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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 juin 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-06-15, Collections de BAnQ.

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¦ la météo Ensoleillé; un peu plus chaud.Max.: 75.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL LXIV-NO 139 Montréal, vendredi 15juin1973 15CENTS CROP se ravise La revision des résultats du sondage effectué par CROP pour le compte du Devoir indique une légère augmentation de l'avance que détient le Parti libéral sur les trois partis d'opposition, soit 34.7% au lieu de 33%.Cette revision a été rendue nécessaire à la suite d'erreurs commises par CROP dans la compilation des données de son dernier sondage.Dans son édition du 8 juin dernier.Le Devoir a publié les résultats que CROP lui a alors fournis et qu'il avait lui-méme §1 analysés.Aujourd'hui, Le Devoir publie en page 11 les résultats révisés par CROP en même temps que les explications qui les L '"affaire" étant devant /es tribunaux Jérôme Choquette s'impose le silence WÊËÊ^MËÊk M.Saint-Pierre Confirmant l'existence des bandes M.Saint-Pierre nie tout rapport entre "l'affaire" S au/nier et sa démission par Jean-V.Dufresne Affirmant que sa démission annoncée hier par le ministre de la Justice n'a aucun rapport avec l'existence de rubans sonores clandestins reliés à "l'affaire Saulnier'.le directeur de la Sûreté du Québec, M.Maurice Saint-Pierre.a néanmoins confirmé avoir eu connaissance de ces documents, et d'en avoir informé 'toutes les personnes concernées ".Dans une entrevue accordée au DEVOIR.rue Parthenais.hier après-midi, M.St-Pierre a précisé: "Si je puis dire, à ce stade, j'ai eu connaissance d'information obtenues de ceci (des rubansl.définitivement."Comme toutes les informations policières.on y devient quelque peu habitué.et nous avons fait le nécessaire dans les circonstances, et lors de l'enquête en question, le processus a été suivi et tout le monde concerné dans l'enquête a été informé, mais ce n'est pas à nous de juger comment ceci doit être employé, lors de telles commissions d'enquête."Nous avons transmis l'information au complet, sur les faits dont nous étions en possession Quant a savoir si le ministère de la Justice lui-même fut informé de l'existence et du contenu des bandes sonores, M.Saint-Pierre a de nouveau ajouté: "Tout le monde réellement concerné, qui qu'il soit, a été informé''.M.Saint-Pierre a en outre précisé qu'il avait communiqué ces informa- Voir page 6: Saint-Pierre M.Benoît par Gérait) LeBlanc QUEBEC - Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, n'a pas nié hier être au courant que des enregistrements de conversations téléphoniques du chef Saulnier n'avaient pas été déposés à l'enquête de la Commission de police.D'habitude sûr de lui et fier de pouvoir se lever en Chambre, M.Choquette a cependant refusé hier de répondre à' toute question concernant les bandes sonores dont Le Devoir révélait hier matin l'existence.A toutes les questions de l'opposition, posées d'ailleurs dans un silence de mort inhabituel à l’Assemblée nationale, M.Choquette a répondu que le fait que la cause du chef Saulnier soit encore pendante devant la Cour d'appel l’empêchait de faire tout commentaire à ce moment-ci.“Je ne voudrais pas, a-t-il dit, à ce moment-ci, faire quelque commentaire que ce soit sur l'article paru dans Le Devoir, ce matin, sur la matière traitée dans cet article, parce que cette matière est connexe ou pertinente au litige qui est actuellement pendant devant les tribunaux.'' Le ministre a d'ailleurs quitté la Chambre dès que les questions de l'opposition se sont dirigées vers une autre "victime Il va sans dire que M.Choquette n'a pas rencontré les journalistes à l'issue de la période des questions, comme le font d'habitude les ministres interrogés en Chambre.La presse parlementaire avait cependant pu observer, dès la fin de l'avant-midi.l'état d’esprit de l'homme fort du gouvernement Bourassa, alors qu'il avait accepté de commenter pour la télévision la démission du chef de la Sûreté du Québec.M.Maurice Saint-Pierre.M.Choquette avait alors menacé le correspondant de TVA de ne pas lui accorder d'entrevue s'il ne promettait pas de ne pas aborder la question des bandes sonores.A l'Assemblée nationale, c'est l'ex-ministre de la Justice de l'Union nationale.M.Rémi Paul, qui a ouvert le feu avec une triple question : U "Le ministre de la Justice peut-il confirmer ou nier l'existence det certaines bandes sonores d'enregistrement de conversations privées entre l'ex-direc-teur de la Sûreté municipale de Montréal, M.Jean-Jacques Saulnier.et certains caiids de la pègre ou du monde interlope'’" 2i "Pourquoi le ministre de la Justice n'aurait-il pas remis l'enregistrement de ces bandes sonores à la Commission de police qui a tenu l'enquête sur la conduite de M.Jean-Jacques Saulnier?" 3) "Le ministre de la Justice a-t-il l'intention de confier ces bandes d'enregistrements aux conseillers juridiques de l'enquête sur le crime organisé pour que la lumière se fasse sur le bien-fondé des déclarations enregistrées sur ces bandes sonores0" Après que M.Choquette eût justifié son refus de répondre par la présence de la cause devant la Cour d'appel, le député péquiste de Saint-Jacques.M.Claude Charron, a tenté d'entraîner le premier ministre dans le débat."Je veux demander au chef du gouvernement, a-t-il dit, s'il était au courant que le ministre de la Justice avait» en sa possession les bandes sonores et u il ne les avait pas déposées à la ommission de police." .Avant que M.Bourassa n'ait eu le temps de répondre, le président de la Chambre, M.Jean-Noël Lavoie, a déclaré non-recevable la question du dé- Voir page 6: Choquette À cause de /'usage obligatoire de /'anglais Des pilotes québécois risquent d'être congédiés à la baie James par Gérald LeBlanc QUEBEC - “Official language will be english for air-ground communications", stipule une recente directive envoyée aux seize compagnies aériennes desservant la baie James.Ecrite en anglais, datée du 8 mai et signée par J.F.Henley, conseiller en transport à la Société d'énergie de la baie James (SEBJ), cette directive a été reproduite, mercredi, à la une de l'hebdomadaire L'Echo Abitibien de Val D'Or.Informé de ce reportage.M.Ronald Tétrault a demandé au premier ministre.M.Robert Bourassa, s'il approuvait cette politique exigeant que toutes les communications aériennes se fassent désormais uniquement en anglais sur le territoire de la baie James.Après avoir admis ne pas être informé de cette politique.M.Bourassa a accusé le député abitibien de faire de la politique partisane en ne lui soumettant pas à l'avance les questions posées en Chambre.A l’extérieur de la Chambre, M Bou- rassa a affirmé qu'il vérifierait mais que la question ne semblait pas sérieuse puisque “l’anglais est reconnu comme la langue internationale" dans l'aviation.L'Echo-Abitibien, par contre, trouve la question très sérieuse puisque la directive de M.Henley pourrait faire perdre l'emploi de pilotes québécois francophones.La raison invoquée par la SEBJ pour imposer l'anglais comme seule langue de communication dans les services aériens est d'ordre sécuritaire.“In order to avoid confusion and possible misunderstanding because the large majority of pilots now fluying in the James Bay area are english-speaking only, the official language for air-ground communications within the Complex will be english.“ Cette directive vise surtout, selon l'Echo Abitibien, à satisfaire les compagnies de transport par hélicoptère, dont la plupart des pilotes sont des militaires américains ayant fait la guerre du Vietnam.On justifie cette embauche de pilotes américains par la pénurie de tels spécialistes au Quebec.L'hebdomadaire abitibien ajoute toutefois que plusieurs compagnies de transport par avion à la baie James se trouvent pénalisées par cette directive puisqu'elles comptent plusieurs pilotes québécois francophones à leur service.“Les sept compagnies stationnées à Matagami ajoute-t-on.notamment, ont 26 pilotes dont 21 Québécois.Une d'entre elles s’est dite très étonnée de voir une entreprise gouvernementale obliger ses pilotes à travailler en anglais." Cette directive surprend d'autant plus que le personnel affecté aux tours a'in-formation aux trois aéroports touchés (Matagami, L62 et Fort George) est composé exclusivement de Québécois.En éditorial, l’hebdomadaire se demande si la directive de M.Henley ne vise pas l'exclusion des compagnies de la région de Val D’Or."Nous attendons donc que la lumière Voir page 6: Baie James accompagnent.M.Choquette Mutisme à l'hôtel de ville hier par Gilles Léveillé Tard hier après-midi, le rebondissement de l'affaire Saulnier, suite aux révélations du DEVOIR, et la démission du directeur de la Sûreté du Québec.M.Maurice Saint-Pierre, n'avaient pas encore suscité de réaction à l'hôtel de ville.M Jean Drapeau, mobilisé par le débat qui se poursuit autour des espaces verts, n'avait pas encore lu les journaux du matin de la métropole, et par conséquent n'avait pas de commentaires à faire sur ces deux événements.Au journalisme qui l'interrogeait sur l’affaire des bandes sonores concernant l'ancien directeur de la police de Montréal.M Jean-Jacques Saulnier, et sur la démission du directeur de la Sûreté du Québec.M.Saint-Pierre, le maire Jean Drapeau s est contenté de déclarer qu'il préférait attendre de connaître les circonstances entourant ces événements avant de faire connaître sa réaction.Voir page 6: Mutisme Village olympique Québec soumet son plan au CIO dans une semaine par Pierre O'Neill QUEBEC - Au nom du gouvernement québécois, un document plaidant pour un village olympique temporaire sera remis au Comité International Olympique, le 23 juin, à Lausanne, en Suisse.Un porte-parole du ministère de la protection de l'Environnement a confirmé hier que les fonctionnaires de la Société d'Habitation du Québec (SHQi ont achevé le projet que réclamait le maire de Montréal, M.Jean Drapeau.Cest le commissaire général du Comité d'organisation des jeux Olympiques, M.Roger Rousseau, qui aura pour mission de présenter la thèse du gouvernement québécois à la réunion du CIO en Suisse.Cette mission lui sera confiée par le ministre responsable de la qualité de l'Environnement, M.Victor Gold bloom.Les deux hommes auront des entretiens en fin de semaine.Il apparaît cependant que le projet prépare par la Société d'Habitation du Quebec ne sera pas aussi précis que l'avait exigé le maire Drapeau, lundi, devant la commission parlementaire des Affaires municipales.Base essentiellement sur les leçons du passé et les possibilités de l'architecture, le document du Québec tend à prouver que l'installation "temporaire' d'un village olympique réduit considérablement les coûts et les dégâts sans pour autant menacer la sécurité ou restreindre le bien-être des athlètes qui participeront aux Jeux.Cette démarche auprès du Comité International Olympique n'est pas finale.indique-t-on, au ministère de l'Environnement.Pour l'instant, on s’efforce de gagner du temps.En cas d'échec, les conseillers du ministère se proposent de revenir à la charge.Ainsi, devant la Commission des Affaires municipales, le maire Drapeau s'était référé à des témoignages d'experts et notamment du professeur et architecte réputé.Ortensi.Mais en fouillant davantage, on a découvert que le maire de Montréal avait trompé les parlementaires, lundi, en faisant ressortir certains extraits de témoignages tout en camouflant les autres.Entre-temps, à l'Assemblée nationale.le Parti québécois ne .cesse de presser le gouvernement Bourassa.Au député Marcel Léger qui aurait souhaité que le gouvernement délègue Magruder innocente Nixon Le feu vert de Watergate a été donné par Mitchell WASHINGTON (d'après AP.l'AFP et Reuten - Jeb Stuart Magruder a confirmé hier la responsabilité de John Mitchell avec qui il a admis avoir préparé un projet de cambriolage et d'espionnage du quartier général démocrate.Magruder, dont le témoignage incrimine aussi John Dean et Bob Haldeman ainsi qu'une demi-douzaine d'autres personnages de second plan en rapport avec les nombreuses tentatives d'étouffer l'affaire, a révélé que ces collaborateurs de la Maison-Blanche et lui-mème ont craint que l'éclatement du scandale en pleine campagne électorale ne coûte la victoire au président Nixon.Avouant avoir menti aux enquêteurs et au procès des accusés du Watergate.Magruder a toutefois exonéré de tout blâme le président qui, a-t-il dit."ne savait rien de nos erreurs dans cette affaire".Magruder a précisé qu'il avait assisté à la réunion au cours de laquelle l'ancien procureur général des Etats-Unis, John Mitchell, avait approuvé formellement le cambriolage et l'espionnage du quartier général des démocrates.Bon Haldeman, était également au courant du projet, a affirmé Magruder.Strachan a déclaré hier de son côté qu'il était prêt à confirmer que Haldeman.son patron, était au courant de toute l'affaire et expliquer le rôle de ce dernier pour étouffer le scandale, si la commission Ervin lui accordait une immunité juridique.La commission chargée d'enquêter sur le scandale a fait savoir hier qu elle était prête à lui accorder une immunité partielle comme aux autres témoins clé Mitchell, Dean et Strachan.a poursuivi le témoin, ainsi qu'une demi-douzaine de personnages moins importants, sont spontanément tombés Voir page 6: Watergate un représentant spécial à la réunion de Lausanne, le premier ministre Bourassa a simplement rappelé qu'il existe déjà un comité composé de trois sous-ministres et de représentants de Montréal, chargé de faire rapport régulièrement au gouvernement Ce comité, a indiqué M.Bourassa, a pour mandat d'examiner les activités et les implications financières des décisions du Comité d'organisation des jeux Olympiques (COJO).La Chambre vote la confiance par Claude Lemeiin OTTAWA - Assuré que le gouvernement Trudeau allait défaire hier en soirée, grâce aux néo-démocrates, la motion de non-confiance présentée par les progressistes-conservateurs, conscient que le contrôle sur les exportations d’essence et d’huile de chauffe annoncé hier par son collègue de l'Energie.Don McDonald, venait de couper l'herbe sous le pied du ténor économique de l'opposition officielle James Gillies, le ministre fédéral des Finances.John Turner s’est permis de réagir de façon tout à fait décontractée au gel des prix et autres mesures anti-inflationnistes que le président Nixon a décrétées mercredi soir aux Etats-Unis."Cette question me parait pour le moins étrange, venant d'un parti qui veut émanciper sa politique économique de celle des Etats-Unis, a répliqué le ministre au chef conservateur Robert Stanfield, qui lui demandait si la décision du président Nixon inciterait le gouvernement à reviser ses positions, à accepter les suggestions des conservateurs et à décréter un gel des prix au Canada.“Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis mettent à l'épreuve un système de contrôles des prix et salaires et même un gel complet, a poursuivi M.Turner, ce n'est pas non plus la première fois que le président a recours à ce qu'il appelle des contrôles sélectifs et obligatoires, puisqu'il s'agit de la troisième phase de leur politique anti-inflationniste.Je rappelle toutefois à M.Stanfield que malgré tous ces efforts, les prix ont augmenté plus rapidement aux Etats-Unis qu'au Canada depuis le début de l'année".Le ' ministre des Finances s’est cependant dit préoccupé, en réponse à une question du chef néo-démocrate David Lewis, pr une des mesures annoncées par M.Nixon, soit la suppression des droits de douane américains sur les viandes et les grains de provende, parce que cette mesure pourrait inciter les producteurs canadiens à exporter davantage, au détriment de l’approvisionnement du marché canadien.Il a promis d'étudier ce problème.en consultation avec son collègue de l'Agriculture Mais l'opposition n a pas réussi, hier, à coincer M.Turner en exploitant la décision spectaculaire de la Maison Blanche.Sans s'émouvoir, le ministre a répété que le gouvernement a un plan d’urgence de contrôle des prix et salaires a mettre en oeuvre, si jamais be- Voir page 6: La Chambre J.-P.Mercier, compagnon de fugue de Mesrine, est repris Un autre collaborateur de la Maison-Blanche, Gordon Strachan.adjoint de Contrôle sur l'exportation de carburants OTTAWA (PCi - Devant la menace sérieuse de pénurie d’essence et de pétrole au Canada, le gouvernement Trudeau a décidé d'imposer des contrôles temporaires sur l'exportation de l'essence à moteur et de l'huile de chauffe.Cest le ministre de l'Energie, des Mines et Ressources.M.Donald Mac-Donald.qui a fait part de cette décision, hier aux Communes, en précisant que les nouvelles mesures entreront en vigueur dès minuit ce soir, vendredi.Le ministre n'a pu cependant expliquer combien de temps durerait cette période de contrôle.Celle-ci sera liée à l'amélioration Voir page 6 : Contrôle Jean-Paul Mercier, dont le nom a souvent été associé à celui de Jacques Mesrine, a été arrêté hier après-midi par la police, alors qu’il se trouvait dans une maison de la rue Molière, à Laval-des-Rapides.Au moment de son arrestation, Mercier était armé, mais la police a précisé qu'aucun coup de feu n'avait été tiré.On se rappelle que le 13 mai dernier, Jean-Paul Mercier s était évadé une deuxième fois de l’Unité spéciale à sécurité maximum du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, en compagnie de Gilles Gingras, André Ouellet, Michel La-fleur et Robert Imbeault qui ont déjà été repris tous les quatre par la police.La capture de Mercier met fin à une gigantesque chasse à l'homme, opérée conjointement par la police de la CUM.la Sûreté du Québec et la GRC.L'évasion de Mercier et de quatre autres prisonniers avait suscité un débat très vif aux Communes d'Ottawa et avait forcé le Solliciteur général du Canada à ordonner la tenue d’une enquête royale sur le fonctionnement du système pénitentiaire au Québec.La Sûreté du Québec avait, pour sa part, révélé que les autorités du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines avaient été prévenues plusieurs jours avant son exécution du plan d’évasion élaboré par Mercier et ses complices.Ces révélations avaient amené plusieurs hommes politiques à affirmer pu- bliquement que les évadés avaient alors bénéficié d une "complicité à l’intérieur même des murs" de la part du personnel de la prison.Peu avant son évasion, Jean-Paul Mercier avait été condamné à deux peines d'emprisonnement à vie après avoir plaidé coupable à l’accusation d'avoir assassiné deux gardes-chasses du comté Voir page 6: Mercier 2 • Le Devoir, vendredi 1 5 juin 1973 Une soirée l’Altitude W C’est toi « moi « quelques chandelles, mille étoiles et quelques cocktails de la musique, quelques pas de danse et la ville à tes pieds un long buffet rniLL de saumon et de rosbif, de jambon et de dinde, de sauce champagne et de salades, de pâtisseries et de fromages; * * h h »i Il il il till encore plus de danse et de musique, un étage plus bas à l’Alti-thèque 727.Altitude 737 au 45e étage de l'édifice de la Banque Royale.Place Ville-Marie.Réservations: 861-3511 Administré pur le Reine Elirabeth Le stationnement n est que de $1 00 au "Canadawide Parking" de la P V M dès 18h30, si vous faites valider votre billet à l'Altitude 737 Le rapport annuel de la Commission de la fonction publique 12.7% des fonctionnaires embauchés l'an dernier étaient titulaires de postes de langue française par Claude Lemelin OTTAWA Des 38,568 nouveaux fonctionnaires fédéraux embauchés en 1972 sous l’empire de la loi sur l’emploi dans la fonction publique, seulement 4,889, soit 12.7 pour cent, étaient titulaires de postes de langue française.En revanche, 29.697 des nominations de nouveaux employés, soit 77 pour cent du total, ont servi à corn bler des postes unilingues anglais.Des 49.916 mutations et promotions effectuées la même année sous l’autorité de la Commission de la fonction publi-ue, seulement 4,836.c'est-à-dire 9.7 pour cent, ont touché es titulaires de postes de langue française.En revanche, 78.5 pour cent des mutations et promotions concernaient des postes unilingues anglais.Globalement, seulement 9,725 des 88,484 nominations faites en 1972 au sein du fonctionnariat fédéral ont rempli des postes unilingues français, comparativement à 66.884 nominations à des postes unilingues anglais.Tels sont les faits saillants qui se dégagent de la statistique sur les exigences linguistiques des postes de l'administration publique du Canada, que dévoile la Commission de la fonction publique dans son dernier rapport annuel.Si dérisoires que puissent paraître ces chiffres, ils signalent pourtant qu'un léger progrès a été accompli en 1972 vers légalité linguistique au sein du fonctionnariat fédéral.Car en 1971, seulement 2,577 nominations de nouveaux employés concernaient des postes de langue française, soit 9.3 pour cent d'un total de 27,706' tandis que seulement 7.5 pour cent des mutations et promotions, ou 2.932 sur un total de 38,969.touchaient des postes dont le français était la seule exigence linguistique.Cn constate donc, au cours de l'année 1972, une progression assez remarquable de l'embauche, des mutations et des promotions à des postes unilingues français, tout au moins en chiffres absolus: le chiffre global passe de 5.509 à 9,725 comparativement à 1971, une augmentation d'environ 76 pour cent.En chiffres relatifs, toutefois, la progression est beaucoup plus modeste, puisque le nombre des nominations de tous types a augmenté lui-même de quelque 32 pour cent.La progression est d'autant plus modeste, au chapitre de l'embauche, que si la structure linguistique du personnel recruté par Ottawa en 1972 devait refléter celle de la population canadienne, c’est environ 11,000 nouveaux titulaires de postes de langue française que la Commission de la fonction publique et les ministères auraient du nommer, plutôt que moins de 5,000.Encore ce chiffre du recrutement francophone ne reflèterait-il aucun facteur de ‘rattrapage" comme il le devrait, étant donné la sous-représentation des Canadiens français dans l'ensemble du fonctionnariat, que le recrutement devrait tendre à corriger Pour ce qui est des nominations à des postes bilingues, on observe en 1972 cependant un net recul comparativement à 1971.En effet, le nombre des nouveaux employés affectés à cette catégorie de postes n'a augmenté que de 297 pour atteindre 2.416.alors que l'ensemble des nominations grimpaient de 27.706 à 38.568.La proportion des nouveaux employés nommés à des postes bilingues est donc tombée de 7.6 a 6.3 pour cent.On constate la même évolution pour ce qui est des mutations et des promotions de fonctionnaires déjà en place à des postes bilingues.En 1971, cette catégorie de nominations atteignait 3,928, soit 10 pour cent du total; en 1972 ces nominations ont progressé jusqu'à 4,328 une hausse de 400, ce qui a fait tomber la proportion à 8.6 pour cent.Signalons qu en conséquence, l’évolution du recrutement des mutations et des promotions s'est éloigné en 1972 de la norme posée par le président du Conseil du trésor, M.Charles Drury, selon laquelle environ 10 pour cent au moins de tous les postes de l'administration fédérale devraient être bilingues d'ici cinq ans.Or.pour que cet objectif soit atteint, il faudrait que la proportion des employés embauchés, mutés ou promus qui sont bilingues soit supérieure à la norme visée d'ici 1978.Somme toute, le rapport annuel de la Commission de la fonction publique pour 1972 parait confirmer les conclusions alarmantes des études du groupe Coulombe, pour qui les mesures adoptées jusqu'ici pour promouvoir le bilinguisme et l égalité linguistique à Ottawa étaient relativement inefficaces.Il faut dire, toutefois, que la résolution Trudeau sur le bilinguisme, adoptée récemment par les Communes, prévoit justement une intensification de l'effort de recrutement de fonctionnaires de langue française et de développement du bilinguisme dans la fonction publique.Le rapport annuel déposé tard mercredi par la Commission de la fonction publique fournit toutefois des chiffres détaillés, par catégorie d’occupations et selon les exigences linguistiques des postes, qui permettent de nuancer l'évaluation globale faite ci-dessus.Dans la catégorie prestigieuse des cadres de direction, d'abord, on observe des progrès très satisfaisants des nominations dans une perspective d'égalité linguistique.Alors qu'aucun cadre n'avait été nommé en 1971 à un poste de langue française dans cette catégorie, on relève en 1972 trois nominations.sur un total de 257, il est vrai, alors que simultanément 182 cadres