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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 mai 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-05-24, Collections de BAnQ.

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la météo Nuageux.Risque d'averses.Maximum 55.Aperçu pour samedi: nuageux.Détails page 6.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois Vol.LXV - No 119 Montréal, vendredi 24 mai 1974 Le Dr Morgentaler est libéré sous caution — page 2 20 CENTS Les usines Angus: bientôt un village?par Bernard Descôteaux La réalisation d’un projet domiciliaire de grande envergure dans le centre-est de Montréal pourrait permettre la relance du développement du quartier Rosemont et.par voie de conséquence, de tout le secteur environnant.Ce projet se situe sur les terrains des usines Angus, une enclave de 220 acres dans le quartier Rosemont Il prévoit la construction de 2,250 unités de logements jumelés à des équipements communautaires, commerciaux et industriels, le tout nécessitant des investissements de quelque $70 millions.Ce projet a été préparé par la compagnie Marathon Realty Ltd, une filiale à part entière du Canadien Pacifique, propriétaire des usines Angus.Cette filiale s’occupe de tous les intérêts immobiliers de cette compagnie ferroviaire.Le projet de Marathon Realty, dont la préparation remonte à l'été 1973.a été divulgué lors d’une récente émission de “Présent’’ mé- tropolitain à la station radiophonique de Radio-Canada.Selon les documents dont le DEVOIR a pu se procurer copie, la compagnie Marathon prévoyait à l'été 1973 pouvoir réaliser la première phase de son projet "durant les deux ou cinq prochaines années", et la deuxième phase dans un avenir assez éloigné La première phase doit porter sur différentes enclaves résidentielles et le secteur commercial de concert avec un réseau de ceintures de verdure.Le Canadien Pacifique occupe depuis le début du siècle le terrain connu sous le nom Angus.D’une superficie de 220 acres, ce terrain est délimité par les rues Iberville, Bourbonnière, Saint-Joseph et Rachel.On y assure la réparation et l’entretien des wagons et des locomotives de cette compagnie.Au cours de la dernière guerre mondiale, environ 12,000 personnes y ont travaillé.L’été dernier, il n y en avait plus que 2,500 et il est prévu que ce nombre aiminuera de 1,000 au cours des cinq prochaines années.Depuis quelques années, il est question de donner à ce terrain une autre vocation.(Il a même été question, l’an dernier, d'en faire le site du Village Olympique).Le Canadien Pacifique, selon le projet préparé par sa filiale, céderait la majeure partie de son territoire à Marathon qui le consacrerait au développement commercial et domiciliaire, réintégrant du même coup cet espace à la trame urbaine de Montréal.Il a été impossible de savoir quand exactement la réalisation de ce projet doit avoir lieu, mais il semble certain que déjà, l’été dernier, plusieurs éléments étaient prêts pour sa mise en oeuvre.Contrairement à de nombreux projets domiciliaires réalisés dans d’autres par-Voir page 6: Usines Angus Le bill 22 embarrasse Ottawa par Claude Lemelin OTTAWA — Portée par une presse anglophone trop heureuse d’ameuter la population du Canada anglais et de nuire ainsi aux libéraux, la "bombe” linguistique québécoise a éclaté avec fracas en pleine campagne électorale fédérale; et les retombées canadiennes de cette bombe menacent de durer jusqu’au 8 juillet, avec des conséquences encore imprévisibles mais vraisemblablement significatives sur les résultats du scrutin.Inutile de dire qu’à ce propos, les avis Trudeau annonce des emplois à Winnipeg SASKATOON (CP) — Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, a porté sa campagne hier dans une des provinces les moins libérales du Canada, la Saskatchewan, après une escale à Winnipeg qui lui a permis d’annoncer la création de 800 emplois dans l’industrie aéro-, spatiale.Ces nouveaux emplois, a-t-il expliqué, viendront de la mise sur pied d’une ligne aérienne dite de troisième niveau qui assurera un service local de qualité entre les villes de Winnipeg, Brandon, Dauphin.Yorkton et Saskatoon.M.Robert Stanfield, qui se trouvait à Winnipeg au même moment, a jugé très vague cette promesse du gouvernement libéral et a fait remarquer qu’il faudrait en connaître les détails avant de les commenter.Auparavant, le chef conservateur avait expliqué la position de son parti au sujet de la décentralisation des services d’Air Canada et ses sociétés de la Couronne, décentralisation qu’il favorise.Le gouvernement, a annoncé M.Trudeau.vient d’approuver l’achat de deux appareils, au coût de $1.5 million, de la compagnie Saunders Aircraft de Gimli, au Manitoba.Accompagné de ses deux députés mani-tobains, MM.James Richardson, ministre de la Défense, et Joseph Guay, secrétaire parlementaire du ministre des Transports, M.Trudeau a souligné qu’il n'était pas de la politique du gouvernement libéral de muter du personnel d’un centre à un autre, faisant allusion aux rumeurs de transfert de Montréal à Winnipeg d’une base d’entretien d’Air Canada.Voir page 6: Air Canada et prévisions sont fort partagés dans les milieux fédéraux; mais deux hypothèses retiennent surtout l’attention.D’une part, certains croient que l’initiative du gouvernement Bourassa ne peut que nuire aux libéraux en ranimant le ressac anglophone de 1972 contre le “French Power" et la politique d'égalité linguistique du gouvernement Trudeau à 1 echelon fédéral.Ce mouvement d’opinion, selon cette hypothèse, permettrait aux conservateurs de M.Robert Stanfield de rameuter derrière leur bannière tout ce qu’il y a d’intolérant et d’anti-français à l'ouest de la rivière Outaouais, notamment dans ces comtés marginaux de la Colombie et de l’Ontario où les libéraux espéraient, à force de poignet, enlever quelques sièges à l'opposition.Bien servi à cet égard par nombre de ces candidats qui ne sont guère portés au départ sur le "fait français”, le chef PC aurait déjà insidieusement entrepris cette manoeuvre, accusant certains libéraux, en se prononçant catégoriquement contre le bill 22.Mais une autre hypothèse ne peut être exclue.C'est que la controverse linguistique qui promet de prendre une ampleur sans précédent au Québec d’ici au 8 juillet, en opposant les péquistes de René Lévesque au gouvernement libéral de M.Bourassa, suscite un tel désemparement et une telle inquiétude au Canada anglais qu'une forte proportion de l’électorat y soit conduit à voir encore une fois en M.Trudeau l’homme de la situation soit celui des leaders politiques — à vrai dire le seul, si cette hypothèse doit se réaliser — capable à la fois de tenir tête aux séparatistes et de faire entendre raison aux libéraux provinciaux sur les quelques aspects du bill 22 qui, dans l’optique canadienne, devraient etre révises.Ainsi serait ressuscité, dans le sillage du bill 22, ce thème de “l'unité nationale" qui a si bien servi les libéraux dans le passé, notamment en 1968.et que M.Trudeau a maintes fois déploré publiquement de ne pas avoir ranimé lors des élections désastreuses pour son parti d’octobre 1972.Cette hypothèse serait d’autant plus vraisemblable si la campagne de mobilisation que préparent semble-t-il le PQ et autres mouvements ultra-nationalistes entraînait des manifestations houleuses et même des désordres au Québec.Quoi qu’il en soit, c’est sans contredit pour les troupes de M.Trudeau, jusqu’ici, que le dépôt du projet de loi 22 à l'Assemblée nationale représenté l'embarras et le risque électoral le plus grand.Certains militants fédéraux vont jusqu'à considérer la décision du gouvernement Bourassa de procéder, malgré l’ouverture d'une campagne électorale déjà fort difficile pour les “cousins” fédéraux, comme un coup de poignard dans le dos de la part de Quebec.D’autres, plus sereins, reconnaissent que M.Bourassa se serait placé dans une situation difficile en renonçant à l’échéancier législatif annoncé dans le discours inaugural, décision qui aurait prolongé encore des délais déjà excessifs Voir page 6: Ottawa : les ouvriers n’avaient pas sitôt donné le dernier coup de brosse que le tronçon Guy—Sanguine! de l'autoroute Ville-Marie, mieux connue sous le nom d'autoroute est-ouest, était ouvert hier midi à la circulation automobile.Le ministère des transports espère ainsi décongestionner la circulation dans le secteur Craig-Université.Le reste du parcours sera ouvert à l'automne. Le gouvernement Bourassa sur le coup de la surprise devant l’opposition unanime parGérald LeBlanc QUEBEC - Même s’il fait le fort et traite les opposants d’extrémistes, de traîtres et d’orangistes, le gouvernement Bourassa demeure sous le coup de la surprise devant Tunanimité des réactions négatives à son projet de loi sur la langue.Contrairement à ce qui se passe à l’extérieur où les déclarations et commentaires fusent de toute part, le climat est cependant plutôt à l’expectative à l’Assem- Le MQF, indigné, réclame que la commission siège en province par Gilles Lesage QUEBEC - Scandalisé et indigné par le projet de loi 22 sur la langue officielle, qu'il considère pire que le bill 63, le Mouvement Québec français (MQF) demande à la popülation du Québec de se lever en bloc contre “cette hypocrite trahison de ses droits les plus sacrés.Le MQF réclame que la commission parlementaire, qui tiendra des audiences publiques à Québec à compter du 11 juin, siège également dans les dix capitales ré- Ci w.æ*: gionales du Québec, pour entendre les points de vue et les revendications des citoyens, et non pas seulement ceux des grands corps intermédiaires.Le Mouvement, mis sur pied à la faveur du bill 63, projette une mobilisation générale.mais il est trop tôt pour en prévoir les modalités.Le fait que le débat se fasse en plein été n’inquiète pas ses dirigeants outre mesure.“Les étudiants sont beaucoup moins occupés en juin qu’en mai", signale le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau.Un autre note que la fin de semaine du 24 juin pourrait donner lieu à un “intéressant triduum à Québec.” Le président du MQF, M.François-Albert Angers, entouré des représentants des huit organismes membres, a déclaré que le gouvernement ne s’est rendu à aucune des trois demandes essentielles du Mouvement, à savoir: • que le français soit proclamé seule langue officielle du Québec par amendement constitutionnel; • que le bill 63 soit amendé de façon à n'accorder l’école anglaise qu’aux seuls véritables anglophones; • que l’article 133 de l’AANB soit amendé pour que les droits minoritaires soient transfères de la constitution à une loi ordinaire.M.Angers reprend chacun de ces points.Il est vrai que l’article 1 du bill 22 stipule que “le français est la langue officielle du Québec”.Mais tout au long des 130 articles, on confère à l’anglais tellement de droits particuliers qu’il finit par être presque aussi officiel que le français.Voir page 6: Le MQF blée nationale.L'heure est nettement à l’évaluation stratégique et à la préparation de la contre-attaque, le silence lourd et le suspense n'étant rompus que par les caucus, les mini-caucus et les conversations dans les couloirs parlementaires.Deux exceptions cependant: une courte intervention nerveuse de M.Bourassa en Chambre pour traiter les péquistes de traîtres et les anglophones d’orangistes, ainsi qu’une entrevue de quelques secondes de son ministre “linguistique”, M.Cloutier, qui vit son heure de vérité.Interrogé par M.Claude Charron, sur la réplique québécoise aux commentaires des partis fédéraux sur le projet de loi 22.M.Bourassa se contentait de promettre des sorties fracassantes contre le Parti québécois.“Vous allez entendre parler de moi en fin de semaine; je fais des congrès régionaux et des émissions de radio, vous verrez.Vous allez y goûter”, lançait un M.Bourassa décidé à attaquer, peu importe les questions.Revenant à la charge, le député pé-quiste de Saint-Jacques se voyait accuser d’avoir partie liée avec les "orangistes ”.“Vous avez les orangistes de votre côté, cela fait mal”, lançait en effet à deux reprise M.Bourassa aux six députés péquis- La commission n’entendra que les groupes organisés QUEBEC (Le Devoir) — La commission parlementaire n’entendra que les représentants de groupes organisés et ses audiences seront limitées à une période donnée.C’est ce qu'a laissé entendre le parrain du projet de loi sur la langue (bill 22), M.François Cloutier, en réponse à un reporter lui demandant si tous les intéressés pourraient se faire entendre devant la commission, dont les audiences commenceront le 11 juin.Après avoir souligné que tous les groupes ont déjà exprimé leur opinion lors des audiences de la commission d’enquête sur le statut de la langue française, la commission Gendron, M.Cloutier indiquait que la commission aura à se donner des limites dans son travail.“Elle aura peut-être même, ajoutait-il, à décider qu elle aura à en-Voir page 6: La commiasion tes, qu’il accusait d’être les “traîtres" à la cause francophone.Le premier ministre répondait ainsi au président du PQ, M.René Lévesque, qui avait qualifié le projet 22 de “trahison nationale".Quant au ministre de l’éducation, M.François Cloutier, parrain du projet de loi sur la langue où il joue sa tête et sa carrière politique, les réactions exprimées jusqu’ici ne l’étonnent pas du tout.Feu vert au projet Dow-Dome OTTAWA (PC) - Le cabinet fédéral a approuvé hier l'émission d’un permis de construction d’un gazoduc fait de matières plastiques produites en Alberta.Le ministre canadien de l’Energie, M.Donald MacDonald, a annoncé cette nouvelle au moment où les gouvernements d'Ottawa et d’Edmonton s’affrontent sur les processus de développement de l’industrie des produits dérivés du pétrole.L’un des enjeux de ce conflit est de déterminer où seront localisées les industries pétrochimiques; au sein d’entreprises ontariennes ou en Alberta comme le souhaite le gouvernement de cette province7 Déjà, les gouvernements d’Ottawa et d'Edmonton étaient en désaccord sur le nombre d’usines pétrochimiques qui doivent être construites au Canada.Les permis émis hier sont ceux concédés au groupe Dome Petroleum Ltd.pour l'exportation de gaz propane et d ethane, et à la société Cochin Pipelines Ltd., une filiale de la Domq, pour le transport d'éthylène et d’hydrocarbures légers jusqu’à Sarnia, en Ontario.Ces permis sont relatifs à la construc- Voir page 6: Dow-Dome “Ce qui s'exprime actuellement, ajoutait-il, ce ne sont pas des opinions qui sont vraiment fondées sur une étude de la loi telle qu’elle est mais sur un certain nombre d'options, sur l'indépendance, sur l'unilinguisme." M.Cloutier n’est donc pas surpris de ces réactions et il prédit avec assurance que le tout va “se décanter devant le véritable centre visé par sa loi raisonnable et réaliste”.Malgré cette façade d'impassibilité, les libéraux sont inquiets de la tournure des événements.Pour les six "backbenchers" anglophones, appuyés discrètement par le ministre Tetley, il ne saurait y avoir de trêve.Ce projet de loi ne passera qu’à leur corps défendant.Plusieurs députés libéraux anglophones.aux prises avec une importante clientèle anglophone, ne sont guère plus heureux.Ils réclament un caucus spécial pour exprimer leurs griefs et faire plier le ministre linguistique".Plus méfiants à la suite des manchettes fracassantes des derniers jours, certains d'entre eux demandent aux journalistes le sceau "de la confidentialité avant de s’interroger tout haut.“On dit que ce bill ne franchira jamais les trois étapes”, lance un député en Voir page 6: Le gouvernement L’ENTRAIDE IMMOBILIERE LAURENTIENNE Certificats d'épargne et de crédit différé 2189 est, rue Sherbrooke Montréal 133 527-3624 2 • Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 tribunaux par Guy Deshaies Morgentaler est I i béré sous caution Le juge George Montgomery, de la Cour d'appel du Québec, a remis en liberté, hier, le Dr Henry Morgentaler.qui doit recevoir sentence prochainement de la bouche du juge Hugessen Ce cautionnement, qui avait été demandé par Me Claude-Armand Sheppard mardi, est valable jusqua ce que soit rendue la décision de la Cour suprême du Canada au sujet du bien-fondé de la décision de la Cour d'appel de casser le verdict d’acquittement prononcé par un jury et de déclarer l’accusé coupable Ainsi, quel que soit le jugement du juge Hugessen sur sentence, le Dr Morgentaler restera en liberté d’ici le jugement final de la Cour suprême.Cette cour n’entendra pas le pourvoi avant le mois d’octobre prochain.Le juge Montgomery a accordé le cautionnement à la condition que le Dr Morgentaler ne pratique aucun avortement avant qu’il en soit statué en dernière instance sur son cas.Comme le juge Montgomery agissait seul.Me Robichaud a déclaré hier, au nom du ministère public, qu’il en appellerait de cette décision devant un banc de trois juges de la Cour d’appel.Aujourd'hui, le médecin pourra donc s'installer librement dans la salle d’audience pour entendre les dernières représentations des avocats sur la sentence qu’il doit recevoir conformément à une ordonnance de la même Cour d'appel.Après avoir entendu 15 témoins, dont 10 pour la défense, depuis mardi matin, relativement aux pratiques du Dr Morgentaler et aux motivations profondes et réelles qui le poussent à pratiquer des avortements, le juge James K Hugessen entendra donc aujourd’hui les plaidoyers des avocats des deux parties avant de se retirer pour préparer la sentence qu'il rendra dans un délai qui peut maintenant se prolonger longtemps.C’est conformément à une ordonnance de la Cour d’appel du Québec, qui a cassé le verdict d’acquittement et déclaré Morgentaler coupable, que le juge Hugessen doit rendre sentence en attendant que la Cour suprême du Canada se prononce sur le bien-fondé du jugement de la Cour d'appel.Mercredi, la Cour d’appel a accepté, chose singulière, d'entendre la demande de cautionnement logée par Morgentaler avant même que le juge Hugessen ne passe sentence.Ce der- nier a donc poussé un certain soupir de soulagement en déclarant qu'il sentait moins de pression sur ses épaules puisque de toute évidence, la Cour d'appel ne semblait pas devoir se préoccuper de sa décision sur sentence.C'est fait.Me Sheppard avait invité néanmoins le jeune juge du Banc de la Reine à ne pas retarder cette sentence car on ne savait pas si la Cour d'appel, qui a pris en délibéré les représentations pour cautionnement, ^attendrait pas sa sentence.En gros, il ressort des témoignages rendus dans cette affaire que la défense présente le Dr Henry Morgentaler comme un homme généreux et désintéressé qui pratique des avortements dans le but de répondre à un besoin social particulièrement impérieux chez les Canadiennes françaises., La Couronne, elle, nous montre ce médecin comme un homme vénal et cupide qui pratique des avortements au mépris de la loi dans le but premier de s'enrichir sans égard à la santé des femmes qui le consultent et pour qui il ne prend pas les précautions élémentaires qu'exigent les standards médicaux décrits par les experts de la poursuite.Entre ces deux visages contraires au travers desquels se dessine celui toujours énigmatique du Dr Morgentaler il y a le débat sur l'avortement c’est-à-dire le flot de considérants humanitaires.sociaux, médicaux, moraux, théologiques et légaux parmi lesquels on tente de définir les droits et devoirs d une femme enceinte par rapport aux droits du foetus humain.Le juge Hugessen avait dit.avant d'entendre le premier témoin, qu'il voulait restreindre le débat au cas Morgentaler dans la perspective d une sentence juste à venir malgré la grande latitude qu'accorde la loi au stade de la sentence.Il n'a pu éviter le procès de l'article 251 du code pénal qui porte sur l'avortement non plus que l'étendard des positions et philosophies de l'heure à ce sujet depuis celles des féministes libérales pour qui l'avortement devrait être une chose qui ne se règle qu'entre la femme et son médecin et celles des défenseurs du droit à la vie, pour qui l'avortement est une pratique in extremis qui ne doit se faire qu'après décision unilatérale d'un médecin, dans les cadres de la loi actuelle, et uniquement pour sauver la santé physique de la mère.Plaidoyers ce matin à lOh.à la chambre 4.14 de la Correctionnelle.Laval doit payer des dommages à deux victimes d’inondations La Cour supérieure du district de Montréal a condamné hier la municipalité de Laval a payer des dommages à deux citoyens victimes d'inondation, en mai 1971, dans le quartier de Fa-breville Le juge André Montpetit a accueilli favorablement les arguments des demandeurs, un proprietaire et un locataire d une maison située sur la 40e avenue, à Fabreville, et qui avaient été victimes de la crue de la rivière des Mille-Iles, entre le 20 avril et le 7 mai 1971.Selon ces demandeurs, la Ville a commis une faute en émettant les permis de construire à cet endroit susceptible d'être inondé et qui avait été inondé presque chaque année précédemment.Ils prétendaient également que les égouts étaient mal conçus et que les bouches des rues se trouvaient trop basses par rapport à l’élévation des tuyaux souterrains et que, malgré cette marge de sécurité trop étroite, la station de pompage était inadéquate.Il a été mis en preuve que la municipalité de Laval avait reçu plusieurs plaintes à ce sujet, que le sous-sol de la maison des demandeurs avait été envahi par 28 pouces d’eau au plus fort de l'inondation et que la municipalité n'avait pas agi de manière à assurer l'irrigation nécessaire des terres inondées à cet endroit.La municipalité a prétendu que les demandeurs savaient que cet endroit était propice aux inondations avant de s'y installer et que le système d’égout avait été construit selon les règles de l'art.Le juge Montpetit a réduit les montants réclamés mais en consacrant les droits de ces demandeurs, il a ouvert la porte à des réclamations futures pour les gens qui actuellement sont victimes d'inondations.Il accorde $4.500 de dommages à la propriétaire de la maison et $1.000 au locataire pour dommages avec intérêts.On sait qu’actuellement, à Laval, des citoyens blâment l'Hydro-Québec pour la situation qui existe à Laval et affirment que l’Hydro hausse délibérément les eaux de la rivière Ou-taouais.en aval de Carillon, ce qui a pour effet de faire déborder le lac des Deux-Montagnes et ses confluents tout en assurant une réserve d’énergie au barrage hydro-électrique.Pour l'instant, c’est la municipalité qui doit assumer la responsabilité de l'inondation dans le cas d'une maison dont les occupants se sont adressés au tribunal.La Commission de police réclame plus de pouvoirs QUEBEC (Le Devoir) — La Commission de police du Quebec demande des modifications à sa loi, afin de rendre exécutoires certaines de ses recommandations et pour assurer l'observance de ses règlements qui ont reçu l’approbation du conseil des ministres.La demande est soumise dans le dernier rapport annuel, que le président, le juge Roger Gosselin, a signe le 25 mars dernier, et que le ministre de la Justice a rendu public hier à l’Assemblée nationale.Faisant le bilan de ses cinq premières années d’activité, “la Commission estime qu'en raison de certaines limitations de la loi et même si ses recommandations sont généralement bien accueillies, les résultats demeurent trop restreints La Commission peut en effet faire des recommandations sur tout sujet visant les corps policiers du Québec.Toutefois, aucune de ces recommandations n’a de caractère exécutoire; certaines ne sont pas suivies et il en résulte que “la performance de la Commission en a été quelque peu affectée".Bien plus, la Commission a adopté plusieurs reglements qui ont reçu l'approbation officielle du conseil des ministres.En principe, ces règlements ont un caractère exécutoire, mais en fait ils ne sont pas toujours observés.Curieusement, la loi ne prévoit aucune sanction ou moyen pour qu'une suite soit donnée lorsqu'il y a défaut de se conformer aux dispositions adoptées.Commerce et immigration L’homme d’affaires malgré lui et le stagiaire sous-rémunéré par Clément Trudel Tout était arrangé avant mon départ, avoue le témoin, entré au Canada le 31 juillet 1972: cinq semaines plus tôt en effet, une lettre part du pays d’origine de ce futur "homme d’affaires " et atteint Montréal où un correspondant est prévenu de l’arrivée d'échantillons.Ce ' visiteur" n'eût été l'acceptation par l'immigration de sa qualité d’homme d'affaires, n'aurait pas pu obtenir les points suffisants pour devenir immigrant reçu.En septembre 1972.il se rend en Cour supérieure avec Me Harry Blank, pour y faire enregistrer un commerce qu'à ce jour il n'a pas encore exercé (on lui a même refusé en mai dernier l’autorisation de se rendre à New York pour voir d'autres échantillons — plus de huit mois après l'enregistrement d'un commerce sans place d'affaires spécifiques Honoraires globaux versés par l’immigrant arrivé à Dorval en touriste: $300, comme en fait foi un chèque fait à l’ordre de Jean-Pierre Aubré.un employé de M.Blank qui fut le premier à aider cet étranger.qu'un ami avait dirigé vers le bureau de M.Blank.De ce témoignage, on retient qu’il s’agit d'un travailleur manuel qui a aéjà économisé grandement lorsqu'il se trouvait à par Lise Bissonnette La paix scolaire reviendra, au moins pour un an, sur le territoire de la commission scolaire Ste-Croix.Le conseil des commissaires a accepté hier soir, à l'unanimité moins une abstention, une longue résolution qui garantit le statu quo pour les écoles secondaires publiques francophones des secteurs Outremont et ville Mont-Royal.Quelque 350 parents, venus de ces deux municipalités, ainsi que des étudiants et enseignants assistaient à la réunion.On sait que l’Association des parents d'Outremont menait une guerre ouverte contre l’intention des commissaires de fermer la seule école secondaire publique et francophone de leur territoire et d'en faire voyager la clientèle scolaire vers la polyvalente Pierre Laporte de ville Mont-Royal.Avertis de l’assaut qui se préparait du côté parental les commissaires ont déposé, dès l’ouverture de l'assemblée, une résolution en trois parties: 1) conserver 4e statu quo pour septembre 1974, 2) faire les démarches nécessaires pour obtenir du ministère de l’Education une entente particulière pour augmenter le nombre de professeurs et de membres de la direction à l’école Gérin-Lajoie de façon à rendre l’école rentable au point de vue pédagogique pour l’année qui vient, .3) reconduire le mandat du comité de planification créé récemment; celui-ci devra prendre position sans délai après avoir tenu des audiences publiques, étant entendu par ailleurs qu’il devra soumettre ses recommandations au conseil des commissaires en vue de régler le problème pour septembre 1975.Un peu désemparée par cette victoire presque trop facile, la salle s'est vite ressaisie Tout en acceptant la résolution, plusieurs intervenants ont réclamé que la commission scolaire fasse preuve de plus de curiosité et d’une saine agressivité quant.au problème de la prolifération des ecoles privées.On soupçonne celles-ci, de travail par Gilles Francoeur Les mis-à-pied d’Ogilvie menacent la CAC Les 320 employés de la Ogilvie Flour Mill, mis à piqd le 17 mai.ont donné jus-u au 29 mai prochain à la Commission ’assurance-chômage pour décider s’ils sont admissibles ou non aux prestations.72 d'entre eux ont reçu des avis formels de congédiement et les autres travailleurs de cette entreprise se voient refuser chaque matin l’accès à l'usine.Selon un porte-parole du Local populaire.M.Michel Dansereault, ces travailleurs n’entendent pas subir les délais habituels de la CAC dans le cas des conflits de travail.La commission prend habituellement trois semaines pour décider de l’admissibilité des groupes de travailleurs mis-à-pied.Les employes qui veulent contester une décision négative de la CAC doivent alors se soumettre à un autre délai d'environ quatre semaines avant que le Conseil arbitral de la commission ne se penche sur le même dossier.Les travailleurs de la Ogilvie Flour Mill ont précisé au relationniste de la CAC, M.Léopold Campeau, qu’ils occuperont les bureaux du 1441 de la rue Saint-Urbain s'ils n’obtiennent pas une réponse affirmative d’ici le 29.La manifestation a été décidée par les employés mis-à-pied après qu’ils eurent été mis au courant des délais subis par les 50 travailleurs des Laboratoires Orto, de Laval.Renvoyés le 20 mars dernier, les 42 employés et les huit cadres de cette entreprise ont reçu leur avis de non-admissibilité un mois après leur demande et ils attendent toujours que le conseil arbitral se saisisse de leur appel.l'emploi d'une compagnie américaine en Arabie séoudite: $15,000 environ.Le seul métier qu’il ait exercé ici est un métier de col bleu.Il ne veut pas.selon son propre aveu, engager son argent à la légère et rentre tout juste de son pays avec d’autres échantillons, plus adaptés, pense-t-il.aux goûts des clients québécois.Personne ne l'attendait à Dorval.en juillet 1972; à l’escale de New York toutefois.il aurait quitté un ami demeuré aux Etats-Unis et avec lequel il demeure en contact.La commission qui enquête sur le ministère de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration à Montréal cherche à savoir si cet immigrant était au courant, avant son arrivée.du régime des points accordés aux candidats à l’immigration; et si ce sujet a été discuté avec Me Blank ou son employé avant ou durant les procédures entamées pour l’obtention du statut d’immigrant.Le témoin répond: “Le système de points?Je ne savais pas.Je lui ai dit (à l’avocat) que, si possible, je voulais me lancer en affaires.Mon occupation projetée était celle d’homme d'affaires.M.Blank m’a dit que si tel était le cas, j’au- même que les écoles publiques anglophones de transgresser allègrement et impunément les normes du ministère.L’ombre de la guerre civile entre Outremont et ville Mont-Royal a cependant plané un instant.Les parents d’Outre-mont verraient d’un bon oeil que la commission scolaire Ste-Croix donne l’école Pierre Laporte au PSBGM en échange du Outremont High School qui serait converti en école publique francophone.La vice-présidente du PSBGM aurait dit hier "All this sounds very interesting": mais un commissaire ne voit là rien d'étonnant puisque l’école Pierre La- rais besoin d’un enregistrement de commerce (declaration of business).” Cet enregistrement se fit deux jours avant l'entrevue faite par un agent d’immigration.N'étiez-vous pas réticent à vous lancer en affaires, demande le procureur Roger Pothier?Oui, reprend le témoin.Voici donc une autre fiche où la commission d'enquête doit décider s'il s’agit d'un cas où le processus prévu pour l'acceptation d'immigrants au pays n'a pas été tourné — sur la "technicalité" des 25 points alloués aux hommes d’affaires qui ne le sont que sur papier, sans place d’affaires.sans clients et par le moyen de comptes de banque renfloués peu de jours avant la date d’entrevue à l’immigration.La commission a ajourné hier ses séances publiques au mardi, 11 juin.Les séances se déroulant au 8ième étage du 625 Ouest.Dorchester, à Montréal, sous la présidence d’un juge de la Cour supérieure.Mme Claire L’Heureux-Dubé.Le juge a félicité un témoin entendu hier matin pour la netteté de ses réponses.Il s’agit d’un “touriste” qui avait laissé dans son pays d’origine un com- porte est de loin mieux équipée.