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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 11 avril 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-04-11, Collections de BAnQ.

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/ • ^ .— .la météo Généralement ensoleillé.Maximum de 40 à 45.Aperçu pour vendredi: beau et plus chaud.Détails page 2.Fais ce que dois Les Expos battent Les Pirates 12-8 à leur partie inaugurale — page 24 Jeudi Saint Vol.LXV - No 84 Montréal, jeudi 1 1 avril 1974 1 5 C E NTS (Côte-Nord, Bas-du-Fleuve et Gaspésie: 20 CENTS) I Marc Lalonde dépose son projet de loi Le football américain interdit OTTAWA (CP) — Le ministre fédéral de la Santé, M.Marc Lalonde, a déposé hier aux Communes un projet de loi interdisant aux équipes professionnelles étrangères de football de jouer au Canada, sauf lors de matches hors-concours.En outre, le projet de loi établit les normes du “contenu canadien” des équipes canadiennes de football.Pour 1974, la limite actuelle de 15 joueurs étrangers, comparativement à 17 joueurs canadiens, continuera d’étre en vigueur.Mais, à compter de 1975, la limite du “contenu canadien” sera d'au moins 60% et le nombre de joueurs étrangers ne devra pas dépasser 15.Concrètement, cela signifie qu’au sein d'une formation de 32 joueurs, il y aurait place pour 20 Canadiens et 12 étrangers.A court terme, le projet de loi vise à empêcher les Northmen de Toronto, de la nouvelle Ligue mondiale de football, de s'établir au Canada.On sait que le président de l’équipe, M.John Bassett Jr., se propose de mettre les Northmen en marche à la mi-mai.D’autre part, le bill ne pourra être étudié avant la fin du congé pascal, le 2 mai, ce qui laisse peu de temps au gouvernement pour faire adopter son projet de loi.A plus long terme cependant, le but avoue du gouvernement est d’empêcher toute ligue américaine de s’installer ici de crainte que ne soit réduit le nombre de spectateurs assistant aux matches de la Ligue canadienne.D’autre part, une première réaction est parvenue hier de la part des Northmen “Le projet de loi n’est pas encore approuvé et le Parlement est suprême”, de dire M.Herb Solway, président du conseil d'administration de l'équipe.Deux questions continuent de se poser, d'ajouter M.Solway: les membres du Parlement adopteront-ils le projet de loi et celui-ci est-il constitutionnel?Il a dit que l'aspect constitutionnel du projet de loi serait examiné par les avocats des Northmen.“Mais il appartient aux gens de la région torontoise et aux Canadiens en général d'écrire à leur représentant au gouvernement et de lui faire connaître leurs sentiments.” Les dispositions du projet de loi relatives aux équipes étrangères sont expli- cites: une ligue canadienne de football ne pourra accorder une concession à une personne exploitant une équipe de football à l'extérieur du Canada ou autoriser une équipe faisant partie d’une ligue canadienne à jouer a l'extérieur du pays sauf dans le cas de matches hors-concours.De plus, aucune équipe d’une ligue étrangère ne pourra louer au pays sauf, encore une fois, s’il s'a- Voir page 2 : Le football Outrée parla hausse du coût de la vie L'opposition repousse l'ajournement i Mme Meir quitte la réunion du Parti travailliste, après avoir annoncé son irrévocable décision d'abandonner le pouvoir.La fin d'une époque.(Téléphoto AP) "S»# **•.iPpl WM wt / 1 '.y ^ 3 • OTTAWA (CP) — Outrés par la hausse continue de l'indice du coût de la vie, les députés de l’opposition ont refusé hier au gouvernement un ajournement pour les vacances de Pâques, et les rumeurs d’élections ont repris de plus belle sur la colline parlementaire.La motion d'ajournement présentée Ear le ministre de la Justice, M.Otto ang, prévoyant des vacances jusqu’à lundi, 22 avril, a été retirée quand le gouvernement n’a pu obtenir l'appui nécessaire pour la faire adopter aux voix.Des pourparlers ont été entrepris entre les chefs des partis pour régler cette question à l’amiable, mais les leaders n’estimaient pas hier en arriver à une solution.Le leader de l’opposition, M.Stanfield.a affirmé que son parti ne consentirait à ajourner que si le gouvernement acceptait des conditions bien précises, dont la présentation d’un budget d'ici une date déterminée, mais prochaine, et une journée de l'opposition.Aux Communes, après une période de questions orageuse, marquée par des interventions de l’opposition sur la façon dont le gouvernement n’a pas su contenir la poussée inflationniste, les chefs des partis ont fait savoir qu’ils n’étaient pas prêts à voter en faveur d’un ajournement, surtout quand la journée même Statistique Canada a déposé un rapport indiquant une hausse marquée du coût de la vie.Le chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, a déclaré à sa sortie de la Chambre qu’il ne pouvait accepter que le gouvernement refuse de prendre des mesures concrètes destinées à renverser les hausses des prix.Parlant de l’appui que son parti accorde au gouvernement libéral minoritaire, M Lewis a laissé entendre que la minute de vérité approchait, que le moment où les differences d'opinion entre le gouvernement libéral et le NPD ne seraient pas conciliables.De son coté, le chef du Parti conservateur, M Robert Stanfield, a déclaré qu’il était évident que l’appui du NPD Voir page 2: L'ajournement ¦ Demain.VendrediSaint, Le Devoir ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés à l'exception de la rédaction qui sera accessible à partir de 14 heures.Un scrutin inévitable L'inflation: 1 % par mois OTTAWA (CP) — Le coût de la vie a augmenté de 10.4% en un an, et de un pour cent depuis le mois de mars, et il ne faut pas attendre, dit le premier ministre.M.Trudeau, une amélioration de la situation tant que l’état de pénuries diverses