petit Journal (1968) Ltée et de Dernière Heure Ltée.tenue le 5 mars 1973.les administrateurs ont élu Monsieur Claude Gagnon, c.a.président et directeur général de ces deux compagnies.TORONTO (HCl - Les compagnies canadiennes ont payé la somme record de $402.7 millions en dividendes, au cours du premier trimestre de cette année, ce qui représente une hausse de 8.5 pour cent au regard du $371.4 millions payés au cours du premier trimestre de 1972, rapporte la firme de courtiers en valeurs, Pitfield, Mackay, Ross et Cie.Les entreprises industrielles ont enregistré la hausse la GOUVERNEMENT OU CANADA Achat Vente 5, 1er oct./ 1973 99% 100% 5, 1er avril- 1974 99 Va 100 3>4, 1er juin 1976 92 93 7’4, 1er avril 1975 103 104 Va SV2/ 1er oct.1975 99 Va 100 7, 1er iuil.1977 103 104 33i, 1er janv.1978 87Vi 88% éV2, 1er juin 1979 99 Va 100% 1er oct.1979 81 Va 8?«'/4, 1er avril 1980 98 100 A Va, 1er sept.1983 82 83 6’ ?, 1er oct.1995 91 93 33i, 15 mars 1998 58 61 CN.4, 1er fév.1981 LI 83 CN.53/4, 15 jam/.1985 87Va 89 Va CN.5, 1er oo.1987 79 * 81 Perpétue» 1996 40 42 ¦ROVINCIALES A.-G.Tel.V/,, 15d.1991-87 96'a 97Va n AM-FC,, 8, 1er n.1974-89 101'-a 102% Pr.N.B.7%, 1 ms 1996-94 967/« 97% Ont.Hyd.9, 30 in 1995-90 109 110 Ont.Hyd.7, 18 s 1992-88 92 93 Que.H.8, 21 fév.1998-95 100 100'/a T.-N.8, 15 fév.1993-90 99% 100% MUNICIPALES V.Mont.9Va, 1 d.1990-95 107 HO Tor.Met.Wé.1er oc.1990 108 111 SERVICES PUBLICS Alb.Gas 9V4 1990 107 — Bell.T.Wi, 14 at 1990 109 — Mar.T 8.T 1er jn 1990 104 — N & C Gas 9H 15 j.1991 108 — TC P.Line, 9%, 20 j 1990 109 — INDUSTRIELLES Alb.Gas 8 1991 99 99 Va Alb.Gas 8Vs 1992 99V4 99% Aican 9H 1991 107 109 Bq.Mont.7Va-7% 1982 100 101 Bq.Mont.Vu 1987 99% 99% Bq.N.-E.7Va 1988 99% 100% Bq.N.-E.6^-7 1992 97 98 Bq.Royale 7 1991 99% 99% Bq.Royale V>i 1987 100 Va 101 Bq.Tor.Dorn.7.8 1991 100 101 B.C.Tel.I'/j 1994 99 100 B.C.Tel.8H 1993 102V» 103 Va Bail • 1997 99 V* 99% plus importante de paiements des dividendes avec $195.3 millions, comparativement à $172.73 millions l’an dernier.Les paiements des dividendes effectués par les compagnies minières ont pour leur part baissé de $52.45 à $51.46 millions.Durant le mois de mars, les paiements des dividendes pour tous les secteurs de l’indus-tries ont atteint $169.85 millions, ce qui représente une augmentation par rapport aux $154.71 millions de mars 1972.Bell 8% 1993 100V4 10! V4 Calg.Pow.8’?1993 101 Va 102% Can.Ciment 8% 1993 102% il 03% Can.Utility 8% 1992 100% 101% CIBC 7% 1992 99% 99% Const.Gs 8% 1992 102% 103% Cominco 8Va 1991 101 102 DCS 7% 1991 95 97 Eatons Acc.8% 1992 102 va 103% Falconbridge 7% 1991 93 95 Husky Oil 8’'?1991 100 Va 101% Inr.Nickel 8% 1991 103 104 Massey F erg.9% 1980 105 107 Pan Cann.8’« 1992 97 98 Pan.Cann 8% 1992 102% 103% RTM 8 1983 99% 100% Simpsons S A 8% 1992 102'a 103% Steinberg R 8Va 1991 100% 101% Steinberg 8% 1992 100V2 101 Va Trader 8% 1992 103 104 Trader 9 1991 103 104 TRP 9 1991 104 105 TRP 8% 1992 103% 1 04 '/A TRP 8% 1992 103% 104 Union Carbide 8% 1992 100'a 101’'a Union Gas 8% 1992 100 Va 101% WTC 8 1991 96% 97% CONVERTIBLES Acklands 7'/?1988 106 107 A.G.T.7% 1990 162 164 Ashland 5 1993 100% 101 Allarco Dev.7 1989 85 86 Dawson 8% 1985 106 107 Dynasty 7 1982 103 — DXT 5% 1992 99% 100 Va GPD 5 1993 99 100 Home Oil 5% 1992 115 116 Nu West 3% 1991 108 — Pac.Pete 5 1992 101 101 % Scurray 7% 1988 90 91 SSR 4’a 1988 147 — W.Coast Tr.71 1991 110% 111% NOUVELLES EMISSIONS Sommerville 8Va 