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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 octobre 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1975-10-16, Collections de BAnQ.

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HHH ' la meteos D’abord nuageux, suivi d’un dégagement en cours de journée.Maximum 11 à 13.Aperçu pour demain: passages nuageux Détails en page 6.m Fais ce que dois 20 CENTS Sainte Edwidge Vol.LXVII - No 238 Montréal, jeudi 16 octobre 1975 r £n guise de protestation contre le français Multipliez les incidents, dit la CALPA aux pilotes Four appuyer sa campagne contre l’usage partiel du français dans les communications air-sol au Québec, a-t-on appris hier, l'Association canadienne des pilotes de ligne, par l’entremise de son conseiller juridique, suggère discrètement à ses membres divers moyens de pression, outre la grève générale de 24 heures prévue pour samedi.L'un de ces moyens, "à n’employer qu'avec prudence”, précise l’avocat dans une note adressée au bureau de direction de l’Association, consiste à “faire avorter pour des raisons de sécurité” le vol d’un avion arrivant à Québec ou partant de cet aéroport où l’usage du français est autorisé pour les vols à vue (VFR) depuis 16 mois par le ministère fédéral des Transports.Le cas échéant, le pilote entendant sur sa bande radio des échanges en français entre la tour de contrôle et d’autres avions pourrait interrompre brusquement ses manoeuvres de décollage, ou s’abstenir d’atterrir, en invo- quant qu’il fait face à une “situation chaotique” provoquée par l’intervention d’une langue autre que l’anglais.La CALPA soutient en effet, depuis l’introduction du français, langue facultative dans cinq aéroports du Québec, que le simple fait pour un pilote anglophone d’entendre dans sa radio des messages français, bien que ces messages ne lui soient pas destinés, risque de compromettre la sécurité aérienne.Car s’il arrivait que le contenu de ces échanges air- sol en français indique la présence d’un danger ou une situation imprévue, le pilote anglophone n’en comprendrait pas le sens et pourrait par conséquent ne pas tenir compte d’une urgence.La CALPA néglige toutefois de préciser qu’en cas d’urgence, le controleur de la tour s'empresserait de répéter en anglais toutes indications utiles aux pilotes.Cette suggestion adressée discrètement aux dirigeants de la CALPA n'a pas été, pour autant que l’on sache, suivie et appliquée à l’aéroport de L’Ancienne-Lorette.Mais rien n’interdit de penser que des pilotes anglophones de ce Syndicat y donneront suite.Le conseiller juridique de la CALPA a de plus recommandé à l’Association de préparer à l'usage de ses membres des formulaires sur lesquels seraient soigneusement consignés tout incident ou risque d’incident mettant en cause la sécurité aérienne et qui serait causé dans les aéroports du Quebec par l’emploi de “l’autre langue”.Il est aussi proposé à la CALPA d'entreprendre des démarches systémati- 3ues auprès des députés, des ministres et es hauts fonctionnaires pour les convaincre du bien-fondé de la position adoptée par ce syndicat à l’encontre du bilinguisme dans les communications air-sol.D’autre part, la grève générale de 24 heures, qui doit commencer à minuit vendredi et s'achever à minuit samedi, Voir page 6: Les pilotes ¦il Avec un budget de $287.7millions La CUM n’évitera pas une hausse de la taxe foncière Un extorqueur exigeait $250,000 d'une succursale de la Banque de Nouvelle-Écosse située à l’angle des rues Metcalfe et Albert à Ottawa, après avoir déposé sur un comptoir un porte-documents renfermant une bombe.La police a d’abord fait évacuer l’établissement puis remis le collis suspect aux experts en désamorçage des forces armées canadiennes.(Téléphoto CP) Mirabel ne sera pas prêt à temps En raison des retards survenus dans l’aménagement de l’aéroport de Mirabel, les 17 compagnies qui devaient commencer à y faire atterrir leurs avions à partir du 26 octobre ont décidé d’étaler leur emménagement sur une période de deux mois, à mesure que les installations techniques nécessaires auront été terminées.Seule Air Canada déménagera certaines de ses opérations à Mirabel dès le 26 octobre et y poursuivra ses activités coûte que coûte.Toutefois Air Canada n’a pas voulu préciser quelle proportion de ses opérations la compagnie déménagerait à Mirabel le 26 octobre.“Tout dépendra des installations disponibles et cette question relève du ministère des Transports", indiquait-on de façon sibylline.Four sa part, M B.W.Torrell, president du comité de l’Association du transport aérien international chargé de surveiller le déménagement de Dorval à Mirabel a affirmé que “les lignes aériennes ne pouvaient vraiment pas déménager toutes au même moment".Les porte-parole des compagnies aériennes internationales sont extrêmement prudents en commenzant la situation actuelle parce qu'elles auraient été l’objet de menaces de la part des autorités fédérales qui ne veulent à aucun prix perdre la face en avouant qu'il y a des problèmes et que l'aéroport officiellement inauguré le 4 octobre n'est pas prêt à entrer en service .Les principaux problèmes parait-il, concernent l’alimentation électrique des installations de manutention du cargo.A cet égard, un porte-parole de l’Hydro-Québec a confirmé que l’aéroport a besoin d’une alimentation électrique d’une puissance voisine dé 12 mégawatts mais que les liaisons installées jusqu'à maintenant n'ont que la moitié de cette puissance.Les retards seraient causés par des difficultés ouvrières, a-t-il dit.Les porte-parole des compagnies aeriennes soulignent pour leur part que les installations électriques internes n’ont pu être installées à temps faute d’un nombre suffisant d’électriciens.Ces spécialistes en effet, préféreraient travailler sur le chantier olympique où la paie est meilleure et où les deplacements sont moins importants.Il y aurait aussi des problèmes de plom- Voir page 6: Mirabel par Bernard Descôteaux Le budget de la Communauté urbaine de Montréal, qui prévoit des dépenses de $287.7 millions pour le prochain exercice financier, entraînera à coup sûr une augmentation du taux de la taxe foncière, augmentation dont l’importance dépend en majeure partie des subventions que versera le gouvernement québécois à la CUM.Le président de l’exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan, a lui-même admis implicitement que cette augmentation du taux des taxes était inevitable.Lors d’une conférence de presse, à propos du budget hier après-midi, il a dit “douter fort de pouvoir éviter toute augmentation de taxes aux contribuables”.Le problème est que, si les dépenses sont connues, les revenus précis ne le sont pas.Les données actuellement disponibles permettent d’évaluer à $0.50 l’augmentation du taux des taxes, mais ces données ne tiennent pas compte des subventions que versera en 1976 le gouvernement du Québec, ni du rôle d’évaluation de la valeur foncière qui ne sera connu que le 15 novembre, de telle sorte qu’il est permis de croire que l’augmentation du taux des taxes sera de beaucoup inférieure à $0.50.Le budget rendu public hier ne renfermait aucune surprise.Comparativement à 1975; les dépenses augmenteront de $62 millions l’an prochain.Cette augmentation des dépenses est pratiquement accaparée au complet par les chapitres transport en commun et sécurité publique (police).Sur le plan des dépenses les faits saillants de ce budget sont les suivants: • Au chapitre de la sécurité publique, des dépenses de $156.3 millions qui serviront dans une proportion de 86 pour cent à défrayer les salaires et les bénéfices marginaux des quelque 6,000 policiers et 700 cols blancs travaillant au Service de police.Comparativement à cette année, on note une augmentation de près de $26 millions à ce chapitre.Sur l’ensemble du budget, la sécurité publique accapare 54.3 pour cent des dépenses de la CUM.• Pour le transport en commun, les dépenses totales seront de $98.9 millions, soit 34.4 pour cent du total des dépenses de la CUM.En 1975, les prévisions étaient de $60.3 millions.Les dépenses se divisent en deux parties, soit le déficit d’exploitation de la CTCUM en 1975, $56.9 millions, et le service de la dette dû à la construction du réseau initial du métro et de ses prolongements, $42 millions.Toute proportion gardée, c'est à ce chapitre du transport que les dépenses de la CUM augmentent le plus en 1976, et c’est à ce chapitre qu’elles augmenteront le plus au cours des prochaines années en raison de l'importance des dépenses en immobilisations qui seront faites d’ici 1982 pour le métro, soit $1.6 milliard.• Les autres services et l’administration se partagent un solde peu imposant de l’ordre de $32.4 millions, dont $17.1 millions sont attribuables à des dépenses non reliées aux activités de la CUM.Tout compte fait on constate de légères augmentations de dépenses pour des services tels l’Evaluation ($400,000 de plus), l’Inspection des aliments et l’Assainissement de l’air ($500,000 de plus), la Planification ($150,000 de plus), l’Expansion économi- que ($150,000 de plus).Si dans certains cas, il s'agit d’augmentations apparemment importantes à cause du peu d’ampleur du budget de ces services, il faut noter que le personnel de ces services demeure étonnamment stable.Depuis 1973 le budget de la CUM a presque doublé, alors qu’il était de $145 millions.On retrouve comme constante l’importance des dépenses qui vont aux fins de sécurité publique, qui toutefois Voir page 6: La CUM Québec créera sa propre commission anti-inflation par Gilles Lesage QUEBEC — Par une loi spéciale qui sera présentée à l’Assemblée nationale dès la reprise des travaux sessionnels, le Québec créera sa propre Commission de surveillance des prix et des revenus.La décision en a été prise hier au cours d’une longue réunion du conseil des ministres et elle devrait été annoncée au- /c: au sommaire Après la défaite de Juneau, Lang assure l’intérim aux Communications ¦ L’ACPO appuiera la guérilla judiciaire pour le bilinguisme — page 2 ¦ Le fédéral éliminera toute trace de discrimination dans sa fonction publique — page 3 ¦ Cinq ans après : un éditorial de Jean-Claude Leclerc — page 4 jourd’hui ou demain au plus tard par le premier ministre.C’est du moins ce que LE DEVOIR a appris hier de bonne source, mais qu’il n’a pu faire confirmer de façon officielle.Le gouvernement veut ainsi veiller lui-même, dans les domaines qui relèvent de sa juridiction, à l’application de la politi- ¦ Hochelaga, un résultat aux multiples facettes : une analyse de Claude Ryan — page 4 m Ford sort indemne d’un accident de voiture — page 7 M Nord-Sud : le dialogue débloqué grâce à un compromis américain?— page 8 ¦ Le Liban en rupture de trêve alors que se réunit la Ligue arabe — page 9 V.que fédérale énoncée lundi soir par M.Trudeau.Ce serait notamment le cas pour ce qui a trait aux loyers et aux honoraires des professionnels.En ce qui a trait aux loyers, par exemple, le document rendu public mardi par le ministre fédéral des Finances, M.Macdonald, dit ce qui suit: “On demande aux gouvernements provinciaux, qui détiennent la responsabilité constitutionnelle des locations, de mettre sur pied des programmes de contrôle des locations.” Pour ce qui a trait aux professions libérales, le document fédéral stipule ce qui suit:“Les médecins, les avocats, les comptables et les membres d’autres professions libérales se conformeraient aux lignes directrices en matière de prix et de revenus en limitant leurs augmentations d’honoraires aux montants nécessaires pour rentrer dans leurs frais d'exploitation accrus et augmenter leur revenu personnel d’un maximum de $2,400.” Le gouvernement fédéral demande aux provinces de prendre la responsabilité du contrôle des loyers en suivant trois principes: un plafond obligatoire pour toute hausse de loyer; des pièces justificatives pour toute hausse crevant ce plafond probablement de 10%; les nouveaux logements non occupés seraient exempts de ces deux critères pour une période d’au moins cinq ans afin de relancer la mise en chantier d habitations.Voir page 6; Québec Nouvelles hypothèses sur la mort de Kennedy La thèse Warren, un “château de cartes” menacé HARRISBURG, Pennsylvanie (d’après AFP et AP) — La conclusion de la commission Warren selon laquelle Lee Harvey Oswald a assassiné le président Kennedy seul et sur sa propre initiative est sur le point de “s’effondrer comme un onavoté LA COUPE STANLEy 'cesr /vous PAS / c'est /une aventure , EN BANDES DESSINEES 0E GÎEERD château de cartes”, a déclaré hier le sénateur Richard Schweiker.La commission sénatoriale dont il fait partie et qui enquête sur les activités des services de renseignement américains étudie actuellement trois autres possibilités, a ajouté le sénateur républicain de la Pennsylvanie: — une conspiration communiste, ourdie soit à Cuba, soit en Union soviétique; — une conspiration par l’extrême-droite aux Etats-Unis; — une conspiration fomentée par un groupe de Cubains anti-castristes qui reprochaient au chef de l’exécutif sa tiédeur grandissante à les soutenir.La commission parlementaire a “relevé certains indices qui méritent une enquête plus poussée”, a indiqué le sénateur.Il a cité en particulier le paiement de 100.000 dollars par la CIA à la Mafia pour assassiner Fidel Castro, ce qui aurait entraîné une menace ae représailles par le leader cubain et la destruction par le FBI de documents concernant Oswald.Le sénateur Schweiker a notamment affirmé que l’ancien directeur du FBI, M.Edgar Hoover avait dès 1960, (soit trois ans avant l’assassinat du président Kennedy le 22 novembre 1963) écrit une note concernant un individu qui se prétendait être Oswald.Le sénateur Schweiker, qui fait partie de la Commission sénatoriale dirigée par M.Frank Church, a ajouté qu’à son avis la commission aurait beaucoup de peine à Voyttz votreguide de VOYAGES et TOURISME Pages 18 «119^ .«K Twin* terminer son rapport final pour le 1er mars, date à laquelle s'achève le mandat accordé par le Sénat.Un rapport préliminaire sur les tentatives d’assassinats contre des leaders politiques étrangers organisées par la CIA doit paraître d'ici quinze jours.Le sénateur Schweiker a déclare en outre aue cette enquête l’avait convaincu de la nécessité de rédiger des lois limitant les activités des services de renseignements aux Etats-Unis.Les lois devraient ainsi définir clairement les responsabilités pour mener des opérations clandestines; rassembler en un seul budget toutes les sommes allouées au renseignement et le rendre public; enlever enfin au département d’Etat sa fonction de conseiller pour les affaires de sécurité nationale (cette mesure vise le secrétaire d’Etat Kissinger qui, en plus de diriger le département d’Etat et le Consei national de sécurité, préside également le comité des 40 ui supervise toutes les activités de la IA).M.Kissinger a par ailleurs refusé de se plier à un subpoena émis par la commission d'enquête de la Chambre des représentants, présidée par M.Otis Pike, et a répondu par une lettre dont le contenu n’a pas encore été rendu public.La commission Pike exige que lui soit remis un rapport secret rédige par un employé du département d’Etat, M.Thomas Boyatt sur les erreurs de la diplomatie améri-Voir page 6: La thèse Warren il QUAND VOUS ACHETEZ UN DICTIONNAIRE EN 1975 assuras-vous qu’il s’agit blon d’un dictionnaire do 1075 chez votre libraire exigez un: petit » ’ LAROUSSE édition 1975 2 • Le Devoir, jeudi 16 octobre 1975 Après la défaite de Juneau, Otto Lang assure l’intérim Les choses étant ce qu'elles sont, aucun membre du gouvernement américain ne saurait être blâmé de ne pas se sentir en sécurité dans la rue.Aussi les agents de sécurité n’ont-ils pas laissé M.Henry Kissinger d'une semelle lors de son passage à Ottawa.Le secrétaire d’Etat s’achemine ici vers l'immeuble de la presse afin de rencontrer les journalistes de la tribune parlementaire.(Téléphoto PC) par Michel Guénard OTTAWA - C’est M.Otto Lang, titulaire des Transports, qui assure l’intérim au ministère des Communications à la suite de la défaite inattendue de M.Pierre Juneau dans Hochelaga.Celui-ci devait rencontrer hier soir M.Trudeau et discuter de son avenir.Mais tout laisse prévoir sa démission et son retrait définitif de la vie politique.“C’est une grande perte pour le Conseil des ministres”, dit M.Trudeau qui refuse pour le moment de se lancer dans une analyse approfondie des multiples causes de l’échec de son ministre des Communications.Quant au chef de l’Opposition, M.Robert Stanfield, la victoire du candidat progressiste-conservateur, Jacques Lavoie, lève un peu l’hypothèque qui pèse sur le Parti au Québec.“C’est en travaillant à la base que l’on gagne un comté; aussi, est-il faux de prétendre que le Parti conservateur part perdant au Québec.” Le chef conservateur est d’avis qu’après la rebuffade essuyée par M.Juneau dans Hochelaga, celui-ci doit remettre sa démission comme ministre des Communicatioas.Un peu dans la même ligne de pensée, M.Claude Wagner, député de Saint-Hyacinthe et leader des conservateurs £ ùébécois, a admis que la victoire de M.,avoie était avant tout “une victoire personnelle d’un homme qui a su rejoindre ses futurs commettants, parler leur langage et avancer des solutions à leurs problèmes”.