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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 avril 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-04-16, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Généralement ensoleillé et plus doux.Maximum de prés de 60.Mardi: ciel variable, averses.Lundi saint LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV -NO 89 Montréal, lundi 1 6 avril 1 973 La Campagne des Fédérations Une affaire de coeur 15 CENTS Robert Stanfield Le fédéral doit se retirer des programmes de santé M.Robert Stanfield, qui s’adressait hier aux militants conservateurs du Québec, a déclaré que son Parti, s’il est porté au pouvoir, entend reconnaître concrètement le droit des provinces à établir leurs propres priorités dans le domaine des soins de santé.A cette fin.il indique une solution possible: "Le gouvernement fédéral doit se retirer des programmes de santé à frais partagés.” 11 doit ensuite remettre aux provinces une plus grande part des revenus fiscaux "en assurant évidemment dans ce partage une péréquation appropriée’’.Sans être parfaite, dit-il, cette solution est de loin préférable à la situation dans laquelle se débattent les provinces actuellement puisque celles-ci sont astreintes à faire les frais de programmes qui leur ont été imposés et pour lesquels Ottawa voudrait maintenant limiter sa participation financière.Un gouvernement conservateur, a poursuivi le leader fédéral, adopterait une politique tout à fait différente à l'égard de tous les programmes à frais partagés et des subsides fédéraux."Et cette nouvelle approche s’appliquerait tout aussi bien au développement régional qu’à la sécurité sociale.Nous ferons en sorte que les municipalités, les provinces et ies régions puissent dans toute la mesure du possible fixer leurs propres priorités et assumer leurs propres décisions.” Au cours d’un entretien avec la presse, à la suite de son discours, M.Stan- au gré du temps Dénigrements L'enquête sur le crime organisé qui n'a donné lieu en ses débuts qu'à des solos de mutisme commence à faire du bruit.Le deuxième mouvement donne allègrement lieu à des déclarations tonitruantes.Celui qui mène la danse peut rentrer dans sa cachette et s'applaudir.Il se sera pour un temps rendu célèbre.Aux juges la délicate tâche de faire partage dans ses dires en espérant que le tout ressortisse plus à la calomnie qu'à la médisance.Pourquoi n’y a-t-il pas, les entendra-t-on dire, un bill contre les mauvaises langues?Louis-Martin TARD field a été invité à préciser sa pensée au sujet des programmes de sécurité sociale et de sécurité du revenu.Consentirait-il à laisser à une province le droit d’administrer elle-même un programme si les normes canadiennes étaient respectées?‘‘Je ne suis pas encore fixé là-dessus", a-t-il répondu.Quoi qu’il en soit, a-t-il affirmé dans son discours, un gouvernement conservateur procéderait à une véritable consultation pour déterminer dans quelle mesure le gouvernement fédéral doit s’impliquer dans les programmes à frais partagés.“La décision serait faite de façon collégiale", a dit M.Stanfield qui, en cas de victoire électorale, s'engage à mettre fin au “temps de décisions unilatérales par Ottawa”.“Une chose est certaine, en tout cas.et c’est que si le gouvernement actuel reste au pouvoir, les provinces seront perdantes (dans le secteur des soins de santé): elles auront à maintenir les standards présents tandis que le fédéral limitera sa participation financière.Ceci me semble absolument inacceptable." C’est un plaidoyer en faveur d’un "fédéralisme souple et décentralisé” qu'a fait le chef du PC qui se dit convaincu “qu’il est impérieux de reconnaître les priorités provinciales dans des domaines essentiels comme dans les secteurs secondaires”.D’autre part, après avoir dénoncé "l'incapacité administrative" et l'inaction du gouvernement libéral, M.Stanfield s’est en particulier élevé contre la Voir page 2 : Robert Stanfield L'équipe de Claude Dupras prépare un "plan d'attaque" par Michel Roy Cinq faits importants ont domine en fin de semaine le congrès des conservateurs du Québec qui réunissait à Montréal 650 délégués et environ 400 observateurs: • La jeune équipe de l'ingénieur Claude Dupras, élue à la direction de l’Assc iation, a balayé l'ancien état-major que dirigeait l’avocat Claude No-lin depuis deux ans: aussitôt, M.Dupras - que ses adversaires tenaient responsable de l’échec électoral du Parti au Québec s'est engagé à mettre en oeuvre un "plan d'attaque” à la fois pour faire élire un plus grand nombre de députés lors du prochain scrutin.réorganiser complètement les structures du Parti et favoriser une participation réelle des membres aux travaux et à l'action du Parti.• M.Robert Stanfield, présent à chacune des étapes du congrès, a réitéré à plusieurs reprises sa volonté bien arretée d'affermir davantage son leadership sur l'aile québécoise de son Parti, de multipüer ses tournées en province, d’accroître sa participation a la prochaine campagne électorale fédérale au Québec; il se féücite toutefois de constater que la position de son Parti s'est nettement améliorée au Québec depuis le 30 octobre, grâce en partie à "l'excellent travail " accompli aux Communes par MM.Claude Wagner et Reward Grafftey.• M.Marcel Masse, désormais membre en règle du Parti conservateur, a pris part aux assises du weekend en qualité de délégué officiel et compte annoncer aujourd'hui même sa décision de se porter candidat du PC dans la circonscription de Berthier.L'adhésion au Parti de l'ex-ministre de l'Union nationale est accueillie avec enthousiasme et fierté par les militants qui voient en lui un homme politique capable de contribuer notablement à ¦ la crédibilité du Parti et à la motivation de la "base ", traditionnellement résignée à la défaite.Au surplus, l’amitié qui lie M.Masse à M.Roch La-Salle, député indépendant de Joüette, pourrait peut-être susciter le retour de ce dernier au Parti qu'il a quitté.Voir page 6: Claude Dupras à Le député de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, félicite l'ingénieur Claude Dupras qui a été élu hier, avec toute son équipe, à la tête de l'aile québécoise du Parti conservateur.M.Dupras a annoncé immédiatement qu'il mettrait au point un plan d'attaque dans le but de relancer la fortune du parti au Québec.Les conservateurs québécois s'intéressent d'abord aux problèmes de relance économique par Pierre O'Neill Les conservateurs du Québec sont avant tout intéressés à la relance économique, relativement soucieux du bien-être social mais aucunement préoccupés par les questions constitutionnelles.C’est ce qui ressort des résolutions et déübérations du congrès de l’aile québécoise du Parti conservateur, en fin de semaine, au Reine-Elizabeth.Des quelque quarante résolutions adoptées par l’assemblée plénière, la très grande majorité concerne les politiques économiques du parti et vise notamment: le gel des prix, la relance économique, des réductions d'impôts ou de taxes, un contrôle plus serré des dépenses gouvernementales, une politique de mise en marché et des allègements d’impôts favorisant la petite entreprise, de meilleures conditions pour l’agriculteur de l'Est.Au plan social, les délégués conservateurs ont notamment proposé: d'abaisser graduellement l’âge d’admission à la L'évasion fiscale financement des contribuait au films québécois par Robert Guy Scully SAINTE-ADELE Axée au départ sur la discussion de problème “classiques”, tels celui de la compétition entre les industries d'Etat (Office national du film) et l'industrie privée, le pouvoir d'achat des sociétés fédérales (commandites des ministères, de l'ONF lui-même, séries de Radio-Canada), le rôle des institutions provinciales (OFQ), Radio-Québec), la seconde et dernière journée du congrès des producteurs de cinéma québécois a fini par soulever la question plus délicate et plus importante du fameux "tax shelter”.Cette forme d’évasion fiscale aurait permis à la majorité des longs-métrages québécois produits par l’industrie privée ces dernières années d'obtenir leurs fonds auprès d'investisseurs privés.Il appert toutefois que les ministères fédéral et provincial du revenu vont refuser, quand ce n'est pas déjà fait, les déclarations d'impôt faites dans l’espoir d'obtenir le “tax shelter”.Certaines revisions (“reassessments) de déclarations seraient déjà en cours, au grand désarroi des investisseurs qui, évidemment, comp- M.Gendron le reconnaît Le bill63 est un obstacle psychologique insurmontable Le président de la Commission sur le statut de la langue française au Québec s’est dit prêt, hier, à devancer les échéances concernant l’abolition du bill 63.La commission avait recommandé il y a quelques semaines d'attendre trois ou cinq ans avant de prendre une décision à ce sujet.Le bill 63 accorde aux parents entière liberté quant au choix de la langue d’enseignement de leurs enfants.Interrogé à l'émission “Le choc des idées", au canal 10 de Montréal, par le directeur du DEVOIR.M.Claude Ryan.le professeur Jean-Denis Gendron a dit craindre que la question du bill 63 “constitue un obstacle psychologique insurmontable” pour les francophones et empêche le gouvernement d'élaborer une politique linguistique."Le fait qu'on n’ait pas recommandé l’abolition immédiate du bill 63 a jeté du discrédit sur le rapport”, a reconnu M.Gendron.Dès lors, pour éviter que cette réaction nuise à l’objectif de l’instauration d'une politique linguistique, objectif qui paraît primordial au président de la commission, il est prêt à devancer les échéances qu’il avait lui-même recommandé de respecter.“Oui, absolument, ça me paraît très important".a répondu M.Gendron à une question précise en ce sens.Un peu plus tôt, le président de la commission avait expliqué que l'abolition du bill 63 ne lui paraissait pas être une question urgente, d'où la recommandation d’attendre encore trois ou cinq ans avant de prendre une décision.Il avait alors souligné que même Voir page 2 : Le bai 63 taient faire un coup d'argent presque sans risques.Leur désarroi est manifestement partagé par plusieurs producteurs qu'on a vu prendre la parole samedi, car ces derniers ont pu compter sur la promesse du "tax shelter " pour encourager toutes sortes d'investisseurs, individus ou compagnies, à placer de l'argent auprès d eux.On mentionne le nom d une importante compagnie propriétaire de gratte-ciel, une autre qui s'occupe de sport professionnel: elles se sont toutes retirées de certains projets qui devaient se réaliser en 1973, lorsqu'elles ont appris que l’évasion fiscale ne serait plus possible, et qu'il leur faudrait investir dans le cinéma en prenant les risques habituels.On sait que cette industrie, particulièrement dans le cas du petit marché québécois, a un taux de risque très élevé, qui n’encourage guère le capital.Autre conséquence: le ministère du Revenu peut faire marche arrière, et réclamer des sommes dont il a déjà consenti la déduction.Ce qui fait, selon les producteurs, que de nombreux investisseurs sont pris au piège.Les investissements cinématographiques pour “raisons d’impôt " n'étaient pas chose secrète: on pouvait souvent entendre, dans les milieux de cinéma, que tel ou tel avait investi "pour raisons d'impôt”.Contrairement à ce qu'on a pu croire, cependant, il ne s'agissait pas dune déduction préférentielle accordée consciemment par les gouvernements aux capitahstes désirant investir dans le cinema.Il s'agissait plutôt d’une faille dans la loi (''loophole") qui a été exploitée librement, les investisseurs - et les producteurs croyant que la déduction serait consentie par le Revenu.Il semblerait au contraire que les fonctionnaires des ministères concernés aient mis en doute la validité de ces réclamations depuis un certain temps dé- Voirpage6: Films québécois L'hélicoptère abattu retraite a 60 ans.de mettre en place des mécanismes permanents de consultation fédérale-provinciale sur le problème de la pauvreté, d’assurer une diffusion systématique et de faciliter l’accès aux lois de protection du consommateur.Les congressistes ont par ailleurs réclamé des politiques d’immigration visant à intensifier le recrutement d'immigrants francophones, dirigés prioritairement vers le Québec; des bureaux d'immigrations seraient établis dans tous les pays francophones.Des rapports politiques entre Ottawa et Québec ou encore du partage des juridictions, aucune résolution n'y touche de loin ou de près.Tout au plus, les délibérations auront permis d’effleurer le problème linguistique.La majeure partie des travaux s’est poursuivie en français mais quelques délégués anglophones s'en sont plaints.L’ancien président de l'Association progressiste-conservatrice du Québec, M.Paul-O.Tré-panier, est alors intervenu pour rappeler que le français était la langue de travail et qu un anglophone devrait se sentir honteux de ne pas parler français au Québec.Le président de l’assemblée est parvenu a calmer les esprits en soulignant les efforts que fait M.Robert Stanfield pour s'exprimer en langue française.Mais il ressort plus encore que les délégués ont manifesté un manque d'intérêt probant aux travaux de fin de semaine.Selon les rapports officiels de l'organisation du congrès, 1.000 délégués se sont inscrits mais le nombre de participants aux délibérations de la séance Gauvin réclame une enquête sur les lieux mêmes du drame SAIGON (d'après la CP et l’AFP) Il est essentiel que les survivants de l'hélicoptère de la CICS abattu au Sud-Vietnam puissent se rendre sur les üeux du drame pour vérifier si les débris n'ont pas été déplacés depuis le 7 avril.Selon une déclaration officielle du GRP.l’hélicoptère à bord duquel le Serreau et Cacoyannis voulaient adapter les Belles-Soeurs à Paris par Michel Bélair Michel Tremblay vient de refuser que les Belles-Soeurs soient présentées à Paris dans une mise en scène de Michel Cacoyannis.C'est le Théâtre de la Tempête de Jean-Marie Serreau qui s'est chargé de demander les droits qui lui auraient permis de monter la pièce.Tremblay s'oppose formellement à ce que son texte soit adapté et à ce qu’il soit mis en scène par quelqu'un d’autre qu’André Brassard.Le drama- turge québécois a tenu à préciser qu'il s’objecterait à une telle proposition jusqu'à ce qu'une version québécoise des Belles-Soeurs ait été présentée en France.La demande a été faite par lettre.Tremblay se dit touché de l'intérêt montré par deux hommes de théâtre aussi connus que Jean-Marie Serreau et Michel Cacoyannis.Il lui semble toutefois primordial qu'un texte québécois comme les Belles-Soeurs soit d'abord présenté en “version originale" et il tient mordicus à ce que la pièce soit mise en scène par André Brassard.Tremblay précise d’ailleurs que c'est là le contenu de la réponse qu’il a adressée à MM.Serreau et Cacoyannis.L'affaire s’est déroulée en fin de semaine et Michel Tremblay avoue n’avoir eu aucune hésitation à transmettre son sentiment aux deux intéressés.C’est là le deuxième chapitre de l'histoire des Belles-Soeurs à Paris.On se Voir page 2 : Les Belles-Soeurs capitaine Charles Laviolette a trouvé la mort, s’était écarté du couloir aérien qui lui était assigné.Toutefois, le témoignage des pilotes du second héücoptère.ainsi que les déclarations du capitaine J.-M.Laplante, de Québec, tendent à établir que l'hélicoptère abattu n'avait pas dévié île son chemin et qu’il se trouvait tout au plus à 6 milles et non à 15 de Khé Sanh.Dans une déclaration hier à Saigon, M.Michel Gauvin, chef de la délégation canadienne à la CICS, après avoir insisté sur la nécessité de cette nouvelle enquête sur les lieux du drame, a évoqué une révélation du New York Times selon laquelle les débris de l'hélicoptère abattu ont été déplacés depuis le 7 avril pour donner plus de crédibilité à la version du GRP.Le New York Times a appris ce détail par une ’fuite” des services américains de renseignement.Circonstance troublante: M.Gauvin a révélé que le GRP s'était catégoriquement refusé à permettre aux techniciens canadiens d’accompagner les officiers de la CICS sur les lieux, au lendemain du drame.Le Vietcong n'a autorisé que la présence de deux officiers de chacune des Voir page 2 : Michel Gauvin plénière n'a jamais dépassé deux cents délégués.A un certain moment même, on ne comptait que 38 délégués dans la salle.On attendait des deux seuls représentants conservateurs du Québec à la Chambre des communes une participation d'une particulière intensité aux travaux du congrès.Or.le député de Bro-me-Missisquoi.M.Reward Grafftey, s’est absenté tout l'après-midi de savoir page 6 : Les conservateurs Yvon Dupuis est prêt à affronter Lévesque QUEBEC (PC) Le chef du Ralliement créditiste, M.Yvon Dupuis, est à ce point convaincu qu’il y a présentement une poussée créditiste’ dans la région de Montréal qu’il serait prêt à se présenter dans le comté de Dorion, contre nul autre que M.René Lévesque.Participant hier à un congres créditiste régional, dans la capitale, M.Dupuis a même fait une prédiction: tous les deputes pequistes de la région de Montréal sans exception seront battus par des créditistes aux prochaines élections générales.Cela, parce qu’ils ont selon lui été portés au pouvoir en 1970 par une vague de protestations contre les “vieux partis", alors que les créditistes n’avaient pas eu le temps de s’organiser à Montreal.Le congrès régional de Québec a réuni environ 200 personnes au Centre Monseigneur Marcoux.Il avait principalement pour but d'élire parmi les militants un conseil exécutif régional Ce sont trois fidèles supporteurs de M.Ca-mil Samson dans la dernière course à la direction du parti qui ont été élus, MM.Gaston Tremblay, président, Simon Brouard, président adjoint, et M.Jean-Noël Gravel, vice-président.La région de Québec comprend les comtés de Fortneuf, Saint-Sauveur.Chauveau.Jean-Talon, Louis-Hébert.Limoilou.Montmorency et Charlevoix Voir page 2: Yvon Dupuis L'Art Culinaire au Restaurant le spécial des hommes d'affaires Table d'hôte (Sel.135-3623 5412 (Sole ht» ^Efltigt» ^îonlrcnl 2 • Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 suites de la première page ROBERT STANFIELD position de MM.Turner et Trudeau à l’égard de l'inflation, du chômage et des prix.“Nous estimons, a-t-il dit, que l’imposition du contrôle temporaire des prix et des revenus serait une mesure plus équitable et plus humanitaire que le recours à un nouveau ralentissement délibéré de l’économie.A cet égard, la solution proposée par le gouvernement ne lui parait pas satisfaisante.“Le gouvernement s’est contenté d’établir un comité d'enquête, lequel vient de recommander l'établissement d'une commission de contrôle.’’ Mais il est clair, a-t-il noté, que cette commission n’aura pas l'autorité nécessaire pour imposer ses décisions et contrôler effectivement les prix.C’est pourquoi les députés conservateurs, qui faisaient partie du comité parlementaire, ont recommandé l'institution d'un contrôle réel des prix et des revenus durant 90 jours.MICHEL GAUVIN délégations à la CICS et il a insisté pour que ces officiers viennent du centre régional de Hué, et non pas du quartier général de la CICS à Saigon, a précisé M.Gauvin.Le colonel Bentley MacLeod, de Kingston et le major Jim Murphy, de Saint-Jean, N.-B., représentaient le Canada.Toutes les délégations ont signé une déclaration par laquelle elles reconnaissaient que l’appareil avait dévié de sa route.A Ottawa, vendredi, le ministre des Affaires extérieures, Mitchell Sharp, a dit à la Chambre des communes qu’il avait des raisons de croire que les deux hélicoptères s'étaient écartés de leur route.M.Gauvin a déclaré hier qu’il a lui-même rapporté cette version à M.Sharp.M.Gauvin admettait alors la déclaration du GRP mais précise qu'il se doit de considérer également la version des pilotes du second hélicoptère.Samedi.Hank De Voll.de la zone du canal de Panama, et Mark Motchkies, de Butte, Montana, pilote et co-pilote du second hélicoptère, ont affirmé, dans des interviews, que les deux hélicoptères essuyèrent une fusillade à environ six milles à Touest de Khé Sanh A l'atterrissage du second hélicoptère, les personnes qui étaient à bord signè- rent une déclaration dans laquelle elles reconnaissaient que les deux appareils avaient dévié de leur route.M Gauvin répüque qu elles furent forcées de signer cette déclaration craignant de perdre leur liberté si elles ne la signaient pas.Pour sa part, l’organe de l'armée nord-vietnamienne a blâmé hier l'ambassadeur Gauvin pour “sa déclaration sans scrupule” mettant en cause Hanoi dans la destruction de l’hélicoptère de la CICS.Le journal, cité par l'Agence de presse nord-vietnamienne, a accusé le chef de la délégation canadienne à la CICS de "manquer d’objectivité et de protéger les sombres desseins des Etats-Unis et de l'administration de Saigon ", Le Quan Doi Nhan Dan rappelle que M.Gauvlin a affirmé qu’il y avait une “possibilité raisonnable” que l’hélicoptère ait été abattu “non par l’une des deux parties au Sud-Vietnam, mais par des troupes dont la présence au Sud-Vietnam n’est pas conforme à l'accord de Paris.” YVON DUPUIS Seul le premier est aux mains des cré-ditistes, le siège est détenu par M.Antoine Drolet.Dans Saint-Sauveur, M.Armand Bois a été expulsé du parti pour avoir refusé de se rallier à M.Dupuis, après le congrès de février dernier.Ces six autres sièges sont détenus par les libéraux.Accueilli avec enthousiasme par les militants de la capitale, en fin d'après-midi, M.Samson a principalement parlé d'élections.Il a de nouveau sommé le premier ministre Bourassa de déclencher des élections partielles dans Mis-sisquoi et dans Marguerite-Bourgeoys.Il y a là une "obligation morale” pour le chef du Parti libéral, selon lui.Mis-sisquoi est vacant par suite du décès de Tex-premier ministre unioniste Jean-Jacques Bertrand.En se retirant de la vie politique.Mme Claire Kirkland-Cas-grain a d’autre part “ouvert” le comté de Marguerite-Bourgeoys, considéré comme une forteresse libérale quasi-imprenable.A part son défi à M.Lévesque, au cas hypothétique où M.Bourassa se déciderait également à déclencher des élections partielles dans Dorion, où le chef du PQ sera candidat aux prochaines élections générales.M.Dupuis a principalement attaqué dans son discours le ministre des Affaires sociales.M.Claude Cas-tonguay.Tl faut, a-t-il dit, enrayer la marche socialiste de Castonguay avant qu'il ne soit trop tard.” Le chef de l'aile parlementaire crédi-tiste.M.Camil Samson, a aussi pris la parole à cette réunion et il a désigné M.Castonguay comme Tennemi numéro un au Québec.Selon les leaders créditistes.le ministre des Affaires sociales “déshumanise” de plus en plus le domaine des soins de santé et est en train “d'étatiser" les professions libérales, à commencer par les médecins et les avocats.Parlant de “ses” députés, dont il vante le travail à l'Assemblée nationale, le chef du RC a d’autre part annoncé qu’il venait de les nommer “candidats officiels” dans leurs circonscriptions respectives en vue des prochaines élections générales prévues pour 1974.LES BELLES-SOEURS souvient en etfet qu’il y a 'a peine quelques mois, la pièce de Tremblay avait créé une controverse à la suite du refus du ministère des Affaires culturelles du Québec de subventionner la présentation de la pièce en France.On avait alors parlé de raisons officielles, mais, un peu partout on affirmait que les directives émanaient du ministre de l’époque.Mme Claire Kirkland-Casgrain, pour qui la pièce n’était pas exportable à cause, principalement, de son langage.La carrière des Belles-Soeurs ne s’en poursuit pas moins à Toronto où la critique l’a acclamée de façon unanime.Même dans cette ville canadienne, on s’en rappellera, Michel Tremblay avait tenu à ce que son texte soit mis en scène par André Brassard et il a lui-même supervisé la traduction anglaise.Ses exigences face 'a la demande de MM.Serreau et Cacoyannis ne sont donc pas nouvelles.Il est donc encore possible que les fameuses Belles-Soeurs soient enfin montées à Paris si les deux hommes de théâtre français acquiescent aux demandes formulées par le dramaturge québécois.Invité à préciser les raisons pour lesquelles il s'oppose formellement a ce que son texte soit mis en scène par Cacoyannis, Michel Tremblay a souligné que ses exigences lui semblaient aller de soi.