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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 8 juillet 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-07-08, Collections de BAnQ.

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la météo Ensoleillé, passages nuageux, orage possible en fin de journée.Maximum 80.Demain: peu de changement.Détails en page 6.Office férial LE DEVOIR Fais ce que dois Vol.LXV - No 155 Montréal, lundi 8 juillet 1974 Les élections — pages 2,7,14 20 CENTS Libéraux et Conservateurs en quête de rinsaisissable majorité La plage ou l'isoloir?Les stratèges sont en droit de se poser la question tandis que les bureaux de scrutin s'apprêtent maintenant à accueillir quelque treize millions d'électeurs, La météo prévoit aujourd'hui un temps généralement ensoleillé, mais quelques averses dans les Prairies et le nord de l'Ontario.Quant a prédire que la grande majorité des estivants désertera la plage ou le cam- ping pour la vue imprenable de l’isoloir, c'est plus hasardeux.Les Canadiens votent pour la troisième fois seulement au beau milieu de l'été, en un siècle de suffrage.On constate seulement qu’un grand nombre d'électeurs s’est prévalu des bureaux de vote par anticipation, la semaine dernière.Mais la prédiction la plus risquée encore: qui l'emportera ce soir?Les bureaux de scrutin ouvrent ce matin à 9h (HAK) et ferment à 20h.Les résultats du scrutin en 1972: libéraux 109, conservateurs 107, néodémocrates 31, créditistes 15, indépendants 2.A la dissolution, le 9 mai, les conservateurs n'occupaient plus que 106 sièges, deux députés du parti étant décédés, un indépendant (Roch La Salle, de Joliette) étant rentré au bercail.En retenant 264 députés parmi 1,209 candidats en lice, les Canadiens pourront réélire un gouvernement minoritaire, ou alors accorder à l'un ou l’autre des six partis officiels les 133 sièges qui lui assureront la majorité absolue.Dans la réalité, seuls les conservateurs et les libéraux peuvent aspirer à cet objectif.S'ils n'y parviennent pas, ils devront compter sur les créditistes et les néo-démocrates pour s'assurer la majo- rité des voix requises aux Communes.A la direction du parti libéral: Pierre Trudeau, 54 ans, premier ministre du Canada depuis 1968, successeur de feu Lester Pearson.A la direction du parti conservateur: Robert Stanfield, 60 ans, dont c’est la troisième tentative pour renverser M.Trudeau, depuis qu'il a succédé à John Diefenbaker, en 1967.Libéraux et conservateurs ont des can- didats en lice dans les 264 circonscriptions, les néo-démocrates, dans 262, le Crédit Social, dans 152 seulement, au Québec principalement, mais aussi dans l'Ontario et les Prairies.Apparaissent pour la première fois sur les bulletins de vote officiels, le Parti Communiste du Canada, et le Parti Marxiste-Léniniste, chacun avant inscrit plus de candidatures que les cinquante re-j Voir page 6: Majorité nun DA CAM .f:V î.* .wx- ' y s y Hamel dit non au PQ Les bulletins annulés ne seront pas comptés distinctement ce soir M Jean-Marc Hamel, directeur général des élections, que l'on voit ici à l'heure de l'inspection des boites de scrutin, a fait savoir hier à M René Lévesque, président du Parti québécois, qu'il ne pouvait donner suite à sa demande tendant au décompte distinct des bulletins annulés, du moins pour le scrutin d aujourd'hui, ses directives ayant déjà été communiquées aux agents d'élections.Il sera tenu compte de tous les bulletins rejetés sans distinction.par Pierre O’Neill Le directeur général des élections, M.Jean-Guy Hamel, a rejeté la requête du Parti québécois concernant le décompté et la publication des bulletins de vote annulés au cours du scrutin d’aujourd'hui.Au terme d'un brève délibération, M.Hamel a informé le président du PQ que ses agents d'élections à travers le pays s'efforceront de respecter à cet égard les dispositions que prévoit la Loi électorale du Canada.Et rien de plus.Dans un télégramme adressé à M.René Lévesque, le directeur général des élections indique que le rapport qu'il est tenu de publier à la suite des élections doit comporter le nombre de bulletins rejetés.Il fait comprendre cependant que Sondage CTV Regain du PC mais les libéraux restent en tête Un tout dernier sondage réalisé pour le compte du réseau de télévision CTV indique que les progressistes-conservateurs ont réalisé des gains, mais traînent toujours derrière les libéraux.Les Canadiens éliront vraisemblablement un gouvernement minoritaire.Le sondage fut réalisé le 1er juillet, à sept jours du scrutin.Diffusé hier soir, il accorde 37.8?l des suffrages aux libéraux, 26.19; aux conservateurs, 12.5'7 aux néodémocrates.1.9' ; au Crédit Social.Les indécis s'élèvent à 21%.les courts délais ne lui permettent pas d'aviser ses représentants dans les délais qui leur permettraient d'assurer cette opération des ce soir au moment du dépouillement du scrutin.Néanmoins, la réponse de M.Jean-Guy Hamel n'écarte pas la possibilité que la demande du PQ soit satisfaite à l'occasion de prochaines élections générales.De son côté, le président du PQ a exprimé sa déception et a dénoncé l'attitude du directeur général des élections."C'est une fin de non-recevoir qui implique qu'on veut perdre dans la brume les bulletins annules ", a déclaré hier à la presse M.René Lévesque en soutenant que la décision du directeur général des elections est malheureuse pour la démocratie.Rappelant que le directeur général des élections dispose de plusieurs mois pour établir son rapport officiel, M.Lévesque déplore qu'il condamne ainsi les citoyens québécois à attendre aussi longtemps la publication du nombre de bulletins rejetés.Le président du PQ a fait savoir que les services spécialisés de son parti s'efforceront quand même de faire des extrapolations à partir du nombre total de bulletins rejetes afin d'établir approximativement le nombre de bulletins annulés.Entre-temps, le chef du Crédit social.M Réal Caouette.a déclaré qu'il n est pas opposé à la demande du Parti québécois de procéder à un décompte des bulletins annulés.Il a néanmoins émis l'opinion qu'un nombre considérable de bulletins annulés ne saurait être interprété comme la preuve que cas Québécois appuient la séparation du Québec.ML Caouette a réitéré que les membres du PQ devraient ignorer la consigne d'annulation et voter pour le candidat de leur choix.En réponse à la requête que le PQ lui adressait vendredi après-midi, le directeur général des élections a fait tenir nier Voir page 6: Hamel Comment assister ce soir au dépouillement du scrutin Quelques points de repère faciles pour suivre le déroulement du scrutin ce soir, et prévoir à l'avance le résultat final du dépouillement.Les premiers décomptes nous parviendront des provinces atlantiques, mais les résultats ne seront un indice de la tendance nationale que si les libéraux n’emportent deux ou trois comtés de plus qu'ils ne tenaient déjà en 1972.Dans les quatre provinces atlantiques.on compte 32 circonscriptions: 22 conservatrices.10 libérales.Ce sont donc les gains libéraux qu'il importe de surveiller de plus près.Quelques comtés intéressants: Cape Breton-East Richmond, où le candidat néo-démocrate est un prêtre catholique.Il serait le premier à siéger aux Communes, le premier député néo-démocrate, aussi, élu à l'est de l'Ontario, ces dix dernières années.Moncton ne manque pas d'intérêt non plus Le candidat conservateur ' local'' est le notoire maire de Moncton.M Leonard Jones, désavoué par M.Stanfield lui-mème à cause de son attitude sur la politique des langues officielles.Il tentera d'arracher les voix, et y parviendra sûrement, au candidat officiel.le député sortant conservateur Charles Thomas, a l'avantage sans doute du candidat libéral.Moncton compte aussi un candidat créditiste.et un néo-démocrate.Quant au Quebec, c'est la forteresse rouge écarlate, et les libéraux ne peuvent escompter, que quelques circonscriptions additionnelles.Ce qui retient l'attention, ici, ce sont les conservateurs Il leur suffirait d'enlever quelques sièges aux libéraux pour assurer la victoire au parti de M.Stanfield.si la position de M Trudeau demeure essentiellement aujourd'hui ce qu elle était au scrutin de 1972.Les libéraux obtinrent alors, au Québec.56 comtés, les créditistes 15, et les conservateurs, deux seulement.Il y eut bien un indépendant, le député de Joliette.Roch La Salle, qu'on retrouve ce soir dans le giron conservateur Le parti de M Stanfield ne pourra crier victoire au Québec, et pas a voix haute encore que s'il emporte au strict minimum six comtés.Autre indice de la tendance nationale.au Québec: la performance d hommes comme Claude Wagner, Voir page 6: Comment Les chefs rentrent à la maison Samedi, le premier ministre a rencontré des milliers de personnes à Peterborough, à Cobourg et dans la région métropolitaine de Toronto.A Peterborough, le premier ministre a accusé les conservateurs d'avoir plongé le pays dans une période électorale alors qu'ils n'avaient rien à offrir à la population canadienne."M.Stanfield ne parle que d une chose, a-t-il dit : le contrôle des prix et des salaires Il vous demande de faire confiance à son parti sans vous dire ce qu'il ferait à notre place.Quant à nous, dit M.Trudeau.nous ne demandons pas au peuple de faire confiance à un parti politique.C'est nous qui faisons confiance au peuple.'' A Cobourg.M.Trudeau a ironisé à propos de M Diefenbaker en faisant remarquer que ' M Stanfield, parait-il, avait la mine réjouie quand il a fait un arrêt dans cette localité ".("est.de dire M Trudeau, que M Diefenbaker venait d'annoncer qu il mettait fin a sa tournée à travers le pays".On sait que M.Trudeau a accusé M Diefenbaker de contredire M Stanfield à propos de.la politique économique du parti progressiste-conservateur.La veille, le premier ministre avait reçu trois des sept leaders religieux qui avaient reproché aux chefs politiques de négliger certains problèmes au cours de la campagne électorale M Trudeau aurait qualifié de "ridicules" certains propos de chefs religieux.A ! issue de la rencontre, le révérend Hatton, de 1 Eglise anglicane, a souligné que les remarques de M.Trudeau étaient basées sur des comptes rendus de journaux et qu il n'avait pas pris connaissance des documents des églises Pour sa part.!e père MacNeil.de la Conférence catholique des évêques, a dit que les églises Une lutte à finir engagée dans la Mafia de N.Y.NEW YORK iReuter) — Plusieurs membres new yorkais de la Mafia pourraient prochainement "disparaître." Selon la police et d'autres milieux de la métropole américaine, la lutte que se livrent deux familles rivales au sein de la Cosa Nostra devrai! atteindre bientôt son point culminant.Cette lutte, môme s'il est difficile d'en avoir pour l'heure des preuves, met face à face les Colombo aux Gallo, deux familles dont les activités clandestines dans la région de New York leur rapportent des millions de dollars.Dores et déjà plusieurs mafiosi ont payé de leur vie cette rivalité entre les Colombo et les Gallo: on a retrouvé des cadavres criblés de balles dans des ter- rains vagues ou au fond de coffres de voitures volées.Parmi les victimes figurent également Joseph Colombo, ex-parrain de sa famille.maintenant partiellement paralysé, après avoir été atteint de plusieurs balles.La famille Colombo aurait choisi un nouveau chef et serait sur le point de lancer une opération pour anéantir les Gallo.Le Daily News de New York n'hésite pas à titrer en gros caractères, à la une de son édition de samedi, "la bande à Colombo a un nouveau chef." Le nouveau Don (patron) des Colombo serait Charles Panarella, 52 ans.un mafioso qui a suivi la filière de la carrière jusqu'au faite d'un des plus importants gang de New York.Le clan Colombo a manqué d'un chef depuis 1971.lorsque Joseph Colombo a été abattu, pendans qu'il prononçait un discours, lors d'une reunion italo-américaine.par un tueur qui aurait été dépêche par les Gallo.Alphonse Persieo.qui avait succédé à Joseph Colombo, a disparu de la circula-Voir page 6: Mafia 4 I qjf j veulent participer aux discussions qui touchent aux problèmes des familles.Les chefs des quatre partis politiques qui sollicitent l'appui des électeurs canadiens ont mis fin à leur campagne respective hier en rencontrant des groupes d'électeurs dans la rue.dans les endroits publics, sans faire de grandes déclarations et ils attendent, dans leur circonscription respective, les résultats de 1 élection d aujourd'hui, à l'exception du premier ministre Trudeau qui se trouve à Ottawa.M Trudeau se rendra d'ailleurs dans sa circonscription aujourd'hui alors qu'il arrivera à Montréal vers midi pour déjeuner avec les membres de l'association libérale de Mont-Royal et ensuite visiter les bureaux de scrutin, avant de regagner Ottawa en fin d'après-midi.Quant à M Stanfield, il a fait une brève visite à un pique-nique à Toronto où il a été accueilli par des huées, les applaudissements étant réservés à un orchestre rock and roll.Par la suite, il a pris l'avion pour sa circonscription d Halifax où il se trouve aujourd'hui et où il attendra les résultats du scrutin.Quant à M Lewis, il a passsé la journée dans la région de Toronto et il attend les résultats du scrutin dans sa circonscription de Vork-bouth.M Caouette a fait la tournée des trois circonscriptions du nord-ouest québécois avant de clôturer sa campagne hier par un ralliement a Rouyn, dans son comté de Témiscaminguo Le premier ministre a rappelé que plusieurs des sujets relevés par les leaders religieux avaient été abordés par lui au cours de la campagne électorale et que la reunion avait été fructueuse.M Stanfield a consacré la majeure partie de son temps dans la région de vancouver au cours de la journée de samedi avec l'espoir d'arracher quelques circonscriptions aux néo-démocrates.A Port Coquitlam, des partisans du NPI) ont interrompu M.Stanfield a quelques reprises alors qu'il parlait du contrôle des prix et des salaires."Ce que vous devez savoir, a dit M, Stanfield, c'est pour quelle raison, le Nouveau parti démocratique a appuyé le gouvernement libéral au cours de la dernière session alors que l'inflation rongeait Voir page 6: Les chefs Six évades Michel Dussault.Herman Gaumond.Yvon-René Papineau.Marcel Tremblay.Serge Archambault.Billy Clarkson.Deux évadés se rendent avec leur otage Deux prisonniers en fuite, qui détenaient à pointe du couteau une infirmière en otage, se sont rendus à la police de Montreal, hier soir, au bout de quatre heures angoissantes L'infirmière s'en est tirée indemne.Les fugitifs, avec leur captive, cernés dans une automobile volée, à Saint-Laurent.dans la banlieue nord de Montréal, se sont livrés sans résistance au terme de la médiation du psychiatre qui les traitait à l'Institut Philippe-Pinel, d'où ils s'étaient échappés.Un porte-parole de la police de la Communauté urbaine de Montréal a dit que les prisonniers, tous deux âgés de 17 ans, étaient détenus pour répondre à des accusations de viol.Ils s'étaient enfuis de l'institution vers IBh avec Mlle Micheline Jacques, âgee de 27 ans, qu'ils tenaient le couteau sur la gorge.Informée de l'évasion, la police dé- couvrit la trace des fugitits, à Saint-Laurent.où leur voiture était immobilisée en panne sèche.Traqués, les prisonniers avertirent la police qu'ils allaient tuer leur otage s'ils ne recevaient pas $200, une autre voiture et un sauf-conduit pour l'aéroport international de Montréal où ils exigeaient qu'un avion soit mis à leur disposition Plusieurs policiers surveillaient d'une voiture de patrouille l'auto volée des fugi- tifs pendant que d'autres agents faisaient évacuer la zone de ses quelque 100 spectateurs.