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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 17 octobre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-10-17, Collections de BAnQ.

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4 % la météo Nébulosité croissante et averses en fin de journée.Maximum 45 à 50.Demain: Dégagement.Détails page 6.S.Ignace d’Antioche LE DEVOIR Fais ce que dois VOL.LXV - No 238 Montréal, jeudi 17 octobre 1974 Choquette fait limoger deux amis de J.-J.Saulnier — page 3 20 CENTS * Le juge Cliche craint pour la vie de certains témoins par Gilles Fraticoeur Le président de la Commission d'enquête sur l’exercice de la liberté syndicale, le juge Robert Cliche, a laissé planer des doutes sérieux quant à la possibilité de se rendre à une demande du procureur de la FTQ-Construction, Me Michel Décary, qui voulait obtenir à l’avance le nom des témoins que la commission s’apprête à entendre, pour pouvoir mieux les contre-interroger.“Je n'ai pas du tout envie que des té-môins finissent dans la rivière des Prai- ries”, a répliqué vertement le juge Cliche.Il a ensuite expliqué que de nombreuses personnes interrogées à huis clos ne l’avaient fait qu’en tremblant et en craignant “d’être tuées”.Certains témoins interrogés “in camera” par les trois commissaires et leurs procureurs au cours des derniers mois, ont même supplié les commissaires de leur faire obtenir des permis de port d’armes.Dans ces circonstances, a expliqué en substance le juge Cliche à Me Décary, vous comprendrez ou’on ne peut pas vous donner les noms de ces témoins à l’avance.Le juge a ajouté que d’autres témoins avaient été l’objet de “menaces la nuit” et “à la pointe du revolver”.Se référant aux témoignages qui seront entendus au cours des prochaines semaines, le juge Cliche a ajouté, énigmatique: “C’a n’affecte pas la FTQ et vous devriez vous dissocier le plus vite possible, au nom de vos clients, de ces gens là”.Me Décary étant revenu à la charge pour obtenir le droit de connaître au moins deux ou trois jours à l’avance les sujets qui seront traités par la commission, le juge Cliche lui a donné les précisions suivantes: il sera question au cours des prochains 15 jours des incidents du 21 mars dernier, survenus à la baie James.La commission fera entendre des témoins de la CSN et de la FTQ qui parleront des “sévices” dont ils ont été victimes sur ce chantier.Il sera question notamment de Voir page 6: Le juge Cliche Les chèques de la CIC Desjardins avait tout raconté au médiateur par Guy Deahaias M.Yvon Dansereau, représentant personnel du ministre du Travail, M.Jean Cournoyer, et médiateur spécial du ministère dans les conflits de la construction et des pompiers de Montréal, a été l’un des premiers à apprendre, de la bouche même de M.André Desjardins, que les chèques de vacances des travailleurs de la construction avaient été émis prématurément en juin dernier et il a félicité M.“Pas de deuxième front” Bellemare refuse de s’associer aux conservateurs X ÜH par Pierre O’Neill M.Maurice Bellemare dit non au projet de formation d’une aile provinciale du Parti conservateur et refusera que l’Union nationale y soit associée.Interrogé sur les entretiens qu’il aura demain à Montréal avec les dirigeants du PC-Québec, M.Bellemare a déclaré: “Il n’est pas question d’ouvrir un deuxième front.L’Union nationale est un parti exclusivement provincial qui n’a pas et ne veut pas avoir d’autres maîtres à Ottawa.” A l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal, le chef intérimaire de l’UN était hier le conférencier invité du déjeuner-causerie du club Saint-Laurent Kiwanis.Il a consacré la majeure partie de son intervention à relancer la croisade de l’autonomie provinciale dans des termes qui rappelaient à s’y méprendre le style des plus virulentes charges anti-Ottawa de l’ancien chef Maurice Duplessis.“Nous devenons des assistés sociaux du fédéral.C’est l’abandon de notre butin.” Puis, traitant du climat de relations de travail, M.Bellemare s’est dit d’accord avec le juge en chef Deschênes, de la Cour supérieure, en indiquant qu’il est futile de vouloir écraser les syndicats à coups d’injonctions comme il est irréaliste de chercher à régler les problèmes ouvriers par des lois spéciales.Aussi croit-il que le gouvernement devrait plutôt s’efforcer d’imaginer de nouveaux rapports de force entre patrons et ouvriers.Quant aux chances que les discussions de demain avec les conservateurs fédéraux aboutissent à une entente spectaculaire, elles sont nulles.Au départ, le chef intérimaire refuse d’envisager l’hypothèse que TUnion nationale puisse être amenée à modifier son orientation politique ou son nom.Il craindrait que les exunionistes ne s’y retrouvent plus et persistent dans “la mauvaise habitude” qu’ils ont contractée en octobre 1973 de voter pour les libéraux de Robert Bou-rassa.Malgré tout, le chef de TUN est disposé à se mettre à l’écoute et convaincu que ce dialogue peut s’avérer fructueux.Même qu’il n’élimine pas la possibilité d’un rapprochement sur des modalités de collaboration.Mais c’est tout ce que M.Bellemare croit permis d’espérer de ce genre de rencontre.Il est facile de déceler dans l’attitude de M.Bellemare qu’il s’appuie sur son éclatante victoire contre le parti au pouvoir dans Johnson, pour rappeler aux conservateurs qu’ils n’ont aucune recette miracle à offrir et se trouvent en partant dans une faible position de négociations.Après avoir souligné que les créditistes ont pourtant fait elire 11 députés au Québec le 8 juillet dernier, c’est avec plein de sarcasme dans le sourire que M.Bellemare risque un commentaire qui en dit long sur les promesses des entretiens qu’il aura avec les conservateurs.“Quand les conservateurs auront Voir page 6: Maurice Bellemare Le juge Robert Cliche qui préside la Commission d’enquête sur l’exercice de la liberté syndicale, s'adresse avec sa verve de Beauceron à un témoin au cours de la deuxième journée de cette nouvelle phase des travaux de sa commission.À sa droite, le commissaire Brian Mulroney.Le commissaire Guy Chevrette, qui est aussi vice-président de ta CEQ a dû s'absenter hier pour cause de maladie.(Photo LE DEVOIR par Alain Renaud) Desjardins pour cet exploit.Au surplus, M.Desjardins lui a confié alors que le directeur de la commission de l’industrie de la construction avait consenti à émettre les chèques et M.Yvon Dansereau aurait déclaré à Desjardins que cette stratégie n’était pas bête et aurait pour effet de prolonger la grève dans la Construction.Telles sont les révélations contenues dans une conversation téléphonique entre MM.Desjardins et Dansereau, conversation dont le texte a été produit, hier, au procès de M.Desjardins, président du Conseil provincial des métiers de la construction (FTQ) et de M.Jean-Claude Sureau, directeur d’un bureau du Conseil provincial.| Les deux sont accusés d'avoir conspiré et extorqué $46 millions sous forme de chèques de vacances réclamés quelques jours avant la date d’échéance.Le 14 juin dernier, d’après la preuve présentée jusqu’à présent devant les jurés, environ 150 travailleurs de la construction se sont présentés aux bureaux de la CIC pour réclamer leurs chèques de vacances immédiatement même si ces chèques devaient être payés le 1er juillet.Le directeur de la CIC et ses adjoints, dont un troisième accusé dans cette affaire, M.Roger Perreault, auraient mis les ordinateurs en marche aux fins de produire les chèques qui auraient ensuite été mis à la poste.Hier, selon le texte de la conversation tenue, cette invasion démontre une grande intimité entre MM.Desjardins, accusé, et M.Dansereau, représentant du ministre, M.Dansereau promet à son ami Desjardins, qu’il qualifie de “gros calis-se” sur le ton amical, qu’il ne soufflera mot de l’exploit à M.Cournoyer.Desjardins lui dit: “Mais ça tu m'as ben promis parce que c’est ben sûr que le téléphone de Jean pourrait arrêter toute.” L’autre promet en riant et en disant: “Ils vont tu être heureux ces gars là!” Plus tôt M.Desjardins avait dit au représentant du ministre: “Comment qu’tu m’trouves” et l’autre de répondre: “J’te trouve pas mal bon.” Bref, une sorte de bonne blague que seuls les employeurs de la construction n’auraient pas trouvée très drôle puisque, selon le témoignage rendu la veille par M.Roger Perreault les employeurs souhaitaient trouver un moyen d’empêcher l'émission des chèques.A cette époque les travailleurs de la Voir page 6: André Desjardins La CUM se finance grâce à la loi Le budget passe malgré le veto des maires de banlieue par Bernard Descôteaux Le budget supplémentaire de $13 millions proposé par l’exécutif de la Communauté urbaine de Montréal pour faire face aux besoins du Conseil de sécurité publique a été adopté automatiquement, à minuit une minute, ce matin, selon les dispositions prévues à la Loi de la CUM.Ces dispositions sont entrées en vigueur à la suite du refus du Conseil de la CUM d’approuver ce budget consacré entière- ment aux besoins de la force policière de la CUM.En fait, ce sont les maires de banlieue, qui, s’opposant aux membres du conseil municipal de Montréal, ont refusé d’adopter le dit budget, principalement pour protester contre leur absence totale de contrôle sur le budget du Service de police et du Conseil de sécurité publique.Ce budget faisait suite principalement aux augmentations de salaires accordées aux policiers de la CUM au cours de l’été, représentant une hausse de plus de $11 miluons sur le budget prévu à effet.Dans son budget pour Pexercice La régie québécoise veut bloquer la transaction Cable TV-Bushnell par Gilles Lesage QUEBEC - Dans une décision qui fera date, la Régie des services publics du Québec vient de refuser la vente de la moitié des actions d’une entreprise publique de câblodistribution à des intérêts ontariens.L’ordonnance, qui constitue un precedent, vient en contradiction directe avec une décision du CRTC, organisme fédéral qui, lui, a autorisé le transfert de 5,000 actions ordinaires et de 15,000 actions privilégiées du capital-actions de Laurentian Cablevision Limited, de Hull, de Cable TV Ltd à Bushnell Communications Limi- ted, d’Ottawa, déjà propriétaire de l’autre moitié du capital actions.La décision de la régie québécoise risque donc, à l’instar de celle concernant la répartition du territoire du Bas Saint-Laurent, de soulever un imbroglio et d’être contestée devant les tribunaux.Constituée en Ontario et ayant son siège social à Ottawa, Laurentian exploite un service de câblodistribution dans la région de Hull, tandis que Bushnell est une entreprise de télévision qui exploite entre autres la station CJOH-TV, d’Ottawa (à partir d’une station émettrice en sol qué- bécois, dans la Gatineau), et la majorité des actions de Skyline Cablevision.Les actions de Bushnell sont sur le marché {>ublic; une offre d’achat du contrôle de a compagnie a été faite par Campeau Corporation, d’Ottawa, et que la direction de la compagnie a recommandé d’accepter.Le ministère des Communications du Québec, par la voix de Me Jean-Marc De-mers, avait demandé le rejet de la requête.Les régisseurs, MM, Pierre Boileau et Voir page 6: La régie epr [liions sur le budget prévu à cet : pour Pexercice en cours, le Conseil de sécurité publique avait omis de faire des provisions en vue de ces augmentations pour éviter, semble-t-il, de donner à ia Fraternité des policiers des indices sur les négociations.Au