“Ce serait troquer un cheval pour un lapin”, a-t-il commenté.Mais les outremontais tiennent la valeur des immeubles pour moindre que le salut de la francophonie.De là à les accuser de défendre leurs briques et leur clocher, il n’y avait qu’un pas vite franchi du côté de ville Mont-Royal.Le consensus s’est vite reformé quand on a reconnu que le problème de fond réside dans l'attraction qu’exerce le secteur privé.“Il faudrait, a dit une mère de famille.que les écoles publiques soient enfin déclarées elles aussi “d’intérêt publie".merce maintenant géré par un beau-frère.La hantise de cet étranger était de ne pas pouvoir obtenir les 50 points requis: par deux fois, il essuiera un échec en entrevue, puis il ira en appel.Il a déboursé $350 au total à Me S.Byers ou à N.Schwartz, son adjoint.On remarque que quatre remises ont été accordées à l'intéressé pour sa deuxième entrevue, soit qu’il s’agissait d’une journée où Me Byers était trop occupé, soit que l'intéressé ne tienne pas à la présence d'un conseiller.Finalement, l'entrevue du 26 avril se déroulera en présence d'un interprète Cet interprète avait-il des liens avec Me Byers?demande le procureur.Je ne sais pas, fait le témoin qui, sept jours après son arrivée au Canada, décidait, sur la foi d’informations déjà recueillies d'amis résidant en Afrique ou en Angleterre, de déposer une demande pour résidence permanente.La commission a recueilli hier deux versions d'un cas de "stagiaire” dans un commerce montréalais ayant sa contrepartie à Gibraltar.Le jeune étranger — qui a quitté depuis ce commerce — vient ici pour apprendre l’art de commercer.On le loge, on le nourrit et l’organisation de Gibraltar rembourse à son père une somme équivalent au billet d’avion.Le traitement ne serait que de $35 par mois, selon ce témoin; somme payable soit à Gibraltar, soit dans le pays d’origne, il ne sait trop.La version du commerçant montréalais ne retient que l’aspect “école de formation" de toute cette affaire.Comme le jeune ne s’est pas plu et a quitté le travail.les $7.000 qu’il avait apportés avec lui de Gibraltar ont été transférés à l’entreprise qui l’avait ainsi accueilli dix mois et crédites aux bureaux de Gibraltar.L’immigrant, d’abord accepté comme commis-voyageur, s’est trouvé à Montréal un autre emploi de col blanc.Depuis l’été de 1972 toutefois, un compatriote de ce jeune “rebelle” vit toujours aux mêmes conditions de “stagiaire” d’un commerce qui semble prospère mais chiche pour son personnel non-Canadien.L’apprentissage, si l’on en croit cet homme d’affaires de Montréal pourrait aller, suivant les sujets, de 3 a 6 ans dans ce genre de commerce! Le commerçant était au courant du régime accordant 25 points sur les 50 points requis à tout homme d’affaires désireux d’immigrer mais il dit ne pas en avoir parlé avec son jeune stagiaire.VOS premiers pas sur un VENEZ FAIRE VOS PREMIERS PAS EN DÉCORATION CHEZ VALIQUETTE DE LAVAL.NOUS AVONS LE PLUS VASTE CHOIX DE COUVRE-PLANCHERS, DE TISSUS POUR VOS FENÊTRES, DE PAPIERS PEINTS POUR VOS MURS, NOUS AVONS DES EXPERTS POUR MESURER, INSTALLER ET POUR LE NETTOYAGE À LA VAPEUR.CHARGEX Membre Institut québécois des Revêtements de Sol Inc.^jTALIQUETTI (DE LAVAL) 478, DES LAURENTIDES PONT-VIAU - 667-615 60 OUEST, BLAINVILLE STE-THERESE - 625-6 Outremont retrouve la paix scolaire pour un an au moins « * y LE DEVOIR Page Montréal, vendredi 24 mai 1974 Ü: P La CECO jure prouver que Vie Cotroni a voulu la détourner de son but sffl fe Un musée oû l'on vous permettrait de toucher à tout, vous croyez que cela est possible?Une collection itinérante de 32 sculptures esquimaudes a précisément cette caractéristique d’être conçue pour initier les handicapés visuels aux beautés de l’art esquimau.On peut la voir jusqu'au 3 juin à l’Institut Louis-Braille, de Longueuil.Le ministère canadien des Affaires indiennes défraie la tournée de la col- lection.choisie par deux femmes aveugles.Le président du Conseil du patronat (Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud).par Jean-Pierre Charbonneau Le procureur de la Commission d'en-quéte sur le crime organisé, Me Guy Du-pré, a déclaré hier qu’il prouverait en temps et lieu que Vincent Cotroni a conspiré pour détourner l’enquête publique de son objectif premier, notamment en suggérant à un témoin.Jimmy Soccio, d’impliquer des juges et des policiers et d'inventer.s’il le fallait, des affaires de corruption.Me Dupré a donné cette assurance à la Commission après que l'avocat de Cotroni, Me Jean-Paul Sainte-Marie, lui eut demandé de prouver les avancés contenus dans ses questions puisqu'ils laissent supposer que son client avait commis des actes criminels.' Ce dernier venait de jurer qu’il n'avait jamais rien fait pour détourner l’enquête et qu’il n’avait pas reproché à Jimmy Soccio de ne pas avoir nommé des noms de juges et de policiers provinciaux.Une bonne partie de l’interrogatoire de Cotroni a d’ailleurs porté encore hier sur un entretien que lui et ses deux associés, Paolo Violi et Armand Courville, ont eu avec Jimmy Soccio, le 28 mars 1973, le lendemain de l'une de ses comparutions devant la Commission d'enquête.Ainsi, aux questions de Me Dupré, Cotroni a répondu qu’il ne se rappelait pas Le profit, “une part que l’entreprise réserve au progrès de la collectivité” par Michel Guénard C'est par un discours on peut plus pertinent sur le profit, sa justification et son avenir dont LE DEVOIR publie de larges extraits en page 5, que le président, M.Charles Perrault, a clôture l'assemblée annuelle du Conseil du patronat du Québec qui se tenait hier à Montréal.Qualifiant le profit comme “une part que l'entreprise réserve au progrès de la collectivité” puisque ce résidu de l’activité industrielle est consacré à l’expansion.à la création de nouveaux emplois, à la rétribution de l’actionnariat, M.Perrault a rappelé que ce qui compte en définitive pour l’entreprise, “ce n’est pas l'importance du profit en tant que tel, mais plutôt 1g volume de nouvesux C3pi-taux qu'il peut générer”.Se faisant à là fois vulgarisateur en macroéconomique et mordant envers les dé- tracteurs professionnels de l'entreprise privée, le président du CPQ s’est mis à ’’décortiquer” les statistiques afin de démontrer que la poussée inflationniste avait gonflé indûment certains postes comptables et créé ainsi l'illusion que les hommes d’affaires avaient découvert un pactole.f Prenant à témoin la Banque du Canada, M.Perrault estime que le sévère organisme de la rue Wellington a parfaitement raison d’écrire dans un récent bulletin mensuel que sans la surévaluation des inventaires (une plus-value greffée au renchérissement des biens et équipements) “l’accroissement des profits avant impôt n’aurait pas été de 37 mais bien de 27% au cours de 1973”.Après avoir rappelé que les syndicats et ««1 mmmMmmmmmmmmsmm les groupes professionnels partageaient une grande responsabilité de la “marée inflationniste”, M.Perrault n’a pas pour autant épargné les pouvoirs publics.souvent enclins à un faste de dépenses qui frise le travers ostentatoire.“Au cours des derniers cinq ans, le budget fédéral a augmenté de 60% alors que celui du Québec s'élevait de 67% : sur une période plus longue, disons de 1960 à 1973 par exemple.le budget du gouvernement du Québec a fait un saut de près de 1000%,” de dire avec humour M.Perrault.Afin de réhabiliter le profit auprès de certains secteurs de la population qui en perçoivent encore mal la mécanique et l'utilité.M.Perrault a proposé que les entreprises initient leurs employés à un “plan de participation aux bénéfices”.Ce plan aurait l’immense avantage de ne pas jeter de l’huile sur la flambee inflationniste en s'articulant autour d’une “réserve de participation ", sorte de caisse d'épargne différée qui ne serait débloquée qu'après un certain temps.Le président du CPQ, qui a promis qu’au cours de l'année son organisme parlerait beaucoup de profit, a laissé entendre que cette formule ferait son chemin.même si de toute évidence les mécanismes sous-jacents à sa mise en application ne sont pas encore rodés.Au plan strictement financier, le Conseil du patronat du Québec a terminé l'année avec un excédent de revenus de $20,000 sur des dépenses globales dépassant les $200,000.Ce n’est pas cette année que les patrons lanceront une campagne de financement! La crue Alerte à la typhoïde et à l’asphyxie par Urgel Lefebvre Par mesure de prudence, tous les bénévoles.qui oeuvrent dans les municipalités de l’ouest de l’ile de Montréal pour contrer les effets des inondations, ont été inoculés contre la typhoïde.Et il n'est pas écarté que les mêmes mesures préventives soient prises pour toute la population de ce secteur.1 In autre danger est signalé par le coordonnateur Jean Lamoureux: celui de l'asphyxie causée par les pompes installées trop près des soupiraux des caves inondées.Deux cas d'asphyxie de ce genre ont été signalés jusqu'ici et des patrouilles circuleront nuit et jour dans toute le secteur inondé pour empêcher que d'autres cas semblables se produisent.M.Lamoureux explique que lorsqu'une pompe à gazoline est installée près d un soupirail, les gaz d'échappement s’introduisent dans la maison à l'insu des occupants.Hier, une jeune fille a été asphyxiée de cette façon et on a dû la transporter à l'hôpital général du Lakeshore.Fort heureusement on a pu la ranimer et son état est maintenant satisfaisant.On n’était pas trop optimiste hier, dans l'ouest de l'ile de Montréal, à cause de la pluie qui mettait fin à tout espoir de voir baisser le niveau des eaux, en plus d'entraver les travailleurs bénévoles et les résidants dans leurs tâches d’évacuation et dendiguement.Selon un porte-parole de l’Hydro-Québec, il s'écoulera deux à trois semaines avant que le niveau de l’eau commence à baisser.Depuis le début des crues il y a neuf jours, un millier de familles ont quitté leurs demeures.Et la protection civile estime que des milliers d'autres habitations devraient être évacuées.Mais les gens persistent à vouloir défendre eux-mêmes leurs biens contre les eaux envahissantes.Partout où les maisons ont été évacuées.la police redouble de vigilance afin d'empêcher le pillage.A Québec, le premier ministre Robert Bourassa a déclaré à l’issue d'une réunion du conseil des ministres que le gouvernement défraierait les secours d'urgence dans la centaine de municipalités du Québec touchées par les inondations et rembourserait une partie des dommages qu'il a évalués sommairement à $75 millions.Par services d'urgence, le premier ministre entend les frais d'évacuation, logement temporaire, nourriture, vêtements, matériel de secours, médicaments.germicides, moyens de communication, moyens de transport et toute aide monétaire d’urgence assurés tant par la Protection civile, que par les ministères des Richesses naturelles, des Affaires sociales, de l'Environnement, la Sûreté du Qubec et le Conseil exécutif.Selon M.Bourassa, le gouvernement assumera aussi le coût de la remise en _ état des équipements collectifs tels que routes, écoles et bâtiments publics, comme ce fut le cas lors de situations semblables précédentes comme les inondations dans les Cantons de l'Est, la tornade de Maniwaki et les pannes d’électricité l'hiver dernier.De plus, l’aide gouvernementale s'an- L’ASSOCIATION CANADIENNE DE TÉLÉVISION PAR CÂBLE annonce la tenue de sa 17e exposition commerciale Le public en général sera admis à raison de $2.00 par personne le jeudi 30 mai 1974 de 16h.à 21h.Hôtel Le Reine Elisabeth Montréal pliquera pour les propriétaires de résidences principales et d'entreprises sinistrées, aide financière dont les modalités seront précisées dès que la nature et l'étendue des dommages auront été établis.aujourd’hui A 10h.place Vauquelin, ouverture officielle de la campagne annuelle d’embellissement de Montréal.• A Uh.manifestation des délégués au congrès de la FAS devant l’hôpital Notre-Dame.• A midi, au 201, rue Crémazie est.manifestation du mouvement antipollution pour protester contre les arrosages d'insecticides sur les forêts québécoises.• A 13h.à l'amphithéâtre i-C du pavillon de Koninck, à l’université Laval, le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, ouvre le colloque annuel de l'Association canadienne des professeurs de langue seconde.• De 16h à 22h, au 1750 Visitation, teach-in sur la Saint-Vincent-de-Paul.On y fera le bilan et prospectives de cet organisme charitable.• A 19h30, au 1001.rue Saint-Denis, assemblée de solidarité avec les ouvriers et les paysans chiliens organisée par les comités étudiants Québec-Chili.• A 19h30.à l'hôtel Wellington de Sherbrooke, cérémonie d’enterrement et de mise en bière du canal communautaire de Sherbrooke.• A 20h, au 5059 rue Saint-Denis, au Carrefour international, colloque sur la coopération.Ce soir: historique de 1 aide au Tiers-Monde, analyse de l'aide canadienne.• A 19h30, au pavillon des sciences sociales de l'université de Montréal, panel sur la nécessité de construire de nouvelles institutions pénales, organisé par l’Association professionnelle des criminologues du Québec.• C’est aujourd'hui que débute, à compter de 19h30, à l'hôtel Skyline du chemin de la Côte-de-Liesse, l'assemblée générale annuelle des enseignants protestants.L'assemblée se poursuivra samedi.Au Mont-Gabriel, jusqu'à dimanche, congrès Pour tous ces services, les déboursés atteindront plusieurs centaines de millions de dollars, estime M.Bourassa.Afin de combattre la crue des eaux dans le secteur ouest de la métropole, Voir page 6: Alerte de l’Association des professeurs d'arts plastiques du Québec.• Au Chanteclerc, à Sainte-Adèle-en-Haut, congrès annuel de la Fédération des femmes du Québec.Jusqu'à dimanche.• Aujourd'hui et demain, à l’Auberge des Gouverneurs.à Trois-Rivières, assemblée annuelle de la Confédération des sports du Québec.• Aujourd’hui et samedi, au séminaire Saint-Augustin, à Cap Rouge, congrès de la Société des professeurs d'histoire.• A Toronto, à l’hôtel Royal York, se déroulera jusqu’à lundi la conférence nationale sur la femme.• Aujourd'hui et demain, au Centre récréatif de ville Mont-Royal, exposition de tableaux chinois classiques.Le centre est ouvert de 15h à 20h.• A Drummondville, à l’aréna Yvan Cour-noyer, et jusqu ’au 22 juin, exposition artistique et une sérié de spectacles de jeunes artistes amateurs du Québec.• A l’université Sir George Williams, conférence internationale pour parents et professeurs, sur l’éducation coopérative.La conférence se terminera dimanche.• A l’université Laval, jusqu’à dimanche, congrès annuel et dixième anniversaire du Service de préparation à la vie (SPV).• C'est aujourd’hui que la ville de Pointe-aux-Trembles se jumellera avec la municipalité française de Neuville sur Vanne où est né, le 15 février 1612, Paul Chomedey sieur de Maisonneuve.• Jusqu’au 26 mai, l'Ordre international de l'Alhambra tiendra pour la première fois au Québec une cérémonie d'inauguration pour ses 70 nouveaux membres.avoir dit à Soccio que lorsque lui (Vie) venait témoigner à l’enquête il se faisait passer pour un “cave” qui ne sait pas lire ni écrire.Il nie.tout en disant ne pas s'en rappeler, avoir conseillé à Soccio de ne pas contredire une preuve positive établie noir sur blanc et de repondre plutôt "c'est possible.”.A ce sujet, le témoin ne se rappelle pas avoir expliqué à Soccio comment il s'etait comporté lors de son procès pour tentative de corruption d’un agent de la GRC, en 1966.Il ne voit cependant pas pourquoi il aurait rappelé son témoignage, à l’issue duquel il a été acquitté.Calme et impassible tout au long de l'interrogatoire serré de Me Dupré, Cotroni a également juré n'avoir jamais conseille à Soccio de tenter de discréditer Fax Plante et l ex-procureur chef de la Commission, Me Charles Cliche.Il a nié aussi avoir reproché à Soccio d'avoir "calé” l'Union nationale dans son témoignage et d’avoir impliqué un certain Armand Raymond dans l'affaire Courval.(Ex-organisateur de l'Union nationale du régime Duplessis, Raymond a été longtemps le détenteur des permis d'alcool du Café Métropole, cabaret de Nicola Di lorio.Il y a quelques semaines, il a comparu devant la Commission pour expliquer le rôle qu’il avait joué lors d’une rencontre entre Di lorio et un policier de la Sûreté du Québec.) Pour Cotroni, l’entretien avec Soccio n'a duré que 15 minutes.Mais lorsque Me Dupré lui suggère plutôt une durée de deux heures et demie, Cotroni se dit d’abord étonné pour ajouter ensuite: “si vous le dites." et finalement dire: "je ne m en rappelle pas parce que je rentrais, puis sortais, puis je rentrais ”, Son associé répondra la même chose en fin de journée, ce qui fera dire au président de l’enquête, le juge Rhéal Brunet: "Qui finalement restait là.” En plus de son entretien du 28 mars 1973 avec Soccio.Vie Cotroni a été longuement questionné sur les relations et le comportement qu’il a avec certaines personnes, ce qui démontrerait qu’il jouit d’une grande autorité sur plusieurs personnes.Après avoir nié que c’est lui qui décide du moment et de l’endroit des rencontres qu'il a avec les gens qu’il choisit, Cotroni a dit ne pas se rappeler des conversations citées par le procureur de la Commission.Ainsi, il ne se rappelle pas si, le 22 septembre 1971, il a demandé à Nicola Di lorio de contacter Angelo Lanzo pour que celui-ci aille dire à son frère Frank de ne pas se présenter à la rencontre du lendemain.Il ne se rappelle pas non plus si.le 13 décembre 1971.il a appelé Di lorio pour lui dire que la présence de Lanzo n'était pas requise pour la rencontre prévue pour la soirée.Il donne la même réponse au sujet d'autres appels à Di lorio au cours desquels il a fixé le moment et le lieu de rencontre.Il est toutefois plus catégorique et répond "non” quand on lui demande si, le 20 décembre 1972, il a appelé Di lo- rio pour lui dire de contacter William Obront afin que celui-ci lui remette certaines sommes d'argent.Il redevient plus imprécis au sujet d’un appel qu'il a fait à Di lorio.le 16 novembre 1971, afin que celui-ci contacte Obront pour qu'il vienne le rencontrer pour une affaire urgente.Il ne se souvient pas non plus si le soir où le jury délibérait sur l'affaire du triple meurtre de la Casa Loma (pour lequel était accusé Jos.Di Maulo) il a demandé à Di lorio de contremander une rencontre qu'il devait avoir avec son frère Frank (très lié avec Di Maulo) et un certain Fernand Lefebvre qui était le détenteur des permis d'alcool de la Casa Loma.dont la direction avait été confiée à Jos Di Maulo.Quant à savoir si, le 10 août 1971, il a demandé à Di lorio de lui dresser la liste des clients déservis par sa compagnie, (celle de Di lorio) Anclo Amusement, qui s'occupe de placer des machines distributrices en particulier dans les tavernes.Cotroni répond qu'il ne sait rien de cette compagnie.il ne sait rien non plus du Bistro Pan-Am.même si le procureur lui suggère qu’en mars 1971.il aurait refusé que Frank D’Asti achète lui-même cette boite de nuit afin que son nom n’apparaisse pas dans les livres.Appelé à la barre après Cotroni, Armand Courville répète sensiblement ce que son associé a dit et jure qu’il n'a jamais conseillé Jimmy Soccio quant à l’attitude à avoir à l’enquête.Auparavant.Paolo Violi était venu déposer une caisse de documents se rapportant principalement a son commerce de crème glacée.Violi Gelateria Inc.de Saint-Léonard.Il devra revenir devant la Commission le 31 mai prochain.Finalement, la Commission a accepté de reporter à mercredi prochain l'étude du dossier médical de Nicola Di lorio qui, une fois de plus, s’est dit incapable de témoigner à cause de son diabète.Ce dossier médical devait être prêt hier mais l’avocat de Di lorio.Me Léo-René Maranda, a déclaré qu'il n’avait pu le compléter.Entre-temps.Di lorio continuera d’être détenu, ce qui l’empêchera ce matin d’assister aux funérailles de son bras droit Angelo Lanso.décédé dimanche d’une thrombose coronaire.Par ailleurs, une pré-enquête sera tenue lundi prochain à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, pour déterminer s’il y a lieu de lever une sommation à comparaître contre un officier de la GRC et trois membres de la Sûreté du Québec.Ces quatre hommes ont participé, mercredi dernier à l’arrestation, à Edmunds-ton.de Di lorio, recherché à Montréal par la Commission d’enquête.La Commission avait émis le jour même un mandat pour l'arrestation de Di lorio.car il ne s'était pas présenté comme on le lui avait ordonné, pour être interrogé.Il a été arrêté à Edmundston par le sergent Gordon McKinnev.en charge du détachement local de la Gendarmerie, et Voir page 6: La CECO Les profs d’Émile-Nelligan s’insurgent contre laCECM Les professeurs de la polyvalente Emile-Nelligan sont sur le qui-vive.Après avoir refusé la répartition de tâches qui leur est proposée pour l’an prochain.ceux-ci ont tenu une “session d’étude" mardi après-midi et ils se réunissaient à nouveau hier soir pour décider de leurs moyens de résistance.Cette polyvalente de construction récente est située sur le plateau Mont-Royal, dans la région 2 de la CECM; c'est là une zone particulièrement grise et les enseignants croient que la commission aurait une occasion choisie de concrétiser ses bonnes intentions de rattrapage en milieu défavorisé.Mais la répartition de tâche ne prévoit, selon eux, aucune application de normes spéciales.Suite aux prévisions d’inscriptions, les calculs de la commission l'ont menée à déclarer un surplus de vingt professeurs.Ceux-ci seront soit mutés, soit surnuméraires à l’école même.La tâche qui incombe alors aux professeurs rescapés leur semble totalement inacceptable.Certains effectueront jusqu’à vingt-cinq périodes d’enseignement, dans des programmes différents; ils se retrouveront souvent devant des groupes de 35 élèves, Selon les enseignants la CECM pourrait se prévaloir facilement de certains mécanismes pour régler ce problème.Elle pourrait abaisser “l’indice-grou-pe” des milieux défavorisés où l’on retrouve plusieurs programmes à caractère professionnel; ces programmes ne peuvent être enseignés efficacement à des classes nombreuses.Elle pourrait également “dégeler” certains fonds de l’Opération-Renouveau qu'on a réservés à des projets pour l’enseignement secondaire.C'est du moins là l’avis du commissaire Gaston Mi-chaud.qui rendait visite mardi aux enseignants en session d’étude.Un porte-parole des professeurs considère que ceux-ci "doivent accepter un surplus de travail pour mieux servir ce milieu très spécial.Les gens qui paient sont sans défense, et pendant ce temps les machines à gros budgets ne savent quoi faire de l'argent des contribuables.” Madame, ce rêve est pour vous .,.Le printemps est arrivé et avec lui le nouveau salon Ritz Haute Coiffure Venez vous détendre et vous faire choyer par un personnel équipé avec les plus récents appareils dans un monde resplendissant de couleurs.c’est un rêve à revivre RITZ-CARLTON HÔTEL 1228 ouest, rue Sherbrooke Pour réservations: 842-4212 r 4 • Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 éditorial Le bill 22 et l’élection fédérale Alors que le pays semblait se diriger vers une élection fédérale centrée sur les questions économiques, la publication par le gouvernement Bourassa du projet de loi sur la langue officielle risque de ramener au premier plan de l’actualité électorale la question explosive de l'unité nationale.Sauf quelques vétilles comme celle qu’a soulevée le professeur Frank Scott à propos des règles d’interprétation des textes de loi rédigés dans les deux langues conformément à l’article 133 de l’AABN, le projet de loi Cloutier ne touche en aucune maniéré au domaine confié par la constitution à l’autorité du Parlement fédéral.En moins de vingt-quatre heures, il est néanmoins devenu l’un des thèmes majeurs de la campagne.Si cet effet devait se maintenir, il se pourrait encore une fois que le résultat de l’élection soit influencé par le jeu des passions et de l’émotivité.• Pour qui veut lire entre les lignes, il n’existe aucune différence fondamentale entre la position qu’ont définie chacun de son côté MM.Stanfield, Trudeau et Lewis en face du projet de loi.M.Stanfield, pour une rare fois, a laissé percer une réaction plus émotive que rationnelle.Sa critique au sujet de Texcès de discrétion ministérielle auquel le projet Cloutier ouvre la porte est on ne peut plus fondée.Il a toutefois semblé oublier, en la formulant, qu’il s’adressait à un gouvernement provincial qui agit, en l’occurrence, à l’intérieur de ses prérogatives constitutionnelles.Si l'on excepte cette question de méthode, deux traits sont communs à la réaction exprimée par les trois leaders.Tous trois soutiennent au fond la thèse de la liberté de choix des parents en matière de langue d’enseignement.Tous trois se montrent également inconscients ou indifférents à l’endroit des innombrables remises en question auxquelles cette liberté a donné lieu au Québec depuis quelques années.D’un point de vue strictement objectif, il ne devrait, par conséquent, y avoir aucun problème majeur, Les trois leaders ayant au mnd la même position, il serait normal qu’on en prenne acte et qu’ils s’empressent de passer à autre chose.Voilà, à bien des égards, ce qui serait le plus sain pour l’élection et pour le pays.Mais, à moins que M.Bourassa ne décide de retirer ou de mettre en veilleuse pendant la durée de la campagne son projet de loi, il y a risque que les choses tournent autrement.Selon la tournure que prendra la situation, M.Stanfield ou M.Trudeau pourrait s’en trouver artificiellement avantagé.Les libéraux se sont souvent vantés d’ètre le seul parti à pouvoir tenir d'un bout à l'autre du Canada le même langage de l'unité et de la tolérance.On se souvient encore, à ce propos, du sort cruel que M.Trudeau infligea à M.Stanfield en 1968 autour de la thèse des deux nations.Le leader conservateur ayant eu le malheur de s’entourer d'un Marcef Faribault qui s’était fait l’avocat de cette thèse, M.Trudeau le tailla littéralement en pièces auprès de l’opinion anglo-canadienne.Or, cette fois, c’est M.Trudeau qui risque de se trouver sur la défensive.Libéral comme lui, M.Robert Bourassa est en effet considéré dans les provinces anglo-canadiennes comme son "protégé" ou, à tout le moins, comme son allié politique.Au plan électoral et à celui de l'action politique au ras des comtés, les deux organisations distinctes auxquelles les deux chefs président au sommet, sont le plus souvent une seule et même organisation.A deux reprises, en 1970 puis en 1973, M.Trudeau s'est réjoui publiquement de la victoire de M.Bourassa comme si c’eut été la sienne.M.Trudeau peut s’attendre, dans ce contexte, à subir de la part des auditoires anglophones auxquels il fera face d’ici le 8 juillet des questions répétées au sujet du bill 22.A toutes ces questions, la déclaration émise hier par le bureau du premier ministre fédéral ap-.porte une réponse théoriquement impeccable.Mais les auditeurs du chef libéral se satisferont-ils de cette réponse vertueuse?Il y a risque, au contraire, que le mécontentement et la crainte provoqués par le projet Cloutier ne réveillent chez eux un vieil instinct à peine endormi.Dalton Camp écrivait au lendemain de l’élection de juin 1968 que l’exploitation démagogioue du thème des deux nations par M.Trudeau avait scellé en sa faveur le sort de l’élection en faisant pencher de son côté le vote des anglophones à l’esprit étroit.Comment ne pas entrevoir que, cette fois, le projet Cloutier pourrait entrainer un effet semblable, mais en faveur de M.Stanfield?• Il existe aussi, cependant, une possibilité inverse qu’il ne faut point exclure.Si les milieux nationalistes québécois donnent suite à leurs projets d'opposition spectaculaires au projet Cloutier, il pourrait très bien se produire que, sans l’avoir recherché, M.Trudeau se voie projeté, au Québec même, en plein coeur de la polémique linguistique.Que surviennent alors des accidents de parcours toujours possibles, et il s’en faudrait de peu qu’il ne retrouve aux yeux du Canada anglais un peu du panache qu’il a perdu depuis 1968.Les questions de politique fondamentale, de libertés civiques, d'unité nationale et de droits linguistiques sont celles où M.Trudeau excelle le plus, où son leadership s’affirme avec le plus de vigueur dès qu'on lui en fournit l’occasion.Acculé au pied du mur, il n’hésitera pas au besoin à servir publiquement au gouvernement québécois des leçons vigoureuses dont le retentissement serait grand dans le reste du pays.Si la situation devait le moindrement se corser, M.Trudeau pourrait ainsi se retrouver, grâce à son homologue québécois, dans le role du seul homme capable aux yeux de milliers d'anglophones des autres provinces de sauver l’unité menacée du Canada.