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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 7 décembre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-12-07, Collections de BAnQ.

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cahier des arts et lettres mi» pamphlet de rirlor-léry beautteu surnotreminUtère des affaires culturelles et l’édition littéraire la météo Averses en tin de journée.Maximum 40 Demain: nuageux, pluie.Détails page 6.f Saint Ambroise LE DEVOIR Fais ce que dois Vol.LXVI - No 283 Montréal, samedi 7 décembre 1974 Le Chanoine Groulx et Mgr Charbonneau — page 2 25 CENTS $150 millions en investissements sont compromis, révèle St-Pierre Comparés aux USA, les chantiers du Québec ont perdu 70% de productivité par Michel Guénard Le taux de productivité sur les chantiers de construction du Québec aurait chuté de 70' ; au regard des moyennes enregistrées aux Etats-Unis et quelque $150 millions en investissements manufacturiers seraient irrémédiablement compromis par cette situation nouvelle.C'est le ministre de l'Industrie et du Commerce.M.Guy Saint-Pierre, qui a fait cette révélation aux journalistes, lors d'un colloque organisé hier par le Centre des dirigeants d'entreprises.Interloqués, les journalistes ont voulu en savoir plus.Le ministre, ingénieur industriel de profession, s’est lancé dans une analyse de la productivité de certains corps de métier au Québec."Depuis un semestre, d’observer M.Saint-Pierre, certains indices nous ont clairement révélé que la cadence de travail chez les plombiers et les ouvriers en tuyauterie tombait à des seuils alarmants au cours de certaines périodes puis revenait à la normale sans qu'on puisse en imputer la cause à des phénomènes autres que structurels." Sans l'avouer explicitement, le ministre croit que certains syndicats pratiquent sournoisement une politique qui vise délibérément à "allonger au maximum la durée des contrats ".M.Saint-Pierre se dit fort inquiet de la tournure des événements dans le secteur de la construction: "Depuis 1971 nous avions amorcé un mouvement de reprise dans les investissements manufacturiers et voilà que bêtement la productivité de la main-d oeuvre piétine, risquant de compromettre gravement notre élan industriel.” Selon le ministre, le mot d'ordre ne vient pas de l'extérieur du Québec: “Je ne crois pas que les syndicats de la construction soient téléguidés des Etats-Unis: leur politique à courte vue répond à des exigences égoïstes qui s'inscrivent dans le cadre étroit des luttes de prestige qui opposent les centrales syndicales." Si M.Saint-Pierre se montre alarmiste vis-à-vis de cette baisse de productivité.c'est que ce retournement pour le moins fâcheux dans*l'allure des investissements brise une séquence particulièrement favorable pour le Québec au cours des deux dernières années.Dévoilant par bribes le contenu de son bilan économique 1974 qu'il livrera au public à la mi-décembre, M.Saint-Pierre laisse entendre que la part québécoise des investissements canadiens s'est accrue sensiblement au cours de l'année: à titre d'exemple, le Québec recueille 33%' des mises de fond dans le secteur chimique au regard de 11% l'an dernier.Cette consolidation du secteur manufacturier québécois serait générale à l'ensemble des branches examinées.On sait que le ministère de l'Industrie et du Commerce avait orchestré une campagne de publicité pour attirer les industriels étrangers qui misait sur deux variables où le Québec disait posséder un avantage comparatif: productivité «les Voir page 6: Chantiers I.# 1 Le président du Syndicat international des marins (SIM), M.Roman Gralewicz, invite son détracteur, le député Morton Schulman, du Parlement de Toronto, à enquêter sur les contributions du "big business" plutôt que sur celles de son syndicat.Dans ses mains, souriant et moqueur, le président de SIM tient un ouvrage: "Toujours possible de faire un million”.Son auteur.Schulman, naturellement.La ligne verte s’anime à Chypre pour le retour de Mgr Makarios r ^ ;-—-\ L exploitation des sables bitumineux compromise?La mise en production intensive de l'immense territoire des sables bitumineux de l'Athabasca (des réserves de 450 milliards de barils) semble être sérieusement compromise à la suite du désengagement en bloc des compagnies pétrolières.La décision d'Atlantic Richfield de se retirer du consortium Synrude Cil ferait boule de neige parmi les sociétés pétrolières de Cal-gary et d'ailleurs.Les sociétés Home Oil, Shell Explorer et Gulf Oil ont fait savoir qu elles remettent sérieusement en question la " viabilité'' de leurs projets en sol alber-tain.La poussée inflationniste dans les coûts de construction des usines de traitement, jointe à l'incertitude fiscale qui s'est abattue sur les pétrolières au lendemain du budget Turner, ont refroidi les plus ardentes espérances Fort McMurray.au coeur même de l'Athabasca, deviendra-t-elle une ville fantôme avant même d'avoir connu son âge d'or noir?(voir nos informations en page 21) Rentrée ou fermeté Cloutier fait appel au bon sens des étudiants de cégeps Trudeau: pas d’enquête spéciale Les nrarins ont souscrit à 17 fonds électoraux par Jean-V.Dufresnes Le premier ministre, M.Trudeau, ne voit pas la nécessité d'ouvrir une enquête spéciale au sujet des contributions électorales versées à ses députés par le Syndicat international des gens de mer, quelques semaines avant les élections générales de juillet dernier.C'est également l'opinion exprimée par le président du syndicat.M.Roman Gralewicz.qui, à Montréal, a déclaré hier que "rien ne justifie une enquête ".M.Gralewicz a révélé toutefois que son syndicat a accordé dix-sept contributions électorales à la veille du scrutin, pour une somme globale de $4,788.18, avec l'approbation de son comité exécutif.La contribution de $500 à M.Munro est une initiative, de la S1U, et non du ministre."Ces sommes, dit-il, sont allées aux fonds électoraux de candidats d'allégeance néo-démocrate, conservatrice et libérale tout autant".Mais le lobby de la marine marchande canadienne, manifestement, a ignoré les créditistes., M.Gralewicz a refusé cependant de divulguer les noms des bénéficiaires."Il k'ur appartient de le faire s'ils le désirent," a-t-il soutenu.En lisant un texte écrit et révisé par ses procureurs, dont il n'a pas voulu se départir, le président affirme que ces contributions ont été faites "non pas aux individus directement, mais plutôt aux fonds électoraux de chacun des candidats." Mais dans une réponse verbale au journaliste du Devoir.M Gralewicz s'est contredit: "Non.j'ai déclaré que je n ai jamais contribué a des partis, j’ai dit, à des individus seulement, jamais à un parti." Interrogé à Winnipeg, le premier ministre Trudeau a reconnu ciu'une enquête a été ouverte sur les contributions électorales du syndicat par la Gendarmerie royale, "mais que les accusations lancées par nos ennemis politiques depuis quelques jours sont trop vagues pour justifier qu on aille plus loin".- M Trudeau a ajouté avoir été informé qu'il n'a pas reçu, lui.de contributions électorales émanant de la SIU.“et bien franchement, si j en avait reçu une, cela ne m'aurait pas troublé", a-t-il dit."Si des accusations pre«’ises sont portées, alors peut être faudra-t-il faire quelque chose", a ajouté enfin M.Trudeau, en Voir page S: Laa marina NICOSIE (d aprés AFP et AP) — Une fusillade nourrie a animé hier soir la ligne verte séparant les positions grecques et turques, à quelques heures du retour de Mgr Makarios à Nicosie.Pendant ce temps, les forces d'occupation tunpies se tenaient prêtes “à aller chercher" les 20,000 Chypriotes-turcs habitant les enclaves en zone grecque pour éviter, selon Radio-Bayrak, un "éventuel par Louis-Gilles Francoeur Le juge Paul Papineau, de la Cour des sessions de la paix, a participé, entre le 15 et le 20 février dernier, à une rencontre avec l'homme d'affaires Lucien Lallouz en vue de trouver à ce dernier des contacts politiques capables de lui obtenir un amendement au code criminel pour faire légaliser le jeu de Jai-Alai, pari mutuel basé sur la pelote basque, ont déclaré hier deux témoins devant la commission massacre" découlant du retour du prési dent Makarios.Cet "état de vigilance" a valu le rappel de certains réservistes turcs dans leurs unités et les forces d occupation ont fait ces jours derniers mouvement vers le sud, se rapprochant de la ligne verte.Les écoliers turcs de Nicosie n ont pas de classe aujourd'hui, contrairement à l'habitude, certaines salles d'écoles devant Cliche Cette rencontre, qui a eu lieu au restaurant La Barre 500, a été décrite hier aux commissaires par un inspecteur-vérificateur de la Commission de l'industrie de la construction, M.Jean-Guy Hébert.Lucien Lallouz avait offert $500.000 à l’inspecteur Hébert pour qu'il effectue des "démarches auprès des représentants politiques" comme le dit être rendues vacantes par ordre supérieur.Toute communication est coupée entre les deux zones, le seul lien étant constitué par le téléphone personnel du chef de la communauté chypriote-turque, M.Rauf Denktash.Parallèlement, on apprenait d'Athènes — où on se prépare également pour le ré- Voir page 6: Makarios noir sur blanc une lettre déposée devant la commission.L'inspecteur de la CIC avait alors organisé cette rencontre entre Lallouz et le juge Papineau, rencontre à laquelle il a d’ailleurs participé.Lallouz et l'inspecteur Hébert ont tous deux «'onfirmé avoir dit au juge Papineau qu'ils disposaient d'un demi-million de dollars pour les "dépensés" du lobby par Gilles Lesage QUEBEC — Le ministère de l'Education durcit ses positions à l'égard des étudiants qui contestent le régime de prêts-bourses.Dans une déclaration enflammée à l'As- • semblée nationale, le ministre de l'Edu-catibn en appelle au bon sens et au réalisme des eégépiens, s'en prend aux "fo-mentateurs de troubles", conteste la représentativité des porte-parole étudiants, promet enfin d'agir avec fermeté dès lundi pour rétablir l’ordre si les cours ne reprennent pas à ce moment.D’autre part, les représentants du ministère ont fait savoir aux étudiants, hier matin, que, "compte tenu des mesures d'urgence, des correctifs déjà annoncés et des améliorations apportées, le dossier qu'on voulait organiser Même s'il a qualifié l'entreprise de "coup d'épée dans l'eau", le juge Papineau n en a pas moins dit à l'inspecteur Hébert et à son associé Lallouz qu'il verrait à leur faire des suggestions Il leur a même donné alors Fe nom de M.Rémy Lalonde.l'ancien secrétaire de comté de Pierre Laporte et organisateur politique de l'actuel ministre du Travail, lors de la première élection de ce 1974-75 est clos".Qualifiant la situation de “très sérieuse .M.François Cloutier estime que le gouvernement est allé le plus loin qu'il pouvait pour cette année, tout en invitant les étudiants à collaborer à une véritable refonte du système de prêts-bourses.Mais ils souhaitent plutôt, selon lui, des avantages immédiats et voudraient que le ministère puisse se lier à certains principes.Une évaluation sommaire porte entre $350 et $00 millions, dit le ministre, les sommes supplémentaires quïl faudrait consacrer au régime de prêts-bourses, pour satisfaire les étudiants.De telles décisions ne peuvent s'improviser; "il y a là un problème de justice so-Voir page 6: Cloutier dernier dans le comté de Chambly, en 1971.Au juge Papineau qui leur demandait s'ils avaient prévu "des dépenses" pour leurs pressions auprès du gouvernement fédéral, les deux associés ont parlé des budgets alors à leur disposition.L'inspecteur Hébert devait revoir par la suite le juge Papineau qui lui avait suggéré de se Voir pagt 8: Un jugo Un juge impliqué dans le “lobby” du Jai Alai?6 décembre/74 Tirage: 6 décembre 1974 1,274,664 billets vendus 3828 gagnants $804,450.00 en prix {C A Case postale 908, Place d'Armes \ y Montréal 126, Qué.Tél .873-5350-53 TIRAGE 36 Z 10 Séries émises - 90,000 chacune 1" N0.COMPLET 6 3 2 5 9 9 3 GAGNE §125,000.5 5 T 4 2 0 4 GAGNE §50,000.JB £ 3 4 4 8 3 GAGNE §25,000.56533 possibilité de : 30 gagnants de $5,000.10 BILUTS St TERMINANT PAR 2 5 T 9 3 GAGNENT §5,000.13 BILLETS St TERMINANT PAR T 4 2 0 4 GAGNENT §1,000.11 BILLETS se TERMINANT PAR 3 4 4 8 3 GAGNENT §1,000.6533 240 gagnants de $500.110 BILUTS St TERMINANT PAR 5 9 9 3 GAGNENT §1,000.HT BILLETS SE TERMINANT PAR 4 2 0 4 GAGNENT §100.117 BILLETS SE TERMINANT PAR 4 4 8 3 GAGNENT §100.533 2430 gagnants de $100.1134 BILLETS SE m m 9 9 3 GAGNENT $250.11*8 BILLETS SE terminant PAR 2 0 4 GAGNENT *50.11*3 BILLETS SE TERMINANT bar m m m 4 8 3 GAGNENT *50.4 i 2 • Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 Un témoignage du chanoine Groulx La déposition de Mgr Joseph Charbonneau ¦ Le chanoine Lionel Groulx, dans le tome IV de "Mes Mémoires", paru cette semaine chez Fidès, consacre un long chapitre à la déposition de Mgr Joseph Charbonneau, l’un des épisodes les plus pénibles et les plus discutés de l’histoire récente de l’Eglise canadienne et du Québec.L’auteur a recueilli à l’époque de très nombreux témoignages qui jettent un éclairage nouveau sur les événements d’alors.Nous reproduirons ce chapitre en trois tranches, dont voici la première.1 Ce soir-là du 30 janvier 1950, je donne, à l'Ermitage Saint-Sulpice, la conterence d'ouverture des Journées d'études sacerdotales: journées qui devaient réunir des représentants de vingt-deux diocèses canadiens.A mon départ de chez moi, on me chicane quelque peu, à propos de ma soutane noire.On me dit: "Vous aurez devant vous votre Archevêque; il vous a fait chanoine.Faut-il avoir l'air de mépriser sa décoration?" La réflexion me touche.Je revêts mon costume de chanoine dont, grâce à Dieu, je n’ai jamais abusé.Arrivé devant mon public, je suis étonné d'y apercevoir si peu d'évêques: deux auxiliaires tout au plus: Mgr Percival Caza de Valleyfield et Mgr Jetté de Joliette.Pour représenter l’archevêché de Montréal, rien qu'un grand vicaire, Mgr Laurent Morin.L'Archevêque ne s'y trouve point.A cette heure même, un avion l’emporte par-dessus les Rocheuses, vers le Pacifique, à l’autre bout du Canada.Il ne reverra plus Montréal qu'aux jours de ses obsèques.Rome l’avait déposé de son siège archiépiscopal.Drame affreux dans la vie d’un homme! Chapitre inattendu, presque bouleversant dans l'histoire de l’Eglise canadienne.Quoi donc avait amené les autorités romaines à prendre si grave décision?Dirai-je, avant toute chose, en quel esprit j'ai voulu écrire ces pages de mes Mémoires?Je n'eus nullement à me plaindre de mes relations avec Mgr Charbonneau.Toujours il me manifesta une extrême bienveillance.Après notre entrevue de septembre 1940, presque au lendemain de son arrivée à Montréal — entrevue que j'ai racontée plus haut — jl m’écrit le 20 du mois cette lettre autographe dont je garde l'original: Cher Monsieur Groulx, Je me contente aujourd'hui de vous remercier bien sincèrement et pour l'envoi des précieuses notes sur notre enseignement et pour les suggestions concernant notre projet d'Ecole Normale Supérieure.Ce m'est un grand réconfort de savoir que je pourrai toujours compter sur votre bienveillance et votre aide pour mieux résoudre ces problèmes qui nous tiennent tant à coeur.Votre tout dévoué en N.S.Joseph Charbonneau.Arch, de Montréal.Sa bienveillance l'entraîne encore plus loin.Il me nomme chanoine honoraire de l'Eglise métropolitaine, persuadé de me causer grand plaisir.Nomination qui me vaut une lettre que je reproduis, non sans quelque gêne, tellement le cher Archevêque l’a voulue élogieuse, même flatteuse.A notre bien-aimé dans le Christ Lionel Groulx, prêtre professeur d’Histoire du Canada a l'Université de Montréal Depuis près de trente ans vous avez enseigné avec succès l'Histoire du Canada dans notre Université de Montréal.Votre activité prodigieuse vous a permis de franchir l'enceinte universitaire et vous avez prodigué dans tout le pays les enseignements de notre "Maitre le Passé".Vous avez même traversé l'océan pour donner à la Sorbonne des cours remarquables sur "l'Enseignement français au Canada”.Pour prolonger votre enseignement oral, vous avez publié vos cours et vos conférences.Ils font grand honneur à la littérature canadienne, et vous placent parmi nos meilleur écrivains et nos meilleurs orateurs.Historien! Oui.Mais Apôtre aussi.Professeur d’énergie et de fierté nationale.vous n'avez pas craint d'exprimer votre doctrine, élevée toujours, dans "0-rientations".Modèle de prêtre-éducateur, vous avez commencé votre carrière au Séminaire de Valleyfield où vous avez fait de l'Action catholique avant le mot.Vous êtes venu à Montréal mettre au service du diocèse les dons magnifiques de nature et de grâce que la Providence vous a départis.D'une vie intérieure intense, vous avez communiqué à vos disciples, avec l'amour de leur pays, l'amour du Christ et de l'Eglise.Aussi bien, nous avons voulu vous donner un gage solennel de notre estime et de notre gratitude.Du consentement unanime de nos vénérables frères les Chanoines, nous vous avons élevé et nous vous élevons au nombre des Chanoines honoraires de notre Eglise métropolitaine.Donné à Montréal, de notre palais archiépiscopal, ce vingt et unième jour d'avril, mil neuf cent quarante-trois, sous notre seing et le sceau de nos armes, et le contreseing du chancelier de notre diocèse.tJoseph Charbonneau Arch, de Montréal, Par mandement de l'Illustrissime et Révérendissime Archevêque de Montréal, G.Robert Mitchell, chan., Chancelier.Il a tenu à venir lui-même m'annoncer la "grande nouvelle”.Hélas, le cher Archevêque a frappé, ce jour-là, ce que l'on appelle vulgairement un "noeud”, et un '"noeud" de quelque taille.Il paraissait si heureux.Et je m’y attendais si peu que je ne pus me défendre d'un air déconcerté, presque ahuri.— Excellence, lui dis-je, un peu brutalement, je me suis tant moqué lies chanoines, donnez-moi au moins vingt-quatre heures pour y réfléchir.Interloqué, l’Archevêque me répond: — Mon cher abbé, il est trop tard ; il est cinq heures de Tapirès-midi.A ce moment même vous êtes “gazetté”.Acceptez.Cela fera tant plaisir à Mgr Philippe Perrier, mon grand vicaire.Il me fallut m’incliner.Poussant la condescendance encore plus loin, l’Archevêque me voulut décerner les insignes, ou si l’on veut, l’investiture du canonical à la fête patronale du Séminaire de Sainte-Thérèse, son Alma Mater et la mienne.On me permettra de passer sous silence le discours trop élogieux du prélat.Après la messe, l'abbé Percival Caza, supérieur du Séminaire, me souffle à l’oreille: ‘‘Vous lui avez arraché le discours le plus nationaliste qu'il ait jamais prononcé.” Je réponds: ‘‘Je ne lui ai rien arraché!” Au dîner, dont j étais l’hôte d'honneur, je trouvai le moyen, au milieu de quelques petites malices, de dire tout de même mon merci à qui de droit.Au dehors, dis-je donc aux convives, les opinions sont assez partagées au sujet du canonical et des chanoines.Mais s'il m'est arrivé, dans ma vie, de conquérir quelque médaille ou quelque diplôme, j'ai bien la conviction que l'on vient de me décerner l'une des décorations les plus inaccessibles.Certes, je me garderai d'interpréter le geste de mon archevêque comme une absolution générale de tout ce que j'ai pu dire ou écrire; mais il me faut bien avouer que je n ai jamais reçu pareil certificat de bonne conduite.Et je remercie profondément celui-là qui a eu le courage d'accorder cette décoration à un homme qui a pris tant de temps à la mériter.Noterai-je un autre geste de condescendance?Un certain Major “ecclésiastique” — nous étions en pleine guerre — venait de prononcer, lors d'un banquet, un discours plutôt tonitruant — c'était au lendemain de cette fumisterie qu’on a appelée: ‘Texploit (?) de Dieppe” —, discours de propagandiste qui avait enchanté les va-t-en guerre.Le lendemain, dans la presse "guerrière", et même au parlement d'Ottawa, le Major est porte au faite des grands hommes.Discours malheureux qui a provoqué dans le public, et même chez une large partie des convives, une impression des plus fâcheuses.L'auxiliaire de Montréal, Monseigneur Conrad Chaumont, me dira quelques jours après: “A l’Archevêché nous avons été assommés par une tempête de téléphones et les lettres de protestations nous sont tombées dessus en avalanche.” Parmi ces lettres, il y avait la mienne.Le 30 octobre 1942, j'écrivais en effet à l'archevêque: Je ne vous apprends point que les discours et gestes du Major abbé S.font gloser plus qu'il ne faut dans tous les milieux, et, le plus souvent, de façon fort amère.Si nos guerriers en collet romain savaient davantage quelle peine nous avons, de ce temps-ci, à contenir, parmi les nôtres, une violente crise d'anti-cléricalisme, il me semble que ces Messieurs se montreraient un peu plus discrets.Notre peuple admet que le clergé lui rappelle son devoir, en ce temps de guerre; il ne comprend pas que des ecclésiastiques se fassent des propagandistes véhéments, provocateurs, de la politique de guerre du gouvernement, et nous prêchent, par surcroît, l'abrutissement colonial.et même, de façon assez ouverte, la conscription pour outre-mer.A la vérité, sommes-nous bien là dans notre rôle d’hommes d'Eglise'.’ Et avons-nous beaucoup à gagner à exaspérer, de tant de manières, les sentiments de la jeunesse?Pardonnez-moi.Excellence, de vous écrire ces choses.Je crois remplir un devoir.Je suis vraiment effrayé du sentiment d'hostilité que, par les temps qui courent, je sens grandir, et dans tous les milieux, contre le clergé.Le 4 novembre, Son Excellence me faisait répondre par son grand vicaire, Mgr Paul Touchette.Monseigneur a reçu votre lettre et me prie de vous dire qu'il a fait venir l'abbé S.tout de suite apres son fameux discours à l'assemblée de Montréal-Est.Dorénavant M.L’abbé restera dans son rôle d'aumônier et ne devra toucher aux questions de politique provinciale, nationale ou internationale! Il me fallait, pour ce qui va suivre, ce début peut-être un peu long.Rien donc en moi de la moindre amertume contre mon ancien Archevêque.Si j’écris les pages qu'on va lire, on voudra bien se persuader que je n'entends nullement accabler l'infortuné prélat.Mon intention n’est pas, non plus, de fouiller, avec une curiosité malsaine, une conscience d’homme.Il n’entre rien d'infamant dans la déposition de l'archevêque Charbonneau.A proprement parler, je ne possède guère, non plus, de documentation sur le triste événement.Mais j'ai encore, dans ma mémoire, mes souvenirs d'une trentaine d'années de relations avec le curé de Sainte-Anne d'Ottawa, Mgr Joseph-Alfred Myrand, mon hôte si bienveillant pendant mes longues années de recherches aux Archives.Mgr Myrand, c'était, dans la capitale canadienne, l’écho sonore où rebondissaient toutes les nouvelles ou rumeurs politiques et ecclésiastiques.Je me rappelle avec autant de vivacité mes relations d’amitié avec le Père Charles Charlebois, o.m.i., directeur du Droit et animateur de la résistance franco-ontarienne au Règlement XVII.Puis-je oublier un autre de mes grands amis, l’archevêque de Rimouski, Mgr Georges Courchesne, presque un “copain " pour moi et qu’on a tant mêlé à "l’Affaire Charbonneau”?Enfin j'aurai aussi compté, parmi mes amis très intimes, Mgr Philippe Perrier, grand vicaire de Mgr Charbonneau.Donc, de par ces relations, me sont venus des renseignements que je crois être seul à posséder.Et je les donne, avec l'espoir qu'ils jetteront quelque lumière sur le fait douloureux, dissipant du même coup bien des impressions fâcheuses en nombre d’esprits.Un premier malheur pourrait bien être que l'on ignore tout des antécédents de Mgr Charbonneau avant sa promotion à l'archevêché de Montréal.Lors de mes passages à Ottawa, je l'ai connu jeune pretre.Revenu depuis peu de son séjour d'études en Europe, le jeune homme est d une jeunesse presque flamboyante, et déjà vicaire capitulaire après le décès de Mgr Emard.La popularité du jeune Charbonneau s’affirme alors si spontanée, si chaleureuse, que le peuple et le clergé d’Ottawa l’eussent volontiers promu à la succession du siège vacant.Hélas! à peine lui faudra-t-il quelques années pour réduire à néant cette popularité.Il choisit mal ses amis, s’il en eut jamais.Il s'entoure de quelques membres du clergé d'Ottawa moins que brillants.Groupe d’assez pauvres conseillers, imbus par surcroît de passions partisanes en politique.Rappelons qu'en effet, une portion.une petite portion du clergé ontarien, quelques vieux et quelques jeunes abbés canadiens-français encore entichés de la cocarde bleue, goûtaient mal la lutte de la Commission scolaire catholique de la capitale, de l'Association canadienne-française d'Education de l'Ontario et du journal Le Droit contre le gouvernement conservateur de Toronto.L'on repousse le Règlement XVII, Mais l'on estime la bataille mal menée; l'on s’en prend à l’intransigeance de la Commission scolaire trop composée de libéraux ; l'on suspecte le désintéressement du sénateur libéral Belcôurt, ami intime de Laurier; l'on ne pardonne point au journal Le Droit et surtout à son directeur, le Père Charles Charlebois, o.m.i., la virulence déployée dans la bataille.Le Père Georges Simard, o.m.i., venu me rendre visite aux Archives canadiennes, me dira, sans cérémonie: “Les Oblats n'ont pas engagé de l'argent dans le journal Le Droit pour s'y faire donner des coups de pied.” Un autre, un laïc celui-la, me confie plus crûment: "Ces Messieurs de la Commission scolaire et du Droit ont rendu service à la Cause, mais en même temps, ils se sont rendus service à eux-mêmes; il n’est que juste que.tout en servant nous-mêmes la Cause, Le chanoine Groulx Mgr Joseph Charbonneau ' nous en profitions à notre tour”.On se rappellera peut-être — je l’ai déjà racontée en ces Mémoires, — la visite que me faisait, en ce temps-là.le grand vicaire Charbonneau.Mêlé à ces quelques laïcs et abbés bleus de la vieille école, il voulait rien moins que chasser de leurs postes les “lutteurs", pour les remplacer par ce qu’il appelait des "diplomates”, des "parlementaires”.L’heure de la paix avait sonné; le gouvernement de Toronto venait de reculer.Il fallait négocier.Toronto ne s’aboucherait qu’avec des hommes de paix, me soutenait le grand vicaire Charbonneau.Et l’on me priait, puisque les événements m’avaient quelque peu mêlé aux “lutteurs”, de ne pas nuire aux négociateurs et au besoin même de les aider.Ai-je besoin de le dire?Je n’écoutai ce discours qu’avec un peu tie stupeur et une mine réticente.Ma politique, — si je puis parler de politique — a toujours été, dans le cas de nos minorités, d’une scrupuleuse discrétion: aider dans la mesure où l'on voulait bien accepter l'aide; ne jamais se permettre ni conseil, ni surtout intrusion en des affaires qui ne relevaient que des chefs de ces groupes.Quelques semaines plus tard, alors que je suis de passage au Grand Séminaire d’Ottawa, le grand vicaire me sert la même thèse avec une extraordinaire passion.Les coups de poing se succèdent sur sa table de travail, ponctuant un verbe saccadé.Le lendemain, me rendant aux Archives, j'arrête un instant aux bureaux du Père Charles Charlebois, — Les choses ne vont point?lui dis-je.Toronto refuse de négocier avec vous autres?— Qui vous a dit ça?m’interjette le Père, les sourcils déjà en bataille.— Un ecclésiastique éminent.Sans ajouter un mot, le Père ouvre son tiroir, en tire une lettre.Le ministre de l’Education de Toronto sollicitait une entrevue de la Commission scolaire d’Ottawa.Dès lors, j’entrevois en quel guêpier et en quelle malheureuse intrigue, le grand vicaire se va fourvoyer.Il réussit, on le sait et je Tai déjà écrit, à chasser les “lutteurs” de la Commission scolaire et du Droit.Mais il y perd à jamais la confiance et l’estime du clergé cana-dien-français de l’Ontario et de la plus grande partie des laïcs.Seule reste, autour de lui, ce que l’on appelait “sa petite école”, plutôt pauvre de grands esprits.Soumis, non pas au scalpel hasardeux des psychanalistes ou des psychiatres, mais à l’examen d'un authentique psychologue, cette première et insigne maladresse eût préfiguré la carrière prochaine du pauvre grand vicaire.Là, en effet, ne vont pas finir ses malheurs.Mgr Emard avait déjà ajouté à ses fonctions de grand vicaire, les fonctions de supérieur du Petit et du Grand Séminaire du diocèse.Fonctions d’importance qui font du titulaire, après l'évêque, le plus haut personnage du clergé.C'est plus que le pied dans l'étrier pour une chevauchée vers de plus hauts postes.Hélas! encore ici la guigne va poursuivre l’infortuné supérieur.A la suite de querelles à propos de discipline et de doctrine en éducation et en spiritualité, la discorde s’infiltre dans les deux maisons.Elle tourne à la pagaille.Une délégation du clergé, m'a-t-on raconté, se rend chez l’Archevéoue et le prie d'obtenir la démission au supérieur: seul moyen de rétablir ordre et paix dans les deux maisons.Mgr Charbonneau subit une première dégradation.L'Archevêque l'envoie de l'autre côté de l’Outaouais.il ne sera plus que principal de l'Ecole normale de Hull.Mgr Forbes vieillit.Quelques dirigeants du clergé songent fortement à préparer sa succession.On veut prévenir une nouvelle offensive irlandaise contre le siège épiscopal d'Ottawa.Mgr Myrand, je le tiens de bonne source, puisque je le tiens de lui-même, a déjà choisi son candidat: Tabbé Alexandre Vachon, professeur de sciences à l'Université Laval.Mgr Myrand me dit un jour: “Vois-tu l'heureux effet que produirait ici cet abbé, dans notre milieu mixte et notre monde politique?Un savant, un homme de science et un mi-anglais, mais au fond de sentiment canadien-français”.Malheureusement Mgr Forbes, un faible, se défait mal d'un étrange envoûtement, en présence du principal de l’Ecole normale de Hull, resté son grand vicaire.L’Archevêque temporise, se refuse à passer pardessus la tête de son grand vicaire.Sur ce, voici que survient, en 1939, la mort de Mgr Joseph Hallé, vicaire apostolique de Hearst, Ontario.En excellents termes avec un Mgr Mozzoni qui fait alors l’intérim à la Délégation apostolique, Mgr Myrand croit l'heure opportune: l’heure de déblayer la voie devant Mgr Forbes.Le curé de Sainte-Anne et le délégué intérimaire se disent: "Pourquoi ne pas envoyer Mgr Charbonneau à Hearst?” Et tous deux rédigent, à l’adresse de Rome, un mémoire à cette fin.Mgr Charbonneau possède assurément de belles qualités.On ne les dissimule point.Le grand vicaire d’Ottawa, sacré le 15 août 1939, part pour Hearst.L’année suivante, après le décès de Mgr Forbes, Mgr Vachon, candidat de Mgr Myrand, prend possession du siège de la capitale.Plus tard, quand Mgr Myrand apprendra d'inquiétantes nouvelles de Montréal, je lui dirai: “Si vous n'aviez pas envoyé Mgr Charbonneau à Hearst, il ne serait pas venu à Montréal”.Mgr Myrand me répondait: “Dans le bois, là-bas, il n etait pas dangereux”.Le nouveau délégué apostolique, Mgr Ildebrando Antoniuti, ennuyé, peut-on croire, de l'état de l’Eglise de Montréal, gouvernée depuis trop longtemps par des évêques malades: Mgr Bruchési, puis Mgr Georges Gauthier, puis Mgr Deschamps l’auxiliaire, cherche un évêque jeune, valide.Son choix tombe sur l’evêque de Hearst.Le 18 mai 1940, le jeune évêque est promu archevêque titulaire d’Amorio et coadjuteur à Montréal avec future succession.Accueilli froidement à son nouvel archevêché, Mgr Charbonneau fait sur le peuple une très forte impression.L’homme est de haute stature et Hen prend avantage.On admire son maintien digne, presque majestueux, sa mine ascétique.En quelques mois, la mort qui a déjà emporté Mgr Bruchési en 1939, emporte Mgr Gauthier et son auxiliaire, Mgr Deschamps.Le nouvel élu a donc, en peu de temps, devant lui, le champ libre.Il se met à l’oeuvre, se dépense fébrilement.Le petit, le très petit milieu de Hearst semble avoir trop retenu ses forces, sa soif d'activité.Il se donne libre cours.Action un peu fiévreuse, désordonnée.Il voudrait toucher à tout; il va vite.Activité forcément superficielle qui fera que nulle grande oeuvre ne retient son nom.Pourtant il pose un acte qui aurait pu ordonner, transformer son action d évêque.Un homme vient de rentrer dans le diocèse de Montréal ui l’avait quitté depuis 1930.Homme e première main, de la vraie taille des chefs de diocèse: l'abbé Philippe Perrier.Homme inutilisé, toujours tenu à l'écart par ses supérieurs, on ne lui avait offert, à son retour de Joliette, que l'aumônerie des Frères de Saint-Benoît au bout de l’île de Montréal.Quand il avait quitté sa cure du Saint-Enfant-Jésus (Mile End), il avait choisi de s’en aller au Scolasticat des Viateurs, à Joliette, y enseigner les sciences ecclésiastiques.Départ inexplicable et regrettable d'un homme en état de rendre encore de si grands services à son diocèse d'origine; départ qui avait scandalisé bien des fidèles et non des moindres.Un jour, pour répondre aux critiques et en avoir le coeur net, je lui avais posé cette question: — Quand vous avez quitté votre cure, vous a-t-on offert quelque autre poste dans votre diocèse?