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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 4 octobre 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-10-04, Collections de BAnQ.

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ri* V ¦y ^ -?Fstis ce que dois „4».lliiW>»ll ^ la météos venteux par moment et généralement ensoleillé; maximum: 12.Aperçu pour demain: ensoleillé.25 CENTS Vol.LXVII - No 229 Montréal, samedi 4 octobre 1975 Siint François d’Assise au sommaire _ ¦ La Crise d’octobre revue par Jérôme Choquette ¦ Les femmes ne peuvent pas se permettre de faire des erreurs.-page 2 ¦ L’UMQ tente de réfuter les arguments du ministre des Finances ¦ Ford dédommagera tous les propriétaires qui y ont droit — page 3 ¦ Les leçons de Saint-Léonard: un éditorial de Claude Ryan ¦ Le monde sous l’éclairage du “secret”: un commentaire de Georges Vigny ¦ L’explosion à la CIL: un commentaire de Michel Roy — page 4 ¦ Madrid déclare la “guerre ouverte” à ses opposants — page 12 La francisation doit respecter la bonne foi des gens (Garneau) par Gilles Lesage QUEBEC — L’effort de francisation doit se faire en respectant la bonne foi des citoyens.Et si des cas semblables à celui de Saint-Léonard lui étaient soumis, le nouveau ministre prendrait exactement la même décision facilitant ainsi l'accès à l’école anglaise par des enfants de langue maternelle autre que l'anglais.Ce faisant?M.Raymond Garneau n'écarte pas la nécessité éventuelle de recourir à des tests plus rigoureux pour déterminer avec plus d'exactitude qui peut avoir accès à l'école anglaise.“S'il y a trop de personnes, trop de groupes qui essaient de contourner les règles du jeu, je crois bien que le test linguistique deviendra un instrument fort important dans l'application de la loi 22." Le ministre a donné une conférence de presse hier, se réjouissant de ce que la majorité des membres de la Commission scolaire Jérôme-Le-Royer (CSJLR) aient accepté sa suggestion visant à redresser le chiffre de base de 1974 utilisé pour le contingentement, pour tenir compte d'une "situation particulière et transitoi- Un sondage Les citoyens sont plutôt satisfaits de leurs policiers par Pierre O’Neill Généralement satisfaits du travail de la police, les Québécois estiment par ailleurs que leurs policiers sont trop dépendants du pouvoir politique, que la protection de la mafia est une cause majeure du banditisme, que la délinquance et les crimes violents constituent la principale menace à la société.Telles sont les conclusions d’un sondage réalisé par l'Institut québécois d’opinion publique (IQOP) à la demande de la Fédération des policiers du Québec, de la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine de Montréal et de l'Association des policiers provinciaux du Québec.Portant sur la police et la justice au Québec, le sondage a été effectué par téléphone auprès de 1,144 personnes regroupées en trois régions: Québec-metropolitain; Montréal-Métropolitain et le reste de la province.Les questions ont été posées au cours des cinq premiers jours de\ septembre.D'autre conclusions de ce sondage indiquent que les Québécois s’opposent au système de libération conditionnelle, qu'ils sont favorables à la carte d’identité obligatoire et qu'ils préconisent la peine de mort dans le cas du meurtre d'un gardien de prison, d'un policier ou d'un meürtre accompli de sang-froid avec préméditation.Au cours de la conférence de presse qu’ils avaient convoquée pour dévoiler les tendances du sondage de 1TQOP, les dirigeants des syndicats policiers ont dénoncé la collusion entre le pouvoir politique et la mafia pour neutraliser l'action policière et l'administration de la justice.Pour sa part, le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec, M.Guy Magnan, affirme que la police se trouve opposée à “une grosse machine” faite de gens du pouvoir et de dirigeants de la mafia.A cet égard, les porte-parole des policiers du Québec trouvent hautement symptomatique la démission du député Jérôme Choquette du ministère de la Justice.Pour le policier Robert Joron, membre de l’exécutif de la Fraternité et membre de la section Aide à la jeunesse, M.Choquette a décidé de démissionner parce qu'il se trouvait dans une situation intenable, après avoir pris connaissance de certains dossiers touchant des gens importants.“Il a voulu aller au bout de certaines choses." A l'instar de ses collègues, le trésorier de la Fraternité des policiers de la CUM, M.Jean-Paul Lemay, souligne la déception que la démission de Tex-ministre de la Justice a causée.Il s'interroge sur les vraies raisons, et trouve révélateur le fait que tous les enquêteurs policiers sont unanimes à reconnaître que M.Choquette n'a jamais cherche à “mettre d'embûches’’ à leur travail.Le vice-président de la Fédération des policiers du Québec, M.Robert Miron, retient notamment de ce sondage le fait que 51% des répondants s'opposent au système de libération conditionnelle tel qu'on l’applique actuellement au Québec.Il allègue que les policiers passent tout leur temps à poursuivre des criminels en libération conditionnelle.Il blâme sévèrement le solliciteur général, M.Warren Allmand et souhaite sa défaite aux prochaines élections fédérales.Selon M.Miron.M.Allmand est le grand responsable de la chasse à l'homme qui a fait deux morts, ces jours derniers à Voir page 6: La police M.Garneau va jusqu’à dire que' le problème soulevé par les parents Italiens de Saint-Léonard aurait pu se régler en douce et ne jamais être connu du grand public, si la Commission scolaire avait fait les calculs requis dans les délais prévus.¦ La “solution Garneau” suscite de vives réactions parmi l’opposition nationaliste (page 22) C’est précisément parce qu'il estimait ne pas pouvoir recourir à de savants calculs statistiques que M.Jérôme Choquette a démissionné il y a huit jours, n'ayant pu amener le gouvernement à modifier et à clarifier la loi.M.Garneau ne voit pas là de problème, estimant que le relèvement du quota de base tient compte de la tradition de Saint-Léonard et des “engagements moraux" de la Commission scolaire."Cette suggestion, dit-il, suivant l'avis que j’ai reçu de mes fonctionnaires supérieurs, respectait en tous points l'article 40 de la loi 22.de même que les règlements qui ont été édictés en vertu de cette loi." Cette solution, préconisée par la communauté italienne, n'avait-elle pas été envisagée par M.Choquette?Il ne Ta pas soumise au Cabinet, répond le nouveau ministre de l'Education.M.Garneau estime qu’il ne s'agit pas là d une porte ouverte pour les prochaines années, "parce que le correctif de Tannée de base étant fait pour une fois, on ne peut pas songer qu’il sera utilisé dans d'autres circonstances, étant donné que nous serons dans la deuxième phase d’application de la loi 22".C’est à partir du quota de base de 7,090 places pour les anglophones, “corrigé'' de 230 à la hausse que, Tan prochain les tests s'appliqueront.“A ce moment-là, je pense que ce sera beaucoup plus juste pour les parents qui n’étaient peut-être pas suffisamment informés des règles du jeu.” Le ministre se propose, pour l’avenir, de "bien indiquer aux parents que la réussite d'un test linguistique est quand même conditionnée par l’article 40, ce qui n’a peut-être pas été suffisamment expliqué, d'où l’imbroglio.Lorsque les règles du jeu seront mieux connues, plus precises, je pense que Tapplication de la loi va être plus facile.” M.Garneau est d’avis qu’”une application très stricte de la loi 22, de la section V (relative à la langue d’enseignement), sans changer une virgule, pourrait amener exactement la solution que M.Choquette proposait.Sans changer la loi, on pourrait en arriver, à toutes fins utiles, à avoir le test de la langue maternelle".Voir page 6: Raymond Garneau IMfiÉiJB i smùl HV ^vv> a « * *»« lj ¦ ê « y MH».; > * ïhtti' '"j: r- éy.' y >.*/• .•.> Xÿ' ' / .> ' ^ Un élévateur à grains du port de Vancouver nord a été secoué hier par une série d’explosions puis s’est embrasé.Deux hommes sont portés disparus et une vingtaine d’autres ont subi des blessures.Craignant d’autres explosions, la police a fait évacuer les maisons voisines des élévateurs à grains et a établi un cordon de sécurité pour empêcher le pillage et le vandalisme.Les flammes ont été contenues au bout de deux heures de travail acharné des pompiers.Un navire qui était à quai près de l’élévateur, TAnton Chekof, a été remorqué au large pour le mettre à Tabri., (Téléphoto CP) le “bel oiseau” traversera le ciel de Montréal.par Guy Oeshaies Les Montréalais qui n'iront pas à Mirabel, dimanche, pourront quand même voir le Concorde voler au-dessus de Montréal à une altitude de 1,500 pieds et à une vitesse de 275 milles à Theure entre 13 h et 13 h 30 dimanche.Piloté par le commandant André Tur-cat et l'officier navigateur Jean Franki, le supersonique franco-britannique portant les couleurs d'Air France et de British .Airways décollera de Mirabel vers 13 h, dimanche, pour se diriger vers le sud.Il arrivera au-dessus du lac Saint-Louis puis survolera le fleuve Saint-Laurent jusqu'aux raffineries de Montréal Est avant de piquer vers le nord et survoler Tlle Jésus on ne sait trop où, puisque le commandant décidera à ce moment en fonction des vents dominants.A cette altitude on pourra très bien voir le grand oiseau qui est arrivé à Ottawa, hier soir, après avoir décollé de Toulouse et fait escale à Londres.Aujourd’hui, le commandant- Turcat prendra les commandes de Concorde à 14 h 30 à Ottawa et des experts fédéraux du ministère des Transports mesureront Tin-tensité du bruit des moteurs au décollage.Une trentaine de minutes plus tard, soit vers 15 h, le Concorde se posera à Mirabel où le premier ministre Pierre Elliott Trudeau sera invité à monter à bord pour une visite au sol.Dimanche, après sa petite balade autour de Montréal, le Concorde se reposera à Mirabel où les gens pourront le voir au sol mais sans monter à bord.Il repartira de Mirabel à 10 h, lundi, à destination de Paris.Il s'agit du 4e avion de test et du huitième Concorde construit par la British Aircraft Corporation et TAérospatiale de France.Le Concorde 02 que Ton verra à Montréal est identique extérieurement aux autres Concorde.Cependant, à l’intérieur il y a dix tonnes d'équipement d'essais en vol et les deux tiers de la cabine sont occupés par ces instruments sophistiqués qui, notamment, vérifient en même temps 2,500 points de la structure pour mesurer’ les chocs et traits d’usure de la carlingue Le commandant Turcat est le premier pilote à avoir fait décoller le Concorde le Voir page 6: Le bel oiseau A l’insatisfaction des parties Le Congrès lève en partie l’embargo contre la Turquie Les vins ANTONIN RODET ANTONIN RODET COTES DU RHONr U COMFMMf i M OOMIU Uff «ortfii 'imw ANTONIN RODET sont aussi bons$^ gfl qu’on le dit fc (par Reuter et AFP) — Le Sénat a approuvé hier le projet de loi autorisant la levée partielle de l’embargo qui avait été imposé le 5 février sur les livraisons d’armes américaines à la Turquie après l’invasion de Chypre par les forces de ce pays.Le projet de loi, qui avait été approuvé la veille au soir par la Chambre des représentants autorise la fourniture de 185 millions de dollars de matériels militaires à la Turquie.Le Sénat s’était déjà prononcé, le 31 juillet pour la levée de l’embargo mais la Chambre des représentants avait refusé d’en faire autant.Le texte qu’elle a adopté jeudi soir étant différent du projet: initial du Sénat, celui-ci a dû mettre aux voix le nouveau texte.De fortes pressions avaient été exercées par le gouvernement sur le Congrès en vue d’une reprise des livraisons mais elles s’étaient heurtées à une vive opposition, en partie de la part des milieux américains d’origine grecque.En guise de représailles contre l’embargo, la Turquie a commencé en juillet dernier à fermer les bases américaines sur son sol.Le projet approuvé par le Congrès autorise aussi la Turquie à se procurer des armes sur le marché privé américain dans la mesure où de tels achats n’entraveront pas le cessez-le-feu à Chypre.Jeudi soir, la Chambre des représentants avait approuvé le projet par 237 voix contre 176, après avoir repoussé un amendement demandant au président Ford de certifier que des progrès impor- tants étaient accomplis en direction du règlement du problème des réfugiés chypriotes (dont le nombre, du côté grec, s’élève à près de 200,000).La Chambre a cependant ajouté au texte une résolution imposant à M.Ford d'entamer avec la Turquie des conversations sur le contrôle du trafic des stupé-i fiants et d’informer le Congrès au sujet du progrès des discussions dans un délai de soixante jours.Pour sa part, le président Ford s'est félicité du vote du Congrès.Cette action, a dit le président dans un texte distribué par la Maison-Blanche, “constitue la première étape dans le rétablissement de re- lations de confiance et d’amitié avec des amis et alliés que nous estimons en Méditerranée orientale".Le président, dans sa déclaration, a annonce pour les semaines à venir, quatre lignes d’action après le vote du Congrès- Effort pour rétablir des relations de Voir page 6: La Turquie Attentats au Nord, rapt au Sud Les Irlandes en effervescence DUBLIN (par Reuter) — Un industriel l’Armée républicaine irlandaise, .Restez chez vous, I (pai néerlandais, M.Tiede Herrema, a été enlevé hier en République d’Irlande alors que de Tautre coté de la frontière, en Ir-laHe du nord, un nouvel attentat à la bombe portait à 12 tués et 30 blessés, dont cinq policiers, le nombre des victimes des dernières trente-six heures.Les ravisseurs de M.Herrema, directeur général de la compagnie multinationale sidérurgique Ferenka, menacent de l’exécuter si ne sont pas libérés dans les quarante huit heures deux membres de Mallon et Jim Hyland, et une sympathisante de TI.R.A., Rose Dugdale.D’abord communiquées à l’ambassade des Pays-Bas, leurs exigences ont été téléphonées par une femme à un journal du soir de Dublin.Os réclament également la fermeture pour vingt-quatre heures de l’usine Ferenka et exigent de la police qu’elle ne se lance pas à leur recherche et ne dresse pas des barrages routiers.Le cabinet irlandais, qui était réuni au moment où a été connue la nouvelle de l’enlèvement, a rejeté ces exigences et demandé à la police d’ouvrir une enquête.Ce sera la première fois que TI.R.A.aura eu recours à un tel moyen pour obtenir du gouvernement irlandais la libération de ses membres en prison.Plusieurs centaines d’entre eux sont détenus à Portlaise.dans la périphérie de Dublin, en application de la loi antisubversion.Annacoty, où réside M.Herrema, est située à 120 km à Touest de Dublin.M.Voir page 6: Les Irlandes ôes couve Rneu rs # k '« ü-.'t'-VI ti- -il *¦’ >•’ V 0 v » 1 2 • Le Devoir, samedi 4 octobre 1975 par____________ GILLES LESAGE La Crise d’octobre revue par Jérôme Chotpiette 1) Malgré les abus, la Loi des mesures de guerre aura eu un effet pacificateur Il y aura cinq ans demain, une cellule du Front de libération du Québec enlevait le diplomate britannique James Richard Cross, déclenchant ainsi ce Ïui passera à l’histoire comme "la crise d’octobre”, étte crise, tout le monde s’en rappelle, a eu son Çoint culminant avec l’assassinat du ministre du ravail, M.Pierre Laporte, à la mi-octobre.Bien des mystères continuent de planer sur cette période mouvementée.Cinq ans après, plusieurs points d’interrogation subsistent.Que s’est-il passé?Si c’était à refaire, ferait-on la même chose à Québec?Ces questions et d’autres, LE DEVOIR les a posées.avec d’autres journalistes, à celui qui fut du- ll plus de cinq ans ministre de la Justice du Québec.Tenant de la “ligne dure”, M.Choquette n’a pas changé d’avis sur ce point précis.Mais il apporte un peu d’éclairage sur un certain nombre de Eoints dans les textes que notre collaborateur Gilles esage publie en deux tranches.Ces propos ont été recueillis le mardi 9 septembre dernier, soit dix-sept jours avant que M.Choquette ne quitte le ministère de l’Education dont il venait à peine d’hériter, démissionnant en même temps du Cabinet Bourassa et même du Parti libéral du Québec, siégeant désormais comme député indépendant d’Outremont.QUEBEC — Cinq ans après la crise d’octobre 1970, M.Jerome Choquette estime que l’imposition des mesures de guerre a donné lieu à des abus de la part de la police mais qu’elle a eu, dans l’ensemble, un effet salutaire et pacificateur.Même s’il n’a pas participé directement à la décision — les tractations se sont faites entre les premiers ministres, MM.Trudeau et Bourassa — l’ex-ministre de la Justice du Québec était au fait des discussions, a-t-il fait savoir au cours d’une longue entrevue avec quatre reporters, dont celui du journal LE DEVOIR, au début du mois dernier.Par la suite, ayant pris connaissance de la transcription de ses propos, M.Choquette a pris la peine de préciser qu’il avait vu dans le temps le projet de loi relatif aux mesures de guerre et qu’il était d’accord.Cinq ans après, il admet volontiers que ces pouvoirs étaient très considérables et ont donné lieu à des abus, mais il les attribue à l’inexpérience des gouvernements et des corps policiers en matière de kidnapping politique.“Malgré les critiques qu'on peut adresser aux mesures dans l’etendue des pouvoirs qu’elles donnaient, je crois qu'au total l’application des mesures a eu un effet salutaire et que ça a rassuré la population qui était très inquitète et que ça a fait craindre à des gens qui auraient pu vouloir imiter les terroristes ou tomber dans le mouvement terroriste, que ça les a fait craindre l’action gouvernementale.“Donc, je crois qu’il faut voir un côté positif à l’adoption de ces mesures-là même si, d’autre part, on peut reconnaître qu’il y a eu des abus et qu’elles ont été critiquables à certains points de vue.Mais je pense qu’elles sont arrivées à point et qu elles ont eu un effet de pacification sur la situation qui prévalait à ce moment-là.” Même s’il y avait eu de nombreux attentats terroristes depuis 1963 — attribuables tout à la fois au “nationalisme exacerbé” mêlé de revendications sociales, et à certain “désordre intellectuel” teinté de mimétisme — l’ex-ministre de la Justice note que rien ne pouvait laisser prévoir l’enlèvement du diplomate britannique Richard Cross, le 5 octobre 1970, suivi quelques jours plus tard de celui d’un ministre, M.Pierre Laporte.Mais il nie que le gouvernement québécois ait pris panique et se soit mis à la remorque d’Ottawa, ou encore que certains ministres se soient réfugiés à New York au plus fort de la crise, à la mi-octobre.