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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 5 octobre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-10-05, Collections de BAnQ.

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I I Un pacte nucléaire Paris-Ottawa?par Claude Lemelin OTTAWA — L’administration Giscard d’Estaing souhaite négocier avec les autorités canadiennes un pacte nucléaire en vertu duquel les deux gouvernements conviendraient d’un vaste programme de coopération technique, industrielle et financière touchant a tous les aspects de l’énergie nucléaire, depuis l’extraction de l’uranium au Canada jusqu’à la construction de centrales électriques du type CANDU en France, en passant par la construction et l’exploitation en commun d’usines d’enrichissement du combustible atomique.Ce pacte “couvrirait” notamment — au plan de la réglementation fédérale — et rendrait par conséquent opératoires les deux accords de principe intervenus en juillet dernier entre des instances françaises, et canadiennes: d’une part, l’en- treprise d’une étude de faisabiüté ayant trait à la construction au Québec d*une usine d’enrichissement d’uranium conjointement par la Société de développement de la baie James, le Commissariat français à l’Energie atomique et le consortium minier canadien Cominco; d’autre part, un programme de prospection minière pour l’uranium dans le territoire administré par la SDBJ et qui associe à cette dernière entreprise publique québécoise la société fédérale Eldorado nucléaire du Canada et encore une fois le Commissariat français à l’énergie atomique.“Il faut que le Canada et la France entreprennent des choses ensemble dans le domaine nucléaire; et cette coopération, nous trouverons les moyens de l'organiser”, a déclaré notamment dans une en- trevue exclusive au DEVOIR M.Norbert Ségard, secrétaire d’Etat français au commerce extérieur, avant d’être reçu par le premier ministre Trudeau.“Et je précise que le gouvernement français est intéressé non seulement par les réserves d’uranium de votre pays, mais aussi par la filière nucléaire canadienne CANDU.” Venu ostensiblement au Canada à titre “privé”, pour inaugurer l’exposition technique et scientifique française qui aura la vedette, du 4 au 11 octobre, du Centre scientifique de l’Ontario dans la Ville-Reine, M.Ségard a amorcé à l’échelon ministériel, avec le chef du gouvernement canadien, la préparation des entretiens que celui-ci aura avec le président de la République française lors de sa vi-Voir page 6: Un pacte ¦Il Richard Nixon quitte l'hôpital de Long Beach, en Californie, accompagné de sa femme, Pat, et de sa fille Tricia (à droite).Le caillot de sang a fondu mais l'ancien président a dû emprunter un fauteuil roulant,n ayant pas encore retrouvé l’usage normal de sa jambe gauche.Pendant ce temps, à Washington, le juge Sirica continuait la lente sélection des 12 jurés et des 6 suppléants du procès des Cinq du Watergate .(Téléphoto AP) Drapeau est en lice pour un mandat de consolidation par Bernard Descôteaux Maire de Montréal depuis maintenant 14 ans, M.Jean Drapeau a l’intention de demeurer à la disposition des Montréalais pour assurer cette fois la consolidation des réalisations de son administration.C’est au cours d une conférence de presse, hier après-midi, que le premier magistrat de Montréal a ainsi annoncé officiellement qu’il serait de nouveau candidat à la mairie, le 10 novembre.Donnant ainsi le coup d’envoi de sa campagne électorale, il a présenté en même temps une liste complète de 55 candidats aux postes de conseillers municipaux liste qui comprend 11 nouvelles figures.Peu loquace sur les thèmes de la campagne électorale qu’il entend mener, de meme que sur le type de lutte qu’il livrera à ses adversaires, le maire Drapeau n’en a pas moins dévoilé un peu ses batteries.Après avoir énuméré les réalisations du Parti civique, depuis le métro, les autoroutes, la restauration du Vieux-Montréal.les arbres, les fleurs, le loge- ment, jusqu’au principe de l’intégrité dans l’administration publique, M.Drapeau déclare qu’il “est temps maintenant de consolider ce que nous avons entrepris et exécuté” et, ajoute-t-il, “de tirer la pleine mesure des bénéfices de cette politique dynamique et de longue portée.” Insistant à quelques reprises sur le “mandat clair et sans équivoque” que le Parti civique a reçu à chacune des élections, ce qui prouve à ses yeux que son parti “exprime fidèlement la volonté du peuple”, le maire Drapeau affirme avoir eu comme objectif de faire de Montréal l’une des grandes villes du monde tant sur le plan humain que matériel et physique.Et il se dit certain d’être sur la bonne voie.Quelle forme pourra prendre cette consolidation des réalisations du Parti civique?Le chef de cette formation politique laisse seulement percer, pour le moment, qu’après les élections, il aura une “vision Voir page 6: Drapeau Une "vision d'avenir".(Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud) L’appel de Morgentaler La Cour suprême semble écarter les arguments constitutionnels à Les bébelles M.Robert Weill, président de l’Association canadienne des fabricants de jouets, vient d'annoncer que les jouets et décorations de Noël coûteront de 20 à 25 pour cent de plus que l'an dernier.Qu’on n’aille pas penser que cette hausse va freiner l'ardeur du consommateur qui proclame dans l’euphorie des emplettes: “C’est pas tous les jours fête.Au diable la dépense!” L’inconscience de ce dernier n’a d’égale que celle de l’enfant qui croit au Père.Noël.Pour lui, les bébelles sont toujours gratuites et pour qu’elles le demeurent, il faut les payer plus cher, tout simplement.Albert BRIE par Guy Oeshaies OTTAWA — La Cour suprême du Canada ne paraît pas devoir fonder sa décision dans l’affaire Morgentaler sur l’aspect constitutionnel de l’article du code pénal qui interdit l’avortement sauf exceptions et ce malgré tous les arguments constitutionnels livrés par les avocats de Morgentaler et les intervenants favorables à l’avortement depuis mercredi dernier.Hier, le juge en chef Bora Laskin a exempté Me Louis-G.Robichaud, procureur de la Couronne, de répondre aux arguments constitutionnels des appelants.Le juge en chef a invité Me Robichaud à plaider sur les questions de droit et plus précisément sur les articles 251 et 45 du code pénal qui font l’objet de l’accusation el de la défense de.Morgentaler.La Cour suprême établira semble-t-il que l’article 45 peut ou ne peut pas constituer un moyen de défense à l’encontre d’une accusation d’avortement.Cet article stipule, en gros, que quiconque est à l’abri de responsabilité criminelle en pratiquant une opération chirurgicale avec une connaissance raisonnable, dans des conditions raisonnables et toutes autres circonstances en l'espèce et pour la santé d'un tiers.; Les avocats de Morgentaler ont plaidé en Cour suprême que cet article protégeait le Dr Morgentaler dans le cas de l’avortement qu’on lui reprochait et que les jurés avaient examiné les questions de faits qui constituent les “circonstances en l'espece” pour en venir à la décision qu’il avait agi avec les connaissances raisonnables, dans des conditions raisonnables et pour la santé de la jeune fille avortée.Mais il n’est pas sûr que cet article puisse légalement être invoqué dans un cas d’avortement.La Cour d’appel du Québec a décidé que l’article 45 ne s’appliquait pas et elle a substitué au verdict d'acquittement un verdict de culpabilité en déclarant que le premier juge avait erré en droit et que le jury n’aurait pu l’acquitter n’eût été de ce moyen de défense inadmissible.Hier, les juges de la Cour suprême, et plus précisément MM.Bora Laskin, Wis-hart Spence et Ronald Martland, se sont demandés si, en excluant l’article 45, un jury raisonnablement constitué pourrait en venir à un acquittement pour cause de nécessité.En effet le principe du “common law” énoncé à l’article 7 du code pénal prévoit qu’on peut accomplir légale-Voir page 6: Morgentaler Ottawa est en mesure de promouvoi r le dialogue producteurs-consommateurs WASHINGTON (d’après CP, Reuter et AFP) — Le ministre canadien de l’Energie, Donald Macdonald, estime qu'Ottawa est en position de jouer un rôle clé dans l’amorce d'une collaboration entre pays producteurs et pays consommateurs de petrole.Invité-surprise à une table ronde groupant, sous l’égide de l’American Enterprise Institute.MM.Zaki Yamani, ministre séoudien du Pétrole.Henry Jackson, sénateur démocrate de Washington, George Bail, ancien ambassadeur américain aux Nations unies, l’administrateur du bureau fédéral de l’Energie, John Saw-hill, et l’ancien chef du Pentagone, Melvin Laird en qualité de modérateur, le ministre canadien a déclaré que son pays se- rait ravi de participer au dialogue préconisé par M.Yamani.De fait, pour le ministre séoudien, la formation immédiate d’un comité restreint de 7 ou 8 membres chargé de préparer une conférence internationale sur le pétrole s’impose dans le contexte actuel.Il a expliqué que des représentants des pays producteurs, des pays consommateurs et des pays le moins développés devraient d'urgence préparer en commun l’ordre du jour d’une conférence élargie.C’est là le seul moyen, estime Zaki Yamani, de résoudre des problèmes énergétiques qui se posent à l'échelle mondiale.M.Macdonald, qui s’est acquis à cette idée, a déclaré en réponse à une question, que la possibilité de voir le Canada servir de pays hôte à une telle rencontre était à explorer avec son collègue des Affaires extérieures mais et qu’elle lui paraissait opportune.Outre ces entretiens avec les responsables américains.M.Macdonald a également eu un tête-à-tête avec le ministre séoudien, M.Yamani.Cette rencçntre a été définie comme une prise de contact.Toutefois, la prise de position séoudite, si elle agrée à M.Macdonald, est loin de remporter l’adhésion du sénateur Jackson considéré comme un candidat sérieux aux présidentielles américaines de 1976.Henry Jackson est d’avis, lui, que les Etats-Unis doivent suivre l’exemple de la France et limiter leurs importations de pétrole.Mais il souoigne que la réduction de la demande par les pays industrialisés ne suffirait pas à faire baisser le prix du pétrole puisque les producteurs réduiraient plutôt leur production.' Il a estimé que le recyclage des surplus de capitaux accumulés par les pays producteurs de pétrole ne ferait qu aggraver l’endettement général envers ces pays si le prix demeurait à son niveau actuel.Les Etats-Unis, à travers leur participation pré-éminente au Fonds monétaire international, feront finalement les frais de cet endettement, a-t-il dit.Le sénateur Jackson a demandé aux pays de l’OPEP de prendre immédiatement le relais de l’aide américaine aux pays en voie de développement en fabri-Voir page 6: Ottawa-Dialogue FMI et Banque mondiale “Sombre réunion” qui a.WASHINGTON (d’apr'es l’AFP) — "Ce fut une réunion bien sombre, mais qui a pu donner de l’inspiration" à ses participants, a déclaré hier le président de la Banque mondiale, M.Robert McNamara.Dans ses remarques de clôture de l’assemblée générale annuelle du Fonds et de la Banque mondiale, M.McNamara a ajouté qu’il ne désespérait pas de pouvoir accroître les contri- inspiré butions de son organisme envers les pays en voie de développement.L’un des résultats positifs de cette assemblée, au cours de laquelle a été exprimée une “vive inquiétude sur l’état de l’économie mondiale”, aura été de montrer que “l’assistance des riches aux moins favorisés et aux vraiment pauvres n’est pas seulement un impératif moral, c’est également une Vendredi 4 octobre 1974 tirage : 27 30 Séries émises - 90,000 chacune 72384 2384 384 possibilité de : _ 30 gagnants de $5,000.240 gagnants de $500.2430 gagnants de $100.i Tirage: 4 octobre 1974 1,132,012 3403 $738,800.00 billets vendus gagnants en prix { -S Case postale 908, Place d’Armes %.)’ Montréal126,Qué.Tél: 873-5350-53 ¦ 1" N0.COMPLET 2 1 6 7 5 6 0 GAGNE 4125,000.2 3 0 T 2 5 2 GAGNE *50,000.1 6 2 2 4 4 2 GAGNE *25,000.1 10 BILLETS SE terminant par 6 7 6 6 0 gagnent*5,000.12 BILLETS SE TERMINANT PAR 0 4 2 5 2 GAGNENT s500.12 BILLETS SE TERMINANT PAR 2 2 4 4 2 GAGNENT $500j 103 BILLETS SE TERMINANT PAR 7 6 6 0 GAGNENT *1000.99BILLETS SE TERMINANT PAR 4 2 5 2 GAGNENT ^OO.106 BILLETS SE TERMINANT PAR 1 4 4 2 GAGNENT S100.1 1002 BILLETS SE TERMINANT PAR m m 6 6 0 GAGNENT s250.1030 BILLETS SE TERMINANT PAR m m 2 5 2 GAGNENT $50.1026 BILLETS SE TERMINANT PAR m m 4 4 2 GAGNENT $50 | i 2 • Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 Jacques-Yvan Morin___________ Député ou non, Lévesque doit rester par GILLES LESAGE QUEBEC — Député ou non, M.René Lévesque doit rester à la tête du Parti québécois, jusqu'aux prochaines élections générales, estime le chef de l’Opposition officielle à Québec.Durant tout le débat qui, le mois dernier, a mis aux prises des députés péquistes et l’exécutif, en particulier le président Lévesque, M.Jacques-Yvan Morin est resté silencieux, en partie parce qu’il était alors en voyage en Europe, mais surtout parce au7il concevait son rôle comme celui d’un conciliateur entre les deux centres de gravité.Au cours d’une entrevue récente, le député de Sauvé a fait part de ses sentiments, tant en ce qui concerne le.lea-dership que les problèmes internes du PQ.Tout comme M.Robert Bums, député de Maisonneuve, M.Morin avait l’an dernier offert de céder son siège de député à M.Lévesque, pour lui permettre de diriger l'opposition officielle.Le président a décliné cette offre, pour diverses raisons.M.Burns a dit récemment que si M.Lévesque ne pouvait se faire élire député, il faudrait probablement qu’il cède son poste de chef avant les prochaines élections générales.Ce n’est pas l’avis de M.Morin.“Je continue de croire qu’il serait préférable que M.Lévesque soit à l’Assemblée nationale, confie-t-il, mais je m’empresse d’ajouter que, député ou non, M.Lévesque doit rester a la tête du Parti.“M.Lévesque n’a pas fini de rendre service au Québec.Bien que de nombreux membres du parti auraient le talent nécessaire pour prendre la relève.aucun, à mon avis, n’a atteint la stature de René Lévesoue.Certains estiment qu’il a fait le plein des voix favorables au PQ.Ce n’est pas mon avis.Il peut encore aller chercher beaucoup de Québécois et il devrait rester à la tête du parti jusqu’à la prochaine campagne électorale’’.M.Morin est lui-même considéré comme l’un des aspirants éventuels à la direction du parti, surtout que le titre de chef de l’opposition lui confère une tribune exceptionnelle.Mais pour l’instant, il ne veut pas en entendre parler et il se proclame “lévesquiste”.“Beaucoup d’adversaires, dit-il, veulent se débarrasser de M.Lévesque, en faisant état de ses présumées faiblesses.C’est parce qu’ils le redoutent.Raison de plus pour qu’il reste à la barre”.M.Morin estime que les tensions post-électorales étaient dues en bonne partie à l’hésitation de M.Lévesque lui-même.Le problème n’était pas celui de son départ, mais bien de s’assurer qu’il reste “pour de vrai”.Or cela, selon le chef parlementaire du PQ, est acouis depuis le mois de mai.Il n’en reste pas moins que le conflit larvé entre l’aile parlementaire et l’exécutif du parti a éclaté au grand jour à la suite de l’élection dans le comté de Johnson.Alors que MM.Burns, Léger, Lessard, d’une part, Lévesque de l’autre, se “colletaient” sur la place publique, M.Morin lui-même est resté en coi pendant un mois.Pourquoi?“Je considère que mon rôle est de trouver un dénominateur commun entre les gens.J’ai eu deux expériences à cet égard, la présidence des Etats généraux du Canada français, de 1966 à 1969, et celle du Mouvement national des Québécois, de 1971 à 1973.“Dans les récents événements, qui ont connu une tournure heureuse, c’est comme ça que j’ai conçu mon rôle.Dans le parti, à l’heure actuelle, il y a deux centres de gravité.L’harmonisation des rapports entre les deux fait l’objet de mes soins.Même si je n’ai pas réussi parfaitement, je crois que les solutions sont maintenant trouvées, et que tout sera réglé lors d’une prochaine rencontre.” Au cours d’une “retraite fermée” des dirigeants péquistes, en fin de semaine dernière, il fut convenu que les députés et l’exécutif se réuniraient au moins à tous les deux mois, ce que M.Lévesque a lui-même qualifié d’une “amorce de reprise”.Est-il exact que.pour éviter qu’elle ne prenne le dessus sur les autres instances du parti, l’aile parlementaire devra se confiner à son travail à l’Assemblée nationale, ainsi qu’on le souhaiterait au sein de l’exécutif?M.Morin nie que les six députés péquistes soient en train de tout bouffer.“Ils font tout simplement leur métier parlementaire.Pour le faire proprement, ils ont besoin de vigoureuses équipes de recherche et de secrétariat.Il reste que ce personnel doit travailler dans une perspective d’ensemble, qui est celle du Parti québécois.J’ajoute que nous sommes sur le point de définir des méthodes de travail destinées à harmoniser l’action parlementaire.Il est vrai, ajoute M.Morin, que le {>remier devoir des députés est au Parement, mais cela n’exclut pas pour autant une présence à l’extérieur.C’est ainsi qu’au même “Lac-à- l’épaule près d’une marina de Sorel”, selon le mot de M.Lévesque, il fut convenu que les six députés péquistes feraient des tournées à travers le Québec, des tournées générales pour le chef de l’opposition, des tournées sectorielles pour ses cinq collègues, selon leurs champs d’intérêt et leurs préoccupations.A compter du 15 octobre, M.Morin entreprend lui-même une tournée québécoise — sa deuxième en un an — qui le conduira dans toutes les régions.Le député de Sauvé note que le centre de gravité des députés se situe à l’Assemblée nationale, mais que ces derniers n’existeraient pas sans le parti et sans ses militants.Selon M.Morin, le mot “crise” est trop fort pour qualifier les récents événements et la confrontation entre les députés et l’exécutif du PQ.“Le Parti a connu après l’élection de 1973, comme tout parti d’opposition, un moment d’hésitation et de remise en question.Il était normal que l’aile parlementaire reparte la première.Un mois après, elle était déjà sur la brèche, à l’Assemblée, consciente de sa victoire en accédant au titre d’Opposition officielle.Nous n’avions pas le temps de pleurer.“Ceci dit, la reprise a été plus rapide après l’élection générale de 1973 qu’apres celle de 1970.Il avait fallu alors presque deux ans pour se remettre en route.“Cette fois, le débat fut plus âpre et plus direct.Mais ayant vécu cette affaire de l’intérieur, je constate que le parti en sort plus fort et plus déterminé, moins d’un an après l’élection.Le parti dans son ensemble repart en grande.Et le congrès de la mi-novembre confirmera cette reprise.“Maintenant que le Parti québécois a repris sa course ascendante, le problème des rapports entre l’aile parlementaire et le conseil exécutif (formé notamment de MM.Lévesque, Camille Laurin, Claude Morin) va se régler de lui-même, l’équilibre va s’imposer entre les deux pôles.“J’ajoute qu’en ce qui concerne les objectifs majeurs du PQ et les princi- paux éléments de stratégie, l’aile parlementaire n’a jamais contesté la suprématie du parti, c’est-à-dire du congrès général d’abord, ensuite du conseil national ou de l’exécutif.” Pour M.Morin, qui n’élève pas la voix et pèse soigneusement chacun de ses mots, la page des “récents événements”, comme il dit de façon fort diplomatique, est tournée.Il reste à voir si les événements futurs lui donneront raison.Le chef de l’opposition ne regrette pas sa chaire universitaire QUEBEC (par Gilles Lesage) — “L’apprentissage a été dur mais passionnant.Je m’y suis donné corps et âme et je ne le regrette pas.” Il y aura un an le 29 octobre, M.Jacques-Yvan Morin était élu député de Sauvé, et du même coup, chef de l’Opposition officielle, à la tête d’un bataillon de six péquistes face aux 102 ministériels.Tout un changement pour un éminent universitaire que bien peu voyaient dans la tourmente électorale et parlementaire! Bardé de diplômes, l’avocat de 43 ans interrompait ainsi une brillante carrière de professeur de droit international et constitutionnel, une carrière fort séduisante, avoue-t-il, et qui lui permettait de faire presque chaque année le tour du monde.Lui qui aime tant voyager, il s’ennuie parfois d’avoir renoncé temporairement à sa chaire universitaire et d’avoir entrepris une seconde carrière qui ne lui laisse aucun répit et pen de loisirs.“Mais c’est une expérience humaine très riche sur plusieurs plans, et dont je suis largement gagnant", dit-il dans une entrevue avec LE DEVOIR.M.Morin estime qu’il n’est pas plus difficile pour un universitaire que pour un homme d'affaires de se lancer en politique.Ce n’est pas une question de formation mais de tempérament, dit-il.Tout en continuant de s'intéresser aux grandes questions fondamentales, dont il espère ne pas perdre le goût, le chef parlementaire du PQ a appris à se plier au corps-à-corps constant avec des adversaires politiques, à accorder au quotidien et à ses mille questions en apparence secondaires, l’attention qu’ils réclament.Bien plus, il a découvert que le quotidien recèle souvent des questions fondamentales auxquelles il continue d’être attentif.M.Morin s’exprime avec élégance, de façon calme et réfléchie, s’excusant presque au passage d’une allusion partisane.De loin, il peut donner l’impression d’être hautain, ce qu’il n’est pas du tout.Bien au contraire, il sait mettre ses interlocutaurs à Taise, tout en restant lui-même: car sa fierté n’est pas factice et sa culture n’est pas feinte.Etrange destin d’un parti dont le président n’a pu se faire élire depuis 1970, dont le premier chef parlementaire fut un psychiatre fort cultivé, et le second un professeur d’université, deux hommes aux antipodes des politiciens traditionnels qui meublent le Parlement.Le printemps dernier.M.Morin a eu des mots assez durs envers ses collègues libéraux.Il ne les reprend pas en entrevue, se contenant de dire qu’il faut faire la part dv.feu.“Que voulez-vous, ils ont leurs frustrations, ils sont trop nombreux, ils ne savent que faire d’eux en Chambre.” M.Morin admet qu’il est allé à rude école et que deux facteurs Tont fait évoluer: sa première tournée québécoise, le printemps dernier, puis l’étude des crédits des ministères à vocation économique.“Mes connaissances théoriques antérieures se sont enrichies du contact quotidien avec des problèmes concrets.” Le chef de l’Opposition considère que son rôle n’est plus lourd à l’Assemblée nationale que celui de tout autre député de l’opposition.C’est surtout à l’extérieur qu’il Test, par, les contracts répétés avec la population et avec la presse.Mais M.Morin ne s’en plaint pas, au contraire.Il se voit un peu comme un prédicateur, à la recherche de l’équilibre entre divérses tendances, à la poursuite d’un dénominateur commun entre les personnes.Après un départ fulgurant, Tan dernier, M.Morin a semblé cette année se mettre un peu à l’écart à l’Assemblée nationale, au profit de ses collègues et surtout du leader parlementaire, M.Robert Bums.Il explique qu’il lui fallait, à son arrivée, s’imposer en quelque sorte et faire sentir aux ministériels que Top-position officielle était déterminée à bien jouer son rôle.Cette année, par contre, c’était un test d’équipe, réussi, estime-t-il.Entre-temps, M.Morin a appris à mieux connaître ses cinq collègues et leurs champs d’intérêt respectifs, en vue de mieux scruter l’activité gouvernementale.Chacun, par la force des choses, a dû se spécialiser dans un certain nombre de secteurs.C’est ainsi que le député de Sauvé s’intéresse de près aux problèmes économiques et financiers, de même qu’aux affaires intergouvemementales, tandis que M.Burns, par exemple, s'occupe de tout ce qui touche à la corruption, au crime organisé, à la justice, et le reste.“Le rôle du chef de l’Opposition, explique M.Morin, c’est pas de traiter de tous les problèmes, quelle que soit leur importance, mais de savoir se tenir en réserve pour épauler un collègue, le cas échéant”.Le député de Sauvé n’oublie pas ses commettants pour autant.Même s’il représente un comté relativement aisé du nord de Montréal, il y a quand même des problèmes à résoudre.Il garde contact en maintenant un bureau permanent dans le secteur, où il passe toute la journée du lundi à faire des “confessions”, comme la plupart de ses collègues.En plus, il tient une réunion publique mensuèlle.“Avec le téléphone, il y a moyen de se tenir au courant de tout ce qui est significatif, dit-il, et de résoudre un grand nombre de problèmes.” Il reste que je ne suis pas aussi présent que je le voudrais dans Sauve, et cela me préoccupe.Un député ne peut pas se permettre de négliger longtemps son comté.” Ce qui le frappe surtout, depuis un an, c’est que “le gouvernement, malgré des succès électoraux éclatants, ressemble à un éléphant empêtré dans sa lourdeur et incapable de résoudre les principaux problèmes du Québec”.Il en veut comme exemple le problème de l’inflation, qui ruine les gens à revenus fixes, paupérise les gagne-petits et les classes moyennes.A la longue, ce problème du siècle peut remettre en cause le système social lui-même.Et pourtant, le gouvernement Bourassa laisse faire, sous prétexte qu’il s’agit d’une crise générale en Occident.Ce qui est vrai.Mais il est aussi des pays, telle l’Allemagne de Touest, qui réussissent à juguler l’inflation, indique M.Morin.Le laisser-faire du gouvernement Bourassa inquiète vivement le chef de l’opposition péquiste.parce qu’il entraîne le Quebec de plus en plus dans le sillage économique des Etats-Unis, perpétuant le manque de confiance en vertu duquel seuls les étrangers sont capables de développer le Québec.“Cette dépendance empêche les Québécois de se discipliner et de faire l’effort de redressement nécessaire.C’est le complexe du locataire.Notre impuissance psychologique découle de là”, conclut M.Morin.Le bill 22 Richard Hatfield a manqué à la courtoisie fédérale (McWhinney) OTTAWA (Le Devoir) — Trois juristes canadiens bien connus ont soutenu cette semaine au cours d un colloque de droit international tenu à Ottawa que ,1a loi 22 sur la langue officielle du Québec ne viole aucune règle constitutionnelle et qu'il serait très difficile de la faire invalider par la Cour suprême du Canada.L’un d’entre eux.le professeur Edward McWhinney.de Vancouver, a même déploré comme un manquement élémentaire à la courtoisie fédérale la démarche du premier ministre Richard Hatfield, du Nouveau-Brunswick, qui a invité le gouvernement fédéral à soumettre la constitutionnalité de la loi 22 à l’arbitrage de la Cour suprême, sans avoir la délicatesse élémentaire d’informer au préalable le premier ministre Robert Bourassa de la lettre qu’il adressait au premier ministre fédéral.Dans l’exposé sur l’évolution récente du fédéralisme canadien qu'il a présenté aux participants au colloque international, M.McWhinney a affirmé que le Canada était passe depuis l’élection fédérale de 1972 d'un fédéralisme d’affrontement à un fédéralisme pluraliste.Au lieu de chercher comme naguère des réponses à des questions qui les opposent fondamentalement, la nouvelle génération de leaders politiques incarnée par les Robert Bourassa, les Peter Lougheed, les William Davis et les Ed Schreyer parait davantage intéressée, observe le juriste de Vancouver, à trouver des solutions concrètes à des problèmes immédiats par la voie de la négociation plutôt que par la voie plus rigide des conférences solennelles ou des arbitrages judiciaires.M.McWhinney a mentionné à titre d’exemple de cette nouvelle manière d’aborder les questions fédérales-provinciales, la façon dont les premiers ministres réunis à la résidence du premier ministre fédéral ont résolu plus tôt cette année le litige entre les provinces productrices de pétrole et le gouvernement central.Il a aussi souligné que le nouveau climat qui semble présider aux relations fédérales-provinciales exige que chaque gouvernement respecte la manière dont les autres règlent les questions qui relèvent de leur compétence propre.C’est dans cette perspective que la lettre du premier ministre Hatfield suggérant l’intervention du gouvernement fédéral dans la controverse autour du bill 22 parait inacceptable et déplorable à M.McWhinney.“En agissant ainsi, M.Hatfield, souligne M.McWhinney, a violé les principes du bon fédéralisme et le gouvernement fédéral aurait été amplement justifié de lui retourner sa lettre sans même en accuser réception." Contrairement à M.Hatfield, les autres premiers ministres provinciaux, note M.McWhinney, se sont délibérément abstenus de toute ingérence gratuite dans les affaires internes du Québec, même s'ils ont dû subir tout autant que leur collègue du Nouveau-Brunswick certaines pressions de groupes extrémistes.i col- Deux autres juristes présents au c loque, le doyen Gérald Beaudoin, de Tuniversité d’Ottawa, et le professeur J.George Neuspiel, de Tuniversité Carleton, ont également soutenu que, si Ton excepte certaines erreurs de détail qui ne sauraient suffire à leurs yeux à invalider tout le document ap- Srouvé par l’Assemblée nationale ou uébec en juillet dernier, la loi 22 ne soulève pas trop d’inquiétude au niveau des principes constitutionnels.Le professeur Neuspiel a précisé qu’il a fait ces dernières semâmes un examen attentif de la loi 22 et qu’il n’y a rien trouvé qui puisse la rendre invalide au point de vue constitutionnel.Il a de plus ajouté qu'au plan politique, il comprenait très bien le gouvernement Bourassa, au lendemain d’une élection qui a vu un parti séparatiste remporter 30% des suffrages, donner au Québec une politique linguistique où est clairement affirmée la priorité de la langue parlée par 85% des citoyens de la province.Le colloque, qui réunissait une cinquantaine de juristes venus de plusieurs pays, a terminé ses travaux nier soir.Les participants ont entendu hier des communications de MM.Dale Thomson, vice-rectepr de McGill, Brian Grossman, de Saskatchewan, André Tremblay, de Tuniversité de Montréal, lan Macdonald, recteur de Tuniversité York, de Toronto.Les travaux du colloque étaient sous la présidence du professeur McWhinney et ont porté entièrement sur les défis nouveaux que pose au fédéralisme l'évolution récente du monde.le grand manitou en vente chez I.G.A.et Steinberg ie volume premier grand dictionnaire encyclopédique à la dimension du Québec Enfin, un dictionnaire encyclopédique fait spécialement pour nous: le grand manitou! 15 volumes, des milliers d'illustrations couleurs, un ouvrage de références complet sur tous les sujets d'intérêt universel, plus des hors-textes exclusifs sur le Canada et le Québec en particulier.Moderne.Il traite de sujets aussi actuels que le jazz ou le cinéma, la politique ou la graphologie.Direct.Le style en est clair et simple, les explications à la portée de tous.Précis.Il donne la définition courante en tenant compte de l’évolution de la langue.D'UN COUP D'OEIL, vous pouvez saisir l'éventail de ce qui fait le Canada d’aujourd’hui: théâtre -cinéma - écologie - économie - code de la route -communications - système métrique - institutions politiques - littérature - sciences - personnalités -peinture - télévision - radio - musique - chanson -ballet - sécurité sociale - sport - olympisme - code postal - histoire du Canada - histoire du Québec -philatélie - numismatique.PLUS de 3000 illustrations schémas techniques tableaux synoptiques Une EQUIPE de premier choix! 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M.Trudeau a faite, jeudi aux Communes.Un porte-parole de la compagnie a indiqué hier que nulle part, dans sa déclaration, M.Trudeau ne dit clairement qu’il y aura effectivement prise de contrôle de la United Aircraft par le gouvernement fédéral.Le porte-parole a fait remarquer que M.Trudeau ne faisait que répondre à une question de M.David Orlikow, député néo-démocrate de Winnipeg-North, question qui.selon la compagnie, lui avait été “soufflée” par le local 510 des Travailleurs unis de l’automobile qui représente les grévistes.Tout ce que dit M.Trudeau, a déclaré le porte-parole, c’est que son gouvernement veille à ce que les compagnies étrangères établies au Canada — et United Aircraft n’est que l’une d’entre elles — se comportent en bons citoyens canadiens, ce avec quoi nous sommes bien d'accord.Selon le porte-parole, les propos de M.Trudeau ont été “exagérés” et ils ne rendent pas “nerveux” les dirigeants de la compagnie qui trouvent “sans fondement” la menace de nationalisation.Depuis le début de la grève, United Aircraft fait exécuter une partie de ses travaux aux Etats-Unis et peut garder ses portes ouvertes à Longueuil grace au personnel de cadre et au personnel de production non syndiqué qui remplissent des tâches normalement dévolues aux syndiqués.A ce sujet, le porte-parole patronal a fait remarquer que le gouvernement fédéral avait été “tenu au courant de tous les détails” et qu’il savait pertinemment que si certains contrats de sous-traitance sont exécutés aux Etats-Unis, priorité est cependant donnée au Canada.Vie Cotroni passera le week-end en prison Vie Cotroni devra passer la fin de semaine en prison, en attendant la décision du juge J.L.O’Connor qui entendait hier sa requête en évocation, dernier recours possible contre la sentence d’une année de prison qui lui a été imposée par la CECO pour outrage au tribunal.Le magistrat a même refusé de surseoir à l’exécution de cette peine, comme le lui permet la loi.Le procureur de Vie Cotroni, Me Jean-Paul Ste-Marie, a fait valoir hier après-midi au tribunal que son client n’avait pas été interpellé selon la formule légale, et qu’on lui avait par la suite interdit de présenter des témoins pour sa défense.Me Ste-Marie a soutenu d’autre part que l’accusation de mépris de cour qu’on avait portée contre son client sous prétexte qu’il n’avait pas répondu aux questions des magistrats n’était pas justifiée, puisque son client avait été neuf jours à la barre des témoins avant que cette accusation ne soit portée contre lui.Les procureurs de la CECO, Me Olivier Prat et Gérald Tremblay, ont de leur côté rappelé au tribunal les nombreux jugements rendus en faveur de la Commission d’enquête sur le crime organisé depuis plus d'un an.À LA SALLE à MANGER DU MOTEL BERTRAND SOUPER CHANTANT DE 19HÀ22H samedis & dimanches En Vedette: Oenyse Parent Jean-Pierre Corbeil René Tremblay Thérèse Guérard GuyHuard au piano.Pierre Martineau CUISINE FRANÇAISE ET FRUITS DE MER Sur semaine: Salle de réception Dîners d'hommes d'affaires Salle de réunion pourcompagnie Pour Réservation: (1)743-7951 13325 boul.Marie Victorin Tracy, P.Qué.Rte 3 est Quant au local 510, il estime que l’achat par le gouvernement fédéral de la United Aircraft serait la solution “idéale” à ce conflit.Le secrétaire-trésorier du local 510, M.Jean-Marie Gonthier.a déclaré hier qu’il serait beaucoup plus facile pour le syndicat de négocier avec le gouvernement qu’avec la United Aircraft.Il a cité l’exemple de la société De Ha-villand de Toronto, achetée par Ottawa au coût de $28 millions, et dont les employés ont un contrat de travail “cent fois meilleur à celui que nous offre la United Aircraft”.De son côté, le président de la Fédération des travailleurs du Québec, M.Louis Laberge, affirme, dans un communiqué, qu’une intervention vigoureuse d’Ottawa pourrait faire débloquer le conflit.“Alors que le gouvernement Bourassa semble avoir complètement démissionné devant l’attitude intransigeante de la compagnie, l’intervention vigoureuse d’Ottawa pour mettre au pas cette compagnie semble la seule issue à ce conflit”, de dire M.Laberge.M.Laberge s’est dit “abasourdi” par la déclaration du ministre du Travail du Québec, M.Jean Cournoyer, qui soutient que l’adoption d’un projet de loi pour rendre la formule Rand obligatoire ne réglerait pas le problème.Selon M.Laberge.si la retenue obligatoire à la source des cotisations syndicales était acquises par voie législative, “il est probable que des négociations pourraient aboutir à un règlement sur les autres points en litige”.Quant au gouvernement d’Ottawa, il a, selon M.Laberge.une lourde responsabilité dans la solution de ce conflit puisque, depuis 10 ans.United Aircraft a reçu des subventions fédérales de $80 millions et a exécuté des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars pour le compte du gouvernement canadien.De son côté, M.Cournoyer, ne croit pas que la nationalisation de la United Aircraft mettrait automatiquement fin au conflit qui y sévit.Le ministre fait remarquer à cet égard que le gouvernement devrait en arriver à un règlement négocié avec le syndicat des Travailleurs unis de l’automobile s’il espère mettre un terme au conflit.La prise de contrôle par le gouvernement de la compagnie ne réglera le problème que si Ottawa cède aux demandes du syndicats.Celui-ci.outre qu’il recherche un certain nombre d’avantages matériels, réclame également l’application de la formule Rand.Hier, M.Cournoyer s’est entretenu avec le premier ministre, M.Bourassa, du conflit de la United Aircraft, et les syndiqués s'attendent que ce dernier leur “donne de ses nouvelles” dès lundi.Entre-temps, le calme continue de régner aux abords de l’usine, théâtre, mardi matin, de violentes échauffourées et d’incidents violents.A la suite de ces manifestations de mécontentement, quatre syndiqués ont été traduits en cour des sessions de la paix.Relâchés sur parole, ils subiront leur enquête préliminaire le 28 octobre.Un alimenteur pour les paraplégiques Trois étudiants du département de génie mécanique de l’université McGill ont mis au point un “alimenteur” permettant à un paraplégique (paralysé à partir de la nuque) de se nourrir lui-même, à son propre rythme et sans l’aide d’une infirmière, simplement en bougeant la tête.Après trois mois de travail, sous la direction du professeur David Pfeiffer, Douglas Kennedy (notre photo), Patrick McNally et David MacKay, en dépit d’un budget quasi inexistant ($50) ont réussi ce tour de force.“L’alimen-teur” est un dispositif simple mais ingénieux qu’on fixe à la table roulante du patient.Deux moteurs sont placés sous cette table.L’un d’eux fait pivoter un disque déposé sur la table et soutenant l’assiette; l’autre actionne une manivelle prolongée par un bras et une cuiller.Grâce a un mécanisme en came, la cuiller effectue une série d’opérations, plongeant dans l’assiette, la traversant depuis le côté le plus éloigné vers le patient en se remplissant de nourriture, s'arrêtant contre le rebord du plat et remontant enfin vers la bouche du patient.A ce moment-là, celui-ci.en penchant légèrement la tête vers la droite pour toucher un fil relié au moteur, l’arrête, actionnant ainsi un commutateur.Lorsqu’il a pris une bouchée et qu’il est prête pour la suivante, il remet le dispositif en marche et la cuiller retourne vers le plat.En inclinant sa tête vers la gauche, le patient fait pivoter l’assiette de telle sorte que la cuiller ne la traverse pas deux fois au même endroit.L’expérience a été tentée avec succès et, en dépit d’améliorations à apporter, les étudiants croient qu’il sera possible de fabriquer d’autres alimenteurs.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) y Sabotage et vandalisme 150 pompiers sont mis à pied Une centaine de pompiers, y compris des lieutenants et des capitaines, ont été mis à pied hier par le service des incendies de Montréal, et sont venus s’ajouter à la cinquantaine qui avaient été remerciés jeudi.Les autorités invoquent un manque d’équipement dans les casernes, à la suite de nombreux actes de sabotage et de vandalisme.Le directeur du service des incendies, M.René Plaisance, avait expliqué jeudi qu’une cinquantaine de camions avaient été sabotés et qu’ils avaient été retirés du service en attendant qu’on y effectue les réparations nécessaires.Plusieurs casernes ont donc été fermées et les pompiers qui y étaient affectés ont été mis à pied.Une première série d’une cinquantaine de mises à pied a été annoncée jeudi.Hier, une centaine de pompiers, une dizaine de lieutenants et quelques capitaines étaient à leur tour avisés qu’ils n’avaient pas à se présenter au travail tant qu’ils n’y seraient pas rappelés par la ville.Trois autres casernes ont été fermées, portant à 12 le nombre des casernes qui ont été complètement vidées de leurs hommes et de leur matériel depuis la mi-août, date à laquelle les pompiers ont décidé d’une espece de grève du zèle pour donner plus de poids à leurs revendications salariales.Le service des incendies invoque aussi un facteur de sécurité pour justifier les mises à pied.Habituellement, de dire un porte-parole du service, les camions por- tent à leur bord de quatre à cinq hommes.Depuis que le nombre de camions a diminue dans les casernes, nous sommes obligés d’affecter jusqu’à sept hommes par camion, et cela à rencontre de nos règlements de sécurité.Les mises à pied cesseront quand le nombre de camions dans les casernes sera revenu à la normale.M.Plaisance, pour sa part, prie les pompiers de ne pas participer à cette campagne de sabotage.Du sucre, de la soude caustique, de la cire à parquet, ont été versés dans les réservoirs d’essence, des canalisations hydrauliques ont été coupées, etc.Malgré tout, de dire M.Plaisance, le service peut assurer une protection plus que suffisante aux Montréalais.week-end.Plus de 2.000 étudiants des universités du Québec, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick vont se donner rendez-vous aujourd’hui pour effectuer la Montée Saint-Benoit, dans les Cantons de l’Est.Dimanche, ils vont se rendre au monastère de Saint-Benoit-du-Lac, pour assister à une cérémonie religieuse.• Clôture du congrès de l’Association des Anciens de Laval, à Photel Hilton Québec par l’élection des administrateurs, par le banquet traditionnel et une soirée dansante.• A l’Auberge des Gouverneurs, aux Trois-Rivières, la dernière des journées d’études organisées par l’Association des professionnels de l’activité physique du Québec.• A l’hôtel Reine Elizabeth, dernière rencontre régionale du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.A 9h, dernière partie du colloque de deux jours organisé par le Centre de recherches et d’innovation urbaines, à l’édifice des Sciences sociales de l'Université de Montréal, 3150, rue Jean Brillant, sur le thème: “des conseils de quartier pour Montréal”.A 9h30, les congressistes du Conseil du travail de Montréal, sont réunis en ateliers, sur la solidarité syndicale et l’engagement politique, dans les salles de l’école Cardinal-Newman, 4835, Christophe-Colomb.• A 8h, départ de la gare Windsor, à Montréal, de l’excursion ferroviaire d’automne organisée par l’Association historique des chemins de fer canadiens, à destination de Newport, Vermont, en passant par Sherbrooke.Le retour s’effectuera à 20h30.• A 9h30, au Château Frontenac, (séances de travail) dans le cadre de la Mission d’études françaises au Canada, sur le thème “investissements étrangers au Canada”.• A 12h30, le ministre des Finances du Québec.M.Raymond Garneau, sera le conféren- cier invité lors du déjeuner organisé par la Chambre de commerce française au Canada, en marge de la Mission d’études françaises, en réunion au Château Frontenac, à Québec.• A 13h, au gymnase de l’Académie Roussin, rencontre amicale de ping-pong, organisée par le député provincial de Lafontaine.M.Marcel Léger.t • A 13h, au pavillon Lafontaine de TUmversité du Québec, rue Sherbrooke et Calixa Lavallée, début des manifestations pour commémorer le 25ième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine.11 y aura forum, seminars et présentations de films.• A 15h, à l’Université McGill, débat relatif à l’avortement.Les participants seront Mme Jane Landtold et M.Peter Gillette.• A 15h, au Québec Hilton, le ministre des Affaires culturelles, M.Denis Hardy, sera le conférencier invité, lors de la clôture du congrès de l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation.• A 20h, au Centre Paul-Sauvé.Montréal, le “Québec-Presse Chaud”.DIMANCHE Du 6 au 12 octobre inclusivement, c’est la Semaine nationale de prévention des incendies.De lOh à 19h.l’Association féline des chats de la fantaisie de Montréal présente sa 20ème exposition annuelle à l’Ecole James Lyng, 5440 ouest, rue Notre-Dame, pour le bénéfice de la SPCA et autres groupes de charité.A 14h, en l'église Saint-Pierre-Apôtre, de Montréal Rosaire médité, procession et messe solennelle à l’occasion de la fête du Saint-Rosaire.A 18h, il y aura départ pour le sanctuaire de Rigaud où se déroule le spectacle “Son et Lumière”.Les listes d’électeurs seront disponibles lundi 4- Le bureau du président des élections de la Cité de Montréal a confirmé hier, qu’à “la suite de circonstances incontrôlables, les copies de la liste imprimée des électeurs qui devaient être à la disposition du public, à compter du 3 octobre, ne le seront qu’à partir du lundi, le 7 octobre.Ce faisant, le porte-parole du président des élections ne fait que confirmer l’une des accusations portées hier par Mme Léa Cousineau, présidente du Rassemblement des citoyens de Montréal, qui a relevé, au cours d’une conférence de presse, plusieurs anomalies dans le processus électoral”.Mme Cousineau a déclaré qu’à moins que le président des élections ne prenne les mesures nécessaires, l’élection municipale du 10 novembre risque de priver 60,000, 100,000 et même 200,000 personnes de leur droit de vote.” “Le fait, dit-elle, que des milliers de citoyens ne sont pas inscrits sur les listes électorales n’est pas dû uniquement à l’apathie du public.