Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 février 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1975-02-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ta meteo: nuageux avec faibles chutes de neige s’intensifiant en fin de journée.Maximum 15.Aperçu pour demain: nuageux.Détails en page 6.Fais ce que dois 20 CENTS VOL.LXVII - No 30 Montréal, jeudi 6 février 1975 Ottawa et Syncrude Non pas $300 millions mais bien 15% des coûts OTTAWA (d’après CP) — La prise de participation du gouvernement fédéral dans le capital-actions du consortium Syncrude s’établit à 15% et non à $300 millions comme une première impression le laissait croire à la suite de l'annonce mardi de l’entrée en lice d’Ottawa dans le financement de l’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca.La nuance entre un montant global de participation et un seuil procentuel est de taille puisque comme l’expliquait hier M.Jean Chrétien aux Communes, “rengagement du gouvernement fédéral se chiffre a 15% du coût total de construction peu importe la facture finale du projet”.On sait que depuis l’aventure alber-taine de Syncrude les coûts de construction de l’usine de traitement de 125,- 000 barils par jour de pétrole synthétique ont doublé à la faveur de la flambée inflationniste des dernières années.Si d’ici 1978, date prévue de l’ouverture des installations pétrochimiques du groupe Syncrude, les coûts de construction doublent, c’est donc $600 millions que le gouvernement fédéral devra débourser.Cette remarque s’applique également aux deux autres partenaires provinciaux, 1 Alberta avec 10% du capital-actions et l’Ontario avec 5%.Les sociétés privées contrôlent donc 70% du capital-actions du consortium Syncrude mais Imperial Oil, Cities Service et Gulf Oil pourraient voir ce contrôle leur échapper si Edmonton se prévaut de certaines clauses qui l’autorisent à porter de 10 à 40 pour cent son taux de participation dans le consortium.Répondant à certaines inquiétudes exprimées par le chef de l’Opposition, M.Voir page 6: Syncrude Fernand Beaudet, 28 ans, quelques minutes avant d’être tenu criminellement responsable de la tuerie du Gargantua, s’est écrié : "Je regrette le décès de Richard Blass.Vive Richard Blass”.(Photo Alain Renaud) N ?i $1,000ou $2,000 Unanimité pour le plafonnement des souscriptions aux partis par Gilles Lesage QUEBEC — Les partis d’opposition à Québec sont d’accord avec les grands principes du projet gouvernemental visant a réglementer le financement des partis politiques; mais ils insistent pour que le projet de loi qui sera présenté au cours de la prochaine session de l'Assemblée nationale ne laisse aucune prise aux échappatoires et aux subterfuges.De façon plus précise, une unanimité se dégage en faveur xiu plafonnement des souscriptions d’individus ou groupes à des partis politiques.Ainsi, le gouvernement a proposé une limitation à $2,000 par année, qu'il aurait lui-mème imposée depuis quelques mois au Parti libéral du Québec, selon les propos du premier ministre et chef du parti, M.Robert Bourassa.Le Parti québécois propose, quant à lui, que la limite soit établie à $1,000 en période normale, et à $2,000 durant les campagnes électorales, les deux montants n’étant pas cumulatifs.Le chef de l’Union nationale, M.Maurice Bellemare, est d’accord avec la proposition du PQ.Quant à M.Fabien Roy, député crédi-tiste de Beauce-Sud, il est favorable au plafonnement des souscriptions électorales, mais il n’a pas donné de chiffres précis à cet égard.Mais le gouvernement libéral et l'Opposition parlementaire ne sont pas du même avis quant à la divulgation et au dégrèvement des souscriptions politiques pour fins d’impôt.¦ Fort de l’appui de Bourassa, Guy Leduc tentera de se réhabiliter auprès des libéraux (page 3) Un film et une photo La main de la CIA dans l’assassinat de Kennedy ?WASHINGTON (AP et AFP) - Le comédien Dick Gregory a transmis à la commission Rockefeller, chargée par le président Ford de faire la lumière sur les activités d’espionnage aux Etats-Unis de la Central Intelligence Agency, ce tju'il a affirmé être de nouvelles preuves étayant la thèse d’un complot de la CIA dans l'assassinat du président Kennedy à Dallas.Il s'agit d'un film réalise par un amateur durant l'assassinat et d'une photographie de journal prise quelques instants après.Ces deux documents avaient déjà été examinés par la commission Warren, chargée de l'enquête officielle, ainsi que par d'autres enquêteurs.Un porte-parole de la commission Rockefeller a indiqué "qu elle examinera à la loupe" les preuves avancées par Dick Gregory et deux de ses amis.Au cours d'une conférence de presse, l'un de ces derniers, M.Robert tiroden, 29 ans, qui se présente comme "un photographe et un expert en matériel optique”, a projeté le film montrant que Kennedy, qui avait mis sa main à la gorge et avait commencé à s'appuyer vers l'avant après avoir été touché une première fois, a été brutalement atteint au côté droit de la tête par une seconde balle et a basculé violemment en arrière et sur la droite.Ceci prouve, a ajouté M.Groden, que Kennedy fut tué par une balle tirée en face de lui et non, comme le conclut la commission Warren, par derrière depuis un entrepôt de livres scolaires.Il a aussi soutenu que le film révélait la présence d un tireur dissimulé dans un bouquet d'arbres et d'un autre homme ayant un fusil en joue depuis un montitule herbeux.Ces arguments ont déjà été utilisés dans le passe pour soutenir que Lee Harvey Oswald, le seul assassin identifié par Voir pago 6; CIA-Kannedy ,-V Place au gibier ! Bacco rruxunint françain 277 est, rue St-Paul dans le vieux Montréal «66-9755 Selon le premier ministre et le ministre Denis Hardy, responsable de la réforme électorale, la divulgation des noms des personnes et des groupes qui souscrivent aux partis politiques pourrait être plus nuisible qu’utile, tout en portant atteinte en quelque sorte au secret du vote.De même, le dégrèvement pour fins d’impôt ne semble pas nécessaire, même si Ottawa vient de le permettre.Mais les trois partis d'opposition ne sont pas du tout de cet avis.Tous trois insistent pour que.comme au niveau fédéral, les noms des souscripteurs soient rendus publics, et pour qu'il y ait un certain dégrèvement fiscal.MM.Bourassa et Hardy ont promis de revoir ces deux points avant de soumettre un avant-projet de loi aux députés, au début du mois prochain.Pour le reste, les travaux de la commission parlementaire chargée d'étudier le financement des partis politiques n’ont pas beaucoup progressé, pour deux raisons.D'une part, le gouvernement n'avait pas, encore hier, de projet précis à soumettre aux députés, se contentant de recueillir les commentaires de l’Opposition.D'autre part, la commission s'est longuement dispersée dans des avenues qui n’avaient rien à voir avec l’objet de la discussion, les députés se lançant de multiples taquineries et mots d'esprit plus ou moins brillants.Tant et si bien qu'une séance qui aurait pu durer une heure tout au plus a accapare deux heures et demi, le premier ministre se servant de cette tribune comme d'une salle de récréation.Le porte-parole de l'Opposition officielle, M.Robert Burns, député péquiste de Maisonneuve, a.soumis les cinq propositions suivantes: • le PQ est d'accord pour que les services rendus à un parti ou à un candidat soient inclus dans les contributions électorales, mais il ne veut pas que.par ce biais, 1 on rende difficile ou meme impossible le bénévolat; • il faudrait prendre garde que les souscriptions ne soient accessibles qu'à des partis ou à des candidats de parti reconnus par la loi, sans brimer la liberté individuelle; • toute souscription de $100 et plus devrait être divulguée et accessible au grand public, ainsi que la commission fédérale Barbeau le recommandait en 1966 et ainsi que le gouvernement fédéral vient de le décréter pour ce qui concerne les partis politiques fédéraux : • s'inspirant encore de la loi fédérale, le PQ souhaite que les dons politiques soient déductibles pour fins d'impôt, de (açon décroissante, jusqu'à un maximum de $500 par électeur; • les souscriptions devraient être limitées à $1,000 entre les élections et à $2,000 durant les élections, de façon non cumulative.De son côté, le député unioniste de Johnson.M Bellemare.a fait les propositions suivantes Voir pago •: La* aouacrlpHona 30 jours de prison pour refus de témoigner à l’enquête F.Beaudet est tenu responsable de la tuerie du Gargantua par Jean-Pierre Charbonneau Richard Blass et l'un de ses meilleurs amis, Fernand Beaudet, ont été identifiés hier comme les deux seuls responsables du meurtre collectif de 13 personnes survenu le 21 janvier dernier au bar-salon Chez Gargantua, rue Beaubien est, dans le nord de la métropole.C’est sur la foi du témoignage d’une jeune femme de 22 ans et de conversations téléphoniques enregistrées par les enquêteurs de la police de la CUM que le coroner ad hoc et commissaire aux incendies, Cyrille Delage, a tenu en fin de soirée Fernand Beaudet, 28 ans criminellement responsable de la tuerie et de l’incendie du Gargantua.Quant à Richard Blass qui a été abattu par les policiers trois jours après la tragédie, Me Delage n’a pas jugé bon de se prononcer dans son cas étant donné qu'il est mort.Mais une conversation téléphonique produite en preuve au cours de l'enquête indique que c’est lui qui aurait dirigé la tuerie et que Beaudet l’aurait assisté par peur.Appelé à donner sa version des faits.Fernand Beaudet a toutefois choisi de demeurer fidèle à son ami en refusant de témoigner et en déclarant plutôt: "Je regrette le décès de Richard Blass.Vive Richard Blass”.Cette déclaration n a pas surpris outre mesure le commissaire Delage qui a condamné sur le champ le jeune homme à 30 jours de prison pour outrage au tribunal.A l'issue de son enquête publique d'une journée, Me Delage a libéré Irène Ouellette, 22 ans, le principal témoin à charge, ainsi que deux autres individus Michel Melchior.22 ans, et Joseph Leboeuf, 36 ans.que la police soupçonnait d'avoir aussi participe à la tuerie.L'un des frères de Richard Blass, Michel, 30 ans.également détenu par les policiers, a été lavé lui aussi de tous soupçons dans cette affaire.Principal témoin à charge convoqué hier par le procureur du ministère de la Justice, Me Michel Pothier, Irène Ouellette, commis-dactylo, a raconté que, le 25 janvier, quatre jours après la tragédie, son ami Fernand Beaudet lui avait déclaré qu’il ne pouvait plus vivre comme ça car il avait treize meurtres sur la conscience et qu'il songeait à se livrer à la police.Au cours de cet entretien qui a eu lieu dans un restaurant de la rue Saint-Hubert, Beaudet aurait ajouté que seulement deux des treize victimes du Gargantua avaient "eu ce qu elles méritaient ", Il a été établi préalablement que le gérant de l'établissement, Réjean Fortin, un ancien policier, avait été tué d une balle de revolver dans le dos avant le début de l'incendie.Quant aux autres victimes, on sait qu elles ont toutes péri axphyxiées apres avoir été enfermées dans une petite remise à bière située à l'arrière de la boite de nuit.Selon Mlle Ouellette, Fernand Beaudet lui a également avoué que Richard Blass, abattu la veille par les policiers venus l'arrêter, était son meilleur ami et qu’il regrettait sa mort.Après ce témoignage accablant, Me Delage a entendu l'une des soeurs de Beaudet, Jacqueline, 18 ans.Celle-ci a d'abord nié catégoriquement que son frère lui avait avoué etre impliqué dans l'affaire du Gargantua.Aussitôt cette déclaration faite, Me Pothier a fait entendre une conversation Voir page 6: Le Gargantua sommaire L’Université de Montréal est en santé et en croissance — page 2 ¦ Épreuve à la CSD: un commentaire de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Ottawa promet une réponse aux chômeurs de l’industrie textile — page 3 ¦ Syncrude, un risque calculé: un éditorial de Claude Lemelin ¦ Peut-on “arrêter Maggie” ?un commentaire de Georges Vigny ¦ L’Erythree s'engage dans une guerre à outrance ¦ Consensus à Dakar pour un dialogue “global” sur les matières premières - page 7 ¦ Le fisc fédéral a ses raisons que le fisc québécois ne connaît pas — page 9 Etat d’urgence au Pérou Des blindés pour mater les émeutiers de Lima LIMA (Reuter) — Des colonnes de tanks tirant des rafales de mitrailleuse en l'air ont fait leur apparition hier soir dans le centre de Lima pour essayer de disperser des milliers d'émeutiers antigouvernementaux.Les émeutes s’étendant, le gouvernement du président Juan Velasco Alvarado a proclamé l’état d'urgence sur l'ensemble du territoire et suspendu les droits constitutionnels.Les troubles ont été déclenchés par l'intervention de l'armée, appuyée par des blindés, contre une rébellion de 1.500 à 2000 gardes civils, policiers en uniforme qui étaient retranchés depuis quarante-huit heures dans une caserne.Selon des informations non confirmées parvenues à Lima, des émeutes similaires ont éclaté dans d'autres villes péruviennes.Selon un communiqué officiel, le premier depuis le déclenchement des troubles, la prise d'assaut de la caserne Victoria a fait six blessés mais un officier de l'armée a déclaré à Reuter que plusieurs gardes avaient été tués lors de l'affrontement qui a duré une demi-heure.De source proche de la police, on indique que trente policiers ont été tués et à l'hôpital de la police on précise de source non officielle que 39 personnes y ont été amenées, blessées par balles.Des manifestants ont plus tard envahi les rues du centre, mettant le feu au bâtiment du journal "Correo".contrôlé par le gouvernement, qui a été incendié mais où on ne déplorerait pas de victimes.Des milliers de manifestants ont parcouru les rues du centre, pillant certains magasins et lançant des cocktails molotov contre deux grands hôtels de la capitale, le Bolivar, Plaza San Martin et le Sheraton, qui se trouve juste en face des bureaux de Reuter.Les militaires ont tiré en l’air, s’efforçant vainement de disperser les manifestants.Voir page S: Emeute à Lima Des réticences à l’Agence devant les “préalables” du plan Kissinger PARIS (Reuter et AFP) — Les Etats-Unis demandent que trois conditions préalables soient remplies avant toute