1993 100 100% Indal S' a 1993 99% 100 Kelly Doug 8% 1993 99% 100% Bq.Tor.Dom.7% 1993 100 Va 100% Hudson Bay Acc.8% 1993 100% 100% U OC 7% 1087 99% 100% BM-RT 6% 1978 101% 102 WTC 8Va 1993 100% 100 Va HCR Units 11 11 4 ¦ les obligations Prix en baisse Les prix ont clôturé en grande partie à la baisse vendredi sur le marché canadien des obligations à l’issue d’une semaine modérément active.Les obligations à courts termes ont baissé d’environ 5 cents tandis que les obligations à moyens et à longs termes perdaient environ 1-2 point.Les obligations des compagnies ont perdu environ 1-4.Trans Canada Pipelines a offert mardi une émission de $75 millions d’obligations en première hypothèque à 8 3-8 pour cent.Le prix a été fixé à $99.50 afin de produire un rendement d’environ 8.43 p.c.Les courtiers ont révélé que vers la fin de la semaine, l’émission était parmi celles qui étaient le plus en demande.Les prêts au jour le jour étaient disponibles à 4 p.c.NEW YORK (AFP) Après près d’un un de répit, lu peur de l’inflation réapparaît aux Etats-Unis.Alors que la plupart des statistiques témoignent que l’expansion de l’économie smericaine se poursuit à une allure rapide et que les économistes prédisent des records pour les bénéfices des sociétés, les revenus personnels et le produit national brut, la brusque accélération de la hausse du coût de la vie depuis le début de l’année commence à transformer en inquiétude le climat d’optimisme qui régnait, aussi bien dans les milieux d’affaires que dans le grand public, au cours des derniers mois.Le comportement de Wall Street, qui pour beaucoup est une sorte de baromètre du climat économique américain, est l’un des indices de ce changement.Maussade depuis la mi janvier, la grande bourse new-yorkaise ; ’est nettement orientée a la baisse.Lin-dice des valeurs industrielles y a perdu plus de 40 points (plus de 4 pour cent) en cinq seances et le repli se poursuivait hier après une reprise technique de quelque 20 points au milieu de la semaine.Les valeurs mobilières constituent en principe un refuge contre l’inflation, mais l’expérience prouve que toute menace inflationniste se traduit sur le marché des valeurs new-yorkais par une période de baisse car inflation signifie à long terme ralentissement de l’Economie.voire récession, et donc baisse des bénéfices des sociétés et des dividendes.Dans ! opinion publique, la hausse du coût de la vie (rythme annuel de 5.2 pour cent au cours des derniers mois) est d’autant plus ressentie que.contrairement à ce qui s’était produit lors du début du cycle inflationniste de 1968,70, ce sont les prix des produits alimentaires qui mènent la danse.La prise de conscience du problème est facilitée par la publicité donnée par la presse soit à la constatation de l’inflation elle-même d’indice des prix ou le coût du bifteck font désormais la première page, voire la manchette des journaux) soit aux moyens utih-sés par les familles pour défendre leur niveau de vie face à la hausse: boycottage de la viande dans certaines régions, ménagères de Floride allant faire la cueillette *hez les Maraîchers de Floride pour pouvoir bénéficier des prix qu’ils réservent a leurs ouvriers ou succès soudain d’une boucherie chevaline en dépit de la répulsion qu’érouvent la plupart des américains à l’idée de man-egx du cheval.Bien quelle se montre désormais un peu plus inquiète qu’au début de l’année, l'administration continue à Des