“De nombreux témoignages confirment que plusieurs énumérateurs n'ont pas fait leur travail et ce, à cause de directives plus ou moins précises de la part du bureau du président d’élections”.Mme Cousineau a révélé que le RCM a fait parvenir mercredi un télégramme au président des élections l’invitant à intensifier sa campagne d’information sur la revision des listes électorales, afin que ne se répète pas l’expérience de 1970, alors que seulement 50 pour cent des électeurs inscrits se sont prévalus de leur droit de vote.Mme Cousineau a de plus accusé le bureau des élections de ne pas respecter l’é- chéancier des élections.Par exemple, a-t-elle dit, les listes électorales qui devaient être rendues publiques le 3 octobre ne le seront que vers le 9 ou le 10 octobre.D’autre part, ce n’est que le 10 octobre que se fera la livraison, par courrier, d’une copie de la liste électorale à l’électeur.Comme la date limite pour se faire inscrire sur les listes électorales est fixée au 16 octobre, les citoyens qui voudront se faire inscrire n’auront qu'un jour pour le faire.En effet, dit Mme Cousineau, si, tel que prévu, on envoie les listes électorales le 10 octobre, compte tenu du congé de l’Action de Grâces, ceux-ci les recevront le 15 octobre et n’auront qu’une journée pour se faire inscrire.Le cégep Rosemont again de cause par Lise Bissonnette C’est sur le ton anodin et routinier d’un communiqué annonçant la “révision du plan d’investissement au niveau collégial pour 1975-80”, que le ministère de l’Education a fait savoir hier qu’il donnait le feu vert, officiel et définitif, à l’ensemble du projet de construction du cégep Rosemont.On sait que la direction, les professeurs et les étudiants de cette institution contestaient par tous les moyens la décision prise en août de reporter à une date indéfinie la construction d’équipements sportifs et de loisirs, et de remettre d’un an ou deux, sans garantie formelle, la construction de locaux d’enseignement et d’ateliers.Le budget prévu, qu’on a failli épargner, était de sept millions; désormais indexé à la montée des coûts dans le secteur de la construction, il sera de 8.2 millions.Un porte-parole du ministère faisait savoir hier que le cégep pourra procéder aux appels d’offres “incessamment” dès que la Direction générale de l’enseignement collégial (DIGEC) aura terminé l’étude du devis technique.C’est à la demande du Conseil du trésor que la DIGEC avait, en août dernier, revu 1 ensemble des projets de construction ou de rénovation des cégeps et tenté, dans un premier temps d’y sabrer assez sérieusement.On avait même laissé entendre à l’époque que ces coupures totalisaient 60 millions sur un budget de l’ordre de 120 millions, ce que le ministère s’était toujours refusé a confirmer, en évitant cependant de produire sa propre version des faits.Une telle opération avait soulevé un tollé plus ou moins bruyant chez les cégeps touchés dont la plupart considèrent qu’ils sont loin d'avoir atteint le degré de développement nécessaire pour servir adéquatement les populations locales, et accueillir des étudiants dont le nombre ira croissant au moins jusqu’en 1980, selon les prévisions du ministère lui-même.C’est à la demande du gouvernement, sollicité de toutes parts, que la DIGEC a de nouveau réévalué le plan quinquennal d’investissements dont on faisait hier connaître la teneur pour les cégeps francophones de la région métropolitaine.Ainsi que prévu initialement, trois collèges s’établiront dans de nouveaux édifices dont la construction est déjà assez avancée.Ce sont les campus des cégeps André-Laurendeau, Montmorency, et Vieux-Montréal, qui se partagent un investissement total de 61.7 millions.On consacrera 23.8 millions à des ajouts aux édifices existants dans les cas des cégeps Edouard-Montpetit, Bois-de-Boulogne, Rosemont et Ahuntsic.Le cégep d’Ahuntsic.avait aussi été menacé de coupures de trois ou quatre millions en août, mais il récupérera la presque totalité de son projet, pour une somme de 10.8 millions.Enfin on consentira une dizaine de millions pour des améliorations, des transformations et des ajouts d’équipement dans quatre cégeps de la région métropolitaine.Le ministère faisait savoir hier qu’il continuait sa revision des dossiers de tous les autres collèges d’enseignement général et professionnel et que les résultats seront connus sous peu.Les cégeps de La Pocatière et de Thet-ford, de même que le cégep anglophone Vanier, qui avaient aussi rapporté d’importantes réductions d’investissements, peuvent espérer que le ministère fasse cette revision dans les mêmes bonnes dispositions.RECTIFICATIF Dans une déclaration faite hier à la presse, les parents des comités d’école Le Plateau et Pierre Dupuis affirment n’avoir jamais appuyé le boycottage des cours et se dissocient de toute action visant à semer la panique chez les étudiants.Cependant, ajoute Mme Georgette Labelle, présidente du comité Le Plateau, les parents sont conscients que le temps est venu d’étudier le problème en profondeur car le climat actuel est cahotique et ne se réglera que si la CECM se penche sur nos problèmes de zone défavorisée (zone 2).Pour VENDRE "PROPRIETE" ou ACHETER J.Goulet (Consultez) M.Goulet GOULET, 3130 est, rue SHERBROOKE (IMMEUBLES) (REALTIES INC.) 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de la politique réaffirmée par M.Trudeau.Il n’est pas trop tôt, cependant, pour souligner la fidelité que maintient en matière de bilinguisme le chef du gouvernement.L’autre thème abordé par M.Trudeau dans son discours était, à vrai dire, plus étonnant.Non pas que l’on ait jamais soupçonné le premier ministre de se désintéresser du rapatriement au Canada de la constitution, mais parce que son intervention de mercredi paraît contredire la ligne de conduite qu’il srétait fixée au lendemain de l’échec de Vie par la réponse négative du gouvernement Trudeau affirmait alors qu’il re- /ictoria.Meurtri rêpon Bourassa, M.fermait le dossier de la révision constitutionnelle et qu’il ne le rouvrirait que lorsque le Québec aurait de nouvelles propositions a présenter.Or, voici que, sans qu’aucune requête ou suggestion ne lui soit venue en ce sens de Québec, le premier ministre fédéral rouvre lui-même la “canne de vers” qu’il s’était juré de ne plus rouvrir à l’aveuglette.Quoi qu’il en soit, les paroles des hommes politiques passent et changent.On sombrerait vite dans une stérile insignifiance à vouloir trop en faire l’exégèse.Il faut bien davantage s’arrêter aux problèmes que soulèvent ou veulent résoudre les actions des gouvernements.Parce que la situation constitutionnelle actuelle demeure insatisfaisante, parce qu’il est vrai qu’un pays adulte doit avoir sur son propre territoire le contrôle entier de sa constitution, toute démarche sincère du gouvernement visant à ramener au Canada la constitution du pays doit retenir l’attention des citoyens.Autant il y a lieu de se montrer réservé devant la démarche pleine d’embûches qu’ouvre M.Trudeau, autant il ne faut pas hésiter à dénoncer comme mesquine et peu digne d’un homme d’Etat la réaction de M.Bourassa laissant savoir par un porte-parole anonyme qu’il n’a guère de temps pour s’intéresser “aux patentes de Trudeau’’.• Dans la perspective des intérêts supérieurs du Canada, on ne saurait douter que le rapatriement de la constitution soit une entreprise digne d’être menée à terme le plus tôt possible.Ainsi que le disait M.Trudeau dans son discours de mercredi, tous les pays du monde, sans exception, ont au moins réussi à s’entendre sur la façon de modifier leur propre constitution.De tous les pays qui prétendent à la souveraineté, le Canada est le seul qui n’ait pas encore acquis cet attribut essentiel de la souveraineté politique.Pour ceux qui croient à l’avenir de ce pays, la démarche envisagée par M.Trudeau s’impose.Avant d’aller plus loin, M.Trudeau aura cependant profit a se souvenir des raisons précises qui conduisirent à l’échec de Victoria.Or, il y a lieu de se demander, quand on lit son dernier discours, s’il a bien compris la leçon qui lui fut alors servie.A Victoria, rappelle M.Trudeau, “il y eut au moins entente de la part de toutes les provinces, des onze participants, sur une procédure d’amendement.Mais la charte de Victoria n’obtint pas l’accord du Québec, non pas à cause d’un désaccord sur la formule d’amendement, mais pour une toute autre raison”.M.Trudeau connaît sans doute mieux que quiconque les propos qui ont pu être échangés en juin 1971 entre M.Bourassa et les autres chefs de gouvernement réunis à Victoria.Il se peut très oien que le premier ministre du Québec ait alors exprimé son accord quant à la formule d’amendement contenue dans la charte de Victoria mais ait décidé de ne pas s’en ouvrir publiquement à moins d’avoir reçu en retour les concessions qu’il exigeait en relation avec l’article 94A et la compétence en matière de poütique civile.Mais on a répété avec justesse à l’époque que le refus du gouvernement québécois fut celui non seulement de M.Bourassa et de son gouvernement, mais aussi de tout un peuple, du peuple du Québec, tout au moins par ses eûtes, ür, ce refus, dans la mesure où il exprimait une opposition à la charte de Victoria qui était très répandue au Québec, embarrassait, en plus de l’objection formulée par M.Bourassa au sujet de la politique sociale, plusieurs autres aspects de la charte de Victoria, y compris certaines dispositions du chapitre traitant de la formule d’amendement, c’est-à-dire de ce chapitre même dont M.Trudeau dit aujourd’hui: “Si nous ne trouvons pas de meilleure formule, nous proposerons alors l’adoption de celle qui a été acceptée en 1971 à Victoria.• La formule d’amendement proposée à Victoria contenait maintes ameliorations par rapport aux formules antérieures, qui furent toutes rejetées.Elle proposait une règle de majoritéjplus souple que l’unanimité pure et simple.Elle offrait en même temps aux provinces les plus importantes, le Québec et l’Ontario, un droit de veto pratiquement indispensable.Pour le Québec, elle soulevait néanmoins des difficultés graves qui furent abondamment évoquées dans les semaines qui suivirent sa divulgation fort tardive.Parmi celles-là.deux, en particulier, reviendront sur le tapis dès que l’on voudra se mettre sérieusement au travail.Une première objection est d’ordre stratégique.Le Québec — on doit s’en souvenir même si ce rappel ne plaît guère — fut à l’origine de la revision constitutionnelle.Or, ce qu’il y cherchait d’abord, ce n’était pas une formule d’amendement ou de rapatriement, mais un partage plus équitable des pouvoirs et des ressources et des garanties plus efficaces contre la violation continue de l’esprit fédéral par le pouvoir central.Avec la charte de Victoria, on ne lui offrait rigoureusement rien en ce qui touchait l’objet initial et central de sa demarche.On lui demandait en retour de lier son avenir au droit de veto susceptible d’être exercé par une majorité de provinces anglophones.C’était une inversion complète du sens que Daniel Johnson avait donné à sa démarche quand il demanda une révision de la constitution.On ne concédait au Québec rien de ce qu’il avait recherché dès le départ.On lui demandait en contre-partie de ceder sans douleur l’un des rares instruments de marchandage dont il dispose heureusement encore.Des milliers de Québécois dirent non à ce troc trop simple.Cela faisait partie du refus que M.Bourassa fut invité par ses concitoyens à opposer à la charte de représenter les aspirations profondes des citoyens et non seulement les intérêts des hommes de pouvoir, il serait imprudent de ne pas tenir compte de cette réaction.La formule d’amendement est la clé de tout projet de rapatriement.Le mécanisme d’arbitrage des litiges constitutionels est de même la clé de toute formule efficace d’amendement.Ici encore, la charte de Victoria proposait d’apporter des améliorations réelles au fonctionnement et au rôle de la Cour suprême du Canada.Elle introduisait une participation consultative des provinces dans la nomination des membres du plus haut tribunal.Elle offrait des garanties nouvelles au Québec en ce qui concerne l’audition des causes impliquant le droit civil de la province de Québec.Fondamentalement, le gouvernement central se réservait toutefois le pouvoir ultime dans la désignation de tous les juges de la Cour suprême.Il ne faisait aucun droit à une vieille requête québécoise voulant que les deux ordres de gouvernement participent à la nomination des juges.Le Québec pouvait difficilement souscrire dè gaieté de coeur à ce chapitre de la charte de Victoria.Il devait de même éprouver des réserves sérieuses au sujet du chapitre traitant des droits linguistiques.Certains voudraient que les changements constitutionnels souhaites par le Québec ne soient astreints à aucun veto, mais que le Québec dispose d’un droit de veto sur les changements susceptibles de l’affecter: c’est une position indéfendable et ridicule à sa face même.Dans une négociation embrassant d’autres sujets que la formule d’amendement, le Québec pourrait néanmoins obtenir des arrangements meilleurs que ceux que proposait la charte de Victoria.M.Trudeau n’a aucunement fermé la porte à cette approche plus large.Avant de se her sur la formule d’amendement, M.Bourassa fera bien de l’explorer.Claude B Y AN bloc-notes Québec doit entendre l’alarme A peine réglé le conflit du métro, voici que s’aggrave le différend qui oppose l’administration Drapeau-Niding aux quelque 2,500 pompiers de la Ville de Montréal.Un grand nombre des véhicules du services ont été mis hors d’usage, à la suite de sabotage, estime le directeur du service.La Ville, prétend au contraire le syndicat, retient la remise en service d’appareils réparés en vue de provoquer un affrontement avec les sapeurs.De fait, des sanctions disciplinaires internes ont déjà été prises contre quelques pompiers et 80 hommes avaient été mis a pied, “faute de travail”, au moment où Québec était invité à intervenir dans le conflit.Si l’escalade en préparation n'est pas désamorcée rapidement, des jours dramatiques risquent de survenir bientôt dans la métropole.Les pompiers de Montréal, déjà en colère à la suite d’une sentence arbitrale les réduisant à 4.3% d’augmentation pour 1974.ont littéralement explosé en voyant les conditions que la Ville consentait à d’autres catégories d’employés municipaux, notamment aux cols bleus et aux policiers.Comme les policiers, les pompiers n’ont pas le droit de faire la grève, et quand la partie patronale les renvoie à l’arbitrage, parfois sans négocier sérieusement, ils ont à juste titre le sentiment d’être lésés.(On se souvient que coincés par une sentence arbitrale en 1969, les policiers de Montréal avaient débrayé, abandonné la métropole à l’émeute, obligé Québec à intervenir par une loi spéciale, et obtenu, depuis, des conditions pécuniaires fort avantageuses.) Apres diverses pressions morales et quelques pèlerinages à Québec, les pompiers ont obtenu qu’on fixe au moins le montant forfaitaire qui réglerait le rattrage qu’ils demandent pour la fameuse année 1974.La Ville, qui a accepté le forfait fixé à $750, en fait cependant dépendre le versement du règlement qui doit intervenir pour 1975.” D’où la reprise du bal dans les casernes et le délabrement multiforme qui dégrade actuellement le service d’incendie de Montréal.Les autorités ont jugé inconcevable de laisser la métropole sans protection policière, le 7 octobre 1969, pendant plus de douze heures.Mais que la vie des simples citoyens soit mise en dan- .L’ancien et le nouveau En faveur de l’impatience par JEAN MARTUCCI On a beaucoup calomnié l’impatience.Certains disent même qu’elle est un défaut.C’est peut-etre vrai dans les petites choses qui n’ont aucune importance, mais dans les grandes choses l’impatience est une vertu! Pourquoi la patience serait-elle toujours une bonne chose?Rester impassible devant la souffrance, prendre patience face à l’injustice, se résigner devant l’hypocrisie, subir calmement la misère et rester passif devant la haine, toutes ces démissions de l’homme seraient-elles donc autant de vertus?Job s’est dressé devant Dieu avec une impatience qui a fait de lui, selon les mots de Kierkeeaard, “le fidèle témoin de toute la détresse et de tous les déchirements du coeur”.Il n’a pas peur de se plaindre à pleine voix et de crier à nui de droit qu’il n’en peut plus et nue c’est assez: "Des villes on entend gémir les mourants.On entend les blessés dont le souffle crié au secours.Mais Dieu, lui, reste sourd à la Plainte!” (Job 24, 12) Pourtant, si Job reclame tellement une manifestation de Dieu, c’est nn’il est sûr qu’elle devra venir un ?our Son cri d’impatience est à la mesure de son esperance : Je sais, moi, que mon Défenseur est vivant et que Lui, le dernier, se lèvera sur la terre” (Job 19, 25).Les prophètes bibliques ne se sont pas armés de patience devant les maux qui affligeaient les sociétés où ils oeuvraient.Au contraire, ils ont fait preuve d’impatience devant Dieu et devant les hommes.“Combien de temps, Seigneur, vais-je encore t’appeler au secours sans que tu m’entendes et crier contre la violence sans que tu m’en délivres! Pourquoi m’obliges-tu à voir le crime et pourquoi restes-tu planté là à regarder notre misère?” (Habaquq 1, 2-3).Et, logiques avec leur prière, les prothètes, à leurs risques et périls, ont attaqué les pouvoirs et les puissants.Paradoxalement, leur audace et leur impatience leur venaient de l’assurance que les choses allaient devoir nécessairement changer un jour “au temps fixé”, et c’est ce temps qu’il voulaient hâter.Leur impatience ne tenait pas de l’insolence mais de la fidélité.Que serait-il arrivé si Jésus n’avait pas fait preuve d’impatience?Est-il resté impassible devant les paralytiques et les lépreux, en leur prêchant la “résignation chrétienne”?Au contraire, indigné, il a sorti de lui-même toute la force qu’il pouvait avoir pour instaurer au plus vite le monde dont il rêvait.Certains le trouvait même trop pressé: “Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant, le temps?” (Mathieu 8,29).On ne peut pas dire que Jésus se montre particulièrement patient devant certains Pharisiens hypocrites qu’il traite de “sépulcres blanchis” (voir Mathieu 23, 1-36).Il met même un comble à son impatience le jour où il chasse du Temple vendeurs et acheteurs, culbutant les tables des changeurs et se faisant un fouet de cordes à l’intention de ceux qui ne comprenaient pas assez vite (voir Marc 11, 15-17 et Jean 2, 13-22).Cette impatience de Jésus lui vient de la certitude qu’il a que “les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est proche” (Marc 1,15).Ne serions-nous pas trop patients?Avec un peu plus d’assurance et une plus grande hâte de voir changer les choses, nous pourrions “déraciner les arbres” (Luc 17,6) ou “transporter les montagnes” (Marc 11,23).La patience a des limites; l’impatience, elle, n’en a pas.ger, spécialement dans les habitations les plus vulnérables à l’incendie, cela n’émeut ni l’hôtel de ville ni Québec.Cela est terrible à dire, mais il faudrait, pour débloquer rapidement l’impasse, que les pompiers abandonnent Montréal au risque d’une grave conflagration pour que les autorités se pressent de trouver une solution au litige en cours! Avec raison, les pompiers ont jugé qu’il ne fallait pas punir la population pour l’obstination de l’administration municipale.Leurs dirigeants syndicaux semblaient de plus fort conscients du péril qu’un affrontement avec l’administration leur faisait courir en période d’élection.Certains sapeurs, semble-t-il, sont passés à l’action directe, cependant que des mesures étaient prises contre un certain nombre de leurs collègues.Dans un groupe aussi solidaire que les pompiers, il suffit de quelques sanctions pour mettre le feu aux poudres.Québec ne doit pas attendre que le mécontentement “actif”, se généralisé, ni que l’administration embarque une nouvelle fois dans son scénario des procédures judiciaires.A vrai dire, on s’étonne que les autorités provinciales n’aient pas encore trouvé le moyen de régler déjà ce qui peut l’être du conflit.Il est bien évident que si les pompiers recevaient promptement le rajustement qui leur revient pour 1974, le climat actuel changerait et les deux parties, justement, seraient en meilleure position pour reprendre leurs conversations.Si vraiment des actes de sabotage sont survenus dans les casernes, il faut les réprouver vivement.Ce qu’il en coûte nour rénarer des appareils aussi coûte pour réparer des appareil: dispendieux impose au trésor n pal un fardeau dont il ne peut se payer pal un fardeau dont u ne peut se payer le luxe.Les pompiers ont raison de reclamer des rajustements de salaire.La Ville a tort de les leur refuser alors Su’elle gaspille à gauche et à droite ans des dépenses de prestige.Mais, justement, au lieu d’ajouter au gaspillage, si vraiment certains de leurs hommes se sont laissés aller au sabotage, les pompiers devraient plutôt saisir le public de tout le dossier.Au lieu d’indisposer le public en jouant avec sa sécurité, les pompiers, comme les employés de la fonction publique en général, devraient plutôt mettre en lumière les contradictions de l'administration.C’est à eux qu’il revient de montrer aux contribuables que la Ville ne manque pas d’argent Voir page 6: Bloc-Notes Jean-Claude LECLERC [3] mS&ÇAfm mmKBÊk ^LotVi—-)*¦ Humpty-Dumpty r lettres au DEVOIR Pour une nouvelle centrale syndicale dans la construction M.le juge Robert Cliche, président.Commission d'enquête sur l’exercice de la liberté syndicale dans la construction.Pour éviter les rivalités permanentes entre les centrales syndicales, pour obvier à tous les problèmes qui en découlent et pour permettre aux syndiqués de la construction de jouir d’une paix syndicale, je suggère que tous les employés de la construction (au sens large) soient regroupés en une seule centrale syndicale et entièrement indépendante de celles déjà existantes.En un mot.je crois nécessaire l'assujettissement de tous les employés de la construction dans un même organisme.Cette nouvelle centrale serait la seule à représenter les employés de la construction et à posséder les structures nécessaires pour défen- dre les intérêts de ses membres et pour voir à la sauvegarde de leurs droits.L’implantation d une nouvelle centrale syndicale indépendante à l’échelle provinciale permettrait la disparition de la rivalité syndicale actuelle, laquelle comporte un danger d'aggravation dont le dénouement risque de conduire à très brève échéance à une situation intolérable et irrémédiable.Elle aurait également pour effet d'apporter au niveau des associations patronales du même secteur des modifications concordantes pour le bien général des intéressés et ipso facto de notre population.La création d’une nouvelle centrale syndicale peut paraître de prime abord utopique.Cette idée m’est venue il y a plusieurs mois après en avoir épuré toutes les objections possibles.Je suis donc d’o- II faut sauver Québec-Presse Mon propos vient comme un cri, non comme un plaidoyer.Il vient du ventre, non de la tête.Il n’y a pratiquement plus de presse libre au Québec.Les monopoles de l’information resserrant impitoyablement l’étau qui risque de tout réduire en poussière s’il n’y a pas une mise en commun des ressources pour la liberté de la parole.Le réseau de la presse libre d’ici peut facilement être identifié.Ce qu’il y a de tragique, c’est que son importance est inversement proportionnelle à sa fragilité.Conserver et édifier un patrimoine culturel, développer une conscience collective, c’est le devoir de tous les membres d une société, pas simplement d’une petite poignée de “fanatiques” ou de rêveurs.Les artistes ont toujours senti avant tous les autres l’importance d’assurer son existence parce qu’ils sont aux sources de la parole.Qu'on se souvienne des signataires du “Refus global” initiateurs d’une révolution tranquille qui sera officiellement inaugurée plus de dix ans plus tard.Au coeur de cette mutation le poète Jacques Breault parle du vaste projet collectif qu’il faut tous assumer: “Si au Québec les poètes font de la politique, c’est que les politiciens ne la font pas.” Le poète, l’artiste, la fine fleur d’une culture vigoureuse en train de se faire.Je m'adresse ici aux artistes qui feront le spectacle de samedi soir au Centre sportif de l’Université de Montréal.Si vous êtes, comme je le crois, les libérateurs de la parole, il faut que ça se sache.Je m’adresse aux artistés qui seront sur scène ce soir-là afin qu’ils trouvent le moyen de rappeler à la salle qu’il se déroule en même temps un Québec Presse chaud au Centre Paul-Sauvé.Louise Forestier pourrait être un merveilleux porte-parole du groupe pinion que ma suggestion mérite qu’on s’y attarde.La venue de ce nouvel organisme syndical n’exigerait que quelques modifications au code du travail et lois connexes.Quant à son organisation et à son fonctionnement, il y a sûrement assez de compétences au sein du ministère du Travail et de la Main-d’Oeuvre pour conseiller ceux qui seraient choisis pour mettre sur pied un tel organisme et pour le di- Kar la suite dans une forme la imocratique qui soit.Pour que cette centrale puisse atteindre son objectif premier, elle ne devrait avoir en aucun temps le droit d’élargir son champ d’action, i.e.qu elle ne s'occuperait que des employés qui oeuvrent dans le domaine de la construction.Leandre FAGUY.Sillery, le 27 septembre 1974.en mettant à contribution l’assistance et les artistes eux-mêmes dans l’opération “Sauvons Québec Presse”.Le gérant d’affaire ou l'impressa-rio ont la responsabilité de faire que l’artiste vive de son art et c’est très bien ainsi.Il ne faut pas oublier que pour être libre, on a besoin des autres.Les intérêts de la collectivité doivent sûrement être conciliables avec l'avantage personnel.J'ose croire qu’il se trouvera quelqu’un pour entendre mon message afin que notre espoir ne soit pas trompé par ceux que Ton considère de plus en plus comme les locomotives du plus beau Québec.Je me sens d’autant plus libre d’invoquer votre assistance que je vous convie de Tarrière-pays; ici on va essayer de faire notre part aussi.Raymond LEMIEUX, Cegep de Rimouski.Rimouski, le 3 octobre 1974.Quel jeu le gouvernement joue-t-il avec les parents d’enfants handicapés?Le gouvernement libéral provincial poursuit présentement une campagne d’intimidation par la poste et par téléphone, auprès des parents d’enfants hadicapés de notre région qui refusent de signer les formules du service social.Ces formules serviraient à retirer les allocations familiales pour ensuite donner un montant identique au gouvernement provincial.Les parents croient que le montant ne serait pas identique longemps et avec raison.En effet, l’association des parents qui a eu des démêlés dernièrement avec le gouvernement, ne croit pas que le but du gouvernement soit simplement de retirer des allocations familiales qu’il retire déjà de toute façon mais plutôt de mettre en place une façon de procéder qui lui permettra de les avoir en longueur.Selon nous il n’est pas dans l’intérêt des parents d’enfants handicapés de signer la formule bien que certains l’ont fait, s’étant fait dire par des fonctionnaires au téléphone que la majorité avai payé, ce qui est faux.On nous objecte au service social qu’il faut suivre la loi.Les parents aimeraient bien eux aussi pouvoir changer un peu la loi.pas pour attaquer, simplement pour se protéger des lois qu’ils considèrent injustes.Mais comment le pourraient-ils avec les moyens limités qui sont les leurs?Imaginons un homme qui touche un revenu de $4,000.00 par année et à qui on donne l’allocation familiale pour qu’il la rende ensuite.S’il est menacé entre temps d’être saisi ou de se voir couper l’électricité, il va payer avec rallocation familiale.Pourquoi jouer ce jeu sadique avec les parents d’enfants hadicapés?Que penserions-nous d’un riche qui ayant prêté de la nourriture à un pauvre homme affamé, se servirait ensuite de la loi pour recouvrer son bien?Roland LAVOIR Alma, le 19 octobre 1974 Le boulevard Métropolitain à huit heures du matin Pour quiconque s’est “promené" sur le boulevard Métropolitain à 8 heures du matin et en direction de Dorval un jour de semaine, il n’y a aucun doute possible: Les Arabes, les Albertains et les Vénézuéliens nous rendraient un immense service en haussant à un dollar le gallon l’huile lourde qu’ils livrent a nos raffineries, de sorte que l'essence soit revendue à deux dollars le gallon aux consommateurs.Alors, les milliers d’automobilistes que nous voyons actuellement circuler seuls dans leurs énormes voitures se verraient contraints (s’ils voulaient réduire leurs frais de transport) à véhiculer quatre passagers.C’est du masochisme que de se gazer ainsi collectivement au moyen de ces ferrailles se frôlant et s’embrassant trop souvent dans un vacarme d'enfer.Si, concurremment à la hausse souhaitée dans le premier paragraphe, il se trouvait que la CTCUM améliore son service en forçant ses inspecteurs à “inspecter”, la non-observance de l’horaire par certains chauffeurs d’autobus qui collent leur véhicule comme une glue à celui qui les précède, alors ce serait vraiment la cerise sur le sundae.Mais si la loi, pour être observée, doit avoir des dents, il faudrait que Ton donne autre chose que des dentiers à ceux qui sont chargés de la surveillance dans ce cas-ci.Il y au- rait aussi à vérifier si ces derniers ont leurs petits favoris — des intouchables quoi — à qui on permet de circuler a vide.Le transport en commun ne sera amélioré qu’en réduisant drastiquement la circulation automobile et en pénalisant les mauvaises têtes qui fuient les passagers comme s'ils étaient des mouches à merde.Roger BOURGAULT Montréal, le 30 septembre 1974.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur ert chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l’information: Jeon Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les atelier* sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L’agence Presse Canadienne est autorisée 6 employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT Édition quotidienne: $40 par année; six mois: $22.A I étranger: $45 par année; six mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 por année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 20 par semaine Tarif de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec Tll.trHONIil44.33A1 (lignesgroupées).4 ? Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 *5 des idées des événements des hommes M.Trudeau, la constitution et le bilinguisme A ¦ Intervenant mercredi dans le débat sur le discours du trône à la Chambre des Communes, M.Pierre Elliott-Trudeau, premier ministre du Canada, s'est lancé dans une vigoureuse défense de la politique de son gouvernement en matière constitutionnelle et linguistique.En plus d’annoncer que le gouvernement tentera de nouveau de ramener au Canada la constitution, M.Trudeau a fermement déclaré qu'il entend non pas ralentir mais intensifier ses efforts afin de donner à la Fonction publique fédérale une véritable dualité culturelle et linguistique.Voici de larges extraits de ce discours prononcé aux Communes le 2 octobre par M.Trudeau.(.) Il y a un autre domaine où les choses sont restées en plan depuis que nous avons accédé à la souveraineté il y a 107 ans.Je suis très heureux de constater que le chef de l’opposition (M.Stanfield) a souligné ce fait quand il a fait remarquer que la réforme constitutionnelle n’a pas encore réussi à rapatrier la constitution au Canada.Nous avons été le premier territoire de ce qui était alors l’empire britannique après la grande révolution qui a créé les Etats-Unis d’Amérique à établir une constitution qui pouvait ê-tre le fondement d'un pays indépendant et autonome.Je dis ‘‘le fondement” car nous ne sommes pas devenus entièrement indépendant en 1867.Entre autre choses, la tutelle du modèle des parlements s’est manifesté dans le fait que nous n’avions aucun moyen de modifier notre constitution, comme l’ont signalé de nombreux députés, notamment le chef de l’opposition.En dépit de notre liberté de choix et de nos révisions ingénieuses, nous n’avons jamais réussi à nous entendre sur la façon de modifier notre constitution.Tous les pays du monde, sans exception, ont.au moins, réussi cela.Je conviens, comme le chef de l’opposition, qu’on nous le reproche constamment, en tant que Canadiens et.surtout, en tant qu’hommes politiques, car étant engagés dans les activités propres à la politique, nous avons complètement failli dans cette tâche fondamentale et essentielle d’acquérir l’indépendance politique.Il est temps, je crois, d’entreprendre cette tâche.Il est temps que nous, dans ce gouvernement, dans ce Parlement, décidions de résoudre ce problème avant de disparaître de la scène politique.Cinquante ans d’efforts Pendant près de la moitié de notre existence comme nation, nous avons essayé de résoudre ce problème et nous avons constamment échoué.Le problème fut étudié à fond pour la première fois lors de la Conférence dite Dominion-provinciale en 1927.Il avait été convenu que le Canada devait être autorisé à modifier sa propre constitution.C’était sous le gouvernement de M.King.La question fut de nouveau étudiée au Parlement en 1931, lorsque le gouvernement Bennett examina le Statut de Westminster.En 1935, le Parlement institua un comité spécial et le chargea de faire rapport ‘‘sur la meilleure méthode dont l’Acte de l’Amérique du Nord britannique pourrait être amendé”.La même année, une autre conférence du Dominion et des provinces constituait un comité permanent des procureurs généraux et le chargeait d’élaborer une méthode en vue d’amender cet acte.Ledit comité déposa son rapport en 1936, mais le projet encore une fois fut sans lendemain.En 1949, M.St-Laurent décida d’éliminer une partie du problème et présenta le premier projet d’amendement à l’Acte de l’Amérique du Nord britannique qui, une fois adopté, permit d’en modifier certains aspects qui n’intéressaient que le gouvernement central.Il organisa ensuite une conférence fedérale-provinciale sur la constitution qui se réunit à deux occasions en 1950, mais sans qu’on puisse encore une fois en arriver à un accord.Puis, en janvier 1960, le doyen de la Chambre et député de Prince-Albert (M.Diefenbaker), premier ministre de l’époque, mentionna cette question au cours du débat sur le discours du trône.En effet, il formula le voeu ‘‘que nous puissions avant longtemps arriver chez nous à un accord en vue d’amender notre propre constitution”.Il convoqua une conférence des procureurs généraux pour examiner la question en 1960 et 1961.La plupart des provinces se mirent d’accord sur une formule, mais des divergences d’opinion subsistèrent et cette entreprise échoua.M.Pearson releva le défi en 1964, et l’on sembla encore une fois faire des progrès.La Chambre se rappellera que la formule Fulton devint la formule Fulton-Favreau.Il y eut d’autres conférences, d’autres discussions, encore des grands espoirs et des échecs.En 1968 — le chef de l’opposition nous l’a rappelé — nous avons entrepris une évaluation et un examen des plus sérieux de notre constitution.Nous avons tenu une série de conférences et avons constitué divers comités spéciaux dont tous les membres de la Chambre se rappelleront.Cela aboutit à la conference de Victoria, en juin 1970, où il y eut au moins entente de la part de toutes les provinces, des onze participants, sur une procédure d’amendement.Mais la charte de Victoria n’obtint pas finalement l’accord du Québec, non pas à cause d’un désaccord sur la formule d’amendement, mais pour une tout autre raison.J'ai fait cet historique pour deux raisons: pour démontrer d'abord que nous nous sommes efforcés de notre mieux et pendant longtemps d’arriver a un accord complet fondé sur Tuna-nimité et pour montrer aussi à quel point tous les hommes d’Etat de tous les partis et de toutes les régions s’entendaient pour dire qu’il faut résoudre le problème de la procédure de modification et du rapatriement total de la constitution canadienne.Depuis cinquante ans.je le répète.il y a une volonté générale d’arriver à un accord.Lorsqu’il s’agissait de savoir si tous voulaient chercher la vérité, les scholastiques citaient la phrase suivante: ‘‘quod ad om- nibus, quod ubique.quod semper”.il semble qu’en l’occurrence, toutes les conditions soient réalisées: tous, partout, ont toujours voulu que cela se réalise, et pourtant nous avons toujours échoué dans nos tentatives.Je suis d’accord avec le chef de l’opposition, et je me réjouis d’avoir l’appui de son parti à cet égard, pour dire qu’il est temps de décider que ce rapatriement se fera et que nous nous entendrons sur la procédure de modification"d’ici quatre ans., Je compte sur l’appui des vis-à-vis et je chercherai à obtenir des gouvernements provinciaux qu’ils consentent à la poursuite active de cet objectif.Si nous ne trouvons pas de meilleure formule, nous proposerons alors l’adoption de celle qui a été acceptée en 1970 à Victoria.Je ne doute pas que les Canadiens approuveront toute mesure nécessaire au règlement définitif de la question.Appel au Québec Et je voudrais dire deux mots en particulier à mes collègues du Québec, parce qu’on se souvient que c’est souvent de là qu’est venue la pierre d’achoppement, tant en 1970, qu’au moment de la présentation de la formule Fulton-Favreau.Je suis convaincu que cela s’adresse aussi à mes collègues québécois de l’autre côté de la Chambre; il est possible qu’on puisse trouver impensable le fait qu’on explique à la population québécoise que tout ce que nous demandons est de ramener au Canada notre Constitution à nous.Mais il me semble que nous réussirons sans grand-peine à faire comprendre aux Québécois qu’ils n’ont plus besoin de crier “au secours” à la Grande-Bretagne, qu’ils n’ont plus besoin de se cacher derrière les jupes de la Grande-Bretagne lorsqu’il s'agit de débattre entre nous des questions politiques qui nous concernent tous.Je reviens à une dernière question laissée en suspens.Encore une fois, je me réjouis que le chef de l’opposition l'ait signalée comme un domaine où des mesures énergiques s’imposent.Il s’agit du bilinguisme.Je l’avoue, j’étais étonné d'entendre le chef de l’opposition gémir parce que le discours du trône est muet sur le sujet.Je lui rappelle que nous en avons parlé dans le discours du trône de la dernière législature; les membres de son parti et les néo-démocrates nous ont dit que la question était beaucoup trop brûlante pour en saisir la Chambre des communes.Il nous reproche aujourd’hui de ne pas ravoir fait.J’en saisirai la Chambre des communes et j’espère qu’ici aussi nous recon-, naîtrons qu’il importe au plus haut point d’employer ces quatre années de gouvernement, espérons-le, assez stable, pour établir solidement une capitale fédérale qui soit la capitale de tous les Canadiens.Aux séparatistes, selon lesquels cela ne pourrait jamais ê-tre vrai pour un Canadien de langue française, les députés de tous les partis peuvent répondre que la loi sur les langues officielles permettrait de l’assurer.Il existe donc pour nous tous une obligation, une sorte de contrat politique passé avec les Canadiens de langue française, en vertu duquel ces derniers rejetteraient le séparatisme et le gouvernement fédéral pour sa part garantirait aux Canadiens français le droit de communiquer dans leur langue avec l’administration fédérale et d’y travailler aussi dans leur langue.Je crois absolument que si nous ne voulons ou ne pouvons faire de ce droit une réalité vivante pendant cette législature, engagée dans le bilinguisme par Tes paroles tout à fait solennelles du chef de l’opposition dans son discours d’il y a une heure, et par la très forte représentation francophone qui existe au gouvernement, alors ce ne sera jamais fait, le séparatisme sera dans le vrai, et l’unité du Canada cessera d’avçir un sens pour la majorité des Québécois.cuper, pour le plus grand bien du gouvernement fédéral et du peuple canadien tout entier.Par exemple, dans la catégorie dite “executive” de certains ministères clefs, la représentation francophone reste encore en deçà de 10 p.100.Et d'une façon générale, très peu de progrès a été réalisé quant à Tusage du français comme langue de travail.C’est là une situation injuste et par conséquent malsaine, qu’il importe de corriger dans les plus brefs délais.Sans doute, pourrions-nous ergoter fort longtemps sur les causes historiques ou autres de cette situation, les procédures, le partage des responsabilités.Mais ce qui intéresse bien davantage le gouvernement du Canada, c’est d’appliquer les remèdes qui relèvent de sa compétence.Nous sommes donc résolus à prendre les moyens nécessaires, dont plusieurs sont déjà en oeuvre, afin que la présence des francophones dans la Fonction publique atteigne au plut tôt en nombre et en importance la masse critique indispensable pour créer une situation irréversible.Une fois atteint cet objectif, la collectivité francophone de notre pays sera Or, j’espère qu’il ne saurait être question d’appliquer deux poids et deux mesures, selon qu'on juge les lois et les pratiques du Québec, et celles des provinces à majorité anglophone.Le Montreal Gazette l’a d'ailleurs compris, lui qui n’a pas toujours été tendre envers le bill 22, mais qui publiait le 23 septembre dernier un article de fond intitulé: Making Bill 22 Look Good.Dans cet article où on examine des pratiques courantes en Ontario et au Manitoba, on conclut de la façon suivante: “Quelles que soient les lacunes du bill 22 du Québec, il prévoit toujours une place importante pour l’enseignement en anglais dans la province.Le Manitoba et l’Ontario devraient être prêts à en faire au moins autant pour leurs minorités francophones.” Je m’étends un peu longuement sur ce sujet parce ou’il est important qu’a travers le pays on comprenne un peu l’esprit qui règne au Québec en cette matière.Il est bien évident, et je l’ai souvent répété, que si le Québec, n'est pas vigoureusement francophone et ne participe pas pleinement à la vie canadienne en tant que province francophone, c’est notre pays tout entier qui dérivera bientôt vers l’unilinguisme anglais, détruisant ainsi Tune des caractéristiques qui font la richesse et l’originalité de notre pays.Et quand je parle d’un Québec vigoureusement francophone, je ne parle pas d’un Québec unilingue, au contraire, la connaissance de l'anglais comme langue seconde, pour un très grand nombre de Québécois francophones, me paraît essentielle au bien-être du Québec et du Canada.Mais tous les Canadiens, de quelqu’origine qu’ils soient, et dans quelque partie du pays qu’ils habitent, devraient comprendre que Tusage universel du français au (Quebec comme langue de travail et de culture, comme langue de loisir et d’enseignement est aussi naturel que Tusage universel de l’anglais en Colombie-Britannique ou à Terre-Neuve.Nous devons tous nous réjouir du fait que le Québec utilise tous les moyens dont il dispose pour accentuer son caractère français, pour consolider sa culture et en assurer le rayonnement, pourvu qu’il s’a- Monsieur Ryan, Le Devoir publiait dans son édition de samedi.le 28 septembre, un cahier des arts et lettres touchant l’alchimie et que j’ai beaucoup apprécié.Permettez-moi toutefois d'apporter certaines corrections à un article que signait en seizième page Tun de vos collaborateurs, monsieur Germain Beauchamp et intitulé “Quelques auteurs québécois alchimiques”.Mon intervention a trait à Tallu-sion que fait le rédacteur au journal Le Fantasque.N’en déplaise à votre collaborateur, en dépit de son titre, cette feuille ne s’est jamais intéressée au fantastique, et de plus, ajoutons que son fondateur n'est pas Philippe Aubert de Gaspé, mais bien Napoléon Aubin.Voici comment celui-ci présente son journal le 1er août 1837: “Voyez-vous chers lecteurs et aimbables lectrices (j’ai la prétention d’avoir des lecteurs et surtout des lectrices) voyez-vous je suis fantasque et c’est tout dire! Mais, à propos, entendons-nous bien sur ce mot.car par la suite, dis-je, vous pourriez me reprocher de ne point etre fantasque.Savez-vous ce que c’est que d'être fantasque?Oui ou non?Fantasque.prenons un dictionnaire et cherchons l’explication du mot fantasque.Oh! mais bah! un dictionnaire, c’est déjà trop sérieux; contentons-nous donc d'une simple définition entre nous, une de ces définitions que chacun puisse comprendre”.“Je m'engage donc à être fantas- ue, c’est-à-dire: qui va d’un côté et e l’autre — qui pense un jour d'une manière et le lendemain d’une autre — fantasque.fantasque, une jeune femme quoi! Voilà l’explication.Une jeune femme (et surtout une jolie femme) voyez-vous, c’est réellement fantasque, elle rit aujourd’hui de ce qui la fait pleurer demain et qui Teut fâché nier.