réunion préparatoire entre producteurs et consommateurs de pétrole, a déclaré M.Thomas Enders, secrétaire d'Etat adjoint ui représente son pays à la conférence u bureau directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).Il a formulé ces commentaires après avoir présenté la nouvelle stratégie pétrolière du secrétaire d'Etat, Henry Kissinger prévoyant la création d'un “prix-plancher".Celui-ci devrait encourager les nations voir* guide d* VOYAGES il TOURISME Pag#* 12 «13 industrielles à développer des sources d'énergie de remplacement en protégeant d'une chute subite des prix pétroliers les investissements ainsi réalisés, pense-t-il.Il pose également, deux autres conditions: la mise en place des mesures d’économie énergétique annoncées par la plupart des gouvernements des pays riches et le fonctionnement du "filet de secours" financier de 25 milliards que les dix puissances industrielles les plus riches du monde ont convenu de créer le mois dernier.M Enders a précisé que le plan Kissinger devait permettre d'accélérer les conversations préparatoires mais n'était pas destiné à s'y substituer.Toutefois, de source informée, on déclare que le projet américain va rencontrer de vives résistances.Plusieurs Etats membres de l'agence estiment qu'il est taillé sur mesure pour les besoins de la situation intérieure aux Etats-Unis et qu'il tient peu compte par contre du cas de pays comme ITtalie et le Japon qui ont besoin de se procurer du pétrole aux prix le plus bas, et dans les conditions les plus sûres possible.La France boycotte pour sa part l'agence.dont dix-sept autres pays (dont la Nouvelle-Zélande) font partie, car elle craint qu’elle ne conduise à une confrontation avec les pays producteurs.Au demeurant la proposition du secrétaire d'Etat a été accueillie avec un certain scepticisme par les milieux d'affaires aux Etats-Unis Le niveau envisagé par l'administration américaine — 7 à 8 dollars le baril — est jugé nettement insuffisant par les mlieux industriels pour que le développement de sources de remplacement aux, Etats-Unis soit rentable.Les experts soulignent qu'un prix-plancher de 7 à 8 dollars le baril n'atteint même pas le coût des forages pétroliers en eau profonde.Il reste en deçà du coût de production d'un baril de pétrole à partir des schistes bitumineux, qui est actuellement de 9.5 dollars.Il est enfin de deux à trois fois inférieur au coût de production de pétrole synthétique à partir du charbon.Voir pago 6; L* plan Kiaaingor QUAND VOUS ACHETEZ UN DICTIONNAIRE EN 1975 ftssurtt-vous qu’il s’agit blmi d’un dlctlonnalra da 1979 ctm votre libraire exigez un : / PETIT LAROUSSE édition 1975 I / f Le Devoir, jeudi 6 février 1975 Le recteur sortant L’UdM croît et est en santé par Lise Bissonnette Augmentation sensible de la population étudiante et par conséquent du nombre de professeurs, création de la Faculté d’éducation permanente, resserrement des liens entre l’université et ses écoles affiliées, tels sont les points saillants du bilan de TUniversité de Montréal en 1973-74, selon son recteur sortant, M.Roger Gaudry.En rendant public le rapport annuel, hier, M.Gaudry a insisté sur la création de la Faculté d’éducation permanente, l'un des signes sensibles de laj/olonté de l universite de se rendre de plus en plus accessible.“Nous cherchons à assouplir sans cesse nos programmes”, a-t-il déclaré,” et à répondre aux beoins réels de la société".Quantitativement, l’université est en bonne santé et toujours en croissance malgré son âge.Les étudiants y sont passés de 19,146 à 20,905.un accroissement de neuf pour cent, aux seuls programmes réguliers, excluant les étudiants inscrits aux cours culturels.Ce qui a commandé l’engagement de 40 nouveaux professeurs, pour arriver à une imposante population enseignante de 1,321 personnes.Les subventions à la recherche ont atteint $12,500,000, une augmentation de 19 pour cent sur l’année précédente.Le déficit accumulé de l'université a connu une légère croissance, passant de $2,092,000 à $2,216,000 à cause d’un taux d’inflation plus rapide que prévu, assure le recteur M.Gaudry s’est particulièrement réjoui des contrats que l’université a conclu l'été dernier avec ses écoles affiliées, l'école Polytechnique, et l'école des Hautes études commerciales.Selon lui, la lettre de ces contrats affirme de nouveaux liens entre les institutions qui en font "un tout organique ”.“Nous avons une grande université en trois secteurs plutôt que trois institutions différentes sur un campus”, a-t-il déclaré.On sait que les étudiants de l’école Polytechnique se sont montrés récemment assez méfiants vis à vis cette nouvelle alliance, eux qui ne veulent d’aucune façon tomber sous la coupe de l’université de Montréal quant à leur régime pédagogique.M.Roger P.Langlois, directeur de l’école, a déclaré hier au DEVOIR qu’il ne fallait pas voir dans les déclarations du recteur la promesse d’une intégration pure et simple, à plus ou moins long terme.“C'est l’interprétation d’un recteur qui voit grand”, a-t-il dit, “mais nous n’entendons certes pas renoncer à notre identification, à notre cohésion et à notre esprit de corps, au moment même où le Québec tend à se donner des écples à vocation unique, telle l’Ecole nationale d’administration publique, ou l’Ecole de technologie supérieure”.Selon lui, l’Ecole polytechnique demeure totalement autonome au plan de la gestion mais elle a consenti à des liens nouveaux au plan de la coordination des ressources.Le contrat d’affiliation, négocié pour trois ans à compter de juillet dernier, comprend des protocoles d’entente pour certains programmes de recherche et certains services conjoints.L'Université de Montréal donne désormais son avis sur l’engagement et la promotion des enseignants de Polytechnique, alors qu'elle se contentait auparavant d'approuver les programmes."Il est vrai que le Conseil des universités nous avait enjoint de nous entendre il y a deux ans sous peine de s’en mêler”, a ajouté M.Langlois, “et c’est ce que nous avons fait”.Le recteur Gaudry a dû répondre hier à de nombreuses questions sur la nouvelle orientation de sa carrière, maintenant qu’il a annoncé officiellement n être plus disponible pour un troisième mandat à la direction de l'université.Il a reconnu qu’une rumeur persistante le voulait bientôt nommé à la présidence de la Régie de la langue française, tout en niant avoir reçu quelque offre officielle que ce soit.“Je ne prendrai certainement pas ma retraite au premier juin prochain ”, a-t-il affirmé, “d’autant que je demeure actif dans le domaine universitaire au niveau international.” On sait que M.Gaudry a été réélu en janvier à la présidence de l’Université des Nations unies.Mais même si ce poste l’oblige à voyager beaucoup, M.Gaudry reconnaît qu'il ne l’occupera pas à plein temps, et qu’il sera donc "disponible” pour d’autres fonctions qu'il ne désire pas préciser.Les dernières révélations de la commission Cliche au sujet de l’èngagement de fiers-à-bras par l’UdeM lors d’une grève en 1971 aiguisaient aussi la curiosité du public présent, mais ne semblaient pas émouvoir outre mesure le recteur qui s’est contenté de réaffirmer qu’une telle embauche s’était produite “malgré des ordres précis”.Et ce serait en contravention avec les mêmes ordres stricts et renforcés que le phénomène s’est reproduit récemment.Les responsables en auraient été “sévèrement blâmés", et l’université a mis sur pied un comité chargé d'étudier tous les aspects de la sécurité sur le campus.Seulement 40 des 150 ferrailleurs rappelés au chantier olympique Les panneaux de signalisation routière qui comportent des indications horaires dans les rues de Montréal seront progressivement convertis à l’heure internationale.Depuis quelques semaines en effet, les premières enseignes chiffrées selon le "Système international” (S.l.) de l’indication de l’heure, ont commencé à faire leur apparition dans les rues de la métropole; le S.l.utilise les chiffres de 0 à 24 alors que le système en usage jusqu'à maintenant utilise les chiffres de 1 à 12 et les lettres AM et PM.Le conseil municipal avait approuvé récemment des modifications au règlement municipal no 1319 relatif à la circulation et à la sécurité publique, autorisant désormais l’emploi de la nouvelle méthode dite “continentale” ou “internationale” pour indiquer l'heure sur les panneaux de signalisation.Ces changements ont été adoptés à la suggestion du service municipal de la Circulation, selon lequel le S.l.sera très utile, au point de vue lecture rapide et clarté d’interprétation.Pour des raisons d’économie, l'installation des panneaux selon le nouveau système d'indication de l'heure se fera progressivement au cours des prochaines années, au fur et à mesure des besoins de remplacement.Il y a quelque 200,000 enseignes de stationnement et à'arrêts à Montréal.Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec et tuteur de la FTQ-Construction, M.Fernand Daoust, a déclaré hier que seulement 40 des 150 ferrailleurs qui travaillaient au chantier olympique lors du déclenchement de la grève, le 27 novembre dernier, ont été réembauchés depuis le règlement du conflit à la mi-janvier.; Soulignant que “le gouvernement Bou-rassa et les responsables des jeux Olympiques ont tenté de faire porter l’odieux des retards enregistrés dans la construction des installations olympiques sur les travailleurs de la construction”, et plus particulièrement les ferrailleurs, M.Daoust ajoute: “Le gouvernement Bourassa a menacé les ferrailleurs de dures représailles, y compris le retrait de leur certificat de qualification, s’ils ne retournaient pas au travail.Voilà trois semaines qu’ils ont décidé de retourner au travail et les responsables du chantier olympique n’en ont même pas rappelé le tiers au travail.L’état d’urgence de la mi-janvier semble s'être miraculeusement dissipé ”.Selon des informations obtenues par la FTQ, a précisé M.Daoust, les responsables du chantier olympique auraient profité de l’arrêt de travail pour reviser les plans de certaines installations et cette revision ne serait pas encore terminée.Tout en admettant hier que des modifications aux plans de charpente — et non à L’éboulement d’Asbestos met 160 travailleurs en chômage L’éboulement d’Asbestos n’aura pas fait que des sans-logis! Hier la Canadian Johns-Manville a annoncé qu elle devait mettre à pied quelque 160 travailleurs, qui se retrouveront chômeurs dès la semaine prochaine.Le licenciement temporaire de cette main-d'oeuvre résulte de l’impossibilité de continuer l'extraction du minerai sur tout un côté du gisement à ciel ouvert, à la suite de l’éboulement de janvier.Au moins un million de tonnes de mort-terrain ont glissé dans le fond du gisement.La compagnie estime qu'il faudra près de douze mois pour que le travail puisse reprendre dans ce secteur de la mine.De nombreuses pièces de machine- rie lourde demeurent enfouies sous les décombres.Selon un porte-parole de la Canadian Johns-Manville, on ne rappellera pas avant trois mois les travailleurs mis à pied, qui sont des mineurs et des employes de bureau.2,700 personnes sont à 1 emploi de la compagnie à Asbestos, une ville de 9,600 âmes.La caisse des Jeunes Chambres est à sec: $40,000 à trouver par François Barbeau Les Jeunes Chambres du Canada français crient au secours.Leur caisse est à sec et il faudrait des rentrées de $40,000 d'ici un mois pour éviter la fermeture du secrétariat et des retards irréparables dans la préparation de plusieurs dossiers chers aux Jeunes Chambres.Le président du grand conseil consultatif national des Jeunes Chambres, M Réjean Simard, a expliqué hier la triste situation des Jeunes Chambres.En partie, dit-il.cette pénurie de fonds vient des dénonciations par les Jeunes Chambres des agences de publicité dites de “sympathie” qui avaient coutume de vendre pour une publication donnée plus de publicité que celle-ci ne pouvait en contenir, et qui ne payaient qu'une somme forfaitaire à leurs employeurs.Nous avons dénoncé cette pratique, de poursuivre M.Simard parce que nous n’aimions pas ce système.Et il arrive que depuis nos rentrées ont diminué au point où nos permanents ne savent plus quand leur viendra leur prochaine paye.Pourtant, les Jeunes Chambres ont des comptes à recevoir: $6,400 du ministère de l’Education pour une session d’études qu elles ont 'organisée; $8,000 pour la semaine de l’Environnement.montant qui ne sera remboursé que lors de l’adoption du prochain budget de la province.Depuis la dénonciation de la publicité dite “sympathique", les Jeunes Chambres ont tenté de reprendre en mains la publicité vendue en leur nom, mais les commerçants, avertis une fois qu’ils étaient victimes d’une escroquerie, ne veulent plus souscrire Pour aller au fonds de cette histoire, préconise M, Simard, il faudrait une commission parlementaire.et peut-être une espèce de commission Cliche.* Société à but non lucratif, les Jeunes Chambres ne vivent que de contributions locales, de subventions.etc.Le poste de finan- cement de la publicité, sans compter pour une grosse part du budget, est fortement grevé.La situation est d’autant plus pénible qu’après une longue période de restructuration, les Jeunes Chambres étaient sur le point d’être animées d’une nouvelle vie.d’un second souffle, qui leur aurait permis de poursuivre leur tâche de formation par la pratique.Nous devrons retomber dans l’amateurisme si le secrétariat doit fermer ses portes à cause d’un manque de fonds, prédit M.Simard.C’est le symptôme d’une maladie grave de notre société.Les Jeunes Chambres comptent de 4,500 à 5.000 membres actuellement, répartis en une centaine d’unités locales.Au cours des dix dernières années, 64 nouvelles unitées ont été fondées, mais 86 autres ont dû fermer leurs portes.De nombreuses autres unités ont perdu un grand nombre de membres.Les Jeunes Chambres peuvent compter sur certains reve- ceux d’architecture — avaient été apportées au terrain de stationnement Pie IX sur le site olympique, le mandataire-coordonnateur pour la Ville de Montréal, M.Bernard Lamarre, a déclaré au DEVOIR que ces modifications n’avaient rien à voir avec la récente grève des ferrailleurs.M.Lamarre a, par ailleurs, démenti que des modifications importantes soient aussi apportées aux colonnes du stade.