— Aucun.— At-A-t-on tenté quelque effort pour vous retenir?— Aucun.Avais-je attiré l'attention de Mgr Charbonneau sur l'aumônier de Saint-Benoit?Au cours de notre conversation, à propos d'Ecole normale supérieure, on s'en souviendra, l'Archevêque m'avait dit: "Soumettez-moi deux noms de prêtres qui pourraient assumer la direction de la grande École.” En tout premier lieu, je lui ai proposé le nom; de l'abbé Perrier, homme inutilisé, avais-je appuyé.Un ,soir de 1940, peu de temps après l'arrivée de l'Archevêque à Montréal, les journaux annoncent la nomination de l'abbé Perrier au poste de grand vicaire."Du coup, me dit, en termes de Bourse, un excellent laïc, les actions de Mgr Charbonneau ont monté de 75%.” Période euphorique! Que n’a-t-elle plus longtemps duré! Que manque-t-il au nouvel archevêque?En peu de temps, il se révèle piètre administrateur.On eût dit qu'il voulait administrer l'immense diocèse de Montréal, comme il avait administré son minuscule diocèse de Hearst.La municipalité et la complexité des problèmes paraissent le déborder.A la vérité trop de ces problèmes, laissés en plan par ses prédécesseurs, hommes malades, attendent tous à la fois une prompte solution.L'Archevêque ne sait même pas s'organiser un secrétariat.Sa correspondance s'entasse dans les bureaux, reste trop souvent sans réponse.Un secrétariat, en sent-il même le besoin?Un curé de ses amis, m'a-t-on raconté, lui aurait dit un jour: “Pourquoi ne point vous attacher deux jeunes prêtres, bons dactylos, qui vous aideraient en l’expédition de votre correspondance?” Le prélat aurait répondu péremptoirement: "Personne ne mettra jamais le nez dans mes affaires!” A l'Archevêché, tout marche au petit bonheur.Nulle distribution des tâches; nulle direction venant d'en haut; chacun y va de sa seule initiative.Un curé de Montréal, Mgr Arthur Deschènes, aujourd’hui curé de Saint-Stanislas, et mon ancien voisin de table au presbytère de Tabbé Perrier, l'un des rares prêtres que Mgr Charbonneau invite à venir causer avec lui à l'Archevêché, me confie, presque au lendemain du tragique départ: “Il avait nommé Mgr Perrier grand vicaire; mais il ne lui avait assigné aucune besogne et il ne le consultait guère.” On imagine un peu les réactions du grand vicaire, homme d’ordre par excellence, jeté soudain en ce désordre.Ce désordre, l’Archevêque, déjà malheureux, nous l’avons vu, en presque tous les postes occupés par lui, le transportera dans une sphère plus dangereuse.Que s’est-il passé entre lui et ses collègues de Tépiscopat québécois?Nous en sommes réduits aux conjectures.Fait bien connu néanmoins: il se met, en peu de terhps, tous ses collègues à dos.On n'introduit point impunément, dans ces vénérables corps qui craignent moins les excès de la prudence que ceux de la pétulance, un élément trop étranger, un coûreur pressé de vitesse, meme au risque de rouler dans le fossé.Dans le char qui emporte la sainte Eglise, il y a toujours, et c'est heureux, une roue du char mérovingien.Mgr Charbonneau avait une mentalité d'evêque ontarien.Il n'a jamais pu ni su se donner, peut-on dire, l'esprit québécois.Il se sentait mal à l'aise, dépaysé en son nouveau milieu.Comme tous les évêques des provinces à majorités protestantes, habitués à se voir marchander la liberté, nullement chefs d'un peuple catholique vivant chez soi, en masse compacte, en pleine possession de ses droits, le nouvel Archevêque de Montréal comprend mal les institutions du Québec.Il en déteste le droit paroissial; il ne comprend point, dans renseignement.la large part faite à la culture française.Les traditions les plus chères de son nouveau milieu, les plus hautes exigences politiques et culturelles de ses compatriotes canadiens-français l'ont toujours trouvé peu compréhensif.De là ses heurts avec ses collègues de Tépiscopat sur maintes affaires de discipline, d'enseigne-Voir page 6: Déposition Plusieurs prix doublés^ triplés rlotoquûlXK »,E DEVOIR Les suites du week-end rouge Page 3 Montréal, samedi 7 décembre 1974 Une démolition hâtive qui, finalement, coûte près de $40,000 aux Montréalais par Clément Trudel Pour une démolition qu'elle s’offrait (o-ralement) à effectuer au prix de $25,000, la firme Teperman and Sons (Québec) recevra de la ville de Montréal $39,750.Tel est le résultat d'une résolution adoptée le 19 novembre 1974 par le conseil exécutif au sujet du pâté d'immeubles incendiés le 1er novembre, lors du débrayage des pompiers, à l'angle des rues Papineau et Mont-Royal (nord-ouest).La fille du propriétaire, Mme Ménard, avait témoigné jeudi devant le commissaire George Allison et révélé que même si le soir du 6 novembre, elle s’entendait avec Démolition Montcalm Enrg pour faire le travail au coût de $6,200 elle avait vu, le lendemain l’équipement de Teperman sur les lieux de l’incendie, en train de démolir sans son autorisation.M.Bradu, le priprio, avait auparavant avisé sa fille de n’autoriser la démolition qu après avoir reçu un document signé de l’ajusteur des assurances.La résolution du 19 novembre inclut les frais “incidents” (unpeu moins de $8,000) et elle a été adoptée a la suggestion du directeur du service des travaux publics de la ville de Montréal.Il faut rappeler que selon le témoignage de Mme Menard, la démolition s’est ef- Devant le tribunal d’appel La défense soutient que les Haïtiens ont raison de craindre leur expulsion par Pierre Vallières L’audition de la cause d’Obertz Belmont, Haïtien menacé de déportation par les autôrités canadiennes, s’est poursuivie hier devant là Commission d’appel de l’Immigration, à Montréal.Alors que, lundi dernier, le juge Jean-Pierre Houle, président de la Commission d’appel, avait déclaré qu’il n’était pas question que cette audition soit transformée par la dé- fense en un procès en règle de la situation politique qui prévaut en Haïti, l’audition d'hier semble au contraire avoir amorcé ce procès pour de bon.On sait que la defense, assurée par Me Normand Marion, associé de Me Bernard Mergler, a annoncé qu’elle avait 17 témoins à faire entendre.La plupart des témoins convoqués jusqu’à maintenant par Une remise qui permettra la révision du dossier de deux jeunes Haïtiennes Rose Pradieu et Francisca Dufresne, qui travaillent à la Communauté chrétienne des Haïtiens de Montréal et que le ministère public accusait d’avoir illégalement hébergé un compatriote sous le coup d’une ordonnance do déportation, ont vu hier leur cause remise au 28 janvier 1975, en Cour des sessions de la paix.Il reste possible que la poursuite soit retirée.Après cinq heures d’attente, les deux prévenues ainsi qu’une trentaine de témoins et curieux — la plupart des Haïtiens — ont appris du procureur de la Couronne qu’une révision du dossier se ferait à l’occasion de cette remise “dans l’intérêt certain des accusées".Le juge Maurice Allard a acquiescé à cette demande de remise — il était 14h30 environ et la défense, assumée par Me Edmond Jolicoeur se disait prête a procéder.Me Jolicoeur aurait souhaité, semble-t-il, traiter du principe de toutes les agences sociales: la CCHM dirigée par Paul Dejean ou SAVI et autres qui sont appelées à aider toute personne en difficulté, quel que soit le statut ou le standard de vie de ces personnes.Le matin, avant de tenir une conférence de trois minutes avec la défense et deux autres procureurs, le juge avait exprimé Les prix White Owl Le ministre fédéral de l’Environnement, Mme Jeanne Sauvé, a présidé hier à la remise des prix de conservation White Owl: $10,000 à la Fondation canadienne de recherche du droit de l’environnement, de Toronto, et $2,000 à M.Jack O’Pette, ingénieur en métallurgie, de Kingston.A plusieurs reprises depuis ses quatre années d'existence, la FCRDE s'est réclamée de la loi pour prévenir et pallier des préjudices à l'environnement.Quant à M.O’Dette, il s’est fait depuis nombre d’années le propagandiste de la cause de l’environnement.le dessein de se désister de cette cause s'il était impossible d’en finir le jour même: “H y a des mauvaises lois mais les lois changent souvent.” Le juge Allard se montrait réticent à traiter de principes généraux là où un texte de loi — bon ou mauvais — devait être examiné en fonction de l'accusation portée, sans plus.Les Haïtiens présents ont pu etre témoins d’un procès avorté: “Il n'y a pas de cause", a dit le juge après avoir entendu les parties au sujet d'une annonce que l’on disait trompeuse et de savantes nuances sur le géré” par luxe.“prix régulier” ou le “prix sug-le fabricant d’une voiture de servi te de réveil VOTRE RÉVEIL EST-IL SI DIFFICILE ?VOTRE TEMPS EST-IL IMPORTANT ?CONTACTEZ RÉVEIL-MATIN Abonnez-vous en téléphonant i 271-3737 (entre 9 h.a.m.et 9 h.p.m.) coût : $5.00 w mois week-end SAMEDI / La Fédération nationale des enseignants québécois tient son conseil fédéral jusqu'à demain, au centre Marial-Montfortain, 5875 est, rue Sherbrooke.• De 10b à 19h, congrès de l’Association des locataires de Côte-des-Neiges à l’école Bedford, 3131, rue Goyer.Thème: “Les augmentations de loyer en 1975 et les moyens a mettre en place pour les empêcher".• Ouverture du septième Salon des métiers d’art du Québec, dans le hall d’exposition de la Place Bonaventure.• A 14h30, au Montreal Hugh School, 3449, rue Université, 800 enfants infirmes participent à une fête à l'occasion de Noël organisée par la Société pour les enfants infirmes du Québec.• A 17h, l’Archevêque de Montréal, Mgr Paul Grégoire intronise le cardinal Paul-Emile Léger comme curé de la paroisse Sainte-Madeleine-Sophie, 100 est, blvd Gouin.• A 18h, fête de la Réconciliation pour les jeunes à l'Institut Dominique-Savio, 9335, rue St-Hubert.• A 19h, soirée de.scoutisme à l’église Saint-André Apôtre.DIMANCHE A 8h30, départ du pèlerinage annuel à Notre-l)ame-du-Cap depuis l'angle du boul.St-Joseph et Bordeaux.• A llh, allocution de M.Jérôme Choquette, ministre de la Justice, lors de l'inauguration de la nouvelle école Yeshiva Gedola Merkaz Hato-rah, au 6155 Deacon Road.A 16h, M.Choquette est l'invité à l’émission "Politique atout".• A 13h30, l’Association des producteurs d’oeufs québécois tient une assemblée générale au motel Le Dauphin de Drummondville.• A I5h, au monastère des Pères Franciscains, boul.Rosemont (angle Lacordaire), deuxième des concerts djinauguration des orgues Casa-vant, par Raymond Daveluy avec la collaboration des Petits Chanteurs du Mont-Royal.A 19h30, M.Jean Bienvenue, ministre de l'Immigration, assiste à l'inauguration officielle de l'exposition de culture et d'arts plastiques.organisée par le Centre culturel canadien polonais, à la salle de la Bibliothèque nationale, 1700, rue Saint-Denis.• A 20h30.le Studio de musique ancienne de Montréal présente un concert de musique italienne du XVIle siècle, à la chapelle du Grand Séminaire de Montréal.2065 ouest.Sherbrooke.la défense ont témoigné à huis clos.Hier, l'audition du témoin Cary Hector, politicologue d’origine haïtienne et professeur de sciences politiques à l'UQAM, s’est déroulée publiquement.Ce tribunal administratif de la Commission est maintenant constitué de trois juges, vu l’importance de la cause Belmont qui, pour la défense autant que pour les autorités fédérales, semble constituer une cause type, un “test case”, dont Tissue pourrait être déterminante pour la majorité des quelques 800 Haïtiens sous le coup d’une menace de déportation dans leur pays d'origine.Les deux autres juges de la Confmission qui ont été appelés a seconder Me Jean-Pierre Houle, président du tribunal, sont Mme Rachel Tremblay et M.Gérard La-gacé.Ni l’un ni l'autre ne sont avocats.Le gouvernement fédéral était représenté hier par Me Jacques Pepin.Lundi dernier, cette fonction était remplie par Me Harry Langston.Le long témoignage de M.Cary Hector a porté essentiellement sur le caractère autocratique du régime haïtien.Citant des études de TOEA, de la Commission internationale des droits de l’homme et d’autres organismes similaires, M.Hector a tenté de démontrer au tribunal que les Haïtiens déportés contre leur gré en Haïti avaient d'excellentes raisons de redouter qu'une fois retournés chez eux ils soient soumis à de graves tribulations, parce que, declare M.Hector, les institutions politiques et judiciaires d’Haïti sont antidémocratiques et que la “libéralisation" annoncée en 1971 est demeurée un mythe.La défense s’applique ainsi, par ses témoins, à démontrer que dans le cas des Haïtiens menacés présentement de déportation, l’article 15 de la Commission d’appel s’applique de facto.Cet article protège de la déportation ceux dont on a des motifs raisonnables de croire qu’une fois remis entre les autorités de leur pays d’origine ils seront soumis à “de graves tribulations".M.Cary Hector a déclaré hier qu’un Haïtien, gui a vécu un certain temps à Montréal et au Canada, est -d'emblée un suspect dangereux à son retour’ en Haïti, parce qu’il est conditionné à un régime démocratique qui est contraire au régime autocratique haïtien.Une fôis là-bas, le Haïtien déporté a de fortes chances d’être considéré comme un rebelle et, par conséquent, de devenir une victime du régime.Le témoin Hector a fait plusieurs fois référence au terrorisme psychologique et policier qui règne en Haïti et qu’il appelle “la zombification".La zombification, selon M.Hector, conditionne le Haïtien à mentir souvent pour se défendre de l’ostracisme, il le conditionne aussi à se Voir page 6: Défense Maximum 45 dans le pont-tunnel?QUEBEC (Le Devoir) — Les limites de vitesse seront prochainement réduites de 60 à 45 milles à l’heure sur le Boulevard Décarie (A-15), la Montée Saint-Léonard et le Tunnel Hippolyte-Lafontaine (A-20 et A-25).C’est ce qu'a annoncé hier le ministre des Transports, M.Raymond Mailloux, en précisant que cette decision a été prise en raison du nombre élevé d’accidents survenant sur ces sections d’autoroute.M.Mailloux a rappelé le volume de circulation très éleve sur ces deux voies: 123,000 véhicules par jour sur le Boule-et 74,0 1 ” -*1 ,000 sur le Tunnel la Montée Hippolyte- rue vard Décarie Saint-Léonard et Lafontaine.Ces nouvelles limites de vitesses, en vigueur d’ici la fin de décembre, seront ainsi uniformisées avec celles prévalant sur le boulevard Métropolitain, le Chemin Côte-de-Liesse et l'Autoroute Est-Ouest.fectuée entre le 7 et le 9 novembre; le 12 novembre, la ville envoyait à Mme Ménard un avis de facturation (sans montant précis) pour le déblaiement des débris sur l’avenue Mont-Royal.Mme Ménard restait sous l’impression que la Ville avait envoyé Teperman sur les lieux afin d’éviter que les murs ne s'effondrent.Le commissaire Allison a terminé hier 1 examen de ce deuxième dossier; il en reste quatorze.Des témoins entendus hier, deux furent particulièrement loquaces et portés aux digressions.Il s'agit des pompiers Marcel Audard et Léon Mayeu qui évoquent tous deux de nombreuses libations, en ce jour du 1er novembre où les pompiers étaient conviés à une rencontre d'information dans la salle Sainte-Bernadette.Le premier s’avoue anti-grève et antirévolution, insiste sur son souci de sauver des vies humaines et décrit la “bonne action” qu'il dit avoir posée ce soir-là: rouvrir une valve de pompe que d'autres (pompiers ou citoyens?il ne saurait) auraient fermée, à proximité de Tauto-pompe “327” Mayeu, interpi par trois agents dont Lun le d'avoir lancé un verre en sa direction, il sera relâché à la suggestion du sergent Tanguay après avoir été identifié et interrogé dans une voiture-patrouille que des sympathisants de la cause des pompiers agitaient.Ces “manifestants" avaient rendu le travail des agents passablement ardu entre le lieu de l’arrestation et la voiture-patrouille.Le procureur de la commission, Jacques Clément, a voulu savoir si dans sa nervosité, et à cause de l’alcool, Audard n'aurait pas fait exactement le contraire de ce qu’il dit avoir fait: fermer la valve d’une pompe fournissant Teau à plusieurs lances qui servaient à combattre le sinistre.Le témoin qui suit Audard dans la boite est d’ailleurs le chef de division Bouchard qui affirme, lui, avoir ouvert la valve qu’Audard aurait présumément remise en Quant à M.Mayeu, interpellé ce soir-là le soupçonnait La Sû n’a rien à voir avec le passage à tabac Le service des communications de la Sûreté du Québec a fait parvenir hier matin un communiqué laconique à tous les media d’information pour leur dire que la nouvelle parue le même jour dans le quotidien LE DEVOIR “concernant la Sûreté du Québec ne concerne aucunement la Sûreté du Québec et ses membres." Le communiqué ajoutait: "Nous ne pouvons que déplorer cette attaque à la réputation des membres du détachement de la Sûreté du Québec à Saint-Eustache.” Rejoint par téléphone, le chef du service, M.André Dugas, n’a voulu rien ajouter à ce communique.A titre de simple information, il a dit que le détachement de Saint-Eustache comprend une vingtaine d'hommes.La nouvelle en question, illustrée d'une photo assez saisissante et publiée à la une dans un cadre occupant le sixième de la page, avait pour titre "Congédié après un passage à tabac".Elle concernait un jeune homme de 25 ans qui disait s’appeler Stéphane Deguire et soutenait qu’un agent de la Sûreté du Québec lui avait administré une puissante raclée, dans la nuit de vendredi à samedi, à Saint-Eustache.L'inspecteur Touchette de la police municipale de Saint-Eustache, rejoint lui aussi par téléphone, a déclaré que le jeune homme dont l'article fait mention se trouvait effectivement dans les cellules de la police de Saint- Eustache dans la nuit de vendredi a samedi dernier.Il s'ensuit que le directeur Jérôme Richer, de la police municipale de Saint-Eustache, fera enquête sur les allégations contenues dans l'article, vu que c'est la police de Saint-Eustache et non la Sûreté du Québec qui serait concernée dans Taffaire du jeune Deguire.L'avocat qui assistait à Tentrevue accordée à un journaliste du DEVOIR par la famille Deguire a déclaré de son côté, au cours d’une conversation téléphonique, que Stéphane Deguire et tous les autres ont parlé de la "police provinciale" lors de cette entrevue, mais qu'il semble bien s’agir plutôt de la “police municipale ", De l’affirmation même de la belle-soeur de Deguire, a-t-il ajouté, il s'agit de la police municipale de Saint-Eustache et non de la Sûreté du Québec.Les faits, s'ils sont corroborés, ne manqueraient pas d'être inquiétants.Stéphane Deguire aurait été roué de coups par un policier pour refus d'avouer par écrit qu’il avait donné un coup pied sur une Mustang.sans même que le propriétaire de la voiture ait porté plainte et sans que la dite voiture ait été endommagée de quelque façon.De plus, le dit policier aurait fait signer au jeune homme une confession dans laquelle il reconnaîtrait que les marques de coups qu'il porte sont antérieures à son interrogatoire.état de fonctionner.A la demande du procureur des pompiers, toutefois, M.Bouchard précise que “les problèmes de pression” dans les boyaux d'arrosage pouvaient remonter à 45 minutes avant l’incident Audard et que, par la suite, il y eut régularisation du débit d’eau.L'agent Claude Trudel - celui qui se sentit la cible de Mayeu, lequel nie avoir lancé un projectile — et son collègue Vas-kelis, disent avoir réussi à dissuader une centaine de personnes, le soir du 1er no- vembre, de demeurer près du pâté incendié.L'agent Vaskelis souligne que son autopatrouille ne fut pas endommagée ce soir-là (d'autres policiers avaient parlé de pneus lacérés) mais qu’un officier de police a produit un rapport détaillé sur les dommages soufferts par les voitures de police le soir du 1er novembre.Bousculades donc, ressentiment des pompiers (Mayeu se dit en colère depuis 1971, du fait que les pompiers descendent Voir page 6: Démolition æ as s & & & & Quand on a les moyens as $ Si s i ft & $ ft ft ft ft ft ft ft 111 ni»»T or Poghmc' CQUQVOISItft Cookao_ It soul cognac vioilli è l'ombre de Nepoléon Représenté par J.M.Douglas International ft ft ft ft ft ft ft ft ft ft ft ft ftftftftf$$&$$$ lC Cl I 30 Séries émises—90,000 chacune _ LOTO PERFECTA 240 GAGNANTS DE $500.TIRAGE 36 VENDREDI 6 déc.74 2430 GAGNANTS DE *100.36e COURSE 5 décembre 1974 | ORDRE: $1,301.80 PRIX 99 DÉSORDRE: 56.60 1916 VENTES TOTALES: $495,192.00 ft ft ft ft A B c D 2 5 1 4 4 • Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 éditorial La rentrée municipale La rentrée municipale à Montréal n’est pas passée inaperçue.S’il faut déplorer que l'administration ait accueilli les membres de la nouvelle Opposition et les citoyens dans un climat de tension policière, comme si le conseil ne pouvait plus procéder démocratiquement sans redouter des désordres dans les minuscules galeries réservéés au public, il y a quand même lieu de se réjouir du changement de climat qui est déjà survennu rue Notre-Dame.Certes, l’opposition n’est pas le pouvoir, et le régime Drapeau sera le premier à faire enlever par Québec le veto qu’une majorité des deux-tiers accorderait à l’Opposition; mais déjà le public s’attend à une forte vitalité politique sur la scène municipale.Au ronron feutré qui endormait la population, va succéder l’écho des quartiers qui ont dit non au Parti du maire Drapeau.La première réunion qui vient de suivre les élections n'a évidemment pas permis encore de voir quel équilibre, quel rapport de force s’établira au conseil entre la majorité et la minorité, et si le genre de parlementarisme qui y règne survivra aux affrontements qu'il va connaître vraiment pour la première fois.Le jeu sera nouveau a vrai dire aussi bien pour les conseillers du maire que pour ceux du RCM.Pendant que le conseil va faire ses nouvelles classes démocratiques, il ne faudrait pas cependant que l'hôtel de ville s’enlise dans la guerre des procédures et que les affrontements partisans fassent regretter les jours de l’unanimité tranquille si vivement rompue le 10 novembre dernier.• En vertu de la charte, ce n’est pas le maire mais le comité exécutif qui administre les affaires de la Ville.Le maire fait certes partie du comité, mais il n’en est pas le président.Cet équilibre était plus visible et plus sain au temps où un Lucien Saulnier dirigeait les destinées de la Ville.Son successeur Gérard Ni-ding pouvait, il est vrai, représenter un interlocuteur plus souple pour la banlieue et les autres institutions publiques avec qui Montréal doit coopérer dans la métropole, mais il devait être, en contre-partie, un homme trop docile à côté du maire Drapeau.D'aucuns s’attendaient à voir le conseiller Yvon Lamarre, déjà membre du comité exécutif, en prendre la présidence.Le maire n’a pas voulu, en présentant son choix au conseil jeudi soir, se départir de son fidèle lieutenant.On s’attendait que devant la forte opposition qui occupe maintenant le tiers du conseil, le maire choisisse un président davantage capable que M.Niding de défendre les dossiers de l’administration.Peut-être le chef du PC n'a-t-il pas voulu paraître sanctionner le président après la presque défaite qu'il dut subir dans Papineau le 10 novembre.Le limogeage du conseiller Jean Labeile dé- tonne cependant dans ce contexte.M.Labeile ne fut pas moins silencieux ni fidèle que M.Niding; on avait même songé à lui pour succéder à M.Saulnier; la banlieue elle-même avait proposé son nom à la présidence de la Communauté urbaine.Sa disgrâce, si elle n’est promptement justifiée, risque de créer des remous au sein du Parti civique.Si la nomination de l’organisateur en chef du PC, M.Pierre Lorange, ne devait susciter aucun sentiment de surprise, d’aucuns s’étonneront toutefois de l’entrée à l’exécutif d'un “contestataire” — modéré il est vrai — comme le conseiller Fernand Desjardins.Si les nouveaux venus doivent inaugurer plus de contacts entre l’administration et les conseillers, un meilleur partage des dossiers et, qui sait, l’introduction du régime des comités au conseil, innovation qui sera propice à la participation des propres membres de la majorité, les défaites subies par le PC le 10 novembre ne lui auront pas été inutiles.Telle doit être en effet la premiere leçon que le maire et ses conseillers doivent retenir de la rebuffade qu’ils ont subie dans tant de quartiers.Le conseil doit cesser d’être un sénat d’impuissants et d’applaudisseurs serviles.Si le sang nouveau au comité exécutif se traduit par plus de dynamisme au sein même des conseillers de la majorité, un bon pas en avant aura été fait pour réhabiliter l’hôtel de ville.Or, le conseil va s'enliser dans l'amertume si un climat comme celui de jeudi soir doit prévaloir au cours des prochaines assemblées régulières.Le maire s’en est lavé les mains comme s’il n’était pas le premier responsable des mesures qui sont appliquées pour maintenir l’ordre et le décorum au conseil, mais les contrôles policiers comme ceux qui ont accueilli journalistes, conseillers et citoyens à cette première nous ramènent à une epoque détestable qu’on croyait révolue après le verdict des électeurs.Certes, la salle du conseil comprend moins de sièges que le stade olympique, et même dans les parlements qui se disent démocratiques, contrôles et laissez-passer font partie des moeurs.Si le caractère public des réunions du conseil et des assemblées de la CUM ne doit pas être un vain mot, il faudra que les citoyens soient accueillis dans des salles attenantes, au besoin, et puissent suivre les débats par le truchement d’un circuit fermé.Les incidents du genre et de plus graves encore vont se multiplier au fil des séances et il faut prévoir qu’à l’épreuve les dispositions de la charte vont se révéler très insuffisantes à contenir les débats.Il paraît fort légal, par exemple, que l’Opposition puisse bloquer certaines mesures en se prévalant de la règle des deux-tiers que l’administration doit recueillir, mais cela n’est guère démocratique.Comme il n’est pas démocratiqi en1 revanche, que la majorité puisse à son gre remplacer un conseiller de l’Opposition qui démissionne ou décède.Le ministère des Affaires municipales autant que le PC et le RCM devront suivre de près ces cheminements laborieux et procéder le plus tôt possible aux amendements qui s’imposent à la charte.Une responsibilité particulière incombe aux conseillers de l’Opposition.Ils peuvent, certes, enrayer la machine du conseil et faire suer le comité exécutif.Ils peuvent aussi, et là est leur devoir, cerner certaines priorités du programme du RCM qui ne sont pas complètement incompatibles avec celles du PC, dans le domaine du logement par exemple, et viser à des réalisations immédiates.A voir tomber des pans entiers de rues dans certains quartiers, il est évident que le RCM ne peut attendre aux prochaines élections pour exercer un certain pouvoir sur les événements.Ni complaisance à l’endroit de l’administration, ni opposition systématique et aveugle, le rôle des conseillers du RCM doit déjà être et apparaître positif aux yeux de ses électeurs autant que des autres citoyens.