(.) “Vous saurez que la politique, c’est mon délire (.) “Il s’agit de décider la grande, la banale question: quel parti adopterez-vous?” “Serez-vous bureaucrate, consti- gisse toujours dans le respect des droits minoritaires, respect qui dans le passé, a toujours caractérise l’attitude québécoise.Je Tai dit et je le répète; dans un continent menacé par l’uniformité, nous devons tous nous réjouir de cet effort.Il existe chez nous, comme dans toutes les sociétés humaines, des préjugés aussi tenaces que nuisibles.Celui qui consiste à croire qu’on est moins canadien si Ton parle français, ou bien que le dualisme linguistique et la diversité culturelle menacent l'intégrité canadienne, ce préjugé, dis-je, est Tun des plus pernicieux qui subsiste parmi nous, survivance déplorable d’une époque révolue.Une saine dualité Il faut nous entendre pour sonner le glas du vieux rêve de Tunilinguisme anglais, mais il faut accepter les deux côtés de la cloison linguistique, des conséquences concrètes d’un dualisme linguistique, non pas seulement toléré avec plus ou moins de résistance muette, mais franchement accepté, appuyé.encouragé.Il tombe sous le sens que le français parlé par six millions de personnes sur un continent peuplé de quelque 240 millions d’anglophones doit pour survivre et s’épanouir faire l’objet de soins particuliers.Il ne faudrait donc pas prendre peur ni se contenter de réagir avec indifférence devant les efforts entrepris au Québec et dans les autres collectivités francophones du Canada pour promouvoir et développer Tusage de la langue française.Le gouvernement fédéral, pour sa part, continuera de faire sa lar- tutionnel, loyal, whig, tory, patriote modéré juste milieu, aristocrate forcené et démocrate enragé?Eh bon Dieu?comment voulez-vous que je sois quelque chose, moi, pauvre petit fantasque; je resterai toujours fidèle à ma devise: indépendant comme un Huron, gai comme un artiste, fou comme un enfant, sage comme un fou.sensible comme une jeune fille: me voilà”.“On dit qu’il est impossible de subsister sans s'attacher à une cause, à un parti: j’ai donc droit de vie plus que tout autre, car je les avocasserai tous, je les observerai tous, j'applaudirai à tous les succès et je prendrai le parti du fort contre le faible sans distinction de couleur ni de rang.Cependant si.frappés de ma puissance et désireux de me lier à leur suite, le pouvoir ou le peuple jetait à mes pieds Tor de la corruption, je les repousserais avec dédain.et si je devais en recevoir le coup fatal, je trouverais une consolation dans cette nouvelle parodie du brave: Fantasque meurt, mais il ne se vend pas’’.“.Cependant si Ton s’y refuse (à m’encourager), le Fantasque terminera sa joyeuse carrière: philosophe jusqu’à la fin, il clora sa paupière sans maudire les ingrats, sans murmures et sans pleurs, il se contentera encore de cette simple épithate qui paraîtra un bien grand eloge à ceux qui ne la comprendront pas: Fantasque meurt, car il ne se vend pas C’est l’humour et non le fantasti- C'est le temps de faire Installer les GOUTTIÈRES (HO-DO) Galvanisées, cuivre aluminium estimation gratuite Montréal 322-4160 Québec 872-9244 PRIKEAU METAL INC.ge part pour consolider la fait français par le truchement de ses lois, de sa politique, dans le domaine de la culture, de la radio-télévision, du film, voire de l’immigration.Et il était essentiel que le gouvernement du Canada, conscient de sa dualité linguistique, projetât à l’étranger une image fidèle de ce que nous sommes, et c’est pourquoi, de même que nous entretenons avec les pays du Commonwealth des relations privilégiées, nous avons voulu, sous la direction du secrétaire d'Etat aux Affares extérieures dans le même esprit, resserrer les liens qui nous unissaient déjà aux pays de langue française.Cette chose doit se poursuivre et l’occasion nous sera bientôt donnée de la prolonger dans un domaine nouveau.En effet, le satellite Symphonie construit conjointement par la France et la République fédérale d’Allemagne sera lancé en décembre, et je me propose d’amorcer, lors de ma visite à Paris dans quelques semaines, une participation canadienne aux nouvelles expériences d’échanges culturels internationaux que cet instrument rendra possible.Quand l’immense majorité des Canadiens aura compris l’importance d’une active et franche collaboration à ces vues que je viens d'énumérer, réduisant au silence les fanatiques de tout bord, le Québec ne sera plus tenté de se considérer lui-même comme étranger à la réalité canadienne.Ayant surmonté ses propres inquiétudes, il pourra collaborer plus pleinement que jamais à l’édification du pays que nous formons tous ensemble.que qui naissait dans la presse québécoise avec le Fantasque.C’est ce qui allait d’ailleurs conduire Aubin en prison.Le 2 janvier 1839, il est arreté en même temps que son imprimeur Adolphe Jacquies.L'imprimerie et la documentation du journal sont saisies.Le journaliste et l’imprimeur sont incarcérés durant cinquante-trois jours.Le Fantasque s'insère dans l’histoire de la liberté d'expression au Québec.Quant au prétendu auteur “alchimique” Philippe Aubert de Gaspé, fils, il aurait été certes le premier à rire à gorge déployée s’il avait pu soupçonner qu’un rédacteur le rangerait un jour dans la galerie des Flamel.De Gaspé était courriériste parlementaire des journaux Le Canadien et le Mercury à Québec.En 1838, il décide d’empester la Chambre d’Assemblée: il jette sur un poêle de Tassa-foetida.Cette action lui vaut des poursuites qu’il évite par la fuite.Auparavant, en 1835, il avait été emprisonné après une altercation avec le député Edmund Bailey Callaghan, rédacteur du Vindicator.C’était un homme turbulent.C’est le moins qu’on puisse dire.L’unique ouvrage qu il a écrit, “L’influence d’un livre”, dénote un esprit curieux de superstitions.Jean-Paul de LAGRAVE Longueuil, le 3 octobre 1974 ROBERT LETENDRE, Psychologue Diplômé de l’Université de Genève Sur rendez-vous seulement 2201, Édouard-Montpetit Tel.738-6620 OU DONC • • • pouvez-vous obtenir UNE SEMAINE DE SOLEIL sur l'une des plus belles plages des antilles dans une villa à quelques pas d'une immense plage, avec tous vos repas (vin inclus), divertissements, transferts, etc.?Mois à Cuba voyons .pays que vous ne pourrez oublier.Vol direct PC*r AIR CANADA y 339./s389: e' .\V N*’ mardi le 8 octobre HÔTIL SHERATON MT-ROYAL 6h30 et 8h Réservations: 871-8696 JlïitTYit JKF*m ImtÊb S mm àCE* “Nous sommes résolus' à prendre les moyens nécessaires pour créer une situation irréversible” PIERRE ELLIOTT-TRUDEAU^ Le bilinguisme demeure une grande priorité Je le dis carrément au chef de l’opposition qui a posé la question: le gouvernement maintient plus fermement que jamais sa politique des langues officielles et poursuivra avec une vigueur accrue l’objectif fondamental qu’il s’est fixé dès son accession au pouvoir en 1968, savoir la possibilité pour tous les Canadiens sur l’ensemble du territoire de communiquer avec leur gouvernement fédéral dans la langue officielle de leur choix.Il faut nous réjouir à cet égard des progrès réalisés depuis cinq ans, et regretter les lenteurs qui retardent encore l’application de la loi.mais j’aimerais dire ma joie, au député de Montmorency (M.Duclos) qui, dans son premier discours à la Chambre, a souligné que le bilinguisme est au coeur des préoccupations des Québécois.Il exprimait là une politique du gouvernement, une politique que nous avons l’intention de mener à bon port au cours des quatre années à venir.Le gouvernement du Canada continuera donc de promouvoir énergiquement Tusage des deux langues officielles dans son propre domaine, et d’inciter les provinces à faire de même dans les domaines de leur compétence.Îlotre gouvernement s’oppo-a par tous les moyens dont il dispose à toutes mesures législatives ou autres susceptibles de restreindre l’usage par les citoyens de la langue officielle de leur choix.Nous poursuivrons donc les efforts déjà entrepris pour supprimer certains obstacles, par exemple, ceux qui tiennent a la langue de travail, et que les candidats francophones trouvent sur leur route quand ils entreprennent de faire carrière dans le fonctionnarisme canadien.Ces obstacles, qu’il serait trop long d’énumérer en détail, créent dans notre fédéralisme une grave anomalie.Les Canadiens francophones et singulièrement les Québécois, sont encore très loin d’occuper dans la Fonction publique une place correspondant a leur nombre et à leurs aptitudes.De plus, ils ne détiennent toujours pas le nombre de postes importants qui leur reviendrait normalement et que leur compétence leur permettrait d’oc- capable d’assurer elle-même sa propre relève.Nous aurons résolu un problème qui nous préoccupe depuis plusieurs générations, et Tunité canadienne aura franchi une étape très importante.La loi 22 et ses critiques anglophones En s’engageant dans cette voie, le gouvernement espérait entraîner à sa suite les autorités des provinces.Il avait confiance que ces dernières, quand elles ne le faisaient pas déjà, prendraient elles-memes l’initiative d’offrir leurs propres services dans les deux langues, au choix de leurs commettants.Or, si nous avons pu noter quelques progrès dans certaines provinces, et parfois même des progrès significatifs, il nous faut constater qu’ail-leurs la stagnation continue et que dans certaines régions c’est la régression vers Tunilinguisme qui menace de se mettre en branle.À cet égard, les mesures législatives adoptées par le Québec, le bill 22 par exemple, n’ont pas manqué de soulever quelques inquiétudes, non seulement au sein de la population québécoise, mais un peu partout à travers le pays.On a beaucoup dis-cùté de cette loi.on a mis en doute l’orthodoxie constitutionnelle de certaines dispositions qu’elle contient.Il n’est pas exclu que certains veuillent en contester quelques articles pour en vérifier la constitutionnalité.Si cela devait se produire, les tribunaux auraient à décider de la question comme ce fut le cas d’ailleurs relativement à, la loi fédéral sur les langues officielles.Quoi qu’il en soit, et bien que moi-même je regrette les aspects de cette loi qui semblent aller à contre-courant des tendances contemporaines vers plus de liberté en matière lin-quistique, il ne faudrait pas perdre de vue — et je sens que le chef de l’opposition semble Ta-voir fait — que même après Ta-doption du bill 22 le Québec reste encore, de toutes les provinces canadiennes, celle qui traite la langue minoritaire sur son terrtoire avec le plus d’équité, de libéralisme et de générosité.Si les neuf autres provinces décidaient subitement de témoigner des mêmes égards à leurs minorités de langues officielles, c’est à un épanouissement miraculeux que nous assisterions à travers le pays.La vraie histoire du Fantasque lettres au DEVOIR VIENT DE PARAÎTRE .AUX ÉDITIONS DU JOUR m L’ADMINISTRATEUR ET LA PRISE DE DÉCISION Piçrre Filiatrault - Yvon G.Perreault • La prise de décision définit l’administrateur.Elle est quotidienne, continue et demande un esprit de synthèse autant que d’analyse, qui sont la marque même d’un bon administrateur.• Les auteurs présentent dans cet ouvrage une méthodologie rationnelle d’analyse qui permettra à l’administrateur d’aujourd’hui ou de demain d’améliorer la qualité de ses décisions.I .r" .r ¦;.’ in vente partout au prix de $4.95 - Distribué par les Messageries du Jour, 8255 rue Durocher, Montréal H3N 2A8 - Tél.: 274-^551 ^94841 r .fefÜlHiï 6 • Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 Paris veut négocier un pacte nucléaire avec Ottawa Suite de la première page site officielle à Paris, les 21 et 22 octobre.“J’ai vu M.Giscard d’Estaing avant de quitter Paris et celui-ci, apprenant que M.Trudeau me ferait l’honneur de me recevoir, m’a chargé d’envisager avec ce dernier l’orientation fondamentale de son voyage en France, de préciser le ministre français; et dès mon retour, mardi prochain, je ferai rapport au président et au conseil des ministres des entretiens fort prometteurs que j’ai eus à Ottawa.” “Nous, du côté français, attendons beaucoup des entretiens Trudeau-Giscard, de dire encore M.Ségard.Ils situeront les relations franco-canadiennes dans un nouvel esprit.C’est vraiment un nouveau chapitre qui commence entre Ottawa et Paris.” Il semble d’ores et déjà acquis qu’une fois complété le tour d’horizon d’usage des problèmes internationaux et des relations bilatérales entre la France et le Canada, ce sera principalement sur le développement accéléré de la coopération économique franco-canadienne que seront axés les entretiens Trudeau-Giscard.A ce propos M.Ségard, avec M.Trudeau comme avec la demi-douzaine de ministres canadiens qu’il a en outre rencontrés, aurait ouvert des perspectives aussi alléchantes que prometteuses pour les autorités canadiennes.Le secrétaire d’Etat français a d’ailleurs exposé très librement au DEVOIR les nombreux domaines où Paris juge à priori possible et souhaitable la négociation d’accords franco-canadiens de coopération économique, outre celui de l’énergie nucléaire: • La Frace souhaite vivement participer à la mise en valeur des sites canadiens (dont ceux de la baie de fundy) qui se prêtent à la construction de centrales d’énergie marémotrice, “un domaine où nous pouvons vous apporter beaucoup au plan technique”, de dire M.Ségard.• Paris aimerait participer à l’exploitation des énormes gissements de charbon de l’Alberta et de la Colombie, à la fois pour relayer par des sources canadiennes les réserves déclinantes des charbonnages français et pour mettre à la disposition des Canadiens lès techniques d’extraction avancées mises au point en France.C’est un projet particuliérement cher à M.Ségard, ministre “politicien” plutôt que “technocrate”, d’abord élu député UDR “giscardien” de la région industrielle et charbonnière de Lille.• Le gouvernement français voudrait accroître la participation déjà respectable d’intérêts français — tant au plan technique que financier — à l’industrie canadienne du pétrole et du gaz naturel.• Le secrétaire d’Etat français a voulu rencontrer M.Jean Marchand, lors de son passage à Ottawa, pour entretenir l’intérêt que celui-ci manifeste pour les techniques et le matériel ferroviaire français depuis qu’il a entrepris sa réforme des chemins de fer canadiens.“Je verrais d’un très bon oeil, entre autres, l’initiatived’un programmede coopération plus poussée entre la Société nationale des chemins de fer français (la SNCF) et vos compagnies ferroviaires”, de commenter M.Ségard.• L’aéronautique est un autre secteur industriel — qu’Ottawa est justement en train de reprendre pour de bon en main — où le ministre français entrevoit la possibilité d’une étroite coopération franco-canadienne.“Il y a les avions de ligne, mais aussi les hélicoptères”, de signaler M.Ségard, en s’interdisant de parler publiquement du domaine connexe de l’aviation militaire et des armements, dont Paris voudrait pourtant discuter avec Ottawa.“J’espère revenir bientôt au Canada en Concorde, pour vous faire con- naître ce merveilleux appareil, de reprendre le ministre; et j’ajoute que le système d’ADACS mis au point au Canada pourrait peut-être nous aider à améliorer les liaisons entre des zones densément peuplées comme Lille, celle que je représente, et les principaux centres avec lesquels ces zones ont des rapports économiques.” Abordant ensuite la nature des rapports économiques qu’il souhaite développer entre la France et le Canada, M.Ségard a répété à plusieurs reprises et avec insistance que, ce qui intéresse d’abord Paris, ce n’est pas l’accroissement “en soi et pour soi” du volume des échanges commerciaux franco-canadiens, mais bien plutôt l’intensification d’une coopération économique — soit financière, industrielle et technique à la fois — dont l’expansion du commerce ne serait qu’une des conséquences bénéfiques (bien que normale et nécessaire) parmi plusieurs autres.“En ma qualité de secrétaire d’Etat français au commerce extérieur, je ne peux' que déplorer que les échanges commerciaux franco-canadiens, bien qu’en plein essor, ne représentent toujours qu’environ un pour cent du commerce global des deux grandes puissances commerciales que sont le Canada et la France, de rappeler M.Ségard.Ce pourcentage est loin de refléter adéquatement soit le potentiel, soit les besoins de nos deux pays.Nous pouvons et nous devons faire plus et dans les meilleurs délais.” “Mais nous devons aussi faire mieux, orienter nos échanges vers des productions plus nobles que les matières premières ou les produits de luxe ou du terroir”, d’insister le ministre français, en ajoutant que cette évolution devait être réciproque et profiter aux deux économies puisque, “cela est bien connu, pour vendre, il faut savoir acheter”.Dans son discours d’inauguration de l’exposition technique et scientifique de Toronto, M.Ségard devait d’ailleurs préciser quelles formes pourraient prendre cette coopération économique franco-canadienne dans les secteurs de pointe: échanges de licences de fabrication et de mise en marché, mise au point en commun de nouvelles techniques ou produits, formation de consortiums franco-canadiens (d’ingénierie par exemple) pour répondre aux appels d’offres clans des pays tiers, accords de spécialisation entre firmes françaises et canadiennes et enfin investissements directs réciproques dans les secteurs industriels des deux pays, sont cinq techniques que la France juge particulièrement prometteuses, selon le ministre.Dans l’entourage de M.Ségard, on soulignait d’ailleurs que les volontés françaises de coopération industrielle ne sont pas seulement “bilatérales” mais pourrait utilement devenir “triangulaires” et même “planétaires”.En clair, cela veut dire que Paris souhaiterait que les entreprises françaises puissent miser sur des firmes canadiennes pour s’introduire sur le grand marché nord-américain (entendez, les Etats-Unis) et que, réciproquement, les industriels canadiens en viennent à considérer des firmes françaises comme des interlocuteurs privilégiés lorsqu’ils décident d’étendre leur champ d’activité à la Communauté européenne.Eventuellement, cette coopération “triangulaire’' pourrait s’orienter tous azimuts, c’est-à-dire vers le Japon et le reste de l’Asie, l’Amérique latine, l’Afrique.“Le temps du folklore est bel et bien révolu, de proclamer hardiment M.Ségard.Français et Canadiens doivent à l’a- venir parler moins de cousinage et davantage de chiffres!” C’est à quoi s’emploieront très prochainement les fonctionnaires de M.Ségard et ceux de M.Donald Macdonald, le ministre fédéral de l’Energie, des Mines et des Ressources, puisque les deux hommes politiques ont convenu, lors d’un dîner mercredi à l’ambassade de France, d’amorcer sans plus tarder des pourparlers techniques sur les projets de coopération franco-canadienne suggérés par la France en ces domaines.“Et j’estime que la commission économique mixte France-Canada devra se réunir au plus tôt après la visite à Paris par M.Trudeau pour donner suite aux orientations qu’auront retenues nos deux chefs de gouvernement”, de lancer M.Ségard.Mais ne subsiste-t-il pas, dans la bureaucratie française, quelque réticence devant les perspectives d’un rapprochement franco-canadien?— “Quand l’administration a des réserves, c’est parce que le personnel politique ne s’est pas exprimé assez clairement”, de répliquer rondement l’émissaire de Valéry Giscard d’Estaing.Il convient d’ailleurs de souligner, après la longue série d'incidents protocolaires des années 1967-71 entre Paris et Ottawa et la correction assez tiède des rapports “normaux” qui ont suivi, que le secrétaire d’Etat au commerce extérieur du gouvernement giscardien n’a raté aucune occasion de rendre au gouvernement canadien les égards qui lui sont dus.et même d’en remettre un peu.M.Ségard a pu se montrer d'autant plus chaleureux envers M.Trudeau qu’il est d’un naturel fort engageant et qu’il peut considérer le premier ministre canadien et son ministre des Communications Gérard Pelletier comme des “amis personnels”, comme il l'a dit publiquement à Toronto jeudi, ayant milité il y a’une quinzaine d’années déjà dans le mouvement personnaliste formé par Emmanuel Mounnier autour de la revue française “Esprit” et ayant alors pris contact, à ce titre avec les animateurs de la revue québécoise “Cité Libre”.C’est ainsi que M.Ségard a tenu à entamer son discours inaugural de Toronto en signalant le plaisir quYil y a, pour un ministre français, de pouvoir s'exprimer sans contrainte au Canada dans sa langue maternelle, “sachant qu’il use ainsi d'une des deux langues maternelles du pays”: hommage discret mais fort remarqué aux efforts entrepris depuis 1968 par M.Trudeau pour instaurer l'égalité linguistique.“Vous aurez également remarqué que le ministre est arrivé à Ottawa, s’est rendu ensuite à Toronto et de là doit passer à Québec et Montréal avant de rentrer en France, murmurait-on dans la suite du secrétaire d’Etat.Cet itinéraire, bien qu’encore inusité pour un ministre français, est aussi normal que bien d’autres.” “Je crois qu’ensemble nous devons faire des choses qui respirent la Concorde et la Symphonie”, aurait dit enfin M.Ségard en buvant à la santé du Canada, lors du déjeuner offert en son honneur à la Maison Pearson, jeudi, par M.Gérard Pelletier.Car le ministre canadien des Communications.semble-t-il.avait déjà commencé à initier la coopération bilatérale en matière de télécommunications, après que M.Trudeau eut annoncé officiellement la veille qu'Ottawa souhaitait participer au projet franco-allemand de télé-satellite “Symphonie”.Et parait-il que M.Ségard était très, très intéressé par cette affaire.suites de la première page DRAPEAU de l'avenir de Montréal” à présenter aux Montréalais.Il s’agit là des projets d’envergure dont on entend parler depuis quelque temps.Et à ce sujet.M.Drapeau affirme qu’il n’en sera pas cependant question durant la campagne électorale, afin qu’il soit totalement Tibre d’en parler apres.Il a juste indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un projet Ottawa Alerte au bilinguisme Un député conservateur dont le comté contient l’une des plus fortes proportions d’employés fédéraux au Canada a déclaré hier que le gouvernement n’atteindra jamais ses objectifs dans le domaine du bilinguisme si le système actuel n’est pas changé.Dans un communiqué, M.Walter Baker (Grenville-Carleton) propose que le programme gouvernemental d’apprentissage des langues officielles soit radicalement modifié.“Il y a deux jours, note-t-il, le premier ministre Trudeau admettait qu’on avait réalisé peu de progrès quant à l’utilisation du français comme langue de travail.Il est évident pour moi et pour plusieurs fonctionnaires qu’un apprentissage efficace des langues ne sera pas atteint si les fonctionnaires se voient imposer une marche forcée ou un système de quota sans qu’on leur donne par ailleurs le temps et le stimulant nécessaires pour apprendre une autre langue.” L’opinion de M.Jones L’ex-maire de Moncton, M.Leonard Jones, a déclaré hier aux Communes que le seul moyen de faire de “vrais Canadiens” était de les mettre tous à la même école intégrée de manière à Supprimer ce qu’il a appelé “une forme de ségrégation ou de biais linguistique dans les systèmes d’éducation du pays”.Pour le député indépendant de Moncton, le bilinguisme fédéral est un “gaspillage”.Selon lui, il ne peut y avoir qu’une culture canadienne tout court.Une taxe est reportée La taxe sur le transport aérien, qui devait entrer en vigueur le 15 octobre, ne prendra effet que le 1er décembre, a annoncé hier le ministre des Transports, M.Jean Marchand.Cette décision fait suite à une demande en ce sens de l’Association des transporteurs aériens du Canada qui a besoin d'un délai pour former son personnel et celui des agents de voyage.La taxe s’élèvera à 5% du tarif du billet de passage jusqu’à un montant maxi- mum de $5 sur tout billet vendu pour un voyage effectué dans les limites de la région de taxation désignée.De plus, une taxe forfaitaire de $5 s’appliquera aux voyages internationaux prenat fin hors de la région soumise à la taxation.Celle-ci comprend le Canada et les Etats-Unis sauf Hawaï et exclut également les îles Saint-Pierre-et-Miquelon.Des femmes mal payées Une analyse fiscale démontrant que les hommes continuent à gagner des revenus substantiellement plus elevés que ceux des femmes ($9,074 en moyenne en 1972 contre $5,208) met en évidence le besoin pressant de lois nouvelles contre la discrimination sexuelle.Telle est l’avis de Mme Katie Cooke, présidente du conseil consultatif fédéral sur le statut des femmes qui estime que le Code du travail devrait prohiber toute discrimination d’emploi pour des motifs de sexe, de statut conjugal ou d’âge.Pour exporter plus Les Communes ont été saisies hier d’un projet de loi destiné à favoriser l’exportation des produits canadiens, Déposé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Alastalr Gillespie, le projet de loi porte notamment le capital-actions autorisé de $125 à $400 millions.La Société pour l’expansion des exportations pourra également emprunter jusqu’à dix fois le total obtenu en ajoutant le capital autorisé au montant crédité au compte de l’excédent de capital.Un autre article prévoit que le montant maximum de la responsabilité éventuelle de la Société sur l’assurance des crédits à l’exportation sera porté de $500 à $750 millions.Importante nomination Après avoir fait part de son intention de rouvrir le dossier des conférences constitutionnelles, le premier ministre, M.Trudeau, a annoncé hier la nomination prochaine de M.Gordon Robertson au nouveau et important poste de secrétaire du cabinet chargé des relations fédérales-provinciales.M.Robertson, qui est actuellement greffier du conseil privé et secrétaire du cabinet, devrait entrer en fonctions dès le début de 1975 après que les Communes auront ratifié sa nomination.Il gagnera entre $50.000 et $60.000 par année.M.Michael Pitfield, originaire de Montréal, le remplacera comme greffier du conseil privé.Albanie crée un précédent Le président de la Chambre ne portait pas de toge, hier aux Communes.En effet, pour la première fois dans l’histoire du Parlement canadien, une femme, Mme Albanie Morin, député de Louis-Hébert, occupait le fauteuil du président des débats.Comme pour les femmes députés et les femmes journalistes, le protocole de la Chambre des Communes est pris à court dans ce cas puisqu’il prévoit que les hommes doivent porter veste et cravate, mais ne dit rien sur les femmes.Mme Morin a donc posé le premier jalon d’une tradition en portant un tailleur noir bordé de blanc à 1 avant et aux manches.Un ami des grévistes Les grévistes de la United Aircraft de Longueuil et ceux des élévateurs à grains de Vancouver, de même que les syndiqués en général, ont trouvé nier aux Communes un nouvel avocat en la personne du député libéral de Sainte-Marie, M.Raymond Dupont.Selon ce dernier, plusieurs employeurs provoquent délibérément des conflits par “leur intolérance et leur intransigeance”.Il en est ainsi de “l’attitude intolérable, qui dépasse toute imagination, de cette filiale de société américaine, la United Aircraft, qui refuse depuis 10 mois de se soumettre aux traditions syndicales canadiennes, à la formule Rand”, de dire le député.A propos de Margaret Le premier ministre, M.Trudeau, a déclaré que sa femme “se porte très bien” à la suite de son séjour dans un hôpital de Montréal où elle a été traitée pour ce qu’elle a elle-même appelé “un stress émotif grave”.Après avoir dit que sa femme fait la promenade avec les deux enfants, se rend au marché “et ainsi de suite”, le premier ministre a demandé aux reporters de cesser de la harceler.“O Canada” officiel Le chant “O Canada” sera enfin reconnu officiellement hymne national des Canadiens à la suite du dépôt, hier aux Communes, d’un projet de loi en ce ! de M.Hugh Faulk- sens par le secrétaire ( ner.La composition de Calixa-Lavallée est reconnue depuis longtemps, dans les faits, comme l’hymne national du Canada et le gouvernement Trudeau veut lui accorder un statut officiel.Il y a déjà quelque temps que le feuilleton de la Chambre prévoit cette “officialisation” mais, pour diverses raisons, le projet de loi na pu encore franchir l’étape finale de la troisième lecture.en particulier, mais plutôt d’une situation générale, “une vision de l’avenir de Montréal”.Les thèmes de la campagne électorale, ainsi que le programme comme tel du Parti civique, ne seront pas abordés avant quelques jours.Le maire Drapeau a promis de rencontrer à son retour d’un voyage à Francfort, la semaine prochaine, les media d'information.Chose, certaine, et de l’aveu même du maire Drapeau, le programme électoral qui sera exposé aux Montréalais sera en continuité directe avec tous les programmes électoraux soumis à l’électorat depuis 1960."Nos politiques continueront d’être, comme par le passé, enracinées dans les aspirations du peuple”, dit-il.Quant à la campagne électorale, M.Drapeau a laissé entendre qu elle serait de courte durée.Cependant, l’organisation électorale du Parti civique compte miser autant sur des interventions publiques traditionnelles que sur des interventions par les média d’information.D’ici la mise en candidature officielle, le 23 octobre (dans un lapsus, M.Drapeau a parlé de mise en accusation), le maire a promis d’aborder tous les principaux thèmes de son programme.Comme à chacune des quatre dernières élections municipales, le Parti civique présente une liste de candidats à tous les postes.Onze nouvelles figures apparaissent en 1974 dans cette liste, à la fois pour remplacer les trois conseillers qui ont quitté le Parti civique et cinq autres conseillers qui abandonnent la vie politique municipale active, et pour combler les trois nouveaux sièges qui ont été créés avec le nouveau découpage des districts électoraux.Rappelons que les trois conseillers démissionnaires sont MM.Jean-Paul Cloutier, dans Papineau.Paul-Emile Robert, dans Ahuntsic, et Georges-Etienne Marchand, dans l’Acadie.Par ailleurs, les conseillers mettant fin à leur carrière politique sont MM.Jean-Paul Bonin, dans Ahuntsic, Richard La Salle, dans Mercier, Yvon Payette, dans Maisonneuve, Ernest Chénier, dans Saint-Jacques, et Paul La-1 coste, dans Côte-des-Neiges.Les nouveaux venus sont M.Gilles Chevalier, un industriel, et Michel Hamelin, un directeur de personnel, dans Ahuntsic, M.Jean Beaucage, un commerçant, qui remplace M.Lacoste dans Côtes-des- la météo Une zone dépressionnaire au-dessus du golfe Saint-Laurent se dirigeait vers le nord-est hier et devait atteindre Ta côte du Labrador aujourd’hui.Un flux d’air froid humide et instable de secteur nord se maintient toujours au-dessus du Bas-Saint-Laurent et le nord du Québec.Les chutes de neige dans le nord et les averses dans le sud cesseront puis le ciel s’éclaircira quelque peu.De l’air plus chaud se dirige vers le nord est, au-dessus des Grands Lacs et devrait atteindre le Sud du Québec aujourd'hui.Toutefois cet air plus chaud sera précédé par une bande nuageuse et quelques averses.Une zone dépressionnaire accompagnant l’air chaud traversera le nord-ouest du Québec ce soir apportant ainsi un peu de pluie sur le nord de la province.Régions de l’Abitibi.Pontiac, Témiscamin-gue: nuageux avec quelques averses et plus chaud.Maximum 55 à 60.Aperçu pour demain: nuageux.Possibilité d’averses • Ottawa, Montréal, Laurentides: ciel variable avec possibilité d’une averse.Plus chaud.Maximum 55 à 60.Aperçu pour demain: quelques passages nuageux et chaud.• Québec, Trois-Rivières.Cantons de l’Est: ciel variable avec possibilité d’averses en fin de journée.Plus chaud.Maximum 50 à 55.Aperçu pour demain: quelques passages nuageux et chaud.Chibougamau.Haute-Mauricie: ciel variable.Possibilité d’averses en fin de journée.Maximum 50 à 55.Aperçu pour demain: nuageux.Possibilité d’averses.• Région du Lac-Saint-Jean: ensoleillé puis de plus en plus nuageux en fin de journée.Maximum près de 50.Aperçu pour demain: nuageux avec des averses.• Régions de Baie-Comeau, Sept-lles, Ri-mouski, Gaspésie: nuageux et quelques éclaircies.Maximum 40 à 45.Aperçu pour demain: nuageux avec quelques averses.Neiges, ce qui met ainsi fin à la tradition de la présence de l'Université de Montréal au conseil municipal; M.Germain Roy, un entrepreneur-peintre, dans l’Acadie; M.André Roy.un industriel, dans Maisonneuve; M.Claude Provost, un garagiste, dans Marie-Victorin; M.Jacques Martineau, un entrepreneur-électricien, M.Denis Tondreau, un industriel, et M.Claude Varin, un commerçant, dans Mercier; M.Serge Bélanger, un administrateur immobilier, dans Papineau; et M.Aimé Y.Charron, dans Saint-Jacques.Ces candidats ont été choisis par le Parti civique lui-même.M.Drapeau a expliqué que depuis la fondation du parti, en 1960, le processus de sélection mavait pas changé.Ce sont les conseillers déjà élus d’un district qui recrutent un ou des nouveaux candidats.Ceux-ci passent ensuite un examen d’entrée en présence de M.Drapeau, des conseillers du district où ils doivent être candidats, et de conseillers de districts voisins.Si cet examen est satisfaisant, un avis est publié à leur sujet au sein du parti, et les candidats ne sont admis que s’ils recueillent l’assentiment de la totalité des conseillers.Au cours de sa conférence de presse, le maire Drapeau a dû aborder plusieurs sujets qui ont trait à l’organisation du Parti civique et à l’hermétisme qui entoure ses décisions.On a pu ainsi apprendre que chacun des 55 candidats aux postes de conseillers contribue à la caisse électorale.Pour être candidats, ils doivent verser $2.000, tout comme en 1970.Selon M.Drapeau, les fonds électoraux de ce parti proviennent en très grande majorité des candidats.Le maire Drapeau a également confirmé la consigne de la solidarité de parti, interdisant toute dissidence publique des membres du Parti civique.L’un des conseillers démissionnaires.M.Jean-Paul Cloutier, avait d’ailleurs motivé sa démission par son refus de se plier à cette règle.Selon le maire, il s'agit d’une consigne établie unanimement par tous les conseillers et nécessaire pour assurer l’unité du parti.D’ailleurs, M.Drapeau s’est attaché à démontrer à quelques reprises que les membres de son groupe sont tous des hommes libres tout en étant disciplinés.Enfin, le maire a rejeté l’idée de créer des commissions permanentes au conseil municipal comme le suggère le rapport Hanigan pour la Communauté urbaine de Montréal.Pour M.Drapeau, il vaut mieux travailler en comité plénier où tous les conseillers sont présents.Depuis janvier, il y aurait ainsi eu neuf caucus pléniers du parti, et si cette formule est sujette à discussion, fait remarquer M.Drapeau, elle coïncide cepenaant avec une période de grand progrès.M0RGENTALER ment un crime par nécessité.Si les juges de la Cour suprême estiment que Morgentaler pourrait faire valoir une défense en ce sens sans recourrir à l’article 45 et que les jurés ont peut être retenu des éléments d’une telle preuve, il paraît probable qu’ils ordonneront un nouveau procès au cour duquel le médecin ne pourrait pas invoquer l’article 45 à l’appui de sa defense.Me Robichaud a plaidé, hier, que le code pénal faisait une différence entre une opération chirurgicale et l’avortement.Citant abondamment l’opinion du juge Dubé de notre Cour d’appel il a fait valoir que l’article 45 protégeait celui qui fait une opération légale contre un effet désastreux de cette opération mais qu'il ne protégeait pas celui qui commet un crime défini dans le code et, dans le cas du Dr Morgentaler, le crime d’avortement qui est traité spécifiquement par le législateur.Me Robichaud a suscité l’intérêt du plus haut tribunal du pays en citant une etude récente d’un juriste*de l'université de Windsor qui porte sur les origines de l’article 45.Cet article aurait été inséré dans le code pour protéger le médecin ou la personne qui pratique une opération chirurgicale sur une personne sans le consentement de cette dernière.Il s’agit de cas où le malade ne peut pas donner son consentement.Hier, le juge en chef Bora Laskin a ajourné à lundi les travaux de la Cour suprême et Me Robichaud sera alors invité a reprendre son plaidoyer pour le maintien du verdict de culpabilité prononcé par la Cour d’appel contre Morgentaler.Ce dernier n’en a pas appelé de la sen- tence de 18 mois de prison imposée par le juge Hugessen après le jugement de la Cour d’appel.Si la Cour suprême décide que l'article 45 peut s’appliquer dans le cas d’un avortement, elle acquittera vraisemblablement le Dr Morgentaler.Si elle ordonne un nouveau procès en excluant la défense de l’article 45 elle obligera le Dr Morgentaler à présenter une defense de nécessité absolue.La cliente dont il est question dans cette cause était une étudiante étrangère non admissible à notre régime d’assurance-maladie et bénéficiant d’une maigre bourse de $200.Elle avait été référée au Dr Morgentaler par un hôpital montréalais qui ne pouvait lui obtenir l’avortement dans les délais sécuritaires et à moins d’un déboursé de $500 à $700.Plusieurs médecins ont témoigné au procès que son état de santé considéré dans son aspect le plus large justifiait l’avortement de cette jeune fille seule au Canada, pauvre et dont l’avenir dépendait du sort de sa grossesse.FMI condition essentielle de la tranquillité intérieure des pays et du progrès matériel pour tous dans un monde qui est devenu irrémédiablement interdépendant, a dit M.McNamara.Il reste aussi que les réunions des assemblées générales du FMI et de la Banque mondiale se sont terminées sur des résultats plutôt minces compte tenu de l’ampleur des problèmes.Une majorité de la centaine de ministres des Finances présents à Washington a décrit, en termes parfois apocalyptiques, un avenir plutôt sombre pour l’économie mondiale condamnée à une croissance ralentie pour plusieurs années peut-être, en raison de l’inflation mondiale, de la hausse des prix du pétrole, et de l’endettement croissant qui en résulte.Le dialogue avec les pays exportateurs de pétrole, souhaité par plusieurs orateurs, avec l’espoir d’obtenir une baisse des prix, n’a pu s’amorcer.Leurs représentants s’étaient abstenus en masse cette année, soit en raison du Ramadan, soit pour éviter d’avoir à répondre aux appels pressants des pays consommateurs.Dans ces conditions, les solutions retenues par les “grands argentiers” ne sont que des remèdes partiels et provisoires, qui restent bien en-deçà de la gravité des problèmes évoqués.Les risques d’une crise économique mondiale ne sont pas conjurés, malgré les propos qui se voulaient rassurant du secrétaire américain au Trésor, M.Simon.Les Etats-Unis et leur quatre principaux alliés (Japon, RFA, France, GB) vont s’efforcer, chacun pour soi d’ici le printemps prochain, de réduire leur consommation d’énergie, pour les Américains de telles économies sont de nature à peser sur les prix, alors qu’ils n’ont pas encore abandonné l’espoir d’obtenir une baisse.Pour les Italiens, cela devrait permettre de préparer un dialogue avec les pays producteurs.Pour les Français, il s’agit d’une adaptation aux réalités économiques.Les pays en voie de développement ont été plutôt en retrait sur la question des prix du pétrole, s’abstenant d’une manière générale de condamner les pays producteurs, dont plusieurs ont commencé à les aider.Mais la Malaysia et la Côte d’ivoire ont réclamé à nouveau que les prix de leurs matières premières soient stabilisés pour leuT assurer des recettes suffisantes à l’exportation.OTTAWA-DIALOGUE quant, à prix coûtant, les engrais dont la pénurie menace actuellement la survie des pays du tiers monde.Tout au long du débat de deux heures, M.Yamani a contesté que la hausse dii prix du pétrole soit la cause principale de l’inflation et que sa baisse de 2 dollars, réclamée par le sénateur Jackson, résolve tous les problèmes économiques du monde.“Le vrai problème n’est pas celui du prix du pétrole, a-t-il dit.mais celui de la disponibilité de l’énergie dans le monde Vous devez beaucoup travailler dans ce pays pour développer de nouvelles res- sources et nous sommes prêts à y contribuer”.“Nous devons cesser de parler de confrontation et commencer à parler sérieusement”.a ajouté le ministre séoudien.M.Yamani s’est dit convaincu que les mesures prises par les pays industrialisés pour modifier des données du marché pétrolier en réduisant leur demande ne réussiraient pas à provoquer la désintégration de l’OPEP, Il n’est pas sans intérêt de rappeler que cette table ronde intervient au moment où le ton rtionte entre Washington et les pays producteurs de pétrole.Ainsi.M.Bélaid Abdessalam, ministre algérien de l’Industrie et du pétrole a réaffirmé dans une interview à la télévision libanaise, la détermination des pays arabes face à la “campagne menée dans les pays occidentaux contre les pays producteurs de pétrole”.“Nous avons décidé que les prix pétroliers seront indexés sur le taux d’inflation dans le monde, a-t-il déclaré, nous considérons ces mesures comme justes et raisonnables.” Enfin le président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, Gustavo Jarrin Ampudia, a déclaré hier au quotidien vénézuélien El Naccional qu’aucune “menace impérialiste n’empechera la création d’un nouvel ordre economique mondial”.M.Jarrin, qui est ministre des Ressources naturelles et énertiques de l’Equateur, a exprimé fermement son soutien a la lettre adressée par le président vénézuélien Carlos Andres Perez au président américain Gérald Ford.M.Perez accusait les pays industralisés d’être reponsables de l’inflation mondiale et d’appliquer un “totalitarisme économique” en payant à vils prix les matières premières d’Amérique latine, d'Afrique et d’Asie.L’OPEP.selon M.Jarrin, est une organisation “unie et parfaitement consciente du rôle historique qu’il lui est revenu de tenir dans la lutte contre l’impérialismé économique’” Le ministre a souligné la nécessité d'instauter un système economique plus juste où les relations internationales se feront d’égal à égal”.Pour cela, il faut changer la structure du commerce et du système monétaire international, a-t-il dit.“Les entreprises transnationales transfèrent aux consommateurs leurs bénéfices considérables, ce qui donne lieu à une brutale poussée inflationniste depuis les centres de domination”, a déclaré M.Jarrin.suite de la page 4 BLOC-NOTES pour les dépenses folles, mais que son Trésor est toujours vide pour les obligations essentielles.Après la grève du métro, il ne devrait pas être nécessaire de revenir à la charge et de faire la preuve qu’il en coûte toujours plus cher de laisser traîner un conflit que de le régler rapidement.Le gouvernement de Québec, dont l’administration Drapeau-Niding dépend pour tant de choses actuellement, ne devrait pas non plus manquer d’arguments frappants pour l’amener à un règlement raisonnable.Le gouvernement a su intervenir d’autorité pour maintenir des services bien moins essentiel que le service des incendies.La banlieue cossue de la Communauté urbaine ne fera guère entendre sa voix dans le conflit actuel, le service des incendies de Montréal n’étant pas intégré à la Communauté urbaine.Les autres Montréalais ont quand même droit à une égale protection de la part des autorités.DÉCÈS BEAUCHAMP Simone.A Montréal, le 3 octobre 1973 à Tâge de 63 ans.est décédée, Mme veuve Edouard Beauchamp, née Simone Comtois.Mère de Mme François-Michel Rousseau (Helsa-Nicole), Claude (epoux de Louise Jo-bin), Marc (époux de Marie-Françoise Backul-jon) et Pierre.Les funérailles auront lieu lundi e 7 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée.No 745 rue Créma-zie est.pour se rendre à l'église St-Judes (Bout d Auteuil) où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière de Varennes lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Bien qu'elle aimait beaucoup les fleurs, elle préférerait que le don soit versé à la Société Canadienne du Cancer.1370 ouest.Ste-Catherine, serait apprécié. Des cégépiens dénoncent les tests d’aptitude universitaire par Lise Bissonnette Même si les méthodes de sélection à l’entrée de l’université se donnent des airs de sophistication scientifique, elles n’en demeurent pas moins discriminatoires envers les étudiants issus des classes sociales moins favorisées, croit un mouvement cégépien issu de Montréal et de la périphérie qui s’apprête à organiser le boycottage des Tests d’aptitude aux études universitaires (TAEU) auxquels les étudiants des cégeps devraient se soumettre le 16 novembre prochain.Au cégep de Joliette, on a déjà recours aux grands moyens et une assemblée générale réunissant 650 des 1,500 étudiants de l’institution décidait hier de débrayer le mercredi 9 octobre en guise de protestation contre l’existence même de ces tests.On s’attend à ce que le mouvement s’étende rapidement à cinq autres cégeps (Rosemont, Saint-Hyacinthe, Valleyfield, Trois-Rivières, Saint-Laurent) dont les représentants étudiants ont procédé à une étude conjointe des tests, samedi dernier, pour mieux les récuser.Ces TAEU, selon les étudiants, ne sont rien d’autre qu’un “moyen de sélection dirigé uniquement vers les étudiants francophones pour mieux cacher le fait que les places universitaires abondent pour les anglophones, alors que les universités francophones ne peuvent absorber tous les finissants des cégeps français.” Plus encore selon eux, le contenu même des tests tendrait à opérer une sélection favorable aux étudiants issus des classes supérieures, dans la mesure où les questions posées feraient appel à des connaissances culturelles qui sont celles de l’élite, façon comme une autre de contrer une accessibilité réelle à l’enseignement supérieur, que la création des cégeps devait favoriser.