“Je n'ai strictement rien contre Cacoyannis que j’aime beaucoup, mais comment voulez-vous qu'il puisse lui donner une version des Belles-Soeurs alors qu'il ne connaît strictement rien au Québec ", Donnant plus de précision là-dessus, Tremblay dit qu'il est même prêt à effectuer quelques changements à son texte de façon à ce qu'il soit intelligible pour les Français.Ces changements seraient toutefois mineurs et Tremblay tient à ce que son texte demeure un texte québécois.LE BILL 63 les études démographiques les plus pessimistes établissaient à 79r; la proportion des francophones au Québec en 1991.La commission Gendron, a dit son président, n'a pas cherché à se défiler devant le règlement de cette question.Quant aux solutions possibles, M.Gendron n en voit pas beaucoup.Il n'a pas pris position très clairement non plus, si ce n'est de dire qu'il pouvait se produire de la discrimination.Le problème est de savoir si tous les immigrants.sans exception, devront envoyer leurs enfants à l'école française ou si, dans le cas des immigrants de langue anglaise, il y aura précisément une telle exception, celle d'envoyer les enfants dans le système scolaire anglais, qui continuera d'exister.Les prises de position récentes d'associations représentant la communauté POURQUOI FAIRE LE TOUR?VENEZ AU CENTRE! Lebtehiis CHEVROLET LTÉË L'unique dépositaire CHEVRELAIS* à Montréal * La CHEVRELAIS, c’est l’exclusivité Chevrolet alliée à la spécialisation du RELAIS Depuis 40 ans, l'angle des rues Jarry et Lajeunesse est un centre Chevrolet.Le ! toi nix CHEVKOLET LIÉE ANGLE JARRY ET LAJEUNESSE 276-2541 VEGA, NOVA, CORVETTE, CHEVELLE, CAMARO, CHEVROLET, MONTE-CARLO ET CAMIONS Selon le président de la CTF Le nouveau régime fiscal a semé une confusion passagère italienne du Québec, au sujet de la langue d’enseignement des enfants, n’ont pas, semble-t-il, modifié la pensée du professeur Gendron sur cette question.“Je serais porté à écrire la même chose”, a-t-il dit, après qu’on lui eut fait remarquer que son rapport avait été rédigé en 1972.Il y a quelques jours, un congrès réunissant des membres de la communauté italienne avait fait voir une grande mesure d’acceptation d’une éventuelle politique québécoise décrétant le français comme langue d’enseignement des enfants d’immigrants.D’autre part, interrogé sur Tà-propos du recours à l’incitation plutôt qu’à la coercition dans l’application d’une politique linguistique, M.Gendron s’est demandé s’il existait d’autres moyens dans le contexte actuel, celui d’un régime politique fédéral et d’un système economique capitaliste.Il reste que les mesures proposées par la commission Gendron pour étendre ['utilisation du français dans toute les sphères d’activité au Québec relèvent d’une certaine coercition.M.Gendron a qualifié de “coercition morale” la recommandation de créer une commission ayant mandat de négocier avec l’entreprise privée le recours au français comme langue de communication interne des employés.Cette commission ou régie recevrait son mandat de l’Assemblée nationale, et non du gouvernement, a dit M.Gendron, qui voit là une différence très importante de statut avec l’actuel office de langue française du gouvernement québécois.La langue étant une question d'importance nationale, il faut que la régie proposée dépende de l’ensemble de la députation et non pas d'un seul parti politique.C'est donc également l’Assemblée nationale qui nommerait les membres de cet organisme de protection de la langue française.Lr régie ferait rapport chaque année à l'Assemblée.11 serait possible alors à tous les citoyens de prendre connaissance des démarches faites auprès des compagnies et de juger de leur comportement.Dans la situation présente, les réactions de l'entreprise privée aux efforts de l'Office pour promouvoir le français au Québec échappent à la connaissance du public.Même s'il estime que la situation du français dans le monde du travail au Québec est moins grave qu'on pouvait le croire dans certains milieux, M.Gendron reconnaît volontiers qu'il s'agit là “d une situation anormale", ou encore d'une situation “de colonisés”.Selon les données recueillies par la Commission, même en province 49% des anglophones ont déclaré ne travailler qu'en anglais.Par contre, dans des secteurs d'activité bien délimités, l'utilisation du français par les francophones ne se faisait qu'à 28%.Discutant du choix par la commission des expressions langue officielle ou langue nationale pour désigner le français et l'anglais au Québec, M.Gendron s’est montré ouvert aux suggestions.“Je n’ai aucune objection à ce qu'on change”, a-t-il dit en particulier au sujet de la désignation de la langue anglaise.On pourrait parler de langue protégée, de langue communautaire, de langue à protection limitée, ou même n’utiliser aucune VANCOUVER (PC) - Le nouveau régime fiscal fédéral a semé la confusion chez les conseillers fiscaux, aussi bien que chez les chefs d’entreprises canadiennes, a déclaré hier M.Denham H.Kelsey, président de la Canadian Tax Foundation (CTF).Mais, cette confusion n est que passagère, car au fond, la législation fiscale "est très efficace.” M.Kelsey, récemment élu président de la CTF.a toujours préconisé une législation fiscale qui soit simple, compréhensible et de nature à stimuler le développement économique.Il avait présidé un comité de l'Institut canadien des comptables agréés, qui avait examiné le projet de réforme fiscale.Par la suite, en tant que citoyen privé, il avait soumis un mémoire à Ottawa sur le livre blanc concernant la réforme fiscale.Il a également déposé devant le comité des finances des Communes sur le livre blanc.A son avis la structure finalement mise au pont a besoin de rodage.Il voudrait, en outre, que les mécanismes chargés de ce rodage soient eux-mèmes rodés.“Plusieurs conseillers fiscaux, dit-il.ont dû réapprendre leur métier, et il leur faudra encore au moins un an avant de bien le posséder.” En partie pour cette raison, et en partie dans l'intérêt d'u- ne saine économie canadienne.M.Kelsey est opposé à tout amendement en profondeur du régime fiscal actuel.Ce qui ne l'empêchera pas.pendant des années encore, à chercher à améliorer le système.La CTF groupe 5.200 avocats et comptables et 640 sociétés.Pour M.Kelsey, sa principale mission comme président de la CTF, consiste à apporter des ajustements à l'appareil fiscal afin qu'il fonctionne au mieux.Il appuie l'idée d'une utilisation du régime fiscal pour influencer l’activité économique.Aussi, s'inscrit-il en faux contre le rapport Carter - publié avant la réforme fiscale - qui estimait que le fisc devait demeurer neutre “Mon expérience, précise M.Kelsey, m’apprend que des résultats concrets ont pu être obtenus en se servant du régime fiscal pour stimuler l'économie.'' “Les stimulants fiscaux ont fortement contribué au développement du Canada” dit-il Mais, M.Kelsey ne s’intéresse pas qu'à la législation fiscale fédérale, il se préoccupe aussi des grosses difficultés financières auxquelles se heurtent les gouvernements locaux, notamment les municipalités qui sont fortement tributaires de l'impôt sur la propriété.Nos élégantes salles de style Renaissance vous assureront la meilleure satisfaction et réussite pour vos banquets, mariages et anniversaires.5192.„rueC0TE desNEIGES 731-8221 MONTREAL tfft'ntS Doue POite.Pës scuirtèees HO.DO EN EMAIL CUIT NOS MMX SONT IMBATTABLES! 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ils ont été appuyés dans la rue par les parents qui ont, par des pressions, réussi à obtenir le droit de participer à la plénière de 16h30 à titre d’observateurs; ils ont menacé à diverses reprises au cours de la journée de se retirer, ce qu’ils ont finalement fait en dernière heure, vers 18hl5.considérant “qu’ils avaient été manipulés par des animateurs du gouvernement” au moment où les recommandations ont été votées dans un imbroglio incroyable.“Nous ne considérons comme valables, ont-ils déclaré, que les sept premières recommandations votées par l'assemblée.” Ils ont tout de même réussi à faire voter par l'assemblée l’essentiel de leurs propositions.Revendiquant l'établissement d’un réseau permanent de garderies populaires subventionnées par l'Etat et contrôlées par les usagers, ils ont rédamé que chaque garderie soit subventionnée annuellement par le ministère des affaires sociales, sur le base du coût réel d'opération tel que défini par chacune des garderies impliquées.Ils ont demandé au gouvernement de planifier l’utilisation maximale des ressources d’une région en créant un réservoir commun de matériel et des banques régionales de personnes ressources pour conseiller les garderies qui feront appel à leur service.L'assemblée a recommandé en outre la mise sur pied d'un bureau de développement de l'enfant ou comité de coordinaüon composé des employés et des parents avec des représentants du municipal et du gouvernement pour établir des normes, simplifier l'obtention des permis, faire de la recherche et donner de l'information.Le comité de liaison des garderies a proposé que l'organisation interne de chaque garderie relève de ses travailleurs et usagers.Ceci, dit-il, devrait comprendre autant l'engagement et le renvoi du personnel que la pédagogie et l'administration.Il n’est pas question d une intégration aux CLSC (loi 65) ou à toute autre superstructure du genre.Parmi les autres propositions des ateliers de travail sur lesquelles l’assemblée ne s’est pas prononcée faute de temps et de participants (à un moment il ne restait plus dans la salle qu’une trentaine de participants), signalons celle où l’on recommandait l’établissement d’un plan de développement du système des garderies au Québec avec un échéancier pour 1976.Qu’elles aient été votées ou non en plénière, l’animateur a affirmé au terme du colloque que toutes les recommandations formulées dans les ateliers seront acheminées vers les gouvernements fédéral et provincial.De cette journée d’étude particulièrement mouvementée, il ressort une intention bien arrêtée des garderies populaires de poursuivre leur lutte jusqu’au bout."Nous ne voulons pas, ont-elles affirmé, que le gouvernement contrôle l’organisation des garderies.Ce que nous voulons, ce sont des garderies, des pouponnières, des haltes pour les enfants au-dessus de 6 ans ouvertes 24 heures sur 24, contrôlées par les parents et ceux qui y travaillent.” Il y a quelques années, on parlait du droit aux garderies des mères de famille au travail: aujourd'hui, on va plus loin: “Nos enfants ont droit aux garderies, disent les parents.Ils ont droit de jouer, de se socialiser, de se développer ensemble, sans discrimination aucune, dans un milieu créé pour eux.” CASTONGUAY Suite de la page 3 guay qui a poursuivi à haute voix, dans un atelier, la réflexion dans laquelle il s’est engagé depuis plusieurs mois.Le gouvernement a un budget limité.On ne peut ignorer cette réalité.Il y a donc des priorités à établir, différentes possibilités à envisager.Supposons, dit-il, qu'il y a une somme d'argent disponible Est-ce qu'il serait plus approprié de dire que l'on va augmenter les allocations familiales et laisser aux parents le choix de dépenser ce surplus d'argent comme ils l'entendent (en décidant par exemple de se servir de ce montant pour placer ses enfants dans une garderie) ou est-il plus valable de subventionner les garderies?" “Nous, ce qu'on vous dit, a rétorqué une participante, c’est qu'il y a des besoins.ils crèvent les yeux.Trouvez de l’argent.Il faut à tout prix que ce qui a débuté par le moyen des garderies populaires continue ” “C'est bien beau que l'on augmente les allocations familiales, a répondu une autre.Si on a l'argent, mais qu’il n’y a pas de garderies en nombre suffisant pour répondre à la demande, on ne sera pas plus avancé.De toutes façons, le surplus que l'on recevra si les allocations familiales sont augmentées, suffira à peine à répondre à des besoins primaires comme l'alimentation.” LE CONFLIT Suite de la page 3 bient de leur côté le français et l'anglais.Les francophones, a-t-il ajouté, ont tendance à devenir de moins en moins bilingues de sorte que nous pourrions d'ici quelques années nous retrouver devant le “paradoxe" suivant: les anglophones seraient parfaitement bilingues et les francophones ne connaîtraient que le français.LE TEMPS! 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Le ministre des Affaires sociales s'est contenté de demeurer à l'écoute respectant en cela le but premier du colloque.Il n'a prononcé aucun discours et a assisté à une partie de la plénière sans en aucun moment prendre la parole.Il avait auparavant circulé dans quelques ateliers de travail, intervenant le moins possible."Il est important, confiait-il aux journalistes qui Vont suivi, d'écouter ce que les gens disent pour essayer par la suite d'ajuster des gestes posés par le gouvernement avec ce que la population croit nécessaire." La question du financement des garderies a été samedi la préoccupation majeure des délégués: elle est constamment revenue sur le tapis toute la journée, dans tous les ateliers."La population est impatiente, c'est compréhensible, a reconnu M.Caston- Voir page 2: Castonguay res sociales, le comité conjoint de liaison des garderies populaires et divers autres organismes impliqués ont en outre réclamé la création, avant le 15 mai prochain, d'un comité bipartite ministère et garderies composé majoritairement des garderies populaires pour étudier le problème de ces garderies et leur implantation au Québec.La rencontre convoquée dans un but d'étude et d'information d une part, et d'écoute des besoins des usagers d'autre part, s’est vite transformé en une tribune de combat pour les délégués des garderies populaires au Québec menacées de disparaître le 31 mai prochain et qui sont décidées à lutter jusqu’au bout pour demeurer en place.Les subventions accordées par le fédéral, par le biais du programme Initiatives locales.prendront fin à cette date.Parce qu'il est très important pour les garderies populaires de demeurer organisées, consciente qu'il est impossible au gouvernement du Québec, en un si court délai d'assurer la relève, l’assemblée a réclamé comme solution de transition (elle a bien insisté sur ce dernier aspect) le maintien des subventions fédérales aux garderies populaires déjà existantes et demandé qu'Ottawa leur en donne confirmation, par écrit, d'ici le 1er mai.On a senti, tout au cours de cette journée, une opposition constante entre les délégués eux-mémes à cause de leur option, délégués des garderies coopératives, des garderies privées, des garderies PIL et POP.etc.Dans une entrevue accordée à l'issue de la manifestation qui a eu lieu rue Parthenais, à l’heure du midi, en face de la polyvalente Pierre Dupuis où avait lieu la rencontre, manifestation à laquelle ont participé quelque deux cents parents et membres du personnel des garderies populaires pour appuyer les revendications de leurs délégués.Anne Huet, du comité de liaison des garderies populaires, a expliqué la différence qui existe entre les garderies POP qui comptaient 96 délégués 64 parents et 32 membres du personnel - et les garderies PIL représentées par 60 délégués 40 parents et 20 membres du personnel."Les unes et les autres sont subventionnées par le programme des Initiatives locales, dit-elle, mais leur esprit est fondamentalement différent ainsi que leur politique interne.Les garderies POP tendent à être auto-gestionnaires et ne demandent aux usagers qu'un dollar par jour pour payer les frais du repas du midi et deux collations au cours de la journée, tandis que les garderies PIL font payer aux parents entre $15 et $20 par semaine, par enfant.Les garderies POP considèrent Voir page 2 : Les garderies i_c£:=3 Qrsc£:,niionJ‘b piccrspncfi EicÉrsifb — CONCEPTION DE MEUBLES MODULAIRES EXCLUSIFS — MURALES PLASTIQUES 681-3712 Créateur du "Biblio-Bloc" ÉCOLE DE RELATIONS INDUSTRIELLES UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL JOURNÉE-COLLOQUE mercredi, le 18 avril 1973 ENDROIT Seaway Capri Hotel 6445, Boul.Décarie Sujet: Montréal La grève dans les services publics: Perspectives et solutions législatives.Conférencier: Prof.Jean Boivin, Département Relations Industrielles, Université Laval.Table ronde: M.Jean Brunelle, directeur général, C.D.E.M.Ghislain Dufour, directeur général du C.P.Q.M.Fernand D'Aoust, Secrétaire général, F.T.Q.M.Norbert Rodrigue, Vice-président, C.S.N.Information ef inscription: Viateur Larouche, Relations Industrielles, Université de Montréal, CP.6128, Montréal 101 Tél : 343-7319 Portée sur un affût de canon, la dépouille du capitaine Laviolette a été conduite samedi au lieu de son dernier repos ¦ ¦ Is:.! à# # ¦ KÉ ¦ «IP ¦ Le capitaine Le conflit dans les cégeps: Laviolette vers un affrontement majeur?a été inhumé à Québec QUEBEC (PC) Le corps du capitaine Charles-Eugène Laviolette.tué dans l'écrasement d'un hélicoptère au Vietnam.a été inhumé samedi, après des funérailles militaires.Plus de 1.000 personnes bordaient la route du cortège et se sont rassemblées devant l'église Sainte-Monique, dans le quartier Les Saules de Québec.La procession était formée de 176 membres du 12e régiment blindé du Canada, sous les ordres du capitaine Robert Bova d'Ottawa.L'orchestre du Royal 22e régiment a interprété des marches funèbres de Chopin et de Beethoven.Le cercueil, porté sur un affût de canon.était surmonté de la casquette et de l'épée du capitaine Laviolette et enveloppé du drapeau canadien.Devant l'église, pendant que l'on enlevait le cercueil de l'affût, l'orchestre a joué "Quand vous mourrez de nos amours ", de Gilles Vigneault.Le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec, a accueilli la dépouille, suivie de Mme Edit Laviolette.veuve du décédé, et de sa fille, Sandra, âgée de 9 ans.Parmi ceux qui suivaient, on remarquait M.James Richardson, ministre de la Défense, le général Jean V.Allard, ancien chef d etat-major.Albert Béchard.député de Bonaventure et des Iles-de-la-Madeleine, représentait le ministère des Affaires extérieures, et Bohdan Piaf-kowsky, consul-général de la Pologne assistait aussi à la cérémonie, de même que Marc Cayer.agronome québécois qui a été détenu cinq ans au Vietnam.¦ aujourd'hui Début du congrès de l'Association des entrepreneurs de travaux mécanisés, au Château Frontenac, à Québec A l'ordre du jour: le déblaiement des chemins d'hiver, les heures de travail et la reconnaissance patronale.• A llh, rencontre du ministre de l'Immigration, Jean Bienvenue, avec une délégation du Conseil des écoles ethniques du Québec, à son bureau de Montréal.• A llh30.M.Michel Bélanger, président de la Bourse de Montréal et de la Bourse canadienne parlera de la fusion de ces deux bourses au déjeuner de l'Association des Assureurs-vie de Montréal, au Salon Joliette du Reine-Elisabeth.• A 12h.le ministre de l'Industrie et du Commerce, Guy Saint-Pierre, sera le conférencier de la Chambre de Commerce du district de Montréal, au salon Britanny de l'hôtel Sheraton.• A 12h30.le ministre William Tetley, des Institutions financières, parlera de la protection du consommateur au dîner-causerie du Club Richelieu, au Château Frontenac, a Québec.• A 13h, le député péquiste Claude Charron donnera une conférence dans le cadre de l'Opération Ressource, du Parti québécois, au Collège d'Ahuntsic.Le ministre québécois de l'Education.M.François Cloutier, a déclaré hier soir à l'émission "Politique Atout " qu'il était "évident que si les syndicats d'enseignants remettaient globalement en allait vers un affrontement certain" Depuis quelque temps, a poursuivi M.Cloutier, nous sommes, il ne faut pas s'y tromper, en présence d'un conflit entre syndicats et gouvernement."Quand ce n est pas la question des ffais de scolarité, c’est le problème du classement Chez les ouvriers, c’est le problème de la construction'.Pour sa part.M.Cloutier a dit vouloir travailler dans l'intérêt des enseignants et a ajouté que pour cette raison, il ne voulait pas remettre globalement en cause le présent système de classement parce que 90% des professeurs ont déjà été classés en fonction de ce système et que dans le cas des professeurs du niveau collégial, ceux-ci savaient que leur classement était provisoire.Toutefois.M.Cloutier a rappelé qu'un comité avait été formé pour trouver des aménagements concrets et pallier ainsi un certain nombre de difficultés d'application.Il a rappelé en outre que les collèges sont autorisés à verser une avance sur la rétroactivité mais que cette avance ne sera pas accordée à partir du classe- La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LUNDI, LE 16 AVRIL M.GUY ST-PIERRE Ministre provincial de l'Industrie et du Commerce Sujet: Imagination et Dynamisme futurs outils du développement économique Hôtel Sheraton Mont-Royal 12H30 Le public est admis Renseignements: 866-2861 ment provisoire mais bien à partir du , dossier du professeur compte tenu des décisions et des règles du manuel d’évaluation de la scolarité.Interrogé en outre sur la mise en tutelle des collèges Vanier, Dawson et Saint-Laurent, le ministre a répondu qu'il n’avait pas eu le choix parce que ceux-ci avaient agi dans l'illégalité.M.Cloutier a d'autre part été amené à parler de son plan quinquennal pour l'amélioration de l'apprentissage des langues secondes.M.Cloutier s'est défendu de vouloir "bilinguiser" le Québec.Il a dit cependant souhaiter que les francophones parlent bien et le français et l'anglais, et que les anglophones parlen Voir page 2 : Le conflit De Stefano abattu à Chicago CHICAGO (PA) La police commence à fouiller dans le très volumineux dossier judiciaire de Sam De Stefano.dans l'espoir d'y trouver des indices qui lui permettraient de percer le mystère que constitue pour le moment la mort de ce magnat de la pègre, abattu à coups de feu samedi matin Il s'agit d'un dossier dont l'origine remonte à une quarantaine d années.De Stefano a été trouvé mort sur le plancher de son garage à Chicago.Sa femme refuse de parler à la police.Elle a fait une crise d'hystérie en apprenant la mort de son mari.De Stefano passait pour un membre du syndicat du crime à Chicago.On a dit de lui qu'il était usurier et qu'il torturait ses victimes pour retrouver son argent.maigrir c’est dites adieu à la cellulite rajeunir vous pouvez réussir les deux prenez votre rendez-vous dès maintenant au studio & Josette ghedin y 2030 rue crescent I téléphone 8459323 845 7611 J*.VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR Ut HAKAITRE." t .AUX tUIIIUNb UU POUR CHANGER LA VIE par Luc Racine et Guy Sarrazin • L'épuisement des ressources, la pollution, l'accumulation d'armes destructrices, les génocides, le sous-développement, le drame angoissant que vit l'homme moderne.• Une recherche scientifique qui dénonce les causes de ce drame, mais qui laisse aussi une porte ouverte sur l'espoir .En vente partout au prix de S3.50 — distribué pur les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tél.: 274-2551 EDITIONS DU J O TT It,.Président et directeur général Jacques Hébert 4 • Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 éditorial Lueurs d'optimisme chez les conservateurs Si on le compare aux assises joliment plus structurées que tiennent d'autres partis politiques, le congrès que viennent de terminer au Reine Elizabeth les conservateurs québécois ne doit donner lieu à aucune complaisance.Lorsqu'on tente de vérifier la qualité représentative et la maturité politique des délégués qu’on rencontre, au Québec, aux réunions oe ce parti, on a souvent la sensation de toucher le vide.Une bonne partie de ces délégués donnent l'impression d'avoir survécu, par on ne sait trop quel miracle, à un orage qui aurait déferlé sur le Québec il y a dix ans.Quant aux figures nouvelles u'on pouvait rencontrer au congrès de fin e semaine, on éprouve quelque mal à vouloir engager avec elles un dialogue politi-ue exigeant: leur initiation politique reste, ans la plupart des cas, à faire ou du moins à remettre à jour.Que le congrès n'ait produit, dans ces circonstances, rien de vraiment original, il n'y a pas lieu de s'en étonner.Le contraire eût tenu du prodige.Tout indique néanmoins que les délégués sont repartis vers leurs comtes avec plus de motifs d'espoir qu'à l'arrivée.Cela tient à trois éléments nouveaux dont ils n'ont pas tort de tirer quelque espoir.