“On avait vraiment l’impression d’une préméditation et d’un plan bien agencé”, dit-il, surtout lors de l'enlèvement de son collègue du Travail et de l’Immigration, “une escalade ou une surenchère dans la violent.un plan d’action qui avait été mûri et pensé dans tous ses détails.” “Quant à l’extension et la force du mouvement révolutionnaire, la police ne savait pas avec précision que c’était limité à un groupe détermine”, d’où “une espèce de paralysie” ou plutôt “l’impuissance pour la police de mettre un terme à cette crise”.M.Choquette rappelle que c’est lui-mème qui a fait appel à l’armée canadienne, pour donner un coup de main à la police, débordée et essoufflée.“Les policiers ne dormaient plus, donc on avait besoin de l’armée.” ”Je peux vous dire que toutes les décisions qui ont été prises durant cette période-là, ont été prises d’un commun accord et sans conflit, sans que le gouvernement fédéral n’impose de décisions”.M.Choquette conteste qu’il y ait eu “emballement", même si quelque 500 personnes ont été appréhendées en vertu de la loi des mesures de guerre.“Je n’ai pas vu beaucoup de traumatisme, moi, durant la crise d’octobre.Non, pas au Québec.Je pense que la population dans l’ensemble a été très rassurée.Donc, on ne peut pas parler de traumatisme collectif.On peut parler, cependant, de personnes qui ont été arrêtées sans cause ou justification raisonnable.Alors, à ce point de vue-là, oui, je suis bien prêt à aller jusque là qu’il y à eu des traumatismes individuels dans un certain nombre de cas, sans doute regrettables”.“Les mesures de guerre disaient que tout agent de la paix peut, lorsqu'il a aes soupçons raisonnables, effectuer l'arrestation.Ce qui s’est produit, c’est que dans une première vague d’arrestation en vertu des mesures, on a effectué l’arrestation d'environ 500 personnes.Et là, moi.j’ai dit à la Sûreté au Québec: je voudrais que, dorénavant, vous me fassiez approuver tous les noms des personnes que vous vous proposez d’arrêter”.La police a donc agi de son propre chef dans cette opération nocturne et ténébreuse, qui a donné lieu à l’extraordinaire film “Les Ordres", de Michel Brault."La police, explique M.Choquette, avait ses dossiers sur différentes personnes qui étaient repérées, connues, etc.Ils ont agi comme ça.Je ne cherche pas à justifier la détention de 500 personnes.Je vous dis que le pouvoir était donné à la police et aux agents de la paix individuellement d’effectuer l’arrestation".Il n’y eut pas de contrôle politique, sauf apès la fameuse rafle du 15 octobre aux quatre coins du Québec.“Les ministres n’étaient pas au courant de tout ce qui se passait dans le domaine du terrorisme, c’est évident.C’était une matière qui était connue de la police.C’est seulement après que j’ai mis un arrêt.J’admets que c’est beaucoup de monde.Mais il ne faut pas oublier que les événements se succédaient avec une très grande rapidité.‘‘Rétrospectivement, ajoute l’ex-ministre, on peut adresser des critiques aux gouvernements, à la police.On peut tous les mettre dans le même paquet ou les critiquer pour des motifs différents.Mais il faut quand même se replonger dans l’époque où tout cela se passait".M.Choquette parle de tour de Babel et ajoute qur “la police était elle-même dans l’obscurité".Il nie que la police ait négligé de suivre des traces fiables ou ait connu le repère de la rue Armstrong avant la mort de M.Laporte.“Vous savez, dans ce genre de choses-là, c’est un peu comme chercher l’aiguille (fans un tas de foin.Il ne faut pas se faire d'illusions, la tâche de la police est extrêmement difficile.Dans le cas de la crise d’octobre et dans le cas de l'enlèvement de Cross-Laporte, on n’a pas eu de veine, on n'a pas eu de chance.La police n'a pas été favorisée soit par une bonne information, soit par un hasard d'écoute électronique, ou d'autre chose de ce genre.” Cinq ans après, M.Choquette reste donc convaincu que les gouvernements ont agi de la bonne façon, sauf pour ce qui concerne les excès des mesures, sauf aussi les pouvoirs trop considérables qui pouvaient justement donner naissance à des abus".Pour réparer les "excès”, note l’ex-ministre du Cabinet Bourassa, les personnes appréhendées et qui ne furent pas inculpées par la suite ont pu bénéficier des recommandations du Protecteur du citoyen."Ceux qui voulaient poursuivre devant les tribunaux ont pu poursuivre.” M.Choquette tire une autre leçon de la crise d’octobre 1970 et surtout des mesures de guerre, dont l une au moins était “douteuse".“Au fond, les mesures de guerre, c’était du genre des mesures administratives.Et on est allé mettre ça sous le système judiciaire.Ça, à mon sens, ça a été mauvais." Et advenant qu’il soit nécessaire de recourir à nouveau à des mesures exceptionnelles, "il faudrait que ce soit des mesures purement administratives avec, peut-être, un tribunal spécial de nature administrative.Parce qu’il y a souvent dans ces périodes-là des abus, des excès \\l et des exagérations, et ceci se reflète sur l’administration de la justice en général, quand on donne ça aux tribunaux ordinaires.Ça serait traité d’une manière purement administrative, et on ne donnerait pas l’administration de ça aux tribunaux criminels ordinaires, parce que ce sont des mesures de nature politique.” au sens premier du terme.Pas plus qu’en 1970, M.Choquette ne croit qu’il faille recourir à la notion, qui n’est pas reconnue au Canada, de ‘prisonniers politiques", même si le juge aoit tenir compte de la motivation de celui qui a commis un crime.“H ne s'agit pas d'une guerre, conclut-il sur ce point.Il s'agit d’actes criminels commis au nom d'une idéologie.Mais je ne vois aucun intérêt à reconnaître le crime politique comme tel dans notre système." (à suivre) r On avait l’impression d’une préméditation, d’un plan bien agencé ’’Mon analyse m’a conduit à la conclusion qu’il y avait aussi dans la pensée québécoise un très grand flottement idéologique.Etant donné que l’on venait de se libérer d’un régime assez étouffant, le régime duplessiste avec tout ce qu’il avait de contraignant, ça a ouvert les vannes, d’une façon très grande, sans contrôle, à une foule d’idees désordonnées et qui se sont exprimées dans la violence.Pour donner un exemple, je me rappelle avoir lu des articles parus dans des journaux très bien, à Montréal, je ne vais pas pour les identifier, disant ceci: “Devant la violence du système, la violence des travailleurs ou du peuple est justifiée”.Alors, voici une philosophie que des gens très bien — enfin la philosophie est évidemment critiquable et discutable — voici une philosophie que des gens se considérant respectables, des analystes de la situation sociale, des prêtres travail- lant en milieu ouvrier ou des travailleurs sociaux, se pensaient capables et pensaient devoir exprimer à cette époque-là."Alors, à mon sens, ce genre d’opinions signalait, en quelque sorte, un dérèglement dans la pensée, dans la philosophie, dans les principes qui guidaient un certain nombre de personnes au Québec.Je prends cet exemple comme un symptôme.Mais il y avait d’autres exemples semblables.Or donc, on en arrivait à justifier, et dans certains cas, à faire l’apologie de la violence, de dire que la revolution était une chose qui s’imposait et était normale.Alors qu’à mon sens, pour des gens raisonnables et rétrospectivement.on peut et on doit se dire que nonobstant les inégalités sociales, nonobstant les réclamations nationalistes, qui peuvent être valables dans un certain nombre de cas, il n’y avait pas, je pense, de justification au Québec, à des actions violentes, qui mettaient en péril le régime démocratique Qt qui faisaient abstraction du respect du principe de la loi.Alors, je pense qu’intellectuellement, à la suite de la révolution tranquille, le Québec a traversé, au moins dans certaines frac- tions de la société, une période de désordre intellectuel." ¦A l’origine de la crise, “une période de désordre intellectuel” “Mais on avait vraiment l’impression d’une préméditation, et d’un plan bien agencé.Je vais vous donner un exemple.Je crois que c’est le samedi, à la fin de cette semaine-là, j’ai donné une réponse officielle, par la télévision, aux ravisseurs de monsieur Cross et immédiatement après ma déclaration, vous avez l’enlèvement de monsieur Laporte à son domicile.Alors, c’était en quelque sorte la réponse que faisait le mouvement terroriste à la position gouvernementale.Une escalade ou une surenchère dans la violence.Or ceci faisait qu’on pouvait déduire très facilement qu’il y avait un plan très concerté, très organisé, et que ces deux enlèvements successifs, en commençant par un diplomate britannique sans aucun doute très sympathique personnellement mais quand même assez loin de nous.Mais qu’on poursuive apres ça avec un personnage politique très en évidence, très important dans le conseil des ministres au gouvernement, indiquait, n’est-ce-pas, un plan d'action qui avait été mûri et pense dans tous ses détails.“J'ajouterai aussi le fait, par exemple, en rapport avec les communiqués émanant des cellules terroristes dirigés à différents postes de radio, qu’on trouvait ici et là aux endroits où les journalistes étaient avertis qu’il y avait des messages, qu’il y avait la aussi toute une escalar'.dans le mouvement et que les méaia d’information ont fait monter la température générale, pas seulement celle du gouvernement mais la température sociale à un très haut niveau, à un point où beaucoup de citoyens étaient inquiets et craintifs devant les événements qui se déroulaient.Alors là aussi dans la stratégie subversive des éléments terroristes, les média d’information ont joué un rôle capital.“Alors, il est certain que ces choses-là ont été des facteurs qui ont été pris en considération par le conseil des ministres, par les gouvernements.Sans compter que l’on peut ajouter à tout cela que devant une espece d’incapa- cité pour la police de retracer rapidement les auteurs et les responsables et les coupables, devant un peu une espèce de paralysie, pas tout à fait une paralysie, parce que ce n’est pas une paralysie parce que la police était extrêmement active — mais devant l'impuissance pour la police de mettre un terme à cette crise, ça aussi, c’était un autre facteur de suspense énorme et qui faisait que des éléments marginaux qui ne seraient pas entrés d’emblee dans une action terroriste pouvaient trouver intéressant de voir le gouvernement ou les gouvernements acculés à une situation d’inaction, et se dire: c’est le temps d’embarquer dans l’action terroriste révolutionnaire, l'agitation sociale, en somme, de montrer que pour une fois la révolution avait des chances de gagner.C’est également un long aspect parce qu’il y a eu pas mal de manifestations qui se sont faites à ce moment-là.“Les éléments précis, je veux dire au point de vue nombre de terroristes, n’étaient pas absolument connus à ce moment-la.Il est sûr et certain que la police avait des renseignements sur un certain nombre d’individus.Mais quant à l’extension et la force du mou-.vement révolutionnaire, la police ne savait pas avec précision que c’était limité à un groupe déterminé.“Alors, devant tous ces facteurs-là, il est certain que les ministres ont été impressionnés, je pense, comme tout le monde.Mais ça ne les a pas, contrairement à ce qu’on peut avoir dit dans certains milieux qui ont peut-être été critiques à l’égard de l’action gouvernementale; à un niveau ou à un autre, ça n’a pas causé d’emballement qui a fait que les ministres auraient été dans la peur et auraient abdiqué leurs responsabilités d’une certaine façon comme, par exemple, le voyage à New York.“Il y avait une large part d’ihconnue dans tout ça et on était laissé à nos moyens, souvent, pour apprécier les développements ultérieurs ou prévoir.C’était une question de jugement, à savoir, quelle était la meilleure méthode a employer pour maîtriser la situation.Parce que je pense que dans une situation comme celle-ci, il est très important que le gouvernement maîtrise assez rapidement une situation sinon elle peut dégénérer et devenir beaucoup plus grave.” Françoise Giroud par_________ RENÉE ROWAN PARIS — “Ce n’est pas par gentillesse que les gouvernements vont s'occuper des femmes, mais par nécessité, parce qu’on a besoin d’elles pour faire des en-fants et comme main-d’oeuvre même en période de difficultés économiques, affirme le secrétaire d’Etat à la condition féminine, Mme Françoise Giroud qui n’a nullement l’intention de démissionner de son poste comme le veut la rumeur qui a couru ces dernières semaines tant en France qu’au Québec.“Ça été dit, reconnaît-elle, mais ce n’est pas du tout vrai.” Invitée par le ministère français des Affaires étrangères à venir interviewer Mme Giroud chez elle avant sa venue à Ottawa et à Québec les 7, 8 et 9 octobre prochains, nous l’avons rencontrée à son bureau de la rue de Varennes.Dès notre arrivée, c’est la journaliste de carrière que nous retrouvons.Malgré l’irruption dans la pièce de quatre représentants de la presse écrite et parlée, elle ne bronche pas, continuant de tapoter sa machine à écrire pendant cinq bonnes minutes, s'interrompant ici et là pour apporter, à la main, quelques corrections à son texte.“Vous m'attendez?" Délaissant comme à regret son large pupitre, elle vient s’asseoir parmi nous.Françoise Giroud écrit plus volontiers qu’elle ne parle, comme on l’a un jour souligné, et c’est vrai.Mais elle ne se dérobe pas aux questions.L’oeil attentif, la répartie vive, elle sourit facilement.“Les femmes ne peuvent pas se permettre de faire des erreurs.Améliorer la condition féminine, cela signifie, dit-elle, réduire jusqu’à le faire disparaître, l’écart qui sépare le statut social de la femme du statut social de l’homme, à l’intérieur d’une même société.“Maintenant, tout ce qu’il y avait comme discrimination dans la loi a été éliminé ou presque.Il reste encore des petites choses dans le domaine des lois sociales.Un certain nombre de mesures concrètes ont été adoptées.D’autres sont en cours.En gros; ce que j’avais proposé il y a un an a été accepte ” Au nombre des mesures qui lui semblent les plus importantes et qui restent encore à faire adopter, il en est une qui lui tient à coeur.En prévision des elections municipales de 1977, elle voudrait une loi qui fixe des quotas.“Je suis contre, en général, souligne-t-elle, mais dans ce cas particulier, cela me semble essentiel.” Elle demande qu’il n’y ait pas plus de 75% de personnes de même sexe inscrites sur toutes les listes électorales.“Le président de la République et le premier ministre n’y voient pas d’objection de principe.Ils m’ont tous les deux donné leur accord, mais il reste à voir si c’est réalisable pour toutes les communes.” Mais les femmes ont aussi leur effort à faire.“Beaucoup qui sont capables, hésitent à se lancer dans la bataille.Elles attendent qu’on yienne les chercher, qu’on leur apporte sur un plateau d’argent une circonscription”.Il est normal que ce soit difficile pour une femme de faire de la politique, souligne-t-elle.Il faut maintenant que les femmes se forment à ce genre d’activités et c’est dans leur enfance, dans leur jeunesse que cela doit se faire.Françoise Giroud s’anime: “Jamais une femme n’a été battue aux élections parce que c’était une femme.J’en suis absolument persuadée.Là où elles se sont présentées, elles ont réussi.Mais les femmes ne peuvent pas se permettre de faire des erreurs.On dira alors que c’est parce qu’elle est femme et non parce qu’elle est bête.Elle n’a pas le droit aux défaillances.En contre-partie, c’est très stimulant.” Pour le secrétaire d’Etat à la condition féminine, l’action psychologique, encore plus que les lois, est importante.Et les choses bougent.“Les femmes ont pris confiance en elles, elles parlent, en particulier en province, elles sont arrivées à se réunir, à se regrouper, à réfléchir ensemble sur leurs problèmes.Elles commencent à s’identifier en tant que force et ont découvert leur solidarité.Il y a aussi de la part de ceux qui sont au pouvoir une prise de conscience.“On s’est rendu compte qu’il faut maintenant compter avec les femmes”.Ce changement de mentalité, pour Françoise Giroud, est capital.Travailler à améliorer la condition féminine, oui.Mais il est des mesures qu’elle rejette d’un revers de main.Ainsi, par exemple, le salaire de la femme au foyer.“Je suis absolument contre.” C’est, pour elle, inimaginable.“Aucun pays au monde n’a les moyens de se Eça.Et je ne vois pas pourquoi on le Par contre, poursuit-elle, il faut protéger la maternité.Elle veut pour toutes les femmes un congé de maternité de six mois sans rupture de contrat.Mais elle souhaite en plus que toutes les femmes qui ont un enfant de moins de 30 mois reçoivent une somme relativement importante de l’Etat sous forme d’indemnité mensuelle destinée à leur faciliter le choix du mode de garde de leur enfant, c’est-à-dire le garder elles-mêmes si elles le désirent ou le confier à une crèche.Soulignons que maintenant, en France, la déductibilité des frais de garde dans la déclaration des revenus est accordée à toutes les femmes chefs de famille.Pour savoir ce que pensent les femmes, dit encore Françoise Giroud, il faut s’intéresser aux jeunes femmes.Ce sont elles qui auront des enfants ou qui n’en auront lias, qui travailleront ou non.La décision leur appartient.Si nous ne prenons pas un certain nombre de mesures pour les aider, elles pourraient choisir de ne pas en avoir.“C’est un pouvoir de décision formidable.” Quant à l’Année internationale de la femme, elle aura surtout servi aux pays en voie de développement.