“Passé en une journée, ce test obligatoire peut décider arbitrairement de toute une carrière”, déclarait hier une étudiante porte-parole des cégépiens de Joliette.Ceux-ci, qui croient que Té-preuve a été fixée tôt en novembre pour les empêcher d’organiser une contestation serrée, espèrent pourtant arriver à un boycottage “national” des TAEU, en multipliant les informations d’ici un mois.Ces TAEU, auxquels on prête de si sombres intentions, ne sont en fait utilisés intensivement qu’à l’Université de Montréal qui en abrite les auteurs à son département de Psychologie.Préparés au début pour un usage interne à cette institution, ils ont été rapatriés au Service de mesure et d’évaluation du ministère de l’Education qui en assure l’administra- La CECM veut rendre l’histoire obligatoire Alarmés par le dévoilement des statistiques indiquant que 60 à 70 pour cent des élèves du secondaire peuvent obtenir leur diplôme sans avoir suivi un seul cours d'histoire nationale ou autre, les commissaires de la CECM ont résolu unanimement jeudi de faire appel au ministère de l’Education, lequel devrait “prendre des mesures afin que l’enseignement de l’histoire nationale soit obligatoire au secondaire et s’adresse à toutes les clientèles”.La résolution, pilotée par Mme Lise Sarrazin, manifestait également une inquiétude à l'égard de l’enseignement de l’histoire à l’élémentaire, qui a été “relégué au second plan en faveur d’un enseignement plus global des sciences de Thomme”.Les commissaires ont dès lors demandé aux services concernés de la CECM, “d’examiner la meilleure formule” pour revenir à un tel enseignement plus spécifique à l’élémentaire.La résolution ne sera cependant transmise au ministre de l’Education que lorsque le service des études de la CECM aura terminé le rapport de situation qu’il prépare à ce propos.Ce rapport devrait ê-tre déposé au plus tard au début de novembre.On sait que depuis l’alerte donnée par l’Association des professeurs d’histoire du Québec au cours de la dernière année scolaire, on a maintes fois demandé au ministère de corriger cette étonnante lacune, qui particularise peu glorieusement le système scolaire du Québec.Mais si M.Cloutier avait promis d’en faire une priorité parmi ses préoccupations, nulle directive n’est venue étayer ses intentions et rien ne laisse prévoir, dans l’actuelle planification des programmes, qu’on a l’intention d’y remédier.Le prix M.-C.Daveluy Mlle Louise Aylwin, âgée de 21 ans, étudianteà l’université du Québec à Montréal, a remporté le premier prix de $150.du concours littéraire Marie-Claire Daveluy pour son manuscrit “Raminagradu”.L’Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation, organisatrice du concours, et les éditions du Jour ont conclu une entente en vertu de laquelle le manuscrit gagnant sera publié au cours de Tannée.Le deuxième prix de $100 est allé à Mlle Michèle Robert, pseudonyme Annie, âgée de 18 ans, étudiante au Cégep de Sherbrooke.pour son manuscrit “Autour et en moi”.Quant au troisième prix de $50, il a été décerné à M.Robert Racine, pseudonyme Mure, âgé de 18 ans, étudiant à l’école Saint-Maxime, à Chomedey.Cinquante manuscrits avaient été présentés cette année comparativement a 13, Tan dernier.L’an prochain, le prix Marie-Claire Daveluy sera de $500 et sera accompagné d’un billet aller-retour Montréal-Paris offert par la société Air France.en bref Concours littéraire pour les écoliers Tous les élèves des écoles secondaires du Québec, soit du secondaire 1 au secondaire V inclusivement, peuvent participer à un concours littéraire qui vaudra à dix gagnants un séjour ensoleillé à la Martinique.Le ministère de l’Education propose aux jeunes des secondaires 1, 11, 111, IV et V de rédiger des textes sous forme de poèmes, de nouvelles ou récits sur la langue parlée et (ou) écrite, ou encore sur l’accueil des jeunes immigrants à l'école.Les jurys formés dans chaque é.cole choisiront les deux meilleurs textes dans chaque groupe et les textes primés seront ensuite soumis à un jury de la commission scolaire.Il y aura ensuite élimination au niveau de chaque région administrative.Le ministère de l’Education offrira un prix à chacun des dix gagnants des régions administratives avant de procéder à la grande finale qui déterminera les dix gagnants qui s’envoleront vers la Martinique pour y passer les vacances de Pâques.Une exposition dont il se souviendra Un jéune peintre de 25 ans, Pierre Des Rosiers, se souviendra longemps de sa treizième exposition au “Quaf Vingt-Neuf”, le club social des fonctionnaires de la Ville de Montréal.Les 18 et 20 septembre dernier, les cols blancs de la Ville se réunissaient au 429 est, rue de Lagau- UCROIX-ROUCEJB TOUJOURS PRÊTE! -À AIDER ¦ chetière, afin de se prononcer sur les dernières offres de l’administration Drapeau.Insatisfaits par les propositions patronales, et l’attitude de leurs représentants, certains syndiqués ont décidé de manifester leur mécontentement en brûlant trois des toiles que M.Des Rosiers, lui-même fonctionnaire municipal, exposait depuis quelques jours.Croyant que ses confrères n’avaient pas à s'en prendre à ses oeuvres pour manifester leur colère, M.Des Rosiers a décidé de réclamer de son syndicat $485 en dédommagement.Il espere d’autre part que sa prochaine exposition qui doit se tenir le mois prochain à la galerie d’art du Groupe des Vingts ne soulèvera pas autant de passion.Marois n’est pas candidat à la mairie M.Pierre Marois, tout en démentant les rumeurs qui le voulaient candidat à la mairie de Longueuil, a accordé ouvertement son appui au maire sortant M.Marcel Robidas qui cherchera à obtenir un troisième mandat à ce poste.Dans un communiqué remis à la presse, M.Marois déclare que le maire Robidas est le seul homme capable d’assurer une administration libre, démocratique et humaine.Disant ne pas avoir pour certains conseillers municipaux le même respect que pour M.Robidas, il a invité ses concitoyens à élire une équipe d’échevins indépendants et libres.La candidature de M.Marois à la mairie de Longueuil avait fait l’objet de plusieurs rumeurs que l’intéressé a qualifié de “sérieuses”.Selon lui, l’annonce de la candidature de M.Robidas a été un facteur déterminant dans sa décision, ajoutant qu’en définitive il préfère poursuivre son action politique à Té-chelle provinciale.Cours intensifs dans un milieu anglophone.Université catholique.Co-éducationnelle.Atmosphère internationale.Cours de conversation avec laboratoire.International Student Program St.Michael's College Winooski, Vermont 05404 U.S.A.APPRENEZ L’ANGLAIS Au Vermont tion là où les universités en font la demande.Toutes les universités peuvent les exiger mais aucune n’est tenue de le faire; ce sont les responsables des divers programmes qui en décident, de même qu’ils déterminent eux-mêmes jusqu’à quel point ils en tiendront compte dans le processus d’acceptation ou de refus des demandes d’admission des étudiants.A l’Université de Montréal, on exige le passage des TAEU pour 46 programmes d’études de premier cycle, c’est-à-dire, dans la totalité des départements, sauf dans les écoles affiliées que sont les Hautes Etudes commerciales (HEC) et TE-cole polytechnique.L’Université de Sherbrooke n’a recours aux TAEU que pour huit ou neuf de ses programmes et l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) que dans deux de ceux-ci.Avec TUQTR, l’Université du Québec à Montréal est la seule constituante de TUdQ à utiliser les TAEU, et seuls ses modules de psychologie et d’éducation physique, où l’on pratique un fort contingentement des admissions, le font.L’Université du Québec considère généralement que son importante clientèle d’adultes n’ayant pas accès aux TAEU, ceux-ci ne lui sont guère utiles pour juger avec équité les demandes d’admission.Mis au point par des psychologues qui disent les avoir longuement expérimentés, les TAEU mesurent cinq aptitudes principales chez l’étudiant finissant du cégep: l’ingéniosité, la mémoire, l’habileté de perception, le raisonnement et la compréhension verbale.“C’est pourquoi”, de dire M.Maurice Goulet, responsable du programme TAEU au ministère, “ils sont souvent isn instrument infiniment plus juste que les dossiers scolaires pour juger de l’admissibilité d’un étudiant.” Il est reconnu que les dossiers scolaires peuvent, pour des étudiants également aptes, varier beaucoup selon le cégep dont ils proviennent, et selon la sévérité ou la largesse des professeurs dans l’évaluation des travaux scolaires.Malgré cela, ajoute M.Goulet, “les facultés qui utilisent le TAEU le font avec beaucoup de prudence, ne s’en Servant que dans des cas douteux, quand il faut vraiment choisir entre deux candidats dont les dossiers scolaires semblent équivalents.” Quant au contenu culturel auquel ces tests réfèrent, il n’est autre que celui de la “culture québécoise francophone” déclare le même responsable qui se refuse à accepter que cette culture puisse varier selon la classe sociale d’origine et qui invoque le fait que les tests ont été validés auprès d’échantillonnages représentatifs de toutes les catégories de population.L’Université Laval, comme tes universités anglophones.semble-t-H, utilise des tests conçus chez elle.Cette méthode de sélection paraît donc de plus en plus courante dans le processus d’examen des demandes d’admission mais elle obligera bientôt les universités, au delà de la question de son efficacité ou de son équité, à définir et justifier leurs politiques de contingentement des effectifs étudiants.M.-Media lance REP 74 Multi-Media lance, à compter du 21 octobre, dans la grande région métropolitaine, un programme d’éducation populaire par l'intermédiaire de la télévision.Ce programme, appelé “PEP 74”, abordera cinq sujets reliés à la vie de tous les jours: les conditions de vie (lundi llh30); la consommation (mardi, llh30); le monde du travail (mercredi, llh30, reprise le samedi à llh); la santé (jeudi, llh30); l’agriculture (vendredi, llh30).Trois sessions sont prévues, d’une durée de six semaines chacune.La première commencera le 21 octobre, la deuxième est prévue pour la mi-janvier et la troisième pour avril.Il est possible de participer à “PEP 74” de diverses façons: soit en regardant simplement les émissions de télévision transmises par CFTM-TV, soit en recevant en plus les documents pédagogiques, soit en regardant les émissions de télévision, en lisant les documents écrits et en participant au groupe de discussion.Il suffit de s’inscrire gratuitement soit en téléphonant à Montréal du lundi au vendredi de lOh à 22h à 873-4190 (à frais virés pour l’extérieur), soit en écrivant à “PEP 74”, Multi-Media, 355 rue McGill, Montréal H2Y 2E8.Les thèmes abordés au cours de ces émissions ont été choisis par les participants de Multi-Media lors d’une réunion des membres des comités régionaux de Tile de Montréal ainsi que des régions sud et nord de Montréal.Avec “PEP 74”, Multi-Media, organisme d’éducation populaire relevant du ministère de l’Education, entre dans le troisième phase de ses réalisations.La première étape, au printemps 1972, a consisté dans l’ouverture de bureaux dans cinq régions du Québec et dans Tor-ganisation de petits groupes locaux.Ce Fut en réalité l'époque de l’implantation.En 1973, seconde étape: des représentants de ces petits groupes sont nommés et forment des comités régionaux, à raison d’un par région.Ces comités mettent sur pied des projets de courte durée faisant appel aux mass media et s'adressant à une plus grande tranche de la population.Aujourd’hui, c’est la troisième phase avec ce programme d’éducation populaire de longue durée.Pour l’instant, “PEP 74” ne s’adresse qu’à la population de Montréal et de la région.Mais d’autres programmes similaires seront bientôt établis au Saguenay-Lac-Saint-Jean et dans le Nord-Ouest québécois.Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 • 7 les olympiques C Il reste encore un certain nombre de points d’interrogation quant aux modalités mais il est d’ores et déjà assuré que le Canada, Montréal en particulier, vivra à l’heure olympique Tan prochain.En effet, le Canada sera l’hôte, surtout pendant Tété, d’une vingtaine de compétitions internationales dans les disciplines figurant aux jeux Olympiques.Dans certains cas, les dates de ces rencontres sportives ne sont pas encore définitives, dans d’autres, c’est le lieu de la compétition qui n’a pas encore été déterminé, dans d’autres cas enfin, c’est le nombre de pays invités qui demeure inconnu.Mais il est certain que les Canadiens, et surtout les Montréalais, qui le désirent pourront prendre leur bain d’olympisme à la veille du grand rendez-vous de 1976.A ce jour, il est pratiquement acquis que chacune des 21 disciplines olympiques, plongeon et natation mis a part (peut-etre), fera l’objet d’une rencontre internationale.Le clou de ces pré-olympiqeus sera sans doute la rencontre d’athlétisme qui devrait avoir lieu du 23 au 30 juillet à Montréal et à laquelle participeront la RDA, la Grèce, la Pologne, la Grande-Bretagne, la Roumanie, la France et possiblement, d’autres pays encore.D’autre part, du 3 au 12 juillet probablement, aura lieu une rencontre de football.Il n’est pas encore certain que Montréal sera Tune des villes-hôtesses de ces matches avec Toronto, Ottawa et Sherbrooke.(On sait que ces trois dernières villes seront le théâtre de rencontres de football en 1976, la finale devant nécessairement cependant être disputée à Montréal.) • Depuis la 1ère Olympiade moderne, en 1896, les Américains se sont taillé la réputation d’hommes les plus rapides au monde, comme en témoignent d’ailleurs les nombreuses victoires des coureurs de ce pays dans le 100 mètres.Cependant, l’URSS, en prévision des Jeux de 1972 à Munich, a décidé que cette dynastie avait assez duré et a tout mis en oeuvre pour remporter la médaille d’or dans cette discipline.Comment s’y est-elle prise?Il fallait y penser: en faisant appel à l’ordinateur tout-puissant.Remplie d’informations, la machine a tracé le portrait-robot de Thomme-gazelle: lm82, 78 kg, parfait équilibre nerveux, par Jean-Luc Duguay capacité de modifier son rythme dans les derniers mètres de la course.Les dirigeants du sport soviétique, forts de ces renseignements, ont réussi à mettre la main sur Toiseau rare.Et c’est ainsi que Valery Borzov a pu arracher la victoire à Munich, avec une avance de 10 centièmes de seconde sur son plus proche rival.• Cinquante ans après son exploit, un athlète américain a enfin reçu la médaille de bronze qui lui revenait de droit.M.Anders Haugen, maintenant âgé de 86 ans, vient en effet de monter sur le podium en Norvège où les au torités olympioues lui ont remis sa récompense.M.Haugen faisait partie de Téquupe américaine de saut à ski aux jeux de Chamonix, en 1924, et il avait été officiellement classé quatrième.Mais un athlète norvégien, inscrit aux mêmes jeux, vient de découvrir, en rassemblant des archives à Toc-casion du 50e anniversaire de ces Jeux, que les juges avaient erré et avaient omis de donner à M.Haugen trois des points qu’il méritait.Le Californien a donc été invité récemment à Oslo et Terreur a été réparée, ce qui montre le caractère très sérieux des autorités olympiques.Le Norvégien Tharleif Hauge (il faut noter la dangereuse similitude entre les deux noms), qui avait reçu la médaille de bronze par erreur, est mort, il y a quelques années.Des erreurs de ce genre ne sont pas susceptibles de se produire aujourd’hui, à Tâge de l’électronique.• Le bulletin hebdomadaire d'information interne du COJO, “Presto”, soulève, dans son dernier Numéro, un "petit problème” intéressant: un prisonnier peut-il participer aux jeux Olympiques qui se veulent un exemple pour la jeunesse mondiale?A la lumière d’un précédent qui s'est produit à l’occasion des Jeux de Munich, il faut répondre oui.En effet, Bobby Lee Hunter, jeune boxeur américain qui purgeait une sentence de 18 ans de prison pour meurtre, a failli faire partie de la délégation de son pays au Jeux de 1976.Si tel n’a pas été le cas.ce n’est pas pour des raisons de “morale olympique”, puisque sa participation avait finalement été acceptée, mais tout simplement parce qu'il n'a pas réussi à “faire l’équipe” américaine.LI PIC porte son différend devant le conseil de la coopération par Renée Rowan L’Institut de promotion des intérêts du consommateur (IPIC) fait appel au Conseil de la coopération lui demandant d’agir comme modérateur dans le litige qui l’oppose à la Fédération des magasins Coop.Dans une lettre adressée cette semaine à M.Yvon Daneau, président du comité de démocratisation du Conseil de la coopération du Québec, le président de TIPIC, M.Godefroy Cardinal, insiste pour que le comité entreprenne de toute urgence l’étude du différend qui oppose actuellement TIPIC à la Fédération, et celle en vue de faire rapport à l’assemblée générale annuelle de la Fédération des magasins coop.Lors de l’assemblée générale “spéciale” de la Fédération, tenue à Lévis le 19 mai dernier, le comité de démocratisation composé de cinq coopérateurs, avait été mis sur pied pour faire l’étude des problèmes posés par l’organisation de la démocratie participative au sein des structures de la Fédération des magasins coop.Il est donc normal, dans Tes circonstances, que le Conseil soit appelé à intervenir dans un litige qui dure depuis des mois et qui ne fait que s'aggraver.Rappelons que depuis mars dernier, TIPIC tente de négocier avec la Fédération une entente de service concernant sa présence dans les Cooprix et une nouvelle répartition financière des coûts de ces services entre les Cooprix.Cette négociation, jusqu'à maintenant, a abouti à un échec.En diminuant considérablement les cotisations des Cooprix et surtout en forçant TIPIC à renoncer à son droit d’expression.l’exécutif de la Fédération vise a réduire sensiblement l’action de TIPIC.M.Cardinal rappelle que dans le texte qu’on veut imposer à TIPIC, une clause obligerait l’Institut à s’engager de ne faire aucune intervention ou declaration, directe ou indirecte, concernant les activités de la Fédération et ses coopératives affiliées.“L7PIC deviendrait ainsi Ta-gence de publicité de la Fédération et servirait de caution morale à toutes ses activités commerciales”.L’exécutif de la Fédération a signifié à TIPIC que le refus de signer le document tel que rédigé avant minuit le 30 septembre signifiera la fin des pourparlers.Or, TIPIC n’a pas signé ce document et n’a nulle intention de le faire.C’est pourquoi elle demande au comité de démocratisation du Conseil de la coopération du Québec d’intervenir le plus rapidement possible dans le litige et de faire rapport a l’assemblée “générale” de la Fédération.L7PIC n’accepte pas que la Fédéra- tion, ou plus exactement l'exécutif de la Fédération, se fasse en même temps juge et partie dans un litige impliquant ses 100,000 membres cooperateurs.Actuellement, la Fédération des magasins coop doit plus de $20.000 à TIPIC pour les services maintenus dans les Cooprix.La Fédération perçoit les montants des Cooprix, mais retient ces montants depuis le 1er juillet.“Or jamais/écrit M.Cardinal, TIPIC n’a été averti officiellement ou autrement que les services maintenus dans ses permanences ne sont plus requis.” L’Institut se verra dans l’obligation, d’ici quelques jours, de congédier certains permanents parce que Ta Fédération s’amuse à étrangler TIPIC”.Dans sa lettre à M.Daneau, M.Cardinal souligne que pendant Tétude de ce dossier et en attendant que le comité de démocratisation soit en mesure de produire son rapport, il sera nécessaire d'exiger que la Fédération respecte ses obligations envers TIPIC et verse dès maintenant l’argent pour les services rendus.L7PIC espère que le comité fasse une recommandation en ce sens et demande que la Fédération soit tenu de respecter son contrat avec l’Institut jusqu’à ce que le comité de démocratisation du Conseil de la coopération du Québec fasse rapport.COOPÉRATION /^TER NATION AL Aussi précoce que l’oiseau du matin: "CINi-CLUB Di L'I.C.1." 1974-1975 ('INSTITUT DE COOPÉRATION INTERNATIONALE en collaboration avec Le Centre de communications et de moyens didactiques présente “Commandez vos cartes personnelles pour Noël chez Birks dès maintenant” Production française 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gouvernemental.S.V.P.écrire à: DOSSIER 231 Le Devoir, C.P.6033, Montréal 8-10-74 FEMMES DEMANDÉES I L’ALLIANCE DES PROFESSEURS DE MONTRÉAL OFFRE D’EMPLOI SECRÉTAIRE STÉNO-DACTYLO, Classe II Fonctions: • Agit comme secrétaire de permanents et/ou secrétaire affectée â un programme ou un projet (plus particulièrement la formation, l'organisation syndicale.et ranimation) et assiste à différents comités.Exigences: • Études secondaires • Excellente connaissance du français parlé et écrit • Expérience pertinente • Sens des responsabilités et initiative • Sténo-dactylo.Conditions de travail: Selon la convention collective en vigueur (Salaire: $122.à $146.par semaine pour débuter selon l'expérience).Augmentations prévues selon la convention collective.Faire parvenir curriculum vitae au: A Secrétaire général, Alliance des Professeurs de Montréal, 4455, rue St-Hubert, Montréal avant vendredi le 11 octobre à 5 p.m.8-10-74 HOMMES DEMANDÉS CONTREMAÎTRE DE NUIT Notre entrepôt de Lachine, près Côte de Liesse, recherche un contremaître de nuit pour surveiller les opérations de l'entrepôt de la seconde équipe (3:30 p.m.à minuit).Les candidats devront posséder de l'expérience dans l'expédition et la surveillance.Le bilinguisme doit être atout nécessaire à ce poste Les personnes intéressées doivent écrire au : SURVEILLANT DE L’EMPLOI dominion textile limitée Case postale 6250, Montréal, Québec H3C 2L1 7-10-74 HOMMES OU FEMMES DEMANDÉS COLLÈGE DE ROSEMONT (CEGEP) OFFRE D’EMPLOI Technicien en audio-visuel classe II NATURE DU TRAVAIL: Le rôle principal et habituel de l’employé de cette classe est de procurer une assistance technique aux différents services du Collège en participant au cheix d'appareils et instruments audie-visuels ou autres en en assurant le fonctionnement et l’utilisation rationnelle de ceux-ci.De façon particulière, il veille à l'entretien et la réparation des appareils; il en étudie le fonctionnement afin d'améliorer le rendement et de les adapter à des besoins spécifiques.QUALIFICATIONS REQUISES: Posséder un diplôme d’études collégiales professionnelles, avec champ de spécialisation approprié (électronique), ou posséder un diplôme ou une attestation d’études dont l'équivalence est reconnue par l'autorité compétente.TRAITEMENT: ÉCHELLE DU 1er JUILLET 1974 AU 30 JUIN 1975: De $6,766.00 à $7,720.00, selon les qualifications et l’expérience.Un curriculum vitae détaillé doit parvenir avant 17:00 heures le mardi 8 octobre 1974 au Bureau des services au personnel Collège de Rosemont 6400,16idme avenue, Rosemont Montréal H1X 2S9 PROPRIÉTÉ', À VlhrsjJ PROPRIÉTÉS À VENDRE ' ye!* Roi René, i^rs’v.semi-détaché, baoh,(ç,.Entrée séparée, 1962, très bon ordre.Division pratique.Possibilité de bureau au sous-sol.MLS., • Sauvé& Sauvé, courtiers L.Sauvé-353-6040 7-10-74 OUVERT AUX VISITEURS dimanche, 2-4 p.m.FABREVILLE 551, rue Jean (tout près boul.Dagenais) BUNGALOW, pierre et brique, foyer, 7 pièces, bar, piscine creusée, chauffée.Garage double.Jean-Jacques Barbeau, 382-5890 ou 725-1542.IMMEUBLES WESTGATE courtiers 7-10-74 A.E.LePAGE IM.MKl BI.KS WKSTMOI NT KKAI.TIKS OUVERT AUX VISITEURS Dimanche, 2-4 p.m.N.D.G.4615 Montclair Cottage détaché, brique et pierre, hall d'entrée planifié, quatre grandes chambres à coucher, 2 salles de bains, cuisine attrayante.den avec poupes au plafond, salon et salle à manger séparés.Salle de jeux finie, foyer, salle de lavage et atelier de travail.Garage au niveau de la/ue.Jardin.Dans les $70.000.Diana Brigel, 481-0241 ou rés: 488-2620 et 481-5006.Photo M.L.S 7-10-74 COTE-DES-NEIGES, duplex en bonne condition.Près d’hôpital Ste-Justine, 3 chambres à coucher, boiseries de chêne, garage double, foyers, grandes pièces et cuisine modernisée.MLS.Téléphonez à Lucile Amyot, 735-5791 ou 735-2149.Immeubles Westgate, courtiers 7-10-74 MAISON CANADIENNE: pierre-des-champs, authentique, boiseries originales, foyers, maçonnerie et toiture en parfaite condition, fenêtres â petits carreaux, grand terrain.Comptant requis: minimum $20,000.à $25,000.Exclusif.Michel Laperle, 658-6681 ou 348-6831.immeubles Westgate, courtiers 7-10-74 STE-JULIE: Beiie maison plein pied, ultra moderne.Pour l’acheteur sélectif.Beau foyer 3 côtés, 3 chambres.Très original.Photo MLS.Demandez Sheila Bloxham, 653-7841 ou 653-4274.Immeubles Carbonneau, courtiers 7-10-74 STE-ANGELE DE MONNOIR: Maison résidentielle, 6 pièces, toute offre raisonnable acceptée, (photo MLS) A.Loiselle, 658-6681 ou 348-6831 ou 469-2711.Immeubles Westgate, courtiers 7-10-74 hK •' '':TWï.jjfch iA.r/4 45 45 - 11 Francan r 5000 Va Va Va : 11 11% + % Fraser A z50 $19% 19% 19% 30 Va 323/4 +3'/4 GH Steel 300 $7 63/4 63/4 - Va 400 400 Gaz M 66w 500 55 55 55 -15 1 63/4 63/4 Gen Distrb 200 $5% 5% 5% - Va ! 9'/4 9 Va + Va GMC zl $35 Va 35 Va 35 Va 48 50 + 5 Genstar L 700 $14% 14% 14% + Va 263/4 27 + % Getty Oil 200 $106% 106% 106% - % 223 235 + 5 Gnt Masct 500 74 74 74 + 3 1 183/a 183/4 Giant Yk 200 $9 9 9 + Va .133/4 13% + Va Gibraltar 900 $5 Va 5% 5% - Va 201 201 - 4 Glendale 300 210 200 200 -10 370 375 +15 Goldund M 2440 40 40 40 + 4 1 8 8 - Va Goldray Z300 30 30 30 100 100 Goodyear 500 $11'/4 11'/4 11V4 - Va 370 390 +20 GOOdyear p 585 $33 Va 33 Va 33 Va 181 190 + 4 Gozlan 300 $6 5 Va 6 + Va 14 14 - % Graft G z50 $17% 17% 17% 265 270 Granduc 100 150 150 150 + 5 435 435 Gt Oil Sds 590 $5'/4 5 5'/4 + >/4 l 21'/4 21 Va - Va GL Nickl 5000 80 75 75 -15 430 440 +15 GL Paper 170 $15 15 15 - Va 1 17 va 17'/4 Gt W Life 100 $42 V4 42 V4 42Va -13/4 1 9% 10V4 + Va Gt West S 2000 300 290 290 -10 15 15 + 1 Grey G 100 280 280 280 280 295 Greyhnd 550 $13% 13% 13% 105 105 - 15 GSW Cl B 100 465 465 465 -10 220 220 Guar Trst 2642 450 430 430 i 5 Va 5 Va - % Gulf Can 1335 $213/4 21'/4 213/4 1 13'/4 133/4 + Va Gulf Corp zlO $16% 16% 16% CP Ltd CPL A p C Reserve Cdn Sait 300 600 200 500 $13 12'/4 + 83/4 200 13 Va H Group Hardee Hard Crp A Hard CrpC Harlequin 300 zlOO 550 500 500 Harris J S 4400 405 400 400 390 400 +20 96 96 96 405 405 405 -10 405 405 405 -20 $10 10 10 - Va obligations Peu de changement Les prix ont monté et l’activité a été grande cette semaine sur le marché canadien des obligations.Le court terme gagne environ 25 cents, le moyen et le long terme montent d'environ trois quarts de point, les obligations provinciales sont pour la plupart inchangées et les obligations des sociétés montent d’environ un demi-point.GOUVERNEMENT OU CANADA 5’.ix.r.i :97i> Offre dem.96V; 97 /'i, avril, 1 1975 99 99', 5' ?, 1er dcc 1974 99» 4 99 J 4 S’i, juin 1 '976 91 91*, /, juin 1 1977 95 96 61 '¦), juin 1 1079 90 91 4! i, sept.î 1983 73 74 3',4, sept.1 1979 76'i 77V 1 6V«, avril 1 1990 87 88 CN, 5 ocf.1977 65 67 Va 3% mars 15 1998 50'a 52Va Perpétuel 1996 32 34 6'/a, avril 1 1977 94 94Va 6V2, 1er oct.1995 6815 70 Va 7, 1er juil.1977 95 951a CN, 4 fév.1981 73 Va 75lii PROVINCIALES A.G.7/J, 15 déc.199147 79»4 80% Alb.GêS Vit, 15 OCt.1991 82Va 84 Pr.N.B.ni ms 1996-1994 76 77 NBE 11 oct.1999-97 104 105 Man.T 8% 1er mars 1999 84 85 Va MUNICIPALES T.N.fit'* 15 sept, T.N.L.& P »* 13 h.Cué 87«s 1 mars Hyd.Ont.I mars 1994 1999 1999 1999 Ont.Hydro Iti nv 30 1995 SERVICES PUBLICS Alb.Gas 99a 1990 Bel.T«.3 loin 1970 1996 95 Mar.Tel.& Tel.95V, N.B.Tel.1990 Mti N.C.Gas *5 TCP Pet# f 20 déc.1993 *2 BC Tel.M’i Offre dem.Com.Urb.83,© 1er mars 77 79 /7eL Tor.8% 20 oct.1993 87 2 34 Va INDUSTRIELLES AGT A 8 * 1992 79' .81% Algoma 1(F« 1994 95 97 Bell 10 1996 94 Va 95-3 CIBC 7\i 1993 89 91 Dofasco '.0 1994 95 96 Eaton 10'a 1994 98 100 Hudson Bay 8% 1991 78 80 •Labatt 9 1994 84 86 TRP 9 1993 83 85 WTC 8 1991 76 78 Zellers 10*4 1994 93 95 NOUVELLES EMISSIONS BMO 10% 1980 100 — IMO 10% 1994 99% 100% SSR 10% 1979 99 100 UNG 11 1994 99 100 Stelco 10% 1994 100% 101% Roynat 10% 1982 lOOVa _ Roynat 11 CU UVa 1986 102 — 1994 10012 101 Newfle Tel I* 1994 101% 101% CONVERTIBLES AC K /•-, 1988 83 84 AÜD / '989 65 69 AHX 5 1993 60 63 HBC '993 70 73 MCL 6 1994 79 81 PPE 5 1993 60 63 SCR 7% 1988 63 72 SSR 4’a '988 90 WTC 7V* 1993 77 81 AGT V* 1990 95 — 1000 440 230 $55 103 490 Hawker S Hawker pr Hayes D A Hollnger A Home A Houston O Hud Bay A H Bay Co HB Oil Gas 1125 $23 Huron Eri 1050 SIS Husky 23011 $13 Husky Apr 245 $34 3100 120 115 + 2 2000 $11V5 11 23 18 ¦ 12% 13 34 34 Husky B pr z50 $32'/2 32Va 32'/a Husky E w 2100 360 350 350 - 5 11730 54 46 52 +7 1950 $15% 15% 15% 8869 $23% 23 23% + % % 435 + 10 ReedOsIr A 3230 $5% 5% 53/4 - 55 Reitman 300 $7% 7% 7% - 490 - 5 Reltman A 300 $7 Va 7 Va 7 Va + 243/4 Res Servie 900 165 165 165 - 19 Va - % Revelstk 300 $6 6 6 115 -10 Revnu Prp 5110 74 72 74 + 16 Va + '/a Rileys D z50 74 74 74 11 Va + Va Rio'Algom 1795 $20 Va 20% 20% - montréal 200 $8 450 $13 100 $10 450 400 Hydrd IAC Imp Oil A Indal Can Ind Adhes Inglis Intrmetco IBM Int Mogul I Mogul A Inco A Int Obaska Interpool Intpr Pipe Int Pipe w Ipsco Inv Group Inv Grp 5 p Irwin T A Iso ITL Ind IU Inti Ivaco Ind IWC Com Jannock Jannock D Jannock A Joliet Kaiser Re Kaiser w Kelsey H Kerr A Koftler Labatt A Labatt A p Lacanex Laidlaw T LOnt Cem L Shore La Luz Langi Lasitr Km Laurasia Lau Fin Lau F x.25 Lau Fn 140 Leigh Inst Levy A pr Lincoln Tr LLLac Livingsto Living pr Lob Co A Lob Co B Lob Co pr Lochiel Loeb M Lost River 2300 181 MB Ltd 18 Riv Yarn 100 275 275 275 RivYarnA 200 455 450 455 100 210 210 210 600 R Little Rolland Roman Rothm 2p Rothmn w $8 7% 400 $83/4 8V2 8Va ¦ 350 $ 117/e U Va ll7/e ¦ 300 120 120 120 Royal Bnk 3005 $27'/4 26% 27V4- Royal Tr A 4792 $19V8 187/a 187/b- Russel A 2200 $123/4 12'/% 123/4- Russl H p 200 $50 50 50 St Fabien StL Ce 1000 10100 $13 119 $155 155 155 + 1 Sayvette 400 205 200 205 + 5 725 315 315 315 — 5 Schneid b p z25 $6 Va 6 Va 6 Va 100 $83/4 83/4 83/4 — 3/4 Scintrex z400 87 87 87 23281 $22 21% 2 IVa — Va Scot York 4000 150 140 150 + 5 1000 16 Va 16 Va 16 Va + 1 Scotts 200 440 440 440 + 15 250 $83/4 8% 8% — Va Shell Can 5440 SlOVa 10 Va 10% 2766 $12 113/4 1 IVa — Va Sherritt 4790 $7 63/4 6 Va % 300 180 175 175 — 6 Shore To S 550 350 350 350 +25 1000 $113/4 113/4 11% — % Siebens 7300 $6% 6 Va 6% 150 S5V4 5% 5% Sigma 795 $29 Va 28 29 + Va 250 $12% 12% 12% Silvmq 1000 20 20 20 100 185 185 185 Simpsons 4937 $53/4 5% + % 1500 81 81 81 Simpson S 900 $8 Va 8% 8% — % 2750 125 120 121 + 1 SkTar M 100 240 240 240 _ 10 5121 $9 Va 9% 9% + Va Sklar W 300 110 110 110 __ 5 200 $11% 11 Va 11% Skye Res 1500 250 240 240 100 108 108 108 + 3 Slater Stl 500 $8 Va 8 Va 8 Va 1200 $5 490 5 Slater B pr 600 $13 13 13 — Va 500 $5Va 5 Va 5 Va + Va Slater 6 pr 100 $133/4 133/4 133/4 100 $10 Va 10 Va 10 Va + Va Slat W Can 193 375 375 375 + 5 1000 17 Va 17 Va 17 Va + 2 Va Sogepet 2300 92 90 92 8 100 335 335 335 + 5 Sony Corp 500 $5 5 5 — % 4400 135 128 128 — 7 Southm A 400 $21 21 21 — Va 5500 63 55 63 + 12 Spar Aero 100 180 180 180 — 5 1600 200 200 200 + 5 Spooner 3000 22 22 22 + 1 z25 $6 Va 6 Va 6 Va St Brodcst 300 $6% 6 Va 6% + Va 20816 $9 Va 8% 9 Va + Va Stand Ind 200 $67/a 6 Va 6 Va + % 27200 390 380 380 — 5 Stelco A 2225 $233/4 23 Va 233/4 — Va 600 $163/4 16% 16% — Va Steep R 6400 100 95 96 — 2 310 $16% 16% 16% — Va Steinbg A 925 $15 15 15 + % 2000 80 80 80 + 20 Ster Trust z30 $63/4 6% 63/4 100 375 375 375 15 Sud Cont 2000 61 61 61 + 1 250 245 241 241 — 5 Sullivan 625 200 195 195 5 1600 400 385 400 +25 Sundle 24350 440 410 440 +35 150 325 325 325 Systems D 3275 270 250 250 — 10 500 15 15 15 + 2 Teck Cor A 666 280 275 275 z300 25 23 23 Teck Cor B 166 250 250 250 4000 42 40 42 — 1 Teledyne 300 425 425 425 500 $6% 6% 6% — Va Texaco 295 $32 32 32 — IVa 100 $11 11 11 + % Texasglf 3300 $223/4 22 223/4 + Va 200 $14 14 14 — % Texmont 7000 15 15 15 + Va 400 200 200 200 Thom N A 100 $9 9 9 % 100 475 475 475 + 10 Tone Craft z50 340 340 340 Chute des cours Les prix ont fléchi hier à la Bourse de Montréal et l’activité y a été plus grande que la veille.Le virement se situe à 816,100 actions, contre 337,100 actions jeudi.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 96 contre 40 alors que 52 valeurs demeuraient inchangées.Ajax Minerais, dont 39,000 actions ont été négociées, a été le titre minier le plus actif et sa cote a baissé de un cent et est tombée à cinq cents.Celanese Canada, dont 19,875 actions ont été transigées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a baissé de cinq cents et est tombée à $4.20.Ailleurs, parmi les perdants on trouve Moore à $321-4, un recul de 1 1-4, Alcan à $22, un recul de 11-4, Consolidated Bathurst à $23 1-2, de 3-4, International Nickel A à $21 3-8, de 3-4, Royal Trust A à $19, de 3-4, Noranda Mines A à $28 3-4, de 3-4, la Banque Provinciale à $12 1-8, un recul de 3-8, Bell Canada à $41, un recul de 3-8, la Banque de Commerce à $211-2, un recul de 1-4 et la Banque Royale à $27 1-4, un recul de 1-8.Parmi les gagnants on trouve Canadian Pacific Investments à $12 1-2, un gain de 1-4, Canadian Pacific Ltd.à $12 1-4, un gain de 1-4, IU International à $9 3-8, un gain de 1-4, IAC Ltd.à $15 5-8, un gain de 1-8 et Massey-Ferguson à $12 3-4, un gain de 1-8.Dans le secteur de la spéculation, Kiena Gold Mines monte de 16 cents et atteint $2.35 dans un virement de 11,200 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Int Nlck a 8862 $22% 21% 21% - 3/4 Con Dev 500 27 27 27 +5 IU Int ’ 3200 $9 Va 9% 9% + % C Sum 1000 14 14 14 -t Intpr Pipe 255 $11% 11% 11 Va C Tch 500 15 15 15 Ivaco 200 $11% 11% 11% + % Dumont 1000 14 14 14 -1 Kolfler 200 385 385 385 -115 East Mal 1000 405 390 390 +45 MB Ltd 975 $21 Va 21 Va 21 Va Fannex 2000 30 30 30 Martlm E 900 $7'/a 7 Va 7% + % Fort N 500 $8% 8% 8% Mass Fer 2500 $12% 12 Va 12% + Va Gaspe Q 3000 120 115 120 -t Melchers 200 315 315 315 Gold Briar 17500 85 80 84 +4 Molson A 300 $16 16 16 - % Goldex 900 265 250 265 +10 Mnt Trst 100 $9% 9% 93/4 - % Gold Hk 5500 28 Va 27 27 +1 Moore 6175 $33% 31% 32% -1% In Norv 3000 12 Va 12 Va 12 Va NB Tel 500 $12 11% 11% - % Inviclus 7000 30 25 30 +4 Nfld pr a 500 $7 Va 7Va 7 Va - 3/4 Kienà 11200 235 222 235 + 16 Noran a 1250 $283/4 28 Va 283/4 - 3/4 Lk Shore 1000 400 400 400 + 15 Nor Ctl G 150 $8 Va 8 Va 8 Va Lynx CEx 1000 45 45 45 + 5 N Elec 630 $20% 20% 20% - % Mcdn m 2000 60 60 60 Pac Pete 1350 $13% 13 Va 13% Massval 8000 29 28 29 Pancan 100 $7Va 7% 7 Va + % Maybrun 4000 11 11 11 + VS Pan Ocean 2100 $7 Va 7% 73/4 + % Min Exp 1000 7 7 7 Petrofina 100 $16% 163/4 163/4 + Va Min Res 1710 80 80 80 -8 Royal Bank 2750 $27% 26% 27% - Va Mt Jamie 5000 10 Va 10 10 Va + Va Ry Trt a 1914 $19 Va 19 19 - 3/4 Muscoch 1000 28 28 28 -4 St L Ce 5050 $12Ve 12% 12 Va - Va Nw Hosco 500 32 32 32 Shell Can 1780 $10% 10 10% - Va N Insco 2000 61 60 60 -1 Simpsons 100 $5% 5% 5% + Va NA Asb 1000 24 24 24 Stelco a 875 $23 Va 23 Va 23 Va - % Phoenix 100 180 180 180 Tor Dm Bk 734 $33 Va 33% 33 Va - Va Que Expl 500 63 63 63 -2 Tôt Pet A 5000 $6 53/4 53/4 - % Que Uran 500 17 17 17 -2 Tr Can PL 600 $8 Va 8 Va 8 Va Roy Agas 5400 78 74 75 -1 Trizec Crp 200 $16Va 16 Va 16 Va - Va Sil Stack 3500 60 59 60 + 1 Unigesco b 700 100 100 100 Somed 8400 67 60 67 + 2 Unt Bank 1120 290 290 290 Stafrd 6400 100 100 100 Velcro 1800 $5% 5% 5% Viking Res 2500 240 210 230 -5 Walk a 1120 $35% 35 Va 35Va - % W Q Mn 2500 20 17 20 +3 Wargton 1200 310 300 300 Wh Star 6500 31 30 30 — Va Webo Knp 1400 28 26 26 -6 Weldwod 100 $73/4 73/4 73/4 - % Amb Db Cross W.B.Dalfens Domco Isec Proflex SXL Div SparCap Woodfd B .Junior Industrials 2000 105 105 200 375 200 145 100 305 5100 200 17 5 16 375 145 305 190 17 5 16 200 255 255 Mines et pétrole 5100 2500 2000 105 375 145 305 190 17 5 16 255 -15 -25 +5 -15 -10 hors cote Abitibi Alfa Gas T Alcan Algoma St Bank Mtl Bank NS Banq CN 6q Deprg Vantas 3350 200 5086 480 6350 300 940 800 Haut $9 $97/s $22% $23 $12% $33% $14 $12 Bq Pv Càn 2379 $12% Bell Canad 5590 $41'A Bombrder 600 230 z50 $10 10 10 Tor Dm Bk 8466 $33V2 33Ve 33Va Border C BP Can 450 500 164 $10Va Bas 87/s 9 Va 22 22 Ve 12'/4 32% 14 12 12Vb 40% 225 163 10 Va Farm.Ch.9 9Va + Vb 22 -m 23 12% 33% + Va 14 - Va 12 12% - % 41 - % 225 +15 164 +14 10 Va - % 3800 190 180 190 +20 Tor Star B 1375 $9% 9% 9% + Va Brcan a 1618 $11% 113/4 11 Va 100 $7 7 7 - % Total Pet 9800 $6 Va 53/4 5 Va BC ph rts 5211 31 30 30 -1 1 175 $36 36 36 - 2 Traders A 145 $9 Va 9 Va 9 Va + Va Brinco 220 $6 Va 6 Va 6 Va - Va 430 $5 5 5 + 10 TraderA p 100 $19 19 19 CAE Ind 200 $63/4 63/4 63/4 + % 315 $5 5 5 Trader 66 w 400 210 210 210 - 15 C Im 1700 $21% 21% 21 Va - % 240 $24 Va 24 24 Va + 1 Trader 69 w 610 290 275 275 - 25 C Int Pw 350 $10 Va 93/4 10 Va + Va 2200 125 121 121 - 4 Trnsair 100 185 185 185 - 5 CJV 3300 $7 Va 7 Va 7% - Va 1475 265 240 240 -25 TrCan PL 2350 $8 Va 8 Va 8 Va + % CP Inv 5500 $13Va 13% 13 Va + % 180 180 1619 $21% 2l'/4 21% TrCanApr 155 $48 48 48 +3 TrCanBpr zlOO $28'/4 28V4 28'/4 - - _ .—• — _ 1 + 5 Madeline 1300 360 355 355 .— 5 TrCan C pr 160 $30 Va 30 Va 30 Va Madsen 5250 70 68 68 — 4 TrCan PL w 345 70 70 70 Magnason 200 155 155 155 + 3 Tr Can Res 7000 51 50 50 Maislin 1 100 320 320 320 + 5 Trans Mt 500 $11% 11% 11% Majst Wil 2200 200 200 200 — 5 Travlway 200 $5 5 5 Malartic 1000 125 110 125 + 20 Tribag z50 24 24 24 Man Bar 2000 100 100 100 Trizec Crp 110 $16 Va 16% 16% MLf Mills 2100 $22 2 IVa 22 Trizec w 3000 42 38 38 Marcana’ 1000 15 15 15 Turbo R 5010 63 63 63 Maritime z47 $15 15 15 Ulster Pet 1500 64 61 64 Martin 32000 28 24 28 + 5 Un Carbid 250 $17 17 17 Mass Fer Matchan Mattgmi Mc Intyre McLagn w MDS Helth 4275 $123/4 12Va 123/4 2000 13 13 13 -IVa 200 $13% 13% 13% - Vb Mentor MEPC Mercantil Merland E Meta U ran 5000 Microsyst Micrsys w Mindamr Molson A Molson B Mon Life Moore MTS Inter Multi-Mi Multi Acc NaChrs I Nat Drug 1810 $23 2 2 Va 23 + 1 U Corp B 200 $9 Va 9 Va 9 Va - Va 500 110 110 110 Un Fn Mgt 200 130 130 130 -10 550 155 155 155 U Keno 3723 $8 7 Va 8 + Va 3600 200 190 190 -10 U Sisco 14600 265 250 260 + 10 1400 110 100 100 -10 Un Trust 200 400 400 400 -10 2500 130 120 130 + 9 Unir Gas 200 175 175 175 - 5 100 460 460 460 -20 Upp Can 2000 135 130 130 + 2 3090 $133/4 133/4 133/4 Van Ness 300 225 215 225 400 120 120 10 10 z3 265 265 200 125 125 5500 36Va 35 649 $16 16 375 $15 15 100 $26 26 11930' $33 V» 32 1500 30 30 2000 39 100 300 6860 445 100 400 Nat Groc p z40 $227/b 227/b 227/b NHeesEnt 3700 92 90 90 Nat Pete 3000 22 22 22 N BU Mine 700 275 275 275 1200 140 140 140 Z60 $113/4 11% 113/4 100 315 315 315 13000 28 38 300 430 400 120 10 265 125 36 16 15 26 32 Va 30 39 300 440 400 Voyagr P 100 325 325 325 -20 VS Serv A 865 290 290 290 Vulcan Ind 300 380 380 380 Wainoco O 400 215 215 215 + 15 Neonex NB Tel Newconx N Kel N Provid D z400 - Va -10 + 15 + 10 - 5 + 3 - 5 Wcoast Pt 300 270 270 W Pet A p 160 $14 14 Westcost z70 $14% 14% 143/4 Wcoast w 5640 125 122 125 16 Westeel W Bcas A Westnhse Weston 275 $16'/4 16V4 16’/4 - N Que Ragl 500 270 270 270 + 10 Whithorse 1100 240 240 240 -10 Noble M 1100 37 37 37 + 2 Whonok A 175 380 380 380 - 5 Nor Acme 6500 12 11 12 Willroy 4900 155 150 150 Noranda A 3619 $29 28 29 + Va Woodreef 5350 15 13 13 - 3 » - % NorCtIBp 1000 $17'/4 17'/4 17V4 + Vb NorCtlw 200 150 150 150 +15 150 $19Va 19Va 19Va - 1 900 380 380 380 - 5 10 Va 10 10 Va + Va Nor Elect Northgat Northld NS Savngs 8200 186 $12Vb 12Va 12Vb NSI Mark zlOO 60 60 60 N! ma 12100 98 90 95 Nufort Res 2000 16 16 16 Numac 2650 $9 9 9 Nu-Wst A 550 475 460 460 Oakwood P 2700 68 68 68 Obrien 2500 38 36 38 Ocdentl Pt 154 $8 Va 8 Va 8 Va Ocelot Ind Orchan OS F Ind Oshawa A Osisko PacCoper Pac Pete Page Pet Paloma P Pamour Pancana I PanCdn P 200 360 500 380 400 415 1160 460 360 375 415 460 1500 18Va 18 Va 18Va +l'/a 3500 58 51 58 +6 1800 $133/4 13Va 133/4 + Va 2600 102 101 102 + 1 500 104 104 104 -14 9250 $10Va 10 10% + % 1400 100 100 100 253 $73/4 73/4 73/4 + Va Pan Ocean 9058 $8 7 Va 73/4 Patino N V 400 $19 19 19 - 1 Pe Ben 0 400 335 330 330 -15 Pennant 3000 105 105 105 + 5 Penningtn 4700 $6 Va 6% 6 Va P Dept S 300 405 405 405 -20 Petrofina PeytoOils Phillips Cb z75 PickÇrow 2700 Pine Point Pitt Eng B Place G Placer Pow Corp 400 $163/4 163/4 16% 2000 300 280 300 + Vb $9 9 35 30 315 $26% 26% 26% - 100 $7% 7% 7% - 2000 25 24 24 - 2600 $163/4 I6V4 16'/4 -2225 $77/b 73/4 Pow Crp pr zlO $243^ 243/a 243^ Prado Exp 300 105 105 105 Afrique du Sud Allemagne Angleterre Argentine Australie Autriche Belgique Brésil Danemark Espagne France Hollande Italie Japon Mexique Etats-Unis Norvège Nouvelle Zélande Suède Suisse Rand Deutsche Mark Livre Peso Dollar Schilling Franc Cruzeiro Novo Couronne Peseta Franc étranger Florin Lire Yen Peso Dollar Couronne # Dollar Couronne Franc 1.4088 .3758 2.2970 .1981 1.3005 .0525 .0255 .1438 .1617 .0173 .2076 .3680 .001486 .003295 .0789 .9852 .1795 1.2906 .2234 .3357 Prec S 10000 Preston 650 36 35 36 $9 Va 9% 9% - Price Co 960 $ll'/a UVa ll'/a Prov B Can 200 $12Ve 12Va 12Va -Pure Silv Pursides QCI Ind A Que Man Q Matta Que Sturg Ram Ranger Realty B v Redstone 1300 162 162 162 + 1 400 110 110 110 4200 60 55 60 + 10 4000 19 19 19 + 2 18500 41 35 35 7800 $6 Va 5% S3/» + Va 200 165 165 165 - 1 1315 $13 Va 13% 13% - Va t z50 54 54 54 1000 13 13 13 + 3 indices de toronto Industr.Aurifères Métaux Pétroles Changement - 0.48 -22.4 +0.34 +0.25 Clôture 151.19 390.19 64.90 124.38 Semaine dern.154.11 339.47 65.90 129.98 Mois dernier 163.49 461.95 68.58 140.55 1974 haut 228.78 622.04 109.23 274.81 1974 bas 150.58 284.96 62.06 121.61 Club d’Administration Industrielle du Canada Chapitre de Montréal Séminaires pour l’année 1974-75 Le mardi 29 octobre 1974 Management of Time' par: James McCay, Université McGill Le mardi 28 janvier 1975 Évaluation de la Performance" par: M.René Martinet, Dominion Bridge Le mardi 25 mars 1975 "La Motivation" par: M.Claude Parent Université de Montréal Tous les séminaires sont ouverts aux membres et aux non-membres du club.Veuillez communiquer avec Mrs E.Taylor pour réservation : 849-5331 Local 754 CP Invew 21000 26 Cdn Sait 100 $13 Cdn Tire A 1300 $30% Canron 300 $167/b Canron pr 500 $93 21 13 30 16 Va 93 26 +5 13 - Va 30 Vb - % 16% - Vb 93 -4 CPLtd Celanese Comodor Con Bath Con Gas Con Glass Distl Seag Dome Pet< D Textle Domtar Du Pont Ea Svgs Ea S r Fal Nek Fin Coll Fulcr 6p Goodyer GBC Gulf Can Holl a Huds Bay a Abitib Asb 1500 151 150 150 Ventes Haut Bas F«rm.Ch.Ajax Min 39000 5 5 5 -1 6350 $12% 12 12% + % Basic Re's 700 260 260 260 19875 420 400 420 -5 Bison Pet 500 365 360 365 -10 900 300 300 300 Brunswk 12400 405 405 405 +5 4600 $24 23 Va 23 Va - % Cartier c 1000 8 8 8 100 $13Va 13 Va 13 Va + % Chibex 4700 114 108 110 +5 600 $9% 9% 9% + % l 700 $27% 27 Va 27% + Va e 3700 $163/4 16% 163/4 100 $8 8 8 750 $19% 19 Va 19% Belore 200 .55 .50 Brunet Lus 200 2.75 2.75 Cuns Nrhn ex 4000 .40 .40 Dalhousie Cil 200 .10 .10 Hammond 2700 .75 .75 Lukelyn 16000 .33 .30 Modico 500 .55 .55 Multico 4400 .90 .50 Que Manganese 3000 .51 .45 Robin Red LK 400 4.00 4.00 Roi Roy Adr 200 .90 .90 400 1120 14300 200 5400 200 750 540 1003 100 150 24% + Va 9% 1 - Va 28% — 1 Va 128 -2 6 33 Va - % 450 -50 21'/4 - % HB Oil Gas 1100 Husky Oil 3500 IAC 1850 ImpOa 7425 Imasco Pr C 500 $24Va 24Va $93/4 93/4 1 Va 1 $28% 28% 130 128 $6 6 $33Va 33 Va 500 450 $21% 21'/4 $243/4 243/4 243/4 - Va $16% 16% 16% - Va $23 23 23 - Va $13Vb 12% 13Vb + Vb $15% 15% 15% + Vs $233/4 23 233/4 + % 325 325 325 +5 indices de montréal Industr.Serv.publ.Banques Comb.Papiers Changement n — — - — — Clôture Semaine dern.Mois dernier 1974 haut 1974 bas -0.96 +0.30 -0.89 -0.70 -0.33 55.81 114.57 212.12 153.54 96.12 163.33 117.04 213.48 159.47 100.55 179.54 120.15 210.30 171.24 106.51 255.23 151.81 29.98 238.67 144.80 155.91 111.05 197.19 151.71 95.04 - 3/4 - 2 Un Gas 4040 S7'/a 7V* 7% + Ve ’ U Asbeslo 1163 235 231 231 -2 U Canso 8325 $7% 67/8 7 - Va Vestgron 400 $9V2 9'/2 9Va — Va Wajax A z50 $9Va 9'/4 9'/4 Walk GW A 1303 $35'/2 35% 35% - Va Warn Can 1100 $6 6 6 Weldwod 250 $7% 73/a IVa - Vb Wstburne 500 $7Vb 7 7 - '/4 270 + 5 14 + Va Va 246 S5'/2 5 Va 5Va + Va W Bcas B 5600 $5 5 5 - Va W Bcas C p z2 $17'/2 17Va 17Va W Decal ta 400 365 360 360 West Mine 5240 203 200 202 WSuppIs A 100 $17Va 17Va 17Va .zlO $12% 12% 12% 1100 $19'/4 19 19'/4 Woodwd A 150 $17% 17% 17% +' Vb Yk Bear 1525 220 220 220 - 5 Y R Prop 700 $6 6 6 Zellers z20 $7 6% 7 Trust Units BBC R un 600 $10 10 10 BM-Rt un 950 $93/4 9% 9% - Va BM-RT wt 276 110 110 110 Heitman u 510 $63/4 6% 6% - % Heitman w 2060 62 60 62 TD Rit un 293 $22% 22% 22% - Va TD Relt w 700 .225 225 225 + 5 les devises new york En chute libre Une reprise technique partielle a permis hier à Wall Street de terminer avec une baisse de seulement trois points environ, après avoir connu une nouvelle forte chute au début de la matinée.Contrairement à son habitude en pareil cas, le marché avait continué à baisser au cours de la matinée, malgré l’annonce d’une réduction de leur prime rate par les deux principales banques américaines, indiquant par là que l’inflation et le problème du pétrole préoccupent encore plus les milieux financiers que l’inflation ces jours-ci.L’annonce que le président Ford ferait part de son programme de lutte contre l’inflation mardi prochain a cependant donné le signal d’une reprise technique, qui a renversé la tendance de cette séance assez active.Les cours terminent la journée de façon très irrégulière selon les compartiments.Les mines d’or ont enregistré des gains importants après l’annonce que les Etats-Unis n’étaient plus opposés a ce que les banques achètent de l’or sur le marché libre.American South African a ainsi avancé de 5 points et Dome Mines, de 3 3-4.Les pétroles ont été les autres gagnants de la journée, avec une avance de 2 pour Atlantic Richfieldet de 13-8 pour Texaco, ainsi que les chemins de fer, où Union Pacific gagne 1 3-4.L'indice Dow Jones recule de 3.05 et tombe à 584.56, mais les services publics et les transports sont à la hausse et il en est de même de la plupart des autres compartiments.Les gains l’ont emporté sur les pertes par 688 contre 670 alors que 426 valeurs demeuraient inchangées.Le virement se situe à 15.91 millions d’actions, contre 13.15 millions d’actions la veille.A la Bourse américaine, l’indice des valeurs monte de .03 et atteint 61.11.Dans le secteur canadien à la Bourse de New York, Dome Mines monte de 2 3-4 et atteint $48 1-4, Canadian Pacific, Seagrams et Massey Ferguson enregistrent des gains fractionnaires, Alcan et Inco subissent des baisses fractionnaires et Hiram Walker à $36 reste inchangé.