compagnies.en bref Consolidated Bathurst acquiert Dominion Glass affirmer que les choses s arrangeront au fil des mois et que les prix alimentaires st> stabiliseront ou baisseront pendant le second semestre.Ses déclarations sont toutefois accueillies avec d’autant plus de scepticisme que la hausse des prix de gros a été encore plus rapide que celle des prix au détail ce qui est loin d’être de bon augure.L’évolution actuelle constitue une sérieuse menace pour le succès de la phase trois du programme de redressement économique de la Maison Blanche, phase qui repose largement sur la modération volontaire du patronat et des syndicats dans le domaine des prix et des salaires.Elle risque de relancer les revendications salariales des ouvriers, qui s’étaient atténuées, en 1972.et du même coup de faire repartir la course des prix et des salaires.Si l’aggravation se poursuit, le président Nixon pourrait se trouver dans l'obligation de revenir à des contrôles plus sévères, sinon, il risquerait à plus long terme de devoir donner un séneux coup de frein à l'économie pour arrêter ou empêcher son emballement.Consolidated-Bathurst Limitée a annoncé hier qu’elle a fait l’acquisition de 63% des actions ordinaires en cours de Dominion Glass Company Limited.La transaction faite avec Power Corporation of Canada, Limited, implique 1,359,344 actions ordinaires au prix de $13 par action paya- raient de l’ordre de $175 millions par année.Monsieur Turner a dit que l’acquisition de Dominion Glass servira aussi à contrebalancer les fluctuations cycliques du secteur des pâtes et papiers de la Compagnie.Lors d’une assemblée ré- triel de vingt-six et un-quart cents (26V4C) par action applicable aux actions privilégiées en cours de la Compagnie Bathurst, payable le 1er juin 1973, aux actionnaires enregistrés à la clôture des aF faires du 4 mai 1973.et a aussi déclaré le dividende trimestriel de vingt-six et un- gulière du Conseil d’adminis- ____________ _ ________ ble lorsque l’achat sera con- tration, Consolidated-Bathurst quart cents (26V4C) par action clu et prévoit une somme ad- Limitée a déclaré le paiement applicable aux actions privi-ditionnelle n'excédant pas $3 de son dividende trimestriel légiées en cours, payable le par action payable dans les de trente-sept cents (37c) par 1er septembre 1971, jusqu’ici quatre prochaines années, action applicable aux actions non déclaré, et aujourd’hui advenant la réalisation de cer- privilégiées en cours et paya-tains bénéfices dans les ré- ble le 1er mai 1973.aux ac-sultats financiers de Dominion tionnaires enregistrés à la clôture des affaires du 6 avril 1973.La Compagnie a aussi déclaré le dividende trimestriel de Glass.M.W.I.M.Turner, jr., président et chef de la direction de Consolidated-Bathurst Li déclaré payable le 1er juin 1973, aux actionnaires enregistrés à la clôture des affaires du 4 mai 1973.Le dollar canadien en baisse Le dollar américain était à la hausse de 3-25 vendredi et valait $0.99 43-50 en valeurs canadiennes.La livre sterling était à la baisse de 29-100 et valait $2 47 3-10.A New York, le dollar canadien était à la baisse de 3-25 et valait $1.00 7-50 en valeurs américaines La livre sterling était à la baisse de 59 et valait $2.47 13-20.mitée, dans son commentaire trente-huit cents (38c) par ac-concernant cette acquisition tion applicable aux actions pri-a précisé que Dominion Glass vilégiees en cours et payable continuera