Le devoir, 29 juin 1974, samedi 29 juin 1974
la météo Ensoleillé, devenant nuagejx, pluie dans la nuit.Maximum 85.Demain: dégagement.Détails en page 6.SS.Pierre et Paul UE DEVOIR Fais ce que dois Vol.LXV - No 149 Montréal, samedi 29 juin 1974 Les élections — pages 11,12, 24 20 CENTS Ottawa financera a 90% un Village olympique permanent par Bernard Oescôteaux Le suspense du Village olympique est terminé.Le maire Drapeau, se posant en défenseur des espaces verts, a fait approuver par le conseil municipal, hier, un projet de village olympique permanent qui sera finance dans une proportion de 90% par la Société centrale d’hypothèque et de logement, et qui permettra de transformer environ 75% de la superficie du parc Viau en parc public.Ce n’est cependant que la première partie de ce projet dont on a dévoilé la teneur exacte au conseil, et qui a reçu un appui presque total des conseillers.Seul M.Georges Marchand, conseiller de l'Acadie, a enregistré sa dissidence.Le projet dans son ensemble se divise en deux parties.La plus importante consiste en la construction de deux immeubles de forme pyramidale, le long de la rue Sherbrooke, comprenant 932 logements qui serviront à loger les athlètes participant aux Jeux de Montréal.Il s’agit d’un projet préparé par les architectes Roger D’Astous et Lud Durand et présenté par un consortium de quatre entrepreneurs sous le nom des Terrasses Zaro-lega Inc.la construction qui pourrait débuter en août, nécessitera un investissement de $30 millions, au prix actuel du marché.Les logements seront de type condominium et seront loués ou vendus après les jeux.La deuxième partie du village sera constituée par un troisième bâtiment qui servira à loger les services communautaires nécessaires aux athlètes durant la durée des jeux.A l’origine, ces services devaient être logés dans des pavillons temporaires, mais cette solution fut rejetée parce que trop coûteuse.Les autorités municipales ont contourné la difficulté en choisissant de faire construire une résidence qui, après les jeux, servira à des fins d’habitation sociale pour les personnes âgées.Comme cette partie du projet n’est pas encore prête, M.Drapeau a fait approuver en principe l’utilisation d'un emplacement d’environ trois acres sur le parc Viau pour la construction d’une telle résidence.en bordure du boulevard l’Assomption, au nord de la rue Sherbrooke.M.Drapeau devait cependant apprendre aux conseillers qu’un groupe de 200 personnes de la paroisse Notre-Dame-du-Foyer ont manifesté leur intérêt pour cette solution et qu’une société sans but lucratif pourrait être formée pour réaliser cette partie du projet.M.Drapeau insiste cependant pour que cet immeuble respecte les caractéristiques de l’ensemble et suggère qu’on retienne les services des architectes D Astous et Durand.Les conseillers, tout en approuvant ces Voir page 6: Village Pas de métro lundi par Jean-V.Dufresne Le président de la Communauté urbaine de Montréal, M.Lawrence Hanni-gan, a annoncé hier que le métro sera fermé lundi, jour de la Confédération, pour des raisons de sécurité."A moins, a-t-il ajouté, que les préposés à l’entretien, affectés surtout a l’alimentation électrique, sursoient à leur décision de chômer le jour du 1er juillet”.Cette éventualité a été écartée toutefois par le nouveau président du syndicat des préposés à l’entretien du métro, M.Jacques Beaudoin, dans une entrevue hier: "Nous prenons congé le 1er juillet ainsi que nous autorise à le faire la convention collective.Il ne s’agit pas d’un débrayage, mais d’un congé autorisé.’’ M.Hannigan a expliqué que la CTCUM ne dispose pas d’un nombre suffisant de cadres pour assurer l’alimentation électrique du métro en l’absence du personnel régulier.* "Nous ne pouvons nous permettre le risque d’une panne”, a-t-il dit.Hier à l’aube, le service de transport en commun a été complètement rétabli après une interruption de 24 heures, et malgré un défi symbolique de la Fraternité des chauffeurs et des opérateurs de métro qui, la veille, décidait de passer ou-, Voir page 6: Métro Le village olympique permanent, constitué de 3 édifices: deux blocs en forme de pyramide, serviront à loger les 9,000 athlètes attendus.: .Nixon et Brejnev dans le vif du sujet s-Interview deüean-PierreGoyer au DEVOIR -\ Sakharov entame une grève de la faim au nom des proscrits MOSCOU (par l’AFP) — Le savant Andrei Sakharov a annoncé qu’il fera la grève de la faim à partir de minuit pour convaincre le président Nixon et M.Leonide Brejnev de prêter attention au sort des détenus politiques en URSS.M.Sakharov a déclaré à un groupe de correspondants étrangers qu’il desirait protester contre la répression “illégale et cruelle" des détenus, demander l'amélioration de leur sort, la révision des procès, et la libération de Vladimir Boukovsky.La mère de Boukouvsky, un jeune dissident de 31 ans actuellement détenu a la prision de Vladimir, à cent cinquante km au nord-est de Moscou, assistait à la conférence de presse dans le bureau de M.Sakharov.Parmi les onze journalistes présents figuraient quatre envoyés spéciaux américains venus à Moscou avec le président iNixon.A leur adresse, M.Sakharov a répété ses thèses sur la détente, en soulignant qu elle ne saurait être solide qu’à condition d'être accompagné d’une libéralisation de la société en URSS, et en particulier d’une stricte observation des droits de l’homme.M.Sakharov a déclaré que “le nom de Boukovsky est devenu un symbole de la lutte pour l’humanisation de la vie en URSS.La répression à laquelle il est soumis est un défi à la conscience humaine".Vladimir Boukovsky, âgé de 31 ans, condamné à plusieurs reprises, a déjà séjourné dix ans en asile psychiatrique, dans des camps de travail et en prison.Il y a trois semaines, il a été transféré d’un camp de travail de l'Oural à la prison de Vladimir, où tous les détenus sont soumis au régime sévère, a déclaré sa mère.Pendant ce temps, le président Richard Nixon et M.Leonid Brejnev entraient dans le vif du sujet en abordant les problèmes stratégiques, mais ils ne sont pas encore parvenus à se mettre d’accord sur de nouvelles mesures de contrôle des missiles offensifs.Les problèmes 2 «Le Devoir, samedi 29 juin 1974 r Wk par Gilles Lesage $100 millions de Brineo?QUEBEC — Le gouvernement ne semble pas avoir été mis au courant du projet du groupe Brineo d'investir $100 millions dans la mise en production d’un dépôt d amiante dans le Nord-ouest québécois projet dévoilé parmi d'autres, avant-hier' aux actionnaires de l’entreprise.Interrogés hier à l'Assemblée nationale, le premier ministre et le ministre des Richesses naturelles ont été fort évasifs sur le sujet.'J’ai parlé avec certaines autorités de Brineo avant hier (jeudi), on n en a pas parlé.Je peux certainement en discuter dans les jours prochains ", dit M.Robert Bourassa au député créditiste de Rouyn-Noranda, M.Tamil Samson De son côté, le ministre Gilles Massé dit qu'il n a pas été informé de la décision de Brineo d'investir dans l’exploitation.•'Il y a ea\ ajoute-t-il, avec a compagnie Abitibi-Asbestos, une association dans 1 exploration, pour tenter de déterminer si le gîte minier est suffisamment rentable pour être exploité.A ma connaissance, on en est encore à cette étape.Nous sommes en train d’examiner quelles seraient les possibilités pour le gouvernement du Quebec et quelle sorte de bail le gouvernement pourrait donner à ces deux sociétés lorsqu'elles le demanderont, ("est par le bail minier, je pense, que nous pourrions intervenir dans l’exploitation de cette mine avec ces deux entreprises." Crédit forestier Le ministre des Terres et Forêts espère pouvoir présenter et faire adopter avant l'ajournement d’été son projet de crédit forestier.Réaliste, M.Kevin Drummond se refuse toutefois à en donner l’assurance à M.Fabien Roy, député créditiste de Beauce-Sud.La seule assurance qu’il donne, c'est que les intéressés pourront se faire entendre en commission parlementaire.Le vérificateur devant les députés A moins d'imprévu, le vérificateur général des comptes rendra compte de son mandant devant une commission parlementaire, au cours des prochaines semaines.Le chef de l'Opposition, M.Jacques-Yvan Morin, a réussi à arracher cette promesse hier au premier ministre.Ce sera échos de l’Assemblée nationale un précèdent.Quant au protecteur du citoyen, il est possible également qu’il témoigne devant les députés, pour la première fois depuis qu’il est en poste, soit depuis cinq ans M.Louis Marceau a iui-meme formulé le désir de rencontrer les députés.21 libéraux absents Il y avait une affluence inhabituelle pour un vendredi à l’Assemblée nationale.hier.En effet, il ne manquait que 21 députés libéraux lors des deux votes "enregistrés," alors qu'il en manque d'habitude entre trente et quarante sur 102.Jusqu'au premier ministre qui donnait l'exemple et était sagement à son siège de l’Assemblée, alors que, d'habitude, le vendredi, il tient bureau à Montréal, dans l'immeuble de l’Hydro-Québec.Subventions aux municipalités L’Assemblée a adopté rapidement un projet de loi (bill 32) qui autorise le ministre des affaires municipales à verser aux municipalités de 25,000 à 50,000 habitants une subvention de $6 per capita et aux municipalités de 50,000 habitants et plus une subvention de $10 per capita.Le députe Fabien Roy en a profité pour renouveler deux suggestions, savoir que le gouvernement se dote d'un Office de crédit municipal, "tinancé en totalité par la Banque du Canada", comme elle le fait pour la Banque d'expansion industrielle, note-t-il.Députés et.garderies Qui sont les cinq députés libéraux qui, à cause de leur grand intérêt pour les garderies, ont accompagné le ministre d’Etat aux Affaires sociales, Mlle Lise Bacon, au cours de sa récente tournée provinciale.’ Leurs noms n'ont pas été dévoilés en Chambre, mais "L’Electeur", organe officiel du Parti libéral nous l'apprend dans sa plus récente livraison, photo à l'appui.Il s'agit des députés Richard Verreault (Shefford), Jean Boudreault (Bourget), Henri Lecours (Frontenac), Gilles Belle-mare (Rosemont) et Ghislain Harvey (Dubuci.Sur la photo prise à Rouyn.les cinq ministériels entourent le ministre d'Etat et M.Henri Miljours, candidat libéral défait par M.Camil Samson au dernier scrutin.Au cours de la semaine, le PQ s'est plaint amèrement de ce que l'Opposition n'a pas été invitée à faire partie de la simili-tournée de la commission parlementaire des Affaires sociales.Chroniaue du bill 22 par Gérald LeBlanc Le bill 22 ne pose pas de problème à Bell et à l'Alcan Le parrain du bill 22 a connu une journée relativement calme, hier, à la commission parlementaire: deux organismes sur trois, Bell Canada et l’Alcan, signifi-sient leur appui à la démarche de francisation du gouvernement Cette oasis était d’autant plus appréciée qu elle survient après 13 jours d’audiences.marquées par la quasi unanimité des témoins à rejeter le projet de loi 22 Le ministre Cloutier en a donc profité pour féliciter les deux témoins, Alcan et Bell, autant pour leurs efforts de francisation par le passé que pour leur attitude positive devant la démarche du gouvernement Bourassa.Vice-président exécutif et porte-parole de la société Bell Canada, M.René Fortier exprimait d'abord son accord entier avec l’esprit du bill 22 qui "vise à consacrer la prépondérance du français” au Québec.La société de téléphone demande ce- pendant au gouvernement de préciser et clarifier certains articles du projet de loi, notamment pour tenir compte du caractère particulier des sièges sociaux québécois de compagnies multinationales C’est le cas pour Bell Canada qui fait affaires dans plusieurs pays."Il faudrait donc reconnaître, précise la mémoire, que les sieges sociaux doivent, dans leurs communications internes, utiliser une ou des langues qui refléteront les diversités linguistiques de leur personnel: en général, l'anglais sera la langue la plus fréquemment utilisée ”.La société Aluminium du Canada a tenu à peu près le même langage."Nous ne voyons aucune divergence entre les objectifs généraux du projet de loi 22 et ceux d’Alcan”, affirme en effet le mémoire Comme Bell Canada, TAlcan est également devenue multinationale.Elle demande donc au gouvernement de tenir compte de cette particularité dans l'effort de francisation des sièges sociaux.Reprenant un argument de la Chambre de commerce et du Conseil du patronat, les deux sociétés recommandent de s'en tenir à l arme de la “citation publique” pour mettre au pas les sociétés refusant de se franciser.Les écoles anglaises ouvertes à tous Les groupes protestants anglophones des Cantons de l’Est ne veulent pas seulement des écoles anglaises pour leurs enfants mais également pour tous les Québécois désirant les fréquenter.C'est en somme la liberté absolue de choix dans la langue d’enseignement que réclament les anglophones et non seulement des écoles pour leur minorité.Sur un ton dénudé de l'arrogance affichée par le PSBGM, les porte-parole des diverses composantes de la communauté scolaire (dirigeants, parents, enseignants) des Cantons de l’Est exigent la même chose que tous les autres témoins anglophones à la commission: “la promotion du bilinguisme et du biculturalisme au Québec".Ils demandent en conséquence l'exclusion de toutes les clauses du bill 22 affirmant ou donnant l’impression que le Jean-Pierre Goyer: Le bill 22 est U prématuré” par Pierre O’Neill Selon le ministre fédéral des Approvisionnements et Services, M.Jean-Pierre Goyer, le projet de loi 22 du gouvernement Bourassa est "prématuré'’.Dans une entrevue au DEVOIR, il a L’exorcisme agira jusqu’au 8 juillet QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — Le gouvernement Bou-rassa avait d'abord annoncé son intention de limiter l'étude du projet de loi 22, en commission parlementaire, à deux ou trois semaines.Devant les nombreuses représentations contraires et l'immi- nence du scrutin fédéral, le premier ministre et le parrain du bill 22, MM.Bourassa et Cloutier, ont décidé de prolonger l'examen.Les audiences de cette commission sont devenues le théâtre d'une véritable liturgie, où chaque témoin récite rituelle- Université Laval EXTENSION DE L’ENSEIGNEMENT, SECTION DES SCIENCES DE L’ADMINISTRATION PROGRAMME SPÉCIAL pour septembre prochain CRÉATION ET DÉVELOPPEMENT D’ENTREPRISE CE PROGRAMME S’ADRESSE : — aux personnes désireuses de se lancer en affaires — aux personnes qui veulent augmenter ou obtenir de meilleures chances de succès lorsqu’elles partent en affaires — aux personnes qui débutent dans les affaires BUT DU PROGRAMME Il a pour but de donner aux gens qui ont l’esprit d’entreprise et qui veulent mettre sur pied un commerce ou une entreprise, les connaissances nécessaires pour mener à bien les différentes étapes que l'entreprise traverse : A- La planification de l’entreprise B- La capitalisation de l'entreprise C- La gestion de l’entreprise Les participants auront donc grâce à ce programme, toutes les informations et procédures nécessaires pour leur faciliter l’accès aux sources de capitaux.MÉTHODE D'ENSEIGNEMENT Les participants, par groupe, devront présenter des projets d’entreprise.Ils devront suivre toutes les étapes, jusqu’à l'incorporation et à la mise en marche de l’entreprise.Les professeurs joueront le rôle de consultants.De plus, lors des séminaires, des hommes d’affaires d’expérience (présidents de compagnie, banquiers, officiers d'institutions financières et d’organismes gouvernementaux), expliqueront aux participants les difficultés et les problèmes rencontrés à leurs débuts, et la façon dont ils les ont résolus.admission Les candidats intéressés devront remplir une formule de demande d'admission disponible au bureau 144 Pavillon des Sciences de l'administration — Université Laval avant le 15 juillet 1974.Pour plus d'information les intéressés peuvent téléphoner à 656-3585.Cité universitaire, Québec ment le credo de son groupe devant les parlementaires, posant toujours les mêmes questions et faisant les mêmes remarques, suivant l'intérêt de son parti.Ce "psychodrame de Tâme québécoise”, suivant l'expression du Dr Jacques Boulay.entraîne peu de débats mais permet à chaque acteur, y compris les parlementaires, d’étaler ses couieurs.Chronomètre en main, le président de la commission assure le respect intégral du rituel: 20 minutes pour le témoin, 20 minutes pour les questions des ministeriels et 20 minutes pour l'Opposition.Seul le credo varie, suivant que les témoins sont francophones, anglophones ou hommes d’affaires, fidèles à l'axiome voulant que l’argent n’ait pas de couleur.A l'exception des hommes d'affaires, favorables à la démarche gouvernementale dans son ensemble, la plupart des témoins (plus de 40 sur 54) se livrent en fait à une cérémonie d'exorcisme dans l’espoir de voir disparaître le bill 22.Psychiatre, ministre libéral, parrain du bill 22 et grand-prêtre de cette liturgie, M.François Cloutier, "intraitable sur les principes mais souple sur les modalités”, n’entre jamais dans le débat mais aide les fidèles à préciser leur pensée.Aux francophones, il demande de justifier leur représentativité e( de démontrer que la consultation a précédé là rédaction de leurs mémoires.De toute façon, M.Cloutier estime que Ta majorité des témoins francophones entendus ne représentent pas la majorité qué-oécoise”.Le ministre s’assure quand même de leur intention d'enlever tous les droits des anglophones quand les témoins frôlent l'unilinguisme.Aux anglophones, M.Cloutier fait répéter que le bill 22 restreint grandement leurs droits."Ce sont eux qui interprètent bien le projet de loi”, ajoute-til de temps à autre.Aux hommes d’affaires, le ministre sert un coup double d’encensoir, pour leur attitude positive d'approuver le principe du projet de loi, quitte a suggérer des changement dans les modalités.“Geste démontrant la maturité, seule attitude valable”, précise-t-il à l’occasion.De Taure côté de la table, M.Jacques-Yvan Morin, juriste, professeur, expert en “religion" comparée et chef de l'Opposition officielle, se fait l’avocat du diable pour accélérer Texor-cisme.Aux anglophones, il demande de croire que le PQ est d’accord avec eux pour décrier Tambiguïté du bill 22."C'est volontaire de la part du gouverne- émis l’opinion que le gouvernement québécois a manqué d'imagination et aurait pu éviter de presser le "bouton de panique” en appliquant des mesures plus concrètes et efficaces.Tout en trouvant l'initiative du gouvernement inopportune, M.Goyer reproche au bill 22 d’etre coercitif, rempli d'exceptions et laissant trop de pouvoirs discrétionnaires aux fonctionnaires de l’E-tat.Il apparaît évident au ministre et député de Dollard que le gouvernement québécois n’a pas serieusement tenté de démontrer la rentabilité d’un Québec au visage français.Il est convaincu que l’économie québécoise se trouverait revigorée par la projection d’un visage français."Ce n’est pas seulement une affaire de nationalisme, mais aussi une question économique.” Dans la seule industrie du tourisme, croit-il, des politiques de francisation pourraient donner des effets "fantastiques”.Plutôt que de se hâter à légiférer, M.Goyer aurait souhaité que le gouvernement Bourassa se montre plus positif et consacre “une mise de fonds considérable” à favoriser un changement radical d’attitude et à démontrer la détermination de faire du Québec une province où Ton doit parler massivement le français.Cette perception de la problématique linguistique au Québec amène encore M.Goyer à se demander pourquoi le gouver- nement Bourassa n’a pas d’abord cru bon de fournir au ministère des Affaires culturelles les outils qui auraient pu lui permettre d'ètre efficace et du même coup de retarder l’échéance d’une loi susceptible de perturber le climat socio-politique canadien.Ainsi, M.Goyer s'interroge sur la détermination du gouvernement Bourassa de faire du français la langue prioritaire.alors que le secteur francophone d'enseignement n’était même pas en mesure d accueillir les jeunes anglophones qui souhaitaient s’y intégrer.Enfin, M.Goyer déplore le geste du gouvernement Bourassa parce qu’il inquiète sérieusement non seulement les anglophones du Québec mais plus encore ceux des autres provinces.Ils sont mal informés, indique-t-il, et ils ne parviennent pas à comprendre le revirement d’attitude d’un Québec qui s'est toujours montré si respectueux des droits des minorités.Au sujet de la politique de bilinguisme du gouvernement Trudeau, M.Gover fait observer que le Canada anglais a fait d’énormes progrès de compréhension.Il souligne que certaines provinces ont détourné à d’autres fins les fonds fédéraux destinés à l'enseignement du français mais que le gouvernement Trudeau a pris les mesures correctives qui s’imposaient.Et il est convaincu que le Québec aurait eu plus de succès avec ce genre d’effort massif.français est la Tangue officielle” du Québec.Ce qui découle directement de leur désir d'un bilinguisme intégral.La loi des langues officielles n’est pas en vigueur au N.-B.Plusieurs témoins anglophones ont évoqué l'exemple du Nouveau-Brunswick pour réclamer la proclamation de Tan-glais et du français comme langues officielles au Québec.Le chef de l'opposition officielle, M.Jacques-Yvan Morin, rétorquait toujours que la loi du Nouveau-Brunswick avait été votée mais n'avait jamais été proclamée.Pour en avoir le coeur net, M.Morin avait demandé au parrain du bill 22, M.(Toutier, de vérifier la situation prévalant chez nos voisins de Test.M.(Toutier est venu confirmer, hier, la prétention du chef de l’opposition.Son enquête démontre en effet que le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'a proclamé que quelques articles de cette Toi (1.4,7,12.15,161.Les domaines des textes officiels et de la langue d'enseignement ne sont pas touchés par ces articles.Selon M.Morin, seuls les articles ne comportant aucune contrainte pour les anglophones ont été promulgués.Les parties de la loi ayant pu renforcer la position des Acadiens n'ont donc, selon lui, aucune force de loi.L’UN est là Discrètement et presque secrètement, l’Union nationale suit les travaux de la commission parlementaire sur le bill 22.Un ex-ministre des gouvernements Johnson et Bertrand, M.Armand Maltais, connu pour ses sentiments nationalistes, assiste à la plupart des séances, à la demande du chef de TUN, M.Bellemare.Parmi les autres observateurs attentifs, signalons la présence assidue de M.Jean-Denis Gendron, président de la commission d'enquête sur le statut de la langue et candidat à la présidence de la Régie.Déom croit que le hill 22 pourrait être appliqué Un des experts les plus consultés par la commission Gendron et l’Office de la langue française, M.André Déom, député de Laporte, estime que le bill 22 pourrait ê-tre appliqué assez facilement.M.Déom ne manque aucune séance de la commission et ses questions portent surtout sur les moyens pratiques de franciser l'entreprise.Se prépare-t-il, comme certains journalistes l'affirment, à prendre la direction du "ministère de la langue”, qui pourrait être mis en place après l'adoption du bill Un autre député libéral, M.Jacques Veilleux, participe aussi très activement aux travaux de la commission.Il s’y est même fait remarquer par ses sorties énergiques contre l’arrogance de certains témoins anglophones.On le dit aussi très intéressé à ce futur ministère.ment qui veut ménager le chou et la chèvre”, ajoute son jeune collègue, M.Claude Charron, moins patient devant Tappel au bilinguisme des anglophones.Si ces derniers se réclament de l’exemple des autres pays ou de déclarations (canadiennes, européennes ou mondiales) des droits de l’homme, le professeur Morin triture leurs mémoires en démontrant que le droit à l’enseignement dans sa langue n'est reconnu nulle part et qu'aucun pays ne l’accorde.Aux francophones, les deux héraults péquistes demandent de préciser et de détailler les descriptions et les statistiques démontrant la situation alarmante et l’état d’urgence du français au Québec.Le créditiste Fabien Roy va dans le même sens et double même le PQ sur sa gauche.Son collègue créditiste, M.Camil Samson, plus près du gouvernement, s’assure surtout qu’il a bien compris les témoins.Seuls les députés libéraux dérogent parfois au rituel du clan, les anglophones se dissociant du bill 22 pour défendre leurs commettants, M.Choquette et quelques députés francophones prenant certaines distances à Tendrait du chapitre de la langue d’enseignement en particulier.Le bébé n’étant pas encore baptisé et le démon pas encore exorcisé, la liturgie continuera la semaine prochaine.Ce n’est sans doute qu’après les délices de la canicule que prendra fin cette grande cérémonie nationale.Un appel québécois en faveur de la paix au M-0 Le conseil québécois de la paix, craignant une nouvelle escalade au Moyen-Orient, “invite toutes les associations et tous les gens ordinaires à élever la voix dans un geste humanitaire afin de préserver toute vie humaine” dans cette partie du globe.Le conseil estime que les raids de représailles, par Israël, sont loin de constituer une étape vers une solution; le porte-parole du conseil québécois, M.E M.Sloan, a fait parvenir à MM.Trudeau et Waldheim un message les exhortant à faire pression sur les autorités israéliennes afin qu'un processus de négociation s'engage et pour faire cesser toutes représailles, contre le Liban notamment.En ce jour de la Fête du Canada, rappelons-nous.les privilèges de tout citoyen canadien • La liberté de parole • Le droit de penser et d’agir librement • La liberté de religion • Le droit de voter selon ses convictions en autant qu’il se conforme à la loi.les devoirs de tout citoyen canadien • De protéger ses droits et ceux des autres • De défendre son mode de vie • D’obéir aux lois et de les respecter • De vivre en paix avec ses voisins.te! que mentionné par le Département du Secrétariat d'État Bureau de la Citoyenneté canadienne LES 4 MAGASINS FERMÉS AUJOURD'HUI 1er JUILLET JOUR DE LA FÊTE DU CANADA ROBERT SIMPSON MONTRÉAL LIMITÉE i LE DEVOFR Montréal, samedi 29 juin 1974 Rapport moral du président: LaCEQ poursuivra la lutte sur tous les fronts par Lise Bissonnette C’est sans sursaut que la CEQ passera définitivement du statut de corporation à celui de véritable centrale syndicale, au cours de son congrès annuel qui débute aujourd’hui à Rivière-du-Loup.Riche d'une expérience syndicale qui allie "la lutte revendicative et la lutte idéologique” depuis les dernières années, la CEQ n’entend rien renier de ce passé récent et s'apprête plutôt à renforcer ses moyens.Le rapport moral oue le président de la centrale, M.Yvon Cnarbonneau, livre ce matin aux délégués, se veut en effet autant une auto-critique et une prospective pour les membres du syndicat qu'une réponse aux critiques “simplistes” qui ont reproché à la CEQ de s’avancer indûment sur des terrains idéologiques qui n ont rien à voir avec l’action syndicale, ou, à l’opposé, de faire la part trop belle aux revendications matérielles “corporatistes”.M.Charbonneau n’hésite pas à reconnaître qu’un certain “hiatus dans l'action” a pu se produire lorsque la base syndicale s'est trouvée débordée par une "pluie de mandats” définis au cours de congrès ou de réunions du conseil provincial.Cette base a pu également ressentir la distance entre la “présentation-choc” que faisait la centrale a propos de problèmes que ses membres véhiculent quotidiennement avec un autre vocabulaire.Mais tout cela n’est que résultat normal d'une pratique combative qui se forge en tâtonnant un peu et en faisant la part de la ferveur.Quelles que soient les différences d’expression, les membres de la CEQ, croit M.Charbonneau,” savent d'instinct que le gros bout du bâton, dans la société capitaliste, est entre les mains d'une minorité de possédants omni-puissants.” La centrale ne doit cependant pas tabler seulement sur cet instinct et c'est pourquoi, elle devra renforcer le militantisme de sa structure par des actions de formation mieux coordonnées au niveau de chacun des établissements scolaires.Par ailleurs, elle n’entend pas se laisser enfermer dans le mythe de la “représentativité bourgeoise” qui ressemblerait à la représentativité parlementaire.A ces “vertueuses pyramides”, les militants doivent plutôt substituer une “démocratie de contagion” qui consiste à gagner du terrain en convaincant son entourage, pouce à pouce; c’est là le rôle de “propulsion” dévolu aux minorités qui font la vitalité du syndicalisme.Sans jamais cesser de lier revendications syndicales et lutte idéologique, M.Charbonneau a ensuite fait le point sur les principaux mandats de la Centrale de l’enseignement du Québec, qui feront l’objet des discussions au cours des cinq prochaines journées.Ainsi après avoir confié à une “commission d'enquête sur le rôle de l’école et de l’enseignant” (CEREEE) l’approfondissement de son célèbre document sur “l’école au service de la classe dominante”, la centrale aborde aujourd’hui le thème de “l’école et la lutte des classes.” La nuance est d'importance puisqu’elle suppose le passage de la simple dénonciation à une phase d’action.Désormais conscients des mécanismes et rouages qui lient l’école à “l’ordre établi”, les enseignants doivent faire oeuvre de clarification dans leur milieu, auprès des parents notamment, tout en développant “une véritable pédagogie de conscientisation”.Il faut noter que si la CEQ suit la sociologie critique de l’école, elle n'entend pas se laisser embarquer dans l'idéologie de la “société sans eeoles”.Jusqu’à preuve du contraire, elle croit que l’école demeure un “outil indispensable pour les fils de travailleurs” et que ce sont leurs intérêts que les enseignants doivent servir.Ce “front de l’éducation” côtoie sans difficulté les activités de négociations, qui réclament autant d’énergie et sont finalement toujours “politiques” également.Réaffirmant la plate-forme permanente de la CEQ (rémunération améliorée, sécurité d’emploi, sécurité sociale, distribution des ressources selon les besoins et non les normes) M.Charbonneau a rappelé que la CEQ préférait dans l'immédiat se préoccuper de la création de fronts communs régionaux ou sectoriels solides, plutôt que de s'interroger déjà sur la “table centrale”.Il n’a cependant pas expliqué plus avant les détails des prochaines négociations mais a indiqué que leur style pourvoir page 6: CEQ L’injonction par Jean-V.Dufresne Dix ans d’amertume derrière le défi symbolique Les assemblées syndicales de la Fraternité des chauffeurs d'autobus se terminent toujours de la manière la plus imprévisible.Jeudi soir, au centre Paul-Sauvé, on a bien voté contre l'injonction, et pourtant on savait que les employés de la CTCUM rentreraient au travail, à l’aube, comme l'exigeait l'ordonnance du tribunal.Le comité exécutif de la Fraternité, d’ailleurs, n'a pas manqué de souligner le caractère précipité, et qui la rend fort suspecte a ses yeux, d’une requête en injonction interlocutoire accordée à moins de douze heures de l'échéance, les syndiqués ayant été requis.sous la menace des sanctions les plus rigoureuses, de rentrer pour le premier quart de 4h, hier.Dans ces conditions, il était matériellement impossible de convoquer tout le monde à temps pour la mise aux voix, si l'on songe que la Fraternité regroupe 3,200 membres et qu'un grand nombre avait profité du débrayage de 24 heures, la veille, pour quitter la ville.Il était évident que le résultat du scrutin, même majoritaire, n'avait aucune signification en l'absence de 90% des membres du syndicat.On comprend mieux l'amertume des employés de la CTCUM devant des recours juridiques aussi précipités que ceux-là.En dépit du fait que les deux tiers des participants aient décidé de passer outre à l'injonction, la grande majorité des syndiqués qui se sont présentés au microphone a affirmé son désir de rentrer au travail.La version des événements est la suivante, au dire du président de la Fraternité, M.Roger Lapierre: Le 9 juin, les agents de sécurité du métro quittent le travail et établissent des piquets de grève à l'entrée des dépôts d'autobus pour protester notamment contre le refus de la CTCUM de leur accorder un statut analogue à ceux des agents de police.La CTCUM sollicite et obtient une première injonction qui réduit le piquetage à quatre gréviste par dépôt.Le 25 juin, les agents de sécurité font savoir aux chauffeurs des dépôts Legendre et Saint-Michel, qui ne sont pourvus que d une sortie chacune, qu'il serait dans leur intérêt de ne pas l'utiliser.On peut s’étonner que 94 agents de sécurité en grève soient parvenus à effrayer 3.000 chauffeurs et opérateurs de métro.Pourtant, la Fraternité l'affirme.En effet, hormis les quatre pi-queteurs.d'autres agents aussi font le guet, en voiture, à proximité des dépôts, déterminés à rattraper plus loin les chauffeurs qui ont osé franchir le piquet.Les chauffeurs s en plaignent à la police, qui estime ne pas devoir intervenir puisqu aucune loi.dit-elle, n'a été enfreinte.A la CTCUM, on leur répond qu'ils doivent accomplir leur travail et recourir à la police en cas de malheur, une perspective assez peu réconfortante.Pourtant, affirme le syndicat, le surintendant du district de Legendre.M Roger Corriveau.après être lui-méme monté dans un autobus en compagnie de syndiqués, constate que les agents de sécurité épient les chauffeurs, et propose alors à ces derniers de garer leurs véhicules, signer leur feuille de temps et de demeurer “en disponibilité”.Mais, le lendemain, la CTCUM fait savoir aux chauffeurs qu'ils ne seront pas rémunérés bien qu'ils soient demeurés à la disposition de la compagnie.Temps fait, temps payé, reclament les chautteurs.Et c'est pour appuyer leurs camarades de Saint-Michel et Legendre que la Fraternité, au terme d'un premier meeting, mercredi soir, décidait de débrayer Aussitôt, la CTCUM sollicita une injonction provisoire, valable pour dix jours, dont le syndicat apprit l'existence, soutient-il, par la voix de la radio, tard hier après-midi Bien sûr.la Fraternité ne réclame pas que le temps fait, ni la seule sécurité physique, mais aussi l'indexation de leurs salaires au coût de la vie.A vrai dire, et un syndiqué l'a rappelé à ses camarades, au terme du meeting de jeudi, "le fond de la question, c'est une accumulation de problèmes qui persistent depuis dix ans et que la CTCUM ne veut pas régler.C’est plus facile pour elle, d'administrer par le truchement de recours judiciaires auprès des pouvoirs publics".Au microphone, plusieurs participants n’ont pas craint de crier publiquement leur nom avant de s’opposer à l'injonction, malgré les in-Voir page 6: Injonction La CSN a adopté son budget et accordé $2,000 de hausse aux membres de l’exécutif par Gilles Provost La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a adopté hier un budget de $9.26 millions pour les deux prochaines années.Ce budget comporte une hausse de $0.60 des cotisations individuelles mensuelles qui passent ainsi à $1.95 par mois.Le budget comporte aussi une hausse de salaire de $2,000 par année pour chacun des membres de l’exécutif, ce qui porte leur salaire à $18,000.Le président de la centrale, M.Marcel Pepin, obtient pour sa part une rémunération de $20,000, même s’il a déjà refusé des augmentations de salaire à quelques reprises dans le passé.Les discussions se sont poursuivies pen- dant toute la journée en plénière hier et c'est manifestement la hausse des contributions au fonds de défense professionnelle qui aura suscité les débats les plus vifs.Plusieurs options s’offraient aux congressistes et il aura été impossible de deviner le vote final avant la fin de la journée.Plusieurs intervenants ont pris parti pour le statu-quo (qui impliquait quand même une hausse de cotisation de $0.40) en expliquant que leurs membres n ont pas un gros salaire et qu’ils ne peuvent pas payer davantage meme si on admet généralement que les prestations de grève actuelles ne sont pas suffisantes.Plusieurs autres intervenants ont in- sisté pour que la CSN se donne enfin des prestations de grève substantielles en soulignant que plusieurs syndicats ont perdu de longues luttes dans le passé simplement parce que leurs membres ne pouvaient plus tenir le coup financièrement.Du côté de la fonction publique, où les salaires sont parfois très faibles, on a insisté sur le fait que les grèves sont maintenant peu probables dans ce secteur parce que d'autres mesures sont plus efficaces et parce que le gouvernement épargne de l'argent pendant ces grèves qui pénalisent surtout le public.Certains intervenants ont toutefois répliqué qu'il est pratiquement impossible de dire avec certitude qu'il n'y aura pas de grève dans un secteur donné.D'autres, comme Michel Chartrand.ont aussi affirmé que ceux qui ont la chance de ne pas faire de grève devraient être d'autant plus disposés à aider ceux qui font la grève à leur place.