“Désormais, le Québec n’est plus le fief jaloux du Parti libéral”, a affirmé M.Wagner qui réserve toujours sa décision quant à son éventuelle candidature au congrès de leadership des Conservateurs qui se tiendra à la mi-février.Du côté de la députation libérale, l’étonnement incrédule d’hier a fait place à une critique en règle des différentes instances du Parti à qui on impute un man- 3ue flagrant d’organisation tout au long e la campagne électorale.Selon le dé-uté de Saint-Denis, M.Marcel Prud’-lomme, la victoire du candidat Jacques Lavoie n’a aucune portée historique et ne peut être interprétée que “comme une victoire locale où les gens d’Hochelaga ont préféré se reconnaître dans un homme du comté enraciné depuis toujours dans le quartier”.M.Prud’homme s’empresse d’ajouter que cette défaite libérale sur l'ile de Montréal ne ternira ni l’image du Parti ni celle de son chef.Elle pourrait toutefois entraîner pour M.Lalonde quelques î' h< Kissinger tient à la participation canadienne au prochain sommet des grands pays industrialisés Les Etats-Unis pè-1 le Ca- OTTAWA (AFP) seront de tout leur poids pour que 1 nada soit admis au prochain sommet monétaire et économique des grands pays industrialisés.C’est l’indication que l’on a recueillie dans les milieux de la délégation canadienne à l’issue de la visite officielle de 24 heures que M.Henry Kissinger, secrétaire d'Etat américain, a effectuée mardi et mercredi à Ottawa.A deux reprises, M.Kissinger a d’ailleurs tenu à affirmer publiquement que la participation canadienne au sommet était essentielle.Indépendamment des avantages concrets que les Etats-Unis retireraient de la présence à cette grande négociation d’un oavs dont les vues sont similaires aux leurs, le geste de Washington illustre la volonté américaine de ne plus traiter le Canada en “associé minoritaire” mais sur un pied d’égalité.M.Kissinger a ainsi abondamment souligné durant son séjour que si les temps des relations spéciales étaient révolus entre les deux voisins — c’est aussi le point de vue canadien — les deux pays n'entretenaient pas moins des relations “uniques” qui permettent dans la pour- suite de leurs intérêts nationaux “un parallélisme d’action”.C’est un thème que le secrétaire d’Etat a repris au cours de la conférence de presse qu’il a donnée à l’issue de sa visite conjointement avec M.Allan MacEachen, son homologue canadien.M.Kissinger a ainsi précise qu’il ne voyait aucune incompatibilité entre les liens étroits Etats-Unis/Canada et les efforts de rapprochement d’Ottawa en direction de l’Europe communautaire.De leur côté, les Canadiens ont renouvelé leur engagement de ne pas réduire leur contribution à la défense de l’Europe comme l’avait promis le premier mi- L’ACFO appuiera la guerilla judiciaire pour le bilinguisme nistre, M.Pierre Elliott Trudeau, au dernier sommet Atlantique de Bruxelles.Toutefois, les assurances canadiennes sont, semble-t-il, demeurées en deçà du voeu des Etats-Unis de voir leurs partenaires occidentaux renforcer leur effort militaire au sein de l’OTAN, en particulier dans le domaine des armes conventionnelles.M.Kissinger a également traité avec M.Trudeau et ses ministres, de l’ensemble des relations bilatérales américano-canadiennes.Les deux parties préfèrent l’une et l'autre que la protection des zones de pêche soit établie par accord international plutôt que par action unilatérale.Des progrès, ont-ils constaté, ont été également accomplis dans la négociation d’un traité américano-canadien en vue de l’acheminement vers les Etats-Unis par pipeline du gaz naturel de l’Alaska et de l’Arctique.De source canadienne, on indique qu’Ottawa espère que les Etats-Unis lèveront bientôt les dernières entraves au commerce avec Cuba des filiales des compagnies américaines installées au Canada.En dépit de sa brièveté, la première visite officielle à Ottawa du secrétaire d’Etat a visiblement satisfait les milieux officiels canadiens.11 est vrai qu’elle n’était pas destinée à épurer tout le contentieux entre les deux voisins — problèmes des échanges énergétiques, environnement — mais simplement à rééquilibrer les relations américano-canadiennes en les affranchissant de tout complexe, comme l’a laissé entendre M.Kissinger.déchirantes révisions de stratégie politique.“En ce qui a trait à l’organisation libérale dans Hochelaga, j’en aurai assez long à dire à ce sujet lors de la prochaine réunion du caucus québécois’’, de préciser M.Prud’homme.Si le député de Saint-Denis refuse de voir une erreur stratégique dans le message anti-inflationniste de M.Trudeau télévisé la veille de l’élection (après tout le candidat libéral Maurice Harquail l’a emporté facilement dans Restigouche) le chef créditiste, M.Réal Caouette, y accorde quant à lui une grande importance.“Les restrictions salariales touchent durement les classes défavorisées et le programme anti-inflationniste dévoilé par M.Trudeau est venu donner un bon coup de pouce à M.Lavoie”, a dit M.Caouette dont le fils, Gilles, a récolté 1,729 voix à l’élection de mardi.Un peu par dérision et beaucoup par moquerie, la députation conservatrice porrtait fièrement un oeillet bleu alors que la Chambre accueillait hier après-midi le secrétaire d’Etat américain, M.Henry Kissinger.L’artisan de cette victoire conservatrice, M.Roch LaSalle, se faisait hier exubérant et enthousiaste: “On a fait un sondage téléphonique qui nous a révélé que 89% des électeurs consultés n’étaient as satisfaits du gouvernement de M.'rudeau.Alors on s’est dit qu’on avait une forte chance de l’emporter si on pouvait exploiter le mécontentement des gens, dénoncer le parachutage éhonté du candidat libéral, rappeler sans cesse que les électeurs d’Hochelaga avaient grand besoin d’un gars du comté,” a déclaré le député conservateur de Joliette et coordonnateur de la campagne électorale de M.Jacques Lavoie.Ces résultats électoraux, pour décisifs qu’ils soient, tendent à confirmer l'a- Œis de la thèse défendue par M.le et soulignent du même coup que le vote péquiste a joué pour emporter la décision finale.M.LaSalle avait publiquement demandé aux éléments pequis-tes du comté de l’aider à “bouter hors du comté Juneau l’Africain”.Il semble que les troupes de René Lévesque aient répondu à l’appel et fait basculer le vote, traditionnellement libéral depuis 1915, du côté des conservateurs.Mais qu’est-il advenu de la grosse machine rouge de l’ile de Montreal, de s’interroger les professionnels de la politique fédérale?Nombre de journalistes anglophones n’en reviennent tout simplement pas de la défaite de M.Juneau dans Hochelaga?£ par Gérald LeBlanc Brisant une longue tradition de modération et de bonne entente avec les autorités gouvernementales, l'Association canadienne-française de l'Ontario (ACFO) a décidé d’endosser et d’appuyer financièrement la guérilla judiciaire entreprise par quelques Franco-Ontariens pour forcer le gouvernement provoncial à dispenser les services publics en français commeïlle promet depuis 1971.Réunie en congrès général à Timmins, l’ACFO s’est en effet radicalisée considérablement en bénissant les gestes illégaux de certains membres plus militants et en promettant de les généraliser dans la population franco-ontarienne.Comme premier geste, les membres du conseil d’administration de l’association se sont engagés à ne pas renouveler les plaques d’immatriculation de leurs véhicules-automobiles en 1976, à moins que le gouvernement ontarien ne donne suite à sa promesse de bilinguisme.Appuyé par les délégués au congrès général, le conseil d’administration n'est également engagé à recueillir des fonds pour régler les frais judiciaires encourus par ceux qui refuseront de se conformer aux lois ontariennes.Quelques Franco-Ontariens ont déjà été traduits devant les tribunaux pour avoir refusé de payer des amendes imposées en vertu du code de la route, notamment pour avoir conduit des véhicules non immatriculés en guise de protestation contre l’unilinguisme du ministère des Transports.L’un d'entre eux, M.Gérard Lévesque, a même été acquitté malgré lui par le juge, qui a rejete son plaidoyer de culpabilité afin de ne pas avoir à s'insérer dans cette bataille politico-linguistique.Deux autres Franco-Ontariens, le professeur Philippe Landry et le docteur André Lafrance, comparaîtront les 23 et 28 octobre sous des accusations semblables.Les tribunaux risquent maintenant d'être débordés, suite à l'appui de l'ACFO à la campagne qui paraissait jusqu'ici limitée à quelques éléments extrémistes de la communauté frando-ontarienne.Malgré les promesses répétées du gouvernement, il existe très peu de français dans les formulaires distribués par les divers services publics.Même pour les quelques exceptions à la règle de l'unilinguisme anglais, tel le certificat de naissance, la demande doit être faite en anglais.Contrairement au gouvernement du Nouveau-Brunswick, les dirigeants de l’administration ontarienne ne se sont pas prévalus de l'accord fédéral-provincial attribuant des subventions à la traduction des lois et des règlements provinciaux.En conséquence, il est toujours impossible de trouver une version française du code de la route ou de toute autre loi régissant la vie quotidienne des citoyens de l’Ontario.Dans un tel contexte, il ne saurait être question de dispenser la justice en français comme l'avait promis le premier ministre Davis en 1971.Nominations au MAS QUEBEC (PC) — Trois nominations ont été annoncées hier au ministère des Affaires sociales, à Québec: — M.Gilles DesRochers devient sous-ministre adjoint à la direction générale du financement; — M.Charles Chamard devient sous-ministre adjoint à la direction générale de la programmation; — M.Gérard Nepveu devient sous-ministre adjoint à la airection générale de l’équipement et des services communs.Les trois titulaires oeuvraient déjà depuis de nombreuses années au sein du ministère des Affaires sociales et détenaient des postes de commande.Pour aujourd’hui OXFAM ki nouvelle fédération des oeuvres.Apprenez à lire les éliaueties de Barton & Guestier et le vin vous livrera son secret.par H.R.Barton L’allure exotique de certaines étiquettes de vins sème souvent la confusion.Ce n’est certes pas le cas des étiquettes Barton & Guestier qui sont d’une élégance classique et ont le double avantage de la clarté et de la simplicité.Avant d’arrêter votre choix sur un vin, il faut vérifier deux choses sur l’étiquette: l’origine du vin et le nom du négociant.Quelle est l’origine?Dans le cas des vins de qualité, l’origine est garantie par les lois qui régissent l’appellation contrôlée.Donc, si l’étiquette porte la mention “appellation contrôlée”, vous savez que le vin provient effectivement de vignobles sélectionnés.1 mm i toistinn MACON ROUGE Bartok t Gtrcnra CHATEAU GKAND-POMtî 1970 SAINT LMILION m- L’étiquette du Prince Noir de B & G porte la mention “Appellation Bordeaux Contrôlée”.Cela signifie que le Prince Noir est constitué exclusivement de vins provenant de vignobles du Bordelais.Ce vin, moelleux et au bouquet aussi riche qu'agréable, est un excellent Bordeaux.Le Mâcon Rouge de B&G provient de vignobles situés au Maçonnais dans le sud de la Bourgogne.Vous en avez la preuve sur l'étiquette qui porte la mention “Appellation Mâcon Contrôlée”.Le vin de cette région a un goût vigoureux, légèrement corsé.L’étiquette des grands crus provenant des célèbres vignobles de Bourgogne et du Bordelais est riche d’enseignement.Prenons le cas du Château Grand-Pontet de B & G.Ce grand vin noble et d'un rubis admirable provient de Saint-Emilion, une des gloires du Bordelais.Le Château Grand-Pontet, en plus de son appellation contrôlée Saint-Emilion, a la désignation de “grand cru classé”.Et, naturellement, “mis en bouteilles au Château” sur l’étiquette vous garantit que l’embouteillage a été fait au domaine même.Quel est le négociant?La seconde chose à chercher sur l’étiquette est le nom du négociant.Depuis 1725, Barton & Guestier est célèbre pour ses grands vins., Comme éleveur, embouteilleur et négociant, le nom de Barton & Guestier apparaît sur des bouteilles venues de tous les terroirs de France.Notre nom sur l'étiquette signifie que vous pouvez acheter la bouteille en toute confiance.p,.w .#386 E: $3.80* Prince Noir, F.$2 25* Mâcon Rouge, #435 A: $4.15* Château Grand-Pontet, #394 I: $10.05* ?Ces prix son sujets à changement.S’a ^om/taynee J7in/e*Ha/rr>na/e t/ed fyh'ns e/Ç/firt>t/rfertt ÇCrwt/ée 160, rueSt-Amable Montréal, Qué.Montréal (514) 878-3367 Québec (418) 653-5118 Hull (613) 746-1934 g CE QU’IL FAUT SAVOIR g DES PRINCIPAUX ÉVÉNEMENTS B LISEZ-LE DANS “LE DEVOIR” 3 EN SOUSCRIVANT UN ABONNEMENT TARIFS D’ABONNEMENT 12 moi» 6 moi» CANADA: $45.00 $25.00 ÉTRANGER"'- $50.00 $28.00 ("par courrier ordinaire) S.V.P., remplir ce coupon et nous le taire parvenir avec votre chèque ou mandat de poste payable à l’ordre de LE DEVOIR, C.P.6033, Mtl H3C3C9.Adresse T U DEVOIR Page 3 Montréal, jeudi 16 octobre 1975 Ottawa éliminera la discrimination dans la fonction publique (Lalonde) de notre envoyée spéciale, Renée Rowan OTTAWA — Parce qu’il n’a pas encore noté d’amélioration sensible dans la situation générale de la femme au Canada, particulièrement en ce qui concerne l’effectif féminin de la population active, le gouvernement fédéral, a titre d’employeur — lance à la fin de cette année internationale de la femme un nouveau programme d’action espérant que cela aura un effet d'entraînement auprès du secteur privé.“De toute évidence, a déclaré hier le ministre chargé de la situation de la femme, M.Marc Lalonde, il faut une po- litique plus catégorique et plus dynami-oue qui obligera les ministères à prendre des mesures pour éliminer plus rapide- S’adressant aux participantes du Congrès Action 75 -h au Centre des conférences, à Ottawa, le premier ministre Trudeau a promis des mesures plus contraignantes pour éliminer la discrimination à l'endroit des femmes dans la fonction publique fédérale.(Téléphoto CP) ment la discrimination dans la Fonction publique.” Le premier ministre du Canada, M.Trudeau, et le ministre Lalonde avait invité à Ottawa 400 directeurs représentant les plus importantes industries manufacturières, primaires et secondaires, magasins de detail, à chaînes et grands magasins, hôtels et compagnies d’aviation, gouvernements municipaux et provinciaux, banques, compagnies d'assurances, compagnies immobilières, transports et communications, relations publiques et agences publicitaires, ainsi que des représentants syndicaux et du patronat à une rencontre centrée sur les problèmes de la main-d’oeuvre et les solutions à y apporter.Environ 350 ont répondu à cette invitation, la plupart des présidents et vice-présidents de compagnie.Il s’est agit avant toud ‘une journée de conscientisation et d’uu “lavage de cerveaux" sur la nécessité’tant pour les gouvernements que pour le secteur privé d’utiliser leurs ressources féminines.Bien que l’on soit beaucoup plus conscient des inégalités dans l’emploi, une étude spéciale sur la situation de la femme au sein de la Fonction publique, oui vient d’être terminée pour le compte du Conseil consultatif de la situation de la femme, indique que les progrès réalisés dans ce domaine n’ont pas été impres- ¦ Il semble maintenant assuré que le Secrétariat de l’Année internationale de la femme sera maintenu.C’est ce que LE DEVOIR apprenait hier du ministre chargé de la situation de la femme, M.Marc Lalonde.Ce secrétariat qui relève directement de la compétence du ministre Lalonde a été établi au sein du Bureau du Conseil p""'"-“- A nationale, un ensemble de programmes < lation à la situation de la femme.Il avait, d’un an, mais devant le nombre de demandes dé renseignements reçues — plus de 96,000 — et l’intérêt suscité dans le public par la campagne nationale de sensibilisation lancée en janvier dernier, on a décidé de le maintenir jugeant qu’il répondait à un véritable besoin.Le personnel, toutefois, sera considérablement réduit.Nous apprenons, d’autre part, que les programmes de subventions pour les ternies, de même, semble-t-il, q"~ '-l’!"t-*1"'' relèveront du Secrétariat d ' mes, de même, semble-t-il, que lés programmes d’information dans les provinces, dTStat.objectifs identifiables, en y foi sionnants.Bien au contraire, à certains égards, il y a même eu recul.A titre d’exemple, en 1972, les femmes constituaient 68.2% des employés de la catégorie du soutien administratif où se trouve la plupart des emplois de bureau, de secrétaire, commis et autres.En 1974, dans ce secteur, les femmes représentaient 76.4% des employés.De fait, pour cette même année, 67.1% de toutes les femmes employées dans la Fonction publique faisaient partie de la catégorie de soutien administratif.En 1974, alors que 1,283 hommes occupaient des postes favorisant l’accès aux niveaux supérieurs de gestion, on n’y remarquait que 17 femmes.Le gouvernement fédéral, affirme M.Lalonde, désire assurer que, dans un délai raisonnable, la proportion des employés masculins et féminins à la Fonction publique, pour chaque ministère, groupe et niveau professionnel représentera sensiblement celle des personnes compétentes et intéressées qu'il est possible d’obtenir chez les deux sexes.Pour atteindre ce but, plusieurs mesures seront adoptées: • Le Conseil du Trésor, en collaboration avec la Commission de la Fonction publique, fera en sorte que cette politique, avec toutes les conséquences qu’elle entraîne, soit communiquée à tous les ministères du gouvernement.On demandera à tous les sous-ministres de préparer, d’ici le 1er janvier 1976, une série de directives pour leurs ministères respectifs, dans l'optique de cette politique générale.Les ministères détermineront alors leurs propres plans d'action et les incluant les buts fixés, avec l’aide des fonctionnaires du secrétariat du Conseil du Trésor et de la Commission de la Fonction publique.• En janvier dernier, le Conseil consultatif de la situation de la femme révélait que, de toutes les personnes nommées aux comités, conseils et autres postes à combler, 11% seulement étaient des femmes.Le gouvernement ne fixe pas un nombre précis de nominations de femmes, mais il prend des mesures administratives pour s’assurer que toutes les femmes compétentes sont considérées pour ces nominations et tient un compte précis de la proportion des nominations masculines et féminines.