• Le maire Drapeau ne recherchait pas le pouvoir, mais le pouvoir absolu.Il a mieux que ses conseillers su cacher au sôir de sa "victoire'' la surprise et la déception qui frappèrent le Parti civique.Son administration doit cependant tirer les conclusions avec lesquelles, bon gré mal gré, elle devra vivre.L’hôtel de ville va connaître des jours sombres si la mentalité légaliste et policière des mauvaises années fait sa réapparition au conseil.L'Opposition n’a pas reçu le mandat d'administrer ni celui de bloquer l'administration actuelle.Tous les conseillers et les membres du comité exécutif doivent cependant pouvoir participer pleinement aux discussions sinon à la gestion des affaires de la Ville.Pour le RCM, les quartiers autant sinon davantage que l’hôtel de ville représentent le lieu où les citoyens vivront la démocratie urbaine.Il faut souhaiter que l'hôtel de ville redevienne cependant un forum au moins “raisonnable”, où il sera possible sinon de s’entendre, — tel n’est pas le premier objectif de sa dialectique parlementaire, — à tout le moins de mesurer ce qu’à l’avenir les Montréalais doivent souhaiter voir administré soit par la CUM, soit par la Ville, soit par des conseils de quartier.Le maire Drapeau, ridiculisant les “bourgades”, s’est affiché carrément en faveur de l’actuelle juridiction du conseil : il doit au moins permettre que tous les conseillers, à commencer par les siens, y prennent leurs responsabilités^ Le choc de sa “victoire” passé, il devrait pouvoir reconnaître cette nécessité, plus pressante que les nouveaux horizons auxquels il a promis de s’intéresser.Jean-Claude LECLERC Pourquoi ces noviciats déserts?par THERESE SASSEViLLE, o.s.u.« A l’heure actuelle, elles se mul- q tiplient chez les chrétiens les interro- y gâtions sur l'avenir de l’Eglise et des I communautés religieuses.Car ce que s l'on a admiré, ce que l'on a'aimé, ce à f quoi on a consacre sa vie, on voudrait f que les jeunes l'aiment et qu'eux aussi y sacrifient leurs énergies.On voudrait leur passer le flambeau.Or les jeunes se dérobent.Le fait nous étonne et provoque des questions lancinantes.Pourquoi décrochent-ils?Pourquoi L’ancien et le nouveau____ Un signe avant-coureur "A par JEAN MARTUCCI En ces jours-là, mais c’est un rêve, parait une Eglise-Précurseur.Elle n’est pas vêtue de façon délicate avec dentelles et raffinements de sacristie.Son vêtement n'est pas nécessairement de poils de chameau, mais il fait penser plus aux pauvres qu'aux gens bien mis, plus au dénuement qu’à la protection bien assurée contre toutes les intempéries.C’est une Eglise qui sait avoir froid ou être brûlée par le soleil.Elle se nourrit de ce que les conditions lui donnent, sans recherche et sans apprêt.Elle ne fréquente pas les demeures des puissants et des riches.Elle préféré les déserts des solitudes, des souffrances, des faiblesses et des interrogations humaines.Elle ne se laisse pas agiter par des riens comme un roseau par le vent.Elle est un prophète.Elle est même plus qu’un prophète.Elle est celle dont il est dit qu elle préparera les voies de l’avenir comme messagère d’un monde nouveau.Et elle crie.Elle crie fort.Comme lion au désert, elle rugit plus qu elle ne chante.Elle proclame à grands cris que la justice, ce n'est pas pour demain, mais pour tout de suite; que les changements nécessaires, dans la société et le coeur des hommes, ne peuvent plus attendre et qu'il est grand temps d'agir, si on veut sauver les meubles.Elle convie toutes les classes de la société à plonger dans le risque du changement radical.à accepter l’immersion d'où surgira un nomme nouveau.Elle exige le partage et la justice, la répartition des biens et le respect des droits.Elle se tient sur la place publique, elle témoigne en plein air de la nécessité d’une remise en question générale.Les gens dits pieux n'aiment pas cette Eglise.Ils la trouvent profane et séculière.Ils aiment mieux la précision rituelle des cérémonies liturgiques, l'observance scrupuleuse des préceptes, le conformisme et le formalisme qui per- mettent de conserver l’acquis, le cultiver en serre chaude et mesurer au thermomètre le zèle et la vertu.Mais cette Eglise les secoue alors violemment.Elle hausse le ton.Elle les traite d'engeance de vipères et leur dit que leur façon de vivre la foi n'est qu’une vaine tentative de se soustraire à ses véritables exigences.Et qu'ris n’aillent surtout pas dire: “Nous sommes chrétiens! Nous sommes chrétiens! ”, car des chrétiens comme eux.Dieu, s’il le veut, peut s’en faire avec des pierres et des cailloux! Etre chrétien, dit l’Ejglise de ces jours-là, c'est produire des fruits, c’est faire quelque chose pour ses frères, c’est travailler vraiment à la libération du monde.Autrement, on ne vaut guère mieux qu'une branche sèche bonne à jeter au feu.Et l’Eglise de ces jours-là ne se prend pas pour une autre.Elle est servante.Elle est l’esclave d’un être qui la dépasse infiniment et dont elle ne se reconnaît même pas digne de cirer les bottes.C'est a lui qu'on aura des comptes à rendre et pas à elle.C’est lui qui fera un jour la moisson du monde.Elle aura averti, éveillé les consciences.Lui, et lui seul, verra la valeur de la réponse des hommes à l'invitation qui leur aura été faite.Elle n’est pas juge, mais témoin.Elle ne se prpnd pas pour la lumière: elle n’est que le témoin de la lumière.En ces jours-là paraît une Eglise, mais c’est un rêve, prête à se faire trancher la tète plutôt que d'accepter des compromissions, prête a décroître pour que son Maitre grandisse.Une Eglise qui soit pour le Christ à venir le Précurseur que fut Jean Baptiste pour le Christ déjà venu.Une Eglise qui soit une avant-garde et un avant-goût.Une Eglise qui parle comme un avant-propos et passe comme un avant-coureur.Une Eglise de rêve.Mais le rêve ici devient responsabilité quand on a partie liée avec l’Eglise.sont-ils si peu intéressés?Pourquoi ces églises vides?Ces noviciats déserts?N’avons-nous pas feit peau neuve?Le culte se célèbre en langue vivante.Les curés ont les cheveux longs.Les religieux portent la robe ou le pantalon moderne, elles magasinent dans les centres d’achat et gerent des budgets personnels.Que faut-il donc encore?Vraiment on a tout fait, se dit-on avec satisfaction.Le tort?il est aux jeunes, car on constate avec regret qu’ils cherchent la drogue, l’amour libre et la contestation.Bref, ils Sont irrécupérables.Et satisfaits de cette censure qui donne bonne conscience, fiers d'être dirpetit nombre des élus, nous passons outre, crainte d’avoir à nous remettre en cause.Sans doute, oui, il y a la drogue, l’amour libre, l'argent et le confort.Mais la drogue et l’amour libre ne sont-ils pas le refuge choisi parce que nos valeurs ne font plus le poids, parce que éprise d'absolu, d’extase et de fete, la jeunesse ne trouve plus chez nous qu’une religion fade, embourgeoisée et individualiste qui ne mérite pas qu elle lui sacrifie ses bonheurs éphémères?Car même si nous sommes dans le vent, si nous sommes encore essoufflées des bourrasques provoquées par ces changements, il faut bien constater que ces renouveaux ne touchent que la surface.Or les jeunes veulent que ces branle-bas dans le sanctuaire, ces remue-ménage de communautés qui changent de toilette et s’organisent en petits groupes, ne soient pas de simples modifications épidermiques; qu’on ne se contente pas de faire peau neuve, tandis que le fond des coeurs, la mentalité profonde demeure loin de l’Evangile et de son message.Qu'on ne dise plus: ’’Bienheureux les affamés de justice", si, au nom de la spiritualité, on se désintéresse des problèmes actuels de la société, des injustices sociales; si l’on voue à Satan et à l’enfer des grévistes sans importance et si l’on ne trouve de bénéfiction que pour les puissants de la société.A Taizé, les jeunes demandent avec force à l’Eglise: "Vas-tu devenir la semence d une société sans classes et sans privilège, sans domination d’un homme sur l’autre, d’un peuple sur l’autre”?Les jeunes?Ils veulent des communautés où existent de vrais pauvres et non des capitalistes gavés, des bourgeois bien nantis, qui, non satisfaits de la pension de sécurité de vieillesse du gouvernement, de l’assurance-chômage et du bien-être social, doublent encore ressources d’un fond de pension bien en sûreté dans les banques.fond de pension encore étayé de millions qui profitent dans les Trusts.Comment alors peuvent-ils prendre au sérieux nos discours sur la Providence.Nous disons: In te, Domine, Speravi.Nous vivons: In te, aurum meum, confide.In conspectu hominum non eru-beseam.En toi, mon or, je me confie.Devant le monde, je n’aurai pas à rougir.C’est pourquoi ils nous demandent encore: “Vas-tu devenir une communauté de partage, une communauté enfin réconciliée, lieu de communion, de partage et d’unité pour toute l’humanité ’?En somme, les mots éditants, ils en ont soupé.C’est un comportement de pauvres authentiques qui les intéresse.Ce qu’ils veulent encore?Trouver chez nous un coeur ouvert à l’autre dans une franchise exempte de mouchardage ignoble, dans un accueil purifié d’ambitions mesquines, d’étroitesses qui n’ont rien à voir avec l’Evangile.Car toutes ces déviations ferment les personns, tuent la vie des communautés, réduisent les échanges au niveau des potins ou des fadaises sur la pluie et le beau temps, qu’on soit quatre ou quatre-vingt.Ils veulent des religieux ouverts aux pauvres et aux petits, parce qu'eux, les consacrés, connaissent leurs limites, des religieux qui ont rencontré l’Absolu et dont la vie témoigne de cette rencontre, car tout, excepté Dieu, est devenu relatif.Pour vivre, il faut de l’argent, de la nourriture, des vêtements; pour enseigner, il faut des parchemins; pour soigner, il faut de la compétence.Mais -ni l’argent, ni le vivre, ni l’habit, ni le savoir ne les retiennent, ils sont des pèlerins de l’Absolu.Ce que veulent les jeunes?Iis veulent une obéissance qui ne transforme pas en mineurs infantiles et sans initiative.en robots d’un maniement délicat parfois, mais en robots quand même, réduits qu’ils sont à exécuter des ordres et à faire marcher la "business".Une telle obéissance ne saurait les attirer.Ce qu’ils cherchent, c’est une obéissance qui ne détruit pas la personne, mais suppose que tous les membres d’un groupe, et non la seule autorité, aient leur mot à dire sur l’organisation de leur vie; une obéissance qui n’établisse pas dans les communautés le règne du Zéro et de l’Infini, le zéro des sujets et l’Infini du responsable.Mais une participation qui change tout parce qu elle suscite la responsabilité, le réalisme, la maturité.les échanges.Une vraie participation écarte les décisions arbitraires et les affirmations ex cathedra.Elle établit la justice, car tous, et non les seuls intrigants, peuvent faire valoir leur idée.Ils veulent encore que nous regardions les laïcs avec qui nous oeuvrons comme des collaborateurs responsables, non comme des ennemis qu’il faut espionner et sur lesquels on monte des dossiers; qu’il faut exclure «lu conseil exécutif et qu’on admet bien au conseil d’administration, mais Voir pagt 6; Noviciat* L Vous avez la parole lettres au DEVOIR L’ONU et la question palestinienne Il est à souhaiter que la date du 13 novembre 1974 ne marque pas le début d’une époque qui ternira la réputation de l’Organisation des Nations unies, car tellement de pays ont placé leurs espoirs dans cette Institution mondiale pour solutionner les problèmes et les litiges qui surgiraient à l’horizon.Sans vouloir commenter le fond du problème palestinien, nous sommes obligés de croire que toutes les décisions hâtives qui ont été prises au sujet de cette question ébranlent déjà les fondations mêmes de l’auguste Institution.L’Assemblée générale du 13 novembre laissera une tache indélébile planer sur son avenir, à cause du jugement prématuré qu elle a posé dans la question du Proche-Orient.Tout le monde a plus ou moins assisté au spectacle qui s’est déroulé dans l’enceinte de l’Organisation des Nations unies et si la majorité a applaudi après la descente du rideau, ce n’est nullement de gaieté de coeur.Il est regrettable de dire que les résolutions qui furent prises au cours des jours suivants ne résultent pas d’une étude appronfondie et sage du problème.La sagesse avait fait place au défaitisme et au chantage.En tous les cas, le scénario de rAssemblée fut préparé et monté à l’avance pour inscrire le cas palestinien lors de la période de présidence du délégué algérien, émule du chef de l’O.L.P.Tout le monde reconnaît le droit à l’existence du peuple palestinien, mais qui est-il ce peuple?L’O.L.P., comme le font croire les apparences?Hélas, ce n’est pas là l’avis de tqus les Palestiniens.La consécration hâtive de ce groupement fut faite pour des raisons qui se préciseront dans l’avenir, mais uniquement après avoir semé la confusion.Dans ces régions du Moyen et du Proche- Orient, c’est la démagogie et la vanité qui priment devant l’intérêt réel des populations.La majorité des chefs d’Etats de ces régions le reconnaissent et l’approuvent.Les retombées funestes et les conséquences des résolutions ne se feront pas attendre longtemps.Une analyse scrupuleuse de la résolution proclamant le “droit des Palestiniens de recouvrer leurs droits par tous les moyens” laisse place à des moyens pacifiques Ou violents (sic).Ces memes pays qui approuvèrent les résolutions historiques sous le couvert d’une amitié, hélas éphémère, ne tarderont pas à ressentir les conséquences bien pénibles de leur geste.Nous devons croire qu’une partialité involontaire a poussé l’Assemblée Générale à accepter les résolutions prises presque ipso-factb sans aucune étude approfondie du fond de la question.Depuis quand les délégués des nations qui siègent dans ce sanctuaire sacre acceptent-ils le langage du défi et de la haine?C’est du moins la substance même du discours prononcé par l’illustre représentant de l’O L P.Seul le Canada par la voix de son ministre des Affaires extérieures a osé proclamer, sans zézayer, la vérité à la face de toute l’Assemblée.Il a porté le jugement le plus logi-que sur le fond meme du problème, qui ait été entendu jusqu’à ce jour derrière les murs de cette citadelle de la justice.Mainte-nant que le rideau est tombé sur cette triste comédie, les membres devraient se saisir de la voix canadienne de la sagesse et oeuvrer dans les coulisses pour rehausser de nouveau le prestige de l’institution internationale avant qu elle ne s’enfonce définitivement, comme jadis la Société des Nations.En 1967, le prédécesseur de Tactual secrétaire général de cette même organisation avait cédé au chantage de feu le dictateur egyp-lion en retirant les forces de TO.N.U.stationnées entre l’Etat égyptien et Israël.Qu’en est-il résulté par la suite?Lu guerre des Six jours.If est bien regrettable de constater que les représentants, des pays se servent de cette institution pour fomenter des troubles sous le couvert d’une justice.Certains délégués européens sont bien candides devant cette réalité.Tout d’abord, pour trouver une solution équitable au problème palestinien.il faudrait que TO.N.U., puisqu’elle s’est mis les pieds dans le plat, s'efforce avec sincérité et sans parti pris de retrouver la sagesse et l'impartialité qui inspirèrent sa création il y a une trentaine d'années.Ensuite, si les représentants de TO.L.P.ne dévient pas de leur ligne de' conduite en dépassionnant le problème, il n’y aura alors aucun espoir.D’autre part, il ne faudrait pas que les pays qui se laissent encore guider par le bon sens succombent sous le jeu de la majorité qui accapare actuellement les sièges du parlement mondial.Après tout, qu’ont à perdre les représentants du groupement O L.!’.en maintenant leurs exigences?En tous les cas, il n’y a pas de problèmes insolubles, ce sont les esprits des artisans qui créent et inventent les situations.Le terme “impossible” n’existe pas pour ceux qui cherchent réellement la paix.Avant de clôturer ces réflexions, l’auteur suggère aux média d'information d'ètre honnêtes avec eux-mêmes et d’interpréter les discours, les écrits et les événements à leur juste valeur.Latif HALLAL Montréal, le 4 décembre 1974 ILS.: I.'auteur de cette lettre est d'origine égyptienne.Les leçons de l’histoire Que ce fût sous le règne du Parti Libéral ou de l'Union Nationale - les journaux de la semaine dernière mentionnaient l'année 1968 que fut décidée l’abandon de l'histoire dans les polyvalentes, les élèves du secondaire ont donc vécu une période de grande noirceur de 1968 à 1974 inclusivement.Ah! si les jeunes de 18 ans et plus ui ont obtenu leur droit de vote urant cette période de six années avaient seulement connu l'histoire des cinquante dernières années, le vote de cette généilation montante aurait été different.A Ottawa, l'histoire nous enseigne que ce fut le premier ministre libéral Mackenzie King, qui fit voter la mobilisation pour que jeunes et moins jeunes s’enrôlent dans l’armée pour défendre la chrétienté, disait-on, durant la Deuxième Guerre Mondiale de 1939 à 1945.Le Parti libéral avait trouvé la solution à la crise économique qui durait depuis dix ans, soit de 1929 à 1939.Au Québec, le premier ministre libéral.Adélard Godbout, faisait son effort de guerre en cédant à Ottawa les pouvoirs de taxation de la province.L’industrie des munitions et d'uniformes militaires procurait du travail à ceux qui étaient inaptes (unfit); quant à ceux qui étaient aptes (fit) ils trouvaient du travail dans les bureaux de l'armée ou sur les champs de bataille.Ce n’est pas là de l'histoire an- Deux qualités trop méconnues Il y a trop de gens qui ne comprennent pas l’importance de cultiver les précieuses qualités de tolérance et d’objectivite.("est à qui gagnerait les autres à sa cause, au prix de n’importe quelle déclaration, même mensongère.Je trouve le Devoir très enrichis- sant.parce qu'il pratique l’objectivité et tolère la critique.Pourquoi certains hommes intelligents préfèrent-ils inciter leurs concitoyens à l'intolérance?Pour leurs petits gains et manigances personnels.On n'aime pas un peuple quand on l’incite à la dls- cienne des premiers temps du régime français et du regime anglais.C’est de l'histoire vécue par la génération précédente, laquelle n'est pas encore complètement éteinte et qui fut sacrifice par les gouvej-nements au pouvoir tant à Ottawa qu'au Québec.Qu’on se hâte avant les prochaines élections d’enseigner l’histoire au moins depuis la Confédération ( 1867), afin que les jeunes de 18 ans qui auront obtenu leur droit de vote soient en mesure de juger les hommes et les partis sur autres choses que des promesses et des slogans.Maurice DUSSAULT Québec, le 2 décembre 1974 corde.Tout le monde a raison parfois, personne tout le temps Notre société québécoise devrait essayer de comprendre que chacun a besoin d’évoluer à un rythme particulier.Marie-Andrée DESMAItAIS Laval, le 28 novembre 1974.LE DEVOIR Fondé par Honri Bouraua le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef: Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint: Michel Roy Directeur de l'information: Jean Francoeur Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 2 lt, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $40 par année: si» mois: $22.A l'étranger $4S par année; si» mois: $25; trois mois: $13.Éditions du samedi: $10 par année.Edition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.20 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deu»ième classe: enregistrement numéro 0858.Dépii légal Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE; 844-3361 (lignesgroupéet). des idées des événements des hommes Bilan d’une expérience_______________________________ La CECM et les milieux défavorisés par JEAN-MARC DUBREUIL, MICHEL GÉRIN-LAJOIE et PIERRE FICHÉ Ecole active ou répressive?A Montréal, cet automne, le débat a repris avec fracas.On se souvient, au début d'octobre de ruUn!on des comm'ssaires de la CECM, où M.Gaston Mrcnaud a pose en termes énergiques le problème du rôle social de l ecole: “Il faut”,-a-t-il dit," transformer l'école plutôt que les eleves, respecter leur rythme, leur langage, valoriser leur culture.” L’école, surtout en milieux défavorisés, est-elle mal engagée?On pense ici aux classes surpeuplées, aux abandons de cours, aux problèmes d’apprentissage et aux difficultés de comportement.Par contre, existe-t-il des preuves concrètes que l’école progressive est maintenant parmi nous pour de bon?Y a-t-il des faits, des expériences en cours qui justifient l’espoir d’un épanouissement individuel et communautaire de l’éleve?De toute évidence, la vocation sociale de l’école est tributaire des politiques gouvernementales en vigueur, parfois de leurs lacunes.La décentralisation des commissions scolaires.! autonomie de l’école publique, un ratio plus humain et la gestion participative demeurent encore à venir.En contre partie, l’enseignement des langues est mieux pourvu en magnétophones et en équipement audio-visuel.Notre recherche se situe à un niveau plus concret.Nous interrogeons d abord l’Opération Renouveau, puis nous entrons à l’école même en suivant les élèves à leurs cours d’activité physique.Nous visons l’élémentaire et le secondaire 1 et 2, en demeurant généralement à l'intérieur des limites de la région administrative 2 de la CECM, une étendue d’environ 4 (quatre) .milles carrés dont le parc Lafontaine occupe le centre.L’Opération Renouveau L'Opération Renouveau en est à sa cinquième année.En septembre 1969, 8 écoles en tout ont participé à son plan d’octrois en matériel scolaire, en enseignants et en personnel parapéda-gogique.En septembre 1974, le plan prévoit 20 écoles participantes dans la région 2 et 34 professeurs supplémentaires; pour l'ensemble des écoles françaises de la CECM, on prévoit 35 écoles participarites ou “désignées" et 55 professeurs supplémentaires ; compte tenu des écoles anglaises catholiques, on a 43 écoles participantes et 65 enseignants rajoutés.Le personnel parapédagogique se chiffre en tout à 44.Dans la région 2, l’Opération Renouveau paye 10 psycho-éducateurs, 4 psychologues, 6 travailleurs sociaux et 3 autres conseillers à plein temps.Ainsi, on peut distinguer à l’intérieur de 10.R.un programme social et un programme scolaire.Le programme d’aide sociale se présente comme un prolongement de la division des Services spéciaux de la CECM.Dans son programme d’aide scolaire, l’Opération Renouveau a mis l’accent sur les maternelles plein temps et les maternelles 4 ans (prématernelles).Les autres priorités sont: la récupération des sous-doués, la diminution du nombre d’élèves dans les classes surpeuplées en rajoutant des professeurs, l’amélioration de l’équipement sportif et musical, la caisse des sorties scolaires.De toute évidence, le programme social est bienfaisant.Au plan scolaire, le système a l’avantage de la souplesse puisque les demandes proviennent normalement des écoles mêmes, soit la direction et les enseignants.Les initiatives de l’Opération Renouveau sont prudentes: on tient compte des millions engloutis aux Etats-Unis en projets de réhabilitation communautaire avec des résultats souvent décevants.Par ailleurs, il est certain que l’intervention de l’Opération Renouveau s’intégre dans le fonctionnement général de la CECM.Si on désire évaluer cette dernière dans son rôle social, il faut bien tenir compte, outre les difficultés surmontées, du travail accompli dans l’ensemble: ouverture d’écoles nouvelles et mieux équipées, cafétérias scolaires à prix abordables, implantation du progrès continu.Le dernier rapport annuel de la Commission scolaire fournit quelques renseignements.On a regroupé les élèves de l’élémentaire en sous-groupes de travail pour l’apprentissage des mathématiques et du français.Dans la région 2, 50% des élèves ont été ainsi regroupés.Deux projets de recherche sont en marche, l’un sur le développement des enfants qui ont bénéficié des maternelles 4 ans, l’autre sur les caractéristiques du retard scolaire ou arriération pédagogique.On a ouvert un Centre psychopédagogique à l’école St-Louis qui dessert toute la région 2; on a de plus publié une étude sur la classification et la modification des comportements de l’élève.Il parait ainsi ressortir que le progrès continu et le regroupement des élèves à l'élémentaire sont l’instrument pédagogi- que privilégié par la CECM; si tel est le cas, le nombre des écoles élémentaires à aires ouvertes ira en augmentant.La CECM est manifestement préoccupée par le problème de la défavorisation.Il n’est pas exclu qu elle apporte un con-cours précieux aux milieux défavorisés dans le reaménagement de l'equipement scolaire confié au Conseil scolaire de l'Ile.L affectation des fonds importants qui seront mis en oeuvre au profit de ces milieux soulevé des options sociales et pédagogiques importantes.Le débat est-il amorcé en termes suffisamment explicites?L’activité physique , Nous abordons maintenant l’étude d’un secteur d’enseignement: l’activité physique.Toujours en demeurant à l'intérieur de la région 2, voyons quelques faits relatifs à l’éducation physi-que.A 1 élémentaire, on compte 20 professeurs spécialisés.Ils desservent, dans la même région, 24 écoles sur un total de 31.Les élèves ainsi rejoints ont une période d'une heure par semaine de cinq jours.Le ministère proposera sous peu 150 minutes par semaine aux commissions.Six écoles élémentaires ont un gymnase moderne et une salle de douches: Champagnat, Champlain, Lambert-Closse, Laurier (1er cycle), St-Enfant-Jésus, St-Louis.Deux autres ont un gymnase.Ailleurs en province, les institutions élémentaires sont encore moins bien pourvues.Six écoles profitent des arénas, permettant à une soixantaine d’élèves de patiner à chaque séance.Quant aux bains publics, douze écoles les utilisent.L’activité parascolaire à l’élémentaire parait réussie en juin 1974.Le tournoi de handball, à l’échelle de la région 2, a regroupé 500 participants au seul niveau du tournoi, qui a été précédé de rencontres interclasses.Une telle opération se prépare à la fois en cours régulier et en temps supplémentaire.Mentionnons aussi les rencontres d’athlétisme du parc Jarry et du parc Etienne Desmarteaux, le tournoi de minibasket, le camp de neige J.J.Olier et plusieurs autres réalisations.On sait déjà que l’Opération Renouveau a facilité l'équipement sportif des écoles.Le niveau du Secondaire 1 et 2 nous semble le moment L’école Auclair, cas isolé ou symptôme ?_ L’ajustement difficile entre l’école, les parents et les enseignants par CLAUDE DUQUETTE Il suffit de suivre et d’analyser le cheminement de certains milieux scolaires pour constater une escalade des tensions entre l’école et les parents.Cette montée correspond à la création des comités d’école.Il existe un mécontentement d’un certain groupe de parents et ce face à plusieurs problèmes souvent disparates.Ce mécontentement vise les écoles à aires agrandies, la pédagogie centrée sur l’enfant, l’enseignement du français, la classe-neige, l’intégration du plein-air et l’introduction de la méthématique moderne etc.Cette montée peut souvent s'analyser par rapport au même facteur: une tendance à prendre la consultation pour du pouvoir.Le comité d’école a pour mandat réel les trois dimensions suivantes: 1- - s'informer 2- informer les autres parents 3- - faire des recommandations.A chaque fois qu'il y a crise aigüe dans une ecole ou une Commission scolaire, il y a un organisme qui brise ce circuit de consultation.De plus en plus, certains parents prennent cette attitude dans les réunions du comité d'école.Certains veulent même dicter aux professionnels de l’enseignement ‘Te comment faire”.Il n’est pas rare d’entendre les propos suivants dans certaines réunions: “L’enseignement des mathématiques, ça se fait comme ça.pas comme vous le dites,” “Pour mieux enseigner le français et les mathématiques ça prend une forte discipline.” “L’école, ça se fait avec des cahiers d’exercices.” Dans chacun de ces cas, tous et chacun prétendent en savoir plus que les professionnels de l'enseignement.Il est rare de constater ce même état de fait dans d’autres domaines.Pourtant dans le monde de l’enseignement, plusieurs semblent imposer leurs vues.Celles-ci correspondent très souvent à .l'image traditionnelle de la classe d’avant 1960.Ce phénomène a été vécu dans plusieurs écoles depuis quelque temps.Cette montée des tensions s’est cristallisée ré-remment par la fermeture de l’école Auclair (Commission scolaire de Vaudreul).Les enseignants de cette école avaient un mandat de la table des commissaires pour vivre une pédagogie de croissance personnelle avec les enfants.Après plusieurs années d'effort, les enseignants viennent de se voir Psychologue ROBERT LETENDRE, Psychologue Diplômé de l’Université de Genève Sur rendez-vous seulement 2201, Édouard-Montpetit Tel.738-6620 ADMINISTRATION 32 COURS ÉDUCATION AUX ADULTES CEGEP ROSEMONT (376-1620) Visite* l'Europe, avec SETA VOYAGES en.AUTOMOBILE ou EUR0CAMPER-T0URM0BILE AIR-AUTO Achetez ou louez une automobile neuve, hors taxes Renault — VW — Citroën Hat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kilnmclMRc illimité Vssuratur infrrnNtionalc l’crmlx dr i-nnduirr intrrnirtioiuil tic .Kosentilinns hillrts : Ratciiu- Atinn ITINtRAIRSS routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DfHJIS 20 ans au service dos voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MTL - 861 -0200 "Touring Club de France" retirer ce mandat.La Commission scolaire demande, après des pressions des parents, de revenir à une pédagogie traditionnelle.Les mêmes commissaires qui avaient voté la première résolution viennent de voter la deuxième et ils jettent le blâme sur l'école même.Ces enseignants tentaient d'appliquer le règlement no.7 du Ministère de l’Education (MEQ) et les programmes - cadre.D’un revers de la main, les enseignants se retrouvent “les dindons de la farce”.Une nouvelle résolution et plusieurs années d’efforts sont anéantis.Les commissaires ont décidé de respecter les demandes des parents et peu importent les convictions pédagogiques des enseignants.Je ne veux pas faire le procès du groupe de parents et des commissaires.Cependant ce cas-type peut nous permettre d étendre ce problème et d’en voir les conséquences possibles.Des conflits de ce type font surgir des problèmes plus vastes et plus globaux face à la réforme pédagogique.L’enseignant, un professionnel?Les documents du MEQ depuis plusieurs années clament que l'enseignant est le pivot de la réforme, qu’il doit assumer avec son équipe-école l’élaboration des objectifs, qu’il doit opérationnaliser le programme-cadre de chacune des matières.Certains documents disent que l’enseignant fait partie "des professionnels de l’enseignement”.Ceux-ci doivent mettre de l avant des projets d’innovation pédagogique.Il semble que l’enseignant soit responsable de son acte pédagogique.Celui-ci est relié a ses valeurs personnelles et à sa formation.Il est de plus en mutation constante.L’enseignement évolue.L’enfant change d’année en année.et par conséquent l'acte pédagogique se modifie.Un enseignant qui assume son acte pédagogique ne peut se per- POUR BIEN DIGERER UNE EAU DE SANTE lAlCAÜNEsPfTllUNTE (QUI facIUté le| TRAJET CMGESTtFl ET LEUMiMATVON mettre d’être statique.Assumer cet acte quotidien implique une remise en question continue.Certains disent même que le contraire mène à un état de sclérose qui mine progressivement l’enseignant dans son propre développement personnel.Des crises comme celle de l’école Auclair font ressortir • tout le problème de l’ingérence professionnelle.Un enseignant peut-il se faire dicter comment il enseignera?Est-il un simple technicien?Peut-il renier ses valeurs personnelles?Peut-il renier ses croyances pédagogiques?Plusieurs tenants d’une pédagogie bureaucratique souhaitent que l’enseignant devienne l’outil du système.Serait-ce souhaitable pour l’enfant?Je crois que nous sommes au point tournant concernant cette discussion.Il est urgent que les enseignants prennent une position ferme à cet égard.Les syndicats (CEQ) doivent jouer un rôle important dans cette discussion.Ils doivent reprendre ce thème ignoré depuis plusieurs années.Il est nécessaire que l’enseignant ait des conditions de travail justes mais encore faut-il qu’il soit heureux dans sa clhsse.L'enseignant lui-même doit analyser cette question en profondeur.Est-il responsable de son acte pédagogique?Agit-il en conformité avec ses valeurs et ses croyances?Son travail lui assure-t-il une croissance personnelle?Se permet-il d’etre professionnel?Acceptera-t-il de l’être?Les relations école-parents Les parents sont en droit d’exiger une information complète sur ce qui se passe dans l’école.Ce droit à l'information s'avère d’une extrême utilité pour le parent qui veut qu’il y ait adéquation entre les attitudes éducatives à l’école et celles qui régissent les relations familiales.Souvent une information pertinente permet de part et d’autre de s'ajuster et de modifier progressivement ses opinions.Cette information doit être donnée dans un climat positif.Il est dans l’un des rôles premiers d’un comité d’école de tenter d'éliminer le climat de crainte et de défense qui existe souvent.On peut cependant se demander si cette phase d'information est suffisante pour assurer une compréhension du changement pédagogique.Si l’on tente d’appliquer les principes d’une pédagogie centrée sur l’enfant, il est nécessaire de modifier nos rapports avec celui-ci.De plus, il est nécessaire que l'école modifie la nature des activités d’apprentissage à présenter aux enfants.Très souvent, les parents sont informés de tes principes mais ils ne savent pas comment réagir face à l'enfant qui est en mutation.Ils ne se reconnaissent plus dans leur enfant et ils réagissent quelquefois vivement.L’enfant autonome à l’école voudra le devenir à la maison.L’enfant qui a droit de parole à l’école voudra l’obtenir à la maison.Dans des cas de ce type où il y a une modification des rapports entre l'adulte et l'enfant, il est urgent de dépas-sçr le stade de l’information.Il est essentiel que des structures soient mises en place pour assurer une FORMATION aux parents qui vivent ces situations conflictuelles.Tout projet d’innovation pédagogi-ue devrait être accompagné un complément assurant une formation adéquate tant des parents concernes, que des autorités immédiates.Les différents services “d'éducation permanente” peuvent jouer un rôle de premier plan dans cette démarche.Tout projet d'innovation pédagogique risque d’être compromis si une dialectique entre l'information et la formation n’est pas mise de l’avant.Le droit de l’enfant existe-t-il?Lorsque certains groupes exigent un retour au passé ou lorsque certains adultes exigent une école selon leur vision et leurs limites, une question demeure toujours sans réponse: “Quel est le droit de l’enfant dans tout cela?