à la demande expresse des évadés.Le psychiatre qui traitait les jeunes gens à 1 institution de detention a sécurité maximum rattachés au penitencier Saint-Vincent-de-Paul.fut appelé par la police afin de négocier avec eux.Pendant que Lun des prisonniers parlementait avec le médecin, l'autre tenait un couteau sur la gorge de la jeune femme.La police a refusé de fournir des précisions sur les questions discutées de part et d autre; un policier s'est borné à dire: "Ce ne sont nue des enfants et ils sont dans un état de grande confusion".Les deux prisonniers et leur otage ont été conduits au quartier général de la police.dans le centre-ville Selon certains renseignements, pendant les négociations, des tireurs d élité Voir page 8: Deux évadé* La plus belle terrasse en ville Réceptions privées gel.Î35-3623 5412 $ôU 6ee ^teige» ^Ronltcol / 2 • Le Devoir, lundi 8 juillet 1974 Malgré les sondages, les tendances et les pressentiments \ par CLAUDE LEMELIN L’Ontario reste la grande inconnue d’aujourd’hui Comment votera donc l'Ontario en ce 8 juillet?Si l'on croit, comme Geoffrey Stevens du Globe and Mail six jours avant le scrutin, que M.Trudead est toujours en avance, combien de 40 comtés ontariens détenus par les tories lors du dernier Parlement les libéraux peuvent-ils ravir?Et lesquels?oi l'on juge plutôt, comme Richard Gwynn du Toronto Star quatre jours avant le scrutin, que M.Stanfield est en voie de rattraper et peut-être de devancer son principal adversaire, combien des 36 comtés ontariens que les libéraux ont conservés en 1972 les conservateurs peuvent-ils leur arracher?Et lesquels?Et si l'on estime enfin, comme un peu tout le monde depuis la mi-campagne, que M Lewis piétiné sur place quand il ne recule pas, combien des 11 sièges gagnés par lui il y a 20 mois les neo-démoerates peuvent-ils perdre?Et au profit de quel des eux autres partis?Nous avons publié samedi le tableau de chasse "prospectif” de trois partis rivaux en Ontario.Mais quoiqu’en pétaradent les tremblons d'argent de chasses partisanes ("Visa le bleu, tua le rouge, à la volette '), beaucoup du gibier entrevu parviendra à s'esquiver dans les fourrés électoraux.Laissons donc à d'autres le risque de compter les mallards avant que la meute ne rentre, et bornons-nous aux quelques prévisions générales auxquelles des indices flous et contradictoires donnent une certaine vraisemblance.• La part des suffrages qu’obtiendront libéraux comme conservateus dans la grande province centrale pourrait augmenter, par suite de la contraction prévisible de l'électorat néo-démocrate, mais il est douteux que l'écart entre les deux grands partis s'élargisse notablement, que ce soit au profit de l'un ou de l'autre Trois hypotheses doivent être rete-niës: ou bien que les conservateurs rajoutent à leur légère avance de 1972, ou bien que les libéraux progressent légèrement pour être nez-à-nez avec leurs rivaux, ou bien que l'avance libérale soit assez considerable pour leur assurer une part des suffrages plus grande que celle des libéraux.Même dans le premier cas, il parait improbable que le scrutin entraîne un balayage ontarien par les tories.• La "guerre des tranchées" — c’est-à-dire la lutte au niveau des comtés — promet donc d'etre un facteur électoral plus important cette année qu'en 1972.Le meilleur indice en est que tous les partis rapportent une recrudescence du volontariat Echaudés par leur dernière expérience électorale et mieux motivés cette fois, par la campagne nationale de leur chef, les libéraux attaquent ou se défendent très vigoureusement et farouchement dans bien des cas.Ne doutant pas cette fois (pie leur parti est à quelques sièges du poivoir, les militant conservateurs ont couru les mises en candidatures et afflué vers les quartiers généraux des candidats choisis.Les néo-démocrates ont toujours été relativement plus efficaces sur le terrain local, dans les comtés où ils sont organisés et cette supériorité pourrait leur valoir cette fois de retenir à bout de bras des comtés que la campagne peu spectaculaire de leur chef aurait autrement fait dériver vers leurs adversaires.En 1 absence d'une nette tendance de l'opinion vers l'un ou l'autre parti, l'intensité de la "guerre des tranchées" rend les prévisions électorales beaucoup plus hasardeuses en Ontario qu ailleurs.• L'offensive conservatrice semble avoir mieux réussi dans les 26 comtés métropolitains de Toronto que dans les autres régions ontariennes.Ce phénomène ne signifie pas que M.Stanneld et ses candidats se trouvent nécessairement en tête du peloton à Toronto, mais plutôt qu'ils y ont notablement freiné la remontée qu'espéraient les libéraux pour reprendre quelques sièges métropolitains et consolider leurs majorités dans ceux qui leur ont presque échappé en 1972.Ailleurs, et particulièrement dans le sud-ouest ontarien, les libéraux paraissent avoir regagné du terrain, surtout à cause de la popularité du ministre libéral de l'Agriculture, Eugène Whelan, dans les milieux ruraux et de la résistance au gel et à la réglementation des prix et revenus dans les milieux urbains et semi-urbains.• Par conséquent, un réenlignement radical des positions numériques des partis parait peu probable en Ontario.Si les sondages, qui les favorisent légèrement, expriment fidèlement les tendances de l'électorat, les libéraux pourraient peut-être gagner une demi-douzaine de comtés au plus; si les facteurs impondérables dont tout le monde parle faisaient basculer les indécis et les "incognitos” dans leur camp, les conservateurs pourraient peut-être arracher le même nombre de sièges aux libéraux, tandis que dans l'une ou l’autre hypothèse, les deux ou trois comtés que le NPI) risque de perdre iraient soit aux libéraux soit aux conservateurs.selon les aléas des luttes à trois.Signalons que ces observations concordent avec celles que Ton pourrait formuler à partir du dernier sondage Gallup sur les intentions de vote dans l'ensemble du pays, publié samedi en même temps que celui du Toronto Star, qui est restreint à l'Ontario mais fournit plus de détail sur la structure régionale de l'opinion dans cette province.Ces fameux sondages! Les observateurs des partis et des media ne les croient qu'à-demi — surtout lorsqu'ils vont contre leurs préférences ou pressentiments — depuis que l'interprétation trop hardie qu'on a donnée de ceux de 1972 a induit la plupart en erreur et laissé croire jusqu'à la dernière minute à une victoire libérale, alors que les appuis conservateurs montaient en flèche.Même les libéraux sont restés sceptiques lorsqu'à la mi-campagne.quand les sondages sur les intentions de vote indiquaient une nette progression de leur part et que ceux portant sur les indicateurs "collatéraux” (attitude face à l'inflation, crédibilité de M.Trudeau etc.) les favorisaient.S'attendant depuis le debut a ce que l'histoire se répète, plusieurs auront accueilli comme allant de soi le dernier sondage de Radio-Canada, qui aurait décelé un léger recul des libéraux (de 36 à 34 p.c.des opinions) et une légère avance des conservateurs (de 21 à 23 p.c.) entre le premier sondage du début de juin et celui effectué à la fin de la semaine dernière.En extrapolant cette tendance pendant la semaine qui s'achève, on a conclu un peu trop facilement à l'élection d'un gouvernement conservateur minoritaire.La probabilité de ce résultat serait renforcée par la chute des appuis libéraux, en Ontario, de 40 à 35 p c pendant la même période, ainsi que par la forte proportion qui subsiste d'indécis et d"'incognitos”.Mais est-il raisonnable de supposer que la mouvance de 1972 doit se reproduire en 1974.que les conservateurs gagnent "toujours ' du terrain, comme certains l'affirment.pendant les derniers milles?L état-major libéral de Toronto le conteste vigoureusement, en soutenant que les résultats de leurs propres sondages contredisent ceux de l'enquête de Radio-Canada Au surplus, le peu qui transpire du quartier-general des tories — blokhaus imprenable pour le journaliste en quete de "bruits” — ne laisse aucunement croire que l'euphorie y règne (même si les stratèges libéraux disent volontiers qu'ils paieraient cher pour voir les sondages conservateurs, réputés les meilleurs et de loin) si vraiment les tories se croient en difficulté dans Victoria-Haliburton et Northumberland-Durham, comme le prétendait plus tôt cette semaine Geoffrey Stevens du Globe and Mail, alors leurs positions d’ensemble en Ontario ne peuvent pas être aussi solides qu'on se plait à le prédire.Et puis les libéraux, cette fois, ne sont pas pris au dépourvu devant une fin de campagne "la queue en l'air" qu’ils prévoyaient; et puis, la rhétorique de M.Trudeau parait moins fragile et moins abstraite cette fois qu’en 1972.Et puis.Et puis — ou plutôt, toutefois — on peut énumérer cette année toute une série de facteurs impondérables qui rendent extrêmement hasardeuse l'extrapolation des sondages effectués pendant l'avant-dernière semaine de la campagne.Ces facteurs joueront surtout en faveur des conservateurs, mais il reste à voir quelle sera leur influence sur les résultats en Ontario.11 y a.en premier lieu, le taux élevé de non-participation au scrutin que l'on prévoit parce que celui-ci survient pendant la période des vacances.La plupart des observateurs prédisent que cela muira surtout aux libéraux; mais ceux-ci ont pris des mesures plus soignées que d'habitude pour faire "sortir" leur vote et.de toute façon, la présomption reste à vérifier.11 y a, en deuxième lieu, la sensibilité de la conscience puritaine des Ontariens.Les thèmes que les conservateurs de M.Stanfield martèlent sans relâche depuis deux mois — inflation, gonflement des dépenses publiques, abus de la sécurité sociale, insouciance économique de M.Trudeau — tranche à vif dans le magma culturel qui s'est accumulé autour de cette si notoire "éthique protestante".L'hémorragie sera-t-elle suffisante pour endormir les instincts libéraux des Ontariens?Car les propositions conservatrices concernant le gel puis la réglementation des prix et revenus heurtent de front, elles aussi, des éléments fondamentaux de la culture politique ontarienne: liberté de mouvement de l'individu et de l'entreprise, croyance en l'efficacité des mécanismes de marché, anti-étatisme.Le sursaut ressenti à cet égard même chez les sympathisants conservateurs sera-t-il assez fort pour neutraliser l'offensive "puritaine" des tories?Et puis, il y a la personnalité beaucoup plus attrayante de M Trudeau, lorsqu'on la compare à celle de M.Stanfield, l'impression plus nette de leadership que projette le chef libéral, le flot de belles images de Pierre et Margaret", couple -"partait " du Canada, que n'a cessé ae5 projeter la propagande libérale et auquel tant de couples de la classe moyenne sont tentés de s'identifier.Quelle influence ces facteurs auront-ils sur l'électeur indécis, lorsque celui-ci pénétrera dans l'isoloir?A ces images, il faut opposer le poids des préjugés "anglo-saxons" contre la présente équipé liberale, que les tories ont exploites assez peu et assez proprement mais exploités quand même, et que certains événements ont ramene a la surface de l'actualité bill 22 du Québec, Diefenbaker qu'on sort des boules à mites, fugue parisienne des felquistes exilés à Cuba en 1970.Le ressac anti-français et anti-Trudeau de 1972 est-il bel et bien retombé.?Signalons enfin la partisannerie et la partialité de la presse torontoise.qui n'a L’extrême-sud-ouest ontarien Dans l’ancien fief de Paul Martin, jamais été aussi anti-libérale, les trois quotidiens de la Ville-Reine ayant choisi cette année d'appuyer M.Stanfield.La presse a-t-elle autant d’influence qu elle veut le croire?En tout cas, les libéraux redoutent l’impact combiné sur l'électorat de cette presse hostile et de la propagande massive des conservateurs via journaux, radio et télévision.Nous allions oublier l'impopularité passagère.dans bien des milieux ontariens, du gouvernement conservateur provincial de William Davis, moins souvent signalée que celle des néo-démocrates de Dave Barrett en Colombie, mais qui pourrait exercer une influence marginale sur le choix fédéral de certains électeurs ontariens.Faut-il rappeler, à ce propos, que le rôle de M.Davis a été relativement effacé dans la campagne Stanfield, comparativement à ce qu'il fut en 1972?Le malheur, c'est que même après le 8 juillet, ces facteurs demeureront impondérables.Tout au plus sera-t-on alors fixé sur l'impact qu'ils auront eu tous ensemble sur le choix de l'électorat ontarien.—-par JACQUES OUVRARD Treize libéraux au lieu de sept dans l’Ouest.