de direction ont été nommés à des postes unilingues anglais.Cependant, l'objectif du gouvernement, pour cette catégorie de postes de la plus haute importance, est de s'assurer que, d'ici 1978, environ 90 pour cent des titulaires seront bilingues.Les progrès des nominations bilingues sont donc les plus significatifs, et ils sont remarquables.Le nombre des cadres de direction bilingues recrutés hors de la fonction publique est ainsi passé de 7 à 12 en 1972, la proportion passant de 23 à 34 pour cent.En ce qui a trait aux mutations et promotions à l'intérieur de la fonction publique, le nombre des cadres de direction affectés à des postes bilingues est passé de 17 à 43.la proportion passant de 13.8 a 19.3 pour cent.Un autre tableau du rapport indique qu environ la moitié des cadres de direction mutés ou promus à des postes bilingues étaient des francophones.Deux autres catégories d'occupation sont numériquement beaucoup plus importantes et d'une importance tout aussi stratégique, puisque c'est en leur sein que se recrutent la plupart des cadres de direction, le personnel scientifique et professionnel, ainsi que le personnel de l'administration et du service extérieur.19,081 des 88,484 nominations faites en 1972 l’ont été dans ces deux catégories de postes.Or.dans les deux cas, on observe cette année-là une diminution relative des nominations de nouveaux employés à des postes unilingues français: de 14 à 12 pour cent pour le personnel scientifique et professionnel et de 13.6 à 9.4 pour cent en ce qui a trait au personnel d’administration et du service extérieur.En outre, les mutations et promotions du personnel scientifique et professionnel déjà en place à des postes de langue française sont restées à peu près au même niveau, passant de 6.2 à 6.7 pour cent (ce qui représente en 1972 seulement 194 nominations sur un total de 2,871).Bien plus: dans la catégorie de l'administration et du service extérieur, les promotions et mutations à des postes de langue française n’ont augmenté que d'un (pour atteindre 519 sur un total de 9.057 nominations), ce qui fait chuter la proportion du total de 6.7 à 5.7 pour cent.Pour ce qui est des nominations à des postes bilingues, dans ces deux catégories, les chiffres de 1972 ne sont guère plus encourageants: pour le personnel scientifique et professionnel, les proportions tombent de 7.1'à 5.7 pour cent (embauche) et de 8.0 à 7.2 pour cent (mutations et promotions).Dans le cas du personnel d'administration et du service extérieur, la proportion des mutations et promotions à des postes bilingues tombe de 16.9 à 14.8 pour cent.On constate toutefois un progrès de l'embauche à des postes bilingues, puisque la proportion pertinente passe de 12.3 à 15.9 pour cent.Une quatrième catégorie d'occupations de la fonction • publique fédérale est d'un intérêt particulier pour les diplômés des universités et cegeps du Québec.11 s'agit des postes à caractère technique, pour lesquels Ottawa a dû embaucher 2,598 nouveaux fonctionnaires en 1972 et muter ou promouvoir 5,076 autres déjà à son emploi.Dans cette catégorie, on constate aussi l’an dernier deux tendances contraires au plan linguistique.Tandis que la proportion du personnel embauché, muté ou promu à des postes de langue française progressait quelque peu (de 2.7 à 7.5 pour cent du total des nominations), on constatait une régression, en chiffres absolus et en proportion, du personnel affecté à des postes bilingues (de 11.5 à 8.2 pour cent du total).Quelques données, enfin, sur les deux autres catégories d'emplois du fonctionnariat fédéral qui, si elles ont moins d'importance politique, absorbe pourtant bon an mal an le gros de la croissance des effectifs et des permutations de fonctionnaires.D'abord, le personnel de soutien administratif.Des 38,358 nominations de tous types faites en 1972 dans cette catégorie, 11.4 pour cent visaient des postes de langue française, une forte augmentation relativement à 1971 (alors que la proportion était de 6.8 pour cent), mais cela ne représentait que 4,365 postes, comparativement à 28,723 postes unilingues anglais comblés la même année.Pour ce qui est des postes bilingues, on observe dans cette catégorie une légère régression proportionnelle, de 9.5 à 8.5 pour cent.La dernière catégorie, celle des ''humbles" le personnel d'exploitation - affiche les mêmes tendances.Seulement 3,308 des nominations dans cette catégorie visaient des postes de langue française sur un total de 22,626, soit 14.6 pour cent.Mais c'est un progrès comparativement au 12.5 pour cent de l'année précédente.Toutefois, la proportion des postes bilingues comblés est tombée de 3.4 à 1.8 pour cent.M.Sharp met en garde contre la domination des “grands Ottawa COPENHAGUE (CP) - Il est à craindre que l'OTAN ne vienne à être dominée par ses membres les plus puissants.Telle est la mise en garde qu'a donnée hier le ministre canadien des affaires extérieures aux ministres des affaires étrangères des pays membres de l'OTAN réunis au Danemark.M.Sharp a appuyé les Etats-Unis dans leur demande de révision du pacte Atlantique, notant toutefois que le Canada OTTAWA (Le Devoir) La Ligue des droits de l'homme.dans un mémoire déposé hier à la Commission parlementaire sur la Justice, propose que les gouvernements fédéral et provinciaux instituent, dans les plus brefs délais, une commission d'étude pour préparer une législation d’ensemble sur la protection de la vie privée.Cette Commission de la protection de la vie privée devrait être le seul organisme habilité à autoriser l'écoute électronique, sous n'importe laquelle de ses formes.POUR FAVEUR OBTENUE PAR T.V." à l'OTAN n'accepterait pas des décisions et des consultations bilatérales."Les relations atlantiques n'intéressent pas seulement les pays importants mais tous les Etats membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord." Le Canada est certes un pays nord-américain, a poursuivi M.Sharp, mais dans ses relations atlantiques, il doit tenir compte de ses liens avec son propre continent et avec le continent européen.La responsabilité de cette autorisation, dit le mémoire, ne devrait pas relever d'un juge ou du solliciteur général.comme tel est le cas.Pour protéger le citoyen contre l'écoute électronique, la Ligue des droits de l'homme demande que “tout citoyen ou groupe de citoyens qui en fait la demande à la commission de la protection de la vie privée, doit obtenir.dans les huit jours qui suivent sa demande une réponse formelle, sous forme d’un affidavit, lui disant s’il est ou s'il a été l’objet d’écoute électronique, dans quelles circonstances et par quels moyens." TORONTO (CP) Plusieurs lignes aériennes viennent de révéler que les réservations pour les traversées de l'Atlantique cet été n’étaient pas aussi nombreuses que prévu.Les compagnies Air Canada, CP Air, BOAC et Air France ont fait savoir que le nombre de billets vendus pour cet été était substantiellement moins gros que celui des billets vendus l'été dernier.Une seule compagnie fait exception à cette regie: Alitalia, avec sa liaison directe Toronto-Italie.OTTAWA (CP) - Une trentaine de résolutions ont été adoptées au congrès de l’Association canadienne des consommateurs.à Ottawa, où les participants en sont venus à la conclusion qu'il était difficile d'établir des priorités, vu le petit nombre de personnes intéressées à défendre les intérêts des consommateurs et la très large gamme de problèmes qu'ils devaient régler Parmi les résolutions adoptées, notons celle sur l'inspection universelle de la viande, une autre sur une restriction dans l'usage des antibiotiques dans les moulées destinées aux animaux, une portant sur la publicité des médicaments, l’abolition de la publicité destinée aux enfants et la nomination d’un ombudsman par le gouvernement fédéral.TORONTO (CP) - Le Canada devrait organiser en 1974 une conférence internationale sur la croissance de la population mondiale.Tel est le voeu du Conseil national des femmes canadiennes, dont les membres se sont réunis en congrès à Toronto.Ces derniers ont aussi recommandé au gouvernement qu'il interdise l’usage de certains herbicides, qu’on soupçonne causer des malformations congénitales.Les délégués ont aussi recommandé que toute personne constatant qu'un enfant est maltraité par ses parents ou ses tuteurs en fasse part aux autorités, à défaut de quoi il serait condamné à l’amende.OSHAWA (CP) - Le leader du parti progressiste-conservateur, M.Robert Stanfield, est d’avis qu’une commission parlementaire fasse une revision complète du pacte de l’automobile intervenu entre le Canada et les Etats-Unis.Les membres de la commission, a proposé M.Stanfield.pourraient être chargés de déterminer les La société italienne, qui a inscrit à son horaire un départ par jour, portera à quatre le nombre de décollages vers ITtalie dès le 22 juin.Si les voyages transatlantiques semblent baisser en popularité, les deux transporteurs canadiens.Air Canada et CP Air, annoncent toutefois que la popularité des voyages à 1 intérieur du Canada a augmenté de beaucoup, si l'on considère que le nombre de billets vendus pour cet été est de 23% plus important ue pour la même période l'an ermer.avantages du pacte, ses points faibles et ensuite faire des recommandations pertinentes au gouvernement.Une telle contribution serait à l'avantage du consommateur canadien en général et des ouvriers de l’automobile.TORONTO (CP) -Le Syndicat canadien de la fonction publique a accusé hier le gouvernement ontarien d’être le "seul et unique responsable des salaires de misere que touchent les employés d'hôpitaux" et a laissé entendre que ces travailleurs ne pourraient pas endurer l'adoption d'une autre loi restreignant leurs droits.Cette prise de position est énoncée dans un mémoire remis hier par le SCFP au cabinet de Queen’s Park.Le mémoire demande le rappel de la loi sur les conflits hospitaliers en Ontario, loi qui défend la grève dans les hôpitaux et qui porte à l'arbitrage les condlits naissant de négociations pour de nouveaux contrats de travail.TORONTO (CP) - Un sondage effectué auprès de 1,989 postes d’essence aux Etats-Unis indique que 32% de ces stations ont réduit leurs heures d'ouvertures et 7% ont réduit leurs ventes d’essence.Dans la plupart des cas, les ventes d’essence à des automobilistes sont limitées à dix gallons.Le relevé a été fait dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre, des Grands Lacs, de l’Ouest et du sud-centre des Etats-Unis.Le fait que les heures d’ouverture sont abrégées et que l’essence est rationnée aux clients s’explique par la pénurie de carburant que connaît actuellement les Etats-Unis.MONCTON (CP) - L'efficacité des services offerts par les fonctionnaires francophones du ministère de l'Agriculture du Nouveau-Brunswick dans le sud-est de la province a été mise en doute hier devant les membres d'une commission sénatoriale sur l’agriculture.Ces derniers s’étaient rendus à Moncton, dans le cours d’une étude qu'ils font sur l’avenir des fermes marginales et des terres abandonnées dans l’est du Canada, notamment dans le Nouveau-Brunswick, a déclaré que ses fonctionnaires francophones donnaient un assez bon service, mais qu’il lui manquait de personnel.TORONTO (CP) - Le président honoraire du Comité pour un Canada indépendant, M.Edwin Goodman, a accusé hier le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield de faire preuve d’esprit de clocher en s’opposant au projet de loi sur le contrôle des investissements étrangers.M.Hatfield avait déclaré mardi quç sa Protection de la vie privée La Ligue des droits propose une commission fédérale-provinciale Moins de traversées atlantiques cet été province devrait être exemptée des mesures préconisées dans ce projet de loi, pour ne pas freiner son développement industriel.Le meme thème a été abordé par le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, M.Gerald Regan, qui a déclaré à Halifax que ce projet de loi, s'il était adopté, serait de nature à nuire au développement industriel des provinces de l’Atlantique.OTTAWA (CP) - Des administrateurs des marchés Dominion ont exprimé l’avis hier devant la commission parlementaire sur la hausse des prix de l’alimentation que la Commission de revision des prix, nouvellement créée, devrait pouvoir étudier toutes les hausses de prix, non seulement celles qui s’appliquent au domaine de l’alimentation.Le coût de la main-d’oeuvre, a déclaré un porte-parole de la compagnie Dominion, est l’un des principaux facteurs de la hausse des coûts de l’alimentation.Si on ne cherche pas dès maintenant à r on peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER fUN, % ÇPolxltx ûnc.6603 BCJUL.ST-LAURENT 6520, ST-DENIS 10S 26, ST-LAURENT 185 est, DeCASTELNEAU 710O, rue Joseph Renaud, Ville d'Anjou Tél : 277-2135 contrôler les prix et les salaires, a-t-il prédit, on ne peut attendre autre chose que de nouvelles hausses des prix.Dominion a suggéré quatre mesures au gouvernement pour enrayer la hausse des prix: écourter les heures d'ouverture des magasins, réduire de neuf pour cent les impôts des magasins d’alimentation au détail, étendre à tous les prix la juridiction de la Régie et créer une régie de revision des salaires.Volontaires par excellence Ces personnes de différents âges et de différents milieux accomplissent des tâches importantes et essentielles pour la Croix-Rouge.VOUS AUSSI POUVEZ AIDER.+ SERVICE D’APPEIS TELEPHONIQUES Personnalisé Pour /(Y renseignements ^ sans obligation, appelez Tél.: 866-6921 éèTns communications - services A 48 Ml.SEULEMENT DE MONTRÉAL PAR MOIS SEULEMENT* PINE HILL, QUÉBEC DANS LE SITE MAGNIFIQUE indiAn lJIke Pour $5,995, vous pouvez devenir l'heureux propriétaire de ce chalet en pin.Le prix comprend terrain, fondation, installation électrique, toilette et fosse septique, vaste galerie et avant-toit pare-soleil (Foyer avec supplément).Autres modèles tout compris “ $4,600 à $10,000 Venez nous voir en fin de semaine.Route 8 jusqu'à Lachute, puis route 327-Nord jusqu'à Brownsburg Au feu, tournez à droite et roulez vers le Nord pendant 6.5 milles, jusqu'à Pine Hill.Suivre les panneaux Indian Lake, à gauche Nous sommes situés à 2 m.avant le Club de golf du lac Carling,__________________ RENSEIGNEMENTS: 735-2792 « » Ottawa prolonge le délai à Cabano Le ministère fédéral de l’Expansion économique régionale (MEER) a confirmé à la Société populaire des pâtes et papiers du Québec (SPPPQ) une extension de trois mois du délai accordé pour la mise en chantier de la cartonnerie de Cabano.La date d’échéance qui avait été fixée par le gouvernement fédéral au 1er juin 1973 pour sa participation financière au projet de cartonnerie est donc prolongée au 1er septembre 1973.Rappelons que le 20 septembre 1972 M.Jean Marchand, alors ministre responsable du MEER.avait fait une offre de subvention à la SPPPQ de l’ordre de $5,280,000.en plus d’un montant de $4.7 millions devant être pris à même le budget de l'entente Canada-Québec pour l’Est de la province.Dans une lettre qu'il vient de faire parvenir aux directeurs de la Société populaire des pâtes et papiers du Québec.le sous-ministre fédéral de l'Expansion économique régionale, M.E.C.Aquili-na, précise que tous les autres termes et conditions de l’offre fédérale demeurent inchangés et qu’ils devront par conséquent être respectés.Parmi ces "termes et conditions” figure au premier plan le coût global des travaux de construction de l’usine sur lequel portent les actuelles négociations, jugées ardues, entre la SPPPQ et la société belge Sybetra.Il semble que le coût de la construction de l’usine de Cabano pourrait dépasser de $13 millions le montant estimé au départ, soit $45 millions au lieu de $32 millions.LÀ C'EST LE TEMPS \ tJrs âwrrièeps MO.DO EN EMAIL CUIT NOS PRIX SONT IMBATTABLES! 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LE DEVOIR Montréal, vendredi 1 5 juin 1973 APERITIF Feu d'artifice exceptionnel à la St-Jean par Clément Trudel Le calendrier des fêtes de la Saint-Jean.édition 1973.est maintenant connu.Il a été rendu public hier par le comité des fêtes nationale de la Saint-Jean qui insistent sur le côté exceptionnel du feu d'artifice - au parc Jeanne-Mance, le 23 r et sur l'invitation lancée à tous pour la "marche des Québécois" depuis le parc Laurier jusqu'au Vieux Montréal, le dimanche 24 juin Avant que cette marche ne commence, 50 des meilleures pancartes seront jugées et primées et l'on incite tous les jeunes à se munir de bâtons, cartons et gouache pour exprimer à leur façon la gaieté de la marche de la Saint-Jean.11 faut réhabituer le public à sa fête nationale, a dit Mia Riddez.Il ne s'agit pas de souligner une victoire guerrière ou une révolution mais bien de convier les Québécois et les Québécoises d'adoption à se réjouir.Pour sa part, le commentateur Roger Baulu insiste sur la "soirée de l'amitié québécoise" qui se tiendra à l'hôtel Windsor le mardi 19 juin, grâce à la participation active du ministère québécois de l'Immigration et de l'Institut des brasseurs du Québec, Yvan Canuel laisse prévoir un spectacle audio-visuel inoubliable le soir du 23, alors que les productions Quiry réaliseront un montage proprement québécois - s'il pleuvait, le feu d'artifice et le bûcher seraient remis au dimanche ou au lundi soir.Voir page 6: Feu d'artifice La "guérilla" se poursuit à Air Canada Pendant que les mécaniciens à l'emploi d'Air Canada poursuivaient leur "guérilla" contre la compagnie, le médiateur spécial nommé par le gouvernement.M.Bernard Wilson, sous-ministre fédéral du Travail, s'est entretenu hier séparément avec les deux parties.Rien n'a transpiré de ces pourparlers.On sait seulement que M.Wilson a rencontré d'abord les représentants des mécaniciens et qu'il devait, plus tard dans la journée, rencontrer les négociateurs d'Air Canada, avant de tenter d'obtenir une réunion conjointe avec les deux parties en cause.Entre-temps, les mécaniciens d'Air Canada oijt effectué une grève de 24 heures dans huit aéroports du Québec et de l'Ontario, à Val d'Or.Rouyn, Timmins.North-Bay, Sudbury.Earlton.Sault-Ste-Marie et London.En outre, 150 autres mécaniciens ont quitté le travail pendant 40 minutes à l'aéroport de Toronto, sans consulter au préalable leurs dirigeants syndicaux.Mercredi.3.572 mécaniciens avaient fait une grève de 24 heures à Montréal, Sept-Iles.Yarmouth, Sydney, Gander et Stephenville.mais le service d'Air Canada avait été maintenu.Cependant, à Montréal.Air Canada avait dû fermer ses ateliers d'entretien et de réparation.Politique scolaire et municipale ne font qu un à Saint-Léonard par Gilles Provost Un mime s'est chargé de dérider les Montréalais qui prennent le soleil au Square Dominion, le midi.Grimé, fl observe, il parodie, il imite, il mime.Déjà bien des gens lui sont reconnaissants d’avoir égayé leur journée par ses contorsions.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) t x * - -, ; * M '*4"; |M?Le juge Brunet référera au procureur général le cas de deux témoins qui se seraient parjurés par Bernard Racine, de la PC Le cas de deux témoins qui se seraient parjurés dans des déclarations faites à la police sera référé au procureur général, a déclaré hier le juge Rhéal Brunet, qui préside l'enquête sur le crime organisé.Edward Belcher, 47 ans.et Jean-Charles Larose, 72 ans, deux preneurs aux livres qui ont été appelés comme témoins à l'enquête, ont tous deux admis avoir fait de fausses déclarations à la police, le 25 mars dernier, après avoir été arrêtés au cours d'une descente.Belcher avait admis mercredi que dans la déclaration qu'il avait faite à la police après son arrestation il avait affirmé être à l'emploi de Jack Zimmerman.alors que celr.était faux.En réalité, il était preneur aux livres en société avec Larose et il s'était arrangé pour occuper le même local que Zimmerman afin de diviser avec lui les frais d'opération.Belcher avait expliqué aux commissaires qu'en faisant cette déclaration il espérait qu'un seul homme serait accusé d'avoir tenu une maison de jeu et que cette accusation serait portée contre Zimmerman.Le témoin avait ajouté qu'il avait décidé de dire la vérité à l'enquête.Hier, dès le début de son témoignage, Larose a aussi avoué que les déclarations qu’il avait faites à la police à cette occasion contenaient des faussetés Il a expliqué qu'au mois de mars il relevait d'une opération pour le cancer et qu'il avait 1 habitude de se coucher vers 10 heures du soir.La police avait commencé à l'interroger vers minuit et a terminé vers 2 heures du matin, a-t-il dit."A 2 heures du matin, j'aurais signé n'importe quoi ".par Gilles Léveillé Le refus du gouvernement du Manitoba d'autoriser la tenue sur son territoire d une loterie en faveur des Jeux olympiques ne mettra pas en danger le deuxième programme d’autofinancement du COJO.C'est ce qu'a laissé entendre hier le commissaire général des Jeux de 1976, M.Roger Rousseau, lorsque nous l avons interrogé quant à l'impact de la décision de Winnipeg sur le programme de revenus de $32 millions de la XXIe Olympiade.M.Rousseau a dit regretter la décision rendue publique par le ministre des Loisirs du Manitoba, M.Larry Desjardins, mercredi, car elle constituait "un bris” dans le Canada.Il ne s'agit pas seulement de la perte d'une source de financement Il a expliqué que les policiers lui avaient dit qu'il pourrait rentrer chez lui dès qu’il aurait fait une déclaration et que d’ailleurs deux autres personnes arrêtées au cours de la même descente avaient fait des déclarations.Les deux hommes auxquels la police faisait mais aussi d’une faille dans la participation de tous les Canadiens à la présentation des Jeux.Pour ce qui est de l’impact sur les revenus, le commissaire-général a fait remarquer qu'il était difficile de l'évaluer car le programme n'a pas été mesuré en termes de rendement par province.Mais on peut croire que le manque à gagner sera relativement minime, en raison de la faible proportion que représente la population du Manitoba dans l'ensemble du pays.Le coeur du programme des loteries, a expliqué M.Rousseau, est au Québec et en Ontario.et dans les deux cas, nous avons “le feu vert" des gouvernements concernés.Voir page 6: Le refus Le Conseil municipal de Saint Léonard, divisé en deux clans depuis qu'il a été secoué par une enquête publique de la Commission des affaires municipales (suscitée par LE DEVOIR en 197D, semble bien avoir choisi les prochaines élections scolaires du 18 juin pour régler ses comptes.Il est en effet manifeste que deux clans s'opposent dans la nouvelle commission scolaire de l'est dont les quartiers 9 à 13 correspondent à la municipalité de Saint-Léonard.Il y a d'une part le groupe de M.Ralph Di Zazzo.frère du tout-puissant conseiller municipal Jean Di Zazzoï.qui regroupe MM.Raffael ladeluca, no 9, (frère du conseiller municipal Herminio ladeluca), M.Yvon Desrochers (no 18), M.Ralph Di Zazzo (no 11).M.Maurice Boulanger (no 12).et M.Aldo Didone (no 13).Ce groupe se présente sous le nom de “Unité scolaire de Saint-Léonard" ou encore de "Unita scolastica dell'est".Contre ce groupe des frères Di Zazzo, se présente une alliance qui regroupe allusion étaient Belcher et Jean-Lucien Fullum, un preneur aux livres travaillant dans le même bureau que les deux autres témoins, mais à l'emploi de M.Zimmerman.Larose a affirmé avoir lu les deux déclarations et avoir ensuite dit à l’agent d'en préparer une semblable et qu'il la signerait.Il a dit qu'avant de signer le document, il n'avait pas lu la formule imprimée au bas de la page, et qui note que la déclaration a la même force qu'une déclaration faite sous serment.Il a aussi nié s'être entendu avec Belcher sur ce qu'il allait déclarer.Ce n'est qu après avoir reçu de la commission d’enquête un ordre de comparaître qu'il a discuté de l'affaire avec Belcher et que tous deux se sont mis d’accord pour dire la vérité à l'enquête.Le caporal Jean-Luc Faquin, de la Sûreté du Québec, a témoigné de son côté et révélé qu'il avait interrogé Larose en compagnie de l'agent Roger Hovington.Il a nié avoir montré les déclarations de Belcher et de Fullum à Larose, il a nié que celui-ci leur avait demandé d'écrire les mêmes déclarations que les autres, et il a affirmé que la déclaration avait été préparée d'après les réponses de Larose aux questions qui lui étaient posées.Il a aussi nié avoir suggéré des réponses à ces questions.Larose est ensuite revenu à la table des témoins et le procureur de la commission, Me Michel Pothier, lui a expliqué le témoignage que venait de faire Voir page 6: Le juge Brunet M.Luigi Barone, no 9, (commissaire sortant et frère de l'ex-conseiller municipal Mario Barone), M.Joseph Re-da (no 10) M.Léo Pérusse ex-commissaire, (no 11) et M.Joseph Lemieux (no 12).De plus.M.Pérusse, travaille pour la compagnie "Béton Perfection" dont Tex-propriétaire, M.André Poupart.se présente aussi comme candidat dans le quartier no 10.Messieurs Poupart et Pérusse sont des amis de longue date.Entre ces deux groupes se présentent aussi trois représentants des comités de parents, des associations paroissiales et du Mouvement scolaire confessionnel: Mme Rita Cambron (no 11), Mme Paule Marcaurelle (no 12) et M Conrad Voisard (no 13).Le Devoir a appris hier de sources très dignes de foi que le groupe de M.Pérusse jouit de l'appui du maire de Saint-Léonard, M.Léo Ouellet, qui tenterai^ de reprendre le pouvoir réel à son beau-frère.M.Jean Di Zazzo.