• Dans une interview accordée à Claude Lemelin la semaine dernière.M.Robert Stanfield exprimait clairement son intention de prendre plus directement en main l'aile québécoise de son parti.A en juger par le discours qu'il a prononcé dimanche matin et par l'accueil que lui ont fait les délégués, cette stratégie semble devoir donner de bons résultats.Lors de ses deux dernières apparitions à Montréal.M.Stanfield s'était contenté de glisser sur les raisons profondes qui expliquent l'échec chronique des conservateurs au Québec.Il avait attribué surtout à des défauts d'organisation la défaite retentissante du 30 octobre.Des politiques conservatrices qui ont depuis plus d'un demi-siècle tenu les Québécois à distance, il n’avait rien dit.A plus forte raison n'avait-il fait aucune ouverture pour l'avenir.Or.le discours de dimanche marque à cet égard un net progrès.La partie économique du discours ne contenait rien de neuf, sauf qu elle illustrait une fois de plus l'indiscutable continuité de la pensée de M.Stanfield à ce chapitre.La partie sociale, en retour, contenait maints passages qui ne sauraient laisser le Québec indifférent.A condition que M.Stanfield soit prêt, lorsque viendra la prochaine conférence fédérale-provinciale sur la sécurité sociale, à tirer des conclusions pratiques des prémisses qu'il posait dimanche, il se pourrait que son parti se soit enfin donné une orientation nettement différente de celle que s'apprête, semble-t-il.à défendre M.Lalonde à la conférence de la fin d'avril L'essentiel de la politique de M.Stanfield tient en quelques mots très simples: respect des priorités provinciales, decen- tralisation, égalisation des chances par le mécanisme de la péréquation.De cette politique, M.Stanfield a fait une application très intéressante au domaine des programmes de santé.Il a cependant ajouté qu’elle s'appliquerait aussi “à toute la question des programmes conjoints et des subsides fédéraux”, ainsi ‘"qu'au développement régional et à la sécurité sociale”.Là où les provinces ne sont pas satisfaites des programmes mis de l’avant par le gouvernement central, le leader conservateur suggère qu'Ottawa se retire des programmes a frais partagés et remette aux provinces une plus grande part des revenus fiscaux “en assurant évidemment dans ce partage une péréquation appropriée.” Pareille politique serait plus acceptable, il va sans dire, pour le Québec.Si M.Stanfield était disposé à l'appliquer, par exemple, dans le secteur des allocations familiales qui sera de nouveau à l’ordre du jour bientôt, elle lui vaudrait de nombreux appuis nouveaux au Québec.• Un deuxième motif ^'optimisme na'it.chez les conservateurs québécois, de l'élection d'une nouvelle équipe dirigeante qui ne devrait pas tarder à se révéler plus dynamique que l'ancienne.M.Claude Dupras, nouvellement élu à la présidence de l'Association, porte sans doute avec Brian Mulroney et d'autres une lourde part de responsabilité dans la débâcle d'octobre dernier.Il fut l'un des principaux auteurs de la stratégie qui centra toute la campagne des conservateurs sur la personne de M.Claude Wagner.L'erreur colossale dans laquelle il versa alors ne saurait être complètement excusée par Jes défauts d'organisation hélas trop réels.Le nouveau président possède toutefois des dons de combativité que n'avait guère démontrés son rival défait, M.Claude No-lin.L'équipe qu'il avait réunie autour de lui était nettement supérieure à celle que dirigeait M.Nolin.M.Dupras soulignait, au cours de la fin de semaine, la faiblesse insoupçonnée de l'organisation conservatrice au niveau des comtés.Là réside, par-delà des handicaps idéologiques et psychologiques auxquels M.Stanfield semble résolu à remédier, la source principale des échecs' répétés dès conservateurs au Québec.M.Dupras a pu considérer, dans le passé, que la dualité dans l'organisation et la ligne de responsabilité (certaines choses dépendant de la direction nationale, d'autres relevant des dirigeants élus par les congrès québécois du parti) expliquait certains échecs.Il n'aura plus cette excuse.Pour la direction nationale du parti, il sera plus difficile, en retour, de passer par-dessus la tête des dirigeants québécois en matière d'organisation.La tâche qui attend M.Dupras et ses collègues est certes énorme et aucun d eux ne donne l'impression d'être un thauma- turge.Pour la première fois depuis longtemps, on voit néanmoins accéder à la direction des conservateurs québécois une équipe jeune et résolue qui n’a pas l'air d’être résignée d’avance à la défaite.• M.Marcel Masse annoncera probablement aujourd’hui son intention de se porter candidat conservateur aux prochaines élections fédérales.Voilà un autre élément qui devrait encourager les conservateurs.M.Masse sera sans doute candidat dans la région de Joliette ou de Berthier.Le fait qu’il y possède d'excellentes racines et que cette region soit l’une des rares où I on trouve d’importants appuis conservateurs sera pour lui un actif indéniable.Si sa venue au parti pouvait aider à réconcilier M.Roch LaSalle, l’impact électoral de sa décision pourrait être intéressant pour les conservateurs.Par-delà ces considérations, l’entrée de M.Masse dans le parti conservateur devrait aider à confirmer l'ouverture aux préoccupations québécoises que traduit le discours du leader national.Le député de Montcalm n'a point, que Ton sache, décidé de remiser les grandes revendications qu'il aimait formuler quand il était ministre à Québec.Ceux qui oaraissent disposés à le recevoir n'ignorent rien, par contre, de ses attitudes passées.Pourvu que M.Masse, tout en les assouplissant, reste fidèle aux grandes orientations qui ont guidé son action depuis son entrée dans la vie publique en 1966 et que, chez les conservateurs, on l'accepte comme tel, il pourrait être un facteur intéressant de renouveau pour le parti de M.Stanfield.Les conservateurs ont besoin de M.Wagner.Celui-ci a d'ailleurs manifesté, depuis son entrée au Parlement fédéral, une dignité et une application qui seront un atout précieux au prochain rendez-vous électoral.Mais ils ont aussi tout intérêt à diversifier leur représentation québécoise.La connaissance du milieu que possède M.Masse, son dossier somme toute très positif comme ministre à Québec, sa compréhension des rouages de l’Etat moderne, ne seront pas des additions superflues dans l'arsenal très limité dont disposent les conservateurs.e Devant le congrès qui vient de se tenir à Montréal, il serait vain de parler de renaissance ou de résurrection.Les conservateurs québécois portent encore une lourde hypothèque dont maints comportements observés en fin de semaine rappellent la triste réalité.On a cependant vu surgir, pendant ces deux jours, quelques motifs d'optimisme.Ces espoirs, même s'ils ne devaient pas se réaliser, valent infiniment mieux que l'espèce de résignation chronique devant l’échec à laquelle on avait malheureusement fini par s’habituer chez la vieille garde qui vient de rendre les armes à une équipe plus jeune.Claude RYAN Une déclaration de la Ligue des droits de l'homme üro/fs des minorités et de la majorité au Québec A la suite de la publication du rapport Gendron.la Ligue des droits de l'homme vient de faire connaître, dans une déclaration rendue publique en fin de semaine, sa position sur la question complexe des droits de la majorité et des minorités au Québec.La Ligue rappelle la gravité et l’urgence d'une situation qui commande une intenen-tion immédiate des pouvoirs publics.Elle rejette la fausse dualité français-anglais que certains voudraient imposer et préconise l'adoption d’une Charte québécoise des droits de l’homme d’ici 1974.Après quoi elle formule les principes directeurs dont devrait s'inspirer la politique des pouvoirs publics.Voici de larges extraits de cette déclaration.(.) Nous pensons que les droits des minorités ethniques ne doivent pas être sacrifiés sous la fausse dualité linguistique (langue françai-se-langue anglaise) qui préside au débat culturel au Québec Pour nous, les cultures des différents groupes ethniques ont une valeur égale en droit, qui découle de la diversité même des fondements de leur présence propre en terre québécoise, et aucune langue seconde ne doit être reconnue comme prioritaire par rapport aux autres.Niveler les cultures des différents groupes ethniques au Québec par une langue seconde unique, c'est établir une division et un déséquilibre qui n'est point justifié par une juste évaluation des droits de ces groupes, l'un par rapport à l'autre aussi bien que dans l’ensemble qu’ils forment en regard de la majorité québécoise.Qui d’entre nous en effet saurait départager, pour les hiérarchiser, les mérites divers de la présence des groupes Esquimaux, Indiens.Anglo-saxons, Italiens, pour ne nommer que ceux-là.et compte tenu surtout des différences extrêmes entre leurs caractéristiques culturelles, leur passé en terre québécoise.et le nombre de leur population respective’’ L’Etat a l'obligation de définir pour tous les droits de la majorité et des minorités ainsi que de créer et de maintenir les mécanismes institutionnels qui assurent la définition, la diffusion et la protection de ces droits.Nous ne croyons pas aux effets magiques de lois multiples et éparses.Nous attendons du gouverne- ment.de l'Assemblée nationale, une loi-cadre qui définisse une série de programmes dont les objectifs soient clairs pour tous, dont les étapes de réalisation, d évaluation et de correction soient établies ainsi que les mécanismes d'implantation et de soutien.Ces programmes devraient respecter les situations propres a divers secteurs d'activité.travail, école, immigration, media, etc., et être animés et gérés par des représentants de la majorité et des minorités ethniques du Québec.Les droits des minorités et de la majorité devront être définis dans une Charte québécoise des droits de l'homme, dont le gouvernement a également le devoir de doter le Québec d’ici 1974.Tout litige dans l'exercice des droits des uns et des autres devrait être référé à la Commission québécoise des droits de l'homme, organisme chargé d’appliquer la Charte.Soulignons à ce sujet qu'il n’y a certes pas lieu de créer le poste d'un ombudsman spécial pour les droits linguistiques et culturels.Ces droits ne doivent pas être considérés isolément des très nombreux autres droits que la Charte et la Commission préserveront pour tous les Québécois.Les principes directeurs Voici les principales recommandations de la Ligue quant à la définition et à l’exercice des droits linguistiques et culturels des minorités et de la majorité.1) La majorité québécoise francophone est une minorité dans l'environnement nord-américain.En raison de cette situation et de son histoire, la majorité doit protéger sa langue et sa culture de façon spéciale et exceptionnelle.11 s'agit en fait pour la majorité d'exercer par cette protection son droit collectif à la vie de nation.2) L'obligation de la majorité envers elle-même autant que les impératifs de justice et d’attention à la valeur des cultures qui sont véhiculées par les minorités vivant au Québec, fondent la reconnaissance des droits de toutes les minorités culturelles au Québec.Cependant, cette reconnaissance ne saurait signifier la constitution de réseaux ou de systèmes d’institutions qui permettent aux minorités de vivre en marge de la culture québécoise et de la langue française qui en est le véhicule.3) La langue du Québec est le français.L'Etat doit adopter les mesures qui s'imposent en toutes circonstances dans tous les secteurs de la vie québécoise sans exception, pour rendre plénier l'exercice du droit collectif des Québécois à vivre en français.Un engagement collectif extrêmement déterminé doit accompagner et soutenir des mesures énergiques de la part de l'Etat pour assurer la qualité de la langue parlée et écrite dans tous les services publics, en particulier à l'école.4) La langue de communication de l'Etat, des organismes judiciaires ou administratifs, de l'enseignement, des corporations publiques, des municipalités, est la langue française.‘ Les citoyens québécois et les immigrants dont la langue n'est pas le français, au moment de l'adoption d'une loi-cadre sur les droits linguistiques et culturels des minorités et de la majorité au Québec, ont droit à une assistance spéciale de l'Etat, à titre individuel, dans leurs rapports avec les pouvoirs publics, les organismes judiciaires ou administratifs, les corporations publiques et les municipalités, afin qu'aucun d eux ne soit victime de discrimination ou de coercition au cours des prochaines années.5) Partie intégrante de l'organisation sociale, le système scolaire doit promouvoir, à tous les niveaux, le développement de la société québécoise et la langue française qui en est le véhicule.Pour les citoyens québécois et les immigrants dont la langue n’est pas le français, au moment de l'adoption de la loi-cadre désignée précédemment, l'Etat subventionne, à l'intérieur du réseau francophone.I enseignement dans une langue seconde, proportionnellement aux effectifs locaux ou régionaux des minorités concernées et selon des programmes de transition équitables pour la majorité et les minorités.Le développement d'un seul réseau.francopnone, ne saurait signifier un nivellement, une uniformisation absolue.Il doit promouvoir au sein du système scolaire québécois l'existence de plusieurs communautés ethniques et l'apport diversifié de leur richesse culturelle propre.Un service de l'enseignement de la langue anglaise doit être assu ré sur l'ensemble du territoire et être d'une très grande qualité, parce qu'il convient de faciliter à tout Québécois l'exercice du droit à la communication dans la langue de l'environnement anglophone canadien et nord-américain.Ce service doit être accessible à tous, y inclus ceux qui auraient choisi une autre langue que l’anglais comme langue seconde 6) L'Etat a l'obligation de permettre aux Indiens et aux Esquimaux de développer leur langue propre comme langue première et de veiller à ce que la langue française leur permette autant de diffuser leur culture au sein de la majorité francophone que de s’y développer.7) Pour assurer la pleine participation au développement de la collectivité de tous les individus et groupes qui la composent, l’Etat doit s’assurer que tous les milieux et instruments de travail soient identifiés, développés et promus dans la langue française.Ce principe doit notamment informer l'élaboration, la rédaction et l'application des conventions collectives, les communications internes au sein des entreprises et les rapports des entreprises avec l’Etat québécois.8) L'Etat fait en sorte que toute minorité puisse développer sa propre vie culturelle et la diffuser adéquatement en employant à ces fins sa propre langue.9) Tout immigrant admis au Québec, après l'adoption de la loi-cadre designée précédemment, aura choisi de venir y vivre en français en s'intégrant à la société qui l’accueille et en respectant les normes établies pour la majorité.10) L'Etat a l’obligation, en toutes circonstances, d'informer l’immigrant de l’environnement social, linguistique et culturel de la société qu'il s’apprête à adopter et qui sera le sien.Si la société assigne à ses nouveaux membres l’ensemble des droits et devoirs des autres citoyens, elle a l'obligation, par l’entremise de l’Etat, d'accueillir et d'assister ceux qui agrandissent,' par leur choix, la richesse humaine et culturelle qui la fonde.Dans un domaine qui rejoint les fondements mêmes de l'avenir du Québec, chacun espère que des stratégies politiques de second ordre ne viendront pas anéantir les débats et les choix difficiles qui s'imposent .vec urgence.Si nous voulons, nous pouvons comme société traverser cette expérience en construisant le mieux-être québécois, fondement et garant des droits et des libertés de tous et de chacun.Le fédéralisme et les priorités provinciales par ROBERT STANFIELD (.) Je voudrais parler d’un sujet qui me tient au coeur et que je considère d’une importance primordiale, celui de la decentralisation.Je sais que je touche un domaine particulièrement délicat en ce qui concerne le Québec, car la majorité des affrontements entre les deux paliers de gouvernement ont très souvent eu leur source dans des politiques fédérales que le Québec jugeait trop centralisatrices.D'ailleurs, le Québec n’est pas seul à protester.Les provinces de l’Ouest et l’Ontario ont maintes fois exprimé du mécontentement à l’égard de programmes conjoints, préfabriqués à Ottawa, et qui ne tenaient aucunement compte de priorités ou de circonstances particulières.Pour ma part, j’ai toujours affirme que je préconisais un fédéralisme souple et décentralisé.J’estime que dans le cadre national il doit absolument y avoir place pour l’initiative provinciale et régionale.Je crois qu'il est impérieux de reconnaître les priorités provinciales dans des domaines essentiels comme dans les secteurs secondaires.Et quand je dis cela, je n’ai pas l’impression de porter atteinte à la notion essentielle d’un gouvernement central fort.Je suis convaincu qu’il y a de la place dans notre système pour deux niveaux de gouvernement, qui soient tous deux actifs et forts, et qui coopèrent loyalement et efficacement.C'est ce concept qui nous fait défaut depuis trop longtemps et d’après moi, c’est là la base même du fédéralisme.Les politiques de santé Prenons par exemple le cas de la santé.Il y a quelques années le gouvernement libéral a réussi à imposer aux provinces ses vues et ses priorités touchant les soins de santé.Et aujourd’hui que le coût de ces programmes atteint des proportions exorbitantes, le gouvernement Trudeau cherche la porte de sortie facile.Voici des programmes dont le gouvernement a conçu lui-même les principes et les modalités, des programmes auxquels il a obligé les provinces à se soumettre après leur en avoir vanté les mérites, et maintenant il déclare qu’ils ne fournissent pas une valeur proportionnelle à ce qu’ils coûtent.Plus encore, non seulement le gouvernement se • Le leader national des conservateurs était dimanche matin l’invité d’honneur du congrès tenu à Montréal par l’aile québécoise de son parti.M.Stanfield a profité de la circonstance pour préciser la position de son parti en matière de fédéralisme et de décentralisation.Voici le texte intégral de la partie de son allocution que M.Stanfield a consacrée à ce thème.dit aujourd'hui insatisfait de ces programmes, mais il a l’indécence de vouloir limiter ses responsabilités financières, tout en forçant les provinces à mamtenir les leurs.Pour ma part, je ne conçois pas qu’un gouvernement provincial conscient de ses responsabilités vis-à-vis ses électeurs puisse accepter cela.C’est pourquoi, il nous faut sérieusement envisager des alternatives.L’une de ces alternatives, c’est que le gouvernement fédéral doit se retirer des programmes de santé à frais partagés; et qu'il doit le faire en remettant aux provinces une plus grande part des revenus fiscaux, en assurant évidemment dans ce partage une péréquation appropriée.Ce n’est pas une solution parfaite, je l'admets, mais ce serait encore préférable à ce que le gouvernement Trudeau se propose de faire.De plus, ce serait une reconnaissance évidente du droit des provinces à établir leurs propres priorités dans un domaine essentiel, sans aucune intervention fédérale.Si nous devions adopter cette formule décentralisatrice, il faudrait nous assurer bien sûr que les avantages du programme soient transférables d une province à une autre.Nous devrons aussi évidemment faire le nécessaire dans un contexte de péréquation, pour stimuler l’égalité dans la qualité des services existants.Une chose est certaine en tout cas, et c'est que si le gouvernement actuel reste au pouvoir, les provinces seront perdantes.Elles auront à maintenir les standards présents tandis que le fédéral limitera sa participation financière.Ceci me semble absolument inacceptable.Si nous devons fournir à travers le pays des soins médicaux correspondants à certains standards, il faut absolument la coopération des deux paliers de gouvernement.Or, il est clair que cette coopération ne sera pas possible tant que le gouvernement Trudeau sera au pouvoir.Un gouvernement progressiste-conservateur, j’en prends l'engagement, ne se retirerait pas des programmes en abandonnant les provinces à leur sort, et en insistant pour faire respecter sa propre version de standards nationaux.Finies les décisions unilatérales Un gouvernement progressiste-conservateur procéderait à une véritable consultation pour déterminer dans quelle mesure le gouvernement fédéral doit demeurer impliqué.La décision serait faite d’une façon collégiale.Le temps des décisions unilatérales par Ottawa, l'époque de l'attitude arrogante "C'est à prendre ou à laisser’’.ces jours-là seraient bel et bien finis.Et dans la mesure où le gouvernement fédéral demeurerait engagé, il paierait une portion pleine et équitable du coût de ces programmes.C'est dans cet esprit de collégialité d'ailleurs, que j’avais préconisé au cours de la dernière campagne électorale, la convocation immédiate après notre arrivée au pouvoir d'une conférence fédérale-provinciale sur les Priorités de Demain pour définir les problèmes les plus urgents, discuter les solutions à court et à long terme, et déterminer les grandes lignes d'une strategie économique nationale.En somme, un gouvernement progressiste-conservateur voudrait adopter une autre approche à toute la question des programmes conjoints et des subsides fédéraux.Et cette nouvelle approche s'appliquerait tout aussi bien au développement régional qu’à la sécurité sociale.Comme premier ministre, je voudrais voir s'établir un concept de souplesse, de consultation et de coopération dans les relations entre les divers niveaux de gouvernement.Nous ferons en sorte que les municipalités, les provinces et les régions puissent dans toute la mesure du possible, fixer leurs propres priorités et assumer leurs propres décisions.Nous verrons à faire la preuve enfin que le gouvernement central peut etre un catalyseur d’entente et un facteur d’unité dans notre Confédération.¦ lettres au DEVOIR L'Église et la politique Dimanche, le 18 mars, la société Radio-Canada comblait les voeux des téléspectateurs en leur présentant à deux reprises (émissions Rencontres et 5D) M l’abbé O’Neill, un de nos plus méritants et de nos plus intelligents sociologues.Je viens de relire l’article u’ilpubliait dans L'Action-Québec u 22 janvier (page 4).M.l’abbé fait observer que “Jésus ne fut pas neutre” et souhaite que l’Eglise combatte avec plus d’énergie les injustices qui affligent le monde.A mon avis, elle l'a toujours fait et de la façon la plus efficace en s’attaquant a la racine des injustices humaines: ta désobéissance aux lois divines.Hommes d’Etat, sociologues, psychologues et sexologues auraient présentement moins de problèmes insolubles sur les bras, si nous l’écoutions quand elle enseigne que le respect des droits de l’homme est impensable sans le respect des droits de Dieu.