• Les ministères fédéraux du Travail, des Approvisionnements et services, des Travaux publics, du Conseil du Trésor ainsi que d’autres ministères et organismes intéressés entreprennent une etude sur les moyens d'encourager les compagnies qui concluent des contrats avec le gouvernement à prendre des mesures pour améliorer la situation de leurs employés féminins.Cette étude qui pourrait avoir des répercussions importantes devrait être ter-Voir page 6 : Discrimination Les transfuges de Sept-îles devront subir les tests En entrant dans le cabinet du docteur Massue-Monat, tous passaient au Panorex par Clément Trudel D'anciennes employées du Dr Jean Massue-Monat, des candidates à un emploi dans ce cabinet prospère et d'actuelles salariées du dentiste ont décrit hier en Cour des Sessions de la Paix une pratique qui fit vibrer une sonnette d’alarme de la Régie d'assurance-maladie.Toute personne (ou presque) qui se présentait au bureau du dentiste, 1081 Saint-Denis, à Montréal, devait passer devant un "Panorex" pour une radiographie panoramique de la bouche.A celles qui avaient deux prothèses, on disait parfois qu'il s'agissait d'un examen de la tête et, au bout du compte, la Régie recevait un relevé d'honoraires au nom du Dr Gilles Massé, radiologiste de Trois-Rivières.Massue-Monat est accusé d’avoir fraudé l'assurance-maladie de $48,845.65 entre le 1er janvier et le 20 août 73 et d’avoir tenté de frauder la Régie de $31.569.29 entre le 10 août et le 1er novembre de la même année.Le 14 août 1973, deux des personnes qui, à la suite de la parution d'une annonce d'offre d'emploi dans les journaux, sollicitaient une entrevue du dentiste, étaient à l’emploi de la Régie d'assurance-maladie.Même si elles ne demandaient pas de soins dentaires mais tout bonnement un emploi, on leur offrit tout de même de passer au “Panorex" — chaque cliché pris, ainsi que la lecture qu'en faisait ensuite le radiologiste Massé valait à Massé $10.20, chaque client étant référé par Massue-Monat.Au printemps.Massé a plaidé coupable aux accusations qu’avait portées contre lui la Régie: il fut condamné à garder la paix deux ans et rembourser en deux ans les montants illégalement perçus et, plus tard, fut radié pour deux mois de sa profession.L’accusé Massue-Monat est défendu par Me Jacques Bellemarre.Le tribunal des Sessions de la paix est présidé par le juge Marcel Beauchemin dans cette cause où le ministère public, dont le porte-parole est Me Richard Shadley.doit alors aujourd’hui sa preuve, après quoi Me Bellemarre abordera sa défense.Les témoins-clés de la poursuite furent, hier, l’enquêteur Thibault, de la Régie d’assurance-maladie et son auxiliaire Mabel Dawson.Thibault s’est entretenu avec le dentiste, au bureau de la rue Saint-Denis, face à l'hôpital Saint-Luc, le 10 septembre 1973; l'accompagnaient dans cette confrontation qui dura quarante-cinq mi- nutes environ, le Dr Lavallée, dentiste à l’emploi de la Régie, ainsi que l’inspecteur Latulippe.Le juge Beauchemin a permis hier une preuve de voir-dire, d’après les notes rédigées par Thibault au cours de l’entrevue.Le dentiste aurait alors affirmé que le matériel de radiologie au sous-sol de son bureau appartenait au Dr Massé, qui venait deux ou trois fois la semaine à Montréal faire la lecture de clichés et en donner une interprétation.Me Bellemarre a fait admettre au témoin Thibault que les réponses du Dr Massue-Monat ont pu être plus élaborées qu'il n’apparaît dans ses notes.Massé, suivant les notes de Thibault, était celui 3ui payait le personnel du service de ra-iologie, par chèques.le dentiste disait ignorer la banque d'où étaient tirés les chèques signés par Massé.Massue-Monat et le Dr Lavallée ont devisé en détail d’art dentaire mais Thibault n'a pas rendu compte, dans son rapport, de ces phrases.Plus tôt dans la journée, des exemployés du dentiste ont affirmé avoir reçu paiement de leur salaire sur chèque d'une compagnie, portant signature du Dr Massue-Monat.Une réceptionniste du nom de Carole Kelly recevait un salaire horaire de $2.50 à l’emploi de ce dentiste (l’accusé).Elle écrivit, à l’été 1973, une lettre sollicitant un emploi à la Boite postale “X”, où l'on promettait un salaire hebdomadaire de $140 pour une semaine de 32 heures, soit $4.37 l’heure, la salariée aurait fait choix de ses heures! Il se trouve que la boite postale correspondait au bureau du Dr Massue-Monat! Quelques-unes des candidates à cet emploi annoncé dans des journaux (août 73) ont comparu et ont versé en preuve qu'après examen radiologique de la bouche, on les faisait passer brièvement dans le bureau du dentiste (de une à cinq minutes environ) et que réponse leur était donnée de patienter trois jours ou deux semaines.Si les nouvelles ne venaient pas après ce laps de temps, c’est 3ue la sélection n'avait pas retenu le nom e Mme ou de Mademoiselle.Mais le radiologiste pouvait tout de même se prévaloir d’examens qui pouvaient atteindre le nombre de 80 par jour.jusqu’au moment où la Régie s'avisa de stopper les paiements.Voir page 6 : Massue-Monat QUEBEC (Le Devoir) — Les quelque 300 étudiants de Sept-Iles, en très grande partie des francophones, qui se sont inscrits à l'école anglaise en septembre, devront subir des tests d’aptitudes linguistiques.Telle est la décision que le ministre de l’Education' “soucieux de s’assurer que les dispositions de la loi sur la langue officielle en matière d’enseignement seront respectées", a annoncée hier.M.Raymond Garneau a en effet décidé que les elèves admis à l’enseignement en langue anglaise au Eastern Quebec et au Greater Seven Islands Schools Boards et qui provenaient d’écoles élémentaires et secondaires françaises de la Commission scolaire de Sept-Iles et de la Commission scolaire du Golfe, seront soumis aux tests de compétence linguistique que le ministre a le pouvoir d’imposer.Le ministre de l’Education annonce de plus que les autres élèves inscrits pour la première fois dans les classes secondaires anglaises de la Commission scolaire Eastern Quebec, à Sept-Iles, qui proviennent de commissions scolaires autres que celles de la région de Sept-Iles, seront aussi soumis aux tests de compétence linguistique, à l'exclusion des eièves de langue maternelle anglaise et de ceux qui fréquentaient déjà des classes anglaises l’an dernier.Ces tests seront administrés par une équipe de spécialistes du ministère de l'Education, en vue de déterminer si ces élèves ont une connaissance suffisante de la langue d’enseignement.D’autre part, a la demande du ministre, une réunion se tiendra incessamment à Québec entre hauts fonctionnaires du ministère et représentants des commissions scolaires en cause pour convenir des mesures à prendre pour régulariser la situation confuse qui découle du fait que les commissions scolaires protestantes, au cours des récentes années, ont admis des élèves catholiques sans utiliser le cadre des ententes entre commissions scolaires, tel que le permet la loi de l’instruction publique.Certe situation de fait, qui résulte en partie de problèmes d’organisation scolaire, ne doit pas être confondue avec le problème des “transferts linguistiques" qui ne revêt pas, à Sept-Iles, l’ampleur que l'on pouvait craindre et que l'imposition des tests de compétence linguistique réglera conformément aux dispositions de la Loi sur la langue officielle.CONFÉRENCE BIBLIQUE Petite histoire de la lecture de la Bible par M.Viateur Yelle Lundi soir.20 octobre, à 20:00h.Église Sts-Martyrs-Canadiens.2230 rue Sauriol (près de Parthenais) Entrée : $1.00 Renseignements: Société catholique de la Bible 849-9744 Presbytère Sts-Martyrs-Canadiens 388-6529 CE SOIR Société Radio-Canada Vous êtes invités le jeudi 16 octobre, à 7 heures 30 du soir, à venir dire ce que vous pensez des mesures de contrôle des prix, des salaires et des profits, annoncées par le premier ministre du Canada, Pierre-Elliot Trudeau.Rendez-vous au studio 47 à 19 heures 30 Maison de Radio-Canada 1400 est, boul.Dorchester Information: 285-2811 Mont-Laurier doit se doter d’un réseau aqueduc-égout Les Services de protection de l’Environnement du Québec ont émis hier une ordonnance pour forcer la ville de Mont-Laurier à effectuer dans les meilleurs délais les travaux d’aqueducs et d’égouts qui sont nécessaires depuis plus d’un an pour assurer la sécurité et le bien-être de la population.Présentement, plusieurs secteurs de cette municipalité souffrent d’une pénurie d’eau potable et les usagers ont obligés de ramasser des réserves pendant la nuit ou encore de se doter de pompes capables d’augmenter la pression dans leur robinet.Pourtant, la municipalité n’a pas encore mis en route les travaux de construction de deux stations de pompage et du chloration ni la modernisation des aqueducs qui avaient été autorisées à la fin de mai dernier.De plus, les égouts sont aussi dans un état lamentable si bien qu’un bon nombre de propriétaires voient leur sous-sol inondé pratiquement à chaque pluie un peu importante.Encore une fois, la municipalité n’a pas encore entrepris les travaux d’égout pluvial autorisés en novembre 1974, indique le communiqué de presse envoyé par le ministre des Affaires municipales et de l’Environnement, M.Victor Goldbloom.M.Goldbloom affirme qu’il est urgent, pour le bien-être et même pour la sécurité des citoyens, que ces travaux soient effectués immédiatement.ATELIER DE GESTALT THERAPIE avec Tom Munson Président de l’Institut de Gestalt de San Diego.Collègue de Fritz Péris Co-thérapeute: Joël Kreps de Montréal Date: du 15 au 19 décembre 1975 Coût: $208.00 (nourriture et logement compris) Date limite pour inscription: 14 novembre 1975 Pour plus d’informations, écrire ou appeler: Caroline Coulombe, 12, rue Court, Granby.Tél.: 1-372-8100 les lundis, mercredis et vendredis.PERFECTin Chaque vendredi soir pour *1.00 Gros lot de *50,000 à *100,000 et plus ajouté à la semaine suivante si non gagné.Feuillet explicatif aux centres de validation.Facile.Vauatti 4 • Le Devoir, jeudi 16 octobre 1975 éditorial Cinq ans après _______ Point de vue__ L’assurance-maladie de retour en arrière La nuit dernière, il y a cino ans, le gouvernement fédéral proclamait la loi des mesures de guerres et plongeait le Québec et le Canada dans un cauchemar que Le Devoir devait juger à l’époque et juge encore immérité et injustifié.Il n’y aurait pas lieu de s’arrêter à cet“anniversaire” si les suites de la fameuse crise d’Octobre étaient toutes passées à l’histoire et n’étaient susceptibles d’aucun rebondissement.On a vu au contraire, avec la deuxième affaire Laporte, que tout n’était pas limpide dans les propos affichés et dans les intérêts des “autorités en place”, pour reprendre l’expression chère au FLQ de 1970.D’autres rebondissements peuvent encore souvenir.En tout cas, après autant d’années, cinq ans déjà ont passe, quelques questions méritent qu’on s’y arrête plus particulièrement.• Au plus fort de la vague des arrestations et dans le climat de panique et de délation multiforme qui prévalut durant cet automne démentiel, plusieurs crurent que le Québec s’installait pour longtemps dans une sorte d’état de siège.Pris au jeu de l’insurrection appréhendée qu’il avait invoquée pour suspendre les libertés civiles au Québec, le gouvernement central dut prolonger, sans plus de motif, l’état d’exception qu’il avait imposé à cette province pareille aux autres.Mais finalement, faute de felquistes, la lutte dut cesser.Aussi bien dans les milieux gouvernementaux que dans les rangs clairsemés de l’opposition radicale, et non sans quelque gêne de part et d’autre, l’on est sorti de cette “guerre” plus averti contre les réflexes du pouvoir, contre ses excès aussi, contre l’inanité d'aventures semblables à celles du “Front de libération du Québec".C'était cependant payer d’un prix peut-être excessif une sagesse politique qu’il nous manquait parmi les pays industriels “troublés ”.Rien ne nous assure aujourd’hui que nous sommes à l’abri de crises reelles ou fabriquées analogues à celle de 1970.Mais une nouvelle crise survenant, nous en serions probablement moins dupes.Ce’' qui ont applaudi ouvertement ou discrètement aux “prouesses” des kidnappeurs acquièrent fatalement plus d’esprit critique en apprenant les liens que le FLQ entretenait à l'époque avec certains agents troubles; au reste, les enquêtes américaines ont mis en lumière que les militants de l’ombre sortent aussi bien des services policiers ou de la pègre que des bas-quartiers de la révolution pure et dure.Rien ne permet de soutenir que la crise d’Octobre, dès l’enlèvement du diplomate britannique James Cross, fut un coup monté ou une provocation ourdie dans des milieux politiques canadiens ou étrangers.Mais la prochaine fois, si l'on peut dire, la grille d’analyse sera au Québec plus raffinée qu’elle le fut en 1970.Une question mérite en particulier d’être posée aujourd’hui.Si la police de la Communauté urbaine de Montreal et celle de la Sûreté du Québec regorgent de limiers amateurs et d’officiers à courte vue, on n’en saurait présumer autant de la Gendarmerie royale du Canada.La RCMP, comme on l’appelait à l’époque, était dès ce moment-là un service discret mais non moins efficace en matière de sécurité d’Etat.Bien avant octobre 1970, elle avait infiltré, fiché, espionné électroniquement les milieux les plus obscurs du crime organisé.Est-il possible qu’elle ait négligé le FLQ et laissé sans filature, sans contrôle, sans écoute électronique, des “terroristes” et agitateurs notoires, dont la feuille de route remontait déjà à plusieurs années et dont quel- 3ues projets d’enlèvements politiques avaient éjà été éventés?Cela est hautement improbable et invraisemblable.Que s’est-il donc passé pour qu’on soit en apparence si inefficace, là où des moyens ordinaires pouvaient suffire sinon à prévenir les attentats du moins à les circonscrire, et, par contre, si généreux dans la répression contre des gens qui n’avaient rien à voir avec les enlèvements d’octobre?Cette question pose au Canada, comme dans d’autres pays et au premier chef aux Etats-Unis, le problème des rapports entre la police, la vraie, et le pouvoir politique.Les hommes publics qui sont entraînés dans des crises comme celle de 1970 ou dans des troubles plus réels, sont à la merci du renseignement policier.Or non seulement l’establishment policier possède un intérêt propre à dramatiser ses situations, à se rendre indispensable, à forcer les politiciens à lui donner plus de pouvoirs et plus de crédits, mais encore il jouit d’une nette discrétion dans l’évaluation des “risques” et possède la faculté de masquer ses propres erreurs.Sur le rôle et la part de responsabilité exacte des grands acteurs de la crise d’Octobre, on ne saurait dresser, même cinq ans après les événements, un bilan plus satisfaisant, le gouvernement fédéral et son adversaire “révolutionnaire” d’alors ayant choisi la voie peu glorieuse du mutisme absolu.Par exemple, tout n’a pas été dit, loin de là, sur les circonstances exactes qui entourèrent les derniers moments de l’ancien ministre du Travail et vice-premier ministre du Québec, Pierre Laporte.Dans son édition du 6 octobre dernier, le Globe and Mail concluait son article sur l’anniversaire de la crise d’octobre en disant que l'on n’était pas mieux préparé qu’en 1970 pour faire face à une pareille situation et se prémunir contre une panique aussi dangereuse.Il n’est pas mauvais que dans le reste du Canada l’on garde quelque sens critique, quelque inquiétude à cet égard.Demain comme hier, cependant, le Québec devra compter avec ses propres moyens en pareille occurrence, aucune mutation sociale, aucun changement politique n’étant survenu depuis 1970 qui permette d’espérer, en période troublée, le recours à des mesures moins extrémistes.Parler du Québec à ce chapitre, c’est essentiellement revenir à Montréal.Pas plus que l’Expo n’avait créé une prospérité durable et une fraternisation réelle — on l’a vu dans les années qui suivirent — les Jeux olympiques ne vont après 1976 ramener le chômage a un taux acceptable, les prix à un niveau raisonnable, la situation interethnique métropolitaine à un état acceptable.Au contraire, il faut s’attendre à des années où vont de nouveau se conjuguer malaise social, difficultés économiques, montée nationaliste, failles du leadership politique, toutes choses qui engendrèrent en 1970 “l’insurrection appréhendée” que l’on sait.• C’est dire l’intérêt qu’il faut porter à tout projet du gouvernement fédéral d’inscrire dans les lois du Canada des mesures moins extrêmes que celles du War Measures Act, mais plus facilement accessibles aux autorités.Il n’y a pas lieu d’applaudir sans réserve à pareille “amélioration” du code criminel.La loi des mesures de guerre, par les excès mêmes qu’elle déclenche dès qu’elle est proclamée et mise en application, comporte, dans un État qui veut rester démocratique, son propre contre-poids.En l’espèce, on ne répétera jamais assez que si cette loi donne une grande marge de manoeuvre au gouvernement, c’est le gouvernement, non la loi, qui fait les règlements et donc choisit chacune aes mesures d’exception.S’il y a eu abus ou malice donc, en cette sombre nuit d’octobre, ce n’est pas sur la loi, mais sur les conseillers du pouvoir et sur le gouvernement lui-même qu’il faut en faire reposer la responsabilité politique.Plus que dans les lois qui peuvent être amendées et, au besoin, violées, c’est dans la conscience et l’organisation politiques qu’il faut chercher les moyens de prévenir et de contrer des manipulations comme celles auxquelles se livrèrent les “cellules” d’octobre 1970 et les autorités “en place”.A cet égard, trop peu encore a été fait depuis cinq ans.Certes, une Opposition a fait son entrée à l’hôtel de ville depuis cette élection sinistre où le Frap était sensé répandre le sang rue Notre-Dame! Certes, le Parti québécois a échappé aux “associations” fatales avec le FLQ.En octobre 1970, les comités de citoyens étaient réduits en poussière dans Hochelaga; cet octobre-ci, c’est le pouvoir qui a mordu la poussière dans le meme comté “ouvrier”.On reste pourtant encore bien loin de cette société démocratique si bien maîtrisée par ses citoyens qu elle n’ait rien à attendre ni à craindre d'un FLQ ou d’un Etat autoritaire.Jean-Claude LECLERC bloc-notes Hochelaga, un résultat aux multiples facettes par MARC LAL0NDE On a entendu dire dernièrement que le gouvernement fédéral regrettait d’avoir introduit l’assurance-santé universelle et désirait faire marche arrière.J’ai aussi vu des rapports mentionnant que l’industrie de l’assurance-santé voulait participer à l’action et se frottait les mains d’avance.Les chiffres de rentabilité relatifs aux recouvrements des primes et au versement des prestations, y compris celles des soins, indiquent assez clairement pourquoi les milieux de l’assurance-santé seraient si désireux d’entrer à nouveau dans ce domaine.Eh bien! j’ai quelque chose pour eux.Le gouvernemmet fédéral ne regrette pas d’avoir introduit les programmes universels d’assurance-santé, dont nous pouvons, avec raison, être fiers.Non seulement la situation sanitaire de notre population s’est-elle améliorée, par rapport à celle d’autres pays depuis l’introduction de ces programmes (j’admets toutefois que cela n'est pas entièrement dû à leur existence), mais le rendement, au Canada, a aussi été supérieur à celui d’autres pays qui n’ont pas mis sur pied des programmes universels d’assurance-santé.Un récent article du journal Financial Times indiquait que l'industrie canadienne de l’assurance-maladie et de l’assurance-accidents a recueilli $372 700 000 en primes, garantissant toutes sortes d'éventualités, de la perte de revenu à l’assurance dentaire, mais qu’elle a versé $298 900 000 en indemnités; cela représente un coefficient de recouvrement d’environ $1.25 pour chaque dollar de prestation versé.Cependant, toujours selon la même source, le coefficient de recouvrement était, en 1973, de $1.55 pour chaque dollar de prestation versé.Un récent rapport sur l’industrie de l'assurance-santé des États-Unis, qui n’a pas de régime universel d’assurance-santé publique, prétend que l'industrie a recueilli 25.7 milliards de dollars en primes et a versé 21 milliards de dollars en prestations en 1972; cela représente un recouvrement de $1.22 pour chaque dollar de prestation versé.En 1973.par opposition, 97.7c de chaque dollar fourni par les Canadiens par l’entremise de l’impôt, des primes, etc., ont servi à payer les prestations d’assurance-hospitalisation et d’assurance de soins médicaux, ce qui représente un recouvrement de moins de $1.03 pour chaque dollar de prestation versé.Qu’on me comprenne bien.Je n’accuse pas d’inefficacité l’industrie de l’assurance privée.Celle-ci, toutefois, en raison même de sa nature, et de ce que coûtent la perception des primes, les commissions aux agents et le maintien d’une caisse de réserve, exige effectivement un rapport plus élevé entre cotisations et prestations qu’un régime universel dans lequel l’ensemble de la population est assurée automatiquement.De toute évidence, il n’y a pas de gouvernement responsable qui se permettrait, pour des raisons d’économie des fonds publics de revenir à l’ère de l’assurance privée pour garantir les services essentiels! On obtient d'autres chiffres révélateurs en comparant le coût des soins au Canada et aux États-Unis, entre 1960 et 1973.Jusqu'en 1965, les dépenses canadiennes, dans ce domaine, exprimées en pourcentage du produit national brut, étaient supérieures à celles du pays voisin.En 1971, toutefois, les dépenses s'élevaient, pour ce dernier, à 7.7 pour cent du P.N.B.comparativement à 7.3 pour cent au Canada, et ce, en dépit du fait que le gouvernement avait appliqué, dans l’intervalle, une protection d’assurance universelle sur les soins hospitaliers et médicaux pour toutes les provinces.L'écart s’était élargi, en 1973, les dépenses se maintenant à 7.7 pour cent, chez nos voisins, tandis qu’elles baissaient à 6.9 pour cent chez nous.Il est clair que si les programmes d’assurance universels étaient en cause, les dépenses devraient représenter une partie moins importante du P.N.B.aux États-Unis qu’au Canada.C'est le contraire qui, en fait, s’est produit, et l'écart a augmenté.C’est pour maintenir cet avantage que nous agissons comme nous le faisons.