• Toute politique québécoise qui semble attenter la moindrement aux droits de la minorité anglophone a toujours, dans le reste du pays, un effet de choc et d’irritation très vif.En décidant de déposer son projet de loi sur la langue en plein coeur d’une campagne électorale fédérale, M.Bourassa a sous-estimé ce phénomène et montré qu’il ne connaît pas grand'chose à la psychologie du Canada anglais.Il reste maintenant à peser les conséquences possibles du geste fait à Québec mardi.Il est beau de jouer au fanfaron et de proclamer, comme M.Cloutier l’a fait hier à Québec, qu’on ne reculera “ni devant les extrémistes.ni devant les orangistes”.Mais il y a bien davantage, dans les reactions qui se multiplient depuis trois jours, que l’écho de ces voix marginales auxquelles le ministre de l’Education voudrait réduire l’opposition que suscite le bill 22.Il y a, d’un côté, le refus presque unanime de la minorité anglophone, dont toute l’opinion anglo-canadienne pourrait épouser les griefs.Il y a, de l’autre, le refus de très importants secteurs de l’opinion francophone qui vont bien au-delà ties seuls milieux péquistes ou des groupes qui gravitent autour du Mouvement Québec français.Les objections et les craintes que suscite le projet Cloutier sont, en fait, si fondamentales et si répandues, qu’il sera impossible d’en faire abstraction pendant la campagne fédérale.M.Bourassa doit peser soigneusement les risques inhérents à la situation explosive qu'il vient de créer.Il ne doit même pas exclure l’hypothèse d’un retrait pur et simple, à tout le moins d’un report à l’automne, de son projet de loi si celui-ci devait contribuer, comme on a des raisons de le redouter, à empoisonner une élection déjà passablement confuse par ailleurs.Claude R Y AN Consultation?Technique périmée par LAURENT LAPLANTE En déposant son premier rapport annuel le 14 mai.le Conseil québécois de la jeunesse, des loisirs, des sports et du plein-air a jugé préférable de se montrer modeste.Heureusement d'ailleurs, car rien, dans ce rapport, ne permet de croire à l'utilité du Conseil.Il s'agit même, à vrai dire, d'un des plus inutiles conseils que notre génération pourtant fertile en simulacres de participation ait jamais créés.Il repose sur des structures qui n’ont au départ rien de très démocratique.Il ne jouit pas d'une mesure acceptable d'autonomie.Il regroupe très artificiellement des gens qui n’ont à peu près aucune raison de s'entendre.Ce qui étonne lorsqu'un tel conseil tente de s'exprimer, ce n'est donc pas qu'il n'ait rien à dire; c’est qu’il veuille quitter un mutisme qui exprimait pourtant fort bien toute sa pensée.A l’image du Haut-Commissariat Avant que le ministère de l'Education ne commence à déferler sur le monde du loisir, du sport et du plein-air.on aurait pensé qu'un tel secteur avait droit à une spontanéité à nulle autre pareille.Si, en effet, on pousse trop loin l'organisation ou l'encadrement dans cet univers, ne va-t-on pas le dépouiller de ce qui fait son charme et sa valeur?Qu'on suscite les conditions favorables, soit, mais qu'on laisse à chacun le soin de choisir, de se désister, d'hésiter et de définir son rythme.Qui d'entre nous souhaite que ses loisirs deviennent des périodes minutées, contrôlées, soumises aux directives bureaucratiques?Malgré cette évidence, le gouvernement québécois n'a cessé au cours des récentes années d'alourdir les contrôles auxquels doivent se plier les organismes qui se consacrent au loisir.Dernière en date de ces mesures coercitives.la création d’une centrale administrative a été menée à terme par le Haut-Commissariat malgré que les trois organismes ainsi regroupés n'aient jamais manifesté le moindre enthousiasme à l'idée de se retrouver de force sous un même toit.Le Conseil québécois de la jeunesse, des loisirs, des sports et du plein-air n'échappe d'ailleurs pas à cette poussée massive vers la centralisation des pouvoirs.Certes, à titre d’organisme consultatif, il ne devait pas s’attendre à apposer souvent sa signature sur des chèques ou des projets de loi.On aurait pu s'attendre, cependant, que le Conseil jouisse dès sa naissance d'une ample autonomie et tente, à l'instar de tous les conseils bien nés, d'élargir sa marge de manoeuvre.Le Conseil qui vient de s’exprimer n’a ni cette santé congénitale ni cette aspiration à la liberté.Des quinze membres qui composent le conseil, 6 sont issus des organismes que le milieu du loisir et du sport s’est donnés.Jusque-là, tout va bien.Les neuf autres, malheureusement, sont nommés par le ministre de l’Education sur la seule recommandation du Haut-Commissariat.On demande donc à un conseil d'analyser la politique gouvernementale en matière de loisir, de jeunesse, de plein-air et de sport, mais on prend soin de les laisser choisir par l'organisme qu'ils doivent évaluer.Par la suite, les règlements s'empressent de préciser que le conseil limitera ses travaux aux questions que le ministre décidera de lui confier.De conseil en conseil Malgré tout, le conseil consultatif entend bien mériter son nom.Puisqu'il doit conseiller, il conseillera.Et quel conseil donnera-t-il?Celui de pousser plus loin la consultation.Ceci n'engage à rien et ne fait courir aucun risque.C'est dans ce genre de logique infernale que ce sont enfermes le Haut-Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports et.à sa suite, le ministre Pnaneuf.Le Haut-Commissariat conseille le ministre responsable du Haut-Commissariat et ce ministre, on s'en doute bien, conseille le ministre de l'Education qui, lui-même n'en finit plus de conseiller le premier ministre.N'allons pas croire pour autant que le Haut-Commissariat peut lui-même se passer de conseils.Démocratique comme toujours, le Haut-Commissariat a formé ce Conseil québécois de la jeunesse.des loisirs, des sports et du plein-air.Il a pris soin il est vrai d'en prendre le contrôle dès le départ, mais ceci constitue un aspect négligeable de l'affaire.L'important, c’est que le Haut-Commissariat attend des con- seils du Conseil.Mais le Conseil québécois ne va tout de même pas donner.lui non plus, des conseils à pied levé.Le sens de la démocratie et de la consultation, on l’a ou on ne l’a pas.Comme le Conseil québécois possède en quantités industrielles ce sens éminemment démocratique et consultatif, il a lui-même suscité, dès sa quatrième réunion, en mai 1973, un comité d’étude appelé à scruter les politiques d'assistance financière du Haut-Commissariat.Dès septembre 1973, ce comité d'étude créé par le Conseil québécois appelé à conseiller le Haut-Commissariat qui conseille le ministre l’haneuf a accouché d'un rapport qui recommande, tenez-vous bien: ".que soit créé un mécanisme de consultation et de coordination capable d'instaurer entre le Haut-Commissariat et les organismes de loisirs un sain dialogue.Ce mécanisme devrait permettre de diriger les politiques d'assistance financière de façon plus claire, mieux articulée et plus réaliste".On ne saurait être plus explicite , rarement a-t-on vu pareille frénésie du conseil dans un secteur aussi profondément dévasté par la maladie du contrôle et de la centralisation.Les conseillers pleuvent pendant qu'un cénacle de technocrates prennent toutes les décisions.Un nouvel organisme X conseillera le comité d'étude qui conseille le Conseil québécois qui conseille le Haut-Commissariat qui conseille M.Phaneuf qui conseille M.Cloutier, mais cet admirable enchaînement ne saurait dissimuler que le Haut-Commissariat se passe allègrement des conseils qui peuvent lui parvenir Il gère sans consultation et il ignore superbement les avis qu'il a demandés.Au nom de quoi?Parce qu’il se promène avec un carnet de chèques, le Haut-Commissariat croit qu'il peut et doit tout régenter."Les organismes sont surpris, écrit le comité d'étude formé par le Conseil québécois, du genre de contrôle que semble vouloir exercer sur eux le HCJLS.Pourquoi exiger le contrôle des finances totales del'organisme s’il ne s'agit que de concourir comme partenaire à la poursuite de certains objectifs parmi d'autres?" Les organismes qui reçoivent l’assistance financière de ce Haut-Commissariat évoquent d'ailleurs volontiers le spectre de la nationalisation: “Beaucoup, poursuit le comité d’étude, ont le sentiment profond d'être engagés malgré eux dans un processus d’étatisation.Plusieurs pensent même y être déjà arrivés par la signature du protocole d'entente".Pourtant, si l'on sent partout l’impérialisme galopant du Haut-Commissariat, on ne sait pas encore quelle politique de loisir préconise cet organisme.“Si l'on déclare que les organismes sont des partenaires, n’aurait-il pas fallu les consulter sur les objectifs du gouvernement du Québec dans les secteurs du sport, des activités socio-culturelles et du plein-air?Or, il arrive que les organismes regrettent de ne pas avoir été consultés On devrait s'attendre à tout le moins à ce qu'ils soient informés de ces politiques; or, les organismes saisissent difficilement ces politiques ", Bref, la consultation n’a pas eu lieu.Si politique il y a.les organismes n’y ont pas contribué et ils n'en comprennent même pas le sens.Cette politique.cependant, va clairement dans le sens d'une main-mise de l’Etat sur des secteurs de plus en plus considérables: “Alors même qu'on utilise le langage de l'assistance, plusieurs dispositions réalisent un contrôle complet de l'organisme par le gouvernement".On peut et on doit donc, dans un premier temps, crever ce mythe du Haut-Commissariat démocratiquement et paternellement à l’écoute des besoins populaires.On parvient à ce résultat, d'abord en énumérant les mille et un conseillers du HCJLS et ensuite en montrant que, de toutes manières, le HCJLS se moque impérialement de tous les avis qu’on peut lui donner.Il faut, toutefois, aller plus loin: il faut constater, en effet, que le Haut-Commissariat semble en voie de soumettre le monde du loisir aux directives de l'Etat et, pire encore, qu'il semble prêt à le faire de son propre chef.Ce dernier point mérite un accent.Le ministre Phaneuf, soumis aux questions du député Marcel Léger, a dû admettre que le Comité interministériel chargé de définir une politique générale en matière de loisir n’a pas encore fait approuver quelque plan que ce soit.En mars 1973, M.Phaneuf déclarait que ce comité interministériel "depuis quelques mois déjà" scrutait “les diverses possibilités pour une plus grande concertation entre les interventions gouvernementales dans ce vaste domaine que constitue l’occupation du temps libre au Québec".Avant-hier, M.Phaneuf reconnaissait que le rapport de ce comité interministériel était parvenu depuis l’automne dernier au Conseil des ministres.Depuis lors, aucun signe de vie.Mais, depuis lors, le Haut-Commissariat continue sa marche en avant.Le Haut-Commissariat est donc aujourd’hui, non seulement un organisme qui impose ses vues au monde du loisir au mépris de tout esprit démocratique, mais encore une boîte qui n’attend même pas les directives que pourrait lui donner le gouvernement.Certains projets de loi inquiètent parce qu'ils permettent à l'Etat de multiplier ses interventions; dans le cas du Haut-Commissariat, on serait presque rassuré si le gouvernement faisait au moins connaître ses vues En attendant, le Conseil québécois doit savoir quel conseil on a le goût de lui donner.LE DEVOIR r en chef ocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rué du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1, Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin.Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $40 par année six mois: $22 À l'étranger $45 par année; six mois $25; trois mois $13.Éditions du samedi $10 par année Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur.$1 20 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPMONI: 844*3361 ilignesgroupées).Souplesse ou casse-gueule?La mort du cardinal Daniélou Historien de l’Eglise et défenseur de la foi par MARIE-JOSÈPHE RONDEAU chargée d’enseignement à l’université de Caean Le cardinal Daniélou fut, avec le Père Henri de Lubac et Henri-Irénée Marrou, l’un des initiateurs et des principaux artisans du brillant renouveau patristique (étude des Pères de l’Eglise) qui a caractérisé l’après-guerre.Sa thèse sur la Théologie mystique de Grégoire de Nysse reste, après trente ans.l'un des ouvrages fondamentaux sur cet auteur difficile.à côté de celui de Hans-Urs von Balthazar.Quels que soient les débats qui se sont livrés sur les emplois qu’il convenait ou non de réserver à l’expression ‘‘judéo-christianisme’’, il est certain que.dans sa Théologie du judéo-christianisme, le cardinal Daniélou a fourni, comme personne avant lui, une clé qui livre accès à un ensemble de textes chrétiens archaïques, dont il a montré qu'on y trouvait la substance du dogme chrétien coulée non pas dans les catégories de la culture gréco-latine à laquelle nous sommes habitues, mais dans celles de la culture sémitique: d’où leur aspect déroutant, qui s’éclaire au fur et à mesure que l'exégète les replace dans leur contexte culturel.L’oeuvre scientifiqué du cardinal Daniélou fut considérable, comme l’indique assez le catalogue, aujourd’hui incomplet, qui figure à la fin du recueil de Mélanges qui lui fut offert en 1972.Elle a valu à son auteur une réputation internationale.Elle est, pour l'essentiel, achevée puisque le troisième et dernier tome de l’Histoire des doctrines avant Nicée est depuis plusieurs mois chez l'imprimeur.Sources chrétiennes Si le cardinal Daniélou a mené ses travaux scientifiques avec rigueur, il est pourtant clair qu'il lisait ces documents anciens du christianisme non avec le détachement d’un entomologiste (attitude dont il eût été bien incapable), mais comme des archives de famille.Il les tenait pour des “Sources chrétiennes" toujours jaillissantes, selon le titre de la collection de textes qu’il patronnait avec le Père de Lubac, et qui est l'équivalent chrétien de la collection Guillaume Budé.C’est que, savant probe, il était aussi et avant tout un chrétien, un prêtre, un religieux.Sa recherche scientifique a débouché d’abord dans un enseignement donné aux séminaristes de l’Institut catholique de Paris.Elle nourrissait aussi toute son activité pastorale, qui fut immense.allant d'aumôneries d'étudiants — dont la plus chère à son coeur fut sans nul doute celle de l'Ecole normale supérieure de jeunes filles — à des retraites, des prédications, des directions spirituelles, distribuées avec générosité — il ne connaissait pas la fatigue — en réponse à toutes les sollicitations dont il était l’objet.Il déployait un grand sens pédagogique.Il “sentait” ses auditoires et savait s'adapter à chacun d'eux.Il savait communiquer, en même temps que la science qu’il possédait, l’intérét qu’il portait à ce dont il parlait.Finalement, il aimait Dieu, et il savait le dire.C'est sans doute au cercle Saint-Jean-Baptiste qu’il consacra la part la plus originale de son activité.Là, au sein d’un petit groupe qui était né à la fin de la guerre, au moment où les échanges internationaux commençaient à reprendre, et qui s’intéressait aux contacts entre les chrétiens et les religions et civilisations non chrétiennes, il développa les intuitions qu’il consigna très tôt dans le Signe du temple, le Mystère de l’Avent et le Mystère du salut des nations.Dans le sillage de l'abbé Monchanin et de Louis Massignon, le cercle Saint-Jean-Baptiste se proposait d’aborder de façon positive les cultures non chrétiennes pour tenter de voir comment pourrait se faire une christianisation non pas d’individus arrachés à leur culture traditionnelle, déracinés de leur milieu naturel, mais des cultures elles-mêmes, comme ont été jadis christianisées la culture sémitique des judéo-chrétiens et.exemple plus connu, la civilisation gréco-latine.Le cardinal Daniélou, dont la compétence scientifique, on l’a vu, était ailleurs, ne s’est pas attaché au problème de la conversion des cultures particulières, mais à la visée théologique d’ensemble susceptible d’intégrer ces travaux, de nourrir la prière qui les portait, et de donner leur sens aux rencontres et aux amitiés avec les étudiants d’outre-mer qui se nouaient au sein du cercle.Cette visée ne se réduisait pas à une “théologie de l’histoire du salut ”, où d’aucuns ont voulu voir, en donnant à l'expression son sens le plus restrictif possible, la théologie du cardinal Daniélou.Elle englobait “théologie” et “économie", pour reprendre le vocabulaire des Pères de l'Eglise.Dans cette perspective, la vocation du chrétien est de vivre ensemble les exigences contradictoires de contemplation de la Trinité et de service des païens, comme le Christ lui-même, missionnaire du Père, vit dans son agonie la tension terrible entre la vie divine et i'assomption de l'humanité pécheresse qu’il vient sauver.Des travers voyants et des vertus profondes Comment se fait-il qu’un homme, dont la réussite comme savant, comme professeur, comme guide spirituel.avait été éclatante, se soit trouvé ces deux dernières années, singulièrement depuis son élévation au cardinalat.critiqué souvent, décrié par beaucoup, et comme marginalisé par rapport aux forces actuellement les plus remuantes de l’intelligentsia catholique?Pourtant on pourrait proposer entre autres deux remarques.Tout d'abord, le Père Daniélou fut promu tardivement au cardinalat, à l’improviste, alors que rien n'avait pu Ty préparer, et il y fut promu sans qu'aucune tâche concrète fût proposée à un zèle dont il avait donné maintes preuves, et dont il chercha désormais l’emploi de façon un peu tâtonnante.Or il était l’homme des travers voyants et des vertus profondes.Dans le type de relations qu’il avait pu développer dans les milieux universitaires ou oecuméniques.dans les groupes dont il était l’aumônier, dans les contacts d'ordre spirituel, les premiers s’effacaient vite devant les seconds.Au contraire, dans la vie plus hachée et plus livrée au grand public qui fut la sienne a partir de 1969, c’est sans doute la partie la plus superficielle et la plus agaçante de lui-même qui fut la plus visible: une certaine vanité, une nervosité qui pouvait faire croire à de la versatilité, la sensibilité aux grandeurs d’établissement, le goût de la provocation et de la joute, et les malveillants pourraient allonger cette liste.Cela n’empêchait nullement le Père Daniélou de garder, dans un type de rapports plus vrais et plus profondément humains, les qualités de gentillesse, de bonté profonde, d’humilité surtout, qui lui ont attaché tant d’amis tout au long de sa vie.Mais qui pouvait les deviner dans une apparition sur le petit écran ou dans une interview percutante donnée à un journal9 L'homme était caché par le personnage, non pas le personnage du cardinal.qui ne pouvait qu'inspirer le respect par son sens des responsabilités, son ancrage indestructible dans la foi et son courage jamais abattu, mais par le personnage auquel les mass media réduisent ceux qui se livrent à elles avec trop de candeur peut-être.L'autre raison de l’hostilité que suscita ces dernières années le cardinal Daniélou est plus profonde.On l’accusait.lui qui avait jadis représenté l’avant-garde de la “nouvelle théologie", d'être devenu intégriste.Lui qui avait été ouvert au souci des non-chrétiens, de s'être replié sur le peuple chrétien.Lui qui avait été un individualiste quelque peu franc-tireur, d’ëtre devenu l’homme de l’institution ecclésiastique.Lui qui avait été sensibilisé par ses travaux à l'incarnation du christianisme dans l’histoire, de ne plus prôner que la dimension eschatologique au détriment de l'engagement politique.Ses opposants parlaient avec condescendance de durcissement, de sclérose: il ne suivait plus le cours du temps.Mais là, le cardinal Daniélou avait une riposte, et ce n etait plus cette fois-ci une caricature qui obnubilait la personne, c était le vrai Daniélou qui, de toute sa carrure de chrétien et de théologien, s'opposait à ce qui lui paraissait une réduction laïcisante du mystère chrétien.(Le Monde) Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 • 5 des idées des événements des hommes L’assemblée annuelle du Conseil du Patronat Le rôle du profit dans l’entreprise et la société L'entreprise traverse à nouveau une période difficile.Même si grace à des taux de profit relativement importants, elle peut aujourd'hui envisager la realisation de programmes d'expansion trop longtemps différés, elle fait face à une opinion publique de plus en plus sceptique à son égard.Tous les individus, à quelque niveau de la hiérarchie qu'ils appartiennent, font face à des augmentations de prix parfois très lourdes et voient leur pouvoir d'achat sérieusement entamé.Dans le même temps, des journaux, certains politiciens, leur livrent des informations sinon plus ou moins biaisées sur les résultats exceptionnels d’entreprises, à tout 'e moins incomplètes.C'est là une question qui préoccupe beaucoup d'hommes d'affaires, car c’est finalement toute leur crédibilité qui est en jeu.C'est aussi le libéralisme économique dont nous jouissons en Amérique du Nord qui est en cause: tout excès risque de justifier une autre intervention de l’Etat pour cadrer davantage encore le fonctionnement de l entreprise privée au Canada.Le rôle du profit Avant d'expliquer la nature du profit de l'entreprise, je devrai rappeler quelques vérités économiques élémentaires.On a en effet tellement entendu et lu d'arguments simplistes, ces derniers mois plus particulièrement, sur la conduite des entreprises en période d'inflation qu'il faut reprendre l’éducation économique du public par le début.A ceux-là qui prétendent que l'entreprise se conduit comme un fort mauvais citoyen, je rappellerai seulement qu’en 1970, la commission canadienne des prix, dressant un premier bilan de sa lutte anti-inflationniste, se plaisait à reconnaître la collaboration du milieu des affaires.A cette époque il est vrai, la demande était faible et les entreprises se contentaient, autant qu elles le pouvaient, de vivre avec les équipements existants.Aujourd'hui, par contre, la demande est très forte, les inventaires sont très bas et les moyens de production insuffisants.Tout cela n'est pas sans peser lourdement sur les prix et.s'il y a moins de chômeurs qu'il y a trois ans, il y a aussi plus de consommateurs mécontents.Pourtant, comme le rappelait fort justement le bureau des économistes du TIME, on peut "s'acheter des emplois avec l'inflation '.C’est pourquoi d'ailleurs on peut difficilement parler des profits de l'entreprise sans évoquer en même temps l'inflation: historiquement, l'un n'a jamais été sans l'autre.Je rappellerais seulement que les efforts demandés par la Seconde Guerre mondiale ou la guerre de Corée, ont provoqué des flambées de prix encore plus spectaculaires et des rendements encore plus exceptionnels.Il n'en reste pas moins cependant que vues sur une longue période, les courbes traduisant l'évolution des revenus des travailleurs.des entreprises et des agriculteurs, ont toujours, à un moment ou à un autre, tendance à se rejoindre: parties d'un même point en 1961 par exemple, ces trois catégories de revenu se sont exactement rejointes à la fin de 1973, même si les cheminements ont été très différents.D’ailleurs, si on fait beaucoup de cas aujourd’hui d'un taux de profit des entreprises'de l'ordre de 30%, on parle moins par exemple de la croissance du revenu net des agriculteurs canadiens de 83" en 1973! (.I La nature résiduelle des profits.Donc ce profit, parce qu’il est justement un résidu, est appelé à connaître des fluctuations excessivement rapides: ne convient-il pas dans ces conditions.de se montrer très prudent lorsqu'on en mesure l’augmentation ou la diminution?Si la bourse peut d'ailleurs ê-tre considérée comme un baromètre de l'humeur des spéculateurs, on devrait certainement s'étonner qu elle ne s'énerve pas plus qu'il ne faut aux nouvelles voulant que telle ou telle entreprise connaisse des taux d'accroissement des profits de 30.50, 100, 200 ou 300%.Or.il se trouve que les habitués du parquet ont une mémoire très fidèle des chiffres.Ils se souviennent par exemple qu'entre 67 et '70, le taux de croissance des profits après impôts a été de 2.7' '< en moyenne annuellement.Comme ces gens-là savent compter, ils n ont eu besoin ni de savants calculs ni de longs discours pour réaliser que, compte tenu des ajustements nécessaires dûs à l’augmentation des prix, la moyenne annuelle de croissance a été de 6% au cours des cinq dernières années, soit environ la même qu’au cours des cinq années précédentes.Ce qui compte pour l'entreprise en définitive, ce n'est pas l'importance du profit en tant que tel.mais plutôt le volume de nouveaux capitaux qu’il peut générer et qui assureront la croissance qu'elle recherche.Ce financement de l'entreprise à partir du profit peut ainsi se faire de trois manières: Premièrement, ce résidu dont l'entreprise dispose lui permet de s'auto-financer en partie: cette part d’autofinancement est généralement constituée d'un peu plus de la moitié du profit net après impôts auquel s'ajoutent les amortissements.Il n'est pas besoin d’être par CHARLES PERRAULT ¦ Extraits d’une allocution prononcée hier midi devant les membres de l'assemblée générale annuelle du Conseil du patronat du Québec.M.Charles Perrault est président de cet organisme.Ingénieur, il fut pendant plusieurs années gérant général de la maison Casavant (orgues).grand clerc pour deviner que dans des périodes comme celle que nous traversons aujourd’hui, alors que les besoins en capitaux sont importants, alors que le loyer de l'argent frais est très élevé, plus la part d’autofinancement de l'entreprise est grande, plus la situation de son administrateur est confortable.Deuxièmement, le profit permet à l'entreprise de vendre du capital-actions, lesquelles actions seront rémunérées-par des dividendes à même les bénéfices.Troisièmement, l'entreprise peut aussi acquérir du capital de dette qu elle devra rétribuer à même les profits avant impôts et rembourser à même les profits après impôts.Si on approfondit ainsi davantage le role du profit pour l'entreprise, on doit admettre que celle-ci a deux objectifs: un objectif personnel d'abord, qui en est un d'efficacité, d'innovation.de réussite.Et tout le monde sera d'accord pour dire que l'ensemble de l’entreprise profite de la réalisation de cet objectif personnel, autant le travail que le capital.L’entreprise prospère offre en effet de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail et plus de sécurité d’emploi.Mais l’entreprise a aussi un objectif collectif ou.si on préfère, une responsabilité à l'égard de la société: celle de croître, d’offrir de nouveaux emplois donc de nouveaux moyens de production, de participer au progrès économique et social de la collectivité.Reconnaître donc cette destination du profit, c’est quasiment répondre aux tenants de la théorie de Marx qui voudrait que ce profit soit “la partie du travail qui n’est pas rémunérée ".Nier le profit, c’est en effet nier toute possibilité de croissance à l’entreprise.Sans profits suffisants, son financement est impossible.Elle végété, s'étiole, voit son importance relative diminuée, sa créativité freinée; finalement, elle disparait.Car, pour reprendre une formule qui a fait tortu-ne: ‘Tl n'y a pas de statu quo, on avance ou on recule”.Et l'entreprise, pas plus que tout autre, n'échappe à cette loi de la nature.Si on veut donc admettre que le profit est cette part que l’entreprise réserve au progrès de la collectivité, il y a un minimum absolu de profit — différent pour chaque entreprise et variable dans le temps — celui qui permet à l'entreprise le financement additionnel (on devrait parfois dire le financement “résiduel”) dont elle a besoin pour réaliser son objectif collectif.Nous devrions même sans doute aller encore plus loin que d'exiger un minimum absolu de profit et, pour reprendre l’opinion récemment émise par un des officiers de l'Association des banquiers canadiens, convaincre ceux qui s’en prennent aux profits “qu'il n’y a pas de profits excessifs lorsqu'ils sont intelligemment réinvestis”.La nature cyclique des profits Il y a ceux qui nient le profit.Il y a aussi et surtout ceux qui s'en prennent aux profits "excessifs” des entreprises.A ceux-là il faudrait sûrement rappeler que les gouvernements, en 1970 et 71 particulièrement, se plaignaient du niveau relativement bas des investissements privés.Il y a eu.depuis, deux budgets (en 1972 et 1973), très favorables aux investissements.Sans vouloir prendre part au débat qui se déroule actuellement, je rappellerais simplement que nous n’avons jamais cache notre satisfaction devant certaines mesures fort sages comme des taux d'imposition réduits et surtout les possibilités d’amortissement accéléré: ces mesures permettent à l'entreprise de financer les nouveaux investissements qu'exige la demande actuelle, demande qui est elle-même une cause de l’inflation que nous connaissons aujourd'hui.Par ailleurs, et ceci vient s’a- Après le drame de Maalot Et pourtant, la vengeance n’est pas la solution Lorsque le ministre des Affaires étrangères d’Egypte a dénoncé ces jours derniers “l'agression répétée d'Israël contre des régions à forte population civile ", il visait manifestement les raids au cours desquels des avions de guerre israéliens ont bombardé des camps de réfugiés palestiniens en guise de représailles pour la mort des dix-huit étudiants israéliens assassinés à Maalot par des terroristes du Front populaire démocratique pour la libération de la Palestine.Mais que faut-il entendre par "agression"?En avril dernier, aux Nations unies, la Commission spéciale mandatée par l'Assemblée générale pour établir une définition de l'agression a enfin réussi là où plusieurs générations de juristes avaient échoué — à produire une définition acceptable à tous ses membres.De l'avis commun des membres de la commissions, l'agression peut revêtir diverses formes.II y a la forme traditionnelle bien connue, c’est-à-dire “l’invasion ou l’agression commise contre un autre Etatpar les forces armées d’un Etat donné”.Mais l'agression peut aussi ê-tre définie pour ce qu elle est devenue plus récemment, à savoir comme “l'envoi par ou au nom d’un Etat de bandes armées.de troupes irrégulières ou de mercenaires, chargés de commettre des actes de vio-Jence armée “contre le territoire d'un autre Etat.Ainsi donc, si l’on s’en tient à cette définition émanant de la plus haute autorité internationale, Israël n'a point commis T'agression répétée” dont l’accuse le ministre égyptien.Elle n'a fait que se défendre contre l'agression dont elle avait elle-meme été victime.Car le massacre terroriste de Maalot constitue maintenant une agression au sens de la sous-section “g” de l’article 3 de la définition de l’ONU.Tout cela frise l’absurdité légale.Il faudra bien autre chose pour réconforter les familles qui pleurent maintenant une vingtaine de morts et qui s’appliquent à signer les blessures de centaines de victimes, arabes ou israéliennes.Il faudrait de même être doté d'une imagination très pauvre, voire incapable de charité — la charité au sens exact que lui donne le dictionnaire signifie “une disposition à juger avec espérance des hommes et de leurs actions et à faire la part de leurs faiblesses” — pour essayer de juger dans cette perspective artificielle Golda Meir et ses collègues au moment où ils se demandaient avec angoisse quelle forme leurs représailles devraient revêtir et quelles devraient en ê-tre les victimes.Les dix-huit étudiants massacrés à Maalot avaient à peu près le même âge qu'Anne Frank.Aux yeux des Juifs, leur assassinat continue, sous d'autres formes.l'Holocauste.Ceux qui ne comprennent pas cela ne comprennent rien.L'esprit du peuple israélien — il y avait sans doute des exceptions, mais toute forme de dissidence eut été trop faible pour peser dans la balance — criait vengeance.On ne pouvait lui refuser les représailles qu'il réclamait.Si le gouvernement avait choisi de ne pas confier aux forces armées la mission de représailles, le peuple israélien eut probablement pris lui-même en main cette tâche.Les victimes auraient alors été les Arabes qui'vivent au sein même du peuple israélien.On sait qu'ils sont environ un million, soit la moitié de la population d'Israël.Dans cette perspective, les représailles israéliennes semblent à tout le moins avoir été conçues afin de prévenir des massacres beaucoup plus considérables à l'intérieur même du pays.Et pourtant.Il n'y a pas que Maalot qui ait été le théâtre d'un massacre brutal la semaine dernière.Il y eut aussi Dublin, Plus d'une vingtaine de personnes furent tuées par des bombes qu’avaient plantées des terroristes en plein coeur de la ville de façon à éclater durant l’heure du midi.Le massacre de Dublin fut l'oeuvre de terroristes protestants qui agissaient à partir de l'Irlande du Nord — tout comme le massacre de Maalot fut l'oeuvre de terroristes palestiniens agissant à partir du Liban.Et cependant, on ne saurait imaginer que le gouvernement irlandais ait même songé à envoyer sa force aérienne bombarder les quartiers protestants de Belfast et de Londonderry en guise de représailles.