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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 22 mai 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-05-22, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Généralement nuageux avec risque d'averse.Maximum de 60 é 65.Mercredi : beau, maximum 70.LE DEVOIR Fais ce que dois Office férial VOL LXIV NO 118 Montréal, mardi 22 mai 1973 15 CENTS L'or au plus haut, le dollar au plus bas Des générations contaminées ?L'Australie dénonce à La Haye la menace des essais français LA HAYE (par Reuter) - “Hommes, femmes, enfants et foetus d’Australie portent en eux des éléments radioactifs provenant des essais nucléaires français”, a déclaré hier M.Lionel Murphy, attorney-général d'Australie, à l’ouverture des audiences à La Haye.Défendant la position de son pays devant la Cour internationale de Justice, M.Murphy a ajouté que les éléments radioactifs contaminent plus particulièrement les os, les poumons et les organes les plus fragiles de l’organisme.L'Australie et la Nouvelle-Zélande plaident en faveur d’un arrêt de la cour recommandant la cessation des campagnes nucléaires françaises dans le Pacifique jusqu'à ce qu’il statue définitivement sur le différend.Toutefois, la France n'est pas représentée dans cette affaire.Dans une longue déclaration prononcée devant les 16 juges de la cour, M.Murphy a déclaré que chaque expérience nucléaire à Mururoa “est en fait une bombe explosant sur l’Australie ainsi que les autres peuples et nations de l’hémisphère austral".L’attomey-général a précisé qu'en vertu d’un projet de loi à l’étude en Australie, toute retombée radioactive provenant d'une expérience nucléaire constituerait une violation de la souveraineté australienne sur son territoire.Dénonçant ce qu'il a appelé l’intransigeance du gouvernement français, le sénateur Murphy a déclaré que l’Australie a fait tout ce qu elle a pu pour expliquer sa position à la France.Or, dans une déclaration devant l’Assemblée nationale, le 2 mai le gouvernement français a réaffirmé qu’il n’en- visageait pas de modifier ou d'annuler le programme des essais de Mururoa.Paris a refusé de divulguer la date, le type et l’importance des prochaines explosions, a ajouté M.Murphy.“Elles pourraient donc être d’une puissance jamais égalée.De plus, la France a refusé de donner l'assurance qu’une explosion importante n'aura pas lieu cette année ".Habituellement, la France procède à des essais nucléaires vers la mi-mai.Cette période est passée, a ajouté le sé- Voir page 2 : L'Australie LONDRES (PA)-L’affaire Watergate et la possibilité de la démission du président Nixon ont poussé le prix de l’or à un nouveau sommet sur les marchés européens tandis que le dollar américain était à la baisse.Cette baisse a été marquée à Paris, Francfort, à Zurich et à Oslo.Dans les autres centres européens, elle a été moins prononcée et à la fermeture des marchés, le taux de change s’est légèrement amélioré, recoupant une fraction des pertes inscrites en journée.Par contre, le prix de l’or a augmenté de $7 l’once dès la premiere heure des transactions, montant à un sommet de $113 l’once à Zurich et de $112.50 à Londres, les || deux plus importants marchés d'or du monde.A la fermeture, dans les ''J deux centres, le prix de l'or avait très légèrement fléchi à $112 l’once.Les agents ont qualifié le mar-ché d’hier de “très nerveux" et m souligné qu’il réagissait aux ru meurs les plus fantastiques par des fluctuations importantes.Parmi ces rumeurs, une émanant des journaux de fin de semaine laissait présager la démission du président Nixon à la suite du scandale Watergate.Voir page 2 : L'or et le dollar Le rapport Waldheim Seule TON U peut promouvoir l'impossible dialogue au M.-O NATIONS UNIES (par l’AFP) - Dans un rapport au Conseil de sécurité publié mer, le secrétaire général des Nations Unies, M.Kurt Waldheim, déclare que lui-même et tout l’appareil des Nations unies sont à la disposition des gouvernements intéressés et du Conseil de sécurité pour l’examen d’un rôle nouveau pour le Conseil de sécurité dans la recherche, dans le cadre des Nations unies, d’un règlement juste et durable du conflit israélo-arabe.En fait, le secrétaire général des Nations unies recommande au Conseil de sécurité une approche nouvelle dans la recherche d’une solution du conflit BONN (d’après l’AFP) - Selon M.Leonide Brejnev, secrétaire général du parti communiste soviétique, la politique de coexistence pacifique et de coopération fructueuse avec les pays socialistes ouvre à la RFA de nouvelles possibilités et lui permet de jouer un rôle constructif plus important dans l'ensemble des relations internationales.Dans le toast qu’il a prononcé au dîner d’adieu qu’il a donné hier soir à l'hôtel Petersberg en l’honneur du chancelier Willy Brandt et des membres du gouvernement allemand, M.Brejnev a encore dit: “Nous pensons que la collaboration entre l'Union soviétique et la République fédérale peut donner lesmeil leurs résultats surtout en ce qui concerne les questions de la consolidation de la sécurité en Europe”.Après avoir évoqué les trois accords signés samedi dernier M.Brejnev a souligné: la signature de ces textes est loin d’avoir épuisé toutes nos possibilités".Dans sa réponse, le chancelier Brandt a déclaré: “Nos conversations ont été bonnes.Elles