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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 juin 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1973-06-16, Collections de BAnQ.

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la météo Weekend nuageux, pluvieux et Irais.Max.: 65.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV - NO 1 40 Montreal, samedi 1 6 juin 1 973 15 CENTS Après un Drapeau, par Pierre O'Neill QUEBEC - Quelques instants seulement avant que ne débute le spectacle de lundi dernier devant la Commission parlementaire des Affaires municipales, le premier ministre et le maire de Montréal avaient convenu ensemble, en l’absence du ministre Goldbloom, que le village olympique ne pouvait être construit ailleurs que dans le parc Viau.A son retour d une ballade en limousine sur les Plaines d'Abraham avec le maire Drapeau, M.Bouras-sa, ce jour-là, convoquait le ministre à son appartement et lui retirait son appui.Aux journalistes, le ministre tour sur les Plaines avec Bourassa lâche Goldbloom Skylab se prépare déjà au retour HOUSTON (parl'AFP) - Une semaine exactement avant leur retour, les trocs astronautes de Skylab ont commencé hier à se préparer à cet événement.Si tout se passe comme prévu, l’équipage du ‘Tab'’ aura vécu, avant de se poser dans le Pacifique le 22 juin, quatre semaines à 435 kilomètres au-dessus de la terre - quatre jours de plus que les trois détenteurs soviétiques du record d’endurance spatiale, à bord de ' Soyouz-11”.Charles Conrad, le commandant de bord, a lui-même effectué, de bonne heure hier, une inspection du module de commandement Apollo qui, le 25 mai, avait amené le trio jusqu'au Skylab lancé vide onze jours plus tôt, et sera utilisé pour le retour à terre.“L’équipement a bonne mine ", a déclaré Houston, résumant les résultats de cette vérification qui a duré quatre heures.‘‘Elle n’avait pas pour objectif de voir si nous avions besoin d’aller au secours ou non de l’équipage".Celui-ci ne donne en tout cas nullement l’impression d’en avoir besoin.La capsule Apollo a reçu 1,100 watts d’énergie électrique de Skylab pour remplacer celle des piles à combustibles défuntes du module triplace.11 était prévu qu’elles ne fonctionneraient qu’une vingtaine de jours, et jeudi soir Conrad les avait débranchées.Depuis que les “skylaborantins” ont brillamment réussi à déployer le panneau de l’atelier orbital bloqué depuis le lancement, celui-ci a largement les moyens de faire cadeau d’électricité au module Apollo.Skylab dispose actuellement de près de 6,000 watts, tout en transférant 1,100 de ceux-ci à Apollo.Avant que le panneau soit mis en place par Kerwin, le train spatial n’en avait que 4,000.Personne ne s’est autant réjoui de cet exploit où “système-D" et ingéniosité humaine ont mieux servi que les plus perfectionnés des mécanismes qu’Alan Bean, commandant de la seconde équipe Skylab.Au Cap Kennedy, les préparatifs de son lancement, le 27 juillet, s'activent depuis le début de cette semaine.Cette mission, ainsi que la troisième et dernière en hiver, est désormais certaine de durer les huit semaines projetées.Les dirigeants de la NASA ont également décidé hier que l'équipage actuel du Skylab n'aura pas à s'occuper du remplacement du parasol déployé au-dessus de sa demeure spatiale par un auvent de qualité plus résistante.Le commandant Charles Conrad avait d'ailleurs signalé il y a quelques jours que le parasol avait conservé sa couleur orange originelle, ce qui apparemment indiquait que le matériau dont il était composé était toujours aussi solide.Le deuxième équipage devra cependant Voir page 6 : Skylab ¦ aujourd'hui, les candidats indépendants aux élections scolaires (page 5) ¦ en éditorial, le point de vue du Devoir sur le scrutin de lundi (page 4) ¦ Jocelyne Bourassa joue une ronde merveilleuse de 68 et prend la tête après la première ronde de l'omnium La Canadienne (page 27) responsable de la protection de l’Environnement a précisé hier que le lundi matin, à quelques heures seulement de l’intervention du maire de Montréal, deux hypothèses d'implantation étaient encore retenues comme étant acceptables.Le premier ministre, autant que le maire Drapeau, étaient jusque là demeurés sympathiques à ces deux dernières propositions.Ce qui amenait hier M.Goldbloom à souligner: “Il va sans dire que jusqu’à la dernière minute, il y a des réponses qui semblaient devoir être affirmatives, et qui ont été négatives.L’une, vers 11 heures, et Vautre, vers 13h45.le jour même.C’est parce que j’avais eu certams encouragements au cours des jours précédents, que j'avais l'espoir réel de pouvoir présenter une solution de rechange de caractère permanent’.On se rappellera que le ministre Victor Goldbloom fut durement critiqué, le lendemain de la commission parlementaire, pour n'avoir présenté que les deux solutions de dernière minute que le maire Drapeau avait écartées du revers de la main: la possibilité d'un village flottant, à partir de bateaux amarrés dans le port de Montréal, ou encore un village constitué de tentes à toits rigides installées sur des plates- formes de bois.Conscient que sa performance devant la Commission parlementaire et le maire Drapeau est apparue faible, inconsistante aux observateurs, M.Godbloom expliqua qu’il avait préparé ses interventions et basé son exposé sur les deux derniers emplacements qui prévoyaient des installations permanentes, et semblaient jusque là acceptables au premier ministre et au maire de Montréal.“Il m’aurait été impensable, note M.Goldbloom de faire venir le maire de Montréal devant la Commission parlementaire, simplement Voir page 6: Goldbloom Le creusage de la ligne de métro qui reliera Verdun à Montréal en décembre 1976 va bon train.Rue Riel, près Wellington, les foreuses' automatiques attaquent un roc friable, cent pieds sous terre.L'extension de la ligue est-ouest, depuis Guy jusqu'au parc Angrignon, d'un parcours de 4.4 milles, comptera sept stations.(Photo Le Devoir, par Alain Renaud) Témoin dé de Watergate John Dean tentera de mettre en cause le président Nixon WASHINGTON (d'après Reuter, AFP et APi-John Dean, ancien conseiller juridique limogé de la Maison-Blanche, se propose de mettre directement en cause le président Nixon devant la commission sénatoriale d'enquête sur Watergate.Considéré comme le témoin-clé de l’affaire, plus précisément dans la tentative d'étouffer le scandale, John Dean comparaîtra au moment où le président Nixon sera en pleine négociation avec le secrétaire général du PC d’URSS.M.Leonid Brejnev.Selon l'avocat de John Dean.Me Mc-Candeless, son client “n'a pas peur de se mesurer au président et à son administration" Lundi, l'ancien conseiller juridique de M.Nixon sera interrogé à huit clos et en comité restreint avant de comparaître le lendemain devant la commission que préside le sénateur Sam Ervin.On s'attend que M.Dean contredira M.Jeb Magruder, l'ancien directeur adjoint de la campagne pour la réélection de M.Nixon, qui a affirmé devant la commission, jeudi, que l'ancien conseiller juridique cherchait surtout à minimiser son rôle dans l’affaire.M.Dean a déjà dit avoir rencontré le président Nixon près de 40 fois entre la fin du mois de janvier et le début d'avril.La Maison-Blanche a reconnu ce fait et a même accepté de remettre les comptes rendus de ces brèves rencontres à la commission sénatoriale.Toutefois, les positions de M.Dean et de la Maison-Blanche sur ces rencontres diffèrent.L'ancien conseiller juridique prétend que M.Nixon était au courant de l'affaire Watergate, tandis que ce dernier a affirmé que M.Dean lui avait caché jusqu'au mois de mars ce qui s’était réellement passé.C’est dans ce contexte que M.Sam Ervin a déclaré à Chicago (Illinoisi qu'il espérait ne pas avoir à faire comparaître le président Nixon pour faire la lumière sur le scandale.Au cours d une conférence de presse, M.Ervin a estimé que la vérité sur Watergate finirait par éclater simplement par les déclarations “d'autres témoins" que le chef de l'Etat.“Jusqu'à présent, a-t-il souligné, je ne vois aucune nécessité de faire comparaître le président " .A propos des révélations faites jeudi par Jeb Magruder quant à l'approbation formelle donnée par John Mitchell à l'opération Watergate à l'époque où il était secrétaire à la Justice, le sénateur Ervin a déclaré qu'il se proposait de faire citer en tant oue témoin l'ancien directeur du CREEP (comité pour la réélection du président) “dans un très proche avenir ".Toutefois, M.Mitchell a fait savoir hier à Washington par un de ses avocats, Me Cacheris, qu'il ne peut se présenter avant le mois de juillet devant la commission Ervin.M.Mitchell, a souligné son avocat, a à répondre en ce moment d'un acte d'accusation devant une cour fédérale et est “la cible " d une autre, ce qui l'autorise selon la Constitution, à garder le silence et donc à ne pas déposer devant les sénateurs, ce qui pourrait entraver la partialité du juiy.L'ancien ministre a été en effet inculpé, avec notamment M.Robert Vesco.par une cour de New York pour avoir participé à une contribution secrète de 200,000 dollars à la caisse du Parti républicain.Voir page 6: John Dean P * ^ _v.p ¦ * fête" Is » #i fi mm ***?!Saë 1 C'est à un cadre d'Air Canada qu’on a dû faire appel pour porter des valises et les charger à bord d'un DC-9 hier.Les mécaniciens sont en grève â Toronto.(Photo CP) Air Canada Négociations à Montréal et débrayages à Toronto Tandis oue les négociations se poursuivaient nier à Montréal entre Air Canada et l’Association internationale des machinistes, grâce à la médiation fédérale de M.Bernard Wilson, à Toronto la compagnie se voyait obligée de retirer 10 appareils sur 109 à cause de l’impossibilité d’en assurer l’entretien normal.En effet, 1,300 mécaniciens ont débrayé pour 24 heures hier matin dans la ville-reine, plaque tournante du transport ultérieur au Canada.Onze vols furent annulés aussitôt: un aller-retour Toronto-Montréal, deux aller-retour Toronto-New York, un retour Toronto- Nassau et un retour Montréal-Bermudes, sans compter quelques aller simples entre ces villes.Jusqu’à hier le syndicat prévenait Air Canada deux heures avant de débrayer.Mais il annonça son intention de débrayer à Toronto une heure seulement avant de fermer les coffres d'outils.Le mobile du syndicat: “Air Canada déclare que nos débrayages ne sont pas efficaces”.Un porte-parole d’Air Canada cependant nous informe que les négociations à Montréal prennent la forme de "propositions et de contre-propositions" Voir page 6 Air Canada Les états généraux de la culture à Vaudreuil autour d'un triple espoir par Gisèle Tremblay Faibles dans leurs moyens, ambitieux dans leurs objectifs, les Etats généraux de la culture québécoise dont doit naître ce week-end le Front commun des créateurs du Québec rassemble depuis hier soir à la Cité des jeunes de Vaudreuil plusieurs centaines d’artistes de toutes les disciplines autour d'un triple espoir: • Se regrouper en une structure unique, représentative, légalement constituée et reconnue.C’est ainsi que les participants sont appelés à approuver ou à amender un projet de statuts et règlements, à se choisir un système de représentation, à élire un réseau de délégués aux divers paliers de décision.• Peser sur les décisions politiques ou économiques qui influencent de près ou de loin les milieux diversifiés de la création.Là, les congressistes sont invités à préciser le mandat du Front commun, à établir les priorités parmi un ensemble de buts et de moyens qui leur sont soumis.• Manifester la spécificité et la au gré du temps La bande sonore Comme l'invention de la poudre, celle de la bande sonore, dont il est grandement question à l’enquête de la Commission de police, se perd dans la nuit des temps.Il faut remonter à Josué pour en retracer la première application.Il avait dit à son peuple “Vous ne crierez pas, vous ne ferez pas entendre votre voix et il ne sortira pas un mot de votre bouche, jusqu’au jour où je vous dirai de crier.Alors vous pousserez des cris.” Le septième jour, Josué lança: “Criez car le Seigneur vous a livré la ville." Et le mur du silence s’écroula.Les Israélites furent donc les premiers à se servir efficacement de la "bande” sonore.Albert BRIE La SQ aspire à la semaine de 4 jours par Pierre Richard Mieux payés que la grande majorité des citoyens, les policiers rajusteront leur tir vers d’autres cibles.C’est ainsi que les 4,000 policiers syndiqués de la Sûreté du Quebec monteront tout probablement à l’assaut cet automne de la semaine de travail de quatre jours.Réunis en congrès ce week-end à Montréal, quelque 200 délégués syndicaux de (’Association des policiers provinciaux du Québec ne cachent leur engouement pour une semaine réduite de travail qui leur permettrait de profiter pleinement des plaisirs de cette société qu'ils protègent.Les délégués doivent exammer les conséquences concrètes de cette revendication avant d’en faire un cheval de bataille.C'est l'automne prochain que doivent débuter les négociations pour le re- nouvellement de la convention collective des policiers provinciaux qui expire le 31 mars 1974.Le sixième congrès de l’Association des policiers provinciaux du Québec porte exclusivement sur l’élaboration du projet de contrat de travail.Au chapitre salarial, M.Gilles Dubé, vice-président de l'Association, a expliqué que les policiers sont satisfaits de la formule actuelle.Leur salaire correspond à la moyenne arithmétique des salaires des quatre principaux corps policiers canadiens: la Gendarmerie royale du Canada, la Sûreté ontarienne.le service policier du Toronto métropolitain et le service de la Communauté urbaine de Montréal.Le salaire moyen à la Sûreté du Québec pour un agent ayant quatre années d’expérience est présentement de $12,290.Satisfaits de cette formule salariale, les policiers provinciaux lorgnent donc d’autres objets: vacances plus longues, semaines plus courtes, meilleurs équipements.Pour l’instant, on se contente de définir des objectifs.Les moyens d’action et de pression ne seront à l'ordre du jour que dans un an, si jamais les négociations n’ont pas abouti à une entente.La dernière action des policiers provinciaux remonte à l’automne 1971 alors qu’ils avaient débrayé illégalement pendant quelques jours et qu’ils s’étaient rassemblés à Drummondville.Ils réclamaient alors le paiement intégral du travail supplémentaire effectué pendant la crise d’octobre 1970.Des policiers surpris et .satisfaits La démission de M.Maurice Saint-Pierre, directeur de la Sûreté du Québec, a pris complètement par surprise les 4,000 policiers provinciaux.Les représentants syndicaux des policiers de la Sûreté du Québec, réunis en congrès à Montréal, laissent voir leur grande satisfaction de la nomination de M.Paul-A.Benoit à la tête de ce corps policier.Ils sont particulièrement sensibles au fait que M.Benoit, contrairement à son prédécesseur, est is-Voir page 6: Policiers TIRAGE: 11 VENDREDI, 15 juin 1973 24 Séries émises - 90,000 chacune ._ _ Possibilité de: 451 66 - 24 GAGNANTS DE $5,000.5166.192 GAGNANTS DE $500.166- 1944 GAGNANTS DE $100.lie COURSE, le 14 juin 1973 RÉSULTAT ORDRE: $2,562.20 (soprixj DÉSORDRE:572.80 usuprix) VENTES TOTALES: $645,748.00 A B C D 5 1 3 2 f 2 • Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 Une sourde campagne du groupe Uloranda pour discréditer Kierans auprès de la communauté universitaire canadienne par Jean-V.Dufresne Une sourde campagne se poursuit depuis quelques mois sous l'égide du puissant groupe minier Noranda pour discréditer Eric Kierans auprès des milieux académiques et financiers du Canada.Des lettres ont été écrites par un éminent avocat, partenaire de l’une des plus prestigieuses études légales de Montréal, au chancelier même de l’université McGill de Montréal, s'interrogeant sur “l’utilité peut-être compromise” de l’ancien ministre fédéral, aujourd'hui professeur d'économique à plein temps à la faculté, et auteur d’un document controversé sur la fiscalité dans le secteur des richesses naturelles, pour le compte du gouvernement manitobain.Une autre lettre permet d'associer les promoteurs canadiens du pipeline d’Alaska aux accusations de “médiocrité académique” portées contre M.Kierans par le président du groupe Noranda.Une “note”, document d'une douzaine de pages au xérox, datée du 12 mars dernier, circule sous le couvert, colportée par les adversaires miniers de M.Kierans auprès d'institutions académiques et financières, qui accuse également l’économiste de “shoddy scholarship” et met en doute son intégrité même.La campagne menée contre M.Kierans fait suite à la publication l'année dernière d’un rapport commandé à l’ancien ministre du cabinet Lesage par le gouvernement du Manitoba Au lendemain de la victoire néodémocrate, le premier ministre Ed Schreyer invitait l’économiste à exprimer ses vues sur l'opportunité pour le gouvernement de modifier sa politique fiscale dans le secteur des richesses naturelles de façon à accroître les revenus publics.Le document a eu l’effet d'une bombe dans les milieux miniers, et les retombées atteignent maintenant le seuil de la faculté.Dans une lettre écrite le 8 mai dernier au chancelier de McGill, M.Donald 0.Hebb, l’avocat montréalais J.G.Porteous, membre de l’étude Ogilvy, Cope, Porteous, Hansard, Marier, Montgomery et Renault, fait tenir copie d’un editorial du “Northern Miner” et du rapport annuel du groupe Noranda.La lettre rédigée a l’en-tête de la prestigieuse etude termine: “Si le professeur Kierans a droit à ses opinions politiques, je m'inquiète de ce qu un professeur ait pu se rendre coupable d’inexactitudes comme celles qu’a relevées l’éditorialiste et le Rapport annuel.Je me demande si l'utilité de M.Kierans en tant que professeur n’a pas été sérieusement compromise.” Le paragraphe précédent laisse cependant l'université plus songeuse encore quant aux mobiles de son auteur: “Vous n’êtes pas sans savoir, sans doute, que deux des directeurs de Noranda comptent parmi les distingués diplômes de McGill”.Il s’agit en l'occurrence de MM.Alfred Powis et de W.P.Wilder, respectivement président et directeur du groupe Noranda, et dont les noms sont les plus fréquemment reliés à la campagne anti-Kierans.Le rapport annuel présenté par M.Powis décrit ainsi le document manitobain de l’économiste: “une hypothèse simpliste, une analyse naïve, un usage sélectif des statistiques, une distorsion grossière de la réalité, un exemple de "shoddy scholarship”.Le 4 mai, le directeur de Noranda M.W.P.Wilder, fait tenir à M.Kierans copie des commentaires de son patron M.Powis à l’assemblée annuelle de la compagnie.M.Kierans note que M.Wilder est aussi président de Canadian Arctic Gas Study Ltd, la firme qui a proposé un tracé canadien pour le transport du pétrole de l’Alaska vers les USA, et qu’il a utilisé le papier officiel de l’entreprise pour écrire sa missive au professeur.M.Kierans en conclut que M.Wilder associe donc la Canadian Arctic à l’accusation de "shoddy scholarship” portée par M.Powis, et le lui fait savoir par le courrier.Le 14 mai, c'est une copie du rapport annuel du groupe minier Sherritt-Gordon que fait tenir M.Porteous au chancelier de McGill.M.Porteous est président de Chi-bougamau Mining &- Smelting.Dans ce rapport, la compagnie qualifie "d’affirmation grossière et inexacte " la déclaration de M.Kierans soulignant dans son étude que Sherritt-Gordon a fait une entente avec une compagnie japonaise pour partager avec elle 50% des profits dune filiale, Fox Lake Mine.A la télévision, M.Kierans posait la question: “Comment peuvent-ils être assez riches pour donner la moitié de leurs profits aux Japonais?" Par la voix de son doyen de la faculté d'économique, M.J.C.Weldon, l’université McGill réaffirme tout son appui au professeur Kierans.Dans une lettre à M.Kierans, M.Weldon dit avoir du mal à ‘ exprimer à la fois mon incrédulité et mon indignation outragée.” Ni l’un ni l’autre ne mettent en cause le droit le plus absolu des intérêts miniers Noranda de contester l'hypothèse du professeur, laquelle l'université n’a pas à discuter d’ailleurs, certains y adhérant, d’autres la contestant, au même titre que certains financiers qui ont publiquement exprimé publiquement leur désaccord.Ce que M.Kierans reproche au groupe Noranda, et ce qui indique l’université, ce sont les tactiques pour le moins obliques qu’il utilise pour non seulement discréditer sa thèse, mais l’intégrité intellectuelle et académique de son auteur, qui a toujours joui dans les milieux économiques et politiques de la plus haute réputation.Aussi M.Kierans met-il au défi le président de Noranda M.Powis de rendre publique, en la remettant aux journaux, la note du 12 mars dernier sur le “Report on Natural Resources Policy in Manitoba”.A défaut de quoi M.Kierans songe-t-il à la publier lui-même.M.Kierans est disposé quant à lui à laisser la Canadian Economies Association le soin de juger si son étude pour le gouvernement du Manitoba trahit ou non un “manque d’intégrité”.Quant à cette allusion à la présen- .?ce chez Noranda de “deux distingués diplômés de McGill”, M.Weldon, le patron académique de M.Kierans, conclut dans une lettre à ce dernier: "Mais quel intérêt peut avoir pour l’université la position et les titres de ces hommes eu égard à l’inquiétude de M.Porteous sur "Tutilité peut-être compromise de M.Kierans comme professeur?La réponse la plus charitable, c’est de dire qu’il y a là pure incohérence”.L’irritation du groupe Noranda tient à son importance dans l’industrie minière au Québec où l'opinion publique favorise de plus en plus la participation active de l’Etat à l’exploration et à l’exploitation des richesses non-renouvelables.A vrai dire le rapport Kierans s’applique à n’importe quelle province canadienne tout autant qu’au Manitoba.Il propose essentiellement que le Manitoba abandonne sa politique traditionnelle de concession des droits miniers d'exploration, d’extraction et de développement à l’entreprise privée, et que des compagnies d’Etat prennent graduellement la relève, au moins des activités minières primaires comme l’extraction et l’affinage.Entre-temps, M.Kierans propose que le Manitoba substitue à l’actuelle imposition fiscale de 15% sur les revenus nets provenant de l’exploitation des richesses non renouvelables, une taxe, également de 15%, applicable non plus aux revenus nets mais au tonnage annuel des ressources exploitées.La proposition de M.Kierans s’appuie sur une hypothèse que tous ne partagent pas, bien sûr, voulant que les compagnies diluent leurs profits tirés de l’exploitation de la matière première avec les profits, moins élevés, qui proviennent de la transformation ou encore de la distribution de ces ressources sur le marché.De sorte que les revenus imposables de l’ensemble des opérations des entreprises ne traduisent en réalité qu’une proportion réduite de la valeur réeue des richesses extraites du sous-sol.L'affaire Kierans aux Communes OTTAWA (d’après CP) -M.Frank Howard, député néodémocrate de Skeena aux Communes, a évoqué hier en Chambre les accusations portées par M.Eric Kierans contre un groupe de compagnies minières qui chercherait à le discréditer auprès de la communauté universitaire et financière.Certaines compagnies, a dit le député, cherchent à salir la réputation de l’ancien ministre parce qu’il a fait des études sur les sociétés miniè- INSTITUT MARGUERITE-BOURGEOYS 4873, avenue Westmount - Montréal 217 • Institution reconnue d'intérêt public • Institution mixte, résidence pour filles COURS COLLÉGIAL D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL QUI PRÉPARE AUX STRUCTURES D'ACCUEIL UNIVERSITAIRES.Programmes offerts: • Sciences de la santé • Sciences pures et appliquées • Sciences humaines • Sciences de l'administration • Arts et Lettres • Musique Tel.: 489-5693 MUSIQUE: • Brevet d'enseignement spécialisé, option musique.• Premier cycle d'études universitaires en vue d'un baccalauréat spécialisé en musique.Tél.: 481 *3441 Possibilité d'inscription jusqu'au 30 juin.(tes Irait de scolarité sont déduisibles pour lins d'impôt) res pour le compte du gouvernement néo-démocrate du Manitoba.La Chibougamau Mining and Smelting Co.et la Noranda Mines Ltd, a dit le député, ont en particulier mis en cause l'honnêteté et l'intégrité” de M.Kierans.Ce faisant, a-t-il fait observer, ces compagnies violent la Charte des droits qui proclame la liberté académique.On se souvient que M.Kierans.dans l’étude qu’il avait soumise l’an dernier au gouvernement de M.Schreyer, recommandait au Manitoba' de récupérer toutes les ressources qu’il avait louées au secteur privé et de créer des sociétés de la Couronne pour l'exploitation minière et le traitement du minerai.Il concluait que le secteur minier devait avoir un caractère public.M.Howard a demandé hier au ministre de l’Expansion économique régionale, M.Jamieson, s'il se propose de faire enquête afin de déterminer si des subventions fédérales consenties à ces deux compagnies servent à financer la campagne lancée contre M.Kierans.Le président des Communes, M.Lamoureux, a jugé la question irrecevable.Plus tôt.le premier ministre suppléant, M.Drury, répondant à une autre question, a déclaré que les membres de la communauté universitaire qui s'engagent dans l'action politique, " particulièrement dans la politique partisane”, s'exposent à la critique lorsqu'ils réalisent des ouvrages.Rappelons que M.Kierans a démissionné du Cabinet libéral en 1971 par suite d’un désaccord avec la politique économique et la stratégie de développement du gouvernement.Radio-Canada va supprimer toute la publicité des émissions pour enfants OTTAWA (PC)-Radio-Canada entend supprimer toute publicité au cours des émissions destinées aux enfants, a déclaré hier le président de la société, M.Laurent Picard.M.Picard a affirmé devant le comité parlementaire sur la télédiffusion que Radio-Canada allait demander au Parlement de lui accorder une somme allant de $2.25 à $2.5 millions pour couvrir les frais du projet.Si on nous accorde cette somme d'argent, la publicité sera retirée au mois de septembre 1974, a-t-il dit.Il a expliqué qu’il faudra $1.5 millions pour couvrir la perte de revenus et environ $1 million pour payer le coût de production de matériel pour remplacer le temps accordé à la publicité.Le comité étudiait un projet de loi présenté par M.James McGrath (PC-St-Jean-Est) visant à retirer toute publicité au cours des émissions destinées aux enfants.M.McGrath a déclaré que la déci- ¦ Ottawa OTTAWA (PC) - Le ministre du Bien-être social, M.Lalonde, a rappelé aux Communes que le gouvernement a l’intention d’accorder des allocations familiales à tous les enfants jusqu'à 16 et 17 ans.Ce projet de loi n’a cepei.dant pas encore été déposé aux Communes mais son contenu a déjà fait l’objet de discussions entre les ministres de la Santé du Canada.Présentement, les allocations sont versées aux enfants jusqu'à l'age de 16 ans.M.Roch LaSalle (Ind.-Joliette), qui a posé la question hier aux Communes, a suggéré à la même occasion de verser des prestations aux enfants qui fréquentent l’école quelque soit leur âge.C’est alors que M.Lalonde a indiqué que le gouvernement préférait un système universel jusqu'à 18 ans.• OTTAWA (PC) - Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Marc Lalonde, a déclaré que le gouvernement fédéral ne pourrait pas prendre de décision “avant un bon moment” à propos des garderies d’enfant.Présentement, a-t-il dit aux Communes, des discussions ont lieu entre les provinces et elles ne semblent pas sur le point de se terminer.Les seules garderies qui existent présentement, selon M.Steve Paproski (PC-Edmonton-Centre), ne peuvent desservir que quatre pour cent de la population et elles sont subventionnées par des programmes d’initiatives locales.• OTTAWA (PC) - Le ministre de l’Energie, des Mines et Ressources, M.Donald MacDonald, a tenu à assurer sion de Radio-Canada était “une victoire importante” qui le satisfaisait énormément.La Société Radio-Canada diffuse actuellement quelque 1,700 heures d’émissions sans publicité par année pour les enfants d’âge pré-scolaire, mais la nouvelle politique annoncée par M.Picard visera à retirer toute publicité au cours des émissions destinées aux enfants de moins de 12 ans.M.Picard a par ailleurs expliqué que les problèmes majeurs que suscitent le retrait total des commerciaux ont trait à la responsabilité de la société vis-à-vis de ses clients et les conséquences éventuelles sur les postes affiliés.Il a précisé que tandis que le programmation du reseau sera diffusée sans publicité, les postes affiliés pourront placer leurs commerciaux entre les émissions.Ils ne pourraient cependant pas diffuser de publicité à l’intérieur des émissions.Cette mesure touchera environ 60 heu- une fois de plus, hier aux Communes, que les compagnies de pétrole installées au Canada desserviront en priorité les Canadiens dans la vente de leurs produits.Interrogé par le chef du NPD, M.David Lewis, il a ajouté que les entreprises de pétrole raffiné pourraient avoir des raisons de s’interroger sur l'avenir de leur production: il leur faudrait reconsidérer la situation avant de décider si elles vont construire d’autres raffineries pour satisfaire aux besoins du marché canadien ou bien continuer dans la voie qu’elles se sont déjà tracée de prendre de l’expansion en vue d’exporter leurs produits finis.M.Lewis a demandé si le gouvernement envisage d’établir une Société pétrolière de la Couronne afin de protéger le public dans la production, la distribution et la fixation des prix des produits pétroliers.Le ministre a répondu qu’une telle possibilité fait Tobiet d’une étude dans le livre blanc sur la politique énergétique canadienne qui sera rendu public au cours de la dernière semaine de juin.• OTTAWA (PC) - Le premier ministre Trudeau a fait part hier de la nomination d’un nouveau sous-ministre de la Justice en la personne de Me Donald H.Christie, de la Saskatchewan.Agé de 47 ans, il occupe depuis août 1967 le poste de sous-procureur général adjoint.Me Christie s’est inscrit à l’Université de la Colombie-Britannique en 1946 après avoir servi dans les Forces armées.Il est entré au ministère de la Justice en 1953 et est passé au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration peu après jusqu’en 1960.res d’émissions pour enfants annuellement.M.Picard a déclaré que l’organisme chargé d’étudier les effets de la publicité destinée aux enfants était “limité”, mais “Radio-Canada est d’avis que l’intérêt public compte plus que la recherche”.Stanfield veut mettre en contradiction deux ministres OTTAWA (PC) - M.Robert Stanfield a tenté de mettre en contradiction les ministres des Finances, M.John Turner, et du Logement, M.Ron Basford, sur la politique du gouvernement en matière d’habitation.D a relevé hier aux Communes une déclaration de chacun d eux et demandé si le gouvernement favorise ou non la construction d’un plus grand nombre de logements en cette période d’inflation.Selon le chef conservateur.M.Basford aurait déclaré que le temps n est pas propice à la construction et d'un approvisionnement en matériaux essentiels de construction.Pour sa part, M.Turner, toujours d’après l’inteiprétation de M.Stanfield, favorise plutôt un accroissement des activités de l’industrie de la construction comme un des moyens de faire face à la montée des prix.Le président du Conseil du Trésor et premier ministre suppléant, M.Charles Drury, a dit que les déclarations des deux ministres sont "compatibles” et ne sauraient être mises en contradiction.H a ajouté qu'un approvisionnement adéquat en matériaux de construction est essentiel pour améliorer le nombre de mises en chantier des logements.Par ailleurs, M.Turner a dit ne pas croire que la rumeur d’une hausse des intérêts sur les prêts de la Banque du Canada à 10 pour cent soit fondée.M.Allan Lawrence (PC-Northumber-land-Durham) a soulevé cette hypothèse en se basant sur un article de journal A ce propos, M.Ed Broadbent (NPD-Oshawa-Whitby) s'est informé si le gouvernement songeait à modifier la loi des banques à charte de manière à ce qu’el-les n'imposent pas un taux supérieur dans le cas des prêts hypothécaires.M.Turner a dit que ce n'est pas là une façon d'envisager le problème, étant donné que d’autres secteurs concernant les consommateurs pourraient en être affectés.CANDIDAT COMME COMMISSAIRE À LA C.E.C.M.QUARTIER 17 Dr JEAN-MARC CHEVRIER Licencié en sciences pédagogiques, docteur en psychologie, diplômé en counseling de l'American Board of Examiners in Professional Psychology CHEVRIER, JEAN-MARC ADMINISTRATEUR Expérience: Professeur à tous les niveaux d'enseignement, chef-psychologue (Ministère de la Jeunesse et Institut de Réhabilitation de Montréal), directeur du Bureau d'orientation à la C.E.C.M., auteur de 8 volumes sur l'orientation, etc.Directeur de l'Institut de Recherches psychologiques, inc.Candidat indépendant Aucune allégeance politique Financement personnel: aucuns fonds d’individus ni de groupes.Mon programme est centré sur les obligations et les fonctions du commissaire d'école qui se doit d'avoir des préoccupations d'ordre pédagogique et administratif.Au point de vue administratif 1.Assainir le financement de l'éducation.2.Doter la commission scolaire de moyens d'actions qui pourront assurer l'efficacité administrative.3.Établir des rouages administratifs par voie de comités.4.Favoriser l'essor de l'industrie québécoise dans tous les domaines possibles et en tenir compte lors des achats effectuées par la C.E.C.M.5.Coopérer étroitement avec le Conseil scolaire de l'île de Montréal pour l'élaboration d'une solution au problème du pluralisme dans les écoles.6.Établir, au sein de la C.E.C.M., avec l'indépendance requise, un poste de protecteur du citoyen pour faire droit aux plaintes des contribuables en toute matière qui relève de la commission scolaire.Au point de vue pédagogique: 1.Modifier l'orientation de l'école et ajuster les programmes d'animation selon les besoins du milieu, par exemple réclamer des budgets plus élevés pour les milieux économiquement défavorisés.2.Favoriser la participation des comités d'écoles, des comités de parents et des autres organismes concernés; accorder une considération attentive aux demandes provenant des familles et des collectivités.3.Établir et poursuivre un programme pratique de l'enseignement des langues tenant compte des besoins de l'enfant et des exigences des parents.4.Reconnaître effectivement les droits de l'enfant à l'éducation et favoriser le développement de sa personnalité sous tous ses aspects.Engagement personnel 1.Assurer les parents que les écoles confessionnelles seront maintenues et penser à un renouveau, dans de nouvelles structures.2.Considérer l'enseignement du français comme prioritaire.3.Enseigner la langue seconde comme un actif culturel et économiques.4.Maintenir, temporairement, le bill 63 et étudier une voie de rechange 5.Respecter les droits acquis.6.Tenir compte de tous les aspects sociaux, culturels, économiques et démographiques lors du regroupement scolaire dans l'île de Montréal.t « LE DEVOIR Page Montréal, samedi 16 juin 1973 Québec est sûr que Mirabel sera un pôle d'attraction .WMmMi, ¦ WÊÊ0Ê ; / i »î/".SSIil üm Un nouveau tronçon d’environ un demi-mille de l'autoroute est-ouest à Montréal a été ouvert hier à la circulation routière.Il s'étend sur environ 3,200 pieds d'est en ouest depuis la rue Aqueduc jusqu'à la rue Atwater.Les travaux se poursuivent "à un rythme très satisfaisant", selon les entrepreneurs, depuis Guy jusqu'à l’échangeur University, et de Bleury à Sanguinet.par Clément Trudel A deux ans de son inauguration, l'aéroport de Mirabel (Sainte-Scholastique) en est à un stade passablement avancé.Représentants du fédéral et du provincial se sont félicités hier de la coopération qui rend ainsi possible la réalisation d’un projet dont les retombées ne peuvent être que bénéfiques pour le Québec.SATRA (Service d’aménagement du ter ritoire aéroportuaire) l’OPDQ (Office de planification et de développement du Québec), le MEER (ministère de l'Expan sion économique régionale), le BANAIM (Bureau d'aménagement du nouvel aéroport international de Montréal) et CAIM (Consultants en aéroports nationaux de Montréal) ont combiné leurs efforts pour présenter une EXPO-MIRABEL dont l'inauguration a permis de reposer certaines questions-clés: à quand une liaison rapide entre le centre-ville de Montréal et Mirabel (les dépliants s'en tiennent à un trajet d'une demi-heure mais il faut au moins doubler ce temps)?qu'ad-vient-il du projet de centre de cargo aérien et d'un parc industriel intégré à Mirabel (un rapport d’une firme de San Francisco a déjà été remis à la province à ce sujet)?la construction de Pickering, si elle se fait, pourrait-elle forcer certaines compagnies aériennes à choisir entre Montréal et Toronto comme pôle de rayonnement sur le nord-est de l'Amérique?Au nom du gouvernement du Québec, le ministre de l’Environnement et des Affai- Le sort du Conseil scolaire se joue peut-être dans l'Est au scrutin de lundi par Gilles Provost L'élection scolaire du 18 juin, dans la commission scolaire de l’Est de Montréal, pourrait avoir une influence déterminante sur l’orientation du futur conseil scolaire de ITle de Montréal Le personnage-clé de cette élection, paradoxalement, n’est pas en lice parce qu il a été élu par acclamation dans le quartier No un de Pointe-aux-Trembles quand son adversaire a décidé de ne pas se présenter.Il s'agit de M.Guy Duro-cher, porte-parole officiel du Mouve- Dans un communiqué émis hier, M.Yvan Dupuis, chef du Ralhement cré-ditiste, a déclaré que son parti n'appuie aucun candidat ou groupe de candidats aux élections scolaires du 18 juin prochain sur lHe de Montréal.Il a toutefois invité les citoyens de nie à se présenter aux bureaux de votation lundi et à choisir des candidats qui possèdent Tes garanties d’intégrité et de saine morale essentielles au rôle de commissaire d’école.” M.Dupuis affirme, dans son communiqué, que les députés péquistes Robert Burns et Claude Charron ont fomenté un complot ' avec "un petit groupe de syndicahstes dextrême-gauche, pour tenter de s'emparer du contrôle des Commissions scolaires.'' Et il ajoute: "Allons-nous confier nos enfants à des gens qui veulent depuis longtemps les politiser et les amener à fouler aux pieds toute espèce d'autorité?" Le chef du Ralliement créditiste déclare que son parti "ne peut rester insensible devant l'invasion des miüeux de l'Education par des petits politiciens de gauche " Par ailleurs, M.Yvon Dupuis a fait parvenir hier au ministre de l'Education, M.François Cloutier, un télégramme dans lequel il lui demande de valider officiellement la dernière session des cours du CEGEP St-Laurent et de reviser “la décision unilatérale prise par la tuteur.M.Claude Benjamin,” d'annuler la session d'hiver 1973.M.Dupuis déclare, à ce propos, “qu'il est injuste de punir 2,500 etudiants pour un confht dont ils ne sont pas responsables" et rappelle que “c'est l'injustice gouvernementale en matière de déclassification des professeurs qui a engendré ce conflit.” Le leader créditiste affirme que “le gouvernement, par son ministère de l'Education, est le seul responsable du gel des cours au CEGEP St-Laurent”.Selon M.Dupuis, personne ne pourrait blâmer les professeurs d'avoir réagi “devant une déclassification rétroactive injuste et inacceptable”.Quant à l’ultimatum servi antérieurement au gel des cours par l’administrateurdé- ment scolaire confessionnel, président de la commission scolaire de PAT, de la régionale Le Royer, du comité d’implantation de la nouvelle commission scolaire de l’Est et représentant de ce district au conseil scolaire de ITle de Montréal.M.Durocher, qui est en congé avec demi-solde de la compagnie Gulf depuis un an environ, a failli à une vont près devenir président du conseil scolaire provisoire, lors des négociations légué Claude Benjamin, M.Dupuis le juge “arbitraire et arrogant".Il soutient que la nomination de M.Claude Benjamin a constitué une “véritable provocation”, compte tenu du fait que “ce tuteur était nul autre que l'ancien secrétaire général de ce CEGEP, qui avait présidé de 1969 à 1972 à la classification de la plupart des professeurs aujourd’hui disqualifiés”.Enfin, M.Dupuis souligne que “l'inertie et l'indifférence démontrées par le ministre de l’Education en cette matière sont tout à fait inadmissibles sinon surprenantes”.par Jacques Bouchard, de la PC QUEBEC (PC) - Le plan de l'enseignement des langues du ministère de l’Education n’a pas été modifié et il sera maintenu tel quel, car le ministre en a fait une priorité gouvernementale.C’est ce qu’a affirmé hier à l’Assemblée nationale, M.François Cloutier, en réponse aux questions de M.Jean-Noël Tremblay (UN Chicoutimi) relativement à un article du quotidien “The Gazette”.“Il est inexact, comme le prétend d’ailleurs ce journal, que le plan d’enseignement des langues soit modifié le moindrement et il était inexact de prétendre qu’il puisse être affecté par certains changements qui ont été apportés à deux directives administratives.“Le plan d’enseignement des langues existe par lui-même et comporte toutes les mesures nécessaires pour lui permettre d’atteindre ses objectifs, à savoir l'amélioration de l’enseignement du à huis clos qui ont précédé la première assemblée publique de cet organisme.C’est d’ailleurs un secret de polichinelle que M.Durocher espère faire mieux la prochaine fois.Pour cela, il faut pourtant qu’il puisse obtenir les appuis nécessaires pour être d'abord nommé au conseil scolaire par les autres commissaires qui auront été élus.C’est là que rentrent en jeu les élections actuelles.Déjà, M.Durocher bénéficie de l’appui de M.André Blanchard, élu par acclamation dans le quartier no 2 et de M.Roland Beaudin, élu de la même façon dans le quartier quatre.Il jouit aussi de l'appui de M.Bernard Lachapelle qui se présente dans le quartier trois contre M.Georges Faquin qui bénéficie de l’appui du Parti Québécois.Les trois hommes de M.Durocher sont tous des commissaires sortants.M.Durocher fait aussi cause commune avec une des deux équipes en lice à Saint-Léonard, celle de M.Léo Pérusse, Luigi Barone, Joseph Lemieux et Joseph Reda.Hier, le DEVOIR avait affirmé que cette équipe bénéficiait aussi de l’appui de puissants organisateurs libéraux et du maire Léo Ouellet de Saint Léonard.Le maire a démenti cette nouvelle et a publiquement affirmé son appui à son beaufrère qui se présente dans son quartier, M.Ralph Di Zazzo.D’un autre côté, M.Durocher a contre lui le Ralliement scolaire de ville d’Anjou, un mouvement qui regroupe deux per sonnes déjà élues par acclamation, Mme Marguerite Hamelin (no 6) et M.Michel français langue maternelle, de l’anglais langue seconde, du français langue seconde ainsi qu'un ensemble de mesures visant une clientèle particulière, soit les immigrants”, a souligné M.Cloutier.Le ministre a précisé qu'il y avait eu deux mesures administratives, l’une portant sur le nombre de spécialistes à l’élémentaire et l’autre sur le perfectionnement des maîtres.La première de ces clauses admettant pour la première fois des spécialistes a l’élémentaire, et contribuait ainsi à réduire le rapport maître-élèves de 1 pour 27 à 1 pour 26 et demi et 1 pour 26 dans les deux années à venir, a dit M.Cloutier.Par ailleurs, la directive originale déterminait trois secteurs dans lesquels des spéciahstes pouvaient être engagés, SAMEDI Aujourd'hui et demain, au Château Frontenac, assemblée générale de la Fédération des magasins CO-OP.• A 8h30, colloque sur les fermetures d'usines (avec notamment Tes gars de Sogefor "), au 3825, boul.Lévesque, à Laval.• A 9h, camp-école des Jeunes Libéraux, au collège Claretain, 191, boul.Gamache, à Vic-toriaville.DIMANCHE A compter d'aujourd'hui et jusqu'au 20 juin inclusivement, congrès de physique organisé par l'Association canadienne des physiciens, a l'Université de Montréal.• A 9h.ouverture du 18e congrès international des hôpitaux, à la Place Bonaventure de Montréal.Massue (no 5), ainsi que M.Maurice La-vigne qui se présente dans le quartier sept contre M.Biaise Trubiano.Un autre candidat de ville d’Anjou, qui se présente dans le quartier huit, M.Lucien Mouton, serait aussi sympathique au Ralliement scolaire.Pour faire échec aux ambitions de M.Durocher, l’équipe de ville d'Anjou a voulu faire alliance avec l’autre camp de Saint Léonard, “l'Unité scolaire de Saint Léonard” regroupé autour de M.Ralph Di Zazzo et de son frère, le conseiller municipal Jean Di Zazzo.Cette équipe rassemble M.Raffaelo ladeluca (no 9), M.Yvon Desrochers (10), Ralph Di Zazzo (11), Maurice Boulanger (12) et M.Aldo Didone (13).Voir page 6: Le sort Chryssomalis: en anglais, en grec et en chinois.M.Dennys Chryssomalis, candidat dans le quartier no 13 de la Commission scolaire Centre-Nord (Outremont), fait parvenir à ses électeurs un dépliant rédigé en anglais, en grec et en chinois.Il a oublié le français.Une de ses électrices francophones a pris contact avec son comité d'organisation pour s’informer de la raison de cet état de chose.On lui a répondu que “Ton ne pouvait pas se plier aux caprices de tout le monde”.soit à l'enseignement de l'anglais langue seconde, l'enseignement des arts plastiques et l’éducation physique.“J’ai demandé moi-même que Ton modifie non pas les trois secteurs, mais Tordre de ces secteurs parce que.dans l’orientation décentralisée que je cherche à donner au ministère de l'Education, il m’a paru qu'il revenait aux commissions scolaires de bien évaluer le besoin.” En ce qui concerne le perfectionnement des maîtres, a ajouté M.Cloutier, “dans le même esprit de décentralisation, j’ai voulu permettre aux commissions scolaires une marge de manoeuvre aussi grande que possible”.La perspective du perfectionnement est indépendante du plan d’enseignement Voir page 6 : Le plan A 9h30.congrès régional du Parti Libéral au Séminaire St-Josepn de Trois-Rivières • A 9h30.conseil national du Parti québécois à Lauzon.• A 14h30.assemblée générale de l'Association des femmes célibataires, à la salle paroissiale de l'église Notre-Dame.426.St-Sulpice.• A 19h, dernière d'une série de cinq assemblées dans le cadre de la convention du PQ dans Abitibi-est, à la salle Félix-Leclerc du Centre culturel de Val d'Or.• A 19h, concert à l'occasion de la fête des Pères, offert par la Chorale du Sous-Sol, à hôpital St-Charles Borromée.