“S’il n’y en avait pas eu en France, affirme le secrétaire d’Etat, cela aurait été exactement pareil.Cela a même été pour nous une source d’agacement.La publicité, comme on pouvait s’y attendre, s’en est servie à ses propres fins.” Par contre, reconnaît-elle, 1975 aura permis des échanges entre les pays, échangés souvent très fructueux.Françoise Giroud travaille présentement à la mise au point d’un programme de cinq ans pour indiquer ce qui reste encore à faire et doit être fait.“La femme en tant que personne privée n’est pas du tout sous-estimée ni dans ses pouvoirs, ni dans son rôle.C’est la femme en tant que personne sociale qui l’est.Il est essentiel que comme l’homme, elle arrive à avoir son autonomie sociale.Ne plus être la ^ < V : femme de monsieur X.Ce qu’il faut arriver à obtenir, c’est que toutes les femmes bénéficient des prestations sociales attachées à la personne.Il ne faudrait plus, par exemple, que quand une femme perd son mari, elle perde en même temps sa sécurité sociale.C’est à cela que nous travaillerons." Françoise Giroud vient à Ottawa et à Québec sur l’invitation du ministre de la Santé et du Bien-être, responsable en même temps de la condition féminine, M.Marc Lalonde, et de M.Bernard Lacha- lii pelle, ministre d’Etat chargé au Québec de la situation féminine.Elle avait aussi été invitée à nous visiter par Mme Lise Bacon, aujourd'hui ministre de la Consommation, qui assistait en avril dernier aux journées de Paris organisées à l’occasion de l’année de la femme.“Je viens, dit-elle, parce que ça m'intéresse de voir ce qui se fait au Canada en ce qui concerné les femmes.Je suis aussi intéressée au côté hospitalier.Cela déborde sur le secteur de Mme Veil, mais nous travaillons en bonne intelligence." 1 ?•- T- jr tp ; 'g: .?; •'ir '• /r y —¦ lf-t -•*¦¦¦ **>, MK ' * " **'••*• - » ' ¦>•-• •?¦—¦ V t4*' K," * ¦ ' ¦ .• » i 4 h yn,'* *' 1 V 1 V* i LE DEVOm Page Montréal, samedi 4 octobre 1975 “Le gouvernement doit être bon libéral” L’UMQ donne la réplique au ministre des finances QUEBEC (PC) — L’Union des municipalités a répliqué hier au ministre des Finances, M.Raymond Carneau, qui avait affirmé mercredi que les municipalités ne devaient pas compter sur le gouvernement Bourassa pour des subventions supplémentaires.C est le maire de Québec et président de l'Union des municipalités, M.Gilles Lamontagne, qui a donné le coup d'envoi dans son discours de clôture du congrès.M.Lamontagne a qualifié "d'injuste et de paternaliste" le régime fiscal actuel et a exigé une réforme fiscale globale et en profondeur au profit des municipalités.Le maire de Québec a critiqué point par point les arguments mis de l'avant par M.Carneau pour justifier son refus La libération de Martel d'augmenter la part des municipalités dans le budget du Québec.M.Carneau avait évalué à $800 millions l'aide gouvernementale aux municipalités, pour l'année 1975.C’est plutôt $400 millions, estime M.Lamontagne.“En effet, des $800 millions que mentionne le ministre des Finances, il y a $300 millions qui proviennent de la taxe de vente qui revient de droit aux municipalités et qui ne peut être qualifiée d’aide du gouvernement provincial" a dit M.Lamontagne."Or ces $800 millions comprennent également un montant fictif de $100 millions qui provient de la soi-disant réduction de la taxe scolaire normalisée.C'est un montant fictif car, en réalité, les com- missions scolaires ne perçoivent pas $110 millions de moins des contribuables municipaux", a-t-il poursuivi.Le président de l'Union des municipalités s'est dit "sceptique” face aux propos de M.Carneau selon lesquels le principe fondamental du gouvernement est de respecter l'autonomie des administrations locales."Nous demeurons sceptiques car les faits semblent contredire cette affirmation, a dit M.Lamontagne.L’autonomie des administrations locales est fondée sur les disponibilités des ressources adéquates”."Quant à la taxe de vente, c’est une initiative municipale à son origine et le gouvernement provincial ne nous fait aucun cadeau en nous en accordant une partie.Il ne fait que nous rendre ce qui nous est dû", selon M.Lamontagne.Après avoir rappelé que c’est au Québec que la taxe de vente, 8 pour cent, est la plus élevée au Canada, M.Lamontagne souligne que "le gouvernement du Québec pourrait être plus libéral.envers les municipalités”.Enfin, au sujet des subventions per capita à certaines villes parmi les plus populeuses de la province, le maire de Québec a souligne que ces subventions ne s'adressaient qu'a 62 des 1,593 cités du Québec, et que le montant per capita de $8.50 était inférieur à ce que l’on retrouve dans d’autres provinces du Canada: $10 en Saskatchewan, $12.50 au Manitoba et $34 en Colombie-Britannique.-Dans les ateliers, les maires et conseillers municipaux délégués au congrès de l’Union n’ont pas été plus tendres à l'endroit du ministre des Finances.' “Les participants se sont unanimement entendus sur le point fondamental suivant: une réforme fiscale globale s'impose dans les plus brefs delais", lit-on dans le rapport des ateliers.Les délégués membres de l'atelier sur la fiscalité ont adopté une série de mesures susceptibles de forcer le gouvernement à les aider financièrement.On suggère notamment: • que les gouvernements municipaux entreprennent dès janvier 1976 selon un plan quinquennal l'occupation exclusive du champ de l'impôt foncier.• que la part que les municipalités touchent en vertu de la Loi de l'impôt sur la vente au détail soit majorée de 2 pour cent à 3 pour cent.• que $0.05 par gallon de carburant taxé soient remis aux municipalités.• que les municipalités ne soient pas taxées sur les ventes au détail, sur les ma-* tériaux de construction et sur l'achat d’équipement et de biens servant aux fins municipales.• qu'une partie de l'argent perçu annuellement par la vente des plaques d'immatriculation soit retournée aux municipalités.Outerbridge revient à la charge: la commission n’y est pour rien par François Barbeau La Commission nationale des libérations conditionnelles a réitéré officiellement, hier, par la voix de son président, M.William Outerbridge, que Denis Martel, n’était pas, le 1er octobre, en liberté conditionnelle mais en surveillance obligatoire.M.Outerbridge a insisté sur la différence qui existe entre ces deux formes de liberté, et souligné que les journalistes avaient desservi la Commission des libérations conditionnelle en écrivant, erronément, que Martel bénéficiait d une libération conditionnelle la journée où il a commis son vol de banque pour s’enfuir ensuite dans un autobus d'écoliers, en tenant 12 enfants en otage, pour ensuite s’enlever la vie, tuant du meme coup un enfant de six ans.La Commission nationale des libérations conditionnelles, a expliqué M.Outerbridge, qui était accompagné pour l'occasion du vice-président de la CLC, M.Claude Bouchard, s’est au contraire déchargé de toutes ses responsabilités en tentant de rejoindre Denis Martel immédiatement après avoir appris sa libération en surveillance obligatoire.Martel a été libère du pénitencier le 9 septembre.Normalement, il aurait dû se présenter dans les trois jours suivants sa libération à son agent de surveillance.La Commission des libérations n'a été informée que le 17 septembre de la libération de Martel.Immédiatement, un agent de surveillance de la Commission a tenté d'entrer en contact avec Martel, sans succès.Le 25 septembre, la Commission adressait une lettre recommandée à Martel l’informant que sa libération en surveillance obligatoire pouvait être révoquée s'il ne se présentait pas devant son agent de surveillance dans les plus brefs délais.Six jours plus tard, Martel commettait son hold-up et s'enlevait la vie, emportant avec lui un enfant de six ans.Si Martel a été libéré le 9 septembre, a précisé M.Outerbridge, c'est qu'il venait de purger complètement une sentence d'emprisonnement qui lui avait été impo- sée, et non pas à la suite d'une intervention de la Commission.Denis Martel avait comparu en Cour des sessions, le 29 août, sous une accusation de vol à main armée.Le tribunal lui avait à cette date refusé tout cautionnement, et avait même émis un mandat de détention jusqu'à la date de son procès, qui avait été fixé au 20 octobre.Le mandat de détention, semble-t-il, n'a pas été acheminé au centre de .détention où Martel purgeait une sentence qui lui avait été imposée en 1970.Faute de ce document, les autorités pénitentiaires l'ont libéré à l’expiration de sa peine, le 9 septembre.Une enquête sera instituée pour déterminer à quel niveau cette erreur administrative a été commise, a précisé, hier, M.Outerbridge.Cette enquete se tiendra dans les plus brefs délais et portera sur tous les aspects du processus administratif entourant les libérations.D'autre part, a précisé M.Outerbridge, le Solliciteur général a déjà laissé entendre que dès la prochaine session de la Chambre des Communes, le gouvernement déposerait un projet de loi sur les libérations conditionnelles et sur la détention préventive.Les unions de comté soulignent l’urgence d’une réforme fiscale William Outerbridge La société Ford dédommagera tout propriétaire qui y à droit OTTAWA (CP) — Les propriétaires de voitures Ford de modèles récents qui ont déjà déboursé pour faire réparer des dommages causes par la rouille à leurs véhicules pourront quand même toucher des dédommagements de la compagnie, en vertu de programmes spéciaux.Le directeur national des services de la compagnie Ford Canada, M.Larry Johnson a précisé, au cours d'une entrevue hier, que la compagnie avait pris à sa charge les frais de réparation des carrosseries de 10,000 véhicules fabriqués entre 1970 et 1974, au coût de deux millions de dollars.La compagnie Ford a été sévèrement critiqué ces semaines dernières par l'Association pour la protection des automobilistes (APA) qui a fait état d’une garantie secrète assurant le dédommagement de réparations de carrosseries rouillées à certains clients seulement.L APA a également fait état de documents secrets de la compagnie Ford dans RÉUNION D’INFORMATION COMMUNAUTAIRE Parrainée par le : COMITÉ DES SERVICES COMMUNAUTAIRES O CONGRES JUIF CANADIEN RÉGION DU QUÉBEC BIENVENUE A TOUS LES DROITS DE L'HOMME VOUS CONCERNENT Participants : Harvey Crestohl, C.R.Président National de la Ligue des Droits de l'Homme de B'nai B rith Herbert Marx Expert Constitutionnel; Professeur adjoint en droit à l'Université de Montréal.Joel A.Pinsky Président du Comité responsable du Bill 22 de la communauté juive.Période de Questions-Réponses Mercredi, 8 octobre 1975 Édifice Samuel Bronfman ________20 heu res 1590 Avenue McGregor laquelle cette dernière avoue que ses modèles fabriqués de 1969 à 1973 sont plus sujets à des problèmes dus à la rouille que les modèles de ses rivaux.L'Association pour la protection des automobilistes soutient encore que la compagnie ne dédommage que les propriétaires qui vont se plaindre des dégâts causés par la rouille, et non ceux qui prennent leur mal en patience et qui endurent en silence.Dans un document secret de Ford exposé par l'APA, on apprend que la compagnie a dépensé, de 1971 à 1973, $24.8 millions en dédommagements à des clients pour réparer des dommages causés par la rouille et des défectuosités mécaniques.Ces compensations allaient au- week-end A 11 h, bataille historique des Américains en 1775, recréée sur les Plaines d'Abraham, à Aujourd'hui et demain, congrès des opticiens d’ordonnance du Québec, à l'hôtel Hilton de Québec.• A 20 h 30, ouverture de la rencontre internationale de la Fédération des caisses popopulai-res Desjardins, à la salle Maisonneuve de la Place des Arts.• Jusqu'au* 8 octobre, colloque international de terminologie organisé par la Régie de la langue française, au Manoir du lac Delage, en banlieue de Québec.• Jusqu'au 7 octobre, congrès de l'Association des détaillants en alimentation du Québec, à l'hôtel Bonaventure.delà des garanties normales offertes par la compagnie.Hier, M.Johnson a souligné que depuis la publication de ces documents, de nombreux propriétaires avaient demandé à la compagnie Ford s’ils pouvaient encore se prévaloir de ces prolongements de garantie ou si la compagnie était prête à les dédommager pour des réparations qu’ils avaient déjà fait effectuer.La compagnie, de poursuivre M.Johnson, étudiera les demandes émanant des propriétaires qui ignoraient qu’ils auraient pu faire réparer leurs voitures aux frais de la compagnie.Ford du Canada estime que la campagne menée contre elle par LAPA est irresponsable, puisque tous les fabricants d'automobiles font face à des problèmes de corrosion.Tous les autres fabricants d'automobiles, de souligner M.Johnson, ont avoué qu’ils avaient, eux aussi, des programmes de prolongement de garanties pour certains dommages.Ces autres fabricants refusent de préciser quels sont les dommages couverts par ces prolongements de garantie et qu’elles sont Tes sommes qu’ils y ont consacrées.La campagne de l’APA a eu comme résultat la création d'un service spécial au ministère de la Consommation pour recevoir les plaintes d’automobilistes mécontents.Le ministre de la Consommation, M.André Ouellet, en annonçant la création de se service, a insisté sur le désir de collaboration des fabricants d'automobiles.Je compte sur leur coopération, a-t-il dit, pour rassurer les propriétaires qui trouvent injustes ces garanties secrètes.M.Johnson a assuré que la compagnie Ford cherchait à mettre au point de nouvelles méthodes de protection des métaux contre la corrosion.Le problème, a-t-il constaté, est le sel que l'on répand sur Voir page 6: Ford La réforme de l'évaluation foncière n'est qu’un point de départ qui doit être accompagné maintenant d'une réforme de la fiscalité municipale et scolaire.Cette réforme est d’ailleurs si indispensable pour les municipalités qu'elle doit précéder toute autre action.Ce message a été livré par le président de l'Union des conseils de comté, M.Jean-Marie Moreau, quelques heures avant l'ouverture du 33e congrès de cet organisme qui se tient au cours du weekend à Montréal.Les 71 conseils de comté se réunissent sous le thème "le conseil de comté un gouvernement régional", mais le thème aurait dû être celui de la fiscalité puisque les questions financières semblent être au centre des préoccupations actuelles des maires des 1,200 municipalités rurales du Québec et des conseils de comté.M.Moreau affirme à cet égard que la fiscalité est le problème fondamental à régler avant de pouvoir penser à autre chose.Un document remis aux.congressistes précise d'ailleurs que, sans réforme fiscale, la réforme de l'évaluation foncière n'aura été que pure perte de temps puisque sa mise en application signifierait 1 ébranlement complet des assises des gouvernements municipaux et par ricochet du gouvernement provincial.On ajoute aussi qu’en raison de tous les problèmes soulevés par la réforme de l’évaluation foncière, il faut se demander Voir page 6: Unions au gré du temps Urbanité du transport La C'TCTIM vient d’annoncer une hausse de ses tarifs du transport en commun.On s’y serait attendu bien avant, s'étonnant meme que la Commission ait mis plus de six ans avant de se décider à infliger à ses usagers une augmentation du prix des billets.Cette timidité n'était pas gratuite.La CTCUM avait déjà calculé qu’une majoration du coût du ticket, comme on dit à Paris, entraine automatiquement une décroissance de la clientèle.Et cela menace de se produire, au moment précis où l'entreprise fait tout ce qu’elle peut pour l’accroître.Bien sûr, il est de bonne guerre d'allécher le client, mais vient un moment où il faut faire face à des fins d'année de plus en plus déficitaires.Comment sortir du dilemme?Il existe une façon de faire admettre la hausse sans qu'elle s’accompagne d'une perte de clientèle.Par exemple, la CTCUM ne pourrait-elle pas tenter d'obtenir de ses préposés au service du public qu'ils pratiquent une serviabilité exemplaire?Il est une maxime connue de tous les solliciteurs: que toutes les choses se vendent à prix de courtoisie.Albert BRIE 7 OCX.8 MRS RM.CONFÉRENCE Info: 527 0225 Il est trop tard DrSpock” Jean Cau (Paris-Match) ' Et* éM+cttlep* et repentirs JULES BERNARD GINGRAS v V08ATCWIUV POU* l* JtUNIiM - (H fUUCAllON UJUHV.IUN, 11 KtPlMIIK-.Collège 100 EST RUE SAUVÉ (M 50 PAYABLE DI À L'ENTREE ASSOCIATION DES PARENTS CATHOLIQUES OU QUÉBEC • Aaa ¦ S,or Tech 7 9, 124* ,2 Stud Wor ,2 70 39 36 Sun Oil 6 113 3 , 30'* SumhM 17 24 1 2'* 124* Tett Brit 7 4 17 17 Technklr 6 25 6V» 6 Teldyn 9 43 20'* 1944 Tenneco 6 230 2444 24'* Texaco 0 682 24 234* Te«Glf 6 3 2 294* 2» Te« ln*t 35 «1242 994* 9244 Textron 10 8 46 204* 20'* TBIokOl * 12'* Time In t., „ Sé'4 Tlmkn é H 364* 34'* TranUn II 26 2»’* 25’* Tranwy I é 13 té 154* TwenCe » éé 13'* 13 U Camp tt 155 644* «2'4 Un Carb 7 460 574* 55»* UhitCp 21 7'* 64* US Gyp» 15 18» ,4'* ,« US Steel 5 929 63'* »|4* Unit Tech 8 307 57'* M’* UOP 7 2$ 124* 12'* Upjohn 17 627 37 36 VarianA 14 265 1 5 1 4'* walk HA 9 | 284* 284* Warn Lb té 479 3244 3,'* Weathrd S t SV» 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Is Is 10?no *0 76 $2 12 71 106 92 U 76 74 10; les options Option & prix Novembre Vol.Ferm.Février Mai Titre Vol.Ferm.Vol.Ferm.Ferm.ALCAN 25 A A 3 .60 1 90 21 Vk BANK MTL .15 1 2Va A A A A 17V« CPLTD .12’* A A 1 1.80 A A 13 V.IMP OIL .25 A A 2 1.90 A A 24% IMP OIL .22’* 1 2’/4 1 3H A A 24% MOORE .45 A A 9 2*/.2 4 45H MOORE .50 A A A A 2 1.50 45% MASSFER .15 A A 10 2»* 10 3 17 MASS FER 17'* A A A A 2 1.25 17 NORANDA .30 2 4 2 4’* A A 33% NORANDA .35 1 .30 1 .75 IB 2 33% PAC PETE .25 A A 1 2 A A 25% STELCO.30 1 .75 A A A A 29% TOTAL VOLUME.71 A—Aucune transaction.dividendes Am»x Inc.; 43.75 cents, en numéraire américain, le 1er décembre, aux actionnaires inscrits le 10 novembre: priv.série A, Il 31 1-4.le 1er mars 1975, aux inscrits le 10 février 1976 Canadian Homestead; 30 cents, le 31 octobre, aux inscrits le 16 octobre Canadian Utilities; 4 1-2 p c priv, $1 0625: cinq p.c priv, $i 25; les deux payables te 14 novembre, aux inscrits le 28 octobre, 101-4 p c seconde série priv A.64 0825 cents le 1er janvier 1976.aux inscrits le 16 décembre 1975; $1 25 priv .31 25 cents, le 31 décembre, aux inscrits le 12 décembre i ZZ .