Le devoir, 25 septembre 1973, mardi 25 septembre 1973
la météo Généralement clair.Maximum prés de 65.Mercredi: nébulosité croissante et averses.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXIV - NO 221 Montréal, mardi 25 septembre 1973 15 CENTS (Bas-du-FleuveetGaspésie:20CENTS) Nouvel ajournement La rumeur d'élection retarde l'audition de l'affaire Laporte par Jean-Pierre Charbonneau Il semble assuré que la Commission d’enquête sur le crime organisé ajournera une fois de plus ses travaux ce matin pour une période encore indéterminée mais fort possiblement après les élections provinciales qui doivent être annoncées cette semaine.La semaine dernière, des sources sûres avaient permis d’apprendre que la Commission de police envisageait de reprendre ses audiences publiques par l’étude de l’affaire Laporte.En fait, il s’agirait, croit-on savoir, du seul dossier prêt à être présenté devant la Commission d’enquete.Tous les autres dossiers sont actuellement incomplets à cause de certaines difficultés d’organisation que tentent actuellement de surmonter les autorités de la Commission de police et de son service des enquêtes sur le crime organisé.Ces dossiers portent principalement sur des aspects du jeu dont l’étude n’a pas été complétée lors de la première partie des travaux de la Commission.Quant à l’affaire Laporte, les informations obtenues permettent de croire que son étude nécessitera plusieurs semaines d’audiences publiques.C’est pourquoi les autorités de la Commission de police et du SECO hésitent à se lancer immédiatement dans ce dossier.Advenant des élections provinciales le 29 octobre prochain, comme le laissent croire depuis un certain temps déjà les rumeurs dans les milieux politiques, la Commission d’enquête ne pourrait pas, semble-t-il, vider entièrement cette affaire avant le jour du scrutin.En conséquence, des pressions et des attaques politiques pourraient surgir selon que la Commission d’enquête entendrait d’abord les témoignages inculpant ou disculpant Pierre Laporte et ses organisateurs politiques.On se rappelle qu’à la suite des révélations du Parti québécois et du DEVOIR, le .gouvernement Bourassa avait décidé de confier à la Commission de police l’étude des relations de Tex-ministre du Travail et de l’Immigration et de ses amis et organisateurs politiques, MM.René Gagnon et Jean-Jacques Côté, avec des présumés leaders de la Mafia montréalaise.Selon au moins une vingtaine de rapports de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada, plusieurs rencontres auraient eu lieu entre MM.Laporte, Gagnon Côté et MM.Nicola Di lorio, le bras droit de Vic-Cotroni, et Krank D’Asti, l’associé de Di lorio.Il est notamment question dans ces nombreux rapports policiers de contributions financières de certains présumés dirigeants de la Mafia locale à la caisse électorale de Pierre Laporte, tant pour sa campagne à la chefferie du Parti libéral que pour les élections pro- vinciales d’avril 1970.En n’abordant pas l’affaire Laporte durant la campagne électorale, la Commission de police veut éviter, a-t-on appris, que les partis politiques en lice puissent se faire du capital politique en se basant sur une preuve incomplète, étant donné que lors du scrutin, le dossier Laporte n’aurait pas été entièrement épluché.D’autre part, certaines personnes font remarquer qu’il existe aux Etats-Unis une coutume voulant que pendant les campagnes électorales, les commissions d’enquête ne siègent pas.Naturellement, le cas de l’enquete de la Commission de police du Québec est quelque peu different puisque cet organisme n’a en principe aucun lien avec le pouvoir politique et que l’enquête sur le crime organisé au Québec n’est pas une enquête parlementaire.Quoiqu’il en soit, les autorités de la Commission de police et du Service des enquêtes sur le crime organisé doivent se réunir à nouveau ce matin avant la $100,000 pour l’UN?Dupuis nie vigoureusement les affirmations du Soleil M.Yvon Dupuis a vigoureusement démenti hier les affirmation du quotidien Le Soleil suivant lesquelles des organisateurs de l’Union nationale lui auraient versé $100,000 pour l’aider à financer sa campagne de leadership à la condition qu’il s’engage en retour à favoriser un regroupement de l’Union nationale et du Ralliement créditiste.Convaincu que ses adversaires ont déjà lancé contre lui une campagne de salissage, M.Dupuis invite MM.Bourassa, Lévesque et Loubier à un débat télévisé qui porterait sur le financement de sa campagne au leadership, de son parti et des autres partis politiques.Il a ajouté qu’il s’est toujours Pc bi & Yvon Dupuis prononcé ouvertement contre le regroupement des forces de l’Op- osition que recommandait M.Lou- ler.C’est une opinion qu’il a exprimée avant, pendant et après le congrès pour le choix d’un chef du Parti créditiste, en février dernier, à Québec.Il est faux de prétendre, comme l’indique Le Soleil, qu’il était le seul des quatre candidats au leadership créditiste à retenir l’hypothèse d’une alliance, précise M.Dupuis qui ajoute gu’il est aujourd’hui encore opposé à cette idée.D’après le journaliste du Soleil, M.Bernard Cleary, en qui M.Dupuis dénonce un “petit péquiste reconnu ”, M.Dupuis aurait été contraint de renoncer à sa campagne en faveur du regroupement lorsqu’il fut avéré, au congrès de février, que les véritables créditistes, notamment ses trois adversaires, MM.Bois, Roy et Samson, n’accepteraient jamais que le Parti s’engage dans cette voie.En somme, selon Le Soleil, M.Dupuis aurait accepté $100,000 pour executer une tâche que les circonstances l’auraient par la suite empêché d’accomplir.Ce qui tendait hier à conférer une certaine vraisemblance aux informations diffusées par Le Soleil, c’est surtout la déclaration de M.Loubier qui, tout en niant que les fonds de l’UN aient servi à M.Dupuis pour l’aider à conquérir la direction du Parti créditiste, a Voir page 6: Yvon Dupuis Pour pallier l'échec des prisons, plus de centres communautaires OTTAWA (d’après la CP) - Un groupe d’étude de quatre membres nommés par le gouvernement vient de recommander la mise sur pied, le plus rapidement possible, de centres communautaires de résidence pour remplacer les centres de détention et les prisons.Dans un long rapport sur les maisons de correction, les membres de ce groupe d’étude notent que le système pénitentiaire actuel est un échec puisqu’il n’assure pas à long terme la sécurité du public.Tout le système doit être repensé, disent ces spécialistes.Comme solution de rechange, ils proposent ces centres communautaires de résidence, qui pourraient être subventionnés par le gouvernement, sans tomber nécessairement sous son administration, et dans lesquels on pourrait diriger, de préférence à la prison, certains individus pour y servir une grande partie de leur sentence.Cette étude, exécutée à la demande du solliciteur général en 1972, a été réalisée par M.W.R.Outerbridge, du département de criminologie de l’université d’Ottawa, par Mme Margaret Bern son, psychologue de Toronto, M.André Thiffault, psychologue de Montréal et par un fonctionnaire du département du solliciteur général, M.E.W.Harrison.Hier, en rendant publics les résultats de cette étude, le solliciteur général, M.Warren Allmaqd, a déclaré que les gouvernements provinciaux et les agences bénévoles s occupant de réhabilita- tion seraient consultés avant que des mesures concrètes ne soient prises.Le rapport donne beaucoup de détails sur les 156 centres communautaires de détention qui existent au Canada et qui ont été visités durant la préparation de l’étude.On note par exemple que les cas cités ne représentent qu’une bien petite proportion de ce qui est fait en ce domaine.Ces centres communautaires, disent les auteurs de l’étude, avec leurs faiblesses et leurs points forts, sont une alternative très acceptable au régime pénitentiaire actuel qui est un échec tant du point de vue sécurité du public que du point de vue réhabilitation des detenus.On explique dans ce document gu’à court terme seulement les prisons donnent une certaine sécurité au public et que cette protection à court terme est assurée au détriment de la sécurité à long terme.En d’autres mots, les contribuables Voir page 6 : Les prisons reprise des audiences afin de fixer la date de l’ajournement.Cette date sera naturellement rendue publique par le président de l’enquête, le juge Rhéal Brunet.Toutefois, avant l’ajournement de ses travaux, les commissaires devront vérifier la présence des trois témoins assignés pour ce matin, MM.Solly Levine, l’associé de William Obront, Angelo Lan-zo, le bras droit de Di lorio, et Gordon Bail, un preneur au livre de carrière.Par ailleurs, les trois commissaires, les juges Rhéal Brunet et Marc Cordeau et M.Roméo Courtemanche, devront décider du sort de Gérard Fontaine, qui a été arrêté vendredi dernier en compagnie d’un évadé de l’Institut Archambault.Fontaine, que plusieurs témoins ont identifié comme un important organisateur de barbottes volantes, avait négligé de comparaître devant la Commission le 21 mars dernier bien qu’il ,ait reçu un sub poena le lui enjoignant.Hier, devant la Commission, Me Léo-René Maranda a fourni une explication inattendue pour justifier l’absence de son client.Il a expliqué que quelque temps plus tôt Fontaine avait obtenu un mandat d’habeas corpus et finalement un cautionnement en cour du banc de la reine à certaines conditions dont celle de ne pas acheter un billet d’avion, de train ou d’autobus.Or, d’expliquer Me Maranda, Fontaine a reçu, en même temps que le subpoena le $2 prévu pour les frais de déplacement d’un témoin.Mais comme Fontaine habite Saint-Léonard il n’avait pas assez de $2 pour prendre un taxi et il n'était naturellement pas question Voir page 6: L'affaire Laporte WATERGATE Howard Hunt et ses deux enfants quittent la salle d'audience du sénat où l'ancien agent de la CIA a comparu hier devant la commission Ervin sur l'affaire Watergate.(Téléphoto AP) Alors que les audiences reprennent Nixon relance la bataille judiciaire WASHINGTON (par l'AFP) - Tandis que le président Richard Nixon engageait hier une seconde bataille judiciaire pour rester seul maître des enregistrements de ses conversations portant sur le Watergate, la commission d’enquête du Sénat a levé à nouveau le voile sur les “mauvais coups” qui ont entaché le premier mandat du chef de l'Exécutif.Les avocats de M.Nixon ont demandé au juge fédéral John Sirica de rejeter la requête de la commission du sénateur Sam Ervin, qui revendique le droit d'écouter les bandes magnétiques susceptibles de contenir des éléments capitaux sur le véritable rôle du président dans l’affaire d’espionnage du siège du Parti démocrate et les tentatives consécutives d'étouffement.La seule démarche constitutionnelle à laquelle devrait se plier le président serait une action du Congrès visant à sa destitution, estiment les conseillers juridiques de M.Nixon, qui dénient à la commission du Sénat le droit d’engager des poursuites contre le chef de l'Exécutif.Et cette procédure, font valoir les avocats du président Nixon, nécessite l’action délibérée de l’ensemble du Congrès et non celle d’une simple commission sénatoriale.Le président Nixon ne conteste pas au Congrès le droit de mener des enquêtes mais cela ne signifie pas que la commission est un tribunal.La Maison Blanche est déjà engagée dans un litige parallèle avec un représentant du pouvoir exécutif, le procureur spécial Archibald Cox, qui réclame lui aussi les enregistrements.Cette dernière affaire est actuellement devant la Cour d’appel, et viendra très probablement devant la Cour suprême des Etats-Unis.Les avocats de M.Nixon voient dans la requête de la commission sénatoriale une illustration de “l’esprit conta- gieux du Watergate”, qui risquerait de mettre en cause des prérogatives “historiques” du président.Comment cette “contagion” a touché l’administration Nixon a été raconté hier par un des sept agents subalternes condamnés après le raid de juin 1972 sur le quartier général des démocrates, Howard Hunt.Pour renouer avec la “série noire” des excès électoraux et politico-policiers de certains partisans trop zé- Voir page 6 : Watergate Les enquêteurs de Mme Plumptre préparent le bilan de leurs raids La "filière chinoise" conduit à l'arrestation de deux Montréalais NEW YORK (CP et AFP) - Deux Montréalais ont été arrêtés dimanche par les agents de l’Immigration américaine au moment où ils essayaient de faire passer en fraude aux Etats-Unis onze immigrants Chinois cachés dans un camion citerne.La nouvelle a été annoncé hier à New York par un porte-parole de l’Immigration américaine qui a précisé que les deux Montréalais et les Chinois avaient été arrêtés vers 3h du matin dimanche alors qu’ils venaient de passer la frontière et qu’ils se trouvaient à quelques milles de Highgate Springs, au Vermont.Les deux Montréalais arrêtés sont Jean-Claude Saint-Pierre, 31 ans, et Roger Mercier, 33 ans.Ils ont été accuses hier à Burlington de trafic d’immigrants vers les Etats-Unis.Quant aux onze Chinois, ils ont été accusés d’entrée illégale aux E.-U.Rappelons qu’il y a une dizaine de jours, les autorités américaines avaient arrêté 18 immigrants chinois qui marchaient le long de l’autoroute no 9.Les Chinois venaient de traverser la frontière canado-américaine à Champlain, à bord d’un camion-citerne.Selon les officiers de l’Immigration américaine, les immigrants chinois étaient arrivés récemment de Hong Kong d’où ils avaient obtenu des visas de visiteurs pour le Canada.Le directeur régional de l’Immigration américaine de Burlington, M.Edward Wildblood, a déclaré que son service travaillait en étroite collaboration avec les officiers de l’Immigration canadienne, de la Gendarmerie royale et la Sûreté du Québec.Il y a actuellement à Montréal environ 30,000 Chinois, originaires pour la plupart de la colonie britannique de Hong Kong.Durant les six premiers mois de l’année en cour, près de 4,000 Chinois de Voir page 6: La "filière chinoise" OTTAWA (d’après la CP) — Les 80 enquêteurs lancés par la Commission de revision des prix des aliments à travers le Canada tout entier pour dépister les pratiques frauduleuses des épiciers, ont commencé à faire le bilan de leur travail de deux semaines.Durant cette période, les enquêteurs ont visité 1,699 magasins et ont constaté bon nombre d’irrégularités notamment dans l’étiquettage des prix.Les résultats de cette enquête seront rendus publics dans une semaine environ.Quand ces inspecteurs spéciaux ont été mis en oeuvre il y a deux semaines, après une période de formation d’une semaine, on avait craint que la publicité entourant leur travail ne mette les épiciers détaillants sur leurs gardes.Ces inquiétudes étaient sans fondement.L'enquête a permis de constater assez d’irrégularités pour prouver que les propriétaires de magasins se sont conduits comme à l’accoutumée durant cette période.On peut par conséquent prédire que ces épiciers ne profiteront pas de la fin de l’enquête pour hausser leurs prix.Cette unité spèciale d'enquête avait été créée cet été par le gouvernement, au plus fort de sa lutte contre la hausse des prix des aliments.Cette unité d'enquête sera démembrée à la fin du mois, mais elle aura alimenté Mme Beryl Plumptre pour sa lutte contre les détaillants en alimentation.La présidence de la Commission de revision des prix des aliments a exprimé à plusieurs reprises des doutes sur plusieurs pratiques louches des détaillants, par exemple le double étiquetage, des annonces trompeuses, des annonces de ventes spéciales de produits n’existant pas, des étiquetages illisibles et trompeurs.A un moment.Mme Plumptre a même déclaré que les détaillants et certains grossistes cherchaient sciemment à tromper, le consommateur par leurs pratiques.La Commission de revision songe maintenant à garder une équipe permanente d’enquêteurs pour remplacer ses 80 agents spéciaux.Voir page 6 : Les enquêteurs Washington reconnaît le Chili WASHINGTON (par l’AFP) - Les Etats-Unis ont rétabli hier leurs relations avec le Chili.L’annonce de cette prise officielle de contact par Washington avec la junte militaire qui a renversé le gouvernement marxiste et constitutionnel du président Allende a été faite à Santiago par le ministère chilien des Affaires étrangères.A Washington, le département d’Etat s'est borné a confirmer l’information.Washington a ainsi attendu exactement treize jours avant de renouer contact avec Santiago.27 pays ont déjà reconnu le nouveau gouvernement du Chili qui a pris le pouvoir le 11 septembre.Voir page 6: Washington TIRAGE: 25 VENDREDI, 21 septembre 24 Séries émises—90,000 chacune 6 Possibilité de: * 86007 24 GAGNANTS DE $5000 6007 192 GAGNANTS DE $5001 007 1944 GAGNANTS DE $100.e nmi I TIRAPF-71 contomkxro 107T 741,1 75 Bl LLETS VENDUS TIR AGE.21 septembre 1 97 J 2,954gagnants s973,050.00en prix LE PREMIER NUMÉRO COMPLET 2 6 2 8 3 3 gagne$200,000.Le deuxième numéro complet 7 4 6 7 7 6 gagne $100,000.Le troisième numéro complet 5 4 4 1 7 3 gagne $50,000.Le quatrième numéro complet 7 4 7 9 0 8 gagne $25,000.7 BILLETS SE TERMINANT PAR 6 2 8 3 3 GAGNENT $10,000.7 billets se terminant par 4 6 7 7 6 gagnent $500.7 billets se terminant par 4 4 1 7 3 gagnent $500.8 billets se terminant par 4 7 9 0 8 gagnent $500.66 BILLETS SE TERMINANT PAR 2 3 3 3 GAGNENT $2,000.67 billets se terminant par 6 7 7 6 gagnent $1 00.70 billets se terminant par 4 1 7 3 gagnent $1 00.68 billets se terminant par 7 9 0 8 gagnent $$ 00.663 BILLETS SE TERMINANT PAR 8 3 GAGNENT $400.657 billets se terminant par 7 7 6 gagnent $50.663 billets se terminant par 1 7 3 gagnent $50.667 billets se terminant par 9 0 il gagnent $50.J » t 2 • Le Devoir, mardi 25 septembre 1973 Le notaire Schmidt devra purger deux années de prison La Cour d’appel du Québec a confirmé, hier, par deux voix contre une la sentence de deux années de prison imposée en janvier dernier au notaire Jean-Paul Schmidt par un juge de la cour des Sessions de Montréal.Quant au verdict de culpabilité sur les trois chefs de détournements de fonds reçus en fideicommis (à titre de fiduciaire), la Cour d’appel le confirme unanimement.L’accusé, un notaire, aurait vers le 15 octobre 1970, utilisé environ $40,000 en fonds qu’il avait reçus “in trust’’, c’est-à-dire comme fiduciaire pour le bénéfice de tiers.La loi prévoit (article 296 du code pénal) qu’un fiduciaire ne peut pas détourner l’argent qu’il reçoit à ce titre pour des fins non autorisées par la fiducie.Or, le notaire Schmidt, selon ce que la preuve a révélé, plaçait les sommes reçues en fideicommis par des préteurs dans son compte personnel “in trust” et que ces fonds, en octobre 70, soit $14,000, $25,000 et $612, sont disparus du compte et ne sont jamais parvenus aux bénéficiaires.Sur le verdict, l’accusé avait plaidé incompétence, désordre dans ses livres, naïveté à l’égard de personnes cjui lui auraient soutiré de 1 argent et état de santé déficient.Au sujet de la sentence, il allègue qu’il a été suffisamment puni en étant rayé à vie de la Chambre des notaires, qu’il n’a aucun antécédent judiciaire, qu’il est âgé de 39 ans, père de trois enfants, et qu’il gagne maintenant un modeste salaire.Le juge Montgomery, dissident, se rend à ces arguments et soutient que la prison n’ajoute rien au bénéfice de la société dans le cas qui nous occupe.Les juges Lajoie et Gagnon maintiennent au contraire la sentence de deux années de prison que le notaire devra purger, à moins qu’il ne s’adresse à la Cour suprême, L'ÉCOLE PRIVÉE Suite de la page 5 à tous, de réaliser le mixage tant souhaité.Dans tous les plaidoyers que certains riches font de l’école démocratique, nous n’arrivons pas, facilement, à dégager parfaitement la part de bonne conscience qu’ils recherchent et celle du rêve sincère mais candide qu’ils entretiennent.Car il s'agit bien d’un rêve, d’un “voeu pieux” dont la réalisation demeure, à nos yeux, tout à fait improbable.Pour qu’un tel rêve se concrétise, il faudrait, en effet, que soit imposé, en premier lieu, un chambardement géographique complet auquel ni les pauvres ni les riches, attachés qu'ils sont à leur quartier de résidence, ne consentiraient jamais à se plier.C’est peut-être là une constatation pénible mais elle n'en est pas moins réelle.En milieu urbain surtout, les diverses classes socio-économiques habitent dans des quartiers à leur image.Les écoles polyvalentes publiques qu’on érige dans ces différents quartiers ne peuvent se révéler que sélectives par la force des choses.Une étude de M.Pierre W.Bélanger sur "Les incidences sociales de l'Ecole polyvalente”, conclut à ce sujet que: “Seule une distribution au hasard des étudiants dans les différentes écoles d'une ville abolirait les effets de la ségrégation domiciliaire.Comme environ 407c de la population du Québec vit dans les zones métropolitaines de Montréal et de Québec, les effets bénéfiques sur la stratification sociale que nous attribuions à l’école polyvalente se trouvent sensiblement diminués”.En d’autres termes, pour que l'école polyvalente publique pratique, dans les faits et à un degré relativement poussé, la grande vertu égali-tariste que ses tenants proverbiaux semblent lui attribuer, il faudrait que les citoyens de Mont-Royal et d'Ou-tremont déménagent à Saint-Henri ou à Pointe-Saint-Charles et inscrivent leurs enfants dans les mêmes écoles que les fils et les filles de ceux qui fréquentaient, de temps à autre, la “Maison du Chômeur”.Nous ne sommes pas du tout certains d’ailleurs que les déshérités recevraient à bras ouverts les nouveaux venus qui se trouveraient ainsi à jouer aux pauvres pour l’occasion.Un riche, même vêtu de haillons finit toujours par montrer l'oreille.Et nous n'avons pas de mal à imaginer, au sein de cette école idéale, deux élèves se quittant le vendredi soir, l’un pour aller à la chasse avec son père dans un club privé, l’autre pour remonter sur son triporteur et faire la livraison au service du petit épicier du coin.Aux fins de réaliser l’impossible rêve, on pourrait aussi suggérer aux riches de sortir leurs enfants de certaines écoles polyvalentes publi- ues et d’aller les inscrire ans quelques institutions privées situées au coeur même des comtés qui ont élu des candidats des tiers partis aux élections de 1970.Les fils de ces riches côtoieraient dans ces écoles, les enfants de ceux qui n’avaient plus rien à perdre et qui, malgré le mépris dont les couvraient certains intellectuels, journalistes, écrivains et chefs syndicaux, n'hésitaient pas à risquer le tout pour le tout.En somme, toute école, qu’elle soit publique ou privée, ressemble au milieu ambiant; selon le quartier ou la région qui lui sert de lieu d'implantation, elle reçoit surtout des riches ou surtout des pauvres; elle reçoit, de toute manière, des enfants québécois dont les parents reconnaissent, à des degrés divers, l’importance d’une solide formation donnée par l’école et choisissant, en conséquence, celle qui correspond à leurs aspirations, indépendamment du statut juridique (public ou privé) de cette école.Les écarts socio-économiques ne seront donc jamais éliminés par l’école même gratuite et ouverte à tous.Cette école, nous l'avons affirmé plus haut, demeurera même assez peu accessible aux "grands pauvres”.Cette situation ne disparaîtra que lorsque les “grands riches”, en plus de payer les énormes impôts que leur soutire l’Etat, — ce qui, on le voit bien, n’a pas réussi, jusqu’à présent, à corriger le mal à sa source — lorsque les “grands riches" (et qu'est-ce qu’un grand riche?) se déposséderont eux-mêmes de leur confort et distribueront leurs biens aux pauvres, comme le suggère certain texte évangélique.A condition que les pauvres acceptent les biens en question.Nous en connaissons qui les refuseraient, conscients que certains riches sont des grands pauvres qui s’ignorent, et préférant, à la richesse matérielle, des biens plus durables et plus précieux, même s’ils sont chèrement acquis: par exemple, la liberté sous toutes ses formes y compris celle de pouvoir inscrire leurs enfants dans l’institution de leur choix! COURS DE PAROLE PUBLIQUE Privé.Semi-privé.En groupe.1 ère année - Pour tout le monde 2ème année - Pour les hommes d'affaires Sème année - Pour le professionnel Sans aucune obligation RENCONTRE D'INFORMATION Les25 ou26 septembre 1973, 7h30 P.M Hôtel Sheraton Mt.Royal Salon Alpine Prospectus.