• A 19h30.ralliement communautaire en fa* veur du judaïsme soviétique, en face du consulat soviétique, au 3655 Ontario.Le Ralliement créditiste n 'appuie aucun candidat Le ministre de l'Éducation Le plan de l'enseignement des langues restera inchangé: c 'est une priorité Pour VENDRE "PROPRIETE" ou ACHETER J.Goulet (Consultez) M.Goulet (IMMEUBLES) GOULET 3130 est, rue SHERBROOKE REALTIES INC.) TéL: 526-6655 le week-end res municipales, M.Victor Goldbloom - arrivé avec près de deux heures de retard, après s être hâté de franchir en hélicoptère la distance Montréal-Mirabel -dit croire au pôle d'attraction, au centre de vitalité que pourrait devenir Mirabel.Il se réjouit que le public puisse ainsi avoir accès à des maquettes, photos et documents audio-visuels (jusqu'à la mi-septembre.de lOhà 18h).Le MEER était représenté par M.Marcel Prud'homme, député de Saint-Denis, qui a rappelé l'intérêt du ministère de M.Jamieson à Mirabel où sont engagés environ $50 millions dans cette "zone spéciale”.Il est utile que Ton s’intéresse au sort des expropriés, ce qui permet d'apporter quelques correctifs, dit-il.Le représentant du ministre des Transports (Jean Marchand) était nul autre que le député du comté où Ton construit Mirabel.M.Francis Fox; ce dernier a souligné qu’un enquêteur nouveau se rendra auprès des 381 intéressés dans autant de dossiers d’expropriation non réglés, pour tenter d’apporter une solution à la satisfaction de tous.Le député de Laval, M.Marcel Roy, était aussi à l’inauguration de TExpo-Mirabel, de même que des fonctionnaires des organismes sous les auspices desquels se tient cette exposition, pour une cinquième année.A la fin du mois de mars, le magazine "Perspectives" publiait une entrevue du ministre Gerard-D.Lévesque sur le futur parc industriel et centre de fret de Mirabel.A propos du “développement parallèle d'un deuxième centre de cargo aérien” au Canada (il faisait allusion à Pickering), le ministre disait que ce “pourrait être un dédoublement inutile d'énergie et d’argent”.Rien n’a encore transpiré d’une rencontre où des représentants de lignes aériennes et des représentants du Québec ont discuté de l’établissement d’un centre de fret à nul autre pareil à Mirabel.Il semble bien toutefois que les compagnies attendent une décision politique - quelle qu'elle soit -avant de faire des frais en rapport avec ce super-centre de fret que les esquisses de planificateurs laissent entrevoir.Les deux pistes qui pourront être utilisées en 1975 par les avions de lignes internationales sont presque achevées, l’aérogare de Mirabel est en voie de parachèvement, comme ont pu le constater les journalistes et invités, dans un tour d’autocar.Mirabel aura l'avantage, une fois terminé, d’être Tun des rares aéroports nord-américains non congestionnes et susceptibles d'expansion.Des 90.000 acres expropriés, seuls 17,000 serviront à l'aéroport proprement dit.L'aire de stationnement des avions et les rampes d'accès à l'aéroport sont déjà en construction.Voir page 6 : Mirabel Bien gardé.Mercier comparait Jean-Paul Mercier, le célèbre évadé de Saint-Vincent-de-Paul et compagnon d'évasion du non moins réputé Jacques Mesrine, a comparu hier aux sessions de la paix où des mesures exceptionnelles de sécurité avaient été prises.Arrêté jeudi à Laval, condamné à la prison à vie et accusé de divers vols à main armée (et naturellement de s’être évadé) Mercier aurait dit aux policiers qu'il leur fausserait compagnie d’ici une semaine.Mesrine.qui s’était évadé avec Mercier il y a quelques mois et qui avait réussi à aboutir en France pendant que Mercier était repris ici, a été capturé par les policiers français et il leur a fait la même prédiction que Mercier.On sait que la semaine dernière il mettait à exécution son projet et prenait la fuite en tenant en otage un juge d'une Voir page 6 Mercier Le maire de Saint-Laurent demande à Québec de régler sans délai la crise du cégep Le maire de Saint-Laurent, M.Marcel Laurin, a lancé hier un cri d’alarme, pressant le gouvernement du Québec de régler sans délai la crise “qu'on a laissé pourrir” au CEGEP de Saint-Laurent.“L’éducation n’est pas du ressort d’un maire, a dit M.Laurin, mais la population est désespérée et je ne puis que joindre ma voue à celle des parents et des étudiants qui crient au secours.“C’est non seulement Tannée scolaire qui est compromise, a-t-il ajouté, mais c’est la carrière même de centaines de jeunes qui est menacée et leur foi dans les institutions québécoises."Le CEGEP de Saint-Laurent a écopé plus souvent qu’à son tour depuis quelques années.Les étudiants et les parents ont la nette impression que leur CEGEP fait injustement les frais de la raison d’Etat.“Au nom du conseil municipal, au nom de toute la population de Saint-Laurent, au nom de tous les étudiants et de leurs familles, je supplie le gouvernement de ne pas laisser pourrir plus avant la situation au CEGEP de Saint-Laurent.“Peu importe à qui incombe la responsabilité de cette impasse, c'est certainement la responsabilité du gouverne- Voir page 6: Le maire Renseignements sur demande 937-4572 3465, Côte des Neiges (Métro Guy) Guitare - Flûte - Rythme STUDIO D’ART MUSICAL ÉDUCATION EN DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL PAR LA SIMULATION.Durée: 2 semaines.Prix: $30 incluant nourriture, logement, transport à partir de Montréal.Où: St-Jean de Matha (dans les Laurentides) Dates: 8 juillet au 21 juillet.22 juillet au 4 août.5 août au 18 août.19 août au 1 er septembre.Pour plus d'informations: L'Association pour les Nations Unies.André Dallaire 731-5314 LIBERTÉ POUR LE JUDAÏSME SOVIÉTIQUE Nous ne devons point oublier les arrestations qui eurent lieu à Leningrad en Juin 1970 et qui aboutirent à une série de parodies de procès et au harcèlement des Juifs en Union Soviétique.H est dénié en U.R.S.S., à plus de trois millions de juifs, le droit de poursuivre leurs activités culturelles et religieuses ancestrales.Des milliers de juifs soviétiques qui ont sollicité le droit de quitter, pour se rendre en Israel, se sont vus refuser le droit d'émigrer tel qu'assuré par la Déclaration des Droits de THomme des Nations Unies.L'oppression contre le judaïsme soviétique doit prendre fin ! Une démonstration de solidarité commémorant les premières arrestations de Leningrad, se tiendra face au Consulat Soviétique de Montréal.Date ; Dimanche 17 juin 1973 Heure ; 19 heures 30 Lieu de réunion ; Congrès Juif Canadien 1590 Avenue McGregor Montréal, Québec.COMITÉ DE MONTRÉAL EN FAVEUR DES JUIFS SOVIÉTIQUES EN ASSOCIATION AVEC Le Congrès Juif Canadien La Federation Sioniste Canadienne Région de TEst Région de TEst *Ence jour du 17 juin de la "Fête des Pères”, exprimez votre solidarité avec les familles juives soviétiques qui ont été séparées de force. 4 • Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 éditorial L'élection scolaire de lundi La campagne tranquille qui prendra fin demain pour l’élection des commissaires d'école sur nie de Montréal aura été, comme il fallait s’y attendre, trop brève.Elle a permis - ce fut son apport majeur - l’émergence d’un grand nomore de forces nouvelles dont le nom n’a rien de familier pour les fabricants d’opinion.Ces forces n’ont toutefois pas eu le temps voulu pour se coaliser ou, plus exactement, pour se rendre jusqu’au bout de leur démarche respective.Ainsi, le Mouvement pour la démocratisation scolaire, des quatre regroupements qui sont dans la lutte, est le seul qui ait réussi à se doter, en assemblée publique et à la suite d’un débat démocratique, d’un programme un peu élaboré.Le MDS n'est parvenu, par contre, à mobiliser qu’une dizaine de candidats, dont la moitié ne semblent posséder ni l’autorité, ni les racines voulues pour s'imposer.Si ce mouvement avait pu disposer d’un ou deux mois additionnels, il aurait probablement réussi à recruter une équipe plus imposante.A l’inverse, le groupement des Parents solidaires apparaît comme une coalition de dernière heure et se présente avec un programme qui, tout, en étant d’inspiration généreuse et équilibrée, est trop squelettique pour qu’on puisse s’en satisfaire.Mais en retour, ce groupe est celui qui émane le plus du mouvement de participation des parents à la chose scolaire qui a pris naissance ces dernières années.Il est aussi celui qui présente, à l’échelle de la CECM (on trouve d'ailleurs un mouvement de même inspiration - et tout aussi valable - à Verdun), les candidats les plus représentatifs.Quant au Mouvement scolaire confessionnel, il a fait valoir une aspiration qui demeure très importante aux yeux de milliers de parents.Il a même mobilisé quelques candidats de qualité.Il a cependant été impossible, à travers plusieurs semaines de campagne, de percevoir comment, aux différents échelons de responsabilité, il s’articule intérieurement et se greffe au milieu qu'il veut servir.Il existe enfin un quatrième groupement, celui des Parents responsables.Ni par son programme, ni par ses candidats, ce groupement ne semble avoir conquis de lettres de créance valables.Beaucoup plus importante est, à cet égard, la présence dans la lutte d’une cinquantaine de candidats indépendants.Ces candidats sont certes de qualité fort inégale.Quelques-uns d’entre eux émergent néanmoins, dans leur quartier, comme ayant plus de poids que leurs rivaux inscrits à des groupements précis.• A peu près tous les candidats s’étant prononcés en faveur de l’école chrétienne pour ceux qui la désirent, il appartenait aux défenseurs de la confessionnahté de provoquer un débat autour de la future restruc- turation des commissions scolaires qui doit être l’une des tâches majeures des nouveaux commissaires et du Conseil scolaire de nie.Mais ce débat n’a pas eu lieu, faute, semble-t-il, de combattants suffisamment informés et convaincus.On avait cru, un moment, que l’intervention de Mgr Grégoire, demandant aux catholiques d’appuyer les candidats favorables à l’école chrétienne, serait interprétée comme un encouragement à peine voilé au Mouvement scolaire confessionnel.Outre que ce dernier ne semblait pas capable de profiter à plein d’un tel avantage, des précisions apportées par l’archevêché devaient vite mettre un frein à toute interprétation trop simpliste de la pensée de Mgr Grégoire.Des propagandistes de tout acabit se sont morfondus depuis des mois pour faire croire que la langue était le problème le plus aigu au plan scolaire.On a pu voir, à travers les assemblées tenues dans les quartiers et les propos d’un grand nombre de candidats.que ce n’est pas là la préoccupation la plus immédiate d un grand nombre de citoyens.Si des préoccupations dominantes se sont dégagées de la campagne, c'est à un niveau plus quotidien, plus local qu'on les trouve.Elles se ramènent à deux thèmes majeurs: la démocratisation de l’école et l’humanisation de l’école.Les citoyens, parents en tète, sont prêts à tenir compte des besoins de rattrapage dans certains quartiers.Ils tiennent de même à ce que l'école respecte positivement leurs valeurs religieuses et linguistiques.Ils semblent néanmoins plus mordus, en 1973, par l’objectif d'une participation accrue à l’orientation de l'école.Et s’ils tiennent à participer davantage, c'est parce qu'ils espèrent que l’école deviendra ainsi plus humaine pour les enfants et plus accessible pour les personnes de tout age et de toute condition.On aurait pu avoir une campagne dominée par l’exploitation des préjugés religieux et culturels.Si ce piège a été évité, c'est principalement attribuable à l’entrée en scène d’un bon nombre de candidats assez proches des réalités de l’école pour pouvoir en traiter en connaissance de cause, sans se laisser emporter par des slogans qui n'ont souvent qu un rapport éloigné avec leurs soucis quotidiens de parents.La conséquence de cela est sans doute un certain manque d’envergure, une certaine grisaille que n’ont pas manqué de souligner maints observateurs.C’est néanmoins ainsi que le milieu, invité pour la première fois à s’exprimer démocratiquement, a voulu se définir.• Parmi les quatre mouvements en présence, le groupe des Parents solidaires nous semble le plus apte à traduire dans la gestion des affaires scolaires les préoccupations qui se sont exprimées au cours de la campagne.Ce groupe a eu l’habileté de réunir, dans la liste de candidats qu’il appuie, les quatre ou cinq noms valables qu’on pouvait trouver dans la liste du Mouvement scolaire confessionnel.Dans une douzaine de quartiers, il présente des candidats sérieux, déjà informés, grâce à leur participation aux comités d’école ou de parents, de la chose scolaire, parmi lesquels on trouve, au surplus, des représentants valables du sexe féminin et du groupe catholique anglophone.Son programme, sans être élaboré, repose sur des propositions équilibrées qui laisseront beaucoup de souplesse pour les ajustements nécessaires au plan de l’action.Il ne s’est livré à aucune surenchère facile sur la langue ou la confessionnahté.Pour ces raisons, dans les quartiers où aucun candidat ne domine par sa personnalité ou sa compétence, les citoyens feront un bon choix en appuyant les Parents solidaires de préférence aux autres groupes.C’est le seul qui présente, dans cette election, une “équipe de gouvernement” à peu près complète et équilibrée.Pour tenir compte de toute la réalité, il faut toutefois noter la présence, dans la lutte, de quelques candidats qui méritent, à divers titres, d’être élus.Au premier rang de ceux-là, il faut évidemment ranger madame Thérèse Lavoie-Roux (quartier 14), que ses états de service remarquables à la tête de la CECM depuis 1970 devraient destiner à une élection facile.A ce nom, s’ajoute tout naturellement celui de M.Pierre Carignan (quartier 4, MDS), qui pendant son court séjour à la présidence de la CECM, révéla des préoccupations analogues à celles de madame Lavoie-Roux.Au sein des Parents solidaires, on décèle une faiblesse de taille: l’absence de porte-parole capables de faire valoir les attentes des milieux défavorisés.Or, on trouve, parmi les candidats qui se présentent sous la bannière du MDS, au moins quatre personnes répondant à cette exigence.Il s’agit de MM.Francis Calabretta (quartier 2), Bernard Stockli (quartier 5), Gaston Michaud (quartier 6), et Fernand Daoust (quartier 8).Il faut souhaiter l’élection de ces quatre candidats dans leur quartier respectif.Une commission scolaire formée d’une douzaine de candidats des Parents solidaires, de quatre ou cinq représentants du MDS et de deux ou trois indépendants serait, dans les circonstances, la plus apte à gérer convenablement les affaires scolaires à Montréal.Dans le reste de nie, les citoyens auront intérêt à accorder leur préférence soit à des commissaires ayant déjà fait leurs preuves, soit à des figures nouvelles émanant des comités de parents ou d'écoles.A partir de là, la vie se chargera de susciter des alignements relativement fidèles aux aspirations qui se sont fait jour pendant cette première campagne.Claude RYAN bloc-notes Z affaire Sauf nier n'est pas l'affaire Choquette L'affaire Saulnier est devant les tribunaux.L'affaire Choquette ne l’est pas.Autant il faut attendre le jugement de la Cour d’appel dans le premier dossier autant il pressait mardi que, dans le nouveau dossier, le ministre de la Justice s’explique clairement, et agisse de manière à ne laisser naître aucun doute sur l’administration de la Justice qui relève de son ministère.Comme plusieurs l'ont déjà noté, le comportement de M.Jérôme Choquette est d'autant plus étonnant qu’il n'a pas pu être surpris par les révélations du Devoir, des journalistes ayant déjà communiqué plus tôt avec lui au sujet de la même affaire.L’attitude qu’il a prise à l'Assemblée nationale ne peut donc être attribuée à une simple réaction de défense irréfléchie.Qu'y a-t-il derrière le silence où s'emmure le procureur général?Le ministre de la Justice n’avait pas le choix: ou il devait nier avoir eu connaissance de semblables enregistrements électroniques, si tel était le cas; ou il devait expliquer pourquoi la Commission de police n’en avait pas été saisie formellement (à moins que la CPQ.évidemment, ait eu accès à ces renseignements).Loin de dissiper les doutes qui pouvaient survenu-, dans l’esprit des policiers et des fonctionnaires de la Justice autant que chez les citoyens, M.Jérôme Choquette a déjà considérablement aggravé la situation en se réfugiant derrière la règle du “sub judice.” En principe, en vertu de cette règle nul ne doit interférer avec le cours de la justice ni agir de manière à saper l'autorité d'un jugement à venir.Or, par son mutisme, M.Jérôme Choquette a plutôt écorché cette règle qu'il ne l'a respectée.En effet, le ministre de la Justice n'a pas nié connaître l’existence de ces enregistrements ni leur contenu.Ce faisant, il se trouvait à confirmer - ainsi que le directeur démissionnaire de la Sûreté du reste les révélations du DEVOIR.Dès lors, il devait saisir les autorités compé- tentes de ces documents de manière qu’elles en disposent publiquement et rapidement pour éviter que les procédures déjà en cours devant le Banc de la reine soient, ne serait-ce qu'indirectement, affectées par les faits nouveaux dont l'opinion publique était saisie.Avec le mutisme soudain de M.Choquette, en effet, l'opinion publique est devenue, à juste titre, encore plus inquiète et prévenue.Dans ces circonstances, un jugement de la Cour d'appel favorable a la requête de l’ancien chef risque de couler à pic dans l’incrédulité engendrée par le ministre lui-même.De même, advenant un jugement défavorable à M.Saulnier la décision de la Cour d'appel risque d’être interprétée comme une faiblesse de sa part devant la pression considérable que constituent les faits nouveaux, non encore éclaircis à cause du refus du ministre, alors qu'un examen public et rapide des bobines électroniques peut, en principe, confirmer la bonne foi avec laquelle le chef Saulnier a prétendu avoir toujours agi.Dans l’une et l’autre possibilité, M.Choquette se trouve a placer les tribunaux dans une position fort délicate.Voilà qui n'est pas de nature à justifier son recours à la règle du sub judice.Par son comportement étrange, M.Choquette, on le voit, ne sert ni l'autorité des tribunaux, ni les justes intérêts du principal intéressé, ni la confiance que l'opinion publique doit avoir dans un ministère aussi vital que celui de la Justice.Il s'est révélé jeudi, tant devant les journalistes que devant ses collègues de.l'Assemblée nationale, un juriste faible, un ministre mal avisé, un homme politique dangereusement enclin à des décisions erratiques.Dans un Etat et sous un gouvernement aux standards moraux et politiques plus exigeants, M.Choquette aurait, dans les vingt-quatre heures, tiré l'affaire au clair ou remis sa démission.Son erreur de jeudi aura ruiné d'un seul coup la crédibilité qu'en matière de crime organisé et de tables d’écoute il avait pu acquérir auprès des milieux policiers et judiciaires et dans l'opinion publique canadienne.Sa dérobade ne pouvait survenir à un pire moment les citoyens étant de plus en plus inquiets de la montée du crime organisé et des infiltrations que la pègre, au dire même de M.Choquette, tente dans l’administration publique.Jusqu'à preuve du contraire, nul ne croira que c'est par intérêt personnel que le ministre de la Justice du Québec n'a pas donné suite aux informations particulières dont il avait été saisi.Toutefois, ceux qui soutiennent qu'il faut prohiber les tables d'écoute de manière à enlever aux policiers et aux politiciens un instrument qui peut servir des fins politiques autant que la prévention du crime, viennent de trouver dans l'affaire de ces enregistrements de conversations un cas particulièrement troublant.M.Jérôme Choquette, autant au début de l'affaire qu’au moment où Le Devoir la divulguait.a-t-il eu toute la latitude nécessaire de la part du gouvernement pour agir conformément à l'intérêt de la Justice?A-t-il jusqu'à la fin pu compter sur l'appui du chef du gouvernement?Un gouvernement responsable ne pourra prétendre longtemps garder la confiance des citoyens s’il ne répond pas clairement et promptement à toutes ces questions qu’a juste titre l’opinion publique lui adresse maintenant.Une lutte acharnée s’impose Comme il fallait s'y attendre, le conseil municipal de Montréal a entériné le choix du maire Jean Drapeau quant au site du Village olympique.L’opposition de cinq conseillers municipaux au sacrifice du parc Viau n’est pas un fait politique important au sein du Parti civique qui détient la totalité des 52 sièges du conseil.Elle aura cependant mis en lumière, une nouvelle fois s’il en était besoin, la tactique qui a permis au maire de triompher facilement à Québec lundi.A juste titre, le conseiller Paul-Emile Robert a dénoncé le secret qui, jusqu’à la dernière heure, a entouré le choix définitif de l’hôtel de ville.Le maire prétend que tout le monde savait depuis toujours que le parc Viau avait eu l’heur de retenir sa faveur.Mais, dans son propre parti, plusieurs conseillers ne semblaient pas encore avoir saisi l’astuce.“L’astuce était pourtant simple.Le choix était arrêté depuis longtemps, mais il fallait le divulguer le plus tard possible, de maniéré à éviter tout examen sérieux de la décision et surtout toute possibilité sérieuse de contestation.Heureusement, le magicien vieillissant, les fonctionnaires ne sont plus tous terrorisés, des bribes d'informations sont venues à bout de sortir, et la contestation qui s’est manifestée à ce jour n’est qu'un début.Le Comité international olympoque et le COJO se sont, au mépris de toute décence, défilé devant le problème social considérable que représente un monstre de 1,800 logements.Ils ne pourront plus cependant se pavaner avec les lauriers de l’humanisme et de la fraternité sans qu'au Canada, comme ailleurs dans le monde, des comptes ne leurs soient demandés.Bienheureuse arrogance qui leur vaudra précisément cette fâcheuse dissidence qu'ils redoutaient et voulaient éviter après Munich.Est-il vrai que certaines institutions auraient été prêtes à céder des parties de terrains dans l’est?Non, dit M.Drapeau.Oui, affirme le conseiller Robert.En l’absence d'un vrai débat démocratique, on ignore encore quelle est la position exacte du Canadien Pacifique, de l’armée canadienne ou d’autres propriétaires de terrains intéressants.Le maire ayant d’autre part écarté l’idée d’un village temporaire (les jeux ne dureront que quinze jours), il écartait du coup un grand nombre de possibilités qui méritent encore un examen véritable.Là demeure néanmoins le noeud de la question.Les Montréalais sont cependant en mauvaise position pour faire valoir leur point de vue.Malgré leur opposition massive, le maire sait mieux qu’eux quel est leur bien.A Québec, on a vu avec quel courage M.Robert Bourassa a appuyé son collègue des Affaires municipales: la peur qu'inspire le maire de la Métropole au gouvernement provincial l’aura emporté sur la crédibilité que M.Victor Goldbloom avait acquise comme ministre responsable de l'Environnement.Mais ce n’aura pas été le seul ministre que M.Bourassa aura laissé tomber à la onzième heure.Défendus par personne à l’hôtel de ville et à Québec, les Montréalais ne le sont pas davantage à Ottawa.Le gouvernement fâéral feint de collaborer dans la mesure où il n’en coûtera rien aux contribuables canadiens.Mais le cabinet ne claironne pas combien de dizaines de millions de dollars seront engloutis dans les mesures de “sécurité” auteur des jeux de la “fraternité”.Il n’a pas encore annoncé quelles seront finalement les “subventions” et de Radio-Canada même et du gouver-Voir page 6: BLOC NOTES difficultés temporaires Le ministre-table d'écoute Lettre à M.Goldbloom Une planification à courte vue qui menace notre environnement par PIERRE DANSEREAU Cher Docteur Goldbloom, Je tiens à vous assurer de mon appui dans la lutte que vous menez en ce moment pour la conservation des espaces verts à Montréal et pour une gestion rationnelle de l'environnement dans la Belle Province toute entière.La voix des écologistes n’est pas encore très forte, même si elle se fait mieux entendre depuis quelques années.Le grand public a beaucoup de mal à se faire une opinion qui lui permette de ratifier ou de contester les décisions prises soit par les gouvernements soit par l’entreprise privée.Cette confusion provient du fait que certains écologistes ne le sont que de nom et ne cherchent même pas à voir l’ensemble du problème et que d’autre part certains hommes politiques et industriels méprisent à l’avance toute opinion contraire à des entreprises qu'ils croient économiquement rentables.Or, il y a, de part et d’autre, un nombre heureusement grandissant d’écologistes qui sont pleinement conscients des besoins de la société et qui ne défendent nullement la nature contre l’homme dans l’espoir nàif de retrouver un paradis naturel qui n'a jamais existé.Pour ceux-là, dont je suis, le développement hydro-électrique et l’urbanisation ne sont pas des catastrophes, pas plus que l’exploitation piscicole, forestière ou agricole.Ils sont des manifestations spec-taculaires de notre pouvoir de remanier l’environnement, et doivent être l’occasion non seulement d’une meilleure productivité mais d’un équilibre plus heureux.Certains administrateurs, ingénieurs et entrepreneurs, heureusement, le voient ainsi et ne sont pas disposés à sacrifier des ressources dont la prochaine génération se trouverait privée.Au niveau interdisciplinaire des évaluations de l’impact écologique, les diverses parties peuvent se rencontrer, comme elles l'ont fait, par exemple, dans le cas du futur aéroport de Mirabel.Il faudra toutefois, à mon avis, y mettre deux conditions : a) que les écologistes soient consultés avant la prise de décision; b) que le poids des études et inventaires écologiques soit équivalent à celui des études technologiques et économiques.Ces deux conditions n'ont prévalu jusqu’ici dans aucun cas, ni à la Baie James, ni à la Rivière Jacques-Cartier, ni dans les Iles du Saint-Laurent.Je me permets d’énumérer brièvement ci-dessous et à titre d’exemple, les problèmes qui me sont le mieux connus dans la Belle Province en ce moment.A) La Baie James, où nos connaissances, autant que je sache, sur la condition présente des eaux, de l'air et du sol, sur la végétation, la faune et les utilisations humaines sont très fragmentaires et aucunement systématiques si on les compare à l'extrême précision des devis des ingénieurs.B) Les dunes, les falaises, les baies et les lagunes des Iles-de-la-Madeleine où les efforts combinés du Ministère de la Voirie et du Ministère du Tourisme ont abouti à une libération massive des bulldozers qui ont détruit le travail de plusieurs siècles de construction de dunes et de fixation du sol par la végétation.L’éclaircissage des arbres nains de la cote, le tracé inconsidéré de routes nouvelles dans les dunes, le comblement de certams havres escarpés par les déchets semblent aller à l’encontre de l'attraction qu’on prétend exercer sur les touristes.C) En Gaspésie, et singulièrement dans la région de Percé, divers Ministères établissent des campings en lein village, coupent des ar- res (sans permission) sur des terrains privés, tracent des routes oui détruisent la beauté du relief (Pic de l’Aurore, à Percé) et permettent une recrudescence de l’érosion, et projettent actuellement un tracé dévastateur au Coin-du-Banc! A l’He Bona-venture, acquise par le Gouvernement provincial, on se propose de détruire de vieilles maisons, témoins précieux de l’histoire locale comme on l’a d'ailleurs inutilement fait au Parc National de Forillon.D) Dans la région de Ca- couna-lle Verte, nous nous trouverons sans doute bientôt devant un autre fait accompli sous la forme d'un port pétrolier.El Dans la région de Montréal, le Ministère de l'Agriculture n’a aucunement tenté de créer une banque de terres et rien n’empêche les spéculateurs de bâtir sur les meilleures terres arabes de la Province.Le maire de Montréal empiète sur les espaces verts dans l'intérêt du grandiose projet des jeux Olympiques, alors que les espaces de l’Expo 67 demeurent toujours sans affectation connue pour l’avenir, avec leurs ilôts résidentiels (Habitat 67), culturels (Musée, Expo-théâtre) ou sportifs (Stade).Je pourrais montrer du doigt bien d'autres points du paysage québécois ou Ton fait n importe quoi, n’importe comment, sans consultation et sans planification.Votre lutte contre le Maire de Montréal, Monsieur le Ministre, nous donne la preuve de votre compréhension et de votre courage.Ceci est d’autant plus admirable que vous n’êtes apparemment pas appuyé par votre premier-ministre, comme le signalait si justement la Gazette du 11 juin 1973.Je voudrais croire que les Québécois se préoccupent de leurs richesses naturelles et de leurs souvenirs historiques et ne permettront ni aux entrepreneurs, ni aux technocrates, ni aux fonctionnaires de détruire irréversiblement le potentiel de nos paysages.L'air, l’eau, le sol, la végétation, la faune sont mal protégés ou improprement exploités actuellement au Québec, où la planification économique à courte vue l’emporte presque toujours.La voix d’un écologiste ne porte pas bien loin.En m’adressant à vous, j’ai quand même confiance d’être entendu, et je souhaite que d’autres voix se joignent à la mienne pour vous appuyer et pour arrêter la dévastation de la Gaspésie, la prolifération des voies rapides dans la ville, la pollution du Saint-Laurent, la destruction de la faune et des espaces verts.¦ lettres au DEVOIR Le sage conseil d'un biologiste américain Lors du colloque sur l’éthique de la croissance tenu le 8 juin à l'université Sir George Williams.Barry Commoner, biologiste américain et auteur de livres sur la ollution qui ont ému l’opinion pu-lique, a fait valoir que la croissance de la population, pas plus que la croissance du niveau de vie, n'était responsable des maux de l'Amérique du Nord.Nous souffrons ici d'un gaspillage effarant qui prend ses racines dans une technologie débridée mue par le profit à court terme.Un exemple parmi cent autres: si l’A-mérioue du Nord a sur les bras 40 fois plus de bouteilles de bière qu'en 1946.ce n’est pas que la population ou la consommation soient 40 fois plus grandes, mais parce que les producteurs ont décidé, au nom du profit, de ne pas réutiliser ce qui était réutilisable.Que les Canadiens se hâtent de faire obstruction au désir qu'ont les Américains d’accaparer nos ressources énergétiques Céder à leurs pressions serait un mauvais service à rendre à nos voisins et un encouragement au gaspillage.Les Américains doivent apprendre d'abord à utiliser sagement ce qu’ils possèdent avant d'aller puiser ailleurs.Commoner croit à la réforme économique et politique que les citoyens doivent exiger et organiser.et se méfie de ceux qui veulent administrer les affaires humaines comme on administre une armée ou une corporation.La faillite de ce genre d'institutions et les problèmes quelles créent indiquent.selon M.Commoner, la voie à ne pas suivre.Hortense LALANNE Montréal, le 14 juin 1973.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en cbet Claude Ryan Redocteur en cbet adjoint Michel Roy Directeur de l’information Jean Froncoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publie par l’Imprimerie Populaire, société O responsabilité limitée, dont le siège social est situe ou numéro 211.rue du Samt Sacrement, Montreal 125 II est compose et imprime par l’Imprimerie Dumont incorpo ree dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée d employer et 6 diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S35 par année, su mois S19 A l’étranger $40 par année six mois $22, trois mois $1?Editions du samedi: $10 par année Edition quotidienne, livrée a domicile por porteur: 90 cents par semaine Tarif de l’abonnement servi por lo poste aerienne sur demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0858 Dépàt legal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE.844-3 361 (lignes groupeesi * Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 • 5 hommes Les programmes des candidats indépendants à la CECM par JEAN-PIERRE PROULX Le Devoir publiait hier la liste et le programme des candidats appartenant a des groupes.Nous publions aujourd'hui des indications sur les programmes des candidats indépendants que nous avons pu rejoindre.• Quartier 1 M.Robert Lajeunesse est président du comité d’école Dollard-des-Ormeaux.Il a participé aux luttes pour empêcher la fermeture des écoles St-Jean-Da-mascène et St-Raymond.Il insiste dans son programme sur la collaboration réciproque du commissaire, des parents et des directeurs d’école.Il veut faire la restructuration en faveur de la majorité francophone.Mme Anita Bourget, s’est lancée il y a dix jours dans la campagne.Elle prône le retrait de la loi 63 et est en faveur de commissions scolaires unifiées.Coiffeuse de profession, elle est active dans les organisations socioéconomiques du quartier.M.Carlo Gatti qui se dit “éditeur” de la “Voce d'Italia in Canada ”, se proclame en même temps “contre la drogue à l'école, contre la discrimination envers les ethnies”.Il ne sait pas ce que l’on devrait faire de la loi 63 mais pense en même temps qu’il faudrait assurer la présence permanente du curé à l'école.Enfin.M.Donat Taddeo, un célibataire de 26 ans se prononce en faveur du maintien de la loi 63 et des commissions scolaires confessionnelles.Il est administrateur au collège Loyola.Quartier 2 M.Frank Hanley déclare ne pas avoir de programme.Il veut que l’on enseigne la religion dans l’école et pour “le bien-être des Canadiens français" qui l’ont toujours appuyé, il se prononce pour l’enseignement des deux langues sans quoi, dit-il, les anglophones "iront plus haut”.Son programme, il l'attend des parents qui vont l’élire.M.Cléophas Saint-Aubin se déclare le candidat “de tous les citoyens ".Il prône le bilinguisme pour tous les enfants et s'oppose à l’enseignement “du sexe” à l'ecole sauf avec permission des parents.Il veut mettre fin à l'anarchisme à l’école, “le socialisme, le madisme, le séparatisme”, etc.Quartier 3 M.André Forget, un spécialiste en système de communication graphique insiste sur la déshumanisation de l’enseignement, la centralisation excessive et sur les querelles sur la langue d'enseignement Il estime qu'il faut “redonner des responsabilités aux directeurs d’écoles et aux enseignants”.Sur les questions de langue et de religion, il croit qu'il appartient à la collectivité de trancher et non pas à un petit groupe.Il s’engage à rencontrer les parents et les comités d’école régulièrement.M.Gérard Nolot, un audiovidéothé-caire parle de décentraliser le système.Il se déclare en faveur d’écoles et de commission scolaires confessionnelles.Il insiste avant tout sur la nécessité de transmettre les “meilleures valeurs aux étudiants”.Il est président du comité d’école de St-Léon de Westmount et appartient aux comités de parents de la région no.1 et de la CECM.Quartier 4 Mme Stella Ohan est une universitaire et sociologue qui a surtout oeuvré dans l’enseignemet collégial privé, notamment au collège Marie-Victorin.Elle parle dans son programme de l’égalité des chances pour tous, d’assurer un meilleur équilibre dans la répartition des équipements, de rendre plus humaines les polyvalentes, de garantir un enseignement efficace de la langue seconde (Mme Ohan est polyglotte), de libérer les enseignants de leur insécurité actuelle.M.Gérard Raymond, avocat, se présente comme le candidat nationaliste par excellence.Son programme est presque entièrement axé sur le contrôle de l’enseignement par les francophones.Il veut dans cette ligne “promouvoir l’intégration graduelle et definitive des néocanadiens a l’école française”.Quartiers M.Edgard Fréchette, agronome, offre un programme presque entièrement axé sur les questions religieuses.Il se dit contre les écoles mixtes et l’enseignement des questions sexuelles à l’école.Il favorise l’enseignement du français et de l’anglais pour “créer l’harmonie partout”.M.Damase Leclerc, des ateliers Bra-dors, insiste sur l’établissement de relations étroites entre le commissaire et son quartier.Il s’intéresse à la réadaptation sociale des marginaux et à la formation des adultes.M.Guy Primeau est professeur depuis trois ans à la régionale des Deux-Montagnes.Il est âge de 26 ans.Il s’engage comme commissaire à promouvoir “une saine administration de la chose scolaire”.Il veut aussi accroître l'esprit de collaboration dans l’école afin d’améliorer le climat.M.Manuel Teixeira, un Québécois d’origine portugaise, parle de la “nécessité d’une transformation radicale du système scolaire".Militant de la SSJB.il croit que l'enseignement de l’anglais devrait se faire uniquement au secondaire.Il veut prouver, en se faisant élire, qu'il y a place pour les Néo-Québécois dans le Québec.Quartiers M.Aldéo Forest est un sexagénaire qui a décidé de consacrer ses joisirs aux enfants et aux personnes âgées.Il veut améliorer l’enseignement religieux, se dit contre les écoles mixtes et préconise l’enseignement de l’anglais et du français pour tous les groupes “en vue de créer l’harmonie”.M.Joseph Pagé, qui est déjà commissaire à la CECM, se veut le porte-parole de tous, “indépendamment de toute formation politique ou syndicale".Il veut axer son action sur une participation accrue des comités de parents et assurer à tous les enfants une égalité des chances.Il veut faire des écoles des “centres communautaires” afin d’utiliser au maximum l’équipement scolaire.M.Jean-Paul Gill table sur son expérience au sein des comités d'école.Il est président du comité d’une école anglaise que fréquentent ses trois filles.Enfin, M.Jean-Guy Landry, un tech-nologiste médical, insiste sur l’aide à l’enfance exceptionnelle, et aux défavorisés.Il se préoccupé beaucoup de l’humanisation de l’école.Quartiers M.Edner Berlus, professeur de philosophie, avoue ne pas avoir de programme déterminé.Il dit avoir une vue “multidimensionnelle” des problèmes de l’enseignement et se présente comme le candidat de “la conciliation”.M.Léonard Chevalier, un juge de paix âgé de 58 ans, se déclare le candidat de “la discipline dans les écoles”.Il souhaite que les principaux et les directeurs d’étude aient plus d’autorité qu'ils n’en ont actuellement.Quartier 9 M.Pierre Légaré est président du comité d’école de la polyvalente Edouard-Montpetit.Il a été choisi candidat par les parents des comités d'école de son quartier.Il jouit de l’appui officiel du PQ.Même s'il est candidat indépendant, son programme est substantiellement le même que celui du MDS.M.Rolland Roy partage lui aussi la plupart des points du programme du MDS mais n'd pas une pensée encore arrêtée sur la question de la restructuration scolaire.Il insiste aussi sur la nécessité d’améliorer le climat à l’école et voit dans les polyvalentes des “monstres” qu’il faut humaniser.Quartier 10 M.Lucien Boily est un travailleur social qui jouit de l’appui de plusieurs comités d'école de son quartier.Il favorise la décentralisation administrative et se prononce pour le maintien des commissions scolaires confessionnelles.Il ne s'oppose pas à la loi 63.du moins il estime que cette question doit être réglée à un autre palier.Mme Pierrette Brunet a une expérience au sein des comités de parents et fait partie du comité de parents de sa région.Elle insiste beaucoup sur la participation des parents.Ses idées rejoignent par ailleurs, celles du MDS.ce qui lui a valu l’appui du PQ.M.Lucien Deschamps n'a pas de programme très défini.Il se présente cependant comme le candidat de “la discipline à l’école”.Il préconise la fin du gaspillage dans les budgets.M.Zotique Duchaine n’a pas non plus de programme.Marchand du coin, il dit bien connaître les besoins des gens du quartier et se propose simplement d'être à leur service.M.Gaétan Lavoie est un relationiste de 27 ans qui insiste pour régler les problèmes sur la nécessite d’une bonne inlormation faite d'une façon professionnelle.Il prone des commissions scolaires unifiées et.dans un autre domaine.Lutilisation communautaire des locaux.Quartier 11 M.Jean Jodoin voudrait assainir les relations entre parents, professeurs, administrateurs et commissaires II veut le rappel du bill 63.prône 1 etablissement d’industries en milieu défavorisé parce que les difficultés des étudiants de ces milieux sont liés à une pauvreté économique.Il s oppose à la fermeture des écoles et voudrait que toutes les écoles soient disponibles pour toute la communauté de quartier.M.Pierre Des Ruisseaux, un représentant.est président d'un comité d’ecole iNotre-Dame-du-Foyen et membre du comité régional de parents.11 est candidat officiel des comités d e-coles du quartier.A ce titre.M.Des Ruisseaux insiste évidemment sur la participation des parents a tous les niveaux.Il est en faveur d’une restructuration scolaire par étapes et entrevoit comme première étape le morcellement de la CECM Quartier 12 M.Jean Bonetto est directeur d école.Il propose aux électeurs toute une sene de mesures a caractère culturel tant pour les enfants que pour les adultes ouverture de bibliothèques, visites industrielles, intensification de l’enseignement aux adultes, aux personnes âgées, etc.M.Robert Patenaude, un fonctionnaire parle dans sa campagne du thème de l’humanisation de l’école.Il prône une saine administration et veut mettre plus qu’elle ne l’est aujourd’hui l’école au service des étudiants.Mme Cécile Poissant est présidente d’un comité d’école.Elle a d’ailleurs été choisie candidate par les parents membres de comités d’école.Elle se veut disponible, à l’écoute des citoyens du quartier et favorise l’utilisation des locaux scolaires par la communauté du quartier et prône pour l’enseignement aux adultes des programmes adaptés à leurs besoins.Sans l’avoir sollicité, dit-elle, elle a reçu l'appui du PQ.Enfin, M.Isidore Robichaud insiste d'abord sur l'enseignement de la religion à l’école et dit vouloir être fidèle à “la volonté de Dieu”.Quartier 14 M.Umberto Di Genova, un professeur d’éducation physique prône la confes-sionnalité dans le système scolaire, l'enseignement de la deuxième langue au début de l’école élémentaire, l’égalité pour tous les groupes dans toutes les écoles, et l’enseignement des sports dans toutes les écoles avec des éducateurs spécialisés.Sa devise est: “Religion, fraternité, éducation, égalité, sport.” M.Henri Paquet est un comptable qui n’a pas de programme très structuré.Il se dit simplement au service de la population.Néanmoins, il entend “prendre les moyens nécessaires pour faire respecter le sérieux de l’école, pour promouvoir le respect de l'autorité, pour humaniser nos polyvalentes et discipliner les relations humaines”.M.Roger Gauthier, commis voyageur, revient a peu près sur les memes thèmes.Il apparaît comme le candidat qui veut faire respecter la religion à l’école et fait valoir ses nombreux engagements dans les mouvements paroissiaux.Mme Thérèse Lavoie-Roux, l'actuelle présidente de la CECM parle évidemment d’une nécessaire continuité entre la présente administration et la prochaine.Elle insiste beaucoup sur le travail accompli sous son administration en faveur des milieux populaires.Elle sait que l'expérience des comités d'école n’est pas entièrement satisfaisante et elle s'engage publiquement à entreprendre avec les parents une redéfinition de leur rôle.Sur les questions touchant la restructuration scolaire.Mme Lavoie-Roux estime qu'il est trop tôt pour se prononcer en faveur de commissions scolaires unifiées parce que.dit-elle, les structures mises sur pied par la loi 71, notamment le Conseil scolaire de nie, n’ont pas encore fait entièrement leur preuve.Sur le plan linguistique, elle est en faveur de l'intégration de nouveaux immigrants à l’école française parce que, dit-elle, le Québec doit vivre en français.Elle se dit convaincue par ailleurs qu il ne faut pas écraser les minorités.En ce qui touche la confessionnah-té, Mme Lavoie-Roux croit que le véritable problème n’est pas celui des structures, mais celui de la qualité de l’enseignement de la catéchèse.Quartier 15 M.Louis Bouchard, jusqu’à récemment président fondateur de l’Association des parents catholiques du Québec, est membre du Conseil supérieur de l'éducation et ancien principal d’école.Il préconise des écoles catholiques authentiques ouvertes à tous et accorde une attention particulière à la formation de maîtres qui soient aussi des éducateurs véritables.Il est favorable à une politique linguistique qui incite les immigrants à aller à l'école française et prône un meilleur enseignement des langues secondes.Il favorise aussi un examen de conscience sur les polyvalentes avant d’entreprendre de nouvelles constructions.M.Gilles Desjardins, conseiller en assurances et secrétaire de l'Association libérale de Laurier et secrétaire du député André Marchand, préconise des écoles confessionnelles.M.Clément Lemelin.professeur de l'économie de l’éducation, a un programme assez semblable à celui du MDS.Il insiste sur l'intégration obligatoire des immigrants aux écoles françaises, sur l égalité des chances de tous les citoyens en matière d’éducation.sur le râttrappage des milieux défavorisés et sur l'éducation permanente plus adaptée aux besoins des adultes.M.Lemelin jouit de l’appui du PQ.M.Evasio Vellone préconise un meilleur enseignement de l'anglais dans les écoles, la priorité restant au français.Il voudrait aussi qu'on assure une meilleure surveillance des jeunes enfants dans les cours de récréation et qu’on tienne les écoles plus propres.Quartier 16 Mme Norma Legault.mère de famille, a quatre enfants qui étudient dans le quartier.Elle dit vouloir surtout travailler pour que la restructuration scolaire se fasse en fonction des besoins de la majorité francophone de Montréal et pour instaurer une véritable démocratie scolaire dans le respect des minorités.Quartier 17 M.Jean-Marc Chevrier, un psychologue à l’emploi de l’Institut de recherches psychologiques, axe son programme sur les questions pédagogiques et administratives.Il veut par exemple "ajuster les programmes d'animation selon les besoins du milieu, développer l’enseignement par objectifs, établir et poursuivre un programme pratique de l’enseignement des langues.Au plan administratif, il veut assainir le financement de l'éducation en diversifiant les sources de revenus.Point vraiment nouveau.M.Chevrier propose d'établir au sein de la commission "un poste de protecteur du citoyen pour faire droit aux plaintes des contribuables en toute matière qui relève de la commission scolaire”.M.André Steenhaut.un représentant dans les ventes, fait équipe avec deux autres candidats dans les quartiers 18 et 19: MM.Laplante et St-Onge.Membre d'un comité d'école, il insiste sur la consultation des parents par l’administration scolaire, il s’en prend aux grosses polyvalentes déshumanisantes.Il prône l'abolition de la taxe scolaire et son remplacement par l'impôt progressif.M.Steenhaut est d’accord avec les commissions scolaires confessionnelles pour le moment, mais veut le rappel de la loi 63.Plusieurs points de son programme ressemblent à celui du MDS.Il a reçu l’appui du PQ de Montréal Nord.Quartier 18 M Patrice Laplante.un commerçant, fait équipe avec MM.Steenhaut et St-Onge (19)’ Il est président du cotnité de Técole Calixa-Lavallée et appartient à des sous-comités de parents à la CECM.Le lecteur pourra se référer au programme de M.Steenhaut du quartier 17.programme qu'il partage avec lui M.Giusseppe Del Vasto et M.Paul-Félix Baillargeon préconisent tous deux le maintien des commissions scolaires confessionnelles et du bill 63.Quartier 19 M.Gilles St-Onge, gérant, fait