Le devoir, 9 octobre 1974, mercredi 9 octobre 1974
la météo WP mm Nuageux avec possibilité d'averses en matinée.Dégagement S.-.«HÉir H| 'HH ; en fin de journée.Maximum 45 \ ' ^ a ' Wr à 50.Demain: ensoleillé.Détails en page 6._ .Fais ce que dots Saint Denis ' Vof.LXV-No234 Montréal, mercredi 9 octobre 1974 L’auteur du rapport Gauvin témoigne à contrecoeur — pages 20 CENTS) Ottawa interroge United Aircraft OTTAWA (CP) — Le ministère fédéral de l’Industrie a demandé à la société United Aircraft de lui expliquer par écrit ses projets quant au transfert dans une compagnie-parente américaine de 40% de sa production de moteurs d’avions.Depuis 1959, la United Aircraft de Longueuil où sévit, depuis 10 mois, une grève pénible, a reçu au ministère fédéral des octrois totalisant environ $71 millions dans le but de stimuler sa production au Canada.Un porte-parole du ministère de l’Industrie a déclaré hier que la compagnie n’a pas prévenu le gouvernement avant de commencer à transférer sa production aux Etats-Unis.Cependant, tant au ministère de l’Industrie qu’à celui de la Justice, on nie qu’une enquête soit présentement menée pour déterminer si United Aircraft a contrevenu aux dispositions des contrats de subventions.A la Justice, une autorité compétente a déclaré qu’aucun avis juridique n’avait été sollicité et qu’il n’était pas au courant d’une enquête qui se ferait sur la United Aircraft.A l’Industrie, le porte-parole a abondé Watergate Les fous du president par Cari Bernstein et Bob Woodward Manipulation de fonds électoraux Le 17 juin 1972 un cambriolage à Watergate: travail de routine, mais il s'agit du quartier général du parti Démocrate américain.Deux jeunes journalistes du Washington Post, Cari Bernstein et Bob Woodward, commencent alors une enquête patiente et minutieuse qui Unira par ébranler tout l’appareil politique des Etats-Unis et mettra fin au mandat de Richard Nixon.Cette incroyable enquête fait l’objet de leur livre: "WATERGATE, Les fous du Président”, qui vient de paraître aux Editions Robert Laffont, dont nous présentons quelques extraits à nos lecteurs.dans le même sens mais il a ajouté que, de façon non officielle jusqu'à présent, le ministère a tenté de savoir de ses conseillers juridiques si la United Aircraft a le droit de transférer sa production dans un autre pays sans la permission du ministre de l’Industrie, M.Alastair Gillespie.C’est en janvier qu’a éclaté la grève des 2,600 employés de fa United Aircraft, affiliés aux Travailleurs unis de l’automobile.Ceux-ci demandent de meilleurs avantages matériels ainsi que la formule Rand de sécurité syndicale (retenue obligatoire à la source des cotisations syndicales).Cependant, la compagnie n’a^pas fermé ses portes, le personnel non syndiqué remplissant certaines tâches habituellement dévolues aux grévistes et United Aircraft ayant transféré dans une de ses divisions du Connecticut une partie de sa production.La.fabrication de moteurs est évidemment une partie vitale des opérations de la compagnie et l’on estime que, l’an prochain, celle-ci fera exécuter 35% de sa production générale aux Etats-Unis.Si le ministère de l’Industrie s’inquiète, c’est que les subventions accordées à la United Aircraft étaient destinées à développer la technologie dans un secteur industriel clé et d’en faire profiter les Canadiens en termes d’empfoi et de production accrus.Le ministère veut s’assurer que le rapatriement au Canada de la production de l’usine du Connecticut se fera dans les meilleurs délais et que United Aircraft a bel et bien l’intention d’augmenter ses activités au Canada proportionnellement aux débouchés qui s’ouvrent pour les produits qu’elle fabrique.Le porte-parole du ministère de l’Industrie a déclaré que United Aircraft reconnaît qu’une clarification de la situation s’impose et a promis de faire rapport aussi rapidement que possible.M.Abel Feldman, président de la compagnie Decathlon Coins, fournisseur de la monnaie olympique, tient entre ses doigts deux pièces de $10 de la 1ère série.Sur celle de gauche, on peut lire "Canada 1973" tandis que, sur celle de droite, est inscrit erronnément “Canada 1974".Entre 8,000 et 10,000 de ces "faux $10" olympiques sont sur le marché ou ont déjà été vendus et pourraient bientôt valoir jusqu'à $1,000.(Photo Le Devoir par Alain Renaud) Plus riche après avoir cru qu'on le trompait par Jean-Luc Duguay Vous avez, collectionneur invétéré ou, tout simplement, partisan des Jeux de 1976, acheté un jeu — quoi d’autre?— de la 1ère série de la monnaie Olympique.Vous avez déboursé $45, comme beaucoup de vos concitoyens, vous avez attendu de longues semaines avant de recevoir les quatre précieuses pièces de monnaie sur lesquelles vous avez jeté un rapide coup d'oeil et que vous vous êtes empressé de ranger.Aujourd’hui, l’intérêt commande que vous regardiez de plus près la pièce de $10.Car celle-ci peut faire de vous un homme plus riche, pas un millionnaire, loin de là.mais un citoyen satisfait d’avoir investi $45 pour en retirer peut-être $500, peut-être même $1,000.C’est hier qu’a eu lieu la découverte: entre 8,000 et 10.000 pièces de $10 de la 1ère série de monnaie Olympique, déjà vendues ou encore sur le marché, ont été mal frappées.Au total, 8.600,000 pièces — ou 2,150,000 jeux — ont été émises pour cette 1ère série.C'est dire la valeur que prendront les 8.000 ou 10,000 “faux" et les quêtes fiévreuses auxquelles se livreront collectionneurs ou thésauriseurs de tout poil.Quelle est la nature de l’erreur?Voir page 6: Plus riche Surtaxes et restrictions volontaires Ford prône l’austérité volontaire Nul n’a vu Howard Hunt depuis le jour où il a brièvement parlé à Woodward au téléphone.Le F.B.I.a lancé 150 agents sur ses traces.Lé 7 juillet, Hunt fait soudain surface.Et quelques jours plus tard, Bernstein a une conversation avec un avocat de Washington qui connaît William O.Bittman, le défenseur de Hunt.D’après l’avocat, Bittman a reçu $25,000 en liquide, dans une enveloppe de papier brun, pour assurer la défense'de Hunt.Il est ennuyé: Bittman est en effet un membre hautement respecté du barreau.L'information est sûre, c'est tout ce que je peux vous en dire”, affirme l’interlocuteur de Bernstein.Il y a encore un détail pourtant: le C.R.P.(le quartier général du comité national républicain) a mis de côté, dans son budget, $100.000 pour la “sécurité de la convention”.Et d’ajouter: “L'argent est la clef de cette affaire." Bernstein appelle Bittman, qui refuse de dire comment il a été engagé.-A-t-il reçu $25.000, en argent comp- tant, dans une enveloppe?demande Bernstein.Bittman refuse de discuter tout détail qui ait trait à son intérêt dans l’affaire, mais Bernstein constate avec surprise qu’il ne nie rien.Pourtant, ni Woodward ni lui n’arrivent à dénicher qui que ce soit qui ait jamais entendu parler d’argent et d’enveloppe brune.Ils passent des heures et des heures sur cet aspect de l’affaire, aussi bien que sur d’autres, et n’arrivent à rien.Les gens de la Maison-Blanche et du C.R.P.emploient toute leur énergie à lancer les journalistes sur de fausses pistes.Une fuite indique que l’effraction de Watergate est le fait de Cubains anticastristes qui voulaient faire croire que les Démocrates recevaient des fonds de Cuba.L’affaire Watergate piétine, elle a peut-être fait long feu.Les deux journalistes, qui désormais travaillent ensemble, n’y comprennent rien.Le contact de Bernstein dans l’administra-Voir page 2: Les fous ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ WASHINGTON (d’après AP et AFP) — Mettant en garde les membres du Congrès que l’inflation aux Etats-Unis pouvait détruire “notre pays, nos foyers, nos libertés”, le président Gerald Ford a présenté hier un programme d’action en dix points combinant des mesures fiscales et des restrictions volontaires de l’énergie.Dans l’esprit du président, ces mesures devraient permettre de lutter contre l’inflation et de restreindre les importations de pétrole d'un million de barils par jour, soit près de 15% dès l’an prochain.Pour atteindre cet objectif, M.Ford a proposé que les Etats-Unis éliminent complètement d’ici 1980 les produits pétroliers comme matière première des centrales électriques.“Un tiers de notre pétrole vient actuellement de sources étrangères que nous ne pouvons pas contrôler, à un prix de cartel élevé qui nous coûte, à vous et à moi.16 milliards de dollars de plus qu’il y a un an”, a-t-il dit.Malgré la proximité des élections législatives, M.Ford a demandé au Congres de relever de 5 pour cent les impôts sur les revenus dépassant 15,000 dollars (soit 28% de la population).Mais cela ne s’appliquera, au plus tôt.que pour les revenus de 1975.L’impôt sur les sociétés serait de même augmenté de 5 pour cent, ce qui procurerait au trésor américain 4,7 milliards de dollars de recettes pour une année pleine.Pour stimuler la production, le prési- dent Ford a demandé que le Congrès porte de 7 à 10 pour cent la déduction fiscale sur les investissements.Il s’est d’autre part déclaré en faveur des .allégements fiscaux, atteignant 1,4 milliards de dollars pour les revenus inférieurs à 15,000 dollars par an.que le Congrès se propose de voter.Enfin, pour relancer Wall Street, la Maison-Blanche propose que les dividendes versés sur certaines actions préférentielles soient déductibles à l’avenir des impôts payés par les sociétés.En outre, le président Ford a proposé d'augmenter l’assistance chômage et l’aide aux collectivités locales par la création d’emplois publics si le taux de chô- mage dépasse pendant trois mois consé-la population active aux (5.Le taux de chômage cutifs 6% de la Etats-Unis en 1975.est actuellement de 5.8 pour cent de la population active.Pour relancer le secteur de la construction.paralysé par la cherté du crédit, le président à proposé d’injecter 3 milliards Un émissaire vient rassurer les Canadiens par Claude Lemelin OTTAWA — Un émissaire extraordinaire du président Gérald Ford, M.William Eberie, a fait une escale de quelques heures à Ottawa en début de soirée nier afin d’exposer aux autorités canadiennes les motifs et les orientations générales du programme anti-inflationniste que le chef de la Maison-Blanche venait de proposer au Congrès américain.En plus de remettre aux trois ministres canadiens qui l’ont accueilli — MM.McEachen, Turner et Gillespie — une documentation de 42 pages exposant le détail des mesures annoncées par M.Ford, l’ambassadeur américain a tenu à assurer le gouvernement Trudeau que Washington entendait à la fois “exercer son lea- dership” et “pratiquer la coopération” juguler l’inflation ic dans l’ensemble Meighen est favorable à un parti provincial par Pierre O’Neill \ Les militants conservateurs québécois devraient fonder un parti provincial, croit M.Michael Meighen.Parlant devant les membres du club Optimiste Maisonneuve, le président national du Parti progressiste-conservateur a révélé hier que des membres de son parti ont déjà entrepris des démarches officieuses auprès du chef de l’Union nationale, M.Maurice Bellemare.Selon M.Meighen, ces pourparlers pourraient Les vins ANTONIN RODET BfUJOlAI: Bt.vjoi.tt covt.tw te ««un .«ttocuu»r_*vutc0«>r.»«4w ¦ ¦®® uiaw— J tTImâm mrm.um 1MI sont aussi bons qu’on le dit *355 éventuellement conduire à des ententes de collaboration, même si M.Bellemare a déjà dénoncé et prédit la faillite de ce projet.Le président national du PC note que la victoire de M.Bellemare dans le comté de Johnson reste encore maculée d’interrogations et ne signifie pas nécessairement une remontée de l’Union nationale auprès de l’électorat québécois.Nombre d’excellentes raisons, estime M.Meighen, militent en faveur de la fondation d’un parti conservateur provincial.A l’instar des Stanfield, Masse et Graff-tey, le président national du PC voit dans cet audacieux projet une nouvelle source génératrice de militantisme et le meilleur moyen d’aguerrir l’organisation québécoise en prevision d’élections fédérales.Pourtant, soutient M.Meighen, ce n’est pas là le principal objectif de ceux qui préconisent la fondation d’un parti provincial.Il s’agit, explique-t-il, de combler le vacuum créé par la déconfiture de l’Union nationale.Entre le parti fédéraliste de M.Bourassa et le parti indépendantiste de M.Lévesque, les promoteurs d’un parti conservateur provincial se disent soucieux d’offrir une alternative aux milliers d’électeurs québécois réfractaires à l’un et à l’autre.Et mettre en place un nouveau parti fédéraliste davantage que de combattre l’indépendance.Un parti qui stimulera les forces conservatrices au Québec, intensifiera le mi- litantisme et tentera de répondre à des aspirations authentiquement québécoises et peut-être parviendra à imposer sur la scène politique québécoise la présence du Parti conservateur et une orientation qui comporterait une formule de rechange pour la clientèle électorale de droite.Au terme de son exposé, le président national du PC a expliqué aux optimistes qui l’interrogeaient que son parti favorise la rapatriement de la constitution, à la condition que le gouvernement central trouve une formule acceptable pour tou-/Voir page 6: Meighen Laurent Laplante au Jour M.Laurent Laplante a quitté LE DEVOIR hier et entre aujourd'hui même au quotidien Le Jour.Notre confrère a été nommé rédacteur en chef adjoint du journal indépendantiste.M.Yves Michaud, rédacteur en chef du Jour, confirmant la nouvelle hier soir, a précisé que M.Laplante, sur proposition du Conseil d’administration, a été agréé à l’unanimité par la Société des rédacteurs du Jour dans la matinée de mardi, quelques heures avant au'il ne remette sa lettre de démission à M.Claude Ryan.Editorialiste au DEVOIR depuis l’été 1971, Laurent Laplante avait été auparavant directeur de l’Office d’information et de publicité du Québec, membre de la Commission d’enquête Prévost sur l’administration de la justice au Québec et ré- dacteur en chef du quotidien québécois L’Action, aujourd’hui disparu.Dans ses nouvelles fonctions, M.Laplante sera appelé à rédiger des éditoriaux, surtout depuis Québec où il suivra de près l’actualité parlementaire, et à assumer les responsabilités normalement dévolues à l’adjoint de M.Michaud: organisation, planification, administration.Il siégera au Conseil de rédaction.A ce poste, il succède à Mme Evelyn Dumas et a M.Jean-Pierre Fournier, celui-ci ayant récemment remis sa démission.Ce matin, dans Le Jour, M.Michaud souhaite la bienvenue à M.Laplante en éditorial.Demain, celui-ci signera son premier article dans le quotidien souverainiste.(On trouvera à la page 4 un commentaire du directeur du DEVOIR sur le départ de M.Laplante.) dans ses efforts pour _ aux Etats-Unis comme de l’économie internationale.Ces rassurances visaient notamment les répercussions que les mesures américaines auraient inévitablement sur l’économie du Canada, étant donnés ses liens étroits avec les Etats-Unis.Le secteur qui risquait d’être le plus touché est sans contredit le pétrole, M.Ford ayant annoncé son intention de réduire de un million de barils par jour, d’ici la fin de 1975, le volume des importations américaines.“Je puis vous assurer que c’est pure coïncidence si ce chiffre côrrespond à peu près à nos importations en provenance du Canada,” a déclaré en souriant M.Eberie.Puis, l’émissaire américain a laissé entendre que le commerce^canado-américain en ce domaine risquait d’être fort peu touché.“Je ne suis pas un spécialiste des questions énergétiques, mais à mon avis il tombe sous le sens que le Canada, de par sa position géographique, est de loin le pays le mieux place pour nous fournir du pétrole dans les conditions les plus favorables.” M.Eberie devait peu après nier que Washington considère le pays “instable” comme source de pétrole, même si Ottawa a imposé une taxe à l'exportation de ce combustible.Un autre secteur canadien qui sera touché par le programme de M.Ford est celui de l’automobile, puisque l'industrie canadienne est liée à celle des Etats-Unis par des liens organiques — l’affiliation aux entreprises américaines et le pacte canado-américain de l’auto.Or.Washington doit imposer au trois grands tin programme de recherche et de mise un point de nouveaux moteurs et modèles dont la consommation d’essence serait de 40 p.c.inférieure à celle des modèles actuels.Voir pagt 6: Un émittair* de dollars de fonds fédéraux sur le marché hypothécaire pour en abaisser les taux, ce qui équivaut au financement de 100.000 logements.Le président a confirmé son intention de ramener les dépenses fédérales de l’exercice actuel en-deçà de 300 milliards de dollars, ce qui suppose 5 milliards d’économies supplémentaires.M.Ford a demandé que les amendes pour pratiques anti-concurrence soient portées à un maximum de 1 million de dollars (au lieu de 50.000 dollars) pour les sociétés, et à 100.000 dollars au lieu de 50,000 pour les individus.Le président s’est abstenu de tout propos menaçant envers les pays producteurs de pétrole, expliquant au contraire: “la première solution doit se trouver chez nous”.Notant que les produits alimentaires sont avec le pétrole la principale source de la hausse des prix aux Etats-Unis, M.Ford a déclaré.“Nous devons produire davantage de produits alimentaires.Je lance un appel à tous les fermiers pour qu’ils produisent à pleine capacité”.M.Ford a également lancé un appel à tous ses concitoyens pour qu’ils mettent fin, par des décisions individuelles et concrètes, au gaspillage des produit; alimentaires et des produits pétroliers.“Pour contribuer à accroître 1 offre de produits alimentaires et faire baisser les prix, produisez davantage et gaspillez moins, a-t-il dit.Pour contribuer à economiser le carburant pendant la crise de l’énergie, conduisez moins et chauffez-vous moins".Il a recommandé par exemple que tous les Américains trouvent le moyen de réduire leur circulation automobile d’au moins 5 pour cent en 1975.En terminant son allocution, le président a réclamé la mobilisation des énergies.“Je vous dis en toute sincérité qu’à moins que nous la jugulions, l’inflation, notre ennemi public actuel, détruira notre pays, nos foyers, nos libertés, nos biens et finalement notre fierté nationale, aussi sûrement que le ferait dans une guerre un ennemi bien armé.Ensemble, avec discipline et détermination, nous vaincrons”.Aussi l’impression générale est que le président Ford a proposé un programme d’austérité-très modeste dont le succès repose entièrement sur la bonne volonté Voir page 6: Gérald Ford .L’ENTRAIDE IMMOBILIÈRE LAURENTIENNE Certificats d'épargne et de crédit différé 2189 est, rue Sh(rbr»ok( Montréal 133 527-3624 / IP 2* Le Devoir, mercredi 9 octobre 1974 Les fous du président Suite de la première page lion, l’ancien haut personnage, est tout aussi incapable de découvrir de nouvelles informations et il lance en manière de plaisanterie — c'est du moins comme cela que Bernstein prend la chose — que “la Maison-Blanche est passée dans la clandestinité”.Le F.B.I.a découvert qu’un chèque de 25,000 $ portant le nom d’un certain Dahlberg a été déposé au compte de Barker, l’un des piombiers de Watergate.La caisse noire.Woodward a demandé à la documentation du Post s’ils ont quelque chose sur Dahlberg.Non, rien.Suss-man a demandé alors qu’on vérifie les dossiers du service photographique.Un moment plus tard, il a laissé tomber sur le bureau de Woodward une coupure passée, reproduisant une photo.L’on y voit le sénateur Hubert H.Humphrey debout près d'un petit homme au sourire jovial.D’apres la légende, il s’agit de Kenneth H.Dahlberg.Dahlberg est-il démocrate?La photo n’est pas datée.Pris d’une soudaine inspiration.Woodward appelle les renseignements téléphoniques de Minneapolis, la ville la plus importante de l’Etat de Humphrey, et recueille le numéro d’un certain Kenneth H.Dahlberg.Woodward l’appelle, sans savoir si c’est la même personne.“Oui.répond Dahlberg.— A propos du chèque de $25 000 déposé sur le compte d’un des suspects de Watergate.” Silence.“Le chèque qui.comme vous le sa- vez, porte votre nom.” Silence."Nous écrivons un article là-dessus et si vous avez quelque chose à déclarer.” Dahlberg l’interrompt finalement: “Je ne sais pas ce que ce chèque est devenu.Je n’en ai pas la moindre idée.Je donne tout mon argent au comité.— Le comité pour la réélection de Nixon?Oui.— Est-ce que le F.B.I.ne vous a pas.demandé comment ce chèque a finalement abouti sur le compte bancaire de Barker?— Je suis un citoyen, honorable, je ne fais que des choses honorables”, répond Dahlberg.La voix est tendue.Woodward l'interroge encore sur le chèque.Dahlberg reconnaît enfin qu’il provient de lui, refuse de discuter la chose et raccroche.Il rappelle quelques minutes plus tard.Il explique qu’il a hésité à répondre parce qu’il n’était pas sûr que Woodward fût bien du Post.Puis il se tait, comme s’il attendait des questions.“D’où viennent ces $25 000?demande Woodward.— Des dons que j’ai recueillis en tant que directeur financier de la campagne dans le Midwest.” Woodward se tient coi.Il craint de paraître trop impatient.