(Extrait d’une allocution prononcée le 7 octobre à Ottawa devant la réunion annuelle de l’Association des Facultés de médecine du Canada et de l’Association des Hôpitaux universitaires et d’enseignement du Canada)._________________________________________y lettres au DEVOIR Que souhaitent les marchands détaillants ?MM.le président et le directeur général.Je lis avec étonnement en page 5-A du Montréal Star du 11 octobre ue vous venez de compléter un son-age à l'échelle provoneiale auprès des marchands détaillants et que dans une proportion de 867c ces derniers seraient en faveur d'ouvrir leurs établissements jusqu'à 21 h 30 les jeudis et vendredis à condition de les fermer les lundis.Notre connaissance professionnelle du désir et de l'état d'esprit des détaillants de tous les secteurs nous permet d'affirmer que tous les individus personnellement engagés dans le détail et les services sont satisfaits de la réglementation existante — le Bill 24 — qui régit les heures d'ouverture, même s'ils déplorent que son application laisse à désirer en certains secteurs comme chez les Pharmaciens Cumberland qui°ont été transformés en immenses bazars sept jours par semaine.En prévision de l'assemblée annuelle des directeurs de l'AMD du Canada, Québec Inc., et de la Fédération du détail et des services du Québec, je vous saurais gré de me faire parvenir le rapport détaillé de vos constatations ainsi que des conclusions du sondage dont il est fait état dans le Star.S'il vous était impossible de m'expédier ces renseignements dans le plus bref délai, j'aimerais que vous me disiez par téléphone — en cas de grève des postes — auprès de qui je pourrais les obtenir le plus tôt possible.Gilles N.RIVET, Directeur et administrateur.AMD du Canada, Québec Inc., la Fédération du détail et des services du Québec.Montréal, le 11 octobre 1975 Le journalisme ou la vocation d’informer par CLAUDE RYAN Il faudra un certain temps avant d’identifier les raisons précises du résultat étonnant qu'a produit l'élection complémentaire d'Hochelaga mardi.Plusieurs facteurs jouaient dans cette élection contre le candidat ministériel; le premier était le fait qu’il était complètement étranger au comté jusqu'à une date toute récente.La personnalité et les états de service de M.Juneau, ainsi que le prestige attaché à sa fonction de ministre, sans parler de la "machine électorale" du Parti libéral, lui assuraient néanmoins un avantage considérable.Les électeurs ayant affirmé leur volonté souveraine d'une manière qui ne laisse place à aucune équivoque, il reste à analyser la signification du vote qu'ils ont donné mardi et à en examiner les conséquences probables sur l'évolution de la politique fédérale.Une leçon pour les libéraux Le résultat de mardi est d'abord une victoire personnelle pour le nouvel élu, M.Jacques Lavoie.Défait à deux reprises à des élections antérieures, sous-estimé des observateurs, disposant de moyens limités, le candidat conservateur a fini par récolter les fruits de son travail persévérant d'insertion au coeur de la vie et des problèmes du comté.Non seulement convient-il de l'en féliciter; il faut aussi se réjouir sans arrière-pensée de son succès.Cette victoire d'un homme du “petit peuple" montre que, s’il n’est pas facile de résister aux appareils qui dominent trop souvent la vie publique, pareil exploit demeure encore possible à qui sait y mettre l'énergie voulue.M Lavoie n'apportera pas a Ottawa une pensée d'envergure, ni même une compétence professionnelle ou technique extraordinaire.Il est en revanche un homme de bon sens et de coeur; il semble avoir l'oreille collée sur les problèmes réels de ses concitoyens.Il doit y avoir de la place dans tout parlement pour des nommes de ce type.N en déplaise a M.Lavoie, le candidat libéral.M.Juneau, possédait une formation et une expérience des affaires publiques qui le préparaient beaucoup mieux à jouer un rôle immédiat et important dans la politique fédérale.Si M.Juneau a été défait par une marge étonnamment forte, c’est sans doute que les électeurs ont voulu servir une rude leçon au Parti libéral, à son chef et au candidat défait.On a invoqué, pour expliquer l’échec de M.Juneau, l’impact négatif qu'aurait eu Je discours prononcé lundi soir à là télévision par M.Trudeau Si ce discours avait eu l’effet que l'on suggère, comment expliquer que dans Restigouche, le candidat li- béral l'a quand même emporté sur son rival conservateur?Comment expliquer aussi que les libéraux aient commencé à sentir la soupe chaude dans Hochelaga bien avant qu'il ne soit question du discours de M.Trudeau?Il ne serait pas étonnant qu'après s'être laissé imposer une première fois en 1965 un candidat parachuté dans la personne de M.Gérard Pelletier, les électeurs d'Hochelaga aient voulu s'assurer cette fois qu’ils seraient représentés non pas par un ministre prestigieux et forcément distant, mais par un homme du milieu, un député capable non seulement de les accueillir gentiment une fois la semaine mais de partager intimement leur mode de vie.Pendant près de cinquante ans, les députés Saint-Père et Eudes avaient habitué les électeurs d'Hochelaga à un style de présence très immédiate.Issus du comté, MM.Saint-Père et Eudes étaient demeurés fils du comté; ils avaient continué d'y vivre.Ainsi se réalisait l’équation souhaitée par la logique de notre régime: le député n'était pas seulement présent et accessible, il était aux yeux des élecs teurs l'un des leurs, il n’était pas un étranger.Que M.Trudeau ait voulu, une deuxième fois de suite, imposer au comté un représentant venu de l'extérieur, c'était déjà une dangereuse gageure.Ce l'était d'autant plus que M.Juneau, malgré toutes ses qualités, n’a point les dons de simplicité, de compassion et de chaleur humaine qui avaient gagné à M.Pelletier, par-delà une distance qui ne tomba jamais totalement, l’attachement de milliers d'électeurs.M.Juneau pensait réussir aisément la transition brutale que lui projposait M.Trudeau.Il présumait malheureusement de ses forces; il misait trop sur une tendance propre aux libéraux et qui les incline à prendre facilement pour acquis les électeurs de Montréal et du Québec.Quel appui M.Juneau a-t-il reçu au cours de la campagne de ses collègues du cabinet et de la députation ministérielle?On ne s'étonnerait pas outremesure que cet appui ait été plutôt limité.Quand M.Trudeau invita M.Juneau à faire partie de son cabinet, il ignora bon nombre de députés qui eussent été raisonnablement qualifiés pour accéder au cabinet.Si obéissants ue soient les députés libéraux, ils ont ù accueillir avec quelque froideur le parachutage de ce nouveau ministre dont la venue ne leur paraissait pas absolument indispensable.Quoi qu’il en soit, on apprenait déjà il y a plusieurs jours que la “machine libérale" ne fonctionnait pas avec son ardeur habituelle: faut-il l'attribuer au fait que le choix aristocratique du nouveau mi- nistre des Communications n’avait guère plu aux militants?Il y a, de toute manière, une limite certaine aux libertés que peut se permettre un chef de parti envers les militants et les députés qui le soutiennent.Pour avoir outrepassé joyeusement cette limite.M.Trudeau se la fait rappeler dûrement.L’impact sur les partis Trois partis avaient des intérêts à promouvoir dans l'élection d'Hochelaga : le Parti québécois, le Parti libéral et le Parti conservateur.Autant les libéraux ont des raisons d'ètre déçus, autant les autres ont des motifs de satisfaction à la suite du verdict qu'ont rendu les électeurs.Le PQ n'a guère été explicite quant à l'attitude qu’il adoptait dans Hoche-» laga On a vite compris, cependant, qu'il ne lui répugnait point de se prêter, dans cette circonscription ou se présentait un nouveau ministre de M.Trudeau, à une collaboration discrète du genre de celle qui a déjà été fort utile à M.Roch LaSalle dans Joliette ainsi qu'au candidat créditiste qui battit en 1972 Jean-Luc Pepin dans Drummond.S’il est vrai, comme on l'affirme, que le PQ a prêté son appui à M.Lavoie, cet apport aura sûrement contribué au succès du candidat conservateur.Il aura aussi montré que.dans cette partie de Montréal, le PQ demeure une force de premier plan.Pour les conservateurs, le résultat d’Hochelaga aura l’effet d'un véritable tonique au moitient où ils se préparent à se donner un nouveau chef.Les portes du Québec leur semblaient fermées; elles paraissaient devoir le rester aussi longtemps que M.Trudeau sera en selle.Or, voici qu'un miracle inespéré leur redonne vie et leur rappelle qu'en politique, rien n’est jamais gagné ni perdu de manière définitive.Une hirondelle ne fait certes pas le printemps.Les conservateurs feront bien de se rappeler les circonstances très particulières qui ont permis le résultat d'Hochelaga, avant de conclure prématurément que l'hypothèque québécoise est enfin levée pour eux.A court ternie, il est néanmoins un homme qui doit se réjouir: c’est M.Claude Wagner.Les bruits de candidature que l'on agite depuis quelque temps autour du nom de M.Brian Mulroney avaient quelque peu assombri l'espoir que nourrissaient les partisans du député de Saint-Hyacinthe de pouvoir le présenter à la convention conservatrice de février prochain avec l’appui massif d'une très forte majorité des délégués québécois.On supposait volontiers que M.Mulroney réussirait à s'assurer l'appui d'une fraction signifi- cative du bloc québécois, ce qui eut à toutes fins utiles sérieusement compromis les chances de succès de M.Wagner.Mais le résultat d'Hochelaga redonne de l'élan à la candidature de M.Wagner.Non seulement ce dernier a-t-il été fortement associé à la campagne de M.Lavoie — ce qui démontre quand même que sa rentabilité électorale n’est pas si mauvaise — mais le nouveau député s’est empressé de déclarer qu’il appuierait de tout coeur M.Wagner à la convention de leadership.Assoiffés de succès après des années d'échecs électoraux, les conservateurs québécois voudront-ils résister à cette alliance qui pourrait avoir les allures d'une combinaison gagnante?Avant de confirmer sa candidature à la succession de M.Stanfield, M.Wagner veut de toute évidence s’assurer cet appui massif du Québec qui pourrait ensuite le propulser à la direction nationale du Parti conservateur.Le résultat d’Hochelaga ne peut que lui être très utile à cette fin.Quant aux libéraux, l’élection d’Hochelaga leur sert un important avertissement.Il serait stupide de conclure, à la lumière du seul événement de mardi, que le parti de M.Trudeau est sur le point de se voir répudié par les électeurs québécois.On a maintes raisons de penser, au contraire, que si une élection générale avait lieu demain, les libéraux pourraient se ressaisir et conserver les positions qu'ils détiennent au Québec.La défaite de M.Juneau est néanmoins riche de leçons.Elle illustre l’éloignement dans lequel sont tombés les libéraux à l’endroit de secteurs importants de la population dont ils croyaient avoir 1 appui.Cet éloignement a-t-il été cause par les libéraux eux-mémes, qui auraient oublié ou perdu de vue les problèmes et les aspirations des électeurs?Proviendrait-il plutôt d’un désenchantement des électeurs devant les politiques économiques et sociales du gouvernement?Serait-il un signe encore plus important qui laisserait entrevoir l’entrée en scène d'une nouvelle génération politique dont seraient coupés les libéraux et à laquelle ne répugneraient plus des alliances circonstancielles comme celle qui aurait facilité la victoire de M.Lavoie?Il appartiendra aux libéraux d’en juger, en même temps qu’ils s'interrogeront sur l’efficacité de leur organisation sous la nouvelle direction de M.Marc Lalonde.D ores et déjà, cependant, leur prétention à être les seuls représentants valables des Québécois sur la scène fédérale n’est plus exempte de fragilité.En moins de trois jours mes conceptions quand au monde du journalisme ont chaviré.Tout y passa: l'information sous ses diverses facettes, l'objectivité, la mise en page, comment écrire un article de journal.Dans le cadre d'un camp de journalisme, dans les Laurentides, deux ffinalistes du journal Le Devoir, .Gilles Provost et Jean-Pierre Charbonneau ont été des animateurs des plus enlevants et des plus captivants.Grace à eux j'ai réalisé que le métier de journaliste demandait de la rigueur à tous les niveaux.Rigueur quant aux propos émis, honnêteté constante, recherche de la vérité, tels sont les devoirs du journaliste.Faire la lumière sur des situations souvent ambigiies n'est pas toujours facile.Encore moins lorsqu'il s'agit de les regarder avec d'autres yeux que les siens.Demeurer honnête, chercher une vérité qui n'est pas toujours à poitéç de la main.Ce sont là des impératifs qu'il ne faut pas perdre de vue.La tâche du journaliste est dure.Il faut informer les gens sur des événements, sur des sujets souvent complexes, tout cela le plus simplement du monde et avec le moins de mots possible.Tour de force à réaliser.Il faut attirer l'attention du lecteur, lui faire prendre conscience de choses qui lui sont très peu accessibles, et toujours conserver le souci de clarté et de précision.J'ai vécu des moments inoubliables durant cette fin de semaine J espere, que d'autres pourront un jour profiter de celte expérience.Danièle PROULX CEGEP Bois-de-Boulogne.Montréal, octobre 1975.Cela n'empêche que le programme d'ensemble du Ballet National du Canada était de toute beauté, surtout le grand ballet “La Sylphide" qui était vraiment féerique Je vous prie de ne pas me répondre que ma lettre est la seule protestation que vous recevrez: c'est là souvent la 'éponse habituelle que I on envoie, fl faut bien comprendre que la rédaction d'une lettre de ce genre requiert beaucoup de temps, et même du courage, et qu’il n'est pas toujours facile de regrouper tous les éléments pour établir solidement la preuve.D'ailleurs, la tendance des spectateurs est en général de s'avouer vaincus d'avance.car ce qui est passé est terminé et le mal est déjà fait.François HONE Montréal, octobre 1975.De la publicité trompeuse Le Ballet National du Canada, Toronto, Ont.Le dimanche.28 septembre, ma femme et moi, quittions Beauhar-nois.avec le regret de raccourcir notre fin de semaine à notre chalet d'été, mais nous avions en perspective la joie de voir danser Mikhail Baryshnikov dans le programme de l'après-midi avec deux ballets: Ket-tentanz.et La Sylphide.Nous arrivons à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts et on nous remet le programme imprimé, pour découvrir, hélas, que 1 après-midi du dimanche.Baryshnikov ne danse pas et est remplacé par un autre danseur de la troupe.Donc son remplacement était bien prévu, puisque le programme était imprimé.Et pourtant toute la publicité se faisait autour du danseur-étoile Mikhail Baryshnikov.Exemple: la coupure ci-jointe d'un journal en date du 20 septembre avec la photo du danseur russe et d une partenaire.Veronica Tennant, et la mention spécifique; le dimanche 28 en matinée et en soirée.Voilà ce que je me permets de qualifier de publicité trompeuse, et I erreur ou la fausseté semble bien attribuable à la direction du Ballet National du Canada qui n’a pas révélé aux journalistes que Baryshnikov serait remplacé dans le programme de l'après-midi de dimanche.Nos voisins de fauteuils, à la Place des Arts, étaient venus d'Ottawa spécialement pour Baryshnikov, et que d’autres encore.Incidemment, l'artiste qui remplaçait Baryshnikov, soit Frank Augustyn a été remplacé à son tour par Sergiu Stefanschi, à cause d'un accident, semble-t-il.On ne vit pas sur la terre, on vit avec la terre Quatre compagnies, dont au moins trois possèdent à ma connaissance un casier non-judiciaire d'exploiteur-pollueur déjà passablement charge (il s'agit en l'occurence de la Domtar, la CIL et l'Alcan) ont déversé 70 tonnes de mercure dans des eaux que nous buvons journellement et dans lesquelles nagent des poissons que nous-mêmes ou nos descendants devront peut-être manger, faute de mieux.Ainsi donc nous voici désormais menacés non plus seulement dans notre langue et notre culture, non plus seulement par la corruption généralisée qui règne au sein de FEtat, non plus seulement à travers la mainmise de la pègre capitaliste sur notre économie, mais également dans notre existence meme.On nous emprisonne dans le béton et l'acier, on pollue Fair que nous respirons et sans lequel aucune vie n'est possible sur cette planète, on épuise systématiquement et sans remords aucun les ressources naturelles non-renouvelables (je la terre, voilà qu'on tue au mercure les poissons qui pourtant constitueront sans doute une source de nourriture d une importance primordiale pour nos enfants.Et que fait-on pour remédier à ces problèmes?Des rapports et encore des rapports! Les dirigeants des compagnies ui autorisent de tels déversements e polluants notoirement mortels et les subordonnés qui obéissent aveuglément à de telles directives sont ou bien des inconscients ou bien de dangereux criminels: dans un cas comme dans Fautre ces gens doivent être mis hors d'état de nuire, par des moyens légaux si possible, par d'autres moyens si néces- saire: car si l'Etat n'ose pas, que ce soit pour des raisons d'incurie ou de corruption, agir contre ces criml nels.il nous faudra bien alors nous résoudre à des actions illégales pour les éliminer.Je ne suis pas violent, mais il y va de l'avenir de nos enfants, il y va de l'avenir de notre planète.Ne nous leurrons pas: on ne vit nas sur terre, on vit avec la terre! Et j'ose espérer que je ne suis pas le seul à voir les cno-ses de cette façon.Claude DROUIN Québec le 10 octobre 1975 LE DEVOIR Fondé por Hcnn Bou'OttO !• 10 tonvt*r1910 Dir*ci*ur et rédacteur en chet Claude Ryon Rédacteur en chef adjoint Michel Roy Directeur de l information Jean Frontoeur Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publie pa> I imprimerie Populaire société a responsabilité lim.tee dont le siéqe social est situé au numéro 211 rue du Saint Sacre ment Montreal M2Y IX1 H est compose et imprime par llmp-imetif Dumont incorporée dont les ateliers sont «.tues a 9130 lue Bo'»in V.lie LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée a employe' e* a dit ?user les information» publiées don» LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $45 poi année »•» mou $23 A I étranger $50 par onttee »u mou $28 trou mou $16 Ed t.on» du samedi $13 par onnee Edition quotidienne livrée à domicile po< po» tey $1 20 por semaine Tarif de lobonrsemem tttvi po> la po«te oe nenne sur demande Courrier de deusiéme dosse enregutremen» numéro 0B5B Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TMrHONI: •44-336 1 ligne* g-dupee* Le Devoir, jeudi 16 octobre 1975 • 5 \ des idées des événements des hommes Les paradoxes de l’inflation Et si la part des groupes à faibles revenus avait augmenté au lieu de diminuer.?