équipe avec MM.Steenhaut 117) et Laplante (18i et partage avec eux le même programme.Il possède comme eux une expérience au sein des comités d'école.LIBRE OPINION Comme si par JEAN FAHMY la paix ne devait venir que C’est avec beaucoup d’étonnement que j'ai lu la "Libre Opinion" de Michel Solomon, intitulée "Une condition préliminaire à la paix", dans Le Devoir du jeudi 24 mai.En effet, à en croire Solomon, le problème de la paix au Moyen-Orient serait fort simple, et ne dépendrait que de l’acceptation par les Arabes du droit d’Israël à l'existence.Cette vue - schématique, c'est le moins qu’on puisse dire est dans le droit prolongement de l’attitude suivie depuis toujours par les défenseurs des thèses israéliennes, et qui consiste à faire de l’affrontement israélo-arabe un conflit manichéen, où tous les bons sont d’un côté, et de l'autre les méchants, où d’un côté de la frontière on ne trouve que de pures colombes éprises ardemment de paix et de l’aitre côte de sombres et sanguinaires fanatiques, le couteau entre les dents.Toute personne exerçant le moindrement son jugement sait que cette image d’Epinal ne correspond nullement à la réalité; malheureusement, pour certains, un satisfecit complet, total, aveugle et inconditionnel aux moindres prises de position des dirigeants israéliens semble être le seul minimum compatib le avec la dignité d’êtres civilisés.M Solomon soutient que le débat du parti travailliste israélien “a souligné que la politique déclarée d’Israël est de rejeter toute idée d’annexion des territoires qui ne lui appartiennent pas”.On se demande si M.Solomon lit bien toutes les déclarations des leaders israéliens.1 PAUL DE SERRES INC.1 SPORTS •S * * TENNIS * BALLE MOLLE * * BASEBALL * COLF * * PÊCHE * ATHLETISME * * SKIS "HEAD" "ROSSIGNOL" "LE TRAPEUR" * PATINS * HOCKEY * * LINGERIE POUR TOUT SPORT * > CHARC EX y 1 1005 Ouest LAURIER m Depuis la Guerre des Sut jours, ceux-ci n’ont pas été avares de "plans”; il y a le plan Ygal Allon; il y a le ou plutôt les plans successifs du général Dayan; il y a l’unique et radical plan proposé par les partis religieux de droite (qui font partie de la coalition gouvernementale) et qui réclame l’annexion pure et simple de tous les territoires occupés; il y a enfin les multiples déclarations de Mme Meir; or, ces plans et déclarations prévoient tous, pour les sacro-saintes “raisons de sécurité" de l’Etat d’Israël, et au minimum, l’annexion du secteur oriental de Jérusalem, des hauteurs du Golan, du territoire de Gaza et du tiers du Sinai jusqu'à Sharm el Sheikh.M.Solomon affirme que “le devoir impératif pour le gouvernement israélien est de continuer à vaquer à ses affaires courantes, parmi lesquelles l’administration des territoires occupés”.Je me demande si, en bon français, “ad-ministration’ englobe aussi la vente à des Israéliens de terres arabes en territoires occupés et la création, surtout en Cisjordanie et de plus en plus dans le Golan, de kibboutzim.Exemple parfait de la politique du “fait accompli”, car, dans la perspective d’une paix, il serait impossible aux dirigeants israéliens d’abandonner “ces valeureux pionniers", ces “défricheurs du désert”.11 faudrait donc garder ces territoires.Le schéma est bien connu, en tout cas par les Arabes du Moyen-Orient, et ne fait que répéter de l'histoire ancienne.M.Solomon parle continuellement de la nécessité du désir de paix du coté arabe.Ce qu'il faudrait mettre en question, c est le désir de paix du côté israélien.On sait que la mission Jarring a achoppé en 1971 parce que les dirigeants israéliens avaient refuse de répondre à un questionnaire soumis par le médiateur de TONU, et notamment à la question portant sur les frontières futures qu’ils envisageaient pour Israël.D’ailleurs, les relations d’Israël avec l’ONU ont toujours été mauvaises.Qu’on se souvienne du médiateur de 1948, le comte Bernadotte, et de son assassinat en 1948 à Jérusalem.Qu’on se souvienne du véritable dédain avec lequel les autorités israéliennes ont constamment traité les demandes et les plaintes de la force internationale de TONU entre 1956 et 1967, et que le général norvégien Karl Von Horn, qui fut le chef de cette force de nombreuses années durant, a fortement mis en relief dans ses mémoires.Qu'on se souvienne enfin des vingt-huit résolutions de l’Assemblée générale, et des soixante-dix résolutions du Conseil de Sécurité, votées au fil des années, et qui sont toutes, sans exception, des condamnations plus ou moins fortes d’Israël.Faut-il en conclure que les Nations unies sont viscéralement anti-israéliennes?Ce serait mépriser singulièrement le seul forum où les nations du monde entier se retrouvent.Pour en revenir à la question de la paix, on sait maintenant, par la publication du rapport Jarring et par maintes entrevues accordées à la presse occidentale, que les dirigeants égyptiens accepteraient l’instauration d’un état de paix dans fa région, la démilitarisation d’une partie du Si-nài (sous l'égide des Quatre Grands), le passage des navires israéliens par le canal de Suez et le détroit de Tiran.En contrepartie ils réclament deux choses: le retrait d’Is- raël de tous les territoires occupés, et la restauration du droit des Palestiniens.Pour ce qui est du retrait complet, les Israéliens, pour leur “sécurité”, refusent d’en entendre parler.De quelle sécurité s’agit-il donc en l’occurrence?De celle d’Israël ou de celle des pays arabes, dont les frontières sont, depuis vingt-cinq ans, lentement grugées?1 Quant aux Palestiniens, vaste sujet! Je crois que les dirigeants israéliens, et notamment Mme Meir, sont parmi les rares personnes à encore nier l’existence d’un peuple palestinien.Pour eux, le problème est simple : que les Palestiniens se dissolvent dans les autres pays arabes; lors de son dernier passage à Montréal, M.Abba Eban.ministre des Affaires étrangères d’Israël, déclarait à la télévision de Radio-Canada qu’il était “plus moral” d’accepter l’existence d’un Etat juif que celle d’un Etat “qui, après tout, ne formerait qu’un dix-neuvième pays arabe”.Les dirigeants de Tel-Aviv réclament donc, ni plus ni moins, que la dispersion, qui fut leur sort pendant près de vingt siècles, soit maintenant le lot des Palestiniens, et ceci pour des motifs “moraux”.Cette “morale” arithmétique, qui ne tient aucun compte de la dignité humaine, de quelle éthique ou vision historique procède-t-elle?De plus en plus de gens se rendent compte que la seule solution serait de permettre aux Palestiniens qui le désireraient de revenir sur la terre où leurs ancêtres ont vécu des millénaires.Sans pour autant en déloger un seul Israélien.Mais cela, les dirigeants de l'Etat hébreu, encore une fois, le refusent.Car, selon eux, Israël serait incapable de les absorber.Mais par contre, Israël serait fort capable d’absorber des centaines de milliers, sinon la totalité des trois millions de Juifs soviétiques.Admirez la logique! Laissez-moi vous proposer une allégorie: imaginons qu’en 1985, les Indiens du Québec, soutenus de l’extérieur par une Diaspora active et généreuse, décident de revenir sur la terre de leurs aieux.Ils acquièrent assez de force et d’appuis pour le faire; ils délogent les six millions de Québécois arrivés ici après 1534, les refoulent au-delà des frontières du Québec et leur demandent de “s’intégrer” à l'Ontario, aux Maritimes, au Maine ou au Vermont, parmi leurs frères, les autres “Blancs”.Si alors des Québécois, réfugiés à Toronto et à New-York, éprouvaient le désir de revenir à Montréal et prenaient, pour y parvenir, tous les moyens; on les traiterait de “terroristes", d’assassins et de je ne sais quoi encore! M.Solomon parle des réfugiés que les Etats arabes auraient laissé “pourrir dans des camps d'internement".Encore un beau sujet de polémique! Sans soulever l’infini problème des réfugiés de 1948.je pose simplement cette question: durant la Guerre des Six jours, quatre cent mille Arabes de la Cisjordanie ont traverse le Jourdain, par peur des hostilités.Une fois celles-ci arrêtées, ils demandent de revenir chez eux.Israël refuse encore une fois, mais dans un geste d’extrême libéralité, permet Tes visites de famille".Ces quatre cent mille réfugiés-là sont-ils aussi victimes d’un machiavélisme arabe?M.Solomon frise le ridicule quand il évoque les mesures de sécurité d’Israël, prises “pour prévenir toute tentative des Arabes d’invasion de son territoire et des territoires qu’il occupe présentement, l'assassinat de ses citoyens et le sabotage de ses installations”.En fait d’invasion, jamais un seul pouce du territoire israélien n’a été envahi, tandis que depuis vingt-cinq ans les territoires arabes avoisinants sont non seulement envahis, mais occupés et, en ce qui concerne certains d’entre eux, lentement intégrés au “grand Israël” dont une bonne partie des dirigeants israéliens rêve encore (une simple lecture des déclarations d’un Menahem Begin, membre de la coalition gouvernementale, suffirait à édifier ceux qui en doute raient).Voir page 6 : Libre opinion UNIVERSITE DE MONTREAL service d'éducation permanente AUTOMNE 1973 BACCALAURÉATS ET CERTIFICATS PROGRAMMES COMPRENANT TRENTE CREDITS ET COURONNÉS PAR UN CERTIFICAT DE L’UNIVERSITÉ.ON OBTIENT UN BACCALAUREAT PAR LA RÉUSSITE DE TROIS D’ENTRE EUX.Animation Animation de la vie étudiante Animation pédagogique des bibliothèques Aptitude à l’enseignement de l’éducation physique à l’élémentaire Communication 1 Enseignement de l’anglais, langue seconde à ( élémentaire du français, langue maternelle, à l’élémentaire du français, langue maternelle, au secondaire du français, langue seconde des mathématiques au secondaire des mathématiques et des sciences à (’élémentaire Etudes catéchétiques Etudes québécoises Gestion d’hôpital 1 Information et journalisme 1 Information scolaire et professionnelle > Loisir 1 Nursing communautaire • Pédagogie audio-visuelle » Publicité > Recherche opérationnelle > Relations industrielles > Relations publiques • Sciences familiales • Traduction POUR LES CANDIDATS A L’ADMISSION DATE LIMITE DE RECEPTION DE LA DEMANDE D’ADMISSION : LE 1er AOUT POUR LES ETUDIANTS DEJA ENGAGES DANS UN PROGRAMME DATE LIMITE DE RÉINSCRIPTION: LE 15 JUILLET BROCHURE SUR DEMANDE 3333.chemin de le Relne-Merle A Tel 313 6090 (|our).313-6993 (loir) 6 • Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 suites de la première page AtR CANADA D'autre part les équipes volantes constituées de superviseurs-mécaniciens non syndiqués chargés de dépanner les appareils, sont surchargés de travail.Depuis le commencement de la grève perlée le 2 juin, Toronto était touchée hier pour la deuxième fois.Air Canada avait déjà été contrainte d'annuler 16 vols sur 230.On ignore le contenu des négociations actuelles, qui se poursuivent depuis jeudi, les deux parties ayant accepté après quelques jours d'interruption, la presence d'un médiateur fédéral dans la personne de M.Wilson.Les dernières offres annoncées publiquement sont: du côté syndical, une hausse salariale de 20% sur deux années, et une prime additionnelle de $20 par mois pour les apprentis-mécaniciens; du côté patronal, une hausse de 15% sur 25 mois.Le salaire actuel moyen joue de $4.99 à $5.49 l'heure pour un mécano qui compte deux années d'expérience.Cependant, le différend qui pourrait affecter aussi CP Air, la deuxième ligne en importance au pays, débouchera bientôt sur la conciliation.Mais CP Air se prépare déjà à un débrayage possible notamment à Vancouver, sa base principale.POLICIERS su des rangs mêmes de la Sû-reté.du Québec.Quant aux révélations du quotidien Le Devoir sur l’existence à la Sûreté du Québec de bandes sonores se rapportant à T'affaire” Saulnier, les dirigeants de l'Association des policiers provinciaux du Québec affirment en connaître moins à ce sujet que les journalistes.JOHN OEAN Son cas fait également l'objet d un exa-ment approfondi de la part de la chambre de mises en accusation (grand jury) fédérale chargée de l'affaire Watergate.Parallèlement, la Commission sénatoriale sur l’affaire du Watergate va examiner les dépenses des aspirants à la candidature démocrate aux élections présidentielles de 1972.A la demande de deux des membres républicains de la commission, les sénateurs Howard Baker (Tennessee) et Edward Gubney (Floride), son président.le sénateur Sam Ervin, a signé l'assignation des dossiers détaillant les finances des sénateurs George McGovern, Edmund Muskie, Hubert Humphrey Henry Jackson et du gouverneur George Wallace pendant la campagne.Le sénateur Baker, scandalisé par les révélations faites au cours des récentes audiences par les membres du comité pour la réélection du président Nixon, avait proposé que la commission sénatoriale consulte également les dossiers des démocrates afin de se renseigner sur leurs méthodes.A ce propos, les résultats des dernières élections présidentielles américaines auraient été “très différents” si le public américain avait été au courant des tentatives faites pour étouffer l'affaire Watergate, si Ton en croit M.George McGovern, adversaire malheureux du président Nixon.L'important dans l'affaire Watergate, a déclaré le sénateur démocrate dans une interview à la télévision américaine, c'est surtout le fait qu'on ait voulu Tétouffer “C'est la dissimulation qui nous a blessé”, a souligné M.McGovern Notant que Tune des critiques faites à son encontre pendant la campagne électorale était son "incompétence” à mener son équipe, le sénateur a remarqué: "la chose la plus charitable que vous puissiez dire sur la façon dont le président menait ses collaborateurs de la Maison-Blanche et le département de la Justice ainsi que les autres personnes impliquées dans le scandale, c’est qu elle était incompétente”.De son côté et sans prononcer le mot de Watergate, le président Nixon a demandé hier au peuple américain de ne pas perdre confiance dans le système politique à cause des ‘"erreurs de quelques-uns”.Le président et Mme Nixon sont venus à Pékin pour poser la première pierre d’un centre de recherches parlementaires construit à la mémoire du sénateur Everett Dirksen.ancien chef du groupe républicain mort en 1970.L'allocution qu'il a prononcée à cette occasion a été surtout consacrée à la coopération indispensable entre le Congrès et la Maison-Blanche.“Nous vivons en un temps où beaucoup de gens sont cyniques envers la politique et les politiciens”, a-t-il dit.“Dans cette profession, comme dans n'importe quelle autre, beaucoup pourrait être amélioré.Ce serait une tragédie si nous laissions les erreurs de quelques-uns obscurcir les vertus de beaucoup, ou si nous laissions notre déception devant certains aspects du système se changer en désespoir pour l’ensemble du système.” Par ailleurs, si Ton en croit le Washington Post, dont le rôle a été essentiel dans la découverte du "pot-aux-roses”.Howard Hunt, Tun des conspirateurs condamnés dans l’affaire Watergate.a reçu plus de $200,000 pour son silence et a été assuré à plusieurs reprises de la clémence présidentielle.Citant des sources proches du gouvernement, le quotidien ajoute que Hunt a “fait du chantage auprès de la Maison-Blanche en menaçant de dévoiler que des hauts fonctionnaires de l’administration Nixon étaient impliqués dans des activités clandestines illégales, à moins qu'on ne lui paie de fortes sommes d'argent et qu'on ne lui garantisse la clémence présidentielle.” Toujours selon le Washington Post, des enquêteurs ont établi que les fonctionnaires de la Maison-Blanche ainsi que les dirigeants de la campagne pour la réélection du président Nixon avaient reçu au moins cinq communications de Hunt à ce sujet.Même si la nouvelle n'a qu’un rapport indirect avec l’affaire Watergate, signalons que les rumeurs sur la démission prochaine de John Connally se sont amplifiées hier à Washington.De source informée, on déclare que le conseiller à temps partiel du président Nixon entreprendra sous peu un voyage autour du monde et que c’est probablement à son retour qu'il annoncera sa démission.L’entrée à la Maison-Blanche de celui qui avait été le chef de file des “démocrates pour Nixon” avant de rejoindre les rangs du Parti républicain semblait indiquer qu'il nourrissait l'ambition de supplanter le vice-président Spiro Agnew en 1976 pour devenir le candidat républicain à la présidence.De source politique.on indique maintenant qu'il n'a pas trouvé à la Maison-Blanche la position influente qu’il souhaitait.SKYLAB selon des sources officielles, déployer un nouveau bouclier au cours d une EVA (sortie extra-véhiculaire), peu de temps après son arrivée dans l'espace.Le nouveau bouclier qu'installeront Alan Bean.Jack Lousma et Owen Garriott devrait tenir pendant les deuxième et troisième missions de Skylab.Le trio actuel dispose encore d'un auvent protecteur de secours, emmagasine à bord et déployable, en EVA.à l'aide de deux “perches" qui lui serviraient de garde, de cadre.Levé tôt Téquipage consacre une bonne partie de son temps à l'étude du soleil en se servant du téléscope Apollo.Paul Weitz a eu la bonne fortune ainsi d'observer une éruption solaire.Le sol Ta félicité d’être le premier astronaute à effectuer pareille observation à partir de l'espace, sans être gêné par les impuretés et Thumidité de l'atmosphère.Des études des ressources terrestres qui auraient dù avoir lieu à la fin de cette semaine au-dessus de l'Afrique ont été annulées.Il s'agissait d’expériences supplémentaires.Les contrôleurs de vol ont apparemment juge que le plan de vol ne laisse pas aux astronautes le temps de s'adonner à d'autres tâches.GOLDBLOOM pour indiquer qu'il n'y avait pas d'autre solution possible, sauf les solutions temporaires que nous n’avions pas eu le temps d'explorer en grand détail”.Tout en affirmant que le débat n est pas clos et que certains espoirs sont encore permis M.Gold-bloom tient dès maintenant à prévenir qu'il refusera d'assumer l'odieux de la décision controversée qui aura déterminé l’emplacement du parc Viau pour la construction du village olympique de 1976."Chacun en assumera la responsabilité devant l'opinion publique et l’histoire." Il faut connaître le Dr Victor-J.Goldbloom pour savoir qu'il est une sorte d’antithèse du politicien traditionnel et que les tractations secrètes qui sont propres aux jeux de coulisses, ne lui disent rein.Ses proches conseillers reconnaissent que sa déception était à ce point profonde qu'il a senti le besoin de quelques jours de repos.Pourtant, il ne s’est pas découragé.Il est revenu plus déterminé et convaincu que jamais.Il a décidé de relevé le défi du maire Jean Drapeau.A l'Assemblée nationale et devant les journalistes, hier, il a réitéré son intention de faire parvenir pour la réunion du 23 à Lausanne.le plaidoyer du Québec.Plus encore.M.Goldbloom considère maintenant essentiel que cette mission soit accomplie par un représentant spécial du gouvernement québécois.Dans un premier temps, il rappelle que le maire Drapeau ne peut être envisagé comme un interlocuteur valable du gouvernement, parce qu'il a publiquement reconnu lundi que la présentation du projet d'installations temporaires.lui serait pénible.Et quant au commissaire général des jeux Olympiques.M.Roger Rousseau, le ministre souligne que c'est un.donc tionnaire et un représentant municipal qui ne pourrait manifester la conviction d'un porte-parole choisi par le gouvernement du Québec.Le ministre responsable de la protection de l'Environnement a déjà fait connaître au maire de Montréal le désir du gouvernement d'être officiellement représenté à Lausanne.Il attend toujours la réponse de M.Drapeau.Et si elle ne vient pas.M.Goldbloom révélera publiquement le contenu de ses pourparlers avec les autorités municipales de Montréal.dans ce débat, M.Goldbloom considère notamment que le Comité International Olympique (CIO) doit prendre ses responsabilités, et il sera peut-être appelé finalement à décider qui défendra le point de vue du Québec.Quant à la nature du dossier que préparent les spécialistes de la So-cite d'Habitation du Québec, M.Goldbloom soupçonne que le maire Drapeau a voulu exagerer l'importance de l'obligation de déposer, dès cette réunion du CIO, un projet précis.Il rappelle que le maire Drapeau a lance une invitation à tous les citoyens pour lui fairé parvenir des projets pour la réalisation du village olympique dans le parc Viau, et le ministre en déduit que cette réunion du CIO à Lausanne ne devrait porter que sur une idée générale de village, l’utilisation du terrain, et non sur un plan précis.Cela, croit-il rendrait possible l'examen d’une sojution de rechange, même temporaire.Et M.Goldbloom ajoute “si tel n'est pas le cas, l'invitation de M.Drapeau n'est que pour la forme”.Quoiqu'il arrive, M.Goldbloom fera l’impossible pour envoyer à Lausanne des représentants "qui “mettront la vigueur nécessaire" pour défendre le projet de "village temporaire sous la tente” et convaincre le CIO de l'importance des aspects écologiques et sociaux du projet qui précisera la nature, services d'infrastructures, ainsi que les coûts des installations.CUL TU RE vivacité de la culture québécoise.C’est à la fois l’objectif ultime de tout le mouvement et le pain quotidien de l'artiste qui ne s'exprime jamais mieux qu'en créant.De sorte qu'on a conçu un programme de spectacles (cinéma, danse, musique, théâtre) et organisé des ateliers de création collective (ouverts à tous) qui font de cette rencontre un congrès-happening.C'est là, en clair, la définition que propose d'ailleurs au Front commun dans son projet de constitution le Comité provisoire né en février dernier de la session québécoise de la Conférence canadienne des arts et chargé depuis lors de préparer les assises de Vaudreuil: “Le Front commun des créateurs du Québec est un organisme représentatif de toutes les tendances culturelles.de toutes les disciplines artistiques.de toutes les régions administratives du Québec, qui a comme objectif de LIBRE OPINION Suite de la page 5 Et entre les grandes “guerres" de 1948, 1956 et 1967.Israël, arguant des nécessités de “prévenir l’agression", viole impunément les frontières, pénètre régulièrement avec des commandos, des avions, des troupes héliportées, de l’infanterie, dans les territoires arabes.Où est alors “l'invasion”?En fait, la réalité est claire: Israël possède actuellement, et pour longtemps encore, une écrasante supériorité militaire sur ses adversaires.Et Israël le sait.Israël décide donc de maintenu" sa paix et sa sécurité à coups de matraque.assortis de pieuses exhortations à la paix.C’est la politique de la carotte et du gourdin.Quant à “Tassassinat ” de citoyens, parlons-en! Je trouve terrible d’être obligé de faire une comptabilité du sang versé, mais à lire certains articles, à entendre certaines déclarations de tel ou tel favorable à Israël, on a l'impression que pour eux le sang d’un Israélien vaut bien celui de dix Arabes! Sans remonter au-delà de 1967, je rappelle simplement ceci: en 1970, un avion israélien déverse ses bombes sur une école élémentaire d'un petit village du Delta du Nil, éloignée de toute installation ou objectif militaires.Les correspondants étrangers ont vu de leurs yeux les corps déchiquetés de cent trente-sept enfants égyptiens de six à onze ans.Israël a parlé “d'erreur” En 1972, la chasse israélienne a abattu un Boeing civil libyen égaré dans une tempête de sable; plusieurs dizaines de morts: Israël invoque “Une erreur” Depuis 1970, sans prétendre à la moindre “erreur”, Tarmée israélienne pénètre chaque deux ou trois mois en territoire libanais ou syrien, et, pour “nettoyer le Fatahland”, tue, à côté de quelques fedayines, deux ou trois dizaines de civils, hommes, femmes et enfants mêlés, humbles paysans ou bergers ignorant du jeu terrible de la politique.N'allongeons pas la liste: qui est victime véritablement “d'assassinats”?Les récriminations ne servent de rien.Tout le monde sait que la paix n’est pas près d’exister au Moyen-Orient.Je laisse à d’autres, plus dignes ou plus compétents que moi, le soin d'avancer des “plans de paix” qui respecteraient les droits et la dignité de toutes les parties en cause dans ce douloureux conflit.Je suis d'accord qu’il faut que bien des “complexes et des tabous” tombent dans cette partie du monde.Mais je voudrais que ce soient tant les Israéliens que les Arabes qui les surmontent.Les Israéliens devraient surtout cesser de considérer leurs voisins comme des sous-développés que quelques bombes, quelques incursions de commandos ou de Phantoms suffiront toujours à calmer et à contenir; une telle ligne de conduite procède d’un racisme anti-arabe, conscient ou inconscient.Si Monsieur Solomon veut me taxer de partialité, je lui opposerais ce qu'ont récemment déclaré certaines des personnalités les plus éminentes parmi Télite juive du monde, réunies à Paris en mars dernier pour participer à la quatrième session des assises du judaisme progressiste Monsieur Nahum Goldman, président du Congrès juif mondial, après s'être élevé contre “l’identification aveugle de la Diaspora avec chacune des positions d’Israël”, a fortement déploré l’intolérance, la “terreur morale ” exercée à l’encontre de ceux qui, comme lui, “pensent différemment”.L'écrivain Rabi a dénoncé certaines pratiques dans les territoires arabes occupés, ainsi que le “pouvoir des généraux” en Israël et a affirmé que dans ce pays, s'il existe un sous-prolétariat, celui-ci est presque exclusivement arabe.Monsieur Claude Lévi, (Congrès juif mondial, Genève), a souhaité que Ton supprime le “ghetto dans lequel on a enfermé Israël et la Diaspora ".Monsieur Jean Naccache (cercle Bernard-Lazare), a déploré le fait qu’“ Israël se trouve objectivement dans le camp des oppresseurs”.Enfin, Monsieur Davis Susskind.dirigeant juif de Belgique.a affirmé, parlant d'Israël, qu 'aucun peuple n'est libre tant qu'il en opprime un autre”.(2) A côte de la lucidité de certaines de ces déclarations, et surtout de leur courage, ce que j'y vois d’encore plus réconfortant c'est que beaucoup de Juifs du monde, et parmi les plus éminents, estiment que, malgré leur judaüté (que loin de renier ils assument fièrement) ils ne sont pas obligés de dire amen chaque fois queMmeMeir lève le petit doigt.(1) Karl VanHorn, "Soldat de la Paix", Paris, Presses de la Cité.1966.(?) Ces citations sont tirées du MONDE du jeudi 29 mars 1.973.véhiculer les besoms et la pensée collective de la nation québécoise dans les domaines de la culture, afin que les pouvoirs publics orientent leur activité conformément à ces besoins.” Le regroupement lui-même, étape indispensable avant de "passer à l’action", est cependant le but immédiat et difficile que le président du Comité provisoire, M.Guy Montpetit, a rappelé avec force dans son rapport aux congressistes hier soir, soucieux de dissiper l’impuissance qui a pu naître des échecs passés en de pareilles tentatives.Ne pas perdre de vue l'objectif général dans des débats accessoires, tel est l'esprit nouveau qu'on a voulu exprimer notamment dans le slogan du congrès: "Désormais!" Déjà la perspective de ces assises a suscité dans les secteurs des arts visuels et du théâtre un mouvement de regroupement.Les gens de théâtre ont forme après la session de février un Comité plénier qui s'est réuni une quinzaine de fois et projette de fonder un Centre québécois du théâtre (le Centre canadien du théâtre s’est sabordé il y a quelques mois à la suite d'une crise interne).Les organismes professionnels qui y sont représentés, dont l'Association québécoise du jeune théâtre (AQJT), T Union des artistes et l’Association des directeurs de théâtre (à titre d'observateurs), tentent de formuler une politique commune souhaitable en matière de théâtre et de confier à un éventuel Centre québécois du théâtre, qui chapeautrait la profession, un rôle semblable.Le mouvement est moins accentué chez les professionnels des arts visuels où plusieurs tentatives de rapprochement ont échoué depuis trois ans.La Société des artistes professionnels du Québec (SAPQ) et l'Association des sculpteurs du Québec (ASQ), qui représentent ensemble quelque trois cents membres, sont sur le point de fusionner: ils en sont à décider des modalités.L'Association des graveurs du Québec (AGQ, environ 100 membres), qui avait participé aux discussions préliminaires, s est retirée prudemment la semaine dernière, plus attirée, semble-t-il par une alliance avec l’Association des métiers d'art, forte de trois mille membres et engagée dans la mise en marché des produits culturels.Les inscriptions aux états généraux et les statistiques qu'on en tirera diront dans quelle mesure d'autres secteurs aussi bien structurés pourraient faciliter la tâche du regroupement en un front commun.La partie parait compromise en musique, où domment les syndicats internationaux.Le Comité provisoire propose de structurer le Front commun selon un double système de représentation inspiré de la CSN; par discipline artistique et par région administrative (le gouvernement en a délimité dix à travers le Québec): en y ajoutant, toutefois, une délégation du “milieu” socio-culturel, dont les membres seraient cooptés par les deux premières catégories.La participation aux politiques culturelles dont le Front commun défendra le principe, ne se traduit pas seulement.dans le programme d’action que soumet le Comité provisoire, par une stratégie de pressions sur le ministère québécois des Affaires culturelles pour le raffermir et le provoquer à l’autonomie vis-à-vis d'Ottawa, mais aussi par la recherche de moyens originaux, dont l’établissement de coopératives de production culturelle dans les diverses régions du Québec.Quant aux manifestations culturelles du congrès elles témoignent d’un souci de faire éclater les structures traditionnelles de Tart en même temps qu’on renonce à l'individualisme traditionnel du créateur en se regroupant; murales, mur d’affichage, atelier de sérigraphie où chacun est convié à venu exprimer concrètement ce qu’il n’a pu dire; monument aux arts où chacun déposera dans le béton un “objet de culture”; cerfs-volant multicolores; vaste peinture à numéros; et spectacles divers.Tout le monde doit participer, y compris les consommateurs de cultures, habituellement non créateurs.C’est l'ensemble de ces activités qui annonce ce que le Comité provisoue appelle - de ses voeux - la “révolution culturelle” québécoise.LE PLAN Suite de la page 3 des langues.Cette année, par le décret tenant heu de convention collective, cette somme est de $100 par enseignant, ce qui représente un montant total de $5 à $6 millions.“Il aurait été possible d’additionner les montants du perfectionnement inscrits au décret pour les ajouter au plan de perfectionnement des langues, comme c’était prévu initialement”, a mentionné M.Cloutier.Mais il n’a pas voulu le fame parce qu'il lui semblait que la somme de $100 millions du plan de développement des langues, est suffisante et qu’il s'agit là "d'argent nouveau.” Il a cru qu’il était normal que les sommes négociées par les enseignants, dans le cadre de la convention collective, ne fassent pas l’objet de contraintes trop grandes.M.Cloutier a aussi rejeté l'affirmation du journal voulant qu'il ait cédé aux pressions de certains organismes qui réclamaient la mise au rancart du plan qu’il avait annoncé concernant l’enseignement des langues.LE SORT Suite de la page 3 Le Devoir avait affirmé hier que M.Didone a récemment reçu un important contrat de la municipalité de Saint-Léo-nard qui est pratiquement contrôlée par Jean Di Zazzo.Ce dernier a téléphoné hier au Devoir pour demander qu’on “ne mêle pas le scolaire et le municipal".M.Jean Di Zazzo a pourtant reconnu qu’il appuie son frère et il a confirmé 1 engagement de M.Durocher aux côtés de l’équipe de M.Pérusse.“Il lui a facilité la tâche en lui fournissant des hommes mais il n’est pas venu personnellement dans le quartier", a-t-il dit.Le conseiller municipal n'a pas soufflé mot d’une alliance avec le Renouveau scolaire de ville D’Anjou mais, par contre, il a formellement nié qu’il y ait alliance entre "son groupe" et celui de M.Durocher.Il a pourtant précisé: "On n’est pas ensemble mais on parle le même langage.” “Si j avais été contre M.Durocher, je Retour au travail et prochain débrayage à la Northern par Pierre Richard Alors que les 4,200 travailleurs des usines montréalaises de Northern Electric retourneront au travail cette semaine, les 500 installateurs de cette compagnie dans TEst du Canada se sont prononcés en faveur de la grève qui peut être déclenchée ce soir à minuit.C’est dans une proportion de 59.1% que les grévistes montréalais de Northern Electric ont décidé, hier, d’accepter Tentente de principe intervenue entre la compagnie et l’Union canadienne des travailleurs en communication.Cette entente a été entérinée par 1,853 travailleurs, rejetée par 1,271 et sept bulletins ont été annulés.Par ailleurs, les quelque 500 installateurs de Northern Electric au Québec, dans les Maritimes et dans la partie est de l’Ontario ont voté dans une proportion de 92% pour le recours à la grève.Le litige porte sur les salaires, l'ancienneté et la sécurité d’emploi.Ces travaileurs sont aussi représentés par TUnion canadienne des travailleurs en communication et ils sont spécialisés dans l'installation d'équipements téléphoniques fabriqués par Northern Electric pour le compte de sa maison-mère Bell Canada.Quant aux 4,200 travailleurs des cinq usines montréalaises de Northern Electric, ils mettent ainsi fin à une grève commencée le 8 mai dernier par les ouvriers de Tusine de Lachine à Tinsu du syndicat et étendue le 10 mai aux quatre autres usines par le syndicat.Les travailleurs avaient alors rejeté les offres patronales qui prévoyaient des augmentations salariales de $0.54 l'heure réparties sur trois ans.Ils réclamaient des augmentations horaires de $1.05 et de $0.85 pour un contrat de deux ans.L'entente acceptée hier prévoit des augmentations salariales de $0.72 l'heure réparties sur trois ans ($0.33 pour la première année; $0.26 pour la deuxième année ; $0.26 pour la troisième année) ; la première augmentation de $0.33 est rétroactive au 26 février dernier.Un supplément de $0.15 l’heure est octroyé aux hommes de métier.La compagnie s’est, par ailleurs, engagée à rajuster ces augmentations salariales en fonction des gams que feront les travailleurs de ses usines ontariennes qui poursuivront toujours leurs grèves.Les travailleurs ontariens de North- me serais arrangé pour lui faire de Top-position, a déclare M.Jean Di Zazzo, mais nous ne nous sommes pas occupés des autres villes.Il n’y a pas d’alliance.mais nous ne sommes pas contre lui non plus.” Concernant la présidence de la commission scolaire de Test, le conseiller municipal a déclaré qu'elle hait sûrement à M.Durocher si l’équipe de M.Pérusse est élue.“Par contre, a-t-il dit, si c'est notre équipe qui passe, il va falloir s’asseoir et discuter.Aucun des trois groupes en présence ne pourra prendre le pouvoir seul.” Des rumeurs voulant que M.ladeluca, de l’Unité scolaire de Saint-Léonard, ait l’ambition de supplanter M.Durocher, nous avons interrogé M.Jean Di Zazzo à ce sujet.“C'est fort possible que M.ladeluca ambitionne la présidence, a-t-il répondu, mais il faudra en discuter et évaluer la compétence de chacun.Mon impression personnelle, c'est que ce ne sera sûrement pas M.ladeluca qui sera choisi, si on tient compte des autres personnes qui sont là.” LEMAIRE Suite de la page 3 ment de faire en sorte que les étudiants n’en soient pas les otages, a dit M.Laurin.“Je le supplie donc humblement mais très sincèrement d’apporter dans le plus bref délai une solution qui, sans écraser personne, permette à toutes les parties en cause de travailler de bon coeur au rétablissement de la situation.“Issu du collège Saint-Laurent, le CEGEP de Saint-Laurent est un des établissements les plus anciens et les plus réputés du Québec, a conclu M.Laurin.La population de Saint-Laurent ne permettra pas qu’on la dépouille d’une institution aussi chère.” Lui-même diplômé du collège Saint-Laurent, M.Laurin a été pendant 12 ans commissaire de la Commission des écoles catholiques de Saint-Laurent et il est membre du conseil d'administration de l’Université du Québec à Montréal.MERCIER Suite de la page 3 chambre correctionnelle de Compiè-gne.Mercier, condamné à la prison à vie pour le meurtre de deux gardes-chasse commis pendant sa première évasion avec Mesrine, s’était évadé a nouveau il y a environ un mois.Il a d’abord comparu devant le juge Arthur Lépine en cour des comparutions, hier.La salle 3.07 avait été complètement évacuée et seuls les avocats, les journalistes et le personnel de la cour ont pu assister à la comparution, sous Toeil vigilant de nombreux policiers armés.Mercier a nié toute culpabilité aux accusations d’évasion et de vol à main armée commis à la banque Canadienne Nationale du 10,310 boulevard Saint-Laurent pendant qu’il était au large.L'air indifférent, les cheveux en broussaille, le bagnard de 28 ans a été conduit ensuite devant le juge en chef André Fabien, à la chambre 4.08, afin d’obtenir des dates pour les divers procès qu'il doit subir pour d’autres chefs d'évasion et de vols à main armée.Si mercier est toujours disponible vendredi prochain, il reviendra en cour pour subir son enquête préliminaire relativement aux accusations récentes de vols à main armée et d'évasion.Ensuite, on le conduira le 31 août en cour où il répondra aux accusations plus anciennes.em Electric sont représentés par les Travailleurs unis de l’automobile et par TUnion internationale des travailleurs en électricité.L’entente prévoit enfin le paiement d une indemnité de vie chère à compter de mai 1974; cette indemnité sera de une cent l’heure pour chaque variation de 0.45 de l’indice des prix à la consommation.La Saint-Jean Drapeau invite à regarder dans le passé Protégez les fêtes du 24 juin pour en faire une fête de paix, de joie, d’humour et de gaieté pour les petits comme pour les grands, a demandé hier Mme Mia Rid-dez, présidente du comité des fêtes de la Saint-Jean au maire Jean Drapeau qui accueillerait les organisateurs à son bureau de l'hôtel de ville.Ça ne sera pas encore absolument facile.a répondu M.Drapeau Organiser des fêtes comme celles du 24 juin, c’est accepter de faire plus que de l'organisation.C’est apprécier les éléments, les courants, les formes que les manifestants seront appelés à prendre parfois sans sa volonté, contre sa volonté.Depuis quelques années, on a senti parfois qu'il y avait un caractère d'exclusion.Puissions-nous sentir cette année qu'il y a de plus en plus d'unité, de rassemblement, moins de main-mise d'une tendance plus que d’une autre.Notre peuple a peut-être appris à accepter que des divergences ne soient pas des différences.Le maire de Montréal a invité les Québécois à regarder dans le passé pour y puiser une leçon de résistance, résistance qui leur a permis de s’affirmer et de servir la nation.MIRABEL Suite de la page 3 Quel que soit le niveau de gouvernement impliqué, il faut à tout prix que la coopération concrète vécue à Mirabel se poursuive, a déclaré le député Prud'homme qui voit dans cet emplacement une préfiguration du Canada de Tan 2.000 A Texpo qui vient de s’ouvrir, on attend environ 30,000 visiteurs cet été.Près de 150,000 personnes ont pu voir depuis quatre ans des expositions du meme type et recueillir des informations d’hôtesses spécialisées dans les diverses phases d’aménagement de l’aéroport.Un hôtel est prévu sur Taire de Mirabel, près de l’immeuble d’administration.Ultérieurement, cet aéroport pourra porter à six le nombre de ses pistes.Une extrapolation établit à 6,000 le nombre d’emplois générés par Mirabel en 1975 et à 35,000 en 1995.La tour de contrôle sera érigée en retrait de l’aérogare et aura une altitude de 232 pieds (celle de Dorval atteint 180 pieds).BLOC NOTES suite de la page 4 nement à Radio-Canada pour le financement de la diffusion.Mais s’il reste quelque autorité politique véritable dans ce pays, il devrait être possible de ramener le CIO et le COJO à la raison; un Village permanent de 1.800 logements est une aberration financière et sociale qu’aucun "olympisme” ne saurait ni justifier ni.à plus forte raison, exiger.Le saccage d'un nouvel espace vert dans une ville qui étouffe est tout autant intolérable.Les aristocrates attardés qui président à la XXIe Olympiade devront le comprendre.Autrement, ils doivent s'attendre à une lutte acharnée de la part de tous les citoyens et de tous les organismes qui préfèrent une ville humaine où vivre demain à d'illusoires compétitions sportives dont Munich, après Berlin, a bien montré les tragiques limites.Jean-Claude LECLERC DÉCÈS Mot*! s.v.p, que let «vis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m pour publication du lendemain.Le dimanche : 2 à 4:30 p.m.PAQUETTE Albina.A Montréal, le 15 juin 1973 à l’âge de 72 ans.est décédée Mme veuve Arthur Pâquette.née Albina Desgroseil-lers.elle laisse dans le deuil ses enfants Guy, époux de Irène Ran-ti.Odette (Mme DR.Ferguson) Lucille Pâquette-Elias.ses petits-enfants.Francis et Isabelle Pâquette, Lyne.Marie et Nicole Ferguson.Martine Elias, un frère Anatole Desgroseilliers air.üi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu lundi.18 juin, 1973.Le convoi funèbre partira du Salon J-R.Deslauriers Liée.No 5650 rue Côte-des-Nei-gés, pour se rendre à l'église Notre-Dame-des-Neiges où le service sera célébré à 11 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture Parents et amis sont prié» d'y assister sans autre invitation.Pas de fleurs.Dons à l’Institut de Cardiologie de Montréal seraient appréciés. intormations internationales L^ Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 * 7 Papadopoulos est désigné président de la République grecque ATHENES (par T AFP) M.Georges Papadopoulos est désigné premier president de la République, stipule l'article 26 du projet d'amendement à la constitution grecque, qui sera soumis à référendum le 29 juillet prochain.Le général Odysseus Anchelis est désigné d’autre part au second paragraphe du même article vice-président de la République.L article trois du projet stipule enfin que les membres de la famille régnante ne peuvent être élus aux fonctions de président ou vice-président de la République.En outre, les tribunaux d’exception seront abolis dès rentrée en vigueur des amendements à la constitution, fl en sera de même des restrictions apportées à la liberté d'expression, notamment par voie de presse.Le projet d'amendement de la constitution grecque est un document de 31 pages et 34 articles.Son article 26 dispose que le président de la république sera l'actuel président provisoire de la république ", M.Georges Papadopoulos, dont le mandat expirera le 1er juin 1981.Le vice-président, le général d’armée Odysseus Anghelis, verra son mandat expirer en même temps que celui du président de la République.En ce qui concerne les élections, le texte indique qu elles se feront au suffrage universel et secret et que seront élues les personnes ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés.Sur la répartition des pouvoirs, le projet précise que le pouvoir législatif est exercé conjointement par le président de la République et le parlement.Le pouvoir exécutif est exercé par le chef de l’Etat et les membres du gouvernement.Les tribunaux rendent leurs arrêts et jugements au nom du chef de l'Etat.Le président de la république désigne le premier ministre, les ministres et secrétaires d'Etat à la défense, aux Affaires étrangères et à Tordre public.Il met fin aux fonctions des membres du gouvernement sur avis du "conseil de la nation”.Cet organisme réunit sous la présidence du chef de l'Etat, le premier ministre, les chefs des deux partis les plus importants au sein du parlement, le président du conseil constitutionnel et le chef des forces armées.Le projet d'amendement de la constitution grecque stipule que le président de la république exerce le pouvoir exécutif directement’' dans les domaines de la Défense, des Affaires étrangères et l’ordre public.Le texte pose en outre le principe de la non-responsabilité du président et du vice-président devant le parlement pour les actes exercés dans leurs fonctions, à l'exception toutefois des actes de haute trahison ou de ‘‘violation intentionnelle de la constitution”.Leur mise en accusation ne peut intervenir que sur approbation des deux-tiers des membres élus du parlement.En cas d’approbation, une haute cour spéciale est constituée sous la présidence du président de la Cour constitutionnelle.Le parlement, est composé de deux cents députés, dont 180 élus et 20 désignés par le président de la république.Pendant leur mandat les députes élus ne Eourront appartenir à un parti politique.a durée du mandat parlementaire reste de cinq ans.Jusqu’à l’élection du parlement, le président de la république légiférera par décrets-lois.Les tribunaux d’exception et la censure sur la libre expression des idées et des opinions, notamment par voie de presse, seront abolis dès l'adoption du projet d'amendement de la constitution.Enfin, les biens appartenant à la famille royale seront dévolus à TEtat.Commentant le texte des amende-’ ments, M.Bryon Stomatopoulos.secrétaire d’Etat à l’Information, a affirmé que ‘‘des élections générales et municipales seront organisées dans le courant de 1974”.M.Georges Papadopoulos, candidat unique à la présidence de la république grecque proclamée le premier juin der- nier, est né en 1919 dans un village reculé du Péloponnèse, le Elaiochonon, où son père était instituteur.A cette époque, jeune homme ambitieux, il n'avait que trois choix: l'Eglise, l’armée ou l’émigration.Le jeune Georges Papadopoulos choisit l'armée.D sort sous-lieutenant de l'école des cadets en 1940, et immédiatement prend part à la guerre gréco-italienne.Pendant l’occupation, il milite dans la résistance armée, puis à la libération prend part aux opérations contre les maquis communistes.Sa carrière militaire se poursuit ensuite normalement.Le 21 avril 1967, lors du coup d'Etat militaire, il est colonel, et à la tête du groupe d'officiers ayant préparé la révolution, il devient membre du gouvernement national révolutionnaire.Le 13 décembre 1967.alors que Tex-roi Constantin tente vainement un contrecoup d'Etat et est exilé, M.Papadopoulos devient premier ministre et con-jqintemement ministre des Affaires étrangères et de la défense nationale.Entre-temps, il avait demandé à être mis à la retraite de l'armée, de même que les autres militaires membres du gouvernement.Il fut promu au grade supérieur dans la réserve.Le 21 mars 1972, M.Papadopoulos devient régent du royaume de Grèce en remplacement du général Georges Zoitakis.