“Les plans des colonnes demeurent inchangés”, a-t-il affirmé catégoriquement.La FTQ soutient le contraire en s’appuyant sur le fait que la construction de ces colonnes, qui avait débuté avant l'arrêt de travail des ferrailleurs, n’ait pas encore redémarré depuis la fin de la grève, il y a trois semaines.“Si l’échéancier de la construction des installations olympiques est éventuellement et irrémédiablement compromis, a poursuivi M.Daoust, il faudra en chercher la raison dans le manque de planification et dans les multiples hésitations des responsables du projet, et non dans l'arrêt de travail des ferrailleurs." La majorité des ferrailleurs qui, fin novembre, travaillaient au chantier olympique sont membres du local 823 de l’Association internationale des travailleurs en fer structural (FTQ).Les employés de Noranda exposés à l’arsenic subiront tous un examen nus garantis dans les prochains mois: les ex-présidents de Jeunes Chambres, réunis en club, ont promis $5,000; le ministère de l'Industrie et du Commerce $25,000; le grand conseil consultatif national $7,000, etc.Mais ces sommes nous parviendront-elles à temps, de s’inquiéter M.Simard?En apprenant que 94% des employés de la Canadian Copper Refiners examinés jusqu'à maintenant (107 sur 114) ont un taux anormal d’arsenic dans leur urine, le Comité interministériel d'hygiène et de santé du Québec a créé un précédent, lundi dernier, en demandant au ministère des Affaires sociales de soumettre à des examens médicaux complets tous les employés de cette compagnie du groupe Noranda qui sont exposés a l'arsenic ou à l'arsine.La direction de cette opération unique dans les annales industrielles québécoises a été confiée au Dr Paul Landry, qui est responsable de la santé publique dans tout le territoire qui relève de l'hôpital Maisonneuve, dans l’est de la métropole.Les examens se feront au centre de toxicologie de l’hôpital Santa-Cabrini, dirigé par le Dr Yves Laçasse.On ignore encore qui assumera le coût de cette opération.Au départ, l'équipe du Dr Laçasse examinera les quelque 400 ouvriers qui travaillent dans le département de l’électro-lyse à la Canadian Copper Refiners (CCR) en incluant ceux qui ont déjà été soumis à des analyses dans le passé.On verra peut-être aussi les dix employés dont le cas a été soumis à la Commission des accidents du travail parce qu'ils avaient la langue noire et que leur haleine avait une odeur anormale.Cette décision gouvernementale survient au’ moment même où le ministère du Travail des Etats-Unis vient de proposer de nouvelles normes 120 fois plus sévères que les normes actuelles au sujet de la concentration des composés d'arsenic non organique dans l’air que respirent les travailleurs.En effet, le gouvernement américain a pris connaissance de six études épidémiologiques récentes qui permettent de conclure que l’exposition aux composés d'arsenic provoque un accroissement des décès par cancer du poumon (le taux de cancer est trois fois plus élevé que la moyenne de la population non exposée à l'arsenic).C'est pourquoi les nouvelles normes proposées par le gouvernement américain sont d’à peine 0.004 milligramme d’arsenic par mètre cube d’air alors que la norme actuelle est d'un demi-milligramme.Ces normes sont automatiquement appliquées au Québec en vertu de la réglementation existante.Les nouvelles normes américaines pourraient avoir d’énormes répercussions si elles devaient aussi être mises en vigueur dans les raffineries québécoises et les usines de plomb, de zinc et de cuivre.On notera pourtant que ces normes ne s'appliquent pas à l’arsine dont le danger serait moindre par rapport au cancer.Quoi qu’il en soit, le directeur du syndicat des métallos, M.Jean Gérin-Lajoie, a demandé mardi au gouvernement québécois de surveiller attentivement les dangers de cancer dans toutes les usines et af-fineries de zinc ou de cuivre au Québec, aussi bien que dans toutes les industries qui utilisent de l'arsenic.Cela implique environ 5,000 travailleurs.Pour revenir à la Canadian Copper Refiners, Le DEVOIR a appris hier, que cette compagnie n’avait enfreint aucune norme en rejetant dans l’atmosphère des vapeurs d’arsine au taux de 11 milligrammes par mètre cube.En effet, il n’existe aucune norme sur le'déversement de cette substance toxique dans l'atmosphère.La seule norme (0.5 mi) concerne la concentration du produit dans le milieu de travail, c'est-à-dire à l'intérieur de l'usine.Xième incendie au Mont-Wright MONT-WRIGHT (CP) - Un nouvel incendie a éclaté hier au chantier du Mont-Wright faisant, selon les premières estimations, pour $100,000.de dégâts.Un centre de réunion pour les travailleurs et une cuisine ont été détruits.Il n’y aurait eu aucun blessé au cours de ce sinistre dont les causes demeurent encore inconnues.Caouette invité à témoigner par André Bellemare OTTAWA (PC) — Le chef créditiste, M.Réal Caouette.recevra une invitation aujourd'hui même à comparaître à son tour devant le comité permanent des privilèges et élections afin de préciser ses allégations de corruption de journalistes par des députés dans le but d’obtenir une bonne publicité dans les media.Il devrait suivre l'un de ceux qui s’est senti particulièrement visé par les déclarations de M.Caouette, le député conservateur de Joliette, M.Roch LaSalle, qui a rappelé tous les faits de cette affaire, hier.La séance n’a pas duré une heure et rien de ce qui a été dit n’a apporté d éléments nouveaux dans cette dispute provoquée par un discours du leader créditiste aux Communes peu avant l’ajournement de la Chambre, en décembre.Il reste maintenant à savoir si M.Caouette acceptera d'aller s'expliquer devant ses pairs, démarche qui ne semble pas l’emballer outre-mesure si l’on en juge par ses récentes déclarations à la presse.A la lumière des délibérations d’hier, il se dégage que les créditistes paraissent peu intéressés à pousser l’affaire très loin.N’eut été de l’intervention du député conservateur de Halifax — East-Bants, M.Robert McCleave, l’une des rares éma: nant du côté de l’opposition officielle, qui a réclamé la présence de M.Caouette, celui-ci n’aurait probablement pas été invité à s’y rendre.Plus de la moitié du caucus créditiste, soit six des 11 députés, prenaient place à la table du comité mais seulement le leader parlementaire, M.André Fortin, a pris la parole, et très brièvement, pour tenter de diluer les propos de son chef.Il a rappelé que M.Caouette a déjà déclaré à la Presse Canadienne qu'il avait dit à la blague que le député de Joliette aurait peut-être soudoyé des journalistes pour promouvoir sa publicité personnelle.M.LaSalle, responsable de la convocation du comité, n'a pas accepté ce commencement de repentir en expliquant que le chef du Crédit social avait laissé passer plusieurs occasions de se rétracter à la Chambre avant l'adoption de la motion de renvoi au comité, le 19 décembre, et qu’il doit maintenant en subir les conséquences.Les libéraux, qui ont posé la plupart des questions au témoin, ont essayé d’amener M.LaSalle à passer l’éponge et à classer l’affaire.Le comité devait apprendre les raisons qui ont milité en faveur de rappel au règlement du député de Joliette et de la réunion.M.LaSalle a répété que tous les députés et courriéristes parlementaires étaient touchés par les propos de M.Caouette qui a mis en doute leur intégrité, selon lui.M.Albert Béchard, libéral de Bonaven-ture, a argumenté que le chef créditiste, “le dernier que je défendrais", n'a pas accusé formellement le député de Joliette d’avoir offert de l'argent à des journalistes.Il a ajouté que M.Caouette lui-même avait reconnu que ses paroles ont peut-être dépassé sa pensée.D’autres membres libéraux du comité ont fait valoir que les affirmations du député de Témiscamingue étaient “vagues et générales” et ne justifient peut-être pas le bien-fondé de la motion de M.LaSalle.Une rumeur circulait que le caucus libéral aurait recommandé à ses membres du comité de tâcher de faire avorter les travaux du comité.Le premier ministre Trudeau lui-même, qui avait voté contre la motion LaSalle, le 19 décembre, avec la majorité de ses députés, sauf 22, a déjà indiqué sa répugnance à un tel débat en comité qui aurait une fois de plus pour effet, avait-il expliqué, de voir des Québécois francophones s'entredéchirer et offrir un spectacle dégradant à la face du Canada.De son côté.M.Caouette a déjà fait savoir qu’il n'était pas intéressé à aller s'expliquer devant le comité.851 Pour tout renseignement, veuillez communiquer au: sherbrooke est OCCUPATION-MAI 1975 ' •BUREAUX À LOUER • PROFESSIONNELS DE LA MÉDECINE • SERVICES MULTIDISCIPLINAIRES • Tout à l’électricité • Air climatisé et humidifié • Ascenseurs rapides • 11 étages • Stationnement 364-3753 Adconex, Société de Gestion Immobilière Inc.le plus vendu en FRANCE VoiciCelluS ^traitement vraiment efficace des surcharges locales Les points de supériorité de Cellu 8 UNE ACTION DOUBLE .Sur Eeau ¦ peau d'orange • (grâce à l'extrait biologique protéique) et ;>ur la graisse (grâce a ladipophyllinè) Une formule active Le mélange des composants au dernier moment permet aux principes actifs de se dégager avéc le maximum d efficacité Pour obtenir la liste des Instituts CELLU 8 ou pour recevoir la documentation sur CELLU 8, retourner le coupon ci-joint é: QUEBEUROPE IMPORTATIONS 11250 tue Hamon, Montréal, Qué.H3M 3A3 Je désire la liste des Instituts CELLU 8 dans ma région.Je désire recevoir la documentation gratuite sur CELLU 8 NOM.ADRESSE.VILLE .V 4 IE DEVOIR Montréal, jeudi 6 février 1975 WÊSfà y ' *?y//"* MW- wm ' Des ouvriers du textile membres de la CSD manifestent devant le Parlement d'Ottawa pour protester contre la situation dans l'industrie du textile, qui souffre des importations massives de produits de l'Orient.(Téléphoto CP) Ottawa promet réponse dans deux semaines aux travailleurs du textile OTTAWA (CP) — Le gouvernement Trudeau fera connaître dans deux semaines aux ouvriers du textile les mesures qu'il entend prendre pour les protéger et améliorer leur sort.A la délégation québécoise qui s était rendue hier à Ottawa, le président du Conseil du Trésor a donné l'assurance que son gouvernement avisera aussitôt qu'il aura pris connaissance du rapport de ses experts sur les diminutions de production causées par les importations massives.M.Jean Chrétien a ainsi expliqué au président de la Centrale des syndicats démocratiques, M.Paul-Emile Dalpé, que ces études nécessitent un nouveau délai minimum de deux semaines.Aussitôt que le rapport sera déposé, le conseil des ministres décidera de la nature de son intervention et, s’il y a lieu, imposera de nouvelles mesures restrictives.C'est en l'absence du ministre de l'Industrie et du Commerce, Alastair Gilles-pie, que les dirigeants syndicaux furent amenés à rencontrer le président du Conseil du Trésor.Le caucus dès députés libéraux du Québec a par ailleurs accepté de recevoir et de discuter avec les leaders syndicalistes, pendant plus de deux heures.Pendant ce temps, à l'extérieur des édifices du Parlement, ils étaient quelque 700 Québécois à défiler en scandant des slogans et brandissant des pancartes pour dramatiser leur problème et attirer l'at- tention et la sympathie du gouvernement.Et cette manifestation des ouvriers du textile, tout en se déroulant dans le calme, a créé un impact certain à Ottawa.Un relevé des ralentissements de travail aux usines du Québec, de l'Ontario et des Maritimes établit à environ 8,000 le nombre des mises à pied au cours des derniers mois.Cette fois, industriels et syndicats sont d'accord; ils font valoir que les importations bon marché accaparent une part de plus en plus importante du marché canadien.Il faut souligner que les patrons des 700 travailleurs québécois qui se sont rendus à Ottawa avaient largement contribué au succès de cette manifestation en défrayant le coût du transport par autobus.Ce qui a fait dire au président de la CSD, M.Paul-Emile Delpé, que Tes intérêts coïcident" en ce que industriels et travailleurs souffrent des importations bon marché de l'Asie.Les problèmes de l'industrie du textile ne sont pas nouveaux mais ils furent exacerbés par les mises à pied de la semaine dernière à la Dominion Textile: 3,500.Des 8,000 mises à pied survenues dans l'Est canadien, au moins 4,000 sont définitives.Au cours de la conférence de presse qui a suivi la manifestation, M.Paul-Emile Dalpé a souligné que ces importations, cependant ne peuvent être qualifiées légalement de "dumping ", de sorte que le Ca- nada, membre aux accords du GATT, ne peut s'en protéger dans le cadre actuel des ententes internationales.Selon le président de la CSD, les gouvernements du Japon, de la Corée du sud, de Taiwan et de Hong-Kong, subventionnent les exportations de leurs produits textiles au Canada, les écoulent sur le marché canadien à des prix inférieurs au prix mondiaux.Tl faut refédinir le dumping." Certaines usines québécoises du textile sont situées dans le comté de Brome-Missiquoi et c'est pourquoi le député conservateur, Howard Grafftey, a tenu à rencontrer les manifestants.Il a déploré que beaucoup de ces chômeurs n'ont pu toucher leurs prestations d'assurance-chômage à cause de maladresses administratives de leur centre local de la Commission d’assurance-chômage.Selon M.Grafftey, nombre d'entre eux sont privés de revenus depuis les fêtes et on dû se tourner vers le bien-être social.Les participants à la manifestation d'Ottawa étaient généralement d'un âge avancé.Les pancartes montraient des slogans tels que “On veut du travail, pas vivre au crochet du gouvernement;" ou encore "Soyez à la page, donnez-nous de l’ouvrage." Pour la circonstance, la garde de sécurité des agents fédéraux avait été sensiblement renforcée.Guy Leduc tentera de se justifier par Gérald LeBlanc QUEBEC — Blâmé pour sa conduite "inexplicable” par la Commission d’enquête sur le crime organisé, le député Guy Leduc vient de se gagner un puissant allié dans sa lutte d’arrache-pied pour demeurer au sein du Parti libéral du Québec (PLQ).M.Robert Bourassa lui-même s’est en effet porté à la défense du député de Tail-lon, hier après-midi, devant les journalistes l'interrogeant avant l'ouverture de la commission parlementaire sur le financement des partis politiques.Le bureau du premier ministre avait d’ailleurs informé les journalistes que M.Bourassa serait prêt à répondre à leurs questions sur l’affaire Leduc avant le début des travaux de la commission."L'enquête que j'ai demandée, a-t-il dit, n'a pas révélé la moindre indication que M.Leduc soit intervenu en faveur de ces gens-là"."A date", devait cependant préciser M.Bourassa en soulignant que l'enquête n'était pas terminée.Après avoir obtenu mardi une certaine absolution du caucus, qui s'est refusé à juger un des siens, M.Leduc semble donc s'être acquis l'appui de M.Bourassa, qui prenait hier sa defense en public pour la première fois.Reste encore à franchir l'étape de la comparution devant le Conseil de direction du PLQ, le 1er mars prochain.Le président du parti, M.Claude Desrosiers, a promis que M.Leduc devrait s'expliquer devant le parti, peu importe la décision du caucus.M.Leduc devait d'ailleurs comparaître lors de la dernière réunion du conseil, le 19 janvier dernier.Son absence était alors motivée officiellement par le fait qu il était à l'étranger mais il appert que M.Leduc craignait de se présenter devant ce Conseil, fortement enclin à réclamer sa démission, avant de s'être assuré l'appui du caucus et du chef.C'est maintenant chose faite et M.Leduc émettait hier un communiqué pour indiquer son intention de rester et de combattre jusqu'au bout pour sauver son siège et sa carrière politique.