¦ Notre collaborateur Jacques Ouvrard a parcouru depuis trois semaines les trois provinces de la Prairie et la Colombie-Britannique.Rentré à Montréal hier soir, il fait le point.13 libéraux au lieu de 7 dans l’Ouest.Logiquement, on devrait s'attendre à une légère avance des libéraux dans l'ouest du pays.A l'exception de l'Alberta.où l'équipe de M.Trudeau n'a fait aucun effort pour contrer les effets du budget Turner auprès de l'industrie du pétrole.Mais, en Saskatchewan et au Manitoba, la conjoncture économique favorable devrait jouer en faveur des libéraux.Les mesures de contrôle des prix et des salaires préconisées par les conservateurs, également.Lin Colombie-Britannique, une double réaction: anti-socialiste et anti-contrôle des salaires, pourrait également rapporter un ou deux sièges aux libéraux.Les effets positifs d'une campagne libérale qui a cherché à démontrer que Trudeau a compris les besoins de l'ouest se heurtent, cependant, aux retombées négatives de l'administration Trudeau depuis 1968.On entend dire souvent : pourquoi nous promettre tout cela maintenant, alors qu'il était si simple de le réaliser l'année dernière.Pourquoi devrait-on donner une deuxième chance à M.Trudeau?Simplement parce que M.Stanfield n'a pas su démontrer qu'il n'est pas l'homme de la haute finance de l'Est.Et l'Est, colonisateur et exploiteur de l'Ouest n'a pas bonne presse dans les prairies, ("est donc par défaut que les libéraux pourraient faire des gains.Et aussi, en raison d’une prospérité exceptionnelle qui fait un peu oublier les problèmes de l'inflation.Au Manitoba: plus 2 moins 1 A Winnipeg, les libéraux pourraient avoir la douloureuse surprise de perdre un ministre, James Richardson Son adversaire politique, le conservateur Sterling Lyon, ancien procureur général de la province, est un politicien coriace, très populaire dans un circonscription qui correspond en gros à son comte provincial.M.Richardson n'a pas manqué d exploiter la réouverture des ateliers d'Air Canada à Winnipeg et la construction, dans cette môme ville, d'un hôtel des monnaies.Mais sa personnalité est souvent critiquée.Et une majorité de 8.512 voix ne serait peut-être pas une marge de sécurité aussi absolue qu'on voudrait le croire chez les libéraux Surtout dans une circonscription qui compte quelques 60.000 électeurs.La confiance des con- servateurs n'a d'ailleurs fait qu'augmenter au cours des semaines.Une chose certaine, quel que soit le vainqueur.le Manitoba est sûr de posséder au moins un homme de valeur au parlement d'Ottawa.Victoires libérales, par contre, dans les circonscriptions de Churchill et de Portage.Dans Churchill, les libéraux possèdent en Jean Allard un candidat connu.Métis, ancien élève du collège de Saint-Boniface, Jean Allard fut député N Fri) du comté provincial de Rûpertsland.On dit volontiers de lui qu'il réussit tout ce qu'il entreprend.Dans Portage, les libéraux misent sur la personnalité de leur candidat.Joe Omichinski, cultivateur, bien connu pour ses activités au conseil municipal, pour grignoter les 2.307 voix de majorité du député conservateur sortant.F,n Saskatchewan: plus 3 Si Otto Lang est battu, ce sera vraiment parce que l'électeur canadien aura rejeté Trudeau et les libéraux avec une vigueur et une netteté que rien ne permet de prévoir à l'issue de cette campagne.Otto Lang est donc assuré d'etre réélu dans Saskatoon-Humboldt.Fît.parce qu'il a participé très activement à la campagne dans d'autres circonscriptions, parce qu aussi, les producteurs de céréales n'ont jamais eu autant d'argent, on peut s'attendre à quelques renversements.Assiniboia et Battleford-Kindersley sont deux circonscriptions où la lutte est très chaude entre les trois principaux partis.Pas de crédit social dans l'ouest.Dans ces deux circonscriptions.le prestige d'Otto Lang, ministre responsable de la Commission canadienne du blé, pourrait faire pencher la balance en faveur des libéraux Il s'agit dans les deux cas de gagner quelque 2,000 voix supplémentaires.On voit très bien les conservateurs et les néo-démocrates perdre ces voix Les premiers à cause de M Stanfield et de son gel des prix et des salaires.Les seconds, en raison de leur campagne anti-libérale, sur la commission canadienne du blé, dont le bien-fondé laisse à désirer.Dans Saskatoon-Biggar, circonscription du critique agricole NPD, Alf Gleave.les libéraux pourraient profiter de la force du candidat conservateur.et leur candidat Ray Fournier enlever le siège.Dans Meadow Lake, le libéral Paul Loiselle pourrait, lui avoir la surprise de sortir vainqueur de la lutte que se font le NPD Nesdoly et le conservateur (’adieu.Les libéraux.enfin, comptent sur une circonscription urbaine, celle de Regina-East.Leur candidat John Thauberger est beaucoup plus solide que l'était Mme Tatcher, veuve de l'ancien premier ministre de la Saskatchewan.Tempérons l'optimisme des libéraux, trois gains sur ces cinq possibilités.En Colombie-Britannique: plus 3 moins 1 Contrairement à ce que l'on pensait au début de la campagne, la chose est possible.Les libéraux qui ont quatre sièges en Colombie-Britannique devraient en conserver deux sans difficulté .Ceux que détiennent les ministres Davis (Capilano) et Basford (Vancouver-Centre).Len Marchand, le député libéral de Kanloops-Cariboo, que l'on disait en difficultés il y a un mois, donne maintenant une impression de force tranquille.Il n’en est pas de même, cependant, de son collègue Hari Singh, dans Okanagan-Kootenay.Kootenay.Les libéraux pourraient enlever les sièges suivants aux conservateurs: Fraser Valley East et Vancouver-Quadra.Dans Vancouver-Quadra, le candidat libéral Frank Low-Beer a commencé sa campagne avant les élections, son organisation est solide.D'autre part les mesures socialistes du gouvernement provincial de M.Barrett devraient faire glisser un certain nombre de votes du NPD vers les libéraux.cependant que l'impopularité du gel des prix et des salaires de M Stantield devrait coûter des voix au conservateur sortant Bill Clarke.Jerry Pringle, libéral, est bien décidé à reprendre le siège de Fraser East qu il avait enlevé en 1968.Il n’a cesse d'etre très actif dans cette circonscription Mais on peut ici se demander une chose.A qui vont aller les 4.426 voix eréditistes de 1972'’ Le Crédit Social n'a pas de candidat cette année Deux sièges NPD pourraient tomber aux mains des libéraux: Burnabey-Seymour et Coast Chileotin.La premiere de ces circonscriptions, dans la banlieue de Vancouver, n’avait été acquise aux néo-démocrates que par 289 voix de majorité en 1972.Ceux-ci son.t très conscients de la précacité de leur victoire.Ils redoutent en particulier le vote de la partie nord de la circonscription.fortement libéral.Coast Chileotin était libéral en 1968 Dans cette immense circonscription, les libéraux comptent sur la popularité de leur nouveau candidat et sur l'insatisfaction face aux mesures de Barrett pour récupérer les quelque 400 voix qui avaient causé leur défaite en 72.Quatre victoires nouvelles, c’est sans doute beaucoup.Sans pécher par optimisme, on peut dire trois.Trois, moins une perte.En résume, avec un peu de regain de confiance envers M.Trudeau, la carte électorale de l'ouest pourrait subir quelques légères modifications: Libéraux.13 au lieu de 7 — conservateurs.39 au lieu de 42 — NPD, 16 au lieu de 19.Mais ajouter 13 sièges à ceux qu'ils détiendront arrivés à la frontière de l'Ontario et du Manitoba, cela peut vouloir dire sans doute beaucoup pour les libéraux.Ce soir.les libéraux paraissent “solides” WINDSOR (par Claude Le-melin) — "Gene Whelan menace dans Essex-Windson?Allons-donc.on s'est moqué de vous!" N en déplaise à cet organia-teur libéral, il n en reste pas moins que le syndicaliste Charles Brooks a monté pour les néo-démocrates une campagne vigoureuse contre le légendaire ministre libéral de I Agriculture.dans ce comté de la ban-lieu de Windsor dont l'électorat est urbain dans une proportions d'environ 60 pour cent et où le NPD est fortement implanté grâce à la puissance des syndicats dans cette ville industrielle que la rivière Détroit sépare de la métropole américaine de l automibile Et par un retour ironique des choses, c'est en attisant le mécontentement des urbains devant la montée îles prix alimentaires, que M.Whe-lam défend le plus grand bonheur des fermiers du pays, que le candidat néo-démocrate a chéri hé à défaire le ministre libéral La manoeuvre n'était pas invraisemblable puisque, malgré la popularité qu'il a acquise dans les milieux ruraux depuis son entrée au cabinet, M Whelan n'avait conservé son siège en 1972 que par une pluralité de B' des voix: marge guère alarmante, mais qui peut facilement s effriter Semble-t-il néanmoins que, malgré la discipline électorale assez remarquable que les syndicats de Windsor peuvent appliquer à leurs membres, la manoeuvre de M.Brooks aurait échoué, Car les libéraux projetaient, au début de la campagne d'exhiber abondamment leur ministre de L Agriculture sur les hustings ruraux mais ils hésitaient a la taire si cela devait lui coûter son comté.Aussi ont-ils commandé un sondage scientifique dans Essez-Windsor au début de juin et ce sondage a indiqué très clairement que les positions électorales de M.Whelan étaient solides.Queques jours plus tard."Gene" faisait une course folle, en hélicoptère, dans 24 comtés ruraux de TOn-tario.On aura deviné que les conservateurs ne sont pas précisément forts dans cet ancien fief de Paul Martin, où ils se classent régulièrement troisième de scrutin en scrutin.Néanmoins, on a craint pendant un bon moment que la forte candidature ainsi que la campagne agressive et bien financée du tory Anthony Soda, dans Windsor-Walkerville, pourrait mettre en difficulté le député liberal sortant Mark McGuigan Non pas que M, Soda ait jamais eu quelque chance de prendre le comte: la stratégie conservatrice visait plutôt, en s’attirant une part du vote "ethnique" (leur candidat est italien) et du vote d'affaires (c'est aussi un commerçant bien vu de Windsor), à rétrécir la base libérale do McGuigan et faciliter la victoire du néo-démocrate Fred Alexander, qui s'était classé bon deuxième en 1972, atec seulement 6 8 nour cent de moins de voix que l'élu liberal.Encore la.cette manoeuvre de l'opposition ne semble pas devoir réussir.Peu favorisé par la campagne nationale assez grise du leader néo-démocrate, M Alexander risque de faire moins bonne figure, tandis que M Soda n'aurait pas réussi à af- faiblir l'allégeance des électeurs d'ascendance italienne au parti libéral Quoique ce dernier puisse s'attirer une partie des défections néo-démocrates, un sondage réalisé par l'organisation de McGuigan indiquerait que le plus grand nombre passeront aux libéraux Les organisateurs du NPD confiaient d ailleurs ré- cemment a des journalistes locaux que leur part de suffrages ne dépassera vraisemblablement pas.cette année, les 38 pour cent — ce qui ne compromettrait la réélection du député libéral que si les conservateurs parvenaient à enlever à celui-ci plus d'un millier de voix.Signalons en passant que la réélection du ministre libéral de la Consommation.Herb Grav.parait acquise, lui qui, dans le sauve-qui-peut de 1972, fut un des rares députés ontariens de son parti a conserver une avance confortable sur son principal adversaire néo-démocrate (13.2?5 ).celui des tories venant très loin derrière.Dans le comté voisin de Sarnia-Lambton.de même, le député libéral sortant.Jack Cullen.parait en assez bonne posture.même si son avance lors du dernier scrutin n'avait été que de 3.9 pour cent.ABONNEMENT OU CHANGEMENT D'ADRESSE POUR LES VACANCES LE DEVOIR Nos lecteurs dont l'abonnement est payé d'avance peuvent faire suivre leur journal durant leurs vacances à l'intérieur du Canada sans frais additionnels.Pour ceux qui paient à la semaine au porteur ou qui achètent LE DEVOIR au numéro, les tarifs d abonnements-vacances sont les suivants: 2 SEMAINES: CANADA $3.00 ÉTATS-UNIS S4.00 A CES TARIFS.AJOUTER $1.00 POUR CHAQUE SEMAINE SUPPLÉMENTAIRE S'il vous plail remplir ce coupon et nous le taire parvenir au moms dix jour» J /avance .1 JOURNAL LE DEVOIR, Case postale 6033.Montréal H3C 3C9 ?Mon abonnement est payé d'avance.Je le reçois par la posteD par porteur ?Pendant les vacances, veuillez me le taire suivre durant semaines â (adresse mentionnée ci-contre ?Je paie mon journal au porteur chaque semaine.Ci-inclus $ pour un abonnement-vacances de .semaines ?J'achèle LE DEVOIR au numéro Ci-inclus $ pour un abonnement-vacances de semaines.N.B.Ne pas oublier d'inscrire votre adresse actuelle.Nom: .Adresse actuelle .Adresse de vacances Période du inclusivement ' k~ ‘> y ' «‘““rasar-fj mmm ÆSHSL GRAND CONFORT 4 portes, sièges-baquets profonds, espace pour cinq.PETIT APPETIT Jusqu’à 30 milles au gallon.360 milles avec un plein réservoir.Tenue de route d’une voiture sport Traction avant.Freins à disque.4 nrillAIIIT Pneus radiaux a ceinture d’acier.%^Kp|l|ll|||l | Direction à crémaillère.W Renault Centre-ville 1824 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal 937-9551 * ¦Ml LE DEVOIR Page Montréal, lundi 8 juillet 1974 CONSTRUCTION Cournoyer voit dans la suspension des contributions-retraite une solution du conflit En suspendant temporairement les contributions detf ouvriers de la construction à leur régime de retraite, il serait possible d'augmenter leurs salaires et de résoudre ainsi le conflit qui frappe la construction.("est la solution qu'a proposée en fin de semaine le ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, interrogé sur les ondes d'une station radiophonique montréalaise.M, Cournoyer a expliqué que les sommes que les travailleurs de la construction versent hebdomadairement à leur régime de retraire ne leur seraient pas retirees chaque semaine.Les contributions des employeurs seraient également suspendues.jusqu'à ce que ces derniers soient en position d'accorder des hausses de salaire à leurs employés.Au mois de mai, lors de la négociation de nouveaux contrats de travail, a poursuivi M Cournoyer, des augmentations tenant compte de la hausse du coût de la vie pourraient être incorporées aux nouvelles échelles salariales.Selon M.Cournoyer, dix pour cent seulement de l'industrie de la construction au Québec est touchée par le conflit qui découle du refus des employeurs d'accorder une hausse de salaire de 50 cents ‘Theure aux ouvriers de la construction.En juin, le mécontentement général dans l'industrie de la construction s’était soldé par une grève générale, qui s’est terminée quand le gouvernement a menacé les grévistes de prendre des mesures draconiennes pour les obliger à rentrer sur les chantiers.Depuis le 25 juin, date de la reprise du travail, plusieurs foyers de mécontentement se traduisent par des ralentissements sur les importants chantiers.Des associations patronales ont réitéré leur intention de ne pas céder aux revendications ouvrières.Les travailleurs de la forêt en grève en Colombie-Britannique VANCOUVER (CP) — Quelque 11,00 membres du syndicat des travailleurs en forêt d'Amérique, employés sur la côte ouest du Canada, doivent se mettre en grève aujourd'hui, incapables qu'ils sont de s'entendre avec leurs employeurs sur les termes de leur contrat de travail.M Jack Munro.président régional du syndicat, a annonce que les délégués de toutes les loges syndicales de la côte, se rendront vendredi à Vancouver pour discuter du problème avec la commission Une main criminelle derrière la série d’incendies ?GATINEAU (pour la PC) — Trois personnes ont trouvé la mort, et une autre a été blessée, au cours d'un incendie, tôt samedi matin, à Gatineau.Selon la police, un père et ses deux fils ont péri dans les flammes qui ont détruit leur maison.La mère de famille a pu s'échapper, en sautant d une fenêtre de l’étage, et repose maintenant à l'hôpital.Une enquête a été ordonnée pour établir la cause du sinistre.Les victimes sont M Robert Allaire, et de ses deux fils, Roch.huit ans.et Raymond, 13 ans.Auparavant, trois incendies dans des maisons d appartements, vendredi soir, avaient causé la mort d'un homme et laissé plusieurs familles sans abri, à Montréal.La victime, qui a péri dans une maison à trois étages en feu, dans le centre de Montréal, était M Kari Tapio Ropponen.29 ans.1 ne autre personne non-identifiée a subi des blessures au même endroit.Le feu avait commencé un peu avant minuit, et on n'a pas encore établi la cause de ce sinistre, ni l'étendue des dommages.Dans l'est de Montréal, également vendredi soir, un autre incendie a jeté sur le pavé douze familles.Personne n'a été blessé, mais plusieurs pompiers ont été traités pour un commencement d'asphyxie par la fumée.Dans la maison d'appartements de trois étages, le feu a été contrôlé en une heure.Le troisième incendie, également dans l'est de Montréal, a privé de leurs logis une vingtaine de familles et a nécessite cinq alertes Le feu a pris au rez-de-chaussée mais s'est vite répandu.Là aussi il a fallu traiter des pompiers menacés d'asphyxie, et certains ont même été hospitalisés.Une enquête a été déclenchée à la suite des trois incendies de vendredi soir, et la police estime qu'au moins l'un a été allume par une main criminelle.des relations de travail dans l'industrie forestière.Le sous-ministre du Travail, M.Jim Kinnaird.qui a déjà rencontré les dirigeants syndicaux, estime que la conférence au sommet de vendredi est une mesure positive.11 a ajouté que l'état-major syndical pourrait rencontrer dès cette semaine le ministre du Travail.M.Bill King.Si M.Munro a recommandé aux syndiqués de demeurer au travail.M.Ken Larson.1er vice-président du local 1-85, a déclaré à Port Alberni que les 5,500 travailleurs de l ile de Vancouver se mettraient en grève à OhOl lundi.Quant au président du local 1-71, il a dit que ses 5.500 commettants quitteraient le travail ce matin à 8 heures si la partie patronale n'a pas présenté une nouvelle offre.Les syndiqués ont.