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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 30 décembre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1974-12-30, Collections de BAnQ.

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m ¦ ¦ '- - -.-.XWM* Fais ce que dois la météos nuageux avec quelques chutes de neige.Dégagement partiel en après-midi.Maximum près de 30.Aperçu pour demain: passages nuageux.Détails en page 6.20CENTS Vol.LXVI - No 300 Montréal, lundi 30 décembre 1974 Office férial L’aciérie: Saint-Pierre plaide pour Gros-Cacouna QUÉBEC (Le Devoir) — Plus que jamais convaincu qu'Ottawa devrait favoriser le Québec plutôt que la Nouvelle-Écosse pour l'établissement d'une aciérie our fins d'exportation, le ministre qué-écois de l'Industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, invite le ministre fédéral de l'Expansion économique régionale, M.Donald Jamieson, à maintenir tout au long de ce dossier un "esprit ouvert".Puis craignant que les "jeux ne soient faits'' en faveur de Sydney et aux dépens de Gros-Cacouna”, M.Saint-Pierre formule un certain nombre d’exigences dont une réévaluation du choix de l'emplacement.Le fédéral avait envisagé six emplacements pour l'établissement de cette nouvelle aciérie, dont deux au Québec: Gros-Cacouna et Sept-Iles.Dans une lettre adressée à M.Jamieson le 16 décembre et déposée samedi à l'Assemblée nationale, M.Saint-Pierre réaffirme “l’intérêt que le gouvernement québécois porte au développement du secteur de la sidérurgie" et fait valoir les nombreux avantages que représente le site de Gros-Cacouna, en insistant sur trois types de raisons: — le Québec, un des gros possesseurs et exportateurs de matières premières, a des "droits” évidents en ce qui a trait à la transformation de ces richesses naturelles sur son propre territoire; — les données statistiques recentes prouvent, hors de tout doute, que la situation dans cette région du Bas Saint-Laurent s’apparente fortement à celle de la région de Sydney et mérite de retenir l'attention des deux niveaux de gouvernement tout autant que les régions des pro- vinces de l'Atlantique; — le Québec est la seule province possédant des gisements miniers aptes à ga-rantir l'approvisionnement d un complexe de douze millions de tonnes pour l'avenir.Dans le cadre de sa politique d'une transformation plus poussée de la richesse naturelle, le gouvernement du Québec poursuit vigoureusement des projets miniers d'importance plus particuliè- rement dans les régions de Firelake et de la baie James, de nature à accroître la production de minerai de fer de façon significative.— selon le projet du ministère fédéral de l'Expansion économique régionale (MEER), il s'agirait du plus gros fourneau au monde; or, non seulement Gros-Cacouna convient à une aciérie de cette Voir page 6 : Gros-Cacouna Le député québécois est le mieux payé au Canada — ausomtr^' ¦ L’IRAI, un institut üt cherche voué aux intérêts des travailleurs — page 2 ¦ L’amiante : une solution de rechange à la nationalisation?-page 2 «ut, i^e Ford appelle “le problème infernal”, par Georges Vigny — page 4 ¦Que faire de ce maudit argent?Un commentaire de Jean-Claude Leclerc QUEBEC (par Gérald LeBlanc) — C’est après s'être octroyé un généreux cadeau du Jour de l’An que les députés québécois, désormais les mieux payés au Canada, ont mis fin samedi soir à la 2e session de cette 30e Législature.Les parlementaires ne reviendront à l'Assemblée nationale que vers la mi-mars pour l'ouverture d'une nouvelle session avec le message inaugural, le discours du budget, i'etude des crédits, la nouvelle fournée de projets de loi et probablement un cabinet ministériel transformé.Avant d'abroger la session, l’Assemblée nationale a cependant adopté le controversé projet de loi haussant les salaires des députés et combattu pendant plus de 30 heures en commission parlementaire par le Parti québécois.A compter du 1er janvier 1975, le salaire du simple député passera donc de $15,600 à $23,205, sans compter la rétroactivité de quelque $4,500 pour l’année 1974.A ce traitement de base s'ajoute l’allocation de dépenses de $7,000, non imposable.Cette augmentation place les députés québécois à la tête du peloton dans l’échelle salariale des parlementaires des dix provinces canadiennes et même du Parlement d’Ottawa.Au fédéral, un simple député reçoit en effet $18,000 comme traitement de base et $8.000 en allocations de dépenses.Un projet de loi déposé récemment proposait une hausse encore plus substantielle que celle accordée au Québec mais le gouvernement Trudeau a décidé d'attendre avant d'en forcer l’adoption.Des indemnités spéciales sont prévues pour chacun des postes parlementaires.Én les ajoutant aux indemnités reçues Voir page 6 : Les députés ¦ 1975 : la minute de vérité pour le Rassemblement des citoyens — page 3 (¦Le Canada entre dans ce qui serait sa pire année de troubles ouvriers -pages — page 4 ¦ Une rétrospective 1974 : l’année de la mondiaiisa- tiOn —pages ¦ Ford veut approfondir le rapport Colby avant de se prononcer —pages C’est sur l’intervention personnelle de l’évêque de Managua, Mgr Miguel Ovando y Bravo, que les guérilleros du commando sandiniste ont relâché samedi une partie de leurs otages.Les rebelles détiennent encore douze personnes qui seront échangées contre des prisonniers politiques nicaraguayens.(Téléphoto AP) «fWiÊ \Vi - : Managua laisse partir le commando sandiniste et douze de ses otages MANAGUA (AP) — Un groupe de guérilleros se réclamant d'un ancien résistant nicaraguayen Augusto Cesar Sandine, a fait irruption vendredi soir dans la luxueuse résidence d'un riche homme d'affaires qui donnait une réception et a pris en otages tous les invités.Après deux jours d’intenses négociations, les autorités nicaraguayennes ont décidé d'autoriser hier huit membres du commando sandiniste à partir pour Cuba accompagnés de 12 otages, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères et deux des principaux diplomates du pays, ainsi que de 18 détenus politiques qui seront remis en liberté.Selon un porte-parole g ouvernemental, les autorités espagnoles ont servi d'intermédiaires pour obtenir que le gouvernement cubain autorise un avion à se poser à La Havane avec les membres du commando, leurs otages et les prisonniers libérés.Un porte-parole officiel, M.Efratn Huezo, a indiqué que dès que les guérilleros et les prisonniers libérés auraient débarqué à La Havane, l’appareil ramènerait les otages à Managua.Les terroristes avaient libéré cinq nou- veaux otages hier tandis que les autorités avaient retiré les gardes nationaux qui entouraient la maison.De son côté, le gouvernement tentait de rassembler cinq millions de dollars en petites coupures exigés par les guérilleros.i ¦ De la direction et du personnel BONNE ANNÉE I Ri$envAVIONS POUR LC Réveillon du Nouvel An p.