“C'est avec confiance que je mène aujourd'hui un combat difficile et nécessaire, celui du maintien de l'estime de mes concitoyens.Un combat que je me dois de mener pour moi, pour les miens et pour mes électeurs de Taillon ", affirme M.Leduc dans son communiqué.Aucun commentaire additionnel au communiqué n’a pu être obtenu puisqu'il n’y avait pas de réponse au numéro de téléphone indiqué au bas du message de M.Leduc.Le communiqué reprend essentiellement le même argument que celui avancé par M.Bourassa, à savoir que M.Leduc n'a fait aucune démarche pour favoriser les dirigeants de la pègre avec qui il entretenait des liens."Le point fondamental, affirme-t-il, c'est que je n'ai fait aucune démarche auprès du Gouvernement pour aider directement ou indirectement les personnes mentionnées au rapport de la commission.On est à completer actuellement les dernières vérifications à cet effet." On retrouve ensuite dans le communi-ué une phrase chère à l’attaché de presse e M.Bourassa."On doit se rappeler que la commission Brunet (CECO) n'a relevé aucune intervention et qu'elle a conclu clairement que.comme question de fait, le gouvernement avait toujours eu une attitude irréprochable.” Or, on ne retrouve aucune conclusion à cet effet dans le rapport de la Commission d'enquête sur le crime organisé.Tout au plus y est-il dit que les efforts de MM.Diorio et Dasti n’ont pas eu lès résultats espérés.Drapeau espère une aide de 50% d’Ottawa pour la rénovation Même s'il a toutes les raisons de croire que diverses lois contiennent tous les éléments nécessaires favorisant l'augmentation du rythme de la rénovation urbaine à Montréal, le maire Jean Drapeau ne peut encore dire à quel moment il pourra mettre en oeuvre son programme de ré- aujourd’hui A 10h30, au Burnside Hall, 3437, rue Peel, conférence du professeur Derek Winstanley.Thème: "Les conséquences sociales et économique de la sécheresse au Sahel." • A midi, réunion du Montreal Board of Trade, à la Maison du Commerce.1080, Côte du Beaver Hall.Thème: “Coup d'oeil sur l'e-conomie".• A 12hl5, M.Bernard Lachapelle, ministre d'Etat responsable de l OPDQ.est le conférencier au déjeuner-causerie du Richelieu-Montréal, au salon Bonaventure de l'hôtel Reine-Elizabeth.• A 12h30, conférence de M.André Dirlik.directeur du département des Sciences sociales du Collège militaire de Saint-Jean, au déjeuner du Club Kiwanis de Montréal, à l'hôtel Sheri-ton Mont-Royal.Thème: "La crise Chypriote-le point de vue turc." • A 12h30.conférence de M.Pierre Garneau, directeur artistique de la scénographie à Radio-Canada, à l'auditorium du pavillon des Arts 1,125, rue Sherbrooke ouest.Thème: Le design de la télévision et la perception de l'image"., A 14h.assemblée régulière des commissaires de la CECM au 3737, rue Sherbrooke est A 19h30, suite de l'assemblée à 1 école secondaire Saint-Emile, au 3700 est, rue Sherbrooke est.• A 19h, soirée d'introduction aux cours de Hatha-Yoga, au 1250, boni St-.Ioseph est.• A 20h, réunion spéciale des parents du secteur de l'école Christ-Roi de la commission scolaire Jacques-Cartier, au 1500.bd Cure-Poirier est, Longueuil.• Collectes de sang: Place Versailles, 7275 est, rue Sherbrooke, de 14h à 21h: Boucherville, Place La Seigneurie, bd Fort Saint-Louis, de 13h30 à 21h30.novation annoncé lors de la campagne électorale de l’automne dernier.C'est le commentaire qu'a fait M.Drapeau, hier, au lendemain, de la rencontre que les autorités municipales ont eue à Ottawa avec le ministre d'Etat aux Affaires urbaines, M.Barnett Danson, et plusieurs hauts fonctionnaires de ce ministère et de la Société centrale d’hypothèques et de logement.Cette rencontre avait pour but d’étudier principalement la question des subsides fédéraux à la rénovation.Rencontré dans un corridor de l'hôtel de ville, M.Drapeau a déclaré à un groupe de chroniqueurs municipaux que d'autres rencontres du même genre auraient lieu.Un comité compose de délégués des gouvernements fédéral, provincial et municipal préparera les prochaines rencontres pour donner des “suites "systématiques" au programme de rénovation déjà en cours à Montréal.L'intention du maire Drapeau est d obtenir pour les propriétaires montréalais voulant restaurer leurs propriétés des subventions représentant 50 pour cent du coût des travaux.Déjà Montréal verse à même ses fonds des subventions équivalent à 25 pour cent du coût des rénovations, mais ce programme est très limité puisque $1 million seulement est prévu au budget à cette fin M.Drapeau croit qu'il est possible de faire procéder à la rénovation de quelque 5.000 logements par année.Nuançant les propos tenus durant sa campagne le premier magistrat a affirmé qu’il n'y a pas 50.000 ni même 40,000 logements à rénover complètement à Montréal.Selon lui, il faudra agir sur deux fronts à la fois, soit encourager les rénovations par le biais de subventions, mais aussi encourager les propriétaires à entretenir leurs propriétés selon les normes du Code du logement.Il ressort des propos du maire, qu'avant de pouvoir mettre en vigueur un tel programme, il faut s’entendre avec les deux autres paliers de gouvernement sur l'interprétation des lois, sur les modalités d'application ainsi que sur les crédits disponibles pour la rénovation.Et M.Drapeau ne veut ou ne peut dire s'il sera possible d'en arriver à une entente cette année même.Tl est vrai, ajoute le communiqué, que j’-ai été amené à avoir des conversations téléphoniques et des rencontres avec des gens dont j’ignorais les antécédents et dont j'ai eu à me détacher dès lors que je me suis aperçu de qui il s'agissait.Cela a pris un certain temps, ce qui peut paraître inexplicable du fait que je n'ai pas agi avec toute la célérité et la prudence souhaitables en pareilles circonstances.” "J'ai peut-être mis du temps à me sortir de la situation dans laquelle je me trouvais.J'en suis tout de même sorti et sans que l'on ait obtenu quoi que ce soit de moi.Et c'est ce qui compte.Je défie quiconque de m’accuser d'avoir fait quelque pression que ce soit en faveur des personnes dont il est question dans le rapport." M.Leduc conclut que c'est avec confiance qu'il entreprend la lutte qu'il doit mener pour le "maintien de l'estime de mes concitoyens '.C'est cependant beaucoup plus les militants libéraux et particulièrement le conseil de direction du PLQ que l'opinion publique en général que M.Leduc s'efforcera de convaincre d'ici le rendez-vous du 1er mars.D'autant plus que les pressions commencent à se faire sentir de la part des milieux libéraux fédéraux, qui reprochent à M.Bourassa son manque de fermeté et son incapacité à renverser la vapeur par des coups de barre énergiques.Les libéraux d'Ottawa s'inquiètent en effet de leur propre image d'intégrité menacée indirectement par celle de leurs cousins du Québec.Si la grande famille libérale bénéficie des bons coups de chacun de ses membres, à Québec ou à Ottawa, elle souffre également de tous leurs maux.ACADÉMIE DES SCIENCES DE NEW YORK Le Mouvement Naturiste Social est heureux d'annoncer que son président, Jean-Marc Brunet, n.d., a été élu membre actif de l'Académie des Sciences de New York.L'élection de Jean-Marc Brunet, n d., à l'Académie des Sciences de New York a eu lieu lors d'une réunion du Bureau des gouverneurs de cette académie, tenue à New York le 9 janvier dernier.Le Mouvement Naturiste Social s'enorgueillit du fait que cette prodigieuse académie scientifique, reconnue mondialement, souligne par ce geste la VALEUR SCIENTIFIQUE de l'oeuvre de Jean-Marc Brunet et par le fait même rend hommage au sérieux de la profession naturopa-thique.Mentionnons que Jean-Marc Brunet est l'auteur d'une oeuvre considérable.Il a écrit quatorze ouvrages portant sur la nutrition, la naturopathie et les facteurs naturels de santé.Depuis près de dix ans, il mène une action intensive à l'échelle du Canada français pour faire comprendre la nécessité d'une nutrition plus saine et d'un plus grand souci écblogique.Jean-Marc Brunet dirige le Mouvement Naturiste Social.Il a de plus, ces dernières années, joué un rôle important au sein du Collège des Naturopathes du Québec Praticien renommé, professeur compétent, écrivain prolifique, chercheur et homme d'action, Jean-Marc Brunet entend jouer, au sein de l'Académie des Sciences de New York, un rôle d’éveilleur.Jean-Marc Brunet travaillera à faire mieux comprendre au monde scientifique la nécessité de construire des sociétés davantage axées sur le respect des équilibres biologiques naturels, et la connaissance des facteurs naturels de santé.1,000,000 18 PiVRICR TIDÛfi£ ¦ intrac QUANTITE LIMITEE 4 • Le Devoir, jeudi 6 février 1975 éditorial Syncrude: un risque calculé L'entente conclue lundi à Winnipeg a encore rajouté à la complexité des accords paraphés en septembre 1973 par le gouvernement Lougheed et quatre compagnies pétrolières afin de lancer Syncrude, le deuxième consortium d’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.Aussi les citoyens du pays ne pourront-ils que profiter des précisions et des explications que les partis d opposition à Ottawa ont déjà entrepris d’obtenir du gouvernement Trudeau au sujet de cette renégociation financière qui a sauvé le projet de Syncrude et assure la construction d’ici à 1979 d’une usine d’extraction pétrolière de 125,000 barils par jour dans la vallée de l’Athabasca.C’est seulement en longue période que l’on pourra évaluer de façon précise et détaillée les décisions prises lundi, à l’issue de négociations longues et ardues.D’ici là, nous avons néanmoins suffisamment de raisons de croire que les trois gouvernements et les trois entreprises en cause ont pris un risque calculé, et bien calculé — mieux calculé même, compte tenu de l'intérêt national, que l’entente agréée il y a 15 mois par le gouvernement Lougheed.• Deux facteurs ont rendu nécessaire la négociation menée par M.Macdonald; le retrait d’un des quatre partenaires originels du groupe Syncrude, Atlantic Richfield (“sans même en donner un pré-avis raisonnable au gouvernement albertain ou à ses partenaires ”, rappelait mardi M.Lougheed), mais surtout l’extraordinaire escalade des coûts d’investissement, dans le climat inflationniste aggravé par la crise de l’énergie, qui a entraîné en un peu plus d’un an un doublement des prévisions de coûts, de un à deux milliards de dollars.Etant donné le caractère déjà fort risque et incertain du projet, les trois autres membres du consortium n’avaient d’autre choix que de réclamer une révision des accords de septembre 1973, soit pour améliorer les conditions financières imposées par l’Alberta et Ottawa, soit pour répartir les risques entre un plus grand nombre de partenaires.La seule autre option qu’avaient ces compagnies, à leur dire, c’était l’abandon pur et simple du projet.Cette évaluation alarmante était-elle complètement fondée?Les compagnies ont-elles pratiqué auprès des gouvernements un chantage subtil pour bonifier le bilan prospectif de Syncrude?On le redouterait davantage si trois capitales n’avaient finalement entériné dans les faits l’avis des trois compagnies et si Shell — que les sables intéressent pourtant vivement et dont les cadres ne sont tout de même pas des marmots — n’avait au bout du compte refusé d’adhérer à Syncrude parce que les risques lui paraissaient excessifs.Les gouvernements en cause, il est vrai, pouvaient difficilement pousser trop loin le "bluff’ et la guerre des nerfs avec les compagnies.Pour le gouvernement Lougheed, l’abandon du projet Syncrude aurait gravement compromis la mise en valeur à une cadence in- téressante des sables bitumineux, qui constituent désormais — et de loin — les principales réserves encore inexploitées de pétrole en Alberta; et l’événement aurait quelque peu assombri les perspectives de réélection des conservateurs, lors des élections provinciales prévues pour bientôt.Le gouvernement Trudeau ne pouvait lui non plus envisager de gaité de coeur l’échec d’un projet qui avait pris pour les Albertains une dimension symbolique assez semblable à celle de la Manicouagan, il y a dix ans, pour les Québécois, échec qu’il aurait été très facile d’imputer à Ottawa.Mais surtout, les instances fédérales s’inquiétaient des répercussions désastreuses de cet échec sur le maintien d’un degré adéquat d’auto-suffisance pétrolière et de sécurité des approvisionnements au Canada.La même analyse, en mineure, a amené l’Ontario à participer à la renégociation de Winnipeg, à titre de principale province corn sommatrice dont l’approvisionnement est axé presqu’entièrement sur des sources de l’ouest canadien.D’une part, il y avait donc les risques techniques et financiers du projet original, que les trois compagnies