(M.Ouellet est en instance de divorce, ce qui n'arrange pas les choses).Le groupe de M.Pérusse-Ouellet jouit aussi de l'appui de l'organisation libérale du comte d'Olier puisque M.Pérusse est justement trésorier de l'Association libérale de ce comté et qu’il a été l'organisateur de Monique Bégin, député libéral du comté.Lors de cette campagne, c'est M.Pérusse qui avait reçu les contributions des commerçants du quartier pour la campagne libérale.Lors de la présente campagne, l'organisateur de M.Pérusse est M.Roland Voir page 6: Politique scolaire L'Alliance réélit RobertChagnon par Pierre Richard M.Robert Chagnon a été réélu hier pour un deuxième mandat de deux ans à la présidence de l'Alliance des professeurs de Montréal au cours d'un vote très serré.Il a défait M.Jean-Claude Marsolais qui est secrétaire de la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) et qui s’était présenté à la présidence de l'Alliance, il y a deux ans.M.Chagnon a obtenu 1,349 voix et M.Marsolais.1,034.Un troisième candidat qui se présentait sans équipe.M.Jean-Guy Mailloux, a recueilli 205 voix; 77 bulletins ont été annulés.Par ailleurs.M.Rodrigue Dubé.qui faisait équipe avec M.Marsolais et qui avait brigue le poste de président il y a deux ans.a été élu trésorier.Il a défait M.Ferdinand Prémont, candidat de l'équipe Chagnon.L'équipe Marsolais n'a réussi à faire élire qu'un seul autre candidat sur les huit quelle présentait.Il s'agit de M Paul-André Deschênes qui a été élu comme premier conseiller à l'élémen- Voir page 6: L'Alliance Le refus du Manitoba n'inquiète pas le COJO La CSI\I exige une enquête sur la représentativité des centrales syndicales dans la construction par Pierre Richard Avant que le ministre du Travail ne se prononce sur la représentativité de cha-ue centrale syndicale dans l'industrie e la construction, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) exige qu'il vérifie attentivement les adhesions à chacune d'elles et qu'il ne se fie pas uniquement aux listes de membres que pourraient lui fournir les centrales.Au cours d'une conférence de presse, M.Michel Bourdon, président de la Fédération nationale du bâtiment et du bois (CSN), a déclaré que le ministère du Travail a demande à la CSN de fournir avant lundi prochain les listes de ses membres dans l'industrie de la construction, M.Bourdon soupçonne le ministre du Travail de vouloir procéder à une vérification très sommaire de la représentativité des centrales syndicales en se basant uniquement sur les listes qu’elles lui fourniront.C'est de cette façon que le ministère avait procédé à la suite de la campagne de maraudage de novembre et décembre dernier.On sait que cette procédure avait indiqué que la FTQ représentait 41.4% des travailleurs, la CSN 16.9% et la CSD 3.9%: cependant, 37.8% des travailleurs n'avaient pas été classés, soit qu'ils n'apparaissaient sur aucune liste syndicale, soit qu'ils figuraient sur les listes de deux ou même trois centrales.M.Bourdon a soutenu que ces listes peuvent être fabriquées de toutes pièces et a déclaré avoir “des raisons sérieuses de croire que lors de la précédente vérification, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a présenté comme étant siennes des listes de travailleurs dressées par la Commission de l'industrie de la construction ".Dans une lettre au ministre du Travail Jean Cournoyer, Me Alain Brabant, avocat de la CSN, souligne entre autres points: • "Il y aurait lieu de vérifier attentivement si chacune des personnes apparaissant sur la liste de chaque union ou syndicat a bien adhéré et est vraiment en regie avec cette union ou ce syndicat." • “Des milliers de personnes apparaissent sur les listes de deux ou plusieurs syndicats; or, ou elles sont membres véritablement que d’un syndicat, et il faudrait découvrir lequel, ou elles sont membres de deux syndicats, ce qui est interdit par la loi, et il faudrait déterminer laquelle des adhésions doit être annulée.” On sait que le ministre du Travail doit se prononcer sur la représentativité des centrales syndicales, selon la loi 9, avant de pouvoir légaliser l’entente signée par la FTQ et une majorité d'associations patronales.S’il est prouvé que la FTQ a un degré de représentations patrona- les.S’il est prouvé que la FTQ à un degré de représentativité supérieur à 50%, le ministre a alors le chemin libre pour imposer l'entente signée par elle à tous les travailleurs de la construction.La CSN reconnaît que si le ministre ne bâcle pas la vérification de la représentativité, cette tâche peut prendre quelques mois et que.pendant ce temps, l'industrie de la construction n'est régie par aucun décret, ni convention Si rien n'est fait pour régler la question de la caisse de retraite des policiers, il se pourrait que se développe une situation semblable à celle qui a mené à la grève d'octobre 1969, a déclaré ces jours-ci M.Guy Marcil, président de la Fraternité des policiers de M ontréal.Le conseil de sécurité de la CUM a déjà reçu de M.Marcil une lettre demandant des négociations sur le problème de la caisse de retraite, mais n'a pas encore répondu à cette demande.Le président Marcil laisse planer la possibilité d'une grève de tous les policiers de nie, si l'intégration des divers corps policiers n’est pas réglée sous peu.En 18 mois, rappelle M.Mardi, seules 8 des 23 municipalités visées par l'intégration font effectivement partie de ce plan d'intégration de la police.Je ne veux pas rendre les gens nerveux mais je tiens à ce qu'ils connaissent nos problèmes", a déclaré M.Marcil.Pour les policiers, la caisse de retraite est très importante et toutes les lenteurs qui se répètent dans les mécanismes de la Commission de police et de la CUM n'aident pas à atté- collective.Selon M.Bourdon, le gouvernement peut pallier à cette situation en présentant une loi spéciale qui décrète les conditions de travail jusqu'à ce que la représentativité soit vérifiée.A court terme, la CSN réclame une audition de toutes les parties syndicales et patronales intéressées avec les représentants du ministère du Travail afin que chacun puisse se faire entendre Voir page 6: La CSN nuer la tension.Il m’apparaît, a dit le président de la Fraternité des policiers que nous nous acheminons lentement mais sûrement vers une situation quelque peu semblable à celle qui est survenue en 1969.Le 7 octobre 1969, une grève sauvage de 3,700 policiers de Montréal se produisait et, en corollaire, des troubles éclataient qui firent $1 million de dégâts; une manifestation dirigée contre l'entrepôt de la Murray Hill avait été l'occasion d'échange de coups de feu et de destruction de véhicules par le feu.Un policier en civil avait été atteint d'une balle et mourait presque sur-le-champ.¦ aujourd'hui £ 17H30, assemblée annuelle de la Société des écrivains (section de Montréal), au Club Canadien.438 Sherbrooke est.Montréal.• A 18630, ouverture de l'assemblée annuelle ft du congrès de l'Association du Québec pour les déficients mentaux, à l’école polyvalente Ozias Leduc, 525 Joliette.Saint-Hilaire.CAMP D'ITÉ POUR 16-19 ANS ÉDUCATION EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL PAR LA SIMULATION.Durée; 2 semaines.Prix: $30 incluant nourriture, logement, transport à partir de Montréal.Où: St-Jean de Matha (dans les Laurentides) Dates: 8 juillet au 21 juillet.22 juillet au 4 août.S août au 18 août.19 août au 1 er septembre.Pour plus d'informations: L'Association pour les Nations-Unies.André Dallaire 731-5314 La caisse de retraite des policiers pourrait mener à une autre grève (Marcil) INSTITUT PAR LE DE FORMATION GROUPE INC.9e PROGRAMME ANNUEL D'ÉTÉ Développement des Organisations Sessions générales de sensibilisation en relations humaines ?Gestion moderne 27 moi ou 8 juin ?Changement social et organisationnel 17 au 29 juin ?Animation et travail de groupe; 1 er au 13 juillet ?Psychologie du changement social: 19 au 31 août ?Pratique de l’animation et du changement planifié: 21 au 23 septembre et 14 autres jours à déterminer ?17 au 29 juin ?S au 17 août ?5 au 1 3 octobre Croissance personnelle ?Croissance personnelle 29 juin au 8 juillet ?Développement individuel et créativité interpersonnelle: 5 au 17 août ?Croissance personnelle: 24 août au 2 septembre ?Croissance personnelle: S au 1 3 octobre Un dépliant décrivant chacune de ces sessions vous sera envoyé sur demande.QU'EST-CE QUE L'INSTITUT DE FORMATION PAR LE GROUPE INC?C'est un organisme qui regroupe des psychologues professionnels répartis dans trois spécialités: développement organisationnel, croissance personnelle et recherche.L'I.F.G.offre aux organisations et aux individus des services de consultation et de formation dans ces trois spécialités.3600, Ave.Barclay, suite 420, Montréal 251, Qué.Tél.î 735-5171 4 • Le Devoir, vendredi 1 5 juin 1 973 éditorial ¦ lettres au DEVOIR M.Choquette doit répondre En faisant allusion à l'existence d'une série d’enregistrements effectués grâce à des tables d'écoute, LE DEVOIR soulevait hier une série de questions.Au lieu d'y faire face, deux des personnages majeurs du monde policier québécois, MM.Maurice Saint-Pierre, directeur de la Sûreté du Québec, et Jérome Choquette, ministre québécois de la Justice, se sont réfugiés dans l’imprécision et le faux-fuyant.Cependant, le laconisme de M.Saint-Pierre et le mutisme de M.Choquette ne désamorcent pas du tout les questions soulevées par LE DEVOIR.Au contraire, les questions se multiplient.La journée d’hier a quand même déblayé une première partie du champ des opérations.En effet, l’existence des enregistrements ne soulève plus le moindre doute.M.Saint-Pierre, du seul fait qu'il affirme avoir “tout remis’’ aux personnes “réellement concernées”, corrobore la présentation des faits qu’en avait faite LE DEVOIR.M.Choquette, avec une égale répugnance, confirme cette version quand il range “tout cela” dans le domaine couvert par le principe du sub judice.Si aucun enregistrement n'existait, M.Choquette n’appellerait pas ainsi à la rescousse le prestige de la magistrature.Maintes questions demeurent cependant, aujourd'hui encore, sans réponse.Il conviendrait de savoir, par exemple, entre quelles mains ces enregistrements ont abouti.Il importe également de savoir pourquoi nulle autorité n’en a encore fait usage.Enfin, il faut s’interroger sur ce que sera la suite des événements, maintenant que le chat est sorti du sac.A qui M.Saint-Pierre a-t-il remis les rubans sonores ou les transcriptions dont il est ici question?Il n’en a rien dit dans sa conférence de presse d’hier.Là réside pourtant un élément d’une extrême importance.On comprend que M.Saint-Pierre ait éprouvé hier un vif malaise.Depuis quelques jours, M.Saint-Pierre savait fort bien, à la suite de visites et de questions de plus en plus précises de la part de journalistes, que l’affaire Saulnier allait connaître un rebondissement.D’autre part, M.Saint-Pierre s’apprêtait à démissionner pour de tout autres raisons.Comme il ne pouvait aucunement freiner l’enquête des journalistes, il pouvait tout au plus espérer que les piétinements des journalistes lui laisseraient le temps de démissionner en toute sérénité.M.Saint-Pierre a été pris de vitesse par les révélations du DEVOIR et on peut imaginer sans peine qu’il déplore vivement les circonstances qui lui gâchent son jour de départ.D’autre part, le fonctionnaire qu’était M.Saint-Pierre répugnait et répugne encore aux déclarations fracassantes.Il lui appartenait seulement, pensait-il.de remettre les dossiers litigieux à l’autorité politique qui se chargerait d’en assurer la diffusion ou l’escamotage.De fait, M.Saint-Pierre n’a pas été mêlé souvent à des polémiques publiques.Tout au plus Ta-t-on vu récemment s’en prendre aux autorités pénitentiaires qui avaient échappé le détenu Mercier malgré les avertissements répétés de laSQ.Ces considérations sur le laconisme du chef de la SQ ne nous disent quand même pas où M.Saint-Pierre a jugé bon d’expédier ces enregistrements.S’il ne les a pas utilisés lui-meme, c’est sans doute qu’il ne voulait pas intervenir dans la gestion d’un autre corps policier sans un mandat formel du gouvernement québécois.Admettons cette hypothèse.M.Sainte-Pierre gardait cependant un choix.Il pouvait saisir du problème le ministère de la Justice et demander des directives.Il pouvait aussi, puisque se déroulait déjà une enquête sur la conduite du chef Jean-Jacques Saulnier, transmettre à la Commission de police les enregistrements portant sur M.Saulnier.• De la Commission de police, on n’a encore rien entendu à ce sujet.On sait seulement que jamais, dans la preuve publique présentée pendant l’erfquête Saulnier, le procureur de la Commission n’a fait la moindre allusion à l’existence d’enregistrements susceptibles de jeter un jour nouveau sur la conduite professionnelle de M.Saulnier.Le rapport lui-même ne contient aucun passage qui puisse faire croire que la Commission avait pris connaissance de ces enregistrements.Faut-il en conclure que la Commission de police n’a rien reçu de M.Saint-Pierre?Pas nécessairement.Il est possible que le procureur de la Commission, M.Bi-saillon.au courant de ces informations, n’ait pas jugé bon d’en saisir les commissaires.Il aurait pu en arriver à cette conclusion de lui-meme ou après en avoir discuté avec les membres de la Commission.Si l’une ou l’autre de ces hypothèses s’est réalisée, il importe maintenant d’en recevoir l’assurance formelle et d’en connaître les modalités.La Commission, à n’en pas douter, devrait s’expliquer si, face à des éléments pertinents à la cause, elle a décidé de les ignorer.Des paroles sybillines de M.Saint-Pierre, on peut cependant conclure que le ministère de fa Justice a bel et bien été saisi de l’affaire.Autant un lien entre la SQ et la Commission de police peut faire l’objet de spéculations, autant la communication est directe entre la Sûreté et le ministère de la Justice.On doit donc accorder un grand poids à l’hy-othèse d’un transfert des documents de la Q au ministère de M.Choquette.Que vient faire dans ce contexte la mention du sub judice?En invoquant ce motif pour justifier son silence, M.Choquette prend là une position passablement difficile à comprendre.D’une part, la Commission de police a depuis longtemps mis fin à l’enquête Saulnier et elle a remis son rapport.Un tribunal supérieur, il est vrai, doit encore apprécier la décision rendue par la Commission.Cependant, ce n’est pas du tout du verdict de cette seconde instance qu’il est ici question.En effet, le tribunal d’appel examinera tout au plus ce que la Commission de police a préalablement étudié.Or, il n’est fait, au niveau de cette première instance, aucune allusion aux rubans sonores dont LE DEVOIR a parlé.Le sub judice ne saurait donc empêcher M.Choquette de nous dire pourquoi il n’a pas utilise devant les tribunaux ou devant la Commission de police le contenu des enregistrements clandestins.Seule autre hypothèse, M.Choquette a pu attendre et ne remettre les documents sonores à la Commission de police qu’au moment où elle entreprenait son étude du crime organisé.Encore là, rien ne s’objecte à ce que le ministre de la Justice admette clairement que des documents à base d’écoute électronique portant sur M.Saulnier ont été transmis à la Commission d’enquête.On assiste d’ailleurs présentement à un véritable déferlement de documents analogues.• Ce cheminement nous ramène à M.Choquette.Il s’est présenté récemment à la face du pays en apôtre de la table d’écoute.Il a même balaye d’un revers de main méprisant les objections de ceux qui redoutent une utilisation politique de ces techniques.Il s’est élevé contre l’idée de rapports publics sur les divers usages de la table d’écoute.Le voici pourtant directement visé par une affaire qui découle du recours à l’espionnage électronique: homme politique, il a été saisi d’informations particulièrement inquiétantes sur la conduite du chef de police de la plus importante ville du pays.Rien n’indique qu'il les ait utilisées.Pressé de questions, il se réfugie derrière un sub judice qui n'en est pas un.Faudra-t-il attendre longtemps avant que M.Choquette réagisse contre cette “corruption policière appréhendée" avec la belle vigueur qu’il a démontrée en d’autres circonstances et contre d’autres cibles?Laurent LAPLANTE Les aléas des sondages d'opinion les députés crédit is tes et la résolution Drury-Trudeau Monsieur le directeur, Il nous arrive, malheureusement beaucoup trop souvent, de constater que les éditorialistes ou les commentateurs du Canada français oublient, consciemment ou non, de mettre en relief les véritables actions positives des politiciens.Le groupe dont j'ai l'honneur de faire partie, le Crédit social, conscient du rôle qu'il est la véritable opposition officielle du Canada français ou du Québec, a surveillé le gouvernement au sujet de la politique sur les langues officielles, a scruté ses intentions et ses solutions et il a étudié en profondeur des solutions de rechange qu'il a proposées au Parlement.Surpris du fait que les chefs de file de l'information au Québec tardaient à critiquer la fameuse motion sur les langues officielles présentée par le premier ministre le 13 avril dernier, j’ai cru bon, avec l'appui unanime de mes collègues créditistes.de soulever la question lors d’une journée de l'opposition, le 17 mai dernier.Il était, à mon sens, extrêmement Un conscrit qui s Monsieur le directeur, Je lis sous la plume d un M.Jean-Pierre Langlois (LE DEVOIR, 11 juin) que je me serais joint au mouvement d'Amnistie internationale, je ne sais comment.Cette nouvelle m a tout au plus rappelé qu'il y a un mois environ, j’avais accepté de signer, avpc d'autres, une sorte de pétition en faveur de la libération des prisonniers politiques du Sud-Vietnam.urgent que le Québec en particulier fasse pression afin de changer cette motion anémique et vicieuse qui venait consacrer l'autorité de [establishment anglophone sur toute la fonction publique fédérale Nous ne nous en sommes pas tenus exclusivement à une critique négative, mais nous avons insisté sur des suggestions positives et réalistes lesquelles auraient dû faire l'objet d’une grande sensibilisation au Canada français.' Pour une fois que des députés fédéraux canadiens-français prenaient avec courage et réalisme une attitude qui s'avère "la solution” au problème canadien, je crois, cher monsieur Ryan, qu'avec tous vos collègues journalistes, vous avez manqué le bateau! Peut-être n'avez vous pas lu mes interventions?Il me fait plaisir de vous les annexer à la présente.J'espère que vous aurez la franchise et l'honnêteté de remettre objectivement les choses telles u'elles auraient dû être.Il était écevant et pénible de lire dans Le Devoir au lendemain du vote de ignore D'autre part, une personnalité québécoise, qui a longtemps milité dans le domaine de l aide internationale, me téléphone aujourd'hui et me dit que cet article l’a surprise, vu qu elle ignore qui est ce M.Langlois, elle qui est pourtant membre du comité exécutif d'un mouvement qui s'appelle précisément Amnistie internationale.Elle s’étonne, puisqu'elle ne l'a la motion Trudeau les "chicanes internes du Parti progressiste conservateur presque complètement inexistant au Québec, alors que l’on passait presque sous silence l'attitude logique, libre et positive des créditistes qui n’avaient d'autre choix que de s'abstenir devant le refus de la Chambre des Communes d’accepter leur amendement.Connaissant le sens de l'équité et de la justice que vous possédez si bien, j'espère que votre journal rétablira les faits.Le Chef parlementaire du Parti crédit social.René MATTE, député de Champlain aux Communes.Ottawa, le 8 juin 1973.Mil,K: La plainte de M.Matte est fondée.Il nous fut malheureusement impossible de faire mieux dans les circonstances.Nous verrons ces temps prochains à ce que le point de vue des députés créditistes sur le bilinguisme soit présenté à nos lecteurs de façon plus satisfaisante.C.R pas contesté, que je sois devenu membre dé cet organisme (elle a bien raison, puisque je n'en suis pas) et elle se demande d'où vient cet article.Je ne puis répondre à ces questions.n'en sachant pas plus long, mais vous pourriez peut-être nous éclairer.Pierre VADEBONCOEUR Montréal, le 12 juin 1973 Comment SU CO s'est éloigné de sa vocation première Le 4 juin dernier.Le Devoir et La Presse publiaient un compte ren du du congrès de SUCO, tenu à Montréal les 2 et 3 juin.Ce congrès mérité une attention particulière: on y retrouve lusieurs indices importants de incohérence de nos intellectuels de la coopération.Financé à même les deniers publics, SUCO se pique de “chercher de nouveaux axes de travail pour les organismes privés de coopération' - les organismes qui sont demeurés privés n’ont que faire de ce secours venu trop tard - et enfin on décide qu'il n'est possible de modifier une situation sociale que dans son propre pays.Toute une découverte! .Le SUCO a-t-il déjà souhaité être autre chose qu'un créateur de liens?Nos intellectuels ont peut-être cru que le SUCO se voulait une solution en soi.il faut être bien nàif.SUCO a été créé afin de permettre à des jeunes de "servir et apprendre" à l'étranger.Il aurait pu devenir un carrefour pour les jeunes de tous les pays, mais il a choisi de faire le sérieux quand le gouvernement a décidé de le subventionner.Les bénévoles du début ont alors fait place aux "experts" en mal de tremplin vers des carrières internationales.Ce congrès laisse un sentiment de tristesse.Les jeunes du Québec n auront pas compris ce que le SUCO devait etre, c’est-à-dire: - un lieu privilégié de rencontres; - un véhicule idéal de valeurs culturelles nouvelles; une porte ouverte vers une plus grande connaissance de soi à travers un défi digne de notre idéal; un SUCO qui aujourd'hui ne serait plus à sens unique mais qui permettrait le dialogue ici.avec l’étranger.On a préféré en faire une succursale du pouvoir, un terrain d en-trainement dans la manipulation des gros budgets, un point de rencontre pour les monologues révolutionnaires.SUCO ne serait-il plus qu'une “ligue du vieux poêle pour la libération de l'homme"?Les joueurs pendant ce temps sont sur la glace.Jacques JOBIN.ancien coopérant SUCO.Sie-Marthe, le 12 juin 1973.Jacques Maritain et Le Devoir Se réclamer de l’amitié ou de l'influence d'un mort, en parler avec la même ferveur que ceux qui ont eu un jour la finesse de sa texture dans la leur, alors que soi-même on se situe dans l'immédiat lendemain de son départ (que l'intersection de l’ensemble que fut sa vie et de l'ensemble qu'est la partie révolue de la vôtre n'appara'it vide, dérisoire, qu'une fois déjouées la malice des dates et l'intimité fragile) relève, à mes yeux, d’une forme parmi d'autres d’impuissance et de remords ou d’abus de confiance des lecteurs.Quand M.Vianney Décarie, dans son “témoignage” (LE DEVOIR, 3 mai), maintient que le "court volume Humanisme intégral présentait des leçons professées en Espagne en 1934”, il oublie avec LE DEVOIR que ces leçons ont également été professées à Montreal, en français, et qu’elles se retrouvent toutes imprimées ici pour la première fois.A preuve: LE DEVOIR (octobre 1934), le 16, p.2 et 3; le 19, p.6; le 23, p.8: le 24, p.10et 7.Encore une fois la parole de Lionel Groulx s'applique: "Nous sommes pauvres que par l'ignorance et l’inexploitation de notre richesse" (L’Action Française.1917, p.43).Roland HOUDE Montréal, le 12 juin 1973, par CLAUDE RYAN Les prétentions abusives d'un collège professionnel Contrairement à maints sondages qui ont le douteux mérite d'être vite oubliés, le sondage de CROP dont LE DEVOIR livrait le 8 juin les résultats, semble avoir eu l’effet d'une bombe à retardement dans les milieux politiques et universitaires.L'occasion nous paraît propice pour soumettre à ceux qui nous ont fait part de leurs réserves ou de leurs objections des réflexions pertinentes.Celles-ci porteront sur la précision des résultats, sur la valeur de l'échantillon, sur la responsabilité respective de CROP et du commanditaire, enfin sur les principaux aspects qu'ont soulevés critiques et correspondants.Des corrections nécessaires En ces matières surtout, les faits passant avant les opinions, il faut donc signaler, en tout premier lieu, de regrettables erreurs qui se sont glissées, au stade de la pondération.dans la compilation des résultats du dernier sondage.Nous rendons compte aujourd'hui, dans une autre page du DEVOIR, de certains correctifs que nous a communiqués CROP.Sans vouloir être injuste, nous croyons opportun de signaler que la maison de sondages porte seule la responsabilité des erreurs qui furent commises.Même si l'erreur commise par Billet d'Italie Langue interplanétaire Les Italiens ont appris avec plaisir que leur langue serait en voie de devenir la troisième langue parlée au Canada après l'anglais et le français.Selon Ansa les résultats du recensement de 1971 indiquent que 538,360 personnes ont déclaré avoir comme langue maternelle l'italien, c'est-à-dire 2.50 de la population canadienne.Au siècle dernier les Allemands constituaient le troisième groupe linguistique au Canada mais s'ils détiennent encore ce rang avec 2.60 ils perdent rapidement du terrain.La langue de Dante étend ses ramifications hors de toutes les frontières.Non seulement elle est langue internationale mais la voilà également promue langue interplanétaire.Les Italiens revendiquent avec fierté le fait que leur langue est la seule, après l'anglais, a avoir été parlée sur la Lune On se souvient en effet que lors de la dernière expédition lunaire l’un des cosmonautes émerveillé s'était écrié: “Mamma mia".Rolande A.LACE RTE Varèse, juin 1973 quelque technicien inexpérimenté fut de taille, il ne faut pas.nous semble-t-il, la considérer comme impardonnable.Aucune maison n’est infaillible.Pourvu qu'une erreur soit corrigée en toute bonne foi et ne se répète pas trop souvent, de quel droit prétendrait-on se montrer intraitable?Les nouvelles précisions de CROP indiquent que, selon le sondage.le Parti libéral est plus fort, et le Parti québécois moins fort, qu’on ne l'avait d'abord cru.Il convient d’en prendre acte sans arrière-pensée.Une omission inadmissible Dans le dernier sondage de CROP tous les pourcentages présentés au public faisaient suite à une opération-pondération qui avait permis de donner à chaque groupe de répondants une place proportionnellement égale à celle qu'il occupe dans l’ensemble de la population.Ainsi, on avait remarqué que les francophones de Montréal étaient sous-représentés dans l'échantillon Les résultats furent ajustés en conséquence, de manière que chaque groupe soit ramené à une importance comparable à celle dont il jouit dans l'ensemble de la population.On omettait, par ailleurs, de rendre compte des résultats bruts du sondage, comme si les “non-instruits" devaient être gardés à l'écart de ces données.Illustrons ceci par un exemple, pour les régions situées en dehors des régions de Montréal et de Québec, les résultats retouchés du sondage donnent 28.3% des voix aux libéraux.17.3'., au PQ, 16.0 au Crédit social et "5.0 à l’UN.Or.