“Pendant la grève d Asbestos, de dire M.Chartrand, les mineurs ont littéralement crevé de faim avec toute leur famille pendant la grève.Une fois qu'ils eurent remporté la victoire, les fonctionnaires de la ville n’ont eu qu'à demander l'équivalent de ce qu'avaient, obtenu les mineurs pour obtenir satisfaction Ils n'ont pas eu à faire la grève mais ils ont profité Voir page 6: La CSN les tribunaux par Guy Deshaies Pré-enquête de Canadian Steel Les pompiers n’auront plus recours au congé de‘maladie’ M.André Bourdon, juge de paix du district de Montréal, a ouvert une préenquête.hier, relativement à des plaintes de négligence criminelle portées par le comité des travailleurs de la Canadian Steel Foundries contre cette compagnie à la suite du décès d'un travailleur.M.Jean-Raymond Guilbeault, le 16 février dernier.Le coroner Roch Héroux avait rendu un verdict de responsabilité criminelle contre la compagnie à l'issue de son enquête au sujet de cet accident et les travailleurs de la Canadian Steel voudraient qu’une accusation au criminel soit portée contre la compagnie et le directeur de la sécurité.Divers témoins ont narré, hier, les circonstances de l’accident fatal mais au stade de la pré-enquête le juge Bourdon a exigé le non publicité sur cette enquete.Jeudi prochain il entendra d’autres témoins après quoi il aura à décider si oui ou non il signe les plaintes et achemine les accusations au criminel.Me Pierre Cloutier, qui représente le comité des travailleurs de cette usine située à 5227 rue Notre-Dame est.a déclaré aux journaux qu’il entendait aller “jusqu'au bout dans cette affaire” qui, selon lui, est de la plus grande importance pour la sécurité des travailleurs.Me Cloutier a opiné que les ouvriers, tout autant que les policiers et le ministère public, avaient le droit de se servir du code pénal pour attaquer les compagnies ou tous autres employeurs qu'ils croient responsables de délits à leur égard.La CECO reprend mercredi La Commission d’enquête sur le crime organisé a ajourné ses audiences publiques à mercredi prochain, hier, avant même d’entendre M.Vie Cotroni qui avait été invité à poursuivre ses dépositions.Le juge Rhéal Brunet, président de la Commission, a expliqué qu’après discussion avec le procureur du ministère public, il avait été décidé de relire et de passer en revue les témoignages rendus jus- qu’à présent avant d’aller plus loin dans l’épisode des conversations de MM.Cotroni, Violi, Soccio et Courville au sujet de l’enquête en cour.Vinzenzo Cotroni et Armand Courville ont été convoqués pour mercredi prochain.à lOh.alors qu’on leur fera entendre d'autres enregistrements de conversations auxquelles ils auraient pris part le 28 mars 1973.Messier échoue en Cour Supérieure L’ex-directeur de la police de Lon-gueuil, M.Pierre Messier, a échoué encore une fois, hier, en cour supérieure dans ses tentatives de reprendre son poste depuis son congédiement en 1972.La Commission de police avait confirmé la décision du conseil municipal de démettre M.Messier de son poste et de le congédier et, hier, la cour supérieure a refusé d’émettre un bref d’évocation en vertu duquel le dossier aurait été pris en mains par la cour supérieure qui aurait eu à décidé si la Commission avait causé un déni de justice au requérant.M.Messier plaide qu’il a été injustement congédié pour des motifs politiques et voudrait faire reviser la décision de la Commission de police.Il peut encore en appeler à la cour d’appel de la décisio,.rendue, hier, par le juge Jacques Dugas.Ce dernier estime que la Commission de police n’a commis aucun déni de justice qui donnerait ouverture au bref demandé.Le magistrat se demande néanmoins si on n’a pas été trop sévère envers M.Messier et s’il n'aurait pas été plus séant de le dégrader sans le congédier.Ce congédiement avait été décidé à la suite d’une enquête sur le service de police de Longueuil et la municipalité avait allégué surtout l’incompétence de M.Messier pour justifier le congédiement.Les pompiers de Montréal, réunis hier matin en assemblée, ont rapidement, comme il convient à des gens de ce métier, décidé de ne plus utiliser de méthodes comme les congés de maladie en masse pour hâter les négociations avec la ville, puisque cette dernière les a assurés que les négociations se dérouleraient rapidement.Ils ont choisi en outre de dénoncer leur convention actuellement en vigueur, et de faire porter les négociations sur une nouvelle convention pour l'année 1975, qui comprendrait ce que le président de l'Association des pompiers de Montréal, M.Jean l’Abbé, appelle un “correctif” pour 1974.Les quelques 1,200 pompiers réunis au centre Paul-Sauvé ont manifesté surtout leur inquiétude devant la lenteur possible des négociations.Ils ont insisté sur ce point à plusieurs reprises.Leur président les a rassurés en leur annonçant qu'ils pourraient quotidiennement se tenir au courant du progrès de ces négociations en appelant 527-9695 où un message enregistre leur donnera les dernières nouvelles.Les pompiers de Montréal sont aussi préoccupés par les sanctions que la ville pourrait prendre à l’endroit de ceux qui ont pris des congés de maladie ces jours derniers, dépeuplant les casernes.Ils ont insisté auprès de leur exécutif sur l’importance de négocier la suppression de ces sanctions.La mort d’un garçon de dix ans dans un incendie rue Drolet jeudi soir, est attribuable, dit-on, au ralentissement de travail des pompiers.L’enfant, René Meunier, a trouve la mort quand il est entré dans un hangar en flammes pour y prendre sa bicyclette.Le directeur du service des incendies, M.René Plaisance, a déclaré jeudi soir que les pompiers ne travaillent pas à 100% de leur efficacité.Des témoins de l’incendie ont d’autre part soutenu que les pompiers étaient lents, apathiques, et hostiles aux directives de leurs supérieurs.Hier, à l’assemblée, plusieurs pompiers se sont plaint justement de l’attitude de leurs supérieurs, à leur égard, attitude brusque et inexplicable.L'Association des pompiers de Montréal a défendu ses membres en disant hier qu'ils avaient combattu l'incendie de la rue Drolet selon les règles.Une enquête a été ouverte sur les causes de cet incendie, qui a nécessité cinq alertes.Les flammes ont pris naissance dans une poubelle à l'arrière de la maison, puis se sont rapidement communiquées au hangar de bois attenant à la maison, qui a vite été embrasée.Les pompiers avaient imaginé cette technique de ralentissement de travail pour appuyer leur demande d’indexation de leurs salaires à la hausse du coût de la vie.Ils demandent une augmentation annuelle de $1,000 environ.week-end SAMEDI A l.'!:30.réunion des anciens au Collège de Valleyfield.— a 14 heures, assemblée annuelle des anciens du collège Saint-Louis-Maillet d'Edmunston, Nouveau-Brunswick.— Au programme du festival iohannais, à Saint-Jean, Québec, un tournoi die fer et la présentation d'un spectacle par la Clique-à-Pierrot.• A 20 heures, à Terre des hommes, Place de la Joie, danse Age d'Or.DIMANCHE A 13:30.à Ste-Agathe-des-Monts, ouverture de la piste “Circuit cyclo-tourisme".Concerts à 13 heures au Lac-aux-Castors; à 18:30 au carré Dominion; à 20:15 au parc Lafontaine.au carré Dominion, au parc Jarry et au parc Jeanne-Mance.LUNDI A 20:30.lancement du jeu dramatique de Monique Miville-Deschènes intitulé “Une croix de chemin'.illustré par Andrée S.De Groot.A 21 heures, reprise de ce jeu par les Jongleurs de la montagne à l’Oratoire Saint-Joseph, Mise en scène d'Yves Massicotte.Tous les lundis, mercredis et jeudis soirs de juillet et août.• Semaine de la sécurité nautique organisée par le Conseil canadien de la sécurité du 1er au 7 juillet.N-Dame: l’entente est ratifiée par François Barbeau Le personnel de soutien de l’hôpital Notre-Dame a accepté hier par 626 voix contre 215 le protocole d'entente qui était intervenu la veille entre ses représentants et les négociateurs du ministère, mettant ainsi fin au mouvement de grèves sporadiques qui touche l'hôpital depuis le 16 mai.La direction de l'hôpital n’a pas encore annoncé la réouverture de l’institution, mais les divers services devraient pouvoir recevoir des patients dès la fin du long congé de la fin de semaine.Les résultats du vote d’hier ont été annoncés après trois assemblées générales des membres du personnel de soutien, une pour chaque quart de travail, au cours desquelles les syndiqués se sont prononcés par vote secret sur le rejet ou l'acceptation de l'entente de principe.Le total des résultats n’a été divulgué qu’en fin d’après-midi, après une longue assemblée d’information.Le syndicat considère que le règlement qui est intervenu représente une grande victoire, mais pas une victoire totale.Quant à la direction, elle préfère ne pas voir la fin du conflit en établissant un vainqueur et un perdant.Les très nombreuses suspensions que la direction avait imposé aux membres du personnel qui ont participé aux débrayages ces jours derniers ont été levées.Par contre, les quelque 30 suspensions imposées dans les premiers jours du conflit, pour des périodes de temps indéterminées, seront soumises à l’arbitrage, devant le juge en chef du tribunal du travail, M.Jean-Paul Geoffroy.La direction’s consenti néanmoins a réduire ces suspensions à des périodes déterminées dans le temps.Toutes les suspensions imposées aux syndiqués durant le conflit seront radiées de leurs dossiers après une période de six mois.Les sept préposés en inhalothérapie dont les revendications avaient été à la source du conflit ont été reclassifiés et porteront dorénavant le titre de préposés senior en inhalothérapie, et toucheront le salaire d’un infirmier certifié L'entente prévoit aussi la création d'un comité paritaire formé de six représentants de l’employeur, de trois représentants de syndiques CSN et de trois représentants des Infirmières et infirmiers unis pour étudier la définition des tâches et la composition des équipes volantes.Ce comité sera présidé par M.Thomas Boudreault, de l'université de Sherbrooke.Les syndiqués ont d'autre part obtenu que les griefs ayant trait au bureau de santé soient étudiés par le Dr Michel Gagnon.de l’hôpital, plutôt que par le médecin actuel du bureau de santé.Ces griefs, au nombre de 90 environ, découlent du refus du bureau de santé d’hono-rer des certificats de maladie signés par des médecins pour expliquer ou motiver des congés de maladie.L'entente qui a été acceptée hier par les syndiqués prévoit aussi, au chapitre des repas, deux menus à 50 cents, et au chapitre du stationnement, 40 places ad-Voir page 6; N-Dame DONNEZ UN COUP DE MAIN AUX JEUX DU QUÉBEC VALLEYFIELD T au 11 août I 4 • Le Devoir, samedi 29 juin 1974 Le mot du silencieux y éditorial Les “deux nations” et l'élection du 8 juillet Même si l'expression a été pratiquement -bannie du vocabulaire politique fédéral depuis l'élection de 1968, jamais peut-être la réalité des “deux nations" n’aura été aussi présente au cours d'une campagne électorale que cette fois-ci.Jamais du moins depuis la dernière guerre, aura-t-on eu raison de redouter qu elle ne s'affirme avec une clarté aussi fulgurante que ce pourrait être le cas le 8 juillet Dans son article d'hier, le politicologue James Eayrs s'inquiétait ici même des conséquences que pourrait entrainer pour l’unité canadienne un résultat qui donnerait aux libéraux 74 sièges dans le Québec mais des résultats si minces dans les neuf autres provinces qu'ils parviendraient au mieux à former un gouvernement minoritaire.A moins de vouloir se boucher les yeux, voilà une question qu’il faut aborder sans détour.Essayons de voir ce qui pourrait arriver dans chacune des deux hypothèses qui paraissent les plus plausibles à l'heure actuelle, soit l’hypothèse d'un gouvernement minoritaire libéral et celle d'un gouvernement minoritaire conservateur.• Ayant toujours professé que tous les citoyens et toutes les provinces doivent être sur le même pied dans ce pays.M.Trudeau, à la tête d'un gouvernement minoritaire formé en forte proportion d’un contingent élevé de ministres québécois, n’aurait en vérité d’excuses à présenter à personne.Le régime électoral canadien accorde le pouvoir au parti qui a obtenu une majorité de sièges ou qui s’est montré capable de s’assurer l’appui de la Chambre des communes.Si ce sort devait échoir de nouveau au Parti libéral, nul ne pourrait légitimement s’en plaindre.Mais une question surgit aussitôt, que James Eayrs a logiquement évoquée: “Combien de temps un tel gouvernement pourrait-il gouverner le pays?” Avec l'appui des néodémocrates, M.Trudeau pourrait former un gouvernement qui aurait d’excellentes chances de rester en selle plus longtemps que le dernier et de donner au pays une administration progressiste.Les Maritimes, le Québec, l'Ontario, les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique pourraient toutes être représentées au sein de ce gouvernement.Nul ne pourrait soutenir qu'il ne représente pas l'ensemble du Canada.La condition nécessaire d'un tel équilibre serait toutefois une participation ouverte et reconnue des néo-démocrates non seulement aux tâches d’opposition et de critique comme dans le dernier Parlement mais aux responsabilités du pouvoir.L’épée de Damocles que M.Lewis a tenue suspendue au-dessus de la tète du gouvernement pendant dix-huit mois devenait à la fin un intolérable chantage.Si le gouvernement a pu, à la faveur de ce régime instable, améliorer les pensions de vieillesse et les allocations ïamiliales et adopter quelques bonnes lois en matière de finances élec- torales et de contrôle des investissements étrangers, le pays a dû souffrir en retour un nombre élevé de retards dans des secteurs où la faiblesse du gouvernement l'empêchait de prendre des décisions fermes et rapides.M.Lewis n'a exprimé jusqu'à ce jour aucun intérêt pour ce type d'arrangement.Il serait imprudent pour lui d'ouvrir son jeu à ce sujet tant que ne seront point connus les résultats de l'élection du 8 juillet.Si toutefois, dans l’hypothèse d'un résultat qui accorderait aux libéraux une pluralité de sièges mais non une majorité parlementaire, il se montrait disposé à reviser la position qu’il a tenue dans le passé au sujet de l'idée de coalition, l'élection du 8 juillet pourrait très bien produire un gouvernement convenablement représentatif des “deux nations".Il n’y aurait aucun problème quant à la représentation francophone au sein de ce gouvernement, vu que les libéraux auraient obtenu une forte majorité de sièges au Québec et dans les circonscriptions à forte proportion francophones des autres provinces.Quant au Canada anglais, il ne pourrait, si l’on s'en reporte aux résultats de 1972, se plaindre de devoir obéir à un gouvernement qui ne serait pas issu de sa volonté.Un calcul rapide permet en effet d'établir qu’à l’élection de 1972, les conservateurs obtinrent 42.5% du vote dans les provinces anglophones, contre 35% pour les libéraux et 20% pour les néo-démocrates.Si l'on additionne les voix libérales et les voix néo-démocrates, un gouvernement où siégeraient des libéraux et des néo-démocrates pourrait prétendre avec raison à une représentativité satisfaisante dans les deux communautés.• Dans l’hypothèse d'un gouvernement minoritaire conservateur, la députation ministérielle serait formée, dans une proportion supérieure à 90%, de députés issus des provinces anglophones: c'est du moins ce qu'il est ermis de conjecturer raisonnablement à T-eure actuelle.A court terme, il serait pratiquement impossible de réparer une situation aussi explosive.Du côté francophone.M.Stanfield pourrait faire appel, pour des fonctions ministérielles, aux quelques députés québécois qu'il aurait fait élire (a supposer qu’il y en ait) et à quelques sénateurs.Il pourrait aussi tenter d'obtenir l’appui, voire peut-être la participation du groupe créditiste à son gouvernement.Mais ni ces recours, ni l’appui hypothétique que pourrait lui prêter pendant un temps le Parti néo-démocrate ne pourraient effacer le refus qu’il aurait essuyé aux mains du Canada français.La situation serait alors beaucoup plus grave, cela va de soi.Elle ne serait toutefois pas aussi désespérée que le souhaiteraient, des deux côtés, les partisans de la politique du pire.Pour la première fois depuis son élection à la tète des conservateurs en 1967, M.Stanfield disposerait en effet d’un pouvoir d'initiative qui lui a fait terriblement défaut jusqu'à ce jour.Fort de la liberté de manoeuvre que donne le pouvoir, il pourrait enfin montrer aux Québécois de quel bois il se chauffe en multipliant les occasions de les associer aux responsabilités non seulement à l’échelon ministériel mais aussi au niveau de la fonction publique, des sociétés de la Couronne, de la consultation et du partage des responsabilité dans son entourage immédiat.Cette possibilité se présenta sous John Diefenbaker en 1957 et 1958.Elle fut ratée parce que le maître du jeu d’alors n’entendait rien à la réalité des “deux nations” et pouvait difficilement se prêter à une action concertée même avec ses collaborateurs anglophones.Avec M.Stanfield, les conditions seraient différentes.S'il ne brille pas personnellement d'un éclat particulier, le leader conservateur est, par contre, un excellent homme d’équipe.Il a egalement montré depuis sept ans une disposition remarquable à se mettre à l‘écoute respectueuse de toutes les parties du Canada, y compris le Québec.Ce qu’il n’a pratiquement pas pu réaliser en raison de la domination a peu près complète que les libéraux, disposant du pouvoir et d’un leader issu de cette province, exercent depuis 1968 sur le Québec, il pourrait le tenter de nouveau dans des conditions beaucoup plus propices.Très dangereuse en soi, une telle situation ouvrirait en contre-partie des perspectives inédites en ce qui touche l’équilibre du jeu démocratique au plan fédéral.Une nouvelle victoire libérale consacrerait pour ainsi dire le monopole d’un parti sur le Québec et risquerait d’anéantir les efforts (peu réussis jusqu'à maintenant mais sincères et authentiques) de M.Stanfield en vue de rapprocher son parti des francophones.Une victoire conservatrice fournirait, au contraire, à ce parti la chance de se mettre davantage au service de tout le pays, y compris le Québec.L’équilibre essentiel à la santé de notre système de gouvernement en serait renforcé.Sous un premier ministre conservateur et anglophone, on pourrait également envisager la réouverture de certains dossiers “québécois” qui ont été mis en veilleuse depuis que siègent à Ottawa et à Québec des gouvernements jumeaux.N’ayant plus à négocier pour ainsi dire avec lui-même, le Québec se sentirait peut-être plus libre de remettre à l'ordre du jour maintes questions sur lesquelles on a fait silence sans les résoudre pour autant.• Nous dirons la semaine prochaine laquelle de ces deux hypothèses ouvre les perspectives les plus intéressantes pour le progrès du Canada au cours des prochaines années.Mais aucune ne nous semble devoir être exclue à priori sous prétexte qu'elle serait tragique ou hérétique.Claude RYAN bloc-notes L’agonie d’une ville, un fait divers Simple fait divers, un petit gars de 10 ans a péri jeudi soir dans l'incendie de la rue Drolet.Simple fait divers, une vingtaine de familles ont été jetées à la rue par ce sinistre.Simple fait divers, tout un pâté de maisons est désormais mûr pour la démolition.C’est de ces simples faits divers qu'est fait le malheur de bien des gens dans le centre des grandes villes au Canada, mais depuis quand faudrait-il en tenir compte, surtout en période électora-le?Cet enfant n’est pas la première personne à périr dans un incendie à Mon- tréal, ni la dernière.Cet incendie qui semble avoir été allumé dans un hangar n'aura pas été le premier du genre a survenir dans un quartier populaire, ni le dernier non plus.Que le sinistre soit dû à un accident ou à une main criminelle, le résultat, là comme à bien d'autres endroits dévastés, sera probablement le même: les vautours de la spéculation y trouveront un nouveau profit.Mais qui se soucie, pendant comme après une élection, du sort qui est fait aux vieux quartiers des grandes villes?Les immigrants de la rue Drolet et des alentours ont plus fait pour reno-ver les maisons du quartier que l'insolente SCHL qui se prépare à prêter $30 millions aux spéculateurs du Village olympique.Mais depuis quand la restauration Urbaine fut-elle a Ottawa autre chose que de la poudre aux yeux?Ces gens de la rue Drolet pourront dire que les pompiers ne sont pas venus assez tôt ou n'ont pas combattu avec assez de zèle; là n’est pas la vraie question.Les enquêteurs pourront, en analysant les lieux et les débris, rechercher les causes directes du sinistre; là n’est pas le vrai problème.Le L’ancien et le nouveau Pierre et Paul par JEAN MARTUCCI Vingt ans à peine après la mort de Jésus, la petite communauté issue de sa prédication et de la croyance en sa résurrection passe par une grave crise d’identité.Secte juive par ses origines, les païens y entrent pourtant à pleines portes et ne sont guère enclins à y observer la loi de Moïse.L’Eglise sera-t-elle juive ou païenne?Pierre et Paul vont donner ensemble une réponse qui transcende les termes d'1 la question.Devant le problème soulevé, Pierre et Paul réagissent d’abord avec un sens aigu du pluralisme culturel.Il n’y a pas une seule et même façon pour tous de dire et de vivre l’Evangile.On refuse de réduire en servitude le message du Christ en le mettant à la remorque d'une culture donnée.Pierre ira aux juifs, Paul ira aux païens, et, “pourvu que le Christ soit annoncé" (Philippiens 1, 18), peu importent les langages et les usages.On pourrait se croire au bord de l’anarchie.Certains langages et certains usages ne seraient-ils pas incompatibles avec le message du Christ?En cas de doute ou d’abus, qui pourrait intervenir?C’est le genre de service qu est appelée à rendre l'autorité.A Jérusalem, devant la question alors complexe et delicate des viandes dites impures, Pierre, Paul et Jacques prennent la parole en assemblée et une décision est prise dans la plus parfaite collégialité, sans négliger l’opinion publique: les apôtres et les anciens, d'accord avec l’Eglise tout entière, décidèrent" (Actes 15,22).Et c'est la voie de l'universalisme qui fut adoptée, moyennant certaines exigences qu’on estimait alors minimales.Cependant, Pierre, au fond de lui-même, reste beaucoup plus conservateur que Paul, caractérisé par l'ouverture et l’audace.Pierre, malgré la Loi de Moïse à laquelle il s'estimait soumis en tant que juif, prenait d’habitude ses repas avec des chrétiens issus du paganisme.Mais un jour, alors que passaient par Antioche des chrétiens judaisants venus de Jérusalem, il commença à se tenir à l’écart.Même si Faut reconnaissait en Pierre le porte-parole des Douze et celui que mettent en tête de ses frères toutes les listes d'apôtres, il lui résista publiquement et contesta sans détour sa façon de faire.“Je lui résistai en face, écrit-il, parce qu’il s’était donné tort.Quand je vis que lui et Barnabé ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Evangile, je dis à Pierre devant tout le monde: .comment peux-tu contraindre les païehs a judaïser?” (Ga-lates 2, 11-14).Vingt siècles après la mort de Jésus, l'Eglise issue de sa résurrection et de l’Esprit de la Pentecôte passe par une autre des innombrables crises qui ont marqué son histoire.L’expérience vécue jadis par Pierre et Paul doit encore nous servir aujourd'hui.L’impérialisme culturel de certains chrétiens sur d’autres ne peut que nuire à la catholicité de l'Eglise.Il n'existe aucun langage humain qui puisse rendre parfaitement, à lui seul, le message de l'Evangile.Il est, de plus, illusoire et même dangereux de croire que les usages puissent ou doivent etre les memes, partout et absolument, dans tout le monde chrétien.L'uniformité n’est qu'un piège tendu à l’unité.Si.dans l’Eglise, l'autorité n'est pas exercée comme un service communautaire et dans un esprit de collégialité, il faut douter qu’elle soit intégralement évangélique.Quand l'autorité se transforme en pouvoir et que le pouvoir se retranche dans des bastions, un sérieux examen de conscience s’impose.Mais, en dépit de tout, il serait contraire à l'Evangile de croire qu'une Eglise puisse exister sans autorité ni institution.Ce serait même contraire au bon sens.Pourtant l'obéissance aveugle et muette n’est pas toujours ce qui a rendu les meilleurs services à la communauté chrétienne.Une contestation franche et loyale comme celle de saint Paul peut être aussi une forme d'obéissance à l’Esprit.De toute façon, tous tant que nous sommes, nous avons à reconnaître ce temps-ci” (Luc 12,56) et à le considérer comme une interpellation du Seigneur.vrai crime et les vrais criminels sont ailleurs, parmi les spéculateurs et les bureaucrates qui bâtissent de nouveaux empires urbains à même la mort lente des vieux quartiers qu’on tue ou laisse tuer à petits feux.A Montréal seulement, d’après les propres statistiques du service de l'habitation et de l'urbanisme, 200,000 logements peuvent être sauvés à condition d'ètre rénovés à temps.Un programme de démolition des hangars vétustes aurait dû, depuis longtemps déjà, avoir été mis en marche dans tous les quartiers populaires.Mais l'habitation, la sécurité des citoyens.la salubrité des quartiers populeux de la métropole ne sont pas choses à retenir l’attention de l'hotel de ville.Voilà pourquoi les citoyens conscients de Montréal devront d'abord démolir le taudis moral qui domine le Champs-de-Mars! Jean-Claude LECLERC Faut-il vraiment suspendre?Agissant comme catalyseur, la Ligue des droits de l’homme a réuni une brochette de personnalités autour d'un plan de campagne contre le bill 22.C'est dire que la protestation que faisait entendre la Ligue dès l'audition de son propre mémoire est maintenant appuyee par des personnes issues des milieux les plus divers.Il n'est quand même pas certain que la requête de la Ligue et de ses collaborateurs survienne au bon moment et vise le bon objectif.Entendons-nous sur les termes.Oui, il faut amender le bill 22, particulièrement dans le chapitre qui concerne la langue de l’enseignement.Oui, un débat qui se prolonge jusqu'à l’automne peut créer des embêtements pour le parti libéral, mais ceci ne regarde pas la Ligue.Non, il n'est pas souhaitable, sous prétexte que le bill a besoin de retouches, d’encourager le gouvernement à se rendormir pour deux ou trois ans.La Ligue a raison de déplorer que le débat se déroule dans des conditions qui n ont strictement rien de démocratique.L'été ne se prêtait guère à ce genre d'exercice, à moins que, comme l'ont fait MM.Bourassa et Cloutier, on donne à la stratégie à courte vue préséance sur les questions de principes.La Ligue frappe aussi juste lorsqu'elle signale qu'on accorde la même petite heure étriquée à des gens qui ne parviennent pas à la remplir et a des organismes qu’on gagnerait à écouter lon-Voir page 6: Bloc-notes Vaquons à nos vacances par ALBERT BRIE ¦ Les plaisirs des vacances en rachètent rarement les désagréments.Mais heureusement nous sommes faits de telle façon que pour nous reposer nous serions prêts à mourir d’épuisement.¦ Paradoxe du vacancier: les deux plus chers moments de sa villégiature sont celui où il quitte son chez-soi et celui où il le réintègre.¦ Parce que l'été n est pas clément, n’allons pas répandre que nous n’avons pas d eté.Nous en aurons eu un comme toutes les autres années.Il aura passé parmi nous par mauvais temps, voilà tout.¦ Combien de gens vont répétant: “Quand j etais petit, les étés étaient beaux et chauds” Rien n est plus faux.C’est oublier qu'un des dons de l'enfance, c’est de rechercher d'instinct ce quui lui plaît et de ne retenir que ce qui l’arrange.Quand on est enfant, le soleil, on l’a dans la tête.Devenu adulte, terre à terre, on l’envoie rejoindre la voie lactée.¦ Avec l’âge et le vieillissement de nos organismes, nos humeurs ont une disposition particulière à n’enregistrer que les jours maussades.¦ S'il existe des petits coins tranquilles, ils ne sont pas découverts.Les endroits dits paisibles ne supportent pas la présence de l'homme.Nous gâchons tout.Le paradis terrestre l’a prouvé.¦ Les endroits de villégiature les plus courus sont ceux où les signes du dépaysement ont été le plus sûrement et le plus discrètement bannis.¦ Quand, au bout de notre rouleau, nous partons en disant: “Je ne peux plus supporter les mêmes visages, les mêmes paysages, le même environnement ".nous sommes injustes.C'est nous-mème que nous ne pouvons plus supporter dans un monde que nous avons contribué à faire à notre image.¦ La belle saison au Québec est une formule à peu près aussi défendable que “la belle province” ¦ Quand on parle de l'automatisation.on la considère toujours en fonction du travail On oublie que ce phénomène a bouleversé la nature des temps libres.La main de l'homme n’est plus requise dans ce que nous appelons nos plaisirs.La machine nous en fabrique de faciles.Nous les obtenons sans effort, débarrassés de la difficulté qui en faisait l'attrait.¦ Lorsque la routine s’installe dans une distraction, elle devient comme le travail, une occupation laborieuse.souvent très en- nuyeuse, presque toujours plus fatigante et sans aucun doute plus coûteuse.¦ Autrefois, les hommes partaient par bandes pour aller vivre sous des cieux plus propices, et on a appelé ça les invasions barbares; aujourd'hui.pour désigner la même action, on dit tout bonnement l’industrie touristique.¦ J ai fréquenté trop de plages où j'ai vu trop de chairs négligées ou tombées avant l’âge dans un état de délabrement attristant pour me ranger aujourd'hui dans le camp des nudiphiles.C’est trop tôt.L’homme civilisé a passé trop de siècles à pratiquer l'art de s’habiller pour savoir en un jour décemment se dévêtir.¦ Dans toute la littérature qui chante la beauté sauvage ou aimable de la nature, il faut dénoncer une absence remarquable et jamais remarquée: la presence du moustique.¦ Devant la difficulté que soulève l'instauration du français langue de travail, rabattons-nous sur la reconnaissance du jouai dialecte du fun.