écarté de la vie pubüque.Le premier juin 1973, la République étant proclamée et la monarchie abolie, M.Papadopoulos devient président provisoire de la République.Marié, père de trois enfants, M.Papadopoulos habite dans une Villa modeste du quartier élégant de Psychiko, à cinq kilomètres au nord d'Athènes.Les Espagnols réservent un accueil grandiose à Hector Campora venu chercher Juan Peron MADRID (AFP) - L'Espagne a accuei li hier avec faste le président argentin Hector Campora, venu à Madrid pour prendre un premier contact officiel avec les autorités espagnoles, depuis son accession à la présidence.11 ne fait aucun doute qu’il est également venu pour procéder à un large échange de vues sur les problèmes argentins avec le général Peron, qu’il doit ramener avec lui le 20 juin én Argentine, mettant ainsi fin à ses 17 années d’exil.Le président argentin et son épouse se sont rendus en fin d'après-midi au palais du Lardo où ils ont été reçus par le cau-dillo et Mme Carmen Polo de Franco.L’entretien entre les deux chefs d’Etat s’est déroulé en pésence de M.Juan Carlos Puich, le ministre argentin des Affaires étrangères, arrivé hier matin à Madrid avec le président Campora, et de son collègue espagnol, M.Laureano Lopez Rodo.Le prince d’Espagne Don Juan Carlos de Bourbon et son épouse la princesse Sophie ont ensuite rendu visite au président et à Mme Campora à leur résidence du palais de La Moneloa, où ceux-ci devaient recevoir ensuite les membres du corps diplomatique accrédités à Madrid.L’absence du général Peron à l’aéroport et au palais de La Moneloa où il devait se rendre pour recevoir Campora a été la surprise de cette première journée madrilène du président argentin.Malgré le communiqué officiel expliquant Tabsence de Peron par une "légère indisposition”, des rumeurs ont circulé hier apès-midi dans les milieux justi-cialistes de la capitale, faisant état de certaines difficultés entre Peron et Campora.Le général Peron avait été récemment hospitalisé à Barcelone où il avait subi dans une clinique urologique l’ablation de quelques polypes.Mercredi dernier, une transfusion de sang avait été effectuée à l’ancien président, peu après son retour à Madrid.yue son absence du palais de La Mon-cloa.tout proche de son domicile, ait ete due à une réelle indisposition ou soit, comme certains l'affirment, une maladie diplomatique”, il n'en reste pas moins que c'est le chef de TEtat élu qui a dù rendre lui-meme visite au général Peron dans sa villa de Puerta de Hierro.Après un entretien de 20 minutes environ, le général Peron souriant et ne paraissant nullement indisposé a raccompagné son hôte à la grille et a salue les journalistes alors que des militants péronistes massés a la sortie acclamaient les deux hommes aux cris de Peron.Peron "La coordination des points de vue entre Peron et Campora devrait normalement être faite au cours des jour- nées d'aujourd'hui et de demain, laissées pratiquement libres, a la discretion du chef d Etat argentin.L impression prévaut que leurs points de vue seront communs et que Campora et Peron pourront rentrer parfaitement unis, en triomphateurs, mercredi a Buenos Aires.La seule activité officielle du weekend est le grand banquet qui sera offert le soir aux hôtes argentins par le generalissimo et Madame Franco et Palaeio de Oriente.Le programme officiel tient a préciser que le général et Madame Peron assisteront à ce diner.La visite officielle ne reprendra vraiment que lundi pour se poursuivre mardi par un programme particulièrement charge.Violents accrochages dans les rues de Santiago SANTIAGO (d après AP et AFP) - De violents accrochages ont mis aux prises hier dans les rues de Santiago des manifestants anti-communistes et des partisans du président Allende.Selon les journalistes qui ont suivi les bagarres, il y a au moins six blessés atteints dans à des degrés divers.Plusieurs milliers d'étudiants et de travailleurs anti-allendistes avaient lancé une manifestation d'appui aux 12,000 mineurs d'El Teniente en grève depuis 59 jours.Les manifestants se sont lancés des pierres et la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes.De même, les forces de Tordre ont dispersé une marche de 2,000 travailleurs des mines de cuivre d'El Teniente en route vers la capitale.Cette ‘"marche sur Santiago” avait été interdite en raison de Tétat d'urgence par le colonel Orlando Ibanez, chef de la zone d’urgencé de la province de O’Hig-gins, sur le territoire de laquelle se trouve la mine.En conséquence, les marcheurs furent interceptes par la police à une soixantaine de kilomètres de la capitale.Ce fut à ce moment qu'arriva un train de voyageurs.Les manifestants l'arrêtèrent en lançant des pierres, a déclaré l'intendant de Santiago.Puis ils incendièrent deux wagons avec des cocktails molotov.Finalement, à l'aide de gaz lacrymogènes, les policiers repoussèrent les grévistes, qui se replièrent sur la localité de Buin.Douze personnes ont été blessées.Le ministre de l'Intérieur, M.Gerardo Espinoza s’adressant aux "secteurs conscients de l'opposition démocratique”.les a exhortés au calme, les rendant responsables de ce qui pourrait se produire.TOUS A BORD POUR LA FÊTE DES PÈRES 15-16-17 juin un carafon de vin blanc inclus Nous vous offrons pour l’occasion UN SOUPER AU H0MAR0 $895 avec une succulente soupe aux palourdes, notre salade renommée, un dessert du tonnerre et une boisson.LE REPAS COMPLET LES MEILLEURS FRUITS DE MER Le homard vivant Steaks surchoix Moby Dick's Bar Lounge Ouvert tous les jours à midi: le dimanche à 5 heures.Pavillon de l’atlantique 1454A, rue Peel oao i ocq Face au Sheraton Mont-Royal UT’tl- I JOO "Racket" de protection ?Attentat mortel au domicile d'un leader extrémiste à Belfast oeote T>& oisQaes cLassi'opes REPRÉSENTANT LES CATALOGUES COMPLETS DE SOCIETE FR A NÇ AISE DU SON EDITIONS DE L’OISEAU-LYRE Étiquette liste des prix nos prix réguliers prix de vente jusqu'au 30 juin London' S6.29 $4.99 $4.49 Philips (Imported) $6.98 $5.99 $5.39 Argo $6,29 $4.99 $4.49 Das Alte Werk $6,29 $4.99 $4.49 L'Oiseau-Lyre $6.29 $4.99 $4.49 Société Française Du Son $6.98 $5.99 $5.39 London Stereo Treasury $2.98 $2.49 $2.29 Ace of Diamonds $2.98 $2.49 $2.29 Perspective De Siècle $6.29 $4.99 $4.49 (équivalence d'escompte mr plusieurs collections de disques) phontosmagomo 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Wilson.M.Boyle a affirmé que les provos” cherchaient en effet à abattre M.Herron parce qu'il est "'fermement opposé à toute négociation avec TIRA .Ces déclarations ont été accueillies avec grand scepticisme par les observateurs.En effet, le domicile de M.Herron est situé dans Test de Belfast, quartier bien connu pour son "loyalisme”, où des tueurs de TIRA provisoire auraient le plus grand mal à circuler sans se faire repérer.Cela ne signifie pas.estiment les observateurs, que les “provos” ne revendiqueront pas Tattentat.ne fut-ce que pour des raisons de propagande.Ce qui pour le moment parait le plus probable pour ces observateurs, est que M.Wilson a dans doute été victime d'un règlement de comptes entre factions opposées de TUDA.Ces factions s'opposent moins sur le terrain de Tidéo-logie que sur la question du contrôle des ""racketts" de la " protection ' qui fleurissent dans les quartiers loyalistes de Belfast.Les membres les plus influents de TUDA sont à la tète de véritables gangs qui prélèvent des “contributions volontaires” sur les commerçants, hôteliers ou hommes d'affaires, qui organisent des “clubs loyalistes " en se procurant souvent les boissons servies aux "membres” par l'arraisonnement Taipeh dément TAIPEH (AFP) - On dément catégoriquement de source officielle à Taipeh, les rumeurs propagées par une radio étrangère selon lesquelles le maréchal Tchang Kai Chek serait décédé, ou même souffrant.Le porte-parole attribue ces “rumeurs périodiques” au grand âge du maréchal de camions de whisky ou de gin.dans la meilleure tradition des films de gangsters du temps de la "prohibition” aux Etats-Unis.L UDA a annoncé dans un communiqué publie en soirée qu elle âllait de nouveau organiser à partir de 23 heures des patrouilles dans le comté de Londonderry afin de protéger les zones loyalistes.Les forces de sécurité britanniques.ajoute le communiqué."ont clairement démontré leur échec dans la protection des zones loyalistes.Nous devons nous préparer à nous défendre nous-mêmes”.Un porte-parole de TUDA a précisé que cette décision avait été prise lors d une réunion extraordinaire des officiers de l'organisation à la suite du "massacre de Coleraine” de mardi dernier.Les patrouilles.a encore déclaré le porte-parole.porteront T uniforme de TUDA et les soldats resteront masqués.11 a cependant refusé de préciser si les hommes seraient armés, mais il a ajouté que " les patrouilles ne resteront pas sans quelque forme de protection”.Par ailleurs, un homme a été blessé d'une balle dans la tète tôt hier matin dans Ormeau Road, à Belfast.L'homme a été atteint alors qu'il était assis dans sa voiture en stationnement.11 a été hospitalisé.Un peu plus tard, deux bombes ont explosé dans le centre de Belfast, détruisant un magasin.Trois hommes armés étaient entrés dans le magasin pour y déposer les deux engins explosifs.La zone a été évacuée d'urgence après que les auteurs de Tattentat eurent donné un avertissement.Enfin, près de la frontière entre les deux Irlandes.à Newtownhamilton.une laiterie a été partiellement soufflée par une bombe placée par quatre hommes armés, venus d'Eire.SOYEZ PRUDENT AVEC LE FEU! VOUS SEUL POUVEZ PRÉVENIR LES FEUX DE FORÊT! 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Le cessez-le-feu est entré en vigueur hier sur l’ensemble du territoire sud-vietnamien à midi, heure locale.L'ordre de cesser toutes les opérations militaires avait été donné par les deux commandements (de la République du Vietnam - Saigon - et du GRP) jeudi, conformément au communiqué conjoint signé mercredi à Paris.Toutefois, ce second cessez-le-feu n’a guère été mieux observé que le premier, proclamé le 28 janvier dernier puisque trois heures plus tard, le haut-commandement militaire à Saigon accusait déjà les “communistes" d’avoir violé 21 fois la trêve.Les forces gouverrtementales ne sont d’ailleurs pas en reste: bien qu’un porte-parole militaire ait affirmé que les troupes gouvernementales n’avaient répliqué à ces violations qu’à “l’arme légère”, un correspondant de l’AFP a pu voir l’aviation sud-vietnamienne intervenir entre 12 heures et 12h30, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Saigon, dans une région proche de la frontière khméro-sud-vietnamienne.Si quelques duels d’artillerie, harcèlements et accrochages entre forces adverses ont été effectivement signalés, particulièrement dans le Delta cochin-chinois, l’appel à l’arrêt des combats lancé jeudi soir par les états-majors des deux parties sud-vietnamiennes a eu au moins un résultat.Nulle part, en effet, ne se sont déroulées, comme on pouvait le craindre, de larges opérations d’empiètements comme cela avait été le cas dans les heures qui avaient précédé et suivi le cessez-le-feu du 28 janvier.A Saigon, nul à vrai due ne s'attendait a voir ce second cessez-le-feu mieux appliqué que le premier, tout au moins des les premières heures.Si les problèmes sur le terrain sont réels, c’est en fait à l’échelon des deux gouvernements (République du Vietnam et GRP) que la paix se fera ou ne se fera pas.Après plus de deux mois de réunions bi-hebdomadaires, la Commission militaire bipartite a buté sur pratiquement tous les problèmes soumis à sa juridiction tandis qu’à la Celle-Saint-Cloud les PHNOM PENH (AFP) - La signature du communiqué de Paris n'a pas modifié la position du gouvernement de la république khmère, qui continue à estimer que la solution du problème khmer dépend de la bonne volonté des Nord-Vietnamiens à respecter les textes qu’ils ont signés.“Si le Nord-Vietnam respecte strictement l'article vingt de l’accord de Paris du vingt-sept janvier dernier, répété dans le communiqué commun, il n’y a pas de problème pour le Cambodge”, a déclaré hier après-midi M.Sum Chum, ministre khmer de l’Information au cours d’une conférence de presse."Nous voulons voir maintenant ce qui va se passer, a-t-il ajouté, car nous ne croyons toujours que Hanoi soit prêt à respecter ce qu'il a signé”.Il a ajoute que son gouvernement cherchait à négocier avec les Khmers qui se battent contre lui dans le pays et qu’en application du plan de concorde nationale mis au point par le gouvernement républi- négociations entre les deux parties s’engluaient.Quarante-huit heures après la signature à Paris du communiqué commun, il est encore trop tôt pour dire si un nouvel esprit de “concorde et de réconciliation" présidera désormais aux travaux des deux parties.La Commission militaire bipartite, qui s’était réunie au niveau des chefs de délégation, s’est contentée d'enregistrer l’appel au cessez-le-feu lancé par les états-majors cain, M.In Tarn, premier ministre, avait eu des contacts avec de nombreux khmers de “l’autre côté”.Le ministre khmer a également souligné que “ce n’était pas la peine de négocier avec Sihanouk, qui s’est enfui du pays, a été légalement déposé et maintenant ne représenté plus rien”.Il a d’autre part précisé que le gouvernement de la république khmère s’en tenait toujours strictement aux décisions de la Conférence de Genève de 1954 et des accords de Paris du 27 janvier 1973 et qu'il avait demandé officiellement la réactivation au Cambodge de la Commission internationale de contrôle (CIC) prévue par la Conférence de Genève."Nous nous sommes adressés aux pays membres de cette commission - Inde, Canada et Pologne - après les accords de Paris de janvier dernier, a-t-il dit, mais en raison des problèmes posés par l’application de 1 article vingt de ces accords nous n'avons pas encore eu de réponse”.des deux parties, et d’examiner l’ordre du jour de sa prochaine séance, fixée à lundi.Selon un porte-parole du GRP, la plupart des problèmes qui demeurent à résoudre y ont été inscrits.En attendant un accord hypothétique entre les deux parties sud-vietnamiennes, les tenants de la “troisième force”, au premier rang desquels figure le général Duong Van Minh (grand Minh), semblent peu à peu vouloir faire entendre leur voix.La signature du document de Paris a été connue à Phnom Penh au milieu des explosions de bombes et des tirs d’artillerie d’une très violente offensive adverse à moins de 25 kTomètres à l’ouest de la capitale.L'aide au Nord-Vietnam WASHINGTON, (AFP) - M.Maurice William, chef de la délégation américaine aux négociations sur l’aide économique au Nord-Vietnam, quittera Washington demain pour Paris, a annoncé le porte-parole du département d’Etat.Les négociations reprendront lundi.Leur première phase doit être terminée dans les quinze jours conformément aux accords conclus cette semaine par MM.Henry Kissinger et Le Duc Tho.Elles avaient été suspendues au mois d’avril, ainsi que le déminage des ports vietnamiens, à la suite des violations du cessez-le-feu au Vietnam.Pour Phnom Penh, tout dépend de Hanoi ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844.3361 • Choqu* parution coûte SI .SO.maximum 2S mots • Tout mot additionnel coûts 0 .05 chacun • L'heure de tombée est midi pour ie lendemain ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Avit : Us annonceurs sont priés de vérifier ta première parution de leurs annonces.U Devoir se rend responsable d'une seule insertion erronée.Toute erreur dok être soulignée immédiatenient.S.V.I».téléphoner à 844-3361.ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844.3361 • Chaque parution coûte $4.20 le pouce • L’heure de tombée e*t midi pour te lendemain • il n'y a pas de frais pour les illustrations.AMEUBLEMENT À VENDRE MEUBLES NON PEINTS: ven , dons et fabriquons.Vaste choix) (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothèque! etc.) Avons1 aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine 207 Beaubien est.Tel.276-9067.1-8-73, ANTIQUITÉS A VENDRE GRAND choix d'antiquités: authentiques, canadiens et autres.Prix très raisonnables Ouvert tous les jours jusqu'à 8 P.M.Dimanche inclusivement 2 boul.Labelle, Ste-Thérèse.Tel 435-4305.10-7-73 ANTIQUITÉS DEMANDÉES ANTIQUITES TOUTES SORTES, (argent comptant) Claude Morri:.-’-.jour 331-0251 soir 667-0774, J.N.O.APPARTEMENTS À LOUER APPARTEMENT.4 1/2, neuf, rez-de^'haussée.Marquette, Parc Lafontaine, électricité, chauffage, taxes payées, $150.Tél: 849-1966.18-6-73 EDOUARD-MONTPETIT.Près Université de Montréal, grand 4>/2, très propre, chauffé.$140, sous-location pour septembre Tél.: 343-7344 le jour, et 739-6842, le soir.18-6-73 0UTRIM0NT 1380 Ave.Bernard,.Résidentiel, calme, 4 pièces chauffées, salon double, chambre et cuisine.Poêle, réfrigérateur, concierge, taxes payees.Conviés couples, célibataires.Tél: 272-4830 ou S24-0718 20-6-73 APPARTEMENTS A SOUS-LOUER SOUS-LOUER.3W, avenue Wil-lowdale.Université Montréal, confort moderne.8e étage, vue magnifique.$130.Taxe d'eau payée.Du 1er juillet au 31 août.Possibilité de prolongement.Tél: 735-2095.19-6-73 ARTICLES À VENDRE ENSEIGNE LUMINEUSE, aluminium et plastique, en parfait ordre.Tél.661-3483.18-6-73 ARTISANATS DECAPAGE ET FINITION à prix modique de tout genre de meubles.Estimation et livraison gratuite Information.Tél : 277-3318.18-6-73! 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La session du conseil de l’OTAN, qui s’est achevé hier à Copenhague, ne laissera sans doute pas un souvenir inoubliable dans l’histoire de l’Alliance Atlantique, mais du moins elle ne laisse d’amertume à personne et jamais communiqué final aussi dépourvu de relief n’aura été obtenu aussi facilement.Le principal sujet de discorde possible portait sur les rapports entre l’Europe et les Etats-Unis.Tl faut repenser l’Alliance”, estimaient la plupart des membres européens de l’OTAN, qui admettent que le message Kissinger du mois de mai fournit une occasion, du moins, d’engager utilement un dialogue Europe-Etats-Unis.Au contraire, les Français, qui redoutent par-dessus tout qu’un tel dialogue ne conduise à un marchandage entre les affaires économiques et la sécurité (la globalisation du problème) s’y opposaient résolument.Dès jeudi matin, M.Michel Jobert exprimait carrément ce refus.Mais, comme le discours de M.William Rogers avait été modéré et sans aggressivité, M.Jobert enveloppa son refus d’une formule aimable: ’’nous avons une bonne Alliance.Gardons-la”.C’était une façon de dire: “N’y touchons pas”.Mais c’était aussi une proclamation de fidélité à l’Alliance atlantique dont la France, ces dernières années, s’était montrée assez économe C’est ainsi que M.Joseph Luns a pu dire que l’Alliance atlantique sort renforcée de cette session.Analysant le communiqué final, le secrétaire général de l’OTAN l’a interprété comme signifiant que l’Alliance atlantique a souscrit à l’appel au dialogue lancé par Washington, mais il a insisté sur le thème des "enceintes appropriées" pour ce dialogue: OTAN pour la défense, GATT pour le commerce, FMI pour les affaires monétaires.Et pour ce qui concerne le Pacte atlantique, il a souligné qu’il n’est pas question de reviser le La RFA demande son admission aux Nations unies NATIONS U.NIES (AFP) L’ambassadeur Walter Gehlhoff, observateur permanent de la République fédérale allemande à ! ONU, a présenté officiellement hier la demande d’admission de son pays en tant que membre de l’organisation mondiale.Cette demande est constituée par une lettre signée du ministre des Affaires étrangères de la RFA.M.Walter Scheel, et par une déclaration signée du président de la République fédérale.M.Gustav Heinemann.Ces documents attestent que la République fédérale allemande accepte les obligations énoncées pour les Etats membres dans la charte de l’ONU et s'engage solennellement à les remplir.Ces documents certifient par ailleurs que la demande d'admission présentée par la RFA a reçu l’approbation parlementaire constitutionnellement requise.Un communiqué publié par la mission permanente d'observation de la RFA aux Nations unies précise que la République fédérale allemande représentera aux Nations unies les intérêts de Berlin-Ouest • traité lui-même.A une question sur l’accord de la délégation française pour un dialogue auquel la veille elle semblait s'opposer, M.Luns a répondu que jamais la position française n'avait été aussi négative que le questionneur semblait le supposer, et qu ensuite savoir au cours d'une discussion assouplir une attitude témoigne d'un sens de la modération dont il tenait à rendre hommage au ministre français.M.Luns a indiqué que M.Kissinger doit venir bientôt à Bruxelles, mais a-t-il dit.on n’a pas évoqué une rencontre de M.Nixon avec l'OTAN cet automne.Même satisfaction chez M.William Rogers."Notre réunion, a-t-il dit, a été un grand succès.L'esprit était bon.Il n’y a pas eu d’acrimonie et nous avons aisément résolu tous les problèmes du communiqué final’’.Le secrétaire d'Etat s’est félicité que tout le monde ait proclamé sa fid élite et sa confiance dans l’Alliance atlantique."Nous avons réussi, a-t-il souligné, dans l'effort commun pour 1 approche et la préparation des négociations ” (Helsinki et Vienne).Et il a ajouté: nous avons eu une réponse positive à 1 initiative du président Nixon concernant l'année de l’Europe.J’ai particulièrement apprécié l'attitude du ministre français des Affaires étrangères.Lui aussi a estimé que cette réunion était un succès ", Ainsi, personne ne cherchait la bagarre, la formule du communiqué fut mise au point en marge du diner de jeudi soir entre la délégation américaine et la délégation française.On la retrouve dans le paragraphe 3 qui: • reaffirme le principes et les objectifs de l’Alliance; • constate que les temps ont changé depuis 25 ans; • estime qu'il faut donc examiner entre amis les relations interatlantiques en fonction de ces changements; • décide que les représentants permanents à l'OTAN se chargeront de cet "examen" Cette formule prudente permettait légitimement à M.Rogers de dire: "J ai gagné” et à M.Jobert de dire "Je n'ai rien lâché ”.Tout heureux de cet accord, les treize partenaires s'y sont ralliés avec joie, chacun se réservant de l'interpréter à sa convenance.D’autre part, le conseil s'est félicité comme prévu des progrès réalisés à Helsinki.La conférence eur opéenne sur la sécurité et la coopération commencera bien le 3 juillet.Mais le principe du parallélisme avec les travaux de Vienne est rappelé dans un des paragraphes que.suivant la coutume, la France n a pas signés puisqu'ils concernent ces fameuses réductions de forces (MBFR ) auxquelles la France ne s'associe pas.Enfin, sans discussion, le conseil a entériné le constat paisible établi lors du dîner des quatre sur les affaires allemandes et Berlin.Il aurait pu y avoir une bagarre anglo-islandaise sur la morue: elle a été évitée, chacun faisant confiance à l'ingéniosité de M.Joseph Luns pour trouver discrètement un compromis; il aurait pu y avoir un incident à propos du régime grec: il s'est limité à quelques allusions pointues mais voilées.Ainsi a pris fin dans une satisfaction générale cette session danoise du conseil atlantique.La première conférence de presse de M.Brejnev depuis son accession au pouvoir a groupé jeudi soir au Kremlin les correspondants de la presse américaine.M.Brejnev est le deuxième à partir de la droite.(Téléphoto AP) Un "sommet" Nixon-Brejnev qui sera prioritairement économique MOSCOU (AFP) - Les dirigeants soviétiques espèrent avant tout que le prochain sommet soviéto-américain permettra à l’URSS et aux Etats-Unis de jeter les bases d'une vaste coopération commerciale, économique et technique entre les deux pays.S’il est évident que les questions diplomatiques et politiques seront évoquées au cours des entretiens de M.Leonide Brejnev, secrétaire général du P C.soviétique, avec le président Nixon, la priorité sera accordée, du côté soviétique, aux problèmes concernant le développement de la coopération soviéto-américai-ne "mutuellement avantageuse".Ils s'efforceront de dissiper les réserves formulées par certains milieux d'affaires américains à l’égard de la coopération avec l’Union soviétique.Enfin, ils tenteront d'obtenir du president Nixon une accélération du processus de mise en place de cette coopération qu’ils considèrent comme beaucoup trop lent.M.Brejnev et ses collaborateurs ont discrètement rappelé, au cours des derniers mois, que l'accord de commerce soviéto-américain signé en octobre n'a toujours pas été ratifié par le Congrès.Moscou souhaite que ce document, prévoyant l'octroi de la clause de la nation la plus favorisée à l’URSS, soit approuvé rapidement.L’Union soviétique souhaite en outre profiter de ce second sommet Brejnev-Nixon pour obtenir des Etats-Unis des crédits à long terme et à faible taux d’intérêt, afin de financer les grands projets de mise en valeur de la Sibérie.Peu avant le départ du numéro un soviétique pour Washington, M.Vladimir Alkhimov, vice-ministre du Commerce extérieur, n'a pas hésité à qualifier de "relativement peu importants" les 225 millions de dollars de crédits accordés à l'URSS par les Etats-Unis.La France, a-t-il dit, nous a accordé 990 millions de dollars de crédits de 1970 à 1974 et l'Italie nous a ouvert un crédit de 600 millions de dollars sur trois ans.Les Soviétiques ont de bons arguments COURS D'ASTROLOGIE Donné par Mme Huguetle Hirsig 1ère année: interprétation astropsychologique du thème de naissance.90 heures.Mercredi soir du 19 septembre au 19 décembre 1973.du 16 janvier au 1er mai 1974.En français.Prérequis: B », ou son équivalent.Nombre d’éléveslimité.Renseignements: 937-7182.Centre de Recherches astro psychologiques 2300, St Mathieu, suite 1610.Montréal 108 Des délégués à TOIT refusent d'écouter le ministre français «I Université du Québec à Montréal École nationale d'administration publique MAITRISE EN ADMINISTRATION PUBLIQUE (temps partiel) L'École nationale d'administration publique et l'Université du Québec à Montréal annoncent l'ouverture, en septembre 1973, d'une extension à temps partiel, simultanément à Québec et à Montréal, de la MAITRISE EN ADMINISTRATION PUBLIQUE.Candidats: Ce programme est offert aux fonctionnaires professionnels de la fonction publique du Québec, du gouvernement canadien, aux cadres e* employés professionnels des corporations municipales, scolaires, hospitalières et de bien-être ainsi que des divers organismes publics et parapublics.Les candidats devront détenir un diplôme universitaire de premier cycle (ou l'équivalent) et au moins deux années d'expérience administrative.Ils devront également posséder une bonne connaissance de la langue française.Durée: La durée totale du programme est de trois ans, ou sept Renseignements et admission: Pour obtenir plus de renseignements sur le programme ainsi que les formules de demande d'admission, s'adresser au: Bureau du registraire Service de l’admission UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL Case postale 8888 Montréal 101, Québec Tél.: 876-3161 OU OU: Secrétaire général ÉCOLE NATIONALE D'ADMINISTRATION PUBLIQUE 31, rue Mont-Carmel Québec GIR 4A6 Tél : 657-2485 ou 657-2476 DATE LIMITE D ADMISSION: POUR PRESENTER 1er août 1973.UNE DEMANDE NATIONS UNIES (Genève) (AFF) - Un incident s’est produit à la Conférence internationale du travail, à Genève, au moment où le ministre français des Affaires sociales, M.Georges Gorse, a pris la parole en séance plénière.Le ministre du Travail du Pérou ainsi que les délégués syndicaux de tous les pays ont quitté la salle pour protester contre les projets d’essais nucléaires français dans le Pacifique.M.Georges Gorse a alors remercié les délégués qui "ont eu la courtoisie de rester pour écouter le ministre d’un pays qui a toujours soutenu l’Organisation internationale du travail" Il a stigmatisé "cette petite manifestation concertée" dont il se gardera, a-t-il dit,' "d’exagérer l’importance ”, Le ministre français a re- gretté "ce geste contestable qui a servi de prétexte” à la politisation de l’Organisation internationale du travail qui, a-t-il ajouté, “avait su éviter de se diviser sur des problèmes politiques relevant d’autres instances de l’ONU”.Enfin M.Gorse a demandé à la conférence de “s’en tenir à sa vocation des problèmes du travail, car elle risque, a-t-il dit, de disparaître et les travailleurs n'auraient plus de recours international ”.D’autres ministre du Travail que celui du Pérou ont quitté la salle, apprend-on dans les couloirs de la conférence.En revanche, le ministre australien des Affaires sociales, M.Clyde R.Cameron, qui avait protesté contre les essais nucléaires français, mercredi dernier, à la tribune de la conférence, est resté à sa place pour écouter le discours de M.Gorse.Déclaration franco-comorienne sur l'indépendance de l'archipel PARIS (AFP) - Une déclaration commune franco-comorienne en vue de l'accès à l’indépendance des Comores a été signé hier à Paris du côté français par M.Bernard Stasi, ministre des départe- pour inviter les Américains à s’intéresser encore davantage à la coopération économique et commerciale avec l’URSS les exportations américaines sur le marché soviétique sont passées de 162 millions de dollars en 1971 à 547 millions de dollars l’an dernier.Huitième dans la liste des partenaires commerciaux non communistes de l’URSS en 1970, les Etats-Unis occuperont probablement cette année la première ou la seconde place, avec plus d’un milliard de dollars d’échanges, estiment les experts.M.Brejnev pourra citer en exemple le contrat de 8 milliards de dollars et le protocole d’accord de 10 milliards de dollars, signés par l’URSS les 12 avril et 8 juin avec les sociétés américaines Occidental Petroleum Corporation et El Paso Natural Gaz Company.Les Soviétiques estiment d’autre part que les entretiens Brejnev-Nixon et le développement des rapports soviéto-amé-ricains "sur la base des principes de la coexistence pacifique” exerceront une influence favorable sur la détente dans le monde et la consolidation de la paix.Ils espèrent aussi que les conversations des deux dirigeants permettront de faire progresser les négociations sur la limitation des armements stratégiques et celles sur la réduction des forces en Europe.Cette dernière question est, croit-on savoir, moins urgente aux yeux des Soviétiques que la convocation de la conférence d’Helsinki sur la sécurité européenne.Un week-end de'préliminaires' WASHINGTON (AFP) - M.Leonide Brejnev arrivera aux Etats-Unis cet après-midi, mais il ne viendra pas à Washington avant lundi matin pour commencer ses entretiens avec le président Nixon.Le programme de la visite de huit jours du secrétaire général du parti communiste de l’URSS n’avait pas encore été rendu public hier soir.Mais on apprend de source officielle que son avion se posera à 16h30 aujourd’hui sur la base militaire d’Andrews, près de Washing-ton.Il n’y aura pas de cérémonie d’accueil à l’arrivée de l’avion et M.Brejnev sera immédiatement conduit par hélicoptère à Camp David, la résidence de campagne du président des Etats-Unis, dans les collines du Maryland, sans passer par Washington.Demain après-midi, M.Henry’ Kissinger se rendra à Camp David où il aura un entretien préliminaire avec le secrétaire général pour mettre au point les derniers préparatifs du sommet américano-soviétique.Ce n’est que lundi matin que M.Brejnev arrivera par héücoptère à la Maison-Blanche où il sera reçu par le président Nixon avec qui il aura un premier entretien.L'ombre des Juifs "taxés" sur le voyage de Brejnev WASHINGTON (AFP) - La solidarité agissante des Juifs américains envers les Juifs d’URSS constitue une sérieuse menace au succès de la visite que M.Leonide Brejnev va faire aux Etats-Unis à partir d’aujourd’hui.Bien que les porte-parole officiels le démentent, le gouvernement américain aurait discrètement demandé à l’ambassade d’Israël à Washington de 1 aider à convaincre les organisations juives de faire preuve de modération dans les manifestations de protestation qui doivent marquer la visite du premier secrétaire du parti communiste de l’URSS.La “conférence nationale pour les Juifs soviétiques” prévoit pour la venue aux Etats-Unis de M.Brejnev une grande marche de protestation du Capitole à la Maison-Blanche.Les organisateurs espèrent réunir au moins 10.000 personnes qui revendiqueront pour les Juifs d’URSS le droit d’émigrer librement en Israël.En fin de semaine, un groupement is-raélite de Los Angeles organisera une caravane automobile vers San Clemente, la résidence du président Nixon en Californie du Sud, ou le "sommet ” américano-soviétique doit se poursuivre.De leur côté, les Juifs de New York protesteront contre la visite de M.Brejnev par un arrêt de travail symbolique de deux minutes auquel le maire John Lindsay a promis de s'associer.New York a été définitivement écartée de l’itinéraire du leader soviétique parce que plus du tiers des 6 millions de Juifs américains y résident.Comme beaucoup de parlementaires américains, les organisations israélites déclarent ne pas être convaincues par les assurances que la Maison-Blanche, dit avoir reçues du Kremlin sur la suspension de la "taxe d’éducation” appliquée aux Juifs voulant émigrer en Israël Les organisateurs des différentes manifestations ont exprimé leur volonté de demeurer dans l’ordre et la légalité et de ne pas se livrer à des extrémités qui risqueraient de porter préjudice à la cause des Juifs d'URSS.Mais le gouvernement Nixon a gardé un souvenir amer des manifestations qui avaient troublé la visite officielle du président français Georges Pompidou en 1970.Le puissant "lobby” juif américain a d’ailleurs obtenu l’appui d’une grande ma jorité de la Chambre et du Sénat pour un amendement à la nouvelle loi sur le commerce extérieur qui interdit l’octroi de la clause de la nation la plus favorisée et de crédits américains aux pays fai-sam obstacle à la libre émigration de leurs citoyens.Or, la clause de la nation la plus favorisée et les crédits d'exportation sont des conditions essentielles à la réussite des grands projets de coopération économique à l’etude entre les Etats-Unis et l’URSS.D'autre part, il semble que M.Brejnev ait joué son avenir sur la réussite de ces projets.Les Casques bleus resteront 6 autres mois à Chypre NATIONS UNIES (AFP)-Le Conseil de sécurité a décidé à l'unanimité, avec l'abstention de la Chine, de prolonger de six mois jusqu au 15 décembre 1973.le stationnement de la force des Nations unies à Chypre, dans l’espoir que d’ici là des progrès suffisants seront intervenus dans la voie d’une solution pour permettre le retrait ou une réduction sensible de cette force.La résolution adoptée demande une fois de plus aux parties intéressées - chypriotes grecs et turcs - d’agir avec la plus grande modération.Les Casques bleus de l’ONU sont stationnés à Chypre depuis mars 1964.Les effectifs de la force se montent actuellement à 3.144 officiers et soldats.La CROIX-ROUGE C’EST VOUS C’EST MOI C’EST NOUS TOUS A UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL FACULTÉ DE THÉOLOGIE SOUTENANCE DE THÈSE Monsieur Gérard Pochais, candidat au doctorat à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal, défendra publiquement sa thèse doc- torale le mercredi 20 juin niversité de Montréal.1973, à 14 heures, en la salle Z-310 de l’U- La thèse du candidat s’intitule: MORTS DANS LE NOUVEAU exégétique de quatre récits de les écrits néo-testamentaires."LES RECITS DE TESTAMENT’’.I résurrection des RÉSURRECTION DES I s'agit d'une étude morts rapportés par L'entrée est libre.On voudra bien se présenter a l'entrée U-l (aile ouest de l'immeuble principal).w ments et territoires d’outremer et du côté comorien par M.Ahmed Abdullah, président du Conseil du gouvernement.La déclaration stipule notamment que l’accès à l’indépendance procédera d’une consultation des populations de l’archipel à une date qui sera déterminée d’un commun accord dans les cinq années au plus à compter de la date de la signature.Elle précise d’autre part que dans le cas d’une réponse positive du corps électoral à la consultation, les rapports entre la France et l'archipel des Comores seront régis par des accords de coopération et que durant la période transitoire l'exercice des compétences d'Etat sera assuré par le président du gouvernement et les autorités comoriennes.LÀ C'EST LE TEMPS! 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d'admission doivent être presentees au plus tard le 1er juillet.On peut obtenir le formulaire de demande d'admission en s'adressant au: Service de l'admission (875-3161) Bureau du registraire UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL Case postale 8888 Montréal 101, Québec Pout lout renseignement sur le programme, s'adresser au responsable, 876-3145 1 0 * Le Devoir, samedi 1 6 juin 1973 Le RC sollicite l'appui financier des médecins La profession médicale, ces dernières années, a été soumise, plus peut-être que tout autre groupe social, à d'énormes pressions de la part du gouvernement, des technocrates et des journalistes.” Ajnsi débute la lettre que M.Yvon Dupuis, chef du Ralhement créditiste, a fait parvenir ces dernières semaines aux médecins du Québec, en vue de recueillir leurs contributions financières.M.Bourassa avec le PLQ à T.-Riviéres Accompagné de plusieurs ministres et députés libéraux, M.Robert Bourassa participera demain à Trois-Rivières à un autre congrès régional du Parti Liberal.Cette fois, ce sera la région de la Mauricie qui sera fobjet dune sollicitude toute particulière de la part de rétat-major libéral.Cette réunion, que le Parti Libéral refuse de qualifier de "pré-électorale”, se tiendra au Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières, en présence d’au moins sept ministres du cabinet Bourassa et de tous les députés libéraux de la région.Sous le thème “Le Québec, c’est toi”, les participants pourront discuter en ateliers d’à peu près tous les sujets: agriculture, développement économique, justice, famille, affaires sociales, communications, voirie, travaux publics, éducation, loisirs, etc., suivant les informations fournies par la Fédération libérale du Québec.Grand meeting du PQ à Matane Le Parti québécois tiendra lundi soir à Matane une importante assemblée publique au cours de laquelle il s'adressera à la population du Bas St-Laurent et de la Gas-pésie, ‘‘afin d’engager un dialogue pouvant permettre de dégager des solutions aux graves problèmes énumérés dans le récent ‘‘Manifeste de Matane” sur le développement de l’est du Québec.” Il s'agira en fait de la plus importante assemblée politique organisée par le PQ dans cette région, depuis les élections d’avril 1970.Y participeront M.René Lévesque, président du PQ, M.Camille Laurin, chef de Taile parlementaire, M.Lucien Lessard, député du comté de Saguenay (qui assistait à l’assemblée populaire au cours de laquelle fut lancé le "Manifeste de Matane”), ainsi que Mme Isabelle Fecteau et M.Jacques Parizeau, membres du conseil exécutif du PQ.On se rappelle que M.Robert Quenneville, ministre responsable de l’Office de développement de l'Est du Québec (ODEQ), a déclaré récemment que le ‘‘Manifeste de Matane” n’était qu'un “tissu de mensonges”.Pour le Parti québécois, la déclaration du ministre Quenneville constitue "une insulte” à la population du Bas St-Laurent et de la Gaspésie Par ailleurs, le Conseil national du Parti québécois, l'instance supérieure du parti entre les congrès, se reunit aujourd'hui et demain à Lau-zon afin d'étudier le programme d’action du PQ pour la période estivale, dans la perspective du déclenchement possible d’élections générales à l'automne.Me Claude Ducharme QUEBEC (PC) - Me Claude Ducharme vient d'être nommé vice-président du Conseil consultatif de la justice, en remplacement de Me Claire L Heu-reux-Dubé, qui a été nommé juge de la Cour supérieure.Dans un communiqué, le ministère de la Justice annonce la nomination de M.l’abbé Gérard Dion, professeur au département des relations industrielles de l Université Laval, comme membre de ce conseil.POUR FAVEUR OBTENUE PAR T.V.La lettre de M.Dupuis affirme que le Ralliement créditiste ne défend les intérêts d'aucun groupe en particulier ".Mais elle n’explique pas pourquoi les cré-ditistes prennent le soin d'adresser une lettre spécifique et particulière aux médecins pour recueillir leurs éventuelles souscriptions.La lettre indique seulement que les contributions des médecins sont sollicitées dans le but d'aider le RC "à protéger chez nous l'entreprise privée et la pratique humaine (et non socialiste) de la médecine”.Il ressort de la lettre de M.Yvon Dupuis que le Ralliement créditiste, à tort ou à raison, estime que les médecins québécois peuvent lui apporter, d une manière particulière, "un support moral et financier", parce qu'ils partageraient (selon le RC) les "convictions” des crédi-tistes en matière de médecine et d’assurance-santé.Ainsi, M.Dupuis rappelle dans sa lettre aux médecins que son parti s est toujours opposé à l'Assemblée nationale à l'étatisation de la médecine" et a toujours défendu ‘Te droit d'exercice de la médecine en cabinet privé.” Reste à savoir maintenant si les médecins du Québec céderont nombreux à cette nouvelle “pression” et enverront une partie de leurs honoraires au Ralliement créditiste, à l'ordre de la "Compagnie de Fiducie Nord-Amérique" (compte no 30401) qui.semble-t-il, gère les fonds électoraux des troupes de M.Dupuis.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 POUR BIEN DIGERER BQrDWSS UNE EAU DE SANTE AüCAÜNE 6 PETiUANIE QUI FACiÜTÉuÜE TRAJET DIGESTIF ET CEÜMlNATlON DESIGNER D’INTERIEURS YVON VALLÉE Consultant en décoration Designer d'intérieurs 336-5877 Spécialiste du design de meuble résidentiel et commercial DECORATEURS ENSEMBLIERS LAURENT BERUBE DECORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIME-RENAUD ST-LEONARD Mtl 38 324-2580 VIAU, MORISSET ARBOUR & ASSOCIÉS décorateurs-ensembliers designers d'inférieur Jacques Vtau, Bernard AAoristtt, t.d.«.Modctoim» Arbour, B.d.«.266 est, rue St-Paul, Vieux-Montréal 127, Tél.: 878-3846 ARCHITECTES DAVID & BOULVA ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 ROLAND DUMAIS ARCHITECTE 3995 est.Sherbrooke MONTRÉAL 406 Tel.: 255-4033 Les architectes LONGPRË MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART MONTREAL- 842-1401 Ottawa St-Jean, T.-N Les délais déplorés à Cabano sont imputés à Sybetra par Gérald LeBlanc QUEBEC Le refus de la société belge Sybetra d’offrir des garanties fermes constitue la principale cause de la lenteur enregistrée dans les négociations pour l’implantation de la cartonnerie de Cabano.Interrogé hier à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, a en effet affirmé qu'il n'y avait aucune divergence de vue entre la Société populaire des pâtes et papier de Cabano et le gouvernement du Québec.D a plus tard expliqué à la presse parlementaire que le principal problème provenait plutôt de la difficulté à amener les Belges à signer des contrats détaillés comme on le fait en Amérique du Nord.A titre d’exemple, M.Saint-Pierre a mentionné que la société Sybetra n’avait pas encore soumis un plan indiquant le grandeur de l'usine projetée.Au chapitre de l’écoulement du produit fini, le ministre souligne que la société belge se contente de signer une lettre promettant qu’elle utilisera tout son poids auprès des acheteurs européens.M.Saint-Pierre conclut que l’on ne peut s’engager dans un projet de ’’ordre de $50 mil- lions sur des promesses aussi vagues.Le comité de négociation québécois (dans lequel on retrouve des représentants de REXFOR, de la Société de développement industriel (SD1), de la SPPPQ et d’autres observateurs de la région de Cabano), prépare en conséquence un contrat détaillé qui sera présenté “prochainement” à la société Sybetra.M.Saint-Pierre ajoute que les Belges ont déjà fait un bout de chemin et U demeure confiant de les amener à accepter les conditions du Québec.Le tout devra cependant pro- céder assez rapidement puisque le projet rencontrera deux dates critiques au cours de l’été: le 1er août, alors que les actionnaires seront autorisés à retirer leur contribution du fonds de $800,000, actuellement en dépôt à la Société de fiducie du Québec, et le 1er septembre fixé par le gouvernement fédéral comme date d’échéance pour sa contribution, Les contributions du fédéral (environ $10 millions) et du rovincial (environ $5 mil-ons) n’inquiètent pas beaucoup “Saint-Pierre”, qui les croit acquises à moins que la rentabilité du projet soit mise en doute.“Compte tenu des sommes impliquées de $50 millions, precise-t-il cependant, nous ne pouvons pas accepter le principe d’avoir une cartonnerie à n'importe quel prix, à n'importe quelles conditions" L'échéance du 1er août lui apparaît plus critique.Si les gens perdent confiance et retirent leurs actions, M.Saint-Pierre craint que ce ne soit la fin du projet.D demeure toutefois confiant qu'un accord intervienne d'ici la fin de juillet mais il admet qu'il reste encore beaucoup de difficultés à applanir.Fermeturje d'un passage à niveau Le passage à niveau du Canadien Pacifique, avenue Westminster, à Montréal Ouest, sera fermé à compter de lundi pour d’importantes réparations.On s’attend que les travaux dureront entre une semaine et une dizaine de jours.Afin d’éviter les embouteillages à l’intersection de Sherbrooke et Westminster, les automobilistes sont priés d’emprunter un autre trajet.V.Avis légaux *- Avis publics - Appels d'offres PKKNEZ avis que la compagnie THOMAS J.MAHON, LIMITED, une corporation légalement constituée en vertu de la Loi des Compagnies de la Province de Québec, ayant son siège social dans les Cité et District de Montréal, demandera au Ministère des Institutions Financières, Compagnies et Coopératives de la Province de Québec, la permission d'abandonner sa charte.MONTREAL, ce 12 juin, 1973.MICHAEL CAPE, Vice-président et Secrétaire “AVIS DE LA DEMANDE D AB ANDON DE ( HARTE” Prenez avis que la compagnie VALLEY FORGE SCAFFOLDING LfD.demandera au MINISTRE DES INSTITUTIONS FINANCIERES, COMPAGNIES ET COOPERATIVES DU QUEBEC, la permission d'abandonner sa charte.Robert Loulou.Avocat AVIS DE QUALITE Succession de Robert COTE En son vivant de Montréal décédé le 7 septembre 1972.Le soussigné donne avis que sous l'empire de la Loi de la curatelle publique (Chapitre 81 des lois du Québec 1971), U est administrateur d'office à cette succession, et qu'il recevra, à l’adresse ci-dessus, le paiement de toute dette envers la succession et la preuve de toute réclamation contre elle.Le Curateur public du Québec CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL - AVIS AVIS est donné que Monsieur Joseph Gérard Serge MALLETTE, journalier, présentement domicilié au 280, rue*St-Georges, à Laprai-rie, district de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil pour obtenir un décret changeant son nom en celui de: “Joseph Gérard Serge AQUIN”.Montréal, le 6 juin 1973.Procureurs du requérant AVIS D’ANNULATION DE LA DEMANDE Ü ABANDON DE ( HARTE Prenez avis que par résolution adoptée par les membres du FONDS DE RECHERC HES EN C ARDIOLOGIE INFANTILE DU QUE BEC INC.