“Je sais que je ne devrais pas vous dire cela”, reprend Dahlberg.Parlez, se dit Woodward en lui-même, parlez donc! “Bien.Je vais vous dire.J’ai remis ce chèque, au cours d'une réunion du comité (électoral) à Washington, soit au trésorier (Hugh W.Sloan Jr.), soit à Maurice Stans lui-même.” Woodward ne tient plus en place.Stans est le collecteur de fonds numéro 1 de Nixon, le directeur financier du C.R.P.Il est 9h30, la seconde édition boucle dans une heure.Woodward se met à sa machine à écrire: “Un bon de caisse de $25 000 apparemment destiné à la caisse électorale du président Nixon, a été déposé en avril au compte bancaire de Bernard L.Barker, l’un des cinq hommes arrêtés au cours de l’effraction et de la tentative d’espionnage du quartier général du comité national démocrate à Washington le 17 juin.” Il donne son dernier feuillet à Suss-man; celui-ci pose son stylo et sa pipe sur son bureau, et se tourne vers Woodward: “Nous n’avons jamais mis la main sur une histoire comme ça, jamais.” Le fonds de sécurité Woodward appelle un des enquêteurs du F.B.I.chaque jour pour savoir où en sont ses recherches.“Des centaines de milliers de dollars, en liquide, non déclarées”, dit un jour l’enquêteur; le lendemain: “un flot d’argent”; le surlendemain: “un nid de rats, camouflé par la façade d’efficacité des rapports financiers produits par les calculatrices électroniques”.Plus vont les jours, durant lesquels Woodward n’écrit rien dans le journal, plus l’enquêteur bavarde sans retenue.Woodward rapproche ces renseignements de ceux que lui donne un autre enquêteur, et il est de plus en plus convaincu que ce “flot d’argent” est “fonds de securité électoral'’.Le fonds, qui atteint au moins $100,000 comprend d’après l’enquêteur l’argent déposé au compte de Barker qui provient du chèque de Dahlberg.Le 22 août, second jour de la convention républicaine, le Post publie à la une les premières découvertes de Woodward.L’article, fondé essentiellement sur les conversations de Woodward avec les enquêteurs, expose que le C.R.P.a manipulé plus de $500,000 de fonds électoraux, y compris $100,000 au moins mis de côté dans un “fonds de sécurité’’ apparemment illégal.Au nom du C.R.P.le successeur de Hugh Sloan à la trésorerie, Paul E.Barrick, répond: “les artistes du Washington Post qui allèguent que.le comité a improprement rendu compte ou n’a pas rendu compte du tout de certaines contributions et dépenses comme la loi l’y contraint sont entièrement faux”.Ce qui touche le plus le comité, cependant, ce n’est pas que l'enquête préliminaire ait mis au jour les manipulations qui portent sur un demi-million de dollars au moins, mais qu’elle ait révélé l’existence d’un “fonds de sécurité”.Le président Nixon intervient Peu avant le 7 avril, date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le financement des campagnes électorales, et dernier jour donc où les partis peuvent accepter des contributions anonymes, Stans a lancé une ultime collecte éclair dans le Sud-Ouest.Aux Démocrates qui hésitent à verser de l’argent dans les caisses d’un candidat présidentiel républicain.Stans déclare que leur anonymat peut être absolument garanti, si nécessaire, en faisant transiter leurs dons par un intermédiaire mexicain dont les registres bancaires sont à l’abri de tout ordre de réquisition émis par les autorités américaines.Cette garantie permet également au C.R.P.de recueillir les dons des entreprises puisque la loi (interdit aux sociétés et firmes de verser des contributions aux fonds électoraux.Les dons des brasseurs d’affaires et des chefs syndicalistes qui ont maille à partir avec telle ou telle branche de l’administration, les dons des groupes de pression ou encore les dons inavouables, comme ceux des grands casinos de Las Vegas ou des groupes suspects d’appartenir à la Mafia sont également interdits et soigneusement surveillé.Pour garantir l’anonymat de ces bienfaiteurs, leurs “dons” — en-chèques, actions, ou contrepartie de ces actions mises en dépôt — seront transférés au Mexique, réalisés à Mexico, et leur montant versé sur un compte bancaire ouvert par un citoyen mexicain qui n’a aucun lien apparent avec la campagne de Nixon, puis enfin réexpédiés de là à Washington.Stans sera seul à prendre acte de leur générosité et en gardera jalousement Te registre à Washingron, dans le seul but de s'assurer que le donateur ne sera pas oublié le jour où il sera dans le besoin.Robert Allen, qui dirige l’organisation électorale de Nixon au Texas, n’est que l’intermédiaire qui expédie les fonds au Mexique, et en particulier les $89.000 qui ont été retrouvés sur le compte de Barker.Ogarrio est le changeur, qui convertit les chèques et actions expédiés par Allen en dollars américains, soit en argent comptant soit en tirages opérés sur son compte au Banco International.On estime que $750,000, recueillis par Stans et ses deux pjincipaux collecteurs de fonds au Texas, ont ainsi pris le chemin du Mexique dans les semaines qui ont immédiatement précédé le 7 avril.Le 29 août, le Président tient une conférence de presse dans sa résidence californienne de San Clemente, au bord de l’océan.Les reporters l'attendent à l’ombre des hauts palmiers et des eucalyptus; la matinée est radieuse.“A propos de la manipulation des fonds électoraux, dit le Président, eh bien, nous avons une nouvelle loi; il y a eu des violations techniques, et il y en a encore., apparemment des deux côtés.” — Quelles sont les violations commises par les Démocrates?demande un reporter.— Je pense que cela va sortir cette semaine.Je laisse les politiciens en parler, mais si je comprends bien, il y a eu violations des deux côtés”, répond calmement Nixon.Stans, dit le Président, est “un honnête homme, très méticuleux".En fait, ajoute-t-il: Stàns est en train d’enquêter sur cette affaire “avec un très, très grand soin, car il ne veut laisser dans l’ombre aucun fait qui pourrait indiquer que nous n'avons pas res-pecte la loi.” (à suivre) Copyright Cari Bernstein et Bob Woodward, 1974.Editions Robert Laffon.t.Distribué par Opera Mundi.Avant la visite de Trudeau à Paris — 1 Le traité commercial proposé par Ottawa embarrasse Paris par CLAUDE LEMELIN Le correspondant parlementaire du DEVOIR à Ottawa a effectué récemment une brève tournée d’information à Paris, en prévision de la visite officielle qui y conduira le premier ministre Trudeau les 21 et 22 octobre.D’ici là, Claude Lemelin tentera d’esquisser la problématique générale des relations france-canadiennes, particulièrement dans le domaine économique, et de cerner quelques-uns des problèmes qu’aborderont vraisemblablement MM.Giscard d'Estaing et Trudeau.Au moment où s'accélèrent, entre le Quai d’Orsay et la Maison Pearson, les préparatifs de la visite que le premier ministre Trudeau doit effectuer en France à la fin d’octobre, le gouvernement français est fort embarrassé par la teneur d’un aide-mémoire qu’Ottawa a transmis à la Communauté économique européennè en avril 1974 et qui propose la négociation d’un traité commercial d'une nature assez particulière entre le: HEUF et le Canada.Paris est évidemment soucieux d’aplanir ou de circonscrire l'avance des divergences de vues entre la France et le Canada, afin que les entretiens Trudeau-Giscard soient les plus harmonieux et fructueux possible.A cet égard, on sait pertinemment dans la capitale française — le ministre fédéral de l’industrie et du Commerce Alastair Gillespie l'a d’ailleurs rappelé en termes très nets lundi à Montréal, en présence du secrétaire d’Etat français au commerce extérieur Norbert Gégard — qu’Ottawa compte beaucoup sur la négociation de ce traité commercial, dont Ta proposition constitue l’initiative diplomatique la plus importante qu'aient prise en Europe les autorités canadiennes ces dernières années.De plus, selon des bruits qui circulent dans les milieux fédéraux, le Canada miserait tout particulièrement sur la sympathie et l’appui de la France pour “réussir” au plus tôt le rapprochement qu'il souhaite avec la Communauté de Bruxelles.Or, même si les porte-parole du Quai d’Orsay soulignent que 1 administration Giscard d'Estaing n'a pas encore de position arrêtée sur cette question, des observations recueillies à Paris comme à Ottawa indiquent que la diplomatie française ne juge pas opportun, tout au moins dans l'immédiat, que la CEE entreprenne la négociation d'un traité commercial avec le Canada.Non seulement cette initiative parait-elle prématurée, mais on doute aussi, au sein de l’administration française, qu'elle soit compatible avec la politique commerciale des Neuf, à son stade actuel d’élaboration, et même que la Commission de la CEE ait toutes les attributions requises pour l'entreprendre, sous l’empire du Traité de Rome et de l'interprétation qu’en a faite jusqu'ici le Conseil des ministres de la Communauté.Enfin, Paris n’est pas encore convaincu que la négociation et l’application des clauses de pareil instrument juridique sont vraiment les meilleurs moyens, pour le Canada, d’atteindre les objectifs qu'il s'est fixés en Europe, à savoir le développement accéléré de ses échanges commerciaux et de sa1 coopération technique et industrielle avec les Neuf, en vue d'une diversification progressive des relations économiques internationales du pays.Certes, on soutient à Paris que les réticences de la France sont partagées par d’autres membres de la Communauté, également soucieux de l’efficacité et de la Cours d’art du samedi L’Université du Québec à Montréal offre à nouveau cette année des cours d’art du samedi (arts plastiques ou expression dramatique) aux jeunes de 5 à 14 ans.Ces cours offerts par le département de Pédagogie artistique se donneront au Pavillon Arts I tous les samedis matins, de lOh à midi Pour de plus amples renseignements, téléphonez à 876-3080.cohérence des relations extérieures et du développement interne de la CEE.Néanmoins, le projet canadien pose des problèmes plus épineux à Paris qu'aux autres capitales, du fait que le gouvernement français a toujours avancé et fait prévaloir, au Conseil des ministres, une interprétation plus restrictive que ses partenaires des articles du Traité de Rome (notamment de l'article 113) qui définissent les attributions de la Commission de Bruxelles et les pouvoirs, par conséquent, que les Etats signataires ont accepté de confier à celle-ci.D’où l’embarras du gouvernement français, le Quai d'Orsay peut difficilement, même pour les beaux yeux des Canadiens (et Dieu sait si on les trouve beaux depuis peu de temps!) réviser du jour au lendemain des positions qu’il défend depuis plus de 15 ans au sein des instances européennes.Cette révision, si elle doit jamais avoir lieu, constituerait d’ailleurs un des principaux atouts de la France dans les négociations très serrées qui s’annoncent entre les Neuf au sujet de l'avenir de la Communauté, de la politique agricole commune, de la politique de l’énergie, de l’unification monétaire et de l’harmonisation conséquente des politiques conjoncturelles et le reste.Et pourtant, l’administration Giscard d’Estaing voudrait manifester le plus possible, lors du passage à Paris de M.Trudeau, sa compréhension, sa sympathie et sa volonté de coopération à l’endroit des visées européennes du Canada.“La France souhaite que la Communauté puise faire un geste politique envers le Canada avant que le ministre français des Affaires étrangères (M.Sau-vegnargues) ne cède à l'Irlande la présidence (relative) du Conseil des ministres, de confier un fonctionnaires du Commerce extérieur français: mais la teneur de l’aide-mémoire canadien d’avril nous embarrasse fort, puisqu'il serait très difficile pour le conseil de satisfaire aux attentes qui y sont formulées dans les délais prescrits.” Le “cas canadien” doit d'ailleurs être discuté, comme celui de l’Union soviétique, lors de la prochaine réunion des ministres des affaires étrangères de la Communauté, qui aura lieu au Luxembourg les 14 et 15 octobre.Cette discussion fera suite aux conversations que M.J.H.Halstead, le sous-secrétaire d Etat adjoint aux affaires extérieures, a eues à New York le 26 septembre avec des hauts fonctionnaires de rang équivalent des Neuf, lors de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU: conversations qu’on a jugées “très utiles”, tout au moins du côté canadien.C’est à la suite d'une invitation reçue en novembre 1973 du Conseil des ministres de la CEE que la Maison Pearson a préparé l'aide mémoire qui fait l’objet de ce chassé-croisé diplomatique.Cette invitation était le fruit attendu avec impatience des démarches entreprises 18 mois plus tôt par le gouvernement canadien, après que celui-ci eut reconnu bien tardivement (la CEE existe tout de même depuis la fin des années cinquante) l’importance du Marché commun dans le commerce mondial et le caractère très lâche et aléatoire des relations du Canada avec cette nouvelle entité politico-économique.Trois facteurs venaient alors d’aiguiser cette prise de conscience: • le coup d'éclat commercial et monétaire du president Nixon en août 1971, qui a semé la panique à Ottawa en illustrant de façon dramatique la vulnérabilité du Canada aux retournements de la politique économique de Washington; • la décision conséquente du cabinet canadien (on en parlait depuis 1968 au moins) d’entreprendre enfin la diversification des relations économiques internationales du pays, qui a conduit à la “tierce-option” stratégique formulée publiquement en octobre 1972 par le secrétaire d’Etat Mitchell Sharp; • l’élargissement de la CEE surtout par l’adhésion de la Grande-Bretagne, jusqu’alors le deuxième partenaire commercial du Canada et la nécessité, cela étant, de préserver les positions canadiennes sur le marché britannique ou de les remplacer (c’était un minimum) par une pénétration des marchés de la Communauté.Ces démarches ont démarré pour de bon en juip 1972, alors qu’une mission canadienne dirigée par le sous-ministre de l’Industrie et du Commerce, M.James Grandy, s’est rendu à Bruxelles et dans les capitales européennes, nantie d’un large mandat exploratoire.Le “message” transmis par la mission était direct mais assez vague: le Canada veut intensifier à long terme ses relations économiques avec la Communauté élargie; si la CEE est d’accord, quels seraient les meilleurs moyens d’y parvenir?L’accueil des Européens fut généralement favorable, bien que ceux-ci ne cachèrent pas leur scepticisme (dont il reste encore aujourd'hui quelque chose) au sujet de la volonté et de la capacité du Canada de se rapprocher de l’Europe au plan économique, afin d'atténuer sa dépendance à l’endroit des Etats-Unis.Au surplus, il est alors apparu très clairement aux autorités canadiennes qu’il faudrait encore beaucoup d'efforts soutenus avant que les dossiers canadiens, dans les chancelleries européennes, montent suffisamment en grade pour que des actions concrètes puissent être entreprises de part et d’autre.Ce premier mouvement des Neuf (ils étaient alors encore officiellement “Six”) n’a guère surpris Ottawa, conscient qu'on y était d’avoir trop longtemps négligé l’Europe pour être en droit d’en attendre monts et merveilles.Néanmoins, l’on se félicita de ce que la mission Grandy, jointe aux efforts quotidiens de l’ambassadeur canadien près la Communauté, ait au moins obtenu que le Canada soit mentionné distinctement avec les Etats-Unis et le Japon, comme l’une des puissances avec lesquelles la CEE devait entreprendre un “dialogue” économique, dans le communiqué émis après le sommet européen d’octobre 1972.En même temps, Bruxelles dépêchait à Ottawa une mission dirigée par son directeur général adjoint des relations extérieures; et.depuis, ces échanges de missions entre Ottawa et la capitate de la CEE se sont succédés régulièrement à environ six mois d'intervalle.Entre-temps, “l’Année de l’Europe” avortée de l’américain Henry Kissinger devait lancer les pourparlers canado-européens sur une fausse piste.On rappelle à Paris que, les Etats-Unis ayant proposé une “déclaration commune” à la CEE concernant les principes qui devaient à l’avenir régir les relations économiques entre les deux entités, le ministre français des affaires étrangères Michel Jobert crut bien faire en proposant à son collègue canadien Mitchell Sharp la négociation d’une déclaration commune distincte avec le Canada.Cette proposition n’a guère soulevé d’enthousiasme à Ottawa, où l’on souhaitait bien davantage des arrangements commerciaux formels et un lien institutionnel avec la Communauté pour fin de consultations qu’une “vague déclaration”.Mais les autorités canadiennes n’eurent jamais à raffermir leur position là-dessus, les dissentions euro-américaines-, le scandale de Watergate puis la crise pétro-financière ayant tôt fait de reléguer à la poubelle de l'Histoire les derniers débris de “l’Année de l’Europe ”.Cette brève rétrospective nous ramène à l’aide-mémoire canadien d’avril 1974 et à la proposition alors faite à la CEE d’un traité commercial.Nous verrons de façoij plus détaillée, demain, qu'elles dispositions le Canada voudrait y voir inscrites et quelles difficultés posent les propositions canadiennes aux Européens et surtout aux Français.(à suivre) s I ¦M&.y * i automnale .les rayures L’horhme d’aujourd'hui choisit, pour la ville, des rayures distinguées et raffinées.Les coloris subtils se mêlent à des tons plus chauds pour une harmonie parfaite.Complets de coupe 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rabroué ceux qui mettaient en doute les recommandations de son comité.Certains députés, dont les questions re- flétaient une ignorance complète du dossier, méritaient sans doute ce traitement inusité en commission parlementaire, où les élus se comportent habituellement comme des rois.C’est cependant le fait même d’avoir à défendre son rapport de la commission qui répugnait à l’actuaire de Québec.“La commission n’existe plus.Elle a remis son rapport et c’est a titre purement personnel et volontaire que nous avons accepté de témoigner”, affirmait d’abord M.Gauvin à la commission.Aux- journalistes, M.Gauvin devait par la suite préciser qu’il désapprouvait le fait d’avoir a défendre son rapport.“Nommez-moi une autre commission ui a été appelé à défendre son rapport evant une commission parlementaire”, disait-il.De plus, M.Gauvin estime que le comité est défavorisé puisqu’il est maintenant dépouillé de tout moyen, aussi bien du côté du personnel que des dossiers remis au gouvernement, alors que les dénigreurs du rapport utilisent tous les moyens pour l attaquer.Il appartient maintenant au gouvernement, avec tous ses experts, de défendre le rapport et de l’utiliser comme bon lui semble, selon M.Gauvin.M.Gauvin a du même souffle accusé les avocats et les assureurs de se livrer à du “lobbying et d’être prêts à toutes sortes de chose pour dénigrer le rapport”.Aux députés soulevant certains problèmes infligés aux avocats et aux courtiers par certaines recommandations du rap- aujourd’hui A 9hl5, piquetage organisé par le Comité d’action antidéportation de 1500 Haïtiens, à proximité du nouveau Palais de Justice, rue Saint-Laurent.• A Uh45, déjeuner de l’Advertising and Sales Executives Cfub, à l’hôtel Reine Elizabeth.• A 12h, au salon du Vieux Montréal de la Maison du Commerce.M.Jean-J.Villeneuve, directeur général de la division production et transport à l’Hydro-Québec.sera le conférencier invité du Club d'Electricité.• A 12hl5, au restaurant Sambo, 5666 rue Sherbrooke est.le Dr Pierre Hébert, est conférencier au déjeuner hebdomadaire du club Kiwanis-Maisonneuve.• A 13h30, manifestation en face du ministère des Affaires sociales.Le point de ralliement des assistées sociales et assistés sociaux se fera au 425 rue Beaubien est, à Montréal.• A 14h, à 1’Holiday Inn, de Longueuil, réunion d'automne de l’Association des consommateurs du Canada (Québec) jusqu'à 5h.• • A 18h30, au sous-sol de l’église Notre-Dame-des-Neiges, 5366 Côte-des-Neiges, lancement de la campagne du RCM dans le district de Cote-des-Neiges.A 18h30, M.André Ouellet, ministre de la Consommation et des Corporations, sera le conférencier lors du diner-causerie de la section de Montréal de l’Institut canadien du crédit, à l’hôtel Reine-Elisabeth.• A 19h, manifestation et assemblée publique pour appuyer les employés de Regent Knitting, a Saint-Jérôme.Assemblée au sous-sol de la cathédrale de Saint-Jérôme.• A 19h, au quartiers général des Légionnaires du Québec.6263 boul.Saint-Laurent, à Montréal.réception à l’occasion de la Journée du Souvenir.• A 20h.à l'église unie Saint-Jean, 110, rue Sainte-Catherine est, première rencontre de la Zone pastorale francophone de Montréal, sur la foi protestante.A 20h, à l’auditorium de la Polyvalente Ozias-Leduc.Mont-Saint-Hilaire, le premier film-causerie CONGO-SAFARI sera commenté par l’explorateur Marcel Isy-Schwart.A 20h.à l’Ecole Laurier.505.Laurier est réunion mensuelle de la Société généalogique canadienne-française.En 1974, ce fut une farce, que sera 1975?Les pompiers de Montréal se posent la question et ils refusent de négocier leur prochaine convention collective avant d’obtenir un réajustement de salaire pour 1974.Hier, ils étaient environ 200 à ne pas trouver la situation très rigolo.