(Mat.6,38) Nos chefs spirituels ont reçu le mandat de promouvoir un "rayaume qui n est pas de ce monde (Jn.18, 16).Au lieu d'inciter ses compatriotes à secouer le joug du conquérant.Jésus leur a commandé de payer le tribut à César (Mc.12.17) Loin de soulever les peuples qu'opprimait la domination romaine, les Apôtres prêchèrent l'obéissance (Rom, 13,1).Moins portés que nous à la contestation, les premiers chrétiens "triomphèrent du mal de l’injustice" (Rom, 12, 21) par la patience, le silence, le pardon et le martyre.Je rends hommage à l'Américaine Dorothy Day (ne pas confondre avec la Doris du même nom!) qui nous l'a rappelé le 25 mars à l’émission 5 D.Je ne pense pas que l'on puisse jamais structurer une théologie où serait abolie "l'obéissance de la foi" (Rom.1.6) et confondus le profane et le sacré Que des laies, des prêtres.des religieux, avec la permission de leurs supérieurs, s'engagent dans les luttes politico-sociales, rien de plus souhaitable Mais je ne crois pas qu'il faille y entraîner pape et évêques, le Christ et ses Apôtres s'y étant refusés On se souvient qu'au temps de Laurier, l'Eglise du Québec fut accusée d’ingérence abusive dans le temporel Vu que la hiérarchie bénéficie autant que nous des lumières du Saint-Esprit, j’aimerais que nous lui laissions decider où, quand et comment elle doit s'engager là où voisinent le sacré et le profane J'admire la sagesse de Paul VI et celle de notre cardinal archevêque de Québec qui s'en tiennent au mandat que le ciel leur a confié Si l'Eglise se prononçait dans un sens contraire à nos options.quelle serait notre réaction'1 Jean BOUSQUET.O.P.Sackville.N.B.le 26 mars 1973.Un grand parc public à la place du Golf municipal Monsieur le maire, J'apprends par La Presse du 2 avril que ce ne sont pas cent acres qui sont monopolisés par les golfeurs du Golf Municipal mais 263 Or, comme il s’y joue 80,000 parties en 180 jours c’est une moyenne de 444 parties par jour, ou 222 golfeurs jouant deux parties de 9 trous! Donc, c’est plus d'une acre de verdure dont jouit chaque homme pratiquant son sport favori au coeur de la métropole! Si leurs femmes savaient ça! Elles leur apprendraient à jouir de tant d'espace en leur absence! Et elles leur enseigneraient probablement à taper sur autre chose! C’est de la graine de révolte que vous cultivez là: il est vrai qu’elle fut plantée avant vous.Alors que les défavorisés n'ont pas d’autos, eux, pour se déplacer, et doivent le plus souvent se contenter de la galerie.Quant à y être, pourquoi ne pas planter une rangée de peupliers, a cinq pieds de distance, le long de la clôture: ça leur en boucherait un coup aux plébéiens! Surtout ceux qui demeurent dans les maisons-appartements voisinant le boulevard Rosemont.Monsieur le maire, faites un grand parc public à la place du Golf Municipal afin que tous, handicapés, vieillards, femmes, enfants pauvres et riches puissent profiter de la verdure, surtout les beaux soirs d'été.comme au parc Lafontaine et au Mont-Royal! Après tout, ce n'est pas un idéal de vie que de taper sur une petite pelote blanche toute la journée.aussi élastique fut-elle (la pelote, pas la journée).Roger BOURGAULT Montréal, le 8 avril 1973 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef; Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siege social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal 125.Il est compose et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne: $35 par année; six mois: $19.A l'étranger: $40 par année; six mois: $22; trois mois: $12.Éditions du samedi: $10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: .90 cents par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la pos»e aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 • 5 des hommes LeXe anniversaire de "Pacem in Terris1 1963-1973: une nouvelle problématique de la paix par le cardinal MAURICE ROY Après un bref survol de ce au'a fait Pacem in terris, "faisons nos comptes.comme au terme d'un exercice comptable”, pour reprendre les propres expressions de Paul VI le 10 février dernier.Nous, c'est-à-dire le monde, la société civile, dont nous faisons partie - et nous, c’est-à-dire les chrétiens, le Peuple de Dieu.Pas pour des remords stériles, mais pour un nouvel aggiormamento Reprenons brièvement les principaux exposés et appels de l’Encyclique: Qu'avons-nous fait de la guerre?La guerre totale n'a pas éclaté.La dissuasion, l'équilibre de la terreur a joué étrangement un rôle régulateur.Mais pour toujours?Et le monde s’est facilement accommodé, comme autant d'abcès de fixation, des conflits localisés, même les plus longs et les plus sanglants, tel celui du Vietnam, pour faire la “part du feu’’.En même temps, la violence prolifère, comme substitut à la guerre totale et comme phénomène et concept collectif en recherche de signification.La décolonisation?Elle n'a pas progressé autant qu'on l'espérait depuis 1963.En certains Etats, seule une population coloniale minoritaire jouit des pleins droits politiques et sociaux.La coopération à l'égard des pays techniquement défavorisés s'est-elle soldée par une réussite?Je me promets de réitérer cette question, déjà posée aux plus hautes instances internationales, en septembre 1970.au seuil de la Deuxième Décennie du Développement.Quant à la dépendance des Etats, elle a changé de forme: un néo-colonialisme économique a souvent succédé à la colonisation politique antérieure.11 prépare un avenir lourd de menaces.Il en va de même des discriminations raciales, où les oppositions psychologiques se durcissent ën institutions politiques.Les Droits de l’Homme?Les chartes ont un revers: leur non-ratification; leur non-application.Combien de droits humains, si clairement revendiqués par l'Encyclique, sont encore lettre-morte! Ou encore, combien d'entre eux ont-ils été conquis par les procédures démocratiques décrites par Jean XXIII'?Et combien n'espèrent-ils l'être que par la revolution violente?La solidarité mondiale?Là encore, ces dix dernières années n’ont pas réalisé l’espoir de l'Encyclique (S 130-132).L'interdépendance joue, mais entre les nations riches, dont les économies ont de moins en moins besoin de:, pays techniquement distancés et qui leur font bien sentir cette marginalisation.Pouvons-nous dire, sans mentir, que "notre humanité.présente une organisation sociale et politique L'électrolyse?['electrolyse est une science médicale.Consciencieusement appliquée elle produit des résultats reconnus et définitifs.Avant de suivre les traitements à l’électrolyse pour l'enlèvement de poils superflus, vous devez être informé de ce qui suit: 1.Si vos périodes sont irrégulières, consultez votre médecin.Ceci peut être la cause de votre problème.2.l’électrolyse ne peut être ap pliquée fréquemment au même endroit que plus d'une fois par mois.3.Si vous ressentez uncertain malaise dans l'épilation, comme par exemple arracher un poil, vous pouvez être sûre que les traitements à l électrolyse ne sont pas efficacement donnés.4.Une spécialiste honnête et bien entrainée ne devrait pas enle ver le duvet naturel qui doit exister normalement sur le visage.5.Un studio bien réputé ne devrait pas essayer de vous vendre des lotions ou des crèmes en plus de votre traitement à l’électrolyse.Ces produits sont absolument inutiles sauf glace et calamine.6.Ne signez jamais de contrat, ou ne payez jamais comptant à l’avance.Vous devez au préalable, prendre seule la décision pour recevoir les traitements à lélectrolyse enlevant les poils superflus: prenez tous les renseignements nécessaires à ce sujet.Demandez lavis de votre médecin.Téléphonez nous ! Nous avons les connaissances médicales adéquates pour répondre avec précision à toutes vos questions.Il n’y a aucun frais de consultation ni aucune obligation de votre part.Mireille Roy, Infirmière licenciée Électrologiste 5056, Côte-des-Neiges — 739-8704 fiance; l’aide au Tiers Monde dans le respect de son indépendance; et, au-delà des Etats-Nations, une autorité mondiale effective.Dix ans après, les choses ont bien changé.Regardons d'abord la carte Oui, sous un certain angle.Tout le monde le sent confusément: une page semble tournée, celle de la terreur nucléaire.Nous sortons de la guerre des nerfs.Une guerre totale est improbable actuellement.C’est une différence logique et chimique, ne relèvent pas de la science-fiction.En 1973 comme en 1963, elles ne sont pas plus à l’abri d’une perversité ou d'une erreur d’emploi que la bombe atomique.Leur fabrication, leur stockage, leur transport sont profondément transformée", où "l'on n'aperçoit plus de peuples dominateurs et de peuples dominés"?(S 42).Nous pourrions continuer longtemps cette “confession générale" de nos lacunes et de nos fautes collectives; reconnaître l'exégèse partielle ou partiale, que nous avons souvent faite de cette Lettre au risque d'en dénaturer l'intention ou le contenu; les pages que nous n'avons pas lues, les valeurs confiées que nous avons enfouies, les appels que nous n’avons pas entendus, l’héritage que nous avons refusé.Mais plutôt que de gémir sur ce passé, essayons de voir ce qui a changé, en comparant l'état présent du monde et de l’Eglise à celui de 1963.Alors nous pourrons peut-être mieux comprendre ce qu'il nous reste à faire pour actualiser, prolonger et compléter Pacem in terris, en fonction du nouveau contexte d'aujourd’hui.Dans l'immense table des matières et des visions diverses de la paix, il me faut évidemment choisir, et d'abord renoncer presque entièrement à l une des deux faces du problème: celle du Développement Mater et Magistra l'ayant déjà abordé, Pacem in terris se contente de le rencontrer en chemin.Son thème s'en trouve à la fois allégé et accru, s’il est vrai que la paix a désormais pour nom et pour mesure la société.On peut, semble-t-il - et c’est à cela que je me limiterai -, ramener ces différences des deux contextes à trois points principaux.I UN REMODELAGE PLANETAIRE Le contexte que trouvait Jean XXIII en écrivant sa Lettre était dominé par ces quatre composantes: un système bipolaire; basé sur l'équilibre de la terreur: accompagné d'une inégalité générale des nations par rapport aux deux Grands et où le Tiers Monde servait d'enjeu, chaque bloc s'efforçant de le faire basculer dans son camp; sans que les Nations Unies puissent intervenir autrement Le cadre que propose l’Encyclique est.au contraire, un système d’égalité entre les Etats; l’équilibre de la con- • Le 11 avril 1963, soit quelques semaines seulement avant sa mort, le pape Jean XXIII livrait au monde une encyclique sur la paix qui devait rester comme son testament spirituel aux hommes de bonne volonté.Dix ans après l’événement, le cardinal Maurice Roy, en sa qualité de président de la Commission pontificale “Justice et paix”, a eu l’heureuse idée de tracer un bilan des résultats suscités par l’encyclique “Pacem in Terris” et de refaire pour l’époque actuelle la problématique qu’avait brossée Jean XXIII.Dans l’extrait qu'on pourra lire aujourd’hui, le cardinal Rov décrit la manière dont se pose actuellement la question de la paix.Nous publierons demain les “orientations” qu'il propose pour dénouer les situations nouvelles qui ont surgi.du monde.Elle manifeste, entre autres, un transfert vers l’Océan Pacifique; l’émergence de l’Amérique Latine; le déplacement manifeste, aussi, vers l’Océan Indien; l’affirmation de l’Afrique et du monde arabe.Quant à l'Europe, elle vient de s'élargir: mais ni elle, ni l'Amérique du Nord ne sont plus le centre du monde.A ce planisphère, il faut superposer la démographie: problème immense qui a lui seul ferait l'objet d'une longue étude.La carte socio-politique a beaucoup changé, elle aussi.Pacem in terris la décrivait comme une somme d'Etats-Nations et atteignait ces diverses communautés nationales une à une.à la manière de l’O.N.U., comme autant d'entités totalement distinctes (Pacem in terris, S 42).Aujourd'hui.ces nations tendent a se regrouper en systèmes régionaux ou continentaux et deviennent désormais des par-tenaires internationaux.Nous assistons donc à un certain décloisonnement des nationalismes.En même temps, on constate, au sein de chaque nation, la tendance à des regroupements subnationaux davantage à échelle humame et répondant à un besoin de communications interpersonnelles de plus en plus contredit par l'uniformisation de la vie sociale.Ce mouvement de diastole et de systole, de dilatation et de contraction par rapport à l'être national, déjà perceptible il y a dix ans à l’époque de Jean XXIII.semble être un fait marquant d'aujourd'hui, avec le rôle croissant des "forces transnationales" sous leurs diverses formes: économiques (entreprises multinationales: systèmes monétaires); culturelles (mass-media; civilisation de l'image; idéologies, religions) etc.Du bipolaire au multipolaire.Mais le changement le plus voyant se situe au niveau de la politique mondiale: c'est le passage du système bipolaire ("bloc atlantique" et "bloc soviétique”) à la multipolarité.Celle-ci entraîne une redistribution des rôles et une certaine suppression des divers rideaux tendus entre l’Est et l'Ouest.Comme chacun le sait, c'est le risque d'un choc frontal atomique qui a entraîné, pour une large part, ce dégel et cette neutralisation mutuelle sur le plan militaire.Mais c'est aussi l'accession de nouveaux pays à l’échelon des Grandes Puissances, ainsi que l'urgente nécessité des échanges techniques et commerciaux.Nous avons vu, malheureusement, comment cette amélioration des relations Est-Ouest entre pays déjà ou presque industrialisés ne se vérifie pas, tant s’en faut, dans les rapports "Nord-Sud", c'est-à-dire dans les pays du Tiers Monde et, a fortiori, du “Quart Monde" (les nations et les catégories sociales marginalisées).LA GUERRE A)"Nous avons maintenant un après-guerre”.Ce jugement de Paul VI (28-1-73) lors de la cessation du conflit vietnamien, pouvons-nous l'appliquer à la guerre dans son ensemble?radicale de notre époque par rapport à celle de Jean XXIII.Les analyses le révèlent: c’est la guerre elle-même, par ses impasses, qui empêche la guerre.Les déterminismes qui conduisaient les peuples, naguère encore, à l’épreuve de force, secrétent mamtenant, en quelque sorte, leurs propres "anticorps".Chacun des camps se sent pour ainsi dire condamné à la paix.Car la guerre n'apparalt plus seulement comme un crime, mais comme une absurdité.Elle révèle au grand jour "son irrationalité désastreuse" (Paul VI, ibid.i.Elle apparaît comme un non-sens, une finalité qui se détruit elle-même.Elle n’est plus une solution.Elle n'entre plus dans les fins politiques.En conclure pour autant que nous maugurons une phase nouvelle et définitive du genre humain, celle de la non-guerre, serait un pur sophisme.En effet, nous restons toujours à la merci d'une erreur de calcul et d'une rupture d'équilibre, du fait de l'entrée éventuelle de nouveaux partenaires dans le club fermé des Puissances nucléaires.Quoi qu'il en soit de l’hypothèse d'un emploi global des armes atomiques, les conflits locaux, eux, restent et vont sans doute rester encore une réalité existante.Les instituts de polémologie.c’est-à-dire d'étude scientifique des guerres.ont dressé la liste de ces conflits et les ont classés par familles.Qu’il suffise d’en citer ici quelques-uns: guerres par Etats interposés, guerres-éclairs.blocus des voies maritimes.manoeuvres d'intimidation, conflits d'intervention, luttes ethniques et tribales, conflits séparatistes, guerres civiles, insurrections raciales, génocides, ethnocides.Enfin.tout récemment, le terrorisme, anarchique ou organisé (prises d'otages, attentats à la bombe, détournements d'avions, assassinats de leaders etc.) visant, avec de très faibles effectifs, mais en mobilisant les mass-media, à attirer l'attention du monde entier sur des situations d'injustice ou d’oppression jusqu'alors souvent oubliées par l’ensemble des Etats.B) Mais, en même temps, la course aux armements.A ces divers conflits ouverts.qui défrayent tous les jours la chronique internationale de nos journaux et de nos écrans, il faut ajouter, parce qu’elle est une guerre en puissance, la course aux armements.De la trilogie des armes A.B.C., on ne retient d’ordinaire que l’arme atomique.Et pourtant, les deux autres, bio- £ De préférence LAUZON un danger pour notre environnement humain.Mais - et ceci paraît nouveau par rapport à l'époque de l'Encyclique le commerce des armes s’est énormément accru et prend aujourd’hui l'aspect d'une “épidémie contagieuse" (Paul VI, 9-1-1972) et par là même, d’une provocation permanente à la guerre.Il faudrait parler encore des armes psychologiques, des procédures pénales barbares (camps de concentration, détentions arbitraires, tortures) qui causent autant de victimes par mort lente que les guerres déclarées.Devant un tel arsenal et un tel éventail, même si le risque de guerre totale s'éloigne, peut-on vraiment parler de paix?Ceci, qu'il fallait dire, ne met pas en cause la réalité et l’immense espoir que ne connaissait pas encore l'Encyclique - de l’après-guerre où nous sommes entrés.VIOLENCE ET CONTESTATION Au dire des meilleurs experts, nous assistons à un double transfert: • Le transfert du militaire à l’économique: l'impossible affrontement par les armes se mue en compétition économique.Celle-ci prend le relais de la guerre froide, de la guerre chaude et de la colonisation mili- taire Elle crée entre nations de iiuuvelles distances et de nouveaux clivages, bien éloignés de la description et des espoirs que formulait Pacem in terris quant à "l'égalité naturelle de toutes les communautés politiques et à leur droit.au développement" (S 88, 89, 138).Et elle introduit, par là même, de nouvelles tensions et oppositions.de nouveaux rideaux.• Le transfert de l'international au national: du fait de diverses dissuasions, les rapports entre Etats tendent à se stabiliser, au point que la société internationale devient une société bloquée.Les conflits qui ne peuvent plus avoir lieu entre Etats se transportent à l'intérieur de chacun deux.Ils y fermentent et provoquent des explosions et des crises d une extrême gravité.C’est un autre univers que celui de Jean XXIII.Sa vision était celle d une société ordonnée et hiérarchisée: une place pour chaque nation et chaque nation à sa place.De la base au sommet, de la personne à (’"autorité publique de compétence universelle" (S 1371 la société forme une pyramide de corps intermédiares (S 53) fondée sur le "principe de subsidiarité" (S 141-142).Chacun - individu, communauté de base ou Etat - lui apporte son concours actif, dans le respect de l'autorité et au service du bien commun.Réglée par une charte de droits et de devoirs mutuels, elle est animée par une volonté commune.C'est une société de participation (S 31, 40.53, 73.146), orientée vers "l'avènement d'un ordre collectif" (S 31).bref une société d'aJsentiment.Dix ans ont passé.Un changement radical s’est opéré.D'abord, le conflit, qui s'exprime par la violence, est un fait, un fait nouveau, dans son ampleur: cette violence est partout, dans les pays sans guerre et dans tous lès corps sociaux.Au point qu’il faudrait aujourd’hui ajouter à l'Encyclique un nouveau chapitre: "Bellum in terris".Cette violence est pluriforme.On distingue aujourd'hui les violences physiques, qui mettent en jeu la vie ou la liberté matérielle des personnes ou des groupes.Mais - et c’est nouveau - on dénonce aussi, un peu partout, les violences structurelles: celles qui relèvent des institutions, des régimes, des législations; ou les violences culturelles, par exemple la pression exercée par les moyens audio-visuels, par le régime et les cadences du travail.les transports; les innombrables contraintes de la civilisation industrielle et de la technologie; celles du savoir et du pouvoir.Mais ce qu'il faut signaler comme spécifiquement neuf, ce n'est pas tant la violence que la conscience de la violence.Jadis non perçue ou subie comme une fatalité, la violence est aujourd'hui pensée, analysée et voulue.Beaucoup l in terprètent comme une loi de l’histoire.On présente la société comme' essentiellement conflictuelle.On compte sur la lutte des cultures, des classes ou des idéologies pour transformer la vie sociale.Cette visée dialectique poursuit ordinairement des buts concrets et limités, par exemple un changement de régime.Mais elle peut revêtir aussi une forme beaucoup plus radicale: lorsqu'elle met en cause la société elle-même.En ce cas, elle ne s’attaque plus seulement à un "système ', mais à l'être social lui-même.Cette violence va beaucoup plus loin que les manifestations de rues ou même que les guerres civiles.Elle s'attaque au tissu sociétaire.On mesure la distance qui sépare cette société de contestation de la société d’attestation dont Pacem in terris nous présente le modèle Pour Jean XXIII.hormis le cas d'une loi injuste qui légitime ou même exige soit la désobéissance civile soit l'insurrection (S 48-52), le devoir de tout citoyen et de toute collectivité.dans une vision démocratique, est le civisme, c’est-à-dire la contribution positive à la réussite politique, sociale, économique et culturelle de la communauté à laquelle on appartient, dans le respect des autres communautés.Aujourd'hui se font jour -est-ce un "fait des temps" ou un “signe des temps”?-un certain nombre de comportements qui aspirent à devenir des droits nouveaux, à s’inscrire dans les législations et les Constitutions (Pacem in terris, S 75, 77).Ainsi en est-il de l’objection de conscience de type militaire, qui a maintenant un statut légal dans un très grand nombre de pays.Mais on relève, en outre, depuis peu.une objection de conscience de type civil.Elle tend, elle aussi, à trouver une certaine existence juridique et à être invoquée, en divers lieux, sous le nom de "droit au dissentiment", comme une spécification du droit à la liberté d'opinion, reconnu par la Déclaration universelle des Droits de l'homme (article 19).Nous retrouverons ce problème un peu plus loin.Lorsque ce civisme de dissentiment à l'égard des oppressions injustes se refuse aux violences corporelles, il prend l'appellation, dans certains cas du moins, de nonviolence.Problème que Pacem in terris n'abordait pas encore, ce qui est une autre différence avec aujourd'hui, où l'esprit et les stratégies de la nonviolence se répandent de plus en plus.Il ne s'agit pas de s'étendre ici sur des problèmes d'une telle ampleur, mais seulement de les évoquer, comme une nouvelle problématique de la paix.(à suivre) la parole du jour "L'amour est plus fort que la mort.Les grandes eaux ne pourront l'éteindre ni les fleuves le submerger Cantique des Cantiques 8,6-7 (cinquième siècle avant JC) "Ne savez-vous pas quel est le jeûne qui me plaît?Dénoncer les emprisonnements injustes, faire tomber les liens de l'oppression, renvoyer libres les opprimés et briser tous les jougs, partager le pain avec un affamé, héberger les pauvres sans maison, couvrir celui qu'on voit nu et ne pas se dérober devant un frère " - Isàie 58.6-7 (texte du cinquième siècle avant JC) DIRECTION PARTICIPATIVE yjr PAR LES OBJECTIFS (DP0) CENTRE DE FORMATION ET DE CONSULTATION SESSION INTENSIVE DATES: 15-16-17MAI 1973 La direction participative par les objectifs est essentiellement une façon nouvelle de concevoir la tâche de l'administrateur en utilisant les données de base des sciences du comportement et de l'administration.Diriger par les objectifs, c'est rechercher la réalisation de résultats jugés souhaitables par un individu et/ou par une organisation, plutôt que de se contenter de régler les problèmes au jour le jour en ignorant l'effet des décisions quotidiennes sur le futur.Diriger de façon participative par les objectifs, c’est utiliser les ressources des membres de l'organisation dans la définition et la réalisation d'objectifs concrets et motivants plutôt que de leur imposer les objectifs de la hiérarchie.CENTRE RÉSIDENTIEL: Centre Montfortain à Montréal FRAIS de PARTICIPATION : $75.00, n'incluant pas les frais de séjour LE CENTRE DE FORMATION ET DE CONSULTATION 2336, chemin Ste-Foy, Québec 10, P.Q.TéL: 683-2346 (Québec) 276-2681 (Montréal) VIENT DE PARAITRE.AUX ÉDITIONS DU JOUR LA VIE SEXUELLE par Dr Lawrence Crawey, Dr James AAalfetti, Dr Ernest Stewart et Dr Nini Vas Dias.• Reproduction, rôles respectifs de l'homme et de la femme, grossesse et naissance, développement psycho-Hk ' sexuel, préparation au mariage, planning familial, etc.