- sur demande .çfV J- .( ‘¦11 / V La Société DÉMOSTHÊNE Inc ,/[.Tv u1 v ,y 1 Place Ville-Marie, Suite 2315, Montréal 113, Canada * 'j N, Tél.: (514) 866-3537 — Telex: 05-267574 La PAROLE est une force: pour l'affirmer, il faut l’affermir I ~~~~ L’avocat du Dr Morgentaler veut Reeves est renvoyé à l'Institut Pinel faire casser l’acte d’accusation par Guy Deshaies C’est par une sérié de requêtes préliminaires que le procès du Dr Morgentaler s’est ouvert, hier, et qu’il se poursuivra aujourd’hui aux assises avec une requête pour cassation pure et simple du chef d’accusation.Hier, Me Claude-Armand Sheppard a obtenu, entre autres choses, que la Couronne procède dans un seul dossier plutôt que dans les six qui constituent les actes d’accusation d’avortements illégaux portés contre le Dr Morgentaler.Il demandera que l’acte d’accusation soit cassé, mais au cas où le juge James Hu-gessen rejetterait cette requête l’avocat du Dr Morgentaler n’aura pas tout perdu.Il a en effet obtenu, hier, que le procès s’instruise en français devant un jury de langue française, et que la Couronne fournisse plus de détails à l’acte d’accusation comme le lieu précis, la date précise, le nom vrai de la soi-disant victime et le moyen employé pour réaliser l’intervention illégale.Le juge Hugessen devra aussi se prononcer sur une requête d’ajournement demandée par la défense pour les motifs qu’elle n’est pas prête à procéder, étant donné le délai relativement court entre l’arrestation du Dr Morgentaler, le 29 août dernier, et le procès.On sait que depuis deux ans le Dr Morgentaler fait face à des accusations du même genre mais les préliminaires ont toujours avorté par suite de procédures en certiorari ou en évocation prises par Me Sheppard pour contester la juridic- tion des cours des Sessions ou d’un juge seul.Vendredi dernier, le juge Melvin Rothman avait refusé de recevoir une motion de certiorari, cette fois pour contester la compétence juridique du procureur général en matière de “preferred indictment”.Il s'agit d’une procédure par laquelle le procureur général envoie un accusé directement à son procès sans passer par le stade de l’enquête préliminaire, lorsqu’il n'est plus possible de faire autrement.Plusieurs jeunes femmes, partisanes du Dr Morgentaler, ont assisté à ces austères débats en droit, hier.Une cinquantaine de personnes ont défilé en face du palais de justice pour appuyer le célèbre accusé.Jules Reeves, accusé d’avoir assassiné deux policiers en décembre 63 à Ville Saint-Laurent en compagnie de Georges Marcotte et Jean-Paul Fournel, sera soumis aux examens des psychiatres jusqu’au 17 octobre prochain, avant que l’on sache s’il est apte à subir son procès.Reeves, peu après le double assassinat, avait été la proie d’une trombose cérébrale et outre une légère paraplégie il avait été atteint d’aphasie et des troubles connexes au niveau de la parole.L’été dernier il était après 10 ans de soins, déclaré apte à subir son procès par la Commission de révision et il était transféré de l’Institut Pinel à la prison en attendant son procès.Lundi dernier, le procureur du ministère public se déclarait en désaccord avec.le ministère public qui, par le biais de la Commission, avait assigné Reeves à nrocès.Hier, le juge Ptêr Shorteno a ordonné que Reeves soit renvoyé à l’Institut Pinel, que les psychiatres tant de la défense que de la Couronne l’examinent et qu’il soit ramené le 17 octobre afin qu’à la lumière des témoignages des médecins, on décide si Reeves doit passer par le “procès spécial" devant un jury chargé de décider si oui ou non il est apte à subir son procès, ou s’il doit être déclaré immédiatement apte ou inapte.TOUJOURS Pourquoi cette question?Parce que vous vous la posez peut-être et que nous n'aimons pas laisser une question sans réponse.Eh bien, la réponse est NON.Les vins de France ne sont pas trop chers.Certains, les grands seigneurs, sont sans doute d’un prix élevé, mais justifié.Nous en reparlerons.Mais les autres, tous les autres?Le choix en est considérable et aux prix les plus abordables.Diversité étonnante Pas si étonnante, à la réflexion.La France étant le premier pays viticole du monde, il est normal ai',‘'i!e offre une gamme de vins d’u comparable richesse.En fait, ' mtail des produits et des prix -,al nulle part ailleurs.A côté ;es appellations, con- nues ei 'Ciées universellement, on trouvr, c.ans toutes les régions, des vins de pays, de coteaux, ayant chacun son caractère propre, susceptibles de satisfaire les plus exigeants.PT,'.' Vcï4* •'«•SwiHa Car, qu’ils soient grands crus ou d’origine plus modeste, il n’y a que de bons vins de France.Qualité unique au monde La primauté de la France dans le domaine de la qualité de ses vins est reconnue.Et pas seulement la qualité inimitable de ses crus les plus fameux.Ceux-là, dont la production est limitée, sont des œuvres d’art recherchées par les amateurs du monde entier.Vous les connaissez bien.Ils ont des noms glorieux.Ce sont les ornements de vos festivités.Mais qui pourrait en faire une consommation quotidienne?Heureusement, pour la joie de tous les jours, vous n’avez que l’embarras du choix.De toute façon, vous serez satisfait.Et voici pourquoi: Contrôle minutieux Un terroir incomparable et la ferveur des vignerons offrent déjà toutes garanties.Mais, ce n’est pas tout.Qu’il s’agisse de vins d’appellation d’origine contrôlée (A.O.C.) ou de vins délimités de qualité supérieure (V.D.Q.S.), tous sont l’objet d’un con- trôle sévère qui vous apportera garantie d’origine et attestation de qualité.Un vin de France pour chaque table La Société des Alcools du Québec, dans son souci de toujours satisfaire les consommateurs, propose un vaste choix de bons vins de France.Saviez-vous que bon nombre d’entre eux sont offerts à moins de trois dollars?Même aujourd'hui, en dépit de l’inflation générale et des fluctuations de la monnaie .Et cette gamme s'enrichit constamment de vins nouvellement importés.Ceux listés depuis longtemps vous sont familiers: les Bordeaux, Bordeaux Supérieurs, Entre Deux Mers, St-Emi-lion, Bourgogne, Mâcon, Beaujolais, Alsace, Côtes du Rhône, Côtes de Provence, Anjou et Jura.Mais, avez-vous lié connaissance avec les nouveaux venus: les Minervois, Corbières, Costières du Gard, Coteaux du Lube-ron, vins de Corse et autres vins dont certains sont vendus à moins de deux dollars?Ils vous réserveront d’agréables surprises.Savoir choisir, tout est là.Faites-en l’expérience.Il y a des vins de France pour toutes les bourses Le Comité Canadien des Vins de France m % r t LE DEVOIR Montréal, mardi 25 septembre 1973 a MWk «/y-Zww.-: L’église Sainte-Catherine d’Alexandrie, rue Amherst, n'était plus hier qu’un squelette.Demain, elle ne sera plus que poussière.Les paroissiens, depuis un bon moment, n’arrivaient plus à la faire vivre.Elle est morte violemment sous les coups de bélier.L’agonie avait asse?duré.En haut-lieu on s’était d’ailleurs prononcé: "l’église n’offre pas un grand intérêt artistique.(.) S’il fallait faire un choix, cette église pourrait disparaitre sans grand dommage, après la récupération de quelques pièces d’art".Non loin de là; une autre église agonise: Saint-Jacques.Les démolisseurs seront moins violents: ils laisseront debout le clocher et le mur du transept sud.Lait Le cent à répartir ira au consommateur Paiement lance 21 candidats contre Tétreault à Laval Z 'absence de greffiers perturbe les assises Les greffiers d’assises n’étaient pas présents hier devant les cours où ils étaient assignés parce qu’ils devaient témoigner devant un tribunal d’arbitrage, d’où la perturbation générale aux assises.C’est au sujet d’une suspension d’une semaine dont ils auraient été victimes il y a quelques mois pour des questions professionnelles que les greffiers ont intenté un grief à leurs employeurs de la fonction publique et le juge Bérubé, chargé d’entendre le grief, a statué hier que la présence des greffiers assignés comme témoins était nécessaire dans sa cour d’arbitrage.Pendant ce temps, aux assises, les juges du banc de la reine ont dû attendre qu’on leur envoie des greffiers mais ces substituts, aucunement familiers pour la plupart avec les procédures en matière criminelle, n’ont pu s’acquitter facilement de leurs tâches,.On ne sait pas encore si cette situation se prolongera mais il semble que le problème devrait durer puisque l’audition des parties en arbitrage pourrait se prolonger durant trois semaines.Une injonction met fin à une séquestration singulière Les cadehas et les sceaux des huissiers s’étant refermés sur deux individus privés d’électricité et de vivres, il a fallu un jugement de la Cour supérieure pour faire rouvrir les portes de la boutique de ski du Mont-Gabriel Lodge et laisser sortir les deux employés emprisonnés.Cette singulière histoire a été révélé hier par le jugement rendu vendredi dernier par le juge Kenneth Mackay faisant droit à l'injonction demandée par les propriétaires de la boutique dans le but de faire relâcher les deux employés.Jeudi dernier, par suite d’une mésentente au sujet d’un bail pour cette boutique de ski, la compagnie du Mont-Gabriel Lodge décidait de faire évincer les locataires actuels ou leurs employés et de mettre sous garde les marchandises de la boutique.Les huissiers auraient d'abord attiré un employé à l'extérieur pour lui demander de déplacer sa voiture puis, profitant de sa sorti ils auraient apposé leurs cadenas à la boutique laissant à l'intérieur un autre employé.Plus tard l'employé évincé aurait réussi à pénétrer de nouveau dans la boutique, ce que voyant les huissiers auraient décidé de couper l’électricité d'abord puis d’apposer de nouveaux cadenas sur les portes de manière que les deux employes ne puissent en ressortir.Ces deux derniers auraient passe 24 heures dans ces lieux avant que le juge Mackay n’intervienne à la demande de la compagnie Colins Inc, locataire et employeur des deux “prisonniers”.Dans sa demande d’injonction inter-locutaire pour la reprise de la boutique la compagnie locataire fait valoir qu’en juin dernier le locateur avait proposé un bail de trois ans pour des loyers annuels de $23,000 en 73, $24,000 en 74 et $25,000 en 75.Cette entente n'aurait pas été finalisée mais entre-temps Mont-Gabriel Lodge aurait reçu une meilleure offre et aurait décidé de bâcler la question par les procédures que l'on sait à l'égard de Collins Inc.Le juge Mackay ordonne que les lieux soient protégés des huissiers des “pays d'en haut” jusqu’à jeudi prochain alors que sera entendue la requête sur le fond.par Renée Rowan Aux audiences publiques qui avaient lieu hier matin aux bureaux de Montréal de la Régie des marchés agricoles du Québec, les producteurs de lait et les distributeurs se sont disputés le coût qui reste à etre réparti par la Régie, tirant chacun à soi la couverture.Mais en fin d’audience, le président de la Régie, M.Benoit Lavigne, a clairement établi que ce cent appartenait aux consommateurs.“Il n’est nullement question de partager un subside accordé aux consommateurs sur les prix du lait, et cela, ni les producteurs, ni les distributeurs ne doivent le perdre de vue”, a-t-il déclaré.Si les revendications du Conseil de l’industrie laitière et de la Fédération des producteurs de lait sont reconnues comme bien fondées, il faudra renégocier avec Ottawa.Le gouvernement fédéral accordait le 4 septembre dernier un subside de cinq cents la pinte au consommateur.Quelques jours plus tôt, le 31 août, la Régie des marchés agricoles du Québec avait conclu à la nécessité de consentir une hausse de trois cents sur les prix en cours.L’entente intervenue entre le gouvernement fédéral et le ministère québécois de l'Agriculture a permis toutefois d’accorder aux consommateurs, une réduction de quatre cents sur la pinte de lait.Cette différence entre les cinq cents garantis par les subsides fédéraux et les quatre cents de remise dans le prix du consommateur québécois, soit un cent, doit être employé par le ministère québécois de l'Agriculture pour couvrir en partie les coûts d’augmentation de la prochaine année.En désaccord avec l’entente conclue entre les ministères fédéral et provincial de l'Agriculture, la Fédération des producteurs de lait revient à la charge et demande de porter à $8.85 les cent livres de lait au lieu de $8.65 comme en a décidé la Régie.“Etant donné les circonstances et compte tenu du fait que le consommateur n’aura pas à porter une augmentation du prix du lait en pinte, votre Régie, affirme la Fédération, se doit de compléter sa décision du 31 août 1973 en modifiant les ordonnances sur le prix du lait aux producteurs et en portant ce prix à $8.85 le cent livres pour la région centrale et l’équivalent pour les autres régions, conformément à la preuve déjà fait lors de l’audience du 22 août 1973.” En présentant son plaidoyer, M.Léonard Roy, vice-président exécutif du Conseil de l’industrie laitière, a tenu à souligner que la requête du Conseil de corriger au plus tôt la situation de marasme dans laquelle se retrouvent aujourd'hui les laiteries ne résulte pas de l’entente intervenue récemment avec le gouvernement fédéral.Cela fait déjà deux ans que nous demandons à la Régie une intervention corrective, adéquate et définitive dans les plus brefs délais, a souligné M.Roy.Celui-ci a de nouveau noté que les prix de revente du lait au Québec sont déjà plus bas que partout ailleurs au Canada et en Amérique.“Pour les laiteries du Québec, payant leurs approvisionnements de lait aussi cher qu'ailleurs, mais revendant leurs produits finis trois à quatre cents meilleur marché qu'ailleurs, il sera tout à fait impossible de refiler aux consommateurs un rabais dans le prix du lait”, a affirmé le vice-président exécutif du Conseil.Le président de la Régie des marchés agricoles du Québec, M.Lavigne, a promis de rendre sa décision d’ici mercredi, au plus tard.par Jean-V.Dufresne Des cahiers de presse à couverture glacée, des collants pour les pare-brise, une élégante Xerox (louée, bien sûr), des sondages de CROP, des cassettes de film pour les Assemblées de cuisine, et 21 candidats assez jeunes, recrutés dans tout l’éventail politique d’une élite de grande banlieue.Et même un mystérieux document à reliure bleue dont le contenu ne sera dévoilé que si le maire Jacques Tétreault “persiste à fausser la vérité sur Laval”, a prévenu son adversaire à la mairie, M.Lucien Paiement, déjà membre du comité exécutif de la ville.Les élections ont lieu le 4 novembre comme dans 94 municipalités québécoises et l’aspirant donnait hier le coup d’envoi.Efficacité administrative et développement économique seront les thèmes de la nouvelle formation qui s’oppose à L’Alliance démocratique de M.Tétreault, mais ne se réclame d’aucun parti politique, si elles les comprend tous: créditistes, unionistes, libéraux et péquistes sont représentés parmi les candidats au conseil.“Je tiens à vous rappeler que nous ne formons pas un parti politique.Ceux-ci n’ont pas leur place sur la scène municipale.Les individus qui se présentent à mes côtés s’identifient aux objectifs que je vous ai décrits et s’engagent à les réaliser, déclare M.Paiement.Toutefois, ils conserveront une fois élus leur individualité.“Certes, il y a des péquistes, des libéraux, des unionistes et des créditistes dans l'équipe Paiement.Ils travaillent ensemble parce qu’ils partagent les mêmes préoccupations municipales.C’est tout ce qui m'importe”, a-t-il ajouté.Ensemble, mais aussi les uns contre les autres, puisque, quelle que soit la date des élections provinciales, celles-ci auront fatalement lieu quelques jours avant ou après les élections municipales, de sorte que les campagnes électorales chevaucheront inévitablement.Il est de commune renommée que les organisateurs et bénévoles municipaux se recoupent également dans les organisations politiques provinciales ou fédérales.par Gilles Provost Le gouvernement devrait interdire formellement la baignade dans la rivière des Prairies en raison de la “très mauvaise” qualité bactériologique de l’eau ainsi que dans la riviere des Mille-Iles où la qualité est “mauvaise”, conclut une étude sur la qualité des eaux de ces deux rivières et du lac des Deux-Montagnes.Cette étude effectuée par les services de protection de l’environnement a été rendue publique hier par le ministre des Affaires municipales et de l'environnement, M.Victor Gold-bloom.Les auteurs de l’étude affirment aussi que la charge de pollution a grandement augmenté depuis vingt ans.A leurs yeux, il est urgent de construire un collecteur unique pour les égouts qui déversent chaque jour, 129 millions de gallons d’eau sale dans la rivière des Prairies, lui apportant ainsi 60% de la matière organique qu elle véhicule.Pour sa part, M.Goldbloon a prédit u’on pourrait de nouveau se baigner ans la rivière des Prairies en 1980, uand on aura canalisé vers des usines ’épuration tous les égouts qui s’y déversent.Déjà, la communauté urbaine de Montréal a été obligée d’effectuer les travaux nécessaires avant 1981 et une ordonnance semblable pourrait être émise à l’endroit de Laval, a déclaré M.Goldbloom.Le ministre estime pourtant que cette ordonnance ne pourra être promulguée avant que les ingénieurs n’aient dressé un plan de réaménagement du réseau des égouts et prévu l'emplacement des usines d'épuration.Cette étude préliminaire prendra au moins un an, a-t-il dit.Pour revenir à l’étude, il faut admettre qu’elle comporte aussi des aspects extrêmement positifs, par exemple, on y déclare que l'eau est potable dans la plus grande partie du lac des Deux-Montagnes.Cela est surtout vrai quand on s’éloigne de l’Outaouais, à condition qu’on ne soit pas trop près du rivage.L'eau est donc potable à l’entrée des rivières des Prairies et des Mille-Iles devient pourtant impropre à la consommation après seulement deux ou trois milles Cette même étude révèle aussi que l’eau du lac des Deux-Montagnes est Pour Laval, deux campagnes simultanées posent un problème particulièrement aigu.La ville est la deuxième en importance au Québec — près de 250,000 habitants — et l’équipe Paiement affirme pouvoir compter sur 3,000 bénévoles à l’échelle de l’ile.Mais le problème pourra se poser aussi dans d’autres villes.Le 4 novembre, c’est la moitié de la population québécoise qui est appelée à se choisir un maire et des conseillers dans 94 municipalités.Et le 18 novembre, c’est la ville de Québec qui va aux urnes.Il n’est pas interdit de penser dans ces circonstances que la date anticipée du scrutin provincial, le 29 octotre, soutient toujours