¦ Les Canadiens français sont parmi les citoyens privilégiés du monde.Imaginez, ils sont de ces rares élus à n’avoir pas besoin de s’expatrier pour vivre en exil! LIBRE OPINION Un Franco-ontarien face au bill 22 parW.ANDRÉ LAFRANCE Médecin, l’auteur de ce texte pratique sa profession à Ottawa.Comme beaucoup d'autres Canadiens, j’ai suivi avec un vif intérêt les débats qu'a soulevés la présentation récente du bill 22 à l’assemblée législative du Québec.A l'encontre des Canadiens de langue anglaise, qui n’y voient qu’une menace à la situation injustement privilégiée qu’ils occupent au Québec, je me demande, tout comme de nombreux Québécois d'ailleurs, si ce bill n’est pas plutôt un pitoyable cataplasme, susceptible tout au plus de retarder la progression, au Québec, de cette assimilation qui fait tant de ravages chez les Canadiens-français des autres provinces.Je me demande, en particulier, pourquoi le cabinet québécois, habituellement si servile et si obéissant aux directives du grand frère d’Ottawa, n’a pas davantage tenu compte, dans la rédaction du vill 22, des recommandations de M.Gérard Pelletier qui, depuis quelques mois, exhorte le Québec à être aussi français que l'Onfario est anglais.Le message est clair et précis et pourtant, bien peu de gens semblent en avoir saisi toute la portée pour la simple raison, je crois, qu'on ignore généralement jusqu’à quel point l’Ontario est anglais.On croit peut-être, parce que le bilinguisme a droit de cité au Québec, qu’il en est de même dans les autres provinces; on croit peut-être que les déclarations ronflantes sur le bilinguisme, dont le gouvernement ontarien n’est pas avare depuis quelques années, ont trouvé une quelconque expression dans la réalité.Eh bien, qu'on se détrompe! Il suffit de vivre quelques années en Ontario pour savoir que cette province est irrémédiablement anglaise et que pratiquement tout s’y fait en anglais.En tant que médecin participant au régime d’assurance-maladie du Québec et de l’Ontario, je suis particulièrement bien placé pour apprécier la conception que l’on a du bilinguisme dans chacune des deux provinces.Toutes les directives administratives que je reçois du Québec sont toujours rédigées en français et en anglais; toutes celles qui me parviennent de l'Ontario, que ce soit du ministère de la santé ou de tout autre ministère, sont invariablement rédigées en anglais, et en anglais seulement.Il en est de même dans tous les domaines de la vie privée et publique: les documents légaux et contrats de tous genres (testaments, polices u assurance etc) doivent être rédigés en anglais, la version française n'étant pas reconnue par les tribunaux; qu’il me soit permis également, pour montrer la place que 1 on fait au français en Ontario, de rappeler le rejet par Toronto d'un projet de loi, soumis récemment par la ville de Vanier, en banlieue d'Ottawa, parce que le dit pro- jet de loi n était rédigé qu’en français.La seule concession que le gouvernement ontarien consent au fait français en Ontario est le droit qu'il reconnaît aux francophones d'avoir leurs écoles aux niveaux élémentaire et secondaire.Et même là, il est permis de se poser des questions sur la nature véritable des dispositions de ce gouvernement à l'égard de la population francophone de l’Ontario; ce gouvernement qui est intervenu seulement lorsqu'il a été absolument obligé de le faire dans les conflits scolaires majeurs de Sturgeon Falls et de Cornwall; ce gouvernement qui.encore aujourd'hui, laisse pourrir une vingtaine de conflits scolaires qui.dans diverses régions de l'Ontario, opposent des parents francophones à des conseillers scolaires anglophones dont l'acharnement à bloquer systématiquement l'établissement de classes ou d'écoles françaises doit conduire à se demander si l'époque de l'ignoble règlement XVII est vraiment révolue; ce gouvernement qui a détourné au profit de la population scolaire anglophone, pourtant déjà bien avantagée, une partie importante des millions octroyés par Ottawa pour l'enseignement dans la langue de la minorité française de l’Ontario; ce gouvernement qui reste aveugle à la nécessité d'au moins un collège communautaire (l’équivalent d'un CEGEP) français et d une université française pour les 400,000 francophones de l'Ontario.Si la majorité anglophone et toute-puissante de l'Ontario ne ressent aucune gêne à ainsi traiter une, minorité francophone déjà dangereusement menacée par une assimilation galopante, pourquoi le Québec, dont l’avenir en tant que nation forte et autonome est loin d'être assuré, continuerait-il à accorder à sa minorité anglophone et aux immigrants qu’il accepte d’accueillir des privilèges dont il ne saurait être question nulle part ailleurs au Canada ou dans le monde'’ On me répliquera peut-être qu'à l’injustice on doit répondre par la justice.Ce genre d'argumentation me laisse songeur; en premier lieu, je me demande si l'empressement que mettent certains auteurs de tels propos à accepter cet étrange concept de la justice, basé sur la nouon de deux mesures, ne recèle pas bien souvent un désir inavoué de protéger certains intérêts particuliers; je me demande également si ceux et celles.dont la sincérité ne saurait être mise en doute, comprennent bien que le peuple québécois, à ce moment-ci de son histoire, ne peut pas se permettre de jouer au grand seigneur et qu’il doit plutôt prendre toutes les mesures qui s'imposent, quelque désagréables qu'elles puissent sembler à certains, pour assurer sa survie et son épanouissement.A cet égard, je suis pleinement d'accord avec ceux qui considèrent que le bill 22 contient 129 articles de trop.A mon humble avis, le premier, qui établit le français comme langue officielle au Québec, est suffisant; on pourrait à la rigueur y ajouter quelques article’s qui consacreraient les droits, dans le domaine scolaire.des anglophones déjà établis au Québec, mais les concessions devraient s'arrêter là.Je suis convaincu que si l’on faisait du français la seule langue d’usage à tous les niveaux et dans tous les domaines au Québec, comme c’est le cas pour 1 anglais en Ontario, on se retrouverait avec des problèmes infiniment moindres que ceux qui découleraient d'une tentative d’application du bill 22 dans sa forme actuelle.Si on avait seulement le bons sens de les mettre devant l'obligation de le faire, les anglophones du Québec en viendraient à considérer l'apprentissage du français comme une chose tout aussi normale et même souhaitable que peut l’être l’apprentissage de l'anglais pour les Franco-ontariens.Le pragmatisme bien connu des anglo-saxons me fait deviner que, le jour où il aurait été décidé que tout citoyen du Québec doit connaître et parler le français au travail, dans ses loisirs et dans tous les autres domaines de la vie de chaque jour, eux aussi se conformeront, de plus ou moins bonne grâce peut-etre, mais se conformeront quand même aux règlements édictés par la majorité.Cela, bien entendu, il faudrait que le gouvernement du Québec ait suffisamment de lucidité pour le percevoir; il faudrait aussi que ce gouvernement fasse preuve d’un peu de fermeté devant les prévisibles tentatives d'intimidation auxquelles auront recours aussi bien la minorité anglophone du Québec ue la majorité anglophone du anada; il faudrait surtout que ce gouvernement ait l’honnêteté et le courage de rechercher et d’appliquer les solutions qui permettront aux Québécois de rester maîtres de leur destinée.Malheureusement, il semble bien que ces attributs ne soient pas le fort de l’actuel du gouvernement du Québec.L’urgence n’en est que plus grande pour les vrais Québécois, ceux qui sont animés d'un vouloir-vivre collectif qui est tout à leur honneur, de rappeler à ce gouvernement que leur opposition au bill 22 est basée sur la connaissance intuitive qu’être minoritaire est une tragédie dont on ne peut vraiment apprécier toute l’étendue que lors-u'on l'est devenu; que la tragé-ie réside précisément dans le fait qu’une fois devenu minori-Suite à la page 5 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $40 par année; six mois: $22.À l'étranger: $45 par année; six mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignesgroupées).1 # Le Devoir, samedi 29 juin 1974 • 5 des idées des événements des hommes Pays côtier par excellence, le Canada défend à Caracas une conception fonctionnelle et globale Les nouvel les frontières du droit de la mer Le droit actuel de la mer résulte essentiellement de quaire conventions, signées à Genève en 1958.Elles traitent de diverses zones maritimes qui se succèdent à partir des côtes; la souveraineté de l’Etat riverain s’y dégrade progressivement, au fur et à mesure qu'on avance vers le large.On trouve d’abord la mer territoriale, ainsi que son sol et son sous-sol, où la souveraineté de l’Etat riverain est absolue, sous réserve pour lui de tolérer le libre passage inoffensif des navires étrangers.Cette mer territoriale est parfois complétée par une zone de pêche.Au-delà, c’est la haute mer, libre par tradition, à de rares exceptions près.Quant au plateau continental, il commence à la limite extérieure de la mer territoriale.Il est donc, par définition, recouvert de haute mer, et les droits du riverain se bornent à l’exploration de ses ressources minérales, ainsi que de ses ressources vivantes sédentaires.Ce qui frappe, c’est le caractère lacunaire et inadapté de ces conventions sur le droit de la mer, qui, par ailleurs, ne sont entrées en vigueur que de façon tardive, et ne lient que fort peu d’Etats.La raison de leur anachronisme résulte pour partie du fait qu’elles se contentaient, pour nombre de leurs dispositions, de codifier des principes traditionnels, remontant pour certains au XVIIIème siècle, tel celui de la liberté de la haute mer.C’est d'ailleurs pour cette raison qu’elles avaient été préparées par un organisme juridique, la Commission du droit international de l’O.N.U.Depuis, pourtant, les choses ont évolué rapidement.Durant les derniers siècles, la mer ne présentait d'intérêt que pour la navigation ainsi qu’une pêche artisanale.Aujourd’hui, l’exploitation de ses ressources biologiques s’impose, et, faute de cadre juridique précis, s’effectue de façon irrationnelle.Si de telles pratiques se poursuivent, les océans pourront-ils contribuer à alimenter en protéines les six milliards d’êtres humains qui peupleront la terre en l’an 2000?Déjà, on extrait chaque année des océans des prises de l’ordre de 70 millions de tonnes, et les experts nous préviennent que la capacité des océans ne saurait tolérer que l’on pêche plus de trois fois cette quantité annuellement.Par ailleurs, les fonds marins sont riches en nodules polymé-talliques et en hydrocarbures.Les réserves prouvées en huile, d’après un rapport du Secrétaire général de l’ONU, sont de 115 milliards de barils, soit dix-huit pour cent du total des réserves mondiales.Ces données nouvelles imposent que l'on cherche à exploiter rationnellement des ressources limitées, et à protéger le milieu qui nous les offre, ce dont est incapable le droit actuel.Face à cette inadaptation, les Etats ont eu re- cours à la politique efficace certes, mais internationalement peu convaincante, des actes unilatéraux.Ceux-ci se sont multipliés en effet depuis 1958, faisant souvent l’objet de protestations diverses.Le Canada a été particulièrement actif en ce domaine, spécialement en 1970, lorsqu’il créa sa fameuse zone de prévention de .la pollution dans l’Arctique, fort mal reçue par les Etats-Unis.Le risque de ces pratiques unilatérales, c’est évidemment l’anarchie juridique, et il s’imposait d’y mettre un terme.Depuis 1967, des premiers pas laborieux La réaction commença en 1967, lorsque la petite île de Malte mit à l'ordre du jour de l’Assemblée générale de l’ONU la question d’une déclaration de principes, suivie d’un traité, relative aux questions limitées de l’utilisation pacifique des grands fonds marins situés au-delà des limites de la juridiction des Etats, ainsi que de leur exploitation dans l’intérêt de l'humanité.L’Assemblée générale répondit à cette demande en créant un comité spécial, qui devint permanent l’année suivante.De ses travaux résulta, en 1970, une déclaration de principes, tandis que, la même année, on allait élargir son mandat à la préparation de la troisième conférence sur le droit de la mer.Ce comité, étant un organisme politique, a connu de graves problèmes de fonctionnement; il s’agissait pour lui cette fois de restructurer le droit de la hier de façon globale, en tenant compte de l’interdépendance des problèmes.Tout cela était bien différent de l’approche adoptée en 1958 (et en 1960, lors de la deuxième conférence sur le droit de la mer, qui se solda par un échec).Le comité, dont le Canada était membre depuis sa création en 1967, a achevé son travail en 1973 sans parvenir à élaborer d’avant-projets d’articles, mais en alignant simplement des variantes et alternatives.Cette relative impréparation de la troisième conférence sur le droit de la mer s explique par les difficultés qu’a rencontrées l'organisme politique à arbitrer les intérêts des divers groupes d’Etats que Ton retrouve à Caracas.Bien plus, certains pays adhérent à un groupe ou a un autre en fonction du thème à l’étude.Les pays en voie de développement constituent une force très importante, puisqu’ils contestent globalement les règles actuelles du droit de la mer, lesquelles se sont constituées avant leur naissance, et le plus souvent contre leurs intérêts.Pour eux, la liberté des mers n’est qu’un mythe, puisqu'elle ne profite qu’aux Etats plus nantis.Ils revendiquent donc des zones de juridiction nationale larges, par souci louable d’indépendance économi- que et d’auto-protection.Les pays en voie de développement ont déjà prouvé à Stockholm leur force politique, et il faudra compter avec eux puisqu’ils seront une centaine à Caracas.Le groupe des Etats développés, ou puissances maritimes, évidemment attaché à la liberté de navigation la plus absolue et s'oppose à toute extension en mer de la souveraineté des Etats riverains.Ces derniers, dits Etats côtiers, entendent au contraire obtenir des zones de juridiction très larges et une protection accrue de leur environnement marin immédiat.Une autre catégorie enfin, aussi disparate que la précédente, regroupe les Etats sans littoral et à plateau continental enclavé.Il y a là une cinquantaine d’Etats qui, n’ayant aucun espoir d’étendre en mer leurs compétences, se prononcent pour des zones de juridiction limitées en faveur des Etats riverains, espérant par là élargir la zone à caractère international et obtenir une part plus grande de ses revenus d'exploitation.Où placer le Canada sur cet échiquier complexe?Ce n’est pas chose facile.Tout d’abord, le Canada est manifestement un Etat côtier, et même le premier au monde, avec près de soixante mille milles de côtes, ouvertes sur trois océans.Il a aussi le deuxième plateau continental du monde, puisqu’il représente quarante pour cent de son territoire émergé.On ne s’étonnera pas, par conséquent, de voir le Canada revendiquer des zones de juridiction maritime importantes, rejoignant ainsi les pays en voie de développement.Notre pays en effet ne pratique guère la pêche hauturière, et entend protéger les stocks de poissons situés près de ses côtes ainsi que son environnement immédiat.Parfois cependant, le Canada se rapproche du groupe des puissances maritimes.En effet, s’il ne possède pas de flotte importante, il utilise largement les services de marines étrangères pour les fins d’un commerce extérieur important.Il est donc attaché à la liberté de navigation, particulièrement dans les détroits, à l’exception des siens.Cet imbroglio d’intérêts donne une idée du travail à accomplir à Caracas si Ton entend tout à la fois mettre à jour le droit actuel et le completer.Le programme de la réunion de Caracas Traditionnellement, la mer sert à des fins de navigation.A cet égard, plusieurs questions sont à Tordre du jour à Caracas: la mer territoriale, les détroits et les archipels.La largeur de la mer territoriale n’a pas été définie par la convention de 1958 qui lui est consacrée.Les Etats côtiers Tont donc fixée par des actes unilatéraux, et elle varie actuellement de 3 à FRANCIS RIGALDIES collaboration spéciale ¦ A Caracas, vient de s’ouvrir la troisième conférence internationale sur le droit de la mer.Cette conférence a connu des débuts laborieux et doit se dérouler jusqu’au 29 août prochain.Dans cet article rédigé spécialement pour Le Devoir, M.Francis Ri-galdies, profdsseur de droit international à l'université de Montréal, fait le point sur les questions inscrites au programme de la conférence de Caracas et résume les positions que défendra la délégation canadienne.200 milles, la pratique dominante étant de 12 milles, pour près de cinquante Etats.Les puissances maritimes entendent limiter au maximum la largeur de cette zone, afin de ne pas créer d’embûches à la navigation.Elles ont actuellement une mer territoriale de 3 milles.Il est probable qu’à Caracas Ton finisse par s’entendre sur le chiffre de 12 milles.Cependant, les puissances maritimes ne l’accepteront qu’à condition de s’assurer une liberté totale de navigation dans les détroits internationaux.Quant aux pays côtiers et en voie de développement, ils poseront comme préalable l’obtention, au-dela de cette mer territoriale, d'une zone de juridiction plus limitée.Le Canada favorise cette dernière approche, puisqu’il possède déjà une mer territoriale de 12 milles.Mais il souhaiterait que Ton modernise la notion de libre-passage inoffensif, dont bénéficient les navires qui empruntent les eaux territoriales.L’Etat côtier devrait en effet, selon le Canada pouvoir interdire un passage écologiquement dangereux, le considérant comme offensif, au même titre que celui qui, selon le concept traditionnel, serait militairement dangereux.Les puissances maritimes ne sont pas de cet avis.La question des détroits est reliée à la précédente.La plupart des observateurs considèrent qu’elle sera déterminante à Caracas.En effet, si on uniformise la largeur de la mer territoriale à 12 milles, 135 détroits situés précédemment en haute mer vont être englobés dans la mer territoriale de l’Etat voisin.Il ne s agit pas des moindres, puisque le détroit de Gibraltar, ou celui de Malaca sont au nombre de ceux-ci.Les puissances maritimes, Etats-Unis.Grande-Bretagne, Union soviétique, Japon, sont d’avis que les Etats devraient bénéficier d’un “Libre transit” dans tous les détroits utilisés aux fins de la navigation internationale, et comparable à la liberté de navigation dont jouissent les navires en haute-mer.Les Etats riverains préfèrent au contraire le concept de libre-passage inoffensif dans les détroits, afin de pouvoir contrôler tout passage qui pourrait porter atteinte à leur securité.Le Ca- nada, quant à lui, appuie globalement les puissances maritimes, tout en précisant bien que le passage du Nord-Ouest ne constitue pas un détroit international.ne répondant pas aux critères traditionnels d’utilisation.La question des archipels océaniques.Fidji, Indonésie, Philippines, pose des problèmes voisins.Ces pays voudraient en effet entourer Tar-chipel par les lignes de base droites rejoignant les points extrêmes des îles les plus avancées en mer.Les eaux délimitées leur appartiendraient, et ils définieraient des couloirs de navigation où la notion de libre-passage inoffensif s’appliquerait.Les puissances maritimes, conscientes du fait que les plus grandes routes commerciales du monde empruntent ces "eaux archipélagiques”, contestent cette possibilité, et invoquent à nouveau le concept de libre-transit à travers des corridors fixés par les Etats concernés.Le Canada admet pour sa part les revendications des Etats archipels, tout en précisant que l’Arctique canadien n’est pas concerné, puisqu'il constitue un archipel côtier, et non océanique.Les ressources biologiques La question des ressources côtières fait appel à d’autres intérêts.Elle va opposer les pays développes aux pays en voie de développement.Pour ce qui est des ressources biologiques, il existe déjà, au large des côtes de certains Etats, des zones de pêche exclusives, ou des zones de conservation des pêches, qui sont nées spontanément, sans base juridique.La pratique en ce domaine est encore plus anarchique que pour la mer territoriale.Les pays en voie de développement proposent la création d’une “zone économique" ou “mer patrimoniale” des 188 milles, qui viendrait s’ajouter aux 12 milles de mer territoriale.Dans ces zones de juridiction exclusive, ils exerceraient des droits souverains sur les ressources biologiques, sans entraver la liberté de navigation, de survol, ou de pose de câbles et d’oléoducs sous-marins.Four leur part, les puissances maritimes se prononcent en fa- L’avenir démographique du Québec Pour une vraie politique de la famille par le Mouvement Couple et Famille ¦ Suite à l’éditorial consacré le 22 juin au problème de la dénatalité au Québec, le Mouvement Couple et Famille, par la voix de l’un de ses animateurs responsables, M.Marcel Lafarge, nous adresse la réaction suivante.Monsieur Ryan, Dans votre message du samedi 22 juin aux Canadiens-français, a l'occasion de leur fête nationale, vous nous servez d’austères vérités.Il faut avoir une certaine dose de courage civique pour prendre ainsi l’opinion publique à rebrousse-poil.Quand, à grands coups de tam-tam, on invite le peuple à s’enivrer dans les délices de la fête, vous tirez la sonnette d'alarme, pour sortir le monde de sa léthargie TBien choisi le moment pour jouer les trouble-féte! Mais votre présomption frise la folle audace, quand, au risque de paraître un conservateur attardé, vous rappelez au peuple canadien-français que les nouveaux défis de l’avenir trouveront leur solution, s’il consent à renouer avec ses valeurs les plus traditionnelles! Il fallait bien que quelqu'un ait le courage de le dire! Ces mêmes valeurs qui, au cours des siècles, ont assuré au peuple canadien-français, noyé dans une culture anglo-saxonne envahissante, une survie miraculeuse, deviennent par nécessité les fondements memes de son avenir.Nous avons bien nommé: la population et la famille.Vous souhaitez donc la promotion raisonnée et planifiée de ces deux valeurs.Comme de nos jours la seule efficacité se situe au plan politique, vous suggérez à juste titre que l’Etat québécois se dote des instruments adéquats pour lui permettre de contrôler une politique de la population doublée d'une politique familiale.Nous applaudissons à votre suggestion de transformer "Tactuel ministère de l’Immigration en un véritable ministère de la Population, de la Main-d’Oeuvre et de l’Immigration.” Nous souscrivons aux quelques indications d’objectifs que vous assignez à ce nouveau ministère.Nous appellerions volontiers ce ministère le ministère des Ressources humaines, si Ton voulait signifier par là que l’Etat doit exercer, outre un leadership économique et social, un véritable leadership moral en tout ce qui a trait aux problèmes de population pris dans leur ensemble.Nous remarquons d’autre part avec plaisir combien fortement vous soulignez que “dans la situation québécoise.une politique de la population passe obligatoirement par une politique de la famille." Vous donnez quelques indications judicieuses sur la dimension familiale que l’Etat devrait intégrer dans nombre de mesures touchant les politiques fiscales, les allocations familiales, les garderies, la rémlinération pour la femme au foyer, etc.Ces différents éléments, et bien d’autres, entrent dans un plan général que le Mouvement Couple et Famille désigne sous le nom de “politique familiale globale.” En raison de la nécessité évidente d’une telle coordination, nous nous permettrons de vous faire remarquer que la deuxième série de vos recommandations va moins loin que la première au plan des suggesions concrètes.En effet, pour qu’une telle politique familiale puisse être définie, mise en place, poursuivie, transformée en projets de lois, il faut qu’il y ait au sein du gouvernement des hommes précis qui en soient véritablement responsables.Les valeurs familiales, tout le monde en convient, sont à l’heure actuelle ridiculement sous- représentées, au sein d'un organisme consultatif dépendant du ministère des Affaires sociales, le C.A.S.F., par deux individus seulement parlant au nom de toutes les familles.D’où, pouvoir décisionnel nul: d’où une voix très affaiblie dans un Conseil dont les préoccupation sont trop étendues et trop diversifiées.Faudrait-il se contenter de suggérer la mise en place d’un Conseil supérieur de la famille, muni de pouvoirs bien définis, dépendant de ce nouveau ministère des Ressources humaines?Ce serait certes un pas très im-ortant dans la bonne direction, lais ne serait-il pas préférable qu’il y ait dans ce nouveau ministère plusieurs directions générales parmi lesquelles une Direction générale de la Famille, à sa tète un sous-ministre et dotée de l’appareil administratif et du budget correspondant.Ce qui n'empêcherait pas qu’il y eût un Conseil supérieur de la famille, pour aider cette Direction a élaborer ses politiques.Nous saluons avec joie M.Ryan votre courageuse intervention comme l’aube d’une reprise en mains par le peuple du Québec de ses destinées dans une situation que la démographie nous révèle de plus en plus critique.Nous comptons sur le Devoir pour tenir éveillée la population sur les vraies problèmes et pour l’inciter à choisir les solutions qui correspondent le mieux à son génie propre.Un Franco-ontarien Suite de la page 4 taire, on est à la merci de facteurs qui font qu’on le devient toujours davantage; que la tragédie d’étre minoritaire,’c’est de voir ses aspirations brimées plus ou moins consciemment et délibérément par une majorité indifférente, quand elle n’est pas franchement hostile; que la tragédie est surtout, pour un peuple, de devoir renoncer au plein épanouissement pour consacrer une partie importante de ses énergies à la pénible tâche de la survie.Cette situation, les Canadiens français qui habitent hors du Québec la connaissent bien.C’est pour ou contre cette même situation, avec laquelle ils seront confrontés à plus ou moins brève échéance, a moins que Ton ne donne très bientôt le coup de barre qui s'impose, que les Québécois devront opter en acceptant ou en rejetant le bill 22.Il serait malvenu à un “étranger” de tenter d’influencer cette décision vitale que les Québécois doivent eux-mêmes prendre à un moment crucial de leur histoire.Je me contenterai de les supplier de ne pas attendre d’être devenus minoritaires pour songer à prendre les moyens qui leur auraient permis de rester majoritaires et maîtres de leur destinée.Ottawa, le 24 juin 1974 veur de simples droits préférentiels au profit des Etats côtiers C'est ainsi que les Etats-Unis ont proposé une approche “par espèce” qui tient compte de la dépendance des ressources biologiques par rapport au continent.C’est la these que le Canada avait initialement adoptée, mais compte tenu de ses difficultés d'application, il s'est finalement rallié à la thèse exclusivité.tout en respectant certains droits acquis de pêche traditionnelle; cependant, la zone halieutique exclusive serait complétée par une zone préférentielle, contiguë à la précédente, et se prolongeant jusqu’aux limites externes de la marge continentale (qui, sur la côte est, s’étend à plus de 200 milles du rivage).Le consensus semble acquis sur l’existence de cette "zone économique” de 188 milles, à condition toutefois que les grandes puissances trouvent des compensations au chapitre de la navigation.Les ressources minérales La question des ressources minérales est liée à celle du plateau continental.La convention de 1958 qui la concerne n'est pas exempte d’imprécision Suant à sa limite extérieure, 'eux critères s’y trouvent: Tun, fixe, est bathymétrique; il s'agit de l’isobathe des 200 mètres.Le plateau s’achèverait à l’endroit où les eaux susjacentes atteignent 200 mètres de profondeur, ce qui correspond géné-ralment à la rupture de pente du plateau, qui s'incline alors fort rapidement vers les grands fonds L’autre critère, complémentaire, permet d’aller au-delà de cette limite, en autant que l’exploitation est possible.Ce critère technologique brille par son imprécision.Qu’adviendra-t-il à Caracas?Les pays les plus conservateurs sont naturellement les pays sans littoral ou à plateau enclavé, pour les raisons déjà notées.Ils souhaitent des limites fort étroites, le plateau devant se terminer selon eux.à 200 mètres de profondeur ou 40 milles à partir de la côte, selon la solution la plus favorable à l’Etat.Les pays en voie de développement favorisent généralement l’existence de limites qui correspondraient avec celles de la zone économique.Le plateau irait donc jusqu’à 200 milles des côtes.Quant au Canada, il affiche en ce domaine une gourmandise condamnable.Il réclame en effet sous sa juridiction non seulement le plateau, mais la pente et même le talus, soit l’ensemble de la marge continentale à l’exception des grands fonds abyssaux.Ses arguments juridiques sont peut-etre valables, mais il risque de n’avoir pas à les utiliser à Caracas, étant un des rares Etats à posséder un plateau s’étendant a plus de 200 milles des côtes.Il sera donc difficile de faire des compromis sur cet épineux problème.Pourtant, la solution américaine constituerait un bel effort dans ce sens, si elle n’était critiquée pour d’autres raisons.Selon cette attitude, la juridiction nationale exclusive de l’Etat riverain sur son plateau s’exercerait jusqu’à 200 mètres de profondeur.Au delà, cet Etat agirait comme mandataire de la société internationale.L’exploitation bénéficierait • pour partie à la collectivité internationale.Cette zone de “trusteeship” irait jusqu’au pied de la marge continentale.Au delà enfin, les grands fonds marins seraient exploités au profit de l’humanité par un organisme international.En dehors de ces problèmes de zones de juridiction étatique, on devra se pencher à Caracas sur des questions plus globales touchant à l’intérêt des océans : la recherche scientifique et la protection du milieu.Ces matières ne sont pourtant pas étrangères aux précédentes.Ainsi, les pays développés considèrent que la recherche ne saurait souffrir de restrictions.De leur côté, les pays en voie de développement souhaitent que la recherche soit contrôlée, notamment quant à son caractère purement scientifique, par un organisme spécial, ou par l’Etat riverain lui-même quand elle serait entreprise dans sa zone de juridiction exclusive.Telle —¦ i i C'est le temps de hire installer les GOUTTIÈRES (HO-DO) Galvanisée), cuivra, aluminium Estimation gratuite Montréal 322-4160 Québec 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.est aussi l’attitude du Canada, qui entend faciliter au maximum la recherche, tout en s’assurant de bénéficier de ses fruits lorsqu’il n’aurait pas les moyens de l’entreprendre lui-mème.Les chances de compromis sont rares en ce domaine, en dépit des efforts de certains pays comme Cltalie.Précisons qu’à l’heure actuelle, la recherche scientifique est entièrement libre en haute mer Par contre, en mer territoriale.elle relève exclusivement de l’Etat riverain, tandis qu elle est soumise à son consentement pour le plateau continental.Quant à la protection du milieu marin, tout le monde s'entend sur son principe, d’autant plus quelle n’a fait iusqu'ici l’objet que d’une règlementation éparse.Cependant, si les pays développés admettent une règlementation assez stricte, adoptée internationalement, c’est à condition qu’elle soit appliquée par l’Etat d’immatriculation du navire, tant en haute mer que dans une zone de juridiction étatique.Quant aux Etats côtiers, ils se prononcent en faveur de Tédiction de normes éventuellement plus strictes par les Etats riverains dans leur zone économique.C’est aussi Lavis du Canada.qui connaît des problèmes spécifiques dans TArcti- ue, mais qfli favorise cepen- ant la conclusion d’un accord-cadre tenant compte des conventions en vigueur.Notons enfin que les pays en voie de développement considèrent d’un mauvais oeil des normes'anti-pollution trop strictes, qui ne feraient qu’accroître leur retard.Qui exploitera les grands fonds marins?S’il sera difficile de faire des compromis à Caracas sur l’a-daptation du droit actuel, on conçoit sans mal l’ampleur des problèmes à surmonter si Ton veut parvenir à créer des‘normes nouvelles dans un domaine inexploré, celui des grands fonds marins.Le seul acquis en cette matière est une résolution de l’Assemblée générale de TONU.qui déclare ces grands fonds “patrimoine commun de l’humanité”.Il convient donc de les exploiter pacifiquement (ils sont déjà dénucléarisés par un traité) et dans l'intérêt de tous.Mais comment y parvenir, sinon en créant un organisme spécial.C’est ici que les positions les plus inconciliables s’affrontent Les pays riches, généralement, favorisent la création d'un organisme souple, qui coordonnerait des activités étatiques, et se contenterait de délivrer des permis.Telle est la thèse russe, américaine, anglaise ou française.Les pays en voie de développement, au contraire, optent pour ce qu’ils appellent un “mécanisme-entreprise” qui exploiterait lui-même les grands fonds.Cette vision a cessé d’être chimérique, étant appuyée par de nombreux Etats, qui ne sont pas tous sous-développés.Une telle structure pourrait aller jusqu’à contrôler la production ou les fluctuations des prix, ce qui supposerait qu’on lui accorde un véritable pouvoir règlementaire.Il ne.faut pas oublier cependant que ce mécanisme-entreprise a de farouches oppo- sants.comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Union soviétique surtout, qui ne s'est rendue qu’à contre-coeur à l’idee d'un mécanisme délivrant des permis.La position canadienne est ici fort séduisante, puisqu'elle se présente comme un compromis.Elle propose un mécanisme qui délivrerait des permis.pourrait aussi faire exécuter des travaux sous contrat, ou les exécuter lui-mème lorsqu’il en aurait les moyens.Peut-etre est-ce là une vision d’avenir, puisque nombre de pays sous-développés.en dehors du groupe latino-américain, admettent.pour des raisons de coût, que le mécanisme-entreprise puisse délivrer des permis.Mais il est facile de faire des concessions quand on a pris la part du lion, et il faut se souvenir que le Canada revendique par ailleurs l’ensemble de la marge continentale, seule région accessible à moyen terme, et pratiquement seule à contenir des hydrocarbures.Le rôle positif du Canada En conclusion, on peut se demander ce qu’il adviendra du droit de la mer à Caracas.Pour certains sujets, non seulement les Etats ne sont pas prêts, mais leur volonté politique d’aboutir dans des délais raisonnables est douteuse.On pense surtout aux débats relatifs au statut des grands fonds marins, au cours desquels l’Union soviétique par exemple a fait preuve d’une coupable politique d’atermoiement.Il est vrai que les grandes concessions se feront à Caracas et que chacun jusqu’ici est délibérément resté sur ses positions les plus strictes.Heureusement, grâce aux efforts du Canada, la conférence envisagera les problèmes du droit de la mer de façon globale.Non seulement c’est là une approche réaliste, puisque tous les problèmes sont interdépendants, mais les négociations seront rendues plus faciles, certains Etats pouvant faire des concessions sur un point en sachant qu’ils gagneront sur un autre.Encore faudra-t-il, dès le départ, régler une question d’importance: votera-t-on à la majorité des deux-tiers comme le souhaitent les grandes puissances, ce qui constitue la solution traditionnelle dans les grandes conférences diplomatiques?Votera-t-on à la majorité simple, comme le souhaitent les pays en voie de développement?L’enjeu est d'importance.Selon les informations les plus récentes, un compromis serait sur le point de se réaliser.Dans les cas d’absence de consensus, on voterait en effet à la majorité simple en commission, puis a la majorité des deux-tiers pour le vote final en séance plénière.Le Canada, quant à lui, aura joué un rôle fondamental dans la préparation de la conférence, mettant à l’honneur une approche “fonctionnelle” des problèmes du droit de la mer, et prônant une “délégation de pouvoirs” de la société internationale aux Etats riverains.Son rôle de conciliateur n’est certes pas négligeable, mais il entend ue ses intérêts soient sauvegar-és.L’“égoïsme sacré” régnera donc en maître à Caracas, et TONU a été bien inspirée de prévoir, d'ores-et-déjà, une suite éventuelle à Vienne.POUR JEUNES FEMMES ET JEUNES FUIES SEULEMENT Si vous aimez tes beaux tricots italiens dans un choix de couleurs et de grandeurs Si vous cherchez qualité, exclusivité, originalité et un travail impeccablement exécuté .ARRÊTEZ! 