à ne s’en tenir qu'aux données brutes, on obtenait 79 voix pour les libéraux, 32 voix pour le PQ, 40 voix pour le Crédit social et 19 voix pour!'UN.N'aurait-il pas été plus complet et plus véridique de rendre compte autant des données brutes que des données pondérées, quitte à expliquer à l aide de quels facteurs on avait été amené à retoucher les résultats, pour les rendre plus proches de la réalité?On peut se demander aussi si une pondération fondée sur le seul facteur géographique suffit à donner aux résultats le raffinement nécessaire.Parmi les autres facteurs dont devrait, nous semble-t-il, tenir compte une pondération rigoureuse, il y aurait, à tout le moins, les facteurs âge, situation socio-économique, degré d’instruction et sexe.Nous n'avons aucune peine à croire qu'une pondération poussée aussi loin aurait coûté sensiblement plus cher.On aurait dû au moins mentionner les limites de celle qui fut faite.La valeur de l’échantillon A la suite du politicologue Vincent Lemieux qui faisait part de ses réserves à l'émission Présent de Radio-Canada mardi dernier, plusieurs ont mis en doute la valeur représentative de l'échantillon établi par CROP pour son dernier sondage.Rendons à CROP ce qui lui est dû.Cette maison n'a pas fait mystère du recours qu elle a fait à la méthode de l'échantillonnage établi à partir des listes des bottins téléphoniques.A M.Yvan Allaire, qui reprenait hier dans LE DEVOIR des critiques maintes fois formulées à l'encontre de cette méthode, concédons tout de suite que cette méthode ne saurait rivaliser, au point de vue raffinement scientifique, avec des méthodes plus rigoureuses dont on pourrait citer maints exemples.La maison CROP, si on lui laissait le choix des moyens sans aucune contrainte financière, serait probablement la première à préférer chaque fois les méthodes les plus raffinées.Mais il en va des sondages comme de maints outils qu'on emploie tous les jours.Certains sont plus perfectionnés que d'autres, et aussi plus coûteux.La question se pose dès lors: faut-il n’accepter que les méthodes les plus coûteuses, sous peine de n'y avoir jamais accès, ou n'est-il pas plus pratique de recourir à des méthodes qui offrent des garanties de précision moins parfaites mais sont à la portée de ses moyens?Nous avons préféré un instrument imparfait certes, mais d'une valeur relativement bonne, à l'instrument parfait qui nous eut été financièrement inaccessible.C’est l’option qu'un journal fait tous les jours.Combien de fois ne doit-il pas se satisfaire d'approximations honnêtes afin de renseigner vite son public, alors qu’il préférerait souvent une précision plus grande, qui ne sera hélas possible qu'aux périodiques ou aux publications spécialisées dont les lumières ne seront disponibles, dans bien des cas, qu’une fois éteint l’intérêt du public pour tel ou tel sujet.Cette réserve étant faite, il faut que se poursuive, entre spécialistes, un déoat ouvert où, d’un groupe à l’autre, on n’hésite point à se mettre librement en cause, où l'on remette en question telle ou telle méthode souvent superficielle ou rapide.On se tromperait toutefois d’adresse en prétendant aborder ces questions techniques sur le dos des journaux, lesquels ne servent le plus souvent que de courroies de trans- mission pour des maisons qui conduisent leurs entreprises de sondage sous leur seule et jalouse responsabilité.Les comparaisons douteuses Dans la présentation des résultats du sondage de CROP, nous avons spontanément mis en relief les différences qu'on y trouvait avec les résultats de sondages précédents, en particulier avec ceux du plus récent, effectué à l'automne de 1972.Vincent Lemieux en tête, plusieurs critiques ont répliqué qu'il eut été préférable de tracer une comparaison avec les résultats de l’élection de 1970.Extrapolant c'est-à-dire faisant abstraction des personnes qui n'avaient pas indiqué de préférence pour un parti - M.Lemieux allait même jusqu'à soutenir à la radio qu ainsi interprété, le sondage de mai 1973 indique que les libéraux sont légèrement en avance sur la position que leur donna l’élection du 29 avril 1970.On pourrait aisément répliquer à M.Lemieux et à ces critiques que leur méthode de comparaison est encore plus boiteuse que celle qu'ils affectent de dédaigner.Ils comparent des données qui ne sont rigoureusement pas comparables, c’est-à-dire des résultats d’élections avec des résultats de sondages.Ils supposent de même que les indécis voteront en toute probabilité comme ceux qui se sont prononcés clairement.Cette manière de procéder paraît oublier les leçons chèrement apprises par les “pollsters" au cours des dernières années.Maurice Pinard a signalé dans LE DEVOIR la déconvenue qu’il a dû encaisser, lors de l’élection d'octobre 1972, pour avoir commis précisément la faute qui parait attirer Vincent Lemieux.Il serait de même aisé de montrer qu’il est beaucoup plus instructif et juste de comparer des sondages entre eux, et des résultats d’élections entre eux, que de vouloir confondre indistinctement, à des fins de comparaison, les ups et les autres.La responsabilité du DEVOIR et de CROP Le lecteur est facilement enclin à imputer au journal qui lui livre les résultats d’un sondage les faiblesses qu’il croit déceler dans celui-ci.La maison de sondage est, elle aussi, dans un certain état de méfiance vis-à-vis le journal qui commandite un projet, elle redoute souvent que la présentation qui sera faite des résultats n’en infléchisse le sens pour obéir à des impératifs commerciaux ou partisans.Dr Charles Gosselin, président Collège des chirurgiens-dentistes de la province de Québec A titre de membre en règle du Collège des chirurgiens-dentistes de la Province de Québec, permet-tez-moi d'exprimer mon désaccord sur l'attitude prise par le Collège vis-à-vis de la denturologie, une profession que le Gouvernement du Québec s'apprête à reconnaître.Mon but n’est pas de dénigrer le Collège mais bien d’amorcer parmi nos collègues une saine discussion à ce sujet.Sur une base rigoureusement scientifique, le Collège n'a pas raison à mon sens de refuser aux techniciens dentaires le droit de traiter directement avec le public pour la fabrication de prothèses dentaires amovibles.A titre de chirurgien-dentiste, je souhaiterais voir mon ordre professionnel mettre moins d'acharnement à préserver sa juridiction sur un acte professionnel à caractère aussi mécanique - si lucratif soit-il et faire preuve de plus de dynamisme à l'egard de la prévention, de la restauration dentaire et du recyclage de ses membres.En ce sens, l'initiative du Collège consistant à mettre sur pied à la dernière heure une clinique communautaire pour la vente de prothèses à prix modiques apparaît nettement comme de la poudre aux yeux, une tactique de relations publiques de mauvais goût pour tirer le tapis sous les pieds des denturologistes.Il appartiendrait beaucoup plus au Collège de mettre sur pied une clinique communautaire pour la prévention et la restauration des dents, qui sont les premiers devoirs du dentiste.En vérité, il y a lieu de s'interroger sur l'inaction du Collège dans ce domaine alors que d'autres ordres professionnels, réputés pour être beaucoup plus conservateurs, ont déjà fait preuve d'une conscience sociale beaucoup plus poussée en matière de soins ou de services aux citoyens à faibles revenus.Mais revenons à mon propos qui est l’attitude du Collège visr à-vis de la reconnaissance de là profession de denturologiste.Autant à mon cabinet qu'à l’Hô-tel-Dieu de Montréal où je suis appelé à exercer notre profession, la fabrication de prothèses dentaires amovibles représente un faible pourcentage de ma pratique.Mais j'en fabrique suffisamment pour savoir qu’un technicien dentaire qualifié, désireux de traiter directement avec le public, est pleinement en mesure de satisfaire adéquatement ses patients sans risque pour la santé publique.Je crois que beaucoup de nos confrères admettent avec moi que la prise d’empreintes et d’articulés est avant tout une technique qui s'acquiert à l'expérience Les meilleures notions théoriques et académiques ne font pas un articulé réussi.Je suis persuadé que le pourcentage de patients insatisfaits n’est pas plus grand chez les denturologistes que chez les dentistes car.en pratique, les risques d’erreur sont exactement les mêmes chez les uns et chez les autres.Dans son mémoire à la Commission parlementaire sur le Code des professions, le Collège s’est évertué à prétendre, en termes savants et nébuleux, que la prise d'empreintes et d'articulés procédait d une science hautement spécialisée A titre de praticien, Pour édifier une société saine Depuis longtemps des hommes d’ici ont travaillé pour créer un milieu d'épanouissement.Très souvent les problèmes (personnes âgées, droits des enfants, handicapés, protection des travailleurs, etc.) semblaient particuliers et les efforts étaient dispersés.Par la force des choses, des solutions improvisées et à court terme provenaient de groupes isolés qui.malgré leur bonne volonté, ne possédaient qu'une influence restreinte.Dans cette perspective, les citoyens ne peuvent que ressentir la faiblesse de leur participation à l'organisation des politiques gouvernementales Maintenant, les facilités de communication permettent une prise de conscience de la similitude et de l'ampleur des problèmes, des misères et des besoins de beaucoup de Québécois.C'est pourquoi, il devient nécessaire et vital de nous rallier à un organisme à but non lucratif qui sache réfléchir sur les principes des droits des hommes et qui agisse concrètement et d'une maniéré cohérente pour améliorer les con- ditions de vie au Québec.Pour la première fois, un journal publie par la Ligue des droits de l’homme nous explique comment nous pouvons participera bâtir un Québec en bonne santé mentale: c'est "La Charte et la Commission des droits de l'homme ".Ce dossier accessible à tous (tél.844-2815) aurait avantage à être lu, commente, amélioré par chaque Québécois qui cherche comment faire pour créer une société heureuse.Paulette VIGEANT-GALLEY, professeur (CECM) Laval, le 12 juin 1973 je soutiens que ces prétentions sont exagérées.Et si elles ont été communiquées comme telles aux parlementaires, je dis qu'on a induit l'Assemblée Nationale en erreur.Le Collège semble également se complaire à entretenir la confusion entre les denturologistes qui sont tous des techniciens dentaires diplômés reconnus et ceux qu'on appelle parfois les "mécaniciens dentistes" qui vendent des dentiers de porte à porte.C’est à mon avis une tactique indigne de notre Ordre que de maintenir à dessein cette confusion.A l'heure où il y a pénurie de dentistes au Québec, à l’heure où le gouvernement a pris l'initiative de rendre gratuits les soins dentaires aux enfants, je préférerais voir notre Ordre mettre l’accent sur les moyens d étendre ses services professionnels les plus précieux à la portée de la population; je préférerais voir notre Ordre se préoccuper du recyclage de nos membres plus anciens qui ne sont pas inities aux nouvelles méthodes et qui ne sont pas familiers avec la nouvelle technologie.L'extraction des dents et la vente de prothèses dentaires amovibles est un acte professionnel plus facile, plus vendable au patient et plus payant.Devant la pénurie de dentistes qui persiste, l'opinion publique croit que le College, en voulant garder le monopole des prothèses dentaires amovibles, obéit en cette matière beaucoup plus à l'intérêt matériel de quelques membres qu'à l'intérêt de la santé dentaire publique et il est difficile dans les circonstances de blâmer l'opinion.Vous me voyez donc attristé, monsieur le président, de l'attitude de notre Collège vis-à-vis des denturologistes.Je déplore en particulier les excès de langage utilisés à l'endroit d'un ordre professionnel qui émerge.Outre de vous communiquer cette opinion, l'objet de ma lettre est de susciter un débat franc et objectif parmi les membres de notre Ordre.Aussi, j'en fais tenu une copie aux grands média d'information qui prennent intérêt à ces questions.Je suis sûr que vous-même ou d'autres collègues voudront commenter les vues que j'ai émises.Je serai le premier a applaudir au débat ainsi créé, qui aurait dû naître beaucoup plus tôt.Michel LANCTOT chirurgien-dentiste Montréal, le 23 mai.1973.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourosso le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Redocteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l’information Jean F rancoeur Trétoner Bernard Larocque LE DEVOIR est publie par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siege social est situe au numéro 211, rue du Saint Sacrement.Montreal 125 II est compose et imprime par l’Imprimerie Dumont incorpo rée dont les ateliers sont situes a 9130, rue Bomn Ville LaSalle l’agence Presse Canadienne est autorisée O employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne: S35 par année si* mois S19 A i etranger S40 par annee, si* mois $22 trois mois: $12 Editions du samedi $10 par annee Edition quotidienne, livrée O domicile par porteur 90 cents par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuïiéme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONÉ: 844-3361 (lignes groupées) des hommes Le revoir, vendredi 1 5 juin 1 973 * 5 Les principaux programmes scolaires soumis aux électeurs Le Comité des parents responsables de Montréal Le “Comité des parents responsables de Montréal” est né il y a quelques semaines dans le quartier électoral no.2 de la CECM grâce à une initiative de M.Réjean Dugas, lui-même candidat dans ce quartier.Ce n’est que cette semaine toutefois que le CPR a annoncé qu'il présenterait 7 autres candidats.Il s’agit plus cependant d'une “alliance stratégique” que d’un véritable mouvement.Voici toutefois, le programme que propose le CPR: • 1) Démocratiser la structure scolaire (CECM) a) Forcer la participation des parents, enseignants et étudiants à la gestion de toute l’administration scolaire, par exemple en élisant au niveau de chacune des régions administratives un représentant des divers comités parents-maîtres - étudiants-re-groupés.b) Décentraliser ce faisant les pouvoirs pour les céder, toute proportion gardée aux directions de chacune des régions.Par exemple, chacune des dites régions devront présenter annuellement des prévisions budgétaires qui seront par après articulées au plan budgétaire d’ensemble de le CECM qui elle, nécessairement par le biais de la loi 71, sera tributaire du Conseil scolaire de lUe de Montréal dont le budget de son premier exercice se chiffrera à 400 millions de dollars.c) Répartition équitable de la taxe scolaire.2) Les candidats élus du CPR à la CECM et possiblement au Conseil scolaire de nie de Montréal entendent lutter jusqu’au bout pour le retrait du bill 63.3) Ils veulent favoriser en conséquence une plus haute qualité de l’enseignement de la langue française par des mesures incitatives et l’utilisation des mass-média.4) Le CPR entend tout déployer afin d’assainir le climat des relations de travail tant chez les enseignants que chez le personnel de soutien, afin de redonner l’élan d’espoir nécessaire qui amène infailliblement d’heureuses conséquences sur la collectivité étudiante et sur la vie des écoles.A ce chapitre, le CPR a résolut de former au sein même de la CECM et éventuellement du Conseil scolaire un comité conjoint de sensibilisation aux problèmes des travailleurs-enseignants, un autre pour le personnel administratif et enfin un troisième pour le personnel de soutien dans les ecoles.Ces comités seront formés au total de 9 membres: 3 commissaires.4 représentants syndicaux et de 2 hauts-fonctionnaires spécialisés de la CECM.Les membres des dits comités devront trouver des solutions applicables aux divers problèmes éprouvés dans les relations de travail.Le CPR entend lui donner le caractère bien spécifique d'un mini-tribunal du travail.Les représentants des parties autres que patronale dûment mandatés pourront en tout temps venir exposer leurs problèmes précis devant le même comité.En deçà du champ de juridiction de la CECM, le jugement ou la décision rendu par le comité sera administrativement parlant applicable après en avoir jaugé les possibilités avec les nauts-fonctionnaires à la tête des services directement concernés.Advenant que la décision ne soit administrativement ou physiquement pas applicable, le comité sera tenu de trouver une façon de concilier les choses pour en arriver à appliquer un certain “modus vivendi ".Cette deuxième fonction serait selon nous l'équivalent du processus d’appel.5) Le CPR prône le statu quo sur le principe de la con-fessionnalite.Déjà l’Eglise a laissé l’homme libre d’agir selon sa conscience face à la pratique religieuse et nous croyons quelle ne pourrait faire autrement face a l’éducation.6) Le CPR entend créer un Service-Secours pour des traitements médicaux aux étudiants faisant usage de produits toxiques.Le DEVOIR publie aujourd’hui le programme intégral de chacun des quatre groupes constitués qui présentent des candidats sur le territoire de la CECM aux élections de lundi prochain.Le lecteur trouvera aussi les noms de chacun des candidats qui se rattachent à l’une ou l’autre des équipes.Demain, LE DEVOIR se propose de présenter aux électeurs les autres candidats qui se présentent comme indépendants ainsi que des indications générales concernant leur programme respectif.L es Parents solidaires Le groupe: "Les Parents solidaires” est formé de 16 candidats membres de comités d’école et qui pour la plupart ont été choisis par ces mêmes comités ou leurs présidents.Ils se sont regroupés officiellement cette semaine en vue d’une “entraide mutuelle” et pour "mieux faire sentir à la population l'importance de la présence des parents là où se prennent les décisions qui touchent l’éducation religieuse, sociale et professionnelle des jeunes”.Les 16 se déclarent "indépendants” les uns des autres en ce qui concerne leur programme respectif.Toutefois, ils partagent en commun les “objectifs généraux” ci-dessous.La majorité favorisent le maintien des commissions scolaires confessionnelles et cinq d’entre eux ont déjà reçu l’appui du Mouvement scolaire confessionnel.• 1) Servir véritablement les intérêts des jeunes et de la population de leur quartier scolaire en matière d’éducation.2) Démocratiser davantage le système scolaire en appuyant fermement le rattrapage dans les milieux populaires.3) Travailler à la restructuration scolaire dans le respect des groupes qui composent, la population de File de Montréal.4) Examiner, avec objectivité, les politiques et les services éducatifs existants dans le but de consolider ceux qui sont valables, repenser ceux qui ne sont pas adéquats tel le système actuel des écoles polyvalentes, mettre en place ceux qui devraient y être pour répondre aux besoins non encore comblés et enfin, améliorer l'enseignement de la langue française et de la langue seconde.5) Mettre l’école au service de la collectivité en rendant les immeubles scolaires plus accessibles à la population.6) S'engager à être à l'écoute de la population de leur quartier.Le Mouvement scolaire confessionnel Le Mouvement scolaire confessionnel se définit comme “un rassemblement de citoyens qui entendent représenter la majorité catholique qui veut le maintien et la revalorisation du système scolaire confessionnel et la mise sur pied d’une structure autre pour tous ceux qui ne sont ni catholiques ni protestants”.Créé à l’occasion de la présente élection scolaire, le MSC regroupe des membres issus d’une quinzaine d’associations dont l’Association des parents catholiques du Québec.Une trentaine de candidats sur Tile de Montréal se sont engagés à promouvoir les objectifs du MSC tandis que quatre ou cinq ont reçu l’appui du MSC en raison de la proximité de leur programme avec celui du MSC.La très large majorité de ceux-ci ne se sont engagés envers le MSC que sur les points du programme concernant la confession-nalité.• 1) Structures confessionnelles: maintenir et revaloriser le système scolaire confessionnel et mettre sur pied une structure autre pour tous ceux qui ne sont ni catholiques ni protestants.2) Autonomie des commissions scolaires: voir à ce que la restructuration scolaire de File ne se fasse pas sans les catholiaues.Prévenir toute tentative pour instaurer des commissions scolaires unifiées ou toute tendance du Conseil de nie à se donner des pouvoirs qui dépasseraient les attributions normales d’un système respectueux des diverses communautés de base et d'une saine décentralisation administrative et pédagogique.3) Taxation: que la perception et la répartition des impôts se fassent dans une égalité absolue et suivant des normes objectives, prévoyant des fonds nécessaires pour les milieux défavorisés.4) La langue: que la priorité des cours soit accordée à l’enseignement du français tant écrit que parlé.Prendre les moyens nécessaires afin de motiver les immigrants à envoyer leurs enfants à l'école française plutôt qu 'à l'école anglaise.5) Enseignement religieux : - enseignement restant en accord avec Vatican II et le renouveau pédagogique.- un ensemble doctrinal complet dépassant le simple moralisme ou la simple observation de la société.- un accord plus soutenu entre les éducateurs de la foi à 1 ecole et les parents.