(Photo LE DEVOIR, par Alain Renaud) Les pompiers haussent la pression par Bernard Descôteaux Les pompiers de Montréal vont intensifier leur mouvement de pression en organisant une série de manifestations au cours des prochains jours.Déjà hier, une première manifestation a réuni entre 200 et 300 pompiers rue Craig, devant la caserne no 20.Cette manifestation s’est déroulée dans le calme le plus complet.Les pompiers ont déambulé sagement sur les trottoirs des rues Craig.Saint-Jacques, Notre-Dame et McGill.Les policiers présents n’ont eu qu’à diriger la circulation à certains moments, mais il semble qu’on s’attendait au pire puisque de nombreux policiers étaient postés dans les rues avoisinantes, attendant l’ordre d’intervenir.Les pompiers ont voulu protester, par cette démonstration, contre le refus de l’administration municipale de leur accorder un réajustement de leur salaire pour 1974 en fonction de la hausse du coût de la vie.Rappelons que le premier ministre et le ministre du Travail ont déjà suggéré le versement d’un montant forfaitaire de $750 à cette fin, ce aue les pompiers ont accepté, mais non l’administration de Montréal qui veut négocier la convention de 1975 au préalable.Si cette manifestation a été pacifique, les pompiers n’en sont pas moins en colère.Leur tire s’est manifestée particuliè- rement à l’endroit du maire Jean Drapeau, et ils invitaient les passants à ne pas voter pour lui aux élections municipales du 10 novembre.Leur mécontentement actuel se porte aussi sur les mises à pied que le Service des incendies effectue depuis quelques jours.Hier encore, il y en eut environ 80, et les pompiers interprètent ces dernières mises à pied comme étant des actes de provocation de la part des autorités.Signalons que jusqu’à maintenant' les mises a pied suivaient des actes de sabotage sur des camions à incendie, et on rappelait les pompiers dès le retour des camions des ateliers municipaux.Ces dernières mises à pied résultent cependant d’une réduction du nombre d’hommes affectés à chacun des camions, ce qui n’est pas acceptable aux yeux des pompiers.Au Service des incendies on précise qu’il y avait eu augmentation du nombre d’hommes pour chacun des camions à la suite des actes de sabotage, et qu’il s’agit maintenant d’un retour à la normale pour des raisons d’efficacité.Selon un porte-parole de l’Association des pompiers, il y aurait plus de 150 pompiers mis à pied actuellement.Au Service des incendies on précise par contre que le rappel des hommes se fera au fur et a me- sure que le nombre de camions hors de service diminuera.Il y a toujours près du tiers des véhicules de ce service aux ateliers de réparation, et le nombre de casernes fermées est de neuf.Selon le secrétaire de l’association, M.Richard Plourde, cette première manifestation n’est que le début d’une série de protestations publiques qui auront lieu au cours des prochains jours.Il semble que la plus importante manifestation aura lieu demain matin après l’assemblée générale convoquée par l’association pour faire le point sur la situation.Les dirigeants de l’association se sont vus suggérer par le premier ministre Robert Bourassa de tenir cette assemblée pour obtenir la confirmation de leur mandat actuel et de ne pas négocier pour 1975 avant d’avoir solutionné le problème de 1974.Immédiatement après cette assemblée, les dirigeants de l’association doivent se rendre au ministère du Travail pour indiquer aux représentants du ministre l’attitude qui aura été adoptée.Cette assemblée se tiendra dans une salle située en face des bureaux du ministère, au boulevard Crémazie.et on croit que les pompiers présents accompagneront leurs leaders dans cette démarche.On croit qu’ils pourraient même tenter d’occuper les bureaux du ministre.port, M.Gauvin répondait sèchement qu’il avait reçu le mandat de trouver le meilleur régime pour le consommateur et non celui de protéger certaines classes de professionnels.Un député libéral confiait d’ailleurs aux journalistes, que le Barreau avait dépêché nn émissaire auprès de chaque député afin de s’assurer le plus d'appui possible.Chaque député a goûté à la médecine de l’actuaire mais le représentant du comté de Chauveau.M.André Harvey, avait droit à une potion spéciale.Voir page 6: Gauvin Un comité indépendant étudie les émoluments des députés QUEBEC (Le Devoir) — Le délicat problème du salaire des membres de l’Assemblée nationale est présentement à l’étude par un comité indépendant formé de trois personnes, sous la présidence de M.Jean-Charles Bonenfant, professeur de droit à Laval.Créé il y a deux mois par le président de l’Assemblée nationale, Me Jean-Noël Lavoie, le comité ne pourra faire rapport avant le mois prochain.Il est donc a tout le moins prématuré de présumer de ces conclusions et recommandations, a fait savoir hier M.Bonenfant.Les autres membres du comité sont M.Lucien Cliche, qui fut président de l’Assemblée législative au début des années ‘60, puis ministre dans le Cabinet Lesage et qui est maintenant administrateur de la Société d’énergie de la baie James: et Mme Yvette Rousseau, militante syndicale, membre du Conseil du statut de la femme.Seul M.Bonenfant a pu être rejoint hier.Tout en se refusant à donner des détails, d’autant plus qu'il est en voie de rédiger le rapport, il signale que le travail du comité s'apparente à celui du comité Beaupré, qui a fait un travail similaire pour la Chambre des communes, il y a quelques années.Le comité a fait des entrevues avec les députés pour connaître leurs sentiments vis-à-vis cette épineuse question.Selon La Gazette d’hier, le traitement des députés serait porté de $15,600 à $20,000 ou $25,000 par année, tandis que les dépenses non imposables seraient haussées de $7,140 à $10,000 par année.M.Bonenfant assure que le comité ne travaille “pas du tout dans cet esprit”.Il semble plutôt, et cela rejoindrait les vues de plusieurs députés, que le comité cherche à mettre au point une formule permanente en vertu de laquelle le salaire et les -allocations des députés seraient ajustés de façon périodique au coût de la vie.Une forme d’indexation en quelque sorte.Cette question a soulevé des débats acrimoniaux au cours des dernières années.Les députés de tous les partis sont désireux de trouver des solutions permanentes qui éviteraient un recours périodique à l’Assemblée nationale.LIONEL CLERMONT DE L/W/KL > .La découverte de l’art de bien vivre commence chez Lionel Clermont de Laval.¦- Lionel Clermont de Laval, c est une oasis d'exclusivités où l'on trouve des meubles modernes, contemporains ou coloniaux d une rare beauté.sortie 6 est ¦CENTRE DACHATS LAVAL bout Saint Martin LIONEL CLERfVtONT DE LAVAL boul des Laurentides 315 BOULEVARD ST-MARTIN À L'OUEST DU BOULEVARD DES LAURENTIDES TEL:667 2260 w • • • • • • jèL» • • • .• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • H,000,000 EN PRIX TlRflGE-18 OCTOBRE QUANTITE LIMITEE 3,100 GAGNANTS i 4*Ue Devoir, mercredi 9 octobre 1974 / éditorial » Les clarifications nécessaires i Le départ de notre collaborateur Laurent Laplante, dont les lecteurs du Devoir ont été à meme d’apprécier la fécondité et la clarté d’esprit, cause à la direction du Devoir une surprise d’autant plus forte qu’il s’effectue dans des conditions de précipitation tout à fait inusitées et que M.Laplante devient rédacteur en chef adjoint à nul autre endroit qu’au Jour.N’importe quel lecteur avait pu sentir que des nuances importantes séparaient parfois M.Laplante du airecteur du Devoir! A aucun moment, cependant, ces différences n’avaient revêtu entre nous l’allure d’un désaccord fondamental.A aucun moment, au cours des semaines qui ont précédé sa démission abrupte d’hier, M.Laplante n’avait laissé entendre qu’il s’orientait dans la direction que l’on connaît maintenant.La décision que vient de prendre M.Laplante était d’autant moins prévisible qu’il signait ici même, il y a quelques semaines, à propos de la disparition du quotidien “A Propos”, les lignes suivantes qui résument la conception du journalisme qu’il a défendue de- ' puis son entrée au Devoir: “L’engagement, qu’il s’agisse de celui que pratiquait Montréal-Matin sous l’Union nationale, de celui du Jour ou de Québec-Presse dans un tout autre climat, affecte fréquemment la crédibilité d’un journal.Plusieurs éprouvent un malaise à croire ce que disent et écrivent des journalistes qui sont à la fois des informateurs et des engagés”.Le Jour surmontera peut-être cet écueil avec l’arrivée de M.Laplante: il n’en reste pas moins que le caractère engagé de son information a été jusqu’à maintenant son principal handicap.Quoi qu’il en soit des conceptions journalistiques de M.Laplante, nous avons toujours préféré au Devoir les personnes qui s’engagent clairement et sans ambiguïté.Dans cette optique plus haute, non seulement accueillons-nous avec respect la décision de notre ancien collaborateur, mais nous souhaitons qu’elle serve d’exemple à d’autres et marque une étape importante dans le processus nécessaire de clarification des options et des idées qui nous parait devoir être à l’ordre du jour des prochaines années au Québec.• Une génération presque entière entra vers 1960 dans le processus de la “révolution tranquille”, unie autour d’une conception, généreuse de la liberté qu’il n’était pas urgent, à cette époque, de définir avec rigueur.Il y avait tellement de poussière à balayer, tellement de changements immédiats à envisager, tellement d’avenues nouvelles à ouvrir, que des hommes professant au fond d’eux-mëmes des idées très disparates pouvaient aisément se retrouver autour d’objectifs communs au plan de l’action politique ou sociale.Mais cet “âge des lumières” québécois ne pouvait durer indéfiniment.A tous les plans — politique, social, économique, on se rendit bientôt compte que tout n’était pas possible en même temps, que certains choix en entraînaient logiquement d’autres, que certaines options devenaient au contraire impossibles des que l’on accordait sa préférence a telle ou telle valeur.Ce fut le point de départ d’une longue et pénible entreprise de clarification qui se continue aujourd’hui et qui oblige fatalement les esprits a se définir avec plus de netteté.Aussi longtemps, par exemple, que M.René Lévesque et M.Pierre Eluott Trudeau n’eurent pas fait leur choix de manière irréversible au sujet des liens entre le Québec et le Canada, il fut possible à plusieurs d’aller de l’un à l’autre groupe avec une volonté sincère de compréhension et un vague espoir de retrouver peut-être la belle unité du passé.Cela devient, au bout d’un certain temps, impossible.Il en alla de même à propos du syndicalisme.Aussi longtemps qu’il ne fut question que d’élargir le champ, trop longtemps rétréci par Duplessis, des libertés syndicales, ce fut la belle unanimité chez les esprits progressistes.N’est-ce pas l’Union nationale de Daniel Johnson, de Jean-Jacques Bertrand et de Paul Dozois qui encouragea Jean Lesage à aller beaucoup plus loin qu’il ne l’avait envisagé dans la reconnaissance du droit de grève pour les travailleurs du secteur public?Lorsque l’exercice de ce droit de greve.conduisit en 1972 à la situation catastrophique que l’on sait, il fallut toutefois choisir entre un Etat qui se laisserait bafouer par les dirigeants syndicaux et un Etat qui ferait respecter la volonté d’une évidente majorité.Là aussi, ce fut la fin de certaines unanimités faciles.On pourrait continuer l’énumération et fournir maints exemples du même phénomène de clarification imposé par les événements dans les secteurs de plus en plus nombreux où se multiplie désormais l’intervention de l’Etat.Certains voient l’intervention de l’Etat comme un bien chaque fois qu’elle se produit.D’autres attachent une grande importance au maintien d’un secteur privé vigoureux dans divers domaines.Il était inévitable que surgissent entre les uns et les autres des divergences.• Les clarifications auxquelles on assiste depuis quelques années n’ont rien de stupéfiant.Elles sont au contraire la rançon nécessaire d’un débat mené au grand jour autour des questions fondamentales reliées à notre avenir.Mais elles impliquent en retour des conséquences que l’on doit accepter loyalement.Les conséquences les plus sensibles touchent les institutions.En raison du caractère irréconciliable que revêtent certaines divergences, il serait stupide et irréaliste de vouloir les cultiver à fond au sein d’institutions dont la nature même les oblige à s’engager au service d’une vision de l’homme, de notre société et de son avenir.Un journal comme LE DEVOIR, par exemple, ne saurait chercher à servir en même temps des conceptions opposées de l’avenir canadien-français sans se détruire lui-même.Il doit opter pour certaines orientations.Sans que cela l’empêche de demeurer accueillant envers des conceptions différentes, voire opposées, il doit porter la marque de ces choix difficiles et douloureux qu’impose l’évolution historique de notre peuple.Ses choix seront toujours faillibles, comme ceux de n’importe qui.Il a néanmoins l’obligation de les faire, suivant des règles et des critères que dictent ses statuts et une longue tradition d’autant plus riche de liberté vécue qu’elle fut toujours engagée au service de valeurs que le journal n’a jamais reniées.• Pour les personnes, il découle de ce processus de clarification des conséquences non moins exigeantes.Dans la mesure où il s’agit d’institutions privées — les institutions du secteur public obéissent à d’autres lois — ceux qui y travaillent doivent en accepter, ou à tout le moins en respecter positivement, les règles essentielles, les caractères fondamentaux et les orientations majeures.En cas de désaccord radical et insurmontable, ils doivent avoir assez de force pour consentir aux séparations nécessaires.Celles-ci devraient normalement se* faire dans un climat de franchise, d’explication virile et, de respect mutuel.Mieux vaut cependant qu’elles se fassent dans des conditions plus brusques et moins nettes plutôt que de ne pas se produire lorsque le fruit est mûr.Où pourrait penser que nous réaffirmons la règle du “crois ou meurs”.Ce n’est pas du tout de cela qu’il est question quand nous parlons du respect dû aux institutions privées.Si l’une d’entre elles se fourvoie et perd le sens de sa mission et de sa raison d’être, il existe, inscrite dans la réalité la plus concrète, une loi inéluctable à laquelle elle n’échappera pas.On pourra en tout temps créer à côte d’elle d’autres institutions capables de la contester et, au besoin, de l’éliminer de la carte.C’est ce qui se produit présentement dans plusieurs domaines, dont celui du journalisme quotidien.Autant nous déplorons la déperdition d’énergie qu’entraînent certaines initiatives, autant nous accueillons dans un esprit de vigoureuse émulation les défis nouveaux qui nous viennent, sur notre propre terrain d’action, d’idées opposées aux nôtres.Claude RYAN bloc-notes Ce gouffre devant le métro La Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal a remis aux autorités municipales son budget pour 1975.Ses prévisions annoncent un déficit de $56.8 millions, soit le double du déficit prévu pour cette année ($28.1 millions).Comparé au déficit de l’an dernier ($16.7 millions), cette augmentation des dépenses par rapport aux revenus peut sembler catastrophique.Rappelons dès l’abord qu’il s'agit de prévisions, qui pourront certes être dépassées en pire ou réalisées à peu près, mais qui aussi bien pourraient s’avérer trop pessimistes.Règle générale, cependant, les coûts vont continuer d’augmenter plus vite que les revenus.Montréal ne fait pas exception à cet égard sur le continent nord-américain.Un programme de six ans aux Etats-Unis a fixé à plus de $11 milliards les subsides fédéraux requis pour soulager le transport en commun.La Ville de New York devrait recevoir de cette source, pour cette année, $170 millions, seulement pour maintenir le tarif de $0.35 (elle a besoin de $200 millions à ce chapitre).Pour cette année également, la Ville de New York recevrait aussi $125 millions pour ses dépenses d’immobilisation dans le réseau public.C’est dire l’ampleur des problèmes de financement qu'affronte le transport en commun dans les grandes villes.Une meilleure administration pourrait peut-être réduire les dépenses ici et majorer les revenus là, mais, globalement, il ne fait plus de doute qu’il faut financer ce service public comme les autres et cesser de le considérer comme une entreprise qui doit faire ses frais.Présentement, la CTCUM tire la majeure partie de ses revenus des billets de métro et d'autobus.Les autres revenus qu’elle tire de la location de véhicules, des annonces, des loyers aux stations de métro et à son siège social ne sont pas négligeables, mais on ne saurait en accroître les rentrées au point de rétablir l’équilibre budgetaire.Dans les circonstances, le deficit grandissant va se traduire par des taxes grandissantes, dans les mïinicipali-tés desservies, à moins que les autorités gouvernementales n’accordent des subventions.Le gouvernement de l’Ontario subventionne le transport en commun; Ottawa contribue meme à financer un programme à Toronto.Québec est également venu à la rescousse de la CUM.Mais aucun programme de financement proprement dit n’a encore été propose.Cela ne saurait plus tarder.La répartition des dépenses de la poüce a déjà rudement secoué la CUM( Le fardeau non moins imposant qui s'annonce va faire crouler l’édifice encore jeune et fragile du gouvernement métropolitain, si rien n’est fait prochainement pour l’alléger dans ce domaine également.Le groupe de travail nue dirige l’ancien ministre Claude Cas-tonguay sur l'urbanisation et les affaires municipales doit remettre prochainement un premier rapport sur le transport en commun.Ce devrait être l’occasion pour Québec de collaborer avec la CUM à l’assainissement de ce domaine aussi vital pour un grand milieu urbain comme Montréal.» Car un grave cercle vicieux risque d’étouffer ce service public.En proie à des difficultés budgétaires, la Commission risque de rogner sur les salaires des employés ou sur la qualité du service offert aux usagers, ou encore de se résoudre à une hausse de tarif, trois hypothèses de solutions qui sont de nature à aggraver la situation en réduisant la clientèle.La grève du métro vient d’illustrer que ce péril n’a rien d’imaginaire.De plus graves perturbations pourraient survenir dans un proche avenir, si le financement de la CTCUM ne passe pas de l’improvisation actuelle à un programme plus stable de revenus.Autrement, non seulement à la CUM mais dans plusieurs municipalités on s’en va en droite ligne vers une catastrophe fiscale.Jusqu’à récemment, c'est le budget de la police qui semblait menacer la Communauté urbaine, la banlieue pouvant de moins en moins supporter la part que lui impose la loi.De fait, sans la CUM et le nouveau partage des dépenses de police établi en 1969, dans les circonstances dramatiques que l’on sait, l'administration Drapeau aurait dû infliger à ses contribuables une telle hausse des taxes qu’elle eut à toute fin utile signé sa défaite.Mais les représentants de la métropole et de la banlieue au Conseil de sécurité publique, non plus que les représentants du gouvernement de Québec, n’ont su modérer les dépenses de la nouvelle police intégrée; toutes les villes de la CUM sont donc poussées à bout.Québec accordant des subventions, ou a pu jusqu’à maintenant surnager d'une crise à l’autre.Mais s’il faut qu ’au déficit de la police s’ajoutent maintenant de substentiels déficits à la Commission de transport, on marche à grands pas vers de graves secousses.Toutes les municipalités faisant face en même temps à des dépenses accrues en raison de l’inflation, on imagine en effet à quelles convulsions est promise la Communauté urbaine lais- sée à elle seule.Le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, n’a pas abandonné la lutte qu’il mène à Ottawa pour obtenir une plus juste répartition du fardeau des coûts de police, et les sommes en jeu sont susceptibles de soulager si considérablement les municipalités qu'il y a lieu de poursuivre cette lutte.Dans le cas du transport en commun, cependant, Québec ne saurait frapper à la porte d’Ottawa avant d’avoir examine ses propres responsabilités dans l’impasse actuelle: elles sont lourdes.On comprend que durant la grève du métro, ne voulant pas financer de folles surenchères, les autorités provinciales soient finalement restées discrètes sur leur contribution éventuelle au règlement du déficit.Le ministre des Finances, M.Raymond Carneau, a tenu à ajouter quant à lui qu’il ne voyait pas d’un bon oeil que les municipalités paient le prix de l’inflation et envoient tout bonnement la facture à Québec.Entre l’irresponsabilité municipale et l’abstention provinciale, il devra y avoir place cependant, et plus tôt que plus tard, pour une plus saine politique