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Il ne faut pas s'encombrer de juridictions dont on a pas besoin,” a déclaré M.Goyer dans une entrevue au DEVOIR.Il estime que le gouvernement fédéral a déjà suffisamment de pain sur la planche et que ses responsabilités iront toujours croissantes.C’est ce qui l'amène a croire que “tout ce qui peut être fait par d'autres niveaux de gouvernement devrait l’ètre.” Dans cette perspective, il retient un seul critère: comment le citoyen peut-il être le mieux servi.Là où le fédéral ne juge pas sa présence indispensable, les provinces pourraient être invitées à prendre la relève.Ou encore, il pourrait s'avérer que le niveau municipal est le mieux placé, le plus compétent ou simplement parce qu’il est plus près des populations.Essentiellement, M.Goyer estime indispensable de repenser les priorités du gouvernement central et d’adapter aux nouveaux besoins des citoyens ses rapports avec les autres niveaux de gouvernements.Il imagine très bien une • série d’échanges par lesquels le fédéral coordonnerait certains secteurs devenus stratégiques pour abandonner aux provinces des responsabilités qui leur conviennent davantage.Selon le ministre des Approvisionnements et Services, les provinces ne peuvent plus prétendre décider, isolément dans leur coin, du rythme d’exploitation et de la répartition de leurs ressources naturelles et énergétiques.Il soutient que l’électricité du Québec comme le pétrole de l’Alberta doivent servir les besoins de toutes les provinces.“Il faut absolument développer un ; stratégie commune et globale ".C'est ce qui amène M.Goyer à préconiser une certaine décentralisation, un fédéralisme à plusieurs égards radicalement assoupli.Ainsi, après avoir rappelé que déjà Marc Lalonde s’est montré moins paternaliste que son prédécesseur, M.Goyer émet l’opinion que toute cette juridiction des politiques sociales pourrait être intégralement confiée à la compétence des provinces.“Cela dépend du domaine; moi j ai une attitude très pratique.On ne doit pas conserver au niveau fédéral des pouvoirs strictement pour prouver qu’on est forts”.Dans l’esprit du ministre, ce réaménagement des pouvoirs vise à ne garder au fédéral que les compétences stratégiques et le libérer pour qu’il puisse ainsi s’attaquer avec plus d’efficacité aux “problèmes nouveaux” qui se posent sur la scène internationale.La contribution du Canada à l’ONU, son rôle dans l’OTAN ou encore sa participation aux contingents de paix à travers le monde, ne sont pour M.Goyer que des problèmes classiques et déjà marginaux par rapport à l'urgence de concevoir un nouveau partage plus équitable des richesses entre pays pauvres et riches.Chez M.Goyer, cette préoccupation est majeure; il rappelle d’abord la crise du pétrole qu’il croit d’ailleurs avoir été fabriquée dans une bonne mesure.Puis, il prédit de nouvelles crises, des famines, des catastrophes.Il ne parle pas en termes de décennies mais de quelques années tout au plus.Peut-être une ou deux.Ces sombres appréhensions, M.Goyer les fondent sur la rareté des richesses naturelles, des ressources énergétiques et tout simplement de la nourriture dans de trop nombreux pays du monde.Il souligne que l’abondance des pays privilégiés suscite déjà l’agressivité des défavorisés.Il note que le Canada n’est pas à l’abri de cette convoitise et qu’à titre de pays riche, il sera appelé à jouer un rôle de premier plan dans la recherche d’une nouvelle paix mondiale.C’est dans cette perspective que Jean-Pierre Goyer trouverait plus utile que le fédéral se penche dès maintenant sur les problèmes de demain et laisse aux provinces les questions domestiques.C’est également ce qui lui fait dire que la présente campagne électorale a escamoté les vrais problèmes.suites de la première page VILLAGE deux parties du projet, ont également autorisé leur comité exécutif a poursuivre les négociations relatives aux baux à intervenir pour la location, sur une période de 64 ans, du terrain nécessaire, soit environ 20 acres.Ces projets de baux devront être soumis au conseil pour approbation définitive.Par ailleurs, un projet de règlement sera préparé par l'administration afin de réserver le reste de l’emplacement à des fins de parc public, soit environ 64 acres.On sait que le parc Viau, qui a une superficie de 85 acres, était une annexe au golf municipal.Le maire Drapeau a d’autre part indiqué à plusieurs reprises que, du fait que chacun des trois édifices ne nécessite qu’un acre comme surface d’implantation, il y aura également 17 acres de parc privé tout autour des bâtiments.Toute la question du village olympique a fait les manchettes des journaux depuis le mois d'octobre dernier alors que l’administration municipale lançait officiellement le projet Cité Jardin 76, lequel constituait dfi avant-projet d’appel d’offres pour la construction du village olympique.En mars, on devait procéder à l’ouverture de soumissions publiques à ce sujet, ce qui ne put être fait, faute de soumissionnaires.C’est à la demande même des groupes intéressés que la date du 12 mars fut repoussée pour leur permettre de compléter leurs projets.Selon le maire, une cinquantaine de groupes ou personnes se sont montrées intéressées à l’origine.Il n’a fait cependant état que de trois projets devant les conseillers.Outre le projet retenu, M.Drapeau a mentionné un projet de village permanent, retiré parce que la ville aurait dû contribuer financièrement à sa réalisation.ainsi qu’un projet de village temporaire, celui préparé par les architectes Blache et Koch et par l’Ecole d’architecture de Montréal.Au sujet de ce projet, M.Drapeau a donné quelques précisions tout en en faisant l’éloge.Ce projet ne manquait pas de mérite, a-t-il dit.ajoutant que c’était le “résultat d’un travail d'ensemble d'une équipe formée de cheucheurs bien inspirés et sérieux.” Il y avait toutefois des problèmes de financement.Tout reposait, a affirmé le maire, sur des hypothèses de financement qui exigeaient que le gouvernement du Québec ou la ville de Montréal ou toute autre institution en accepte les risques.” Il n’y avait, selon lui.aucune caution financière pour un investissement de plus de $30 millions, et sa réalisation requérait l’utilisation du parc Viau au complet.Ce n’est que rendu au point de l'ordre du jour portant sur le village olympique que les conseillers ont pu prendre connaissance de la décision du comité exécutif.aucun document n’ayant été remis avant aux conseillers.Le maire Drapeau s’est d’ailleurs fait reprocher par quelques conseillers de la météo Un ennuagement est à craindre pour le sud de la province.Ailleurs en bordure du St-Laurent les nuages arriveront dimanche.Pour le Nord-Ouest, l’air chaud ne sera pas remplacé avant lundi mais risque d'orages sont à la nausse d’ici là.• Régions de Chibougamau, Abitibi.Pontiac-Témisramingue, Haute-Mauricie, Lac St-Jean: ensoleillé, maximum de 85 Aperçu pour dimanche.généralement ensoleillé, chaud, risque d’orages en après-midi.Régions d’Ottawa, de Montréal, des Lauren-tides.des Cantons de l’Est, de Québec, Trois-Rivières: ensoleillé devenant nuageux au cours de la journée.Périodes de pluie dans la nuit de samedi à dimanche.Aperçu pour dimanche: dégagement Régions de Baie-Comeau, de Sept-Iles: ensoleillé.maximum de 80.Aperçu pour dimanche: généralement nuageux Régions de Rimouski, de Gaspé: ensoleillé, maximum 80.Aperçu pour dimanche: nuageux.périodes de pluie.leur demander de prendre une décision sans avoir pu prendre connaissance des documents relatifs au village olympique.Le conseiller Marchand a enregistre sa dissidence parce qu’il voulait attendre à mardi pour qu'une décision soit prise.Le conseiller Robert pour sa part a accusé le maire d’avoir usé de la “stratégie du suspense” en ne dévoilent rien des intentions du comité exécutif avant l’assemblée d’hier.M.Drapeau a répondu vigoureusement à cette accusation, disant que le matin mêmes les promoteurs du projet finalisaient les derniers détails du projet dans son bureau.Les quelques autres conseillers qui ont pris la parole ont souligné leur satisfaction de voir qu’on respectait les espaces verts, parlant même de victoire.Le maire Drapeau a répliqué en tentant de s’accorder le crédit de la protection des espaces verts à Montréal.Selon lui, l’administration municipale fut la première à "faire sonner les gros bourdons".Et il a précisé que c’est l'administration qui a compris qu’il était préférable d'ouvrir les espaces verts comme on le fait maintenant avec le parc Viau.Si le conseil n’avait pas eu le courage de choisir cet emplacement, a-t-il dit.il serait demeuré clôturé.Comme le projet adopté consiste en un condominium, le maire a souligné qu'il n’y avait pas de comparaison possible avec la situation qu’ont connue les organisateurs des Jeux de Munich.Il s’est dit assuré qu’à Montréal tous les appartements seront vendus avant même qu’ils ne soient disponibles.Les Terrasses Zarolega Inc.qui construiront les deux pyramides est une compagnie formée de MM.Joseph Zappia, Gérald Robinson, Andrew Gaty et René Lépine.tous quatre des constructeurs.Les plans ont été préparés par les architectes Roger D’Astous et Luc Durand et les ingénieurs en structure et en mécanique ont été Lavalin.Claude Dupras, Nico-let et Carrier.Les principales caractéristiques de Cité Jardin 76, telles que présentées par le maire, sont les suivantes: aucun arbre ne sera coupé pour la construction; un ravin naturel sera aménagé; il n’y aura aucun réseau de rues et de ruelles en surface; il y aura un stationnement souterrain pour 950 autos; la ligne d’horizon est sauvegardée par la forme de pyramide des édifices; tous les logements ont une terrasse privée ou un balcon-solarium privé ou les deux: le COJO en aura l’usage gratuit; les services publics et commerciaux seront au sous-sol; " ils redonnent le soleil, l’air et la nature aux citoyens de notre ville”.La décision du conseil municipal d'accepter un projet de village olympique permanent sur l'emplacement du parc Viau n’a rayé suscité que peu de commentaires, si ce n’est que de la part du COJO et du Comité de conservation de Montréal, lequel organisme a blâmé l’administration municipale pour avoir choisi un projet détruisant l’intégrité du parc Viau.Dans un communiqué remis à la presse, cet organisme rappelle que le maire Drapeau avait déclaré en commission parlementaire, à Québec, l’an dernier, que le projet du village olympique ne pouvait être possible qu’au parc Viau pour des raisons de superficie.Selon cet organisme, on se rend compte maintenant qu’il ne faut que trois acres et qu’il aurait été possible de construire le village olympique à un autre endroit qu'au parc Viau.On met également en garde contre ce projet les personnes âgees de la paroisse Notre-Dame-du-Foyer.qui pourraient participer à la construction de la maison de retraite dont le maire Drapeau a fait mention.Le COJO, pour sa part, a fait connaître sa satisfaction.Le directeur du service du village olympique, M.Yvan Dubois, a déclaré que ce projet satisfaisait pleinement les exigences du COJO.Il a annoncé la tenue d’une conférence de presse, jeudi prochain, pou expliquer l’utilisation qui sera faite du village olympique.LE DÉPUTÉ Puis M.Burns fait sommairement sa preuve.Concernant l’inéligibilité il a relevé au moins 15 causes dans le disctrict judiciaire de Saint-François (Cantons de l est) qui ont débuté avant le 29 octobre 1973 et se sont terminées après, et dans lesquelles M.Boutin agissait pour et au nom du gouvernement.Pendant que MM.Lévesque et Bienvenue prennent des notes, M.Burns énumère les numéros de dossier.Le ministre de l'Immigration lui demande de les répéter, et M.Bourassa explique avec un sourire narquois: “C'est le ministre de l’Immigration, à la commission, qui va s’occuper du député de Maisonneuve." Chacune de ces causes a été inscrite pour audition en 1974, alors que M.Boutin était député et sans qu’il y ait au dossier un changement de procurèur.Il y a même des lettres datant de l’année en cours et autorisant M.Boutin à retirer des plaintes portées antérieurement.Ces faits, estime M.Burns, démontrent que le candidat était inéligible et que son election doit être déclarée nulle et son siège vacant.Le député péquiste prétend, de plus, que le député libéral est inhabile à siéger parce que." depuis son élection, M.Jean-Claude Boutin a agi comme procureur de-vat les tribunaux pour et au nom du gouvernement”.Ainsi, dans la seule journée du 20 novembre, soit trois semaines après l’élection et douze jours après qu’il eut prêté serment de député, M.Boutin aurait déposé au moins 30 plaintes aux greffes de la paix au nom du procureur général, à Sherbrooke.Encore là.une lettre de date aussi récente que le 27 mai, soit il y a un mois, autorise M.Boutin à retirer une plainte.Ce qui fut fait sous la signature de l'avocat-député.M.Burns signale une autre cause, émanant du ministère du Tourisme: la plainte est signée par M.Boutin le 24 août 1973, produite en cour le 31 octobre et entendue le 14 février 1973, avec copie d’un compte d'honoraires de M.Boutin ert date du 14 janvier dernier.Dans la plupart des cas, sinon tous, il semble d’agir de causes statutaires mineures dont les honoraires varient entre $10 et $25.M.Burns se demande comment peut réagir un citoyen du comté de Johnson appelé à comparaître dans une cause dont l’accusateur est son propre député.Le ministre Lévesque insiste pour que M.Burns déballe tous ses éléments de preuve.Le député énumère alors quelque 125 numéros de dossiers qu'il se propose d'invoquer à l’appui de sa dénonciation.“Les éléments de preuve, il en rentre tous les jours.” interjette le chef de l’Opposition, M.Morin.Puis c’est le député de Johnson qui intervient brièvement.Pour lui, il s'agit d’une tempête dans un verre d'eau qu’il impute a " de la petite politique partisane” M.Boutin souhaite que la commission de l'Assemblée nationale se réunisse et fasse la lumière dans les plus brefs délais.Il proclame son honnêteté, estime que la motion de M.Burns est remplie de ""failles” et dit au député de Maisonneuve: “Ce n’est qu’un début!” Finalement, la motion de M.Burns est adoptée avec la seule abstention des deux créditistes.Elle demande que la commission de l’Assemblée nationale se réunisse le jeudi 4 juillet 1974 en vue de procéder à une enquête sur les faits suivants qui, s’ils étaient fondés, rendraient le député de Johnson.Me Jean-Claude Boutin, indigne de siéger à l’Assemblée nationale parce qu'inéligible et inhabile, en vertu des articles 75 et 79 de la loi de la législature.Prié d 'expliquer son abstention et celle de son collègue, M.Samson a dit que M.Boutin est innocent jusqu'à preuve du contraire, que les créditistes ne connaissent pas le dossier de l’affaire, qu’il s’agit d'une “chicane entre deux partis” et que, plongés dans le doute, ils ont préféré s'abstenir de voter.De son côté, M.Burns explique aux reporters que le fondement de son accusation porte sur la signature des dossiers par le député Boutin.Pour lui, il s'agit là d’un geste judiciaire, qui n’a rien à voir avec le fait de plaider ou non la cause par la suite.M, Boutin, en effet, assure qu’il n’a plaidé aucune cause depuis son élection et qu’il n’a reçu aucun honoraire du gouvernement depuis le 29 octobre.La motion en vertu de laquelle M.Burns vient de déclencher une enquête sur un collègue stipule également: “Si l’enquête ne prouve pas que l’accusation est fondée, le députe qui l’a portée peut être trouvé coupable d’une violation des droits de l’Assemblée ou d’un de ses membres." Dans le seul cas précédent, qui date de dix ans, M.Yves Gabias, qui n’avait pu prouver son accusation contre le ministre René Hamel, avait été expulsé de l’Assemblée pour le reste de son mandat.Il garda toutefois son poste de député et fut même réélu en 1966.La commission de l’Assemblée nationale est présidée par M.Lavoie lui-même et formée de seize autres membres, soit les deux vice-présidents, les deux leaders arlementaires, les cinq whips du Parti li- éral et celui du Parti québécois, plus six autres députés, dont cinq nommés par le gouvernement et un par l’opposition péquiste.Comme pour toute autre commission, il peut toutefois y avoir des substitutions.Quant à M.Boutin, il est né à Asbestos le 6 octobre 1941.Il est membre du Barreau du Québec depuis 1968.Il réside à Windsor.Il est député depuis octobre der-m#r du nouveau comté de Johnson, formé de parties de quatre anciens comtés, dont ceux de Bagot et de Richmond, dans les Cantons de l’est.SAKHAROV ABM qui sera sans doute annoncé avant la fin de ce troisième sommet ne constituera pas réellement un progrès.Ni les Etats-Unis ni l’Union soviétique n’avaient vraiment l'intention de construire ce deuxième site autorisé par l’accord de 1972.Le vrai problème de cette rencontre entre les deux super-grands est la limitation qualitative des missiles offensifs, les ICBM à ogives multiples lancés soit de terre, soit a partir de sous-marins nucléaires M.Kissinger n’était pas parvenu à débloquer la négociation lors de sa visite à Moscou au mois de mars, et il n’est pas encore certain que M.Nixon e M.Brejnev parviennent à le faire d’ici mercredi.Le communiqué publié hier soir indique par ailleurs que la question des expériences nucléaires a fait l’objet d’un échange de vues et sera discute plus en profondeur dans les jours à venir.Les deux super-puissances sont déjà d’accord sur le principe d'une interdiction partielle des explosions souterraines.Il ne leur reste plus qu’à fixer le seuil de l’interdiction, c’est-a-dire la puissance maximum des engins qui pourront être essayés et le nombre d’explosions qui resteront permises pour les engins de faible puissance.Pour se reposer de leurs efforts, M.Nixon et les trois dirigeants soviétiques ont emmené hier soir leurs épouses au théâtre Bolchoi pour voir Maia Plisetskaya, la grande dame du ballet russe, mourir une fois de plus dans le Cygne de St-Saens.Après une nouvelle séance de travail ce matin au Kremlin, M.Nixon et M.Brejnev partent pour la Crimée où ils vont poursuivre jusqu’à dimanche soir leurs entretiens dans la résidence du chef du parti communiste.La journée a été couronnée aussi par la signature des trois premiers accords bilatéraux, textes d’importance secondaire.L’accord sur le logement a été paraphé par le président Nixon et M.Alexei Kos-sygume, president du conseil des ministres.L’accord sur l’énergie a été signé par MM.Nixon et Nicolat Podgorny, chef de l'Etat, et celui sur la recherche “cardiaque par MM.Henry Kissinger, secrétaire d'Etat, et Andret Gromyko, ministre des affaires étrangères.L’accord conclu dans le domaine de l'énergie prévoit notamment la création d'un comité américano-soviétique chargé de sa mise en application.Cet organisme, appelé comité américano-soviétique dans le domaine de l'énergie, sera chargé d’approuver les projets et les programmes de coopération scientifique et technologique décidés par les deux pays.Un mot absent pendant ce temps, dans la “Pravda” a provoqué une vive controverse entre le porte-parole de M.Leonide Brejnev, M.Leonid Zamia-tine, directeur de l’Agence Tass, et les correspondants américains à Moscou.Le texte incriminé est le toast du président Nixon tel qu’il a été publié dans l’organe du P C.de l’U.R.S.S.Les journaliste américains ont fait remarquer que la Pravda, dans un sondage du discours dans lequel M.Nixon déclarait: "Tl n’y a aucun doute à avoir sur la volonté des Etats-Unis de respecter les accords conclus étant donnA nos relations personnelles”, avait omis le „iot-clé “personnelles”.MÉTRO tre à l’injonction décrétée contre eux.L'ordonnance accordée par le juge René Duranleau tard jeudi après-midi a contraint les syndiqués à reprendre leur premier quart à 4h vendredi, et un porte-parole de la CTCUM a confirme que 95% des employés a respecté ponctuellement l’injonction.La Fraternité avait fait débrayer son monde jeudi pour protester contre le refus de la CTCUM de rémunérer ceux de ses membres qui n'avaient pas traversé les lignes de piquetage établies par un syndicat distinct à la sortie des garages, celui des agents de sécurité, en greve déjà depuis le 9 juin.Il s’ensuivit un embouteillage-monstre à tous les carrefours.L’injonction toutefois reconnaît le bien-fondé des doléances des chauffeurs: la CTCUM est maintenant requise d’assigner un ou deux policiers à chacun des dépôts d’autobus pour assurer la paix.On sait que les agents de sécurité sont eux-mêmes sous le coup d'une injonction distincte qui leur interdit d'intimider les chauffeurs.On suppose, mais la CTCUM ne l’a pas encore fait savoir, que des parcours de relève seront tracés depuis le centre-ville pour Terre des Hommes.La CTCUM avait egalement interrompu le service du métro le 24 juin dernier, pour les mêmes raisons.LA CSN Suite de la page 3 de la grève des autres.” Cette intervention de M.Chartrand a été vivement applaudie par les délégués.Peu avant le vote, hier, il semblait donc certain que les délégués allaient augmenter les cotisations au fonds de defense mais la grande question était de savoir dans quelle mesure.En fin d’après-midi, les délégués ont voté au scrutin secret sur un projet qui coûterait $2.12 par semaine et qui donnerait les mêmes prestations que le régime actuel pendant les sept premières semaines, soit $20 par célibataire et $30 par personne mariée.Ces prestations augmenteraient davantage et plus rapidement par la suite, pour atteindre $60 et $80 par semaine au bout de neuf mois de grève.La deuxième option offerte aux délégués était la plus généreuse mise de l’avant par le comité qui avait étudié le problème.Elle coûtait $3.24 alors que les syndiqués ne paient présentement que $1.40 a ce fonds de defense.La troisième formule proposait simplement le statu quo avec une augmentation de $0.40 pour combler le déficit actuel.Marcel Pépin, président, Jean Thibault.secrétaire général, et Guy Thibodeau, trésorier, ont été réélus par acclamation.Cinq candidats sont toutefois en lice pour les trois postes de vice-président.Les candidats sont Norbert Rodrigue, vice-vice-président, sortant, Victor Dabi, deuxième vice-président sortant, Claude Girard, troisième vice-président sortant, Laval Leborgne, président de la Fédération nationale des communications, et André L’Heureux, directeur du secrétariat d’action politique depuis 1970.INJONCTION Suite de la page 3 citations à la prudence, “parce que tout se sait, noms et numéros, à la CTCUM”, a clamé le conseiller juridique, Me Hamelin, et qu’il suffisait, théoriquement, de s'opposer à l'ordonnance pour s’en rendre coupable, ou à tout le moins risquer d’être victime de représailles.Paradoxalement, le comité exécutif n'avait rien prévu pour la tenue d’un scrutin secret.Les boîtes de scrutin, qui ne furent pas utilisées du reste, arrivèrent une heure après l'ouverture de l’assemblée.En somme, un défi symbolique, tandis qu’un syndiqué, lui, suggéra que loin de desobéir à l'injonction, les chauffeurs devraient au contraire appliquer à la lettre les instructions de la CTCUM.Une grève de zèle, ni plus ni moins, qui eut coûté encore plus cher à la compagnie, et obstrué davantage la circulation dans les rues.Ses propos se perdirent parmi les huées.Mais l’on retient de cette assemblée que les relations de la CTCUM et de ses employés sont en train de pourrir, graduellement." Et si ça continue, m’a dit un chauffeur, un jour ça va sauter, comme dans le bâtiment.” L’injonction affecte les syndiqués jusqu'au 5 juillet.Mais il n’est pas impossible que le transport en commun soit de nouveau paralysé, lundi, si les préposés à l’entretien, qui ne sont pas visés par l’injonction, choisissent de fêter le jour de la Confédération.C'est en tous cas la decision qu'ils ont déjà prise, à la majprité des voix de leurs 600 membres.Comme il est peu probable que les agents de la sécurité soient rentrés au travail d’ici là, la CTCUM pourrait interrompre de nouveau le service comme elle l’a fait le 24 juin.En ouvrant leur enveloppe de paie, hier, environ 150 préposes, d'autre part, ont constaté que la compagnie ne leur a pas versé, comme entendu dans une lettre, la demi-journée de travail qu’ils perdirent le 13 juin dernier, parce qu’ils refusèrent de traverser le piquet de grève des agents.De plus, à certains de ceux qui n'ont pas travaillé le jbur de la Saint-Jean, la CTCUM a fait parvenir une lettre de suspension d’une journée.Cet.e mesure, signale le syndicat, contrevient non seulement à la convention collective, qui autorise les préposés à chômer leurs jours fériés s'ils le désirent, mais aussi à une sentence arbitrale rendue par le tribunal à l’encontre des prétentions de la CTCUM, CEQ Suite de ta page 3 rait changer.L’équipé centrale de négociations pourrait ainsi se garer de la technocratie qui la menace toujours et donner parfois accès direct à la table centrale aux “membres provenant tout droit de leur milieu”.Car “il faut casser le schéma rigide et légaliste qui nous étouffe”.A ceux qui croient que négocier signifie dangereusement “pactiser” avec l’ennemi, la CEQ rappelle que la trêve ne fait pas nécessairement la fin de la guerre et que sur ce front comme ailleurs, aucun accord ne saurait la “lier au régime en place”.C'est ce dont témoignent les derniers chapitres du rapport moral du président qui évoquent le rôle que tend à jouer de plus en plus la CEQ dans le développement d’une véritable solidarité des travailleurs, Qu’il s’agisse de ses travaux sur la condition féminine, de son analyse critique du bill 22, de ses appuis aux diverses grèves ouvrières et aux grandes causes progressistes (du Chili à Québec-Presse, en passant par Sainte-Scolastique), la CEQ a sa place dans la définition d’un vaste projet pour une société différente "égalitaire, pacifique, et juste”.Les membres de la centrale seront appelés en ce sens à participer à la mise au point d’un “projet de charte pour les droits des travailleurs”.Tout cela ne fait pas de la CEQ, selon son président, une organisation politique en marche vers le pouvoir.M.Charbon-neau conçoit fort bien que le militant syndical soit parfois tenté par de telles voies mais il croit que de tels objectifs seraient mieux servis par des “formes d’organisation distinctes de la pratique syndicale”.Entre les syndicats et un futur véritable parti des travailleurs, rien n’interdit cependant de penser à “un pont en construction ”.N-DAME Suite de la page 3 ditionnelles pour les syndiques, au tarif de cinq dollars par mois.Un point de l’entente porte sur le recyclage des infirmières, qui pourront, s’ils le désirent, compléter leurs études de nursing au frais de l’hôpital, à condition qu’ils aient la scolarité nécessaire et qu'ils s’engagent, après leurs études, à travailler pour une période de trois ans à l'hôpital Notre-Dame.Les heures de débrayage depuis le début du conflit ne seront pas payées aux syndiqués.BLOC-NOTES Suite de la page 4 guemertt.La Ligue aurait pu ajouter qu’il est souverainement malhonnête d'interroger les étudiants de Sherbrooke sur leur “représentativité” lorsqu'on a pris soin de proposer la loi pendant l’absence des etudiants.Ceci dit, autant il est souhaitable de prolonger le débat et de ménager au milieu la possibilité de pressions plus significatives, autant il est imprudent de pousser un gouvernement comme celui-là à retomber dans sa torpeur.Le bill 63 doit disparaître et le plus tôt sera le mieux.Dans cette perspective, ce n'est pas d’une suspension du travail que nous avons besoin, mais d’un remaniement du projet de loi.Pour parvenir à ce résultat, il ne faut pas donner au gouvernement le prétexte de le remettre au congélateur.M.Bourassa serait trop heureux de dire par la suite: “Nous avons voulu régler le problème de la langue, mais vous n'avez pas voulu.Ne venez plus m en parler”.Et le bill 63, lui, demeurerait en vigueur.Laurent LAPLANTE Des trains ultrarapides Une des premières priorités Je la nouvelle Compagnie nationale du transport-passager sera de mettre en service des trains ultra-rapides au Canada.Dans l'immédiat, les travaux de mise au point du nouveau service ferroviaire seront surtout axés sur le grand corridor Québec-Windsor, qui passe par Montréal et Toronto, ainsi que sur un certain nombre d'autres liaisons; l'express de l’Atlantique vers l’est, la ligne Ottawa-Toronto et la ligne Edmonton-Calgary.Cette innovation réduira notablement les coûts que les divers ordres de gouvernement au Canada doivent encourir pour construire de nouvelles autoroutes et de nouveaux aéroports; elle réduira aussi la consommation d'énergie, relativement plus élevé pour les modes automobile et aérien. Le Devoir, samedi 29 juin 1974 «7 Hiatus inexplicables aiT calendrier d’immigrants par Clément Trudel Une étrangère vient rendre visite à sa mère qui vit à Montréal et prend deux mois pour reprendre contact avec elle.Un immigrant entre au pays en août 1971 et produira quelque temps après, à son enquête spéciale, un document rédigé dans son pays d'origine le 23 mars; il ne peut expliquer l'hiatus dans les dates puisque l'attestation de ses services passés dans un?industrie n'a en principe été demandée qu’en septembre.Un autre (très jeune i immigrant dont l’oncle a déjà témoigné devant la commission présidée par le juge L’Heureux-Dube dira sans sourciller que lui et son oncle n ont pas discute de l'enquête avant qu'il ne vienne témoigner.Le scénario est un peu usé.La commission n'a pas le choix, puisqu'elle doit fouiller chacun des dossiers dont le numéro apparaît dans un arrêté en conseil II s'agit de confronter chaque fois des dossiers de l'immigration, des documents qu'apportent les témoins et des déclarations plus ou moins limpides faites antérieurement par ceux qui sont assignés à comparaître comme ce fus le cas hier.Il y aurait toutefois 25 témoins que la commission n'arrive pas à rejoindre avec les subpoena émis, parce qu’il y a eu changement d'adresse entre le premier contact établi par les procureurs de la commission et le moment où la commission glisserait tel témoignage.Trois jours de séances publiques sont prévus la semaine prochaine.Après quoi, il y aura vraisemblablement ajournement d'un mois ou deux dans le processus d’une enquête visant à faire la lumière sur le fonctionnement du bureau montréalais de l’immigration et de la main-d’oeuvre.L'étrangère qui eut tant de difficulté à retracer sa mère est entrée comme visiteuse.Après toutes les éta- pes connues, elle vient de recevoir confirmation de l'annulation de l’ordre d'expulsion.Elle dut débourser $90 pour une demi-heure passée en entrevue avec un adjoint de Me Stephen Byer.Normand Schwartz, qu elle croyait membre du personnel de l’immigration.Par la suite, une amie la dirigea vers un prêtre qui la fit guider, gratuitement par une conseillère en matière d’immigration.L'intéressée semblait ignorer jusqu'à hier toutefois qu'un télégramme en anglais ait été adressé à 1 aéroport de Toronto en son nom pour faire transférer son dossier à Montréal.Deux autres dossiers repris en séance publique hier ont trait à des étrangers qui expriment des velléités d'hommes d'affaires et qui.dans les faits, sont allés jusqu’à enregistrer des raisons sociales ou à se présenter comme envoyé spécial d’une compagnie attendant des commandes de boutiques ou de commerces montréalais, principalement.Les deux ont eu recours, à un stade du cheminement vers l’obtention du statut d’immigrant reçu, aux services de Me Harry Blank ou de l'un de ses associés.Dans les pièces versées en preuve — elles dépassent maintenant la cote 200 — on retrouve des lettres de parents vantant l'honnêteté et la ténacité au travail du fils ou du neveu, et des attestations d’années de scolarité (Tune est libellée comme si le certificat avait été émis en 1957 mais il n'en est rien, le témoin confirmant qu’elle fut rédigée en 19711.L’un des témoins, dont l’oncle a été évalué comme “homme d’affaires” déjà, dit ignorer tout du système de points accordant 25 points a un entrepreneur qui désire immigrer (sur les 50 points requis pour être accepté).La garderie Hubertuberlu ferme faute de subvention La garderie populaire Hubertuberlu (nom tiré d’un ceinte pour enfants) ferme ses portes à Saint-Hubert car le projet d’initiative locale qui avait assure sa mise sur pied n est plus subventionné par le gouvernement fédéral.Elle aurait pu subsister si tous les parents des enfants la fréquentant avait été en mesure de payer $7.par jour par enfant sans espoir de subvention.Mais seuls les parents de six des trente enfants de la garderie étaient dans de telles dispositions.La fermeture de cette garderie force donc certaines mères à abandonner leur travail hors du foyer pour redevenir elles-mêmes gardiennes; d’autres à confier leurs enfants à des parents ou des voisins ou encore à quelque garderie privée n’offrant pas de services de moniteurs.Parlant au nom des parents, Monique Côté déplore que la politique du gouvernement du Québec en matière de garderies ne soit conçue que pour les assistés sociaux et quelle ne tienne aucunement compte des besoins et de la situation financière pénible de la classe moyenne.Tout compte fait, il vaut mieux pour la personne gagnant $7,800 et ayant un enfant en garderie à $7 par jour d’arrêter de travailler et de garder elle-même son enfant en se plaçant sous l’assistance sociale.Le conflit “demeure entier” et les cols blancs ne “lâcheront” pas par Bernard Descôteaux Pour les cols blancs de la ville de Montréal et de la Communauté urbaine de Montréal, le conflit qui les oppose à Tad-ministration municipale sur la question de l’inflation “demeure entier.” Ils étaient environ 4,000 