la rumeur, sera reportée au lendemain des élections municipales, peut-être à la mi-novembre, ce qui permettrait aux organisations d’étaler leurs allégeances.et aux électeurs de respirer un peu.Hier, en aparté, M.Paiement et d’autres candidats aussi n’ont pas caché leur inquiétude.Certes, ils ne doutent pas de la loyauté de leurs bénévoles, à quelque parti qu’ils puissent appartenir au plan provincial, mais à cause d’une campagne simultanée les groupes d’opposition municipaux devront redoubler d'efforts pour faire connaître leur programme par le truchement des mass media déjà surchargés par la propagande et l’information des grands partis.Qui plus est, la campagne provinciale cette année se trouve comprimée dans 33 jours, et on ne compte toujours que 24 heures dans une journée.D’où viennent les candidats au conseil de Laval?Sept ont déjà une expérience comme conseillers.Les autres sont des nouveaux-venus, dans la quarantaine pour la plupart, dont une femme, péquis-te, qui ne voit pas pourquoi elle s’en cacherait, Mme Jacqueline Morin; treize sont hommes d’affaires, directeurs de petites entreprises pour la plupart; quatre sont professionnels, médecin, avocat, comptable, notaire; l’un est technicien, l’autre directeur des ventes, un autre représentant médical.M.Paiement, lui, est médecin.On ne compte aucun candidat qui représente plus particulièrement les mi- chimiquement très pure et qu’elle est donc excellente pour les besoins industriels.Parmi les éléments minéraux étudiés, seul le fer dépasse parfois les normes admises.De même, dans les deux rivières, il existe de nombreux rapides qui contribuent à oxygéner l’eau.Cet oxygène permet aux microbes de digérer et d'éliminer une grande partie de la charge de pollution provenant des égouts.Cette aération très forte explique qu’on n’ait pas constaté de déficience grave en oxygène dissous; l’eau de la rivière des Prairies est même mieux oxygénée que celle de l’Outaouais.Ces aspects positifs ne doivent pas faire oublier un tableau d’ensemble extrêmement noir: plusieurs baies du lac des Deux-Montagnes sont gravement polluées et impropres à la baignade.L'eau du lac est aussi très riche en substances nutritives, au point que plusieurs espèces marines ont disparu et que l’on constate une prolifération d'algues.La vase du fond indique un degré de vieillissement avancé.Les deux rivières, elles, bénéficient d'un courant trop rapide pour que la vase puisse s’accumuler au fond comme dans le lac des Deux-Montagnes.Elles exportent simplement leur sol-lution un peu plus loin, dans le fleuve, (surtout en hiver quand l’auto-épura-tion est bloquée par la glace qui empêche l’aération de Veau).Sur le plan chimique, l’eau est d’une pureté assez médiocre parce que les égouts charrient toutes sortes de produits.Plus on s’éloigne du lac des Deux-Montagnes, plus l’eau contient d’impuretés et de particules en suspension.Elle est de plus en plus sale.Ces données indiquent qu’il est relativement facile d’épurer les deux rivières en détournant les égouts jusqu'à leur embouchure.Aussitôt, l'eau demeurerait pratiquement aussi propre que dans le lac des Deux-Montagnes.Le lac, par contre, fait face à un problème plus difficile parce que les matières organiques se sont déposées au fond.Cet engrais reste naturellement sur place, ce qui rend très difficile une amélioration de la situation.lieux populaires, ouvriers, syndicaux.A ce sujet, M.Paiement a expliqué son choix parmi les quelque 160 personnes ui, dit-il, avaient souhaité une candi-ature; essentiellement.Laval est aux prises avec des problèmes d’administration municipale, et d’une telle ampleur qu’il a cherché à constituer une équipe particulièrement versée dans ce domaine.Au reste, dit-il, dans une ville de banlieue comme Laval, l'élite est “plus rapprochée de la population que dans d’autres villes plus grandes.” “Consultez le curriculum des candidats à l’échevinage, et vous constaterez que tous sont des hommes “politisés”, sérieusement ancrés dans le milieu”, a-t-il signalé.La campagne de l'équipe Paiement entraînera des déboursés allant jusqu’à $250,000.Les candidats eux-mêmes verseront chacun $1,000, un dîner-bénéfice à $100 le couvert sera offert — on attend 600 convives — cependant que l’équipe acceptera les contributions “d’entreprises lavalloises, d’hommes d’affaires et de professionnels”.Aucun plafond, recon-nait-il, ne sera imposé aux contributions.M.Paiement s’appuie principalement sur deux olumineux dossiers pour convaincre les électeurs que le regime Tétreault ne sert plus les interets lavallois: le rapport du gouvernement de Québec, publié en juin 1973.qui confirme que les états financiers de Laval ont été “manipulés" pour camoufler un déficit considérable, et qui établit que le fardeau fiscal des citoyens est l’un des plus lourds à porter de tout le Québec: Enfin, un deuxième rapport, préparé par Me Jean-Pierre Bélisle, avocat, économiste, chargé de recherche pour la formation Paiement — c’est le “dossier manipulation” dans lequel, dit l’adversaire de Me Tétreault, “nous refaisons la preuve que le maire a tenté délibérément de tromper la population en véhiculant une image trompeuse de Laval.” Mais à une époque où les scandales politiques ne cessent de troubler les paisibles citoyens jusque dans leur sommeil, M.Paiement se veut prudent: “Nous publierons ce dossier seulement si le maire persiste à fausser les faits”, a-t-il promis en exhibant le rapport à couverture bleue, qui fait un bon deux pouces d'épaisseur.“Je le dis franchement, nous voulons entreprendre une campagne électorale qui soit positive et progressive.Il nous importe davantage de corriger les déficiences municipales dès que nous aurons été élus.Nous désirons apporter du sérieux, des techniques nouvelles et de la planification à l’administration.Nous voulons baisser les taxes en additionnant les chiffres.pas en additionnant les mots”.Le programme précise de l’équipe sera rendu public dans quelques jours, pour des raisons évidentes de stratégie.La campagne, en tous cas, s'annonce intéressante pour les 140,000 personnes habiles à voter, qui avaient exprimé leur droit de vote dans l'ordre de 69% durant la campagne de 1969.Si l’on se fie au sondage réalisé en mai dernier par le Centre de recherche sur l’opinion publique (CROP), la majorité des citoyens de Laval “veulent changer” Voir page 6 : Laval ¦ aujourd'hui A 10630, une délégation de Sainte-Scholastique rencontre le ministre fédéral des Travaux publics, M Dubé, tandis que 300 personnes vont manifester sur la colline parlementaire contre le sort fait aux expropriés.• A 10630, M.Georges Tremblay, responsable de l'Office des autoroutes, inaugure le premier Centre québécois de perfectionnement des conducteurs, au 9155 est, bout Métropolitain à Anjou.• A 12630.conférence de M.Francis Cordeau à la Société d'études et de conférence, au Ritz-Carlton.Sujet: “La navigation sur le Niger".• A 15630, séminaire de l'Institut‘d’histoire et de sociopolitique des sciences au Pavillon des sciences sociales de l'Université de Montréal (salle C-51491 Sujet les rapports Lamontagne et la politique des sciences au Canada • A 196, conférence de M Razeq Faraj sur les événements survenus en Jordanie en 1970, au 755 Roy.Montréal.• A 19630, assemblée d’information du Syndicat national des chauffeurs de taxi de la CUM, au Plateau, sur les règlements 4 et 6 du bill 23 • A 206, rencontre d'hommes séparés ou divorcés, au 740, Ste-Fov, Longueuil, organisée par DIV-O-SEP.• A 206, soirée d'information du YWCA sur “les aliments', au 1355, boul.Dorchester.• A 20630, convention du Parti créditiste du Québec dans le comté de Drummond, à l'hôtel Manoir de Drummondville SERVICES ALIMENTAIRES HÔPITAUX-FOYERS RÉGIONAIES-CEGEPS CAFÉTÉRI AS-INDUSTRIELLES LALIBERTÉ & ASSOCIÉS Inc.ADMINISTRATEURS-CONSEILS - DIÉTÉTISTES Gestion 5450 Côte-des-Neiges Consultation 342-2658 Planification Le collecteur unique rendra la rivière des Prairies propre en 1980 (Goldbloom) VIENT DE PARAÎTRE .AUX ÉDITIONS DU JOUR MAIGRIR NATURELLEMENT par JEAN-LUC LAUZON, N.D.de la Clinique Naturiste Brunet • Comment vaincre, par des moyens naturels, ce fléau de la société de consommation: l'obésité.•T „ .• , ’ in vente partout au prix de $2.7.5 — distribué par les Messageries du Jour, 8255, rue Durocher, Montréal 303 — Tél.274-2551 EDITIONS DU J O XJ TL .Président et directeur général Jacques Hébert B 4• Le Devoir, mardi 25 septembre 1973 éditorial Cumulatif et trop gourmand Même s’il entoure le “dossier scolaire cumulatif” de mille et une précautions, le ministère de l’Education ne parvient pas à dissiper les craintes que ce projet suscite.L’inquiétude qui se fait jour présentement au sujet du dossier cumulatif n’affecte pas seulement des cercles restreints d’enseignants et ce serait parfaitement injuste que de ne pas voir les réticences qu’éprouvent à ce sujet un grand nombre de parents.• Les administrateurs scolaires n’en sont plus à leurs premiers efforts dans la cueillette de l’information.Déjà, les écoliers moins encadrés que nous étions devaient subir des tests qui nous scrutaient sous toutes les coutures et dont les résultats, sans doute, survivaient un certain temps dans le calme de filières inaccessibles.Le dossier cumulatif dont il est ici question n’est donc que le digne successeur d’une longue série de tests, formulaires, évaluations qui ont adopté depuis des années les formes les plus variées.Plus près de nous, les dossiers scolaires se sont enrichis des “stanines” qui constituaient à toutes fins utiles aussi bien une évaluation du rendement proprement scolaire de l’enfant qu’un jugement porté sur ses origines familiales.Les écoles elles-mêmes faisaient l’objet d’une évaluation grâce à l’addition des stanines accordées à leur popula-o tion scolaire.Le ministère de l’Education a jugé nécessaire de pousser plus loin encore.Le règlement rendu public le 15 août dernier prétehd que le dossier cumulatif pourra “aider au classement de l’élève”, “fournir au personnel professionnel enseignant et au personnel professionnel non-enseignant des renseignements permettant une meilleure évaluation du rendement scolaire et du développement général des élèves” et “fournir des données pour fins de recherche en éducation”.D’autres objectifs encore se relient à ceux-ci, tout en s’en rapprochant.A ce niveau, nul ne trouve à redire: chacun sait, en effet, l’importance d’une orientation judicieuse, la constante nécessité de la recherche en éducation et l'utilité d’une évaluation nuancée.Cependant, si les objectifs que se donne le reglement ne font sursauter personne, les moyens mis en oeuvre pour y parvenir suscitent beaucoup moins d’enthousiasme.Ainsi, le dossier devra, selon le nouveau règlement, durer cinquante ans.En outre, il contiendra fréquemment des éléments qui débordent largement les besoins spécifiques du monde scolaire et il permettra parfois à un nombre excessif de personnes d’y aller de jugements difficiles à vérifier.Il y a lieu de croire, enfin, qu’une fois le dossier cumulatif entré dans les moeurs, il sera relativement facile de lui faire ingurgiter des données supplémentaires.• Ces excès du dossier cumulatif méritent quand meme un examen plus attentif.La durée du dossier, par exemple, semble au premier coup d’oeil dépasser les limites du bon sens.Cependant, comment réagira l’adulte qui prétend se remettre aux cours du soir s’il apprend que son dossier académique est depuis longtemps effacé?Ne sommes-nous pas les premiers à bénéficier de la conservation des dossiers scolaires lorsqu’il nous faut présenter quelque part des attestations en règle?A vrai dire, si le dossier ne contenait que l’indispensable et demeurait véritablement secret, peut-être cette conservation nous paraîtrait plutôt une sécurité qu’un inconvénient.Le contenu du dossier cumulatif peut, toutefois, comporter des dangers plus considérables.Ainsi, les observations des ensei-gants peuvent aisément composer d’un élève un portrait très peu flatté qui le suivra des années durant.Cependant, il convient de souligner à la décharge des rédacteurs du règlement, que ces observations des enseignants, comme d’ailleurs plusieurs autres categories de renseignements, demeurent facultatives et que leur consignation ne se fait qu’avec l’accord de la direction de l’école.Il suffirait donc que les directions d’écoles et les enseignants se bornent pour un temps à ne fournir que les informations carrément exigées par le règlement pour que déjà disparaissent un certain nombre de risques.A condition de ne retenir que les renseignements exigés par le règlement et de laisser de côté les informations facultatives qui relèvent du bon plaisir des directions locales, on n’inclura donc pas dans le dossier cumulatif les observations des enseignants, les résultats des tests administrés par la commission scolaire ou l'institution privée, le rang de l’enfant dans la famille, l’occupation et la scolarité du père et de la mère, etc.Les réticences qui se manifestent actuellement, aussi bien chez les enseignants que chez les parents, suffisent, en tout cas, à inciter les commissions scolaires et les institutions privées à la plus grande prudence.Sur ce front, la CEQ a parfaitement raison d’inviter ses membres à faire une distinction très nette entre les données indispensables et les éléments facultatifs.La CEQ soulève, à l’occasion de ce débat sur le dossier cumulatif, une question plus ample encore, celle de l’évaluation.Les deux problèmes se rehent d’ailleurs de très près puisqu’une large partie du dossier cumulatif doit précisément renseigner sur les performances obtenues par l’écolier au moment de tests ou dans le cadre même de ses rendements scolaires.Les deux préoccupations s’apparentent d’autant plus que les observations qu’on souhaite obtenir des professionnels enseignants et non-enseignants constituent elles aussi des évaluations exprimées par un “plus” ou par un “moins” Toutes ces formes d’évaluation s’élaborent, semble-t-il, à partir d’un comportement jugé normal ou moyen, à partir d’une performance qui, pense-t-on, garantit la réussite aux étapes ultérieures.Est-ce que de telles évaluations respectent le souhait formulé par le Conseil supérieur de l’Education dans son AVIS au Ministère de l’Education en février dernier?On peut en douter.“L’enfant, disait le CSE, doit posséder la ' liberté de progresser au rythme qui correspond à ses capacités et selon son cheminement individuel”.Le peut-il si, constamment, les évaluations qui sont faites de son rythme et de son cheminement le confrontent avec une norme et avec une moyenne?• De façon concrète et immédiate, il convient d’assortir le règlement de précautions auxquelles aurait pensé un esprit plus respectueux des droits de l’enfant et de la personne.Non seulement il faut simplifier l’accès des parents aux dossiers scolaires, mais il faut que les dossiers cumulatifs contiennent obligatoirement tout ce que les parents et les ecoliers plus âgés voudront y ajouter à l’encontre des commentaires de la direction eu des enseignants ou à l’encontre des chiffres de l’ordinatrice.De cette manière, la défense que se donne l’individu parvic.idra aux futurs curieux au même titre que les jugements prononcés par l’administration et l'école.Dans le même esprit, il conviendra de faire une place croissante dans ces dossiers cumulatifs à l’évaluation que l’étudiant donnera de lui-même.Cette autoévaluation, dont le docteur Yves Morin faisait grand état la semaine dernière dans son bilan de la médecine chinoise, est un geste éminemment autonome.Le but de l'école n'est-il pas précisément de permettre à l’enfant de se rendre jusque-là?Laurent LAPLANTE Avant que les témoins ne soient liquidés par JEAN-CLAUDE LECLERC Le correspondant spécial du New York Times à Santiago, Marvine Howe, rapportait hier que la junte militaire avait avisé les ambassades étrangères que les citoyens chiliens cherchant refuge à l'étranger ne pourraient plus obtenir de sauf-conduit.Ainsi donc, pendant que le gouvernement militaire annonce des mesures visant à rallier les ouvriers et les paysans et à rassurer l'opinion mondiale, les plus vives inquiétudes persistent sur le sort des prisonniers politiques chiliens et celui des réfugiés latino-américains accueillis sous la présidence de Salvador Allende.Les témoins Et non sans raison.Les militaires, après plusieurs jours de pression, ont enfin permis à des journalistes étrangers de s’approcher du stade national où, suivant une première version militaire 7,000 personnes étaient détenues, et suivant une autre, militaire également, 4,000 personnes l'étaient.La junte a vivement démenti le témoignage d’un jeune couple américain, prisonnier pendant une semaine à ce stade, et qui a déclaré en débarquant à Miami, devant les caméras de la télévision américaine, avoir vu exécuter de 400 à 500 personnes.Il était impossible aux journalistes, tenus à distance de la grille du stade, d'obtenir confirmation: les personnes encore détenues là n’ont pas moins tenté de crier à la presse internationale le fait de sévices infligés aux prisonniers.Or les dénégations officielles de Santiago ne sauraient, dans ce contexte de censure, avoir plus de crédibilité que les déclarations de la junte émises le jour même du coup d’Etat.(Ce mardi 11 septembre, en effet, un communiqué de la junte indiquait à 12 heures 42 que le président Allende s’était rendu aux forces armées"; à 13 heures 50 un communique militaire annonçait a la radio que M.Allende avait été arrêté; et à 16 heures 45 un porte-parole de l'armée confirmait à la radio la mort du président.Par la suite, la junte répandit la thèse de son suicide; depuis, quelques témoins proches du défunt affirment que Salvador Allende est mort en combattant dans la Moneda en flammes).Au Ban^la Desh comme au Biafra les militaires prétendaient aussi que tout était revenu à la - normale et que les droits fondamentaux de l'homme étaient respec- tés.Point n’est besoin pour agir maintenant que soient confirmés on non les bruits persistants selon lesquels des militants de gauche, chiliens et étrangers, sont sommairement exécutés, battus à mort, ou jetés à bas d'hélicoptères.Les militaires prétendent n’abattre que les gens surpris à résister l arme à la main, aucun cadavre ne dira jamais s’il avait une arme dans les mains.La haine du gouvernement de l’Unité populaire qui anime maints officiers, depuis ceux qui s en prennent aux barbus et aux chevelus comme dans la Grèce des colonels, jusqu’à ceux qui brûlent sur la place publique des écrits socialistes pêle-mêle avec des romans étrangers aussi dangereux que ceux de Greene, à l’instar des Nazis d'avant la guerre, cette haine ne fait plus de doute, malgré les appels officiels à la réconciliation nationale.Les razzia systématiques et la chasse aux étrangers — boucs émissaires du chaos ancien et nouveau qui règne au Chili — dénotent aussi une mentalité totalitaire dans une partie considérable des forces armées.“Pas de pitié pour les extrémistes étrangers qui sont venus tuer les Chiliens.Citoyens, courez les dénoncer au poste de police le plus proche,” lançait la junte dans tout le pays dès le jour du coup d’Etat.C’est ainsi que même des étudiants américains, pris avec des coupures de recherches sociales, ont été aveuglément faits prisonniers.C’est ainsi que la presse chilienne, hier démocratique.publie maintenant des listes de suspects à rechercher, et à dénoncer aux autorités.Dans les années 1930 C’est avec raison que les Européens, plus encore que les Nord-Américains.évoquent le drame de l’Espagne républicaine au moment où les militaires écrasent la démocratie chilienne.Ce n’est pas seulement la vie et la liberté de quelques adversaires politiques qui sont liquidés dans ce petit pays de l’Amérique du sud, mais, plus fondamentalement, la vie et la liberté d’un nombre plus grand qu’on pense de gens et de peuples qui voient maintenant de quel secours le monde “libre" leur est aujourd'hui — comme à Munich hier.Comme au temps des interventions de l'Italie fasciste et de l’Allemagne nazie dans la guerre civile espagno- le, ce n’est pas d’un drame “local” u'il s'agit, mais d’une tragédie qui, éborde largement le Chili.Comme à Guernica, ce n’est probablement pas une époque qui finit mais une é-poque qui commence, terrible et d’autant plus qu’on reste encore bien aveugle à son sujet.Les autodafés de livres socialistes et la chasse aux éléments “anti-nationaux” n’avaient pas soulevé l’indignation mondiale dans les années 30.On sait la suite.Les mêmes actes sont gros des mêmes tragédies, quarante ans plus tard, dans le Chili des généraux.Les officiers qui ordonnent de tuer et de brûler, les soldats qui exécutent leurs ordres, tout cela est de la graine de Nuremberg.La maladie fasciste n'a pas été extirpée en 1945.D’Europe, elle s’est répandue en Amérique, au sud beam coup mais aussi au nord, avec une rapidité et une profondeur dont les éruptions du Watergate et du Chili ne sont que les plus spectaculaires.Et aujourd'hui comme alors, les militaires comptent d’abord sur la passivité des gouvernements étrangers et la somnolence qui guette l’opinion mondiale pour soumettre à la terreur une nouvelle dépouille de la démocratie.Il est urgent que le Canada offre publiquement l’asile politique aux réfugiés latino-américains ainsi qu’aux prisonniers politiques chiliens.Un certain nombre d’entre eux, devenus des témoins gênants, sont dans un péril extrême, car ils peuvent être fusillés "une arme à la main” ou dans une “tentative d’évasion” suivant un scénario classique dans semblables circonstances.Il faut briser l’emmurement de silence que la junte voudrait établir autour de leur sort en attendant ¦ la parole du jour Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je ne sais pas aimer, je ne suis qu'un instrument à percussion, une cymbale retentissante.Quand j'aurais le don de prophétiser et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais une foi à transporter les montagnes, si je ne sais pas aimer, je ne suis rien.Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes et que je me jetterais dans le feu pour les autres, si ce n'est pas en aimant que je le fais, tout cela ne me sert de rien.Aimer, c’est patienter.Aimer, c'est servir.Quand on aime, on n'envie pas, quand on aime, on ne fanfaronne pas et on ne s'estime pas supérieur.on ne fait rien d'inconvenant, on ne cherche pas un intérêt personnel, on ne s’irrite pas, on ne garde pas rancune, on ne se réjouit pas de l’injustice, mais on met sa joie dans la vérité On excuse tout, on croit tout, on espère tout, on supporte tout.Aimer ne passera jamais Les prophéties disparaîtront, les langues se tairont, la science cessera.Pour le moment, on croit, on espère et on aime, mais la plus grande cnose des trois, c’est d'aimer.1 Corinthiens 13, 1-13 (vers Pâques de l’an 57 après J.-C.).de disposer d’eux dans le secret et à l’abri de l’opinion mondiale.Le Canada doit leur offrir un asile au moins transitoire.Tous ne pourront ni ne voudront nécessairement se prévaloir d’une ouverture canadienne, mais il importe que ceux qui en ont besoin puissent trouver refuge ici pour eux et leurs familles, rapidement et facilement.Dans un pays comme le Canada, qui a reçu tellement d’émigrants fuyant la férule militaire, il serait dégradant que rien ne soit fait pour arracher à leur sort les détenus encore vivants et ceux qui, dans les jours qui viennent, vont tomber aux mains de la junte.Suivant une source bien informée, l’ambassade canadienne à Santiago s’inquiétait davantage de la reconnaissance de la junte, au lendemain du coup d’Etat, que du sort des partisans du gouvernement élu du président Salvador Allende.Une telle attitude ne doit pas prévaloir à Ottawa.De fait, le gouvernement fédéral a retardé la reconnaissance du régime militaire du général Pinochet.Mais il semble n’avoir encore rien trouvé de concret pour les militants traqués du président renversé.Il faut offrir publiquement de recevoir des réfugiés chiliens et latino-américains au Canada afin qu’il soit clair, aux yeux des citoyens d’ici comme des Chliens, que si rien n’est fait pour ces gens-là, ce ne saurait être par refus du gouvernement d’Ottawa ni par complications administratives ou politiques imputables aux autorités fédérales.Nos impôts servent à enrichir des sociétés multinationales: ils devraient en semblable tragédie, servir à sauver des vies humaines.Vous avez appris qu’il a été dit: "Tu ne tueras pas ", et quiconque tuera mérite d’être condamné par le tribunal.Moi, je vous dis: Quiconque se fait violent contre son frère mérité déjà condamnation; qui dit à son frère: ‘Idiot!” mérite déjà condamnation: qui dit a son frère: “Mécréant!” mérite déjà condamnation.Si donc, quand tu présentes ton offrande à l’autel, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel.Va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis reviens présenter ton offrande.— Matthieu 5,21-24 (vers 70 après J.-C.) Qu'as-tu donc à regarder la paille qui est dans l’oeil de ton frère?Et la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques donc pas?Comment peux-tu dire à ton frère: “Une minute, cher frère, que j’enlève la paille qui est dans ton oeil", toi qui ne vois même pas la poutre qui est dans le tien?Hypocrite, enlève donc d’abord la poutre qui est dans le tien; et ensuite tu verras un peu plus clair pour enlever la paille qui est dans l'oeil de ton frère.— Luc 6.41-42 (vers 70 après J -C.) LE DEVOIR Fond* por Henri Bouraito le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l'information' Jean Francoeur Trésorier Bernard lorocque LE DEVOIR est publie par l’Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint Sacrement, Montreal 125 II * ' < ¦' r « * imprimé par l’Impriéierie Dumont incorporée dont les ateliers ,t situes à 9130.rue Boivin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne: S35 par année, six mois: $19.A l’etranger: $40 por année; six mois: $22; trois mois $12.Editions du samedi: $10 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: 90 cents par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) ililOjAlPERI- t-CTA La grosse madame ¦ lettres au DEVOIR La presse et les dissidents en URSS M.L’ambassadeur, d’URSS au Canada Ottawa J’ai suivi avec grand intérêt l’évolution de la société soviétique depuis quelques années et j’ai constaté avec plaisir son ouverture sur le monde extérieur.Je dois cependant me rendre à l'évidence à la lueur d'événements récents, que cette ouverture officielle demeure bien artificielle et quelle ne correspond pas à une véritable liberté de mouvement des citoyens.Vous êtes sans doute au courant des événements qui se sont déroulés à l'automne 1970 au Québec, événements qualifiés depuis de "Crise d’octobre Au cours de cette période l'attitude des gouvernements tant fédéral que provincial a eu ses apologistes comme ses détracteurs.J’irais même jusqu’à dire que les journaux ont véhiculé plus de critiques que de félicitations à leur endroit et, cela, dans des termes parfois très virulents.Notre société canadienne, si elle a ses bons cotés, possède aussi des défauts, comme toute société, et l'on ne se prive pas d'en parler un peu partout, à plus forte raison au cours de conferences de presse, sans risquer l'internement.Or je constate avec stupeur qu’en U.R.S.S.depuis que le savant Andrei Sakharov a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a dénoncé ce qu’il considérait être des excès de la société soviétique.les journaux russes n’ont publié que des attaques contre cet homme courageux.Voyez-vous, chez nous, au Canada, il y aurait eu au moins autant de supporteurs des critiques formulées par monsieur Sakharov que de défenseurs de la thèse officielle, et je ne puis m’empêcher de conclure que ces protestations quasi-unanimes constituent une horrible machination, un exécrable préambule visant à donner un prétexte aux autorités pour éliminer un gêneur dont le seul méfait a été de dire ouvertement le fond de sa pensée.Par cette attitude rétrograde, la presse officielle soviétique m'a fourni la meilleure preuve, non seulement de sa soumission aux thèses officielles, de sa vassalité vis-à-vis du pouvoir et de la sujétion dans laquelle le parti communiste tient la population, mais en plus, de la véracité des cris de désespoir que lancent quelques rares hommes libres comme Andrei Sakharov, Alexandre Soljenitsine et d’autres de leur trempe qui incarnent par leur abnégation la «randeur du peuple russe Claude GUERN1ER Laval, le 18 septembre 1973 Les chefs syndicaux et l'avortement Je lisais l'autre jour dans un journal une nouvelle concernant le Dr Morgenteler.Depuis quelque temps, ce médecin spécialiste des avortements prend figure de martyr et est devenu malheureusement presque une vedette nationale.Dans cet article, l’on disait qu’à la suite d’un procès qui lui était intenté, des personnalités du monde artistique et autres avaient formé un comité pour venir à la défense de ce médecin.Ce qui m’a le plus frappé dans cette nouvelle, ce fut d'apprendre que des “leaders” de différentes centrales syndicales de notre province font partie de ce comité en faveur de la légalisation de l’avortement.Qu’a donc à faire le syndicalisme dans ce domaine?Si je me souviens bien, à l’origine, le mouvement syndical a été institué pour prendre la défense des travailleurs et ce, dans leur milieu de travail.Avec le temps, et c’est fort compréhensible, il débordait les cadres de la convention collective pour étendre son champ d’action à d’autres domaines où l’ouvrier était exploité, telle la consommation.Mais que le mouvement syndical vienne se mêler du problème de l’avortement, cela me dépasse et je trouve cela tout simplement ridicule d’autant plus que ce sont des “hommes” qui ont décidé d’accorder leur appui au Dr Morgentaler sur un problème qui concerne tout spécialement les femmes.C’est bien beau de parler de la liberté de la femme, de proclamer qu elle seule a des droits sur son corps, etc.Mais dans tout cela, que fait-on de l'enfant qui a été conçu et réside dans ce corps?C’est bien un être humain qui est là puisqu’à la suite de recherches effectuées l’on a établi qu’à 18 jours le coeur humain commence à battre et à 6 semaines l'enfant commence à bouger.D’accord, l’enfant n’est pas encore visible, mais il existe et comme tout être humain il a le droit de vivre.Alors qu’un vent de folie collective semble passer sur notre population, et que l’on semble se liguer pour que la femme enceinte se débarrasse de son enfant, qui prendra la défense de ce petit être humain?Pour parler un langage syndical, je trouve malheureux que l’enfant qui est en voie de formation ne puisse clamer ses droits et se former en syndicat pour se défendre.Pour moi, cet enfant représente justement ce que le vrai syndicalisme a toujours proclamé ” comme étant l’un de ses principes fondamentaux: soit la protection de l’être faible à la merci de gens puissants et sans scrupule.Est-ce que le mouvement syndical aurait à ce point oublié ses principes de base pour souhaiter la destruction d’êtres humains?A ce moment, il y a de quoi s’interroger sur la valeur du syndicalisme actuel et des hommes qui le dirigent.Ces hommes sont-ils vraiment représentatifs des membres qui composent leur centrale?C’est à se le demander.Au lieu de vouloir à tout prix détruire une vie humaine, que l’on commence donc par poser des gestes positifs, tels une éducation a une sexualité saine chez nos jeunes et ce tant dans nos écoles que dans les familles; des renseignements très précis sur la con- traception, i.e.les différentes méthodes de régulation des naissances; que l'on forme des comités de consultation pour les couples en difficultés; que l’on fasse une épuration de toute cette saleté de films et de journaux dont nous sommes saturés et surtout, face à la fille-mère, au lieu de lui jeter la pierre, que l’on établisse des lois pour lui venir en aide en lui donnant la possibilité de garder son enfant et de l’élever décemment.Il y aurait beaucoup d’autres solutions à apporter et surtout toute une mentalité à changer.On me dira sans doute que tout ça est irréalisable, mais si chacun voulait et faisait sa petite part, on pourrait arriver à un certain résultat.Et si les syndicats, avec la puissance qui leur est reconnue, voulaient vraiment se pencher sur ce problème et y consacrer un peu de leur temps en formant des comités adéquats, ils pourraient beaucoup pour assainir la mentalité actuelle.Ce n’est pas en accordant son appui à l’avortement libre que l’on y arrivera.Et, il ne faut jamais oublier qu’en faisant oeuvre de destruction, tôt ou tard c’est soi-même et le mouvement que l’on représente que l’on détruit.En tout dernier lieu, une simple petite pensée qui peut faire réfléchir.Qui nous dit, que parmi ces foetus que l’on détruira, il n’y avait pas un futur “leader" syndical qui aurait pris la relève dans une vingtaine d’années.La réflexion est peut-être simpliste, mais elle vaut la peine que l’on s’y arrête.Aline LACOURSIERE, Shawinigan-est, le 15 septembre 1973 Le Canada et le coup d'Etat chilien M.Mitchell Sharp, ministre des Affaires extérieures Ottawa Suite aux événements tragiques de ces derniers jours au Chili, le "Front Commun" des groupes populaires de St-Hyacinthe prend acte du fait que vous avez présenté les condoléances du peuple canadien à la famille de monsieur Salvador Allende, tragiquement décédé.De plus, il désire exprimer sa consternation devant le renversement brutal de la démocratie populaire au Chili et sa solidarité avec le peuple chilien dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués par une minorité de citoyens à la solde de l’impérialisme international.Pour le Front Commun des groupes populaires de St-Hyacinthe, l’échec de l’expérience démocratique chilienne tend à prouver qu’un changement radical de la société au profit du “monde ordinaire” dans une “société juste”, ne peut se réaliser à travers un processus démocratique, mais doit nécessairement recourir à la violence.Devant cette tragique situation, qui est en partie le fruit du blocus économique imposé au Chili d’Al-lende par les puissances occidentales, nous demandons que le Canada : — s'abstienne de reconnaître le gouvernement fantoche du général Auguste Pinochet, — accorde son appui économique et militaire aux groupes de chiliens qui, résistent héroïquement à l’esclavage ou à l’extermination auquel on tente de les réduire, — facilite l’accueil aux ressortissants chiliens qui ne pourront pas continuer de vivre dans leur patrie.Nous comptons que le gouvernement du Canada saura poser les gestes qui manifestent la sincérité de ses déclarations de sympathie.Le Front Commun des groupes populaires de St-Hyacinthe, — Comité Populaire.— Conseil de Développement Social Richelieu-Yamaska — Syndicat des Fonctionnaires provinciaux - Clinique Juridique Communautaire - ACEF — L’Amorce — Mouvement des Travailleurs chrétiens — Jeunesse Ouvrière chrétienne — Comité d’Action Politique de la C.S.N.— Conseil Central des Syndicats Nationaux — Comité local SUCO Richelieu-Yamaska — Comité Régional de Solidarité — Comité Régional d'Education au Développement International St-Hyacinthe, le 17 septembre 1973 Un vieux diagnostic de l'historien Lower Dans sa livraison du jeudi 13 septembre, votre journal publait l'opinion officielle de la Chambre de commerce du district de Montréal sur le Rapport de la Commission d'enquête sur la situation de la langue française et sur les droits linguistiques au Québec (Rapport Gendron).On y trouve au paragraphe 18 un énoncé intéressant que je me permets de reproduire in extenso 181.Les francophones, se sentant vraiment chez eux, au service de l'Etat, sont portés alors à chercher la solution à tous les problèmes en intégrant toute la vie économique à l'Etat.Le déséquilibre de la sur-représentation des francophones dans l’administration pu- blique.d une part, et de la surreprésentation des anglophones dans la grande entreprise privée, d’autre part, élargit le fossé entre ces deux genres d'administrations.A la fois juge et partie dans ce débat, la Chambre, en tant que porte-parole de notre capitalisme "nationaleux”, dénonce une situation qui, si elle devait prendre l’aspect d’un mouvement irréversible, ne peut lui être que défavorable.culturellement et économiquement.D’où leur prise de position.Je ne puis m'empêcher de citer ici l’historien A.R.M.Lower qui écrivait il y a trente ans dans le Canadian Annual Historical Report: ".I can see no end to English- Canadian domination of the machinery of production in Quebec except the abandonment by the French of their attitude to life and their acceptance of ours-either that, which they will not deliberatelv make or the invocation of the power of the State to take over English enterprise and thus a slipping back into a more or less efficient paternalistic socialism, in which the intellectuals at last have all the postes they want as public factory managers." 11 y a de ces textes qui s'appellent aucun commentaire., Alain CONTANT Anjou, le 17 septembre 1973. Le Devoir, mardi 25 septembre 1973 • 5 des hommes LIBRE OPINION L'école privée n'est-elle accessible qu'aux riches?par GILLES-ANDRE GREGOIRE secrétaire-général de /'AIES • M.Grégoire est secrétaire-général de l’Association des institutions d’enseignement secondaire.L’AIES regroupe une centaine d’institutions privées et quelque 50,000 élèves.Pour éviter qu’on accuse l’association “de favoriser une conspiration du silence” devant les reproches qui lui sont souvent adressés de pratiquer une ségrégation économique et culturelle, M.Grégoire nous a fait tenir un long article exposant la position de PAIES.Nous publions aujourd’hui cette partie de l’article dans laquelle PAIES répond d l’accusation de “ségrégation économique”.Les sous-titres sont du Devoir.Les attaques contre l’enseignement privé ne constituent pas un phénomène récent; elles ne proviennent pas toujours non plus de la même source: mais elles ont ceci en commun de verser dans le constant rabâchage d’accusations qui tournent presque toujours autour de la ségrégation économique et de la ségrégation culturelle suppo-sément favorisées ou entretenues par les institutions privées.Ajoutons que chez la plupart des tenants du “hors de l’enseignement public, pas de démocratisation scolaire véritable”, on trouve toujours aussi, en regard des réalités concrètes, la même ignorance satisfaite que chez, par exemple, les délégués au congrès de la C.E.Q.en juillet dernier; et, en regard des principes, la même opposition farouche, ces principes étant imaginés, entrevus, “cuisines”, pour ainsi dire, à la sauce des applications les moins nobles auxquelles ils pourraient donner lieu.Sur la compétence, l’efficacité, la qualité des institutions privées mises en accusation, peu ou pas de jugement de valeur.On leur reproche en somme de n’accueillir que les “riches” et les “brillants”, d’avoir ainsi des clientèles privilégiées, homogènes, éloignées du mixage social et culturel si admirablement réalisé dans l’école publique.De telles idées ne sont pas du tout révélatrices des préoccupations qui animent les pères et mères de famille lorsque, comme parents ayant des enfants d’âge scolaire, ils se trouvent concernés de façon immédiate, par le choix qu’ils ont à faire de l’école (publique ou privée) qui répondra le mieux à ce qu’ils en atten- dent.Nous avons plutôt l’impression qu’elles sont uniquement fondées sur une perception sociologique de l’ecole, impression qui ne s’atténue guère — loin de là! — lorsqu’on prend connaissance des propositions mal étayées et démagogiques qu’ont adoptées les congressistes de la C.E.Q.ou qu’on lit les nombreux essais de Madame Lysiane Gagnon sur ce sujet.Une fausse piste Dans les nombreuses déclarations qu’ils émettent, les détracteurs de l’enseignement privé ne réagissent jamais, en effet, comme pères ou mères de famille.Car quoi?soyons concrets.Comment un père et une mère de famille se comportent-ils en face du système scolaire?Quelle conduite adoptent-ils lorsqu’ils ont à inscrire leurs enfants, disons dans une école secondaire?S’interrogent-ils, au fond, sur autre chose que sur la qualité même de l’école en question, telle qu’ils la perçoivent (subjectivement sans doute), sur les objectifs que poursuit cette école, sur les méthodes qu’on y utilise, en bref sur le genre de formation que leurs fils ou leurs filles y recevront?Nous accepterions, à la rigueur, qu’on puisse souhaiter voir l’école se donner, secondairement, des rôles (de type “brassage social” et “élimination du clivage intellectuel”) autre que celui de répondre premièrement aux besoins de tel ou tel enfant bien identifié et bien différencié.Mais nous maintenons que lorsqu’on interroge un parent en tant que parent sur les motifs de son choix d’une école donnée — que cette école soit publique ou privée — on ne peut pas A DÉCOUPER ET A CONSERVER - A DECO ILES SERVICES CULTURELS SOPHIE-BARAT CIVILISATIONS ORIENTALES Conférences publiques données par M.Robert Garry, professeur à l'Université de Montréal.Mercredi 26 sept.— La Civilisation Indienne 3 octobre — L'économie indienne 10 octobre —Les grands traits de l'histoire indienne, l'Inde ancienne à la période médiévale 17octobre — L'Inde musulmane, agression mongole.24 octobre — Influences européennes, marchands et missionnaires, domination britannique et indépendance 31 octobre — Religions et philosophies : Hindouisme, Bouddhisme, Islam.Yoga, Jainisme./novembre —L'art de l'Inde: Védique, Brahmanique, Bouddhique, Mulsul-man.Inscription : Mercredi 26 septembre à 7.30 N.La conférence débute à 8 H.7 conférences $ 10.00 AUDITORIUM NOTRE-DAME DE LA MERCI 555 ouest, boul.Gouin Renseignements: Mme Raoul Girard 331-3137 Mme Claude Vallerand 272-2225 Mme Jacques Despatis 331-9036 A DECOUPER ET A CONSERVER - A DECOUPER ET A CONSERVER ¦ généralement en deceler d’autres que ceux tout naturellement tournés vers le mieux-être de son propre enfant envisagé comme une créature particulière dont l’école doit, d’abord et avant tout, assurer, avec les meilleures chances de réussite, la formation la plus intégrale.Sur ce chapitre, certaines constatations, faciles à vérifier, confirment assez bien notre façon de voir.Le fait, par exemple, que certains journalistes, artistes ou syndicalistes, très féfus officiellement des écoles publiques, inscrivent leurs enfants dans des écoles privées, indique clairement que la réaction des parents, lorsqu’ils sont placés dans une situation “parentale”, ne coïncide pas toujours avec celle qu’ils manifestent sur la place publique, lorsqu’on leur demande de se prononcer “in abstracto” sur les mérites respectifs des deux types d’écoles.Toujours sur ce chapitre, M.Yvon Charbonneau ne serait sans doute pas étonné d’apprendre que les cotisants de la C.E.Q.qui envoient leurs enfants dans les institutions privées sont fort probablement plus nombreux que leurs collègues qui ont, lors de ce fameux congrès, réclamé, presque sans ambages, l’abolition desdites institutions.Ce n’est pas là, du reste, le moindre des paradoxes, car, toujours au cours de ce congrès, les mêmes délégués, après avoir virtuellement anéanti les institutions privées financées à 80% ou à 60%, ont proclamé, d’après Le Devoir du 9 juillet, “la nécessité de garderies ouvertes à tous, gratuites et contrôlées par les clients”.