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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 30 juin 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-06-30, Collections de BAnQ.

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la météo: Généralement ensoleillé.Maximum de 28 à 30.Aperçu pour mardi: ensoleillé.K Fais ce que dois 20 CENTS Vol.LXVII - No 148 Montréal, lundi 30 juin 1975 SSIirs Martyrs La police détient deux présumés ra visseurs Mme Léna Blanchet retrouvée saine et sauve SHERBROOKE (CP) — L’opération “coup de filet” des policiers de la Sûreté du Québec a permis la libération de Mme Léna Blanchet de Rock Forest et l’arrestation de ses deux présumés ravisseurs.Il était 5h20, hier matin, lorsque les policiers ont entouré et investi une petite maison de ferme près de Drummondville et trouvé la victime, les yeux bandés mais en bonne condition physioue.Les deux hommes qui se trouvaient aans le repaire du rang Saint-Guillaume se sont aussitôt rendus sans offrir de résistance à la police.Les membres de la famille Blanchet ont conduit leur mère, de 62 ans, à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville où les médecins l’ont trouvée faible mais relativement en bonne santé.Ses ravisseurs l’avaient bien traitée et elle n’a subi aucun sé'dce.après cinq jours de suspense et de négociations entre la famille et les ravisseurs, les indications de la police se précisaient d’heure en heure.C’est d’ailleurs le dernier des rendez-vous manqués qui a mis la police sur la piste.En effet, vendredi soir, alors que les membres de la famille désespérés étaient réunis à Rock Forest craignant le pire, la sonnerie du téléphone retentit à nouveau comme l’annonce d’un malheur.C’étaient les ravisseurs.Ils exigeaient que la rançon soit portée dans un hôtel de Drummondville.Le conseil de famille chargea l’un des fils, Gaston, âgé de 38 ans, de remplir les conditions exigées pour la libération de la mère et de livrer le colis dans un hôtel de Saint-Liboire, à une trentaine de milles de Drummondville.Arrivé sur les lieux, Gaston fut à nouveau contacté par téléphone pour se faire dire que l’on l'attendait au motel 500 à Drummondville.avec instructions précises d’abandonner sa Cadillac Eldorado sur le terrain de stationnement avec l'argent puis de se retirer dans une chambre du motel.Deux heures plus tard, il retournait à sa voiture pour constater que tout était encore en place et que les ravisseurs avaient une troisième fois manqué au rendez-vous.Voir page 6: Mme Blanchet La pendaison ou une grève de 24 heures Ultimatum des gardiens de prison par Guy Deshaies Si le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, ou le solliciteur général du Canada, M.Warren Allmand, ne s'engagent pas d'ici mardi midi à faire désormais appliquer la peine de mort dans les cas prévus par la loi, les quelque 6.500 gardiens des 49 pénitenciers fédéraux du Canada ne se présenteront pas au travail mercredi.Il s'agira alors pour eux d’observer durant 24 heures le deuil national dans lequel les a plongés l’assassinat, à Montréal.du gardien Paul Gosselin, 33 ans, abattu par un bagnard alors que ce dernier était conduit à l’hôpital Queen Mary pour y subir un traitement vendredi.Tel est l'ultimatum formulé par l'Alliance de la fonction publique (section du solliciteur général) dont environ 300 sommaire ¦ Malgré les millions d’Ottawa, Hull entend reste; québécois ¦ Bourassa souligne l’efficacité de son style de leadership — page 3 ¦ Un ultimatum irrecevable: un éditorial de Claude Ryan ¦ Que peut le Canada en Indonésie?une analyse de Georges Vigny — page 4 J membres se sont rendus sur la colline parlementaire, hier, pour demander non pas le rétablissement de la peine de mort abolie en 1965 dans le cas de meurtre non qualifié mais pour exiger l'exécution de tous ceux qui sont condamnés à mort en vertu du code pénal qui prévoit encore tel châtiment pour les assassins de policiers, agents de la paix et gardiens dans l'exercice de leurs fonctions.Hier, le président national du syndicat, M.Bill Camche, a fait savoir que les gardiens avaient le droit de prendre cette journée de congé par suite du décès de leur confrère.Cependant, l'absence de tout gardien dans les institutions fédérales, à l'exception des cuisiniers et préposés aux appareils de chauffage, obligerait le gouvernement à faire appel probablement à l'armée pour assurer le maintien de l'ordre dans les prisons fédérales.Les membres de l'exécutif du syndicat ont convoqué une conférence de presse pour faire connaître leurs demandes et les gardiens présents ont hué le nom de M.Allmand chaque fois qu'il était mentionné et ont interrompu leurs dirigeants à plusieurs reprises pour crier: “Pendez-les.liquidez-les” en parlant naturellement des assassins de gardiens et de policiers.Voici exactement les demandes des gardiens: Premièrement que le gouvernement exécute la peine de mort contre les personnes déclarées coupables de meurtres de gardiens et de policiers.Deuxièmement que le cabinet n’intervienne pas à la suite de la décision des tribunaux à moins que le jury ait recommandé le coupable de la clémence.Depuis 1958 toutes les peines de mort prononcées au Canada ont été commuées par le cabinet sans que la reine d’Angleterre n'ait eu à utiliser sa prérogative royale de pardon.Voir page S: Un ultimatum Les gardiens de prison en marche sur Ottawa, hier, ont déposé des gerbes de fleurs sur le monument aux morts pour honorer la mémoire de quatre de leurs collègues qui ont été victimes de leur devoir cette année: à savoir Mary Steinhauser, il y a trois semaines en Colombia-Britannique, Stanley Green, à Stoney Mountain au Manitoba, en mars dernier, Georges Nadeau à Cowansville il y a un mois et finalement Paul Gosselin vendredi à Montréal.(Téléphoto CP) iMlliiS \ -S, C'était, samedi, la fête de la solidaritté à Thetford alors que les camions de vivres affluaient de partout à travers le Québec.La collecte, semblable à celle de 1949, a rapporté pour plus de $50,000 en conserves et vêtements de toute sorte.On volt ici les mineurs de l'amiante décharger des camions à l'intérieur même de l aréna de Thetford.Nos information page 3.(Photo Alain Renaud) r,.^ -’«JsaoSx-' Liban: “des obus de tous calibres fauchent les passants au hasard” BEYROUTH (d'après Reuter et AFP) - La capitale libanaise a vécu sur le pied rie guerre durant toute la journée et l'insécurité était si grande que Radio-Beyrouth a prié avec insistance les habi- tants de ne pas circuler “Rester là où vous êtes, en raison de la tension qui existe dans la plupart des cjuartiers".recommandait la radio qui affirmait également que “des obus de tous calibres fauchent les passants au hasard".Les combats ont jusqu’à présent fait un total de 40 morts et plus de 200 blessés au cours de la seule journée d’hier.Le bilan des six derniers jours est d au moins 95 morts et 350 blessés.Si l'annonce, par le premier ministre désigné, qu’il révélera aujourd'hui la formule ministérielle à laquelle il est parvenu, a provoqué une légère baisse de tension, l accalmie a toutefois été de très Voir pago 6: Liban Marc//, 1er juillet, jour du Canada, LE DEVOIR ne sera pas publié.Nos bureaux seront fermés to^ a la journée à l’exception de la rédaction qui sera accessible à partir de 14 heqres.Menace de grève générale et ‘rébellion’ contre Mme Peron BUENOS AIRES (Reuter et AFP) — Mme Maria Estela Peron.présidente de la république argentine, fait face depuis hier a une rébellion de sénateurs justicia-listes opposés au plafonnement des salaires qu elle avait annoncé samedi soir dans un discours à la nation.Membres du parti au pouvoir, ces sénateurs ont annoncé leur soutien à la Confédération générale du travail (CGT) dans sa campagne pour assurer aux travailleurs argentins des augmentations allant jusqu'à 100 pour cent destinées à compenser la dévaluation du peso le 4 juin.Le bloc justicialiste a par ailleurs annoncé hier qu'il activerait ses démarches our désigner un nouveau président du énat, poste vacant depuis avril et dont le titulaire est en premiere ligne de succession à la présidence.ldi Amine accepte la médiation séoudite (par l’AFP) — Le général ldi Amine Dada a accepté l'offre de médiation du roi Khaled d'Arabie séoudite à propos du cas de M.Dennis Hills.Toutefois, le président ougandais a insisté pour que le secrétaire au Foreign Office, M.James Callaghan, se rende en Ouganda pour des négociations avec le conseil de défense préalablement à toute grâce concernant l’enseignant britanni-que.Le général Amine a encore précisé que la date de principe de l'exécution, le 4 juillet, n'était pas changée.La confusion la plus totale règne à Londres, où le Foreign Office est engagé dans une épreuve de force sans précédent avec le gouvernement de Kampala, A cinq jours de la date fixée par le général ldi Amine pour l'exécution de M.Hills, le nouveau revirement d'attitude du chef de l'Etat ougandais a provoqué un optimisme prudent à Whitehall, où I on s'accroche a toute lueur d'espoir depuis le début du dramatique marchandage entre Londres et Kampala, il y a trois semaines environ.L'annonce que le général Amine avait accepté l'offre de mediation du roi Khaled d'Arabie a été accueillie avec satisfac-tioii dans la capitale britannique.Le départ pour Kampala, samedi soir, du haut commissaire intérimaire de l'Ouganda à Londres, M.Frederick Isingoma, qui doit s'entretenir avec le général Amine au sujet de l'affaire Hills, est vu à Londres comme un autre élément “encourageant".D'autre part, les propos tenus par le général Amine à l'issue d'un entretien avec le haut-commissaire britannique en Ouganda, M.James Hennessy, selon lesquels il avait été impressionné par le sens de la diplomatie de M.Hennessy, pourraient indiquer que le président’ ougandais avait décidé d'adopter une attitude plus conciliante à l'égard de Londres.Le fait que le général Amine se soit egalement déclaré prêt à décorer le géné-Volr page 6: ldi Amina Ce poste revient en principe à M.Paul Lastiri, président de la Chambre basse, homme de confiance de Mme Peron et gendre de son principal conseiller, M.Jose Lopez Regas, ministre de la sécurité sociale.Initialement favorables à la candidature de M.Lastiri.les sénateurs justicia-listes souhaitent désormais réduire ce qu'ils considèrent comme l'emprise de la présidente sur l'appareil du pouvoir.En outre, M Ricardo Otero, ministre argentin du Travail, a présenté sa démission à la suite du refus par la présidente de satisfaire les revendications de la Confédération générale des travailleurs.Mme Maria Estela Peron a accepté cette démission.M.Otero représentait la C.G.T.au sein du cabinet national dont il faisait partie depuis le retour au pouvoir des péronis-tes, le 25 mai 1973.La présidente a annoncé samedi soir dans un discours télévisé une augmentation des salaires de 80 pour cent sur six mois alors que les conventions collectives signées avec le patronat prévoyaient des augmentations ne plus de cent pour cent.Les puissants syndicats argentins décideront aujourd'hui leur attitude face à la décision de la présidente Peron de réduire les augmentations de salaires obtenues au cours du mois de juin Voir page 6: Argentine CHEZ VITO Rist wante Meca gastronomies TU.: 735 3823 5412 Côte des Wefges Montré»! O \ > 2 • Le Devoir, lundi 30 juin 1975 Le juge François Drouin 56 jours pour préparer des élections, mais deux ans pour en finir avec elles au fil des mots.par Pierre Bellemare QUEBEC (PC) — Il a eu la responsabilité de huit élections générales et de 45 partielles, il a été témoin du renversement de trois gouvernements.Il n'était âgé que de 35 ans lorsqu'il a accepté, le 6 juin 1945, de devenir le premier président général des élections sous le gouvernement Duplessis.Le juge François Drouin est maintenant âge de 65 ans et.après 30 années de durs labeurs, il ne songe pas encore à prendre sa retraite.11 compte bien être à son poste lors du déclenchement des prochaines élections générales, en 1977 ou 1978 Ce n'est qu'a-près ces élections qu'il pourra se retirer de la vie publique et preparer sa succession au 45 Place Jean-Talon à Québec.Le Québec devra alors une fière chandelle à ce dévoué serviteur de l'Etat qui a consacré sa vie aux affaires publiques, travaillant dans l'ombre mais avec une efficacité un peu rare.Me Drouin s'est particulièrement intéressé au droit électoral durant ses études à l'Université Laval et après son admission au Barreau en 1935.En 1944.M.Duplessis le fait venir à son cabinet pour lui dire: "Faites-moi une nouvelle loi électorale.Je vais la faire voter lors de la session de 1945." Le jeune avocat a déjà acquis beaucoup de connaissances dans cette matière.Il a lu un tas d'ouvrages sur le sujet qui le passionne.La première loi électorale du Québec date de 1874.Ainsi, Me Drouin s’acquittera de son mandat quatre mois plus tard et, le 5 janvier 1945 il a le souci des dates précises il remet son projet au premier ministre Duplessis.Son projet, dit-il, est une synthèse des meilleures dispositions contenues dans les lois française, belge, britannique, canadienne, et il a conservé quelques articles de la loi québécoise.A cette époque, c'est le greffier de l'Assemblée législative et secrétaire de la chancellerie, M.Antoine Lemieux, qui assumait la responsabilité de président général des élections.< Mais toutes ces responsabilités pour un même homme étaient devenues insupportables.Aux élections de 1939, on a relevé 700,000 voleurs au Québec.Aux, élections de 1944, auxquelles les femmes ont participé pour la première fois, il y en avait 18 million Le juge François Drouin, président général des élections, ne songe pas encore, après 30 années de labeur, à prendre sa retraite.(Téléphoto CP) Le projet de loi préparé par Me Drouin a été sanctionné le 1er juin 1945 et six jours plus tard, M.Duplessis invitait le jeune et brillant avocat à une séance du conseil des ministres.Il en est sorti avec le titre de président général des élections Toutefois, il a eu la désagréable surprise de contater que l'on avait absolument ni document ni archives sur les élections précédentes.Me Drouin a donc accompli un travail de bénédiction pour reconstituer les archives que l'on avait brûlées au fil des ans.11 a sacrifié plusieurs journées de congé au début de son mandat pour fouiller l'histoire du Québec, mais il a réussi au cours des années à retracer les noms des députés et des candidats battus depuis la Confédération.Me Drouin et ses collaborateurs, secondés par un personnel d une trentaine de membres, ont maintenant une documentation qui fait l'envie des autres pays et des autres provinces canadiennes.C'est ce qui fait la fierté de Me Drouin et il en parle avec une grande modestie.Qu'a-t-il donc à faire entre les périodes électorales?Il y a du travail constamment, car il faut deux ans pour en finir avec les élections générales — remboursement des candidats, contestation d'élections, procès, rapport des élections — et il en faut autant pour les préparer.Au Québec, on a besoin de 500 tonnes de documents pour faire des élections générales.“Ça ne se prépare pas du jour au lendemain’’, dit-il.Me Drouin rappelle d'ailleurs au passage ou'il s’est fait jouer un tour par M.Jean Lesage aux élections de 1962 axées sur la naionalisation de l’électricité.“J’ai appris par la radio que les élections étaient déclenchées et on n’avait que 56 jours pour nous préparer”, déclare Me Drouin.L'équipe Lesage n'a pas voulu prévenir le président général des élections de peur qu une fuite se produise et permette ainsi à l'opposition unioniste de huiler sa machine électorale.Me Drouin estime qu'il s'en est fort bien tiré, mais il a dû travailler entre 16 et 18 heures par jour pour relever le défi.Des imprimeries ont même obtenu l’autorisation de travailler le dimanche.“Il nous a simplement manqué des étiquettes pour les scrutateurs.' Normalement, Me Drouin est avisé nuelques heures à l'avance dans le cas d'une élection partielle et entre trois semaines et un mois, s'il s'agit d'élections générales.M.Duplessis avait sa façon bien à lui d'informer le président général des élections.“Avez-vous vos papiers?” lui demandait-il après l'avoir invité à son bureau du Parlement.Les quatre élections partielles de 1969 dans Saint-Jacques, Sainte-Marie, Vaudreuil-Soulanges et Trois-Rivières ont été les plus inquiétantes dans toute la car-.rière de Me Drouin.Elles se sont tenues le lendemain des troubles de la Murray Hill, où un policier de Montréal a été tue au cours de la fusillade.“Ça sentait l'émeute.Les gens étaient craintifs ", souligne Me Drouin, mais tout s'est relativement bien passé.Il en a vu de toutes sortes depuis trente ans.Des faits drôles, d'autres tristes.Ainsi, cet énumérateur de 59 ans qui a tenté d’entraîner au vice un jeune énumé-rateur de 22 ans.Un autre a été accusé de tentative de viol durant l'énumération.A l'époque où les bureaux de scrutin étaient aménagés dans les maisons privées, une dame appelle Me Drouin le matin même du scrutin pour lui dire: “Je regrette, vous ne pourrez pas vous servir de notre maison.Mon mari est décédé cette nuit et j'ai besoin du salon”.Une congrégation de soeurs a jeté les Sur la route du Perche par Louis-Paul Béguin Nous roulions dernièrement sur la belle route du Perche en France, heureux d’être enfin sortis de quelques embouteillages maison dont la France a le secret.Et j’ai vu, en avant de nous, un immense camion qui portait, à l’arrière, une large pancarte disant simplement: large véhicule.Le problème de la traduction de l’inscription anglaise: excess width, a toujours été un tracas au Québec.On a, bien entendu, traduit littéralement, ce qui a donné: largeur excessive.Sans s’arrêter une minute pour considérer calmement que le mot excessif a un sens péjoratif.Tout ce qu’on désire signaler est que le véhicule est large, très large, plus large que la moyenne des véhicules qu’on croise ou qu’on dépasse sut nos routes.Oui, sans doute, le tait de faire rouler un camion aussi large est vraiment “aller trop loin”.Et, en vérité, il y a sur les routes de France et de Navarre.et du Québec, trop de ces mastodontes géants qui ne sont que des porteurs d’ennuis, en même temps qu’ils sont des transporteurs de: gaz, essence, foin, bottes de paille, etc.Le but de l’écriteau, en anglais comme en français se résume à indiquer aux conducteurs voulant dépasser, que les dimensions du véhicule encombrant (ses dimensions hors-tout) dépassent les dimensions ordinaires.Donc, les deux mots large véhicule sont suffisants.Notons qu’on qualifie en français le véhicule, alors qu'en anglais on insiste sur la largeur, le véhicule restant sous-entendu.S’il s’agit d’un long véhicule, par exemple d’un camion suivi de sa remorque, on mettra, à l’intention des conducteurs pressés qui voudraient doubler, l'avertissement suivant: convoi exceptionnel.L’idée de longueur se trouve dans le mot convoi.Pour conclure, j’aimerais signaler que l’inversion de l'adjectif (large véhicule au lieu de véhicule large) permet de mettre l'accent sur l'idée de largeur.Subtilité bien française que l’anglais ne connaît pas.hauts cris après avoir constaté que l’âge des électeurs était affiché sur les poteaux un peu partout au Québec.Cependant, Me Drouin affirme qu'il n'a jamais été victime de tentative de corruption d’un gouvernement à l’autre et aucune plainte n'a jamais été portée contre lui pour une raison ou pour une autre.Dans son bureau situe à deux pas de la future autoroute Dufferin-Montmorency, Me Drouin fait voir aux visiteurs le certificat d'admission au Barreau de son grand-père en 1872.Coïncidence: 100 ans après, soit en 1972.Me Drouin a été nommé juge de la Cour provinciale par le gouvernement Bourassa.Il est également président de la Commission de refonte des districts électoraux.On aperçoit également dans son bureau la photo de son grad-père, juge de la Cour supérieure, de son père, avocat, de son frere décédé, avocat, et de Me Drouin nouveau juge.Son bureau est orné d'oeuvres d'orfèvrerie émaillées réalisées par son épouse dont on distingue la photo en face ou bureau de Me Drouin, non loin de la photo des quatre enfants, dont le cadet a 15 ans.Les Drouin ont toujours vécu à Québec, à l'île d'Orléans et à Chàteau-Rieher, et le juge observe que le nom d'un de ses aïeux apparaît sur le premier contrat de mariage signé au Québec en 1636.Québec fait confiance à sa police QUEBEC (PC) — La police jouit de la confiance d’une forte proportion de la population dans la région immédiate de Québec.C'est ce qui ressort d’un sondage effectué entre le 13 et 15 juin par une trentaine d'étudiants du cours “communication et opinion publique” du département de communication de l'Université Laval.Ce sondage régional a été fait auprès de citoyens âges de 18 ans ou plus sélectionnés au hasard dans les comtés de Louis-Hébert.Jean-Talon, Taschereau, Vanier, Limoilou, Montmorency, Charlesbourg, Chauvreau et Lévis.Sur les 1,000 personnes rejointes au téléphonés, 683 ont accepté de répondre au questionnaire.Soixante-dix-huit (78) pour cent des répondants ont exprimé leur confiance à l'endroit de la police tandis que 15 pour cent ont émis une opinion contraire.Par ailleurs, trois répondants sur 4 se sont prononcés en faveur de la carte d'identité obligatoire; 46.6 pour cent considèrent que le meurtrier d'un policier devrait être pendu; 63.5 pour cent sont d'avis qu’un policier devrait toujours être arme et 60 pour cent sont contre le droit de grève pour les policiers.844-3361 .