• r f Suite à des articles que nous avons déjà publiés dans LE DEVOIR (25 avril 1975 et 12 ¦mai 1975) et à des critiques 'auxquelles ces articles ont donné lieu (notamment celles de MM.Peter Davkis et Dorval .Prunelle), nous voudrions démontrer que les groupes à faibles revenus, et en particulier les groupes syndiqués, ’reçoivent en période d’inflation, un revenu réel qui croit à un taux accéléré.Ce gain rapide sous forme de revenu réel est habituellement assez substantiel pour provoquer une redistribution du revenu national en faveur de ces groupes.L’an passé, les groupes organisés à faibles revenus ont obtenu, à cause d’un phénomène Convergent d’inflation et de récession.des gains réels qui ont considérablement amélioré leur position dans l’échelle des revenus.La dernière inflation s’étant accompagnée d’une baisse de la production réelle, l’amélioration obtenue par les groupes à faibles revenus s’est faite aux dépens de la classe moyenne .non organisée et des petits investisseurs.Le revenu et la richesse d’un individu (plus précisément la .'part d’un individu à la production totale des biens et services) peuvent provenir de plusieurs sources.Les salaires, les rentes, les intérêts, les dons publics et privés, les paiements en nature (c'est-à-dire en biens et services), les changements dans le pouvoir d’achat des actifs et les changements dans les obligations de remboursement des dettes, sont autant d’éléments contribuant à déterminer la part de la production courante qu’une personne ou un groupe est en droit de revendiquer.Les personnes à faibles revenus ont obtenu ces dernières années plus de gains que tout autre groupe dans chacune des catégories que nous venons d énoncer et que nous allons analyser une à une.Les salaires ont augmenté plus rapidement que le taux d'inflation chaque année depuis 1967 (voir tableau 1).En effet, les syndicats obtiennent du public un plus grand soutien de leurs revendications quand il peut être démontré que l’inflation passée a diminué le pouvoir d'achat des salaires.De plus, les syndicats ont généralement fait preuve de beaucoup plus de militantisme en période d’inflation (remarquez dans le tableau 1 comme le temps de travail perdu à cause des grèves augmente avec l’inflation).Durant sept des huit dernières années.le temps perdu en grèves (en journées-hommes) a varié en correspondance étroite avec le niveau des prix.Les augmentations moyennes de salaires pour les nouvelles conventions collectives ont suivi, ou plutôt dépassé, le niveau des prix durant les huit dernières années sans exception.Le taux d’adhésion syndicale augmente lui aussi durant une période prolongée d’inflation.Les syndiqués, devenant plus nombreux et mieux organisés, même si initialement leurs revenus relatifs se situaient à un bas niveau, augmentent considérablement leur pouvoir de marchandage par rapport aux personnes qui demeurent inorganisées.Au cours de la dernière décennie, les taux d’adhésion syndicale se sont accrus dans presque toutes les industries (tableau 2).Cette augmentation a été particulièrement rapide dans l’administration publique et les industries de services.Ces industries ont d’ailleurs montré une croissance rapide des salaires et des journées de grèves.Le militantisme syndical, fort de l'appui du public s’ajoutant à une inflation prolongée provoque à long terme une augmentation de la part du revenu national allant au travail et une diminution de la part revenant aux profits.La part du Revenu National net revenant au travail a augmenté de 62% en 1952 à 71% en 1975.pendant que la part allant aux profits tombait de 16%' à 13%.Les statistiques sont là pour montrer que les travailleurs sont favorisés par rapport aux autres groupes.Non seulement la part des salaires dans le revenu national augmente, mais à long terme, le niveau de vie dont jouissent les salariés s'améliore de façon spectaculaire.Les salaires hebdomadaires moyens, en dollars constants de 1961.sont passés d’environ $70 en 1956 à plus de $105 en 1974.Le revenu réel personnel disponible annuel par tête (en dollars constants de 1961) a augmenté de $1,450 à $2.500 pendant la même période.A cause de la perte de production due à la récession actuelle, le revenu a chuté d'environ $100 depuis le milieu de 1974.Les bénéfices marginaux Les données salariales que nous avons présentées jusqu'ici, bien qu'impressionnantes par l’évolution quelles montrent des gains obtenus par les groupes organisés à faibles revenus, sous-estiment ces mêmes gains.Elles ne font pas état du revenu implicite correspondant aux améliorations réelles des conditions de travail, à la diminution -Tableau I- l.es contentions collectées et l'inflation Etulution de ¦ aux annuel Temps perdu en l’indice des prix d’accroissement raison des grèves.Xnnée à la cnnsnmnutinn des salaires négociés en jnurvhommes 1967 3.6 8.3 4.0 I96S 4.1 7.9 5.1 1969 4.5 7.7 7.8 1970 3.4 8.5 6.5 1971 2.9 7.8 2.9 1972 4.8 7.9 7.8 1973 7.6 9.8 5,8 1974 10.9 14.2 9.3 Sourie Division de ï f.comimiqiie ei de la Recherehe, ministère du travail du Canada.Research Bnllclht; Wage Developments.Fourth Quarter.IV74.Ottawa./V7.5 -Tableau II- I .'affiliation syndicale par type d'industrie Industrie mi 1972 Toutes les industries 28.6 33.1 Forêts 51.6 50.0 M ines, carrières et pétrole 62.5 65.6 Industrie manufacturière .40.0 43.0 Construction 44.9 58.3 Transports, communication et utilités publiq ues 59.1 56.8 Commerce Services communautaires, 5.0 7.6 affaires et services personnels 21.3 21.0 Administration publique 21.3 62.9 Source Statistique Canada et Division de F Economique] et de cherche du ministère fédéral du Travail.la Re- j- : ^ ; TAPIS DE TUNISIE • Haute-lamé.5 qualités, op KMim a poils ras • Colons NATUREL, mono ou pôlychrome • Choix de 10 s'tyles classiques ou contemporains • Garantis nôues â la mam par l Office National d Ain sanat dé Tumsie • Salle de montre a Montréal, ouvérte le leucfp geôle - ment Prendre rendez-vous le jeudi à 844-6614 et tout nuire /our à (819) 776-4954 de9 a.m a 9 p.m.ART IMPEX, Hull, P,Q.Importpteur direct des heures de travail, à l’augmentation de la période de vacances, aux compensations supplémentaires pour les congés de maladie, à l’amélioration des allocations de pensions et autres bénéfices marginaux des employés.La valeur monétaire de tous ces bénéfices a été estimée de façon officieuse à environ $2,800 par travailleur canadien en 1973, comparativement à $700 en 1957.De plus, les travailleurs ont obtenu encore plus de protection contre les pertes inflationnistes en recevant des salaires “indexés”.De fait, presque 40%.de tous les accords salariaux conclus au Canada en 1974 contenaient des clauses d’ajustement, ce qui fait augmenter automatiquement les salaires dans la même proportion que le niveau des prix.Bien qu’il n’existe pas de données canadiennes pour montrer l’importance des avantages sociaux que nous avons mentionnés, ces avantages ont été minutieusement évalués aux Etats-Unis.Ils sont passés de 3%.de la rétribution de l’employé en 1929, à 14.4% en 1953 et à 23.9% en 1973, selon les données fournies par le “Federal Reserve System” des Etats-Unis.Entre les années 1963 et 1973.les contributions des employeurs aux programmes prives d’avantages aux employés ont crû à un taux annuel de" 12.4%, ce qui est beaucoup plus rapide que la croissance de la production.Les salaires au Canada et aux USA Les travailleurs canadiens ont reçu des revenus réels augmentant à des taux supérieurs non seulement à ceux des autres groupes au Canada mais aussi à ceux des travailleurs américains.En fait, l’augmentation rapide des coûts unitaires de la main-d’oeuvre au Canada par rapport à ceux dé ses principaux partenaires commerciaux va réduire la compétitivité du Canada.dans le commerce international (voir tableau III).En 1965.la rétribution horaire moyenne pour le travail au Canada était de $2.49.ce qui représente 68% du taux américain correspondant, tandis que notre production par homme-heures représentait 80% de l’américaine.Le coût de travail unitaire canadien s’élevait donc à 85% du coût aux EtatsUnis pour des produits semblables.Toutefois.en 1974, notre taux de salaire horaire moyen en passant à $5.64.atteignait 86% du salaire correspondant aux Etats-Unis.Nos coûts de travail unitaire devenaient donc 99% du coût américain.Il n’est pas nécessaire d’être économiste pour reconnaître que les rentes et les intérêts sont devenus dernièrement une source de revenus bien maigre.La chute des valeurs boursières a amené le porte-feuille du “capitaliste" typique à un niveau inférieur à celui de 1965, et ce en tenant compte des derniers redressements du cours des valeurs.L’inflation a frappé plus fortement encore les détenteurs d’obligations.La hausse des taux d'intérêt, la baisse des profits des entreprises, ainsi que la diminution de la confiance des investisseurs ont tellement démoralisé le marché des obligations, que même les détenteurs d’obligations du gouvernement américain se voient perdre en termes réels 10% par an.Les rentiers, du moins les petits propriétaires, découvrent que les récents regroupements de locataires ont maintenu à des niveaux très bas les rendements réels des locations.Les projets en 1974 et 1975 La majeure partie des profits déclarés l'an dernier n’était qu'illusoire.Les profits d’inventaires dus à l’augmentation de la valeur marchande des produits invendus, ne constituent pas un profit réel.Le “profit” disparaît dès que le commerçant remplace au prix du marché ses produits en stock.Les profits d'inventaires, ont constitué l’an dernier, 33% des profits déclarés.En éliminant ces profits d’inventaires, ce qui équivaut à soustraire les effets de l’inflation pour mesurer l’évolution réelle des salaires, il y à eu diminution effective des profits: ceux-ci n’ont pas augmenté du tout en 1974, et ont connu une chute de près de 20% pendant le premier trimestre de 1975.Au cours de la seule année 1974, les profits avant impôt et ajustements d'inventaires ne représentaient que 13% du pro duit national net comparativement à 14%.l'année précédente.Plusieurs économistes prédisent que les profits des sociétés avant impôt ne s’élèveront qu'à cent milliards de dollars en 1975 .par.T0MVELK ¦ L’économiste Tom Velk, de McGill, a donné ces derniers mois au Devoir des articles sur l’inflation qui ont suscité maintes réactions étonnées, articles sur l’inflation qui ont suscité maintes réactions étonnées.Poursuivant sa démarche, M.Velk présente aujourd'hui des données qui vont, selon lui, à contre-courant de thèses fréquemment entendues dans plusieurs milieux.Il soutient, en somme, que la part de la richesse globale dévolue aux citoyens en temps d'inflation augmente au lieu de diminuer.Et il invoque, à l'appui de sa thèse, des statistiques abondantes.aux Etats-Unis.Cela n’est qu’une très faible proportion du produit national brut des Etats-Unis, que l’on estime devoir s’élever a 1.7 trillion de dollars.On ne saurait oublier que les citoyens à faibles revenus reçoivent aussi une certaine part des revenus découlant des profits.Si la baisse des profits a affecté la part du revenu qui va à ces groupes, c'aura été par le biais des revenus produits par les investissements des fonds de retraité.On doit souligner par contre, que ce facteur n’a pas affecté dans l’immédiat le bien-être des retraités.Plusieurs des grèves que nous avons connus l’an dernier, y compris celles du Montreal Star et des chemins de fer, ont donné lieu à des garanties spéciales en faveur des travailleurs qui touchent par le truchement des prestations de fonds de retraite des revenus d’intérêts et de rentes.Aux Etats-Unis, ce type de protection accordée aux salariés a faibles revenus est encore plus avancé qu’au Canada.Le Congrès des Etats-Unis a récemment approuvé une loi qui protège les bénéficiaires de fonds de retraite contre à peu près tous les risques que doivent normalement porter les investisseurs.On peut s’attendre à la présentation prochaine d’une législation semblable au parlement fédéral Les paiements de transfert de 1955 à 1973 Naturellement, les dons publics et privés faits aux citoyens à faibles revenus (on appelle généralement ces dons des paiements de transfert aux individus, y compris les prestations versées sous l’empire du régime de retraite du Canada et du régime de retraite du Québec, représentaient en ,1947 30%» des revenus totaux des gouvernement.^ Ce pourcentage s’élevait à 34% en 1955; il avait grimpé à 52% en 1973.Cela veut dire que les paiements de transfert et les prestations de bien-être représentent aujourd’hui une partie plus importante des budgets de dépenses des gouvernements canadiens que tout autre poste.En 1947.1955 et 1973, les paiements de transfert et les prestations de retraite représentaient respectivement 7.6%, 8.1%' et 12.3% du revenu personnel total disponible.Cela veut dire qu’un dollar sur huit était versé en guise de supplément de revenu : la plupart de ces prestations étaient faites à des citoyens appartenant à des catégories ae revenus faibles.D’un point de vue politique, ces mesures ont contribue à protéger les pauvres contre les conséquences de l’inflation et du chômage: qu'il s'agisse des prestations versées en vertu des régimes publics de retraite, des prestations d’assurance-chômage, des allocations familiales.des allocations aux étudiants ou des réductions d’impôt, toutes ces mesures ont contribué à améliorer la part du revenu global attribuée aux citoyens à faibles revenus au cours des dernières années.Si l’on veut fouiller davantage cette question, on pourra con- LIBRAIRIE RAFFIN 6722, St-Hùbert Montréal, tél : 274-2870 suiter l’excellente thèse de doctorat de- feu Rosalind Blower.Cette thèse peut être consultée à la bibliothèque de l’université McGill.Une autre étude, faite par Robin Hollister et John Palmer sous les hospices du Poverty Institute Study, fournit aussi de nombreuses indications quant aux avantages que les petits contribuables tirent de l’inflation aux Etats-Unis.On eut consulter cette étude à la ibliothèque de l'Université du Wisconsin, à Madison, Wisconsin.L’épargne Par ailleurs, nul n’ignore que l'inflation réduit le pouvoir d’achat de l’épargne.Mais non seulement les pauvres n’épargnent pas, mais ils contractent des dettes, ce qui est l’opposé de l’épargne.Les personnes à faibles revenus dépensent plus que leur revenu annuel, soit en s'endettant, soit en dépensant l'épargne accumulée.Bien entendu, au niveau national, l’épargne nette s’obtient en considérant les groupes à revenus plus élevés.Les riches, eux, ne dépensent qu’une partie de leurs revenus et épargnent donc une partie importante de leurs revenus annuels.Leurs épargnes sont exposées aux risques de l’inflation, alors que les pauvres, endettés, bénéficient de l’inflation qui diminue la valeur réelle de leurs remboursements.Après une période prolongée d’inflation, le coût réel de l’endettement initial est, sinon totalement, du moins en grande partie éliminé.Ce n’est que pour un revenu familial supérieur à $8,000 que l’épargne devient positive.Au-dessous de $7,000, la plupart des familles sont endettées; en d’autres termes, elles dépensent plus qu’elles ne gagnent et donc leur épargne est négative.Les familles à très faibles revenus ont des taux d’épargne négative (ou d’endettement) supé- rieurs à 100%) de leurs revenus.A ce niveau, l’avantage découlant de l’inflation est indiscutable.Le besoin pour la société de pourvoir à la consommation de ces classes endettées fait que l'effet au niveau national de l'épargne privée ne se fait sentir que lorsque l’on considère les familles ayant des revenus annuels supérieurs à $12,000.De fait, presque 90%.du total de l’épargne nationale nette privée provient des familles gagnant plus de $15,000 par année.En guise de conclusion, nous pouvons dire que la situation des citoyens à faibles revenus au Canada s’est grandement améliorée au cours des derqjè-res années.La tendance à long terme montre que la part du revenu global allant aux plus démunis a crû de manière subs- tantielle.Nous sommes totalement en faveur d’une telle évolution.Celle-ci illustre le bon fonctionnement de nos institutions et de la manière de vivre des Canadiens.Naturellement, il reste toujours de la place pour des améliorations de nos conditions de vie, mais nous ne croyons pas que la situation se détériore.Par contre, il existe un domaine, jusqu’à présent délaissé du gouvernement, qui devrait faire l’objet d’une plus grande préoccupation; c’est la situation des pauvres inorganisés, de la classe moyenne et des petits propriétaires.Ces classes de citoyens ont subi l’an dernier, de sérieuses pertes.Si cette situation se prolonge, les risques d’une baisse du taux de croissance du capital et de notre niveau de vie sont grands.¦Tableau HL Productivité et coûts du travail dans l'industrie manufacturière (les montants sont en dollars américains; là où des pourcentages sont utilisés, l'unité américaine sert de base de comparaison) 1965 Rémunération horaire (en %) Production horaire par homme (en %) Coût du travail par unité de production (%) Rémunération horaire(en dollars U.S.) 1970 Rémunération horaire Production horaire par homme Coût du travail par unité de production Rémunération horaire 1973 Rémunération horaire Production horaire par homme Coût du travail par unité de production Rémunération horaire 1974 Rémunération horaire Production horaire par homme Coût du travail par unité de production Rémunération horaire Etats- Unis (an.Krance Alle- magne Italie Japon Angle- 100 68 42 37 37 15 36 100 80 56 68 42 26 33 KM) 85 74 55 88 57 107 3.65 2.49 1.52 1.35 1.34 0.54 1.30 100 75 42 46 43 22 33 100 88 70 79 49 44 35 100 85 60 58 88 51 94 4.96 3.73 2.09 2.26 2.12 1.10 1.65 100 82 62 75 66 41 42 100 85 70 79 52 49 35 100 96 88 95 126 84 120 5.97 4.91 3.70 4.49 3.93 2.43 2.49 100 86 61 80 67 46 42 100 87 73 82 53 51 35 100 99 83 99 126 91 122 6.53 5.64 3.96 5.25 4.35 3.01 2.77 I Les splendeurs sélalant dr gain he à droite; $IHÜ ,i $4 S Mappins Des bijoux adorables.Adesprixabordables.Bescherelle L'art de conjuguer Dictionnaire de 8000 verbes «O ouest rue crai éditions hurtubise hmh mont féal Ne vous laissez pas intimider par le nom: Mappins a des alliances pour tous les goûts, pour toutes les bourses.Un exemple?Pour moins de $200.00, vous pouvez avoir une magnifique bague à diamants pour dame.Les alliances et les bagues à diamants Mappins: des merveilles d’harmonie pour exprimer votre amour.Quel que soit votre choix * Vous trouverez un magasin Mappins dans les principales villes du Canada 1,000, rue Ste-Catherine, O, Mtl. 6 • Le Devoir, jeudi 16 octobre 1975 suites de la première page QUÉBEC L’on sait déjà que M.Jean-Luc Pépin présidera le bureau de contrôle antiinflationniste chargé de faire appliquer les restrictions annoncées par M.Trudeau.Tout en offrant aux provinces d’assurer le respect de ses directives dans l’ensemble du pays, le gouvernement fédéral leur reconnaît la compétence constitutionnelle pour remplir cette tâche dans des secteurs qui relèvent de la juridiction des provinces.Plutôt que de déléguer ses pouvoirs, le Québec aurait décidé d’exercer toutes les compétences qui sont les siennes, non seulement en matière de loyers, mais dans d’autres également, d’ou la nécessité de présenter une loi créant une Commission québécoise de surveillance des prix et des revenus.A sa réunion d’hier, le conseil des ministres a également révisé les offres salariales que le ministre de la Fonction publique s'apprête à faire aux tables sectorielles de négociations pour les plus de 250,000 employés du secteur public et pa-rapublic.Mais il a été impossible de rejoindre le ministre, M.Oswald Parent, ou une autre personne en autorité, pour savoir à quel moment seront présentées ces offres, qui devaient être dévoilées aujourd’hui même.Leur teneur est également gardée secrète, bien sûr, et rien n’a transpiré à cet égard des discussions ministérielles entre MM.Bourassa, Parent, Raymond Carneau, des Finances, et leurs collègues.En l’absence de précisions, rappelons que le premier ministre Bourassa a dit clairement que le gouvernement fera sa part pour briser “le cercle vicieux de l’inflation’’ et que la minute de vérité est arrivée.Cette minute de vérité se traduira sans nul doute par des offres bien en-deçà des demandes salariales des fonctionnaires et assimilés, demandes évaluées à quelque 46%.De la même manière, la norme de $2.400 définie par Ottawa pour les médecins permettra à M.Bourassa de mener à terme les longues et difficiles négociations avec les médecins omnipraticiens et spécialistes, regroupés en deux fédérations professionnelles.Pour être conformes au programme fédéral, les offres salariales aux employés du secteur public ne devront pas dépasser une augmentation de 12%, incluant 8% au titre de l’augmentation du coût de la vie, 2% pour la hausse de la richesse collective et 2% pour le rattrapage, comparativement aux 23% réclamés par le Front commun sur ce seul point.Une exception serait faite toutefois pour les infirmiers et infirmières, dont l’écart de salaire est énorme par rapport à l'Ontario.Le gouvernement expliquera qu’il doit lui-meme payer d’exemple.