Le devoir, 2 avril 1973, lundi 2 avril 1973
la météo Nuageux avec périodes de pluie.Maximum de prés de 30.Aperçu pour mardi: peu de changement.DEVOIR Fais ce que dois Saint Francois de Paule VOL.LXIV - NO 77 Montréal, lundi 2 avril 1973 15 CENTS La machine est bien lancée, dit Choquette Le chantage n'arrêtera pas l'enquête Le ministre de la justice du Québec, M.Jérôme Choquette, a déclaré, hier, que l’enquête sur le crime organisé ne serait pas arrêtée malgré certaines pressions qui s’exercent déjà en ce sens et que rien ne pourrait faire avorter cette enquête dut-elle causer des dommages aux partis politiques y compris le parti libéral.“La machine est lancée, a dit M.Choquette à l’émission de Radio-Canada “Politique Atout ”, c’est trop gros; elle n’est pas arrêtable.” Le ministre a donné à entendre que des personnes se livraient au chantage dans l’espoir de faire arrêter l’enquête mais qu’il était, à son avis, impérieux que la vérité soit dite afin d’assainir le climat du Québec.Interrogé ensuite au sujet des trois leaders syndicaux emprisonnés à Orsain-ville le ministre a tenu à dire que les mouvements syndicaux internationaux qui se mettaient à identifier le Canada ou le Québec au nombre des pays répressifs étaient mal informés.M.Choquette a rappelé que MM.La-berge, Pepin et Charbonneau n’avaient pas été incarcérés par suite de décisions administratives mais que leurs cas avaient été examinés publiquement par nos tribunaux de droit commun et qu’ils avaient eu droit d’appel comme tout citoyen.Le ministre a dit aussi que ce n’était pas les chefs syndicaux qui demandaient le pardon ou un traitement de faveur parce que “eux-mêmes assument leurs responsabilités".Il a affirmé que son ministère n’avait aucun motif d’intervenir dans la décision des tribunaux même si lui-même considérait comme sévère la sentence de 12 mois de prison imposée à MM.Laberge, Pepin et Charbonneau.Selon le ministre Choquette, ces derniers ont posé un geste grave en recommandant aux grévistes du secteur public et notamment aux employés d’hôpitaux de braver l’injonction émise pour la protection des malades.D’autre part, M.Choquette a rappelé que les règlements des prisons prévoyaient des libérations conditionnelles anticipées et qu’il était disposé à examiner le cas de MM.Pepin, Laberge et Charbonneau dans “une attitude très généreuse” si ces derniers en faisaient la demande.Vers le 15 mai, soit après une détention ferme de 4 mois les chefs syndicaux pourront demander à être libérés pour vaquer à leurs occupations moyennant certaines conditions.M.Choquette a répété qu’il attendrait que les intéressés en fassent la demande pour décider et il a redit que toute intervention de sa part dans le judiciaire ne pourrait qu’être arbitraire et injuste.Au sujet des outrages au tribunal le ministre a rappelé que la désobéissance à une ordonnance judiciaire constituait un outrage et que le tribunal n’avait que ce moyen pour sanctionner la violation de ses décrets.Enfin.Me Choquette a révélé que le système d’assistance judiciaire prévu à la loi 10 sera en vigueur au Québec à compter du 1er juin prochain et que d’ici là la Commission des services juridiques négocierait des tarifs soit avec le Barreau soit avec une association d’avocats quelconque une fois le choix des avocats fixé à ce sujet.Pour ce qui est d’une charte des droits de l’homme le ministre a déclaré qu’il souhaitait que le Québec en adopte une sous peu mais à la condition que la question linguistique en fasse partie.Echeverria à Montréal Mexico ne regrette pas d'avoir accueilli les Jeux Le président Luis Echeverria, de la République du Mexique, a déclaré à Montréal hier que les Jeux de Mexico en 1968 avaient été très bénéfiques pour son pays sous divers aspects et que les Jeux de Montréal, en 1976, devraient représenter pour le Québec et le Canada la même expérience heureuse.Les Jeux olympiques, selon le président mexicain, posent une multitude de problèmes, depuis le financement jusqu au problème de la circulation automobile, mais les avantages sont plus nombreux que les inconvénients.M.Echeverria, qui a fait une courte visite à Montréal, a déclaré aux journalistes que les expériences vécues par les pays où se sont déroulés les Jeux, comme par exemple l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Mexique, démontraient qu’il était profitable de tenir les JO.Quant à sa visite de cinq jours au Canada, le président du Mexique a déclaré être fort encouragé par l’accueil qu’il a revu au Canada et notamment de la part des milieux d’affaires et du gouvernement.Il a dit que les perspectives de vois s’intensifier les liens culturels et économiques qui unissent le Mexique Bourassa écrit un livre sur la Baie James Le premier ministre, M.Bourassa, a annoncé hier soir aux militants de son Parti, réunis dans les salons du Reine-Elizabeth pour un diner-bénéfice, que le gouvernement va bientôt lancer un vaste programme destiné à mieux informer la population sur les nombreux aspects de la mise en valeur de la Baie James.S'adressant à plus de 5,000 libéraux, le chef du gouvernement a de nouveau insisté sur l’envergure des travaux prévus dans ce territoire éloigné, sur l’ampleur des ouvrages qui, a-t-il dit, projettent du Québec dans le monde entier “une image de dynamisme et de jeunesse”.Le premier ministre, a-t-on appris d’autre part, se propose de publier prochainement, à titre personnel, un livre documentaire sur la Baie James afin de sensibiliser au projet une opinion publique qui est demeuree jusqu’ici plutôt indifférente.A ce jour, a précisé M.Bourrassa hier soir, une somme de $127 millions a été investie dans la Baie James, dont $115 millions au Québec.Les travaux de la Baie James consti- Voir page 6: Robert Bourassa et le Canada étaient très bonnes.Le président du Mexique est arrivé au Canada jeudi dernier, première étape d’un voyage qui le mènera autour du monde.11 s’est adressé au parlement d’Ottawa vendredi et il a visité Toronto et Montréal au cours de la fin de semaine.M.Echeverria a déclaré que le but de son voyage au Canada était d’établir un contact personnel avec ce pays et raffermir les liens d’amitié canado-mexicains."Je suis encouragé, a-t-il dit, et le Mexique, s’il attend beaucoup de vous, est prêt à vous donner beaucoup en retour." M.Echeverria a dit que les fonction-naires du Mexique et du Canada étudieraient certaines possibilités dont il a été question durant sa visite et que d’ici quelques mois des ententes concrètes pourraient résulter de son voyage au Canada.Le président mexicain a précisé que ¦ Le gouvernement doit réviser la décision de la CCT au sujet de Bell Canada, dit M.Stanfield (page 2) son pays, qui, depuis toujours, dépend à 75,t du marché américain, voulait faire un effort pour élargir son marché extérieur et avait établi une politique d’expansion dans laquelle s’inscrit le voyage présidentiel.Hier, à Montréal, M.Echeverria a été accueilli à Dorval par le lieutenant-gouverneur Hugues Lapointe après quoi il s’est brièvement entretenu avec M.François Cloutier, ministre des Affaires culturelles et M.Gérard-D.Lévesque qui agissait au titre de représentant du premier ministre Bourassa.Far la suite, le chef d’Etat a visité le Musée d’arts contemporain et Habitat 67, à Terre des Hommes.Au déjeuner, M.Echeverria a rappelé que les Québécois et les Mexicains étaient des latino-américains et que leurs problèmes de préservation de leur héritage culturel se ressemblaient."Les Québécois, a dit le président Echeverria, ont été obligés de lutter pour défendre et préserver leurs droits a l’intérieur de la Confédération canadienne et ils ne peuvent que s en honorer.J apprécie l’effort québécois car je représente un peuple fier qui a eu lui aussi à défendre sa culture,’’ Au cours de sa brève visite è Montréal, hier, le président de la République du Mexique, M.luis Echeverria (é droite) s’est rendu è Habitat 67 où l’architecte Moise Safdie (é gauche), qui a réalisé ce singulier complexe d’habitation, a donné les explications des plans par l’entremise de l’interprète (au centre).Un petit peu de cidre, M.Wagner?Pourquoi pas.Le chef des conservateurs québécois ne s’est pas fait prier pour acquiescer è la suggestion du bon moine, hier après-midi, au Centre Paul-Sauvé de Montréal, lors d’une dégustation de cidres et fromages organisée à l’intention de ses partisans.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) Au sommet Nixon-Thieu, l'après-guerre SAN CLEMENTE (Californie) (par l’AFP) - Il aura fallu attendre le rapatriement de tous les soldats et prisonniers de guerre américains, 60 jours après la signature de l’accord de Paris, pour que les présidents Nixon et Nguyen van Thieu puissent enfin se rencontrer en tête-à-tête.Leur rendez-vous d’aujourd’hui à San Clemente, a pour objet de définir la nature exacte et l’étendue des “rapports économiques, politiques et militaires” de l'après-guerre entre les Etats-Unis et le Sud-Vietnam, a dit le porte-parole de la Maison Blanche.Il y a 3 mois, quand il était déjà question d’une telle rencontre, M.Nixon attendait du général Thieu qu’il cède sur certains points du projet d’accord de paix que son conseiller spécial, M.Henry Kissinger, négociait avec le Nord-Vietnam.Aujourd’hui, il n’est plus demandeur et peut donc se montrer généreux, du moins en paroles et dans les gestes.Dans son allocution télévisée de lundi dernier, M.Nixon avait tenu des propos qui ont dû plaire à Saigon et qui pourraient inquiéter Hanoi.Il a réaffirmé que l’accord de Paris permettrait aux sud-vietnamiens de décider librement de leur avenir politique et il a mis les Nord-Vietnamiens en garde contre les violations persistantes de cet accord du fait du maintien de leurs troupes au Laos et au Cambodge.A cet égard, la poursuite des bombardements américains sur le Cambodge constitue un premier avertissement très net à l’adresse de Hanoi (voir aussi page 8).Le président Thieu n’a pas obtenu d’être reçu officiellement à Washington, ce qui aurait été une sorte de consécration, mais il est accueilli en