à une faible majorité.rejeté jeudi l'offre des employeurs.Seulement 18.000 des 32,000 syndiqués ont voté.5,300 d'entre eux ont vu leurs bulletins rejetés à cause d'irrégularités dans le scrutin et.au bout du compte, la différence entre le nombre de ceux qui étaient pour la grève et ceux qui s’y opposaient n était que de 275 voix.La partie patronale est prête à donner une hausse de salaire d'au moins 65 cents l'heure (12e7, ).à intégrer au contrat de travail une clause d'indexation des salaires à la hausse du coût de la vie sur une période d'un an et à réviser la classification d'emploi.L’adac plus sûr que les avions ordinaires?______________ ¦ ¦>«tres humains à réclamer des droits (*1 à fuir les responsabilités.Les hommes politiques le savent bien, qui promettent des nouveaux droits et privileges, et cachent soigneusement les responsabilités encourues Toutefois, il m apparaît difficile à ce point de I histoire du pays, (pie Lon évite encore longtemps, le problème de la refonte constitutionnelle, avec son aspect le plus essentiel, qui est la représentation equitable des groupes ethniques au Canada.L évolution vers le multiculturalisme est a cet égard significative Elle reflète une réalité canadienne que nous avons trop tendance a considérer à Lest sous I angle du bi culturalisme ou des deux nations, en oubliant (in a I Ouest, ce débat est vidé de tout sons, car c'est une histoire dépassée.Aussi, après avoir vu l'Ouest, je me demand!' si hère des deux nations ne devra pas céder au plus tôt la place à I ère des quatre nations réunies égalitairement dans un Sénat rénové et transformé en Chambre des ethnies, et plus particulièrement chargé de veiller aux droits individuels et minoritaires ("est peut-être là un rêve d avant-garde, mais personne ne peut prédire avec quelle vitesse l'évolution nous y conduira ("est en touf cas ! expression de la logique et du droit Le Devoir, lundi 8 juillet 1974 *5 des idées des événements des hommes Un paradoxe qui s’amplifie par BRIGITTE SCHROEDER-GUDEHUS La dépendance des universités canadiennes envers les diplômes étrangers POURCENTAGE DE DIPLÔMES DANS LES UNIVERSITES PAR RÉGION ET PAR ANNÉE Attachée à l'Institut d'histoire et de sociopolitique des Sciences à l'université de Montréal, l'auteur de cet article s'intéresse particulièrement à l’inlluence des diplômes et des protesseurs étrangers dans la vie universitaire canadienne.Elle montre que, de toutes les provinces, le Québec français est ia moins atteinte par ce phénomène dont l'importance n'a cessé de croître.La science est universelle.Sans doute.— N'a-t-on pas souligné, à maintes reprises, qu’il n'avait jamais pu y avoir une physique allemande et une physique juive, pas plus qu’il ne peut y avoir maintenant une physique américaine, russe ou chinoise, mais qu'il n'y a de tous les temps et dans tous les pays qu'une seule physique?On soutient même que lés sciences sociales — du point de vue de la méthodologie du moins - sont authentiquement internationales Pourquoi alors cette inquiétude qui se manifeste depuis quelques années, au Canada anglais surtout, à l’égard de ce que l'on considère comme la “dé-canadianisation" des universités?Si l’on ne peut mettre en question la portée universelle des connaissances scientifiques, il n’en demeure pas moins que chaque pays scientifiquement avancé tend à développer, dans ses activités de recherche et d'enseignement, des orientations, des critères devaluation, des styles qui lui sont propres.Bien que les particularités nationales soient moins évidentes — et, surtout, moins explorées — dans les secteurs des sciences exactes que pour les humanités et les sciences sociales, elles y existent aussi: des fecteurs aussi divers que les traditions culturelles et intellectuelles, les systèmes de l'éducation, les besoins matériels de la société ambiante etc., contribuent à donner à la vie scientifique d’un pays son intensité et ses objectifs.et aux collectivités scientifiques leur identité propre.Or, une des préoccupations majeures qui inspire les efforts de “canadianisation” des universités est précisément la craine que le développement d'une identité canadienne ne soit compromis — dans le secteur universitaire comme dans d'autres — par les effets d une "intégration a-symmétrique” avec les Etats-Unis, Bien sûr, la collectivité scientifique dépasse le cadre universitaire, — mais les universités occupent une place particulièrement importante à cause de leur influence sur les générations futures de chercheurs et d'enseignants.Pendant longtemps le débat s'est cristallisé pratiquement autour d'un seul facteur de “dé-canadianisation ", à savoir le fait notoire que le corps professoral des universités canadien- m.considerable de ressortissants étrangers, et plus particulièrement de citoyens des Etats-Unis.A peine H)c/i de diplômes canadiens Cette focalisation sur la présence d'étrangers avait des inconvénients: il était inévitable — surtout dans une période de rétréeisseent du marché du travail — qu elle donnât aux discussions un parfum de ce que d'aucuns qualifiaient de “nati-vism " ou même de xénophobie.Elle contribuait, en plus, à masquer d'autres facteurs, tout aussi importants, de la “dé-canadianisation ", Ainsi a-t-on généralement négligé l'aspect suivant : pour être en mesure de Le Conseil supérieur de l’éducation et le bill 22 L’école française pour tout le monde, sauf les enfants de langue maternelle anglaise ¦ Le Conseil supérieur de l’éducation, organisme chargé par la loi de conseiller le gouvernement en matière d’éducation, a fait connaître la semaine dernière l’avis qu'il a transmis au ministre de l’Education au sujet du projet de loi 22.Voici le texte intégral de l'avis communiqué à M.François Cloutier.Signalons que quatre membres du Conseil ont tenu à enregistrer leur dissidence.Il s’agit de madame A.Marchand, présidente de l’Association des femmes rurales, qui préférerait maintenir la liberté de choix pour tous les parents au nom de l’égalité des chances, de MM.Paul Guertin et Claude Benjamin, qui voudraient que l’école anglaise soit réservée aux seuls enfants de parents anglophones vivant au Québec lors de l’adoption de la loi, et d’un quatrième membre dont les motifs de dissidence n'ont pas été précisés publiquement.Le Conseil supérieur de l'éducation a cru bon de se prononcer publiquement chaque fois que le gouvernement du Québec a voulu légiférer sur les langues au Québec.Le sens des interventions du Conseil a toujours été de demander au gouvernement d’établir une politique globale des langues avant de légiférer pour résoudre les problèmes soulevés dans des secteurs particuliers, fut-ce même celui de l’éducation.L’argumentation était fondée entre autres sur le fait que l’éducation ne peut porter seule le poids de la survivance et de l’épanouissement d une langue ou d'une culture; l'enracinement culturel et linguistique s'insère dans un tout, dont l'éducation constitue l'un des éléments.Par le projet de loi no 22 sur la langue officielle, le gouvernement du Quebec vise à instaurer une politique globale de la langue, répondant au désir plusieurs fois exprimé publiquement par le Conseil supérieur de l'éducation.de toujour: vouloir enseigner à la population du Québec une langue qu elle n était même pas légalement assurée d’utiliser dans son travail et dans la majorité de ses activités journalières était un laissez-passer à un echec de l'enseignement.Le Conseil n'est pas à même de se prononcer présentement sur la qualité et l'efficacité des dispositions qui assurent que le français devient la langue officielle de l'administration publique (art.6 17).des entreprises d'utilité publique et des professions (art.18.23).du travail (art.24.35), des affaires (art.36.47).Il réitère son accord au principe du français langue officielle du Quebec dans ces secteurs, tout en souhaitant que le gouvernement demeure ouvert à toutes les suggestions qui seront de nature à assurer l'implantation efficace du principe.Le Conseil supérieur de l’éducation est, cela va de soi, particulièrement intéressé à cette partie du projet de loi qui traite de la langue d'enseignement (art.48-52), aux principes qui sous-tendent le chapitre V du projet et aux conditions qui en assurent l'implantation et l'évaluation.Les membres du Conseil n'ont pas procédé à une vaste consultation du milieu comme le fait présentement la Commission parlementaire.Ils ont cependant fait une étude sérieuse des principales options présentement véhiculées par la population du Québec; à partir de la liberté complète pour tous du choix de la langue d'enseignement jusqu’à un système d’enseignement exclusivement francophone.Les membres dans un consensus majoritaire ont retenu l’option suivante: la langue d'enseignement est le français mais les enfants dont la langue maternelle est l’anglais peuvent recevoir l'enseignement dans cette langue s'ils le désirent.LA PEUGEOT 504 GL uni: i )i:s mi n i .1.1 ms\< un au s i >i nui ri: Tout équipée à partir de *4995.Le Conseil supérieur de l'éducation considère donc les prises de position suivantes comme fondamentales et est d’avis ou'elles doivent inspirer cette partie de la législation qui traite de la langue d'enseignement (chapitre V): a) La langue d'enseignement au Québec est le français.b) Les entants dont la langue maternelle (1) est l'anglais recevront l'enseignement dans cette langue si leurs parents le désirent.Note explicative: La formule que suggère le Conseil supérieur de l'éducation est plus nette et moins ambiguë que celle prévue dans le projet de loi 22.De plus, l’utilisation de tests comme critère d’admissibilité à l’enseignement en anglais est une solution pédagogique incertaine à un problème d’ordre social et politique.Dans l’esprit du Conseil, on doit assurer une transition entre la situation actuelle et ce que doit prévoir la loi.Par exemple, les enfants qui reçoivent déjà l’enseignement en anglais doivent pouvoir poursuivre leurs études dans cette langue.Egalement, si dans une même famille des enfants reçoivent déjà l’enseignement en anglais, les autres enfants doivent pouvoir recevoir l’enseignement dans cette langue.c) Ppyr les .communautés Indiennes et Inuit du Québec, renseignement peut se donner dans leur langue maternelle s’ils le désirent.di Les programmes d’études, jncluant la possibilité de programmes d'immersion, doivenf'assurer aux finissants du cours secondaire une connaissance fonctionnelle de la langue seconde.Note explicative: Le Conseil croit oue des mesures efficaces doixent être prises pour promouvoir d'abord la qualité de l’enseignement de la langue française.Cependant, il lui semble aussi important d’assurer un enseignement de qualité de la langue anglaise aux francophones, afin d’éviter que ces derniers soient pénalisés compte tenu de l’utilité de cette langue dans le contexte nord-américain.Il va de soi que l’on doit assurer également la qualité de l’enseignement des langues aux anglophones.Recommandation A la lumière de ces principes, le Conseil supérieur de l'éducation recommande au ministre de l’Education: oue les parties suivantes du projet de loi 22 sur la langue officielle soient modifiées de la manière suivante: a» Chapitre V, article 48, paragraphe 2 Remplacer ce paragraphe par u t autre énonçant clairement 3ue l'enseignement se donne en langue anglaise aux enfants ont la langue maternelle est l'anglais, s’ils le désirent, b) Chapitre V.artic’c 4P, paragraphe 3 Remplacer ce paragraphe par un autre permettant à tous les Indiens et Inuit du Québec d’obtenir l’enseignement dans leur langue maternelle, s’ils le désirent.c) Abrogation des articles 49 et 51 du chapitre V.d) Chapitre V, article 52 Remplacer cet article par un autre stipulant que les programmes d'études dans les écoles du Québec doivent assurer une connaissance fonctionnelle de la langue seconde aux finissants du cours secondaire.(1) La langue maternelle est la première langue apprise et encore comprise ou si celte dernière n’est plus comprise la deuxième langue apprise et encore comprise (Loi concernant les statistiques du Canada, chapitre 15).lettres au DEVOIR Laisse-moi rêver, M.Bourassa PEUGEOT G.G.Q.Les Grands Garages du Québec Ltée 306 est, ST-ZOTIQUE 273-9105 (Métro Beaubien) Je rêve à partir du seul article acceptable du bill 22 soit l'article 1 faisant du français la seule langue officielle du Québec.Je rêve à partir du fait que seul cet article constitue le bill 22 Je lève du jour où le Québec sera français dans ses affiches, dans ses raisons sociales, dans ses communications.dans ses menus.Je rêve du jour où, le Québec étant français, nos enfants pourront en toute quiétude apprendre et con-naitre l'anglais comme langue seconde Je rêve que cet apprentissage ne se fera pas à raison de trois heures de vocabulaire par semaine, comme maintenant, sans donner de bien bons résultats, mais se fera par immersion totale pendant une année s'il le faut Ainsi nos enfants pourront s'ouvrir sur le reste du Canada.sur les Etats-Unis, pourront s'épanouir aux contact des Anglais sans crainte de perdre leur langue et leur identité Je rêve du jour où tous les Québécois gagneront leur vie en français, vivront en français.Je rêve du jour où les compagnies qui viendront s'établir ici, le feront en respectant notre langue comme elles le font dans d'autres nays.Je rêve du jour où la langue française s'imposera parfois doucement comme on l'a réussi concernant les étiquettes Je rêve du jour où le Québec français sera reconnu et cite en exemple Montréal la plus grande ville entièrement francophone en Amérique.Le tourisme deviendra une source de revenu sans précédent.Tous les Canadians et Américains seront heureux de visiter ce coin de terre différent.Québec, terre entièrement française en Amérique.Je reve, je reve S'il vous plait ne pas me réveiller hrutallement à coup d'articles 2.3,4.5.ajoutés au hill 22 Québec, le 20 juin I974 Jean-Marie Cliche la parole du jour "Ne refuse pas au pauvre sa stib-sislai.ee et ne fais pas languir qui est dans le besoin.Ne fais pas souffrir celui qui a faim et n'exaspère pas l'indigent.'' Ecclésiastique 4.1-2 (deuxième siècle avant JC).Le Seigneur exultera pour d'allégresse, il te renouvellera faire face à l'expansion considerable que connut, au cours des années I960, l'enseignement .supérieur.les universités canadiennes avaient dû importer une grande partie des compétences nécessaires, fût-ce en important des ressortissants étrangers ou en ré-important des Canadiens qui avaient acquis ces compétences dans des universités étrangères.Or, les méthodes.les styles, les aspirations qui animent la collectivité universitaire dans un pays donné ne sont pas uniquement véhiculés par un enseignant qui est né dans ce pays.Il est probable — et des recherche le confirment — qu'un individu qui a reçu une partie décisive de sa formation a l'étranger, ramène avec lui les conceptions et les orientations du milieu qui l'a formé.En d’autres ternies: la participation au niveau avancé de formation dans un pays étranger comporte un certain risque.Ce risque consiste en ce que les conceptions de l'activité scientifique.les priorités, les principes d'organisation et d'évaluation d'un système étranger de recherche et d'enseignement soient importés et assimilés de façon plus ou moins inconsciente.La situation particulière du Canada - en relation avec un voisin puissant et encore lié à un héritage européen -accentue-t-elle ce risque?Comment peut-on appréhender le nombre d'universitaires ayant reçu une partie de leur formation — et la plus importante — en dehors du pays d'emploi'.’ L'indicateur le plus approprié — et matériellement accessible — est sans doute la provenance du diplôme le plus élevé détenu par les membres du corps professoral (bien que cet indicateur ne tienne pas compte des séjours d’étude à l'étranger qui rie sont pas consacrés par des diplômes, tels les stages post-doctoraux, par exemple).Quel est alors, dans les universités canadiennes, le rapport entre détenteurs de diplômes canadiens et détenteurs de diplômes étrangers?Recensés sur une période de deux décennies.et pour certaines disciplines représentatives, l'évolution de ce rapport nous permet, malgré le caractère sommaire des données, de dégager immédiatement une particularité frappante de la scene universitaire canadienne: le déclin constant et spectaculaire de la part relative aes diplômes canadiens.Tandis que.en vingt ans, le corps professoral des universités a quintuplé, la part des détenteurs de diplômes canadiens a diminué d'un tiers! D une moyenne de 64.8 & en 1950.la part relative de diplômes canadiens était tombée à une moyenne de 39.7U en 1972 (dans lés domaines des sciences exactes, de l ingenierie et des sciences sociales pris tous ensemble).Ce n est qu'à partir de 1970 que la courbe de déclin semble s'adoucir.Si le déclin est général, il varie cependant en intensité d'une discipline à l'autre, et d une province à l'autre.Les disciplines les plus "dé-eanat'ianisées" sont incon-testablem ‘ni les sciences sociales (37.2U de diplômes canadiens en 1972).les universités des provinces de l'Ouest révèlent à la fois les pourcentages les plus bas de diplômes canadiens et le déclin le plus dramatique (de 59.3' - en 1950 à 30.4' L en 1972).En 1972.il y avait deux fois plus de professeurs canadiens ayant obtenu leur diplôme final atix Etats-Unis qu'il n'y en avait eu en 1950 (16.9' en 1950: 34.5'J en 1972).Le cas particulier du Québec Qu’en est-il du Québec?(“est la province la moins “dé-canadianisee".Plus de la moi- toi renouvellera par son amour, il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête” — Sophonie 3.17-18 POUR LA THÉRAPIE PRIMAL SCREAM La société de psychanalyse et de thérapie 'Primai Scream' de Montréal.516 est, rue Sherbrooke Tél.: 844-8651 C'esf le temps de hire installer les GOUTTIÈRES (H0-D0) Galvanisées, cuivre, aluminium Estimation gratuite Montréal 322-41 60 Québec 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.Toutes dise* 1950 1956 1962 1967 1970 1972 OUEST 59.3 • 49.5 41.1 32.2 29.4 30.4 ONTAR.61.4 61.1 51.7 44.8 38.5 36.4 OUÉ.ANC.57.4 56.4 63.0 55.9 51.7 51.3 OUÉ.FR.73.4 77.1 72.2 62.9 56.4 57.3 MARIT.72.4 65.3 57.1 55.6 46.3 46.7 CNRC 68.8 50.3 45.9 40.7 44.7 48.7 ï 64.9 59.7 .53.7 43.2 40.6 40.3 tic des professeurs des universités québécoises — francophones et anglophones — détiennent des diplômes canadiens.La proportion de diplômes américains présente moins des deux tiers de la moyenne nationale (21.4?v contre 34.5' - ).Le cas des universités francophones est plus frappant encore.Certes.entre 1950 et 1972.la part relative de diplômes canadiens y a décliné de 74.2r< à 57.3'è.mais elle se situe constamment à un niveau supérieur de 8 à 157- à la moyenne nationale.En 1972.les universités francophones du Québec présentent, dans les sciences exactes, le pourcentage le plus élevé (607 ) de détenteurs de diplômes canadiens (le pourcentage le plus bas se trouvant en sciences sociales dans les universités des provinces de l'Ouest: 26.97).Le nombre de professeurs enseignants dans les universités francophones et ayant obtenu leur diplôme final aux Etats-Unis est d'ailleurs pratiquement contrebalancé par ceux qui sont allés chercher en France leur formation avancée et le diplôme qui la consacre (Etats-Unis: 15.37; France: 11.87).Ce nés! qu'au Conseil national de recherches qu'on trouve une proportion aussi faible de diplômes américains (1950: 97 ; 1972 13.87 ).largement dépassée par celle des diplômes britanniques (1950: 12.27 : 1972 22.47).Quelle est la signification de ces données?Il est, certes, surprenant de constater l'étendue considérable de la dépendance.dans l'enseignement supérieur.de compétences acquises en dehors du Canada.Rien dans les données accumulées ne délie toutefois l'explication.Ainsi, l'augmentation de la part relative de diplômes obtenus à l'étranger coincide-t-elle avec une période au cours de laquelle la composition du corps professoral des universités canadiennes subissait un changement qualitatif: entre 1950 et 1972.la proportion de professeurs détenant un doctorat n'a cessé d'augmenter (par exemple, en physique: 49.27 en 1950: 79 77 en 1972: en chimie: 61.87 en 1950 : 87.97 en 1972).Le Québec francophone se signale d'ailleurs à la fois par la nortion la plus élevee de >mes canadiens et la proportion la plus faible de professeurs détenteurs de doctorats, bien que l'écart par rapport à la moyenne nationale tende à se réduire rapidement.11 est évident qu’au Quebec, le problème de l'identité nationale et de la portée d'éventuels alignements sur des préoccupations scientifiques étrangères est loin de se poser dans les mêmes termes qu ailleurs au Canada.De plus — comme on vient de le souligner - l’origine des diplômes que détiennent les professeurs québécois présente une certaine diversité.Celle-ci est d'ailleurs corroborée par une même diversité sur un autre plan: le Québec fran- cophone est la region dont les auteurs scientifiques publient relativement peu aux Etats-Unis (357 environ contre les 427 de la moyenne nationale) et davantage en France (107) et dans les revues internationales paraissant en Europe.Encore faut-il bien se garder de confondre des indicateurs comme ceux-ci avec des mesures En fait, la distribution, par pays d origne.des diplômes universitaires ne prouve pas et ne mesure pas l'existence d'influences étrangères.Elle en signale l'existence potentielle et la menace que celle-ci peut présenter pour l'émergence d une collectivité universitaire autonome Pour cerner de plus près cette menace, il faut recourir à des indicateurs supplémentaires: dans quels pays les membres de cette collectivité publient-ils leurs articles?— à quelles sociétés savantes adhèrent-ils?à quels réseaux de collaboration internationale appartiennent-ils?, etc.Or.quoiqu'il en soit le problème fondamental se situe au-delà de la description de la situation Ce problème fondamental est de savoir comment éviter à la fois le provincialisme délibéré que constituerait une politique ''autarcique" et un recours excessif aux compétences acquises à 1 extérieur, (“est un problème éminemment politique Les indicateurs quantitatifs permettent, certes, de l'éclairer.Ils ne peuvent le résoudre.«I Université du Québec à Montréal PROGRAMME DE BACCALAURÉAT SPÉCIALISÉ EN ADMINISTRATION (TEMPS PARTIEL-SOIR) Conditions d’admission: Toute personne âgée d'au moins 23 ans, ayant terminé des etudes secondaires et possédant des connaissances suffisantes et une expérience pertinente, peut être admise, sur recommandation du comité de sélection concerné.Domaines d’orientation: Cheminement A: ADMINISTRATION Concentrations — Finance — Marketing — Administration du personnel — Administration scolaire — Administration de la santé Cheminement B.SCIENCES COMPTABLES, préparant aux examens de l'Institut des Comptables Agréés, et des associations professionnelles des comptables généraux licenciés (C.G.A.) et des comptables en administration industrielle du Québec (R.I.A.).Directeur du programme: Florence JUNCA-ADENOT Module Administration Tél.: (514) 876-5453 Prière d'adresser toute demande de renseignements au: Service de l’admission Bureau du Registraire Université du Québec À Montréal 1180, rue Bleury C.P.8888 Montréal H3C 3P8 Tél.: (514) 876-3161 6 • Le Devoir, lundi 8 juillet 1974 suites de la première page MAJORITÉ auises par la loi.On dénombre 70 candidats communistes, 104 marxistes-léninistes, surtout dans les provinces centrales, et en Colombie-Britannique.Malgré une appellation confuse, ces deux partis se rédament d'une idéologie bien distincte, qu ils estiment irréconciliable.La campagne électorale a duré six semaines, elle Fut jugée trop longue, ou trop terne, et elle s'est terminée comme elle avait commencé, axée toute entière sur le thème de l'inflation.Conservateurs et libéraux s'entendaient sur la gravité du problème de la hausse des prix.Ils différaient quant aux moyens pour la juguler.M.Stanfield ayant proposé une politique de contrôle des prix et des revenus, d'une durée de 90 jours, assortie de "mesures flexibles" et de consultations avec les gouvernements provinciaux.l'industrie et les centrales ouvrières.M.Trudeau a surtout fait porter sa compagne sur le thème du "leadership", mais fut contraint de proposer, lui aussi, tout un jeu de mesures anti-inflationnistes qu'on peut résumer grossièrement en deux points : relèvement de la sécurité sociale et allégements fiscaux, et encouragement à la production pour satisfaire à une demande sans cesse accrue.M.Trudeau a également promis de réaliser un certain nombre de promesses, jugées coûteuses par ses adversaires, mais dont la réalisation serait étalée sur toute la durée de son prochain mandat, s’il est réélu.Accuse de vouloir gaspiller les fonds publics en promettant trop, M.Trudeau a répliqué qu'un bon nombre de ces nouveaux programmes qu'il a proposés étaient déjà inscrits dans le budget déposé le fi mai par le ministre des Finances John Turner, ("est pour avoir refusé de souscrire à ce budget que conservateurs et néo-démocrates ont entraîné, inutilement.dit-il.la chute de son gouvernement Le leader néo-démocrate, lui.M David Lewis, a continué de s’en prendre à la grande industrie dont il estime les profits exorbitants.Il a refusé de faire sienne une politique de contrôle des prix et des salaires, laquelle, affirme-t-il.affecterait davantage les gagne-petit.Quant au (’redit Social, il a réitéré l'intention de rendre le credit plus facilement accessible, a des taux d'intérêt réduits.Mais l'avenir des trois chefs est en jeu.On voit mal M.Trudeau siéger longtemps dans l'Opposition M.Stanfield devra suggérer qu'on lui trouve un remplaçant si son parti ne forme pas le prochain gouvernement Quant a M Lewis, on lui prête, à l'âge de fi5 ans, l'intention de prendre sa retraite, quelque soit le résultat du scrutin ce soir Pour ce qui est de M.Caouette.sa santé laisse à désirer Quelques points saillants de la campagne la publication des relevés de Statistique-Canada, témoignant dune hausse exceptionnelle de l’indice des prix à la consommation; le dépôt du bill 22 par le premier ministre québécois Robert Bourassn.sur la politique linguistique.qui a suscité beaucoup de malaise, voire même l'hostilité, tant au Québec que dans les autres provinces; les aveux de favoritisme du ministre fédéral du Travail John Munroe; la consigne d'annulation décrétée par le Parti Québécois; le désaveu du candidat conservateur Leonard Jones, de Moncton; la présence systématique de Mme Trudeau auprès de son époux Ce soir les chefs seront: M.Trudeau à Ottawa.M Stanfield à Halifax, M.Lewis dans York-South.M Caouette dans son comte de Témiscamingue.Et la plupart des électeurs, chez eux, rivés à la télévision COMMENT dans Saint-Hyacinthe, et Reward Grafftey, dans Brome-Missisquoi.S'ils sont défaits, il y a peu d'espoir que les conservateurs soient gagnants dans d autres comtés québécois.Pour la région de Montréal, retenir la circonscription de Sainte-Marie, où Georges Valade tente de reprendre son fauteuil.Les observateurs politiques s'entendent sur l'importance capitale du vote ontarien, qui décidera sans doute de la la météo O Temps suspends ton vol F,n effet on prévoit peu de changement dans la position des systèmes actuels de telle sorte que les conditions météorologiques devraient se maintenir stationnaires pour les prochains jours sur toute la province Ainsi l'Ouest Québécois sera généralement ensoleillé avec des possibilités d averses ou d'orages isoles surtout en fin de journée Tandis que le centre de la province maintiendra une nébulosité variable avec des risques d'averses ou d orages et que l'Est se dégagera dans presque toute sa totalité.Seul les bancs de brouillard restent à craindre sur le Bas St-Laurent au cours de la nuit.Les températures demeurent près de la normale partout • Régions de l'Abitibi.Pontiac-Témiscamin-gue.des Laurentides.de l'Outaouais.de Montréal ensoleille avec des passages nuageux Possibilité d'orage isolé surtout en fin de journée Minimum de SO a 65 Maximum près de BO Aperçu pour demain peu de changement • Regions de Chibougamau, de la Haute-Maurieie de Quebec, Trois-Rivières, des Cantons de l'Est, du Lac St-Jean nébulosité variable Possibilité d averses ou d'orages surtout en fin de journée Minimum près de 60 Maximum de 75 a BO Aperçu pour demain: peu de changement • Régions de Baie-Comeau.Rlmouskl, Scpt-Hes (îaspé banc de brouillard se dissipant tôt le matin Ensoleille et des passages nuageux par la suite Possibilité d'une averse Isolée en fin de journée Minimum près de 50 Maximum de 65 a 70 Aperçu pour demain généralement ensoleillé victoire ou de la défaite de M.Trudeau.Au lendemain du scrutin de 1972, l'Ontario avait élu 40 conservateurs, 38 libéraux, 11 néo-démocrates, un indépendant.Les comtés "ministériels" retiennent l'attention.Si les conservateurs y font des gains, c’est l’indice d'une défaite de taille.Quelques circonscriptions: Toronto-Eglington.le comté du ministre des Affaires extérieures Mitchell Sharp; Essex-Windsor, le comté du ministre de l’Agriculture Eugene Whelan; Toronto-Rosedale, le comté du ministre de l’Energie Donald Macdonald; Hamilton-East, le comté du ministre du Travail John Munroe; Ottawa-Carleton, le comté du ministre des Finances John Turner: York-Scarborough, le comté du ministre du Revenu Robert Stanbury.Le vote néo-démocrate constitue un autre indice, suivant que les gains du parti de M.Lewis se feront au détriment de l'un ou l'autre des deux grands partis.Dans les Prairies, la situation est moins compliquée.Les libéraux n’y détiennent que trois sièges depuis 1972.mais précisément parce que la résistance au parti de M.Trudeau y est la plus farouche, quelques gains libéraux seraient significatifs.A noter qu'au fuseau horaire albertain, le gros des résultats de l'est et du centre canadiens nous sera déjà parvenu et à moins d'un dépouillement en corde raide, la tendance nationale se sera déjà manifestée assez nettement.Eln Alberta, les 19 comtés sont conservateurs, et on prévoit peu de changement.De nouvelles allégeances pourraient s'exprimer au Manioba et dans la Saskatchewan.Les Prairies comptent 45 sièges, 34 acquis par les conservateurs au dernier scrutin, 8 au NPI) et trois seulement aux libéraux.Dans l'hypothèse d'un scrutin serré, tout lè suspense du dépouillement ce soir se transporte en Colombie-Britannique, dont les résultats nous parviendront en tout dernier.Trois vieux routiers néodémocrates ne se représentent pas cette année, et libéraux et conservateurs en feront une curée.En outre, on pense que le parti de M.Lewis pourrait être victime de l'impopularité du gouvernement provincial néodémocrate du premier ministre Barrett Les trois comtés néo-démocrates où le NPD présente des candidats nouveaux.donc plus vulnérables, sont Surrey-White Rock.Vancouver-Kingsway, et Comox-Alberni.Si les deux grands partis arrivent nez à nez à l'heure ou le dépouillement en Colombie-Britannique commence à nous parvenir, c'est elle qui aura le dernier mot.La position des partis en C.