“Le gouvernement qui lie respectera pas les directives, a dit M.Bourassa dès lundi soir, sera drôlement vulnérable.Nous avons toute DÉPENSES COMPARATIVES DES PRINCIPALES ACTIVITES DE LA CUM 1976 S287 687 026 84.3% 7.3% 4.0% 34.4% 1974 65.6% 6.9% 6.5% 21.0% 1975 60.7% 7.2% 5.3% 26.8% $225 264 564 1973 69.7% 7.5% 7.7% 15.1% $145 701 847 - CONSEIL DE SECURITE - SERVICE DE POUCE -TRANSPORT PUBLIC - SERVICE DE LA DETTE - AUTRES SERVICES - DIVERS ET SURPLUS $180 185 217 Depuis les quatre dernières années, le budget de la CUM a pratiquement doublé.La sécurité publique détient toujours la part du lion en ce qui a trait aux dépenses alors que celle du transport en commun ne cesse de s'accroître, à cause de l’augmentation des déficits d’exploitation de la CTCUM et des emprunts pour la construction du métro.une responsabilité.Il s’agira donc d’expliquer la situation et de faire appel au bon sens de la population.” Ces diverses mesures d’austérité viennent compliquer davantage une situation déjà explosive — ainsi qu’en témoignent les déclarations des leaders syndicaux — et qui risque de se transformer, sinon en automne chaud, du moins en printemps.bouillant, au plus fort des négociations du secteur public.LES PILOTES contrarie vivement les compagnies aériennes du pays.La société Nordair a fait savoir qu’elle congédiera quiconque parmi ses pilotes participera à cet arrêt de travail.La société Air Canada a signifié à la CALPA son profond désaccord dès l’annonce de la décision du débrayage sur l’ensemble du territoire canadien.Au total.2.900 pilotes, cotisants de l’Association, sont touchés.Il se pourrait, indiquait-on hier soir.qu’Air Canada demande aux tribunaux une injonction contre la grève.Déjà, une soixantaine de pilotes francophones de la Compagnie, membres de la CALPA, ont proteste auprès du bureau directeur de leur syndicat contre cette décision.CP Air n’est pas moins gênée par cette action de grève et songe, elle aussi, à prendre des mesures, sinon pour l’empêcher, du moins pour en limiter les effets.Enfin, les pilotes de Québecair, n’étant pas membres de la CALPA, ne sont pas visés par l'ordre de grève.Les vols des compagnies étrangères ne seront pas touchés.MIRABEL berie puisque les représentants des compagnies aériennes qui se sont rendus sur les lieux il y a deux semaines auraient constaté que les renvois à l’égout sont mal conçus et qu'il se produit des inondations lorsqu’on ouvre les robinets.Déjà, plusieurs compagnies aériennes ont imprimé et conçu leurs horaires de vol en tenant compte de l'ouverture officielle de Mirabel le 26 octobre et les délais qu’on prévoit maintenant leur imposeront des complications relativement coûteuses.Il pourrait arriver dans certains cas, par exemple, que l’on doive débarquer des passagers a Mirabel pour qu’ils puissent prendre leur correspondance sur un autre vol et que le même avion soit contraint de décharger sa cargaison à Dorval.travail Les employés de garage de Rimouski ont décide de continuer leur grève en dépit des mesures du gouvernement Trudeau et d'une menace de reprise du travail dans les ateliers de réparations par les cadres des compagnies en cause.• Les négociateurs de la CSN dans le secteur des cegeps achopent actuellement à leur table sectorielle sur les mécanismes d'arbitrage.Les syndiqués de l’enseignement veulent pouvoir déposer leurs griefs six mois après l’occurrence des faits, comme le prévoit le code du Travail pour les autres travailleurs du Québec.L'employeur voudrait limiter à 20 jours la période de dépôt des griefs.Pas question de plus d’accorder aux enseignants une présomption d’innocence m aurait pour effet de suspendre une écision patronale jusqu'à ce qu’un arbitre ait donné raison ou tort au grief syndical.WASHINGTON (AFP) - Le Congrès devrait décider si un président en exercice peut être passible de poursuites criminelles.Telle est une des conclusions principales du rapport final des services du procureur spécial qui ont enquêté sur les causes et les effets du scandale du Watergate.L'Agence centrale de renseignements (CIA), la sûreté fédérale (FBI) et la direction des contributions directes (1RS) devraient formuler par écrit les buts de leurs investigations et les méthodes qu’ils utilisent.C’est là l’une des recommandations du rapport.Selon ce rapport, une commission nommée par le president devrait être chargée de superviser les activités de renseignements intérieurs de ces trois organismes fédéraux, et rendre publiques dans certains cas ses recommandations.Le rapport souligne en outre, que le • Selon le cartel syndical des affaires sociales, l’instauration de la journée de 12 heures dans les hôpitaux diminuerait la qualité des services.Une étude effectuée en Grande-Bretagne a en effet démontré que le taux d’erreur dans les laboratoires augmentait de 47 pour cent après huit heures de travail.• Les 29 syndiqués du journal “La Voix de l’Est’’ de Granby et du poste de radio CHEF de la même ville ont tenu une journée d’étude hier pour obtenir de négocier en front commun.L'initiative pourrait se poursuivre aujourd'hui.La grève de l’amiante n’est pas terminée! Après avoir dit que l’adoption par les syndiqués de l'entente de principe intervenue en fin de semaine était chose acquise.les porte-parole de la CSN ont rappelé que les assemblées générales étaient formellement convoquées.Les “résultats” seront annoncés aujourd’hui.Congrès devrait effectivement contrôler tout abus de pouvoirs des organismes de renseignements et de police.Les commissions parlementaires d’enquête, qui ont révélé de nombreuses violations de la loi par la CIA et le FBI depuis quelques mois, ont en effet reconnu que, dans les précédentes législatures, les parlementaires ne s'étaient guère acquittés de leur tâche.Le rapport recommande par ailleurs qu’à l’avenir, aucune personne ayant joué un rôle actif dans une campagne présidentielle ne soit nommé ministre de la Justice, ou à un poste important dans ce ministère.Cette recommandation s’inspire évidemment du fait que l'un des principaux condamnés de l’affaire du Watergate, M.John Mitchell, avait été successivement ministre de la Justice et président du comité pour la réélection de M.Nixon en 1972.La loi 22 : des étudiants descendent dans la rue C'est ce matin que des étudiants de la région de Montréal manifesteront contre la loi 22, à l'invitation de leurs confrères des Hautes études commerciales (HEC).Les étudiants des cégeps André-Grasset, Montmorency, André-Laurendeau, Bréboeuf, Saint-Laurent, Bois-de-Boulogne, Marie-Victorin, Lionel-Groulx et Marguerite-Bourgeoys, ainsi que des facultés de lettres, de droit, de sciences sociales et de polytechnique de l’Université de Montréal, ont décidé de boycotter les cours afin de dénoncer la situation faite de la langue au Québec, situation que le président de l’Association des étudiants des HEC et organisateur de cette manifestation, M.André Véron-neau, tient pour une conséquence du problème économique.‘‘Lorsque l’étranger possède et contrôle plus de 80% des entreprises du Québec, u est difficile, sinon impossible, d’imposer le français comme langue de travail”, lit-on dans son communiqué.Les manifestants partiront vers 10 h 30 des HEC, au coin Jean-Brillant et Decel-les, pour emprunter ensuite la Côte-des-Neiges jusqu à Sherbrooke puis se dirigeront vers l'est jusqu'à Université puis Avenue des Pins, et l’avenue du Parc vers le nord.Ils prendront ensuite le boul.Mont-Royal vers l'ouest, Springrove Crescent où ils défileront devant la résidence du premier ministre Bourassa.La manifestation se terminera au centre sportif de l'U de M où des orateurs et des chansonniers s’adresseront aux participants.Pour sa part, M.François-Albert Angers, président du Mouvement Québec Français, encourage tous les étudiants à participer à cette manifestation, car à ses yeux, rien ne peut être plus approprié pour faire sentir au premier ministre Bourassa toute la rumeur de mécontentement devant la loi 22, qu’une importante action des étudiants, qui sont plus directement concernés que quiconque sur l'avenir du français au Québec.WATERGATE__________________ Le Congrès doit pouvoir décider si un président est passible de poursuites LA CUM ont diminué en terme de comparaison avec les autres secteurs.On constate aussi une augmentation régulière des dépenses attribuables au transport en commun.Il faut noter que dans ce cas-ci, seulement 18 des 29 municipalités de la CUM font partie du “club du transport en commun”.En ce qui a trait aux revenus, ils viennent de deux sources principales: les subventions gouvernementales, et les taxes foncières imposées par les municipalités membres.Techniquement, pour les taxes, chaque municipalité verse une quote-part à la CUM en fonction de l’évaluation foncière des propriétés situées sur son territoire, et aussi en fonction des services reçus de la CUM.C’est ainsi que cette année, la taxe foncière était de $0.85 par $100 d’évaluation pour les municipalités non desservies par la CTCUM, et de $1.16 pour celles qui le sont.Pour les subventions, Québec a versé l’an dernier $45 millions qui ont servi à diminuer la quote-part des municipalités.Le gouvernement a toutefois l’habitude d’annoncer à la dernière minute, pendant le débat sur le budget qui a lieu du 14 novembre au 5 décembre.Pour éviter une augmentation trop sensible du taux des taxes, les administrateurs de la CUM comptent à la fois sur la hausse naturelle de la valeur foncière dans chacune des municipalités, et aussi sur la générosité du gouvernement.Compte tenu que l’augmentation de la valeur foncière ne saurait être de plus de 10 pour cent, il faudrait que le gouvernement verse en subventions près de $50 millions de plus que cette année, soit près de $95 millions.A ce sujet, M.Hanigan a affirmé que des négociations auront lieu au cours des prochaines semaines avec Québec, mais il s’est montré somme toute peu optimiste quant à la générosité du gouvernement tout en n’écartant pas la possibilité de voir quand même Québec augmenter ses subventions.Il faut rappeler que le ministre des Finances a récemment mis les municipalités en garde contre un recours abusif a l'aide gouvernementale.Parlant des emprunts que la CUM devra faire l’an prochain, M.Hanigan a réitéré que la situation financière de la CUM demeure toujours bonne.Uniquement pour le metro, la CUM devra emprunter l’an prochain $241 millions.Et à ce sujet, le président de l’exécutif de la CUM a insisté sur la nécessité d’obtenir de la part de Québec une aide statutaire pour le transport collectif.DISCRIMINATION Suite de la pages minée d’ici la fin de mars, peut-être même à la fin de 1975.“Le gouvernement, a souligné M.Lalonde, est convaincu que les compagnies avec lesquelles il traite devraient agir de façon à offrir un traitement et des possibilités d’emploi égales à leurs employés féminins” sinon, peut-on en déduire, elles se verraient retirer ces contrats.• le ministère de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration enjoindra dorénavant ses fonctionnaires d’informer les employés du secteur privé avec lesquels ils viennent en contact des programmes et activités gouvernementales destinés à favoriser l’égalité de l’emploi pour la femme.• le Bureau de la main-d’oeuvre féminine au ministère du Travail étendra son programme à la prestation d’un service consultatif aux industries privées et aux sociétés de la Couronne qui demandent conseil sur des programmes d’action pour améliorer la situation de leurs employés féminins.Les initiatives gouvernementales ne peuvent être fructueuses que si nous travaillons de pair avec le secteur privé, a ajouté M.Lalonde qui a déclaré à son auditoire, à la fin de cette rencontre: “Nous ne vous donnons pas des ordres, mais il s'agit de mises en garde et de suggestions.nous partageons l’objectif et la responsabilité de veiller à ce que soient mis en application les principes de l’égalité”.Une des participantes à la table ronde sur des expériences en cours dans certaines entreprises pour le développement maximal des ressources de la main-d’oeuvre féminine, Mme Barbara Boyle Sullivan, une Américaine, a de son côté, fait la mise au point suivante: “Il est essentiel pour vous, messieurs, de créer aujourd’hui, dans vos différents secteurs d'activités, des programmes pour assurer l’égalité des chances.il est plus facile de le Taire soi-même que d’être forcé de le faire par des lois.vous y perdriez vos prérogatives.L’expérience, chez nous, Ta montré.” Comment tout cela a-t-il été accueilli?Il est sans doute encore trop tôt pour le savoir, mais quelques chefs d'entreprises qui n’avaient jamais pris trop au serieux toutes ces questions, nous ont dit qu’il y avait sûrement là matière à réflexion.Pour d’autres, il ne semblait s'agir que de vagues menaces ou en tout cas de problèmes de moindre importance.Très pris par “leurs affaires”, plus de la moitié de ces présidents et vice-présidents d'industries et de compagnies qui avaient sans doute d’autres chats à fouetter avaient déjà quitté le Centre de conférences du gouvernement bien avant la fin des délibérations.LA THÈSE WARREN caine dans l'affaire de Chypre, en juillet 1974.Cependant, devant les employés de l’ambassade américaine à Ottawa, M.Kissinger a juré de protéger “le caractère non-politique des services de politique étrangère’* des enquêtes parlementaires touchant aux recommandations émises par des employés subalternes dans leurs rapports sur des crises internationales.“Le professionalisme et la nature non-politique des services de politique étrangère doivent être préservés”, a-t-il affirmé.16 octobre par la Presse Canadienne Il y a 31 ans aujourd’hui — le 16 octobre 1944 — le patrouilleur Saint-Roch, de la Gendarmerie royale, jetait l’ancre dans le port de Vancouver au terme d’un voyage de 86 jours depuis Halifax par le Passage du Nord-Ouest.Le Saint-Roch est le seul navire à avoir franchi le Passage du Nord-Ouest dans les deux sens.En 1940, il avait quitté Vancouver le 23 juin et le navire était demeuré bloqué durant deux hivers dans les glaces de l’Arctique.1970 — M.Anouar el Sadate devient président de l’Egypte après la mort de colonel Nasser.1969 — Les Etats-Unis rejettent une proposition communiste visant à engager des pourparlers de paix sur le Vietnam en excluant le gouvernement de Saigon.1964 — La Chine affirme avoir expérimenté sa première bombe atomique — M.Harold Wilson, chef du parti Travailliste britannique, devient premier ministre.M.Alexei Kossygume, nouveau président du conseil des ministres, forme son gouvernement après le renvoi de M.Nikita Khroutchtcnev.1962 — Cessez-le-feu au Congo.1951 — Assassinat du premier ministre pakistanais Ali Khan.1949 — Fin de la guerre civile en Grèce.1942 — Un ouragan fait 11,000 morts au Bengale indien.1941 — Les troupes allemandes s'emparent de la ville russe d'Odessa.1916 — Les forces alliées occupent Athènes.1840 — La Nouvelle-Zélande devient 'une colonie britannique.1834 — Le Parlement britannique de Westminster est ravagé par un incendie.1815 — Napoléon débarque en exil à l'île de Sainte-Hélène.1813 — Les troupes napoléoniennes sont battues à Leipzig et doivent battre en retraite.1793 — Exécution de la reine Marie-Antoinette.MASSUE-M0NAT Suite de la page 3 La défense a fait à ce jour plusieurs admissions et dispensé neuf témoins convoqués hier de comparaître; huit des personnes ainsi assignées avaient rencontré le dentiste, en quête d’un emploi, sans requérir de soins dentaires.On leur avait quand même demandé de passer au sous-sol pour une radiographie de la bouche.A noter que, ce 10 septembre, quand la Régie et ses enquêteurs se présentèrent de façon impromptu au bureau du dentiste Monat, une entrevue du même type se déroulait simultanément dans un autre bureau de professionnel de la santé, de sorte que les deux “enquêtés” n’aient pas le temps de communiquer entre eux.Trois jours après l’entrevue, il y avait perquisition chez le Dr Monat et l’on y saisit les dossiers qui ont étayé la preuve de la poursuite.Le cinquante cents.Un groupe d’étudiants trouble la séance du conseil de la CUM par Pierre O’Neill La réunion des membres du conseil de la Communauté urbaine de Montréal a été marquée hier de manifestations qui ont amené l’intervention de la police.Au moment où les conseillers du Rassemblement des citoyens de Montréal se préparaient à entreprendre un nouveau débat sur la gratuité du transport en commun, quelque deux cents étudiants armés de pancartes manifestaient sur la rue Notre-Dame en face de l’Hôtel de ville de Montréal.En fin de soirée à l’intérieur, alors que les représentants du RCM étaient parvenus à relancer le débat sur la hausse de tarifs, les jeunes contestataires, qui avaient pris place dans les galeries réservées au public, furent maintenant rappelés à l’ordre par le maire Drapeau avant d’être finalement repoussés hors de la salle aux cris scandés de “Le cinquante cents, on ne le prend pas”.v C’est le maire de Longueuil, M.Marcel L’occupation continue en sociologie à l’UdM Les étudiants de sociologie ont décidé de poursuivre leur occupation du département alors que divers appuis leur proviennent.Cette décision, prise par la grande majorité des étudiants en assemblée générale, se situe au lendemain de la menace d’annulation de la session que leur avait signifiée le doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal, M.René J.Lévesque.Les étudiants d’anthropologie ont eux aussi débrayé afin d’appuyer Tes revendications pédagogiques de leurs confrères de sociologie et plusieurs organismes dont l’Association nationale des etudiants la météo Une perturbation située sur les grands lacs poursuivra sa course pour atteindre le Nouveau Brunswick.Le dégagement se fera plus tard en journée.9 Régions de l'Abitibi, de Chibougamau; Dégagement partiel.Maximum 6 à 8.Aperçu pour vendredi; passages nuageux.