ses exploitations le 1er août 1971, jusqu’ici comme compagnie séparée.Il non déclaré, et aujourd’hui a ajouté que cette nouvelle ac- déclaré payable le 1er mai quisition augmentera substan- 1973, aux actionnaires enre-tiellement la capacité de la gistrés à la clôture des af-division de l'emballage de faires du 6 avril 1973.Consolidated-Bathurst Limitée Aussi, Les Papeteries Ba-et que les ventes canadiennes thurst Limitée, une filiale de combinées de Dominion Glass Consolidated-Bathurst.a dé-et de Les Emballages Conso- claré pour sa part, le paie-lidated-Bathurst Limitée se- ment de son dividende trimes- COMPTABLES AGRÉÉS BEIZILE.CARDINAL, ROY ET ASSOCIÉS Comptables agréés Al AIN BElZRE C A CLAUDE ROY C A ROBERT ST JEAN.C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST C A 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHME.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés Lucien D Viau.C A Armand H Viau C A H Lionel Rabin, C A Jean Jacques Ouelletie.C A J Serge Gervais C A Waguih Boulas.C A Jacques R Chaddlon C A Jacques Joyol C A 4926, ave Verdun, Verdun 204 769-3871 7708, rue Edouard.LaSalle 690 365-0023 Duval, But eau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig.Montréal 1 26 861 -9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800.PLACE VICTORIA.Suite 2604 - Montréal 115 Tél.878-3011 Bureaux à travers le Canada et correspondants dans le monde entier SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal 1 15 861-5741 Suite 201,4 Parc Samuel Holland, Québec 6 681-7231 320 est, rue St-Germain.Rimouski 724-4136 108 nord, rue Wellington.Sherbrooke S63-8663 324.rue Des Forges, Trois-Rivières 378-4341 235, Chemin Montréal.Ottawa 745-1515 ?IMPORTANTE VENTE aux ENCHERES PAR CATALOGUE $ tin cinq séances De grand intérêt pour les eolleelinnneiirs et experts à notre salle d‘eneans VISITES PRÉALABLES: Mercredi, le 4 avril Jeudi, le 5 avril Vendredi, le 6 avril Samedi, le 7 avril de 9:30 à 18 heures de 9:30 à 21 heures de 9:30 à 21 heures de 9:30 à 17 heures MERCREDI APRÈS-MIDI LE 11 AVRIL, À PARTIR DE 13:30 - VENTE GÉNÉRALE JEUDI SOIR LE 12 AVRIL, À PARTIR DE 19:30 ART CANADIEN Plus de 120 chefs-d'oeuvre d'artistes renommés: Adam Sherriff Scott (tableau ancien exceptionnel), Louis-Philippe Hébert, F.H.Varley, Goodridge Roberts, L.H Bouchard, R.W.Pilot M A.Suzor-Côté, M.A.Fortin, F.lacurto, O.De Loll, H.Masson, S.Cosgrove, F.A.Verner, F.M.Bell-Smith, W.Cruikshank, W.Brymner, G.A.Arbuckle, A.Des Clayes, B.Des Clayes, C.E.De Belle, E.H.Holgate, T.M.Martin, W.Armstrong, R.Richard, L.P.Perron, R.Gagnon, J.E.H.MacDonald, A.Lismer, T.H.Beament, P.-H.Surrey, G.Pfeiffer, O.R.Jacobi, R.Jack, A.Edson, N.Poirier, L.Ayotte, O.Leduc, C.J.Way, R.W.Burton.VENDREDI APRÈS-MIDI LE 13 AVRIL, À PARTIR DE 13:30 - VENTE GÉNÉRALE VENDREDI SOIR LE 13 AVRIL, À PARTIR DE 19:30 ART CANADIEN ET EUROPÉEN Artistes: Leon Richet, Marcel Adolphe Bain, l'école flamande, F.P.Ter Meulen, D.Sherrin, H.A.Dievenbach, W.G.F.Jansen, Robert Van Boskerck, Marcel Vertes, Jean-Louis Forain, C.R.Mignot, A.Durer, William Rib, Pablo Picasso^^^^^^^^^^^^^ SAMEDI APRÈS-MIDI LE 14 AVRIL, À PARTIR DE 13 HEURES VENTE GÉNÉRALE comprenant des objets d'ART AFRICAIN: Bakuba, Bateke, Baule Baluba, Warega-Lega, Bakongo LES VENTES GÉNÉRALES COMPRENDRONT DES: Meubles: Mobilier de salon de 3 morceaux de style Louis XV, petite armoire Boulle, mobilier de salle a diner en acajou de 10 morceaux