ont été "objectives".Il a ensuite souligné que la leçon du passé tirée par lui-même et par M.Brejnev impliquait pour eux le devoir de consolider la paix en Europe par la coopération.Le chancelier a ajouté que le traité germano-soviétique d’août 1971 était “une bonne base sur laquelle il est possible d’édifier la coexistence et la coopération ", Il a enfin remarqué que Te but que nous nous sommes fixe pourrait être appelé Une coexistence productive.Nous avons poursuivi notre dialogue de la paix, nous n’allons pas le laisser s’arrêter ”, Les observateurs ont noté par ailleurs que parmi les invités de M.Brejnev Voir page 2 : Bonn-Moscou au gré du temps L'envahisseur L’american way of life a pénétré tout l'Occident et une partie de l'Orient.Il s'est introduit à la faveur de l'implantation économique.Cet envahissement n'inquiète pas outre-mesure.Il arrange même, pour un temps, des nations qui autrement resteraient sous-développées.Toutefois, il arrive que les exportations américaines soient préjudiciables aux pays qui les accueillent.C’est le cas du projet de création d'un port, proche de Rivière-du-Loup, juste à l'abri de ITsle-Verte.Des sociétés pétrolières veulent y construire de gigantesques installations de stockage d'or noir.A coup sûr, cette entreprise menace de pollution les eaux du Saint-Laurent.Face à ce danger, on ne peut qu’appréhender la propagation de l'american wav of death.Albert BRIE du Moyen-Orient à l’occasion de sa prochaine réunion sur ce sujet à partir du 4 juin prochain : “Cinq ans et demi se sont écoulés depuis l’adoption de la résolution 242 (1967) et, après les tentatives nombreuses et diverses qui ont été faites pour poursuivre les objectifs énoncés dans cette résolution, le Conseil s’apprête à reprendre lui-même la recherche de la paix au Moyen-Orient.Il va de soi que moi-même en tant que secrétaire général, M.Jarring, qui est mon représentant spécial, le secrétariat et les divers mécanismes de l'ONU au Moyen-Orient sommes tous à la disposition des gouvernements intéressés et du Conseil lui-même pour aider ses efforts dans toute la mesure de nos moyens." “Manifestement, ces efforts ne peuvent être utiles que si les parties intéressées veulent y recourir.Mais si cette volonté existe, l’effort nouveau entrepris pour trouver la voie d’un règlement au Moyen-Orient ne sera pas nécessairement futile.Cet effort doit comporter une évaluation nouvelle des possibilités et des procédures du Conseil lui-même en vue de concilier les points de vue et d’explorer tous les moyens par lesquels le cadre offert par l'ONU pourrait être utilisé pour aider les parties à parvenir à un règlement juste et durable”.Le secrétaire général Waldheim dé- Voir page 2 : Seule l'ONU À sa comparution hier devant la commission judiciaire du Sénat, (VI.Archibald Cox (à gauche), enquêteur spécial désigné pour l'affaire Watergate, est en compagnie du secrétaire à la justice, Elliot Richardson.(Téléphoto AP) Les $200,000 de Vesco Mitchell et Stans plaident non coupables Une image qui décrit bien l'ambiance du voyage de M.Brejnev en Allemagne fédérale.Elle a été prise dans les jardins de la résidence du chancelier et montre le secrétaire général du PC soviétique au bras de Ruth et Willy Brandt., (Téléphoto AP) Entre Bonn et Moscou, c'est déjà la coexistence productive NEW YORK (d’après l’AFP et LAP) -MM.John Mitchell et Maurice Stans, respectivement ancien attorney général et ancien secrétaire au Commerce de l’administration Nixon, ont annoncé hier qu’ils plaidaient non coupables dans l’affaire des $200,000 versés secrètement par le financier Robert Vesco au comité pour la réélection du président Nixon.• Un troisième inculpé, un ancien dirigeant du parti républicain du New Jersey, M.Harry Sears, a également plaidé non coupable.Quant à M.Vesco.il a disparu depuis deux mois et n’était pas present à l’audience.MM.Mitchell.Stans et Sears sont accusés notamment de parjure, de conspiration et d’obstruction à la justice dans l’enquête fédérale ouverte contre M.Vesco.Les trois hommes ont été remis immédiatement en liberté provisoire par le juge Cannella qui a rejeté la demande du firocureur visant à fixer à $1,000 chacun a caution des inculpés.Le juge a également estimé qu’il n’était pas nécessaire de prendre leurs empreintes digitales et les photographies d’identité de face et de profil comme c’est la règle dans les affaires criminelles.D’autre part, le juge a immédiatement délivré un mandat d’arrêt contre Vesco.Entre-temps, à Washington, Richard Helms, ancien directeur de la CIA et actuellement ambassadeur des Etats-Unis à Téhéran, a confirmé devant la commission des Affaires étrangères du Sénat que M.H.R.Haldeman, ancien secrétaire général de la Maison-Blanche, avait déclaré à un haut fonctionnaire de son service que “c’était le désir du président" que la CIA intervienne auprès du FBI afin d’éviter l’ouverture par cet organisme d’une enquête sur l’affaire Watergate.Au cours de sa déposition devant la commission sénatoriale, M.Helms a précisé que les propos de M.Haldeman avaient été consignés dans un compterendu établi par le général Vemon Walters, son adjoint, à la suite d’une réunion entre ce dernier et M.Patrick Gray, à l’époque directeur par intérim du FBI.Dans ce compte rendu, le général Walters fait état d’une précédente réunion à la