(les soulignés sont de nous), c’est-à-dire, pour faire bref, des garderies privées financées à 100%.Voilà bien ce qu’on appelle une “logique situationnelle”! On s’introduit dans une fausse piste, on l’aura compris, dès lors qu’on entrevoit l’école avec d’autres yeux que ceux des usagers.L’école n’est pas, en effet, un instrument de planification, ni de politisation, ni de nivellement.Elle ne doit être ni au service de la classe dominante, ni au service d’aucune autre classe.Son rôle véritable est de former des individus d’abord pour eux-mêmes, les rendant d’autant plus aptes à se montrer dynamiques et généreux dans toute situation, d’autant plus capables de contester, le cas échéant, la société qui les entoure, d’autant plus libres en somme, qu elle se donnera elle-même des objectifs exempts des dictais du pouvoir officiel ou occulte.Même si les adversaires “situationnels” feignent d’ignorer les détails de la loi 56, ils ne refuseront pas d’admettre que cette dernière est fondée, dans son application, sur la qualité des ecoles, les meilleures d’entre elles étant, en théorie du moins, largement financées et les moins bonnes se voyant même refuser la permission d’exister.A ce titre, le législateur s’est conduit logiquement puisqu’il s’est donné le pouvoir de juger Tarbre à ses fruits éventuels, en fonction des nécessités objectives du savoir et de la formation (un apprentissage adéquat de la lecture, de l’écriture, des sciences physiques et humaines, etc, joint à la lente et pénible conquête de l’autonomie personnelle, du culte du beau, du vrai, etc.) Si l’on poussait jusqu’à l’absurde l’argumentation des détracteurs de l’enseignement privé, on en arriverait à fermer d’excellentes écoles supposées sélectives et l’on en ouvrirait d’autres en leur posant pour seule et unique condition d’être ouvertes aux pauvres, aux riches et à tous les types d’intelhgence, même si de telles écoles ne rencontraient, par ailleurs, aucune des nécessités objectives dont nous parlions plus haut.Sur ce plan, le caractère public ou privé d’une école n’a, en principe, rien à voir avec l’efficacité d’une réponse aux besoins de la population scolarisable.En somme, l’excellence d’une maison d’enseignement repose sur bien d’autres critères que sur son simple statut juridique (privé ou public) ou que sur la plus ou moins grande hétérogénéité de sa clientèle.Et, pour tout dire, nous ne croyons pas qu’un père ou une mère de famille — quelles que soiat leurs idéologies — soient très portés à inscrire leurs enfants dans une école (publique ou privée) de piètre qualité, si une telle école ne leur offre, en guise d’ultime compensation, qu’une porte ouverte à la classe “dominante” ou à la classe des “travailleurs” (comme ceux de la C.E.Q.) ou mieux encore — comme l’escomptait le Rapport Parent — à toutes les classes qui composent la société.Les adversaires de l’enseignement privé ne se contenteront pas, nous le savons, d’une riposte aussi brève à leurs allégations.C’est pourquoi, même si nous croyons avoir démontré qu’ils posent mal le problème, nous nous emploierons, désormais, à faire l’analyse de leurs positions et à tenter, le plus objectivement possible, d’en vérifier le bien-fondé.Ségrégation économique?“Les écoles privées ne sont accessibles qu’aux riches”, affirment les adversaires de ces écoles.Plus subtilement encore: “le “brassage” social désiré par la réforme scolaire québécoise ne se réalisera pas à l’école privée puisque les pauvres et les riches ne s’y côtoieront jamais”.Il y aurait donc alors une espèce de ségrégation économique entretenue — sinon favorisée — par la Loi de l’Enseignement privé.Examinons soigneusement cette allégation car elle revêt, -pour l’enseignement privé, une gravité extrême.Les institutions privées, reconnues dans leur droit d’existence par le bill 56 et dont un assez grand nombre sont largement financées par l’Etat, créent-elles “en soi” la ségrégation économic|ue stigmatisée avec tant de véhémence par les antagonistes de l’enseignement prive?Je crois qu’à cette question ils n’oseraient pas, eux-mème, répondre autrement que par la négative.Il est évident, en effet, qu’aucune institution privée ne consentirait à se donner pour odieuse mission d’éliminer volontairement de sa clientèle les enfants des familles pauvres.Peut-on imaginer une institution qui s’afficherait officiellement comme étant exclusivement réservée aux enfants dont les parents jouissent d’un revenu dépassant, par exemple, $25,000 par année?C’est proprement impensable.En principe, la loi de l’enseignement privé n’a pas pour seule fin de permettre la survie (et le développement possible) des institutions qu elle régit.Elle vise aussi à rendre ces institutions le plus accessibles possible à toutes les couches de la société.D’où le financement le plus élevé de toutes celles qui présentent la plus grande qualité et qui répondent le mieux aux besoins de la population; d’où, par ailleurs, le plafonnement des frais de scolarité de manière justement à ce que ces frais assumés par les parents ne deviennent pas prohibitifs.Il nous semble cju’à ce sujet la pensée du législateur est claire et difficilement contestable.Dans la pratique, combien en coûte-t-il à un père de famille pour que son enfant puisse frequenter une institution privée de niveau secondaire?Les chiffres sont connus et l’on n’a pas le droit de les igno- rer.En 1972-73, les institutions privées déclarées d’intérêt public avaient le droit, en regard de la subvention gouvernementale prévue à l’article 14 de la loi, de charger aux parents une moyenne de $300.En 1973-74, cette moyenne atteindra peut-être $325.Nous aimerions que ces chiffres soient retenus car, dans les faits, ils se révèlent généralement des maximum.Il nous faut souligner, par ailleurs, que plusieurs institutions ont toujours exigé des frais de scolarité beaucoup moindres et que la plupart donnent de toute maniéré, à même les revenus des enseignants rehgieux, des bourses généreuses aux étudiants incapables de payer.Nous n’affirmons pas, par contre, que la loi est parfaite sur le plan du financement; nous prétendrions plutôt que d’excellentes institutions sont restées, malgré cette loi, dans une situation financière précaire que seules des acrobaties de tous ordres leur permettent de surmonter.Mais là n’est pas notre propos.Revenons à nos chiffres.Le lecteur qui a fait des études supérieures et qui a conservé sa mémoire conviendra que ces chiffres sont à peine d’un tiers plus élevés que ceux d’il y a vingt-cinq ans.D’autre part, en chiffres absolus, les salaires ont triplé sinon quadruplé depuis lors.Force est donc, sous cet angle, de reconnaître que les institutions privées de niveau secondaire sont aujourd’hui plus accessibles que jadis.Par ailleurs et au risque de passer pour simpliste, nous rappellerons que les frais de scolarité mentionnés ci-haut constituent une assez faible proportion des revenus d’une famille moyenne.Ils n’atteignent qu environ 7.5% des $4,089 d’un budget qualifié de “seuil de pauvreté” par la Commission Castonguay-Nep-veu; ils sont à peine plus élevés que les dépenses annuelles d’un fumeur régulier; ils ne rejoignent pas le quart des frais encourus par le roulement annuel moyen d’une voiture moyenne.Nous n’avons évidemment pas à dire aux familles comment dépenser leur argent, mais nous estimons qu’on ne peut pas faire à l’enseignement privé le reproche d’être inaccessible aux classes laborieuses si ces dernières préfèrent investir dans l’achat à crédit d’une T.V.couleur, dans la location d’un chalet à la campagne ou dans les courses de chevaux.C’est là bien souvent une affaire de perceptions.En 1964, MM.Marc-Adelard Tremblay et Gérald Fortin avaient remarqué, “chez les travailleurs salariés, que tous les besoins sont presque indéfiniment extensibles, à l’exception de l’alimentation et de l’instruction”.Qu’en est-il maintenant?Nous n’en savons strictement rien.Mais nous connaissons une foule de gens qui ne trouvent pas les moyens de payer $300 par année pour l’éducation d’un enfant mais qui en trouvent et bien davantage pour des futilités, le tout demeurant, répé-tons-le, tout à fait subjectif.Nous ignorons, en fait, où les opposants situent leurs petits, leurs moyens et leurs grands pauvres dans la courbe des salaires mais nous sommes portés à croire que la ségrégation économique dont ils parlent souvent ne peut s’appliquer finalement qu’aux grands pau- vres qui constituent, selon le Un rêve presque impossible rapport Castonguay-Nepveu, 20% de la population québécoise.Or, pour ces derniers, même l’école publique gratuite devient pour ainsi dire inaccessible.Ces familles n’ont même pas de quoi nourrir leurs enfants et un enfant mal nourri s’instruit très mal, même dans une école qui ne lui coûte rien.On a donc tort, à notre sens, de répandre l’idée que les institutions privées sont, dans les faits, systématiquement réservées aux riches.Nous les croyons, pour notre part, accessibles même aux “petits et aux moyens pauvres”.Mais il y a, dans les interventions des ennemis de l’enseignement privé, sur cette fameuse ségrégation économique, une autre affirmation (implicite, cette fois) qu’il nous faut aussi examiner soigneusement.Prétendre que la loi de l’enseignement privé garantira l’existence d’institutions où les pauvres et les riches ne se côtoieront jamais, c’est faire, du même coup, en suscitant une comparaison mentale automatique, l’apologie de l’école publique.Les opposants du bill 56 s’étaient d’ailleurs constitués à l’époque en un groupe appelé “Front commun pour le développement de l’enseignement public” et se faisaient fort de démontrer que l’existence d’un nombre infime d’institutions privées allait compromettre, sur ce plan, la reforme scolaire entreprise au Québec.Ainsi donc l’école publique, parce que démocratique et ouverte à tous pourrait, contrairement à l’école privée, atteindre ce généreux objectif d’un “brassage social” qui fe- rait enfin disparaitre les diverses classes économiques de notre société.Loin de nous l’idée de contester la noblesse d’un tel objectif dont nous continuons pourtant de croire qu’il n’est pas de ceux que doit se donner l’école, du moins pas directement.Pas plus d’ailleurs qu’elle ne doit se donner l’objectif inverse qui serait d’empêcher ce brassage par une sélection serrée basée sur l’origine socio-économique des élèves.Mais en utilisant une analogie à peine boiteuse, nous, serions portés à penser que, comme les grands prédicateurs du bilinguisme intégrai ont souvent été de parfaits unilingues anglais, ce sont souvent les mieux pourvus qui, animés de “frissons de riches”, se font les champions d’une école publique capable, du seul fait de son ouverture Suite à la page 2 Editions Hurtubise - HMH, 380 ouest, rue Craig, Montréal 126, 489-6381 Jean Tlarabini Marcuse et McLuhan et la nouvelle révolution mondiale Les deux penseurs en flèche du continent américain s'excluent-ils?Ou, apportent-ils les premières synthèses d'un homme nouveau?Co-édition Marne - Hurtubise HMH $4.80 11 OUVRAGES DE FËIX LECLERC AUX ÉDITIONS F!DES dans la collection: BIBLIOTHEQUE CANADIENNE-FRANÇAISE LE FOU DE ITLE LE HAMAC DANS LES VOILES MOI, MES SOULIERS LE CALEPIN D'UN FLANEUR CENT CHANSONS DIALOGUES D'HOMMES ET DE BÊTES PIEDS NUS DANS L'AUBE Chacun: $1.50 dans la collection: RlVE ET VIE ADAGIO ALLEGRO ANDANTE THÉÂTRE DE VILLAGE Chacun: $2.50 EN VENTE PARTOUT 245 est, boul.Dorchester, Montréal 1 29 Tél.: 861-9621 ¦iWI * '?• ' ' * - »• • * A Vx ' ^ # xw» we tmm*' .mm* VIENT DE PARAÎTRE AUX ÉDITIONS DU BIEN PUBLIC JOIES ET DEUILS D'UNE FAMILLE BOURGEOISE par GÉRARD PARIZEAU "Chronique d'une famille bourgeoise durant près d'un siècle, avec ses joies et ses deuils, son effort individuel et ses réalisations (.) Ce n'est pas un roman que j'ai voulu bâtir, mais un simple récit où les événements se bousculent parfois sans autre ordre apparent que la fidélité du souvenir et le désir de recréer l'atmosphère." (Préface) 356 pages, 21.5 cm.Photographies.56.00 • IN VENTE PARTOUT DISTRIBUTEUR EXCLUSIF: 245 est, boul.Dorchester, Montréal 129 Tél.861-9621 6 ?Le Devoir, mardi 25 septembre 1 973 suites de la première page ?LES ENQUETEURS Soixante-dix de ses agents sont de tout nouveaux membres de la Commission de la fonction publique qui seront mutés à d'autres agences ou ministères après le 30 septembre.Plus tard, un plus petit groupe d'enquêteurs pourra faire à peu près le même travail que la première équipe de 80 membres, pouvant profiter de l’expérience de cette derniere.On attend du rapport de cette enquête qu'il précise certaines pratioues d’étiquetage, qu'il établisse les différences régionales entre le prix de certaines denrées, les différences de prix entre les régions urbaines et les régions rurales et entre les régions à faibles revenus et les régions a revenus plus élevés.LA "FILIÈRE CHINOISE" Hong Kong ont immigré au Canada.Les Chinois constituent le quatrième groupe d'immigrants en importance qui entrent au pays.Les trois premiers étant les Britanniques, les Américains et les Portugais.Actuellement, plusieurs Chinois tentent de venir au Canada en bénéficiant de l'amnistie accordée par le gouvernement fédéral à ceux qui sont entrés au pays illégalement.L'AFFAIRE LAPORTE qu’il prenne l’autobus et enfreigne ainsi les règles que le juge Hugessen lui avait édictées.A ces arguments les procureurs de la Commission ont opposé le fait que l'ordonnance visait les billets de voyage à l’extérieur et non les transports en commun à Montréal et que, de surcroît, M.Fontaine possédait une Cadillac 1971.Me Maranda a déclaré aussi que comme son client avait déposé en cour du banc de la reine une contestation de l'autorité de la Commission il aurait été malvenu de se plier à une ordonnance de cette Commission et aurait risqué ainsi de la reconnaître tacitement à l'encontre de ces prétentions.Les juges Brunet et Cordeau et le commissaire Roméo Courtemanche se sont donné jusqu’à ce matin pour réfléchir à ces savants arguments.Entretemps, Fontaine sera gardé derrière les barreaux d’où il sera transporté cette fois par le fourgon, mis gratuitement à la disposition des bagnards.WASHINGTON Les pays d’Amérique latine qui ont précédé l’es Etats-Unis sont l’Argentine, le Brésil, le Pérou, l’Uruguay, le Paraguay, le Guatemala, le Salvador et le Nicaragua, d’après un décompte du département d'Etat Le Venezuela, Haïti, l’Equateur et Panama ont reconnu les nouvelles autorités chiliennes en même temps que les Etats-Unis.La Corée du sud et Israël, dont les ambassadeurs au Chili se sont entretenus hier soir avec le nouveau ministre des Affaires étrangères, le contre-amiral Ismael Huerta Diaz, pourraient reconnaître aujourd’hui le gouvernement militaire chilien, apprend-on de source bien informée.Cinq pays ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Chili: Cuoa, la Corée du Nord, l'Union soviétique, la RDA, et la Bulgarie.Au Chili même, la journée d’hier a été marquée par la chasse aux communistes et des perquisitions, alors qu’une délégation du Parti démocrate chrétien se préparait à partir pour une tournée d’information (voir notre dépêche, en page 9).LESPRISONS ont confié au spécialiste pénitentiaire deux tâches: la première, qu’il accomplit avec un succès mitigé, est celle de garder les prisonniers à l’écart et la seconde, gu'il peut exécuter avec moins de succès encore, est celle de réhabiliter le détenu et d’en faire un citoyen respectueux des lois.A moins de retourner à un système de correction qui écarterait le contrevenant de la société en permanence, il faut songer à une méthode de réforme qui ferait de ce contrevenant un individu socialement plus responsable de ses actes.De façon générale, les centres communautaires de détention sont plus petits que les prisons, moins éloignés de la vie quotidienne et moins coûteux à faire fonctionner que les établissements DÉCÈS Notex i.v.p.que les avis de détés doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publitation du lendemain.Le «Rmanthe: 2 à 4:30 p.m.VOISARO Roland A.Dr.A l'hôpital Ste-Justine, le 22 septembre 1973, est décédé, Dr Roland A Voisard, époux de Madeleine Leclair: père de Josée (Mme Luc Lefèbre); grand-pcre de Stéphanie II laisse egalement dans le deuil deux frères; Jean et Charles; trois soeurs, Marcelle (Mme Joseph Voisard) Juliette (Mme Gilles Thériaulti et Pauline (Mme Paul Lewis) Les funérailles auront lieu mercredi le 26 septembre Le convoi funèbre partira du Salon J R.Deslauriers Liée 5650 Chemin Côte-des-Neiges, pour se rendre à l'église St-Joseph de Ville Mont-Royal ou le service sera célébré à 10:00 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Priere de ne pas envoyer de fleurs, dons aux Fonds de recherches de l'Hôpital Ste-Justine, seraient appréciés.actuels de détention.Si les résidents de ces centres communautaires de détention sont bien choisis, la création de nouveaux centres peut se faire en général sans risque pour la communauté.Néanmoins, la question de risque ne peut être laissée de côté.Il est évident que lorsqu'un contrevenant est incarcéré, il ne peut commettre d’autres délits.Par contre, plus de 90 pour cent des detenus sont libérés et renvoyés au sein de la société après une période de deux ans, et il reste à établir s’il n’est pas plus dangereux pour la communauté de les reprendre après leur incarcération.Selon les auteurs de l’étude sur la détention, ce risque est plus grand après leur incarcération.Il est donc logique pour les auteurs de cette étude que le gouvernement mette en tète de liste de ses priorités le développement d’une alternative à la détention comme on la connaît maintenant.Au même moment, il est important de choisir comme candidats aux centres communautaires de détention les contrevenants les moins susceptibles à la violence.WATERGATE lés du président Nixon, le vénérable Sam Ervin et les six sénateurs qui l’assistent ne pouvaient avoir devant eux meilleur expert que Hunt, qui a vécu l’aventure de l’espionnage pendant vingt-et-un ans au service de la CIA, et l’a racontée en une quarantaine de romans, avant d’être lui-même pris au piège et de se retrouver en prison.Semblant ajouter une postface imprévue et amère à son oeuvre imaginative, Howard Hunt a déclaré aux sénateurs, d'une voix triste et monotone: “Je ne peux pas m’empêcher d’avoir le sentiment que le pays que j'ai servi toute ma vie et qui m a ordonné l’irruption du Watergate me punit pour avoir fait précisément ce pourquoi il m’avait entraîné et ordonne de faire".Un des anciens conseillers du président Nixon, M.Charles Colson, a été lié par Hunt au plan qui, malgré le nom prometteur de “pierre précieuse” devait conduire à des operations désastreuses pour l’administration actuelle, comme Se cambriolage du cabinet du psychiatre de Daniel Ellsberg, le responsable des fuites des “dossiers du Pentagone” sur le Vietnam, et le Watergate proprement dit.Colson a refusé de répondre aux interrogatoires de la commission, mais, malgré ses affirmations d’innocence, il est très probable qu’on reparlera encore beaucoup de lui au cours des enquêtes sur les mauvais coups” préparés contre les “ennemis de la Maison-Blanche”.Hunt, rappelant qu’il pensait avoir agi sur instruction de supérieurs hiérarchiques depuis qu’il avait été embauché à la Maison-Blanche en 1971 sur recommandation de Colson, a dit sa déception devant la tournure que les événements ont pris à ses dépens.“J’étais un espion du gouvernement des Etats-Unis”, a-t-il rappelé, ajoutant qu’il avait l’habitude, en cas de “pépin” d’être désavoué mais aussi “couvert” par ses supérieurs.Il croyait que sa participation au Watergate était “une activité autorisée dans le cadre des pouvoirs du président” et il estimait que, maigre le caractère douteux de cette opération, il remplissait “un devoir pour son pays".YVON DUPUIS toutefois reconnu que celui-ci a “effectivement reçu de l’argent des milieux politiques de l’UN.il s’agissait d une initiative de quelques organisateurs du Parti”.M.Dupuis dément les affirmations, déclarations, bruits et rumeurs à ce sujet.