style Queen Anne, table de jeux dépliante, commode antique de forme mouvementée, commode française en forme de serpentin, mobilier de salon de 2 morceaux Louis XV, cabinet français en acajou pour boissons, 8 chaises de salle a diner en acajou de style Chippendale, banc de corridor français en acajou, table curia en noyer, vitrine en acajou.Accessoires: Commode de style William & Mary, mobilier de salle a diner de 10 morceaux en chene, sofa en noyer de style victorien, petite table de salon en acajou, petit pupitre antique, cabinet en acajou de style géorgien, chaises de style victorien, tables, etc.Vase original Gallé, coutellerie de 59 morceaux Birks en sterling (motif George II), service de vaisselle Royal Worcester de 55 morceaux, paire de chandeliers en bronze, service de vaisselle fait main en onyx de 83 morceaux, lampe de table de style Tiffany, bague a 3 diamants pour dame, bracelet de 4 rangs serti de diamants, rubis et saphirs, service a thé en argent de marque Hall (3 morceaux), horloge de foyer (coffret en acajou), coutellerie en sterling Birks de 54 morceaux, abat-jour Art Noueau, Cuivres, argent plaqué, cristal, ivoire, etc.Tapis orientaux: Kerman, Bokhara, Kazak, Afghan, Qum, Tabriz, Bakhtier, Gorovan, Chinois, Hamadan, Ferdouce, Moussoul, Arbabill, Ispahan, Dozar, Kalabar.provenant de la succession de MME K.T.E.PALMER de Rosemère el d'autres successions et particuliers FRASER RROS.LTD.49S0, de la Savane et S02S, rue Paré Grand terrain de stationnement à choque entree Tél.: 342-0050 ( Commissaires-priseurs, évaluateurs et liquidateurs depuis 1880 ) 28 • Le Devoir, samedi 31 mars 1973 sciences et technique La fusion thermonucléaire déclenchée par laser?par Gilles Provost La crise de l'énergie qui commence à exercer ses ravages en Amérique du Nord a attiré l'attention mondiale sur les recherches en cours pour développer de nouvelles formes d'énergie.Les recherches les plus fascinantes à cet égard sont celles qui portent sur la domestication de la fusion thermonucléaire d'énergie qui alimente les étoiles) à l'aide de rayons laser.Cette méthode est la dernière qui ait été proposée mais elle suscite énormément d’espoirs.M.Edward Teller, un chercheur du Lawrence Livermore Laboratory qui a joué un rôle-dé dans la mise au point de la bombe H.déclarait à Montréal, en mai 1972, que la fusion nucléaire par laser deviendrait réalité en moins d'une décennie.La fusion thermonucléaire consiste à récupérer de l'énergie en transformant des atomes très légers comme l'hydrogène et ses isotopes (deutérium et tritium) en des atomes plus lourds, Une telle réaction ne se produit pourtant qu'à des températures de l'ordre de centaines de millions de degrés centigrades.Les chercheurs soviétiques Basov et Krokhin de l'Institut Lebedev à Moscou ont été les premiers, en 1963, à signaler la possibilité d'obtenir une réaction de fusion thermonucléaire en bombardant une cible de deutérium congelé à l'aide de rayons laser à grande énergie.Une telle méthode avait l'avantage d'utiliser au départ un milieu solide et donc extrêmement dense.L'année suivante, les américains John Dawson et Albert Engelhard! (qui travaille maintenant au centre de recherche de l'Hydro-Québec, à Varennesi confirmaient les calculs de Basov.Ils signalaient pourtant qu'il faudrait une impulsion laser extrêmement courte puisque la surface de la cible serait vaporisée rapidement, ce qui réduirait rapidement la