Maison-Blanche, le 23 juin 1972, à laquelle participaient, outre lui-même et M.Helms, M.Haldeman qui s’est tourné vers le général et lui a dit: “C’est le désir du président que vous alliez voir M.Gray .” M.Helms a déclaré qu’il était pré- sent dans la salle de réunion, mais qu’il ne se souvient pas lui:même si M.Haldeman avait fait spécifiquement mention du président.Au moment même où M.Helms faisait sa déposition devant la Commission des Affaires étrangères, M.Archibald Cox, choisi par M.Elliott Richardson, secrétaire à la Justice, pour exercer les fonctions de procureur spécial dans l’affaire du Watergate, comparaissait devant la commis- 'Nous sommes prêts' sion judiciaire du Sénat, qui doit ratifier sa nomination.M.Cox, 61 ans.professeur de droit à Harvard, a déclaré qu’il avait la ferme intention de prendre toutes ses responsabilités en tant que procureur indépendant chargé de démêler le scandale même si ce dernier devait conduire les enquêteurs au président lui-même.Pour sa part, le sénateur démocrate Stuart Symington a révélé hier l’existence à la Maison-Blanche de plans pour développer les activités d’espionnage de la CIA et du Pentagone à l’intérieur des Etats-Unis.Selon le sénateur, ces plans auraient inclus le recours à la CIA pour effectuer des cambriolages dans certaines ambassades étrangères à Washington.Mais l’ancien directeur du FBI, M.Edgar Hoover, responsable de la sécurité intérieure aux Etats-Unis, se serait opposé à leur mise en Voir page 6 : Mitchell et Stans Dupuis présente 7 "vedettes” de son équipe "victorieuse” par Pierre O'Neill Le chef du Ralliement créditiste, M.Yvon Dupuis, a fait connaître hier à Montréal les noms de sept personnalités qui brigueront les suffrages aux prochaines élections provinciales.C’est à l’occation d’un congrès ré- gional, à l’école Le Plateau, qu’ont été présentées, à plus de 500 militants, les nouvelles “vedettes” qui formeront l’équipe “victorieuse” du Ralliement créditiste.Fier de ces dernières acquisitions et soulignant la montée près- Pour contrer la spéculation, Lewis préconise la propriété publique du territoire urbain Malgré les améliorations apportées à la Loi nationale de l’habitation, la plupart grâce à la vigilance du Nouveau parti démocratique, l’accès à la propriété au Canada demeure le privilège de ceux qui gagnent au moins $12,000 par an.C’est dans ces termes que le leader fédéral du NPD, M.David Lewis, s'adressait hier soir aux militants du parti des comtés de Laval et de Duver-nay.M.Lewis a rappelé qu’une bonne douzaine d’amendements proposés par le NPD ont été adoptés par le Parlement, de sorte que la nouvelle loi est aujourd’hui plus avantageuse qu elle ne l’a jamais été.Il demeure, dit-il, que la spéculation foncière rend la propriété prohibitive et ou le seul moyen cfe sortir les Canadiens de cette impasse est la propriété publique des territoires urbains et de ceux qui environnent les grandes municipalités.Le manque d’espace accroît déjà Voir page 6 : Lewis tigieuse que connaît le parti sous son leadership, M.Dupuis constate un nouveau départ qui renversera tout sur son passage.“On ne dit plus le Crédit Social s’en vient.Il est arrivé.” Selon M.Dupuis, c’est précisément parce que le premier ministre Bourassa est conscient de la montée des créditis-tes, qu’il craint de “manger une dégelée”, qu’il refuse d’ouvrir le comté de Missisquoi laissé vacant depuis la mort de M.Bertrand.Aussi, le chef créditiste réitère le défi lancé ces dernières semaines au chef libéral et invite M.Bourassa a déclencher des élections partielles ou même générales.” “Nous sommes prêts.” La désignation de candidats “prestigieux" pour sept comtés de la région de Montréal a créé on certain impact chez les militants et fut chaleureusement acclamée.Il s'agit de M.Claude Laurin, débardeur (Bourget); M.Claude Genest, conseiller technique à la Fédération du ballon sur glace (Sainte-Marie); M.Normand Maltais, journaliste (Saint-Henri); M.Femand Lévesque, avocat (Maisonneuve); M.Jean-Marie Côté, médecin (Viau); M.François Even, avocat (Laurier) M.Yves Saint-Vincent (Berthier).Des sept nouveaux adhérants, trois Voir page 6 : Yvon Dupuis 2 • Le Devoir, mardi 22 mai 1973 suites de la première page L 'OR ET LE DOLLAR A Londres comme sur le continent européen, on laisse entendre que même sans ces spéculations sur l'avenir de M.Nixon, la confiance envers le dollar américain était faible.On s'accorde à dire que la confiance envers le dollar américain, deux fois dévalué, a davantage été minée par les craintes d’une nouvelle inflation aux Etats-Unis, par le déficit de la balance des paiements et par le fait que l’affaire Watergate a affaibli la position de M.Nixon en matière de réformes monétaires et commerciales.Les marchés de l’or et du dollar sont liés de très près.Les investisseurs ayant perdu confiance au dollar américain cnoisissent maintenant d’acheter de l’or.Parmi ces investisseurs, on retrouve des individus, des sociétés multinationales et des intérêts du Moyen-Orient qui vendent leur pétrole en dollars américains.Le manque de confiance envers le dollar américain semble s’étendre aux bourses.Les courtiers signalent que les Européens se défont de leurs valeurs américaines, appliquant ainsi une certaine pression sur Wall Street.En même temps, les aurifères gagnent en popularité.Les citoyens