cours de l’été, les membres de la Communauté urbaine avaient été appelés à.homologuer la convention qui venait d’être conclue avec les policiers.Ils avaient alors appris qu’ils auraient à approuver cet automne un budget supplémentaire pouvant représenter pour les contribuables une hausse de taxe de 10 à 12 cents par $100 d’évaluation.En refusant d’approuver le budget supplémentaire, et donc en permettant son adoption automatique, les membres du Conseil de la CUM ont voulu d’abord enregistrer un vote de protestation.Des diverses interventions de la part des maires de banlieue, il faut d’abord retenir que ceux-ci sont toujours insatisfaits des services policiers qu’ils reçoivent depuis que l’intégration des divers corps policiers a été réalisée.Ils n’acceptent surtout pas la hausse constante du coût de ce service alors qu’on leur avait promis, au moment de l’intégration, une baisse des coûts et une augmentation des services.Les maires de banlieue n’acceptent pas non plus de n’avoir aucun pouvoir de con- trôlé à l’égard du Conseil de sécurité.Il leur répugne de jouer un rôle de percepteur d’impôts, comme l’a souligné le conseiller Paul-Emile Robert, l’un des deux seuls conseillers municipaux de Montréal à avoir voté avec les maires de banlieue.Notons que le Conseil de sécurité publique est constitué de sept membres dont uniquement trois sont des élus.Le seul rôle qui est dévolu aux membres du Con- seil dé la CUM (les 52 conseillers municipaux de Montréal, le maire Jean Drapeau et les 28 maires des villes de banlieue) est d’accepter les budgets du Conseil de sécurité.En pratique, ils ne peuvent même pas les refuser, puisque la loi qui a créé la CUM prévoit que dans un tel cas ils sont adoptés automatiquement.Considérant que le Conseil de sécurité Voir page 6: La CUM Sirica veut prendre .le pouls de Nixon WASHINGTON (d’après AP et AFP) -Le juge John Sirica a annoncé hier qu’il envisageait d’envoyer trois médecins à San Clemente pour voir si l’ancien président Richard Nixon est vraiment hors d’état de venir déposer au procès des Cinq.Le juge a indiqué qu’il tiendrait à ce sujet aujourd’hui, en marge du procès, une conférence avec la défense et l’accusation avant de prendre une décision.Le procureur public et M.John Ehr-lichman, l’un des accusés, ont demandé que M.Nixon soit cité comme témoin.Mais le médecin californien qui soigne la phlébite de l’ancien président a déjà fait valoir auprès du juge Sirica que son client ne serait pas en mesure de se déplacer avant un ou peut-être même trois mois.La santé même de l’ancien président serait mise en danger par un voyage de Californie à Washington, assure le médecin de M.Nixon.Cette affirmation, pour l’accusation, n’est pas du tout appuyée par des preuves solides.De même, le procureur a fait remarquer que M.Nixon peut prendre ses médicaments et porter un bas élastique pour soulager sa jambe aussi bien à Washington qu'en Californie et que dans la capitale fédérale se trouvent assez de bons médecins pour veiller Voir page 6: Le juge Sirica „ VOYAGES et Pages 36-27-28 Robert Bums briguera un poste à l’exécutif du PQ Le congrès national du Parti québécois en novembre prochain à Québec promet une bataille rangée à l’exécutif national entre candidats de Taile parlementaire et de Taile “pensante”.Et la présence de contestataires du leadership de M.René Lévesque risque d’être sensiblement renforcée.Après s’être signalé en septembre dernier dans une fracassante declaration, le député de Maisonneuve, Me Robert Burns, serait maintenant fermement décidé à se faire élire à l’exécutif national.De son côté, le député de Lafontaine, M.Marcel Léger, trouverait plus de rai- sons que jamais à solliciter un renouvellement de mandat.La constitution du parti stipule que les députés sont éligibles à la presidçnce et à la vice-présidence.On croit néanmoins savoir que MM.Robert Burns et Marcel Léger limiteront leurs ambitions aux deux postes de conseillers parlementaires.Depuis 1970, les deux postes de conseillers “A” de l’exécutif national ont toujours été détenus par des membres de l’Assemblée nationale.Et depuis le congrès de février, c’étaient MM.Léger et Guy Joron, qui remplissaient ces fonctions.Défait aux élections du 29 octobre 1973 dans le comté de Gouin, Guy Joron ne tentera pas de se faire réélire.Reconnu pour sa soumission sans condition aux vues du chef, Guy Joronpourrait être remplacé par l’irréductible Robert Burns et dans les circonstances c’est une candidature significative et remplie de promesses.avait indiqué que le PQ se devait de mettre l’accent dorénavant sur l’organisation électorale, sans guoi le parti ne pourrait jamais prendre le pouvoir.Déjà en février 1973, c’est en promettant d'orienter l’action du PQ vers une structure cohé-, rente en matière d’organisation électorale que Marcel Léger s'était fait mandater à l'exécutif par le congrès des membres.Au surplus, l’annonce toute récente de nouvelles candidatures prestigieuses pourrait davantage semer la confusion et polluer le climat au sein du Parti qué- Voir page 8: Robert Burnt Larousse, g BfitCTCxrr 1 René : vité prol première partielle qui sera déclenchée pour se faire élire à l’Assemblée nationale, sinon d’abandonner son poste de chef du parti.Pour sa part, le député Marcel Léger àï— ÉÜ VOTRE LIBRAIRE 2 • Le Devoir, jeudi 17 octobre 1974 L’itinéraire de Trudeau en Europe OTTAWA (Le Devoir) — Le bureau du premier ministre a dévoilé plus tôt cette semaine l’itinéraire de M.Trudeau, qui s’envolera samedi le 19 octobre pour la base militaire canadienne de Lahr, en Allemagne fédérale, où il fera une escale de 24 heures avant d’entreprendre sa brève tournée européenne.Le chef du gouvernement canadien arrivera à Paris lundi le 21 octobre, à 9.30 heures; il s’entretiendra peu après avec le premier ministre français, M.Jacques Chirac, qui donnera un déjeuner en son honneur.M.Trudeau rencontrera ensuite le président Giscard d’Estaing et assistera en soirée à un dîner présidé par celui-ci à l’Elysée.En matinée, mardi le 22 octobre, M.Trudeau assistera à une réception en son honneur donnée par le secrétaire général de l'OCDE, puis déposera une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, Place Général de Gaulle, avant son deuxième entretien (accompagné de fonctionnaires, cette fois) avec le premier ministre Chirac.Il s’arrêtera à l’Hôtel de ville de Paris avant de présider à un déjeuner à l’ambassade du Canada.Au cours de l’après-midi, il s’entretiendra une deuxième fois avec le président Giscard, avant de se rendre à la Sorbonne pour recevoir la médaille de la Chancellerie des universités et d’être l’hôte d’un dîner à l’ambassade du Canada.Mercredi matin, 23 octobre M.Trudeau donnera une conférence de presse avant de s’envoler pour Bruxelles où il s’entretiendra avec le premier ministre Tinde-mans et M.Thorn; et en soirée, il assistera à un dîner offert en son honneur par le gouvernement belge.Le lendemain, 24 octobre, le premier ministre canadien rencontrera en matinée le Conseil de l’OTAN et le secrétaire général de cette organisation, avant de dejeuner avec les trois ambassadeurs canadiens à Bruxelles (près le gouvernement belge, la CEE et 10TAN).Dans l'après-midi, il s’entretiendra avec M.Christopher Soames, commissaire responsable des relations extérieures, et d'autres membres de la Commission de la CEE; et en soirée, il sera reçu à dîner par la Commission.Vendredi 25 octobre, enfin, M.Trudeau donnera une conférence de presse et offrira un déjeuner à ses hôtes bruxellois, avant de rentrer à Ottawa.La requête d’Air France Pour Ottawa, c’est “une affaire de mois sinon de semaines” N OTTAWA'(par Claude LEMELIN) -La Maison Pearson mandait hier que des discussions ont déjà eu lieu entre Ottawa et Paris au sujet de la renégociation de l’accord aérien franco-canadien de 1950 et que des négociations formelles seront ouvertes dès qu’elles pourront être insérées dans le calendrier assez chargé de la direction responsable des Affaires extérieures.“C’est une affaire de mois, sinon de semaines’’, a-t-on précisé.Les milieux fédéraux se sont toutefois refusé à tout commentaire substantiel sur le communiqué émis mardi par Air France et dans lequel le transporteur français réitérait son désir d'établir une liaison directe entre Toronto et Paris, pour pallier la stagnation du trafic aérien franco-canadien depuis 1972, et d’inaugurer des liaisons entre le Canada et les Antilles françaises.Bien que le Quai d’Orsay ait déjà transmis officiellement la requête française à Ottawa, Air France a choisi de se manifester publiouement quelques jours seulement avant la visite officielle à Paris du premier ministre Trudeau — sans doute pour profiter du climat politique favorable qui en résultera entre les deux capitales.“Il n’est pas dans nos habitudes de négocier par la voie des journaux”, de commenter néanmoins un fonctionnaire fédéral, en précisant qu’aucune position canadienne n’avait encore été arrêtée sur cette question et que, même lorsqu’une décision politique sera prise, la tactique interdira vraisemblablement à Ottawa dé la dévoiler hors du cadre des négociations bilatérales.“Vous remarquerez d’ailleurs que si Air France, oui est tout de même la demanderesse aans cette affaire, a dit très clairement ce qu’elle voulait obtenir, elle n’ : ?f, , „///„, / , ' /' sive pour décider, sur l’ensemble du ter-• .iplac ' 1 ritoire du Québec, de l’emplacement et des conditions de raccordement des installations nécessaires à l’exploitation d’une entreprise publique.” Dans sa requête, qui vient d’être présentée à la Regie et signifiée aux parties en cause, Radio-Québec signale que Tem- cho' placement du complexe G a été choisi à la suite d’une étude menée par le ministère des Communications du Québec, notamment en raison de son contour de rayonnement maximum.Si ce site devait être changé, il en résultera des préjudices graves, smon irréparables, tenant compte du fait que Radio-Québec veut entrer en ondes dès le 1er janvier 1975.Répondant aux arguments de la ville de Québec, l’organisme d’Etat souligne que le précédent est déjà causé par l’installation d’une tour communautaire de 75 pieds sur un immeuble de 23 étages de la Grande-Allée.La tour de Radio-Québec aurait 85 pieds au-dessus des 32 étages de l’immeuble G.È Selon la requête, aucun règlement municipal n’en interdit l’érection, d’autant lus que la colline parlementaire de Qué-ec ne serait pas affectée par les règlements mqnicipaux.En raison de son urgence, il semble bien que cette requête sera entendue dans les délais les plus brefs.En effet, Radio-Québec a déjà place commande pour les tours émettrices auprès du seul manufacturier canadien, soit RCA Limitée, de Sainte-Anne-de-Bellevue.Se limitant au seul domaine éducatif, Radio-Québec diffusera au début aux mêmes heures que sur le câble à l’heure actuelle, soit environ 3 à 4 heures chaque soir, l’organisme se propose d’augmenter graduellement ses heures d’antenne par Fa suite, jusqu’à une programmation “normale”- de 16 à 17 heures par jour.N’employant alors que la moitié environ des heures disponibles, Radio-Québec mettrait l’autre moitié à la disposition des institutions d’enseignement (ministères, universités, commissions scolaires) et des groupes communautaires.aujourd'hui Une partie de la forteresse de Louisbourg, restaurée à coût fort depuis 1961, a été endommagée par les flammes et la fumée dans la nuit de mardi à hier.Une enquête est en cours pour évaluer les dégâts, surtout dans la chapelle et dans une partie de l'aile dite des gouverneurs.C'est un gardien de nuit qui a donné l’alerte peu après avoir découvert de la fumée à proximité du “bastion du Roy”.Réputée imprenable par les Français, la forteresse, construite entre 1720 et 1745, avait ultérieurement été démolie par les soldats britanniques.On croit que nombre de maisons du Cap-Breton ont été érigées avec des pierres provenant de la forteresse démolie, que le gouvernement canadien décidait de restaurer dans les années 60.