fonctionnaires, hier midi, qui Tont rappelé en manifestant autour de Thôtel de ville et en débrayant pour le reste de Taprès-midi.Cette manifestation, la plus importante tenue par les cols blancs depuis qu’ils ont refusé les dernières offres d’augmentation salariales en mai, voulait montrer, selon le président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, M.Jean Des Trois Maisons, au maire Drapeau que les fonctionnaires n’ont pas Tin- Prés de 4,000 employés d’Air Canada membres de l’Association internationale des machinistes ont commencé hier une journée d’études de 24 heures pour appuyer leurs demandes d’indexation de leurs salaires au coût de la vie.Cette journée d’étude des techniciens, des mécaniciens, des magasiniers, des préposés aux bagages, à l'entretien, du personnel de la cafétéria, de Timprime-rie, etc.a forcé la compagnie à annuler une quinzaine de vols dans la matinée, et à en retarder quelques uns.Dans Taprès-midi.la situation était revenue à la normale.Le débrayage du personnel d'Air Canada à Montréal a été imité par des syndiqués de Vancouver qui.au nombre de 600 à 700, provoquant quelques retards dans les horaires.Le syndicat estime que la compagnie doit rendre unè décision sur l’indexation des salaires au coût de la vie avant les élections du 8 juillet.Il est toujours possible, soulignent les représentants syndicaux.que M.Stanfield soit porté au pouvoir.ou qu’un gouvernement minoritaire décrète un gel des prix et des salaires.La prochaine réunion de négociations avec la compagnie était prévue pour le 12 juillet.Avec la journée d'études d’hier, les choses se sont précipitées et des négociations ont été amorcées dans Taprès-midi.Les syndiqués ont souligné à cette séance l’arrogance de la compagnie qui avait mandé ce matin, lors de la rentrée au travail, à 7h, l’escouade anti-émeute de la police de la CUM pour prévenir tout acte de violence.Le président de la loge 1751 de l’Association internationale des machinistes, M.Armand Archambault, est d’avis que Tin-tervention des policiers a été tout à fait tention de Tâcher tranquillement, progressivement”.Dans leur marche autour de Thôtel de ville, les cols blancs ont reçu Tappui d'un bon nombre de participants au congrès de la CSN qui se tient à Montréal présentement D’ailleurs, le président de cette centrale.M Marcel Pepin, et le président du Conseil central de Montréal, M Michel Chartrand.sont venus s’adresser aux manifestants.Les cols blancs réclament une augmentation de 10.8 pour cent de salaire pour Tannée 1974 Leur convention collective prévoyait la réouverture des négociations à ce sujet.La dernière offre qui leur fut faite représente des augmentations de 9 inutile, qu’il n’y avait aucun danger de violence La compagnie, d’ajouter M.Archambault, est sans doute la principale responsable de l’attroupement qui s’est produit à l’entrée du quart de jour, puisqu'elle avait appelé ses cadres, les priant de se présenter plus tôt que de coutume à l’ouvrage M.Archambault a souligné d’autre part Les dégâts matériels causés à la propriété privée et publique dans le Vieux-Montreal.lors des fêtes de la Saint-Jean, sont évalués à environ un demi million de dollars, par les autorités municipales.Le président du comité exécutif de Montréal.M.Gérard Niding.a dévoilé ces chiffres lors de la réunion du conseil municipal, hier matin, à la demande de Tun des conseillers.Selon M.Niding, cette évaluation est cependant préliminaire.Interrogé sur d'autres sujets en rapport avec les incidents survenus à l’occasion des fêtes de la Saint-Jean, M.Niding n'a apporté que peu de commentaires, soulignant seulement que partout où des autorisations avaient été données aux organisateurs des fêtes, aucun problème n’était survenu.Au sujet de la brutalité policière qui a été rapportée par les jounaux, le prési- pour cent environ, ce qu’ils refusent disant que cela ne couvre même pas la hausse du coût de la vie Dans une conférence de presse qui a suivi la manifestation, le président des fonctionnaires a précisé qu'avec une telle offre, quelque 1.000 cols blancs ne recevraient meme pas comme traitement $7,500 par année pour fa.re vivre une famille.ajoutant que les conseillers municipaux de Montreal reçoivent de leur côté un salaire d'appoint de $7.500 M Des Trois Maisons a aussi comparé les hausses de traitement des cols blancs depuis 1964, avec les hausses accordées aux dirigeants de la ville.Ces hausses sont de 69.4 pour cent pour les cols blancs, et de 92.3 que le territoire de l’aéroport était du ressort du gouvernement fédéral et que la police de la CUM n’avait rien à y faire.Durant la journée, ce sont des cadres qui ont rempli les fonctions des syndiqués.La journée d'étude devait se terminer ce matin et le syndicat priait hier tous ses membres de respecter la consigne et de se présenter à l'ouvrage aujourd'hui.dent du comité exécutif a fait savoir qu'il fallait attendre le rapport du Conseil de sécurité de la CUM, conseil sur lequel M Niding siège d'ailleurs.Le conseiller Paul-Emile Robert en interrogeant M.Niding avait notamment déclaré qu'il n'acceptait pas certaines manoeuvres policières telles les déguisements de policiers en hippies et les attaques de policiers en civil contre des citoyens.Enfin le maire Drapeau a refusé d’entendre une question d’un conseiller qui désirait savoir si la ville peut être tenue responsable des dommages matériels survenus aux propriétés.Selon le maire, il s’agissait d’une question d’ordre juridique, qui de ce fait était hors d’ordre.Depuis qu’il y a un nouveau règlement pour la période de questions, le maire Drapeau se montre à chaque fois très sévère sur le respect des procédures.pour cent pour le maire, et de 196.2 pour cent pour le president de la CUM, M.Lawrence Hannigan.Tenant compte que Montreal n a pas modifié sa position depuis le début de mai.M.Des Trois Maisons a déclaré que le conseil syndical avait décidé de maintenir ses positions tant et aussi longtemps que le conflit ne sera pas réglé.Selon lui, les manifestations de masse seront restreintes pour la période estivale, mais dès le 3 septembre tous les moyens de pression déjà utilisés, téléphones aux conseillers et manifestations publiques, reprendront En plus, on prévoit des débrayages sporadiques et des interveittions au cours de la campagne électorale afin que les cols blancs, dit-on."rencontrent personnellement les conseillers municipaux et les candidats pour que ces derniers prennent position sur notre conflit”.Enfin, selon M Des Trois Maisons, il y aura certainement une augmentation de taxes qui sera annoncée après les élections municipales à cause surtout du problème des caisses de retraite des divers groupes de fonctionnaires.M.Des Trois Maisons souligne cependant que le maire Drapeau tentera d'en faire porter la responsabilité sur les fonctionnaires, mais qu'il existe de nombreux autres problèmes, dont celui des Jeux olympiques Comme il l’avait déclaré devant les manifestants.M Des Trois Maisons a rappelé à la presse que le conflit des cols blancs n'est pas un conflit de prestige entre le maire Drapeau et le syndicat, mais une question de décence et de respect.Les spiritueux et les vins ont augmenté moins que les aliments QUEBEC (PC) — Alors que depuis deux ans, au Québec, les prix des aliments ont augmenté de 23.1 pour cent, l'augmentation des prix des spiritueux n’a été en moyenne que de 3 pour cent la même période, et l’augmentation du prix du vin de 12.3 pour cent.C’est ce qui ressort du rapport annuel de la Société des alcools du Québec, rapport que le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, a déposé à l'Assemblée nationale, et qui couvre Tannée fiscale se terminant le 30 mars 1974.Le président de la SAQ, M.Jacques Desmeules.souligne cependant dans le rapport que certains vins importés ont subi, à l’intérieur de ces moyennes, des hausses plus importantes, “excessives même ", mais que la cause en était une demande mondiale très forte et l’effet des fluctations monétaires.Une journée d’étude sur l’inflation pertube le réseau d’Air Canada Les fêtes de la St-Jean ont fait $0.5 million de dégâts au Vieux-Montréal r en bref Les Arts du Québec L,'exposition présentée au pavillon du Québec à Terre des Hommes jusqu'au 2 septembre a été organisée par le ministère des Affaires culturelles et présente une rétrospective des oeuvres des grands artistes québécois, tels Krieghoff, Roy Audy, Louis Jobin, Riopelle, Jean-Paul Lemieux, Pellan.Borduas, Molinari, Leduc, Ferron, Leten-dre, Tousignant, Villeneuve, Mary Bouchard, Blanche Bol-duc, et bien d’autres encore.Les oeuvres québécoises exposées proviennent, pour la majorité d’entre elles, des deux musées d’Etat, soit le Musée du Québec et le musée d’art contemporain.L’exposition présente des peintures, des sculptures ainsi que des objets utilitaires, des pièces indiennes et esquimaudes prêtées par le ser- vice d’archéologie et d’ethnologie du ministère des Affaires culturelles.Le ministère des Communications du Québec, l’Office du film du Québec, Radio Québec et l’Office national du film prêtent leur concours technique pour compléter l’exposition par des videos et des projections de diapositives présentant des oeuvres qui, pour des raisons physiques.ne peuvent être exposées sur place.Génétique humaine Le Dr Richard Gagné vient de se mériter une des deux bourses offertes annuellement par l’Association canadienne des compagnies d’assurance-vie.Cette bourse d’un montant de $50,000, réparti sur 5 ans, permettra au Dr R.Gagné de poursuivre son travail d’enseignement et de re- L’ORDRE RÉNOVÉ DU TEMPLE.adapté à notre monde moderne, peroétue la tradition et les idéaux des anciens chevaliers du Temple.Il offre à tous ceux qui désirent sincèrement travailler à l'édification d'un monde plus humain, et de la société plus fraternelle de demain, l’occasion de s’associer à sa grande mission.L’O.R.T.- B.P.19 27220, St-André-de-l’Eure, France enverra sa brochure d’introduction «Les templiers» sur simple demande.rata Visifez l'Europe.en.AUTOMOBILE COMbINE ou en EUROCAMPER TOURMOBILE Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Grand choix de RENAULT - VW - -CITROEN FIAT - SIMCA - PEUGEOT VOLVO - MICRO-BUS - ETC.kilométrage illimité Assurance internationale Permis de conduire international etc.Réservations billets : Bateau • A*ion ITINÉRAIRES routiers gratuits DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176 rue DRUMMOND, MTL.¦ 861 -0200 "Touring Club de France" s cherche consacré à la génétique humaine.Le Dr R.Gagné est membre de l'équipe de recherche en génétique humaine qui travaille au C.H.U.L.sous la responsabilité du Dr Claude LABERGE, et il est appelé à enseigner la médecine génétique à la Faculté de médecine.Remèdes douteux Le ministère de la Santé nationale met les consommateurs en garde contre les remèdes sui-vants: Chihshihton Pills, Ichongtai Pharmaceutical Co.; Rheumatism Pills, Shen Chou Tai YiTang; Long Life Brand Ginseng Hui Seng Tsaitsaowan Pills.Nan Lien Pharmaceutical Co.; Chuifong Toukuwan, Nan Lien, également de Nan Lien Pharmaceutical; Shou Sing Chuifong Toukuwan, Shou Sing Pharmaceutical Co.Meubles demandés L'Aide aux sinistrés d'incendie, dont le responsable et Jean Pilon, est en quête de meubles.On se renseigne au 5734 rue Hadley ou aux numéros de téléphone: 761-3822 ou 761-1534.L'Aide aux sinistrés se charge d'aller cueillir les meubles dans la plupart des cas.Quant aux personnes qui auraient besoin d'un dépannage et dont les discussions avec diverses agences gouvernementales traînent en longueur, Laide aux sinistrés les référé au Local populaire du sud-ouest.Travailleurs agricoles QUEBEC (PC) - Le ministère québécois de l’Agriculture offrira, pour une deuxième année cet été, des contributions financières à la rémunération de certaines catégories de travailleurs dans le secteur agricole.Le gouvernement verse 75 pour cent du salaire payé sur les fermes à l’assisté social ou à l’agriculteur marginal, jusqu’à concurrence de $85 par semaine, avec un maximum de $2,500 pa-rannée pour chaque employé additionnel qu'on engagera cette année comparativement à 1972-73.Marois quitte les ACEF M.Pierre Marois abandonnera ses fonctions de directeur général de la Fédération des associations coopératives d’écono-nomie familiale à l’expiration de son mandat en août.Il fait partie du mouvement depuis sept ans.Il se joindra à une équipe d’avocats et de juristes spécialisés dans le domaine du droit coopératif et de la consommation.V Chaque armée est la plus importante au Canada Trop jeunes pour ne pas être emballés par l'avenir mais conscients des malaises de notre croissance, nous ne sommes pas assez âgés pour nous laisser abattre par les revers qui surviennent.Notre avenir sera exaltant s'il est édifié sur la base d'un dialogue à la fois constructif et progressif.Que la semaine du Canada nous soit une occasion d'approfondir notre compréhension des autres .et d'élargir notre vision à la grandeur du pays où nous vivons.HENRY BIRKS ET FILS LIMITÉE i 8 • Le Devoir, samedi 29 juin 1974 informations internationales Les Islandais aux urnes, sur thème d’inflation et de Keflavik REYKJAVIK (AP) — Les électeurs islandais se rendent demain aux urnes pour renouveler les 60 députés de 1’Althing (parlement), au terme d’une campagne dominée par deux questions essentielles: la lutte contre l’inflation, qui a été marquée d'une hausse du coût de la vie de 40 pour cent l'an dernier, et le sort de la base de Keflavik utilisée par les Etats-Unis et l’OTAN.Les élections ont été rendues nécessaires à la suite de la scission qui s'est produite, en mai, au sein du Parti libéral de gauche, membre de la coalition de gauche soutenant le gouvernement d’Ola* fur Johannesson qui.depuis, assure l’ex- pédition des affaires courantes.Dans le Parlement sortant, le gouvernement Johannesson disposait du soutien de 32 députés, dont 17 progressistes.10 membres de l’Alliance populaire (communiste), et avant sa scission, des 5 députés du Parti libéral de gauche.L'Opposition groupait 28 députés, dont 22 membres du Parti de l'indépendance et 6 sociaux-démocrates.La détérioration de la situation économique a été l’arme principale utihsée • par 1 Opposition au cours de la campagne Tous les partis sont d’accord sur la nécessité de prendre de sévères mesures d’austérité mais ce sera aux élec- teurs de décider s'ils doivent voter pour les candidats des partis qu’ils considèrent comme principalement responsables de la crise économique, ou faire confiance à l'Opposition pour redresser la situation.L'autre question la plus débattue est l'accord de défense liant Reykjavik aux Etats-Unis et la participation de l’Islande a l’OTAN.Le gouvernement Johannesson s’est engagé à obtenir le retrait des forces américaines de la base aérienne de l'OTAN à Keflavik avant le milieu de 1975 Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (AIRE JURIDIQUE) NO: 500-05-009000-744 FERNANDE DESROSIERS GOSSELIN Oenu nderesse ès-qualité -vs- RENE GOSSELIN Défendeur -et- M LE MINISTRE DU CULTE DE LA CRECHE ST-VINCENT DE PAUL et M LE PR0T0N0TAIRE DU DISTRICT DE QUEBEC.Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur, RENE GOSSELIN, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 jours de la dernière publication de cet avis.Une copie de la déclaration a été laissée à la Cour Supérieure de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut de comparaître et de contester dans le délai ci-haut accordé, la demanderesse ès-qualité procédera par la suite par défaut Montréal, le 26 juin.1974 PARENT, LAF0REST & GIRARD, AVOCATS DE LA DEMANDERESSE ES-QUALITE 333 est.rue Craig.Suite 208.Montréal.Qué CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) N0 500-12-043463-748 PAUL WELLIE LARIVIERE.domicilié et résidant au 2131 rue Champlain, app 14.dans les cité et ' district de Montréal.requérant -contre- M0NIQUE AUBERTIN.de lieux inconnus intimée PAR ORDRE DE LA COUR i L intimée MONIQUE AUBERTIN est par les présen-' tes requise de comparaître dans un délai de 60 | jours de la première publication.: Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été lais-! sée à la Division des Divorces de Montréal à son j intention.; Prenez de plus avis qu à défaut par vous de sigm-I fier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance ac-! cueillant les mesures accessoires qu'il sollicite | contre vous.! Montréal le 26 JUIN, 1974 Wilfrid Lefebvre Registraire adjoint Mes Malo, Wilhelmy & Ass .2197 rue Sherbrooke est ! Montréal H2L 1C9 Avocats du requérant i CANADA I PROVINCE DE QUEBEC j DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES ; DU DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) | NO: 500-12-043326-747 DAME CAROL ANN LAKOFF ménagère, des cité et district de Montréal, femme séparée de biens de FRANCISCOS SMITS; Requérante -VS- FRANCISCUS SMITS, auparavant des cité et district de Montréal, et présentement d adresse in-! connue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR i L intimé.FRANCISCUS SMITS, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à i la Division des Divorces de Montréal à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la Requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance ; accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.Ordre accordé par Jacques Perron.Registraire.le 26 juin.1974 MONTREAL, le 26 juin.1974 Avis est donné par les présentes que le contrat de vente en date du 14 juin 1974 à COMCAP FACTORS INC de toutes dettes, présentes ou futures payables à REiNAL FURNITURE LTD a été enregistré au bureau d Enregistrement de Montréal le 20 juin 1974 sous le numéro 259721 ’ CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL Numéro 18-000 765-744 AVIS vous est donné que le six août mil neuf cent soixante-quatorze une requête sera présentée à la Cour supérieure, division de Pratique.Chambre 2 16.Place de la Justice, 10 est, rue Craig, à Montréal.à 10 heures de l'avant-midi, aux fins d homologuer de nouvelles conventions matrimoniales entre Jean Houle et Mariette Fortier, domiciliés tous deux au 6075 est, rue Jarry à Saint-Léonard, constatées en un contrat de mariage passé devant Me François L.Delorme, notaire, le treize juin mil neuf cent soixante-quatorze.Montréal, ce 27 juin 1974 FRANÇOIS L DELORME, NOTAIRE Procureur des Requérants CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO: 500-05-006219-743 DAME MARIE-ANGE BONIN, ménagère, épouse séparée de biens de Paul Bonin, demeurant et domicilié en la Cité de Montréal-Nord, district de Montréal.Demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE JOLIETTE COUR SUPERIEURE ! CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO: 500-12-041434-741 i DAME DANAI K0L0T0UR0U, résidante et domici-i liée dans les cité et district de Montréal, Jacobs & Tannenbaum Procureurs de la Requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500 12-040885-745 -VS- JEAN-PAUL ST-ONGE, homme d'affaires, autrefois résidant et domicilié au 8380 boui.St-Michel, Montréal dit district présentement de lieux incon- ! nus, ANDRE VAILLANCOURT, homme d'affaires, autre- | fois résidait u domicilié au 8380 boul.St-Michel, | Montréal du district présentement de lieux incon- (Division des Divorces) AIDE JURIDIQUE: JPB-1483 No 705-12-000017-74 DAME CECILE BORDELE/ J, ménagère, domiciliée et résidant au 554, 1ère avenue, à Rawdon, district de Joliette, partie requérante -vs- HENRI RACINE, gentilhomme, d'adresse inconnue, partie intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, Henri Racine est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours à compter de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces de Joliette à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.JOLIETTE ce 25 juin 1974 Jeanne Matte REGISTRAIRE requérante -contre- ALEXANDROS ALEXOPOULOS, autrefois résidant i dans les Etats Unis d'Amériques, et en cela autre-! fois résidant au 2220 - 38ième Avenue, Astoria, New York, et maintenant de lieux inconnus, intimé PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé ALEXANDROS ALEXOPOULOS.est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la première publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.Montréal le 21 juin.1974 Jacques Perron REGISTRAIRE Mes Hadjis & Feng 1117 St.Catherine Ouest suite 706 Montréal 110.P Q.Avocats de la requérante j MARCEL LARUE, marchand de Bicyclettes, rési-! dant au no.: 2483 rue Logan, en les cité et district i de Montréal.requérant -contre ! DAME MARIE-ROSE LARIVIERE, autrefois résidant i en les cité et district de Montréal, et présentement I de lieux inconnus, intimée PAR ORDRE DE LA COUR: L intimée DAME MARIE-ROSE LARIVIERE, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la première publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu’il sollicite contre vous.Montréal le, 25.juin 1974 Wilfrid Lefebvre REGISTRAIRE ADJOINT Me St Georges Weilbrenner.7416 Curé-Clermont Ville d'Anjou, Qué.Avocats du requérant.{ nus.et ; JEAN M SAINDON.Défendeurs ; "in solidum ' j PAR ORDRE DE LA COUR I Les défendeurs JEAN-PAUL ST-ONGE et ANDRE ; VAILLANCOURT, sont par les présentes requis de j j- comparaître dans un délai de trente (30) jours, à j j compter de la dernière publication.Une copie du j ! bref d'assignation et de la déclaration a été laissée | ; au greffe de la Cour supérieure de Montréal à leur j | intention.MONTREAL, ce 27 juin 1974 JACQUES PERRON, régistraire adjoint, C S M Me PIERRE LANGEVIN, avocat i 255 rue St-Jacques, I suite 100 j Montréal.P.Q PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 500-05-009.034-743 HENRI LEMAIRE, estimateur, ayant domicile et résidence sis au 342 boulevard Cartier Laval-des-Rapides, district de Montréal, demandeur Loi sur la protection de la vie privée La loi sur la protection de la vie privée, qui a été adoptée par le Parlement et a reçu la sanction royale le 14 janvier 1974, entrera en vigueur le 30 juin 1974.Voici quelques-unes des modifications apportées POSSESSION 178.18 (1) Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement de deux ans, quiconque possède, vend ou achète un dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre ou un élément ou une pièce de celui-ci, sachant que leur conception les rend principalement utiles à l’interception clandestine de communications privées.(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas al à un officier de police ou à un agent de police en possession d’un dispositif, d’un élément ou d une pièce visés au paragraphe (1) dans l’exercice de ses fonctions; b) à une personne en possession d'un dispositif, d’un élément ou d'une pièce visés au paragraphe il) quelle a l'intention d'utiliser lors d'une interception qui est faite ou doit être faite en conformité d’une autorisation; c) à un fonctionnaire ou préposé de Sa Majesté du chef du Canada ou à un membre des Forces canadiennes en possession d'un dispositif, d un element ou d une pièce visés au paragraphe il) dans l'exercice de ses fonctions en tant que fonctionnaires, préposé ou membre, selon le cas; et d) à toute autre personne en possession d’un dispositif, d’un élément ou d’une pièce visés au paragraphe (1) en vertu d’un permis délivré par le solliciteur général du Canada.MODALITES D’UN PERMIS (3) Un permis délivré aux fins de l'alinéa (2) d) peut énoncer les modalités relatives à la possession.la vente ou l'achat d'un dispositif, d’un élément ou d'une pièce visés au paragraphe il) que le solliciteur général du Canada peut prescrire.Les personnes qui possèdent l'un des dispositifs mentionnés au paragraphe 178.18 (1) seront coupables d'une infraction si elles ont encore ce dispositif en leur possession, le 30 juin 1974 ou après cette date, à moins qu'elles n'aient obtenu un permis.Si vous n’êtes pas sûr que le dispositif que vous avez en votre possession est interdit, il serait peut-être souhaitable de consulter un avocat à ce sujet.Les demandes de permis par la loi au Code criminel: de possession d’un dispositif seront adressées au: Commissaire Gendarmerie royale du Canada 1200, promenade Alta Vista Ottawa K1A 0R2 178.11 (1) Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement de cinq ans, quiconque, au moyen d’un dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre.intercepte volontairement une communication privée.(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas a) à une personne qui a obtenu, de l’auteur de la communication privée ou de la personne à laquelle son auteur la destine, son consentement exprès ou tacite à l'interception; b) à une personne qui intercepte une communication privée en conformité d’une autorisation ni à une personne qui, de bonne foi, aide de quelque façon une autre personne qu elle croit, en se fondant sur des motifs raisonnables et probables, agir en conformité d une telle autorisation; cl à une personne qui fournit au public un service de communications téléphoniques, télégraphiques ou autre et qui intercepte une communication privée, (i) si cette interception est nécessaire pour la fourniture de ce service.(ii) à l'occasion de la surveillance du service ou d’un contrôle au hasard nécessaire pour les vérifications mécaniques ou la vérification de la qualité du service, ou (iii) si cette interception est nécessaire pour protéger ses droits ou biens directement liés à la fourniture d'un service de communications téléphoniques, télégraphiques ou autres; ou d) à un fonctionnaire ou à un préposé de Sa Majesté du chef du Canada, pour une communication privée qu’il a interceptée à l’occasion d'un contrôle au hasard qui est nécessaiement accessoire à la régulation du spectre des fréquences de radiocommunication au Canada.(3) Lorsqu'une communication privée a pour auteurs plus d'une personne ou que son auteur la destine à plus d’une personne, il suffit, aux fins de l'alinéa (2)a), du paragraphe 178.16 (1) et du paragraphe 178.2 (1), que l’une < quelconque de ces personnes consente à son interception.178.20 (D Lorsqu’une communication privée a été interceptée ! au moyen d'un dispositif elec- ! tromagnétique, acoustique mécanique ou autre sans le consentement exprès ou tacite, de son auteur ou de la personne à laquelle son auteur la destinait, quiconque a) utilise ou divulgue volontaire- I ment tout ou partie de cette communication privée, ou la j substance, le sens ou l’objet de I tout ou partie de celle-ci, ou B) en divulgue volontaire-mentlexistence, sans le consentement exprès de son auteur ou de la personne à laquelle son auteur la destinait, est coupable d'un acte criminel et passible d’un emprisonnement de deux ans.DEFINITIONS 178.1 Dans la présente Partie, “autorisation” signifie une autorisation d’intercepter une communication privée donnée en vertu de l’article 178.13 ou du paragraphe 178.15 (2); “communication privée” désigne toute communication orale ou télécommunication faite dans des circonstances telles que son auteur peut raisonnablement s'attendre à ce qu’elle ne soit pas interceptée par une personne autre que la personne à laquelle il la destine; “Dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre” désigne tout dispositif ou appareil utilisé ou pouvant être utilisé pour intercepter une communication privée, mais ne comprend pas un appareil de correction auditive utilisé pour améliorer, sans dépasser la normale, l’audition de l’utilisateur lorsqu'elle est inférieure à la normale; “intercepter” comprend écouter, enrégistrer ou prendre volontairement connaissance d’une communication ou de sa substance, son sens ou son objet: On peut se procurer, pour la somme de 60 cents, des exemplaires de la Loi sur la Projection de la vie privée dans les librairies d'information Canada, ou en faisant une demande par écrit à Information Canada, Ottawa, K1A 0S3 -contre- DAME JEANNINE 0ZGA, ménagère, sans domicile | connu.défenderesse I IL EST ENJOINT à DAME JEANNINE 0ZGA.à l'in- j tention de laquelle une copie du bref et de la décla- ! ration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours; de ; plus une requête pour mesure provisoire sera présentée le 25 juillet 1974 en la chambre 2.13 au palais de justice de Montréal.Veuillez agir en conséquence.Montréal, le 26 juin, 1974 CLAUDE DUFOUR PR0T0N0TAIRE ADJOINT Mes de Grandpré, Colas & Assc.suite 2501 Case Postale 108 Place Victoria Montréal H4Z 1C2 Avocats du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) N0: 500-12-040340-741 DAME KATHERINE PEACOCK, secrétaire, de la Cité de Verdun, District de Montréal, et en cela résidante au 227 Elgar Rive, Nuns' Island.Requérante -contre- MICHAEL RICHARD RYAN, gentilhomme, de la Cité de Toronto, dans la province d’Ontario, et en cela résidant au 51 Spadina Road.intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé MICHAEL RICHARD RYAN est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la première publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Division des Divorces de Montréal à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous Montréal le 21 juin 1974 Jacques Perron REGISTRAIRE Mes Ogilvy, Cope & Ass., * The Royal Bank Building Place Ville Marie Montréal 113 P.Q.Avocats de la requérante PANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL N0 500-12-043640-741 COUR SUPERIEURE (Division des divorces) JOHN EDWARD JONES, gérant résidant et domicilié au numéro 1975, ouest, boul.de Maisonneuve, dans les ville et district de Montréal.• requérant -contre- MARIE-ANTOINETTE LUCIENNE HETHERINGTON, d’adresse et de lieu inconnus, intimée PAR ORDRE DE LA COUR L intimée MARIE-ANTOINETTE LUCIENNE HETHERINGTON, est par présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la première publication.Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée é la Division des Divorces de Montréal â son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, te requérant procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement de Divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous Montréal le 26 juin, 1974 MINISTERE DU SOLLICITEUR GENERAL DU CANADA Wilfrid Lefebvre Registraire Adjoint Me Claude Champagne 4237 rue St-Hubert Montréal 176, Qué Avocat du requérant • AVIS est par les présentes donné que Jamour Ven-katasubbaiah Anantharamaiah, Psychiatre, domicilié au 315 avenue Glengarry.Ville Mont Royal, District de Montréal, demandera au lieutenant-gouverneur en ^nseil l'adoption d'un décret changeant son nom en celui de Jambur Ananth * Ce changement sera applicable également à son épouse dame Kamala Anantharamaiah et à son enfant mineur Kartik Montréal, ce 25 juin 1974 DUQUET, MACKAY.WELDON BRONSTETTER & THIVIERGE Procureurs du Requérant AVIS DE VENTE Prenez avis que conformément à un Jugement rendu par la Cour supérieure de la Province de Québec du District de Montréal, le 31 mai.1974.dans la cause portant le numéro 16219 aux registres de ladite cour, la propriété de Ronna McPherson et Donna McPherson, mineurs, issus du mariage de Fergus McPherson et de sa première épouse feu Dame Marjorie Kennaugh, qui est située au 10543 Bellevue Drive dans la Cité de Pier-refonds, érigée dans la re-subdivision DEUX de la subdivision QUATRE CENT CINQUANTE ET UN et de la resubdivision UN de la subdivision QUATRE CENT CINQUANTE-DEUX, les deux du lot original TRENTE-SEPT (37-451-2 et 37-452-1) x sur le cadastre de la Paroisse de Ste-Geneviève, sera vendue au complet avec les droits de leur copropriétaires aux enchères, le 18 juillet.1974, a 10 00 a m au bureau de EB Moidel.Notaire.620 boul Dorchester Ouest, suite 1200.Montréal, P Q Pour les termes et conditions de la vente proposée contactez le Notaire sous-signé E B Moidel, Notaire.CANADA PROVINCE CE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No 500 18-000505-744 DAME DENISE BARRETTE, épouse séparée de biens de Jean-Guy Paquette, demeurant au 6930 Thomas Aubert.Ville St-Laurent, district de Montréal.Requérante, vs ARC0 REALTIES LTD., corps politique légalement constitué ayant eu une place d'affaires au 4424 Côte des Neiges, district de Montréal, et EDWARD S BERGER, homme d'affaires, ayant eu sa place d affaires au 159 rue Craig, suite 820, Montréal, district de Montréal, intimés.et LE REGISTRATEUR pour la division d'enregistrement de Montréal, mis-en-cause AVIS Il est ordonné aux intimés, Arco Realties Ltd., et Edward S.Berger de comparaître dans un délai de 30 jours de la présente publication Une copie de la requête en radiation d'hypothèque, affidavit et avis ont été déposés à la Cour supérieure.district de Montréal à l'intention des intimés Arco Realties Ltd et Edward S.Berger, en cette cause.Montréal, le 14 juin 1974 PR0T0N0TAIRE de la Cour Cour supérieure pour le district de Montréal Me Marcel Paquette, avocat, Suite 900, 200 ouest rue St-Jacques.Montréal 126, P.Qué avocat de la requérante CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE TERREBONNE .GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE TERREBONNE COUR SUPERIEURE (Division des divorces) N0: 700-12-000314-740 MARIE GILBERTE R0LLANDE DESJARDINS, ménagère.domiciliée â R.R.1, à Lachute, district de Terrebonne, Requérante.