- un ensemble d'activités scolaires qui préparent à vivre une vie de foi.des professeurs qui accepteront librement l’enseignement religieux et qui seront à la fois compétents et bons pédagogues.6) Relations humaines: entre parents et professeurs - entre professeurs et élèves (ratio) - entre direction et élèves: pour le bien commun, bien entendu, des jeunes.7) Dimensions humaines: école d’environ 500 élèves à l'élémentaire et 1000 élèves au secondaire, comme le demandait le Rapport Parent.8) Utilisation communautaire des locaux: les bâtisses sont employées pendant 180 jours et pendant 7 heures par jour.Puis elles sont fermées.Ne pourrait-on les mettre au service de la communauté et des organisations qui jouent un rôle civique, au sens large?9) Formation des maîtres chrétiens: Nous demandons aux Evêques d’accorder priorité à ce problème brûlant pour le recrutement de nos écoles confessionnelles.Quelle entente peut être établie avec les Universités actuelles?Quelles Facultés privées pourraient être créées ou développées?Quelles autres voies seraient à prospecter?Le Mouvement pour la démocratisation scolaire ”Le Mouvement pour la démocratisation scolaire est un regroupement de membres d’associations populaires, de comités de citoyens, de comités d'école, et de citoyens qui sont d’accord pour démocratiser le système scolaire à Montréal (.) Le MDS présente 10 candidats dans les quartiers où un comité de quartier MDS existe.Ces candidats ont été choisis lors de conventions de quartier où l'ensemble des citoyens du quartier, qui sont d’accord avec le programme, ont pu participer au choix de leur candidat (.).Ce programme a été adopté, à la suite de nombreuses rencontres dans les quartiers, par un congrès réunissant des délégués de ces différents quartiers (.)” • Objectifs généraux sont: Le M.D.S.croit que deux .1) Instaurer une véritable enjeux majeurs se posent aux démocratie scolaire Montréalais, quant à la ques- Ce qui implique: tion scolaire.Ces deux enjeux a) Supprimer le plus possi- Les candidats • Comité des parents responsables Quartier 2: Réjean DUGAS, journalier; quartier 3: Pierre GAUTHIER, étudiant; quartier 4: Jacqueline CLERMONT, mère de famille; quartier 7: Raymond GOSSELIN, technicien en électronique; quartier 13: Aline BRUN, ménagère; quartier 16: Aline ST-ONGE.ménagère: quartier 17: Jude-Alexândre DUMAS, annonceur-journaliste: quartier 18: Paul-Félix BAIL-LARGEON, traducteur.• Mouvement scolaire confessionnel Quartier 1: Benoit HUBERT, instructeur; quartier 2: Hollande PELLETIER, mère de famille; quartier 3: Michael J.MACDONALD, gérant: quartier 4: Gérai d LONG, vendeur; quartier 5: Réjean CHARRON, assistant-gérant; quartier 6: Louisia POIRIER, ménagère; quartier 7: Norbert LACOSTE, prêtre (ce dernier n'est pas membre du MSC mais il est appuyé par celui-ci); quartier 8: Luc LARIVEE médecin; quartier 9: Paul-Emile RIVERIN, contremaître; ; quartier 10: Pauline MORISETTE, ménagère: quartier 11: Jean-Paul CLOUTIER, courtier d’assurances; quartier 12: Léo AUBRY, capitaine pompier: quartier 13: Antoinette PARIS, ménagère; quartier 14: Gilles PLANTE, inspecteur; quartier 15: le MSC appuie M.1 Louis BOUCHARD: quartier 16: Thérèse KILLENS, ménagère; quartier 17: André MORAIS.notaire; quartier 18: Joseph SAVARD.conseiller en orientation; quartier 19: Marcel PARENT, surintendant.(NOTE: Le MSC compte aussi plusieurs autres candidats dans les 5 autres commissions scolaires catholiques de File).• Les Parents solidaires Quartier 1: Benoit HUBERT (membre de MSC), instructeur: quartier 2: Hollande PELLETIER (membre du MSC), mère de famille; quartier 4: Gérald LONG, vendeur; quartier 5: Denis BRISEBOIS.gé-: rant-adjoint; quartier 7: Gaston Teasdale, électronicien; quartier 8: André LORANGE, garagiste; quartier 9: Yolande MILETTE-LEROUX.secrétaire; quartier 10: Robert MASSE, employé, ville de Montréal; quartier 11: Gilbert CINQ-MARS, fonctionnaire; quartier 12: André MILOT.électronicien; quartier 13: (Lise SARRAZIN.mère de famille; quartier 15: Claudette SAUVE, mère de famille; quartier 16: Thérèse KILLENS (membre du MSC), mère de famille; quartier 17: Colette BICHE, mère de famille: quartier 18: Guy MESSIER, publicitaire; quartier 19: Marcel PARENT (membre du MSC), surintendant.• Mouvement pour la démocratisation scolaire Quartier 2: Francis CALABRETTA, chauffeur de taxi et président de la clinique communautaire de Poin-te-St-Charles; quartier 4: Pierre CARIGNAN, professeur de droit; quartier 5: Bernard STOCKLI, technicien en construction; quartier 6: Gaston MI-CHAUD, animateur de la coop Olier; quartier 7: Adrien SIMARD, enseignant; quartier 8: Fernand DAOUST, secrétaire de la FTQ: quartier 11: André BAILEY, technologue: quartier 13: Philippe LAFOR-TUNE, fonctionnaire à la ville de Montréal; quartier 16: Raymond MARCOTTE, administrateur; quartier 17: Hugues POULIN, enseignant; quartier 19: André BEAULIEU, fonctionnaire.ble l’inégalité des chances de réussite scolaire selon l’origine sociale; b) Abolir les disparités actuelles quant aux ressources et aux équipements scolaires selon le milieu et l’ethnie; c) Etablir une véritable participation des parents et des citoyens dans Tecole et mettre l’école au service de la communauté.2) Réaliser la restructuration scolaire en fonction des besoins de la majorité des Montréalais.Le commissaire du M.D.S.s'engage à mener une lutte positive et acharnée pour que la restructuration scolaire se fasse en conformité avec les intérêts de la majorité francophone, en ce qui a trait aux droits linguistiques, et pour que soit assurée une meilleure représentation francophone au Conseil scolaire que celle prévue par la loi 71.De plus, la restructuration scolaire devra répondre aux objectifs de démocratisation scolaire déjà énoncés.1) Instaurer une véritable démocratie scolaire Le commissaire du M.D.S.propose les moyens suivants pour la réalisation de ce premier objectif: A) Donnera tous les mêmes chances de réussir 1.Modifier le contenu de la culture scolaire, et les méthodes pédagogiques, de façon à ce qu’ils correspondent davantage à chaque milieu; plus particulièrement, dans les quartiers populaires, favoriser la participation des professeurs et des parents à l’élaboration et à la diffusion de matériel didactique (manuel, etc.) qui réponde vraiment aux besoins du milieu.2.Exiger que les enseignants soient disponibles pour rencontrer régulièrement les parents.Selon les besoins, on pourra libérer les enseignants pour un certain temps chaque semaine ou organiser des périodes de rencontre le soir et rémunérer les enseignants en conséouence.3.Mettre sur pied des classes maternelles et pré-maternelles dans chaque école élémentaire.BjEliminer les disparités au plan matériel 1.Augmenter le nombre et la qualité du personnel enseignant et administratif et des équipements scolaires dans les écoles en milieu ouvrier, proportionnellement à l’ampleur des besoins dans chaque quartier.2.Donner les fournitures scolaires gratuitement dans toutes les écoles.3.Pour favoriser la pédagogie.il est souhaitable d’organiser des écoles de dimensions raisonnables.4.Assurer des services sociaux et de santé adéquats dans chaque école, en collaboration avec les cliniques communautaires et le Ministère des Affaires sociales.CjEtablir une véritable participation des parents et citoyens 1.On devra viser à ce que tous les résidents du quartier participent à la gestion des écoles (budget et éducation).On ne peut plus tolérer que des décisions majeures, la fermeture d’une école par exemple, se prennent sans même que les gens ne soient consultés, ou que ceux-ci en soient informés alors que la décision est déjà prise.2.Dans chaque école, il y aura un animateur chargé de l’information et du regroupement des parents.Cet animateur sera payé par la commission scolaire, et choisi par les parents et les professeurs.3.Le budget des comités d'école sera contrôlé et administré exclusivement par le comité d’école et non par le directeur de Tecole.Le commissaire du M.D.S.s’engage à faire augmenter le budget du comité d’école selon les besoins.4.Comme ça se fait déjà dans certaines écoles de Montréal.il faudra songer à engager des résidents du quartier.avec au moins le salaire minimum, comme assistants dans l'école.5.La commission scolaire devra tenir régulièrement des assemblées publiques en rotation dans chaque quartier, avec présence obligatoire du commissaire, afin de permettre aux citoyens de s’informer et de poser des questions.Ces assemblées seront annoncées longtemps d’avance, et elles auront lieu en soirée, pour que le plus de gens possible puissent y participer.6.Le commissaire devra rencontrer régulièrement rassemblée générale des comités d'école de son quartier pour répondre aux questions et recevoir des recommandations.De plus, il devra rencontrer chacun des comités d’école de son quartier lorsque ceux-ci en font la demande, afin d’être au courant des problèmes auxquels ceux-ci doivent faire face.7.Tous les tests d’aptitudes, tous les dossiers moraux, et les rapports pédagogiques doivent etre accessibles aux parents et discutés lors de rencontres avec les professeurs ou avec des psychologues si les parents ont besoin d'information en ce sens.D) Mettre Técoleau service de la Communauté L’école appartient à tout le monde! Il faut viser à rendre l’école agréable, attrayante et utile à la population du quartier.Le commissaire du M.D.S.désire également que l’école soit ouverte à tous les citoyens et ce, gratuitement à Tannée longue.Le commissaire du M.D.S.s'engage à: 1.Obtenir la mise sur pied de garderies, selon le besoin du milieu, en dehors des heures de classe, pour les enfants qui fréquentent l’école.2.Mettre les locaux à la disposition des citoyens à Tannée longue, le soir, les fins de semaine et Tété, et ce, gratuitement.Exemples: - les gymnases pour les associations sportives et récréatives (danses, etc.); - les ateliers d’arts plastiques pour les artistes en herbe; - les salles d'école pour les réunions des comités d’école, des comités de citoyens, des coopératives de services, etc.; - les bibliothèques ; E) Développer l’éducation des adultes Le commissaire du M.D.S.s’engage à promouvoir l’éducation gratuite pour tous les adultes.En ce sens, il s'engage à: 1.Intensifier l’éducation des adultes en développant une pédagogie adaptée a leurs besoins.2.Multiplier les centres d’éducation populaire, comme il en existe déjà.Ces centres seront gères par des représentants des quartiers et seront au service du quartier.De plus, dans chaque quartier, il y aura une équipe permanente de formateurs 3.Les centres d'éducation populaire seront ouverts le jour et le soir.4.Mettre à la disposition des citoyens les ressources nécessaires pour se donner une formation adaptée à leurs besoins.Il) Réaliser la restructuration scolaire en fonction des besoins de la majorité des Montréalais.En effet, les commissaires élus auront jusqu’en 1975 pour établir comment se fera de façon définitive la restructuration scolaire à Montréal, et transmettre leurs recommandations au gouvernement du Québec.Face à cette question d’une importance capitale pour l'avenir de l’éducation à Montréal, le commissaire du M.D.S.s'engage à défendre les principes suivants: 1.En vue de construire un système scolaire dans l’intérêt de la majorité francophone, le commissaire du M.D.S.défend les droits de la majorité francophone en exigeant l’abolition de la loi 63, et en prônant l'adoption d'une loi obligeant tous les nouveaux immigrants à s'inscrire aux écoles françaises.2.Délimiter des quartiers électoraux plus petits, plus homogènes pour l'ensemble de Tile.On ne peut plus tolérer des districts électoraux scolaires de 40,000 électeurs et plus, car il est alors humainement impossible pour le commissaire d'assurer l'information et l'animation de son quartier.3.Etablir un seul réseau de commissions scolaires unifiées de qui relèvent, en plus des écoles normalement françaises, toutes les écoles anglaises.Dans ce cas comme dans Tau- SETA-VACANCES VOYAGES AVIONS NOLISES IWontréol-Paris à partir de $210.VOLS SPÉCIAUX NOU-FRANCE Tél.: 861-3906 'v-ÇFkdcr* fi tir f/rutr/r/a S, najStr'wrierS tre, ces écoles pourront en plus être catholiques, protestantes, d’autre croyance ou multiconfessionnelles, et jouiront des services d’appoints appropriés.La langue de travail dans ces commissions sera le français.4.Assurer une représentation des Commissions scolaires au Conseil scolaire de THe qui soit proportionnelle à la population desservie par chacune der commissions.5.Le financement devra respecter les deux principes sui- vants: Le M.D.S.s'engage à découvrir une nouvelle formule d’imposition juste pour les particuliers, et exigeante pour les corporations.- La répartition des budgets doit être faite de façon à assurer suffisamment de flexibilité aux commissions scolaires pour qu elles puissent établir leurs dépenses en tenant compte de leur situation particulière, sans être enfermées dans les normes rigides du ministère de l'Education.DES VACANCES IDÉALES POUR LES JEUNES LE CENTRE DE PLEIN AIR DU LAC DES ÎLES Situé à Saint-Émile-de-Suffolk à 25 milles au nord de Montebello, Qué.COLONIE DE VACANCES • Du 24 juin au 1er septembre • Pour garçons et filles de 8 à 14 ans • Séjours d’une durée de deux à dix semaines • Moniteurs expérimentés • Installations modernes, chalets rénovés • Équipement de loisirs d’excellente qualité • Menu diététique Pour de plus amples informations, s'adresser à: L'Office du tourisme de l'Outaouais C.P.666, Hull, Qué.J8X 3Y8 « 819 770-1500 Société d'aménagement de l'Outaouais Organisme du Gouvernement du Québec.Nouveaux tirages Coéditions Cerf-Fides LA SAINTE BIBLE tn français rection de blique de Jérusalem 69 pages - $11.75 .! m m m m m ¦¦! 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" M.Saint-Pierre a rappelé que le conseil des ministres avait eu lieu mardi, et que sa démission fut normalement communiquée le lendemain, hier."Si on avait attendu deux semaines, on aurait inventé autre chose.Si j'avais démissionné plus tôt, on aurait dit que c'est à cause de la semonce que j'ai servie au solliciteur-général.M.Warren Allmand, à la suite des évasions, et que le gouvernement fédéral a réussi à avoir ma tête.Moi, je vous assure qu'il n'y a aucun rapport entre les deux événements ".M.Saint-Pierre avait été nommé directeur de la SQ en janvier 1969.après une longue carrière à la police de Montréal où il était entré en 1941.et qui le fit accéder aux fonctions d'assistant-directeur.en 1965.Son successeur.M.Paul-A.Benoit, aujourd'hui directeur-général adjoint chargé des opérations de la SQ, est un homme venu du rang.Il entrera en fonctions le 16 juillet.Né à Saint-Hyacinthe en 1920.il débuta dans la Sûreté en 1943.où il fut responsable, successivement, des escouades de la sécurité.des mandats et des fraudes.Il devint ensuite surveillant de l'escouade des vols armés, de l'escouade des fraudes, pour assumer ensuite la direction des postes de Montréal et de Saint-Jérôme.En 1964.M.Benoit est promu com-mendant de la sous-division de Montréal pour prendre charge, l'année suivante, des services administratifs et techniques.En 1969.il est promu inspecteur-chef.et il est chargé des opérations policières de la division de Montréal.Il dirigeait les opérations de toute la Sûreté depuis 1971 M.Benoit s'était acquis quelque notoriété dans les années cinquante auprès des centrales syndicales pour la manière dont il s'acquitta de ses responsabilités dans des conflits syndicaux comme ceux d'Asbestos.Louiseville, et Shawi-nigan.notamment.On croit généralement que sa nomination sera bien accueillie par le gros des forces policières car jamais avant lui un policier de carrière, sorti du rang, n'avait accédé aux plus hautes fonctions dans la SQ.Dans l'ensemble, les agents lui reconnaissent une connaissance extrêmement diversifiée des opérations policières et des conditions dans lesquelles les agents doivent accomplir leur travail quotidien Quant à M Saint-Pierre, qui parle couramment l'espagnol, outre le français et l'anglais, il ne lui manquait hier plus que le sombrero pour illustrer un dépliant de voyages.B AtE JAMES se fasse sur les points que nous soulevons.écrit l'éditorialiste.Nous continuons à étudier le dossier, qui est à notre connaissance, pour savoir s'il est réellement vrai qu'on veut mettre les transporteurs aériens de notre région en dehors de toutes les opérations du bassin de la Baie James.Ce serait en définitive un des enjeux des luttes qui se mènent ".LA CHAMBRE soin est, à quoi le premier ministre Trudeau a ajouté peu après qu informées en termes généraux de ce plan lors de la dernière conférence des premiers ministres, les provinces ne se sont guère montrées enthousiastes "y compris les provinces conservatrices'.“Surtout les provinces conservatrices ", a renchéri M.fumer.Tandis que le ministre des Finances lui signalait que le Congrès américain devait quand même entériner certaines des mesures de M.Nixon avant que celles-ci n'entrent en vigueur, le premier ministre mettait en cloute les allégués du député conservateur James McGrath, pour qui le programme Nixon aggravera encore l'inflation des prix alimentaires au Canada.Enfin, le ministre de l'Industrie et du Commerce, Alastair Gillespie, a déclaré que le gouvernement ne jugeait pas opportun, pour le moment, d'imposer un contrôle sur les exportations de produits du bois, soi-disant parce que ces exportations nuisent à l'approvisionnement du marché intérieur et font monter les prix.La Chambre est passée ensuite au débat sur la motion de non confiance des progressistes-conservateurs, qui reprochent aux ministériels leur incurie en matière d'inflation.Dans un discours bien structuré et éloquent, mais qui reprenait pour l'essentiel un autre discours semblable prononcé il y a quelques semaines, le député conservateur de Don Valley, James Gillies, est revenu à la charge pour proposer un gel des prix, salaires, dividendes et intérêts, suivi de l'établissement d'un système de contrôles permanents dont l'administration serait confiée à un "Office des prix et de la productivité”.M Gillies a exposé encore une fois les raisons pour lesquelles, selon lui.le gouvernement fait fausse route en misant uniquement sur la politique budgétaire et la politique monétaire pour venir à bout de l'inflation et du chômage.Le critique conservateur a notamment reproché aux libéraux de soutenir que l’inflation des prix alimentaires provenait essentiellement d'une pénurie de l’offre de denrées à l’échelle internationale, mais de ne rien faire qui soit vraiment efficace pour accroître l'offre dans les secteurs alimentaires où la production canadienne est importante.Au surplus, a-t-il dit, on ne peut certes pas dire que la pénurie de logements et la hausse des loyers dans les villes canadiennes résultent de pressions inflationnistes étrangères.Clairement, le gouvernement est responsable de cette situation et doit y remédier, a poursuivi M.Gillies, en ajoutant que jamais plus devrait-on se servir de la construction domiciliaire comme “volant " économique, “que l'on rallonge en période de récession et que l'on raccourcit en périodes de récession, sans égard aux besoins véritables de la population.WATERGATE d’accord pour étouffer l’affaire comme s’il ne pouvait en être autrement.Car, comme l'a dit calmement Magruder, si l'on avait su à l'époque que John Mitchell était mêle à cette affaire, le président Nixon n'aurait peut-être pas été réélu.Il fut donc convenu à la suite de l’arrestation des cinq cambrioleurs, que Gordon Liddy “porterait le chapeau ' pour les autres.Liddy, un avocat conseil et ancien agent de la CIA, a été condamné en janvier dernier à titre d'organisateur du coup du Watergate.C'est Liddy qui avait présenté le premier projet discuté par le comité et qui devait coûter un million de dollars.Ce plan prévoyait notamment le séquestre d'éléments radicaux susceptibles de manifester au cours de la convention républicaine.Devant le refus du comité, Liddy revenait avec un autre plan dont le coût avait été ramené à $500,-000.Ce plan prévoyait, outre le cambriolage et l’installation de tables d’écoute au Watergate, une série de “fuites " obtenues grâce aux services de call-girls zélées.Même si le troisième plan de $250,-000 devait être finalement adopté, Magruder a déclaré qu'il n'avait emballé aucun des membres du comité.Les résultats d'un premier cambriolage et les comptes rendus de l'espionnage des conversations téléphoniques devaient ar la suite fame dire à Mitchell que opération ne valait pas l'argent que le comité y avait investi.Le lendemain du second cambriolage, Liddy apprenait à Magruder l'arrestation des cambrioleurs du Watergate.La situation fut examinée avec M.Frederick Larue, ancien adjoint de M.Mitchell, et avec le directeur de la campagne lui-même.Il fut décidé que M.Larue conseille à M.Liddy d'intervenir auprès de M.Richard Zleindienst, alors attorney-énéral, pour obtenir la mise en li-erté de M James McCord, un des voleurs du Watergate.Il se heurta à un refus.Quelques jours après le second cambriolage du Watergate, M.Magruder informa de la situation M.Bob Haldeman, ancien secrétaire général de la Maison Blanche.Le lendemain.M.Haldeman rencontra M.Dean, M.Hugh Sloan, ancien trésorier du CREEP, M.Liddy, et M.Gordon Strachan qui effectuait la liaison entre le comité et M.Haldeman.Ils réalisèrent que l’argent découvert sur les voleurs du Watergate, des coupures de $100, venait du CREEP.Le 19 juin, au cours d'une réunion entre M.Mitchell, M.Larue et M.Dean, il fut décidé de détruire la transcription des écoutes et les autres documents relatifs à cet espionnage politique en vue d'étouffer le scandale.M.Magruder a confirmé qu’il serait témoin à charge dans les procès qui devraient suivre l'enquête de la Chambre de mise en accusation.Lui-même, a-t-il précisé, plaidera coupable d'un seul chef d'accusation: celui de participation à un complot.La commission, présidée par le sénateur Sam Ervin, ne reprendra ses travaux que mardi prochain.Il est probable qu elle entendra alors M.John Dean, ancien conseiller juridique de la Maison Blanche, directement impliqué dans l’affaire, de même que l’ancien ministre de la justice, M.John Mitchell.La déposition de M.Dean sera couverte par l'immunité, comme celle de M.Magruder.et elle est attendue avec le plus grand intérêt par les observateurs.Par ailleurs, la Maison-Blanche a révélé hier que la secrétaire du président, Rose Mary Woods, avait une liste des contributions, anonymes ou non.Deux jours plus tôt, Maurice Stans, ancien trésorier du CFtEEP, a déclaré à la commission Ervin qu'il avait détruit ces listes “par coincidence ' quelques jours après l'arrestation des cambrioleurs du Watergate.La Maison-blanche a toutefois précisé que le président n'avait jamais pris connaissance de ces documents qui servent, a précisé le porte-parole, Gerald Warren.“de listes de gens passibles d être invités à occuper des fonctions à la Maison-Blanche”.Ces listes indiqueraient, selon certaines sources, des contributions anonymes dépassant au total le million de dollars, en contravention des lois électorales américaines.Et enfin, un rapport du Bureau de la Comptabilité générale du gouvernement américain a révélé hier que le Parti républicain avait reçu entre mars et mai 1973, en pleine crise du Watergate, plus de $4 millions de dollars en contributions financières alors que le parti démocrate recevait tout au plus, au cours de la même période, quelque $600,000.CHOQUETTE puté Charron, qui devait être adressée au ministre de la Justice, à qui avait été posée la première question sur le sujet.Setant plié à cette directive, M.Charron essuya le même refus de commentaire que celui fourni par M.Choquette à M.Rémi Paul.Malgré l'avertissement du président de la Chambre, qui indiquait que la “fin de non-recevoir ' de M.Choquette laissait peu de place pour d'autres questions à son endroit, le leader parlementaire du Parti québécois, M.Robert Burns, qui se fit rappeler à l'ordre deux fois, réussit à forcer M.Choquette à refuser de répondre pour une troisième fois.M.Bums fit d'abord le préambule suivant: “La question que je vais poser au ministre n'implique aucunement le sub judice, peu importe dans quel sens, soit en faveur ou contre M.Saulnier; ça n’a rien à faire avec ma question.Puis vint la question: “Le ministre est-il en mesure de nous dire s’il a en sa possession, ou si la Sûreté du Quebec ou le bureau de recherche du Québec a en sa possession, sans que cela soit préjudiciable à M.Saulnier ou favorable, des bobines relativement à cette affaire?” Le visage empreint d'inquiétude, M.Choquette se leva une troisième fois pour rappeler qu'une réponse de sa part pourrait “affecter le résultat des procédures devant les tribunaux".La question suivante étant dirigée vers le ministre des Affaires sociales.M.Choquette en profita pour quitter l’Assemblée nationale.En résumé, il faut se résoudre à écrire que la question la plus commentée, hier, dans les couloirs du Parlement, n'a fait l'objet d'aucun commentaire officiel du gouvernement.MUTISME Cependant, le maire a tenu à nier catégoriquement l une des affirmations faite la veille par le Regroupement pour la préservation des espaces verts au sujet de l'aménagement d'espaces verts dans les îles de l'Expo.Selon M.Drapeau, contrairement aux prétentions du Regroupement, la ville de Montréal n'a pas inclus la superficie originale de nie Sainte-Hélène dans le total de 682 acres de verdure qu elle affirme avoir aménagés depuis quelques années dans le fleuve Saint-Laurent.Les 682 acres sont des additions à ce qui existait auparavant, de dire M.Drapeau.