en ce domaine.Le crime paie encore A voir l’audace et la férocité des règlements de comptes qui secouent la métropole, on imagine sans peine jusqu’où peuvent aller la petite et la grande pègres dans l’exploitation de leurs victimes et dans l’expansion de leur empire.Si les caïds du prêt usu-raires en usent ainsi entre eux, à quels sévices s’exposent les citoyens qui tombent entre leurs griffes! Ce pouvoir parallèle est d'autant plus puissant que ses victimes n'attendent à peu près aucun secours de la police.Contrairement à l’adage: le crime ne paie pas, le crime organisé paie.Contrairement à l’axiome: la justice a le bras long ou la police trouve toujours son homme, les grands du crime ont le plus souvent échappé aux rigueurs des lois.Les activités du crime organisé sont si lucratives et encore si impunies que pour rester ou entrer dans ce monde des affaires, on est prêt à tuer et à risquer d’être tué.L’effet dissuasif de l'enquête que le ministre de la Justice a confiée à la commission de police et que préside le juge Brunet se fait peut-être sentir ici et là.Mais, à “l’éducation du public" que vise l'enquête, il va falloir ajouter la néces- saire répression des activités criminelles elles-mêmes.A cet égard, les retards de la police sont graves.Certes, la Gendarmerie royale du Canada a donné de sérieux coups aux traficants de narcotiques, mais elle-même ne semble pas à l'abri de certains coups de la pègre dans ses rangs.De même, la police de la CUM vient d’organiser un groupe chargé de réprimer les “shylocks”, mais son travail ne fait que commencer.Pendant des années, dans cette ville que l’administration en place disait avoir fermée au crime organisé, les banquiers du crime, les proxénètes, les spécialistes de l’incendie payant, les chevaliers de la faillite frauduleuse, les gros bookies ont pour ainsi dire eu carte blanche.Us ont atteint à Montréal, vingt ans après Pax Plante, une taille industrielle qui n’a rien à envier aux autres secteurs de l’économie.Certains experts soutiennent qu’il faudrait frapper la pègre économiquement et non pas judiciairement, mais que cette stratégie est de nature à créer d’autres problèmes sociaux.Le crime organisé refile à bon compte, par exemple, dans les milieux désavantagés bien des marchandises volées qu’autrement les pauvres ne pourraient se procurer.C’est oublier que les pauvres étant les plus vulnérables, ils sont les premières victimes des prêteurs, des vendeurs de produits avariés, et des narcotiques.Les entreprises de la pègre, celles qu elle met sur pied comme les autres dont elle prend le contrôle, donnent souvent du travail à d’ex-détenus repoussés par la société.Mais elles les exploitent aussi.La pègre empêche la syndicalisation, souvent par la violence quand la corruption ne suffit pas.Elle viole systématiquement la loi du salaire minimum, comme les autres lois.A l’occasion, elle ne man- uera pas de pressurer une main- oeùvre servile recrutée à même l’immigration illégale.Bien du tapage a été fait jusqu’à maintenant contre le crime organisé et quelques-uns de ses personnages.Il reste maintenant à faire des causes et des procès.Il reste à trouver une stratégie policière de lutte efficace dans les domaines les plus gravement touchés.Quelques agents ont fait des efforts personnels valables, souvent au prix de graves troubles au sein même de la police.La police elle-même, comme service responsable de la sécurité des personnes et des biens, n'a pas encore de force de frappe qui soit a la hauteur du défi.Jean-Claude LECLERC mm Marcel François Richard, prêtre et patriote L’histoire attachante d’un pionnier du renouveau acadien par GEORGES-HENRI DAGNEAU Au Québec, en Ontario, dans l’Ouest, en Nouvelle-Angleterre, en Louisiane, nous croyons savoir notre histoire.En Acadie également.Mais, apparemment, dans un concours, nous serions tous devancés par les Irlandais.Walter Ryan, dans “The Improbable Irish” soutient avoir rencontré un conpatriote qui a traité l’histoire des Etats-Unis de “collection de découpures de presse”! Il prétend même que l’histoire de l’Irlande s’étend sur huit mille ans! Alors, vous pensez, avec nos trois netits siècles et demi, meme avec la rallonge française de “mille ans et quarante rois”, nous ne faisons pas le poids! Voilà sans doute pourquoi, lorsque les immigrants irlandais sont arrivés sur notre continent en compagnie de leurs prêtres, durant le deuxième tiers du XIXe siècle, ils mettaient le pied sur une vaste terre, à leurs yeux, sans passé et sans histoire.Ce n’était pas la, pour eux, une expression littéraire, c’était une réalité concrète, indiscutable, qui allait de soi.Nous avons peine aujourd’hui à nous rendre compte de la portée et de la signification de ce fait.Et pourtant, c’est ainsi! Par conséquent, en trouvant, dans les Provinces maritimes, un peuple pauvre et sans instruction qui se disait “martyr", les Irlandais ne l’ont d’abord pas compris et, ensuite, ils ne l'ont pas cru.Ils ont tout simplement balayé du revers de la main la déportation des Acadiens.D’ailleurs, qu’était Lawrence à côté de Cromwell?En fait de martyre, les Irlandais étaient bien persuadés de détenir la palme: ils n’allaient pas la partager à la première rivalité venue! Mais, me direz-vous, est-ce que cela leur donnait le droit de rembarrer les Acadiens dans l’usage de leur langue?Marcel François Richard, authentique acadien né le 8 avril 1847 à Saint-Louis de Kent au Nouveau-Brunswick, ne le pensait pas.Comme on l’imaeine bien, il n’a jamais changé d’idée là-dessus! Devenu prêtre, il fonça sur les obstacles, se mesura aux pires épreuves et ne démordit jamais dans son combat pour obtenir que finalement un prêtre acadien reçoive enfin, comme on disait jadis, “la plénitude du sacerdoce”.De 1871 à 1915, il fut le chef de cette lutte incessante qu’il eut le bonheur de voir couronnée de succès, en 1912, avec l’élévation du premier Acadien à l’épiscopat dans la personne de Mgr Edouard LeBlanc.Le Vatican n’avait évidemment pas choisi Mgr Richard! Le Père Camille-Antonio Doucet, des Pères Trappistes de Rogersville, au Nouveau-Brunswick, a retracé avec beaucoup de soin la biographie de ce lutteur acadien.“Une étoile s’est levée en Acadie: Marcel François Richard”, tel est le titre significatif de cet ouvrage.Quand on songe au rôle prépondérant ue Mgr Richard joua lors du premier congrès es Acadiens en 1881 dans l’adoption de TAs-somption comme fête nationale et dans l’introduction de l’étoile d’or sur le champ bleu du tricolore choisi comme leur emblème, on se rend compte du sens que revêt l’allusion dans le titre du livre du Père Doucet.Tout se tient dans cette histoire.Ce n’est pas l’effet du hasard si l’auteur est un trappiste et si la localité où est cette abbaye s’appelle Rogersville.Dans le nord du Nouveau-Brunswick, déjà peuplé en majorité d’Acadiens, le premier évêque de Chatham fut un Irlandais du nom de Rogers.Les Trappistes qui vinrent s’établir dans ce diocèse choisirent un endroit qu’on a nommé Rogersville, en l’honneur de ce pasteur.Dans les archives de ce monastère, le Père Doucet a trouvé un manuscrit rédigé par un aîné, mais laissé en plan.Il l’a repris et, en poussant ses recherches d’une façon exhaustive, il a tiré une oeuvre qui pourrait avoir deux fois le volume u’elle revêt présentement.L'auteur a eu raison e se limiter et de donner les grandes lignes d’une vie qu’il faut connaître.Suffisamment de temps s’est écoulé pour que l’on puisse faire la part des choses.Le Père Doucet ne s’y est d’ailleurs pas trompé: il a accumulé une masse de documents.Il a tout vérifié et il a porté son jugement.Celui-ci nuance légèrement la glorification que ses compatriotes avaient généreusement donnée au fondateur du collège Saint-Louis de Kent, obligé de le fermer par ordre de l'évêque, Mgr Rogers.Pourquoi?Parce qu’il y avait trop d’enseignement en français, a-t-on dit.Le Père Doucet, sans proposer aucune dénonciation formelle, énumere un à un les faits qui montrent que la présence d’un certain prêtre français dans le personnel du collège donnait à l’enseignement du français une teinte.jugée excessive! Dès lors, était-ce le français qui était visé ou la personnalité de l'un de ceux qui le dispensaient?Et puis, il y a eu la permission refusée par le même évêque à Mgr Richard d'assister au troisième congrès acadien, celui de 1890, et d’y prendre la parole.La francophobie semble alors beaucoup plus évidente.On m’a dit qu’en certains milieux, on avait jugé le Père Doucet trop indulgent envers l’évêque Rogers.Naturellement, je ne saurais me prononcer là-dessus.Pour le faire, il faudrait que j’en sache encore plus que l’auteur n’en sait lui-même: c’est impossible.Je me permettrait cependant deux remarques: d’abord, la question des relations entre Irlandais et francophones en Amérique est à peine effleurée.Il y a des perspectives qui demeurent insoupçonnées.Ainsi, à propos de l’épisode que relate le Père Doucet au sujet de la première cure de l’abbé Richard, on peut se demander ce qui se serait passé si l’incident était arrivé au Québec.L’abbé Richard est affecté par son évêque.Mgr Rogers, à une paroisse dont le curé doit partir à cause de sa santé fléchissante.En fait, il ne part pas, il demeure dans la paroisse et.avec le temps, se révèle malade mental, à tel point qu’à un moment donné, il démolit l’ameublement du presbytère à coups de hache.L’abbé Richard requiert la police.Le chef demande s’il doit arrêter le vieux prêtre pour avoir fait des dégâts ou pour folie.L’abbé Richard hésite à porter plainte pour acte criminel.Il lui semble plus juste et moins grave de porter plainte pour folie.Le chef procède à l’arrestation et quelque temps après, le malheureux prêtre est relâché.Aussitôt, ce dernier porte plainte à son tour pour arrestation illégale: la folie n’avait pas été prouvée.Mgrs Rogers a soutenu son jeune prêtre acadien mais jusqu’à une certaine limite.Jamais il n’a voulu intervenir auprès de l’autorité civile pour éclaircir les faits et obtenir, par exemple, un changement dans l’acte d’accusation.Résultat: l'abbé Richard a frôlé la prison et a dû payer des milliers de dollars de caution, de frais d’avocats et d'indemnités.Si cela s’était passé au Québec, il y aurait eu intervention de l'évêque et l’acte d’accusation aurait été amendé.Je ne me demande pas si ça aurait été bien ou mal.Je dis* que cela se serait fait.En Acadie, cela ne pouvait se faire, à cette époque.Cela ne s’est pas fait.Qui avait le dessus?L’Irlandais.Qui avait le dessous?L’Acadien.Qui riait dans ses barbes?L’autorité civile WASP.Deuxième remarque: récemment, un jeune Franco-Américain a publié un mémoire sur un épisode assez semblable, celui de la lutte de l’é-veque Walsh de Portland, Maine, contre les Franco-Américains de Lewiston.On me dit que certains reprochent à l’auteur son indulgence vis-à-vis de Walsh.Bizarre coïncidence! Les évêques catholiques irlandais ont-ils été vraiment plus persécuteurs du français qu’on ne le croit généralement?Les catholiques francophones gardent-ils au coeur une vieille rancune plus tenace qu’on ne l’imagine?Je crois les deux vrais.Reste à savoir dans quelle mesure?Pour le moment, retenons que le livre du Père Doucet est intéressant, très bien écrit, fortement charpenté et documenté.Bref, c’est et ce sera encore longtemps l'ouvrage à lire sur Mgr Richard.Naturellement, j'aurais préféré qu’il y eut moins de fautes typographiques et il aurait fallu, à la fin.un index.Deux lacunes qu’une prochaine édition comblera, je suppose.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourossa le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l’information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $40 par année; six mois: $22.A l'étranger: $45 par année,- six mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉliPHONE: 844-3361 (lignes groupées). / des idées des événements Le Devoir, mercredi 9 octobre 1974 • 5 des hommes -par JAMES EAYRS.A quand la diffusion télévisée des travaux parlementaires?“Vu l’urgence de la question, le gouvernement tentera d’obtenir l’appui de la Chambre, indépendamment des affiliations de partis, au sujet des réformes qu’il propose d’apporter aux règles de procédures parlementaires et au sujet des mesures dont vous serez saisies et qui porteront (entre autres) .sur la mise en ondes des débats de la Chambre”.Ainsi s’exprime le gouvernement dans le discours du trône lu la semaine dernière à Ottawa.Il est à peu près temps.La diffusion des travaux parlementaires fut proposée pour la première fois en 1925.Un certain W.F.Empey, parlant au nom de la section ouvrière de la Political Association of Toronto, écrivait alors au premier ministre Mackenzie King pour demander ‘l’installation à la Chambre des Communes d’un système de radio suffisamment puissant pour diffuser les débats parlementaires à travers tout le pays”.Les arguments qu’invoquait alors Empey à l’appui de sa suggestion sont aussi valides que jamais, un demi-siècle plus tard.Le Canada est une société démocratique.Or, la démocratie, c’est le gouvernement par le peuple.Si le gouvernement par le peuple requiert, pour des raisons pratiques, que les affaires du gouvernement soient surtout confiées aux représentants du peuple, le moins que ceux-ci puissent faire pour leurs électeurs, c’est de leur laisser savoir ce qu’ils font — par l’entremise de tous les média de communications que la techho-logie de notre époque peut mettre à leur disposition.Cela paraît sensé?En effet, ce l’est.Et pourtant, nos représentants n’ont fait que se traîner les pieds depuis la première fois que cette question fut soulevée il y a cinquante ans.Pourquoi?On peut trouver l’explication de cette lenteur dans l’histoire des luttes qu’il a fallu conduire pour obtenir que les travaux parlementaires soient consignés par écrit, et à plus forte raison enregistrés par l’oeil de la caméra.Longtemps avant qu’un coup de plume de la reine Victoria ne vienne, selon l’expression peu flatteuse de Goldwin Smith, transformer cette ville de chantiers sub-arctique qu'était Ottawa en un “lieu d’activités politiques malodorantes”, la mère des parlements avait commencé à Westminster à s’inquiéter au sujet des intrusions que faisaient dans sa vie privée des scribes impertinents.Un certain Edward Cave — que l’on peut considérer comme le W.F.Empey du XVIIIe siècle — avait un jour publié dans le Gentleman’s Magazine — sorte d’équivalent du Playboy au XVIIIe siècle — un compte rendu de ce qui avait transpiré au Parlement la semaine précédente.Les honorables députés avaient les bras au ciel.Une seule raison empêcha l’orateur de les déclarer hors d’or dre: il était le plus furiéux de tous.I fallait entendre l'orateur Arthur On slow déclara sur un ton impressionnant que la publication des débats dans les journaux de nouvelles imprimées rabaissait le ton des discussions, violait le caractère privé de la Cham- II bre, et contribuait à déformer d'expression des opinions.Onslow considérait, en somme, que la publication des débats était un mauvais service rendu à la nation et qu’il importait d’y mettre un terme.Aussi présenta-t-il la motion suivante.“Qu’il soit résolu de considérer comme un acte de haute indignité et comme une violation notoire des privilèges de cette Chambre le fait, pour un nouvelliste dans ses correspondances parlementaires ou dans d’autres articles, ou pour un imprimeur ou un propriétaire ae journal dans quelque journal imprimé que ce soit, de s'arroger le droit d’insérer dans lesdites publications ou d'y présenter quelque compte rendu que ce soit des actions ou des autres procédures de cette Chambre; et que cette Chambre engage les mesures les plus sévères contre ceux qui se rendront coupables de cet outrage à son endroit.” La motion fut adoptée à l’unanimité.“Lorsque Onslow eut quitté son fauteuil”, raconte le biographe de Luke Hansard (celui-ci fut le premier imprimeur du roi.et son nom est devenu synonyme de la publication sous forme imprimée des comptes rendus des travaux parlementaires à travers tout le Commonwealth), “et que le'cri de ‘Who go home?' eut résonné le long des corridors rapiécés, les parlementaires eurent la sensation agréable d'avoir fait une pleine soirée de travail.Tout cela n’est évidemment que rapport de.journalistes, qu'espionnage et mensonge! Au dehors, les torches projetaient une flamme vacillante et les voix jubilantes des Whigs et des Tories, tantôt amicales tantôt hostiles, se perdaient dans la douceur d'une nuit printannière”.Lettre ouverte au président Gerald Ford Ainsi, se déroulèrent les travaux de la Chambre des Communes de la Grande-Bretagne le 15 avril 1738.Plus de deux siècles ont passé depuis ce temps, et les parlements de diverses parties du monde redoutent encore les effets déformants de la diffusion télévisée de leurs délibérations.Ces craintes ne sont d’ailleurs pas exclusives aux parlementaires.La perspective de la diffusion télévisée des travaux parlementaires suscite aussi des inquiétudes chez les observateurs de l’extérieur.Lorsqu’il apparut possible que Richard Nixon soit appelé à subir au Congrès une procédure d’impeachment.un groupe d’Américains distingués s'opposèrent publiquement et a la télédiffusion de l’événement.“Notre recommandation” prirent-ils soin d’expliquer, “n’implique aucune pensée de dénigrement à l’endroiff de la télévision.Nous voulons plutôt éviter que la présence des caméras au milieu de ces délibérations solennelles n’ait un effet inflammatoire sur la conduite des principaux acteurs et le déroulement des débats”.Tel est aussi l'argument que nos propres parlementaires invoquent le plus souvent pour s'opposer à la diffusion télévisée de leurs travaux.Cette procédure favoriserait l'émergence de ce qu'il y a de plus mauvais dans l’institution parlementaire, soutiennent-ils; elle favoriserait celui qui cherche à créer un effet au détriment du travailleur solide.On va même jusqu’à dire: si les travaux parlementaires avaient été télévisés au cours des dix dernières années, John Diefenbaker serait peut-être encore notre premier ministre! Mais cet argument est à double tranchant.Il ne serait pas nécessairement mauvais, il pourrait même être excellent.que la T.V.expose au grand jour ces députés d’arrière-banquette écrasés sur leur fauteuil à la suite d’un repas trop lourd ou ensevelis dans leur journal alors qu'ils devraient plutôt l'être dans les affaires de la nation.Aurait-on pu imaginer procédure plus efficace pour ouvrir les yeux de millions de Canadiens que le spectacle télévisé de ce député disant à ses collègues remplis de compréhension: “je ne sais pas trop au juste pourquoi je me suis levé afin de prendre la parole.Je n'excelle guère de toute manière dans l’art de parler et je n’ai jamais su, depuis que je suis dans cette Chambre, ce que je devrais y faire ou n’y point faire”.Voilà un aveu trop intéressant pour qu'on aille l’ensevelir dans les dernières pages du Hansard.On exagère beaucoup le soi-disant “effet d'entrainement de la télévision sur la conduite des principaux acteurs ".Il existe bien d'autres moyens, en dehors de la télévision, pour provoquer un tel effet chez les membres du parlement.Voici une description de la manière dont certains d'entre eux se conduisirent lors du célèbre débat sur le pipeline transcanadien en mai 1956: “Ce fut un mois rempli de bruits peu naturels pour cet endroit jadis marqué au coin de la sobriété: caquetage, sifflements et chahut, jacassage, éclats de rire confinant parfois à l'hystérie.En plein coeur de la crise, un choeur formé de députés libéraux- siégeant sur la première rangée ne trouvèrent rien de mieux à faire que d'entonner à pleine voix une chanson sur le pipeline, sur l’air de “Three will always be an England”.On aurait dit que ces gens se pensaient dans la fredon-nie des frères Marx ou dans le monde de Rudolph Friml”.Ne pourrait-on pas au moins soutenir que la présence de la télévision à la' Chambre, grâce à la certitude qu’auraient le députés que leurs étourderies n'échapperaient plus à l'oeil désapprobateur de la nation, contribuerait a les empêcher de tomber dans de telles manifestations infantiles plutôt qu’à s’y complaire?Il faut' enfin penser à meubler les loisirs du grand public.Nous payons pour le maintien et le fonctionnement du parlement: pourquoi nous refuserait-on le droit de jouir du spectacle que l’on peut y observer?