“Avons-nous le droit de donner un enseigne-,ment traditionnel à un enfant lorsque l'on sait qu'il en sortira mal outillé pour faire face au monde futur?Avons-nous le droit de donner une école qui correspond uniquement aux aspirations des parents?Cela peut-il limiter l'enfant?La plupart des études sérieuses sur la société postindustrielles s'accordent à dire que l'adulte devra posséder des C ent la tempt da taire Inttellar laa GOUTTIÈRES (H0-D0) Galvanisées, cuivre aluminium Estimation gratuite Montréal 322-4160 Québec 872-9244 PRIMEAU MÉTAL INC.L’Imagination dans le meuble 661-3931 ¦ L’auteur de cet article est consultant en éducation et chargé de cours à l’Université du Québec à Montréal.habilités très larges (être crea-téur, pouvoir faire des choix, pouvoir s’organiser, accepter la non-permanence des valeurs etc.).Si l'école s’adonne encore à uniquement à des aspects utilitaires (lire, écrire, compter.) permet-elle à l’enfant de s’insérer dans ce monde en mutation?Il ne faut pas nier l’importance de ces aspects utilitaires, c’est un droit de l’enfant mais encore faut-il qu’il ne soit pas le seul.Il serait temps qu’au Québec l’on se penche sur ces droits.Toute activité éducative se doit de respecter l’enfant.Elle doit surtout lui permettre une croissance personnelle.Il doit “apprendre a être” et “apprendre à devenir”.Des efforts en ce sens ont été faits au dernier congrès de la CQEE.Souhaitons que des étu-des en profondeur soient entreprises.Pour pouvoir respecter ces droits de l’enfant, il doit exister au Québec des objectifs généraux pour l'école élémentaire et secondaire.Il est alarmant de constater qu’actuellement il n’existe aucun objectif officiel et communiqué pour les écoles du Québec.Nous sommes face a l’implantation d’un renouveau pédagogique non relié à un but général de l'éducation au Québec.Cet état de fait diminue les probabilités de succès de tout projet d’implantation d’une pédagogie centrée sur l’enfant.' Des besoins urgents fl est à prédire une large confusion dans le milieu scolaire si certains gestes ne sont pas posés rapidement.Ce texte tente d’en identifier les éléments principaux: 1— clarification du mandat du comité d'école; 2— mettre l'accent sur le rôle professionnel de l’enseignant; Voir page 6: L'écola Auclair Une aubaine exceptionnelle ! LA BIBLE DE JÉRUSALEM illustrée par DALI Prix net: $45.00 Chez BERTRAND PLACE VILLE MARIÉ PLACE BONAVENTURE ¦ Les signataires de ce texte ont été engagés, à titre d’enseignants, dans les initiatives de la Commission des écoles catholiques de Montréal en vue de fournir aux enfants des milieux défavorisés des services scolaires mieux adaptés à leurs besoins.M.Michel Gérin-Lajoie a été professeur à la CECM dans la région 2, pendant cinq ans.MM.Jean-Marc Dubreuil et Pierre Piché sont animateurs en éducation physique, sport et plein air dans la région 2 de la CECM, le premier au secondaire, le second à l’élémentaire.propice pour intensifier l'apprentissage des activités de mouvement à l'école: c'est l'adolescence active et entreprenante.Dans la région 2, les polyvalentes Emile Nelligan et Jeanne-Mance, ainsi que 6 écoles secondaires, aeceuillent les élèves de ce niveau.Ils ont un régime obligatoire d’éducation physique de deux périodes d’une heure par semaine de 7 jours, soit une moyenne d’une heure et demie par semaine de cinq jours.Sur l’ensemble de son territoire, la CECM offre en Secondaire 2 un cours à option en éducation physique dans 12 polyvalentes: c’est le cours 23, à raison de 5 périodes par semaine de 7 jours.Ce cours est populaire auprès des jeunes.Dans la région 2, seule la polyvalente E.Nelligan l'offre à sa clientèle scolaire, mais à une trentaine d'élèves seulement.En pratique, l’insuffisance de l'équipement sportif ne permet pas d'offrir le cours 23 à la clientele scolaire de ia région 2.Trois institutions utilisent les arénas.et trois, les piscines: il s’agit, dans ce cas-ci, des voies pratiques.Deux écoles secondaires n’ont aucun plateau suffisant à offrir aux élèves et dirigent ces derniers, l’une, au Patro Le Prévost, l’autre, au Centre St-Denis.Les élèves qui sont formés tardivement à l’usage collectif de la douche sont souvent réfractaires.Par contre, les tout jeunes, dans les écoles élémentaires équipées, les utilisent spontanément, après parfois, un peu d’encouragement.Donc, l’horaire régulier: six heures par mois, six heures où tout un chacun saute, souffle et s’étire.L’éducateur physique divise l’activité parascolaire en sport intra-mural et en sport inter-écoles.L’intra a été actif dans quelques institutions.A l’inter, on relève une ligue de handball et une rencontre d’athlétisme regroupant chacune trois écoles secondaires.Le sport inter est plus actif au 2e cycle.Le concours de la Ville La Ville de Montréal ne reste pas inactive dans le sport et les loisirs, surtout depuis deux ans.Dans le secteur de la région 2, la Division des loisirs loue 6 sous-sols d'églises et 2 gymnases d’écoles secondaires; aux Loisirs, il y a un moniteur de district, 7 animateurs à plein temps et des bénévoles.La Division des sports utilise du lundi au jeudi la palestre d’E.Nelligan, et les vendredi et samedi, les gymnases et les palestres d'E.Nelligan et Pierre-Dupuy; le soir, bien entendu.A Montréal, il y aurait plus de 1000 équipes de hockey et quelque 800 clubs de baseball.Mais revenons au programme scolaire.Le progrès continu constitue l’une des priorités de la CECM.il est impérieux d’introduire cette dimension dans l’apprentissage de l'éducation physique à l’école.Un regime de progrès continu, en activité physique, c'est un professeur spécialisé dans chaque école élémentaire.Au premier cycle du secondaire, favoriser le progrès continu en activités de mouvement, c’est tenir compte du rythme individuel, c'est généraliser des cours à option; c’est aussi offrir des plateaux en nombre suffisant à chaque institution; pour l'avenir, c’est assouplir le régime des activités intégrées et aménager un horaire de libre participation.Dans la région 2 de la CECM, le nombre des plateaux est-il suffisant?Nous ne le croyons pas.Il est toutefois malaisé de répondre catégoriquement.Là comme ailleurs, les ressources humaines importent autant que le matériel physique.Ainsi, l’école Le Plateau, avec un seul gymnase, a su se donner un horaire fourni d’activités intra-murales.Si les organismes publics concernés font des prévisions à courte vue, l’équipement collectif ne suffira plus aux besoins normaux.Dans le territoire de la région 2.plusieurs bains publics sont peu spacieux, les arénas sont rares, les Centre Immacuiée-Conception sollicité.L’activité intégrée à l’horaire fait à Montréal une percée timide.On réclame déjà le jumelage des périodes pour avoir la possibilité de mener à bien des travaux intéressants.L’activité de libre participation, c'est l’éducateur physique qui invite les plus lents à des sessions matinales de conditionnement, c’est l’animation dans toute sa variété, c’est l'école ouverte à l'élève, au public, c’est l’école communautaire.On souhaite simplement que les jeunes trouvent à l'école entrain et camaraderie.25 PRIX PRIX RÉGULIER DECELLES 395 JP*- y»* 295 245 .45 • B.Clavel: L’Espion aux yeux verts • H.Troyat: Cent un coups de canon • T.Lobsang Rampa: La caverne des anciens • Leç Archives de Dracula • La guerre Secrète du Pétrole • La sexualité de Groupe • La guerre des sexes (Maryse Choisy) • L’étrange cas du dr.Jekill et de Mr.Hide • Dictionnaire du ballet moderne 1 ^ UN CHEF D’OEUVRE DE L’ÉDITION DRAEGER • Les grandes heures de Jean de France Duc de Berry 00* 3995 LE PLUS BEAU CADEAU DE L’ANNÉE 'T LIBRAIRIE uvmomnb DECELLES MililHiiM SPÉCIAL COLL.U: $0.99 chacun •H.Lemaître: La poésie depuis Beaudelalre • R.Fayolle: La critique •J.Morel: La tragédie • Plus 5 autres TITRES • Santelli L’auberge de l’ange Gardien (Théâtre de la Jeunesse) • Grimm Blanche Neige : la petite gardeuse d’oies • Histoire d’un gaillard d’avant • J.Kessel): L’armée des Ombres (relié cuir) • Coll: Fablio Le Magicien (4 titres) Flammarion-Jeunesse (13 titres) Safari-Signe de piste (26 titres) ' Super 1000 (Beaux Vol.reliés) | 20 4P- 435 ISO 139 |4S 'ch) 175 (Ch) 225 (ch) ET DES MILLIERS D’AUTRES TITRES À PRIX D’AUBAINE POUR VOS ENFANTS TOUT NOTRE FONDS de LITTÉRATURE GÉNÉRALE - PHILOSOPHIE - PSYCHOLOGIE - SOCIOLOGIE - ÉCONOMIE - HISTOIRE - VOYAGES - SPORT - ÉSOTÉRISME -SCIENCE -FICTION - LITTÉRATURE JEUNESSE - BANDES DESSINÉES - Et un BEAU «LIVRES d’ART DES AUBAINES PAR MILLIE 1RS A LA LIBRAIRIE n>BœoéÊU*tb DECELLES LIBRAIRIE DECELLES INC.• Ouvert tous les jours 9 h à 18 h Hi V" 1 I11 HP i • Jeudi et vendredi 9h à 21 h W0W%U 1 §¦ 1 1 H 1 InttUutlons lubvtnltonnéti ptr It HH HHH gouŸtrntmtnt provlncltl nt pourront 5140 rue Decelles, Montréal — Tél.: 342-5721 (angla Dtcellat «t Raina Maria) autobus 50-51 -62-65 Samedi 9hà21h | ||^J| | | LJa 1 ¦ W Mn.Ec/.r cf.c.( prit tictptlonntli C BmomWs BœomPfà hscomêWb - ssemEfite MWMXHMHti J * 4 9 16 • Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 cahier des arts et lettres les SPECTACLES Québec/France/USA choix de vingt-cinq disques./"- par YVES TASCHEREAU V______________ J'ai eu beau essayer de rendre compte de quelques disques, ici et là, dans les chroniques précédentes, ça ne suffit pas.L’avalanche devant Noël est commencée depuis un cer- lepu Au tain temps déjà.Aussi vais-je me contenter de présenter rapidement les parutions récentes.Dans le québécois d’abord: Les grands succès de Claude Gauthier, Gamma G2 1006.Un album double réunissant plusieurs chansons de notre meilleur chanteur intimiste.Ça ne fait pas de bruit, mais les paroles, l’interprétation et de jolies mélodies devraient nous rappeler que Gauthier n’est pas resté un chansonnier des années soixante.Sans changer, il a approfondi sa veine avec le temps.Pauline Julien, “Licence complète”, Zodiaque ZoX 6018.Un disque assez décevant.Plu- sieurs textes sont très beaux, mais la musique assez proche de celle de Kurt Weill nous ramène au temps où elle était diseuse autant que chanteuse.Claude Dubois, Barclay 80201.Sans doute sa meilleure production.Une très bonne musique, variée et très agréablement rythmée.Des paroles pas toujours élaborées, mais il se dégage de cette audition une sérénité et une tendresse qu’on sentait latente chez lui et qui trouverait enfin son aboutissement.Guy Trépanier, “Pour un gars heureux ”, Warner WSC-9016.Impossible de ne pas parler de Claude Léveillée a propos de disque.Les effets de voix, la prédominance du piano, la musique, la thématique, le ton romantique de l’ensemble, tout nous fait penser à l’auteur des les SPEC TAC UES Harmonium, ce soir au Centre sportif de l’université de Montréal.Un des meilleurs groupes québécois.Beaucoup de nouveau depuis leur premier disque.Les choses seront faites en grand: quadraphonic, cyclorama, etc.• Monique Leyrac, jusqu’au 15 au Patriote.Un spectacle dit et chanté, entièrement consacré à Nelligan.Plusieurs musiques originales d’André Gagnon.• Pierre Nadeau, jusqu'au 16 à l'Evêché.Plusieurs membres (11) du Ville-Emard Blues Band en session autour du piano du gros Pierre.^ Georges Harrison, le 8 au Forum.La première tournée américaine depuis 1966 du meilleur continuateur des Beetles.Avec Ravi Shankar.Peut-être trouverez-vous des billets aü marché noir.• Jean-Guy Moreau, le 14 à l’Outremont.Son dernier spectacle d’ici un.an.Votre dernière chance de voir son excellent spectacle, coup d’oeil extrêmement lucide sur le petit monde du spectacle.9 Genesis, au Forum le 15.Une musique riche, un spectacle très théâtral.Y.T.LES PRODUCTIONS PERLE et CJFM présentent .?tE * ^ SAMEDI 20hnes 4 7 DECEMBRE * • HARMONIUM ! t GUKRTMONneNi : J EN “QUADRAPHONIE” J Billets$4.00 >»> l’Altematif.Saiwéftères, Somnambule à Laval & Centre Sportif Centre Sportif lnt3436W Université de Montréal ^théâtre du rideau vert DU MARDfAU SAMEDI 20 H.DIMANCHE 19 H.le tournant Une comédie de Françoise Dorin Mise en scène: DanielR0U§s!f ' HUBERT NOËL - MARTHE CHOQUETTE - ROBERT MALTAIS ANDRE CAILLOUX - ARLETTE SANDERS - LENIE SC0EFIE LOUISE DESCHATELETS - CHRISTIANE PASQUIER Réservations: 844-1793 Metro laurier, sortie Gilford — 4664, rue St-Denis Cinéma Le Conservatoire D’art Cinématographique en collaboration avec le Département d’Education Permanente offre une session bilingue sur le cinéma composée de quatre cours ayant chacun une durée de treize (13) semaines, à $45 le cours (aucun crédit alloué).Périodes Marquantes de l’Histoire du Cinéma Mondial, Cinéma Américain, Cinéma Québécois Le Surréalisme et le Fantastique dans le Cinéma Ces cours seront donnés par Martin Ma-lina, Jean-Pierre Tadros, et Robert del Tredici, critiques de cinéma.Le Département d’Education Permanente du campus Sir George Williams offre ce cours qui débutera en Janvier.Pour de plus amples informations, appelez: 879-2865.université1 , concorde ; “Vieux pianos”.Ceci dit, le disque n’est pas mauvais, le romantisme bien fait n’est pas négligeable.* Gilles Vigneault, Le Nordet GVN 1005.L’enregistrement public de son excellent récital du mois de septembre au Théâtre du Nouveau Monde.On y trouve “Quand nous partirons Çour la Louisiane”, “Lucky Too1 oo” et “La Turlutte” qui comptent parmi ses meilleures chansons.Une inspiration ren-forcie par un désenchantement vis-à-vis du pays.Gaston Rochon, “Dans l'air des mots”, Le Nordet GVN 1004.La musique de douze chansons de Vigneault adaptée pour Un orchestre par son accompagnateur.Les reels sont jazzes et la plupart des autres pièces s’approchent un peu de la musique d’ascenseur.Les cordes prédominent.Une délicate interprétation du “Doux chagrin” émerge de cet ensemble plutôt fade.Octobre, “Les Nouvelles terres”, Zodiaque ZOX-6015.Un magnifique cil de révolte contre l’absurdité d’un quotidien sans âme.Une telle cohérence dans la force de la musique et des textes se rencontre très rarement.Une musique violente mais étudiée, une voix émouvante dans sa maladresse.Un son original et bouleversant.Isabelle Pierre, “J’m’appelle Nicole Lapointe”, Barclay 80196.Une tentative pas encore tout à fait au point de personnalisation d’une bonne chanteuse qui nous donne son vrai nom dans la dernière chanson.Une bonne musique, pas très originale, qui s’écoute avec beaucoup de plaisir.L’ensemble est réussi mais demeure plutôt à la frontière de la chanson commerciale, ce qui n’est pas un défaut.Jacques Michel, “C’que j’ai l’goût d’dire”, Zodiaque ZOX 6019.Un des meilleurs disques de Jacques Michel.Plus détendu que d'habitude.On y trouve même de l’humour.Sa manière musicale, cette façon de concilier un débit de nrtots très rapide avec le rythme, atteint un sommet.' Edith Butler, “L'Acadie s’marie”, Columbia FS 90274.Le disque de cette acadienne contient quelques pièces de folklore.Les autres pièces témoignent de cette influence, au niveau de la musique et des paroles.L’effet est sympathique.La technique vocale d’Edith Butler, liée parfois d’une façon impersonnelle à la mélodie, peut cependant devenir un peu énervante dans le prolongement systématique de certaines notes.Contraction, "La Bourse ou la vie” Deram XDEF 106.Il s’agit de plusieurs membres du Ville-Emard "Blues Band réunis autour de la voix de Christine Ro-bichaud.Plus près du jazz que de la musique pop, les pièces de ce disque témoignent d’une recherche musicale intéressante et dégagent une atmosphère de paix intérieure envahissante.Emmanuelle, "Chanter pour vivre", Solset-59602.Plusieurs bonnes chansons comme “Le reel facile", “J't’avais fait une chanson" ou "Vas-y voir”.Le problème, c’est que, lorsqu'on les écoute à la suite, le moule apparaît et les ressemblances ressortent.Emmanuelle chante bien mais tend un peu trop à égaliser ses interprétations.Plume, “Plume Pou Digne”, Deram XDEF 101.Fou, vulgaire, comique, lucide, dur, désordonné, bâclé, emprunté, alouette.Un disque indiscutablement original dans son humour derrière lequel se profile un des regards les plus dé- senchantés de la chanson sur le petit monde dans lequel nous vivons.Plume n’aime pas tra-, vaillér fort mais il serait idiot de le lui reprocher, son disque nous démontre qu’il faut le prendre comme il est.Ce qui vaut la peine d’être fait, croyez-moi.Tex Lecor, Gamma GS-183.La grande réussite commerciale de Tex nous avait fait oublier qu’il était resté le bon viéux chansonnier d’antan.Bien sûr il y a “vroum vroum vroum sur (son) ti-bicycle”, le rappel rétro des bonnes vieilles chansons d’amour et douze Mois dans son shack; mais par moments on retrouve le ton de l’époque des boîtes qui ne s'appelaient pas encore “underground”.La musique de Paul Baillargeon marque un progrès sur le passé mais ce disque réveille surtout des souvenirs.René Simard, “Ma petite japonaise”.Nobel NBL-601.René goes oriental.Cinq chansons en français, dont “Bozo" de Félix Leclerc, et cinq titres japonais parmi lesquels “Aozola no Mujkoe” semble être le plus difficile à prononcer.Et dans le français maintenant: Jeanne Marie Sens, "Jeu de mots”, Atlantic FLP 40 549.Une production assez étonnante où on sent un petit peu l’influence de Véronique Sam-son.A part ça on y trouve une utilisation tempérée de l’électricité, une batterie américaine, des paroles un tantinet intellectuelles, un son sage et quelques Les Ateliers de Françoise Graham Enrg.5110 avenue du Parc (Coin Laurier) • Expression corporelle • Chorégraphie • Technique Permis de culture personnelle du Ministère de l'Éducation No 749870 Renseignements: 273-2213 tn collaboration avec CFGL-FM La SociétéNouvelle de Productions Inc L interprète originale Concerto pour une voix St-Preux LICKRI IIIB MARDI 10 DÉC 20h30 L SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS, Montréal 129 (Québec ) Tel: 842-2112 Dernière semaine de la pièce de Françoise Dorin "LE TOURNANT".Une comédie ingénieuse et pleine d’humour à l’affiche du Théâtre du Rideau Vert jusqu'au 14 décembre.Sur la photo: Marthe Choquette et Robert Maltais.(Publicité) UNE PRODUCTION FRANÇOISE CHARTRAND INC.W AU PiAMC FRftMCOiS DERNIERE CHANCE DEVOIR Ce soir et demain soir20h30 d toi, pour toujours, ta marie-lou de michel tremblay DE BACH AUX BEATLES Lundi 9 déc.8h p.m.Billets $3.50 à $5 50 En vente Montreal Trust PVM et chez Sauvé Frères ____THÉÂTRE PORT-ROYAL mise en scene andré brassard décor ggy neveu costumes françois laplante avec bëatrice picard gilles pelletier ginette morin dorothée berryman au gesu - 866-1964 la nouvelle cie t\\® jolies mélodies.N’a pas le relief qui force longtemps l’attention mais donne envie d’entendre la suite.Véronique Samson, "Le Maudit”, Elektra FLP 52008.Un temps faible dans son inspiration.On dirait qu'elle s'exploite elle-même au niveau des effets de voix et que sa musique s'affadit un peu.Contient quand même du grand Véronique Samson dans les “Cloches de Carmel”.Nicole Croisille, Deram XDEF-105.C’est elle qui chante “Parlez-moi de lui” tout le temps à la radio.Habituellement je change de poste.Dalida, “Une vie”, ABLE-7014.Quelle vie! Chaque fois que je pose ce disque sur ma table tournante les voisins cognent dans le mur.Pas moyen de travailler.Puis dans l'anglo-américain: Jesse Winchester, “Learn to Love It”, Bearsville 6953.Ce nouveau québécois qui ne veut plus rien savoir des Etats-Unis nous propose un disque curieux et intéressant.C’est un mélange de rock doux des années cinquante et de musique traditionnelle du sud des Etats-Unis.L’interprétation qui fait parfois songer à Elvis est attachante, surtout pendant les deux pièces françaises du disque dont on peut retenir “L’Air de la Louisiane", charmant comme tout.De la bonne musique de petite boite.Leonard Cohen, "New Skin for the Old Ceremony”, Columbia KC 33167.Un très beau disque.Ses textes, toujours aussi beaux, manifestent une évolution, une plus grande ouverture vers le monde extérieur.Sans doute l’influence de Lewis Fu-rey.Musicalement, les arrangements de John Lissauer ajoutent une présence qui amplifie l’ensemble en le rendant moins linéaire que sur d'autres disques.James Brown, “Hell”, Poly-dor PD2-9001.Papa’s got the same old bag.Un album double où l'on retrouve presque continuellement le même fond rythmique et les accords “soûl" à la guitare.On préférerait un spectacle, mais a défaut c’est assez satisfaisant.Charles Aznavour, “A Tapestry of Dreams", Barclay 90022.Tant mieux pour lui si ça pogne- Donovan, "7-Tease”, Columbia PE 33245.Ce disque contient des extraits du spectacle qu'il a donné à Montréal la semaine dernière.Beaucoup d'humour, beaucoup de choses à dire et une musique qui sans être particulièrement originale est variée et très bien faite.Billy Preston, "The Kids and Me”, A&M SP-3645.Cet excellent pianiste, qui accompagnera George Harrison demain, nous propose un mélange très réussi de rock, de négro spirituals et de blues.^ CONCERTS BILLETS HORS-SÉRIE MAINTENANT DISPONIBLES L INCOMPARABLE 3 FÉVRIER 20H.3Q ORCHESTRE DE CHAMBRE BARCHAI 24 FÉVRIER 20H.30 Vladimir ASHKENAZY Pianiste 18 MARS 20H.30 Billets: $8.00 $7.00 $6.00 $4.00 $3.00 Nombre limité de billets à demi-tarif sur $7: enfants, étudiants & Âge d’Or.VENTE ET COMMANDES POSTALES: CANADIAN CONCERTS & ARTISTS INC.1822 ouest, Sherbrooke, Montréal CHARQEX 932-2234 CB N.B.: La vente des billets à Place des Arts et Mtl Trust P.V.M.commence un mois avant le spectacle.^ SALLE WILFRID-PELLETIER cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 *17 |g THEATRE .et un choix de treize pièces: Leméac/I’Aurore / "X par «Kt SM* ] V / .Depuis quelques mois, treize textes dramatiques ont vu la publication, dans deux maisons d’éditions: Leméac, et l’Aurore.Les livres des gens de la rue Saint-Paul sont de la collection "Entre le parvis et le boxon” consacrée au théâtre.Quant à la maison Leméac, elle subdivise ses volumes en trois sections: “Théâtre canadien”, "Répertoire québécois”, "Théâtre: traduction et adaptation”.Il faut signaler ici que la répartition se fait de la façon la plus fantaisiste qui soit.Ainsi, les deux pièces de Roland Lepage appartiendront, l’une au “Théâtre canadien” et la seconde au "Répertoire québécois”.Il en va de même des écrits de Michel Tremblay, qui vont, au hasard tantôt d’un côté, tantôt de l’autre; même chose pour les textes de Jean Barbeau; si sa "Coupe stainless” est au “Répertoire”, les “Joulez-moi d’amour” et “Manon last call” sont signées "Théâtre canadien”.Allez chercher à comprendre! La maison aurait peut-être avantage à oublier le "Théâtre canadien” au profit d’un plus vraisemblable "Répertoire québécois”, tant gu'elle n’aura pas réussi à établir des critères de choix.Mais Leméac fait figure de pionnier en publication théâtrale, avec près de 90 titres depuis ses débuts.Il importe de mentionner la très haute gualité typographique de la collection de l'Aurore.La présentation est soignée, la disposition minutieuse.Ce constat honore cette jeune maison.Plus solidement implantée pourtant, la maison Leméac offre des publications de qualité légèrement inférieure à celles de sa consoeur.Les présentations (textes et photos), demeurent néanmoins convenables.Un texte de théâtre ne suscite pas tout à fait le même intérêt daiiée roussin la complainte des hivers ronges répertoire quèbecol* leméac les THÉÂTRES “Les hauts et les bas dans la vie d’une diva, Sarah Ménard, par eux-mêmes”: Sarah Ménard, diva new-look, prima donna, fille "game pis wide-open”, originaire de Ste-Marthe-sur-mer en bas d’là côte.L’incarnation de Nicole Leblanc nous en fait voir de toutes les couleurs.Une bonne soirée, grâce à J.-C.Germain, (au Théâtre d’Aujourd’hui).• "L’ouvre-boite”: Un dialogue provocateur.de rires.Le tragique tombe un peu à plat, mais le spectacle séduit.Yvon Deschamps garde bien haut sa réputation et son personnage, alors que Jean-Louis Roux étonne, (au TNM).• “Le Tournant”: un plaidoyer sur le boulevard, fabrication distanciée de vaudeville.Le spectacle ne manque pas de finesse, mais reste en sourdine.L’ensemble demeure sympathique, (au Rideau-Vert).• "A toi pour toujours, ta Marie-Lou” — une pièce à revoir avec des comédiens nouveaux, dans une mise en scène semblable, à quelques gadgets près, une sombre musique à quatre voix, (au Gésu, NTC).• "Quatre à Quatre”: une douce musique de chambre, dans une poésie humoristique de Michel Garneau.Une habile direction de comédiens, signée André Brassard, permet un jeu de sourdine tout en nuances.Très bon spectacle, (au Quat’sous).• “Les Crasseux” : le manque de progression annule toute intensité dramatique.Le pittoresque des tableaux, et celui des personnages viennent contrebalancer cette égalité dommageable.(Port-Royal, PDA).• "En attendant Godot”: une pièce importante, qu’il faut avoir vue au moins une fois.Dans cette production québécoise.Luc Durand et Jean Guy (en Vladimir et Estragon) communiquent merveilleusement la terrible douceur, l'angoisse existentielle née de l’absurde espoir humain.(Trident, Salle Octave-Cré-mazie, Grand Théâtre de Québec).A.G.fc que ceux de poésie ou surtout de roman.Une des raisons parait aussi simple qu’évidente: le texte dramatique ne trouve sa ilénitude, sa mesure, qu’une ois monté à la scène.A moins d’être extrêmement littéraire, ou carrément poétique, ce type d’écrit apparaît souvent incomplet.Le lecteur doit toujours fournir un effort de visualisation permettant de parachever l’image suggérée.Si, dans la pièce dramatique, comme il arrive souvent, les annotations de mise en scène pullulent, la lecture s’en trouve ralentie, alourdie et l’intérêt risque de s’amoindrir.Si, par contre, ces remarques n’existent pas, le lecteur ressentira parfois les manques.Personnel-emént, je préfère le second type de publication théâtrale.Un accompagnement de photos du spectacle correspondant au texte intéresse toujours.Il n’est pas heureux d’imposer une imagination précise, puisque Ton risque de couper l’imagination.Un texte nu, deux trois images exemplaires, alors le lecteur pourra goûter le rythme, la le Claude Roussin, #49, Répertoire québécois, Leméac.La pièce qui vient d’être jouée au Quat’sous n’avait pas de quoi nous enthousiasmer.Le spectacle s’était avéré plus sympathique qu’efficace.La lecture du texte ne parvient pas à échapper à la fadeur de la représentation.Cet écrit, publié en collaboration avec le CEAD, apparaît un exercice valable d’écriture dramatique, mais comme beaucoup d’exercices, il supporte mal la lumière du grand jour.Le dérou- lement, les personnages, les idées, la satire, tout se situe dans un mode mineur.L’ensemble constitue tout au plus une lecture reposante pour regard distrait, très distrait.