î35-3623 5412 (Sô(< bee Jleigte ^Ronltcal Les terroristes ont libéré toutes les femmes otages.Parmi les otages restants figurait un Américain, porte-parole de T'ambassade des États-Unis, M.David Carpenter, gendre du propriétaire de la maison.C'est vendredi soir que le groupe de guérilleros du Front sandiniste avait fait irruption dans la luxueuse résidence d’un homme d'affaires où se déroulait une réception, et retenu prisonniers la plupart des invités, parmi lesquels des diplomates et d'importantes personnalités locales.Les assaillants, munis d’armes automatiques, ont ouvert le feu en pénétrant dans la résidence, située dans un faubourg de la capitale.Selon les autorités, deux policiers ont été tués et plusieurs personnes blessées.Selon de bonnes sources, le propriétaire de la maison, M.José Maria Castillo Quant, qui donnait la réception en l'honneur de l’ambassadeur américain, a été également tué.L'ambassadeur américain, M.Turner Shelton, avait quitté la réception peu avant l’arrivée du commando.Le gouvernement a publié la liste des 19 otages, parmi lesquels se trouvaient M.Voir page 6 : Managua L’Assemblée ne chôme pas mais l’action est ailleurs une analyse de Gérald LeBlanc QUÉBEC — Habitués d'être au coeur même de l’action politique, les courriéristes parlementaires se sont surpris à envier leurs collègues de l'extérieur en 1974.Non pas que l'Assemblée nationale ait chômé.Au contraire, la 2e session de cette 30e législature est demeurée ouverte pendant 200 jours, sans doute un record dans les annales québécoises, et les parlementaires ont siégé pendant 107 jours.Au 31 juillet pour la loi sur la langue officielle et trois jours après Noël pour la hausse de salaire des députés, la colline parlementaire bourdonnait en effet toujours d'activité.Et pourtant, l'Assemblée nationale n’a pas su donner le ton à la vie politique du Québec, malgré ses longues heures de travail et sa fournée d'une centaine de lois.Le ton venait d'ailleurs, des commissions d'enquête (CECO, Cliche et Cha-loux) semant le doute sur l'intégrité du gouvernement, d’un sondage démontrant 1 intensité du mécontentement populaire, des puissants fournisseurs de pétrole du Moyen Orient ou de l'Ouest canadien, de la colère des agriculteurs, des pompiers et d'autres groupes de travailleurs.A la remorque de ces événements extérieurs, le Parlement québécois est demeuré sur la défensive, se contentant la plupart du temps de réagir, de se justifier et de protester.Bref, le gouvernement n'a pas su renverser la vapeur et reprendre la vedette et les manchettes voices par l'opposition extra-parlementaire.Un parlement tout à l'image du chef du gouvernement, M.Robert Bourassa, expert dans Tart de contenir la vapeur autour de lui (avec 101 députés à contenter ce n'est pas une sinécure) mais impuissant à la renverser quand elle monte à l'extérieur comme ce fut le cas durant les deux pires années de son règne, 1970 avée ses événements d'octobre et 1974 avec son déferlement de “scandales Le voyage de M.Bourassa à Paris devait justement ramener les réflecteurs sur le chef du gouvernement du Québec.Victime d'un autre incident, les centaines de milliers de dollars du trésor québécois versés pour le succès de ce voyage, M.Bourassa revenait cependant de Paris aussi déplumé que l'épinette québécoise exposée à la porte Mailhot.A l'Assemblée nationale elle-même, plusieurs lois importantes ont été adoptées en 1974 comme le démontre le bilan compilé par la Presse Canadienne.Ces lois, dont plusieurs à portée sociale manifeste, n'avaient cependant ni la nouveauté ni l’importance suffisante pour éclipser les événements de l'extérieur.Trois initiatives, promises depuis long-tems, auraient pu redonner l’offensive à la colline parlementaire: la réforme de 1 assurance-automobile, la refonte du code du travail et la charte des droits de l'homme.La charte a été déposée mais elle n'a pas été discutée ni adoptée.M.Cournoyer a bien présenté un volumineux projet de loi sur le code du travail mais il est resté en plan et l'on n'y décèle d'ailleurs aucune trace de réforme en profondeur.Quant à l'assurançe-automobile, on at- tend toujours de connaître les intentions du gouvernement après le dépôt du rapport Gauvin et les nombreux mémoires entendus en commission parlementaire.Il faut donc chercher ailleurs les points forts de la vie parlementaire québécoise en 1974.En fait, quatre moments particulièrement intenses retiennent l'attention: l'adoption de la loi sur la langue officielle (bill 22), les affaires Boutin et Paragon, l'augmentation du salaire des députés.En chacune de ces occasions où le Parlement revenait à l'avant-scène, le gouvernement Bourassa aurait cependant préféré voir les caméras et les réflecteurs dirigés ailleurs.Présentée en plein été, adoptée à l aide d'un double bâillon, la loi sur la langue officielle (bill 22) a mécontenté tout le WASHINGTON (d'après AP et AFP) -Le jury du procès du Watergate commencera ses délibérations aujourd'hui, vers midi, après avoir entendu les instructions xiu juge John Sirica.Ces directives sur l’interprétation en droit des éléments de preuve et des témoignages entendus au cours du procès des Cinq prendront près de deux heures et demie, après quoi les neuf femmes et les trois hommes commenceront leurs délibérations, épilogue d’une procédure commencée le 11 octobre.Onze chefs d'accusation sont inscrits contre les cinq hommes, MM.John Mitchell, ancien procureur général des États-Unis, H.R.Haldeman, ancien chef du personnel de la Maison-Blanche, John Éhrlichman, ancien conseiller du président pour les affaires intérieures, Robert Mardlan, adjoint du procureur général, et QU FR FR TZ jiïRAROPERREGÂÙX montpes oe Qualité depuis ' ?9' La montre électronique à cristal de QUAFÎTZ qui varie de MOINS de 60secondes par année Chez les meilleurs bijoutiers monde, comme l avait voulu son parrain, M.François Cloutier.Ce mécontentement des deux "extrêmes" était le prix qu'on était prêt à payer pour couper l'herbe sous le pied du mouvement indépendan liste.La frange d'extrémistes que les libéraux avaient accepté de sacrifier s’est cependant révélée beaucoup plus large qu'on l'avait cru.A la même époque surgissait l'affaire Boutin, provoquée celle-là par l'opposition parlementaire et plus particulièrement par le péquiste Robert Burns.Accusé d'avoir représenté le gouvernement depuis son élection le 29 octobre 1970, Me Jean-Claude Boutin, préférait démissionner plutôt que d’affronter le jugement de Voir page 6 : L’Assemblée Kenneth Parkinson, avocat du comité de réélection de Richard Ni, on.On pense généralemer, : que le juge John Sirica veut un verdit i rapide et qu'à défaut les jurés continueront leurs délibérations malgré la fête du Jour de l'An.La fin de Tannée 1974 connaîtra donc , l'épilogue judiciaire du plus grand scandale de l'histoire américaine.Mais de nombreux Américains se demanderont encore si justice est faite.Ce qui n était pour la Maison-Blanche à l'origine qu'un "cambriolage de troisième ordre" a certes coûté à M.Nixon sa présidence deux ans après y avoir été reconduit triomphalement.Mais l'homme malade de San Clemente a été amnistié par son successeur et ancien protégé Gerald Ford.Et, certificats medicaux a l'appui, le juge Sirica Ta dispensé de se présenter à la barre des témoins, comme le souhaitaient l'accusation et la défense, cette dernière désireuse de taire endosser au “commandant en chef’’ les responsabilités imputées a ses aides-de-camp.“Comme représentants d'une société libre, il vous appartient maintenant de taire le bilan, et de refermer le livre de comptes", a déclaré le procureur spécial James Neal, s'adressant aux jurés.Le procès se déroulant dans le district de Columbia, ses membres sont, a l'image de la capitale fédérale, en grande majorité noirs.Ils doivent se prononcer, à l'unanimité, sur la culpabilité des accusés, contre qui sont retenues les charges de complot pour faire obstacle au cours de la justice dans l'enquête qui a suivi l’effraction au quartier général du parti démocrate dans le luxueux immeuble du Watergate en juin 1972.Les peines encourues vont de cinq à trente ans de prison, avec des amendes de cinq mille dollars.A la suite d’enquêtes précédentes, tout Voir page 6 : Le Watergate Le jury du Watergate entre en délibération 28 Séries émises—90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 71808 28 GAGNANTS DE $5,000.1808 224 GAGNANTS DE $500.TIRAGE: 39 I VENDREDI 27 d6c.74 808 2268 GAGNANTS DE $100.» t»„4 li t l*'-e DeVQir, lundi 30 décembre 1974 -TIRAT________________________________________ Un institut de recherche voué aux intérêts des travailleurs par