(Téléphoto CP) Mais pour cela^'iHaut d’abord résoudre le problème causé par la ville de Québec.Choquette fait limoger deux amis de Saulnier par Jean-Pierre Charbonneau ï Deux autres détectives de la section de recherche sur le crime organisé de la police de la CUM ont été limogés de leurs postes, il y a quelques jours, cette fois par .suite de décisions et de pressions exercées directement par le ministre de la Justice du Québec, Me Jérôme Choquette.Les policiers, le lieutenant Lionel Lawrence et l’agent Gérald Craft, ont été renvoyés dans des postes de police après que le ministre de la Justice, en sa qualité Je procureur général, les eut rayés de la liste des enquêteurs autorisés par la police de la CUM à faire de l’espionnage électronique.L’affaire a débuté le 26 juin dernier, quand l’assistant-directeur-chef Paul Beaudry, officier commandant de la section de recherches sur la criminalité (SRC - crime organisé et anti-terroriste) de la police de la CUM a soumis au directeur René Daigneault la liste des 114 hommes qui devaient être autorisés à faire de l’écoute électronique.Le jour même, cette liste était approuvée par le directeur Dai-gneault qui la faisait parvenir au ministre de la Justice via son conseiller spécial, Me Paul-Emile TEcuyer.( Le 28 juin, le procureur général ratifiait la liste Beaudry-Daigneault en y rayant toutefois deux noms, ceux du lieutenant Lionel Lawrence et de l’agent Gérald Craft.Tous deux occupaient depuis plu-sieurs années des postes stratégiques au sein de la sous-section crime organisé du SRC.nuisaient à la bonne administration du SRC.Le directeur Daigneault informe ses subalternes que le ministre lui avait indi- qué à plusieurs reprises depuis un an et demi de ____de se débarrasser d’eux.Le directeur explique à ses hommes que, personnellement, il n’a rien à leur reprocher, qu’au contraire il n’a que des félicitations à leur faire.La preuve: pendant plus d’un an, iha résisté aux pressions du ministre de la Justice et il a même approuvé l’inscription de leurs deux noms sur la liste des agents de la paix à être autorisés à faire de l’espionnage électronique.Naturellement, les deux policiers plaident que le ministre n’a aucune raison valable de poser un tel geste.Cependant, ils proposent de le rencontrer personnellement.Cette idée convient au directeur Daigneault qui- leur dit que tous les moyens sont bons pour provoquer cette rencontre.Et, s’il sent qu’une démarche personnelle de sa part ne donnerait pas V * H V Jl « 1 i _ - A- ^ ^ — grand-chose, M.Daigneault accepte d’en parler à Paul-Emile l’Ecuyer, devenu entre-temps le nouveau président du Con- ¦ • ’lia CUM.Jacques-Yvan Morin, chef de l’opposition a l’Assemblée nationale, poursuit sa tournée d’information aujourd’hui dans le comte de Matapédia.Le “Colloque international sur le Moyen IjC V/Uiivvflux; mW.» ***.- -—j — Nord” s’ouvra aujourd’hui à Chicoutimi, sous - l’On ' .les auspices de TUniversité de Québec avec la collaboration de l’ACFAS.Il se poursuivra demain et samedi.Membre de cette section depuis 1967, le lieutenant Lawrence était responsable de la sous-unité laboratoire chargée entre autres de l’adaptation et de l’invention de dispositifs d’espionnage électronique; à ce titre, il supervisait l’installation de tous les projets techniques de la section crime organisé, sans compter un travail de collaboration avec la Gendarmerie royale, la Sûreté du Québec et différents autres corps policiers.Attaché à la section depuis cinq ans et demi, l’agent Craft était a ses côté particulièrement affecté à la sous-unité intelligence chargée des enquêtes spéciales sur les membres du monde interlope montréalais.Décrit comme un spécialiste de l’infiltration du Milieu, l’agent Craft était également, depuis 1958, officier de liaison j _ i.___i:______otr/ivi 1/i enrxrino Ho seil de sécurité de Le lendemain, les deux policiers rencontrent Me L’Ecuyer, à qui ils exposent leurs doléances, notamment le fait qu’au SRC, leur travail n’était pas de faire de l’écoute de conversations privées.Me TEcuyer promet de voir ce qu’il est possible de faire et leur souligne qu’ils peuvent en appeler des mutations au Conseil de sécurité qui a un droit de regard sur les décisions du directeur de la police quant à la gestion du personnel.Pour les encoura- —___1-, J,, /T/sritt/iil H/i cnnnri+o ger, le président du Conseil de sécurité déclare qu’il ne voit pas pourquoi ils se- f, raient mutés du SRC s’ils ne font pas d’écoute.Dans les jours qui suivent, Me TEcuyer rencontre le directeur Daigneault et TAIC Beaudry.Par la suite, TAIC Beaudry convoque les deux policiers pour le 5 septembre.A cette occasion, le commandant du SRC leur demande de choisir l’endroit où ils voudraient être mutés car il n’a plus * rien à faire.Il leur expliqué notamment qu’ils sont considérés par certains mem-idi que “de trop vouloir”.Toutefois, si Ton analyse le dossier des deux enquêteurs, on découvre un incident qui date de 1962 et qui pourrait bien être Tune des raisons “secrètes” pour lesquelles le ministre de la Justice a utilisé tous les moyens en son pouvoir pour faire limoger les deux hommes.Le 18 octobre 1962, MM.Craft et Lawrence étaient en effet arrêtés en compagnie de leur supérieur, le lieutenant Jean-Jacques Saulnier,de l’escouade de la moralité.Les trois policiers étaient accusés d'avoir illégalement espionné électroniquement la ligne téléphonique de M.Lucien Croteau, Tun des adversaires politiques du maire Jean Drapeau.Traduits en Cour criminelle par suite d’une dénonciation de M.Croteau, les trois policiers devaient cependant voir la plainte rejetée le 11 avril 1963 quand, après de nombreuses remises et la convocation de plusieurs témoins, les avocats de Croteau et du ministère de la Justice déclarèrent qu’ils n’avaient pas de preuve à offrir.Fait à signaler, le même jour, les trois policiers signaient des documents dans lesquels ils s'engageaient à ne prendre aucun recours contre Lucien Croteau.Celui-ci avait auparavant perdu ses élections et le maire Drapeau s’était installé en force à l’hôtel de ville.L’heure n’était donc plus aux affrontements directs mais aux négociations.Rappelons qu’en 1971.le maire Drapeau a nommé Jean-Jacques Saulnier directeur de la police de Montréal et que cela avait été bien apprécié par les grands patrons de la Mafia locale.Or, depuis, le ministre de la Justice a déclaré qu’il avait toujours été opposé à cette nomination et qu’il avait tout fait pour éviter que M.Saulnier prenne la direction de la police de la CUM.Finalement, le départ de M.Saulnier avait de la poûcè municipale avec le service de .ï Eti ‘ - J- A lOh, les Dames auxiliaires de Tlîopital Général de Montréal lancent leur vente annueUe “Early Bird”, a Livingstone Hàll, 1650, Cedar Avenue.A 12hl5, au Reine-Elizabeth, M.Michel Bé-dard, directeur général de “Mission Québec 76”, sera le conférencier au Club Richelieu, Montréal.A 13h, salle 14 de l’édifice Leacock, Université McGill, atelier sur “la mort aux yeux du l’immigration des États-Unis afin de surveiller les déplacements des caids de la début de juillet, les deux policiers apprennent de la bouche de leur supe-rieur immédiat, le capitaine-détective Laurent Tessier la décision du ministre de la Justice.Pourtant, ils se voient en même temps donner l’assurance de l’entière confiance de leurs supérieurs le directeur Daigneault, l’assistant-inspecteur-chef Beaudry et le capt.Tessier — à leur égard.bres du Service canadien de renseignements criminels (GRC) et du Service ontarien de renseignements criminels comme des “security risks”.Selon TAIC Beaudry, ces services secrets refusent de collaborer avec le SRC de la CUM parce qu’ils y sont en poste.Lors de cette rencontre, il est aussi pa question des problèmes que pose la muta-uon des deux policiers du SRC.N’é étant Conflit réglé à Saint-Hilaire Le monopole du sucre L’accusateur aurait monde”, organisé par le Mouvement des étu-s chrétiens de l’Université McGill.diants ch Aussi, le 9 juillet, les deux enquêteurs ¦ • ' “ J—inde-1’- soumettent par écrit une demande d’entrevue avec le directeur Daigneault car, A 19h30 à la Maison Montmorency, Courvi-_ .’ collo- le près dé Québec, ouverture du colloque sur “lés Amérindiens”.Le colloque se poursuivra demain et samedi.entre-temps, on leur a fait savoir que la décision de M.Choquette serait suivie de A 20h, au 4380, avenue Maisonneuve ouest, rencontre avec Mme Brouria Muhsam, professeur de médecine à l’Université hébraïque de Jérusalem, sous les auspices de l’Association des Amitiés culturelles Français-Israël.mutation.Pendant près de deux mois, le lieutenant Lawrence et l’agent Craft tenteront en vain d’obtenir un rendez-vous avec le directeur Daigneault pour recevoir des ‘ s.Pei ’ ' 1-1-! A 20h30, vernissage du peintre Marie-Anastasie, à la caisse populaire de Pontmain, 76, boul.Cartier, à Laval.A 20h30, ouverture officielle du colloque sur la formation des maîtres, à l’Université de Sherbrooke.Le colloque se poursuivra demain et samedi.explications.Pendant ce temps, le capitaine Tessier et Tassistant-inspecteur-chef Beaudry leur diront à plusieurs reprises que pour le moment rien n était changé et nen n’était définitif.Finalement, le 29 août, les deux policiers rencontrent le directeur Daigneault.Celui-ci leur déclare que le ministre de la Justice lui a expliqué quril avait raye s parce qu’il considérait qu ils leurs noms parce qu’i ; policn-— pas membres de la Sûreté, ils devraient retourner à la Gendarmerie, sous les ordres du directeur adjoint André Guay.Or, ce dernier leur serait hostile parce qu’ils sont des amis et des collaborateurs de Tex-directeur Jean-Jacques Saulnier.La rencontre avec TAIC Beaudry est suivie d’un autre entretien, le 5 septembre, avec Me TEcuyer.En bref, ce dernier leur déclare que le Conseil de sécurité pourra les entendre le 9 octobre et que-d’ici là, des arrangements seront pris pour qu’aucune mutation ne soit faite.La semaine dernière, à l’expiration du délai, le directeur Daigneault mutait les deux policiers.Depuis, ceux-ci se sont adressés aux représentants de la Fraternité des policiers qui, en vertu de la convention collective a demandé formellement des explications au directeur Daigneault, avant d’entreprendre quelque grief que ce soit.De plus, les deux policiers ont préparé un résumé de leur aventure depuis le début de Tété.Dans ce texte, on retrouve les nombreux appuis desquels se réclament les deux policiers qui se disent victimes de racontars et qui soutiennent qu’on ne peut leur reprocher qui risquaient, d’être perturbées par un ~td éditorial Le mot du silencieux.La “filière” suédoise Ça r On peut aisément soutenir que la Scandinavie est la région du monde avec laquelle les relations internationales du Canada sont les moins développées, compte tenu de la communauté d’intérêts et du potentiel de coopération.que l’on décèle dès l’abord entre l’une et l’autre; et la Suède est le chef de file des pays Scandinaves.Aussi faut-il es-érer que MM.Olof Palme et Pierre Eliott rudeau, lors des entretiens qu’ils auront aujourd’hui à Ottawa, sauront trouver le temps qu’il faut pour explorer les moyens de resserrer les hens et les échanges entre leurs deux pays, et cela en tous domaines: économie — définie le plus largement pour embrasser syndicats, coopératives et secteurs publics — sciences et techniques, affaires culturelles.