Californie et libre de se rendre dans la capitale au/gré du temps Légende dorée Un quotidien du matin annonçait hier sous de gros titres que l’on avait découvert en creusant le métro, dans la région est de la rue Sherbrooke, d’importants gisements aurifères.La nouvelle a dû émouvoir terriblement notre Saint-Jean bouche d’or municipal en quête de métaux nobles pour ses médailles olympiques.Mais hélas le Pactole n’a pas encore emprunté le lit du Saint-Laurent.La mirifique nouvelle n’était, dans le respect de la meilleure tradition, qu’un poisson de taille.D’ailleurs tout le monde l’aurait su si, à Montréal, on roulait sur l’or.Louis-Martin TARD aussitôt après.Il y rencontrera des membres du Congrès et des journalistes.L’impression qu’il laissera de lui dans l’opinion publique américaine sera d’autant plus favorable qu’elle cdincidera avec les récits des mauvais traitements subis par les ex-prisonniers.L’impact de ces récits a déjà gravement compromis l’idée d’une aide américaine pour la reconstruction du Nord.L’aide au sud, en revanche, ne saurait que profiter de cette réaction, malgré l’attitude de plus en plus isolationniste de la plupart des Américains.Le général Thieu, dont la précédente rencontre avec M.Nixon s’était déroulée à Saigon, en juillet 1969, sera accueilli à la Maison-Blanche de l’ouest avec des honneurs militaires, à 10H30 locales.Pendant qu’il s'entretiendra avec le président Nixon, son ministre des Affaires étrangères, M.Tran Van Lam, conférera avec le secrétaire d'Etat William Rogers.Ce dernier offrira ensuite un déjeuner en l’honneur du chef d’Etat sud-vietnamien, que M.Nixon recevra à nouveau dans la soirée à l’occasion d'un dîner "intime et de travail”.Le ?ème et dernier entretien politique de cette réunion au sommet se tiendra demain matin.Il débouchèra sur la publication d'un communiqué commun.Dans l’après-midi, le président Thieu visitera un hôpital de la marine à la base de San Diego et le soir, de retour à Los Voir pogo 6: Nlxon-Thleu Claude Wagner réclame une conférence pour établir des priorités haque Le président Thieu par Gilles Liveilli Le député de Saint-Hyacinthe aux Communes, M.Claude Wagner, a relancé hier à Montréal sa proposition de convoquer une conférence fedérale-pro-vinciale des priorités, à laquelle seraient invités tous les premiers ministres du pays et dont l’objectif serait de définir un plan d’ensemble en vue de résoudre lesproblemes communs.Cette conférence durerait le temps qu il faut cinq jours, six jours ou une semaine, a dit M.Wagner, pour déterminer où doivent porter les efforts des gouvernements du pays et quelles ressources il faut invesur dans cna cas.M.Wagner, qui est le principal porte-parole du Parti conservateur au Québec, a fait ces déclarations alors qu'il assistait à une dégustation de cidres et fromages au Centre Paul-Sauvé, en début d’après-midi.Le député de Saint-Hyacinthe a vertement critiqué l’attitude du gouvernement libéral en matière de relations fédéra-les-provinciales.affirmant que la vogue de conférences que M.Trudeau avait lancée depuis "la leçon du 30 octobre" n'avait pour but que de donner “une apparence de consultation” et de “retarder la prise de décision”."Il n’y a pas de plan d’ensemble ”, a-t-il soutenu.“On étudie les problèmes tiroir par tiroir ”, comme ce fut le cas en matière de santé ou d’habitation notamment.La réunion au Centre Paul-Sauvé a attiré environ 300 personnes, parmi lesquelles on remarquait des femmes et des jeunes en très grand nombre.Les organisateurs, l'Association régionale Montréal-Centre du parti conservateur, disent avoir vendu pas moins de 500 billets à $4 chacun.M.Wagner semblait en excellente forme, détendu, affable, et il a fait quelques pas de danse avec son épouse, au rythme d’un tango.Il a dit quelques mots à l’assistance, avant de rencontrer les journalistes.M.Wagner a annoncé la fin prochaine du gouvernement de M.Trudeau, critiqué son indécision, déploré le faible bilan de ses réalisations et, surtout, dénoncé la campagne “raciste” entreprise depuis quelque temps par des membres du cabinet autour du thème de l’unité nationale.Par la suite, devant les journalistes, le leader des conservateurs au Québec a dit “qu’il est machiavélique de se servir de la question de l’unité nationale pour escamoter les véritables problèmes", comme le font les libéraux présentement.11 a cité des déclarations récentes des ministres Chrétien, Marchand et Goyer.li a relevé notamment des propos que ce dernier aurait tenus, il y a deux jours, devant ses partisans du comté de Dollard, et selon lesquels toute tentative de contester le leadership de M.Trudeau constituait une menace pour l’unité nationale.M.Wagner avait fait la veille à Québec des affirmations à peu près identiques.11 rencontrait alors quelques centaines de militants du comté de Mont- Voir page 6: Claude Wagner MitchellSharp reste sceptique OTTAWA (PC) - Lors d’une entrevue télévisée hier au réseau anglais de Radio-Canada, M.Mitchell Sharp, ministre des Affaires extérieures, a déclaré que le Canada, bien qu’il est insatisfait de son rôle de gardien de la paix au Vietnam, y restera encore 90 jours, parce que selon lui d’autres pays croient que le Canada a un rôle utile a jouer.Il a affirmé que le Canada, en ne tenant compte que de l’efficacité de La Commission internationale de contrôle et de surveillance, se serait retiré.Le Canada, cependant, aurait accepté, devant les représentations d’autres pays, à demeurer encore au Vietnam pour une période limitée, bien qu’il soit quelque Voir page 6 Sharp L’Art Culinaire au Restaurant [ftej ifo /e spécial des hommes d'affaires Table d'hôte @cl.135-3623 5412 (Sôfc 6es ’JUige» ^îîonlrcal \ V 2 • Le Devoir, lundi 2 avril 1 973 Claude Castonguay est plus optimiste Rien n’a transpiré officiellement de l’entretien qu'ont eu samedi à Montréal MM.Marc Lalonde et Claude Castonguay en prévision de la conférence fédérale-provineiale des ministres du Bien-être social, prévue pour les 26 et 27 avril à Ottawa.Mais, dans l’entourage du ministre des affaires sociales, on indiquait en fin de semaine que la tournure des discussions sur la politique sociale, en particulier sur le régime d’allocations familiales, porte M.Castonguay à se montrer plus optimiste.Le ministre des Affaires sociales, précise-t-on dans les mêmes milieux, aurait en tout cas surmonté les hésitations qu’il entretenait au sujet de l’utilité de sa participation à la conférence fédérale-provineiale.Avant même de rencontrer M.Lalonde.samedi.M.Castonguay avait fait état d’un certain assouplissement des positions fédérales à l’égard de la politique sociale.Or les deux ministres seraient parvenus à entrevoir Soucieux de respecter la nouvelle loi canadienne de l’immigration et craignant la déportation éventuelle, des milliers d’étrangers, arrivés au Canada avant le 1 er janvier dernier, ont pris d’assaut, samedi jusqu’à minuit, les bureaux du ministère canadien de l’immigration afin de s’enregistrer et demander le statut d’immigrant.Le Canada ne permet plus aux étrangers de séjourner plus de trois mois au Canada à titre de visiteurs.(Téléphoto CP) La hausse des tarifs de Bell Le gouvernement doit reviser sinon casser la décision de la CCT, estime M.Stanfield LONDON.Ont.(PC) - Le chef de 1 opposition, M.Robert Stanfield, soutient que le gouvernement Trudeau a la responsabilité de réviser les augmentations de tarifs accordées vendredi à Bell Canada par la Commission canadienne des transports.Au cours d’une conférence Les Editions du Jour annoncent le lancement de Mon chien champion par les Docteurs Louise et Jean-Pierre'Robert.M.V.Un ouvrage sérieusement documenté, abondamment illustré et qui inaugure une nouvelle collection aux Editions du Jour Mon chien champion est le troisième ouvrage des Docteurs Louise et Jean-Pierre Robert qui ont publié deux Best-sellers: Le guide_ du chien et de son maître et Le guide du chat et de son maître.Mon chien champion par les Docteurs Louise et Jean-Pierre Robert est en vente partout au prixde$1.00.(Pubiireoortaee) de presse, le leader national du Parti conservateur expliquait qu’il n’entend pas par là que le gouvernement devrait nécessairement renverser la décision de la Commission mais tout au moins s'assurer que les augmentations de tarifs consenties sont raisonnables.Cette requête de M.Stanfield suit de près une dénon-tion beaucoup plus radicale du leader néo-démocrate.M.David Lewis, selon qui.le gouvernement libéral devait refuser purement et simplement à Bell Canada d’augmenter ses tarifs.Mais M.Robert Stanfield ne veut pas se montrer aussi catégorique.Il serait satisfait de voir le gouvernement fédéral apporter une réflexion plus exhaustive des demandes de la Bell Canada, dans le but d’en vérifier la justification.Plus lot cette semaine, rappelait M.Stanfield, les conservateurs avaient demandé au gouvernement s’il envisageait réviser les augmentations de tarifs consenties aux Télécommunications CP-CN.Il a déploré que les libéraux n'aient pas cru utile de donner une réponse.Compte tenu de la présente situation inflationniste généralisée'’ a dit le chef du Parti conservateur, le gouvernement devrait se préparer à examiner de près de telles augmentations.En cette fin de journée, d u-ne tournée en Ontario, M.Robert Stanfield réitérait sa demande d'un gel des prix de 90 jours, '‘en vue de ramener les choses sous contrôle".Interrogé sur l'opportumté pour le Canada d'appliquer à 1 instar des Etats-Unis un plafonnement des prix des viandes, M.Stanfield répondait que le point de vue des conservateurs est que tout système doit être complet pour être acceptable'', sous l’angle du contrôle des prix et des revenus.Il a préféré s'abstenir de traiter séparément certains aspects dune politique, en commentant cette mesure particulière appliquée strictement au prix des viandes.En conclusion, affirme M.Stanfield, il ne faut pas penser simplement à un contrôle du prix du boeuf, mais on devrait élaborer et pouvoir disposer d’un “programme global .Le chef national du PC soulignait par