Gilles Provost Comment les travailleurs québécois sont-ils menacés par le haut niveau de pollution qui règne dans leur milieu de travail ou encore par le régime de travail auquel ils sont astreints?.A quels moyens peuvent-ils avoir recours pour se mettre à l’abri de ces menaces?Comment devrait-on concevoir les régimes d'assurances collectives ou le plans de pension pour qu’ils correspondent vraiment aux besoins des travailleurs?Telles sont les grandes questions (jue se pose présentement le personnel de ITRAT, un organisme de recherche montréalais qui offre la caractéristique peu commune d’être explicitement voué à la défense des intérêts des travailleurs et d’avoir un conseil d’administration nommé a parts égales par quatre universités, d’une part, et par les trois grandes centrales syndicales, d’autre part.LTltAT (Institut de recherche appliquée sur le travail) a entrepris ses activités au début de 1973 à l aide d’une subvention de fonctionnement de $200,000 du ministère de l’Education et d’une contribution de $5,000 de chacune des centrales syndicales, comme l’a expliqué au DEVOIR M.Yves Du-lude, directeur général de cet organisme.On ne devrait pas s’étonner de la forte contribution gouvernementale au financement d'un organisme engagé au service d’une classe sociale particu- lière comme TIRAT, estime M.Du-lude.A ses yeux, en effet, la masse des travailleurs forment la majeure partie de notre société et aucun organisme ne s’est vraiment penché sur leurs besoins particuliers dans un effort de recherche soutenu qui dépasse les possibilités des syndicats.M.Dulude a aussi souligné que le gouvernement finance déjà de façon bien plus substantielle des organismes qui travaillent surtout pour le patronat comme les Hautes Etudes commerciales ou les départements de relations industrielles.Comme le dit son nom, l’Institut de recherche appliquée sur le travail veut effectuer des travaux de recherche qui répondent explicitement aux besoins concrets des travailleurs québécois.Il n’est donc pas question de se lancer dans des recherches fondamentales pour faire avancer une discipline, par exemple.Pour commencer, on a essayé de s'attaquer à trois grands ordres de problèmes: les regimes de sécurité du revenu, les systèmes d'organisation du travail et les problèmes de santé en milieu industriel.Bientôt, on espère développer aussi un secteur de droit du travail.Ce secteur de la santé, que M.Florian Ouellet a été chargé de mettre en marche depuis 9 mois offre un bon exemple de la façon de procéder de TIRAT: “Au départ, explique-t-il, il a fallu faire l'inventaire des institutions qui se préoccupent des problèmes de santé au travail, amasser de la documentation et, surtout, prendre contact avec les gens du milieu pour connaître vraiment leurs besoins.Concrètement, ce désir le recontrer les gens du milieu a incité certaines centrales syndicales à réunir pour la première fois de leur histoire les membres des comités de sécurité qui doivent être mis sur pied dans les usines, conformément aux règlements de la loi des établissements industriels et commerciaux! Ce sont les membres de ces comités qui doivent voir à l’application dans leur milieu de travail des normes gouvernementales.En pratique, reconnaît M.Ouellet, il y a une multitude de ‘‘comités-fantômes’’ ou de “comités-paravents’’.Là où ces comités fonctionnent de façon vigilante, ils ont pourtant été le début d'une prise de conscience parmi les employés et ils ont pu faire changer beaucoup de choses.Pourtant, M.Ouellet a constaté que les membres de ces comités ont besoin d'être adéquatement renseignés sur lés dangers particuliers à leurs industries, sur leurs pouvoirs légaux, sur les normes applicables, sur les appareils de détection disponibles, sur les réalisations heureuses d’entreprises similaires, etc.C’est pourquoi, l’effort premier de M.Ouellet portera dorénavant sur l’é- tude du fonctionnement de ces comités à travers tout le Québec et sur les moyens à mettre à leur disposition pour qu’ils puissent fonctionner vraiment efficacement.Bien qu’il reste encore des lacunes importantes dans nos connaissances fondamentales, il ne faut pas oublier qu’il se publie à travers le monde au moins une dizaine de milliers de documents scientifiques par années sur les problèmes de santé au travail, souligne-t-il aussi.Malheureusement, tout se passe au Quebec comme si ces publications n’existaient pas parce que les premiers intéresses,Tes ouvriers et les syndicats, n’ont pas les instruments requis pour les utiliser efficacement.La majorité de ces publications scientifiques étant en anglais, cela crée une barrière supplémentaire au Québec.Déjà TIRAT dispose d’une documentation importante dans le domaine de la santé et il est en mesure de répondre à des questions précises même si ce n'est pas son rôle de fournir des informations sur une base quotidienne.On veut plutôt effectuer des travaux d’envergure, établir des programmes de formation, participer a des colloques des spécialistes, etc.On espère aussi faire un travail de vulgarisation destinée aux ouvriers eux-mèmes pour mettre à leur portée des informations qui leur sont necessaires.De façon générale, M.Ouellet estime que le milieu de travail est le lieu le plus pollué de tout le Québec.On oublie trop souvent, dit-il que la pollution agit surtout en milieu fermé, à l'intérieur de l'entreprise.De plus, on croit trop facilement que le danger fait partie intégrante de l'emploi et on néglige de prendre'des moyens simples.Dans le domaine de la sécurité du revenu, dont sont responsables Raymond Depatie et Michel Payette, TIRAT a déjà publié quelques numéros d'un bulletin où Ton fait l’analyse des régimes existants d’assurance-vie ' ou d’assurance-invalidité.On y démontre notamment que ces régimes sont très mal conçus et que leurs failles prennent souvent au dépourvu les travailleurs qui y ont investi leurs économies.En tenant compte des allocations sociales actuelles, on constate que la famille d'un travailleur décédé au travail est bien plus avantagée que s'il est mort ailleurs.De plus, on y démontre que c’est un pur gaspillage de payer pour une assurance-vie trop faible ($20,000 par exemple): dans ce cas, la famille du disparu ne retire pas plus que ce que lui verserait Taide sociale., Cette équipe travaille aussi sur le mode de gestion des caisses de retraite qui représentent la moitié de l'épargne personnelle au Canada.Or ces sommes sont le plus souvent gérées par les employeurs, les sociétés de fiducie et les trusts qui ont rarement les mêmes intérêts que les travailleurs.Enfin, Mlle Hélène David, exprofesseur de sociologie à Tuniversite de Montréal, est responsable du secteur de l'organisation du travail.Jusqu’à maintenant, elle a surtout travaillé sur les systèmes de paiement à la pièce, les primes au rendement, etc.Elle a fait une analyse extrêmement détaillée de ces systèmes fort compliqués qui imposent inévitablement des cadences excessives aux employés.Elle a aussi étudié les moyens à prendre pour remplacer ces systèmes par d'autres qui soient moins au détriment des employés.Mlle David veut aissi se préoccuper des modes de participation des employés à la gestion des entreprises, des conséquences des changements technologiques, du travail des femmes, etc.En somme, l'Institut de recherche appliquée au travail représente certainement une initiative fort intéressante dans le domaine de la recherche au Québec.C'est aussi un des rares exemples d'une responsabilité conjointe des institutions universitaires comme McGill, Laval, TUQAM, et Montréal avec les grandes centrales syndicales.Au début, reconnaît M.Yves Dulude, les diverses parties se méfiaient les unes des autres et craignaient de se faire “charrier" ou “endormir ".Pourtant, aucun problème de cet ordre n'a encore surgi au sein du conseil d'administration, affirme-t-il.L’AMIANTE: 2) Une solution de rechange à la nationalisation par Jacques Forget A part la nationalisation de TAsbestos Corporation, quelle sont donc les autres occasions offertes à T Etat québécois pour assurer que le pays profite pleinement de Tune de ses ressources naturelles clés?La nationalisation des trois autres compagnies d'amiante québécoises se heurterait aux mêmes obstacles que ceux qui interdisent de penser à la nationalisation de la Canadian Johns-Manville.Les compagnies Lake Asbestos, Bell Asbestos et Carey Canadian Mine sont contrôlées par des intérêts américains ou européens qui intègrent la production de ces mines à leur activité manufacturière.La nationalisation de Tune d'entre-elles serait coûteuse et risquerait d'entrainer le boycottage des clients-anciens-propriétaires.Ces deux obstacles, le coût élevé d'acquisition et le boycottage éventuel, ne sont certes pas insurmontables, puisque la demande d'amiante est forte et qu'en conséquence le prix de la tonne d’amiante, à moins d'un prolongement indû de la réces- sion actuelle, est encore appelé à augmenter.Mais une autre voie est possible qui, sans gêner les compagnies étrangères établies ici, pourrait se révéler tout aussi profitable pour le Québec: l’acquisition de gisements d'amiante appelés à être mis prochainement en production.Il existe en effet au Québec trois importants gisements d'amiante qui ne sont pas en exploitation.Deux sont situés en Abitibi, l’autre à proximité d'Asbestos.Les gisements d’Abitibi Asbestos et de McAdam Mining, en Abitibi, sont riches et commandent une exploitation d'au moins 20 ans.Le gisement d’Abitibi Asbestos renfermerait 100 millions de tonnes de minerai d'amiante à une teneur de 4%, tandis que celui de McAdam en recèlerait près du double à une teneur moyenne' de 3.7% en amiante.Abitibi Asbestos est maintenant une filiale à 51% de la Brinco.Cette société a acquis au cours des derniers mois les quelques centaines de milliers d'actions qui lui manquaient pour obtenir le contrôle majoritaire de cette entreprise.Brinco a déjà dépensé $4 millions pour la mise en valeur du gisement.Une usine pilote a même été construite afin d'éprouver la qualité de la fibre tirée du gisement, le taux de récupération de cette fibre et déterminer les coûts de mise en production.La fibre du gisement d’Abitibi Asbestos semble excellente et, après consultation auprès de clients éventuels, répondrait très bien aux besoins de l’industrie du ciment d’amiante, premier utilisateur de la fibre d'amiante.Le gisement de la filiale de Brinco est situé à 52 milles au nord d’.Amos, à mi-chemin entre cette ville et Matagami.C'est au début de 1975 que Brinco doit prendre une decision quant à la mise en production de ce gisement.Il semble cependant que l’augmentation importante de prix ait accru sensiblement le coût initial de $60 millions attaché à la mise en production du gisement et à la construction d'une usine de Irai- 2 tement du minerai.Un sérieux problème technique pourrait retarder encore la réalisation du projet: la région immédiate où se trouve le gisement est fort marécageuse et l'enlèvement du mort-terrain pour permettre une exploitation à ciel ouvert sera fort coûteuse.Non seulement le gisement de McAdam Mining, situé à seulement 20 milles à Test de Chibou-gamau n’affronte-t-il pas pareil inconvénient, mais il semble mieux desservi en infrastructures.Par la ligne de chemin de fer Chibougamau-Saint-Félicien, le minerai extrait du gisement pourrait être expédié au Lac Saint-Jean, pôle industriel dynamique qui pourrait facilement se garnir de quelques industries utilisatrices d’amiante; que ce soit dans l’amiante-ciment, dans Tamiante-revêtement ou le textile d'amiante.Riocanex, comme Brinco filiale canadienne du groupe britannique Rio Tinto Zinc Corp., a pris option sur le gisement pour le mettre éventuellement en production.Le cas échéant.McAdam recouvrera 30% des profits nets.Au 31 décembre dernier, Riocanex avail dépensé quelque $900,000 pour mettre la propriété en valeur.La fibre du gisement semble tout à fait propice à usage industriel, après avoir été testée à l'usine pilote du ministère des Richesses naturelles à Québec.Mieux, si la teneur moyenne du gisement de McAdam Mining est légèrement inférieure à celle du gisement d'Abitibi Asbestos, le tonnage apparaît comme près de deux fois plus important.Le gisement de McAdam se compose de deux zones: Tune recelant 105 millions de tonnes de minerai d’amiante à une teneur de 3.92%, l’autre renfermant 86 millions de tonnes à une teneur de 3.55%.McAdam Mining, compagnie ontarienne, n'est contrôlée par aucun actionnaire corporatif ou institutionnel.Ses quelque 4,800,000 actions en circulation sont principalement aux mains du grand public.Des trois gisements qui deviendront un jour mine d’amiante, celui de McAdam est très certainement le plus intéressant pour la communauté québécoise.Le contrat d'option passé avec la Riocanex assure la mise en production du gisement et 30% des profits nets à McAdam, propriétaire du gisement, sans que cette compagnie n'ait à débourser un seul sou pour financer la mise en production.Les réserves de minerai assurent une opération d’au moins 30 ans si le minerai était extrait au rythme élevé de 20,000 tonnes par jour.Puisque le gisement de McAdam n’est pas en production, son achat par l’État engendrerait des frustrations beaucoup moins importantes auprès de nos partenaires de l’industrie privée, que si le gouvernement décidait de nationaliser une entreprise des Cantons de TEst, fortement intégrée à un consortium manufacturier américain ou européen.Mieux, l'acquisition de McAdam pourrait facilement être effectuée par la Caisse de dépôt et placement ou par la Soquem aux moyen d'une offre d’acquisition sur le marché boursier (take-over bid).Les actions de McAdam ne se transigent qu'entre 25 et 30 cents Tunité sur la Bourse de Toronto.Ce niveau constitue leur bas de tous les temps, en regard d’un haut historique de $2.18 atteint en 1969.Profitant de la complicité du marché boursier actuelle- La nationalisation de /’Asbestos Corporation n’est peut-être pas la meilleure solution au "problème de l’amiante’’.Ce second article d’une série de deux met de l’avant l’idée d’acheter de riches gisements, non encore en production, mais fort prometteurs.ment fortement déprimé, le Québec pourrait acquérir le contrôle de McAdam Mining et devenir propriétaire du plus riche gisement d’amiante non encore exploité que possède le pays, contre quelques millions de dollars.Ainsi, en offrant à chaque actionnaire de McAdam $1 ou même $1.50 par action, le Québec acquérerait 51% des actions de la compagnie des mains du public pour une somme maximale ne dépassant pas $4 millions.Devenu propriétaire du gisement, le Québec n’aurait qu'à ratifier l'option intervenue avec la filiale de Rio Tinto Zinc, assister à la mise en production du gisement sans avoir à participer à son financement, recevoir sa part de 30% des profits nets qui permettrait le remboursement rapide de son capital d’acquisition et insister, a titre de gouvernement, pour que le minera: d'amiante ainsi extrait de la mine de Chibougamau soit utilisé au Québec même.Cette dernière condition pourrait faire l'objet d’une entente avec le groupe britannique: l'utilisation du minerai d'amiante de McAdam au Québec serait assurée grâce à la collaboration du ministère de l'Industrie et du Commerce qui verrait à stimuler l'établissement d'industries consommatrices d'amiante.Le iroblème de l'exportation de amiante sous sa forme brute et sans valeur ajoutée, hors des frontières du Québec, trouverait ainsi une amorce de