“La coupe Stainless” suivi de “Solange”, Jean Barbeau, #47-48, Répertoire Qué., Leméac.Un contenu amusant, humoristique, dans la veine des “Manon last call” tant du point de vue de l’écriture que de la fable.L’écrit continue de maintenir Jean Barbeau comme un de nos dramaturges de talent.“La coupe Stainless” fait rire à partir de l’idée de la clause de réserve au hockey.Dans une construction en deux temps, l’auteur a campé l’histoire de Philias, alias Ti-Bum, le Phil Esposito des Brancards de Ste-Nitouche, merveilleuse équipe de ballon-balai.Ti-Bum comme toute vedette au sein d’un contexte inflationnaire, conteste.Le premier temps montre l’échec de la grève de Ti-Bum, et la victoire du coach.Le super ballon-balayeur se retrouve dans les mineures.Le second temps fait voir le triomphe de la star qui accroche finalement son balai suite au refus du coach d’abolir la fameuse clause de réserve.L’imagerie connue possède Tefficacite de l’humour du dramaturge, et il en a.“Solange” constitue un monologue où une femme se raconte en parlant d’un homme.On découvre à la fin que cet homme est le Christ.Barbeau excelle à manier le revirement théâtral mais le monologue laisse quelque peu indifférent.“Quatre à Quatre”, Michel Garneau, #7, Entre le parvis et le boxon, L’Aurore.Présentement à l’affiche au théâtre de A centre des arts, visuels présente Les petits formats des artistes de la Galerie jusqu’au 7 janvier Y.M.Bergaron B.Galbrailh-Ccrnel! P.Sooiikias 0.Bol» M.Parrin M.Tanobé B.Carreau-Kingwail C.Pictiar R.Vaillancour! F.Canstantlneau C.Rinfrat M.Versailles Les classiques et les gravures originales “LA RIBAMBELLE” du 4 au 24 décembre VENTE D’ART & D’ARTISANAT tous les jours de 10:00 à 18:00 hrs et le samedi de 10:00 à 17:00 hrs 350 avenue, victoria ¦488-9559 ‘‘Un tableau sera le reflet durable de votre bon goût” Grand choix de petits formats et cartes de voeux 1024 OUEST, AVENUE LAURIER J A1024OUE otoUa.s A lun.-Ven.-9-21 hres Qy Sam.9-1^ hres 10190 EXPOSITION — VENTE 7 ARTISTES DE LA GALERIE Alban Bluteau, Carette, Gilles Labranche, Gécin, André Morency, Nasrollah Moamai, Arthur Villeneuve du 4 décembre au 4 janvier 1975 à la GALERIE MORENCY 1564, rue Saint-Denis 845-6442 — 845-6894 (Métro Berri-de Montigny, sortie Saint-Denis) La Galerie SIGNAL (Société des Artistes Professionnels du Québec) présente jusqu’au 31 décembre 1974, dans le cadre de l'exposition “PETIT FORMAT”: BALLON, BEDARD, BERGERON, BETTINVILLE, CARDINAL, COSMA, DUPUIS, FIORE, GARMAISE, JUNEAU, KOLESAR, LAMBERT, LEROUX-GUILLAUME, MARIE-ANASTASIE, MEUNIER, MOFFAT, MICZEK-JACYNO, PICHE, THIVIERGE, TOUNISSOUX, VAILLANCOURT, VOYER, WALLOT.HEURES D'OUVERTURE: 4545 rue St-Denis lundi au vendredi : de 9 heures à 17 heures samedi: de 10 heures à 18 heures FOYER DES 4RTS E4TON 9! ET/4GE, CENTRE-VILLE Du mercredi 11 au mardi 31 décembre Exposition des peintures d’artistes canadiens réputés tels que L.Ayotte, G.Pfeiffer, M.Favreau, R.Simpkins, J M.Blier.A.Zadorozny, G.Gingras.P.Trudeau, K.De Condé.H.Januszewicz, George M.Rae, R.Montpetit, V.Walker, A S.Kirshner, W.Ferrier.I.Shaver, C.Fauteux.S.Beecher, H.Gerth et autres EATON EDITEUR ET DISTRIBUTEUR DE GRAVURES ORIGINALES Voue invité è venir prendre conneietence dee nouvelles gravures qu’elle vient de publier de Bougie, Bruneau, Coutellier, Desaulniere, Dumas, Nadeau, Pellan, Saunier, Stein, Stelnbouee en plus de 500 gravures de Dagllsh, O'allegret, Ferron, Fortier, Gaucher, Gédin, Geden, Hayter, Hurtubiee, Lacroix, Laliberté, Lau, Letendre, McLaren, Montpetit, Morin, Morris, NoSI, TetrauH, Tousignant, etc.BXCBPTIONNELLBMENT Du 2 au 4 décembre, notre selle d’exposition située au 4677 rue St-Denis è Montréal, Tél.: 844-2421 sera ouverte du LUNDI AU SAMEDI INCLUSIVEMENT, de 12h.à 21h.l’Avenue des Pins, cette pièce offre un texte d’une lecture envoûtante à qui aime la facture poétique.Sans être particulièrement originale, l’écriture jouit d’une indéniable efficacité.L’ouverture permet à chacune des quatre femmes de se présenter temporellement (quatre générations) aussi bien que psychologiquement, puis peu à peu les inter-relations naissent.Tout devient un exorcisme de la jeune Anouk qui entreprend d’assumer en se débarassant et inversement de ses ancêtres.Elle dira en page 58: “j'vous aime / j’vous deteste / J'vous prolonge / j’vous abolis.” Paradoxalement, elle en arrive à - “j’sais maint’nant / qu’j’ai pus à vous d'mander pardon / que l’amour m’exaspère / et l’amour m’exaspère.(6 fois)” Cet amour pourtant toujours recherché.“Quatre à Quatre” se situe dans un régistre de tendresse.“Strauss et Pesant”, Michel Garneau, #9, Entre le parvis et le boxon, L’Aurore.Dernière née de la collection, cette oeuvre ne contient pas la dimension poétique de la précédente.Le contenu de ce triangle québécois m’apparait bien plus traditionnel.La première contenait davantage d’originalité.J-A Strauss policier retraité et Emi-lien Pesant, évêque déchu, deux amis d’enfance se découvrent suite à la mort de Rosa, femme du premier.De très à leur place, fidèles à leur image, qu’ils sont au début, ils s’assombriront progressivement.L’allégorie de l’eglise et l’état tombe bien grâce a l’humour du poète.Elle est du type de déroulement qui n’a de cesse que les protagonistes ne soient anéantis.Le théâtre d’ici, depuis les Gélinas et Dubé, nous a habitué à ce genre de contenu.On y perçoit l'inévitable usure.“Encore un peu”, Serge Mercier, #8, Entre le parvis et le boxon, L’Aurore.Jouée seulement dans sa première partie en 72, cette piece traite de la vieillesse.Depuis peu, dramaturges et romanciers affectionnent ce thème.“En attendant Trudot” de Victor-Lévy Beaulieu est le plus signifiant exemple.Ce texte fut le premier de la pré sente collection.“Encore un peu” contient un tragique bien inférieur à celui du drame de Beaulieu.Il nous donne une msuique aigre-douce, de deux vieux qui s’éteignent tout doucement, encore, un peu, très peu, chaque jour, toujours pareil.Le déroulement de cette triste situation se fait au ralenti à la manière du geste qui caractérise le crépuscule de la vie.Tout y est négation, une phrase clé pourrait etre: “on pourrait p’têt ben pas.” Encore un peu, c’est i’air d’aller.Quant à moi, ce type de pièces me donne le goût d’aller ailleurs.“Le temps d’une vie”, Roland Lepage, #38, Théâtre Canadien, Leméac.Cet écrit de l’auteur de “La Pétaudière” se veut une chronique intime en 8 tableaux et 8 scènes, écrites pour L’ENT, comme exercice d’interprétation pour les étudiants de première année.Cette oeuvre de commande inventorie une part importante de notre réalité, celle des femmes qui naissent, enfantent, vivent et meurent sans trop le savoir, sans trop en prendre conscience.Le premier tableau, après l’entrée du choeur, fait voir Charles Edouard Guillemette dont la femme vient de rendre l’âme en accouchant.“Te v’ia avec une belle tite fille à c’t'heure” dira le médecin.La phrase donne le ton à l’ensemble.Le tableau final montrera la mort de la belle tite fille.L’utilisation du choeur permet une certaine puissance de l’inventaire qui n’échappe pas à quelque lourdeur.“La complainte des hivers rouges”, Roland Lepage, #46, Répertoire Qué., Leméac.Cette autre oeuvre de commande du cl0e chîsaLita "O O D ?G 0> CM in r- CO 00 V £> 3 U EXPOSITION L 3ave.vincenf d’indÿ.o bouhqus Incubs.l» viaduc.PIocb bonavenfur» .mH même auteur fonctionne sensiblement selon la même technique d’écriture théâtrale.Inspirée des Patriotes, cette fresque dramatique en 25 couplets met en action 4 femmes, 5 hommes tantôt en choeur, tantôt individuellement.Ils évoquent les misères des deux hivers de 1837 et 1838.Le verbe se maintient haut dans ce constat de la souffrance des gens violentés.Un théâtre historique difficile où une parole aux allures de revendication prime."Lorimier pis Chénier, vous avez fait la trace / Vous avez combattu pour nous faire un pays / C’tait la terre promise./ On s’fait croère qu'on est d’dans, pis on vous dit merci.!” “Bonjour là, Bonjour”, Michel Tremblay, #1, Théâtre canadien, Leméac.Le dernier Tremblay dont la technique possède certaines affinités avec l’écriture musicàle de “La Marie-Lou” tout en doublant le nombre de personnages et en tentant de garder un centre d’intérêt unique, soit dans le personnage du fils Serge.Ce dernier marque la venue de gens heureux dans l’oeuvre du dramaturge.Le thème de l’inceste s’inspire des racines les plus profondes du genre.Cet écrit n’a pas eu le succès escompté à la scène.L’intensité dramatique n’atteint peut-être pas un degré suffisant à cause d’un dispersement des personnages.Chacun vit trop un drame complet en lui-même de sorte que la mesure déborde.Pourtant, la lecture de ces constructions musicales permet d’intéressants moments.“Sous le règne d’Augusta”, Robert Choquette, #39, Théâtre Canadien, Leméac.Plusieurs réparties sont drôles et amènent un bon contact avec un Robert Choquette humoriste.Une comédie amusante aux allures de vaudeville qui exploite à la base un triangle et dont tout le revirement repose sur une méprise: Emile se croit condamné à mort.Avant, il veut s’affirmer alors qu’il a toujours vécu écrasé par les autres, patron et surtout la belle-soeur Augusta, venue s’installer chez lui depuis son veuvage.Une lecture repo- ENCORE UN PEU santé d’un genre de théâtre qu’on joue plus qu’on ne lit, avec raison d’ailleurs! "L’Impromptu de Québec ou Le Testament”, Marcel Dubé, #40, Théâtre canadien, Leméac.Cette pièce a connu un excellent succès l’été dernier à Eastman au Théâtre de la Marjolaine.Elle n’est guère, elle non plus, des textes qu'on lit.Dubé s'est inspiré du “Légataire universel” de Régnard, il en a fait plus qu’une adaptation.Le vaudeville est réussi mais la pièce ne constitue pas une “comédie en apparence” comme on le suggéré au début.Elle reste un bon boulevard sans autre prétention.“Virginie”, Marcel Dubé, #37, Théâtre canadien, Leméac.Conçu pour une courte série télévisée, le drame se divise en quatre parties d'égale longueur correspondant à quatre demi-heures de télé.Pour qui connaît l’univers de Marcel Dubé, ce texte n'offre rien de neuf.On a droit aux mêmes personnages bourgeois pognés, désoeuvrés moralement et concrètement, déprimés et déprimants.La lecture est prenante a qui aime le style.Virginie finit comme plusieurs Dubé inexorablement quand le personnage est fini.Il n’en revient jamais de son humanité souffrante.“Les cloches d’enfer”, Mor-decai Richler, traduction Gilles Rochette, «5, Théâtre Traduction et Adaptation, Leméac.L’auteur de "L’apprentissage de Duddy Kravitz" nous fait assister à la décrépitude morale et physique de Manny Berger, 45 ans, nomme d’affaires riche.Ses peurs obsessionnelles en font un personnages lamentabe qu’on est soulagé de voir disparaître à la fin quand il sombre dans une névrose.On assiste à la progression de sa dépression dans un milieu pourri car trop argenté.Cette piece fut créée au réseau anglais e Radio-Canada le 24 janvier dernier.Le texte tient plus du scénario cinématographique que du drame théâtral.Les indications de gros plans, travelling, zoom, extérieurs, intérieurs, foisonnent au point d’alourdir considérablement la lecture.On est placé devant un film et non une pièce.“Cérémonial funèbre sur le corps de Jean-Olivier Chénier”, Jean-Robert Rcmillard, «36, Th.canadien, Leméac.Le dramaturge affectionne les grosses pièces historiques, souvenons-nous de son “brave Adam Dollard.'' joué au TPQ en janvier dernier.Il ne réussit pas à se sortir de son bateau.La lecture passe mieux que ne l’avait fait la représentation au dernier festival de l’AQJT mais le texte demeure tout de même ennuyeux.La lourdeur se dégage telle que ni la facture ni le sujet ne prennent.Il faut vraiment se forcer pour passer au travers des 115 pages.L'intention n’est pas banale mais la construction ne rejoint que très peu.9 LOpéra du Québec La solution aux cadeaux de Noël Offrez La Bohème à vos amis La Bohème de Puccini "Un très grand spectacle .une exceptionnelle production." Claude Gingras, La Presse, 1970 "Une réussite magistrale.La Bohème dont les Montréalais rêvaient." Jacques Thériault, Le Devoir, 1970 Avec Rita Talarico Ottavio Garaventa Colette Boky Bernard Turgeon Napoléon Bisson Claude Corbeil André Lortie Robert Peters Claude Létourneau et l'Orchestre symphonique de Montréal Mise en scène: Carlo Maestrini Direction musicale: Jacques Beaudry Décors et costumes: Robert Prévost Chef des choeurs: René Lacourse Les 10, 13,15,17, 19 et 22 mars 1975, à 20 heures précises Billets: $4.00, $5.00, $6.00, $7.00, $9.00, $10.00, $11.00, $12.00 Une production de la Régie de la Place des Arts pour l’Opéra du Québec ü -TL.SALLE WILFRID-PELLETIER ^ vJ PLACE 01 S ARTS, Monterai 129 (Qurbct ) Tel:-842-2 112 1 ) 18 • Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 cahier des arts et lettres teCIXfcMA Les prétentions mal placées de Harvey et Tri ntignant |Mir ANDKCLEKOI X Il est difficile d'imaginer que, de nos jours, les drames intimes de la royauté puissent encore exercer quelque attrait sur l’imagination de certains spectateurs.J’espérais que lechec commercial et artistique de Nicholas and Alexandra aurait inis fin à cette panoplie de films historiques conçus comme des commérages indiscrets de salon.The Abdication adopte le ton solennel et grandiloquent d’une confession qui n’en finit plus de se perdre et de se confondre en excuses, en justifications et en apitoiements.Le réalisateur Anthony Harvey a mis au point une lourde séance de psychanalyse où nous sont divulgués, au compte-goutte, les frustrations, les insatisfactions, les aspirations et les tortures mentales de la célèbre Christine de Suède, cette reine vierge qui abandonna son trône en 1654 pour se convertir au catholicisme en espérant y trouver l’extase mystique.Qui aurait pu croire, en toute lucidité, que la superbe Liv Oilman, la pionnière inoubliable de The Emigrants et de The New Land de Jan Troell, revêtirait un jour les froques de Christine de Suède et prendrait ce rôle au sérieux?Peter Finch interprète le rôle du cardinal chargé de questionner la sincérité et l’authenticité de ses motifs.Depuis quelques années, Finch se spécialise (exception faite de sa remarquable interprétation dans Sunday, Bloody Sunday) dans des rôles historiques qui nous font oublier qu’il est un grand comédien.En acceptant des rôles qui souvent ne leur conviennent aucunement.certains acteurs se ridiculisent à leur insu.A cet égard, la réunion de Liv Oilman et Peter Finch en amoureux comblée dans Lost Horzon atteignait le sommet du ridicule.Leur immense talent respectif était littéralement défiguré par un médiocre scénario et une défaillante mise en scène.On les obligeait à faire des simagrées et à chanter sur toutes les notes de la gamme des insignifiances qui les rendaient complètement grotesques.Qui pouvait donc imaginer qu après ce désastre memorable on songerait de nouveau à les réunir à l'écran?Il faut vraiment qu’un esprit masochiste dirige toutes les opérations pour oser nous faire croire que Finch et Ullman pourraient transcen- der l'ineptie de cette nouvelle entreprise.The Abdication ne nous permet pas de comprendre ce qui fait l’originalité et la grandeur de Liv Ullman et de Peter Finch, car leur talent est minimisé par la pauvreté du matériel qu’on leur a donné à interpréter.Etouffée dans un carcan dramatique trop rigide et trop conventionnel, leur personnalité ne réussit pas à transpercer l'écran.Dans The Emigrants, The New Land et Zandy’s Bride de Jan Troe et, Liv Ullman nous offrait le meilleur d'elle-même, car ses personnages s’enracinaient au coeur même de l'expérience la plus quotidienne et la plus immédiate.Ullman, avec ses joues veloutés, ses lèvres charnues et son corps les C IM IIAS Il Harrowhouse: Le dernier film d’Aran Avakiam.Une histoire rocambolesque de vol de bijoux qui ne nous fait pas oublier les meilleurs moments de Topkapi, de Jules Dassin.Le film est malencontreusement raconté à la première personne et inondé de commentaires lourdement ironiques.Il est, par contre, rehaussé par la charmante présence de Candice Bergen.Inoffensif mais étrangement sophistiqué; trop, peut-être.(York).• Amarcord: “Je me souviens”, dans le dialecte natal de Federico Fellini.L’expression sensuelle et sentimentale en liberté: le cinéaste nous offre avec une maîtrise éblouissante, et une candeur touchante, des scènes de son adolescence à Rimini, petite ville italienne au bord de la mer.Des tableaux sans suite “logique", et des personnages qui ne semblent pas connaître le véritable chagrin, dépeints avec tendresse, mais non sans complaisance.Une féroce parodie de l’Italie fasciste se greffe au magnifique kaléidoscope fellinien.Sans doute la meilleure soirée cinématographique a Montréal en ce moment: espérons que la copie française arrivera bientôt.A voir et revoir.(Elysée).• Les Beaux Dimanches: L'exemple typique d’une mauvaise adaptation théâtrale.Une belle pièce de theatre ruinée par les exces mélo-dramatiques de la mise en scène et le peu de talent du réalisateur Richard Martin.Pitoyable.(Cinéma de Paris; Fleur-de-Lys; Jean-Talon; Maisonneuve; Ciné V.) • Les Ordres: L’humiliation douloureuse de cinq Québécois jetés en prison sans raison pendant la célèbre Crise d'octobre.On peut y lire en filigrane l’aventure de 450 autres.Un film magnifiquement interprété qui s'impose avec une évidence physique.(Rivoli: Versailles).Harry and Tonto: Les fascinantes pérégrinations d’un vieil homme (magistral Art Carney) qui traverse les Etats-Unis avec son chat Tonto.Une comédie unique, débordante de tendresse retenue, d’humour souriant et de tragique étouffé.L'un des meilleurs films de l’année 1974.Inoubliable et émouvant.(Westmount Square).# Chinatown: Corruption; viol, meurtre, chantage.Tels sont les ingrédients du dernier film de Roman Polanski qui réévalue, à sa façon, toute la longue tradition du film de série noire américain.Un peu trop fidèle aux modèles originaux (plus particulièrement à The Big Sleep de Raymond Chandler) mais traversé d’éclairs fulgurants.Un très bon scénario de Robert Towne et une flamboyante interprétation de Faye Dunaway.(Place Ville-Marie).• Lacombe Lucien: Une méditation soignée mais monotone de Louis Malle sur l’inconscience.Un jeune paysan, Lucien Lacombe.s’engage dans la Gestapo sans trop savoir pourquoi.Malle nous tient toujours à une certaine distance de son personnage et sa mise en scène oscille constamment entre la sympathie tacite et la condamnation ouverte Trop ambigu pour être véritablement convaincant.(Cinérm V).Toute Une Vie: Le super-navet de Claude Lelouch.Du nseudo-romantisme.De la pseudo-philosophie existentielle.De h nseudo-psychologie.Du pseudo cinéma.Un iilm à l’image de son auteur: narcissique et bassement démagogique.(Dauphin).The Groove Tube: Un film hilarant, provocateur et désarmant sur la médiocrité, la bêtise et la stupidité de certaines émissions de télévision et de certaines annonces commerciales, r e jeune cinéaste américain Ken Shapiro fait preuve d’un talent ,hcnl„ment original et.par moments, véritablement remar-3 hle Tous les sketches ne sont pas d égale qualité mais ceux mii sont narfaitement synchronisés déclenchent, à coup sûr, le ¦ libérateur.Un film réjouissant et extrêmement divertissant, [place Ville Marie).% | Peter Finch dans “The Abdication" massif, a un don extraordinaire pour nous faire comprendre de l’intérieur le désarroi, les désillusions, les espoirs et les joies éphémères d’une femme ordinaire au prise avec les exigean-ces de la vie quotidienne.Dans les films de Troel, on était irrésistiblement attiré par sa délicate sensibilité, çar on pouvait y reconnaître nos propres faiblesses, nos propres angoisses et nos propres émerveillements.Dans The Abdication, Liv Ullman essaie de gonfler son talent et de l’élever au niveau de l’emphase dramatique propre aux films historiques, qui prétendent faire éclater au grand jour tous les petits scandales, tous les déboires affectifs et autres des grands de ce monde.Il est vraiment triste et désolant de voir une si grande comédienne se prêter à des tâches aussi dérisoires.Comme plusieurs cinéastes et comédiens européens, Liv Ullman a été fascinée par les Etats-Unis et par la possibilité de faire une carrière internationalé.Or les Etats-Unis ne l’ont pas propulsée vers l’avant.Ses apparitions dans Lost Horizon, Forty Carats et The Abdication n’ont réussi qu’à dévaloriser son talent et à pervertir sa sensibilité.Mais il faut dire que le réalisateur Anthony Harvey, à qui nous devons le laborieux The Lion in Winter, avec Katharine Hepburn et Peter O’Toole, n’a pas tamisé ses effets langoureux et pompeux.The Abdication se déroule au rythme ennuyeux d'une cérémonie religieuse dans laquelle les rituels auraient été étirés à la limite du tolérable.Les déplacements des personnages, les mouvements d’appareil, les gestes significatifs et les explications psychologiques participent à un même mouvement engourdi et méthodique.On voudrait que les événements s’accélèrent et que les personnages aillent directement à l’essentiel mais le réalisateur témoigne un respect maniaque et une révérence maladive envers ce qu’il observe.Parce qu’il s’est penché sur les déchirements intérieurs d’une reine, Anthony Harvey a crû bon de ne pas élever le ton et de faire preuve d'une déférence soutenue.Tout est mesuré et calculé pour que le film ne presse jamais le pas et s'enferme dans une vision contemplative des plus irritantes.Ainsi lorsque Christine se remémore le moment où elle a touché pour la dernière fois la main de son père, la caméra s’immobilise sur la main ouverte de la jeune fille comme s’il s’agissait d’immortaliser le plus grand moment historique de tous les temps.Le film est une avalanche de moments de ce genre.Cette mise en scène de la perpétuelle adoration éloigne le spectateur du drame et le relègue au rang du serviteur béat et impuissant.Les personnages vont et viennent sans que nous leur accordions aucun intérêt particulier.The Abdication a le ton et l’atmosphère funèbres d'une visite dans un musée de cire où les personnages n'auraient même pas l’avantage d’être conformes aux modèles originaux.Mieux vaut donc oublier au plus vite le film d Anthony Harvey et se régaler des souvenirs inégalables qu’a pu laisser en nous le merveilleux Queen Christina de Rouben Mamoulian avec Greta Garbo Défense de Savoir, présentement à l’affiche au cinéma Pierrot, est le quatrième long métrage de Nadine Trin-tignant, épouse du comédien Jean-Louis Trintignant.On espérait voir un film mieux articulé, mieux charpenté et plus convaincant que les trois précédents.Curieusement, Défense de Savoir est l'oeuvre la plus imparfaite et la plus insatisfaisante de Madame Trintignant.On excuse facilement les bavures techniques, les incohérances dramatiques et les failles psychologiques du premier film d’un cinéaste talentueux et audacieux.Souvent, le foisonnement des idées et la richesse visuelle pallient les faiblesses multiples qu’on y décèle.C’était le cas de Johnny Got his Gun du vétéran Dalton Trumbo.Le film était bourré d’évidents défauts techniques et dramatiques, mais sa sincérité et sa fougue emportaient radicalement notre adhésion.Défense de Savoir est infligé d'une photographie bâclée et insensible de William Lubtchansky, d’éclairages uniformément ternes et souvent obscurs, d’un montage cahotique et relâché de Nicole Lubtchansky (la femme de William) et d’une mise en scène pratiquement inexistante.Les meilleurs cinéastes amateurs réussissent quelques fois à obtenir une qualité plastique et technique de beaucoup supérieure à celle de ce film outrancièrement suffisant.Si Défense de Savoir ne se limitait qu’à ces seules erreurs et à ces seuls égarements, il serait peut-être supportable mais il a la prétention, ouvertement avouée, de nous livrer un message politique de première importance: la corruption politique finit toujours par triompher de l’honnêteté des individus les mieux intentionnés.Pour nous faire accepter son point Je vue naïvement défaitiste, Nadine Trintignant a enveloppé ses préoccupations éthérées dans un moule dramatique qui s’apparente vaguement à l’intrigue policière.Un avocat (Jean-Louis Trintignant), chargé de défendre une jeune fille (Bernadette Lafont), soupçonnée du meurtre de son amarit (Charles Denner), découvre progressivement que ce dernier était impliqué dans les agissements ténébreux et néfastes d’un groupe politique de droite.Il realise qu'un riche politicien véreux (Michel Bouquet) met tout en oeuvre pour cacher la mort de son fils; celui-ci ayant participé à certaines activités criminelles organisées contre un groupe de l’opposition.Il est presque impossible de résumer la trame au film, car les pistes et les points de repère sont constamment brouillés.Nadine Trintignant semble prendre un plaisir sadique à nous refuser les éclaircissements indispensables à la compréhension du récit et des personnages.Afin de créer et d’entretenir un certain suspense, elle fait surgir les événements passés sous forme de retours en arrière, racontés et vécus par chacun des individus.C’est à la lumière de chaque nouvelle révélation que le spectateur doit regrouper les différentes informations et établir les liens entre tous les personnages et toutes les situations.Or, le montage est tellement exécrable qu’on est balloté d’urt point de vue à l’autre, d’un personnage à l’autre, d’un lieu à l’autre, d’un événement à l’autre sans possibilité de comprendre pleinement ce qui se déroulé sur l’écran.En voulant construire un récit à mi-chemin entre le feuilleton policier et le pamphlet politique, Nadine Trintignant a dilue l’impact dramatique et détruit systématiquement la portée sociale de son film.D’une part, on reste à l’écart de ce qu’on regarde parce que le scénario est privé de véritables rebondissements et d’autre part, on reste indifférent au message politique parce que les situations ne sont jamais clairement définies et les personnages demeurent toujours imprécis.Z de Costa-Gavras avait au moins le mérite de son efficacité spectaculaire.Certes, il utilisait pour parvenir à ses fins démonstratives des moyens essentiellement mélodramatiques, mais il le faisait avec un tel dynamisme et une telle énergie qu’il ne perdait à aucun moment contact avec le spectateur.Après vingt minutes de projection, Défense de Savoir n’intéresse plus personne parce que la réalisatrice n’est jamais sûre de la façon dont elle veut dire les choses.Je me demande même si elle savait exactement ce qu'elle voulait exprimer.Ses idées sont tellement vagues et floues qu’elles jaillissent d’on ne sait trop où.Elle ne nous dit à aucun moment à quel parti politique appartient le politicien interprété par Michel Bouquet.On comprend qu'il est,de droite mais son affiliation précise ne nous est jamais fournie.Le film laisse aussi entendre que Bouquet se présente à des elections.Mais de quelles élections s'agit-il exactement?Et quelles relations Charles Denner entretient-il avec le groupe politique de droite?Au lieu de rendre intelligible le rôle et la fonction des personnages dans la hiérarchie sociale et politique française, Nadine Trintignant s’est contentée de tracer de vaporeux portraits psycholo-.giques et une intrigue qui n’en n’est jamais vraiment une.Ce qui aurait pu devenir une passionnante analyse politique s’étiole en une confuse histoire d’affichage ' en période électorale.On sait qu’en France, l’affichage politique joue un rôle déterminant pendant toute la campagne électorale, or Défense de Savoir utilise cette situation pour montrer comment fonctionne les mécanismes de la corruption politique.Ainsi le fils du politicien véreux attaque, en pleine nuit, un groupe de l’opposition qui plaque sur les murs ses propres affiches.La réflexion de Nadine Trintignant se borne à constater ces matraquages de rue et ne cherche jamais à dépister les ramifications sociales et politiques qui permettent ces déferlements de violence.La véritable dimension politique du film est gommée au profit d'une dramatisation superficielle indigne des meilleurs films de série B.ETUDIANTS $1.50 fi 18ans Adultes :30 Sur sem.: 7:30-9:30 Française FESTIVAL 1206,ESTE CATHERINE 525 8600 UNE BRILLANTE REUSSITE Jean Duceppe Denise Filiatrault dans un hlm de Richard Martin CINEMA DE PARIS 896 0.Ste Catherine 861 29$6 SALIE RESNAIS Étudiants $1.50 1:30 - 3:30 5:30 - 7:30 -»:30 R V.o.sous-titres anglais un film de i "AMARCORD est le meilleur film de Fellini et se classe parmi les meilleurs jamais réalisés".—Time "Une leçon de cinéma époustoufflante orchestrée par un Gargantua truculent et cocasse".—Télérama SALLE EISENSTEIN MONTREAL MAIN V O s-l français 14 ANS UN FILM DE FRANK VITALE r.