privées jugeaient désormais excessifs; d’autre part, il y avait les risques énergétiques et économiques que l’échec de Syncrude risquait de faire courir au pays et qu’Ottawa, Edmonton et Toronto souhaitaient lui éviter — pourvu que la rançon soit raisonnable.Cette rançon l’est-elle, raisonnable?Pour le croire, jusqu’à ce que la preuve par quatre en soit faite — vers 1985 — il faut miser sur la réticence traditionnelle d’Ottawa à investir des montants de quelque importance dans des projets industriels et sur la confiance que peuvent nous inspirer les ministres de l’Alberta, de l’Ontario et surtout du gouvernement fédéral.La rentabilité du placement fait par la trésorerie ontarienne (5 p.c.du capital-actions, soit environ $100 millions) et par l’Alberta (10 p.c.ou environ $200 millions sous forme de capital-actions et $200 millions sous forme de prêts à deux des compagnies, convertibles en actions) ne nous intéresse pas directement.Il en va autrement de l’apport du gouvernement fédéral.Pour ce qui est d’abord du capital-actions, M.Chrétien a précisé hier qu’il s’agissait de 15 pour cent d’un coût global variable, mais que l’on évalue présentement à environ $2 milliards.plutôt que d’un montant forfaitaire de $300 millions; et le caractère proportionnel de la mise d’Ottawa — comme des cinq autres partenaires — ajoute indéniablement un facteur d’incertitude que l’on n’avait pas perçu mardi.A ces quelque 300 millions, il faudrait ajouter “valeur’’ capitalisée de la dérogation qui permettra à Syncrude de profiter du régime fiscal plus généreux qui avait cours avant le dernier budget Turner, ainsi que du coût pour les consommateurs des deux autres privileges consentis à Syncrude: le droit de toujours produire à pleine capacité, même lorsque qu’il y aura des sources de pétrole à meilleur compte au pays, et le droit de vendre sa production à des prix “orientés” vers les cours internationaux.Signalons d’ailleurs que si la dérogation fiscale se justifie du fait que les accords de Syncrude ont été signés avant le budget fédéral, les deux autres privilèges pourraient hypothéquer de façon néfaste la politique énergétique d’Ottawai.Le premier ministre a donc eu raison de signifier hier que ces avantages ne seront pas nécessairement étendus aux actionnaires des groupes qui pourraient s’engager à l’avenir dans la mise en valeur des sables.Ce n’est pas le Pérou pour les contribuables canadiens, même si ce n'est vraisemblablement un marché de dupes.Il n’est que juste, néanmoins, de souligner d’autres dimensions intéressantes des accords de Winnipeg.En premier lieu, ils transforment ce qui était au depart un consortium prive dans lequel la collectivité — et encore, seulement la collectivité albertaine — n’aurait jamais pu qu’avoir une participation de 20 pour cent, en une entreprise mixte, à dimension nationale et multi-provinciale, dont les pouvoirs publics pourront ventuellement contrôler environ 56 pour cent du capital-actions.En deuxième lieu, ces accords répartissent les risques — de pertes aussi bien que de profits — plus équitablement que les ententes originelles entre le secteur public et le secteur privé, et permettent apparemment à la collectivité canadienne de profiter dans des conditions plus avantageuses de l’expertise technique et managériale des compagnies pétrolières.En troisième lieu, ils garantissent a l’avance à Pétro-Canada, la compagnie pétrolière fédérale et publique qui sera formée bientôt, des entrées fort respectables dans le domaine pétrolier de l’Alberta.• Il s'agit là de précédents qui pourraient s’avérer fort bénéfiques à long terme pour le pays: à telle enseigne que l’on peut se demander si le gouvernement Bourassa n’aurait pas mieux fait d’accepter ^invitation que lui a faite Ottawa d’y aller de son $100 millions, par l’entremise de Soquip.Le trésor québécois était apparemment trop coincé entre la baie James et les Olympiques pour risquer un placement de cette envergure; et il ne pouvait “embarquer” à moins.Mais si l’usine de Syncrude est rentable, on en construira d'autres; et Québec pourra alors y contribuer et en profiter directement.A des conditions qui seront moins risquées, mais sans doute aussi moins avantageuses, il est vrai; mais on ne peut en même temps, quoi qu’en pensaient les Romains, avoir du pain et des jeux.Ou plutôt, du pétrole et des jeux.Claude LEMELIN bloc-notes Peut-on “arrêter Maggie”?Edward Heath avai( voulu diriger comme il gouvernait le Morning Cloud, son voilier: en solitaire.Et comme le rapportait une dépêche de presse, le Morning Cloud a coulé l’année dernière.Ce genre de commentaire sied au personnage, d'extraction fort modeste mais leader du parti Tory, mélomane averti, fervent de la navigation à voile et célibataire endurci.Mais il risque de cacher l’essentiel: si Mme Margaret Thatcher a pu décrocher la première place au premier tour, c'est bien à Edward Heath qu elle le doit.Et c’est assez paradoxal de voir que pour forcer à se démettre un leader qui a perdu trois élections sur quatre, T "'establishment’’ conservateur s'est résigné à pousser " Maggie " de l’avant, la portant peut-être sans s’v attendre, ¦ ' : ::- > : ’ ' -• VV ANV.i Ancienne résidence de Pamphile Réal Du Tremblay, associé pendant de nombreuses années à la direction du journal La Presse, cette maison est menacée de démolition, tout comme sa voisine.Elles sont toutes deux situées à l’angle du chemin de la Côte Sainte-Catherine et de la rue Laurier.Des citoyens demandent à la Ville d’Outremont d’interdire leur démolition.Le pic du démolisseur menace aussi le patrimoine d’Outremont par Bernard Descôteaux Outremont, si elle veut bien discuter avec les citoyens de l’aménagement du quartier sud, n’entend pas pour autant s’opposer à la démolition de deux résidences construires au début du siècle à l'intersection de la rue Laurier et du chemin de la Côte Sainte-Catherine.C’est du moins ce qu’a laissé entendre le maire Pierre Desmarais II à un groupe de 75 citoyens environ venus demander à leur conseil municipal d’interdire la démolition de ces deux maisons à la place desquelles la compagnie Trans-Circle désire construire une conciergerie de plusieurs étages.La requête soumise au conseil, hier soir, demandait que la Ville d’Outremont se prévale de la loi 91, adoptée en décembre dernier par l’Assemblée nationale, afin de donner le temps au ministre des Affaires culturelles d’étudier le classement comme biens culturels des deux résidences.Mais après avoir exposé leurs vues, et insisté sur tout le problème de la construction en hauteur, les citoyens présents n'ont pu obtenir de leur maire aucun engagement ferme.Le maire Desmarais après leur avoir brossé un tableau des contraintes légales limitant l’action du conseil, a déclaré que le dossier V LE GARGANTUA téléphonique entre la jeune femme et son frère, interceptée par les policiers de la CUM à 19hl8 dans la soirée du 21 janvier, soit moins de 24 heures après le drame.Le passage suivant est particulièrement important: — Jacqueline: Hier, elle (Irène Ouelet-te) a appelé deux ou trois fois, elle te cherchait.— Fernand: Ah! C'est parce que tu as su ce qui est arrivé hier.— Jacqueline: Oui, j’ai vu.— Fernand: “Bon, bin, hi, hi, hi,.” — Jacqueline: C’est pas toi?— Fernand: Ben oui.— Jacqueline: Va-t-en donc, toé! — Fernand: Hi.hi, hi,.— Jacqueline: Dis pas ça à maman, hein?— Fernand: Ben non! — Jacqueline: Elle est assez énervée d’avance.Confrontée avec cette conversation, Jacqueline Beaudet a soutenu que la réponse de son frère ne voulait pas dire que c’est lui qui a participé à la tuerie.Après plusieurs questions, elle a finalement admis quelle avait dit la vérité lors de sa déclaration aux policiers, alors u’elle a affirmé que son frère lui avait it que Richard Blass avait collé tout le monde au mur pour ensuite les enfermer dans la remise.L’une des victimes aurait voulu sortir et Blass aurait tiré à travers la porte.C’est ensuite qu’on a bloqué la porte avec un “juke-box ", Fernand a également dit à sa soeur que Fortin était un ancien “boeuf” (policier).Carole Cholette, 19 ans, la grande amie d'une autre soeur de Beaudet, Gisèle, a ensuite témoigné au sujet de la déclaration qu elle a faite elle aussi à la police.Dans celle-ci, elle a affirmé que Gisèle Beaudet lui avait dit que Richard Blass et son frère Fernand étaient responsables de la tuerie.Hier, cependant, elle a prétendu que les policiers l’avaient mal interprétée et que Gisèle lui avait plutôt dit qu’elle croyait que Blass et son frère étalent peut-etre mêlés à l'affaire.A ce moment, le procureur a produit une autre conversation entre le témoin et Gisèle Beaudet en date du 24 janvier.Le témoin avait alors demandé à Gisèle Beaudet: ‘‘Comment est-ce qu'il trouve ça, Fernand, l’affaire qu’il a faite?” Gisèle: Je sais pas, ma mère Ta appelé tout à l'heure pis il ne le savait pas.Parait que.ouais, il a drôlement reagi.— Carole: Pas pour l’affaire du meurtre, mais je parle des 13 meurtres qu’y a tués, lui.— Gisèle: Ha, ben ça, Fernand lui a dit qu’il était juste là de même, tu sais.- Carole: Mais il doit avoir trouvé ça écoeurant.— Gisèle: Mais, je ne sais pas.D’après moi, là, l'affaire, c’est qu’il avait ben peur de Richard, hein.— Carole: Ouais.- Gisèle: Ça fait que, il lui a dit: tu vas être là.Tu sais.Même si y n’a rien fait, tu sais, il était obligé d’être là pareil, tu sais suivrait son cours, laissant entendre que le permis de démolition demandé serait émis.Lors d'une assemblée d’électeurs tenue il y a moins de deux semaines, un amendement au règlement de zonage avait été approuvé dans le but de permettre à un groupe de promoteurs immobiliers de construire un édifice de plusieurs étages sur le terrain occupé par les deux maisons.Dans le dossier présenté au conseil hier, les citoyens représentés par MM.Clément Demers, Rémi Planche et Mme Priscilla Munderhall ont affirmé ue ces deux résidences méritaient ’être préservées et mises en valeur our des raisons tant architecturale et istoriques qu’urbaines.Pour eux, “le problème de la conservation du patrimoine est un problème culturel, qui est une partie intégrante de la planification urbaine”.Sur le plan architectural et historique, les deux résidences du 203 et du 205 du chemin de la Côte Sainte-Catherine datent de 1910 et 1911.Elles furent respectivement les résidences de Trefflé Berthiaume et de Pamphile Réal Du Tremblay, deux administra- Mlagré cette conversation téléphonique, Mlle Cholette a soutenu que Gisèle Beaudet n’avait pas été affirmative et que.d’ailleurs, il ne s'agissait pas de ce que Fernand avait fait mais de ce que Blass avait fait.Toutefois, appelée à témoigner à son tour, Gisèle Beaudet a reconnu qu elle avait bel et bien été affirmative lors de sa conversation avec son amie Carole.Cependant, elle soutient quelle n'en savait, malgré tout, rien personnellement et qu’il s'agissait seulement de ce qu elle avait entendu dire.Quant à savoir qui l'a renseignée, elle admet avoir déclaré aux policiers que c'était un autre de ses freres, René, mais elle soutient qu’il s’agissait alors d'un mensonge fait sous le coup de la nervosité.Me Pothier a également interrogé Mlle Cholette relativement à une autre conversation quelle a eue avec Gisèle Beaudet, le 2 février, cette fois, et qui indique clairement que les deux jeunes femmes songeaient à "arranger” leur témoignage pour faire coïncider leurs versions et rectifier ce quelles avaient dit aux policiers.Confrontée avec cette autre conversation, Carole Cholette a reconnu qu’il en avait été question mais qu'après avoir consulté son avocat.Me Frank Shoffey, elle avait renoncé à ce projet qu elle considérait d'ailleurs “sans allure".Par ailleurs, la conversation du 24 janvier entre Carole Cholette et Gisèle Beaudet a permis d'apprendre que Richard Blass, après la tuerie du Gargantua, son- OTTAWA (par Claude Lemelin) — Bien que le Livre vert sur l'immigration déposé lundi aux Communes ne soit, au dire de ses auteurs et du ministre Andras, qu’un “document de base" visant à éclairer la discussion publique qui précédera la révision de la loi fédérale sur l’immigration, il contient néanmoins de nombreuses indications sur les modifications et les amendements que l'administration fédérale estime souhaitables ou nécessaires.Qu’on en juge plutôt par les citations ou résumés qui suivent: • Tl va de soi que la nouvelle législation doit d’abord supprimer les anachronismes dans la Loi actuelle.dans ce contexte il faut repenser les raisons d’ordre médical qu'on peut invoquer pour prononcer l’interdiction, non seulement pour qu'elles concordent avec les progrès actuels de la médecine, mais aussi pour u’elle se traduisent dans la loi par le egré de souplesse nécessaire.” • la nouvelle loi devra réunir en un seul texte législatif “tous les aspects fondamentaux" du système canadien, y compris les dispositions régissant la procé- teurs du quotidien La Presse.Réalisées par deux architectes différents, et elles marquent pratiquement la fin du style néo-classique à Montréal, tout en étant probablement les meilleurs exemples de ce style d'architecture.Sur le plan urbain, le groupe de citoyens a fait valoir que le chemin de la Cote Sainte-Catherine, depuis ces deux maisons jusqu’à l’église Saint-Germain est d’une qualité exceptionnelle qui rivalise avec les plus belles artères résidentielles du Canada.On explique que la construction d’une continuité de tours d’appartements à l’est de ces deux résidences milite même en faveur de la conservation de celles-ci.“L’environnement actuel est marqué d’un fort contraste entre des constructions d’une échelle humaine et de développements spéculatifs hors d'échelle.Cette opposition est extrêmement dynamique, voire dramatique.et mérite par le fait même d'être conservée ”, de dire les représentants du groupe de citoyens.Ceux-ci ont ajouté que la présence d’une forte densité de population dans ce secteur justifie pleinement de conserver un point de décompression à une charnière stratégique du quartier.J geait à un autre crime spectaculaire.Commentant la mort de Blass survenue la nuit précédente, Gisèle Beaudet a déclaré à son amie: “Une chance que mon frère n’était pas avec, ce soir-là”.