“Par les tactiques malhonnêtes qu’ils emploient, a-t-il dit hier soir, l’affolement des adversaires est devenu évident”.Il affirme que sa campagne au leadership “a pu coûter au maximum $20,000, et peut-être même moins de $15,000 ", et que ces fonds lui sont venus “de nombreuses souscriptions, jamais du Parti de l’Union nationale".Estimant que ses adversaires des autres partis politiques se servent du journaliste du Soleil pour le salir, M.Dupuis ajoute: “On comprendra pourquoi j’ai été dans l'obligation de dénoncer publiquement ces petits journalistes péquistes lors du congrès de février dernier.” Dans Le Soleil, M.Cleary affirme avoir puisé ses renseignements à “des sources d’information vraiment sûres ".LAVAL Suite de la page 3 Plus des deux tiers sont “insatisfaits ”, plus du tiers estiment que le développement de Laval n’est “pas très bien planifié", et presque les deux tiers affirment être “mal renseignés.parce que Laval ne donne pas d’information”.Pour les citoyens, les problèmes les plus importants sont les taxes (56%).Viennent ensuite le transport en commun (19%) et les services municipaux (11%).Prudent toujours, M.Paiement recon-nait ne pouvoir conclure qu’il s'agit là de l'opinion de la population de Laval.Nous pouvons affirmer qu’il s’agit quand même de l’opinion d’une bonne partie de la population".Mais il y a une petite inconnue dans la campagne, qui porte nom Robert R.Roy, leader du "Nouveau parti municipal de Laval”.M.Roy est le frère du député fédéral libéral de Laval.Il est aussi président régional de la fédération libérale.En créant son propre parti le 10 août "sous l’égide du libéralisme", M.Roy déplaît aux libéraux d'office, dont il emprunte quasiment l’appellation officielle et causait aussi quelques soucis aux deux adversaires, MM.Tétreault et Paiement; mais plus encore à ce dernier, qui a besoin de tous ses appuis dans une lutte qu’on prévoit déjà “serrée”.Dans son “manifeste", M.Roy apparente le libéralisme à une idéologie qui se rapproche davantage de doctrines cré-ditistes: “laisser faire, laisser passer, liberté du travail, non intervention de l'Etat en matière économique, etc.On ne lui prête aucune chance de réussite, mais l’emploi qu’il fait de l’appellation libérale risque toujours, le jour du scrutin, de créer quelque confusion, Les citoyens eux-mêmes ouvrent au conseil de Nie le débat sur l'école en milieu défavorisé par Jean-Pierre Proulx Le débat sur l’école en milieu défavorisé a débuté hier soir au Conseil scolaire de l’ile de Montréal.Il a même débuté de façon peu commune puisque les conseillers se sont tus pour écouter les principaux intéressés.Quelque 500 personnes se sont en effet massées dans l’auditorium de la polyvalente Georges-Vanier et sont venues dire aux élus ce qu’elles pensaient du sujet.On n’attendait pas autant de monde.La réunion devait avoir lieu dans une salle qui s’est avérée tout de suite être trop petite.On s’est alors transporté à la cafétéria.Mais là encore on se trouvait à l’étroit.On a finalement abouti à l’auditorium.Une idée majeure se dégage de toutes celles qui ont été exprimées hier soir: il appartient aux citoyens eux-mêmes de dire ce qu’ils veulent que soient leurs écoles.A cet égard, M.Gaston Michaud, com- missaire à la CECM, mais qui parlait à titre de simple citoyen, s’est fait le chef de file de cette "école de pensée”.“L’école défavorisée, a-t-il soutenu, c’est celle où les autres définissent ce qu’est la bonne éducation pour ceux qui la fréquentent.Le rattrapage des milieux défavorisés c’est un “truc” des gens de classe moyenne.On manifeste ainsi un mépris profond par cette notion de rattrapage.Ce qu’il faut c’est une sorte de révolution culturelle.Il faut repenser le problème à partir des valeurs du milieu et non pas à partir des valeurs des autres classes sociales.On a tendance à individualiser le problème des défavorisés.Or, c’est d’une culture dont il s’agit, qui a ses propres valeurs, ses propres comportements, ses propres schémas d’appartenance qui ne sont pas ceux des autres classes”.Le président de l’Alliance des professeurs de Montréal, M.Robert Chagnon, a contesté dans la même ligne les postulats qui ont présidé à la CECM à l Opération-Renouveau.On a essayé de définir par toute une série de paramètres objectifs ce qu’étaient les milieux défavorisés: réussite scolaire, instruction des parents, taux d’absentéisme.Or, a dit M.Chagnon, c’est fausser le problème car encore une fois on se situe par rapport à des moyennes: “On devrait d’abord se demander ce que les gens du milieu espèrent pour eux-mêmes”.Beaucoup d’enseignants sont aussi venus au micro.Ils ont dénoncé “l’absurdité” des normes administratives de toutes sortes qui les empêchent d’établir des relations vraies avec les étudiants et les parents.Plusieurs ont soumis des propo- sitions.Ainsi, on a suggéré que des animateurs puissent être engagés par les comités de parents pour assurer leur information et le regroupement des parents.On a aussi demandé que de la façon dont on a libéré des professeurs pour qu’ils se perfectionnent en anglais, on en libère d’autres afin u’ils puissent travailler en profon-eur en milieu défavorisé (avec les comités de citoyens, par exemple) pour en comprendre toutes les facettes.On a demandé que les vrais spécialistes des milieux défavorisés, i.e.ceux qui y vivent, fassent partie des organismes du conseil scolaire qui vont étudier la question.Il a été encore suggéré que les parents aient vraiment leur mot à dire dans la sélection des professeurs qui vont oeuvrer dans ce milieu, etc.L'organisateur en chef du PLQ prévoit que le scrutin sera annoncé mercredi par Pierre O'Neill Le premier ministre, M.Robert Bou-rassa annoncera mercredi après-midi des élections générales.C’est du moins ce que croit savoir pour certain, l’organisateur en chef du Parti libéral du Québec, le notaire Claude Desrosiers.Cette présomption de l’annonce d’un scrutin, le stratège des libéraux la fonde sur des indices et non sur les confidences du chef du parti.Il a affirmé hier SUMMERSIDE, I.-P.-E.(PC) - Le ministre fédéral des Transports, M.Jean Marchand, a déclaré hier à Sum-merside, dans ITle-du-Prince-Edouard, que le Canada se retirera des accords sur la marine marchande du Commonwealth et qu'il réservera la navigation côtière aux navires canadiens d’ici cinq ans.A la suite d'une journée de discussions avec les premiers ministres du Nouveau-Brunswick.de la Nouvelle-Ecosse et de ITle-du-Prince-Edouard ainsi qu'avec le ministre du Développement de Terre-Neuve.M.William Doody, M.Marchand a révélé au cours d’une conférence de presse que les représentants des provinces de l'Atlantique appuyaient cette nouvelle politique à la condition qu’on leur donne l'assurance que les industries régionales seront protégées grâce au maintien d'une navigation commerciale “appropriée et concurrentielle” sur la côte atlantique.Des garanties assureront que les coûts du transport maritime sur la côte ne seront pas désavantageux pour les provinces atlantiques, M.Marchand a précisé que ces mesures auront une envergure nationale et qu’elles s’appliqueront également à la côte ouest.“Nous allons reconnaître les droits que certains navires du Commonwealth ont acquis en vertu de leur participation à la navigation côtière au Canada avant l'adoption de cette nouvelle politique de sorte qu'ils pourront continuer de naviguer dans nos eaux pour une période allant de deux à cinq ans", a-t-il dit.Le ministre des Transports a également révélé que le gouvernement fédéral verra à prévoir une mesure permettant la navigation des navires étrangers dans le cas où les navires canadiens ne pourront pas répondre à certaines tâches spécifiques ou garantir un service identique a un coût concurrentiel.M.Marchand a de plus affirmé qu'il avait accepté la proposition des provinces voulant qu'elles aient voix au chapitre dans la règlementation garantissant la bonne marche de la navigation côtière.Afin de se retirer des accords du Commonwealth, qui ne permet qu'aux navires du Commonwealth de mouiller pour fins commerciales sur les côtes canadiennes, à l'exception des Grands Lacs, le gouvernement canadien doit donner un avis d'un an au gouvernement M la météo Une vaste zone anticyclonique recouvrait la province de Québec hier après-midi, produisant un dégagement général sur toutes les régions exception faite de l'extrême-sud des Cantons de l'Est où le dégagement se continuait très lentement.Ce temps clair demeurera avec nous mardi mais une nébulosité croissante est prévue dans l'ouest de la province mercredi avec des averses en fin de journée Une tendance vers du temps plus chaud est prévue pour les prochains jours.^ Abitibi.Fontiac-Témiscamingue: généralement clair ce soir vents du sud-est de 15 à 25 Maximum 60 à 65 Aperçu pour mercredi: nébulosité croissante avec averses dans l'après-midi et en soirée.Venteux.• Montréal, Outaouais: généralement clair.Vents du sud-est à 15 avec rafales de 25.Maximum près de 65.Aperçu pour mercredi: nébulosité croissante avec possibilité d'averses en fin de journée.Venteux • Québec, Laurentides, St-Maurice, Chi-bougamau.Nord des Cantons de l’Est: généralement clair Maximum près de 60 Aperçu pour mercredi: ensoleillé devenant nuageux en fin de journée.Venteux • Sud des Cantons de l'Est: ensoleillé.Maximum près de 60 Aperçu pour mercredi, ensoleillé devenant nuageux en fin de journée # Saguenay, Baie Comeau, Rimouski, Gas-pé.Sept-Iles: généralement clair.Maximum de 55 a 60 Aperçu pour mercredi: ensoleillé.au DEVOIR que M.Bourassa ne l'a pas officiellement prévenu de la décision qu’il rendra publique mercredi à Québec.Ceci dit, Me Desrosiers souligne que la Commission d’organisation qu’il préside a.depuis un certain temps, entrepris ses activités pré-électorales.Il ajoute que le chef du parti n’a rien fait pour freiner ou modérer l’allure de ces travaux.Aussi, il trouverait bien étonnant que l’on laisse sans rien dire tant britannique.La législation canadienne actuellement en vigueur en vertu de la Loi sur la marine marchande du Canada devra être révisée.Le journal “The Gazette” rapporte dans son édition d’hier que 103 familles anglo-catholiques habitant le territoire de la Commission scolaire catholique de Brassard ont renoncé à leur foi pour permettre à leurs enfants de fréquenter les écoles de la Commission scolaire protestante de la Rive-Sud.Le problème qui a donné lieu à cette apostasie massive est assez simple: il n'y a pas suffisamment de classes pour répondre aux besoins de la population scolaire.La commission scolaire catholique compte en fait six écoles pour 4.900 etudiants tant francophones qu’anglophones.A l’école Samuel-de-Champlain, par exemple, on compte en tout 535 élèves qui disposent en tout de 9 locaux de classe.On a “résolu” le problème en recevant un groupe le matin et l'autre l’après-midi.Cette situation dure de fait depuis l’an passé mais la commission scolaire avait promis aux parents qu’il y aurait une autre école cette année.De fait, on n'a pas pu la bâtir.Pour sa part, le président de la com- de temps et d’énergies se dépenser.Il conclut que la convocation des membres du conseil général au Club de Réforme mardi, puis des députés au Parlement mercredi, ne saurait être simplement pour annoncer la reprise de la session.Quoiqu'il arrive, le notaire Desrosiers estime que la machine électorale libérale ne sera pas prise de court et, bien au contraire, mieux préparée que les organisations des trois autres partis politiques.Il prédit une fauchée spectaculaire et prévoit même sur l'ile de Montréal des gains aux dépens du Parti québécois.Responsable de l'organisation, le notaire Desrosiers a également été chargé de rechercher de nouvelles candidatures prestigieuses susceptibles de revaloriser l image du gouvernement.A cet égard, il promet de bonnes surprise.Encore secrets, les noms de nouvelles vedettes seront vraisemblablement dé- mission scolaire de Brassard, M.Claude Chevrier renvoie la balle au ministère de l’Education: “Je sais que les gens ne me croiront pas en leur disant que je me bats pour avoir une école anglaise Mais apres tout, on a beau se battre, c’est le gouvernement qui décide.Mais ce sont les commissaires qui portent le blâme.” Parce que la population scolaire décroît un peu partout au Québec, le gouvernement ne comprend pas ce qui se passe à Brassard, poursuit le président.Pourtant une étude provinciale a montré que la population locale atteindrait 65,000 en 1980 Elle est actuellement de 33,000.“Nous avons besoin d'une nouvelle école chaque année, conclut le président".Le phénomène des apostasies pour fin scolaire est un phénomène courant.Le vice-chancelier du diocèse de Montréal, l’abbé Claude Turnel, a expliqué hier au Devoir, qu’il en recevait au moins trois ou quatre par semaines.En général, les parents qui signent des affidavits par lesquels ils renoncent à voilés avec fracas.Il s’agit d’un haut fonctionnaire, d’un universitaire et de deux hommes d’affaires.Dans l’attente de ces grands mouvements de stratégie, Me Desorisers confirme que M.François Cloutier quitte Ahuntsic pour le nouveau comté de l’Acadie et, surtout, que M.Jean Cournoyer a l'intention d’abandonner le comté de Chambly pour assurer sa ré-élection dans le comté de Robert-Baldwin où il réside depuis plusieurs années.D’autres comtés tels Marguerite-Bourgeois et Mont-Royal demeureront ouverts pour l'instant en attendant adhésion des nouvelles personnalités prestigieuses.Dans ces deux cas et dans d'autres, l'organisation du Parti libéral a cru bon de refuser, dès le départ, les militants intéressés à devenir candidats.Il n’y aura pas congrès de mise en nomination et dans ces comtés, c’est le chef du parti qui fera connaître son choix.leur foi n ont pas vraiment l’intention de quitter l’Eglise, constate en outre l'abbé Turnel.D'autre part, l’exigence que les commissions scolaires protestantes posent a cet égard apparaît juridiquement problématique.La loi de l’Instruction publique distingue clairement le système catholique du système protestant.Cela ne fait aucun doute.Sauf erreur, les commissions scolaires ne sont pas tenues de recevoir des enfants de confession différente (sauf dans le cas où sur un territoire donné, il n'y a qu’une commission scolaire) mais il n’est dit nulle part dans la loi qu'une commission peut exiger une apostasie des parents pour qu’un enfant passe d'une commission scolaire catholique a une commission scolaire protestante (ou l’inverse).D’autre part, à l’évéché dé Saint-Jean, on venait comme tout le monde d'apprendre ce qui s’est passé à Brassard.Pour le moment, a déclaré au Devoir l'abbé Jean-Guy Bissonnette, vicaire général, on essaie de comprendre la situation.Pendant la crise d'octobre Un retraité de la GRC affirme que les blindés US étaient en alerte TORONTO (D'après CP) - Le Toronto Star affirme dans son édition de samedi que les blindés américains massés à la frontière étaient prêts à envahir le Canada durant la crise d’octobre, au cas où le gouvernement du Québec aurait été incapable d’assurer la protection de la voie maritime du Saint-Laurent.Le quotidien relate dans ces termes une entrevue avec M.Leslie J.Jim Bennett, qui aurait été le directeur de toutes les opérations de contre-espionnage pour le compte de la Gendarmerie royale du Canada durant la crise de 1970.A Saint-Jean (N.-B.) où il se trouvait samedi en compagnie du premier ministre Trudeau, le ministre fédéral de l’Energie, M.Donald Macdonald, ministre de la défense à l'époque, a répondu que les affirmations du Toronto Star ne sont pas conformes aux informations qu’il possédait lui-même à ce moment là.Il eut été politiquement insensé de la part des Etats-Unis, ajoute-t-il, de se laisser aller à même songer à concentrer des forces militaires à la frontière canadienne.” Non seulement M.Bennett, aujourd'hui à la retraite et habitant Johannesbourg, en Afrique du Sud, a-t-il fait état d’un "massif déplacement de troupes", mais encore soutient-il que la défense nationale canadienne ordonna que des blindés canadiens soient mis en position devant elles, “pour sauvegarder la souveraineté nationale, si besoin était”.M.Bennett affirme en outre que la métropole canadienne fut littéralement infiltrée par les agents de la Central Intelligence Agency.De Washington, le sous-se-crétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis pour les affaires canadiennes, M.Rufus Smith, a tout démenti hier dans ces termes: “Absolument faux." “C’est d’un ridicule consommé.Je l’aurais su”, a-t-il ajouté.M.Smith était le deuxième en poste à l’ambassade d’Ottawa durant la crise.Il dit se souvenir vaguement d’un “Jim Bennett”, mais il ne se rappelle pas dans quelles circonstances.Quant à la mise en place d’un dispositif de défense canadien, M.Smith a répondu en riant: “Je pense qu’il faudrait demander aux Canadiens ce qu’ils auraient censément fait".Voici l’essentiel de l’affirmation de M.Bennett: "Nous avions appris que les Américains avaient effectué un déplacement massif de troupes, bien qu’on aurait pu naturellement le dissimuler sous le_couvert de manoeuvres d’entraînement.Pour nous, ces troupes, c elaient des blindés — les militaires pourraient me contredire — mais il s’agissait de lourds véhicules blindés porteurs de canons”.“Pour moi, c’étaient des tanks, mais ils pouvaient être des véhicules d’infanterie blindés.“Je ne sais trop comment le gouvernement canadien l’apprit, mais on lui fit savoir très clairement que si le gouvernement du Québec croulait, ou qu’on s’acheminait vers une insurrection réussie, les Américains n’hésiteraient pas à aller jusqu’à l’occupation armée pour protéger leurs intérêts dans la voie maritime.“C’est pourquoi la décision fut prise de positionner des blindés canadiens pour assurer si nécessaire la défense du territoire.“En même temps, il nous fallut assigner tout ce que nous avions comme personnel disponible dans l’espoir de découvrir ce que le CIA pouvait bien mijoter, Et ce que je vous raconte, c’est seulement une des histoires de la crise d’octobre ", A Ottawa, le commissaire général de la GRC.M.W.L.Higgit.a reconnu “qu’une personne de ce nom a déjà travaillé pour nous.Elle était, dit-il.engagée dans des opérations generales de contre-espionnage.mais ses affirma- tions me paraissent tenir de la divagation d’un cerveau dérangé”.“Je ne peux en dire plus.Tout l’affaire me parait improbable”, a-t-il ajouté.Le Toronto Star signale que les officiers supérieurs de la Gendarmerie royale du Canada refusent de commenter les affirmations de Bennett, sinon pour rappeler qu’il fut déclaré médicalement inapte à son service.Il vécut alors quelques temps aux Etats-Unis.Il occupe aujourd'hui un poste indéterminé dans une agence de sécurité privée à Johannesbourg.Bennett explique dans l’entrevue qu’il a accordée que “les Canadiens n’ont aucune idée des problèmes des services de sécurité de leur pays ”.Il cite en exemple la présence du CIA au Canada.Normalement.dit-il, l’agence d’espionnage américaine compte sur un homme toujours en poste aux quartiers-généraux de la GRC à Ottawa."On échange beaucoup de renseignements et de personnel", affirme-t-il.’’Lorsqu éclata la crise, quelqu'un sonna l'alerte à Washington et nous fûmes inondés d'agents américains.Ils étaient partout.Et ils travaillaient pour les intérêts de Washington.pas pour les nôtres", dit-il encore.Ottawa réservera aux navires canadiens la navigation côtière Plus de cent familles anglo-catholiques de Brossard apostasient en bloc afin de permettre aux enfants d'aller à l'école Le Devoir, mardi 25 septembre 1 973 * 7 La FTQ boycotte Les produits Firestone La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) a annoncé hier le début d’une campagne de boycottage des produits Firestone sur tout le territoire québécois.Au cours d'une conférence de presse donnée par les ouvriers de l’usine de Joliette, en grève depuis le 21 mars dernier, le président de la centrale, M.Louis Laberge, a expliqué que les négociateurs du syndicat avait atteint les limites de la bonne volonté après s’être soumis à de multiples assouplissements tant au niveau des exigences qu’au niveau de la forme des négociations.Selon M.Laberge, la compagnie a maintenu une attitude négative et arrogante.“Elle a refusé de discuter des points aussi essentiels que ceux des changements technologiques du mode de rémunération du taux à la pièce et du français, langue de travail.Elle continue de faire des offres de salaires qui maintiennent les gars de Joliette à des taux scandaleusement inférieurs à ceux de leurs confrères d’Ontario, dont le travail est.identique et dont la productivité est moindre.Cette supériorité des gars de Joliette a été démontrée par les certificats d'efficacité et de qualité que leurs a décernés la compagnie ces dernières années”.Non seulement la compagnie a refusé de négocier de bonne foi, note le président de la FTQ, mais elle a préféré des tentatives de division et de provocation; lettres individuelles aux grévistes, injonction, agents de sécurité et policiers, mouvement de retour au travail avec des briseurs de grève, menace de fermeture de l’usine.M.Laberge souhaite que la population québécoise entière comprendra 1 importance de mettre un frein a ce mouvement du durcissement des compagnies, qui depuis quelque temps, menacent toujours de plier bagage lorsqu’elles ne trouvent plus au Quebec la docilité et le “cheap labour” qui les avaient d’abord attirées.Face à des compagnies multinationales de plus en plus méprisantes, le président de la FTQ trouve essentielle la mobilisation de la classe ouvrière québécoise.