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Cities Sv Clark Eq Clark Oil Clorox Co Coca Col Coml Sol Comsat Con Edis Cont Can Cont Cp Cont Dat 5 104 5 36 2 49 8 152 12 638 9 7 6 46 3 364 6 91 6 621 4 805 34 21% 93/4 7 Va 473/4 293/4 24% 6% 21% 25 12% 323/4 21% 9'/4 6% 44% 293/4 23 Va 6% 203/4 24'/4 113/4 33Va+ % 213/4+ Va 9Va- Va 7 + Va 46'/4- % 293/4+ Va 24Va+ Va 6%— Va 21%+ Va 243/4- Va 12%+ Va Copp Rng 2 54 18 Va 17 18 Va + IVa Copw Cp 3 37 18 Va 18 Va 18 Va.CPC Int 7 67 25% 24 Va 24 Va — % Crane Co 4 218 25 Va 24% 24%— Va CrwZell 4 67 20% 19 Va 20 Curtis Wr 6 93 7 Va 7 7 - Va Dart Ind 4 49 11 Va 11 Va 11%+ % Deere Co 6 88 31 29 Va 30% .Denn Mt 4 13 14% 14 14%.Dexter C 6 1 9% 9% 9%.Digital Eq 17 254 64 Va 61% 63% + % Disney W 13 444 21% 20 20 Va— % Dr Peppr 13 169 7 Va 63/4 7Va + % DomeM Dow Ch duPont Eas Kod Eaton EIP NG Elira Cp Esmark Ethyl Cp ExCellO 1 Exxon Fairch Fireston F MC Cp Ford M Fruehf Gard Den Gen Dyn Gen Elec Gn Food Gen Inst Gen Mills Gen Mot Gen Port GTelEI Gen Tire Ga Pac Goodyr Gould Inc Gt APe Gren Giant 5 9 Gulf Oil 3 1026 Hecla M 11 110 Heinz HJ 8 31 Hew Pck 21 271 High Voltg 7 37 Homestk 15 763 Honywl Houdail a Househ F 48'/4 51% 98 Va 15 393 12 497 8 754 15 1145 62Va 5 47 22% 4 83 4 17 4 40 3 118 5 31 4 794 3 193 6 103 4 55 8 347 4 99 12 146 4 33 10 884 7 788 3 32 9 x49 8 928 12 25 6 541 3 59 7 124 5 591 5 41 11 31 4 305 4 34 10 176 10Vb 18% 23 20 Va 11'/4 56% 213/4 13% 113/4 35% 16% 17% 16 33'/4 17% 6 Va 29'/4 35 Va 5% 19 Va 12Vb 23% 14 16 Va 83/4 14% 16% 15% 29 Va 58% 4 43% 24% 7% 11V4 45 Va 50 Va 93 Va 60 Va 22'/4 9% 18 Va 22 Vb 19 Va 103/4 54% 203/4 13 11 Va 35 16Vb 16% 15% 32 16 Va 6 Va 28% 35 5 Va 18 Va 11% 22Va 13 Va 153/4 8% 14 16 14'/4 28'/4 56 Va 33/4 41% 22 V» 7% 11 48 V4+33/4 51Va+ % 943/4—3 Va 603/4-1% 22%+ % 10 - Va 18%— Va 223/4- Va 193/4- % 11 - Va 553/4+ % 21%+ Va 13%+ % 113/4- Va 35Vb— % 16%+ Vb 17%+ % 16 + Va 32%- Va 163/4- % 6%.28%- Vb 35Vb- Va 5%.19 + % 12 .23%+ Va 13%— Vb 16 - Va 8%+ Va 14'/4.16 Va— Va 15%+lVa 29V4 + 1V4 58 + % 33/4- Va 43%+2% 23%-IVb 73/4- Vb 11 Vb + Vb StOil Ind Steven J Sun Oil Sunsh M Taft Brd Techniclr Teldyn ' Tenneco Texaco Tex Gif Tex Irçst Textron .Thiokol Time In Tirhkn Tràn Un Tranwy I Twen Ce Un Carb Unit Air Unit'Cp US Gyps US Steel Varian A Walk'HA Warn Lb Weathrd Wolwth Xerox Cp Zenith R Zurn Ind 7 387 72 Va 3 59 12 4 27 37 11 59 9% 4 11 12% 3 18 4 Va 3 95 9% 4 287 17% 3 960 21% 6 90 23 15 366 61 10 5 418 13% 4 x91 123/4 6 18 30Va 6 54 26 8 11 26Va 5 21 13 Va 7 46 5 6 281 34 4 40 25% 61 5 69 5% 15% 5 400 37V» 5 31 9 5 10 353 18% 3 10 4 Va 4 111 10% 15 1210 62 Va 6 114 14% 7 18 5 Va 6% 36 71 11% 36% 9V4 12 Vj 4 Va 9 163/4 20 Va 22% 59 13% 12V4 30 25 25% 13 Va 5 33'A 25'/4 5 Va 14'/4 35% 6 Va 36 18 Va 4% 10% 60 13% 5 72Va+ % 11 %- Va 36% - % 9%+ % 12%+ % 4'/4.9Va- % 17V4+ Va 21 Va+1% 22%.60Vb-1'/4 13Va- Va 12Va+ Va 30Va+ Va 253/4+ % 26 .13Va+ % 5 .34 + % 25%+ Va 5V4— Va 15V4+ Va 37V4 + 1V4 6%+ Va 36 18%— Va 4 Va.10%+ Va 603/4-2 14+4+ Va 5Va- Va Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art Amco Ind Asamera Brascan Camp Ch Creole P Cwn Cp Dome P Domtar Dynalec FiltDyn FordC Fresnillo Giant Y Hartz Mt lmp OilA Jup Ind Lk Shore Moly wt NY Time NCdn Oils Prat Lmb Scur Rain Syntex Wr Harg 3 6 1% IVa l%+ Va 2 19 2% 2 Va 2Va- Ve 6 96 7 Va 6 Va 7Va+ % 2 46 12% 12 12 .3 49 4 3 11-16 3%+3-16 3 174 7 Va 7 Ve 7 Va 1 11 15% 15 15%+ % 6 56 17 16 Va 17 4 5 193/4 193/4 I93/4- 3/4 7 7 2% 2 Va 2% 2 37 2% 2 2 - Va 4 Z2510 62 60 60 -3 4 56 223/4 22% 22 Va + 3/4 12 514 9% 8 Va 9 Va + IVa 9 96 8% 8 8 - % 10 71 233/4 23% 233/4+ % 3 8 2% 2% 2%+ Va 8 122 4 Ve 3Va 4 1-16+3-16 91 7 Va 6% 7Va+ % 5 17 8% 8% 8%+ Va 7 12 3 1-16 3 3 1-16 5 2 10% 10 10 27 2 19 Va 19 Va 19Va- Va 14 358 31 Va 29% 31 + 3/4 27 13/4 IVa 1 9-16-1-16 Le dollar canadien MONTREAL - Le dollar US a baissé de 2-25 hier à Montréal et y est tombé à $0.98 21-50 et la litre sterling y a monté de 11-20 et atteint $2.29 19-20.A New York, le dollar canadien a monté de 9-100 et atteint $1.01 61-100 et la livre sterling a baissé de 3-10 et est tombé à $2.33 13-20.Ventes 1 Haut Bas Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Hunt Ch Inger Rd 10 5 10 168 11 Va 51 Va 11% 50 Va 11%+ 51% .Va ACF In 8 54 333/4 32% 333/4+1 Va Beckmn 9 76 19 Va 18 18Va- % Interlk 3 18 22 22 22 + Va Addrsso 97 98 4 Va 33/4 3Va.Beech A 4 84 7 Va 63/4 63/4- % IBM 13 742 159 Va 154% 156%- IVa Alcan Al 6 853 23 Va 22% 22%— Va Bel How 4 88 12 Va 103/4 12Va+ 3/4 IntFlaF 27 753 223/4 21% 22% + % Alleg Cp 2 11 6% 6% 63/4- Va Benfl Cp 4 100 13% 12 Va 13- - % Int Harv 5 233 19 Va 19% 19%— Va Allis Ch 5 398 9 83/4 9 + % Beth Stl 5 352 24 Va 24% 24% - Va Int Mng 4 81 9% 83/4 9Va + Va Alcoa 8 181 37 36 Va 363/4- Va Boeing 5 223 15 Va 15 Va 153/4+ % Int Nickl 6 687 22 Va 21 Va 21 %- % Ambac 3 13 6 Va 6% 6 %- V4 Boise Cas 3 195 103/4 10% 10%- Va Int Pap 8 263 35% 35 35% + Va Am Hes 3 272 18 17 Va 17%.Borden 7 56 17 16 Va 16 Va— Va Int TT 3 1086 14 Va 13 Va 143/4.Am Airl .324 63/4 6 Va 6 Va— Va Borg War 4 41 14 Va 14% 14%+ % Itek Cp 15 54 6 Va 6 Va 6V2+ Va A Brnd 6 59 29% 29 29 Va.Bos Ed 6 x107 153/4 15% 15%— Va John Man 5 75 15% 14 Va 15 .Am Can 6 94 24% 24 24% + % Brist My 9 219 32 30% 31% Kayser R 6 4 9% 9% 9%— Va A Cyan 6 787 19% 18% 18%- Ve Brunswk 3 X1511 8 Va 7 Va 7%— Ve Kellogg 13 157 12% 12 12% + % A Home 20 1022 27% 26% 27% + % Bucy Er 14 377 28 27% 27%+ % Kraftco 8 176 28% 27% 27%— Va Am Mot 4 252 5 Va 4% 5 - Va Burl Ind 4 214 16 Va 16 Va 16Va- Va Krsge SS 16 974 193/4 18 Va 19Va+ Va ASmlt R 3 229 17% 16 Va 17 Va- % Burrghs 19 581 63% 61% 63Va+ Va Kroehlr 4 1 9 Va 9 Va 9Va.Am Stand 4 82 9 8% 9 .Callah M 8 97 83/4 8% 8% Lib McN 4 17 3 Va 3 Va 3 Va- Va Am TT 8 1357 40 Va 40 Va 403/4 + Va Cmp RL 23 671 33Va 31% 33 Va+2 Va Litton .103 43/4 4 Va 4%.Ampx Cp 3 109 3 2 Va 3 .Camp Sp 9 33 233/4 23 Va 23% Lockhd Air 2 61 3% 3% 3% — Va Anacon 3 242 15 14 Va 15 + Va Cdn Pac 7 36 123/4 12 Va 123/4+ 3/4 Loew Cp 3 268 11 Va 10 Va 1 IVa— Va Armco St 4 116 19% 18% 19 + % CrlngOk 2 2% 2% 2%- Va Mad SG 5 63/4 63/4 63/4.Armst Ck 7 36 16 Va 153/4 16 .Cater Tr 11 184 4 IVa 40 V8 41 Va+ % Magnvx 51 139 9% 9% 9%.ASA Ltd 424 783/4 73 Va 773/4+5 CBS 8 261 27% 263/4 27%+ % Mallory 4 32 103/4 10 Va 103/4- Va Atl Rich 11 436 7/Va 73% 76 Va+2 Celanese 4 403 273/4 263/4 27 - % Marathn 22 5 Va 5% 5Va + Va Avco Cp 8 187 3 2% 23/4- Va Cenco Inc 22 1008 4 33/4 4 + Va Marath O 5 143 293/4 28 Va 29% Avnet Inc 2 105 5 43/4 4Va + Va Chessi 6 56 423/4 41% 42Va+l Marcor 1 4 256 16 143/4 15 - Va Avon Pd 9 315 20 Va 19% 20 + % ChrsCrft 5 13/4 1% P/4+ Va Marlen 14 93 35% 34 Va 35%+ % Babck W 6 132 12% 12 12% + % Chryslr 7 857 12 11% 11%- % Marq Cem 4 9 73/4 7% 73/4+ Va Bath Ind 3 34 6% 6 6 Va- % CIT Fin 6 34 27 Va 2 7 Va 273/4- % Mars Fd 6 46 14 Va 14% 14%- % Martn M 4 59 14 Va 133/4 14 + Va Masco Cp 10 123 21 20 Va 20 Va- 3/4 Mass Fer McDonld 4 9 14 974 12% 23 Va 12% 21% 12% + 21%-; % 3% fonds mutuels Acrofund xAffiliated Fund Inc.A.G.F.Japan A.G.F.Special All-Canadian Compound All-Canadian Dividend All-Canadian Energy All-Canadian Revenue All-Canadian Venture All-Canadian 4,000 Altamira Income Am.Growth Fund Andreae Equity Assoc.Investors Beaubran xBoston Fund xBullock Fund Cambridge Growth Canada Cumulative Canada Growth Fund Canadian Scudder Cdn.S.A.Gold Fund Cdn.Sec.Growth Cdn.Gas & Energy pfd.Cdn.Invest.Fund Cdn.Trusted Income Canagex-Actions Canagex-Obligations Canagex-Hypotheques Canagex-lnternational Capital Growth xChase Fund xCompetltlve Capital Collective Mutual Corporate Investors Corp.Inv.Stock Fund Desiardins Canadian Desjardins Hypotheque Desiaardins International Desiardins Obligations Desiardins Quebec Desiardins Spec Dixon.Krogseth Dom.Equity xDreyfus Fund Dynamic Fund Eaton Commonwealtn Eaton income Eaton Growth Eaton international Fatcn Leverage Eaton Viking Faton Venture Entarea Funds Exec.Fund Canada Exec Int'l Fund xFIdelitv Trend G I S (Compound) G I S (Income) Guardian Enterprises Guardian Resources Guardain Security Incomt Guardian World Equity Guardian Growth Guardian North American Growth Equity Harvard Growth Heritao# 4.5Ÿ 3 70 1.50 Industrial Growth Industrial Equity International Energy International Growth International Income x I vest Investors Growth Investors Int'l.Mutual Investors Japanese Investors Mortgage Investors Mutual of Canada Investors Retirement Mutual Keystone Canada xKeystone Polaris Fund xKeystone Custodian K-2 x Do S-4 xLexington Research Marlborough xManhattan Mutual Accumulating Mutual Income Fund Marcinvest Nat.Resources Natrusco xNat.Sec.Dividend North.West.Equity North.West.Cdn.North.West.Growth xOne William Street xOppenheimer Fund Pembroke Pension Mutual Planned Resources Prsvest Mutual Principal Growth Principal Venture Provident Mutual Provident Stock xPutnam Inv.Prudential Growth xPutnam Growth RoyFund Income RoyFund Ltd.Sav, & Inv.Can.Sav.& Inv.Amer.Sav.& Inv.Retirement Taurus xTechnol.Templeton Growth Timed Investment Trans Canada "A'' Do."A" Do.Special xUSLife comme n Utd.Accumulati/e Utd.Accum.Retire.Utd.American U.td.Horizon Utd.Pension Utd.Security Utd.Venture Utd.Venture Retire.Universal Sav.Equity xValue Line Insome ; Vanguard i Western Growth Xanadu x Tonds américains McDn D McGr H McKee Merck Merrl Lyn MGM 1.75e Midi Ros Minn MM Mobil O Mohas Mnsant Motorola Nat Distil Nat Gyp NCR Cp NL Ind Norflk W Northrop Nor Sim Occ Pet Out Mar Pac Petri Pan Air Penn Cen Pepsi Co Perk Elm Pfizer Phelp D Phil Mor Pitney B Polaroid Prct Gm Pullman Ralston P 3 (69 5 21 4 13 20 440 9 215 5 29 4 24 17 476 3 658 5 24 5 222 12 134 5 121 6 81 5 236 4 179 5 73 7 29 5 206 2 479 8 34 7 31 727 55 9 163 18 96 11 336 4 41 12 523 106 12 810 18 313 6 174 13 111 10'/4 6'/a I2V4 51% 7% 14'/a 10'/4 47'/a 32% 11% 45% 363/4 13% 10 19Va 12% 51% 25% 8'/a 8% 13% 14 2% 1% 30'/a 17'/4 22>/a 273/4 37% 9'/a 16'/a 69'/4 36'/a 33 9% 6 11% 49'/4 7'/a 14 Vi 10 46% 31% 11 44'/4 35 12'/a 93/4 18% l2'/4 50% 24% 8'/a 8 13'/4 13% 2'/a 1!/a 29'/4 16% 21% 27'/a 35 9'/a 15% 67 35% 31% IO'/4+ '/a 6%.12 - % 51 +1 Va 7%— Va 14Va+ Va 10'/a+ Va 47%— Va 32%+ % 11%+ Va 45'/4+ % 36 - Va 13 - Va 93/4- Va 19V4+ % 12%+ Va 513/4+ % 25%+ % 8V4+ Va 8'/4+ Va 13V4- % 14 + Va 2%+ 'A 1%+ Va 30Va+ 'A 17V4+ Va 213/4- Va 27%- Va 36 + % 9Va+ % 15%- Va 683/4+ Va 36 - Va 33 +1 bénéfices Central Dynamics; pour les trois mois qui se sont terminés le 30 juin dernier, $8,000 — pas de chiffres pour l’action, contre $39.000 — pas de chiffres pour l’action.Nabors Drilling; pour les trois mois qui se sont terminés le 31 juillet dernier, $274,000 — 62 cents (’action, contre $119,000 — 27 cents.Republic Resources; pour l’année qui s’est terminée le 30 juin dernier, $216,691 — 5.4 cents l’action, contre $134,647 — 4.5 cents.Vencap Investments; pour les six mois qui se sont termines le 31 juillet dernier, $163.000 — 10.9 cents l’action, contre $199,000 — 11.9 cents.Winco Steak n'Burger Restaurants; pour les neuf mois qui se sont terminés le 7 sept, dernier, $413,000 — 46.4 cents l’action, contre $345,000 — 40 cents.0 Raym Int 5 5 6% 6% 6%+ % RCA 5 728 103/4 10% 10%+ % Relian El 5 19 11% 11 Va 11%+ % Relia Grp 6 26 7 Va 63/4 7Va + Va Rep Stl 3 66 21% 20 Va 20 Va— Va Rich Mrl 8 42 15% 14 Va 15% + Va Rosario 12 184 26% 25% 26 +1 Royl D ' 2 440 23% 22% 22 Va— % Sanders 42 2% 2% 2% + Va SFe In 8 703 17 Va 163/4 17 - % Scher PI 20 463 44% 42% 42%— % Scott Pap 5 112 10 Va 9% 9 Va— % Sears R 10 817 463A 44% 45Ve—3% Sedco Inc 8 135 19% 16 Va 19 +1 Va Shell Oil • 5 91 32 Va 31 Va 32%+ 3* Singer Smith AO Sou Pac Sparton Sperry R St Brand StOll Cal 3 415 5 36 6 106 3 12 7 484 11 46 3 803 13 Va 9 25 Va 4 Va 23% 40 Va 20 Va 13%+ Va 9 + % 25% 4Vb+ Va 24'/4- Va 40%+ Va 21%+1'/4 banque prauinciale Dividende régulier AVIS est par les présentes donné que le Conseil d’administration de La Banque Provinciale du Canada a déclaré un dividende de vingt-quatre cents par action sur le capital-actions versé de la Banque pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1974 Ce dividende, portant le numéro 307, sera payable au bureau principal et à toute succursale de la Banque, le ou après le 1er novembre 1974.aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque le 30 septembre 1974, à la fermeture des guichets.Par ordre du Conseil d'administration LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL.R.Cousineau Montréal, le 11 septembre 1974 indices de new york Industrielles Transport Services publics Ensemble Ouv.Haut Bas Clôt.Chang.585.73 593.71 573.22 584.56 -3.05 125.66 128.79 124.30 127.71 + 1.78 60.65 61.99 60.26 61.54 +0.64 183.68 186.95 180.67 184.64 +0.40 l’actualité economique Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 • 11 i La Bourse boude les taux d’intérêt par Michel Nadeau Alors que les deux plus importantes banques américaines annonçaient une baisse de leur taux d'intérêt préférentiel, le marché boursier boudait cette bonne nouvelle et continuait sa glissade sous le palier de 600.L’indice des valeurs industrielles Dow Jones marquait à la fermeture 584,54 soit un recul de 3.05 points par rapport à la clôture de jeudi.Une reprise technique partielle a permis d’atténuer la baisse qui s’élevait à près de dix points au début de la séance.La Bank of America et la First National City Bank ont emboité le pas à la Chase Manhattan Bank et la Morgan Guaranty Trust en réduisant de 1/4% le taux d’intérêt qu’elles réclament à leurs meilleurs clients.Le taux préférentiel des leaders du secteur bancaire américain se situe donc maintenant à 11 3/4%.Sur le marché boursier, les mines d’or ont échappé à l’affaisement quasi général en enregistrant des gains importants après l’annonce par le secrétaire au Trésor de l’autorisation qu’allaient accordé les Etats-Unis aux banques centrales d’acheter de l’or sur le marché libre.American South African a ainsi gagné cinq points et Domes Mines a progressé de 3 3/4 points.Le malaise boursier s’est répercuté sur les deux autres principales places financières: Tokyo et Londres.Dans la capitale nippone, la dégringolade a été la plus brutale des deux dernières années.L’indice des valeurs a perdu 86.94 points pour atteindre à la fermeture 3,688.19 points.De l’avis des analystes, la perspective du maintien des restrictions de crédit au Japon agrave la dépression du marché.Dans la City, les cours ont légèrement régressé et l’indice du Financial Times enrégistrait une chute de 1.3 point.Le parquet de la métropole a connu une baisse de .70 alors que l’indice corn- Le hockey.à guichet ouvert Comment peut-onperdre une partie de hockey lorsqu’un barrage de jeunes filles arborent vos couleurs?Comme les preux chevaliers qui entraient en lice, les caissières travaillant au siège social de la Banque Royale de Toronto espéraient une victoire des leurs.Malheureusement le sort cruel a voulu que les “rouges et blanc” se fassent humilier par un pointage de 5-2 contre l’équipe russe.Au sourire des jeunes filles il faut croire que le port du chandail de l’équipe Canada 74 leur plaît bien: à quand la prochaine rencontre internationale de l’équipe de contre internationale natation du Canada?posé tombait à 153.54.Plus de la moitié des titres transigés voyaient leur prix décroître.Nombre d’experts estiment que la réduction amorcée il y a une semaine s’étendra sous peu à l’ensemble du secteur bancaire et que le “prime rate” continuera à baisser progressivement pour atteindre environ 10%.D’ici la fin de l’année.Le président de la First Chicago Bank, M.Gaylord Freeman, a cependant estimé que cette baisse d’un quart de point était prématurée et n’était pas justifiée par les conditions actuelles au marché de l’argent aux Etats-Unis.La First Chicago avait décidé lundi de conserver son prime rate au niveau de 12 p.c.Les taux d’intérêt se sont effectivement assez nettement réduits depuis quelques jours aux Etats-Unis.Certains spécialistes estiment cependant que la baisse de certains taux comme le “prime” ne se fera que très lentement, et non pas aussi rapidement que l’espérait Wall Street.La Réserve Fédérale a en effet décidé de lâcher un peu de leste mais seulement jusqu’à un certain point, et surtout, comme l’a précisé récemment son président, M.Arthur Burns, pour empecher ces taux de monter plus haut.Les banques centrales pourront vendre de l’or WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ne sont plus opposés à ce que les banques centrales soient autorisées à l’avenir à acheter de l’or sur le marché libre ou à d’autres banques centrales, a indiqué hier le sous-secrétaire au Trésor M.Jack Bennett.Au cours d’une conférence de presse M.Bennett a expliqué que l’interdiction qui est faite actuellement aux banques centrales de procéder à de telles transactions “devra être levée” un jour, après une période de transition ou il est nécessaire de maintenir des “garde-fous.” Il n’a pas donné de précision sur la durée de cette période transistoire.Le sous-secrétaire au Trésor a confirmé que les Etats-Unis étaient en faveur de ventes d’or provenant du FMI, afin d’augmenter les ressources de ce dernier.Enfin il a rappelé que les Etats-Unis se réservaient la faculté de vendre sur le marché libre de l'or, à partir du moment ou les Américains seront autorisées à faire commerce de l’or.C’est la première fois que les autorités américaines envisagent publiquement la possibilité pour les banques centrales de reprendre les transactions sur l’or, au prix du marché libre.Celles-ci sont interrompues depuis plusieurs années après que le prix sur le marché libre ait commencé de monter au dessus du prix officiel ou est actuellement de 42.22 dollars l’once.Le problème de l'or doit être examiné en priorité par le nouveau comité intérimaire du FMI, lors de sa prochaine réunion en janvier.A cette occasion sera également prise en considération la question de l’augmentation de quote-parts des pays membres du FMI, dont Va doit, selon les règlements actuels être réglé en or.Selon M.Bennett les pays-membres doivent être libérés de l'obligation de payer en or pour payer en DTS ou en devises.Il ajoute que les Etats-Unis étaient favorables à une augmentation des quote-parts, mais inférieure au 25% proposés par la France et ITtalie.Les taux d’intérêt élevés incitent le consommateur à épargner davantage par Monica Townson Pendant que les taux d’intérêt accordés pour les sommes épargnées continuent de grimper, il semble que les dépenses des consommateurs commencent à montrer certains signes de ralentissement.Selon certains économistes, la population canadienne économisera cette année jusqu’à 9% de son revenu net.soit un des taux les plus élevés parmi les pays industrialisés.L’an dernier, les contribuables canadiens ont réussi à mettre de côté 7.4% de leur salaire après impôt.On évalue dans les comptes nationaux les sommes épargnées en soutrayant toutes les dépenses des revenus bruts des consommateurs.Cette façon de faire donne un montant résiduel qui n’est qu’une approximation de l’importance véritable de l’épargne dans les ménages.Pour sa part, un économiste de la Banque Royale, M.Robert Baguely estime qu’il faudra s’attendre à une baisse sensible des taux versés sur les montants épargnés.M.Baguely avance le chiffre de 8% — actuellement ce taux est supérieur à — pp nui pst très loin du 10% nrédit par le Conference Board in Canada.Cette prévision du Conference Board a soulevé de nombreuses critiques dans certains milieux qui la jugeaient incompatible avec une autre affirmation de l’organisme qui voit un accroissement important du chômage pour l’an prochain.Or, il semble que les consommateurs ont tendance à réduire leurs épargnes en période de faible emploi afin de trouver un complément entre leur salaire habituel et le montant versé par l’Assurance-chômage.Il faut considérer que l’attitude des consommateurs face à l’inflation est un facteur de premier ordre dans les dépenses pour les biens courants.Jusqu'à tout récemment, les consommateurs se hâtaient d’acheter des biens de crainte que leurs prix continuent de s’accroître.Les hausses spectaculaires dans la vente des maisons, des appareils ménagers et des meubles confirment cette tendance.Comme la plupart de ces biens durables sont acquis à crédit, le consommateur se voit dans l’obligation de réduire ses dépenses aux chapitres des bien non durables et des services pour rencontrer ses paiements périodiques.Lorsque l’agent liquide vient à manquer, rindividu se resigne tout simplement à réduire ses dépenses courantes.Le Conference Board a effectué des études en incluant comme variables un taux modeste d’inflation et un faible accroissement des prix; l’organisme observe alors une augmentation importante de l’épargne.Des sondages effectués récemment auprès des consommateurs indiquent que ces derniers estiment que le moment n’est pas favorable présentement pour s’engager dans des dépenses importantes.Cette opinion devrait plaire au ministre des Finances qui affirmait dans sa revue de la situation économique de Tannée que “le taux d’intérêt élevé accordé à l’épargne avait permis au cours des dernières années de satisfaire les besoins en capital nécessaires pour poursuivre la croissance économique.” Provigo intéressé à Marché Union Le groupe Provigo pourrait éventuellement devenir le fournisseur de Marché Union qui, à la suite de difficultés financières sérieuses, a l’intention de renoncer à ses activités de ventes en gros.Un cadre de l’entreprise du Marché central a déclaré hier au DEVOIR que des entretiens avalent eu lieu cette semaine mais qu’aucun accord n’avait été conclu jusqu’à maintenant.Pour sa part.M.Bob Litvack, secrétaire et conseiller juridique de Marché Union a déclaré qu’une entente serait sur le point d’aboutir en vue de résorber une partie des problèmes financiers que connaît actuelle- A Toronto, rHotel Lord Simcoe offre une bonne hospitalité en plein coeur de la ville Aussitôt que notre portier vous souhaite la bienvenue, l’atmosphère joviale et amicale du Lord Simcoe vous entoure .au Sentry Box Lounge à 1 ambiance militaire .au Crossroads, le restaurant libre-service où 1 on se retrouve pour parler, prendre un.casse-croûte ou tout un repas.au Beau Nash, où Ton lunche tranquillement, au Piano Bar pour y prendre un cocktail .ou à la fameuse salle à manger Captain’s Table au décor nautique et au long menu de mets délicieux.Tout ça, le Lord Simcoe vous l’offre en plein coeur de la ville.Vous aurez ainsi plus de temps à votre disposition pour faire autre chose.Consultez votre agence de voyage ou communiquez avec nous: 150 King Street West, Toronto.Téléphone: 362-1848.Géré par Berkeley International Hotels Ltd.ment cette firme de distribution alimentaire.“Un des plus importants grossistes au Canada deviendra notre fournisseur et nous cesserons toute activité à ce niveau” a déclaré M.Litvack.Seulement trente des 1,000 employés sont présentement occupes aux ventes en gros.Marché Union est fournisseur auprès de onze épiceries et possède lui-même vingt-quatre magasins de détail.Le quotidien La Presse souligne de son côté que les Marchés Métro-LaSalle pourraient également être intéressés dans l'affaire.Provigo, Métro-LaSalle et Oshawa — ce dernier affirmant n’avoir eu aucun contact avec l’entreprise de la famille Litvack — sont les principaux grossistes qui pourraient reprendre en main les activités des Marché Union.Celle-ci devra répondre le 16 octobre à une requête de mise en faillite déposée par United Packing Co.qui réclame une somme de $43.971.COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE, ST-JEAN, SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés Al AIN BEIZHE C A ROBERT ST-JEAN.C A GILLES SPERANO, CA.2345 est, Bélünger Montréal 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST.C 4 ROIAND PROVOST.C A 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU, ROBIN & ASSOCIÉS Comptables Agréés Lucien D Viau C A Armand H Viau C A H Lionel Rabin.C A Jean Jacques Ouellette C A J Serge Gervais C A Waguih Boulas.C A Jacques R Chadillon C A Jacques Joyol.C A 4926, ave Verdun, Verdun 204 769-3871 7708, rue Edouard, LaSalle 690 365-0023 Duvaly Bateau & Cie COMPTABLES AGRÉÉS 159 ouest, rue Craig, Montréal 1 26 861-9987 SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptables agréés Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal 115 861-5741 Suite 201,4 Parc Samuel Holland, Québec 6 681-7231 320 est, rue St-Germain, Rimouski 724-4136 108 nord, rue Wellington, Sherbrooke 563-8663 324, rue Des Forges, Trois-Rivières 378-4541 235, Chemin Montréal, Ottawa 745-1515 Le squelette Oscar donne un coup de main dans une classe de premiers soins une vie peut être sauvée «T Les cours de premiers soins font partie du travail chez Hudson Bay Mining.Tous les nouveaux employés à Flin Flon reçoivent un cours de huit heures en soins d’urgence et une instruction plus avancée est disponible à ceux qui le demandent.Les surveillants doivènt suivre le cours standard.Plus de 60% des employés à la fin de 1973 avaient suivi ce cours.Le programme de sécurité d'Hudson Bay Mining va au-delà de l'enseignement des cours sur les premiers soins; H comprend des instructions spéciales pour les équipes de secours dans la mine et l’enseignement de mesure^ de protection contre l’incendie et de prudence au travail.Au cours des années, l'importance constante accordée à la prévention des accidents au travail, a produit un très haut degré de sécurité et 19 récompenses.Le Canada compte sur nous; vous le pouvez aussi.# Ù ® Êi Èi Hudson Bay Francana Sylvite of Canada Zochem Francana Diecastings Limited Oil 8t Gas Ltd.Division Limited Minerals Ltd.Cuivre, zinc, or, argent, cadmium, sélénium, et concentrés de plomb • Exploration et mise en valeur • Alliages au zinc coulés sous pression • Pétrole brut et gaz naturel • Potasse • Oxyde et poudre de zinc • Sulfate de soude • Métaux et produits chimiques de qualité, par un grand producteur minier.___________________________________________________________________________S HUDSON BAY MINING AND SMELTING CD., LIMITED P O.Box 28, Toronto-Dominion Centre, Toronto / Telephone: (416) 362-5233 rasa cf 12 • Le Devoir samedi 5 octobre 1974 informations internationales Léonide Brejnev d’une Allemagne à l’autre Relance de la coopération soviéto-US MOSCOU (AFP) - M.Leonide Brejnev va prendre soin des relations de l’URSS avec les deux moitiés de l’Allemagne en assistant aux fêtes du vingt-cinquième anniversaire de la République démocratique allemande à Berlin durant le prochain week-end avant de recevoir à Moscou en visite officielle le chancelier de la République fédérale, M.Helmut Schmidt, à la fin du mois.Ce n’est pas tout à fait une coïncidence si les deux événements se succèdent aussi rapidement.Déjà l’année dernière, avant de se rendre en visite officielle à Bonn en mai, le secrétaire général du Parti communiste de l'URSS avait jugé opportun de faire un voyage à Berlin.En proclamant une nouvelle fois par sa présence qu’il est lui aussi, selon le mot célèbre, un Berlinois, M.Brejnev cherchera à apaiser à l’avance les sentiments des Allemands de l’Est, qui sont prompts à s'inquiéter ffusquer du Le fait que M.Brejnev se soit réservé personnellement Berlin souligne l’importance que l’URSS attache à ses relations avec “ses” Allemands, dont les succès économiques et la passion idéologique font l’étonnement un peu craintif du reste de l’Europe orientale.A Moscou même, le vingt-cinquième anniversaire de la République démocratique allemande est fêté en ce moment avec plus d’éclat que le trentième anniversaire de la République populaire polonaise ne l’avait été en juillet.Une série de manifestations culturelles a été organisée, et la Pravda a fait hier à la RDA l’honneur d’un supplément spécial.Ces manifestations serviront de contre-partie à la présence d'un nombre considérable d’Ouest-Allemands dans la capitale soviétique au cours des prochaines semaines: l’orchestre philharmonique de Munich, une exposition de peinture, et la réunion de la commission économique URSS-Allemagne de l'ouest, avec la présence du ministre de l’économie, M.Hans Fridrichs et quelques capitalistes de premier plan, précéderont la visite de M.Schmidt.MOSCOU (AFP) - Les premiers contacts sur le plan eco-nomique entre l’administration du president Gerald Ford et le gouvernement soviétique seront pris à l'occasion de la réunion de la Commission économique américano-soviétique qui se tiendra à Moscou du 14 au 16 octobre.M.William Simon, secrétaire au Trésor, doit diriger person-.nellement la délégation américaine s’il n’est pas retenu à Washington par ses nouvelles fonctions.La visite de M.Simon précéderait ainsi celle du secrétaire d’Etat, M.Henry Kissinger, qui est attendu à Moscou du 23 au 27 octobre.M.Simon, s’il vient effective- ment à Moscou, aura certainement un entretien avec le secrétaire général du Parti communiste de TURSS, M.Leonide Brejnev.Sa visite présentera un intérêt tout particulier si les deux pays ont réussi à détourner l’obstacle que l’amendement Jackson oppose depuis deux ans au développement de leurs relations commerciales.L’amendement, présenté par le sénateur démocrate de l’Etat de Washington, M.Henry Jackson, refuse à TURSS le bénéfice de la clause la plus favorisée, en dépit de l’accord commercial conclu avec TURSS par l’administration Nixon, à moins que TURSS n’autorise ses citoyens à émigrer librement.et à Paris en visite de travail ou à s’off qu quer du développement des relations de Moscou avec Bonn.M.Brejnev sera à Berlin de samedi à lundi, sur l'invitation offerte et acceptée en juin dernier lors de la visite à Moscou du premier secrétaire du Parti socialiste unifié de la RDA, M.Erich Honecker.Les dirigeants soviétiques ont déjà participé, au cours des derniers mois, à une série de célébrations dans les républiques populaires de l’Europe de TEst: M.Brejnev s’est rendu à Varsovie en juillet, puis M.Alexis Kossyguine, president du conseil des ministres, à Bucarest en août, et M.Nicolai Podgorny, président du soviet suprême, à Sofia en septembre.on peut vaincre le cancer K SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER PARIS (Reuter et AFP) — Rendant la visite que lui avait faite en mars dernier le résident Georges Pompidou, Leonide Brejnev, secrétaire-général du parti communiste soviétique, sera à Paris du 5 au 7 décembre à l’invitation du président Valéry Giscard d’Es-taing.Un communiqué officiel de l’Elysée précise que M.Brejnev fera une "visite de travail” dans la capitale française.Des sommets franco-soviétiques ont lieu régulièrement tous les six mois et il semble que M.Brejnev souhaite vivement poursuivre ces conversations avec M.Giscard d’Es-taing.Ce sera la première rencontre de M.Brejnev avec M.Giscard d’Estaing depuis son élection, en mai, a la présidence.Cette “visite de travail” du numéro un soviétique était en préparation depuis le début de l’éte.Il s’agira d’une rencontre sans formalisme ni protocole, du genre de celles qui ont été organisées depuis plusieurs années conformément aux textes fondamentaux qui régissent les rapports entre les deux pays, notamment le protocole franco-soviétique du 13 octobre 1970 et T“énoncé des principes de la coopération entre la France et TURSS” du 30 octobre 1971.Après cette “visite de travail” de M.Brejnev en France, un voyage officiel du président Giscard d'Estaing en Union soviétique, dans le courant de 1975, est considéré comme vraisemblable.Lors de la rencontre de Pit-sounda, le président Pompidou avait été invité par les dirigeants soviétiques à effectuer une deuxième visite officielle en URSS, après celle de 1970.Le principe de cette visite avait été accepté.D’une manière générale, les dirigeants soviétiques, et au premier rang M.Leonide Brejnev, se sont toujours efforcés d’introduire une certaine fréquence dans les rap- ports entre les deux pays, afin de maintenir sur sa lancée un dialogue et une coopération qui.à Pitsunda, avaient paru menacés d’un certain essoufflement.La réunion s’était terminée sur une note désenchantée, et la maladie du président français n’y était sans doute pas étrangère.Il s’agirait donc, avec la venue en France du numéro un soviétique, d’une relance d’une coopération qui, notamment en matière économique, n’a pas été explorée dans toutes ses dimensions.Au cours de sa campagne présidentielle.M.Giscard d’Estaing.tout en reconnaissant que son dessein risquait d’être contrarié par la crise énergétique qui s’amplifiait, avait déclaré que “son objectif était de faire de la France le premier partenaire économique des grands pays socialistes, c’est à dire de TUnion soviétique.par exemple, et de la Pologne".La “visite de travail” du numéro un soviétique lui permettra d’autre part de reprendre contact avec son “interlocuteur occidental privilégié”, au terme d’une année qui aura vu disparaître de la scene politique trois artisans de la detente connus personnellement des dirigeants soviétiques, Richard Nixon, Willy Brandt et Georges Pompidou.M.Leonide Brejnev est un homme d’habitudes qui aime connaître ses interlocuteurs.Il est probable quïl s’efforcera de sonder les vues de ses interlocuteurs français à propos d’un sujet qui lui tient à coeur: l’achèvement et le couronnement à un niveau élevé de la conférence européenne de sécurité et de coopération, qui se traîne à Helsinki et à Genève depuis plus de deux ans.La venue de M.Brejnev marquera enfin le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, auquel une exposition sera consacre?à la mi-décembre, à la fois à Paris et à Moscou.télévision 8.55 9.00 9.30 10.00 10.30 11.00 12.00 1.00 10.00 10.30 10.45 11.00 12.30 8.55 9.00 9.30 Samedi CBFT O Ouverture et horaire.c Pépinot.c Yogi Tours .c Poly en Tunisie.c Lassie .c Salut cendrillon .c Les héros du samedi.c Sporthèque.c Football professionnel Canadien: ‘¦Edmonton à Toronto".c Echos du sport.c Bagatelle'.c Déclic .c Téléjournal.c Nouvelles du sport .c Politique fédérale .c Arsène Lupin c Nous, les comiques: "Les malheurs d’Alfred" (comédie-Français 1971) c Mon pays, mes amours.c Téléjournal c Nouvelles du sport-.c Cinéma: La mort sonne toujours deux fois" (drame policier — Italo-Fran- çais 1970) .c Ciné-nuit: Les colts de la violence" (western — Italien 1967) .c 7.00 Paul Sands in friends 7.30 Maude ./.8.00 T.B.A.8.30 The zoo gang .,.9.30 As Eagles fly .10.00 V.I.P.11.00 The National _____ 11.15 Montreal Tonight.Ciné-Six: "Marty" (drame - 11.31 1955) C F C F © 5.57 6.00 6.30 7.00 The community .Sign-on University of the air .Éd Allen.8.00 Spiderman.8.30 The pink panther show .9.00 The Flintstones .9.30 10.00 10.30 11.00 1.30 2.30 Fantastica .Survival .Team Canada 74 C C F T AA CD .c • C 8.55 Horaire-Bienvenue C c 9.00 Les p tits bonshommes C .c 9.30 C’était le bon temps .C .c 11.00 Hockey Canada Russie c .c 1.30 Bon dimanche ./ .c .c 3.30 La famille Stone c 4.00 Télé-Quilles c .c 5.00 Information-voyages c 5.30 Au royaume des animaux c 6.00 Le music-hall des jeunes c 6.30 Jeunesse c 7.30 Ciné-Choix : , .c "Interlude” (drame—Britannique .c 1968) c .c 10.00 Regards sur le monde c .c 10.30 Les nouvelles TVA c .c 11.00 La lie heure c • C 12.00 Sans pantoufles: .c “ Le Célibataire’’ (comédie-Ita- .c .c lien 1956) c .c C B AA T O CFTM CD la mer" 12.45 Horaire-bienvenue Fury.Cinéma: Les mousquetaires de (comédie — Italien 1950) Hockey Canada Russie La soeur volante Monsieur Bricole Les protecteurs Honzon sports Papa a raison C est arrivé cette semaine Jinny.Sur le matelas .Actualités en marche Le justicier.Les grands spectacles • La première sirène — Américain 1952) Les nouvelles TVA La couleur du temps Sans pantouffles: Forum en folie" (comédie - cain 1966).c Sans pantoufles: • Mamaia" (comédie musicale — Français 1966) .c Le 10 vous informe c Fin des émissions c 10.00 10.30 11.00 11.18 12.00 Saturday at the movies: "Seige of the saxons" (drame — 1963) .¦.c Celebrity know your sports .c Wide world of sports .c The odd couple .c The Cliff Edwards show.c Emergency.c Academy performance: Charlie Varrick" (aventures — Américain 1973).c Banjo parlor.c Oompapa.c The CTV National news.c Pulse.c Saturday Night Feature Movie: "For a few dollars more" (western - 1967).c Sign-off Dimanche 9.25 9.30 10.00 11.00 1.30 2.00 4.30 5.00 5.30 6.00 7.00 7.30 8.00 9.00 10.00 10.30 11.00 11.15 11.37 Standby six .This is the life.Meeting place 1974 Hockey Canada Russie Sports week NFL Football.Country Canada.Music to see.Hymn Sing.Wonderful world of Disney The Beachcombers The Irish Rovers.The Waltons The Collaborators * Tarket place Ombudsman The National Montreal Tonight Ciné-Camp: Talk of the town" (drame — 1942) (biographie Ame- c B M T O 2.W Standby SU Elephant Boy Xlie Flintstones pavey and Goliath.Par 27.Children'J Cinéma CFL Football Edmonton à Toronto Sport T .B A.i Bugs Bunny Road Runner Hour Update Double up Depuis plusieurs semaines déjà, on s’attend dans les milieux activistes juifs de Moscou, qu’un compromis interviendra bientôt entre les deux pays.Dans le cadre de ce compromis, TURSS libéraliserait Temigra-tion des Juifs.L’octroi à TURSS de la clause de la nation la plus favorisée constituerait une véritable per-cée pour le commerce américano-soviétique, et, en conséquence, pour la détente.Elle permettrait à TUnion soviétique d’augmenter ses ventes de produits manufacturés, et surtout elle pourrait lui permettre de bénéficier de crédits de la Banque export-import de Washington.Il semble toutefois que le sénateur Jackson, dont le succès inattendu dans cette affaire a augmenté l’influence, et qui a de sérieuses chances de devenir le candidat démocrate à la prochaine élection présidentielle, ait l’intention de surveiller de près l’usage que TUnion soviétique serait autorisée à faire des DECISION Ottawa, le 1 octobre 1974 Le Conseil de la Radio-Télévision canadienne annonce la décision suivante qui prendra effet le 1 octobre 1974.Décision CRTC 74-357 MONTRÉAL (QUE.) Demande présentée par Telmed Ltée en vue d'obtenir une licence de radio-diffusion afin d'exploiter un réseau de langue française pour diffuser les parties de baseball des Expos à la cession de la licence actuellement en vigueur délivrée à Expos Broadcasting Network Limited et Télémédia (Québec) Ltée.Décision: APPROUVÉ Le Conseil accorde une licence expirant le 31 mars 1977, à Telmed Ltée pour la diffusion des émissions des parties de baseball des Expos aux conditions qui y seront spécifiées.Les stations affiliées à la Société Radio-Canàda qui diffusent le reportage des parties de baseball des Expos doivent s’assurer que cette diffusion ne contredit pas les termes de leur contrat d affiliation et que leur programmation des émissions de la Société Radio-Canada convient à cette dernière.Guy Lefebvre Le Directeur général Gestion des politiques de licences V.1+ Conseil de la Radio-Télévision Canadienne Canadian Radio-Television Commission cinema ‘‘Toute CBFT B 1.40 Station closing 8.55 Ouverture et horaire C 9.00 Roquet belles oreilles c C F C F (B 9.30 Graine d'ortie 10.00 Une fleur m'a dit 5.57 Sign-on 10.15 Le jour du Seigneur c 6.00 University of the air c 11.00 Rencontres 6.30 The Community c 11.30 Concerto 7.00 Crossroads c 12.00 La semaine verte 7.30 Katherine Kuhlman c 1.00 Football américain: 8.00 Ray Humbard c Oakland à Cleveland " 9.00 Oral Roberts presents c 3.30 Echos du sport 9.30 It is written .c 4.00 D’hier à demain 10.00 The Hellenic program c 5.00 5D 10.30 Teledomenica c 6.00 Politique atout 1.00 Roller Derby .0 6.30 Téléjounal 2.00 CFL Football 6.50 Politique provinciale .c Ottawa à Hamilton c 7.00 La petite patrie c 4.30 Question Period c 7.30 Les beaux dimanches 5.00 Untamed world c Monsieur B reçoit Renée Mar- 5.30 Gamed Ted Armstrong c tel, Los Calchakis c 6 M Travel 74 c 8.30 Les beaux dimanches 6.30 Going Place c Les rois maudits c 7.00 Bom Free c "Jablonski joue Chopin” 8.00 Kojak c 10,36 Téléjoumal .c 9.00 Medical center c 10.45 Sports-dimanche c 10.00 W-5 c 1106 Du simple au multiple 11.00 The CTV National News c "L'évolution de la mode 11.18 Pulse .c mentaire au Quebec 1200 Sunday night feature movie 11.36 Ciné-Club "Notorious landlady ' (Comédie — "La bataille d'Angleterre” (do- 1962) coniOTtaire-Français 19681 2 00 Sign-off c V -— ANJOU: 7617 boul.des Galeries d'Anjou.353-5960 Le dernier tango à Paris’’ Sam.: 4.50.9.30.Dim.: 12.30.4.50.9.30."Electraglide bleue" Sam.Dim.: 2.45.7.20.ARLEQUIN: 1004 Ste-Catherine est 288-2943 "Journal intime d’un nymphomane” 2.30.5.20.8.10 et "Club privé”.ATWATER IL Niveau métro Alexis Nihon.935-4245 "The sting" 12.20.2.30.4.50, 7.30.9.30.ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon, 931-3313."California split" 1.10.3.15.5.15.7.15.9.15.AVENUE: 1224 ave.Greene.Westmount 937-2747 "Why Rock the Boat" 2.50.4.50.6.55.9.05.BEAVER: 5177 ave.du Parc 844-1932.’’Pleasures of a Women” 12.00.3.10.6.00.8.50 ’Keep it up” 1.30.4.20.7.10.10.00.BERRI: 1280 St-Denis 878-2424 une vie" 2.00.4 30.7.00.9.25 BIJOU: 5030 Papineau 527-9131.‘‘Cares ses à domiciles ” 1.25.4.20.7.20.10.15.La dévoreuse 12.10.3.05.6.00.9 00.CANADIEN: 1200 Ste-Catherine 523-5180 "On danse sous la jupe" 12.30.3.40 6.55.10.10."La revanche des coolies' 2.05.5.15.8.30.CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherie E.524 1685 "L’anarque 1.30.5.30.9.35.“Senti mentalement vôtre" 12.00, 3.50.7.55.CHEVALIER: 1590 St-Denis.845-3222 "La concierge 1.00, 3.05.5.10.7.20.9.25.CINEMA 2001: 855 Décarie 277-2001 Sam: "Pat Garrett and Billy the kid" 7.00 "Mean streets 9.30 et "Duel” 12.00 p.m.Dim: “Duel” 3.00.4.30 "That cold day in the park" 7.00.Mean streets" 9.30.CINEMA V: 5550 Sherbrooke.489-5559 (Salon rouge) Lacombe Lucien" Sam.7.30 9.50.Dim.12.00.2.25 .4.55.7.20.9.50 (Salon bleu) "Diary of a stewardess' sam: 6.30, 9.15.Dim : 1.00.3.45.6.30.9.15."Little Miss Innocence" sam.7.45.10.30.Dim: 2.05.5.00.7.45.10.30.CINEMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine O.861-2996 "Lacombe Lucien” 12.00, 2.35.4.55, 7 20.9.50.CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger E.722-0302 "John et Mary" sam.: 5.45.10.10.dim.: 3.00, 7.30.‘Little big Man” (v.f.) sam.: 7.30.dim.: 12.25.4.45.9.15.CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O.486-7395."Tis pity, she's a whore" 1.00.2 40, 4.20.6.00, 7.40.9.20.CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 “Le hasard et la violence" 1.30.3.30.5.30.7.30, 9.30.DAUPHIN: (McLaren) 2396 Beaubien 721-6060) "Les valseuses 12.50.3.00.5.10, 7.20.9.30.DAUPHIN: (Renoir) 2396 Beaubien 721-6060 “Decameron" 1.30.3.20.5.20.7.30, 9 30 ELECTRA: 1114 Ste-Catherine E, 522-9177 Le puceau se déchaîne' 12.30.3.30.6.30.9.35."Allons enlève ta robe" 2.00, 5.05 .8.05.ELYSEE: 35 Milton 842-6053 (Salle Renais).Sam.dim."La montagne sacrée" 1 00.3.10.5.20 .7.30.10 00 (SALLE EISENSTF.IN): "Le retour d'Afrique' Sam.et dim : 1 00.3 10 5 20 7 30.10.00.FLEUR DE LYS: 858 est Ste-Catherine.288-3303 Lacombe Lucien" 12 00 2 25 4.55 , 7.20.9.50.FESTIVAL: 1206 Ste-Catherine L 525-8600 ' Pleures pas la bouche pleine ' Sam 7.30, 9.30 Dim: 1 30.3 30.7.30.9 30 JEAN-TALON: 4255 Jean-Talon E 725- 7000 "A nous quatre cardinal" Sam: 7.30 9.30, Dim: 1.30.3.30.5.30.7 30, 9.30.KENT: 6100 Sherbrooke O.489-9707 "Three musqueteers" 1.10, 3.10, 5.10, 7.10.9.10 LOEWS: 954 Ste-Catherine O 866-5851 s Longues! Yard" 12 45 .2 50.4 55.7.00, MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E 525-2174 "A nous quatre cardinal " Sam 7 30 9 30.Dim 130.3 30.5 30.7 30.9 30.MERCIER: 4260 Ste-Catherine Ê 255-6224 "A coups de magnum " 2 05.6 00 9 45 et "Superdrogue 12 20.4 15.8.00.MONKLAND: 5504 Monkland.494-3579 'American Graffiti 2 30 .6 10 9 45 ' Jésus Christ super star'' 12 40.4 15.8 00.OUTREMONT : 1248 Bernard O 277-4115 Sam: "The bords of Flatbush ' 7 00 'TF Stone s weekly" 9.30, "Harold and Maude" lUÏ0 .