britanniques, comme les Américains, n'ont pas le droit d’acheter ou de posséder d’or métallique.Ils ne peuvent tirer avantage de la ruée sur l’or qu’en achetant des titres aurifères.Hier, l’indice de ces titres sur le marché de Londres tel que compilé par le Financial Times indiquait un record de 138.5 points, à la hausse depuis vendredi, alors que l’indice était à 137.2 points.Malgré tout, le volume des transactions a été assez peu important hier, bien en-delà du volume des transactions enregistrées durant la crise monétaire qui a suivi la dernière dévaluation du dollar, en février.Durant cette crise, selon des estimés, près de 400 tonnes d'or avaient changé de main en une journée sur les marchés de l’or et des milliards de dollars sur les changes étrangers.Dernièrement, les transactions ont rarement dépassé 30 tonnes par jour ou $100 millions.La seule différence vient du fait que plusieurs monnaies flottantes par rapport à la valeur du dollar américain ne sont plus obligées d’intervenir pour raffermir la position du dollar US et les forces du marché, les réserves et la demande, ont leur libre cours.Les marchés sont sensibles depuis deux semaines La semaine demiere, quand l’or a dépassé la valeur de $100 l’once pour la première fois, on a inscrit jusqu'à une valeur de $111 l’once avant que les courtiers ne déclarent que le marché avait réagi trop violemment.Une fois le calme revenu, vendredi, l’once d’or était coté à $105.50 à Londres et à Zurich.Cette fois, ce sont les rumeurs de démission de M.Nixon qui suscitent une nouvelle ruée.Le journal Le Monde rapporte de Washington que M.Henry Kissinger avait offert sa démission si le président Nixon croyait que sa position morale avait été mise en danger par l’affaire Watergate.BONN-MOSCOU figuraient des personnalités aussi différentes que le chef de la CSU bavaroise.M.Franz-Josef Strauss, et le chef du parti communiste “DKP”, M.Kurt Bachmann.Quant au toast de M.Brejnev, dont le texte a été distribué par le service de presse du ministre ouest-allemand des Affaires étrangères, il a été modifié à trois reprises par la délégation soviétique au cours de l’après-midi.C’est ainsi qu’à la suite d'une modification apportée à la version initiale, la seconde ne mentionnait plus “la politique étrangère de la RAF, bénéficiaire des rapports mutuellement avantageux avec les pays socialistes”.Mais la troisième rédaction de la déclaration de M.Brejnev au dîner d’adieux, comportait, elle, une phrase supplémentaire, relative à la visite de M.Gustav Heinemann, président de la RFA, en URSS.Rappelons que la longue déclaration commune germano-soviétique que le chancelier Willy Brandt et M.Leonid Brejnev ont signée hier est essentiellement axée sur la détente et l’établissement d’une paix durable en Europe, ainsi que sur la coopération, notamment économique, entre la RFA et l'URSS (voir page 10).L AUSTRALIE nateur Murphy, "et une explosion pourrait se produire à n’importe quel moment”.Il y a tout lieu de penser que le programme français d'essais nucléaires se prolongera au-delà de 1975, date à laquelle il devait initialement prendre fin.L’attorney-généal a résumé la position de son gouvernement en six points: • les éléments radioactifs des retombées nucléaires atteindront tous les Australiens; • ces radiations sont dangereuses pour l’organisme humain; • toute nouvelle dose de radiation, si minime soit-elle, est dangereuse pour l’homme Sur le plan scientifique, il est impossible de fixer un seuil à ne pas dépasser; • selon un principe établi, on ne devrait pas provoquer des radiations artificiellement sans accorder de dédommagement aux personnes susceptibles d ’ y ê tre exposées ; • il revient à chaque pays de déterminer le niveau de radiations artificielles auxquelles ses ressortissants peuvent être soumis et d’évaluer les risques encourus par l’acceptation de dédommagements.Le sénateur Murphy a conclu sa déclaration de deux heures en lançant un appel pathétique à la cour: Tes générations à venir sont directement intéressées par ces débats, a-t-il déclaré.Ce que vous ferez ou ne ferez pas aura des conséquences pour elles.La décision que vous prendrez sera historique dans la mesure où elle affectera le cours de l'histoire de l'humanité ".Auparavant, M.Murphy avait exprimé la déception ressentie par son gouvernement en apprenant que la France poursuivra ses essais nucléaires.“Cela nous attriste que la France, une nation qui s’est si souvent distinguée par son attachement à la raison, la justice et la compassion, puisse envisager une action compromettant la santé des générations actulles et futures,” a-t-il ajouté.Mais la décision française n’est pas seule en cause, a poursuivi M.Murphy.Si la Cour internationale, la plus haute juridiction jamais instituée par l’homme, ne se prononce pas contre les essais nucléaires, qui peut douter que les autres pays non encore dotés de l'arme atomique ne seront pas tentés de suivre l'exemple français en toute impunité?En ne considérant que l'aspect légal de l’affaire, M.Murphy a déclaré que l'Australie avait le droit de maintenir et de protéger son intégrité territoriale.