¦mh par ¦¦¦¦¦¦¦ JAMES EAYRS Et cela ne saurait s'expliquer par la seule crainte de les voir descendre par la Royal Air Force.Les camps de réfugiés qui furent la cible des Phantoms d'Israël ne sont pas comme les autres camps de réfugiés.Ils servent à la fois de baraques militaires et de dortoirs.Ils forment le milieu où s’alimente et s'entraîne la guerilla palestinienne.A ce titre, on peut à la rigueur les considérer comme une cible militaire.Et pourtant, c’est une chose terrible que d’attaquer n’importe quel camp de réfugiés, même celui qui abrite votre ennemi.Marqué et identifié comme tel, le camp de réfugiés est à peu près le seul sanctuaire que l'on respecte encore à notre epoque de guerre totale et de saccage généralisé.L’image de monastères que l’on détruit, de cathédrales que l’on fait voler en morceaux, d'hôpitaux victimes d'attentats armés est hélas devenue familière.Mais jusqu’à maintenant, on n’avait pas osé s en prendre aux régions abritant des civils laissés sans foyer par les guerres.Ces lieux eux-mêmes ne seront plus inviolables désormais.Les raids d'Israël sur Ain Hel-weh et Nabatieh passeront peut-être à l'histoire comme le Guernica des années 70.Il serait terriblement ironique qu lsraël soit ainsi appelé à battre la marche dans une campagne aussi effroyable.Car l’héritage d'Israël est à la fois plus noble et plus horrible que celui de tout autre pays; embrassant une époque qui va de Masada à Maalof.il impose à ses chefs une obligation morale toute spéciale, celle de chercher de toutes leurs forces des normes de justice et de vérité plus astreignantes que celles que Machiavel prescrit pour les princes.Même les éperviers israéliens font mine de respecter cette obligation morale.Quelque part dans les archives de la CBC, on conserve — du moins je l’espère — l’enregistrement d'une interview télévisée au cours de laquelle Shimon Perez, nouveau ministre israélien de la Défense — insiste pour souligner qu'il y souscrit.Quant aux colombes israéliennes, ce thème les pas- sionne."Avec la perte de la justification morale qui sous-tendait notre cause, je redoute la crise d'identité qui se dessine pour nous", déclare J.L, Tal-mon.professeur d'histoire à l’université de Jérusalem et membre de l’Académie des sciences et des humanités d’Israël.Intellectuel de très grande classe au sein d une nation qui en comprend beaucoup, Talmon poursuit: "Le judaïsme est une civilisation; il est l'une des grandes traditions de l'humanité: il est un système de valeurs.Il serait triste qu'un jour, tous ses intérêts et toute son attention dussent se confiner à des questions de logistique, d’électronique, de puissance militaire et d’efficacité policière”.Ces propos magnifiques remontent à décembre 1972.Le jour triste qu’entrevoyait Talmon est maintenant arrivé: il en conviendrait volontiers, je pense.Dans la meilleure des sociétés que l’on puisse raisonnablement concevoir au Moyen Orient, quel aurait été le destin des trois terroristes palestiniens dont la tentative brutale et ratée en vue de libérer leurs compagnons de prison a entraîné la mort et la mutilation d’un aussi grand nombre d’innocents?J'en suis venu à croire que personne d’entre nous n’est venu au monde avec un fusil dans la main, mais que nous sommes ce que nous sommes uniquement jjar la force des circonstances.L un des jeunes assassins, s’il avait bénéficié de conditions historiques plus propices, aurait pu être pilote ou mécanicien à Air-Palestine.Un autre aurait pu être comptable ou économiste au service de la Banque centrale de Palestine.Un troisième aurait pu être infirmier ou chirurgien à l’hôpital universitaire d'Amman.Au lieu de cela, nous sommes en présence de trois cadavres dont les être humains qui les habitaient jusqu'à il y a environ une semaine suscitent désormais les injures de la plupart des hommes, la pitié de quelques-uns, la vénération de quèlques rares fanatiques.La torpeur s’estompant de nouveau, on se reprend à tenter de tirer une signification des événements renversants de la semaine dernière.On comprend mieux alors ce texte de LF.Stone: “La société humaine, en même temps qu'elle devient plus complexe, devient plus vulnérable.Actes de piraterie aérienne, bombardements, escarmouches, enlèvements politiques.Fedayin, Tupamaros et Weathermen, tout cela exprime le pouvoir que cette réalité nouvelle confère à quelques désespérés.Mais la technologie n'est pas l’essence de ce pouvoir.Au coeur de ce pouvoir que s’arrogent certains hommes, il y a une forte indignation morale qui donne à ces quelques désespérés la force de vivre et de mourir comme des hors-la-loi.On ne les arrêtera pas aussi longtemps que l’on n’ira pas jusqu’à la racine de leur indignation.Cela ne deviendra possible que si la société accepte de réexaminer en profondeur sa propre conduite.Les hommes sont des êtres moraux.Ce n’est qu’en enlevant aux terroristes leur justification morale que l’on éliminera à sa racine même la terreur qui se répand à la grandeur du globe.” Si ce passage ne réussit pas à nous faire comprendre le massacre de Maalot et les événements qui l'ont suivi, aucune parole, aucune explication n'y parviendra jamais.jouter aux mesures incitatives adoptées par le gouvernement canadien, les profits ont tendance à croître en période d'expansion.A ceux qui dénoncent les profits “excessifs”, nous répondons qu’il faut plutôt considérer que cette expansion, même si elle se fait dans l'inflation, permet à l'entreprise d’effectuer certains rattrapages devenus indispensables.Les chiffres en effet ne disent pas tout, et pour certaines raisons que d'aucuns ont tendance à oublier, et j'ajouterais, parfois de façon délibérée.Ainsi, à cause de l'inflation, les comptes de l’entreprise enregistrent comme profits une certaine plus-value des inventaires.et ces “profits” comme les autres sont taxés.Or, cette plus-value n en est pas une pour l’entreprise.D’ailleurs, la Banque du Canada estime que si on éliminait ce facteur de surévaluation des inventaires l'accroissement des profits avant impôts en 1973 serait de 27% et non de 37%.Les actifs fixés (les immobilisations) sont également exprimés en dollars “usés”.Il faudra pourtant bien les remplacer avec des immeubles et des machines achetés à prix nouveaux, c'est-à-dire passablement gonflés.On affecte donc des sommes insuffisantes aux amortissements.Je citerai à titre d’exemple, une étude effectuée aux Etats-Unis et qui évalue les profits après impôts, pour la période de 1946-1970, à $699 milliards.Cependant, après avoir enlevé les facteurs de surévaluation des profits dont je viens de vous parler, ils sont réduits de $130 milliards.Ce qui revient à dire que $1 sur $5 de profits rapportés durant cette période n'etait en fait qu’une illusion comptable.Je n’ai pas besoin de dire, pour conclure sur ce sujet, que plus le taux d'inflation est grand, plus les profits “apparaissent" grands, mais aussi plus ils sont surévalués dans les livres.La nature "exagérée” des profits.Il reste cependant, que même surévalués, les profits peuvent paraître exceptionnels comparativement aux années récentes.Calculé cependant sur une période assez longue, est-ce que le taux d’accroissement de profit des entreprises permet le financement adéquat de nouvelles immobilisations?Est-ce qu’un rendement de 12 ou 13% sur l’avoir des actionnaires est “excessif” quand les placements de tout repos rapportent 9Ve à 10%?Le risque que comporte par lui-même tout investissement en bourse ne mérite-t-il pas une rétribution supérieure d’au moins 30%, (sinon 50) à celui des dépôts bien tranquilles! Dans l'état actuel très déprimé des cours en bourse, le financement par vente de capital-actions est presque impossible, du moins au Canada.On me citait récemment l’exemple de cette compagnie canadienne (et non des moindres) * qui a cherché en vain pendant lettres au DEVOIR Un événement trop peu souligné J'ai lu la lettre du Père Jean-Paul Dallaire, s.j.dans Le Devoir du 9 mai.Avec lui et beaucoup d'autres.je déplore qu'on ait fait si peu de publicité dans tous les médias d'information à un événement qui a groupé 5,000 personnes et auquel ont participé plusieurs sommités du monde médical, scientifique et religieux.Ce rassemblement prouve avec force que le problème du respect de la vie face à l'avortement trouve dans notre milieu québécois, une résonnance dont nous ne soupçonnions peut-être pas l'envergure.Il est vrai que la majorité a été plutôt silencieuse depuis que le thème de libéralisation a été lancé sur la place publique.On se serait attendu à une publicité au moins égale à celle très généreusement accordée aux tenants de six mois un acheteur canadien à un lot d'actions dont un propriétaire américain voulait se départir! Pourtant, le rendement de cette compagnie avait été de près de 8% mais il est vrai aussi que le ministère des Communications du Québec a consacré $60,000 à la réalisation d une étude fort savante démontrant qu'un rendement de 8.6% en 1974 eût été excessif! C'est là une attitude d'autant plus regrettable que cette entreprise est tenue de faire face à la demande et a donc l’obligation d’investir dans de nouveaux équipements.Puisque l’entreprise ne peut se financer par la vente de capital-actions, il lui reste l'autofinancement et l'emprunt, à des taux "privilégiés" de 11-12%.Quelle importance peuvent avoir des profits dans des circonstances semblables, puisque de la moitié aux deux-tiers seront consacrés à l'autofinancement?Il est par ailleurs bien connu que le rendement moyen des entreprises au Canada a été tra-tidionnellement plus faible qu'ailleurs au monde.Dans son dernier exposé annuel, le conseil économique du Canada soulignait que les entreprises canadiennes commencent seulement à connaître des rendements égaux, ou légèrement supérieurs, à ceux des entreprises américaines.Il s'agissait là, de toute évidence, d'un rattrapage souhaitable.(.) Si certains peuvent se permettre aussi facilement et, je le crains, avec quelque succès, de dénoncer globalement des profits “excessifs" à partir de statistiques fort complexes et aux apparences quelquefois bien trompeuses, c’est peut-être aussi parce que l’entreprise, le conseil du patronat lui-même, n en ont pas assez expliqué la nature et le rôle.C'est la une question à laquelle nous tenterons de nous attarder au cours de la prochaine année, Mais également, et pour répondre aux préoccupations de beaucoup d'hommes d'affaires, est-ce qu'un des moyens d’éviter que la situation n ait des répercussions sociales trop défavorables, ne serait pas de trouver des formules nouvelles de redistribution des profits, au bénéfice notamment des premiers partenaires de l’entreprise: ses employés?Des voix nouvelles à explorer Les premières personnes à qui l’entreprise devrait sans doute mieux expliquer la nature et le rôle de ses profits, ce sont certainement ses employés.Bien sûr, nous connaissons* en Amérique du Nord divers mécanismes d’information et de participation : mais les mécanismes actuels de dialogue ou de consultation utilisés dans nos entreprises sont-ils suffisants?Ne pourrait-on se pencher sérieusement sur d'autres formes de participation plus avancées, comme l'actionnariat des employés par exemple, tel qu'il est pratiqué dans un certain nom- SETA-VACANCES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréol-Poris à partir de $249.VOLS SPÉCIAUX NOLI-FRANCE VOYAGES A CUBA Sept jours Transport aérien ^OOQ Hôtel - repas X 7 7 Tél.: 861-3906 bre de grandes entreprises françaises9 Rappelons rapidement ce qu'il en est.Le système reconnaît aux salariés un certain droit de participation aux bénéfices.Ce droit est fonction du bénéfice réalisé par l'entreprise après impôts et après une certaine rémunération des capitaux propres.Les sommes économisées doivent encore représenter une épargne véritable et ne peuvent être consommées avant cinq ans.Ce mécanisme semble avoir deux avantages réels: — D une part, il intéresse les employés aux résultats de l'entreprise, sous forme d'une épargne dite "réserve de participation" mais cette épargne est bloquée pendant cinq ans afin de ne pas aller à la consommation — D'autre part, ce mécanisme ne semble pas compromettre la capacité financière de l'entreprise en l'autorisant à constituer, en franchise d'impôt.une dotation pour investissement d'un montant égal à la participation.En proposant cette réflexion, je pense plus particulièrement à ce qui se passe au Québec en ce moment, à la course aux montants forfaitaires, réclamés par les syndicats pour permettre à leurs commettants de faire face à l'inflation.Une période de forte expansion comme celle que nous connaissons en ce moment génère des profits importants.Or, selon le mécanisme que je viens d'expliquer, on offrirait aux employés de l'entreprise une “réserve de participation” également très importante, sauf que au lieu de contribuer à nourrir 1 inflation en augmentant la consommation comme ce semble être le cas des paiements forfaitaires, cette “réserve de participation" constituerait une épargne véritable puisqu'elle serait bloquée pour un certains temps.Il s'agit là bien sûr d’un mécanisme totalement inédit en Amérique du Nord.Il devrait ê-tre considérablement approfondi et étudié dans ses implications éventuelles, pour chaque type d’entreprise ou de secteur industriel Mais je me demande si une telle recherche ne pourrait pas être faite à l’intérieur du Conseil du Patronat du Québec.ICHEZ1 TABLE D'HÔTE MENU TYPE Les entrées Potage du jour Les plats du jour Suprême de Chapon ou Sole meunière ou Steak à la Moutarde Pommes Parisienne Les Desserts Les vins Saumur Blanc ou Champi-gny, !4 btle par personne.$ 1 8.00 plus taxe et service Du lundi au samedi de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA borde FACE AU MÉTRO • 381-1777 l'avortement dans un journal comme Le Devoir, porte-parole des intérêts des Canadiens français, donnant ainsi la contre-partie à d'autres quotidiens.Il devrait être possible de compter sur ce journal pour continuer d'informer une forte proportion de ses lecteurs qui sont intéressés, du moins occasionnellement.à entendre un autre son de cloche sur ce pénible sujet.Il est regrettable que le directeur du Devoir n ait pas saisi l’occasion de donner le plus tôt possible au “symposium sur la vie” la place qûïl mérite et de n en avoir pas fait ressortir les témoignages fort judicieux d'hommes de science qui appuyaient leurs affirmations sur des faits et sur une expérience vécue au cours de longues études et recherches Suzanne DESMARAIS Outremont le 10 mai 1974, PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL DU CANADA 1 973 ' QUÉBEC EN AMÉRIQUE AU XIXe SIÈCLE Essai sur les caractères économiques de la Laurentie par ALBERT FAUCHER Collection Histoire économique et sociale du Canada français xviii — 247 pages.23.5 cm.Relié $6.00 «Il y a quelques années, Albert Faucher, dans /// stoire économique et unité canadienne, nous jyrésentait une collection de ses articles, travail de vingt-cinq années de recherche historique.Dans Québec en Amérique il a rassemblé ses recherches sur le 19e siècle et les a intégrées dans une perspective globale d'interprétation du développement économique du Québec.Celle publication constitue un événement de première importance.» ROBERT ARMSTRONG Département cfadniiitislratinn et d'éatiwmiqite Universitédu Québec à Trot',-Rivières I Rerue d'histuire de !' \merique française, r.27.no 4.mars tM?4i LES ÉDITIONS 245 est, boul.Dorchester Montréal, Qué.H2X 1 N9 Tél.861-9621 f 6 • Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 Les usines Angus: bientôt un grand village Suite de la première page ties de la ville, le projet des usines Angus respecterait le type de développement urbain en place dans cette zone de Montréal.les habitudes de vie des citoyens ainsi que la trame urbaine du quartier i actuellement sectionnée en deux parties par les usines, sur une distance d'un mil-iei.Diverses études ont été réalisées par des experts en communication et en urbanisme à la demande de Marathon, tant pour connaître les caractéristiques du quartier que pour déceler les besoins.Les conclusions de ces études ont été intégrées au projet Ces experts ont été Desnoyers et Schoenauer, pour la planification.lan Martin, pour le centre commercial.Travers Associates, pour la circulation.et Cogem pour l'aspect recherches.Kn mai 1973, la compagnie Marathon Realty devait prendre possession de deux millions de pieds carres de terrain situés dans le secteur est du complexe industriel Angus, et de trois autres millions de pieds carrés en 1974, soit au total tous les terrains de la partie est.L'ensemble des activités industrielles devait par la suite se concentrer et se réorganiser dans la partie ouest.Au centre du terrain actuel se trouverait donc une partie commerciale et a l'est une partie domiciliaire.Marathon a défini son projet comme devant être “un développement complémentaire et en harmonie avec ce qui existe dans le voisinage”.Les caractéristiques des quartiers environnants sont une densité moyenne de population, des habitations à logements multiples, une forte présence de la rue, comme aspects positifs; et une absence d'espaces verts, un conflit des mouvements de circulation piétons-autos, comme aspects négatifs.A partir de ces éléments, Marathon a prévu de construire des secteurs résidentiels — dont la densité est moyenne à la hauteur réduite — développés de concert avec des écoles et des facilités commerciales.On respecterait l’accès direct à la rue qu’affectionne une grande partie des résidents.Les habitations auront des hauteurs de deux, quatre ou six étages, le si- ; „ s "«'ggg xieme etage ne dépassant pas la hauteur des grands arbres environnants.Des ceintures de verdures serviront d'arrière-plan au développement résidentiel tout en ayant pour fonction de séparer les mouvements de circulation des piétons et des véhicules, et de constituer des espaces de loisirs.Un rentre commercial pourra desservir non seulement le quartier lui-mème mais tout un ‘‘secteur primaire” compris approximativement entre les rues Créma-zie.Notre-Dame.Saint-Hubert et Viau.En fait, il s’agira d’un centre commercial de type régional.Dans les documents préparés par Marathon, il est fait état d'un investissement total de $60 à $70 millions, et il est permis de croire qu aujourd hui, en tenant compte de l'inflation dans l'industrie de la construction, ce montant pourrait atteindre près de $100 millions.Une étude effectuée par la société Cogem Inc.a permis d’évaluer l'impact de ce projet sur la communauté environnante et les commerces existants, à partir de deux hypothèses, à savoir que le projet de centre commercial se réalise ou non.Les faits suivants ressortent de cette étude: le territoire commercial primaire d'un éventuel centre commercial comprend près de 425,000 personnes et se détériore rapidement; la population, au cours des dix dernières années, a diminué à un rythme accéléré et on s'attend à ce que cette tendance se continue; l'emploi aussi a diminué alors que la zone voit régulièrement baisser sa part de l’évaluation des propriétés immobilières Sur le plan commercial, les établissements de détail de la zone, selon l'étude de Cogem, satisfont principalement des besoins de commodité, mais ils montrent des faiblesses qui forcent les consommateurs à avoir recours à des établissements situés en dehors de la zone.La zone commerciale active se limite principalement aux rues Masson et Mont-Royal.La venue de ce projet aurait un impact sur la population, les habitations, l’emploi et le milieu social.La construction des 2.250 logements ferait augmenter la population de 8,500 personnes environ, “sans compter l’effet indirect sur d’autres promoteurs qui pourront construire des blocs à appartements dans ce territoire”, de préciser Cogem.Le centre commercial entraînerait la création de 3,800 emplois permanents.Ce projet permettrait aussi de réunifier les deux zones résidentielles divisées actuellement par les usines Angus.Dans l'hypothèse où ce projet Angus ou un projet similiaire ne serait pas réalisé, l'étude de Cogem précise qu’il faut s’attendre ‘‘à ce que la zone continue à se détériorer et à ce que les commerces de détail continuent à connaître de plus en plus de problèmes du fait que les consommateurs dépensent une proportion plus importante de leur revenu en dehors de la zone ", En outre, le projet Marathon contribuerait à maintenir un équilibre de développement entre l’est et l’ouest de Montréal, affirme Cogem.Le terrain des usines Angus aurait pu se prêter à une autre utilisation que celle prévue par le CP.Plusieurs groupes avaient suggéré qu’on utilise ce territoire comme emplacement du Village Olympique pour les jeux de 1976 qui se dérouleront à proximité.Cependant, le ministre des Affaires municipales, M, Victor Goldbloom, tout comme le maire Drapeau, avaient rejeté cette hypothèse comme irréalisable, parce que, disait-on, ce terrain n'était pas disponible à ce moment (en juin 1973).Le maire Drapeau devait affirmer quant à lui.devant la Commission permanente des Affaires municipales que, “de toute façon, les propriétaires de l'espace, éventuellement destiné à l’habitation, ne sont pas intéressés à l’aménagement de 1,800 logements et des installations connexes immédiatement.” M.Drapeau croyait cependant en la possibilité d’un aménagement immobilier sur cet emplacement par le Canadien Pacifique, mais uniquement quand cette compagnie le pourrait.suites de la première page OTTAWA et laissé courir — ou pourrir — pendant de longs mois encore le dossier linguistique D'autres encore — les syndicaux — signalent que, si coup de poignard il y a, ce n’est certes pas le premier que M.Trudeau reçoit de Québec et qu'il ne fallait guère s'attendre à autre chose.La seule issue, de conclure tout ce monde, c’est de faire front le plus efficacement et, si possible, contre mauvaise fortune bon coeur, ne pas s’aliéner, d’ici au 8 juillet, l'appui officieux des libéraux provinciaux au Québec et, en même temps, essayer de tirer l epingle fédérale du jeu linguistique québécois avec le minimum de dommages électoraux ailleurs au pays.Mais comment y parvenir?Malgré la manchette (malhonnête) de La Presse d'hier, qui rangeait prématurément le premier ministre Trudeau dans le camp des opposants à la politique linguistique dévoilée par Québec, les positions des libéraux à cet égard n'ont pas été arrêtées de façon définitive.D'abord, M.Trudeau et son entourage veulent se donner le temps d'examiner de près le projet de loi 22 et ses multiples implications; ensuite, ils veulent voir venir ( opposition et titer de plus près le pouls de l’opinion au Québec et surtout au Canada anglais.C’est donc avec beaucoup de prudence que les conseillers politiques du parti ont commencé, mercredi et jeudi, à évaluer les divers “scénarios” que Ton peut d'ores et déjà construire autour de la controverse linguistique québécoise et à examiner les options stratégiques et tactiques que chacun de ces scenarios offre à M.Trudeau.Mais trois initiatives jalonnent déjà la voie dans laquelle s'engageront les libéraux fédéraux en ce domaine: • Dès samedi dernier, avant la présentation du bill 22, M.Trudeau a manifesté à Toronto quelque sympathie pour la volonté de réforme du gouvernement Bourassa dans le domaine linguistique (quoiqu'on termes plus généraux que ne l'avait fait il y a quelques mois son ministre des Communications, M.Gérard Pelletier); il déplorait toutefois que ce gouvernement ait choisi le vocable “officiel" pour consacrer la prédominance du français au Québec et promettait que les Québécois anglophones continueraient d être malgré tout la minorité linguistique la mieux traitée au Canada.• Mardi soir, jour même du dépôt du bill 22, lors de sa mise en candidature dans le comté de Mont-Royal, M.Trudeau invitait les Québécois anglophones à faire confiance au gouvernement Bourassa, un gouvernement libéral a-t-il dit avec une franche partisannerie, qui par conséquent saurait mieux qu'aucun autre trouver éventuellement une solution juste et efficace à Tépineux problème linguistique du Québec.• Mercredi après-midi, après la réunion du cabinet, le premier ministre libéral refusait de commenter la substance d'un projet de loi “que je n’ai pas encore lu, qui est très complexe et au sujet duquel les rapports de presse sont contradictoires;” mais tout en se réjouissant de Tintention affirmée par M.Bourassa de permettre à toutes les parties intéressées à faire connaître leur point de vue avant l'adoption du bill dans sa forme définitive, M.Trudeau ajoutait qu'il était important à ses yeux "d’af- firmer clairement la position du gouvernement du Canada qui est effectivement la liberté de choix des parents pour celle des deux langues officielles qu’ils préfèrent." Présumément pour rétablir les faits et différencier la politique linguistique fédérale — qui s’applique à l’ensemble du Canada — de la politique linguistique proposée par le gouvernement Bourassa — qui ne s'appliquerait qu'au Québec, le bureau du premier ministre publiait enfin hier un bref communiqué reitérant les positions du gouvernement Trudeau en ce domaine; adoption en 1969 et mise en vigueur depuis d une loi sur les langues officielles “dont la Cour suprême a confirmé la constitutionnalité” et qui instaure l’égalité linguistique pour toutes les fins du gouvernement fédéral et des institutions ou agences oui s’y rattachent ".notamment le droit de communiquer en anglais ou en français avec ce gouvernement.l'obligation de publier tous documents officiels dans Tune et l’autre, de desservir le public voyageur et les citoyens dans Tune et l'autre partout au pays où “L’un ou l’autre groupe linguistique constitue une proportion importante de la population totale” ainsi qu'à Té-tranger.Le communiqué émis sous l’autorité de M.Trudeau ajoute que “le gouvernement du Canada comprend que les autorités québécoises se préoccupent, dans leur politique générale, de protéger et de promouvoir l’usage du français” et ajoute que "soucieux du sort de toutes les minorités du Canada, ce gouvernement a confiance que les groupes minoritaires du Québec continueront de jouir du traitement équitable et généreux dont ils ont toujours bénéficié dans cette province" La réaction de M.Stanfield au bill 22, en revanche, a été aussi prompte que négative Dès mercredi, avant même que le chef conservateur ait eu le temps d’étudier en détail le projet de loi, son bureau d'Ottawa émettait un communiqué fort catégorique: le projet de loi “est de par sa nature même inapproprié”, de soutenir M Stanfield, les pouvoirs arbitraires accordés au ministre en ce qui a trait à la langue de l'enseignement “sont tout à fait inacceptables”, la politique énoncée par Québec “provoquera des divisions dans notre pays et détériorera la cause du bilinguisme officiel” et au surplus “n’aidera certainement pas la cause des minorités linguistiques des autres provinces”.Enfin, le chef conservateur a demandé au gouvernement Bourassa “de ne pas donner suite à ce projet de loi sous sa forme actuelle", requête qui surprend de la part du chef conservateur, lui qui a toujours préconisé en principe le respect des compétences législatives provinciales, et souvent reproché au gouvernement Trudeau d'en faire fi.Quant au leader du NPD, M.David Lewis.son premier mouvement face au bill 22 en a été un de prudence et d'une grande élévation politique puisqu'il a adjuré Télectorat anglophone du Canada de ne pas se laisser entraîner par des mouvements passionnels et qu’il a exprimé Tes-poir — probablement en vain — que cette controverse linguistique ne deviendrait pas Tenjeu de la campagne électorale fédérale': AIR CANADA Néanmoins, pour assurer la croissance de l'industrie aéronautique de Winnipeg, M.Trudeau a annoncé que les appareils de type Boeing 707 des forces armees canadiennes seraient dorénavant entretenus à Winnipeg.Le gouvernement, a-t-il expliqué, a prié la société Air Canada de déterminer.en collaboration avec les provinces, de quelle façon il serait possible de mettre sur pied dans chacune d'entre elles un service de troisième niveau pour assurer un service local de qualité.Un service aérien de troisième ligne est plus local qu'un service régional Le premier ministre a aussi annoncé qu'Air Canada assumerait aussi un ser- vice de l'Ouest du Canada vers le Etats-Unis, comme il en est fait mention dans un accord intervenu récemment entre Ottawa et Washington.De Winnipeg, M.Trudeau s’est rendu à Saskatoon, où il a visité un atelier de déficients mentaux, puis il s’est rendu dans un centre commercial de la ville pour se mêler à la foule, dans laquelle il a retrouvé plusieurs francophones.Brièvement, il a rendu hommage à M.Otto Lang, le seul député libéral élu aux dernières élections en Saskatchewan.M.Lang, ministre de la Justice, est aussi president de la Commission canadienne du blé, ce qui lui a valu de la part de M.Trudeau le qualificatif de “meilleur vendeur de blé du Canada.” Le gouvernement, a redit M.Trudeau, ne voulait pas d’élections, qu’il a été forcé d'accepter par les partis d’opposition Ces partis, a-t-il rappelé, ont rejeté un budget qui aurait coupé les taxes et profite de multiples façons aux personnes à revenus modiques.Dans la soirée, M.Trudeau s’est rendu à North Battleford pour une assemblée.LE MQF Ceci est particulièrement frappant dans les chapitres concernant les affaires et l'enseignement, où les deux langues sont mises pratiquement sur un pied d’égalité.Si le français, estime le Mouvement, est langue officielle, en vertu de l’article 1, l'anglais le sera tout autant par l'ensemble du projet de loi.D'autre part.Cartiele 133 de TAANB est maintenu et même amplifié.En vertu de cet article, la langue anglaise ne jouissait au Québec que de deux privilèges: parler anglais et obtenir des textes de loi en anglais à l’Assemblée nationale, et plaider en anglais devant les tribunaux.Depuis le bill 63 de 1969, TanglaL a est vu .conférer juridiquement un troisième privilège: le choix par les parents de l’école anglaise.Le bill 22.estime le MQF, allonge encore plus ces privilèges, qu’il étend aux communications avec le gouvernement, aux assemblées délibérantes de l’administration publique, aux jugements de Cour.