• ChcKitt* maximum 1S mou ?Tout mot acMHfomwl eoôtt O.OS chat un O l’iMuro de tomW* *«t mkfi pour h temlxmain SSi-S;:?wvvau «vfio Tout» *rr*wr DU DEVOIR n Hüriillnu ffrfirt t : «rrcnét.pour *6 ItfKW Puf trottai*., • IllÜijSii .¦ AMEUBLEMENT A VENDRE MEUBLES NON PEINTS: vendons et fabriquons.Vaste choix, (commodes, bureaux doubles et triples, 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Alcaloïde de la fève de cala bar.— Se trompa.Solution do samedi 1 2 J 4 5 6 7 9 10 M 12 wiiALtior LLÏ FMSiA a AVEC LE PETIT ROBERT PAS DE PROBLEME LE DEVOIR Montréal, lundi 30 juin 1975 Malgré les millions d’Ottawa, Hull entend rester québécois par Guy Deshaies -.Depuis la colline parlementaire on aperçoit la ville de Hull, de l'autre côté de l'Outaouais, s'élevant au couer du territoire de la capitale nationale comme un immense chantier voué à une implantation spectaculaire du fédéral dans cette cité jusqu'ici laissée pour compte mais qui risque aujourd'hui son identité propre.(Photo Alain Renaud) iMIl ISm §üü •ill! HULL — Au 48 rue Rideau, à Ottawa, dans son bureau du 7e étage, Edgar Gallant, la cinquantaine, president de la Commission de la capitale nationale, est catégorique: jamais le territoire de la CCN qui englobe 800 milles carrés au Québec, dont la ville de Hull, ne pourra devenir un district fédéral.Pour lui, il n’en a jamais du reste été sérieusement question malgré les craintes exprimées par Québec maintes fois à ce sujet et ce projet, quoique secrètement souhaité par certains milieux ontariens, serait irréalisable et contraire à l'esprit du fédéralisme canadien.Seulement avec son budget qui lui autorise des dépenses d’immobilisation de $24 millions par année, la CCN se permet en douce des expropriations qui font que le fédéral, en plus de posséder le parc de la Gatineau, 78,000 acres de terre québécoise, détient aujourd'hui 27 p.c.du territoire urbanisé de Hull Alors rue Saint-Joseph, grande artère commerciale de Hull, dans leurs bureaux situés au-dessus d’un marchand de tapis, les fonctionnaires de la Société d’amenagement de l’Ou-taouais, la contre-partie québécoise de la CCN, s'inquiètent.Ils relisent encore ces lignes du ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Marc Lalonde, qui, le 28 mai dernier, devant les membres de la Chambre de commerce de Hull, s'écriait: “Nous y sommes à Hull et non seulement avons-nous l'intention d'y rester mais nous avons même décidé d’amplifier notre présence et d’y ac-croitre nos effectifs jusqu’à 30,000 fonctionnaires d'ici 1985.Ce qui fait que, poursuivait le ministre, des édifices fédéraux vous en verrez de plus en plus dans cette région et n'en déplaise a ceux qui ne veulent pas le reconnaître ce sera le gouvernement fédéral qui en assumera la responsabilité.” Voilà.Et pour le camp québécois l'invasion est commencée et inéluctable.Déjà la Place du Portage, un immense complexe fédéral, s’élève en plein coeur de Hull sur un terrain de 15,000 acres exproprié par la CCN.Avec leur budget d'immobilisation de $6 millions les fonctionnaires de la SAO ne font pas le poids et s'inquiètent surtout de voir éventuellent augmenter la proportion des anglophones par rapport à celle des francophones qui est de 90 p.c.actuellement.Et pourtant, ni Québec ni la municipalité de Hull n'osent freiner cette arrivée massive de capitaux et de popu-laion d outre-Outaouais.La seule Place du Portage fera tripler l’assiette fiscale de Hull.Et dans cette région, où la population a augmenté de 29 p.c.depuis 10 ans alors que la moyenne canadienne à été de 15 p.c., où l'essor gigantesque qui se manifeste partout constitue plus d i rattrapage que du progrès, les gens commençaient à en avoir “ras le bol" de voir Ottawa grandir, s'embellir, s’assainir, se verdir et s’épanouir à même les fonds publics tandis que les Hullois, employes à Ottawa, revenaient chaque soir dans' leurs quartiers délabres, croupissant entre 1 église et l’usine Eddy, chargés d'abreuver les assoiffés de la nuit et du dimanche et d’accueillir dans leurs cinémas pornos les voyeurs de la colline.En clair, on se dit à Hull que son tour est venu.C'est comme une recon- quête pacifique, à coups d’argent, mais dont l’aboutissement à long terme est difficile à prévoir.Et puis les coups fâcheux.Déjà des centaines de familles délogées de leur uartier pour faire place aux tours fé-érales ae la Place du Portage, toute la rive de l'Outaouais entre l’usine Eddy et le pont Alexandria, du côté québécois, expropriée par Ottawa, l'augmentation de la population anglophone à Hull, le bilinguisme à sens unique, la spéculation et les contrats navrants comme celui accordé par Québec pour la réalisation de la Place du Centre, $200 millions, à la firme to-rontoise Cadillac-Fairview.Il fallait s'y attendre dans cette opération de rattrapage qui bouscule les plans au gré des autoroutes, qui bouleverse les structures dépassées et les systèmes désuets, qui passe comme un vent violent et tombe aussi comme une manne inespérée.C'est que jamais le fédéral n'avait pu s'implanter avec autant d'aplomb du côté québécois pour réaliser son rêve de capitale nationale.Un vieux rêve.Sir Wilfrid Laurier, au début du siècle, enthousiasmé par les grands plans de Washington, avait mis sur pied un organisme chargé d'embellir la ville d'Ottawa.En 1912 Ottawa avait confié à un notable de Montréal, M.Holt, l'étude du développement de la capitale et la même annee la commission Holt proposait que le territoire de la capitale nationale englobe la ville de Hull.C'est dans les années 20 qu'on fonde la Commission du district fédéral mais en reconnaissant aux provinces de l'Ontario et de Québec leur juridiction sur ce territoire contrairement au territoire fédéral de Washington.La Commission avait néanmoins mandat d'améliorer l'urbanisme et d'embellir.Déjà quelques expropriations se faisaient de part et d’autre de l'Outaouais.Vers 1935, le fédéral faisait l’acquisition du parc de la Gatineau, 78,000 acres dont 12,000 appar- tiennent encore au Québec et 4,000 à des intérêts privés.En 1945, Mackenzie King confie à l'urbaniste français Jacques Greber le soin de préparer le plan d’aménagement du territoire de la capitale nationale.Greber propose alors un territoire d'environ 1,500 milles carrés dont les trois-quarts se trouvent au Québec.Il prévoit les zones de verdure fédérales, des centres de main-d'oeuvre, des promenades et des parcs.Mais Duplessis, alors premier ministre du Quebec, s'opposait à ce genre d'investissements fédéraux au Québec et Ottawa, qui détenait le parc de la Gatineau et l’Imprimerie nationale à Hull, n'allait pas aller plus loin de l'autre côté de l’Outaouais où l’économie allait demeurer stagnante et la population pauvre.A Ottawa, l’assiette fiscale gonflait, les infrastructures étaient mises en place, l’équipement s'accumulait et la Commission de la capitale nationale, fondée en 1958, mettait le gros de ses efforts sur la partie ontarienne de son territoire qui était maintenant de 1,700 milles carrés dont la moitié environ au Québec.En 1969, Pierre Elliott Trudeau s'entend avec le premier ministre du Québec, Jean-Jacques Bertrand, et les autres provinces pour que la partie Québécoise de ce terrritoire s'ajuste à l'autre partie pour la réalisation du rêve.Le 23 décembre 1969, par une loi votée à l'assemblée nationale du Québec, la Société d'aménagement de l'Outaouais est fondée conformément aux recommandations du rapport Do-rion sur l'intégrité du territoire et son mandat est de stimuler l'économie par les investissements industriels et le tourisme.La SAO qui oeuvre sur les comtés de Hull, Gatineau, Papineau et Pontiac, assure en même temps la présence du Québec dans l'Outaouais face aux incursions fédérales.La SAO a déjà aménagé trois parcs industriels autour de Hull, elle a ae-uis plusieurs terrains de camping et e récréation dans cette région magnifique; elle plublie des brochures multiples pour promouvoir ces nouveaux centres d'intérêts touristique et industriel.Cela n'empêche pas et ne contre-balance pas l'avance de troupes fédérales.Dans les deux camps on affirme que les relations sont bonnes mais on se surveille.On sait que la population se réjouit de cet essor et approuve sans hésiter la venue de ces capitaux d'où qu'ils proviennent.On sait que les indépendantistes se disent en silence qu Ottawa ne pourra pas reprendre sa place du Portage, ses parcs, ses autoroutes et les systèmes d'égouts et d'assainissement des eaux qu’il a fallu construire avant d'ériger en hauteur, si jamais le Québec se sépare de la Confédération.Seulement les 30,000 fonctionnaires dont parlait M.Lalonde c’est presque la moitié de la population actuelle de Hull.Edgar Gallant, là-dessus insiste sur le double mandat de la CCN : assurer un développement économique et social mieux partagé entre Ottawa et Hull et faire en sorte que le milieu de travail dans la région de la capitale nationale soit bilingue.Quant au reste on souhaite que les plans d’aménagement de la SAO soient conformes à ceux de la CCN le plus possible pour éviter les frictions éventuelles.On s'arrange pour que l'harmonie règne entre ces deux pôles en voie de se confondre mais dont l'un, le québécois, risoue de s'enrichir, de se moderniser et de se développer en flèche au prix d une certaine identité culturelle et sociale, d’une image française qui fait justement l'objet des fêtes du centenaire de Hull qui se terminent le 16 juillet et dont les organisateurs voudraient qu elles soient désormais annuelles pour que les Hullois puissent se dire cnaque été, au pied des édifices fédéraux, qu’ils sont toujours des Québécois Déjà plusieurs centaines de familles délogées pour taire place à l'investissement fédéral en hauteur et céder au nouveau visage de Hull fl ilttÉÉ La manière “sobre” Bourassa souligne l’efficacité de son style personnel A ceux qui ont encore la nostalgie du culte de la personnalité, des tribuns d'an-tan, de la solution simple, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, réplique que le gouvernement a prouvé l’efficacité de son style nouveau dont la ligne de force consiste à régler les problèmes sobrement en donnant à la population ce qu’elle demande.Dans un bilan analytique des travaux de la dernière session parlementaire, M.Bourassa se félicite dans un premier temps des efforts déployés par son gou-veruement au cours ou premier semestre de 1975 vers “la recherche de la justice, de la prospérité et de la qualité de la vie”.Dans la poursuite de ces objectifs, M.Bourassa estime avoir fait preuve d’une ténacité et d'un courage peu communs, que ce soit avec les grands travaux “qui font l’admiration de nos visiteurs”, que ce soit dans les domaines culturel, social ou économique, que ce soit dans l’administration de la justice ou dans la conduite des grandes enquêtes, “C’est en effet la détermination du gouvernement à agir avec fermeté et courage qui lui a permis de régler des problèmes qui restaient sans solution, parfois depuis des décennies.” C’est ce que M.Bourassa qualifie de style nouveau adapté à la nouvelle société québécoise, ouverte et pluraliste.Tout est complexe aujourd’hui, note-t-il, et ceux qui croient encore à la solution simple devront réviser leurs notions s’ils ne veulent pas être dépassés par les changements survenus et s’ils désirent se trouver au diapason de la société québécoise moderne.” Le Québec n’est plus une société patriarcale et bucolique, rappelle le premier ministre dans un communiqué adressé à tous les média d’information, en expliquant notamment que le style nouveau de son gouvernement a su s'adapter à “une collectivité moderne, secouee par des transformations qu'il s'agit d'orienter, éprise de consensus, informée, en un mot exigeante".La force du gouvernement, conclut, M Bourassa, est d'avoir compris ces données nouvelles et d'en avoir saisi les implications inédites.“C’est pourquoi, il a fait face à la réalité avec lucidité, souplesse, détermination et courage.Il règle les problèmes sobrement, et donne à la population ce qu elle demande; une nouvelle démocratie originale, la paix sociale, la prospérité économique, et chose inestimable, la confiance en elle-même et en son avenir.” Amorcée le 18 mars, la troisième session de la 30ième Législature, achevée depuis vendredi, aura permis l’adoption de 64 lois.Les seize commissions parlementaires permanentes ont siégé penüS.nt 159 séances sur 54 projets de lois, réglements et autres affaires.Ces audiences ont entendu 70 mémoires.Se référant à la présentation d'un sixième budget comportant des réductions d'impôts, a une reprise économique certaine et aux opérations de nettoyage spectaculaires qui l'ont amené à mettre de Tordre dans le domaine de la construction et le réseau de viandes avariées, M.Bourassa prédit en 1975 une année constructive pour la collectivité québécoise.20 camions apportent des vivres aux grévistes de l’amiante THETFORD MINES (Le Devoir) -Les résultats de la collecte provinciale de vivres ont galvanisé les mineurs de l’amiante.Ils étaient en effet des dizaines samedi à accueillir à Taréna de Thetford les quelque 20 camions bondés de nourriture en provenance de toutes les régions de la province.Des vivres pour une valeur approximative de $50,000 et au moins $10,000 en argent ont ainsi été accumulés par les organisations syndicales du Saguenay-Lac Saint-Jean, de Hull, de Saint-Jérôme, de Sorel, de Trois-Rivières, de Montréal, de Québec, de Donnacona, de Granby, de Shawinigan.de Joliette.de la Beauce.de Sherbrooke et d'ailleurs.Une quantité appréciable de vêtements a aussi été donnée aux mineurs et à leurs familles.“Nous avons senti le poids de la solidarité des autres travailleurs et nous corn- • prenons maintenant pourquoi ceux de 49 ont eu le goût d'aller jusqu'au bout", a déclaré hier un syndiqué de Thetford.En effet, les collectes de vivres et d'argent avaient joué un rôle déterminant dans le conflit de 1949.A cette époque comme aujourd'hui, une grande partie des structures syndicales avaient été mobilisées par cette initiative, qui a reçu l’appui du clergé québécois.Dans la majorité des régions, la collecte a été organisée par les militants des conseils centraux de la CSN.Samedi, plusieurs parmi ces derniers ont tenu à accompagner les camions nolisés pour le transport des vivres et les grévistes leur ont fait visiter dans certains cas leurs lignes de piquetage.Les collectes se sont effectuées en grande partie à Tusine, où les travailleurs apportaient chaque matin des boîtes de conserves pour grossir le “stock régional”.En d'autres endroits, comme à Val-leyfield et à Québec, c’ed à la porte des églises que la population avait été invitée à contribuer à l'effort de grève.En d'autres endroits, des travailleurs se sont installés aux portes des magasins pour stimuler les dons des consommateurs a Ten-droit des grévistes de l’amiante.A Montréal, les magasins Cooprix avaient même installé un kiosque spécial pour recueillir les conserves acnetées sur place à l’intention des mineurs."Cette marque de solidarité de la classe ouvrière québécoise est une forme de remerciement pour la lutte que vous menez pour l'amélioration de la santé et de la vie des travailleurs québécois ”, a souligné le président de la CSN, M.Marcel Pepin, présent à l'arrivée des camions."Votre lutte, a-t-il dit aux mineurs, a C’est au tour des médecins de la rive-sud QUEBEC (PC) — Quelque 108 des 123 médecins-omnipraticiens ae la région de la rive-sud de Québec ne participeront plus à compter d'aujourd'hui au régime d'assurance-maladie du Québec Les comtés de Beauce-sud, Beauce-nord, Bellechasse, Montmagny, Lotbi-nière et Lévis seront affectés par cette décision.Le désaffiliation des médecins aura pour conséquence première que leurs clients devront débourser de leurs poches les services médicaux déjà rapporté des dividendes extraordinaires" en suscitant la loi 52, adoptée la veille par l’Assemblée nationale.Cette loi assure une compensation de 90 pour cent du salaire net aux travailleurs atteints d'amiantose ou de silicose.“Ce n’est pas un cadeau du gouvernement et cela démontre dans quelle société de violence nous vivons quand des travailleurs doivent faire des grèves longues et dures comme la vôtre pour arracher des lois qui les protègent", a ajouté M.Pepin en rappelant la campagne de la CSN entreprise il y a plus d'un an en faveur de la sécurité et de la santé des travailleurs.Qualifiant l’adoption de la loi 52 de "victoire syndicale sans précédent” dans le domaine des maladies industrielles, M.Pepin a demandé aux autres travailleurs de continuer à faire inscrire des mécanismes de protection de ce genre dans leurs conventions collectives et à faire connaître leur situation à toute la population du Québec.Trudeau interrompt sa visite à T.