• Une vaste documentation expliquant toutes les phases du développemet sexuel de l'être humain.En vente partout au prix de $3.25 — distribué par les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — TéL: 274-2551 9 EDITIONS DU | jrOTTH,.| Président et directeur général Jacques Hébert 6 • Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 Trudeau confirme qu'il demeurera à la tête du parti par Claude Lemelin OTTAWA ~ Dans un discours qui a été longuement applaudi par les libéraux de l'Ontario, le premier ministre Trudeau a déclaré samedi qu'il était plus résolu que jamais à se maintenir à la tète de son parti mais il a confirmé sa volonté de ne plus redevenir la "super-vedette" politique qu'il fut pendant son premier mandat, afin de permettre à ses ministres de se faire valoir et d'assumer leur part de responsabilité dans la conduite des affaires de l'Etat et sa justification devant l'électorat.Pour faire mousser l'ardeur partisane.M.Trudeau a exhorté aussi les militants ontariens à défendre à l'avenir avec plus d’énergie et de conviction les politiques libérales, "des politiques, leur a-t-il dit.dont vous n'avez pas à rou-eir ", L'exhortation vaut particulièrement pour les politiques plus difficiles, comme l égalité linguistique et la lutte contre les disparités régionales."Car nous n'avons pas besoin de vous pour vendre les mesures populaires, comme la réduction des impôts."Je suis en politique pour de bon", a lancé le premier ministre, dans une péroraison qui devait lui valoir une ovation; "ne vous inquiétez pas pour moi et je ne m'inquiéterai pas pour vous".Sur le ton de la confidence, M.Trudeau a dit qu'il entendait maintenir la "posture discrète" qui est la sienne depuis le 30 octobre dernier aussi longtemps que possible.Dans la mesure où cela sera compatible avec ses fonctions de leadership "S'il faut que quelqu'un adopte une posture discrète, que ce soit moi, plutôt que mes ministres, mes députés ou les militants du parti.J'ai assez d'humilité pour tous vous autres", a-t-il poursuivi "Vous êtes les troupes de choc du parti.Vous devez être prêts à défendre les politiques libérales en toutes circonstances, a repris M.Trudeau.Bien sûr.il est normal que vous critiquiez nos politiques à l'intérieur des cadres du parti.Mais à l'extérieur, quand vous faites face aux tories ou aux néo-démo- crates, de grâce résistez à la tentation de démontrer combien vous êtes brillant parce que vous allez plus loin que les gars d'Ottawa.Si vous devez vous en prendre à un gouvernement, attaquez celui de Queen’s Park, pas celui d'Ottawa." L'Ontario, a constaté le premier ministre, est une région absolument vitale pour le parti libéral.La base du parti est passablement solide au Québec.Elle l'est beaucoup moins dans les Maritimes et dans l'Ouest.Cest donc en Ontario que les libéraux gagneront ou perdront la bataille du pouvoir.C'est pourquoi, M.Trudeau s'intéresse plus qu'auparavant à l'organisation du parti dans cette province.Selon lui, le renforcement des assises du parti est l'une dès deux tâches prioritaires pour les militants, l autre étant d expliquer beaucoup mieux aux électeurs la nature et la portée des politiques gouvernementales.C’est pourquoi.a dit M.Trudeau, les ministres ont été délestés d'une partie de leur fardeau de travail, aussi bien au sein du cabinet que dans leurs ministères."Bien sûr.a-t-il dit aux militants, notre situation minoritaire nous oblige à demeurer davantage à Ottawa.Mais vous ne devez pas hésiter à réquisitionner une bonne part de notre temps." Auparavant.M.Trudeau avait répété qu il n'envisageait pas d'élections générales à brève échéance, que les libéraux avaient été élus pour gouverner et qu'ils se proposaient de gouverner "pendant plusieurs sessions", à condition que les Communes le leur permettent."Nous devons nous préparer pour des élections, mais nous ne devons pas être trop pressés de les déclencher", a-t-il dit.Cependant, les libéraux ne sont pas prêts à tous les compromis pour rester au pouvoir: "Ne soyez pas mal à l'aise parce qu'il nous faut l appui du NPD pour faire passer certaines de nos initiatives libérales", a-t-il conseillé.S'il y a de l'incertitude au pays, a poursuivi le premier ministre, elle est donc imputable aux conservateurs "qui ne cessent de se plaindre et de geindre au sujet de mesures comme les réductions d'impôt sur les profits des compagnies.La position des libéraux là-des-sus est claire: nous sommes décidés à faire adopter ces mesures.La position du NPD est également claire: ils s'opposent aux mesures.Seule la position des conservateurs demeure incertaine.Le premier ministre a également ré-ipondu à quelques questions posées par les militants lors du "caucus" auquel il avait d'abord participé avec une quinzaine de ses ministres.Sa position sur la question québécoise demeure inchangée, a dit notamment M.Trudeau; les Canadiens français ont accepté le pari proposé par les libéraux, à savoir qu'il leur était possible de réaliser leurs objectifs politiques dans le cadre canadien et que le Canada anglais était disposé à instaurer l égalité entre les deux communautés linguistiques du pays."Mais le reste du pays doit maintenant livrer la marchandise”, a poursuivi M.Trudeau."Certains disent que l'égalité linguistique n’est pas une question prioritaire, que les questions économiques sont plus importantes.Mais c'est une dimension importante de la philosophie et de la politique libérale.Nous devons remplir les promesses que nous avons faites aux Canadiens français".Enfin, M.Trudeau a annoncé que le projet de loi sur les dépenses électorales annoncé dans le discours du Trône serait une version améliorée de celui qui fut présenté au dernier Parlement, les modifications reflétant les critiques que celui-ci avait suscitées."Même s'il suivait de très près les recommandations de la commission Barbeau." suites de la première page FILMS QUEBECOIS jà.Un article publié dans un quotidien torontois il y a quelques semaines indiquait que cette source de financement serait peut-être bloquée bientôt.Samedi au congrès, en réponse à une question du producteur Greenberg, le sous-ministre du secrétariat d'Etat, M.Jean Boucher, abondait dans le même sens: "On ne peut pas continuer de croire que ce moyen détourné, qui a attiré des investisseurs parasitaires, puisse servir encore de base à l'économie du cinéma." C'est alors que se déclencha la discussion, et qu'on a pu saisir toute l'importance de ce problème pour les producteurs impliqués.Le réahsateur Denis Héroux (frère du nouveau président de TAPFQ.Claude Héroux) s'est indigné du terme "parasitaires".mettant en doute les connais- sances de l'industrie du cinéma chez le sous-ministre, et a expliqué que selon lui.dans un petit marché, il n'y avait pas eu d'autre moyen de faire démarrer l'industrie.Le distributeur Pierre David a fait une sortie énergique, en réaction aux propos de M.Boucher: "Si c'est là la position du gouvernement fédéral, alors il va y avoir une crise du long métrage au Qiiébec d'ici quelques semaines.On n en fera plus, ou presque.Il ne faut pas rêver en couleur: personne ne va investir dans le cinéma à ces conditions.Un avocat du fédéral que nous avons rencontré avait pourtant accepté le principe du 3 pour 1 (déduction de 300% sur un investissement au cinéma).Si vous le rejetez maintenant, je ne vois pas de solution, si ce n'est une participation massive de la SDICC (Société de développement de l'industrie cinématographique, qui participe déjà à la plupart des longs métrages) ou alors un arrangement de "first recup" (l'investisseur rentre dans son argent avant la SDICC, obtient la "priorité sur les profits").MM.Héroux et Greenberg ont également souligné que le gouvernement leur avait "donné confiance", et qu'ils "s'attendaient à tout autre chose ", Qu'arrivera-t-il aux financiers qui ont été "amenés à s'embarquer"?A ces propos, M.Boucher réplique que la même réponse avait été faite à un premier groupe de gens de cinéma, il y a un mois à Ottawa : le Revenu n'acceptera pas l'arrangement.A l'appui de sa position, il a cité un exemple "de l'ab- Le cardinal Roy dénonce ta course aux armements Dans ses "réflexions à l'occasion du dixième anniversaire de Pacem in Terris".le président de la commission pontificale Justice et Paix, le cardinal Maurice Roy écrit qu éliminer la guerre entraîne deux objectifs majeurs: “stopper la course aux armements et combattre l'impérialisme économique Dans ce texte d'une rare vigueur, le cardinal Roy dénonce la course aux armements comme un "danger, une tentation de chantage, une injustice, un détournement de fonds, un vol.une machine devenue folle, une erreur, le signe et la cause, pour un certain nombre d'Etats, d une hégémonie d'intention ou de fait.Armer, même pour ne pas se servir de ses armes, c'est instaurer ou maintenir une conception impérialiste du monde en remplaçant le primat du droit par le primat de la force"."Puisque, poursuit-il.l'économie prend le relais du militaire, la trans-oosition s'impose: il faut combattre l'impérialisme économique (.) Le droit de légitime défense, le droit à l'identité nationale ou régionale doit être sauvegardé et défendu désormais dans les transactions internationales et dans les politiques étrangères avec autant de fermeté et de courage qu'en matière de sécurité nationale militaire".Ce texte de l'archevêque de Québec est passé presque inaperçu.L APP en donnait mardi dernier un résumé de trois paragraphes.A la pro-nonciature à Ottawa de même qu'a la CCC.on ignorait son existence! Datées du 7 avril dernier, ces réflexions.qui couvrent près de 90 pages de petit format, ont été adressées au pape Paul VT."Mon désir, écrit le cardinal Roy.est de présenter quelques réflexions, simples et concrètes, pour mettre en évidence l'actualité vivante et durable de ce message de Jean XXIII.tant pendant les dix années écoulées, que dans les rapides et profondes transformations du monde d'aujourd'hui, et aussi pour le déroulement de l'histoire de demain".Dans une première partie, le cardinal Roy tente de mesurer les échos et l'impact qu'a eus Pacem in Terris.Après avoir analysé son retentissement dans l'Eglise, l'auteur examine ce que l'encyclique a produit comme impact sur les comportements socio-politiques.Par rap port à la guerre et au désarmement, il note que "Jean XXIII a certainement contribue à changer la mentalité du plus grand nombre de chrétiens et par la.à renforcer cette "persuasion que les éventuels conflits entre les peuples ne doivent pas être réglés par le recours aux armes mais par la négociation ".En outre, l'encyclique a "apporté certainement un élément de réconfort idéologique aux grandes négociations des récentes années tels les négociations SALT, le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.les accords signes a Moscou entre les Etats-Unis et l'Union soviétique (mai 1972)." Mais plus loin, le cardinal se demande: "Qu'avons-nous fait de Pacem in Terris?" "La guerre totale, répond-il, n'a pas éclaté.La dissuation.l'équilibre de la terreur a joué étrangement un rôle régulateur Mais pour toujours?Et le monde s'est facilement accomodé.comme autant d'abcès de fixation, de conflits localisés, même les plus longs et les plus sanglants, tel celui du Vietnam.pour faire la "part du feu".En même temps la villence proligère, comme substitut à la guerre totale et comme phénomène collectif en recherche de si-gnificaton." "La décolonisation .’ Elle n'a pas progressé autant qu'on l'espérait depuis 1963.En certains Etats, seule une population coloniale minoritaire jouit des pleins droits politiques et sociaux".Le cardinal Roy constate que la "dépendance des Etats-Unis a changé de forme: un néo-colonialisme économique a souvent succédé à la colonisation politique antérieure".Il note aussi que les droits de l'homme ne sont pas respectés et qu'au plan de la "solidarité mondiale.l'interdépendance joue, mais entre les nations riches, dont les économies ont de moins en moins besoin des pays techniquement distancés et qui leur font bien sentir cette marginalisation".Dans la seconde partie de son texte, le cardinal Roy procède d'abord à "un diagnostic de différence" entre la situation de 1963 et de 1973.(On trouvera en page 5 le texte intégral de ce passage).Il constate que s'est opéré depuis dix ans un “remodelage planétaire" et que le changement le plus voyant se situe au niveau de la politique mondiale: c'est le passage du système bipolaire ("bloc atlantique" et "bloc soviétique”) à la multipolarité".Le cardinal propose enfin des orientations pour l'avenir: on a déjà signalé au début de cet article cette double proposition de stopper la course,aux armements et de combattre l'impérialisme économique.Le cardinal parle aussi de "remplacer la guerre par la dynamique de la paix" et.dans ce cadre, du "pouvoir du droit".C'est ainsi qu'il signale le "droit au dissentiment" c’est-à-dire la faculté de poser une objection de conscience de type civil, le "droit au "non-alignement " sur la doctrine ou les actes d'un régime totaü-taire".Il faut aussi, précise-t-il plus loin, accroître l'autorité des organisations internationales: "Seul un effort convergent des Etats-Nations, des institutions internationales et de la communauté humaines peut assurer la maîtrise du devenir".Après avoir parlé de T'objet" de la paix, le cardinal axe ses réflexions sur le "sujet" de la paix.Ce sujet, dit-il, ce sont d'abord les personnes et h ce propos "il semble indispensable de déceler les sources subjectives et psychologiques des conflits car à chaque jour s'allonge la liste des frustrations qui sont à l'origine des explosions sociales".Mais il y a aussi, dit-il.un sujet collectif de la paix.A l'égard de ce sujet collectif, une priorité s'impose: "l'éducation à la paix et cela dans son sens le plus large: la transformation de l'opinion publique, la métamorphose de la mentalité mondiale".Le cardinal termine son texte par des réflexions sur la nature et l'ordre et sur la nature et l’histoire vus comme des réalités dynamiques.Il lance un appel au discernement des signes des temps et à la paix dans l'Eglise surdité où cela pourrait nous conduire: un investisseur contribue $30.000 à un film, et réclame à l'impôt une déduction de 60% de $300.000.Nous sommes d'accord pour étudier de nouvelles formes d'incitation, que le même investisseur puisse réclamer 100 ou 115% de sa mise à lui.Mais un système de haut risque ne doit pas devenu- une aubaine! " L'aubaine en question n'est pas impossible: on cite le cas d'un médecin montréalais qui aurait investi à peine $25,000 dans un long métrage à succès ayant coûté $100.000.Déduisant par un mécanisme que nous expliquerons plus bas non pas une part de son investissement, mais de l’investissement total, l'investisseur en question récupère ses fonds, que le film fasse des profits ou pas.Le stratagème était encore plus lucratif dans le cas d'un film étranger.Comment fonctionnait-il?L'investisseur au cinéma, comme celui qui investit dans d'autres domaines industriels, peut déduire 60% de sa mise, à l'impôt.Un producteur réunissait donc quelques fonds, (les siens, ceux du distributeur.ceux de la SDICC).S'il avait besoin d une injection de capital privé, il allait voir un investisseur privé, et lui proposait, contre son capital, les droits de propriété des autres bailleurs de fonds.Ainsi, pour avoir placé le quart des capitaux, par exemple, l'investisseur pouvait devenir propriétaire du fUm en entier.Des documents étaient signés à cet effet.Le document pouvait spécifier que l'investisseur devait rembourser en dedans de quinze ans les sommes sur lesquelles il acquérait des droits.Sauf que ce "prêt" était reportable d'année en année, et s'il n'était pas payé au bout de quinze ans, le "préteur" reprenait possession de la pellicule, dont la valeur est nulle! Le prêt n'en était donc pas un: il permettait simplement à un des investisseurs, celui qu'on voulait attirer, de déduire 60% de sommes considérables.Les producteurs concernés devaient se réunir en caucus et faire au sous-minis-tre une contre-proposition, à la fin de l’assemblée de samedi après-midi.Cette contre-proposition n'a pas été faite, du moins pas devant les autres congressistes.En soirée, une autre série d'interventions passionnées est venue s'ajouter à celle de l'après-midi.Encore une fois, elle n'était pas le fait d'un sous-ministre calme et attentif aux questions posées, mais plutôt le résultat de certaines agressivités refoulées chez les producteurs, agressivités qui s'étaient dirigées plus tôt vers le représentant de la société Radio-Canada.Raymond David, ou le commissaire-adjoint de l'ONF.André Lamy.Rappelons que le banquet de clôture, samedi soir, devait être complété par une allocution du secrétaire d'Etat Hugh Faulkner; ce discours aurait été en quelque sorte le pendant du discours prononcé la veille par son homologue québécois François Cloutier.CLAUDE DUPRAS • M.Claude Wagner a participé activement à toutes les phases du congrès: partout, dans les salles et les couloirs, le député de Saint-Hyacinthe était entouré de militants admiratifs.L'autorité de chef de l'aile québécoise est ainsi confirmée dans le Parti et le leader fédéral, ravi de sa contribution aux travaux de la Chambre et du caucus, ne tarit plus d éloges à l’endroit de M.Wagner dont la presse anglophone du pays chante les qualités et les mérites depuis quelques semaines.A la presse qui l'interroge sur le rôle grandissant de M.Stanfield au Québec, M.Wagner répond avec le sourire que l'apport du chef national ne limite en rien l'action qu'il a entreprise pour le Parti dans la province.• La participation des délégués aux travaux des ateliers dans la matinée de samedi et aux délibérations de l’Assemblée plénière dans l'après-midi s'est révélée presque dérisoire: il y avait 176 personnes dans la salle à 11 heures, 118 à 16 heures, 81 à 17 heures et à peine 40 à 17 h.30.Peu nombreuses (19), les résolutions n'ont suscité qu’un intérêt limité et, sauf pour trois ou quatre propositions, les débats, souvent superficiels, trahissaient le peu de familiarité des participants avec les questions à l'étude, économiques et financières surtout, au point que M.Pierre Sévigny.ancien ministre de la défense, a proposé la création d'un comité parlementaire sur les prix et les revenus, sans même savoir que ce comité a effectivement été créé, qu'il a déposé son rapport.que les conservateurs ont publié un rapport minoritaire en faveur d'un gel temporaire des prix et revenus et que le gouvernement s'apprête justement à créer un mécanisme de surveillance des prix dont les conservateurs récusent à l'avance Futilité.Il a fallu que M.Wagner intervienne pour le rappeler poliment à l'assemblée.Le député de Saint-Hyacinthe, tout comme le nouveau président, M.Dupras, ont vivement déploré l'insuffisance de la participation aux travaux de l'assemblée et la qualité douteuse des textes soumis à l'étude.Plus encore: les rapports du président sortant, M.Nolin, du secrétaire.M.Bernard Flynn, et du trésorier, M.André Langlais.ont été adoptés sans avoir été lus.Or, dans son rapport.M.Flynn déclarait sans détour que le secrétariat n’a pu accomplir son rôle convenablement.faute de directive de l'Exécutif! Outre M.Dupras, ont été élus au bureau: MM.Jean-Marc Lavoie, 1er vice-président (ex-candidat conservateur dans Chicoutuni), Jacques Blanchard, vice-président de langue française; Ken Morris, vice-président de langue anglaise; Gaétan Lemire, secrétaire, et Roland Julien, trésorier.Les membres de l'équipe de M.Nolin ont tous été défaits.Ce sont M.Langlois.Mme Beaudin, M.Butler.M.Ouellet et M.Langlais.Le discours de présentation de M.Nolin.dont l'agressivité à l'endroit de M.Dupras a stupéfié l'assemblée, devait contribuer à grossir la majorité des voix exprimées en faveur du nouvel élu.Dans son discours à l'assemblée et lors d'une conférence de presse.M.Dupras a expliqué que le Parti doit s’employer sans délai à quadriller le territoire électoral, a créer des équipes de six personnes (deux hommes, deux femmes et deux jeunes) dans chacun des poils de chaque comté, suivant en cela la stratégie que Daniel Johnson avait conçue et réalisée jadis.Pour mener cette tâche à son terme.a-t-il dit.il faudra de six à huit mois.Si les élections interviennent plus tôt.il faudra alors s'attaquer à ceux des comtés où le PC a les meilleures chances de l'emporter.De plus, M.Dupras veut repenser les structures et l'organisation du Parti, de telle sorte que tous les militants puissent participer pleinement.Il insiste sur un point capital; il faudra décupler et centupler les efforts.Rien ne sera jamais acquis aux conservateurs du Québec sans un travail herculéen.Le "travail", tel était du reste le slogan de la campagne de M.Dupras.LES CONSERVATEURS medi pour aller assister à la partie d’ouverture des Expos au Parc Jarry.De son côté, le député de Saint-Hya- cinthe, M.Claude Wagner, a fourni, à la tête de sa délégation de comté, une participation de tous les instants.On aura également remarqué les interventions de l'ancien ministre de la Défense, M.Pierre Sévigny, et de Mme Sévigny.ainsi que la participation de M.Paul-O.Trépanier.Alors que s'achevaient les délibérations en plénière, un militant a souügné au leader national.M.Stanfield, que les plus récents "Gallup Poll" concluaient à la baisse de popularité du Parti conservateur."S’il avait fallu tenir compte de ces sondages, a répliqué M.Stanfield, je n'aurais pu terminer la dernière campagne électorale".Les attendus joints à la résolution sur la relance économique soulignent que "nombre de chômeurs préfèrent l'argent de leurs prestations à un travail", que le système actuel ne prévoit aucune incitation au travail et qu'on assiste présentement à l'organisation d'un "régime d’entretenus'.Afin de remédier à cette situation et surtout relancer l’économie, les militants conservateurs suggèrent: d'exampter de toutes taxes, les matériaux qui entrent directement dans le coût de fabrication; d'introduire un crédit d'impôt spécial sur toute somme destinée à l'investissement; de resserrer l'application des lois "anti-dumping"; de prendre toutes les mesures nécessaires à l'avancement de la recherche industrielle.Considérant par ailleurs qu'il est insuffisant de distribuer de l'argent "à droite et à gauche, comme cela se fait actuellement", le congrès préconise les mesures suivantes: • assurer à tous les citoyens un revenu leur permettant de vivre au-dessus du seuil de pauvreté; • établir un revenu national m mimai garanti pour le Canadien incapable de travailler ; • mettre sur pied une conférence permanente fédéralo-provinciale sur la sécurité sociale pour faciliter une consultation permanente et une démarche globale au problème de la pauvreté.Enfin, les participants ont quelque peu traité de politique internationale et plus précisément des relations avec l'Amérique latine.Aussi, il a été recommandé que le prochain gouvernement conservateur: procède à une révision des rapports avec les pays de l'Amérique latine; reconnaisse la nécessité d'augmenter considérablement les rapports culturels et économiques avec ces pays; étudie l'opportunité de devenir membre à part entière de l’Organisation des Etats-Américams (OEA).Au cours d'une conférence de presse qu'ils donnaient en fin de congrès, MM Wagner et Grafftey étaient amenés à expliquer la faible participation des militants.Comment expliquer cette modeste participation, lui a-t-on demandé?Modeste, est un mot poli, a répondu M.Wagner soulignant toutefois que les élections entre MM.Dupras et Nolin avaient canalisé l’intérêt.Les journalistes se sont alors tournés vers l'autre des deux représentants du Québec à Ottawa, M.Heward Grafftey.Est-ce l'intérêt que suscitaient les élections à la présidence qui vous a décidé de vous rendre au Parc Jarry?"Non, répondait M.Grafftey, j aune les Expos." Cancer et courses.Kntendue jeudi soir à la radio: une jeune femme téléphone à M.Paul Dupuis pour lui confier un problème grave: elle vient d'apprendre qu'elle est atteinte du eaneer.Visiblement troublée, elle explique à M.Dupuis qu'elle ne sait pas si elle doit annoncer la nouvelle à son fiancé qu'elle doit épouser à l’automne.Silence de M.Dupuis, puis: "Imaginez la situation contraire.Si c'était votre fiancé qui était atteint du cancer, préféreriez-vous qu’il vous informe de la situation".L'interlocutrice hésite puis répond un "oui, peut-être”.Soudain.M.Dupuis l’interrompt: “Un moment, je vous prie: nous allons donner les résultats de la huitième course à Blue Bonnets”! Vers une entente conservateurs du par Pierre O'Neill De confidences recueillies dans les coulisses du congrès de fin de semaine au Reine-Elisabeth et des importantes tractation qui eurent cours ces assises durant, il ressort que certains conservateurs de l'entourage de M.Wagner tentent de conclure une entente avec les créditistes provinciaux de M.Yvon Dupuis.Les termes de ce pacte assureraient aux conservateurs ue le Ralliement créditiste e M.Dupuis cesserait dans l'avenir toute espèce de collaboration électorale à l'égard des créditistes fédéraux de Réal Caouette.En retour, les conservateurs laisseraient simplement tomber" TUnion nationale de Loubier et fournirais l'appui discret de leurs organisateurs et leurs militants pour aider M.Dupuis à éliminer l'Union nationale et combattre plus efficacement les libéraux de M.Bourassa.A ce congrès dont la faible participation des délégués est apparue décevante aussi bien à M.Claude Wagner qu'au nouveau président de l'APCQ, M.Claude Dupras.1 ancien député de Sainte-Marie, défait aux élections du 30 octobre.M.Georges Valade, a su retenu- sa part d’attention sans participer aux délibérations.Quelques jours plus tôt.il était question que les crédi- tistes québécois aient invité M.Valade à joindre leurs rangs sous le leadership de M.Yvon Dupuis.On parlait même d’entretiens entre les deux hommes politiques.Devant les journalistes, M.Valade a reconnu qu'il fut sollicité par des représentants de plusieurs formations politiques pour oeuvrer sur la scène provinciale.Rien de plus.Jadis.M.Georges Valade pesait lourdement dans les grandes orientations, sur les décisions fondamentales du Parti conservateur au Québec.Déjà en 1953, il était candidat dans Longueuil, puis en 1957, défait par M.Hector Dupuis, père d'Yvon, aujourd'hui chef du Ralliement créditiste.11 l'affrontait à nouveau en 1958 et remportait la victoire.Dans les quatre élections subséquentes, il était réélu et demeurait le seul conservateur sur Pile de Montréal.Depuis le scrutin du 30 octobre 1972.il n'est plus député de Sainte-Marie.Selon lui.les libéraux ont littéralement volé l’élection.Par rapport à l’influence de M.Claude Wagner et l’intérêt que suscite l'adhésion de Marcel Masse.Georges Valade est conscient d'avoir perdu la place qu'il occupait jadis au sein du Parti conservateur.Depuis la défaite du 30 octobre, Georges Valade a maintes >k 80 leçons pour le prix de 44 (groupes de 6 max.) 