* l .l’actualité économique Le Devoir, samedi 4 octobre 1975 * 11 Un rapport aux commissaires industriels Québec doit mettre de l’ordre dans ses programmes d’aide à l’industrie par Jean-Pierre Fournier Les programmes d’aide à l’industrie sont incohérents, quelquefois contradictoires et certainement trop nombreux, concluent Major et Martin, con seillers industriels chargés par l’Association des commissaires industriels du Québec d’en faire l’évaluation.La maison propose, en conséquence, de créer un comité permanent fédéral-provincial qui aurait pour fonction d’arrêter une stratégie du développement, de coordonner les programmes d’aide et d’en reviser les objectifs chaque année et les résultats tous les trois ans.“Une bonne stratégie de dé- veloppement industriel permettrait à l’Etat d’investir dans l’avenir du pays (comme l’a fait l’Allemagne dans l’après-guerre) plutôt que dans des secteurs dépassés (comme l’a fait l’Angleterre à la même époque et comme nous le faisons présentement),” commentent les experts.Le rapport, qui sera débattu et vraisemblablement endossé par l’Association des commissaires industriels à son congrès de la fin de semainç, contient une douzaine d’autres recommandations, notamment: • que le gouvernement d’Ottawa ou de Québec — envisage de garantir 100% des prêts industriels (“programme, note-t- on, qui aurait l’immense avantage de coûter à peu près rien à l’Etat”); • que le ministère québécois de l’Industrie et du Commerce considère la création d’une société privée ou mixte d’exportation.Les auteurs du rapport ne sont guère flatteurs a propos des programmes d’aide: • la procédure est trop lente, jugent-ils; tout programme dont les administrateurs ne peuvent rendre une décision dans les 30 jours devrait être réévalué ou carrément supprimé; • les programmes des provinces et du fédéral ont des objectifs si différents qu’il leur ar- rive de se contredire; • ils souffrent de l’absence d’une politique ou d’une stratégie de développement industriel tant au niveau canadien qu’au niveau des provinces; • ils tirent à hue et à dia sans tenir compte des sous-stratégies régionales; • ils tendent à favoriser les secteurs agonisants plutôt que les secteurs qui promettent.Major & Martin engagent les gouvernements à repenser leur politique d’aide en s’inspirant de l’expérience de l’Allemagne et de l’Angleterre d’après-guerre.“L’Allemagne était ruinée et l’Angleterre sur un bon pied à Pétrole: la prochaine ronde ira aux pays industrialisés par Michel Nadeau QUEBEC — Les gouvernements des pays importateurs de pétrole joueront la prochaine pièce sur l’échiquier international de l’énergie, ont affirmé hier la majorité des conférenciers au 2 ème colloque international d’économie pétrolière oui se termine aujourd'hui à 1 université Laval.Cependant, l’unanimité fut loin d'être atteinte pour ce qui est du choix de la meilleure voie que devraient suivre les Etats dans la conjoncture actuelle.Directeur de la Shell International de Londres, M.Geoffrey Chandler a reconnu aux gouvernements, au nom de la souveraineté nationale, le droit de mieux surveiller et même de nationaliser les compagnies pétrolières.Mais, a-t-il ajouté, cette mesure entraînerait “un transfert de technologie” qui pourra coûter cher aux pays qui choississent cette solution.Les pays qui ont opté pour la nationalisation peuvent bien avoir formé des cadres en vue de la recherche et du développement de technologie nouvelle mais cela ne veut pas dire qu’ils auront accès à l’immense réservoir d’innovation que les compagnies ont bâti depuis le début du siècle, a lançé M.Chandler.“Finalement, le gouvernement dispose de beaucoup de pouvoir mais de très peu, sinon pas du tout, d'efficacité (“capability”).Au contraire, les compagnies possèdent cette dernière qualité mais n’ont que très peu, sinon pas du tout, de pouvoir." Le professeur Eric Kierans n’a pas souscrit à cette thèse et a dénoncé les pouvoirs des corporations, “ces créatures éternelles, invisibles, intangibles oui orientent la vie de millions de gens.” Les gouvernements, et en particulier ceux des provinces au Canada, doivent reprendre possession des richesses de leur sous-sol.En attendant, il faut démembrer ces pieuvres géantes et, pour ce qui est du secteur minier et pétrolier, exiger que les entreprises de raffinage incorporent sous une entité juridique simple afin de mieux appliquer une fiscalité réaliste.L’ancien ministre québécois du Revenu a souligné, qu’en 1963, le fisc québécois ne touchait que $5.6 millions des revenus de $543 millions que ti- raient les grandes corporations du sous-sol du Québec.“Lorsque nous avons voulu hausser ces impôts globaux a $8 millions, les compagnies nous ont menacé de faire de la Gas-pésie, un immense désert et de Rouyn Noranda, la capitale du chômage en Amérique.Un producteur de nickel a même menacé de déménager en Irlande Bien qu’il n’y ait pas une once de nickel dans le sous-sol de la verte Eria.” “Créer des emplois ne suffit plus.Les objectifs des entreprises ne doivent pas tendre uniquement vers la croissance pour elle-même.Les compagnies doivent répondre de leur engagement social devant toute la population et non une poignée d’actionnaires” a ajouté M.Kierans.Tout le monde trouve son compte dans l'actuelle crise de l’énergie QUEBEC — Les pays industrialisés, importateurs de pétrole, profitent autant de la hausse des prix que les grandes compagnies et les pays producteurs.A l’exception des pays en voie le développement, tout le monue trouve finalement son compte dans la crise actuelle de l’énergie.Prenant la parole au 2ième colloque international d'économie pétrolière, M.Zukayr Mik-dashi de l'université américaine de Beyrouth a déclaré que les exportations d’équipement et de services des pays européens et nord-américains vers les pays arabes compensaient en partie la ponction monétaire que ces derniers exercent dans les économies des pays industrialisés.De plus, ( augmentation des prix du brut assurera la rentabi- lité de certains projets énergétiques qui, autrement n’auraient pas été réalisés, accroissant ainsi l’activité économique des pays de l’OCDE.Dans cette perspective, les gouvernements, en particulier celui des Etats-Unis, n'auraient-ils pas favorisé cette augmentation?Non, a prétendu le professeur Raymond Vernon de l’université Harvard qui a tenté de démontrer que Washington, devant les pressions divergentes qui se faisaient sentir, n'a finalement vu qu’un rôle passif dans cette crise.Le président de SOQUIP, M.Bernard Cloutier est intervenu pour contester cette dernière affirmation."Les Américains ont souvent montré leur inquiétude devant leur dépendance de l’étranger en matière d’énergie.Washington souhaitait une hausse des prix et aujourd'hui, il faut se demander qui est derrière l’Arabie Saoudite pour réclamer une progression plus modérée".M.Vermov a rétorqué qu'aucune preuve n'a démontrée la collusion entre les grandes compagnies et le gouvernement des Etats-Unis.Pour ce qui est de la logique derrière la position des Saoudiens, elle repose sur l'importance des réserves de ce pays qui ne veut pas d’une reconversion trop rapide vers d’autres formes d’énergie.“L’Arabie Saoudite peut se contenter d'un prix plus bas puisqu'on 2010, elle sera encore le seul fournisseur de pétrole au Moyen-Orient.” Le professeur américain explique la crise actuelle par l'intervention des compagnies indépendantes qui ont brisé le monopole des huit grandes compagnies et permis aux pays producteurs de pratiquer une surenchère.Les débats de ce colloque qui réunit une centaine de participants, se poursuit aujourd'hui avec les exposés de M.Antoine Ayoub de l'université Laval, MM.Conant de l’Agence américaine de l'Energie, M.Pierre Desprairies, président de l'institut français du pétrole et de M.Hassan Zakariya, conseiller aux Nations-Unies.LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Montréal 107 288-2152 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic 8 Robic ci-devant Marion & Marion 721-9630 !NTR(PR(N(UR-tlECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.•ntrttiun induitri»! - commercial résid»ntiel Plus dt 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE DU PARC 270-1141 Di BUREAUX MEUBLES Contrat de $11 millions à Ingénierie BG Checo JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR Montréal et Banlieue Excellentes routes disponibles 844-3361 Ingénierie BG Checo vient d'obtenir de la Société d’énergie de la Baie James, pour l’aménagement de L-Gl et L-G2 un contrat d’exploitation et d’entretien.Ce contrat se chiffre à $11.2 millions est d'un terme de deux ans, du 1er octobre 1975 au 31 août 1977.Les travaux comprennent la fourniture de la main-d’œuvre et du personnel de cadre dans l’exécution des services suivants: • Services d'exploitation pour les centres de production d'électricité, les stations de pompage et traitement des eaux brutes, les stations de pompage et traitement des eaux usées, les ateliers d’entretien, les ma- fasins de pièces de rechange, enlèvement des ordures et des rebuts, les services de déména- Î;ement, les services d'autobus, es services de distribution électrique, les services de mécanique, le chauffage des bâtiments.• Autres services d’entretien: routes, rues, voies d’accès, canalisations souterraines, installations individuelles d'électricité.peinture, réparations mécaniques, réparation des appareils électro-ménagers, soudure.• En plus d'assurer tous ces services, ingénierie BG Checo est appelée à exécuter tout autre travail relié aux services d’exploitation et d’entretien des installations, à s'occuper de l’installation de nouvelles stations et de l’achat de certains matériel et matériaux.Tous ces travaux occuperont approximativement cent cinquante employés.?XFAM la fin de la guerre.Aujourd’hui, l’Allemagne devance l’Angleterre parce qu’elle a décidé d’investir dans des industries d’avenir tandis que l’autre a persisté à investir dans des secteurs en perte de vitesse.” Outre les recommandations mentionnées plus haut, les auteurs du rapport suggèrent de décentraliser l’administration des programmes d’aide.“Cette formule, disent-ils, permettrait d’accélérer les décisions.Les institutions financières comme RoyMat et la Banque d’expansion industrielle procèdent de cette façon.” La suggestion s’applique particulièrement au ministère fédéral de l’industrie et du Commerce et du ministère de l’Expansion régionale.“Nous croyons, précisent Major à Martin, que l’étude des dossiers de recherche et de développement devrait se faire au Quebec par les bureaux du Ministère fédéral.” Dans les régions du Québec qui ont du mal à attirer l’industrie manufacturière mais possèdent des ressources touristiques, Major & Martin proposent que la Société de développement industriel, en relation avec le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la pêche, lance un programme d’aide à l’industrie touristique.Ils recommandent encore au ministère de l’industrie et du Commerce du Québec d’établir une bourse de sous-traitance “de façon à intégrer davantage les futurs investissements étrangers et les compagnies déjà installées au Québec .Il faudrait, d’autre part, accorder des primes plus intéressantes aux ouvriers prêts à travailler dans des régions éloignées pour encourager la mobilité de la main-d’oeuvre.“Ces primes, pensent les auteurs, pourraient couvrir le paiement initial sur l’achat d’une maison ou d’autres achats du genre.” Le gouvernement du Québec est enfin invité à mettre sur pied un bureau d’informatique pour comptabiliser tous les achats effectués par les ministères, les agences gouvernementales et paragouvernementales, les commissions scolaires, les hôpitaux et les grandes municipalités.Inflation Les deux paliers de gouvernement devront se serrer la ceinture par Peter Cook, Financial News Service Les mesures qu’envisage le conseil des ministres pour redresser la situation économique seront discutées à une conférence fédérale-provinciale, a donné à entendre hier le bureau du premier ministre.Il apparaît donc que le premier objectif de la campagne déflationniste sera de.contracter les dépenses publiques.Les gouvernements des provinces qui préconisent depuis des mois des mesures d’austérité seront invités à les mettre en oeuvre.Les fonctionnaires des finances dans la capitale fédérale font observer que les dépenses des provinces dépasseront $29 milliards cette année, surpassant les dépenses fédérales.Or, disent-ils, il serait illusoire de comprimer les «dépenses au niveau fédéral sans les restreindre au niveau provincial.Les deux paliers de gouvernement doivent se serrer la ceinture.Les budgets des provinces ont augmenté de 18% en moyenne cette annee.La Colombie-Britannique a enregistré la plus forte augmentation (28%) et la Nouvelle-Ecosse la moins forte (11%).Le déficit accumulé des provinces touchera presque $1.3 milliard et les liquidités dont elles auront besoin s’élèveront à $3,6 milliards.Les incursions des provinces sur le marché de l’argent, au moment où la Banque du Canada s’efforce de resserrer le crédit, sont tout aussi inflationnistes que celles du fédéral.Ces dernières semaines, quelques gouvernements provinciaux ont indique qu’ils voulaient réduire leurs dépenses et se sont montrés disposés à discuter dans ce sens avec Ottawa.Aucune d’elles cependant n’a encore pris des mesures.L'Ontario et le Québec, qui dépensent à elles seules $18,3 milliards, ont au contraire présenté des budgets d'expansion.En Onta- rio, le mini-budget pré-électoral de M.Darcy McKeough visait justement à compenser les mesures déflationnistes du fédéral.Le premier ministre William Davis, a promis, durant la campagne électorale, de réduire les dépenses, mais sa position minoritaire à la législature lui complique singulièrement la tâche.L’opposition neo-démocrate favorise une politique d’expansion et le gouvernement est en mauvaise posture pour la contrer.La situation est plus encourageante dans les autres provinces.Le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.Dave Barrett, a promis de produire un budget équilibré même si les revenus ont eu tendance a diminuer cette année.En Alberta, M.Marvin Leitch, ministre des Finances, compte plafonner la hausse budgétaire à 11% (elle a été de 17% cette année).Le gouvernement du Québec a déjà prévenu les municipalités qu'il ne pourra pas mettre plus d’argent à leur disposition.A la conférence interprovinciale de Saint-Jean, Terre-Neuve, en août,! le premier ministre Ed Schreyer, du Manitoba, a proposé qu'un organisme fédéral-provincial permanent veille à arrêter les objectifs à long terme de la politique économique de manière que les mesures prises à chaque niveau de gouvernemeni soient mieux coordonnées.Le premier ministre de l’Alberta, M.Peter Lougheed, a proposé de son côté qu’une conférence des chefs de gouvernements soit convoquée pour discuter des questions économiques.Dans la capitale fédérale, on ne montre guère d’enthousiasme pour la première suggestion qui équivaut à une forme de planification, mais on est certes d’avis que les provinces doivent participer à toute mesure en vue de modérer l’inflation.André Raynauld déconseille les mesures trop radicales FREDERICTON (PC) - Si l’économie se rétablit dans le courant des prochains mois, et connaît un nouvel essor, l’inflation pourrait dépasser largement le taux actuel de 11 pour cent, estime le président du Conseil économique du Canada, M.André Raynauld.M.Raynauld ne recommande cependant "aucune mesure radicale" dans la lutte contre l’inflation aussi longtemps qu’on ignore où va la situation economique.Invité par les journalistes à çmettre un commentaire sur un reportage de Radio-Canada selon lequel le gouvernement se préparerait à instituer un tribunal pour arbitrer les augmentations salariales et rejeter les demandes d'augmentations de prix jugées excessives, M.Raynauld a déclaré qu'il n’était pas au courant qu'une telle déclaration eût été faite par le gouvernement.banquG prauincialG Dividende régulier AVIS est par les présentes donné que le Conseil d'administration de La Banque Provinciale du Canada a déclaré un dividende de vingt-cinq cents par action sur le capital-actions versé de la Banque pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1975 Ce dividende, portant le numéro 311.sera payable au bureau principal et è toute succursale de la Banque, le ou après le 3 novembre 1975.aux actionnaires inscrits dans les registres de la Banque le 24 septembre 1975.A la lermeture des guichets.Par ordre duConawt d'administration.LC SECRETAIRE QÉNÉRAL R.Cousineau j , le 17 septembre 1971 De nouveaux visages dans des endroits inattendus, à la Hudson Bay Mining au Manitoba de nouvelles possibilités offertes aux femmes o?