• A la faveur des aléas monétaires internationaux, la Suède est devenue momentanément, l’été dernier, le pays le plus “riche” du monde, la valeur de son PNB par liabi-tant ayant atteint $6,500 (USA), soit nuit pour cent de plus que celui des Etats-Unis.Ce “triomphe” statistique n’a guère d’importance, puisque le pays était depuis fort longtemps en tete du peloton, comme d’ailleurs le Canada.Mais la performance économique des Suédois devrait intéresser les Canadiens pour une raison plus fondamentale: à savoir qu’elle s’est organisée dans un cadre institutionnel assez différent de celui du Canada et que l’on peut sans difficulté qualifier de plus progressiste.Ainsi, l’expansion de l’économie suédoise s’est poursuivie sans relâche, depuis 30 ans, malgré que 80 pour cent et plus des travailleurs du pays soient syndiqués, que les syndicats suédois se soient montres fort exigeants au plan des salaires et des conditions de travail, que la fiscalité suédoise soit devenue de plus en plus onéreuse et la sécurité sociale de plus en plus généreuse, que les coopératives aient accaparé le cinquième de tout le commerce de détail suédois, que le gouvernement de Stockholm soit intervenu plus vigoureusement que tout autre pour maintenir la concurrence et protéger les consommateurs, et enfin que les entreprises suédoises aient maintenu leur autonomie technique, financière et managériale vis-à-vis de celles des autres grandes économies du globe (seulement 6 p.c.des capitaux industriels suédois sont sous la maîtrise d’étrangers).Il sagit là de différences institutionnelles d’autant plus notables (encore qu’elles se soient quelque peu amenuisées récemment, suite à des initiatives fédérales et provinciales au Canada) que les deux pays ont beaucoup en commun au plan physique et politique: la latitude, le climat, le rapport population/territoire, la dotation en ressources, la position géo-stratégique — à la périphérie de grands ensembles, d'une part les Etats-Unis, d’autre part l’Europe des Neuf — la volonté d’autonomie vis-à-vis de ces ensembles, avec lesquels chaque pays a pourtant des relations très intenses, la vocation conséquente “d’adaptation par éclectisme” aux grands courants de civilisation que l’Histoire met en concurrence, enfin, la tentative conséquente d’une haute spécialisation dans l’innovation industrielle et sociale.Cela dit, sans perdre de vue les facteurs qui ont permis lusqu’ici à la Suède de mieux s’accomplir que le Canada: son ancienneté comme Etat, l’homogénéité socio-culturelle et le plus haut niveau d’éducation politique de sa population, ainsi que la plus grande fluidité (comparativement à l’Amérique du Nord) du continent auquel la Suède est rattachée, soit une Euro- pe toujours fractionnée en une trentaine d’Etats dont la moitié sont d’une taille comparable à la sienne.On voit donc tout l’intérêt que pourrait présenter pour les Canadiens un programme bien conçu et bien étoffé de cooperation économique canado-suédois, planifie bien sûr par les gouvernements mais auquel participeraient tous les agents économiques.Il conviendrait, au départ, d’éviter l’écueil du “commercialisme\ soit la réduction des relations économiques internationales aux échanges commerciaux du type conventionnel.Au contraire, la coopération économique canado-suédoise devrait reposer sur les postulats suivants: 1— De même que les Etats-Unis demeureront l’aire privilégiée d’export-import du Canada (même en prenant pour acquis la diversification que souhaite Ottawa), de même l’Europe de l’Ouest demeurera la région du monde où la Suède trouvera la plupart de ses clients et fournisseurs.2— Nonobstant cette contrainte, qui reflète le poids inerte de la taille relative et du voisinage, le Canada et la Suède poursuivent une politique économique internationale ‘tous azimuts’ , entendent maintenir une structure d’encadrement multilatéral des échanges commerciaux, s’opposent à la “triangulation” du monde industrialisé (USA-CEE-Japon) ou à la variante quadrangulaire de cette structure (l’URSS faisant alors la partie carrée); et les deux gouvernements conviennent d’harmoni-ser en conséquence leur diplomatie économique.3— C’est par des moyens inédits ou tout au moins inusités que les deux Etats peuvent le plus efficacement développer leurs rapports economiques bilatéraux, développement qui ne saurait avoir comme objectif premier ou comme mesure principale l’accroissement du commerce-marchandises.Ces moyens peuvent être regroupés sous le vocable de la coopération entrepreneuriale.• Ottawa et Stockholm pourraient convenir d’accorder réciproquement des avantages financiers et autres à celles de leurs entreprises nationales (c’est-à-dire à capitaux majoritairement canadiens ou suédois) qui négocient entre elles des accords formels de coopération industrielle, et cela pour les inciter à le faire.Nous suggérerons ci-après quelques modalités concrètes de pareil programme, bien qu’il appartienne aux conseillers techniques des gouvernements de les définir; mais précisons d’abord la logique de cette initiative, vue dans la perspective canadienne.Si elles veulent que leurs entreprises nationales se développent à une cadence satisfaisante tout en demeurant ou en devenant autonomes vis-à-vis des firmes multinationales des grandes puissances, les petites et moyennes economies industrialisées doivent nécessairement inventer pour ces entreprises des structures nouvelles d’expansion et d’extension à l’échelle internationale.Ces pays — dont le Canada et la Suède — y parviendraient en rendant sélectif, chez eux (par incitation plutôt que la coercition) le processus d’intégration transfrontalière, verticale ou horizontale, des entreprises nationales.L’application, sur base bilaterale, de pareille sélectivité ou “discrimination” ne contreviendrait aucunement aux obligations internationales acceptées par le Canada ou la Suède (dans le cadre du GATT, de l’OCDE, d’ententes commerciales avec d’autres pays) puisque les relations fonctionnelles entre firmes ne sont encore régies par aucune convention internationale.Un accord de coopération entrepreneuriale entre le Canada et la Suède pourrait donc en- glober les activités suivantes: • la mise en commun du fonds technologique (notamment les brevets) et du programme de recherche et de développement industriels des entreprises, le partenaire suédois d’une entreprise canadienne^ par exemple, pouvant recevoir les subventions du gouvernement canadien à cette fin, selon des modalités qu’il conviendrait bien sûr de définir soigneusement.• Le partage de l’activité manufacturière, soit selon les étapes de la production (divers éléments étant fabriqués de part et d’autre de l’Atlantique, pour être rassemblés en un point nommé avant la livraison du produit fini partout dans le monde), soit selon les aires de commercialisation (fabrication de produits complexes en Suède pour les marches d’Europe, d’URSS, du Moyen-Orient et d’Afrique; fabrication des mêmes produits au Canada pour les marchés des Etats-Unis, de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Océanie).• La mise en commun, par des entreprises canadiennes et suédoises, des systèmes de distribution, de marketing et d’après-vente à l’échelle planétaire, peut-etre par l’établissement d’une sorte de “DISC” multinationales par les entreprises des deux1 pays.• L’établissement de nouvelles entreprises conjointes ayant au départ une dimension internationale: par exemple, une nouvelle chaîne d’hôtels par SAS et Air Canada, le lancement d’une nouvelle carte de crédit international (Banknor?) par un consortium canado-suédois d’institutions financières, la formation d’une nouvelle flotte marchande regroupant celles des armateurs des deux et même de tiers pays, la constitution d’un consortium d’ingénierie canado-scandinave et le reste.Il conviendrait d’accorder une attention particulière, dans tout programme de coopération économique canado-suédois, au secteur coopératif qui est très puissant dans les deux pays bien qu’engagé dans des domaines différents — services financiers surtout au Canada, fabrication et commercialisation de produits de consommation en Suède.Parmi les projets conjoints que les gouvernements pourraient favoriser, du côté canadien, signalons l’expansion accélérée des magasins d’alimentation coopératifs, grâce au soutien technique et managérial de la grande “Kooperativa Forbun-det” suédoise; la formation au Canada d’une chaîne de magasins coopératifs d’articles ménagers semblable à la chaîne “Domus” suédoise; l’établissement au Canada de stations-service automobiles, d’hôtels, de comptoirs-lunchs gérés selon la formule coopérative, comme il en existe en Suède.• On pourrait objecter que des accords de cette nature restreindraient la concurrence internationale; mais en vérité, un programme de coopération entrepreneuriale canado-suédois rendrait cette concurrence plus efficace, en permettant aux petites et moyennes entreprises des deux pays de mieux se défendre et donc de subsister comme “concurrents” autonomes face aux grandes firmes multinationales de tous pays.D’ailleurs, la Suède et le Canada devraient se déclarer disposés à “multilatéraliser” leur programme, en l’étendant à toute petite ou moyenne économie industrialisée comme l’Australie, la Norvège et l’Autriche et même, dans des conditions plus favorables pour elles, à des économies semi-industrialisées comme le Mexique qui peuvent difficilement se rattacher à des blocs régionaux.Ainsi pourrait apparaître une sorte de “communauté entrepreneuriale”, qui transcenderait les grands courants du commerce mondial.Claude LEMELIN bloc-notes L’inéluctable rendez-vous d’Israël avec les Palestiniens L’Organisation pour la libération de la Palestine n’occupe pas encore la place d’Israël à l’ONU loin de là, et le statut d’observateur que l’Assemblée générale des Nations unies vient de reconnaître à l’OLP n’en fait même pas un membre à part entière de l’organisme international.L’OLP ne reconnaissant pas l’Etat d’Israël, la reconnaissance de l’un eut signifié l'expulsion de l’autre, comme la Chine populaire a éliminé la Chine de Formose.Pour une partie de la Résistance palestinienne cette victoire diplomatique et politique considérable est peut-être un pas vers ce qu’elle appelle, dans une formule éminemment contestable, la “liquidation de l’Etat d’Isarël”.Ce développement très important de la situation au Proche-Orient est peut-être, au contraire, bien que la situation soit encore passionnée et confuse, l’annonce d’un règlement encore lointain mais possible du conflit, règlement qui ne se fasse sur les ruines d’aucun des deux peuples impliqués.Israël a réagi vivement au vote largement majoritaire qui a favorisé POLP à l’ONU.Tel Aviv ne saurait Kmrtant réclamer qu’on applique aux alestiniens une règle différente de celle dont a bénéficie l’Agence