„m .' H*r°ld and Maude " 1.00, 3.00.5.00.Jetons tes livres et surtout dans la rue ' 7.00."La classe ouvrière va au parauis 9.30 PALACE: 698 Ste-Catherine O 866-6991 Death Wish ' 1 00.3 10.5 20.7 30 9 40 PAPINEAU: 4519 Papineau La pomme.no'TSo * k* pepins 130 3 ,°' 5 3°' crédits officiels américains.Il soutient un projet de loi, qui définirait de façon précise les affaires qu’il est possible de conclure avec TURSS et celles dont les Etats-Unis doivent s’abstenir pour des raisons “stratégiques”.La commission économique américano-soviétique est coprésidée par M.Simon et par le ministre du Commerce de TUnion soviétique, M.Nicolai Pa-tolitchev.Presque simultanément, la commission économique alle-magne de TOuest-URSS se réunira à Moscou du 15 au 18 octobre.Le ministre de l’économie d’Allemagne fédérale, M.Hans Friedrichs, qui co-préside cette commission, se trouvera donc sans doute à Moscou en même temps que M.Simon.Un grand nombre d’hommes d’affaires américains et ouest-allemands participeront aux travaux de Tune et l’autre commission; du côté américain: M.Edgar Kayser (cuivre), M.Armand Hammer (Occidental Petro- leum), M.Michel Fribourg (Continental Gruin), ainsi que les dirigeants de General Motors, IBM, Pullman, Pepsi Cola, etc.Du côté ouest-allemand, on attend notamment M.Berthold Beitz, qui dirige Krupp.La liste montre l’intérêt que les milieux économiques internationaux portent a TURSS, dont la hausse des matières premières et la pénurie de pétrole ont considérablement renforcé la position par comparaison avec l’Occident.On note qu’une mission industrielle japonaise doit également arriver à Moscou avant la fin du mois.Selon certaines indications, des groupes financiers japonais seraient maintenant prêts à procéder à l’exploration de la région de Yakoutsk, en Sibérie orientale, où se trouvent d’importants gisements de gaz, en coopération avec la compagnie américaine, El Paso, meme si TURSS n’obtient pas de crédits officiels américains.PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 “La maison des damnés ' 1.20.3.25.5.30.7.35.9 40 PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 ‘ A touch of glass” 2.40.6.10.9 40.“Carnal knowledge” 1.00.4.30.8.00.PLACE VTLLE-MARIE: (Grand cinéma) 577 Dorchester O.866-2644 “Les ordres” 1.30, 3.30, 5.30.7.30.9.30.PLACE VILLE-MARIE: (petit cinéma) 577 Dorchester O 866-2644 “Chinatown" 12.10.2.35, 5.00.7.25.9.45.PLAZA: 6505 St-Hubert 274-6155 ‘‘On danse sous la jupe" 12.30.3.40.6.55.10.10.La revanche des coolies” 3.05.5.15.8.30.PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 "Africanous sexualis" 12.00.3.00.5.50.8.40, et "Passion seekers” 1.30.4.15.7.00.9.50.ST-DENIS: 1594 St-Denis 849-4211 ‘ La petite aurore l'enfant martyre" 2.40.6.20.10.00 "Mama Dolorès" 1.00.4.35.8.15.SALLE BREBEUF: 5625 Avenue Decelles 731-1297 “ Le silencieux" 3.00.7.00.9.15.SEVILLE: 2155 Ste-Catherine O 932-1139 “Panorama blue" 1.00.2.25.3.50, 5.15, 6.40, 8.10.9.35.SNOWDON: 5225 Décarie 482-1332 “Ka-zablan” 1.10, 3.05.5.00.7.00.9.00.VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 “Up town Saturday Night" 1.10, 3.10.5.15.7.15.9.20.VENDOME: Place Victoria 868-1451 ‘‘The best of the second New York erotic film festival" 12.30, 2.15.4.05.5.55.7.45, 9.35.VERSAILLES: (Salle rouge) 7265 Sherbrooke E 352-4020 Les ordres" sam.dim.: 1.00, 3.00.5.00.7,00.9.00 VERDUN: 3841 Wellington 768-2092 “ La maison des damnés" 3.00.6.30, 10.00 "Sams mobile apparent" 1.10.4.30.8.00 VERSAILLES: (Salle Bleue) 7265 Sherbrooke E 352-4020 "La pomme, la queue et les pépins" Sam.Dim.: 1.30.3.30.5.30, 7 30 9 30 VILLÈRAY: 8042 St-Denis 388-5577 "Un silencieux au bout du canon" 2.35 .6.05, 9.40 "La ceinture noire" 1.00.4.30.8.00 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-2477 "That’s entertainement" 2.00, 4.20.6 45, 9.10.YORK: 1487 Ste-Catherine O 937-8978 "The destructors” 1.00.2.40.4.25.6.05.7.50 9 25 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St Denis 844-8734 Relâche, samedi, dimanche lundi.CONSERVATOIRE D’ART CINEMATOGRA PHIQUE: 1455 de Maisonneuve 879 4379 Relâche théâtre CASANOUS: (Association Sherbrooke O.523-6060.fleurs du mal — du jeudi au dimanche 22h30 LE PATRIOTE: 1474 E Ste-Catherine, 523-1131 Henri Des — Jérome Lemay -du lundi au vendredi 21h.Sam.: 20h - 23h.Dim.; 20h.LE PATRIOTE en Haut: "Dis-moi qu y fait beau Méo" de J.Barrette - Mercredi au vendredi 20h Sam.: 20h - 23h30 Dim.: 20h.Lundi et Mardi Relâche.RIDEAU VERT: 4664 St-Denis.844-1793 “Le deuil sied à electre" d'Eugène O Neill - du Mardi au Samedi 20h - Dim 19b .THEATRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau 523-1211 "Strauss et pesant" (de Michel Gameau) du mardi au dimanche — THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O 861-0563: "Ubu" d'Alfred Jar-ry — Mardi au vendredi 20h.Sam 17h.20h.Dim.19h.THEATRE DE (JUAT SOUS: 100e av.des Foins.845-7277 "And now Ladies and Gentlemen.Reynald Bouchard PLACE DES ARTS SALLE WILFRID PELLETIER: Relâche SALLE MAISONNEUVE: Sam "Bonjour là.Bonjour' de M Tremblay — 19h30 Dim : Société Pro Muska - 16h30 THEATRE PORT-ROYAL: “Un tramway nommé désir de Tennessee Williams -Sam 18h30 - 22h Dim.: 20ti.10 Hjj Université du Québec à Montréal PROGRAMMES D’ÉTUDES AVANCÉES Session d’hiver 1975 M.A.(études littéraires) 876-3202 M.A.(histoire) 876-3228 M.A.(linguistique) 876-5687 M.A.(philosophie) 876-3218 M.A.(science politique) 876-5641 M.A.(sciences religieuses) 876-3051 M.A.(sociologie) 876-3393 M.Sc.(biologie) 876-3329 M.Sc.(chimie) 876-3151 M.Sc.(économique) 876-5602 M.Sc.(mathématiques) 876-5418 M.en écologie 876-3034 DATE LIMITE D'ADMISSION: 1er novembre 1974 Les demandes d'admission doivent être adressées au : Service de l’admission Bureau du registraire Université du Québec à Montréal Case postale 8888 Montréal, Québec H3C 3P8 Pour plus de renseignements sur ces programmés, prière de vous adresser au responsable du programme dont le numéro de téléphone apparaît plus haut, ou au Secrétariat des études avancées, à 876-8097.Partout.pour nous Radio-Canada est là! Rencontres dimanche à Tl heures Marcel Brisebois s'entretient avec la R.P.Gustave Martelet, s.j.sur la Genèse de l'homme.La Semaine verte dimanche à 12 heures Dossier de Gustave Larocque sur le cinquantième anniversaire de l’UPA.D’hier è demain dimanche à 16 heures Gabriel Voisin, pionnier méconnu de l'aéronautique, se raconte et brosse l'histoire de l’aviation française.5 D dimanche à 17 heures Jean-Rock Roy s'entretient avec Victor, Serge et Denis, trois résidants du pénitencier de Cowansville: V A la télévision de Radio Canada * Æ JIJ fmySimli ' - .i^ r .< mj&mm éMm mëm m m mm m mw¥* m^ÊÈÈÊÊ “ordres” de brault Si Les Ordres de Michel Brault s’impose comme une oeuvre de première importance avec une évidence quasi-physique, s’il subjugue le “critique” comme beaucoup de spectateurs naïfs, c’est d’abord parce qu’il ouvre des plaies qu’on aurait crû depuis longtemps cicatrisées, et qu’il atteint plus par le coeur que par l’intelligence.Le film de Brault nous plonge littéralement dans un vaste cauchemar qui n’en finit plus d’angoisser car il rejoint toutes les ramifications de notre conscience collective.Il y a quatre ans, la Crise d’octobre tuméfiait le visage du Québec, ravageait nos espoirs les plus fragiles et écorchait à vif la sensibilité de 450 Québécois jetés et parqués en prison sans aucune explication, impuissants à déchirer le lourd et opaque voile d’absurdité qui s’abattait sur eux.C’est donc à partir du réel saignant et cruel que Brault a scrupuleusement mis en place les coordonnées de son film.Après avoir lu un article qui racontait les problèmes auxquels fut confrontée, à sa sortie de prison, l’une des victimes des mesures de guerre, il a commencé à interroger d’autres personnes, elles aussi arrêtées par la police sans grief d’accusation.Le film se présente comme la riche synthèse de toutes les informations qu’il a accumulées pendant son enquête.A travers la destinée de cinq individus, on peut lire, en filigrane, l’aventure d’une collectivité subitement écrasée, piétinée et bafouée dans ses droits fondamentaux par des tortionnaires qui semblent complètement ignorer d’où proviennent les ordres reçus.Ultime dégradation: les bourreaux sont bien de chez-nous et ont en commun plus d’une caractéristique avec les opprimés.Le mal ne vient pas de l’extérieur.Il ronge et dévore notre société de l’intérieur et emprunte des _ masques trompeurs.Si la répression' policière est la forme la plus évidente et la plus clairement identifiable de la tyrannie, elle n’en demeure pas moins le déguisement le plus net et le plus grotesque du pouvoir établi.Les policiers du film apparaissent d’ailleurs comme des êtres pathétiques, des marionnettes contrôlées par une autorité supérieure qu’ils ne cherchent même pas à dépister et à reconnaître.Ils obéissent aveuglément et primitivement aux ordres et ne servent que de paravents à des forces dominantes beaucoup plus dangereuses et subtiles.L’émotion violente qui se dégage du film de Brault provient non seulement de l’intense humiliation que subissent les victimes mais aussi du choc brutal d’une double incompréhension.D’une part, les humiliés, médusés par l’a- Saint Henri, Jean-Marie Beauchemin (Guy Provost), médecin engagé dans une lutte contre la misère et Richard Lavoie ont-ils été incarcérés sans aucun mobile?Comme eux, le spectateur ne le saura jamais, catégoriquement.Brault suggère malgré tout quë, dans une situation de terreur et de confusion sociale, les individus physique de l’aventure humaine, Les Ordres nous convie plutôt à une radiologie existentielle.La caméra traque les visages dans toute leur nudité et nous livre le désarroi d’êtres impuissants à maîtriser la fougue incompréhensible des forces qui se déchaînent contre eux.Les traits crispés de Marie Boudreau arrachée Les Ordres de Michel Brault porte à l’écran les individus arrêtés durant la Crise d’octobre dans le but de montrer qu’ils étaient innocents, en égard aux enlèvements, et qu’ils ont donc subi une injustice grave.Le film décrit aussi l’attitude des agents de la paix (communément appelés gardiens de prison) et des policiers qui se cachent derrière les ordres pour accomplir correctement, bêtement, ou sadiquement, leur fonction répressive.Tous ceux qui ont déjà été emprisonnés, même pour une nuit, reconnaissent bien là l’attitude des représentants de la loi et le sentiment d’impuissance et d’isolement ressenti sous leur emprise.Evidemment, durant Octobre, ce sentiment devait être décuplé: ceux qui étaient soumis à “l’arrestation préventive” ne savaient ni quand ni comment ils en sortiraient, ni exactement de quoi on les accuserait.Brault a donc choisi, conformément à l’idéologie humaniste qu’il véhicule, de faire un constat, non sur la Crise d’octobre, mais sur les problèmes humains des emprisonnés.Ce choix de Brault est d’ailleurs conforme à ce que peuvent permettre, dans la conjoncture actuelle, et non sans réticences, les bailleurs de fonds du cinéma — essentiellement l’ONF et la SDICC: Té-pisode 24 heures ou plus de Groulx a démontré que les films politiques qui remettent en question la classe dominante, c’est-à-dire la bourgeoisie, sont interdits.Mais le choix de Brault, comme tout choix, n’est pas innocent: il réduit la Crise d’octobre, qui est un phénomène avant tout politique, à des problèmes mension du discours est complètement absente de ce que Brault présente de l’emprisonnement.Enfin, les constats vagues que font les ex-prisonniers à la fin du film “après l’hiver, vient la débâche”; “il y a quelque chose de pourri dans le système, il ne faudrait pas que cette pourriture s’étende” ne correspondent sûrement pas aux réflexions moyennes des militants sortant de prison: l’identification de l’ennemi (la bourgeoisie et ses représentants) et la volonté de lutte devaient prévaloir sur ces images vagues et nébuleuses.Mais le film de Brault peut être utile dans la mesure où il pourrait permettre de ne pas oublier Octobre et pousser certains à réfléchir sur sa signification politique.Evidemment, plusieurs pièces demeurent encore absentes de ce dossier.Mentionnons, entre autres, l’énigme que pose le fait que les frères Rose, arcni-connus dans les milieux de gauche et par la police, aient pu enlever Laporte et demeurer libres aussi longtemps, même après la mort de celui-ci.Mais ces lacunes dans les données ne réduisent pas à un mystère la crise d’Octobre: celle-ci peut et doit ê-tre analysée.Tout commence le 5 octobre ‘70 par le kidnapping de Cross suivi de celui de Laporte le 10.Les media d’information, dont la fonction est de diffuser l’idéologie bourgeoise à travers la lecture des événements, sont pris à leur propre piège: pour accaparer l’attention de l’auditeur ou du lecteur, ils doivent exploiter à fond le “sensationnel” des enlèvements et involontaire- s’organiser des assemblées publiques et des débrayages (par exemple à l’UQAM) en vue de faire pression sur le Gouvernement pour qu’il négocie.La crédibilité et la ligitimité de l’Etat s’effritent: une fraction grandissante de la population appuie les objectifs d’un manifeste qui est contraire aux politiques que défend le gouvernement et celui-ci fait preuve d’impuissance devant un groupe qui conteste violemment son pouvoir, se démontrant incapable de démanteler le FLQ et refusant de se laisser aller à la négociation.C’est dans ce contexte qu’intervient l’occupation armée du Québec le 16 octobre: 6,000 soldats, plus de 2,000 perquisitions et plus de 400 arrestations au coût d’environ un demi-million par jour.On ne déploie pas une telle force pour arrêter une dizaine d'effelquistes.C’était la légitimité et la crédibilité de l’Etat canadien, bourgeois et fédéral, qui était en jeu.Après ce coup militaire et policier.les media d'information reviennent à de “meilleurs sentiments”: les événements sont décrits et analysés du point de vue de la bourgeoisie.L’exécution du ministre Laporte, qui sera très largement dramatisée par les tenants du pouvoir politique et idéologique, fait basculer du coté de l’Etat la fraction de l’opinion publique qui n’avait pas changé d’avis après l’occupation du Québec, et la majorité adhere alors aux paroles de Trudeau qui affirmera que le FLQ peut s’en prendre “autant à vous qu’à moi, autant à un enfant qu’à un paysan ou qu’à un gérant de Caisse Populaire”., cri du coeur et derrière?andré leroux gression inattendue, ne réussissent pas a comprendre les raisons de ce qui leur arrive.D’autre part, les tortionnaires agissent machinalement et efficacement sans pouvoir expliquer et saisir le sens veritable de ce qu’ils font.Ils collaborent à tout un processus d’humiliation aberrante sans être capables de préciser ou même d’intui-tionner la signification des gestes qu’ils posent.Lorsque les policiers font effraction chez Richard Lavoie (Claude Gauthier), un chômeur qui s’occupe des enfants pendant que sa femme travaille, et qu’il leur demande de voir leur mandat de perquisition, ils ne peuvent que répondre: “Nous, on suit les ordres.’’ Pourquoi Clermont Boudreau (Jean La-pointe), ouvrier dans une usine de textile, sa femme Marie (Hélène Loi-selle), Claudette Dussault (Louise Forestier), travailleuse sociale à marginaux représentent une cible facile et utile pour un pouvoir apeuré par des réalités qui pourraient miner son autorité.La véritable tragédie dans Les Ordres se lit d’abord sur le visage de ceux qui sont durement et sans avertissement déracinés de leur milieu familial, et projetés dans un environnement étouffant où le moindre bruit prend des dimensions affolantes.Brault s’est attaché aux qualités les plus charnelles et les plus fragiles du visage, qui devient l’empreinte privilégiée de l’humiliation physique et psychologique et la trace la plus lisible d une decturure sociale et morale.Depuis le très beau Cris et Chuchotements, la géographie du visage humain n’avait jamais été fouillée avec une telle attention passionnée.Mais contrairement au film de Bergman qui nous confrontait à une introspection foncièrement méta- sauvagement à ses enfants, les convulsions douloureuses du visage de Richard Lavoie ramené en cellule après une fausse exécution témoignent de vies mutilées par des puissances destructrices dont on ne peut qu’entrevoir toute l’étendue des ravages.L’exploration des visages mise à nu sert à nous faire ressentir viscéralement tout ce que les mots ne parviennent qu’à définir faiblement et partiellement: une liberté assassinée dans sa chair et dans son sang.Film du présent qui s’intéresse pri-mordialement à ce que la caméra saisit dans l’instant, Les Ordres utilise la parole comme contre-point explicatif de l’inexplicable.Tout se passe comme si chaque personnage ne pouvait qu’éclaircir après coup et de façon fort incomplète son experience existentielle.Le film est divisé en trois parties très nettement articulées: l’ar-(guile à la page 19) jean-marc piotte humains.Ce qui l’entraine, et ce, même au niveau du sujet traité, les emprisonnements, à déformer leur signification en les expurgeant de leur aspect politique.Ainsi Brault insiste sur le caractère arbitraire des arrestations: même l’appartenance du chômeur au FRAP n’est que suggérée par un poster qu’un policier arrache du mur.Or, hormis certains cas arbitraires dus à des dénonciations ou au fait que des individus se trouvaient inopinément chez l’ami qu’on allait arrêter.les arrestations répondaient à un plan visant à démanteler, en province, l’aile gauche du P.Q., et.à Montréal, les organisations socialistes, en arrêtant ceux que la police avait déjà identifiés comme des militants.De plus, on n’emprisonne pas quelque quatre cents individus, militants pour la plupart, sans que ceux-ci soient amenés à débattre, entre les barreaux, de questions politiques.Or cette di- ment contribuer à en élargir la portée dans l’opinion publique.Le fait marquant étant évidemment, suite à un compromis du gouvernement face aux demandes du FLQ, la lecture du manifeste, le 8 octobre, par l’annonceur officiel de la très “objective” Radio-Canada.manifeste qui sera le lendemain imprimé dans la majorité des journaux.On ne peut plus réduire le FLQ à la pègre: l’explication politique de leur geste, exprimée dans un langage simple, est rendue accessible à l'ensemble de la population.A partir de cette date, la population manifeste une sympathie grandissante pour le FLQ: la majorité des intervenants aux émissions françaises de “Hot-Lines”, tout en se démarquant des moyens employés par le FLQ.se déclare sympathique aux objectifs du manifeste et demande au Gouvernement de mettre en application son “désir” de négocier.Chez les étudiants commencent à Brault, au début de son film, cite une phrase écrite par P.E.Trudeau en 1958 dans lequel celui-ci dit grosso modo que la population est responsable si elle ne se lève pas lorsque le pouvoir politique commet des injustices ou fait preuve d’arbitraire.L’humaniste Brault est sans doute d’accord avec cette pensée de Trudeau qu’il retourne ironiquement contre celui-ci, maintenant du côté de l’arbitraire et de l’injustice.Mais les responsables des injustices, ce sont les gouvernements et les intérêts qu’ils défendent, et non la population, à moins d’avoir la candeur de croire que l’opinion publique est la libre pensée de la population et non celle à laquelle elle est conditionnée par ceux qui contrôlent les appareils idéologiques.Jouer sur la culpabilité imprégnée en chacun de nous par la famille l’école et la religion est une position moraliste qui (*uileà la page 17) ordre et désordre jean éthier-blais Dans la vie, les contacts avec la police sont peu fréquents.Ce sont des uniformes, des casquettes, des bras qui s’agitent, parfois un coup de sifflet, un geste ae la main qui fait signe d’avancer, un agent qui vous donne un renseignement en souriant.Et puis, nous vivons dans un pays libre, de tradition politique anglaise, où l’on pense et dit ce que Ton veut.Les Canadiens sont, de tous les peuples, celui qui téléphone le plus.Nous avons pris l’habitude de ne rien cacher.Le Canada, un pay où il n’y a pas de secrets.Sur tous les tons, depuis deux siècles, nos dirigeants nous chantent les louanges de FAngleterre et de son esprit de liberté.Au plus fort de ce que l’on a appelé les événements d’octobre, il n’est donc pas surprenant que nous tous, qui nous sentions la conscience tranquille, ayons été surpris à l’extrême par la reaction brutale devant la violence politique de ceux qui jusqu’alors avaient toujours été des libéraux.Après avoir fait carrière en protestant contre la “dictature” de Maurice Duplessis, voici qu’on se présentait à l’univers comme son fils spirituel! Le retournement était à la fois spectaculaire et dérisoire.Le peuple québécois a, dans son ensemble, été d’accord avec la résurrection de ce triste Lazare que fut la loi des mesures de guerre.C’est qu’il a toujours aimé la manière forte et n’élit systématiquement que ceux qui le méprisent.Bonne leçon pour nos apprentis-sorciers.A une violence qui, dans l’ordre politique, était relative, le gouvernement a répliqué par la violence absolue.C’est le berger qui crie trop souvent au loup.Que feraient nos dirigeants s’il y avait, en Colombie-Britannique, par exemple, une véritable récolte?Ouvrez le journal.Partout, c’est la guerre civile.Le Général Spinola a-t-il fait emprisonner, sans procès, sans les accuser de quoi que ce soit les opposants du régime?Comment l’Angleterre elle-même agit-elle en Irlande du Nord?Ce sont des questions qu’on a non seulement le droit, mais le devoir, de se poser rétroactivement, parce qu’elles relèvent de notre condition de citoyens d’un pays libre et démocratique.Ou ces mots n’ont-ils plus aucun sens?J’ai toujours vécu dans un univers à la fois idéal et cyniaue.En octobre 1970, j’analysais froiaement la situation, comme s’il s’était agi d’un pays étranger.Hertel.de passage à Montréal, était venu à la maison.Lui, comme moi, trouvait qu’en regard de la situation en Tchécoslovaquie ou en Angleterre (où faisaient rage dans les rues les batailles rangées entre Anglais de souche et immigrants) les événements montréalais, qui ne dépassaient pas le cadre de la ville, relevaient du processus naturel de la police.Des enlèvements avaient eu lieu ailleurs; on versait chaque jour le sang à Montréal, et copieusement, sans que personne ne s’émeuve.La surprise gené-rahsée des Montréalais lorsque l’armée les investit montre bien que notre façon de raisonner sur la situation, une forte proportion de nos concitoyens la partageait.Je suis un homme d’ordre.Je n’aime ni la dictature des hommes politiques, ni celle des trusts, ni celle des syndicats.J’ai horreur qu’on tue et qu’on emprisonne pour des motifs politiques.Je réprouve l’enlèvement d’un homme innocent qu’on torture sous prétexte qu’il symbolise la classe à laquelle il appartient.Je respecte le gouvernement que le peuple a élu, même si je ne suis pas d’accord avec le choix qu il a fait.Je suis un homme libre et du juste milieu.C’est dire à quel point je suis dangereux.J’étais donc chez-moi.un samedi après-midi, vers quatre heures.L’immeuble que j’habite est archi-bourgeois.Un homme à barbe circule-t-il dans le couloir que tous les propriétaires se terrent dans leur apparte- ment et ne mettent le nez à la fenêtre ue lorsque l’orage est passé.J’avais éjeuné en ville avec une amie, comme d’habitude, au Paris.Nous étions allés voir des chinoiseries sur Sherbrooke.Je rentre à la maison, ouvre le poste.J’écoutais une symphonie de Manier et lisais la correspondance Gide-Martin du Gard lorsque la police est venue.En réalité, il ne s’est rien passé, sinon qu’on a perquisitionné, de façon superficielle, et qu’on s’est longuement enquis, photos à l’appui, de mes rapports avec les frères Rose et leurs affidés.Peine perdue.Je connais peu de monde, en-dehors du cercle restreint de mes amis.Je ne connais même pas les écrivains québécois.On me montrerait une photo d’André Langevin, je ne saurais dire qui c’est.Je n’ai jamais fait de politique, quoique, dans mes articles, je laisse parfois pointer le bout de l’oreille.Je suis un nationaliste canadien-français de stricte observance, groulxien de formation et de coeur.Je crois que les Canadiens-Français sont loin d’être parfaits, mais quelle nation est parfaite?Si un jour, ils décident d’accéder à l’indépendance politique, s’il se forme une République française en Amérique du Nord, je ne m’enfuirai pas à l’étranger.D’abord ma nation, ma langue et la civilisation qui nous a permis d'être ce que nous sommes.C’est simple, mais il semble bien que cette façon d'etre ne plaît pas à tout le monde.Ai-je été l’objet d’une dénonciation?M’a-t-on dépeint comme un redoutable terroriste, comme un agent secret de la France?Tout est possible.Les autorités ont-elles voulu me faire comprendre que mes articles ne plaisaient pas en haut lieu?C’est faire a la littérature un honneur dont elle a peu l’habitude.Et puis, pourquoi savoir?J’ai vu Les Ordres.Ce qui m’a d’abord frappé, c’est avec quel soin tout avait été mis en place avant les arrestations.On a nettement l’impression que les listes avaient été dressées d’avance et depuis longtemps.Dans certains quartiers, certains individus sont-ils constamment surveillés par la police?En est-il encore de même aujourd’hui?Je ne parle pas de la mafia, mais de citoyens nonnetes, qui ne partagent pas les opinions de leur député.Je me demande, après avoir écrit cette phrase, si le seul fait de poser cette question ne me range pas au nombre des naïfs incorrigibles.Deuxième constatation: la peur, qui naît de la surprise, vous coupe les jambes.Soljenytsine s’étend longuement là-dessus dans le Goulag.On a d’autant plus peur qu'on est innocent.Vautrin n’a pas peur, il crie, il se débat.L’honnête homme suit les sbires comme un agneau.D’un point de vue tactique, ces arrestations massives ont le plus mauvais effet.S’il y a une nouvelle vague de violence à Montréal, les innocents sauront qu'on peut les arrêter comme s’ils étaient coupables.C’est la justice de Caligula: “Nous sommes tous coupables”, disait-il.Et il faisait mettre à mort les accusés, les juges, les témoins et les spectateurs.Avec une pareille logique, les gouvernants commenceraient par s’arrêter eux-mêmes.Ce serait le triomphe de Kafka.Troisième constatation: les prisons sont toutes les mêmes.La police tsariste a fait semblant d’executer Dostoïevski.En prison, il faut s’attendre à tout.Dernière pensée: rien ne remplace le courage physique et moral.C’est, au fond, de cela qu’il est question dans Les Ordres.Nous avons toujours vécu dans la certitude que nos gouvernants nous protégeaient du pire et qu’ils avaient les moyens démocratiques de leur politique.Illusions perdues.En cet octobre 1970, le Québec, par le fait de la violence généralisée, est entré dans le vingtième siècle nihiliste.Les visages desemparés des prisonniers des Ordres soulignent à quel point il nous sera dur (fassi-miler et de vivre cette terrible leçon. 14 • Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 cahier des arts et lettres «^PARAITRE “L’Hôtel”: une nouvelle du recueil “Dans le désert” par MAIM KATTAM V__________ Il a hésité avant d’inscrire son prénom en entier sur la carte d'enregistrement de l’hôtel.Maurice.Ce n’était ni vieux, ni jeune.Un nom neutre.Il avait honte quand on l'interpellait.Sa mère y tenait.Elle croyait que son fils était mignon et que son nom était le seul qui lui convenait.D’ailleurs elle ne le nommait jamais.Il était son grand, son petit, son coeur, son amour.Enfin, elle n’est plus là.Bon débarras.Un peu plus et elle lui aurait survécu.Il tend la carte au commis qui vérifie longuement, interminablement son nom, sa photo sur le passeport et puis sur la carte.— Il me faut une chambre très calme.Loin de l’escalier, qui ne donne pas sur la rue.Le commis est imperturbable, comme s’il ne l’avait pas entendu.Il lui tend une clé ave’c lassitude, sans le regarder.— C’est le mieux que je peux faire.La chambre vous plaira.On montera dans Quelques instants vos bagages.Un garçon l’attend, cherche à lui enlever sa serviette.Maurice la retient.— Merci.Je peux la porter moi-même, dit-il fermement.Un sourire indéfinissable, moqueur pense Maurice, se dessine sur le visage du garçon qui monte les escaliers et lui ouvre la porte de sa chambre.Il se dirige vers la fenêtre, l’ouvre et attend.— Ah oui dit Maurice et lui donne le pourboire avec réticence.Il ferme la porte et constate avec satisfaction une double serrure.A droite une porte condamnée.“Ce n’est pas rassurant" pense-t-il.N’importe qui peut l’ouvrir de l’autre côté.Il vérifie la serrure de la fenêtre.Elle est solide.Il regarde en bas.Il est au deuxième étage.Au premier, un balcon prolonge la fenêtre.De là.on peut facilement sauter dans la cour.Ainsi il ne serait jamais pris dans une souricière.Il peut toujours sauter par la fenêtre.Il se casserait peut-être une jambe, un bras, mais conserverait sa liberté.Il referme la fenêtre, la regarde avec inquiétude.On peut l’atteindre par là.Escalader les deux étages par le balcon.Ce serait un jeu d’enfants.Du moins, sa fenêtre sera close.C’est déjà Ça- Maurice attend sa valise.N’est-ce pas curieux qu’on la garde si longtemps?Ils doivent la fouiller.Il ne la ferme même pas à clef.Inutile.C’est si facile d'ouvrir.Surtout pour des professionnels.Il inspecte sa chambre.Les micros sont bien cachés.Aucune trace.Nulle trace.Des professionnels, oui et des experts.Elle est morte se répéta-t-il.Il n’arrivait pas à y croire.Elle est morte, morte, c’est fini, c’est définitif, précis.Il faut le croire, s’y habituer.Le garçon frappe enfin à la porte.Pourquoi a-t-il ce rire goguenard?Qu’a-t-on trouvé de si drôle dans ses vêtements?Maurice ne comprend pas ce qu’il dit.Il ne comprend pas cette langue.Tant mieux.Il sera indifférent aux sarcasmes.Le garçon attend.Encore un pourboire.Encore ce rire idiot et un flot de mots.Maurice hoche la tête, acquiesce avec un ricanement.Enfin, il est débarrassé.Il ouvre sa valise.Ce sont vraiment des experts.Ils l’ont in-pecté sans avoir l’air d’y toucher.C’est ainsi qu’ils endorment la méfiance.La porte est bien fermée, verrouillée.Il peut respirer.“Je suis libre, libre”, se dit-il, comme pour s’en apercevoir, s’en persuader.Il attend ce moment depuis trente, quarante, cinquante ans.Il a toujours détesté sa mère.Elle lui a volé sa fortune.Elle lui a volé sa substance, son désir, sa vie.Elle a survécu à tous les malheurs, à toutes les morts, à toutes les maladies.Douce, ah oui, inoffensive.Comme elle est affectueuse et tendre, ne cessait-on de lui dire.La faim le tenaille.Il faut quitter la chambre.Il ne craint plus rien.Ils peuvent revenir, passer de fond en comble sa valise.Ils ne trouveront rien.Il a décidé de ne rien emporter qui lui rappellerait sa ville, sa maison, sa vie, le passé.Tout est neuf.Vêtements, sous-vêtements.Même le rasoir.Un homme neuf.Il a choisi ce pays dont il ne savait rien.Pour y ê-tre un total inconnu.Seul et libre.Enfin maître de sa fortune.Il ferme la porte, descent par l’escalier.La salle à dîner est au premier étage.Le maître d’hôtel le fait asseoir près d’une fenêtre.Les gens le regardent.Qu’a-t-il d’étrange, de suspect?Sa mère aurait envahi l’hôtel par la douceur, conquis tout le personnel en se montrant ignorante, à la merci du groom, du maître d’hôtel et du liftier.Elle faisait étalage de ses incapacités, ses maux ,ses misères.Elle obtenait sans avoir l’air de le demander les meilleures tables, un service empressé.D’autant plus qu’elle exposait ses bijoux et qu’elle était généreuse en pourboires le premier jour.Que n’avait-il le dixième, le centième de sa ruse.On lui tend le menu.Sa mère aurfait fait pitié.Elle aurait crié sa détresse de ne pas parler la langue.On se serait précipité pour lui trouver quelqu’un qui baragouinerait le français ou l’anglais.Comment osait-elle?Elle avait toutes les audaces.Elle se serait fait conseiller le plat typiaue, le plus frais, la fierté de la maison.Et elle se serait fondu en éloges ensuite, même quand elle ne l’aurait pas termine, à cause de son pauvre estomac de vieille femme.Son arme c’était la vieillesse.Elle a commencé à en parler à quarante ans.Et pendant plus de quarante ans, il n’a cessé d’entendre sa mère seplaindre de son âge avancé.Elle n’en avait pas pour longtemps, disait-elle.Il indique un plat sur le menu, au hasard.Le maître d’-d’hôtel lui propose un plat pour MQtfïRMi EK AI IXTXAM -.-ÉMONTRÉAL ^Ien Dévolution 4|par 4Énl^.i|Jean'^lau(ie ^S3E=fP Marsan HISTORIQUE DU DÉVELOPPEMENT DE L’ARCHITECTURE ET DE L’ENVIRONNEMENT MONTRÉALAIS v “Montréal en évolution représente un déblocage capital dans la connaissance de la métropole.’’ (Jean-Claude Leclerc, Le Devoir) “Tour à tour géographe, historien et ethnologue, en même temps qu’architecte, l’auteur réussit à décrire la vie de Montréal, des débuts jusqu'à ce jour, sans jamais fragmenter la réalité.(Robert Guy Scully, Le Devoir).Un volume de 423 pages • 27 figures dans le texte • 78 planches hors-texte Bibliographie sélective • Index j $12.95 EN VENTE PARTOUT LES ÉDITIONS 245 est, boul.Dorchester, Montréal élél.:861-962L d’amour inentamées.C’est lui son impuissance de compren- Critique des lettres étrangères au DEVOIR depuis plusieurs années, Nairn Kattan publie cette saison, chez Leméac, un recueil de nouvelles intitulé "Dans le désert", dont nous présentons aujourd'hui "L’Hôtel".Les extraits, marqués par des points noirs, sont du DEVOIR.L’auteur décrit son travail: "Ces nouvelles font vivre Lies personnages qui ressentent, à un tournant de leur vie, le poids de l’instant fixe, de l’arrêt où la durée se transforme en menace Ont-ils vécu leurs vies?Ont-ils pleinement puisé dans les sources de la jeunesse, épuisé les ressources de la sensualité?Ou bien n'ont-ils poursuivi que des ombres, mené des existences de remplacement?Le point d’arrêt leur donne le loisir de revoir le passé.La mémoire serait-elle source d'énergie, de recommencement ou se dissiperait-elle dans la nostalgie, figeant le présent et interdisant tout avenir?" "Le titre est la traduction littérale du titre du troisième livre de l’Ancien Testament (Nombres).Pendant quarante ans les Juifs ont attendu dans le désert l’accès d la lerre Promise.Les Protagonistes de ces nouvelles vivent le désert.Il sont dans l'attente et entrevoient une Terre Promise, une vie autre.Ils ne parviennent pas à y croire, encore moins à l’atteindre.Propos graves, fruits d une maturité qui n ’accepte pas la démission et la résignation, mais qui cherche dans une sagesse vécue un renouveau, un recommencement." commencer.Il lui répond avec son sourire, mécanique, idiot.Discrètement, il regarde autour de lui.Des hommes avec des femmes.Très peu de jeunes.Quelques groupes.Des familles, Personne ne semble faire attention à lui.N’ont-ils pas été prévenus?Ou peut-être les a-t-on incité à jouer l’indifférence?Contre toute attente, le repas est succulent.Il mange avec un appétit qu’il ne soupçonnait pas.Ainsi, la conquête se fera en douce.Par le ventre, il est bien traité.Il ne se méfiera plus.Vous n’aurez pas le dernier mot.Je serai quand même sur mes gardes.Il signe l’addition, et s’en va.Il faut déjà presque noir.Les promeneurs abondent.Les femmes sont belles et la pénombre leur donne un air mystérieux, intime, inoffensif.Les hommes sont d’une élégance naturelle.Ils parlent doucement, avec prévenance.On entend à peine les voix des passants.De temps en temps, le rire éclatant d’une jeune fille, qui soudain fait vivre la nuit tombantê.sans trace de vulgarité.Inutile de déchiffrer les enseignes.Il ne connaît pas cette langue.Il faudrait commencer par l’alphabet.Une jeune fille seule le croise, le regarde; il se tourne.Personne derrière lui.Il ne sait pas si elle lui sourit Lui?Un Vieillard?L’a-t-elle bien regardé?Sa vie est derrière, épuisée, consommée.Il a passe la soixantaine.Soixante-cinq ans bientôt.Quand son père est mort, il n’avait pas encore vingt ans.Fils unique, il était le seul héritier d’une fortune colossale.Mais c’est sa mère qui en avait l’usufruit, tant qu’elle vivait.Pour couvrir ses besoins il avait droit à un montant que sa mère fixait.Il n’en a jamais discuté avec elle.Qu’importe le montant.Il attendait la fortune, la somme.Il attendait sa mort.Il ne voulait pas dépenser sa richesse à la petite semaine.Souvent, sa mere lui suggérait de retirer des mensualités plus gé- ’ néreuses.Il n’en avait pas besoin.Il préférait attendre.C’était lui l’héritier, le maître.Un homme vêtu de noir marchait derrière lui.Il venait de le remarquer.Ainsi il était suivi.Il s’arrête devant une vitrine, l’homme en noir semble ralentir le pas puis passe son chemin.On le fera suivre par quelqu’un de plus subtil.D’ailleurs, loin de l’énerver, cela le rassure.Il n’a rien à cacher et pour lui une filature serait presque une protection.Un attroupement devant une vitrine l’attire.Il regarde.Rien de particulier.Des vêtements, des parfums.Peut-être les prix sont-ils alléchants.Une femme corpulante, dans la cinquantaine lui adresse la parole.Il sourit, Tair imbécile, en secouant la tête.Un homme le regarde puis répond à la dame.Il soulève les épaules, impuissant, et s’en va.La dame reprend la parole et tout le monde éclate de rire.Ne voit-on pas qu’il est étranger?Qu’il ne comprend pas?Son accoutrement, ses ges- tes lui semblaient éloquents.Sa mère aurait parlé, on aurait accouru à son secours.Elle se serait fait inviter par une famille et serait partie entourée d’amis.C’est ainsi qu’elle a parcouru le monde, toute seule, ne parlant que le français et l’anglais, revenant toujours avec des anecdotes, faisant fi des mésaventures, ne se rappelant que des personnes passionnantes qui ont jalonné son chemin comme si la terre entière en était remplie, en débordait.Certaines de ses merveilles venaient sonner à sa porte et Maurice les trouvait toujours des nullités assomantes.Il est encore tôt.Que va-t-il faire tout seul, dans sa chambre?Chez lui.il a l’habitude de l’ennui.Il a fini par préférer la télévision au cinéma, les journaux à l’aventure.Une jeune fille s’accroche au cou d’un garçon qui tient une bicyclette.Ils rient tous les deux très fort.Comment a-t-il perdu le goût de la femme?A vingt ans, elles s’agglutinaient sur lui comme des mouches.Sa fortune était miraculeuse.On lui trouvait toutes les qualités, l’intelligence, la beauté, le charme.Il repoussait toutes les avances.Sauf Muriel.Timide, douce, elle osait à peine lui marquer son intérêt.Il ne la désirait pas mais perdait toute son assurance dès qu’il la voyait.Elle aussi était héritière.Plus riche que lui peut-être.Sa mère l'aimait bien mais ne cessait de l’interroger: Que lui trouves-tu?Il ne le savait pas.Le mystère, le secret, des ressources de tendresse et qui le premier lui dit qu’il l’aimait.Elle partageait son sentiment, était prête à l’épouser.Mais non, il était héritier mais sa fortune était encore hors d’atteinte.Elle n’en avait pas besoin.Ses goûts étaient modestes, elle aurait été prête d’abandonner ses propres biens.Il ne voulait pas se présenter les mains nues.Il rêvait de venir vers elle, chargé de diamants, muni de toute la puissance de son argent.Ce n’était pas un rêve.L’héritage lui appartenait, était inscrit dans un testament.Elle a attendu, puis sans le prévenir, est partie.Elle a fait sa vie.Ses garçons sont maintenant des nommes.Il ne l’a pas regrettée.Elle aurait pu attendre.Quelle folie.Savait-il que sa mère allait défier le temps et la nature?Quand il l’a revue juste avant la mort de sa mère, il l’a trouvée méconnaissable.Sans mystère, manifestant ouvertement son autorité.Elle ne l’a pas reconnu, et quand il s’est identifié, elle ne s’est pas ex-clamé de joie ou de plaisir.Elle n’était meme pas surprise.Elle attendait depuis longtemps ce moment.“Je n’ai jamais connu un homme aussi bête et je me reproche amèrement de ne t’avoir pas dit ce que je ressentais pour toi à l’époque: du dégoût.” Elle n’a pas du être heureuse, mais il s’etait bien gardé de l’interroger.• Pendant dix ans, il a vu Ginette une fois par semaine.Le vendredi après-midi.A la mort de son père, un vague cousin lui avait donné son numéro de téléphone.Son tarif était raisonnable.Elle avait un petit appartement et recevait à sa guise, les après-midi, ou le soir.C’est elle qui la première a proposé le vendredi.Au début il la regardait à peine.Il se déshabillait.Elle se trouvait déjà nue, dans le lit.Ils faisaient l’amour.Maurice se lavait, se rhabillait, laissait l’argent sur la commode et partait.— A vendredi prochain.— A vendredi prochain.Ginette s’était petit à petit rangée.Elle avait un ami, qui devint son fiancé puis son mari.Elle n’a gardé aucun client, sauf Maurice.Après la naissance de son deuxième entant, elle lui remit un numéro de téléphone sur un bout de papier.Elle ne voulait plus le voir.Elle lui a trouvé une remplaçante.Cela n’a pas marché avec celle-ci et Maurice a dû faire preuve d’un plus grand effort pour trouver des partenaires.Il n’a jamais eu de problème sexuel.Il ne croyait ni a l’excès ni à l’abstinence.Une fois par semaine, depuis quarante ans.Il se promettait de merveilleuses orgies dès que sa mère l’eut libère.Il ne voulait pas s’épuiser dans des petites aventures.Maître de sa fortune, il .pouvait prétendre aux plus fastueuses célébrations, à des fêtes sensuelles ininterrompues.Maurice refait le même trajet.La nuit est tombée.Les passants sont de plus en plus clairsemés.Une porte s’ouvre subitement.Quelqu’un sort en courant, se diriger vers lui.Maurice s’apprête a se défendre, le poing fermé.L’homme le regarde un moment et poursuit sa course.Il se met sur un banc, sous un réverbéré et reprend la lecture du journal.Déjà un homme vient partager le banc.Maurice ne le regarde pas, l’ignore.L’homme se met à parler.Maurice sourit exprimant CALMA dre.II se lève et reprend sa promenade.Maintenant, il a hâte de retrouver sa chambre.Au moins là, il sera seul.Comptable.Toute une vie passée dans les chiffres.Cela l’assomait.Pas un jour où il n’a pas regardé l’heure des dizaines de fois.Pour que le temps passe, pour être enfin dehors, libre.Il ne faisait que changer d’ennui.Il a fini par prendre l’habitude du temps fige, arrêté et il pouvait rester des soirees entières assis sans rien faire, sans que la moindre idée, le moindre souvenir ne viennent déranger sa quiétude.Il était satisfait.Un mur se dressait toujours devant lui.portant distinctement les traits de sa mère.Il attendait que l’obstacle tombe, que la construction de brique et de ciment s’effondre.Il sera alors en plein soleil.En attendant, il inscrivait des chiffres, les additionnait, les retranchait.Il visait chaque jour avec plus d’accuité l’indifférence totale, parfaite pour être tout à son attente.Il redoutait le changement et repoussait toute suggestion de promotion.Ses conversations avec ses collègues se limitaient au travail.Il attendait les instructions, les ordres et les exécutait.Il lui importait peu que personne ne sache que sa vie était ailleurs, que ses intérêts étaient moins méprisables.Il ne souhaitait même pas que l’on soupçonne sa puissance.Il la portait en lui, comme un merveilleux secret, et cela lui suffisait.Il relit les nouvelles sans parvenir à les absorber.Ce qui se passe ailleurs l’a toujours laissé impassible.Sa mère recommençait chaque année ses pérégrinations fabuleuses et de plus en plus lointaines, revenait avec des bibelots qu’elle entassait dans le salon, des photos, des adresses et des histoires, interminables, assomantes, qu’il HMH était obligé d’écouter chaque semaine.Pourquoi allait-il la voir?Le dimanche après-midi lui était réservé.Il sortait de là accablé, étouffant de rage.Il était venu vérifier l’état de sa santé.Elle était encore là, immortelle.Il mangeait le repas qu’elle préparait, presque toujours le même, avec appétit, se laissait même aller à oublier le temps qui passait.Prenait-il vraiment plaisir à la revoir?Ou était-ce la force de l’habitude?Maurice se déshabille, ouvre la porte avant de la verrouiller.En même temps que lui, un homme en bras de chemise, ouvre la porte de sa chambre, regarde dans le couloir et la referme.Maurice a du mal à fermer la porte.Ses mains tremblent.Il va dans la salle de bain, fait couler le robinet, boit un verre d’eau, et revient à son fauteuil.Il rouvre subitement la porte.Pas de trace de l’ennemi.II allait pourtant le surprendre.Il referme la porte, la verrouille, pousse le fauteuil et l’installe contre la porte.Il ne sera pas assassiné sans fracas.En se réveillant, il est surpris d’avoir si lourdement dormi.Le soleil est éclatant.Il ouvre sa fenêtre.Ce la donne sur la rue.De l’autre côté, un parc.Maurice entend les oiseaux, regarde les fleurs.Il peut finalement distinguer les promeneurs à leur allure nonchalente de ceux, bien plus nombreux qui traversent lé parc pour aller à leur bureau, bousculant promeneurs et touristes., Désormais, il sera perpétuellement parmi les promeneurs.Aucune contrainte, aucun horaire.