densité et constituerait un écran protégeant le centre de la cible.Les premières tentatives concrètes furent faites avec des laser à rubis mais on les abandonna rapidement au profit des laser en verre dopé au néodyme.Depuis lors, la majorité des expériences en vue de la fusion ont été faites avec ce type de laser qui émet dans Vinfra-rouge U.06 microns).En 1968, l'équipe de Basov signalait un début de fusion thermonucléaire produite par laser: les détecteurs avaient recueilli quelques neutrons produits par la réaction.L'année suivante, le groupe de M.Francis Floux au centre français de Limeil, répétait l'expérience russe et réussissait à produire un plus grand nombre de neutrons.Divers progrès ont été enregistrés un peu partout depuis Tors mais on n'a pas encore réussi à déclencher une réaction qui produirait plus d'énergie que celle fournie par le rayon laser.Une importante étape a été franchie en septembre 1972 lors de la publication des travaux de l'équipe américaine de John Nuckolls du Livermore Laboratory; tes chercheurs ont montré qu'il est probablement possible de réaliser la fusion par laser avec des appareils mille fois moins puissants que ce que l'on avait prévu jusqu'alors.Leur idée est qu'on peut utiliser le fait que le bombardement d une cible par laser crée une sorte de petite explosion à la surface de la cible.Dès lors, on pourrait prendre une cible sphérique que l'on bombarderait symétriquement de façon à faire exploser toute la surface du granule pour condenser encore davantage le centre de la cible.En donnant la forme voulue à une impulsion laser extrêmement courte, il devient alors possible de réaliser la fusion thermonucléaire dahs le centre d'une cible de un millimètre à un centimètre de diamètre, produisant une explosion équivalent à au moins 500 livres de dynamite.Si les calculs réalisés sur ordinateur correspondent à la réalité, il suffirait de fabriquer un laser capable d'émettre une énergie d'au moins mille joules (soit un BTU ou 240 calories en une fraction de milliardième de seconde pour que la fusion nucléaire contrôlée soit à notre portée.Jusqu'à maintenant, les expériences n’ont pas permis de vérifier l'exactitude de ces calculs et le laser amé- ricain "civil" le plus puissant ne peut produire que 215 joules en 0.2 milliardième de seconde.(Il est possible qu'il en existe de plus puissants mais une partie des recherches est encore secrète parce quelles sont susceptibles d'applications militaires).De leur côté, les chercheurs de l'institut Lebedev à Moscou ont le système laser le plus puissant au monde: 600 joules en 2 milliardième de seconde (Ce laser au néodyme peut frapper sa cible de neuf direebons à la fois.) Les soviétiques construisent aussi un ensemble laser de 10,000 joules qui frapperait la cible de 27 directions à la fois.Cet instrument serait peut-être capable de réaliser un profit énergétique par la fusion si les calculs américains sont exacts.Les Français ont aussi réalisé des tentatives d’implosion avec un laser de 150 joules qui frappe la cible sur quatre angles différents au même instant, au laboratoire de Limeil.Les Japonais et les Allemands sont aussi dans la course.Pour l'instant, ce sont les Soviétiques qui ont investi davantage dans ces recherches mais les Américains augmentent leur effort d'année en année.Ils y ont investi $13 millions en 1972 et $23 millions en 1973, sans compter les sommes au moins aussi