“En somme, le bill 22 n'est qu’une réédition élargie du bill 63, le choix de la langue y étant étendu à tous les domaines de la vie au Québec, et non plus au seul domaine de l'enseignement.” Le bill 22 fait mine d’abroger le bill 63, mais en fait il le réédite, mettant l’anglais sur un pied d'égalité avec le français dans l'enseignement, sous la seule réserve de l'exercice, par le ministre, de certains pouvoirs qui peuvent se révéler fort arbitraires.“C'est donc une véritable disgrâce que l’incapacité d’un gouvernement du Québec français de décréter Técole française, école commune de tous les Québécois, quitte à admettre un certain droit de dissidence pour les écoles spéciales d’une minorité bien définie.Cette impéritie du ministère de l’Education est d'autant plus flagrante qu'il y a déjà une tradition bien établie en ce sens dans notre droit scolaire pour les protestants du Québec.” Le MQF.a conclu M.Angers, est bien décidé à faire tout en son pouvoir pour obliger le gouvernement à montrer plus de respect envers les droits et les libertés du peuple québécois.Si possible, le Mouvement tentera de “bonifier” le projet, de le faire modifier, de telle sorte que le français devienne vraiment la seule langue officielle.Outre les contrôles de la CSN, la FTQ, la CEQ, TUPA, le Mouvement national des Québécois, la SSJB de Montréal, l’Alliance des professeurs de Montréal et l'Association québécoise des professeurs de français font partie du Mouvement Québec français.En plus de la position commune, chacun de ces organismes fera connaître ses vues propres et mènera une action dans toutes les régions pour obliger le gouvernement à battre en retraite.M.Pierre Vabeboncoeur, de la CSN, estime que les dispositions concernant la langue de travail ouvrent grande la porte Ottawa rassure les groupes minoritaires du Québec OTTAWA (Le Devoir) — Le gouvernement fédéral a publié hier soir une déclaration officielle dans laquelle il exprime sa “confiance que les groupes minoritaires du Québec continueront de jouir du traitement équitable et généreux dont ils ont toujours bénéficié dans cette province.” Le gouvernement de M.Trudeau, sans indiquer explicitement son opposition au projet de loi sur la langue officielle déposé cette semaine a l'Assemblée nationale, constate avec satisfaction que M.Bourassa entendra les points de vue de tous les intéressés avant de procéder à l’adoption de cette mesure qui a suscité de vives réactions dans l’ensemble du pays depuis deux jours en raison de la menace théorique qu’il fait peser sur le principe de la liberté du choix de la langue d’enseignement.Voici le texte intégral de la déclaration du Cabinet fédéral: A cause des discussions et commentaires provoqués à travers le pays par le projet de législation linguistique du gouvernement du Québec, il parait opportun pour le gouvernement du Canada de réitérer ses positions en cette matière.En 1969.le Parlement du Canada adoptait la Loi des Langues officielles.Par cette loi, dont la Cour suprême unanime a confirmé la constitutionnalité.le Parlement a reconnu Texis-tence au Canada de deux langues offi- cielles.égales entre elles, pour toutes les fins du gouvernement fédéral et des institutions ou agences qui s’y rattachent.Le Parlement a également reconnu le droit, pour tout citoyen canadien, de communiquer avec le gouvernement fédéral ainsi qu’avec toutes ses institutions et agences, dans la langue officielle de son choix.Cela comprend la publication dans les deux langues de tous les documents émanant du gouvernement canadien, ainsi que le service au public voyageur, dans Tune ou l’autre langue, à l’intérieur du pays et dans les bureaux canadiens a l’étranger.Au Canada, tous les bureaux principaux du gouvernement fédéral doivent être en état de communiquer avec les citoyens dans Tune ou l’autre des langues officielles, dans tous les endroits ou Tun ou l'autre groupe linguistique constitue une proportion importante de la population totale.“Ces dispositions sont en vigueur depuis cinq ans déjà et s’appliquent à tous les citoyens dans toutes les provinces et territoires du Canada.“De plus, dans le projet de Charte canadienne des Droits de l'Homme, publiée en 1968, notre gouvernement affirmait qu’en matière de droits linguistiques relatifs au domaine de l'éducation: “H s’agit de garantir au particulier le droit a l'enseignement dans des institutions offrant des cours dans la langue officielle de son choix”.“Il n’a donc jamais été question pour notre gouvernement d'imposer aux citoyens du Canada l’usage de Tune ou l’autre langue, mais au contraire de laisser à ceux-ci le libre choix de la langue officielle dont ils désirent faire usage.“A cette fin, notre gouvernement a mis à la disposition des provinces des subventions importantes, d’abord pour l'enseignement de la langue maternelle aux minorités de langues officielles dans toutes les provinces du Canada, ensuite pour l’enseignement de l'anglais et du français, comme langue seconde, également dans toutes les provinces canadiennes."Le gouvernement du Canada comprend que les autorités québécoises se préoccupent, dans leur politique générale, de protéger et de promouvoir l’usage du français.En ce qui concerne le projet de.loi qui vient d’être déposé et que le gouvernement doit examiner en détail, il se réjouit du fait que le Premier ministre Bourassa ait invité tous les citoyens de la province à faire connaître leurs points de vue sur le projet de loi, avant l’adoption de celui-ci.et qu'il se déclare disposé à considérer les propositions qui lui seront faites.“Soucieux du sort de toutes les minorités du Canada, le gouvernement fédéral a confiance que les groupes minoritaires du Québec continueront de jouir du traitement équitable et généreux dont ils ont toujours bénéficié dans cette province.à l’arbitraire et au patronage.Quant à M.Fernand Daoust, secretaire général de la FTQ, il estime que la Régie de la langue française devrait être un organisme paritaire et tripartite (gouvernement, syndicats, entreprises), ayant des pouvoirs réels.Le bill, timoré et timide, ne résout pas le problème de la langue de travail, et les subventions."genre Timbres Pinky”, sont inacceptables parce que marquées par l’arbitraire.M.Charbonneau qualifie de “combat de coqs” l'opposition des anglophones au projet de loi.Pour lui, c’est “un immense bluff” de leur part; ils s’attendaient au pire et ils tentent d'enterrer le bill, profitant de la conjoncture des élections fédérales.Quant à M.Robert Chagnon, président de l'Alliance, il estime que le ministère de l'Education et le gouvernement fédéral veulent mettre fin à l’expérience des COF1 (Centres d'orientation et de formation des immigrants).M.Léo Jacques, directeur général du MNQ.a dit que tous les membres seront mis sur un pied d’alerte et que les députés seront inondés de representations et de mémoires venant des quatre coins du Québec.LE GOUVERNEMENT quête d'approbation.“Le ministre Cloutier pourrait y laisser sa peau ou en ressortir plus fort que tous les autres membres du cabinet”, ajoute un autre.Rares sont les députés qui se portent carrément à la défense du projet de loi.C'est le cas du jeune député de Dubuc, M.Ghislain Harvey, qui ne trouve rien à redire sur le projet.Le députe de Laporte, M.André Déom, estime qu'il s'agit d'un minimum acceptable et le jeune député ambitieux d'Anjou, M.Yves Tardif, affirme qu'il votera pour le projet de loi mais qu’il le ferait avec plus de conviction s’il était plus radical.Et le ministre de l’environnement, M.Victor Goldbloom, fait appel à ses racines de juif-anglophone dans un Québec majoritairement francophone pour se situer dans ce débat.Comme anglophone, je suis très sensible au respect intégral des libertés individuelles, mais comme membre d’un peuple aux prises, depuis toujours, avec un problème de survie, je comprend l’appréhension des francophones du Québec./a météo Une crête barométrique qui s’allonge depuis Textrème-nord du Québec jusque sur le Bas-St-Laurent procurait hier du temps ensoleillé dans ce secteur.Ailleurs l’influence d’une dépression allongée depuis les Grands-Lacs jusque dans le sud de la province entraînait une abondance de nuages et de la pluie dans plusieurs régions La pluie devait se terminer nier soir.Les températures sont fraîches presque partout sauf dans le nord-ouest qui, grâce à des éclaircies, hier après-midi, ont dépassé 65.Une circulation d'air assez humide continuera dans les prochains jours et des averses éparses sont attendues sauf dans Test de la province.Les températures demeureront sous la normale.• Régions de Chibougamau: nuageux et averses.Maximum de 40 à 45 Aperçu pour samedi : nuageux.• Régions de TAbitibi de Pontiac-Témiscamingue: temps nuageux et possibilité d’averses.Maximum de 55 a 60.Aperçu pour samedi: généralement nuageux.• Régions, de la Haute-Mauricie, de Québec/Trois-Rivières, du Lac St-Jean: temps nuageux et possibilité d’averses.Maximum de 45 à 50.Aperçu pour samedi : nuageux.• Régions des Laurentides, d’Ottawa, de Montréal: temps nuageux et possibilité d’averses.Maximum de 55 sauf dans les zones urbaines de 55 à 60.Aperçu pour samedi: nuageux.• Région des Cantons de TEst: temps nuageux et possibilité d'averses.Maximum de 55.Aperçu pour samedi: nuageux • Régions de Rimou'ski : temps généralement nuageux Possibilité d'averses.Maximum de 50 Aperçu pour samedi: nuageux • Région de Baie-Comeau: temps généralement nuageux.Maximum de 50.Aperçu pour samedi: nuageux, possibilité d'averses Dans ce cadre, M.Goldbloom trouve dans le projet 22 le moyen terme qu’il s'engage à défendre, quitte à faire les représentations que lui soumettront ses commettants.Pendant ce temps, le Parti québécois jubile de se retrouver dans le camp de la majorité en s’opposant au projet linguistique du gouvernement Bourassa.“En voulant contenter tout le monde et déranger personne, le gouvernement libéral obtient juste le contraire”, affirme M.Charron.Il aurait d’ailleurs pu citer une certaine fable que Lafontaine avait intitulée “Le meunier, son fils et Tâne”.D0W-D0ME tion d’un double gazoduc depuis TA1-berta, Tun en direction de Sarnia, Tautre en direction des Etats-Unis.En outre, un des projets approuvés est celui proposé par la société Dow Chemical of Canada Ltd.pour la construction, à Fort Saskatchewan, près d'Edmonton, d une usine de transformation d éthane en éthylène, substance utilisée dans la production de matières plastiques.L'éthane est une matière qui peut être tirée du gaz naturel ou du pétrole brut.Le communiqué émis hier par le ministre de l’Energie semble appuyer le projet d une usine d’éthylène en Ontario, plus précisément à Sarnia.Le groupe Petrosar Ltd, un consortium contrôlé par Polysar Ltd.une société de la Couronne, se propose de construire une telle usine à Sarnia.Le ministre soutient que le Canada pourrait profiter de la construction de trois usines d’éthylène.Une troisième est précisément à Tetude en Alberta.M.MacDonald a affirmé que ces projets rendraient possible la réalisation des objectifs poursuivis conjointement par l'industrie et le gouvernement, en vue de renforcer l'industrie pétrochimique à travers le Canada, et qu’ils contribuaient à augmenter l’exploitation des puits de gaz naturel.De son côté.TAlberta craint que le marché ne soit pas suffisant pour absorber la production des trois usines canadiennes.La hausse récente des prix des produits pétroliers a considérablement relevé les ressources financières des pays arabes.Ces réserves pourraient être utilisées pour construire des usines pétrochimiques dans les pays arabes, cela contribuant d'autant à réduire les capacités d'absorption des produits chimiques sur les divers marchés.M.MacDonald n'a pu être rejoint hier pour faire ses commentaires, mais le communiqué n'est en fait qu'une récapitulation de la position fédérale sur la question de l’industrie pétrochimique.La décision gouvernementale annoncée hier a été prise pour entériner une recommandation de la Commission canadienne de l'énergie.LA COMMISSION tendre des groupes pendant une période donnée.” Il est également exclu, selon M.Cloutier, de permettre à des individus de venir témoigner.Une telle procédure risquerait, selon lui, de ¦ bloquer le processus démocratique” en prolongeant indéfiniment les travaux de la commission.Par ailleurs, certains députés libéraux confiaient aux journalistes que M.Bourassa leur -avait promis que la commission parlementaire ne siégerait pas plus de trois semaines.28 cents plus 10 à la CIL de Valleyfield Les 325 employés de la compagnie CIL, de Valleyfield.qui avaient débrayé le 13 avril dernier en vue d'obtenir une compensation pour les effets du coût de la vie, ont obtenu une augmentation de 28 cents Theure immédiatement et de 10 cents à la fin de la convention en cours.C'est mardi, après deux jours de négociation, que l'employeur a formulé cette offre qui a été acceptée hier par les employés.Ces travailleurs sont affiliés à la CSN.ALERTE Suite de la page 3 Bell Canada a prêté dix pompes à eau au groupe de la protection civile de Pier-refonds.A l'arrivée des pompes, hier après-midi, le pouvoir électrique venait de s'interrompre.mais six pompes au propane furent tout de suite mises en marche.Bell Canada a aussi prêté quatre pompes électriques, des réservoirs de propane et l'équipement nécessaire au bon fonctionnement des pompes prêtées.A Carillon.THydro-Quebec continue de laisser passer quelque 260,000 pieds cubes-seconde par dessus son barrage, mais on estime que la situation demeurera stable le long de la rivière des Prairies et la rivière des Milles-Iles s’il ne pleut pas.Le long de la Gatineau, la situation continue de s'améliorer mais un millier de personnes sont sans emploi à Maniwaki à cause des inondations qui ont causé pour plus de $10 millions de dommages dans les secteurs commercial et industriel.Les industries forestières de Maniwaki qui exploitent l'usine Maki, la scierie Maniwaki Lumber, et la Barwood Flooring, emploient à elles seules au-delà de 300 personnes.Situées en bordure de la rivière Désert, ces usines ont été complètement inondées, si bien que les réparations nécessaires pour qu elles reprennent leur activité normale, coûteront plusieurs centaines de milliers de dollars.LA CEC0 Suite de la page 3 par le sergent-détective Roland Guerpin.et les constables Robert Gervais et Pierre Garnier, de la SQ.Carmine Guidance, un associé de Di lo-rio.a logé vendredi dernier une plainte d'arrestation illégale.Une audience a eu lieu en Cour provinciale à Edmunston, devant le juge J.-E.Bérubé, pour établir si une sommation doit être communiquée aux quatre policiers.Mais le juge s’est récusé en rappelant qu’il avait lui-même signé le mandat original contre Di lorio.C'est le juge en chef Andrew Harrigan qui entendra la cause lundi.DÉCÈS Not« *.v.p.que le» ovt* «le déci» doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.peur publication du lendemain.Le dimanche : 3 è 4:30 p.m.CHALIFOUX, Cléophas.Père.A Montréal, le 23 mai 1974 à Tâee de 74 ans, est décédé le Père Cléophas Chalifoux, franciscain aumônier des chauffeurs de la compagnie Voyageur.La dépouille mortelle sera exposée au Couvent St-Joseph des Franciscains.2010 Ouest Dorchester.Les funérailles auront heu samedi à 2h 30.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation DEROME M.Lucien.A Montréal, le 22 mai 1974 a l'age de 72 ans.est décédé, M Lucien Derome.fils de feu Napoléon Derome et de feu Philomène Jobin.Il laisse dans le deuil ses soeurs.Soeur Marie-Marcelle Derome des Soeurs de Ste-Anne, Marguerite (Mme Pierre-Paul Bacon), Robertine (Mme veuve Arthur Trudel).Les funérailles auront lieu samedi 25 mai.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Liée no 7384 rue St-Denis à 9 heures 45.pour se rendre à l'église Ste-Cécile où le service sera célébré à 10 heures.Et de là au cimetiere de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation ^ct! dl/lagnui îPolxi&x ûnc.66C13 SOUL.ST-LAURENT 6520, ST-DENIS 10526, ST-LAURENT 185 est, DeCASTELNEAU 710O, ru e Joseph Renaud, Ville d'Anjou Tél.: 277-2135 Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 • 7 aux 4 coins La vitesse réduite tue moins WASHINGTON (AFP) — Le nombre de personnes tuées sur les routes américaines a diminué en avril pour le sixième mois de suite.Une des raisons principales est la réduction de vitesse introduite en raison de la crise énergétique, a déclaré hier un porte-parole du département des Transports à Washington.Cette année.3.444 personnes sont mortes en avril à la suite d'accidents de route.L'année dernière, le nombre d’accidents mortels au cours du mois se chiffrait à 4,448, soit 29 pour cent de plus La moyenne de vitesse sur la plupart des autoroutes américaines était entre 55 et 60 miles à l’heure (88 et 96 km) et le département serait disposé à demander qu’une limite de 55 milles a l'heure soit maintenue dans l’avenir immédiat, a ajouté le porte-parole.France-Québec au Grand-Quevilly PARIS (AFP) — Le 5ème congrès de l’Association France-Québec se tient demain et dimanche, au Grand-Quevilly, dans la banlieue de Rouen.Le Grand-Quevilly est, depuis 1969, jumelé avec la ville de Lévis, située face à Quebec.Les congressistes seront accueillis par M.Tony Larue, député-maire, vice-président de l'association France-Québec.En marge du congrès sera inaugurée une exposition de documents historiques organisée par les archives du département de Seine-Maritime.L'Association France-Québec est présidée par le professeur Auguste Viatte, membre de l'Institut, et a pour président d'honneur, M.Alain Peyrefitte, ministre français des Affaires culturelles et de l’Environnement.Le massacre des innocents GENEVE (AFP) — L’Union internationale de la protection de l'enfance, dont le siège est à Genève, consacre dans le dernier numéro de sa revue une étude aux enfants martyrs.L’auteur de l’article, Mme Evi Underhill, ancien magistrat britannique, cite des chiffres éloquents sur le martyro-logue des enfants: 700 enfants sont battus annuellement à mort en Grande-Bretagne.Aux Etats-Unis les cas de sévices mortels contre les enfants sont beaucoup plus nombreux encore, proportionnellement à la population: on en recense environ 60,000.Au Canada, on relève annuellement quelque 4,810 condamnations pour des faits analogues.En Allemagne en 1971 les condamnations de parents indignes s'élevaient, il y a trois ans, à 1,006, mais un grand nombre de cas échappent aux tribunaux.Selon Mme Underhill, l’augmentation du nombre d’enfants martyrs est un phénomène qui frappe plus les pays anglo-saxons et germaniques que les pays latins.Dans ces derniers (et bien que les sévices contre les enfants s’y produisent également), l’attachement à la famille est plus grand que dans les pays du Nord et expliquerait cette situation un peu plus favorable pour les enfants.Mais Mme Underhill souligne que dans cette prolifération des sévices mortels contre les enfants, les médecins, les services d'assistance sociale et même les magistrats portent une lourde part de responsabilités.Dans les hôpitaux, les médecins renvoient dans leurs familles et parfois à la mort des enfants soignés à la suite de mauvais traitements.Les assistants et assistantes sociales, affirme Mme Underhill, se taisent souvent, trop souvent.Il en va de même ajoute-t-elle pour les magistrats britanniques.Une certaine tendance générale (“il faut aider le criminel à retrouver un équilibre”) pousse les organismes judiciaires, médicaux et administratifs à donner une seconde chance aux auteurs des sévices contre des enfants.Mais cette “seconde chance” se retourne bien souvent contre l’enfant qui ne peut pas se défendre.Le Canada chez le maréchal Tito BELGRADE (AFP) — Le maréchal Tito a reçu hier en sa résidence de Karadjordjevo (Voivodine), l’ambassadeur du Canada à Belgrade M.Louis Rogers.Le diplomate canadien, indique l'agence Tanyoug, a remis à cette occasion au chef de l’Etat yougoslave une lettre personnelle du gouverneur général du Canada.M.Jules Léger, ainsi qu’une collection de médailles frappées à l'occasion des vingt et unièmes Jeux olympiques de Montréal.Z* ©h nprppe DOMAINE DES HAUT-BOIS DOMAINE DES HAUT-BOIS Rive-Sud - Route 20 Transcanadienne - Ste-Julie SORTIE 62 MAISON MODÈLE ?33 PIANS DE TOUTES CATÉGORIES è compter de $29,686.y compris un terrain.?UNE CITÉ 0E PARCS ET LOISIRS en construction sur le versant du Mont-Bruno (côté route Transcanadienne) ?DANS UN DÉCOR UNIQUE DE MONTAGNE.FORÊT, LAC, VERGER.À 8 minutes du pont-tunnel Lafontaine ?AU PRESTIGIEUX DOMAINE DES HAUTBOIS, ON PEUT COMMANDER UNE MAISON MAINTENANT pour occupation au printemps.?OU BIEN ON ACHÈTE UN TERRAIN BOISÉ A FLANC DE MONTAGNE pour faire construire plus tard la maison de son choix par l’entrepreneur de son choix.Comptant 10%, solde en 10 ans, à seulement 6% d'intérêt COMMENT S'Y RENDRE: Ou pont-tunnel Lafontaine par la route 20 (Transcanadienne) on parcourt 9 milles jusqu'4 Ville Samte-Julie.sortie 62 OUVERT TOUS LES JOURS DIMIRCRE IXCLUSIVEMERT m Paul VI demande une amnistie pour tous les prisonniers à l’occasion de l’Année sainte CITE DU VATICAN (AFPl - Paul VI a demandé une amnistie pour tous les prisonniers politiques ou de droit commun ayant des circonstances atténuantes, à quelque pays qu’ils appartiennent, à l’occasion de l'année sainte 1975 à Rome.Cet appel est contenu dans une "Bulle d'indiction du jubilé universel pour l’année sainte 1975” publiée hier à Rome.Au cours d une conférence de presse, le dominicain Raimondo Spiazzi a précisé que, lors de la dernière année sainte en 1950.une dizaine d’Etats ont pris des mesures de grâce, dont l'Allemagne fédérale, plusieurs pays d'Amérique latine, l'Espagne et Lltalie.Le pape lance, d’autre part, un vibrant appel en faveur des pays en voie de développement.des "popuiations toujours affligées par la famine ou la guerre ".Il proclame le droit de chaque nomme au travail, au logement, à l'assistance médicale et sociale et à la protection de la moralité publique.En faveur, en particulier du tiers monde, le Souverain Pontife invite chaque chrétien à participer, au moins, à des “micro-réalisations”.En ce domaine, ajoute-t-il, l’Eglise ne peut offrir que “l’obole de la veuve”, mais elle peut guérir de “petites blessures qui souvent ne tiennent aucune place dans les grands projets de réformes sociales”.Aux prêtres, le St-Père demande un effort pour augmenter les vocations sacerdotales.A tous les hommes, il demande de renoncer aux guerres et divisions fratricides, de tenter de régler les problèmes économiques, écologiques, énergétiques et sociaux, de libérer les opprimés et d’assurer une plus grande dignité à la vie humaine.Aux chrétiens, il demande de faire pénitence pour leurs divisions.Quant au problème des indulgences, qui fut à l'origine de la rupture entre Rome et Luther, il y a plus de 400 ans, il sera vu sous un angle théologique nouveau, constituant une “ouverture” pour les protestants et axé directement sur le Christ.Ce qui comptera désormais, a précisé le père Spiazzi, ce ne seront pas tant les ' cérémonies extérieures” qu'une sincère conversion du coeur.La bulle, qui porte la date du 23 mai 1974, est rédigée en latin et signée par "Moi.Paul, evéque de l'Eglise catholique”.Elle a été lue hier dans l’atrium de la basilique de St-Pierre, selon la tradition.L'année sainte de l’Eglise est célébrée tous les 25 ans.Celle de 1975 s'ouvrira à Noël 1974 et se clôturera à Noël 1975.Congrès de l’Union postale LAUSANNE (AFP) — Six cent quatre-vingts délégués représentant 145 pays se sont réunis à Lausanne pour le congrès de l’Union postale universelle, qui fête cette année son centenaire.Jusqu’au 5 juillet, les délégués examineront quelque 900 propositions, parmi lesquelles la gratuité totale des envois pour aveugles, la suppression de l’expédition de petits paquets par la voie postale, l’extension du service des chèques postaux et l’amélioration de la poste aérienne.Le congrès désignera les membres du conseil universel executif et du conseil consultatif des études postales de l’Union.Enfin, la question de l’assistance technique aux pays en voie de développement sera également discutée.'Selon l’ancienne tradition, nous donnons aujourd'hui, solennité de l’Ascension, la bulle d'indiction de l’année sainte.” Par ces paroles, Paul VI, après avoir signé hier quatre exemplaires de la bulle “Apostolorum Limina ”, destinés à être lus dans les quatre basiliques majeures, a proclamé officiellement le jubilé 1975.L'année sainte commencera à Rome, la nuit de Noël 1974 avec l’ouverture de la porte sainte à Saint-Pierre, à Saint-Jean-du-Latran, à Saint-Paul-Hors-Les Murs et à Sainte-Marie Majeure.La cérémonie de la signature a eu lieu dans la salle du Trône au Vatican, en présence d’une cinquantaine de prélats de la curie romaine.Deux chanoines sont partis immédiatement pour lire la bulle dans les atriums de Saint-Pierre et de Saint-Jean.cathédrale de Rome.Deux autres ont répété le même rite un peu plus tard à Saint-Paul-hors-les-Murs et a Sainte-Marie-Majeure.Le texte de la bulle a été affiché “ad valvas” (aux portes) des quatre basiliques.A midi.Paul VI s’est adressé de la fenêtre de son bureau à quelque 15.000 fidèles, rassemblés place Saint-Pierre.Ce document et ces cérémonies, a-t-il dit.sont “une invitation à prendre au sérieux l’année sainte qui veut célébrer dans l’histoire d’aujourd’hui la jeunesse séculaire de l’Eglise et donner à la foi une nouvelle impulsion vigoureuse et populaire.” Paul VI a souligné que cet événement veut encourager aussi “un renouvellement spirituel et moral et en même temps nous exhorter à annoncer et à favoriser cette paix qui réconcilie les hommes droits avec Dieu et entre eux à tous les niveaux.” Les parents d’enfants sourds menacent de boycotter les écoles Les parents membres de l'Association Trépanier pour enfants sourds ont décidé de garder leurs enfants d'âge scolaire à la maison en septembre, à moins que le gouvernement n’accède d’ici là aux demandes de l’Association.Cette dernière, qui regroupe les parents de 1,000 enfants atteints de surdité totale, réclame l’éducation gratuite pour les enfants, y compris les frais de transport, d’hébergement.Les revendications de l’Association Trépanier, la seule du genre au Québec, ne datent pas d’hier.Il y a plus de deux ans, les 350 familles membres de cette association réclamaient cette gratuité du gouvernement.Après une multitude de démarches auprès des ministres des Affaires sociales et de l’Education, les parents avaient décidé, au début de 1972, de ne pas payer les sommes exigées par le gouvernement, et qui s’échelonnaient, selon le revenu des familles.A l’heure actuelle, le père d’un enfant atteint de surdité totale, peut payer jusqu’à $175 de frais d’hébergement, de transport, sur un salaire annuel de $7,000.Par la suite, le ministère des Affaires sociales a mis ces parents en demeure de payer les sommes dues, puis a promis aux parents qu’ils ne seraient pas poursuivis en justice pour defaut de payer.Les enfants atteints de stirdité totale fréquentent à Montréal des institutions comme l'Institut des sourds, l'Institut des sourdes-muettes, l’annexe Lucien Pagé, le Montréal Oral School, l’institut Machay, et à Québec l’Institut des sourds de Charlesbourg.Il ne s’agit pas d’institutions subventionnées par le ministère de l’Education, mais par celui des Affaires sociales.A maintes reprises, les parents membres de l'Association Trépanier ont insisté auprès de M.François Cloutier pour qu’il étende la juridiction de son ministère à l’enseignement aux enfants sourds, mais en vain.La décision de l’Association Trépanier pour enfants sourds de boycotter la reprise des classes à l’automne a été entérinée par les membres de tous les coins de la province.Les dernières démarches des parents membres de l'Association n’ont rien donné: la promesse qu’on leur avait faite de leur donner une réponse quelques jours après Pâques n’a pas été tenue.Ils en ont assez.MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR _ 12 MOIS PAR ANNÉE VENTE DE DISQUES MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR 12 MOIS PAR ANNÉE r ./Vm/w/zc lUHWIIIUI)IUfl DEUTSCHE JL 59 GRAMMOPHON O Manufacturier $7.29 - SÉRIE FESTIVAL EXCEPTION POUR LES SÉRIES / 35000 ET 2538000 QUI SONT SUGGÉRÉS À 7.29 POUR 5.99 136 483G - VIRTUOSO 1RUMPIT CONCERTOS VOL.2 2723 008 (8 LP s for $63.98) - J.S.BACH - THE COMPLETE ORGAN MUSIC VOLUME ONE Wolcho 2723 009 (7 IP’s for $44.98) - J.S.BACH - THE COMPLETE ORGAN MUSIC VOLUME TWO Walcha 2721 055 (8 IP s for $49.98) - BEETHOVEN : THE 9 SYMPHONIES (Complete) Karajan.Berlin Philharmonic.Janowitz Roessl-Majdan.Kmentt.Berry.Vienna Singverein.2721 066 (4 IP's for $28.00) - BEETHOVEN : THE 5 PIANO CONCERTOS Kempff Berlin Philharmonic.Leitner 2740 101 (3 LP's for $21.00) - BIZET : CARMEN (Complete Opera sung in French) Horne McCracken.Krause Boky Metropolitan Opera Bernstein.198 01 3G - J.S.BACH : Harpsichord Concertos Nos 1 & 2.Kirkpatrick.Lucerne Festival Strings.198 020 - J.S.BACH : Goldberg Variations Kirkpatrick (Harpsichord) 198 1 86G - J.S.BACH : Suites for Unaccompanied Cello Nos.1 & 2.198 1 87G - J.S.BACH : Suites for Unaccompanied Cello Nos 2 & 4, Fourniier 198 1 88G - J.S.BACH : Suites for Unaccompanied Celllo Nos 5 & 6.Fournier.198 303G - GREGORIAN CHANTS Mass for the Feast of Pentacost Benedictine Nuns' Choir 198 304G - J.S.BACH - ORGAN MUSIC The famous Toccoto & Fugue in D minor, Toccata & Fugue in D minor "Dorian" and