- QUEBEC RESEARCH FUND IN PEDIATRIC CARDIOLOGY INC., U a été décidé de ne pas abandonner la charte de la corporation et que les avis publiés dans la GAZETTE OFFICIELLE DU QUEBEC le 2 juin 1973, et dans les journaux de Montréal THE GAZETTE le 19 mai 1973 et LE DEVOIR le 18 mai 1973 sont par les présentes ANNULES.DONNE A MONTREAL, ce Hième jour de juin 1973.EMILE COLAS Secrétaire Avis de libération et de réassignement Avis est par les présentes donné que en vertu d'un acte enregistré au bureau du re-gistraire de la division d’enregistrement de Laprairie, Québec, sous le numéro 112439 La t.anque de Montréal (ici appelée T^ Banque ”) a libéré, réassigné et retransféré à Galt Equipment Ltd, 47 Marie-Victorin.Candiac, Québec, contracteur de réfrigération et d'air climatisé, tous les droits, titres et intérêts de La Banque à partir du 22 mai 1973 sous certaine assignation générale des dettes figurant aux livres effectués par I,a Banque, datée du 29 juin, 1967 et enregistrée au bureau du registraire de la division d'enregistrement de Laprairie.Québec sous le numéro 81226.Daté le 13 juin, 1973 The Toronto-Dominion-Bank John Green Assistant directeur sénior CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO: 12-03018S-73 DAME MARIA FIORITA, domiciliée et résidant au 8660 Boul.St-Miehel.app.à Montréal, district de Montréal.Requérante LARRY GRAMBKRG alias LARRY RENAULT Intime PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé LARRY GRAMBERG est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires quelle sollicite contre vous.MONTREAL, le 13 juin 1973 (S) WILFRID LEFEBVRE registraire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) \0: 12-0j0562-73 DAME FLORENCE RIENDEAU.épouse corn mune en biens de Jacques Tardif, résidant et domiciliée IHU9, boul.Pie IX, dans les ville et district de Montréal, Requérant (e) -VS- JACQUES TARDIF, de domicile inconnu.Intime le) PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé (e) JACQUES TARDIF, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais sus dits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires quelle sollicite contre vous.MONTREAL, le 8 juin 1973 (SI JACQUES PERRON REGISTRAIRE Mes Robert.Lavoie & HARGREAVES M25.rue Du Trianon, suite 230 Montréal 427 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 5 juin, 1973 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de tou tes dettes, présentes ou futures, payables à Unlimited Imports Ltd., a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d’enregistrement de Montréal le 11 juin 1973, sous le numéro 2435795.Ce 14e jour de juin, 1973 LA BANQUE TORONTO-DOMINION CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO: 12-029754-73 DAME FORTUNATE VANIER, épouse contractuellement séparée de biens en secondes noces de Jean-Emile Théorèt, domiciliée au 404.Boul.Robin, App.4, Laval des Rapides.District de Montréal Requérante -vs- JEAYEMILE THEORET, de lieux inconnus Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé JEAN EMILE THEORET est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires quelle sollicite contre vous.MONTREAL, le 12 juin, 1973 JACQUES PERRON, REGISTRAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE \0: U5.U07295.73 DAME FLORENCE ROSENBLOOM, Demanderesse -contre- EDWARD FLORY, Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur.EDWARD FLORY.est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 3U jours de la dernière publication.Une copie de l'action en séparation de corps a été laissé au greffe de la Cour Supérieure de Montréal, à son intention.Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou défense dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement en séparation de corps, qu elle sollicite contre vous.ST-LAURENT, ce ISième jour de juin 1973.Mes DESCOTEAUX, ROSEN & LA VERDURE, avocat.Me Simon Descôteaux, avocat 696 Boul.Ste-Croix St-Laurent.Mtl 379 PQ Jacques Perron, régistraire adjoint CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL Greffe des divorces District de Montréal COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 12-030-686-73 GABRIELLE GRAVEL, ménagère, résidant et domiciliée au 10262 rue Sacré-Cœur.Ahuntsic, district de Montréal.Requérante -vs- ARMAND BELIVEAU, gentilhomme, autrefois des cité et district de Montréal, maintenant de lieux inconnus.Intimé P AR ORDRE DE LA COUR Lintimé ARMAND BELIVEAU est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 13 juin 1973.Wilfrid Lefebvre REGISTRAIRE Adjoint Me Nicole Cloutier Procureur de la requérante.800 est.Boul.De Maisonneuve.Montréal 132.Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 12-030417-73 DAME SUZANNE P1NSONNEAULT, épouse séparée de biens, de HERVE LEDUC, domiciliée et résidant au 804, Bois de Boulogne, app.6, à Uhomedey.Cité de (.aval.District de Montréal.-vs- HERVE LEDUC, de lieux inconnus.PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé le) HERVE LEDUC est par les pré sentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires quelle sollicite contre vous.MONTREAL, le 8 juin 1973 M.JACQUES PERRON REGISTRAIRE MES GONTHIER, SAINT-AUBIN.CHARBONNEAU 15 Boul.Ovesque.l’ont Viau, Ville de Uval.Tél : 667-4510 DOMICILE ELU: 31 ouest, rue St Jacques Suite 500 Montréal 126.P.Q.a s P.E.LINTEAU H.U.S.M.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No: 05-002% 1-73 DAME LINDA RAYMOND, épouse séparée de biens de Marcel Gauvreau, résidant et domiciliée au 1613, rue Bédard, Vimont.Cité de Laval, District de Montréal; Demanderesse.-vs- MARCEL GAUVREAU, de lieux inconnus; Détendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le détendeur MARCEL GAUVREAU est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de trente jours suivant la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son intention au Greffe de la Cour.MONTREAL, le 12 juin 1973 JACQUES PERRON Protonotaire, C.S.M.Mes Gonthier, Saint-Aubin & Charbonneau.avocats, 15 est, boul.Lévesque.Pont-Viau, Ville de Laval.Tél: 667-4510 Dom.élu: 31 ouest, rue St-Jacques, A/S P.E.Linteau H.C.S.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 12-03616773 DAME IRENE D'AMOUR, ménagère domiciliée et résidant au no.1280 rue Villeray, app.3 District de Montréal Requérant(e) -vs- MAJID SHABIB, de domicile inconnu.Intimé (e) PAR ORDRE DE LA COUR AVIS DE CHANGEMENT DE NOM Avis est donné par la présente que David Sossinsky, résidant à 2375 rue Stevens, ville St-Laurent, District de Montréal, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil afin d'obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de David Sossin.Ce changement de nom s'appliquera aussi, à sa femme Florence Klein Sossinsky.MONTREAL, le 6 juin, 1973 Boisvert, Pickel, Teitselbaum PROCUREURS DU REQUERANT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE Division des divorces DIVISION DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL NO: 12 030 455 73 THERESE TREMBLAY, ménagère, épouse commune en biens de Alphonse Métivier.des cité et distri et de Montréal.Requérante.-vs- ALPHONSE METIVIER, autrefois de Mont réal, et maintenant de lieux i nconnus, Intimé P AR ORDRE DE LA COUR L’intimé, ALPHONSE METIVIER.est.par les présentes, requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de la dernière publication.Une copie de la Requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal, à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation daas les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires quelle sollicite contre vous.L'intimé (e) MAJID SHABIB est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre cous.MONTREAL, le 13 JUIN 1973 (S) WILFRID LEFEBVRE REGISTRAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) No: 12-030 318-73 YVETTE DELISLE, aide-infirmière résidant et domiciliée au 4737 me Resther.dans les cité et district de Montréal.Requérante -vs- ROGER LEDUC, bûcheron, de lieux inconnus.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé ROGER LEDUC est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par voie de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 11 juin 1973 JEAN-GUY VAUGEOIS registraire-adjoint Me BENOIT BELLEAU 800 est.boul.Maisonneuve lOème étage Montréal 132, Procureur de la requérante Montréal, le 13 juin 1973.WILF RID LEFEBVRE REG.ADJ.ME GUY QUESNEL avocat 800 est boul.de Maisonneuve lOième étage Montréal 132, Qué.AVIS LEGAL PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL AVIS est, par le présent, donné que le VINGT-NEUVIEME jour du mois de JUIN, Mil neuf cent soixante-treize, à DIX heores de l’avant-midi, au Garage du Poste de Police, No.30 - 19ème avenue, en la Cité de Laehine, District de Montréal, je procédera à la vente des objets, effets mobiliers et autres biens meubles, actuellement en la possession de la Cité de Laehine, lesquels objets n’ont pas été réclamés depuis douze mois; ces objets pourront être vus le Vingt-septième jour de Juin 1973, entre neuf heures du matin et cinq heures du soir, audit endroit.Le présent avis de vente est donné en vertu de la Loi I.George VI, chapitre 108, section 9, et en vertu d'une résolution du Conseil de la Cité de Laehine, passée le 14 mai 1973.Condition de vente: “ARGENT COMPTANT” Laehine, le 13 juin 1973 Jean-Marc Paquette.H.C.S.210 rue St.Jacques.Suite 201, Montréal 126, (Tél: 284-1007) LA CITE DE LACHINE VILLE DE MON TREAL Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbaine, de certains terrains situés au nord-est de la me Cliarlevoix.entre les rues Duvernay et Ste-Uunégonde (2e rapport) Plan F-13 Ste-Uunégonde C.S.M.16 000371-72 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le 8 juin 1973.conformément à la loi.le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville son 2e rapport, en date du 4 juin 1973 dans l'expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure ou à l'un de ses honorables juges, division de pratique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice, à Montréal, le 14e jour d'août 1973, à 10:30 du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Ce rapport concerne les immeubles ou parties d'immeubles ci-après énumérés, tous du cadastre officiel de la Municipalité de la Paroisse de Montréal.Item Numéro de Subdivision Situation Propriétaire cadastre 7 2420 2501-2 495 Ste-Cunégonde Mme C.Henri Lefebvre & al.HOTEL DE VILLE, MONTREAL 16 Juin 1973 M ARC BOYER.GREFFIER DE LA VILLE.VILLE DE MONTREAL VILLE DE MONTREAL Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbaine, d'une partie du lot 441 située au nord-ouest de la me Notre-Dame et entre les rues Guy et Richmond.Plan N-38 St Antoine.C.S.M.16-000068-72 - B.E.M.1104 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le 11 juin 1973, conformément à la loi, U Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville son 1er rap port, en date du 5 juin 1973, dans l’expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure ou à l'un de ses honorables juges, divi sion de pratique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice, à Montréal, le 14ième jour d'août 1973 à 10:30 heures du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Ce rapport coucerne les immeubles ou parties d’immeubles ci-après énumérés, tous du ca dastre officiel du Quartier St-Antoine, rxumero oe Item , cadastre 1 Subdivision Situation Locataire 1647 Notre-Dame O.Nicole Carrière HOTEL DE VILLE, Montréal, 16 juin 1973 MARC BOYER, GREFFIER DE LA VILLE VILLE DE MONTREAL Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbaine, d'une partie du lot 419 située au sud-ouest de la rue Richmond et au nord-ouest de la rue Notre-Dame.Plan N-40 St-Antoine C.S.M.16-000069-72 - B.E.M.1101 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le 11 juin 1973, conformément à la loi, le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville sou 1er rapport, en date du 5 juin 1973, dans l'expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure ou à l'un de ses honorables juges, division de pratique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice, à Montréal, le 14e jour d'août 1973, à 10:30 heures du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Ce rapport concerne les immeubles ou parties d'immeubles ci-après énumérés, tous du ca- dastre du Quartier Saint-Antoine.Item Numéro de Subdivision cadastre 1 Situation Locataire 1701 ouest Notre-Dame Banque Canadienne Nationale HOTEL DE VILLE Montréal, le 16 juin 1973 MARC BOYER.GREFFIER DE LA VILLE VILIE DE MONTREAL Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbaine, du lot 15 situé à l’angle nord-ouest de la rue Delisle et du Boul.Georges-Vanier.Plan G-80 St-Antoine C.S.M.16-000392-72 - B.E.M.1103 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le 11 juin 1973, conformément à la loi, le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville son rapport, en date du 5 juin 1973 dans l’expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure où à l'un de ses honorables juges, division de pratique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice, à Montréal, le 14e jour d'août 1973, à 10:30 heures du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Ce rapport concerne les immeubles ou parties d’immeubles ci-après énumérés, tous du cadastre du Quartier Saint-Antoine.Item Numéro de Subdi- Situation cadastre vision 1 15 600-612 boul.Georges Vanier 2203-05 Delisle HOTEL DE VILLF:, MONTREAL 16 juin 1973 Propriétaire Mme lAicien Pellerin.Marc Boyer.Greffier de la ville VILIE DE MONTREAL Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbainé, d'un emplacement composé du lot 171-6-A (ruelle) et d'une partie du lot 171-4 situé au nord-ouest de la rue Notre-Dame et au sud-ouest de la rue ( anning.Plan No-50 St-Antoine B.E.M.1102 C.S.M.16-000393-72 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que k* Il juin 1973.conformément à la loi.le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffiier de la ville son 1er rapport, en date du 5 juin 1973 dans l'expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure ou à l’un de ses honorables juges, division de pratique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice à Montréal, le 14e jour d'août 1973, à 10:30 heures du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Ce rapport concerne les immeubles ou parties d'immeubles ci-après énumérés, tous du cadastre du Quartier St Antoine de la division d'enregistrement de Montréal.Item 1 Numéro de Subdi- Situation cadastre vision 2041 Notre-Dame O.locataire MJ H.W.Losey, Alliance Advertising & Applied Arts Inc.M arc Boyer.Hôtel de ville, Greffier de la ville Montréal, le 16 juin 1973 VILI E DE MON TREAL Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbaine, de certains terrains situés au nord de la rue ( baron et à I ouest de la rue Wellington, pour la réalisation du projet “Saint-Gabriel-Coleraine".Expropriation et possession préalable, aux fins de rénovation urbaine, d'un emplacement composé d'une partie des lots 171-2 et 171-3 situé au nord-ouest de la rue Notre-Dame et au sud-ouest de la rue Canning.Plan N-51 St-Antoine C.S.M.16 000394-72 - B EAI.1100 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le 11 juin 1973, conformément à la loi, le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville son 1er rapport, en date du 5 juin 1973 dans l'expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homoiogation à la Cour Supérieure ou à l'un de ses honorables juges, division de pratique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice, à Montréal, le 14e jour d'août 1973, à 10:30 heures du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Ce rapport concerne les immeubles ou parties d’immeubles ri-après énumérés, tous du cadastre officiel du Quartier Saint-Antoine.Item Numéro de Subdi- Situation («cataire I cadastre vision 2035 Notre- Dame O.M.André Taddeos Hôtel de ville, MONTREAL.16 juin 1973 Marc Boyer.Greffier de la ville Plan C-62 St-Gabriel C.S.M.16 000241-72 BEAL 1043 AVIS PUBLIC est par les présentes donné que le 11 juin 1973.conformément à la loi.le Bureau des Expropriations de Montréal a déposé au bureau du greffier de la ville son rapport, en date du 1er juin 1973.dans l'expropriation ci-dessus, et que ce rapport sera présenté pour confirmation et homologation à la Cour Supérieure ou à l'un de ses honorables juges, division de pra tique, à la chambre 2-16 du Palais de Justice, à Montréal, le 14e jour d'août 1973, à 10:30 heures du matin, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu Ce rapport concerne les immeubles ou parties d'immeubles el-après énumérés, tous du cadastre de la Municipalité de la Paroisse de Montréal.Item Numéro de Subdivision Situation cadastre 1 3235 l«t Charon 2 3236 l«t Charon 3 3237 l«t Charon 4 P-3238 l«t Charon HOTEL DE VILIE, MONTREAL 16 Juin 1973 Proprié taire Roland H.Sperlich & al Boland H.Sperlich & al Roland H.Sperlich K al Nicholas Kowpak & al.MARC BOYER.GREFFIER DE U VILIE. Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 •11 La fonction publique fédérale Des innovations au service de la réforme par Claude Lemelin OTTAWA-Même si (on l’a vu hier) les progrès vers l égalité linguistique dans la fonction publique fédérale réalisés en 1972 par l'entremise des systèmes de recrutement, de mutation et de promotion demeurent modestes, le dernier rapport annuel de la Commission de la fonction publique fait état de plusieurs autres innovations qui, si elles devaient être développées cette année, pourraient accélérer notablement la cadence de la réforme linguistique à Ottawa.Ces innovations, effectuées par la Commission que préside M.John J.Carson, portent surtout sur le programme de stagiaires en administration, le recrutement dans les Cegeps, les programmes de formation professionnelle des fonctionnaires et les programmes de formation linguistique, A ces divers égards, le dernier rapport de la CFP parait contredire certaines interprétations des études du groupe Cou-lombe, résumées dans Le Devoir en octobre 1972, selon lesquelles la CFP n’aurait pas mis en oeuvre avec la vigueur souhaitable - et aurait même parfois 'saboté" certaines initiatives du gouvernement Trudeau visant à instaurer l égalité linguistique à Ottawa.Rappelons que, l’an dernier, seulement 12.7 pour cent des fonctionnaires embauchés par Ottawa ont été affectés à des postes de langue française, comparativement à 77 pour cent pour ce qui est des postes de langue anglaise et 6.3 pour cent pour ce qui est des postes bilingues.La proportion était en hausse pour les postes de langue française mais en baisse pour les postes bilingues.On observe les mêmes tendances dans le cas des mutations et promotions de fonctionnaires déjà à l'emploi d’Ottawa, mais la proportion des employés mutés ou promus à des postes de langue française est plus faible (9.7 p.c.) - quoiqu’en progression elle aussi - tandis que celle des mutations ou promotions à des postes bilingues est plus forte (8.6 p.c.) en regression, elle aussi.Ce recul apparent du bilinguisme reflète vraisemblablement une révision des exigences linguistiques de certains postes précédemment considérés comme bilingues, et qui sont désormais classés comme étant de langue française.Fait assez curieux, il semble que la Commission de la fonction publique a tendance à affecter davantage de fonctionnaires à des postes bilingues (9.4 pc en 1972) comparativement aux ministères, qui effectuent eux-mêmes environ les trois quarts des nominations par délégation (7.1 pc à des postes bilingues).Inversement, les ministères font plus de nominations à des postes de langue française (2.4 pc) que la Commission (6.1 pc).Mais ces proportions reflètent vraisemblablement le fait que la plupart des postes régionaux du Québec relèvent directement des ministères.En revanche, la proportion de francophones participant à plusieurs des programmes particuliers administrés par la CFP est beaucoup plus encourageants.Voyons d'abord le programme de recrutement de stagiaires en administration, "qui consiste en une formation spécialisée de deux ans en cours d'emploi, pendant laquelle le stagiaire peut développer son potentiel en gestion et en administration ”.Des 158 candidatures extérieures retenues en 1972.53.soit 20.8 pour cent, provenaient de candidats francophones.Au total.108 des 328 nominations effectuées en 1972 à des postes de l’administration, du service extérieur et de la comptabilité à la suite du recrutement dans les universités soit plus du tiers - touchaient des aspirants de langue française.Il s’agit d’une progression phénoménale en regard de 1971.Alors que seulement 58 nominations sur 233 visaient des francophones.La progression est également marquée en ce qui a trait aux recrues dans le domaine des sciences appliquées, 29 des 99 recrues de 1972 étaient de langue françai- linguistique se - le tiers - soit une plus forte proportion qu’en 1971.La proportion des recrues francophones est également en hausse, à 23.8 pour cent, dans le domaine des sciences bio-physiques.Toutefois, on observe une baisse de la proportion de recrues francophones, comparativement à 1971.dans deux domaines, les sciences socio-économiques (de 27.6 à 24.1 pc) et la gestion des systèmes d'informatique (de 23.9 à 17.3 pci.Un autre programme de recrutement de la CFP est orienté vers les collèges communautaires des provinces anglophones et les cegeps québécois.En ce domaine, on constate en 1972 un certain recul au plan linguistique: la proportion des recrues de langue française (au nombre de 92) est tombée de 37.3 à 26.7 pour cent comparativement à 1971.mais demeure assez proche de la structure linguistique de la population canadienne.Plus préoccupante est la baisse du nombre de recrues des Cegeps en sciences appliquées et en sciences bio-physiques.La Commission fédérale de la fonction publique administre aussi un programme d’emplois d'été axés sur la carrière des étudiants et dont le dernier rapport annuel de l’organisme nous donne la structure linguistique en 1972.Les résultats sont fort encourageants: sur 4,506 étudiants embauchés l’été dernier.1,122 étaient de ¦ langue française, soit près de 25 pour cent.Parmi les autres innovations découlant de la politique linguistique du gouvernement pour la fonction publique dont le rapport annuel de la CFP fait état, signalons les suivantes .• A la fin de l'année 30 pour cent des cours dispensés par le bureau du perfectionnement et de la formation du personnel étaient disponibles en français.C'est un accroissement sensible dans le nombre des cours spécialisés de l’enseignement bilingue.En 1972, 9.2 pour cent des cours ont été donnés en français seulement et 1.2 pour cent dans les deux langues.• Pour ce qui est du pourcentage d'employés bilingues dans les régions où cela est requis (Québec, capitale nationale, régions à minorités francophones du Canada anglais), la Commission constate que les objectifs provisoires retenus pour 1972 ont été atteints dans deux catégories d'occupation - soutien administratif et exploitation - et largement dépassés dans deux autres -personnel scientifique et professionnel et personnel technique.Cependant, les objectifs n'ont pas été atteints dans deux autres catégories.• La Commission de la fonction publique a ouvert en 1972 une succursale dans la ville de Québec.Rappelons que les études du groupe Coulombe lui avaient précédemment reproché d'avoir fermé son bureau dans cette ville, où se trouve concentré le grand bassin de recrutement qui devrait constituer pour Ottawa la fonction publique québécoise.Le rapport annuel de la CFP fournit enfin certaines données sur les cours de langues que la Commission a dispensés aux fonctionnaires en 1972.Au mois d'août, 8,521 civils étaient inscrits à ces cours, comparativement à 6.563 en 1971: 84 pc des élèves étudiaient le français et 14 pc l'anglais.Des 7,133 élèves qui.pendant l'année scolaire 1971-72, étaient inscrits à des cours de français 655 - soit environ 9.1 pour cent - ont été diplômés pendant l'année.Des 1.118 élèves inscrits à des cours d'anglais.255 (soit quelque 22.7 pour cent) ont été diplômés.Cependant, le taux apparemment très faible de "réussite" des élèves au cours de français ne reflète pas nécessairement l'inefficacité de ces cours ni la proportion fort élevée des retraits déplorés par les études du groupe Coulombe.En effet, le nombre des élèves inscrits aux cours de français a fortement augmenté pendant l'année, comme en fait foi le pourcentage extrêmement élevé (48 pour cent) des élèves inscrits au premier degré des cours de français.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ÉTUDES À TEMPS PARTIEL POUR LES ENSEIGNANTS EN EXERCICE (1) DATE LIMITE DE DEMANDE D'ADMISSION POUR L'ANNÉE UNIVERSITAIRE 1973-74 :1er JUILLET La Faculté des arts et des sciences, de concert avec la Faculté des sciences de l'éducation, offre aux enseignants qui désirent parfaire leur formation, la possibilité de poursuivre des études à temps partiel conduisant au baccalauréat ès arts avec sujet mineur en éducation (enseignement secondaire) (2) et sujet majeur dans les disciplines suivantes: • études anglaises • études françaises • géographie • histoire INFORMATION SUPPLÉMENTAIRE Découper, remplir et retourner le coupon-réponse ci-dessous: Secrétariat de la Liste externe Faculté des arts et des sciences Université de Montréal C.P.6128 - Montréal 101 Tél.: 343-7393 (1) L'étudiant qui est admis en "Liste externe" fait une partie de sa scolarité en sessions d'été; pendant l'année universitaire, il suit des cours sur le campus, le soir ou le samedi et quelques cours radiodiffusés.(2) La scolairté du mineur peut aussi se faire à temps partiel.Les détenteurs d'un brevet A pourront obtenir, après étude du dossier, l’équivalence du mineur en éducation s’ils ont suivi un programme régulier et si leurs cours sont compatibles avec ceux qui seraient exigés au mineur.?Je désire recevoir l'annuaire de la Liste externe ?Je désire recevoir un formulaire de demande d'admission NOM.PRENOM ADRESSE.TEL: .Les revendications des Gaspésiens suscitent de vifs débats à Québec par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) - Libéraux, unionistes et créditistes affirment que l'assemblée des 3,000 Gaspésiens et citoyens du Bas-du-Fleuve, tenue le 3 juin à Matane, était l’oeuvre d'une poignée de "fomen-tateurs de (roubles” et d'éléments péquistes animés du désir de renverser l’autorité établie.Or, cette assemblée a été convoquée par des notables et des curés de cette région dans le but de sensibiliser les deux gouvernements aux besoins criants de l'Est du Québec, besoins résumés dans un manifeste préparé par le Front commun popu-laire pour le développement régional, en collaboration avec le CRD.Le ministre fédéral Marc Lalonde s’est rendu au rassemblement pour inviter la population à ne pas "lâcher”, en déclarant qu'il comprend leurs doléances et que leur combat est légitime.Mgr Gilles Ouellet, nouvel évêque de Rimouski, a appuyé entièrement les curés Charles Banville et Jean-Marc Gendron, deux des leaders de la manifestation, et il a invité tous ses diocésains à y participer.Il leur a dit le 3 juin: “Nous voulons notre part dans l'é- conomie d'un pays riche.Nous disons oui à l'Evangile qui nous demande de vivre comme des frères”.Quelques jours plus tard, à Rivière-du-Loup, le ministre Robert Quenneville, responsable de l’Office de développement de l’Est du Québec, affirmait devant le CRI que le manifeste du Front commun n’est qu'un “tissu de mensonges”.En fait, le manifeste suggère la reconduction de l’entente Canada-Québec jusqu’en 1962 et la décentralisation de son application pour que le relèvement économique de l’Est du Québec s’effectue par 'les gens de la place".M.Pierre DeBané, député libéral aux Communes, a pour sa part accusé le ministre Quenneville d'avoir fait injure à la population de sa région, “qu'il tente de terroriser par ses déclarations".M.Quenneville a répliqué: c'est de la pure démagogie! M.Aimé Boivin, président du CFtD, en qui M.Quenneville voit “son interlocuteur privilégié”, est loin toutefois de partager le jugement du ministre, car le manifeste "rejoint le consensus de toute la population”, dit-il.L'affaire a ensuite rebondi à l’Assemblée nationale, où le député péquiste du Sague- nay, M.Lucien Lessard, a carrément réclamé la démission de M.Quenneville.C’est ce qui a fait l’objet d’un débat de deux heures, vendredi, en Chambre, et la motion péquiste a été battue aux voue par un vote de 49 contre 4.Les cinq créditistes présents se sont abstenus, tandis que l’UN et le député indépendant Armand Bois ont voté contre la motion.M.Quenneville a une fois de plus parlé des performances de rOLEQ qui a dépensé $220 millions dans l'arrière-pays depuis 1968.Par sa déclaration de Rivière-du-Loup, dit-il, il ne voulait que fame une mise en garde "contre certains individus qui se font forts de présenter l'aspect négatif du.travail de l’ODEQ et qui sensibilisent la population à partir de demi-vérités, quand il ne s'agit pas de faussetés".M.Lessard, lui, a posé une série de questions, après avoir souligne qu’un échec de l'ODEQ serait une déception Eour l’ensemble du Québec.e ministre peut-il nier l’exode des jeunes, faute de débouchés dans l'Est du Québec?Peut-il nier que le chômage se maintient entre vingt et trente pour cent depuis 1962?Peut-il nier que le port pour superpétroliers “est une autre couleuvre qu’on veut faire avaler à cette région avant les prochaines elections”?Son collègue, M.Camille Laurin, a ajouté qu'il est temps de "dégonfler la balou-ne de l'ODEQ".qui prévoit investir $411 millions entre 1971-76 dans la région du Bas-du-Fleuve et de la Gas-pésie.Selon le PQ.la grande part de cette somme serait de toute façon dépensée par un ministère ou l'autre du Québec et d'Ottawa.Tl y a longtemps que la population l a compris et les auteurs du manifeste ont raison de réclamer des budgets spéciaux pour rattraper le reste de ta province ".M.Quenneville a néanmoins accepté en principe l'idée de renégocier une nouvelle entente en 1976.en tenant compte du travail accompli et surtout des orientations nouvelles à envisager alors.Les ministres Gérard-D.Lévesque et Jean Bienvenue, de même que les députés Louis-Philippe Lacroix.Rémi Paul (UN-Maskinongé) et Fabim Roy (PC-Beauce) ont par la suite accusé le PQ.tour à tour, de semer le désarroi dans l'Etat du Québec avec l'espoir d'y faire une percée aux prochaines élections.M.Bienvenue, titulaire de l'Immigration et député de Matane, a fait remarquer qu il avait été chahuté à la manifestation du 3 juin “par une poignée de jeunes péquistes qui n'ont même pas l'âge de voter.Sous prétexte de s'apitoyer sur le sort d une population, ajoute-t-il.certains politiciens cherchent à renverser la vapeur et à changer le vote traditionnellement libéral de la Gaspésie".M.Lacroix, des Iles-de-la-Madeleine, déplore qu'on ne parle jamais des bonnes réalisations gouvernementales et il s'en prend aussi au PQ, qui essaie toujours en sous-main de monter la population contre le gouvernement.Cependant, le ministre Bienvenue explique la baisse démographique dans l'Est du Québec par "la pilule anticonceptionnelle".et le taux élevé de chômage par l'attitude d'une certaine couche de la-société qui ne veut pas travailler C'est pour cette raison, dit-il encore, qu'on fait venir des immigrants au Québec pour occuper des emplois que des Québécois refusent.Les députés Roy et Paul ont adressé un seul reproche au gouvernement: c'est d'embè-ter les citoyens par des superstructures administratives.ACROIX- ROUGE EST TOUJOURS À L’OEUVRE ^V° ¦ 60°: *300 AOO e\s G%—1 24% 24% 43% 437%+ Va 83 Va 84%+ '% 9% 9%— '% Ventes Haut Chps Oh 6 45 44 Chris Craft 44 30 4'% Chryslr 4 894 25% CIT Fin 9 72 383/» Cities Sv 11 112 46Va Clark Eq 13 23 443/.Clark Oil 10 48 19% Clorox Co 20 204 24'% Coca Col 44 150 145Va CBS 10 51 317% Coml Sol 14 11 12'/» Comsat 16 597 44% Con Edis 11 201 23% Cont Can 9 88 28% Cont Dat 8 227 35'/» Copp Rng 66 14 7% CopwCp 5 15 223/a CPC Int 10 75 30 Crane Co 6 13 15% CrwZell 11 185 28 Curtiss Wr 26 252 19'% 18 Va Unican S Un Carbid 120 $15% 15% 15% - '% Un Gas 6650 $11% 107% 11'/»+ % UGas A pr 125 $42'% 42'% 42'% UGas B pr z20 $40 40 40 U Mining 6000 35'% 35 35'% +5'% Union Oil 300 $14'/a 14Va 14Va - Va U Can 10925 770 735 765 +10 U Corp B z75 $157% 15% 15% U Mindam 4433 226 212 224 + 3 Un Reef P 4000 10'% 10'% 10'%-!'% U Siscoe 4300 725 705 710 - 5 U Sections 200 $6% 6% 6% - '% Upp Can 1535 290 288 290 +3 Van Der 600 $9% 9% 9% Vn Ness 27000 105 90 100 + 5 Vencap 2010 345 340 345 Venpower 500 100 100 100 Versatile 400 $6'% 6'% 6'% Versati A 700 $6Va 6 6Va + '% Vie G Tr 100 $29'% 29 29 -1 Villcentre 1400 $5'/» 5'% 5'% - '% Voyager P 800 580 570 570 -20 VS Servie z50 $6% 6% 6% $6 6 6 $11% 11'% 11% Walk GW 1488 $513/.SV/j 5l'% - Va $147% 14% 14% - Va $12'% 12'% 12'% - '% $40 40 40 -1 $7 Beth Stl Boeing 8'% 8 8 - Va Dart Ind 14 34 35'% 129'% 126'% 129 Va+13% Deere Co 8 151 39'% 23'% 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455 270 420 +150 W Cdn Seed 500 W Decalta 4968 West Mine 800 W Realty 2100 W Realty w 500 WSuppIs A 300 Westfair p 100 Westfield 1000 West Ind 400 Westnhse 1200 Weston 325 Wstn 6pr 75 Whithorse 525 White Pas 840 Whonok A 1050 Wtdy Cil 100 Wi, Corp 500 Woodreef 9500 Woodwd A 1050 Wr Harg Yk Bear Zellers $5 Va 5'% 5'% 495 485 490 - 5 305 300 300 $6 Ve 67% 67% + '% 255 250 250 - 5 $15 Ve 15% 157% + % $18 18 18 - '% 113 113 113 180 180 180 + 5 $20 20 20 - % $21 20 7% 21 + '% $81'% 81'% 81'% 300 300 300 $14'% 14% 14'% $9 Va 9 Va 9'% - % $77% 77% 77% - '% Zenmc Zulapa 200 300 560 36500 10000 415 415 415 65 62 62 - 3 $25 25 25 112 112 112 - 3 345 345 345 - 5 $18'% 18 18'% 15 14 15 + 1 14 12'% 12'% -1'% Les indices de Toronto Industrielles Aurifères Métaux Pétroles Changement -1.50 + 7.71 -0.62 1.86 Clôture 210.09 301.31 100.01 216.64 Sem.dern.211.66 282.38 98.83 218.80 Mois dern.204 17 301.91 95.01 209.35 1973 haut 229.32 324.20 104.38 290.48 1973 bas 200.44 184.89 85.02 198.19 FONDS Acrofund A.G.F.Japan, A.G.F.Spécial All Canadian Com All Canadian Div All Canadian Ven All Canadian 4000 All Canadian Energy American Growth Andreae Equity Associate Investors Canada Growth Canagex Cdn Gas Energy Cdn Investment Cdn Scudder Cdn Security Growth Cdn South African Gold Cdn Trusteed Capital Growth xChase Fund Collective Mutual Commonwealth Inti Commonwealth Inti Lev Commonwealth Venture xCompetitive Capital Corporate Investors Corporate investors Stock Dominion Compound xDreyfus Inc.x Dreyfus Inti Eaton Viking Educator's Equity Entarea Investment Executive Fund Cda Executive Inti Inv xFidelity Trend Fonds Collectif A Fonds Collectif B Fonds Collectif C Fonds P.E P Fraser Growth GIS Compound GIS Income Growth EquW Guardian Enterprise Guardian Growth Harvard Growth Industrial Growth International Growth OFF DEM 1.28 1.41 13.28 14.59 2 54 - 7 08 7 .74 7 .57 8 .27 3 ,52 3 85 4 84 5 .29 4 .06 4 .41 5 .27 5 .78 5 .17 5 65 5 .94 6 .00 5 .55 6 .10 10 90 11 78 14 .22 15 .63 5 .00 5 .48 5 39 5 .39 5 .32 5 85 9 .60 10 .49 5 .08 5 58 10 93 11 .20 8 .03 8 .74 5 .41 5 .94 14 80 16 26 3 .73 4 .10 7 .03 7 .73 4 88 5 .35 6 .05 6 .65 4 .88 5 .36 6 .27 6 .81 10 .59 11 .61 10 89 11 .93 5 88 6 .39 7 .90 • .31 6 .07 6 .67 6 .01 6 59 1 83 — 22 .71 24 .82 7 .21 7 88 5 .43 5 .59 6 .96 7 .61 3 46 3 .77 3 85 4 .23 10 .07 11 .07 3 58 3 94 7 .71 8 .47 .93 1 .02 8 55 — 6 .93 6 .93 11 07 12 .16 5 .67 6 .23 Keystone Cda x Keystone Cust K-2 x Keystone Cust S-l x Keystone Cust S-4 xKeystone Polaris xLexington Research xMànhattan Marlborough Mutual Accumulating Mutual Bond Mutual Growth /âytuaLincpme Natrusco Natural Resources N W Equity N.W.Canadian N.W.Growth xOne William Street xOppenheimer Pacific Dividend Pacific US.Pension Mutual Phillips, Hager, North Planned Resources Principal Growth Prudential Growth x Putnam Growth Regent Growth Regent Venture Royfund Sav Inv Prêt et Rev Sav Inv am Prêt Scudder North American Speculators Taurus Fund xTech Templeton Growth Timed Investment United Accumulative United Accumulative Ret United American United Horizon United Venture United Venture Ret Universal Savings Equity Western Growth Xanadu Fund York Fund of Canada x Fonds américains 8 .59 8 .59 11 88 12 .12 4 .52 4 .97 4 .27 4 .69 6 .60 7 .21 10 68 11 67 8 99 9 .88 4 .14 4 .55 6 .51 6 78 6 85 7 .53 9 .98 10 .97 5 .01 5 .01 6 .00 6 .55 3 .28 3 63 6 .01 6 .59 8 .53 9 .32 8 57 — 4 .97 5 .46 5 .07 5 .57 1 68 1 85 2 .17 2 38 3 .04 3 34 168 1 5 14 7 57 8 .32 6 28 6 90 3 68 3 68 4 82 5 24 Cdn Uag e 900 Tannon 800 Capri 12000 Caprive In 5000 Coibe, 1200 ToibCvf 4000 Con Dev 1500 33 e 33 25% 26% 62 62 1 33% Jupiter 100 100 100 100 1 20'% - Va Kallio 500 30 30 30 -5 6 - % Keltic 16500 7 Va 7»% 7'% t 20'% + Vé Kiena 26400 210 195 210 +10 435 +5 Kingswd 11500 3 Va 3 Va 3'% -1 280 Kontiki 2000 18 18 18 -1'% 220 Ladubor 1500 70 70 70 1 15% - '% Lederic 7500 895 890 895 6 Mdonld M 11400 34 29 34 +5 6 - '% AAal Hygd 500 290 285 290 + 10 Mrshl Bn 1000 10 10 10 + 1 Massval 500 6 6 6 -2 inné AAaybrun 10500 24 22 22 -3 Mènera h 500 8'% 8'% 8'% + '% Mid Ind 6000 41 40 40 -2 Farm.Ch.Midepsa 9000 5 5 5 Min Ore 4500 2 2 2 Mistango 2000 7 7 7 -1 280 -20 Mt eagle 12000 36 35 36 -2 320 -5 Mt Laur U 500 92 92 92 +2 10'% + % Mt Jamie 12000 17 16 16 - '% 170 -5 M Pleas 500 30 30 30 + 1'% 325 -125 AAuSCOCh 1500 35 34 34 -l'% 310 Nw Hosco 1100 53 52 52 6 — 1 Va N Insco 9400 122 117 120 -3 12 Nocana 2500 12 11 Va 12 + '% 210 NA Asb 5000 24 20 24 +2 330 -55 NA Rare 8500 22 20 20 -1 175 NQN Min 1500 26 25 25 -2 85 -3 Pamour 800 610 600 610 + 15 250 -10 Panaca 17500 21 17 19 Pitt Gold 500 4 4 4 + '% 135 Que Expl 1000 50 50 50 15 Que Uran 10500 15'% 14 15 -1 46 -2 Queenstn 1500 36 36 36 240 +5 Rawhide 500 19 19 19 -1 17 -1 Roy Agas 77101 99 93 98 +5 93 -2 St Lucie 3000 19 19 19 12 - Va Sapawe 500 • 4 4 4 - '% 18 -2 Scope 3500 13 12 13 + 1 52 Sil Stack 2000 15 15 15 13 -3 Slocan 100 115 115 115 21 S Dufault 9500 19 19 19 -1 410 +35 Stafrd 7300 113 105 112 -1 97 +2 Subeo 1000 8 8 8 28% .% Talismn 1000 9 9 9 -2 33 e e Transféré 31000 37 35 37 4 +1 Troilus min 3000 23 23 23 25 +4 Twent C 1500 140 135 135 -10 5 e Viking Res 200 620 590 620 -10 86 W Q Mn 4000 14 14 14 26'% - '% Wh Star 1000 15 15 15 + 1 62 -1 Wrightbr 10000 50 45 50 +7 Les indices de Montréal 49'% 49'% - % 12% 12% - Va 9 9 - '% 35 35 -5 12'% 12»% + Va 50'/» 50'% 5 5 9 Ve 9 Ve 25 Va 25 Va 9 Va 9 Va 253/a 27 13'% 13'% 13% 13% 28% 28% 10'% 10'% i - % Industr.Serv.publ.Banq.Comb.Papiers Changement -0.96 + 0.27 -1.18 -0.73 0.65 Clôture 228.34 152.34 255.46 216.58 117.07 Sem.dern.230.56 151.03 257.51 218.04 118.84 Mois dern.238.86 157.89 256.20 215.05 110.60 1973 haut 256.87 163.37 288.77 241 33 122.97 1973 bas 218.10 148.40 248.75 206.12 101.46 Bas Ferm.Ch.43 43'%- % 37% 4-'% 24 7% 25'%- Va 38% 38%— % 453/a 46'%- % 44Va 44%- '% 18'% 18%-l'/a 23 Va 24 - '% 143'% 145 -l'% 31'% 31 %- Ve 12'% 12'%+ '% 42 Va 43 Va-1 Va 23'% 23 Va- '% 27 7% 28 + Va 34'% 35'%- '% 13% 14'/.— % 22'% 22'%- '% 29'% 29'%- 7% 15 Va 15 Va — % 27'% 27%- % 187%+ '% 35Va 35Va- Va 39 Va 39%— % 203/a 21 - 3/4 15'% 15'%.79'% 797%-l7% 84'% 85 Va-2 97'% 98'%+1'A 52 52%-2'% 162 Va 163'%—2 131'% 131%—2'% 31'% 32'%+ '% 11 11%- Va 15 15 - '% 26% 27 + Va 23% 24 25 25 - Va 26% 27%+ '% 16'/a 16'%— '% 94'% 95%— % 34% 35Va- Ve 19% 19%— % 56% 57'%- % 27 Va 27% 17'% 17%— Va Gen Elec 19 599 587/e 573/a 58 - 7% Gn Food 11 175 25'/.24Va 25Va + % Gen Inst 13 35 143/.i4% 14% Gen Mills 22 105 603/a 593/a 60 -l'/e Gen Mot 8 1401 65% 64 7% 65'%- 7/e Gen Port 7 15 11 11 11 GTel El 10 257 287/e 28% 28'%- % Gen Tire 5 1005 19 18'% 183/a- Va Ga Pac 15 87 32'% 32 32Va- Va Goodrich 6 127 22'% 21% 22 - '% Goody r 8 188 24 23'% 23%- % Gould Inc 8 22 23'/e 22% 22'%- 3/4 Granby M 9 43 23 22 23 + Ve Gt AP 31 11% 11% 11%+ Ve Gren Giant 10 77 22 22 22 Gulf Oil 9 615 22% 22'% 22% Hecla M 37 37 163/a 16% 16%+ Va Heinz H 14 x23 41% 41'/.41 Va- Ve Hew Pck 44 253 75% 74% 75 -1 High Voltg 26 6 5 43/a 5 + Va Homestk 27 234 48% 473/a 48'%- Ve Honywl 23 167 103’/» 100 100%-2'% Househ F 9 270 24 23% 233/a- % Hud Bay 14 3 24 24 24 III Cent 5 109 183/a 18'% 183/a Inger Rd 13 105 563/a 56'% 56'%- '% Intrlk In 7 13 24% 24Va 24%+ Va IBM 35 365 3193/a 315'% 318Va-2% Int FF 75 113 96% 96 96%-% Int Harv 7 119 27% 26% 26%-% Int Mng 47 12 11% .113/,+ i/8 Int Nickl 16 122 28'% 28% 28'/.- '% Int Pap 13 150 34'% 33% 34%- % Int TT 8 863 32% 31'% 31'%- 3/4 John Man 7 323 21% 20'% 203/4-1'/.Kayser R 5 12 12 11% 12 + Ve Kellogg 18 59 15% 15% 15%- % Kennecot 7 211 24% 23'% 23'%- % Kraftco 12 237 47'/a 46 46Va-l% Krsge SS 35 625 36'% 36 36'/.- % Kroehlr 6 4 17'% 17Va 17'%- % Leasco 3 113 9'% 9 Va 9% Lib Mc N 34 16 4% 4'% 4'% Litton In 9 121 8% 8% 8%- % Lockhd Air 5 653 6Va 5% 5%- Va Loew Cp 6 16 24% 24% 24%- Ve Mad SG 31 7Va 7 7Va+ Va Magnvx 11 119 lO'/a 10% lOVa- Ve Mallory 9 20 19'/, 19 19% Marathn 6 32 19% 18% 18%- % Marcor 7 146 19'/, 18% 18%- '% Marlen 17 44 35Va 34% 35 - 3/4 A/arq Cem 13 5 7% 7% 7%.AArsh Fd 10 14 25 24'% 24%+ '% Martn M 6 202 16% 16 16 - Va AAasco Cp 32 32 463/a 46Ve 46% AAass Fer 7 42 19% 18% 19 - % AAcDonld 57 1928 61 Va 59'/a 59»%- 3/4 AAcDn D 7 143 24'/» 23% 24'/.+ % AAcGr H 8 1160 8% 8'% 8%- Ve AAcIntyre z250 56 55 55 - % McKee 13 12 223/a 22'% 22%- % AAerck 44 296 94'% 913/, 91%-2% MGM 9 9 15Ve 15 15 - Ve Mipl Ros 8 16 12 11% 12 + % Mihn MM 37 250 84 82% 83% A/obil O 11280 66Ve 65Ve 65%-% AAohas 7 77 183/a 18'% 18'%- Va AAnsant 11210 51% 50'% 50'%-!'% A/otorola 22 107 473/a 46% 47Va+ Ve N Cash R 249 35'% 35 35'%+ Ve Nat Distil 10 52 14 13% 14 + % Nat Gyp 7 84 14% 133/a 13%- % NL Ind 8 104 13% 13Va 13'%- % Northgt 8 2 5% 5% 5% Northrop 7 10 18% 17% 17%- % Nor Sim 16 147 32 31Va 31'%- % Occ Pet 141 139 9% 93/a 9% Out AAar 8 24 33 Ve 32% 32% - '% Pac Pétri 18 453 27 25% 27 +1 Pan Air 213 8Va 8% 8Va- Va Penn Cen 40 1% 1% 1% PepsiCo 26 55 82% 81% 81%-l'/e Perk Elm 36 135 33% 32% 32%-l% Pfizer 28 232 44% 43% 44Va+ % Phdlp D 10 82 42'% 413/a 41%—1 Phil AAor 25 206 123 121 121 -l'% Pitney B 12 31 13% 13 13 - % Polaroid 101 428 1393/a 1373/, 139%- '% Prct Gm Pullman Ralston P Raym Int RCA Rep Stl Rich Mrl Royl D Sanders SFe In Scher Plg SCM Cp Scott Pap Sears R Sedco Inc Shell Oil Singr Co Sou Pac Sperry R St Brand StOII Cal StOil Ind Stvens J Stud Wor Sun Oil Sunsh M Teldyn Tenneco Texaco Texas Gif Tex Inst Textron Thiokol Time In Timkn Tran Un Twen Ce Un Car b Unit Air US Frgt US Gyps US Steel Varian As Warn Lb Weathrd Wolwth Xerox Cp Zenith R Zurn Ind 27 151 104% 15 57 64 Va 19 83 39Ve 9 8 8 11 1175 25 7 24 24% 19 19 68% 12 39 423/a 11 9 7% 7 713 24% 48 121 79 6 23 12 Ve 9 164 113/a 23 276 953/a 22 139 39'% 8 164 31% 14 229 39 Va 15 45 52% 10 201 75'% 15 186 87% 7 5 28 4 3 35'% 13 30 52% 75 50 12Ve 6 227 12'% 8 155 22% 10 495 34% 20 210 22% 38 274 96 7 101 19% 5 34 11 8 11 34 7 16 34 11 59 33 8 44 7 Ve 9 428 35% 7 8 31 Va 9 34 17% 7 160 21% 8 251 30% 14 43 113/a 31 229 53 Va 7 2 8% 8 175 23 Ve 46 349 155'% 13 57 37 Va 11 52 12% 102 Ve—2 3/a 64Va- Va 38'%—1 8 + Ve 24 -1% 24%- '% 68% + 1 42%— % 7%— Va 24 - % 78%- % 11%- Va 11 %- Va 943/a-l% 38'/.—1 '% 51 Ve- % 50 31 %- Va 383/a- 3/4 52'/»—1 74'%-!% 86'%- % 28 - Ve 35Va- % 51 Va—1 Va 12%+ % 12%— '% 22%— % 34%- '% 22Va- 3/4 96 + Va 19 - Va 10%- Va 34 33%— Ve 32 - % 7%- Ve 35'%- % 30%- Ve 17%- Ve 21 Va 30 - % 11%+ Va 51 Va-2 Va 83/a 22%— % 153%-!% 37'/»+ Ve 11'%- % Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art Amco Ind Asamera Brascan BrA Tob Camp Ch C Javln î Cdn AAar Creole P Cwn Cp Dome P Domtar Dynalec Filt Dyn Fresnillo Imp Oil Jup Ind Lk Shore : AAoly wt Neonex NCdn Oils Peel Eld Prat Lmb Quebcor Rio Algm Scur Rain Syntex Technol Tran Lux UN Asbes Utah IdS Venic In Wr Harg 23 2% 2'% 2'%.: 27 3'% 3 3 - Va 1 28 9 8 13-16 87%— '% 1 12 193% 19% 19%— Vé l 3 7 63% 6%— % l 13 6% 6 Va 6% + % 50 7 Ve 7% 7 Ve : 2 3% 3% 3% : 10 17% 17% 17%+ Va 1 11 153% 15'% 153%.1 47 33 31% 31%— 1% 4 20% 20% 20%— Ve 58 2% 2'% 2% 1 14 8 7% 77%.! 15 17 16% 16Ve + Vé 239 39 37% 37%— 1% 5 6 Ve 63% 6%— Va 52 3’% 3'% 3’%— '% 10 6'% 6'% 6%— Va 6 3 Va 3'% 3'% — '% l 45 6% 6% 6%— '% ! 5 21'% 21 21 1 12% 12% 12%+ Va ’ 1 16 Ve 16 Ve 16Ve + Va 1 4 27'% 27 Va 27'%- Ve l 3 17 163% 163% >680 78% 743% 77% + l ’ 38 8’% 7 Ve 7 Ve 1 9 7'% 7 7'%— '% 29 2 11-16 2'% 2'%.l 7 93% 9% 93% i 6 8% 8'% 8Va — Va 20 1 Va 1 Va l'%.L'indice Dow Jones 7.02 7.70 5.67 6.21 22.44 24.60 3.81 4.15 3.49 3.81 12.87 14.01 3.90 4.26 4.73 5.17 5.89 6.48 10.33 11.36 3.47 3.94 5.09 -16.30 16.90 7.61 8.36 5.41 5.95 5.45 5.99 4.77 5.24 15.85 15.85 6.99 7.64 5 44 -3.61 - Industrielles Transport Serv.publ.Ensemble Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.895.24 899 .68 882.60 888.55 -14.37 164.23 164 .73 161.44 162.88 -2.51 106.69 107 17 105.48 106.12 0.92 276.80 278 04 272.85 274.78 4.05 les bénéfices Koffler Stores., pour l’année qui s’est terminée le 31 janv.dernier $2,815,128-68 cents l’action, au regard de $2,303,854-56 cents l’action.Doma Industries., pour l'année qui s’est terminée le 25 déc.dernier, $720,000-94 cents l'action, au regard de $455,000-65 cents l’action.Woodford Investments., pour l'année qui s’est terminée le 31 déc.dernier.$222,-037, une perte 12 cents l'action.au regard de $241.168-13 cents l'action.Kalconbridge Nickel Mi- nés, pour les trois mois qui se sont terminés le 31 mars dernier, $8,179,000 - $1.65 l’action, au regard de $3,700,-000 75 cents l'action.Canadian Occidental Pe- troleum, pour les trous mois qui se sont terminés le 31 mars dernier, $1,798,000 27 cents l’action, au regard de $1.393.000 à 23 cents' l'action.Kldorado Nuclear, pour I année qui s'est terminée le 31 déc dernier, une perte de $3,640.832, au regard de $2,329,355 Maritime Telegraph and Telephone Co.pour les trois mois qui se sont terminés le 31 mars dernier, $21,100,-000, au regard de $1,900,000 Northern Transportation Co., Pour l'année qui s'est terminée le 31 dec.dernier, un bénéfice de $1.955,223.au regard d'une perte de $1.221.820 mm Vactualité économique Le Devoir, samedi 16juin 1973 ?13 La vie boursière montréalaise Un milieu à renouveler (Demers) Le président de la Commission des valeurs mobilières du Quebec.M.Hobert De-mers.est d'avis qu il y a tort a faire pour en arriver au professionnalisme' a la Bourse de Montréal.M.Demers, qui a laissé la pratique du droit il y a un an.dit qu il n'a pas accepté immédiatement le poste qu il occupe présentement.J ai étudié la situation pendant quelques semaines, puis j ai soumis un plan délimitant mes objectifs: ce plan a été accepté, donc j'ai accepte le poste .Parlant de la Bourse de Montréal.M.Demers admet qu il s'y est fait de grands changements depuis qu il preside la Commission, mais assure qu'il en faut beaucoup d'autres."Il me semble, dit-il.qu'à Montréal on ne traite pas les affaires avec le même soin, la même touche de professionnalisme qu'à New York ou à Toronto.A la Commission des valeurs mobilières, précise-t-il.nous avons trop souvent a refaire des requêtes mal rédigées.ainsi que des formu- laires et des prospectus qui nous viennent du monde des affaires.' 