“Elle se saurait accepter passivement que la France souille son sol et son environnement avec des déchets nucléai- res en attendant la décision finale de la cour.” L’attomey-general a ajouté que pendant la période de sept ans s’étendant de 1966 à 1972, les essais nucléaires français ont provoqué en Australie: • 24 à 26 cas de cancer de la thyroïde; • 11 à 14 cas de leucémie; • probablement une mort ou un grave handicapé d’origine génétique dans la génération actuelle et entraînera 15 à 18 morts ou déformations dans toutes les générations à venr.Son discours a été suivi par celui de M.Robert Ellicott.solliciteur-général d’Australie, qui a présenté les arguments légaux en faveur de la position de son pays.Les débats reprendront au jourd’ hui.SEULE L'ONU clare dans son rapport qu’en fait le Conseil de sécurité, au cours de ses prochaines séances, reprendra l’examen de la question du Moyen-Orient au point où il 1 a laissée le 22 novembre 1967 après avoir adopté la résolution 242.Depuis, fait valoir le secrétaire général, le Conseil n’a fait qu’examiner “un certain nombre des différents aspects du problème du Moyen-Orient”.Cependant, M.Waldheim rappelle que tous les efforts entrepris, en dehors des Nations unies, pour trouver une solution du confht du Moyen-Orient ont échoué et exprime l’espoir qu’au cours de la prochaine réunion du Conseil sur le Moyen-Orient on saura tirer avantage du fait que le Conseil est la seule instance où toutes les parties sont réunies dans la même salle”.“Le problème dont le Conseil est saisi est un problème extrêmement complexe et difficile qu'aucun gouvernement ou groupe de gouvernements n'a pu résoudre en dehors du cadre de l’Organisation des Nations unies, déclare M.Waldheim à ce propos.Mais les procédures du Conseil continuent d’offrir de précieuses possibilités de limiter les conflits et aussi d’aider les pays de la région à trouver le moyen de résoudre leurs problèmes s’ils le désirent.Le Conseil de sécurité est, pour autant que je sache, la seule instance où toutes les parties au conflit ont pu se réunir ensemble dans la même salle.Au cours du débat qui va s’ouvrir, il faut espérer que l’on pourra tirer parti de cet avantage en vue de progresser de manière constructive vers un reglement”.Le secrétaire général consacre un chapitre de son rapport aux tentatives d’opérer la relance de la mission Jarring mais il reprend à ce sujet sa déclaration du 15 septembre 1972 affirmant qu’il n’existe pas de "base commune permettant des discussions sous les auspices de l’ambassadeur Jarring”.En dehors de l’ONU et en dehors surtout du secrétaire général, de l'ONU, point de salut pour la recherche d’une solution du conflit du Moyen-Orient et, si l’on reconnaît à l'ONU compétence en la matière, il faut remanier de fond en comble la fameuse et sacro-sainte résolution du Conseil de sécurité du 22 novembre 1967, trouver autre chose que la mission Jarring et.à cet effet, définir selon une conception nouvelle le rôle que les Nations unies peuvent et doivent jouer pour éliminer les dangers de guerre au Moyen-Orient: telle est l’interprétation la plus courante dans les milieux diplomatiques de l'ONU du rapport Waldheim.A quoi le délégué israélien répond: la conclusion principale à dégager du rapport est qu'au long de toutes ces années, l'ONU n’a pas réussi à amorcer un dialogue substantiel entre Israel et les Etats ara bes.Toutes les autres méthodes ayant été tentées et ayant échoué, il apparaît clairement que sans dialogue entre les parties au conflit il ne peut pas y avoir de progrès dans la voie d’un règlement pacifique au Moyen-Orient, dit M.Tekoah.Jean-Yves Hénault L'inhumation de Jean-Yves Hénault, décédé vendredi à l’âge de 23 ans, aura lieu à 2 heures cet après-midi en la chapelle du cimetière Mont-Royal, 1297 Chemin de la Forêt, accessible par le boulevard Mont-Royal.Les amis du disparu y sont invités.Jean-Yves Hénault était le fils de l'écrivain Gilles Hénault et de la journaliste Lise Moreau.Kill l, 39 CS.6099 - BEETHOVEN - Piano Concerto No.1/Pathétique Son.; Backhaus 4 CS.6 1 73 - BACH - Organ Recital, Karl Richter CS.6243 - BACH - Suites No.2 and No 3, Ansermet CS.6375 - SIBELIUS - Symphony No I Karelia Suite, Maazel/ VPO CS 6392 - BACH - Harpsichord Cto No.1; Munchmger CS.6411 ¦ MOZART - 2 Piano Sonoto/Schumonn Andante, shkenary/rra CS.6440* - BACH &.< Piano Cto/Chopin Piano Cto No.2, Ashkena- S.64S2 - TCHAIKOVSKY - Swan loke;, Sleeping Beauty, Vien Phil.Karajan CS.6479 - MOZART - Symphony No 40/Symphony No 41 "Jupiter '; Giulim C( CS.6499 - MOZART - Piono Cto No.15/Sym.No 36, Vien Phil./Bernstein CS.6SOO - SCHUBERT - Sonatas Op 120 & 143/12 Waltzes Ashkenazy C CS 6519-STRAUSS - Horn Concertos • Tuckwell, Kertesz CS 65 27 - DVORAK - Sym.No.9 "New World (Old No.9) /Othello, Kertesz CS.6S62 - CHOPIN - 4 Scherzi/Prelude Op 45, Barcarolle, Ashkenazy C8 CS.6579 - MOZART - Piano Concertos No.6 No.20; Ashke nozy C CS.6598 - MOZART - Symphony No 40/Serenota Notturna K.239, Britten CS.6609 .R.STRAUSS • Also Sprach Zorathustra; Mehta C8 CS.6649 - SCHUBERT - Arpeggione/Bridge Sonata, Rostropo vitch, Britten CS.6664 .STRAVINSKY - Rite of Spring Mehla C CS.6671 > BRITTEN - Young Persons Guide/Variations Bridge s Theme, Britten CS.6682 - SCHUBERT - Symphonies No.4 "Tragic No.5, Ker tesz, VPO CS.6698 - RAVEL - Daphinis & Chloe 2nd Suite/Volse, Mere L'oye, Mehla, LAPO C$.6719 - LISZT - Etudes Transcendontes/Mephisfo Waltz, Ashkenazy C C$.6733 FALLA - Nights/Chopin CTO * 2, Larrocha CS.6738 - LISZT - Orpheus/Mazeppo/Huns, Mehla CS.6779 - SUPPE - 3 Overtures, Sotti, VPO C CS 678 1 - MAHLER - Symphony * 4, Stahlman, Solti CS.6782 - WAGNER - Overtures.Solti.VPO CS.6783 - BARTOK - Mandarin Music for Strings, Solti, LDO CS.6794 - CHOPIN - Sonata # 2/Volse/Etc Ashkenazy Concert OS.2S040* - VERDI - Trovatore - Highlights; Del Monaco / Tebaldi C8 OS.S206* - VERDI - Alda • Highlights, Tobaldi/Bergonzi/VPO Karajan C8 OS 15769* - NICOLAI GHIAUROV - Boss Anas Russian & Italian Operas OS.2S886 .VERDI • La Traviata - High.; Sutherland/Bergonzi/ Merrill OS.25951 - TEBALDI IN DUETS - del Monaco/Bergonzi 05.26064* - BARILYN HORNE - Adrias from French Operas OS.26103 - BACH - Magnificat Cantata No 10, Munchinger 05.26139 - GOUNOD FAUST - (Highl.) Sutherland, Corelli, Ghiaurov résidents Montréal - Québec Halifax, Saint-Jean (N.-B.).Quebec.Montréal.Ottawa.Toronto, Hamilton.Kitchener, London.Windsor.Thunder Bay.Winnipeg.Réginu, Calgary.Edmonton.Vancouver, Victoria.CLOUTIER.FONTAINE CROTEAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés L.Cloutier.M.S.C., C.A.C.Chorbonneau, C.A.R Fontaine, C.A.Y Seguin, C.A.G.Croteau, C.A.R Lafond, C.A 506 est, rue 5te-Catherine Suite 810 Montréal 132 849-9281 COURTOIS, FREOETTE, CHARETTE & CIE Comptables Agréés Flonon Fredette.c.o Guy Chorette.c.o.Roger Poupart, c a.Martin Lafeunesse.c.a Hubert Mercier, c.a.Raymond A Poirier, c.a.Jean-Paul Berti.c.a.507 Place d’Armes 842-8621 DENIS, DESMARAIS, HOULE, MOONEY ET ASSOCIÉS Comptables Agréés J P Denis.B.A , B.S.A , I.S.C., C.A Roger Houle, B.A., L.S.C .C.A.Germain Desmarois, C.A Duncan J.Mooney, C.A.Olivier Sasseville, B.A., L.S.C.C.A.Jean-Guy Lavoie, B.A , M.Sc.C, C.A Pierre Goulet, C.A.60, rue Saint-Jacques Montréal 845-5208 DeCARUFEL.DeCARUFEL t L'ESPÉRANCE Comptables Agréés 50 ouest.Place Crémazie Sente 1010 Tel 384-1890 GAUVIN, PRENOVOST, DUMAIS ET ASSOCIÉS Comptables agréés Roger Gauvin, C A Bernard Dumois, C A Roger Forget, C A Claude Boyer, C A Gilles Villeneuve, C.A.561 est, bout Crémazie Montréal 354 384-1430 GLENDINNING.IARRETT, GOULD & CIE ALEXANDER GRANT & CIE Associé* de la firme internationale ALEXANDER GRANT TANSLEY WITT Montréal.Cobourg.Toronto Brantford Windsor.Thunder Boy Winnipeg Cotgory Kamloops & Vancouver 715 CARRE VICTORIA MONTRÉAL 126 §44-3307 KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables agréés 1015 Côte Beaver Hall 866-8563 LLOYD, COUREY, WHALEN & BRUNEAU MacGILLIVRAY & CO Comptables Agréés • 360 ouest, rue St-Jacques 849-833 1 Montreal.Toronto.Homdton.Brampton.St Catherines.Port Colborne.Colqory.Vancouver MAHEU, NOËL, ANDERSON.VALIQUETTE & ASSOCIÉS Comptables Agréés Société nationale affiliée COLLINS, LOVE.EDOIS, VALIQUETTE, BARROW avec bureaux a Vancouver, Calgary.Winnipeg, Toronto, Montreal et dons d outres villes ou Canada Correspondants en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis d Amérique 507 Place d Armes (suite 1 100) Montreal 1.Que.Code 514- 842-6651 MALLETTE & CIE Comptables Agréés Paul-E.Mallette, C A André Roussel, C.A Bertrand Dumais.C.A.Gilles Choquette, C A J.-J.Lecovalier, C.A J.E de Repentigny, C.A André Massé, C.A D Robert Ganépy.C A.Jean La Couture, C.A.Rene Chénier, C.A Germain De Granpré, C.A.Michel Hébert, C.A.Louise Doue et.C.A.Michel D André, C.A 1440 ouest, rue Ste-Catherine Montréal 107 Tel.: 861-8241 Bureau à St-Jérome COOPERS & LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal 101 875-5140 ef à travers le monde MESSIER.GUY.BOURGEOIS.HOUOE, OUIMET, DESMARAIS & ASSOCIÉS, C.A.Comptables agréés Jacques Bourgeois, L.S.C., C.A Jacques Desmarats, L.S.C., C.A Robert Houde.B A , C A.Yvon Martelais, C.A.Guy Messier, L.S.C., C A Guy Messier.I S C .C.A Andre Montgroin.L.S.C.C.A Guy Ouimet, C A SO Place Crémazie Suite 921 Montréal 351 384-1020 NOISEUX, LYONNAIS, GASCON.BÉDARO, LUSSIER SÉNÉCAL & ASSOCIES Incorporant ANDRÉ ROCHETTE & CIE GEORGES AUDET & CIE Comptables agréés Membres de THE MANN JUDD INTERNATIONAL GROUP avec bureaux a Toronto.Winnipeg, Calgary, Vancouver, Etats-Unis, Fronce, Grande Bretagne, Belgique et autres pays Édifice B.C.N., Bureau 2000 500 Place d'Armes.MontréaM 26-849-7791 PRICE WATERHOUSE & CIE Comptables agréés 5 Place Ville-Marte 866-9701 Montreal, Quebec.Halifax, Otlawo, Toronto, Hamilton, London, Windsor, /mn.peg.Saskatoon, Calgary, Edmonton.Vancouver, Victoria PÉTRIE, RAYMOND t CIE, Proulx, D'Orsonnens & Cie.Comptables agréés.Suite 1225.360 ouest, rue St-Jacques.Montréal 1 26.Qué .Tél.: 288-0291 RAYMOND, CHABOT.MARTIN, PARÉ» ASSOCIES Comptables agréés 820, Tour de la Bourse Place Victoria Montréal 115, Québec 514-878-2691 Société nationale affiliée Raymond Campbell Montréal - Sherbrooke - Rouyn -Toronto - Ottawa - Edmonton -Vancouver - Victoria - Penticton RIDDELL.STEAD & CIE McLintock Main Lafrentz & Co.Comptables agrées 630 ouest, boul.Dorchester 866-7351 Calgary.Corner Brook, Edmonton.Halifax, Hamilton, London, Montreal New Westminster, Ottawa, Quebec.Regmo, St-Jeon T -N .Toronto Vancouver, Winnipeg ROBERT SAINT DENIS & CIE Comptables agréés 7000 Ave du Parc, Suite 301 Montréal 1 5 274-2797 ST GEORGES.HEBERT & CIE COMPTABLES AGREES Incorporant K.NAKASHIMA & CIE COMPTABLES AGREES J.