“Je le vis un jour a la Chambre de Communes, vêtu d une manière presqu’in-croyable pour un premier ministre moderne.avec 1 age.ses boucles am-brosiennes de naguère avaient perdu leur caractère ondulé; c'est à peine si une mèche de cheveux ornait son front; seul l'art du teinturier parvenait à protéger sa chevelure amincie contre les ultimes ravages du temps”.L’auteur a-t-il voulu parler de Trudeau?Ou de Disraeli?Il s’agit, dans ce cas-ci.de Disraeli.Mais avec la télévision, nous le saurions de manière certaine.L’époque des échanges internationaux à sens unique est révolue Monsieur Gerald Ford.Président des Etats-Unis d’Amérique.La Maison Blanche, Washington, D.C.C’est avec une attention soutenue et un intérêt particulier que j’ai lu la version officieuse de l’allocution que vous avez prononcée à l’Assemblée générale des Nations Unies.Je tiens à vous signaler que, pour le Venezuela, vos paroles ont une importance évidente, étant donné qu’au cours des 15 dernières années, notre pays s’est fait le défenseur inlassable et résolu des prix internationaux du pétrole et n’a cessé de participer à la juste controverse sur la situation mondiale des matières premières pour défendre la position de nos pays dans ce que l’on appelle les “termes de l'échange .La grande instance mondiale où vous avez choisi d’exposer les vues du gouvernement des Etats-Unis sur les questions les plus importantes qui affectent ou qui préoccupent aujourd’hui tous les peuples du monde m'autorise et m’engage, au lieu d'utiliser les voies diplomatiques habituelles, à m’adresser publiquement et directement à vous pour vous faire connaître la reaction de mon gouvernement à la déclaration du gouvernement des Etats-Unis.En Amérique latine, nous n'avons pas cessé, pendant plusieurs décennies, de réclamer avec insistance un traitement juste et équitable de la part des pays développés et bien entendu, au premier chef, de notre voisin , et ami traditionnel, les Etats-Unis d'Amérique.Nous avons signalé à maintes reprises comment nos pays s’appauvrissaient en servant de fournisseurs d’abondance à l’économie des Etats-Unis.Avant la crise de l’énergie et avant que les prix du pétrole n’atteignent leur niveau actuel, les matières premières produites par nos pays étaient achetées, d'année en année, à des prix qui n’ont jamais été proportionnés ou équilibrés par rapport à ceux des articles manufacturés dont nous avions besoin pour notre développement et que nous achetions en grande partie aux Etats-Unis, non seulement pour des raisons d’ordre géog que, mais aussi a cause des credits liés à l’économie américaine qui, traditionnellement, nous étaient accordés.Chaque année, les pays pro- SETA VOYAGES VOYAGES AVIONS NOLISES Montréol-Porit à partir d« $259.VOLS SPÉCIAUX NOLI-FRANCE BILLETS AVION toutes destinations dans le monde entier Tél.: 861-3906 ducteurs de café, de viande, d e-tain.de cuivre, de fer ou de pétrole devaient fournir une quantité plus importante de leurs produits pour acquérir les machines et autres articles manufacturés qu'ils importaient, ce qui entraînait ces pays dans un processus continu et de plus en plus marqué de déperdition de capital et d'appauvrissement.En Amérique latine, comme dans les autres pays en voie de développement, nous pouvons affirmer que les pays développés ont exploité les besoins fondamentaux de l'homme latino-américain, asiatique ou africain.Dans le cas particulier du Venezuela, les prix du pétrole se sont franchement détériorés pendant de nombreuses années, cependant que notre pays était obligé d’acheter les articles manufacturés en provenance des Etats-Unis à des prix de plus en plus élevés, ce qui limitait chaque jour un peu plus les possibilités de développement et de bien-être des Vénézuéliens.Les premiers responsables de l’Affrontement économique actuel Précisément, la création de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPËP) a été la conséquence directe de l’application par les pays développés, en tant qu’arme d'oppression économique.d’une politique de prix dérisoires pour nos matières premières.D’une certaine manière, cela confirme pleinement les paroles que vous avez prononcées à l’ONU, à savoir que “si un pays quel qu’il soit essaie de se servir d'un de ses produits à des fins politiques, il est inévitable que d’autres pays soient tentés d’utiliser leurs produits à leurs propres fins”.A l’heure actuelle, C’est I9t9mp$ de faire Installer les GOUTTIÈRES (H0-D0) Galvanisées, cuivre aluminium Estimation gratuite Montréal 322*4160 Québec 872*9244 PRIMEAU MÉTAL INC.ICHE2 TABLE D’HÔTE MENU TYPE Hors d’oeuvre Potage du jour La Sole Caprice$18.50 ou Les Cailles en Cocotte $21.50 ou be Steak Tyrolien $23.50 Les Desserts Le café Les vins Soumur Blanc ou Champi-gny, 4 btle par personne.Du lundi au samedi de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA bordel FACE AU MÉTRO 381-1777 nous voyons comment le refus des pays développés, et notamment des Etats-Unis, d’accepter des prix justes et équitables pour le café a plongé dans l'inaction l'Organisation internationale du Café, qui a justement été créée en vue d’établir un équilibre satisfaisant et juste entre producteurs et consommateurs.Les pays producteurs de café en Amérique latine et en Afrique vont perdre près de 30 p.100 de leurs recettes en devises, alors que les prix des articles manufacturés en provenance des pays développés ont doublé ou triplé.La crise alimentaire dans le monde est, notamment, la conséquence des prix élevés auxquels les pays développés nous vendent les machines agricoles et industrielles et autres facteurs de production indispensables à l’agriculture et à la croissance de nos économies.Mon gouvernement partage l'idée que vous avez exposée à l'Assemblée générale des Nations Unies, selon laquelle “un monde d’affrontement économique ne peut être un monde de coopération politique”.Or, l’affrontement économique, ce sont les grandes puissances qui par CARLOS ANDRES PEREZ président de la république du Venezuela ¦ Dans le cadre du grand débat qui a suivi l’inauguration de la présente session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président Gerald Ford, des Etats-Unis, a prononcé un vigoureux plaidoyer contre la hausse abusive du prix du pétrole.Le président d’un important pays producteur, M.Carlos Andrés Perez, du Venezuela, s’est empressé d'adresser à M.Ford une réponse publique dans laquelle il expose la position des pays producteurs de matières premières.Voici le texte intégral de cette lettre ouverte du président du Venezuela au président des Etats-Unis.La lettre porte la date du 20 septembre.f l’ont créé, en se refusant à accorder une participation égale aux pays en voie de développement qui cherchent à réaliser l’équilibre indispensable entré les termes de l’échange.Au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le Venezuela n'a pas utilisé et n’utilisera pas ses richesses énergétiques comme arme poli- tique, car ce n’est pas dans ce but qu’a été créé cet organisme, mais pour défendre les richesses essentielles qui étaient extraites de notre sous-sol à des prix qui ont toujours été sans commune mesure avec la valeur de nos importations et des techniques nécessaires à notre développement.La politique des pays producteurs de petrole Je me permets d'interpréter la politique de l'OPEP en vous affirmant que les pays producteurs de petrole espèrent que, dans une instance mondiale telle que l’ONU.les pays producteurs de matières premieres et les pays industrialisés pourront parvenir à un accord équitable et conforme aux principes de la justice internationale, en vue d'établir un équilibre décent et acceptable entre la rémunération du travail des hommes et des femmes de nos pays, iqui sont acculés à la misère, et le prix que nos économies doivent payer pour les importations dont nous avons besoin.Cette politique du Venezuela, qui a l'appui de tous les partis et groupes d'opinion ainsi que de notre peuple, est conçue comme faisant partie de l'éducation nationale, car elle est fondée sur l'idée, et diffuse l’idée, que le Venezuela est un pays pétrolier, producteur et vendeur d'un bien rare, qui prend de plus en plus de valeur et a une importance stratégique fondamentale.Nous ne voyons pas d’autres moyens d'affronter la totalitarisme économique qui s'est peu à peu emparé de la direction des affaires et du commerce mondial et qui risque d’infliger au monde autant de malheurs que le totalitarisme politique du nazisme et du fascisme.face auquel votre pays a rendu au monde un service aussi héroïque que grandiose et a bien mérité la gratitude de l'humanité tout entière.La Conférence mondiale de l'alimentation que la FAO prépare pour le mois de novembre ne pourra atteindre les objectifs élevés qui lui ont été fixés si les pays en voie de développement n'obtiennent pas.pour les matières premières qu'ils produisent, la garantie de prix rémunérateurs qui devront se trouver dans une situation d'équilibre nécessaire et satisfaisant avec les prix des articles manufacturés qu’ils importent.Je tiens à vous rappeler que dans les diverses instances internationales qui se sont constituées pour étudier les énormes inégalités et injustices qui caractérisent le commerce international, les pays développés se sont engagés à faire apport d'un pour cent de leur produit national à titre de contribution en fa- veur des pays en voie de développement.Or cet objectif n'a jamais été atteint.Notre pays est disposé, comme il en a fourni la preuve, à apporter sa propre contribution économique, mais il demande et il espère de la part des pays puissants la collaboration à laquelle ils se sont engagés.C'est sur nos pays qu’ont toujours pesé les charges inacceptables du commerce interntational.Nos plaintes et nos réclamations n'ont jamais été entendues, et l'on a fait fi de nos aspirations légitimes.C’est un fait bien connu — car il s'agit là de chiffres publiés par des organismes dont l’autorité est reconnue sans discussion dans le monde entier — que les prix du pétrole n'influent que pour une part infime sur les coûts de production aux Etats-Unis et dans les autres pays développés.Mon gouvernement porte un intérêt sincère au maintien des relations les plus cordiales et les plus fécondes avec le vôtre et nous faisons dans ce sens les efforts de coopération compatibles avec les intérêts du pays et la défense de notre économie, pour ce qui est notamment de la Suite à la page 6 duiitoiH duiijiOHïtrhui uMKHumunl ou sage L environnement Château L homme aime les belles choses et il les trouve au Château d’Aujourd'hui.Pour les réunir, les conseillers décorateurs du Château d'Aujourd'hui créent l'har monie entre vous et les belles choses qui vous entourent.Il y a trois Château d'Aujourd'hui: • 6370 St-Hubert • 6375 St-Hubert, Montréal • 1125 boulevard St-Martin, Laval d aujourd hui 8 * Le Devoir, mercredi 9 octobre 1974 suites de la prerhière page MEIGHEN tes les provinces.“Le fédéral ne peut pas imposer de formule”.Puis, abordant le problème de succession de M.Stanfield, M.Meighen s’est dit favorable à ce que le Parti conservateur songe sérieusement à se donner un leader francophone.Un choix qui, selon lui, pourrait aider la cause des conservateurs au Québec mais sans pour autant porter la garantie d’une victoire nationale.M.Meighen a semblé indiquer sa préférence a John Fraser de Vancouver en exprimant l’opinion qu’un député bilingue de la Colombie-Britannique ferait “toute aussi bonne figure” qu’un francophone du Québec.“Il y a bien d’autres facteurs.Tout le monde est rouge au Québec.C’est devenu une sorte de réflexe.” A la satisfaction d’un autre intervenant de l’auditoire, M.Meighen s’est montré favorable à l’idée que l’aile québécoise du PC se donne un chef de file.Et qu’il soit francophone.“Un gars du bout.” C’est avec un sourire ironique que le président national du PC a accueilli la suggestion que le choix de ce lieutenant québécois se fasse entre un Jean Béliveau, un Maurice Richard, ou une autre vedette du genre.PLUS RICHE Côté pile, rien à signaler: la carte du monde est là, bien dessinée, aucun continent n’a été oublié.Côté face, cependant, sous la tête de Sa Majesté, est inscrite la date 1974.Comme on dit dans les salles de presse, nos lecteurs auront compris qu’il fallait lire 1973, année d’émission de la 1ère série de monnaie olympique.Comment cette grossière erreur a-t-elle été découverte?Hier avant-midi, un client entre en contact avec la compagnie canadienne Decathlon Coins, fournisseur de la monnaie olympique.Notre homme est amèrement déçu, il crie à la fausse représentation : comment se fait-il que, sur sa.pièce de $10, apparaît la date 1974?Le président de Decathlon Coins, M.Abel Feldman, n’en croit pas ses oreilles, il exige de voir, il se rend à l’évidence: il y a bel et bien eu erreur de date.Coup de téléphone à Ottawa pour prévenir les autorités de la monnaie olympique de Terreur.“Impossible, répond-on dans la capitale.Si ce que vous dites est vrai, c’est de la contrefaçon pure et simple.” “Si c’est de la contrefaçon, c’est V vous, alors, qui êtes responsables puisque c’est de vous que j ai acheté”, rétorque M.Feldman.Le directeur du programme de la monnaie olympique.M.Austin Page, est alerté.Une enquête rapide est faite à l’Hôtel de la monnaie.Appel en Europe pour prévenir le Comité international olympique de cette faute de frappe.La conclusion est là: entre 8.000 et 10,000 pièces de $10 souffrent d’une erreur de date, un collectionneur européen en possède une, lui aus4i.M.Feldman reçoit de M.Page la permission d’annoncer cette “nouvelle” à Montréal et convoque, dan§^ Taprès-midi.deux journalistes dans les bureaux d’une maison chargée de la publicité de Decathlon aux Etats-Unis.Selon ce qu’a pu apprendre M.Feldman, Terreur aurait été commise fin juillet ou début août de cette année.Si Ton a pu déterminer le nombre de pièces portant la date 1974.c’est qu’entre 8.000 et 10,000 pièces sont frappées par coin.(Le coin, explique le Larousse, est un morceau d’acier trempé, gravé en creux, pour frapper les monnaies ou les médailles.) Dans le cas présent, un seul coin aurait été utilisé.La théorie de M.Feldman est la suivante: un certain nombre de pièces de monnaie sont retournées avant leur distribution, soit parce quelles ont été mal frappées, soit parce quelles sont égratignées.Quand il faut frapper d’autres monnaies, les pièces défectueuses sont fondues et utilisées une seconde fois.C’est ce que Ton a fait, fin juillet ou début août, mais un employé distrait, s’il a utilisé le bon côté pile (la carte du monde), a malheureusement péché en se servant du côté face de rémission de 1974.L’Hôtel de la monnaie, qui est, comme cela se doit, obsédé par son intégrité, ne rit pas de cette affaire.Car il est certain qu’il ne pouvait faire mieux pour donner plus d’intérêt encore au programme de la monnaie olympique.M.Feldman est pour sa part convaincu qu’il s’agit d’une erreur “humaine” et que si la contrefaçon avait été délibérée, ce n’est pas 8,000 mais 100,000 pièces datées 1974 qui auraient alors été frappées.Et rien, jusqu’à présent, n’indique en effet que cette histoire est un “stunt” publicitaire destiné à mousser la vente de la monnaie olympique, même si Ton peut regretter la negligence incompréhensible de THôtel de la monnaie.Quant à M.Feldman, il serait prêt à payer $100 dès aujourd’hui pour mettre la main sur un “faux $10 ’ et ne serait pas surpris si ces pièces erronément datées valaient un jour $500 ou $1,000 ou plus encore.Allez vite vérifier si vous n’êtes pas Tun des 8,000 chanceux.GERALD FORD du Congrès et des citoyens américains.La plupart des mesures avancées par le president Ford pour réduire la consommation d’énergie aux Etats-Unis avaient déjà été proposées sous la même forme volontaire par son prédécesseur Richard Nixon, l’hiver dernier au moment de l’embargo.Mais dès le retour à des approvisionnements pétroliers normaux, les Américains se sont empressés de revenir à leurs habitudes de consommation et le Congrès a mis de côté les multiples propositions de la Maison-Blanche pour augmenter la production aux Etats-Unis ou réduire leur dépendance extérieure.Il n’est donc pas certain que le président Ford sera entendu aujourd’hui alors que les avertissements de son prédécesseur sont restés lettre morte.La Maison-Blanche n’ignore pas que, seules des restrictions obligatoires seront efficaces, mais il était sans doute difficile de les imposer à un mois des élections.Les mesures vraiment nouvelles proposées par M.Ford ne deviendront applicables que si le Congrès les approuve, ou si les milieux d’affaires acceptent de s’y plier.UN ÉMISSAIRE Il va sans dire que le Canada devra suivre ce mouvement, sous peine de couper ses entreprises automobiles du marché américain; ce que le ministre de l’Industrie et du commerce Gillespie a d’ailleurs indiqué dès hier soir.M.Gillespie s’est évidemment félicité de ce que Washington, à première vue.ait écarté toute mesure anti-inflationniste à caractère protectionniste, dont l’efficacité aux Etats-Unis aurait été obtenue aux dépens de ses partenaires commerciaux et de toute la planète; il a également signalé que M.Eberle lui avait transmis les assurances du président Ford quant à Tadoption prochaine du Trade Reform Bill, condition nécessaire à Tamorçe des négociations commerciales du GATT.“Un des effets de ce programme sera sans contredit de rassurer les partenaires commerciaux des Etats-Unis,” de commenter M.Gillespie.Bien qu’il n’ait pas.lui non plus, examiné en détails le programme de M.Ford, M.John Turner devait lui aussi se féliciter de ce que les mesures visent à juguler l’inflation sans ralentir 'l’économie.en signalant que bon nombre d’entre elles-avaient déjà été adoptées par le gouvernement dont il est le ministre des Finances: rejet de la réglementation des prix, relèvement des paiements d’assurances-chômage, soulagements fiscaux la météo Une faible perturbation centrée sur les grands lacs traversera le Québec aujourd’hui.Elle sera accompagnée d’averses au sud et de chutes de neige au nord.Il y aura dégagement derrière ce système dès ce soir dans Fouest du Québec et demain dans les régions du bas du fleuve.• Régions de TAbitibi, de Pontiac-Témiscamingue, de la Haute-Mauricie, des Laurentides, de Quebec.Trois-Rivières: chute de neige fondante en matinée.Dégagement en fin de journée.Maximum environ 40.Aperçu pour jeudi: ensoleillé.• Régions de Chibougamau: généralement nuageux avec possibilité de quelques chutes de neige locales.Maximum 25 a 30.Aperçu pour jeudi: ensoleillé.• Régions de TOutaouais.de Montréal, des Cantons de TEst: généralement nuageux avec possibilité d’averses en matinée.Dégagement en fin de journée.Aperçu pour jeudi: ensoleillé.• Région du Lac St-Jean: possibilité de chute de neige fondante en matinée.Dégagement en fin de journée.Aperçu pour jeudi: ensoleillé.• Régions de Baie-Comeau.de Sept-Iles, de Rimouski, de la Gaspésie: nuageux avec neige fondante.Maximum 35.Aperçu pour jeudi : dégagement.des gagne-petit, mesures pour accroître l’offre de produits dans le secteur agricole ou industriel.“Si vous essayez de me faire dire que Washington s’est inspiré des mesures de votre gouvernement, je ne la nierai certainement pas”, devait d’ailleurs répliquer peu après l’ambassadeur Eberle.“Le programme américain ne vise pas à réduire la demande et portant l’expansion aux Etats-Unis de façon draconienne, de préciser M.Turner, Cela est important pour le Canada et pour le reste du monde.Le programme semble aussi s’appuyer sur un très large consensus américain, à la suite des “sommets”éco-nomiques organisés par la maison blanche.Enfin, le président Ford, dans son discours comçne par le geste qu’il a posé en dépêchant un envoyé spécial à Ottawa qui, de là, fera le tour de la Communauté européenne avant de se rendre au Japon, a reconnu explicitement que les Etats de la planète devaient coordonner leurs politiques monétaires et fiscales et que toute action qu’ils prennent chez eux pour juguler l’inflation a ces effets de contagion ailleurs.Quant au secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures McEachen, celui-ci s’est félicité du geste fait par Washington en dépêchant au moment précis où il s’adressait au Congrès un émissaire à Ottawa.GAUVIN Suite de la page 3 M.Harvey se demandait pourquoi on voulait changer le système actuel puisqu’il ne comportait aucun problème pour lui et pour ses commettants.“Si vous n’avez aucun problème, je me demande ce que je fous ici.Deuxièmement, si vous n’en avez aucun, à travers le monde on s’interroge, monsieur.Il faudrait quand même lire, il faudrait quand même regarder ce qui se passe”, lui répondait sechement M.Gauvin.Dans un tel climat, dn peut comprendre que l’audience de cette première audience de la commission parlementaire a porté peu de fruits.M.Gauvin et ses collègues, MM.Belleau, Bouchard et Rankin, ont en somme repris les grandes recommandations de leur rapport, remis au gouvernement, en mai dernier, après trois ans d’étude.• le rapport propose une nette amélioration de la sécurité routière, grandement défaillante au Québec par rapport aux autres provinces et pays, afin de diminuer le taux élevé d’accident.• le rapport propose un nouveau régime d’indemnisation des accidentés, basé non pas sur la faute commise (le système actuel) mais sur l’indemnisation sans égard à la responsabilité (“no fault”).L’assurance deviendrait alors obligatoire pour tous les automobilistes afin de couvrir les pertes économiques découlant de blessures corporelles et une partie des dommages materiel encourus.