11 s'est dit étonné de voir, en s installant à la présidence de la Commission, qu'en dix ans.rien n'avait change a la Bourse."Des escrocs nous venaient à Montréal de toute I Amérique du Nord, s'amassaient des fortunes et disparaissaient.sans qu on prenne contre eux des poursuites en justice avant que deux années se soient écoulées 11 faut savoir qu'on prendra des mesures pour que de telles cho- ses.aussi étonnantes, ne se reproduisent pas.Au cours des mois qui viennent.la Commission émettra des règlements couvrant des domaines aussi divers que les normes de publication de 1 information.destinées aux courtiers et aux hommes d'affaires.et la fayon dont les courtiers doivent dresser leurs dossiers.M.Demers a déjà commencé à restructurer la Commission.portant de 3 à 7 le nombre de ses membres et taisant passer de 35 à 63 ses effectifs.Des compagnies.en bref Marine Industrie enregistre un déficit Marine Industrie, de Sorel.dont les opérations sont suspendues depuis le 17 mai par suite d'un conflit ouvrier, a accusé un déficit d'exploitation de $91.817 au cours du premier trimestre de 1973.L'an dernier, au cours de ce trimestre, elle avait réalisé un bénéfice net de $425,202.Le président de la compagnie.M.Gérard Filion.a attribué l'origine du déficit aux dévalua! is .uccessives du dollar et aux dépenses encourues pour la construction de sept navires pour deux firmes françaises.Au cours d'une interview téléphonique.M.Filion a précisé qu'il en coûtait toujours davantage pour la construction des deux premiers navires d'une série parce qu'il est alors nécessaire de se livrer à des expériences.Les bénéfices ne commenceront à paraître qu'après la construction du quatrième ou du cinquième bâtiment.Le contrat de Marine Industries avec les entreprises françaises stipule que $2 millions de dollars de matériaux doivent être achetés en France pour la construction de chacun des navires.M.Filion a fait remarquer que les dévaluations ont majoré d'au moins $300.000 le coût de' construction de chacun des navires.11 a ajouté que la grève en cours au chantier naval depuis le 17 mai n'obligerait pas la compagnie à payer une pénalité puisque le contrat la protège contre ce genre de délai.Northern Electric M.J.C.Lobb, président de la Compagnie Northern Electric, Limitée, a annoncé que cette entreprise vient de signer avec la firme britannique Plessey Telecommunications Limited, l’un des premiers fabricants mondiaux de matériel de télécommuni- La BEI peut-elle vous aider?Nos représentants seront aux endroits ci-dessous indiqués de 9.00 a.m.à 5.00 p.m.Mercredi ie 20 juin 1973 DORVAL S.Bayer Hôtel Hilton Aéroport de Ml.LAVAL G.Benoît Le Vicomte Motel 1313 des Laurentides PTE-AUX-TREMBLES J.Bruneau Hôtel de Ville de Pte-aux-Trembles Jeudi le 21 juin 1973 CHOMEDEY L.Dupuis Chomedey Inn Ltd 590 boul.Labelle MTL-EST-ANJOU J.Bruneau Motel Lido 5905 est Métropolitain, Mtl.POINTE-CLAIRE H.Oosterbaan Hôtel de Ville de Pointe-Claire 11,953 est, Notre-Dame 451 boul.St-Jean En tout temps, vous pouvez communiquer avec un représentant de notre succursale.Si vous avez besoin d'un prêt a terme pour vous établir en affaires, développer ou moderniser votre entreprise et que vous ne pouvez l'obtenir ailleurs à des termes et conditions raisonnables, rencontrez notre représentant.smmwmm wiisrmi 110 ouest, boul.Crémazie, Suite 601 Montréal 351, Qué.- Tél.: 382-2891 cations, le plus important accord de lict/ice qu’elle ait négocié jusqu’ici à l’étranger.Aux termes de cet accord d une durée de dix ans.la Northern Electric s’engage à fournir des données techniques pour la fabrication de matériel téléphonique- conçu par elle.Pendant la durée du contrat, Plessey jouira de droits exclusifs" pour la fabrication et la vente de ce matériel dans des pays où cette société exploite de grandes usines, soit en Angleterre, en Afrique du Sud, en Australie, au Portugal et au Brésil.Les produits visés par cet accord comprennent le plus nouveau modèle d’autocommutateur téléphonique électronique - le SG-1 - déjà avantageusement connu au Canada et aux Etats-Unis, le poste téléphonioue Contem-pra, le poste à boutons-poussoirs Logic 10 et un nouveau combiné téléphonique de poids léger.Banque Royale Dans le but d’améliorer la circulation des chèques, la Banque Royale inaugure à Ottawa un centre de traitement électronique qui desservira ses 21 succursales de la légion.Ce centre d'informatique, qui sera relié directement aux succursales, effectuera non seulement les opérations internes mais aussi celles des comptes courants et des comptes ae chèques personnels des clients.Le centre, dont la direction a été confiée à M.Charles Wright, est installé dans l'édifice de la succursale princi- Eale d’Ottawa, au 90 rue Sparks.e nouvel établissement crée onze nouveaux emplois dans la région d’Ottawa-Hull.Selon M.P.-A.Fréchette, directeur général régional de la Banque Royale pour le Québec.le Nouveau-Brunswick et l’est de l’Ontario, cette nouvelle installation éliminera la nécessité de faire circuler des documents entre Ottawa et les service d'informatique de Montréal.Vingt bourses du Mérite Shell viennent d’être décernées a des professeurs décotes secondaires du Canada pour poursuivre des études de chimie à l'Université McMaster d'Hamilton.Ontario, cet été.D une durée de quatre semaines.les séances débuteront le 2 juillet.Le programme de perfectionnement Shell, qui en est a sa quatrième année, est destiné à tenir les professeurs au courant des progrès de la science dans le domaine de la chimie et de leur portée dans l’enseignement secondaire.On insiste surtout sur les échanges d’idées entre les professeurs et la Faculté.Chaque bourse comporti le paiement des frais de scolarité.une compensation de $300 en espèces, une allocation de déplacement et de logement à l'Université.Elle couvre également tout le matériel requis pour les travaux en laboratoire.Le débourse annuel de Shell aux tins de ce programme est de $25.000.Les cours auront lieu au Centre scientifique permanent de McMaster qui fut inauguré en janvier 1972 par le Secretaire au développement,social de (Ontario.Ce Centre fut fondé grâce à un don Shell de plus de $100.000.lequel servira également à son entretien pendant les quatre premières années de son existence.Cette session d'été à McMaster n’est qu'une manifestation de l'aide que Shell apporte à l'enseignement en ot-frant des bourses de perfectionnement et d'étude dans plusieurs universités du Canada et du Rovaume-Uni.Disponibilité, voilà le mot QUEBEC (PC) - Les hommes d’affaires doivent se mettre en disponibilité pour participer au développement social de la province.C'est l'opinion exprimée par le nouveau président de la Chambre de commerce et de l’industrie du Québec métropolitain, M.Isidore C.Pollack.‘Tl n’y a pas de développement social sans développement économique”, a déclaré M.Pollack dans une causerie prononcée à Tissue de rassemblée annuelle de la Chambre.‘ C'est l'équilibre entre le développement social et le progrès économique qu'il faut rechercher, a-t-il précisé, et l’homme d'affaires doit réaliser qu'il a quelque chose à apporter dans l’un et l’autre secteurs".ABONNEMENT OU CHANGEMENT D'ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont l’abonnement est payé d’avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances a l’intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient a la semaine au porteur ou qui achètent LF.DEVOIR au numéro, nos tarifs d’abonnements-vacances sont les suivants: j CANADA S3.00 I ÉTATS-UNIS $4.00 À CES TARIFS, AJOUTER $1.00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRE S’il mus plait remplir ce coupon et nous le faire parvenir au moins dix jours à l’avance à Journal Le' Devoir.Case postale 603}.Montréal 101.2 SEMAINES: Mon abonnement est payé d’avance.Je le reçois par la poste ?, par porteur ?.Pendant les vacances, veuillez me le faire suivre durant.semaines a l’adresse ci-bas mentionnée.?Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $.pour un abonnement-vacances de .semaines.?J’achète LE DEVOIR au numéro.Ci-inclus $.pour un abonnement-vacances de.semaines.N.B.Ne pas oublier d’inscrire votre adresse actuelle.Nom: .Adresse actuelle:.Adresse de vacances: Période du au .inclusivement1 CASSIAR ASBESTOS CORPORATION LIMITED Avis est par les présentes donné qu'un dividende intérimaire de quinze centins (15‘) par action sera déclaré payable en monnaie canadienne le 27 juillet 1973 aux actionnaires listés lors de la clôture des affaires le 29 juin 1973.Par ordre du bureau de direction, C.R.Elliott, Secrétaire Toronto, Ontario, 12 juin 1973.: lÉlf « Au cours de l'interview, IM.Robert Demers, président de la Commission des valeurs mobilières du Québec, s'est fait l'avocat d'un plus grand professionnalisme au sein du marché boursier montréalais.(Photo PC) Selon le président de la B de M: hausse prochaine des taux d'intérêt VANCOUVER (PC) - Les taux d’intérêt à court terme pourraient connaître une hausse, a déclaré M.Fred H.McNeil, président de la Banque de Montréal.M.McNeil s’est refusé à prédire une valeur pour cette hausse éventuelle, se contentant de souligner que le taux préférentiel des banques à charte, qui est actuellement de 7 3-4 pour cent, n’est inférieur que d’un quart de point à son record de 8 p.c.enregistré en 1969.B a toutefois précisé que la Banque de Montréal n’a pas encore procédé à un relèvement de son taux d’intérêt pour les prêts aux consommateurs."Nous continuons d’y réfléchir", a-t-il déclaré.Certaines banques à charte ont relevé leur taux d’intérêt sur les prêts personnels, de 11 1-2 à 12 p.c.qu’il était, à une valeur de 12 1-2 p.c.M.McNeil a déclaré, par ailleurs, que si les mesures de gel des prix décidées par le président Nixon contribuent effectivement à ralentir l’inflation aux Etats-Unis, il en résultera vraisemblablement des effets semblables au Canada.B a ajouté cependant qu un contrôle des prix et des salaires n’est pas efficace à longue échéance et que, de toute manière, l’application d’un tel contrôle au Canada ne serait pas sans soulever certaines difficultés constitution-neUes.Suspension de Blanchard, O’Connor & Cie par Michel Guénard En avril dernier, la Commission des valeurs mobilières suspendait le permis de la maison L.J.Forget & Cie et procédait à une vaste enquête sur les agissements de cette firme ainsi que du groupe Onyx Investments qui gravitait autour de cette maison de courtage.i Hier, la Commission frappait à nouveau Cette fois sa victime se nomme Blanchard, O’Connor & Cie.Le permis de cette maison a été suspendu pour fin d’enquête, de plus la Commission a émis aux officiers et vendeurs de cette maison une ordonnance d’interdiction de faire le commerce de valeurs mobilières.Rejoint à son bureau, l’adjoint au président de la CVMQ, M.Côté, a précisé que cette décision avait dû être prise parce que “la situation financière et les méthodes d’opération de la maison Blanchard, O’Connor & Cie ne satisfaisaient pas aux normes régissant le parquet montréalais.” De son côté, le président de la maison incriminée, M.J.D.O’Connor, n’a pas voulu "pour le moment” faire aucune déclaration sur les causes profondes de la suspension de sa firme de courtage.Dans les jours qui suivront, le ministre des Ins- titutions financières, M.William Tetley, nommera un représentant pour assumer temporairement la direction des affaires de la maison; de plus le ministre convoquera le conseil d’administration de Blanchard, O’Connor & Cie afin d’entendre les parties en présence.Rappelons que la firme Blanchard.O’Connor &• Cie est née de la vente des intérêts detenus par M.Walter R.E.Murdock dans I ancienne maison Markdak Securities Ltd.Avant ce changement de nom survenu en 1972.cette firme montréalaise se spécialisait surtout dans les transactions au comptoir: 90'- de son chiffre d’affaires.Depuis que M.O Connor en assume la présidence.la maison s’est résolument tournée vers les litres spéculatifs de la Bourse Canadienne, particulièrement les valeurs minières.En mai dernier, le vice-président de la compagnie.M.Seymore Jacobson.offrait sa demission et vendait ses actions i participation de contro-lei à un autre associé.Cette transaction n’a pas encore reçu le teu vert de la CVMQ pour qui la competence, la solvabilité et l’intégrité des officiers de nos maisons de courtage doivent être "au-dessus de tout soupçon".BrusKnn i Compagnie constituée en vertu des lois du Canada) AVIS est par les présentes donné que le Conseil - d’Administration de cette Compagnie a déclaré un DIVIDENDE trimestriel de vingt-cinq (25) cents (monnaie des Etats-Unis) par action, sur les actions ordinaires sans valeur nominale émises de la Compagnie, PAYABLE le 31 juillet 1973, aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 1 juillet 1973, ainsi qu’aux détenteurs de certificats d’actions au porteur, sur présentation du coupon No.139.On peut obtenir du soussigné tous renseignements relatifs aux agents payeurs auxquels on peut présenter les coupons pour paiement.Le cas échéant , ce dividende sera soumis à la déduction de l’impôt canadien sui le revenu des non-résidents.Fait à Toronto, Canada, le 5 jour de juin, 1973.Pour le Conseil d’Administration, le secrétaire, L.A.ALLEN Les agents des transferts de la Compagnie sont National Trust Company, Limited, Toronto.Montréal et Vancouver.Canada; et First National City Bank, New York, N.Y., U.S.A., qu'il faut aviser promptement de tout changement d'adresse.The Alberta Gas Trunk Line Company Limited AVIS DE DIVIDENDE Avis est pas les présentes donné que les dividendes trimestriels suivants ont été déclarés payables le 15ième jour d'août, 1973, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 1 er jour d'août, 1973, ACTIONS PRIVILÉGIÉES Séries C dividende no 32 Un dividende de SI.1875 par action en circulation, sur les actions rachetables, convertissables, privilégiées A% % Cumulatif Séries C.Séries D dividende no 1 9 Un dividende de SI .34375 par action en circulation sur les actions privilégiées, rachetables, convertissables 53s % Cumulatif, Séries D.ACTIONS ORDINAIRES Classe “A" dividende no 44.Un dividende de S0.375 par action en circulation, sur les actions ordinaires de classe "A".Calgary, Alberta 8 juin, 1973 W.J.Hopson Vice-Président et secrétaire M.Pollack a d’autre part donné l’assurance, au cours d’une entrevue, qu’il travaillerait fermement à développer des occasions pour les Québécois d’accroître leurs affaires dans les pays du Marché commun.B a rappelé que le Québec avait déjà des maisons en France, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Italie et en Allemagne de l’Ouest qui ne demandent qu’à collaborer avec nos industriels."A nous d'en profiter, de faire valoir notre sens de l’innovation en découvrant les marchés qui s’ouvrent dans la CEE et non pas seulement en offrant les biens que nous produisons déjà”, a-t-il ajouté.Avec le Fonds ‘B’ vous êtes sûr de votre affaire.Investissez dans un fonds d’obligations qui rapporte un bon revenu.Les gens avisés placent leur argent en lieu sûr.Le Fonds ‘B’ est investi dans des obligations corporatives et gouvernementales.Avec le Fonds ‘B’ vous bénéficiez de l’expérience du Trust Royal, ainsi que d’un revenu élevé payé trimestriellement.Le Fonds ‘B’ du Trust Royal n’a aucuns frais, ni à l’achat ni au retrait.Si vous le désirez, vous pouvez retirer votre argent, à court terme, en nous avisant quelques jours avant la fin de chaque mois.DOMINION DAIRIES LTD.Avis est par les présentes donné qu’un dividende de cinquante cents par action a été déclaré sur les actions ordinaires de la compagnie, sans valeur nominale ou au pair, de Dominion Dairies Limited, pour le trimestre se terminant le 30 juin 1973.payable le 13 juillet.1973 aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 29 juin, 1973.Par ordre du Conseil E.G.MACK Vice président et Secrétaire Glenview.Illinois 8 juin, 1973 Je suis intéressé(e) à la sécurité et au revenu offerts par le Fonds ‘B’.Veuillez m’envoyer de la documentation à ce sujet, sans obligation de ma part.Nom:_____________________________________________ Adresse:_____________________________________—— Téléphone:__________________ Fonds’B’ Trust Royal Adressez o la succursale de votre choix: Bureaux à Montréal: 630 ouest, boul.Dorchester 876-2525 6991, rue St-Hubert 270-1137 4145 ouest, rue Sherbrooke (Westmount) 876-2506 280, ave.Dorval (Dorval) 636-4740 « $ 14 • Le Devoir, samedi 16juin 1973 I les tribunaux La loi est rétroactive L'enfant adoptif a droit à la succession de ses parents même s'il a été adopté avant 1969 par Guy Oeshaies La Cour d’appel du Québec a consacré hier le caractère rétroactif de la nouvelle loi de l’adoption en vigueur au Québec depuis le 9 juin 1969 et aux termes de laquelle l’adopté devient enfant légitime de l’adoptant et son ayant droit à tous égards.Ainsi l’enfant adoptif a droit à la succession de ses parents depuis 1969 même s’il a été adopté avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi en 69.Ce droit ne peut cependant pas aller à l’encontre des droits acquis des tiers intéressés.Dans la cause Georgine Marchand contre Gabrielle Duval, il est question d’une succession ouverte après 1969, à la suite du décès de M.Gaétan Duval, fils de Georgine Marchand et de Rodrigue Duval et frère de T intimée, Mme Gabrielle Duval.Cette dernière était fille adoptive du couple Marchand-Duval en vertu d’une demande d’adoption faite en 1937, Gaé- tan Duval était le fils légitime du même couple.Gaétan Duval décède le 21 mars 1971 sans testament, les héritiers légaux sont notamment sa mère Georgine Marchand et sa soeur Gabrielle Duval.Dame Georgine Marchand prétend qu’elle avait un droit acquis sur la succession de son fils puisque Gabrielle Duval, soeur non légitime de ce dernier, n’avait aucun droit à sa succession en vertu des lois de l’adoption antérieures à 1969.La Cour d’appel, reprenant les autorités et la juripruden-ce sur la notion de droits acquis, confirme le jugement de la cour de premiere instance selon lequel Mme Georgine Marchand-Duval n’avait pas de droits acquis sur la succession de son fils avant que celui-ci ne décède et que la succession ne soit ouverte.Selon les juristes la mère de Gaétan Duval avait tout au plus une “expectative de droits” eu égard à la succession de son fils, au titre d’héritière légale.Quant à Gabrielle Duval, sœur de Gaétan, elle n’avait aucun droit à la succession de son frère avant 1969.Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, elle est devenue sœur légitime de Gaétan Duval et par conséquent co-héritière.Si, comme l’établit la Cour, Gaétan Duval était décédé avant 1969.sa soeur Gabrielle toujours enfant adoptive, n’aurait pas été au nombre de ses héritiers légaux et elle ne pourrait pas aujourd'hui réclamer sa part d’héritage en alléguant la nouvelle loi.Cela invaliderait effectivement les droits acquis de l'héritière legale Georgine Marchand, mere du défunt, qui ne jouirait non pas seulement d une expectative de droits mais du droit réel à la succession.M.Gaétan Duval étant mort après 1969 et par conséquent à un moment où sa sœur illégitime était devenue sa sœur légitime en loi cette dernière a droit à sa part d’héritage.(Dame Georgine Marchand c., Dame Gabrielle Duval, C.A.(14666-1973) L ortie refuse de témoigner et est condamné pour outrage Le juge Guy Mathieu, qui instruit le procès de Jacques Rose en 4e division des assises.a condamné Fernand Lortie a une année de prison, hier, pour outrage au tribunal après que celui-ci.appelé comme témoin de la Couronne.eût carrément refusé de témoigner.Lortie.qui purge une peme de 20 ans de prison pour l'enlèvement de Pierre Laporte, avait été condamné à cinq mois pour outrage par le juge Noël Barbés, lors du second procès de Jacques Rose pour l'enlèvement de Pierre Laporte.Le procès qui s'instruit présentement porte sur deux accusations de séquestration et de complicité après le fait de l'enlèvement.Ces accusations ont été portées contre Jacques Rose après son acquittement d'enlèvement, en décembre dernier.Par la suite, Jacques Rose a été aéquitté du meurtre de Pierre Laporte et libéré sous cautionnement par le juge Claude Bisson.11 en est à son quatrième procès relatif aux événements d'octobre 70.Le Dr Morgantaler est cité à son procès Le juge Yves Mayrand a cité a son procès le Dr Henry Morgantaler.hier, au terme d'une enquête préliminaire et de l'examen volontaire du prévenu qui est accusé d’avoir illégalement procuré un avortement A l'examen volontaire, l'avocat du Dr.Morgantaler a fait entendre surtout une jeune fille qui avait obtenu un avortement en janvier 71 à la clinique du Dr Morgantaler, moyennant une somme de $300.La jeune fille a répété qu elle ne pouvait identifier celui qui avait fait l'opération comme étant l'accusé mais ce témoignage.selon le juge Mayrand, n'a pas invalidé la preuve présentée par la Couronne au cours de l'enquête.N'ayant donc pas de faits nouveaux*de nature à conduire le tribunal à la conclusion que la preuve n'était pas suffisante à citer l'accusé à procès, le magistrat a envoyé le praticien de la rue Beaûgrand aux assises.Me Claude-Armand Sheppard a donné à entendre qu'il contesterait la compétence du tribunal, ce qui laisse à penser qu il pourrait demander l'émission d'un bref quelconque de prohibition en cour supérieure.Un tel bref avait été demandé pendant l'enquête instruite par le juge Fauteux, décédé depuis.La Cour supérieure, puis la Cour d'appel et enfin la Cour suprême avaient tour à tour rejeté cette demande.Cette fois, l'enquête étant terminée.Me Sheppard espère, semble-t-il.avoir plus de succès avec une telle enquête.¦ faits divers La terre a tremblé Un tremblement de terre d une intensité de quatre à cinq degrés sur l’échelle de Richter s est produit jeudi soir sur la côte Est des Etats-Unis et au Québec.La secousse a été ressentie dans l'Etat de New York, le Vermont, le Massachusetts, le Maine ainsi que dans les regions de Montréal et des Cantons de l’Est.Le Dr Carl Stover, du Centre national d'information sur les séismes, à Denver (Colorado), a déclaré que la secousse sismique s’était produite à 21hl0.Les habitants du sud du Québec affirment l avoir ressentie pendant 10 à 20 secondes.Aucun dégât important n'a été signalé et personne ne semble avoir été blessé.Partie de la collection "Banania " retrouvée PARIS (AFP) La moitié de la collection de tableaux de M.Albert Lespinasse, P.D.C.de la firme ‘‘Banania”, d'une valeur de $700,000, volée au cours d’un hold-up le 24 avril 1972 dans son appartement parisien, a été retrouvée par la police judiciaire.Quinze des trente-et-une toiles volées ont été récupérées.Il s'agit de quatre Renoir, 3 Boudin, 2 Vlaminck, un Sisley, un Dufy.un Van Don-gen, un Léger, un Rouault et un Jongkind.Ces 15 tableaux avaient une valeur de $500,-000.Trois ouvriers sont ensevelis vivants TEMPLETON (PC) - Trois ouvriers ont été ensevelis vivants, jeudi, lorsque les parois d une excavation se sont écroulées à une station de pompage à Templeton, à une dizaine de milles à l’est de Hull Un quatrième ouvrier a été enterré jusqu'au cou mais a pu être dégagé par des compagnons qui l’ont transporté à l’hôpital.Les victimes de cette tragédie ont été identifiées comme étant: Réal Prud'homme, Romain Duval et Roger La-flamme, tous trois de Gatineau.Le blessé, Georges Sanscartier, 35 ans, s’en est tiré avec des blessures superficielles.Cinq jeunes gens tués dans une collision BAIE-SAINT-PAUL (PC) -Cinq jeunes gens ont perdu la vie dans une collision entre deux automobiles survenue en fin de soirée, jeudi, à Baie-Saint-Paul, à 60 milles au nord-est de Québec, La Sûreté du Québec a identifié les victimes comme étant: Michel Demers, 14 ans, de Saint-Sylvestre de Lot-binière, Marc O’Neil, 25 ans, de Québec, Ghislaine Bouchard, 19 ans, de Petite-Rivière-Saint-François, sa soeur Edith, 28 ans, du même endroit, ainsi que Julienne Simard, 22 ans, de Baie-Saint-Paul.Le jury retient que l'accusé avait été provoqué Douze jurés ont déclaré un certain Roger Poitras coupable d’homicide involontaire relativement à la mort de Roger Valentino, abattu d’une balle de carabine, le 11 mars dernier.En moins d’une heure de délibérations, le jury a rendu son verdict d’homicide involontaire, retenant la théorie de la défense selon laquelle l’accusé avait été provoqué par la victime qui exerçait ses charmes auprès de Mme Poitras.Le juge Jean-Paul Bergeron avait expliqué aux jurés la possibilité qu’ils avaient de retenir le délit inclus d’homicide involontaire contre l’accusé Poitras.Ce dernier fait face également à une accusation de tentative de meurtre sur la personne de sa femme, qui se trouvait avec Valentino au moment de l'agression funeste.Le juge Bergeron prononcera sa sentence vendredi prochain.La boîte noire du Tupolev est retrouvée .àDunkerque DUNKERGUE (AFPi-Un objet qui pourrait être la bande enregistrée de la boite noire du Tupolev-144, recherchée depuis la catastrophe du Bourget, a été trouvé à Goussainville par une jeune fille habitant près de Dunkerque mord de la France).L’objet a été placé sous scellés au greffe du tribunal de Dunkerque.La jeune fille s'était rendue à Goussainville le lendemain de la catastrophe pour y prendre des nouvelles de sa grand-mère habitant dans la zone sinistrée.En furetant dans les décombres du grenier effondré de la maison elle découvrit un objet métallique de forme cylindrique et portant des inscriptions en russe, qu elle emporta à Dunkerque.Quelques jours plus tard, elle crut reconnaître.au cours d une émission télévisée, dans l'objet recherché par les enquêteurs celui qu elle avait découvert à Goussainville.La jeune fille a aussitôt porté l'objet, qui contient “un mécanisme et une sorte de bande", à la police.$100 à l'effigie d'un chinchilla BRANDON (PC) - La police de Brandon, en Ontario, recherche un automobiliste qui a demandé au préposé a’une station-service, le long de la route trans-canadienne, de lui faire la monnaie pour un billet de $100.Après s’être rendu au désir de l'automobiliste, le préposé s’est soudainement rendu compte que l'effigie de la reine avait été remplaçée par celle d’un chincilla et le nom de la Banque du Canada par celui de‘‘Chinchilla Guild of Canada”.La CS N veut la survie de l'"Action" QUEBEC (PO - Le Conseil central des syndicats nationaux de Québec (CCSNQ) a accepté, au cours de son congrès annuel, qui s est terminé hier, d'accorder son appui aux Syndicat des journalistes de Québec, section "Action-Québec”, et au Syndicat national de l'imprimerie (CSN) dans leurs efforts pour assurer la relance du journal et sensibiliser la population aux problèmes des quelque 125 employés qui seront mis à pied si l'entreprise se voit forcée de fermer ses portes.D'autre part, le président de TAction-Québec, M.Guy Hamel, a déclaré jeudi matin qu'il avait espoir de voir déboucher les négociations sur quelque chose de très positif et qu'il y aura relance du journal.M.Hamel a précisé que ceux qui s'intéressent actuellement à la situation du journal sont des gens qu'il connaît bien et qu'il sait sérieux.‘‘C’est peut-être le groupe le plus sérieux que j’aie rencontré depuis cinq ans ", a-t-il dit.11 a ajouté que ces personnes ont demandé de retarder la fermeture de T'Action-Québec".Les Magasins Co-op demanderont à Tetley de ne pas céder sur l'étiquetage bilingue L’assemblée générale annuelle de la Fédération des magasins Co-op débute ce matin au Château Frontenac, à Québec, et se poursuivra tout le week-end.Aujourd’hui, les congressistes étudient les différents rapports du conseil d’administration du directeur général, M.Jacques Towner.Il y a présentation du rapport de TIPIC, par le professeur Claude Beauchamp et une étude en comité touchant la protection du consommateur.M.Albert Jesseop, sous-ministre associé du ministère des Institutions financières, Compagnies et Coopératives, prendra la parole à l'issue du banquet, ce soir.Demain, les délégués étudieront les états financiers de la Fédération, le rapport des directions et dans 1 après-midi, le professeur Beauchamp fera rapport sur la démocratie coopérative.Parce qu’il n'existe encore aucune protection particulière pour le consommateur québécois dans le secteur immobilier, on reviendra sur la nécessité de demander à M.Tetley, ministre des Institutions financières, de présenter dans les plus brefs délais à l’Assemblée nationale son projet de loi touchant les transactions immobilières.L’assemblée générale se propose également de deman- der au gouvernement de ne pas céder aux pressions qui s’exercent pour lui faire retirer la loi sur l’étiquetage bilingue sur tous les produits alimentaires vendus au Québec.On souhaite que la loi s'applique à tous les produits de consommation et que l'on laisse aux citoyens le droit de poursuivre ceux qui contreviennent à cette loi et la moitié de l'amende imposée soit versée au plaignant.Le gouvernement du Québec a déjà fait un pas en réglementant la publicité aux enfants; on lui demandera d'aller plus loin en réglementant toute la publicité en réclamant qu’un Bureau d'éthique publicitaire soit chargé de surveiller le contenu et la forme des messages publicitaires.Les participants à l’assemblée seront d'autre part appelés à voter un règlement spécial changeant le nom de la Fédération des magasins Coop en celui de “Coop-Québec.” Les espaces verts La CSN accuse Québec et Ottawa de mollesse face au maire de Montréal Le président de la CSN, M.Marcel Pepin, a vertement dénoncé la "mollesse des gouvernements de Québec et d'Ottawa devant les tours de asse-passe du maire de lontréal " au sujet du choix du parc Viau pour la construction du Village olympique, "Après la reddition sans condition du gouvernement du Québec et de son ministre de l'Environnement Victor Gold-bloom, d'affirmer M.Pépin, il ne reste plus à la population de Montréal qu'à s'occuper elle-même de ses affaires, si elle ne veut pas continuer à sacrifier à la folie mégalomane de son maire '.Selon le président de la CSN.non seulement le plan du maire Drapeau aura-t-il pour effet de mutiler de façon irrémédiable un espace vert, le parc Viau.mais il retardera encore, pour plusieurs années, l’application dune véritable politique de logement dont des milliers de Montréalais ressentent quotidiennement l'urgence.“Pendant que quelque 200.-000 logements exigent des rénovations immédiates dans la seule ville de Montréal, l'ardeur olympique risque de nous entraîner dans la construction de logements “pour gens aisés ", ainsi que le déclarait le maire Drapeau à la séance du conseil municipal de mar- di soir.M.Pepin déclare que “nous n'avons pas les moyens de subventionner ce genre d'habitations”, alors que le gouvernement du Québec “nous recommande de vivre selon nos moyens” quand les syndiqués réclament $100.par semaine.Z éditeur Maspéro tente de se suicider paris i,\fp l éditeur français François Maspero a tente de mettre tin à ses jours hier, a son domicile parisien.en absorbant des barbituriques.Il a été hospitalise et ses jours ne paraissent pas en danger.L'école cest v°te?maintenant kls^1973 votre affaire importance que prend l'éducation dans la société d aujourd hui exige que tous les citoyens s'y intéressent et prennent part a son développement L'éducation est ainsi devenue une tâche collective qui nécessite la collaboration dje tous les membres de la société à quelque niveau qu'ils soient Dans cet esprit, l’élection scolaire du 18 juin concerne tous les citoyens et voter constitue pour chacun un droit des plus importants C est ainsi que le 18 juin, la population choisira les 100 commissaires qui dirigeront les huit commissions scolaires de l'ile Ces commissaires devront veiller à la qualité de renseignement dispense a 362,055 élèves A cause de I importance du choix des commissaires, des comités d école ont organisé des colloques ayant comme thème les élections scolaires dans différentes régions de l'ile A titre d information aux électeurs de l’ile, nous regroupons ici un échantillonnage de motivations, exprimées lors de ces colloques et dans lesquelles vous pourrez sans doute vous situer Le président du comité d’école Depuis un an.je suis président de mon co mité d écote et je suis membre du comité de parents de la région Cette expérience de par ticipation en éducation scolaire m a appris beaucoup de choses et j'ai pu m'apercevoir que les problèmes sont parfois bien compte xes dans le domaine de l'éducation Il nous faudra donc élire des commissaires sérieux et engagés car cela prend du temps et de la disponibilité pour remplir cette fonction publique.Moi.je voterai pour un candidat qui a fait ses preuves dans le domaine de la participation.de préférence un parent qui a été membre d un comité d'école Je choisiraraussi un candidat qui a de bonnes qualités d administrateur mais qui sera aussi vraiment à T écoute des parents et de son milieu." Un hippie "U est temps que ça change en éducation Si on pouvait, au moms, se retrouver le 18 juin avec "une gang de commissaires'' dynamiques.capables de transformer l'école pour qu elle devienne un véritable milieu de vie // faudrait par exemple élire des commissaires qui permettent aux professeurs de faire plus d animation et moins de discipline, qui rem- placent les directions d écotes par un système de cogestion qui engagent plus de spécialistes pour enseigner la peinture, la mu sique.la danse, etc Faut en finir avec l'école traditionnelle, pour cela il faut placer à la tête de la commission scolaire des personnes qui vont vraiment réformer le système " L’ouvrier "Je ne connais pas grand'chose dans ce domaine, mais je vais aller voter te 18 juin pour un gars de mon quartier qui va vraiment s'occuper de nos écoles Dans notre coin, on a des vieilles écoles, il faudrait que ça change Ma femme fait partie du comité de l'école que fréquentent deux de nos sept enfants Elle me dit que les parents veulent bien des choses pour leur école mats que c'est les commissai res qui ont toujours le dernier mot Je veux élire un commissaire qui va nous écouter et s'occuper un peu de nos besoins De plus, ça coûte cher l'instruction et je paie des taxes comme tout le monde II faut donc aller voter le 18juin, c'est notre affaire " La mère de famille de souhaite voir des mères de famille dans l'équipe des commissaires Moi j'irai voter pour une personne dévouée, humaine, ayant un gros bon sens et l'esprit ouvert pour consulter son milieu afin de connaître les besoins communs J'attends du commissaire que j aurai élu qu'il défende les vraies valeurs en éducation Je souhaite que les parents aillent voter en grand nombre car l'éducation, c'est avant tout, l'affaire des parents U ne faudrait pas manquer notre coup dans cette première élection générale de l'ile " Le professeur "Pour moi.comme enseignant, aller voter le 18 juin, c'est avant tout choisir un des "pa irons ' de l'organisme dans lequel j'exerce ma profession Je suis conscient que les décisions prises par les commissaires peu vent avoir des répercussions importantes sur le plan pédagogique Après tout ce sont les commissaires qui décident que! type d'école doit être bâtie, ce sont eux qui nomment les directeurs décote, déterminent les grandes politiques locales en matière de cours et d'enseignement, bref, ils représentent la plus haute autorité de la commission scolaire Comme enseignant, j 'irai voter pour un candi dat qui manifestera, avant tout, des préoccupations pédagogiques.car l'administration doit être au service de la pédagogie et non la pédagogie au service de l'administration " L’homme d’affaires "Je compare un peu l'assemblée des commissaires au conseil d'administration d'une grande entreprise Effectivement, dans cha que commission scolaire locale, les commissaires ont comme rôle d'administrer un bud get variant entre $12 et $205 millions et de voir au bon fonctionnement de 27 à plus de 300 écoles avec un personnel de 785 à environ 15.000 employés L'élection des commissaires, c est très important Ne sommes-nous pas tous un peu les actionnaires de ces vastes entreprises?// faut voir à nos intérêts en élisant des personnes capables de gérer efficacement les commissions scolaires de l'ile ' Un étudiant : o H Y a un an que j ai terminé mon cours secondaire dans une nouvelle école polyvalente.C'était une bien belle école, mais on avait des horaires trop chargés et pas assez de temps pour les activités culturelles et sporti ves De plus, après 17 heures, l'école était fermée et on aurait bien aimé cela pouvoir utiliser les locaux durant nos heures de loisir.C est important que tes jeunes aillent voter le IS/um car les écoles sont laites d abord pour ta jeunesse Si on veut avoir des écoles qui nous préparent vraiment à la vie, il faut choisir des commissaires qui comprennent les aspirations de la jeunesse d'aujourd'hui " Le propriétaire Je n ai plus d enfants qui fréquentent les école élémentaires ou secondaires.mais j’irai voter te 18 juin car.comme propriétaire, je contribue directement au financement de I éducation Je paie mes taxes scolaires et je veux que cet argent soit bien utilisé Pour cela, il faut élire des administrateurs compétents En outre, quatorze commissaires seront délégués au Conseil scolaire métropolitain qui a un rôle primordial à jouer sur le plan du financement scolaire C’est une raison de plus pour choisir un bon candidat dans mon quartier " Publié par les présidents d'élection de l’ile de Montréal.t » » LE DEVOIR courrier littérature cinéma ctthier arts et lettres horaires sports Montréal, samedi 16 juin 1973 tourisme Le patrimoine électronique en péril par JEAN-V.DUFRESNE Les anglophones qui s'ennuient de la "Plouffe Family” des années cinquante sont atterrés: Radio-Canada n'a conservé de la série que trois misérables bobines.Son auteur Roger Lemelin compare son téléroman aux films de Charlie Chaplin - il ne serait pas venu à Chaplin d'en faire autant - et notre confrère Laurent Laplante pose dru le problème des archives visuelles, constatant le peu d'intérêt qu'on porte au patrimoine électronique, boulevard Dorchester.La querelle des archives télévisées rebondit la semaine dernière aux Communes.Inquiet de la triste fin des Plouffe, le député conservateur Gordon Fairweather réclame du secrétaire d’Etat Hugh Faulkner l'assurance que 'tout soit conservé jusqu'à ce qu’une décision soit prise concernant les archives de Radio-Canada''.A vrai dire il existe bien à Radio-Canada un service des archives des programmes de radio et de télévision, et il s’emploie du mieux qu'il peut : conserver "ce qui est digne de l'être''.Mais dans des conditions qui ne sontguèrepropices à la conservation des images.Son directeur, M.Gérard Lemieux, entouré d’une douzaine de jeunes “bénédictins" dévoués, a envie lui aussi de lever les bras au ciel.Ce geste retenu à mi-course de la confidence et du protocole au-dessus d'un pupitre en champ de bataille en dit long sur les obstacles qui s'opposent aujourd'hui encore, après vingt ans de télévision, à l'adoption d'une politique globale des archives visuelles.Pour l'instant, “ce qui est digne d'être conservé", selon l'expression du directeur des relations extérieures de la maison, M.Laurent Duval, fait l'objet de décisions qui tiennent compte d’une multitude de critères, et celui des fonds publics, hélas, n'est pas le moindre.Non seulement l’usage immédiat ou à long terme que pourrait en faire Radio-Canada, ni le seul intérêt historique qu'offrent ces documents, mais aussi les exigences budgétaires, l'opportunité d’une politique de reprises, et de sérieuses contraintes techniques viennent chaque fois infléchir le choix des archivistes.Le service des archives des programmes de radio et de télévision loge, comme tous ceux qui travaillent fort à Radio-Canada, dans les sous-terrains du nouvel immeuble, conçu il y a déjà dix-huit ans.je vous le demande un peu, “pour répondre aux besoins futurs de la société d'Etat ".Hélas, le futur est déjà derrière.D'ici peu il faudra louer à l'extérieur de l’enceinte les espaces nécessaires à l'entreposage des rubans magnétoscopiques qui sont au coeur de la querelle.Une autre solution s'offre cependant, et ma foi on y a souvent recours: effacer les bobines, ce qui arrange les choses, puisqu'elles sont réutilisables.Au rythme actuel, il ne restera plus à Radio-Canada une seule bobine-couleur d’archives d'ici cinq ans.R.LP.les Plouffe, si ce n'était que ça.Règle générale, on conserve toutes les bandes sonores des émissions radio et télé.Des images elles-mêmes, sur blanc et noir encore, on ne conserve d'une même série que deux émissions, parfois davantage si l'intérêt est certain et qu'on redoute le jugement de la postérité, ce qui n’est pas commun.Mais pourquoi ne pas tout conserver?La question est valable, et si Talleyrand avait seulement possédé un kodak, l'humanité l'aurait maudit de n’avoir pas conservé le négatif de Marie-Antoinette dans son peignoir.Mais à la télévision surtout.rien n'est ou blanc ou noir, et les mobiles de Radio-Canada sont nombreux.Si l'émission fut produite sur film (comme “Atomes et Galaxies"), rien n'est plus facile.La pellicule est con-ser.ée à perpétuité si l'on veut, encore que les conditions d'entreposage, température.humidité etc., exigent l'aménagement d'une filmo-thèque (Radio-Canada en possède une, mais l'espace manque déjà).Si l'émission fut enregistrée en "kinéscope” ou ci-négramme, soit pour fins d'archives ou de diffusion en différé, comme à l'époque de la production en direct, qui interdisait alors la diffusion simultanée, là encore la conservation ne pose aucun problème, encore que la qualité de reproduction en reprise est réduite de moitié, ce que le téléspectateur d'aujourd'hui habitué au déploiement multicolore du classique de Radio-Canada n'aimé pas beaucoup.Si l’émission fut produite sur ruban magnétoscopique, comme l'est aujourd'hui le gros de la production télévisée, alors la question devient plus complexe.Il y a d'abord le coût du ruban magnétoscopique de deux pouces de largeur.qui s'élève à $700 l'heure de production.Et ce ruban ayant la détestable propriété de s'effacer à volonté, on peut le réutiliser pour enregistrer de nouvelles émissions aussi souvent qu'on veut.Signalons que la première émission magnétoscopique (ou “VTR") fut produite en 1959.Jusque là.on enregistrait sur "kiné ".En outre, le ruban magnétoscopique pose des problèmes de stabilité magnétique; il est aussi plus friable qu'une pellicule de film conventionnelle, de sorte qu'au bout d'un pour l'instant l'utilisation directe du "un pouce” à l'écran.Au mieux, ce transfert pourrait assurer la conservation à peu près intacte de l'émission, jusqu'au jour où elle serait directement utilisable pour rediffusion dans son format réduit.Ces renseignements que « « !£ « '«««« é: ¦itumaussstBsau mœeUk Les beaux monstres de la création électronique.Parce que le ruban magnétoscopique s'efface à volonté, il ne restera plus une traître émission-couleurs (sauf sur film) dans les archives de Radio-Canada d'ici cinq ans.an il perd lui aussi certaines de ses qualités.A vrai dire, on ne connaît pas encore toutes les propriétés de permanence de ce ruban, un composé d'oxyde de fer en poudre dont les molécules composent des images sous l'impulsion d'un champ magnétique.Parce que la bobine est enroulée sur elle-même, la surimpression des images, par un phénomène d'osmose électronique.si l'on ose dire, vient en affecter la qualité à la longue.Pour conserver un document ''VTR” aux fins d'archives ou de rediffusion, il est évidemment possible de transférer l'image de la bande magnétoscipique sur un ruban d'un pouce, dix fois moins cher.Mais les techniques de diffusion interdisent nous tenons du directeur des services techniques de la télévision, M.Jean-Louis Huard nous indiquent en outre que chacune des phases de reproduction implique des dépenses substantielles, et que tout document visuel perd généralement de sa qualité en passant d’une génération à une autre.A côté, conserver une émission radio ne pose aucun problème, hormis des conditions particulières d'entreposage, et les coûts ordinaires de manipulation.Aussi les archives sonores de Radio-Canada sont-elles aussi complètes qu'on puisse honnêtement l'exiger.Jadis ordonnées suivant le catalogue du Parlement canadien, riche de 6,000 mots-vedettes, on est en train de les reclassifier suivant le catalogue de l’uni- versité Laval qui compte, lui.32,000 mots-vedette, plus de quinze fois le nombre de mots auxquels puisse prétendre une personne honnêtement "cultivée ".Côté télévision.Radio-Canada possède 100 millions de pieds de cinégrammes et de films, enroulés dans 65.000 boites, et quelque 10.000 bobines de "VTR” deux pouces.Ces chiffres, pour insignifiants qu'ils puissent paraître en regard d une société qui bouffe des images comme du beurre de peanuts, donne une idée du coût d'entreposage auquel font face toutes les archives du monde à l’heure de l'inflation immobilière.Tels sont, grossièrement, les aspects techniques de la querelle.Quant à la négligence de Radio-Canada dans le passé.pour éviter qu elle ne s'envenime, au sens littéral du terme, on peut évoquer cette lettre d'un riche anglais qui se plaignait à M.Ferrari que les freins de sa puissante machine laissaient beaucoup à désirer.Ferrari, dit-on, répondit sèchement: “Mon cher, nos voitures n’ont jamais été conçues pour s'arrêter.” Ainsi il était peut-être anormal, mais explicable en tous cas.que Radio-Canada télévision dans ses premières années pensât en termes de production, plutôt que de conservation.A l'aube de la civilisation de l image, on n'avait pas encore tout à fait saisi l’importance historique du document visuel quotidien.Comme on pouvait difficilement exiger des premiers colons qui spoliaient jadis nos belles forêts de chênes de se constituer en clubs 4-H.L’analogie est mince, direz-vous, mais il reste qu’il est impossible d'aborder le problème de la conservation sans d'abord jeter un regard sur les grandes orientations que se donne une société.L'exemple de l'Italie est à ce titre révélateur.Ce pays possède un centre de documentation visuelle entièrement par ordinatrice.En Angleterre, pays de conservateurs, en Allemagne.pays de paperassiers.les archives sont un art.comme les pelouses ou la bière.Dans la France du Louvres, s'entassent aux quatre coins de Paris 820,000 boites de fer-blanc: “Ce sont les archives de 10RTF.