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mener".Enfin.M.Valade est d'avis que M.Du- puis répond à un sentiment populaire qui veut que le Québécois aime la liberté".Dans un même temps, M Valade résume son explication de la défaite du 30 octobre; selon lui.l'organisation du Parti conservateur au Québec n'a pas su vibrer aux problèmes des individus.“On a pas été assez terre à terre”.M.Valade rappelle qu'il n'apprécie pas tellement les discussions philosophiques et préfère l'action pratique."Je suis un pragmatique.” Néanmoms, M.Valade a répondu à l'invitation du chef national.M.Stanfield, qui l’a assuré d une place de choix dans le parti.Aux journalistes, M Stanfield a dit souhaiter la candidature de M.Valade qui demeurera dans le parti mais pourrait “reviser son orientation".UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL SERVICE D'ÉDUCATION PERMANENTE 3333, Chemin de la Reine-Marie, Tél.: 343-6090 (jour), 343-6992 (soir).SESSION MAI-JUIN COURS DU JOUR • Les arts anciens au Québec • Les Québécoises dans le roman et le théâtre actuels • Littérature: lectures de vacances • Introduction 6 la psychologie • Fondements psychologiques des relations interpersonnelles • Espagnol intensif COURS DU SOIR • Les arts anciens au Québec • Tourisme culturel: itinéraires à travers le Québec • Comment mettre en valeur notre patrimoine national?• Musique et chanson au Québec • Communication avec soi et avec autrui • Entraînement intensif à l'animation • Relations parents-enfants • Éléments d'économique • Éléments de sociologie • Étude normative du français parlé et écrit • Espagnol intensif • Présentation de l'Espagne • Allemand intensif • Présentation de l'Allemagne • Français, langue seconde (session intensive) examen de classement et date limite d'inscription: 17 avril • Anglais, langue seconde (session intensive) examen de classement et date limite d'inscription: 17 avril BROCHURE SUR DEMANDE Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 • 7 Au niveau universitaire Un colloque professeurs prône le regroupement des dans des syndicats Une nouvelle méthode de détection peuplera l'aéroport de "fantômes" par Jean-Pierre Proulx Une centaine de professeurs d'universités, réunis en colloque en fin de semaine à Montréal, ont adopté à la presque unanimité une résolution de principe prônant le regroupement "au sein de syndicats ou associations accrédités” des professeurs et chercheurs de chaque université.Dans la même ligne, ils ont recommandé aux organismes professionnels et syndicaux déjà existants de se donner comme priorité de favoriser la syndicalisation locale selon le Code du travail comme première étape au regroupement provincial.Ces résolutions ont été adoptées à la suite d'une analyse qui les a amenés à con- NOUS AVONS UN LOCAL SITUÉ DANS LE MÊME ÉDIFICE 3575,BERRI COIN SHERBROOKE BEAUCOUP PLUS VASTE ET PLUS FONCTIONNEL POUR MIEUX VOUS SERVIR Lorsque vous louerez votre première ou prochaine voiture, laissez-nous vous montrer notre plan de location.Olds Cutlass, Buick Regal, Chevy Monte Carlo.$113 par mois Chevy Impala .$107 par mois Buick 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démocratiquement leurs conditions de travail et de participer collectivement à la définition de la place qu'ils doivent occuper dans l’université et dans la société”.Ils ont aussi pris note du fait "des interventions unilatérales et du pouvoir grandissant de l’Etat dans les universités et de la faiblesse légale des associations non accréditées pour négocier efficacement avec les administrations universitaires et le gouvernement”.Les débats, a-t-on pu constater, n’ont pas été très passionnés du moins sur le principe de la syndicalisation, quelques participants seulement s'y opposant franchement.Il n'a pas été possible d’autre part de mesurer vraiment combien de personnes ont pu changer d'opinion au cours des discussions.Ce colloque avait été organisé par une quinzaine d'associations de professeurs des universités du Québec de même que par les syndicats universitaires accrédités ou non déjà existants.Signalons qu actuellement seuls les professeurs de l'université du Québec de même que ceux de polytechnique de l'université de Montréal et ceux du département de science appliquée de l'université de Sherbrooke sont dûment accrédités.Les centrales syndicales comme la CEQ et la FNEQ avaient aussi prêté leur concours pour l’organisation de la rencontre.L'invitation lancée quelques jours avant le colloqué par la CEQ aux professeurs d'université de joindre ses rangs a d'ailleurs causé une malaise au début du congrès.Le président d'assemblée, M.Michel Roberge de l'université Laval, devait dès l’ouverture des travaux lancer cet avertissement: "Ce congrès n'appartient pas aux associations professionnelles ou syndicales qui veulent faire de ce colloque un genre de foire commerciale pour vendre leur étiquette’'.On a d'autre part appris au cours du colloque que le juge Melançon, du tribunal québécois du travail, venait de maintenir la décision du commissaire enquêteur qui avait déjà refusé aux professeurs de l’université de Sherbrooke l'accrédiation par faculté.Cette nouvelle de dernière heure est venue donner un sens nouveau à une résolution du colloque précisant “qu’il appartenait aux professeurs de chaque université de déterminer le mode de syndicalisation le mieux approprié à la structure particulière de leur université (syndicat unique, syndicat à sections, fédération de syndicats), en visant comme objectif la mise sur pied de la structure syndicale qui favorise le mieux un fonctionnement décentralisé et assure l’efficacité de la négociation”.C’est d’autre part par un vote serré (38 pour, 33 contre) que les membres du colloque ont demandé que la Fédération des associations de professeurs d’universités du Québec devienne “l'organisme regroupant sur le plan national les organisations locales de professeurs, qu'il s’agisse ou non de syndicats et que ces organisations soient affiliées ou non à des centrales syndicales".Par contre, on a battu (34 contre, 23 pour) une résolution demandant que "la FAPUQ négocie ce que les organisations locales conviendront de négocier au plan national”.Pour l’avenir on a recommandé la tenue de nouvelles sessions de travail associant les délégués de chaque association ou syndicat de professeurs d’université et on a confié l’organisation de ces sessions au comité d’organisation du colloque.A la fin de la plénière de samedi après-mdi.les professeurs ont réclamé la libération des trois chefs syndicaux.Un certain nombre d’entre eux se sont opposés, pour des raisons tactiques, à la résolution.et ils en ont proposé le dépôt mais leur motion a été battue.Ils faisaient valoir que dans leur université, les professeurs, en majorité, n’étaient pas favorables à l’élargissement des chefs.A l’ouverture de leur rencontre, vendredi soir, les professeurs ont eu un long débat sur 'Toriginalité" du professeur d’université.Ainsi, M.Jean-Denis Gagnon, professeur du droit du travail à l’U de M, a émis l’avis que si les professeurs d'université ont des réticences à se syndiquer ce n'est pas parce que l’on n’aurait pas trouvé le modèle de syndicalisme qui puisse tenir compte de leur spécificité mais à cause de l’image qu'ils se font du syndicalisme.Historiquement, le syndicalisme étant né en milieu ouvrier, les professeurs d'université ne veulent pas être identifés à des salariés.Pour sa part, M.Léo Ro-bark du département de relations industrielles à l’U de M, a tenté de montrer l'originalité du professeur d’université en affirmant que, plus que beaucoup d’autres salariés, il est ‘ appelé à participer à certains processus décisionnels et qu'en outre il est intéressé à la qualité du travail qu'il produit de sorte qu'il ne peut pas séparer son intérêt propre de l'intérêt de son entreprise et des buts qu’elle poursuit.Enfin, M.Pierre Vadebon-coeur de la CSN a déclaré aux professeurs qu’à force de se poser des questions insolubles, ils n’arrivaient pas à se mesurer à Paction comme si on pouvait avoir au départ réponses à toutes les questions.le château d’aujourd’hui une merveilleuse histoire de bien-être.6370-6375 ST-HUBERT, MONTREAL 277-4143 CharBBU Id auiourd hoir LONDRES (AFP) - Les aéroports vont peut-être devenir aussi hantes que les châteaux écossais, mais au lieu d’être des ectoplasmes centenaires vêtus de draps, les fantômes seraient des passagers pleins de vie et tout nus.Cette situation insolite se réalisera si les services de sécurité et de douanes décident d’utiliser la technique actuellement mise au point par deux électroniciens britanni- ques et intitulée "holographie à micro-ondes”.L’holographie permet de former l'image en trois dimensions d’un objet donc avec volumes et rondeurs.L’holographie dite à micro-ondes va plus loin puisqu’elle permet d’obtenir l’image d'un homme et d'une femme mais en "oubliant les vêtements”.D'où sa possible utilisation pour la détection d’armes ou autres objets prohibés.Les deux ingénieurs, R.D.Orme et A.P.Anderson, de l’Université de Sheffield, dans le Yorkshire, affirment toutefois que ss images obtenues seront pudiquement floues, et qu’il sera presque impossible même de dire si on a devant soi un “fantôme” masculin ou féminin."Sauf peut-être s’il s’agit d’un homme très fortement bâti” a précisé M.Orme.RC-629 • SIBELIUS - Finlandia Valse triste etc_______Orch.Symph.de la Radio Télé Luiembourg, dir.R.Douane.RC-633 - CONCERTI POUR HARPE ET ORCHESTRE-de Boieldieu Ravel Haendel et Damase Mireille Flour, harpe.RC-634 - RECITAL FREDERIC CHOPIN - Ballade no I Polonaise no.I Nocturnes nos 1 et 4 Valses 7 et 14 Paul Von Schilawsky.piano RC-644 - LES GRANDS MAITRES BAROQUES des Ue et 18e siècles Marcello Pergolese teclair - Suite hude - Telemann Collegium Musicum Saarensis.RC-662-SCHUBERT-Fantaisie op.15 Moments musicaui op.94 Karl Engel, piano.RC-666 - MENDELSSOHN - Symphonie no.3 "Ecossaise" Orch.du théâtre, la Fenice de Venise dir.E.Gracis.RC-67T • BRAHMS - Sérénade en Ré majeur, op.Il - Orch.Symph.du Gurzenich de Cologne dit.G.Wand.RC-6T8 - HAENDEL - Concert! grossi, op.3 - I.P.Wallez P.Pàerlot Collegium Musicum de Paris - dir.R.Douatte.RC-679 - SPLENDEUR DES CUIVRES • VIVALD) -Concertoen FA majeur pour 2 cors, cordes et clavecin TELEMANN Ouverture pour trompette, hautbois, violons, alto, violoncelles, cordes et clavecin • M.André P.Pierlot - I.P.Wallez, etc___ RC-686 - VIVALDI - 2 concert! pour piccolo et orch.- Concerto en LA Mineur pour violon - Concerto en Ré mineur pour 2 violons Roger Bourdin, piccolo G.F.Hendel, violon.Orchestre de chambre de La Sarre, dir.K.Ristenpart.RC-691 - SCHOENBERG • Le livre des jardins suspendus op.15 -5 pièces pour orchestre op.16 Orchestre Symphonique du Gurzenich de Cologne, dir.G.Wand.RC-704 - BRAHMS - 21 danses hon groises Orch.Symph.de Hambourg, dir.H.Schmidt Isserstedt.RC-705 - SCHUBERT - Symphonie no 7 -Orch.des Cento Soli.dir.A.Argenta.RC-706 - CHOPIN - 26 préludes Paul Von Schilhavrshy.piano.RC-708 - SATIE - Les Gymnopédies DEBUSSV - Syrinx Ganses profanes et sacrées - Orch.Radio Suisse Italienne, dir.R.Douatte.RC-709 - TCHAIKOVSKV - Marche slave Mozartiana Casse Noisette Orch.des CantoSoli.dir.S.Baudo.RC-7I3- STRAVINSKY • L'oiseau de leu - Symph.en 3 mouvements Orch.des Cento Soli.dû .R.Albert.RC-714- STRAUSS - Grandes valses Orch.de Baden Baden, dir.G.Sebastien.RC-717 • SATIE - Musique pour piano â 4 mains Francis Poulenc, lacques Février, pianos.RC-719 - MESSIAEN - Quatuor pour la fin du temps 0.Messiaen, piano I.Pasquier.violon - E.Pasquier, violoncelle -A.Vacellier.clarinette.RC-733 • BEETHOVEN - L'intégrale de la musique de chambre pour flûte Vol.1 i.P.Rampai - R.Veyron Lacroix.RC-734 - BEETHOVEN • L'intégrale de la musique de chambre pour llùte Vol.2 I.P.Rampai A.Marion, flûtes P.Hongne,-basson.R.Veyron - Lacroix, piano.RC-735 - BEETHOVEN - L'Intégrale de la musique de chambre pour flûte Vol.3 I.P.Rampai, A.Marion, flûtes.R.Veyron Lacroix, piano.RC-73G - HAENDEL • 4 concerti pour orgue et orch.- Orch.de chambre de Londres, dir.A.Bernaid.Disques classiques RICHESSE CLASSIQUE Importés par GRT Spécial RC-740 - BARTOK • Musiques pour cordes, percussion et celesta Orch.de Gurzenich de Cologne, dir.G.Wand.RC-741 - LES CHEFS-D'OEUVRE D'OFFENBACH • La vie parisienne La Périchole La belle Hélène Orphée aux Enfers - etc.RC-743 - I.S.BACH • L'art de la fugue Vol.1 - Orch.de chambre de La Sarre, dir.Karl Ristenpart.RC-744 - I.S.BACH-L'art de la fugue Vol.Il Orchestre de chambre de La Sarre, dir.Karl Ristenpart.RC-748 - i.S.BACH - Suites pour orchestre nos 1 et 2 - R.Bourdin, flûte Orchestre de chambre de La Sarre, dir.K.Ristenpart.RC-749 • J.S.BACH - Suites pour orchestre nos 3 et 4 Maurice André, trompette - Orchestre de La Sarre, dir.K.Ristenpart.RC-750 - SPLENDEURS OU BAROQUE • I.S.BACH • Conc.pour violon, hautbois et orchestre TELEMANN Conc.pour trompette.3 trombones, flûtes et cordes - HAENDEL Concerto grosso en UT - Collegium Musicum de Paris, dir.R.Douatte RC-752-BEETH0VEN-Symph.no.3 "Héroïque" ¦ Orch.Symph.de Londres, dir.I.Krips.RC-754 - BEETHOVEN - Symphonie no 6 "Pastorale" Orch.Symphonique de Londres, dir.I.Krips.RC-757 - BEETHOVEN - SYMPHONIE NO.9 - avec choeurs de la 8.6.C.Orch.Symphonique de Londres, dir.I.Krips (complet en un seul disque).RC-762 • SCHOENBERG • Ouintette pour instruments a vent op.26 Ensemble instrumental a vent de Paris, dir.R.Douatte.RC-763 - HAYON • Intégrale des 5 concerti pour flûte, haut bois et orch.Vol.I I.P.Rampai P.Pierlot Collegium Musicum de Paris.RC-764 - HAYDN - Intégrale des 5 con certi pour llûte.hautbois et orchestre.Vol.2 I.P.Rampai - P.Pierlot Collegium Musicum de Paris.RC-767 - CHOPIN ¦ Les Nocturnes Vol.f - Guiomar Novaes, piano.RC-768 - CHOPIN - Les Nocturnes Vol.2 - Guiomar Novaes, piano.RC-769 - LE LIVRE D'OR DE LA TROMPETTE - avec Maurice André Albinoni "Adagio" VIVALDI Conc.pour deux trompettes, etc_ RC-775 - LE CELEBRE CANON DE PACHELBEL - Collegium Musicum de Paris, dir.R.Douatte RC-779 • VIVALDI - 6 concerti pour flûte'et cordes, op.10 Collegium Musicum de Paris, dir.R.Douatte I.P.Eustache.flûte.RC-784 • 4 SIECLES DE GUITARE CLASSIQUE - Bach Sor Scarlatti Haydn, etc__- Alirio Oiaz.guitare.RC-789 - JEAN-PIERRE RAMPAL INTERPRÈTE J.S.BACH - Suite no.2 pour flûte et cordes - Concerto brande bourgeois no.4 Aria pour flûte et cordes.RC-790 - LE LUTH AU 18e SIÈCLE - St Luc - Vivaldi Haydn Baron le trio au luth de Bruxelles.RC-794 - J.S.BACH - Suite en sol pour guitare Ramon Cueto.guitare.RC-803 - UNE SOIREE DE BALLETS - Tchaikovsky - Strauss Delibes Rimsky Korsakov, etc.Orchestre Symphonique de Londres, dir.T.Greene.RC-805 - TCHAIKOVSKY - La belle au bois dormant - Casse-noisette Le lac des Cygnes Orchestre Symphonique de Londres,.dir.T.Greene.RC-806 - CONCERT Â VENISE • Albinoni - Adagio Bach lésus que ma joie demeure - Mozart Petite musique de nuit etc_____Collegium Musicum de Paris, dir.R Douatte.RC-608- TCHAI KOVSKY - Concerto' pour piano no.1 - E.Guilleis.piano -Orchestre du theatre Bolchoj .RC-810 - BEETHOVEN - Conc.pour violon David Oistrakh.violon Orchestre Phil, de Moscou.RC-811 - TCHAJ KOVSKY ¦ Symph no.6 “Pathétique" Orch.des Concerts de Vienne, dir.K.Ritter.RC-812 • TCHAJ KOVSKY - MENDELSSOHN - Concerti pour violon David Oistrakh, violon Orch.Phil, de Moscou, dir.K.Kondrashin.RC-819-M02ART-Symph.nos 40 et 41 Orch.des Concerts de Vienne, dir.K.Ritter.RC-820 - MOZART - ROSSINI -OUVERTURES - Orch.des Concerts de Vienne, dir.K.Ritter.RC-822 - MOZART - Conc.pour violon et orch.no.5 0.Oistrakh.violon Orch.Phil, de Moscou RC-824 - BEETHOVEN - Triple concerto pour piano, violon, violoncelle OBORIN OISTRAKH KNUSEVITSKV Orch Radio Symphonique de Moscou RC-825 - WAGNER - La chevauchée des Walkyries Ouvertures "Les matres chanteurs" - "Le Crépuscule des Dieux" etc____Orch des concerts du Conser vatoire.dir.G.Sebastian.RC-828 - BEETHOVEN - Symph nos 5 et 8 Orch des concerts de Vienne, dir.K.Ritter.RC-829 - VIVALDI - Conc pour 2 mandolines Orch Academie Dell Orso.RC-830 - BERLIOZ - Symph fantastique Orch.des Cento Soli.dir.Louis Fourestier RC-834 - GERSHWIN • Rhapsody in blue - Un américain â Paris Orch.Symph.de Londres, dir.T Greene RC-845-CHOPIN-Les 14 valses F.Hermann, piano.RC-853 - BRAHMS - Conc pour violon 0.Oistrakh.violon Orch.Phil, de Moscou dir.K.Kondrashin.RC-855 - SCHUBERT - Quintette pour piano et cordes "La Truite".RC-857 - PAGANINI - Conc no 1 pour violon Orch.Phil, de Moscou, dir.V.Nebossine.RC-858-RECITAL DAVID OISTRAKH -Tchaikovsky - Tartini Paganini Vieux temps Rc-860 - J.S.BACH • Concerto no I pour piano Concerto no.2 pour 2 pianos S.R ichter A.Vedernikov, pianos RC-862-MUSIQUE RUSSE-Borodine Danses polovtsiennes Dans les steppes de l’Asie Centrale MOUSSORGSKY Une nuit sur le mont chauve, etc.Orch.Phil, de Moscou, dir.K.Kondrashim.RC-863 - DVORAK - Concerto pour violoncelle M.Rustropovitch.violoncelle.Orch.Phil, de Moscou.RC-867 ¦ STRAVINSKY - "Le sacre du printemps" Orch.Phil, de Baden Baden, dir.I.Horenstein.RC-871 - BEETHOVEN - Sonates "Appasionata" "Clair de Lune" Pathéti que Orazio Frugoni.piano.RC-872 • LEURS AMOURS • BRAHMS Valse no.15 Liszt Rêve d’amour Debussy Clair de Lune Schuman Rêverie Chopin Valse no.3 W.Klein, piano.RC-876-BACH-Magnificat VIVALDI Gloria - Orch.Pro Musica de Stuttgart Choeurs de Radio Stuttgart.RC-882 - MOZART - Concerto pour flûte et harpe Les petits riens Orch.de Vienne dir.K.Ritter W.Koflman, flûte.RC-884 - PROKOFIEV - Pierre et le loup (Récitant Claude Dauphin) -HAYDN - Symphonie des jouets - Orch.Symph.devienne.RC-885 - CHOPIN - Les Polonaises Vol.I G.lohannesen.piano.RC-886 - CHOPIN • les Polonaises Vol.2 G.lohannesen.piano.RC-894 - RODRIGO - Concerto 0 Aran juez T.Santos, guitare Collegium musicum de Paris, dir.R.Douatte.RC-896 • LE LIVRE D'OR DU CLAVECIN - par A.Van de Wiele Direction artistique: R.Douatte.RC-897 • LE LIVRE D'OR DE LA GUITARE - par Ramon Cueto Direction artistique: R.Douatte.RC-898 - LE LIVRE D'OR DE LA HARPE • par Marie Claire lasmet Direction artistique: R.Douatte.L>AC iUBCSATS ALBUMS 2 disques Spécial 149 16006 - RÉCITAL DE GUITARE par Sébastian Maroto - Vivaldi - Bach Villa - Labos - De Falla - Schubert -etc.16008 - J.S.BACH - Concertos pour violon nos 1 et 2 • TARTINI - Concertos pour violon en mi majeur, en ré mineur HAYDN - Concerto no.1 pour violon -L'ensemble instrumental de France • Jean-Pierre Wallez, violon.16009 - BEETHOVEN - Trios a corde en mi bémol majeur op.3, en sol majeur, op.9 no.1, en ré majeur, op.9, no.2, en ut mineur, op.9, no.3.Le trio à cordes français.16013 • L OCTUOR DE PARIS interprète XENAKIS ANAKTORIA Morsimo Amorsima - PROKOFIEV Ouintette en sol mineur - MARTINU • Nonetto - (Grand prix Académie Charles Gos.• 16014- CHEFS-D OEUVRE POUR ORGUE - Les Grands Maitres Baroques Allemands Buxtehude Bohm Pachelbel, etc.Jean Costa (orgue).16016 - MOZART - Conc no 3 pour violon • Symphonie concertante pour violon, alto et orchestre - J.S.BACH Conc pour violon SCHUBERT - Rondo pour violon et orchestre - L'orchestre de chambre de Cologne - Patrice Fontanarosa (violon) - (Grand prix du conservatoire).16001 - LES IMMORTELS - Inter prétés par Michel Dintrich et sa guitare à 10 cordes - Pachelbel - Vivaldi - Bach -Albinoni • "Jeux interdits" • "Green-sleeves" etc.16002 - RECITAL SUSANNA MILDONIAN (harpe) Bach - Soler • Scarlatti - Fauré • Prokofiev - etc.