-Neuve OTTAWA (PC) Le premier ministre esi rentré dans la capitale fédérale samedi afin de se soigner à la maison d'une laryngite aiguë qui l a forcé à contreman-der la dernière journée de sa tournée à Terre-Neuve.Un porte-parole a déclaré que M.Trudeau a suivi le conseil d’un médecin de Terre-Neuve qui lui a recommandé de se reposer et de ne pas parler du tout pour quelques jours.Le parlement a ajourné ses séances jusqu'à mercredi, à cause du congé de la Fête de la Confédération.M.Trudeau n'avait rien de spécial au programme pour ce long week-end, sauf qu'il tenait à assister aux fêtes du 175e anniversaire de Hull, Quê., samedi.Un voyage à Marystown, Terre-Neuve, et un discours durant un bal libéral à Saint-Jean, samedi, ont dû être contre-mandés.Le Dr Roy Naesson.de Corner Brook, a diagnostiqué que la laryngite de M Trudeau était associée à un virus de grippe, et que cela était sans doute dû au fait que le premier ministre s'est trop fatigué au cours des derniers jours M Trudeau était très pâle et a indiqué aux journalistes qu'il ne pouvait pas parler, au moment de prendre un jet du ministère des Transports à Stephenville.pour se rendre à Ottawa.La dernière halte du premier ministre, dans sa tournée commencée vendredi, a été faite à Cape St George, sur la côte ouest de Terre-Neuve, où il a félicité les résidents d'avoir établi une enclave française afin do maintenir cette langue bien vivante, au sein d'une communauté à prédominance anglophone Plus tôt.il avait ingaiiguré un parc national historique à L'Anse-aux Meadows, sur une pointe nord de Tile, où des colons Scandinaves seraient arrivés en Tan 1000 ^ * Le Devoir, lundi 30 juin 1975 éditorial Un ultimatum irrecevable La Commission du Salaire minimum Deux souhaits du Protecteur du citoyen "\ Le lâche attentat oui a entraîné vendredi la mort du gardien Paul Gosselin et blessé grièvement son collègue Robert Gravel s’inscrit dans une série tragique d’actes crimineis qui provoque à bon droit la colère des gardiens de penitenciers à travers tout le pays, mais en particulier au Québec.La mort de M.Gosselin fut précédée au début de juin par celle de l’agent Gilles Beauvais, tué à Ville-Emard par un gunman, et Quelques semaines plus tôt, par celle du gardien Georges Nadeau, du centre fédéral de détention de Cowansville.Devant ces tragédies, on comprend la réaction des collègues des victimes.En plus de sympathiser avec les familles des disparus, on souhaite que tout soit mis en oeuvre afin de prévenir la répétition de pareils crimes.Pour manifester leur colère, les gardiens de pénitenciers ont toutefois opté pour des remèdes qui sont loin d’être les plus judicieux.Non seulement se méprennent-ils sur la valeur de la peine de mort, mais ils projettent d'organiser mercredi une grève qui, dans son esprit même, est un défi irrecevable au bien commun.• Les gardiens de pénitenciers, à l’instar de nombreux groupements de policiers, demandent d’abord que soit appliquée dans toute sa rigueur la disposition du Code criminel (article 214, modifié par la loi du 5 décembre 1973) voulant que la peine de mort soit réservée, sauf circonstances atténuantes, à l’auteur d’un meurtre commis contre un agent de police ou un employé de prison.Cette insistance laisse supposer au moins deux choses: a) qu’il y aurait eu augmentation effarante des meurtres de policiers et de gardes de prison au Canada; b) que le rétablissement de la peine capitale aurait le pouvoir magique de prévenir la multiplication de tels crimes.Or, rien, dans les données abondantes recueillies sur ce sujet depuis quelques années, ne donne raison aux partisans de ce raisonnement.Le 15 avril dernier, le solliciteur général du Canada, M.Warren Allmand, dévoilait des statistiques sur le nombre de meurtres de policiers et de gardiens de prison commis au Canada depuis 1961, c’est-à-dire depuis une date qui remonte à cinq ans au moins avant l’instauration de la loi de 1967 adoucissant considérablement l’application de la peine capitale.Si l’on fait exception de l’année 1962 — où il y eut 12 meurtres ae cette catégorie, — le nombre des policiers et gardes assassinés annuellement s’est constamment maintenu entre 2 et 7, soit une moyenne annuelle d’environ 4.C'est dire qu’en quinze ans, il n’a pratiquement pas changé.Pendant la période écoulée depuis 1967, le gouvernement fédéral a commué en peines d emprisonnement à vie, il est vrai, toutes les peines de mort portées contre des auteurs de meurtres d’agents de police ou d’employés de prison.Mais le nombre total de ces commutations, pendant toute la période écoulée depuis 1967, s’élève au plus à une demi-douzaine.Si 1 on n’ecoutait que les porte-parole des gardiens, on serait enclin à penser que les commutations furent décernées à la légère par un gouvernement peu empressé à appliquer la loi.Chaoue cas de commutation fit au contraire l’objet d’un examen très attentif et aucune conclusion ne fut arrêtée avant que n'aient été entendus un grand nombre d’avis, compétents.Loin de s’appuyer, en somme, sur des données qui illustreraient une aggravàtion constante et généralisée de la situation dans leur cas particulier, les gardiens de pénitenciers ne font, en réalité, aue joindre leur voix à celles des policiers et des politiciens conservateurs aux yeux de qui le rétablissement de la peine de mort est le moyen tout indiqué pour enrayer la montée du crime.Or, même s’il est pénible de devoir le leur dire dans des circonstances aussi cruelles, on ne saurait trop souligner que, de l’avis des spécialistes nombreux qui ont étudié ces questions, il n’existe pratiquement aucun lien entre la montée ou la baisse du crime et le maintien ou l’abolition de la peine de mort.“Plus j’étudie la question”, déclarait en avril M.Allmand, ‘plus je suis convaincu que la peine de mort n’apporte aucune solution au problème du meurtre.L’étude de l’information, des statistiques et des recherches au Canada, aux Etats-Unis et en Europe montre que la peine capitale ne fait pas diminuer de manière réelle le taux des meurtres.De fait, les plus bas taux de meurtre au monde se trouvent dans les pays et les Etats où la peine capitale est abolie depuis longtemps, par exemple, en Suède, au Minnesota, dans le Wisconsin, dans le Rhode Island et dans le Maine.Par contre, les taux les plus élevés de meurtre sont enregistrés dans les pays et les Etats où l’on a longtemps appliqué la peine de mort, par exemple, en Espagne, en France, en Caroline du Sud, en Floride, en Louisiane et en Géorgie”.La façon dont chacun lit et interprète les statistiques est très souvent influencée par ses conceptions philosophiques, sociales ou politiques.Abolitionniste convaincu, M.Allmand peut, en conséquence, être soupçonné de ne puiser dans les statistiques que les leçons qui l'intéressent.Si les partisans de la peine de mort veulent revenir à ce mode barbare de sanction, c’est néanmoins à eux qu’il incombe d’apporter des arguments solides à l’appui de leur thèse.Après des années d’un interminable débat, on attend encore ces arguments.On peut n’être pas d’accord avec les policiers ou les gardiens de prison sur la meilleure façon de faire obstacle a la multiplication des meurtres.On doit, par contre, reconnaitre leur droit inaliénable à se prononcer sur cette question comme sur toute autre qui intéresse le bien de la communauté.On doit aussi admettre que, quand ils parlent de criminalité, ils s’expriment à partir d’une connaissance concrète du phénomène qui vaut les connaissances livresques de plus d’un diplômé en criminologie qui n’a jamais connu le crime qu’a travers une paire de pincettes raffinées.Lorsque les gardiens de prison, délaissant les recours normaux par voie de représentations officielles, choisissent par contre de se faire eux-mêmes justice, lorsqu’ils entendent se servir, pour obtenir les changements souhaités, de leur pouvoir de paralyser le fonctionnement des institutions pénitentiaires, ils se livrent à un chantage odieux devant lequel aucun gouvernement sérieux ne saurait plier.En matière criminelle plus qu’en doute autre, les lois sont faites pour tous les citoyens, non pour un groupe particulier de la population.Leur application ne peut relever que d’une autorité qui pense et agit au nom de l’ensemble, non d’un groupe déterminé.Sous l’impulsion de MM.Trudeau et Allmand, le gouvernement actuel a voulu orienter le Canada vers une politique plus libérale en matière crimonologique.C’était non seulement son droit, mais aussi son devoir, vu les convictions maintes fois exprimées à ce sujet par son chef et le ministre responsable de ce secteur de l’administration fédérale.Il n’a de comptes à rendre à ce sujet qu’à l’ensemblede la population.Il n’a surtout pas d’ordres à recevoir de ceux qui sont charge de mettre ses politiques à exécution.Des politiques plus libérales doivent évidemment s’accompagner de modifications sensibles dans les conditions de travail des personnes chargées de leur application.Si le gouvernement fédéral a péché à ce chapitre par ommission ou par insouciance, que les gardiens de pénitenciers le fassent savoir avec faits à l’appui.Qu’ils formulent des revendications précises en vue d’améliorer la protection qui leur est accordée et le soutien dans lequel ils seront impardonnablement exposés aux plus graves dangers: l’appui de très nombreux citoyens leur sera alors acquis sans hésitation.De là à prétendre faire chanter le gouvernement en le menaçant d’un arrêt de travail s’il n’accepte pas d’infléchir sa politique correctionnelle dans le sens de leurs propres préjugés sociaux, il y a cependant une marge que les gardiens, pas plus que les serviteurs de l’Etat affectés à d’autres services essentiels, n’ont le droit de franchir.On souhaite qu’ils profitent des prochaines quarante-huit heures pour mesurer la futilité du dessein qu’ils ont conçu pour mercredi.Claude RYAN Que peut le Canada en Indonésie?par GEORGES VIGNY Il n'y a pas de prisonniers politiques en Indonésie: cette affirmation du porte-parole officiel du ministère indonésien de la Défense ne signifie pas un démenti, elle constitue plutôt une indication que pour Djakarta n’existe pas la notion de prisonniers politiques.C’est du moins ce qu’on peut conclure en comparant cette declaration du général Sumrahadi avec les chiffres établis par Amnistie Internationale et qui situent à plus de 55,000 le nombre de ces détenus politiques, dont la grosse majorité pourra fêter — par une grève de la faim qui ne sera pas un grand changement par rapport à l’ordinaire — un dixième anniversaire d’incarcération, le 1er octobre, date anniversaire de l'avènement du général Souharto au pouvoir A ces 55,0p0, qui attendent quelque part sur l'une des 2.500 îles de l'archipel — géographique et non de Goulag d’ètre non seulement jigés mais encore d’être inculpés, il faut ajouter la marée mouvante de près de 750.000 Indonésiens, comportant les “sympathisants communistes" encore én prison ou libérés mais qui peuvent à tout instant être rembarqués vers un camp sous prétexte ou'ils constituent un danger potentiel pour la société de l’ordre nouveau incarné par le régime Souharto.Mourir à Buru La répartition en trois classes de ces prisonniers n’est pas fonction - innovation en matière de moeurs politiques - de la faute ou du délit commis par l'individu arrêté mais bien de la capacité technique des autorités de prouver ou non cette culpabilité présumée.Les Indonésiens dont la participation aux événements de 1965 — suivis de répressions sanglantes — est possible à prouver constituent la classe la moins nombreuse, les effectifs variant, selon les estimations, de 2645 à 5.000.Les autorités s’étant donné comme objectif de “traiter” ce contingent au rythme de 200 jugements par an.et admettant l'impossible hypothèse que personne ne viendra grossir les rangs de ces promis à procès, on se rend compte que la dernière tranche de 200 attendra encore treize ans, soit vingt-trois ans après l'arrestation.La seconde catégorie, les participants indirects aux emeutes et dont le délit est difficile à prouver devant un quelconque tribunal, représente un contingent de quelque 25,000 personnes.Présumés coupables dont l'innocence peut être établie, ils n'en connaissent pas moins le régime péniten-ciaire dans toute sa splendeur: une once de riz par jour et quelques legumes bouillis à l'eau qu'ils parviennent a enrichir en faisant la chasse aux rats et aux serpents qui infestent les camps.Mais ce faisant, s'ils atteigent un équilibré nutritif protéinique, ils n’ont que peu d'espoir de se faire traiter en cas d'infection.Et c’est ainsi que si les “petites natures" peuvent mourir de faim — Amnistie Internationale cite les cas prouvés — les plus voraces meurent d'affections intestinales, de malaria, d'atrophie musculaire ou, plus généralement, de tuberculose.Au-dessus de cet archipel règne le fer de lance de l’ordre nouveau, le Commandement du rétablissement de la sécurité et de l'ordre, plus connu sous le nom de Kopkamtib, et qui arrête.interroge et détient tout suspect, conformément à la mission de combattre le communisme qui lui est impartie, Au terme du cycle infernal dans un camp, le détenu est réhabilité, mais une curieuse réhabilitation qui le can-tqnne néanmoins à une existence dans l ile où se trouve le camp, le libérant des seules obligations de la discipline pénitentiaire comme celle de l’appel des présences.Cela s'appelle “socialization'.Amnistie Internationale note qu'à l'ile Buru dont le camp abrite 10,000 détenus non justiciables, pratiquement coupés du monde, vivent 200 familles de prisonniers mais dont le sort est celui d'un détenu ordinaire, à savoir prioritairement et essentiellement, le défi de la survie.En dépit des négations officielles, les travaux forcés semblent être une pratique courante; certains de ces établissements ont été débaptisés et sont désignés maintenant comme centres de rehabilitation plutôt que camps de travail.Tout est dans la nuance, et on comprend dans ces conditions que nul ne se hâte de libérer une main-d'oeuvre sans aucun droit mais rentable malgré la sous-alimentation à laquelle elle est condamnée.Pour un pays de 123 millions d'habitants dont 63% sont condamnés à la misère des campagnes sous-développées, dans le contexte d'une économie qui vaut à l'Indohésien un produit national brut annuel de $100 per capita, le problème des prisonniers politiques se pose-t-il?I/aide canadienne C'est à nous de la poser car mercredi.et pour trois jours, le président de l'Indonésie, le général Sounarto, arrive à Ottawa en visite officielle, et ses entretiens prévus auront le centre d'intérêt ideal pour la matière: le développement économique.Car, depuis I avenement du régime Souharto, le Canada a tranquillement gravi les échelons et se situe aujourd’hui au quatrième rang des fournisseurs de la manne du développement, après le Ja-on, la Banque mondiale et les Etats-Inis.Par les canaux bi et multilatéraux, dans le cadre de progamme liés (achats d'articles canadiens) ou déliés, le Canada est présent, aussi bien par le truchement de LACDI (Agence canadienne de pour l’aide le développement international) que 1TGGI (G-roupe inter-gouvernement pour l’Indonésie), ou la PICA (Compagnie d’investissement privé pour LAsie) dans des secteurs clé comme le développement agricole, la sylviculture, les mines.les pêcheries et les moteurs d'avion.Au strict plan bilatéral, cette année, l’aide canadienne serait de l'ordre de $30 millions, sans compter les $13 millions transmis via la vanque mondiale, notre participation au projet d'irrigation de 65 millions ou de la relance sucrière de 100 millions, et le montant difficile à établir assumé par les secteurs privé et public canadiens dans le prêt de 2 milliards consenti par ITGGI auquel nous participons également.Tous ces chiffres ne visent pas à contester la qualité ou la nature de l aide canadienne à l'Indonésie mais sont là pour montrer de quel poids et de quelle portée serait une interven- tion canadienne auprès du président Souharto, après-demain à Ottawa.C'est facile de plaider que le Canada n'intervient pas dans les affaires intérieures des pays qu'il aide.Sans rouvrir de vieilles plaies comme Haiti ou autre Zaire, on se doit d’établir des critères "minimaux”, ces normes d'admissibilité qui, sans constituer des interventions, diraient clairement que le Canada, octroyant ses largesses, a aussi le souci des valeurs humaines.Une Agence d'aide au développement n'est pas qu'un organisme de promotion industrielle et commerciale et tout programme d'une certaine importance, de nature à aider un pays a se développer, ne doit pas avoir pour seule contre-partie pour nous la rentabilité de l'investissement.Nous savons pertinemment que LACDI, par exemple, a senti le courant de la mondialisation, ce qui, par le fait même, lui impose non seulement des objectifs à actualiser en fonction d’une urgence nouvelle quant à la fourniture de l’aide, mais aussi l'obligation morale qu’entraîne aujourd'hui son budget de près d'un milliard.Cela s'appelle “leadership", et ce leadership, pour peu qu'on veuille l'assumer sans visée politique qui caractérise celui de nos voisins du Sud et du Nord, s'accommodera des susceptibilités des plus jaloux.Il ne s'agit pas, loin de là, avec M.Souharto ou avec n'importe qui d'autre, de rompre brusquement et de dénoncer les abus ou la corruption, car le côté spectaculaire et “gargarisateur” mis à part, une rupture ne Fait généralement que compliquer les choses.Ce n'est sûrement pas un retrait de Laide canadienne au régime de l'ordre nouveau de M.Souharto qui améliorera le sort des détenus de Buru, de Java, de Sumatra ou du Kalimantan.Il faut, et nous pouvons, MM.Trudeau, MacEa-chen, Gérin-Lajoie ou Gillespie peuvent, faire de sorte que la “réinsertion" d’un forçat indonésien n'aboutisse pas pour le gouvernement Souharto.à nous offrir une main-d'oeuvre gratuite pour les projets que nous implantons dans son pays et qui nous valent des dividendes.Notre aide a grossi en termes de millions disponibles, parallèlement à notre maturité politique et à notre volonté d'assurer une présence à l'heure de la planétarisation des problèmes.Certains ne sont pas loin de voir dans nos programmes bi et multilatéraux, une poule aux oeufs d’or.Tant mieux: car inversement, cette image que nous ne contesterons pas, nous permet de faire valoir l’intérêt du bénéficiaire à ne pas tuer cette poule aux oeufs d'or par ses abus.Car autrement, l’inverse est insupportable, notre silence n’étant pas qu'impuissance politique et morale, mais aussi, et plus immédiatement, complicité.r ¦propos d’actualité "Lorsque l'homme québécois, francophone et nord-américain, par sa perception des choses cessera d'être lui-meme il cessera du même coup d'apporter une contribution originale et personnelle à l'ensemble canadien et nord-américain " Jean-Paul L'Allier, ministre des Communications, devant l'Association canadienne des entreprises de télécommunications, le 17 juin 1975.C DOS! de des moyens de communications qui se classe parmi les plus élevés au monde.Malgré cette grande consommation, la qualité et la quantité dans plusieurs secteurs varient beaucoup d'une région à l'autre Souvent cette inégalité dans les services offerts est le résultat d'un échec des politiques fédérales en matière de communications.A titre d'exemple, prenons la radio-télédiffusion où les autorités fédérales responsables ont laissé se développer des situations pour le moins anormales en matière de répartition des ondes: ainsi à Montréal on retrouve les stations de radio MA et MF anglophones en nombre supérieur aux stations francophones.En ce qui nous concerne.cette situation, où la majorité est minoritaire dans les services reçus, nous apparaît aussi inacceptable qu’elle le serait pour une autre province." Jean-Paul L'Allier, ministre des Communications, devant l'Association canadienne des entreprises de télécommunications, le 17 juin 1975 ¦ Dans son rapport annuel, déposé ces jours derniers à l’Assemblée nationale, le Protecteur du citoyen, Me Louis Marceau, formule une série d’observations à propos de divers organismes gouvernementaux avec lesquels il est venu en contact pendant l’année écoulée.Voici quelques observations de Me Marceau au sujet de l’organisme très controversé qu'a été depuis quelque temps la Commission du Salaire minimum.De tous les organismes avec lesquels j’ai été en contact, la Commission du Salaire minimum constitue, sans doute, celui dont le rôle est le plus mal défini et dont les tâches "mi-politiques'', “mi-quasi judiciaires" (si on veut utiliser une expression dont le sens n’a jamais été bien précisé) sont les plus malaisées à circonscrire.Il suffit pour le réaliser de se rappeler que ses pouvoirs réglementaires sont impossibles à isoler de ceux du ministère responsable des politiques de travail; que ses pouvoirs de surveillance parallèles à d’autres de même nature sont mal identifiés et surtout mal appuyés; que ses pouvoirs d’agir dans les cas individuels sont limités à ceux d’un agent de réclamations habilité à faire valoir les réclamations des salariés devant les tribunaux.La Commission du Salaire minimum est devenue un organisme dont l’efficacité est contestée et c'est avec raison, je pense, qu'on a pu diagnostiquer des difficultés tenant au manque de motivation d’une partie du personnel, à l'insuffisance des effectifs, au caractère inadéquat de certains procédés administratifs.Mais par-delà tout cela, je me demande s’il n y a pas avant tout un pro blême de conception de départ qui tient oe la loi elle-même, conception qui devrait d'a- bord être sérieusement remise en question.Si, au contraire, on juge que, tel que constitué, l’organisme est en mesure de mieux structurer sa vocation et de se transformer lui-même, je serais alors porté à exprimer deux souhaits.Le premier: qu’il ne délaisse pas complètement ce rôle qualifié de “gendarme” qu’on lui a reproché d’assumer trop exclusivement.La loi, dans sa substance même, a pour but d’aider les salariés à faible revenu ou dont l’emploi est plus ou moins épisodique et ils sont trop souvent vulnérables et placés dans une situation défavorable par rapport aux employeurs pour que de simples services de conciliation et d'arbitrage soient toujours susceptibles de leur assurer une protection suffisante.Le second: que l’on s'emploie au plus tôt à corriger ces lacunes de la législation elle-même, qui, bien que mineures, ont en pratique des conséquences regrettables: je songe d'abord à la rigueur de ce délai de prescription de six mois dans lequel est enfermé le droit de recours du salarié et que n'interrompt pas sa dénonciation auprès de la Commission (art.30: rapport 1972, no 284 et sommaires 122 et 123 ci-après rapportés); je songe aussi à l'impossibilité pour la Commission d'invoquer au nom d'un salarié l'obligation personnelle que l’article 93 de la Loi des compagnies impose aux administrateurs d une corporation en faillite (interprétation jurisprudentielle de Lart.27: sommaire 125 ci-après rapporté; je songe enfin à l’inefficacité des dispositions pénales visant à sanctionner les infractions aux prescriptions et ordonnances, à cause du trop faible montant des peines qu’elles prévoient (art.31 à 38).r lettres au DEVOIR La technologie nucléaire est-elle exportable ?