écrit l'Express du 26 février.Utilisable là-dessus, pour l'instant: de 3 à 5%.” Le Canada est l'Amérique.Le Québec, une Amérique sans histoire parce qu'on n'a pas voulu l'ecrire.A toutes fins pratiques il aura fallu le vingtième siècle, et la deuxième moitié encore, pour péniblement commencer de combler les trous béants.Les archives, pour nous, ont ainsi plus d'importance qu’ailleurs.Mais le Québec est aussi le pays où viennent mourir les élans fulgurants de la civilisation américaine, l’américanisant un peu plus chaque fois.Et le Québec pas plus que l’Amérique ne pourra échapper à la société du Kleenex, pour reprendre Toffler, une société du “non-réutilisable”.de la pointe Bic, en quelque sorte, qui fait du gaspillage une notion indissociable de la société de con-sommatiom.Avec sagesse, le Canada n’a pas entièrement tourné le dos à son histoire.Avec voracité, le Québec y plonge ses dents.Mais avec désinvolture aussi, ces deux pays ont succombé tout entier a la toxicomanie de la production pour la production.A l’ère du gaspillage à tout prix, la cbnservation coûtera donc un prix fou.Dans un sens, c'est heureux.Aucun budget dans le monde, hormis celui de la Library1 of Congress, ne permettra jamais à une institution d'Etat aussi prolifique que Radio-Canada de tout conser/er.D'ailleurs, cette notion risque même de nier la philosophie même sur laquelle repose la science archivistique.Des archives ne sont pas nécessairement un dépotoir où l'on jette pêle-mêle sur le dos des générations suivantes, ce dont on s'est déjà servi.Et l'Histoire sera mieux servie dans la mesure où chacune des générations aura pour l'autre accompli une sélection intelligente et perspicace - forcément subjective, on le conçoit - des valeurs qui constituent le patrimoine des nations.Tout conserver ne ferait que reporter tout entier le problème des archives à nos descendants.Cette question en amène une autre, et le secrétariat d'Etat de qui relève Radio-Canada est en train nous dit-on de l'examiner très sérieusement.Radio-Canada, d’abord organe de production, doit-il faire office d’archives publiques) Doit-elle conserver strictement ce quelle juge utile à une production future, ou à sa petite histoire personnelle, ou doit-elle se doter d'un service largement ouvert au public?M.Lemieux nous rappelle que les étudiants et les chercheurs qui font appel aux archives sonores et visuelles de Radio-Canada (la maison conserve aussi tous les textes de ses programmes, et une musicothèque bien assise) ne cessent de s'étonner de la richesse et de la variété de son fonds: manuscrits, bandes sonores, entrevues, actualités filmées, films tout court.® , i ‘ |KgW-'-w' VV'XXVV.-.jv \ 4:"''N jËM I • y V N v -.y v Dans une salle qui ne peut en contenir davantage, 100 millions de pieds de films et de cinégrammes.Si l'on conserve tout ce qu'on produit, comment pourra-t-on continuer de produire ?trames musicales, récitals, témoignages de toute sorte, parmi lesquels les romans-fleuve dans lesquels on persiste étrangement à vouloir trouver le fin pollen de notre culture nationale, ne constituent à tout prendre qu'une bien modeste partie, et pas nécessairement la plus féconde.Si au contraire Radio-Canada (sa loi constituante ne dit traître mot des archives) estime qu elle doit conserver son matériel uniquement pour ses fins propres, toute l'optique change: la qualité technique, et la capacité de rétention de l’image ou du son.deviendront peut-être d'une importance capitale; les grandes premières “techniques", témoins d'innovations dans le champ de la communication électronique, devront alors avoir priorité.La sélection deviendra forcément plus “égoiste", et c'est moins l'historien de demain qu'on cherchera à satisfaire que les réalisateurs à la recherche d'une documentation sur-le-champ utilisable.Côté “reprises”, signalons que le potentiel de réutilisation est de moins en moins élevé, et qu'il deviendra insignifiant si l'Union des artistes réussit à imposer ses volontés: une échelle de tarification croissante de sorte que plus souvent Radio-Canada reprend une émission, plus elle lui coûte cher; à l'extrême.aussi cher que produire une nouvelle émission, et c'est précisément l'objectif de l'Union des Artistes: faire travailler ses gens au lieu de les momifier sur l'écran.Cette attitude risque d'ailleurs de priver les meilleurs d'entre eux d'une célébrité posthume (but who cares when I'm dead.), car le potentiel de reprise milite en faveur suite à la page 19 ?La loi fédérale sur les archives publiques: Ottawa pourrait solutionner la "crise de la conservation" par un "simple" amendement .or is it that simple ?Et le sort réservé aux enregistrements par les responsables du réseau anglais: nos informations supplémentaires en page 19.?Nos photos: une gracieuseté de la société Radio-Canada.Patrimoine national, télévision québécoise, et culture populaire par ALBERT BRIE ¦ 1 XI fPli » Longtemps au Québec et ailleurs, une personne instruite était une personne cultivée.Cette imposture commence à être démasquée.Quand j'étais petit - et je le fus longtemps - j'ai nagé dans cette confusion que la somme des connaissances accumulées au cours de longues années d'études faisait de l'individu qui s'en bourrait le crâne un homme supérieurement doué d'intelligence, de sensibilité et de créativité.Or, j'ai constaté depuis qu'il est fréquent de rencontrer des savants et des intellectuels qui sont des imbéciles notoires.De la culture dite nationale.Le Robert dit: “Ensemble des aspects intellectuels d'une civilisation.” Mais cette définition sest élargie.Ainsi, on peut parler d une culture québécoise en la décrivant comme une manière d'être, de vivre, de penser collectivement sans référence à l'intellect pur.Ôn peut alors parler de culture de masse, sans distinction de classe, de scolarité et de ce trop fameux quotient intellectuel.S'il n'en reste pas moins vrai que la valeur culturelle d'un peuple est plus ou moins riche sous le rapport des oeuvres de civilisation qu'el-le a produites à un moment de son histoire et à la faveur de facteurs spirituels, économiques, sociologiques et géographiques, il est tout aussi vrai que la culture d'un peuple moins bien servi par le jeu des influences, des échanges et des faits d'histoire a tout aussi bien sa raison d'exister et d'avoir droit à des titres de noblesse.prolétarisés depuis.Une culture est le fait d'une collectivité, non d'un groupe, moins encore d'un être isolé.Elle est faite de beautés et de scories.Elle est en constante gestation.De nos jours, la culture est irriguée par tous et de tout, parce que tout ce qui en fait sa bigarrure est plongé et fusionné dans le creuset des mass media qui concernent tout le monde.De tous les media de communication qui concourent à l'élaboration d'une culture québécoise, la télévision occupe de loin le premier rang.Je ne dis pas que huitième art fait la culture.qu elle est la plus remarquable manifestation de son épanouissement.Loin de' là! Mais elle est le reflet le plus éclatant de ses réalisations multiples.Cest par la télévision particulièrement que s est opé- rée notre ouverture sur le monde.Grâce à elle, nous avons tous été mis en rapports directs et instantanés avec ce qui se faisait et remuait aux quatre coins du globe.Et cette chance ou ce risque s'accomplissait sous nos yeux avec une rapidité éblouissante.A partir de là.la radio, le livre firent office de véhicules désuets et presque mythiques.Maintenant que l'on voyait.Ion croyait.On n'avait plus besoin d'imaginer.La télévision abolissait les distances et les fictions.Les vieux media laissaient l'impression que Tailleurs était dans un autre monde.Nous ne nous sentions pas impliqués, touchés.Nous n'étions pas loin de croire que le soleil tournait autour de la terre.Quand la Deuxième Grande Guerre a éclaté, nous nous sommes rendu compte pour la première fois que nous n'étions pas des intouchables, que notre foi inébranlable dans nos institutions monolithiques n’était pas tout à fait une valeur que nous pouvions arranger entre nous, à notre guise.Puis la télévision vint.Ceux qui ont plus de 30 ans se souviennent de l'impatience avec laquelle elle était attendue.La ruée vers la télévision est à rapprocher de la ruée vers Tor, avec cette distinction que des boites à images.il y en avait (ou il y en aurait) pour tout le monde, dut-on rogner sur la satisfaction de certaines nécessités vitales.C'est dire la puissance magique que nous conférions à cette machine à sortilèges.Avec quelle fringale, nous nous sommes mis à dévorer des yeux le spectacle du monde et avec quel narcissisme nous avons voulu nous mirer nous-mêmes.Nous avons fait la découverte de visu et de auditu de la grande bacchanale qui allait de Montréal à Pékin et retour.Nous assistions éblouis, mais comme allant de soi, au plus grand bouleversement des valeurs reçues.L'imperméabilité de T’ho-mo telespectator” se changeait en réceptivité.Nous recevions des bordées d'images riches de séductions ou d'enseignements, c'est selon, avec une telle vélocité que nous avons tout avalé, le loisir manquant pour assimiler.Le bouleversement social et individuel dont nous fûmes Tobjet et le lieu ont trouvé à s'exprimer par tous les pores de notre esprit.Nous ne fûmes pas long au Québec à faire du huitième art une industrie dévorante.La boite à images se fit porteuse d'innombrables notions nouvelles ou renouvelées dans les domaines inexploités de la création Elle donna naissance ou impulsion à des productions auxquelles les auditeurs ont réagi profondément.s'accordant sans rechigner à leurs mutations.suite à la page 19 1 6 • Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 Hl^^âtaloâu^^agazîn^rîtiüt» f/i’/zw/u/c J marabout 226 E«t, Christophe Colomb - Québec 2 le courrier des arts et lettres marabout bibliothèque .MEDICAUX - FANTASTIQUES - CLASSIQUES - SUSPENSE > Base et PERSPECTIVES Monsieur le rédacteur.Dans un hommage qu'il rendait dans vos pages (samedi, 2 juin.I973i au dessinateur humoristique français Jean Bose, M.Pierre Demers, de Jon-quière, soulignait que Perspectives a publié quelques dessins de cet artiste.Puis M.Demers ajoutait: Je me demande si on lui a payé ses droits d'auteurs?" Perspectives et Perspectives-Dimanche ont en fait publié plus de 40 dessins de Bosc et, que M.Demers se rassure, nous avons payé ses droits d’auteur à cet artiste, comme à tous les autres qui collaborent à nos magazines.M.Demers écrit enfin: "A part Perspectives, au- cune autre publication ne mise sur l'humour graphique ", C’est un fait et nous continuerons de faire appel à l'humour de nos meilleurs dessinateurs pour le plus grand plaisir de nos lecteurs.et le nôtre.Le directeur de la rédaction, Pierre Gascon vient de paraître Kspaces inhabitables, tome 1, Alain Dorémieux (Caster-man.1973, 326 p.).Collection dihistoires fantastiques de science-fiction par les meilleurs auteurs.• Kveillez l'intelligence de votre entant, Ernst OU (Cas-terman, 1973, 132 p.).Ouvrage destiné aux tout jeunes enfants.Les moins de 6 ans y trouveront une méthode ingé- nieuse de promotion intellectuelle préparatoite à l’école.• On cauchemar trop reel, J.-L.Martin Vigil (Caster-man.1973.264 p.).Que peut faire l'auteur qui reçoit la visite d'un des personages qu'il a créés dans une de ses oeuvres et qui se plaint de la vie misérable que les aventures imaginées par l’écrivain lui ont fait vivre?L'auteur de VIENT DE PARAITRE AUX ÉDITIONS D'ACADIE ! TI-JEAN de Melvin Gallant Contes tirés du folklore acadien 1 65 pages.Envoyez ce bon accompagne de votre cheque ou mandat-poste a: LIVREX Enrg., C.P.902, Fredericton, N.-B.Jordi, mon fils revient à la charge avec un roman particulièrement insolite situé, de façon fort habile, à la frontière du fantastique et du policier.Exercez votre intelligence, Kirst et Diekmeyer (Caster-man, 1973, 128 p ).L'ouvrage prend comme préalable la certitude que l'intelligence n est pas un potentiel immuable.Au contraire, cette méthode d'entrainement de l'intelligence prétend en stimuler et en accroître la capacité.L’offensive du Vendredi saint, Jacques G.Despuech (Fayard.1973, 358 p.l.De mars à juillet 1972, quelques-uns des mois les plus cruels de cette interminable guerre d'Indochine.Dans le climat d’incertitude d'aujourd’hui, l’auteur pose la question: "Ces jours cruels sont-ils vraiment finis?” En fait, les mêmes problèmes existent toujours et ils continueront à broyer le peuple vietnamien aussi longtemps que les seules solutions offertes seront d'ordre strictement militaire.'PARTI PRIS1 la fin des dogmatismes F.FONVIELLEALQUIER CALMANN-LEVY " frf pb0 e5l T 0 AU ICC URS! DESCIOZEAUX FICHA PUIGROSADO SINÉ préface d HERVE BAZIN CALMANN-LEVY ‘ ^ Calmann-Lévy la télévision le pouvoir et l'argent JACQUES THIBAU J, CALMANN-LEVY Le DICTIONNAIRE DES LETTRES FRANÇAISES est achevé.Entrepris à l’automne de 1936 et terminé en novembre 1972, il comprend aujourd'hui sept tomes de format in-40 (22,5 par 28), chacun comportant une introduction, une vue générale, des essais magistraux et des centaines de notices diverses.Sortis des presses de la célèbre imprimerie Firmin-Didot et imprimés sur un beau papier résistant pour le compte de la librairie Fayard de Paris, ils constituent, non seulement un monument sans égal à la gloire et au rayonnement des lettres françaises dans le monde, mais aussi un outil de travail des plus précieux à la fois pour les chercheurs et les historiens, les écrivains et les professeurs D'un maniement fort commode et d’une typographie parfaite, ils forment un total de 5,000 page e texte serré réparti sur deux colonnes.Il va de soi qu'une entreprise de pareille envergure, faisant appel à de nombreux spécialistes, ne pouvait voir le jour à des intervalles réguliers.Ainsi le Moyen Age parut en 1964, le XVIe siècle en 1951, le XVTIe siècle en 1954, le XVme siècle (deux tomes) en 1960 et le XKe siècle (deux tomes) en 1972.C'est le cardinal Georges Gren-te.de l'Académie française, archevêque-évêque du Mans, qui en conçut le premier l'idée et créa en 1936 le bureau de rédaction, composé de trois personnes: M.Albert Pauphilet.professeur à la Sorbonne, directeur de l'Ecole Normale Supérieure, M.Robert Barroux, conservateur des Archives de la ville de Paris, et Mgr Louis Pi chard.P.A., doyen honoraire de la Faculté des Lettres de l’Institut Catholique de Paris.Le cardinal Grente devait mourir trop tôt, en juin 1959, pour voir le parachèvement de l'oeuvre qu'il avait entreprise avec son ami intime, Mgr Louis Richard.Ce der- qui est loin de mériter, soit dit en passant, Tépithète de stupide dont Léon Daudet Ta un peu trop cavalièrement coiffé.Voici, à toute fin utile, la liste des 23 thèmes divers signés par Pierre Moreau: L’histoire en France au XKe siècle, Les idéologues, Les relations littéraires avec l’Italie, Jeune France.La poésie lyrique au XKe siècle, Les relations littéraires avec l’Angleterre, La critique littéraire au XKe siècle, L'affaire Dreyfus.Les éditeurs au XKe siècle, La poésie épique au XKe siècle.Le Parnasse contemporain.Le poème en prose en France au XKe siècle.Positivisme et naturalisme, La Presse au XIXe siècle.Le symbolisme français.Réalisme, Le romantisme en France au XIXe siècle, La Sorbonne au XKe siècle, Les théâtres au XKe siècle.Pierre Moreau a fait beaucoup plus que traiter ces sujets aux cent actes divers; il a écrit aussi une trentaine d'études étoffées, magistrales tout particulièrement sur les écrivains suivants: Chateaubriand, Victor Hugo, Michelet.Villemain, Thierry, Renan, Fustel de Coulanges, Anatole France, Flaubert, Zola, George Sand, Edmond Rostand.Mallarmé, Rimbaud, Hérédia, Sully Prudhomme, Mistral, Verhaeren, Henri de Régnier, Louis Ménard.Leconte de Lisle.Charles Nodier, Brunetiè-re, Faguet.Lemaître, Barrés, Alexandre Dumas, père, Xavier Marmier, Napoléon 1er.A lire seulement la collaboration extraordinaire du professeur Moreau au moins 200 pages -, le lecteur aura tôt fait de saisir la richesse littéraire du XKe siècle.Quel vigoureux démenti infligé à Léon Daudet! Le lecteur sera encore plus convaincu de la grandeur du siècle dernier, si tant est qu'il soit nécessaire de l’être, s'il lit attentivement les études fort substan- Pas de talent pour la démocratie Un monument sans égal, et un outil de travail nier, âgé de plus de 90 ans, est toujours actif.Sans lui, sans sa ténacité inlassable auprès des collaborateurs et de la librairie Fayard, sans son travail acharné de révision des textes et de correction des épreuves, le DICTIONNAIRE DES LETTRES FRANÇAISES n'aurait jamais paru, n en fut.de 1936 à nos jours, lame dirigeante, la cheville ouvrière, le coordonnateur énergique et judicieux, n a aussi beaucoup écrit, sans toujours cependant signer ses propres articles.Aujourd'hui, dégagé de lourdes responsabilités, il peut contempler avec joie et satisfaction les sept volumes du DICTIONNAIRE sur les rayons de sa bibliothèque.Je m'en voudrais de ne point mentionner ici.en passant.le fait que Mgr Richard est venu à deux reprises dans les années 50 professer à l'Université Laval de Québec, où Ton conserve un souvenir vivace de son enseignement, de sa grande distinction naturelle et de sa conversation si pétillante d'esprit.Ce grand ami du Canada français a même fait don à l'Université Laval dune grande partie de sa bibliothèque personnelle.LE DIX-NEUVIEME SIECLE, divisé en deux tomes A-K et l.-Z.soit 1146 pages en tout, a été préparé par Pierre Moreau, de regrettée mémoire, professeur honoraire à la Sorbonne, et Mgr Louis Picard.La Préface par Jean Mistier de l'Académie française ruisselle de lectures et de suggestions.La Vue générale par André Bellessort de l’Académie française est marquée au coin du goût, de la clarté et de la finesse.L'Introduction par Pierre Moreau révèle l'érudition immense et précise, la pensée nuancée et sûre d'elle-même d'un maître de l'enseignement supérieur Parmi les 126 collaborateurs qui ont composé des essais de synthèse ou des notices plus ou moins développées figurent des archivistes, des bibliothécaires, des directeurs ou secrétaires de revue, des publicistes, des érudits, des gens d'E-glise, des hommes de lettres, de loi, de théâtre, des écrivains, un membre de l'Académie Concourt, neuf membres de l'Académie française et une trentaine de professeurs d'université, dont neuf de la Sorbonne On a fait aussi appel à des spécialistes étrangers de Belgique, du Canada.d'Egypte, d'Italie et de Suisse.Mais le DICTIONNAIRE traite par priorité des livres composés en France et écrits en français.Outre la magistrale Introduction (p.XV-XXVI), Pierre Moreau a rédigé 69 notices, traité 23 thèmes et consacré des études d’ensemble à 31 écrivains du siècle belles que des spécialistes ont consacrées aux principaux poètes et prosateurs qui l'ont illustré.Ainsi Béranger.Lamartine.Musset, Gérard de Nerval, Vigny.Baudelaire.Verlaine, Maeterlinck sont tour- à tour présentés et étudiés en profondeur par des experts au courant des recherches les plus récentes sur ces écrivains.Superbes, entre autres, sont les essais de Jean Touchard sur Béranger, de Liano Petroni sur Vigny, de Marcel A.Ruff sur Baudelaire, de Louis Morice sur Verlaine, de Léon Cellier sur Gérard de Nerval, de Léopold Levaux sur Maeterlinck.Pour ma part, je les ai dégustés à loisir pendant de longues et agréables soirées; on ne saurait vivre en meilleure compagnie.Il revenait tout naturellement à la Comtesse Jean de Pange de présenter Madame de Staël et Benjamin Constant, ce qu elle a fait de façon admirable.Le rôle de Lamennais (Félicité Robert de), à en juger du moins par les pages fort intéressantes (Tome II, pp.30-47) que Jean-R.Derré lui consacre, a été beaucoup plus considérable qu’on le croit d'ordinaire Il en va de même, du reste, du chansonnier Béranger (Tome I, pp.141-146), dont l’influence fut remarquable à l'époque.Apparemment du moins, Sainte-Beuve en mena beaucoup moins large qu'on le pense dans le monde littéraire; l’article (pp.362-366) du grand spécialiste Pierre Martine.si nourri soit-il, m'a laissé un peu sur mon appétit, Sainte-Beuve étant l’un de mes "dieux” Des maîtres de la prose, tels que Balzac.Stendhal et Mérimée, occupent à bon droit une large place dans le DICTIONNAIRE.Léon Bloy, Guy de Maupassant, Pierre Loti, Barbey d'Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam et Louis Veuillot n’ont pas non plus été négligés.Loin de là! Même de Bonald.Joseph et Xavier de Maistre ont fait Tobjet d’articles instructifs.Pareille objectivité ne devrait pas manquer de réjouir tout esprit honnête, véritablement épris des lettres.Les pages de Jean Touchard sur une vingtaine d’auteurs ou de thèmes valent leur pesant d'or.Je puis en dire autant de celles de Dom Léon Robert, c.s.b., Soles-mes, sur des sujets tels que la Bible au XKe siècle, le cardinal Duchesne, l'abbé Migne, Mgr Dupanloup, Mgr Freppel et Mgr Frayssinous qui ont joué un rôle important dans l’enseignement supérieur, l'édition et les sciences religieuses.Pierre Jourda est toujours intéressant quand il traite, par exemple, de TAfrique.de l'Extrême-Orient et de la Grèce suite à la page 18 Dans sa récente ponte au sujet de la biographie du docteur Norman Béthune.Jean-V.Dufresne étale au grand jour son ignorance crasse de certains faits relatifs à la participation des Québécois à la Guerre d’Espagne Il s'impose de rappeler que, plus de 40 Québécois canadiens-français, muance importante, puisque le docteur Béthune était un Québécois canadien-anglais), ont été membres des Brigades Internationales et plus précisément de ce qui s'appela à i époque le Bataillon Mackenzie-Papineau, ainsi nommé en souvenir de la Rébellion de 1837.Un certain nombre d'entre eux sont morts en Espagne ou ont été portés disparus.L'ampleur de l'intérêt que suscita la Guerre d'Espagne au Québec était telle que le premier ministre Maurice Duplessis lui-même déclara fin janvier 1937; "Je déclare que dans cette province.le recrutement communiste se poursuit; que nos jeunes gens ont été enrôlés pour combattre avec les communistes en Espagne, que non seulement un ou deux jeunes hommes, mais un grand nombre ont obtenu des passeports canadiens pour se rendre en Espagne, ce qui indique qu'une veritable organisation est sur pieds et qu’il se passe quelque chose d'anormal quelque part' .Voilà pour le Québec.Or.Jean-V.écrit: "Tandis que le Canada anglais appuyait les Républicains et organisait une brigade internationale, le Québec, lui.appuyait Franco, et Mussolini et bientôt Pétain.La noirceur, pour être honnête, n’était pas que Duples-siste".Au sujet du Canada, les faits démolissent aussi les propos de Jean-V.puisque le gouvernement fédéral, qui siège à Ottawa et qui comptait à l'époque, tout comme aujourd'hui, une majorité de Canadiens anglais, adopta une Loi rendant illégal l'enrôlement de citoyens canadiens dans des armées étrangères, sous peine d'amende et de prison.La loi était destinée à contrer le bataillon des "Mac-Pap".comme on les appelait.Que retenir de tout ça?Quand on parle de ce qu’on ne connaît pas bien, ce sont nos préjugés qui prennent le dessus et qui nous tiennent lieu de raison.Or les préjugés de Jean-V ne sont pas beaux à voir! Il voit le Canada anglais comme une terre d’élection de la démocratie et le Québec comme un avant-poste du franquisme et des autres pestes brunes.C'est le vieux mythe suivant lequel les Québécois n'ont Pas de talent pour la démocratie.our moi.c'est du kicisme pur et simple.Cest le "cisme qui courait dans un livre qui eut son heure de gloire et qui s'intitulait: "The Squeaking wheel".C'est aussi les mêmes préjugés que colporte Pierre Trudeau depuis les années où il s est casse la gueule avec son “Rassemblement ", On voit où ça Ta mené: premier ministre du Canada, et parrain en 1970 de la Loi la plus fasciste jamais adoptée au Canada.la Loi des mesures de guerre.Jean-V., fais donc attention et relis donc un peu les documents sur l'époque et en particulier "The Mackenzie-Papmeau Battalion ", par Victor Hoar.Gérald Godin, écrivain JONATHAN LIVINGSTON LE GOELAND Un suspense sans pareil FLAMMARION viiat de paraît rt LA COMMUNICATION AUDIO-SCRIPTO-VISUELLE À L’HEURE DES SELF-MÉDIA l’ère d'Emerec par Jean Cloutier $9.50 LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Case postale 6128, Montréal 101, Canada v Le Devoir, samedi 1 6 juin 197 3 + 17 ttératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelj Jean Éthier-Blais publie "La condition québécoise" Une certaine "géographie intérieure" par IVANHOÉ BEAULIEU C'est généralement par la fin que nous entrons dans un livre, car ce qui se présente en premier au lecteur est toujours ce qui est écrit en dernier par l'auteur: préface, introduction, avant-propos’ou, comme c’est le cas ici, Avis au lecteur.On dirait que l'écrivain, juste avant de laisser échapper son livre, tient à se rassurer tout en invitant le lecteur à la prudence.Jean Ethier-Blais n'a pas fait exception a la règle dans l'Avis au lecteur du troisième tome de ses Signets (1).J en retiens que cette phrase: *'On trouvera peut-être que.dans cet ouvrage je parle trop de moi.(.) Je porte mon horizon sur le dos, comme une hotte, dans laquelle je puise.' A mon tour, je sens bien que je serai amené à parler de moi dans cet article, ou plus exactement amené à me situer par rapport à un aîné exerçant son métier de chroniqueur littéraire au DEVOIR depuis déjà dix ans.Je ne sous-estime pas le caractère périlleux de l'entreprise, puisque mes prises de position auront (peut-être) une odeur de soufre.Si j excepte une brève rencontre, lors d'un colloque à l'université de Burlington.il me faut bien dire que je ne connais pas M.Ethier-Blais autrement que par ses livres (Mater Europa, Asies et les Signets) et ses chroniques dans LE DEVOIR.Néanmoins Signets III nous fournissent un portrait assez élaboré de l'homme de lettres, en tout cas assez satisfaisant pour l'auteur puisque c'est lui-même qui l'a tracé.Voilà bien la caractéristique fondamentale de ce livre que de nous faire connaître mieux l'être intime du critique que l'univers des oeuvres dont il parle.Disons que le ton choisi par Jean Ethier-Blais favorise au plus haut degré l'exercice de la mémoire, le jeu des sentiments personnels et l'affabulation intime.En fait et c'est bien la seule constante qui traverse ce livre par rapport à ses critiques hebdomadaires - Jean Ethier-Blais ne nous donne pas à connaître ici un homme différent de celui que nous avons suivi dans les pages littéraires du DEVOIR.Une exception peut-être, le premier chapitre (Le poids des choses) où l'homme de lettres parcourt, avec une gracieuse nostalgie les lieux aimés de son enfance et de sa jeunesse.On a tout dit.en public et en privé, de cet homme; qu'il était coquet, précieux, vantard, orgueilleux, élitiste, méprisant, etc.Loin de le nier, Jean Ethier-Blais prend les devants et va jusqu'à revendiquer, comme l'exercice d une liberté à laquelle il tient farouchement, ces “travers”.“Certains, écrit-il dans Signets III, me trouveront hautain, d’autres froid, moqueur.Je suis tout cela, avec l'agrément du bonheur de l'être.” Voilà qui est clair.Toutefois, cela dit, bien peu encore aura été dit de M.Ethier-Blais.Il est de ces êtres sensibles qui ne craignent pas de prendre l'avant-scène pour éloigner les importuns qu'il a provoqués, sachant que la meilleure défense sera toujours l'attaque.La chronique mondaine, à laquelle le critique attache une importance pleine de dédain, alimente trop ces “frasques” d'homme de lettres pour qu'on ne soit pas tenté d'aller voir où se cache vraiment le véri-¦ table Jean Ethier-Blais.“J aime qu'on me croie léger, et en effet, je le suis, mais moins qu'on ne pense.” Dans Signets 111, Jean Ethier-Blais se définit comme “un homme de géographie intérieure”.Je crois en effet que l'expression est heureuse puisqu'elle cerne avec exactitude ce qui me semble être les deux traits majeurs de cette personnalité: le goût de Tordre (la clarté française) et une attirance pour la méditation (opposée ici au raisonnement philosophique).Si j'ajoute à cela une formation d'historien (qui m'apparalt être déterminante pour comprendre l'homme), je crois que nous pourrons composer les grands traits de cette personnalité.L'influence qu'a eue la pensée de l'abbé Groulx chez M.Ethier-Blais est non seulement décelable dans la Pré- V/ENT DE PARAITRE.FLATTE TA BÉDAINE EPHREME texte de JACQUELINE BARRETTE "Flatte ta bédaine" c'est le duel, la chicane, l'agressivité, le désaccord entre l'espoir et le désespoir qui habitent chacun de nous.S2.00 l'exemplaire.SCANDALES POLITIQUES de Joseph Thémis Sociologue et économiste Il est devenu très urgent d'offrir un système politique qui établira rapidement la paix, l'harmonie, la prospérité et qui conduira le Québec vers les plus hautes et les plus nobles aspirations.$2.00 l'exemplaire.Le CEGEP 5 ans après SUCCÈS OU ÉCHEC Teach-in CEGEP de St-Laurent Un volume de pleine actualité qui s'adresse à tous ceux qui s'ntéressent à l'éducation au Québec.$1.50 l'exemplaire.LES GRANDES ÉDITIONS DU QUÉBEC 3555, rue AAonselet, AAontréal-Nord 324-4976 •• face à un recueil de textes du grand historien (Constantes de vie) que l'auteur a repris dans son livre, mais à chaque ligne de Signets III.L’abbé Groulx a communiqué à Jean Ethier-Blais le sens tragique de la destinée du peuple québécois en terre d’Amérique avec, en plus, la reconnaissance d une sorte de mission civilisatrice.Je nen retiens que cette phrase, au sujet de la prose de Tabbé Groulx: “C'est cette passion, et le besoin de se perdre dans le déroulement de nos vies, qui donne à ses pages ce frémissement dont le secret a échappé à presque tous nos écrivains.Il y a là un détachement du phénomène littéraire et un abandon, par le truchement du verbe, à la progression dans la vie qui donne à la prose de Tabbe Groulx un souffle incomparable.” (2).Dès lors, on ne s’étonne plus que M.Ethier-Blais aille chercher la plus grande part de sa nourriture littéraire chez les mémorialistes, les biographes, les écrivains qui nous ont laissé une correspondance, etc.C'est d'ailleurs Tinterpré-tation qu'il faut donner à cette remarque: “Je préfère le pittoresque de se créer soi-même à chaque instant à celui d'inventer des personnages.L'imagination est une denrée surfaite.” Mais “les temps modernes” répugnent à cet homme qui a la nostalgie de l'époque de sa formation jésuitique.“H n’y a plus de maître; s’écrie- t-il, chacun est libre de croire et d'écrire ce qu'il veut.” Et puis, les Québécois n ont “pas de ville sainte vers laquelle tourner les yeux d'instinct.” De la jeunesse d’ici, il dénonce “une incapacité presque totale de comprendre; (car) c’est un fait que les Canadiens français rejettent leur passé à mesure qu'ils le vivent.” Vous croyez que j'ai tout cité?Que non! A l'occasion d'un chapitre sur François Hertel.Jean Ethier-Blais se penche, avec tristesse, sur son passé d'adolescent et dit: “Aujourd'hui que tout est souillure, je me tourne vers mon adolescence et son cortège d'hommes chastes et remercie le Ciel d'avoir fait de moi un élève des Jésuites, dans une ville perdue de l'Ontario.” Mais quand M.Ethier-Blais rapporte la conversation qu'ont eue jadis Benjamin Constant et un modeste curé, il ne craint pas de dire: “Cela ennuyait Benjamin Constant.Le curé n'était qu'une bête de somme.Son prédécesseur de même, bonne raison pour en faire un forçat.” (C'est à cause de la dénonciation de Constant que l'ancien curé s'était littéralement retrouvé au bagne! ) Cn peut laisser à M.Ethier-Blais les jugements qu il porte sur ses contemporains (“D y a prise de conscience, certes; et en même temps, avec la même rapidité, dégradation des moeurs et de la pensée ').mais on ne peut pas admettre qu'il soit Voltaire pour Où sont nos racines?par JEAN-PIERRE DUQUETTE du département de littérature française de l'Université McGill Ceux qui pensent que Jean Ethier-Blais parle trop de lui dans ses critiques seront servis à souhait en ouvrant Signets III: un long texte autobiographique, intitulé “Le poids des choses ", sert en quelque sorte d'entrée en matière à un recueil plus dense que les deux premiers, et qui nous entraîne de Louis Hé-mon à François Hertel.et d'Alain Grandbois à Catien Lapointe.Que peut faire d'autre le chroniqueur des lettres dont on attend chaque samedi, depuis plus de dix ans.qu'il nous dise ses goûts et ses dégoûts devant la marée envahissante de livres qui déferlent régulièrement sur sa table'.’ Le billet hebdomadaire ne peut prétendre à autre chose qu'à offrir des impressions de lecture: c'est un homme qui a lu trois, quatre ou cinq ouvrages, et qui en choisit un.pour en parler sur un certain ton qui est le sien, et que Ton veut retrouver.fidèle, de huit en huit jours.C'est un repère dans les pages littéraires de nos journaux du samedi.Signets III reprend un certain nombre de ces chroniques, en même temps qu'il nous offre des textes plus élaborés, abandonnés.repris, menés à leur ultime perfection d’écriture par la nuance qui n'exclut jamais la spontanéité, nous redonnant ce ton, enfin, unique et irremplaçable.Ce qu'on ne pardonne pas à Jean Ethier-Blais, c'est ce certain ton.justement, plus que ses idées sans doute: assurance (mais n'est-elle pas souvent feinte?), liberté de pensée et d'expression, ironie.Surtout l’ironie.On craint par-dessus tout, dans ce pays, ceux qui refusent de rendre et’ d'être pris au sérieux, es Bornais de nos lettres (style Lévy Beaulieu) ne font peur à personne.Tout au plus sont-ils encombrants parfois, avec leurs allures de petits papes ou d'éminences grises.Jean Ethier-Blais refuse les embrigadements, il rejette les ukases, de quelque bord qu'ils proviennent.Il profère de temps à autre d'énormes méchancetés, en souriant dans sa barbe: “J'aime qu'on me croie léger, et en effet je le suis, mais moins qu'on pense.(.) Je sais m'emporter, railler, m'attendrir, faire machine arrière.Le jeu est plaisant”.Les totalitarismes et les idoles d'un jour ont droit à ses dénonciations rapides, tranchantes, comme le coup de patte inattendu d'un chat persan: “cet horrible, vulgaire Hemingway”; “cette prétention intellectuelle qui me rend les Français contemporains odieux "; Ta revue Tel Quel, pleine à craquer de textes vides de sens, écrits en charabia par des agrégés incultes”.Jean Ethier-Blais est un esprit libre, au sens le plus littéral du terme.Lui.qu'on prend parfois pour un universitaire jaloux de ses prérogatives et de son droit de juger de haut, est ravi quand, dans ses salles de cours, personne ne s'incline devant la parole du maître.Lui.“homme d'ordre” qui reçut la visite des policiers en oc-tpbre 1970, et qui aime “que la Gas-pésie s'éveille, que les mineurs fassent la grève, que Ton combatte devant les écoles ".C'est Ta protestation de l’homme qui veut vivre" qui l'enthousiasme.Il dénonce passionnément tous les terrorismes intellectuels C'est ce qui gène, à coup sûr, dans les chapelles où l'exclusive.Tenvie et la méchanceté le disputent à la joualerie tous horizons.Ce que Ton comprend mieux, a la lecture de Signets III, c'est que l'interrogation sur soi est inséparable, chez Jean Ethier-Blais, de la question de l'appartenance, de l’idée d'une certaine image de nous-mêmes.“Pourquoi moi.?” se demande-t-il.Et, immédiatement: "Pourquoi nous.ici.maintenant'’" Sa vision du destin québécois en est une universaliste, sur quoi déboucha de même toute le réflexion de Tabbé Groulx.Ce “grand vide psychologique, culturel et politique ", symbolisé par le vide d une immensité géographique, il ne sera comblé qu'une fois évacuée la rancoeur rentrée que les Québécois éprouvent à l'égard de la France, à mesure que la superbe française baissera pavillon.En outre, il nous faudra nous frotter à d'autres peuples; ne plus craindre, viscéralement, la comparaison, les rapprochements.Vaincre le provincialisme qui a fait de nous, sous la conduite de nos élites manipulatrices (clergé et bourgeoisie) des contemplateurs du nombril national.Les pages consacrées à Tabbé Groulx sont parmi les plus profondes de ce recueil “il s'agit pour nous de conserver notre personnalité canadienne (ou québécoise, selon le cas); de l'accorder à l'immensité géographique de l'Amérique; enfin de lui faire retrouver soh rythme et son coeur français ", Avec Tabbé Groulx, Jean Ethier-Blais veut nous entraîner de la détresse et des pauvretés actuelles à l'espoir en un véritable avenir de peuple autonome.Mais la décision, dans la conscience nationale, doit être prise au plus tût; l'heure du choix a sonné.Il ne s'agit plus d'un bête slogan politique, avec lequel on nous endort périodiquement.C'est maintenant ou jamais.Et puis, bien entendu, l'interrogation sur nous-mêmes en tant que nation débouche sur l'expression littéraire de cette quête, inséparable à son tour d'une réflexion sur la langue.La rêverie nostalgique de nos ancêtres ne pouvait se pour suivre indéfiniment, l'hiver, au coin du feu: une force vitale a fait surgir la parole, l’oeuvre écrite, “Par-delà les individus, 'grâce à la littérature, le peuple vit.” Mais qui contestera que Te vrai travail ne se fait que dans l'obscurité et le silence”?Gabrielle Roy a toujours refusé d'aller dans les facultés de lettres parler de son oeuvre.Non pas qu elle n ait été sollicitée à maintes reprises.Mais si l'écrivain passe son temps à expliquer ses livres, quand les écrira-t-il?Et qu'en est-il de la langue?Continuerons-nous longtemps encore à parler et à écrire une langue de petits blancs qui roulent carrosse”?Nous “qui ne pouvons énoncer une idée qu'en termes bruts, pour qui la nuance est une chose que Ton sent profondément, mais que Ton n'exprime pour ainsi dire jamais”, il faudra bien un jour, là encore, faire un choix décisif.“L'aliénation ici devient annihilation, impossibilité d'accéder à l'expression du moi intérieur.” Les enragés de la québécoiserie vont-ils triompher et persuader au peuple québécois que la joualerie est sa plus haute possibilité d’expression?une Tangue” legitime et nationale?Les clercs”, encore une fois, avec la bénédiction de la bourgeoisie anglicisée vont-ils tromper la nation et T endormir, mais alors, pour toujours?Faute d espace je ne peux que mentionner les chapitres sur Louis Hémon, sur les critiques Casgrain, Louis Dantin, Camille Roy et Marcel Dugas; sur Léo-Pol Morin et François Hertel; sur les poètes, dans la dernière partie.Jean Ethier-Blais a tout lu.Rapidement, il fait revivre pour notre profit l'homme qu il replace dans son contexte, il condense l'essentiel de la pensée et de l’oeuvre, tout en nuances, en justes proportions, d'un coup d’oeil qui va droit au coeur du mystère embusqué sous les mots, dans les phrases.Les collections de rééditions fleurissent présentement chez tous les éditeurs qui exhument la production de notre XTXe siècle.Qui connaissait ces livres avant qu'on les tire de Tombre poussiéreuse où ils dormaient?Avant tout le monde, Jean Ethier-Blais avait lu ces critiques moralisateurs, ces pauvres romanciers, ces poètes fades qu il nous faut bien redécouvrir pour connaître notre passé littéraire.On pourra, sans risque d'erreur, appliquer à Fauteur de Signets III cette définition qu’il donne d'Hertel: “peu à peu on se rend compte que cet homme a consacré sa vie à la littérature, que dans notre milieu, cela est bien rare”.d'aucuns et Jean-Jacques Bousseau pour d'autres.Ce n'est pas parce qu'on se méfie de l'esprit de système (spécialement quand il provient de la gauche), qu'il faut écrire n importe quoi, même pour choquer.L'auteur de Signets 111 avait probablement prévu l'objection, car il écrit lui-même, à la page 187; “Je sais que de tels propos feront toujours sourire ceux qui croient que l’humanité est perfectible et que tous les hommes sont égaux et frères.Laissons-les sourire.Ce n'est pas pour eux que Victor Hugo a écrit Dieu.” Eh bien moi, je ne souris pas! C'est au nom de la plus élémentaire décence qu'il faut démasquer l'attitude casuistique de Jean Ethier-Blais.Il n'est plus question de gauche ou de droite ici, mais bien de savoir si nous continuerons à tolérer que les Princes violent les paysanes en prétendant qu'ils exercent un droit de seigneur, de savoir également si le larcin du serf sur les terres du Prince est un crime punissable de mort.Et je n ai que faire de Tauguste caution de Victor Hugo! Tant que notre auteur se contente de porter des jugements à Temporte-pièce sur notre société et ses écrivains (exception faite du meilleur chapitre de critique littéraire, le dernier), nous pouvons dire que cela relève de l opin ion.Quand le même auteur se pique de trafiquer la morale à ses propres fins.rien ne va plus.Et c'est seulement avec une autre morale que nous pouvons répondre à M.Ethier-frais.Le cynisme est une pensée qui veut (et prétend) avoir toujours raison, d'où le caractère profondément morahsateur de cette attitude Cet “exilé de nature' joue seul à la chaise musicale.Et quand la musique s'arrête.il n'a qu'à choisir la chaise où il s'assoiera.Pour tout dire, je ne comprends que peu de choses aux caprices de cette pensée qui erre au gré de sa fantaisie.A un endroit.M.Ethier-Blais se proclame ardent patriote, ailleurs il méprise ce qu'il appelle notre provincialisme.En un mot.Jean Ethier-Blais gagne à se livrer par brides dans ses chroniques hebdomadaires.Quand il s'aventure dans sa "géographie intérieure” avec une telle abondance, il perd presque toute crédibilité.Je nen veux pas à l'auteur d'être de droite, mais je lui récuse toute responsabilité quand il s'amuse de nous avec morbidité.Trop longtemps, nous avons fait preuve de facilité et d'indulgence à notre endroit.Cela, M.Ethier-Blais fait bien de le dénoncer.Quant au reste.1.Jean Ethier-Blais.“Signets 111:" Montréal, Le Cercle du Livre de France.lS7:î, "ifiS p.1 "Les historiens arides sont ainsi que tous les autres déserts; les chameaux seuls les traversent sans encombre." • LA PROFESSION L'indispensable compagnon de tous les voyages GUIDES DE CONVERSATION 1 FRANÇAIS ESPAGNOL I | GUIDE DE CONVERSATION GARNIER Français — Anglais * Français — Allemand Français — Espagnol Français — Hongrois Hongrois — Français Français — Italien * Français — Marocain Français — Roumain Anglais — Français * Allemand — Français * Espagnol — Français * Français — Portugais * Portugais — Français * Guide multilingue 5 langues : FRANÇAIS ANGLAIS - ALLEMAND ESPAGNOL - ITALIEN Format de poche sous couverture plastifiée illustrée en couleurs Pour chaque langue marquée * il existe un DICTIONNAIRE DE POCHE BILINGUE sous reliure souple skivertex Garnier en vente dans toutes les librairies IrV’We VIENT DE PARAÎTRE.AUX EDITIONS CLAUDE JASMIN par MIREILLE TRUDEAU Recueil 9 de la collection DOSSIERS DE DOCUMENTATION SUR LA LITTÉRATURE CANADIENNE-FRANÇAISE Dans la même collection; Gabrielle ROY, Félix LECLERC, Émile NELLIGAN, Félix-Antoine SAVARD, Germaine GUÉVREMONT, RINGUET, SAINT-DENYS GARNEAU, Robert CHOQUETTE, Chaque dossier: S2.SO EN VENTE PARTOUT ET CHEZ FIDES, 245 EST, BOUL.DORCHESTER, MONTRÉAL 129 • TlL: 861-9621 18 * Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 cahier arts et lettres raturelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelittératurelitté Contre les profiteurs et pseudo-philosophes de notre siècle: La propreté morale de M.Louis-Ferdinand Céline par JEAN ÉTHIER BLAIS de l'Académie canadienne-française Le problème que pose la belle étude de M.André Smith est fondamental.Comment la rigueur intellectuelle, comment l'objectivité totale peuvent-ils déboucher sur la fo-lie'.’ Lorsqu'on lit le livre qu'il consacre à Louis-Ferdinand Céline et à son Voyage au bout de la nuit, on se rend compte que le système célinien est tout aussi étanche que celui d Aristote.Tout s'y tient.Mais, hélas, dans Tordre d'une psychologie qui ne quitte jamais la personne même de Céline.Et donc, la colère, les rages devant Tinjustice de la vie.les analyses claires et méprisantes du comportement des humains se résorbent dans une image clinique.Cette vision terrible, qui condamne le cheminement affectif et intellectuel de Céline, est sauvée par les prestiges du style et du cri.Il n'en reste pas moins que le spectacle est affligeant de suivre à la trace la descen- te aux enfers d un homme suprêmement intelligent.Le tort de Céline, ce fut sans doute d'être un idéaliste.Instinctivement.devant la bêtise humaine, tout petit, enfant, il a eu un sursaut d'horreur.On ie comprend.Et puis, emporté par la magie de son imagination, suscité par Tamour des mots, il est devenu l'écrivain protestataire que Ton sait.Tout se tient donc: mais l'armature célinienne est inacceptable à Tordre humain tel que Tont conçu des générations de manipulateurs politiques et de philosophes.Pour tout dire, l'univers idéal de Céline fait abstraction de l'argent et de ses puissances.C'est cela qui est impardonnable.Jésus aussi s'est attaqué aux marchands du Temple et aux usuriers.Mais ses disciples ont rétabli l'équilibre.Un homme comme Claudel est allé aussi loin que Céline dans la dénonciation du monde mo- derne.Cependant, il a toujours respecté les deux valeurs essentielles sur lesquelles repose l'effort humain, qui sont l'argent et le pouvoir.C'est du reste la même chose.Céline n'avait aucun respect pour les "bonnes causes".Aussi Claudel est-il un "grand homme ".Céline en toute objectivité.un écrivain qui n'aime que ceux qui sont appelés à disparaître et qui n'invente des valeurs que parce que leur réalisation est impossible.Claudel dissocie Thomme de la société qu'il a créée et Céline Ten rend lesponsable.L'acceptation du mensonge fait le grand homme.Devant la bonne conscience triomphante.Céline avait raison.C'est sans doute pourquoi nous assistons à une renaissance célinienne.Plusieurs ouvrages ont paru récemment sur Thomme et son oeuvre.Et lui et elle correspondent à notre époque, toute de démence et de ratages.M.André Smith note que.chez Céline, les personnages disparaissent dans le néant après quelques lignes d'existence.La plupart d'entre eux sont des monstres et des ratés Les femmes qu'aime Céline sont boiteuses ou bossues.Il les traive avec une désinvolture effrayante.On le trouve cruel.Mais, apres quelques heures de lecture, on se dit que c'est la vie qui est ainsi et que notre terre est loin d'être un paradis.Plus la conscience de cette vérité se fera jour dans le coeur humain.plus Céline aura de lecteurs.Pour ma part, il me fait peur, car je me dis.niant ainsi toute T évidence de ma vie et de mes rapports avec les êtres, que cela est impossible et que.malgré tout, les hommes sont bons.Je sais que je me trompe et que plus les humains avancent dans le temps, dans leur histoire, dans la lumière de la civilisation, plus ils ressemblent à des monstres.L'oeuvre de Céline serait-elle celle de l'avenir?Peut-être bien puisque, par maints aspects, elle est déjà celle du présent.L'homme célinien."immonde, excrémentiel" est le vrai.Autre raison du retour en force de Louis-Ferdinand Céline: son amour de sa vérité.L'ouvrage de M.André Smith repose sur cette notion.Céline a vu les choses d une certaine façon et ne dévie pas d'un iota devant la réalité qu'il perçoit.Il ne masque rien.C'est, en dernière analyse, l'écrivain réaliste par excellence.Nous savons que Flaubert et ses disciples naturalistes choisissaient, arrangeaient leurs matériaux.Zola était un journaliste bien éclec- «Nts hosenctIthi.iaNAISSANCE Pour les enfants qui veulent savoir Pour les parents qui doivent expliquer Les enfants , Un document sobre et respectueux et I amour Un document plein de fraîcheur Un document qui a une ame celle d'un enfant Jean Yves Desjardins psyrholnqiip Paru simultanément a Paris et a Montreal.AB A les éditions la presse r i l Ractvtz la Narssanca ' •n postant co bon do commando à votra fournosou» habituai ou si vota préférât, an lo rotownant é Le* Édftiona La Près** 7.rue SaintJacques Montréal 126 En vente partout Veuillez m'expédier "la Naissant*" Nom Adresse Ville Ci-joint la somme do S3 95 plus frais de post# 1 5* Qper chèque Qpar mandat postal 1 J ferron éditeur Pf'-sonota nue/ Syprilla l&nnon /oie Le Petit Manuel de Guérilla Matrimoniale est en fait un livre réversible: ceux qui veulent divorcer y trouveront des armes et pourront jouir de leur divorce; ceux qui veulent vivre leur mariage pleinement sauront quelles armes ne pas utiliser EN VCNTE PARTOUT S3.95 4 Distribue pa Les Messageries Internationales du Livre Inc 4550, rue Hochelaga Montréal 404, Quebec (514) 256-7551 Le Petit Manuel: un art de vi vre le divorce ou le mariage .r 1241 2774145 OÜTEEMOIII 14 ANS ___ Wmm Ellioll Qould, Bibi Andtr'son, Mux wn Svdou l/ii Film de Ingmar Bergman GENEVIEVE BUJOLD j intèjr» d»nj la v*nté de ton rôle en un ityfe tnllemmdt " “ Impôt* I idmnilion *1 Iwct la réfleiion " t MlCHAEl CACOVANN1S Coul*uf KATHARINE HEPBURN - VANESSA REDGRAVE I GENEVIEVE BUKH.D-IRENE PAPAS 3180 BÉLANGER 722 0302 des deniers publics affectés à la conservation du patrimoine électronique.Il en résulte aussi que personne n'a la responsabilité, unique, et spécifique, de conserver quoi que ce soit.Ainsi, on verra la magnétothèque rappeler à la direction des émissions dramatiques qu'il ne lui reste plus que trois ou quatre bobines “VTR" encore vierges.Le réalisateur a ici une alternative: il peut en commander d'autres, mais les déboursés émargent à son budget de production.Neuf fois sur dix.il préférera ne pas le grever et consentira à ce que la magnétothèque efface des productions antérieures.Cette opération se fait sans la connaissance du services des archives.Il n'existe pas non plus de comités de sélection.Parfois on ne tient même pas compte de la sélection que le réalisateur a lui-même sugé-gérée.On en arrive ainsi à des situations difficilement explicables.On n'a conservé de 1955 à 1960 que quatre "Le Survenant" de Germaine Gué-vremont, mais 139 "Jeunesse oblige" de 1965 à 1966.On a conservé 129 téléthéâtres de toutes sortes de 1953 à 1966, mais on a effacé "La mort du commis-voyageur" réalisé par Paul Blouin, qui fut une réussite remarquable.A vrai dire, le seul “VTR" couleur jamais conservé à Radio-Canada dans sa bande originale (tous les autres "VTR" mentionnés ci-haut, faut-il rappeler, sont conservés en noir et blanc) est un "spécial René Claude ".Les archives, au moment où l'émission fut produite, disposaient d'un modeste supplément budgétaire.PATRIMOINE, TÉLÉVISION, CULTURE suite de la page couverture Art de masse, le téléroman.pour ne nommer que lui.a trouvé sa voie par ce débouché.Sa popularité auprès du public québécois s'explique par le contenu de ce genre, par sa fascination.Nous devons considérer le téléroman comme un tout symbolique vécu par la collectivité québécoise qui en a fait son pain quotidien.Renée Legris dans "La littérature radiophonique québécoise " fait cette observation que l'on peut appliquer aux télé-dramaturges."C'est après des recherches diverses et quelques années d'expérience que les radio-dramaturges réussirent à créer un langage adapté au public québécois.accessible à divers milieux et différent de celui des variétés ou des émissions folkloriques Et malgré l'anathème jeté sur ces écrivains qui, au dire des critiques littéraires de cet- te epoque, s'étaient fourvoyés.cette littérature souvent populaire prit des proportions inattendues.Elle apparaît aujourd'hui comme un fait culturel digne d'intérêt tant pour les sociologues que pour les cri- tiques littéraires.D'autant plus que plusieurs auteurs ont cherché à doter la littérature radiophonique d'un caractère distinctif on s'inspirant de la société québécoise, de ses moeurs, de sa langue." "Fait culturel digne d'intérêt" que cette littérature populaire de télévision, patrimoine national qu'il faut à tout prix conserver à partir de ses premiers bégaiements.signes précurseurs d'une télévision dont les initiateurs ne perdent jamais l'occasion de dire quelle est Tune des plus évoluées au monde.