-vs- J0SEPH EDOUARD BERGERON, de lieux inconnus, Intimé.La cour ordonne â l'intimé, Joseph Edouard Bergeron, de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la seconde publication de la présente ordonnance.Prenez avis qu'une copie de la requête en divorce a été déposée à votre intention au greffe des divorces du district de Terrebonne, à Saint-Jérôme.Vous étés de plus avisé qu'à défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou votre contestation dans les délais prévus, la requérante pourra obtenir contre vous un jugement de divorce par défaut accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous Saint-Jérôme, ce 20 juin 1974 Me GEORGES LALANDE.REGISTRAIRE-ADJOINT (Division des divorces) MES Charette, Soumis & Lussier, avocats Galerie des Laurentides 400, boul.des Laurentides Suite 210 Ville St-Anfoine, Québec Avocats de la requérante AVIS PRENEZ AVIS que Wmtergreen Transport Corporation Ltd 1255, rue de Lanaudiére.JOLIETTE (Québec), s adressera à la Commission des Transports du Québec afin d obtenir l ’émission d'un permis spécial visant à ( autoriser à exploiter immédiatement le permis de Gérald Lachapelle portant le numéro 7722-V de qui il a acheté le système de transport rattaché à ( exploitation dudit permis 7722-V.Tout intéressé peut s opposer à la présence demandé dans les quatre (4) jours qui suivront la date de la première parution du présent avis dans le journal "Le Devoir JACQUES LANGLOIS PROCUREUR DE LA REQUERANTE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 500-02-002225-73 CLAUDE L MERCIER, des cité et district de Montréal.demandeur -contre- LES HABITATIONS L D.LTEE.autrefois au 110 ouest boul Crémazie.cité et district de Montréal, et maintenant de lieux inconnus.défenderesse AVIS DE SE CONSTITUER UN NOUVEAU PROCUREUR A : LES HABITATIONS L D LTEE AVIS vous est donné de vous constituer un nouveau procureur en l'instance dans un délai de dix jours à compter de la signification de la dernière des présentes publication dans les journaux.Montréal le 26 juin, 1974 CLAUDE DUFOUR GREFFIER ADJOINT Mes 0'Reilly.Allain et Assc .84 ouest Notre-Dame Montréal H2Y 1S6 Avocats du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO: 500-18-000713-744 NORDIC DEVELOPMENT C0RP., corps politique et incorporé, dûment constitué selon la Loi, et ayant son bureau chef et principale place d'affaires en les Cité et District de Montréal.REQUERANTE -vs- TRIAD LIMITED, une corporation dûment constituée.ayant son bureau chef et principale place d 'affaires en la Cité de Vaduz en la Principauté de Liechtenstein, ET ETABLISSEMENT BOROMIR, une corporation dûment constituée, ayant son bureau chef et principale place d'affaires en la Cité de Vaduz en la Principauté de Liechtenstein INTIMEES -ET- J RUSSELL STEINHOFF.Comptable agréé résidant aux Bermudes, agissant en sa qualité de liquidateur de Property Holdings Limited.-ET- PROPERTY HOLDINGS LIMITED, corps politique et incorporé, dûment constitué selon la Loi en vertu d'un Acte de Législature des Iles des Bermudes sous le nom de Cangro (Bermuda) Limited et changé au nom de Property Holdings Limited par Acte de Législature des Bermudes ¦-ET- BENNIE PLOTNICK, gentilhomme, autrefois résidant et domicilié en la Cité de Côte St-Luc, district de Montréal, au 5761 chemin de la Côte St-Luc, ipp 501, mais présentement de lieux inconnus, & Als MIS-EN-CAUSES AVIS A TRIAD LIMITED et ETABLISSEMENT BOROMIR, intimées ET J RUSSELL STEINHOFF, PROPERTY HOLDINGS LIMITED et BENNIE PLOTNICK, mis- | en-causes j Prenez avis qu'une Requête pour cancellation d'enregistrement d'un contrat de session et d'un contrat de renonciation, affidavit et avis de présentation, sera présenté pour adjudication sur icelle devant cette Honorable Cour supérieure de Montréal, division de Pratique, en chambre No : 2 16.au Palais de Justice, 10 est rue Craig, Montréal.le 23ième jour de juillet 1974 à 9:30 heures a.m ou aussitôt que Conseil pourra être entendu et veuillez bien agir en conséquence.Une copie de ladite Requête, affidavit et avis a été laissée au greffe de la Cour supérieure â votre intention MONTREAL, ce 19ième jour de juin 1974.Me WILFRID LEFEBVRE, P.A.C.S.M.Mes KRONISH & ZILBERT, 1255 carré Philippe, Suite 911, Montréal 111, P.Q PROCUREURS DE LA REQUERANTE AVIS AVIS est, par les présentes, donné que conformément à une ordonnance de l'Horîorable Juge R.DURANLEAU de la Cour Supérieure du District de Montréal, le dix-neuf juin mil neuf cent soixante-quatorze, dans un dossier de cette Cour portant le No.17915, il sera procédé, jeudi le 11 juillet 1974, à 11.00 hres de l'avant-midi, au bureau du Notaire soussigné, 200 St-Jacques, Ch.400, Montréal, à la vente â l'enchère de l'immeuble ci-après désigné appartenant aux héritiers de M.RENE CLOUETTE Sr., savoir: DESIGNATION UN EMPLACEMENT ayant front sur la rue Dépatie en la ville de Montréal, connu et désigné comme étant le lot numéro CENT TRENTE de la subdivision officielle du lot originaire numéro VINGT-CINQ (25-130) des plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de Saint-Laurent AVEC la bâtisse dessus érigée portant le numéro civique 12,304 de ladite rue Dépatie et toutes dépendances y attachées.| POUR les conditions de la vente, s'adresser au Notaire soussigné.RENE LEROUX, Notaire 200 St-Jacques, Ch.400, Montréal.AVIS AVIS est, par les présentes, donné que conformément à une ordonnance de THonorable Juge R.DURANLEAU de la Cour Supérieure dans un dossier de cette Cour portant le No.17915, il sera procédé, jeudi, le 11 juillet 1974, à 10:00 heures de l'avant-midi, au bureau du Notaire soussigné, 200 St-Jacques, Ch.400, Montréal, â la vente à l'enchère de l'immeuble ci-après désigné appartenant aux héritiers de M.RENE CLOUETTE Sr., savoir: UN EMPLACEMENT situé sur le Boulevard Gouin Ouest en la ville de Montréal, composé des lots CENT TRENTE-TROIS et CENT TRENTE-QUATRE de la subdivision officielle du lot originaire numéro VINGT-CINQ (25-133 et 134) des plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de Saint-Laurent.AVEC bâtisse y érigée portant les numéros civiques 4,700 et 4,702 du dit Boulevard Gouin Ouest en la Ville de Montréal.A déduire cependant dudit immeuble les parties suivantes expropriées par la Ville de Montréal pour l'élargissement du Boulevard Gouin, savoir: a) Une partie du lot numéro CEN TRENTE-TROIS de la subdivision officielle du lot originaire numéro VINGT-CINQ (25-P.133) desdits plan et livre de renvoi officiels, ayant une superficie de 263 pieds carrés, Mesure anglaise et plus ou moins.b) Une partie du lot numéro CENT TRENTE-QUATRE de la subdivision officielle du lot originaire numéro VINGT-CINQ (25-P.134) des dits plan et livre de renvoi officiels, ayant une superficie de 263.3 pieds carrés.Mesure anglaise et plus ou moins.Pour les conditions de la vente, s'adresser au Notaire soussigné: RENE LEROUX, notaire 200 St-Jacques, Ch.400, Montréal.AVIS COUR SUPERIEURE DISTRICT DE MONTREAL.M MEVER ROBERT ELBAZ et DAME HERMANCE RAYMONDE HAUSMAN.Prenez avis que les requérants ont i intention de présenter une requête en homologation de leurs conventions pour modifier leur régime matrimonial le 29 juillet 1974, en Cour supérieure, Chambre de pratique, à 9 30 heures A M ou aussitôt que le conseil pourra être entendu A MONTREAL ce 10 juin 1974 JACQUES A.LEGER, procureur des requérants CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE JOLIETTE GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE JOLIETTE COUR SUPERIEURE (Division des Divorces) NO 705-12-000018-74 THERESE BEAULIEU, serveuse, domiciliée et résidant au 1114 rue St-Antoine à Joliette.district de Joliette.requérante -vs- ROBERT LOYER, d'adresse inconnue.intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, Robert Loyer, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours â compter de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces de Joliette â son intention PRENEZ DE PLUS AVIS, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.Joliette, le 25 juin 1974 Jeanne Matte REGISTRAIRE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO 500-05-008781-740 STEVE DART COMPANY, un corps constitué et politique.duement incorporé en accord avec la loi et ayant son bureau-chef et endroit principal de ses affaires au 775 du Marché Central, dans la Cité et le District de Montréal, Demanderesse -VS- SOUTHERN PACIFIC TRANSPORTATION COMPANY un corps constitué et politique, duement incorporé en accord avec la loi et ayant son bureau-chef et l'endroit principal de ses affaires à San Francisco dans l'état de Californie, l'un des états unis d'Amérique, au 1, Market Street, dans la Cité de San Francisco et ayant un bureau régional au 913.ave Franklin dans la Cité de Houston, état du Texas, un des états unis d'Amérique Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur SOUTHERN PACIFIC TRANSPORTATION COMPANY, est par les présentes appelé à comparaître dans un délai de un mois suivant la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée par le Défendeur au bureau du Protonotaire de cette Honorable Cour, 1, rue Notre-Dame est, Montréal ET PRENEZ EGALEMENT AVIS, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse pourra procéder dans ce lieu, par défaut, et un jugement sera rendu sans l'avis du Défendeur.Montréal, 26 juin, 1974 Orenstein.Ruby, Michelin, Orenstem 2015 rue Peel 3e étage Montréal, Québec Avocats pour la demanderesse CITE DE MONTREAL-NORD SOUMISSIONS La Cité de Montréal-Nord recevra d'ici le 9 juillet 1974,.17.00 heures, des soumissions scellées pour la fourniture à la Cité de: Quatre (4) camions neufs 1974 — pour le Service des Travaux Publics, Division de la Voie Publique Genre: 1 camion poids brut 29,500 Ibs -1 camion poids brut 13,500 Ibs - 2 camions poids brut 8,000 Ibs - 6 passagers -1 camion poids brut 7,800 Ibs Chaque genre de camion fera l’objet d’une demande de soumission individuelle.Les soumissionnaires peuvent se procurer les formules de soumissions au bureau de M.Richard St-Jacques, acheteur de la Cité, Hôtel de Ville de Montréal-Nord.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé, tiré sur une banque à charte canadienne et payable à la Cité de Montréal-Nord pour un montant égal à 10% ou plus du montant total de la soumission.La Cité ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et ce, sans obligation d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertes â une assemblée du Conseil munici-j pal le 9 juillet 1974, à la salle du Conseil, 11211 rue Hébert, Montréal-Nord, à 20.00 heures.LE GREFFIER, Aline Ouimet 1 + Travaux publics Canada Public Works Canada APPEL D’OFFRES LES SOUMISSIONS CACHETÉES, visant les entreprises ou services énumérés ci-après, adressées à l’administrateur régional des Services financiers et administratifs, région de la Capitale, ministère des Travaux publics.Pièce 108.66.rue Slater.Ottawa (Ontario).KIP 5H1 et portant sur l'enveloppe la désignation et le numéro de l'entreprise, seront reçues jusqu'à 15 heures, à la date limite déterminée, j On peut se procurer les documents de soumission par l'entremise du bureau de distribution des plans, pièce 110.Immeuble Lord Elgin Plaza.66.rue Slater.Ottawa (Ontario) KIP 5H1 sur versement du dépôt exigible.ENTREPRISES Numéro 78100/380 - Soumission préliminaire pour fourniture de refroidis-seurs d'eau.Phase 111, Hull, Québec.On peut aussi consulter les documents de soumission aux bureaux des Associations des constructeurs d'Ottawa, Hull, Montréal et Toronto.Date limite: jeudi, le 25 juillet 1974 Dépôt: $50.00 Numéro 78100/165 - Mise en place des coffrages et du béton, infrastructure, Secteur 4, Phase 111, Hull, Québec.1 On peut aussi consulter les documents de soumissions aux bureaux des Associations des constructeurs d'Ottawa, Hull, Montréal et Toronto.Date limite: jeudi, le 18 juillet 1974 Dépôt: $100.00 INSTRUCTIONS Le dépôt afférant aux plans et devis doit être sous forme d’un chèque visé tiré sur une banque à laquelle s’applique la Loi sur les banques ou la Lei sur les banques d’épargne du Québec, établi à l’ordre du Receveur général du Canada.Il sera remboursé sur réception des documents en bon état dans le mois qui suivra le jour du dépouillement des offres.Il ne sera tenu compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules fournies par le Ministère et qui seront accompagnées du dépôt déterminé aux documents de soumission.Le Ministère ne s’engage â accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Le Chef des Services financiers et administratifs de la région de la Capitale J.J.Carette MNNMHMHMi informations internationales Le Devoir, samedi 29 juin 1974 • 9 L’Internationale socialiste réunit à Londres onze chefs de gouvernement LONDRES (par l'AFPi - Un chef d'Etat.M.Daniel Douber, du Costa Rica, dix chefs de gouvernement et d'autres personnalités représentant vingt-quatre partis sociaux démocrates ont commencé hier à arriver à Londres pour assister ce soir et pendant toute la journée de demain, à la conférence annuelle des dirigeants de l'Internationale Socialiste.La réunion, présidée par M.Harold Wilson, se tiendra à huis clos à t’héquers.résidence officielle de campagne du premier ministre britannique.non loin de l'aéroport de Londres qui, depuis mercredi, est pratiquement “occupé" par des troupes chargées de renforcer un système de sécurité extrêmement rigoureux.La situation economique internationale.les relations entre l'Est et l'Ouest, le Proche-Orient et les problèmes du tiers monde et de l'Europe figurent en tête de l’ordre du jour de cette réunion.Dès hier soir d'ailleurs, la situation au Proche-Orient et les “perspectives d’avenir" dans cette région ont été abordées au cours d'un entretien que le premier ministre d'Israël.M.Yitzhak Rabin, a eu avec M.Harold Wilson.Le secrétaire au Foreign Office, M.James Callaghan, a assisté à cette entrevue qui s’est déroulée pendant une heure et demie, à Downing Street, peu après l’arrivée à Londres de M.Rabin.C'était la première visite à Londres, et le premier déplacement à l’étranger, de M.Rabin depuis qu’il est devenu chef de gouvernement.C’était également la première rencontre de travail entre lui et M.Wilson Auparavant, M.Wilson avait reçu pendant une heure, également accompagné de M.Callaghan, le premier ministre de Malte.M.Dom Mintoff qui, comme M.Rabin, est l’un des participants à la conférence annuelle de l'Internationale Socialiste.Les entretiens avec M.Mintoff, précise-t-on à Downing Street, ont porté sur “des questions concernant la région méditerranéenne" et sur les relations bilatérales anglo-maltaises.Celles-ci comprennent la possibilité d’une réduction des effectifs des troupes britanniques à Malte et l'aide technique britannique.Ce soir le chancelier autrichien Bruno Kreisky fera un rapport sur la première mission de l'Internationale Socialiste au Proche-Orient.Cette mission a indiqué au cours d’une conférence de presse donnée hier à Vienne qu'il n'avait pas l'intention de proposer à l’Internationale Socialiste d’accepter comme membre l'Union socialiste arabe (USA)."Je lui suggérerai simplement d’établir des contacts avec rUSA" a-t-il déclaré.Risque ravivé de conflit armé Patrouilleur sud-coréen coulé dans la mer du Japon SEOUL (pour l'AFP) — Un grave incident naval s est produit hier matin dans la mer du Japon entre un patrouilleur sud-coréen et plusieurs unités nord-coréennes.Le ministère de la défense sud-coréen a annoncé que le patrouilleur sud-coréen, un bâtiment de 200 tonnes, à bord duquel se trouvaient 38 membres d équipage, a cessé de donner signe de vie au cours de l'engagement.Il avait eu le temps, auparavant, de signaler par radio l'approche des "bâtiments ennemis", qui ont ouvert le feu vers 9h00 locales.Des renforts aériens et navals ont immédiatement été dépéchés dans la zone du combat, oui se situe à environ 25 milles au sud de la ligne de cessez-le-feu.Peu après, Séoul a déclaré que son patrouilleur a été coulé.Les aviations de la Corée du nord et de la Corée du sud ont survolé la zone des combats mais il n'y a pas eu de bataille aérienne, a précisé le ministère de la défense.Ce naufrage a ravivé les risques d'un conflit militaire entre les deux Coree.M.Yung Ju Yong, ministre de la Culture et de l'Information et porte-parole du gouvernement sud-coréen a, dans un communiqué rendu public hier après-midi.qualifié cet incident d'"acte brutal de provocation".Il a également demandé à la Corée du nord de cesser immédiatement ses agissements.Les actions militaires entreprises par Pyongyang, précise encore le communiqué, témoignent de "la persistance des vi- sées subversives de la Corée du nord contre la Corée du sud comme on s en était déjà rendu compte en février dernier avec le bombardement de deux bateaux de pèches sud-coréens dans la Mer Jaune." Le ministre a réclamé par ailleurs le rapatriement des 29 marins survivants du navire coulé ainsi que la restitution des cadavres.La Corée du nord, indique-ton de bonne source, a accusé Séoul d'avoir en- voyé un patrouilleur pour pénétrer de force dans ses eaux territoriales.Ce nouvel incident est d'autant plus grave qu il surv ient après l'échec des négociations de paix entre les deux pays.La suspension des discussions a amené les deux parties à adopter de nouveau une ligne dure Déjà la semaine dernière, le président Park Chung Hee avait souligné le danger représenté par une concentration massive de troupes nord-coréennes le long de la frontière.La crise sino-soviétique a atteint le point critique PARIS (AFP) — Au moment où le président Nixon est reçu à Moscou, deux événements significatifs viennent de se produire sur le Front sino-soviétique: mardi matin, un journal français publiait un curieux article du journaliste soviétique Victor Louis, dont les nombreux "scoops” ont fait croire qu'il était mandaté par son gouvernement pour lancer des ballons d’essais: cet article contenait la menace à peine voilée de représailles soviétiques graves au cas où les trois pilotes d’hélicoptère qui avaient atterri en territoire chinois au Sinkiang, le 14 mars dernier, seraient traduits en justice pour espionnage, comme il parait probable.Quelques heures après, on annonçait le retour a Pékin du principal négociateur soviétique sur les questions frontalières, M.Leon Ilyitchev, absent depuis un an.Il est difficile d’y voir autre chose qu'un si- (par l’AFP) — L’artillerie lourde israélienne a bombardé le Sud-Vietnam pendant deux heures et demie hier soir.La zone bombardée s’étend entre Tyr et Bint Jbeil, sur un front d'une quinzaine de km et sur une profondeur de dix à quinze km, dans une région où se trouvent plusieurs dizaines de villages et de hameaux.Les bombardements ont commencé vers 17h45 dans le secteur du village de Jouaya (14 km à l'est de Tyr), puis se sont étendus jusqu’à la frontière, à une quinzaine de km au sud.Vers 20h00, les bombardements ont atteint les régions qui se trouvent à l’est de Jouaya, jusqu’au cantons de Bint Jbeil, frappant les secteurs des villages de Ha-riss, Kafra, Yater, Beit Lif et Kaouzah.Selon les premiers renseignements parvenus à Saida, c'est le village de Cana, situé à une dizaine de km de Tyr, qui a été le plus touché.Quelques tirs sporadiques étaient encore effectués dans ces régions vers 20h45.Par ailleurs, deux Palestiniens ont été tués et une dizaine d'autres blessés au cours d'incidents qui ont opposé hier dans deux camps proches de Beyrouth, des éléments du Front démocratique ( FDPLP) à des membres du Front populaire commandement général (FPLP-GC), apprend-on de source bien informée à Beyrouth.Les deux morts appartiendraient au FPLP-commandement général de source palestinienne, on ne fait pas état de victime et on' indique que les incidents ont été rapidement circonscrits.Ces événements se sont déroulés au camp de Sabra (Beyrouth) et Tel el Zaatar (banlieue).gne de la volonté soviétique de renouer le dialogue, bien que les milieux soviétiques de Pékin se soient évertués à en minimiser la portée.On dit, dans ces milieux, que la reprise des négociations frontalières n'est ni imminente, ni même certaine et que M.Ilyitchev n'est pas habilité à discuter des problèmes actuellement les plus brûlants, c’est-à-dire l'affaire de l'hélicoptère et celle des droits de navigation des vaisseaux chinois sur l’Amour et l'Oussouri aux environs de Khabarovsk remis en cause le 23 mai par l'URSS.Ainsi, maniant la carotte et le bâton, les Soviétiques attendent un geste de bonne volonté unilatéral des Chinois dans l'affaire de l'hélicoptère (renonciation au procès, libération des pilotes, refusée jusqu'à présent), en échange de quoi la négociation pourrait reprendre sur les frontière s.Selon l'agence palestinienne d’information Wafa, c'est "un malentendu" qui est à l’origine des incidents entre les deux organisations.Une commission d’enquête a été aussitôt formée et a commencé ses travaux.Pour sa part, M.Soleiman Frangie, président de la République libanaise, a adressé à M.Leonid Brejnev et au président Richard Nixon, qui sont actuellement réunis à Moscou, un message dans lequel il déclare que les “agressions israéliennes contre le Liban constituent un danger pour la paix au Proche-Orient." Ces messages ont été remis hier en fin d'après-midi par M.Takieddine Solh, premier ministre libanais, aux ambassadeurs des Etats-Unis et d'Union soviétique à Beyrouth, MM.McMurtrie Godley et Sarvar Azimov.Le chef du gouvernement, qui a reçu séparément les deux diplomates, leur a demandé de faire parvenir immédiatement ces messages à MM.Nixon et Brejnev.Le chef de l'Etat libanais souligne dans ces messages les efforts déployés par le Liban pour maintenir “la marche vers la paix” au Proche-Orient.Quant au ministre israélien de la Défense, M.Shimon Peres, il a exprimé hier soir sa satisfaction des entretiens qu'il a eus cette semaine à Washington avec les secrétaires d'Etat américains à la Défense et aux Affaires étrangères ainsi qu'avec d’autres responsables américains.Les Américains, a-t-il précisé, partagent le point de vue selon lequel seul un Etat d'Israël fort militairement peut continuer les négociations en vue du règlement de la crise du Proche-Orient, et ils se sont montrés prêts à fournir à Et, tout récemment, les Soviétiques ont laissé entendre que leurs positions ne sont plus éloignées de celles de la Chine, ils seraient disposés maintenant à conclure un nouvel accord et à ne plus insister, donc, sur la validité des “traités inégaux" du XIXème siècle.Car plus qu'un conflit purement frontalier qui est mineur, l'URSS et la Chine s'opposaient sur un point de principe, la validité des traités conclus par les tsars avec les empereurs de Chine.La Chine nouvelle ne réclame que des rectifications mineures des frontières mais veut laver les humiliations que les puissances "impérialistes" lui avaient fait subir, au temps de sa faiblesse.De son côté, Victor Louis lance un grave avertissement: accusant les Chinois d’exhiber au public dans des cages les trois pilotes d'hélicoptère, il rappelle aussitôt l'affaire du pilote espion américain Israël des armes modernes.M Peres, qui était interviewé à la télévision israélienne, a précisé que l'achat de telles armes, notamment d’avions F-14 et F-15, serait lourd pour l'économie israélienne.C'est pourquoi, a-t-il ajouté, Israël a demandé aux Etats-Unis de l’aider sur le plan économique.M.Peres a également précisé que les Américains n’avaient pas soumis ces fournitures d'armes à d'éventuelles concessions qu Israël devrait faire aux pays arabes au cours des négociations.Le ministre israélien s'est par ailleurs déclaré inquiété par les récentes déclarations des dirigeants syriens et égyptiens ainsi que par le resserrement des liens soviéto-égyptiens.“Nous avons l'impression, a-t-il ajouté, que l'Egypte n'a pas l'intention actuellement de poursuivre le chemin vers la paix, mais de réaliser par des moyens pacifiques ce qu elle n'a pas pu obtenir par des moyens militaires." M.Peres a également estimé qu'une éventuelle aide militaire américaine à l'Egypte serait très dangereuse et renforcerait le potentiel militaire égyptien.Une telle decision, a-t-il affirme, pourrait provoquer une nouvelle escalade dans la région.M.Peres a en outre estimé qu'une telle initiative rencontrerait une grande opposition tant parmi les membres du gouvernement américain que parmi les sénateurs et les représentants.Pendant ce temps, trois navires de guerre soviétiques, venant de la Mer Noire, ont franchi hier le Bosphore à destination de la Méditerranée.Il s'agit du croiseur Zhdanov, de la Francis Powers, jugé à Moscou en 1960, qui fut ensuite-relâche par les Russes en signe de bonne volonté.Il ajoute que les Soviétiques n'ont pas oublié1 les incidents de frontière de 1969.Les tombes des soldats tués dans ces combats sont, écrit-il, "entretenues avec autant de soin que celles des victimes d'autres incidents de frontière qui eurent lieu en 1929 entre les Soviétiques et les forces de Tchiang Kai-chek ” .L'avertissement, sous une forme insolite, n'est pas embigu: dans tous les affrontements armés du passé, les Russes sont toujours restés maîtres du terrain (ce qui n’est pas entièrement vrai, puisque les Soviétiques ont dû finalement évacuer Tile de Damanski où ils avaient livré les combats meurtriers de 1969).La présence de M.Ilyitchev et l'avertissement de Victor Louis ne font que Ra- classe Sverdlov.déplaçant 20.000 t (en pleine charge), et de deux destroyers du type Kotlin, de 2.850 tonnes chacun.On note de source bien informée que le nombre d’unités de la flotte soviétique ayant traversé les détroits turcs en direction de la Méditerranée s’est accru durant le mois de juin.Parmi les bâtiments qui sont passés de la Mer Noire en Méditerranée figurent deux croiseurs, dont le porte-hélicoptères Léningrad.Enfin, le professeur Federico Ales-sandrini.porte-parole du Vatican, a déclaré que M.Henry Kissinger sera reçu par Paul VI, à l’occasion de son prochain voyage à Rome.Il n'a toutefois pas précisé la date de cette audience.M.Kissinger doit séjourner à Rome les 5 et 6 juillet.NE L’OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM duire la position définie, le 14 juin, dans un discours électoral, par le secrétaire général du PC soviétique, M.Leonid Bre-jhev: "le gouvernement soviétique, avait-il dit, est prêt à riposter à toute attaque et entend sauvegarder ses intérêts en Extrême-Orient, mais se prononce résolument pour la normalisation de ses relations avec Pékin et l'amitié avec le grand peuple chinois".Les russes laissent entendre que, désormais, leur patience est à bout: alors que les armes se sont tues, depuis l'entretien Kossyguine-Chou En-lai en septembre 1969, la querelle n'a fait que s'envenimer sur les autres terrains.Cette année, les événements se sont précipitas; le 19 janvier: expulsion des trois diplomates soviétiques de Pékin (pris en flagrant délit d'espionnage selon les Chinois, victimes d une provocation selon les Russes); le 14 mars: capture par les Chinois de l'hélicoptère soviétique et de ses trois pilotes au Sinkiang (espionnage disent les Chinois, atterrissage forcé disent les Russes), puis refus de libérer l’équipage; le 10 avril: discours du vice-premier ministre chinois Teng IL iao-ping à l’ONU invitant, non seulement le tiers monde, mais les puissances capitalistes autres que les "super-grands" à former une coalition universelle contre l’URSS et les Etats-Unis.Maintenant, disent en substance les Russes, la coupe est pleine.Mais les Chinois pourraient dresser une liste de griefs aussi impressionnante.Il n 'est pas nécessaire de remonter à 1927 et au rôle des Soviétiques dans l’échec de la révolution chinoise, ni à 1945 avec l'absence d'aide soviétique aux communistes chinois dans leur lutte contre le Kuomin-tang et l'enlèvement de l'équipement industriel laissé par les Japonais en Mandchourie, ni même à 1959-60 avec le retrait de l’offre soviétique de livrer la bombe A à la Chine et le départ, du jour au lendemain.des techniciens soviétiques.Pour cette année seulement, la Chine pourrait rappeler la déclaration soviétique du 25 mai remettant en cause le statut territorial et la navigation dans la région de Khabarovsk, la déclaration du président Podgorny, le 5 juin, relançant l’idée d'un pacte de sécurité collective asiatique où Pékin voit une tentative d’encerclement de la Chine, la relance par la Pravda, le 6 juin, de l'idée d une conférence mondiale des partis communistes pour condamner la Chine.La crise sino-soviétique parait avoir atteint un point critique.La guerre froide qui se prolonge depuis des années ne peut continuer sous la même forme.Le pire est à craindre.Mais on ne saurait oublier qu'en 1969, quand un conflit généralisé semblait imminent, il y eut l’entretien Kossyguine-Chou En-lai et la détente qui s’en est suivie.En juillet 1974, de nouveau tout est possible.L’artillerie israélienne bombarde le Liban-Sud Confiance à Rumor ROME (AFP) — Au terme du débat sur la politique économique, le gouvernement italien de centre-gauche présidé par M.Mariano Rumor a obtenu hier la confiance de la chambre par 326 voix contre 225.Un débat sur le même sujet aura lieu au Sénat à partir de lundi.Les mesures d’assainissement économique et financier proposées, et dont les grandes lignes avaient été tracées par M.Rumor, avaient été le 10 juin à l’origine de la démission du gouvernement, le président du conseil n’ayant pu alors trouver un terrain d'entente entre démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates d’une part et socialistes d'autre part L'intervention du chef de l'Etat, qui avait refusé la démission du gouvernement, permit de concilier les diverses thèses en présence.Le détail de ces mesures n est pas encore connu et ne le sera qu’à l’issue d’une réunion que le gouvernement aura la semaine prochaine avec les syndicats, qui sont devenus en effet les protagonistes à part entière de la vie économique et sociale du pays.La confrontation d'ores et déjà s'annonce serrée.M.Luciano Lama, secrétaire de la CGIL ayant déclaré que les mesures gouvernementales impliquaient des sacrifices pour la classe ouvrière auxquels les syndicats sont opposés.M.Rumor, dans son intervention devant la chambre, a annoncé de nouveaux impôts, le relèvement de la TVA et des tarifs des services publics.Il a annoncé également que des crédits allaient être débloqués pour les entreprises du Midi et les petites et moyennes entreprises.Dacca: Bhutto condamne les atrocités de 1971 : I .< DACCA (AFP) - M.Zulfikar Ali Bhutto, premier ministre pakistanais actuellement en visite au Bangladesh a condamné hier à Dacca les atrocités commises en 1971 par l’armée pakistanaise dans l’ancien Pakistan oriental devenu Bangladesh.Prenant la parole à une réception offerte en son honneur par la municipalité de Dacca, M.Bhutto a affirmé qu'il avait lutté tout comme le cheikh Mu-jibur Rahman, aujourd'hui premier ministre du Bangladesh, contre le régime militaire dictatorial des années 1969-1970.Le premier ministre pakistanais s’est déclaré d’autre part convaincu que le peuple pakistanais était aujourd'hui sincère-ment ijien disposé A ’’“gard du Bangladesh et que les relations entre les deux pays pourront se développer dans un esprit de comprehension mutuelle.M.Bhutto a enfin démenti les rumeurs selon lesquelles le Pakistan chercherait a troubler les bonnes relations entre l’Inde et le Bangladesh.Malgré ces paroles conciliantes, l’intervention de M.Bhutto à Dacca n'aura pas fait progresser la réconciliation et c’est aux cris de “Bhutto assassin, va-t-en" qu'une foule hostile de 2.000 personnes a manifesté contre le premier ministre du Pakistan venu s’incliner devant le monument national à la mémoire des martyrs inconnus de la guerre de libération.j’annule le S juillet! Moi, le 8 juitiet, c’est comme citoyen québécois que je vais l’exercer mon droit de vote.Comme citoyen d’un pays français que le régime fédéral empêche de venir au monde.A Ottawa, quelque soit le parti au pouvoir nous ne serons jamais que des minoritaires dans le gouvernement des autres.J’en ai assez de nous voir ainsi diminués, toujours divisés, souvent exploités.Je veux en sortir et je veux que ça se sache.Moi j’annule le 8 juillet parce que j’ai le goût d’un Ouébec indépendant dans lequel on sera maître chez nous et parce que c’est une façon dér ocratique de le faire savoir.Parti Québécois./ i ?10 • Le Devoir, samedi 29 juin 1974 Informations Internationales Le feu vert d’Ehrlichman venu “d’une autre autorité” ?St.Clair n’a pas convaincu la commission Rodino /¦ ; Confirmation des massacres WASHINGTON (par l'AFPi — Le procès des • plombiers” de la Maison-Blanche est entré hier dans sa phase active: le procureur William Merril a accusé l'ancien conseiller de la Maison-Blanche John Ehrlichman d'avoir approuvé à l’avance le cambriolage du psychiatre de Daniel EUsberg.Après deux jours de délibérations sur le choix des jures, le tribunal commençait hier le procès proprement dit des quatre acccusés dans l affaire de l'effraction du bureau du Dr Lewis Fielding le 4 septembre 1971 à Los Angeles: John Ehrlichman.Gordon Liddy, Bernard Barker et Eugenio Martinez.Le procureur Merril a affirmé, en présentant 1 affaire, que M.Ehrlichman avait donné le feu vert à cette operation, dans un coup de téléphone donné à des collaborateurs de la Maison-Blanche le 31 août 1971.A ceux-ci, qui lui proposaient le cambriolage comme moven d'obtenir des renseignements sur EUsberg.le responsable de la publication des documents secrets du Pentagone, M.Ehrlichman aurait dit: “d’accord, dites-mois si vous avez trouvé quelque chose.” L'avocat de l'ancien conseiller à la Maison-Blanche, Me Henry Jones, a souligné pour sa part que son client n’avait pas approuvé cette opération.Aucune atteinte aux droits du Dr Feilding ne peut être le résultat d une action de M.Ehrlichman”.Et si cela s’est passé, “c’est venu d’une autre autorité que celle de M.Ehrlichman', a-t-il affirme.Par ailleurs, deux jours de plaidoiries de l’avocat de la Maison-Blanche n’ont apparemment pas convaincu la commission judiciaire de la Chambre des représentants que le président Nixon était étranger aux tentatives d’étouffement de 1 affaire du Watergate.M.James St.Clair, avocat de la Maison-Blanche, a terminé hier sa présentation de la défense du président, à huis clos, devant la commission chargée de réunir les éléments d’une éventuelle incubation du président par le Congrès.Mais les plus fidèles partisans du président au sein de la commission ont dû convenir que M.St.Clair n’ayant apporté aucun élément décisif susceptible d'entamer le faisceau de preuves réuni par les enquêteurs de la commission.M.St.Clair s’est essentiellement attaché à démontrer que le président n'avait ni ordonné ni approuvé le paiement en mars 1973 de 75,000 dollars au chef des "plombiers" du Watergate, Howard Hunt, pour acheter son silence.Mais selon les membres de la commission Rodino, il n’a pas apporté à l’appui de sa thèse d’autres preuves que celles que les enquêteurs de la commission avaient déjà réunies.Or, celles-ci sont minces et reposent sur les seuls témoignages de l’ancien ministre de la Justice, John Mitchell et de l ancien conseiller juridique du président, John Dean.Le premier soutient que les 75,000 dollars étaient seulement destinés à payer la défense de Hunt.Le second a reconnu qu’aucune décision ferme n’avait été prise de payer Hunt lorsque le président a abordé le sujet lors de la fameuse conversation de mars 1973 avec deux de ses collaborateurs.La commission entendra à partir de la semaine prochaine cinq témoins, dont John Dean, susceptibles d’éclairer le rôle du président sur ce point précis, qui semble devoir constituer le principal chef d'accusation qui pourrait être retenu à l’encontre de M.Nixon par les représentants.Les républicains voudraient que ces dépositions soient publiques alors que les démocrates souhaitent que les débats de1 la commission continuent à huis clos.La question sera tranchée lundi par un vote.La chambre des représentants, si telle est la recommandation de sa commission judiciaire, pourrait se prononcer sur la procédure de destitution du président Richard Nixon le 23 août, estime-t-on à Washington, en tenant compte des derniers développements de l’affaire du Watergate.La commission judiciaire de la chambre basse devrait en effet terminer le 12 juillet l’audition des témoins qu elle va maintenant entendre.Les trente-huit membres de la commission devraient alors débattre pendant environ une semaine et voter vers le 22 juillet sur la recommandation d’entamer, ou non la procédure d’“impeachment” de Richard Nixon.En cas de vote positif, on estime généralement que quinze jours seraient nécessaires pour la rédaction du dossier de la commission et son examen par les 435 représentants.C’est donc le 23 août qui est actuellement retenu pour l'éventuel vote de la Chambre basse sur la procédure de destitution.Si une majorité absolue de la chambre décide de l’introduction de cette procédure contre le président Nixon, le Sénat siégerait en haute cour vers la fin du mois de septembre.Le procès, selon le séna- teur Mansfield, durerait environ deux mois.La destitution, rappelle-t-on, ne peut être votée qu’avec une majorité des deux-tiers de la Chambre haute.On souligne à Washington que les arrêts de la Cour suprême, attendus le 8 juillet, pourraient bouleverser une nouvelle fois le calendrier.Entre-temps après les sénateurs Humphrey et Mills, un autre sénateur démocrate candidat malchanceux aux élections présidentielles de 1972, M.George McGovern, est mis en cause par une fuite à la presse, dans le rapport des enquêteurs de la commission sénatoriale Ervin du Watergate.Ce rapport affirme que le sénateur McGovern a tout simplement mis dans la caisse électorale de la campagne qu'il va faire pour sa réélection dans le Dakota du sud le reliquat — soit 340,416 dollars — des fonds reunis en 1972 pour tenter de le porter à la présidence.De plus, les responsables de la campagne présidentielle du sénateur McGovern ont reçu quelque 35,000 dollars de 37 sociétés industrielles et commerciales, en violation de la loi fédérale sur le financement des campagnes politiques fédérales, pour régler les factures impayées de la campagne de 1972.au Mozambique NATIONS UNIES (par l’AFP) -Des massacres ont effectivement eu lieu au Mozambique, a déclaré hier à l’ONU la commission de l’Assemblée générale chargée d’enquêter sur ces massacres.Le porte-parole de cette commission a précisé que c’est à l’unanimité des cinq membres que cette constatation a été faite et a indiqué que la commission n’a pas reçu du Portugal la coopération qu elle avait sollicitée.On indique cependant que le membre norvégien de la commission, s’était rendu à Lisbonne pour conférer à ce sujet.S’étant prononcée sur le fait même que des massacres avaient eu lieu, il appartient maintenant à la commission d’interpréter plus avant les témoignages et preuves qui lui ont été soumis pour se prononcer sur les questions de savoir “qui” et “pourquoi”: “qui a été responsable pour les tueries?Pourquoi se sont-elles produites?ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR .ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 • A*U i Ut annonceurs sont priés de vérifier la première parution de leurs armemes.U Devoir se rend responsable d'une seule insertion erronée.• 844-3361 • Choque parution coûte S 1.50.maximum 25 mots • Tout mot additionnel coûte 0.05 chacun • l'heure de tombée est midi pour le lendemain Toute erreur doit être soulignée immédiatement.S.V.R.téléphoner à 844-3361.• • Chaque parution 2 Con Bldg 510 260 260 Con Fardy 1500 77 75 C Durham 8500 81 78 C Mar ben 1000 65 65 C Morisn 1800 170 .160 C Nichl 12000 11 11 Cons Prof 3000 72 71 C Rambler 2400 260 259 Con 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obligations Marché à la baisse Les prix sont restés à la baisse cette semaine sur le marché canadien des obligations et l'activité y a été faible.Le court terme a perdu environ un quart de point, le moyen et le long terme ont perdu environ deux points, les obligations provinciales ont perdu également environ deux points et les obligations des sociétés.environ un point et demi.Les prêts au jour le jour ont été disponibles à huit p.c.Les bons du trésor de trois mois se sont négociés à 8.75 p.c., contre 8,68 p.c.la semaine dernière et les bons de six mois, à 8.90 p.c., contre 8 79 p.c.la semaine dernière.11 se peut que le gouvernement canadien fasse appel au publie à la mi-juillet, par le truchement d'une vente d'obligations, estime Brian Steel, de Fry Mills Spence, de Toronto.Le gouvernement serait forcé d’agir ainsi à cause du rythme sans précédent auquel les Canadiens se départissent de leurs obligations d'épargne du Canada, explique-t-il •OUVERNEMENI i** aéc.•vrN ! ocr i , luin ! Juin 1 , loir, l .ocf.1 , sept > , tvrll : , 4 f*V., mar» il , 5 OCl , avril 1 •péîuei x* DU CANADA INDUSTRIELLE! 1974 >975 1V7J 19?< 1977 1979 19* Î9h) 1980 1981 .;>8 io?7 3 .*7 98% 98% 95-/4 |9V4 93% 19% 7é 70S* 17 rj U H 91 I992M 199 $-90 1998-94 1994 •ROVINCIALéJ 7%, t.i 000 -.98, * oas 7y» 1$ act.'991 N B 7% ma 19V6-94 yd.7 '8 ».Hyd.!»A Tel.6 8% U nov.8% 15 sept.T.Va 1er mars 199» L 4 P 8H 15 m 19Vf 87/b%, 1 mars lv99 Ont.8Va 1 mari 1999 municipales ur.7/11 8%, 1 mars 873 $13 12'% 12'% 4150 57% 7'% 7% ) 100 $15% 15% 15% 2400 59 Va 9% 9% w 100 305 305 305 1038 59% 9% 9% r 325 533'% 33 33 - 200 535% 35% 35% w 75 105 105 105 10800 87 85 87 1050 513 123/a 13 500 38 38 38 100 55% 1 5% 5% + : - % + 1 — Va - 1 - 2 -10 7/a % + 2 + 25 - 1 zl $18% 18% 18% 2000 46 46 46 — 4 z6 24 24 24 500 262 262 262 + 2 2900 184 160 184 + 12 z75 $19% 18 Va 19% 1634 S8 7 Va 7 Va + Va z20 531 31 31 2000 34 34 34 — 1 z40 59 Va 9 Va 9 Va 10860 5163/4 15 Va 157/a — 1 Va 175 516% 16% 16% — Va 100 510% 10% 10% — % 10770 55% 5% 5% — % 450 260 250 260 200 55'% 5% 5'% - 1500 85 85 85 3267 235 225 234 + 7 400 460 460 460 2000 228 225 225 — 3 150 56'% 6'% 6'% 500 180 180 180 300 56% 6% 6% + % 200 55Va 5'% 5'% — ]/a 500 524'% 24'% 24'2 + ' a 900 460 450 455 — 5 100 55 Va 5 V8 5 Va + ’a 1400 510 10 10 — % t 1165 S45% 45% 45% — % 505 SU 10'% 11 + 3,a 200 511% 11% 11% + % 130 S7% 7% 7% 1100 325 310 310 — 15 1100 5183/4 18'% 18'% — % 1320 255 240 241 — 14 200 $19% 19 va 19 va — Va 900 $9% 9% 9 va 1 330 527'% 27'% 27'% 5500 $5Va 5% 5'% 1650 265 265 265 200 S 20 Va 20 20'/a 100 516 16 16 1100 100 100 100 + 4 250 $16% 16% 16% 900 385 375 375 — 15 200 522 22 22 — '% zlO 566Va 66 6 6 Va 1100 553/4 5% 5% — Va 500 16'% 16’% 16'% 1000 165 160 165 + 5 3000 12 12 12 • 1000 7'% 7'% 7»% 400 260 240 240 — 60 z525 16 9 16 , 500 523 23 23 + % 400 210 200 210 + 20 5100 300 290 300 500 SU'% 11 '% 11'% 1000 100 100 100 — 8 3000 8 8 8 — Va 500 255 255 255 N BU Mine 2200 345 320 320 -30 Neonex 1300 190 185 185 - 5 200 $12% 12% 12% - Va 1000 23Va 22 22Va + Va 11 11-1 32 34 +1 Va N Que Ragl 600 405 400 400 -10 N Senator 2000 19Va 19 19’ a + Va NYokOil z317 54 48 54 Noble M 500 51 51 51 +6 Noranda A 4288 $383/4 373/4 38% - Va Nordair L 500 370 370 370 + 5 4000 21 20 Va 20»% - »% 200 395 390 390 - 5 200 $32 32 32 31170 $103/4 10% 10% Va 3640 $10% 93/4 10Va + Va 250 $6% 6% 6% - »/4 15400 133 120 128 - 5 Ocdentl Pt 700 $9% 9% 9% + Va Oceanus 817 $18% 18Va 18% 7% 7% - % 30 30 3825 $12'/8 113/4 12Vb + 800 141 141 141 - 4 -3'% PanCdn P Pan Centr 757 136 135 Pan Ocean 4567 $9% 9% 9'% — % Patino N V 102 $19'% 19'% 19'% - '% Pe Ben O 1800 $6% 6 6 - % Pembin A 100 260 260 260 +15 Pennant 1000 128 128 128 - 2 Penningtn P Dept S P Jewl A Petrofina Petrol 5'/a - % 22 - 1 70 +2 Pine Point 1200 $303/4 30'% 30Va - % Pitt Eng C 1000 $107/a 1034 1034 - % dividendes Distribution aux Consommateurs; trois cents, hausse de un demi-cent, le 15 juillet aux actionnaires inscrits le 28 juin.Fraser Compagnies; classe A, 40 cents, hausse de 10 cents; classe B, 40 cents, hausse de 10 cents; payables les deux le 27 sept, aux actionnaires inscrits le 4 sept.international Business Machines; $1.50 US.hausse de 22 cents, le 10 sejtt.aux actionnaires inscrits le 14 août Koffler Stores; 2'z cents, le 31 juillet aux actionnaires inscrits le 10 juillet; 1er priv.à 7 p.c., série A.17'z cents, le 15 sept, aux actionnaires inscrits le 30 août.Maclean-Hunter, classe A, l'k cents; classe B.6 4 10 cents; payables les deux le 30 juillet aux actionnaires inscrits le 5 juillet.Toromont Industries; cinq cents, semestriel, le 26 juillet aux actionnaires inscrits le 12 juillet.Trizec Corp.; 25 cents, semestriel, hausse de cinq cents, le 31 juillet aux actionnaires inscrits le 15 juillet.Andres Wines; 15 cents payables le 19 juillet, enregistrées le 5 juillet.Bay Mines; 1er privilégiée série A, 15 cents payables 13 septembre, enregistrées le 30 août.Bell Canada;*$3.34 privilégiées série B, 83 cents payables le 15 août, enregistrées le 15 juillet.Combined Engineered Products; privilégiées série A, 27 1-2 cents payables le 1er septembre, enregistrées le 2 août.Emco; six cents payables le 31 juillet, enregistrées le 21 juin Horne and Pitfield Foods; six cents semi-annuelle payables le 27 septembre, enregistrée le 13 septembre CAE Industries, 20 cents, semestriel, le 31 juillet aux actionnaires inscrits le 17 juillet.!» HJ Vil »Ui 92'/î 95 92U 88'l 96'4 ACK V\ AGI TV, ACB 1 AHX S CGT 5' t GPO 5 H.B.C.S va.6 PPE 5 SCR 7 < WTC V, SSR 4', IAC »Vi CONVERTIBLE» indices de toronto 100c içcO 87 123 te 130 Industr.Aurifères Métaux Pétroles .900 1993 1989 83 85 Changement -1.77 +8.56 +0.17 +0.30 7’ n Clôture 18.1.39 419.81 78.96 178.60 1993 199?1994 101 75 99 Va 1C2 77 100 l'a Semaine dern.188.03 434.09 81.5r- 184.59 Mois dernier 187.53 415.47 80 94 185.62 !992 19b8 I9VI 1988 1994 69 71 1974 haut 228.78 622 04 109.23 274.81 89 115 99% 91 993,4 1974 bas 182.05 384.14 78 33 175.19 montrée! Chute des banques Les banques sont à leur plus bas niveau de l'annee à la Bourse de Montréal et.sur le reste de ce marché.Failure est mixte.Le virement demeure faible II se situe à 652.100 actions, contre 659.800 actions jeudi.Les banques font un vrai plongeon.Leur baisse est en effet de 9.12, ce qui les place au niveau de 230.79.Les pertes Font emporté sur les gains par 127 contre 40 alors que 65 valeurs demeuraient inchangées.CP Ltd , dont 20.350 actions ont été négociées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a monté de 1-2 et atteint $12 7-8.Mount Jamie Mines, dont 63.000 actions ont été négociées, a été le titre minier, le plus actif et sa cote a baissé de un cent et est tombé à 26 1-2.Voici le comportement de quelques banques : Banque de Nouvelle-Ecosse à $32 1-4, un recul de 11-2.Banque Royale à $29 3-4, un recul de 1 3-8, Banque de Commerce à $23 5-8, un recul de 11-8, Toronto Dominion à $34, un recul de $1, Banque de Montréal à $15 5-8, un recul de 1-2, BCN à $17 3-4, un recul de 1-4, Banque d'Epargne à $15, un recul de 1-4 et Banque Provinciale à $14 3-4, un gain de 1-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Heut B«s Ferm.Ch.Ventes Heut Bas Ferm.Ch.Abitibi 100 $11 11 11 Distl Seag 6130 $36% 36»% 36% Alta Gas T 3900 $127/8 123/4 12Va - % Dome Pete 400 $243/4 24 243/4 + % Alcan >235 $28% 27Va 27 Va - Va D Bridge 200 $44 44 44 Algoma St 3700 $28 273/4 28 + Va Dofasco 875 $29% 29 29 - % Ang'o—Cn 550 $17 17 17 -1% Dom Store 1000 $15 15 15 Aquitaine 105 $24''a 24 Va 2 4 Va - Va D Textle 400 $10% 10% 10% Bank Mt! 6661 $16 15’% 15% - Va Domtar 875 $25»% 25 25 - % Bank NS 3350 $33% 32 V» 32'% -13/4 Donohue Pr 100 $17% 17% 17% - '% Banq CN 5480 SlSVa 173,4 173/4 - Va Dupuis A 100 325 325 325 - 15 Bq Deprg 400 $15 15 15 \/A Fai Nck 800 $40% 40'% 40'% - % Bq Pv Can 200 $143/4 M3/» 143/4 + Ve Fin Coll 200 215 215 215 - 6 Bell Canad 1933 $41 Va 403/4 41 - % Francana 2400 $13 127/a 13 - % Beü A pr 505 $41 Va 41 Va 41 Va - Va Fraser a 131 $23 Va 23 Va 23'/8 - % Bel' C .r 10000 $27% 27% 27% - Va Gaz Metr 100 $5% 5% 5% - 3/4 Bombrder 3350 295 285 285 -15 GL Paper 3600 $203/4 20% 20% - % Border C 300 200 200 200 Gulf Can 1550 $25% 25 25% + Va BP Can 200 $13'% 13% 13% + Va Hollinger 2000 $31 31 31 - 1>% Brcan a 402 $14% 14 Va 14% Home A 3900 $34% 333/4 34 - % Brinco 4100 $6% 6% 6% Huds Bay a 2400 $19 183/4 183/4 - Va Cablecast 200 345 335 335 -20 Husky Oil 5900 $153/4 15’% 15'% - %, Calgary F 200 S22Ve 22% 227/a + % IAC 1655 $16 Va 16 Va 16 Va Can Cem L 2250 $11% 11 11 - % lmp 0 a 6875 $27% 26'% 27% + % CC Laf pr 100 $16 16 16 - Va Imasco A 650 $263/4 263/4 263/4 - % C Cel 100 485 485 485 Int Nickel 2425 527 26% 26 Va + Va C Im 1090 $24 23'% 23% — 1 Va IU Int 2025 $11 10'% 10'% - '% C Int Pw 200 $10 Va 103/4 lOVa + % Intpr Pipe 285 $14% 14 Va 14»/e - % C Javln 1235 >9'% 9% 9'% Ivaco 500 512% 12% 12% + Va CP Inve w 5330 125 122 125 + 10 Jamaica 1500 14 14 14 Cdn Tire A 640 $38 373/4 38 Kaiser Re 300 420 420 420 - 15 CPLtd 20350 $11 Va 12% 127/a + '% Loeb M 100 325 325 325 Celanese 3330 $6 5 Va 6 Logistec C 400 220 220 220 +5 C Eng 100 275 275 275 MB Ltd 200 $25'% 25'% 25'% Cominco 1520 $27'% 27'% 27’% Magnason 900 210 200 200 - 25 Comodor 225 465 465 465 -10 Mrtm a 2000 $8 8 8 - % C Holiday i 1 100 $53/4 53/4 53/4 — Ve Mass Fer 2000 SlSVa 153/4 15Va Con Bath 250 $26'% 26'% 26'% Mice Inv 1410 $12 12 12 Con Gas 600 $15 15 15 Micrsyst 500 490 490 490 Corpex 450 475 475 475 -10 Molson A 118 $21 21 21 - Va Denison 240 $40% 40% 40% -1 % Molson B 100 $19 19 19 - Va new york Effritement des cours Effritement des cours hier à Wall Street où l’atmosphère est demeurée peu active.Le marché, en baisse dès l’ouverture, est resté déprimé tout au long de la séance mais ne s'est pas replié vivement comme au cours des deux séances précédentes.De fait, l'indice des industrielles est demeuré en deçà du seuil psychologique des 800 points et a clôturé seulement en repli d'un peu plus d'un point.La hausse persistante des taux d'intérêt a continué à peser sur la cote.A noter le léger redressement de Westinghouse, qui gagne 1-1/4 après une ouverture retardée.Par ailleurs seuls les mines d’or et les pneumatiques ont enregistré de modestes gains d'ensemble.Nombre de compartiments terminent la séance sur une note irrégulière.comme les ordinateurs, télévisions, cinémas, compagnies aériennes et pharmaceutiques ou Merk perd 1-5/8.De leur coté les automobiles se sont alourdies, Ford perdant notamment deux dollars et General Motors un point.Ailleurs l’effritement est général et notamment aux aérospatiales, papiers, cuprifères, pétroles et tabacs qui perdent souvent une fraction également.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Ventes Haut Bas Ftrm.Ch.ACF In 9 7 44 43% 44 - Va Addrsso 157 47/8 43/4 43/4 Aican Al 9 74 29 Va 283/4 283/4- Va A ieg Cp 9 6 8'% 8 Va 8'%- Va A'iisCh 5 89 8 73/4 73/4 Alcoa 11 47 42% 413/4 42% + 3/a Ambac 4 31 83/4 8 Va ava- % Am Hes 2 459 18 16 is + 1 Va Am Airl 182 8% 8% 8% A Brnd 6 41 35 Va 3 5 Va 35 Va— v8 Am Can 6 34 27 263/4 27 A Cyan 7 341 19 Ve 19% 19%— % A Home 30 855 40% 39% 40 % — Va Am Mot 4 351 57-a 53/4 53/4— Va ASmlt R 4 224 20% 193/4 ^Va- % Am Stand 5 19 13 Va 13 Ve is Va- % Am TT 8 446 46% 46% 46% + Va Ampx Cp 8 132 3% 3 Va 3'/8- Va Anacon 5 110 213/4 21 Va 21'% + Va Armco St 5 97 21% 21% 21%— % Armst Ck 11 331 263/4 26 Va 26Va— Va ASA Ltd 115 81% 793/4 80'% + lVe Atl Rich 15 325 883/4 8 7 Va 88 Ve— 3/4 Avco Cp 3 94 4% 4% 4%— Va Avnet Inc 3 94 6 Va 63/4 6Va— Va Avon Pd 20 190 473/4 46 Va 47’% Babck W 9 42 193/4 19 Ve 19%— % Bath Ind 3 63 9 Va 9% 9'% Beckmn 15 22 30% 29 Va 30% + Va Beech A 5 53 8 Va 7 Va 7Va— Va Bel How 4 65 16 15 15% + % Benfl Cp 4 100 17% 16'% 16%- 1 Both Stl 6 201 30% 293/4 30 - Va Boeing 6 140 173/4 17% 17%— Va Boise Cas 4 338 13 Va 13% 133/4 + Va Borden 7 51 19 Va 19% 19%— Va Borg War 4 154 17 Va 17% 173/4 + % Bos Ed 5 91 153/4 15'% 153/4+ Va Bnst My 15 x156 5 2 Va 50'% 51'%- Va Brunswk 5 168 13 Va 13'/8 13'%.Bucy Er 13 14 25'% 2 5 Va 25%- % Burl Ind 5 153 20'% 20 20 - % Burrghs 31 285 100% 97% 99%+lVa Caliah M 13 32 11% 11 11 - % Cmp RL 23 68 34% 32% 34 +1 Camp Sp 11 44 273/4 27% 273/4- Va Cdn Pac 7 36 13% 123/4 13% + % Cater Tr 14 178 59% 57»% 583/4 + Va CBS 10 189 35% 35 35%— % Celanese 5 52 30% 30% 30'%+ % Cenco Inc 3 147 5% 5% 5% + Va Chessi 5 27 47 453/4 453/4-’ 1% ChrisCrft 35 9 2% 2'% 2Va.Chryslr 4 238 15% 15'% 15Va— Va CIT Fin 7 72 32 31% 31 Va— 3/4 Cities Sv 6 121 39'% 39 39 % — % Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Clark Eq 7 33 303/4 30 Va 30’% Clark Oil 2 40 15 14% 147/a+ % Clorox Co 6 777 63/4 6 % 6Va- % Coca Col 29 170 108 1063/4 108 - Va Coml Sol 12 55 283/4 28% 28% + 2% Comsat 7 51 30 28% 30 + v8 Con Edis 3 292 6 Va 6% 6% Cont Can 6 38 23 Va 22Va 23 Cont Cp 5 104 J0% 29'% 29 V8 Cont Dat 6 319 25 233/4 24 -1 Copp Rng 3 30 2 5 Va 24% 24%— % Copw Cp 4 12 24% 233/4 233/4- 3/4 CPC Int 9 59 30% 29% 30 Va Crane Co 4 63 23'% 223/4 23 -1 CrwZell 6 100 29'% 233/4 283/4- Va Curtis Wr 9 249 10% 9% 9%— % Dart Ind 6 51 19 Va 19% 19%— % Deere Co 7 118 41% 41 41%+ % Denn Mf 5 29 17% 17 Va 17% Digital Eq 30 198 103'% 101 Va 101 Va-T/a Disney W 26 274 44% 43 43%- % DomeM 14 83 46 Va 45'% 46%+ Va Dow Ch 20 504 66'% 65% 65%—1% duPont 13 165 162% 160'% 1613/4- Va Eaton 5 23 263/4 26% 263/4 .EG G 11 72 10 93/4 9 Va Eltra Cp 5 19 227/a 22Va 22'/a—1 Va ESB Inc 7 23 19% 183/4 19 - Va Esmark 5 23 263/4 26% 263/4+ % Ethyl Cp 4 17 2 5 Va 25% 253/4- % ExCellO 1 6 29 14 V8 14% 14%— % Exxon 5 266 703/4 70 Va 70Va- % Fairch 6 185 39% 38 Va 38'%- % Fireston 5 xl02 17% 16% 17 + Va FMC Cp 7 30 17'% 17% 17'%.Ford M 7 435 503/4 49 49 -2 Fruehf 5 20 203/4 20% 203/4+ Va Gard Den 13 61 223/4 22'/a 22'%- % Gen Dyn 6 32 23 Va 23% 23Va- Ve Gen Elec 15 526 49% 48% 49%+ % Gn Food 9 102 23 Va 23 Va 23Va- Va Gen Inst 6 109 11 Va 9% 11 Va +1 % Gen Mills 15 66 50'% 50% 50%- % Gen Mot 8 805 493/4 48% 48%-1 Gen Port 10 38 9% 9 9% GTelEI 7 140 22% 2P/4 22 + % Gen Tire 3 83 133/4 13% 13% Ga Pac 11 197 363/4 36 Va 36% - Va Goodyr 6 201 16'% 16% 16'%+ % Gould Inc 5 18 18% 18% 18%— Va Gt AP 15 90 12'% 12 12 + Va Gren Giant 7 7 19'% 19 Va 19'% Gulf Oil 4 344 19 Va 19'% 19 Ve Hecla M 22 47 21 Va 21% 213/4- Va Heinz HJ 13 27 48 48 48 Hew Pck 35 169 84% 8 2 Va 83 - Va fonds mutuels Acrofund 1.04 1.14 Adanac 1.01 — A.G.F.Japan 5.49 6.03 A.G.F.Special 2.05 — All Canadian Com 5.29 5.75 All Canadian Div 5.51 5.99 All Canadian Ven 2.84 3.09 All Canadian 4000 3.64 3.96 All Canadian Energy 3.31 3.59 American Growth 4.07 4.47 Andreae Equity 4.65 5.09 Associate Investors 5.24 5.30 Canada Growth 4 79 5.26 Cdn Gas Energy 11.61 12.76 Cdn Investment 4.34 4.76 Cdn Scudder 4.34 4.34 Cdn Security Growth 4.85 5.33 Capital Growth 9.58 9.82 xChase Fund 5.70 6.23 xCompetitive Capital 3.84 4.21 Corporate Investors 5.36 5 89 Corporate Investors Stock 4.07 4.47 Dominion Compound 5 73 6.22 xDreyfus Inc.8.76 9.60 xDreyfus Intl 9.16 10.04 Desjardins Canadian 6 74 7 29 Desjardins Hypotheque 4 23 — Desjardins International 6,04 6.53 Desjardins Obligations 4.93 5.08 Desjardins Quebec 3.80 — Desjardins Spec 4 42 4 78 Eaton Commonwealth 12.14 12.14 Eaton Growth 7.47 7.47 Eaton International 5 42 5.42 Eaton Leverage 2.90 2.90 Eaton Venture 2.72 2.72 Eaton Viking 4 86 4 86 Educator's Equity 6.11 6.42 Executive Fund Cda 5.87 5.87 Executive Intl Inv 1 42 — xFidelity Trend 18 55 20 27 GIS Compound 7 59 — G IS Income 2.61 — Growth Equity 5 88 6.46 Guardian Enterprise 81 .90 Guardian Growth 7 02 — Harvard Growth 4 86 4 86 Industrial Equity 4.55 5.00 Industrial Growth 14.35 15.77 Keystone Cda 2.51 2.73 xKeystone Cust K-2 4.49 4 92 xKeystone Cust S-l 17.33 18.99 xKeystone Cust S-4 2.81 3.08 xLexington Research 11.24 12.28 xManhattan 2.95 3.22 Maritime Equity 2 48 2.71 Marlborough 4.16 4.55 Mutual Accumulating 5.41 5.95 Mutual Bond 9.71 10.68 Mutual Growth 2.71 2.98 Mutual Income 4.57 — Natrusco 13.49 14.17 N.W.Equity 4.36 4.79 N.W.Canadian 4.86 5.34 N.W.Growth 3.99 4 38 xOne William Street 13.25 — xOppenheimer 5.58 6.10 Pacific Dividend 4.64 — — Pacific U S 3 08 — Pension Mutual 6.55 6.55 PEP.2.62 2 74 Phillips, Hager and North 10.67 10 88 Planned Resources 3 60 3 9é Prevest Mutual 7.23 7.9C Prudential Growth 5.49 6 0C xPutnam Growth 8.67 9.48 Sav Inv Prêt et Rev 6.13 6 73 Sav Inv am Prêt 7 08 7.78 Scudder North America 3 84 3.84 Taurus Fund 3.03 3.33 xTech 5.44 5.96 Templeton Growth 7.22 7.92 Timed Investment 6 45 — United Accumulative 3.99 4 38 United Accumulative Ret 4 41 4 85 United American 1 18 1 30 United Horizon 1.48 1.63 United Security 4 53 4 98 United Venture 2 23 2 45 United Venture Ret 3 73 4.10 Universal Savings Equity 7 01 7.71 Xanadu Fund 2 77 2.77 x Fonds américains Moore Multi Ac NB Tel Noran a Nor Ctl G N Elec Pac Pete Pan Ocean Placer Pow Corp Price Corn Qebccr QSP Ltd Que T 4%p Reitman A Rio Algom Rothman 1075 C$48% 48% 48% - ’A 1800 200 Ry Trt a Scot Lasal Shell Can Simpsons 1050 335 335 335 - 15 $12% 12% 12% + % $38% 38'% 38'% - % $10% 10'% 10'%- % $23% 22% 23% + % $18'% 18% 18% - % $9% 9% 9% - Va $20 19 20 +1 $11 11 11 $13% 13% 13% - % $9% 9% 9'/4 + V* $28 27% 28 + % $11 11 11 $7% 7% 7% - Ml $24% 24% 24% - Va $12'% 12'% 12'% - % $30 29% 29% - 1% $23 23 23 125 125 125 $13% 1J'% 13% 7% 7% Simpsons S 160 $11 11 11 Stel C a 10485 $30% 30% 30% Sup tie Tele C Thom A 105 105 6 6 700 $11% 11% 11% 6200 105 100 $6 Tor Dm Bk 7517 $35 33% 34 TD Rit un 100 $24'% 24% 24% Tôt Pet A Trd a Unican Sec Unigesco b Unt Bank Velcro Walk a - 'A -5 - % + % 1 - % 7% 9% - % 500 265 265 265 100 115 115 115 1050 450 450 450 200 $6% 6% 6% 300 $45% 45% 45% - % 100 200 $7% $9 Ve 7% 9% Wargton 400 460 460 460 Webb Knp 2500 47 45 45 -2 Weldwod 100 SIT/8 11% 11% - '% Westcst 200 $183 4 183/4 183/4 - % Westmil 1600 380 375 375 30 Woodward 4500 $23 23 23 + Va Junior Industrials Amb Db 5200 140 120 140 + 40 Belg Siand 500 155 155 155 + 20 Berncam 31460 127 120 125 + 10 Cine 300 190 190 190 -10 Ham Can 2500 375 375 375 Int Atlas 2000 46 45 45 — 1 Isec Canada 400 155 140 155 + 5 Mar Hem 900 110 110 110 Mid Ind 1000 33 33 33 — 1 Sangamo 100 $44'% 44'% 44’% +4»% SXL Div 1000 20 20 20 Val Mr A 400 160 160 160 -10 Mines et pétrole Abitib Asb 6250 125 125 125 Acroll Ltd 500 36'% 36'% 36'% - '% Aldona 4000 62 60 62 Atl Tung 2500 13 10’% 10'% -2'% Basic Res 600 400 375 375 -25 Lateman 2000 8 8 8 -1 Bayard 5000 12 11 11 A üison Pet 400 300 * 300 300 +25 Cabot 3000 53 SO 53 +3 Cadillac Ex 2000 106 101 101 -8 Capri 5000 11% 17 17 Chsbar 1 100 150 150 150 -25 Chibex 15200 140 134 138 +6 C Daer 3000 15 15 15 Con Dev 1500 39 35 35 -5 Cons Imp 8000 14% 13 13 -2% C Louana 600 80 80 80 +3 C Sum 11250 34 32 34 -1 Cop Man 2000 6 6 6 Dumgmi 1500 130 125 125 Dumont 7300 22 21 21 -1 Falinger 13700 39 33 39 *?¦8 Fannex 2300 101 100 101 +1 Flint Rk 4750 31 30 30 Fort N 1700 $7% 7% 7% Gaspe Q 3900 130 130 130 -2 Gold Briar 600 75 75 75 +2 Gold Hk 7875 30% 30 30 -1% Gr Coast 200 100 100 100 -1 In Norv 4916 28 27 28 -2 - Invictus 43300 64 58 63 + 11 Jamex 1500 80 80 80 Joubi 3000 25 20 20 -8 Kallio 500 50 50 50 Keltic 2000 39 39 39 -1 Kiena 4100 330 310 320 -10 Ligneris 22500 163 155 163 +3 Mcdn m 5500 79 75 75 -3 Mai Hyad 400 400 400 400 Massval 6000 35 30 33% -1% Min Res 2600 130 no no -25 MM Pore 3500 43 43 43 Mt eagle 3000 10 10 10 Mt Laur U 3500 53 50 50 -3 Mt Jamie 63000 27'% 26% 26’% +1 Muscoch 3900 43'% 43 43 N Insco 5000 72 65 65 -6 NA Asb 500 39 39 39 -1 Nordore 1000 50 50 50 +3 NQN Min 500 27 27 27 Peso Silv 1500 22 22 22 Phoenix 400 260 255 255 +5 Probe Mn 3000 55 54 55 -3 Proto Ex 1000 11 11 11 Que Expl 5500 73 70 73 Que Uran 1500 33 33 33 Roy Agas 600 110 105 105 -5 StL Col 1500 110 no no St Lucie 12000 30 27 29'% - Va Scimnx 1000 10 10 10 Sil Stack 5700 47 46 46 -3 Somed 1600 175 175 175 -2 S Dufault 5000 8'% 8'% 8’% Stand Gld 9500 21 21 21 Stafrd 5000 100 97 100 -15 Sturgeon 500 39 39 39 Talismn 2500 18 17 17 -1 Twent C 3000 190 175 175 -15 Viking Res 1950 390 330 390 +50 W Q Mn 2500 33'% 30 30 -2 Wh Star 6600 32 29 30 -2 indices de montrée! Industr.Serv.publ.Banques Comb.Papiers Changement +0.06 +0.38 -9.12 -0.76 -0.64 Clôture 195.08 124.29 230.79 184.96 116.86 Semaine dern.197.11 128.38 248.83 188.95 120.57 Mois dern.194.75 127.72 245.84 186.92 118.48 1974 haut 255.23 151.81 293.38 238.67 144.80 1974 bas 189.63 123.52 230.79 182.59 114.33 High Voltg 14 25 67/a 6'% 6%+ Va Homestk 17 235 427/a 41% 42%+ % Honywl 10 96 563/4 56 56% - Ve Househ F 13 113 133/4 13% 13'%- % Hunt Ch 17 24 20’% 193/4 193/4-1% Inger Rd 14 53 75% 75% 75%- % Interlk 5 26 26'% 26% 26%- % IBM 18 405 ; IU 210 : 2123/4+ 3/4 IntFlaF 44 176 353/4 333/4 34%+ Ve Int Harv 5 228 23% 223/4 23 - Va Int Mng 3 18 12 113/4 113/4- 1/4 Int Nickl 7 74 27% 27% 273/4+ Va Int Pap 12 155 47% 47'% 47%— Va Int TT 4 495 19% 19% 19'%+ Ve Itek Cp 11 55 10% 10% lO'/e— Ve John Man 5 64 17'% 16% 17'%+ 3/4 Kayser R 6 2 14% 14% 14%— Ve Kellogg 16 41 143/4 14% 143/4+ Va Kennecot 6 255 33 ^2% 323/4- 3/4 Kraftco 10 38 41 )3/4 41 + Ve Krsge SS 28 611 34 jJ'/a 34 - 3/4 Kroehlr 5 2 14 13?:- 14 .Lib Mc N 4 5 5% 5'% 5'% Litton 7 152 7% ^% 7%— Ve Lockhd Air 3 238 4'/a 4 4 - Ve Loew Cp 3 24 153/4 15% 153/4, .Mad SG 17 12 6% 63/4 63/4.Magnvx 20 99 5 43/4 4% .Mallory 5 3 16 16 16 - Va Marathn 41 93/4 9% 9%— Ve Marcor 1 7 88 26'% 26% 26% - % Marlen 18 13 44 43'% 433/4- Va Marq Cem 5 18 9% 93/4 9% Mars Fd 7 15 18% 18% 18%— Va Martn M 5 16 15% 15'% 15'% Masco Cp 20 38 39 39 39 - Va Mass Fer 4 3 16 Va 16% 16Ve- Ve McDonld 34 928 48% 46% 47%+ 3/4 McDn D 4 82 14% 14% 14Ve- % McGr H 7 38 8% 7% 8 + V4 McIntyre 5 zl80 32 30'% 30'%—2 % McKee 9 10 23% 22% 22% — % Merck 31 243 80% 78% 78'%—1 % Merrl Lyn 8 387 8’% 8% 8%— % MGM 1.75e 11 4 15% 153/4 153/4 Midi Ros 4 11 11% 11'/a 11'%+ % Minn MM 27 196 733/4 73 73Va- Ve Mobil O 4 606 40'% 40 40Ve- % Mohas 7 17 17% 17 17%+ Ve Mnsant 8 419 64% 633/4 633/4- 3/4 Motorola 17 112 53'% 52% 53 Nat Distil 6 76 13% 13 13%+ Va Nat Gyp 6 51 11 11 11 - Ve NCR Cp 9 99 32% 31'% 32 - Ve NL Ind 5 632 12% 12 12%— Ve Norflk W 6 29 593/4 59’/a 593/4 Northgt 2 32 5% 5 Va 5Ve- Ve Northrop 6 47 21% 21% 21 %- % Nor Sim 8 212 133/4 13'% 13 Va — Va Occ Pet 4 677 10 93/4 9%+ Va Out Mar 5 28 17% 17 17% Pan Air 339 3% 3'% 3% Penn Cen 200 2'/8 2 2 Pepsi Co 17 129 61 60 61 + % Perk Elm 30 179 30% 30 30%- Ve Phelp D 6 146 35% 35 35Ve- Ve Phil Mor 19 299 55'% 54% 54Va- % Pitney B 110 10'% 10% 10Ve- Va Polaroid 22 746 34'% 33% 34%- % Prct Gm 26 197 100% 99% 993/4- Va Pullman 9 30 513/4 503/4 503/4- 3/4 Ralston P 17 143 4 4 Va 43'% 433/4+ Va Raym Int 6 43 8% 8 8 - Va RCA 6 272 15'% 15 15'%+ % Relian El 6 17 15% 147/a 15%+ »/4 Relia Grp 4 48 9 Va 87/a 8%- Va Rep Stl 4 32 22% 22 22%+ Ve Rich Mrl 13 43 253/4 25% 25Va- Ve Rosario 13 16 26% 26 26 Royl D 2 112 29 283/4 28%- Ve Sanders 5 41 33/4 3% 33/4.SFe In 18 86 253/4 243/4 25%- % Scher PI 31 292 653/4 64% 65 Va Scott Pap 7 306 13'% 13 13Ve- % Sears R 18 209 83% 823/4 82%— % Sedco Inc 15 41 35 34% 34%-1 % Shell Oil 8 130 45% 433/4 45 + Va Singer 5 50 293/4 29 Va 29%+ Ve Smith AO 4 41 10% 9% 9%— % Sou Pac 7 66 31% 303/4 31 - Va Sperry R 11 117 38'% 373/4 38%- Ve St Brand 15 66 55 54'% 54'%— Ve StOil Cal 4 321 27 26'% 263/4 StOil Ind 9 91 83'-% 82% 83 - % Stvens J 4 x30 14'/b 14 14 + Ve Stud Wor 3 15 25% 24'% 24'%- % Sun OH 5 55 38% 37% 37% - % Sunsh M 27 49 13% 13% 13%+ % Taft Brd 6 27 17'% 17% 17%— % Techniclr 5 18 63/4 6'% 6%+ Ve Teldyn 4 302 123/4 12% 12'%- Va Tenneco 6 124 20 193/4 19%— % Texaco 4 881 25% 25 25Ve- Ve Texas Gif 8 79 25% 25'% 25%— Va Tex Inst 23 191 943/4 91 % 94%+ 2% Textron .10 6 47 17’% 17 17 Va + Va Thiokol 6 41 15'% 15% 15’% Time In 7 29 38'% 373/4 373/4- 3/4 Timkn 6 16 29'% 29 29'%+ Va Tran Un 11 34 333/4 33% 333/4- Va Tranwy 1 6 30 16% 16% 16'%+ % Twen (_e 7 42 5% 5% 5% Un Carb 7 216 403/4 40 Ve 40 Ve— % Unit Air 4 42 26% 26 26%— Ve Unit Cp 7 6% 6% 6 %— Ve US Gyps 6 38 18 Va 173/4 173/4- % US Steel 6 233 44% 44 44 Ve— Va Varian A 7 90 8% 8% 8%— Va Walk HA 12 18 46% 46% 46% - % Warn Lb 14 469 26'% 25% 26Ve- % Weathrd 3 26 6 53/4 5%- % Wolwth 4 220 14'% 13% 14 - % Xerox Cp 29 513 116 114% 115%— % Zenith R 8 293 21 Va 203/4 203/4- % Zurn Ind 10 37 7'/a 7 7 - % Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art 6 7 2 Va 2% 2%— %' Amco Ind 4 5 3 23/4 2% Asamera 8 151 8 3-16 7 13-16 8 - Va Brascan 2 61 14% 14'% 14’%- Va Camp Ch 3 40 5 3-16 5 Va 5 Ve Cdn Mar 8 1 2% 2% 2% + % Creole P 5 24 14% 14% 14% Cwn Cp 2 4 23 Va 23 23’%+ % Dome P 11 15 25% 243/4 25% + 3/4 Domtar 7 6 25'% 25’% 25 Va— Va Dynalec 9 54 3% 3 3 Ve .Filt Dyn 3 39 3% 3 3% + % Ford L 4 z350 77 77 77 - l'/a Fresnillo 6 13 253/4 25 2 5 Va Giant Y 12 134 15 14% 15 + % Hartz Mt 16 12 14% 14% 14%— Ve lmp OilA 13 41 28 27% 27% + % Lk Shore 12 16 4% 43/4 4%- Ve Moly wt 21 8% 8% 8%— % Neonex 4 4 1% 1% 1%.NY Time 6 15 11 Ve 103/4 11 - % NCdn Oils 9 42 4 3% 3%—3-16 Peel Eld 15 73 13% 13% 13%.Prat Lmb 5 4 10% 103/4 103/4- Ve Preston 4 10 13 Va 13’% 13Va— % Quebcor 7 2 9% 9% 9%.Rio Algm 5 51 25'% 25 25%- 3/4 Syntex 21 277 44% 43% 44'% + Va UN Asbes 4 3 2% 2 3-16 2 3-16-1-16 Utah IdS 7 12% 12% 12%+ Ve Wr Harg 24 2 1-16 2 2 hors cote Ayrhart 1500 40 .40 Belore 500 60 60 Brunet Las 3800 3.25 3.125 Caliper 2000 09 075 Deer Horm MNS 7000 04 .04 Dvnaeo 2000 .02 .02 El Coco 5000 20 20 Empire Min 3000 .03 .03 Equitable Min 2700 1 40 i 365 G B Fontaine 2000 80 .75 Fundy Chem 250 45 45 Gibson MNS 26000 .03 .03 Elmac Malarcic 1000 06 .06 Int Systcoms 100 .20 .20 Lake!; n MNS 4400 1.20 1.10 Laur 5' • PFD 180 10.00 10.00 Mio Patapedia 300 08 08 Modet n Plastic 900 2.50 2.50 Multi-0 Hold 29250 2.38 2.18 Nemrod 18000 .18 .18 NFLDL81 2PR 100 5.50 5.50 NFLD L 9'1 PR 500 9.75 9.50 Pac Nickel 17500 .23 .15 Que Manganese 6000 1.00 .87 Redruth 5000 08 08 Robin Red LK 100 4.625 4.625 Scott Chib 5200 .01 .01 Somex 5000 .36 36 Sturdy MNS 600 08 .08 Trans CDA 5' r 35 1600 1600 Untd Duvex 200 10 .10 West Allenbee 2000 .24 .23 Zahavy 1040 .25 25 les devises PAYS MONNAIE COURS Afrique du Sud Rand 1.4513 Allemagne Deutsche Mark 3810 Angleterre Livre 2.3178 Argentine Peso 1961 Australie Dollar 1.4465 Autriche Schilling .0533 Belgique Franc 0255 Brésil Cruzeiro Novo .1433 Danemark Couronne .1614 Espagne Peseta .0172 France Franc étranger; .2027 Hollande Florin 3650 Italie Lire .001499 Japon Yen .001499 Mexique Peso .0778 Etats-Unis Dollar .9708 Norvège Couronne 1783 Nouvelle Zélande Dollar 1.4198 Suède Couronne 2209 Suisse Franc 3233 denrées WINNIPEG — La plupart des rix céréaliers étaient hier à la aisse à la clôture de la Bourse des denrées de Winnipeg et l'activité dans le secteur des grains a été considérable sur ce marché tout au cours de la séance.Le lin de juillet perdait 20 cents, relui d'octobre.21 3-4 cents, celui de novembre.18 cents et celui de décembre, 18 cents également.Le virement jeudi a été de 1,- 227.000 boisseaux de colza, de 669.000 de seigle et 413,000 de lin.CHICAGO — Les blés à venir ont subi hier leur baisse limite de 20 cents au Board of Trade de Chicago.Le mais a fluctué entre une baisse de 2 1-4 et un gain de 3 1-2 et I avoine entre une baisse de 3-4 et une baisse de 4 1-4 et le soya a perdu pour sa part entre un cent et 7 cents.indices de new york Industrielles Transport Serv.publics Ensemble Ouv.801.47 Haut 808.20 Bas 796.46 Clôt.802.41 Chang.— 1.25 161 99 163.77 160.05 162.18 -0.62 67.80 68.79 67.07 68 22 +0 03 240.68 243.05 238.69 241.12 -0.45 ^actualité économique Le Devoir, samedi 29 juin 1974 • 23 Des investissements de $130 mi liions Cuivre Gaspé devient la plus importante cuprifère du Québec par Jacques Forget MURDOCHVILLE - “Cuivre Gaspé est l’une des entreprises minières québécoises qui répond très bien aux exigences de ia politique minière du Québec.L’entreprise croit de façon dynamique avec son milieu, Murdochville en intégrant de jeunes professionnels québécois à sa bonne marche.Elle expédie sa production à l'extérieur du Québec sous forme manufacturée et non sous forme de produit brut.De plus, le ministre des Richesses naturelles, M.Gilles Massé, souriant sous un soleil de plomb qui parlait jeudi sur Murdochville pour l’événement, a inaugure les nouvelles installations de Cuivre Gaspé.Un rythme de production quotidien de 39,000 tonnes, faisant de Cuivre Gaspé la plus importante cuprifère du Quebec et l’un des tous premiers producteur de métaux de base au Canada, tel est le résultat des travaux de construction des nouvelles installations de Murdochville.Commencés au début de 1971, ces travaux, d’un coût dépassant $130 millions, ne se sont achevés qu’en mars dernier.Ils ont permis de faire passer la capacité de traitement du minerai de 11,000 tonnes par jour à 39,000.C’est d’ailleurs ce qui fait de Cuivre Gaspé la plus importante cuprifère au pays, après Gibraltar en Colombie-Britannique qui opère à raison de 41,500 tonnes par jour, mais talonnée de prés par Lornex, aussi en Colombie-Britannique, qui extraie du minerai au rythme de 38,000 tonnes par jour.C'est la découverte du gisement du Mont Copper, à quelques milles du premier gisement du Mont Needle qui a donné naissance à Cuivre Gaspé et même à Murdochville.On calcule les réserves du gisement du mont Copper à 220 millions de tonnes de minerai sulfuré d’une teneur de 0.39% en cuivre et à 33 millions de tonnes de minerai de cuivre oxydé, d’une teneur de 0.45%.La teneur du minerai sulfuré est l’une des plus basse de toutes les cuprifères en opération.Cuivre Gaspé, mieux connue sous le nom Gaspé Copper, avait vu le jour en 1955.lors de la mise en production du gisement du Mont Needle, découvert une vingtaine d’arnées auparavant.Ce gisement contenait à l’origine 60 millions de tonnes de cuivre à 1.28%.A l'entrée en opérations des nouvelles installations, le 1er mars dernier, ces réserves n’étaient plus que de 24 millions de tonnes a 1.28%.Filiale depuis le tout début de la puissante Noranda, qui la contrôle à 96% , Cuivre Gaspé s’est rendue célèbre en 1957 par une grève retentissante qui a marque une étape importante dans le syndicalisme québécois.Aujourd'hui, la main-d'oeu-vre permanente compte 1,800 employés et la compagnie offre 3Ô0 emplois d’eté à des étudiants.