“Je suis libre, libre comme le vent” se répétait-il.Il n’arrivait pas à susciter l’enchantement, ni même la satisfaction que toute sa vie il a prévus, imaginés.Il s’en voulait de son ingratitude et se calmait en se disant que son découragement était passager, qu’il allait s’habituer à son bonheur.Il s’habille.Il prendra son petit déjeuner à la salle à manger de l’hôtel: c’est compris.Il est sur le point d’acheter le journal.Il renonce.Il ne veut pas ainsi révéler à tout venant son identité.Il mange vite, comme s'il allait rejoindre son bureau et ses chiffres.• Il est midi.Dans le guide de la ville qu’on lui a remis à l’hôtel on indique ce restaurant: c’est le plus chic.Le menu est écrit en plusieurs langues dont le français.Il ne connaît pas cette cuisine.Il commande les plats les plus chers, avec du champagne, du vin.Décidément, il n'aime pas le champagne.Il croyait que le goût lui viendrait avec la liberté.Il devra boire sa bouteille et la payer.Il ne la laissera pas là.Les plats arrivent.C'est succulent se dit-il.Ma mère disait gué j’ai un appétit d’oiseau.Elle aurait bien sû célébrer.Elle se serait entourée de quelques pique-assiettes qui l’auraient écoutée par obligation, pour payer le prix du repas.Décidément, on mange trop dans ce pays.Il faut être un cheval pour avaler cette quantité de nourriture et à midi par dessus le marché.Justement, il a choisi le déjeûner afin de disposer de toute sa journée pour digérer.Il redoutait le dîner suivi d’une nuit blanche.Il paie à regret un repas qu’il n’a pas consommé.Maintenant la ville lui appartient.Il se tourne, personne ne le suit.On s’est aperçu qu’il n’est pas dangereux.Non, il tire trop vite les conclusions.Il y a quelqu’un derrière lui.Il se tourne à moitié et en voit la silhouette.Il ralentit le pas, l’autre l’imite.Il traverse vite la rue pour le semer.Il réussit.Il passe devant un restaurant.Il n’y a que des militaires qui y sont attablés.Il s’approche.Un (suite à la page ei-contre ) Éditions Hurtubise - HMH, 380 ouest, rue Craig, Montréal H2Y U9/Tél.: 849-6381 Joati-C luiriez Falardcau Imaginaire social et littérature Préface par Gilles Marcotte Jean-Charles Falardeau a été, depuis une dizaine d'années un des premiers à appliquer une optique sociologique à l'analyse littéraire, en particulier du roman.Comme l'écrit Gilles Marcotte dans sa préface: «la société du sociologue n'est pas la société .mais la société devenue texte; le rapport n'est pas de la société à la littérature, mais du texte littéraire .au texte sociologique».Collection Reconnaissances — $3.95 La collection qui choisit bien ses livres.BUERBtrtrand 543’** LES VALSEUSES Plutôt crever que se passer de filles et de bagno-’ les.le dossier des influences cosmiques DICK Philip K.547* LOTERIE SOLAIRE Un monde régi par le ha sard et les jeux.ROBBE-QRILLET Alain 546’ L’ANNÉE DERNIÈRE A MARIENBAD Le ciné-roman d'un tilm admirable.QAUOUELIN Michel A314** LE DOSSIER DES INFLUENCES COSMIQUES L'influence des planètes, scientifiquement démontrée.if; GILBERT PROLfTCAU le sexe des anges PROUTEAU Gilbert 545** LE SEXE DES ANGES Un crime démoniaque.XAVIÉRE 544* O GUÉ VIVE LA ROSE On parle peu du drame de la femme qui aime, qui est aimée, et qui pourtant est seule.s) cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 *15 1^ e ROMANI v______ Le dernier Jacques Folch-Ri bas par JEAN ÊTHIER-BLAIS V______________________ de l’académie canadienne-française De toute évidence, ce livre est né de l’émerveillement devant la nature québécoise.C’est la mer et c’est le fleuve; ce sont les montagnes et les banouises; c’est le carcajou, c’est le lièvre; ce sont les loups qui dévalent du nord et dont les cris retentissent dans la nuit.La nature sauvage est partout dans Une aurore boréale et elle donne à ce troisième roman de M.Jacques Folch-Ribas sa tonalité.M.Jacques Folch-Ribas est d’origine française; mais il est plus Québécois que quiconque.Il nous connaît comme il se connaît lui-même et c’est tourné vers nous et notre univers historique qu’il construit patiemment son oeuvre.Mais, en le lisant, avec ce plaisir que j’éprouve toujours à le lire, je me disais que ce sont des écrivains d’origine française qui ont su le mieux décrire notre terre et notre ciel.Je pensais à Louis Hémon, bien sûr, mais aussi, avec quelle admiration, au style souverain de Maurice Genevoix, à cette façon qu’il a de saisir, par le mouvement de la phrase tout autant que par le choix des mots, un paysage et de le faire revivre sur la page.M.Jacques Folch-Ribas partage ce don avec lui.Les descriptions qui foisonnent dans Une aurore boréale sont d’une parfaite authenticité.Sans doute cette vérité qui sourd de la page vient-elle de ce que M.Jacques Folch-Ribas sait dé-vcrire.Il n’en est pas, Dieu merci, réduit aux onomatopées qui forment le bagage de la plu- Eart de nos jeunes écrivains, es mots ne lui font pas peur, pour la simple raison qu’il les connaît et qu’il n’a pas, devant eux, perdu son humilité.Et puis, il a consacré son livre au problème de la lecture.Un être fruste apprend à lire.Imagine-t-on, au Québec de 1974, un écrivain qui croit qu’il est important qu’on sache lire, qui est persuadé que l’acte de lire ennoblit l’homme, qui met en présence l’un de l’autre un jeune homme et une jeune fille et qui fait en sorte que l’amour naisse de l’alpahbet.C’est la méthode du sablier, école de passivité et d’inculture, qui en prend un coup! Et Goethe qui sourit dans la barbe qu'il n’avait pas.M.Jacques Folch-Ribas le cite: “Les braves gens ne savent pas ce qu’il en coûte de temps et de peine pour apprendre à lire.J’ai travaillé à cela quatre-vingts ans, et je ne peux pas dire encore que j’y sois arrivé.” En réalité, on n’y arrive jamais, M.Jacques Folch-Ribas ressuscite le mythe du bon sauvage.Pierre est à la fois Indien, Eskimo et blanc.Il vit seul au bord de la mer.Un jour, seyia* rents sont partis, en quête de gibier, de poissons et de fourrures et ont disparu dans la nuit de la forêt et des glaces.L’enfant attend.Personne ne reviendra plus jamais.Il apprend donc à vivre seul.Et pourtant, il est en marge du monde moderne.Les estivants passent les vacances aux confins de son aire; il leur vend poissons et canards.La forêt est à lui.La mer, il la connaît.Il peut prédire le temps qu’il fera, il sait humer les tempêtes et les pluies.Pierre est l’homme même de la nature et lorsque M.Jacques Folch-Ribas décrit l’univers qui entoure son héros, c’est en fait lui qui parle et saisit, de façon particulièrement aiguë, la beauté du monde.Ainsi, l’art du romancier rejoint, dans une parfaite symbiose, la simplicité de l’homme des bois.Cependant, Pierre sent des remous au fond de lui.Il écoute la radio; des journaux, abandonnés par les citadins, excitent sa curiosité.Il sait que le monde extérieur existe et son rêve est de voir une locomotive.Homme très compliqué, puisqu’il vit en contact profond avec les bêtes et les éléments, et pourtant, homme d’une effoyable simplicité.Je dis “effroyable”, car on frémit à la pensée de sa déception lorsque la laideur de notre vie lui sera révélée.Un jour, Pierre rencontre Marie.C’est une enfant, qu’un peintre raté et sa femme ont adoptée.Marie est malheureuse.Ses parents, loin de l’aimer, la traitent en intruse et se moquent d’elle.Son unique refuge sera la lecture.Elle fait une consommation industrielle de livres qu’elle décore, semble-t-il, un peu au hasard.Ce qui compte, c’est son amour de l’imagination et des idées, cette passion qu’elle a pour les mots et ce qu’ils représentent.Elle vit pour eux.Est-ce un phénomène courant aujourd’hui?Tout incite à ne pas lire: la radio, la télévision, les affiches dont la grossièreté surprend toujours.On apprend aux enfants à ne pas lire.Les méthodes dites nouvelles reposent sur la négation de l’alphabet.L’en-, fant avance, dans sa lecture, par blocs de lettres qui jouent, dans son esprit, le role d’idéogrammes.Son intelligence en est nouée pour la vie.Le principe même de la lecture est de permettre à l’esprit de se libérer de la matière, de se délier à l’intérieur d’un système de signes le plus délicats possible.Notre civilisation a inventé de revenir à l’époque précunéiforme.Dans notre milieu, où Ton a toujours eu peur des mots, la tradition de Tanti-lecture se maintient.Autrefois, notre bourgeoisie nostalgique du pouvoir empêchait la masse d’apprendre à lire et, par mesure de prudence, condamnait les mauvais livres.Il ne faut pas oublier qu’en 1948, il fut inter- dit de célébrer à Montréal le centenaire de Balzac.Il y a de cela à peine un quart de siècle.Et ce ne furent pas des prêtres qui agirent, mais des laïcs.Car le mot en soi est dangereux.C’est lui qui transforme les sociétés et les amène à rejeter les idées acquises.C’est pourquoi tous les groupes monolithiques, qu’ils soient de gauche ou de droite, ont leur vocabulaire, que les adeptes répètent comme des perroquets.Hitler et Staline, Franco et Mao parlent le langage.De nos jours, la nouvelle bourgeoisie cléricale québécoise, faite d’enseignants et de fonctionnaires de tous ordres, a intérêt, tout comme ses prédécesseurs, à ce que le peuple ne sache rien.On enseigne tout le monde, c’est-à-dire, personne.Mais, à ces écoliers, on n’apprend rien, ou le moins possible.Le handicap mental est à Tordre du jour.lai! POÉSIE \_______ Je ne croirai à une réforme sérieuse du Québec que le jour où, l’idéologie en moins, nous adopterons (par exemple) les méthodes d’enseignement et, grosso modo, les programmes de l’Allemagne de TEst.Mais ie sais que ce jour est loin, car il signifie la fin de notre ère de passivité intellectuelle; il signifie le triomphe du mot “travail” dans Tordre de l’intelligence.Et ce mot, nous en connaissons le sens et nul peuple n’a appris à la mépriser plus que le nôtre.Maire, elle, aime lire.Et elle enseigne Pierre.C’est un élève docile, puisqu’il aime.Tout est charmant en elle, son sourire, ses yeux, ses attitudes, sa façon d’être.Surtout son esprit.Marie sait s’affirmer, elle n’hésite pas à rabrouer son élève.Sous ses dehors enfantins, c’est déjà une maîtresse-femme.Rend-elle service à Pierre?Elle lui fera quitter les bords d’une docte ignorance pour aborder où?Dans son enthousiasme, Marie condamne la chasse.Pierre en vit, mais peu importe, les principes avant tout.Et Pierre, par amour, cesse de chasser.Heureusement, cela ne dure pas.Il continuera d’aimer, mais retrouvera son gibier.Les amours enfantines ne transformeront pas sa vie.C’est un jeune homme sérieux que ce Pierre et qui connaît ses intérêts.Il sait fort bien que Marie partira un jour et qu’ils ne sont pas faits Tun pour l’autre, sinon pendant Tété.Marie est un enfant des villes, lui un fils de la mer et de la forêt.La jeune fille joue dans sa vie un rôle séminal.Elle lui apprend à lire et à aimer tout à la fois.L’idylle est complète.Il ne faut pas demander à la vie plus qu’elle ne peut donner.L’imagination de Pierre ne meurt pas pour autant.Il attendra Marie et elle viendra, mais plus dans ses rêves que dans la réalité.La porte de sa cabane s’ouvrira-t-elle?On peut répondre oui et non, comme Pierre lui-même.Marie retrouvera la ville.Ses vilains parents, ivrognes et bavards, partent, eux, pour un monde meilleur.L’enfant retournera en pension, où elle n’est pas malheureuse.Deviendra-t-elle institutrice?On le souhaite car sa méthode pédagogique est la bonne.Ce livre est un rêve.Deux enfants se parlent et s’aiment der- rière une maison de campagne, au bord de la mer.C’est trop beau.Le contraste est frappant entre l’idylle qui se déroule sous nos yeux et cette nature violente que décrit admirablement M.Jacques Folch-Ribas.Mais c’est l’éclat de cette rencontre qui donne à Une aurore boréale sa dimension tragique.L’amour de deux enfants est à la mesure des plus hautes étoiles.Jacques Folch-Ribas.“Une aurore boréale.” Robert Laffont, Paris 1974.Au Noroît, un très beau recueil par J ACQUES LEMIEUX V_______________' “Si vous parlez encore de ce pays jusqu’à en célébrer les fêtes, vous oubliez qu’à la dixième lunaison, notre danse s’est changée en deuil” C’est sur une grande page blanche, un tout petit paragraphe écrit à la main, un peu en retrait du centre, que commence “Dixième lunaison” de Michel Côté aux éditions du Noroît.Et cela se continue, toujours à la main, avec des dessins de l’auteur; un très beau livre qu’il faut savoir feuilleter page à page, puis y revenir car cette dixième lunaison, c’est le mois d’octobre, ce mois bien à nous, celui de Miron ou de Préfontaine, tellement loin du mois de mai, celui d’un Apollinaire, par exemple De mai à octobre, “notre danse S’est changée en deuil”, “et la mort comme un trophée élève au séjour des paupières le langage des automnes dernière nourriture de nos armoires vieillies.” Soudainement, l’écriture envahit la page blanche, s’enfle pour s’emparer de l’espace, pour bien marquer l’intonation, l’importance du propos poétique.Parce que l’inflexion de la voix, c’est bien moins dans la phrase qu’on la trouve, mais dans le jeu “noir sur blanc” que fait la calligraphie lorsque gravée sur la page.Et Ton se surprend alors à méditer le silence d’une page: “quelques cendres une haine si faible une plainte à perte de souffle et des légendes pour mimer la femme stérile.” Un silence que ie poète nous offre, un constat d’échec, le résultat d’une entreprise qui avait le mois d’octobre comme guillotine.Une impuissance à s’en relever, un peuple frappé de stupeur, engourdi dans la torpeur.Comme nous sommes loin, alors, d’octobre, de cet octobre typiquement québécois où la nature, dans un dernier élan, se prolonge en des couleurs qui n’en finissent plus de rougir.Mais la calligraphie reprend ses droits et la page blanche s’enrichit.au profit de prisonniers: “habiterons-nous jusqu’à hiver ce demi-courage quand sur les tombes de l'exil fleurit la beauté de nos mains au temps des grandes besognes il est > un jour de mort un jour de feu Cette alternance entre la mort et la vie portée à son paroxysme reste la pierre angulaire sur laquelle repose la “Dixième lunaison.” Désespérance et espoir, impuissance et coups d’éclat (au pied de la lettre) sont bien les symboles de ce mois “squeezé” entre l’abrutissement estival et l’engourdissement hivernal.Plus que tout autre, “octobre” pourte en lui toutes les contradictions d’un peuple.Bien plus qu'un mois, il est l’image, à la fois tendre et violente, de nos amours et de nos haines et c’est sur cette contradiction fondamentale que se termine le livre: “mais (cette terre) est morte à la dixième lunaison et je m’égosille encore.maintenant mon cri se tait; la haine s’en saisit, jusqu'à ce jour de feu” Oeuvre importante que cette "Dixième lunaison”, tant sur le plan littéraire, qui la place d’emblée parmi les plus importantes de notre production poétique de ces dernières années, que sur un plan purement formel.Calligraphie et dessins de l’auteur me semblent parfaitement épouser la pensée du lecteur et le grand format du livre (10 x 7Va) invite, non plus seulement à lire, mais à parcourir cette oeuvre pour s’y arrêter là où un mot ou un dessin attire Toeil.“Dixième lunaison”, à ce niveau, propose une lecture bien peu conventionnelle puisque, à toute fin, c’est au lecteur de “faire sa lecture”, comme le poète vient de “faire sa poésie”.Pour ma part, je vous propose cette dernière page: “J’ai désiré bâtir maison là-bas tout juste à la barre des lunes” “Dixième lunaison’ Côté, Saint-Lambert, du Noroît, 1974., par Michel les Editions ii L’HOTEL” (suite de la page ci-contre) AUX PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL DEUX NOUVEAUX OUVRAGES DANS LA COLLECTION Présence d’Alain Grandbois avec quatorze poèmes parus de 1956 à 1969 par Jacques BLAIS Une introduction à la vie et à Toeuvre d’Alain Grandbois, accompagnée d’une iconographie souvent inédite.En annexe, le texte d’une entrevue accordée en 1936 à Marcel Hamel, journaliste de Québec: « Alain Grandbois .voyageur de Chine».L’ouvrage contient aussi quatorze poèmes que Grandbois a dispersés dans différents périodiques après la publication de son dernier recueil.272 p., 21 illustrations hors texte, broché $6.75, cartonné $9.Vie des Lettres B Présence d’Alain Grandbois québécoises av'-v tyw.Mi poèmes ' jwus de !$§6 â 1969 Vie des Lettres québéeorscs Demandez la liste complète de la collection • Vie des Lettres québécoises ».EN VENTECHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L’ÉDITEUR; Le roman de la terre au Québec par Mireille SERVAIS-MAQUOIS Contribution originale à la sociologie appliquée à la littérature, ce livre d’histoire et de critique littéraires dégage l’un des aspects importants de la littérature québécoise, à partir d’un phénomène économico-social qui a conditionné la vie du Québec durant le siècle écoulé et qui s’est concrétisé dans ce qu’on a appelé l’agri-culturisme.280 p., broché $7.50 LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Avenue de la Médecine, Cité universitaire, Sainte-Foy - C.P.2447, Québec G1K 7R4 gardien se précipite sur lui.Il a dû enfreindre un règlement.Il ne comprend qu’un mot: club.Et soudain, le gardien qui fulminait de colère se mit à rire.Que font-ils là tous ces militaires?Des officiers de tous les grades.Des voitures viennent les chercher, d’autres les déposent.Pourquoi tant de militaires?Club?Oui, mais il doit y avoir une occasion spéciale, un événement grave, quelque chose se trame.• Il retourne à sa chambre, se déshabille, se met au lit.Il se sent fiévreux.A-t-on tenté de Tempoisonner au restaurant?Il repousse l’idée.Il est inoffensif.Il n’a rien fait.Peut-être Ta-t-on pris pour quelqu'un d’autre, un espion notoire, un agitateur politique?Il ne parvient pas à dormir.Pourquoi a-t-il choisi ce pays?Le climat est merveilleux, la nourriture est excellente et les prix raisonnables.Il n’a pas assez célébré sa liberté enfin conquise.Ce soir.Sa mère aurait facilement trouvé l’endroit.Lui se fie à son flair, à son instinct et il n’en a pas.Et puis une idée lui est venue qu’il a vite fait de repousser: sa mère aurait été une excellente compagne.Il a toujours rejeté ses invitations pressantes de l’accompagner dans ses voyages.Invitation! Avec son argent à lui.Il avait mieux à faire que de participer aux fresques d’une vieille femme singulière.Il ne tient plus en place, quitte son lit, se rhabille et va s’installer dans le parc.Qu’ont-ils tous à chuchoter?De jeunes amoureux se tiennent par le bras, rient bruyamment.Mais les autres?Ils déambulent lourdement, le regard mort.Impassibles devant le drame.Parfois, deux hommes ou deux femmes se reconnaissent, se saluent et retrouvent vite leur impassibilité.Ce soir, quand il célébrera sa fortune et sa liberté, il ressentira enfin l’enthousiasme qu'il a longtemps imaginé.Cette idée i’exalte, le rend impatient.Comment passer le temps?Encore un musée?C’est à l’appel de l’avenir qu’il répond.Il n’a que faire des antiquités.Un film.Il ne comprend pas la langue.Il repart à la découverte de la ville, entre dans un grand magasin.On achète, on achète.Tout le monde achète.Des souliers, des ampoules électriques, des poupées.Mais, il n’a besoin de rien.Que va-t-il faire de tout son argent?A son retour, il y aura une célébration tous les soirs.Des orgies.Il habitera une grande maison.Déjà l’idée de déménager le fatigue.Il se trouve si bien dans son appartement.Et puis, certains soirs, les programmes de télévision.Il est en colère contre lui-même.Un peu plus et il allait regretter son bureau.Il marche longuement, passe toujours par les même rues, pour ne pas s’égarer.C’est presque le soir.Il a repéré un restaurant avec orchestre et chanteurs.A sa surprise, la salle est presque remplie’et on lui désigne une table à côté de Torches-tre.Le menu est en plusieurs langues et le maître d’hôtel s’adresse à lui en français.On commence à le reconnaître partout.Sa présence fût sûrement signalé par la police.Il commande pour commencer une bouteille de vin.Il ressent pour la première fois un bien-etre.Le calme le gagne, une certaine quiétude.Une image lancinante endort sa peur, réussit presque de la chasser.Il se voit déjà dans Tavion, sa valise toute prête.Oui cela pourrait être le lendemain.La musique lui plaît.Ancienne, rassurante, douce.Il prend plaisir à boire.Et la faim qu’il ressent est comme une révélation, un cadeau inattendu.Il mange avec appétit.Une femme que Ton accueille par une ovation se met à chanter.Elle est forte et ses formes évoquent pour lui des nudités.Oui à son retour, les orgies.Sa voix est pleine, chaude.Elle est merveilleuse.Il quitte le restaurant à une heure tardive.Le temps a passé si vite, dans la joie, le plaisir.A l’hôtel, le gardien lui tend la clef sans Te regarder.Deux hommes sont installés dans le hall.Ils le scrutent des yeux.Ils l’attendaient.On ne le lâchera pas.Dans sa chambre, le lit est refait.Il ouvre sa valise, rien n’y manque mais il est persuadé qu’on Ta encore fouillée.Il s’endort lourdement et vite.Sa décision est prise.Le lendemain, il reprendra le premier avion disponible pour rentrer chez lui.Avant de s’endormir, le visage de sa mère lui apparaît et il ressent pour la première fois une immense douleur.Il l’a définitivement perdue et une tristesse épaisse l'envahit.LES ORIGINES OU COUPLE HUMAIN D'APRES LA BIBLE Wemer Gooris LES DEUX ARBRES DU PARADIS $7.35 345 p.LIBRAIRIE FILLES DE SAINT-PAUL ÉDITIONS PAULINES 33 ouest, Notre-Dame, tél.: 849-3585 LES ENTIONS L'AURORE VOUS OFFRENT: iwyvÈHWS QUEBECOIS àivx'i.viv.ii'iiixG-.v.xii Le livre des proverbes québécois par Pierre DesRuisseaux Une somme de nos proverbes populaires.Un outil de consultation et une source d'enrichissement personnel.208 pages -$5.95 Le livre ile> sieres et blasphèmes québécois gilles chbresf " Le livre des sacres québécois par Gilles Charest avec 7 illustrations inédites de Girerd Le premier ouvrage sur le sujet.Une étude fascinante sur l'emploi que nous faisons des sacres et des blasphèmes.Un grand succès de librairie.128 pages-$3.25 ________LmmmJt Don Quichotte de la démanche par Victor-Lévy Beaulieu Un roman émouvant dont Jean-Marie Poupart a déjà écrit qu'il était une manière d'Alice au pays des merveilles .québécois ! L'événement littéraire de l'année.280 pages —$6.95 9MSIME Onésime par Albert Chartier La première bande dessinée, typiquement québécoise Un humour bien de chez nous.Un best-seller.128 pages-$3.75 "chaque pays fournit monde" Êd.MARIE MÉDIA TRICE - Belgique.221 "K 221 ouest rue Saint-Paul Montréal-M4-S764 ! 16 «Le Devoir, samedi 5octobre 1974 cahier des arts et lettres CONCERT théâtre du rideau vert T , théâtre XfT fait pour plaire saison 74175 ?' 1 3 pçtobre I 2 novembre le deuil sied à électre eugène o’neill textes français I louis lanoix 7 novembre I 14 décembre le tournant française dorin ’ 1,9 décembre I 25 janvier la sagouine II antonine maillet 30 janvier 11 e'r mars virage dangereux j.b.priestley adaptation française imichel arna-ud 6 mars I 5 avril le bal des voleurs jean anouilh 10 avril I 10 mai l’autre don juan eduardo manet abonnez-/ous! $ 20,00 au lieu de $ 24,00 les mardi,mercredi,jeudi,dimanche vendredi $ 24 samedi $ 27 renseignements 845 0267 avec ÏÏnEnsmbR Horal afo&oriteJHatttmill et l'orchestre direction WAYNE RIDDELL BACH-HANDEL HAYDN Kathleen Anderson soprano Cantate no.21 BACH Mariana Paunova mezzo soprano Paukenmesse HAYDN Albert Greer tenor Coronation Anthem no4 HANDEL Gary Relyea baryton le 27 octobre 1974 à 20:30 ÉGLISE ST-ANDREW & ST-PAUL BILLETS $4 00, étudiants/âge d'or $2.50 EN VENTE CANADIAN CONCERTS & ARTISTS 1822, ouest Sherbrooke, Montréal tél.: 932-2234 '‘o7'U6* GRANDS INTERPRÈTES #/H 1974- 1975 5 CONCERTS EXCEPTIONNELS POUR LE PRIX DE 4 Par abonnement seulement NICOLAI PETROV 11 NOVEMBRE 1974 IGOR OISTRAKH 9 DECEMBRE 1974 ROSTROPOVICH 3 FÉVRIER 1975 ORCHESTRE DE CHAMBRE BARCHAI 24 FÉVRIER 1975 VLADIMIR ASHKENAZY IB MARS 1975 SALLE WILFRID-PELLETIER - B:30 P.M.Parterre AA-P ( Corbeille A-D < Loges 2-10 \ $32.00 Parterre Q-Z ( Corbeille E-J / Loges mezz.11-20 1 $28.00 Mezzanine A-H $24.00 Balcon A-D E, F, G $16.00 $12.00 CHARGEX 932- 2234 ATELIER N.C.T.WOUF WOUF Canadian Concerts & Artists Inc.1822 ouest.Sherbrooke JA LA RG I L YVES HÉBERT SAUVAGEAU MISEEN SCENE ANDRE MONTMORENCY CHORÉGRAPHIE JACK KETCHUM DÉCOR MICHEL CATUDAL COSTUMES FRANCOIS LAPLANTE MUSIQUE ANDRÉ GAGNON JACQUES LAVALLEE, PAULINE MARTIN.GILLES RENAUD.MICHELINE GERIN.MIRIELLE LACHANCE, JEAN FUGERE, ROBERT GENDREAU, JEAN-LOUIS MILLETTE.JACQUES ROSSI MICHEL COTE, ANNE CARON, ALAIN FOURNIER, YVES LABRE.JOSEE LABOSSIERE.JEAN-PIERRE LEDUC.SUZANNE MARIER, NORMAND MORIN, LORAINE PINTAL.MIREILLE ROCHON.PIERRETTE SAVARD.DANIEL SIMARD.GUY VAUTHIER, JEAN-GUY VIAU.ANNE VILLENEUVE.Une soirée à laPlaceduGoût octobre à toi, pour toujours, ta marie-lou de michel tremblay mise en scène andré brassard janvier I9 école des femmes molière mise en scene ' m décor guy neveu costumes f rançois laplante avec béatrice picard gilles pelletier ginette morin dorothée berryman gilles marsolais décor Claude fortin costumes Janine caron avec edgar fruitier jo ann querel jean marie lemieux jean pierre chartrand José descombes gilles pelletier micheline gérin «iiir'"’* Sous la direction du réputé chef JEAN SALIOU l’ensemble gastronomique du Chateaubriand exécutera pour votre bon plaisir, plusieurs pièces tirées de son vaste répertoire.Il est à noter que le choix de ces pièces sera entièrement vôtre.Le tout se déroulera dans une atmosphère reposante au milieu d’un somptueux décor.Mesdames et messieurs, place au goût, tous les soirs au restaurant Le Chateaubriand.Pour réserver vos places, téléphonez à 842-4881.CbafeaubKîartô mars I de PLACE DUPUIS 1415 rue St-Hubert (angle Ste-Catherine) Administré par Atlific Inns Inc.VYlacbelh de Shakespeare mise en scène paul blouin décors Hugo wuetrich costumes Solange legendre avec » gilles pelletier Hélène loiselle etc.£ la nouvelle compagnie thê* 4 l 1 cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 • 17 la VILLE Au marché: la fonction la plus fondamentale de la cité par JEAN-CLAUDE MARSAN Avec la période des récoltes maraîchères, il se trouve, à Montréal, un endroit qui prend une signification particulière: le marché Jean-Talon.Les vendredis et les samedis, notamment, il y règne une grande animation, une véritable atmosphère de marché public européen, un brouhaha qui, au milieu d’un beau désordre et d’une abondance de fruits, de légumes et autres produits, ne sont pas sans rappeler quelques pages du Ventre de Paris d'Emile Zola.Avec le marché Jean-Talon, Montréal participe à la fonction la plus fondamentale de la cité, celle de l’échange primaire entre la campagne et la ville, entre les producteurs de nourriture et les urbains.Il est intéressant de constater que des marchés publics de ce type ont contribué à façonner la personnalité de plusieurs cités dignes de ce nom.Parmi les plus célèbres, il faut évidemment citer les Halles de Paris, avec ses virils pavillons de Bal-tard, et dont le récent déplacement vers la périphérie a créé un profond malaise.Un peu comme si le Paris dés poètes et de l’homme de la rue se trouvait, par cette fermeture des Halles, amputé d’une partie de son identité.Il y a églament Covent Gardens, le plus important marché public de fleurs, de grande taille.Transposé à Montréal, cet exemple de l’Hôtorget de Stockholm reviendrait à faire du square Victoria, à l’origine lui aussi un marché aux foins, un marché public, intelligemment relié aux galeries commerciales de la Place du même nom.Le marché Jean-Talon, appelé aussi, (anciennement) marché Shamrock, fut établi à partir de 1932 dans le quartier St-Jean, sur la place du Marché-du-Nord (du sud de la rue Jean-Talon, entre les avenues Henri-Julien et Casgrain).Il demeure l’un des derniers marchés publics à rappeler une longue tradition montréalaise.Dès le début de Montréal, en effet, une place du Marché fut établie en bordure du fleuve, à l’endroit appelé aujourd’hui Place Royale.Colbert, le grand ministre de Louis XIV, devait d’ailleurs rapidement exiger la tenue, chaque semaine, de ces marchés publics dans la colonie, pour assurer “la commodité des particuliers, qui avaient à se pourvoir des choses nécessaires à la vie, et aussi pour l’avartjpge des gens de la campagne; qui désiraient de vendre leurs denrées ou les produits de leur industrie.” D’autres places du Marché devaient suivre, la plupart voulues et planifiées, dont la place Jacques- le quartier St-Jean et les autres environnants.Cependant, le marché Jean-Talon possède d’autres valeurs que celle d’être l’un des derniers survivants d’une longue tradition.Pour notre métropole, il apparaît une institution essentielle, et cela pour diverses raisons.D’abord, contrairement au self-service, qui tend à s’implanter partout, ce marché présente un mode d’échange basé essentiellement sur le contact humain direct.Même si ceux qui offrent leurs produits maraîchers ne sont pas toujours les producteurs eux-memes mais souvent des intermédiaires, le marché permet aux urbains de rencontrer des ruraux, dè connaître leurs régions, d’apprécier leurs produits (qui ne sont pas mûris au gaz, ni stérilisés et étouffés sous le cellophane).Il permet également, spécialement en fin de journée, de négocier les prix, ce qui n’est pas un mince avantage pour une ville qui abrite un nombre surprenant de pauvres.De même, parce qu’il favorise les contacts directs, ce marché, en attirant des clients de toutes les parties de la métropole, de toutes races et de toutes conditions, facilite la compréhension entre les eth- institution comme celle du marché Jean-Talon, il apparaît lui aussi, comme ses prédécesseurs, menacé d’une disparition plus ou moins prochaine.Reconnaissons d’abord que l’urbanisation croissante de la région montréalaise, qui fait reculer chaque jour le domaine agricole, ne contribue guère à assurer sa vitalité à long terme.Ainsi, il n’est pas rare de trouver des agriculteurs ou des intermédiaires qui font un trajet de 50 à 60 milles pour venir offrir leurs produits sur cette place du Marché-du-Nord.L’existence de cette institution ne peut donc être dissociée d’une politique agricole assurant la survie et la prospérité de cette industrie dans la plaine montréalaise.D’un autre côté, à voir la congestion automobile qui y règne certains jours, et pour le soulagement die laquelle rien n’est entrepris, si ce n’est une généreuse distribution de contraventions, à voir les tracasseries administratives auxquelles sont soumis régulièrement les commerçants (ceux établis dans les locaux permanents autour de la place ne doivent qu’à leur ténacité le fait de pouvoir exposer leurs marchandises sur cette place même), à entendre les rumeurs à l’effet que le marché défigure le quartier, qu’il est sale, qu’il n’est pas hygiénique, dra à le fermer, à moins que l’on marque immédiatement notre attacnement à cette institution en favorisant davantage son bon fonctionnement.Les problèmes qui assaillent Présentement le marché Jean-àlon, en dehors de ceux reliés à la vitalité de l’industrie agricole dans la plaine, pourraient être réglés rapidement par une étude sérieuse.Cette étude devrait poursuivre les objectifs suivants: utiliser rationnelle- fruits et de légumes de Londres.Il s’agit d’humer, à la sortie de l’Opéra (sis en bordure du marche), cette odeur d’orange, de laitue et de labeur humain pour pénétrer toute la signification de ce type d’institution.Sans doute s’agit-il là de marchés exceptionnels, de loin plus imposants que notre marchéJean-Talon.Mais ce qui compte, ce n’est pas tant la taille que le caractère de ces marches publics, que le mode et la qualité des échanges qu’ils favorisent.Voilà pourquoi certaines villes, où la qualité de la vie constitue encore un objectif, font des efforts pour intégrer ces marchés traditionnels a la vie contemporaine.C’est le cas, notamment, de Stockholm.Dans la rénovation du quartier central de Norrmalm.un vieux marché, l’Hôtogert (le marché aux foins), fut intégré à un complexe commercial moderne comprenant des stationnements souterrains, un mail-piétons, des terrasses et cinq édifices de Cartier, établie en 1804, le Marché aux Foins, établi vers la même époque et qui sera agrandi par la suite pour devenir le Square Victoria, le Marché aux Viandes, occupant une partie du Carré Viger.Avec le développement de la ville, plusieurs faubourgs et quartiers se dotèrent de marchés publics de ce genre.Aujourd'hui, ils ont presque tous disparu, certains récemment.Ainsi, depuis 1959.quatre furent fermés, dont le très pittoresque marché Maisonneuve.Restent maintenant le Marché Central, au nord du boulevard Métropolitain, voué à la vente en gros, le Marché Atwater, dont le remarquable édifice qui l’abrite fut érigé en 1933 à la demande du maire Camihen Houde, et notre marché Jean-Talon demeure, à notre avis, le plus intéressant et le plus pittoresque, à la fois pour son intégration dans le tissu urbain, à la fois pour son rayonnement qui déborde nettement nies et les classes sociales.Par exemple, c’est au marché Jean-Talon que l’on peut se rendre compte que les Italiens, qui occupent la plupart des petits établissements permanents en bordure de la place, n’ont pas que des défauts, qu’ils peuvent parler notre langue, qu’ils sont d’une bonne humeur contagieuse, qu’ils possèdent une connaissance profonde des fruits et des légumes.Malheureusement, en dépit du rôle important que remplit dans notre communauté une bec • ^ .^ Z®"30’ yvde A9"30 Criari0® e pou* ® aoè^ \ „ous v"S'Vis riv.t**0 P ^ d.«’’î“ IJr mm I ^'0'at^v°Ü\0'eYe^'C^sSa e^e0:;p!rs^°e s®Px 2^' 18 • Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 1 cahier des arts et lettres les SPECTACLES Variations sur les variétés par YVES TASCHEREAU V_________________ Le mois d’octobre vient à peine de commencer et nous en serons déjà rendu, ce soir, au Quatrième spectacle important u mois.Mardi dernier, il y avait le spectacle d’Eric Clapton au Forum et la nuit dernière, c’était “Le son des français d'Amérique”, une nuit de folklore de la Louisiane, l’Acadie et le Québec au Gésu.Ce soir vous avez le choix entre le spectacle de Lawrence Lepage, André Gagnon et Louise Forestier au Centre Sportif de l’Université de Montréal et le Québec Presse Chaud au Centre Paul Sauvé.On peut trouver malheureux que deux spectacles de cette envergure, et qui n’ont lieu qu’un soir, se déroulent en même temps.Mais puisqu’il faut choisir, il est évident que le Québec Presse Chaud, malgré le petit côté irritant qu’on trouve souvent à des spectacles du genre, est le plus important.On peut d’ailleurs se rappeler que Louise Forestier donnera un spectacle au Patriote au début du mois de novembre.Ce soir, on pourra voir Pauline Julien, Philippe Gagnon.Harmonium, Raymond Lévesque, Raoul Du-guay et Jacques Michel au Centre Paul Sauvé.Le problème des choix se reposera assez souvent d’ici à la fin du mois, quand on sait qu’en plus des quatre spectacles déjà mentionnés, une vingtaine d’au- On aurait pu croire qu’il aurait continué longtemps a exploiter une veine poétique où fl était question du temps qui passe, de l’amour et d’un pays évoqué à travers ses paysages et ses personnages, tout en protestant à l’occasion devant l’injustice sociale et politique.C’était une veine magnifique qu’il exploitait très bien.Mais voilà que Vigneault se radicalise et en vient même à contester l’esprit de fête qui existait dans ses spectacles.Celà nous a apporté, entre autre, une chanson magnifique: “Quand nous partirons pour la Louisiane”, la plus belle de son spectacle et la plus belle qu’il n’ait jamais écrite, peut-etra Je ne m’attarderai pas sur cette chanson qui évoque tristement l’époque où nous aurons perdu la bataille de la survie.Vous l’avez entendue ou vous en avez entendu parler.Mais cette chanson désabusée n’est là que pour nous réveiller de notre torpeur complaisante actuelle.Ce Vigneault transformé que l’on pourra entendre sur disque d’ici un mois (le spectacle a été enregistré) était déjà annoncé par son dernier disque: Le Temps qu’il fait sur mon pays (Le Nordet, GVN-1003).On peut trouver sur ce disque, mis sur le marché durant l’eté, une “Chanson pour Bob Dylan” où en évocant la fraternité avec le chanteur américain: “camarade qui chantez saxon dans mes vei- tres sont annoncés.Je ne vous signalerai que les plus importants: Calchakis (le 8) à la salle Wilfrid-Pelletier en même temps que Rick Wakeman au Forum, a Frenchman named Aznavour in English tour (10, 11) à la salle Wilfrid-Pelletier, Jean-Guy Moreau (à partir du 14) au Patriote.Hughes Aufray (21-23) à la salle Maisonneuve, remplacé ensuite par Renée Claude (24-27), Shawn Philips (25) à la salle Wilfrid-Pelletier, Félix Leclerc et Les Séguin (25-26) à l’Outremont, Michel Simon (27) à Wilfrid-Pelletier, Claude Dubois (26) au Centre Sportif de l’Université de Montréal, Serge Lama (29-31) au théâtre Maisonneuve et Octobre (31) à l’Outre-mont.Si on ajoute aux spectacles des grandes salles (j’ai volontairement oublié de vous annoncer deux platitudes: Daniel Guichard (W.-P.le 18) et Enrico Macias au même endroit à partir du 29), ceux des petites boites comme la Casanous, le Café Campus ou l’Evéché.dont les artistes moins connus peuvent parfois être très bons, on constate que le calendrier d’octobre est très chargé.Mais avant octobre il y a eu septembre et en septembre il y a eu Vigneault.Gilles Vigneault qui a chanté du 4 au 29 au T.N.P.J’ai tenté d’analyser son spectacle dans le Devoir du 9 septembre, aussi je n’y reviendrai pas.Cependant il est extrêmement important de signaler la transformation, l’évolution plutôt, qui se produit chez lui.Dès jeudi If TfiïRE POPU«E DU OUfeC Présente dB-Uw JXrrlk/ rn* JFAN GUY SABOURIN M.’.s.cjur GlNfm BfUAVANCf nés”, il annonce des changements:.: “J’achèterai mes mots mordus de dents nouvelles”.Mais on y trouve surtout sa fameuse “Lettre de monsieur Identique Lachance à son premier sous-ministre” qu’il a chanté, devant son destinataire, à l’ouverture de la Superfranco-fête, le 13 août.Soit dit en passant, ce specta- cle unique où Vigneault avait chanté avec Félix Leclerc et Robert Charlebois a été enregistré et paraîtra prochainement sur disque.On ne peut que s’en réjouir, car ce spectacle, tant par sa qualité que par l’atmosphere qui y régnait, est le plus beau récital de chansons auquel j’ai assisté.Cette évolution déjà signalée chez Vigneault se retrouve aussi chez ses deux camarades de spectacle.Le Leclerc de “L’Alouette en colère" et le Charlebois de “Qué.Can.Blues” qui très positivement, au lieu de nous flatter complaisamment, nous propose d’agir au lieu de nous admirer: Arrêtons de nous regarder le nombril C’est un chapitre déjà écrit.Cette chanson, ainsi que la plupart des nouvelles chansons de son spectacle du mois de mai à la Place des Arts, apparaît sur son nouveau microsillon (Barclay 80200).Mais encore plus que ce blues, c’est “Trop belle pour mourir”, le poème de Claude Gauvreau qu’il a mis en musique, qui m’a frappé.Il faut voir comment ce poème qui peut laisser indifférent à la lecture (comme d’habitude on peut trouver une copie des textes dans la pochette), prend une ampleur extraordinaire avec la musique et l’interprétation de Charlebois.Je ne vais pas tomber dans le piège de l’interprétation littéraire.Il ne s’agit pas de traduire en prose, comme s’il s’agissait d’un puzzle, le langage poétique.Mais on a qu’à suivre l’évolution des deux premiers vers de chaque strophe pour sentir ce que Gauvreau a voulu faire passer.Le travail de Charlebois est plein de respect ’ pour le texte.Il n’a pas cherché Dès mardi prochain ! SALLE WILFRID-PELLETIER y théâtre du rideau vert DU MARDI AU SAMEDI 20 H DIMANCHE 19 H CE GE P MAISONNEUVE ?700 >«»• Bwrtawe'f (ptiji Pw IX •i Slwrhfoofct) J«w .10 11 1?ociofe'?» ?0h30 RfSf RVATIONS 149 8118 le deuil sied à électre d'Eugène O'Neill mise en scène: DAMIÈLE J.SUISSA YVETTE BRIND'AMOUR - GÉRARD POIRIER ELIZABETH CHOUVALIDZE - JEAN LECLERC FRANÇOIS ROZET - CLAUDE PRÉFONTAINE ANNE CARON - ALAIN FOURNIER - MARC BRIAND décor et éclairages NICK CERNOVITCH costumes FRANÇOIS BARBEAU .v„ ' musique GINETTE BELLAVANCÉ Q ^ Renseignements 844-1793 Métro Lourier.sortie Gilford— 4664, rue St-Dcrus à surprendre par des effets musicaux bizarres ou complexes, au contraire, il en a fait une chanson.Une belle chanson qui nous reste en tête après l’audition et on se surprend à chanter: Zoutépaudévafe Sig aligne a tu you zu Signe aligne a ti zaille-zi, une poésie qu’on aurait pu croire extérieure à nous et que la musique a fait entrer dans notre vie*.Une autre poésie qui entre de force dans notre vie, c’est celle du dernier microsillon de Léo Ferré, jL’Espoir (Barclay 80189).Ce disque en vente depuis, janvier dernier en France est apparu discrètement sur les tablettes des disquaires vers la fin de l’été.On y trouve un peu de tout.“La Damnation” qui fait songer au Ferré d’avant 68, celui de “Thank You Satan” qui célèbre la damnation par ra-mour avec un petit côté baude-lairien: “Tout ce qui est mal c’est bon, damne-toi”.Le tout métissé d’un érotisme dans lequel il est passé maître: “Mon suc te remonte à la gorge, c’est l’éternité qui dégorge et la mort qui tire son coup”.Il y est aussi question de l’Espagne dans “L’espoir” et de sa vie dans “Je t’aimais bien tu sais”.Mais surtout, ce qui me semble le plus important pour ce disque, c’est sa tendance de plus en plus accentuée à ne plus chanter des chansons mais dire des poèmes, à ne plus faire une musique d’accompagnement mais de la musique.Cela donne les deux plus belles pièces du disque: “L’Espoir” et “Les Amants tristes’’.Ces deux textes, car il s’agit bien de textes, sont splendides.Pleins d’images fulgurantes, de mots, de sons, de sentiments et de souvenirs qui s’appellent, se croisent et se combattent pour former un tout baroque qui nous essouffle, nous étourdit.Derrière sa voix, une musique classique, dans la tradition des musiciens français, souligne et enveloppe les mots pour former un tout inséparable.On pourrait songer à “La Chanson du Mal-Aime” d’Apollinaire.Pourtant ce n’est pas ça.Je n’ai jamais aimé ce disque, je n’ai jamais réussi à l’écouter au complet même.Je le trouve froid, artificiel.Tandis que les deux pièces dont je parle ont une force et une originalité qui ne se trouve nulle part ailleurs.Vous trouvez peut-être que cette chronique prend un peu trop une allure littéraire.C’est que la chanson est aussi de la littérature, on l’oublie trop souvent.Une littérature faite pour l’audition mais qui peut quand même se lire dans certains cas.La preuve tient dans le plaisir qu’on ressent en lisant le dernier livre paru dans la collection “Poésie et Chansons” chez l’éditeur Pierre Seghers: Pauline Julien par Louis-Jean Calvet.On a beau dire qu’une chanson n’est pas un poème, que la musique est indissociable, il faut bien se rendre compte que certains des textes de Pauline Julien (Litanie des gens gentils; Au milieu de ma vie, peut-être à la veille de.; Eille), ceux de Gilles Vigneault, celui de Claude Gauthier et ceux de Gilbert Langevin sont très beaux à lire et que l’audition est enrichie par la lecture.Mais on ne trouve pas que les textes des chansons dans ce bon petit livre.L’étude qui les précède est bien faite.Louis-Jean Calvet décrit la carrière de Pauline Julien, analyse sa tenue de scène et sa façon d’interpréter les chansons de son répertoire.Parlant du Québec, il ne cherchera pas à épater ses lecteurs français avec une sauce Maria Chapdelaine comme le faisait Lucien Rioux dans son livre sur Charlebois dans la même collection.Puisqu’il est question de livres et de Robert Charlebois, on peut signaler la parution prochaine d’un Robert Charlebois déchiffré chez Leméac.Ce livre écrit par Claude Gagnon (L’auteur des paroles de “Fu Man-chu” et d’“Alchimie”) viendrait compléter un manque important si son titre ne ment pas.Jusqu’ici les livres de Benoit l’Herbier, Charlebois qui es-tu?aux éditions de l’Homme et celui de Lucien Rioux, l’un biographique et l’autre sociologique, ne poussaient pas très loin l’analyse du travail de l’auteur de la “Complainte de presqu’A-mérique”.Si on laisse les livres de côté pour en revenir aux disques, j’ai bien aimé la musique du film “Les Granges brûlées” (Gamma GS 177).Je n’ai pas vu le film, mais la musique de Jean Michel Jarre est bonne.Elle crée une atmosphère qui coïncide bien avec la température d’octobre, quand on reste enfermé chez soi dans la noirceur du plein jour.Il y a peu d’instruments: un synthésiser omniprésent ainsi qu’une batterie et une voix féminine occasionnelles.Remarquez bien qu’il ne s’agit pas d’un disque qu’on écoute sans rien faire d’autre, il pourrait ennuyer dans de telles circonstances.Non, il s’agit plutôt d’un disque plaisant qu’on fait jouer pour couvrir les bruits de radio des voisins quand on veut parcourir des revues tranquillement.Marcel Le Couëdic présente àes ‘Visages Irréels ' jusqu'au 22 octobre 2100 rue Crescent MONIQUE B.PERRON ROLAND GIGUÈRE céramiques dernier jour dessins LES PROCXJÇnONS PERLE présentent ANDRÉ GAGNON 1564, rue St-Denis Métro Berri-Oemontigny Sortie St* Denis tnm 861 0563 du 4 oct.au 2 nov.UDU d’alfred jarry luce 'J- marcel guilbeault sabourin mise en scene jean-pierre ronfard Galerie Jeanne newîhan 1452, rue Bishop 288-3653 “Allie dans l’encadrement, la tradition du bon travail à l’expression contemporaine” Morency Frères Limitée 845-6442 845-6894 SAMEDI $ OCTOBRE bitets $350 »rAlter natif, Sauvé Frères & Centre Sportif Ce Soir galerie bernard desroches Oeuvres récentes • de Jean-Paul Jérôme du 3 ou 22 octobre 1194 ouest, rue sherbrooke, montréal H3A 1H6 / tél.842-8648 Dès le lundi 7 octobre et les 9,12,14,17 et 19 octobre.Maureen Forrester Clarice Carson Robert Savoie Louise Lebrun Pierre Duval André Lortie Gabrielle Lavigne Salvatore Sciascia Giovanni Foiani La première de Falstaff est présentée dans le cadre des Soirées du Maurier LOpéra du Québec Un chef-d'œuvre de verve, de rire et de fantaisie Falstaff de Verdi Avec Louis Quilico dans le rôle-titre Mise en scène: Carlo Maestrini Direction musicale: Franz-Paul Decker Décors et costumes: Robert Prévost Billets: $4.00, $5.00, $6.00, $7.00, $9.00, $10.00, $11,00, $12.00 Une production de la Régie de la Place des Arts Venez visiter la (falexie cC Art deé >93, tue TH&ti*.Stc-AcUU, P.Z.lii.