solution.Reste le gisement de la compagnie Pathfinder Ressources de Vancouver.Jaugeant 45 millions de tonnes d'amiante à une teneur de 4%, ce dernier gisement est collé à la mine Jeffrey de la Canadian Johns-Manville, dont il n'est distant que de 2 milles et demi.Son addition immédiate au patrimoine national québécois s avérerait aussi fort opportune puisque son propriétaire, la Pathfinder Ressources de Vancouver, est une société sans ressources et incapable de mettre en production par elle-même pareil gisement.Le gisement pourrait dès maintenant être mis en production ou éventuellement loué à la Canadian Johns-Manville, quand l'épuisement de la mine Jeffrey le re-quérera moyennant royalties et utilisation de l'amiante extrait par des industries québécoises, Impressions de Sudbury Les efforts culturels du par Pierre Vallières Nouvel Ontario “Dans les hautes sphères né- cherchent à imposer le mythe buleuses du culturel, nos élites de T égalité des francophones et francophones traditionnelles des anglophones.Mais cette cul- CARRIÈRES ET PROFESSIONS GERANT DE PROJET Demandé par entrepreneur général bien connu pour travaux bâtiment.Jeune, dynamique, familier avec CPM, coordination travaux, sous-traitants, assemblées du chantier.Bon traitement, emploi stable.Candidature traitée confidentiellement.Veuillez adresser votre curriculum vitae à: Dossier 2440 Le Devoir, C.P.6033, Montréal H3C 3C9 m* SURINTENDANT Recherché par entrepreneur général bien cc pour bâtiment à Montréal, Jeune, dynamique, ci ble de coordonner sous-traitants.Emploi sta rémunération intéressante.Candidature traitée confidentiellement.Veuillez adresser votre curriculum vitae à: Dossier 2439 Le Devoir, C.P.6033, Montréal H3C 3C9 Il ne s'agit pas à proprement parler d'un reportage, mais d'impressions tirées d’un court séjour à Sudbury, plus particulièrement à l’Université laurentienne.Les commentaires qui suivent, sur la situation des étudiants francophones de Sudbury, sont fondés sur de nombreux échanges tant à l’extérieur qu â l’intérieur de l’université.ture, qu'on nous enseigne à preserver, est utilisée pour masquer la prolétarisation et 1 exploitation des Franco-ontariens dont le vouloir-vivre ne réussit plus qu’à s'exprimer fort timidement au plan politique, tandis qu'à celui de la création ce vouloir-vivre sert de refuge et d'évasion pour quelques groupes marginaux, impuissants a réaliser leur idéal dans la société environnante.Quand ce n’est pas le passé qui se présente sous une forme romantique, c’est l’avenir qui, abstraitement, se définit comme utopie.C'est là la tragédie, le dilemme des Franco-ontariens auquel n’échappent pas plus que les autres les artisans du théâtre dit d’avant-garde du Nouvel Ontario." Voilà, brièvement résumée, la thèse défendue devant un auditoire francophone par un professeur en sociologie de l’Université laurentienne, M.Donald Dennie, pour qui "les mythes ou les idéologies qu’on nous propose pour analyser ou définir la société canadienne ont tellement peu à voir avec la réalité, que les historiens et les sociologues courent le risque, à tout moment, d’en mourir.de rire " , „¦ ., , Dans sa demystification de la francophonie ontarienne et de son prétendu statut d’égalité, M.Dennie n’a même pas épargné ce que Ton considère à Sudbury comme une espèce d’avant-garde: l’équipe du théâtre du Nouvel Ontario, a la- quelle se greffent d'autres créateurs (photographes, graveurs, peintres, etc.) regroupés au Moulinet, dans le sous-sol de l’église Sainte-Anne de Sudbury.Pour Donald Dennie, cette avant-garde “se raconte des histoires’ et recherche davantage l’évasion que la transformation de la société ontarienne, face à laquelle elle demeure impuissante et marginale.Cette avant-garde, toujours selon M.Dennie, est même marginale au sein de la collectivité franco-ontarienne pour qui le théâtre du Nouvel Ontario a, dit-il, “très peu d’attrait.” "Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de Franco-ontarien indépendant, distinct et libéré ”, affirme-t-il, et c’est un leurre que de le faire croire aux gens.Pour l’équipe du Nouvel Ontario, ce jugement apparaît nettement injuste, même si personne, à ma connaissance, n'est dupe de la situation.L’objectif du Nouvel Ontario est de démontrer qu’une avant-garde culturelle peut s’affirmer en tant que franco-ontarienne sans pour autant emprunter son repertoire, ses tnèmes et scs idéologies à la nouvelle culture québécoise.Le théâtre du Nouvel Ontario est la seule troupe francophone de la province a présenter des créations originales.Elle est composée de dix permanents, dont six comédiens, qui sont continuellement en tournée, Les artistes du Nouvel Ontario sont regroupés au sein d’une coopérative (CANO) et les permanents de la troupe reçoivent un salaire d’environ $100 par semaine.Actuellement, le Nouvel Ontario présente un spectacle qui s’apparente à la comédie musicale."Lavalléville”, création d’André Paiement, raconte l’histoire de la mainmise complète par un Franco-ontarien d’une ville forestière du nord de l’Ontario.Il s'agit d’une dénonciation, souvent féroce, de la dictature, paternaliste et cynique à la fois, qu’exerce sur toute une population isolé un ‘‘entrepreneur implacable qui parle la même langue que ses esclaves, une langue, le français, qu’il méprise parce que c'est celle que seuls les esclaves, selon lui, peuvent sentir le besoin de conserver.Le Nouvel Ontario souhaite vivement pouvoir présenter ce spectacle au Québec en 1975, mais aucune démarche n’a encore été faite à ce sujet.Ainsi donc, pendant que la sociologie fait Tautopsie implacable de l’assimilation et de la prolétarisation des Franco-ontariens, des comédiens, avec très peu de moyens, mettent tous leurs espoirs dans des spectacles-choc comme celui que présente le Nouvel Ontario.Une poignée d’autres artistes, au Moulinet, forment des ateliers d’expression et tentent d’échapper le plus possible au système établi en allant jusqu'à fabriquer eux-mèmes leurs meubles.Mais pas plus que celle du journal etudiant "Le Calumet", l’équipe du Moulinet ne semble, au fond, très optimiste quant à l'avenir.Les créateurs se sentent eux aussi "exilés ” à Sudbury, même lorsqu'ils sont originaires de la région.4 /- —i S UNE VIE PLUS RICHE GRÂCE À L’AMOUR ET À L’AMITIÉ • Si votre emploi ne vous laisse pas suffisamment de temps pour rencontrer les personnes de l'autre sexe.a Si votre cercle d'amis vous offre un choix limite ,.a Si vous «tes nouveau dans la ville, et souhaitez vous faire des amis., a Si vous ne rencontrez pas suffisamment de monde durant vos loisirs .a Si vous «tes veut, veuve, divorcé(e) ou s«par«(e) et souhaitez recommencer a neuf.* Si vous craignez un peu les rencontres qui sont le fait d'un pur hasard .RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE vous permettra probabloment de nouer le genre de relations que vous souhaitez.Notre organisation dont les activités sont organisées à Montréal depuis 1966 a mis sur pied, avec un succès sans précédent, un programme unique à l'intention des adultes de tous âges.Obtenez plus de renseignements sur ce service confidentiel.Retournez dès aujourd'hui le coupon ci-dessous.RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE 1117 ouest, Ste-Catherine.suite 108 Montréal H3B 1H9 Veuillez me faire parvenir tous les renseignements gratuits, sous enveloppe discrète, sans aucune obligation de me part.M.Mme Mlle Âge.Nom.Adresse .Ville.Téléphone.