se fera sentir à l’échelle mondiale.Statistique Canada, dans son relevé mensuel de l'indice général des prix à la consommation, notait hier une hausse de 1.5% des prix des aliments, pour le mois de mars, et une hausse de 18.6% depuis un an.L’indice des prix des vêtements a augmenté de 18% en mars, et de 10% depuis un an, tandis que les rix du logement ont augmenté de uit-dixièmes de un pour cent le mois dernier et de 7.5% depuis un an.Devant ces statistiques déprimantes, le chef du Parti conservateur, M.Robert Stanfield, et le critique des affaires des consommateurs conservateur, M.Jim McGrath, ont réitéré leurs demandes de contrôle des prix et des salaires, pour se faire répondre par M.Trudeau que le gouvernement songerait à cette solution si les mesures appliquées à l'heure actuelle ne donnaient pas de résultat.Le ministre des Finances.M.John Turner, ne voit pas de fin prochaine à ce phénomène inflationniste et soutient que le gouvernement a fait tout en son pouvoir en haussant les pensions de vieillesse et les allocations familiales et en augmentant les subsides aux producteurs de lait.Cette récente hausse de l’indice des prix à la consommation porte ce facteur à 160.8 en mars, de 159 2 qu’il était le mois précédent et de 145.7 il y a un an.L’indice a été établi à 100 selon les prix courants en 1961 Il signifie qu’il en faut à l’heure actuelle $16 08 pour acheter ce qui coûtait $10 en 1961, ou que le dollar de 1961 ne vaut plus que 62 cents.L’augmentation de 10.4% enregistrée depuis un an est plus importante que celle enregistrée en 1973, et qui était de l'ordre de 9.1%.Durant le premier trimestre de 1974.les prix à la consommation ont augmenté à un rythme qui, transposé a l’année entière, serait équivalent à une hausse de 11.2%.La Voir page 2: L'inflation Les contrôleurs aériens veulent parler français parGérald LeBlanc QUEBEC — Les contrôleurs aériens du Québec sont prêts à boycotter leur propre syndicat pour assurer le droit à l’usage du français sur leur territoire.Si l'Association canadienne des contrôleurs aériens obtient un vote de grève comme le laisse prévoir les négociations en cours, la section québécoise de l’association refusera de quitter le travail.Les contrôleurs québécois viennent d’ailleurs de se donner une association parallèle, ou mieux une section distincte au sein de l’association pan-canadienne, l’Association québécoise des contrôleurs de la navigation aérienne, devant l'obstination des anglophones à conserver leur postulat de lunilinguisme anglais.Le président de l’association québécoise, M.Guy Charette, donnait, hier, une conférence de presse pour faire le point sur la lutte entreprise par les contrôleurs québécois depuis un mois.L Association québécoise regroupe déjà 120 des 240 contrôleurs québécois, dont 50 sont d’ailleurs anglophones ou bilingues pour la moitié d'entre eux.L’Association québécoise demandera à ses membres de voter contre la grève et de ne pas la respecter si l’association canadienne la décrété.“C’est le seul moyen à notre disposition pour venir à bout de l’obstination des anglophones qui ont toujours rejeté nos demandes concernant l’usage du français dans les communications aériennes au Québec", précisait M.Charette.Les contrôleurs québécois estiment d'ailleurs qu’une bonne partie de la bataille est déjà gagnée.Le ministre fédéral des Transports, M.Jean Marchand, leur a déjà promis son appui dans la lutte qu’ils mènent isolément depuis un certain temps.Les postes de contrôleurs viennent d’être classés comme postes bilingues au Québec et le chef de cabinet de M.Marchand a promis des directives prochaines sur l’usage des deux langues au Québec.M.Charette ne réclame pas l’unilin-guisme français mais le droit d’utiliser le français ou l’anglais, selon le désir du pilote.Quant aux arguments de sécurité mis de l’avant par Ta Canadian Airlines Pilotes Association (CALPA), M.Charette estime qu'ils tiennent plus de l’ignorance ou du racisme que ae la sécurité.Voir page 2 : Les contrôleurs Mme Meir, "au bout du rouleau", abandonne tes affaires publiques Policiers congédiés pour ne pas avoir rompu avec Mitchell Bronfman JERUSALEM (d’après AFP, AP et Reuter) — Golda Meir, premier ministre d'Israël, a annoncé hier sa décision irrévocable de se retirer des affaires publiques une fois qu’elle aura remis officiellement aujourd'hui sa démission au président Katzir.La démission de Mme Meir, qui entraîne automatiquement celle de l’ensemble du gouvernement, survient à l’issue de plusieurs jours de crise dont la vedette principale aura été le ministre de la Défense, Moshé Dayan, contesté par ses propres collègues.Mme Meir (76 ans) a annoncé sa démission au début de la réunion de la direc- tion du Parti travailliste.“Je suis au bout de mon rouleau.Mon départ n’a rien à voir avec Dayan”, a-t-elle déclaré d’une voix lasse avant de quitter la tribune.“Mon plus grand regret est d’avoir cédé à deux reprises aux instances de ceux qui me demandaient de continuer à présider le gouvernement, en dépit de ma volonté de me retirer des affaires publiques.” “J’ai obéi à ma conscience en acceptant de diriger le Parti travailliste et en considérant qu’il était capable de gouverner le pays’, a-t-elle ajouté, en regrettant de n’avoir pu réaliser l’Union natio- nale et d’avoir dû.au contraire, constater une aggravation des désaccords.D’autre part, elle a révélé qu’elle avait rédigé une lettre qui ne devrait être ouverte qu’après sa mort, dans laquelle elle donne des instructions pour 1 organisation de ses obsèques.Ses propos ont consterné l’auditoire, mais les dirigeants travaillistes, interrogés par la presse à Tissue de cette très brève réunion, ont révélé qu’ils s’attendaient à ce développement.Mme Meir annoncera aujourd'hui sa décision au cours