ÏN f ijh K V Æ Le visiteur des exploitations de la Hudson Bay Mining à Flin Flon et à Snow Lake dans le nord du Manitoba, sera surpris de remarquer dans les installations du jour, des femmes vaquant à des travaux traditionnellement réservés aux horirimes.En effet, depuis juin 1974, des emplois sont offerts également aux femmes dans l’usine, la raffinerie de zinc, la fonderie de cuivre, les services d’entretien, l’entrepôt et les services de sécurité.Les femmes bénéficient de la même classification des postes de travail et des mêmes salaires que leurs collègues masculins.Elles ont également les mêmes possibilités d'avancement.Cela témoigne du fait que la Hudson Bay Mining est consciente de l’intérêt grandissant manifesté par les femmes pour le travail dans l’industrie en général.Le Canada compte sur l'industrie minière - vous pouvez compter sur nous.Hudéon Bay Diocaatlnga Limitad Francsna Oil 81 Gas Ltd.Sylvita of Canada Divition Francana Minorai* Ltd.Cuivra, tine or «rgant.cadmium, rtléflium at concantrat da plomb • Enpioration at mil* an valaur • Alliagaa au tmc coulât tout praation • Pétrola brut at gat natural • Potasse • Osyda da tmc • Sulfata da souda • Méteus al prodvda cMiMauaa da tuairta.par un grand producteur mimer HUDSON BAY MINING AND SMELTING CD., LIMITED P.O.Bo* 26.Toronto-Dominion Centre, Toronto / Telephone: (4161362.5233 1 I t I *2 • Le Devoir, samedi 4 octobre 1975 Informations Internationales Décès de Guy Mollet la fin d’une époque pour la France PARIS (Reuter) — Guy Mollet est mort hier matin d’une crise cardiaque, à son domicile parisien.Il aurait eu 70 ans le 31 décembre.Avec lui disparaît un des hommes marquants de l’histoire politique française d’après-gurerre, ne serait-ce que par le leadership qu’il exerça constamment sur le Parti socialiste S.F.I.O.de 1945 à 1969 et les responsabilités capitales qu’il assuma comme chef du gouvernement en 1956-1957 à une période cruciale de la IVème république dominée par la guerre d’Algérie.Si sa politique fut parfois contestée comme dirigeant de parti et comme chef de gouvernement, il suscita toujours le respect pour la rigueur de ses convictions et son attachement à un idéal qu’il affirma à maintes reprises, sans excès.Né à Fiers, dans l’Orne, Guy Mollet était fils d’un ouvrier tisserand.Après la §uerre, pupille de la nation, il fit ses étu-es au lycee de cette ville, devint maître d’internat, puis passa sa licence d’anglais.Dès l’âge de 17 ans, il s’inscrivait et militait à la S.F.I.O.Mobilisé, puis blessé en 1939, il est rapatrié en 1941 et s’engage sans tarder dans la résistance.Ainsi, il dirige le comité d’action socialiste clandestin puis devient responsable départemental du 2ème bureau de l’Organisation civile et militaire (OCM).La libération venue, il obtient son premier mandat en 1944 comme conseiller municipal, puis aussitôt comme maire d’Arras, mandat qu’il a toujours conservé depuis.Dans la foulée, il s'était présenté avec succès aux cantonales et devenait président du conseil général.La même année, il est élu députe et à ce poste aussi sera toujours réélu.Deux ans plus tard, il succède à Daniel Mayer, au secrétariat général de la S.F.I.O.où.au fil des ans, il ne cessera de renforcer son autorité.Il entre pour la première fois dans un gouvernement, celui de Léon Blum en 1947, comme ministre d’État.Il appartiendra également au cabinet Pleven de 1950-51.Président du conseil désigné en 1951, il ne peut obtenir l’investiture de l’Assemblée nationale et doit se contenter du poste de vice-président du conseil du cabinet formé par Henri Queuille.Délégué à l’assemblée consultative du Conseil de l’Europe, il devient président de celui-ci de 1954 à 1956.Le 1er février 1956, il devient président du conseil comme leader du Front républicain qui avait remporté en janvier les élections législatives.La France est en plein drame algérien.La nouvelle majorité s’est faite en grande partie élire pour le résoudre.Aussi bien, Guy Mollet, dès le 6 février, se rend-il à Alger avec, au départ, la ferme intention de nouer le dialogue avec les éléments les plus représentatifs, de la communauté musulmane, sinon avec les responsables de la rébellion.Mais l’émeute européenne qui l’accueille dans la capitale d’Algérie bouleverse son projet.Son extrême sensibilité a-t-elle alors pris le dessus, sur les rigueurs qui s'imposent à l'homme d'Etat?Il est encore trop tôt pour que l'histoire en juge.Quoi qu'il en soit, le dialogue ne put s instaurer avec les Algériens musulmans et la guerre d'Algérie entra dans le cycle d'une véritable guerre.C'est ce cycle qui justifia partiellement l’expédition de Suer, entreprise qui devait marquer profondément par la suite le destin politique de Guy Mollet.Son gouvernement cependant, sur le plan intérieur, engagea activement une politique que marqua notamment la création de l'impôt de solidarité pour les personnes âgées., Viennent les événements de mai 1958.Vice-président du conseil dans le cabinet Pflimlin, il écarte d'abord avec vigueur le retour du général de Gaulle au pouvoir, puis s'y resigne devant la dégradation dramatique de la situation et après une visite à Colombey.Il sera ministre d'Etat dans le gouvernement que formera aussitôt le général, et participera à ce titre avec MM.Pflimlin et Pinay à l'élaboration de la constitution de la Sème république.Ü quitte avec l'ensemble des socialistes le gouvernement début 1959 et anime alors la S.F.I.O.dans l'opposition Mais son déclin politique commence dès ce moment-là.Le poids de son action passée au pouvoir, la montée des jeunes générations.le recul d'influence de la St I.O., tout cela contribue à diminuer son autorité.Le 20 décembre 1968, il informe de lui-méme ses militants qu'il abandonne le secrétariat général.M Alain Savary lui succédera jusqu'au congrès décisif d Epi-nay 1971 où prend naissance le nouveau Parti socialiste sous l'impulsion de François Mitterrand., » Depuis cette date, Guy Mollet a progressivement pris du champ avec la vie politique active.Il se réfugie dans l'étude théorique à la tète de la petite équipe de l ’OURS" (Office Universitaire de Recherche Socialiste).Depuis deux ans.il n'assistait plus pratiquement aux conseils nationaux et congrès du parti.Madrid: “guerre ouverte” contre les opposants MADRID (par Reuter et AP) — Pour la deuxième fois en cinq jours, le cabinet espagnol s’est réuni autour du général Franco pour examiner les conséquences du vaste mouvement de protestation qu’a déchaîné à travers le monde l’exécution de cinq militants du FRAP et de l’ETA, et il a fait savoir qu’il comptait prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme.au terrorisme.Le communiqué publié à l’issue de la réunion affirme que le gouvernement fera respecter la loi par tous les moyens dont il dispose et réclamera des dédommagements pour les dégâts subis par ses bureaux et représentations diplomatiques à l’étranger.Le premier ministre, M.Carlos Arias Navarro, a exprimé sa satisfaction à la suite du soutien massif apporté au régime lors de la manifestation de la place d’Oriente, mercredi.Un des principaux membres du gouvernement a déclaré de son côté que l’Espagne franquiste était aujourd'hui en guerre ouverte” contre ses opposants, tant de l’intérieur que de l’extérieur, ajoutant que le régime répliquera “avec tous les moyens à sa disposition”.Pour sa part, le ministre de l’Informa- tion et du tourisme, M.Leon Herrera, a indiqué que la tentative de boycottage touristique de l’Espagne n’a eu que peu d’écho.Le communiqué affirme encore que le généralissime a été inondé de télégrammes de soutien et qu’il lui sera impossible de répondre à tous.Armés de mitraillettes, des policiers continuent de monter la garde devant les principaux édifices publics et banques de i la capitale.La tension demeure assez vive et des échanges de coups de feu ont été entendus à deux reprises, la première fois lorsque la police a tiré en l’air pour disperser six hommes qui brisaient les devantures des compagnies Swissair et Sa-bena et la seconoe en poursuivant trois hommes dans une banlieue ouvrière.En ce qui concerne ce deuxième incident, des témoins affirment que l’attitude des jeunes gens était suspects.Ils sont entrés dans un café, ont commandé des boissons, donné quelques coups de téléphone et sont partis à toute vitesse à bord d’un véhicule immatriculé à Saint-Sébastien, poursuivis par la police.On ignore pour le moment si les trois inconnus ont été arrêtés.Sur le plan politique, alors que les Es- pagnols sont de plus en plus nombreux à se ranger derrière la bannière de Franco, les milieux modérés de l’opposition craignent que la “libéralisation” promise l’an dernier par le premier ministre soit repoussée aux calendes grecques.L’organisation chrétienne-démocrate “Tacito”, qui groupe des hommes politiques, des hommes d’affaires et des avocats, écrit dans le quotidien catholique “YA” que toute ingérence étrangère dans les affaires espagnoles est injustifiée.Mais il ajoute: “il serait inadmissible de profiter de la réaction des Espagnols aux agressions étrangères et de rutiliser au bénéfice d’une politique intérieure répressive ou d’un refus de tout changement”.L'organisation estime que le problème fondamental qui se pose a l’Espagne consiste à parvenir “à une transition pacifique du système autoritaire actuel à un système démocratique moderne adapté aux réalités socio-économiques de l’Espagne et aux conditions internationales”.’’Fedisa’, une organisation groupant des personnalités centristes, demandait jeudi soir au gouvernement de ne pas utiliser la vague actuelle de violence pour re- tarder ou abandonner toute idée de réforme.La personnalité la plus marquante de cette organisation est l’ancien ministre de l’Information, Pio Cabanillas.Enfin, le» trains ont recommencé à rouler à destination de la France après une interruption de vingt-quatre heures et à Cordoue une centaine de milliers de personnes ont manifesté leur soutien au général Franco et leur réprobation aux ingérences étrangères.• ’ WASHINGTON (AFP) - M.Pedro Cortina, ministre espagnol des Affaires étrangères s’entretiendra avec M.Henry Kissinger à Washington aujourd’hui afin de poursuivre les négociations en vue du renouvellement du traité entre les deux pays, a annoncé le porte-parole du département d’Etat.Ce sera la cinquième rencontre en deux semaines entre le secrétaire d’Etat et son collègue espagnol.Le traité qui unissait les deux pays depuis 1970 a formellement expiré le 25 septembre.Mais sous l’impulsion de M.Kissinger, le rythme des négociations s’est récemment accéléré en dépit de la situation intérieure espagnole et des cinq exé- cutions de militants anti-franquistes.L’enjeu principal des négociations en cours est l’avenir des quatre bases américaines en Espagne.Le porte-parole du département d’Etat a refusé de confirmer les informations selon lesquelles un accord serait imminent, Madrid ayant semble-t-il, diminué ses exigences, notamment financières.LISBONNE (Reuter) — L’Espagne a fermé deux de ses poste-frontières avec le Portugal et soumis les voyageurs portugais à de longues attentes, sans doute par mesure de représailles à la suite du sac de l’ambassade et du consulat d’Espagne à Lisbonne et à Porto.De longues files d’attente se sont formées à Vilar Formoso où de nombreux Portugais ont dû patienter cinq heures avant d’être soumis à des formalités pointilleuses.Les gardes-frontières rapportent que de longues files d’attente se sont également formées à Badajoz où les autorités espagnoles ont contraint les travailleurs portugais émigrés à monter à bord de camions espagnols avant de poursuivre leur route en territoire espagnol.Profond malaise au sein de l’armée portugaise LISBONNE (Reuter) — Un profond malaise subsiste au sein des Forces armées portugaises et l'agitation gagne du terrain.Les partis et mouvements politiques pour leur part appellent une fois de plus leurs partisans a descendre dans la rue.Plus de 300 personnes ont manifesté toute la nuit devant la base aérienne lusitano-allemande de Beja et contraint son commandant à revenir sur sa décision de transférer quarante aviateurs, procommunistes qui avaient participé à une manifestation a Lisbonne .Le commandant en chef de l’armée de l'air, José Morais da Silva, s’est rendu à la base hier matin accompagné de 75 parachutistes alors que les manifestants Blackpool : BLACKPOOL (AFP) — Le congrès travailliste, qui a pris fin hier à Blackpool, a considérablement renforcé la position du gouvernement de M.Harold Wilson en approuvant massivement sa stratégie économique malgré les protestations de l'extrême-gauche du parti.Cette manifestation d'unité, qui a surpris par son ampleur, est la conséquence logique de la décision prise début septembre par le “TUC”, la confédération syndicale, de limiter désormais à six WASHINGTON (par l'AFP) - La commission sénatoriale des Affaires étrangères a décidé de rendre publics les textes des accords passés entre les Etats-Unis et l'Egypte d'une part et Washington et Israël d'autre part.Les sénateurs se sont prononcés par 12 voix contre 2 en faveur de la publication officielle des documents dont les textes ont déjà paru dans la presse américaine à la suite de fuites.Il s'agit de trois conventions entre Israël et les Etats-Unis et d une entre ce pays et l'Egypte figurant en annexe de l'accord intérimaire israélo-égyptien sur le Sinaï.La commission a pris sa décision après avoir entendu pennant deux heures le secrétaire d'Etat.Henry Kissinger.Ce dernier, en sortant de la réunion, avait souligné qu'il était toujours opposé à la publication de ces textes , La commission des Affaires étrangères scandaient: “Pas de réactionnaires dans les casernes”, en réclamant le départ du colonel José da Silva Cardoso.Un porte-parole devait annoncer un peu plus tard que la décision avait été annulée du fait que certains des quarante hommes visés “ne souhaitaient pas partir".Le colonel da Silva a quant a lui été confirmé dans ses fonctions.L’Allemagne de l’Ouest utilisait Beja comme base d’entraînement mais elle est en train de réduire ses opérations et il ne reste plus que quelques militaires allemands qui se sont d’ailleurs tenus à l’écart des incidents.A Porto, des soldats du principal régiment des transports se sont prononcés par 313 voix et six abstentions contre le livres par semaine les augmentations de salaire.Elle s'explique aussi par la détermination farouche des leaders et des militants de tout faire pour éviter la débâcle économique qui pourrait entraîner le retour au pouvoir des conservateurs, avec Mme Margaret Thatcher à leur tête.Les critiques les plus virulents de M.Wilson et de son chancelier de l’Échiquier, Denis Healey, au sein du Labour, sont obligés d’admettre que le budget so- dé la Chambre des représentants a approuvé pour sa part l’envoi de techniciens américains dans le Sinaï afin de f(rendre le contrôle des postes de surveil-ance électroniques entre les lignes israéliennes et égyptiennes.La commission a toutefois assorti-son autorisation de plusieurs conditions restrictives.L'une stipule notamment ¦que le Congrès pourra décider le rapatriement des techniciens s'il estime que leur sécurité est en péril ou que leur role n'est plus nécessaire.La résolution, votée jeudi, prévoit également que: les techniciens seront immédiatement rapatriés en cas de nouveau conflit au Proche-Orient.M.Henry Kissinger a déjà fait une promesse formelle en ce sens; — le président Gerald Ford devra rendre compte au moins tous les six mois au Congrès des activités des techniciens américains et des possibilités de les transfert de deux officiers et cinq soldats de gauche.Cette mutation est reclamée par le commandant de la région militaire septentrionale, le général Antonio Pires Veloso, un modéré, qui a promis de mettre un terme à l’indiscipline militaire dans sa région.Le vote s’est déroulé au cours d'une séance plénière dans la matinée.Des manifestants avaient passé toute la nuit devant la caserne.On ignore si le transfert se fera.Le porte-parole de la région militaire du nord, le major Azevedo Dias, a annoncé que le commandement de Porto a envoyé 250 hommes à Lisbonne pour assurer la protection du principal arsenal de Lisbonne où un millier de fusils automatiques ont récemment été dérobés.Un oîficier qui travaillait à l’arsenal et qui est depuis entré dans la clandestinité a récemment affirmé qu’il avait remis les fusils à “des travailleurs et des paysans révolutionnaires”.Pour sa part, le Parti socialiste, qui tente d’asseoir l’autorité du gouvernement de centre-gauche, a appelé ses militants à manifester en faveur d’un régiment de commandos qui a la réputation d’être conservateur.Ses éléments avaient tiré en l’air la semaine dernière pour disperser des mutilés de guerre et des gauchistes qui faisaient le siège d’une réunion du gouvernement.La presse gauchiste avait condamné cette intervention et qualifié le régiment de fasciste mais le premier ministre José projets socialistes (nationalisations) et a conduit le gouvernement à édulcorer son projet de loi dirigiste visant à introduire dans l'économie un système de planification souple largement inspiré de l’exemple français.Mais cette tactique s'impose au premier ministre par le souci de conserver des relations acceptables avec le Patronat et de rassurer les détenteurs étrangers de sterling sinon les spéculateurs internationaux.C’est ainsi que les congressistes ont rejeté des motions favorables aux occupations d'usine ou réclamant la nationalisation des 250 principales entreprises du pays à commencer par les banques et les assurances.Cependant, la victoire de M.Wilson n'a pas été sans mélange.Le chancelier de l’Échiquier, M.Healey, a été remplacé au comité directeur du parti par Eric Heffer, un’ gauchiste" que le premier ministre chassa récemment du gouvernement.Entre deux appels à l’unité, M.Benn.le ministre de l'Énergie, a accusé M.Wilson d'oublier que l'objectif du Labour est de détruire le capitalisme Idole de la gauche, M.Benn tenait ainsi à rappeler qu'il est candidat à la succession de M.Wilson le jour où ce dernier choisira la retraite.Il a incontestablement renforcé sa position cette semaine à Blackpool.“L’hiver sera dur et le plus difficile reste à faire ", a averti le premier ministre refusant une nouvelle fois toute relance de l'économie tant que l'inflation ne sera pas maîtrisée.Les syndicats, qui font un sacrifice en acceptant la limitation à six livres des hausses de salaires, attendent en retour que le gouvernement freine la montée du chômage (1,250,000 personnes).Pinhero de Azevedo l’a félicité pour sa “conduite exemplaire”.Les socialistes considèrent en effet les commandos comme un rempart à la ferveur révolutionnaire qui s'est emparée de plusieurs unités militaires à Lisbonne.Une autre manifestation est prévue dans un autre quartier de la capitale par les comités de travailleurs et de quartiers.Ces comités sont contrôlés par les gauchistes ou par les communistes.La manifestation vise à la fois le général Franco, l’OTAN, la C.I.A.et le gouvernement actuel.Alors que les rumeurs de coup d’Etat vont bon train, l’un des officiers responsables de la chute du gouvernement Vasco Gonçalves évoque publiquement dans “Comercio de Oporto” les conditions qui l’amèneraient à lancer ses troupes sur la capitale.Le général Francisco Charais, qui est le commandant de la région militaire du centre, écrit toutefois qu'il n'interviendra pas “à moins qu’une situation anormale se développe qui conduirait les soldats à souhaiter une intervention.” Il estime que la seule alternative au gouvernement actuel est une dictature militaire.