ailleurs que le contrôle des prix et des revenus ne peut, selon lui.constituer une solution permanente à l'inflation quoiqu'il puisse contribuer à la réduire.Concernant la Bell Canada et le Nouveau parti démocratique, M.David Lewis est d avis que les profits réalisés par cette société sont “suffisamment élevés" et que les hausses de tarifs approuvées vendredi par la CCT sont "entièrement injustifiées J'estime qu'il s'agit là d une fraude commise envers les consommateurs, en vue de disposer d’un fonds d'investissement exempt d'intérêt.auquel, à mon avis, Bell Canada n'a pas droit”, déclarait samedi M.Lewis au cours d'une entrevue.des possibilités d'accord plus concret sur le contentieux Ottawa-Québec en matière d’allocations familiales.Le fait que d’autres gouvernements provinciaux se soient ralliés depuis quelques mois aux positions du Québec dans ce domaine a contribué au rapprochement des thèses fédérale et québécoise.Rappelons que les ministres provinciaux du Bien-être social, lors d’une conférence interprovinciale à Victoria, en novembre dernier, ont reconnu le bien-fondé des demandes de M.Castonguay sur plusieurs points, notamment le droit pour un gouvernement provincial d’administrer lui-même son propre programme d’allocations familiales.COURS D'INITIATION À LA DÉCORATION INTERIEURE* SOUS LA DIRECTION DES ARTISANS DU MEUBLE QUEBECOIS INC 88 EST RUE ST PAUL VIEUX-MONTRÉAL (127) RENSEIGNEMENTS 866*1836 DEBUT DES COURS le 9 avril 1973 “Dès lors, ajoutait-il, jen appelle au gouvernement Trudeau pour qu’il se serve de l'autorité qu'il détient en vertu de la loi, et qu'il annule cette décision rendue par la Commission canadienne des transports ", Pour 1973, Bell Canada a reçu la permission de hausser ses tarifs dans une mesure équivalant à une somme de $29 millions.Au Québec et en Ontario, les états de comptes porteront ces augmentations de tarifs.Il s'agit de la quatrième augmentation en autant d'années.Et M.David Lewis faisait observer: “Ils ont encore une autre demande sur la table.” Aussi, le leader national du NPD faisait savoir qu'il demandera aujourd'hui aux Communes de permettre un débat sur cette importante question.[“Tout le monde] I Nos élégantes salles de style Renaissance vous assureront la meilleure satisfaction et réussite pour vos banquets, mariages et anniversaires.5192, rue CÔTE ois NEIGES 731-8221 MONTRÉAL Plan d’amaigrissement Recette à domicile Il est facile de perdre rapidement.chez soi des livres de graisse disgracieuse! 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Steinberg LIMITtl J I LE DEVOIR Page Montréal, lundi 2 avril 1973 Geoffroy demeure sans réponse par Guy Deshaies N’ayant encore reçu aucune réponse du ministre de la justice du Canada relativement à sa demande de révision de procès, l’ex-notaire Yves Geoffroy, par l’entremise de ses procureurs, entreprendra dès cette semaine les démarches nécessaires pour soumettre son cas à la cour internationale de justice de La Haye.Ce tribunal international ne peut qu'en venir à un jugement de désapprobation à l’égard de la justice canadienne mais déjà le ministre Otto Lang avait donné à entendre que cette procédure ne serait en rien souhaitable pour le Canada.Le 17 mars dernier, trois mois après avoir été saisi de la demande de Geoffroy, le ministère de la justice laissait savoir qu'une réponse serait donnée à cette demande d’ici le 1er avril.Hier, Me Pierre Thomas, avocat dç Geoffroy, a appris au Devoir qu’il n’avait encore reçu aucune réponse malgré des appels logés à Ottawa vendredi dernier.“Si jamais le ministre nous répond dans les jours qui suivent, de déclarer Me Thomas, il aura, dans le cas d’une réponse négative, retardé indûment notre recours a La Haye.’’ Cette demande de révision est faite en vertu de l'article 617 du cote pénal qui prévoit que le ministre de la justice peut ordonner un nouveau procès ou référer le dossier à la courd’appel.D'ores et déjà, Yves Geoffroy a épuisé tous les recours légaux relativement au procès qu'il a subi pour le meurtre de son épouse et à Tissue duquel il a été déclaré coupable le 31 octobre 1970.La cour d'appel a rejeté sa demande de pourvoi sans se prononcer sur le fond tandis que la cour suprême a repoussé son appel sans donner le moindre motif.Yves Geoffroy allègue de nombreuses irrégularités tant au chapitre des faits qu à celui du droit strict relativement à son procès subi à Joliette en octobre 70 et il se plaint que jamais une cour d’appel n’a examiné le mérite de la cause.Bref, malgré les recours pris en cour d'appel et en cour suprême, jamais aucune cour n a pris la peine d étudier les motifs que Geoffroy allègue à l'appui de son pourvoi.Entre-temps, les avocats de Geoffroy, Mes Thomas et Philip Goulston, dirigent une procédure d une autre nature pour tenter d’ajouter à la crédibilité des arguments d'appel.Il s'agit d'une pré-en- quéte qui se déroule présentement a huis clos et qui concerne un témoignage rendu au procès de leur client, fi se pourrait qu une accusation de parjure découle de cette enquête menée par le juge Redmond Roche.Dans ce cas, la validité du procès serait mise en doute.Rappelons au surplus que Geoffroy avait eu un premier procès, en avril 70, qui s'était terminé par un mistrial après qu'on eût découvert que l’un des jurés était Tonde d'un témoin important de la poursuite.Depuis, chose étonnante, des pièces à conviction de la Couronne de même que les notes sténographiques du second procès ont mystérieusement disparu du greffe de Joliette de sorte que le notaire se voit privé d'un dossier complet indispensable à la cour d appel.Toutes les dénondations, toutes les plaintes qu'il a faites jusqu'à présent sont vaines et il donne lüi-même à entendre que sa décision, prise en décembre 71, de s’enfuir du Canada à l'occasion d’un congé de 50 heures, était le fruit du découragement et de la constatation qu'il faisait que jamais il ne pourrait en appeler de sa condamnation.La semaine dernière, Tadjoint du ministre Lang déclarait qu'une réponse à la demande de revision de procès Geoffroy serait rendue très, très bientôt." Yves Ryan A Montréal-Nord L'ombre de la CUM a plané sur les travaux de la journée de consultation par Gilles Léveillé L’ était journée de consultation, samedi, à Montréal-Nord, pour les citoyens de cette ville.De 250 à 300 personnes ont, en effet, répondu à l’invitation du maire Yves Ryan et se sont rendues participer, à Técole polyvalente Calixa-La-vallée.à une journée entière de discussions sur des sujets tels que la qualité des services municipaux, 1 appartenance a la Communauté urbaine de Montréal et TintégraLon des corps policiers de nie.Combien de propriétaires?Tout le monde lève la main Combien y a-t-il de propriétaires fonciers dans la salle?Instantanément, tout le monde, à de très rares exceptions, a levé la main.La question avait pour but de savoir dans quelle proportion propriétaires et locataires étaient venus assister à la journée de consultation organisée par les autorités de Montréal-Nord à Tinten-tion des citoyens.Selon le recensement municipal de 1972, les locataires constituent cependant 70c/c de la population de cette ville du nord-est de l ue de Montréal.Ils n ont pas jugé de leur intérêt, semble-t-il, de venir samedi, à Técole polyvalente Calixa-Lavallée, discuter de problèmes municipaux."Avez-vous aimé cette journée de consultation?” avons-nous demandé à une dizaine de personnes, au hasard des contacts qui s’étabhssaient à la sortie.Les réponses étaient toutes affirmatives.“Est-ce qu'une telle réunion peut donner quelque chose?” Les réponses ici diffèrent.Ça permet d'obtenir de l’information, de connaître ceux qui nous dirigent, de faite pression.Ça peut empêcher, éventuellement, que la corruption s'installe.Certains font la réflexion qu'il peut se cacher des intentions électorales derrière l'initiative des dirigeants municipaux.Les élections a Montréal-Nord n'auront-elles pas lieu en novembre prochain.,?D'autres manifestent la crainte de voir leur ville intégrée de force à la Communauté ou au sein d'un regroupement quelconque de municipalités.“Il faut suivre notre affaire !” La réunion de samedi était la troisième du genre organisée par l'équipe du maire Ryan depuis 1965.et la quatrième si Ton compte r assemblée convoquée en décembre 1969 à l'occasion de la création de la CUM.Par-mi les quelque 300 personnes qui ont participé a la totalité ou à une partie des délibrations, on a pu noter une Voir page 6: Propriétaires visage lifting biologique la séance $15.00 p Josette ghedin r 2030 rue crescent , L téléphone 845 9323 ,845 7611 Le princrpal résultat de ces délibérations aura probablement été la résolution de tenir une autre journée de consultation.pour étudier cette fois les conclusions du rapport du comité Hanigan sur la réorganisation de la CUM.Ce rapport, on le sait, doit être remis le 31 mai prochain au ministre des Affaires municipales, M.Victor Goldbloom, par le president du comité exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan.L'ombre de la CUM a d'ailleurs plané dans les ateliers de discussion du matin et au cours de la séance plénière de Ta-près-midi.Les citoyens ont discuté abondamment, comme en fait foi le nombre de résolutions présentées en plénière, des perspectives de regroupement ou de fusion avec d'autres vifles de la CUM, de même que des conséquences de Tin-tégration du service de poüce de Montréal-Nord à celui de la CUM.Fait paradoxal, ce sont précisément ces résolutions sur la CUM et la police qui, dans la majorité des cas, n ont pas été approuvées par Tassemblée des contribuables.Non oas Qu elles aient été refusées mais simplement parce qu'on les a laissées sur la table.La présentation, dans quelques semaines, du rapport du comité Hanigan et du rapport sur l’intégration des forces policières de Tile a conduit Tassemblée à la conclusion qu’il valait mieux attendre, quitte à reprendre la discussion quand les conclusions de ces rapports seront connues.C'est alors que la résolution de convoquer à nouveau rassemblée des citoyens, dans le but précis de se prononcer sur le rapport Hanigan, a été formulée et approuvée par laplenière.Cette résolution, du même coup, mandate le conseil municipal de Montréal-Nord de surveiller la publication du rapport Hanigan.Il convient de noter que sa formulation est due à la plume du maire Ryan lui-même.A quelques reprises dans la journée, le maire, dont la verve intarissable est bien connue, s'est défendu d'intervenir dans les délibérations, déclarant son désir de laisser les citoyens s'exprimer.Il semble que la tentation ait été trop forte dans certaines circonstances.Ajoutons aussi que bien souvent ces citoyens lui ont tendu la perche en dirigeant des questions à son endroit.Quoi qu'il en soit, ont ainsi été laissées en plan une résolution de s’opposer à toute tentative de création d'une seule ville dans nie de Montréal, une autre ayant pour objet d'appuyer le principe d existence d’une Communauté urbaine de Montréal, une troisième visant à assurer aux villes membres de la CUM une représentation plus conforme à la population de chacune.