(Prix Marcel Tournier).16004 - VIVALDI - "Les quatre saisons" plus 4 concertos pour cordes -L'ensemble instrumental de France -Jean Pierre Wallez, violon solo (Grand prix Académie Charles Gros).16010- J.S.BACH - Intégrale dev concerti brandebourgeois (version originale) - Jean-Pierre Rampai • Pierre Pierlot - Robert Veyron - Lacroix -Orchestre de chambre de La Sarre, direction Karl Ristenpart L' .1/0 ^ Lt-M'Il 16009 ALBUM 3 disques Spécial J9 CRC-4 - HAYDN - LA CRÉATION ^Orato rio) - Orchestre et Choeurs du Gurzonich de Cologne, direction Gunter Wand (Grand Prix Académie du disque).ALBUM 4 disques Spécial ^ 99 CRC-5 - HAENDEL - Concerti grossi, op.6 ¦ Orchestre de chambre de toulouse, direction Louis Auriacombe.ALBUM 4 disques Spécial ^ 99 CRC-6 - MOZART - Les Grandes Symphonies nos 33-34-35-36-38-39-40-41 • Orchestre Symphonique du Gurzenich de Cologne, direction Gunter Wand.COMMANDES POSTALES S.V.P.ajouter les frais postaux suivants.Dans la province de Québec: 1 microsillon 2 microsillons 3 microsillons 4 microsillons 5 microsillons 27' 45' 75- 85- 1.05 Ontario «t maritimes Tarif Québec + .05 Saskatchewan et Manitoba Tarif Québec • .10 Alberta et Colombie-Britannique Tarif Québec * .15 Résidants au Québec S.V.P.ajouter i% taxe TOUS NOS DISQUES à rabais de jusqu'au 21 avril 25% CARTOUCHES ET CASSETTES à rabais de 15% LC MAGASIN OC MUSIQUE LE PLUS COMPLET AU CANADA £d?,(/lîcâcvHJ&au&t NC 500 EST, STE-CATHERINE, angle Berri A la sortie du MÉTRO voisins du magasin Bern-S te-Catherine STATIONNEMENT 849-6201 COMMANDES TÉLÉPHONIQUES 849-6201 Livraison gratuite de toute commande de 5.00 6u plus, partout sur l'ile de Montréal et la banlieue immédiate.0451 8 • Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 informations internationales Nixon refuse pour le moment l'escalade en Indochine WASHINGTON (par Claude Moisy.de l’AFPl-La situation en Indochine, onze semaines après la signature des accords de paix, a pris à nouveau l'allure d'une confrontation entre les Etats-Unis et le Nord-Vietnam.Mais malgré la gravité de la situation militaire au Cambodge et le suspens créé par la mission-éclair du général Alexander Haig en Indochine, le président Nixon a décidé de s'abstenir, pour le moment, de toute décision dramatique.La poursuite des opérations militaires, non seulement au Cambodge mais dans de nombreux secteurs du Sud-Vietnam, met M.Nixon dans une position difficile.Il a menacé le Nord-Vietnam de “vigoureuses réactions" contre les violations du cessez-le-feu.Mais ces réactions ne feraient que souligner la fragilité de la "paix dans l’honneur'' qu'il s'est vanté d'avoir réalisée en Indochine.L'ambiguité de la position américaine est illustrée par les deux tendances contradictoires qui se manifestent actuellement à Washington D'un côté, le gouvernement, et principalement le Pentagone, accuse quotidiennement les Nord-Vietnamiens de continuer à infiltrer des hommes et du matériel au sud pour y renforcer leur potentiel militaire.Il les accuse aussi d'entretenir une "offensive très agressive" au Cambodge contre le gouverne ment du général Lon Nol.Ces accusations répétées sembleraient justifier les "vigoureuses réactions" promises par M.Nixon.Mais de l'autre côté, le Congrès et la presse manifestent quotidiennement leurs inquiétudes devant les risques d'un nouvel engagement des Etats-Unis en Indochine.Un mouvement s’est créé au sénat pour priver le président Nixon de tous les moyens de poursuivre les bombardements américains au Cambodge et de reprendre éventuellement les interventions aériennes au Vietnam.La situation politique était déjà tendue aux Etats-Unis par toute une série de confrontations constitutionnelles entre le président N won et le Congrès à majorité démocrate, le gouvernement s'efforce de calmer les appréhensions croissantes sur sa politique indochinoise Tout au long de la semaine, les porte-parole ont affirmé qu'il n'y avait pas vraiment de crise en Indochine, qu'il n'était absolument pas question dy renvoyer des troupes américaines et que les bombardements sur le Cambodge n'avaient pour objectif que de terminer définitivement la guerre en amenant les communistes à accepter un cessez-le-feu comme cela s'est passé au Vietnam et au Laos.Les dirigeants américains reconnaissent ou'ils ne sont toujours pas sûrs des véritables intentions de Hanoi.Ils continuent à se demander si le désengagement complet des Etats-Unis n en-trainera pas immédiatement une relance de l'offensive communiste au Sud-Vietnam pour régler le problème politique par la force plutôt que par la voie pacifique tracée par les accords de Paris.Un nouveau front s'ouvre au Cambodge PHNOM PENH (par l’AFP) -Les forces nord-vietnamiennes et khmères rouges ont ouvert hier un nouveau front en attaquant violemment deux positions gouvernementales le long de la Route numéro six, à une soixantaine de kilomètres au nord est de Phnom Penh.De violents combats, a déclaré hier soir le porte-parole du haut commandement khmer, se sont déroulés pendant la plus grande partie de la journée dans les régions de Taing Kauk et de Prakhau.soit à la ümite de la zone contrôlée par les forces gouvernementales khmères.C’est la première fois depuis plusieurs mois que les forces ennemies attaquent dans cette région.Les combats, a indiqué le porte-parole.ont fait dans les rangs ennemis trente morts dont les corps ont été retrouvés sur place et vingt-et-un morts et trente-cinq blessés dans les rangs khmers.Le but recherché par le commandement ennemi en lançant ces violentes attaques pourraient être soit de couper la route qui relie Phnom Penh à la capitale provinciale de Kompong Cham, soit d’élargir la zone contrôlée par ses forces.Au sud du pays, d’autre part, les combats se sont poursuivis autour des locaütés de Takeo et de Tram-khnar.à cinquante kilomètres au sud et quarante au sud-ouest de Phnom Penh.Ces deux villes sont fortement menacées par les forces nord-vietnamiennes et khmères rouges qui quotidiennement depuis plusieurs jours les bombardent et attaquent leurs positions de défense.La localité de Phnom Penh proche de la province sud-vietnamienne de Chau Doc a également été attaquée a précisé le porte-parole, sans donner aucune indication sur les pertes enregistrées lors de ces differentes attaques qui.a-t-il dit, ont toutes été repoussées par les soldats gouvernementaux.Enfin les possibilités d’approvisionnement de Phnom Penh se sont améliorées avec l’arrivée hier dans la capitale de deux convois.L’un, composé de trois pétroliers et de cinq remorqueurs avait remonté le Mékong depuis le port fluvial sud-vietnamien de Tan Chau.A la capitainerie du port de Phnom Penh, on déclare qu’aucun incident n’a été enregistré au cours du trajet.Pour sa part, le maréchal Lon Nol a dénoncé, dans un message adressé pour le nouvel an bouddhiste, la collusion entre “les agresseurs vietcong et nord-vietnamiens" et “la réaction féodale’’.Face à ces dangers le président de la république a lancé un appel à "l'union de tous les "khmers républicains".Depuis trois ans.et pour “sauvegarder son indépendance et les institutions khmères républicaines qu'il a librement choisies", le peuple khmer.a-t-il affirmé, doit "lutter âprement contre les nostalgi- ques du régime déchu et contre les menées agressives des Nord-Vietnamiens et des Vietcong’’.Par ailleurs, le représentant diplomatique à Moscou du gouvernement royal d’union nationale cambodgien du prince Sihanouk a envoyé à la Pravda une lettre où il reproche indirectement à l’URSS de maintenir des relations diplomatiques avec Phnom Penh, apprenait-on de source sûre, samedi, à Moscou.Cette lettre n’a pas, jusqu’ici, été publiée par le journal.La lettre apporte quelques "précisions” dans un esprit "sincèrement amical” sur un article paru dans la Pravda, le 23 mars.Elle souligne notamment: qu’il n’y a pas de "guerre fratricide" au Cambodge mais qu’il s’agit d’une “guerre d’agression des impérialistes américains”, que le chaos économique et politique de règne pas “dans le pays”, mais seulement dans les 10 pour cent du territoire contrôlé par le régime de Phnom Penh.Les observateurs estiment que cette lettre reflète l’impatience grandissante du prince Sihanouk en face de l'attitude jugée ambivalente de Moscou.Par ailleurs, M.Nguyen Duy Trink, vice-premier ministre du nord-vietnam et ministre des Affaires étrangères, a déclaré hier que son gouvernement s’engageait à apporter un soutien continu aux forces qui combattent contre le gouvernement de Pnom Penh.Nixon et Pompidou mettent au point un futur "sommet" Incursion saigonnaise au Cambodge SAIGON (d’après l'AFP et Reuter) -Les troupes sud-vietnamiennes ont fait une brève incursion samedi au Cambodge afin de dégager la voie aux convois de ravitaillement vers Phnom Penh par le Mékong, apprend-on de sources bien informées dans la capitale sud-vietnamienne.Les forces sud-vietnamiennes, soutenues par les chars, ont traversé la frontière près de la ville de Hong Ngu.Les troupes sud-vietnamiennes ont pénétré à deux kilomètres à l intériuur du Cambodge avant d'être refoulées par un feu intensif nord-vietnamien, déclare-t-on de même source.Cependant, on n'a jusqu'à présent aucune indication, à Saigon, sur l'importance des forces engagées du côté sud-vietnamien, ni sur l'ampleur de l'accrochage qui a eu heu samedi.L'offensive des Rangers était destinée à forcer deux divisions nord-vietnamiennes à se replier des rives du Mékong qu elles occupent, empêchant par des embuscades le passage des convois fluviaux qui tentent depuis une semaine de remonter le fleuve pour ravitailler Phnom Penh.Trois bateaux ont été détruits ou endommagés, notamment une péniche chargée de munitions qui a explosé, hier, après avoir été touchée de plein fouet en tentant de forcer le blocus.Cette opération est une des plus importantes sinon la plus importante lancée par le gouvernement de Saigon depuis l'entrée en'vigueur du cessez-le-feu le 28 janvier au matin.De source militaire, on déclare que l’entrée des Rangers en territoire khmer dépendra de la résistance qu'opposeront les forces nord-vietnamiennes.Les forces de Saigon disposent de bündés et de transports de troupes leur permettant de pénétrer très rapidement en territoire cambodgien.De source militaire, on indique que de violents combats se déroulent actuellement sur les rives du Mékong, en ter- Souphanouvong en résidence?BANGKOK (par l'AFP) - "Le prince Souphanouvong a été placé en résidence surveillée par ses alliés nord-vietnamiens qui le soupçonnent de vouloir traiter séparément avec le gouvernement laotien", écrit aujourd'hui le quotidien de langue anglaise Bangkok Post"."Le prince Souphanouvong a réclamé le portefeuille de premier ministre adjoint dans le nouveau gouvernement, mais le premier ministre a rejeté la demande du prince rouge, ajoute le journal.Toujours selon le bangkok Post, le prince Souvanna Phouma, premier ministre laotien, a menacé les forces communistes du Pathet Lao d'utiliser contre elles les B-52 "si elles continuent de violer l'accord de cessez-le-feu, de maintenir leurs troupes (au Laos), et d'attaquer les positions gouvernementales".Le quotidien, qui ne cite aucune source, écrit que les raids de B-52 pourraient être menés de la base géante d'Utapao.à 250 km au sud de Bangkok.DESIGNER D’INTERIEURS YVON VALLÉE Consultant en décoration Designer d'intérieurs 336-5877 Spécialiste du design de meuble résidentiel et commercial 7 millions d'Argentins aux urnes BUENOS AIRES (AFP) -Sept millions d'Argentins se sont rendus hier aux urnes pour élire, au cours d'un second tour de scrutin, douze DECORATEURS ENSEMBLIERS LAURENT BERUBE DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIME-RENAUD ST-LÉONARD Mtl.38 324-2580 VIAU, AAORISSET, BEAULAC & ass.Consultants en décoration Designers en aménagement intérieur 5995 rue Monkland Montréal 261 Tél.: 488-2561 NETTOYEUR P.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 Ü3I liCltnron Oltird X.S.O.P.gouverneurs et vice-gouverneurs et quatorze sénateurs.Au cours du premier tour, le 11 mars dernier, M.Hector Campera, candidat du Front justicialiste de libération, avait été proclamé président de la république.M.Campora a mis fin jeudi dernier à la campagne électorale pour le second tour, en organisant un gigantesque meeting sur un terrain de football.A cette occasion, il a prononcé un discours dans lequel il a assuré qu a partir du 25 mai prochain, date à laquelle il entrera en fonctions, "il n’y aura plus de pauvres souffrant de la faim et plus de prisonniers victimes de la répression".Les justicialistes, qui ont déjà remporté une victoire lors du premier tour, sont également donnés vainqueurs du scrutin actuel dans la plu- part des provinces.Le second tour des élections se déroulera dans des conditions difficiles pour le pays qui doit affronter une importante activité des groupes de guérilla.L ' Armée révolutionnaire du Peuple" (ERP) détient notamment toujours le contre-amiral Francisco Aleman qu elle avait enlevé le 2 avril dernier.On craint, dans les milieux justicialistes.que l’arrivée au pouvoir de M.Hector Campora, ne suffise à mettre un terme à la violence.Toutefois, les observateurs estiment que les nombreuses opérations de police auxquelles le gouvernement fait procéder dans le pays, indiquent qu’il veut permettre à M.Campora de prendre ses fonctions dans un climat de tran-quilüté et de confiance.Jimmy Drumm arrêté à Belfast ARCHITECTES DAVID & BOULVA ARCHITECTES 1 253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 ROLAND DUMAIS ARCHITECTE 3995 est, Sherbrooke MONTREAL 406 Tél.: 255-361 1 Les architectes LONGPRE MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART MONTRÉAL - i42-1401 Ottawa St-Jean, T.-N." - ¦ ' < .Il , Fine Champagne V.S.O.P.Baron Otarcl I'm arisfncnitr ch» (’ojrnac arrive au Canada Vendu partout au Canada par Les Distilleries Schenley du Canada, Lttfi BELFAST (par l’AFP) -M.Jimmy Drumm, mari de Mme Maire Drumm, présidente du Sinn Fein “provisoire", a été arrêté par l’armée britannique à Andersonstown, dans la banlieue de Belfast, ap-prend-on dans la capitale de (’Ulster.M.Drumm, qui a a réputation d’être l’homme qui a passé le plus de temps en prison de toute la province, est soupçonné par l’armée d’être un membre de TIRA provisoire.Mme Maire Drumm est devenue présidente du Sinn Fein "provisoire" en janvier dernier après l’arrestation de M.Rorv O’Brady.Par ailleurs, un homme a été tué samedi soir par des coups de feu tirés par des occupants d'une voiture dans le quartier d'Ormeau Road, à Belfast.De plus, un “incident" s’est produit hier dans le quartier d’Andersonstown à Belfast alors qu'une patrouille a blessé deux jeunes catholiques, le frère et la soeur, respectivement âgés de 15 et 19 ans.Le garçon, touché à la poitrine, se trouve dans un état très grave et sa soeur souffre de blessures à la jambe et au côté.Un gouvernement de coalition à Ankara ANKARA, (AFP)-Un nouveau gouvernement turc a été formé hier par M.Nairn Talu, ancien gouverneur de la banque centrale.C’est un gouvernement de coalition et non un cabinet “au-dessus des partis” comme ceux qui se sont succédé, sous la pression de l’armée, depuis le memorandum du 12 mars 1971.Il est en effet issu du “protocole” signé vendredi à Ankara par MM.Suleyman De-mirel, président du Parti de la justice, et Turnam Feyzioglu, président du Parti républicain de la confiance, et sera spécialement chargé d’organiser les élections générales qui doivent se tenir le 14 octobre prochain.ritoire sud-vietnamien.Des renforts sont en état d’alerte, prêts à être acheminés d'urgence dans la zone des combats.(pa président Richard Nixon a déclaré hier qu'il rencontrera prochainement le président Pompidou avant de faire un "grand tour d’Europe" à l’automne prochain.Au cours d'une brève conversation avec le correspondant de l’AFP, M.Nixon a révélé qu'il était déjà en communication personnelle avec le président de la République française pour fixer la date et le lieu de leur prochaine rencontre selon leurs convenances mutuelles.Il a laissé entendre que cette rencontre ne se produirait ni à Washington, ni à Paris.“Vous pouvez dire que nous y travaillons déjà ensemble” a déclaré M.Nixon en ajoutant qu'il était très désireux d’avoir des consultations avec le président Pompidou comme il en a eu avec le premier ministre de Grande-Bretagne, Edward Heath, et comme il va en avoir prochainement avec le chancelier Willy Brandt et M.Guilio Andreotti, premier ministre d’Italie.Le porte-parole de la Maison-Blanche, M.Gerald Warren, devait préciser par la suite que le président Pompidou viendrait aux Etats-Unis avant que M.Nixon n’entreprenne sa tournée en Europe à l’automne.Selon le porte-parole, le président Nixon visitera probablement la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l'Italie, dont les chefs d’Etat ou de gouvernement se seront rendus auparavant aux Etats-Unis.M.Warren n’a pas été en mesure de préciser la date exacte du voyage de M.Nixon.Mais il a laissé entendre que le président pourrait se rendre dans d’autres pays que ceux déjà mentionnés.La préoccupation de l’Elysée de reprendre le dialogue au plus haut échelon avec les Etats-Unis au lendemain des élections législatives était connue.Elle n’a rien à voir, estiment les observateurs, avec un quelconque “atlantisme” et encore moins avec un retour de la France au sein de l’OTAN.Elle s’ins- crit surtout dans la perspective de la grande négociation commerciale avec les Etats-Unis et s’inspire du souci de “dépassionner” les rapports franco-américains à la veille d’un débat qui ne sera pas facile.On devine enfin dans les milieux dirigeants français le sentiment d’avoir trop longtemps, et souvent injustement, “porté le chapeau” de l’anti-américa-nisme.Ils entendent se disculper de cette réputation, qui n’a servi en fin de compte ni les Américains, ni les Européens, et a aggravé les malentendus.Il semble enfin que le président Pompidou considère que les progrès enregistrés par les ministres techniques, en matière monétaire ou commerciale par exemple, doivent être de temps en temps “consolidés” par des rencontres politiques, informelles et au plus haut échelon.Makarios défie Grivas de quitter fa clandestinité NICOSIE (d’après AP) L’archevêque et président Makarios a défié hier son rival chypriote-grec, le général Grivas, de sortir de sa clandestinité et de proposer son programme au peuple de nie au heu au heu d’oeuvrer au rattachement de Chypre à la Grèce par une action terroriste.Le président Makarios a fait cette déclaration au cours de sa première apparition depuis la décision prise vendredi dernier par trois évêques pro-Grivas, de le laïciser."Nous sommes actuellement en face d’une situation, a-t-il commenté, où des Grecs attaquent des Grecs, sous prétexte d’un rattachement de Chypre à la Grèce." "Les raids, les attaques de postes de police et les vols d’armes constituent autant de gestes posés contre l’hellénisme chypriote et contre l’Enosis le rattachement).’’ Montréal-Toronto Les Vols d’affaires, Service d’abord CPAir Nous prêtons sur hypothèque.Vendons des propriétés.Administrons les biens immobiliers.Planifions les successions.Investissons en votre nom.Offrons des régimes d’épargne- retraite.Et accordons des intérêts élevés à vos épargnes.Canada Permanent est l’une des plus importantes compagnies de fiducie et de prêts hypothécaires du Canada.Incorporés, et dirigés selon les règlements fédéraux, nous ne cessons de croître depuis 1855.L’actif que nous possédons et administrons aujourd’hui dépasse $5 milliards.Et notre réseau de succursales modernes s’étend d’un bout à l’autre du Canada.Des milliers de Canadiens ont été plus que satisfaits de nos services de prêts hypothé- caires, de fiducie, de biens immobiliers et de placement.Et de l’intérêt élevé que leurs épargnes leur rapportent selon les différents modes d’épargne que nous offrons.Que vous ayez $5 ou $5 millions, vous recevrez toujours chez Canada Permanent un accueil courtois et chaleureux.Et notre personnel sera toujours heureux de vous venir en aide et de vous donner des conseils précis et judicieux, dans de nombreux domaines.Venez nous voir! 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américaines étaient dynamitées dans le sud du pays.Dans cette tourmente, le chef du gouvernement, M.Saeb Salam, présentait sa démission à la suite, selon les observateurs libanais, d'un désaccord avec le chef de l’Etat, M.Soleiman Frangie, sur la responsabilité de certains officiers supérieurs à qui est reprochée la "passivité” des forces libanaises de sécurité lors du raid israélien.Alors que la recherche d'une solution pacifique négociée du conflit israélo-arabe est bloquée, le Liban, tout entier, bien que n'étant pas l'un des pays du ' champ de bataille", est devenu le seul "front arabe actif ", le “front syrien " ne s'échauffant qu'occasionnellë-ment.C'est en quelque sorte le “prix'' que Beyrouth doit payer pour le cessez-le-feu de l'été 1970, qui ne concernait que l'Egypte, la Jordanie et Israël, dont les armées sont tenues de faire respecter le calme sur les frontières.Les Palestiniens sont aujourd'hui les seuls à continuer la lutte armée.Eliminés de Jordanie, muselés ailleurs, ils ont trouvé au Liban leur dernier refuge, et les soubresauts les plus violents du conflit israélo-arabe se font sentir du nord au sud du Liban, aucun “sanctuaire" n'étant plus à l'abri.Alors que l'élaboration des grandes stratégies politiques se fait en dehors du gouvernement libanais, les ondes de choc du conflit viennent de plus en plus immanquablement mourir à Beyrouth.Depuis janvier 1972, au moins treize raids importants, certains durant plusieurs jours, ont été lancés contre le Liban.Ces coups de boutoir qui se succèdent bousculent l'équilibre intérieur du pays.Le gouvernement libanais, qui n’a pas en main les clés du conflit, et ne peut ni ne veut engager avec la résistance palestinienne une épreuve de force qui risquerait d’emporter le pays dans la tour- mente et serait contraire à ce qu'il considère être ses “devoirs” vis-à-vis du peuple palestinien, ne peut jamais aller au-delà d’un compromis qui apporte quelque apaisement jusqu'à l’épreuve suivante.L’orientation prise depuis quelques mois par le conflit israélo-arabe devenu en grande partie une guerre secrète israelo-palestinienne, rend de plus en plus inconfortable la situation du gouver-, nement libanais, mais le choix qui lui est offert apparaît “impossible”: les clameurs de la rue ont montré jeudi dernier de quelle sympathie et de quels soutiens la cause palestinienne bénéficie dans une large partie de l'opinion publique libanaise.Quant à faire du Liban, un pays du “champ de bataille”, les moyens limités et la multiplicité des opinions et des croyances le rendent impossible à la fois sur le plan matériel et sur celui de l’unanimité nationale.L’intensification de la lutte israélo-palestinienne ne laisse pas prévoir de répit.Le sabotage d’installations pétrolières américaines au Liban entre dans ce contexte passionnel.Après le raid de Beyrouth, Yasser Arafat a déclaré que la vengeance sera “terrible”.Les organes d'information de la résistance palestinienne, et la presse officielle de certains pays arabes, ont accusé formellement les Etats-Unis et menacent de frapper les intérêts américains.Devant le risque d'une vague d'antiaméricanisme, le gouvernement américain a dénoncé “le mensonge géant ' qui consiste à lui attribuer une part quelconque de responsabilité dans les événements de mardi dernier à Beyrouth.La mort des trois dirigeants palestiniens a toutefois provoqué une émotion considérable dans le monde arabe.Dans le climat actuel, les appels à la raison ont peu de chance d'être entendus par tous.Les funérailles d'Abou Youssef, Kamal Adouane et Kamal Nasser, que ce soit celles de Beyrouth, ou celles, symboliques, qui se sont déroulées dans d’autres capitales arabes, ont été accompagnées des cris "Septembre Noir, ven-ge-nous” L’organisation clandestine pourrait, en définitive, être la grande bénéficiaire de la dégradation de la situation auprès de l'opinion publique palestinienne.« m mmmm % Le réservoir de la Tapline quelques heures après l'explosion.100,000 barils de pétrole en fumée.(Téléphoto AP) La guerre aux intérêts américains ?Mme Gandhi invitée au Pakistan KARACHI (AFP) - M.Zilficar Ali Bhutto, chef de l’Etat pakistanais, a renouvelé hier son invitation à Mme Indira Gandhi, premier ministre indien, de se rendre en visite au Pakistan dans le but de "résoudre les problèmes existant entre les deux pays et d'instaurer la paix dans le sous-continent indien ", M.Bhutto, qui parlait au cours d une réception donnée en son honneur à Quetta, capitale de la province du Belouchistan.avait adressé une lettre d'invitation à Mme Gandhi, le 2 février dernier, mais les autorités pakistanaises avaient alors indiqué n'avoir pas reçu de réponse du premier ministre indien.Le président pakistanais a ajouté qu'il s'était rendu en juin dernier à Simla (où un accord entre les deux pays avait été signé) et qu'il appartenait maintenant à Mme Gandhi de se rendre à son tour à Islamabad “où toutes les incompréhensions peuvent être le mieux effacées par voie de consultations".L'Inde, pour sa part, considère que des consultations préalables au niveau de hauts fonctionnâmes sont nécessaires pour préparer un second sommet entre Mme Gandhi et M.Bhutto.Fin de l’aide US à l’Ouganda WASHINGTON (AFP) - Le retrait des conseillers américains travaillant en Ouganda devrait être terminé d'ici le début de juillet, marquant ainsi la fin de toute aide technique et financière des Etats-Unis au régime du général Amin a-t-on confirmé samedi dans les milieux officiels.La décision de retirer le personnel de l'agence américaine pour le développement international, (AID) présente en Ouganda une centaine de personnes en tout - est l'aboutissement du processus de dégradation des relations entre les deux pays qui a commencé il y a plu- sieurs mois, et qui a été principalement alimenté par les violentes critiques du général Amin à l'égard de la politique vietnamienne du président Nixon.L aide américaine à l'Ouganda représentait de.