-w.’ avec ALLAN BOZOMOYLE ET STEVE LACK 35 MILTON 04^' r,o POUR TOUS VOIR ABSOLUMENT PARIS-MATCH un film de CLAUDE LANZMANN Pourquoi Israël .UN FILM QUI MÊLE LE RIRE AUX LARMES, L’ANECDOTE À L’HISTOIRE : QUEL RÊVE !.MICHEL LEGRIS - L’EXPRESS .IL FAUT ABSOLUMENT VOIR CE FILM INTERESSANT, INTELLIGENT ET SENSIBLE.SOUS TITRES ANGLAIS ROBERT CHAZAL - FRANCE SOIR CINEMA V salon bleu 5550 Sherbrooke, 0 489 5559 DIM.: 1:30-4:50 1:20 SUR SEM.: S:00 ÉTUDIANTS $1.50 Défense de Savoir est d’au-tapt plus exaspérant qu’il se réfère a la tradition du film policier sans réussir à nous en restituer la perfection linéaire, l’excitation dramatique et la fureur romanesque.Le récit procède par bonds successifs dans le temps sans aucun souci de progression dramatique.Nadine Trintignant ne permet jamais au spectateur de suivre le déroulement de l'intrigue car il est si morcelé et cahotique que les événements ne semblent entretenir aucun lien entre eux.Y a-t-il quelque*chose de plus impatientant à regarder qu’un film policier auquel on ne comprend rien, parce que le réalisateur s’obstine à, brimer notre plaisir, notre désir de participation et notre compréhension?Nous sommes placés dans la situation frustrante d’une personne qui commence un casse-tête et qui découvre, progressivement que les morceaux ne s’imbriquent pas les uns dans les autres.La caméra ne provoque ni ne stimule jamais l’action: elle attend bêtement que les comédiens viennent se placer de chaque côté de l’écran pour nous livrer l’essence de leur personnage.Pour éviter de faire preuve d’imagination visuelle, Nadine Trintignant obstrue régulièrement le film de gros plans arbitraires, inutiles et ternes, de telle sorte que nous ne pouvons pas comprendre ce qui se passe autour des individus.On croirait que ce qui apparaît sur l’écran n'a guère été mûri et approfondi avant le tournage.Défense de Savoir ressemble à un fouillis dans lequel les comédiens essaient gauchement de faire ce qu’ils peuvent pour éclaircir les errances de la réalisatrice.Jean-Louis Trintignant joue toujours à l’homme infaillible et indestructible, tandis que Michel Bouquet continue, comme dans Un Condé, à serrer les lèvres et à marcher comme un automate pour nous prouver qu’il est corrompu jusqu’au plus profond de lui-même.Depuis quelques années, Bouquet se spécialise dans les rôles d’individus veules et véreux comme s'il avait été programmé à vie par un Dieu vengeur.Défense de Savoir est sauvé de l'ennui le plus complet par la présence de Juliet Bertho et de Bernadette Lafont.Elles parviennent, sans effort excessif, à donner au film, lorsqu’elles sont sur l’écran, un ton inquiétant et douloureux au bord du cauche-mard kafkaien.Sans elles, le film de Nadine Trintignant pourrait indubitablement être relégué aux oubliettes.Voilà bien un film confus sur la confusion.LE SUSPENSE ULTIME! OUST1N HOFFMAN US CHIENS PE PAILLE Straw Dogs VERSION FRANÇAISE DE 3180 rueBËLANGER "WET SHOOT JANE FONDA MICHAEL SARRazim G|G YOUNG Chians da pailla Van .7:30 San.: 7:30 Dim.: 1-5:20-9:50 Sam.: 9:30 Ch avail Van.: 9:45 Sam.: 5:20-9:45 0.m 3:15-7 40 Sam : 7:30 LES FILMS MUTUELS LES FlLM^.CLAUOE MICHAUD pre'sentent de Claude Lelouch Je considéré ce him comme mon premier vrai hln Marthe Keller Andre Dussolier Gilbert Bécaud Toute une C’est l’anatomie [POUR [TOUS d’un coup de foudre 16 DAUPHIN BUUBIEN mis D'IBERVIUE 72I -S060 7.00-9.30 ^coopération WternationM.c0’° ‘CINÉ-CLUB DE L’I.C.I.” *1974-1975 L’INSTITUT DE COOPÉRATION en collaboration avec LE CENTRE DE COMMUNICATIONS ET DE MOYENS DIDACTIQUES présente “DECAMERONE9iL” (version française) Production italienne réalisée par Paolo Pasolini à 20h00 mercredi le 11 décembre DE LA FACULTÉ DES SCIENCES ET DE GÉNIE ÉDIFICE DU COLONEL BY.SALLE C-003 770, avenue King Edward ENTRÉE LIBRE UNIVERSITÉ D’OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA Le Chef-d’œuvre de la littérature érotique devient enfin un fiim.LAISSEZ PASSER ET CARTE D AGE DOR NON VALABLES 'Emmanuelle Un Mm de JUST J AECKIN BERRI ST-DENIS, STE-CATHERINE 878-2424 12 00 1 45 3 30 5 30 7 30 930 ko un KPOÊSErATION SUPPIÉW 9T»I* A H 30 P M Btiifoi'ÏMiÉl E323HBI * ’ SE?.TROIS-RIVIERES .Lêt Rlvièr— , Tél.: 768-2092 n 30^316 1191 cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 • 19 les ARTS plastiques Une petite tournée des Fêtes, rue Saint-Denis / — par CLAUDE GOSSELIN V______________ Un coup d'oeil sur la carte des galeries d’art de Montréal laisse maintenant voir la naissance d’un axe nouveau: la rue Saint-Denis.Depuis août dernier, trois galeries y ont ouvert leur porte: Claude Luce, La Relève, Signal.Elles se sont ajoutées à la Guilde graphique qui s'y trouve déjà depuis plusieurs années, et aux Métiers d'art du Québec.Si on rattache à celles-ci l'Atelier-Galerie Laurent Tremblay, rue Marquette, et les ateliers graphiques GRAFF, rue Marie-Anne et ARACHEL, rue Rachel, on obtient un ensemble assez consistant de la production artistique des jeunes artistes du Québec.J’ai fait, au début de la semaine, une tournée "des Fêtes" un peu avant le temps.Voici ce qu’on y trouve.• A la galerie Claude Luce, on a mis l’accent sûr la figuration et l’humour.Madeleine Morin, Kittie Bruneau et Michel Fortier déforment affreusement le visage humain pour le faire grimacer.Leurs personnages jouent-ils aux monstres ou souffrent-ils d’une absurdité quelconque?On ne le sait pas.A regarder le grand pastel de Fortier, j’ai pensé à Munch; j’ai revu Thorreur du “Cri”.Par contre, Tin Yum Lau est beaucoup plus paisible dans ses manifestations.Il cherche même à réaliser un équilibre au niveau de la forme (répétition d’un même signe ou d’une même densité caligraphique de chaque coté d’un axe) qui traduit la quête d'un équilibre intérieur (la présence du Ying et du Yang).Ses travaux contrastent beaucoup avec tous les autres de l’exposition.Un "build-up” de Gilles Bossé Mais parmi toutes les oeuvres exposées, celles de Jean-Pierre Bougie m’ont beaucoup impressionné.Les collages et gouaches qu’il a réalisés à la manière surréaliste dénotent une maîtrise du dessin que l’on n’a pas souvent l’occasion de voir ces jours-ci.On dirait des enluminures isolées de leur contexte, ou des pochettes de disques pour musique rock.Comme Tin Yum Lau, Bougie affectionne l’arc et brise le plan rectangulaire de l’oeuvre.Le mouvement suit les masses ou les regards des.personnages.Un monde étrange.Cari Daoust est aussi intéressant; mais son humour rose ou noir a quelque chose qui fige.On parle peu dans la chronique des arts plastiques, des designers graphiques, industriels % f ou d’aménagements physiques.Je le déplore beaucoup, et entends y remédier prochainement.Mais, comme pour marquer une transition, il est possible de voir actuellement a la galerie la Relève, les travaux “non-design” d’un designer industriel, Gilles Bossé.Bossé expose peu, si l'on entend par “exposition” le fait de montrer des oeuvres autonomes, plutôt qu’une organisation spatiale signee.Sa dernière exposition remonte à juin 1973, à la Galerie SAPQ.Il y présentait alors pour la première fois les “Build-up” qui font de nouveau l’objet de l’exposition à la Relève, mais cette fois dans des manifestations très variées et très libres.Pourquoi les “Build-up”?Le titre vient de la manière de réaliser les tableaux.A l’aide de carton ondulé et de pâte à base de plâtre, Bossé construit par superpositions la surface de ses tableaux.Il obtient ainsi des reliefs plus ou moins prononcés qu’il organise en plans colorés et texturés.Il est assez paradoxal, peut on penser, de voir un designer s’attacher avec autant d’amour à des surfaces incohérentes, si peu organisées à première vue, presque laissés au hasard des coulées de la matière qui les compose.Cela peut surprendre, mais pour Bossé, cette démarche correspond véritablement à un besoin, à.une réalité intérieure.Il y a dans l’exécution des tableaux une volonté merveilleuse de mettre la main à la pâte, de faire naitre un moftde de la matière, de prendre possession d’une vie qui s’annonce.L’artiste recherche la vie sous toute ses formes.Dans le mouvement, la lumière ou le bruit,, dans la matière, partout il cherche le contact d’une respiration.Il est impossible d’isoler certaines pièces de l’exposition de Bossé et de les traiter à part.Elles appartiennent toutes à un même langage et forment, réunies, une démonstration complète de la matière organique, dense et vivante d’un ly- risme non agressif.Jamais les couleurs n’offrent des contrastes violents, et parfois on a l’impression que l’artiste s’est appliqué à rechercher les anciennes textures confondues des vieux murs.L’oeuvre de Bossé est éminemment sympathique.Il témoigne d’un accord très sensible entre l’artiste et la matière, qu’elle soit appelée magma terrestre ou pâte à modeler.L’harmonie et la liberté gui en découle façonnent un etre calme et attentif à autrui.Les mêmes rapports qui se développent entre l’artiste et la matière sont vécus entré l’artiste et ses semblables.La générosité qui peut être perçue dans les pâtes lourdes se retrouvent dans la vie quotidienne de Bossé.Plus d’une fois je Tai vu apporter son concours a la réalisation de projets communs aux artistes.En ce sens, l’oeuvre de Bossé est l’expression personnelle de l’artiste.C’est à voir d’ici le 29 décembre, à la Relève.• A la galerie Signal, Jacques Albert Wallot se détache nette- ment des autres exposants.Sa sérigraphie intitulée “Gabriel Chnstin, cent jours de protestation devant le Parlement” parle un tout autre langage que celui qui nous vient des autres tableaux.Seul, il présente une alternative autre à l’art de laboratoire (l’art des recherches optiques et des textures, l’art pris comme moyen d’expression de soi, sujet et complément).Wallot se sert de son médium pour sensibiliser le spectateur a un fait historique d’injustice sociale.Volontairement réalisée avec un souci esthétique, l’oeuvre échappe ainsi aux affiches ternes et insipides qu’on s’empresse de détruire après utilisation.Aussi délibérément, Wallot a caché une partie du texte de protestation pour que, excité par ce qu’on a pu lire, mais tout de même frappé par l’ensemble du message, nous en demeurions imprègne.Ainsi les parties absentes deviennent tout aussi importantes que celles qui peuvent être constatées.Comme quoi, dans les phénomènes de perceptions les faits comptables ne sont pas les seuls dont on doive tenir compte.les EXPOSITIONS Le Salon des Métiers d’art du Québec: du 7 au 22 décembre, Place Bonaventure.Le Salon ouvre aujourd’hui à 20 heures.L’entrée est gratuite, on peut prendre son temps, revenir sou-veiit.500 artistes et artisans présentent leurs travaux.Entre autres: ^ Au kiosque des éditions Formart, tous les jours à trois heures, un artisan sera sur place pour rencontrer le public et répondre à ses questions.Certains réaliseront une oeuvre.Des objets d’art seront en vente.O Au kiosque du magazine OVO, tous les numéros depuis ses débuts seront en vente, à l’unité ou par groupe.Aussi une exposition de photographies et une présentation visuelle de l'histoire de la photo.Au kiosque de l’ONF, on verra des projections de films d’animation et on pourra y rencontrer des cinéastes.Aussi, le nouveau film de Jacques Giraldeau sur la situation des arts au Québec: “La Fougère et la rouille-Collage 2”, à voir absolument.C.G.La présence de Wallot à cette exposition est également significative de l’intérêt que portent les artistes aux phénomènes sociaux.Même si l’éventail des artistes présentés à la Galerie Signal ne représente pas l’ensemble des artistes québécois, on peut quand même signaler qu’il n,’y a qu’un seul artiste sur vingt-trois qui a traité d’un sujet impliquant les travailleurs.Je puis même ajouter que Jacques-Albert Wallot reste seul même en élargissant le choix aux artistes des galeries Claude Luce, La Releve, la Guilde Graphique, l'Atelier Laurent Tremblay! En fait, il n’y a que chez Graff où l’on pourrait trouver de jeunes graveurs appliquant leur sensibilité à l'exploitation de ce thème.Les galeries d’art s'implantent peut-être dans l’Est, mais cela ne veut pas nécessairement dire que l’art se rapproche de l’Est! La démarche à faire est physique et intellectuelle, elle n’est pas à sens unique; autant l’artiste doit s’impliquer dans un contexte social, autant la population doit s'intéresser aux démarches des artistes.C’est vers ce but qu’il faut tendre.• Laurent Tremblay, par ses ateliers et sa galerie, tente une expérience au niveau d’un quartier.Avec des animateurs et des personnes-ressources dans diverses disciplines des arts plastiques (et éventuellement dans d’autres médium d’expression), il cherche à rejoindre une population qui s’est toujours tenue loin des arts visuels parce que, pour elle, une galerie et les objets qu’elle contient appartiennent à un autre monde, celui des riches, des très riches.Tremblay veut prouver le contraire, en changeant l’image de la galerie d’art, en en faisant un atelier vivant où différentes expériences s’y produisent.A titre d’exemple:' Tremblay prévoit pour l’été prochain une démonstration technique du batik en élaborant toutes les phases à partir de la cire d'abeille jusqu’au produit fini.D’autres pro- jets plus immédiats attendent janvier avant d’être tentés.A partir de cette date, selon que Tremblay aura reçu une réponse favorable à ses demandes de subventions à Ottawa ou à Québec, il mettra en action ses différents programmes.Tout le monde, enfants et adultes, seront appelés à participer aux ateliers.Actuellement, Denis Roy et Serge Fisette exposent de très belles céramigues.Le second réalise des plats, bols, récipients, cruches, tandis que le premier fixe sur leurs parois intérieures et extérieures des formes rappelant vaguement des coquillages et des cauris, quand il ne les glace pas en bleu, brun ou vert.Les céramigues deviennent sous leurs mains de véritables sculptures.De couleur beige et crème, elles attirent l’attention par leurs bords déformés et par l’espace normalement destiné au contenu, alors rempli de petits éléments bizarres qui au toucher donne des sons différents d'un vase à un autre.Fisette et Roy jouent beaucoup sur l’insolite merveilleux.Au niveau même des glaçures, selon que vous vous trouvez sous un angle plutôt que sous un autre, vous verrez les bols peints ou non.Tout leur travail est fait de telles subtilités; il mérite beaucoup d'attention et vaut le déplacement.Regardez et touchez aux “scoris", amusez-vous avec, et prenez plaisir à vous déplacer pour saisir toutes les facettes d’un même bol.A l’atelier-galerie Laurent Tremblay, jusqu’au 16 décembre (ouverte tous les jours de 13 à 18 heures).Les Beaux Dimanches Roger Whittaker Une heure avec lecélèbre chanteur d'origine britannique.Une heure pendant laquelle Roger Whittaker chante, danse, siffle et joue de la guitare.Une heure où l'amour et la tendresse se mêlent au rythme et à la joie de vivre.le 8 décembre à 19h30 Parmi les chansons au programme, mentionnons: "Le Bateau de papier", "Le Siffleur finlandais", "Le Danseur africain", "La Ballade de l'amour”, "Je suis un pop song" et naturellement "Mon pays bleu".Une réalisation de Pierre Desjardins.do \ut ejes^® .yo'1 - *2* 0h3° rd‘i> tes e*ü a\Ae OeS d g vie " \es c' , Vdo’ -\.vcV'® de «, «r A la télévision de Radio-Canada # ,tê\ê 4© \a s\oO Que bec „ede'0's „,or,se le9°û' s i\ey ^ots.e\\e stoecC»5' ^ ' te»' 69 te"®'6 Québec 'nou* P.adl .el60''c té\é'J's'° aQtéa"'e o ^ J, ^ de'9"* ,arde.Cent mille beaux cadeaux Le Salon des Métiers d’Art du Québec du 7 au 22 décembre Place Bonaventure de 12h00 à 22h00 .Büuumm j ». 20 • Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 l’actualité économique toronto Chute des cours ej ^orle, tendance a la baisse hier à la Bourse de loronto ou 1 indice des valeurs industrielles a atteint presque son plus bas niveau pour l’année.L’^jce des valeurs industrielles a en effet perdu 1.01, se fixant à isi.3b.bon plus bas niveau avait été, le 4 octobre dernier de 161.19.Ce mouvement accentué à la baisse semble être, selon les observa-.resultat d une tendance identique à la Bourse de New York ou 1 indice Dow Jones a atteint son plus bas niveau en 12 ans.dénombré des valeurs perdantes a surpassé celui des gagnantes par JJ?contre 106 alors que 234 valeurs demeuraient inchangées.Le virement des actions a été de 1.88 actions pour $12.42 millions, comparativement à 1.82 millions ou $11.84 millions jeudi.Les produits chimiques, l’immobilier, les aciéries et les groupes de mise en marché étaient en baisse.Seuls les services publics étaient en hausse.NaChurs International a perdu 1-8 à $6 1-4.John Labatt, 1-8 à $13 1-2, Canadian Industries, 1-4 à $16, Great Lake Paper.11 -4 à $15 1-2, Southam A, 7-8 à $21 7-8 et Dofasco 3-4 à $20.Victoria and Grey Trust étaient en hausse de 1, à $22 1-2 et Imasco de 1 a $24.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V«nt« Haut Bat Farm.Ch.Vantai Haut Bat Farm.Ch.Abby Glen Industrielles 1200 205 205 205 -10 C lmp Bank 6080 C Ind Gas 3695 $20% 20 485 475 20 475 -25 Aby Gin w 1900 55 53 55+3 CIL 150 $16 16 16 — % Abitibi 6785 $9% 9% 93/4 - '/4 Cl Powr 10000 $12 12 12 + % Acklands 2100 sim UV4 11% + '/8 C Manoir z80 295 295 295 Acklnd 2p 300 $12 113/4 12 - 1/4 C Malart 1000 20% 20% 20 Va + % Acres Ltd 2900 S5V2 490 490 -60 C Ocdental 100 $7% 7% 7 Va Acres A pr 100 $32 32 32 CP Inve 2750 $11% 11% 11% - % Acres wt 2000 9 9 9 - 2 CP Inve pr 150 $23'/4 23'/4 23% - 3/4 Adanac M 2500 26 25 26 + 1 CP Ltd 9339 $12% 12% 123/4 Advocate 100 105 105 105 - 1 CPL A p 700 $9 9 9 A.G.F.M 1200 120 115 120 C Reserve 1800 135 135 135 -10 Agnico E 3550 $5Va 5% 5% - % Cdn Sup 0 800 $233/4 23% 23 Va - Va Agra Ind 1200 450 450 450 Cdn Tire 250 $353/4 35 35 - Va Akaitcho 5200 165 160 160 Cdn Tire A 3757 $363/4 353/4 353/4 - % Albany 1000 22 21 22 C Util $1.25 100 $14% 14% 14% — Ve Alt East G 960 385 380 380 -25 CWN G 4 or 100 $8% 8% 8% + % Alta Gas A 4116 $9'/2 9'/4 9'/4 - '/4 Canbra 1450 250 245 245 - 5 Alta G C p z13 $53% 533/4 533/4 Candel Oil 100 $5% 5% 5% — % Alta G D p 11 $102 102 102 - 3 Canron 1000 $17 17 17 — Ve Alta G E p 450 S19'/2 19 19'/2 - 1/2 Capit Div 2400 31 30 30 - 1 Alta Nat 2010 $15 15 15 - 1/2 Carl OK 8100 192 185 190 - 2 Alcan 10545 $19% 18% 18% - % Carl OK A p 260 $153/4 153/4 153/4 - % Alcan pr 300 $23 23 23 - '/e Carl OK B d 100 $20 20 20 Algo Cent 920 S9'/4 91/4 9'/4 Carma D 100 $7% 7% 7 Va + % Algoma St 996 $23'/4 23 23% - % Carrier JD 400 120 120 120‘ - 5 All-Cn B 17100 185 185 185 -20 Cassiar 2353 265 255 255 — 5 Alliance B 100 400 400 400 Celanese 1625 360 350 350 —10 Alminex 633 405 405 405 Celan 175 p 200 $17% 17% 17 Ve Alpa Ind 500 S9'/2 9'/2 9'/2 Ctl Fund A 200 $10 '10 10 + % Am Bonza 2600 151 150 150 Cent Pat 1000 80 80 80 +10 Am Larder 4500 37 36 37+2 Charter Ol 800 400 400 400 Andres W 300 $73/4 73/4 73/4 Chib-K 11100 8 Va 8 8 Ang U Dev 2000 52 50 50 - 3 Chieftan D ' 4 00 415 400 410 + 5' Aquitaine 440 $13 13 13 - 1/2 CHUM 100 $5% 5% 5% Argosy 500 10 10 10 +1V2 Coch Will 6348 114 106 106 — 4 Args 250 p z5 $25'/4 251/4 25 % Cokfield 200 345 340 340 +25 Argus B pr Z46 $27V8 27% 27 »/8 Coin Lake 1000 13 13 13 — 1 Argus C pr 300 $9'/4 9'/4 9'/4 Coldstm zl3 95 95 95 Args 260 p z25 $26 26 26 Corn inco 1795 $23'/4 23 23 — Ve Asama 13216 $7 6% 6% — % Com Cap 3900 150 147 150 + 1 Asbestos 1101 S15'/4 1 15'/e 1 15% - % C Holiday 1 210 290 290 290 —25 Ashland C 100 S 5'/2 5'/2 5’/2 CHIns A p 100 $17% 17% 17 Va + % Atco A 425 $11'/4 IO1/2 1 1 1/4 + 1/4 Computel 3300 $5 5 5 Auto El 200 385 385 385 -15 Comtech 300 315 310 310 +10 Ato Hard A 300 $81/4 81/4 81/4 Coniagas 2000 135 130 130 — 5 Bad Boy 1200 300 300 300 Conn Chm 400 340 340 340 —10 Ballndery z450 43 43 43 Con Bath 2213 $23% 23% 23% 4 Banister C 8025 $5 5 5 +10 Con Bath w 6510 11 7 7 —3Va Bnkno 67400 138 120 129 - 5 C Bath 68 w ' 300 $8% 8 8 Ve — Va Bk Mtl 17135 $11% 11% 11% Con Bldg 1700 202 200 201 — 9 Bank N S 4258 $333/4 33'/8 33'/8 - % Con Fardy 2700 65 61 61 - 4 Bar E A 100 $31 31 31 - 2 C Marben 1000 30 30 30-2 91 Beavr E A 200 305 305 305 - 5 C Morisn z200 91 91 Beavr L pr 100 $203/4 203/4 203/4 - % Con Nichol 2000 8% 8% g 1/2 —1% Becker B p 350 330 330 330 + 5 Cons Prof 5600 46 46 46 + 1 Bell Can 13609 $44 43'/2 44 + 1/2 C Rambler 3000 -70 150 155 J Ve% Bell A pr 492 $433/4 433/4 433/4 + 1/4 C Rexspar 4000 15 15 15 — 1 Bell B pr 465 $44 433/4 44 + % Con Textle 400 155 150 150 —25 Bell C pr 300 $25'/2 25'/4 25'/2 + '/2 Con Distrb 7100 $7 6% 6% — Ve Bell D pr 1285 $48% 481/2 48% + % Cons Gas 4650 $14% 14 14 Ve Beth Cop A 700 $9 9 9 Con Gas B Z5 $58 58 58 Black P A 200 220 220 220 +20 Con Glass 100 $11 11 11 Block Bros 4325 350 350 350 Cooper C 500 275 275 275 Bomac 100 300 300 300 -50 Corby vt 435 $15% 143/4 143/4 — ' % Bomac A 100 375 375 375 -25 CornâtInd 1250 420 410 410 — 5 Bombrder 2450 225 200 215 +15 Coseka R 3511 138 130 134 + 4 Bovis Cor 7300 95 87 90 +15 Costin R w z30 160 160 160 Bow-m pr z50 $39 39 39 Craigmt 3300 350 330 330 -25 Bow Valy 6290 $10% 10 10 - '/4 Crain R L 350 $10% 10% 10 Ve BP Can 2619 $8% 8'/s 8 Va - 1/4 Crestbrk 1700 240 225 230 —10 Bralor Res 3000 135 134 134 Crush Intl 700 495 490 495 +10 Braisa 300 325 325 325 Cuvier M 15003 67 '66 66 — 2 Bramalea 1800 405 375 375 -35 Dale R 115 $73/4 73/4 73/4 + % Brmda 11033 20 18 20 •- 3 Dale R pr 400 $6% 6% 6 Va Brscn A 11534 $93/4 9% 9% - '/a Daon Dev 360 $6% 6 Va 6 Va + Ve Brenda M 3300 305 260 260 -50 D Aragon 2000 13 12 Va 13 Brdg Tank 500 425 425 425 Decca R 5200 180 180 180 -20 Brdg Tnk p 100 $38 38 38 D Eldona z250 19 19 19 Bright A 200 S6 6 6 - 1/2 Denison 670 $363/4 36 V4 36% + Ve Brinco 117 $6% 6% 6% Dicknsn 7700 S8Ve 7% 7 Va BC Forest 215 $111/2 111/2 11% - 1/4 Discovry 500 165 155 155 -20 BC Sugar A ' 100 $193/4 193/4 193/4 - 1/4 Dist Seag 5095 $31 30% 31 + Ve BC Suga p zlO Sl2'/2 11 1/4 11'/4 Doman 1 2500 470 460 478 +10 B Phone 240 S47'/2 47 47'/2 + 'A Dome 12610 $47% 46Va 47 + 1 BCPh 53/S» p 100 $551/2 55'/2 55'/2 -1% Dome Pete 2100 $153/4 15% 153/4 - % Broul R 1000 30 30 30 D Bridge z70 $16% 16% 16% Brunswk 3100 385 375 385 +10 D Explor 5000 19 19 19 - 1 Budd Auto 1100 350 345 350 - 5 Dofasco 3000 $20 Va 20 20 - % Budd A w 400 100 100 100 Dom Store 8525 $15% 15 5.— V4 Bulora Cor 1600 130 130 130 D Textie 1250 $63/4 63/4 63/4 Burmah 0 380 250 250 250 -75 Domtar 3820 $20% 20Ve 20 Ve - % Cad Frvw 700 $10% 101/2 10% - '/s Donlee M 200 255 255 255 + Cal Pow 908 $19% 19>/2 19% + '/a Douglas L 300 425 425 425 Cal P 4 p zlO $373/4 373/4 373/4 DRG Ltd A 100 $6% 6% 6% - % Calmor IB 500 40 40 40 - 3 Dunde Pal 500 19 19 19 - 1 Cam Mine 2500 14 14 14 Du Pont 140 $19 19 19 Camflo 5260 SI 3'/2 12% 123/4 - '/a Dustbane 200 425 425 425 -25 Cam Chib 500 370 370 370 -10 Dylex A 200 360 355 355 - 5 Camp RL 4575 $32% 31 31 Dynasty 1600 $6 Va 6% 6% - % Campau A 950 400 380 380 - 5 East Mai 736 355 345 345 - 5 Can Cem L 400 $9 9 9 + % East Sul A 2200 160 160 160 Can Malt A 300 $24% 24% 24% - '/s Ego Mines 3925 63 62 62 CNor W 17500 225 195 200 -25 E-L Fin 1000 300 300 300 -50 Can Perm 3075 $16% 16% 16% - 1/4 E-L Fin w 1500 75 65 65 —15 CS Pete 24700 175 160 160 -16 Electro A 950 410 410 410 CSL pr 200 460 460 460 Elect Asoc 4900 20 20 20 - 5 C Tung 5600 235 200 208 -33 Elks Stors 300 $7% 7% 7% C Cablesy 200 $9% 9% 9% + Ve Exquisite 500 125 125 125 - 5 Cdn Cel 1200 395 380 385 - 5 Extndcar 1100 375 375 375 +10 CC Man A z60 $18 18 18 Falcon C 6000 $6% 6% 6% - Ve ‘ C Ex Gas 5650 162 152 152 -10 Falcon 7200 $24% 233/4 233/4 - 3/4 C Found 100 125 125 125 -25 Fed Ind A 1000 415 405 415 C Found pr 200 58’/4 8 81/4 Fed Pion P z20 $493/4 493/4 493/4 C Homestd 3700 210 205 210 + 5 Fidelty r 2300 4 4 4 C Hydr z25 380 380 380 Fields SK %?!-% 8 8% - obligations Hausse des prix Les prix ont décrit un tendance générale à la hausse cette semaine sur le Marché canadien des obligations où l’activité a par ailleurs été modérée.Le court terme a pris quelque 50 cents tandis que le moyen et long terme prenaient 1 1-4 point.Les obligations des provinces gagnaient 11-4point.Les obligations des provinces gagnaient 11-4 et celles des sociétés 1 point.Le groupe Commercial Union Assurance Co: Ltd a offert mercredi un volume de $20 millions de débentures pour le 15 janvier prochain, tombant à échéance en 1986.L'inflation et les effets de la croissance économique des deux dernières années ont continué d’inflser sur le prix des obligations dont la situation se raffermit toutefois en raison de facteurs techniques tels l exédent de l'argent en circulation comparativement au volume des obligations.Il semble maintenant que la situation s'améliore en raison du mouvement récessionniste et des restrictions monétaires.Vendredi, l'argent au-jour-le jour était disponible à un taux de 7 1-2 pour cent.Les bons du Trésor fédéral à trois mois ont cédé .02 pour cent, passant de 7.49 à 7.47 pour cent.Les bons à six mois ont pris .08 pour cent, passant de 7.13 à 7.21 pour cent.OFF.DEM.GOUVERNEMENT DU CANADA 5%, oct.1/1975 99 99 Va 7%, déc.15/1975 100% 100% 3%/ juin 1/1976 95 95% 9%, 1er fév.1977 106% 95% 7 juillet 1/1977 100% 100% 9% avril 1978 106% 107% 3%, oct.1/1979 83% 84% 7% déc.1/1960 1tK>% 101% 4Va, sept.1/1983 79% 80% 9’.a.Juin 15/1994 101 Va 102 Va PROVINCIALES Albert» 33.4, nov.161990 91% 93% Manitoba 10 juin 10/1994 98% 99% N.-Br.Il oct.1/1999 .104% 105% Nfld L.P.07« mars 15/1999 044a 86% Ont.Hyd.944 (A) 15/1*1 100% 101% Ont.H.lOV.août 16/1999 100% 101% Québec 1044 »ep.4/1999 104% 105% Québec 10W sept.4/1999 103% 104% A.G.7'/j.15 déc.1991-1994 82 Va 84Va Pr.N.B.744, 15 déc.1991-1994 TOU 80% Man.T 074 1er mar» 1999 87% 89% SERVICES PUBLICS Alfa Gas 9'/4 Déc.15/1990 89% 91% Bell 10 juin 3/1966 97% 97% Cdn U.11'» oct.1/1994 103% 103% Nfld Tel 11 oct.1/1979 102'» 1031a N & Ct 9*4 Jan.15/1990 8914 91% Tra-.s C PI 9 déc.20/1993 87% 89% INDUSTRIELLES Algoma 1044 1994 98 99 BMO 10V4 1900 101 101’+ Bell 10 1996 97 97% CIBC 7% 1993 91 CU 11 Va 1994 103 105 DFS 10 1994 97 98 Eaton 10% 1994-80 99 100 HBC 1991 80 IMO 10% 1994 101 102 Labatt 9 1994 87 — Newfl Tel 11 1996 103 104 Niagara il 1994-70 101 103 Roynat 10% 1982-77 102 — SSR 11 1994 100 102 TRP 9 1993 85 88 UNG 11 1994 100 102 WTC 8 1991 80 82 Woodward 11% 1994 102 ¦— NOUVELLES EMISSIONS Alcan 103/4 1994 98% 99 Nfie Lite 10% 1994 99% 100% R.T.Mort 9 10% 1980 99% 99% RBC 10 1994 100 Va 101 STBG 10% 1994 99 100 CBIC 9% 1995 99% 10014 CONVERTIBLES AGT 7% 1990 100 105 AC K 7Va 1988 84 87 AOD 7 1989 73 —, AXH 5 1993 56 60 HBC 1993 67 69 MCL 6 1994 88 90 PPE 5 1993 61 63 SCR 7%.1988 71 75 SSR 4% 1988 98 104 WTC 7% 1991 85 87 Northld Finning T 400 t/4» 71/j 71/» + i/4 F City Fin 500 t6'/4 6V4 6'A + Vi F City F wt 100 375 375 375 I F Orenada 7250 777 Fittings 100 t23 23 23 + V4 Foodcrp L 2600 96 88 96 -3 Foodex S 800 210 205 205 - 5 Ford Cnda 100 t52 52 52 F Seasons 200 320 320 320 -85 F Sea A pr 100 \Wa SV» SVt - % F SDEASON W V4 Wi V»V5 Francana 200 t7'/j Vh 7Vi - V» Frobex 6842 11 11 h _ 1 GH Steel 200 $7V2 7'/a 7V» - VS Gen Distrb 900 I8V4 8 8 - V4 GMC 280 $284» 284» 284» - 1/4 Gerinlstp 250 i6V» 6V» 6V» — Va Genstar L 196 $14% 14% 14% + Ve Gnstar L w 700 365 365 365 Gesco Dis 600 250 235 240 Gt Mas 10000 47 43 45 —lb4 Giant Yk 565 SlIVx IIV4 IIV4 Gibraltar 3400 495 485 485 -5 Goldund M 500 3o 39 39 —1 Goldrey 42000 34 '34 34 Gozlan 900 S5V» 5 5V» +VM Graft GD 4»?IViV» Vx'/e Vx'/e Granduc 1250 120 119 119 — 9 GtOilSds 1200 $5V'4 5 5-V4 GL Nickl 2000 54 50 54 — 1 GL Paper 500 $16 15V» 15V»—IV» Gt.W Lifte 100 $49 49 49 -1 Gt West S 6500 375 ' 320 355 +35 G West wt 200 110 100 110 + 20 Greyhnd 159 $12 12 12+4» Guar Trst 840 475 465 465 —10 Gulf Can 1858 $20 194» 194» — W Gulfstrem 6200 13 12 13 +1'/» HambroC 2500 157 156 156 - 9 Ham Tr 300 tlOVx 10 IOV4 + Va Hardee zl60 99 92 99 HardCrpA 1950 420 410 420 - 5 Hard Crp C 100 425 425 425 Harris J S 100 420 420 420 H Wood A 100 220 220 220 Hawker S 1400 400 400 400 dhawker pr z2 $53 53 53 Hayes D A 100 425 425 425 - 5 Highmont 1000 75 75 75 +5 Homco A 200 210 210 210 Home A 1830 $16 15Va 16 H Bramor z50 250 250 250 Houston O 6500 112 107 112 + 5 Hoderv DH 500 $54» 54» 54» + Va Hud Bay A 1025 $13 1244 12%-% Hud Bay B 204 $12+4 1246 1244 -2% HBayC 10180 $11 10Va 10V4 - % HB Oil Gas 1360 $17 16Va 16% - Va Hu-Pam 2000 17 16 16 -l'/a Huron Eri 5150 $24Va 24 24 — Va Husky Oil 2450 $HVa ll'A 114» - Va Husky E w 1000 370 370 370 -10 Pure Silv Hydra Ex 4540 54 49 49 — 4 Pursides IAC 4740 $174» 174» 17Va — V4 Q Brdca: Imasco A 2000 $24 23 24 + 1 QCI Ind lOil A 18987 $20 1944 20 b8 1 QCI Ind / Indal Can 400 s8Va 84» 84» — Va Qasar P< Indusmin 300 $744 74» 74» Que Man Ind Adhes 400 $12 HVa 12 Q Mattgn Inland Gas 1241 $744 744 744 — Va Que Stun Inland G p 100 $9Va 9Va 9Va — V4 Radiore Inter-City 125 340 340 340 Ram InterCAp 200 $13'/4 13'/4 13V4 + V» Ranger Inter C B w 200 135 135 135 -15 Rayrock Intrmetco 100 360 360 360 Realty A IBM 119$160Va 160Va 160%-7% Realty w I Chem 22300 217 160 169 -48 Int Mogul 1280 229 216 216 - 9 I Mogul A 1000 $7% 64» 64» - 4» Inco A 15526 $1944 194» 19+4 Inco B 425 $194» 19Va 19Va - % I Obask 13000 10 10 10 Interpool 500 $7Va 7V4 7 Va — Va 2400 215 215 215 16258 $10%_ 104» 10% + Va N Rlm 14000 8 6% 6% Noranda A 5625 $27Va 26% 26% - 4k Nordalr L 300 230 225 225 — 5 Normick P 800 195 195 195 - 5 NC Oils 2850 280 270 270 -15 Nor Ctl G 9078 $7% 7% 744 - % NorCtIBp 500 $17Va 17Va 17Va - 44 Nor Ct 150 p 200 tl6Va 16Va I6V4 Nor Ctl w 600 135 135 135 Nor Elect 800 $18 1744 17Va - Va NE Bell w 6575 300 290 290 -5 Northgat 605 295 280 280 - 5 3000 Nowsco W 500 $5Va 5% 5% NRDMin 4000 22 18 18 —6 Nufort Res 3000 10 10 10 - V Numac 3830 S9V4 9 9 — 44 Nu-Wst A 950 480 470 470 —10 Nu-Wst B 800 475 475 475 - 25 Oakwood P 6600 58 55 58 Obrien 2000 38 36 36 —2 Oceanus I 1037 35 35 35 —10 Ocelot Ind 200 340 340 340 Ontario Tr 500 275 250 250 — 25 Orchan 4500 300 285 285 — 3 Orlando R 150 $7 7 - Va OS F Ind 607 330 320 330 + 5 Oshawa A 267 1 39 0 38 0 380 Oshawa w 820 16 16 16 Osisko -10 Petrol Plcer Presto Price Co Provigo 17 15 15 - 3 42 35 35 -15 $13 Va 13% 13% 105 100 100 -10 $8% 8 Va 8% - Ve 71 71 71 - 5 $3Va 7% 7% 140 120 125 + 15 $6 5 Va 6 $16 15 16 + P/4 300 300 300 -10 200 200 200 77 77 77 $53/4 53/4 53/4 $6% 6% 6% - Ve 430 430 430 -25 118 no 110 - 5 235 220 230 -10 $10 '3/4 9% - % 27 25 25 $24% 243/4 24 Ve + % $6 Va 6% 6% - % 17 Va 16 17 $143/4 14 Va 14 Va - % 49 493 49 $8 Va 8% 8% - Ve $6V4 6% 6% $30 30 30 $9 Va 9 Va 9 Va - % $123/4 12% 12 Va - % $7V4 7% 7% $123/4 123/4 123/4 120 117 118 + 3 90 85 90 330 330 330 70 70 70 - 5 75 70 70 - 5 165 165 165 -25 14 14 14 30 30 30 - 1 $5% 5% 5% 18 17 17 + 1 177 177 177 - 1 $15% 14 Va 15 + % 85 85 85 300 300 300 -10 67 67 67 57 57 57 Int Div IPipe _ Int Pipe w 1700 151 150 150 Ipsco 210 $11% 11% 11% I nter Tech 6000 9 8 9 t + 1 Inv Group z25 S5Va 5% 5% InvGrpA 2150 $544 5Va 54» Inv Grp 5 p z40 $12Va 124» 124» Irish Cop 2000 3 3 3 Irwin T A 1200 180 180 180 ITL Ind 800 95 95 95 - .' IU Intl 8620 $9 8% 9 + 1 Ivaco Ind 200 $1044 1044 1044 ' IWC Corn 500 105 105 105 Jannock 1310 $5% 5 — ri Jannock D z25 $5 Jannock A 100 $llVa HVa HVa — % Jelex Jorex L Joutel Rdpath A 150 517V4 17Va 17Va - Ve Redstone 1000 12 12 12 Reed Pap A 350 S19Va 19Va 19Va - Va Reed Oslr A 1400 440 425 440 —10 Reich wt z50 5844 844 84a Reitman A 300 $64» 64» 64» — Ve Rembrant 201 $5% 5% 5% - Ve Repub Res 2100 26 26 26 +1 RevelStk 1400 $6Ve 6 6 — Va Revn P 15570 65 63 63 Rileys D zlOO 77 77 77 RioAlgom zl S19V4 19Va 19Va R Little 200 205 205 205 Roman 160 $8% 8% 8% Ronyx Cor 1050 60 55 55 —10 Rothman 550 $9Va 9 9Va Rothm 2p 1700 $12% 12Va 12Va - Va Royal Bnk 5536 $26 254a 254a — Va Royal Tr A 6936 S204a 20Vz 204»- 4» Ryi T M 200 510V2 IOV2 IOV2 - V2.Russèl A 1500 $124» 12% 12% - Va StL Cem A 310 $13'/2 13 13-1 Sandweil 250 410 410 410 —40 12 11 11 - 2 Sayvette 1200 200 175 200 18 14 15 - 1 Schneid b p 506 $7 Va 7% 7 Va 41 41 41 Scot York 4500 106 103 105 400 395 395 - 5 Scot Mis pr zl $10 10 10 170 165 165 Scurry Rn z70 $14% 14%D Ve Va % 57 57 57 - 2 Seco Cem z50 $73/4 73/4 73/4 110 105 105 - 5 Shaw LE A z50 $5% 5% 5% 300 300 300 Shaw Pipe 250 330 330 330 475 450 450 -40 Shell Can 5350 $10 Ve 10% 103/4 Kelsey H 100 $5'/2 5V2 5% KerrAA 4»8.4»?!