("est avec une très grande joie et beaucoup d'espoir qu'il faut voir la réunion, cette semaine à Londres, de plusieurs grands pays exportateurs de techniques et de réacteurs nucléraires.Le fait que l'U.R.S.S.et les Etats Unis se soient mis d’accord pour participer, avec plusieurs autres pays, tous aussi jaloux de leurs droits commerciaux et de leur souveraineté.à une conférence pour discuter des garanties qu'il serait bon d'exiger dans le futur pour la vente des réacteurs nucléaires, est un grand pas vers la non-prolifération des armes atomiques.Quelles que soient les raisons qui ont poussé tous ces pays à se rencontrer, intérêt réel pour l'avenir du monde, la peur de donner à de petites puissances de trop gros moyens ou simplement le désir de garder un certain monopole entre leurs mains, le premier pas concret vers des mesures effectives allant à l'encontre de la prolifération nucléaire est entrepris.Que le Canada ait participé à ce sommet, initiative des Etats-Unis face à la vente de réacteurs nucléaires au Brésil par l'Allemagne de l'Ouest, est fort louable.Bien que l'opinion canadienne, de même que le gouvernement, aient été désagréablement surpris de l'explosion atomique indienne, il n'en demeure pas moins que cet événement n'allait pas perturber notre commerce nu- cléaire.On raisonna que si ce n'était pas nous, alors ce serait un autre gouvernement: alors pourquoi se priver de ventes.Mais ce raisonnement est faux.Il est vrai d'affirmer, comme d'ailleurs M.Trudeau le faisait dernièrement, que les pays industrialisés doivent partager leur technologie avec les pays moins défavorisés.Cependant, il y a une limite raisonnable à l'usage que les pays acheteurs feront de cette technologie.On ne vend pas une arme, ou les moyens de créer une arme, à quelqu'un, pour après, en être menacé.Ce dernier raisonnement semble heureusement prédominer actuellement Et il est bien que ce soit celui-là.car si l'on mène le premier jusqu'au bout, c'est-à-dire des ventes à ceux qui en ont les moyens, on pourrait se retrouver dans des situations où, par exemple, de petits pays emploieraient des bombes atomiques pour régler leurs différents frontaliers.Lorsque tous les pays auront leurs engins atomiques, le cercle vicieux recommencera, les pays industrialisés ayant mis au point de nouveaux moyens de pression et de destruction plus puissants et plus apocalyptiques que jamais.C'est une course que jamais personne ne pourra gagner Notre,pays, en ayant des normes de garantie les plus élevées quant à l'utilisation faite de la technologie nucléaire canadienne vendue à l'é- tranger.fait certainement preuve de sagesse et de prévoyance.Malheureusement pour tous, il semble que l'Inde ait trouvé le moyen de détourner ces garanties et de faire fi de notre idéal.Est-ce à dire que tout est à recommencer, ou qu'il faut arrêter les ventes de notre technologie nucléaire?La réponse est évidemment non.et les différents gouvernements réunis à Londres, par leur participation à cette conférence, agissent sur la base même de celle-ci.11 suffira de rendre beaucoup plus strictes les conditions de vente de cette technologie particulière et d'exiger des garanties supplémentaires.Tous semblent réaliser aujourd'hui que si l'on ne peut plus empêcher certains pays de se procurer cette technologie nucléaire, les détenteurs de celle-ci peuvent faire en sorte d'imposer leurs conditions pour le partage.A l'heure où le cartel du pétrole nous montre la force qui réside dans une communauté d'intérêts, il ne serait pas à diminuer les possibilités d’un tel cartel des pays exportateurs de techniques nucléaires.N est certain qu'un intérêt commun lie tous ces pays; il reste à savoir si celui-ci sera assez fort pour les garder unis.Il faut l'esperer, pour la paix du monde à venir.Marc PARENT licencié en relations internationales Québec, le 20 juin 1975 Canada, quel est ton vrai visage ?Plusieurs Américains sont reconnaissants au Canada d'avoir providentiellement accueilli les objecteurs de conscience de la guerre du Vietnam.Mais, cette sympathie pour le Canada se volatise rapidement devant le traitement barbare qui est fait au docteur Morgentaler (iont le seul "crime" réside dans son refus en conscience de voir des femmes risquer leur vie et leur santé en recherchant des avortements dangereux dûs à l'impuissance généralisée des hôpitaux québécois à leur offrir des services d'avortements légaux.Qu'un homme soit gardé en prison après avoir été acquitté deux fois par jury, c'est inconcevable.Par le traitement infligé au docteur Morgentaler.le système juridique canadien offre-t-il une justice plus équi-lable que les systèmes chilien nu so- 'ietiquel Les prisons canadiennes roussiront-elles à se défaire d'Henry Morgentaler alors que les camps de concentration nazis y ont échoué?Le Canada a hébergé des déserteurs américains! Qu'il soit maintenant magnanime envers un des siens.Edd DOERR Maryland, le 19 juin 1975.Pas de réclame sur les autoroutes M Georges F.Tremblay président et M.Jacques Taschereau, secrétaire, Office des Autoroutes du Québec.("est avec déception que le 22 juin dernier, j'ai constaté que deux panneaux-réclames de couleur jaune étaient suspendus au-dessus de l'Autoroute du Nord sur lesquels l'on pouvait y lire: Roulez plus lentement avec CK AC 73" Je comprends qu'on aurait tout aussi bien pu y indiquer: "Roulez en toute sécurité avec FORD, avec MICHELIN etc.".J'ai toujours cru que l'Office des Autoroutes du Québec dont vous agissez respectivement comme President et Secrétaire.avait une politique ferme concernant l'esthétique des autoroutes du Québec et en particulier en ce qui a trait à la réglementation des panneaux-réclames.J'ai donc présumé que la pose de ces deux enseignes avait été faite hors votre connaissance.J'aime croire que vous n'avez pas participé à favoriser ce poste de radio plus qu'un autre < est pourquoi, je vous serais gré de me faire savoir si une décision concernant ces deux panneaux-réclames a dûment été prise par votre conseil d administration.Dans l’affirma-liye.j apprécierais recevoir une copie de la résolution y relative.En particulier, et pour le cas où une lellc décision aurait été prise en ce sens, j'apprécierais savoir si l'Office des Autoroutes du Québec a bénéficie d'avantages pécuniers de la part de ce poste de radio Lucien LACHAPELLE.Montréal, le 23 juin 1975 Une fête mythologique La fête sur la montagne fut un succès.Bravo' Mais pourquoi?Parce que, dit-on.il faisait beau et qu'on a délaissé la formule du défilé?Parce que le programme des réjouissances nous faisait des offres qu'on ne pouvait refuser’’ Peut-être.Il me souvient d'une autre fête bien réussie.C'était au début de la Révolution tranquille: on avait fêté dans Pile Sainte-Hélène.Un demi-million de personnes durant toute une nuit! Là aussi, on y est allé d'explications sociologiques: début d'un Nous voulons vous informer que le télégramme qui suit a été envoyé a M.Jérôme Choquette, ministre de la Justice à Quebec."Nous, soussignés, voulons témoigner de notre indignation devant l'acharnement et Ta brutalité avec lesquels le docteur Henry Morgentaler est actuellement traité tant en prison que par la persécution vendicative et arbitraire que vous lui inflige* Comme membre du Barreau, nous ne pouvons comprendre ni envisager un tel abus du système pénal et judiciaire.Gary M.SNIDER, A L POSLUNS, Alan D.LEVY, James FLEMING, John ROSEN, Harold J.LEVY, regime nouveau, nationalisme des jeunes, pas de procession.Je songe à un autre ordre d'explications qui font appel à quelques grandes données de la mythologie Toute fête est l'abolition du temps profane pour retrouver le temps sacre qui seul permet la re-creation du monde puisque, en ce temps-là tout est permis.Pour faire la fête on élabore un rituel, une cérémonie dans un décor particulier et avec des moyens particuliers.On arrête le temps.Lynn LANGFORD, Marlys EDWARDH, John GUOBA, L.J.RICHARDSON, J.Robert KELLARMAN, dayton C.RUBY.Toronto, le 20 juin 1975 Or il se trouve qu'au début des années soixante et que ces jours derniers se trouvaient réunis tous les éléments mythiques les plus chargés de sacré: l ile ou la montagne, l'eau, le feu.la lune et le soleil Ce sont les archétypes que connaissent toutes les religions Je dis que dans les deux cas.ce sont ces éléments, ces forces archétypales et primitives du rassemblement qui ont attiré, du fond des ages, les gens à notre fête nationale Que les acteurs aient été incons-i ients des forces qui les attiraient n'enlève rien à la valeur de mon explication.Cette explication n'empêche pas celle qui fait appel à la sociologie: elle vient la compléter et lui faire une beauté.Michèle Létourneau pour Armand DAIC.NEAULT Montréal, juin 975 LE DEVOIR Fondé par H«nri Bourcma le 10 janvier 1910 Directeur et rédacteur en chef Claude Ryan Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l’information Jean Francoeur men.Montréal H2Y 1X1 II elt compo* et .mpr.'mé Dumont incorporée dont let atelier* *ont »,tue* à 913( loSalle l agence Pre**e Canadienne e*t outor.tee à i »u*er le* information* publiée* don* l£ DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $45 par année I étranger $50 par année.n« mon $28 trou mou iamedi $15 par année Édition quotidienne, livrée à teur $1 20 par semaine Ton» de I abonnement terv.r.enne »ur demande Courrier de deuxième cla**e numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du C 1TllÉfHONIi 144-3*41 li,„„group„„ À la défense du Dr Morgentaler des idées des événements des hommes La Commission de Police et l’affaire Quay (2) Guay n’a violé ni la loi fédérale, ni un code d’éthique inexistant par le juge JACQUES BOUSQUET II n’y a pas eu divulgation Sans doute, il serait déloyal de sa part d’entraîner son directeur à lui faire des déclarations confidentielles et compromettantes pour ensuite en publier le contenu ou en donner connaissance à des tiers sans l’auto-risaüon de ce même Directeur.Il y aurait là un acte déloyal, pas dans le fait d’avoir enregistré la conversation de son directeur, ce qui est parfaitement indifférent, voire anodin, mais d’avoir publié ou divulgué cet enregistrement sans la permission de son directeur.Dans une telle éventualité on pourrait parler de manque de loyauté, de déloyauté due non pas a l’enregistrement lui-même mais à la divulgation de cet enregistrement.Et ceci est tellement vrai que même s’il n’avait pas enregistré cette conversation, André Guay aurait commis une déloyauté et divulguant le contenu sans l’autorisation de son directeur, parce que la déloyauté ne réside pas dans l’enregistrement de la conversation, mais dans la divulgation qui en aurait été faite.Dans le cas qui nous occupe, il n’y a pas eu interception d’une conversation destinée à une autre personne; il n’y a pas eu de vil et vulgaire espionnage des propos entre le directeur Daigneault et un tiers; il n’y a pas eu enregistrement d’une conversation destinée à une autre personne, mais seulement enregistrement sur bobine d’une conversation entre René Daigneault et André Guay lui-même; par ailleurs, il n’y eut aucune divulgation de cette conversation, enregistrée ou pas, par André Guay qui l’a scrupuleusement tenue cachée jusqu’à la présente enquête.Dans de telles circonstances, je n’hésite pas à conclure qu’il n’y a rien de déloyal dans cet enregistrement parce qu’il n'y a rien de contraire à la bonne foi, à la probité, à la fidélité etc.; il n’y a rien d’infidèle, de perfide ou de mensonger dans cette conduite; André Guay n’a pas trahi la confiance de son directeur et il n’a manqué ni à sa parole ni à sa engagements.Dans mon opinion, il n’a donc pas commis la deuxième faute qu’on lui reproche; “un acte, négligence ou s’être conduit d’une manière préjudiciable au bon ordre et à la discipline en faisant preuve de manque de loyauté envers son directeur René Daigneault”.Les savants procureurs de la poursuite ont attaché une grande importance au fait qu’en agissant ainsi, André Guay aurait pu être tenté d’exercer du chantage sur son directeur.Il s’agit là d’un supposition bien gratuite puisqu’il n’y eut pas la moindre preuve de tentative de chantage de la part d’André Guay.Au surplus, qu’il nous suffise de dire que la Commission n’a pas pour mission de faire le procès des intentions qu’André Guay aurait pu entretenir et qu’elle n’a sûrement pas le droit de conclure à une tentative de chantage dont il n’y a pas l’ombre d’une preuve au dossier.Il y eut un long débat sur la date de cet enregistrement, à savoir s’il eut lieu le 4 ou le 12 juin 1973.Cette date peut en effet avoir une incidence sur la valeur et la justification apportée par André Guay de son enregistrement.Dans mon esprit, cette différence ne saurait intéresser la Commission pour la simple raison qu’une personne n’était pas tenue de justifier une action qui m’apparaît indifférente ou anodine en soi, cette justification par André Guay de son enregistrement est inutile dans les circonstances actuelles.Tout au cours de cette enquête et lors des plaidoiries des savants procureurs, on a fait allusion à une législation qui ne s’applique pas dans la présente cause parce que postérieure à juillet 1973, mais que le Parlement canadien a votée pour protéger la vie privée contre l’interception des communications.Même si cette législation ne s’applique pas dans la présente enquête, je crois qu’il y a lieu de signaler quelques-unes de ses dispositions pour bien percevoir ce que le législateur considérait comme répréhensible dans ces écoutes électroniques, que la Loi soumet maintenant à des règles particulières.La loi de 1973 sur l’écoute électronique En prenant connaissance de cette loi (Statuts du Canada 21- 22, Elizabeth II, page 715) on est obligé de conclure que si elle avait été en vigueur en juillet 1973, non seulement elle ne défendrait pas à André Guay l’enregistrement de la réunion du Hilton, ni de sa conversation avec le Directeur Daigneault, mais au surplus elle lui fournissait un moyen de défense pour-prouver que ces deux enregistrements étaient parfaitement légaux et qu’il aurait absolument le droit de les faire aujourd’hui alors que cette nouvelle législation est en vigueur.Ainsi nous retrouvons au paragraphe 1er de l’article 178 la définition de ce que la loi entend comme une communication privée, donc une communication tombant sous le coup des prohibitions édictées par la loi.Cette définition se lit comme suit: “communication privée” désigne toute communication orale ou télécommunication faite dans les circonstances telles que son auteur peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elle NE SOIT PAS INTERCEPTEE PAR UNE PERSONNE AUTRE QUE LA PERSONNE A LAQUELLE IL LA DESTINE”.On voit par cette définition que la loi entend considérer comme illégal et prohibé l’enregistrement d’une communication où l’auteur peut s’attendre “à ce qu’elle ne soit pas interceptée par une personne autre que la personne à laquelle il la destine.” Dans la présente cause, la communication René Daigneault étant destinée à André Guay, ce dernier ne tombait pas sous" le coup des prohibitions de cette loi.Nous poursuivons aujourd’hui la publication du texte du jugement rendu dans l’affaire André Guay par le juge Jacques Bousquet siégeant pour la circonstance i titre de membre additionnel de la Commission de police du Québec en compagnie des juges André Forget et J.Alfred Crowe.Dans une première tranche publiée samedi, le magistrat disposait de l’accusation de négllcence portée contre M.Guay par le directeur René Daigneault dans l’affaire du Hilton et concluait qu’il n’y avait pas eu déloyauté dans l’enregistrement par M.Guay d’une conversation qu’il eut avec son supérieur.M.Bousquet explique dans cette seconde tranche de son jugement pourquoi II n’y eut pas, en l'occurence, violation de la loi fédérale sur l’écoute éleétronlque.Il conclut que, coupable d’une erreur de jugement plutôt mineure, M.Guay n’a aucunement mérité ni la recommandation de congédiement portée contre lui par son supérieur, ni la suspension sans rémunération qui lui fut Infligée i l’occasion de l’enquête Instituée sur son cas.Le juge André Forget, dans un jugement également fort élaboré qu’il nous est malheureusement Impossible de reproduire, conclut dans le même sens que le juge Bousquet, sauf que, pour l’affaire du Hilton, Il ne retient pas le reproche de manque de jugement formulé par son collègue.Quant au juge Crowe, Il conclut avec fermeté que le directeur adjoint Guay, en favorisant l’écoute électronique d’une réunion convoquée au Hilton par le responsable du projet "B”, "a rempli ses fonctions avec négllcence, négligence grave de la part d'un directeur adjoint et qui constitue beaucoup plus qu’une erreur de jugement".Il reproche i M.Guay “un manque flagrant de loyauté envers son directeur” et conclut, en conséquence, qu’il y a Heu “d’entériner et d’approuver” la demande de destitution du directeur adjoint de la Police de la CUM formulée par le supérieur Immédiat de M.Guay, le directeur Daigneault.Il y a lieu également de lire attentivement le paragraphe 3 de cet article 178, lequel se lit comme suit: “3) — Lorsqu’une communica-tion privée a pour auteurs plus d’une personne ou que son auteur la destine à plus d’une personne, il suffit, aux fins de l’alinea (2)a), du paragraphe 178-16 (1) et du paragraphe 178 2 (1), que l’une quelconque de Les lendemains peu connus de la “paix”.Dans les camps de réfugiés vietnamiens, un nouveau visage de la guerre.par N.NGUYEN La guerre contre les Vietnamiens continue mais c’est un sujet tabou.Peu de journaux en parlent: et ceux qui en parlent n'ont pas une information directe.Peut-être après tout, les Canadiens ne se sentent-ils pas concernés par ce nouveau; drame.Pourtant, la guerre au Viet- nam a beaucoup rapporté économiquement aux Canadiens: $520.667.508.00, en contrats avec les Etats-Unis — et ce -ne sont ici que des statistiques partielles.et celles qu’on a bien voulu publier.A cette vente d’armes, et à la recherche intense qui s’est faite dans les laboratoires de Toronto pour faire avancer la guerre chimique au Vietnam, i! faut faire correspondre autant d'emplois créés dans un pays qui connaissait alors une menace de récession.Malgré les immenses profits que les Canadiens ont tires de la guerre, aujourd'hui ils ne se croient “capables” d’accepter Çk début! m lèri annii lorsqu'on vous demanda do lira "Las Maiiiaurs da Sophia ”.On vous dit do lira à voix hauta mot é mot.Ensuita an 2ièma annéa.on vous damanda da lira à voix basso.mais vous n'y arrivaz pas.Vous cassaz da lira à hauta voix, mais vous continuaz é pro-noncar intériauramant choqua mot.Il ast fort probabla qua vous la faisiaz.Ca qui siqnifia qua vous na lisaz pas plus vita qua vous parlaz: c'ast-é-dira à pau prés 200 é 300 mots par minuta.