(La représentation des villes au sein de la CUM est précisément calculée au prorata de la population.Personne, en plénière, n'a relevé le fait que cette dernière résolution était mal fondée.) Une seule proposition a été approuvée par Tassemblée concernant le regroupement des villes.Il s’agit de celle priant le conseil municipal de Montréal-Nord d'examiner attentivement toute possibih-té de “regroupement avec les villes environnantes”.Le texte ajoute qu'un tel regroupement devra recevoir l’approbation des citoyens par voie de référendum.A en juger par les réflexions entendues au cours de cette journée, il semble que la grande majorité des gens désire que Montréal-Nord conserve son identité et son autonomie actuelles.En matière de police, une seule résolution également a été mise aux voix et approuvée par Tassemblée.Elle porte sur le système de communications téléphoniques offert aux citoyens.On sait que Montréal-Nord est Tobjet d’une expérience: les citoyens ne peuvent plus atteindre le poste de police local comme c’est encore le cas dans les autres villes de banlieue de la CUM; ils doivent signaler le poste central de la CUM, 872-1313.A trois reprises depuis quel- ques mois, le conseil municipal a protesté auprès du Conseil de sécurité et a réclamé la fin de l’expérience.Hier, Tassemblée a résolu de donner tout son appui au conseil municipal dans cette lutte en vue de rétablir le système téléphonique local.Les autres résolutions sur la police apportées en assemblée plénière, puis laissées en plan, s’opposaient en des termes différents à l’intégration au sein de la CUM telle que présentée dans le rapport Daigneault.L’une réclamait carrément le retour à un service de police entièrement local.Une autre proposait la création de 4 ou 5 corps régionaux ayant à leur tête une administration centrale.Une troisième, enfin, acceptait une certaine unification des forces au niveau de la lutte contre le crime et de la politique administrative, tout en préconisant le maintien d'un service personnaüsé et direct à la population.Il a aussi été question de métro à la journée de consultation des citoyens.Le directeur du Bureau de transport métropolitain, M.Gérard Gascon, est venu exposer à Tassemblée Tétat des projets de prolongement du réseau actuel.C'est le BTM qui.en effet, assume la respon-sabilité de l'extension du service de métro.Montréal-Nord sera doté de trois stations quand, vers la fin de 1978 ou en 1979, la ligne 5 aura été prolongée jusqu'à l'intérieur de cette municipalité.Sont également venus à la journée de consultation les deux députés qui représentent la population de Montréal- Voir page 6: La CUM En attendant l'appel L'exécution de la sentence de Chartrand sera reportée La cour d'appel du Québec fixera une date aujourd’hui pour l’audition de l’appel de Réal Chartrand, condamné à la peine de mort, pour le meurtre du policier Gabriel Labelle de Sainte-Thérèse.L'appel d’une sentence de mort est automatiquement inscrit sur le rôle de la cour d'appel sans que le condamné ait besoin de demander le pourvoi mais comme la sentence de Chartrand a été fixée au 20 avril et que la cour d’appel ne pourra pas rendre jugement avant cette date, Chartrand devra obtenir un sursis.Son avocat, Me Michel Proulx, devra donc s'adresser à un juge de la cour du Banc de la Reine d’ici le 20 avril pour obtenir que l’exécution de la peine capitale soit remise à l’automne.Quant au dernier recours en cour suprême il n’est pas automatique mais c’est le seul cas en matière penale où la cour suprême peut se prononcer sur les faits.Pour les autres crimes, seule une erreur de droit peut amener la cour suprême à examiner le cas et à infirmer ou confirmer le jugement de la cour d’appel.Lorsqu'il s'agit d’un meurtre quahfié, entraînant la peine de mort, la cour suprême peut accueillir les arguments selon lesquels les jurés se sont trompés au sujet des faits de la cause.Réal Chartrand aurait déjà laissé entendre qu'il ne désirait pas s'adresser à la cour suprême dans le cas d’un échec en appel.Rappelons que Tabohtion de la peine de mort pour les personnes coupables de meurtre non quahfié fait Tobjet d'un nouveau projet de loi aux Communes, lequel projet maintient toujours la peine capitale pour les personnes coupables de meurtre qualifié, c’est-à-dire Thomicide coupable d’un policier ou gardien de la paix dans l’exercice de ses fonctions C’est en novembre 71 que Réal Chartrand, un récidiviste sous les soins d’un psychiatre de l’Institut Pinel, avait abat-" tu l’agent Labelle qui le pourchassait après un vol à main armée commis près de Sainte-Thérèse.Le fuyard s’était alors réfugié dans une résidence de Sainte-Thérèse où il avait gardé en otage une adolescente avant'de se rendre finalement à la police.En défense Me Proulx avait abondamment fait valoir que son chent n’était pas seul responsable de cette tragédie et que le psychiatre qui l avait libéré avait fait preuve d’une telle incurie que Chartrand avait au moins droit au bénéfice du doute quant à sa capacité d’avoir l'intention de tuer.Cette affaire n'avait pas manqué de mettre en lumière une situation plusieurs fois déplorée au sujet des criminels qui nécessitent des soins psychiatriques.La cour d'appel aura certainement à soupeser de nouveau tous ces arguments qu'un jury de Saint-Jérôme a réfutés pour déclarer Réal Chartrand coupable de meurtre quahfié.C'est le juge Guy Mathieu qui, en novembre dernier, a prononcé la peine de mort, à Saint-Jérôme.La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 3 AVRIL M.PAUL-ÉMILE DALPÉ ( président La Centrale des Syndicats Démocratiques Hôtel Sheraton Mont-Royal 12H30 Le public est admis Renseignements: 866-2861 aujourd'hui A compter Je 8 heures 30, tous les jours, la Société canadienne de la Croix-Kouge reçoit les donateurs de sang à ses deux centres de Montréal, situés 2180 ouest du boulevard Dorchester et au 3131 est de la rue Sherbrooke.• De 9 à 17 heures, se tiendra un colloque à Thôtel Château Champlain, sous le thème “Psychose et liberté'.La réunion est organisée par la compagnie Dow Pharmaceuticals et le Pavillon Albert-Prévost de T hôpital Sacré-Coeur.• A 11 heures 30, au 500 de la Place Vauque-lin.le Comité d'organisation des Jeux olympiques 1976, (COJO), préside au lancement officiel de concours s'adressant spécialement à la jeunesse étudiante.• A 12 heures 30.le ministre québécois de l’Industrie et du Commerce.M.Guy Saint-Pierre, est le conférencier invité du Canadian Club de Toronto.• A 12 heures 30, à Thôtel Ritz-Carlton, le sous-ministre fédéral de l'environnement, M Robert F.Shaw, est le conférencier invité du Canadian Club de Montréal.A 19 heures, à Thôtel Château Champlain, le ministre québécois des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, s'adressera aux membres de T Association médico-chirurgicale de Montréal.• A 19 heures, au pavillon central du Collège Loyola, se tiendra une exposition des travaux artistiques réalisés par les étudiants de l'institution.A 20 heures, au collège d'Ahuntsic, 9155 rue Saint-Hubert, la Société Saint-Jean Baptiste présente un film intitulé " C'est pas l’argent qui manque”.• A 20 heures, au sous-sol de la chapelle Sainte-Anne (angle Liège et Saint-Gérard à Montréal) le directeur de l'institution de réhabilitation "Mont Saint-Antoine '.M.Joseph Plante, prononcera une conférence sur les '‘Conflits des générations' ’.• A 20 heures, à Tauditorium du Gesù, le comité d'organisation provisoire des étudiants de l’université du Québec à Montréal présidera une assemblée générale convoquée pour étudier l'attitude de l'administration.• Au Café Tropicana de Montréal, une dizaine de chansonniers doivent participer au gala artistique organisé par le Front commun pour la défense de la langue française.JUSQU'AU 14 AVRIL VOUS PAYEZ $12.AU LIEU OE $20.MOINS MAGASIN LIBRAIRIE TRANQUILLE 67, Ste-Catherine ouest 844-6571 VIVDF ?J ?im!* VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR t VIVRE SUR IA TERRE écrit en collaboration sous la direction de Hélène St-Pierre • Tout ce que doit savoir le citadin qui décide de s'installer à la campagne de façon passagère au définitive., • • Une initiation pratique aux travaux de la ferme.^ En vente partout au prix de S3.25 — distribuée par les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tél.: 274-2551 6 EDITIONS oui | J O XJ ZFL Président et directeur général Jacques Hebert 4 • Le Devoir, lundi 2 avril 1973 éditorial Une révision s'impose En approuvant la majeure partie des demandes d’augmentation de tarifs formulées par Bell Canada, la Commission canadienne des transports a peut-être rendu un mauvais service à la requérante et elle s'est peut-être placée elle-même dans une position difficile.La réaction du chef néo-démocrate, à cet égard, ne constitue qu’un signe avant-coureur de ce qui attend Bell Canada et, par ricochet, la Commission des transports.Selon que le gouvernement Trudeau prendra ou non fait et cause pour la décision rendue par la Commission, il se compliquera ou non l’existence.