-B.en 1972: NPD 11, PC 8.Libéraux quatre.Les plus partisans se réjouiront de la victoire des leurs.Au-delà des allégeances.un enjeu plus considérable cependant : le parti victorieux sera-t-il en mesure d'affirmer qu'il traduit les voeux de la majorité des Canadiens?En effet, tout indique à la lumière des intentions de vote que le parti de M.Trudeau récoltera le plus gros bloc de ses sièges au Québec, tandis que celui de M Stanfield, s'il l'emporte, aura recueilli la grande majorité de ses suffrages à l'extérieur de la province francophone Cette situation de déséquilibre.qui rend fort ardue la composition d'un cabinet, où entrent toujours des considérations politiques de représentation régionale, pourrait se produire même si le parti victorieux est majoritaire Pour conclure, en guise d'amuse-gueule électoral, surveiller de près la performance créditiste.que les observateurs, Dieu seul sait pourquoi — mais Caouette s on doute — ont toujours eu tendance à sous-estimer.Hormis Saint-Hyacinthe et Brome-Missisquoi.ce sont sur ces comtés là que .comptent les libéraux, pour colmater des brèches appréhendées en Ontario.HAMEL à M.Lévesque le télégramme suivant: Le nombre de bulletins rejetés à une élection fédérale est toujours officiellement communiqué en meme temps que celui des bulletins déposés en faveur de tous les candidats! c'est-à-dire, dans le rapport que je suis tenu de publier après chaque élection générale en vertu du paragraphe 9 de l'article 58 de la Loi électorale ou Canada." "Quant aux renseignements non officiels fournis aux médias le soir d'un scrutin fédéral, ils ne concernent que les résultats obtenus par les divers candidats.Des directives précises quant à la compilation de ces résultats ont été émises le 7 juin dernier à tous les présidents d’élections à travers le Canada et, à ce staderd, je n'ai pas l'intention de les changer.” LES CHEFS les salaires des travailleurs." Partout, M, Stanfield a rencontré des foules nombreuses et aux six endroits visités.il a dit aux électeurs qu'ils avaient un choix clair à faire lundi: "Vous réélisez le gouvernement actuel qui admet qu'il ne peut rien faire pour contrer l'inflation ou vous pouvez voter pour votre parti — le nôtre qui est déterminé à passer à l'action.A Vancouver, samedi soir, le leader progressiste-conservateur avait réuni R.OOfl personnes, soit la plus forte assistance a une réunion de sa campagne électorale."Vous pouvez faire d'une pierre deux coups, a-t-il dit à la foule.Par votre vote, vous pouvez enlever le pouvoir à Trudeau et mettre Lewis hors d'état de vous nuire.Il s'agit de la plus grande chance électorale dans I histoire du pays".Il a accuse le Parti libéral de négliger les questions importantes et de tenter d'acheter les votes avec des promesses.A un moment de son discours, alors qu'il parlait de l'inflation, il dit: "Faisons un sondage, un sondage chez le peuple"."("est vous qui allez perdre", lui lança une voix dans la foule Il a dit qu'il n'était pas entré en politique pour dire aux Canadiens ce qu'ils aiment entendre.Je suis convaincu que nous avons bien fait de dire toute la vérité telle que nous la connaissons".Enfin, il a prédit que les statistiques portant sur le coût de la vie qui seront rendues publiques cette semaine montreront une fois de plus qu'il a raison de réclamer le gel des prix' et des salaires.Quant à M.David Lewis, 11 a visité samedi deux circonscriptions ouvrières, dont Windsor où les libéraux détiennent présentement trois circonscriptions.Dans la ville de l'automobile, 11 a dit que le Nouveau Parti démocratique est le parti de la classe ouvrière et que la ville de Windsor est une ville d’ouvriers.Il est temps, dit-il que Windsor envoie à Ottawa des députés du NPD qui représenteront les intérêts de la classe ouvrière.Lors des élections de 1972, les néodémocrates avaient terminé au deuxième rang, derrière les libéraux, le ministre des Affaires des consommateurs, Herb Gray, le ministre de l'Agriculture, Eugene Whelan et Mark MacGuigan, secrétaire parlementaire du ministre de la Main-d’oeu-vre.Robert Andras.A Oshawa, le chef neo-démocrate a rencontré des centaines de travailleurs de l'automobile qui se trouvaient en pique-nique avec leur famille.Accompagné de son candidat Ed Broadbent.président du caucus du parti, M.Lewis s'est mêlé à la foule, serré de nombreuses mains et il a adressé quelques mots à la foule.Par la suite, il se rendait à Toronto où il devait terminer sa campagne dans sa propre circonscription d’York-South.C’est par une démonstration de force que les militants créditistes du comté de Villeneuve ont tenu à appuyer leur candidat.M Armand Caouette, vendredi à Val d'Or.Un cortège d'une centaine de voitures que précédait le chef du Crédit social, M.Réal Caouette, accompagné de son épouse, a défilé à travers les rues de la ville au son d'une fanfare de majorettes.Quelque 500 personnes enthousiastes se sont par la suite rassemblées pour entendre notamment les adieux du député sortant M.Oza Tétreault.qui représentait le comté aux Communes depuis 1968.M.Réal Caouette a rendu un hommage à un ami de plus de 35 ans en rappelant avoir eu à subir les foudres du clergé en compagnie de M.Tétreault à la fin des années 30.Pour sa part, le candidat Armand Caouette.parent éloigné du leader créditiste.s est attaché à miner la crédibilité de son opposant libéral "qui ne se souvient de ses origines abitibiennes qu’en temps d'élections".11 s'agit du chef du cabinet du ministre québécois des Terres et forêts, M.Gaston Charest que M.Tétreault avait défait par une majorité de quelque 1,500 voix en 1972.La veille à La Sarre, M.Réal Caouette avait pris la parole devant près de 700 personnes, rassemblées pour soutenir la candidature au député sortant, M.Gérard Laprise qui sollicite pour sa part un sixième mandat dans le comté d'Abitibi.Aujourd'hui, le leader créditiste visite le sud de son comté et préside une assemblée à Témiscaming.Hier, il a entrepris la dernière journée de la campagne à Ville-Marie pour revenir ensuite à Rouyn ou il a clôturé sa campagne.MAFIA tion après avoir ete I objet de l'enquête d'un grand jury, et son successeur, Thomas Dibella.a fait appel d'une condamnation à six mois de prison prononcée par le même grand jury pour refus de témoignage.Selon les milieux proches de la pègre new-yorkaise, Panarella aurait décidé de mettre à prix la tète d'un des membres éminents des Gallo, Albert "Kid Blast" Gallo.De fait, le Kid semble être allé se faire oublier dans une cachette sûre.DEUX ÉVADÉS étaient embusqués dans les boisés voisins de la voie de service de l'autoroute transcanadienne où stationnait l'auto des évadés.Des voitures de patrouille de la Sûreté du Québec et du Bureau des enquêtes criminelles sont arrivées sur la scène pendant que se tenaient les pourparlers sous une grêle légère qui tombait par une température de 90 degrés On a d abord pense que ces deux tugi-tifs faisaient partie du groupe de six prisonniers qui ont pris la fuite samedi soir d une institution de détention à sécurité moyenne située près de l’Institut Philippe-Pinel, à Laval, en banlieue de Montreal.Malgré de nombreuses perquisitions faites nier dans la région métropolitaine, les policiers n ont pu mettre la main au collet des six prisonniers.Ceux-ci se sont évadés en se glissant dans des conduits souterrains qui apportent l'eau et l'électricité au penitencier fédéral.Auparavant, ils avaient déjoué l’attention de leurs gardiens au moment où ils se récréaient au gymnase.Les six se sont rendus au sous-sol et ont pris la fuite par les conduits.Cest ainsi qu'ils débouchèrent dans le magasin de l'institution où ils ont revêtu des habits civils.Selon la police, cinq d'entre eux se sont ensuite engouffrés dans un taxi qui passait par là et ont intimé Tordre au conducteur de les conduire au centre-ville.Ils se sont cependant ravisés en cours de route et ont abandonné leur "pilote" à son triste sort à proximité du parc Lafontaine, dans le coffre de sa voiture.On ignore comment le sixième détenu a quitté les abords du pénitencier.Les six évadés sont: Billy Clarkson, 20 ans, condamné à sept ans de prison pour homicide involontaire; Serge Archambault.30 ans, qui purgeait sept ans pour vol à main armée: Marcel Tremblay, 21 ans.condamné à 14 ans pour vol à main armée: Yvon Papineau.21 ans, condamné à 15 ans pour négligence criminelle: Herman Gaumont.24 ans, et Michel Dussault.34 ans, tous deux condamnés à vie pour meurtre.L’ÉCART Suit* de la page 3 que do 2.2 mills.Selon M Poitras, c'est au niveau de l'exploitation que les centrales nucléaires sont le plus sensibles à l'inflation puisque leur combustible peut augmenter de prix et parce qu elles nécessitent un personnel beaucoup plus qualifié.Par comparaison, l'exploitation du projet de la Baie James coûtera cinq lois moins cher, parait-il.Le document de THydro-Québec démontre aussi que la comparaison entre deux grandes options comme la Baie James et son équivalent nucléaire est extrêmement compliquée II faut tenir compte de caractéristiques différentes des centrales, de leur taux de panne, de l’importance relative des unites qui peuvent tomber en panne, de la duree de vie des divers types d'installations, de la distance Escorté par un hélicoptère, le navire-école Eagle, bâtiment d une époque déjà lointaine, fait son entrée dans le port de New York où se dressent en toile de fond les gratte-ciel de la métropole américaine.(Téléphoto AP) l:«ÉÉ s:'ïY; - » 'if ' Tj! h %» f ,, «*»* .> s"t T^ÉI&ÉÉi V."WW tu S ^ De mai 1973 à mai 1974 La hausse des prix canadiens a été inférieure à la moyenne de l’OCDE PARIS (PC) — Parmi les 24 pays-membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques, le Canada est arrivé au deuxième rang quant à la hausse des prix à la consommation au cours du mois de mai.Au siège social de l'OCDE, à Paris, on a annoncé cependant que durant les 12 mois terminés en mai, la hausse au Canada a été moindre que la moyenne des 24 pays-membres.En mai, les prix de consommation canadiens ont monté de 1.7 pour cent en re- gard du mois précédent.La Suisse a connu la hausse la plus forte, soit de 1.8 pour cent.Aux Etats-Unis, les prix n'ont monté que de 1.1 pour cent.Les comparaisons de prix de l'OCDE ne sont pas désaisonnalisés et ne fournissent pas en elles-mêmes une comparaison des prix véritables dans les divers pays membres.Cependant, elles indiquent si les pressions sur les prix augmentent ou diminuent.Dans les 12 mois finissant en mai, la hausse canadienne de 11 pour cent se comparait à la moyenne de 12.5 pour les 24 pays.La plus forte a été de 31 pour cent, en Islande et en Grèce.La plus basse a été en Allemagne de l'Ouest, soit de 7.2 pour cent.Les augmentations en mai ont été comme suit avec entre parenthèses, la hausse en avril: Canada 1.7 (0.7); Etats-Unis 1.1 (O.fii; Suisse 1.8 (0.6); Grèce 1.5 (1.1); Japon 0.3 (2.7); Pays-Bas 0.4 (1.4); Autriche 0.3 (1.1); Finlande 1.0 (2.5); Espagne 1.2 (2.2); Grande-Bretagne 1.4 (3.4).Devant la concurrence canadienne, la Finlande se retire du marché du papier journal aux USA QUEBEC (d'après AFP et PC) — Les producteurs canadiens de papier journal auront l'occasion d'accroître prochainement leur part du marché américain à la suite de la décision de la Fédération de l'industrie papetière de la Finlande de mettre fin a ses ventes de papier journal aux Etats-Unis.Un porte-parole de l'organisme finlandais vient de déclarer à Helsinki que la concurrence des entreprises canadiennes était devenue trop difficile à supporter en raison du niveau très bas des prix.Bien que les exportations finlandaises ne représentent qu'une faible partie des achats américains de papier journal — un peu plus de 2C il n'en demeure pas moins que la F inlande se prive ainsi de Lun de ses plus importants débouchés, le second après celui du Royaume-Uni.L’an dernier, les clients américains ont acheté à la Finlande plus de 300,000 tonnes de papier journal soit le tiers des ventes de ce pays Scandinave.