“Ce sont des chiffres qui m'ont été fournis par le service municipal des travaux publics." Par ailleurs, l'ex-chef Jean-Jacques Saulnier, interrogé au téléphone par un journaliste de la métropole, a déclaré nier qu'il ne lisait pas Le DEVOIR et que par conséquent il n’avait rien à déclarer concernant la nouvelle parue à la une du DEVOIR à son sujet.Enfin.M.Lawrence Hanigan, président de la CUM, s'est dit "grandement surpris" de la démission du directeur Saint-Pierre.Quant aux révélations du DEVOIR concernant les bandes sonores et l'affaire Saulnier, M.Hanigan a déclaré qu'il n'avait "aucune réaction à tout Ça".MERCIER d'Artbabasca, assassinats auxquels la police soupçonne Jacques Mesrine d'être directement relié.On se rappelle que ce dernier, arrêté il y a quelques mois en France, réussissait la semaine dernière à s'évader du tribunal de Compiègne où il comparaissait pour usage de faux.CONTRÔLE des approvisionnements internationaux en produits pétroliers et à l'augmentation de la capacité des raffineries de l'Est du Canada .a-t-il signifié.La décision du gouvernement a été accueillie favorablement par les partis de l'opposition qui n'ont pas manqué, cependant, de déplorer que le gouvernement a attendu trop longtemps pour en arriver là et qu’il ne garantit pas un approvisionnement con-tinu pour l'Est du pays.Dans sa déclaration ministérielle, en effet, M.MacDonald a souligné que l’Est canadien, c’est-à-dire la region s'étendant de Kingston, en Ontario, jusqu’à l'Atlantique, dépend nécessairement de l’économie pétrolière internationale.“Il faudra continuer à importer des produits raffinés.Ces produits ne seront pas faciles à obtenir cette année, particulièrement pour ce qui est de l'huile de chauffe, mais le gouvernement s’attend à ce que les sociétés pétrolières canadiennes fassent tous les efforts voulus pour s’assurer que nous commencerons la saison froide munis de réserves suffisantes”, a dit le ministre.Le chef du Crédit social, M.Réal Caouette, a vertement critiqué cette attitude du gouvernement en rappelant que si le Moyen-Orient, pour une raison ou une autre, cessait d'approvisionner l’Est du Canada en pétrole, de grandes difficultés surgiraient.M.Caouette a suggéré au gouvernement de conclure un accord avec le Vé-nézuéla, un autre pays importateur de pétrole vers l’Est du Canada, afin de parer à toute éventualité du côté du Moyen-Orient.FEU D ARTIFICE Suite de la page 3 Gaieté et amitié sont les leitmotiv de ces fêtes dont voici les principales étapes: Aujourd’hui (15 juin): proclamation des fêtes de la Saint-Jean dans les salons de la mairie de Montréal, à 15h.Samedi (16 juin) au stade Etienne-Desmarteau, rencontre athlétique entre des équipes montréalaises et torontoi-ses.Dimanche (17 juin): au centre récréatif Maisonneuve, compétition de natation pour les 11-12 ans, les 13-14 ans et les 15 ans et plus.Le même jour, au parc Laurier, concours de pétanque.Mardi (19 juin): soirée de l'amitié québécoise à l'hôtel Windsor sous la Présidence du ministre québécois de immigration, M.Jean Bienvenue.Jeudi (21 juin): au Chalet de la Montagne, banquet national offert à environ 500 convives.Le sociologue Léon Dion fera le point sur le Québec ‘73.Collecte de sang en la salle de l'église Notre-Dame, à compter de 9h30 le 21 juin.Vendredi, 22 juin: bal national dans les jardins du Ritz-Carlton.Samedi, 23 juin: soirée des feux au parc Jeanne-Mance, à compter de 19h.A minuit, messe en 1 église Notre-Dame, célébrée par le vicaire général Mgr J.-M.Lafontaine, en l’absence de Mgr Paul Grégoire, actuellement au Brésil.Les 23, 24 et 25 juin, de 10 à 16 heures, tournoi d’échecs au 4570 Saint-Denis.Dimanche (24 juin): tournoi cycliste (trois catégories) et marche des Québécois partant vers 17h du parc Laurier pour aboutir à la fête populaire qui se déroulera dans le Vieux-Montréal.Prix de $10 à $50 pour les meilleures pancartes brandies lors de la marche des Québécois.Le comité des fêtes nationales de la Saint-Jean, insiste-t-on, est une corporation distincte de la SSJB de Montréal et regroupe plusieurs animateurs et personnalités intéressés au succès de la fête nationale des Québécois.Pour renseignements: 866-1387.M.Baulu s'est réjoui qu’un programme d’envergure ait été prévu pour les fêtes qui coincident avec le 25ième anniversaire de l'adoption du drapeau fleurdelysé et le cinquantième anniversaire de l'union régionale (Montréal) des caisses populaires Desjardins, dont la contribution rend possible la tenue d'un feu d'artifice au parc Jeanne-Mance.POLITIQUE SCOLAIRE Suite de la page 3 Robert, président de l'association libérale du comté et concierge de l'école Aimé-Renaud.Les autres membres de cette alliance sont tous membres de l'Association libérale du comté.M.Luigi Barone, dont le frère est propriétaire du journal “La voix du Peuple", aurait aussi une dent contre son ancien allié ladeluca contre qui il se présente.Ce dernier a préféré proposer M.Fortin au poste de président de la commission scolaire locale de Saint-Léonard.Dans l'autre camp, il est intéressant de noter que le candidat ladeluca faisait partie du comité qui a découpé la nouvelle carte électorale pour les présentes élections scolaires.D'autre part, le candidat Aldo Didone vient de créer une compagnie nommée "Acoustique Partition" qui a obtenu un très important contrat de la municipalité, le 5 décembre dernier.LE DEVOIR a appris de sources fiables que le montant de ce contrat est d'environ $200,000.Des vérifications auprès de l'Hôtel de ville ont révélé que le contrat original était en fait de $94,-853.Il s’agissait d'aménager l'intérieur du nouvel Hôtel de ville et la compagnie “Acoustique partition" était le plus bas soumissionnaire.Pourtant, depuis lors, le conseil municipal a décide d'ajouter un grand nombre d'éléments au contrat.Les quelques fonctionnaires interrogés à ce sujet se sont dit incapables d'en révéler le montant exact, parce qu’il y avait en de nombreuses additions votées à plusieurs assemblées différentes.Ils ont toutefois indiqué qu'il n’y avait pas eu de nouvelle demande de soumission et que ces additions ont été facturées “au prix unitaire”.Coincés entre ces deux groupes, les trois indépendants des quartiers onze à treize disent avoir été l’objet de menaces répétées depuis quelques jours.Certains se sont même fait offrir plusieurs milliers de dollars ou des voyages en Europe "toutes dépenses payées", s'ils acceptaient de se désister "et de laisser le champ de bataille libre pour les deux groupes en présence.Certaines demandes de démission auraient été formulées par M.Pérusse et réitérées par son employeur, M.Poupart, qui se présente dans le quartier 10.Des informateurs ont aussi signalé au DEVOIR que M.Poupart a d'abord essayé de s'insérer dans le groupe Di Zazzo avec l’appui des libéraux et de Pérusse qui misaient en même temps sur l'italien Reda (aussi dans le quartier 10).A la dernière minute, l'organisation Dizazzo aurait présenté M.Yvon Desrochers, laissant 1 organisation libérale avec deux candidats dans le même quartier.L ALLIANCE Suite de la page 3 taire.L'équipe Chagnon remporte donc 11 des 13 postes au nouveau conseil d'administration de l'Alliance, dont 5 par acclamation.Les candidats de l'équipe Chagnon élus sont Micheline Paquette, première vice-présidente; André Pelletier, deuxième vice-président; Louise Boileau, secrétaire; et comme conseillère; Francine Dorais, Alain Prévost, Jacques Roux, Monique Paquette, Pierre Paquette, Normand Summerside et Jean-Marc Tisseur.Sur quelque 9,000 enseignants montréalais, un peu plus de 2,600 se sont prévalus de leur droit de vote.Cette participation est sensiblement plus faible que lors de l'élection de 1971 où il y avait eu quelque 4,000 votants.L'équipe Chagnon a présenté un programme qui mettait l'accent sur la remise en question des objectifs et structures de l'école.Elle a insisté sur la nécessité de mener la lutte à l'intérieur de chaque école.Son slogan était: “Trois cent écoles, une lutte".Pour sa part, l'équipe Marsolais a reproché principalement au conseil d’administration précédent son manque de militantisme.Son projet était de ressusciter ce militantisme syndical en provoquant chez les enseignants des débats autour des questions majeures comme la politique linguistique, le renouveau pedagogique et la répression exercée par le gouvernement contre le mouvement syndical.LEJUGEBRUNET Suite de la page 3 en français le policier.(Larose témoigne en anglais) Larose a continué à maintenir que les déclarations lui avaient été montrées et qu'il les avait lues.L'agent Hovington, qu'on avait fait venir en vitesse du quartier général de la SQ, a raconté qu il avait tapé à la machine la déclaration de Larose.Il a admis qu'il avait révélé que les deux autres hommes avaient fait des déclarations mais il a nié avoir montré ces documents à Larose.Il a nié avoir suggéré le texte de la déclaration de Larose.Larose est revenu de nouveau à la table des témoins et, pour prouver qu'il avait lu les deux déclarations, il a dit qu'il se souvenait qu'on y parlait d'un téléphone vert, que son nom y était mentionné plusieurs fois et qu'on disait qu il travaillait souvent le soir.Me Pothier a alors demandé s’il parlait français et s’il lisait cette langue.Larose a répondu qu'il ne le parlait pas et le lisait très peu.L'avocat lui a alors mis sous le nez les deux déclarations faites par Fullum et Edzard.Celle de Fullum était faite en français et l'autre en anglais.De plus, à l'invitation de Me Pothier, Larose les a lues toutes deux pour se rendre compte que ni l’une ni l'autre ne contenait de réference à un téléphone vert.C’est à ce moment que le juge Brunet a déclaré qu’il n’avait pas l intention d’appliquer l’article 11 de la loi des commissions d’enquête qui prévoit que des témoins qui mentent peuvent etre trouvés coupables d'outrage au tribunal.Le juge a noté que le parjure n'avait pas été commis devant la commission, et que d'ailleurs les commissaires ne pouvaient infliger d’autres sentences que pour outrage au tribunal.Il a ajouté que les commissaires attireront l’attention du procureur général sur ces déclarations et qu'ils espèrent que “des décisions seront prises".L'homme d'affaires Jack Zimmerman, 59 ans, avait été preneur aux livres de façon intermittente.Il a confirmé, pour sa part, ce que les autres témoins avaient déjà raconté sur la façon d'opérer de ce que l'enquête désigne comme le “réseau Zimmerman”.Il a exposé longuement sa situation financière et énuméré les actions qu’il détient dans différentes entreprises.Il a affirmé ne connaître ni Gary ni Gordon Bail, ni même Sobby Gardner qui, d'après la commission d'enquête ferait partie du réseau Zimmerman.LE REFUS Suite de la page 3 Selon le projet de loi C-196 que le gouvernement fédéral a soumis à l'étude du Parlement ces jours derniers, le COJO doit obtenir de chaque province canadienne l'émission d'un arrêté ministériel sùl veut y exploiter une loterie olympique.Tout n'est pas perdu en ce qui touche le Manitoba, a cependant indiqué M.Bourassa.Si la mise en place d une loterie interprovinciale de l'Ouest canadien qu'on s'efforce de faire présentement échoue.Winnipeg pourrait s’entendre avec le COJO en matière de loterid.La solution pourrait être que le Manitoba organise sa propre de loterip.La solution pourrait être recettes au COJO, ce qui serait une situation contraire au programme de loterie olympique conçu à Montréal.Le commissaire général pense que le premier tirage de la loterie olympique pourra avoir lieu au début de 1974 et que le programme complet, jusqu'aux Jeux de 1976, en comprendra quatre ou cinq.Interrogé au sujet du cri d'alarme lancé la veille par le Ftegroupement sur les espaces verts, au sujet de la disparition d'une partie de nie Notre-Dame de Terre des Hommes.M.Rousseau a reconnu l'importance des travaux en cours à cet endroit mais il a fait valoir, d'autre part, que Montréal y gagnerait un canal nautique de grande qualité.Il a confirmé l'affirmation du Re-roupement selon laquelle on avait investi plusieurs millions de dollars dans le projet.Par contre, il a nié que de grandes quantités d'arbres allaient disparaître en cours de travaux."La Ville de Montréal va déplacer les arbres", a soutenu le commissaire-général.LA CSN Suite de la page 3 sur la procédure de vérification Elle demande, en outre, de pouvoir avec l’aide de ses propres experts vérifier les procédés employés quant à la computation des effectifs par le ministère.D'autre part, la CSN va jusqu'à mettre en doute l'aptitude légale du ministre du Travail Jean Coumoyer à décider de la représentativité des centrales syndicales dans l'industrie de la construction.Selon elle, M.Coumoyer a déjà annoncé publiquement au cours d'une émission télévisée sa décision de reconnaître un degré de représentativité de plus de 50% à la FTQ et qu'étant “parti pris et préjugé", il aurait perdu toute juridiction en la matière.Quant à la production des listes de membres, la CSN demande un délai de 10 jours pour compléter ses recherches.Et.si le ministre décide de se baser uniquement sur les listes pour rendre sa décision sur la représentativité, la CSN envisagera alors la possibilité de s'adresser aux tribunaux pour le forcer à adopter une autre procedure ou, encore, pour contester sa juridiction en la matière.Six ouvriers enterrés dans une tranchée TEMPLETON.Québec (PC) - Trois ouvriers de la construction, employés de la compagnie Bérard-Gemus, ont été tués hier après-midi, à Templeton, au Québec, dans une éboulie survenu lorsque la paroi d une excavation prati- 3uée pour la construction d une usine e pompage s’est effondrée.Un autre ouvrier a pu s’en tirer, mais trois autres sont portés disparus.On n’a pas encore révélé l'identité des victimes.Templeton est située près d'Angers, dans la région de Hull.Le trou qu'on creusait était d'une profondeur d une quarantaine de pieds.Il semble que l'eDoulis se soit produit sous l’effet de l'eau.Un automobiliste abat un policier Un policier de la Communauté urbaine de Montréal a été tué, tôt hier matin, à LaSalle, et un autre a été blessé au moment où ils tentaient de vérifier l’identité d'un automobiliste qui semblait en état d'ébriété.La victime, Richard Larente, âgé de 28 ans, a été atteint d'une balle en plein front.Quant au deuxième policier, Richard Ross, âgé de 29 ans.il repose dans un état satisfaisant à l'hôpital général de LaSalle.Quelques heures après le meurtre, un suspect d'une trentaine d’années était appréhendé à l’arrière d’un centre commercial à LaSalle.Gel des prix Le Canada ne devrait pas imiter les E.U.Le Canada ne devrait pas, à l'instar des Etats-Unis, imposer un contrôle des prix, même si dans certaines circonstances il est nécessaire d'appliquer des contrôles sur l'économie.Telle a été la réaction du président de l'Association des banquiers du Canada, M.R.E.Harrison, à l'annonce d'un gel des prix aux Etats-Unis.M.Harrison, en congrès à Halifax, a expliqué hier qu’il fallait savoir, quand on décidait d’appliquer un tel contrôle, à quel moment le retirer.En vérité, a ajouté M.Harrison, les contrôles bloquent le mouvement normal du marché.Même si le gouvernement cherche à empêcher l’emballement de l'économie et de l'inflation, les banques comprennent que la croissance ne doit pas être freinée dans les provinces moins riches.A Toronto, un économiste de l'université York, M.Seymour Friedland, a exprimé l'avis que les conséquences du gel des prix ne seraient pas très importantes.La durée du gel, a-t-il ajouté, n'est pas assez longue pour perturber l’économie américaine ou l'économie canadienne.Les exportateurs canadiens seront légèrement touchés alors que les importateurs de produits américains seront favorisés.Un porte-parole de l'Association canadienne des importateurs a déclaré pour sa part que le gel des prix aurait comme effet de stabiliser les prix des fruits frais et des légumes, dont on prévoyait la hausse à cause d’une grande demande et d'une faible récolte.A Montréal, un importateur de fruits et légumes a exprimé une opinion tout à fait contraire, M.Guy Hudon, de la maison Hudon et Orsali, explique que si un producteur américain ne peut vendre à son prix ses fruits ou ses légumes, il cherchera à les exporter au Canada en demandant un prix plus élevé encore./ Comme les détaillants canadiens ne sont pas touchés par le gel des prix, ils achèteront aux USA et vendront au Canada, faisant absorber la différence de prix parleurs clients.Les pompiers doutent de la compétence des coroners ST-GEORGES-DE-BEAUCE (PC) -L’Association des chefs de service de protection contre l’incendie du Québec a fait observer au ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, qu'“un coroner n’est aucunement qualifie pour juger de la compétence d’un chef de pompiers".L’association, qui clôturait son congrès annuel à St-Georges-de-Beauce, réprouve la décision d'un coroner “ad hoc" de Montréal qui a recommandé la destitution d'un chef de service, en critiquant aussi son travail.“Chacun sa compétence, disent les chefs de pompiers.Un coroner est mandaté pour définir une responsabilité.Qu’il blâme un organisme, c’est son affaire, mais qu’il ose dire que M.Untel a mal travaillé, c’est aller trop loin".Sentences arbitrales QUEBEC (PC) - Désormais, les commissions scolaires devront respecter un certain équilibre dans la répartition de la tâche des enseignants.C’est ce qui ressort de deux sentences arbitrales visant les enseignants de la banlieue de Québec à la suite de griefs formulés à l’endroit de la commission scolaire régionale de Tilly.Le conseil d'arbitrage a en effet reconnu que l’équilibre a été rompu dans le cas de 18 enseignants qui avaient 25 périodes par semaine alors que la moyenne était de 21.Selon le conseil, un professeur ne peut avoir que deux périodes de plus que la moyenne.L'affaire Geoffroy Me Beaudry, procureur ad hoc au procès du Dr H.P.L essard Le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette, a nommé hier après-midi un procureur ad hoc dans la cause de parjure du Dr Henri-Paul Lessard de St-Jean-de-Matha, qui avait été le principal témoin de la poursuite lors du procès du notaire Yves Geoffroy.Le procureur désigné par le ministre de la Justice est Me Gerard Beaudry.Le procès du Dr Lessard doit débuter le 20 juin.Lors de sa mise en accusation à Joliette, le Dr Lessard avait plaidé non coupable et renoncé à l’enquête préliminaire.On sait qu'en plus du Dr Lessard, le président du jury au procès d'Yves Geof-l?cy est lui aussi accusé de parjure et doit subir son procès incessamment.A l'issue du célèbre procès Geoffroy, le notaire avait été trouvé coupable du meurtre de sa femme.Les avocats d'Yves Geoffroy ont bon espoir d'amener le ministre fédéral de la Justice.M.Otto Lang, à annuler le verdict prononcé contre leur client, à l'issue des deux procès pour parjure qui doivent s'instruire dans les prochains jours. Le Devoir, vendredi 1 5 juin 1 973 • 7 ¦ les tribunaux Le procès Saint-Germain La poursuite a terminé sa preuve; la défense commencera le 7 août par Guy Deshaies La preuve de la Couronne contre le Dr Jacques Saint-Germain.accusé de négligence criminelle relativement à la mort de Paul-Emile Demers, a été déclaré close, hier, par le procureur du ministère public et le juge Redmond Roche a reporté la défense au 7 août prochain.A cette date, on reportera à plus tard l'audition de la défense après entente avec les procureurs et consultation avec le maître des rôles.Me Claude Millette a fait entendre en poursuite, les ambulanciers qui ont conduit M.Demers à l'hôpital Fleury le soir du 2 novembre 1972, l'épouse de M.Demers, les infirmières présentes à la salle d'urgence ce soir-là.le médecin traitant de M.Demers, le médecin-enquêteur du bureau de coroner qui a examiné le cadavre et le médecin qui a reçu M.Demers à l'hôpital Saint-Michel quelques instants après le décès.On sait que M.Demers a été conduit à l'hôpital Fleury souffrant d'hémorragie digestive sous les conseils du Dr Jean Sénécal, son médecin.Ce dernier a appelé la salle d'urgence de l'hôpital Fleury pour annoncer l'arrivée prochaine de M.Demers et pour renseigner le personnel médical sur l'état du malade.Les ambulanciers avaient été prévenus plus tôt que l’hôpital Fleury ne pouvait plus admettre de malades faute de places mais ils avaient conduit M.Demers quand même surtout à cause du téléphone du Dr Sénécal qui est attaché à cet hôpital A leur arrivée on leur répondait qu'il n'y avait plus de places.M.Demers aurait supplié alors le personnel de faire quelque chose en disant: "Faites quelque cnose.je vais mourir.'' Mme Demers aurait ensuite prié le Dr Jacques Saint-Germain d'intervenir pour conjurer l'hémorragie de son mari qui vomissait du sang.Une discussion relative au manque de place entre le Dr Saint-Germain.Mme Demers et des infirmières aurait été brutalement terminée par l'intervention du chef ambulancier, M.Pierre Cyr qui aurait dit au Dr Saint-Germain; "Tu vas soigner cet homme-là!" Saint-Germain aurait répondu: "Toi, christ, écoeure-moi pas!" M.Cyr aurait alors opté pour l’abandon des lieux et aurait dit a ses hommes de s'en venir et de diriger le malade à un autre hôpital voisin En route, M.Demers devait mourir et c'est le Dr Yves Balthazar, préposé aux urgences de l'hôpital Saint-Michel, qu i constatait son décès.Ce médecin a été le dernier témoin de la Couronne, hier.En substance il a dit que selon les apparences du cadavre il y avait eu perte de sang importante.Il a affirmé qu'un tel cas est d une grande urgence, qu'il faut tenter quelque chose, que lui-même aurait tenté quelque chose, qu'il existe dans toutes les salles d'urgence du sang de type universel qu'on peut donner sans faire des tests préliminaires, qu'il existe également des substituts sanguins, etc.Le Dr Balthazar a dit enfin que la salle d'urgence est là pour ça et qu'il fallait toujours tenter quelque chose.Le médecin a été longuement interrogé sur les traitements à envisager dans de tels cas.Me Claude Millette a finalement déposé certains documents comme la loi des hôpitaux, le code de déontologie médicale, les réglements de l'hôpital Fleury, etc.Me François Chapados, qui représente l’accusé a déclaré qu'il avait besoin des notes sténographiques de toutes les dépositions faites par les témoins de la Couronne d'où le délai jusqu'au mois d août.Amende de $1,500 au président des proprios Le président de la Ligue des propriétaires de Montréal, le Dr Loyola Ferras, a été condamné à une amende de $1,500, hier, après avoir avoué sa culpabilité à une accusation d’usage de faux.D'après l’acte d’accusation le président de la Ligue avait permis l'usage d un faux bail, prétendument signé par la comédienne Mo- nique Miller, pour justifier, semble-t-il, auprès de la Régie des loyers une augmentation de loyers dans son immeuble de Westmount.Le procureur du ministère public, Me Jean Morin, a demandé au juge Bernard Bilodeau d'imposer une sentence sévère étant donné le caractère délibéré du délit et le titre du Dr Ferras.TOUS SONT D’ACCORD AVEC LES PRIX HAMMOND ORGUES NEUFS À PARTIR DE $ V ^ A (QUANTITÉ Ê *9 LIMITÉE) ORGUES USAGES POUR AUSSI PEU QUE *649 (QUANTITÉ LIMITÉE) STUDIOS D’ORGUES HAMMOND DOMINIQUE BOULET SMft mnWi MOI «w«t, m* UfMfrt, tarai 301, Htatata» 386, TA.; 3W-2S81 Ctnlrt-VHIc Centre d'Achats Place Versailles 14)4.St-Martin m« Sherbrooke Muces redui-sibles de graisse superflue ne disparaissent pas du cou.du menton, des bras, de la poitrine, de l'abdomen.des hanches, des mollets, et des chevilles, retournez simplement le carton vide-pour vous faire rembourser.Suivez cette méthode facile recommandée par les nombreuses personnes qui ont essayé ce plan et retrouvez votre ligne.Notez comme le gonflement disparaitra vite-combien vous vous sentirez mieux.Plus alerte, plus active et d’apparence plus jeune.BEYROUTH (d’après l’AFP) - Le premier ministre du Liban, M.Amine Hafez, a présenté hier soir sa démission au président Soleiman Fran-gie, M.Hafez a expliqué son geste en affirmant qu'il a voulu éviter au Liban une crise confessionnelle.Dans la lettre de démission qu’il a remise au président de la République libanaise, et qui a été diffusée à la demande de M.Hafez lui-même par Radio-Liban, le chef du gouvernement démissionnaire a dénoncé les “manoeuvres confessionnelles auxquelles certains ont procédé" depuis qu'il est revenu sur sa première démission, le 19 mai dernier.LACROIX-ROUGE EST TOUJOURS A L'OEUVRE Contestant à certaines personnalités politiques le droit de détenir le monopole de la représentation de la communauté Sunnite, M.Hafez estime que “les droits de toute communauté ne peuvent être acquis et respectes que par la lutte à tous les niveaux: parlementaire, syndical, populaire, etc.La division confessionnelle ne profite qu’à l’ennemi israélien”, ajoute-il, M.Hafez a de plus souligné que ses détracteurs, au nom de la "participation" au pouvoir, ont reclame sa démission sans lui avoir laissé la possibilité de faire ses preuves et d’exercer effectivement ses pouvoirs.Le premier ministre a ensuite exposé le contenu de la déclaration ministérielle qui prévoit notamment l’adoption d’une "politique défensive", assurant la sauvegarde de la sécurité et de la souveraineté du Liban: service militaire obligatoire, renforcement en effectifs et en équipements de l’armée libanaise.1971 pour débloquer les négociations de la phase I.