de la réunion extraordinaire qui doit précéder la réunion de Voir page 2 : Mme Meir Succession La brusque disparition de Georges Pompidou risque de mener la France à une crise politique.Pour départager les dauphins de i’après-pompidotisme, pourquoi les électeurs de France ne choisiraient-ils pas d'envoyer à l’Elysée une présidente.A cause de la loi salique jamais une souveraine n’a régné à Paris.Les républiques successives ont toujours eu à leur tête un homme, mais puisque les Françaises constituent 53% du corps électoral, une candidate unique aurait toutes les chances.Ainsi, dans les endroits publics, là où le portrait du chef de l’Etat en grande tenue voisinait en un mariage mystique avec l'effigie de Marianne, une présidente en robe du soir serait désormais associée au buste du Pouvoir, rappel du temps où la France avait le caractère du masculin.Louis-Martin TARD par Jean-Pierre Charbonneau Deux officiers des services secrets de la Gendarmerie royale du Canada ont été congédiés en décembre dernier parce qu’ils refusaient de mettre fin à leurs relations avec le financier montréalais Mitchell Bronfman, propriétaire de nombreuses compagnies dont la firme Se-curex Investigations Ltd qui a la responsabilité de la fouille des passagers a l’aéroport international de Dorval.Selon des rapports secrets de la GRC, M.Mitchell Bronfman entretient depuis longtemps d'étroites relations avec le millionnaire de la viande William Ob-ront, identifié devant la Commission d'enquête sur le crime organisé comme le banquier de la pègre montrélaise.C'est d’ailleurs à cause des relations Obront-Bronfman que les autorités de la police fédérale ont sommé les deux officiers, les sergents Gilles Brunet et Don McCleary, de mettre fin à leurs fréquentations avec M.Bronfman.Les deux policiers travaillaient au service, de la sécurité qui a la responsabilité du Voir page 2 : Policier* congédiés La santé coûte-t-elle trop cher?wmmmmmmmMmmmmmmmmm La santé et le bien-être social au Québec: 190,000 employés, 12,000 professionnels, 20 millions de “comptes de médecins", 1,300 établissements de toutes dimensions, 61,000 lits, 400,000 interventions chirurgicales, un taux de mortalité (légèrement) Inférieur à celui du Canada, 40% du budget total de l’Etat, 10% du produit national brut.Dans un secteur aussi longtemps négligé, des pas de géant ont été accomplis.Les établissements se sont multipliés à un rythme rapide.Mais les coûts se sont accrus à une cadence de beaucoup supérieure à l’augmentation des ressources financières du gouvernement.Et si l'Etat continue de dépenser autant qu'il Ta fait ces dix dernières années, il n’aura pas assez de tout son produit national brut, en Tan 2000, pour soigner son monde.Entre-temps, le Québec, et avec lui tous les pays occidentaux, constate que si Ton guérit beaucoup, le niveau de santé de sa population, lui, ne s’est guère amélioré, compte tenu des énormes budgets qu’on y consacre.Novembre 1971, le ministère des Affaires sociales amorce une réforme: la médecine curative est un cimetière à dollars si elle ne s’accompagne d’un vaste effort pour prévenir la maladie, à l’échelle de toute la communauté, et avec sa participation active.Au coeur de cette réforme, un nouveau type d’établissement, le “CLSC", ou centre local de services communautaires.Ce sera une sorte de "petite école” de la santé où médecins, fonctionnaires et citoyens pourront apprendre ensemble.Bien portant.On en compte déjà quatre à Montréal, quinze en province.Fin 1974, ils seront soixante-dix, couvrant la moitié du territoire.Pour mieux comprendre les objectifs et le fonctionnement des CLSC, LE DEVOIR publie aujourd’hui le premier d’une série de cinq articles sur la santé publique au Québec.Page 13.JOURNAL D’UNE AVORTEE Un grand diltmm».Un timoi-gnaga uniqu» .F ) I r i i 2 • Le Devoir, jeudi 1 1 avril 1974 suites de la première page POLICIERS CONGÉDIÉS contre-espionnage et de la lutte aux mouvements subversifs.Le dossier préparé par les autorités de la GRC établit que les deux policiers congédiés avaient effectué un voyage aux Bahamas, en avril 1973, en compagnie de M.Bronfman.Les deux hommes sont aujourd hui à l'emploi de l’homme d’affaires.Interrogés au sujet de ces deux policiers, des membres de la GRC ont déclaré qu’ils avaient toujours été considérés comme des officiers intègres.L’ex-sergent Brunet est le fils de M Josaphat Brunet, ancien commissaire adjoint de la GRC et ancien directeur de la Sûreté du Québec.Depuis 1972, M Josaphat Brunet a été engagé par Mitchell Bronfman à titre de conseiller technique pour la firme Securex Investigations Ltd qui, outre ses responsabilités à l'aéroport de Dorval assure la sécurité de la compagnie Execaire Aviation Ltd, dont le président est également Mitchell Bronfman.Securex veille aussi à la protection de la grande famille Bronfman.Selon les informations obtenues, à la suite du congédiement des deux policiers, les avocats de M.Bronfman auraient fait des démarches auprès du solliciteur général du Canada, M.Warren Allmand, pour obtenir que les deux agents de la paix soient réinstallés dans leurs fonctions II semble cependant que ces démarches aient échoué.Quant aux rapports de la GRC liant M.Bronfman à William Obront, ils mentionnent d'abord que Mitchell Bronfman a acquis des intérêts dans le restaurant The Steak Pub Ltd (2193 ouest, rue Sainte-Catherine, Westmount) dans lequel William Obront avait lui aussi des intérêts.Lors de l’une de ses comparutions de la Commission d'enquête sur le crime organisé, au printemps 1973, Obront avait été interrogé sur sa participation financière dans Te Steak Pub.Les 18 et 19 octobre 1966, une surveillance policière a établi que William Obront, Mitchell Bronfman ainsi que deux autres individus dont Harry Werkman, alias