______________________ 0 4 t WÊmmmm si r-T'- i _ w LE DEVOIR Page Montréal, lundi 30 décembre 1974 1875: la minute de vérité pour le RCM par Bernard Descôteaux Les provinces gèlent le salaire minimum r Si pendant près de 14 ans, le maire Jean Drapeau a joui d’une autorité presque absolue sur la vie politique municipale, deux mois à peine après l’entrée d’un fort groupe d’opposition à l’hôtel de ville de Montréal les rapports dé force ont commencé à se modifier, et l’on sent qu’une nouvelle époque commence à l’hôtel de ville.Les élections du 10 novembre dernier ont certes été l’événement marquant de l’année 1974 alors qu’à la surprise générale, 44 pour cent des votants disaient leur insatisfaction de l’administration du maire Jean Drapeau et élisaient 18 candidats du Ras-semblement^es citoyens de Montréal au conseil municipal.Ces élections marquaient une différence indiscutable avec les plébiscites que constituaient les élections antérieures alors 3ue le maire Drapeau et ses candidats u Parti civique avaient toujours été reportés au pouvoir avec des majorités écrasantes.Kn moins de deux mois, les conseillers du RCM n’ont pu réussir évidemment à imposer leur marque sur les travaux du conseil municipal ni sur la vie politique municipale.Au cours de ces deux mois, ils n’ont pu assister qu’à deux assemblées du conseil et à deux assemblées du conseil de la Communauté urbaine de Montréal.Ils ont cependant donné un aperçu du style qu’ils comptent imposer.que jeune qui n'a pas encore fini d’établir ses assises populaires, et encore moins termine de définir son programme politique.Pris un peu au dépourvu par le résultat des élections, on a pu voir les conseillers élus s’ajuster avec quelques difficultés à leur rôle de conseillers municipaux.Ceux qui ont pu assister au cours des dernières années aux délibérations du conseil municipal, ont pu constater, en assistant aux réunions récentes de tient toujours avec ses 36 conseillers du Parti civique la majorité au conseil municipal, et un contrôle absolu sur le comité exécutif qui voit à l’administration courante de la ville, il devra tenir compte des intérêts que représentent ses adversaires du RCM, surtout si ceux-ci en venaient à obtenir gain de cause dans la dispute qui les oppose sur les majorités requises lors de certains votes au conseil.cette instance politique, des différen Elles i ces notables.Elles ne se déroulent plus de façon orchestrée et les projets soumis aux conseillers ne reçoivent plus une approbation automatique.Des questions sont posées et les dossiers sont épluchés méticuleusement par les conseillers du RCM.Ceux-ci ont même réussi à retoûrner à l’exécutif pour une plus ample étude un dossier d’achat de propriété qui était un peu obscur sans que personne ne puisse y faire objection.Même si les sessions des conseillers risquent d’étre longues et ardues, l’opposition oblige déjà le Parti civique à débattre publiquement toutes les grandes questions.Se partageant les deux côtés de la salle du conseil entre “droite” et “gauche”, le Parti civique et le RCM donnent plus que jamais au conseil municipal l’allure d’une assemblée parlementaire.Cette division physique, pour la première fois se traduit également en division idéologique, et nul doute que le maire Drapeau voudra profiter de l’occasion pour accentuer plus encore l’introduction du parlementarisme sur le plan municipal.Pour eux, 1975 sera l’année de vérité au cours de laquelle ils devront à la fois établir leur autorité sur le conseil municipal et prouver aux Montréalais qu’ils peuvent renouveler la vie politique municipale.Avec uniquement huit mois d’exis- uquei tence, le RÇM demeure un parti politi- Les conseillers du RCM ont l’intention ferme de tenter de faire adopter diverses mesures politiques tirées de leur programme électoral, comme l’abolition des tarifs de transport en commun pour les personnes âgées et l’abolition de la taxe d’eau.Il sera difficile pour eux de faire approuver de tels projets, n’ayant pas la majorité requise pour le faire.Mais de la sorte, ils pourront obliger l'ensemble du conseil municipal à s’intéresser de plus près aux divers problèmes montréalais qui ont une portée sociale: M.Drapeau n’a pas caché, durant la campagne électorale, sa préférence pour l’introduction du parlementarisme à Montréal.Il est à prévoir qu’au cours des quatre prochaines années, il demandera à l’Assemblée nationale divers amendements à la Charte de la ville en ce sens.Ces amendements pourront amener la reconnaissance des partis politiques en fonction des élections, ainsi que la disparition des districts électoraux comme on les connaît présentement pour introduire une carte électorale où chacun des conseillers représenteraient un quartier de Montréal.Ce serait là des concessions au RCM.des deux tiers lors de certains votes au conseil.Il pourrait également en profiter pour faire donner plus de pouvoirs au comité exécutif et en faire un véritable cabinet ministériel.Certaines de ces réformes pourront intervenir au cours de 1975.L’entrée de l’opposition à l'hôtel de ville sera l’occasion de modifier les rapports de force au sein de la Communauté urbaine de Montréal.Les maires de banlieue, qui depuis la création de cet organisme protestent contre la toute-puissance de la Ville de Montréal, pourront peut-être trouver dorénavant des aillies chez les représentants de Montréal.Les maires des 28 villes de banlieue ont de tout temps été opposés à la création de la CUM comme elle existe.Leur préoccupation principale a toujours été réduire au minimum le coût des services de ce gouvernement régional.Mais ils ont aussi consacré aussi beaucoup d'énergies à protester contre la qualité des sendees policiers, sans grand succès.Dans la mesure où leurs préoccupations auront dorénavant plus une portée sociale, des alliances tactiques seraient possibles entre la banlieue et les conseillers du RCM.L’hégémonie de Montréal sur la CUM étant aussi l'hégémonie du Parti civique, les hommes de ce parti déte- à un niveau trop bas apres ministre fédéral ae la Main-d'oeuvre et de l’Immigration, M.Robert Andras, les taux provinciaux du salaire minimum sont nettement trop bas dans la plus grande partie du pays.Mais il a ajouté que le gouvernement fédéral a peu de moyens à sa disposition pour corriger cette situation, puisque 90% des législations concernant le salaire minimum relèvent des autorités provinciales.M.Andras a fait ces déclarations hier lors d'une entrevue accordée à la chaîne de télévision CTV dans le cadre de l’émission “Question Period ".Le ministre s’en est pris particulièrement à l'industrie privée, à qui il a Deux agents sauvent un jeune homme reproché de ne pas payer des salaires sut-fisants à ses employés et de ne pas toujours offrir à ceux-ci des conditions de travail décentes.Si l’industrie, a précisé le ministre, ne peut garder ses ouvriers, c'est à elle qu elle doit s'en prendre et non aux politiques d'assurance-chômage du gouvernement fédéral.M.Andras a fortement invité l’entreprise privée à mettre de côté l'argument facile de la permissivité et de la bienveillance du gouvernement fédéral envers les chômeurs et les assistés sociaux comme explication simpliste des problèmes de main-d’oeuvre auxquels elle doit faire face.