• Coopération économique - Les deux pays ont de grands projets qui pourraient aller jusqu’à l’exploitation des ressources naturelles de l’URSS par des sociétés américaines.L’URSS y gagnerait les capitaux et la technologie industrielle qui lui font encore défaut.Les Etats-Unis y gagneraient de nouvelles ressources eh pétrole, en gaz naturel et d’autres matières premières.Mais M.Nixon se heurte à l’opposition du Congrès qui renâcle à faire des “cadeaux” à l’URSS tant que les Juifs n’y sont pas libres d’émigrer et tant que la détente en Europe ne se traduit pas par une plus grande circulation des personnes et des idées entre l’Est et l’Ouest.C’est là que M.Brejnev devra donner les gages de sa bonne volonté s’il veut obtenir satisfaction.Sur le plan international, il n’est pas de grand problème dont le règlement ne dépende pas dans une certaine mesure d’une entente entre les Etats-Unis et l’URSS.• Europe - M.Nixon a besoin que l’URSS soit raisonnable sur la réduction mutuelle et équilibrée des forces en Europe afin de pouvoir procéder à l’al-lègrement du dispositif militaire américain que lui réclame le Congrès sans être accusé par ses alliés de mettre la sécurité de l’Europe en péril.Il a d'ailleurs consulté ses principaux partenaires européens en prévision de sa rencontre avec M.Brejnev et les informera de ses résultats.• Moyen-Orient - M.Nixon voudrait que l'URSS use de son influence sur les pays arabes, et plus particulièrement sur l'Egypte, pour que des négociations s'engagent avec Israél en vue du règlement du conflit.Les deux super-puissances, qui sont déjà d’accord pour ne pas se battre pour le Moyen-Orient, pourraient maintenant se mettre d'accord pour limiter leurs livraisons d'armes à la région.Mais c'est un objectif qui est compromis par leur rivalité croissante dans le Golfe arabo-persique.• Indochine Les accords de paix du mois de janvier ont levé l'hypothèque d'une guerre ouverte qui n'avait pas empêché le premier sommet de se tenir.Washington espère maintenant que Moscou va convaincre le Nord-Vietnam de respecter le cessez-le-feu et de rechercher un règlement pacifique conformément aux accords de Paris.L'ombre de la Chine planera sur la rencontre comme elle a plané sur le sommet de Moscou.M.Brejnev cherchera de nouvelles assurances que dans leur rapprochement avec Pékin, les Américains ne feront rien qui encourage les Chinois à durcir leur attitude envers T Union soviétique.Pour ménager la susceptibilité de Pékin.M.Nixon a exprimé dernièrement son désir de se rendre à nouveau à Pékin.De même les observateurs s'accordent aussi pour considérer comme un geste rassurant la rencontre imprévue de mercredi, à Paris, entre le ministre chinois des Affaires étrangères.M.Chi Peng fei et le conseiller présidentiel.Henry Kissinger.fi: ?Un sommet qui en prolonge un autre.Celui-ci se tenait à Moscou, en mai 72, entre Brejnev et Nixon.(Téléphoto AP) Un marché du KGB aux Juifs MOSCOU (AFP)-Dix Juifs moscovites ont été convoqués mercredi par le KGB et priés de ne pas faire de manifestation pendant la durée du voyage de M.Brejnev aux Etats-Unis, apprend-on de source juive.On leur a également indiqué, précise-t-on, que leurs chances d'acquérir un visa d'émigration seraient plus grandes s'il s'engageaient à n'entreprendre aucune action pendant cette période.En revanche s'ils se livraient à toute forme de manifestation, il leur a été signifié qu’il seraient incarcérés pendant la durée de la visite.Parallèlement on apprend de même source que douze Juifs de Moscou, Riga, Leningrad et Odessa, ont reçu un visa d'émigration au cours de la semaine dernière.D'autre part un Juif moscovite, Mikhail Babel, a obtenu la permission de quitter l'URSS, indique-t-on, mais son visa ne lui sera délivré qu’à l’issue de la visite de M.Brejnev aux Etats-Unis et à la seule condition que ses camarades évitent toute manifestation.Les Argentins préparent un accueil grandiose à Peron BUENOS AIRES (AFP) - L’ancien président Juan Peron aura droit, jeudi prochain, le 21 juin, à l'accueil le plus grandiose jamais réservé en Argentine à un homme d'Etat.Trois millions de péronistes ont été convoqués à l'aéroport international de Buenos Aires où le chef justicialiste mettra fin.cette fois officiellement, à son exil de près de dix-huit ans.Le gouvernement justicialiste présidé par M.Hector Campora a voulu ainsi effacer le fâcheux souvenir du premier retour de Peron sur le sol de la patrie, le 17 novembre dernier.Ce jour-là.entouré d'une force de “dissuasion" de 40,000 hommes et près de deux cents blindés, l’ancien président, sous une pluie battante, avait été salué à l’aéroport par les seuls trois cents dirigeants politiques et syndicalistes admis par les autorités militaires.Cette fois, le lieutenant-général Peron le Parlement s’apprête à lui rendre le grade qui lui avait été enlevé par les généraux antipéronistes victorieux de septembre 1955 rentrera en Argentine par la grande porte et cette apothéose restera comme un événement unique dans les annales de ce pays.t PRET - JOIE-DE-VIVRE .ci la .bonne heure.on c/l In du lundi au vendredi delOam à 6pm Les vacances .le soleil, l'air pur.les baignades, le ski.les pays multicolores, le camping, les loisirs .c'est ce qui rend la vie joyeuse ., .mais parfois on a besoin d'un peu d'argent pour réaliser ces rêves Alors pourquoi ne pas demander un prêt joie-de-vivre.un prêt-air-pur.un prêt-soleil?C'est un prêt personnel que le gérant de la Banque d'Épargne peut vous offrir à un intérêt modique.Pourquoi ne pas le rencontrer .c'est quelqu'un comme vous, qui comprend vos problèmes II peut vous aider de 1001 façons et vous accorder un prêt personnel pour 1001 raisons.LA BANQUE D'ÉPARGNE 10 > Le Devoir, vendredi 1 5 juin 1973 Élections scolaires: réponses à de fréquentes questions Les tua accusent Montréal-Lyon-Montréal : une trois entreprises _ # d'antisyndicalisme demi-seconde par satellite Lundi prochain, jour des élections scolaires sur nie de Montréal, tous les débits d’alcool seront fermés pendant l'ouverture des bureaux de scrutin.c'est-à-dire de 8h à 20h.ont déclaré les présidents d’élections lors d'une conférence de presse conjointe.Par contre, la loi scolaire n'oblige aucunement les patrons à libérer leurs employés plus tôt pour leur permettre d'exercer leur droit de vote.Toutes les écoles seront fermées, à l’exception de celles uu Protestant School Board of Greater Montreal et de celles d'Outremont, Mont-Royal, et Saint-Laurent.La plupart des bureaux de scrutin Deux régionales du PO appuient deux candidats différents Mors que la région Montréal-Centre du PQ avait, au début de la semaine, donné un appui à M.Hugues Poulin, candidat du MDS dans le quartier 17 de la CECM, le Conseil régional du PQ de la région Montréal-Nord vient d'accorder le sien au candidat indépendant André Steenhaut du même quartier.Le PQ de Montréal-Nord estime que celui-ci ' partage, au niveau scolaire, le programme du Parti québécois ".Le PA de Montréal-Nord n'appuie cependant pas M.Raymond Marcotte, dans le quartier 16, où celui-ci a déjà reçu celui de Montréal-Centre.Soulignons que les quartiers 16 et 17 ne sont pas dans des comtés provinciaux appartenant à la région Montréal-Centre.D'autre part.Mme Cécile Poissant, candidate dans le quartier 12.se dit honorée" de l'appui qu elle a reçu du PQ de Montréal-Centre quoique "surprise, puisqu'il n'a pas été sollicité.seront situés dans des écoles mais quelques-uns seront situés dans des institutions.Selon Me Jean Marcoux.tous les électeurs ont reçu ou recevront aujourd'hui une carte qui leur rappellera le numéro de leur quartier électoral, ainsi que l'endroit et le numéro du bureau de scrutin où ils doivent se présenter pour voter.Me Marcoux a indiqué que seuls les citoyens qui ont été inscrits sur la liste d’électeurs scolaire auront droit de vote.De plus, les citoyens qui sont inscrits sur fa liste mais qui ont déménagé dans une autre commission scolaire depuis lors n’ont plus le droit de voter.S’ils sont demeurés sur le territoire de la même commission scolaire, ils peuvent encore voter dans le quartier électoral où ils ont été inscrits.Me Marcoux a indiqué que les électeurs n'ont pas besoin d’apporter une carte d’identité particulière mais que les scrutateurs pourront exiger le serment s’ils ont des doutes sur l’identité d’un électeur ou de son droit à voter.Le président d'élections de la CECM a admis qu’il sera fort difficile aux scrutateurs de déceler ceux qui auraient perdu leur droit de vote parce qu’ils ont déménagé mais il s’est dit confiant que cela ne donnera pas lieu à des "télégraphes ”."Les télégraphes sont passés de mode ”, a-t-il dit.Les présidents d'élection ont aussi décidé d'intensifier leur campagne de publicité pour inciter les gens à aller voter.C’est ainsi qu'on publiera en week-end des pages d’annonces dans les journaux et.lundi, on diffusera à toutes les heures des bulletins de nouvelles sur les ondes des postes de radio Si des citoyens n'ont pas reçu aujourd’hui leur carte de rappel indiquant où voter, ils peuvent toujours téléphoner à leur bureau d’élections où on leur indiquera où voter et ou on leur énumérera les candidats en lice au besoin.A la CECM.le numéro de téléphone est 526-9101.Le directeur québécois du Syndicat des travailleurs unis de l’automobile (FTQ), M.Robert Dean, a accusé les sociétés Renault, Datsun (Nissan) et Mazda de "violer systématiquement les droits et la dignité des travailleurs québécois." M.Dean a soutenu que la société Renault, qui a mis à pied les 500 travailleurs de l'usine Soma, s’emploie présentement à briser les reins des 21 employés de son magasin de pièces de rechange à Saint-Bruno, qui sont en grève depuis le 11 mai dernier.Selon M.Dean, la société Renault s'ingénie à puiser dans l’arsenal des tactiques anti-syndicales pour briser la grève de ses employés plutôt que de négocier sérieusement.Les salaires payés par Renault sont de 33% inférieurs à ceux payés par les sociétés Chrysler, Ford et General Motors pour des emplois identiques; les grévistes en ont aussi contre les "méthodes militaires" de la direction de la compagnie.Quant aux sociétés japonaises Mazda et Nissan, le directeur québécois des TUA a critiqué leurs tentatives de bloquer la syndicalisation des employés de leurs entrepôts de pièces.M.Dean a affirmé que Mazda a congédié deux employés pour activités syndicales et que les deux compagnies avaient exercé des pressions indues sur leurs employés.Le leader syndical a invité les consommateurs québécois à boycotter les produits de ces constructeurs d'automobiles jusqu'à ce qu'ils respectent les droits de leurs employés.M.Dean a assuré qu'il n’était pas opposé à la venue de constructeurs étrangers d’automobiles au Canada et souhaite même qu'ils fabriquent ici les produits qu'ils veulent écouler sur notre marché.Cependant, a-t-il ajouté, ils devront apprendre à nous respecter.Dans ce sens, il a loué l’attitude de la société suédoise Volvo.par Gilles Provost Montréal a été le théâtre d'une première mondiale dans le domaine des télécommunications internationales hier matin quand 30 chercheurs de l’Institut de cardiologie de Montréal ont pu échanger des documents et discuter des cas difficiles avec 40 de leurs collègues de l’Hôpital cardiovasculaire et pneumologique de Lyon (France), grace à la télévision en direct et au satellite Intelsat IV.Cette communication établie dans les deux sens grâce à un seul canal de télévision par-delà l’Atlantique était réalisée à titre expérimental dans le cadre des échanges France-Québec, de façon à explorer plus à fond les multiples usages possibles des communications télévisées transatlantiques.Le caractère expérimental de cette conférence télévisée est confirmé par le fait que quatre équipes de chercheurs vont maintenant etudier toutes les facettes de la conférence pour en tirer les leçons.Une équipe dirigée par le docteur André Moisan (de T’Umversité Laval) étudiera surtout l’utilisation médicale possible de ce nouvel outil au service des spécialistes.Une deuxième équipe étudiera spécialement le type de relations qui ont pu s’établir grâce à la télévision sur le plan de la théorie des communications.Une troisième équipe s’attachera surtout à tous les aspects techniques de l’expérience: rendement des appareils nouveaux, problèmes sonores, améliorations de la transmission des graphiques, films, photos, enregistrements, etc.Cette équipe étudiera aussi les possibilités de transmettre jusqu’à huit émissions séparées dans les deux sens avec un seul répondeur du satellite.Enfin, une dernière équipe s'attachera à établir une étude comparative des coûts et bénéfices d’une telle expérience pour apprécier dans quelle mesure il serait rentable de la répéter.Hier matin, de 7h à 9hl5, les chercheurs québécois et français ont présenté chacun deux cas particulièrement difficiles à leurs collègues et ont échangé ensemble sur les solutions apportées à de tels cas de part et d'autre de l'Atlantique.Plusieurs médecins ont avoué au Devoir à la fin de l’expérience qu'ils ont été agréablement surpris de la qualité technique de l’émission, expliquant par exemple que les documents utilisés étaient souvent plus clairs que ceux qu'on utilise couramment dans les "réunions de clinique" normales.La plupart ont déploré qu’il y ait eu autant de cas différents, expliquant que la discussion n'avait pas permis de les creuser assez profondément et de tirer vraiment profit de tous les spécialistes ainsi rassemblés.On a signalé que la conférence a pu être prolongée de dix minutes de façon inattendue et que ces dix dernières minutes supplémentaires avaient été les plus intéressantes.D'autres ont soumis l’idée que cette conférence aurait été beaucoup plus utile si on avait étudié des cas futurs plutôt que des cas passés.Les médecins auraient alors pu discuter ensemble du traitement à apporter et comparer leurs approches respectives de façon plus utile.Au plan technique, la conférence a été organisée par l’Université du Québec pour le compte du ministère québécois des Communications (l'UQ utilise déjà un système similaire pour ses conférences entre ses diverses constituantes).Dans le cas présent, les signaux étaient transmis en Nouvelle-Ecosse par micro-ondes.expédiées de là en France par satellite.transmises à Paris par micro- ondes (pour adapter le signal télévisé au système français) et relayées ensuite à Lyon par micro-ondes.Le voyage aller-rètour du signal prenait une demi-seconde.C'était la première fois qu’on utilisait un seul répondeur (canal) du satellite pour transmettre simultanément dans les deux sens.Le répondeur du satellite réémet tous les messages portés par une certaine gamme d’ondes radio qu’il peut recevoir.Au lieu d'utiliser toute la gamme, on a réussi à n'en utiliser que la moitié dans un sens et la moitié dans l’autre.La station terrestre captait donc à la fois le message qu elle avait émis elle-même et celui de l’autre station.Comme ils n’étaient pas rigoureusement sur la même onde porteuse, ils pouvaient être distingués et filtrés sélectivement.On a meme préparé le terrain à des essais plus poussés en séparant l’écran en deux zones et en envoyant deux images différentes en même temps.Selon M.François Baby, coordonnateur de l'au-dio-visuel à l’université du Québec, il est possible de diviser l’écran en quatre et d’envoyer quatre images différentes simultanément.On pourrait alors recevoir ces quatre images sur le même récepteur ou même sur des récepteurs différents.ce qui présenterait de multiples avantages.Tous les participants ont admis hier que ce nouveau procédé ouvre des voies encore inexplorées pour le diagnostic des cas rares et difficiles, pour l'enseignement de la médecine (en faisant collaborer des spécialistes étrangers par la télévision), etc.Hier, d'ailleurs, on a tenté de placer les appareils de telle façon que les interlocuteurs aient vraiment l’impression de se parler face à face et de dialoguer.Quatre cliniques populaires sont résolues à garder leur autonomie par Solange Chalvin Les cliniques populaires de Saint-Jacques, St-Henri, Pointe St-Charles et Centre-ville font front commun pour demander au gouvernement de conserver leur autonomie face à la création des nouveaux Centres locaux de services communautaires (CLSC) et à l'application de la loi 65.Les citoyens de ces quartiers ont déjà mis en place depuis trois à quatre ans des cliniques qui, selon La nouvelle loi.répondraient aux normes des CLSC Actuellement, ces cliniques sont entièrement gérées, administrées et desservies par des citoyens de la zone.Or les CLSC seront pourvue de conseils d’administration où siégeront non seulement des citoyens de la base mais également des représen- tants des élites traditionnelles.a-t-on dit au cours d’une conférence de presse, ce qui enlèverait progressivement le pouvoir aux citoyens les plus faibles.En fait, les clinique populaires.qui sont subventionnées par le ministère des Affaires sociales, se sont données des structures qui permettent un contrôle par la base de l'orientation générale de la clinique et qui permettent d’exercer le pouvoir d’une manière différente, en fixant les priorités selon les véritables besoins des gens du quartier.Les cliniques ont mis au point une conception de la prévention, ont dit les représentants du Front commun, qui dépasse de beaucoup l’immuni- sation et le dépistage des maladies.Les cliniques s’attaquent aux causes réelles de la maladie: les mauvaises conditions de vie, logement, accès à l’éducation, conditions de travail, sécurité d’emploi, alimentation.environnement, etc.Pour les travailleurs des cliniques, la loi 65 constitue un retour en arrière puisque les nouveaux conseils d'administration des CLSC ne comprendront que six usagers des services sur onze et que la distinction entre professionnels et non-professionnels sera maintenue.On entretient également plusieurs craintes quant à l'avenir de ces CLSC qui deviendront, a-t-on dit, des bureaux de bien-être où des cliniques externes d’hôpital.SCANDIA HOUSE OFFRE SPÉCIALE POUR LA FÊTE DES PÈRES Ceffe semaine seulement! 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résultats que CROP lui a alors fournis et qu’il avait lui-même analysés.Aujourd’hui, LE DEVOIR publie les résultats révisés par CROP en même temps que les explications qui les accompagnent.Voici le texte intégral du communiqué que CROP a fait parvenir au DEVOIR et les tableaux qui y sont joints: A la suite de la vérification des résultats de notre dernier sondage, publiés le 8 juin dernier dans Le Devoir, et des textes qui accompagnaient les tableaux, les précisions et les corrections suivantes doivent être apportées.Nous remarquons, d’une part, que le texte omettait des détails permettant d’estimer la représentativité de l’échantillon.et, d’autre part, que rien ne venait préciser le type d’échantillon utilisé.Il s’agissait effectivement d’un échantillon composé de cinq strates: Montréal métro français, Montréal métro anglais, Québec métro, Mauricie et le reste du Québec.Au niveau de l’analyse, les résultats de la Mauricie furent amalgamés à ceux du reste du Québec.Chaque strate est auto-représentative, mais des totaux ne sauraient être obtenus sans qu’un préalable des facteurs de pondération (Facteurs de pondération utilisés dans le présent sondage: Montréal métro français (5.52), Montréal métro anglais (6.87), Québec métro (2.34), Mauricie (1.84), reste du Québec (14.23), n’aient été introduits.La pondération est une opération qui intervient au moment de la compilation des données recueillies dans chaque strate et qui redonne à chaque strate son importance réelle par rapport à la population totale étudiée.Le facteur de pondération est fonction de la population effective de la strate-région et du nombre de répondants provenant de cette région.C’est d’ailleurs une erreur observée à ce niveau, et corrigée depuis, qui nécessite les modifications que nous apportons La popularité des chefs de parti non Bourassa Dupuis Lévesque Loubier déclarée Montréal-M (Français) 33.8 8.6 27.5 2.7 27.5 Montréal-M (Anglais) 70.0 2.2 5.6 22.2 Montréal-M (Total) 45.9 6.4 20.1 1.8 25.8 Québec Métro.25.2 8.9 14.1 7.4 44.5 Reste du Québec 37.1 13.8 18.9 7.5 22.7 (37) (14) (19) (8) (22) TOTAL 40.4 9.9 19.1 4.7 26.0 (38) (10) (21) • (4) (27) HOMMES* 34.3 11.8 26.0 3.9 23.9 FEMMES* 44.9 8.4 13.9 5.4 27.4 ?Il s’agit des résultats corrigés à l’aide des nouveaux facteurs de pondération.Les résultats entre parenthèses sont ceux publiés le 8 juin.GROUPES D’AGES SEXE 18-24 25-34 35-44 45-54 55-64 65 et plus Hommes Femmes Echantillon 18.7 25.4 21.8 16.6 8.5 8.9 42.7 57.3 N.B.A l’occasion de la nouvelle vérification dont il est question dans cette page, les responsables de CROP ont pu établir l’intention de vote des répondants selon les deux principaux groupes linguistiques, et ce pour l’ensemble de l’échantillon.Pour en arriver aux pourcentages qu’on trouvera ci-dessous, ils ont tenu compte des règles de pondération décrites dans le texte que nous publions avec ce tableau.Ont été classés comme francophones les personnes qui ont accepté de répondre en français aux questions des enquêteurs de CROP.Ont été classées comme anglophones les personnes qui ne pouvaient répondre aux intervieweurs qu’en anglais.La question était posée dans les termes suivants: “S’il y avait élections provinciales aujourd’hui au Québec, pour lequel des partis politiques suivants voteriez-vous, ou lequel seriez-vous tenté d’appuyer-.’”