(La livra sur las Racords Mondiaux da Ouinass rapporta qua John F.Kannady a livré un discours é la vitnssa record da 327 mots é la minuta).Pourquoi la plupart des gens lisant lantamant?l’herbe eat verte Vous ramarquaz immédiatamant las trois mots.Maintanant.ragardaz la point situé antra las doux prochainas phrasas.et elle pousse e lorsqu’il pleut Par l'antrainsmant.vous apprendrez à utilisor votre potential inné da visualissr des groupas da mots.Vous liraz antre 500 é 1.500 mots par minuta dépendant da la difficulté du matériel présenté.La cours Evelyn Wood vous ansaigna é lira sans songer é chaque mot mentalement.Au lieu da lira un mot é la fois, vous appronoz è lira des groupas da mots globalement.Lecture dynamique 8 semaines (86 heures) Pour comprendra é quai point ceci ast facile, ragardaz la point imprimé au-dessus da la phrase an caradéiS gras.— Lecture rapide, concentration, compréhension, mémorisation, méthodologie Assistez une fois par semaine pendant 8 semaines - 24 heures théorie.Il y a une heure de pratique chaque jour entre les classes - 42 heures pratiques.DÉBUT SAMEDI MATIN 9H30 28 JUIN FIN SAMEDI MATIN 12H3016 AOUT DÉBUT JEUDI SOIR 6H30 - 3 JUILLET FIN JEUDI SOIR 9H30 -21 AOUT INSCRIVIZ-VOUS DtS MAENTINANT Téléphonez au Réglstralre National, frais virés (S14) 844-1941.Ou préaentoz-vous é l'hdtel Sheraton Mt.Royal Suits M37 jeudi 3 juillet ShOO p.m.LES COURS SONT DONNÉS ÉOALfMENT A PARIS.OTTAWA ET QUÉBEC.INSTITUT INTBRNATIONAL DI LICTURIDYNAMIQUI La saula tcola prlvéa accréditée par la miniatéra da l’éducation qui ansaigna la lacture dynamiqua (méthoda) Evelyn Wood an français é travers 11 pays.Permis No.749833 (Culture personnelle) 844-1941 que 3,000 des réfugiés terrorisés (et par qui?) qui ont fui le Sud-Vietnam.Même dans l’éventualité où ils auraient à supporter financièrement ces 3,000 personnes pour le restant de leurs jours, les Canadiens sortent encore gagnants de la guerre: car s’ils 1 ont perdue sur le terrain, ils l’auront gagnée économiquement.Jusqu'ici, cependant, le peuple canadien ne semble pas devoir encourir des frais pour supporter les quelque 3.000 réfugiés qu’il aura acceptés sur un total de 14,000 parrainés.Car nos officiers ont bien choisi les futurs immigrés, ceux qui ont un métier ont priorité.Ils sont arrivés les premiers ici, avant les parents, les frères et les soeurs, des Vietnamiens canadiens, semble-t-il, qui attendent toujours, parqués dans les camps américains.C’est par de tels critères que des personnes comme le général Quang, qui ont vécu du traffic de la drogue et de l'extorsion, deviennent 'lus désirables au Canada que les plus démunis: au moins, on est assuré qu’ils ne vivront pas aux frais de l’Etat.Le mot d’ordre au ministère: silence Il est d'ailleurs impossible de tirer quelque information que ce soit des officiers d’immigration canadiens, que ce soit à Montréal, à Ottawa ou aux Etats-Unis.Personne n’est responsable de rien.Des milliers de demandes sont étudiées chaque jour, et nous ne pouvons accepter qu’un ou deux réfugiés Voir pago 6: Réfugiés ,ner puisqu Per‘ l’appar Pc ces personnes consente à son interception.” Le paragraphe 178.11 (1) dit textuellement ceci: “Est coupable d'un acte criminel et passible d’un emprisonnement de cinq ans, quiconque, au moyen d'un dispositif électromagnétique, acoustique, mécanique ou autre, intercepte volontairement une communication privée.(2) Le paragraphe (1) ne s’applique pas a) à une personne qui a obtenu de l’auteur de la communication privée ou de la personne à laquele son auteur la destine, son consentement exprès ou tacite à l’interception.” Or, les deux interceptions ou enregistrements qu’on reproche à André Guay ont tous deux été autorisés par une telle personne à laquelle cette communication était destinée.A.— Dans le cas de l’affaire Hilton, Magnan faisait partie de la réunion et les communications qui s’y sont faites lui étaient destinées.Or, de 'oute évidence il en a autorisé l'interception ou l’enregistrement "uisqu’il a consenti à porter appareil (body mike) qui a servi à cet enregistrement.B.— Lors de la conversation entre André Guay et le directeur Daigneault, cet enregistrement a été autorisé évidemment par l’auteur de la communication privée ou de la personne à laquelle l’auteur la destine puisque c’est André Guay lui-même, l’un des interlocuteurs à cette communication 3ui a décidé, en y donnant évi-emment son consentement, de l’enregistrer.Conscient oue cette législation ne s'applique pas dans la présente cause, le soussigné a quand même jugé bon de l’introduire dans sa décision afin qu’il soit clairement entendu que non seulement cette nouvelle législation ne s’applique pas aux deux incidents reprochés à André Guay, mais que bien au contraire, elle lui aurait fourni une défense pour en démontrer toute la légalité si elle s’appliquait aujourd’hui.Conclusions générales Pour conclure, dans mon opinion, M.Guay doit être blâmé pour avoir commis une erreur de jugement due à une négli-ence de sa part, en autorisant ’enregistrement des conversations tenues à l’Hôtel Hilton, le 23 juillet 1973 entre Lecuyer, DeLuca, Magnan et Mardi et ce sans motifs raisonnables, occasionnant ainsi certaines dépenses inutiles aux services financiers de la police de la C.U.M.En ce qui concerne le deu- Carrefour St-Arsàne Inc.7321, Christophe Colomb, Montréal Institution privée reconnue d'intérêt public par le Ministère de l'Éducation (cours général).Externat pour garçons et filles 6ème année à secondaire 4 (inclusivement) Bureau d’admission : 274-5523 274-9945 xième grief, je suis d’opinion ue M.Guay n’a pas fait preuve e manque de loyauté a l’endroit de son directeur et que partant ce reproche ne saurait etre accueilli.Cette seule négügence de M.Guay, consistant en une erreur de jugement de sa part, peut-elle etre assez grave, pour justifier son congédiement tel que recommande parle directeur Daigneault?M.Guay n’a commis aucune offense relevant de la législation criminelle; ce qu’il a fait n’ayant jamais été défendu par le Code pénal, doit être considéré comme permis à tout citoyen (The great Leading rule of criminal law is tht nothing is a crime unless it is painly Forbidden by law.This rule is no doubt subject to exceptions, BUT THEY ARE RARE, NARROW, AND TO BE ADMITTED WITH THE GREATEST RELUCTANCE, AND ONLY UPON THE STRONGEST REASONS.Stephen J., in R.v.Price, 12 Q.B.D., 247; 23 L.J.M.C., 51, cité par Harris & Wilshere's Criminal Law, 1943, page 5).M.Guay n’a rien fait de contraire aux règles du code d’éthique de la Police de la C.U.M., parce que, tout étonnant que cela puisse être, il n’y a aucun code d’éthique en vigueur pour le personnel de la Police de la C.U.M.actuellement et en juillet 1973, l’ancien code de la Police de Montréal étant tombé en désuétude et aucun autre n’ayant été adopté pour la police de la C.U.M.Dans l’exécution de ses fonctions, M.Guay s’est rendu coupable d’une negligence qui a entraîné de sa part une erreur de jugement qui lui est reprochée dans le premier grief.Cette erreur de jugement est évidemment de peu d’importance, tellement que le directeur Daigneault, mis au courant de cette négligence quelques semaines après le 23 juillet 1973, n’a pas jugé à propos d’en faire reproche à M.Guay avant le mois de février 1975, soit 1 an et demi plus tard.Cette négligence eut-elle été grave dans l’esprit du Directeur Daigneault qu’il en aurait fait grief à M.Guay bien avant février dernier.D’ailleurs, cette négligence n’a rien d’assimilable de près ou de loin à un acte de corruption ou de malhonnêteté qu’on devrait considérer comme une mauvaise conduite.Or, il existe une jurisprudence de nature à nous éclairer sur les exigences de la loi en ce qui concerne “le bris d’une bonne conduite” qui doit être prouvé pour nous permettre de prononcer la destitution d’une personne qui occupe une position officielle “durant bonne conduite” comme dans le cas de M.Guay; cette jurisprudence, la voici: “(2) Corpus Juris Secundum, Vol.11, p.767.Breach of good behaviour: The phrase, used in a constitutional provision, has been held to imply a corrupt or dishonest motive in the performance of official duties, or a wantom disregard of, or refusal to perform such duties, or a willful failure to perform official duties regardless of the motive therefore; but not to include mere mistakes or errors of judgment, or conduct, however, immoral, which does not rélate to official action, although the phrase, used in connection with other constitutional provisions, has been contrued to include a breach of moral, as distinguished from official, good behaviour.” Cette opinion de toute évidence, exclut comme un bris de bonne conduite toute erreur de jugement.“(3) Chesley vs Town of Lunenburg 28 D.L.R.571 (1st Edition) Town solicitor appointed under sec.118 of Towns Incorporation Act, which section provides that he “shall hold office during good behaviour”.Judge Harris of the Nova Scotia Supreme Court, at page 572: “It is well settled that the grant of an office during good behaviour creates an office for life determinable upon beach of the condition, and behaviour means behaviour in matters concerning the office, or conviction for an infamous offence of such a nature as to render the person unfit to exercise the office, which has been held to amount to legal misbehaviour though not com-mited in connection with the office.Misbehaviour as to the office itself means improper exercise of the functions appartaining to the office, or non-attendance or neglect of or refusal to perform the duties of the office.See 7 Hals”.Laws of England, pp.22 and 23.La décision dans 1’affaire Chesley -vs- Town of Lunenburg précitée applique exactement les mêmes principes, savoir: que le bris d’une bonne conduite implique une conduite dont les motifs seraient entachés de corruption et de malhonnêteté dans l’exécution des devoirs officiels mais n’inclut pas les erreurs de jugement.Cette jurisprudence nous dicte la conduite à suivre dans la présente cause.Evidemment, M.Guay doit être blâmé pour une négligence qui a occasionné cette erreur de jugement qu’il a commise au sujet de l’autorisation donnée pour enregistrer sans motif raisonnable la réunion du Hilton, mais il est évident que ceci n’implique aucunement une idée ae corruption ou de malhonnêteté dans l’exercice de ses fonctions.En conséquence, je dois en venir à la conclusion que cette erreur de jugement, seule faute prouvée contre M.André Guay, ne saurait justifier sa destitution comme l’a recommandé le rapport de son Directeur René Daigneault et je me prononce contre la destitution de M.André Guay dans la présente cause.De plus, en étant d’opinion que la requête demandant la destitution de l’assistant-directeur Guay doit être rejetée, nous devons logiquement conclure à ce que ce dernier soit payé en totalité du salaire qu’il n’a pas reçu à cause de la suspension décrétée contre lui, car si la Commission conclut au renvoi de la requête en destitution, elle doit, en toute justice, conclure également au remboursement du salaire qu’il n’a pas reçu à cause de cette recommandation que son Directeur a faite relative à sa destitution.L’assistant-directeur Guay compte plus de vingt-huit (28) ans de service dans la Police de Montréal, où il a gravi presque tous les échelons avec une promptitude remarquable qui nous porte surtout à croire en sa compétence et son bon caractère, surtout si Ton considère que durant ces 28 ans de service, il a affiché une feuille de conduite presque impeccable, si on excepte une réprimande qui n’a pas eu pour effet de retarder ses promotions puisque c’est après cette réprimande u’il a été promu au poste ’assistant-directeur de la Police de Montréal.Or, il apparaît au dossier que Tassistant-directeur Guay a été suspendu et qu’il continue d'être suspendu du service sans traitement depuis le début de ces procédures, et ce jusqu’à ce que la présente décision soit rendue, si Ton excepte quelques semaines où son traitement lui a été versé sur recommandation de la Commission de Police Je ne peux pas sanctionner le bien-fondé ae cette mesure après avoir conclu à la disculpation de Tassistant-directeur Guay et ainsi à sa réinstallation dans ses anciennes fonctions.En conséquence, je suis d’opinion que, conformément aux dispositions de Tart.63 de la Loi de Police, il soit ordonné à la municipalité, en l’occurrence le Conseil de Sécurité Publique de la C.U.M., de payer à Tassistant-directeur André Guay la totalité du traitement qu’il n’a pas reçu pendant toute sa suspension, savoir le plein traitement de Tassistant-directeur de la C.U.M., tel qu’il était au moment de sa suspension, déduction faite, bien entendu, des montants qu’il a pu recevoir durant quelques semaines lors de la suspension de la présente enquête, et qu’il soit egalement enjoint à la susdite municipalité, soit le Conseil de Sécurité Publique de la C.U.M., de rétablir pour cette même période les autres avantages et allocations dont Tassistant-directeur André Guay bénéficiait avant la suspension, pension.Jacques Bousquet, juge de la Cour provinciale siégeant en cette affaire comme membre additionnel de la Commission de Police du Québec UNIVERSITÉ FACULTË DE L’ÉDUCATION PERMANENTE MONTRÉAL PROGRAMMES DE PERFECTIONNEMENT POUR ENSEIGNANTS Certificats (30 crédits): • Animation de la vie étudiante • Animation pédagogique des bibliothèques • Enseignement de l’éducation physique à i’éiemeniaire • Enseignement des mathématiques au secondaire • Enseignement des mathématiques et des sciences à l’élémentaire • Mathématiques Baccalauréat en enseignement (préscolaire et élémentaire) (90 crédits) TRIMESTRE D’AUTOMNE 1975 (admission: jusqu’au 1er août) Pour plus de renseignements FACULTÉ DE L’ÉDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary.Tél.: 343-6090/343-6992 après 17 heures. suites de la première page MME BLANCHET Pendant ce temps, l’opération “filet” de la Sûreté du Québec était sur le point de franchir sa plus importante étape.Les policiers avaient presque complètement encerclé la région sur le mot d'ordre d’être très vigilants et de prendre en filature toutes les voitures d’apparence suspecte.Un nombre considérable d’agents camouflés dans des voitures anonymes patrouillaient le secteur lorsoue 1 allure louche d’un conducteur éveilla des soupçons et les entraîna à une petite ferme abandonnée du rang Saint-Guillaume, de la petite localité de Saint-Guillaume, à environ 15 milles au nord-ouest de Drummondville.En tout, le bataillon de policiers i.aura mis que quelques minutes à encercler et prendre d’assaut le repaire des ravisseurs.Les deux hommes détenus comme suspects dans cette affaire, qui dure depuis mardi dernier, se trouvaient à l’intérieur de la maison.Les yeux bandés, assise dans la petite chambre chaude où on l’avait séquestrée, Mme Léna Blanchet n’était cependant pas attachée à sa chaise.Elle a plus tard rapporté que l’un de ses deux ravisseurs la gardait nuit et jour.Depuis les premières heures de ce drame, les média d’information s’étaient heurtés à un mutisme peu coutumier de la part des enquêteurs et des porte-parole de la police.Les dirigeants de la SQ ont enfin expliqué hier que cette discrétion s’imposait pour protéger la vie de la victime et des membres de la famille Blanchet aussi bien que pour assurer le succès de l’opération.‘‘L’opération “filet” a porté truit et c’est ce qui est important.En tout temps dans cette affaire, les membres de la SQ ont gardé à l’esprit que seul la sécurité est importante.” A un certain moment, la police a cru que l’action des ravisseurs pouvait être inspirée d’une idéologie politique.Paulin Blanchet, 32 ans.a écarte cette hypothèse en qualifiant les malfaiteurs de “bande bien organisée qui voulait de l’argent”.De son côté, la SQ doute de l’authenticité d’une lettre publiée dans le Journal de Montréal de samedi sous la signature des ravisseurs et qui accusait les membres de la famille Blanchet d’oppresseurs des travailleurs québécois.UN ULTIMATUM Depuis 1965 il y a eu commutation de peine de mort pour tous les condamnés déclarés coupables de meurtres qualifiés, c'est-à-dire d’assassinats de policiers, gardiens ou agents de la paix.Depuis trois mois, au Québec seulement, trois gardiens ont été assassinés.Il s'agit de MM.Georges N^deau, à la prison de Cowansville, G mes Beauvais, policier de la CUM à Ville Emard et Paul Gosselin, gardien à l’Institut Archambault, abattu vendredi à l'hôpital Queen Mary par le détenu Gilles Hebert.M.Paul Gascon, secrétaire exécutif du syndicat, a révélé, hier, qu’environ 200 gardiens de prisons étaient blessés chaque année par les détenus sans parler de ceux qui font l’objet d’invectives et de menaces quotidiennement.