other Organ works.Walcha.198 318G - VIVALDI CONCERTOS - Piccolo Concerto 3 Concertos for Strings.Linde.Emil Seiler Chamber Orchestra.198 320G - J.S.BACH : MUSICAL OFFERING K Richter, Nicolet and other soloists.198 342 - MOZART : Flute Concerto No.1.Oboe Concerto in C.Linde, Hoiliger.Munich Chamber Orchestra 198 365G - HANDEL : WATEER MUSIC (Complete) Wenzinger Schola Cantorum Basiliensis 198 367G - C.P.E.BACH : Magnificat in D Soloists, North West German Radio Orchestra (Hamburg).198 401G - J.S.BACH - CANTATAS AND MOTETS Cantatas No 55 ”lch armer Mensch", No.189 "Meine Seele ruchmt und preeist" 3 Motets.Haefliger Munich Bach Orch.K.Richter 198 407G - SCHUETZ : Cantatas No.80 "Ein feste Burg ist unser Goft" & No.140 "Wachet auf, ruft uns die Stimme" Giebel.Toepper Schreier.Adam.St.Thomas Choir Gewandhaus Orch.Mauersberger 198 410G - HANDEL : 4 Organ Concertos Mueller.Scholo Cantorum Basilienssis.198 430G - TELEMANN : Serenade for Winds from "The Constant Music Master" Instrumental Soloists.198 466G - Flute Concertos by Vivaldi, Sammartini and Albinoni A Scarlatti : Sinfonio No 2.Linde André.Collegium Musicum (Zurich), Sacher.198 487G - J.S.BACH : BRANDENBURG CONCERTOS Nos.1, 3 & 6 K.Richter.Munich Bach Orchestra.198 488G - J.S.BACH : BRANDENBURG CONCERTOS Nos 2, 4 &5.K.Richter.Munich Bach Orchestra.2533 044G - VIVALDI : Concertos for Wind Instruments.Soloists, Munich Chamber Orchestra.2533 051G - VICTORIA: Sacred Choral Music Regensburg Cathedral Choir.2533 072G - D.SCARLATTI: Sonatas for Harpsichord Kirkpatrick (Harpsichord).2533 087G - MONTEVERDI VIRTUOSO MADRIGALS - Ham- gurg Monteverdi Choir.2533 1 14G - PERGOLESI : Stabat Mater Freni, Berganza Scarlatti Orchestra.Grocis.2533 1 1 5G - J.S.BACH : Cantatas No.51 "Jauchzet Gott in alien Landen" & No.199 "Mein Herz schwimmt im Blutt".Mathis.Munich Bach Orchestra Richter.2533 122G - VIOTTI : Violin Concertos Nos.16 & 24 Roehn.English Chamber Orchestra Mackerras.2533 143G - J.S.BACH : The Protestant Masses Vol 1 Masses in F.S.233 & in AS.234, Krahmer.Burmeister Adam Dresden.Cross Choir & Phil.Orch Flaemig 2533 1 51 G - HANDEL : Music for the Royal Fireworks.2 Concertos for Double Winds & Strings K.Richter English Chamber Orchestra 2533 1 60G - GREGORIAN CHANTS - Monks of the Scholo of Monserrot 2708 002X - J.S.BACH : The Art of the Fugue Walcha -Organ) 2708 005 (2 LP'« Set) - J.S.BACH : The 4 Suites for Orchestra K.Richter, Munich Bach Orchestra 2708 01 IX (2 IP's Set) - J.S.BACH : The 6 Sonatas for Violin and Harpsichord.Schneiderhan, K Richter 2708 013X (2 IB s Set) - J.S.BACH : The 6 Brandenburg Concertos (Complete) K Richter Munich Bach Orchestra.2708 023X (2 LP's Set) - J.S.BACH : Orgelbuecchlein (the Little Organ Book) Walcha 2708 030X (2 LP's Set) - J.S.BACH : The Complete Music for the Lute Yepes.2710 00IX (3 LP's Set) - J.S.BACH : MASS IN B MINOR (Sung in Latin) Stoder.Toepper Fischer-Dieskau Haefliger.Munich Bach Choir & Orch.K Richter 2710 OOBX (3 LP's Set) • VIVALDI : L'Estro Armonico (12 Concertos Op.3) Lucerne Festival Strings 2710 01IX (3 LP's Set) - CORELLI : 12 Concert.Grossi Op 6 Grocis.Scarlatti Orchestra, Naples.135 024F - VIVALDI : THE FOUR SEASONS Lucerne Festival Strings.135 031 F ¦ HUNGARIAN MUSIC BY LISZT A BRAHMS - 4 Hungarian Doonces, 2 Hungarian Rhapsodies.Karajan Berlin Philharmonic.135 039F - DAVID AND IGOR OISTRAKH - Beethoven Romances Nos.1 & 2.Bruch Violin Concerto No.1 133 054F - PACHELBEL : THE FAMOUS CANON and other Baroque Masterpieces including Albioni's Adagio for Organ and Strings.Lucerne Festival Strings.135 058F - MOZART : Flute Concerto No 1 HAYDN: Flute Concerto in D Rede!.Linde.Munich Chamber Orchestra 135 068F - WALTZES FOR THE PIANO by Chopin.Schubert and Brahms.Vosary.Demus Seemonn.1 35 069F - MOZART : Oboe Concerto in C HAYDN : Oboe Con certo in C.hoiliger Kalmus.Munich Chamber Orchestra 135 070F - SLAVONIC RHAPSODIES - Famous Orchestral Favorites by Glinka, Tchaikovsky, Smetana, Prokofiev and Dvorak Markevitch.Sanderling 135 093F - VIRTUOSO HARP CONCERTOS by hondel Wagenseil and Mozart's Concerto for Flute and Harp Zobaleto Zoeller 135 109F - TCHAIKOVSKY : Capricc.o Italien, march Slave and Serenade for Strings leitner Suitner 1 33 114F - STRAVINSKY : Firebird Suite KODALY : Hory Janos Suite Moozel Fricsay 135 140F - A WILHELM KEMPFF RECITAL • Fur Elise, Moments musicaux, Papillons and others 2538 077F - LISZT FIREWORKS - Hungarian Rhapsodies Nos 2, 4 & 5 and Hungarian Fantasia Karajan Berlin Philharmonic Cherkassky 2538 106F - NARCIISO YEPIS PLAYS JEUX INTERDITS and other Guitar pieces by Scarlatti, J.S Bach, de Falla and others.2538 118F • BACH FESTIVAL OF HITS.Toccata & Fugue m D minor Jesus Joy of man's Desiring & other hits from Christmas Brandenburg Cto No 4, The Well Tempered Clavier & Orchestral Suites Nos 2 & 3 by Josef & Michael Haydn.Lepold Mozart and Tedemann.Scherbaum.136 486G - CHOPIN : The Nocturnes (Nos.1 - 10) Vasary 136 487G - CHOPIN : The Nocturnes (Nos.11 20) Vosary 136 488G - SCHUBERT : "Trout" Quintet Eschenbach Koeckert Quarte».136 547G - VIRTUOSO FLUTE CONCERTOS : by Mozart, Blavet & leclair, Nicolet.lucerne Festival Strings.136 5 50G - MOZART : CLARINET CONCERTO WEBER : Clarinet Concerto No 1 Leister.Berlin Philharmonie, Kubelik.138 07 S G - MOZART : Piano Concerto No 20 PROKOFIEV : Piano Concerto No 5 S.Richter.Warsaw Philharmonic.Rowicki Wislocki.138 076G - RACHMANINOV : P ano Concerto No.2 S.Richter Warsaw Philharmonic.Wislocki 1 38 112G - MOZART SYMPHONIES - No 32 No 35 Heffner" and No 38 "Prague' Boehm Berlin Philharmonic 138 707G - MOZART - Piano Sonatas No 8 K.310, No.11 K 331.Fantasias K 397 & K 475 Kempff.138 774G - BEETHOVEN : Piano Concerto no 1 Kempff Berlin Philharmonic, leitner 138 775G - BEETHOVEN : Piano Concertos Nos.2 & 4 Kempff.Berlin Philharmonic Leifher 1 38 776G - BEETHOVEN : Piano Concerto No.3 Kempff Berlin Philharmonic.Leither 138 777G - BEETHOVEN : Piano Cto No 5 "EMPEROR" Kempff Berlin Philharmonic leitner 138 799G - HANDEL : WATER MUSIC (Complete) Kubelik Berlin Philharmonic.138 8001G - BEETHOVEN : Symphonies Nos 1 & 2 Korajan Berlin Philharmonic.138 802G - BEETHOVEN : Symphony No 3 "EROICA ' Karajan Berlin Philharmonic.138 803G - BEETHOVEN : Symphony No 4 Karajan Berlin Philharmonic.138 804G - BEETHOVEN : Symphony No.5 Karojon Berlin Philharmonic.138 805G - BEETHOVEN : Symphony No.6"'PASTORAL'' Karoion.Berlin Philharmonic.138 806G - BEETHOVEN : Symphony No.7 Karajan Berlin Philharmonic.138 815G - MOZART : Symphony No 40 & Symphony No 41 “Jupiter" Boehm Berlin Philharmonic 138 820G - J.S.BACH : THE THREE VIOLIN CONCERTOS - Violin Concertos Nos.1 & 2 Concerto for 2 Violins & Strings.David and Igor Oistrokh.Vienna Symphony.Royal Philharmonic Goossens & D.Oistrokh.138 822G - TCHAIKOOVSKY : Piano Concerto No 1 S Richter Vienna Symphony.Karojon.138 853G - MOZART : Concerto for Flute, Harp & Orchestra.REINECKE : Harp Concerto in E minor Zoeller.Zobaleto.Berlin Philharmonic.Maerzendorfer.138 870G - MOZART : Piano Concertos Nos.16 & 23 Ando, Pianist & Conductor.138 890G - NICANOR ZABALETA PLAYS - Solo Harp Pieces by J.S Bach, Handel, Corelli, Spohr, Fauré, Mateo & Isaac Albeniz.138 907G • J.S.BACH : TOCCATA A FUGUE IN D MINOR • Prelude & Fugue in D.Fantasia & Fugue in G minor.Trio Sonata No.2 K.Richter.138 920G - STRAVINSKY : LE SACRE DU PRINTEMPS )The Rite of Spring) Karajan.Berlin Philharmonie.1 3 8 921G - TCHAIKOVSKY : Symphony No 6 "PATHETIQUE'' Karajan.Berlin Philharmonie.138 922G - DVORAK : Symphony No 9 "NEW WORLD'' Karojon.Berlin Philharmonie.138 924G - BRAHMS : Symphony No.1 Karajan Berlin Philharmonie.138 925G - BRAHMS : Symphony No.2 Koraion.Berlin Philharmonie.138 926G - BRAHMS : Symphony No.3 & Variations on o theme by Haydn Karajan.Berlin Philharmonie.138 927G - BRAHMS : Symphony No 4 Karajan.Berlin Philharmonie.138 930G - BRAHMS : Violin Concerto Ferros.Berlin Philharmonie.Karajan.138 934G • BEETHOVEN : BAGATELLES.Fur El.se Ecossaises Andante Favori.Roge over a Lost Penny.6 Bagatelles Op 126.Nel cor piu Variations on o theme by Paisiello.Kempff.138 941G - BEETHOVEN : Piano Sonatas No 8 "Pathétique" Ne 14 Moonlight ' No 15 "Pastorol" & No.24 Kempff.138 942G * BEETHOVEN : Piano Sonatas No.17 “Tempest No 26 les Adieux" & No 28 Kempff.138 943G - BEETHOVEN : Piano Sonatas No.21 "Waldstein" No 23 Appassionato" & No.25 Kempff 138 949G - MOZART : Piano Sonatas No 12 K 332 No.13 K.333.Ah, vous dirai-je, Maman" Variations.Andante K 616.Eschenbach.138 935G - SCHUMANN : Symphony No.2 Genoveva Overture Kubbelik Berlin Philharmonie.138 964G - BERLIOZ : SYMPHONIE FANTASTIQUE Karoion Berlin Philharmonie.138 973G - SIBELIUS : Symphony No 5.Tapiolo.Karajan Berlin Philharmonie.138 996G - MOZART : Clarinet Quintet K 581 Oboe Quartet K.370 Berlin Philharmonic Soloists.139 001 G - SCHUBERT : Symphony No 8 “Unfinished BEETHOVEN : Coriolon, Fidelia & Leonore No 3 Overtures Karajan Berlin Philharmonic.139 004G • MOZART : Eine kleine Nachtmusik Divertimento No 15 K 287 Karajan Berlin Philharmonic 1 39 005G - J.S.BACH : The Brandenburg Concertos Nos.1, 2 & 3 Karajan.Berlin Philharmonic 139 006G - J.S.BACH : Brandenburg Concertos Nos 4, 5 & 6 Korajan.Berlin Philharmonic.139 008G - MOZART : Divertimento NNo.17 K 334 Karajan Berlin Philharmonic.139 01OG - RAVEL : Bolero MUSSORGSKY : Pictures at an Exhibition (Orchestrated by Ravel) Korajan Berlin Philharmonic 139 01 8G - TCHAIKOVSKY : Symphony No.5 Karajan Berlin Philharmonic 1 39 020G - SHOSTAKOVICH : Symphony No.10 Karajan Berlin Philharmonic.1 39 021G - BEETHOVEN : Violin Concerto Ferros Berlin Philhar manic.Karajan.139 022G - RIMSKY-KORSAKOV : Scheherazade Karajan Berlin Philharmonic.139 028G - TCHAIKOVSKY : Violin Concerto Capriccio italien Ferras Berlin Philharmonic Korajan 139 029G - TCHAIKOVSKI : 1812 OVERTURE.Komeo & Juliet Marche slave Karajan.Berlin Philharmonic.Don Cossacks.139 030G - TCHAIKOVSKY : Nutcracker Suite Serenade for Strings Karajan Berlin Philharmonic 1 39 038G - MOZART : THE 4 HORN CONCERTOS Seifert Berlin Philharmonic Korajan 139 044G - DVORAK : Cello Concerto TCHAIKOVSKY : Rococo Variations Rostropovich Berlin Philharmonic Karajan 139 120G - DVORAK : Violin Concerto RAVEL : Tzigane Rhapsody for Violin & Orchestra) Pememann Czech Philharmonic Moag 139 1 22G - MUSIC FOR HARPSICHORD by Purcell Couper n Rameau Hondel, Scarlatti and J.S Bach.Kirkpatrick.139 1 28G - ELGAR : Cello Concerto BLOCH : Schelomo (Hebrew Rhapsody for Cello and Orchestra) Fournier Berlin Philhar manic Wallenstein DISQUES PHILIPS 12" MICROSILLON STÉRÉO L'ALBUM Prix sugg.du manufacturier ALBUMS DE *98 2 DISQUES 44 6641,138 - PLEINS FEUX SUR PAUL MAURIAT - El condor posa Toko Tokota Momy blue - My reason - le parrain • le lac majeur - love sfbry - Dans le soleil et le vent etc 6641.029 - PAUL MAURIAT - Je t aime moi non plus - Alors je chante Que je t'aime Sayonara - Oh ! Lady Mary Le meteque Au cour de Septembre l -mpor tant < est la Rose Ces mots stupides Son Francisco Monta • Un rayon de soleil • Cent mille chansons Alouette Tous les arbres sont pourries • Dis-moi ce qui ne vos pos Comme un garçon Comme d'habitude Mo maison et la riviere l amour est bleu, etc m CEOSOES BRASSCMS *| 6641,137 - PLEINS FEUX SUR GEORGES BRASSENS - Brave Margot Une jolie Heur le poroplluie la cane de Jeanne l'ossasinot La prière Pauvre Matin etc.0641 026 - GEORGES BRASSENS - le gorille I hécatombe le mauvais suiet repent.le pluriel • grand oere le pornographe P ce toi le bulletin de santé le temps ne fait rien a I alfoire les 4 i arts lo mauvaise réputation les pmoureu» ces bancs publics la premiere hile | ci rendez vous avec vous chansons pour l’ouvergot les sabots d helene le testament ie me suis faoi» tout petit le nombril des femmes d agents les co pains d abord etc FEUX LECLERC 664 1,135 - PLEINS FEUX SUR FÉLIX LECLERC - le p'tit bonheur lo mer n est pas la mer lo veuve Le Bol Echo Petit Pierre La gigue etc 75007 - GUY BEART - Qu on est bien Bal chez temporel Le quidam Ah ! quelle journée Dons regrettable Chandernagor -Laura Le chapeau II y o plus d'un an • Chanson pour ma vieille Moitié toi moitié moi - L'eau de vie Poste restante L Agent double Le jardin D'Elvire - L'âne Sérénade o madame - Le matin je m'éveille en chantant, le terrien La chobroque.> ALBUMS DE 2 DISQUES 12" MICROSILLON STÉRÉO EN GRAND SPÉCIAL Prix sugg.du manufacturier 44 *98 L ALBUM Ci( ( K 7 501 3 - JACQUES BREL - AmKerdOf^ Les timides • les bigotes - Les fenêtres • Grand mère • Jacky - Les bergers - TAngo funèbre - l âge idiot - Fernand - Mathilde Les désespérés - Le cheval - À jeun • Les coeurs tendres J'arrive • Un enfant Vesoul • Je suis un soir d'été - l'enfonce 65001 - JACQUES BREL - Le plat pays, Au suivant; La fanette,- Les tarot; Les paumes du petit matin; Rasa; Le dernier repas,-Bruxelles; Les vieux; Les biches; et plusieurs autres.75003 - JEAN-PIERRE FERLAND .Mon ami; T'appelle ço vivre toi Joe; St-Adèle P.Q.; Je t'aime s'il n'est pas trop tard; Je le sait; Marie-Claire; Lo grande mélodie; Je reviens chez-nout; L'atsotin mondain,- Modem Hotel; et plusieurs autres 75004 - ALAIN BARRIÈRE • Un homme s'est pendu,- Tout s'en va déjà; Lorsque j'ai pris ses lèvres,- C'était aux premiers jours d'avril,- Pauvre Fronçait; Tout peut recommencer; Les yeux d'Elto; Et mo route est solitaire; et plusieurs autres .75006 - LEO FERRÉ - Panome; Comme à Ostende,- La marche du poète,- Nous deux; Les temps difficiles; Tu sors souvent.Est-ce ainsi que les hommes vivent; l'affiche rouge; Eisa,- L'étrangère; et plusieurs autres 75003 -NICOLETTA- Il est mort le soleil; Une enfance; Il ne me restera plus rien,-Brève rencontre,- Les orgues d'antan,- LA mu-ique; La nuit m'attire; Où tu iras j'irai; Mo vie c'est un manège,- Quand on a que l'amour - COMMANDES POSTALES A) PAYABLE A L'AVANCE PAR CHEQUE OU MANDAT 1.Valeur de diiqu» 2.8% d* taxe 3.50 trois maximum de t & 3 disques y compris (rais de timbres et emballages.B) CO.D.PAYABLE SUR LIVRAISONS t.Valeur de disques 2.8% de taxe 3.30- frais minimum pour I à 3 disques y compris frais de timbres «t emballages 4.frais de collection du facteur .50> jusqu’à Voleur de $10.00 et $1.00 pour valeur de $10 00 et plus.VALABLE JUSQU'AU 8 JUIN LE MAGASIN EST OUVERT DU LUNDI AU MERCREDI JUSQU'À 6H.JEUDI ET VENDREDI JUSQU'À 9H.SAMEDI JUSQU'À 5H.CENTRE DU DISQUES MONTROSE 3162 EST, rue BÉLANGER, MONTRÉAL 408 - Tél.: 729-2831 % I 8 • Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 informations internationales Scandinavie Le compromis danois ne tient qu’à un fil Un hebdomadaire accuse le chef du contre-espionnage allemand Guillaume n’était-il que le “facteur” du super-espion de l’Est, Gunther Nollau?par LOUISE NORINDER correspondance particulière Chaos politique et économique au Danemark : on assiste à une crise nationale et la solution de compromis à laquelle les dirigeants danois sont arrivés.après une semaine de délibérations fiévreuses, semble ne tenir qu'à un fil.Du côté économique, un déficit de la balance des paiements qui, estime-t-on.atteindra cette année 7 milliards de couronnes (1 couronne = 0.16) danoises, une inflation constante et une hausse accélérée des prix ont plongé le Danemark dans une impasse economique.La hausse récente des prix de pétrole a largement contribué a accroître le déficit budgétaire puisque le pays doit importer la presque totalité de son énergie.D’un autre côté, des efforts sérieux pour remettre l’économie sur pied risquent d’accroître le taux de chômage et d’entraîner une agitation dans les milieux ouvriers.Les élections de décembre dernier n’ont en rien stabilisé la situation tant politique qu’économique.A la suite de ces élections, l’establishment politique a été sévèrement secoué et une vague de mécontentement au sein de la population a entraîné les résultats suivants: le nombre des partis représentés au Parlement a doublé en l'espace d’une nuit.Au lieu des 5 “vieux partis" existants, 10 siègent maintenant au Parlement.— ces "vieux partis’’ ont perdu de 20 à 50% de leurs électeurs; — un nouveau venu sur la scène politique, le Parti du progrès de Mogen Glistrup, devient la deuxième force politique avec 16% des votes; — 45% environ des électeurs changent de parti.La situation a pu être “sauvée” par la formation d’un gouvernement minoritaire libéral dirigé par Poul Har-tling.Ce gouvernement est appuyé par un des plus faibles parlements européens.En effet, le gouvernement Har-tling n’a que 22 des 89 mandats nécessaires pour une majorité parlementaire.Devant les difficultés croissantes, trois trains de mesures économiques ont donc été proposés par le gouvernement.mesures qui ont soulevé une vague de protestations aussi bien dans les milieux politiques que dans les milieux ouvriers.Il s’agit, en résumé, d’une augmentation des taxes frappant la vente de boissons alcoolisées, vins, tabac et bière, ainsi que d’une augmentation de 33% sur certains appareils ménagers et de 25% sur les automobiles.Ceci en vue de freiner les importations croissantes et de rééquilibrer la balance des paiements.Deuxièmement, un programme pour réduire les dépenses d’Etat a été proposé.Il consiste à taxer les allocations familiales et à réduire les subventions allouées à l’industrie laitière.La moitié des allocations retournerait dans les caisses de l’Etat et le prix des produits laitiers augmenterait.Enfin, une réduction de l'impôt sur le revenu pour les salaires moyens et une imposition qu’à partir de 10,000 couronnes danoises.On espère par cette dernière mesure inciter la population à travailler davantage sans que le fisc n’accapare une trop grosse bouchée du salaire.Ces mesures proposées par le gouvernement ont été accueillies par une agitation ouvrière et ont donné lieu à des délibérations parlementaires agitées.Comment se présente la situation actuelle?Du côté politique, après des délibérations interminables au Parlement.un semblant de compromis a été atteint.La menace de nouvelles élections a été repoussée puisqu’au-eun parti n’est prêt à entreprendre une campagne électorale et que la situation economique doit être réglée au plus vite si on veut éviter une catastrophe nationale Le gouvernement Hartling restera donc au pouvoir et Glistrup qui, jusqu'à présent, avait été le mouton noir politique devient l’homme fort d’une nouvelle coalition groupant les partis non socialistes.Dans les milieux ouvriers, on réclame de nouvelles élections.Grèves et protestations contre les nouvelles mesures fiscales et les compromis parlementaires font boule de neige.En effet, ces mesures frappent durement la classe ouvrière et ont été qualifiées d’ "asociales".Dix minutes après que les parlementaires soient enfin arrivés à une entente, une grève de 3.000 employés s’est déclarée à la brasserie Carlsberg.Les arrêts de travail se sont étendus au pays à la manière d’une traînée de poudre.Une grève générale est à craindre dans les jours qui suivront.Sur la scène européenne, les événements danois n’ont pas été sans soulever l'indignation des pays membres de la CEE.Bien que visant à freiner les importations, la nouvelle politique fiscale du Danemark ne viole pas les accords de la CEE.Il est toutefois à craindre que d’autres pays suivent l’exemple du Danemark, ce qui repouse-rait à une date lointaine les efforts d’une union monétaire et fiscale à l’intérieur du Marché Commun.Un sursis a certes été obtenu, mais on entrevoit difficilement la manière dont le Danemark pourra écarter l’épée de Damoclès suspendue au-dessus du système.BONN (par l’AFP) — Le gouvernement fédéral a catégoriquement rejeté hier les accusations d espionnage au profit de Berlin-Est formulées par le mensuel allemand Capital à l’encontre de M.Guenther Nollau, chef du service de contre-espionnage (Bundesamt Fuer Ver-fassutz).Le porte-parole officiel a annoncé devant la presse que le ministre de l’Intérieur entreprendrait les démarches nécessaires pour assurer au chef du contre-espionnage le bénéfice de la protection judiciaire.Il a ajouté que M.Nollau avait lui-même pris ses dispositions pour obtenir un jugement en référé afin de prévenir la parution du prochain numéro du mensuel Capital le mettant en cause.M.Siegfried Froehlich.secrétaire d’Etat au ministère de l’Intérieur, a souligné de son côté que les accusations contre M.Principes atlantiques: signature à Ottawa?WASHINGTON (AFP) - La déclaration de principes sur l’avenir des relations entre les pays membres de l’Alliance atlantique pourrait être signée le mois prochain à Ottawa à l’occasion de la réunion ministérielle de l’OTAN, déclarait-on hier au département d’Etat.M.John King, porte-parole du département, a déclaré que les discussions se poursuivaient activement sur la base d’un nouveau projet britannique qu’il a qualifié de "contribution positive”.On apprend d'autre part que le projet britannique est plus proche de la conception américaine des liens entre pays-membres de l’Alliance que ne l’était le projet français sur lequel les discussions s'étaient d’abord engagées l’an dernier.La perspective d’un accord sur le texte britannique a été évoquée lors des conversations que M.Joseph Luns, secrétaire général de l’OTAN, a eues cette semaine à Washington.M.Luns avait lui-mème indiqué qu’il y avait de “très bonnes chances” que la déclaration soit prête pour être signée à Ottawa.La déclaration de l’OTAN, qui porte principalement sur les questions de sécurité collective, est un des volets de la nouvelle charte atlantique proposée en avril dernier par le secrétaire d’Etat Henry Kissinger aux alliés européens des Etats-Unis.M.King a reconnu que l’autre volet — une déclaration sur les relations politiques et économiques entre les Etats-Unis et la CEE — était beaucoup moins avancé.Selon d’autres sources diplomatiques.ce projet est pour le moment complètement en panne.Giscard tombe la jaquette PARIS (par l’AFP) — M.Giscard d’Estaing, vingtième président de la République française, a bouleversé un protocole vieux de plus d’un siècle pour son installation à l’Elysée qui marquera lundi matin les débuts de son septennat.Sauf pour les militaires et les préfets, le complet veston sera de rigueur.La jacquette traditionnelle sera abandonnée.Le nouveau président de la République qui arrivera à pied à l’Elysée depuis le bas de l’avenue des Champs-Elysées — à la hauteur de la statue de Georges Clè-menceau — sera salué dans la cour de la présidence de la République par une musique militaire jouant le “Chant du départ" — chant des volontaires de l’an II de la Révolution française qui accompagna le nouveau président au cours de sa campagne électorale.Dans le grand salon de l’Elysée où son élection sera proclamée officiellement par le président du conseil constitutionnel, M.Roger Frey, le grand collier de la Légion d'honneur, modernisé par le général de Gaulle, ne lui sera pas passé autour du cou mais remis dans un écrin.Autre innovation: pour la première fois des écoliers de 12 à 13 ans — une trentaine — assisteront à l’intronisation du nouveau chef de l'Etat.Des dispositions ont d’ailleurs été prises mettant toutes les écoles pour lundi matin, afin de permettre aux élèves et écoliers d’assister dans la rue ou à la télévision aux cérémonies d’intronisation.De même, M.Valéry Giscard d’Estaing remontera ensuite à pied et en complet-veston sur deux cents mètres le haut de l’avenue des Champs Elysées jusqu'à l’Arc de Triomphe de l’Etoile où il ranimera la flamme du tombeau du soldat inconnu en présence des autorités et de détachements de soldats du contingent (et non plus de la traditionnelle garde d'apparat de la Garde républicaine).La population parisienne a d'ailleurs été conviée à se masser sur le parcours comme lors des défilés militaires.Ce nouveau protocole, soigneusement préparé par M.Giscard d’Estaing, pour frappant qu’il soit, n’a pas recueilli pour le moment l’unanimité des Français.Plusieurs associations de parents d’élèves.des syndicats d’enseignants rattachés à la CGT et la CFDT (les plus grandes centrales syndicales) ont tenu à protester contre le fait que le “président non encore investi de ses fonctions” avait accordé une demi-journée de congé exceptionnel aux élèves des établissements scolaires.La gène provoquée par en conge LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE À AIDER + JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour foire la livraison du journal LE DEVOIR à Repentigny Saint-Jean Saint-Lambert Brassard Candiac Longueuil 844-3361 Nollau étaient sans fondement.Il a précisé à ce propos que le président de l'Office de protection de la constitution venait d'être admis cette année au “comité spécial ” de l’OTAN, chargé des questions de sécurité concernant l’Alliance atlantique.Il a fait observer qu'il était "impensable" que les alliés occidentaux eussent consenti à cette nomination si leurs services de renseignement avaient eu des réserves à formuler à l’égard de M.Nollau.Toutefois, M.Rink Kamer, le chef-reporter de la revue Capital, a répondu au micro du correspondant de RTL à Bonn, qu’il avait un témoin irréfutable dont il révélerait l’identité en temps utile.“Il s’agit en fait, a dit le journaliste, non d’un rapport de la CIA, mais d’un rapport fait pour la CIA par un de ses agents en Allemagne ”, “Lorsque j’ai vu ce rapport, a-t-il ajouté, je n’y ai pas cru et j’ai voulu le faire vérifier.Je me suis donc adressé à plusieurs services spéciaux étrangers dont des agents de la CIA, du MI 5 britannique et de la DST française.Un agent de la DST a pris contact avec moi à Monte-Carlo par téléphone et m’a convoqué à Paris ’.De cet entretien.Rink Kamer a conclu que la DST, au courant depuis longtemps des activités de l’espion Guillaume, ne transmettait cependant rien aux autorités allemandes, en raison de sa méfiance vis-à-vis de Guenther Nollau.Quant au secrétaire d'Etat, il a rappelé que M.Nollau avait été soumis à un sévère contrôle en 1950 par le contre-espionnage allemand aussi bien que par d’autres services de renseignement de la République fédérale, avant d’être admis à l’Office fédéral de protection de la constitution, et que ces contrôles étaient périodiquement renouvelés comme pour toute personne ayant accès à des documents secrets.M.Froehlich a affirmé en réponse à des questions qu’il n’y avait aucune raison de soumettre M.Nollau à un nouveau contrôle à l'heure actuelle.Il a ajouté que le président de l’Office de protection de la constitution reprendrait ses fonctions vers le milieu du mois prochain après avoir achevé sa cure médicale.Le périodique Capital avait mis mercredi à la disposition des agences allemandes un résumé de l’article sur Guenther Nollau qui doit paraître dans son prochain numéro.Faisant état d’un rapport de la CIA (l’existence de ce document a été démentie entre-temps par le secrétaire d’Etat ad- joint américain Kenneth Rush), le mensuel allemand affirme que les services secrets américains auraient déclenché une enquête au moment des négociations quadripartites sur le statut de Berlin.Les négociateurs occidentaux auraient été frappés de devoir constater que leurs interlocuteurs soviétiques semblaient parfaitement connaître a l'avance leurs intentions et propositions.Se basant sur l'étude américaine, le périodique Capital affirme que M.Guenther Nollau est un agent au service de Berlin-Est ou de Moscou.Luxe de mesures de sécurité en Belgique à la suite des attentats la garde des enfants, alors que les parents doivent travailler, la proximité pour certains élèves d’examens qu’ils doivent préparer, a ému les organisations protestataires.En ce qui concerne les premiers actes politiques du nouveau président français, ie secret reste bien garde.M.Giscard d’Estaing entend jouer d’un effet de surprise.Selon une rumeur persistante, le poste de premier ministre pourrait être confié à M.Jacques Chirac, 43 ans, actuel ministre de l’Intérieur.Ce dernier s'était abstenu avec 43 députés gaullistes de faire campagne pour le premier tour de l’élection présidentielle en faveur du candidat gaulliste M.J.Chaban-Delmas.Au cours de sa campagne, M.Giscard d'Estaing l’avait désigné comme le prototype de la nouvelle génération d’hommes politiques français.Pour le gouvernement lui-même, on prête au chef de l'Etat l’intention de nommer d’autres hommes jeunes, parmi lesquels trois sénateurs et trois femmes.Parmi ces dernières pourraient figurer Mmes Nicole de Hautecloque, député gaulliste de Paris, Anne-Marie Fritsch, député réformateur de la Moselle et une te: gistrat, Mme Simone Weil.temme ma- BRUXELLES (AFP) - Branle-bas de combat dans les services de la police judiciaire et de la gendarmerie de Belgique après l’affaire des voitures piégées: on recherche activement des témoins capables de fournir des précisions sur la mise en place des trois voitures piégées à Bruxelles, Liège et Anvers.Interpol a été alertée puisque les trois véhicules étaient immatricules aux Pays-Bas.Il est certain en outre que les attentats visaient la compagnie aerienne espagnole Iberia.Enfin de mesures de sécurité particulièrement sévères ont été prises pour protéger la délégation des Cortès espagnoles arrivée à Bruxelles mercredi soir pour une visite de trois jours en Belgique.La venue de cette délégation a coïncidé avec les attentats et on pense qu’il pourrait s’agir de protestations contre la présence des parlementaires espagnols en Belgique.Dès mercredi soir des contrôles systématiques ont été effectués dans les cafés fréquentés en Belgique par des Espagnols.D’autre part, sur l’autoroute Bruxelles- Liège, toutes voitures immatriculées en France et aux Pays-Bas ont été soumises à des vérifications répétées.Le premier attentat a eu lieu mercredi à 6h30 du matin, en plein centre de Bruxelles.Une voiture parquée devant les bureaux de la compagnie Iberia a explosé, blessant gravement un passant à la jambe et infligeant des contusions à un autre.Les bureaux d'Iberia étaient endommagés, des voitures stationnées à proximité plus ou moins détruites et les vitres des immeubles voisins complètement brisées.On s’interrogeait encore sur les dessous de cette affaire lorsqu’on découvrait à Liège une autre voiture piégée rangée devant des bureaux d’Iberia.Les artificiers de l’armée belge n’ayant pu désarmorcer l’engin, le faisaient exploser après avoir fait évacuer le quartier.Enfin une troisième voiture piégée était trouvée à Anvers.A l’intérieur se trouvaient des bom-bonnes de gaz et d’essence, comme celles trouvées dans les voitures de Bruxelles et de Liège.Les bombonnes étaient reliées à deux détonateurs commandés par un ré- COMPTABLES AGRÉÉS MEMBRES DE L'Ordre des comptables agréés du Québec — Établi en 1880 — C.