“Mais c’est une chose que le Mouvement des forces armées ne sera jamais en mesure d’accepter.Pour sa part, l'hebdomadaire du Parti communiste "Avante” estime qu’il n'existe pour le moment aucun danger de coup d’Etat de droite mais que la situation n'en est pas moins complexe et dangereuse."Avante” réclame un contrôle accru sur les activités des étrangers au Portugal et des gardes renforcées aux poste-frontières.• MOSCOU (AFP) - L’URSS et le Portugal se sont engagés avec force à ne pas ”s immiscer de façon directe ou indirecte" dans le destin de chaque pays et ont proclamé le respect des accords interna-, tionaux de chaque pays, affirme la déclaration politique commune entre les deux pays signée à l'issue du séjour de M.Costa Gomes, président portugais à Moscou.“Les deux parties attribuent une importance primordiale au fait que les deux peuples ont le droit souverain de disposer de leur destin sans interférence directe ou indirecte de quelque origine que ce soit (.) pour développer librement leur régime politique, économique, social et culturel ", est-il précisé.La déclaration ajoute que "personne ne doit tenter d'imposer à un autre peuple des solutions à ses affaires intérieures".Le communiqué révèle par ailleurs que M, Brejnev et le président Podgorny ont accepté l'invitation du président Costa Gomes à effectuer une visite au Portugal à une date qui sera fixée ultérieurement Premier vote favorable à l’envoi d’experts Le Sénat publiera les accords Wilson sort renforcé du congrès cial serait autrement amputé qu’il ne l'a été si le leader des tories devenait premier ministre.D’ailleurs, l'intervention des deux tenors de la gauche qui appartiennent au cabinet restreint, M.Michael Foot (Emploi) et M.Tony Benn (Énergie) a beaucoup aidé M.Wilson à maintenir le congrès sur une voie centriste et modérée.Une telle orientation implique un renoncement provisoire à certains grands remplacer au moins partiellement par des techniciens d’autres pays; — tous les techniciens devront être des volontaires.(L'administration s est déjà engagée à ce qu’ils le soient).La résolution précise encore que l'approbation de l’envoi des techniciens ne signifie pas l'approbation de toutes les clauses de l'accord de désengagement impliquant les Etats-Unis.Le vote de la commission est le premier par un organe du congrès sur la présence américaine dans le Sinaï.Le président de la Chambre des représentants.M.Cari Albert, a aussitôt exprimé l’espoir que la Chambre se prononcera en séance plénière jeudi prochain Son assentiment parait acquis.Toutefois, avant que le projet ne soit définitivement adopté, il est nécessaire que le Sénat l'entérine à son tour.Liban: la parole est aux chefs religieux BEYROUTH (par AFP et Reuter) — Un sommet groupant les chefs religieux de toutes les communautés musulmanes et chrétiennes du Liban se tiendra à Bkerké aujourd'hui à 10 h 00 Ce sommet, qui débutera au siège patriarcal maronite de Bkerké.dans la montagne libanaise, se poursuivra dans l’après-midi du meme jour à Dar-El-Fatwa.siège du mufti de la république, cheikh Hassan Khaled (musulman sunnite).La situation au Liban à la lumière des derniers événements sanglants qu'a connus le pays, sera à l'ordre du jour.Pendant ce temps, dans une capitale où règne toujours un climat d'insécurité, les habitants de Beyrouth tentent de reprendre une vie normale en attendant de voir si les hommes armés abandonneront leurs barricades.Le dernier accord de cessez-le-feu annoncé jeudi soir par M.Rachid Karamé, premier ministre, précise que les forces de sécurité devaient occuper les positions des divers miliciens à 11 h du matin.C’est le cinquième cessez-le-feu depuis deux semaines et les habitants de Beyrouth accueillent maintenant ce genre de nouvelle avec scepticisme.Une conférence interbalkanique?(par l'AFP) — La Turquie a décidé de participer à la conférence balkanique proposée par M.Constantin Caramanlis, et dont l'idée a déjà été accept épar les autres pays de la region à l'exception de l'Albanie, apprend-on de source autorisée à Ankara.Ainsi, la Roumanie a donné son accord à la proposition du gouvernement grec, annonce l'agence "Agerorei” Dans sa lettre à M.Constantin Caramanlis.pre mier ministre grec.M.Nicolae Ceau-chef de "Etat roumain, souligne que 'Ta Roumanie est prête à fournir tous les efforts pour assurer le bon déroulement et le succès de cette conférence interbalkanique ' Il rappelle que “l’amélioration et le développement d’un climat d'entente, de bon voisinage et d’amitié entre les pays des Balkans sont une constante de la politique roumaine”.Comme la Yougoslavie, la Turquie estime que cette réunion doit se tenir d'abord au niveau des experts La réponse turque pourrait énoncer également les vues du gouvernement d Ankara sur les conditions à remplir pour assurer le succès de ce groupement.On rappelle à ce sujet, dans les milieux autorisés turcs, que la Turquie a toujours été active dans la recherche d'une coopération régionale, depuis l'entente balkanique d'avant-guerre jusqu'au Pacte balkanique de 1954, qui prit fiii en 1960 à la suite de divergences de vues entre ses membres, la Turquie, la Grèce et la Yougoslavie.Affaire Claustre: nouveau contact p< Fi PARIS (Reuter) — Evoquant hier les négociations en cours our la libération de Mme rançoise Claustre, le porte-parole de l'Elysée a déclaré: "un nouveau contact aura lieu demain.Il portera exclusivement sur les modalités de libération de Mme Claustre”.On n'indique pas le nom du prochain négociateur mais on croit savoir qu'il ne s'agira pas de M.Louis Morel, prefet des Vosges, qui avait rencontré le chef des rebelles Toubous du nord du Tchad.M.Hissene Hibre.de la semaine dernière.D'autre part.l'Elysée met à nouveau en garde les personnes et notamment des journalistes qui seraient tentés de se rendre au Tchad."Il s'agit d'une affaire d'otage dont tout le monde peut comprendre qu'elle puisse avoir des implications délicates”, a ajouté le porte-parole qui a renvoyé les journalistes présents à la déclaration du 18 septembre dernier.On est sans nouvelle du mari de l'otage.M.Pierre Claustre, letenu prisonnier à son tour lors de son dernier voyage en Ti-besti, en août.Selon certaines informations, il aurait quitté le Tibesti pour se lancer à la recherche d'armes pour Hissene Habre.Sa photo aurait été diffusée aux postes frontières et aux aéroports français.Quant au troisième prisonnier français au Tchad, le pasteur Horala.enlevé en juin dernier dans le centre-est du pays par le Frolinat (Front de libération nationale du Tchad) le gouvernement français n'a pas été saisi d'une quelconque demande à son sujet.NETTOYEUR Service d'une heure ou comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 (POUR BIEN DIGÉRER i UNE EAU DE SANTÉ AlCAÜNE » PEtiUANIE OUI FAClÜTÉ l£ TTtAJET WQESTtF gtccunImatoi Jiilwws]] POUR VOTRE SÉJOUR EN FRANCE UNE AUTOMOBILE SIMCA-CHRVSLER-FRANCE MOINS CHER QU’UNE LOCATION VÉHICULE NEUF - KM.ILLIMITÉ - ASSURANCE TOUS RISQUES - SANS DÉDUCTIBLE -ASSURANCE PASSAGERS - GARANTIE USINE -FORFAIT TOUT COMPRIS DE 21 JOURS A 6 MOIS DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS : I SERVICE 0 M S C F.5193Ctli4i! 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domaine de l’animation.Pourtant, cet album de dessins est aussi une petite merveille, mineure dira-t-on, par rapport au reste.Mais que veut dire “mineur" quand on parle d'un artiste de cette qualité.Il y a de tout dans les dessins de Norman McLaren.On y trouvera de la beauté, comme certains dessins à la mine de plomb ou comme certains paysages chinois.Il y a de l'humour.Il y a aussi de l’invention géométrique.Les dessins à plusieurs Disque i toubadou: tout rythme ::h On ne Sait pas trop s’il faut en vouloir à “Toubabou" de refuser tout spectaculaire."Attente”, leur dernier disque, est d’une qualité musicale que personne n'osera dénier et d’une inspiration élevée.Pourtant, à l’écoute, on a trop souvent l’impression de redites, de répétitions.Il faut sans doute avoir l'oreille de Michel Séguin pour voir dans tous les tambours de cet album un "ami qui vous parle".Pour certains gageons qu'il radotera un peu.Au demeurant, si l'on excepte la chanson qui a donné son titre à l'ensemble du disque, et où s'illustre Lise Cousineau, ce disque est essentiellement rythmique.Les paroles des chansons son quasiment inexistantes et les voix sont traitées comme des instrumenUi.Ce parti-pris n'est pas nouveau chez Michel Séguin quoique avec cet album", il semble vouloir quitter définitivement une carrière qu le rapprocherait du •’chansonnier ', dans l'acception québécoise du terme.Est-ce à dire que le disque est mauvais?Certes non Mais il a un côté austère qui surprend et qui le classe tout à fait à part dans l’actuelle production québécoise.Sa principale qualité, que l’on retrouve dans les deux premières chansons, ainsi que dans la dernière, me parait être une sorte de primitivisme où s'intégre sans difficulté la pulsation des batteries diverses, des sons vocaux et des bruits naturels (oiseaux, htiards.criquet et crapauds de la Gatineau).Il me semble que c'est là le véritable univers de "Toubabou".Michel Séguin est évidemment excellent sur ses congas.Et Lise Cousineau a la présence vocale qu'on lui connaît, bien qu’il ne semble pas qu'on l'ait employée au mieux de ses vastes moyens, ün remarque également la présence de Yvan Ouellet aux claviers Les deux pièces les moins impressionnantes sont celles qui s’étendent sur un long temps, "J'freak assez" (7'53) et “Doudou à la Toubabou" mer que la pensée est dans le cerveau et l’amour dans les humeurs, cela n’est ni dans le cerveau ni dans les humeurs.Et c’est pour cette raison que tant de matérialistes, de positivistes et d’utilitaristes (un Stuart Mill, un Littré, un Le Dantec, etc.) furent plus sereins et plus universellement charitables, plus pratiquement spiritualisés que certains doctrinaires de l’esprit”.Néanmoins, Thibon cite fréquemment ce mot d’une amie: “Je plains celui qui ne voit rien au-delà de ce qu’il voit.” Pour voir au-delà de ce qu’on voit, il faut Tamour.Il est évident que la dualité ne peut être pensée sans l’unité, ni le négatif sans le positif.D s’agit meme là d’une évidence première, d’un invariant.Paradoxalement, l’homme a besoin du miracle de l’amour pour adhérer à la nécessité de cette évidence.w C’est en subissant l’épreuve du vide que la lucidité se trans forme en amour.Le vide doit être pur, total, c’est-à-dire libre de toute aigreur, de tout ressentiment.Lorsque ces conditions sont réalisées, le rocher intérieur qui nous tient lieu d’âme finit par éclater: au contact d’un sourire, d’un paysage, d’une oeuvre d’art.L’ignorance se remplit alors d’etoi-les et la vie, enfin raccordée à ses sources, peut se moquer des raisons de vivre.”La rigueur de l’esprit et la noblesse de l’âme auront toujours des raisons valables de préférer l’athéisme à la foi partout où Dieu se présente comme un roi, un juge, un refuge ou une consolation, car notre ignorance, notre égoïsme et notre faiblesse s’accommodent trop bien de ce Dieu-là.Mais là où il se présente comme la pureté exilée et la perfection mendiante?Là où il ne demande que de la lucidité et de l’amour?Là où il ne récompense notre fidélité que par la lumière et par la douleur?Les diverses «xplications réductivistes du comportement humain ont cependant eu pour effet de priver l’homme de tout axe de référence pouvant fonder ses jugements de valeur.L’homme lui-même est apparu par la suite comme un paradigme perdu.Nous avons aperçu l'inquiétude que suscite cette érosion des critères chez des hommes comme Y van Illich, Gilbert Durand, Raymond Ruyer.Thibon partage cette inquiétude.On pourrait même dire que la recherche des invariants est le tnème principal de L’ignorance étoilée.Marc-Aurèle y est l’auteur le plus souvent cité et commenté.Or, dans l’histoire de la pensée en Occident, aucune oeuvre n’est plus “invarialbe” que les Pensées pour Moi-même.Ce livre, que Nietzsche appelait son cinquième évangile a réuni dans la même admiration d’une même sagesse des êtres aussi différents et aussi représentatifs que Spinoza, Voltaire, Goethe, Renan, Jules Romain, Alain, Simone Weil et Nietzsche lui-même.Le monde antique dans son entier avait conservé du divin Marc le plus tendre souvenir.Aux IVe et Ve siècle, les chrétiens eux-mêmes éprouvaient de la vénèation pour cet empereur qui avait pourtant fait des martyrs parmi eux.Au Moyen-Age, les chrétiens, victimes d’un prépgé somme toute compréhensible, admirent chez Sénèque des qualités qui existent à un degré plus éminent chez Marc-Auréle.Les invariants, les sources vivantes et immuables, ne manquent pas nous dit Thibon.C’est nous qui leur manquons.Dans l’ordre matériel, ajout-t-il, ce sont les hommes qui cherchent le pain.Dans l’ordre spirituel, c’est le pain qui cherche les hommes.Ce qui faisait dire à Simone Well: “Dieu et l’humanité sont comme deux amants qui ont fait erreur sur le lieu de rendez-vous”.Il y a pourtant, nous dit Thibon, un signe auquel on renon-naît les invariants.“(Ce signe) c’est qu’ils ne sont jamais vérifiables du dehors et toujours irréfutables au-dedans.Autrement dit, toute formule de vie se révèle tôt ou tard caduque, qui s’appuie sur des constatations extérieures, soit dans le domaine du merveilleux (car le “miracle” d’hier peut devenir le fait scientifique de demain), soit dans celui de l’histoire (car l’interprétation des témoignages est terrain mouvant), soit même dans l’ordre de la science positive, dont les lois ne sont que des explications approximatives et provisoires du monde des apparences.Seul défie l’usure des siècles le dialogue intérieur entre l’homme et sa source.Le Tao, les grands textes de Platon, Marc-Aurèle, saint Jean et Jean de la Croix n’ont pas vieilli et ne vieilliront jamais.La Cité des âmes est invulnérable au temps.” Certains invariants sont intellectuels?C’est le cas du principe de non-contradiction.D’autres sont affectifs: ils appartiennent à la conscience mythique.Ce sont les invariants affectifs qui, dans la vie de tous les jours, comme dans les situations-limite, nous font le plus cruellement défaut.Il est hélas! trop vrai que l’hybris industrielle a brisé le cadre mythique qui fixait des limites à la folie des rêves” (Yvan Illich).Malheureusement, la plupart des dissertations sur la conscience mythique ont quelque chose d’indiciblement décevant.Ce ne sont précisément que des dissertations.Les mythes y font l’effet d’une vieille armoire à glace dans une capsule spatiale.Que voulez-vous, entre Hésiode et nous, il y eut Galilee et Montaigne! Thibon a justement le mérite des savoir écrire des textes qui remplissent la fonction éternelle du mythe tout en respectant les exigences de la sensibilité et de l'intelligence contemporaines.Qu’on en juge par ce passage qui décrit l’archétype de l’adieu et nous fait pressentir l’unité profonde du vivre et du mourir.i “AORASIE.Les grecs désignaient par ce mot l’apparition d’un être divin qu’on reconnaît au moment même où il disparait.Ainsi Anchise reconnut Vénus, dont il avait partagé la couche, à la démarche de la déesse qui s’éloignait pour ne plus revenir.Fécondité de ce mythe: c’est à l’instant où ils vont nous être enlevés que les êtres et les choses nous révèlent leur profondeur sacrée, leur noyau divin.Tant qu’An-chise serre Vénus dans ses bras et la couvre de baisers, il croit posséder une bergère; c’est à distance qu’il reconnaît l'immortelle, à la minute précise où la présence se change en absence, où il voit encore et où déjà il ne voit plus, où la dernière image qui frappe le regard devient vision intérieure.Ainsi de tout ce que nous aimons.” (1) L'Ignorance étoilée, Gustave Thibon, Librairie A.L’intelligentsia québécoise et la rive gauche - 2 Théorie et dégradation de ia langue française par Albert Léonard Nous publions ci-dessous la seconde partie d’un article polémique qu’Albert Léonard,professeur à TUniversité du Québec.Il aborde ici plus particulièrement le problème de la langue.Voir “Le Devoir” du 27 septembre.L’abus des acrobaties théoriques, la fascination de l'abstraction, les délires gnoséologiques ne peuvent manquer d’avoir des influences néfastes sur le langage qui est devenu le “cancer des mots".De là à poser la question de la langue dans un pays linguistiquement instable, il n'y a qu'un pas.Le Québec a connu récemment des soubresauts divers lorsque Lysiane Gagnon, journaliste à La Presse, a eu le grand courage de nous dire sans euphémismes dans quel état lamentable se trouvait ici la langue française.Le laisser-aller des milieux d'enseignement joint à l’indifférence des milieux politiques et à l'apathie de la jeunesse dont plus personne ne se permet d'exiger le moindre effort, ont eu leurs effets.Ils sont tout simplement catastrophiques, peut-etre irréversibles.Qu’il est déjà loin le temps où le Frère Untel rugissait contre le jouai et allait jusqu'à pro- Kser l'autorisation de "tuer à ut portant tout fonctionnaire, tout ministre, tout professeur, tout curé qui parle jouai (I)".Les temps ont bien changé et ce qui était perçu, en I960, comme aliénation est aujourd'hui revendiqué comme le signe d’une identité.Aujourd'hui on enseigne les écrivains joua-lisants dans les universités et l'on affirme que le jouai exprime l'homme québécois (à quel niveau de rétrécissement?), sans se soucier le moins du monde de savoir que c’est la voie la plus sûre vers l’asservissement.L'assouvissement, l'impou-voir et la coupure sans doute définitive, si l’on n'agit pas de toute urgence et avec une grande fermeté, du Québec de l'ensemble francophone mondial.Car il faut assumer ses choix.Jusqu'à preuve du contraire, le français est une langue internationale, un instrument incomparable de culture, de finesse, de raffinement.de civilisation.Pour maîtriser cette langue difficile il faut passer par un apprentissage