“Ces monstres économiques bafouent les gouvernements et les populations qui les gavent de subventions.Nous croyons que le cas de Firestone peut constituer l’exem-ple-type d’une nouvelle forme de lutte élargie que les travailleurs québécois vont maintenant déployer partout”.Enfin, M.Laberge souligne que les ouvriers de l’usine de Joliette suscitent l’admiration de tout le mouvement syndical et il se dit assuré d’avoir beaucoup de facilité à construire avec eux une solidarité élargie et efficace.Le référendum de Saint-Lambert donne une majorité de oui Le référendum de Saint-Lambert exprime un appui massif à la modification du règlement de zonage du terrain de golf acquis au printemps par la municipalité.Sur les 1,340 votes exprimés, 932, soit 90.1%, ont voté oui.En termes d’évaluation foncière, comme l’exige la loi, le suffrage exprime une majorité plus forte encore de 93.2%.Saint-Lambert avait acquis Grève des employés de St-Lambert Les employés de bureau sont en grève à l’hotel-de-ville de Saint-Lambert.Ils ont dressé un piquet hier après plusieurs mois de renvendications, sans succès.Les employés représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique affirment que “la négociation est complètement bloquée" au chapitre du système d’évaluation des tâches, comme à la clause des salaires, et qu’ils sont parmi les plus mal rémunérés dans la région de Montréal, dans leur catégorie.Deux évadés recherchés CHICOUTIMI (PC) - La Sûreté du Québec poursuit ses recherches pour retrouver deux individus qui se sont évadés, dimanche, de la prison de Chicoutimi.Les fugitifs, qui étaient incarcérés en rapport avec des vols à main armés, ont été identifiés comme étant Bernard Boivin, âgé de 40 ans, et Germain Brouillard, 21 ans.le terrain de golf en mai dernier.Un mode de zonage compliqué l’a maintenant transformé en parc, tout en autorisant la construction de maisons en hauteur sur des aires déterminées.On pourra toujours jouer au golf, puisque les logis seront construites le long de l’avenue Victoria seulement.Un groupe de citoyens de Saint-Lambert, qui avait du reste réclamé le référendum, estime que celui-ci a été décrété de façon équivoque: celui qui votait oui approuvait la transformation du golf en un parc, ce qui est bien, mais il approuvait du même coup la construction d’immeubles en hauteur.Le porte-parole du groupe, M.Gérard Leduc, estime quant à lui “qu’on ignore l’impact physique, économique et social de cette implantation”.Quant à ceux qui votaient non, ils s’opposaient à la construction de logis, mais du même coup s’opposaient à la transformation du golf en un parc.Les autorités de Saint-Lambert ont toujours été convaincus qu’un référendum viendrait confirmer leur position.“Pour nous, déclare un conseiller, M.André Bourbeau, c’est un vote de confiance”.Quant aux partisans des espaces verts, qui ne sortent pas complètement perdants de la querelle, mais qui soutiendront toujours que le golf lui-même devrait servir de parc public, accessible à tous et non à une seule minorité de golfeurs, M.Bourbeau leur répond qu’il existent à Saint-Lambert de gens qui rêvent de demeurer à la campagne, alors que Saint-Lambert est en réalité un milieu semi-urbain.En construisant en hauteur, Saint-Lambert estime avoir trouvé une solution de compromis.Le golf est épargné, et il y a maintenant espoir d'équilibrer le budget municipal sans augmenter les taxes.Université du Québec Ecole nationale d'administration publique SESSIONS DE PERFECTIONNEMENT POUR ADMINISTRATEURS Sujet: Le langage et le système APL Calendrier: Sessions de quatre (4) jours offertes du 16 au 19 octobre ou du 27 au 30 novembre.Ces sessions visent à donner à l'administrateur une connaissance à la fois théorique et pratique du langage APL.Des applications de L'A P L aux problèmes de gestion seront faites, telles la recherche opérationnelle et la construction d'un système d'information pour la gestion.Lieu: École Nationale d'Administration Publique (ENAP) 31, rue Mont-Carmel, Québec 4e.Prière de communiquer avec l'ENAP à 418-657-2466 pour inscriptions ou renseignements additionnels.r r Les propriétaires de taxi s'en prennent aux contrats de service Le barbier Ivan Gofton, d'Orillia, en Ontario, sait faire mousser son commerce.Il ne se contente plus de raser les hommes mais a commencé à enlever les poils superflus sur les jambes des femmes qui veulent bien se prévaloir de ses services.On le voit ici terminant son travail sur sa première cliente, Mme Rita Dominelli.La note: SI .26 la jambe.(Téléphoto CP) par Clément Trudel L'Association métropolitaine des propriétaires de taxi (AMPT) a mis en garde hier les chauffeurs de taxi contre les dangers de ce qu’elle appelle un “contrat de servitude” avec l’une ou l’autre association de service — il existe 47 associaions de ce genre qui fournissent le service téléphonique ainsi que des répartiteurs (dispatchers), les plus importantes étant Diamond, LaSalle, Veteran.Beaubien, etc.Sur quoi se fonde cette mise en garde?Le président de l’AMPT, M.Paul Préno-veau, a remis aux journaliste une copie du contrat de service type et d’une lettre qu’ont reçue ou recevront environ 3,000 détenteurs de permis de taxi.Ne signez pas le contrat offert par la Conférence du taxi de la CUM, dit en substance cette lettre, car c’est un contrat où le signataire ne détient aucun pouvoir.L’AMPT signale que certains services offerts pourront être suspendus ou éliminés sans que pour autant le chauffeur puisse revendiquer une compensation.L’AMPT demande aux chauffeurs de bien vérifier la clause 9 du contrat offert: “Le membre s’engage à respecter toutes les mesures disciplinaires prises par l’Association (de service) contre lui, ses employés, représentants ou mandataires et ce sans aucun recours contre” l’autre partie contractante, c’est-à-dire la Conférence du taxi de la CUM Inc.C’est un contrat qui ne fixe aucun prix pour les services offerts et qui donne prise à des fluctuations contre lesquelles le chauffeur ne pourra rien.Le membre s’engage en effet, à l’article 7, a payer d’avance, chaque mois, la contribution qui sera déterminée “de temps à autre” par ladite association.Ce forfait sera-t-il de $32.de $45, de $60?Aucune limite n’est mentionnée au contrat.De plus, toute cession du contrat à un autre chauffeur de taxi devra obtenir l’assentiment de LaSalle, Beaubien, Veteran ou Diamond.Pour mettre de l’ordre dans cette industrie de taxi régie par 26 règlements municipaux sur Tile de Montréal, l'AMPT dit favoriser la formation d’un syndicat unique de chauffeurs.Ce soir se tient d’ailleurs au Plateau (19h30) une assemblée du Syndicat national des chauffeurs de taxi de Montréal, afin de faire le point sur la situation et poser des questions au régime en place à Québec à l’obligation d'un cautionnement est-elle ou non abolie?(le règlement no 4, publié récemment exigeait le versement de $20 ou $40 pour tout postulant à un permis de chauffeur de taxi).Le syndicat national se demande si la commission parlementaire sur le taxi sera réactivée ou si l’imminence des élections fera dormir le dossier.Un exemple de “tyrannie”, cité par M.Prénoveau: M.Armand Boisvert, pour avoir été trop explicite dans ses déclarations à un journaliste, est suspendu par son association de service.M.Boisvert est président de l’Association professionnelle des chauffeurs de taxi du Québec et son employeur, depuis 8 ans, doit, sur pression d’une association de service, lui enlever même le droit aux “pick-up” (courses non réglées par appels té-téléphoniques).Tout cela parce que le contrat signé laisse toute latitude à l’association de service.L'AMPT invite les propriétaires de taxi à se joindre à elle: elle regroupe présentement les propriétaires de quelque 1600 voitures-taxi.Si les tentatives des associations de service d'assujettir les chauffeurs ne sont pas contrées à temps, prédit le président de l'AMPT, le malaise ira grandissant car il se trouve que les structures actuelles favorisent, d’après lui, l’intimidation et l’arbitraire.L’AMPT énonce sept exigences: assurance étatique pour les taxis: abolition des concessions; transférabilité des permis en cas de décès; autorisation de négocier la valeur marchande du permis; uniformisation et augmentation du tarif pour le territoire de la CUM; association unique de détenteurs de permis de taxi et abolition du cautionnement que voudrait exiger du futur chauffeur le ministère québécois des transports.M.Prénoveau était entouré hier des membres du bureau de l’AMPT.RÉPONDEZ À L’APPEL» DEVENEZ ENGAGÉ VOLONTAIRE Les employés de Notre-Dame décident par référendum de leur affiliation syndicale Quelque 2000 employés de l’hôpital Notre-Dame doivent se prononcer par référendum, demain, sur leur affiliation syndicale.Le président de la section “hôpital Notre-Dame” du Syndicat des employés d’hôpitaux ûe Montréal (CSN), M.André Serre, bien que réélu par acclamation le 17 septembre, est sous le coup d’une exclusion du conseil d’administration de son syndicat à ce jour affilié à la CSN; ce fait semble provoquer un fort remous dans une partie du personnel de l’hôpital Notre-Dame, où les syndiqués tiendraient à conserver M.Serre comme porte-parole syndical.Chacun des employés qui se prévaudra de son droit de vote aura à apposer un “X” à côté de l’un des deux noms: 1) Syndicat des employés d’hôpitaux de Montréal (CSN); 2) formation d’un syndicat autonome affilié à la CSN.Doutant de la légalité d'un tel référendum, dont l’initiative revient à la section syndicale.l'administration de l’hôpital n'a pas autorisé la tenue du scrutin.Le syndicat local demande aux membres de se rendre au deuxième sous-sol, dans la salle dite de “poin- çon” pour voter en presence de représentants syndicaux de la FAS (Fédération des affaires sociales et du Conseil central de Montréal.Pourquoi la direction de l’hôpital refuse-t-elle la tenue du référendum sur l’affiliation syndicale?Bien que conscient du malaise syndical vécu présentement par le personnel, la direction juge que ce vote ne pourrait être tenu que dans la période qui précédera immédiatement l’échéance de la convention collective, ce qui reporterait le vote à la fin de 1974, ce dont ne voudraient pas les plus militants des membres du syndicat local.Les "guerriers" seraient à Torigine de Tincendiecriminel deCaughnawaga CAUGHNAWAGA (CP) -Le chef de la réserve indienne de Caughnawaga, M.Ronald Kirby, a déclaré hier ignorer pour l'instant les circonstances de l'incendie qui a détruit samedi dernier la maison d’une famille de blancs.Il a expliqué que la Sûreté du Québec, qui a présidé à l’enquête, ne lui a pas encore fait parvenir le rapport définitif.Il a par ailleurs prévenu les média d’information u'il refusera dans l'avenir e commenter cette affaire.Les indications laissent croire que la Société des Guerriers est à l’origine du crime commis à la suite d’autres incidents violents dans une campagne visant à chasser de la reserve toutes la familles de blancs.Au cours de la fin de semaine, les policiers de la Sûreté du Québec ont rapporté que des vandales ont cuasé des dommages évalués à $2,000 dans une école élémentaire fédérale de la réserve.Selon le principal de l’institution.M.John Brise-bois, les malfa ws ont causé des ravages dans neuf des douze classes, en fracassant les vitres, arrachant les portes et brisant les lavabos.Les élèves de 4e 5e et 6e années sont depuis hier privées de cours.Un groupement sympathique à la Société des Guerriers, “La Grande Hutte”, soutient être nullement responsable de l’incendie de la maison.Il croit que les vandales ont saisi l’occasion d’une croisade justifiable qui vise strictement à reprendre des blancs les propriétés volées aux Indiens.De son côté, la Société des Guerriers a refusé de commenter l’incendie criminel de samedi dernier.Un APPEL Confirmation instantanée 877-4032 Télex: 05-25505 Moncton-Hôtel Beauséjour Halifax-Hôtel Nova Scotian St-Jean, T.-N.—Hôtel Newfoundland, En dehors de Montréal, composez (sans frais) 1-800-261-6222 hôtels Cf\J Votre chevelure et sa destruction Par suite du stress permanent avec lequel nous avons dû apprendre à coexister, apparaissent des problèmes capillaires: chutes abondantes, cuir chevelu graisseux, démangeaisons.Attention à vous: LA SEBORRHEE est là, qui vous tient dans son processus irréversible.Il faut tenir compte de certains facteurs dévarorables: hygiène inadéquate, alimentation mal équilibrée, fatigue, excès, milieu ambiant, changement de climat.L’absorption de tranquili-sants.trop souvent préconisée, n’empêche pas les glandes sébacées de continuer leur tâche destructrice.Seules, la diversification constante et surveillée des traitements, et la persévérance dans leur application amèneront le contrôle de la séborrhée.Il est hors de question de faire repousser des cheveux là où les papilles sont atrophiées ou de transformer un duvet en cheveux normaux.Mais le CENTRE CAPILLAIRE PIERRE est en perpétuel recyclage et ses formules sont le fruit des derniers progrès de la science capillaire.Ne perdez pas la course contre le temps, l'enjeu est trop important pour vous./7^y'V»—’—¦Z- ' TRICHOU TRICHOIOGUE 450 «St, SHERBROOKI, angle Berri - Suite 390 - Tét.: 288-382} - 288-7378 - 288-1424 Sortie de Metro Shctbrooke-Oern Marâ au vendredi - lOh.o.m.à Rh.p.m - le samedi iOh a.m.O 4tv p.r ÉDIFICE PLACE CANADIENNE La Renault 15.Elle est belle.Et elle sait se conduire.illlli La Renault 15 est une voiture pour laquelle on éprouve le véritable coup de foudre.Ce qui séduit surtout au premier coup d'oeil, c’est l'élégance et l’harmonie de sa silhouette racée.C’est une voiture que vous serez heureux de posséder, mais avant tout, fier de conduire.Un coupé conçu pour le plaisir de la conduite.La Renault 15 est une traction avant équipée d'un essieu arrière autocorrecteur allié à une suspension à grande flexibilité, et de pneus à carcasse radiale.Pour une meilleure stabilité, une plus grande adhérence et une tenue de route exemplaire.Votre plaisir de la conduite ne peut être total que s’il va de pair avec un sentiment de sécurité.Le freinage puissant et très souple de la Renault 15 (les freins avant sont à disque) a été étudié en tenant compte des performances du moteur.Un 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P.6400.Montréal 101, Quebec 8 ?Le Devoir, mardi 25 septembre 1973 La Cour suprême n'entretient pas de préjugés à l'endroit des Indiennes, assure Trudeau OTTAWA (CP) - Le premier ministre, M.Pierre Trudeau, se dit convaincu que la Cour suprême du Canada n’entretient aucun préjugé à l’endroit des femmes indiennes et ne fait que se conformer rigoureusement à l'application de la loi.Accompagné du ministre de la Justice, M.Otto Lang, et du ministre des Affaires indiennes, M.Jean Chrétien, le chef du gouvernement répliquait aux critiques contenues dans le mémoire annuel de la Fédération canadienne des femmes d’affaires et des femmes professionnelles.En remettant le mémoire au gouvernement, la présidente de la Fédération, Mme Elizabeth Aulin, s’est montrée choquée et déçue par le récent jugement rendu par la Cour suprême donnant raison à la loi des Indiens contre la Charte des droits de l’homme.Ainsi, cinq des neuf juges de la Cour suprême reconnaissaient la sagesse de cette disposition de la loi des Indiens stipulant qu’une Indienne perd tous ses droits en se mariant à un blanc mais qu’inversement, l'Indien les conserve tous même lorsqu’il épouse une femme de race blanche.Pour la présidente de la Fédération des femmes d’affaires et professionnelles, il est apparu évident que les juges de la Cour suprême “n’ont perdu aucun des préjugés” qui les ont toujours caractérisés.Aussi, Mme Aulin n’a pas perdu l’occasion d’inviter le premier ministre Trudeau à nommer des .femmes pour combler toutes les nouvelles vacances de la Cour suprême.Cette charge contre la cour Suprême du Canada a profondément contrarié le ministre de la Justice, M.Otto Lang, qui a fait valoir que le récent juge de la cour Suprême, loin de s’inspirer de préjugés contre la femme, est strictement fondé sur des technicités du droit.Essentiellement, a-t-il expliqué, la cour Suprême a confirmé qu’on ne peut tout simplement pas ignorer une loi qui émane du Parlement canadien et que c’est là qu’il faudra retourner si jamais on entend modifier la loi des Indiens.Pour sa part, le ministre des Affaires indiennes, M.Saint-Bruno serre la ceinture d^son conseil Durant les chaleurs insupportables d’août, une grande piscine extérieure demeura fermée au public, à cause d'un malentendu, dit le maire de Saint-Bruno, M.James Verge.Le directeur des loisirs, M.Serge Poulin, était parti en vacances.Le conseil municipal a payé hier le prix de son Clochemerle: les ci- toyens ont rejeté par une majorité incontestable un règlement d’emprunt pour construire un troisième bassin.La construction de la piscine aurait coûté $108,000.L’aménagement du parc-école Albert-Schweitzer a connu le même sort.La Ville voulait emprunter $330,000 à ce poste, et le référendum a dit non.COOPÉRANT OUTREMER ?* Ftes-vous désireux de coopérer outremer ?* Pensez-vous à préparer votre séjour à l'étranger ?* Alors, participez au stage de formation du CENTRE D'ÉTUDE ET DE COOPÉRATION INTERNATIONALE 4824, chemin Côtes des Neiges, Montréal 247 - 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canadienne la Charte des droits de l’homme.Il rejette la responsabilité sur les gouvernements provinciaux qui ont refusé de s’entendre sur les modalités de modifications.Le mémoire de la Fédération canadienne des femmes d’affaires et professionnelles au gouvernement Trudeau recommande par ailleurs une série de mesures pour améliorer le statut de la femme dans la société.Ainsi, on exige que dorénavant de plus nombreuses femmes soient appelées à siéger au Sénat.Tout en reconnaissant que la présence d’un plus grand nombre de femmes serait souhaitable au Sénat, le premier ministre s’est défendu en faisant valoir que son gouvernement s’est montré avant-gardiste dans bien d’autres secteurs de l’administration publique.A cet égard, M.Trudeau rappelle que 14 femmes occupent présentement des postes stratégiques au sein de son gouvernement, en incluant la dirigeante de Statistique Canada, le Dr Sylvia Ostrey.Il précise encore que 184 femmes siègent à des comités du gouvernement ou assument la fonction de juges dans les dix provinces du Canada.Au nombre des plus importantes recommandations du mémoire, on réclame une politique visant à fournir aux parents confinés au travail a l’extérieur les services de garderies pour enfants.La Fédération allègue que les femmes obligées au travail extérieur éduquent, dans une proportion de 50%, des enfants de bas âge.Réflexion sur la “révolution palestinienne" Une série de conférences et de discussions sur le thème de la “révolution palestinienne” débute ce soir et se prolongera jusqu'à vendredi, à Montréal.Organisée par l’association Québec-Palestine et par des groupements d’étudiants, ces journées comptent faire le point sur la lutte antiimpérialiste au Moyen-Orient.Ce soir, à 19h, au sous-sol de la Caisse Pop Saint-Louis de France (755 est, rue Roy) M.Rezeq Faraj doit analyser les événements de 1970 en Jordanie.Il y aura aussi présentation de deux documentaires sur la Palestine.Demain soir, au même endroit, le professeur Michel Guay, de l’UQAM, tracera la ligne de force historique de la “révolution palestinienne”.Un invité iranien prendra la parole puis M.John Galvani parlera de la République démocratique du Yémen du Sud.La marijuana pourrait combattre la carie dentaire TORONTO (PC) - Un dentiste de Toronto prétend que la marijuana pourrait être le plus nouveau moyen de combattre la carie dentaire.Le Dr Henri Slade, âgé de 63 ans, a en effet déclaré au cours d’une entrevue accordée dimanche qu’il pouvait à coup sûr discerner parmi ses patients ceux qui font usage de marijuana.“Ce qui les effraie parfois”, dit-il.C’est l’épaisseur de la plaque alimentaire, c’est-à-dire le résidu d’hydrate de carbone des aliments qui recouvre la dent, qui permet de découvrir les fumeurs de marijuana.Ces derniers, explique le dentiste, montrent une plaque très mince ou même inexistante, sans qu’il soit encore possible de déterminer pourquoi.Or, la plaque alimentaire se combine avec la salive pour s'attaquer à l'émail des dents.Ainsi, les usagers de marijuana ont très peu de caries dentaires.L'avortement Le régistraire du Collège des médecins souhaite la libéralisation de la loi "L'Oeil de l'idole" sera vendu aux enchères NEW YORK (AFP) - Le célèbre diamant “l’Oeil de l’idole” va être présenté pour vente aux enchères à New York le mois prochain et Ton s’attend à ce que ce joyau, découvert dans les mines de Golcon-de, en Inde, vers 1600 batte le record de $1,050,000 payés récemment par l’acteur Richard Burton pour un diamant de Cartier qu’il a offert à Elizabeth Taylor.“L’Oeil de l’idole”, qui fait 70,20 carats, sera vendu le 7 novembre par la maison d’enchères Sotheby Parke Bernet.Ce superbe joyau, appartient actuellement à M.Harry Levinson, un bijoutier de Chicago, qui l’avait acheté en 1962 pour $375,000.Les premières anecdotes au sujet de “TOeil de l’idole” remontent à 1607, lorsque la compagnie britannique des Indes avait obligé le prince Ra-hab à le lui remettre pour couvrir ses nombreuses dettes.Exaucée sur-le-champ MALAGA, Espagne (Reuter) — Agenouillée dans une église de Malaga, une femme suppliait la Madone de l’aider à payer les factures de son ménage quand un inconnu lui fourra dans la main une liasse de 35.000 pesetas.Incrédule devant ce miracle et craignant que l’argent ne provienne d’un vol, elle se précipita au poste de police le plus proche.Le donateur anonyme a expliqué: “J’ai entendu sa prière et j’avais justement quelque argent sur moi”.par Renée Rowan Invité à l’émission “Présent à l’écoute”, sur les ondes de Radio-Canada, hier midi, le Dr Augustin Roy, régistraire du Collège des médecins, s’est prononcé en faveur de la libéralisation de la loi sur l’avortement.