• Au moment où les gouvernements du Québec et de l’Ontario luttaient devant la Commission fédérale des transports contre la demande de Bell Canada, M.Gérard Pelletier s’était montré désireux de sauter lui-même dans la bagarre.Pourquoi, en effet, le gouvernement fédéral ne défendrait-il pas l’intérêt des petits abonnés et des humbles consommateurs avec une énergie et une sincérité comparables à celles des gouvernements provinciaux?M.Pelletier se montrait insatisfait d’une répartition des tâches qui laissait à la Commission des transports le soin d’agréer ou non les demandes de révision des tarifs et qui limitait le cabinet fédéral au rôle d’un tribunal d'appel.Mais le dilemme s’avérait insoluble: celui qui peut nuancer ou casser la décision de la Commission des transports ne pouvait guère.avec la législation actuelle, se présenter, plaidoyer à la bouche, devant cette commission.Le livre vert publié par le ministère fédéral des Communications exprimait de façon plus précise encore l'insatisfaction du gouvernement central.Le ministre des Communications, en effet, y envisageait franchement la comparution devant la Commission des transports d’un ministre fédéral ou de son représentant dûment autorisé, mais il tentait de rescaper quand même les droits réservés qui appartiennent au cabinet fédé ral à titre de tribunal d’appel.D’autre part, le livre vert déclare sans ambages que "nombre de problèmes de réglementation, actuels et prévisibles, seraient allégés par rétablissement d’un organisme unique pour tout le domaine de la télécommunication dans la mesure où celui-ci relève de l’Etat central”.Pour qui sait lire, l’attitude de la CCT constitue un de ces problèmes.Malgré ces réticences voyantes du gouvernement fédéral lui-même, la Commission canadienne des transports s'en est tenue, une fois de plus, à l’interprétation la plus restrictive possible des dispositions de l’article 320 de la loi sur les Chemins de fer et de la loi nationale sur les Transports.La Commission en a conclu, comme d'habitude, que "la législation régissant les activités du Comité (des télécommunications) autorise la réglementation des tarifs de Bell Canada, mais non la gestion de la compagnie".Elle s’est donc bornée à vérifier l’exactitude des calculs de la requérante et à mesurer si les bénéfices de l’entreprise maintiendraient un taux de rendement situé entre le minimum de 7.8 et le maximum de 8.2.L'analyse de la Commission canadienne des transports ne comporte donc aucune dimension sociale, contrairement à ce que souhaitaient la plupart des oppo- sants, y compris les gouvernements du Québec et de l’Ontario.Que le 7.8% provienne des riches ou des pauvres, voilà un détail dont la CCT n’a pas à s’occuper • On se demande à vrai dire si Bell Canada réussira un jour à se tromper sur ses futurs revenus assez lourdement pour que la Commission canadienne des transports en devienne mal à l’aise.A l’heure actuelle, la Commission canadienne des transports en est rendue au moins à se rendre compte que les prévisions de Bell Canada fluctuent comme un engagement de "100,000 emplois".Toutefois la Commission ne se sent pas obligée pour autant d’inviter la requérante à une plus grande franchise devant l’organisme gouvernemental de régulation.En 1972, Bell Canada désirait obtenir $78.1 millions et elle estimait qu’une hausse s appliquant à toute 1 année était nécessaire pour parvenir à cet objectif et donc à un rendement normal.La CCT a rendu sa décision le 19 mai seulement, ce qui privait Bell Canada des augmentations qui auraient pu s’appliquer aux cent premiers jours de l’annee.En outre, la CCT a accordé des hausses calculées pour ne produire que $47.2 millions de plus.Le résultat’’ Il fallait s’y attendre: Bell Canada a quand meme maintenu son rendement de 7.8 pour cent sur le capital moyen total.On connaît des étudiants qui coulent pour des erreurs moindres! La CCT constate également que le programme de construction de Bell Canada a été réduit l’an dernier de $525 millions à $508 milhons, sans que les intervenants décèlent des conséquences graves pour les abonnés.La CCT souligne aussi, mais sans paraître y attacher une grande importance, que le programme de construction a fluctué déjà pour la présente année entre $540 millions et $590 millions, même si la requérante considère toujours les moindres détails de son programme comme strictement indispensables.Une marge d’erreur de 8 ou 10% semble admissible.Tout cela devrait déclencher un jour chez 1 organisme "régulateur" un certain sentiment d impatience: faut-il que les représentants de l’intérêt pubüc dépensent toute leur énergie à sonder les chiffres de l’entreprise privée pour y découvrir les entourloupettes?Pourtant si une entreprise de service public, au bout d'un nombre respectable d’années, n’a pas encore appris à soumettre des prévisions un peu mieux fignolées, ne faut-il pas en tirer comme conséquence qu'elle attache une importance nettement disproportionnée au mieux-être de ses actionnaires et qu’elle oublie trop volontiers l’intérêt public dont on lui confie pourtant une tranche majeure?Et si la CCT ne parvenait pas à déceler à temps le biaisage que Bell Canada s’est permis?Faudrait-il en conclure stérilement que l'entreprise privée a tout simplement tiré avantage du faible niveau de compétence de la CCT et donner à Bell Canada une dispendieuse absolution?Devant des tribunaux, ne penserait-on pas au mépris de Cour?De toute évidence, la CCT n'a pas renoncé, malgré les indices dont elle commence elle-même à faire état, à considérer Bell Canada comme parfaitement crédible.Même si Bell Canada pratique la plus rentable des restrictions mentales, la CCT ne voit aucun motif de scruter de plus près les structures tarifaires de Bell Canada.Pourtant, la CCT, dans un rapport annuel des plus récents, consentait à un aveu embarrassant: elle se décidait enfin à mandater des spécialistes pour évaluer de façon objective les structures tarifaires des grandes sociétés de communication téléphonique.On se réjouit de la décision, mais, dans l’intervalle, la CCT décide quand même.Peut-on lui demander sur quoi elle se base?Pourquoi accorde-t-elle tant d’importance aux prévisions d’une entreprise qui, visiblement, s'est toujours voluptueusement trompée à l’avantage de ses actionnaires?• Face à un organisme régulateur qui ne semble pas apte à contester les chiffres de Bell Canada, ni même disposé à le faire, le gouvernement fédéral doit agir.Il peut, de façon immédiate et spectaculaire, casser la décision de la CCT.Il doit surtout, selon les lignes de force du üvre vert ou selon des critères inspirés du comportement de la Régie québécoise des services publics, forcer ses organismes de régulation et de contrôle à s’intéresser de beaucoup plus près à la gestion des entreprises de services publics et aux critères qui la gouvernent.Si le gouvernement fédéral n’a rien à reprendre dans la décision étroitement légaüste et étrangement asociale de la CCT, on comprendra u’il approuve l’interprétation que la CCT onne des lois qui la régissent.Au gouvernement fédéral, dès lors, d'agir sur deux fronts: à court terme, il doit casser la décision de la CCT, ne serait-ce que pour blâmer Bell Canada de ses inadntissibles et rentables imprécisions.A moyen terme, le gouvernement fédéral doit dissiper toute ambiguité législative en chargeant ses organismes de contrôle et de régulation de poser, comme le fait la Régie des services publics du Québec et comme le souhaitait M.Gérard Pelletier, les questions qui s’imposent au sujet de l'impact social des politiques tarifaires de communication.Il n’appartient pas à Bell Canada ou à quelqu’entreprise privée que ce soit de déterminer les comportements sociaux des citoyens canadiens ou québécois.Dès lors, c’est abdiquer l’essentiel du pouvoir et de la responsabilité politiques que de laisser Bell Canada déterminer si le téléphone à “ma tante” vivant à 50 milles de distance doit coûter plus cher que le téléphone "industriel” à 500 milles de distance.Un Etat qui consent à cela fait partie de ceux que le président Luis Echeverria du Mexique aurait rangés parmi les “vassalisés” incurables.Le gouvernement canadien n’a peut-être pas objection à demeurer ainsi parmi les pays paisibles et rentables et les nations rentables parce que paisibles.Cependant, peut-être aura-t-il des objections à subir l’assaut néo-démocrate et à donner sa démission.Si tel était le cas, ce qui nous protégera d’une hégémonie indue de l’entreprise privée sur nos communications sociales et industrielles, ce ne sera pas l’éthique du gouvernement Trudeau, mais son opportunisme politique.Heureusement, cet opportunisme constitue une “valeur” beaucoup plus stable! Laurent LAPLANTE Les diplômes du ministre Cloutier par JEAIM-CLAUDE LECLERC Le ministère de l’Education avait réussi à liguer contre lui, avec son nouveau" régime pédagogique, tous les collèges et tout le monde dans les collèges, étudiants, professeurs et même administrateurs.Il a dû, depuis, faire machine arrière et refiler sa patate chaude au Conseil supérieur de l'Education.Mais, entre-temps, il aura réussi de nouveau à jeter la pagaille dans les cegeps.Certains hauts-fonctionnaires et certains ministres libéraux voudraient accréditer la thèse que les enseignants sont systématiquement pourchassés et brimés qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.De deux choses l'une, en effet.Ou bien le nouveau "Manuel d’éva-luation de la scolarité” ne devait s’appliquer qu'à quelques cas, et donc l’opération, peu coûteuse, aurait pu passer par les profits et pertes sans qu on provoque une autre crise dans les cégeps.Ou bien, le ministère estime qu’il y a lieu de réviser la plupart des reconnaissances de scolarité qui ont été accordées dans le passé (sous sa propre responsabilité, il est bon de le rappeler aux "grands” technocrates et aux divers ministres qui ont passé entre leurs mains depuis la création du ministère); et alors c’est un véritable régime de transition