sévère de la raison, par un enseignement fondé sur l'analyse poussée des structures de la langue non sous l’angle des acrobaties structurales trop souvent en dehors du champ de compréhension de l'enfant et de l’adolescent, mais de la grammaire normative.D'où la nécessité de 1 enseignement ordonné de la syntaxe et son contrôle par la rédaction, de la lexicographie et son contrôle par la dictée, de la sémantique et son contrôle par des exercices de vocabulaire et de stylistique.On n’apprend pas une langue par bonds et par sauts, d'une façon sauvage.Faites l'expérience suivante lorsque vous vous butez à un problème de langage: ouvrez une grammaire révolutionnaire dite structurale, cherchez-y la solution pratique de votre problème, vous resterez sur votre faim et vous ne rencontrerez que l’abstraction érigée en dogme.Découragé, ouvrez la grammaire Grevisse, la meilleure sans conteste des grammaires françaises, vous y trouverez la réponse à toutes vos interrogations.Que tout le monde ne soit pas appelé à cette fête et à cette maîtrise des subtilités de la syntaxe française, c’est évident, mais j’ajoute aussitôt qu’il en est de meme en France, en Suisse, en Belgique.On n'apprend pas le français sans effort, comme jadis on n'apprenait le grec que dans la douleur et la persévérance.Or que voit-on?Le refus de la norme, le laxisme et la permissivité de trop de théoriciens égarés dans l'enseignement viennent de la grille marxiste française.Pour certains grammairiens français, la correction de la langue n'est qu'un phénomène bourgeois, un signe de l'oppression des classes.Au lieu de viser à l'aristoeratisation des esprits en donnant sa chance égale à chacun, on décrète que le nivellement par le bas résoudra la question.Vivent l'oralité et l'à-peu-près.Et les Québécois d'opiner du bonnet de choisir la aétérioration progressive de la langue comme un idéal national puisqu'ils croient à la possibilité de la création d’une langue miracle qui ne pourra que s'éloigner à pas de géant de la langue mère.Sera-ce le Québécois du Lac Saint-Jean ou le sabir de l'est montréalais, le français de Jacques Yvan-Morin ou celui des téléromans minables que Radio-Canada s'obstine à nous servir et où l'on retrouve des niveaux de langage qui collent sans doute à la réalité mais qui ne valent pas mieux que le misérabilisme masochiste dans lequel on veut enfermer l'homme québécois.La justification du français joualisant repose donc sur l’analyse marxiste qui affirme que parler un français soigné est un signe de soumission à l'impérialisme culturel français, mieux un moyen de “coercition idéologique ".Cette thèse défendue avec une dialectique d’un simplisme navrânt dans la revue Chroniques (avril 1975) constitue à peine un déplacement de la position du parisien communiste Pierre Barbéris qui lutie, en France, au sein de la commission Emmanuel pour la réforme de l'enseignement du français.Léandre Bergeron va dans Chroniques avec une argne et une mauvaise foi qui ne peuvent convaincre que les esprits asservis.Le massacre de l'orthographe y devient un postulat.Il rejoint ainsi, avec l'esprit en moins, la lutte de Barbéris contre l'oppression de l'orthographe, de la correction et de la norme.Ce que veut Barbéris, c'est une pédagogie révolutionnaire qui aboutirait à une humanisation sociale (2).Ces signifiants pour une fois signifient terriblement! Même point de vue chez les stratèges de Stratégie qui luttent contre Pierre Beaudry, défenseur du bon usage.Les postulats de base du plan Rouchette en France, c'est comme par hasard la priorité de l'expression orale, la spontanéité sauvage, la créativité, la suppression de la notion de faute.Barbéris va plus loin: il affirme qu'il est inadmissible qu'un instituteur porte un jugement de valeur sur le langage de ses élèves et qu'il leur fasse LES PATRIARCHES Histoire et théologie MICHAUD ftobart, Lm Patriarch**.Ma-tolr# al thiologi*.Pans Eu du Can I97S (com UtiaBibia 42) I76pp PramiAr* parti* : hittoir* Nous n* trouvons nulla part la biographie des patriarches pas m«me dans ta Bible ' La partie de ia Bible lOeneseï qui nous en parie n est pas un reportage Cest quoi alors ?Les traditions ont conserve à travers les siècles les noms de quelques-uns des chefs des clans semi-nomades du 2e millénaire A C L arbre généalogique Abraham-lsaac-Jacob n appartient pas au domaine de la génération physique mais au mode de pensée claniques Après leur arrivée en terre fertile (Canaan) les semi-nomades ont adopté et transformé des légendes culturelles dont on retrouve les vestiges dans ia Genèse Las traditions patriarcales s'enracinent vraiment dans I hiatotre mais ece* n* sont pas ta biographie de* patriarches Dauxiéin* parli* : théologie La genèse représente le résultat de la fusion de trois écrits d auteurs et d éges différents Ces auteurs inspirés n ont pas voulu écrire I histoire proprement dite de leur peuple ns ont interprété et adapte a leur temps les traditions ancestrales Le Yahviste est le plu* ancien de ces théologiens II a vécu au 10e si -te A C H nous apparaît comme le théologien du salut universel Deux siècles après lui au 8e siècle.I Sioniste présente une autre version des tradition* patriarcales II est le théoiogten de t aliiance Enfin, au 8e siècle, pendant i esii a Babylone un membre de la classe sacerdotale se fait le théologien de i espérance On lui doit rÊcrit Sacerdotal où la parole divine apparaît douée d une puissance irrésistible dont l'écho réaonne a travers toutes les générations des ancêtres d Israel Ainsi présentées, les tradition* patriarcales ne sont plus la naïve biographie des patriarches ROBERT MICHAUD, ptre, Université du Québec H.\tichaud m Patriarch Arvlo Le* Editions du Cerf (coll.“Lire la Bible" no 41) (Diffusion Arc-on-CI*l-lntem*tlonal) dépet: A.C O L.1700 Bd Pay-Lawson.Ville d’Aniou.tél.311-IBM Pris suggéré *9 95 subir l’exercice infamant de la dictée puisqu’il est démontré (par qui?) que la dictée n'aide pas à acquérir des connaissances ni de l’orthographe mais enferme l'enfant dans l'expérience de l’échec.La convergence entre l’avant-garde québécoise et la stratégie communiste française n'est pas innocente, elle est exemplaire.On veut en finir avec le français dit international mais en même temps on va chercher dans la théorie marxiste française des arguments qui ne résistent pas un instant a l'analyse, car ce que l’on veut c'est une action politique dans l’école, l'instauration de la lutte des classes.Il convient de souligner que les rédacteurs de Chroniques n'ont pas voulu avaliser les positions de Léandre Bergeron, ce qui est tout à leur honneur.Ils ont bien vu la complexité du problème de la langue et la dif-ticulté de trouver une solution équilibrée et acceptable dans le contexte québécois, contexte dont on ne trouve un equivalent nulle part ailleurs dans le monde.D'ailleurs les événements vont vite.La question que le Québécois devra se poser dans l'immédiat, ce ne sera pas celui de la correction du français mais bien celui de la survivance d'une langue qui ne résistera que dans les endroits reculés, de plus en plus rarissimes.Montreal est d'ores et déjà condamné dans les faits.La loi 22, véritable suicide collectif, précipitera les événements.André Brochu a vu juste dans son intervention à la Rencontre internationale des écrivains, en automne 1974.Au lieu de tomber dans le piège d'analyses subtiles et abstraites à la Jean-Pierre Faye ou dans le scepticisme désincarné de Georges-André Vachon, il a crié son indignation devant "l'asservissement linguistique", la dégradation de renseignement, 1 annulation des programmes de grammaire et d'histoire, la démission d’un gouvernement irresponsable face à l'impérialisme américain.Pour lui, l’Indifférence s'appelle "une crapuleuse entreprise de liquidation nationale (S).La question du jouai est une fausse question car cette langue (?) n'est que l'aveu de l'impuissance de celui qui ne sait pas Quand un intellectuel défend cette cause, il cherche sa perte et celle de son peuple.Il entraine avec lui une collectivité qui mérite plus de respect, elle qui a résisté splendidement depuis deux s éries Lorsque les Québécois auront fini de tomber en amour, de prendre une marche, de rencon trer leurs obligations, de cance-1er leurs applications et de croire que leur langue en est une d'identification ils réaliseront, trop tard hélas! que ce n’est plus l’fun, qu’ils ne par- lent déjà plus français sans pour cela arriver à parler québécois.La boucle sera bouclée: en fait ils parleront anglais avec des mots français (ou latins), mais surtout ils penseront en anglais.Dans ces conditions, aussitôt passer tout de suite à l'anglais, ce sera beaucoup moins fatigant.C’est dans la logique des choses, de leur évolution linguistique puisqu'aussi bien ils refusent la contrainte qui leur permettrait d'atteindre un niveau de langage supérieur et de prendre, dans la francophonie, une place enviable.L'impérialisme culturel français est un leurre, l’écran de la facilité et du refus de l'effort (4).Est-il vraiment trop tard?Seule une politique vigoureuse et coercitive permettrait de l’espoir.Je sais de quoi je parle puisque je suis né dans un pays qui connait depuis la fin de la seconde guerre mondiale d'énormes problèmes linguistiques.aujourd'hui résolus par la contrainte législative.La Belgique a choisi, à tort ou à raison, la voie dure.Elle n'est pas bilingue en droit, parfois en fait.En Flandre, la seule langue officielle dans l'administration, dans les affaires, dans l'enseignement est le flamand qui s'est d'ailleurs aligné sur le Néerlandais, sur le “Beschaafd nederlans” (néerlandais civilisé!).beaucoup plus châtié et plus pur que le flamand qui s'était abâtardi.Les patois sont vivants dans les milieux populaires mais ne servent à rien car ils n'ont pas de statut légal.La rigidité de l'unilinguisme en Flandre est tel qu'en théorie un correspondant risque de ne pas voir arriver a sqn destinataire une lettre dont l'adresse serait libellée en français.H s'agit d écrire Leuven et non Louvain, Antwerpen et non Anvers, Gent et non Gand.En Wallonie on parle français, seule langue officielle.Comme en Flandre, les patois prolifèrent dans les villages et dans les milieux populaires sauf à Liège où certains intellectuels aiment se servir d'un wallon plus littéraire puisqu'il supporte l'épreuve décisive de l'écriture.A Bruxelles, le bilin- Librairie du Sagitaire Place Longueuil tonguèuil Fernand Dumont Chantiers fitao tur U pnhqin de» Hicnrci de ( hommr éditions T hurtubise hmh guisme est légal bien que la majorité soit restée française.Pour combien de temps encore?Il est donc absolument faux de croire que la législation est impuissante à résoudre les problèmes linguistiques, maigre les Voir page 15: Théorie f J||L’AURORE MM •T- ** *• ê 4fc TEXTES D’ACCOMPAGNEMENT proses de Louis-Philippe Hébert Une prose envoûtante • Détournement de sens des objets fami-liers.88 pages/illustré par Micheline Lanctôt $3.75 PIROUETTE PAR HASARD POÉSIE poème de Francois Charron pmimtii purlMMnJpnc'iic Le politique et le sexuel • Combat et délire • Un livre de colère.I 129 pages/$6.00 hom storm grom priMtn am ut^rocr HOM STORM GROM SUIVI DE PRÉ PRISME AIRE URGENCE poèmes d'André Oervals Une aventure poétique ébranlante • L’écriture comme tourniquet de "sens ".89 pages /S4.75 BON DI COMMAND!: Veuille; me raire parvenir lets) livrets) suivant)*! Louis-Philippe Hébert D Erancois Charron Q André Servais Q Réglemente par chèque! J ou mandat d* poateQ au nom d* Edition* d* l’Auror* 1651.ru* Saint-Dénis Montréal, Québéc NOM.ADRESSE .a************* *********************** cahier des arts et lettres Le Devoir, samedi 4 octobre 1975» 15 Les Lettres françaises Une chinoise et son palanquin par Jean Ethier-Blais * On a toujours l’impression qu’on connaît la Chine.Jusqu’à la révolution dirigée par Mao, c’était de la Chine ancienne que nous entretenaient les missionnaires, diapositives à l’appui.Je me souviens du Père Hauser, célèbre prédicateur d’avant-guerre, qui rentrait des missions jésuites.Alsacien d’origine, il parlait le français avec Paccent de sa province, les relents gutturaux qui lui venaient d’Allemagne ajoutant à la précision de son débit.Par ailleurs, intelligent et généreux.Il avait le don de faire revivre les hommes et les paysages.Il aimait la politique, en sorte que rien, dans ses exposés n’était laissé au hasard de l’histoire.Le charme de sa parole reposait sur des connaissances précises.On le taxait donc volontiers d’amateurisme.Y a-t-il jamais rien eu de plus beau que cette Chine?On peut la rejeter aujourd’hui.Ni moi ni personne ne souhaite l’accepter en bloc.Sa fin fut misérable et ce que noug racontait le Père Hauser en 1946 se retrouve dans les souvenirs de Chow Ching Lie.Ce que l’étranger a vu du dehors, cette jeune Chinoise l’a vécu de l’intérieur.Les deux réalités se recoupent, s’appuient l’une sur l’autre.Cette grande Chine des civilisations innombrables ne pouvait plus durer.Après le cancer de l’exploitation étrangère, la sclérose avait recouvert le tout.Le Palanquin des larmes, pour cette raison, est un récit figé, que rien ne relie au monde d’aujourd’hui sinon le désespoir de la jeune narratrice, dont la vie consiste à rêver d’échapper à cet univers rituel.Nous sommes loin des romans de Pearl Buck (tout admirables qu’ils soient) où hommes et femmes sont intégrés dans une société qui les domine à chaque instant.Du reste, l’histoire ne se répète-t-elle pas?La Chine de Mao n’est-elle pas devenue, aussi vite que le lui a permis l’accélération de l’histoire, une société rituelle, initiatique?Les normes sont peut-être différentes de celles de la Chine ancienne (ceci reste à voir) mais l’esprit qui préside à l’enrégimentation de toute la population diffère-t-il en nature de celui de la dernière Impératrice-Mère?C’est pourquoi je me persuade que fe régime actuel en Chine n’est, et ne saurait être, qu’un stade intermédiaire d’évolution.Le vrai bond en avant est encore pour demain.En politique, rien ne change à long terme, sinon le personnel.Les requins se remplacent et vogue la galère! Qui est Chow Ching Lie?Elle est chinoise, elle appartenait à la dernière vague de la bourgeoisie nationaliste, elle a quarante ans.Où a-t-elle vécu son enfance et sa jeunesse?A Shanghai, entourée, nous avoue-t-elle, d’affection et couvée par un père plein d’amour.Ce style bizarre, qui tient du roman larmoyant et de la véracité intime d’un être inculte qu’on fait parler, est en réalité celui de M.Georges Walter, qui raconte peut-etre ici tout autant que son interlocutrice.Enfance heureuse, dans un milieu que le monde extérieur n’a pas encore touché.Premier épisode significatif, la jeune Chinoise va consulter une voyante.Son père est parti.A Chungking, là ou se fait la politique, il essaiera d’améliorer sa situation financière.L’enfant est très attachée à ce père absent.Elle devine qu’il représente plus pour elle que tout le reste de sa famille.Jus- qu’à la fin, ce sera son grand amour.C’est grâce à lui que Chow Ching Lie deviendra pianiste.La voyante le lui prédit et c’est ainsi que sa vie est réglée, au tuf de l’inconscient, une fois pour toutes.Le milieu familial porte la petite fille.Les parents s’entendent, le père, agent de change, est cousu d’or.C’est le début d’une ascension sociale particulièrement brillante.Le Shanghai de l’époque, ce sont encore les concessions.La famille de Ching Lie habitera la concession française.Le peuple est absent des préoccupations quotidiennes.Les domestiques sont chinois, le patriotisme de parole est chinois, mais le réel philosophique de la vie est etranger.La conception politique relève de l’idéologie européenne.Il faut savoir parler au moins une langue étrangère.On pense à la situation mexicaine ou québécoise, où il n’existe qu’une langue, qui est l’anglais.Les Chinois de l’époque précommuniste, en dépit de leurs déclarations nationalistes (indépendance culturelle?) étaient des apatrides de l'intérieur.On sent, dans le récit de Ching Lie, la présence de cette ambivalence: une classe dirigeante affairiste, anglophone ou francophone, coupée du peuple, que guette la disparition.En dépit des épisodes drôles qui parsèment le livre, l’impression générale qui se dégage est d’une intense mélancolie.A six ans, Ching Lie a la révélation du paino.Elle deviendra pianiste, en dépit de l’angoisse qu’elle éprouve à la vue de cet Instrument.Elle prepare le Conservatoire cependant que son frère devient révolutionnaire.Les grandes familles de Shanghai la convoitent car elle L’histoire Une contre-révolution par Michel Brault éclate de santé.Ses parents, dans une sorte d’ignorance béate, selon la coutume, la marieront à un grand malade.Il en était ainsi autrefois.Ching Lie n’ic epte pas son destin.Sa belle-mère la terrorise et elle doit obéir.Jamais on n’a décrit avec autant de précision le matriarcat dans toute son horreur.Les hommes, au dehors, vaquent au commerce et à l’argent, ce dieu des Chinois de tous les temps.Dans les maisons, ce sont les vieilles belles-mères qui dirigent tout et qui, dans le quotidien, règlent la marche de la vie.Conflit de générations aussi bien que de personnalités.Ching Lie a souffert intensément de ce rapport de forces.Il en naît une sorte de haine que n’arrive pas à faire disparaître le recul du temps.Détail symbolique, c’est au cours de son mariage que Ching Lie apprend que les troupes de Mao viennent d’entrer dans Shanghai.Les choses ne changent pas pour autant et ce n’est qu’à la suite de la fuite de sa belle-famille vers Hong-Kong que la jeune pianiste chinoise retrouve un peu sa liberté.Comme tous les intellectuels chinois de cette époque, elle vit venir Mao' et la nouvelle clique dirigeante avec soulagement, avec bonheur.Elle apprit à déchanter, un moralisme remplaçant l’autre.Tous les prétextes sont bons pour persécuter l’ancienne bourgeoisie, même si, de toute évidence, elle sympathise avec le régime.Il faudra toujours des boucs émis-saiies à Moloch.Le mari de Ching Lie est vite emprisonné, en dépit de sa maladie.Les chocs physiques et moraux n’arrangent rien.Seule l’étude