( e vide à combler dans le marché américain et l'accroissement général de la demande influeront sur l'offre de papier journal qui pourra néanmoins être satisfaite grâce à l'accélération du rythme actuel de la production et la mise en place do deux nouvelles usines, selon l’Association canadienne des producteurs de pâtes Un incendie de forêt chasse 1,700 Ontariens VERMILLION BAY, Ontario (D'apres CP> — Environ, 1,700 des 2,000 habitants de la municipalité de Vermillion Bay ont été évacués nier, un très gros feu de forêt faisant rage à huit milles de là et s'en approchant rapidement, poussé par des vents de 15 à 20 milles.Un porte-parole du ministère ontarien des Richesses naturelles a déclaré que les 300 personnes non évacuées n'étaient pas pour l'instant en danger Vermillion Bay est sise le long de la route Transcanadienne, à environ 50 milles à Test de Kenora.Outre le vent, le temps chaud qui sévit dans cette région complique la situation ualiliée de "très grave" par le ministre es Richesses naturelles, M.Léo Bernier.Celui-ci a d'ailleurs limité les déplacements sur une superficie de 3,120 milles carrés, tout juste à l'ouest de Red Lake.Huit leux géants se sont déclarés dans cette région et échappent à tout contrôle notamment à Dryden ou 500 personnes ont été évacuées, samedi.Au total.58 feux de forêt couvrant 160,000 acres font rage dans le nord-ouest ontarien Plus de 1.000 personnes s’efforcent de contrôler les flammes, utilisant pour ce faire quelque 45 avions-citerne, dont trois ont été prêtés par le Québec.Cette dernière province n'est d'ailleurs pas épargnée par les feux de forêt; hier, le ministère des Terres et Forêts a signalé que 11 incendies s'étaient déclarés dans le nord du Québec, dont un feu "hors-contrôle" progressant sur trois milles carrés de taïga, à 150 milles au nord-est du lac Mistassini.En tout.47.000 acres brûlent actuellement à cause des six incendies qui se sont déclarés sur la Côte-Nord et des cinq qui dévastent le Saguenay-Lac-Saint-Jean.Les 150 personnalités appelées à diriger le monde, selon Time NEW YORK (AFP) Le Time publie dans sa dernière édition internationale.une liste de 150 personnes de toutes nationalités, susceptibles de devenir selon le magazine, de prochains leaders dans le monde.39 de ces hommes et femmes, dont Tâge n'excède pas 45 ans, viennent d'Europe, 50 des Etats-Unis.15 d'Améri- qui sépare les centrales de centres de consommation.de la date de construction de chaque unité en fonction des taux d'intérêt en vigueur, du taux d'inflation sur chaque composante des projets, etc.Fin somme, toute discussion à ce niveau devient rapidement très compliquée et il parait impossible d'appliquer à une province des chiffres obtenus dans un autre milieu quelques mois auparavant.L'Hydro-Quebec a particulièrement insisté sur ce point parce que, dit-on, ces subtilités sont rarement mentionnées dans les débats publics où chacun s’assomme à coup de chiffres ne latine.31 d'Asie et d'Océanie et 15 Afrique et du Moyen-Orient.La France est représentée par six personnes dont trois membres du gouvernement le premier ministre Jacques Chirac, le ministre des Finances Jean Pierre F'ourcade.Mme Hélène porlhac, secrétaire d'F'Jat à la condition pénitentiaire, Jean-Pierre Cot, membre du Parti socialiste, Jean-Pierre Soisson, secrétaire général adjoint du Parti républicain indépendant et le patron de Moet-Hennessy, Alain Chevalier.Le Time a également sélectionné sur sa liste les noms de six Britanniques dont le prince Charles, (qui a 25 ans est le cadet de ces futurs leaders), et trois membres du gouvernement: Mm Roy Hattersley, Flric Varley.et Mme Shirley Williams.L'éditeur Peter Jay et Te libéral Torv Nicholas Scott figurent également sur cette liste.et papier.Dans une brochure publiée vendredi, l'Association prévoit que la capacité de production des pâtes augmentera de 5.1 G en 1974 pour atteindre un volume total de près de 25 millions de tonnes.Avec une hausse de 3.2'l et 16.4 millions de tonnes, la capacité de production du papier, carton et papier de construction maroue une augmentation inférieure à ce qu elle fut en 1973, L an dernier, l'accroissement avait été de 3 97- dans le cas du papier et du carton et de 4.47-, pour ce qui est des pâtes.Les deux nouvelles usines qui entreront en production d'ici 1976 sont celle de la firme Rayonier Québec, sur la Basse Côte-Nord et la fabrique de carton d’emballage de Acme Paper Boxes, près de Toronto.Décès du Frère Lucien Durand (’1ère de Saint-Viateur Hier est décédé à Tâge de 66 ans le Frère Lucien Durand, clerc de Saint-Viateur.après 46 ans de profession religieuse Le F Durand était entré en communauté en juillet 1926.Après son noviciat, il enseigna durant 11 ans dans la région de Montréal et de Québec.De 1938 à 1942, il fut professeur à T Academie Saint-Viateur de Joliette.Il devait également plus tard faire un stage comme secrétaire à l'Ecole Secondaire Barthélémy — Joliette.Fin dehors de ça, il exerça ses fonctions decucateur à Berthier-ville, Rouyn, Roberval, La Sarre, en qualité de professeur ou de secrétaire.Au moment de son deees, il était a une semi-retraite, étant affecté au service des finances de sa Province religieuse.Le défunt laisse dans le deuil, outre sa famille religieuse, son frère de Granby, M Roméo Durand, ainsi que des neveiix et nièces.La dépouille mortelle est exposée à la Maison centrale des Clercs de Saint; Viateur.a Juliette, où auront lieu les fu‘-nérailles demain.15h, avant l’inhumation au cimetière de la communauté. Le Devoir, lundi 8 juillet 1974 *7 Les électeurs peuvent faire le compte des promesses des partis avant d’aller voter OTTAWA (PC) — Une promesse est une dette.Les partis politiques se sont donc endettés auprès des Canadiens durant la présente campagne électorale.Le scrutin se déroulant aujourd’hui, les électeurs peuvent faire la somme de ce que leur ont promis les politiciens et ainsi taire leur choix.Les principaux sujets abordés par les candidats sont les pensions de vieillesse, l'habitation, le transport, les réductions de taxe, quelques projets régionaux et des attaques contre l'inflation.Le gouvernement Trudeau a été conduit devant les électeurs par le refus de son budget par la Chambre des communes et pourtant c’est ce budget et ce même programme qu’il propose aux électeurs.Le premier ministre a lui-mème dit au début de la campagne que son parti ne ferait pas de promesses nouvelles mais qu’il se contenterait d'expliquer ce budget et ce même programme.Pour sa part, le chef de l’Opposition, M.Robert Stanfield, a estimé a $2.8 milliards les promesses libérales et il les a qualifiées d’irresponsables en ce temps d’inflation aigiie que nous connaissons.On sait que le cheval de bataille du parti progressiste-conservateur est précisément sa réponse à l’inflation par le gel et le contrôle des prix et des salaires.Cette proposition a été débattue à plusieurs reprises depuis un an à l'intérieur et à l'exterieur du Parlement et elle a suscité de nombreuses controverses durant la campagne électorale.Dans les discussions antérieures à la campagne électorale, on retrouve également des thèmes néo-démocrates tels la révision de la loi de l’impôt des Sociétés et l'intérêt de 8 pour cent sur les hypothèques domicilliaires qui avaient été des conditions de l’appui néo-démo- crate au gouvernement Trudeau.Résumons maitenant les principales promesses des partis: Le budget libéral promet des hausses de taxes pour les industries d’exploitation minière, en les empêchant de déduire de l'impôt fédéral les royautés provinciales; une surtaxe de 10 pour cent pour d’autres ./Oistries: l’abolition de là taxe sur les vêtements et les chaussures; une réduction de l'impôt personnel des citoyens à faible revenu et quelques autres mesures.Des politiques touchant le logement, le transport, les pensions de vieillesse, la protection du consommateur et une garantie de revenu aux fermiers et aux pêcheurs ont de plus été annoncées ou expliquées durant la campagne.Il y a eu aussi des promesses régionales comme celle prévoyant des dépenses de $10 à $16 millions pour les installations d’Air Canada à Winnipeg.La proposition libérale sur l’habitation vise à rendre possible l’achat de propriété unifamiliale pour les citoyens à moyen et faible revenu par l’octroi de subsides et par certaines pressions sur l’entreprise privée du domaine de la construction.Le transport serait affecté surtout par le projet de nationalisation du transport de passagers par train et par l’uniformisation des prix de transport des marchandises.Les fermiers pourraient espérer une stabilisation de leurs revenus par une aide gouvernementale pour le transport de leurs produits.Les libéraux promettent également de voir à ce que les citoyens à faible revenu puissent obtenir du crédit sans être enchaînés aux compagnies de finances et rendront possible aux époux de plus de 60 ans de retirer les bénéfices des pensions de vieillesse que retire leur conjoint âgé de 65 ans.Presque toutes les promesses de M.Stanfield étaient de quelque façon, reliées au problème de l'inflation, et elles se résument par sa politique de gel et de contrôle des prix et des salaires.M.Stanfield n'a toutefois pas révélé les détails de cette politique qui, selui lui, doit préalablement être discutée avec les représentants des provinces, du monde du travail et autres parties intéressées.Les conservateurs ont cependant indi-ué qu'ils s'opposaient à certains projets e dépenses du gouvernement, principalement au niveau du fonctionnarisme fédéral.Le chef progressiste-conservateur estime que sa politique de gel et de contrôle soulagerait le problème de l’habitation, mais qu'une aide supplémentaire serait apportée dans ce domaine sous forme de déduction d'impôt dans le cas de taux trop élevés d'intérêt sur des prêts hypothécaires.La taxe de 11 pour cent sur les matériaux de construction serait progressivement éliminée et comme les libéraux, les conservateurs enlèveraient la taxe sur les vêtements.Un gouvernement conservateur accorderait des pensions de vieillesse allant jusqu'à $202 par mois aux gens âgés de 64 ans et à leur époux de plus de 60 ans.Les citoyens à faibles revenus verraient décroître leur impôt comme sous un régime libéral.M.Lewis a continué de demander une révision de la loi de l'Impôt des corporations et.tout en s’opposant à la politique de gel des prix des conservateurs, il propose que l'on exerce un contrôle sélectif des prix et que l'on forme une commission qui puisse couper les prix et exiger les justifications à toute hausse des prix.Le NPD a mis de l'avant une politique du double prix pour les produits canadiens.un pour l'exportation et un pour la consommation nationale, en plus de subventionner certains produits de base de, l'alimentation comme le lait.Comme les autres partis, le NPD-prévoit des changements dans l'allocation des pensions de vieillesse et des réductions d'impôt pour les citoyens à faible revenu.Les personnes âgées pourraient compter sur une pension de base de $200 par mois, et l'abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans.réparti sur une période de cinq années.La politique du NPD pour les vieillards est partagée par le Credit social du Canada.Face à l'inflation, M.Réal Caouette a dit rejeter les politiques conservatrices et néo-néo-démocrates et favorise plutôt une réduction de 33 pour cent, des prix de détail des marchanaises.qui serait compensée aux marchands.En plus d’accorder ces subventions aux détaillants, la Banque du Canada consentait des prêts à long terme sans l'intérêt aux provinces.Selon la politique de revenu minimum garanti du Crédit social, les citoyens mariés gagnant moins de $6.000 et lès célibataires gagnant moins de $3.000 seraient exempts d'impôt.Toute personne de plus de 18 ans recevrait $1.500 par année tout comme les personnes âgées, et cela qu’elles travaillent ou non.Mme Suzanne Caouette, que l’on ne volt pas aussi souvent sur les Hustings que les femmes des trois autres leaders politiques, accompagnait le chef du Crédit social au cours d'un meeting, en fin de semaine, à Val d'Or.(Téléphoto CP) r/'T.w w .———— 4e dékùcde u*t cgcvki d irtitlatùM qnatuit Stanfield n’attache aucune Minutage Voici ce qui se passe 0:00 Le professeur révèle certains secrets, démontre la simplicité et l'ingéniosité du cours de LECTURE DYNAMIQUE EVELYN WOOD.0:12 TEST confidentiel vous permettant de découvrir combien de mots à la minute vous lisez maintenant.Vous comprendrez pourquoi KENNEDY demande à Mme Wood d'enseigner sa méthode à ses collaborateurs et secrétaires.0:19 Nos professeurs savent détecter et corriger les mauvaines habitudes.Ils expliquent pourquoi nos lecteurs rapides se concentrent mieux et deviennent plus efficaces.0:20 Modalités de paiement, tarifs spéciaux, heures de cours et d'exercices pratiques, flexibilité, recyclage gratuit.0:23 Comment près d’un MILLION de diplômés peuvent maintenant lire en moyenne 4.7 fois plus vite en augmentant d'environ 10% la compréhension et la mémorisation.0:30 Court FILM démontrant quelques-unes de nos "étoiles" en action et opinions d'experts quant à la lecture dynamique.0:39 Enseignement de la 1ère technique.Réalisez que votre vitesse a déjà augmenté et que vous lirez beaucoup plus rapidement après notre cours complet de 8 leçons.Notre garantie de remboursement et rareté des échecs.0:49 Vous pouvez poser des questions au professeur tout en buvant un café gratuitement.0:90 Voilà terminée peut-être l'heure la plus importante et révélatrice de votre vie.MaintenàYit, vous comprenez pourquoi 12,000 Québécois sont devenus membres à vie de l'Institut.AVANT DE VOUS INSCRIRE - VENEZ PARTICIPER AVEC VOS AMIS.UNE SEMAINE SEULEMENT DE COURS D'INITIATION 10-17 JUILLET HÔTEL SHERATON MONT-ROYAL Mazzanin* sud ch.M-37 1455, Peel Vous venez pas métro alors descendez à la station REEL Jiudi Vandredi Samedi Lundi Mardi Mtrcradi 13:15 11:15 20 15 13:15 18 15 12:15 H 15 13:15 18 15 20 15 13:15 18 15 20 15 13:15 18:15 20 15 TÉLÉPHONEZ MAINTENANT POUR RÉSERVER VOS PLACES 844-1941 S V P Soyez ponctuels Nous le sommes L'INSCRIPTION POUR LES COURS D ÉTÉ DÉBUTE LA SEMAINE SUIVANTE.POUR UN PROSPECTUS OU UN HORAIRE D'AUTOMNE, UNE FORMULE D’INSCRIPTION OU POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, COMMUNIQUEZ AVEC LE REGISTRAIRE A 844-1941.9h30 à 21h30 - Sam.9h30 à 13H30.INSTITUT DE LECTURE INTERNATIONAL LA LECTURE DYNAMIQUE EVELYN WOOD AU QUÉBEC Un» *col» privé» accréditée par I» mlnlttèr» de l Êducetlon (Permit no 749833) Til.(SU) 044-f94f Plus d» 1000 professeurs - Prés de 1,000.000 diplômés depuis f959.• Diffère du cours comptai • Aucune obligation de votre pert • Invitez vos collègues et amis • c'est garanti • tarif spécial pour groupes sur place • réductions pour étudiants et professeurs • horaire flexible • nouvelle direction section française • cours à Québec et Ottawa août et octobre importance aux sondages MEDECINE HAT (CP) -Le leader progressiste-conservateur a déclaré que s'il avait porté attention aux sondages électoraux, il aurait abandonné la bataille à mi-chemin lors de la campagne électorale de 1972.C’est au cours d’une conférence de presse que M.Stanfield a fait celte réponse alors qu'on lui demandait de commenter le dernier sondage de Radio-Canada montrant une avance libérale.11 a répondu que les divers sondages "n'ont aucune utilité" et que la plupart d'entre eux "valent très peu parce qu’ils ne sont pas effectués scientifiquement"."Même ceux qui le sont, dit-il.ne valent que pour certaines fins bien précises, a-t-il ajouté, et si j'avais prêté la moindre attention aux sondages électoraux.j'aurais abandonné ma campagne à mi-chemin en 1972.'' A peut voincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER À Peterborough, samedi, le premier ministre, M.Trudeau, a invité un interpellateur à se présenter au micro et à s'expliquer durant quelques minutes.Pour M Bill Edwards, c'est un vieux rêve qu'il a pu enfin réaliser.À l'arrière, sur la photo du haut, on reconnaît le député sortant, M.Hugh Faulkner, secrétaire d'État.(Téléphoto CP) "«KM m 'Â'y psA .