considérables consacrées aux aubes techniques suscèpübles de conduire aussi à la fusion thermonucléaire con bolée.Même si la presque totalité des recherches sur la fusion par laser ont utilisé des lasers au néodyme, de plus en plus de chercheurs s'interrogent sur les possibilités du laser C02, un appareil très connu au Québec puisque c'est à Valcarüer, au cenbe de recherche pour la Défense, que l'on a mis au point le fameux laser C02 à pression atmosphérique et à excitation bansverse (laser C02 TEA).Le laser C02 est plus récent que le laser au néodyme mais il semble pouvoir atteindre des puissances beaucoup plus grandes.Les lasers au néodyme arrivent déjà au faite de leurs possibilités alors que les lasers CC2 connaissent de nouveaux développements de mois en mois.On estime pouvoir réaliser des appareils C02 de 2,000 à 5,000 joules alors qu'il apparaît difficile de dépasser beaucoup 1,000 ou 1,500 joules avec un laser au néodyme.Les lasers €02 sont aussi beaucoup plus efficaces que leurs conbeparbes en verre puisqu'ils peuvent bansmetbe jusqu'à 20% de l'énergie qu'ils reçoivent alors qu'un appareil au néodyme n'a qu'un rendement de 0.1%.Jusqu'à main- tenant, pourtant, on n'a encore réalisé aucune expérience d'interaction enbe des lasers €02 et des cibles de deutérium.Enfin, on peut signaler que les recherches sur les lasers progressent à un rythme ex-bèmement rapide et qu'on met au point chaque mois de nouveaux types d'appareils que l'on pourrait éventuellement perfeebonner jusqu'au point d'obtenir la fusion nucléaire.Malgré tous les espoirs suscités par les progrès récents, il est important de menbonner qu'on ignore à peu près tout des interactions enbe des lasers de très haute puissance et des cibles solides (si on exclut les lasers au néodyme).Les phénomènes physiques en jeu dans ces condibons sont ex-bêmement mal connus et les lasers qui semblent peu intéressants pour une ou l'aube raison peuvent s'avérer les mieux adaptés pour des condibons que l'on ignore encore.Au Québec, la recherche se concentre sur le laser CO 2 L'intérêt suscité par les lasers €02 grandit rapidement mais il est encore bès difficile de préciser comment ils peuvent se comparer aux lasers au néodyme pour déclencher une réaebon de fusion thermonucléaire au sein d un çon de deutérium, esbme Jacques Marbneau, directeur du groupe laser de l’INRS-énergie.Le groupe de M.Marbneau ne bavaille pas directement sur la fusion thermonucléaire par rayon laser mais il a été le premier à publier des résultats expérimentaux obtenus en bombardant des cibles solides avec un laser €02.(Notons aussi que les lasers €02 les plus prometteurs, fonebonnant à pression atmosphérique et excités bans-versalement, ont été mis au point au cenbe de recherche pur la péfense de Valcar-ber, près de Québec.)., Jusqu'à maintenant, admet M.Marbneau.les lasers €02 ont été bès peu ublisés dans les bavaux sur la fusion thermonucléaire, d'une part en raison de leur nouveauté et, d'aube part, parce qu'on les esbmait moins aptes à chauffer un plasma bès dense à cause de leur longueur d'onde relabvement importante (10.6 microns).Pourtant, ils rebennent de plus en plus l'attenüon en rai- son de leur meilleur rende-mem.et parce qu'ils peuvent probablement atteindre une puissance supérieure à celle des lasers au néodyme ubü-sés généralement pour les bavaux sur la fusion nucléaire.Il est impossible de prévoir l'efficacité des lasers à