“Il est temps que la majorité silencieuse se fasse entendre”, a-t-il déclaré en se disant d’autre part parfaitement conscient des conséquences graves du geste que les gardiens se préparent à poser.M.Gascon reproche également au gouvernement d’avoir fait Ta sourde oreille aux demandes maintes fois répétées d’engager un plus grand nombre de gardiens et d’améliorer la protection due à ces employés.Devant les événements récents au cours desquels des policiers et gardiens ont été abattus par des criminels on sait qu’un vaste mouvement en faveur de La peine de mort s’organise surtout du côté des policiers dont la plupart des organisations et associations se sont prononçées récemment pour la pendaison des assassins.Cependant le premier ministre Trudeau tout comme le solliciteur général du Canada et la plupart des ministres canadiens sont de farouches adversaires de la peine de mort ce qui explique sans doute que la loi telle que rédigée depuis 1965 n’a jamais été appliquée.Les gardiens, agents de la paix et policiers, pour qui ces dispositions du code représentaient une protection en rendant passibles de l’échafaud leurs assassins, ont le sentiment que cette protection leur est virtuellement soustraite par la non-application de la loi.Il existe actuellement au Québec un condamné à mort, Réal Chartrand, 29 ans, dont le pourvoi vient d’être rejeté en Cour suprême et qui attend la décision du cabinet pour savoir s’il devra effectivement monter sur l’échafaud pour le meurtre du policier Gabriel Labelle de Sainte-Thérèse en 1971.Les douze hommes qui composaient le jury, à Saint-Jérôme, l’avaient recommandé à la clémence à la demande du juge Guy Mathieu qui avait dû néanmoins prononcer la peine de mort.ARGENTINE Selon certaines sources, les syndicats pourraient lancer un mot d’ordre de grève générale, qui frapperait un pays déjà gravement touché par la crise économique.De leur côté, les chefs du deuxième parti politique du pays, l’Union civique radicale, ont demandé à Mme Peron de “reconsidérer sa politique économique ayant qu’il soit trop tard”.Ils l’ont accusée d’etre malhonnête vis-à-vis des Argentins, en ne leur expliquant pas son programme économique et en abusant du pouvoir exécutif, qui devrait être soumis au contrôle du Parlement.Jusqu’aux premiers mois de 1975, les syndicats péronistes ont accru leur influence sur la gestion des affaires publiques.Mais, depuis, les résultats du commerce extérieur ont été très mauvais, l’inflation s’est mise à galoper et la production à régresser.La dette extérieure s’est élevée à $9.2 milliards, l’équivalent de plus de trois années de recettes d’exportation.Son discours de samedi, le plus “dur” depuis son accession à la présidence, a amené les dirigeants syndicalistes à envisager une rupture avec l’“héritière” de Juan Peron.La CGT avait organisé une grève générale vendredi dernier.Marquee par une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de travailleurs à Buenos Aires, cette grève, qui visait à attirer l’attention du gouvernement sur les “erreurs” de sa politique économique, ne se voulait pas un geste d’hostilité à l'égard de Mme Pe-ron.Tel ne serait pas le cas, cependant, d’une nouvelle action de ce genre.Quant à elle, la présidente de l’Argentine s’était entretenue samedi avec les commandants en chef des forces armées et les membres de son gouvernement, quelques heures seulement avant son discours à la nation.Bien que depuis plusieurs mois, les commandants en chef des trois armes aient fait savoir leur opposition à toute intervention dans la politique du pays, on estime qu’il leur sera difficile d’echapper à un rôle d’arbitre au cas où l’actuelle crise s’aggravait.101 AMINE ral Chandos Blair, l’émissaire de la reine Elizabeth qu’il avait accusé il y a quelques jours d’avoir été “ivre et coléreux”, pourrait marquer un changement dans l’attitude du airigeant ougandais.Toutefois, en dépit de ces éléments considérés à Londres comme “positifs", l’impasse demeure totale.Le secrétaire au Foreign Office reste fermement sur ses positions : le chef de la diplomatie britannique n’acceptera pas ae se rendre à Kampala tant que M.Hills sera menacé de mort.De son côté, le président Amine semble toujours s’accrocher à l’une des exigences qu’il a exprimée à plusieurs reprises: toute mesure de clémence à l’égard du professeur Hills doit être précédé d’une visite à Kampala de M.Callaghan.Deux autres éléments sont venus, ces derniers jours, s’ajouter à la situation déjà confuse et ont provoquée une brusque montée de la tension àLondres, alors que les Britanniques pensaient que le général Amine était disposé à entamer un processus de désescalade.Les informations en provenance de Nairobi selon lesquelles un convoi transportant des armes soviétiques destinées à l’Ouganda se trouvait au Kenya et Tan-nonce par Radio-Ouganda que la Libye avait envoyé des avions de chasse au président Amine ont suscité de vives inquiétudes à Londres.Ceitains commentateurs de la presse britannique ont souligné que ces informations marquaient un net durcissement dans la position du général Amine.Le journal dominical “Sunday Times” estime en effet que le général Amine pourrait lancer une opération militaire contre la Tanzanie dans la région de la Rivière Kagera “si le prochain sommet de TOUA devait échouer, même partiellement, en raison de l’affaire Hills.” D’autre part, l’arrestation à Kampala de deux “espions” britanniques, qui, selon Radio-Ouganda, faisaient partie d’un “réseau d’espionnage” britannique ainsi que les propos du général Amine selon lesquels les mesures prises en Ouganda à l’encontre des Britanniques ne constituaient qu’un “début” ont été accueillis à Londres avec surprise et inquiétude.Ces inquiétudes sont d’autant plus graves, que, selon Radio-Ouganda, d’autres ressortissants britanniques résidant en Ouganda pourraient etre arrêtés afin “d’enseigner à la Grande-Bretagne des leçons qu’elle n’oubliera jamais”.Plus de sept cents Britanniques se trouvent actuellement en Ouganda.Il s’agit de missionnaires, de médecins, d’enseignants.d’hommes d’affaires et de fonctionnaires de TO.N.U.Malgré un démenti du Foreign Office, le bruit continue de circuler à Londres que des avions de transport sont prêts à s’envoler pour l’Ouganda afin d’mcuer les membres de la colonie britannique.D’ailleurs, l’existence de “plans de contingence” pour une telle éventualité n’a pas été niee.Quoi qu’il en soit, toutes les antennes du Foreign Office restent tendues vers Kampala, d’où Ton continue à attendre la moindre indication sur le sort de M.Hills.LIBAN courte durée.A l’heure de mettre sous presse, les incidents les plus violents se produisent dans les quartiers de la ceinture est-nord-est de la capitale: Achrafieh, la Quarantaine et Nabaa.Des projectiles de divers calibres explosent alors que bon nombre d’habitants ont cherché refuge dans les sous-sols des immeubles.Tirs et explosions se sont succédés hier dans Beyrouth, débordant des quartiers sud de la capitale libanaise où les combats entre factions politiques s’étaient cantonnés depuis mardi.Pour la première fois depuis le déclenchement de ces batailles de rues, les fusillades ponctuées du bruit sourd d’explosions étaient entendues en provenance des parages du front de mer, tout juste derrière les grands hôtels internationaux, tels le St.Georges et le Phoenicia.Un groupe de tireurs non identifiés a attaque un commissariat de police sur la place principale de Beyroutn.Des commandos circulant en voiture ont ouvert le feu sur Hamra, les Champs-Elysées de Beyrouth.Le plus fort des combats s’est déroulé dans les deux quartiers sud de Beyrouth, Ain-Rummanen, bastion phalangiste et Chiyyah, place forte des partisans des fed-dayine.Dans le nord de la capitale, quatre bombes ont explosé à proximité du siège régional des Kataeb.La police de toute l’Amérique à la recherche de Gilles Hébert Tous les corps policiers du Canada et des Etat-Unis sont à la recherche de Gilles Hébert, 32 ans, considéré comme extrêmement dangereux, ayant pris congé de ses gardiens, vendredi, a l’hôpital Queen Mary, après avoir assassiné Tun d’eux.M.Paul Gosselin, 33 ans.Hébert était détenu à la section de sécurité maximale de l’Institut Archambault.à Sainte-Anne-des-Plaines, où il devait purger une série de sentences consécutives totalisant 26 années de réclusion.Conduit à l’hôpital des anciens combattants pour y recevoir des traitements relatifs à un ulcère d’estomac, Hébert, qui vraisemblablement était attendu par un complice en automobile, a profité d’un moment à la salle de toilette pour prendre possession d’un revolver, pour faire irruption dans le corridor et abattre le garaien Paul Gosselin.Le gardien Robert Gravel, 43 ans, devait également être atteint sérieusement par les projectiles du bagnard en fuite tandis que le chauffeur Sylva Avoine subissait une crise cardiaque dans ces événements tragiques qui constituent aujourd’hui une pièce d importance au dossier des tenants de la peine de mort.Gilles Hébert est un tout petit homme aux cheveux noirs et aux yeux verts.Il mesure 5’2", pèse 115 livres et la police le redoute d’autant plus qu’il n’a plus rien à perdre et risque l’échafaud par suite du meurtre dont il s’est rendu coupable sur la personne d’un gardien.Les autorités policières de la Communauté urbaine de Montréal invitent tous ceux qui auraient des renseignements sur les allées et venues de cet homme à communiquer discrètement avec la police au numéro 872-4290.Entre-temps la dépouille mortelle du gardien Paul Gosselin, qui laisse dans le deuil sa femme, sa fillette de deux ans Nathalie et son bébé de neuf mets Eric, est exposée au salon Savaria, 61 rue Blain-vüie à Sainte-Thérèse de Blainville de 13h à 17h et de 19h à 22h.Le service funèbre sera célébré mercredi à lOh à l’église Sacré-Coeur, angle du boulevard Cure Là-belle et la rue Blainville.Paul Gosselin était au service de la fonction publique depuis le 9 mars 66 date de son entrée comme gardien au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul.Il travaillait à l’Institut Archambault depuis 1969 et il n’aurait jamais eu d’ennui avec les détenus.Son collègue M.Robert Gravel, 43 ans, a été atteint de deux balles dans le ventre tirées par Hébert.Les chirurgiens de l’hôpital Queen Mary ont extrait ces projectiles de calibre .38 peu après la fusillade qui a marqué la fuite du bagnard et qui aurait pu coûter la vie à plus d’une personne.Gravel travaille comme garaien depuis 15 ans et il a cinq enfants.Pour le reste il semble que Gilles Hébert, lourd casier judiciaire, évadé en 1971 et repris un an plus tard, spécialiste du vol à main armée de préférence avec violence, ait pris la fuite avec un complice qui l’attendait en auto dans la cour de Le directeur adjoint et chargé de la discipline à la prison de Bordeaux, M.André Houle, estime que celui qui a déposé une bombe à retardement devant sa maison vendredi soir doit être un “jeune fou”.Néanmoins la police poursuit son enquête et effectue des analyses sur les pièces d’horlogerie trouvées dans les décris de l’explosion qui a arraché la galerie et endommagé considérablement Ta façade de la maison de M.Houle sise à 4310 ouest boulevard Gouin, à Cartierville Au moment de l’explosion, vers minuit vendredi soir, M.Houle, sa femme et ses deux enfants se trouvaient au rez-de-chaussée, près du lieu de la déflagration l’hôpital et dont la présence avait même paru suspecte aux gardiens qui arrivaient a l’hôpital dans la camionnette de l’Institut Archambault avec leur prisonnier.Plusieurs gardiens affirment que Gilles Hébert n’était pas malade mais la police a tenu à avertir spécialement les hôpitaux et les médecins qui pourraient être sollicités par un inconnu pour leur soumettre un cas d’ulcère perforé.On ne s’explique pas encore de quelle manière Hébert a pu planifier son évasion si ce n'est avec la complicité de quelqu’un à l’intérieur de la prison à sécurité maximale où les téléphones et les visites sont rares et écoutés par les gardiens et où aucun contact avec l’extérieur n’est permis.Dans la salle de toilette où Hébert a entrepris son évasion meurtrière, à l’hôpital Queen Mary , il y avait un revolver de calibre .38 caché dans le ventilateur ainsi que les clés pour défaire ses chaînes aux pieds.Les gardiens lui avaient préalablement libère les mains.mais n’ont heureusement pas été blessés.M.Houle, au service de la prison depuis 15 ans, n’a pas voulu dire s’il soupçonnait quelqu'un relativement à cet attentat dont il a été victime.Il a déclaré avoir reçu de nombreuses menaces depuis qu’il détient son poste de directeur adjoint et chargé de la discipline mais que toutes ces menaces, comme celles qu’il a reçues lorsqu’il était simple gardien, n’ont jamais été mises à exécution.Cette fois la charge de dynamite déposée devant la maison aurait pu tuer quiconque se serait trouvé dehors au moment de l’explosion.La bombe de Cartierville: oeuvre d’un “jeune fou” ?Une autre explosion survenue dans une cave occupée par le Front populaire démocratique de libération de la Palestine (FDPLP) a fait cinq morts.Plusieurs obus sont tombés près du siège central du Parti national libéral, parti de l’ancien président Camille Cha-moun, causant des dégâts, mais pas de victimes.Dans certains quartiers, la population s’est réfugiée dans les caves.Dans Taprès-midi d’hier, le F.P L P (front populaire de libération de la Palestine), organisation de la résistance palestinienne membre du “front du refus,” a fait savoir par un communiqué que deux de ses commandos avaient été tués au cours des combats de la journée.Jusqu’à présent, aucune distinction n’avait été faite entre partisans de gauche et feddayine dans les informations sur les combats de rues.Le communiqué précise que les deux hommes ont été tues “en résistant à des attaques phalangistes” dans les quartiers d’Ain Rummaneh et Burj Hammoud.A Tyr, sur la Côte-Sud, des femmes cai-tholiques et musulmanes ont manifesté ensemble leur solidarité à Timan chiite qui effectue une grève de la faim à Ball-beck pour le retour du pays à la normale.L’économie libanaise souffre de ces affrontements.Les trois mois d’instabilité politique que vient de connaître le Liban ont fait perdre plusieurs centaines de millions de livres libanaises au pays.Plusieurs compagnies aériennes internationales — “Air France”, “Air India”, KLM et “Cyprus Airways” — ont suspendu leurs opérations pendant vingt-quatre heures sur l’aéroport de Beyroutn.Pour sa part, le cabinet koweitien a été tenu hier matin au courant de la situation à Beyrouth par une conversation téléphonique avec son ambassadeur au Liban.Le ministré d’Etat Abdel-Aziz Hussein a par la suite “espéré” que la sagesse prévaudra entre belligérants.De Bagdad, l’agence de presse irakienne a rapporté que l’Irak a demandé une réunion d’urgence des ministres des affaires étrangères de la Ligue arabe pour discuter de la situation au Liban.Reçus vendredi en audience par le président Soleiman Frangie, les ambassadeurs arabes à Beyroutn s’étaient vus ex-.poser les derniers développements de la situation politique.Au sortir de l’audience, l’ambassadeur séoudien se déclarait optimiste sur les chances de parvenir à régler la situation et affirmait que la crise était une affaire “purement libanaise.” m-ruumo Suite de la page S par jour.” (!) nous répond-on.Les officers se contredisent sur ce qui a été fait dans chaque cas de demandfe de parrainage.En réponse aux interrogations anxieuses des familles vietnamiennes du Canada, il semble que le ministère ait donné une consigne à ses officiers: celle du silence.Dans les camps américains, d'autre part, les officiers américains fuient les réfugiés, changeant de baraque chaque fois qu’ils y vont.Le nombre d officiers affectés à la tâche d’étudier les demandes est d'ailleurs significatif: à certains endroits, il n’y a qu’un seul officier d’immigration canadien pour une population de réfugiés, et cet officier ne se rend qu’une fois tous les quinze jours au camp! D’après les informations données par les nouveaux arrivants et par plusieurs personnes telles Soeur Françoise Vander-mesh, les réfugiés connaissent des conditions précaires dans les camps américains: les femmes accouchent sans soins, on a faim et froid.Les enfants d’une même famille sont séparés et dispersés dans divers pays, malgré leurs protestations.Le harcelement a commencé contre ces nouvelles victimes.Après avoir servi à démontrer combien les communistes terrorisaient la population vietnamienne, ces réfugiés n’ont plus aucune utilité.Après le premier “élan du coeur,” on se demande comment s’en débarrasser.Et on a trouvé un bon moyen.Alors qu’il y a deux semaines, on essayait encore de convaincre les réfugiés de ne pas retourner chez eux, maigre la promesse d’amnistie des autorités vietnamiennes, aujourd’hui, on donne le conseil inverse: retournez au Vietnam! En d’autres mots, le “show" est fini: merci beaucoup d’être venus.Maintenant, disparaissez.En effet, c’est ce dilemne qui est proposé aux familles vietnamo-canadiennes par la Croix-Rouge elle-même: “S’ils ne sont pas acceptes comme immigrants ici,” nous dit-on froidement, "ils pourront toujours retourner à Saigon”.Si objectivement, une telle solution n’est pas nécessairement mauvaise, subjectivement, pour les réfugiés épeurés et angoissés qui ont vécu maintenant près de deux mois dans les camps, elle est pour le moins traumatisante.La politique internationale est brutale.Et sans doute, les Vietnamiens le savent-ils mieux que quiconque.Il y a déjà eu des suicides dans les camps de Guam.Sans doute, y en aura-t-il d’autres.Mais autant il importait de protester contre une guerre sauvage et insensée, autant il importe aujourd’hui de protester contre les politiques froidement calculatrices d’un ministère qui ne s’est pas encore trouvé une vocation humaine: le ministère de l’Immigration.La guerre contre les Vietnamiens continue, tout aussi sauvage, dans les camps de réfugiés.Paul VI ordonne 359 prêtres place St-Pierre CITE DU VATICAN (AFP) - Paul VI a ordonné dimanche soir 359 prêtres sur la place Saint-Pierre, à l’occasion de la fête de saint Pierre et saint Paul.Au cours de son homélie dominicale de midi, il a exprimé sa compassion pour un jeune séminariste américain, Millard Boyer, qui devait également être ordonné mais oui a dû rentrer précipitamment aux Etats-Unis, ses parents et ses oncle et tante étant morts dans un accident d’avion à La Fayette, alors qu’ils se rendaient à Rome pour la cérémonie.“Priez pour nous, a demandé le pape aux quelque cent mille personnes réunies pour Técouter, afin que nous soyons fidèle à notre mandat apostolique et que celui-ci soit entendu, particulièrement des jeunes”.Le chef de l’Eglise a également prononcé quelques mots en français, en allemand, en anglais et en espagnol.» AJtZ r-' K ^ ¦¦¦ àMÉSâÉMttltyiÉÉ Dans moins de treize mois, quelque 8,000 athlètes de tous les pays se retrouveront dans le stade olympique pour l’inauguration des Jeux olympiques d’été de Montréal.Ce qui n'est encore qu'un chantier, sera alors un vaste complexe sportif.On voit au premier plan la coupole du Centre de natation qui sera alors surmonté d’un immense mât porteur d'un chapiteau qui viendra recouvrir le stade, lequel sera érigé sur la série de piliers actuellement en construction.Tout à côté, au second plan, le Palais des sports, aussi nommé vélodrome, dont la structure extérieure est déjà terminée depuis quelques mois.20 Québécois décorés par l’Ordre du Canada OTTAWA (PC) — Vingt Québécois figurent parmi les 62 personnes décorées de TOrdre du Canada, dont le comédien Jean Gascon, la journaliste Solange Chaput-Rolland, le chroniqueur Roger Champoux, l’écrivain Yves Thériault.Les nouveaux élus seront investis de leur nouveau titre au cours d’une cérémonie prévue pour l’automne prochain à Ottawa.Deux des trois nouveaux compagnons de l’Ordre du Canada sont du Québec.Il s’agit de MM.Jean Gascon et W.Henry Gauvin.M.Edgar Ritchie complète la liste.M.Gascon est un ancien directeur artistique du Festival de Stratford et le fondateur du Théâtre du Nouveau Monde de Montréal.M.Gauvin, né à Paris, assume les fonctions de directeur de recherche à la compagnie Noranda Mines et de directeur du groupe de recherches sur la technologie des plasmas à l’Université McGill.M.Ritchie est un ancien sous-secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures.Originaire d’Andover, N.-B., il est présentement conseiller spécial attaché au bureau du Conseil prive du gouvernement canadien.Par ailleurs, le gouverneur général, M.Jules Léger, a fait part de la nomination de 20 Officiers de TOrdre du Canada, dont sept Québécois.Il s’agit de M.Lionel Boulet, directeur de l’Institut de recherche de THydro-Québec; l’interprète de folklore acadien, Edith Butler; M.Jochem Carton, président de la compagnie March Shipping Ltée, de Westmount; Mme Solange Chaput-Rolland, auteur, éditorialiste et animatrice, de Montréal; M.W.Dobson, érudit en langue chinoise au département des études asiatiques, à l’Université de Toronto; M.Robert Fowler, chef pilote d’essai à la compagnie De HaviHand Aviation du Canada, ancien piloie de uerre, de Toronto; Mlle Sylva Garber, irectrice du bureau de la main-d'oeuvre féminine au ministère fédéral du Travail.M.John Gray, ex-président de Macmillan Co.du Canada; M.J.Russel Harper, conservateur de Tart canadien à TArt Gallery de l’Ontario; M.Elmer Iseler, directeur du Toronto Mendelesohn Choir; M.Pierre Juneau, président du Conseil Vote de grève des Métallos de la Steel Co TORONTO (CP) — Un représentant des Métallurgistes unis d’Amérique a déclaré hier que les membres ontariens et québécois de son syndicat, employés par la Steel Company of Canada, avaient autorisé leur comité de négociation à déclencher la grève au moment opportun si les pourparler en cours n’aboutissaient pas au résultat espéré.Walter Valchuck, le président du local 1005, qui compte quelque 11,500 métallos, a déclaré que le recours à la grève avait été adopté par 6,865 contre 402 syndiqués, à Hilton Works, à Hamilton.2,302 syndiqués se sont de plus prononcés pour la grève dans les 11 autres usines de la compagnie en Ontario et au Québec, contre 237 seulement.M.Valchuck a annoncé par ailleurs que les négociateurs allaient se porter pour une semaine de Toronto à Hamilton en raison du Congrès des Pèlerins attendu dans la ville Reine.La question des salaires a cessé de faire l’objet de négociations entre les deux parties depuis le rejet par le syndicat, plus tôt cette semaine, des propositions patronales.Le syndicat se refuse, quant à lui, à prendre position sur les propositions patronales tant et aussi longtemps que la clause d’indexation au coût de la vie n’aura pas été réglée.Un comité spécial se charge en principe de discuter du problème de l'indexation.Les deux parties ont manifesté leur intention d’en arriver à une entente dans les dix jours précédant la fin de cette convention.