• il ¦¦ •> ¦ 3% des inscrits ont déjà voté OTTAWA (PC) — Des fonctionnaires du bureau du directeur général des élections estiment à trois pour cent la proportion des électeurs inscrits qui ont exercé leur droit de vote dans les bureaux spéciaux de scrutin ouverts les 29 juin et 1er juillet.Une surveillance exercée auprès de ces bureaux indique que l'intérêt des électeurs est plus fort dans les régions considérées comme stratégiques par les organisateurs électoraux.La proportion des électeurs qui se sont rendus dans les bureaux spéciaux est estimée à plus de trois pour cent, comparativement à 1.56 pour cent en octobre 1972 et à 2.36 pour cent en juin 1968.Les projets de vacances expliquent en partie cette forte affluence dans les bureaux spéciaux, plus facilement accessibles cette année.Un porte-parole de la Direction géné- rale des élections indique que le nombre des personnes qui ont voté par anticipation est remarquablement fort en Ontario et dans les provinces de l'Ouest, qu’il est remarquablement faible au Quebec et qu'il est normal dans les provinces maritimes.Les taux de participation les plus élevés ont été enregistrés dans les provinces d'Ontario et ne Colombie-Britannique.C'est dans ces deux provinces que pourrait être scellée l'issue de l’élection.Libéraux.conservateurs et néo-démocrates y ont mené des campagnes remarquablement intenses dans le but de faire des gains substantiels.Dans le dernier Parlement, la Colombie-Britannique était représentée par 11 néo-démocrates, 8 progressistes-conservateurs et quatre liberaux.La représentation ontarienne s'établissait comme suit: 40 conservateurs, 35 libé- raux et 11 néo-démocrates.Au Québec, le faible taux de participation dans les bureaux spéciaux est accueilli avec surprise.En effet, en juin 1968.le taux de participation était de 2.5 pour cent.11 était incidemment supérieur a la moyenne nationale.La proportion des électeurs qui votent dans les bureaux provisoires ne donnerait apparemment aucune indication quant au nombre de personnes inscrites qui votent au jour même de l'élection.Ainsi, en 1972.le taux de participation aux bureaux spéciaux était relativement faible, mais 76.7 pour cent des électeurs inscrits ont effectivement exercé leur droit le jour du scrutin En 1968 la situation avait été semblable à 1972.Cette année, quelque 13.3 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales.Moi j’ai le goût de m’occuper de vrais problèmes! C est pas la Saskatchewan qui va régler I agriculture en Beauce C est pas la Colombie-Britannique qui va régler la télévision au Lac St-Jean C est pas I Ontario qui va régler le chômage au Québec Et la langue, française, ma langue, c est au Québec qu elle va se perdre ou se gagner; pas a Toronto, pas à Burnaby: pas a Coquitlam Partout au Québec.J ai le goût de m occuper des vrais problèmes La où ils peuvent être résolus Pas ailleurs Au Québec je suis majoritaire Pas ailleurs.Pour toutes ces raisons et plusieurs autres, je deviens membre du Parti Québécois.-1111 I I I I I I I I I I I NOM PRtNOMS .1—L,I-,L.L.,I 1 1 I—l.-i 1 1 I I I I 1-1 I 1 I I l l l l i ADRESSE J J I I I VILLE J I 1 I 1 I CODE POSTAL 56 TÉLÉPHONE ANNÉE CE NAISSANCeI COMTÉ 65 CJARTICC « * 69 OCCUPATION MINIMUM $3 00 .MONTANT TOTAL SL.1 1 i I ____| 71 Tl ___________ I______________ SIGNATURE DATE 73 Envoyez à: Parti Québécois 8785, avenue du Parc Montréal Parti Québécois 8 • Le Devoir, lundi 8 juillet 1974 arts etspectacles Chinatown, de Polanski: copie trop conforme par Andrâ Leroux On connaît le goût prononçé de Roman Polanski pour les intrigues insolites et cauchemardesques, pour les atmosphères troubles et inquiétantes, pour les décors étouffants et pour les personnages aux bords ou en proie à la foîie.Depuis Le Couteau dans l'eau, son premier long métrage, Polanski s'est bâti un univers où l'objet le plus infime peut receler les menaces les plus effroyables.Comme Hitchcock, il sait quand introduire exactement le petit détail qui fera basculer le récit et lui injectera un souffle d'horreur jusque là inattendu On retrouve dans Chinatown.son tout dernier film, sa prédilection pour tout ce qui peut nous conduire au-delà des certitudes rassurantes ou des vérités les plus évidentes.Ainsi, une laitue égarée sur le plancher prend soudainement des allures alarmantes dans une maison affreusement silencieuse.Lorsque J.J.(îittes (Jack Nichloson), le détective privé de Chinatown y pénétre, le spectateur sait immédiatement.à la vue de l'objet perdu sur le sol, qu'il découvrira quelque chose d horrible.Polanski possède un immense talent pour suggérer visuellement ce que l'horreur contient à la fois de grotesque et de risible.Situé dans les années trente, le film se référé directement à tout ce que nous ont habitué les films de série noire îles années '50: politiciens et policiers corrompus ou tout simplement aveugles, par choix volontaire, aux forces du mal, dégradation sociale et morale de personnages aux motivations douteuses; atmosphère oppressante dont suintent le mensonge, la perfidie et la cupidité, intrigue à di- verses facettes.Kt au milieu de tout un réseau très serré d'imbroglios, se débat le fameux detective privé, le “private eye ", à tout instant confronté aux méandres d'une intrigue sans cesse rebondissante.tortueuse et presque indéchiffrable.On reconnaît dans Chinatown les éléments narratifs qui ont fait le succès des meilleurs romans de Dashiell Hammett et de Raymond Chandler.Depuis le stupéfiant The Maltese Falcon de John Huston jusqu'à l’inoubliable et mémorable The Long (îoodbye de Robert Altman, toute une tradition du cinéma américain s'est inspirée d une tradition littéraire basée sur une exploration en profondeur d'une société décadente minée de l'intérieur par l'appât du gain et par un individualisme qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins.Le genre s'est progressivement épuisé et vidé de toute sa richesse.Il faut aujourd'hui beaucoup d'audace et une vision bien personnelle pour pouvoir lui apporter quelque chose de neuf.C est en 1966 que Jack Smight ressuscita avec son inégal Harper la longue tradition du film de série noire mais, depuis.très peu de films ont vraiment réussi à dépasser le niveau du stéréotype ou du plagiat.Seul, le grand Robert Altman a su dans The Long (îoodbye bousculer les conventions du genre en ne s'attachant qu'aux personnages et à leur relation avec leur environnement.Habituellement dans les films de série noire l'intrigue jouait un rôle prédominant.Tout s'organisait en fonction de ses sinuosités et de ses pièges.Or, dans The Long Goodbye le récit est escamoté au seul profit d'une Une scène du dernler-né de Roman Polanski, "Chinatown",réunissant Jack Nicholson et Faye Dunaway.analyse très détaillée et fouillée du comportement des individus.Ceux-ci n’agissent plus en fonction de l'intrigue mais bien en fonction de leur énergie respective.Altman a restitué aux personnages de série noire leur liberté ontologique en nous faisant bien comprendre que le genre a atteint ses dernières limites.Si The Long (îoodbye est un film si déchirant, c’est avant tout parce que Altman fait ses adieux à un genre qui lui semble-déjà lointain Chinatown n'arrive guère à la hauteur flamboyante et crépus- culaire du film d Altman car Polanski ne se contente que de mettre en place, de façon brillante certes mais limitée, l'architecture dramatique et narrative des films de série noire des années 40 et '50.Il ne s'agit pas ici de nier la qualité du film de Polanski, de nier son humour caustique ou de s'attaquer à son style allusif et oblique.mais dé constater plutôt son incapacité à renouveler le genre, à lui conférer de nouveaux éclats.Ressasser des situations dramatiques usées jusqu'à la corde, réveiller des per- Au Musée d’art contemporain La sculpture en plein air Le Musée d'art contemporain présentera au cours des mois de juillet, août et septembre, sur les parvis du Musée et jardins avoisinants, une exposition de sculptures conçues spécifiquement pour le plein air.Les onze oeuvres exposées ont été choisies, parmi une trentaine de projets soumis par un jury formé de M.Armand Vail-laneourt.président de l'Association des sculpteurs du Québec, M Laurent Lamy, critique d'art, et des représentants du Musée d'art contemporain.La sélection a été faite aussi bien à partir des qualités plastiques des oeuvres que de leur capacité à répondre aux condi- tions climatiques spécifiques du lieu d'exposition Les modalités de participation étaient les suivantes: la dimension minimum des sculptures ne devait pas être en deçà de six pieds, le but de l'exposition étant de présenter une sélection des meilleures sculptures ré- Le comédien, auteur et réalisateur Francis Blanche meurt à 53 ans PARIS (AF) — Le comédien Francis Blanche est mort samedi à l'hôpital Pasteur de Paris.11 était âgé de 53 ans.Sa famille comptait déjà plusieurs artistes: c'est son grand-père François qui réalisa en Franche le premier grand "show ", le "tour du monde en 80 jours".Son père, Louis, fut acteur, puis directeur de music-hall parisien "L'Alhambra".Passionne de theatre, il de- •/ai •„ JEAN YANNFl fysjBBjssy CHINOIS j CINEMA DE PARIS j B61 2996 35 MILTON 042-6053 RETROSPECTIVE HORAIRES RESNAIS LUN.7 30 UN SOIR.UN TRAIN 0 de Andre Delveux 9 30 LES BICHES de Claude Chabrol MAR.7 'N AMOUR.MON AMOUR 9 Nadine Tnnfignan! 9 I CHARME DISCRET 1 ! Luit Bunuel MER.IA NUIT CHEZ MAUD jq deEricRühmer 9 30 PIERRE ET PAUL de Rene Aliio JEU.7 30 JE T'AIME, JE T AIME de Aiam Resnais 9 30 LAVALLEE de Barbet Schroeder Sâiif IHINSTIlN .NANf Glissemenfcfl progressifs ' dii plaisir ( buta à l age de 17 ans comme chansonnier d'un petit théâtre de Montmartre.Il anime ensuite des émissions radiophoniques.dans lesquelles il révèle son sens du burlesque, et poursuit parallèlement une carrière au tnéàtre et des numéros de music-hall 1959 est pour Francis Blanche l'année de la révélation: il aborde le cinéma où son physique de "petit gros" et sa fantaisie tont de lui aussitôt une des grandes personnalités comiques de l'écran II fait couple avec Dairy Cowl dans une série de films et devient lui-même réalisateur.Vedette ou auteur d'une soixantaine de films, il continue à écrire des chansons et à jouer sur des scènes parisiennes II a également écrit l'argument d un ballet "Eptuor" qui est toujours au répertoire de l'Opéra CONCERT GRATUIT: Rav-monde Lepage, élève à l'Institut Marguerite-Bourgeois, donnera des concerts d'orgue au pavillon du Musée des beaux-arts, à Terre des hommes, les 6, 7 et 10 juillet; elle interprétera des oeuvres de Stanley, Pachelbel, Bach et Franck.télévision CBFT e C B M T O 10 10 Ouvcrturr et Hni.nrr r 10.15 En mouvement r 10 M La souris mtonel Rob-n C A Jeon Jacques Out"**»* C A J Se»qe GefvO'S C A Wagu h Bou'os C A Jacques R CbodJion C A Ja>quts Java' C A 4926, ave Verdun.Verdun 204 769-3871 7708.rue Edouard.LaSalle 690 36S-0023 Duval, Bateau & Cie COMPTABLES AGREES 1 59 ouest, rue Craig.Montréal 126 861 -9987 Aux dernières élections, en octobre 1972, le parti libéral avait recueilli 38.5% des voix, le parti conservateur 35%, le NPD 1891 et les autres partis 8%.A dix jours de ees élections, un sondage Gallup estimait à 39%.le vote libéral, à 33% le vote conservateur, à 21% le vote néo-démocrate et à 7% le vote créditiste, etc.Depuis le début de 1974, la popularité des partis canadiens, telle que reflétée par les sondages Gallup, a varié considérablement.Par exemple, un sondage effectué en février donnait 42% des voix au parti libéral.En avril, cette proportion était tombée à 39%, pour remonter à 40% le cinq juin et à 42% le 15 juin.De même, la popularité du parti conservateur.établie a 31%' en février, passait à 34% en avril, à 33% le 5 juin et à 349: le 15 iuin.Les néo-démocrates, selon les sondages.Gallup, auraient obtenu en février 21% des votes populaires.En avril, cette proportion tombait à 18%, pour grimper à 219: le 5 juin et retomber à 18% à la mi-juin De même, la popularité du parti créditiste.établie à 6'’: du vote populaire en février, montait à 9;- en avriL pour retomber à 69J le 5 juin et rester à ce niveau 10 jours plus tard.Pourquoi voulez-vous être premier ministre ?Trudeau: c’est exaltant Stanfield: pour aider Lewis: réaliser un rêve TORONTO (d’après CP) — Pierre Trudeau affirme que le poste de premier ministre constitue 1 une des fonctions les plus exaltantes et les plus enrichissantes qui puisse exister sur la terre.Robert Stanfield veut diriger un gouvernement afin de restaurer le sens de l’engagement personnel chez les Canadiens.David Lewis veut former un gouvernement dans ce pays où il est encore possible de réaliser de grands rêves.Les chefs des trois principales formations politiques ont fourni ces réponses à une question que leur avait posée le “Toronto Star: “Pourquoi voulez-vous être premier ministre?” Voici quelques extraits des réponses de chacun : M.Trudeau: à cause de sa diversité, le Canada n’est pas un pays facile à gouverner.Toute décision prise dans l’intérêt des Canadiens déplaît à plusieurs d’entre eux.("est pour cette raison qu’être premier ministre du Canada, cela pose un très grand défi, mais en même temps, cela porte les plus grandes satisfactions possibles.Je désire continuer ma tâche.j'ajoute que l'enjeu le plus important de cette élection n’est pas l’inflation, mais la question de savoir quel parti est le plus apte à faire face à la situation.M.Stanfield: il est sûrement évident que la tâche prioritaire du prochain gouvernement, donc celle du premier ministre, c'est d’établir la sta-oilité économique et d'encourager une croissance économique ordonnée.Je suis plus que désireux et déterminée agir en ce sens.Il est malheureux que l’expression “objectif national” ait perdu son sens et ne soit plus qu’un cliché.Je désire diriger un gouvernement qui fera appel a un esprit revigoré des Canadiens.Ce que nous constations aujourd'hui au pays, c'est une illusion de la richesse qui ne se trouve pas équitablement partagée.Ce que nous devons restaurer, c’est le sens de ce que nous pouvons devenir comme nation et comme peuple, si nous nous unissons de nouveau dans cette aventure de bâtisseur de pays.David Lewis: j’aimerais devenir premier ministre du Canada parce que te Nouveau parti démocratique possède le désir et la détermination d'opérer les changements nécessaires dans les sociétés canadiennes afin d’offrir de nouvelles perspectives à la majorité des Canadiens.7 Thorne, Riddell & Cie Comptables Agréés 800 PLACE VICTORIA.Suite 2604 .Tel 878-301 1 Montréal 1 1 S Bureau* o travers le Canada et correspondants dans le monde entier SAMSON.BELAIR, CÛTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptablei agrées Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal 115 861-5741 Suite 20 1, 4 Part Samuel Holland, Quebec 6 681-7231 320 est.rue St-Germain.Rimouski 724-4136 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 563-8663 324.rue Des Forges.Trois-Rivières 378-4541 23S, Chemin Montréal, Ottawa 745-1313 Les Élections Canada 1974 à la télévision de Radio-Canada Bernard Derome, animateur de l’émission Guy Lamarche et 40 électeurs commentent les résultats Le lundi 8 juillet Tous les résultats à la rapidité de l'image dès 20 heures à la télévision de Radio-Canada Résultats fragmentaires: Myra Créé, Joël Le Bigot Reporters des régions: Gérard Jolivet, Paul Racine, Madeleine Poulin, Jean Larin, Claude-Jean Devirieux, François Perreault, James Bamber.Reporters assignés aux chefs de parti: Gérard-Marie Boivin, Michel Héroux, Normand Lester, Damien Pelletier.Les résultats détaillés des 264 circonscriptions électorales On regarde Radio-Canada Un ordinateur M-65 et un générateur de caractères Vidéo 4 pour les résultats détaillés dans chaque circonscription.Équipe de réalisation: Michel Hébert, Jean-Paul Plouffe, Gilles Thibault, Jean-Maurice Laporte, Gaston Laporte.Réalisateur-coordonnateur: Gaston Dagenais.A la radio de Radio-Canada le lundi 8 juillet à 20 heures Géralde Lachance et les journalistes de la salle des nouvelles nous communiqueront tous les résultats du scrutin.Réginald Martel et ses invités commenteront les résultats.J
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