-Guy St-Georges, C A Eddy Ghirotio.C A J -G Hebert, C A Magello Girard, C A Kimiaki Nakashima.C A J C Legoult.C.A Rejean Paille, C A Jacques Lefebvre, C A 401 est, boulevard St-Joseph Montreal 1 76 Tel.844-1044 SAMSON, BELAIR.CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS Comptables agréés Montreal Quebec Rimouskt Sherbrooke Trois-Rivières - Ottawa Suite 3100.Tour de la Bourse) Montreal 1 15 861-5741 TOUCHE ROSS & CIE FORTIER, HAWEY & CIE Comptables Agréés 1 Place Ville-Marie 861-8531 Sydney, Holifox.Saint John, Quebec.Montreal, Ottawa, Toronto Hamilton, Kitchener.London.Windsor, Winnipeg.Regmo, Saskatoon.North Battleford.Calgary.Edmonton.New Westminster.Burnaby.Vancouver.Victoria, Bermuda.Nassau et Freeport Bohomos, Grand Cayman Etats Unis, Grande Bretagne el autres pays du monde LUCIEN VIAU L ASSOCIES Comptables agréés Charles A.Gauvreou.C.A.Fernand Rheault, C.A Robert Roy, C.A.Pierre Doray, C.A Yves Chorbonneau, C.A.210 ouest, boul.Crémazie - 388-9251 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés Lucien D.ViOU, C A Armand H Viau.C A H Lionel Rabin.C A Jean Jacques Ouellette.C A J Serge Gervois.C A Waguih Boulas, C.A Jacques R Chodillon.C A Jacques Joyol, C.A 4920, m Vtr*M, Vtr0M 204 • 7788, nw Êéeewi Uldt* 690 • C$B 18 * Le Devoir, mardi 22 mai 1 973 Aussi importante que ta grève d'Asbestos" "Maintenant"analyse la lutte du front commun L'Ontario compte obtenir une plus large part du gâteau par Pierre Richard Sous le titre "fl y a un an: le front commun", la revue "Maintenant” propose dans sa livraison de mai 1973 une rétrospective et une analyse de la lutte du Front commun des 210,000 travailleurs syndiqués des secteurs public et parapu-blic ainsi que des événements de mai 1972.Principal initiateur et auteur de ce numéro spécial, M.l’abbé Louis O’Neill a expliqué hier au cours d une conference de presse pourquoi "Maintenant" s’est penché sur ces événements un an plus tard: "La lutte du Front commun en 1972 aura des répercussions au moins aussi profondes que celles issues de la grève de l’amiante à Asbestos en 1949.Il s'agit d'un événement qui déborde largement le cadre strictement syndical; il s'agit d’un événement qui atteint toute la société québécoise.' C'est avec un oeil sympathique au mouvement syndical que l'équipe de Maintenant a décidé de scruter les événements du printemps dernier.Elle ne s en cache d'ailleurs pas et explique sa position dans un éditorial rédigé par M.Pierre Va-deboncoeur et endossé par les membres de la direction de la revue.Soutenant que la plupart des critiques i du syndicalisme québécois travaillent à le détruire, "Maintenant" souligne que "loin de s en prendre aux syndicats sur le fond, sur l'orientation, sur l’idéologie, c’est pour le service de cette orientation et de cette idéologie quelle veut collaborer à l’analyse des situations"."La revue “Maintenant" ne censure pas les syndicats.Elle ne les blâme pas; elle s'interroge.tout comme ils s'interrogent eux-mêmes, sur la meilleure stratégie".lit-on en éditorial.Outre l'analyse de Louis O’Neill, le numéro spécial de "Maintenant" est constitué d’une vingtaine de témoigna- ges donnés par des syndiqués “ordinaires'’ et d'une analyse du projet de loi 89.“prolongement de la crise du Front commun”, par M.Jean-Réal Cardin, directeur du département de relations industrielles de l'université de Montréal.Au sujet des témoignages des syndiqués, M.O’Neill a déclaré: “Ceux-ci confirment que la lutte du printemps dernier n'a pas été un simple combat d'officiers et que ceux qui croient que ce fut une victoire totale pour le gouvernement se font illusion." “Ces événements, a poursuivi Louis O'Neill, ont démontré que la validité de l'hypothèse de départ de la CSN qu’il existe un “monde ordinaire" au Québec par opposition à la classe au pouvoir; ils ont confirmé la réalité de la “lutte des classes”, ou pour le moins l’existence de profonds clivages sociaux.” Dans ce sens.M.O’Neill a noté que la mise en marche du Front commun a amené la création d'un deuxième front commun, non moins réel, celui "des notables, des financiers, des éditorialistes.Enfin, a affirmé Louis O’Neill, un point d'interrogation ressort de cette crise: "Quelle place occuperont les travailleurs dans un nouveau projet de société québécoise?Dans un Québec indépendant, quelle sera leur place?Ce point d'interrogation est toujours posé." Participant à cette conférence de presse, MM.Norbert Rodrigue et Claude Girard.vice-président de la CSN, ont tous deux salué ce premier effort d’analyse des événements complexes de 1972.M.Rodrigue a souhaité que cette analyse stimule le mouvement syndical pour qu'il fasse lui-même une analyse de ces événements même s’il est pris dans les batailles quotidiennes."Dans la tête, le coeur et l'esprit des travailleurs, le front commun existe toujours.Ils l'ont prouvé le 1er mai dernier.Ce que les travailleurs ont plus de difficultés à comprendre, ce sont certains phénomènes qui se passent au niveau des structures syndica- les", a déclaré M.Rodrigue, dans une allusion aux récents tiraillements entre la CSN et la FTQ.Les responsables de la revue ont expliqué l'absence de représentants de la FTQ et de la CEQ à cette conférence de presse par le fait qu'ils n'ont pa s pu le s joind re à te mps.En éditorial, l’équipe de "Maintenant” conclut à la nécessité de travailler à rendre le peuple québécois "moins vulnérable à lapeur irraisonnée et au mensonge systématique" semés par le pouvoir en place.’ La peur et le mensonge officiel n’ont pas de prise sur un travail démocratique à ras le sol", assure-t-on.TORONTO (PC)-L’Ontario s’attend à voir les provinces obtenir une nouvelle et substantielle tranche du gâteau fiscal fédéral, cette semaine, lors de la réunion des premiers ministres du Canada à Ottawa.Dans une interview, M.John White, Trésorier de l’Ontario, a déclaré que des pressions seront exercées sur M.Trudeau pour u’il cède aux provinces une plus large part es recettes fiscales.Il existe entre celles-ci, d’ailleurs, une quasi-unanimité sur les transferts fiscaux et les programmes à frais partagés, notamment dans le domaine des soins médicaux.Le front uni des provinces, ainsi que la politique plus souple adoptée depuis quelque temps par M.Trudeau, vont sans doute déboucher sur d'importantes concessions de la part du fédéral au cours de la conférence, estime M.White.Les dix premiers ministres provinciaux, réunis avec M.Trudeau pour la première fois depuis novembre 1971, consacreront probablement le plus clair de leurs débats au réaménagement du régimedes transferts fiscaux.Vous êtes à votre compte?LA BANQUE ROYALE DU CANADA Un ministre ontarien umrBÉAh, oci.craint un Watergate fédéra! A.FRSCHKTTB a*er**ii Kéeio**! TORONTO (PC) - Le ministre ontarien de la Justice.M.Dalton Bales, a déclaré au cours de la fin de semaine, dans une interview, que la nouvelle loi fédérale sur l'espionnage électronique pouvait permettre au parti au pouvoir à Ottawa de se livrer légalement à des indiscrétions aux dépens de ses ennemis.Il a précisé qu'il sentait une certain, difficulté d'application de la nouvelle législation, qui a passé le stade de la deuxième lecture aux Communes, parce q .'elle manquait de précision."Ils auront un immense pouvoir s'ils comptent se servir de cette loi de façon abusive", a-t-il dit.M.Dales a expliqué que ce qui lui déplaisait dans la nouvelle loi est l'article donnant le pouvoir au solliciteur général de permettre l'écoute téléphonique afin de prévenir l'espionnage, le sabotage ou n'importe quelle activité dirigée contre le Canada ou contre la sécurité du pays.L'espionnage et le sabotage peuvent être facilement définis; il n'y a pas de problèmes, a-t-il dit.Par contre, on peut donner une interprétation beaucoup trop large à "n'importe quelle autre activité subversive".“S'ils reconnaissent ce principe, le solliciteur-général devrait alors être tenu de faire un rapport régulièrement, même privément si pour des raisons de sécurité nationale, il est préférable qu'il en soit ainsi." Au cours de la récente conférence fédérale-provinciale sur les Affaires juridiques, M.Baies s’était opposé à l'étendue des pouvoirs fédéraux prévus dans la loi.Québec présente trois expositions à Grenoble PARIS (PC) - Le Québec et le Danemark sont les deux Etats qui ont été invités, cette années, à participer à la Foire régionale de Grenoble, en France, qui aura lieu du 26 mai au 4 juin.Le Québec y présentera trois expositions tandis que certaines personnalités dont MM.Jean-Paul L'Allier, ministre des Communications, et Jean Chapdelaine.délégué général du Québec, en France, viendront visiter cette foire et participer à certaines manifestations prévues dans le cadre de cet événement annuel.C'est ainsi que MM.L'Allier et Chapdelaine, ayant participé au congrès annuel de l'Association France-Qué- bec.les 26 et 27 mai, dans cette ville, assisteront à une journée économique, le 29.a fait savoir un porte-parole de la Maison du Québec, à Paris.Cette journée sera consacrée notamment aux relations commerciales franco-québécoises.Les trois expositions présentées seront "Images de la Mauricie"."Québec vu par des touristes " et "Quebec en bref”.Cette dernière, qui a été présentée dans plusieurs villes de Bretagne depuis le début d’avril, est actuellement à Lille.Cette exposition est constituée d une série de kiosques traitant notamment de l’économie, la culture, l’éducation et les richesses naturelles.le 1k mi 1973 M.Jules Dupuis Directeur La Banque Royale du Canada.TOO Place d’Youville Québec, Qué.C&er monsieur Dupuis, Cosae tous le savez, les Petites et Moyennes Entreprises {P.M.E.} constituent le pivot de l'économie du pays.La Banque Royale a toujours reconnu le rôle de premier plan que les P.M.E.jouent sur la scène économique, mais je crois que le moment eat venu de souligner cette façon de voir, pour plusieurs bonnes raisons.Premièrement, il existe un besoin.C'est-â-dire que, du fait qu'une croissance dynamique s'impose dans ce secteur, le moyen tout indiqué est de mettre des fonds a la disposition des intéressés.Deuxièmement, nous aurons ainsi l'occasion de contribuer au développement de notre propre entreprise, en prenant une paît, encore plus grande du marché qui s’offre à nous.Je me permets d'insister sur le fait que la Banque Royale a pour règle d’accorder une attention particulière aux demandes de prêt des P.M.E.Je vous demande donc de faire le maximum d’efforts et de déployer toute votre imagination en vue de développer davantage cette phase déjà importante de nos opérations.Si nous réussissons â aider les P.M.E,, nous nous aiderons nous-mêmes tout en contribuant à l’essor économique du Canada.Cordialement, 0f^!rS >^7 •» Voici une lettre importante expédiée à tous nos directeurs de succursales.banque royale
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