— Carole: Ben oui — Gisèle: C’est bien bon pour lui., — Carole: Oui.— Gisèle: Y parait que, à part ça, il préparait d’autre chose, tu sais.— Carole: Oui?— Gisèle: Dans le même type.— Carole: Ah non! — Gisèle: Un chien, c’est un chien.C'est un malade, ce gars-là, un fou.— Carole: Il préparait d'autre chose! — Gisèle: Je ne sais pas quoi mais.je sais que.à peu près, c’était grave, pas mal.Après les témoignages des quatre jeunes femmes concernant la participation du duo Blass-Beaudet à la tuerie, le commissaire Delage a entendu les dépositions de Michel Melchior et Joseph Leboeuf qui avaient été arrêtés par suite de l'interception d’une conversation téléphonique qui à première vue laissait clairement penser la complicité des deux hommes dans le massacre.Or, après les explications fournies par les deux témoins, il est apparu évident que ceux-ci connaissaient un autre des frères Blass, Mario, mais qu’ils n’avaient absolument rien à voir avec la tuerie.Tous deux ont d’ailleurs juré ne pas connaître les deux responsables de la tragédie.La méprise des policiers s’explique dure d'appel.• les critères essentiels régissant l’admission au Canada, présentement dispersés "d'une façon quelque peu fortuite dans la loi et le règlement”, gagneraient à être réunis dans une mémo section, afin de rendre les textes plus clairs aux inté-ressés.• Ü y aurait lieu d’inscrire dans la loi certaines questions qui se trouvent présentement dans le règlement, comme les principes qui sont à la base du système de sélection, et de laisser au règlement certaines questipns dont traite présentement la loi, comme l’interprétation et l'administration.• La nouvelle loi devra etre davantage remarquable que la présente par son caractère démographique, ce pourquoi “le gouvernement étudié actuellement la Façon dont la nouvelle législation pourrait le mieux reconnaître l’importance de la révision et de la consultation dans le domaine de l'immigration et les favoriser".• La loi devrait désormais comprendre une section, peut-être un préambule, où seraient exposés les grands objectifs na- par le fait que les deux hommes ont refusé de faire des déclarations justifiant leur emploi du temps au moment du drame.Cette attitude et les paroles de Michel Melchior qui à première vue étaient très incriminantes, n’ont pas laissé aux détectives municipaux d’autre choix que de faire comparaître les deux hommes.Hier matin, les premiers témoins entendus avaient surtout expliqué l’origine et la nature de l’incendie et la découverte du massacre.On peut surtout retenir que les auteurs du crime ont allumé deux foyers d’incendie distincts, un sous le panneau électri-ue situé près du bar, et l’autre à l’entrée e la petite remise où ont été enfermées les 13 victimes.A l’arrivée des pompiers, l'incendie faisait rage depuis près d’une demi-heure et les 13 personnes étaient déjà mortes.Ajoutons que le propriétaire du bar-.salon, l’homme d’affaires Jos Beaudry, patron des entreprises Raynald Inc., avait un bail de 20 ans pour le local du cabaret mais n’avait cependant aucune assurance-feu, ce qui a étonné le commissaire Delage.Aujourd’hui, une chose encore à éclaircir en rapport avec cette tuerie: c’est la raison qui a poussé Richard Blass et Fernand Beaudet à agir ainsi.Selon certains policiers, Blass aurait cru que le gérant du Gargantua, Réjean Fortin, un ancien policier, avait transmis certaines informations à ses anciens collègues.Or, nous a confié un enquêteur, Fortin n’aurait pas dénoncé Blass.En somme, si Ton en croit ce policier, les 13 victimes du Gargantua sont mortes pour rien.LE PLAN KISSINGER La société “Shale Oil Corp”, qui est la plus avancée dans la technologie de l’extraction d’huile à partir de schistes, estime d’ailleurs que seules des ventes directes au gouvernement américain sont envisageables.Quant aux pays exportateurs de pétrole, ils s’inquiètent de voir Tappel du secrétaire d’Etat américain en faveur de la fixation d’un prix-plancher du pétrole retarder la préparation du dialogue multilatéral sur l’énergie.L’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’a pas encore pris officiellement position à ce propos mais, on déclare de source informée que le plan Kissinger a été accueilli avec méfiance au cours de discussions privées au siège de TOPEP, à Vienne.Des responsables de l’organisation se sont déclarés surpris que M.Kissinger ait rendu son plan public lundi au moment où TOPEP préparait une série de conférences en vue du sommet des producteurs qui-aura lieu à Alger dans un mois.“Le point de vue de M.Kissinger ne constitue pas une base de discussion acceptable.Il ne vise qu’à servir les intérêts d’un côté.Un dialogue est fait pour régler les problèmes non pour en creer de nouveaux”, a déclaré Tun d’eux.De source proche de l'organisation, on estime que les réductions préconisées par M.Kissinger ne sont pas réalistes alors ue les pays producteurs continuent ’être durement touchés par l’inflation et par la dépréciation du dollar.De source proche de la délégation américaine à Paris, on indique que sur les 3 préalables mis par les Etats-Unis pour l'ouverture du dialogue entre les pays consommateurs et les pays producteurs de pétrole, un seul a reçu un début d’application satisfaisant: c’est la solidarité financière entre les pays consommateurs par la création du plan de recyclage des pétro-dollars de 25 milliards de dollars.Par contre, les exigences américaines sur une action concertée dans le domaine des économies d’énergie et pour la mise en oeuvre de ressources énergétiques de remplacement, ne sont pas encore satisfaites, indique-t-on de même source.La réunion d’aujourd’hui sera principalement consacrée aux réponses que certains pays apporteront au plan Kissinger.SYNCRUDE Robert Stanfield, le premier ministre Trudeau a précisé en Chambre que les termes de l’entente conclue lundi à Winnipeg entre les pouvoirs publics et les sociétés pétrolières membres du consortium Syncrude ne s’appliquaient en principe qu’à ce projet particulier, tout autre projet devant être étudié au mérite.Cette semaine, le ministre fédéral de l’Energie, M.Donald Macdonald, annonçait que la société Syncrude s’était vue octroyer certains privilèges fiscaux pour mener à bien ses travaux : ainsi, Syncrude pourra déduire les redevances payées à CAlberta dans le calcul de son impôt fédéral en plus d’être assurée de vendre son pétrole synthétique au prix international, soit $5 de plus que le prix canadien actuel.Amené à préciser si ce modèle d’entente aurait valeur de cadre général de négociation à l'endroit d’autres sociétés engagées dans le développement des sables de TAthabasca, le premier ministre tionaux de la politique d’immigration.• De même, la foi devrait à l’avenir traiter plus explicitement des droits et des obligations des immigrants.• On devrait aussi y définir des modalités d’exclusion moins brutales que l’expulsion pure et simple, qui ne laisseraient pas de traces et n entraîneraient pas de conséquences comme l’expulsion; cela, aussi bien pour des raisons d’efficacité que par humanitarisme.• Il y aurait lieu de trouver des moyens d’accorder l’entrée conditionnelle sans que les agents d’immigration doivent se prononcer de façon définitive sur le “bien-fondé de la raison invoquée par l’intéressé de solliciter l’entrée au Canada ", mais en évitant pour autant de restreindre la liberté de mouvement de ces personnes au pays.• Il y aurait heu en outre, sahs élargir l'accès à la procédure d’appel, de renore plus rigoureuses, en droit, les procédures d’enquete du ministère, pour assurer ‘Te respect intégral de tous les droits juridi- ues des intéressés" (le "due process" es Américains).Comment réviser la loi?Le Livre vert le dit sans le dire Trudeau s’est réservé une grande marge de manoeuvre en répondant à M.Stanfield “que ce protocole d’entente ne s’applique pour l'instant qu’à ce projet particulier, puisqu’il est hypothétique de vouloir prévoir des situations à venir.” On se rappellera que d’intenses négociations gouvernementales tant au palier fédéral que provincial sont venues sauver du nauftrage financier l’entreprise Syncrude à la suite du désistement du quatrième partenaire du consortium, Atlantic Richfield dont la trésorerie ne pouvait épouser la courbe particulièrement alarmante des coûts de production du projet.évalués maintenant à $2 milliards.Les détails de la participation publique à l’exploitation des immenses réserves pétrolières albertaines — quelque 300 milliards de barils — ont également donné lieu à plusieurs interventions de la part des néo-démocrates, qui avaient annoncé auparavant leur intention de susciter un débat public sur la question.Au cours d’une conférence de presse, le leader parlementaire du NPD, M.Ed Broadbent, accompagné du spécialiste du parti en matière énergétique, M.T.C.Douglas, avait clairement indiqué son intention d’alerter l’opinion publique contre cette entente, “par laquelle le pays cède à bon compte une partie très importante de ses richesses naturelles”.Les néo-démocrates espèrent ainsi susciter un mouvement d’opposition de la part de la population, analogue à celui qui avait résufté de leur obstruction systématique à la hausse de salaires des députés proposée en décembre dernier par le gouvernement.La stratégie parlementaire du NPD a par contre été limitée, hier, au recours à la motion 43, requérant une unanimité de la Chambre invariablement impossible à obtenir, en vue de forcer le gouvernement à fournir des éclaircissements sur les détails complets de l’entente, les répercussions sur l’industrie manufacturière au pays de la fixation du prix international du pétrole, la teneur de la correspondance échangée entre Syncrude et les gouvernements concernés, ainsi que les garanties que la main-d’oeuvre canadienne profiterait prioritairement des emplois ainsi créés.De son côté, le président du Conseil privé, M.Mitchell Sharp, a annoncé aux Communes l’intention du ministre Macdonald d’apporter des précisions à la Chambre, aujourd'hui en soirée, dans une déclaration, a la suite de laquelle l’Opposition pourra réclamer les éclaircissements qu’elle jugera nécessaire.Répliquant néanmoins à une question du leader parlementaire du NPD, M.Chrétien a affirmé que le gouvernement fédéral s’était basé sur les études effectuées par CAlberta pour accepter l'estimation des coûts du projet Syncrude, évalué à $2 milliards.ÉMEUTE À LIMA Les policiers mutinés réclamaient un relèvement de leur solde, de meilleures conditions de travail, et la punition d’un général de Tarmée qu’ils accusent d’avoir malmené un des leurs.A la police, on insiste sur le fait que les gardes civils n’étaient pas opposés à la politique révolutionnaire de gauche du gouvernement Velasco mais s’élevaient seulement contre “certains mauvais officiers”.Mais les manifestations ont pris de ¦toute évidence un tour antigouvernemental.Dans la foule, des étudiants brandissaient des pancartes hostiles au général Velasco et Tun des premiers bâtiments attaqués a été Torgane du gouvernement, le journal Correo.Les tankistes ont tiré dans la soirée sur des habitants de Lima qui pillaient les ' magasins sur la place San Martin, au centre de la ville.Selon des témoins oculaires, les équipages des tanks ont déchargé leurs mitraillettes en direction des groupes de pillards — pour la plupart des jeunes gens.Neuf d’entre eux au moins auraient été blessés.Les pompiers ont entrepris de maîtriser les incendies de bâtiments enflammés par des cocktails Molotov de manifestants.Le commandement militaire de Lima a décrété l’interdiction de tout rassemblement.Le décret interdit également l'entrée ou la sortie du pays, à quiconque n’est pas muni d'une autorisation du haut commandement militaire.DÉCÈS Notei s.v.p, que les avis «le détès doivent nous parvenir avant 4:30 ® p.m.pour publication du lendemain, Le dimanche : 2 à 4:30 p.m.MELILLO Vincent.A Montréal, le 4 février 1975 à l’âge de 59 ans, est décédé, M.Vincent Melillo, epoux de Gilberte Van de Meu-lebroecke, père de Mlle Denise, de Mme Jean-Marie Viau (Françoise) de Pierre et Catherine.Les funérailles auront lieu samedi le 8 février.