Hertz Warkman, un proche collaborateur d Obront, ont séjourné ensemble à Toronto, Le groupe occunait d’ailleurs deux suites à l’hôtel Royal York.Au mois de janvier 1963, la police fédérale effectuait une série de perquisitions au domicile et au bureau o’Obront et y découvrait une importante quantité de chèques et documents bancaires totalisant des sommes astronomiques.Parmi les documents saisis, figure une reconnaissance de dettes de Bronfman envers Obront.Le document qui n’était pas daté concernait une somme de $19,400 Au mois de septembre 1972, un policier du service des permis de la Sûreté du Québec soumettait un rapport favorable a l'endroit de M.Mitchell Bronfman qui venait de présenter une demande de permis pour exploiter une agence de sécurité qu'il venait de fonder.Il s’agissait de la firme Securex Investigations Ltd.qui devait employer strictement d’anciens policiers à titre de garde de sécurité.Dans sa demande de permis, M.Bronfman indiquait qu’il aurait comme conseillers M, Josaphat Brunet et Me Antoine Geoffrion (décédé depuis quelques mois et qui était également le procureur de William Obront).L’enquête de la SQ a porté seulement sur les références données par M.Bronfman, lesquelles ont toutes déclaré que ce dernier était un homme d’affaires respectable.MME ME! R la Knesset.Elle se rendra ensuite chez le président de la République pour lui rendre son mandat.Dans l’après-midi enfin, elle annoncera à la Knesset la démission du gouvernement, devançant ainsi le vote de défiance exigé par l’opposition.A la suite de cette démission, le gouvernement de Mme Meir (le 4e depuis 1968) se transforme, selon la loi constitutif nnelle israélienne, en cabinet de transition jusqu’aux prochaines élections.Toutefois, la crise est loin d’être réglée et le départ de Mme Meir pourrait provoquer l’éclatement de la coalition travailliste.Le Parti travailliste se présenterait à un prochain scrutin avec des handicaps sans précédent dans son histoire.Il n y a pas de successeur éventuel de Mme Meir capable de réunir tous les suffrages travaillistes, il n’est même pas évident que ce parti pourra se presenter aux élections sous sa forme actuelle, qui résulte de la fusion de trois partis (le Mapai, dont Mme Meir était le chef, le Ahdrouth Haavoda, dont M.Yigal Allon est un des dirigeants, et le Rafi, qui a à sa tête M.Dayan).De nombreux ministres et dirigeants du Parti travailliste ne cachaient pas hier soir leur “irritation” contre M.Moshé Dayan dont, selon eux, “L'obstination a provoqué la démission de Mme Meir." malgré l’affirmation contraire de celle-ci.Mme Meir aurait, selon eux, envisagé de remanier son cabinet et de donner à M.Dayan un portefeuille autre que celui de la Défense.Mais, lorsqu'il est apparu que celui-ci refuserait une telle proposition, le premier ministre n’avait d’autre .hoix que de se démettre.M.Pinhas Sapir, ministre des Finances du gouvernement démissionnaire, a confirme que “sur 26 personnes qui ont pris la parole lors de la réunion au parti, 24 ont demandé la démission de Dayan’ “A sa place, a-t-il ajouté, je serais parti." Le ministre de la Police, M.Shlomo Hillel, a estimé à la radio que de nouvelles élections étaient “inévitables”.“Il est peu probable, a-t-il ajouté, que nous nous y rendions dans les structures actuelles".Il a ainsi confirmé le risque de dislocation du Parti travailliste et le départ du Rafi de M.Dayan.M.Meir Payil, qui dirige la formation d’extrême-gauche Moked, a décjaré: “C’est la tin d’une époque, celle des hommes qui ont gouverné Israël depuis sa fondation et dont Golda Meir était l’un des derniers représentants”.On estimait dans les milieux proches du Parti travailliste israélien que tous les efforts devaient être faits pour tenter d’éviter la dissolution de la Knesset et la tenue de nouvelles élections Toutefois, la plupart des personnalités politiques interrogées à la télévision se sont déclarées en faveur de nouvelles élections, à l’exclusion du représentant des socialistes de gauche qui s’est prononcé en faveur d’une coalition semblable ô celle qui composait le gouverne me.it démissionnaire et qui dirigerai;, le pays “durant les négociations avec les a.Liis ui fl n’est cependant pas exclu, estime-ton.que les travaillistes, après que le président de la République eut accepté la démission de Mme Golda Meir et entrepris les consultations avec les divers partis, proposent un autre de leurs dirigeants pour la formation d’un cabinet de coalition.Le candidat le plus probable, indique-t-on dans ces milieux, serait M Pinhas Sapir, ministre des Finances du gouvernement démissionnaire.La législation israélienne prévoit qu’à la suite de la démission d’un chef de gouvernement, le président de la République entame des consultations avec les chefs des partis représentés à la Knesset S’il se révélé que la constitution d’un gouvernement est impossible, la Knesset décide alors sa propre dissolution.Le chef de l’opposition, M.Menahem Begin, a annoncé de son côté qu’il proposerait un gouvernement d’union nationale de transition jusqu’aux prochaines élections, dont il a recommandé la tenue dans les plus brefs délais.La démission de Mme Meir a provoqué une vive inquiétude à Washington où le secrétaire d Etat.Henry Kissinger, s’apprête à recevoir le général syrien Hit-mat Chehabi pour discuter du désengagement des forces dans le Golan.Un haut fonctionnaire du département d Etat a exprimé la crainte que l’instabilité politique en Israël creée par la perspective de nouvelles élections ne permette pas à un gouvernement de transition de prendre les importantes décisions nécessaires à la conclusion d’un accord militaire avec la Syrie.Le général Chehabi est arrivé hier au début de l'après-midi à Washington à la tête d’une délégation de sept