.Les réponses se répartissent comme suit: Francophones Anglophones Parti libéral 26.8 66.9 Parti québécois 20.8 5.4 Crédit social 14.7 4.5 Union nationale 3.8 3.7 Autres partis 1.0 1.8 Ne sait pas 16.1 9.9 Refus de répondre 16.9 7.8 L’INTENTION DEVOTE PLQ PQ CS UN non déclarée N Montréal-M (Français) 29.9 26.2 11.8 3.2 28.9 221 Montréal-M (Anglais) 68.9 4.4 5.6 21.1 90 Montréal-M (Total) 43.0 18.9 9.7 2.1 26.3 311 Québec Métro (36) (22) (11) (3) (28) 136 21.3 12.5 11.8 7.4 47.1 136 Reste du Québec* 28.3 17.3 16.0 5.0 33.5 229 (29) (17) (16) (5) (33) TOTAL* 34.7 17.7 12.6 3.8 31.2 676 (33) (20) (13) (3) (31) HOMMES * 28.2 26.1 14.6 3.3 27.8 299 FEMMES* 39.6 11.4 11.2 4.2 33.6 377 (* Il s’agit des résultats corrigés à l’aide des nouveaux facteurs de pondération.Les résultats entre parenthèses sont ceux publiés le 8 juin.aujourd'hui aux résultats portant sur des totaux et sous-totaux de la population étudiée.Les résultats de Montréal français, de Montréal anglais et de Québec métro demeurent les mêmes que ceux publiés dans Le Devoir du 8 juin.Le tableau suivant donne la répartition de l’échantillon par groupes d’âges et par sexe.Ces résultats observés, compte tenu du biais inhérent à l’échantillon et à la collecte téléphoniques, nous apparaissent conformes aux caractéristiques de la population.Loubier souligne les graves lacunes du sondage CROP Participant hier à une émission radiophonique.M.Gabriel Loubier, chef de ['Union nationale, a déclaré que le récent sondage fait par CROP pour le compte du journal Le Devoir présentait de graves lacunes méthodologiques et.sur la foi d'experts, constituait une véritable supercherie."Depuis 1956.les sondages ont tout le temps défavorisé l’Union nationale.Par exemple, lors de la campagne électorale de 1966.les sondages consacraient une victoire libé- rale et n'accordaient que 18" à l'Union nationale Et pourtant, le peuple du Québec a alors porté au pouvoir le parti de M.Johnson’’."Jusqu'ici, notre parti s'est appliqué à définir sa doctrine politique.Cette étape était nécessaire.Avec les opérations qui s'amorcent, tous les indices nous permettent de croire que l’Union nationale occupera la place importante qui lui échoit sur l'échiquier politique québécois ”.a déclaré M.Loubier "Parce qu'on vous aime" et au nom du règlement soyez prudent au volant 'Parce qu’on vous aime”: c’est le thème de la campagne de sécurité de l’Office des autoroutes du Québec qui durera d’aujourd’hui à la mi-juillet sur les trois autoroutes à péage de la province.Le premier aspect de cette campagne sera l’application rigoureuse des divers articles du règlement 20 qui réglemente la circulation et édicte les vitesses permises sur les autoroutes québécoises.Cette stricte application du règlement, a précisé le vice-président directeur de l’Office des autoroutes, M.Paul E.Prévost, tient plus d'un souci de prévention que d’un souci de légalité.Cela se reconnaît bien d’ailleurs à la formule choisie comme slogan de la campagne, “Parce qu’on vous aime”.M.Prévost a exprimé hier il m f CROIX ROUGE m a toute i heure a / J’oeuvreiS son inquiétude devant l'insouciance de certains automobilistes face à une valeur aussi importante que la vie humaine.Pour rappeler à l’ordre ces insouciants, la police de l'autoroute intensifiera sa surveillance aérienne, mettra en service un plus grand nombre d'appareils de radar, de même qu'un plus grand nombre de voitures identifiées et banalisées.Le règlement 20 fixe à 70 milles à l'heure la vitesse maximum sur les autoroutes, et à 50 milles à l’heure la vitesse minimum.Il interdit aussi la circulation sur les accotements, le dépassement d’un autre véhicule par la droite, il rappelle que les automobilistes doivent garder leur droite, que les camions, les autobus, les véhicules de promenade avec chargement à l’extérieur doivent circuler à droite.L’ouverture de la campagne de sécurité des autoroutes du Québec a été marquée par une exposition de divers objets utiles aux policiers dans leur travail de surveillance routière.Pour effrayer les sensibles et leur faire comprendre qu’il vaut mieux rouler à une allure raisonnable, les policiers (photo de droite) ont exhibé leurs trousses de premiers soins, qui comprend une attelle gonflable utilisée pour immobiliser les membres fracturés.Mais, parce que les policiers vous aiment bien, ils souhaitent ne pas avoir à mettre leurs connaissances à l’é-prçuve sur vos os.Vous vous promettez de venir voir la haute mode italienne exclusive mais vous n'êtes pas encore venue ! Hâtez-vous car, par un hasard inexplicable, plusieurs maisons renommées de l'Ontario me font parvenir des commandes! Elles cherchent précisément les imprimés exclusifs, les styles féminins, les tissus de choix et les créations haute mode italienne.On m'explique qu'il y a pénurie dans le beau et le bon vêtement à prix modique.Et, notez bien, ils doivent revendre mes robes ajoutant leur profit.Vous payez le même prix du gros et vous n'êtes pas encore venue à mon atelier-entrepôt bien modeste.En réalité j'aime mieux vendre mes robes en causant avec vous.C'est bien plus intéressant, plus agréable.Savez-vous que j'ai maintenant une belle clientèle.J'aimerais y ajouter votre nom, vos mesures, vos goûts, vos préférences.Ce qui me permettra de commander exactement selon vos besoins.Je termine présentement une collection printemps-été '74.Dès que j'aurai terminé, je serai heureuse de dessiner pour vous des créations personnelles confectionnées dans le tissu de votre choix.La collection automne-hiver est disponible.Venez voir.Vous l'aimerez! 6970, rue St-Denis ( 1 er étage) À près station Métro Jean-Talon Sur rendei-vous: appelez 270-1182 Lundi, mardi, mercredi: 10 hres à 18 hres.Jeudi et vendredi 10 hres à 21 hres.Samedi: 10 hres à 17 hres.’ i ’ ' ’ ¦ - »! M.Côme Carbonneau estime que Soquem a accompli sa mission QUEBEC (PC)-“Mission accomplie' .est venu déclarer hier le président de la Société québécoise d'exploration minière (Soquem) à l’opposition parlementaire qui se fait tirer l'oreille pour lui accorder une augmentation de capital social de $23.75 millions.Comparaissant devant la Commission parlementaire des richesses naturelles, M.Côme Carbonneau.qui assume la présidence depuis la naissance de cette société d’Etat a tenté de démontrer que les performances de Soquem se comparent très avantageusement à celles des grands du secteur minier Cette séance avait été réclamée la semaine dernière par les trois partis de l’opposition au cours du débat de deuxième lecture sur le projet de loi 4 par lequel le gouvernement sera autorisé à porter à $45 millions le capital social de Soquem d’ici 1980.Selon l'Union nationale, dont M.Clément Vincent (Nicolet) s’est fait le porte-parole à la commission.Soquem est "une entreprise non rentable qui, de plus, favorise les intérêts étrangers ”.Lors de sa formation, sous M.Lesage, dit-il, elle devait pourtant devenir un outil de développement d’une industrie québécoise des mines.Le Ralliement créditiste, représenté par le député d’Abitibi-Est.M.Ronald Tétreault, s’oppose à ce que Soquem s'occupe de mise en valeur et de mise en exploitation.A son avis.Soquem devrait se limiter à l’exploration et a la mise sur pied d'une véritable école minière québécoise pour former des techniciens autochtones.Le Parti québécois, qui salue les “résultats extrêmement positifs" de l'entreprise, voudrait quand même voir Soquem s’associer de préférence à des entreprises privées québécoises.Contredisant la position créditiste.M.Lucien Lessard (Saguenay) souhaite quelle accentue d’autre part ses activités d’exploitation dans des projets à frais partagés où elle serait majoritaire.En se basant sur les critères qui ont cours dans l’industrie minière, réplique M.Carbonneau.au sujet de la rentabilité, "il n'y a pas une seule société qui après sept ans a un portefeuille de propriétés minières du genre qu'on peut démontrer à Soquem'.Il faut compter généralement de huit à treize ans entre le début des premières opérations d’exploration et le paiement des premiers dividendes aux actionnaires.Dans le cas de Soquem, le ministre des Finances est le seul actionnaire et la société doit réinvestir ses profits dans la recherche de nouveaux gisements.Cet objectif, soutient M.Carbonneau, Soquem l'a atteint en sept ans.si l'on décompte la première année de son existence largement employés à bâtir l’entreprise et ses cadres.Soquem a déjà deux réalisations concrètes qui ont commencé à rapporter Sa filiale Louvem Inc, près de Val d'Or, lui a versé $600,000 en dividendes au cours de l’exercice financier 1972-73.Somex, une société québécoise à qui elle a vendu, moyennant redevances de $0.75 la tonne, un gisement de cuivre et de nickel près de La Tuque, lui a déjà versé $17,300 dans la même période.Notre nouveau n-douzaine mMa r/m m on£e& MOLSON BRADOR Liqueur de malt • Malt Liquor « ontrp nrimeur de Brador.Le nouveau carton-douzmne^rad0^de^Mo|on^ est muni ^ vous la rssSlÆS-’ y Le Devoir, vendredi 15 juin 1973 arts et spectacles Les États généraux de la culture attendent 1,000 participants des quatre coins du Québec par Jules Arbec Les artistes sont en attente à la veille des Etats généraux de la culture québécoise, qui se tiennent à compter de ce soir, à la Cité des jeunes de Vaudreuil, Cette manifestatron semble quasi-miraculeuse car.depuis plusieurs années, on a tente vainement de réunir les artistes des différentes disciplines sous le même étendard.Mais les multiples erreurs de stratégie et l’esprit de chapelle qui a longtemps régné dans plusieurs milieux constituent sans doute les principales causes d'échec.Pourtant c'est chose faite.Ne crions pas au miracle, mais étonnons-nous de la mise en oeuvre d'une telle organisation en si peu de temps.Celle-ci a été rendue possible grâce à la collaboration de centaines d’artistes convaincus que la culture et les politiques qui la sous-tendent constituent leur affaire et cellepeuple québécois.Par ce geste, ils comptent manifester leur désir de prendre en main l'élaboration de leur culture qui ne devrait pas être un phénomène élitique, mais bien plutôt tendre à une véritable démocratisation.On se rappellera que la formation d'un front commun remonte à la Conférence canadienne des arts, tenue en février dernier à l'hôtel Reine-Elizabeth.A cette occasion les artistes québécois avaient protesté violemment contre l'ingérence du tédéral dans les Affaires culturelles québécoises, de même que contre l'incohérence des politiques du ministère des Affaires culturelles.Une dizaine d associations professionnelles d'artistes s’étaient réunies pour étudier leur situation et mettre sur pied une vaste opération d'information qui conduisit aux états généraux de cette fin de semaine.On prévoit que ce congrès de fondation regroupera mille personnes de toutes les régions du Québec.Parmi celles-ci on compte des représentants d’artistes, d’associations d'artistes de toutes les disciplines et des divers milieux sociaux.L’élaboration des politiques culturelles doit selon les promoteurs de cette rencontre, s'inscrire dans les préoc- cupations de tout un peuple et non seulement dans le milieu des artistes.La structure du congrès semble très traditionnelle, mais elle laissera une liberté d’action et d’expression à chacun des participants.Parmi les diverses activités on note l’établissement des cadres juridiques de l’organisation.Il y sera également question du choix d’un nom pour ce groupement, du rapatriement des sommes consacrées à la culture québécoise par Ottawa, ainsi que des questions touchant la décentralisation de l’art et l’établissement de réseaux de diffusion corporatifs.Une conférence de M.Marcel Rioux, sociologue à l'U.de M.et responsable du rapport qui porte son nom, est également prévue.Cette rencontre est financée par le ministère des Affaires culturelles et par certaines autres organisations.Les artistes, ainsi que ceux qui sont intéressés au phénomène de la culture sont cordialement invités à ce congrès, afin de faire de la culture non plus une série de concepts théoriques, mais quelque chose de vécu.\ ï /J —?£53 1 /SÉ htm J)» # ' "Sleuth": suspense et délicieux supplice par Robert Guy Scully "Sleuth'' quitte aujourd'hui le cinéma Atwater I.pour se rendre à la Place du Canada.Le film, un long-métrage britannique, a été réalisé par le "grand old man" Joseph L.Mankiewicz (l'homme de "Ail about eve”, "Guys and dolls", "Suddenly last summer".“Cleopatra") qui, à soixante-quatorze ans, se découvre un talent pour le suspense, après avoir excellé dans tous les autres genres.Celui-ci est parmi lés plus raffinés, les plus intelligents, des suspenses que nous ayons vus, peut-être le plus réussi: un délicieux supplice."Evidemment, pour vous ménager toutes les sensations du supplice, je n ai pas le droit de vous dire ce qui s’y passe! Révélons au moins que le film met en scène deux acteurs seulement: Sir Laurence Olivier, et Michael Caine.Un auteur de romans- mystères (Olivier), manifestement un Anglais de la "haute”, invite chez lui l’amant de sa femme.Cette derniere est partie pour quelques jours de repos en-dehors dé la ville.L'amant (Caine) est coiffeur de son métier, propriétaire de deux salons: il vit bien, mais beaucoup moins bien que ce romancier richissime, et il n'a pas non plus la fine éducation de son rival.Nous découvrirons à mesure Des disques qui se défendent par Gisèle Tremblay Le dernier album de Nino Ferrer (Riviera 70034).dominé par la musique des Leggs, semble hésiter entre la musique pop anglo-saxonne et la tradition du rock français.L'interprète du fameux "Gaston.y a le téléphon qui son" a écrit les textes de toutes les chansons sauf une.Il cède ici et là à une inspiration trop intellectuelle ("Lan 2,000") ou fabriquée ("Moby Dick"), mais la phrase est souvent musicale et Ferrer sait s'effacer devant les évolutions de l'orchestre ("L'Angleterre”) ou de la guitare ("Listen to the mastor").On retrouve aussi quelque trace de son humour un peu fruste dans "La révolution”, une chanson qui.si elle ne renouvelle rien, reste de bonne tenue."Pendant la révolution, j’apprendrai l'anglais que je ne comprends pas", y dit-il notamment: il n'a pas attendu car les Leggs lui répliquent en anglais et lui-même a écrit et interprète “Listen to the Master" entièrement dans cette langue avec la voix gutturale des chanteurs de blues.A tout prendre, un disque qui se défend, plus musical que ce à quoi le rock français nous avait habitués, avant Véronique Sanson.• Avec "La tendresse" (Barclay 8016X), le jeune Daniel Guichard se révèle un auteur et interprète agréable, chez qui on sent néanmoins l’influence décisive de Brel - dont il chante d’ailleurs “Ne me quitte pas”, sensible notamment dans "Bien sûr", déjà connue par la radio, et dans "Les manèges" construite en crescendo, ainsi que dans la façon dont il JAZZ découpe les mots.Sans l'accabler sous le poids des comparaisons, qui servent surtout à le situer, on ne peut s’empêcher rie reconnaître son timbre de voix, qui vibre à la manière de Ferland.Cela dit, Daniel Guichard nest pas dépourvu de tempérament, loin de là, et sa voix, légèrement éraillée, transmet une émotion virile que n’annonce pas le visage jeune et poupin reproduit sur la pochette.Il console ("Faut pas pleurer comme ça"), supplie ("Reviens"), s'attendrit ("Eh! Imome") ou se confie ("Marinette") en évitant les pièges de la mièvrerie, ce qui est déjà beaucoup dire.Quand Brel se sera tout à fait estompé.• Dans la collection "Les classiques de la chanson", deux interprètes consacrés qu'une génération sépare, Isabelle Aubret (Barclay 80165) et Francis Lemar-que (Barclay 801677), refont des chansons remises à la direction musicale d’Alain Goraguer.Isabelle Aubret interprète les "grands" dont Ferrât (quatre chansons sur dix): elle y est à l’aise et leur confère une sorte de fragilité émouvante dès qu'il s'agit de murmurer, de glisser sur les mots avec douceur, de dire.comme dans "Le gars de n'importe où" (Vi-dalin/Datin), "Nous dormirons ensemble" (Aragon, Ferrât), "Nous les amoureux" (Vidalin/Datin).Mais elle est très moyenne dans une chanson forte comme "Nuit et brouillard" (Fer-rat) et légèrement criarde dès que le ton ou la note montent comme dans "C’est beau la vie".Elle fait cependant de "La chanson de Prévert" (Serge Gainsbourg), généralement interprétée à la manière réaliste, une tendre ballade, comme de "Et maintenant" (Delanoé, Bécaud) d’ailleurs, qui y perd toutefois de son mordant.Une somme de belles chansons, et populaires.Une interprète de talent.• Avec Francis Lemarque, les nostalgiques de " La parade de la chansonnette française" retrouveront à temps pour le 14 juillet l’accordéon musette et les airs de Paris que d’autres ont jadis beaucoup chantés.H y a plus de quinze ans, la radio faisait tourner à satiété " La grenouille" ("Un garçon part en vadrouille.fais un voeu mon bonhomme.”).Puis dans ses "plaintes et complaintes", Mouloudji chantait "Rue de Lappe" et ses mauvais garçons.Les chanteuses réalistes versaient à leur répertoire "Seul un homme peut faire ça" ou "Toi tu ne ressembles à personne ".Et qui n'a pas fredonné "La route est un long ruban qui défile, qui défile, et se perd à l’infini loin des villes, loin des villes" ("Les routiers”)?D y en a d’autres: "Mon copain de Pékin"."Ma douce vallée" etc.Toutes ces chansons sont de Francis Lemarque; et de toute une époque.Les plaisirs de Leau par Gilles Archambault Depuis plus de deux ans, je vous ai tout dit de moi.Il ne vous reste qu'à apprendre la couleur de mes cravates - je n'en porte pas - et le nom de mon candidat aux élections de lundi prochain: je suis pour l'abolition de l’école! Mais je ne m'arrêterai pas en si bon chemin et vous toucherai mot de mon voisinage où on a l'habitude de se baigner la nuit.Habitude charmante et fort hygiénique qui n'a que l'inconvénient de vous éveiller à trois heures du matin., .Ah! ces jolies voix forçantes, ah! ces voix viri-es, ah! ce gentil caniche que j'égorgerais volontiers! Je ne vous parlerais pas de ces choses dans une chronique musicale si je ne ressentais à ce moment-là la même sensation qu'à l’écoute d'un mauvais disque de Herbie Mann ou de Eddie Harris.D’autant plus qu'au moment où on m a tire du sommeil je songeais à Ella Fitzgerald qui doit nous rendre visite d’ici peu à la Place des Arts.Imaginez! passer du "scat singing” à des ploucs scandés de cris vigoureux.Je me suis rendormi aux aurores en pensant que la prochaine fois peut-être je ferais appel aux agents.Après tout, me disais-je, ces hommes qui ne se baladent jamais seuls en automobi'e ont peut-être besoin de faire la conversation?Pour me récompenser, le Ciel en sa bonté m’a alors fait rêver à Astrud Gilberto.Elle a moins de talent qu’Ella, mais quel corps! Elle se baigne sûrement, le jour, elle! Anthologie - A TRIBUTE TO DUKE ELLINGTON -“WE LOVE YOU MADLY” - Verve 2 V6S-8818.Au total quatorze compositions du Duke interprétées - recréées par des artistes comme Ella, Basie, Hawkins, Wes Montgomery, Billie Holiday, Dizzy Gillespie, Johnny Hodges, etc.Consultez la liste des pièces à l’endos de la pochette et si vous n en possédez pas la moitié, faites-moi le plaisir de vous payer cela.Ça vous changera des pianos électriques, des arrangements à la gomme et des médiocrités publicisées.A noter surtout le "Satin Doll" de Hawkins Hodges Eldridge, le "Caravan" de Wes Montgomery et le "Johnny Come Lately " de Dizzy.King Curtis et Champion Jack Dupree - BLUES AT MONTREUX - Atlantic SD 1637.Si vous aimez le blues robuste, sans complexe, ce disque est pour vous.Rarement Curtis a-t-il mieux joué qu'avec ce vétéran increvable de Jack Dupree.D obtient à l’alto et au ténor une rondeur, une chaleur qui fait du bien.que l’action progresse, que la haine du mari pour l’amant s'enracine non seulement dans l’adultère de sa femme, mais tout autant dans son mépris pour les origines plébéiennes du coiffeur.Parallèlement, nous découvrirons que l'amant, fils d'un immigrant italien (qui a changé son nom de Tindolini en Tindell), est doué d’une ruse toute paysanne, et qu’il nourrit envers l'écrivain la haine correspondante du serf envers le lord.Olivier ne le sait pas.Dans sa maison remplie de statues truquées, de jeux compliqués et cachés, de costumes trompeurs - et de prix remportés par ses romans il a tendu ce qui semble être le piège des pièges.Lequel?Voilà la première chose que je n ai pas le droit de révéler! Mais effectivement, un piège très subtil, et le spectateur s'imagine à ce moment du film que l’essentiel est dit.Que non: car l'amant tendra par la suite un piège encore plus rusé à celui qui croyait le prendre.Ce piège-riposte constitue.la deuxième chose qu’il m’est impossible d’éclaircir.Cette seconde "attrape" est si bien fignolée que le spectateur marche, naturellement, comme le lord terro-rissé.Mais le prolétaire n'a pas fini d'épater.Sitôt avons-nous appris en quoi consistait le nouveau film .de Barbet SCHROEDER ^ m •mtir Put Hirf ¦¦ _ la vallée Sem 7 et 9 II.Sam.et Dim 3 5 7 et 9h la supercherie, que Tindell annonce une autre partie de plaisir (dont je ne peux parler: et de trois).Plus terrifiante encore; le spectateur s'y laisse prendre à nouveau, comme le mari.Cn croirait le film fini, une fois le troisième jeu exphcité.Mais l’explication que donne le coiffeur contient en elle les éléments d une terrible humiliation pour le gentleman-romancier.Que celui-ci réagisse alors par tuer bêtement son ennemi, rien de plus compréhensible.Ce qu'il y a de décevant dans cette fin cependant: son caractère banal, après tant de péripéties.Aussi, se peut-il que celui qui a domine le jeu tout le long (le coiffeur) perde en fin de compte, aux mains de celui qu’il a déjoué (le lord)?Un magistral " renversement des rôles", le grand créateur professionnel de mystères vaincu par un amateur.Il y a un brin de philosophie (chrétienne) dans ce suspense, qui lui donne sa profondeur: l’au- jjL.SOCIETE NOUVELLE DE *77 CINEMATOGRAPHIE DERNIÈRES SEMAINES MARIE DUBOIS (Jwttl M Jim) (to londo) JULIAN NEGULESCO PAUL CRAUCHET m Sam.et Dim 3 5 7 et 9 h 3 POUR e MOIS TOUS JBL a ESZP / 4255 Jon T*lo* 725 7000 CENTRE O ACHATS BOULEVARD JEAN-TALON FACE A SON DESTIN 3001 •*! Shtfbrookt 525 2174 CENTRE D ACHATS MAISONNEUVE MAISONNEUVt NO! rfN A VOULOIR V i PUS sous .E.STE CATHERINE STATION IERRI - 266 3303 m Dupree m'a toujours semblé un bluesman très moyen.Au piano cependant, c'est une autre affaire.Cornell Dupree à la guitare fournit quelques bons solos.Buddy Guy - HOLD THAT PLANE! - VanguiNd VSD.79323.Bon disque de blues avec ce jeune guitariste de ¦ Chicago qui manie avec force et conviction l'exaspération.On remarque quelques bons solos également de Junior Mance.Gary Bartz, qui figure au générique, ne fait pas ici de malheur.Je retiens surtout "Come See About Me", où Guy fait montre de ses talents d'improvisateur.Cela s'écoute bien d’une plage à l’autre.Pete Yellin - DANCE OF ALLEGRA - Mainstream 363.A l’alto comme à la flûte, Yellin est un musicien intéressant même si son habileté technique prend parfois le pas sur son inspiration.Très bien entouré, par Eddie Henderson à la trompette, Kenny Barron au piano électrique, Dom Um Romao à la percussion, Billy Hart à la batterie et Stanley Clarke à la contrebasse, il réussit parfois à se débarrasser de l’influence de Charlie Parker et des clichés postbop.Disque curieux, plein de promesses.mais qui n’a rien d’essentiel.La Salle Bonaventure ^ présente LE WOODSTOCK DE L'AUTOMOBILE ! JACKIE STEWART ROMAN POLANSKI DANS weekend ë'un €hampï@n Pendant deux semaines seulement GINETTE RENO Maintenant en vedette jusqu’au 23 juin.Danse avec Nick Martin et son orchestre.Composez 861-3511 pour vos réservations.La Salle Bonaventure l.e Reine Klizabeth UN FILM DE ROMAN POLANSKI Soir 7.30-9.30 iV-O.S -1 fMUCtHS FESTIVAL 1206, St.Catherine, SALIE RESNAIS 3e mois le grand blond avec une chaussure noire POUR TOUS PIERRE RICHARD MIREILLE DARC 4e wsse 35 MILTON/843-e053 SALLE E1SENSTRN POUR TOUS mois un Hlm de Luis Bunuel LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE Explorez la phis grande réserve d’animaux sauvages au Canada! Venez en voiture avec toute la famille.Vous circulerez au milieu des fauves vivant en liberté: 50 lions, 24 tigres, 11 guépards, des éléphants, des girafes, des zèbres, des rhinocéros, des singes.Nulle part ailleurs vous ne verrez ça! MRCSdRffiMFMOUII Venez, on vous mangera pas! Hemmingford, nu sud de Montréal—Autoroute 15, sortie 4 leur Anthony Schaffer - suggère à quelques reprises que c’est la décadence morale du mari qui le perd, alors que le "bon" est sauvé par sa sincérité dans les sentiments.Au travail de S., Mankiewicz ajoute des petites touches personnelles : il applique entre autres cette règle hitchcockien-ne qui veut que certains éléments n’ayant rien à voir avec le "vrai” suspense soient insérés dans la trame, question d’épice, indépendamment de leur "plausibilité”.Ainsi, ces nombreux plans rapprochés de statues, de jeux, de trucs, qui semblent nous donner à tout moment la réponse.Mankiewicz, connu depuis ses débuts comme auteur de scénarios, vient de tourner ici un de ses plus beaux.Mais je serais curi.eux de savoir si M.Schaffer a d’abord écrit un roman ou une pièce.J’aimerais aussi savoir s’il a une belle maison dans la campagne anglaise, si sa femme l’a jamais trompé, et si l’amant était un coiffeur.LES FEMMES EN OR REÇOIVENT LES CHATS BOTTÉS! Adultes 6DEV&C1!B te'CHRrx MONIQUE MERCURE • LOUISE TURCOT DONALD PILON • MARCEL AA BOURIN DONALD LAUTRBC • TVON DESCHAMP* OH .LE* LA TU LIPPE DONALD PILON • DONALD LAUTRBC LOUISE TURCOT • JACQUE PAMER T PAUL SERVAL • JANINEEUTTO CATHERINE MOUSSEAU • DIST.PRANCE FILM st dénis 1594,ST-DENIS 849-4211 14 ANS Geneviève Bujold KAMOURASKA CHEVALIER 1S»0 SAINT.DENIS 845-3222 14 ANS Yves Montand Li FILS pierrot ISM,ST-DENIS •45-3222 pour la lere fois 6 prix populaire! À la plus grande Fw 'I Comédie (,£§.« a caffiche Musicale de tous les temps h 'un Violon sur le Toit* POUR (WfIXftNV VILLERAV ST-DENIS JARRY 388 5577 CE SOIR: 8.00 'Hlll /I'M : Cinémas ODEON Bernadette Lafont est la plus extraordinaire bête de cinéma de sa génération.“ PARIS MATCH Un film de FRANCOIS TRUFFAUT Une beUe fille a comme moi BERNADETTE LAFONT ATIVATER 2 PLAZA ALEXIS NIHON 7.30-9.30 931 3313 oE SERGIO LEONE 4- CE SOIR: 8.00 Renoir Un film de y lorktoork ürjnjFt CE SOIR 7.00-9.30 le DAUPHIN (Aucun* command* téléphonique) .GUICHET OUVERT TOUS 1ES JOURS OE MIDI à S Mm REMAZIE 8510 ST-DtNIS 381-4210 LUN.A JEU.: 2:00-8:30 VEN.-SAM.: 2:00-5:30-8i30 DIM.: 2:00 - 5:00 - 8:30 - :>-
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