-D.Mellor, C.A., Directeur Administratif Édifice des comptables Agréés, 630 ouest, rue Lagauchetière Montréal, P.Q.H3B 2M7 Té!.: 861-1891 ARCHAMBAULT.MARCHAND BOIVIN, ARBOUR.LAFLEUR & CIE Comptables Agréés Donat Marchand.C A J Henri Boivm C A Paul lofleur.C A Roger Archambault, L S C C A Jacques Brunetta.C A 240, ru® St-Jacques, 6® étage Montréal 126- 849-1695 AUDET.GOSSELIN ET ASSOCIES Comptables Agréés Romain Audet L S C C A Michel H -Gosselin, M S C .C A Robert Moreau, M S C .C A Carol Lapomte, C A 50 ouest, Boul.Crémazie, Suite 700 : Montreal 351 - 382-3080 BASTIEN.NORMANDIN.BARRIERE & ASSOCIES Comptables Agréés F J Bastien, C A Yvon Normandin, C A R Barrière, CA G R Normandie, C A G Borduas, CA JG Beouloc, C A J Marcel Dooust.C A P.Dumont, C A J l Richard.C A G Bouchard.C A F St-Aubm, C A R.Lanctôt, C.A, M Gagne.C A L.Lemay.C A BASTIEN, MENARD.NORMANDIN SEGUIN.ROY & ASSOCIES Comptables Agréés Montreal.Ottawa, Québec, Hull, Howkesbury, Grand Mere, Trois Rivières Cap de la Madeleine, Granby Lévis St-Georges de Beauce, Chicoutimi, Baie Comeos 225 ouest, Notre-Dame Montréal, Qué.— H2Y 1 T4 (514) 844-4445 Une chronique consacrée à la déportation des Tatares MOSCOU (par l’AFP) — Le trente et unième numéro de la Chronique des événements courants consacré entièrement à la lutte que mènent les quelque 150,000 Tatares de Crimée déportés en Ouzbékistan depuis le 1er juillet 1944 sous prétexte de collaboration avec les armées allemandes, commence à circuler à Moscou, apprend-on de source dissidente.La Chronique publie deux documents inédits.Le premier est une lettre du physicien Andrei Sakharov, du géophysicien Grigori Podiapolski et de l’écrivain religieux Anatole Levitin-Krasnov datée de janvier 1974 et adressée à M.Kurt Waldheim dans laquelle ils priaient le secrétaire général de l’ONU “d’user de son influence afin que la situation tragique des Tatares de Crimée soit examinée rapidement et efficacement." Le second document est constitué par deux études statistiques sur le nombre des Tatares exiles en Ouzbékistan établies par des policiers ouzbeks et adressées au chef local du KGB (comité d’état de sécurité).Il ressort de ces documents “secrets" datés de février 1968 que 151,424 Tatares ont été exilés en 1944 environ 17,000 disparurent au cours des huit mois suivants.Sur ces 17,000, 13,592, d’après ces documents, (soit 9.1 pour cent du nombre initial) moururent.Les autres disparus en majorité auraient été arrêtés ou se seraient enfuis.Le numéro trente-et-un de la Chronique relate en outre 26 faits déjà connus et dont une bonne partie avait été rendue publique par le général Piotr Grigorenko.Celui-ci d’ailleurs avait été arrêté le 7 mai 1969 à Tachkent où il s’était rendu afin de participer à une manifestation en faveur des Tatares de Crimée.BERGERON.SOUCHEREAU HOTTE, TÉTREAULT & ASSOCIÉS Comptables Agréés Maurice Bergeron, C A C -Raymond Souchereau, C.A Georges H Hotte, C A André Tétreoult, C.A, René Lemire, C.A 614 St-Jacques, Suite 400 Montréal H3C 1 E2 842-9433 BERNIER & BISSON Comptables Agréés Georges Bernier, C A Marcel Bisson, C A 60 St-Jacques Suite 601 Montréal— 845-0209 "CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES" MONTRÉAL-NORD 3737 rue Monselet 321-3832 ST-DONAT Poste Lussier, C.P.30 424-5443 CLARKSON.GORDON & CIE Comptables Agréés P M Adamson, CA R V Barnett.C A C.W Bissegger C A M.Comirond, C.A kl.J Carrière, C A W A Forhnger.C A J B Gick.C A G Gmgros.C A DGR Imdsay.C A R Pearl, C A J G Bonnycastle, C A H.M Caron, C A G Chamberland C A H R Germain, C A A W Gilmour, C A G Limoges, C A M A Mackenzie, C A R A Sinclair, C A W J Smith C A Atsociés-résidenti Montréal - Québec St Jean (T-N ), Halilox Saint Jean N B Québec, Montréal.Ottawa, Toronto, Hamilton, Kitchener, London Windsor, Thunder Boy, Winnipeg Regina, Calgary, Edmondon, Vancouver, Victoria CLOUTIER.LACHANCE, FONTAINE.ALLARD.CROTEAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés MONTRÉAL LAVAL 1 320, Boul.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COOPERS & LYBRAND Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester Montréal H3B 1W6 514-875-5140 et à travers le monde COURTOIS, FREDETTE.CHARETTE & CIE Comptables Agréés Florian Fredette.C A Guy Charette C.A Roger Poupart, C A Martin Laieunesse.C A Hubert Mercier, C A Jean Paul Berh C A Raymond A Poirier, C A 507 Place d’Armes 842-8621 DENIS.DESMARAIS.HOULE.MOONEY ET ASSOCIES Comptables Agréés J P Denis, B A BSA L S C .C A Roger Houle B A L S C C A Germain Desmorois, C A Duncan J Mooney, C A Olivier Sosseville B A L S C , C A Jean Guy Lavoie, B A M Sc C .C A Pierre Goulet.C A 60, rue Saint-Jacques Montréal 845-5208 KENDALL.TRUDEL & CIE Comptables Agréés 101 5 Côte Beaver Hall 866-8563 MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY, WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montreal, Toronto, Hamilton, Brampton.St Catharines, Port Colborne.Listowel Wmnn.peg Calgary, Edmonton, Vancouver et autres grandes villes a travers le monde 1155 0.boul.Dorchester Montréal, P.Q.- H3B 3T9 (514)871-8630 MAHEU.NOEL.ANDERSON.VALIQUETTE & ASSOCIES Comptables Agréés Société nationale affiliée COLLINS, LOVE EDOIS.VALIQUETTE BARROW avec bureaux à Vancouver, Calgary, Winnipeg Toronto, Montreal, et dans d'autres villes au Canada Correspondants en Grande Bretagne et aux États-Unis d'Amérique 507 Place d'Arme» (fuite 1 100) Montréal 1, Qué.Code 514 — 842-6651 DeCARUFEL.DeCARUFEL & L’ESPÉRANCE Comptables Agréés 423 est, boul Henri-Bourassa Montréal 357 — 384-1890 FORTIER.THIBAULT, MARCHAND & CIE Comptables Agréés 50, Place Crémazie Suite 61 0, Montréal 351 — 384-0430 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS ET ASSOCIES Comptables Agréés Roger Gauvm, C A Bernard Dumais C A Roger Forget C A Claude Boyer, C A Gilles Villeneuve, C A Jean-Réal Charette, C A.561 est, boul.Crémazie Montréal 354 — 384-1430 GLENDINNING.JARRET! GOULD & CIE ALEXANDER GRANT & CIE Anociét de la firme internationale ALEXANDER GRANT TANSLEY WITT Montréal, Cobourg Toronto Brantford, Windsor, Thunder Boy, Winnipeg, Calgary Kamloops & Vancouver 715 CARRt VICTORIA Montréal 126 — 844-3307 W.PIERCE GOULD Comptable Agréé Chambre 914, Édifice Sun Life, Montréal, P.Q.866-4375 MALLETTE & CIE comptables agréés Paul-E.Mallette, C A.André Roussel, C.A.Bertrand Dumais, C.A Gilles Choquette, C A.Jacques G Hébert, C.A.J.-J Lecavalier.C.A.J.E.de Repentigny, C.A.André Masse, C A.D.R.Gariepy.C.A, Jean La Couture, C.A.René Chénier, C.A.G.de Grandpré, C.A.Louise Doucet, C.A.Michel D'André, C.A Claude Sarrazin, C.A.André Lachapelle, C.A André Longpré, C.A.Paul Sofia, C A.1440 ouest, rue Ste-Catherine, Montréoal H3G 1R8, Québec Tél.: 861-8241 SUCCURSALE ST-JÉRÔMI MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier, L S C , C A Jacques Bourgeois.L S C .C A Robert Houde B A CA Guy Ouimet, C A Jacques Desmorois.I S C , C A Andre Montgram, l S C , C A Yvon Marsolois.C A Gilles Blondm.C A Real Momville.C A 50 Place Crémazie Suite 921 Montréal 351 — 384-1020 NOISEUX.LYONNAIS.GASCON.BEDARD.LUSSIER.SENEGAL & ASSOCIES Incorporant ANDRÉ ROCHETTE S CIE GEORGES AUDET & CIE Comptables Agréés Membres de THE MANN JUDD INTERNATIONAL GROUP avec bureaux à Toronto, Winnipeg Calgary, Vancouver, Etats-Unis.Fronce.Gronde Bretagne, Belgique et autres pays Édifice B.C.N., Bureau 2000 500 Place d’Armes, Montréal 1 26 — 849-7791 PRICE WATERHOUSE & CIE Comptables Agréés Montréal, Québec, Halifax.Ottawa.Toronto, Hamilton, London Windsor Winnipeg Saskatoon, Calgary Edmonton, Vancouver.Victoria 5 Place Ville-Marie 866-9701 PETRIE.RAYMOND & CIE.Proulx.D'Orsonnens & Cie Comptables Agréés Suite 1225 360 ouest, rue St-Jacques, Montréal 126, Qué., Tél.: 288-0291 RAYMOND.CHABOT.MARTIN.PARE S ASSOCIES Comptables Agréés Société nationale affiliée Raymond Campbell Montreal, Sherbrooke.Rouyn, Toronto Ottawa, Edmonton.Vancouver Victoria, Penticton 820, Tour de la-Bourse Place Victoria, Montréal 1 1 5, Québec (514) 878-2691 RIDDELL.STEAD & CIE Calgary, Corner Brook Edmonton, Halifax.Hamilton, London, Montreal New Westminster, Ottawa.Quebec Régine.Sf-Jeon T N , Toronto, Vancouver, Winnipeg McLintock Main Lafrentz & Co.Comptables Agréés 630 ouest, boul.Dorchester 866-7351 ROBERT SAINT-DENIS & CIE Comptables Agréés 7000 Avenue du Parc, Suite 301 Montréal 1 5 — 274-2797 ST-GEORGES.HEBERT & CIE Incorporant K.NAKASHIMA & CIE Comptables agréés JG St Georges, CA E.Ghirotlo, C A K Nakashima.C A J.C Legault.C A M Girard, C.A J Lefebvre.C A 401 est, boul.St-Joseph Montréal H2J 1 J6 Tél.: 844-1044 SAMSON.BELAIR.COTE.LACROIX ET ASSOCIES Comptables Agréés Montréal Québec Rimouski Sherbrooke Trois-Rivières Ottawa Suite 3 100, Tour de la Bourse Montréal 1 15 — 861-5741 TOUCHE ROSS & CIE FORTIER.HAWEY & CIE Comptables Agréés Sydney.Halifax, Somf Johri7Quebec Montréal, Ottawa, Toronto, Hamilton, Kitchener, London, Windsor.Winnipeg Regina, Saskotoon( North Bottleford Calgary.Edmonton.New Westminster Burnaby, Vancouver Victoria.Bermuda, Nassau et Freeport Bahamas, Grand Cayman Etats-Unis, Gronde Bretagne e* autres pays du monde 1 Place Ville-Marie 861-8531 LUCIEN VIAU & ASSOCIÉS Comptables Agréés Charles A Gauvreou.C A Fernand Rheoult.C A Robert Roy, C A Pierre Doray, C A Yves Chorbonneou.C A 210 ouest, boul.Crémazie 388-9251 VIAU.ROBIN & ASSOCIES Comptables Agréés Lucien D Viou.C A Armand H Viou C A H Lionel Robin.C A Jean Jacques Ouellette C A J Serge Gervois, C A Waguih Boulas.C A Josques R Chodillon.C A Jacques Joyal.C A 4926, ave.Verdun, Verdun 204 7708, rue Edouard, LaSalle 690 769-3871 ! T7 informations internationales Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 • 9 Un Maalot évité?TEL-AVIV (par l’AFP) - Six fedayine ont été tués et deux autres capturés hier au cours d’un accrochage avec les forces de sécurité israéliennes.Les deux fedayine capturés ont déclaré qu'ils étaient venus réaliser une action similaire à celle de Maalot, et selon un communioué militaire, ils avaient parmi leurs documents la liste de quarante fedayine détenus dans des prisons israéliennes dont ils devaient demander la libération.Ils possédaient également des notices rédigées en anglais et adressées aux ambassadeurs de Roumanie et du Japon en Israël.Le commando a été intercepté dans la région de Ramath Magchimim.à cinq kilomètres de la ligne de cessez-le-feu avec la Syrie.Une patrouille israélienne a d’abord capture deux fedayine.qui se sont rendus sans combat et dont l’interrogatoire devait permettre aux soldats israéliens de retrouver les six autres membres du groupe.Au cours de l’accrochage qui suivit, ces six hommes furent tués, dont deux par les charges explosives dont ils s’apprêtaient à faire usage.Les deux prisonniers, Kabalan Takhbiah et Mohammad Sahran Hilal.ont déclaré appartenir à l’organisation de Nayef Hawaymeh.le FDPLP.Selon le communiqué israélien, ces fedayine devaient se séparer en deux groupes puis s’emparer d’otages et occuper des bâtiments dans les villages israéliens de Haon et de Ein Guev, sur le lac de Tibériade.“Nos instructions, ont déclaré les deux prisonniers, nous permettaient de prolonger d’une heure notre ultimatum, mais nous avions l’ordre, au cas où nos demandes ne recevraient pas satisfaction, de faire sauter les bâtiments avec les otages et nous-mêmes”.Le commando infiltré transportait notamment plusieurs dizaines de kilogrammes d’explosifs ainsi que du matériel de sabotage, une carte de la région, des compas et des boussoles, deux postes de radio et des vivres.Chaque homme était armé d’un fusil automatique Kalatchnikov, d’un revolver et de plusieurs grenades.La commission Rodino se donne un délai avant de réagir au défi ouvert de Nixon WASHINGTON (par TAFP) - La commission judiciaire de la Chambre des représentants, reculant devant un affrontement immédiat avec le président Nixon qui refuse de lui communiquer tout nouvel enregistrement de conversations présidentielles, préfère se donner un délai de réflexion, par crainte qu’une épreuve de force ralentisse ses travaux sur la destitution du chef de l’exécutif.Le président de la commission, le démocrate Peter Rodino, a qualifié d’“af-faire très grave" le défi de M.Nixon, qui a annoncé mercredi son refus de communiquer onze bandes magnétiques relatives à l'affaire du Watergate aussi bien que tous autres documents qui pourraient être réclamés à l’avenir Mais, comme l’a remarqué un autre membre démocrate de la commission, M.Don Edwards, il est impossible de forcer le président à s'incliner, car "il a l’armée, la marine et l’aviation, et tout ce que nous avons, c’est Ken Harding", le "gendarme" de la Chambre.M.Rodino a annoncé que la commission attendrait la semaine prochaine avant de décider de sa réplique au refus du président, qui estime que les trans- A défaut d’accord, Kissinger souhaite ramener.une lettre TEL AVIV (par l’AFP) - M.Henry Kissinger, s’il ne parvient pas à convaincre Israël et la Syrie de signer un protocole d’accord sur le désengagement de forces aujourd’hui, espère recevoir des deux parties des documents écrits confirmant qu’au moins un accord partiel a été réalisé, annonçait-on hier de source proche de la délégation américaine.De même source, on ajoute que le secrétaire d’Etat souhaite que dans ces lettres les gouvernements israélien et syrien déclareront qu’ils acceptent la ligne de séparation géographique et le stationnement de troupes de 10 N U dans la zone-tampon.M.Kissinger, précise-t-on, espère que ces lettres T’aideront dans ses efforts futurs pour parvenir à un accord complet de désengagement, efforts qu'il poursuivra quand les représentants syriens et israéliens arriveront à Washington pour continuer les négociations.Tout en poursuivant hier sa navette entre Jérusalem et Damas, M.Kissinger aurait pu tenter de sortir les négociations de l’impasse actuelle, décidé de soumettre aux deux parties ses propres propositions en ce qui concerne le problème de l’effectif des forces dans les zones d’armement limité se trouvant de part et d’autre de la zone-tampon.On sait que la Syrie s'oppose à la réduction que demande Israël, de crainte de détériorer le système de défense de Damas.On laissait entendre dans son entourage que le secrétaire d’Etat pourrait interrompre sa mission pour trois semaines, si ses propositions n’obtenaient pas rapidement un accord des deux parties.Ce même problème de la réduction des forces dans les zones d’armement limité avait bloqué quelque temps les négociations de désengagement avec l’Egypte, et que c’est également une proposition de M.Kissinger qui avait permis de sortir de l’impasse.D’ailleurs M.Kissinger a estimé hier à Damas dans un toast porté au cours d’un déjeuner offert à des personnalités syriennes que "de grands progrès ont été faits” et qu’il allait “persévérer dans les prochains jours”."Les Etats-Unis sont déterminés à trouver une paix juste et durable, a déclaré le secrétaire d’Etat américain.A mon avis, nous avons fait de grands progrès dans les négociations et même, si pour quelque raison que ce soit, nous ne pouvons aboutir à un accord au cours de ce voyage, nous aboutirons certainement dans un proche avenir." “Nous continuerons toutefois à persévérer au cours des prochains jours," a-t-il ajouté, avant de rendre hommage “à l’esprit constructif et positif montré au cours des négociations par la partie syrienne." M.Kissinger, qui a également affirmé que “le premier pas était toujours le plus dur", a remarqué: “Il y a eu assez de souffrances dans le Moyen-Orient et il est temps que les peuples de la région commencent à consacrer leur talent à des buts pacifiques.” L’optimisme qu’avait fait naître le désir des deux parties de parvenir à un désengagement n’a guère duré.La mission Kissinger s’est, en effet, de nouveau retrouvée dans l’impasse en raison des sérieuses divergences entre Damas et Tel-Aviv sur les questions de détail."Plusieurs difficultés existent encore concernant certains aspects de la séparation des forces”, soulignait mercredi soir l’agence arabe syrienne d’information, sans toutefois préciser quelles étaient ces difficultés.D’autre part, pour la première fois, note-t-on, M.Kissinger n’a pas déclaré à son départ de Damas mercredi — comme lors de ses huit précédentes visites — que des "progrès ont été faits”.Quant aux Israéliens, ils ont déclaré que “la route à franchir est encore très longue " Informé en détail, semble-t-il.des difficultés rencontrées par Kissinger, le président Anouar Sadate a dépêché à Damas tard dans la soirée de mercredi le général Abdel Ghani Gamassi, chef d'état-major de l’armée égyptienne, qui a remis un message personnel du chef de l’Etat égyptien au président syrien Hafez Assad.C’est la seconde fois en neuf jours que le général Gamassi effectue une telle mission auprès du président Assad.Au trentième jour de la navette de M.Kissinger au Proche-Orient, la suite du secrétaire d'Etat américain est "à bout de forces", rapportent les correspondants israéliens qui sont fréquemment en contact avec leurs collègues américains.La plupart des membres de sa suite souffrent de violentes migraines, de refroidissements ou de diarrhées ”.indiquent les journalistes israéliens en soulignant que ces malaises touchent aussi bien les hauts-fonctionnaires du département d'Etat que les agents de sécurité.les équipes de techniciens et l'equipage qui s'occupent de l'avion.Quant aux journalistes qui "couvrent M Kissinger, ils avouent être complètement épuisés.L’un d'eux a d’ailleurs déclaré forfait et s’est alité dans sa chambre d'hôtel de Jérusalem en affirmant ne plus vouloir en bouger.criptions des conversations présidentielles contenues dans le Livre bleu contiennent déjà "toute I histoire" de ses responsabilités dans l'affaire de Watergate La commission a trois options: rechercher un vote de la Chambre citant le président pour "outrage au congrès", poursuivre ses demandes devant les tribunaux.ou se contenter de continuer ses auditions en ajoutant le refus présidentiel au dossier des motifs possibles d’im-peachment.C’est ce troisième cours, écartant une nouvelle et longue épreuve de force, qui semble recueillir la préférence d’une majorité des 38 membres de la commission, parmi lesquels sont ceux, républicains ou démocrates, qui se disent "déçus" par le "manque de coopération" de M.Nixon.Si son geste de refus, justifié par un souci de ne pas "affaiblir la présidence", permet à M.Nixon de gagner du temps, il risque cependant de lui faire perdre des voix le jour où la Chambre des représentants devra voter pour décider si le chef de l’exécutif doit être mis en accusation devant le Sénat.Le refus de communiquer des preuves peut en effet renforcer les présomptions de culpabilité.L’examen d'un autre motif possible d'impeachment commencera au grand jour dans environ deux semaines quand la commission étudiera, au cours de séances télévisées, les affaires de contributions électorales des grandes coopératives laitières et de la société ITT a la dernière campagne de M.Nixon, pour décider si le président s’est rendu coupable de “corruption ".Tandis que ses anciens collègues de la Chambre poursuivent le cours de leur action.qui pourrait aboutir à son accès à la Maison-Blanche, le vice-président Gerald Ford continue de prêcher en faveur de "compromis".Tout en assurant que tous les éléments en sa possession prouvent l'innocence du président, M.Ford a dit mercredi soir devant une réunion de républicains à Wilmington (Delaware) qu’il “espérait” que la Maison-Blanche accepterait en fin de compte de communiquer à la commission Rodino les preuves nécessaires.“Le plus tôt sera le mieux" a-t-il dit.Le vice-président s’est aussi prononcé en faveur d’une solution permettant d’éviter une épreuve de force sur l’autre front sur lequel M.Nixon doit combattre, les demandes de bandes magnétiques réclamées par le procureur spécial Leon Ja-worski.Le juge John Sirica a donné a ta Maison-Blanche jusqu'au 31 mai pour fournir les 64 documents sonores demandés par le procureur, ou faire appel.Le déroulement des longues querelles de procédure entre M.Nixon et les enquêteurs des pouvoirs législatif et judiciaire s'accompagne d’une détérioration continue de la situation du président dans l’opinion.L’institut Gallup annonce qu’un sondage qui sera rendu public di- manche montre qu’un nombre accru d’Américains souhaitent que le chef de l’exécutif quitte la Maison-Blanche Par ailleurs, la Cour d’appel fédérale à Washington a repoussé hier la demande de la commission sénatoriale sur le Watergate pour cinq enregistrements des conversations du président Nixon sur l’affaire.La commission, présidée par le sénateur Sam Ervin avait présenté sa première demande à la Maison-Blanche pour ces enregistrements le 23 juillet.La Cour d'appel a déclaré que les enregistrements étaient déjà aux mains de la commission judiciaire de la Chambre des représentants.dont les objectifs étaient les mêmes que ceux de la commission Ervin.Cette demande avait donc simplement un caractère "cumulatif”, a déclaré la Cour d’appel.Enfin, dans un nouveau livre sur l'affaire de Watergate publié hier, James McCord, ancien chef du service de sécurité du comité pour la réélection du président Nixon, écrit que le chef de l’executif est à l'origine de l’opération d'espionnage contre le siège du parti démocrate, ainsi que des efforts faits par la suite pour etouffer le scandale.Lisbonne : un tribunal militai rejugera des ministres de Caetano LISBONNE (par l’AFP) — Plusieurs anciens membres du gouvernement Caetano seront prochainement traduits devant un tribunal militaire, apprend-on de source officielle.Il s'agit de M.Moreira Baptista, ancien ministre de l’Intérieur, de M.Silva Cunha, ancien ministre de l’Outre-mer.du général Andrade e Silva, ancien ministre des Armées et du colonel Viena de Le-mos, ancien sous-secrétaire à l’Armée.MM.Moreira Baptista et Silva Cunha.qui étaient exilés à l’ile de Madère, ont été ramenés hier dans un avion militaire à Lisbonne et transférés à la prison militaire de Trafaria, située en face de la capitale.sur la rive sud du Tage.Le général Andrade e Silva et le colonel Viena de Le-mos sont déieuus à Lisbonne.Après le départ, autorisé par la junte, de l’amiral Tomaz.ancien président de la république, et de M.Caetano, ancien premier ministre, pour le Brésil, où ils bénéficient de l’asile politique, il était clair que les deux ministres prisonniers avec eux à l’ile de Madère n’y resteraient pas longtemps.La comparution devant un tribunal militaire de quatre anciens membres du gouvernement Caetano.annoncée si rapidement après les remous causés par le départ de MM.Tomaz et Caetano, est évidemment destinée à apaiser ces remous et à donner satisfaction, au moins partiellement.à ceux que la décision de la junte avait déçus.D’autre part, M Mario Soares, ministre portugais des Affaires étrangères quittera Lisbonne cet après-midi pour Londres où s’ouvriront demain les conversations avec les représentants du PAIGC (Parti pour l’indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert).On indique que le ministre de la Coopération inter-territoriale, M.Almeida Santos, qui se trouve actuellement en Afrique, participera à ces conversations.11 est probable qu'il se rendra directement d’Angola à Londres.La délégation portugaise séjournera dans la capitale britannique à l’hotel Berkeley M Mario Soares n a pas l’intention de faire de déclaration à la presse avant l’ouverture de ces conversations mais tiendra probablement une conférence de presse à l’issue de celles-ci.Ces conversations qui constituent la première négociation entre le gouvernement portugais et un mouvement africain de libération ont provoqué un grand intérêt dans de nombreux pays et décideront peut-être du sort de la Guinée-Bissau.Ces négociations ont pour but "le cessez-le-feu, l’autodétermination et l'indépendance ", a déclaré notamment M.Soares dans une interview exclusive à l’hebdomadaire Jeune Afrique.L interlocuteur du nouveau régime de Lisbonne.le parti africain de l'indépendance de la Guinée-Bissau et des îles du Cap Vert ( PAIGC) — a accepté que les négociations portent uniquement sur la Guinée-Bissau dont les problèmes sont spécifiques, précise M.Soares.“Pour accélérer le processus de l’indépendance, ajoute-t-il.il faut des conversations bilaterales avec chaque mouvement de libération" parce que “les problèmes qui se posent sont, pour chaque pays, différents" Belfast: le chaos ou la confrontation DESIGNER D’INTÉRIEURS Consultant en décoration Designer d'intérieurs Spécialiste du design de meuble résidentiel et commercial YVON VALLÉE 336-5877 DÉCORATEURS ENSEMBLIERS VIAU, MORISSET, ARBOUR U ASSOCIÉS détoraitur$-tntemblitn designers d'intérieur Jacques Viau, s.d.r Bernard Morisset, s.d.e.Madeleine Arbour, s.d.e.266 e>t, rue St-Paul, Vieux-Montréal 127, Tél : 878-3846 LAURENT BÉRUBÉ DÉCORATEUR-ENSEMBLIER 8240 AIMÉ-RENAUD ST-LÉONARD Mtl.38 324-2580 ARCHITECTES DAVID & BOULVA ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 ROLAND DUMAIS ARCHITECTE 3995 est, Sherbrooke MONTRÉAL (H IX 2A7) Tél.: 255-4033 Les architectes LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DOBUSH STEWART MONTREAL - (42-1401 Ottawa St-Jean, T.-N.BELFAST (AFP et AP) -Chaos économique ou confrontation armée entre militaires britanniques et extrémistes protestants, aucune autre solution ne paraissait en vue hier à Belfast.après le rejet par le Conseil des travailleurs de 1’Ulster des concessions politiques faites la veille par le gouvernement provincial de M.Brian Faulkner.Comme on pouvait s’y attendre, les chefs “loyalistes” ont immédiatement jugé comme très insuffisant le simple report à 1977 de la création du Conseil de toute l’Irlande.Ils s’obstinent à exiger l’abandon total du projet, la renégociation de l’accord de Sunningdale de décembre 1973 qui instituait le partage des pouvoirs entre protestants et catholiques à Belfast, et la tenue d’élections à l’Assemblée provinciale.De même, la publication hier du rapport de la commission inter-irlandaise sur le maintien de la loi et de l’ordre, mise en place après Sunningdale, n’est pas de nature à infléchir leur attitude.Ils ne veulent voir, dans la possibilité de juger un ressor- L’Amour accessible aux Chinois?MOSCOU (AFP) - L’URSS autorisera le passage des navires civils chinois sur les fleuves Amour et Oussouri, à la frontière soviéto-chinoise “si la partie chinoise revient à des positions de respect des droits souverains et d’intégrité territoriale de l'Union soviétique”, a déclaré hier le ministère soviétique des Affaires étrangères dans une déclaration remise à M.Ma Le, chargé d’affaires de Chine à Moscou.La déclaration du ministère soviétique diffusée par l’agence Tass, précise qu’il s’agit du passage des navires chinois “dans les eaux territoriales de l’URSS près de Khabarovsk pendant les périodes d’étiage de l'artère fluviale frontalière Kazakevit-chevo où passe la frontière en conformité avec les documents appropriés russo-chinois”.tissant du Nord devant un tribunal de l’Eire et vice versa, qu’un pas vers la réunification de l’ile.Pourtant, la commission ne propose même pas la création d'une cour de justice inter-irlandaise, contrairement à ce qui avait été envisagé à Sunningdale.Londres pourrait attendre quelques jours avant d’opérer un choix difficile.Au neuvième jour de la grève, la situation est critique mais elle n’est pas encore désastreuse.Si la grève se poursuit, elle le deviendra inévitablement la semaine prochaine.La pénurie d'essence est imminente, les coupures de courant sont chaque jour un peu plus longues, les réserves d’électricité s'épuisent et les autorités ont annoncé qu’elles ne pourront plus longtemps différer le black-out total.Les techniciens de l’armée sont prêts à occuper à tout moment les centrales électriques et un nouveau renfort de 500 soldats est arrivé à Belfast portant à 16,500 le nombre des militaires britanniques dans la province.Mais pour l’instant, les deux adversaires continuent à s'observer et même à parlementer.Les forces de l’ordre ont ainsi laissé les hommes de l’UDA (association pour la défense de l'Ulster), et de UVF (Force des volontaires de l’Uls-ter), reconstruire de nombreuses barricades dans l est de Belfast.Mais les voies d’accès dans la ville sont dégagées ainsi que le centre et bien entendu, les quartiers catholiques.En dépit de l’emprise de l’administration parallèle du Conseil des travailleurs de l’Ulster sur toute la vie de la province, la situation du gouvernement de M.Faulkner est loin d’être désespérée.Par la révision de l’accord de Sunningdale, il a même réussi pour un temps à refaire l’unité de son gouvernement, dont les éléments protestants manifestaient depuis plusieurs semaines des réticences grandissantes.En fait, le plan annoncé mercredi visait davantage à satisfaire les partisans de M.Faulkner que les extrémistes protestants, inconditionnellement hostiles au gouvernement provincial.Passé depuis longtemps maître dans l’art de faire de la corde raide, M.Faulkner y est parvenu en frôlant la rupture avec ses collègues catholiques et en sacrifiant une partie du contenu de l’accord de Sunningdale.A ce prix, il a provisoirement mis fin aux espoirs des extrémistes protestants dont le but demeure, plus que jamais, de susciter au sein de l’exécutif, des divisions qui entraîneraient son éclatement.Par ailleurs, quatre bombes ont explosé durant la nuit dans les quartiers protestants mais il n’a pas été signalé de victimes.Une cinquième a coupé la voie ferrée Belfast-Bangor.Il s'agit, apparemment, de l’oeuvre d'extrémistes protestants qui veulent bloquer tous les transports à l’exception de ceux qui ont un caractère d'urgence.$ au gallon jaune PEUGEOT 504 10825, Racette-323-1900 VOTRE DESTIN est dans vos mains Les lignes de votre main sont comme une carte représentant le passé, le présent et l’avenir.Le 13 juin 1969.notre chiromancien a prédit à l’Honorable Trudeau son mariage prochain par les lignes de sa main.Ce service est gratuit.Pour une soirée inoubliable signalez 844> 5702 avec un succulent repas au Maharaja.