juive à l’ONU dans les jours qui précédèrent la reconnaissance d’Israël.A l'époque, le monde arabe et le tiers-monde en général étaient prostrés, et l’ONU était l’affaire presque exclusive des alliés vainqueurs de l’Allemagne nazie.Les Grands, y compris l’Union soviétique et, à sa manière, la Chine, appuyèrent l’Etat juif, sous-estimant gravement l’injusüce historique faite à la majorité arabe réduite à la dispersion dans des camps de réfugiés.Les fondateurs d’Israël recoururent au “terrorisme” contre les Anglais uis contre les habitants arabes de la .'alestine jusqu’à la victoire de 1948.S’il avait fallu alors que les nations disent non à Isrâl parce que plusieurs de ses dirigeants avaient du sang sur les B mains, jamais l’Etat juif n’aurait vu le jour.Le chef de POpposition à la Knesset, Menahim Begin lui-même, à son titre de commandât de l’Irgoun, une des armées clandestines juives, fut dans son temps responsable de pas mal de sang versé.Mais vient un temps où il faut passer outre au sang versé et parler avec les vrais interlocuteurs, qu’on ne choisit pas davantage qu’ils ont à choisir leurs vis-à-vis.Après avoir eu une attitude pour le moins conciliante avec le roi Hussein, qui n’a gardé ses mains immaculées ni à l’égard des Juifs ni à l’endroit des Palestiniens, les dirigeants israéliens devront, au lieu de voir en eux d’éternels assassins, négocier un jour ou l’autre avec les dirigeants de la résistance palestinienne.Cela apparaît à la majorité d’entre eux, à l’neure actuelle,du moins publiquement, comme une impossibilité, et la voix de ceux qui réclamant qu’on reconnaisse les Palestiniens et la réalité politique qu’ils constituent n’est pas encore très forte fen Israël: c’est cette voix malgré tout qui garde ouvertes les portes de l’avenir et de la paix.Elle devra prévaloir tôt ou tard si le Proche-Orient doit sortir du malheur éternel dans lequel il semble toujours emprisonné.La mauvaise foi qu’Israël impute à l’OLP n’est pas à sens unique.Tel Aviv ne veut pas négocier sa perte avec ceux qui l’ont jure.A cet égard la résistance palestinienne reste divisée, malgré la ligne qu’Arafat a fait prévaloir et qu’il représente dans le monde arabe et auprès de ses alliés.Entre l’abolition pure et simple des institutions de l’Etat juif et le maintien du régime actuel où les Palestiniens n’ont aucun mvoir politique stable, aucun terri-aire reconnu, un compromis historique est possible.Le compromis est difficile, en raison des intérêts des grandes puissances et de l’hostilité aveugle qui oppose les militants des deux camps, mais il est possible.poi toi Les Palestiniens ne peuvent reconnaître un Israël qui nie leurs droits nationaux, qui les réduit à des apatrides à l’extérieur et à des sous-citoyens à l’intérieur de ses frontières.Mais ils doivent reconnaître aux Juifs un territoire et une organisation politique, un Etat puisque telle est cette réalité, qui garantisse à leur population cette protection qu’eux-memes réclament, avec raison, pour leur peuple.L’acceptation par rOLP de la voie diplomatique et politique est un grand pas en avant.La résistance n’aura plus a se rabattre sur le terrorisme local et international pour éviter d’être reléguée dans les oubliettes de la politique internationale.La violence, c’est quand la politique échoue.Il faut se réjouir de tout développement politique qui est de nature à dénouer 30 ans de refus et de confusion.Certes, toutes les organisations de la résistance palestinienne ne sont pas d’accord avec cette voie et il ne manquera pas de commandos, dans les mois et les années à venir, pour emprunter les chemins du désespoir.Mais la violence ne sera plus la seule voie: elle ne sera plus la voie la plus sacrée, la plus proche de l’efficacité politique, au contraire.Finalement, quand les grands auront trouvé leur intérêt au Proche-Orient, quand les régimes arabes auront retrouvé leurs territoires et leur dignité nationale, il restera deux peuples, face à face, comme en 1947, qui ont manqué leur rendez-vous d’alors, mais qui devront trouver et aménager pour l’avenir l’inéluctable coexistence pacifique qui est leur commun destin.Changer les styles et niveaux de vie Le Synode de Rome, à l’instar d’autres réunions internationales, n’a guère suscité d’attente dans la presse êt pa l fl Permanence de la confusion par ALBERT BRIE Actuellement, au Québec, il existe une façon de dire “je n’aime pas l’hiver” qui vous fait suspecter d’entretenir des sentiments séparatistes.Il faut donc être d’une prudence maladive comme la folie qui nous court sus.Par exemple, interdisez-vous de dire: “Je déteste la tarte à la citrouille”, parce que la citrouille est un légume assez os pour avoir été conscrit par les fidèles de fédéralité.• Ce mal qui répand la terreur nous vient d’avoir su raison garder trop parfaitement en matière politique.Tout est politisé, alors qu’il n’y a pas longtemps rien ne l’était.Nous payons la rançon de notre excès de raison par un débordement de sentimentalité.• Quand notre grand homme Laurier disait: “Les Canadiens français n’ont pas d’opinions, il n’ont que des sentiments”, il se trompait royalement.On ne s’en étonnera pas.Sir Wilfrid était un homme borné, circu-lairement borné par tout ce qui était anglais.• Le Canadien français, n’en déplaise à la mémoire du p’tit gars de Saint-Lin, a toujours lutté pour juguler ses sentiments.Il j parvenait à grand peine et d’une façon héroïque dans les moments de crise aigüe.Il n’y avait pas plus raisonneur que lui.• Il fallait être Anglais ou Laurier pour ne Eas constater une evidence si hallucinante, a vérité m’incline à dire que la transparence d’une attitude collective raisonnable échappait à la perception de ceux qui n’étaient pas nous autres.• Bien plus tard, lorsque M.Gérard Filion a lâché — comme on lâche un vent libérateur — que “le Québec est une province plus bête que les autres”, c’est à cette antique et vénérable raison canadienne-française qu’il s’en prenait.• Comment, un homme comme notre premier grand sauveur de la race malgré nous, a-t-il pu si lourdement se tromper?Il a été l’objet d’un mirage.Comme il voyait les Canadiens français traiter cavalièrement d’un sujet aussi grave et aussi primordial que l’ar- gent, il en déduisait qu’il était léger, donc sentimental.• Il faut enfin expliquer que les Canadiens français ont vécu dans un système bardé de raisons.Il en étouffait même.Jean-Baptiste n’a jamais rien fait qui n’ait eu de justification rationnelle.• Il y a là la marque d’un pli clérical que Duplessis, en son temps, a su exploiter à fond.Il n’y a aucun homme politique qui ait été, comme lui, raisonnable.Il en était l’incarnation.Il avait le droit de dire: “Le mensonge et moi”, “le diable et moi”.Tout le monde suivait, sauf les sentimentaux et les braillards.• Quand, de temps à autre, on nous faisait cette question: “What does Quebec want?” Québec ne répondait rien.Ce silence était interprété de mille façons, abstraction faite de la bonne qui était: “On veut la paix!” C’était la voix silencieuse de la raison qui ne se manifestait pas.Tous les malentendus partent dé cette confusion.• Il y a la confusion d’aujourd’hui.Le sentiment s’est emparé de tout, comme je l’ai dit.On n’entend plus le “non” si clair, le “oui” si vif et le “noui” si gris.Nous avons fait taire la voix cartésienne.Maintenant, on ne s’exprime pas autrement que par des “j’aime” ou “je n’aime pas”.Et si, par aventure, vous n’employez pas ces mots-là, ne vous mettez pas en peine, on vous les prêtera.• Le mot le plus insignifiant, une fois prononcé, devient de la dynamite.Hier, un discours-fleuve ne portait même pas le plus infime message.Au contraire, il avait une puissance anesthésiante incalculable.• Nous sommes entrés dans l’ère du romantisme échevelé.Et si Laurier revenait, comme il dirait que nous avons des opinions, .e nous en avons épouvantablement trop.Et il s’en retournerait au ciel, visiblement déçu, pleurant le bon temps où le Canadien français avait de bons petits sentiments rassurants.r Une lutte contre le parti de l’inculture lettres au DEVOIR Le Devoir n’ayant pas été publié jeudi le 10 octobre 1974, c’est par Le Jour que j’ai pris connaissance de rappel lancé au public par les journalistes syndiques du Devoir, au sujet du leadership de M.Claude Ryan.Etant depuis qunze (15) ans un lecteur assidu du Devoir, je me sens concerné par cet appel.Voici donc ma position.Pour celui qui suit d’un oeil attentif l’évolution de l’information au Québec depuis une quinzaine d’années, il est évident que nous assistons, à l’heure actuelle, à une infiltration massive des media par les tenants du gauchisme.La situation de l'information est devenue telle au Québec, qu’il est maintenant à peu près impossible d’obtenir une version objective des faits, au sujet de quelque problème que ce soit.Ceci vaut pour les conflits politiques, constitutionnels, économiques, culturels, syndicaux, religieux, etc.Nous assistons, au Québec, à la domination du monde de l’information par ceux que Georges Suffert, dans son livre pamphler’ Les Intellectuels en chaise longue” (Plon), identifie comme étant les animateurs du Parti intellectuel.Au Québec, comme partout dans le monde occidental, le Parti intellectuel fonde ses assises sur l’inculture.Il le fait au nom de la contre-culture.S’il convient de lancer un apnel au public — comme l’ont fait les journalistes syndiqués du Devoir — c’est pour que les Canadiens français se rendent compte que les idées, certes généreuses, qui ont été à l’origine de la' révolution tranquille et du mouvement indépendantiste, ont été trahies! En fait, elles sont devenues les mécanismes qui servent à propager une conception du monde et des choses, absolument étrangère à notre héritage chrétien et français.Ah Québec, de nos jours, si vous ne pensez pas exactement comme l’intelligentsia socialiste, athée, joualisante et séparatiste, non seulement vous classe-t-on immédiatement parmi les “traîtres”, mais on s’empresse, par le biais des syndicats gauchistes qui contrôlent la vie journalistique, de vous fermer les canaux de la communication.Quand on vous fait la grâce de les ouvrir, c’est pour déformer votre pensée, vous salir et démontrer qu’en milieu journalistique québécois, on est maintenant passe maître dans l’art de manier la malhonnêteté intellectuelle.Dans le conflit actuel au Devoir, je ne peux qu’être solidaire de la position exprimée par monsieur Claude Ryan dans son éditorial du mercredi, 9 octobre dernier intitulé “Les clarifications nécessaires”.Quand à son éditorial du vendredi 11 octobre intitulé “L’information au Devoir”, cela m’apparaît comme étant la logique même.Je ne peux en dite autant du “Point de vue des journalistes du Devoir” exprimé en page 4, le 11 octobre également.Il s’agit là de pure démagogie et d’une grossière déformation de la réalité.Ceci peut être vérifié quotidiennement par tout lecteur du Devoir dont l'esprit n’est pas obnibulé par la hargne.Le Devoir demeure un des seuls journaux, où on ne fait pas systématiquement l'apologie de toutes les positipns gauchisantes.Presque partout ailleurs, c’est la domination complète des “intellectuels en chaise longue”.Le Devoir a toujours joué un rôle majeur dans notre vie nationale.Le peuple canadien-français a besoin, à ce temps-ci de sa difficile histoire, d’entendre un son de cloche libre du monolithisme et de l’intolérance de l’intelligentsia