• la modification en profondeur des structures administratives actuelles afin de rétablir la concurrence entre les compagnies, “qui s’entendent trop bien”, et de diminuer les coûts, notamment en faisant disparaître les intermédiaires entre l’assureur et l’assuré.' M.Gauvin insistait, hier, sur le caractère complémentaire des trois secteurs couverts par son rapport: sécurité routière, nouveau système d’indemnisation et réforme des structures des compagnies d’assurance.Il faut, selon lui.se méfier de ceux qui 'proclament qu’une amélioration de la sécurité routière réglerait à elle seule le problème.“Même s’il y avait moins d’accident, le système actuel demeurerait mauvais”, précisait-il.Quant à la préférence de la commission pour l’entreprise privée, pourtant évaluée comme entraînant 37c de plus de coût même après les réformes proposées, M.Gauvin continue à la justifier par les vertus de la concurrence.Il cite cependant aussitôt la dernière recommandation du rapport.“Que, si les réformes et les mesures ci-dessus ne sont pas intégralement adoptées et suivies, l’administration du régime soit confiée à une Régie d’Etat.” Et ces réformes devront être effectuées d’un seul coup.“Il serait impensable de s’attaquer à une réforme de l’entreprise privée par étapes”, affirmait en effet M.Bouchard.St-Domingue: le suspense est terminé SAINT DOMINGUE - (AFP) - L'affaire des otages du consulat général du Venezuela à Saint-Domingue a pris fin sans effusion de sang hier soir.Mendez Vargas et ses amis ont accepté l’offre du président Joachim Balaguer de quitter le territoire de la république dominicaine après avoir libéré les sept otages qu’ils détenaient depuis douze jours.Parmi eux figurent Mme Barbara Hutchison, chef des services d’information de l'ambassade américaine et deux diplomates vénézuéliens.L’époque des échanges à sens unique Suite de la page 5 gestion de nos ressources naturelles.Il y a quelque temps déjà, le 15 juillet 1974, en réponse à un mémorandum de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas, je me suis permis de demander au ministère des Relations extérieures du Venezuela de rédiger le mémorandum dont le contenu est publié aujourd’hui; mon gouvernement exprimait dans ce mémorandum les préoccupations que j’expose à nouveau brièvement dan?la présente lettre et que lui inspire le manque de compréhension et d’accord entre votre pays, nos pays et les grands pays développes quant à la nécessité de rechercher des formules satisfaisantes en vue de rapports d’égalité et de respect économique mutuel pour la sauvegarde des intérêts que chaque pays doit défendre afin de garantir le bien-être de son peuple.A l’occasion de l’important discours que vous avez prononcé à TQrganisation des Nations unies, je tiens à rappeler ainsi publiquement quelle est la position du Venezuela, et que mon gouvernement est disposé à participer aux travaux d'une instance mondiale en vue d’établir un régime d’équilibre entre les matières premières que produisent les pays développés et qui constituent la cause essentielle et suffisante par l’effet de laquelle plus de la moitié de l’humanité se trouve maintenue dans les conditions d’instabilité économique et de pauvreté grandissante.Le Venezuela ne peut qu’envisager avec sympathie tout effort déployé pour résoudre à l'échelle du monde les grandes questions de notre temps, à condition toutefois que cette perspective planétaire ne se tra- duire pas par la domination des grands pays sur les petits.Les conditions d’une véritable collaboration Il serait dangereux, stérile et préjudiciable d’oublier, en recherchant des solutions d’envergure mondiale et universelle, que nous faisons, nous aussi, partie du monde'.Il ne s'agirait pas de penser, monsieur le président, qu’il n’y a de consommateurs que dans une seule partie du monde.Je partage avec vous l’aspiration et le voeu que vous avez fornîulés de voir les pays producteurs et consommateurs de pétrole parvenir à des accords larges, judicieux, valables, durables’et équitables.La présente lettre vise à vous exprimer en toute franchise des idées et des sentiments qui ne peuvent et fie doivent en aucune manière s’interpréter comme une réponse hostile à ce que vous avez déclaré dans votre message important à l’Organisation des Nations unies.Mais il me semble, en tant que président du Venezuela, que ce sera contribuer aux bonnes relations entre nos deux pays que de formuler à votre intention Tex-pression la plus claire et la plus représentative de notre intérêt latino-américain, lequel n’est ni incompatible ni en conflit avec Tintéret national de votre pays ni d’aucun autre pays désireux d’agir dans le cadre réel de la justice internationale et non pas sur une base de domination unilatérale.Sachez que vous pouvez compter sur la solidarité et Tap-pui du Venezuela, pays ami du vôtre depuis de nombreuses années déjà, dans la poursuite de ces objectifs.Tripotage appréhendé des listes électorales à Saint-Léonard par Bernard Oescôteaux Le Comité des citoyens de Saint-Léonard et le Parti d’alliance municipale ont d'-mandé au ministre de la Justice, Me Jerome Choquette, de faire enquête sur des événements qui font craindre un coup de force et une campagne d’intimidation à la veille des élections municipales dans cette municipalité de la banlieue de Montréal.Ce coup de force consiste en une demande de radiation de quelque 1150 noms sur la liste électorale, et de près de 2,400 inscriptions de nouveaux électeurs sur cette liste.Alors que la liste électorale comprend cette année environ 35,000 noms, la radiation se ferait dans une proportion de 98 pour cent à l’endroit de francophones, et l’inscription de nouveaux noms dans une proportion de 95 pour cent en faveur d’italo-Québécois.C’est le Parti d’alliance municipale (PAM) qui a fait cette dénonciation hier.Interrogée à ce sujet, la présidente des élections de Saint-Léonard a confirmé ces faits.Dans un télégramme envoyé au ministre de la Justice, le PAM, qui fait la lutte au maire sortant Léo Ouellet et au groupe du conseiller Jean DiZazzo, a demandé à Me Jérôme Choquette de nommer des juges supplémentaires pour entendre ces demandes de radiation et d’inscription.Au total, le juge de la Cour municipale devrait, à lui seul, entendre 3,641 demandes au cours de la période de revision qui s’étend du 8 au 16 octobre.Si la nommina-tion de juges s’avérait impossible, le PAM suggère de prolonger cette période de revision.Dans son télégramme, le PAM signale que la liste électorale était très bien faite, si bien que, pour sa part, ce parti m’a demandé que 60 corrections à la liste, dont 30 étaient en fait des erreurs mécanographiques.On signale en outre qu’un candidat et son épouse, M.et Mme André Chrétien, font l’objet d’une demande de radiation alors qu’ils sont propriétaires Les “loisirs” des plombiers devant la commission Cliche par Gilles Francoeur Des membres de l’exécutif de l’Association sportive du local 144, des plombiers de la FTQ-Construction, ont été assignés hier ou lundi par voie de sub poena pour être entendus à huis clos par la commission Cliche, a-t-on appris hier de source syndicale bien informée.Les sub poena étaient accompagnés d’une demande de produire la comptabilité de cette association.Le président en titre de l’Association sportive du local 144 est M.Jacques Landry.A cause de son état de santé, il a été à toutes fins utiles remplacé depuis quelques mois par le vice-président, M.André Tanguay.Le secrétaire-trésorier de l’Association, qui est responsable de la tenue des livres, est un certain M.Fortu-gno.Ce dernier remplace depuis quelque temps l’ancien titulaire du poste, M.Jean-Guy Devost.Il a été impossible de savoir des procureurs de la commission Cliche le nom des membres de l’exécutif de l’association sportive appelés à comparaître.On apprenait hier qu’un montant de $38,000 avait été versé en avril dernier au fonds de loisir du local 144 par la compagnie Canadian Liquid Carbonic.Cet employeur avait été contraint, selon les renseignements obtenus, à verser cette somme pour éviter le sabotage d’une machine qu’il a fait installer au printemps par des plombiers de la FTQ-Construction.Le prétexte invoqué pour cette demande de “compensation’: la machine en question n’arborait pas d’étiquette syndicale.L’Association sportive du local 144 est une entité juridique distincte du syndicat des plombiers de la FTQ-Construction, soit le local 144 de l’Association unie des compagnons et apprentis de l’industrie de la plomberie et de la tuyauterie des Etats-Unis et du Canada.Au cours des dernières semaines, plusieurs associations patronales ont affirmé devant la commission Cliche que leurs membres avaient été victimes d’extorsion et contraints de verser d’importantes sommes d’argent au fonds de loisir du 144.Les démarches entreprises par la commission Cliche ont de toute évidence pour but de vérifier ces allégations.Les preuves que pourraient accumuler les procureurs de la commission seront présentées à compter de lundi prochain, alors que débutera la deuxième phase des travaux de l’organisme chargé d’enquêter sur Te-xercice de la liberté syndicale au Québec.d’une maison depuis cinq ans dans Saint-Léonard.Le même cas se répète à l’endroit de plusieurs voisins de M.Chrétien.De plus, le PAM fait remarquer que la presque totalité des demandes de correction a la liste ont été faites par les trois mêmes personnes.Il s’agit de M.Jean-Guy Foucher, de la rue Doussin de Mme Florida Lanctôt, de la rue Vitel, et de Mme Antoinette DiMuro, de la rue Les Becquets.Le PAM a demandé au ministre d’enquêter sur ces trois personnes, qui auraient agi, semble-t-il, pour le compte d’une organisation politique opposée au PAM.Pour sa part, le Comité des citoyens de Saint-Léonard, a aussi demandé au ministre de la Justice d’intervenir.Rappelant les événements qui sont survenus au cours des trois dernières élections municipales dans Saint-Léonard, le Comité des citoyens a demandé d’ordonner une en- auête sur ces événements qui font crain-re un éoup de force et une campagne d’intimidation à l’endroit des électeurs.Le PAM pour sa part craint que la revision de la liste électorale ne puisse, dans les circonstance, se faire dans les règles et que plusieurs personnes perdent leur droit de vote parce qu’elles n’auront pu se présenter devant le juge qui entendra la demande d’inscription ou de radiation.La présidente d’élection a précisé que les électeurs touchés recevront un avis de convocation 24 heures d’avance pour se présenter devant le juge.Selon elle, le juge devra entendre environ 700 demandes par jour pour parvenir à passer à travers le volumineux dossier.Elle affirme que le tout sera complété dans les délais prescrits par la loi électorale.DÉCÈS Notez t.v.p.que te» avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.le dimanche : 2 à 4:30 p.m.LEGAULT Louise.A Montréal, le 6 octobre 1974 à Tâge de 36 ans.5 mois est décédée, Mme Edmond Legault.née Louise Lefrançois.Les funérailles auront lieu jeudi le 10 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 2630 rue Notre-Dame ouest à 9 heures 45.pour se rendre à l’église St-Cunégonde où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de la au cimetière de l’Est lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.A Time de faire la preuve OTTAWA (PC) — Le gouvernement canadien ne semble pas disposé à conserver toutes les exemptions de taxes dont jouissent les annonceurs dans le magazine Time dont la survie est menacée si le statut fiscal particulier pour ces annonceurs est éliminé.C’est du moins ce que Ton est en droit de penser d’après les propos du Secrétaire d’Etat.M.Hugh Faulkner, hier aux Communes, par suite d’une question de M.Howard Grafftey.conservateur de Brome-Missisquoi.Le ministre a répondu au député que le gouvernement n’a pris aucun engagement visant à prolonger les privilèges fiscaux La crise alimentaire: priorité à la technologie OTTAWA (PC) — Les pays riches, tel le Canada, devraient entreprendre une action vigoureuse en vue de conjurer la crise mondiale de l’alimentation.Telle est l’exhortation faite hier à Ottawa, par M.Roy L.Jackson, un haut fonctionnaire des Nations unies.Le défi à relever, selon M.Jackson, est l’élimination de la famine, de l’insécurité et des ferments de révolution menant à l’instauration de dictatures dans les pays minés par la sous-alimentation.M.Jackson, qui est directeur général adjoint de l’Organisation des Nations unies pour la nourriture et l’alimentation, a exposé un programme en six points d’assistance massive aux pays en voie de développement et a invité le Canada à poursuivre son leadership dans le mouvement d’aide aux pays sous-développés.Le fonctionnaire international séjourne actuellement au Canada où il participe, dans la capitale, à deux journées de conférence sur la crise mondiale de l’alimentation, réunion convoquée pour préparer une conférence internationale sur ce sujet qui doit avoir lieu à Rome le mois prochain.M.Jackson a précisé que la priorité est d’apporter l’aide technologique nécessaire aux pays incapables d’accroître leur propre production de denrées alimentaires.Sont en outre prioritaires l’amélioration du système de distribution d’aliments, l’élaboration de mesures visant à la constitution d’approvisionnements, Té-tablissement de meilleures conditions pour le commerce international des produits de la ferme et l’augmentation de $1.5 milliards à $5 milliards du fond international d’aide à la production alimentaire Les approvisionnements alimentaires mondiaux ne sont maintenant que de 26 jours, a précisé M.Jackson.Selon lui, les mauvaises récoltes réalisées au Canada, un des trois principaux fournisseurs, pourraient être le présage de désastre dans les pays sous-développés.des annonceurs dans le Time, ainsi que ceux du Reader’s Digest.Cette semaine, le président de Time Canada, M.Stephen S.LaRue, lance un appel au secours dans la livraison du magazine que si le gouvernement fédéral lui enlève la statut Fiscal particulier pour ses annonceurs, le magazine cessera de paraître au Canada.Nécrologie Monsieur Gustave Claveau A Chicoutimi, le 4 septembre est décédé.M.Gustave Claveau, à Tâge de 82 ans, à la suite d’une longue maladie.Citoyen avantageusement connu de Chicoutimi, M.Gustave Claveau a été le fondateur de la maison “Gustave Claveau & Fils Enr.” Assurances Générales.Il a été particulièrement actif au sein du mouvement Lacordaire dont il a été un des pionniers au Saguenay-Lac-St-Jean apres avoir fondé 65 cercles à travers le diocèse.Il laisse pour pleurer sa perte, son épouse, nee Marie-Berthe Côté et ses enfants: Mme Jacques Tessier (Jacqueline), Roland, pharmacien.Me Marcel, notaire.Mme Henri Bergeron (Constance).Jean-Charles, médecin, André, courtier d’assurances.Guy, administrateur, Mme Jaequçs Tisseur (Madeleine) et Gérard, courtier d’assurances.Ses gendres et ses brus: M.Jacques Tessier.ingénieur forestier de Québec, Mme Roland Claveau, née Rita Auger, Mme Marcel Claveau, née Solange Tremblay.M.Henri Bergeron, gérant, Mme Jean-Charles Claveau, née Louise Sunderland.Mme André Claveau, née Colette Tremblay.Mme Guy Claveau, née Lili Lépine.infirmière.Me’Jacques Tisseur, avocat de Montréal.Il laisse également une soeur.Mlle Jeanne Claveau de Montréal, ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs: Mme Joseph Côté de Chicoutimi.Mme Alphonse Jean de Loretteville.Mme Ul-déric Côté de St-Raymond-de-Port-Neuf.Mme Alexandre Côté de Québec, M.Robert Brander de Montréal et M.et Mme Philippe Côté de Québec.Il laisse aussi 24 petits enfants et de nombreux neveux et nièces dont Mgr Paul-Emile Côté, vicaire à la Cathédrale et soeur Alexandra Côté, des soeurs Antonniennes de Marie.Les funérailles ont eu lieu, samedi le 7 septembre à 11 heures en la Cathédrale et l’inhumation au cimetière de Chicoutimi.LEMIEUX J.Arthur.A Montréal, le 8 octobre 1974 à Tâge de 79 ans.est décédé.M.J.Arthur Lemieux, époux de Pauline Roy.Il laisse dans le deuil, outre son épouse, son fils le Dr.Roger Lemieux (époux de Jeanne d’Arc Gamache), sa fille Renée (épouse de Landry Boisvert) ainsi que plusieurs petits-enfants.Les funérailles auront lieu jeudi le 10 octobre.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire Inc & J.S.Vallée Liée No 1111, avenue Laurier ouest, Outremont à 1 heure 45, pour se rendre à Téglise St-Viateur où le service sera célébré à 2:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister- sans autre invitation.LORTIE Gérard.A Montréal, le 7 octobre 1974 à Tâge de 69 ans.est décédé, M.Gérard Lortie, époux de Gisèle Morin, père de Michel (époux de Anne-Marie Boucher); frère de Leon, Albert.Cécile.Claire et Hélène.Les funérailles auront lieu vendredi le 11 octobre.Le convoi funèbre partira des Salons J.R.Deslauriers & Urgel Bourgie Liée No 5650 chemin Côte-des-Neiges, pour se rendre à Téglise Notre-Dame-des-Neiges où le service sera célébré à 2:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.POIRIER Albiana.A Montréal, le 6 octobre 1974 à Tâge de 76 ans.est décédée Mlle Albiana Poirier, fille de feus M.et Mme Homer J.Poirier.Elle laisse dans le deuil son filleul Luc Lemire.optométriste, ainsi que plusieurs cousins-et cousines.Les funérailles auront lieu mercredi le 9 octobre.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire Inc.& J.S.Vallée Liée No 1111 rue Laurier ouest, Outremont à 1 heure 45, pour se rendre à Téglise Ste-Madeleine où le service sera célébré à 2:00 heures.Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES M.GERARD LORTIE A Montréal, le 7 octobre 1974 est décédé Monsieur Gérard Lortie à Tâge de 69 ans.Homme d’affaire bien connu, président de J.E.Lortie Cie Ltée.Il laisse dans le deuil son épouse née Gisèle Morin ainsi que son fils Michel et son épouse Anne-Marie Boucher, ses deux frères Léon et Albert et ses trois soeurs Cécile.Claire et Hélène.Monsieur Gérard Lortie fut bien connu pour son mécénat au niveau des arts plastiques à Montréal.Il était gouverneur du Musée des Beaux-Arts de Montréal.Membre de la Chambre de Commerce de Montréal et membre de’ l’Association des Manufacturiers canadiens.La dépouille mortelle est exposée au salon J R.Deslauriers au 5650 Chemin de la Côte-des-Neiges.Les funérailles auront lieu le vendredi 11 octobre en Téglise Notre-Dame des Neiges. f i Le Devoir, mercredi 9 octobre 1974 • 7 >1 Le Canada est sensible à l’“indigénisation” de l’Eglise CITE DU VATICAN (AFP) — Parlant hier en présence de Paul VI, au nom des évêques canadiens, Mgr Gérald E.Carter, évêque de London, Ontario, a déclaré devant le synode des évêques, que l’Eglise a besoin d’une autorité centrale, mais il a assuré les évêques africains que le Canada est sensible à ‘Tindigénisation” de l’Eglise.“Soyons réalistes, a-t-il dit.L’Eglise catholique compte plus d’un demi-milliard de membres et couvre cinq continents dans les contextes histori-ues les plus divers.Elle doit one affronter un double défi.Elle a besoin d’abord d’une autorité centrale forte, aidée d’un leadership capable de diriger la concertation des énergies créatrices des membres du peuple de Dieu répandus à travers le monde et capable de les maintenir dans l’unité complète.Mais, a poursuivi Mgr Carter, l’Eglise doit aussi, en même temps, fortifier l’autre pôle, celui d’une décentralisation audacieuse et dynamique qui reconnaît et encourage l’initiative et l’autonomie legitime des Eglises locales.Celles-ci, dit-il, ont besoin d’une grande liberté pour proclamer l’unique Evangile dans Au synode Deux tendances sur le rôle de l’Église aux plans économique et social CITE DU VATICAN (AFP) — Les évêques réunis en synode ont entendu hier l’expression de deux tendances au sein de l’Eglise, quant au rôle quelle doit jouer dans le domaine économique et social.Le cardinal Karol Wojtyla, aarchevêque de Cracovie, en Pologne a dit que “l’Eglise ne se désintéresse nullement de la libération dans le domaine social et economique”.Mais cette libération ne concerne pas directement sa mission”, bien que l’Eglise doive défendre la paix.Cette libération dépend surtout des structures politiques.nationales et internationales.Un autre évêque polonais, Mgr Jerzy Ablewicz, a dit que les catholiques sont lassés de sociologie à outrance et exigent le respect de “principes clairs et fermes”.Mgr Frantisek Tomasek, administrateur apostolique de Prague, assure que “Thomme nouveau” que chacun attend ne sortira pas de recettes économiques ou politiques, mais de la grâce de l’Esprit Saint, de la prière et de la conversion de chacun.Pour sa part.Mgr German Schmitz Sauerborn, auxiliaire de Lima, au Pérou, s’est porté à la défense de ceux auxquels on reproche de donner trop d’importance au domaine social dans l’Eglise.On se demande, dit-il, si ce n’est pas la mission prophétique du Christ qu’on attaque à travers eux, si leurs censeurs les plus âpres ne sont pas ceux qui refusent toujours Vatican II.En Amérique latine où beaucoup réclament le simple droit d’être traités comme des hommes.la libération du péché comprend aussi celle du péché social, dans le coeur des hommes ou dans ses structures sociales.Mgr Paulos Tzadua, venu d’Addis Abbeba.a exprimé des opinions voisines de son prédécesseur: Pourquoi nous taisons-nous?Pourquoi en Ethiopie, les Eglises se sont-elles tues si longtemps, alors que de jeunes hommes luttaient pour la justice?Maintenant, ils se méfient de nous et nous voilà compromis avec l’injustice.Il faut savoir créer le scandale, comme le Christ, importuner à temps et à contre-temps.Nous ne voulons plus d'académisme, mais une théologie pastorale.a-t-il conclu.Les pétrodollars n’ont pas fait sauter les banques de casinos NICE (AP) — Contrairement à ce qu'on pouvait craindre, les “pétrodollars” n’ont pas fait sauter la banque des casinos de la côte d'Azur mais l'alerte a été chaude.Durant l'été, une quinzaine de hautes personnalités venues du Proche-Orient et disposant de fonds considérables sont montées à l’assaut des tables de roulettes, notamment à Monte-Carlo et à Cannes.Au casino de la principauté, pour la seule période du 16 au 25 septembre, on peut évaluer a 70 millions de francs — $15 millions — le total des sommes déposées sur les tables de roulettes.En une seule nuit, les princes arabes parvinrent à gagner 12 millions de FF.mais finalement ils perdirent quatre millions.Par autorisation exceptionnelle du casino, les Arabes misaient à plusieurs le même numéro, avec chacun des enjeux portés au quadruple du maximum habituel qui est de 2.000 FF.Par ailleurs, l'heure de fermeture fut plusieurs fois reportée à 7h du matin.ELECTRONIQUE LA TÉLÉVISION EN CIRCUIT FERMÉ A SON MEILLEUR fiHgmwiiiij aaan mmm—— —• - CAMÉRA COULEUR - VIDEO CASSETTES - ASSISTANCE TECHNIQUE AVEC L’OEIL ÉLECTRONIQUE Montréal Trois-Rivières Québec Sherbrooke Drummondville 514-526-5546 819-375-4779 418-529-5793 819-569-9908 819-478-4616 •JfliNTE • SERVICE • LOCATION CONSULTEZ LES SPECIALISTES DE CITÉ ELECTRONIQUE Siège eocial, 3185 Hochelaga, Montréal les cultures particulières de ses milieux d’implantation”.Mgr Carter a rappelé que le Canada, qui n’est pas un pays très ancien, a célébré il y a quelques jours le tricentenaire de fondation du diocèse de Québec, le premier en Amérique du Nord.H a dit qu nous avons dû lutter pour mettre fin à notre statut de pays colonisé et que nous combattons encore pour que les deux cultures principales se respectent mutuellement et pour que les autres cultures minoritaires soient accueillies et trouvent la paix.