> 2124 Drummond ; >% 29’% 29’% $13 12% 12% - % 300 300 300 -5 $19'% 19 19 - ’% $18’% 18’% 18’% 425 410 425 -5 $6’% 6’% 6’% + % 120 120 120 $9’% 9’% 9’% - Va 44% 44% 5 5 + ’% 35 35 -5 19% 19% 20’% 20’% + ’% 6% - % 110 100 -5 250 -20 115 345 +5 140 +5 Cabot 6200 Cadillac Ex 500 700 1500 300 28700 2500 1000 500 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’% Phil Mor 18 236 1 05 1023/4 104%- ’% Pitnev B 7 53 10 ( l’actualité économique Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 * 19 Après Amoco, Texaco réduit à son tour faits et projets son programme d’exploration pétrolière par Michel Guénard La société Texaco a annoncé hier qu elle suspendait une grande partie de son programme projeté d'exploration et de production en 1974.en attendant des éclaircissements sur les mesures fiscales fédérales.La compagnie dit avoir besoin de clarification sur ce qu'il adviendra des propositions budgétaires de M.Turner, par le gouvernement actuel ou un nouveau.au lendemain de l'élection du 8 juillet.Texaco n'a pas révélé le montant des dépenses que cette décision touche, mais a déclaré qu elle ne réalisera que les projets déjà engagés ou ceux dont l'annulation entraînerait un trop grand bouleversement pour la compagnie.Cependant le président de Texaco, M.John Mingay, a précisé que la société allait de l’avant dans la construction de sa raffinerie de Nanticoke, sur la rive nord du lac Erié.La raffinerie, d'une capacité de 95,000 barils par jour coûtera le double de ce qui avait été prévu ($200 millions» à cause de la montée en flèche du prix des matériaux de construction.Elle fournir?de l'emploi à environ 275 personnes et sera dotée des équipements anti-pollution les plus modernes afin de prévenir toutes souillures industrielles.Rappelons que la société Stelco pro- jette de construire au même endroit une sidérurgie de quelque $500 millions qui devrait entrer en opération d’ici 1978.La décision-surprise de Te-, xaco de suspendre ses projets d'exploration cette année (en 1973, la société avait dépensé plus de $31 millions à ce poste budgétaire» fait suite à une prise de position similaire du groupe pétrolier Amoco Canada Petroleum, qui mercredi dernier annonçait à Calgary ¦ qu elle mettait le cadenas dans ses projets tant et aussi longtemps que le gouvernement fédéral et les provinces productrices n'auront pas décidé du partage fiscal des redevances pétrolières.” Le groupe Amoco a mis un cran d'arrêt à la construction d'une usine-pilote de $40 millions dans la région de Fort MacMurry où se trouvent les riches gisements de sables bitumineux de l’Athabasca.De plus, la société laisse en plan son projet d'occuper une grande superficie d'un édifice a bureaux de 32 étages présentement en construction dans le centre-ville de Calgary : elle a remis à une date indéterminée l'aménagement d'un centre d’informatique de $2 5 millions qu elle devait occupée en septembre prochain.En dernier lieu, elle projette de se retirer des accords qui la lient avec plusieurs sociétés pétrolières engagées présentement dans l'exploration en haute mer près de Terre-Neuve.Un porte-parole d’Amoco a déclare que la compagnie avait prévenu ses employes qu elle "n entendait pas faire le jeu des politiciens, qui tant au niveau fédéral que provincial, se disputent les profits des sociétés pétrolières canadiennes.” Ce mouvement de désengagement dont on peut observer les effets en Saskatchewan par l'arrêt quasi-général du balancement des pompes sur les ‘‘arbres de Noël” de forage ne rencontre pas l'adhésion immédiate des principales sociétés pétrolières intégrées.Ainsi tant chez Shell, Imperia! Oil que Gulf Oil, les porte-parole de ces sociétés observent un mutisme qui tient lieu de consigne générale."On ne considère pas sérieusement l'hypothèse de mettre un terme à nos projets de forage et d’exploitation”.de nous confier M.Robert Vallance au siège social de la Gulf Oil.Quant à M.Reid.président d'Imperial Oil.il a simplement déclaré dans un style on ne peut plus prudent et lapidaire que "si le budget Turner avait été voté par le Parlement, alors sa société aurait dû y regarder de près avant de se lancer dans un programme d'exploration pétrolière aussi coûteux que celui qu elle a en tête pour 1974.soit $400 millions”.Rejoint à Calgary.M.Hil-dembrand.président de la société Atlantic Richfield Canada qui détient une participation de 30', dans le projet Syndcrude mn milliard de dollars d'investissement dans les sables de l'A-thabasca».a simplement laissé savoir "que la compagnie pourrait se voir forcée d'abandonner certains projets d'exploration si jamais le budget Turner réappa-rait devant les Chambres”.Au journaliste du DEVOIR.M.Hil-derbrand s'est refusé à préciser la nature des projets qui seraient gelés, mais il ne semble pas que Atlantic Richfield veuille se retirer "pour le moment” du consortium Syncrude qui doit produire ses premiers barils de pétrole synthétique vers la fin de 1978.Au siège social de la société Syncrude à Edmonton, M.John Barr a simplement laissé tomber la phrase suivante: “Notre ligne de conduite est simple: nous ne faisons aucun commentaire que ce soit d'ici le 8 juillet prochain.après on verra” Cette nervosité des compagnies pétrolières n’a pas laissé le ministre fédéral de l'Energie indifférent."Ce serait une grave erreur des sociétés pétrolières de faire porter la campagne électorale sur cette question puisque de toute évidence, la population appuie entièrement les mesures contenues dans le budget Turner”, de dire le ministre.De passage à Montréal alors qu'il faisait une courte visite à son collègue M.Allmand député de Notre-Dame-de-Grâce.le ministre des Finances.M.Turner, contre qui toute cette "jacquerie pétrolière” est dirigée, a expliqué que son budget visait un équilibre fiscal à travers tous les secteurs de l'économie canadienne et qu’il était tout à fait normal que le gouvernement taxe davantage la branche pétrolière.celle-là même qui vient d'enregistrer des profits plus que substantiels”.Selon le ministre des Finances, "les gens du Canada ne reçoivent pas leur juste part du revenu des compagnies pétrolières”.Ainsi d'expliquer M.Turner, le pourcentage du Canada (Ottawa» est de cinq point alors que celui des provinces productrices est de 40 points."Mon budget aurait ramené cela à une ligne plus équitable: 13' r pour le fédéral et 43% pour les provinces.Les compagnies de finance cherchent à retrouver leur dynamisme d’antan par Michel Nadeau A la suite de l’action des banques qui gagnent de plus en plus de terrain dans le marché du crédit à la consommation et de l'intervention des gouvernements dans les prêts aux consommateurs.les compagnies de finances se retrouvent sur la voie de la léthargie et doivent reprendre au plutôt leur vitalité d'antan.Pour ce faire, elles devraient envisager la diversification de leurs services (rapports d'impôts.conseil budgétaire, assurances» et intensifier leurs projets d'expansion à l'extérieur du continent nord-américain.Tels sont le diagnostic et le remède qu'a proposé hier M.Paul Hamilton Jr.président sortant du National Consumer Finance Association dont les assises annuelles se tiennent actuellement à Montréal.Cet organisme regroupe la majorité des compagnies de finance américaines (et leurs filiales! qui comptent pour un chiffre d'affaires de $37 milliards dans le marché total du crédit à la consommation aux Etats-Unis qui a atteint $180 milliards en 1973.Devant les 1,600 participants au congrès de la NCFA dont le thème cette année est “le crédit: une langue internationale" M Hamilton a décrit les différentes mesures adoptées par les gouvernements européens pour ralentir la croissance spectaculaire du crédit à la consommation dans leur lutte contre l’inflation.En Suisse, par exemple, la période de remboursement se limite à 15 mois: le gouvernement autrichien a plafonné à 12'v le taux de croissance du volume des prêts; pour juguler l'inflation, les autorités de Dublin exigent que les compagnies de finance déposent à la Banque d'Irlande une partie de leur actif."Malgré ces obstacles, nous devons aller vers ces marchés étrangers pour créer de nouveaux emplois et apporter aux autres pays les memes conditions de vie dont jouissent les Américains grâce au crédit, l’argent de demain” a poursuvi M.Hamilton.Par ailleurs, le dynamisme constant des banques dont la part du marché des prêts aux consommateurs s’est accrue de Nominations Chez Air Liquide Canada 8% au cours des vingt dernières années, a fait reculer de 36.2 à 25.3% celle des compagnies de finance américaines.Au Canada, ce phénomène s est poursuivi de façon identique bien que le rôle des banques dans le crédit à la consommation est beaucoup plus important qu'aux USA.Le taux de croissance annuel moyen de l'actif des banques durant les cinq dernières années (16.9%) a été plus du double de celui des compagnies de finance (7.3%).Malgré ces facteurs défavorables, ces institutions prêteuses conservent un certain optimisme en raison de l'amélioration générale du niveau de vie.Car.elles savent fort bien que plus de la moitié de leurs clients touchent un salaire supérieur à $9,000 et sont âgés de plus de 35 ans.Les meilleurs clients des compagnies de finance sont de petits industriels, des contremaîtres ou des ouvriers spécialisés.Selon les données de la NCFA pour 1973, on emprunte de plus en plus pour des biens de luxe ou des produits non durables.Le financement des automobiles ne représente plus que 32% de l'ensemble des prêts comparativement à 39% il y a huit ans.La multiplication des cartes de crédit favorise également le développement d'une mentalité nouvelle chez les consommateurs pour qui "l'avenir, c'est tout de suite”.Au Canada, au moins treize cartes de crédit sont détenues par plus d’un demi-million de consommateurs.Au cours d’un atelier, on a signalé également que l'accroissement constant du chiffre des ventes au détail apporte égale- ment un élément positif au dossier du crédit.Au Canada, en 1973, les créances actives ont ainsi augmenté de 18.5% pour atteindre $17.6 milliards soit $80(j environ par habitant.Les chiffres du premier trimestre de 1974 démontrent cependant que ce sont les banques qui ont récolté la plus grosse part du gâteau avec $9.1 milliards et une augmentation de 22.5% par rapport à 1973.Les sociétés de financement des ventes et de prêts au consommateur ne détenaient que pour $1.2 milliard de créances actives c'est-à-dire 12% de plus qu'à la même période l'an dernier.Au milieu de la journée, le nouveau président de la puissante association.M Richard C.Tucker a parle des nombreuses difficultés que rencontrent les compagnies dans le recrutement et la motivation de leurs jeunes agents qui doivent vendre un produit bien spécial: l'argent.Avant la clôture du congrès aujourd'hui, la NCFA recommandera à ses membres le respect d'un code d'éthique dans le recouvrement des comptes passés dû.Ce texte en treize points stipule entre autres, que le débiteur.jusqu’à preuve du contraire.doit etre considéré comme désireux de rembourser sa dette.On demande également aux compagnies de respecter l intirnite de leurs clients en limitant leurs appels téléphoniques entre 8 AM et 8 PM.Dans ce jeu de souque a la corde qui se prépare entre les compagnies pétrolières et les ministeriels, il ne semble pas que "l'esclandre” d'hier fasse boule de neige même si de toute évidence les sociétés en ont gros sur le coeur envers le gouvernement Trudeau Les compagnies ne reprochent pas au gouvernement d'agir, mais bien de "patauger" dans un domaine qu il ne connaît pas avec une assurance que toutes jugent factice.Les difficultés rencontrées par plusieurs sociétés pétrolières à s'entendre avec les fonctionnaires du ministère de l'Energie témoignent d'un certain agacement de part et d'autre: on n'arrive pas à déblayer les dossiers parce que la méfiance est instaliée a demeure entre les deux groupes.D'aiileurs des porte-parole de l’industrie pétrolière ont laissé entendre que la prise de position d'Amoco Canada presage de ce qui se produira a la lumière des récentes décisions gouvernementales.“La décision d'Amoco ne constitue pas un cas isolé et est l'exemple frappant de l’état d'esprit de l'industrie canadienne”.affirme John Poyen.président de l'Association pétrolière canadienne.Il a ajouté que d’autres compagnies pourraient suivre cet exemple.Au moins trois autres sociétés importantes ont affirmé qu elles auraient dû geler ou suspendre certains budgets d’investissements, si le gouvernement avait adopté la législation soumise au dernier parlement."Le budget Trudeau, s'il avait été adopte, aurait soutiré un milliard supplémentaire des corporations minières, et au moins 80 pour cent de ces argents aurait été soutiré du secteur pétrole-gaz” a affirmé Cari Nickel, ancien président de l'Association pétrolière indépendante du Canada.Même si le budget a provoqué la chute de son gouvernement, le premier ministre Trudeau et son ministre des Finances John Turner ont affirmé qu'ils le soumettraient de nouveau aux Communes s’ils reprennent le pouvoir le huit juillet.On ne sait pas exactement, par ailleurs, quelles seraient les politiques des conservateurs, à ce chapitre, s’ils constituaient le prochain gouvernement.L'incertitude demeure donc, de dire Scotty Cameron, gérant général de l'Association des petites compagnies pétrolières canadiennes et indépendantes.Les taux d’intérêt Le dernier wagon dans le train des événements "Le taux préférentiel des banques à charte n’est pas la locomotive mais plutôt le dernier wagon dans le train des événements sur les marchés monétaires” a déclaré M.Herbert Byle-veld.directeur des relations commerciales à la Banque Provinciale, lors d'un discours prononcé hier devant le club Kiwa-nis de Montréal."Ce sont les éléments de l’offre et de la demande de fonds qui déterminent les taux d'intérêt.Une tendance vers la hausse s'annonce normalement d’a- bord par une forte demande de prêts et par des taux élevés de papier commercial, avant d ètre confirmé par les taux d'intérêt chargés par les banques.Plusieurs banques newyorkaises ont même lié leurs taux préférentiels de prêts plus ou moins automatiquement aux taux courants du marché monétaire”.Selon le conférencier, “Une politique de contrôle des prix et des salaires s’est avérée dans de nombreux pays industrialisés un expédient temporaire plutôt qu'une solution permanente à l'inflation” Un Marc P.Brault Eric Willms Air Liquide Canada annonce la nomination de M.Marc P.Brault en tant que Directeur de la gestion et du développement commercial à la Région du Québec et de M.Eric Willms en tant qu’ingénieur commercial à la même Région.M.Brault, diplômé en génie civile de l’Université McGill, est entré au service d’Air Liquide en 1952.11 a par la suite occupé des postes aux responsabilités croissantes tant en génie que dans le domaine commercial, en particulier comme Directeur commercial à la Région du Québec.Avant sa nomination, il a assumé pendant sept ans les fonctions de Chef de produit, produits de soudage, au siège social de la société à Montréal.M.Willms détient un diplôme en génie mécanique de l’Université de Waterloo.C’est en 1967, à sa sortie de l’Université, qu’il est entré au service d’Air l iquide, pour participer aux activités du groupe de recherches appliquées où il a étudié et mis au point du matériel de soudage et s’est occupé de projets concernant les applications de la flamme oxygéne-ga/ combustible.Au cours de ces deux dernières années, il a été Directeur du Développement technique au Laboratoire d’Applications.Les bureaux de MM.Brault et Willms se trouvent au siège régional de la société pour le Québec, à Montréal.Air Liquide Canada est le plus important producteur canadien de gaz industriels et médicaux et de matériels et de produits de soudage.La société possède des centrales de production, des succursales et des distributeurs partout au Canada, avec une importante concentration au Québec.APPEL Confirmation instantanée 877-4032 Télex: 05-25505 Moncton-Hôtel Beauséjour Halifax-Hôtel Nova Scotiam St-Jean, T.-N.—Hôtel Newfoundland, En dehors de Montréal, composez (sans frais) 1*800-261-6222 hôtels CJ\J Voir autres Avis légaux, en page 17 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE 500 No 05-004268-742 BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPERIALE, corporation dûment constituée, ayant son siège social et sa principale place d affaires au 1155 ouest, boulevard Dorchester, Cité et District de Montréal, demanderesse -contre- R0GER LARIN, d adresse inconnue dans la Province de Quéoec, défendeur IL EST ENJOINT à ROGER LARIN, à l'intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 17 mai.1974 CLAUDE DUFOUR PR0T0N0TAIRE ADJOINT Mes JEAN LEGAULT, Pouliot & Asso Canadien Imperial Bank of Commerce Bldg .1155 Boulevard Dorchester ouest.Montréal H3B 3S6 Avocats de la demanderesse "L’indexation des revenus, des impôts, des taux d'intérêt et autres ne peut être une solution intégrale parce que les revenus de l'un sont des déboursés pour un autre" a conclu M.Byleveld.Par ailleurs, la Banque Provinciale vient de publier ses résultats financiers pour le premier trimestre terminé le 30 avril 1974 Les revenus ont atteint $103 millions comparativement à $69.3 millions pour la période correspondante de l'exercice précédent.Les dépenses se sont élevées à $89.6 millions laissant un solde de revenus, après provisions pour impôts, de $6,715,-311 comparativement à $4,-644.707 en 1973.Il s'agit d'un gain de $1.15 par action sur une moyenne de 5,841,730 actions.L'actif de la Banque Provinciale au 30 avril s’élevait à $2,308,918,628 soit une augmentation de 21% sur l’annee dernière.Bell Canada AVIS DU 361e DIVIDENDE Un dividende trimestriel de soixante dix-huit cents par action ordinaire a été déclaré et sera payable le 15 juillet 1974 aux détenteurs d’actions ordinaires enregistrés aux livres de la Compagnie à la fermeture des bureaux le 14 juin 1974.Montréal, le Le secrétaire, 22 mai J.T.MOORE 1974 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC PRENEZ AVIS que THOMAS W SAILLIE, 1431 rue Forqel, Ile St-Jean, Terrebonne — Québec - demande à la Commission des Transports du Québec.un permis spécial haulaway afin de pouvoir tirer les’ remorques de la compagnie JOHN N BR0CKLESBY TRANSPORT LTD - permis 8123-V selon toutes les clauses sans restriction du permis que détient John N Brocklesby Transport Ltd., laquelle demande un permis de courtier en transport réciproque.Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial, déposé à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports - 800 est.bout, de Maisonneuve, Suite 700, Montréal 132 DEVEAU & LAVOIE, Avocats du requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR PERMIS SPECIAL PRENEZ AVIS que St-EUSTACHE DRIVE YOURSELF INC - 255.boul Sauvé, - St-Eustache, Québec permis no: 92-DYV s'adressera a la Commission des Transports du Québec pour être autorisée à changer son adresse du 494, boul Lachapelle à St-Antoine, Cté Terrebonne, Québec, pour celle du 437 boul des Laurentides St-Antoine Cté Terrebonne.Québec Tout intéressé peut contester cette demande de permis spécial déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant à la Commission des Transports - 800 est, boul.de Maisonneuve.Suite 700.Montréal.SIGNE FRANCOIS PERREAULT Procureur du(de) requérant(e) Bell Canada AVIS DU 18e DIVIDENDE Undividendetrimestriel dequatre-vingts cents par action privilégiée de $3.20 â dividende cumulatif.rachetable, convertible et donnant droit de vote a été déclaré et sera payable le 1er août 1974 aux détenteurs de ces actions privilégiées enregistrés aux livres de la Compagnie à la fermeture des bureaux le 28 juin 1974.Montréal, le 22 mal 1974 Le secrétaire, J.T.MOORE Magasins Dominion Les ventes de Dominion Stores pour les 53 dernières semaines se sont élevées à $1.320 millions comparativement à $1.122 millions pour le précédent exercice financier d'une durée de 52 semaines.Ce gain de 18.7% des ventes a amené une augmentation de 36.3' y du profit net qui a atteint $13.7 millions.Chaque dollar de vente a ainsi rapporté un bénéfice net de $0.015 par rapport à $0.013 l'année précédente.Le gain par action est passé de $1.21 à $1.64 en 1973 Alliance Trans-Kebec Un homme d'affaires de Sherbrooke.M.André Hamel a été nommé président du groupe Alliance Trans-Kébec.spécialisé dans la distribution alimentaire.Alliance Trans-Kébec est une compagnie qui octroie des franchises pour les groupements Trans-Kébec et Normandie auxquels adhèrent actuellement près de 200 épiciers pour un chiffre d’affaires de $50 à $60 millions.Trans-Kébec se placerait ainsi en quatrième position parmi les chaînes d indépendants dans la distribution alimentaire au Québec.Provigo est en tête avec plus de 1.300 magasins et un chiffre de vente de $252 millions.Suivent le groupe Métro qui compte 275 epiceries ($200 millions) et les magasins Richelieu Select avec 180 établissements ($60 millions).Domtar La société Emballage Domtar a annoncé qu elle va investir plus de $2.6 millions, au cours des prochains six mois, dans ses installations de Montréal et de Québec.A Montréal, l’installation d'une onduleuse à haute vitesse permettra d'augmenter la production de cartonnages ondulés d'environ 30 pour cent.A Québec.l'installation d une presse à impression flexographique augmentera les capacités d'exploitation et favorisera une meilleure impression.Clarke Transport Clarke Transport a fait l'acquisition d'un terrain de 700.000 pieds carrés, sur le boul.Hymus à Dorval (en banlieue de Montréal) pour l'amé- nagement d'un nouveau terminus de transport routier.Clarke, dont les activités diversifiées s'étendent aux domaines maritime, routier, côtier et service de groupage, a acquis ce terrain à un coût de plus de $600,000.00.La compagnie projette la construction d'un entrepôt de $750.000.00 en forme de "L”.Loblaw Companies Loblaw Companies Limited rapporte des pertes d'opération, pour la période de 12 semaines terminée le 23 mars, de $1.184,000 ou 13 cents l'action, ("est une amélioration sur une perte de $5 2 millons ou 48 cents l'action pour la période comparable il y a un an.Dans un rapport à ses actionnaires.la compagnie déclare qu'un poste spécial de $162,000 a donné une perte nette de $1.022,000 ou 11 cents par action pour le dernier trimestre.Les ventes étaient "fort en avant” à $670.925.000, y compris $256.445.000 pour les opérations canadiennes.Les états comparatifs n'étaient pas disponibles, à cause d'une modification des périodes de comptabilité.Alcan et SNC C'est dans le but de fournir à l industrie de l'aluminium des services complets en ingénierie et gestion de projets que les services de Génie Alcan et SNC Inc.ont formé une entreprise en coparticipation qui sera connue sous le nom de Projets AES-SNC.M.Jacques Lapointe de SNC est le directeur général de cette coparticipation.Projets AES-SNC a comme premier travail l'ingénierie de deux usines d'alumine construites à l'étranger qui utiliseront les techniques Alcan Le personnel des deux entreprises a d’ailleurs déjà commencé ce travail.La firme SNC est un des plus grands organismes exclusivement canadiens dans le domaine de l’ingénierie et des services logistiques et gestionnaires en construction à l’échelle internationale Les services de Génie Alcan constituent la branche technique internationale d’Alcan Aluminium Limitée et fournit en même temps des services consultatifs a des clients extérieurs.COMMISSION DE CONTRÔLE DES PERMIS D'ALCOOL DU QUÉBEC AVIS Les personnes ci-après permis suivants: mentionnées ont demande les NOM ADRESSE CATÉGORIE PIERRE-AUGUSTE.Léopold 3925.rue Masson.Épicerie et Marie-Thérèse Pierre-Auguste Montreal MARCHAND.JeanS 9280 est.rue Sherbrooke Épicerie Claude Jarry (Suite à une vente) Montréal SARGENT.Ralph 101.rue Rose Club À Ma Baie Yacht Club 1974 Inc." (Changement de titulaire) Pierrefonds DRAGOUMANIOTIS.6442.rue Papineau.Salle a manger Pantelis Montréal (Changement de catégorie de Restaurant à:) BARRÊTTE.Reina Dupuis 1099.rue St-Louis.Lacbine Épicerie THIBAULT.Lucille Ross 2011 A.8ième avenue.Pointe-Aux-Trembles Épicerie OUSSET.Maurice (Louis) 1488 est.rue Ste-Catherine, Salleâ "L'Auberge de la Marie-Galante Inc." Montreal manger - 2 Bars CARUSO, Calogero Antonio 11811.rue Lachapelle, Salle à manger - "Urbino Restaurant Inc." (Suite à une vente) Montréal Bar TSICHLAKIS, loannis (Jean) 1249, rue Bleury Montréal Épicerie GIRARD.Lisette 6065.rue Hochelaga, Épicerie Désormeaux (Suite à une vente) Montréal POISSON.Jean-Guy 30 ouest, rue Mont-Royal Taverne Montréal (Suite à une vente) MILLER.Bryan 2900.Sources Road.Brasserie "Les Entreprises Sept Régals Inc." Pointe-Claire AYERS.Lloyd James 898.rue Notre-Dame.Taverne Ayers Enterprises Inc.’ (Suite à une vente) Lachme DESROCHERS.Henri 690.rue Liège Est.Montréal Épicerie Afin d étre valide, toute objection a ces demandes doit être faite par> écrit, dûment motivee et ASSERMENTÉE dans les 15 jours du présent avis au: SECRÉTAIRE GÉNÉRAL Case postale 200, Place d'Armes, Montréal, P.Q.£ ’ITIfMi MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc .7035 AVE.OU PARC 270-1141 Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Morion & Morion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR RIEL, VERMETTE, RYAN, DUNTON& CIACCIA Avocats et Procureurs Tour de la Bourse 800, Square Victoria Suite 2104 Montréal H4Z 1 Ht Sénateur Maurice Riel, C.R Clermont Vem ette Gerald J Ryan.C R .Jaime W Dunio-John Cioccks MAN Jean Louis Tetrault Michel Green Alain Grégoire Jean Pierre Archambault Jean Pierre Sointonge Téléphone: 866-6743 Adret» télégraphique: BIVUDIN Télex: 01 -36407 20 • Le Devoir, vendredi 24 mai 1974 AVIS IMPORTANT AUX DÉTENTEURS D’OBLIGATIONS D’ÉPARGNE DU CANADA.Depuis le 1er mai 1974, le rendement annuel moyen à l’échéance de toutes les Obligations d’Épargne du Canada non échues est augmenté à Ce rendement accru sera obtenu au moyen de bonis payables au comptant qui seront considérés comme un gain de capital pour fins d’impôt sur le revenu.Qui a droit de recevoir les bonis payables au comptant?Tout détenteur d'Obligations d'Épargne du Canada non échues aura droit à des bonis payables au comptant pourvu qu'il détienne ses obligations jusqu'à la date d'échéance de ces bonis.Quelle est la date d'échéance de ces bonis?Pour toutes les Obligations d'Épargne du Canada échéant le ou avant le 1er novembre 1979, le boni est payable à la date d'échéance de l'obligation.Les détenteurs d'Obligations d'Épargne du Canada échéant après le 1er novembre 1979 auront droit à deux bonis.Le premier sera payable le 1er novembre 1979 et le second à la date d'échéance de l'obligation.Quel est le montant de ces bonis?Le montant de chaque boni payable au comptant est différent d'une émission à l'autre.Toutefois, dans chaque cas le montant du boni sera suffisant pour produire un rendement annuel de 9% pour la période allant du 1er mai 1974 à l'échéance.Dans le cas des obligations venant à échéance après le 1er novembre 1979, le premier boni produira un rendement annuel moyen de 9% pour la période allant du 1er mai 1974 au 31 octobre 1979.Le second boni produira également un rendement annuel moyen de 9% pour la période allant du 1er novembre 1979 à l'échéance de l'obligation.Comment puis-je recevoir ce boni?Pour recevoir votre boni payable au comptant vous présentez tout simplement vos Obligations d'Épargne du Canada à tout agent émetteur autorisé (banque, société de fiducie ou caisse populaire) à l'échéance du boni ou ultérieurement.Il est bien entendu qu'un détenteur n'aura pas à encaisser ses obligations lorsqu'il réclamera le boni payable avant /'échéance de l'obligation.Comment dois-je traiter le boni en remplissant mon rapport d'impôt sur le revenu?Les bonis payables au comptant seront considérés comme un gain de capital.Lorsque vous recevrez vos bonis un état vous indiquant le montant du boni vous sera remis.La confusion qui pourrait exister lorsque vous remplirez votre rapport d'impôt sur le revenu sera ainsi éliminée.Puis-je encore encaisser mes Obligations d'Épargne du Canada en tout temps?Oui.Vos Obligations d'Épargne du Canada demeurent toujours encaissables en tout temps à leur pleine valeur nominale plus l'intérêt couru.L'intérêt est calculé au taux du coupon annuel approprié pour chaque mois complet écoulé depuis la date d'échéance du coupon précédent.Ces montants sont fournis à l'endos de votre obligation.Vous devrez cependant vous rappeler que les bonis payables au comptant échoient à des dates précises et que vous n'aurez pas droit au paiement de ces bonis si vous ne détenez pas votre obligation lorsque ceux-ci deviennent dus.Est-ce que les certificats d'intérêt composé seront affectés par ces changements?Non.Ces changements n'affecteront en rien le privilège de l'intérêt composé qui est attaché à certaines émissions d'Obligations d'Épargne du Canada présentement en cours.Les détenteurs d'obligations qui composent leur intérêt pourront continuer à le faire et recevront les montants d'intérêt composé déterminés lors du lancement de chaque émission.Ces montants sont fournis au recto de votre obligation.Est-ce que les autres modalités des Obligations d'Épargne du Canada seront affectées par ces changements?Non.Toutes les autres modalités des Obligations d'Épargne du Canada demeurent les mêmes que lorsque vous les avez achetées.Les Obligations d'Épargne du Canada qui sont présentement achetées par versements en vertu du Mode d'Épargne sur le Salaire et du Mode Officiel d'Épargne Mensuelle seront assorties des bonis payables au comptant.Les tableaux de versements pour ces achats à termes demeurent inchangés.Est-ce que les Obligations d'Épargne du Canada sont toujours en vente?Oui.L'émission 1973-74 des Obligations d'Épargne du Canada est toujours en vente au prix déterminé en vertu des conditions initiales de cette émission.Les acheteurs de cette émission auront droit aux bonis payables au comptant le 1er novembre 1979 et à l'échéance le 1er novembre 1985.Pour référence joignez cette annonce à vos obligations.BONIS PAYABLES AU COMPTANT POUR LES OBLIGATIONS D’EPARGNE DU CANADA NON ÉCHUES MONTANTS DES BONIS POUR UNE OBLIGATION DE $100 POUR PRODUIRE UN RENDEMENT ANNUEL MOYEN DE 9% OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA ÉCHÉANT LE OU AVANT » LE 1er NOVEMBRE 1979 OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA ÉCHÉANT APRÈS LE 1er NOVEMBRE 1979 ÉMISSION DATE D'ÉCHÉANCE BONI PAYABLE À L'ÉCHÉANCE ÉMISSION DATE D’ÉCHÉANCE BONI PAYABLE LE 1er NOVEMBRE 1979 À L'ÉCHÉANCE 1964 1 novembre 1974 $1.75 1967/68 1 novembre 1980 $22.00 $3.00 1963 1 novembre 1975 5.50 1971/72 1 novembre 1980 9.75 ’ 1.25 1962 1 novembre 1976 9.50 1970/71 1 novembre 1981 7.00 2.25 1965 1 novembre 1977 13.75 1968/69 1 novembre 1982 13.50 6.75 S.R.* 1 octobre 1978 10.25 1972/73 1 novembre 1984 10.25 7.50 1969/70 1 novembre 1978 4.00 1973/74 1 novembre 1985 10.50 9.25 Cent.1 novembre 1979 20.50 "Émission spéciale de remplacement (1968) Les bonis sont en sus des coupons d'intérêt annuel et des certificats d'intérêt composé.Les Obligations d’Epargne du Canada PROFITEZ-EN!
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