“Mon Dieu, a ajouté M.Andras, nous avons enquêté dans des douzaines de situations et nous avons trouvé que les pratiques des employeurs (envers leurs employés) constituent souvent le problème réel." Le ministre a aussi déclaré qu’il ne connaît personne au pays qui préfère spontanément l’assistance sociale à un bon travail rémunéré à “un taux raisonnable.” Il a d’ailleurs promis que le gouvernement fédéral publierait bientôt les résultats d’une enquete de son ministère sur l’éthique du travail au Canada, résultats démontrant que Tim- nant tous les postes clé à la CUM, les .RC" .Même si le maire Jean Drapeau dé- D’un autre côté, le Parti civique en profiterait probablement pour éliminer de la charte la règle de la majorité intérêts du RCM et de la banlieue coïncideront à plusieurs reprises.Déjà on a pu voir quelques maires de banlieue appuyer des propositions de conseillers du RCM au moment de l’élection des représentants de Montréal au Conseil de sécurité publique ou pour l’étude du rapport de la commission Alie sur le schéma d’aménagement.Le Canada entre dans ce qui pourrait être sa pire année de troubles ouvriers parClayton Sinclair The Financial Times News Service Récession économique ou pas, le Canada entre cette semaine dans la pire année de troubles ouvriers qu’il aura eu à traverser.Les règlements salariaux majeurs du moins jusqu'au troisième trimestre pourraient atteindre 20 pour cent.Il semble aussi que les grèves enfonceront le record de 1974 pour une année.Quiconque désire faire une analyse raisonnée de tout ceci, en prenant en considération que le chômage atteindra à la fin de l’année un taux de 6.5 à 7 pour cent, doit tenir compte de trois données seulement: le nombre de négociations prévues en 1975, l’importance des syndicats et des entreprises impliquées, et l’inflation.Le premier point est le moins important.Les négociateurs syndicaux qui sont allés à la table des négociations durant l’année d’inflation galopante que fut 1974 ne représentaient que 600,000 travailleurs ou 40 pour cent de ceux liés par des contrats majeur^.Ils ont obtenu, après un nombre record de grèves néanmoins, des augmentations de salaire de l’ordre de 15 pour cent.C’est dans les deuxième et troisième points qu’il faut chercher les perspectives pour 1975.Plus de 1,200,000 employés ou 72 pour cent de tous ceux liés par des contrats majeurs négocieront.Et les principaux secteurs sont ceux de la construction, de la sidérurgie, des mines et de la métallurgie, des textiles, du commerce au détail, des pâtes et papiers, des chemins de fer et de la fonction publique.Plusieurs ne s’étant pas assis depuis , trois ans à la table de négociation, rien ne saura les détourner de leurs buts principaux: rattrapage salarial, pensions améliorées, boni de vie chère dans certains cas, et du moins dans le secteur public encore un peu plus de liberté de négociation.“La possibilité de grèves est très très forte, dit le professeur Arthur Kruger, du département de science politique de l’Université de Toronto.Les travailleurs ne se soucient pas plus des répercussions que de leur première chemise.La situation de l'embauche aux États-Unis peut les inquiéter, mais ce qui les concerne bien davantage c’est le prix du boeuf haché qu’ils doivent apporter à la maison.” La vision que le ministère du Travail ontarien avait la semaine dernière du climat des négociations en 1975 est également assez nette: “Elles se feront dans le contexte d’une économie dominée par la hausse en spirale des prix.Il est à prévoir mho In ?•niv H'inflotinn Homonrprn nlm/t» ot recherchées.” C'est dans trois semaines que, pour la première fois, on pourra connaître pour de bon le pouls des travailleurs, lorsque seront amorcées les négociations entre le Syndicat des métallos et ITron Ore Co.of Canada Ltd en vue de la signature d'un nouveau contrat de trois ans couvrant 3,000 travailleurs de Carol Lake, Terre-Neuve, Schefferville et Sept-Iles, Québec.Le syndicat, c'est connu, sera dur dans ses demandes.Les travailleurs n’aiment pas s’isoler dans le Nord du Québec et ceux qui s’y trouvent déjà voudront de plus fortes primes d'isolement.Chose plus importante encore pour les métallos peut être le besoin de creer dans les mines du Québec un type d’augmenta- base en vinrent par la suite cette année-là à un règlement presque identique.Les négociations dans la fonction publique en 1975 réservent des moments de Voir page 6 : Le Canada Deux policiers de Laval ont accompli un exploit hier après-midi en se jetant yuans la rivière des Prairies pour sauver un jeune homme de 20 ans qui avait décidé de s'enlever la vie en sautant du pont Viau.Dépêchés sur les lieux de l’incident vers I5h., les deux sauveteurs, les agents Jean Perreault et Freddy Di Tomasso, ont plongé dans les eaux glacées de la rivière après avoir fait quelques pas sur la glace, du côté de Montréal.' Aidés par des confrères de Laval et de Montréal, ils ont réussi à repécher la victime avant qu'il ne soit trop tard.Celle-ci a ensuite été conduite à l’hôpital Fleury.Par ailleurs, au moment même où s'effectuait ce sauvetage, un homme de 40 ans s'enlevait la vie dans son appartement du quartier Saint-Michel, en se tirant une balle de fusil de calibre .410 dans la tête.Ce drame était le second suicide de la journée.Vers midi, une femme de 63 ans, domiciliée à l’extérieur de la métropole, s’était jetée devant une rame de métro, à la station Crémazie, toujours dans le nord de la ville.Dans tous ces cas, les policiers ont préféré taire l'identité des victimes.Des enquêtes sont en cours pour connaître les causes de ces drames.mense majorité des citoyens du pays pré-un bon travail à (,’assurance- fèrent un bon travail chômage ou à l’assistance sociale." Voir page 6 : Salaire minimum aujourd’hui Collecte de sang: de 08:30 à 17:30 au 2180 ouest boni.Dorchester; de 13 à 21 heures au 3131 est de 1a rue Sherbrooke.A 09:30, dans la Chambre 2.10 du palais de justice, une requête pour injonction interlocutoire sera présentée pour contraindre la ville de Montréal à ne plus s'opposer à la démolition de deux vieilles maisons rue Drümmond.A 11 heures, à l’hôtel de ville, réunion du conseil de la Communauté urbaine de Montréal pour terminer l’étude du budget.A 11:30, au Holiday Inn de la Place Dupuis, 1415 Saint-Hubert, salon Rupert (4e étage), conférence de presse donnée par le président de la Centrale de renseignement du Québec sur le thème La restriction générale des crédits à l’éducation: un détournement de fonds ”.tion salariale qu'ils pourront, par la suite, ¦ 1( tenter de faire accepter par les producteurs d’acier de base à Hamilton et Sault-Sainte-Marie.La Steel Co.of Canada Ltd.et l'Algoma Steel Corp.auront toutes deux à négocier avec le Syndicat des métallos en juillet, après des négociations impliquant 15,000 employés de l’International Nickel Co.of Canada Ltd.à Sud- bury.que le taux d'inflation demeurera elevé et que les efforts des travailleurs pour y remédier seront d’importance quant à l’ampleur des conditions de règlement En 1972, les 2,700 travailleurs de l'Iron Ore firent la grève pendant trois mois avant d’accepter des augmentations de salaire de base annuelles de 14 pour cent, 6 pour cent et 6 pour cent.Il est intéressant le; de noter que les producteurs d’acier de Otto Lang rendrait plus sévère la loi sur les cautionnements TORONTO (d'après la CP) — Selon le Toronto Star, le ministre fédéral de la Justice, M.Otto Lang, s’apprête à présenter aux Communes — dans un mois environ — certains amendements à la législation de 1972 qui, à l’initiative de M.John Turner, alors ministre de la Justice, avait considérablement libéralisé l’octroi d’un cautionnement à tout accusé, au stade de la comparution.En fait, depuis 1972, un juge est à toutes fins pratiques obligé d’accorder un cautionnement à un prévenu, quel que soit le délit dont il est accusé, lorsque le procureur de la poursuite n’y fait pas spécifiquement objection et ne réclame pas ce que la loi appelle "une enquête pour cautionnement .De plus, depuis 1972, les cautionnements en argent ne sont plus obligatoires et, la plupart du temps, il suffit au prévenu de signer un engagement écrit selon lequel il sera présent en cour au moment de son enquete préliminaire ou de son procès.Selon le Toronto Star, M.Lang, à la suite des critiques nombreuses de policiers et de magistrats, aurait décidé d’accorder aux juges une plus grande liberté de refuser un cautionnement, au stade de doption du bill omnibus Turner de 1972.Or, ce billl avait été adopté en grande partie à