échue le 31 juillet.Entre-temps, d’autres négociations se poursuivent au Sault Sainte-Marie entre le syndicat des métallos et la puissante Algoma Steel Corp.Limited.Des pourparlers du même genre ont eu lieu d’autre part en fin de semaine avec la International Nickel Company of Canada.Les contrats de travail en vigueur aux deux usines de Sudbury et de Port Colborne arriveront à échéance le 9 juillet.de la radio-télévision canadienne; Mlle Anne Murray, chanteuse et animatrice, de Springhiil, N.-E.; M.Erio McLean, critique musical du Montreal Star; le Dr Louis Poirier, directeur du laboratoire de neurobiologie et du département d’anatomie à l’Université de Montréal; M.Cail Pollock, président honoraire du conseil d’administration de la compagnie Electrohome Ltée; Mlle Veronica Tennant, première danseuse des Ballets nationaux du Canada; M.Yves Thériault, écrivain et poète; M.Maxwell Ward, président de Vardair Canada Ltée; M.Karel Weisner, professeur de chimie organique à l’Université du Nouveau-Brunswick: Mme Mozah Zemans, présidente de l’Institut Vanier de la famille.Finalement, 39 autres personnes seront faites Membres de TOrdre du Canada, dont M.Guy Beaulne, directeur général du Grand Théâtre de Québec, M.Maurice Bourgault, administrateur du foyer Savoie pour épileptiques et de l'Association des aveugles, Mme Juliette Cavazzi, animatrice de la télévision M.Roger Champoux, ex-journaliste et président du Conseil des arts de la région métropolitaine de Montréal, Mlle Hae Chittick, professeur honoraire de sciences infirmières de l’Université McGill, Mlle Hayda Denault, présidente de l'Association des travailleurs sociaux, de Montréal, Mme Agnès Higgins, directrice du Montreal Diet Dispensary, M.Fred Hu-don, ancien directeur du Montreal Council of Social Agencies, le Dr Wilfred Johnston, professeur émérite d’art dentaire à l’Université McGill, le Dr Frederick McCrimmon, médecin et chirurgien à Huntingdon, Québec, M.Rodolphe Pagé, de Montréal, ancien pilote de brousse, M.Charles Roy, chef du Cabinet du maire de Montréal.DÉCÈS LAMARCHE HarniM.A Mont-Laurier, le 28 ^ de 86 ans, 8 mois, est décédé M.Hermas Lamarche.Il était l’époux de Geor-gme Delorme et le père de Rosemonde (Mme Romeo Ouellette), Marie, Lucie (Mme Georges Lachapelle).Jacqueline, Luc (Huberte Cnâ-teaunneuf), Jean-Jacques (Cécile Saint-Laurent).Marc (Angela de Merici-Scott) et plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.Les funérailles auront lieu le mardi premier juillet en la cathédrale de Mont-Laurier à 11 heures.MONTPETIT Hortense.A Montréal, le 29 juin 1975 à I âge de 92 ans, est décédée, Mme l .dward Montpetit née Hortcnse Varin, épouse de feu Edward Montpetit, de son vivant secrétaire général de l’Université de Montréal.Elle laisse dans le deuil ses fils: le colonel Guy Montpetit et le juge André Montpetit, les belles-filles Pauline Chartier et Madeleine Prévost ainsi que ses petits-fils, Yves Montpetit architecte; Jacques Montpetit, ingénieur: Fran-cme Montpetit, journaliste; MicJiel Montpetit, professeur: Claude Montpetit (Mme Guy For-lien et Alain Montpetit, journaliste, et de nombreux arrière-petits-enfants.Les funérailles auront lieu le mardi.1er juillet.Le convoi funèbre partira du Salon J.-R.Deslauriers Limitée et Urgel Rourgie Limitée, 5650, Côte-des-Neiges.pour se rendre a l'église Sainte-Geneviève d'Ou-tremont où le service sera célébré à 10 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture, le mercredi 2 juillet Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.^JELLE, J.-Emile.A Montréal, le 28 juin d.7.i?Se 64 ans' est décédé M.J.-Emile rcatelle.Eu plus de son épouse, née Juliette Landry, il laisse dans le deuil ses enfants: Micheline (Mme Marcel Leclerc) de Montréal, Jean (epoux de Carole Bourgoin) de Montréal; ses petits-enfants: Brigitte, et Patrice.Il était représentant cle commerce pour la maison J.-R Pans & Fils, importateurs.Les funéraüles auront lieu mercredi, le 2 juillet i97o.Le convoi funèbre partira du salon Guil-oeault, 5339 -lie avenue, Rosemont, à 9h40 pour se rendre à Tétlise St-Fabien, 6455 De Renty ou le seiviee sera célébré à 10 heures.Et de la au cimetière de l'Est, lieu de la sépulture.J arents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.STUART-BEAUBIEN.Accidentellement à Drummondville, le 28 juin 1975 à l’âge de 28 ans.est décédé, M Andrew Stuart-Beaubien, M s de ( lande Panel- Beaubien et de Jeannine harbonneau.Il laisse dans le seuil ses frères et soeur, ( laude (époux de Chantal Raymond).Jeannine (épousé de Joachin Duquei et Luc ainsi que sa grand-mère Mme Jean-Pierre ( harbonneau.Les funérailles auront lieu le mercredi 2 juillet Le convoi funèbre partira du salon J.-R Deslauriers Limitée et Urgel Bout-gie Limitée, no 5650 rue Côte-des-Neiges, pour se rendre à l'église Saint-Léon de Westmount ou le serv ice sera célébré à 10 heures Et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sepulture Parents et amis sont priés d'v assister sans autre invitation Informations Intomatlonalos Le Devoir, lundi 30 Juin 1975 • 7 Pétrole: TAIE ajournerait l’adoption d’un prix-plancher CIA: le rapport Church sera publié fin août PARIS (AFP) — Il semble peu probable que l’Agence internationale de l’énergie (A.I.E.), qui va se réunir aujourd’hui et demain à Paris, respecte le delai prévu K)ur l’adoption d’un prix-plancher au pé-ole fixé au 1er juillet.Des réticences croissantes se manifestent parmi les 18 pays membres de l’Agence, depuis qu’ils ont pris, le 20 mars dernier, la décision de principe de créer ce prix-plancher.Les objections viendraient notamment de l’Allemagne fédérale, du Japon, de l’Italie et d’autres pays européens.Les Allemands ont d’ailleurs fait savoir, lors de la réunion ministérielle de l’A.I.E., qui s’est tenue le 27 mai à Paris, qu’ils étaient opposés à l’idée du prix-plancher et ne s’étaient ralliés à la décision de principe prise le 20 mars que par solidarité avec leurs partenaires.Certains pays membres considèrent ou’il n’y a pas d’urgence à fixer un tel prix de protection, étant donné que les prix du pétrole ne semblent pas près de baisser et risquent même d’augmenter le 1er octobre.Ce prix-plancher, proposé il y a plusieurs mois par M.Henry Kissinger, doit être un prix minimum de vente du pétrole importé dans les pays consommateurs, pour protéger les investissements dans les sources d’energie de remplacement (généralement chères) contre une baisse éventuelle du brut.Le secrétaire d’Etat américain a expliqué que ce prix pourrait être appliqué de plusieurs façons: par le moyen de tarifs douaniers, de quotas ou de taxes diverses, et que la différence entre le prix mondial et les prix intérieurs plus élevés pourrait être affectée par chaque gouvernement à tout programme national de son choix.Ce même projet de prix-plancher a été repris par les 9 pays du Marché commun, qui en ont discuté jeudi dernier à Luxembourg et ne sont pas parvenus à se mettre d’accord.Or, tous ces pays, sauf la France, sont également membres de l’Agence de l’énergie, et il est vraisemblable que la France n’a pas été seule à manifester son opposition au projet.La France pourrait d’ailleurs se trouver obligée en tait d'appliquer un tel prix, s’il était adopté par TAIE, pour ne pas enfreindre les règles de concurrence avec ses partenaires du Marché commun.D’autre part, les intérêts des Européens, dont la dépendance envers le pétrole importé est beaucoup plus grande que celle des Etats-Unis, ne sont pas les mêmes que ceux des Américains.Ils voudraient en particulier que ce prix-plancher soit fixé à un niveau plus elevé que celui que souhaitent les Etats-Unis.Les experts de TAIE, qui ont été chargés de déterminer le niveau de ce prix, n’auraient d’ailleurs réussi qu’à presenter un certain nombre d’options entre lesquelles il faudra choisir et non un prix unique, croit on savoir dans les milieux bien informés.Les réticences de leurs partenaires pourraient donc amener les Etats-Unis à renoncer à l’échéance du 1er juillet.D’autant que le gouvernement américain rencontre aussi de l’opposition sur ce sujet au sein du congrès.La sous-commission économique conjointe du Congrès sur les affaires internationales s’est élevée mercredi dernier contre le prix-plancher.Elle a affirmé que cette idée n’est défendue par personne aux Etats-Unis en dehors des membres du gouvernement et a estimé que la fixation d’un tel prix n’aiderait guère à stimuler les investissements dans les autres sources d’énergie que le pétrole.Peu suivi par le Congrès et par ses partenaires, il est douteux que le gouvernement américain parvienne à ses fins le 1er juillet.Mais il est probable que le désaccord entre les membres de TAIE sera masqué par un compromis, qui permettra à M.Kissinger de ne pas enterrer son projet et de poursuivre ses efforts pour une reprise du dialogue entre producteurs et consommateurs de pétrole.• (AFP) — Le prix du pétrole importé aux Etats-Unis pourrait augmenter de 35 pour cent à l’automne, a indiqué le sénateur Edward Kennedy, se référant à des déclarations de dirigeants iraniens.“En Iran, on m’a dit personnellement que le prix du pétrole subirait une augmentation entre zéro et 35 pour cent en septembre, le taux d’augmentation dépendant essentiellement de l’attitude des pays industriels consommateurs au cours des prochaines semaines à l'égard de l’ensemble des problèmes économiques pressants”, a notamment dit le sénateur démocrate du Massachusetts qui revient d'une visite en Iran, en Arabie séoudite et en Irak.Le sénateur Kennedy, tout en soulignant qu’il n’avait pas eu l'impression que les Etats producteurs de pétrole poursuivaient une politique délibérée visant à bouleverser l’économie des pays occidentaux, a exhorté l’administration du président Ford à adopter une politique de coopération, ajoutant qu’à son avis la politique américaine de confrontation était à l’origine de la hausse du prix du pétrole.WASHINGTON (Reuter) - La commission sénatoriale d'enquête sur les activités des services de renseignement américain interrompra ses travaux du 7 au 17 juillet puis engagera la phase finale de ses investigations en entendant à huis-clos, plusieurs hauts fonctionnaires des gouvernements des présidents Lyndon Johnson et John Kennedy, dont MM.Dean Rusk et Robert McNamara, respectivement anciens secrétaires d’Etat et à la Défense.Le président de la commission, le sénateur Frank Church, a annoncé que celle-ci comptait, quoiqu’il arrive, clore son enquête et rendre son rapport public à la fin du mois d’août.Le rapport, a précisé le sénateur démocrate de rldaho, sera équilibré et dévoilera plus de faits que le rapport sur les activités de la Central Intelligence Agency (C.I.A.), récemment publié par la commission d’enquête présidée par le vice-président Nelson Rockefeller.Le sénateur Church a cependant exclu toute audition publique ou télévisée des travaux de la commission, jugeant qu’“é-taler aux veux du monde toutes ces histoires sordides” serait dommageable aux intérêts des Etats-Unis.Plus de 900 arrestations en Inde NEW DELHI (par AFP et Reuter) -Le nombre des arrestations opérées en Inde depuis la proclamation de l’état d’urgence, jeudi dernier, est “largement supérieur” à 900, a déclaré un porte-parole du gouvernement de New Delhi.Le porte-parole gouvernemental a indiqué d'autre part que de “légers incidents” s’étaient produits au cours des dernières 24 heures dans les Etats de Bihar, à l'est de l’Inde et de Gujarat, sur la côte occidentale, mais que la situation était généralement normale dans le reste du pays.En outre, le gouvernement indien a suspendu par un décret présidentiel le droit des citoyens indiens de porter devant la justice les atteintes contre les droits fondamentaux inscrits dans la construction indienne.Les procédures judiciaires portant sur les droits fondamentaux seront suspendues pendant le temps que durera 1 état d’exception sauf dans les Etats de Jammu et du Cachemire.Le décret est également applicable aux étrangers qui se trouvent dans le pavs.Séoul se prépare à mobiliser SEOUL (AFP) — Le gouvernement sud-coréen est en train'de mettre sur pied une législation visant, selon les autorités de Séoul, à mobiliser les 34 millions d’habitants contre une “invasion possible" DECORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBOUR BERNARD M0RISSET DÉCORA TËURS-ENSEMBLIERS DESIGNEES D'INTÉRIEURS 878-3846 268 ni, St-Paul, Vlaux Montréal LAURENT BÉRUBÉ DECORATEUR ENSEMBLIER 8240 AIMË-RENAUD ST-LÉONARD Mtl 38 324-2580 JACQUES VIAU décorateur-ensemblier designer d'intérieu rs Spécialités: Bureaux tt Rétktenc— 43 JS, tu* Coolbrook, Montréal, Qu*.H4A 3Q1 Tél.: 484-8778 des Nord-Coréens.Cet effort intervient au lendemain de la chute des régimes Thieu et Lon Nol au Sud-Vietnam et au Cambodge.L'une des mesures retenues et qui fait actuellement l’objet d’une délibération de l’assemblée nationale, est l’organisation d’un corps de défense civile.Tous les hommes sud-coréens âgés de 17 à 50 ans seront obligés de rejoindre ce corps qui devrait compter entre 3 et 3,5 millions de membres.Chaque immeuble ou chaque groupe de maisons devra également être doté d'un centre médical d'urgence, d’un abri anti aérien et d’un système de D.C.A.En outre, à partir du prochain semestre, tous les étudiants seront soumis à un entrainement militaire intensif.Le régime sud-coréen qui entend ainsi “éviter un désastre consécutif à une attaque-surprise du nord", compte, rappelle-t-on, 600.000 hommes dans les troupes régulières contre, estime-t-on, 500.000 dans l’armée nord-coréenne.En revanche, l'aviation du nord avec 598 chasseurs est supérieure à celle du sud qui peut cependant compter sur le soutien de 42.000 Américains.Ces derniers, très bien équipés au point de vue aviation, disposent aussi d’armes nucléaires.Les parlementaires refusent tout compromis sur Panama DAVID, BOULVA CLEVE ARCHITECTES 1253 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-9854 les architectes LONQPRÉMARCHAND QOUOREAUDOBUSH STEWART 842-1401 Montréal Ottawa Les designers dln CHOQUETTE-DEROME 8.D.E.D.I.C.résidentiel et commercial.510 Mt, Sainte-Catherin*.842-8811 postai 282 al 208.YVON VALLÉE Déconteur-Énsembllér Designer d'intérieure 336*8877 Intérieur» Vallée Ine.1100, Ot-Amour, Ot-Leurent Fabricant 4e nabln rélMeetW» ét camaMrdaai ter cernai ne 4» WASHINGTON (par l’AFP) — L'opposition de nombreux parlementaires américains à toute idée d’un abandon de la souveraineté des Etats-Unis sur le canal de Panama a été mise en lumière par l'adoption, par la Chambre des représentants, d'un texte qui pourrait limiter considérablement la marge de manoeuvre de l’administration dans ses négociations avec Pa- nama.Au cours de la discussion du budget du département d’Etat, le représentant républicain Gene Snyder, du Kentucky, a proposé un amendement declarant qu’aucun des crédits votés pour le département d’Etat “ne pourra être utilisé dans le but de négocier la cession ou l’abandon de tout droit américain sur la zone du canal de Panama".Au cours de la dernière phase de son enquête, la commission va tenter d’établir si c’est de son propre chef ou sur ordre supérieur, et dans ce cas, à quel niveau, que la C.I.A.a dressé, il y a une quinzaine d’années, des plans en vue d’assassiner des dirigeants etrangers, notamment le premier mimstre cubain, M.Fidel Castro.Après plus d’un mois d’enquête, les enquêteurs ne savent toujours pas clairement quelles sont les personnes responsables de ces complots.“H se peut que nous ne soyons pas en mesure de trouver des preuves pern citant de remonter à la source des responsabilités”, a estimé le sénateur Church.Pour le sénateur républicain John Tower, vice-président de la commission, les complots ont dû être discutes mais rejetés a un haut niveau.Selon un autre membre de la commission, le sénateur Walter Mondale, qui a relu le procès-verbal des réunions du Conseil national de sécurité, à la Maison-Blanche, “il n'existe pas de preuve impliquant directement ou indirectement des personnes plus haut placées” dans les projets d'assassinat.Le conseil national de sécurité réunit notamment, outre le président, les secrétaires d’Etat, et à la Défense, ainsi que le directeur de la C.I.A.et, présume-t-on, décide en dernier ressort des activités de l’agence de renseignement.M.Dean Rusk, qui a, en tant que secrétaire d’Etat des présidents Kennedy et Lyndon Johnson, participé aux réunions du Conseil national de sécurité, a affirmé que, d’après ce qu'il savait, les deux hommes n’avaient jamais discuté de projets d’assassinats.On estime que, si des consignes ont été données par des hauts fonctionnaires gouvernementaux, elles l’ont été oralement ou par le canal de documents codés à faible diffusion, et probablement détruits ultérieurement.FIA et non CIA WASHINGTON (AFP) - Le changement de nom de la CIA qui serait rebaptisée FIA (Foreign Intelligence Agency) figure parmi les multiples recommandations d’une commission sur la réorganisation des services gouvernementaux formulées dans un rapport publié samedi à Washington.La commission Murphy, du nom de son président, l’ancien ambassadeur Robert Murphy, recommande également que le directeur de la FIA soit recruté en dehors du personnel des services de sécurité et travaille en collaboration plus étroite avec le président des Etats-Unis.Nommé conjointement par la présidence et le Congrès il y a deux ans, la commission Murphy avait été chargée d’établir un catalogue de réformes qu’il serait souhaitable d’apporter au fonctionnement des organismes gouvernementaux au service de la politique étrangère américaine.Pour l'essentiel, les recommandations du rapport, visent d’une part à renforcer Alimentation: aucune décision concrète à Rome le contrôle de l’Exécutif et du Congrès sur l’activité des services secrets, d’autre part à accroiftre la place de l’économie et des économistes dans la conduite de la politique étrangère.En matière de sécurité, la commission se prononce notamment pour la création d'une commission permanente du Congrès qui examinerait périodiquement les informations recueillies par les services de sécurité.Dans le domaine de la défense, le document propose l’établissement d’une“com-mission a’étude de la défense nationale chargée de mieux adapter la politique de défense aux impératifs de la politique étrangère.Sur le plan de l’économie, la commission souhaiterait que le secrétaire au Trésor soit admis au Conseil national de sécurité.Colby dément WASHINGTON (AFP) - Le directeur de la CIA, M.William Colby, a catégoriquement démenti que l'Agence de renseignements américaine ait pu être mêlée à une tentative de renversement du premier ministre indien, Mme Indira Gandhi.