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bour-gie Limitée.No 400 Boul.Henri-Bourassa est, pour se rendre à l’église St-Nicolas d'Ahuntsic où le service sera célébré à 11:00 heures.Et de là au cimetière de St-Jean d’Iberville, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.MOREAU Rév4rend Père Léonlda*.A Montréal, le 4 février 1975 à l'âge de 83 ans, est décédé, le Révérend Père Léonidas Moreau, C S C.prêtre de la Congrégation de Sainte-Crobt.Les funérailles auront lieu vendredi le 7 février, Le convoi funèbre partira de la résidence Côte-des-Neiges no 4994 chemin Côte-Des-Neiges, pour se rendre à l'Oratoire St-Joseph du Mont-Royal où le service sera célébré à 2:00 heures.Et de là au cimetière du St-Laurent, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Direction: Boudrias & Cormier Ltée.PROULX Adèle.A Montréal, le 5 février 1975 a rage de 89 ans, est décédée, Mme veuve Philibert Proulx, née Adèle Fournier.Elle laisse ses enfants; Georges (son épouse Madeleine Lefebvre), Irénée (son épouse Ida Hamel), Eugene (son épouse Isabelle Lecompte), Roland (son épouse Yvonne Jusaume), Mme Marcel St-Jean (Marie-Paule) Les funérailles auront lieu samedi le 8 février.Le convoi funèbre partira de la Résidence Funéraire Magnus Poi-rier.No 10526 Bout St-Laurent, pour se rendre a l église St-André-Apôtre où le service sera cè-lébre à 10:00 heures.Et de là au cimetière de St-Vincent de Paul lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation. Informations Internationales Le Devoir, jeudi 6 février 1975 • 7 Arrêter ^ Les ressortissants étrangers évacués “Maggie” LONDRES (Reuter) — "Arrêtez Maggie”.Les adversaires de Mme Margaret Thatcher, parmi les 276 députés conservateurs, s'inquiètent du score réalisé par l’ancien ministre de l’Education au premier tour du scrutin pour l'élection du leader du parti tory.Le clan anti-Thatcher place maintenant tous ses espoirs en M.William Whitelaw, président du parti et proche collaborateur de M.Heath, qui dirigeait les conservateurs depuis 1965.Battu mardi au premier tour par Mme Thatcher, par 130 voix contre 119, M.Heath a renoncé et chargé l'un de ses lieutenants, M.Robert Carr, d’assurer l’intérim.M.Whitelaw a immédiatement présenté sa candidature.Mme Thatcher semble en position de force.Ses partisans font valoir que neuf voix de plus lui suffisent au deuxième tour, mardi prochain, pour devenir la première femme leader des “tories”.Les bookmakers n’en donnent pas moins M.Whitelaw favori d'une courte tête, à quatre contre sept.La cote de Mme Thatcher est de 2 contre 1.Mais nombre de députés conservateurs encore étonnés de la brutale élimination de M.Heath, semblent ne pas s’étre décidés sur la tactique à adopter.Il semble se produire en général sur Mme Thatcher une polarisation des voix de la droite du parti, séduite par son charme et ses déclarations en faveur de la libre entreprise.Mais d’autres se rappellent le talent de négociateur affable qu’a déployé M.Whitelaw lorsqu’il administrait l’Irlande du Nord.Les nouvelles règles de procédure pour l’élection du leader sont tellement complexes que les partisans du président du parti ne peuvent dire si leur cause sera mieux servie par un seul candidat anti-Thatcher ou par une dispersion des votes entre plusieurs opposants.Si aucun candidat ne parvient à obtenir, mardi, une majorité absolue, un troisième tour départagera une semaine plus tard les trois candidats en tête de la compétition.De nouvelles candidatures au poste de leader du parti conservateur ont été annoncées hier.Il s'agit, d’une part, de l’ancien ministre de l'Agriculture.James Prior, porte-parole du gouvernement fantôme pour les problèmes de l’emploi, qui se présente comme un “tory typiquement moyen".L’Erythrée s’engage dans la guerre totale ADDIS ABEBA (Reuter) — La peur règne à Asmara où, avec le départ des étrangers, tout semble indiquer que l’on se dirige vers une guerre à outrance entre l’armée éthiopienne et les sécessionnistes érythréens.Tandis que les avions se succédaient hier à Asmara pour évacuer américains, britanniques, indiens et grecs et que le gouvernement italien accélérait les préparatifs pour venir en aide à ses trois mille ressortissants vivant en Erythrée, une bonne partie de la population locale trouvait refuge dans la cathédrale ainsi que dans les églises pour éviter d'être prise entre deux feux.Parmi les rescapés transportés à Addis Abeba figurent un certain nombre d’E-rythréens — certains vêtus de leurs pyjamas — évacués des hôpitaux de la ville.La population locale s'est accrue d’au moins vingt mille personnes depuis le début des combats, vendredi, à la suite de la panique qui s’est emparée des villages proches d’Asmara après le bombardements aériens.Si aucun combat n’était signalé à Asmara, qui revêt l’aspect d’une ville morte, les préparatifs faits de part et d’autre sont de mauvais augure.De source digne de foi à Addis Abeba, on apprend que les troupes éthiopiennes ont commencé à creuser des tranchées de part et d’autre de l’unique route conduisant d’Asmara vers le nord.Des combats ont eu lieu au sud d'Asmara et selon des informations jusqu’ici non confirmées, les Forces de libération de l'Erythrée se seraient assuré le contrôle des mines de cuivre de Debaroa (société nippo-éthiopienne), à une quarantaine de kilomètres au sud d'Asmara.Pour faire face à la situation en Erythrée, l’armée a dépêché en renfort un bataillon supplémentaire, portant à mille trois cents le nombre de soldats envoyés à Asmara au cours des deux derniers jours, apprend-on de source militaire.Selon des sources érythréennes à Addis-Abeba, le front de "libération de l’Erythrée (FLE) a commencé à miner les routes et envisagerait la destruction des ponts stratégiques dans la province.De sources militaires, on indique qu’un convoi de cinquante-chars, vingt véhicules blindés et plusieurs transports de troupe — arrêté à la suite de la destruction d’un pont par les sécessionnistes à quelque 90 km, au sud d'Asmara — a finalement franchi la rivière Marebe, pratiquement à sec en cette saison, et se dirige maintenant sur la capitale de l’Erythrée.Pendant ce temps, on apprend que les forces de libération ont quitté leurs bases du nord d’Asmara pour se rendre au sud de la ville.Ce mouvement de troupes a donné lieu à des spéculations selon lesquelles le convoi éthiopien pourrait déjà avoir établi le contact avec des éléments des forces de libération.A Beyrouth, M.Mohammed Said Idriss, un des dirigeants du F.L.E., a rendu hommage à l'attitude adoptée envers l’Erythrée par les chefs d’Etats arabes.Il a précisé que le roi Fayçal d’Arabie séou-dite et les dirigeants du Koweit avaient adopté une attitude ferme à l’égard de l’Ethiopie, lui promettant une aide financière à condition que le droit à l’autodétermination soit reconnu à l’Erythrée.De son côté, M.Othman Saleh Sebi.secrétaire-général du F.L.E., dans une interview au quotidien “Al-Moharrer", pré- cisait que ses forces avaient reçu il y a deux semaines des armes libyennes d'une valeur totale de cinq millions de dollars.Parmi ces armes figurent des mortiers, des canons anti-chars, anti-aériens, des bazookas et des missiles sol-sol.Enfin, on apprend que, les forces sécessionnistes ont bien abattu hier un chasseur-bombardier "F-86" de l’armée de l'air éthiopienne qui effectuait une mission de bombardement au nord d'Asmara.Le chasseur bombardier ainsi qu'un appareil de reconnaissance ont été abattus au-dessus des villages de Belesa et d’A-di Nfas où des forces éthiopiennes seraient actuellement encerclées, précise-t-on.Ces pertes portent à cinq au moins le nombre d’appareils abattus par les forces de libération de l’Erythrée depuis le début des combats vendredi.En réplique aux “menaces” contre l’OPEP Consensus à Dakar pour un dialogue “global” DAKAR (Reuter) — L’Equateur, le Pa: nama, le Pérou et le Venezuela ont invité la conférence du tiers monde sur les matières premières à exprimer son “soutien politique total” pour la politique de dialogue préconisée par l’OPEP entre pays industrialisés et le tiers monde pour discuter de l'ensemble des matières premières.Un projet de résolution, déposé par ces quatre pays à la deuxième journée de la conférence réunissant plus de cent pays en voie de développement, condamne les éléments de pression et de coercition économiques visant à entraver l’action revendicatrice des associations de producteurs des pays en secrétaire de développement.Faisant allusion aux recentes remarques du secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger, le projet condamne les “menaces réitérées d’emploi de la force proférées contre les pays producteurs de pétrole et les condamne en tant que grave danger pour la paix ainsi que pour les efforts de coopération internationale.” La conférence a abordé hier, après avoir adopté son ordre du jour, un des problèmes clés: la création éventuelle d’un fonds de stabilisation des cours des matières premières.Si aucun projet officiel n'a encore été débattu, plusieurs délégations se sont prononcées en faveur d'un tel fonds.Le délégué du Pérou a proposé que soit constituée une grande banque des matières premières.Intervenant dans le débat général, le délégué péruvien a précisé que cette banque aura pour objet d’assurer le financement des stocks régulateurs par une réglementation de l'offre, de l'approvisionnement et des prix.Il a dénoncé toute mesure d'agression et de coercition et a suggéré que la confé- Ouverture d’Israël vers Moscou Face à face Kissinger-Gromyko à Genève?WASHINGTON (par Reuter) - M.Henry Kissinger, secrétaire d’Etat américain, envisage de rencontrer à Genève M.Andrei Gromyko, ministre soviétique des Affaires étrangères, au terme de sa prochaine tournée au Proche-Orient.M.Kissinger pourrait ainsi mettre M.Gromyko, qui a regagné Moscou hier venant d’Egypte, au courant de sa "tournée exploratoire" de dix jours au Proche-Orient.Ankara réplique en annulant le rendez-vous américain sur Chypre WASHINGTON (AFP et Reuter) - Le porte-parole du département d'Etat a confirmé hier que le gouvernement américain avait été officiellement informé par le gouvernement d’Ankara de la décision du ministre turc des Affaires étrangères, M.Melih Ensebel, de ne pas se rendre, comme prévu initialement, à Bruxelles le 10 février pour y conférer avec M.Henry Kissinger sur le’ problème de Chypre.Pressé de questions, le porte-parole, M.Robert Anderson, s est contente de renvoyer les journalistes aux déclarations faites à ce sujet à Ankara qui attribuent aux décisions du Congrès, qui ont imposé la suspension de l'aide militaire américaine à partir du 5 février, la responsabilité des “révisions" de la position de son pays à l'égard de l’Alliance atlantique.Une déclaration officielle publiée hier à la Maison-Blanche déplorait à nouveau cette suspension considérée comme étant de nature à gêner la négociation sur Chypre et à affecter d’une façon négative la securité occidentale, et même la situation stratégique au Proche-Orient.Le porte-parole du département d’Etat a par ailleurs refusé de répondre aux questions visant à savoir si Washington considérait que le gouvernement turc avait effectivement violé les dispositions du traité d’aide en utilisant des armes américaines dans le conflit chypriote, motif retenu par le Congrès pour imposer la suspension de cette aide.Le porte-parole du département d’Etat a déclaré qu’il ne pouvait dire encore si le secrétaire d’Etat maintiendrait l’escale envisagée à Bruxelles, pour y rencontrer le seul ministre grec des Affaires étrangères, M.Dimitrios Bitsios.Interrogé par Reuter, M.Rauf Denk-tash, chef de la communauté chypriote turque, a pour sa part déclaré qu'il avait proposé au gouvernement d’Ankara que la partie septentrionale occupée par les Turcs devienne un Etat séparé.“Si la Turquie accepte, les'Chypriotes-Turcs administreront leurs propres affaires, jusqu'à ce que l’on ait décidé de faire de Chypre une confédération ou une fédération, de manière que nous puissions avoir nos propres assises nationales et internationales au sein d’une république indépendante de Chypre", a-t-il dit.M.Denktash a ajouté que la poursuite de ses entretiens avec la partie chypriote-grecque au sujet d’un règlement de la crise chypriote dépendrait de la réponse du gouvernement turc.Le leader chypriote-turc doit rencontrer son collègue chypriote-grec, M.Glafkos Clerides, vendredi, pour discuter de la réouverture de l’aéroport international de Nicosie et de l'utilisation du port de Famagouste, qui est occupé par les Turcs.Au sujet du président Makarios, il a déclaré: “nous savons qu'il n’a pas l’intention de régler la question de Chypre mais qu’il préfère internationaliser le problème." Cette rencontre entre les deux hommes serait un “face à face", personne d’autre n’y assisterait.C’est que l’Egypte et l’Union soviétique ont demandé hier la reprise de la conférence de Genève sur la paix au Proche-Orient avec la participation de l’Organisation de libération de la Palestine, (OLP).Cet appel a été lancé à la fin de la visite au Caire de M.Andrei Gromyko qui, selon le président Anouar Sadate, marque le début d'un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays.Un communiqué conjoint déclare que l’URSS continuera “d’aider et de soutenir dans tous les domaines" la cause arabe pour enrayer “l’agression" israélienne et instaurer une paix juste et durable au Proche-Orient.Les deux pays estiment que Genève est le forum le plus approprié pour discuter tous les aspects d’un règlement.L’Union soviétique proposait depuis longtemps à l’Egypte la reprise de la conférence, mais le président Sadate souhaitait d’abord voir quels progrès Henry Kissinger pou-rait accomplir sur le chemin de la paix.Le secrétaire d'Etat américain est attendu la semaine prochaine au Proche-Orient et le président Sadate espère qu’il parviendra à obtenir des concessions territoriales des Israéliens avant la reprise de la conférence de Genève.La visite de M.Gromyko semble marquer la fin d’une période tendue entre Moscou et le Caire a propos de livraisons d'armes à l’Egypte et des méthodes à suivre pour régler le conflit du Proche-Orient.Tout en soulignant l’amitié et la coopération entre les deux pays, le communiqué reste dans le vague sur l’éventuelle visite en Egypte de M.Leonide Brejnev.Le président.Sadate a déclaré mardi aux journalistes que M.Brejnev viendrait bientôt en Egypte pour discuter des problèmes non encore réglés entre les deux pays.Le communiqué est moins spécifique: “dans le cadre d’un nouvel examen des relations soviéto-égyptiennes, les deux parties soulignent la grande importance d’un échange de points de vue entre le président Sadate et M.Leonide Brejnev" (.) , , Enfin, dans une interview publiée a Rome par le journal communiste "Paese Esera", le ministre israélien des Affaires étrangères, Yigal Alton, invite l'Union soviétique à rétablir ses relations diplomatiques avec Israël pour faciliter la recherche d’une solution de paix au Proche-Orient.“Si l'Union soviétique était favorable à une reprise de nos relations, nous le serions aussi", déclare-t-il en ajoutant: “l’URSS devrait être préoccupée du progrès de la paix et ne pas se formaliser parce que le médiateur est Washington.Avant tout, les Etats-Unis sont en mesure de s’acquitter de cette tâche parce qu'ils entretiennent des relations avec toutes les parties.” Interrogé au sujet de la possibilité d’une reprise de la conférence de Genève, M.Allon a répondu: “si j’étais certain que Genève soit aujourd'hui un endroit valable pour obtenir une paix durable je préférerais m’y rendre sur-le-champ plutôt que de suivre la voie d'entretiens partiels".rence de Dakar soit l’occasion de la première réunion des associations professionnelles de producteurs de matières premières.11 a estimé par ailleurs oue les pays industrialisés "ne doivent plus déterminer les prix des produits qu’ils nous vendent et ceux qu’ils nous achètent”.