cause de la surpopulation qui sévissait alors dans les prisons communes des provinces, en particulier au Québec.la comparution, lorsqu'il a des motifs rai-lables (’ sonnâmes de croire que le prévenu récidivera.Si les amendements projetés sont effectivement adoptés aux Communes, la législation du cautionnement ressemblera sensiblement à ce qu elle était avant l’a- Plusieurs juristes avaient également insisté alors sur le caractère souvent discriminatoire du cautionnement en argent (qui pénalisait les plus pauvres) et sur le fait que le refus d’un cautionnement à un prévenu équivalait en pratique à une sentence, malgré la présomption d'innocence dont doit bénéficier tout accusé jusqu’à Tissue de son procès.On peut donc s’attendre à ce que les juriste et les défenseurs des dr droits de Voir pago 6 : Otto Lang Il vous faut désormais un visa pour entrer en Australie Si vous allez en Australie, soit comme touriste ou comme résident, rappelez-vous que vous devez avant tout faire une demande de visa.Cette formalité concerne sans exception tout citoyen du Canada, d'Angleterre ou des autres pays membres du Commonwealth (exception faite, bien entendu, des citoyens australiens voyageant avec un passeport australien) et ce, à partir du 1er janvier 1975.Les demandes et enquêtes relatives à l'obtention de ce visa devraient être faites au Bureau du gouvernement australien de votre région: Haut Commissariat d'Australie 90, rue Sparks Ottawa (Ontario) KlP 5B4 (Tél: 236-0841) Bureau commercial d'Australie Suite 811 1155 ouest, boul.Dorchester Montréal (Québec) H3B 2H8 (Tél: 875-2000) Bureau commercial d'Australie C.P.69 Commerce Court Postal Station Toronto (Ontario) M5L1B9 (Tél: 367-0783) I Bureau commercial d'Australie Suite 500 1055 ouest, rue Hastings Vancouver, C.B.V6E2E9 (Tél: 684-1177) Emission spéciale LOTO-QUEBEC A TA CHANCE n water*/>ed" 12.00, 2.50.5.40.8 .10 H KH Kl: 1204 Ste-( atherine K 878 2424 Le canardcur ' 1.50, 5 45, 9.45 et "Un ' colt pour une corde" 12.05.4 (Kl.7.55.BIJOU : 50.10 Papineau 527 9111 "Ni* nousehka retire aussi son pantalon 12.50.4 (Kl.« 50.10.05 et "Les cracks au lit 2,10.5 25.H.18 CANADIKN: 1204 Ste-Cathbrine K 521-5180 Le chaud lapin" 2.05.5 45.9.25 et Les brutes dans la ville" 1210.4 10, 7 50 CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherinc K 524-l«85 "Un justicier dans la ville 2 45.«15.9.45 Les durs" I 00.4 K».8 00 (TIKYALIKK: 1590 St-Denis 845-1222 Le mouton enrage 12.10.‘2 50.5.10, 7 10.9.50.(IN KM A 2001: 855 Deçà rie 277 2001 La planète sauvage" 2.00, 1 45.6 .10.8.INI.9.10.CINKMA V: 5550 Sherbrooke 489-5559 (Sa-loi rouge) "Kabbi Jacob" 6.20.9.45 "Marry me.marry me" 8.05, (Salon bleu) "Pourquoi Israël ' 8.00 CINKMA DK PARIS: 8% Ste-Catherinc (I 861-2996 "Les hidasses s en vont en guerre 1 10, 1.1(1.5 10.7.10.910 CINKMA 7e ART: 1181 Bélanger K.722- Neigei Tél.i 738 8686 Fondé* en 1877 nine d'éducation et d'action sociale (AFËAS), Mme Ghislaine Patry-Buisson, présidente de la Federation des femmes du Québec, Mme Marcelle Dolment, du Réseau d’action et d’information pour les femmes de Québec, une représentante de l'équipe de travail sur la condition feminine de la Centrale des enseignants du Québec, et Mme Laurette Robillard, présidente de Conseil du statut de la femme du Québec.La deuxième émission portera d'une part sur ce que les mouvements de femmes attendent de l'Année de la femme et, d'autre part, sur ce que les gouvernements, tant fédéral que provincial, s'apprêtent à faire en cette année exceptionnelle.Marc Renaud realise cette émission qui sera animée par Pierre Olivier.Les femmes au sein de la Banque royale Les efforts tentés par la Banque royale depuis quelques années pour "fournir à tout le personnel, sans égard au sexe, toutes les possibilités de développement et d’épanouissement” commencent à porter leurs fruits.Dans un article de la revue Echange, (décembre-janvier) organe d'information de cette institution bancaire, des statistiques révèlent que les femmes accèdent aux postes de direction et d'administration en nombre croissant.Au 1er octobre, la Royale comptait 22 directrices de succursales, comparativement à 12, huit mois plus tôt et à quatre en février 1971.Au 1er octobre, 285 femmes occupaient des postes d’administration comparativement à 62 en 1971.A cette date, 828 étaient titulaires de postes de Annee la femme directrice adjointe de succursale et d'agents responsables dans divers secteurs.Pendant de nombreuses années, la Banque a tenté d'intéresser les femmes aux divers.programmes de formation en gestion.Ces efforts demeuraient à peu près vains.La Royale a donc décidé d'organiser des semaines d'initiation a la gestion spécialement conçus pour les femmes.Dès que l'idée a été lancée, ces séminaires ont soulevé une opposition assez vive.Certains hommes se sont sentis menacés par cette initiative et bon nombre de femmes se sont demandé si ces séminaires avaient .vraiment pour but de les aider ou, tout simplement, de les faire taire, souligne Judy Rogers dans cet article sur le rôle de la femme."H est naturel de penser ainsi, explique Peter McCaffrey, coordonnateur au Service de perfectionnement des cadres.Jusqu’à maintenant, les femmes n'ont vraiment pas bénéficié d'une parité de possibilités et c'est ce qui nous a poussés à conclure que si les hommes assistaient à ces séminaires, les femmes se sentiraient inhibées et participeraient moins activement aux discussions de groupe.Au lieu de donner plus d’assurance aux femmes, les séminaires auraient des résultats diamétralement opposés." Les femmes, en nombre grandissant, songent à faire carrière, affirme Judy Rogers; les statistiques le démontrent.En 1971, les femmes de carrière ne comptaient que pour 4U de tout le personnel; en 1974, ces chiffres étaient passés à près de io',;.Quel nom utiliser?Dans ses commentaires sur le rapport concernant l'enregistrement, le Réseau d’action et d'information pour les femmes (RAlFl recommande à l'Office de révision du Code civil d'adopter une politique claire et universelle quant au nom de la femme: seul doit être inscrit et utilisé pour la désigner le nom paraissant sur son acte de naissance ou celui de l'adoption ou celui changé ultérieurement en vertu de la loi sur le changement de nom.Le RAIE s'oppose à l'instauration d'une carte d'identité qui, croit-il, sera utilisée abusivement par les services oublies et créera finalement un Etat policier où la liberté de l'individu sera compromise.Il se rallie cependant à l'idée d'un fichier central tel que suggéré par le rapport.Le Réseau préconise l'emploi, sur la liste électorale, de "mad." ou "made” terme neutre et égalitaire en remplacement des termes "madame” et "mademoiselle” là où ils sont employés.JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR à Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 .COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE, ST-JEAN, SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE.C A ROBERT ST-JEAN, C.A GILLES SPERANO.C.A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Viau.C.A.Armand H Viau.C A H Lionel Robin.C.A ; Jean-Jacques Ouellette, C A J -Serge Gervais.C A Naguib Boulos.C.A.Jacques R Cbadillon.C .A.Jacques Joyai.C A 4926, ave Verdun, Verdun 204 769-3871 7708, rue Édouard, LaSalle 690 365-0023 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST.C A ROLAND PROVOST, C.A.1255, Université, Suite 618 866-3326 Durai, Bateau & Çie COMPTABLES AGRÉÉS ISSouest, rue Craig, Montréal 126 861-9987 SAMSON, BÉLAIR, CÔTÉ, LACROIX ET ASSOCIÉS comptcbl»* agréé* Montréal — Québec — Rimouski Trois- Rivières Sherbrooke — Ottawa — Chicoutimi — Sept-lles Suite 3100, Tour cte te Bourto, Montréal H4Z 1H8 861-5741 \
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