• Régions de Pontiac-Témiscamingue, des Laurentides, de la Haute-Mauricie; Dégagement partiel.Maximum 3 à 10.Aperçu pour vendredi; passages nuageux.9 Régions de l’Outaouais.de Montréal, des Cantons de l’Est; D’abord nuageux, suivi d’un dégagement en cours de journée.Maximum 11 à 13.Aperçu pour vendredi; passages nuageux.9 Régions de Québec, Trois-Rivieres, du Lac St-Jean; Plutôt nuageux.Maximum 10 à 12.Aperçu pour vendredi; passages nuageux.9 Régions de Rimouski, de Sept-Iles, de Baie-Comeau.de la Gaspésie; Averses en matinée Kour Rimouski et la Gaspésie principalement, laximum 6 à 8.Aperçu pour vendredi, plutôt nuageux.de Québec (ANEQ) et l’assemblée générale des étudiants de sciences sociales ont promis un appui ferme si la session était annulée.L'ANEQ a aussi remis la somme de $400.au comité exécutif provisoire des étudiants de sociologie.Les cégep Saint-Laurent, Édouard-Montpetit et Maisonneuve ont déjà voté un appui formel pour les actions à entreprendre.Les étudiants de plusieurs autres départements universitaires et cégeps boycottent ces cours ou tiendront bientôt des assemblées générales pour étudier la forme que pourrait prendre leur appui.Au-delà de la demande de supprimer les cours magistraux pour les remplacer par des travaux-recherches thématiques, c’est tout le système et l’idéologie de l’Université qui est remis en question par les étudiants en sociologie.-Ils considèrent que la reconnaissance de leur projet semait un précédent qui ouvrirait ia porte aux autres étudiants qui voudraient aussi rejeter le rapport traditionnel enseignant-enseigné pour adopter une formule d’apprentissage dans laquelle ils ne seraient pas aussi passifs.Le comité exécutif provisoire des étudiants de socilogie affirme que la menace d'annuler la session est une tactique répressive courante; il ne croit pas que l'Université puisse assumer les pertes de revenu ($58,700) qu’une telle annulation entraînerait.Les organisateurs de l’occupation croient reconnaître certains signes de fléchissement surtout du côté des professeurs et affirment que la poursuite de l’occupation est essentielle pour que leurs négociations avec l’administration débouchent.L'assemblée générale des étudiants de sociologie se poursuivra aujourd'hui et seulement une délégation les représentera à la manifestation étudiante contre la loi 22.L’assemblée devra réétudier la stratégie à poursuivre au cours des prochains jours.Robida, qui avait involontairement fourni prétexte aux conseillers du RCM de reprendre cette discussion sur la gratuité du transport en commun.La proposition qu'il avait soumise visait à demander aux gouvernements fédéral et provincial de reviser leur politique de financement du transport en commun de sorte à en partager le coût avec les municipalités.L’amendement que le RCM a vainement tenté de faire adopter proposait que la Commission de transport de la CUM revise les tarifs du transport en commun pour les geler au niveau existant avant la mise en vigueur des nouveaux tarifs du 12 octobre.Le RCM suggérait encore d’instaurer, sur le territoire de la CUM, pour fins de partage plus équitable du financement de la gratuité progressive du transport en commun, un impôt progressif sur le revenu des corporations et un impôt progressif sur le revenu des particuliers.Plus tôt dans la soirée, les conseillers du RCM avaient tenté de bloquer un avis d’expropriation évaluée à moins de tion d’une station de pompage et d’un bassin de rétention des eaux d’égout, d'un certain emplacement situé au sud de l’autoroute des Laurentides aux limites des villes de Montréal et St-Laurent.Le RCM trouvait “scandaleux” que l’exécutif de la CUM demande l’autorisation d’une dépense de $374,000 en vue d’expropr.ôiion évaluéè moins de $100,000.DÉCÈS COTÉ Eva.A Lévis, le 11 octobre 1975 à l'âge de 90 ans, est décédée, Dame Eva Turgeon, épouse de feu J.C.Côté, demeurant à 362 St-Laurent.Lévis.Elle laisse son fils Dom Claude Marie Côté, bénédictin, ses neveux et nièces: son Excellence et Mme Ernest Côté, ambassadeur du Canada en Finlande, M.Emery Pelletier et M.et Mme C.Tremblay.Les funérailles auront lieu samedi le 18 octobre.Le convoi funèbre partira du 362 rue St-Laurent.Lévis à 9 heures 15.pour se rendre à l'église St-Homuald où le service sera célébré à 9:30 heures, suivi d’un libéra à Beaumont.Cté Bellechasse.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Prière ae ne pas envoyer de fleurs, faire parvenir offrandes de messes à l'Abbaye St-Benoit du Lac.Direction: Gilbert & Turgeon Ltée.CLERMONT, Raymond*.A Montréal, à la suite d'une longue maladie, le 14 octobre 1975.à l'âge de 61 ans, est décédée Mme veuve Jean Clermont, née Raymonde Pinsonneault.Elle laisse dans le deuil son fils Michel (époux de Monick Côté).Les funérailles auront lieu vendredi le 17 octobre.Le convoi funèbre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée.3860.Boul.Décarie, pour se rendre à l'église Notre-Dame-de-Grâce où le service sera célébré à 10:00 heures.Et de là au cimetière Mont-Royal, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation. informations internationales Le Devoir, jeudi 16 octobre 1975 » 7 \ La voiture accidentée au carrefour non-gardé par le Secret Service, après le passage du président Ford à Hartford.(Téléphoto AP) ; iï |'f sssmsS ¦ : Le cortège de Ford brûle un feu rouge et emboutit une voiture : pas de victimes HARTFORD (par Reuter et AFP) — Un automobiliste de 19 ans, James Sala-mites, de Meriden (Connecticut), a accidentellement percuté la voiture blindée de M.Gerald Ford, au moment où le pré1 sident américain se rendait, mardi soir, à l'aéroport de Hartford après avoir prononcé un discours: le carrefour n'etait pas gardé.Un porte-parole de la police locale a déclare hier que le conducteur ne serait pas poursuivi car son véhicule, à bord duquel se trouvaient quatre autres jeunes gens, s'était engagé dans le carrefour au moment où les feux étaient au vert.On avait d'abord cru qu'il avait ignoré l'ordre d'un policier lui intimant de s’arrêter.Kn fait, comme cela se produit souvent.le cortège présidentiel n'avait pas respecté le feu rouge, poursuivant sa route a toute allure et, contrairement à la procédure normalement utilisée en cas de déplacement présidentiel, aucun policier n'etait stationné au carrefour.Cette carence policière risque de mettre une nouvelle fois en question la manière dont est organisée la protection du président des Etats-Unis, lequel a été l'objet de deux tentatives d’assassinat le mois dernier.On ne s'explique pas en effet comment une voiture privée a pu parvenir aussi près de la limousine présidentielle en dépit des mesures de sécurité renforcées décidées depuis.Au moment où M.Ford embarquait à bord de son avion à destination de Washington, les journalistes lui ont demandé s'il avait été ébranlé par cet incident.“Non.je me sens bien”, a-t-il répondu.Un de ses collaborateurs a indiqué que le chef de la Maison-Blanche avait vu le véhicule arriver et qu'il s’était instinctivement préparé à la collision.L'aile gauche et le côté droit de la limousine présidentielle ont été endommagés dans l'accident.M.Frederick Biebel, président du Parti républicain de l étal du Connecticut, qui se trouvait aux côtés de M.Ford, a été légèrement blessé à une main."Cela a été simplement un malheureux incident et je suis très heureux que personne.y compris le président, n'a été blessé", a déclaré James Salamites, le conducteur de la voiture qui a heurté celle du président Ford.Salamites qui.sur sa demande, a pris un alcotest après l'accident, a déclaré qu'il s'était engagé dans le carrefour le feu étant au vert.Torture “bestiale”et torture “classique” Un groupe de la commission des Droits rentre “dégoûté” du Chili NATIONS UNIES (d'après Reuter et AFPi — Un rapport faisant état de tortures bestiales a été rendu public hier par un groupe de travail, chargé par la commission des droits de l’homme de l’ONU, d'examiner le sort des prisonniers politiques au Chili.Présidé par M.G.A.Allana (Pakistan), le groupe souligne le “profond dégoût” que lui inspire la nature des sévices pratiqués contre des détenus politiques.Se basant sur les dépositions de témoins et de victimes de la répression politique au Chili, le groupe affirme que des suppliciés ont été contraints de mander leurs excréments, des femmes ont été violées par des chiens spécialement dressés ou suppliciées par l'introduction de souris dans le sexe.A ces sévices s'ajoutaient des méthodes plus “classiques” telles que les électrodes et les drogues.En outre, les principe proclamés par la déclaration universelle des droits de l'homme ne sont pas appliqués au Chili en ce qui concerne les droits civils et politiques.la liberté d'opinion et d'expression.la liberté de conscience et le droit à une vie privée.C'est ce que conclut le rapport sur le Chili présenté à M.Kurt Waldheim en vue de sa transmission à l'Assemblée Générale.par le groupe de travail spécial de cinq membres chargé par une resolution du 27 février 1974 de la commission des droits de l'homme d'enquêter sur la situation au Chili.Le gouvernement de Santiago a refusé au groupe de travail l'accès du Chili, mais il a reçu de nombreuses communications écrites! ainsi que des dépositions orales de personnalités chiliennes, certaines d'entre elles venues de Santiago à Genève pour se faire entendre.Le rapport souligne que “les citoyens chiliens n'ont pas la possibilité d'exercer leur droit de prendre part à la conduite des affaires publiques fie leur pays”, qu'ils ne peuvent voter et que finalement “seules peuvent s’exprimer les personnes qui font corps avec le gouvernement militaire”.Le document note également que “tous les moyens d'information faisaient l'objet d'un contrôle rigoureux, la règle étant qu'ils pouvaient uniquement publier des informations et idées conformes à celles des autorités".Papadopoulos risque la peine de mort au procès de Polytechnique ATHENES (Reuter) — Le procès de trente-trois personnes accusées d’avoir été responsables du sang répandu lors des émeutes de l’École polytechnique d’Athènes, qui avaient fait, en novembre 1973, trente-quatre morts et plus d’un millier de blessés, s’ouvre aujourd’hui à la prison Korydallos, près du Pirée, où sont détenus les accusés.Le choix du lieu répond à des impératifs de sécurité.Au premier rang des accusés figure l’ancien président Georges Papadopoulos.Parmi les autres, on compte notamment son propre frère, M.Cliaralambos Papadopoulos, à l’époque secrétaire général du ministère de l’Ordre public, sept généraux en retraite, l’ancien ministre de la défense, M.Nicholas Efessios, l’ancien chef de la police militaire, le général loannides, et plusieurs commissaires de police.Sont retenues contre eux diverses charges dont celles d’homicide, de tentative d’homicide et de détention illégale.Une centaine de témoins, notamment des personnalités politiques et des officiers supérieurs, viendront témoigner à la barre au fil des audiences qui se prolongeront probablement pendant plusieurs se- maines.L’ancien chef de l’État et plusieurs autres accusés sont passibles de la peine de mort, s’ils sont reconnus coupables.M.Papadopoulos a déjà été condamné une première fois à la peine capitale pour sa participation au coup d’Etat d’avril 1967, mais le gouvernement de M.Cara-manlis avait commué cette peine.Établi au terme de plusieurs mois d’enquête, l’actç d’accusation indique que les troubles de l’École polytechnique ont été déclenchés par l’intervention de l’armée sur le campus, où s’étaient retranchés cinq milliers d’étudiants.Il précise que, en sa qualité de président de la république, M.Papadopoulos a fait appel à l’armée pour mater, par la force des armes, des étudiants non armés, à la suite de l’incapacité de la police à faire face à la situation.Cette intervention armée est à l’origine de la violence, selon l’acte d’accusation, qui précise que le général Demetrios loannides, instigateur du coup d’État qui devait renverser M.Papadopoulos quelques jours plus tard, avait ordonné aux militaires de tuer des étudiants, afin de faciliter le putsch Nixon et Johnson recevaient des rapports secrets sur la vie privée d’adversaires WASHINGTON (New York Times News Service) — Les présidents Richard Nixon et Lyndon Johnson recevaient des rapports confidentiels rédigés à leur usage par l'Agence nationale de sécurité des Etats-Unis sur la vie privée d’Américains fort connus.Ces rapports étaient le résultat de filatures réalisées grâce à des engins de surveillance électroniques.La nouvelle est révélée de sources officielles à Washington.A en croire ces dernières, les rapports en question ne portaient guère sur des problèmes ayant trait à la sécurité des Etats-Unis et ce n’est pas par les voies normales des services de renseignements que ces rapports ont été adressés à Richard Nixon ou à Lyndon Johnson: c'est l'Agence nationale de sécurité des Etats-Unis qui avait pris l'habitude de les adresser directement aux deux chefs de l'Exécutif américain.Sur les enveloppes contenant les rapports, l’inscription suivante: “Pour la Maison-Blanche uniquement", afin que des regards indiscrets ne se posent sur les documents.Les commissions du Sénat et de la Chambre des représentants chargées d'enquêter sur les activités des services d'espionnage et de contre-espionnage des Etats-Unis sont au courant de l'existence de ces rapports.Les membres des commissions en question ont décidé d'ouvrir des investigations sur ce problème, partant du principe qu’il s’est peut-être agi en l’occurrence de pratiques que réprouve la loi car la viè privée de ressortissants américains n’a pas été respectée.Un porte-parole de l’Agence nationale de sécurité des Etats-Unis, interrogé à ce propos, n’a voulu faire aucun commentaire: il est de tradition, en effet, pour les officiels de cet organisme.de se réfugier dans un silence prudent chaque fois qu’éclate une affaire délicate.Voici des exemples de ce que contenaient les rapports: un jour, le président Johnson apprit, en lisant un de ces rapports, qu'un groupe d'hommes d'affaires du Texas qui négociaient dans le Moyen-Orient avaient affirmé devant leurs interlocuteurs qu’ils connaissaient très bien l’hôte de la Maison-Blanche.But: remporter le marché.Il faudrait rappeler, à ce propos, que Lyndon Johnson était, lui aussi, originaire du Texas.Autre exemple: dans un autre rapport adressé à Johnson, il était question de la vie que menait le sénateur Robert Kennedy (son adversaire politique numéro un) dans des établissements de nuit de Paris, renseignements dus à des services d'espionnage U.S.qu’il préparait.L’ancien chef de la police militaire, a déjà été condamné en août dernier à la détention à perpétuité pour sa participation au coup d’Etat de 1967.Parmi les trente-trois accusés figure par ailleurs l’officier qui était aux commandes du char ayant abattu les grilles du campus de l’École polytechnique, y permettant ainsi l’irruption de l’armée.Selon l’acte d’accusation, il était conscient que son action pourrait tuer les étudiants qui étaient perchés sur ces grilles pour défendre l’entrée du campus.Certains accusés répondent de l'exécution directe de meurtres tandis que d’autres, tels MM.Papadopoulos et loannides, en sont considérés comme les instigateurs moraux.C’est d’ailleurs ce qui leur fait encourir la peine de mort.Le sionisme est-il un racisme?NATIONS UNIES (AFP) - Une des controverses politiques les plus importantes qui se soient produites aux Nations unies depuis bien des années se déroule depuis une dizaine de jours dans les coulisses de la commission sociale de l’assemblée générale sur une initiative prise par Cuba et un certain nombre de pays arabes visant à faire proclamer, sous une forme encore à déterminer, que le sionisme et le racisme devaient être condamnés ensemble, l’un étant une forme de l'autre.Au stade actuel, le succès de cette initiative dépend de l'appui que les délégations africaines lui donneront ou lui refuseront.Le dilemme où elles se trouvent placées s'alourdit encore du fait que les neuf pays de la Communauté européenne et les États-Unis ont fait connaître que, non seulement ils voteraient contre tout texte établissant une équivalence entre le racisme et le sionisme, mais refuseraient leur soutien à une résolution en faveur de la décennie contre la discrimination raciale si un tel texte était présenté à la commission, que ce soit sous forme d'amendement à la résolution précitée ou sous forme d'un projet autonome.En somme, les délégations africaines, par l’initiative cubano-arabe, se sont trouvées placées devant un choix difficile et gênant entre leur amitié politique avec certains pays arabes et le danger de voir perdre une possibilité concrète d'obtenir l'appui européen et américain dans la lutte contre l'apartheid et, tout particulièrement.dans un nouveau recours au Con seil de sécurité contre le racisme érigé en doctrine gouvernementale de l'Afrique australe blanche.Rémy Martin Fine Champagne Cognac ¦is .lilii ’AC’'-h ' • • V ïkfy \ I Que vaut un ami?: * - ^ I ¦ w3Mm wWmk j 8* Le Devoir, jeudi 1.6 octobre 1975 Informations Internationales Un compromis américain en trois points débloque le dialogue Nord-Sud de Paris Le général Fabiao entouré des soldats rebelles de Porto.