“Je déments cela catégoriquement", a déclaré M.Colby au cours d’une interview télévisée.Pour faire face aux pressions US, cabinet de coalition en Israël ?JERUSALEM (par Reuter) — Le conseil des ministres israélien s’est réuni pendant quatre heures, hier, pour discuter de la réponse qu’il conviendra de faire à l’Egypte, mais aucune décision n’a été prise.De nouvelles précisions sont attendues sur la position américaine.M.Yitzhak Rabin, président du conseil, présentera un rapport devant la comission des Affaires étrangères et de la sécurité de la Knesset (Parlement) et s'entretiendra pour la deuxième journée consé-cultive avec M.Menaihem Begin, leader de l'opposition du Likoud (droite) et prin cipal avocat de la ligne dure.On n’exclut pas que les pressions américaines pourraient aboutir à l’inverse du résultat souhaité en ranimant des pressions en faveur d’une coalition nationale plus large, qui engloberait des leaders d’opposition encore plus hostiles aux concessions territoriales que les “faucons" de l’actuel gouvernement.M.Begin a déclaré devant une réunion du Likoud que les concessions offertes par Israël à l'Egypte à la suite du premier accord de désengagement entre les deux pays n’avaient fait que durcir les exigences des Egyptiens.Ces derniers, a-t-il ajouté, ont été appuyés dans cette attitude par les Améri- cains.M.Begin s’était auparavant entretenu avec M.Rabin.La réunion de dimanche se tenait à la lumière du durcissement manifeste des Etats-Unis à l'égard d’israël.Washington bloque toujours l’aide militaire et économique de 2,5 milliards qui a été proposée à l’Etat hébreu, et parait exiger de ce dernier qu’il offre de meilleures concessions territoriales à l’E-gypte.En l’absence d'une déclaration égyptienne de non belligérance, Isrâl serait disposé à évacuer les abords occidentaux des cols stratégiques du Gedi et du Milta pour maintenir une présense, ainsi qu'un dispositif d’alerte, à l’est de ces cois.De source informée, on souligne que les Etats-Unis ont demandé à Israël d’améliorer ces concessions, jugées inacceptables par le Caire.Le président Ford a convoqué vendredi l’ambassadeur d’Israël à Washington, lequel a été rappelé dimanche en consultation à Tel Aviv.La position américaine a d’ores et déjà suscité les reactions hostiles de la presse israélienne, porte-parole d’une opinion largement hostile à un désengagement total dans le Sinaï non-compensé par des concessions de la part du Caire.Centre de lecture rapide Cours intensif en juillet.Deux soirs par semaine.Près de l üniv.de Montréal À prix d'étudiants.Renseignements et inscriptions, Tôt.: 681-4545 Son texte a été adopté par 246 voix contre 164.M.Snyder a déclaré en présentant son projet que “la souveraineté américaine sur le canal est aussi légitime que la possession de la ville de New York, de la Floride, de la Louisiane ou de l’Alaska par les Etats-Unis ”, Il souligne en outre que les Panaméens qui, selon lui, “sont militairement un zéro absolu".ROME (AP) — La session du Conseil mondial de l’alimentation a pris fin samedi à Rome, après une semaine de débats.Les 36 délégations ont accepté d'inclure dans le rapport final, qui ne contient par ailleurs aucune décision concrète, une déclaration des déléguées du tiers Monde demandant la démission du directeur de l’organisme, M.John Hannah, 73 ans.ancien administrateur de l’Agence américaine pour le développement international.Les représentants des pays en voie de développement expriment leur défiance envers le secrétariat du conseil, qui selon eux fait preuve de beaucoup d’impartialité en faveur des nations industrielles occidentales, étant donné que les postes de responsabilité sont occupés par trois Américains et un Français.De sources informées, on précise que les pays occidentaux, minoritaires au sein du conseil, n’ont pas officiellement approuvé la déclaration des Etats du tiers monde, mais ont auto- risé sa mention dans le rap De son côté, M.Hannan a indiqué qu’il n’a pas l’intention de démissionner, mais que toute décision à son sujet dépend du secrétaire général des Nations unies, M.Kurt Waldheim, qui l’a nommé.Les trois principales questions débattues étaient laide alimentaire à court terme, la création d'un fonds d'investissement agricole, et la constitution de stocks d’urgence.Les délégués ne sont parvenus à aucun accord sur ces trois sujets, mais des conversations se poursuivront aujourd’hui sur le problème du fonds d’investissements.En raison de l’absence de résultats, le Conseil mondial de l’alimentation, qui ne devait initialement se réunir qu’une fois par an, tiendra une seconde session avant la fin de l’année.• 4 portes eî vitres arriéré descendantes • Cottre presque aussi spacieux que ceux de la Volks et de la Pinto combinés • Traction avant.qui assure une tenue de route supérieure • Jusqu'à 33 milles au gallon (EPA) • Freins à disques à I avant • Direction a crémaillère RENAUIT12 Renault Centre-Vilk 1124 su* 9S7-935I La moitié du personnel de l’ambassade US à Vientiane est évacuée VIENTIANE (Reuter) -Près de la moitié des membres du personnel, soit vingt-deux personnes, de l’ambassade des Etats-Unis à Vientiane, dont plusieurs locaux avaient été occupés la veille par des manifestants, sont partis hier par avion pour la Thaïlande.Le chargé d’affaires M.Christian Chapman a déclaré qu'ils demeureraient à la base aérienne américaine d’Udorn “jusqu'à ce que la situation s'éclaircisse".“Le fait que des civils soient en possession d'armes crée une situation d’inséci .ité.Tant au'elle se prolonge il est inutile e garder notre personnel sur place”, a-t-il dit.Les manifestants, dont certains portaient des armes auto- NETTOYEUR P.M.Service d’une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 manifestants n’ont pas encore fait connaître les motifs précis qui les animent.Selon des rumeurs persistantes, une grande manifestation anti-américaine est cependant prévue pour aujourd'hui.Les effectifs de l'ambassade avaient été déjà réduits de plus de moitié au cours des dernières semaines qui ont entraîné la fermeture de l'importante mission d’aide américaine (USAID) au Laos.Celle-ci était accusée de servir de couverture à la C I A L'aide américaine est actuellement fixée à 32 millions de dollars par an.matiques, occupent les bureaux du centre d'information américain (U.S.I.S.), dans le centre de la capitale, un dépôt de matériel en banlieue et une annexe résidentielle pour certains membres du personnel.Il n'y a pas eu de violences.Des représentants de l'ambassade ont été autorisés à Inspecter les locaux occupés mais les (AFP) — La prochaine session du conseil politique national des coalitions qui doit se tenir dans les jours qui viennent, revêtira une importance particulière au lendemain des discussions politiques qui se sont déroulées à Sam Neua Elle mettra en lumière les changements que la situation nouvelle a entraînés dans la composition, le rôle et le fonctionnement des institutions bipartites mises en place du Laos BRUNET DE CÔTE-DES-NEIGES EST LE NOM QUI DOMINE DANS LA CREATION DES MONUMENTS AUCUN AGENT ÉCONOMISEZ IA COMMISSION AVANT D'ACHETER CONSULTEZ LA PLUS VIEILLE MAISON DU QUÉBEC Imcriplioni Stporolioni si nsllo/ogsi I.BRUNET Ltée 4824 Chcmki Côte d*t N*ig«i Té!.: 738 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scène.L’auteur des “Beaux- dimanches” reprend ici un type de situation qu’il exploite dans la majeure partie de son oeuvre.Et de fait, son dessin demeure si flagrant qu’on soupçonne le dénouement dès le depart.“L’été s’appelle Julie” brosse une quête aamour inévitablement doublée d’une tentative pour échapper à la solitude.Certes, le ton se veut un peu plus léger que d’habitude et il s’agit bel et bien d’une comédie dramatique, mais l’ambiance reste essentiellement identique.Il est significatif, alors, de constater que la comédie s’affirme pauvrement.Des six personnages, le jeune comédien Jules donne le moins de prise au tragique, mais il est néanmoins grossièrement inconscient! One se justifie que parce qu’il fait ressortir l’état d’âme de Ludovic Sansterre, écrivain de quarante-huit ans et protagoniste de la pièce.“L’été s’appelle Julie” continue donc d’aborder le double volet amour-solitude, thème principal de toute l’oeuvre de Dubé.Cette thématique trouve son élaboration cette fois, dans un individu très près de son créateur.Ludovic Sansterre (quel curieux nom!) accumule les réflexions sur son métier d'auteur.Avec un certain cynisme, il se définit comme “un homme seul aux prises avec les difficultés de la vie”, arrivé au “deuxième versant de la vie”, ajoutant sombrement qu’on “meurt un peu plus chaque jour”.D ne semblé pas très bien dans sa peau ce Ludovic à l’orée de la cinquantaine.On a l’impression que, dans cet écrit, Marcel Dube a voulu faire le point sur un certain nombre de choses.“Je ne suis pas un écrivain à la mode”.Et encore: “Je m’accorde mal avec révolution du monde actuel”.Et c’est toujours le personnage principal qui parle.Finalement, avant de tomber dans les bras de la jeune, pure, intelligente et douce Julie, il reprend goût au combat.Il ne lâche pas: “Ce qui comptait le plus, c’était de rester fidèle à soi-même, de continuer”.Je ne peux m’empêcher de songer ue l’auteur d’un “Simple sol-at” lui-même tenait des propos identiques au moment de notre rencontre, il y a un peu plus de deux semaines.Le principal reproche qu’on peut faire à ce texte vient d’un statisme que la réalisation ne fait qu’accentuer.Il y a quelque chose de verbeux dans ces nombreuses phrases dites et redites sur le ton grave, voire solennel des grandes vérités.De plus, l’alternance systématique des scènes relève du procède et provoque une monotonie d’autant plus sensible que le spectateur aura moins de mal à deviner la suite.La longue scène entre Hélène et Geneviève, de plus en plus ivres, demeure pénible malgré le talent des deux comédiennes Andrée Lachapelle et Dorothée Berryman.L’arrivée des hommes, Ludovic et René, se fait dès la sortie des femmes.Ils reviennent saoûls et la séquence s’établit en contrepoids Le Théâtre des Nations: un satellite artistique VARSOVIE — (AFP) — La saison 1975 du Théâtre des Nations a pris fin samedi soir à Varsovie par une représentation de la troupe tchécoslovaque Statni Divadlo de Brno.Pendant trois semaines, 35,000 spectateurs ont assisté à 53 représentations données par 18 compagnies représentant seize pays.Les spectacles qui ont eu le plus de succès sont “La nuit des rois”, par le Théâtre Royal de Stockholm, dans une mise en scène dlngmar Bergman, “Gloire et mort de Joachim Murieta” de Pablo Neruda par le Deutsche Theatre de Berlin-Est, les spectacles présentes par le Piccolo Teatro de Milan, le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine.Tirant la leçon de la reprise de ce festival, qui jusqu’en 1968 avait lieu à Paris, Jean-Louis Barrault a déclaré samedi au cours d’une conférence de presse que le Théâtre des Nations, devenu désormais un “satellite tournant autour de la terre’ était reparti d’un bon pied”.L’année prochaine, il se tiendra au mois de septembre à Belgrade et l’année suivante à Paris.Barrault revenait de Wroclaw où il a participé à “l univer-sité de recherche sur le théâtre” organisée par le metteur en scène polonais Grotowski, avec la participation de réalisateurs tels que Peter Brook et Luca Ronconi.avec la première, illustrant bien cette technique d’alternance.Dans la seconde partie, la série d’échanges entre chacun des trois couples origine du même procédé.La construction adopte une régularité monotone.Heureusement, le décor signé Hugo Wuethrich reproduit habilement le jardin ou la cour de la maison de campagne de Ludovic Sansterre.On rimagine sans peine dans le paisible village de Sainte-Rosalie où l’action se passe.Le lieu conserve une teneur romantique, confirmée dans la musique originale de Claude Léveillé.Ces éléments vont dans le sens même que le personnage de Julie.La mise en scène de François Cartier adhère au texte pour en faire ressortir son statisme.Les entrées et sorties des personnages sont d’une simplicité navrante.Le rodage est impeccable mais on a presque l’impression, parfois, que le comédien attend (derrière la porte) son tour pour entrer en piste.Les rares déplacements sont souvent commandés par le téléphone qui sonne.Tout reste extrêmement conventionnel: on parle, on se sert un verre, etc.Quant aux comédiens, ils se défendent bien pour la plupart.Georges Groulx a quelque mal à démarrer en Ludovic mais il se remet vite et acquiert une grande aisance.Michel Dumont donne beaucoup dans les spara ges lesquels accompagnent assez logiquement son personnage de Jules.La blonde Julie de Jo-Ann Quérel conserve le ton qui convient, bien que la comédienne ne soit pas suffisamment éthérée pour devenir tout à fait la jeune fille romantique.André Lachapelle (Hélène) et Dorothée Berryman (Geneviève), de même que Michel Dpmont (René) assurent tous adéquatement leurs rôles.Mais, cette Julie n'en reste pas moins monotone.télévision a Emissions en noir et blanc Lundi C B F T O 10.40 Ouverture et horaire.10.45 En mouvement 11.00 La souris verte ¦ 11.15 Les aventures de C’olargol 11.30 Les Pierrafeu 12.00 Cher oncle Bill 12.30 Le comportement animal "L'impala" 1.00 Dans la note 1.30 Téléjournal 1.35 Réseau-Soleil 2.30 Cinéma T .a bataille du désert" (documentaire — français 1967).a 1.00 Allô Grenouille 4.30 Maigrichon et Gras Double 5.00 Daktari 6.00 La vie qui bat "les crustacés".6.30 Actualités 24 7.00 Les recettes de Juliette 7.30 Défi: Tahiti" 8.00 Les gens de Mogador 9.00 Rosa 9.30 Jo 10.30 Téléjournal 10.50 Nouvelles du sport 11.00 Molière pour rire et pour pleurer 12.00 Cinéma: "Les Internes" (drame social - Américain 1962) a 1.30 Téléjournal RADIO-QUÉBEC (B 19.00 Eugue et vie Chopin et Haendel.20.00 Ambroise raconte 21.(H.C'est quoi ça?21.30 Conteurs d'images: Jean le Moal et Alfred Manessier ANJOU: 7617 boul.des Galeries d'Anjou 353-5960 Chinatown" 9 25 et "Noces de cendre" 7 35 ATWATER I: Niveau metro Alexis Nihon 935-4246 Tommy" 1 15.3 20, 5 20, 7 20, 9 20 ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 931-3313 "Funny lady" 7.00, 9.30 AVENUE 1224 ave Greene Westmount 937-2747 Drowning pool" 1.00, 3 00 , 5.00 7 00.9 05 BEAVER: 5117 ave Parc 844-1932 Young secretaries" 12 00.2 50, 5.40, 8 30 et Heads or tails I 20.4 10.7.00, 9.50.BERRI: 1280 St-Denis 878-2424 La tour infernale" I 25 .4 50, 8.15 BIJOU: 5030 Papineau 527-9131 Les maîtresses de vacances" 12 30.5.10.9 50 et Le totem du sexe" 2 00, 6 40.et "Les ardentes" 3 50, 8.30 CANADIEN: 200 Ste-Catherine E 523-5180 Chair pour Frankenstein" 1 00.2.45.4.30 6 15.8 00, 9 45 CHAMPLAIN: 1815 Stc-Cath Cne E 524-1685 "Ma femmes est dingue" 2.55 , 6 25.9 55 et "Rio Verde 1 05 .4 30.7 55.CHEVALIER: 1500 St-Denis 845-3222 Les ordres 1 00.3 00 5.05 , 7 25 , 9 40 CINEMA 2001: 855 Décarie 277-2001 Harold et Maude" 7 30 et "Shampoo" 9 30 CINEMA DE PARIS: 896 Ste-Catherine O 861-2929 "Zig Zig 1 30, 3 30, 5.30, 7 30 9 30 CINEMA 7e ART: 3818 Belanger E 723-0302 "Serplco" 7 15 et "Les valseuses" 9 30 CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil Chinatown" 9 25 et "Utime randonnée" 7 35 CLAREMONT: 3038 Sherbrooke O 488-7835 Bambi" 12 30 .2 40, 4.50.7 00.9 10 (REMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 Tremblement de terre" 7 00, 9.30 Mardi 12 15.2 25, 4 45.7 00, 9 30 DAUPHIN: 2395 Beaubien 721-6060 (Salle Renoir) "Scènes de la vie conjugale" 8.00 (McLaren) "Vincent.François .Paul et les autres" 7 20.9 30 ELYSEE: 25 Milton 842-6043 (Salle Resnais) Le jeu avec le feu" 7.30.9 30 (Salle Eisenstein) "Stavisky" 7.30, 9.30 FESTIVAL: 1206 Ste-Catherine E 525-8600 Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" I 20.3 20, 5.20.7 20 920 FLEUR DE LYS: 858 Ste^atherine E.288-3.36.3 Zig Zig I 30.3 30.5 30, 7.30.9 30.JEAN-TALON: 4225 Jean-Talon 725-7000 "Du sang pour Dracula" 7 30.9 30.KENT: 6100 Sherbrooke O 489-9077 Jaws 12 15.2 25, 4 45.7.00.9.15 LOEWS: 954 Ste-Catherine O 868-5851 Jaws 12 15, 2 25.4 45, 7 00, 9 15.MAISONNEUVE: 3001 Sherbrooke E.528-2174 Du sang pour Dracula" 7 30, 9 30 MERCIER: 5250 Ste-Catherine E 2554224 "Voyage fantastique de Sinbad" 2 15, 6.00, 9 45 et "Le grand Jacob" 12.20, 4.00.7 45.MONKLAND: 5504 Monkland 484-3579 "Clockworks orange 12.40.4 56, 9 25, et Délivrance" 3.00, 7 30 OUTREMONT: 1249 Bernard O 277-414» Lundi "The concert for Bangls Deah 4 30 et Le bal des vampires" 7.00 et "Le bébé de Rosemary" 915 Mardi."Le dernier tango a Parts 7 00 et "Last Tango in Paris 9 30 PALACE: 698 Ste-Catherine O 866-6991 C F T M © 10.00 Bonjour Montréal 11.00 A votre service 11.30 Pour vous mesdames 12.00 Les bouts d'ehou 12.30 Cinéma: ’ Steve, à toi de crever" (espionnage, Italien 1968i 4.00 Patofville 4.30 Aventure le gant de fer" (aventures amé- ricain 1956).¦ 6.00 Parle, parle, jase, jase 7.00 Le 10 vous informe 7.30 Les Berger 8.00 A la Canadienne 8.30 Médecin d'aujourd'hui 9.30 L univers de Yoland Guérard 10.30 Les nouvelles TVA 11.00 I,a couleur du temps.11.15 Sans pantoufles: "Sous dix drapeaux" (drame — Italien 1960).¦ 12.45 Le 10 vous informe CBMT O 9.30 Summer schools 10.00 Mon ami 10.15 Friendly Giant 10.30 Mr Dressup 11.00 Sesame Street 12.00 Klwood Glover's Luncheon Date 1.80 Platform 2.00 That girl 2.30 The Edge of Night 3.00 Juliette and Friends 3.30 30 from Ottawa 4.00 Family Court 4.30 Forest rangers 5.00 Mr.Dressup 5.30 The Partridge Family 1.00 City at Six "French Connection" 12.40.2.45, 4 55.7.05, 920 PAPINEAU: 5190 Papineau 521-6853 (Salle no 11: Julia et les hommes" 3.15, 6.30, 9.50 et "Et si on jouait au papa et à la maman 1 25.4 40.8.00.(Salle no H): La papesse 2 35.6 00, 9 25 et "7 morts dans les yeux d'un chat" l.OO, 4 25.7.50.PIERROT: 1590 St-Denis 845-3222 "Le mouton enragé" 1.00.3.10, 5 20.7.30, 9.40 PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861 4595 The fortune 7.15, 9.15.Mardi: 1 15.3 15.5.15, 7.15, 9 15 PLACE VILLE-MARIE: (Petit Cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "The passenger 12.40, 2.50, 5 00, 7 10.9 20 PLACE VILLE-MARIE: (Grand Cinéma) 577 Dorchester 866-2644 "Mandingo" 12.10, 2.20.4.30.6.45.9 00 PLAZA: 6505 St-Hubert 274-6155 "Chair pour Frankenstein" 1 00, 2.45, 4 30, 6.15, 8 00.9 45 PUSSYCAT: 4015 St-Hubert 845-4215 Week-end girls" 1 10.4.10, 7 00, 10 00 et "Very friendly neighbours" 11.45, 2.40, 5 40 8 30 RIVOLI I: 6906 St-Denis 271-4129 Amour animal 1.15, 4.05 .7 00, 9.55 et "Sensuelle Erika" 2.55.5 45 .8.40 RIVOLI II: 6906 St-Denis 277-4129 Fluide mortel" 3.00, 6.20.9.40 et "Le monstre de l'ile en feu 1.20, 4 40, 8.00 ST-DENIS: 1594 St-Denis 849 4211 Tu seras un homme mon fils" 1.40.5 40.9 45.et "l.es feux de la Chandeleur 12 00, 4 00.806 SEVILLE: 2155 Stc-Cathorine O 932-1139 "Monty python and Holy grail" 1 00.2 45.4.30.6.10, 7 55, 9 40 SNOWDON: 5225 Déearie 482-1322 Jams" 1 00 , 2 40.4.25 , 6 05.7 45, 9 40 VAN HORNE: 5150 Côte-des-Neiges 731-8243 Mandingo 12 20, 2 35, 4 50, 7 05, 925 VENDOME: Place Victoria 878-1451 "Hot parts 12.15, 2.15.4.15, 8.15, 8.15.10 20 et "Old borrowed and Stag" 1.15, 3 15, 5 15.7 15.9 20 VERDUN: 3841 rue Wellington 768-2092 "La tour infernale" 1.00.VERSAILLES: (Salle rouge) 7625 Sherbrooke E 352-4020 Bambi" dés 6 30 Mardi 1 00.3.0».5 15.7 20, 9 30 VERSAILLES: (Salle Bleue) Sherbrooke E 352-4020 "Amour animal" 7.10, 9.40 Mardi 2 06, 4 40.7 10, 9 40.Et "Sensuelle Erika 6 00, 8 30.Mardi: 1.00, 3.30.6 00, 8 30 VIDEOC.RAPHIE: 1694 St Denis 842 9796 "Le monde de la danse" de J Laliberté et D.Vincelette - 8h e( Ecological Holocaust" par le parti des travailleurs Nord-Américains — Wi.VII.LERAY 8042 St-DenU 388-5577 Voyage fantastique r La Malbaie CARTE n- 2 QUEBEC SUD Limite projetée de la circonscription électorale MAP No.2 SOUTHERN QUEBEC Pohenegam KVMOURASKA Proposed electoral district bounda O l' h S T Baie-St-Paui»^ / 10 0 R~H H H H La Pocatiere ECHELLE EN MILLES SCALE IN MILES • St Jean-Port-Jol _ isiet Beaupré Ch.itOdu Richer •Montmagny l ,ic DfMpt mville Saint - Raymond (/ s
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