“Voilà pourquoi, a-t-il précisé, nous sommes sensibles aux appels de nos frères d’Afrique et d’Asie lorsqu’ils recherchent les moyens d’adapter l’annonce du message évangélique à leurs propres cultures.L’évêque de London a admis que le problème du pluralisme est difficile et complexe, sans oublier l’ambiguité inhérente au terme “pluralisme”.“Les instances les plus urgentes, dit-il, qui sont reliées au pluralisme, semblent se ramener à deux pôles : Tunité et la diversité.Certains identifient l’unité à runiformité.Pour d’autres, la diversité devient prioritaire, au risque de sacrifier la solidarité.D’autres considèrent le pluralisme comme une source de conflits.D’autres enfin l’acceptent comme une condition nécessaire au progrès humain”.Après avoir évoqué l'unité et le pluralisme de la Pentecôte, de l’Eucharistie et des quatre Evangiles, Mgr Carter a affirmé: “Tout au long de l’histoire, les hommes ont eu la tentation d’organiser des systèmes et des sociétés étanches.Au début de la mission, après l’ordre du Christ, même Paul a dû affronter Pierre sur cette question.Notre Eglise actuelle, a-t-il conclu, n’est pas exempte de cette tentation.Il nous faut retourner au dynamisme prophé- tique de la Résurrection qui éloigne les barrières de races, de couleurs, de sexe et de classes, sans qu’on en perde le sens des valeurs”.Mais dans ce nouveau pluralisme qui émerge dans le “global village”, “l’ouverture à une diversité d’expression de l’expérience chrétienne ne doit pas prêter flanc à la constitution de nouveaux ghettos chrétiens.” “Il faudra, dit-il, une révision constante pour éviter division et exclusivisme pour apporter à toutes les cultures les richesses universelles véhiculées par l’Evangile”.Rappelant que le synode apparaît comme le signe remarquable de Tunité-et du pluralisme, Mgr Carter a suggéré de la rendre plus fort et en faire un corps vraiment collégial.Il devrait se réunir assez fréquemment, a-t-il dit.pour répondre aux besoins et attentés de l’Eglise dans un monde oui évolue et change avec une telle rapidité.MONTROSE ESCOMPTES EN VIGUEUR _ 12 MOIS PAR ANNÉE VENTE DE DISQUES MONTROSE ESCOMPTES-EN VIGUEUR 12 MOIS PAR ANNEE EN GRAND SPÉCIAL: 99 DISQUES “LONG JEU” STÉRÉO il EN 10 ALBUMS DE LUXE i 'iïfulxihr, ypatiunop/wn its 3 puMiens ALBUMS DISPONIBLES Archiv 2722 010 Album de 7 disques PASSIONS Le choeur et l’orchestre Solistes instrumental.Or-Bach de Munich dirigés par chestre dirigé par Karl Karl Richter Richter.Archiv 2722 011 Album de 11 disques CONCERTOS $44.78 $70.38 CHAQUE ALBUM COHTIEMT 1 DISQUE "BUMS" BEPBODUISAHT DE LA MUSIQUE POUB CLAVECIH DE BACH Archiv 2722 012 Album de 7 disques MUSIQUE DE CHAMBRE Vol.1.Yepes, Szeryng, Schneiderhan.Orchestre dirigé par Karl Ritcher.$44.78 NOUVEAUX SPÉCIAUX r » Deutsalie yjiHiiiimvpnvn æ rf rm UM Mimâtes «f the Wedd’s Grcstfôl Mdodte ÏVtrr-* • ss.^ rVf'-'V; Puis, un beau matin, Mme Sylvain recevra son certificat officiel de location d’Hé-bergement Québec.Bien fière d’elle, elle pourra l’afficher.à la vue de tous ses pensionnaires .Ce n’est pas tout d’avoir son jertificaLII faut offrir les services et accessoires nécessaires à l’occupation qui seront inclus dans le prix maximum fixé d’avance.Avec Mme Sylvain, pas de problème de ce côté-là ., Méticuleuse comme vous la connaissez.L'ordinateur de service.Le nom de Mme Sylvain, comme celui de toutes les autres personnes ou organisations qui loueront des chambres, sera inscrit ctans un ordinateur.Hébergement Québec, pour sa part, ne fera pas de réservations.Mais, à l’aide de cet ordinateur, nous serons en mesure de renseigner les visiteurs et de les diriger vers les chambres disponibles Bienvenue chez nous.m Et vous ne serez pas seule, Mme Sylvain, pour accueillir la grande visite! Nous serons de la partie.Nous recevrons les visiteurs aux postes frontières, dans les gares, au parc olympique et dans les endroits publics où les kiosques d’Hébergement Québec diffuseront l’information sur les logements disponibles.Mme Sylvain, la visite arrive! Si tout le monde fait comme Mme Sylvain, la visite sera choyée et s’en retournera des plus heureuses.Et, ensemble, nous aurons assuré le maintien d’une industrie touristique prospère et florissante.Pensons-y sérieusement parce que.la visite s'en vient! HÉBERGEMENT QUÉBEC-OLYMPIQUES 76 GOUVERNEMENT DU QUEBEC 4 Pour plus de renseignements, écrire à 201, rue Crémazie est, Montréal H2M 1L2 ÉÉ \ LE DEVOIR Cahier Montréal, mercredi 9 octobre 1974 r Sean MacBride et Esaku Sato se partagent le Nobel de la paix * • (par l’AFP) — Le prix Nobel de la paix a été décerné hier à Oslo, conjointement à MM.Eisaku Sato, ancien premier ministre du Japon, et Sean MacBride, président d’Amnesty International et ancien ministre des Affaires étrangères d’Irlande.M.MacBride est né le 26 janvier 1904 à Paris.Son père, le major MacBride, l’un des héros de la rébellion de 1916, fut exécuté par les Anglais.Après des études au collège Saint-Louis de Gonzague à Paris, puis à l’université de Dublin, il participe à la guerre civile de 1922 et fut plusieurs fois emprisonne avant de devenir le secrétaire de M.Eamon de Valera.Devenu avocat en 1943.il fonde en 1946 le Parti républicain, à peu près identique au Labour Party dans le domaine social et plus anti-britannique encore que le Fiana Fail de de Valera.Elu député en 1948 et constamment réélu jusqu’en 1957.il devient ministre des Affaires étrangères de 1948 à 1951.A ce titre, il participe à la création de l’OECE et du conseil de l’Europe avec une compétence qui le fait nommer vice-président de l’OECE (1948-51) et président du Conseil de l’Europe en 1950.Désormais il se voue aux grandes organisations internationales.Il est tour à tour secrétaire général de la commission internationale des juristes (1963-70), président du Bureau international de la paix à Genève, membre de l’exécutif puis président de l’organisation Amnesty International, membre du comité spécial sur les Droits de l’homme à Geneve, secrétaire adjoint et commissaire des Nations unies pour la Namibie.M.Sean MacBride a publié notamment Civil Liberty (1948) et Our People Our Money (1951).Quant à M.Eisaku Sato il est né en 1901 dans la préfecture de Yamaguchi (Japon occidental).Diplômé de l’université impériale de Tokyo, il occupe jusqu’à la guerre plusieurs postes administratifs au ministère des Transports.En 1948, il adhère au Parti libéral (alors au pouvoir) et l’année suivante entre à la Diète.Il sera réélu 7 fois à la Chambre des représentants.En 1950, il devient secrétaire général du Parti libéral.Sa carrière politique est alors une longue suite de succès.Il est ministre des Postes puis des Transports dans le cabinet Yoshida jusqu’en 1953, et de nouveau nommé secrétaire général de son parti.En 1955, il s'oppose à la fusion des partis libéral et démocrate et siège même temporairement à la Diète comme indépendant.Après un< éclipse de deux ans.il est nommé ministre des Finances dans le nouveau cabinet formé par son frère Nobusuke Kishi.Quand celui-ci démissionne en 1960, M.Sato se résigne à soutenir son rival de toujours, M.Ikeda, comme premier ministre.La rivalité subsistera jusqu’à la démission: pour raison de santé, de M.Ikeda, en 1964.Le 9 novembre 1964, M.Sato prend la tête du gouvernement.Malgré les attaques souvent violentes contre lui, Eisaku Sato a su triompher de toutes les oppositions pendant presque huit ans.Lors de sa 4ème élection successive comme président du Parti libéral-démocrate (ce qui entraîne le poste de premier ministre) fin octobre 1970, il s’était de nouveau imposé au congrès du PLD.Il a démissionné en juin 1972 au moment qu’il a choisi lui-même et qu’il avait annoncé de longue date: après avoir assuré le retour d’Okinawa au Japon.Le prix Nobel de la paix est décerné par un comité de cinq personnes élues parmi les membres du Parlement norvégien (Sterthing).Le prix Nobel de la paix a été attribue pour la premie-fois en 1901.Alfred Nobel, né en 1833 et mort en Le taux de chômage passe de 5.3 à 5.8% en septembre au Canada et à 7.3 au Québec par Fay LaRivière OTTAWA (PC) - Pour le quatrième mois consécutif, le mois de septembre a été marqué, dans le domaine de l’emploi, par une aggravation, au Canada, du taux de chômage dés-saisonnalisé.1896.était l’inventeur de la dynamite et de la nitroglycerine.Dans son testament, il léguait 40 millions de francs-or pour la fondation de 5 grands prix internationaux (paix, littérature, médecine, chimie et physique).Chaque lauréat reçoit un diplôme, une médaille d’or ornee d’un motif académique et un chèque dont le montant varie chaque année.La remise des prix a lieu à Oslo.Au cours des dix dernières années le prix Nobel de la paix a été décerné aux personnalités suivantes: — 1964: Martin Luther King (Etats-Unis); — 1965: Fonds international de secours de l’enfance (ONU): — 1966: pas décerné; » — 1967: pas décerné; — 1968: René Cassin (France); — 1969: Organisation internationale du travail; — 1970: Norman Ernest Borlaug (Etats-Unis); — 1971: Willy Brandt (Allemagne de l’Ouest); __ 1Q79• Hprprnp- — 1973: âenry Kissinger (USA) et Le Duc Tho (Nord-Vietnam).Selon les chiffres publiés hier par Statistique-Canada, le taux de chômage déssaisonnalisé, qui indique la tendance à long terme de l’économie, est passé de 5.3 à 5.8 pour cent.De plus, Statistique-Canada note que 503,000 personnes se sont retirées de la population active, c’est-à-dire qu’elles ne travaillent pas et ne cherchent plus du travail et donc ne sont pas comptées au nombre des chômeurs.Il y avait 16,000 chômeurs de plus en septembre qu’en août, le taux de chômage réel passant de 4.4 à 4.5 pour cent, pour un total de 431,000 chômeurs.Enfin, le nombre des personnes employées à temps plein a baissé de 674,000 personnes et celui des personnes employées à temps partiel a augmenté de 186,000.Quant au Québec, en septembre, la population active comptait 2,608,000 personnes, soit 2.459.000 qui travaillaient effectivement et 149,000 chômeurs.En août, la population active était de 2,605,000 personnes au travail et de 159,000 chômeurs, pour un total de 2,764,000 personnes.Ainsi, en septembre, le Québec enregistrait 10,000 chômeurs de moins qu’en août, le taux de chômage passant de 5.8 à 5.7 pour cent, mais il y avait 156.000 personnes de moins dans la population active soit, en plus de 10,000 chômeurs, 146.000 personnes qui ne travaillaient pas mais ne cherchaient pas du travail et, de ce fait, ne sont pas comptées parmi les chômeurs par Statistique-Canada.Enfin, la tendance du chômage à long terme s’aggrave au Quebec, comme au Canada, pour le quatrième mois consécutif.avec un taux de chômage déssaisonnalisé de 7.3 en septembre, contre 6.8 en août, 6.7 en juillet et 6.4 en juin.Bien qu’en mauvaise posture par rapport à l’Ontario, qui enregistre un taux réel de chômage de 3.7 pour cent en septembre contre 3.6 en août, le Québec n’est pas aussi atteint que les Provinces atlantiques où le taux de chômage reel est passé de 7.0 à 7.4 pour cent et le taux de chômage désaisonnalisé de 9.6 à 10.3 pour cent.Ainsi, au Nouveau-Brunswick le nombre de personnes actives a baissé de 15,000.dont seulement 4,000 sont considérées comme chômeurs par Statistique-Canada.Le taux de chômage réel a augmenté de 4.9 à 6.7 pour cenf et le taux de chômage désaisonnalisé est passé de 7.3 à 9.1 pour cent, le deuxième pus elevé du Canada après Terre-Neuve.En effet, cette dernière a enregistré un taux désaisonnalisé de 16.8 pour cent et un taux réel de chômage de 12.3 pour cent.Pour l’ensemble de la région atlantique, les tendances à long terme s’aggravent, avec un taux désaisonnalisé passant de 9.5 en juillet, à 9.6 en août et à 10.3 en septembre, ce qui dépasse de pusieurs points les taux désai-sonnalisés de l’hiver dernier.L’Ontario, les Prairies et la Colombie-Britannique ont, pour leur part, assez bien résisté aux premiers assauts du chômage avec des taux réels passant, d’août à septembre, respectivement de 3.6 à 3.7, 2.1 à 2.0 (une amélioration) et de 5.2 à 5.4.D’autre part, au chapitre des tendances a long terme, ces mêmes régions du Canada sont plus favoriéses que les Provinces atlantiques ou le Québec, les taux désaisonnalisés de chômage s’y aggravant beaucoup moins rapidement, quoique la situation en Ontario a tendance à rattraper les performances de l’hiver 1973.Ainsi, le taux de chômage dé-.saisonnalisé en Ontario, qui était de 3.6 en juin, passait, en septembre à 4.5, celui des Prairies, pour la même période, variait de 2.7 à 2.8 et celui de la Colombie-Britannique, de 5.3 à 6.5 pour cent.Pour l’ensemble du Canada, la population active baissait de 503,000 personnes en septembre, 16,000 étant considérées comme chômeurs, les autres comme s’étant retirées de la population active, c’est-à-dire ne travaillant plus mais ne cherchant pas non plus de travail.Les personnes qui se sont retirées de la population active sont surtout des hommes âgés de 14 à 24 ans.Les emplois perdus par l’économie sont des emplois du secteur tertiaire (334,000).Par profession, on enregistrait 175,000 emplois de bureau et assimilés de moins.74,000 dans la construction.72,000 dans les secteurs des sciences sociales, de la médecine et de la santé et 38,000 dans l'agriculture.Chômage Effectif ouvrier 9,649,000 Mi-Septembre rjZZ s,r“ Données désaisonnalrsées 5.8% ! "IHlÉB- 431,OpO 200 miniers de tr Ownees 4.5% réelles 4% de l'effectif ouvrier Ottawa entend contrôler les exportations d’oeufs BOISE, Idaho (PC) - Le gouvernement canadien a l’intention d’instaurer des contrôles sur les exportations d’oeufs aux Etats-Unis afin de protéger les consommateurs canadiens contre clés augmentations de prix.C'est ce qu’a annoncé M.Eugene Whelan, ministre canadien de l’Agriculture.Il a ajouté que ces contrôles seront imposés pour empêcher les spéculateurs américains d’exporter des oeufs à un prix supérieur et de court-cir-cuiter le marche canadien.“Nous tenons, dit-il.à ce que les producteurs obtiennent un profit raisonnable, mais aussi à approvisionner les consommateurs canadiens à un prix raisonnable.” S’adressant à une réunion de la Western Agricultural Chemical Association, le ministre a annoncé que l’Agence de mise en marché des oeufs au Canada avait suggéré des contrôles à l’exportation pour protéger les Cana- diens d’une augmentation croissante du prix des oeufs aux Etats-Unis.Sur le marché américain, ces augmentations sont attribuées au coût plus élevé des moulées et à une réduction générale du nombre des pondeuses.M.Whelan a souligné que l’Agence canadienne de mise en marché aurait pu réaliser un profit rapide si elle avait permis les ventes aux Etats-Unis, maintenant que les prix américains montent, mais cette agence aurait perdu des marchés de consommation au Canada en laissant la concurrence nord-américaine fixer les nouveaux prix./ “Ce n’est pas là l’idée qu’on se fait d’une bonne agence de mise en marché, dit-il.La philosophie d’une telle agence doit être de fixer des prix raisonnables tant pour les fermiers que pour les consommateurs.” Cette déclaration de M.Whelan fait suite à une demande de Mme Beryl Plumptre, présidente de la Commission de révision des prix des aliments, pour qu’on impose de tels contrôles à l’exportation.Mme Plumptre a prévenu, cependant, que les agences provinciales de mise en marche des oeufs pourraient encore vendre au marché américain à des prix plus élevés.La décision d’adopter les nouveaux contrôles pourrait diminuer la pression exercée depuis quelque temps sur le gouvernement, à la suite de ta destruction de quelque 28 millions d’oeufs impropres à la consommation.M.Whelan doit parler de nouveau devant l’association sur le problème du gaspillage dans un monde affamé, après une rencontre avec M.Bill Campbell, sous-secrétaire de l’Agriculture aux Etats-Unis.Les deux hommes doivent également discuter de la prochaine conférence mondiale de l’alimentation, à Rome.NOMBRE DE BILLETS MONTANT INCLUS REQUIS LE BILLET Olympic ^ ^ Lottery $10 Loterie Olympique Canada ?NUMBER OF TICKETS REQUIRED AMOUNT ENCLOSED Canada PER TICKET C P 4444 $1.000,000 îiMoOô 500.000 250.000 200.000 150.000 125.000 100.000 75.000 50.000 5ÜJ5Ü5 50, 1er prix/1st prize 2e prix/2nd prize 3e prix/3rd prize 4e prix/4th prize 5e prix/5th prize 6e prix/6th prize 7e prix/7th prize 8e prix/8th prize 9e prix/9th prize 10e prix/1Qth prize SUCCURSALE PLACE D ARMES EAL QUÊB A L’USAGE DU BUREAU FOR OFFICE USE MONTREAL QUEBEC H2Y 3NI TEL (514)286-5686 NUMERO DE REFERENCE NUMBER P O BOX 4444 STATION A TORONTO ONTARIO M5W 1X2 VILLE CITY CODE POSTAL POSTAL CODE lie pnx/llth prize 12e prix/12th prize 13e prix/13th prize 14e prix/14th prize PROVINCE LOC-74 i -Ô-~ t 4 i r 12* Le Devoir, mercredi 9 octobre 1974 CENTRE HOSPITALIER ST-EUSTACHE recherche SURVEILLANTE DES SOINS INFIRMIERS Infirmière licenciée possédant un baccalauréat en sciences infirmières et/ou formation en éducation.S'adresser au: Bureau des soins infirmiers 473-6811 Voir autres Carrières et Professions en page 13 ri r REPRÉSENTANT ARTS GRAPHIQUES La compagnie: L'une des maison les mieux connues de l’industrie canadienne des arts graphiques.Le poste: Le représentant professionnel que nous recherchons sera responsable du développement des ventes auprès des consommateurs de la région de Montréal.Les qualités requises: Le candidat devra savoir bien s’organiser, faire preuve d’initiative et être capable de travailler avec un minimum de supervision au sein d'une équipe jeune et dynamique.Il doit avoir la volonté de réussir et savoir motiver le consommateur.Des études universitaires et une connaissance de l’Industrie des arts graphiques constituent un atout.Si vous désirez travailler pour l’une des firmes de marketing les plus dynamiques du Canada, veuillez vous adresser au: Directeur général, Letraset Canada Ltd., 117,5e rue, Laval-des-Rapides, Que.H7N 1Z2 LA SOCIÉTÉ D’AMÉNAGEMENT DE L’OUTAOUAIS DEMANDE UN(E) TECHNICIEN(NE) EN RECHERCHES POSTE Le titulaire à ce poste, sous l’autorité du Directeur de l’expansion industrielle et commerciale, sera responsable: —^de la mise à jour du dossier économique sur l'Outaouais; — de la compilation de diverses données économiques et statistiques; — du montage de dossiers économiques pour utilisation très spécifique; — de la cueillette d’informations diverses à incidence économique.QUALITÉS REQUISES: — Posséder diplôme d'études collégiales, préférablement en sciences humaines; — À défaut d'un tel diplôme, une expérience pertinente exceptionnelle et une compétence reconnue pourront y suppléer; — Esprit analytique; — Initiative; — Connaissance des méthodes statistiques; — Connaissance de la région serait un atout.TRAITEMENT: Selon expérience et qualifications.Les personnes intéressées doivent taire parvenir leur offre par écrit, accompagnée du curriculum vitae, au plus tard le 16 octobre 1974 au: Directeur de l’administration Société d’aménagement de l’Outaouais 768,.bout.St-Joseph C.P.666, Hull, P.Q.J8X 3Y8 DIRECTRICE DE DIÉTÉTIQUE L Hôpital Docteur Georges-L.Dumont est à la recherche d'une Directrice du Service de Diététique.L’Hôpital a présentement 178 lits et doit ouvrir un complexe hospitalier neuf de 273 lits au début de l’année 1975.L’Hôpital opère aussi un internat en nutrition communautaire.Qualifications: Doit être éligible à devenir membre de l’Association Canadienne des Diététistes et avoir plusieurs années d’expérience dans le domaine.Préférence sera donnée à une candidate acceptable au niveau de la maîtrise.Doit être bilingue, français et anglais.Les intéressées feront parvenir leur demande avec curriculum vitae à l’attention du: Directeur générai Hôpital Docteur Georges-L.Dumont Moncton, Nouveau-Brunswick Centre d’intégration déclaré d'intérêt public recherche ÉDUCATEURS ENSEIGNANTS (hommes de préférence) Exigences: Brevet d'enseignement, spécialisation pour enfants inadaptés et possibilité de se spécialiser pour enfants ayant des troubles de lecture par des stages de formation.Salaire: Selon qualification au barème des commissions scolaires./ ' ¦ Adresser curriculum vitae détaillé et photo à: 10142, Bout.St-Laurent, Montréal H3L 2N7 Agent de recherche et d’information en perfectionnement des cèdres municipaux L’Institu d’administration publique du Canada est à la recherche d’un agent capable de travailler sur un projet concernant le perfectionnement des cadres municipaux.Ce projet est sous l’égide conjointe de l’Institut et de la Fédération canadienne des maires et des municipalités ainsi que de l’Association canadienne des administrateurs municipaux.Cette personne devra établir la base d’un centre national de ressources et de services pour le perfectionnement des cadres municipaux en consultaion avec tous les niveaux de gouvernements et les organisations pédagogiques, professionnelles et de gestions publiques s’y rapportant.Ce poste offre un travail intéressant, toutes sortes de contacts et un salaire d'environ $18,000.Le candidat idéal devrait être capable d’initiatives et avoir des réalisations à son actif.La connaissance des affaires municipales et des deux langues officielles serait préférable.Veuillez faire parvenir un résumé détaillé en toute confiance à: Institut d’administration publique du Canada 897 Bay Street Toronto, Ontario M5S1Z7 INGÉNIEUR CONCOURS: B/T-4-117-J1 Fonctions: — Inspecter les ouvrages de génie civil, tels que ponts, bâtiments, routes, fondations d’appareillage, installations d’adduction et de drainage d'eau et suggérer les programmes tet méthodes d’entretien appropriés.