% % 94a 94a- K Anacon 2000 17 I6V2 I6V2 + Va KTMng 12000 2 IV2 IV2 Koffler Sherritt 4845 465 455 465 Siebens 1940 $5 480 480 —32 Sigma 140 $29Va 29Va 29Va — Va Silvmq 7500 19 18 19 1500 255 250 255 + 5 Silverwd A 350 $84» 8V2 8V2 — Va Koffler A p 100 $6% 6% 6% - 1# Simco Eri 200 145 127 127 -18 Koffler w z200 16 16 16 Simps 16901 $63/4 6% 6% Labatt A 4878 $13% 13 Va 13 Va - Ve Simpson S 1179 $9 9 9 + Ve Labatt A p 225 $13% 13 Va 13% + Ve Sklar M 1900 200 190 200 -30 Lab Min 320 $24 24 24 Sklar W 3000 100 100 100 -15 Lacanex 500 55 55 55 - 3 Skye Res 500 180 180 180 + 10 Laidlaw T 2100 330 315 315 - 15 Skyline H 400 205 200 202 - 3 Lailaw B p 100 455 455 455 -10 LOntCem 2600 261 251 251 -19 L Shore z2 360 360 360 La Luz 1025 375 375 375 Lamb M A z50 74 74 74 La Vrndr 300 305 305 305 -15 Lasitr Km 1000 15 13 13 -5% Lau Fin 260 $7 7 7 + Ve Leigh Inst 2600 130 125 130 Line T w 300 150 150 150 -2 LL Lac 200 180 180 180 + 20 Living w 981 400 400 400 Lob Co pr zlO $21'/2 2IV2 21'» Lob Ltd Bp Z50 $14'» 14'» 14'» .-25 Slater Stl 400 $9 84» 84» — Va Slat W Can 200 400 400 400 +10 Sogepet 2300 65 61 61 —1 SouthmA 700 $22 21% 21%—% SparAero 2300 145 135 135 —10 Spooner 2000 13 12'» 13 — 2 Stafford 4700 315 300 300 -10 Stand Ind 225 $6'» 6'» 6'» Stelco A 6195 $23'» 23 23 - 4» Steep R 6300 95 95 95 Steinbg A zl7 $15% 15% 15% Steintron 00 $5 5 5 — Va Lob Inc 400 280 275 275 Lochiel 3900 90 85 85 Loeb M 225 220 220 220 Lost Riv 41250 240 211 225 Lytton M 800 100 100 100 300 165 160 160 - 5 8000 8 8 8 - 1 1840 315 310 310 - 5 4187 250 240 245 + 5 z25 $20 20 20 Maclarn A 350 $27'» 27'» 27'» + Va Maclarn B 400 $29'» 29'» 29'» + Va Mclan A 3100 495 495 495 - 5 M Cable z25 $6'» 6'» 6'» 7675 $23% 23 23 - Ve 1200 259 250 250 + 5 4900 4 5 Va 45 45 650 $9 Ve 9 9 - Ve 70 120 115 115 -10 2865 28 25 25 - 3 5450 144 130 140 200 109 109 109 + 2 2000 90 89 90 Malartic Man Bar M Lf Mills z5 $21'» 21 Va 21'» Maritime 311 $15'» 15'» 15'» Martim A p z50 $7¥a 7% 74» Mar T 860 100 $9% 9% 9% - Ve Markel F 800 215 210 210 -35 Martin 12000 27 25 27 —1 Mass Fer 5325 $123/a 12'» 124» Mattgmi 550 $13'» 13% 13% - Ve Mc Adam 500 25'» 25'» 25'»-!'» McGraw H 100 315 315 315 -10 Mc Intyre 1715 $32 31'» 314» McLaghln 800 $7Va 7% 7% - Ve Mentar 2000 130 125 125 Tara 100 $12Va 12'» 12'»- Va Teck Cor A 2800 205 202 202 + 1 Teck Cor B 1800 175 172 175 -5 Tele Cap A 100 $5% 5% 5%+22 TelMetrB 200 $5 5 5 Texaco 2172 525 24% 24% Texaco, pr z2 $414» 4144 4144 Txsglf 24925 $27% 26% 26% - Ve Texmont 3000 16 15 15 — Va Texore 3500 14 14 14 -1 Thoms N T 1100 105 100 105 -20 Thom N A 400 $10% 10% 10% + Ve Tone Craft 100 425 425 425 -25 Toromont 200 200 195 200 + 5 Tor Dm Bk 2250 $3144 31'» 31'»- Va Tor Star B 400 $844 844 844 -'» Total Pet 4800 400 365 365 -35 Total P Ap 1200 $9% 844 8% - % Traders A 3675 $11% 10% 11 - Va Trader A p z31 521 Va 21 Va 21 Va Trader 66 w 100 290 290 290 Trader 69 w 200 375 375 375 -25 Trnsair 400 250 250 250 Trnsatr w 1500 42 42 42 —3 TrC Glass 100 390 390 390 TrCan PL 3228 $9% 9 9 - Ve TrCan A pr 120 $50'/a 50Va 50Va TrCan Cpr 1325 $33'» 32'» 33 - Va Mercantil 1642 $11 Va 11% 11 % - Ve TrCan D pr $00 $51 51 51 Mercant r 6830 74 73 74 TrCan PL w 1575 58 55 55 Merland E 300 116 116 116 - 4 TrCan Res 47000 45 4+ 45 Meta U ran 2000 9 9 9 Trans Mt 6035 $8% 8 Va 8% Microsyst 2271 240 225 240 Tribag 17100 25 22 23 Micrsys w 150 105 105 105 Midcon 3500 67 65 65 —2 Milt Group 900 100 100 100 + 5 Mindamr 4500 18'» 17 18 Molson A 652 $13'» 13Va 13Va - % Molson B z3 $13 13 13 Monenco 180 $9'» 9'» 9'» — Ve Mtl Trust 500 $12 12 12 Moore 11519 $38'» 38% 38'»- Ve MTS Inter 5000 30 25 25 -6 Multi-Mi 3500 30 28 30 Multi Acc 4400 300 300 300 +10 1 Murphy 400 490 490 490 Nabrs Dig 100 $17 17 17 - Va NaChrs I 8350 $6% 6% 6'/a - Ve N Hees Ent 1300 100 100 100 +8 Trimac 300 350 350 350 Trin Chib 8000 8 8 8 —1 Trizec Crp 230 $16'» 16'» 16'»-'» Trizec w 8000 25 22 22 -6 Tru-Wall 700 400 360 400 +50 Ulster Pet 2300 50 45 45 -6 Unican S 1100 150 150 150 Un Carbid 150 $14% 14% 14%-1% U Gas 10335 $7Va 7Va 7'» + Ve UGas A pr z2 $2644 2644 2644 UGas B pr zlO $26'» 26'» 26'» Union oil 100 $8 8 8 U Asbesto 2200 229 221 221 -11 U Can 697 0 $6% 544 6% + % U Corp A 100 $14% 14% 14% - % U Corp B 1100 $9% 9Ve 9'/e Nat Pete 2000 20 Va 20 20 _ 1 Un Fn Mgt 500 160 140 145 -25 Nat Trust 800 $153/4 153/4 153/4 — % U Keno 400 $7% 7% 7% NBU Mine 1800 230 225 230 1 U Siscoe 2450 240 230 240 - 5 Neonex 2700 114 106 106 — 5 Ün Tire A p Z83 230 230 230 NB Tel 858 $113/4 113/4 113/4 Un Trust 600 385 365 385 + 5 N Dimens z48 9 9 9 Unir Gas 1000 155 155 155 - 2 N Kelore 2000 24 20 Va 20 Va — Va U Sections 100 255 255 255 -25 Newnor 1000 8 8 8 Upp Can 4400 98 97 98 + 1 NPro D 11000 20 18 20 Van Ness 400 225 225 225 N Que R agi 200 255 250 255 + 5 Vencap 500 65 65 65 -10 N Sen 10900 25 24 24 Va Versatile 100 $5 5 5 - % N Yok Oil 2500 36 35 35 — 1 Versati A 1100 400 400 400 Nia Wire B 200 $12 12 12 INVESTISSEMENTS CANADIEN PACIFIQUE LIMITÉE AVIS DE DIVIDENDE SUR ACTIONS ORDINAIRES A une assemblée du Conseil d'administration d'investissements Canadien Pacifique Limitée tenue i Montréal, (Qué.), le Sème jour de décembre 1974, il a été résolu qu’un dernier dividende, pour l'exercice 1974, de trente-et-un cents ( 31e) par action ordinaire de la compagnie soit payable le 28 janvier 1975 aux actionnaires inscrits à la fermeture des registres le 12 décembre 1974.Par ordre du Conseil.G.S.MACLEAN.Secrétaire.Montréal, Québec 5 décembre 1974 Vestgron 225 $944 944 944 - 44 Vie G Tr 1506 $22'» 22'» 22'» + 1 Villcentre 175 270 270 270 - 5 Voyagr P 100 305 305 305 Wainoco O 300 150 150 150 —10 Walk GW A 3921 $35'» 35 35 - Va Warn Can 500 $5 5 5 — % Weldwod 350 $7'» 7% 7% - % Wstburne 400 $544 544 5% Wcoast Pt 415* 250 250 250 W Pet A p z85 $12'» 12Ve 12'» Westcost 3636 $18% 18 18Va Wcost 8'» p 100 $50'» 50'» 50'» Wcoast w 3700 170 166 166 — 4 Westeel 1200 $18'» 18Va 18'» + '» W Bcas A 100 $5'» 5'» 5'» W Decalta 5950 285 270 275 +10 West Mine 1800 208 206 208 +D ' West Ind A 100 200 200 200 - 40 Westnhse 100 $11% 11% 11% — ^ Weston 6151 $19 1844 1844 - % Whithorse 800 165 155 165 White Pas 323 $6 6 6 Whonok A 4000 375 375 375 Willroy 1200 152 145 145 - 7 Windfall 4500 9% 9'» 9'» Wood Alex 200 335 335 335 —25 Woodr 10000 9 8'» 9 + 1 Woodwd A 1029 $17% 17'» 17% Yk Bear 1700 170 168 168 - 7 YR Prop 200 $5Va 5Va 5Va - % Zenmc 10000 7% 7 7 +1% indices de toronto Industrielles Changement -1.01 Clôture 151.36 Semaine der.156.18 Mois der.162.56 1974 haut 228.78 1974.bas 150.11 Aurifères Métaux Pétroles +3.09 -0.54 -1.70 386.05 58.30 109.83 411.17 60.62 119.15 486.36 68.96 148.31 622.04 109.23 274.81 284.96 58.05 109.69 montréai Faible activité Fort repli et marché modéré hier à la Bourse de Montréal, où le virement a été de 735,000 actions comparativement à 804,700 jeudi dernier.Les pertes l’ont emporté sur les gains par 96 contre 60 alors que 50 valeurs demeuraient inchangées.Les valeurs minières les plus actives ont été celles de Silver Stack Mines, en hausse de quatre cents, à $1 sur chacune des 67,401 actions vendues.Les industrielles les plus actives ont été celles de Cadillac Fair-view Corp., en perte 1 6-8 à $10 1-4, sur chacune des 69,500 actions vendues.La tendance était à la baisse dans le secteur du pétrole: Seul Texaco Canada a pris 1-4 à $25.Gulf Oil Canada a perdu 5-8, à $19 5-8.Hudson Bay’s Oil, 1-2 à $16 1-2, Dome Petroleum 1-2 à $15 1-2, Shell Canada, 1-4 à $10 5-8 et Total Petroleum, 40 cents à $3 3-4.Parmi les valeurs perdantes : Union Carbide de 2 à $16, Southam Press, 11-2 à $22, Falconbridge, 3-4 à $23 3-4, Chrysler 1-2 à $7, Price 3-8 a $12 1-2.Banque de Montréal, 1-4 à $11 5-8.Abitibi 1-4 $9 5-8 Banque Provinciale, 1-4 à $12 1-2 et Canadian Pacifique 1-8 3 $12 3-4.Parmi les valeurs spéculatives, Bison Petroleum et Minerais ont pris ce cinq cent sur chacune des 9,500 actions vendues au prix unitaire de $4.25.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vanta» Haut Bas Farm .Ch.Vantai Haut Bas Farm.Ch.Abitibi 8229 $1Ô 9% 9% — % Dofasco 320 $20% 20% 20% - Va Alcan 11560 $19% 183/4 19 - l/2 Dom Store 2350 $15 Va 15 15 - Va Algoma St 1049 $23% 22 Va 23 - Va D Textle 8950 $6 Va 63/4 63/4 - % Aquitaine 230 $13V8 13 Va 13 Va - % Domtar 5060 $20 Va 20 Va 20 Va - % Asbestos 1650 $15% 15% 15% - % Donohue 500 $9 9 9 Bank Mtl 9642 $11 Va 11% 11% - % Du Pont 125 $19% 19% 19% + Va Bank NS 155 $33% 33% 33 Va - Va Dupuis A 100 205 205 205 -20 Banq CN 580 $13 Va 13 Ve 13 Va - % E Pr Air 200 300 300 300 Bq Deprg 100 $15% 15% 15% Fal Nck 6110 $24% 233/4 233/4 - 3/4 Bq Pv Can 6420 $123/4 12% 12% - Va Fin Coll 2800 150 150 150 +10 Bell Canad 6484 $44 43% 44 + % GL Paper 100 $16% 16% 16% - Va Bell C pr 100 $25% 25% 25% Gulf Can 2400 $20 Va 19% 19% - % Bell D pr 1185 $48% 48% 48% - Va Huds Bay a 120 $12Va 12 Va D Va % Va — Bombrder 7800 225 200 220 +20 HB Oil Gas 1400 $17 16 Va 16 Va - Va Border C 1500 185 180 180 -5 Husky Oil 550 $11 Va 11% 11 % - 3/4 Brcan a 2814 $93/4 9% 9% — Va IAC 2450 $17% 17% 17% - % Brinco 100 $6 Va 6 Va 6 Va lmp O a 14955 $20 193/4 20 CAE Ind 825 $63/4 63/4 63/4 Int Nick a 14825 $193/4 19% 193/4 — 1/4 Cablecast 100 260 260 260 IU Int 2150 $9 8 Va 9 Cadi Fvw 69500 $10% 10% 10% -1% Intpr Pipe 1025 $10 Va 10% 10 Va - Va C Cel 1000 390 390 390 Ivaco 2000 $10 Va 103/4 10 Va + Va C lmp Bank 870 $20% 20 20 + % Janock 300 $5 Va 5 Va 5 Va CJV 4450 $7% 7 Va 7% - Va Labatt pr a 100 $13 Va 13 Va 13 Va - Va C Marconi 400 280 280 280 -30 Lau Fin 300 $6 Va 6 Va 6 Va CP Inv 100 $11 Va 11 Va 11 Va - Va Lau F 125 100 $13 13 13 -3 Cdn Tire A 1200 $363/4 353/4 353/4 - % Logistec C 200 130 130 130 -20 CP Ltd 10030 $12 Va 12% 123/4 “ Vf} MB Ltd 560 $23 23 23 - % CP A p 400 $9 9 9 Maislin 300 350 350 350 Cari Ok 800 192 189 190 -5 Mass Fer 2760 $123/4 12 Va 12 Va - % Cari Ok b 100 $20 20 20 Mercantl 1530 $11 Va 11% 11 % — Va Celanese 500 355 350 350 -15 Mer B r 2020 74 74 74 +2 Cent Dyn 500 60 60 60 + 2 Micrsyst 526 235 235 235 -5 Chrysler 3550 $7Va 6 Va 7 - Va Molson A 200 $13 Cominco 552 $23% 23% 23% + Va Molson B 1000 $12% 12 Va 12 Va — % Comodor 100 215 215 215 + 5 Moore 925 $38 Va 38% 38 Va — Va Con Bath 140 $23% 23% 23% - % Murphy 2000 490 490 490 +40 Con Gas 417 $14% 14 Ve 14% + % Nfld LP 200 $11 11 11 + Va Distl Seag 1020 $31 303/4 31 Normick 200 200 200 200 Dome Pete 9400 $153/4 15% 15 Va - Va Noran a 2010 $27% 27 27 - % Nor Ctl G 2250 $73/4 7'» 7% Gaspe Q 700 114 110 110 -4 N Elec 410 SID 18 18 - % Gold Briar 4500 45 45 45 -4'» N Elec w b 1030 296 296 296 -3 Goldex 710 270 260 270 + 15 Orangeroof 100 130 130 130 Gold Hk 4200 25 24 24 + 1 Va Oshawa A 250 385 380 380 -20 Hartland 6000 5 5 5 Pac Pete 1205 $13'» 13'» 13% - % Invictus 3000 14 14 14 Pan Ocean 8400 $5’» S'» 5 Va + Va Joubi 1000 14 14 14 +2 Placer 100 $143/4 >43/4 143/4 - % Klena 3800 270 255 255 Prem Cb 300 $6% 6* 6% - Va Ligneris 5000 30 27 27 Price Com 8449 $12% 12* 12 Va - % Mcdn m 55000 112 90 90 QSP Ltd 300 $12% 12'» 12 Va - Va Massval 500 26 26 26 -1 Queen 1800 165 165 165 Maybrun 500 16 16 16 Rolland 600 $8% 8% 8V4 - % Midepsa 5000 2'» 2'» 2'» -1 Royal Bank 1775 $26 253/4 «53/4 - % Min Res 2000 70 68 70 + 10 Ry Trt a 700 $20% 20% 20 Va - % Ml eagle 35000 3 3 3 Scot Lasal 500 110 100 100 -25 Mt Jamie 2000 22 22 22 Shell Can 1350 $10% 10% 10% - % Muscoch 1000 24Va 24Va 24Va - Va Simpsons 1500 $6% 6% 6% N Insco 1000 40 40 40 Sony 1000 480 475 475 -5 Nocana 500 25 25 25 +3 Stham a 45Ü $22 22 22 -i'» NQN Min 1000 15 15 15 +4 Stelco a 2200 $23'» 23 Va 23% - % Phoenix 500 175 175 175 Steinbg A 1400 '$15% 15 Va 15 Va - % Pitt Gold 2000 3 3 3 Texaco 1100 $25 25 25 + % Que Coblt 1000 101 101 101 Thom A 600 $10% 10% 10% + Ve Que Uran 1000 18 18 18 -2 Tor Dm Bk 1341 $31* 31% 31% - % Renzy 2000 4 4 4 -11 T D rts 20120 22 2! 22 -1 Roy Agas 6601 76 72 75 TD Rit un 250 $24% 24 Ve 24 Va - Va St Lucie 7000 15 15 15 -1 Tôt Pet A 7000 390 375 375 -40 Sil Stack 67401 105 98 100 +4 Trd a 700 $11 - 11 11 - '» Stafrd .1700 110 106 110 +4 Tr Can PL 600 $9 Va 9 Va 9 Va Sull a 100 160 160 160 -50 Trizec Crp 100 $16 Va 16 Va 16 Va - Va Tagami 5000 13 12 12 Tr G C 510 $17% 17% 17% - % Viking Res 1100 285 260 260 -25 Ultrmar 3000 210 210 210 W Q Mn 3500 29 24 26 -1 Unican Sec 800 150 150 150 Wh Star 1000 28 28 28 + 2 Unigesco a 200 115 115 115 -10 Wrightbr 500 18 18 18 Un Carbid 10000 $15 15 15 -2 Unt Bank 3200 305 295 300 Velcro 100 $5 Va 5 Va 5 Va Villager 300 100 100 100 -10 Wargton 900 400 400 400 +30 Westcst 240 $18% 18% .Junior 18% - Va hors cote Com Hold 500 45 45 45 +4 Crawfd Al 600 120 120 120 + 5 1 sec Canada 600 185 180 185 Polcon Proflex ; 500 54500 70 15 70 10 70 10 -20 -5 Augdomo Exp 500 2000 35 221+ 35 20 SXL Div SMA Inc SparCap Abitib Asb Acroll Ltd Basic Res Bayard 1200 5 5 500 48 48 1000 15 15 Mines et pétrole 500 110 110 924 24 24 5750 $5% 490 6300 7% 7 1900 22 20 5 48 +2 15 -2 110 24 -1 5% + Va 7 Va - Va 99 —3 Azfec Iron Co Berkley Hot Bonnacord Brunet Las Cal Pow 10 F Pr Caliper Cons Gas 9F Pr Jerome 2000 1 1000 40 3000 31 500 200 260 $101 2500 5 5075 $21% 1000 50 1 40 30 200 101 5 21% 50 3500 75 72 72 Lakeiyn 2500 25 24 Bison Pet 9500 425 410 425 +5 Mandarin 6000 29Va 27 Bluewtr 300 200 200 200 Mico Ent 70 250 250 Chibex 6200 124 115 115 —6 Modico 200 35 35 1000 19 16 16 -7 Nemrod Mng 5000 14 14 C Louana 1000 45 45 45 -3 North T 51 X 2 C 50 ,$10 10 4500 9 7 9 Pac Nickel 1500 30 30 Dumont 5500 11 10 11 — IVa Que Northwest 3000 32 30 Dyn Mn 7200 50 45 46 -4 Rengold 1000 130 130 East Su a 500 160 160 160 -20 Robin Red 1 Lk 200 $5 5 Expo Ung 1000 7 7 7 Scandia 2000 5 5 Falinger 12100 26 24 26 +2 Sterisystems 500 350 350 Fort N 600 $8% 8% 8% - % York A 200 100 100 indices de montréai Industr.Serv.publ.Banq.Comb.Papiers Changement -1.67 +0.27 -2.60 -1.36 -2.18 Clôture 150.17 117.68 201.90 149.27 103.53 Semaine der.155.83 118.85 207.07 153.98 106.24 Mois der.173.60 121.57 221.51 168.41 103.09 1974 haut 255.23 151.81 293.67 238.67 144.80 1974 bas 150.17 111.05 197.19 149.27 95.04 new york Moins dix Nouveau recul des cours hier à Wall Street au cours d’une séance nettement plus active qu'au cours des jours précédents.L'indice des industrielles a évolué avec une certaine hésitation pour finalement accuser une baisse de plus de neuf points.Les investisseurs ont été principalement influencés par la publication des statistiques du ministère du Travail indiquant que le chômage avait atteint le mois dernier son niveau le plus éleve depuis 13 ans et touchait 6.5 pour cent de la population active.Une série de licenciements annoncés vendredi après-midi par General Electric et Westinghouse a contribué à déprimer davantage le marché.De plus les valeurs pétrolières ont été touchées par l'annonce de la prise de contrôle total de Aramco par l’Arabie Saoudite, et de l'intention du gouvernement norvégien d'augmenter les taxes sur le pétrole produit dans la mer du Nord.Phillip, qui possède des intérêts importants dans le gisement d’E-kofisk, a perdu 5 3-4, et Exxon 1 1-4.Baisses également des grands magasins, dont les ventes sont actuellement difficiles, notamment pour Sears et Macys qui reculent de 1 1-4 chacun.Le reste de la cote est également en baisse, mais généralement dans de moindres proportions.L’indice Dow Jones a perdu 9.46.se fixant à 577.60.Parmi les valeurs canadiennes inscrites.Alcan a perdu 1-2 à $19 1-2, Hudson Bay 3-8 à $12 3-4, International Nickel 1-4 à $19 7-8.Seagrams 1-4 a $31 et Canadien Pacifique, 1-8 à $12 3-4.Dome Mines a pris 5-8 à $47 et Hiram Walker 1-4 à $35 3-4.McIntyre est demeuré inchangé à $31 3-4, Massey-Ferguson.à $12 7-8 et Campbell Red Lake à $31 1-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vantas Haut Bas Farm.Ch.Vantas Haut Bas Farm.Ch.ACF In 8 16 37 Va 35% 35 Va— 13/4 Cdn Pac 5 72 13 Ve 123/4 123/4- Ve Addrsso .132 3 Va 3% 3%— Ve CrlngOk 5 >3/4 P/4 P/4- Ve Alcan Al 4 266 19 Va 19 19Va— Va Cater Tr 12 390 45 Ve 43 44%— % Alleg Cp 2 56 7 6% 6%— • % CBS 8 138 29% 29 29 -1 Allis Ch 4 41 6% 6% 6%— ¦ % Celanese 4 170 25% 243/4 25 Ve Alcoa 5 436 26% 26 26% + % CencoInc 20 114 3% 3 Va 3%+ Ve Am bac 4 14 63/4 6% 6% Chessi 5 52 51% 50 Va 51 %- 3/4 Am Hes 2 155 14 Va 13% 13%— i ChrsCrft 30 13/4 1% 13/4+ Ve Am Airl 12 189 6 53/4 5%.Chryslr 4 679 7% 7 7 Ve— Ve A Brnd 6 76 30% 30% 30%— % CIT Fin 7 188 31% 303/4 31 Ve- Ve Am Can 5 59 25% 24% 24% — Va Cities Sv 6 110 43% 43 Ve 43%- % A Cyan 7 186 203/4 20% 20 Va— % Clark Eq 4 44 19% '18% 19 A Home 24 701 34 32% 32%— 1% Clark Oil 2 x58 8 Ve 7% 5 1 £ p«.Am Mot 4 645 3% 3% 3%F.Clorox Co 8 159 7 Ve 7 7 - Ve ASmlt R 3 92 15% 15 15 Ve.Coca Col 12 476 48 46% 47 -2% Am Stand 3 145 8 Ve 73/4 73/4- %’ Coml Sol 7 11 323/4 313/4 313/4-1% Am TT 8 902 41% 41% 41%- % Comsat 6 73 27% 263/4 27Va— 3/4 Ampx Cp 3 173 3 23/4 23/4- Ve Con Edis 3 387 6% 6 Va 6 Va— Ve Anacon 3 109 13% 13% 13%— Va Cont Can 5 95 22% 21% 22Ve- Ve Armco St 4 167 21% 203/4 21 - Ve Cont Cp 7 95 30% 29% 30 -,3/4 Armst Ck 8 225 19 Ve 18 Va 183/4- Va Cont Dat 5 404 10% 9% 10 — Ve ASA Ltd .244 72 Va 693/4 70 %— Va Copp Rng 2 39 20% 19 Ve 19Ve—1% Atl Rich 10 556 87% 853/4 853/4- 1% Copw Cp 3 31 21 20 Ve 20 Ve— % Avco Cp 7 98 2% 2% 2% CPC Int 9 73 31% 31 Va 31 Va- Ve Avnet Inc 2 68 4 Va 4% 4Va— Ve Crane Co 3 155 30% 30 30 - % Avon Pd 13 776 28% 273/4 28%— Ve Crw Zell 5 306 203/4 20 Ve 203/4+ % Babck W 5 162 13 Va 12% 12%- Va Curtis Wr 6 116 6% 6 6 Ve— % Bath Ind 3 247 4 33/4 3%— Ve Dart Ind 4 89 13 12 Ve 12Ve—1 Baxt La 28 162 32% 32 32 - 1 Deere Co 7 222 36% 36 Ve 363/4+ Va Beckmn 9 24 19% 183/4 183/4- Va Denn Mf 3 54 10% 10% 10 Va Beech A 4 10 7% 7 Ve 7Ve- % Dexter C 5 21 9% 9 9%+ Ve Bel How 3 66 93/4 9 Va 9%- % Digital Eq 15 205 56 Va 54 Ve 55% +r Benfl Cp 4 135 14% 14% 143/4.Disney W 12 432 193/4 19 19%— % Beth Stl 4 286 25% 24% 24 Va— '3/4 Dr Peppr 13 134 7 Va 7 Ve 7%- % Boeing » 5 173 163/4 16 Ve 16%— % Dome M 13 145 47% 46 Va 47 + % Boise Cas 3 205 10% 10% 10%.Dow Ch 9 714 513/4 50% 50%-lVe Borden 7 81 18% 18% 183/4- % duPont 8 617 87% 84 Va 86%- % Borg War 4 87 13 12% 13 + % Eas Kod 16 1205 60% 59 Ve 59% - 3/4 Bos Ed 6 55 14% 14% 14Va— Ve Eaton 4 63 20% 193/4 20%+ % Brist My 13 388 463/4 44% 443/4—: 2 EIP NG 3 107 10% 10 10 Ve Brunswk 4 354 9 8% 83/4- Ve Eltra Cp 4 12 193/4 193/4 193/4- % Bucy Er* 15 228 32% 313/4 31%— 1% Esmark 5 61 26 Va 253/4 26 Burl Ind 4 127 15% 14% 15 - % Ethyl Cp 3 20 24 23 Ve 23Ve—1 Burrghs 22 256 73% 72% 72%- 1% ExCellO 1 4 34 10% 9% lOVe Callah M 8 19 8% 8% SVe— % Exxon 4 619 60% 59 59%—1 % Cmp RL 19 180 32% 31 31%.Fairch 3 271 17% 163/4 163/4- % Camp Sp 10 23 26 253/4 25%+ Ve Fireston 5 96 12% 12 Va 123/4- Ve fonds mutuels CMFA Members Acrofund .83 AGF Japan 4.84 AGF Special 1.72 All-Cdn Comp 4.75 All-Cdn Div 4.84 All-Cdn N En 2.52 All-Cdn Rv G 3.83 All-Cdn Ven 2.01 All-Cdn 4000 3.18 Amer Growth 3.42 Canada Cum 3m23 Canada Gwth 3.78 Cdn Gas Egy 8.67 CIF 3.58 Cdn Sec Gth 3.87 Cdn Trusteed 4.39 Canagx Fnd 7.48 yCanagx Bnd 9.10 Canagx Intl 5.85 yCangx Mtg 10.03 Corp Invest 4.73 Corp Inv Stk 3.42 Eaton Cwlth 10.77 Eaton Growth 6.12 Eaton Income 4.43 Eaton Intl 4.05 Eaton Lever 2.34 Eaton Ventur 2.05 Eaton Viking 4.07 GIS Comp 7.07 nGIS Income 2.34 Grwth Equity 4.49 Gdn Entprise .71 Gdn Nth Am 2 69 Gdn Sec Inc 9.56 Gdn Wld Eqy 3.92 Non Members Adanac .96 Andreae 4.11 Assoc Inv 4.55 Beaubran 3.65 yCamb Gth 6.17 Cardinal Div 2.33 nCdn Scudder 3.66 Cdn S Afr Gd 7.25 Capital Gth 7.58 xChase Fund 4 44 yCollective 4.13 xComp Cap 3.43 Desjard Cdn 5.69 Desjard Hypo 4.10 nyDesird Intl 5.29 Desjard Obi 4.73 Desjard Que 3.05 nyDesird Spe 2.78 yDixon, Krog 4.26 yDomin Comp 4.89 xDreyfus Inc 7.71 xDreyfus Intl 8.14 Entarea Inv 4.31 nExecutv Can 5.64 nExecutiv Int 1.47 xFid Trend 13.94 Gdn Growth 6.43 nHarvard Gth 3.35 yHeritage 1.48 Industrial Eq 3.8?Industril Gth 12.70 Intl En 1.72 Intl Gth 4.49 Intl Income 3.46 Key Canada 4.44 xKey Cus K-2 3.55 ylnvestrs Gth 8.83 ylnvestrs Intl 3.86 ylnvest Japan 6.01 ylnvestrs Mg 4.82 ylnvestrs Mut 4.28 ylnvestrs Ret 4.24 Mutual Acum 4.76 Mutual Inc 3.91 yNat Res Gth 3.31 Pld Resourcs 2.49 yPret Rv Am 5.44 yPret Rv Cdn 5.15 yPret Rv Ret 4.89 Prevest Mut 5.79 yProvidnt Mu 5.41 yProvidnt Stk 3.86 Prudentl Gth 4.53 Royfund Inc 5.05 Royfund Ltd 5.14 ySav Inv Am 5.44 ySav Inv Cdn 5.15 ySav Inv Ret 4.89 Taurus 2.22 yllnited Acc 3.36 yünitd Ac Rt 3.72 yllnited Amer .91 yUn ed Hori 1.25 yllnited Pen 2.23 y United Sec 4.57 yUnited Ven 1.82 yUnitd Vn Rt 3.17 Universal Sav 6.07 • Fonds américains xKey Cus S-l 13.36 xKey Cus S-4 2.01 xKey Pol 2.15 xLex R/Srch 9.10 xMannatn 2.10 Marlborough 3,23 NW Equity 3.39 NW Canadian 3.83 NW Growth 3.20 xOne Wm St 10.77 xOppenhmr 4.47 nPacific Cmp 5.22 nPacific Div 3.67 nPacific Res 1 68 nPacific Ret 3.65 nPacific US 2.49 nPension Mut 5.09 PEP 1.76 P H N Fund 8.Ï6 yP H N Cdn 5.53 yP H N Bnd 10.45 nyPHN RRSP 8.54 yPHN Poold 21.46 yPrincipI Gth 3.00 yPrincipI Ven 1.57 xPutnam Gth 7.03 nScudder NA 2.99 xTech 4 48 Temple Gth 6.04 nTimed Invst 5.35 Trans Can A 4 46 Ttans Can C 8 08 Trans Can Sp 3.50 Univest 5.20 yVanguard 3.70 West Growth 4 28 Xanadu Fnd 2.11 FMC Cp 4 120 11 Va 11 Va 11%- % Ford M 7 465 303/4 30 Va 30 Va— % Fruehf 4 94 15% 15 Va 15%— % Gard Den 12 22 183/4 18% 18%— Va Gen Dyn 4 72 16 15 Va 15Va— 3/4 Gen Elec 10 687 34% 33% 33%— 1 Gn Food 7 147 17% 17% 173/4+ Va Gen Inst 3 85 5% 5 5 - % Gen Mills 11 113 373/4 37 Va 37 %- Va Gen Mot 9 1563 29% 28% 29% + % Gen Port 58 63 4% 4% 4%— Va GTel El 8 477 16% 16% 16Va— % Gen Tire 3 107 11 Va 103/4 10%- Va Ga Pac 9 158 27% 27% 27%.Goodyr 4 243 12% 12 12Va— % Gould Inc 4 38 16 Va 16 16 - Va Gt APe 7 47 8% 73/4 73/4- Va Gren Giant 5 8 143/4 14 Va 141/2— Va Gulf Oil 3 610 16% 16 Va 16%— % Hecla M 10 89 15% 14% 14%— % Heinz HJ 9 13 35% 35 35 - 3/4 New Pck 18 209 55% 54 54 %— % High yoltg 6 31 3% 3% 3%— Va Homestk 14 344 45% 423/4 42 %— 1 Va Honywl 4 259 18% 18 18 - % Houdail a 3 x!6 7 63/4 6% + Va Househ F 11 115 12% 113/4 113/4- Va Hud Bay 2 2 123/4 123/4 123/4- % Hunt Ch 14 14 16% 16% 16%— Va Inger Rd 11 352 61 Va 60 Va 60 Va— 23/4 Interlk 2 15 24 Va 233/4 233/4— Va IBM 13 672 1653/4 162 Va 164Va— 13/4 Int FlaF 28 229 2 5 Va 24% 25 Va— Va Int Harv 5 191 203/4 193/4 20% + % Int Mng 3 122 8% 8 Va 8Va— % Int Nickl 5 174 19% 193/4 19%— % Int Pap 6 834 33 31% 313/4- 1 Int TT 3 859 14 Va 133/4 13%— % Itek Cp 60 5% 5% 5%— % John Man 5 104 16% 16 Va 16%— Va Kellogg 14 114 13% 13 Va 13% + % Kraftco 9 128 33% 32% 32%- 1 Krsge SS 16 779 19% 19 Va 193/4 + Va Kroehlr 4 3 8 7% 7%— % Lib McN 3 10 4 3% 3%.Litton 278 33/4 3% 3%.Lockhd Air 2 100 4 Va 4 4 - Va Loew Cp 4 49 14 Va 133/4 133/4- % Mad SG 7 4% 4 Va 4Va— Va Magnvx 12 5 Va 4 Va 4Va— Va Mallôry 4 57 113/4 11% 11%- % Marathn .49 6% 6 6 - Va Marath O 5 94 33% 32% 32 Va— Va Marcor 1 4 89 143/4 14% 14Va— Va Marlen 17 132 43% 43 43 .Marq Cem 3 5 7 Va 7 7 .Mars Fd 5 63 >3Va 12% 13 - '% Martn M 4 94 133/4 13 Va 13%— % Mass Fer 4 7 12% 12% 12%.Masco Cp .30 13% 13 13%.McDonld 19 664 31% 30% 30 %— % McDn D 3 325 83/4 8% 8%— % McGr H 5 309 5% 5% 5Va.McIntyre 6 z590 313/4 313/4 313/4 .McKee 3 27 10 Va 10 10 - Va Merck 23 572 63 59% 60 Va—2 Va Merrl Lyn 8 338 9% 8% 8%— % MGM 1.75e 5 2 17 Va 17 17 - % Midi Rds 4 7 11% 11 Va 11%.Minn MM 16 489 46% 44% 453/4- Va Mobil O 3 405 32 Va 31 313/4- Vt Mohas 4 38 9% 9 9%.Mnsant 4 359 40Va 39 Va 40 - Va Motorola 13 236 39% 383/4 39%- Va Nat Distil 4 55 14 13 Va 133/4.Nat Gyp 5 53 9% 9 9Va.NCR Cp 4 215 14 Va 133/4 133/4- Va NL Ind 4 102 12 113/4 12 - Va Norflk W 5 59 59% 58% 58%— % Northrop 6 17 25% 25 Va 25 % — % Nor Sim 6 175 11 10% 10%- % Occ Pet 3 1136 12% 12 Va 12%— 3/4 Out Mar 6 19 11% 11% 11%— Va Pac Pétri 6 45 13 Va 13% 13%— Va Pan Air 421 2 Va 2 2V&+ Ve Penn Cen 218 1% 1% 1 %., Pepsi Co 10 187 373/4 37 Va 37%— % Perk Elm 18 79 17 163/4 16%.Pfizer 15 280 30% 29 29%- % Phelp D 4 68 27% 26Va 27 + Va Phil Mor 15 225 45 44 441/4— Va Pitney B 6 74 10% 10 Ve 10%— Va Polaroid 15 860 19% 183/4 18%— Va Pfct Gm 19 384 79% 78% 78%—2 Pullman 6 84 41 Va 38 Va 38%-: 2% Ralston P 13 86 34 33% 33%—1 Va Raym Int 5 5 73/4 73/4 73/4- Va RCA 5 630 10% 10 Va lOVa— % Relian El 4 162 10% 10% 10%+ % Relia Grp 11 80 6 Va 6 6 - Va Rep Stl 2 107 22% 213/4 21 %— Va Rich MH 8 50 17 16% 16%- % Rosario 13 94 32 Va 30% 31 - Va Royl D 2 227 27 Va 263/4 27Va+ % Sanders 74 2% 2 Va 2Va— Va SFe In 9 582 21 Va 19 Va 20%—' 1% Scher PI 23 332 52% 51 Va 51%- % Scott Pap 6 623 12 Va 12 12 Va— % Sears R 11 504 44 Va 43 43%—1 % Sedco Inc 10 173 27% 24% 25 -2% Shell Oil 5 85 42 Va 41% 41 %- 1% Singer 6 514 10 Va 10 10% Smith AO 4 19 63/4 6% 6%+ Ve Sou Pac 6 40 26% 26 26 Va— % Sparton 3 2 5% 5 5 - % Sperry R 7 235 26 Va 25 Va 25%+ Ve St Brand 13 85 48% 47% 48 — 1 Va StOil Cal 3 666 21 20 Va 20 Va— % StOil Ind 6 169 81% 79 Va 80Va—1 1 Steven J 3 58 10% 10 10 - % Stud Wor 3 12 22 Va 22 22 - % Sun Oil 4 64 36 Va 36 Va 36%- 3/4 Sunsh M 11 69 11% 10% 103/4 + % Taft Brd 4 5 11% 11 Va 11 Ve— Va Techniclr 3 6 43/4 4 Va 43/4 Teldyn 4 378 103/4 10% 10%- Ve Tenneco 5 311 21% 21 21 Ve— % Texaco 3 1203 20 Va 20 Va 20 Va Tex Gif 6 353 27 Va 27 Va 27 Va- % Tex Inst 16 1328 67% 64% 65 Va-2% Textron .10 5 308 13% 13 Va 13%— Ve Thiokol 3 127 93/4 9 9%— % Time In 5 13 26 Va 26 26%+ % Timkn 7 6 42 25 24 Va 24 Va— % Tran Un 9 15 28% 273/4 27%- Va Tranwy 1 4 3 12 1% 11%- % Twen Ce 12 36 4% 4 Va 4 Va.Un Carb 5 534 38 Va 37% 37%— 1% Unit Air 4 145 29 28 28% + % Unit Lp 93 5% 5 Ve 5 Ve— Ve US Gyps 5 58 13% 13 13% US Steel 3 401 363/4 36 36%- Va Varian A 6 41 6 Va 6% 6 Va Walk HA 9 6 353/4 35% 353/4+ % Warn Lb 12 299 24 .23% 23% - Ve Weathrd 3 44 43/4 4% 43/4+ Ve Wolwth 3 712 9 Va 8% 8%— 3/4 Xerox Cp 13 854 55% 53% 54 Va-1 Ve Zenith R 9 155 11 Va 11 Ve 11 %- % Zurn Ind 5 39 4 Ve 4 4 Bourse américaine Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Al Art 4 13 2 l l Amco Ind 2 20 2 Ve 2 2Ve+ Ve Asamera 5 87 7 63/4 63/4- % Brascan 2 121 10 9% 9%.Camp Ch 3 114 •33/4 3% 3%—3-16 Creole P 5 88 6% 6 Ve 6%— Va Dome P 5 64 15% 15% 153/4- Va Domtar 4 8 20% 20 20%- % Dynalec 6 60 2 1% 2 - Ve Ford C 3 z50 52% 52% 52%+ Va Fresnillo 4 22 25 Ve 24 24%- 3/4 Giant Y 14 88 12 11 Ve 11 Ve- 3/4 Hartz Mt 7 45 6% 6 Ve 6% Holingr 15 1 223/4 223/4 223/4 lmp OMA 8 114 20 Ve 20 20 - Va Lk Shore 10 55 4 Ve 3%' 3%—3-16 Moly wt 12 6% 6 Va 6 Va— Va Neonex 2 15 l'/e 1 1 - Ve NY Time 4 28 7% 7% 7% NCdn Oils 6 30 2 13-16 23/4 23/4- Ve Prat Lmb 4 1 9% 9% 9%— Ve Preston 3 7 93/4 93/4 93/4 Syntex 14 548 33 32 32%—1 Wr Harg 29 1 Va 1% 1%- % dividendes Aiuminex Ltd: 12 cents payables le 30 décembre aux actionnaires inscrits le 16 décembre.Dalex Co.; actions privilégiées, $1.75 payables le 30 décembre aux actionnaires inscrits le 16 décembre.Dow Chemical Co.; 35 cents payables en devises américaines, soit une augmentation de cinq cents, le 30 janvier 1975 aux actionnaires inscrits le 31 décembre 1974.Gand H Steel Industries; sept cents plus un extra de 40 cents payables le 27 décembre aux actionnaires inscrits le 13 décembre.John Labatt; classe A 25 cents, classe B 21.5 cents, payables les uns et les autres le 15 janvier 1975 aux actionnaires inscrits le 20 décembre 1974; actions privilégiées séries A, 25 cents payables le 15 février 1975.aux actionnaires inscrits le 24 janvier 1975.Newfoundland Light and Power; 20 cents payable le 1 mars 1975 aux actionnaires inscrits le 14 février 1975.Okanagan Helicopters; 25 cents, dividendes annuels, soit une augmentation de cinq cents payables le 31 décembre aux actionnaires inscrits le 13 décembre.Premier Trust; 20 cents payables le 1 janvier 1975 aux actionnaires inscrits le 13 décembre 1974.TransC’anada Glass; 7 1-2 cents payables le 15 janvier 1975 aux actionnaires inscrits le 31 décembre 1974.les devises Afrique du Sud Hand 1 4356 Allemagne Deutsche Mark .3987 Angleterre Livre 2.3016 Argentine Peso .1985 Australie Dollar 1.3091 Autriche Schilling .0562 Belgique Franc .0266 Brésil Cruzeiro Novo .1378 Danemark Couronne .1682 Espagne Peseta .0176 France Franc étranger 2144 Hollande Florin 3853 Italie Lire 001488 Japon Yen 003297 Mexique Peso 0792 Etats-Unis Dollar 9880 Norvège - Couronne 1841 Nouvelle Zelande Dollar 1 2993 Suede Couronne .2324 Suisse Franc .3713 indices de new york Industrielles Ouv.582.53 Haut 588.00 Bas 572.12 Clôt.577.60 Chang.-9.46 Transport 140 20 141.40 137.81 138.70 -2.59 Serv.publ.66 33 66.94 65.38 65 89 -0.51 Ensemble 191 13 192.88 187.86 189.45 -2’96 l'actualité économique Les prestataires de l’an II________________ Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 • 21 Les modules de service ont remplacé les guichets vitrés par Michel Guénard 1 Au lieu de regarder bêtement les murs et d'attendre à la queue leu leu que le guichet soit libre, les arrivants au bureau Centre-Sud de la CAC sont pris en main par des "moniteurs-monitrices" qui renseignent et aident le futur prestataire.Parce que le chômage frappe souvent des groupes d'âge en dessous de trente ans, la Commission a procédé a un rajeunissement de son personnel à l’exemple de Diane Leblanc et Claude Bolduc qui font partie de cette nouvelle vague.