qu'il aurait dû négocier avec les intéressés, expliquer aux administrateurs et aux citoyens, et justifier clairement.Edouard-Montpetit Dans un manuel épais de dix pouces et demi, le ministère de l’Education impose unilatéralement un reclassement des professeurs.Cette décision a mis le feu aux poudres dans plusieurs cegeps, dont Saint-Laurent et Vanier.Prenons le cas d'Edouard-Montpetit.Dans ce collège, quelque 230 professeurs devaient être évalués par Québec.D'après un rapport en date du 8 mars soumis par leur syndicat aux administrateurs du cegep.seulement une centaine d'entre eux avaient reçu à la fin de janvier une attestation officielle, 84 devaient faire parvenir d'autres renseignements à Québec; et 46 restaient sans nouvelle de leur scolarité.Parmi ceux qui avaient reçu leur attestation.31',c.voyaient leur classement maintenu; 15%- obtenaient une scolarité modifiée à la hausse ou à la baisse mais sans effet sur leur salaire; 1% obtenait une attestation supérieure et une hause de traitement, et 50% voyaient diminuer leur scolarité et reculer leurs catégories de salaires.Parmi, ces 50 derniers proies-seurs, cinq perdaient moins d’un an de scolarité; 30, un à deux ans; 13 deux à trois ans, un perdait de trois à quatre ans et un autre perdait plus de quatre ans.Tous ces professeurs ne voyaient pas couper leur salaire, mais leur traitement était "gelé" pour un.deux, ou trois ans.Bref, parmi les 100 professeurs reclassés, certains allaient toucher moins de $100 d’augmentation en trois ans, suivant le décret qui tient lieu de convention, alors que d'autres recevront $3,500 et plus.On comprend que l’insécurité gagne l’ensemble des collèges et que les décisions déjà rendues ou appréhendées ne soient guère de nature à y stimuler le climat de travail.Les enseignants ont déjà eu à subir de tels reclassements.Et rien n'indique qu'ils soient rendus au bout de leur peine, car un nouveau comité a été mis sur pied par le ministre François Cloutier pour étudier encore la classification des enseignants! Les droits acquis Les enseignants voudraient que le gouvernement respecte ce qu'ils appellent les “droits acquis .Cette théorie juridique qui est devenue un des postulats de l’action syndicale ne manque pas de motifs valables à son appui.Comment peut-on établir des caisses de retraite, des plans de carrières, des programmes de formation professionnelle, tant dans le secteur public que dans l’entreprise privée, si, d une convention à l’autre, d'un décret à l'autre, on ne maintient pas un minimum de "droits acquis .De même, les législations rétroactives sont généralement présumées odieuses et inéquitables.Dans leurs relations contractuelles, les parties veulent précisément se mettre à l'abri de changements nuisibles pour leurs intérêts, principalement économiques.Dans la fonction publique et parapublique, notamment, en échange a une certaine stabilité souhaitable de l’emploi, les > employés doivent pouvoir organiser" leur avenir avec une certaine sécurité.Les enseignants pouvaient normalement s'attendre à une progression raisonnable de leurs revenus, d'année en année, un bon nombre ont sans doute déjà contracté des obligations fondées sur cette présomption; ils sont aujourd’hui coincés.Le manque à gagner que leur inflige le "manuel'' est, de ce point de vue, injuste.S’ils avaient eu un pistolet à la ceinture comme les policiers de Montréal ou de la Sûreté du Québec, les bureaucrates du ministère de l’Education ne se seraient jamais aventurés dans une telle rétrogradation.Québec pousse même l’audace jusqu’à leur refuser l’augmentation minimale annuelle que tous les gouvernements reconnaissent maintenant comme nécessaire et juste en raison du coût de la vie.La théorie des droits acquis est essentiellement conservatrice.Elle vise à assurer la paix sociale, sinon la justice.Les syndicats veulent souvent y faire des exceptions quand il s’agit par exemple de réduire les droits de la partie patronale! Maints enseignants ne cachent pas qu'ils sont prêts à jeter par-dessus bord droits acquis et théorie dès lors qu’il s'agit d’école et de langue d’enseignement par exemple! Mais, dans le débat sur le “manuel”, les enseighants syndiqués sont prêts à défendre jusqu’aux diplômes “gonflés” de McGill; et les institutions anglophones d’enseignement n’ont pas été les dernières à s'opposer aux dictats du ministère québécois de l’Education.Comme quoi les moeurs progressent en matière de résistance a l’Etat et de protection des droits “acquis"! Ceci dit, faut-il condamner en principe tout reclassement des diplômes?Il vaudrait mieux que le ministère respecte les reconnaissances déjà accordées, quitte à appli- quer ses nouvelles normes aux nouveaux venus à qui aucune mesure rétroactive ne serait imposée, aucune “surprise" ni injustice ne serait faite.C’est la pratique ordinairement suivie par les gouvernements “libéraux”.Mais il semble, cette fois-ci, que le gouvernement Bou-rassa, veuille se montrer révolutionnaire sur le dos des enseignants.Le manuel de M.François Cloutier, en tout état de cause, aurait plus de poids s'il était reconnu, au moins quant à sa valeur "scientifique ", par le gouvernement de l'Ontario par exemple, ou par d’autres d’Etats étrangers.Il est possible que, faisant exception pour une fois à leurs improvisations inconséquentes, les fonctionnaires du sous-ministre Martin aient accouché d'une merveille dans le domaine hautement complexe et arbitraire des “équivalences de scolarité.Le manuel actuel a été édicté unilatéralement; il est appliqué unilatéralement.Rien n'indique qu'il soit plus valable que les attestations précédentes, ni que les applications qu on en fait soient si parfaites que le droit d’appel doive etre nié aux enseignants.A vrai dire, les enseignants devraient peut-être faire un "test" devant les tribunaux.Si la politique d'un reclassement énéralisé devait être maintenue, autre part, le ministre François Cloutier devrait faire davantage que d’insütuer une commission d'étude ou tôt ou tard refiler le problème au Conseil supérieur de l’Education.Il devrait d’abord empêcher que des enseignants doivent rembourser la paie de rétroactivité qu’ils ont pu déjà dépenser, ignorant les mesures qui les frapperaient.Deuxièmement, aucun enseignant ne devrait être privé de l’ajustement annuel universellement reconnu maintenant pour pallier l'augmentation du coût de la vie.Voilà pour le strict minimum.Un régime transitoire?M.Goutier devrait s'employer ensuite non pas à geler le traitement des “déclassifiés', mais à négocier un manuel de l'avenir", non rétroactif, avec les enseignants et leurs employeurs, et à trouver, s’il Suit* à la p-ia 6 L Le budget vu à vol d'oiseau ¦ lettres au DEVOIR L'avortement dans une perspective teilhardienne Il semble que notre société va bientôt atteindre un état d’esprit qui sera tel que bien des Québécois admettront assez facilement que l’avortement libre est une chose, sinon désirable à tout le moins tolérable.Et cela après avoir plus ou moins soupesé les aspects psychologiques.sociologiques et médicaux ae la question tout en pensant.peut-être, que la "chose" deviendra' une "affaire'' bien ordinaire de tous les jours, bien intégrée qu elle serait dans nos “routines" sociales.Quant à moi.je pense qu’il sera difficile de fermer de cette manière, tout tranquillement, le dossier de l’avortement.Il concerne trop un champ de décisions qui se trouve aux premiers échelons du domaine de la gestion des sociétés humaines: le champ des décisions ui ont trait à la vie et à la mort es hommes.De ce type de décisions dépend le destin des sociétés.C’est pourquoi je voudrais proposer aux Québécois de réfléchir au problème de l’avortement à partir de l'idée de la destruction qu’il implique et de son impact sur le développement de la conscience humaine.Ce qui diffère beaucoup de l’abord traditionnel qui veut surtout considérer l’étude des meilleures conditions psychologiques, sociologiques et médicales nécessaires a la satisfaction immédiate du désir de se défaire de foetus humains.Ainsi, reconnaissons tout d’abord, comme Pierre Teilhard de Chardin et Charles Darwin l’ont fait, que depuis la nuit des temps la vie a fait son chemin à partir d'êtres très simples jusqu'à des êtres très complexes du point de vue organi-ue, Admettons aussi que Pierre eilhard de Chardin a raison de dire qu’à chaque niveau d’organisation matérielle correspond un certain niveau de conscience et que plus l’organisation est complexe, plus la conscience est élevée et de moins en moins soumise à sa partie matérielle correspondante.au point d’atteindre cnez l’homme le niveau de la self-connaissance.Mais ce n'est pas tout.Considérons aussi l'énoncé brutal de la deuxième loi de la thermodynamique qui dit.ni plus ni moins, que l'univers se degrade, c’est-à-dire qu'il se dirige inexorablement vers un état matériel ou énergétique de calme total où toute manière ou énergie sera distribuée uniformément.Aucun potentiel exploitable n'existera alors.Eviaem-ment, ceci pose le problème de la “survie" de la vie.Comment donc la vie pourra-t-elle échapper au sort de la matière?Nous pourrions dire ceci: Il semble raisonnable de penser que.tout comme par le passé, la vie continuera d'amener la matière vers des états de plus en plus complexes et requérant de moins en moins de ressources matérielles et énergétiques, en termes quantitatifs.D une façon correspondante, la conscience grandira au point presque de se détacher de sa partie matérielle évitant ainsi, graduellement.le piège de la deuxième loi.Mais quel rapport existe-t-il entre le phénomène de l’avortement et ces idées de complexité-conscience et de dégénérescence matérielle de l'univers?Eh bien voici: il se trouve que le foetus que l’on détruit lors d’un avortement est l’être, après l’homme naissant, le plus complexe qui puisse exister du point de vue organisation matérielle.Ce qui implique par conséquent que lorsque l'homme décide de le détruire.il élimine un potentiel de conscience absolument inégalable en dehors de la couche