— Enquêter et évaluer les nouveaux matériaux et méthodes de réfection.— Préparer les estimations, dessins et devis pour les travaux importants d’entretien.— Participer à la surveillance et à ( acceptation des travaux de construction ou de réfection.Exigences: — Détenir un diplôme d’ingénieur civil et être membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (O.I.Q.).— Avoir de l’expérience dans la conçeption et la construction des structures industrielles et/ou de travaux publics.— Être prêt à voyager occasionnellement.INGÉNIEUR CONCOURS: B/T-4-086-J1 Fonctions: — Se familiariser avec les caractéristiques techniques de tous les types de pompes et de vannes existant à la centrale, en établir les dossiers et les tenir à jour.— Collaborer à l’examen du rendement et de la fiabilité de ces équipements et agir comme conseiller à la centrale pour les actions à prendre sur ces équipements.Exigences: — Détenir un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et être membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (O.I.Q.) —«Posséder de cinq (5) à huit (8) ans d'expérience sur du matériel mécanique tournant.N.B.: Les candidats intéressés sont priés de nous faire parvenir leur curriculum vitae, le plus complet possible, avant le 23 octobre 1974, en mentionnant le numéro du concours sur l'enveloppe, à l'adresse suivante: INGÉNIEUR CONCOURS: B/T-4-094-J1 Fonctions: — Être responsable du bon fonctionnement mécanique de certains systèmes essentiels de la centrale au niveau de la mise en service, des modifications, des essais, etc.— Trouver les solutions aux problèmes techniques quotidiens.— Préparer des plans mécaniques.— Participer à l'élaboration d'un système mécanisé de la gestion des rendements d’équipements et fournir l'assistance au personnel responsable de la cueillette des données.Exigences: — Détenir un diplôme d’ingénieur en génie mécanique et être membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (O.I.Q.).— Posséder un minimum de cinq (5) ans d'expérience pertinente.INGÉNIEUR - INSTRUCTEUR CONCOURS: B/T-4-087A-J1 Fonctions: — Dispenser l'enseignement nécessaire à la formation technique et professionnelle au personnel d'exploitation du réseau dans les domaines de la production, du transport et de la répartition de l'énergie.— Effectuer des travaux de recherche pour l'enseignement.— Programmer et rédiger les cours et les leçons.— Évaluer l'enseignement dispensé.Exigences: — Détenir un diplôme en génie électrique, option électrotechnique ou l'équivalent, et être membre de l’Ordre des Ingénieurs du Québec (O.I.Q.).— Posséder une certaine connaissance du comportement des réseaux électriques à haute tension.— Posséder les aptitudes pédagogiques requises.— Être disposé à suivre des cours et/ou effectuer des stages pertinents à la fonction.Hydro-Québec Direction Embauchage C.P.8106, Montréal, Qué.H3C 3H6 DESSINATRICE DE VÊTEMENTS DE BASE Un important fabricant canadien de vêtements de base est à la recherche d’une dessinatrice d’expérience.Notre candidate aura une connaissance parfaite de tous les aspects de la création de vêtements de base ainsi que des textiles et de la graduation des patrons.D’excellentes conditions de travail seront offertes à la candidate choisie et le salaire sera proprotionnel à l’expérience.Veuillez communiquer avec Mme H.Thivierge Service du personnel 376-6240 WonderBra® 4405 est, bout.Métropolitain, St-Léonard DIRECTEUR ADMINISTRATIF Un organisme national de souscription de fonds relevant d’un exécutif élu par vote national et d'un Conseil d’administration, est à la recherche d’un professionnel possédant une compétence pertinente dans le domai-, ne de la souscription de fonds pour assumer le poste de Directeur administratif.Le candidat doit posséder une expérience dans tous les domaines de la souscription de fonds, en particulier dans ceux des corporations et des institutions en plus d'avoir des correspondants dans le secteur des affaires.En outre, le candidat devra avoir une compétence administrative et faire preuve de direction et être doué de qualités sur le plan de l’innovation.Bien qu’un diplôme en administration des affaires ou en comptabilité sera un atout pour le candidat, toute personne possédant une connaissance, une expérience dans le domaine juridique ou une expérience connexe à celui de l’administration, peut postuler l’emploi.Le candidat doit être un citoyen canadien.Le traitement sera en fonction de l’expérience et de la compé-terrce.Tous les renseignements seront confidentiels.Prière d'envoyer votre curriculum vitae à: Dossier 2411, .Le Devoir, C.P.6033, Montréal H3C 3C9 TRADUCTEURS La Banque Royale du Canada recherche les services de traducteurs ou traductrices avec expérience.FONCTIONS: — Traduction de l'anglaisxau français de textes économiques, financiers, publicitaires et administratifs.— Révision de textes traitant des mêmes sujets.— Correction d'épreuves.EXIGENCES: — Posséder une expérience d’au moins un an en traduction et.de préférence, détenir un diplôme universitaire.— Facilité de rédaction.Emploi stable, ppssitNlités de promotion à l'intérieur d'un service en voie d’expansion; salaire et avantages sociaux intéressants.LIEU DE TRAVAIL Place Ville-Marie Veuillez adresser votre curriculum vitae à: Monsieur G.R.Lacroix Responsable de l’emploi - Direction régionale La Banque Royale du Canada 1, Place Ville-Marie, 6e étage Montréal, Québec.¦V Université du Québec à Montréal Doyen des études avancées et de la recherche Sommaire de la fonction: Sous la responsabilité du Vice-recteur à l'enseignement et â la recherche, le doyen des études avancées et de la recherche est chargé de participer à l'élaboration des politiques générales de renseignement des 2ième et 3ième cycles et de surveiller l’ensemble des activités de recherche.Tâches: Le doyen des études avancées et de la recherche est responsable devant le Vice-recteur à l'enseignement et à la recherche : — de l’élaboration des politiques, des normes relatives aux études avancées et à la recherche.En collaboration avec le Vice-recteur à l’Enseignement et à la recherche, Il surveille l'application de ces politiques et de ces normes; — de l'élaboration des projets de développement et de la mise sur pied de nouveaux centres ou de programmes de recherche; — de l'application des règlements généraux de l'Université du Québec, des règlements internes et des politiques de l'Université du Québec à Montréal concernant les études avancées et la recherche.Qualifications: — diplôme de troisième cycle avec cinq (5) années d'expérience d'enseignement et/ou de recherche; — expérience de direction de thèses; — expérience d'animation et de direction.Traitement Selon l'échelle de salaires des cadres de l'Université du Québec à Montréal et selon l'expérience et les qualifications.Les candidatures accompagnées d'un curriculum vitae doivent parvenir au Secrétariat général avant le 23 octobre 1974 à 17 heures, bureau 7210, Pavillon Louls-Jolliet ou C.P.8888, Montréal H3C 3P8.4L DIRECTEUR ADJOINT SERVICE DES ACHATS UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Fonctions: Assiste le directeur du Service des achats dans la recherche des sources d’approvisionnement, le choix des fournisseurs, la recherche des possibilités d'économie dans les achats.Communique avec les fournisseurs et négocie avec eux les achats spécialement dans les domaines suivants: matériel audio-visuel, m^ériel électronique, matériel de photographie, instrumentation et travaux d'impression.Dirige et coordonne le travail des acheteurs.Dirige les trois centres de réception des marchandises.En cas d'absence du directeur, assume la complète responsabilité du fonctionnement du Service et de l'émission des commandes.Qualifications: Détenteur d'un diplôme universitaire en sciences "commerciales ou administratives ou toute combinaison de scolarité et d’expérience pertinente.Expérience dans le domaine de l’approvisionnement et de la gestion des achats.Salaire à déterminer selon qualifications et années d’expérience.Programme complet d’avantages sociaux.ï Veuillez faire parvenir Un curriculum vitae complet au: Directeur du Service du personnel Université de Montréal Case postale 6128, Montréal, Qué.La Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges Bulletin no.: 12 Date: le 2 octobre 1974 ïli l.HTlf.offre d’emploi TITRE: PROFESSEUR D’ÉDUCATION PHYSIQUE (TEMPS PLEIN) À L’ÉCOLE MARIE-IMMACULÉE FONCTIONS: Enseignement de l’éducation physique à l'enfance inadaptée de niveau élémentaire.EXIGENCES: Légalement qualifié.(Spécialisé!e) en psycho-motricité.TRAITEMENT: Selon le décret des instituteurs, tenant lieu de convention collective.Seront seules retenues les demandes reçues sur formulaire offiÿel avant le 18 octobre 1974.° ,ere d'indiquer sur l'enveloppe le titre du poste sollicité.Votre candidature sera traitée confidentiellement.Vous demandez le formulaire officiel et retournez dûment complété à: La Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges a/s Directeur des services du personnel 3255, rue Foucher Trois-Rivières G9A 5E7 ENTRE NOUS.NE PREFERERIEZ-VOUS PAS TRAVAILLER CHEZ SNC?Excellente occasion de carrière pour un TRADUCTEUR TECHNIQUE ’•'¦“‘Y, Le poste: Une entreprise internationale d’experts-conseils ayant son siège social à Montréal recherche un traducteur technique pour son service de linguistique en pleine expansion.La fonction: Traduire de l’anglais vers le français, et inversement, des textes techniques et, à l'occasion, administratifs, tels que devis, rapports, offres de service et procès verbaux.' Les exigences: — Expérience pertinente de la traduction.— Solide formation technique.— Bonne esprit d'équipe.— Souplesse.— Souci du travail bien fait.Les avantages: Excellente rénumération.Travail varié et intéressant, dans une atmosphère sympathique.Gamme complète d'avantages sociaux.Vous possédez les qualifications voulues?Alors nous vous ferons une offre des plus alléchantes.Un excellent salaire, des avantages sociaux et des occasions uniques d'avancement dans votre spécialité.TÉLÉPHONEZ ROGER DUPONT OU TOM E.ROSS 514-931-2261, POSTE 860 LE GROUPE SNC 1550, DE MAISONNEUVE OUEST, MONTRÉAL, QUÉBEC III Le Devoir, mercredi 9 octobre 1974 • 13 La centrale nucléaire de Pickering fuit Après avoir éclipsé tous les records mondiaux de rendement et de fiabilité, la centrale nucléaire canadienne de Pickering (en banlieue de Toronto) QUEBEC (Le Devoir) — Le zonage riverain est Tune des solutions envisagées dans la lutte contre les inondations dans la région de Montréal.C’est ce qu’a fait savoir hier M.Claude Triquet, du ministère des Richesses naturelles, co-président, avec M.Harry Rosenberg, d’Environnement Canada, du comité d’étude fé-déral-provincial sur la régula- La tutelle de la Commission municipale du Québec sur l’administration municipale de Saint-Hubert, en banlieue de Montréal, sera levée à compter du 15 octobre, permettant ainsi au maire Aidas Boileau et aux huit conseillers de reprendre les vient de connaître son premier ennui majeur: on a constaté une fuite d’eau lourde radio-active dans un des réacteurs.Le réacteur fautif est déjà risation des eaux dans la région de Montréal.Outre le zonage, trois autres types de solutions seront étudiées, à savoir: • des changements de régularisation du niveau de l’Ou-taouais et des Grands Lacs, les deux sources d’eau principales pour Montréal; • des ouvrages intérieurs, tels dragages ou barrages de contrôle; rênes du pouvoir réel.Il semble cependant que la fin de cette tutelle ne fait pas le bonheur de tout le monde car, sous la tutelle, la municipalité bénéficiait de divers avantages financiers sous formes de subventions provinciales.inactif depuis deux mois à cause de cette fuite mais c’est la société Radio-Canada qui a annoncé l’événement en primeur hier.Dans les heures qui ont • des endiguements ou des diversions.Ces éléments de solutions, qui peuvent faire l’objet de combinaisons diverses, seront étudiés au cours des deux prochaines années par les membres du comité paritaire, qui compte trois représentants du Québec et autant d’Ottawa.M.Triquet estimé qu’un an sera suffisant pour régler la plupart des petits problèmes d'inondations, mais que deux ans seront requis pour mettre au point une politique d'ensemble, de concert avec tous les intéressés.Ainsi, un rapport préliminaire sur le problème a été préparé au ministère québécois, qui traite particulièrement de la question du zonage riverain.Pour l’instant, le groupe de travail fonctionne avec les budgets réguliers, les frais étant répartis également entre les deux gouvernements.Mais il suivi, l’Hydro-Ontario a convoqué une conférence de presse pour rassurer la population.Selon M.Harold Smith, ingénieur en chef de l’Hydro- serait possible d’accélérer l’étude en cours si le groupe disposait de budgets spéciaux.Le travail portera sur le lac Saint-Louis, le Saint-Laurent en aval jusqu’à Verchères, le lac des Deux-Montagnes et les rivières des Prairies et des Mille-Iles.La région de Montréal est particulièrement vulnérable aux inondations, qui se produisent chaoue fois que le débit combinérdes cours d’eau dépasse la capacité des chenaux qui entourent l’üe de Montréal.Les risques sont encore plus grands quand le niveau d'eau des Grands Lacs et du bassin de l’Outaouais est anormalement haut, comme cela se produit depuis quelques années au printemps.Quant au problème de la compensation pour dommages subit, il ne relève pas du comité de travail, qui vient d'être formé, mais directement du Conseil exécutif.Ontario, la fuite d’environ dix livres d’eau par jour a duré près de six semaines après qu’on l’eut découverte et elle n’a présenté aucun danger pour qui que ce soit parce que l'eau a été retenue à l’intérieur de l’enceinte de béton et d’acier qui entoure le réacteur.La fuite s’est produite dans un des 390 tubes contenant des grappes de combustible nucléaire et à travers lesquels circule de l’eau lourde sous pression.Cette eau lourde sert a entretenir la réaction nucléaire en ralentissant les neutrons qui se perdraient autrement.Elle sert aussi à évacuer la chaleur de la réaction atomique et à la transporter jusqu’à un échangeur pour qu’on puisse en tirer de ’’énergie électrique.L’eau lourde circule sous pression pour éviter qu'elle ne soit portée à ébullition.En effet, les bulles de vapeur sont moins efficaces pour contrôler la réaction et des instabilités pourraient survenir.La fuite s’est donc produite dans un de ces tubes le 10 août dernier, au moment où on a remis le réacteur en marche après l’examen annuel.Il semble que la pression ait été rétablie trop rapidement et la gaine de zirconium placée à l’intérieur des tubes s’est fendillée.Selon M.Smith, cet incident provient d’une installation défectueuse de ce tube dans l’armature du réacteur.La fixation des tubes se fait en exerçant une pression à l’intérieur pour dilater le tube et assurer un contact étroit avec le support.Alertés par cette fuite, les techniciens ont soigneusement inspecté chacun des 390 tubes du réacteur et .en ont découvert deux autres qui étaient aussi défectueux.On a maintenant fini de les remplacer tous les trois et le réacteur devrait être remis en marche dans quelques jours.La remise en puissance se fera plus progressivement pour éviter l'apparition de nouveaux incidents.La réparation a coûté plusieurs dizaines de millers de dollars mais ce n’est rien par rapport aux $4 millions de revenus perdus à cause de l'interruption de deux mois dans la production du réacteur, estime l’Hydro-Ontario.Les journalistes ont aussi appris hier que l’Hydro-Ontario a caché l'incident non seulement au public mais aussi aux responsables des centrales canadiennes de conception similaire qui ont été vendues en Inde et aux Pakistan.Selon M.Smith, de tels incidents pourraient évidemment se produire aussi dans ces pays mais il s’agit de problèmes relativement courants dans toute centrale électrique, qu’elle soit alimentée par des combustibles fossiles ou nucléaires.Au moment de l'incident, le Canada cherchait à vendre son concept à la Grande-Bretagne où plusieurs exprimaient déjà des craintes devant la structure tabulaire de nos centrales.Le zonage riverain est envisagé pour contrer les inondations La tutelle achève à Saint-Hubert VILLE DE CHATEAUGUAY COMPTABLE La Ville de Châteauguay recevra des offres pour le poste de comptable.Le budget de la municipalité est de l’ordre de $2,500.000.00 et la population de 16,800 âmes.L’Expérience municipale n’est pas obligatoire mais sera un avantage au crédit du candidat.Le candidat devra assister le trésorier dans toutes ses tâches.Salaire: selon expérience et qualifications - Programme complet d’avantages marginaux.STEINBERG Faire parvenir curriculum vitae avant le 22 octobre 1974 à: V Ville de Châteauguay, a/s: Claude Hurtubise, c.a., Trésorier, 10 rue Gilmour, Châteauguay, Qué.J VÉRIFICATEUR DEBUTANT Le Service de vérification financière du siège social a besoin d’un vérificateur débutant qui sera chargé de mettre en place les systèmes d’examen périodique des méthodes comptables et des transactions des divisions et filiales de Steinberg Limitée.Nous recherchons des personnes désirant faire carrière, ayant deux années d’expérience en comptabilité ou en vérification et sur le point d’obtenir un diplôme reconnu en comptabilité (R.I.A., C.G.A.ou Bacc.en commerce).Les candidats sont invités à envoyer leur curriculum vitae au: Bureau d’emploi, Steinberg Limitée, Plaza Alexis Nihon 1500, avenue Atwater, bureau 1105, Montréal, Qué.NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS a été créée spécialement dans le but d'établir un lien sensible entre nos lecteurs et les maisons d'affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 33e la ligne agate (14 lignes agates au pouce).Nous accordons la comrtiission habituelle aux agences de publicité.Le service de cases postales et du retour du courrier est gratuit et confidentiel.La date limite pour réception de ces annonces est fixée à midi, la veille de la parution.Téléphonez ou écrivez à ; LE DEVOIR 211 St-Socremenf Montreal - Tel 844 3361 Compétence : Bernard Lutz I 3m: QxlkCislaMU oifoP°rc,ei-clp
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