(photo Le Devoir par Alain Renaud) Encrassée dans ses meubles depuis 1940, la Commission d'assurance-chômage du gouvernement fédéral a dû subir ce que tout fonctionnaire redoute: une refonte complète de sa loi-directrice et une remise à jour de ses méthodes administratives.Le bureau Centre-Sud de la Commission occupe deux surfaces de plancher au 2020 Université.Fourmilière humaine, la CAC y emploie plus de 140 personnes et y traite 12,400 dossiers en permanence.Première constatation: 55% du personnel est féminin et l'atmosphère décontractée tranche sur le va-et-vient trépidant de la station de métro McÇill.Les anciennes cloisons vitrées qui formaient un véritable test du labyrinthe pour les téméraires qui s’y risquaient ont été remplacées par des écrans en demi-lune tissés aux couleurs vives et dont la propriété acoustique est d’éteindre les voix.Les tuiles absorbantes du plafond jointes aux moquettes du parquet confèrent à ces bureaux le doux feutré sécurisant des confessionnaux."Ici, de nous confier M.Fernand Poulin, directeur du bureau, les vagues de chômeurs nous arrivent au rythme des flux et reflux des rames de métro." Un premier entonnoir reçoit les arrivants: des réceptionnistes armées de visionneuses, où sont répertoriés sur micro-film les renseignements des prestataires déjà fichés, procèdent au premier tamisage.Cette première procédure administrative accélère le dégorgement des bureaux: 80% des demandes de renseignements des prestataires déjà inscrits à la Commission sont satisfaites par ce corps de garde de jeunes filles.Un second bataillon prend en main les nouveaux chômeurs qui doivent remplir la déclaration du prestataire et la demande de prestations: "Nous tentons de prévenir les erreurs dans le remplissage des formulaires administratifs alors que les gens sont sur place afin d'éviter les pèlerinages incessants au bureau,” d’expliquer M.Poulin.La Commission se fait- un point d’honneur de jouer cartes sur table avec les nouveaux arrivants: divers ensembles de matériel d'information, dont un montage audio-visuel intitulé "Les regies du jeu”, font connaître aux chômeurs ses droits et obligations.Malgré la bonne volonté qui règne a travers la conceptualisation de cette belle mécanique d’information, il nous a semblé que la voix chaude de Pierre Nadeau n’arrivait pas à maquiller un certain paternalisme de la Commission envers ses “clients”.A force de tout vouloir “mâcher” au futur prestataire.il arrive que la purée goûte le trop cuit.Aussi la Commission aurait intérêt à questionner l’approche psychologique de ces montages lors de ses nombreuses réunions de consultation.Mais tout ça relève du gadget "technicolor” et ne saurait retenir longtemps notre attention: en coulisse il y a le personnel de soutien de la Commission.Conseillère du service consultatif de l'assurance-chômage depuis août 1974, Mlle Danielle Lupien, fait fonction d’estafette auprès des quatre modules de service qui ont pour mission de traiter les 20% de dossiers en suspens.“Nos modules de services reçoivent tout près de 100 prestataires par jour qui soumettent leurs doléances ou interrogations à l’endroit des agissements de la Commission: on veut savoir pourquoi on a été déchu de la liste des prestataires; quelles dérogations a-t-on commises; etc?,” de commenter Mlle Lupien.Par le passé, les demandes de prestations étaient traitées à la chaîne, i.e.que le prestataire et son dossier passaient (d’une façon quelque fois non concomitante!) d’un employé à l'autre, chacun n’étant responsable que d’une étape du traitement des requêtes, de leur réception à leur règlement.Le concept modulaire vise essentiellement à briser l’aspect mécanique et routinier de l’ancienne procédure par le biais -d’une méthode personnalisée de travail.Ces groupes autonomes d’employés (on compte en général une quinzaine de personnes par modules) s'occupent toujours des mêmes prestataires et rendent des décisions exécutoires concernant la cessation, la reconduite ou la modification du régime d’assurance-chômage à l’endroit des bénéficiaires.Afin de se prémunir contre Parbitraire, la Commission a élargi considérablement son système d'appel en portant à près de 1,000 les membres siégeant sur ses conseils arbitraux.De plus, la jurisprudence en matière d’assurance-chômage a été réunie en une “bible administrative” qui définit les grands principes régissant l’ad-missibiüté aux prestations.Le chef de module a pris les fonctions d’un juge de première instance lors du réamé- nagement de l'organigramme sectoriel de la Commission d’assurance-chômage: on ne peut décentraliser sans diffuser le pouvoir de décision.La création des modules de service, si elle a permis d’accroître la qualité et la rapidité du service, a aussi donné lieu à une revalorisation des tâches à l'intérieur du personnel de la Commission.Le “plan Béland”, dont nous parlions hier, vise une percée sur deux fronts: personnaliser le service au chômeur de telle sorte que le prestataire reprenne son “identité” auprès des fonctionnaires de la Commission (une victoire chaudement disputée à la mentalité ni-veleuse de l’ordinateur) et combattre par une forte injection "d'initiatives personnelles" l'anémie pernicieuse qui guette tout corps administratif de cette envergure.Au plan des projets expérimentaux, le bureau Centre-Sud tente depuis dix mois de réussir le difficile "arrimage" entre les services de la CAC et ceux du Centre de la Main-d’oeuvre.L’équation entre emplois vacants et travailleurs disponibles a toujours été perturbée par les nombreuses distorsions propres à un marché du travail passablement disséminé au niveau géographique.De plus, ce marché du travail a été atomisé au plan sectoriel à la faveur d’un rythme d’embauche qui épousait les cycles saisonniers de notre climat.La nouvelle philosophie de la Commission qui convertit un chômeur en un "chasseur d’emplois à plein temps”, oblige par contre les services fédéraux à sophistiquer leurs installations informatiques.Non seulement la Commission se doit-elle de pouvoir émettre un mandat dans les plus brefs délais lorsque le prestataire est confronté au "primum vivere", mais elle devra aussi faire joindre offreurs et demandeurs d'emplois par le biais de ses mêmes ordinateurs.Il y avait l'an dernier 189,000 chômeurs au Québec qui ont reçu de la CAC plus de $640 millions sous forme de prestations.Un meilleur acheminement des données sur le marché du travail joint à un resserrement de la surveillance envers les resquilleurs de tout acabit assurerait à la Commission une base de manoeuvre plus grande.Elle aurait moins de clients et ceux-ci seraient aiguillés avec un certain espoir-vers les Centres de main-d’oeuvre.Entre-temps le plan Béland fait son bonhomme de chemin.à la grandeur du pays.Dans un cadre feutré propre à assurer la confidentialité des conversations, M.Daniel Arsenault vérifie à l'aide de sa visionneuse les données enregistrées sur microfilms.Le bureau Centre-Sud de la CAC reçoit la visite quotidienne de quelque 450 personnes.Chaque rame de métro amène sa fournée de visiteurs au 2020 Université.(photo Le Devoir par Alain Renaud) iillü illÉi llllli , '"L Pétrole synthétique Le désistement d’Atlantic Richfield ( compromet le succès de l'exploitation des sables bitumineux de l'Athabasca (D’après la PC) — La décision surprise de la société Atlantic Richfield de se retirer du consortium des compagnies pétrolières réunies autour de la bannière de Syncrude Oil pour mettre en production d’ici 1977 une usine de $1.5 milliard dans la région dés sables bitumineux de l'Athabasca a jeté la consternation parmi les milieux politiques et économiques de l’Alberta.Les sociétés Atlantic Richfield, Canada-Cities et Imperial Oil détenaient chacune 30% des actions dans le projet Syncrude alors que Gulf Oil contrôlait l’autre 10%.L’usine devait produire sur une base journalière quelque 125,000 barils de pétrole synthétique, lequel devait être acheminé sur Edmonton au moyen d'un pipe-line long de 200 milles.Déjà la compagnie GCOS produit quelque 70,000 barils de pétrole synthétique à son usine de Fort McMur-ray.Les dirigeants de Syncrude croient que le retrait d’Atlantic Richfield Canada, de Calgary, du projet de développement des sables bitumineux de l’Alberta, met en danger la vie même de ce projet."Si un associé de Syncrude se retire de ce projet, alors que son développement est à un point tournant, nous doutons sérieusement qu’il puisse être réalisé”, a déclaré Hans Maciej, directeur albertain de l’Association pétrolière du Canada.Atlantic Richfield a fait connaître son intention mercredi à ses partenaires de Syncrude et au gouvernement albertain.A Toronto, le président Jerry McAfee de Gulf, un autre associé de Syncrude, a déclaré que la décision de la compagnie en cause remet tout en question.Imperial Oil, pour sa part, affirme devoir maintenant remettre en question sa participation au projet.Plusieurs compagnies ont tenu une réunion d'urgence à New York, pour étudier le retrait d’Atlantic Richfield, et ont demandé une rencontre avec le premier ministre Peter Lougheed de l’Alberta, pour mardi prochain.Le président de Syncrude, M.Frank Spragins s’est toutefois refusé à confirmer que le désistement d’Atlantic Richfield compromette irrémédiablement le succès de l’opération industrielle.Depuis septembre 1973 quelque 1,500 travailleurs sont sur le terrain à Fort McMurray et les travaux progressent normalement.La décision d’Atlantic Richfield fait tandem avec celle de la Shell Explorer qui vient de se départir des intérêts qu;elle avait dans la construction d’une usine similaire.Quant à la société Shell Canada, çlle étudie encore la viabilité d’une usine de traitement des sables de l’Athabasca mais constate que le prix d’un tel projet a fait un saut fantastique de $850 millions à $2 milliards au cours des dernières années.Les sociétés Home Oil (un projet de 103,000 barils par jour) et Petrofina Canada (un projet de 122,500 barils par jour) ont fait savoir que leurs engagements financiers dans la region des sables de l'Athabasca pourraient être sérieusement remis en question au point de ren-' voyer aux calendes grecques ces investissements.Le récent budget de M.Turner qui contenait une proposition à l’effet que les droits et redevances payés par les sociétés pétrolières aux provinces ne seraient plus déductibles‘dans le calcul de leur impôt fédéral semble avoir "refroidi” l’enthousiasme des compagnies à s’engager dans de tels investissements.Le porte-parole de la Home Oil a fait savoir que sa compagnie “ne pouvait glaner le capital financier nécessaire à la conduite à bien d’un tel projet.” Les actions Quebec Explorers seront réinscrites en Bourse par Jacques Forget Les actions de la Quebec Explorers Corp Ltd.seront de nouveau transigées sur la Bourse de Montréal, mardi le 10 décembre.Suspendues à la demande des directeurs de la compagnie, les actions de la Quebec Explorers ne se sont pas transigées depuis le 10 novembre.L’arrêt des transactions sur le titre aura duré un mois.C’est à la suite d'une accusation de la Commission des valeurs mobilières du Québec selon laquelle la Planex Associés Liée., une compagnie de gestion financière associée à la Québec Explorers, aurait procéder en 1973 à des transactions illégales sur le capital-actions de la Québec Explorers, que les directeurs de la comjjagnie décidèrent de demander à la Bourse de suspendre les transactions sur le titre.Les directeurs de la compagnie voulaient ainsi éviter une panique chez leurs actionnaires qui aurait pu faire chuter le titre.Selon la Quebec Explorers, la Planex Associés, dont est aussi président le Dr.J.A.Blanar, président de la compagnie minière, n’aurait fait que servir d’intermédiaire pour recueillir $250,000 pour le trésor de la compagnie.Au cours de l’enquête effectuée sur la maison de courtage Massey & Lavoie, à l’été 1973, la CVMQ aurait laver la société de gestion financière de tout soupçon.C’est ce que prétendent les directeurs de la Quebec Explorers, grandement étonnés, que plus d’un an plus tard, la CVMQ ressorte le dossier de la Planex Associés Ltd.Quoiqu'il en soit, la chose se réglera en Cour criminelle, puisque la CVMQ a déposé en début novembre deux accusations en rapport avec des infractions à l'article 16 a) de la Loi des valeurs mobilières.Le fait que la société Atlantic Richfield "reconsidère” sérieusement sa prise de participation dans le projet Syncrude au point qu’on lui cherche un substitut dans les milieux de Calgary serait tributaire d’une décision de l’agence américaine d’aide à l’exportation, la Export-Import Bank, de refuser une ligne de crédit à cette société pour acheter aux Etats-Unis les biens d’équipement industriel pour poursuivre ses travaux dans TAtha-basca.Quant au premier ministre canadien, M.Pierre-Elliot Trudeau, il s’est'refusé à voir dans cette décision du gouvernement américain une “offensive contre la politique pétrolière canadienne”.Avant de prendre une position ferme sur cette question, M.Trudeau examinera le dossier Atlantic Richfield dont il n’a été saisi que tard mercredi.A Edmonton, capitale cana-iienne du pétrole, on laisse entendre que la série de désaveu des compagnies pétrolières est la conséquence normale et logique d'un double prix du pétrole au Canada, double prix qui pénalise si fortement les compagnies (un prix intérieur de $6.50 en Alberta en regard d'un prix international de $10.40 à Montréal) que celles-ci aiment mieux se désengager des projets à moyen terme que de se lancer tête première dans une aventure financière où elle font le jeu des tiraillements politiques entre le fédéral et les provinces.Très dur, le premier ministre albertain a déclaré à Cal-gary que cette décision d Atlantic Richfield “placerait une pression terrible sur les milieux politiques d’Ottawa." Selon M.Lougheed, qui parlait à une assemblée de mise en candidature, il faut que le prix du pétrole canadien soit “immédiatement élevé à un seuil de $11.70 le baril.“L'Alberta, de poursuivre, M.Lougheed consent des subventions de Tordre de $1.5 milliard par année aux provinces centrales et je dis que la trame même de la Confédération canadienne est menacée par les politiques centralisatrices d'Ottawa qui se refusent à reconnaître les droits des province^ sur leurs ressources naturelles.” Le squelette Oscar donne un coup de main dans une classe de premiers soins une vie peut être sauvée Les cours de premiers soins font partie du travail chez Hudson Bay Mining.Tous les nouveaux employés à Flin Flon reçoivent un cours de huit heures en soins d’urgence et une instruction plus avancée est disponible à ceux qui le demandent.Les surveillants doivent suivre le cours standard.Plus de 60% des employés à la fin de 1973 avaient suivi ce cours.Le programme de sécurité d’Hudson Bay Mining va au-delà de l'enseignement des cours sur les premiers soins; il comprend des instructions spéciales pour les équipes de secours dans la mine et l’enseignement de mesures de protection contre l’incendie et de prudence au travail.Au cours des années, l'importance constante accordée à la prévention des accidents au travail, a produit un très haut degré de sécurité et 19 récompenses.Le Canada compte sur nous; vous le pouvez aussi.Hudson Bay Diecastings Limited Francana Oil & Gas Ltd.PfjRkNC**/ Sylvite of Canada Division Zochem Limited Francana Minerals Ltd.Cuivre, zinc, or, argent, cadmium, sélénium, et concentrés de plomb • Exploration et mise en valeur • Alliages au zinc coulés sous pression • Pétrole brut et gaz naturel • Potasse • Oxyde et poudre de zinc Métaux et produits chimiques de qualité, par un grand producteur minier.Sulfate de soude HUDSON BAY MINING AND SMELTING C0„ LIMITED P.O.Box 28, Toronto-Dominion Centre, Toronto / Telephone: (416) 362-5233 6953 CF 22 • Le Devoir, samedi 7 décembre 1974 Centre hospitalier Drôme - Missisquoi - Perkins'^ recherche un Chef pour le service de diététique QUALIFICATIONS: r— Baccalauréat en diététique avec internat.— Membre en règle de la Corporation professionnelle des diététistes du Québec.— Expérience dans la fonction ou dans une fonction similaire.TRAITEMENT ET AVANTAGES SOCIAUX: Selon l’expérience reconnue et les normes établies par le ministère des Affaire^ sociales en vigueur dans le milieu hospitalier.TRAVAIL: Assumer la responsabilité de l’organisation, la coordination, la surveillance, le contrôle et le fonctionnement des opérations des trois secteurs sous sa responsabilité, soit la diétothérapie, la production et la distribution.Les diététistes intéressé(e)s devront faire parvenir leur curriculum vitae avant le 27 décembre 1974 au : Directeur général, Centre hospitalier Brôme - Missisquoi - Perkins 950, rue Principale, Cowansville, Qué.CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES' DE LA VALLÉE DE LA GATINEAU GATINEAU VALLEY LOCAL COMMUNITY SERVICES CENTER POSTE: ANIMATEUR ANALYSTE ENDROIT: Grace field FONCTION: Sous la direction et la coordination du coordonateur analyste : — informe la population sur le C.L.S.C.— forme des comités locaux et favorise la participation et l’expression de la population.— participe à l’inventaire des ressources en son secteur et la cueillette des données relatives aux besoins.— s'acquitte de la référence des usagers et voit â la satisfaction de chaque cas.QUALIFICATIONS: Expérience et formation pertinente dans le domaine social; Formation académique acceptable; Connaissance du milieu ou capacité d’adaptation en milieu rural; Connaissance et aptitudes à s’exprimer en anglais, sera un atout.EXIGENCES: Usage d’une automobile avec compensation.Grande disponibilité.SALAIRES: Selon les échelles du Ministère des Affaires Sociales du Québec.DATE LIMITE Mercredi, ie 18 décembre 1974.INSCRIPTION: Toute candidature accompagnée de curriculum vitae doit être adressée à: M.Harold Kelly, président, C.L.S.C.de la Vallée de la Gatineau, Gatineau Valley L.C.S.C.C.P.307, Gracefield, Co.Gatineau, P.Q.JOX 1W0 COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DOLLARD-DES-ORMEAUX OFFRE D’EMPLOI Voir autres Carrières et Professions, en pages 23 et 24 Poste: Principal adjoint Affectation: Polyvalente St-Jérôme.Salaire: Selon la politique administrative et sala- riale du ministère de l’Éducation.Qualités requises: — Être légalement qualifié.— Avoir au moins 17 ans de scolarité complétés selon la classification du ministère incluant un diplôme universitaire, licence ou équivalent, en sciences de l’Éducation ou en une discipline enseignée au secondaire.Expérience — 5 ans complétés dans l’enseignement au secondaire.Aptitudes pertinentes à la fonction et spécifiques au poste à combler.L’expérience dans une fonction d’animation pédagogique sera prise en considération.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un dossier complet accompagné d'un curriculum vitae avant le 12 décembre 74, è l'adresse suivante: Commission scolaire régionale Dollard-des-Ormeaux, Services du personnel, 300, rue Longpré, St-Jérôme, P.Q.J7Y 2T3 Prière de mentionner le numéro de concours suivant sur l’enveloppe: PA-261174.CEGEP RÉGIONAL DE LA CÔTE-NORD RECHERCHE LES SERVICES CONSEILLER EN ORGANISATION SCOLAIRE (équipement) Le C.O.S.assiste le D.S.A, dans l’administration des services de l’équipement du collège.En collaboration avec les directions de campus, il analyse les besoins, il fait des études préliminaires et des recommandations concernant les projets de transformations, de rénovations ou de constructions; il assure les relations avec les professionnels (architectes, ingénieurs et autres) et avec les entrepreneurs au cours des diverses étapes de la réalisation d’un projet; il assure le contrôle de la réalisation des travaux selon les besoins.Il accomplit, à la demande du D.S.A., toute autre tâche reliée à l’administration des services de l’équipement.QUALIFICATIONS REQUISES Diplôme d’ingénieur OU Diplôme de technicien dans une spécialisation pertinente et expérience.SALAIRE: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l’éducation.LIEU DE TRAVAIL Bureau à Baie-Comeau; déplacements fréquents à Hauterive et àSept-lles.DATE D’ENTRÉE EN FONCTION: Le ou vers le 20 janvier 1975.DATE LIMITE DU CONCOURS: Vendredi le 13 décembre 1974.FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITAE AU: DIRECTEUR DU PERSONNEL Cagep régional da la Côta-Nord 275, boulavard LaSalla, Baia-Comeau, P.Q.G4Z 1T2 MÉDECIN OMNIPRATICIEN demandé à Oka.Poste disponible dès maintenant.S’adresser à: Michal Lauzon, m.d.C.P.460 Oka, Qué.Tél.: (514)479-8885 Commission scolaire régionale Dollard-des-Ormeaux Offre d’emploi pce: UN PSYCHOLOGUE SCOLAIRE Lieu de travail: Région de St-Jérôme.Traitement Suivant la politique administrative et salariale du ministère de l’éducation.Qualités requises: — Détenir une maîtrise en psychologie.— Être membre de la corporation des psychologues du Québec.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un dossier complet et un curriculum vitae avant le 13 décembre 1974 à l'adresse suivante: C.S.R.Dollard-des-Ormeaux, Service du personnel, 300, rue Longpré, St-Jérôme, Qué.J7Y 2T3 Prière de mentionner le numéro de concours suivant sur l’enveloppe: PS -291174.CENTRE HOSPITALIER DE VERDUN RÉGION MÉTROPOLITAINE Le poste: .DIRECTEUR GÉNÉRAL Centre Hospitalier de 400 lits.Responsabilités: Personne qui, mandatée par le Conseil d’administration, est responsable de l’adôiinistration de l’établissement, de l’élaboration et de la direction des programmes et des services, le tout en conformité avec les politiques et les directives émises par le Conseil d’administration et le ministère des Affaires sociales.Exigences: Être détenteur d’un diplôme universitaire en sciences de l’homme, en sciences administratives ou autres domaines connexes.Rémunération: Selon les normes du ministère des Affaires sociales et selon les qualifications du candidat.Inscription: Veuillez faire parvenir votre demande d’emploi, accompagnée de votre curriculum vitae à l’adresse suivante: Comité de sélection, Poste Directeur Général, C.P.5, Verdun, P.Q.H4G3E1, avant le 13 janvier 1975 L’HÔPITAL MONTFORT D’OTTAWA (hôpital général de 200 lits) recherche un(e) COORDONNATEUR(TRICE) DE THÉRAPIE RESPIRATOIRE L’Hôpital est actuellement à établir un nouveau département de thérapie respiratoire pour coïncider avec l’ouverture de son unité de soins intensifs de 6 lits.Le département de thérapie respiratoire comprendra des programmes tels qu’inhalothérapie, analyse des gaz sanguins, fonction pulmonaire et électrocardiogramme.L’Hôpital recherche un(e) inhalothérapeute bilingue, qualifié)e), avec des aptitudes administratives.Cette personne sera responsable de la planification des phases de développement, ainsi que du fonctionnement subséquent du département.Cette position sera disponible dès le 1er janvier 1975.Veuillez taire parvenir votre curriculum vitae à : Richard Archambault Directeur du personnel Hôpital Montfort Chemin Montréal Ottawa, Kl K 0T2 COMPTABLE Pour une compagnie de génie conseil en pleine expansion Les candidats devront être de préférence bilingues, âgés entre 25 et 35 ans et posséder quelques années d’expérience dans la comptabilité en général.Description des fonctions: Opération financière journalière Préparation des états financiers mensuels Journal des salaires Facturation et encaissement Notre préférence ira aux candidats ayant complété une deuxième, troisième ou quatrième année de cours du soir vers l’obtention d’ün C.G.A.Le traitement sera établi d’après l’expérience et les qualifications.> Prière de postuler par écrit en faisant parvenir votre curriculum vitae à l’attention de: J.P.Masse Directeur, Service du personnel C.P.777, Place Bonaventure Montréal H5A1A9 CARTIER C LA SOCIÉTÉ D’INGÉNIERIE CARTIER LIMITÉE Lal requiert les services d’un(e) ORTHOPHONISTE à temps partiel, deux jours par semaine.Rémunération selon qualifications et expérience.Communiquer par téléphone au Service du personnel de la Commission scolaire, en composant: 861-4376 OU 454-3963 avant vendredi le 13 décembre 1974 à 16h.' LE CONSEIL SCOLAIRE DE NIPISSING ' École secondaire Algonquin 555, rue Jane, North Bay, Ontario Tél.: (705) 472-8240 Directeur: R.Perron • PROFESSEUR DE CHIMIE, sec.IV ET BIOLOGIE, sec.Ill ?PROFESSEUR DE FRANÇAIS, sec.I et II OU Entrée en fonction: le 6 janvier 1975, Faire parvenir votre curriculum vitae au Directeur de l'école, M.Perron.D.Doney Frasidpnt R.Lynch Directeur de l'éducation LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DU GOLFE Requiert les services de: PROFESSEURS DANS LES DISCIPLINES SUIVANTES: 1 poste en éducation physique (fille) à Sept-lles 1 poste orthopédagogue ou spécialiste en enfance inadaptée à Sept-lles 1 poste sciences physiques à Havre St-Pierre 1 poste en français à Port-Cartier 1 poste en histoire à Shefferville L’ENTRÉE EN FONCTION: Le 6 janvier 1975 RÉMUNÉRATION Selon les politiques administratives et salariales du Ministère de l’Éducation PLUS PRIME DE 6% Les personnes intéressées sont priées de taire parvenir leur candidature à: Les Services du Personnel, Régionale du Golfe, 30, rue Comeau, Sept-lles, Québec A SOCIÉTÉ RADIO-CANADA (Zone d’Ottawa) recherche un CHEF DES NOUVELLES Fonctions: Le candidat choisi sera appelé à superviser le service des nouvelles françaises (radio et télévision).Le titre: Le candidat possède une formation universitaire, au moins 5 ans dans une salle de nouvelles TV ou radio, un journal ou une agence de nouvelles ou d’actualités filmées.Possède une connaissance pratique de la langue française et de la langue anglaise.Ce poste est accessible aux candidats qualifiés des deux sexes.Le traitement: Salaire selon les qualifications et l’expérience, entre $17,180 et $22,555.La Société offre un programme complet d’avantages sociaux.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae à : Intervieweur de candidats, Société Radio-Canada, C.P.3220, succursale C, Ottawa, Ont.K1Y 1E4 ¦p ccgcp de rouyn-norondo CONTRÔLEUR FONCTIONS: — Sous l’autorité du directeur général, le contrôleur remplit une fonction de gestion et de contrôle.— Il assiste (staff) le directeur général dans tous les aspects du contrôle administratif et financier du collège.— Il est notamment responsable de l’élaboration du budget et du contrôle budgétaire, des systèmes et procédures, de la comptabilité, de la vérification interne, de la paye, des états financiers et des analyses financières.QUALIFICATIONS: — Diplôme universitaire en sciences commerciales ou de l’administration et/ou membre d’une association professionnelle de comptables.— Au moins quatre (4) années d’expérience pertinente.N.B.À titre exceptionnel, le Collège pourra retenir un candidat dont l’expérience pertinente compense largement pour une formation académique inférieure aux conditions d’éligibilité.TRAITEMENT: Selon les normes de la politique administrative et salariale du ministère de l’Éducation.Les candidats intéressés devront faire parvenir leur curriculum vitae le ou avant le 20 décembre 1974 à l'adresse suivante i M.Lorrain Barrette Directeur général Cegep de Rouyn-Noranda C.P.1500 ROUYN, Québec J9X 5E5 demande un CONSEILLER EN ENFANCE INADAPTÉE Exigences: Baccalauréat.— Bilingue.Conditions de travail: Selon la politique administrative et salariale du ministère de l’Education.Gilles Beaudry 769-2771 INFIRMIERE) C00RD0NNATEUR(TRICE)N\ DES PROGRAMMES Département de santé communautaire Centre Hospitalier St-Eusèbe de Joliette Fonctions: Le coordonnateur (la coordonnatrice) doit organiser, coordonner, contrôler et évaluer les soins fournis par le personnel affecté aux différents programmes du département de santé communautaire.Exigences: i, — Membre en régie de l’O.I.I.Q.— Baccalauréat en Nursing; diplôme universitaire en hygiène publique ou certificat en Nursing communautaire.— Expérience en santé publique ou communautaire.— Préférence accordée aux candidats(es) possédant une expérience pertinente en administration.Salaire: Selon les normes du ministère des Affaires Sociales.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 20 décembre 1974.au Directeur du personnel Centre Hospitalier St-Eusèbe de Joliette 585, Bout.Manseau Joliette, P.Q.J6E 3E5 LE DIRECTEUR GÉNÉRAL que nous recherchons.• est intéressé à relever Un défi de taille; • est sensibilisé à la philosophie et à la démarche des C.L.S.C.; • est capable d’animer une équipe multidisciplinaire et d’en coordonner les activités en y suscitant une prise en charge chez chacun de ses membres; • a une personnalité forte et conciliante; un tempérament ferme et souple; • peut démontrer une habilité solide à manipuler les techniques modernes de gestion.Si vous croyez répondre à ces exigences, que vous avez une formation universitaire en administration et/ou en sciences humaines et que vous avez occupé pendant au moins deux (2) ans un poste de coordination ou de direction' nous vous invitons à faire parvenir votre curriculum vifae détaillé avec vos attestations d'études à Le Président du Conseil d’administration C.L.S.C.Basse-Ville, 355 Marie de l’Incarnation, Québec G1N 3G9 d'ici le 16 décembre 1974, 17 heures en mentionnant sur l'enveloppe : Concours directeur général.P COMPTABLE Nous sommes à la recherche d’un comptable pour compléter les cadres de notre organisation qui est en plein essor.Nous offrons d’excellentes occasions de progresser à l’intérieur d'une entreprise qui se développe rapidement et où l’initiative joue un rôle de premier plan.Les conditions de travail sont des plus intéressantes dans un contexte de travail dynamique et orienté vers l’efficacité.La rémunération offerte est à la mesure de rexpéhence et des qualifications démontrées.' Le candidat recherché possède environ six (6) ans d’expérience et a obtenu son titre de C.A.ou de C.G.A.Il sera de préférence familier avec les procédés informatiques.Les candidats intéressés par ce poste sont invités à faire parvenir leur curriculum vitae à l'attention du Service des Ressources Humaines.Ils peuvent être assurés que leur candidature sera traitée confidentiellement.3 >- V» LES COOPEmNrS compagnie mutuelle d’assurance-vie 1259, rue Berrl, Montréal H2L4C7 Tél.i 849-2104 «I Université du Québec à Chicoutimi Titre: AUXILIAIRE D’ENSEIGNEMENT SCIENCES APPLIQUÉES Nombre de poste: Quatre (4) Fonctions: L’auxiliaire d'enseignement seconde le professeur dans son enseignement.À cette fin, il prépare, présente, surveille et évalue les travaux de laboratoire, de séminaire et de stage.Il agit sous la responsabilité pédagogique du professeur mais jouit d’une grande autonomie en ce qui concerne les séances de laboratoire et les travaux pratiques des étudiants.Dans certains cas, il peut participer avec le professeur à l'élaboration d'un cdurs ou encore à une fonction de surveillance, correction, dépannage, etc.: Exigences: Diplôme universitaire de 1er cycle en génie.Traitement: A discuter, selon les qualifications.Seules les candidatures reçues avant le 17 décembre 1974 à 5h.p.m.seront retenues.Toute candidature sera traitée confidentiellement.Veuillez faire parvenir votre candidature accompagnée d'un curriculum vitae au : Directeur du personnel Université du Québec à Chicoutimi 930 est, rue Jacques-Cartier Chicoutimi, P.Q.
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