humaine de l'univers.Ce geste, qu’il peut poser librement, en plus de concourir à la dégénérescence prématurée d’une des parties de l’univers, l’amène à se diminuer lui-même puisque son geste ne va pas dans le sens d’un accroissement de conscience dans l’univers.Refuser que la conscience s’accroisse globalement, c’est refuser que sa pro-re conscience aussi s'accroisse, homme perd donc de cette manière sur deux tableaux.Il s'enferme dans un état d'assujettissement à la matière.Son élan contre la deuxième loi de la thermodynamique est brisé.On pourrait peut-être ajouter cependant que les individus qui en viennent à recourir à l'acte de l'avortement.pour eux-mêmes ou pour d'autres, ne sont pas libres, c'est-à-dire qu'il existe en eux un déterminisme qui les pousse à agir ainsi.Mais alors, l'on se retrouve dans une situation bien pénible puisque la possibilité de croître en conscience leur est interdite.Dans une telle situation, ils ne peuvent constituer qu'une branche morte de l’évolution.D’autres branches plus fortes, plus libres, en viendront à prendre sa place.Elles seront celles qui auront choisi de croître en conscience, celles qui auront reconnu la valeur inestimable du foetus, être au potentiel de complexité et de conscience sans égal, Cette façon d'envisager le problème de l’avortement permet à tout le moins de le situer dans une perspective cosmique et ainsi de l'évaluer, à mon sens, plus justement qu’à partir de toutes autres considerations.De toute manière, ces autres considérations, si nous excluons celles du domaine religieux, devraient elles-mêmes faire i objet, quelles qu elles soient, d’une évaluation analogue.Jacques CHAREST directeur du module Recherche opérationnelle, Département d’administration et d’économique, Université du Québec à Trois-Rivières Trois-Rivières, le 27 mars 1973 Les associations italiennes et l'avenir du français aussi longtemps que les anglophones continueront de dominer la vie économique, leur langue continuera d’être un pôle d'attraction pour les immigrants.Il y a ainsi un grand risque que, cinq ans après, on se retrouve avec une situation identique à celle que nous vivons présentement.L’abolition du bill 63 et un tel règlement a eux seuls peuvent ne pas être efficaces du tout.Une deuxième interprétation est possible.Un tel règlement .pourrait viser les immigrants, même lorsque ceux-ci ont acquis leur citoyenneté.Ceux-ci seraient ainsi privés du libre choix de la langue d'éducation, privilège pourtant accordé à tous les autres citoyens.Cette situation serait fort peu convenable dans une société basée sur les droits égaux de ses citoyens.Cette discrimination serait d'autant moins acceptable que beaucoup de Canadiens français optent pour la langue anglaise comme langue d’éducation pour leurs enfants.Il y a au moins deux façons de régler le problème.Une première serait de prendre le taureau par les cornes, c’est-à-dire enlever carrément le droit à tous les Québécois de bénéficier d'un enseignement gratuit en anglais Pour sûr, ça découragerait les francophones et les immigrants de choisir la langue anglaise et ça réglerait vite le sort de la langue française au Québec.On voit d’ici cependant le tollé de protestations.Une telle solution n’est pas pensable quand on songe que près de 207c de la population serait affecté par une telle mesure.De plus, un minimum d’éthique et de respect pour les minorités fait rejeter cette solution comme rétrograde et fasciste.L’autre solution est plus réaliste et plus exigeante à la fois.Le jour ou, au Québec, le français sera la langue de l’initiative économique, (la langue de l"entre-preneurship”), des lors la langue de travail sera incontestablement le français.Et l'on pourrait dire: quand la langue de travail va, la langue va! C’est là la dimension individuelle de la solution La dimension collective passe par une politique gouvernementale intégrée et agissante.Que le gouvernement prenne donc ses responsabilités et vite, s’il ne veut pas que la population en vienne à des solutions de dernier recours.Carmine L.Z/VN FINI et Denis DESJARDINS Longueuil, le 23 mars 1973.Un projet dont on sait trop peu de chose En réponse à la prise de position de la FAIQ et en marge du problème soulevé par le bill 63, nous tenons d'abord à louer l'heureuse prise de position des Italiens du Québec.Il serait infiniment souhaitable que d'autres minorités ethniques du Québec présentent leur point de vue sur cette question.Nous souscrivons aux observations et aux opinions émises parla FAIQ.à savoir que: 1) le bill 63 constitue une situation inquiétante pour un nombre croissant de Québécois; 2) avec ses 807/ de francophones, le Québec n’est pas une province comme les autres et constitue le foyer national des francophones canadiens; 3) le gouvernement du Québec est le premier responsable du maintien de la culture francophone.4) la société québécoise peut déterminer la langue dans laquelle seront éduqués les enfants des immigrants.C’est pourquoi nous jugeons qu’il est important d’abolir le bill 63, sujet aux conditions émises par la FAIQ.En effet, une loi rétroactive serait mal venue, car les immigrants déjà au pays sont venus sous certaines prétentions qu'il serait malhonnête, par après, de modifier.D’autre part, il est évident que les futurs immigrants doivent etre renseignés adéquatement sur les conditions d'éducation prévalant dans leur pays d’accueil.La FAIQ parle de connaissance parfaite de l'anglais pour tous les Québécois; l'enseignement doit être excellent, mais la perfection en cette matière est affaire de goût et d'aptitudes.Une autre condition à laquelle nous reviendrons, est la question de la langue de travail des immigrants.Nous sommes d accord qu’il sert peu de s'éduquer en français si l'on doit travailler toute sa vie en anglais.Quant aux rè- lements relatifs à la langue dé- ucation des enfants d’immigrants, qui suivraient l'abolition du Bill 63.ceux-ci forment le coeur d'un autre débat.Si le gouvernement, comme semble le suggérer la FAIQ, adopte un règlement forçant les immigrants à envoyer leurs enfants dans des écoles françaises, qui visera ce règlement?Deux interprétations sont possibles: Un tel règlement pourrait viser les nouveaux venus aussi longtemps qu’ils ont le statut d’immigrant Dans ce cas, qu'arriverait-il après cinq ans.lorsque ceux-ci deviendront citoyens?Ils auront alors le choix, au même titre que tous les citoyen,, d’envoyer leurs enfants à l'école de leur choix.De quoi dépendrait alors ce choix sinon du contexte socio-économique dans lequel vivront ces immigrants?Tant et A l'intérieur d’un cours de biologie sociale, j'ai participé à une étude portant sur le projet de la Baie James Pour remplir les exigences de cette étude, j'ai passé en revue les publications du mois de mars de deux "gros" quotidiens montréalais, un de langue française et l'autre de langue anglaise.J’ai été surprise et déçue de constater la petite quantité d’articles concernant le projet de la Baie James.Après tout, c'est un projet d'envergure! Assez important pour faire parler de lui, non?De plus, les rares articles sur le sujet (il y en avait quelques-uns, mais oui!) m'ont semblé inaptes à fournir de l'information sur le projet lui-même.J'y ai bien appris ce que telle ou telle personne en pensait.et même ce que les Indiens et les Esquimaux concernés aimaient manger! Mais sur le projet comme tel, très peu.Combien le projet coûtera-t-il et qui recevra la facture?Est-ce une entreprise vraiment rentable, et pour qui?Combien d'emplois seront disponibles et pour combien de temps'1 Quels seront lé-tendue et le coû| des dommages que l’environnement devra subir?L’argent ainsi investi ne pourrait-il pas être utilisé à meilleur escient, ailleurs'1 Ce projet répond-il à un besoin réel?Voilà le genre d'information que j'aimerais bien pouvoir obtenir' Hélène POITRAS étudiante Montréal, le 27 mars 1973 LE DEVOIR Fondé por Henri Bourosta le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef; Claude Ryon Redocteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l'information Jeon Froncoeur Tretorier Bernard larocque IE DEVOIR ett publie par l’Imprimerio Populaire, société a responsabilité lim.tee, dont le siege social est s.tue ou numéro ?Il rue do Saint Sacrement Montreal 125 II est compose et .mpr.me par l’Imprimerie Dumont incorpo ree dont les ateliers sont situes a 9130 rue Boivm, Ville loSalle t agence1 Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dons IE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S35 por annee si> mois $19 A l’etranger $40 por annee si* mois S2?trois mois SI?Ed.t.on» du samedi $10paronnee Edition quotidienne livrée o domicile poi porteur 90 cents par semaine Ton» de I abonnement servi par h p04iP aenenne sur demande Courrier de deu»ieme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TELEPHONE 844-3 36 1 lignes groupées' des idées des nommes Le Devoir, lundi 2 avril 1973 • 5 ?La décision Benson sur Bell Canada La politique de la CCT Le 10 novembre 1972, Bell Canada déposait auprès de la Commission deux requêtes, désignées Requête “A” et Requête “B”, en vue d’obtenir, en vertu de l’article 320 de la Loi sur les chemins de fer et autres articles pertinents de ladite Loi et de la Loi nationale sur les transports, une ordonnance approuvant une révision aux tarifs des taxes de Bell Canada concernant le service, l'équipement et les installations.La requête "A” sollicitait l’approbation de hausses tarifaires prenant effet le 1er janvier 1973 ou le plus tôt possible après cette date.La requête “B” sollicitait l’approbation de hausses tarifaires prenant effet le 1er janvier 1974.Le 18 décembre 1972 était tenue à Ottawa une conférence préalable à l’audition de la requête “A”, pour discuter de la procédure, des points en litige, de la bonne marche des audiences, et pour étudier: 1) les demandes présentées par The Association of Municipalities of Ontario et par le gouvernement de la province de Québec en vue de joindre en une même instance les requêtes “A” et "B”; et 2) une demande en vue de la tenue d’audiences sur la requête “A” dans des villes autres qu’Ottawa.Après avoir entendu les plaidoiries, le Comité a jugé que les requêtes “A” et “B” ne seraient pas jointes, et que la requête “A” serait entendue à Ottawa; le Comité s’est dit prêt toutefois à considérer la possibilité de procéder autrement avec la requête "B”.L’audition a commencé le 10 janvier 1973.Avant de procéder à l’audition au mérite de la requête “A", le Comité a entendu les plaidoiries au sujet d’une motion.présentée pour le compte du gouvernement du Québec, demandant: 1) que la requête '‘A’’ ne soit pas entendue par le Comité des télécommunications, sous prétexte qu’elle constituait une demande en révision de la décision du 19 mai 1972 et qu’en conséquence elle devrait être entendue par le Comité de révision; 2) mais que, si la requête “A” devait être entendue par le Comité des télécommunications, ce dernier, avant de procéder, détermine les points en litige.Le Comité a rejeté les deux parties de cette motion.