fonctionnaires civils et militaires.Il doit être reçu demain par M.Kissinger à qui il remettra les contre-propositions syriennes sur le désengagement.Les propositions israéliennes ont été communiquées le 29 mars au secrétaire d’Etat par le généal Moshé Dayan.On rappelle que la crise politique is-realienne s'est aggravée le jour où parut le rapport Agranath sur la conduite de la guerre d’octobre aux premiers jours des hostilités Ce rapport, qui tendait à innocenter Moshé Da^an et suggérait la démission du chef d'état-major, le général Elazar, avait été très mal accueilli.Des collègues de M.Dayan, dont plusieurs camarades d'armes dû général Elazar, étaient irrités de voir un chef militaire victorieux payer pour l’erreur politique d’un autre.Ironie de l’affaire: contesté publiquement.Dayan avait refusé de faire partie de ce 4e gouvernement Meir et c’est le premier ministre qui avait fini par le convaincre de reprendre le portefeuille de la Défense U N FLAT! O N hausse de l’indice du coût de la vie la plus importante jamais enregistrée au Canada, 11.8%, l’a été de août 1950 à août 1951, au début de la guerre de Corée.Les seules denrées dont les prix ont diminué en mars sont le boeuf et le porc.Toutes les autres ont augmenté, certaines de plus de 50% depuis trois mois.Les prix des légumes frais ont augmenté de plus de 8% depuis mars, surtout les prix des pommes de terre, de la laitue et du choux.Le prix du pain a augmenté de 4%, celui de la margarine de 7%.Si les prix du boeuf ont diminué de 1.6%, ils étaient malgré tout de 22% plus élevés qu’à la meme époque l’an dernier.Les prix du porc ont diminué de 2.6% en mars, mais étaient de 7% environ plus élevés qu’en mars 1973.Pour ceux qui se restaurent à l’extérieur, les prix des repas dans les restaurants ont augmente de 1.2% en mars, de 18.6% depuis un an.La hausse, très marquée dans les domaines de l’alimentation, du vêtement et du logement, n’a pas épargné les domaines du transport (trois-dixièmes d'un pour cent) et de l’hygiène et des soins personnels (trois-dixièmes d’un pour cent) ainsi que le domaine des loisirs et de 1 éducation (un demi d’un pour cent).Les prix du tabac et de l’alcool ont augmenté respectivement de trois-dixièmes et de un demi d’un pour cent.LEFOOTBALL gît de matches hors-concours.Aux termes du projet de loi, une ligue étrangère est celle qui est constituée ou exploitée ailleurs qu’au Canada ou dont le bureau principal est situé ailleurs qu’au Canada ou dont une partie des membres ont leur siège ailleurs qu’au Canada.D'autre part, le projet de loi définit un joueur étranger comme une personne qui n’est pas citoyen canadien et qui, avant sa 18e année, a reçu un entrainement de footballeur en participant, en tant que joueur, à un match à l’extérieur du Canada.Une personne est considérée comme membre d’une équipe de football lorsqu'elle est payée pour jouer au football et qu elle est disponible pour l’équipe en question.Dans un communiqué accompagnant le projet de loi, M.Lalonde apporte de bonnes nouvelles aux amateurs de football de Toronto.En effet, il déclare que les propriétaires des Argonauts, de la Ligue canadienne, ont accepté, pour fins d'expérimentation, que les matches disputés à Toronto soient télévisés si toutefois tous les billets ont été vendus.Jusqu’à présent, ces parties étaient victimes a’un black-out dans la région de Toronto.Exceptionnellement, le projet de loi déposé hier contient un préambule fort détaillé où sont expliquées les raisons pour lesquelles le gouvernement a cru bon de le soumettre à l’attention du Parlement Il est souligné, dans ce préambule, que le football est une tradition au Canada comme en témoigne la coupe Grey, symbole de la suprématie au football canadien Ce projet de loi, note-t-on encore, vise à “soustraire le football canadien.en tant qu’institution unique et proprement canadienne, à l'intervention d’entreprises animées par des étrangers et exploitées au Canada.” Dans son communiqué, le ministre affirme que le projet de loi, tout comme d'autres mesures prises dans le passé, devrait assurer la survie et 1 expansion du llAslÜdtl CdlldUiCu Ct Je Ses tfauiUOnâ.De telles mesures, de dire M.Lalonde, sont un prolongement d’autres décisions du gouvernement dans des domaines comme les banques, les arts, les communications et les affaires.“Toutes ces mesures font partie de la politique générale du gouvernement de préserver l'identité canadienne”, conclut le ministre.Le dépôt du projet de loi a bruyamment été accueilli aux Communes.Les députés libéraux, comme cela est la coutume.n ont pas manqué de frapper sur leur pupitre pour exprimer leur satisfaction.Chez les conservateurs cependant, qui s'opposent a ce projet de loi, les épithètes et les quolibets ont fusé de toutes parts.L'AJOURNEMENT au gouvernement minoritaire tiédissait et que les conservateurs et les néo-démocrates semblaient se diriger dans la même direction.Parlant des conservateurs, M.Lewis a souligné que ces derniers auraient aimé avoir des vacances de Pâques et donner en même temps l'impression qu'ils étaient prêts à rester à Ottawa pour travailler.M.Stanfield a expliqué que son parti souhaitait un discours du budget ou une journée de l’opposition très prochainement pour forcer le gouvernement à faire face à ses responsabilités quant à la hausse des prix.Nous manquerions à notre devoir de membres de l’opposition officielle si nous ne mettions pas de gouvernement dans la situation où il sera forcé de mettre ce sujet sur le tapis, ou de nous laisser le mettre sur le tapis, a-t-il commenté.Les efforts des conservateurs pour en arriver à ce but, soit par une motion de blâme qu'ils pourraient déposer à l’occasion d'une journée de l’opposition, ou dans un débat sur le discours du budget, ont connu un nouveau sommet cette semaine.