socialiste et séparatiste.Nous pouvons nous passer de ces néo-romantiques dont la méconnaissance et le mépris de notre histoire nationale, conduisent au rejet des valeurs authentiquement canadiennes-françaises (c’est-à-dire chrétiennes et françaises), sans lesquelles il ne peut y avoir d’avenir pour nous en Amérique du Nord.Dieu merci que Le Devoir ait à sa tête un directeur qui sache résister au viol de conscience quotidien, pratiqué par la “mafia intellectuelle” qui pollue la vie journalistique québécoise.Le peuple canadien-français mérite qu’il y ait au moins un important media d’information, qui ne le trahisse point! Jean-Marc BRUNET, n.d„ président du Mouvement Naturiste Social Montréal, le 15 octobre 1974.Des dons mal orientés en général.H convient cependant de souligner l’ouverture importante et une orientation peut-être décisive qu’y a annoncées l’épiscopat canadien par la voix de son porte-parole, Mgr William E.Power.Reprenant les grands thèmes traditionnels de la solidarité et du partage au sein de l’humanité, la déclaration des évêques canadiens en tire des applications, encore générales, mais prometteuses en regard de la situation contemporaine de la failli et de la guerre et des responsabilités propres aux citoyens d’ici.Evoquant “le monde actuel dont l’opulence d’une minorité s’appuie sur l’appauvrissement tragique d une majorité”, le mépris encore général des droits de l’homme proclamés il y a vingt-cinq ans, les “intérêts de pouvoir et de profit qui vont parfois jusqu’à arracher le pain de la bouche de millions d’hommes”; l'indifférence et l’impuissance sinon pire qui s’installent malgré les informations de plus en Elus nombreuses et inquiétantes que i presse internationale diffuse, Mgr Power a déclaré à ses collègues du Synode: “La solution ne saurait être que radicale.Il faut à la fois nous retourner le coeur, changer nos styles et niveaux de vie, bâtir de nouvelles structures de solidarité”.Ce langage n’est pas tout à fait neuf.D’une declaration épiscopale à l’autre, d’un message social à l’autre, certains pouvaient même trouver que ce n’était pas la doctrine qui manquait mais ses applications et un sens des urgences qui s’imposent dans le monde contemporain.A cet égard, la déclaration de Rome, si elle ne trace pas un programme complet, invite à le faire.En ce qui regarde les exportations de blé et de céréales et les réserves ' mondiales qui s’imposent, le nouveau Jean-Claude LECLERC Voir page 6: Bloc-Notel Monsieur Ryan, Je l'avoue très humblement, la lecture de votre éditorial du 9 octobre m’a profondément troublé.Il y avait de quoi.Mon intention n’est toutefois pas de le commenter.D’autres l’ont fait et mieux que je ne saurais.Permettez-moi cependant d’illustrer par quelques citations tirées d’une lettre que vous adressiez à M.Peter Newman en réponse à sa question: “What does Quebec want to be?” et qui parut dans le Maclean du mois de mai 1971, la conception du fédéralisme qui a déjà été vôtre Vous y écriviez en autres choses cecu “M.Trudeau estime que c’est à l’intérieur du cadre fédéral actuel que le Québec doit chercher à résoudre seg problèmes nouveaux.Or, il commet a cet égard une erreur de perspective dangereuse.Et voici pourquoi: 1.Le cadre actuel du fédéralisme rend très difficile voire impossible l’expression claire et certaine de la volonté de l’une des deux nations in- téressées (.) 2.Le cadre fédéral actuel réduit le Québec à la position ingrate de celui qui se voit sans cesse acculé au rôle d'éternel protestataire, de perpétuel quémandeur.(.) 3.D’un simple point de vue numérique, le cadre actuel place le Québec dans la position inconfortable du partenaire obligé à négocier la plupart du temps seul contre dix.(.) 4.J’ajouterais enfin que le cadre fédéral actuel est en train de faire la preuve par le vide de son impuissance à faciliter la solution de nos problèmes.” Cette lettre étant relativement récente — à peine trois ans — l’on peut donc affirmer que votre conception du fédéralisme s’est radicalement transformée en regard d’une position québécoise dans le cadre fédéral qui elle n’a relativement guère évolué.Ou si peu.Ce qui m’amène logiquement à me poser la question de savoir ce qui a déterminé une telle évolution C’est clair comme de l’eau de roche Monsieur Ryan, Votre éditorial de mercredi 9 octobre “Les clarifications nécessaires”, c’est clair comme de l’eau de roche, c’est très joli en plus.Si ma mémoire est fidèle, Monsieur Vincent Prince, alors qu’il était éditorialiste en chef à La Presse, au lendemain de cette grève, a fait paraître deux éditoriaux pour bien clarifier l’attitude, les buts du journal, concernant la politique en général et les problè- me lâchez point! Cher Monsieur Ryan, Seulement un mot pour vous dire que j'ai trouvé votre éditorial du 9 octobre tout à fait pertinent et pour vous exprimer mon appui dans le malheureux différend qui vous oppose à l’équipe des rédacteurs.Que vous soyez l’objet d’attaques ne devrait pas trop surprendre, vous contribuez à maintenir la tradition de liberté et d'indépendance du DEVOIR.Cela ne peut qu’incommoder certaines personnes.Ne lâchez pas! Richard BASTIEN Ottawa, le 10 décembre 1974.mes socio-économiques; il invitait tous les membres du personnel à quitter le journal s'ils ne partageaient pas les options de l'institution.Il les invitait aussi à prendre les énormes risques de fonder un journal répondant à leurs aspirations.Personne alors n’a crie au scandale ni pensé à la dictature! La Presse s’est alors réaffirmée fédéraliste et antimaoiste.Pourquoi toute cette tempête qui dure depuis quelques mois si ce n'est pour détruire “Le Devoir” au bénéfice du “Jour”.Il y a là une concertation évidente.Votre attitude, M.Ryan, est logique.Paul-René ARCHAMBAULT, M.D.Montréal, le 10 octobre 1974.de la pensée.A première vue, je n’en vois pâs.En y grattant un peu cependant, je me dis que peut-etre .une telle radicalisation serait la conséquence de votre conception du rôle du journaliste qui, comme Ta indiqué Laurent Laplante, “tient davantage à influer sur la décision politique qu’à transmettre au public un maximum d’informations ou un supplément d’éclairage”.Vous étant fait Téminence grise du pouvoir tant à Québec qu’à Ottawa, vous ne pouvez plus, en restant logique avec vous-même, condamner un pouvoir qui voit son rôle essentiellement comme celui d’un garant du statut quo.Maintenant que le Devoir s’engage sous votre direction dans la voie du fédéralisme inconditionnel, il peut sembler bien vain de relater et de l'expliquer l’évolution de votre conception du fédéralisme.Soyez assuré tout de même que je garde une haute opinion de vos capacités de journaliste et que je continuerai à vous lire.Toutefois, étant assuré de votre collusion avec le pouvoir, vos propos ne pèseront guère lourd dans l’avenir sur ma conscience.Et dans un certain sens, veuillez me croire, j’en suis bien navré.Votre talent est unique de même que votre vigueur de pensée.Je ne peu» cependant pas accepter ce que vous en faites.Serge BROSSEAU St-Jean.le 10 octobre 1974.P.S.Le Devoir et son directeur ne se sont jamais prononcés pour le "fédéralisme inconditionnel”.J’ai seulement dit et répété qu’un journal ne peut pas en même temps et sous le même rapport défendre une chose et son contraire, c’est-à-dire le fédéralisme et la séparation du Québec.Cela ne veut aucunement dire que le choix d’aujourd’hui est inconditionnel ou éternel, mais qu’il apparaît comme le meilleur dans les circonstances d’aujourd’hui.C.R.LE DEVOIR Fondé par Htnri Bouraua I* 10 janvior 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint.Michel Roy Directeur de ('information: Jean Francoeur Tréiorier Bernard lorocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Saint Socrn-ment.Montréal H2Y IXI.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT édition quotidienne $40 par année; tin moï»i$22.À étranger: $45 par année, six mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile por por teur 51 20 por semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste oé Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 08.8 Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtlÉPHONI: 844-3361 (lignesgroupées) I t I Le Devoir, jeudi 17 octobre 1974 • 5 des idées des événements des hommes La participation dans les universités: mythe et réalités 2) Il faut trouver un terrain d’entente avant de détruire ce qu’il nous reste d’universitaire au Québec de gouvernement qui permi l’innovation et la rationalisatio Les universités doivent essayer de concilier deux tendances opposées qui sont à l’oeuvre dans la plupart des grandes organisations: la poussée continuelle de la bureaucratisation, en dépit de la nécessité d’innover ou de conserver les traditions; la recherche d’une forme ermet sation en plus de respecter les valeurs traditionnelles du milieu et de la profession universitaire.Le phénomène de la bureaucratisation ainsi que les récompenses extrinsèques qu’offre la participation, sont en train d’étouffer la profession de professeur d'université.En effet, la prolifération des règles et des politiques fait oublier aux administrateurs et aux professeurs que la tâche première de l’université est le développement et la transmission des connaissances selon des critères de qualité très élevée.Le mandat de l’université est de connaître scientifiquement la société québécoise et de donner aux étudiants une formation digne des normes les plus hautes.Professeurs et administrateurs doivent consacrer leurs énergies à ces tâches nobles et non continuellement aux problèmes de gouvernement et de gestion de la pénurie de ressources matérielles.Il y a quelques années, certains prédisaient la mort prochaine de la bureaucratie.Les contraintes économiques et les échecs des tentatives de participation nous ramènent vite à une réalité plus sobre.L’intervention de l’Etat qui veut affecter d’une façon rationnelle ses ressources, après les avoir dispensées avec largesse durant les an- nées 60, et la montée des syndicats qui désirent protéger leurs membres et gérer le mythe des changements sont deux facteurs importants de bureaucratisation.Les syndicats créent des faisceaux de règles, par les convenions collectives, que les administrateurs heureux peuvent appliquer.A leur tour, devant les pressions de l’Etat ou en raison de leurs valeurs, les administrateurs établissent des règles pour gérer les universités selon des schémas plus rationnels.Ainsi, les universités fonctionnent dans un climat où foisonnent de multiples règles qui relèguent au second plan la tâche fondamentale de l’enseignement et de la recherche.Lorsque les professeurs se définissent comme des salariés et non des professionnels et repoussent chez les administrateurs des décisions qui traditionnellement leur appartenaient en raison du modèle de cogestion prévu par les règlements généraux, il est normal que les administrateurs apprennent à devenir des “boss’'.Les prophéties se réalisent mais les étudiants et la science en subissent les frais.Ce cercle vicieux peut nous mener très loin car il se développe une “coterie” d’administrateurs qui se vantent de ne rien connaître des valeurs universitaires et de bien contrôler leurs “salariés”.Le pessimisme est bel et bien à l’ordre du jour.En effet, la centralisation et la bureaucratisation s’installent à l’université.Ces institutions doivent apprendre à gérer leurs fonds d’une manière plus serrée et réaliste et éviter les erreurs grossières de planification des années 60.La démocratie à l’université par PETER CAWS ¦ Ce texte est tiré de l'ouvrage "The Bankruptcy of Academic Policy", par Peter Caws, aux éditions Acropolis Books Ltd, Washington, 1972.Peter Caws est professeur de philosophie à Hunter College, New York.