“Pour que la cooperation internationale soit efficace, nous devons partir d’une position de négociations de force", a-t-il dit.Plusieurs délégués sont intervenus dans le débat.Il s’agit du Pakistan, de la Yougoslavie, de l’Inde, du Ghana, du Maroc, du parti socialiste de Porto Rico, de l’Afghanistan ainsi que le directeur exécutif de l'ONUDI (Organisation des Nations Unies pour le développement industriel).Aucune indication n’a été donnée sur un projet attribué au groupe asiatique visant la création d’un fonds régulateur des cours des matières premières doté de six milliards de dollars.M.Mura Hitam.ministre malaysien des industries de matières premières, a toutefois démenti qu'un projet en ce sens ait été déposé à la conférence, précisant qu’il s’agissait pour l'instant seulement de consultations préparatoires.Livre vert sur l’avenir de l’ULSTER LONDRES (Reuter) — Le gouvernement britannique a publié hier un “Livre vert”, document de travail dans lequel il enumère les approches possibles de la future administration que catholiques et protestants seront appelés à élaborer ensemble en Irlande du Nord.Cette étude sera soumise à la convention constitutionnelle que les habitants de la province britannique seront appelés à élire, sans doute en mars ou en avril.La conférence aura pour tâche de déterminer la forme d'un nouveau gouvernement qui remplacera le système actuel d’administration directe de Londres.Le "Livre vert" énumère les mécanismes constitutionnels qui permettent à des communautés religieuses ou linguistiques de cohabiter dans d’autres pays d'Europe.Il cite notamment le cas des Pays-Bas, dont les divisions religieuses histori- Smith et l’ANC renouent SALISBURY (Reuter) — Le premier ministre Rhodésien, M.lan Smith, et les dirigeants du Conseil national africain, se sont entretenus pendant deux heures hier à Salisbury pour envisager les préparatifs d’une conférence sur l'avenir politique du pavs.Cette rencontre était la première depuis l'accora de Lusaka, en décembre, qui a conduit M.Smith à proclamer un cessez-le-feu immédiat et la libération des détenus politiques.En l’absence de communiqué sur la rencontre, on estime qu’il s’agit d’une étape importante qui pourrait permettre de sortir de l’impasse actuelle causée par des divergences sur l'interprétation à donner à l'accord de Lusaka, notamment sur le cessez-le-feu.Le président de l'ANC, Mgr Abel Murozewa, s’est borné à indiquer que M.Smith ainsi que des représentants du gouvernement avaient participé aux pourparlers.On croit savoir que la date et le lieu de la conférence constitutionnelle envisagée par l'accord de Lusaka ont été examinés, ainsi que la composition des délégations et la question de la présidence.ques ont été atténuées par la création, en 1918, d'un gouvernement de coalition.Celui de la Belgique, dont le système survit aux divergences culturelles et linguistiques entre Wallons et Flamands.Il fait aussi état des divisions culturelles et religieuses qui existent en Suisse, où le système des cantons est à la base de la structure fédérale de gouvernement.Le gouvernement britannique se garde cependant de définir une solution particulière pour l’Irlande du Nord.Il suggère simplement deux formes d'exécutif qui pourraient convenir à une cohabitation intercommunautaire.La première est un système ministériel dans lesquels les directions politiques des ministères constitueraient une administra- tion collective.C’était la base du système de partage du pouvoir dont l’exécutif a été contraint de démissionner après la grève générale des protestants au printemps 1974.La seconde est un gouvernement dont les tâches seraient accomplies par des comités exécutifs.Dans un avant-propos, M.Merlyn Rees, secrétaire à l'Irlande du Nord, rappelle les divisions religieuses et la violence qui ont prévalu dans la province: “Ce n’est qu'en travaillant ensemble et grâce à un authentique partage du pouvoir qu’une société divisée peut se réunir Aucune communauté ne peut survivre.à moins d’un système de gouvernement qui soit largement accepté", ajoute-t-il.collège marie-victorin COMMISSION D’ENQUETE - G.R.C.AVIS PUBLIC La Commission d’enquête sur les plaintes du public, la discipline interne et le règlement des griefs au sein de la Gendarmerie royale du Canada, annonce qu’elle recevra des dépositions jusqu au 31 WARS, 1975 Aucune autre déposition ne sera reçue par la Commission après cette date.Veuillez adresser toute déposition à: CE Bel tord, Secrétaire administratif, Commission d’enquête -18 ième étage, The Laurentlan Towers, 44, avenue Bayswater, Ottawa, Ontario K1V 4K3 Téléphone: (613) 995-8258 Par ordre de la Commission Me David Scott Expert-conseil, G R C., Commission d’enquête — G.R.C., a/s Scott & Aylen, 170 est, avenue Laurier, Ottawa, Ontario K1P 5V5 Téléphone: (613) 237-5160 Fait à Ottawa ce 30 ième jour de janvier, 1975 Ramanantsoa transmet tous ses pouvoirs au colonel Ratsimandrava TANANARIVE (Reuter) - Le général de division Gabriel Ramanantsoa a renoncé à former un nouveau gouvernement après douze jours de crise politique à Madagascar et a transmis les pleins pouvoirs à son ancien ministre de l’Intérieur, le colonel Richard Ratsimandrava, qui a aussitôt formé un nouveau gouvernement.Chef de l’Etat et du gouvernement depuis la “révolution de mai” 1972 qui avait écarte du pouvoir le président Philibert Tsi-ranana, le général Ramanantsoa a déclare qu’il se démettait conformément à l’article trois de la constitution provisoire.Ce transfert des pouvoirs paraît être l’aboutissement d une crise politique dont le révélateur a été la tentative présumée de “putsch" le 31 décembre, par le colonel Rajaonarison Brechard, conseiller militaire du général Ramanantsoa.Le "nutin’ s est réfugié depuis dans une caserne d’un groupe mobile de la police, à Tananarive, où il est protégé.La cérémonie de passation des pouvoirs, s’est déroulée hier en fin de journée au quartier-général du gouvernement, à Ampa-hibe (Tananarive), en présence de M.Toazara, président du Conseil supérieur des institutions (gardien de la constitution).Le général Ramanantsop a demandé à la nouvelle équipe dirigeante de ne regarder que l’intérêt national et général dans l’actuelle rénovation.Dans sa réponse, le colonel Richard Ratsimandrava a qualifié le geste du général Ramanantsoa d’ "historique s adressant aux nouveaux ministres, il a confirmé que son programme de politique générale demeure celui adopté par le peuple malgache, le 8 octobre 1972 à savoir: développement national par les “Foko- r\r\ri ' ’ ‘ ‘ IVÆr» Ift'i/xHicoHrvn " H O I OCnMOTT nolooa”, “Malgachisation" de l’économie par i 'sans inégalité”.COLLÈGE JEAN-DE-BRÉBEUF (cours collégial) • Collège reconnu d’intérêt public • Collège mixte résidence pour étudiants seulement PROGRAMME: Le cours collégial (diplôme d’études collégiales) COURS PRÉPARANT A TOUS LES PROGRAMMES UNIVERSITAIRES: 1- Sciences de la santé 2- Sciences pures et appliquées 3- Sciences humaines et sciences de l’administration 4- Arts plastiques 5- Lettres, langues modernes et théâtre.ADMISSION POUR SEPTEMBRE 1975 Date limite : 1er mars 1975 RENSEIGNEMENTS : BUREAU DES ADMISSIONS Cours collégial 3200, chemin Sainte-Catherine Montréal H3T1C1 Tél.: 342-1320 poste 255 (Le Collège offre aussi un cours secondaire complet de cinq ans) COLLEGE PRIVÉ D’ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET PROFESSIONNEL COURS GÉNÉRAL • Sciences de la santé • Sciences pures et appliquées • Sciences humaines • Sciences administratives • Arts et lettres COURS PROFESSIONNEL • Techniques deducation spécialisée • Techniques de diététique • Techniques dart vestimentaire • Techniques de garderie d’enfant DATE LIMITE DADMISSION" LE 1er MARS RENSEIGNEMENTS ET DEMANDE DE PROSPECTUS 325-0150 Bureaux ouverts .es samedis 25 janvier et 8 février “non MAR II \’k HIRIN'.“MIT HIC, (Mo 1 8 • Le Devoir, jeudi 6 février 1975 le panier à provisions .par Renée Rowan Le prix du fromage augmentera de 8 cents la livre Gagne-perd, le jeu se poursuit, mais presque toujours aux dépens du consommateur.Ainsi, cette semaine, le prix de la livre de sucre a diminué de 06 cents tandis que le pain a augmenté de 02 cents et déjà, on prévoit d’ici quinze jours une hausse importante des prix du fromage, du yogourt, du lait de beurre, de la crème et de la crème glacée.Selon notre informateur, tous les fromages enregistreront une hausse de 06 à 08 cents la livre tandis que l’augmentation sera d’environ 10 cents sur le demi-gallon de crème glacée.Cela est dû aux subsides fédéraux plus élevés annoncés il y a deux semaines pour le lait industriel.Le pain blanc tranché de 24 onces portant la marque de la maison Steinberg, choix le plus économique possible à l'intérieur de ce supermarché, coûte aujourd'hui 38 cents alors qu’il y a un an, vous pouviez acheter le même pain a 29 cents.Les grandes marques nationales comme Pom, Christie et autres coûtent 50 cents.La dernière augmentation de 02 cents s’est repercutée sur toutes les marques et variétés de pain.Elle est imputable en grande partie à l’augmentation des ingrédients de base — lait, sucre, shortening et levure.Il faut ajouter à cela la hausse du coût de l’emballage et de la main-d’oeuvre.Le pain maison Cette dernière augmentation peut être une incitation à redécouvrir le pain maison qui en plus d ètre meilleur coûte moins cher.Le secret de la réussite d'un bon pain est.avant tout, le choix judicieux des ingrédients, en particulier la farine.Celle faite à partir de blé tendre ne contient pas assez de gluten et n’est pas recommandée pour la fabrication du pain.On recommande pour le pain blanc la farine tout usage, de blé dur, utilisée dans la plupart des préparations.Cette farine est enrichie des vitamines B et de minéraux pour compenser les pertes subies lors du raffinage.Ces quantités d'éléments ajoutés sont contrôlés par la Direction des aliments et drogues.La farine de blé entier contient tous les éléments constitutifs du grain de blé dans une proportion atteignant au moins 95% du poids total du blé dont elle provient.Elle contient plus de protéines que la farine tout usage dans la préparation des pains à la levure.La farine de seigle donne une pâte moins élastique et moins lisse /*u w $ m M H m >Hï M M m :¥ U m M M H M M M ¦M M M $ M M K M n M M M ü M >!!•: M ÿÉ M »^< »NeFe »:«.;e i-Ti >!5!« *!*!« e!5!« »!?!i »!5!e ?ntcMeun cûocx / HORIZONS LOINTAINS Avec AIR FRANCE et LE FRANÇAIS % Tous les voyages sont au départ de Montréal via Paris AFRIQUE DU SUD, la route du Cap.Rhodésie et Afrique du Sud 20 jours de Paris à Paris $1,886.00 INDE - NÉPAL Delhi, Katmandou, Bénarés, Aurangabad, Bombay.17 jours de Paris à Paris $1,573.00 TEMPLES ET PAGODES DORÉS Singapour, Indonésie, Sumatra, Bali, Birmanie.23 jours de Paris à Paris.$2,227.00 Pour tous ces circuits, nombreux départs de mars à octobre 1975.Demandez la brochure illustrée en couleurs."lté M m m m m M M M M M M M M m M U M Tous les prix indiqués sont basés sur une chambre à deux personnes et comprennent le transport aérien aller-retour de Montréal à Montréal.Taxes, frais de services, de visas et pourboires en sus.Certains départs sont soumis à des suppléments de haute saison.Voir la brochure Horizons Lointains.Les prix sont sujets à changement suivant les fluctuations des tarifs aériens et des cours de changes.MONTRÉAL H2X 1N8 Tél.: 861-8634 ou 4184 >«î m VOYAGES - MISSIONS i*.Agence agréée IATA et Membre de l’Association des Agents de Voyage du Québec 235 Est Dorchester 192 Sud, rue Dorchester QUÉBEC.Tél.: 522-2036 m M M M >«•»; ?r«»: ‘isi* *isi* *^4 »;£] f# )!5!« »!3!« é!5!« »!«?2% échéant le 1er mars 1985 Prix: Échéance de 1977:100 Échéance de 1980:100 Échéance de 1985:100 L’offre n'csl faite que par l'intermédiaire du prospectus dont on peut se procurer des exemplaires auprès des soussignés et autres courtiers qui peuvent légalement offrir ces valeurs en vente dans cette province.Wood Gundy Limitée Dominion Securities Corporation Harris & Associés Limitée Merrill Lynch, Royal Securities Limitée Nesbitt Thomson Valeurs Limitée Richardson Securities of Canada Midland Doherty Limited Walwyn, Stodgell & Gairdner Ltd.Bell, Gouinlock & Company, Limited Molson, Rousseau & Cie Limitée Cliche et Associés Ltéc Casgrain & Compagnie Limitée Lévesque, Beaubien Inc.A.E.Ames & Cie Limitée Pitfield, Mackay, Ross & Company Limitée Crang & Ostiguy Inc.McLeod, Young, Weir & Company Limited Fry Mills Spence Limited Cochran Murray Limited Gendron, Norris & Osier Inc.Grenier, Ruel & Cie Inc.Maison Placements Canada Inc.Houston, W illoughby and Company Ltd." Scotia Bond Company Limited René T.Leclerc Incorporée Greenshields Incorporée Geoffrion, Robert & Gélinas Ltéc Tassé & Associés, Ltéc Equitable Securities Limited Burns Bros, and Denton Limited Pemberton Securities Limited Brault, Guy, O'Brien Inc.Odium Brown & T.B.Read Ltd.Mead & Cie Limitée Marcel R.E.C.Guilbault La Banque Royale du Canada annonce la nomination de M.Marcel R.E.C.Guilbault au poste de directeur, Développement des services aux sociétés, à la Direction générale, Québec.M.Guilbault, qui a occupé divers postes depuis son entrée au service de la Banque Royale, il y a 29 ans, était auparavant directeur de la succursale sise au 360 ouest de la rue Saint-Jacques à Montréal.Il aura ses bureaux à la Direction générale, Québec, à Montréal.Sa nomination entre en vigueur immédiatement.FONDS F-l-C INC.Dividende No 49 AVIS est par la présente donné qu'un dividende de douze cents et demi ($0.12V2) par action privilégiée participante rachetable (autrefois connue comme action Classe "A”) a été déclaré pour le trimestre se terminant le 31 mars 1975, payable le 31 mars 1975.aux actionnaires suivants: a) aux détenteurs d'actions privilégiées participantes, rachetables.inscrits aux registres de la compagnie à la fermeture des affaires le 28 février 1975; b) aux détenteurs d'actions privilégiées participantes, rachetables, représentées par des certificats au porteur, sur présentation à l'une ou l'autre des succursales au Canada de La Banque Provinciale du Canada, du coupon no 46, le ou après le 31 mars 1975.AVIS est également donné que la compagnie a opté en vertu des articles 83 (1) de la Loi de l'impôt sur le revenu et 395 de la Loi sur les impôts relativement au montant total du dividende susmentionné pour que ce dividende ainsi déclaré soit payable libre d'impôt dans les mains des actionnaires.Le secrétaire.PIERRE MERCIER Montréal, le 4 février 1975 Æ -e* - - - -V # «>V6 %» % a'3 .
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.