à la suite d’une déclaration de M.David Lewis dans laquelle le chef néo-démocrate disait attendre certaines lois en retour de l’appui qu’il accordait au gouvernement.MM.Lewis et Stanfield ne sont guère plus encourageants que M.Trudeau quant a la hausse des prix.Pour eux, cette hausse continuera de se manifester au cours des mois prochains, surtout par une augmentation des prix des carburants prévue pour le mois prochain.LES CONTRÔLEURS C’est plutôt la situation actuelle, forçant certains pilotes francophones à communiquer en anglais, qui lui apparaît dangereuse, particulièrement pour les pilotes des petits aéroclubs, M.Charette rappelait la situation en France où tous les vols intérieurs sont "aiguillés" en français, l’anglais étant également employé pour les vols internationaux.L’Association québécoise a déjà préparé, à ses frais, un lexique temporaire mais elle réclame toujours un lexique officiel du ministère fédéral des Transports.On s’adressera également à l’Office de la langue française du Québec.Un nuage noir dans ce ciel faisant de plus en plus de place au bleu: la baie James.M.Charette déplore en effet la décision de la SDBJ de décréter l’unilinguisme anglais dans toutes les communications sur le territoire.Cette consigne, respectée très scrupuleusement, a coûté de nombreux emplois aux francophones, selon M.Charette Aucun pilote de petit avion-taxi ou d’hélicoptère ne peut en effet travailler à la baie James à moins de connaître parfaitement l’anglais.En pratique, M.Charette estime que cette consigne a entraîné l'ambauche d’Américains et d’anglophones du Québec ou des autres provinces canadiennes alors que des Québécois francophones avaient la compétence requise pour le travail requis.Appuyés par la plupart des pilotes, à l'exception de ceux a Air Canada et de CP Air, les “aiguilleurs de l’air” sont en voie de réaliser le rêve du français langue de travail.LES PROFESSEURS Suite de la page 3 tion Montréal, a indiqué que les résultats seront à la disposition de tous les organismes représentatifs des enseignants.Le traitement des données sera assuré par les chercheurs spécialistes de l'INRS-Education et du Centre de Cap-Rouge; ces données seront rendues publiques le 14 juin prochain, au symposium des fédérations internationales des professeurs de français.On se plaît à mettre en parallèle les millions de dollars que le ministère consacre au renforcement d 'un encadrement pédagogique qui.au dire des enseignants, n'est que fonctionnarisme, et les quelque $10,000 que coûtera l’enquête conjointe des quatre organismes.Le président de la CEQ a tenu à replacer dans le contexte actuel d'effervescence linguistique l'impor' .fice de cette enquête.Au journaliste du oçste radiophonique CFCF qui lui denr.idait de repéter ses propos à l’intenuon de ses auditeurs de langue anglaise, M.Charbonneau a déclare froidement que, d’ici à ce que le français soit proclame seule langue officielle au Québec, la CEQ s’adresserait en français à la minorité anglophone québécoise.“Ces icrsonnes, a-t-il dit, demeurent au Qué-iec.S’ils ne comprennent pas la langue de ce pays, ils n ont qu’à déménager." Devant l’insistance du journaliste, M.Charbonneau a cependant consenti à une finale dont les premières consonances sont familières aux Québécois: “Sorry, I don’t speak.english”.Deux nouveaux ponts sont à l'étude pour relier Pi le à la Rive-Sud pai Bernard Descôteaux Le ministère des Transports étudie la possibilité d’ajouter deux nouveaux ponts pour relier la Rive-Sud à ITle de Montreal.Ces deux ponts, les seuls prt vus au plan quinquennal du ministère, seraient jetés à Cnâteauguay ct à Saint-Lambert, cians ce cas à partir du pont de la Concorde, à Terre des Hommes.Les ponts de la Rive-Sud sont déjà congestionnés aux heures de pointe et le point de saturation sera atteint d’ici deux ans.tout comme pour le réseau routier C’est l’un des projets dont le ministre d’Etat aux Transports.M.Paul Berthiau-me, a fait état, sans le préciser outre mesure, comme mesure pour pallier à ( insuffisance des moyens de transport entre Montréal et la Rive-sud et à l’intérieur de cette zone.M.Berthiaume, qui s'adressait aux membres de la Société pour le progrès de la Rive-Sud, hier midi, a par ailleurs situé ces projets dans le cadre d’une vaste étude que son ministère lancera à l’automne pour établir un plan de transport intègre sur ce territoire, de Saint-Hyacinthe à Val-leyfield.si ce n’est de Sorel à Rigaud.L'étude, qui durera environ 22 mois, doit permettre de réorienter tout le système de transport dans ce territoire et de prendre des décisions en terme d'aménagement.Selon le ministre, les divers reseaux actuels ne pourront absorber l'accroissement des déplacements prévus d'ici cinq ans, si rien n’est fait.Cette réorientation doit s’effectuer, selon ce ou’a laissé entendre le minis tre, dans le cadre d’une rationalisation des dépenses et d’une utilisation des ressources déju existantes, tout en tentant d'augmenter la qualité de vie.L’utilisation des transports en commun pourrait alors être privilégiée.Les politiques de transport qui seront définies seront coordonnées et intégrées a l’ensemble du système de transport de la région métropolitaine, dont le projet TRRAMM, de souligner le ministre.Le ministère des Transports doit étudier tous les aspects du transport, autant le transport en commun, comme le métro, les autobus et les trains, que le réseau routier.Parmi les problèmes les plus importants qui seront analysés, mentionnons l'accès routier à la station de métro Longueuil, la correspondance entre les autobus de la Rive-Sud.3ui est desservie actuellement par une izaine de compagnies, la relocalisation de certains circuits d’autobus de la Commission de transports de