bès haute puissance simplement en exbapolant les résultats constatés à de faibles puissance, précise M.Marbneau.En effet.les interaebons laser-mabère impliquent de nombreux "pararnèbes non linéaires" qui son négligeables à faible puissance mais qui deviennent prépondérant à des puissances plus élevées.M.Marbneau reconnaît donc Mgl! » ¦ Des chercheurs du Conseil National de recherches utilisent présentement une soufflerie et une maquette du futur centre -ville d'Ottawa pour déterminer de quelle façon la présence des gratte-ciel modifie l'écoulement des vents, créant des tourbillons et des bourrasques fort désagréables pour les piétons.Les deux responsables de cette étude, M.Neil Standen et R.L.Wardlaw, signalent notamment que la présence des immeubles peut provoquer une forte accélératinn des vents au niveau des piétons.(Téléphoto CP) qu'à faible puissance, le laser au néodyme.avec sa longueur d'onde de l'ordre du micron, est beaucoup plus efficace que le laser €02 pour chauffer un plasma bès dense.Par conbe, à haute puissance, les deux types de laser sont "aussi mauvais l'un que l'aube" et si la fusion nucléaire par laser doit dépasser le stade de la curiosité de laboratoire, il est probable que cela se fera avec des lasers plus efficaces qui n'existent pas encore.Quoi qu'il en soit, soulignent M.Martineau et les aubes membres de son équipe.(M.Henri P'fin et M.K.J.Parbhakan.à haute puissance, les instabilités qui se produisent dans le plasma créé en vaporisant la surface de la cible deviennent le principal élément pour le chauffage.Il est donc parbeulièrement intéressant de constater que ces instabilités apparaissent bien plus facilement avec un laser €02 qu'avec un laser au néodyme.C'est d'ailleurs pour cette raison que l’équipe de M.Marbneau a récemment conclu une entente avec le cenbe de recherches pour la défense de Valcarüer pour étudier conjointement dans quelle mesure l'énergie du laser à haute puissance est absorbée par les instabilités qui surviennent lorsque l’énergie du rayon laser dépasse le milliard de kilowatts par centi-mèbe carré.Le directeur général de Valcarber, M.André Lemay a d'ailleurs confirmé au Devoir qu'une entente était intervenue pour que les chercheurs de l'INRS-énergie puissent ubliser un laser à bès haute puissance qui a été concu pour étudier la mise au point d'un système de radar optique.Selon M.Lemay, le cenbe de Valcarüer ne s'intéresse pas à la fusion thermonucléaire mais il dispose présentement d'un des lasers €02 les plus puissants au monde (quelques milliards de watts) et il est normal de le metbe à la disposiüon daubes chercheurs.L'intérêt de ce laser est qu'il possède une bès bonne opüque et qu'il peut émetbe son énergie en seulement un milliardième de seconde, ce qui est excepbonnel et bès intéressant pour les bavaux sur la fusion.L'avant-projet dont il est télévision SAMEDI CBFT O 8.55 Ouverture et horaire 9.00 Yogi et Popotame tC 9.36 Grangallo et Petitro C iPOO Mon Arm Ben c 1030 T déchrome c 11.30 Lassie c 12.00 Les héros du samedi c 100 Sporthèque Golf c 2.00 Hockey "New York à Montréal c 4.30 Echos du sport c 500 Le français d'aujourd hui c 550 Le monde en liberté c 600 Le conte Yoster à bien I honneurc 630 Tdéjoumal c 640 Nouvelles du sport c 650 Politique fédérale Le nouveau parti démocratique "c 700 Walt Disney présente t 800 Cinéma Alexandre le bienheureux
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