“L’université n’est pas une association fortuite d’agents libres, mais une association voulue d’agents responsables.Les formes de gouvernement qui conviennent dans les deux cas sont différentes.Dans une association fortuite d’agents libres — il peut s’agir d’une ville, d’un état, d’une nation — des buts communs se dégagent du gouvernement concret de l’association à commencer — pouvons-nous supposer — par les postulats démocratiques d’égalité.Ces postulats sont de mise lorsqu’il n’existe a priori aucune raison de supposer que des personnes privées devraient agir d’une manière plutôt que d’une autre, lorsque n’existe aucune voix divine, parlant directement ou par la médiation d’un roi, ni aucune nécessité historique transcendante, perçue directement ou exprimée par la médiation d’un parti.Dans une association voulue d’agents responsables, d’autre part, la nature de la responsabilité prescrit certaines formes de conduite — pourvu à tout le moins qu’elle soit comprise — et le fait que l’association procède d’une volonté délibérée signifie que les personnes qui en font partie ne sont plug, dans un certain sens, des personnes transposition de la théorie démocratique universitaire ne saurait être appropriée.Elle pourrait ê-tre appropriée si l’université était autonome au sens fort du terme, mais même alors ce ne saurait être le cas que lorsqu’une confusion aurait surgi quant à la nature des fins ou des responsabilités.” Une nouvelle période de sobriété s’impose en raison des décisions de l’Etat d’affecter économiquement ses ressources et de planifier la diversité du système universitaire par des mécanismes tels que le Conseil des Universités ou des réseaux multi-campus.Les jours de l’université autonome sont limités.Il faut essayer d’inventer des modes de centralisation qui conserveront quand même le “Lehrfreiheit”.Nous verrons bientôt l’apparition des systèmes intégrés de gestion et de planification.Il faudra prévoir des modes d’action pour les années 80 alors que la population étudiante universitaire baissera suite à la dénatalité.Il faudra aussi penser à la réjuvénation de nos corps professoraux et à l’engagement de jeunes docteurs dans une situation de surcroît de personnel.Nous verrons peut-être bientôt un regroupement des syndicats de professeurs qui traitera directement avec la Direction générale de l’enseignement supérieur.La plupart des théories indiquent que les organisations bureaucratiques ont de la difficulté à innover, sauf en période de crise, car seuls les administrateurs proposent des solutions.Au contraire, l’organisation innovatrice est celle où les membres initient des solutions et les autorités acceptent de leur affecter des ressources.Si l’innovation est dirigée par le sommet de l’organisation, elle rencontrera des difficultés d’exécution.Dans les années prochaines, les universités devront réahser des innovations dont l’effet sera d’économiser des ressources.Deux modèles Le choix d’une forme de gouvernement pour l’universite est un problème complexe de design et de marchandage.Logiquement, il faut d’abord postuler les objectifs que la structure doit permettre de réaliser: innovation, rationalisation, autonomie des professeurs, critères de performance qualitative et quantitative, et respect de certaines valeurs.Evidemment, ces objectifs sont souvent incompatibles.En conséquence, la forme de gouvernement arrêtée par le marchandage privilégiera certains (et non d’autres) objectifs.Limitons-nous donc à l’analyse succinte de deux formes extrêmes: le modèle collégial et le modèle bureaucratique.La tradition universitaire a conçu le modèle collégial qui est très près de la cogestion car l’autorité est partagée entre les professeurs et les administrateurs grâce à de multiples comités.Ce modèle permet aux professionnels que sont les professeurs de participer à la gestion des activités d’enseignement et de recherche et assure l’autonomie des membres du corps professoral.Evidemment, ce modèle ne favorise pas toujours la rationalisation mais encourage des jugements très sévères de la part des professionnels.Cette idéologie ancienne et révolutionnaire sert souvent d’argument aux syndicalistes universitaires car elle diminue l’autorité des administrateurs.Les règlements généraux de l’Université du Québec décrivent assez bien ce modèle.Dans ce schéma, les administrateurs gèrent les ressources mais dépendent des professeurs pour L AWÊk A secteur public, kJ»i^-ecteur privé:.évolution et avenir SYMPOSIUM I974 discussions sur l’orientation professionnelle ' des MBA oeuvrant au Québec.OBJECTIFSs plantation de l’Association MBA Québec, nouvellement créée.conférenciers invités ACTIVITES J (dont M.Marshall McLuhan) et ateliers.iTMnuniT» Ecole des Hautes Etudes Commerciales UMUKUll, 5255 av#nu# D#c#||,# Montréal H3T 1V6 les 18 et 19 octobre 1974 DATEJ , .pour de plus amples renseignements: eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee (514) 343-4538 -par- ROGER-ÉMILE MILLER collaboration spéciale assurer la Qualité de l’enseignement et delà recherche.Ce modèle fait trop souvent l’hypothèse que la prise de décision sera consensuelle.La survie à travers le temps de ce mode de gouvêrnement n’est possible que si les deux parties connaissent bien leur rôle respectif et obéissent à des normes élevées.Ce système exige des comportements de “gentlemen” selon des règles du jeu stables et ne tolère qu’un montant limité de conflits.Le schéma bureaucratique s’est implanté à l’université en raison de la croissance rapide en vue de servir des clientèles nouvelles.Il fallait gérer de grands ensembles.Si, à bien des égards, les universités sont des bureaucraties, la dimension professionnelle y domine toujours.La technologie est tellement dépendante des professionnels que les administrateurs ont de la difficulté à légitimer leur autorité.Les processus de décision ne peuvent se limiter à la hiérarchie et doivent entraîner une participation des professeurs aux problèmes qui les concernent.Le syndicalisme à l’université La syndicalisation à laquelle recourent les professeurs en vue de se protéger contre une bureaucratisation excessive et de tenter un retour vers le modèle collégial est un moyen à la fois fonctionnel et dysfonctionnel en vue d’une fin valable.Les syndicats peuvent assurer une certaine autonomie aux professeurs et leur permettre de participer à la formulation des politiques de l’institution dans une conception de l’autorité partagée.Toutefois, le recours au syndicalisme risque peut-être d’avoir des effets dysfonctionnels et de nous acheminer non au modèle collégial mais plutôt au renforcement du modèle bureaucratique.Les administrateurs peuvent en effet aller chercher leur légitimité à l’extérieur de l’institution en faisant appel au droit de gérance.Il faut examiner les conséquences COURS DE LECTURE RAPIDE Début lundi soir 21 OCTOBRE (dernier cours) Renseignements: 681-4545 Centre de lecture rapide du syndicalisme sur la profession de professeur et sur les normes de qualité et de compétence.Le professionahsme militant se comprend très bien lorsqu’une organisation est au carrefour des trois facteurs: une structure complexe en vue de rendre des services multiples; les pressions de l’Etat pour une plus grande rationalisation et la volonté des administrateurs de contrôler les destinées de leur organisation.Dans la mesure où le syndicalisme permet de circonscrire l’autorité des administrateurs et assure l’autonomie professorale, il peut servir les fins des professeurs.Il faut toutefois se rappeler que l’autonomie commande des devoirs précis, notamment l’engagement envers un niveau de qualité et le choix d’une stratégie qui assure la survie de l’université à moyen et à long terme.Les théories normatives de la participation et de la démocratie industrielle sont fondées sur l’hypothèse que tous les membres doivent participer à la gestion de leur institution.L’expérience des sciences politiques et administratives dans ce domaine doit nous faire réfléchir.Dans le milieu universitaire nord-américain, la vague participative a échoué.S’il y a quelques exemples de réussite spectaculaire, la majorité des cas montrent que peu de membres ont le temps de consacrer des énergies aux prises de décision et que la loi de Michels se fait rapidement sentir.Malheureusement, au Québec une trop grande proportion des participants soutirent des satisfactions de la participation à la gestion.La participation institutionnelle doit être vue par les professeurs comme un sacrifice ou une carrière nouvelle.Sacrifice car cha- ICHEJ TABLE D’HÔTE MENU TYPE Hors d'oeuvre Potage du jour La Sole Caprice $18.50 ou Les Cailles en Cocotte $21.50 ou Le Steak Tyrolien $23.50 Les Desserts Le café Les vins Soumur Blanc ou Champi-gny, J4 btle par personne.Du lyndi au samedi de 6:00 p.m.à la fermeture 591 E.HENRI-BOURASSA barde MCE AU MÉTRO • 391-1777 Coiuê foqdamental de ûqe cuisine a compter du 21 octobre, une (ois par semaine le jour ou le soir.Vous apprendrez les recettes et la technique de base pour finement cuisiner, avec méthode et agrément tous les genres de repas, s-, WjStltut Pour renseignements et prospectus, composez rnarU 2015 rue de la montagne, suite 610, montréal 107 permis d'enseignement en vertu de la loi de l'enseignement privé cun doit à son tour se détacher temporairement de sa fonction d’enseignement et de recherche pour représenter ses collègues.Carrière nouvelle, car il faut bien reconnaître que la productivité intellectuelle ne dure pas éternellement.Même dans la vision du modèle collégial, il faut mettre la pédale douce à la participation institutionnelle car elle consomme trop d’énergie aux dépens de l’enseignement et de la recherche.Un carrefour décisif Les universités québécoises sont engagées dans une dynamique organisationnelle dont l’issue est peut-être la formalisation stérile, la dégradation de la profession de professeur et la fin de l’autorité partagée.Administrateurs, syndicats et professeurs doivent bien circonscrire les variables où se joueront les conflits d’intérêt et les domaines où domine la communauté d’intérêt.Il faut donc trouver un terrain d’entente avant de détruire ce qu’il nous reste d’universitaire au Québec.Nous devons rétablir le modèle de l’autorité partagée et adopter des styles de relations fondés sur la confiance mutuelle, le respect des autres et l’identification à l’université comme institution.Les syndicats peuvent donner assez d’autonomie et de protection aux professeurs pour que ceux-ci puissent s’engager dans une participation calculée au sein des organismes de l’université.Bien que l’autorité des administrateurs découle en réalité du consentement des membres, il faut reconnaître que si les administrateurs ne disposent pas d’un petit capital politique, l’université s’engagera dans des convulsions conflictuelles périodiques.Afin d’éviter de s’acheminer vers la gestion totalement bureaucratique, professeurs et administrateurs doivent adopter des styles de gestion nouveaux.Les administrateurs doivent essayer de retourner à leurs