“Je ne suis ni pour, ni contre l’avortement.Je suis pour une libéralisation de la loi de façon à tenir compte des problèmes quotidiens que Ton rencontre à l’heure actuelle et pour lesquels il faut trouver des solutions “humaines et raisonnables”.Le Dr Roy a souligné qu’il parlait en son nom personnel et non en celui du Collège des médecins qui ne s’est pas encore prononcé sur le sujet.Sa position, toutefois, est la même que celle de l’Association médicale canadienne.L’émission animée par André Payette coïncidait avec l’ouverture, hier matin, du procès du Dr Henry Morgen-taler traduit en cour sous diverses accusations reliées à la pratique illégale d’avortements.Incidemment, le procès, une fois encore, a été remis à plus tard.Il est par ailleurs intéressant de noter qu’un ou deux hommes seulement ont participé à l’émission et c’était pour se prononcer contre Ta-vortement.Tous les autres participants ont été des femmes qui se sont déclarées en faveur de l’avortement, sauf une seule qui n’avait pas d’enfant.Il faut éviter, quand on parle de ce sujet, le fanatisme.l’exagération de part et d’autre et la dramatisation du problème, a dit le médecin.Il faut avoir une position réaliste et objective.C’est facile d’être contre tout changement de la loi, d’être contre l’avortement et de faire de grandes déclarations, genre “Il faut respecter la personne humaine.le droit à la vie sacrée et inviolable”.C’est plus difficile, a-t-il poursuivi, de préconiser le changement de la loi actuelle, surtout pour un médecin.Le Dr Roy a fait publiquement part de son évolution sur la question.“Au début de ma carrière, a-t-il dit, j’étais contre l’avortement et contre la contraception.C’est la vie et l’expérience qui m’ont fait évoluer et changer d’opinion parce que lorsqu’on se trouve devant des problèmes réels et des situations désespérées, à moins de n’avoir aucun sentiment ni coeur, il faut tenter d’aider la personne.C’est d’ailleurs le rôle du médecin que d’aider ses malades et non de les juger et de leur imposer sa morale.Dans le contexte actuel, il faut être aveugle pour refuser de voir que l’avortement pose un problème à notre société et qu’il est urgent de trouver une solution à ce problème".La loi actuelle apparaît au Dr Roy comme mal appliquée et difficilement applicable parce qu’elle laisse trop de place à l’interprétation.Il suffit d’examiner les statistiques récentes sur les avortements au Canada pour le cons- tater rapidement.Ainsi, a souligné le Dr Roy, actuellement, au Québec, sur 210 hôpitaux généraux, seulement 23 ont un comité d’avortement.Sur ces 23, 12 sont canadiens-français.Cela veut dire que la majorité des avortements au Québec se font dans les hôpitaux de langue anglaise, et plus particulièrement à Montréal.Le pourcentage d’avortements est par ailleurs beaucoup plus faible au Québec que dans les autres provinces.Tout est entre les mains du comité d’avortement.Dans ces conditions, a poursuivi le médecin, la loi est injuste et discriminatoire.Elle pénalise les personnes les moins instruites et les moins favorisées, celles qui n’ont pas les moyens d’aller se faire avorter dans l’Etat de New York C’est être hypocrite et jouer à l’autruche que de nier le problème.Il faut faire face à la réalité, affirme le Dr Roy: l’avortement n’est pas une méthode anticonceptionnelle.Il ne s’agit pas de le favoriser, mais de le rendre disponible dans les cas où il ne Test pas actuellement.Selon lui, il est par ailleurs faux de prétendre que la légalisation de l’avortement en fera augmenter le nombre.“Est-ce qu’on peut s’imaginer qu’une femme devient enceinte avec l’intention de se faire avorter?C’est tout simplement absurde.” Si les statistiques augmentent après que l’avortement est légalisé, c’est parce qu’on inclut dans les statistiques les avortements qui auparavant se faisaient dans la clandestinité.Par ailleurs, selon ce médecin, toute libéralisation de la loi doit être accompagnée de mesures positives: une meilleure éducation sexuelle, une meilleure information sur la planification familiale, l’établissement d’une politique de la famille.Une telle politique pourrait prévoir l’organisation de garderie, l’aide à la mère célibataire, des allocations familiales qui, au lieu de donner $42 au quatrième enfant, comme on veut le faire, les donneraient au premier.On est présentement à mettre en place une politique à l’envers, affirme le Dr Roy.“Si on veut améliorer la natalité au Québec, ce qui m’apparaît désirable dans le contexte actuel, il faut s’occuper en priorité des quatre premiers enfants et non des sixième et septième.Le taux de natalité a tellement baissé qu’on en est rendu à une moyenne variant de 2.1 à 2.4%, ce qui est insuffisant pour assurer le remplacement de ceux qui meurent.Si ce taux est bas, ce n’est pas à cause des avortements puisque ceux-ci sont illégaux, il y a une foule de facteurs socioéconomiques qui expliquent le phénomène.” L’émission “Présent à Té-coute”, diffusée entre 13h et 14h, portera de nouveau aujourd’hui sur la question de Tavortement et le dialogue avec le Dr Roy se poursuivra.Nos programmes d’épargne sont au service de votre mieux-vivre. vous garantit un plus grand confort.[\\ vous permet de manger plus naturellement.Plus de gêne! Utilisez la poudre adhesive FASTEKTH.Un dentier qui tient est indispensable à votre santé.Consultez votre dentiste régulièrement.Le porte-parole affirme que l’armee a trouvé des üstes de personnaütés civiles et militaires de l’opposition devant être éliminée par les groupes de l’extrême-gauche comme première étape d’un “autocoup d’Etat.” La junte s’appuie également sur des déclarations de personnalités de gauche, dont celles de Madame Hortensia Allende réfugiée au Mexique, pour conclure que la gauche cherchait le moyen de conserver le pouvoir en 1976 même si l’élection présidentielle ne lui avait pas été favorable.sion .Pour le poète communiste français Louis Aragon, “nombreux sont en France ceux pour qui Neruda ne sera jamais mort”.Un de ses traducteurs M.Roger Caillais, de l’Académie française, estime que le plus beau de ses recueils sans équivalent “par sa puissance verbale et l’ampleur de son inspiration” est celui consacré aux “hauteurs de Macchupicchu”.En Espagne où les attaches du poète remontent à la période pré-franquiste, ses amis de cette époque sont morts comme Miguel Hernandez et Frederico Garcia Lorca, mais plusieurs hommes de lettres espagnols comme José Garcia Nieto et Vicente Alexaindre ont souligné le “caractère éternel de son langage poétique" et de son oeuvre qui fut comme “une explosion aux dimensions planétaires”.Les Izvestia de Moscou ont, de leur côté, publié un hommage très officiel du poete Pavel Grouchko à Neruda dont la “mort a été accélérée par la nuit noire de violence qui s’abat sur le Chili”.“Si nous avons connu l’Amérique latine, écrit Grouchko, ce fut par les vers de Neruda”.Tandis que l’agence soviétique Tass rendait hommage “au combattant inlassable de la paix, le secrétaire général du parti communiste français, M.Georges Marchais, et M.Roland Leroy, secrétaire du comité central du parti communiste français ont salué en Pablo Neruda l’homme “dont la vie exemplaire et le souvenir accompagneront ceux qui combattent désormais pour la solidarité avec le peuple chilien”.Noranda a publié en 1921 son premier livre, le Cancion de la fiesta, puis Cre-pusculario, recueil de poèmes traduits très rapidement en plusieurs langues.Déjà à cette époque, il participe aux luttes syndicales et politiques.A partir de 1927, il représente suc- cessivement comme consul son pays à Calcutta, Rangoon, Ceylan, Java, Buenos Aires, Madrid, Paris et Mexico.En 1944, il décide de rentrer au Chiü, où peu de temps après il est élu sénateur des provinces de Taracapa et d’Antofagasta.Le gouvernement adopte en 1946 une "loi de défense de la démocratie" qui met hors la loi le parti communiste et il doit alors abandonner ses fonctions sénatoriales.Fait docteur honoris causa de l’université d’Oxford en 1965, il est candidat au prix Nobel de littérature en 1970.Cette même année, il est nommé au mois de décembre, au poste d’ambassadeur de son pays en France, par le président Salvador Allende.Le prix Nobel de littérature lui est décerne en 1971.Puis, déjà sérieusement atteint par la maladie, il démissionne de son poste d’ambassadeur à Paris, le 5 février 1973, et retourne au Chili.Une des dernières photos de Pablo Neruda, prise en 1972, alors qu’il était déjà miné par la maladie qui devait l’emporter.(Téléphoto AP) Un accrochage est en cours entre l'armée et la guérilla colombienne BOGOTA (AFP) — Sept guérilleros ont été tués et dix autres capturés par des patrouilles militaires colombiennes au cours d’un affrontement, qui n’était pas terminé à l’heure de mettre sous presse, dans le nord-est du pays, apprend-on à Bogota de sources officielles.Une quantité considérable d’armes a également été saisie par les soldats colombiens.Selon ces mêmes sources, un des guérilleros abattus serait Antonio Vasquez Castano (alias Emiliano) frère de Fabio et Manuel Vasquez Castano, leaders connus de “l’armee de libération nationale” de tendance castriste.Pafmi les dix guérilleros capturés figure un prêtre de 30 ans et qui répond au nom de Luis Ferrera Zabala (alias Jorge).“J’ai appartenu au groupe Gol-conda (mouvement de prêtres progressistes) et j’ai cru que mon engagement pouvait être utile." a déclaré aux journalistes le religieux après sa capture.Selon le commandant de la quatrième brigade, le colonel Alvaro Riveros, un enfant de dix ans.Martin Alonso Castano (alias Nicolas) faisait partie depuis quatre mois du groupe des guérilleros où il servait de messager.Le jeune Nicolas, a précisé le colonel, a non seulement annoncé la mort d’Antonio Vasquez mais ajoute que d’autres enfants âgés de 13 a 15 ans ainsi qu’une dizaine de femmes appartenaient à “l’Armée nationale".ion Mon Pays.'à minuit le re 1973.Votre chance d'être en fee votre nouveau ous vivez ici sans le statSW'immigrant reçu.% Si vous êtes eni ie ou avant le 30 ni 15 octobre au Canada sans autorisation ou y êtes venu à titre de visiteur irembre 1972, et si vous voulez y rester, vous avez jusqu'au 1973 à minuit pour régulariser votre situation.Si vous avez réussi à vous tailler une place parmi nous au Canada, pourquoi ne pas profiter pleinement des avantages accessibles aux immigrants reçus ou même naturalisés.En lançant “Opération Mon Pays”, le gouvernement canadien vous offre une occasion exceptionnelle de mettre fin à tous les problèmes qu’une telle situation entraîne, sans risque de poursuites.Pour vous faciliter les choses, le ministère a élargi ses critères de sélection.Vous pouvez obtenir votre statut d’immigrant reçu: si vous êtes un réfugié ayant droit à la protection accordée par la Convention des Nations-Unies relative au statut des réfugiés; si vous êtes dépendant d’un citoyen canadien ou d’un résident permanent du Canada; si un citoyen canadien ou un résident permanent est à votre charge; si vous êtes âgé de 18 ans ou plus et avez démontré que vous vous étiez établi avec succès ou que vous avez d’excellentes chances d’y arriver.Votre cas sera étudié en tenant compte généi'eusement de facteurs tels que votre stabilité financière, vos antécédents de travail, vos liens familiaux, et tout autre fait attestant que vous pouvez devenir un bon citoyen .un bon Canadien, un seul de ces facteurs suffisant à assurer votre admission.Si votre demande était refusée, vous pourriez alors exercer votre droit d’appel.Droit que vous perdrez automatiquement si vous ne présentez pas votre demande avant le 15 octobre 1973 à minuit.Tout est mis en oeuvre pour vous faciliter les choses.Ne courez pas le risque d’avoir plus tard des ennuis ou même d’être expulsé.Vous avez tout à gagner en agissant sans tarder.Une fois devenu immigrant reçu, vous pourrez comme tous les Canadiens vous faire une place au soleil en homme libre, mettre à profit tous vos talents et même devenir citoyen canadien.Pour plus de renseignements au sujet d”’Opération Mon Pays”, téléphonez, écrivez ou rendez-vous au Centre d’immigration du Canada ou au Centre de Main-d’oeuvre du Canada le plus près de chez vous.Tous ces services sont gratuits.Les Centres d’immigration du Canada resteront ouverts, durant “Opération Mon Pays", de 8h a.m.à 8h p.m.chaque jour de la semaine, de 9h a.m.à 5h p.m.le samedi, et de 8h a.m.à minuit le lundi, 15 octobre .yez chez vous, chez nous.i* 1 1 : Main-d'œuvre et Immigration Robert Andras, ministre Manpower and Immigration Robert Andras, Minister , 10 * Le Devoir, mardi 25 septembre 1973 informations internationales Vingt-deux ans après, une même majorité de 62% a reporté Peron à la présidence BUENOS AIRES (par AP, AFP et Reuter) — Les derniers résultats des élections présidentielles de dimanche en Argentine indiquent que Juan Peron a été élu à 61.8% des suffrages, soit la même majorité qui, 22 ans plus tôt, l’avait porté au pouvoir.Ce sont les provinces qui ont accordé un appui massif à Peron, avec des majorités de l’ordre de 80% dans le nord et de 70% dans six provinces.Par contre, le “ticket” présidentiel Juan et Isabel Peron n’a pas eu la majorité dans la capitale, Buenos Aires.Le couple présidentiel prêtera serment le 12 octobre et c’est alors que commencera le troisième mandat de l’ancien dictateur.En termes de suffrages, Peron a réuni autour de son nom 7,360,000 bulletins, contre 2.9 millions à son adversaire radical Ricardo Balbin, et 1.45 million à Francisco Manrique, leader de la coalition de centre-droite.Après une nuit passée à suivre le dépouillement des résultats, le général Peron a exprimé hier sa satisfaction d’avoir été élu “triomphalement”.“Rien n'est plus éloquent que les chiffres, a-t-il déclaré en rentrant à son domicile au petit matin.Je n’ai rien d’autre à dire, il faut agir maintenant.” Les solutions aux problèmes de l’Argentine sont politiques, a-t-il ajouté, “si la partie politique est réglée, les autres questions le seront rapidement avec un * .** ü Lundi à I aube, aussitôt les résultats connus, des Argentins ont manifesté leur joie dans les rues de Buenos Aires.La scène ci-dessus s'est déroulée devant le siège du gouvernement.(Téléphoto AP) Moscou jette du lest quant au problème juif MOSCOU (par Edouard Dillon de l’AFP) — Les autorités soviétiques ont décidé de laisser émigrer un certain nombre d’activistes juifs dans l’espoir de faire céder l’opposition du Congrès des Etats-Unis au développement du commerce américano-sovietique, apprend-on à Moscou selon des indications obtenues dans les milieux juifs.Les Etats-Unis et l’Union soviétique ont signé un accord commercial il y a bientôt un an, mais son application reste impossible en raison de l’attitude du Congrès, où les partisans de l’amendement Jackson s'opposent au projet de loi présenté par l’administration Nixon.L’ensemble du problème doit être une nouvelle fois discuté à l’occasion de la visite en URSS du secrétaire au Trésor des Etats-Unis, M.George Shultz, qui est attendu vendredi à Sotchi, en Crimée.11 est maintenant clair que les autorités soviétiques ont décidé de jeter du lest pour tenter de surmonter les obstacles créés par le problème juif, estime-t-on à Moscou.C’est ainsi, par exemple, que 238 intellectuels juifs qui attendent leur visa de sortie figuraient sur une liste remise aux correspondants étrangers il y a quatre mois.Sur ce nombre, on estime dans les milieux juifs que plus d’une centaine sont déjà partis ou en instance de départ.Il est probable qu’on approche de la moitié pour les 72 Juifs de Moscou sur la liste, comme pour les 28 Juifs de Leningrad.Plus remarquable encore, douze Juifs ont signé un appel au Congrès en faveur de l’amendement Jackson il y a moins de deux semaines.Sur ce nombre, depuis jeudi dernier, trois ont été avisés de leur prochain départ.En contre-partie, selon les mêmes milieux, les autorités auraient pris des mesures sévères pour essayer d’endiguer les flots de nouvelles demandes d’émigration, spécialement en province.Les mesures libérales dont bénéficient un certain nombre d’activistes coïncident avec la Conférence européenne de sécurité, mais il ne semble pas douteux que c'est le problème du commerce qui gravement le Kremlin.M.Shultz en entendra beaucoup parler au cours de sa prochaine visite.Le secrétaire au Trésor doit passer deux jours à Sotchi, au bord de la Mer Noire, où il arrivera vendredi, en principe pour se détendre, sans que du côté américain on exclue totalement la possibilité d’une rencontre avec le secrétaire général du Parti communiste de l’URSS, M.Leonid Brejnev.M.Shultz arrivera à Moscou dimanche pour trois jours.Les autorités soviétiques ont peine à comprendre que le président Nixon, en un an.n'ait pas réussi à faire respecter sa volonté par le Congrès.Elles ne manqueront pas de souligner que l'URSS pour sa part a été fidèle à ses engagements en concluant un accord sur le règlement des dettes du temps de guerre.Que l’URSS accepte d’infléchir, si peu que ce soit, sa politique intérieure, sous la pression américaine, montre l’importance cruciale qu elle attache à ce problème.Profitez de notre ^ PLAN FAMILIAL 1 de location pré-achat pendant 4 semaines (4 leçons incluses) Venez ou téléphonez: 849-6201 ORGUE pourune Des difficultés de procédure alourdissent le climat à la CSCE ££ \ mireilîe rochon / \ jean lue bastlen / / marc messier A ?musique \ de /“S lemmanuel charpentier À COMPTER DU 27 SEPT.?THEATRE ) DE QUAT’SOUS 100 «'st «ivpiuie (1rs Pins T«l 845 7277 re, la rock music en langue française.(.) Eh bien quoi.Dans le grand envol large du dompteur qui n’en peut plus, tu as tout de même gagné, tu nous as bien eu.Il est au point ton numéro, définitif et musical, insolent et insolite, cabotin et méritoire.(.) Y a pas à dire, tu es mûr pour les championnats du monde.” Titrant plus simplement “Etonnant Charlebois”, le Figaro publie, sous la plume de Paul Carrière, une critique d'un style plus traditionnel, tout aussi élogieux.“Mais l'originalité de Charlebois — personnalité puissante et pas encore épanouie — (.) est dans la nature même de l’artiste: un homme vrai, c’est-à-dire un homme de terroir avec la santé, l’équilibre du corps et de l’esprit, la solidité du roc ou de l'arbre.Une communication permanente, par les racines, avec l’essentiel et le substantiel: la Terre” Sur la performance de Charlebois en scène, l’auteur note: “Etonnant et détonant, moins insolent peut-être que naguère, pas démagogue pour un sou, en marge des modes, sans le moindre artifice, Charlebois va et vient à travers un répertoire d’une éclatante diversité.” La critique du journal Le Monde devrait arriver aujourd'hui ou demain.Pour l'instant, on se contente d’y annoncer le spectacle (qui se poursuit jusqu’au 30 septembre), en identifiant ainsi Charlebois: “Le poète de l'âge pop, nord-américain et de langue française.” •3*' -ae- >a»oa| è "CE PLAISIR QU’ON l8ANST .DIT CHARNEL" f (Carnal Knowledge) À Film de Mike Nichols a "SANS MOBILE APPARENT" X Jean Louis Trintignant $i.50 3180.I rue BÉLANGER $ 722-0302 * diïarfene 6:30 io-oo tyiefricfî et demain: THE SCARLET EMPRESS Dès jeudi: THE DEVIL IS A WOMAN Bientôt: DESIRE $1.50 chacun des films MINI-FESTIVAL Ce soir et demain: 7:00 ROSEMARY S BABY .«r 9:30RÉPULSION ,u, Jeu., ven., sam.: 7:00 LE DÉSERT ROUGE(v» 0> ^9:30 JULIETTEOESESPRITS >.olJ Vieil» Montréal \I36 est St-P,wl 861-7863 7 l’image qu’on me donne.Je m’en vais.J’ai même donné mon chat.” Mais il passera auparavant par Paris où Diane Dufresne participera à quelques émissions de radio et de télévision avant de chanter trois semaines (du 2 au 21 octobre) à l’Olympia, en vedette “américaine” (c’est-à-dire 35 minutes à la fin de la première partie) du spectacle de Julien Clerc.Elle présentera, dans le même appareil, le même tour de chant que l’hiver dernier à la Place des arts.Julien Clerc a consenti à lui prêter pour la circonstance son système de son.C’est là le résultat net de la brève bisbille qu’avait provoquée ses propos à une émission récente de “Appelez-moi Lise”.“J’ai simplement, voulu prévenir les gens, a-t-elle précisé hier, que sans système de son adéquat je ne chanterais pas.” Elle avait aussi déclaré que sa vraie carrière est au Québec, pas à Paris.Des auditeurs indignés ont écrit à Paris pour rapporter cette conversation.Bien que d’habitude prêter un système de son “ça ne se fait pas” pour une vedette, tout est maintenant réglé de ce côté et il ne reste plus à Diane Dufresne qu’à expliquer à Bruno Coquatrix, directeur de l’Olympia, ce qu’elle entend par ‘'l’important pour moi c’est le Québec”.18 ans adultes ¦ ! | festival ,d id6 12e s ! films érotiques newyork tAisstinssu HomcarU HORAIRE: MIDI-2H 4h - 6h - 8h - 1 Oh TEL 878 1451 IQQCDEIHC1C3 E CINEMA DE LA PLACE VICTORIA .DERNIÈRE SEMAINE "PRIVATE LIVES" de Noël Coward avec Jeanine Beaubien PREMIÈRE: 3 OCTOBRE "OH LES BEAUX JOURS” de Samuel Beckett ovet Denise Pelletier BILLETS EN VENTE GUICHET OUVERT de 1 1 a 5:30 p.m.Hôtel Sheraton-Mt-Royal, suite G-20 MONTREAL TRUST, P.U.M.Informations: 526-0821 Vous avez ri au "SAUT DU LIT" Vous rirez davantage aux "TROIS FARCES DE MOLIÈRE" La Compagnie Jean Duceppe Inc.et CMS Pierre Thériault Anne Pauzé "Trôi.Mise en scene:/ .¦ 1 (mW Guy Hoffmann^ Ë lj-% dmohèê La Jalousie du Barbouillé Sganarelle Le Mariage Forcé Jean-Louis Paris, Ronald France, Hubert Gagnon.Jean Leclerc.Yv.in Ponton.Ginette Morin, Arlette Sanders 1er r* Décors: J.J, Desrosiers AU O I ¦ Costumes: Gilles Latonde K $3 00, 4.00.5.
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