- dépenses de l'ordre de $1.6 million répartis en huit programmes éducatifs et agricoles.Mais les 30 Ougandiens suivant aux Etats-Unis des stages de perfectionnement seront autorisés à terminer leur programme d'études, malgré la cessation de l'aide, précise-t-on au département d'Etat.ZAHRANI (SUD-LIBAN) (par l’AFP) -Un réservoir contenant cent mille barils de pétrole brut a été complètement détruit par des charges explosives, samedi matm.dans,le parc de la Trapline à Zahrani, à 30 milles au sud de Beyrouth.Un second réservoir de pétrole brut de même capacité a été endommagé par un autre explosif mais il a pu être protégé à temps et les dégâts sont minimes.Le troisième réservoir du parc qui contient cent mille barils de fuel, est intact.Les "gardes révolutionnaires libanais" ont revendiqué la responsabilité du dynamitage des réservoirs, dans un communiqué distribué_samedi matin.C'est la première fois qu'une telle organisation manifeste son existence au Liban.Les "gardes révolutionnaires libanais" déclarent que l'opération contre les installations pétrolières américaines à Zahrani “est un coup porté au symbole de l’indigne alliance améri-cano-séoudo-libanaise dirigée contre la liberté et l'indépendance de notre peuple, sous les auspices de notre gouvernement stipendié ".“Nous continuerons à frapper tous les repaires, les intérêts et les bases, sans merci et avec détermination", affirment les “gardes révolutionnaires libanais", ajoutant: "Nous poursuivrons notre action tendant à détruire notre ennemi national et notre ennemi de classe par la violence armée organisée en vue d'assurer la marche en avant de la révolution des masses".Pour leur part, les autorités militaires libanaises ont annoncé qu’elles avaient été informées par la résistance palestinienne près d une heure et demie avant l'attentat de la nuit de vendredi à same-' di contre les installations de la Tapline, de la présence d une voiture de tourisme semant des clous sur la route Zahrani-Tyr (sud du pays).Dans un communiqué publié à Beyrouth, le ministère libanais de la Dé- fense indique que ces informations ont été données par un responsable du commandement de la lutte armée palestinienne (CLAP) au commandement militaire de la région sud."L'ordre a été aussitôt donné à une patrouille de l’armée de se lancer à la poursuite de cette voiture.En même temps, une vedette libanaise avait reçu l'ordre de patrouiller le long du littoral dans le seéteur afin d'empêcher que des forces ennemies ne s’approchent de la côte", ajoute le communiqué."La patrouille militaire s'est immédiatement rendue sur les lieux où vingt minutes plus tard elle était rejointe par des renforts qui ont encerclé les installations de la Tapline et procédé à une fouille minutieuse.Les quatre douaniers qui se trouvaient sur les lieux ont déclaré que des éléments civils armés parlant arabe s’étaient infiltrés dans le parc de la Tapline et les avaient surpris et ligotés.Ceci a été confirmé par des gendarmes qui se trouvaient à proximité du parc et dont l'un d’eux a ouvert le feu en direction des voix qu'il avait entendues".indique le communiqué.“Après une fouille systématique, les forces armées ont trouvé et désamorcé juste à temps dix-sept charges minutées, dont l'explosion aurait causé la destruction totale des installations de la Tapline et provoqué un incendie gigantesque qui se serait étendu aux régions voisines", ajoute le communiqué."En ce qui concerne la présence d'un bâtiment “ennemi" au large de la côte au moment de l'explosion, présence qui a été signalée par le "CLAP" à 02hl0 locales au commandement militaire de Tyr", le communiqué affirme qu'il s’agissait d'un garde-côte libanais et qu 'aucun bâtiment ennemi ou étranger ne croisait au large de la côte sud du pays'.La BEI peut-elle vous aider?Nos représentants seront aux endroits ci-dessous indiqués de 9:00 a.m.à 5:00 p.m.Mercredi le 18 avril 1973 DORVAL S, Bayer Hôtel Hilton Aéroport de Mtl LAVAL D.Blouin Le Vicomte Motel 1313, des Laurentides PTE-AUX-TREAABLES Jean Bruneau Hôtel de Ville de Pte-aux-Trembles 11953 est, Nte-Dame Jeudi le 19 avril 1973 CHOMEDEY L.Dupuis Chomedey Inn Ltd 590, boul.Labelle AATL-EST - ANJOU Jean Bruneau Motel Lido 5905 est, Métropolitain, Mtl.POINTE-CLAIRE Michel Naggar Hôtel de Ville de Pointe-Claire 451, boul.St-Jean En tout temps, vous pouvez communiquer avec un représentant de notre succursale: Si vous avez besoin d'un prêt a terme pour vous établir en affaires, développer ou moderniser votre entreprise et que vous ne pouvez l’obtenir ailleurs à des termes et conditions raisonnables, rencontrez notre représentant.BttHmBmiism imSTMU 'bel 110 ouest, boul.Crémazie, Suite 601 Montréal 3S I.Qué.Tél : 382-2891 Le QE II est enfin parti SOUTHAMPTON (AFP) -Le Queen Elisabeth II a quitté Southampton hier pour Israël avec 3 heures de retard sur l'horaire prévu.Des mesures de sécurité sans précédent ont entouré le départ du paquebot, qui emmène un millier de passagers, la plupart des Juifs américains ou britanniques, aux célébrations du vingt-cinquième anniversaire de la fondation d'Israël.Le QE II pourrait en effet constituer une cible de choix pour une éventuelle action terroriste.Tous ceux, passagers et membres de l'équipage, qui sont montés à bord ont été fouillés ainsi que leurs bagages.Depuis son arrivée à Southampton.mercredi dernier, personne n'a pu s'approcher du navire, mieux gardé que la banque d’Angleterre, sans montrer patte blanche.Cordon de policiers sur les quais, vedettes patrouillant le port et hommes grenouilles de la Navy inspectant la coque du bâtiment de 66.000 tonnes à la recherche d'une éventuelle bombe magnétique, toute la panoplie des mesures de sécurité a été déployée.Pendant son voyage vers Israël, le QE II sera continuellement sous la surveillance de la Royal Navy et de la Roval Air Force.La Tapline et l’Ara mco PARIS (AFP) - Les dépôts de pétrole à Zahrani, près de Saida, qui ont été l’objet d’un attentat samedi appartiennent à la Tapline (Trans-Arabian Pipe Line Company) filiale de l’Arabian-Amenean OU Company (Aramco).L Aramco, fondée en 1933.est la propriété de quatre compagnies pétrolières amé-ricames: la Standard de New Jersey, la Standard de Californie.Caltex et Mobil OU.Sa concession en Arabie séou-dite.la plus importante accordée dans le pays, couvre 272,000 km carrés.Depuis 1971.62 pour cent de son revenu net sont versés au gouvernement de Ryad.L’oléoduc de la Tapline.qui est la société de transport de l’Aramco, a été construit en 1950.Le pipe-line relie les champs pétrolifères séoudiens au littoral méditerranéen sur 1.213 km de distance.Il traverse successivement la Syrie, la Jordanie et le Liban où le terminal se trouve précisément à Zahranni.Le poids de la diplomatie discrète de Washington WASHINGTON (AFP) Le gouvernement américain s’efforce avec les moyens ümités de la diplomatie discrète de prévenir de nouveaux attentats contre les personnes ou les biens américains au Moyen-Orient.Après la destruction de deux réservoirs de pétrole au Liban, les milieux officiels américains se refusaient à tout commentaire, avec le souci manifeste de ne rien ajouter à une situation déjà suffisamment tendue.Mais on apprenait dans les milieux du département d'Etat que les autorités américaines font depuis quelques jours des ouvertures discrètes vers le Liban pour que l'activité des commandos palestiniens résidant dans ce pays soit autant que possible freinée.On ne se fait guère d'illusion à Washington sur la capacité des autorités de Beyrouth à arrêter toute activité terroriste sur leur territoire, mais on n'accepte pas l'argument libanais selon lequel il est impossible de freiner l'activité des commandos.Avec les autres capitales arabes, Washington “continue le dialogue" en s'abstenant de toute pression diplomatique.Le premier objectif des autorits américaines est de désamorcer l'atmosphère explosive qui s’est développée après le raid de représailles israélien au Liban.D'où l'offensive du département d'Etat tout au long de cette semaine pour obtenir que les radios des pays arabes cessent d'inciter à la violence, en reprenant la thèse d’une complicité américaine dans le raid israélien.On note à Washington que cet appel semble avoir été partiellement entendu.La radio du Caire par exemple s’en tient maintenant au seul rappel de l aide militaire des Etats-Unis à Israël.L'autre volet de l’offensive de désamorçage des Etats-Unis est d'essayer de séparer les terroristes et leurs leaders des masses arabes.Ainsi, les sévères critiques du département d'Etat à l'égard du chef du Fatah.Yasser Arafat, formulées vendredi, ont été assorties du rappel des “intérêts légitimes" du peuple palestinien.L'attaque contre Arafat aurait également été motivée par la preuve que détiendraient maintenant les Etats-Unis que le leader du Fatah aurait donné le feu vert à l’enlèvement le mois dernier des deux diplomates américains en poste à Khartoum.COGNAC MÆRTELL plus de 250 ans de tradition française “Tout le monde au Fort!” Le Festin au vin du lundi au vendredi de 6 à 10 p.m.Soupe à l'oignon gratinée Table de Salades Complimentaires Bifteck d'entrecôte grillé avec Pomme de Terre Idaho au four et Légumes Sautés "à la Fort" Hawker Industries Limited Avis de dividende sur actions ordinaires AVIS es! par la présente donné qu'un dividende de trente cents (30C) par action sur les actions ordinaires en circulation de la Compagnie a été déclaré payable le 13 avril 1973 aux actionnaires inscrits sur les livres è la cléture des affaires le 30 mars 1973.Par ordre du conseil d’administration Le secrétaire J.H.Ready Le 16 mars 1973 TORONTO, ONTARIO ! I \ h V h f: I I f f y *ART1 al Crevettes Géantes Sautées sur Riz Pilaf et Légumes Carafon de Vin Rouge ou Blanc Pain à Tail Pâtisserie Française La Cafetière $5.95 Bon appétit i [ i 2 LjL Bon appétit jfcj X ; JL^JL "i i FORT de LIESSE MOTOR HOTEL f i 6705, chemin Côte de Liesse (sortie Hickmore - Montée de Liesse) Réservations: 739-23 M - Toutes les cartes de crédits Stationnement gratuit — Musique de 5:30 à 10 p.m.MARTEL MARTELL i V.i.O.P.l IIVK I I N I7li MÉDAILLON COGNAC COGNAC AATUl PRODUIT DE FRANCE A PRODUIT DE FRANCE i VENDU DANS LES MAGASINS DE LA S.A.Q.?12 oz: 124D ?25 oz: 124E MÉDAILLON VSOP: 124F CORDON BLEU: 124H Pour renseignements: SOCIÉTÉ GÉNÉRALE D’IMPORTATION Téléphone: 932-7249 Importé de France < 10 * Le Devoir, lundi 1 6 avril 1 973 LA PASTORALE SCOLAIRE-2 Lanimateur tente d'adapter la par Jean-Pierre Proulx Les animateurs de pastorale scolaire, écrivions-nous, vendredi, n ont pas de normes d'action toutes faites.Ils doivent donc les inventer à mesure.Comment s’en tirent-ils?En pratiquant une "pastorale d'adaptation ", répond Normand Wener dans une étude faite par le département de pastorale scolaire de l’université de Sherbrooke, étude qui fait suite à celle dont nous faisions état vendredi Il s’agit dans ce type de pastorale, pratiqué en fait par la majorité, ‘ d'assumer tant bien que mal'’ les tensions entre toutes les idées religieuses "acquises" en pastorale et ce qui est remis en question par les jeunes, tout en "tentant d’améliorer l’acquis religieux et pastoral”.Ce type de pastorale, ajoute M.Wener, "'nous semble conforme à l’attitude générale de l’Eglise hiérarchique face au monde”.Mais il se pratique aussi une ‘pastorale d'application''.Dans ce cas, on fonctionne selon ' l'acquis’' religieux et l'on refuse le "débattu” des jeunes.A l'opposé, certains, minoritaires aussi, pratiquent une “pastorale d'invention”; on se montre attentif au "débattu” des jeunes et on remet en question en même temps “l’acquis” religieux.Revenant un peu plus loin sur ce qu'il appelle la pastorale d’adaptation.M.Wener explique que celle-ci insiste sur 'la stimulation” des étudiants mais, en même temps, sur “l'interprétation de la tradition.Il s’agit ici de rejoindre les jeu- nes, de favoriser leur créativité, leur initiative, mais en interprétant tout cela dans le cadre de l’idéologie religieuse officielle de l’Eglise.On s’appuie beaucoup sur le fait que les jeunes ont peu de connaissances religieuses.On met alors en oeuvre une pédagogie très active pour leur permettre d’approfondir et d'intérioriser la religion chrétienne.Les étudiants participent aux activités pastorales mais sans modifier le contenu en profondeur (un peu comme les laies sont appelés à participer dans le reste de l'Eglise).Au plan pédagogique, ces animateurs de pastorale déploient une grande activité.C’est le style de presence de l'accompagnement: démocratique face au cadre de l'intervention et manipulate face à son contenu (.).Ce style de présence se retrouve majoritairement un peu dans chaque régionale, quels que soient le cycle du secondaire et les caractéristiques du milieu ambiant”.Outre cette interprétation sociologique de la situation, le dossier de recherche, d’où est tiré le travail de M.Wener, comprend aussi une analyse théologique de la situation.Cette analyse est de M.Louis Racine, directeur du département de pastorale scolaire.Pour sa part, M.Racine reprend les trois types de pastorale décrits par M.Wener en tentant d'identifier les modèles ecclésiologiques qui y sont sous-jacents.Il montre ainsi que "la pastorale d'application” s'ins- religion à la vie des jeunes pire de l’ecclésiologie traditionnelle ou classique.L’Eglise apparaît comme “dépositaire des biens du salut.Le monde a donc besoin d'elle pour ne pas perdre l’homme.En conséquence, l'Eglise a le devoir de modeler la civilisation et la culture de façon à assurer le salut.L'Eglise est entendue ici d’abord au sens de hiérardhie: celle-ci détermine ce qu’il faut croire et faire pour être sauvé”."La jeunesse, dans pareil contexte, ne participe pas vraiment à la pastorale qui lui est destinée.En effet, le contenu du message chrétien étant défini par la hiérarchie, les jeunes (pas plus que les adultes laies) ne participent à son élaboration.La pastorale vise simplement a les intégrer à l’Eglise existante aux triples plans de la doctrine, de la morale et de la pratique chrétienne”.La “pastorale d’adaptation” elle, s’inspire plutôt, soutient M.Racine, d'une "ecclésiologie d'incarnation".L’Eglise apparaît ici “comme une communauté de foi, un lieu où est explicitée et célébrée la signification chrétienne de l'existence du monde.Reconnaissant l'autonomie et la sécularité du monde, l’Eglise se replie dans les réformes internes et se perçoit comme communauté vivante mais sans fonction sociale ou politique particulière”.Concrètement, cette vision de l'Eglise entraîne un type bien précis de pastorale.L'objectif est de révéler aux jeunes l'aspect chrétien des valeurs qu'ils vivent.“On ne vise pas à transformer la jeunesse ou à en faire un facteur de transformation de la société; on tente d’expliciter le vécu en dégageant sa signifiation chrétienne.” On utilisera beaucoup pour ce faire les techniques d’animation.Mais, explique M.Racine, cette vision de l’Eglise est aussi sous-jacente à ce que M.Wener appelle la “pastorale d’invention”.En effet, la pastorale se fait "adaptation” quand elle tente de "présenter le message en utilisant les mots ou les expériences des jeunes.” Mais "par ailleurs, quand la culture jeune est identifiée au départ comme chrétienne et quand le pasteur ne se propose que d’en assurer l’émergence sans la mettre en dialectique avec un message qui la questionne, la pastorale qui s ensuit est caractérisée par l’invention d’une nouvelle culture comprenant éventuellement une nouvelle religion.” Pour sa part, l’auteur privilégie un autre modèle de pastorale et qui s'inspire de la théologie politique de Metz et de Moltman.Ici l’Eglise est vue comme le lieu où se vit la tension entre l'espérance chrétienne et la situation présente.Dans ce.modèle, les jeunes apparaîtraient "comme une force” pour qu'advienne un "meilleur futur." La pastorale visera alors “à promouvoir au sein de l'Eglise une critique sociale inspirée et dynamisée par l'espérance” et contribuera "à l'apparition de nouveaux projets d’humanisation.” Des chiens chercheurs d'or.MOSCOU (AFP) Les savants soviétiques dressent des chiens pour prospecter l'or et les minerais rares indétectables par les moyens techniques connus, annonce samedi le journal "Moskovski Kom-somoletz" (le Komsomol de Moscou).L'idée de se servir du flair des an unaux pour effectuer des prospections géologiques est venue en 1962 à un géologue finlandais qui dressa un berger allemand pour détecter les roches sulfureuses.Les résultats furent concluants puisque le chien découvrit 1,330 échantillons alors que le géologue doté d'un appareillage technique classique n en découvrait que 270.L'expérience du géologue finlandais fut reprise en 1966 en URSS par une équipe de l'Institut de géologie de Moscou.qui avait dressé un premier groupe de cinq chiens pour rechercher des roches minérales.Après quatre mois de dressage, indique le journal, les chiens étaient capables de détecter, jusqu'à une profondeur de treize mètres, les roches recherchées grâce à leur odeur spécifique.Les premières expériences qui avaient été pratiquées en Carélie furent suivies de nombreuses autres effectuées dans diverses régions de l’URSS, ajoute le journal.On s'aperçut que seuls les chiens, notamment les bergers allemands.étaient capables de trouver des roches isolées de métaux rares comme le béryllium, le wolfram, ainsi que les pierres aurifères.Des expériences analogues ont été faites par la suite avec des chevaux et des ours dont le flair est aussi sensible que celui des chiens.AVIS de CHANGEMENT D'ADRESSE des ABONNÉS du JOURNAL LE DEVOIR Afin d'éviter toute interruption dons la livraison de leur journal, nous prions les abonnés du DEVOIR qui déménagent de bien vouloir nous faire part de leur changement d'adresse au moins 10 jours à l'avance.I I I I I I I Je paie mon abonnement au porteur à chaque semaine Mon abonnement est payé d’avance j Ie !e re2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 wnHfas mmm'im nnrsrc crcinrs sg S arawia rorwiii ngjugâ Mr;ir=™ p|p|a^wnnrs l AVEC Li PETIT ROBERT.PAS DE PROBltME 559745 12 • Le Devoir, lundi 1 6 avril 1973 arts et spectacles NOCTURNALgg Une heure trop vite passée par Jacques Tliériault Une soirée très spéciale, des conditions d'écoute assez exceptionnelles, un progranune aussi audacieux que diversifie, des interprètes qui n ont pas froid aux yeux, un public jeune et nombreux dispersé aux quatre coins du Centre communautaire, assis ou couché sur des moquettes: c’est dans cet esprit que le concert de vendredi s'est déroulé entre onze heures et minuit, aux Nocturnales de la Faculté de musique de l’Université de Montréal.Le temps n’était pas seulement au beau fixe: il gardait une part d'imprévus, d’orages sonores et d’arc-en-ciel fascinants.Deux ondes Martenot et une panophe d'instruments à percussion ont constitué le premier point de contact: c’est l'effectif pour lequel le Montréalaise Micheline Coulombe-Saint-Marcoux a écrit "Séquences" en 1968.Présentée en première mondiale (comme quoi il y a encore des partitions intéressantes qui dorment dans des tiroirs! ) par Jean Laurendeau, Suzanne Audet et Robert Leroux, cette oeuvre illustre plusieurs facettes d'un instrument peut-être injustement délaissé en nouvelle musique.Mais, à l'heure de l'électroacoustique et ses fabuleuses machines du son, 1 onde Martenot peut également paraître comme un parent pauvre, et on s'étonne par le fait même de voir tout ce que le compositeur a réussi à en tirer, de constater avec quel art il intègre le jeu du percussionniste à cette trame aussi fluctuante que passionnée.Nul doute que ce prisme sonore chaud et généreux, éclairé jusqu'à en devenir par moment éblouissant, porte en germe quelques-unes des secrètes correspondances qui marquent aujourd'hui la production élec-troaconstique du compositeur.Dans "Fedhibô" pour bande magnétique.Michel Longtin nourrit des ambitions carrément romantiques et il ne s'en cache d'ailleurs pas."Cette pièce, écrit-il, est un hymne aux pays nordiques, à l'automne et à l'amour.Mon but est d'évoquer les immenses espaces de bois, de sapins et de bouleaux parmi lesquels vivraient des couples" Loin de l’épopée épique, c'est l'évocation d'une tranche de vie pure et simple que Longtin met de l’avant, d’une sorte de moment de grâce sublimé et débarrassé de ses affres.Il y a bien ici et là quelques longueurs, quelques échos de l'univers en guirlandes d’Ennio Morricone, mais l'ensemble est vibrant de clarté méditerranéenne.Suivit une exécution de "Cadres et communes" pour clarinette, de l'Américain Andrew Stiller, qui permit à Jean Laurendeau de démontrer à la fois son habileté de musicien et de comédien.Rares sont les interprètes qui dérident aussi facilement leur public.L’oeuvre en question comporte 86 événements durant entre une et trente secondes, écrits sur autant de cartes indépendantes dont l’ordre doit être déterminé à l’avance.Introduisant des tûbes de longueurs variées dans l'embouchure de sa clarinette, y attachant à quelques reprises une large feuille d'aluminium où les sons se répercutaient, chantant et levant la jambe dans les moments les plus inattendus, Laurendeau ne s’attachait pas à une pièce aussi exigeante que les fameuses "Sé-quenza " de Berio, mais il y avait là énormément de choses à se mettre dans l’oreille, beaucoup plus qu'un charme sonore discret.Beaucoup trop vite passée, cette soirée s’est terminée sur une exécution époustouflante de “Circuit 1” pour six percussionnistes de Serge Garant.La veille, nous avions entendu "Circuit II" pour quatorze exécutants à la SMCQ, une oeuvre marquée par la même rigueur, une richesse des timbres peu commune.Créée à l’occasion d’un concert inaugural des Percussions du Québec, au début de 1972, au Centre national des arts d’Ottawa, cette partition était jouée par la première fois à Montréal, et il faut remercier vivement les promoteurs des Nocturnales de nous l’avoir révélée.Trois groupes indépendants d’instruments à percussion, installés en des endroits stratégiques qui donnaient pratiquement une impression de tétraphonie, ont littéralement fasciné le public au fil de six séquences qui "offrent d’innombrables possibilités de lecture aux exécutants".A partir d’indications de modes, de jeux, de dynamiques et de tempi "volontairement vagues”, ces derniers doivent cependant être constamment attentifs, réagir sans perdre une seconde pour déclencher un séisme percuttant qui ne soit pas marqué au signe de la désorganisation.Les percussionnistes Guy Lachapelle, Pierre Béluse, Robert Leroux, Jean-Guy Plante, Richard Pelletier et Jean-François Roch ont été à la hauteur, en portant le rythme et la texture sonore à bout de bras.et de bâtons.Lorsqu'on évoquera, à l'avenir, la virtuosité des Percussions de Strasbourg, il faudra se rappeler qu'un pareil groupe existe au Québec; s'il est moins connu, moins réputé, c’est sans doute que les imprésarios montréalais (ou québécois) manquent de perspicacité et de compétence.Face à un bilan aussi positif, on ne peut que souhaiter longue vie aux Nocturnales et rêver de futures soirées aussi stimulantes.Au point où on en est, la nouvelle musique ne peut plus seulement compter sur la SMCQ; il faut créer des nouvelles associations pour agrandir le cercle des fidèles et diffuser des oeuvres qui ne sont pas nécessairement du ressort de l'Ensemble de la SMCQ."L'Apocalypse de Jean' selon l'Arabesque L'artisanat du mouvement corporel UMJÊ Les quatre talentueuses harpistes soviétiques.Un ravissement musical et visuel ! 18 AVRIL 8:30 P.M.$6- $5 - $4 • S3 - $2.50.Demi-tarif sur billets S5: Étudiants - Age d'Or.EN VENTE: CCA 1822 ouest Sherbrooke (sous-sol) et Place des Arts.Agences & CHARGEX 932-2234
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