racines universitaires et gérer les ressources de façon à faciliter la réalisation de la tâche professionnelle du professeur.En contrepartie, les professeurs doivent assumer les devoirs qui incombent à un rôle professionnel.Ils doivent aussi éviter de consacrer leur temps à des activités non reliées à leur tâche.Il faut des leaderships administratifs et professoraux qui se donnent comme priorité non pas la bataille des règles ou des pouvoirs mais l’institutionnalisation des valeurs universitaires dans les limites de contraintes de ressources.Evidemment, cet équilibre proactif ne se réalisera pas dans l’harmonie.Toutefois, il faut éviter un niveau de conflit dont les effets pourraient être néfastes pour la stabilité de Tuniversite et la profession de professeur.Il faut se rappeler que l’université est une institution d’abord normative et morale et ensuite utilitaire.Les universités constituent en réalité des systèmes sociaux uniques et spécifiques par rapport aux autres types d’organisations de notre société.En effet, leurs buts sont multiples et ¦ Professeur au département de sciences administratives de l'UQAM et professeur invité cet automne à la Alfred P.Sloan School of Management du Massachussets Institute of Technology, M.Roger-Emile Miller complète aujourd’hui l'examen commencé hier du problème de la participation dans les universités.Sa conclusion: à égale distance des modèles extrêmes de la collégialité pure et de la centralisation, il faut rétablir le modèle de l’autorité partagée et adopter des styles de relations fondés sur la confiance mutuelle, le respect des autres et /’/'-dentification à l'université comme institution.souvent conflictuels, leur technologie est imparfaite et se fonde sur l’utilisation d’un capital humain bien formé, et les critères par lesquels divers acteurs peuvent juger ses performances sont imprécis.De plus, en raison de la nature même des tâches de ses membres, il est normal de s’attendre à ce que ceux-ci soutirent des satisfactions réelles de la réalisation de leurs rôles d’enseignement et de recherche.En conséquence, même si les universités doivent gérer efficacement et avec prudence les fonds mis à leur disposition, elles diffèrent des entreprises industrielles à plusieurs égards, en particulier en ce qui a trait aux processus de prises de décision.Elles sont avant tout des organisations professionnelles caractérisées par des processus de décisions politiques.(FIN) DOUKTHE Un grandnom dans les vins de Bordeaux* Le vignoble bordelais produit une multiplicité de vins.Comment s’y retrouver quand on veut déguster un bon bordeaux?Exigez le nom Dourthe Frères sur l’étiquette.Vous serez assuré d’avoir un vin rigoureusement sélectionné, bien élevé, vieilli à point.Depuis 1840, de génération en génération, la famille Dourthe Frères s’est créé une excellente réputation dans ce domaine.DOURTHE FRÈRES Représenté par Gabriel Boussion Inc.Chateau La Terrasse.Un bordeaux supérieur, velouté, recommandé avec toutes les viandes.No.394A $3.25 CHATEAU MÂUCAILLOlf Dourthe Réserve.Vin rouge léger, surprenant par sa qualité .et son prix abordable! No.394C $2.10 .w* m ¦ < ¦'•Sé ' C >.J» ^ ?7 t sTÀ< i.u u mm Cliafi'.m La (cirasse DOURTHE TRf.Kl;» v ax t :C>:vf% I6V4 Moore 19455 $40'/b 39'% Nabrs Dig NaChrs I Nat Sea A zlO $8% 8% 8% 2000 $13’% 13'% 13'% 500 294 291 294 - 1 300 140 140 140 -10 142 $11% 11% 113/4 + '/a 15'% 15'% 15’% - '% 77 77 165 165 32'% 33 16 Fed Ind Ltd 400 470 470 470 C Nor West 3650 275 265 C Pakrs C 800 $18V4 18 Can Perm CS Pete 17000 CSL pr 200 C Tung 300 CCablesy 1575 C Cable w 2810 Cdn Cel 1450 C Ex Gas 7050 CHomestd 1800 345 C Hydr 1400 ’ C Imp Bank 4855 C Ind Gas 3619 CIL 'z80 C Int Pow 400 270 + 2 18»/4 - '/a $15 15 15 - ’% $80 80 80 270 255 255 -14 455 4,55 455 415 410 410 +10 $9 9 9 134 120 120 -10 445 430 430 -20 209 200 205 345 335 335 - 5 $5'% 5 5 - Ve $23% 23'% 23’% - ‘% 485 475 475 $173/4 17% 17% $11 11 II rtdices a F City Fin F Mar Fooderp L Foodex 5 Ford Cnda Francaqa Fraser A Fruehauf GH Steel Gaz Metr Gaz 5'% p Gen Baker GMC Gerin 1st p Genstar L Gnstar L w Giant Yk Gib'raltar Glendale 2000 1050 700 100 z50 1047 100 100 200 z13 ZlO z60 432 600 3950 100 2000 2180 100 $6V4 6'/4 6'/4 + '/4 Nat Trust NBU Mine Neonex NB Tel New Cal Newconx NGoldvue N Kelore 1000 100 360 1000 2000 45 45 45 125 120 120 290 290 290 $58 55 55 $10'% 10 10 NProvidD 2000 - '% $21'/4 21’/4 21'/4-1'/4 N Senator N Yok Oil Nfid LP ' Noble M Noma Ind 7 26 20 19 38 600 $11/« MerrI Lyn 6 301 9>/6 MGM 1.75e 5 13 15 Midi Ros 4 9 10',6 MlnVi MM 21 341 584% MoBIIO 3 203 36Vk Mohns 5 11 119% indices de new york Industrielles Transport Serv.publ.Ensemble Ouv.Haut Bas Gôt.Chang.651.36 660.51 636.97 642.29 -16.11 146.90 148.25 144.00 145.00 - 2.40 69.47 70.10 68.35 69.08 - 0.67 207.87 210.37 203.59 205.29 - 4.21 PnorG 875 2*0 200 280 Price Corn 2150 $l3'/4 12'/ii 13V% + 4% Proviqo 1530 $7 69k 7 QSP Ud 15450 %\2'h 12'/* \2'/a ¦¥ Va Readers D 300 $9'4i 9'/4 9'/4 + 46 Redpaa 1100 $19 1846 19 -1-1 Rio Algom 275 $2246 22'Ai 22'/a - '/% RoUand 100 $8'/1i 8W B'/i Rothm B p 100 $114% 114% 114% Royal Bank 3300 $30 29V% 29'/b - 46 Ry Trt a 300 $20'/4 20 20 - V% Scot Lasal 950 ISO 180 180 Seikrk 6000 SIO'A lOVk lOVj - 'h Shell Can 11200 $1246 12'/!i 12'/i - 'h Simpsons 1800 $6'A 6'/4 6'/!i + '/% SlrtipsonsS 1127 $946 9V4 94%-t- 16 Sth'ama 4900 $21'/fi 21 21'/4- 'h Stelco a 3140 $25'/6 2496 25 - Va Texaco 400 $33'/6 33'/2 33'/i - 46 Thom A 500 $10 10 10 -I- Va Tor Dm Bk 550 $36'/4 36 36 - 46 Tôt Pet A 1300 $64% 6V2 6Vj - V% T Pet A 100 $13'/4 13'/4 13'/4 Tr Can PL 1576 $89% 896 89% + Va Ultrmar 300 280 280 280 +10 Unt Bank 800 325 310 325 4 l0 Velcro 200 $64% 64% 64% Walk a 3100 $37 3646 369% - '/% Warn Her 300 $646 646 646 - Va Weston 400 $214% 21'/% 21'/s + 46 Zellers 1000 $7'6 7 7'/a + '/% .Junior Industriels Beig Stand 1500 100 100 100 Berncam 2000 36 36 36 —9 Isec Canada 900 190 185 190 MorI Lat 8400 110 105 110 +10 Mines et pétrole AbitIbAsb 2800 135 lJU 130 -5 AcrôlILtd 11000 34 33 33 -2 AtITung 2000 8 8 8 +V/2 " 8300 375 350 355 +5 900 23 23 23 -1 3000 8 8 8 9479 420 410 415 -10 600 250 250 250 60 57 57 -I NOMINATION Vantas Haut Bat Farm.Ch., 23% - Ve 14% - Ve 2V/e + '% 9'% 14 +1 50 -25 00 +150 Basic Res Baker Tic Bayard Bison Pet Bluewtr Cadillac Ex 1000 Chibe'k Corp'N Con Dev Cons lmp C Louana C Sum Dumont East Mal Fort N.Gaspe Q Gold Briar 2000 Goldex Gold Hk Keltic Kiena Ligneris Mcdn m' Massval 8568 107 2000 55 500 30 4000 10 2000 1500 1500 9'% 10 64 64 12 12 16 16 5300 360 360 360 500 $8% 8% 8% 1000 130 129 130 65 ^ 65 65 1100 300 292 292 750 25 25 25 1000 22 22 22 1200 253 240 246 3000 25 25 25 Errol Frechette, Ph.D.Le Conseil Interprofessionnel du Québec annonce la nomination de Monsieur Errol Fréchette, Ph.D., au poste do directeur administratif.Jusqu’à sa récente nomination au Conseil, M.Fréchette était secrétaire général adjoint au Conseil Supérieur de l’Education.Il avait auparavant occupé différentes fonctions dans les domaines de la maln-d’oeuvre, de l’Immigration et de l’éducation.-30 500 8000 2000 33'/2 31 33'/2 +3'/! 16'/2 16'/2 I6'/2 +3'/2 Menorah 2000 21 21 21 Min Res 610 80 80 80 -5 Mt Jamie 14000 15 14 14’% - '/^ Muscoch 6500 36 28 36 +8 Nw Hosco 500 19 19 19 -13 N Insco 3000 50 50 50 + 1 Peso Silv 1000 Phoenix 400 Pitt Gold 2000 Place Gas 2000 QueExpl Que Uran Queenstn Roy Agas St Lucie Sil Stack Stand GId 3000 Stafrd 5100 TroMus min 6300 Viking Res 1700 W Q 'Mn 2000 Wh Star 3000 6000 2000 1000 2000 3500 3000 10 10 200 200 200 3'% 3 3 25 25 25 65' 64 65 27 27 27 37 37 7r 73 19 19 60 57 12 12 12 90 90 90 14 13 13 250 235 249 16 16 18 30 10 -3 31 19 31 indices de montréai Changement Clôture Sem.dern.Mois dern.1974 haut 1974 bas Industr.Serv.-1-0.20 172.78 168.18 168.76 255.23 155.81 publ.Banques Comb.Papiers -0.46 -4.51 -0.38 -0.09 120.03 227.65 168.09 101.80 118.49 226.25 164.20 100.14 115.52 200.59 161.77 77.53 151.81 293.88 238.67 144.80 111.05 197.19 151.71 95.04 Mnsant 5 437 ¦ 50 48'% 48'%-!% TexGIf 6 35 26'% 25% 26 .Motorola 14 437 45 43% 44%- % Tex Inst 15 449 65% 61% 61%-1% Nat Distil 5 50 13% 13% 13’/8- % Textron .1 105 117 14% 13% 14'%- Va Nat Gyp 6 34 11 10'% 10'%- '% Thiokol S 47 13% 13'% 13%- Va NCR Cp 5 421 19'% 183/4 18%- ’% Time In 6 4 32'% 32 32'%+ Ve NL Ind 5 119 13% 13'% 13%+ Ve Tirhkn 6 27 28'% 281/e 28'%- Ve NorflkW 5 40 58'% 57% 58 Tràn Un 10 12 293/4 29 Va 29%+ Va Northrop 6 16 25 24% 243/4- % Tranwy 1 5 21 13% 13% 13%+ '% Nor Sim 6 80 9'% 8% 9'%+ '% Twen Ce 8 24 5% 5'% 5%+ '% Occ Pet 3 269 9% 9'% 9’%- % Un Carb 6 691 40 38 38%-2% Out Mar 9 63 143/1 14 14'%+ '% Unit Air 5 68 28'% ;i7'% 27% Pac Pétri 9 19 18 17% 173/4- Va Unit'Cp 57 5% 5% 5%+ '% Pan Air .1284 2% 2% 2%- '/8 US Gyps 6 37 16% 16'/e 16'%- % Penn Cen 95 1% l'% l'%— Ve US Steel 5 304 40'% 39'% 40 - '% Pepsi Co 11 191 41 39% 40 .Varian A 6 27 7'% 7 7 - Va Perk Elm 21 58 203% 20 •% 20'%+ Ve Walk'HA 10 4 37'% 37 37'%+ '% Pfizer 14 691 28% 26% 263/4- '% Warn Lb 13 321 25'% 24% 24%- Va Phelp D S 38 293/4 28% 29'%+ '% Weathrd 4 4 5 4% 4%- '% Phil Mor 14 661 44% 42’% 42%-l’% Wolwfh 4 284 11 10% 10%- Va Pitney B 97 10% IÜ 10 - % Xerox Cp 16 4894 66'% 63'% 64’%-5% Polaroid 14 1451 20% 19 19’%+ Ve Zenith R 7 136 16% 15% 15%-1'/4 Pret Gm 21 198 80'% 79’% 79'/4-l’/e Zurn Ind 8 41 5% 5'% 5%.Pullman 7 250 41% 40% 41 - Ve Ralston P 14 45 35% 35‘% 35%- % Raym Int 6 1 73% 73/4 73/4- Ve RCA Relian El 5 1165 5 18 ll'% I4'% 10‘% 13% 11 - Va 14 - Va Bourse américaine Relia Grp Rep StI 7 21 3 147 8'% 24% 8'% 24'% 8'%+ Va 24’%+ Va Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Rich Mrl 9 42 17% l/'% 17%+ % Al Art 4 4 13/4 1% 1+4 Rosario 12 104 27'% 25% 26'%+ '/B Amco Ind 2 2 2'% 2'% 2’%- '% Royl D ' 2 319 24% 24'% 24%- Ve Asamera 7 39 8 7% 8 + '% Sanders 35 3 3 3 Brascan 2 31 12% 12'/4 12’/4+ '% SFeIn 11 200 22 20'/e 213/4 + 1'% Camp Ch 3 17 4 9-16 4 7-16 4 9-16+M6 Scher PI 25 384 55'% 53'% 53'%- '% Creole P 4 44 11% 11 11'%- Ve Scott Pap 6 93 12 11% 113%.Cwn Cp 1 10 17'/7 17% 17'%- Va Sears R 12 542 52 49% 503/4- % Dome gp 7 23 20% 20 20'%+ Va Sedco Inc 11 113 26'% 253% 25%- % Domtar 5 3 21’% 20% 21'% Shell Oil 6 79 39% 39 39'/e+ Ve Dynalec Filt Dyn 7 11 2% 2% 2% Singer 4 273 I7'% 16% 17 - Va 2 24 2 1% 1%- '% Smith AO 5 22 10% 9% 10 - Ve Ford C 3 z300 57'% 56'% 56'%-2'% Sou Pac 7 55 28% 28'% 28%- Ve Fresnillo 4 3 22'% 221% 72Ve- ’/i Sparton 4 2 4% 4% 4%.Giant Y* 13 158 10% 10'% 10%.Sperry R 6 343 28'/% 27 27%+ '% Hartz Mt 9 22 8'% 7% 7%- % St Brand 13 62 47 45'% 46 '/2 -f- 1 lmp OUA 1?30 29 27% 29 +1 StOil Cal 4 354 24 23'% 23%- % Jup Ind 3 2 2'% 2'% 2'%- '% StOil'Ind 8 175 85% 83% 85 +l'/8 Lk Shore 7 17 3%3 9-16 3 9-16-M6 Steven J 4 63 13'% 12% 12%- % Mofy wt 17 8'% 7% 7%“ Ve Stud Wor 3 6 23 23 23 - Va Neonex 4 15 1'% l'% l'% Sun Oil 5 12 40’% 39% 40 ~ '% NY Time 6 2 10'% 10 10 - % Sunsh M 11 14 9% 9% 93/4.NCdnOTIs 8 5.3% 3% 3%- ’% Taft Brd 5 7 13'% 13 13'%.Prat Lmb 6 1 10% 10% 10% .Techniclr 4 16 53% 5'% 5'%.Preston 3 6 11% 11% 11%- '% Teldyn 4 79 10'% 9% 9%- % Rio Algm 5 2 23'% 23'% 23'% Tenneco 5 175 20 • 19% 19%- '% Syntex 15 454 36% 34% 35'/4- V6 Texaco 3 603 22% 22'% 22%- Ve Wr Harg 13 1% 1 9-16 1 9-16 Bm Farm.Chv 64'% 64’%-8% 23'% 23%- % 10'% 10%+ '% 19% 19%- '% 25% 25%- '% 22% 23 + »% 12'% 12%- Va 64% 64%-1'% 23% 23%- Va 14'% 14%- Va 13 13'%- '% 35'% 35%- '% 18'% 18'%- Va 20 20 - '% 16'% 16'%- Va 35% 35%- % 19’% 19'%-! 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