la Rive-Sud.L’étude doit déboucher également sur des recommandations quant à l'implantation des grands axes routiers et régionaux, à la prolongation du métro, à l’amélioration des services de train de banlieue L’implantation éventuelle d'axes longitudinaux ou circonférentiels de transport en commun, de nouvelles traversées Les propriétaires de taxis de Longueuil manifestent contre le règlement No 6 e Les chauffeurs de taxi de Longueuil ont manifesté leur insatisfaction de la situation qui prévaut dans cette industrie sur la Rive-Sud.Ils étaient plus de 75 à accueillir le ministre d'Etat aux Transports qui prononçait une conférence, hier midi, à Longueuil, pour lui faire savoir publiquement leur mécontentement.Ces chauffeurs, membres de l’Association des propriétaires de taxis de Longueuil, demandent au ministère des Transports de reviser le règlement numéro six, qui a constitué une agglomération de sept villes où la libre concurrence existe.Ils voudraient avoir l'exclusivité dans Longueuil.Ils fondent leurs revendications sur le fait que les six autres villes tout en ayant une population pratiquement égale à celle de Longueuil, ont émis un total de 194 permis, alors qu'à Longueuil il n’existerait que 155 permis, ce qui, au total, les désavantage, L’existence dans cette ville d’une station du métro et de nombreux centres commerciaux attirerait les autos-taxis des autres villes de l'agglomération plus qu’il n'est normal.Le président de l’association, M, Albert Senneville, a précisé que les propriétaires craignaient en outre les conséquences de l’implantation de la Commission de transports de la Rive-Sud.Au cours d'une rencontre avec le ministre d'Etat aux Transports, mardi, il a l’intention de demander qu’un dédomma- La SEE fédérale: $463millions d'exportations OTTAWA (par Claude Lemelin) — Par l’entremise de sa Société pour l'expansion des exportations, le gouvernement fédéral a financé en 1973 des exportations vers 19 pays étrangers.pour une valeur de $462.9 millions et en a tiré des bénéfices de $9.3 millions qui ont été immédiatement réinvestis dans la société.C'est ce que révèle le rapport annuel de la SEE qui a été déposé hier aux Communes par le ministre de l’Industrie et du Commerce.Les accords de financement et de garantie signés en 1973 ont porté à $1.5 milliard le total des prêts et garanties accordés par la société depuis 1961.Au surplus, la SEE a assuré pour $565 millions de crédits accordés par des institutions privées à des exportateurs canadiens et pour $15 millions d'investissements faits à l’étranger par des entreprises du pays.Le succès de la SEE comme instrument de promotion et de diversification des exportations canadiennes a été tel, l’an dernier, que le ministre Gillespie réclamait récemment du Parlement l'autorisation de relever le plafond que la loi fixe au montant global de ses prêts.En effet, les crédits à l'exportation accordés directement par la SEE sont passés de $283 à $463 millions, soit une hausse de 63 pour cent! Quatre pays ont bénéficié de plus de la moitié des crédits à l’exportation de la SEE.Il s’agit, dans l’ordre: • de l'Algerie — pour $85 millions de divers biens et services acquis par la Banque algérienne de développement; • du Mexique — pour $77 millions d’un large éventail de matériel de transport; • de Panama — pour $65 millions de construction navale, Marine Industrie, filiale de la Société générale de financement du Québec devant fournir six navires à divers affréteurs de ce pays; • du Brésil — pour $42 millions d’équipement électro-générateur, ainsi que les installations d’un laboratoire d’oxygène.La société fédérale a également financé des exportations vers le Royaume-Uni ($41 millions), Israël ($25 millions), le Pérou ($26 millions), l’Espagne et les Etats-Unis ($18 millions chacun), l'Indonésie ($17 millions) la Turquie ($13 millions), la République Dominicaine ($12 millions), ainsi que la Barbade, la Bolivie, la Colombie, ïa Corée du Sud, la Grèce, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie.gement soit accordé aux propriétaires de taxis, sous forme de subventions pour pallier les pertes que le nouveau système de transport en commun leur fera encourir.Une autre solution à ses yeux serait que les permis excédentaires soient alors rachetés.M.Berthiaume a précisé pour sa part qu’il demandera à l’Association des propriétaires de taxis de lui démontrer que les conclusions de l’étude qui a donné naissance à l’agglomération étaient fausses.Le cas échéant, il s’est dit prêt à reprendre le débat.Tout en admettant que le ratio permis/population désavantageait un peu les propriétaires de Longueuil actuellement, il s’est dit d’avis que la croissance rapide de la Rive-Sud rétablirait rapidement la situation.Le pape Paul VI renonce à suivre tous les Offices CITE DU VATICAN (AFP) - Un communiqué du Vatican a confirmé officiellement hier que Paul VI ne participera pas, comme il faisait les années précédentes, aux cérémonies du Vendredi et du Samedi Saints dans la basilique Saint-Pierre.Par contre, le pape célébrera jeudi à 17 heures, à Saint-Jean-du-Latran, cathédrale de Rome, la messe “in coena domini” (la cène du Seigneur) au cours de laquelle il procédera au lavement des pieds de douze orphelins, pupilles de l’institut romain Don Orione.Vendredi à 21 heures 10, le Saint-Père participera au chemin de croix au Colisée dont le rite sera transmis en Eurovision.Aucune précision officielle n’a été donnée, mais le porte-parole du Vatican fait allusion aux conseils donné par le médecin de Paul VI, le professeur Mario Fontana, que le pape ne se fatigue pas outre mesure après sa récente grippe.D’autres sources affirment que le temps humide des jours derniers a eu des conséquences sur l'arthrose chronique dont souffre le Saint-Père.Hier matin, en tous cas, le chef de l’Eglise a paru en bonnes conditions de santé aux fidèles qui participaient à l’audience générale hebdomadaire au Vatican.Le pape a semblé n’éprouver aucune difficulté à gravir les dix marches de l’estrade sur laquelle son fauteuil est disposé.La police mexicaine enquête sur la bande de la Main noire MEXICO (AFP) — La police mexicaine a ouvert une enquête sur les activités d’une bande dénommée la “Main noire" qui se livre au trafic de stupéfiants dans l’Etat de Chiapas et aurait commis plusieurs meurtres./a météo Régions, de l'Abitibi, de Chibougamau, de Pontiac-Témiseamingue, de la Haute-Mau-ricie, des Laurentides: généralement ensoleillé Maximum 35 à 40.Aperçu pour vendredi: beau et plus chaud.