(5>4) 229-2Î2Z ÇOTZ >£0 Ouverte tous les jours de 13 à 20 heures.Fermée lundi et mardi SALLE WILFRID-PELLETIER v) pLA(CE DES ARTS,Montréal 129 (Qùébéc) Tél: 842-2112 FOYER DÈS /4RTS E4TON 9' ÊT4GE, CENTRE-VILLE Exposition des peintures d'artistes canadiens réputés tels que A.Ayotte, G.Pfeiffer, M.Favreau, R.Simpkins, J.M.Blier, A.Zadorozny, G.Gingras, P.Trudeau, K.De Condé, H.Januszewicz, G.Rae, R.Montpetit, V.Walker, A.S.Kirshner, W.Ferrier, I.Shaver, C.Fauteux, S.Beecher et autres du mercredi 9 au samedi 26 octobre PûcaflB be PTîïiireninfifl tE Voyez notre drapeau sur Crescent du jeudi 3 oct.au mercredi 9 octobre cZle.ÿhsunisJi, dsiôu fi ht* 2185, rue Crescent (2e étage, près de Sherbrooke) lun.-merc.1: 9lt.-6h — jeu vend 9h -9h — sam.: 9h -5h « cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 «19 la MUSIQUE mm L’OQ inaugure: un “Falstaff ’ par GILLES POTVIK V_____________ En offrant ce mois-ci au public de Montréal et à celui de Québec, l’opéra “Falstaff” de Verdi, l’Opera du Québec inaugure une quatrième saison sous le signe de la bonne humeur, de la saine ironie et de la joie de vivre telles que cristallisées dans un chef-d’oeuvre lyrique qui occupe une place à part dans l’histoire de la musique.En dépit de ses incontestables qualités, tant du point de vue musical que dramatique, “Falstaff”, demeure avant tout un régal pour les épicuriens de la musique, ceux qui, au-delà de l’éclat extérieur d’une oeuvre, se plaisent à l’étudier en profondeur pour en saisir tous les aspects.Compte tenu des réalisations de l’Opéra du Québec à ce jour, notamment de celles d’opéras de Verdi comme “Otello” et “La Traviata” et surtout de “Gianni Schicchi” de Puccini, un autre chef-d’oeuvre de la bonne humeur au théâtre lyrique, on peut prédire que “Falstaff” ne le cedera en rien aux oeuvres ci-haut mentionnées.La distribution est éclatante et réunit des chanteurs canadiens prestigieux, à commencer par Louis Quilico oui chantera ici son premier Falstaff.On l’a vu et entendu dans ce rôle à la télévision de Radio-Canada il y a quelques années et déjà sa conception du rôle reflétait une intelligence dramatique et une maîtrise vocale qui ne peuvent que s’être affermies avec le temps et l’expérience.Robert Savoie, qui fut le Falstaff lors de la création canadienne de cet opéra à l’Opera Guild de Pauline Donalda en 1958, au Her Majesty’s, cam- pera cette fois le personnage de Ford, un rôle qui est pres-qu’aussi important que le rôle-titre.Nos deux barytons seront entourés de figures familières aux spectacles de l’Opéra du Québec, à savoir Clarice Car-son, Louise Lebrun, Pierre Duval, Gabrielle Lavigne, Salvatore Sciascia et autres.On pourra également applaudir une nouvelle venue à l’Opéra du Québec, mais qui n’a pas besoin d’être présentée au public Québécois.Maureen Forrester, l’un des grands contraltos actuels, dont la carrière, surtout vouée jusqu’ici au concert et au récital, s’oriente de plus en plus vers le théâtre lyrique, fera ses débuts à l’O Q dans le rôle époustouflant de Dame Quickly, l’une des trois protagonistes du beau sexe qui donnent du fil à retorde à sir John Falstaff, contrecarrant hardiment ses ambitions de séducteur insatiable.A la direction musicale et scénique, l’on retrouvera les responsables du “Trittico” de Puccini, qui reste dans la mémoire de plusieurs comme la plus belle réussite de l’Opéra du Québec, à savoir Franz-Paul Decker et Carlo Maestrini.Et le public qui se rendra aux représentations de “Falstaff” se régale déjà des décors et costumes de Robert Prévost qui ne manqueront pas d’être somptueux.Aujourd’hui, plus de 80 ans après sa création, “Falstaff”, tout comme “Otello”, continue d’occuper une place spéciale dans la production verdienne.C’est un ouvrage qui ne peut rivaliser en popularité avec des oeuvres comme “Rigoletto”, “La Traviata”, “Il Trovatore” et “Aida”, quatre piliers du répertoire de toute maison.C’est l’ouvrage idéal pour un festival, qui fait les délices des connaisseurs, de ceux qui conçoivent l’opéra comme le mariage de la musique et de l’action dramatique.‘Talstaff” est l’opéra que recherchent les chanteurs-comédiens, les metteurs en scène et les chefs d’orchestre qui cherchent à sortir de la routine du “concert en costumes” pour entrer dans le monde magique du véritable théâtre musical.Au lendemain de sa création triomphale à la Scala de Milan, le 9 février 1893, “Fasltaff” fut l’objet d’un concert d’éloges d’une unanimité comme le compositeur, au passé pourtant riche en triomphes, n’avait pas encore connu.Quand, six ans plus tôt, Verdi avait offert au monde musical un autre chef-d’oeuvre, “Otello”, il s’était trouvé un critique pour dire qu’il cherchait maintenant à imiter Wagner, afin de pouvoir rivaliser sur son propre terrain avec le maître de Bayreuth dont les oeuvres s’affirmaient de jour en jour à l’échelle mondiale.Certains ne se gênèrent même pas pour insinuer que Verdi était jaloux du succès grandissant de son collègue germanique.“Falstaf” rallia tous les suffrages de façon inconditionnelle.Chacun n’en finissait pas de s’émerveiller du géni du vieux compositeur, dont la verdeur, l’enthousiasme, semblaient vouloir défier les lois naturelles.Non seulement son ins- s - \ | | vérité telle qu’il la croyait être.“J’aime, dans les arts, tout ce qui est beau,” a-t-il écrit un jour à son ami, le peintre Domenico Morelü, “je piration ne s’était pas tarie avec l’âge mais il semblait avoir trouvé une vitalité nouvelle, et son génie s’exprimait avec la même autorité, le même métier fulgurant, dans la “comédie ly- ne crois nullement à ce qu’o'n rique” que dans le grand opéra appelle l’école, et j’aime ce dramatique.Le traitement vo- ! —1 -: —1 -1' - cal restait d’une maîtrise et d’une variété que Ton admirait déjà et l’instrumentation brillait de mille feux, libérée des clichés qui se retrouvaient parfois dans ses oeuvres antérieu- res.Malgré ses nombreuses innovations sous plusieurs aspects, “Falstaff” reste néanmoins fidèle à la longue tradition esthétique italienne.Si le style a changé et si' la forme du discours a été modifiée, les protagonistes sont appelés à chanter, avec un orchestre qui est là pour les appuyer sans doute, mais qui ajoute fréquemment un commentaire instrumental à l’action scénique.Ce commentaire est toujours éloquent mais reste toujours dans les limites du bon goût et de la discrétion.“Falstaff” marque certes la fin d’un cheminement créateur et d’une carrière mais il ouvre les portes d’un*monde lyrique nouveau, l’aboutissement d’une vie consacrée à acquérir la maîtrise de l’expression obtenue par la voix chantée, à épurer un art que le créateur maniait avec une facilité telle qu’il lui arrivait souvent de tomber dans l’exagération et le superflu.Mais dans tous ses styles, Verdi est resté lui-même, cherchant toujours à l’expression de ce qu’il sentait, de la qui est gai, ce qui est sérieux, ce qui est terrible, ce qui est grand, ce qui est petit, etc.J’aime tout, pourvu que ce qui est petit soit petit, que ce qui grand soit grand, que ce qui est gai soit gai.Bref, que tout soit comme il doit être: vrai!” Maureen Forrester CRI DU COEUR suite de la page couverture restation, l’incarcération et la mise en liberté.Au début du film, les comédiens se présentent et nous expliquent brièvement comment ils perçoivent les personnages qu’ils interprètent dans le film.Brault indique ainsi et affiche l’impérieuse nécessité de reconstruire le vécu, d’élargir les voies du documentaire en passant par la fiction et d’impliquer directement le spectateur dans une tragédie qui le concerne.La réussite du film de Brault repose aussi sur le précieux équilibre qui s’établit entre l’image et le son, entre ce que le spectateur voit et ce qu’il entend, entre ce qu’on lui montre et la réflexion sur ce qu’on lui montre.Il y a d’un côté le visage des personnages réduit à Tépiderme, d'un autre côté tous les bruits étouffants de la prison et finalement les voix qui commentent ce que les visages ne peuvent expliquer.Arrêtés, déshabillés, violés au plus profond d’eux-mêmes, les personnages sont emportés dans un mauvais rêve aux assises insaisissables.Submergés par la douleur de l’humiliation, us sont incapables de formuler pendant l’arrestation et l’incarcération la véhémence des sentiments qui les habitent.Seuls leurs visages abi-més nous restituent la juste mesure, l’exacte équivalence de leurs tour- ments, de leurs étonnements et de leurs consternations.Ce que nous voyons tient des spasmes incohérents et de la concentration douloureuse.Or, l’image n’atteindrait jamais une totale unité émotionnelle s’il n’y avait le son pour la renforcer et la multiplier.Les portes des corridors qui s’ouvrent et se referment avec une férocité et une précision insoutenables, les dés introduites dans les serrures, les pas et les voix qui résonnent entre des murs aux couleurs ternes; tout cela crée une véritable symphonie inquiétante de bruits métalliques inlassablement repris et orchestrés par des geôliers toujours prêts à terroriser par des moyens de plus en plus subtils Presque abstraits, les bruits enserrent de toutes parts les personnages, les enferment dans un monde à la limite du fantastique.Il est fascinant de voir comment à partir d’éléments sonores englués dans le réel, Brault finit par fabriquer un univers irréel où tout est à la fois effroyablement logique et illogique, tangible et intangible, précis et imprécis.La qualité sonore est, il faut le dire, d’une justesse estraordinaire.Et la perfection du rapport image-son est aussi discernable dans la façon avec laquelle Brault, à un rythme irrégulier, intercale dans le cours du récit,, au fur et à mesure que se déroulent les outrages de l’incarcération, les commentaires des victimes après leur remise en liberté.Il s’établit ainsi entre le vécu et la réflexion sur ce vécu une tension à la limite du tolérable.Les moments les plus émouvants du film sont justement ceux où le texte complète, en le disant d’une autre façon, ce que montre l’image.Fait rarissime au cinéma, le cinéaste a réussi à protéger et à conserver au présent de l’image le caractère subjectif du souvenir.Mais ce qui mérite peut-être le plus d’admiration, c’est la maîtrise avec laquelle Brault a dirigé ses interprètes.C’est pendant plusieurs minutes parfois que l’acteur reste dans le champ de la caméra, parle, se déplace ou se fige avec un naturel, plus, avec une grâce inimaginable.Seuls, dans le cinéma québécois, Jean-Pierre Lefebvre dans II ne Faut pas Mourir pour Ça ou dans le très beau et méconnu La Chambre Blanche, et Jacques Leduc dans les inestimables On est Loin du Soleil et Tendresse Ordinaire avaient obtenu une telle homogénéité de l’interprétation.On reste confondu par l’immense talent de Michel Brault.Les Ordres est l’un des honneurs du cinéma québécois.ACCLAME PAR TOUTE LA CRITIQUE! Un très grand film sur un très grand sujet.Le premier véritable chef-d’oeuvre du cinéma québécois.Robert Lévesque -Québec-Presse Un film qui vous poigne aux tripes.Solange Qagnon - Photo Journal Touchant et bouleversant .Brault a réalisé un de nos plus captivants films.Fernand Patry -Qala des Artistes Un film bouleversant.admirablement Interprété .Brault se révèle Ici incontestablement un très grand cinéaste.Jean- Pierre Tadros - Le Jour Un film très Important.à l’échelle de tout le Québec.Jocelyne Dépatie -Journal de Montréal “Les Ordres ”, le film i voir avant tout autre.Pierre Luc - Journal de Montréal .accessible à tous ceux qui aiment le bon cinéma.Un excellent film.A voir.Manon Peclet - Dimanche-Matin Un pur chef-d’oeuvre .Tout Québécois digne de ce nom se doit de voir “Les Ordres".ailles Marsolais - Radio-Canada A voir absolument par tous ceux qui n 'ont pas peur de la vérité.Claude Leclerc -Secret des Artistes Un événement capital dans l'histoire de notre cinéma.Claude Dalgnault - Le Soleil Le chef-d'oeuvre qu’on n’espérait plus .Les personnages de Michel Brault sont d’une authenticité hallucinante.Jean Lapointe se révèle comme un prodigieux acteur.Assurément la révélation de l'année au cinéma.Marc Chatelle - Le Petit Journal L’un des films les plus percutants du cinéma québécois.Lyne Bourgeois - CKAC Il fallait que quelqu’un ait l'audace .C’est lait.Et bien fait.Claude Robert -Journal de Québec Avec “Les Ordres", la nouvelle saison débute en beauté.Luc Perreault - La Presse J'espère que tous les Québécois auront le courage d’aller voir ce film.Ghislaine et Robert - CKAC Claude Gauthier passe l'écran comme une balle.Il est absolument convaincant.On ne peut pas vivre au Québec en ’74, à moins d’éfre complètement désintéressé de notre sort collectif, sans avoir vu ce film-lé.René Homier-Roy -Bon Dimanche POUR TOUS WM® ; ' ' Romy Schneider est le charme même de la monstruosité .Express Un Michel Piccoli époustouflant ’ -Télérama Une charge féroce, grinçante et corrosive , -Télérama Le Trio.Infernal MICHEL PICC©LI ROMY SCHNEIDER dans un film realise par FRANCIS GIROD HORAIRE: 12.25-2.45-5.05- 7.25-9.45 CHEVALIER 845-3222 1590, ST-DENIS LE GROUPE LA LAURENTIENNE PRÉSENTE 1£S CRATIDS €HPLORfiiï€URS & opV'’’ SALLE LE PLATEAU 3710, Callxa-Lavallée parc Lafontaine — métro Sherbrooke et autobus 24 est 3-4-S-6- 7-8 OCTOBRE à 20.30 hres matinée 6 OCTOBRE à 14.00 hres BILLETS: $3.00 et $2.00 (étudiants) BILLETS EN VENTE: EXPLO-Mundo, 4SI St-Sulpice, métro PLACE D'ARMES LA CORDÉE, 2159, Ste-Catherlne est, métro PAPINEAU SALLE LE PLATEAU de 13.00 hres è 18.00 hres RENSEIGNEMENTS: 284-3222 ou 294-0181 UNE PRODUCTION EXPLO-MUNDO ST-JÉRÔME: 10 OCTà 20.30 hres AUDITORIUM ANDRÉ-PRÉVOST JOUR: 436-4330 SOIR: 1-430-1189 SPECTACLE POUR TOUTE LA FAMILLE III un film de Michel Brault lions Prisma Jean Lapointe Hélène Loiselle Guy Provost Claude Gauthier Louise Forestier «¦Si ill® RIVOLI PUCE vint marie 866-2644 ¦ST-DENIS A BELANGER, 377-4129 GREENFIELDPk.| LAVAL I VERSAILLES PI Greenfield Park 671 6129 I Centred AchatsUVAL E88 8200 I 7265 Sherbrooke E 3537880 (LAISSEZ-PASSER NON VALABLES).PLACE VILLE MARIE A RIVOU-1; A 1.30, 3.30, 5.30, 7.30, 9.30 P.M.SAMEDI DERNIER SPECTACLE A 11.30 P.M.LAVAL-2, GREENFIELD-2, VERSAILLES (SalonRouge), SUR SEMAINE A 7.00 A 9.00 P.M., SAMEDI A DIMANCHE A 1.00, 3.00, 5.00, 7.00 A 9.00 P.M.SAMEDI DERNIER SPECTACLE A 11.00 P.M.ÉGALEMENT AUX 3INÉMAS SUIVANTS I mo | SOREL GALERIES DE GRANBY GRANBY BOÎTE A FILMS ST-JEAN I le^ THEATRE Ftonfard sur Ubu : ‘j’aime les pièces non-filmables’ r- VI>KIK\ GRUSLIN Depuis hier le TNM présente ‘Ubu” d’Alfred Jarry.Le spectacle mis en scène par Jean-Pierre Ronfard constitue un reconstruction 'composée “d’Ubu roi” en version réduite, suivie ‘‘d’Ubu enchaîné” quelque peu abrégé.Cet assemblage donne un spectacle de deux heures trente environ.Ronfard monte “Ubu” pour la troisième fois tandis que Marcel Sabourin joue le personnage pour la seconde fois.Cette oeuvre démoniaque, écrite en 1888, loge à l’enseigne de la démesure, de l’agression.Tout existe dans cette oeuvre baroque.Une part indéniable d’amusement s’allie à une constante dérision.Les actions se multiplient à un tel rythme qu’elles deviennent la négation même de tout événement véritable.Tout se fait et se défait comme par magie, un jour on est roi, le lendemain valet.Même en n’échappant pas à la règle, le père Ubu Jarry toutes les conventions se trouvent grossies.Elles participent à la démesure.Le texte se veut une agression théâtrale, agression qui paradoxalement devient un retour aux sources même du genre.Il faut que les bagarres soient fausses chez Jarry, on retrouve là l’artifice essentiel de la convention.De toute manière, une bataille sur scène a toujours l’air de mal coller.Ne vaut-il pas mieux grossir?Cet aspect constitue une des données principales de l’oeuvre montée par le TNM.“Ubu” est devenu un objet culturel, c’est indéniable.Alfred Jajty a créé le théâtre de l’absur Je avant la lettre.Les Ionesco, Beckett, l’ont reconnu comme leur père, de même qu’ils l’ont consacré grand prêtre de la “Pataphysique”.L’école (il faut l’entendre avec humour.) se veut la “sience des solutions imaginaires.qui permet à chacun de vivre comme une exception, de n’illustrer d’autre loi que la sienne.” Cette définition tirée du livre “Clefs pour la Pataphysique” nous situe dans une perspective tout à fait moderne.Les personnages aussi bien d’Ubu que de Jarry lui-même (ainsi qu’un des plus célèbres pataphysiciens comme Boris Vian) rendent merveilleusement compte de ce point de vue.Individus marginaux décriés, incompris de leur temps de la même manière qu’Ubu fit scnadale comme une vulgaire exagération théâtrale.Au moment de sa création, le genre baignait dans un réalisme ou-trancier.Etant une plongée dans l’irréel, Ubu tient du surréalisme, encore la avant la lettre.La modernité d’Ubu dure.Jean-Pierre Ronfard précise: “L'agression contre le théâtre est peut-être moins percutante en 74, ce n’est pas sûr, on verra.La caricature de tous les régimes totalitaires a pu tomber quelque peu car les temps ont changé, mais l’absolutisme de la cruauté persiste.” L’attitude d’Ubu peut se résumer par cette phrase: "J’vais tuer tout i’monde.J’vais tout changer.” Et quand ce même Père Ubu réplique, en colère, à sa femme “Le mauvais droit ne vaut-il pas le bon!”, il n’a aucunement vieilli.Il a fait choc en son temps, sans doute le fait-il toujours.Aux dires du metteur en scène, “Ubu constitue le destructeur parfait par désir de jouir (de s’enrichir)”.L'anarchiste déchaîné pour son pur et unique profit est un gros lâche repoussant.Ses tares le rendent humain.Sa trouille sent l’humain.Il rend à lui seul, tous les défauts de l'humanité.Et la mère Ubu qui rêve d’être un jour reine de Pologne, possède autant d’ambition que son Jules.Si elle le pousse sans cesse, c'est toujours dans la perspec- Marcel Sabourin et Luce Guilbeault conserve, tout puant qu’il soit, un panache royal.Les choses inutiles côtoient les énormités ou les invraisemblances.On baigne en plein univers de fantastique.Pourquoi monter “Ubu” en 1974?Pour rester dans l’esprit cavalier de la pièce, on pourrait répondre: pourquoi pas?Jean-Pierre Ronfard répond en disant: “J’aime bien monter un théâtre permettant un certain délire.” Rappelons simplement que “la charge de l'orignal epormyable”, qu’il a mis en acte en mars dernier, témoigné parfaitement de ce goût.“Le théâtre-reproduction-de-la-vie, c’est bon pour la TV et le cinéma aujourd'hui! J aime_ les pièces non filmables.théâtrales, c’est-à-dire reposant sur des conventions” ajoute-t-il.Chez film de Bertrand Blief moncasne rsacRée \ THE HOLY MOUNTAIN | sous-titres français de ci.Jodorowsky “Un spectacle fascinant.repus de surprises, gavés d'émotions, nous gardons le souvenir d'un film extraordinaire.Jodorowsky a tous les talents avec, de surcroît, un brin de génie." — LC MONDE SALLE EISENSTEIN [pour roüs] UN CHEF D OEUVRE d ALAIN TANNER LE RETOUR * D'AFRIQUE HORAIRE LUN.A VEN.7.15-9.30 Le plus beau film de Louis Malle _ tut 7e Sem.^— Louis Malle s impose comme le nouveau patron du cinéma français.\ fXPRtSS ) Un chef-d oeuvre.ACOMBE LUCIEN Étudiants: $1.50 FLIUn DE LYS 858 est Ste Catherine 288 3303 CINEMA DE PARIS tive d’y trouver son profit.Malgré ses apparences de meneur de jeu, Ubu n’est souvent guère plus que le jouet de sa femme qu’il salue un matin en disant: “Hola mère Ubu, tu est bien laide aujourd’hui; c’est parce qu’on a du monde!” La pièce contient un incessant jeu de peur, de crainte, de guerre.“C’est le jeu du faire peur et d’avoir peur” dit Ronfard qui précise qu’il a augmenté l’importance de la Mère Ubu.On assiste à l’image grossie du couple qui toujours se menace, qui se traite de tous les noms de la terre, qui semble toujours sur le point d’en venir aux coups mais qui n’y vient jamais.Le père Ubu ne frappe jamais sa bougresse de femme.Autour d’eux gravitent 12 palo-tins qui tiennent tous les rôles (et ils sont nombreux).Durant le spectacle, on sentira constamment des gens qui derrière s’activent, préparent des choses.Accessoiristes, éclairagis-tes, personnages, les palotins dans un mouvement continu devraient permettre un spectacle continu.Ces palotins deviendront les armées, les esclaves, certains personnages précis dans une mise en scène des plus baroque.“Etant les hommes à tout faire, ils permettent de ne pas alour- UN »*• !?(jg-IN Ittt-IN UI1NI» ÏCMÏICII mis HlftMl 71I HW wesemBit dans une pioduclior.de JACQUES ERIC STRAUSS apres L HERITIER'' “ PHILIPPE L IUN.À VIN.: 7.10-9.30 SAM.-DIM.: 1.30 - 3.30 -5.10-7.30-9.CRENIAZIE ST DENIS.CREMAZIE 3114210 dir le show.” La pièce nécessite une grande stylisation, plusieurs objets sont mentionnés qui n’apparaissent jamais.Cela va avec l’esprit-même de la pièce.S’il fallait que tout y soit, on n’en finirait plus.L’idée de l’inutile, témoignage de l’agression théâtrale, doit cependant persister.Le dosage est difficile, il faut en mettre assez pour qu’il y ait l’air d’en avoir trop.Ainsi, le personnage de l’Anglais n’a rien à faire là.L’histoire des hommes libres est complètement farfelue, de même que celle de Soliman qui nous apprend invraisemblablement qu’Ubu est son frère.Sur la scène, la galère, l’ours, le tapis volant, les batailles font partie de la démesure.Ils doivent se trouver là.La farce de potache, le guignol sont essentiels.Le cirque doit exister, Ubu est la coherence de l’illogisme.Une des idées dominantes du spectacle tient dans l’air intestinal de la pièce.On a voulu mettre de l’avant son côté viscéral.Tout le décor et les costumes témoignent de la gidouille (la bedaine) du père Ubu.L’idée principale du décor consistait à tenter de la reproduire.Il contient des espèces de boyaux d’incendie partout, on y reconnaîtra les tripes.De même le costume du DUSTIN HOFFMAN 14 ANS '[V KH.kiiiiin Un lrio*|ili.•cl.l.l ¦ L'un dis ¦.iH.»rs *,s' terns i date Time Magasin® /• "LITTLE BIG MAN" ^ Panavision Technicolor J.» - BIG MAN- VEN; 9.15 SAM.: 7 WM.: 12.25-4.45 9.15 SEM : 7.30 Distribution Prima Film Uamourfou Adu|tes a un fils pour sa mère/ m ET PIMENTS VERTS ?INA LOLLOBRIGIDA 4 DANIELLE OARRIEUX - RENAUD VERLEY - CONCHITA VELASCO A- A 1.00.3.00.RIVOLI ST-DENIS S BELANGER, 277-3125 ils avaient l’amour au fond du cociu Michel Costom présente Jean Duceppe Denise Filiatrault dans un film de Richard Martin Yvon Dufour Luce Guilbeault Andrée Lachapelle Yves Létoumeau Gérard Poirier Louise Portai Robert Maltais Catherine Bégin musique de ;5, Claude Léveillée une production.Richard Hellmi Marcel Dubé es(ux, zncïies FLEUR DE LYS 858»*st Ste Catherine 288 3303 JEAN-TALON 4255 Jean Talon 725 7000 CINEMA DE PARIS 896 O Ste Catherine 86t 2996 père Ubu est-il “un en-dedans fiar en dehors” pour employer 'expression de Marcel Sabourin lui-même.Il en va ainsi pour tous les autres personnages.Les viscères ne quittent jamais la scène, un tel décor vient et se situe nulle part.Ubu n’a ni race ni couleur.On a tenté de créer un lieu fantastique non identifiable.Le monde des tripes, c’est écoeurant, c’est la merde du début, c’est l’humanité ubuesque, c’est une part de l’humanité tout court! ,fCe décor démesuré entoure le monde de palotins, ces êtres larvaires qui constituent le cortège d’Ubu” ajoute le metteur en scène.“En somme, Ubu constitue un spectacle primaire où on peut respirer”.Marcel Sabourin a déjà fait le personnage, comédien chevronné très habile, il est parfaitement familier avec lui.Il en va de même pour Luce Guilbault dans la mère Ubu.Quant aux 12 palotins, ils semblent avoir du pep à revendre.Ils jouent un role déterminant dans toute la mécannique du spectacle.Il suffit d’avoir assisté à une répétition pour constater l’activité fébrile qui anime toute l’équipe.L’aisance de Marcel Sabourin est aussi frappante.On y voit également la très grande complexité du montage et on souhaite qu’aucun alouridssement n’en découle.Si Ubu constitue un spectacle primaire de base, il n’en ést pas moins très malin dans son langage.Bon nombre de procédés qu’on a attribué à la verve d’un Ionesco, sont la trouvaille d’Alfred Jarry.“Ubu témoigne d’une culture livresque et d’un langage culturel presque sans défaut” dit Ronfard.La grammaire est parfaite mais on dit n’importe quoi.Il arrive même que le langage devienne magique.Ubu tient par moments du conte de fée! Lorsque le père Ubu se sent en force, aussitôt dit aussitôt fait, le fantastique fonctionne à plein.Jamais les mots ne sont pesés dans cet univers, ou bien le sont-ils plus que jamais.Ce n’est pas par hasard que les pires incongruités succèdent aux jeux de mots les plus subtils sans oublier nombre de raisonnements totalement absurdes dont le ressort n’est pas étranger au langage.La loufoquerie de la conspiration suivie de l’attentat contre le roi Venceslas n’est qu’un exemple parmi une légion d’autres dont la pièce regorge.Il faut bien reconnaître qu’“Ubu” constitue un théâtre barbare fascinant pour les uns, malodorant pour les autres.La pièce a toujours suscité des réactions fort diverses.Même l’éclairage du spectacle va témoigner de cette fantaisie.“Il ne sera pas rare de voir le gros Frenel qui bave” aux dires de Jean-Pierre Ronfard.L’éclairage, il faut s’y attendre, aura la grosseur de la “gidouille” d’Ubu.“De par ma chandelle verte, dirait le père Ubu, il faut venir me voir.Sinon, je vais vous couper les oreilles!” etsouNi meron Adultes LUN.A VEN.: 7.30-9.30 SAM.-DIM.: 1.30 - 3.20 - 5.20 7.30-9.30 le DAUPHIN BEAUBIEN PRÈS D’IBERVILLE 721-6060 DÉS V1NPB1DI LM 11 OCTOBB1 Letouch rappelle sa vie.sa carrière, la réussite d'Un Homme et une Femme! Un nouveau style, une nouvelle technique, un nouveau cinéma.Le point Un leu d'artifice, un torrent, bourrés d'idées, d'événements d'émotions et de sensations.On n'a pas le temps de s'ennuyer! Le Journal du Dimanche Epoustouflant.Claude Lelouch, c'est le Victor Hugo du cinéma.Son film est prodigieux France-Soir Une technique remarquable .Marthe Keller excellente.Un assemblage habile Le romantisme cher à Lelouch.Paris Mr Un film d'une sincérité absolue.Lelouch est un brillant chasseur d'images, un cinéaste sensible, un excellent conteur Le Monde POUR TOUS LES FILMS MUTUELS association LES FILMS CLAUDE MICHAUD présentent Claude Lelouch C est l’anatomie d’un coup de foudre Je considère ce film comme mon premier vrai film Marthe Keller André Dussolier Charles Denner Gilbert Bécaud Caria Gravina , Charles Gérard Musique de Francis Lai 2.00-4.30-7.00-9.25 ST DENIS.STE CATHERIN! lia 2424 V sports Le Devoir, samedi 5 octobre 1974 • 21 La série Canada-Union soviétique Un mécontentement général règne à Moscou MOSCOU (PC) - Rick Ley et Valery Kharlamov se sont serré la main, hier, moins de 24 heures après que le défenseur d’E-quipe Canada eut frappé l’avant soviétique pour lui ouvrir une ancienne coupure et lui ensanglanter le visage.Le disgracieux incident est survenu à fa fin de la 6e partie de la présente série de hockey Canada-Russie avant-hier soir et a fait le sujet de plusieurs critiques de la part des dirigeants de l’équipe soviétique et, aussi, des journaux Fravda et Sovietsky Sport et de l’agence Tass.Ley a expliqué qu’il avait frappé le premier joueur russe qu’il avait vu et que c’est donc par hasard qu’il attaqua Kharlamov.Davis fait volte-face Le voltigeur de centre Willie Davis a déclaré hier qu’il ne poursuivra pas sa carrière à Montréal l’an prochain parce que la direction des Expos de Montréal n’avait pu lui assurer qu’elle ne l’échangerait pas à une autre formation.Après avoir dit qu’il ne jouerait pas la saison prochaine, Davis a rappelé qu’on lui avait promis qu’il serait avec les Expos pour la durée de son contrat de deux ans.Il a toutefois admis que rien de cette promesse ne transpire dans son contrat.baseball Eliminatoires Ligue Nationale Aujourd’hui Los Angeles vs Pittsburgh, 13h Demain Los Angeles vs Pittsburgh, 13h Mardi Pittsburgh à Los Angeles, 15h30 Mercredi Pittsburgh à Los Angeles, 15h30, si nécessaire Jeudi Pittsburgh à Los Angeles, 15h30, si nécessaire Ligue Américaine Aujourd’hui Baltimore à Oakland, 16h Demain Baltimore à Oakland, 16h Mardi Oakland vs Baltimore, 14h Mercredi Oakland vs Baltimore, 14h, si nécessaire Jeudi Oakland vs Baltimore, 14h, si nécessaire hockey Série Canada URSS URSS 3-1-8-5-3-5 Canada 3-4-S-5-2-2 Mardi URSS 3, Canada 2 Jeudi URSS 5, Canada 2 Ce matin Canada vs URSS, 11h Demain Canada vs URSS, 11h Classement pj g p n bp bc pts URSS 6 3 1 2 25 21 8 Canada 6 1 3 2 21 25 4 Parties hors-concours Jeudi Montréal 3, Boston 1 Washington 6, Detroit 4 St-Louis 7, Denver (LCH) 1 Indianapolis (AMH) 3, Minnesota 3 (AMH) Phoenix (AMH) 6, Des Moines (LIH) 2 Winnipeg (AMH) 5, Edmonton (AMH) 5 Hier soir Phoenix (AMH) vs Vancouver (AMH) Indianapolis (AMH) vs Detroit (LNH) Cleveland (AMH) vs Pittsburgh (LNH) Philadelphie vs Atlanta Los Angeles vs Californie Toronto vs St-Louis Ce soir Rangers NY vs Islanders NY Toronto vs Detroit Boston vs Chicago Buffalo vs St-Louis Philadelphie vs Pittsburgh Kansas City vs Washington Vancouver vs Los Angeles Minnesota (LNH) vs Hershey (LAH) N.-Angleterre (AMH) vs Québec (AMH) Phoenix (AMH) vs Vancouver (AMH) San Diego (AMH) vs Californie (LNH) Michigan (AMH) vs Indianapolis (AMH) Demain Rangers NY vs Montréal Californie vs Los Angeles Detroit vs Buffalo Washington vs Kansas City Chicago (AMH) vs Québec (AMH) Cleveland (AMH) vs Pittsburgh (LNH) Vancouver (LNH) vs Edmonton (AMH) Minnesota (LNH) vs Toronto (AMH) Vancouver (AMH) vs San Diego (AMH) Les dirigeants de l’équipe soviétique ont demandé que Ley soit suspendu pour les deux derniers matches de la série qui auront lieu aujourd’hui et demain.Inutile de dire que les directeurs d’Equipe Canada ont carrément refusé cette demande.“Nous leur avons dit que nous voulions que Ley joue dans le prochain match et cela a mis fin a la discussion”, a déclaré Bill Hunter, directeur général du club canadien après une réunion avec les Russes qui eut lieu hier midi.“Ils ont aussi parlé de jeu rude et je leur ai dit que nous aurions probablement plus de joueurs blessés qu’eux lors de la prochaine partie”, a ajouté Hunter.Pravda, l’organe officiel du Parti communiste, a écrit: “Encore une fois, parce qu’ils perdaient, les Canadiens ont perdu leur contrôle”.Le journal Sovietsky Sport a pour sa part écrit: “Lorsque des joueurs, individuellement, remplacent la rudesse par de la brutalité, ils compromettent le haut calibre du hockey canadien”.Quant à l’agence Tass, son journaliste sportif a déclaré: “Les joueurs professionnels canadiens nous ont présenté une échauffourée dégoûtante après que la sirène eut annoncé la fin du match.Ils ont totalement oublié que dans les sports, on fait face à la défaite de façon chevaleresque et en respectant l’adversaire”.La conduite des Canadiens a été causée par celle plus ou moins incompréhensible au cours du match de l’arbitre russe Victor Dombrowsky qui a rendu plusieurs décisions considérées comme absurdes par plusieurs Canadiens.Hugh McLean, chef-arbitre de l’Association canadienne de hockey amateur, a dit que Dombrowsky s’était conduit “comme un arbitre excessivement chauvin.Il a manqué de courage”.McLean est avec Vern Buffey, chef-arbitre de l’Association Mondiale de hockey, responsable des arbitres de la sérié.“Nous avons entraîné ces gars-là durant deux semaines mais vous ne pouvez apprendre de nouveaux trucs à un vieux chien.Et il est impossible de donner du courage à un homme.Dombrowsky nous avait montré a Canada q’il connaissait les règles du jeu.La seule chose que nous pouvons croire maintenant est qu’il avait décidé avant le match vers quel club sa sympathie se tournerait”, a ajouté McLean en précisant que l’arbitre polonais Roguld Szczapak n’avait guère fait mieux lors du premier match disputé à Moscou et gagné 3-2 par l’URSS.Lors de la rencontre d’avant-hier soir, Dombrowsky donna 33 minutes de punition au Canada et seulement 9 aux Russes.McLean a aussi annoncé que l’arbitre canadien Torn Brown serait l’officiel de la partie d’aujourd’hui et que Joseph Kompalla de l’Allemagne de l’ouest serait l’arbitre demain.Boris Kulagin, instructeur des Russes, a suggéré après la partie que selon le code criminel soviétique Rick Ley pouvait être condamné à 15 jours de prison pour assaut après la fin d’un match.Plusieurs Canadiens ont dit qu’ils aimeraient rentrer chez eux alors que d’autres ont déclaré qu’ils ne participeraient jamais plus à une telle série.Equipe-Canada doit maintenant gagner les deux derniers matches pour finir sur un pied SU JVUV4J iiivauv- participa pas à un combat Valery vasiliev.Celui-ci Walt Alston hausse le ton PITTSBURGH (PA) - Le gérant Walter Alston des Dodgers de Los Angeles était un peu furieux, ce qui n’est pas son genre hier, alors que les journalistes lui firent remarquer que ses joueurs avaient perdu leurs 6 parties saisonnières jouées au stade des Pirates de Pittsburgh,' contre lesquels ils entreprennent une série éliminatoire 3-de-5 aujourd’hui pour le championnat de la ligue Nationale de baseball.“Pourquoi, ne demandez-vous pas aux Pirates ce qu’ils vont faire à notre stade où ils ont perdu 4 fois sur 6?Vérifiez vos statistiques et vous verrez que nous avons frappé 139 circuits contre leurs 114 et que nous avons compté 798 points comparativement à 751 pour eux.Nous avons gagné 102 parties et vous n’arrivez pas à un tel résultat avec des joueurs médiocres tout de même”, a-t-il déclaré.Danny Murtaugh, le gérant des Pirates, a été plus docile.“Lors d’une courte série, ce que vous avez fait précédemment ne compte pas”, a-t-il simplement dit.Murtaugh a aussi révélé que le lanceur Dôc Ellis, qui se brisa un doigt contre Philadelphie il y a 3 semaines après avoir gagné 9 de ses 10 dernières parties, était rétabli et pour- i^ÉWiiigltiiwfeiÉ rait participer à la série.Les Dodgers dominent chez les lanceurs aussi avec une moyenne de points mérités accordés de 2.97 comparativement à 3.49 pour les lanceurs du Pittsburgh.A Oakland, les Athlétiques sont confiants et croient pouvoir battre les Orioles de Baltimore, pour le championnat de la ligue Américaine, grâce à leur rapidité et leur force de frappe (132 circuits comparativement à 116 pour Baltimore).Les Orioles ont gagné 28 de leurs 34 derniers matcnes et, selon Sal Bando, capitaine du club Oakland, “ils ne peuvent continuer de gagner à ce rythme-là”.Les A’s, eux, ont perdu 16 de leurs 30 dernières parties.La rapidité d’Oakland sur les buts est représentée par Herb Washington (29 buts volés), Billy North (54).Burt Campane-ris (33) et Reggie Jackson (25).De fait, les A’s ont volé 162 buts en cours de saison.A Pittsburgh, le droitier Don Sutton (19-9 et vainqueur de 13 de ses 14 derniers departs) lancera contre le gaucher Jerry Reuss (16-11).A Oakland, les lanceurs en cause seront Jim Hunter (25-12) et le gaucher Mike Cuellar (22-10).d’égalité avec l’URSS qui a 3 victoires contre un seul échec.On sait que les deux clubs ont aussi joué deux matches nuis.Equipe-Canada devra exécuter cette remontée sans les services de Bruce MacGregor qui, blessé à un genou lors du match d’avant-hier, ne pourra pas participer aux deux dernières rencontres.Le rapide ailier a reçu une punition majeure jeudi même s’il ne particip contre le frappa trois fois au visage mais MacGregor ne répliqua pas afin que Dombrowsky inflige au joueur russe une punition de 10 minutes (non d’inconduite) qui est automatique dans le hockey international lorsqu’un joueur attaque un autre avec ses poings.Mais l’arbitre, qui avait signalé une punition de deux minutes à Vasiliev juste avant l’incident, oublia cette règle et la pénalité mineure qu’il avait déjà décidé de donner à Vasiliev et décerna plutôt des punitions majeures aux deux joueurs.Vasiliev avait précédemment attaqué Paul Henderson qui, hier, avait une douleur au cou, ce qui ne devrait toutefois pas l’empêcher de jouer aujourd’hui.Frank Mahovlich, qui ne joua pas bien au centre avant-hier, n’a pas participé à l’exercice d’hier matin.Mahovlich, Henderson, Ralph Backstrom et MacGregor sont parmi les joueurs qui ont dit qu’ils ne participeraient plus à une telle série dans de telles conditions.Backstrom a déclaré oue les joueurs n’étaient pas seulement déçus par l’arbitre Dombrowsky mais aussi par le traitement inhospitalier dont ils sont victimes.En plus d’avoir été obligés d’attendre 3 heures à l’aéroport lors de leur arrivée, leurs femmes ont reçu de très mauvais billets pour assister aux parties.Certaines ont aussi révélé qu’elles avaient trouvé des blattes (coquerelles) dans leur chambre.Henderson était tellement en furie lorsqu’il parlait de cette situation qu’il essaya trois fois de mettre une veste qui n’était pas la sienne.Les Russes ont aussi leurs problèmes après six rudes parties.Alexander Yakushev et Alexander Maltsev ne participeront peut-être pas au match d’aujourd’hui.Le premier a aggravé une blessure au genou avant-hier tandis que Maltsev a brièvement et vainement tenté de revenir au jeu après avoir été solidement mis en échec par Réjean Houle.Coupe Davis: New Delhi intervient premier simple contre Antonio Zugarelli, se joignit à son partenaire Frew McMillan pour battre Panatta et Paolo Bertolucci en double, 7-5, 6-4 et 10-8.La Fédération de tennis de l’Afrique du Sud a adressé un télégramme à Khanna pour tenter de la convaincre de jouer la finale.Elle a déclaré: “Nous voulons que vous sachiez que notre équipe a été choisie selon ses mérites et non pour des raisons raciales.Si votre gouvernement vous défend absolument de jouer en Afrique du Sud, nous sommes prêts à disputer la finale sur un terrain neutre”.Walter Elcock, président de la Fédération internationale de tennis sur gazon, a pour sa part déclaré à Boston qu’il était possible JOHANNESBOURG (AFP et PA) - La Fédération indienne de tennis consultera, aujourd’hui, le gouvernement de New Delhi pour lui demander l’autorisation de disputer la finale de la coupe Davis contre l’Afrique du Sud.Le secrétaire général de la Fédération internationale de tennis, Basil Reay, a donné cette indication, hier, après avoir eu un entretien téléphonique avec R.K.Khanna, secrétaire général de la Fédération indienne de tennis.Celui-ci avait affirmé à plusieurs reprises avant la victoire de l’Afrique du Sud sur l’Italie, par le compte de 3-0 et survenue hier alors que les joueurs sud-africains gagnèrent le double après avoir remporté Tes deux premiers simples avant-hier, que son équipe, finaliste après avoir battu l’URSS, refuserait de rencontrer ’Afrique du Sud pour des motifs politiques.Reay s’est montré optimiste après sa conversation téléphonique avec Khanna.“J’espère voir la finale se jouer du fait que la coupe Davis reste une epreuve prestigieuse.Toutefois, je sais que le gouvernement indien ne permettra jamais que la rencontre se déroule dans son pays.Il est possible que le match soit dispute sur un terrain neutre au cas où Tlnde refuserait de jouer en Afrique du Sud, ce qui est son droit.Je pense que nous devons éviter qu’un pays qui dispute la finale pour la première fois gagne la coupe par forfait”, a déclaré Reay.Hier matin, Ray Moore a terminé en deux minutes son match en simple contre Adriano Panetta qui avait été interrompu la veille alors qu’il menait 4-6.6-0, 6-3 et 5-4.Il remporta quatre points d’affilée pour gagner la troisième manche 6-4.Ensuite, Bob Hewitt, qui avait gangé le que l’Inde soit censurée si elle ne dispute pas la finale.“Si Tlnde n’était pas éonsentante à jouer contre l’Afrique du Sud elle aurait dû se retirer de la compétition lorsque le tirage fut fait il y a plus d’un an”, a-t-il expliqué.Si l’équipe indienne n’agit pas sur des ordres directs de son gouvernement, elle pourrait ê-tre disciplinée lorsque le Comité de direction des nations participant à la coupe Davis se réunira à Rome au début du mois prochain.“Ceci n’est jamais arrivé dans l’histoire de la coupe Davis et cela me trouble beaucoup.Il est regrettable que la politique compromette une compétition sportive aussi importante”, a-t-il ajouté.“Nous aurions aimé jouer dans la finale car je n’ai aucun doute que nous pourrions battre l’Afrique du Sud 5-0.Tout le monde sait ça, mais nous prononcer contre la politique apartheid sud-africaine est plus important que gagner la coupe Davis”, a dit Khanna avant, toutefois, d’avoir consulté son gouvernement.ce qu’il fera aujourd’hui.La coupe Davis Le Mexique mène 1-0 QUEBEC (d’après PC) - Le Mexique a pris une avance de 1-0 sur le Canada dans le premier match de coupe Davis hier soir alors que Raoul Ramires a surclassé Don McCormick, de Vancouver, 6-0, 6-2 et 6-4.Le second simple de la soirée devait opposer Tony Bardsley à Joaquin Loyo-Mayo.McCormick, qui a remporté le premier prix de $1,500 dans le Grand Prix d’Ottawa la semaine dernière, a joué nerveusement tout le match durant devant son adversaire, classé no 1 au Mexique.Ramirez ne prit que 25 minutes pour remporter le 1er set et 30 pour le second.McCormick, classé no 2 au Canada, s’est ressaisi au dernier set mais il était trop tard.“Il était très nerveux” a déclaré l’entraîneur de l’équipe canadienne, Don Fontana.McCormick, se défendant de sa piètre tenue, a donné comme excuse: “Ramirez a été consis- tant toute la soirée durant.Il est habitué de jouer sur ce genre de court couvert, y jouant tout le temps avec le groupe du championnat du monde de tennis”.Ce soir, le Mexique et le Canada se rencontreront pour le match en double et les compétitions seront closes dimanche avec les derniers simples.• • CHARLES COODY a calé trois birdies sur les quatre derniers verts pour un 66 hier, ce qui lui a permis de rejoindre Dave Eichelberger à mi-chemin du tournoi Sahara, doté d’une bourse totale de $135.000.Coody et Eichelberger affichaient un total de 135, sept sous la normale.Ils possédaient une avance d’un coup sur les vétérans Chi Chi Rodriguez.Bob Rosburg et Art Wall.Le champion des boursiers du golf.Johnny Miller, avec un 69, présentait un total de 140.Vancouver-Garibaldi renonce aux Jeux LAUSANNE (PA) - La région de Vancouver-Garibaldi a annoncé officiellement, hier, qu’elle était dans l’obligation de retirer sa candidature à l’organisation des jeux Olympiques d’hiver 1980.Le Comité interna- tional olympique (CIO) a pour sa part déclare qu’il ne pouvait qu’accepter cette décision.La seule autre ville candidate est Lake Placid.N.Y., qui, toutefois, n’a pas encore déposé officiellement sa candidature.* * $ Sx > S: > i' * 'V,.^ W v, Victime d'une fracture d'un os de la main droite le mois dernier, Dock EUis des Pirates de Pittsburgh a effectué hier des lancers d'entraînement afin de retrouver sa forme.En dépit de cette blessure, Ellis pourrait affronter les Dodgers de Los Angeles au cours de la série éliminatoire qui commence aujourd’hui.(Téléphoto AP) football Ligue Canadienne Pittsburgh à Houston, 14h .Minnesota à Dallas, 16h Aujourdhui Denver à Kansas City, 16h Edmonton à Toronto, 14h Détroit à Los Angeles, 16h Demain Philadelphie à San Diego, 16h Ottawa à Hamilton, 14h St-Louis à San Francisco, 16h Saskatchewan à Winnipeg, Lundi 15h30 Jets de NY à Miami, 21 h Colombie-Br.à Calgary, 16h30 Edmonton à Montréal, 20h Li9ue Mondiale Ligue Nationale Mercredi ^ Floride 30, Philadelphie 7 Demain Shreveport 14, Détroit 11 Washington à Cincinnati, 13h Memphis 47, Jacksonville 19 Oakland à Cleveland, 13h Californie-Sud 26, Portland 22 Baltimore à N.-Angleterre, 13h Hawai 14, Birmingham 8 Atlanta à Giants de NY, 13h N.-Orléans à Chicago, 14h Jeudi Buffalo à Green Bay, 14h Charlotte 41, Chicago 30 LIGUE CANADIENNE Section Est pj g p n bp bc pts MONTREAL .11 7 4 0 241 193 14 HAMILTON.12 6 6 0 209 218 12 OTTAWA.12 5 7 0 181 185 10 TORONTO.11 4 7 0 185 223 8 Section Ouest EDMONTON.10 7 3 0 224 148 14 C.-BRITANNIQUE.11 7 4 0 235 205 14 SASKATCHEWAN.12 6 6 0 226 227 12 WINNIPEG .10 5 5 0 216 232 10 CALGARY.11 3 8 0 182 229 6 MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND MontréaM07 288-2152 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d'expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal Un Jarry d’gros f.5;.;:A3(Fv
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