du piano permettra à Ching Lie d’échapper à l’étouffement psychologique.Elle ne tarit pas d’eloges sur les réalisations du régime.En ceci, elle se montre à la fois bonne Chinoise et bonne perdante.Mais ces réalisations merveilleuses, elle ne souhate pas les partager entièrement avec ses compatriotes.Ching Lie a choisi, comme dit le vulgum pecus, la liberté.Est-ce l’attifance de Paris et des musiciens qui y vivent?Ne serait-ce pas, plus simplement, le désir profond qu’éprouvent tous le êtres qui en ont la possibilité, de fuir la prison communautaire?Il est facile, par la suite, lorsqu’on bavarde dans on appartement parisien, de faire réloge des transformations sociales et psychologiques des pays à révolutions permanentes.Y vivre, c’est autre chose et il n’est pas encore prouvé que la révolution ait jamais fait le bonheur de quiconque, sinon des dirigeants à la main de fer.Chine Lie donne ici un bel exemple de l’esprit petit-bourgeois qui réagit devant le communisme comme la souris devant le chat.C’est pitoyable.Mais cette façon d’être est générale.On le constate aujourd’hui au Portugal où le peuple n’a le droit de manifester sa volonté que s’il hurle à gauche.Quand reconnaîtra-t-on que le facisme existe non pas aux États-Unis, en France ou en Allemagne, mais en Union Soviétique et dans les démocraties populaires?Il a changé de camp.A côté des secrétaires généraux des partis communistes, Franco est un enfant de choeùr.C’est pourquoi le lyrisme de Ching Lie laisse reveur.Srfhs doute, comme sa compatriote Han Suyin, veut-elle manger à tous les râteliers.Au fond, Ching Lie aurait bien pu ne pas raconter sa vie, qui ne présente que peu d’intérêt.Elle n’ajoute rien à ce que nous savions de la condition des femmes dans l’ancienne Chine.Les événements qui lui sont personnels ne tranchent pas sur la grisaille de la vie de tout un chacun.Sa réputation de pianiste n’a pas encore franchi les rives de la Seine.Certains êtres, grâce à leur talent, réussissent à donner des ailes à l’insignifiance de leur trajectoire.Ce n’est pas son cas.Elle est Chinoise, pianiste.Pourquoi ne pas en rester là?Chow Ching Lie: Le palanquin des larmes.Robert Laffont.Paris 1975.MORDECAIN RICHTLER, AUTEUR DE "DUDDY KRAVITZ” la vie des lettres m Traductions: de nombreuses traductions verront le jour au Cercle du livre de France.Parmi celles-ci, mentionnons: “Duddy Kravitz” de Norde-cai Richler, traduit par Jean Simard; “A Fine and Private Place" de Morley Callaghan, traduit par Michèle Tis-seyre; “Zero to Airtime”, de Patrick Watson, traduit par Laurier Lapierre; “Tribal Justice” de Clarke Biaise, traduit par Jean Paré.Tout ces ouvrages paraîtront dans le courant de 1976.Le CLF a également retenu les droits des ouvrages suivants qui sont en cours de traduction: “Cet été-là à Paris" de Morley Callaghan, traduit par Michèle Tisseyre; “Angel Of Hudson Bay” de Maude Watt, traduit par Michèle Robinson; “Formantera” de Roy MacSkimming, traduit par Arlette Francière; “L’ange de pierre” de Margaret Laurence, ainsi que ses "Souricers”; “The Weekend” / Man” de Richard Wright, traduit par Jean Paré: enfin, le second tome de la trilogie de Robertson Davies, “The Manticore”, qui suit le premier volume déjà paru sous le titre de “Le Sième emploi".Cette année, le Prix du Cercle du livre de France sera décerné le 18 novembre.Quant au Prix Molson-Jean Béraud, on l’attribuera vraisemblablement en février 1976.¦ Cinéma: dans sa collection Le Cinématographe, les éditions de l’Aurore annonce la publication du découpage de “Gina”, film de Denis Arcand.On trouvera également dans ce recueil les principales critiques qui ont accueilli ce filni.Cet ouvrage est compilé par Pierre Latour, d'ailleurs auteur du découpage du film.¦ Théâtre: dans sa collection “Aspects”, les éditions Parti-pris, viennent de publier “L’activité théâtrale au Québec, 1765-1825” par Beaudouin Burger.L’auteur dément avec éclat l’affirmation classique que, dans le cadre de la littérature québécoise, le théâtre fut quasiment inexistant jusqu’à la fin du 19ième siècle.théétwle «i Québec (MMS») ¦ Histoire: la Société historique de Notre-Dame-de-la-Perade vient de publier deux opuscules.Le premier est d’Albert Tessier et porte le titre de “Mon enfance au Bas-de-Sainte-Anne; le second de Raymond Douville s'intitule “Yves Phlem, dit Yvon le Breton, ancêtre des familles Hivon”; il porte comme sous-titre “Les tribulations d’un guérisseur au 18ième siècle.Ces deux opuscules sont publiés parles Editions du Bien oublie de Trois-Rivières.¦ HISTOIRE: Armand Yon est l’auteur d’un nouvel ouvrage que vient de lancer les Presses de l’Université Laval, dans sa collection “Vie des Lettres québécoises”: “Le Canada français vu de France”.Il porte en exergue une citation tiré des “Impressions d’Amérique" de Camille Saint-Saëns: “Il est certain que, si Ton va chercher en Amérique les mêmes émotions qu’a Rome ou à Florence, on ne les trouvera pas.Pour moi, le grand attrait d’un pays est dans la nature et dans les habitants.¦ CHANSONS: les archives du folklore de l’Université Laval publie un recueil de chansons de Shippagan, recueillies par Dominique Gauthier, avec une transcription musicale de Roger Matton.Ce sont les joies et les peines du peuple acadien.On sait que les deux Shippagan sont situés à l’extrémité nord du Nouveau-Brunswick et font pendant à la cote de Gaspé-sie.Théâtre: dans leur collection "Théâtre", les éditions Léméac publient “Le Grand jeu rouge" d'Alain Pontaut et “La Gloire des filles à Magloire" d'André Ricard.VOYAGES: les éditions du Jour mettent sur le marché un récit de voyage de Francis Coprataux, intitulé "Dis, papa.c’est encore loin l’Alaska?" C’est le compte rendu d’un voyage familial en Alaska, un père, une mère et trois petites filles, raconté sur le mod vif.La plupart des ouvrages qui traitent de la rébellion de 1837 ne font état que du point de vue patriote et de la réaction de l'establishment.Entre les deux, toute une littérature polémique, est laissée pour compte où des auteurs, qui se situent à la périphérie des événements, se battent à coup de pamphlets pour des idées, pendant que d'autres s'affrontent dans la rue pour des droits.Les historiens font généralement une large place à Ta répression exercée par le pouvoir politique, seconde par la force physique de la troupe et la force morale du clergé.Tandis que les débats engagés dans les milieux intellectuels restent souvent à l'arrière-plan, quand on ne les passe pas tout à fait sous silence.Pourtant la lecture de ces écrits, qui sont les premiers essais d'explicitation de la situation de '37, a souvent alimenté les premiers manuels d'histoire canadienne.Au point de déformer l'histoire, aira-t-on par la suite.Et c'est probablement ce qui explique le silence de l'historien moderne sur ces textes qui.pour lui.ne représentent qu'une perception des troubles, ption faussée par la partia- percepti iité.Au chapitre du débat de '37 que Ton pourrait qualifier de contre-révolutionnaire, on cite généralement les mandements des évéques Lartigue et Siguay et les prises de position de la presse anglophone.Il est plus rare de trouver une référence aux écrits qui continuent de se multiplier après 1838.Comme si la répression de Colbome avait mis un terme définitif à la controverse.Un de ces volumes vient d'étre réédité par les Editions de L’Aurore: La Rébellion de 1837 à St-Eustache, par Maximilien Globensky.Il s agit d'un volumineux ouvrage datant de 1883-84 et dont les thèses de fond sont nettement anti-insurrectionnelles.En deux mots pertinents, Hubert Aquin nous rappelle ou nous apprend qui étaient les Globensxy.Les Globensky, puisqu'ils sont deux, le père et le fils, à porter le prénom de Maximilien, étaient originaires de Pologne, le père commandait une compagnie de soldats volontaires de & Majesté contre les patriotes de Chenier à St-Eustache R était également le frère d'Hortence Globensky- Prévost dont St-Eustache se souvient comme d'une chouayenne qui, n'hésitaient pas à l’occasion, a faire le coup de feu.Quant à l’auteur, Aquin précise qu’il “se définit exclusivement comme un fils”.Comme un fils, il entend faire l'apologie des positions de son père, et même les endosser pour son propre compte dans la lutte ouverte qu’il engage avec les partisans de Riel.Mais au delà de la réhabilitation de la mémoire paternelle, c'est tout un système politico-religieux que Globensky s'attache à défendre, un système où Tauforité des chefs ne se discute pas, où la cause du plus fort est toujours la meilleure.Ceux que Globensky attaque dans son ouvrage et dans ses nombreux suppléments auront peut-être été des détracteurs de son père — les chouayens se sont fait plus d'ennemis que d'amis — mais ils ont eu d’abord et avant tout le sort de remettre en question la légitimité du pouvoir exercé par les conseils de Sa Majesté et de “prêcher la désobéissance".Or, ceux-là, précisément, représentent une menace pour les Loyaux et c'est sur cette menace que s'appuie la répression qui ira encore plus loin dans l'atrocité que les intentions des insurgés.Dans son rôle de redresseur de torts, Maximilien Globensky a-t-il été.jusqu'au bout, dupe de ses propres arguments?Quand il reproche aux rebelles d'avoir fait usage de la violence, ignore-t il vraiment ou feint-il d'ignorer que les jeunes anglais de Montréal s'organisaient et fourbissaient leurs armes bien avant le début des troubles?Il est difficile de lui supposer autant de naïveté.11 faut donc admettre que Globensky ne considère que la partie des faits qui lui agree: éclectisme pathologique propre au fanatisme de tout genre.S'il s'abuse lui-mème sur Tes préparatifs de la Révolution, il en fait autant sur le déroulement des évènements.Et en cela, il tombe dans le panneau ouvert à tout les apologètes, celui de la mise en scène Globensky réordonne les évènements comme ils auraient dû se passer selon les intentions et les objectifs qu'il prête à ses adversaires.Sans le moindre égard à la vérité historique, le fils noircit d'emblée les adversaires de son THÉORIE suite de la pege14 affirmations du ministre de Tin-culture François Cloutier Ce qui ne s'obtien, pas par incitation ou persuasion s'obtient en un tour de main par législation lorsqu'on croit que les droits collectifs priment les droits individuels Le remède est dur mais efficace.Le malheur est qu'au Québec l'élite a toujours trahi.Le gouvernement ne pense qu'en termes économiques à cause du fait que l'industrie n'appartient pas aux Québécois mais aux Américains qui se servent des anglophones pour instaurer leur domination Le seul vrai problème n'est-il pas là?Il) lis Insolence* du Frère I ntel.Montreal.Editions de l'homme, ISM.p.tS.It) Voir i ce sujet l'Ecole et U Notion.retire communiste française qui a depuis plusieurs années consacré des naméros spéciaux i la ré forme de l'enseignement du français, en particulier depuis IS70.(Jl cf.Liberté, n° S7/II, mal 1S7S.p.M-M.(4i le mythe de l'impérialisme culturel français a été magnifiquement démystifié par Gaston Miron et par Camille Roumiquel lors de la Rencontre québécoise internationale des écrivains.Cl.Liberté.n° S7/I8.père, Chénier en particulier, qui a tous les torts, devient le type même du mauvais.Cet axiome remplace dans Tesprit de l’auteur toute vérité objective.C’est sur cet axiome que les évènements doivent s alligner.Si le père Globensky est courageux, Chénier, son contraire, se doit d'avoir été lâche.Il devient donc obligatoire que Chénier ait cédé devant l’ennemi et ait trouvé la mort en fuyant; Or ceux qui prétendent le contraire sont eux aussi à ranger parmi les rebelles au pouvoir qui veut que Chénier ait été, coupable, justement puni.A Tappui de sa thèse, Globensky fait appel à un cortège de témoin qui seront toujours qualifiés de “cultivateur des plus respectables", comme si en les qualifiant de la sorte l'auteur donnait du poids aux déclarations d'illustres inconnus.Chaque témoin commencera son récit par: "j'ai toujours entendu dire" ou "I did not witness it, but I understood that.", ou “il est reconnu par tout le monde que.’’.Il eut été difficile de trouver des témoignages plus convaincants à propos d'événements qui sont souvent de si minime importance qu'ils n'intéressent que les détracteurs avides de trouver des pous sur la tête d'un chauve.Globensky cite à comparaître tous ceux qui voudront bien affirmer que Chénier ne s'est pas défendu jusqu'au bout mais qu'il aurait plutôt été tué en tentant de s'échapper de Té-glise assiégée.Ce que Globensky ne semble pas avoir compris c'est que ce fait en soi n'a aucune importance: Chénier fuyant devant la mort restera un héros aux yeux des admirateurs des Patriotes, tout comme Chénier mourant les armes à la main ne réussira jamais à émouvoir les Chouayens de St-Eustache qui le tiendront toujours pour le responsable de la guerre civile.Par les uns et par les autres Chénier est jugé d'avance: absout ou condamné à perpétuité.Hubert Aquin souligne bien que l'ouvrage de Globensky “débouche, en fin de compte, sur une dramatisation formelle de la rébellion de 1837 à St-Eustache".Dramatisation qui, au premier degré, vise à donner un sens à la participation de Globensky, père, aux événements de St-Eustache mais qui, au second degré est destine à expliquer et a légitimer l'attitude fondamentalement réactionnaire du fils.Candidat dans le comté de Deux-Montagnes, Globensky est pris à parti parce qu'il entend rallumer contre les libéraux le brandon de Colbome.Ripostant, à ses adversaires politiques, il croit s'attirer des retombées favorables en encensant la mémoire paternelle.L'intention était mesquine et la tâche, un échec: l’histoire oublia Globensky mais elle se souvient de Chénier.(1) La Rébellion de 1837àSaint-Eustaehe, Maximilien Globensky par Hubert Aquin.Editions du Jour.1975 IAC présente KAMOURASKA.Un grand fijm d’amour et de haine mettant en vedette la célèbre comédienne Geneviève Bujold.Cette prestigieuse production canadienne, tirée du chef-d’oeuvre d’Anne Hébert et réalisée de main de maître par Claude Jutras, vous sera présentée le samedi 4 octobre, à 20h00, à la télévision de Radio-Canada et ses postes affiliés.CBXFT 11 Edmonton—CBWFT 3 Winnipeg-CBLFT 25 Toronto—CBOFT 9 Ottawa-CKRN-TV 4 Rouyn-CBFT 2 Montréal—CKSH-TV 9 Sherbrooke—CKTM-TV 13 Trois-Rivières-CBVT 11 Québec— CKRS-TV 12 Jonquière—CKRT-TV 7 Rivière-du Loup-CJBR TV 3 Rimouski—CBGAT 9 Matane-CHAU-TV 5 Carleton—CBAFT 11 Moncton IAC Notre argent à votre service depuis cinquante ans 1925-1975 16 • Le Devoir, samedi 4 octobre 1975 cahier des arts et lettres bientôt dans 11 salles • “* ¦“ • — — mb _ _ _ .M MB MB mb -M m Un film uRiqut.qui KitrqiM otrtalmnMnt un* data dana L’Université McGill Faculté de Musique l'hl*'ol',ducln*m* Luc Perreault, ta Presse Jodorowaky dit lut-mèma : Ja damanda à un Hlm ca qua baau- ihccuisap.i: mb p;i :mb JMSbIHMSH par BERNARD LAGACÉ EN 2 SAISONS, 12 RÉCITALS Le Dimanche, 5 octobre à 20.30H EGLISE IMMACULÉE CONCEPTION ( Angle Papineau & Rachel ) Billets et abonnements en vente à : L’Alternatif, International Music Store, Librairie Renaud Bray 5219 Côte des Neiges.Au guichet le soir du concert.BILLETS ABONNEMENTS 1 saison $3.50 $2.00 $14.00 $8.00 etudiants I âge d or étudiants | âge d'or LES CONCERTS D'ORGUE DE MONTREAL ABONNEMENTS 2e SAISON /1975-76 dimanche • MARTIN LUCKER (Hanovre) 26 0CT.• St Matthias Church.10 Church Hill • ROBERTA GARY (Cincinnati) tewov.• Eglise Notre Dame.116 rue Notre Dams • GASTON AREL (Montréal) i4 0Ec.• Immaculée Conception, angle Rachel et Pipineau • LARRY CORTNER (London, Ont.) isfev.• Queen Mary Road United Church.13 Finchley Road • HÉLÈNE DUGAL (Montréal) 25 avril • St Matthias Church.10 Church Hill ABONNEMENTS: SH OO BILLETS S3 00 Etudiants S7.50 (Êtud) $2 00 DISFONIitfS CHU M Aichinbault, S00 ail raa Sainte Catherine Intsmatienal Mime Star*.DM eMU raa Saiate-Catherine htnaaV-Rray.1111, Ctte-dna hufii “INSPIRATION JAZZ” Armas Maiste, piano Sayyd Abdul Al Khabyyr, instruments à vent Erroll Walters, basse Pierre Béluse, percussion vendredi 10 octobre 1975 20h30 Billets : $3 — Étudiants : $1 Selle de concert Pollack Renseignements : 392-4501 /B224 555 ouest, rue Sherbrooke coup de fl an» demandant a In drogua Ce que je raconte toujours, depuis Z (et même avant), ce sont les rapports de l'homme et du pou- .voir, cela peut s'appeler aussi la Politique.Ce qui retient mon attention et mon intérêt, ce sont les mécanismes inventés, mis en place par l'homme, qui échappent à son contrôle et finissent par le contrôler lui-même.costa - gavnas bientôt aux cinémas Parisien et Laval V théâtre du rideau vert Di» mardi su samedi 20 h.Dimanche T9 h.Comédie de Feydeau L’HÔTEL DU LIBRE ÉCHANGE Mise en scene et decer Robert Prévost GUY PflOVOST - USÉ LASALLE - JANINE SUTTO ANDRÉ CAILLOUX - EDGAR FRUITIER - CLAUDE PREFONTAINE JACQUES 10RAIN - RENE GAGNON -ROSELINE HOFFMANN MARC HEBERT - SERGE TURGEON - LOUIS LALANDE ARLETTE SANDERS - LOUISE PRATTE - MARTINE PRATTE MONIQUE PRATTE - ANDRE BOMBARDIER - NATHAUE DEROME Costumes François Barbeau ^ Renseignements: 844-1793 Mé*ro Laurier, sortie Gilford — 4664, rue Saint-Denis CONCERT DE MUSIQUE SACRÉE sous les auspices des Amis de Saint-Benoit-du-Lac de la Région Métropolitaine Au programme Oeuvres d’orgue sur des thèmes du répertoire grégorien alternées avec des chants grégoriens.Artiste invité: )om André LABERGE, o.s.b., organiste de l’Abbaye de St-Benoit et le concours d'une SCHOLA sous la direction de Monsieur Clément MORIN, p.s.s., professeur à la Faculté de Musique de l'Université de Montréal.Les commentaires seront faits par Monsieur Bernard LAGACE, professeur d’orgue au Conservatoire de musique de Montréal.Endroit: “Queen Mary Road United Church' 13 Finchley road, Hampstead (angle du Chemin de la Reine-Marie) Date : 6 octobre 1975, â 20H30 Prix du billet : $2.00 — Étudiants : $1.00 Renseignements: Jour 738-5965 Soir 276-9037 •MERITE AU PLUS HAUT POINT s()us D'ETRE VU ET REVU"-Luc Petteaull.l'OCCUPATION NAZIE ET AVEC LA COMPLICITÉ DE LA POLICE PARISIENNE, 13,000 JUIFS FURENT ARRÊTÉS.I **
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