(.) (.) Il y a cependant un aspect de l’intervention du gouvernement du Québec, partiel- lement appuyé par d’autres intervenants, qui est de nature générale, et dont nous voulons faire mention spéciale.Au cours des débats, le Comité, le 15 janvier 1973, a écarté, pour les raisons données, une demande du gouvernement du Québec affirmant que la requête “A” constituait en fait une demande de révision de la décision du Comité en date du 19 mai 1972, et qu'à ce titre, elle devait être étudiée par le Comité de révision de la Commission et non par le Comité des télécommunications.Dans sa plaidoirie, le procureur du gouvernement du Québec a prétendu qu’en dépit du jugement mentionné ci-dessus, il avait été prouvé au cours de l’audition de la requête “A” que celle-ci n'était pas fondée sur des faits ou circonstances nouveaux, parce que la plupart des augmentations des coûts d’exploitation de 1973, prévues dans la requête “A", étaient connues de Bell Canada et même prévues au cours des auditions qui ont mené à la décision du Comité du 19 mai 1972.Il a donc prétendu que ces changements prévus pour 1973 avaient été nécessairement considérés par le Comité avant qu’il ne rende ladite décision.En réalité, nulle part dans la décision du 19 mai 1972 le Comité n’a tenté d’évaluer les résultats de Bell Canada pour 1973 ni mentionné de prévisions pour cette année.La demande était fondée sur les prévisions relatives à 1972 et, s'il a été fait mention de l’an 1973 au cours de l’audition, y compris même certaines prévisions pour cette année-là.la décision du Comité était basée sur les prévisions pour 1972.Le Comité avait alors calculé que le taux de rendement du capital moyen total pour 1972 aurait été de 7.8% si les taux autorisés avaient été en, vigueur toute l’année durant et n’avait pour le surplus, que jugé juste et raisonnable un taux maximum admissible de rendement de 8.2%.A ce sujet, le Comité est essentiellement en accord avec le procureur de Bell Canada.qui, dans sa réplique, a dit entre autres ce qui suit: (Traduction) “Alors, j’allègue qu’il ne fait aucun doute que, dans l’hypothèse où il n’y aurait eu aucune hausse de salaires ou de coûts, et que le taux de rendement de Bell aurait dépassé 8.2%, qui est le taux maximum de rendement selon la décision du 19 mai 1972, la Commission se serait penchée sur la question et Bell se serait peut-etre vue dans l'obligation de baisser ses tarifs de taxes.On peut être assuré que les provinces de Québec et de l’Ontario considéreraient que le fait d’aller au-delà de ce maximum de l’échelle du taux de rendement autorisée constituerait un facteur nouveau qui nécessiterait l’intervention de la Commission.Le fait même de dépasser ce taux maximum constituerait en sorte le fait nouveau.Si tel est le cas, monsieur le Président, pourquoi la situation contraire ne constituerait-elle pas un fait nouveau également?Au lieu de dépasser le maximum, le taux de rendement de Bell Canada n’atteint même pas le minimum autorisé.Au lieu de 7.8%, on prévoit un taux de rendement de 7.4%.J'allègue que ce fait, dans le contexte de la décision du 19 mai 1972.constituerait en soi une justification suffisante de la requête A .” Intérêt public Au cours des années, les demandes de relèvement de tarifs présentées par Bell Canada ont suscité de vives réactions de la part non seulement des gouvernements provinciaux, des autorités municipales et autres associations représentant d’importantes collectivités utilisatrices des services de télécommunications, mais aussi du public consommateur en général.L’intérêt du public s’est révélé également dans les commentaires des journaux, de la radio et de la télévision.La présente requête ne fait pas exception à la règle.Depuis son dépôt, le 10 novembre 1972.le Comité a reçu des lettres, représentations et mémoires de la part d'un bon nombre d'abonnés et d’organismes affirmant représenter des groupes d’abonnés.Tel qu’indiqué plus haut, certains d’entre eux ont comparu à l’audition et, s’ils n’ont pas suivi tous les débats pour contre-interroger les témoins, ils se sont adressés en personne au Comité avant la fin de l’audition.Le Comité leur sait gré de l'intérêt ainsi manifesté.Le Comité est au courant de la difficulté exprimée en certains milieux quant aux voies offertes aux abonnés pour exprimer leur avis dans des demandes de révision de tarifs.Cette préoccupation fait jour dans les requêtes demandant au Comité de tenir des auditions publiques en d’autres points du territoire de Bell Canada qu’Ottawa, et dans les plaintes exprimées sur le coût élevé d’une intervention en bonne et due forme, qui met une telle initiative hors de portée de la plupart des individus ou groupes.Ces questions de procédure préoccupent sérieusement le Comité, qui cherche présentement le moyen d’assister le public à se préparer pour de telles auditions.Cependant, le Comité a trouvé par expérience que la conduite d’auditions d’une telle complexité, importance et longueur en différentes localités pourrait s’avérer extrêmement difficile et prendre beaucoup de temps et être parfois confuse.Par exemple, des témoins à un endroit pourraient vouloir apporter un témoignage sur des questions qui ont été discutées à un autre endroit, causant des répétitions et plaçant les autres parties intéressées dans l’obligation de rouvrir leur cas.Certains intervenants ou témoins ne pourraient entendre qu’une partie du témoignage à moins qu’on ne leur fasse connaître l'ensemble du témoignage.Mais beaucoup plus inquiétante est la large incompréhension de la loi - et de la juridiction exercée par le Comité - qui se manifeste trop souvent dans les commentaires adressés par le public consommateur relativement aux demandes de hausses tarifaires.Un bref éclaircissement à ce sujet contribuera peut-être à dissiper certains malentendus.La principale responsabilité du Comité est de protéger l'intérêt public.Le Comité interprète cette responsabilité comme voulant dire qu'il doit encourager le développement des services de télécommunications de haute qualité au prix de revient le plus bas possible à l'usager, non seulement aujourd'hui mais pour une période prévisible.La responsabilité du Comité en ce qui concerne les tarifs des compagnies de télécommunications sous sa juridiction est de s’assurer que les taux qu elles chargent aux usagers de leurs services sont justes et raisonnables, sans discrimination injuste ou préférence indue.Comme moyen de vérification du caractère raisonnable des taux, le Comité évalue le taux de rendement sur le capital de la compagnie.Si ce taux de rondement tombe régulièrement plus bas qu'au niveau raisonnable, compte tenu des autres valeurs à la bourse, le service au public en souffrira éventuellement.La compagnie ne sera pas en mesure d’attirer les nouveaux capitaux nécessaires au remplacement, à la modernisation et à l'agrandissement de ses installations la cesr le temps; MO-DO EN EMAIL CUIT NOS PRIX SONT IMBATTABLES! ESTIMATION GRATUITE 322-4160 EXCLUSIVITE PRIMEAU MÉTAL Inc.Vou* «tet bricoleur?D«mand«x- lot "HO-DO spécial pour bricoleur" chos voire marchand de matériaux de const ruction.Chevelure et découragement Une ravageuse de chevelure, impitoyable, amenant la calvitie d’une façon irréversible est la “séborrhée".L’alopécie séborrhéique est l’hypertrophie des glandes sébacées, amenant à la surface du cuir chevelu une sécrétion grasse, le sébum.Les signes apparents mais nullement trompeurs sont facilement décelables: chevelure grasse deux ou trois jours après le shampooing, cheveux sur l’oreiller, chute excessive lors des lavages.Quelle est la réaction du séborrhéique devant ces constations?Au moral, découragement et illusion d’avoir tout fait sans aucun résultat probant: L’idée qu’on perd ses cheveux et qu’il n’y à rien à faire devient une idée fixe.La manie de se peigner à tout propos afin de cacher les endroits mar-' qués par l’amincissement de la chevelure.L’habitude qu’on prend d’observer machinalement la chevelure des autres en la comparant à la sienne.Développement d’une tension nerveuse au fur et à mesure que l’en voit sa chevelure diminuer.Le séborrhéique se trouve dans de nombreux cas complexé en société.Peut-on remédier à cet état de chose?Certes, on peut.Mais sachez avant tout: que les cheveux tombés ne peuvent pas repousser: qu’un duvet ne peut jamais se transformer en cheveux normaux: qu’enfin la séborrhée est incurable mais qu’on peut la localiser et ensuite coexister avec cet état.Tout en ayant une apparence soignée.Il est normal que vous vous renseigniez adéquatement avant de prendre une décision dont une partie de votre apparence physique peut dépendre Pensez également que le facteur ’’temps’’ joue contre vous et qu’une attente prolongée peut être par la suite la cause d’une calvitie irréversible.' TRICHOLI TRICHOLOGUE C^vf/ic ^2 ÉDIFICE "AeAAe place CANADIENNE 450 est, SHERBROOKE, ongle Berri - Suite 390 - Tel.: 288-3823 - 288-7378 • 288-1424 Sottie de Métro Sh
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