$18 millions sont versés annuellement en salaires et la population de Murdochville est passée, avec les nouvelles installations, de 3,000 habitants a 5,000.Sur le plan technique, les chantiers d’extraction de minerai de Cuivre Gaspé sont parmi les plus modernes au monde.Deux groupes de gisements sont exploités simultanément: celui du mont Copper où l’extraction se fait exclusivement à ciel ouvert et ceux du mont Needle où les opérations minières se font concurremment à plusieurs niveaux sous-terre et en surface.Le gisement du mont Copper L’Ontario et l’Alberta interviennent dans le conflit des salaisons TORONTO (PC) - Les efforts pour mettre fin au différend entre les salaisons et les syndicats qui représentent leurs employés se sont poursuivis hier alors que les représentants des compagnies et des syndicats ont discuté pendant toute la journée avec des représentants gouvernementaux.Les compagnies impliquées dans le conflit, Canada Packers, Swift Canadian et Burns Foods, ont fait savoir qu’elles ne veulent pas entreprendre de négociations séparées avec les syndicats locaux de l’Alberta et qu’elles entendent régler le différend sur une base nationale.Les compagnies impliquées ont fermé leurs huit salaisons en Alberta le 5 juin à la suite de l’insistance des syndicats locaux en vue de négocier sur une base provinciale.Par la suite, l'impasse a pris de l'ampleur du fait que les 9,500 membres du syndicat à travers le pays ont rejeté les offres patronales visant à augmenter les salaires de 29 pour cent sur une période de deux années.Le ministre de l'Agriculture de l'Alberta, M Hugh Horner, a déclaré que la fermeture des salaisons devenait intolérable parce qu’elle causait des pertes TRUST GENERAL DU CANADA irréparables à l’industrie du bétail.Ce sont les producteurs de bestiaux qui ont souffert le plus de ce lock-out car ils ont perdu des centaines de milliers de dollars en étant forcés de garder loin du marché leurs betes à cornes et leurs porcs.Un porte-parole d'un groupement de fermiers a déclaré que juste avant le lock-out.les entrepôts des grandes conserveries étaient tellement remplis “qu’on n’aurait pas pu y glisser une tranche de bacon de plus’’.C’est à la suite des plaintes de nombreux fermiers acculés à la ruine que les représentants des gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta se sont rencontrés hier avec les porte-parole des salaisons et du syndicat, sous la présidence du sous-ministre du Travail de l’Ontario, Bill Dickie, qui agit comme conciliateur.De son côté, le Syndicat national des fermiers reclame que le, gouvernement de l'Alberta place sous tutelle les conserveries et impose l’arbitrage obligatoire.Sur le plan national, les con- serveries proposent une augmentation de $1.20 l’heure repartie sur 26 mois en plus d’une indexation des salaires et des bénéfices marginaux au coût de la vie.Le président de Burns Foods, de Calgary, A.J.Childs, a déclaré que les conserveries auraient pu offrir davantage à leurs employés mais qu’elles auraient dû faire absorber cette hausse par les consommateurs.Au cours du trimestre prenant fin le 31 mars, Burns Foods a fait état d'urr revenu net de $625,925 ou 23 cents par action, comparativement à $501,789 ou 20 cent par action en 1973.Canada Pakers a rapporté un revenu net de $19 millions ou $3.18 par action au cours de la période annuelle prenant fin le 31 mars 1974 comparativement à $14 millions ou $2.35 par action l’année précédente.Swift Canadian Co.Ltd., une filiale d'une entreprise dont le siège social se trouve à Chicago, n'est pas une entreprise publique et n’a pas à dévoiler ses rapports financiers.13% d’inîérêtsur les prêts en dollars US - mm up .''' wl Me Pierre Audet, avocat Le Conseil d'Administration du TRUST GENERAL DU CANADA est heureux d'annoncer la nomination do Me Pierre Audet, avocat de Québec, au poste de Secrétaire de la Compagnie, à son siège social à Montréal.Membre du Barreau du Québec, Me Audet occupait auparavant le poste de Directeur Gérant Adjoint des succursales de Québec.La Banque Royale du Canada porte de 12.5 p.c.à 13 p.c.son taux de base de l’intérêt qu’r-He demande pour les prêts en dollars américains qu’elle consent au Canada.La hausses entre en vigueur le 2 juillet.La banque explique qu elle doit payer des taux d’intérêt plus élevés sur les dépôts de dollars américains.Elle ajoute qu’elle ne modifie pas son taux de base pour se prêts en dollars canadiens, taux qui reste à 11 p.c.De son côté, M.G.Arnold Hart, président et directeur exécutif de la Banque de Montréal, a affirmé que la hausse du taux d’intérêt privilégié annoncée récemment par cette institution bancaire resterait en vigueur malgré la décision des autres banques de ne pas imiter le geste de la Banque de Montréal.“Ce que font les autres banques ne regarde qu’eux”, a déclaré M.Hart dans une interview.Mardi dernier, la Banque de Montréal avait annoncé qu’elle portait son taux d'intérêt prévi-iégié de 11 à 11.5 pour cent.La Banque Royale et la Banque Impériale de commerce ont MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 21OO, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 USEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTREPRENEUR-tLKTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal toutes deux fait savoir qu’elles n’avaient aucunement l'intention d’augmenter leurs taux d’intérét.Par la même occasion, M.Hart a reproché au chef du Nouveau parti démocratique, M.David Lewis, les critiques qu’il a formulés à l’endroit ne la décision de cette banque.Même si les profits réalisés par la Banque de Montréal ont enregistré une chute de $18.9 millions à $15.2 millions durant le premier trimestre de la présente année, M.Hart nie catégoriquement que la hausse annoncée ait pour but de procurer à la banque de revenus supplémentaires.Perte de $13 millions de Morgan Guaranty NEW YORK, (AFP) - La Morgan Guaranty Trust, l’une des plus grandes banques de New York, a révélé qu’elle craignait avoir perdu 13 millions de dollars à la suite de la faillite de la banque allemande Bankhaus Herstatt.Quelques jours en effet avant l’annonce de la déconfiture de la Bankhaus, la banque de New York' avait accepté, de lui vendre 33,183,500 marks pour 13 millions de dollars, et donnait le 26 instructions à la Bundesbank pour transférer les marks à la Bankhaus.Lorsque sa license a été révoquée, celle-ci n’était plus en mesure d’effectuer le paiement en dollars à la banque Morgan.Après déduction des taxes correspondantes, Morgan a précisé que la perte se chiffe-rait à environ 7 millions de dollars, et que ce genre d’incident n’était pas couvert par une assurance.fournit près de 90% de la production quotidienne de minerai.L’extraction du minerai et le déblaiement des roches stériles s’y poursuivent au rythme impressionnant de plus de 100,000 tonnes pa jour.Lorsqu’elle sera terminée, la fosse d’exploitation à ciel ouvert du Mont Copper comptera 42 gradins de 40 pieds de hauteur; le fond de la fosse sera à quelque 1,000 pieds en dessous du niveau original de la vallée et le périmètre mesurera 12,200 pieds.On aura alors extrait des flancs du mont Copper 267 millions de tonnes de minerai d’une teneur moyenne de 0.40% en cuivre ainsi que 366,500.000 tonnes de stérile contenant moins de 0.20%* en cuivre.Les gisements du mont Needle fournissent approximativement 10% de la production quotidienne de Cuivre Gaspé.En surface, l'extraction de minerai et de fondant destinés à l’usine de smeltage se poursuit au rythme de 250,000 tonnes par année.Et dans les entrailles du mont Needle, on exploite de vastes gisements lenticulaires.Les travaux sont menées avec la méthode dite “chambres et pilliers”.Ce type d’exploitation permet d’extraire 75% du roc contenant le minerai tout en laissant 25% du roc sous forme de piliers pour soutenir la voûte.Les chambres ainsi créées ont des dimensions imposantes.Certaines ont jusqu'à 100 et 150 pieds de hauteur sur 50 pieds de largeur et 1,500 pieds de longueur.On peut y circuler en camions de 35 tonnes! Lorsqu’on en aura terminé l'exploitation, les gisements souterrains auront produit 52 millions de tonnes de minerai d’une teneur moyenne de 1.35% en cuivre.Les nouvelles installations construites au coût de $130 millions comptent un nouveau concentrateur une usine de lixiva-tion et une fonderie, de même qu’une usine de fabrication de l'acide sulfurique.C'est d’abord le concentrateur.de même que ’'usine de lixiviation.qui reçoivent le minerai.Au moyen d'une série de traitements mécaniques et chimiques, le premier transforme les minerais sulfurés en concentrés dont la teneur est de 27%/ en cuivre.Tandis que Tusine de lixiviation transforme les minerais oxidés en concentrés dont la teneur est de 80%/.Puis, on fond les concentrés à l'usine de smeltage, où par des réactions chimiques et une élaboration physique, on extrait le cuivre qu'on coule en anodes dont la teneur est de 99.6% de cuivre.Ces anodes sont expédiées à Montréal, à la Canadian Copper Refiners de la Noranda.où l’on affine le cuivre tout en récupérant les métaux précieux, l 'or et l'argent ainsi que du sélénium Une usine d'acide sulfurique a aussi été construite dans le but de contrer la pollution, en réduisant la quantité d'anhydride sulfureux qui s’échappe de la cheminée de la fonderie il'usine de smeltage).L’acide produit est pompé dans des réservoirs de stockage et de là, on en envoie une partie, 200 tonnes par jour, à l'usine de lixiviation de la compagnie.Le reste est transporte par camions à Gaspe, où on l’emmagasine pour expédition.Un navire transporte régulièrement l’acide de Gaspé jusqu'à des clients américains, par la Voie Maritime du Saint-St-Laurent et les’Grands Lacs.Le dernier rapport annuel de Cuivre Gaspé, du groupe Noranda, montre un profit par action de 45 cents contre $2.98 en 1972.Les importantes dépenses d'amortissement nécessitées par les nouvelles installations, sont responsables de cette chute temporaire des profits malgré un prix de vente du cuivre plus élevé.banque prauinciale DU CANADA Dividende régulier AVIS est par les présentes donné que le Conseil d'administration de La Banque HP ovinciale du Canada a déclaré un dividende de vingt-quatre cents par action sur le capital-actions versé de la Banque pour le trimestre se terminant le 31 juillet 1974.Ce dividende, portant le numéro 306, sera payable au bureau p incipal et à toute succursale de la Banque, le ou après le 1er août 1974, aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque le 28 juin 1974, à la fermeture des guichets.Par ordre du Conseil d’administration R.COUSINEAU, le secrétaire général Montréal, le 5 juin 1974 /Ailé® ^ æ ” •%(> .» , .'»*' S,N> ' ASWMMlLf- Voici l’aspect des opérations à ciel ouvert sur le mont Copper.Le plancher descendra jusqu'à 1,000 pieds et le diamètre atteindra, à la limite des opérations en surface, 12,200 pieds.Céréales: à l’achat effréné / * succèdent les liquidations NEW YORK (AFP) - De nombreux spécualateurs et pays étrangers qui l’année dernière et au début de cette année, achetaient à prix d’or les matières premières et les produits agricoles américains tentent maintenant de s’en débarrasser, souligne le Wall Street Journal.Les acheteurs étrangers, notamment japonais, italiens, israéliens, sud-coreens, roumains, mexicains où de Taiwan, Aux États-Unis demandent maintenant aux exportateurs américains de retarder les dates de livraisons de plusieurs mois, annulent les contrats, "t revendent même à bas prix des produits achetés il y a seulement quelques mois, poursuit le quotidien économique de New York.Ce renversement est particulièrement net pour ce qui concerne les céréales.Aux achats effrénés de l’année dernière, ou Hausse persistante des taux d’intérêt NEW YORK (AFP) -Hausse persistante des taux d’intérêt aux Etats-Unis: la First National City Bank s’est jointe hier à la plupart des grandes banques américaines en portant son taux d’intérêt privilégié (prime rate) de 11 1/2 à 11 3.4 p.c.Nombre d’experts estiment qu'il ne s’agit là que d'une étape et que dès la semaine prochaine les grandes banques commerciales américaines porteront leur prime rate au niveau record de 12 p.c.Les demandes de crédit se situent toujours à un niveau extrêmement élevé dans le pays.Selon des statistiques publiées jeudi soir par la Réserve fédérale.l'encours du crédit accordé aux entreprises industrielles et commerciales par les 12 principales banques new yorkaises atteignait 36,426 millions de dol- LA COMPAGNIE BORDEN, LIMITEE lars.soit 541 millions de plus qu'une semaine auparavant, 1.7 milliards de plus qu’il y a trois semaines et près de 6.7 milliards de plus qu'un an auparavant.La plupart des taux d'intérêt à court terme aux Etats-Unis atteignent par conséquent des niveaux record : l'argent au jour le jour (fonds fédéraux) se situe à une moyenne de 12 p.c.et atteint parfois 14 p.c., les banques paient près de 12 p.c.sur les certificats de dépôt a trois mois, les effets commerciaux émis par les entreprises portent un intérêt d'environ 11.5 p.c.en moyenne.métaux LÇJNDRES - L’once d’or fin était cotée hier à $146.75 sur le marché européen de1 l'or comparativement a $143.65 jeudi.ÿ A Paris, le napoléon se transigeait à $234.80 sur le marché libre de l’or français, vendredi, contre $232.00 la veille.Ton croyait à une période de sévère pénurie, notamment pour le blé, ont succédé des demandes d’ajournement de livraisons de la part de pays qui avaient acheté plus qu’ils ne pouvaient consommer.Le Japon a ainsi demandé au Canada de reculer la date de livraison de 150,000 tonnes de blé, Taiwan en a fait autant pour 100.000 tonnes.La Corée du Sud tente maintenant d’annuler ou de retarder une commande 350,000 tonnes de blé acheté aux Etats Unis, précise le Wall Street Journal.Le journal ajoute que le Japon.qui est traditionnellement le plus grand importateur mondial de céréales, vient de revendre à IJudie plus de 200,000 tonnes de maïs américain.Le Japon a également annulé une eommajrde de 410,000 tonnes de soja américain qui devait lui ê-tre livrée en mai et juin.L’Italie, de son côté, revend à 130 dollars la tonne une partie des énormes quantités de soja américain qu'elle avait payé jusqu’à 400 dollars Tan dernier.Après avoir été poussés à des niveaux records par une spécu- lation effrénée, les prix des céréales se sont effondrés, remarque le Wall Street Journal, qui précise que le prix de la tonne de soja, après avoir atteint 430 dollars en juin 1973, est tombé jusqu’à 93 dollars.De plus, cette baisse des prix et la diminution des commandes étrangères est partiellement responsable du déficit de la balance commerciale américaine en mai.C’est pourquoi, toujours selon le quotidien économique, une mission commerciale américaine va le mois prochain se rendre en Corée du Sud et à Taiwan pour tenter de convaincre ces pays de ne pas annuler leurs commandes de coton.Les Etats-Unis ont accordé à la Corée un prêt de 50 millions de dollars pour financer une partie d'une commande de coton d'un montant total de 205 millions de dollars.Le journal remarque enfin que ce sont les Japonais qui, après avoir été les acheteurs les plus enthousiastes, se débarrassent le plus fébrilement des céréales, du bois, et surtout du cuivre ce qui a fortement contribué à faire baisser les cours.JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR à Repenfigny Saint-Jean Saint-Lambert Brassard Candiac Longueuil 844-3361 Stewart H.Kinsman M.Gerald J.Ray, président de La Compagnie Borden, Limitée, fait part de la nomination de M.Stewart H.Kinsman au poste de vice-président et gérant général de la division des produits alimentaires.M.Kinsman a une expérience considérable dans les ventes, l'étude des marchés et l'administration de l'industrie des produits emballés pour la consommation, laquelle il a acquise dans des positions administratives chez General Foods Limited, Smiles 'n Chuckles Ltd., John Labatt Ltd.et Wine Securities Ltd.L'apport de ses connaissances aidera à consolider davantage la division des aliments.M.Kinsman sera attaché au siège social de la compagnie à Don Mills en Ontario.ABONNEMENT OU CHANGEMENT D’ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont l’abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances à l’i ntérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d'abonnements-vacances sont les suivants: 2 SEMAINES: CANADA $3 00 ÉTATS-UNIS $4.00 A CES TARIFS.AJOUTER $1.00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRE tS'/7 vous plaît remplir ce coupon et nous le taire parvenir au moins dix jours à l’avance à JOURNAL LE "DEVOIR, Case postale 6033, Montréal H3C 3C9 O Mon abonnement est payé d'avance, Je le reçois par la posteD par porteur ?Pendant les vacances, veuillez me le taire suivre durant .semaines à l'adresse mentionnée ci-contre.?Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $ .pour un abonnement-vacances de .semaines.?J achèle LE DEVOIR au numéro.Ci-inclus $ .pour un abonnement-vacances de.semaines.N.B.Ne pat oublier d inscrire votre adresse actuelle.Nom: .Adresse actuelle :.Adresse de vacances Période du inclusivement » 24 • Le Devoir, samedi 29 juin 1974 A Toronto par Claude Lemelin Grand guignol politique TORONTO — Chemise brune, carrure de lutteur, dent d’or, geste grandüo-uent, fort accent allemand pour mieux énoncer “Schantzfield” et autres politiciens, claque de chahuteurs aux allures étranges qui lèveront le poing en fin de soirée, comme ailleurs pendant les an-'nées trente, pour clamer “White Power”: c’est Martin K.Weiche, le candidat d’un groupuscule fasciste dans le comté torontois de Trinity Visage rond et corps mou, regard de myope derrière de grandes lunettes, costume en pied-de-poule, chemise immaculée, cravate de bon ton, voix trop suave pour livrer un message dangeureusement simpliste: c'est Richard Bolstler, le candidat du parti “Libertaire” — c’est-à-dire anti-étatiaue — dans St.Paul’s.Allure chétive, calvitie prononcée, voix cassée par l’âge et aussi trop de discours sans microphone, costume anonyme de prolétaire endimanché, verbe enflammé a l’ironie redoutable: c’est Norman Freed, ancien échevin torontois, grand tribun de l'extrême-gauche pendant la dépression, qui représente William Kash-tan, le chef du parti communiste canadien et candidat de ce parti dans Trinity.Comme toile de fonds pour ces personnages peu banals, les arbres trop verts, les fleurs trop rouges, les maisons enfantines et les chiens de rêve qu’ont dessinés les enfants du “Cedarvale Theatre”, car cette assemblée contradictoire des candidats du 8 juillet dans St.Paul’s et Trinity a lieu dans le gynase-amphithéâtre de l’e-cole du même nom.C’est bel et bien un grand guignol politique qui amusera ce soir-là la centaine de contribuables des deux comtés et de badeaux réunis à l’invitation de la “Rates" Payers Association" du quartier.A l’affût d’images sensationnelles (fascistes et communistes ne sont-ils pas comme chiens et chats?) une équipe de cinéastes documentaires a planté sa carméra et son éclairage de part et d’autres de ces hustings.Aussi, deux reporters du Toronto Star, un autre de la CBC et celui du DEVOIR, venu bêtement voir en campagne les protagonistes de deux des luttes électorales les plus serrées de Toronto.Mais le reste de la distribution aura tôt fait de disparaître dans le décor.John Roberts, ancien député libéral de York-Simcoe (il a été défait en 1972), ancien jeune premier de son parti en Ontario, qui “travaille" le comte de St.Paul’s depuis plus d'un an.Après avoir prononcé avec aisance et éloquence un discours assez banal, il sera trop heureux d'étre attendu à un “Coffee Party" et de pouvoir ainsi fuir une compagnie aussi compromettante.Ron Atkey.le député conservateur de St.Pauls et un des espoirs de son parti, qui exposera avec application le programme économique tory et répondra sagement à une demi douzaine de questions avant de se faire oublier — figurant, pour ainsi dire — dans la comédie qui suivra.Paul Hellyer, le député conservateur de Trinity, géant à la tête blanchie qui ajoutera momentanément au comique de la soirée en brandissant la menace du café à deux piastres, du téléviseur à 3,000 piastres et de la maison d’un quart de million avant la fin du siècle, si Robert Stanfield n'est pas porté au pouvoir le 8 juillet.Aideen Nicholson, le candidat libéral dans Trinity qui, telle la duègne des affaires de coeur et de cour, défendra d'une voix éteinte et monotone l'honneur et la vertu des puissants (c’est-à-dire du gouvernement), sans un seul geste, comme si c’était la première fois qu elle montant sur les planches.Les candidats néo-démocrates Lukin Robinson et Jonathan Cohen, personnages de troisième ordre dans ces comtés mobilisés par une lutte à deux, et l’autre candidat communiste, la frêle Barbara Cameron.J'allais oublier la présidente (“chairperson”, disent les torontois libérés de leur sexisme) qui parviendra à maintenir un semblant d’ordre jusqu’à la fin: — non sans menacer à plusieurs reprises de faire évacuer la salle — grâce à la présence discrète, à l’arrière, de quatre braves policiers torontois.Le "White Power Party" est un groupuscule fasciste qui préconise la restriction de l’immigration canadienne aux seuls Européens de race blanche.C'est une des quatre factions marginales oui présente des candidats dans plusieurs des comtés de la région torontoise (et d'ailleurs), les trois autres étant les communistes, les "libertaires", et les "Waf-flers ", soit les dissidents néo-démocrates.A l’exception peut-être de ces derniers, aucun de ces mouvements ne mobilise une clientèle électorale importante et aucun n’a de chance — même le Waffle — de faire élire ne serait-ce qu’un seul candidat.Mais si les communistes, qui existent depuis longtemps, ne font que revenir sur les hustings pour tenter d’exploiter ce qui leur semble une crise économique durable, si le Waffle ne fait que défendre l’orthodoxie socialiste (la sienne) contre le NPD, les deux autres mouvements trahissent l’exacerbation, chez une infime minorité, d’éléments persistants de la conscience politique ontarienne: i’anti-étatisme pour les libertaires et l’intolérance ethno-culturelle (qui se simplifie en racisme lorsque la couleur de la peau s’en mêle) pour les “blanchistes ”.“Dans 20 ans.Toronto sera devenu un second Détroit si vous ne votez pas blanc”, proclament les affiches du candidat Weiche, qui s’obstine à appeler "Trinidad” son comté de Trinity: peut-être parce que cette île des Caraïbes est peuplée de noirs et de mulâtres.Le groupuscule voudrait aussi que le Canada supprime ses programmes d’aide aux Etats “de couleur”, reconnaisse le régime raciste de la Rhodésie, se retire d’une ONU trop bigarrée à son goût et cesse de traiter avec les Etats communistes.Pour le reste, Weiche défend un programme économique classique d extrême-droite imais qui s'approche dangereusement, à certains égards, de celui des tories) et des propositions monétaires vaguement cré-ditistes.On évalue à quelques dizaines seulement les militants au mouvement fasciste.la plupart s’activant au sein de la “Western Guard ”, un mouvement affilié qui a atteint une certaine notoriété en faisant irruption dans le studio de la télévision communautaire pour chahuter et finalement interrompre une émission ou figuraient des noirs.Plusieurs de ces militants assistaient à l’assemblée de St.Paul's: leur tète d’illuminés, aux yeux trop brillants secoués chez certains par des tics nerveux, trahissaient leur instabilité émotive et leur mésadaptation sociale.Le “White Power Party” ne peut donc être considéré comme pfus qu'une sinistre aberration, que ses outrances empêcheront de trouver audience dans les milieux populaires torontois.Une intolérance plus discrète, plus respectable, mine néanmoins de larges couches de l’électorat de la ville-reine — les milieux “rednecks”, dirait le ministre libéral Donald Macdonald mais elle se manifeste plutôt par une opposition à l’immigration ainsi qu’à l’expansion urbaine.“Personne ri’a osé le dire catégoriquement.mais il ne fait aucun doute que le mouvement d'opposition au présumé "laxisme'' des services d'immigration qui s’est manifesté pendant la campagne électorale de 1972 était largement inspiré par une intolérance du type raciste,” confiera un candidat de l est torontois, qui est loin d’être convaincu que le même sentiment ne jouera pas encore une fois, le 8 juillet, contre les libéraux.Peu de gens, bien sûr, parleront ouvertement de la couleur des épidermes.Les plus braves souligneront l’importance de préserver les valeurs “canadiennes” (entendez, anglo-saxonnes), la plupart voudront plutôt qu’une réglementation plus sévère protège Toronto contre les “indésirables”, (paresseux, exploiteurs de la sécurité sociale, criminels) qui se recrutent surtout — croient-ils, envers et contre la statistique officielle — parmi les “Ethnies”, les noirs et les bruns.C’est la thèse que reprendra — en se défendant d'être raciste — un journal de droite comme le Toronto Sun.Plus raffinés, le Toronto Star et le Globe and Mail protesteront de leur libéralisme en la matière, mais donneront bonne conscience aux intolérants en soutenant que.dans un pays civilisé, il doit exister de meilleurs contrôles de l'immigration.Mais il suffit de se promener dans Toronto pour voir ce qui irrite les bonnes gens.En premier lieu, l'énorme afflux d’immigrants — surtout d’origine médi- Le downtown de Toronto, vu à vol d’oiseau, est le centre nerveux de la véritable métropole du Canada: à l'avant-plan, la haute tour de la Banque Toronto-Dominion, la silhouette familière du Royal York et, tout au fond, à gauche, les parenthèses vitrées et bétonnées de l’hôtel de ville.jmç Z* ïÜ’- *ï222S> UK.« i |,rc S" Si v tiiiiti ; liRj térranneenne — de l’après-guerre ne peut plus être contenu dans les quartiers populaires du centre-ville.S’etant enrichis, Italiens, Grecs et Portugais émigrent vers les vieilles comme les nouvelles banlieues, et au goût de plusieurs, cela bigarré un peu trop les quartiers.Seule une minorité d’irréductibles, néanmoins, s’élève-t-elle encore contre les immigrants d’Europe — ceux qu'on appelait jadis les “Wogs ".Mais Toronto ne cesse de croître, les pénuries de main-d’oeuvre y abondent, surtout dans les catégories d’emplois moins spécialisés, la prospérité récente de l’Europe y a réduit la propension à émigrer de la population, tandis que la libéralisation récente — par tielle mais réelle — de l'immigration canadienne a ouvert ia porte aux Asiatiques et aux Antillais.En conséquence, une promenade sur Younge Street le confirmera.les flux d’immigrants vers Toronto se sont notablement colorés.et cela bigarre encore plus évidemment les quartiers.Dans un immeuble de Rosedale on passe, d’une porte à l’autre, du fumet de la cuisine cantonaise à celui du cari in dien.dans un complexe de HLM de Scarborough-Est, un candidat abordera un Jamaïcain partant faire son quart à l’usine, dans une maison neuve de York-Scarborough, un Pakistanais prospère s’excusera de ne pouvoir encore voter.Le ressac anti-immigration, qui a peut-être renforcé, en 1972, le ressac anti-français (peut-on, en effet, se fier à la mafia de Montréal pour défendre “l'anglo-saxophonie”?) est donc un problème normal et temporaire d’adapta- tion à des changements sociaux rapides et de grande ampleur, et on aurait tort de croire qu’il mobilise plus qu’une minorité de l'électorat torontois, même anglo-saxon.Il faut néanmoins lui attribuer une partie de la popularité du mouvement d'opposition au développement urbain qui bloque les autoroutes, retarde la construction des aéroports et empêche les promoteurs immobiliers de planter allègrement leurs tours et “town-houses” dans tous les terrains vagues.Car si l'on ne construit plus, où donc logeront les nouveaux-venus?Et si ces derniers ne peuvent se loger à Toronto, sans doute viendront-ils en moins grand nombre, ainsi la société urbaine retrouvera-t-elle quelque stabilité.Il est vrai que, dans l’intervalle, les loyers et le prix des maisons auront augmenté pour tout le monde.Cela dit, sans vouloir atténuer aucunement le caractère progressiste du mouvement anti-développement urbain de Toronto — surtout aux yeux d'un Montréalais: mouvement qui redonne graduellement aux citoyens la maîtrise de leur ville et de ses mutations, qui met la bride aux spéculateurs et profiteurs, qui oriente petit à petit la planification vers un schéma d’encadrement de la vie urbaine plus civilisé et, en stoppant l’hy-per-développ«ment de la vrai métropole canadienne, qui facilitera à longue échéance l’essor des villes canadiennes qui ont souffert jusqu’ici d’un sous-dé-veloppement chronique.Avouons que nous sommes rendus à cent lieues de l'assemblée contradictoi- re de St.Paul s, de sa poignee de fascistes, de ce blondinet en blouson noir qui jurera, parmi les rires incrédules, que sa soeur s'est fait refuser un emploi parce qu elle est blanche, de Gaza Ma-trai.le jeune Juif qui assaillit il y a deux ans le premier ministre soviétique Alexis Kossigin lors de son passage à Ottawa, (serait-il, à ce point aveugle par son anti-communisme qu’il sympathise avec le “White Power”?) et du candidat Weiche qui, froidement, dans un comté dont 20 pour cent de l'électorat est d’ascendance Israélite, assurera “que nous vous considérons des nôtres, même si vous êtes juifs, parce que vous avez la peau blanche.” Ce grand guignol politique nous aura néanmoins fourni un prétexté pour parler un peu de Toronto, une ville si peu connue des Québécois, à peine plus des Torontois, moins doués pour l’introspection que les premiers, peut-être parce qu’ils ont trop tendance a confondre leur ville avec ce grand Canada qui fait notre force à tous.Quelques impressions grossières, peut-être excessives, mais recueillies sans malice et que nous rajusterons volontiers, avec le temps.J’allais oublier que le “White Power Party" affirme, dans ses feuillets de propagande, qu'il est appuyé par l’association du crédit social de "l’Ontario.Réal Caouette.dont la tolérance a des bornes, mais qui n’a jamais agité au Québec l’épouvantail raciste, sait-il que ses comparses ontariens sont embarqués dans cette galère inquiétante?Voudra-t-il les désavouer?La guerre des trois roses dans le Yorkshire canadien TORONTO (De notre envoyé) — Ou bien les Ontariens manquent sérieusement d’imagination, ou bien ils sont désespérément attachés aux grands noms BELZILE.ST-JEAN.SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés AIàin BElZHE C A ROBERT ST JEAN C A GULES SPERANO, C.A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST C A ROI AND PROVOSI C A 12SS, Université, Suite 618 866-3326 qui ont émigré chez eux des îles britanniques.ou i’un et l’autre.car il persistent à les multiplier sur leur carte électorale, souvent par des noms composés LUCIEN OAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés luoen O Viou C A Armand H V.au C A H Lionel Robm C A Jean Joiquev Ouellette C A J Seige Gervois C A Woguih Boulot C A Jacquet R Chaddlon C A Jacquet Joyol, C A 4926, ove Verdun.Verdun 204 769-3871 7708, rue Edouard.LaSalle 690 365-0023 qui font rager les journalistes.Ne nous arrêtons pas aux grandes villes — Hamilton.Windsor, London — que représentent à Ottawa leurs points cardinaux.Relevons au passage deux Hastings, trois Simcoe et deux Wellington, dont l’incontractable Wellington-Grey-Dufferin-Wa-terloo mais il y a aussi un autre Grey, un autre Dufferin et un autre Waterloo parmi les comtés ontariens, et attaquons-nous à l'hydre électoral, soit les sept comtés de York.Maison de York, duché de York, cathédrale de York, accent du Yorkshire, célèbre pudding, fine fleur de l’Angleterre: une des roses de la guerre des deux roses n était-elle pas celle de la maison de York?York est à Toronto ce que Ville-Marie est à Montréal, soit le nom que lui ont d’abord donné ses fondateurs, mais tandis que les Montréalais, quoique honorant d’un comté l'Ho-chelaga des Indiens, ont laissé Ville-Marie à l’histoire, les Torontois ont littéralement “Yorkshise" leur ville: deux bourgs, une université, un hôtel (Royal), j’ignore combien de comtés provinciaux consacrent l’omni-présenee de ce grand nom.sur la rive du lac Ontario.Et aussi les comtés fédéraux de York-Centre, York-Est, York-Nord, York-Scarborough, York-Simcoe, York-Sud et York-Ouest, C’est assez de comtés pour faire ou défaire un gouvernement minoritaire, et la guerre des trois roses qui opposera les Torontois jusqu’au 8 juillet risque d’accentuer la dispersion partisane de ces homonymes.Avant les élections fédérales d’octobre 1972, six des comtés de York étaient aux mains des libéraux et le septième — York-Sud — occupé par le chef du NPD.Lors du dernier scrutin, les tories ont, toutefois enlevé York-Est et York-Simcoe aux libéraux.Cette année, des luttes à trois pourraient tout autant faire basculer York-Centre et York-Ouest soit vers les conservateurs, soit vers les néodémocrates, que les maintenir dans le camp libéral, tandis que les tories ont pris d'assaut York-Nord et York-Scarbo-rough.Si la chance tournait contre eux, les libéraux pourraient donc être évincés le 8 juillet du Yorkshire canadien.Mais comme dirait M.Trudeau, l’im-, portant, c'est la rose.Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 1 26 861-9987 Thorne, Gunn & Cie Comptables Agréés 800.PLACE VICTORIA.Suite 2604 -Tel : 878-301 1 Montréal 1 1 5 Bureaux o trover* I* Conoda et correspondant* dan» le monde entier SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, ET ASSOCIÉS comptables agréés LACROIX Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal 115 861-5741 Suite 201,4 Parc Samuel Holland, Québec 6 681-7231 320 •»** rue St-G^rrnain, Rimouski 724-4136 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 563-8663 324, rue Det Forge».Trois-Riviére» 378-4541 235, Chemin Montréal.Ottawa 745-1515 COMPTABLES AGRÉÉS fi LE DEVOIR est disponible sur microfilms depuis les tout premiers numéros publiés en 1910 LE DEVOIR sur microfilms est source de renseignements indispensables dans les biblio thèques, les centres de documentation et toutes les bonnes maisons d’enseignement LE DEVOIR sur microfilms vous sauvera temps et espace en plus de vous éviter tout autres ennuis que comporte l’accumulation des journaux.V POUR W RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES, r ÉCRIVEZ AU JOURNAL , « 1 LE DEVOIR SERVICE DU MICROFILM 211 rueduST-SACREMENT, MONTREAL (Qué.) H2Y 1X1 OU COMPOSEZ 844-3361 POSTE 245 INDEX DU DEVOIR ÉGALEMENT DISPONIBLES DEPUIS 1966 (
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