• Régions d'Ottawa, de Montréal: généralement ensoleillé.Maximum 40 à 45.Aperçu pour vendredi: beau et plus chaud.• Régions de Québec/Trois-Rivières, des Cantons de l'Est: généralement ensoleillé.Maximum voisin de 40.Aperçu pour vendredi: ensoleillé et plus chaud.• Région du Lac St-Jean: généralement ensoleillé.Maximum 35 à 40.Aperçu pour vendredi: ensoleillé.Un peu plus chaud.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles, de Rimouski, de Gaspésie: dégagement et venteux.Passages nuageux s'attardant sur les régions de Gaspésie et de Rimouski.Maximum près de 35.Aperçu pour vendredi: ensoleillé du Saint-Laurent et de nouveaux ponts routiers sera également envisagée.Au sujet de nouveaux ponts, le ministre a précisé qu’il fallait essayer d'éviter de paver le Saint-Laurent.Bien qu'il n'ait pas appui té de précisions sur la construction de ponts a Châteauguay et à Saint-Lambert, il semble que la réalisation de ces deux projets ne sera pas mise en cause par cette etude, puisqu'ils sont déjà inclus dans le plan quinquenal du ministère.M.Berthiaume n'a pas écarté la possibilité qu'au cours des 22 mois que durera l'étude, des “interventions ponctuelles" soient faites pour résoudre des problèmes précis qui devraient être résolus avant le rapport final.Par ailleurs, le ministre a précisé qu'en formulant des recommandations, il faudra tenter de minimiser les coûts des infrastructures en tenant compte des équipements existants et des possibilités que peuvent offrir de nouvelles technologies.Il a mentionné que pour améliorer certains services existants, on étudierait les services de train de banlieue de Beloeil-Montréal et du La-keshore qui fonctionnent bien.Les études qui sont déjà en cours à la Commission de transports de la Rive-Sud et à la Ville de Longueuil ne seront pas affectées par l’étude du ministère des Transports.Au contraire a dit le ministre, elles seront complémentaires.En ce sens, le ministre a annoncé qu'une subvention de $62,500 serait éventuellement accordée pour la réalisation des études de Longueuil et de la CTRS.M.Berthiaume a fixé à environ $1 million le coût des travaux d’étude qu’entreprendra son ministère.La FPJQ Une décision dangereuse pourlapresse M.René Mailhot, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, a fait part de ses réactions personnelles en apprenant la condamnation de Jean-Pierre Charbonneau, journaliste au DEVOIR.Le président de la FPJQ estime que cette décision du tribunal risque d’être “dangeureuse pour la liberté de manoeuvre des journalistes".En effet, la pratique courante amène le journaliste à évoquer dans son article le contexte dans lequel s’insère une information.C’est ainsi, souligne René Mailhot, que le journaliste peut éclairer le public sur la portée d’une information; car c’est le lecteur que le journaliste veut éclairer, non pas le tribunal qu’il veut influencer.Si cette liberté dans l’exercice du métier est remise en cause, demande le président de la Fédération professionnelle, quelle marge de liberté restera-t-il aux journalistes qui sont, d’autre part “harassés de plus en plus par les pouvoirs judiciaires et policiers”?En conclusion, René Mailhot rappelle qu’aucune loi ne protège vraiment le journaliste dans l’exercice de ses fonctions et annonce que la FPJQ, à la lumière du jugement visant Jean-Pierre Charbonneau, va étudier cette affaire de plus près.DÉCÈS LAFORTUNE, Frère Amélius.A Oka, le 9 avril 1974 à l'âge de 77 ans et 6 mois, est décédé le frère Amélius Lafortune, F.I.C., né à Pointe-Gatineau, le 15 septembre 1896 li était entré chez les Frères de l’Instruction Chrétienne le 30 juin 1911.Il fit de l’apostolat pendant plus de 50 ans comme professeur ou directeur dans plusieurs écoles de la Province de Québec, notamment à St-François-Xavier, de la Mennais à Montréal, à la Prairie, Buckingham, Gatineau et Masson.Exposé à la maison provinciale d’Oka, une célébration liturgique aura lieu vendredi le 12 avril à 10 heures, inhumation au cimetière de la Communauté.MIZGALA, Loui*.A Montréal, le 9 avril 1974.à l age de 63 ans, est décédé, M.Louis Mizgala, époux de Marie Ropeleski.Il laisse dans le deuil ses fils: Henri (époux de Barbara Delaney), Jean (époux de Claire Bourassa), Charles (époux de Reina Karavola), François (époux de Renée Morganti), ses soeurs: Jeanne (Mme C.Sodo), Françoise (Mme J.Jurkowski), sa belle-soeur Mme Françoise Mizgala, ainsi que 13 petits-enfants.Les funérailles auront lieu samedi le 13 avril.Le convoi funèbre partira du Salon J.R.Deslauriers Limitée, no.5650 Chemin Côte-des-Neiges, pour se rendre à Légiise polonaise St.Mary’s (Hoehelaga et Gascon) où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture.A la demande de la famille, salon fermé de 5 à 7 p.m.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Dons à la Fondation du Quebec des Maladies du Coeur seraient appréciés Une messe de Requiem sera chantée à l’église polonaise St.Mary’s, lundi le 15 avril a 10 heures.S
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