ÏCK DEL AUTOMOBILE I tous] LES FEMMES EN OR REÇOIVENT LES CHATS BOTTÉS! Adultes ?a MONIQUE MERCURE • LOUISE TURCOT DONALD PILON • MARCEL 8ABOURIN DONALD LAUTRBC • TVON DESCHAMPS 01LLE8 LA TU LIPPE st dénis DONALD PILON • DONALD LAUTRBC LOUISE TURCOT • JACQUE PAMEBT PAUL BEST AL • JANINE SUIT!) CATHERINE MOURSBAO • DIET PRANCE PILM 1594 .ST-DENIS 849-4211 UN FILM DE ROMAN POLANSKI Soir 7.30-9.30 iV-iV,-t fr.vicwi FESTIVAL 1206, St.Catherines Derniers jours apres more ogÎer kalfon le nouveau film , de Barbet SCHROEDER '4 ¦ musique Pmk Floyd ¦¦ la vallee Sem.7 et 9 h.Sam.et Dim.3-5-7 et 9 h.DERNIERES SEMAINES 18ans MARIE DUBOIS (La Maison dos Bories) (La Grand# Vadrouille) (Jules ot Jim) (La Ronde) Adultes JULIAN NEGULESCO PAUL CRAUCHET 'A AN M 0*9 EN COULEURS P,#' hès Sem.7 et 9 h.Sam.et Dim.3-5-7 et 9 h.m L« Ctnénuu éuVhnixMot ni ^ ' du Wux Hontrteü oimai 136 tit, SI till (Nice ircques Cartier) 161116:' Etudiais il 50cutout temps 14 ANS Geneviève Bujold KAM0URASKA CHEVALIER 1590 SAINT DENIS 845-3222 14 ANS Yves Montand LE FILS pierrot 1390,ST-DENIS 845-3222 PRO MUSICA 26e SAISON 14 oct LE DIMANCHE, 16 H.30 NATHAN MILSTEIN, violoniste (1 billet: $6 Étudiants S2.50) 28 oct.TRIO BEAUX ARTS ($6 - $2.50) 18 nov.BOUCHARD HT MORISSET.pianistes-duettistes ($5 - $2).16 déc.OUATUOR (iUARNHRI et GA BV CASA DÉSUS pianiste (S6-S2.50) 11 jan.ORCHESTRE DE CHAMBRE DE STUTTGART dir.MU NC H ING H R SALLE LH PLATEAU ' vendredi 20 h.45 ($6 - $2.50) 20 jan.OUARTETTO BEETHOVEN DI ROM A avec piano ($5 - $2) 17 fév.RÉTROSPECTIVE DE MUSIOUE DE CH AMBRE CANADIENNE ($5-$2) 10 mars TOKYO STRING OUARTET ($5 - $2) 7 avril NEW YORK STRING SEXTET ($5 - $2) Abonnements: $30 C orbeille: $30 et $25 Étudiants: 7 à 25 ans: $12 preuve d'àge requise S.V.P.INCLURE UNE ENVELÜPPE ADRESSÉE ET AFFRANCHIE Pro-musica 1270 O., Sherbrooke Montréal 109 - 845-OS32 de 1 3 h.à 17 h.THÉÂTRE MAISONNEUVE rt PLACE DES ARTS WW Montréal 129, Tél 842-2112 DANS m \\\ immum JI .•MM» .v" i ü.‘,hi>->'••• pour la lere fois ^ à prix populaire! M'AFFICHE la plus grande pÛ ' Comédie ' Musicale de tous les temps un Violon sur le Toit11 UILLERAV ST-DENIS JARRY 388 SS77 CE SOIR: 8.00 Cinémas ODEON 14 Bernadette Lafont est la plus extraordinaire bête de cinéma de sa génération.— PARIS MATCH Un film de FRANCOIS TRUFFAUT Une belle fille S comme moi BERNADETTE LAFONT ATWATER 2 iPLAZA ALEXIS NIHON SAM.-DIM.: U0-3.30-5.30-' 9.30 931 3313 de SERGIO LEONE ^ IL ETRIT IME FOIS Dnnsi'ouESTiïâw 6 00-9.00 blM.: 2 00l 8 00H StÆr Renoir i' U! -1 (If Stanley bai brick I lorliMork Urjniit SAM.-DIM.: 1.45-4.10-7.00-9-30 16 DOUPHin BEAUBIEN PRtSDIBERVIUE 721 6060 (Aucuns commande téléphonique) GUICHET OUVERT TOUS I (S JOURS DE MIDI à • hret, 8610 ST-KNIS 388-4210 LUN.AJEU.: 2:00-8:30 VEN.-SAM.: 2:00 - 5:3C - 8:30 DIM.: 2:00-5:00-8:30 cahier arts et lettres 20 • Le Devoi r.samedi 1 6 juin 1973 émacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémaci ?•a-*-*-* * CANNES 73 £ ?III - Le dernier Bergman et Tesprit de Cannes' par ROBERT GUY SCULLY A Cannes, on a fait grand cas de 'Cris et chuchotements".La réplique hyper-enthousiaste et hyper-unanime a été donnée si rapidement (je dirais presque • automatiquement") au film, qu elle me semble suspecte.Voici un festival où ce qui compte avant tout est le prestige: bien plus que la "plusse parce que les piastres ont toutes sortes de debouches que le prestige n a pas Cannes demeure l'occasion majeure pour faire circuler ce mys- térieux fluide qui émané de certaines personnalités des "grands", et leurs objets, les “chefs-d'oeuvre”) et qui échappe, non moins mystérieusement, à d'autres.Ce peut être, dans une bonne année de découvertes un prestige de valeurs nouvelles.Dans le cas contraire, le prestige des valeurs établies est appelé à la rescousse.Le meilleur festival, naturellement.serait celui qui parviendrait à bien doser les deux: nest-ce pas à cet idéal que se dévouent les (ou le) programmateurs du festival, pendant dix mois de l'an?Malheureusement pour eux, il est plus facile d’inviter hors-compétition les “grands" que de découvrir - et faire compétitionner les •futurs".Quand leur timide opportunisme échoue à la tâche, comme ce fut le cas en 1973, la solution-miracle consiste à faire porter l’attention de tous, spectateurs, professionnels, journalistes, sur un film-miracle.Ainsi, le Bergman fut-il projeté seul un samedi, l'unique film, in ou hors-compétition, à bénéficier de ce privilège.Et les spectateurs, collaborent volontiers â ce stratagème, peut-etre inconsciemment.Leur allégeance est acquise d avance.?Ce qui n'exclue pas du tout que le film en question soit un chef-d'oeuvre, ou son réalisateur un génie.Mais il faut savoir que chef-d'oeuvre ou pas.le film va être traité automatiquement en chef-d'oeuvre! Si ça tombe juste, comme pour “Viskningar och rop".ça ne fait pas de différence, dira-t-on.Au contraire, cela tait toute la différence, d'abord parce que la projection est précédée de toutes sortes de spéculations inflationnai-res qui enivrent l'esprit du spectateur, avant même qu'il n ait rien vu.Aussi parce que pendant la projection on ne "regardera" pas le film, on reagira en chien de Pavlov au conditionnement subtil que l'on a reçu, on acclamera avant' même que la dernière bobine ne se soit déroulée.On sentira monter en soi la chaleur de l'approbation et de l'enthousiasme, avant de sentir la chaleur qui anime les personnages sur l'écran.Les murmures de triomphe augmentent, comme une clameur populaire: sur l'estrade où doit apparaître Bergman, deux fois plus de photographes que pour Truffaut ou Losey (où étaient-ils la veille, ces photographes supplémentaires?Sont-ils venus de Rome en charter?).Le délégué-général se déplace.Une sorte de signal a été donné.Le lendemain, dans les journaux, les comptes-rendus parleront du ' meilleur cinéaste au monde ", comme si le cinéma mondial était un tournoi de tennis et que l'auteur venait de défaire tous ses collègues en trois sets.Bref."Cris" est un très beau film, mais on ne l'a pas vraiment, acclamé à cause de cela.On avait ' décidé" de la réaction auparavant: les "ah" et les compliments des observateurs étaient trop moralisants; clairement les festivaliers étaient en train d'assouvir leur soif de grandeur (n’importe quelle grandeur, ‘any greatness will do") sur le dos du Suédois, qui n'a jamais laissé entendre, lui.que ce long-métrage était son meilleur ou son plus riche ou son plus nouveau.Il a juste dit.a plusieurs reprises, que c'était son préféré.Mais ce genre de remarque invitait à un visionnement d'autant plus fraternel, cordial, intimiste.A la conférence de presse, B.paraissait timide, mais prêt a une sorte de dialogue.Les experts ne lui ont pas posé de questions sur la substance de son film, sur le pourquoi de sa préférence, sur les rapports avec le reste de son oeuvre.Ils posaient plutôt des uestions qui étaient une fois e plus - des compliments inconditionnels déguisés.A un moment donné, la disproportion entre ce "lançage de fleurs et le sujet de l'admiration devenait trop évidente.Bergman a beau être bon! .Yest-ce pas a travers son oeuvre entière qu'il vaut'.’ 11 est à prévoir qu'à la sortie du film, la réaction sera plus sereine, puisque cette inflation était finalement une manifestation de Tesprit de Cannes ?Que dira-t-on du film alors?Beaucoup de bien.Je me demande cependant dans quelle mesure le film marque un progrès par rapport à ceux qui lui ressemblent.Le scénario de "Cris et chuchotements" réunit quatre femmes dans une même maison, cette maison où Tune d'entre elles se meurt, et où elles entendront chacune les "cris et chuchotements Quatre per- sonnalités différentes, qui seraient censé composer la personnalité "totale" de la mère du cinéaste.Trois d’entre elles, dont la mourante, sont raient censées composer la personnalité “totale' de la mère du cinéaste.Trois d'entre elles, dont la mourante, sont soeurs.La quatrième, la plus dévouée a la moribonde.est servante.Les seuls hommes à être présentés sont les maris de deux soeurs bien portantes, plus un amant: ils n'existent que pour mieux mettre en relief les caractères féminins.On aura reconnu là une "idée" bergmanienne qui est à la source du “Silence" de "L’attente des femmes”, entre autres.L'a-t-il renouvelée?Il Ta enrichie, certes, par l’emploi du décor et par l’élévation de la couleur au niveau du personnage; aussi par la concentration sur les traits du visage (concentration qui exige la connaissance sure de ce qui se cache derrière).?Le cinéaste s’est accompli, mais je ne dirais pas qu’il s'est renouvelé.La structure habituelle est encore là, nous faisant passer un peu sèchement d'un personnage à l'autre.S'il avait pu renouveler, rendre plus fluide, ce procédé! Je ne suis pas sûr que de tous les films de B.qui explorent de cette façon "contrastive" et "comparative" la personnalité féminine, on retienne celui-ci.Il y a de l'intensité dans "Cris", mais il y en avait aussi dans "Le silence Pellicule noir et blanc, intensité de la première pénétration dans un monde "intérieur" où les tensions se sentent."Silence" est plus intérieur que "cris ".Peut-être leur auteur préfère-t-il le second parce que cette extériorisation.pour lui.est bénéfique et libératrice.Autre hypothèse, qui a rapport à cet esprit de Cannes; peut-etre la timidité de Bergman, sa fidélité a un projet artistique qui ne concerne en dernière analyse que lui seul, lui ont-elles valu, paradoxalement.d'etre le sujet de cette fête hystérique.Ce sont toujours les vierges qu'on veut violer.Un cinéaste plus fort aurait repoussé ces éloges ridicules et surfaits.Un autre plus faible se serait prostitué et aurait été aussi ridicule à la fin que ses innombrables "admirateurs".¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ t ¥ ¥ t ¥ X X ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ Conclusion! Malgré ce que nous disions plus haut sur "Tesprit" du festival mu à cause de cela!) Cannes na pas à se transformer radicalement pour rester en vie, ou pour remplir une fonction utile: T internationalisation du cinéma lui est dûe en grande partie.Il serait si facile, cependant, de ranimer les activités quotidiennes du festival, sa bureaucratie, ses horaires impossibles, ses ambiguités.Par exemple, même si Ténorme "Marché du film", à vocation commerciale, doit rester indépendant des activités 'artistiques', le délégué-général pourrait tenter de refondre ces activités, soit compétition officielle, semaine de la critique, quinzaine des réalisateurs.projections spéciales (e.g."Kamou-raska ').Il suffirait pour cela qu'il cède ses pouvoirs de sélection à une assemblée votante qui réunirait les membres des diverses organisations responsables.Dans un même temps, on pourrait éliminer ces projections "hors-compétition" qui ont été instituéès pour empêcher que les "grands" ne raflent tous les prix, et inversement, pour protéger ces mêmes grands, qui ne supporteraient pas de participer à une compétition et de perdre.Si le meilleur film de Tannée a été fait par Ingmar Bergman, alors qu’on lui donne le prix du meilleur film; et si Visconti a peur de ne pas gagner, qu'il ne vienne pas! Enfin, une compagnie ne devrait pas avoir le droit de garder pour elle ses films "à succès garanti" de peur qu'un mauvais accueil cannois ne les coule, et ensuite de "prendre une chance" avec ses productions médiocres.Une fois ces modifications fade's, on pourrait assister à une grande manifestation annuelle qui serait véritablement une compétition riche et touffue, au lieu d'être une foire désordonnée et incohérente.Un festival qui refléterait la production artistique mondiale, sans que ses "chercheurs " aient besoin de deviner l’avenir et les tendances.Puis que tout le monde y serait! Et aucun de ces changements n'est impossible à effectuer: Cannes se trouve en bonne position de négociation, face aux réalisateurs, aux créateurs et à la presse: c'est encore le seul festival sur lequel on puisse miser, sur un plan mondial.Quant à la participation d'ici, nous avons eu l'occasion d’en parler déjà dans une dépêche envoyée de Cannes, et de dire qu elle nous paraissait fort convenable.Notre visite là-bas nous a également convaincu que les Québécois sont presque seuls à se préoccuper à ce point de l'aide gouvernementale.Ce genre d'aide, estiment les observateurs, sera toujours à la remorque du cinéma - bon ou mauvais - qui se fait dans un pays.L'essentiel est dans la qualité de la création.N’est-ce pas.en fin de compte.rassurant?* if if * * if if * * if if if if * * if * if ï if î if if * * if ?T» l Alphonse et î Alexandre (?) ?if * if * if if if if if ii x if X if if X if if if * if if if if if if if if if if Jean-Pierre Léaud ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ X ¥ X ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ ¥ X ¥ ¥ X ¥ X X ¥ ¥ ¥ ?Se peut-il qu'Alphonse et Alexandre soient le même?Dans les deux films cannois que nous avons aimés, Jean-Pierre Léaud tient un premier rôle.L’Alphonse de la "Nuit américaine’’, et l'Alexandre de La maman et la putain" sont aussi différents que ces deux films peuvent Têtre.Ces deux noms, d’ailleurs, Tun amusant, l'autre romantique, ne sont-ils pas des indices?On sait qu’un bon comédien peut tenir à quelques semaines d'intervalle deux rôles dissemblables, mais dans le cas de J.-P.L.on a la sensation qu'il ne compose ni dans Tun ni dans l'autre.Quel est le "vrai " Léaud?Il me semblait à première vue que la nervosité de cet acteur, son adolescence" et son "parisien" étaient les traits d'union.Une brève rencontre aux films du Carosse (la compagnie de F.Truffaut) nous permettra de vérifier cela, tout en constatant que le comédien en personne est d'une nervosité plus timide qu'à l'écran: Je suis exhibitionniste, c'est même la qualité première d'un bon comédien; mais pour libérer cela, il faut que je casse quelque chose en moi, dès les premiers jours de tournage ".R avait dit que J.Eustache, ce metteur en scène "noir", lui ressemblait plus que Truffaut, son " grand frère", avec lequel il tourne depuis ses débuts à quatorze ans (il en a 29 aujourd'hui).Cette fois, il précisera que le tournage fébrile et effréné de "La maman et la putain (un mois, presque jour et nuit, sans "retakes’.sans cachet) lui "a pris un morceau de sa vie ", que Tex-périence avec Jean E.fut intense (et coûteuse) mais qu'avec Truffaut il se "sent plus en confiance qu avec quiconque".On se rappellera que peu avant ces deux tournages successifs, L.a participé à une aventure devenue célèbre, celle du "Dernier tango".Bertolucci?"Très aérien, musical, comme ses films".Brando?" Je ne Tai presque pas vu, car il refusait de tourner le samedi, et m’obligeait ainsi à tourner toutes mes scènes à moi le samedi.Mais il m’est tombé dans les bras le premier ji, jour, parce qu un de mes ~ films l’avait fait pleurer!” Et Godard, Tautre metteur en scène avec lequel il a beaucoup tourné, qu’on ne voit plus.Un intellectuel torturé?" Non; je sentais comme une douleur romantique chez lui.On se disait très peu de choses ".?Jean-Pierre Léaud n’a pas besoin de conclure en nous disant quel est pour lui, le véritable trait d’union entre toutes ces activités: T'amour du cinéma.Je suis cinéphile".Il ne tourne qu'avec les gens qu'il admire.Et si la télévision supplantait définitivement le septième art0 "Alors on fera de la télévision ! Il sourit, de son sourire nerveux et fragile RGS * * * * * * * * î * X * * * * * * * If JA et dans le cadre des fêtes du Canada Français PRÉSENTENT ¦ ¦ "v ¦ wmm¦ v ¦ “Québec en lA fêle •kd< le fête-lc donc ! Robert CHARLEBOIS Renée CLAUDE Georges DOR Jean DUCEPPE Steve FISET Louise FORESTIER Billets en vente: André GAGNON Claude GAUTHIER Pauline JULIEN Willie LAMOTHE r Félix LECLERC 22 juin 4UT0STAD de Montréa :00 heur plus de 22 artistes sur scène -J Tex LECOR Pierre LÉTOURNEAU Claude LÉVEILLÉE Raymond LÉVESQUE Jacques MICHEL Daniel PILON Jacques PROULX Marie-Claire SÉGUIN Richard SÉGUIN Gilles VALIQUETTE Gilles VIGNEAULT Ed Archambault Inc.500 est, rue Ste-Catherine Montréal Montréal Trust Place Ville-Marie Montréal L’Alternatif 1587, St-Denis Montréal Sauvé & Frères 6554, St-Hubert Centre Commercial Laval 1600, Lecorbusier Les Galeries d’Anjou A & A 1621 ouest, rue Ste-Catherine Montréal cahier arts et lettres Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 ?21 némacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinémacinéma "La femme et le film à Toronto.TORONTO (PCI - Le festival de films réalisés par des cinéastes féminins a attiré une foule de spectateurs au cours du week-end inaugural à Toronto.Ce programme, mis au point par sept jeunes Toron-toises, est financé par divers organismes, notamment le Conseil des arts de l’Ontario, le ministère des Affaires sociales, les projets d'initiatives locales et le secrétariat d’Etat.Les films datent de différentes époques, depuis “The .et “La femme et le film” sera à Montréal dès mardi; les projections auront lieu à la Bibliothèque nationale, et l’entrée sera libre.Une garderie publique est mise à la disposition du public.Outre les projections, qui se poursuivent jusqu'au 22, on annonce deux tables rondes, l’une le 21 juin, réunissant des comédiennes (Denise Fi-liatrault, Luce Guilbeault, Danièle Ouimet et Patricia Nolinl.l'autre le 20.avec des femmes de l’industrie (Lise Abastado,.Nicole Ber-tolino, Mireille Dansereau, Anne-Claire Poirier).La visite des réalisatrices Sarah Maldoror et Agnès Varda est prévue.Voici le programme détaillé des projections: Mardi à 20 heures, “Les bibites de Chromagnon” de Francine Desbiens (Canada), “L'oeuf" de Clorinda Warny (Canada i.“Szambizanga" de Sarah Maldoror (France-Angola).Mercredi à 13 hres.“La fin des étés” d’Anne-Claire Poirier (Canada), “De mère en fille” du même auteur; à 15 hres, film américains (expérimentaux, courts-métrages, animation, docu- Blue Light”, scenario romantique s’inspirant d'une vieille légende, réalisé en 1932 par Leni Riefenstahl qui devint plus tard cinéaste propagandiste au service d’Hitler, jusqu’au film contemporain “La Vie rêvée”, une réalisation de Mireille Dansereau.lauréate au palmarès du film canadien 1972.Les représentations se poursuivent à Toronto jusqu’à dimanche, et la tournée canadienne se poursuivra jusqu'à la fin de juillet.à Montréal mentaires); à 19 hres, ‘Black pudding” de Nancy Edell (Canada), “La fiancée du pirate” de Nelly Kaplan (France); à 21 hres, “How the hell are you” de Veronika Soul (Canada), “Wanda” de Barbara Loden (USA).Jeudi à 13 hres, “Moi un jour” de Mireille Dansereau (Canada), "La vie rêvée” du même auteur; à 15 hres, “La cigale et la fourmi" de Lotte Reiniger (Allemagne) et “Triumph of the will” de Leni Riefenstahl (Allemagne 1934-36); à 19 heures 'L'opéra-mouffe” d’Agnès Varda (France), “Les créatures” du même auteur, “Christmas at Moose Factory” d’Alanis Obomsawin (Canada), “L’arche” de ShuShuen (Chine 1968).Vendredi à 13 heures, divers courts-métrages canadiens (Suzanne Gervais, Viviane Elnécavé.Judith Klein.Suzanne Olivier, Evelys Lam-bart, Lise Labrecque, Aimée Danis, Lois Siegel, Joan Henson, Anik Dousseau; à 15 heures, “Dr.Glas” de Mai Zetterling (Suède); à 19 heures, "Nathalie Granger” de Marguerite Duras (France); 21 hres, “Les petites marguerites” de Vera Chytilova (Tchécoslovaquie).Galerie Jeanne Newman • Peintures canadiennes 1452, rue BISHOP 288-3653 Artistes canadiens ou européens de renom.Durant juillet et août ouvert Fermée pour vacances du du mardi au vendredi 21 juillet au 7 août de 9 h.à 18 hres.ÿlerle “L'Art français'’ 370 ouest, rue Laurier, Montréal 1 52 — 277-21 79 Galerie Bernard Desroches 1194 ouest, rue Sherbrooke Montréal 110, 842-8648 CARZOU eaux-fortes lithographies dessins tableaux Jusqu'au 7 juillet, 1973 L’événement artistique de l’année gg GALERIE DE MONTRÉAL EXPOSITION 'SCULPTURES TENSIONNELLES" D'AUJOURD'HUI PAR ** KOSSO ELOUL & 2060, RUE MACKAY 937-1530 OUVERT: MAR.À SAM.10:00 h.À 17:00 h.FOYER DES ARTS EATON 9e ÉTAGE EtTVILLE Jusqu'au samedi 23 juin Exposition-vente D'ART CHINOIS EATON FOYER DES ARTS EATON 9e ÉTAGE EN VILLE Much ado about what?Pour en finir avec "La grande bouffe" par JEAN de BARONCELLI du Monde Un point est acquis.“La Grande Bouffe’ a supplanté "le Dernier Tango” dans les conversations mondaines.Nous avons vu à Cannes un film admirable ("Cris et chuchotements”) et deux ou trois autres excellents, mais un seul a retenu l’attention, un seul est l’objet de tous les commentaires, de toutes les curiosités, de toutes les discussions; “la Grande Bouffe.” Pour ou contre?Paris (et bientôt la France entière) est divisé.C’est la querelle des Anciens et des Modernes, la bataille d’Hemani.presque l’affaire Dreyfus.Tout cela pour quelques pets, un brin de fornication, une fosse d’aisances qui déborde et quatre messieurs qui crèvent de goinfrerie.Est-il encore temps d'avoir une vue sereine des choses, de prendre ses distances, d’échapper à la surenchère des homélies et des imprécations?Je crains que non."La Grande Bouffe" sert désormais d'exutoire aux passions les plus diverses.Le parangon des films concrets est devenu un symbole abstrait, autour duquel les professions de foi s'entremêlent comme des étendards.Voir clair dans cette "zone de turbulence” est quasiment impossible.Efforçons-nous pourtant de trouver un abri et.calmement, de sérier les questions.1 - "La Grande Bouffe" représentait à Cannes le cinéma français en companie de "la Maman et la Putain' et "la Planète sauvage".Un festival n'est ni un ouvroir ni une salle de patronage.C'est un lieu de liberté et de confrontation.La sélection française, qui avait consterné en 1972 par ses langueurs et son goût de tisane, a fait preuve, cette année, d'une vitalité et d'une audace qui appartiennent à la tradition de l'art français.Je l'ai écrit et je le répète: trop d'épices valent mieux que trop d'orgeat.Ne serait-ce que pour cette raison, “La Grande Bouffe” avait sa place, sous nos couleurs, dans la compétition.2 - "La Grande Bouffe” est un film scatologique.Cette scatologie est utilisée avec une insistance dans laquelle certains voient la destruction de tabous ridicules, et les autres une ignoble complaisance.Qu'on nous excuse, mais il faut le dire: Marco Ferrer! se roule et nous roule littéralement dans la merde.Sommes-nous “souillés” pour autant?Personnellement j’ai trouvé que le film ne sentait pas très bon et que ces plaisanteries de chambrée ou de corps de garde devenaient vite lassantes.Mais de "souillures”, point.Les souillures dont un homme peut être atteint dans sa vie sont, semble-t-il.d’un autre ordre.Quant à voir dans cette scatologie la marque du génie et, pour la justifier, appeler à la rescousse Rabelais, Baudelaire, Zola, Céline, cela procède purement et simplement de la technique de 1 “amalgame” chère à nos dialecticiens contemporains.Il est trop facile de citer des critiques qui, au nom des “bonnes moeurs ".se sont jadis acharnés contre "les Fleurs du mal” ou contre “Germinal”.On en trouverait.sans doute, d'aussi nombreux qui, au nom de la nouveauté et de l'originalité, ont défendu des oeuvres indéfendables.Est-il permis, d'autre part, d'affirmer que si la scatologie s'est, en effet, glissée dans quelques chefs-d’oeuvre, il ne suffit pas d’ètre scato-logue ou pomographe pour avoir du talent.L'”enfer” de la Bibliothèque nationale est rempli d’ouvrages dont les auteurs dorment pour l’éternité dans l'oubli.3-Dans les clameurs de la bataille, la signification et la valeur cinématographique du film de Ferreri ont été passablement oubliées.L indignation a aveuglé les uns, les vertus “dérangeantes” (sic) de l'histoire ont enflammé les autres.Puisque la boule pue, que le pétard pète et que la bombe explose, voilons-nous ¦ télévision SAMEDI C B F T O 9.25 Ouverture et horaire 9.30 Pepinot 10.(H) Mon Ami Ben c 10.30 Tour de terre .c 11.00 Bagatelle c 11.30 Cent mil lions d e jeun es 12.00 Les héros du samedi.0 1.00 Sportheque 0 2.00 L'heure des quilles c 3.00 L univers des sports c 5.00 La grande aventure c 5.30 Le français d'aujourd'hui .c 6.00 Atome et galaxies.c 6.30 Téléjournal c 6.35 Politique fédérale "Le crédit social" c 6.45 Du moyen âge à la renaissance c 7.00 Walt Disney présente.c 8.00 Billet de Faveur: “Cow boys dans la brousse" 'aventures-Américain 1966) .c 10.00 Mon pays mes amours .c 10.30 Téléjournal .c 10.45 Nouvelles du sport .c 11.00 Appelez-moi Lise C C 12.(K) Cinéma: Histoires extraordinaires" (dra- me fantastique - 1968) c 1.30 Ciné-Nuit: Parlons femmes" (sketches Ita- lien 1964» C F T M Œ) 8.55 Horaire- Bienvenue .c 9.00 Ciné-Jeunes: "Attaque du fort Grant" 'western Espagnol 1965) .c 10.30 Les bouts d'ehou c 11.00 La couture c 11 30 Leçons de beauté .c 12.00 Bon week-end .c 2.00 Papa a raison c 2.30 Horizon sports .c 3.00 Vers 76 .c 4.00 Commando du désert.c 4.30 C'est arrivé cette semaine.c 5.30 Studio 10 .c 6.30 Sur le matelas .c 7.30 Les grands spectacles “Tu seras reine' 'drame Espa- gnol 1959) .c 9.30 Le ranch L' .c 10.30 Les nouvelles TVA .c 11.00 La couleur du temps.c 11.15 En Pantoufles Inconnus dans la ville (drame Américain 1955) 12.45 En Pantoufles "Les frères bouquinquant (dra- me policier Français 1947) CBMT O 9.38 Stand by six.c 9.45 Davey and Goliath.c 10.00 Arthur and the square Knights, c 10.30 Rocket Robin Hood c 11.00 Land of Giants.c 12.00 Assignment sports.c 12.30 Bob Switzer aquarium.c 1.00 Children cinéma c 1.30 Klahanie.c 2.00 T.B.A c 3.30 Bugs Bunny Road Runner Hour.c 4.30 U S.open golf c 6.30 Replay .c 7.00 Doug Crosley.c 7.30 Expos this week .c 8.00 All around the circle c 8.30 The life of Leonardo Da Vinci, c 9.30 Bless this house c 10.00 Gallery c 10.30 Countrytime .e 11.00 The National.c 11.15 Provincial affairs c 11.21 Montreal Tonight .11.37 The David Frost Show ,c 1.02 Cine-six: Ambush Bay" 'drame américain 1966».c C F C F B 10.27 Sign-on 10.30 The WaterviUe gang c 11.00 Puppet people.c 11.30 Story theatre.c 12.00 Hercules 12.30 Lassie 1.00 Ultraman.c 1.30 Star Trek.c 2.30 Grand prix wrestling.c 3.30 World championship tennis.c 4.30 Wide world os sports.c 6.00 Circle of fear c 7.00 Bridget Loves Bernie.c 7.30 Police Surgeon.,c 8.00 Academy performance : The movie murderer".c 10.00 Love American style.c 11.00 The CTV National news.c 11.18 Pulse 12.00 Saturday night feature movie: Story of a woman" (drame 1969> DIMANCHE C B F T O 9.25 Ouverture et horaire .c 9.30 Pépinot 10.00 Le jour du Seigneur c 11.00 Documentaires canad iens: 11.00 Documentaires canadiens .c 12.00 La semaine verte c 1.00 Rencontres .c 1.30 Mosaïque manitobaine c 2.00 L'agriculture d'aujourd'hui dans l'agriculture de demain .c 2.30 Son et images .c 3.00 L'univers des sports .c 5.00 5D .c 6.00 Qui-Vive .c 6.30 Téléjournal c 6.35 F estival Charlie Chap lin.7.00 Quelle famille .c 7.30 Les beaux dimanches “La répétition ou lamour puni" (oeuvre de J Anouilh) .c 9.30 Les beaux dimanches Civilisation: "U réalité et le ro- 10.30 Téléjournal .c 10.45 Sports - dimanche .c 11.00 Cinéma d'ici .c 12.00 Ciné-Gu b: “Scarface" (policier - Américain 1932) C F T M Œ) 9.55 Horaire bienvenue .c 9.00 Musique canadienne .c 9.30 C'était l'bon temps .c 11.00 Monsieur le maire .c 12.00 Bon dimanche .c 2.00 Dan August .c 3.00 Sports spec .c 4.00 Auto-patrouille .c 4.30 Information voyages c 5.00 Enquêtes spéciales .c 5.30 Mim-Putt .c 6.00 Le cirque à son meilleur .c 6.30 Jeunesse .c 7.30 Ciné-Choix ."Les héros de Télemark" (aventures de guerre - Américain 1965) .c 10.00 Le temps d'aimer c 10.30 Les nouvelles TVA c 11.(H) Choc des idees .c 12.00 Le 10 vous informe .c 12.05 Fin des émissions .c CBMT O 11.23 Community announcements .c 11.30 This is the life .c 12.00 Man and his music .c 12.30 News profile .c 12.45 1.00 Away out Time to remember .c 1.30 Summer country Canada .c 2.00 Youth confrontation .c 2.30 Berber .c 3.30 Moslem people .c 4.00 Wonderful world of Disney .c 5.00 U.S open golf c 6.30 T B A e 7.00 The beachcombers .c 7.30 Adventures of black beauty .c 8 00 Julie Andrews hour .c 9.00 Sunday at nine: "Rodeo Rider" c la face ou applaudissons à tout rompre.Comme le fait justement remarquer M.Hubert Gignoux, la querelle de "la Grande Bouffe" a été mal engagée.Au départ de ce film, il y avait une idée forte, une idée tragique.Je le notais à Cannes: la mort ne cesse de rôder autour des personnages, symbolisée sans doute par cette institutrice au sein trop accueillant, par cette "nourrice" inquiétante.Nous avions interprété la fable comme une satire de nos sociétés de consommation.Mais d'autres interprétations sont parfaitement acceptables.L’essentiel est de reconnaître qu’au-de-là de ses polissonneries “la Grande Bouffe” est un film ambitieux.• Où je me sépare des laudateurs du film c'est dans ce qu'il est advenu de cette ambition.Je persiste à croire que l'idée initiale de l’auteur a été déformée, dévoyée, par des procédés qui.contrairement à ce que pensent les “inconditionnels”, ne sont pas ceux du courage, de l’audace et de l'inspiration, mais ceux de la plus déplorable facilité.11 y a des mélodrames qui écoeurent par la façon dont ils nous tirent les larmes.Dans un tout autre registre, les moyens employés par Ferreri pour nous convaincre de notre indignité me paraissent aussi grossiers que ceux d'un mauvais mélodrame.C'est cela que je lui reproche, c'est à cause de cela - et non des coliques de Piccoli, des exercices érotiques de Mastroianni, des indigestions de Noiret, des vomissures de Tognazzi - que je trouve son film “écoeurant”.Avec ses gargouillis intestinaux et ses bruits de chasse d'eau.Ferreri scandalise à trop bon compte.Pour être vraiment "choqué", remué.bouleversé, on réclame autre chose.Que je n'ai que fugitivement trouvé dans “la Grande Bouffe.” 10.00 First person singular .c 10.30 Cf All people.c 11.00 The National .c 11.15 Nation s business.c 11.21 Montreal tonight.e 11.37 Ciné-camp: “Red Dust" (drame 1932» C F C F © 7.27 Sign-on 7.30 Hercules 8.00 Cathedral of Tomorrow , c 9.00 Oral Robert Presents.c 9.30 Crossroads.c 10.00 The Hellenic Program 10.30 Teledomenica 12.30 Continental mi mature cinema ALOUETTE: ' This is cinerama" 1.00, 3.45 6.15.9.00, ANJOU: Le Flingueur" sam., dim.2 00 - 6.00 - 9.55."Le retour de Sabata" sar.4j00, 8.00.Dim.: 12.15,4.0(k8.00.ARLEQUIN: Douze salopards" 12.20.4.25.8.35 et "Le jour des Apaches" 2.45,7.00 ATWATER: (Cinéma U) "Une belle fille comme moi" 1.30,3.30,5.30.7.30,9.30.ATWATER: (Cinéma I) "The day of the Jackal" " 1.30, 4.20, 7.00,9.30.AVENUE: "Warm december" 12.30, 2.15, 4 00,5.45, 7.30,9.15.BEAVER: Wendy's pleasure palace" 12.00.1.30, 3 15,5.00,6.45.8.30,10.15.BERR1: La mam de fer 2.20 , 6 00 , 9.45, “Leconvoi sauvage"' 12.35,4.15, 8 00 BIJOU: Les hôtesses de l'air" 12.00, 3 36, 6.32, 9 48 et "Camp spécial no 7” 1.45, 5 02 8 18 BONAVENTURE: "Sexual inadequacies" 12.00.1.25.3.00.4.35.6.10, 7.45,9.20.CANADIEN: Caresses intimes" 1.00, 4.00, 7.00, 10.05 et "Sexy baby" 2.25, 5.25, 8.30.CAPITOL: "Chiness boxer" 12.55, 3.00, 5.10,7.30,9.40.CHAMPLAIN: "Jerimiah Johnson" 220, 6.05, 9.50 et "La chatelaine et ses truands" 12.30,4.15, 8.00.CHATEAU: "L'homme aux mains d’acier" 2.50, 6.05, 9.30 et "Les cocus’" 1.15 , 4 25.745 CHEVALIER: Kamouraska" 11.55, 2.18, 4)21,6.58,9.21.CINEMA 7e ART: "Le lien" 1.00, 4.45, 8.00 et LesTroyennes" 2.55,6.00,10.00 CINEMA COTE-DES-NEIGES: .Cinéma 0) Cabaret" 1.35,4.00,6.26, 8.50.CINEMA COTE-DES-NEIGES: (Cinéma I) “Love and pain" 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00 CINEMA DE PARIS: "Quiet days in Clichy" 12.00.2,00,4.00,6.00,8.00.10.00 CINEMA V: “Heat" 7.30, 9 30 Dim.: 1.30, 3i3ü, 5.30, 7.30,9.30.CREMAZIE: Dernier Tango à Paris".DAUPHIN: (Salle Renoir».Grange mécanique" 1.45, 4.10, 7.00, 9 30 (Salle Mc- Laren): "Il était une fois dans l'Ouest" sam : 3.00, 6.00.9.00.Dim : 2 00, 5 00, 8.00 ELECTRA: "L'homme aux mains d’acier" 1.05, 4 30, 7.50 et Les cocus" 2 45 6 10, 9i30.ELYSEE: (Salle Eisenstein) “Le charme discret de la bourgeoise (Salle Resnais) ’ Le grand blond avec une chaussure noire" 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9 3 0 (pour les deux salles).FESTIVAL: Weed-end d'un champion" 1)30,3.30,5.30,7.30,9 30 FLEUR DE LYS: Moi y en a vouloir des sous" 12.00,2.00, 4.00,6.00.8 00, 10.00 IMPERIAL: Karato the hand of death" 12.45.2.25,4 35,6.50.9 05 JEAN-TALON: "Les Chariots font l Espa-gne" 1.00, 4.35, 8.05 et "Sissi face à son destin" 2.35, 6.10,9.45.KENT: Encounter with the unknow" 100.3j50, 6 40.9 40 et Two women in gold" 2 20.5.10,8.10.LOEWS: "Godson" 11 00, 1 00, 3.00, 5 00.7 00,9 00 LUCERNE: "Fuzz" dim 3.00.6.15, 9 40 “Magmficient seven ride" 6.15.Dim.: 1.15,4.35,7.50.MAISONNEUVE: Voir Jean Talon M KRCIER: Le Parrain" 1.30, 4 45.8.15.MIDI-MINUIT: Salon de massage" et Les jeux d'amour chez les jeunes filles MONKI*AND: Poseidon adventure 2.15, 6 00,9 45 et " Hot Rock" 12.30,4.10,8 0 0 OUTREMONT: Sam "Play it as it lays" 7 00 Diary of a mad Housewife" 9 30 You'll like my mother" 12.00 pm Dim : Ide-Paul 300, rue King Est Sherbrooke, Qué.JIG 1B1 3°- 4°.5°- avant /• 3 juillet 1973. 9 m informations sportives Le Devoir, samedi 1 6 juin 1 973 • 27 Jocelyne Boutasse joue un 68 de rêve et prend la tête par François Lemenu Ignorant autant le froid que les 2,000 spectateurs massés autour d'elle, Jocelyne Bou-rassa, de Shawinigan, a inscrit un pointage que ses plus ardents admirateurs n'osaient espérer.Attaquant chaque trou avec détermination, Jocelyne Bourassa a joué 68, cinq coups sous la normale, et elle s'est hissée en tête à l'issue de la première ronde du championnat “La Canadienne” disputée hier sur le parcours Maisonneuve du club de golf Ville-de-Montréal.Heureuse d'avoir réussi le deuxième meilleur pointage de sa carrière au circuit de la LPGA, Jocelyne a expliqué que quatre facteurs avaient contribué à son succès."Les nombreux surveillants ont accompli un travail fantastique et ils m'ont permis de me concentrer sur chaque coup”, a confié Jocelyne.Ses huit oiseaux confir- ment en effet que la golfeuse de Shawinigan a su faire le vide autour d'elle, si bien que ce n’est qu’au 18e tertre qu’elle s'est rendu compte de la foule qui épiait chacun de ses coups.“Mon cadet m'a tenu sur le terrain puisque après le premier trou, j'étais sur le 9e nuage.Il m’a ramené sur terre, fi ne s’est pas trompé quant aux distances et il a calculé le vent à la perfection."La foule a été fantastique même si plusieurs spectateurs n’étaient pas tellement familiers avec le golf.Les gens m’ont permis de me concentrer.Ils ont été formidables.‘‘Enfin les préposés au terrain ont accompli de l’excellent travail".Jocelyne a été particulièrement brillante sur les verts puisqu’elle n’eut besoin que de 27 coups roulés.Après avoir joué la nor- male sur les neuf premiers trous, Jocelyne a réussi six oiseaux sur les neuf derniers trous.Elle a d’ailleurs ravi les spectateurs en inscrivant Quatre oiseaux sur les quatre erniers trous.Jocelyne estamera donc la tournée d'aujourd’hui avec une priorité de deux coups sur les Américaines Renée Powell et Mary Homer qui ont joué 70, trois coups sous la normale.Renée Powell, l’unique Noire au circuit de la LPGA, en a surpris plusieurs puisque ses exploits antérieurs ont été rarissimes.A sa 7e année chez les professionnelles, Mlle Powell n'a jamais aspiré aux grands honneurs.Son plus intéressant classement fut une 4e place au tournoi Lady Errol 1 an dernier.Toutefois elle a remporté un tournoi au circuit australien plus tôt cette saison et cette victoire semble lui avoir donné la confiance qui lui manquait.A l'instar des autres golfeuses, Mlle Powell n’a guere apprécié le temps froid.“C’est un temps beaucoup plus propice au football qu'au Les meneuses Voici le classement ronde de l'omnium de dienne! Jocelyne Bourassa Renee Powell Mary Horner Betsy Rawls Sandra Haynie Judy Rankin Carol! Mann Ecko Nakamura Signa Hudson Suzy Berning Sherry Wilder JoAnn Prentice Gerda Boykin Bonnie Bryant Sandra Palmer Kathy Ahern Jane Blalock Debbie Austin Joyce Kazmierski après la 1ère golf La Cana- 36-32-68 36 34 - 70 34- 36 - 70 35- 36-71 34-37 - 71 36- 35 - 71 36-35 - 71 34- 37 - 71 35- 37 - 72 36- 36 - 72 35-38 - 73 37- 36 - 73 37-36 - 73 35-38 - 73 37- 37-74 35-38 - 74 38- 36 - 74 38-36 - 74 38-36 - 74 golf, a-t-elle confié.Mais si le froid me permet de bien jouer, alors vive le froid!" Dix concurrentes ont fait mieux que la normale (73), ce qui est intéressant si l’on tient compte du froid qui a sévi hier.Parmi celles-ci, Betsy Rawls, Sandra Haynie, Judy Rankin, Carol Mann et Ecko Nakamura ont inscrit des comptes de 71.Par ailleurs d'autres golfeuses ont connu une journée plus difficile dont l'excellente Kathy Whitworth dont le pointage de 75 la place à sept coups de la tête.D'autre part Jane Blalock et Kathy Ahem n ont pu faire mieux que 74.Ces trois golfeuses sont toutefois loin d’avoir abandonné puisqu'elles ont démontré par le passé qu elles pouvaient effacer rapidement un retard, si important soit-il.La Californienne Diane Patterson a réuss’ hier un trou d'un coup au lie trou d'une longueur de 150 verges.Ce coup, accompli à l'aide d'un fer-4 ne lui a pas toutefois permis d’effacer des erreurs ultérieures alors quelle a inscrit un pointage de 36-41-77.Cet as lui a néanmoins valu $500.Contrairement aux professionnels dont les rivalités transcendent la camaraderie, les golfeuses donnent l'impression d’un groupe homogène dont les succès des unes font le bonheur des autres.Ainsi toutes les golfeuses sans exception ont confié que la ronde de Jocelyne les avait ravies.Plusieurs d'entre elles comme Sandra Haynie et Sherry Wilder ont déclaré que la tension était très forte pour Jocelyne puisqu'elles-mêmes vivaient des moments similaires lorsqu'elles jouent dans leur ville natale.Jocelyne Bourassa pourra- t-elle poursuivre ses succès aujourd'hui’’ A cette question il est très difficile de répondre mais les 7,823 spectateurs présents le souhaitent ardemment.Mais quoi qu'il advienne, Jocelyne aura accompli un exploit de taille que ses deux dernières rondes ne pourront effacer.Jocelyne a donné au tournoi “La Canadienne" une dimension qui suscite déjà chez les Québécois un enthousiasme débordant.Une victoire finale ne ferait que couronner un début de tournoi exemplaire.Une autre victime, les Dodgers L'équipe Cendrillon fait encore des siennes par Jean-Luc Duguay Même le froid, même les Dodgers n ont pu avoir le meilleur sur les Expos, hier soir auparc Jarry.L équipe cendrillon de la ligue Nationale a réchauffé les coeurs, sinon les pieds, de ses 15.493 braves partisans en défaisant de justesse 4-3 les joueurs de Walter Alston qui flirtent depuis plusieurs semaines avec le 1er rang de la section Ouest.Le compte est maintenant de 7.sept victoires d'affilée que les Expos ont remportées, une de moins que leur record établi en août 1971.Et à la suite de la défaite des Cubs de Chicago, l'étonnante équipe se retrouve à 3 1/2 parties des meneurs de la section Est.Les Expos, forts de leur élan victorieux, font flèche de tout bois.Tout leur sourit.Vous vouiez un exemple?Nous sommes à la 6e manche.Ron Hunt et Ron Woods sont respectivement au 3e et au 2e but.Deux retraits, John Boccabella frappe un roulant facile vers l'arrêt-court Bill Russell.C'est déjà, dans les estrades, la course vers la bière.mais la balle fait un mauvais bond, passe par-dessus l'arrêt-court sidéré.Les Expos prennent les devants 3-1.Les Dodgers, pourtant, reviennent à la charge et égalent le compte grâce à un point en 7e et à un autre en 8e.Déjà, d'aucuns pensent aux manches supplémentaires.Mais c’était sans compter sur le 3e-but Bob Bailey qui frappe par-dessus la clôture du champ droit un lancer du lanceur de relève George Culver qui a été débité de son 4e revers.C'était le 9e coup de circuit de Bailey, qui mène l'équipe dans ce domaine, et son 3e au cours des 7 derniers matches.Pendant la même période, il a produit 7 points.Ernie McAnally.le gagnant (4-1), a lancé 8 manches et n'a accordé que 5 coups sûrs aux dangereux frappeurs des Dodgers.Il a été remplacé à la 9e par "le pompier" Mike Marshall qui, tout en protégeant une 8e victoire, a donné des frissons à une foule déjà grelottante.Avec un seul retrait et un coureur au 2e but.Marshall se mesure à Bill Russell.C’est l'affrontement de la saison entre lanceur et frappeur.Russell tient bon et frappe 10 fausses balles consécutives avant detre retiré sur un roulant au 2e but.Puis le frappeur d urgence Steve Garvey obtient un but sur balles.Dave Lopes est au marbre.Il frappe involontairement un roulant au 1er but.La victoire des Expos est enfin assurée.Au total, les Expos ont frappé 10 "es" comparativement à 6 pour les Dodgers.Ils ont laissé 9 coureurs sur les sentiers, les Dodgers 7.L'infatigable Ron Hunt s'est encore une fois illustré, obtenant 2 "es" et croisant le marbre à deux reprises John Boccabella et Ken Singleton ont aussi frappé deux fois en lieu sûr.Le lanceui partant des Dodgers, Al Downing, a accordé 6 "es" aux Expos en 6 manches et 3 points, dont un n'était pas mérité à cause d une erreur du champ gauche Von Joshua.De la même façon.les Dodgers ont compté un point qui n'a pas été débité à McAnally.Celui-ci en était quand même responsable puisque c'ést son mauvais lancer au 2e but qui a finalement permis à Willie Crawford de croiser le marbre à la 7e manche.Pour sa part.Willie Davis avait marqué à la 4e après un mauvais lancer au marbre du lanceur des Expos.DROIT AU BUT - Les Expos auront du pain sur la planche cette fin de semaine, ayant à affronter les deux meilleurs lanceurs des Dod- gers.Cet après-midi, Claude Osteen, un gaucher, dont la fiche est de 7-3, fera face à Bill Stoneman (1-2).Demain après-midi,» le droitier Don Sutton (8-4) se mesurera à Mike Torrez (3-5).Le match de cet après-midi sera télévisé aux Etats-Unis par le réseau NBC à l'émission "Game of the Week".Jim Simmons décrira la partie, accompagné de l'analyste Tony Kubek.Radio-Canada aurait normalement présenté le match mais ne pourra le faire à cause de l'Omnium de golf La Canadienne.Demain, fête des pères, les Expos donneront un rasoir Trac 11 de Gillette et une cartouche de lames jumelles à tous Marshall loue Russell les pères présents dans les estrades.D'autre part, les amateurs de baseball qui seront munis d’une caméra seront admis sur le terrain de 13hl5 à 13h45 et pourront photographier les joueurs des Expos.Aujourd'hui, c’est la journée des scouts.John Lindsay, âgé de 8 ans, de Pierre-fonds.lancera la première balle de la rencontre.Les frappeurs d’urgence des Expos ont conservé une moyenne offensive de .254 (le match d'hier n'étant pas compris) depuis le début de la saison.Ken Singleton dominait, avant le match d'hier, pour les points produits gagnants avec 4.Boots Day, qui a toujours connu beaucoup de succès en juin, avait frappé au moins un coup sûr à chacun de ses six derniers matches pour une moyenne de .458 (24-11).¦ .CLASSEMENTS SAN FRANCISCO (4) PHILADELPHIE (3> LIGUE NATIONALE Est G P Moy.Diff.CHICAGO 36 25 590 3h MONTREAL.29 25 .537 ST LOUIS 28 30 483 6Vi NEW YORK 26 29 473 7 PITTSBURGH 24 30 444 8*2 PHILADELPHIE 24 35 407 11 Ouest SAN FRANCISCO 40 25 615 LOS ANGELES 37 25 597 1W HOUSTON 35 29 .547 44 CINCINNATI 32 28 533 54 ATLANTA 27 34 443 11 SAN DIEGO 20 43 317 19 ab p es pp Bonds cd Fuentes 2b Maddox cc McCovey 1b Goodson 3b Matthews cg Spaier ac DvPader r.Bryant I.Sosa I.Harmon, fo B Wilson I.Scarce I.Total San Francisco Philadelphie E-Speier 2.4_ • ÏVii sans tarder La iTovince nttoresque 4
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