(Téléphoto AP) PARIS (Reuter et AFP) — Un compromis en trois points, proposé par la délégation américaine aux travaux préparatoires à la conférence sur la cooperation économique internationale a débloqué ces travaux.Le compromis intervenu entre pays industrialises et pays en voie de développement sur le dialogue Nord-Sud comprend trois grandes parties: 1) Une description brève des travaux de la réunion et une interprétation du “consensus”, document de base des travaux, de la réunion; 2) une déclaration indiquant que certaines délégations ont suggéré des thèmes qui pourraient être discutés dans les différentes commissions (énergie, matières premières, développement et questions financières); 3) liste des questions; on apprend de source indienne, qu’il y aurait deux documents qui seraient ajoutés en annexe de Soldats et extrême-gauche poursuivent leur offensive contre l’amiral Azevedo r; LISBONNE (Reuter) — Les derniers mutins qui occupaient la caserne du régiment d'artillerie lourde de Porto (RASP) our empêcher la dissolution du régiment ocal de train par le général Veloso, commandant de la région militaire nord, ont évacué les lieux hier en milieu de matinée, forts des assurances qui leur avaient été fournies par le chef d'état-major général, le général Carlos Fabiao.Venu la veille de Lisbonne pour régler personnellement la mutinerie, le général Fabiao a promis aux soldats rebelles que le régiment de train serait reconverti en une unité de combat, baptisée “détachement du 25 avril", qui sera “garante de la révolution” que l’armée a mise en branle ce jour de 1974 C'est sous les acclamations des militants d’extrême-gauche qui campaient devant la caserne depuis le début de l’occupation que les rebelles ont quitté le RASP, où flottait encore le drapeau rouge, ‘symbole," selon une sentinelle, “de l'union et de la lutte de tous les soldats avec les travailleurs opprimés".Les concessions faites aux mutins pour qu’ils cessent leur insubordination contrecarrent les tentatives du gouvernement de l’amiral José Pinheiro de Azevedo pour rétablir la discipline dans l’armée, C'était, en effet, du fait de l'insubordination de certains de ses éléments, que le général Veloso voulait dissoudre le ré- giment de train de Porto, qu'il avait fait occuper par des troupes fidèles.Le général Fabiao a annoncé qu’il allait ordonner une enquête sur l'ensemble de ces événements et que quiconque s’était rendu coupable d'infractions serait puni.Les rebelles paraissent éprouver quelque soupçons quant à la matérialisation des promesses qui leur ont été faites.Ils ont demandé que les résultats de l’enquête soient connus avant la réunion qu’ils ont décidé de tenir vendredi en huit pour examiner si les engagements du chef d'état-major ont été respectés.De source militaire à Porto, on indique que le commandement régional est mécontent d'un arrangement conclu sans son concours alors qu’il s’efforcait de restaurer la discipline dans les unités de son ressort.Forte des concessions quelle a obtenues.l’extrême-gauche ne désarme pas.A Porto, la ligue communiste internationaliste (trotskiste), dont la permanence avait été secouée dans la journée par l'explosion d’une bombe, a imputé hier cet attentat à “des bandes réactionnaires au service du capital”, opérant sous la protection du général Veloso.La LCI appelle soldats et travailleurs à faire échec a la manifestation prévue samedi prochain à Porto par “les fascistes" du centre démocratique et social (CDS), formation de centre-droite.Les deux nuits d’émeutes connues ces derniers jours par la ville avaient coïncidé avec les manifestations qu’y avaient organisées deux autres formations dénoncées par l’extrême-gauche, les partis socialistes et populaires-démocrates.¦ Par ailleurs, l'organisation gauchiste militaire “Soldats unis vaincront" (SUV) qui avait soutenu la mutinerie du RASP, organisait hier soir, dans le sillage de ce qu elle considère comme la victoire obtenue à Porto, une manifestation dans l'agglomération septentrionale d’Evora.Elle appelle, elle aussi, soldats et travailleurs à y manifester “contre la réaction et pour la marche de la révolution,” dans "une lutte commune, la lutte du peuple portugais pour la victoire de la révolution".Ces appels de l’extrême-gauche à des manifestations communes de soldats et de travailleurs sont lancés au moment même où le président Francisco da Costa Gomes demande aux organisations politiques de ne pas manifester en faveur de telle ou telle unité de l’armée afin de ne pas en saper la discipline.Le chef de l’Etat a publié hier, en sa qualité de commandant en chef de l’armée, un communiqué affirmant que “ce type d'action des masses populaires, même bien intentionnée, crée la confusion parmi la population et provoque division et indiscipline dans les forces armées".RFA : la vente de centrales nucléaires prend un tour de plus en plus politique BONN (AFP) — La vente à l'étranger de centrales nucléaires ouest-allemandes se transforme peu à peu en un sujet brûlant d’actualité politique.Après les remous provoqués la semaine dernière à Bonn par l'éventuelle livraison d’un reacteur à l'Afrique du Sud, on a appris mardi que l’opposition de la RDA au projet de construction d’une centrale à Kaliningrad (ex-Koenigsberg) n'a pas faibli.Pour réaliser le projet, les Allemands de l'Ouest avaient posé comme condition à l’Union Soviétique que Berlin-Ouest serait approvisionné di- Isabel Peron reprend les rênes BUENOS AIRES (Reuter) — Mme Maria Estela Peron a regagné Buenos Aires hier soir, afin de reprendre ses fonctions présidentielles après une cure de repos de trente-deux jours prescrite par ses médecins.Sa santé apparemment rétablie après un séjour d'un mois dans un hôtel sévèrement gardé.Mme Peron a été accueillie à son arrivée par les huit membres du gouvernement conduits par le président par intérim.M.Italo Luder, qui doit restituer aujourd'hui ses fonctions au chef de l’Etat.Le retour de Mme Peron, qui a causé une certaine surprise compte tenu du débat qui avait entouré l'opportunité de sa réintégration dans ses fonctions présidentielles, sera marqué demain par un rassemblement de masse à Buenos-Aires organisé par les péronistes de droite.Mme Peron y prendra la parole dans le contexte d’un nouvel effort pour réaffirmer son autorité sur un pays en crise.M.Italo Luder.qui assurait l'intérim de la présidence depuis le 13 septembre, s'est acquis du respect dans les milieux les plus divers pour sa modération.Certains responsables péronistes au parlement et dans les syndicats espéraient qu’il puisse garder l’intérim au moins jusqu’à Noël, afin d'amoreer le règlement des nombreux problèmes politiques, économiques et sociaux de l'Argentine.rectement en électricité provenant de cette centrale.Ces livraisons de courant serviraient également de moyen de paiements pour les Soviétiques.Il fallait donc que la RDA donne son accord puisque la ligne à haute tension devait passer sur son territoire.Dès le début des négociations.les Allemands de l'Est n’avaient pas caché leur opposition au tracé direct et donnaient la préférence à une solution “tangentinelle la ligne principale aboutirait directement en république fédérale et Berlin-Ouest serait approvisionné par une bretelle installée en RDA.Cette solution est-allemande ne peut en aucun cas être acceptée par les Allemands de l’Ouest: dans leur esprit l'approvisionnement direct devait permettre l’indépendance énergétigue de Berlin-Ouest.En cas de crise, la ligne aurait pu être utilisée en sens inverse et l’ancienne capitale du Reich aurait pu être approvisionnée par la république fédérale.Si donc il se confirme que la RDA maintient son opposition et que l’affaire avec l’URSS ne se fait pas, ce sera un revers politique pour le gouvernement ouest-allemand.Mais ce serait aussi un échec économique.La Kraftwerkunion a besoin pour utiliser ses capacités de production de manière optimale de 6 nouvelles commandes» de centrales nucléaires par an.Sur les 4 qui seront passées en R F’A même, elle compte en recevoir 3.Il lui faut donc 3 commandes étrangères par an.L’affaire sud-africaine est plus grave encore du point de vue politique.KWU participe en effet à un concours international pour la livraison d’une centrale nucléaire à l'Afrique du Sud.Mais le gouvernement ouest-allemand ne manque pas une occasion pour stigmatiser le système de 1 apartheid et condamner la politique intérieure sud-africaine: il est donc accusé de jouer un double jeu.Les affaires sont les affaires, certes, mais à moyen terme, le gouvernement social-démocrate risque des déboires s’il ne résout pas ces contradictions.la déclaration finale.L’un serait présenté par les sept pays du tiers monde sur la base d’un document de travail rédigé par l’Algérie et l’Iran.L’autre serait le texte américain comprenant une liste de sujets que Washington voudrait voir soulevés au sein des 4 commissions.Le document final comprendra également la liste des organisations internationales qui seront invitées, en tant qu’observateurs, au dialogue, précise-t-on de source indienne.L'organisation des Nations unies serait le seul observateur admis à la conférence plénière du mois de décembre.Les Nations unies figureraient également parmi les observateurs permanents invités dans les quatre commissions.Y seraient également représentés, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’Agence internationale de l’Énergie (A.LE.), l’Organisation de coopération et de développement économique (O.C.D.E.), le Fonds monétaire international (F.M.I.) et la Banque mondiale, ainsi que quelques autres agences spécialisées.La délégation américaine a demandé que soit annexée à la déclaration finale une liste des sujets qu’elle souhaite voir traiter! ¦ Commission pour l’énergie: les prix du pétrole, et leur relation vis-à-vis de la demande à long terme ainsi que la sécurité des approvisionnements à long terme.Coopération entre les pays développés et les pays en voie de développement pour accroître les approvisionnements d’énergie.Le budget de la CEE vivement critiqué STRASBOURG (Reuter) -Le projet du budget 1976 de la Communauté économique européenne a été vivement et généralement critiqué hier par les députés réunis au Parlement européen de Strasbourg.M.Mariano Rumor, ministre italien des Affaires étrangères, chargé de présenter ce projet en sa qualité de président en exercice du Conseil des ministres de la CEE, a été exposé au mécontentement des députés qui n'ont pas hésité à se servir de mots tels qu"’incompétence”, “irresponsable", “mince”, “avare" et “hypocrite".Le leitmotiv des nombreuses interventions n'a guère varié: les députés reprochent aux Neuf d'avoir réduit les dépenses communautaires dans des domaines mal choisis.Ils s’insurgent contre le fait que les domaines du développement régional, de l’assistance sociale et de l'aide au développement aient été privés de ressources alors rien n’a été retranché du fonds agricole massif de la Communauté.Le conseil des ministres a décidé le mois dernier de réduire de 8,059 à 7,460 milliards d’unités de compte le projet de budget soumis par la commission européenne au moyen de coupes dans les domaines du développement régional, de l’assistance sociale, de l’aide au développement et de la recherche.M.Rumor avait prévu ces critiques.Fin présentant le projet de budget, il a en effet déclaré qu’il s’agissait d’un compromis n'étant guère de nature a satisfaire les députés.¦ Commission sur les matières premières: stabilité des recettes, diversification des exportations.Détermination des approvisionnements à long terme et du fonctionnement stable des marchés de matières premières y compris alimentaires.¦ Commission sur le développement: étude des problèmes du déficit des pays en voie de développement : assistance financière, transfert de technologie, accès du tiers monde au marché de capitaux, promotion de l’agriculture et de l’industrialisation.¦ Commission financière: la délégation américaine détermine les aspects financiers liés aux trois commissions précédentes: — Énergie: conséquences financières des prix de l’énergie.Problèmes internationaux dïirvestissements y compris le recyclage des pétro-dollars; — matières premieres: implication financière des accords par produit et stabilisation des recettes d'exportation; — Développement: financement de projets d'investissements dans le tiers monde et financement des importations agricoles.Étude d’approche des déficits de la balance des paiements des pays en voie de développement.Report inexpliqué d’un entretien Brejnev-Giscard MOSCOU (Reuter) — M.Leonid Brejnev a reporté à demain le second entretien avec le président Valéry Giscard d’Estaing prévu pour hier et il était absent au spectacle de chants et de danses gui a eu lieu dans la soirée en l’honneur au chef de l’Etat français.Normalement, le secrétaire général du parti communiste soviétique assiste aux manifestations de ce genre organisées en l'honneur des visiteurs étrangers de marque avec lesquels il a des entretiens politiques mais il lui est arrivé dans le passé de laisser en pareil cas MM.Kossyguine ou Podgorny jouer le rôle de maîtres de maison.Ainsi, le président Giscard d'Estaing a consacré au tourisme la deuxième journée de sa visite officielle en Union soviétique: pèlerinage à la maison de Tolstoi le matin et excursion à Borodino l’après-midi avant un spectacle de chants et danses au Kremlin dans la soirée.Aucune explication n’a été fournie sur ce changement de programme, tout à fait exceptionnel en Union soviétique pour une visite de celte importance.DOURTHE Un grand nom dans les vins de Bordeaux.4» 1/ < y//‘ r/cAm *4>:( ;» *o!V**r THAOTiON M- b j t\*i de vins méritent l’appellation ’’Chateau’’, réservée aux crus de qualité supérieure.Le Chateau La Terrasse est un bordeaux velouté, de grande classe, recommandé avec toutes les viandes.No 394A $3.45 .K'r.c t * *>,?.V> 3 Abitibi nov 10 1 15 40 30 inco mai 30 50 1 00 Abitibi fév 7'* 2»* SH Int Pip® nov 10 1 60 1 85 IV, Abitibi fév 10 60 85 Int Pipe nov 12’* 10 35 Abitibi mai T’> 2»« 3' 4 In» Pipe fév 10 2'* 2,i Abitibi mat 10 90 140 Int Pipe fév 12’* 35 55 Alcan nov 22', 10 35 20*4 Int Pipe mai 10 2’» 3 Alcan nov 25 25 Int Pipe mai • 12’, 75 1 20 Alcan fév , 20 1 40 160 Mass Fer nov 15 2».2’t 17’, Alcan fév .22'-» 50 85 Mass Fer nov 17’* 45 70 Alcan fév 25 15 40 Mass Fer lév 15 2».3 Alcan mai 20 2 2’, Mise Fer fév 17’* 1 25 1 50 Alcan mai 22’> 2 1 30 140 1 40 Mass Fermat 15 3 3’, Alcan mai 25 25 75 Mass Fermai 17’, 1 50 2 , BanH Mtl nov 15 2 2'.17 Moore nov 40 6’.6>.46’, Bank Mtl nov 17'* 35 55 Moore nov 45 2 1 50 1 75 1 65 Bank Mtl fév 15 2i 3'.Moore nov SO 25 Bank Mtl fév 17'* 10 90 1 10 1 00 Moore fév 40 5 7'.7».7'» Bank Mtl mai 15 3 3', Moore fév 45 3 3*4 3>.3'.Bank Mtl mai 17'* 1 00 1 40 Moore fév 50 85 1 10 Brascan nov 10 1 05 1 25 11'« Moore mai 40 3 8', 8*4 6'.Brascan nov 12’* 20 Moore msii 45 4 4', Braacan fév 10 1 50 1 75 Moore mai 50 1 20 1 70 Brascan fév 12', 25 50 Norsnda nov 30 2 2» 2‘.2’.32 Brascan mai 10 2 2'.Noranda nov 35 15 40 Brascan mai 12’, 60 1 OO Noranda fév 30 3'i 3’, CP Ud nov 12', 160 1 90 13', Norsnda fév 35 60 85 CP ltd nov 15 30 Noranda mai 30 3‘i 4‘» CP Ltd fév 12’, 2 2'« Noranda mat 35 130 1 80 CP Ltd fév 15 40 50 Pac Pete nov 22’* 1 3't 3>.3 .25’.CP Ltd mai 12’* 2’* 3 PacPétenov 25 3 1 35 160 1 60 CP Ltd mai 15 50 100 Pac Pete fév 22’, 1 5 S'* 5 Gulf Can nov 25 1 3?* 4'* 4 28».Pac Pete fév 25 8 3 3'.3’* Outf Can nov 30 40 65 Pac Pete mai 22* 2 5’.6'.S', QufcCan fév 25 5’.5*, Pac Peta mat 25 3», 4 Ooff Can fév 30 1 1 90 2 2 Shell Cn nov 15 7 1 35 160 1 50 16 Guff Can mai 25 6’, 7 Shell Cn nov 17’, 15 40 Guff Can mai 30 2*.2 .Shell Cn lév 15 7 2’, 2>i 2'.Imp OH nov 22'* 1 55 1 80 23’i Shell Cn fév 17’, 2 65 90 75 Imp OH rtbv 25 25 50 SheftCnmei 15 2».3'* Imp OH fév 22', 3».3».Shell Cn mai 17’* 1 15 160 Imp OH fév 25 1 1 75 2 175 Slak» nov 30 65 90 30'.Imp OH mai 22'> 4'* 5 Stelco nov 35 25 Imp OH mai 25 3 2»« 2*.2*i Sfttfoal* 30 1 25 1 50 Inco nov 25 1 60 1 85 Stelco fév 35 15 40 Inco nov 30 05 30 Steloo mai 30 2 loco fév 25 2 2’.¦'•letoomai 35 SO too- mcofév 30 40 SO VOLUME TOTAL 67 VALEUP TOTALE $18800 00 F / t l’actualité économique Le Devoir, jeudi 16 octobre 1975 • 23 Voyageur acquiert les Autobus Drolet La compagnie Voyageur Inc.vient d’ajouter une autre compagnie à son parc d’autobus avec l’acquisition des Autobus A.Drolet de Québec, une entreprise qui dessert les régions de Charlevoix et la Côte Nord.La transaction, dont le montant n'a pas été révélé et qui demeure sujette à l’appronation Crédit à la consommation : $22 milliards Chaque consommateur canadien doit, en moyenne, $1,000 aux institutions prêteuses.En effet, le crédit à la consommation vient de franchir le cap des $22 milliards.Au mois d'août dernier, les montants consentis par les banques, les compagnies d’assurance et les compagnies de finance ont grimpé de 15.6% par rapport au mois d’août de l’an dernier.Ces firmes, qui produisent des rapports mensuels, avaient un encours de $17.8 milliards.Les autres institutions de crédit, les Caisses populaires et les détaillants qui ne fournissent que des rapports trimestriels, ont prêté aux consommateurs $4.6 milliards à la fin de juin dernier, une progression de 11.5% par rapport au même mois en 1974.La valeur totale du crédit à la consommation au Canada atteignait $21.8 milliards le 30 juin dernier, une hausse de 13.5% sur l’an dernier.Les augmentations récentes portent à $22 milliards l’endettement des consommateurs canadiens.DONNEZ UNE FOIS POUR TOUS + AIDER C’EST AGIR P; le de la Commission des transports du Québec, a été confirmée hier par le secrétaire de A.Drolet Ltée, M.Jean-Marie Drolet.Cette entreprise est la propriété de M.Cyrille Drolet et des membres de sa famille.Elle possède douze autobus long courrier et exploite un service de transport de passagers entre les villes de Québec et Baie-Comeau.Cette région était l’une des dernières à ne pas être silonnée >ar les mastodontes aux cou-eurs bleu et vert.Power Corp.par l’entremise de Canada Steamship Lines et Entreprise Transport Provincial dessert maintenant la plupart des villes d’importance du Québec sauf quelques municipalités dans la région des Bois Francs (Drummondville.).Entreprise Provincial est également propriétaire de Carrier & Frères de Montréal et Voyageur Colonial d’Ottawa.C’est à partir de cette dernière entreprise que le principal actionnaire de Power, M.Paul Desmarais a érigé son empire financier et industriel.Au cours de la même transaction, Voyageur a acquis Voyage Drolet, une agence de voyage appartenant à la famille Drolet, et un restaurant situé à Baie-Comeau.Dominion Corset centralise sa distribution au Québec QUEBEC (PC) - La compagnie Dominion Corset a décide de déménager sa division de fabrication de lingerie de Toronto à Matane, au Québec.La nouvelle a été confirmée par le vice-président exécutif de l’entreprise, M.Randall E.In-nis, qui a précisé que l’ensemble de la distribution se fera désormais à partir de Québec.“Nous espérons ainsi avoir un meilleur contrôle de nos opérations, et partant une plus grande efficacité”, a déclaré M.Innis.La division de Toronto avait été acquise pour $150,000 en 1971 dans une tentative pour diversifier les opérations, mais elle n’a pas répondu aux espoirs de la compagnie.Aux dires des dirigeants de l’entreprise, cette division était devenu une véritable Tour de babel.Il s’y parlait plus de 14 langues et le roulement du personnel atteignait 95 pour cent.Dominion Corset exploite déjà à Matane une fabrique de soutien-gorge qui emploie quelque 70 personnes et où le taux de rotation du personnel n’est que de 5 pour cent.L’entreprise prévoit que la nouvelle division, une fois implantée à Matane, emploiera 75 personnes et atteindra un chiffre d’affaires d’environ $1 million.Le déménagement nécessitera des déboursés de l’ordre de $100,000.La CVMQ interdit Midepsa Industries Le surveillant des opérations de transformation du pétrole brut se promène sur la passerelle d'une unité de raffinage située dans l'Est de la métropole.Le brut est conduit dans des canaux de raffinage qui permettront la formation des différents dérivés du pétrole: essence, kérosène, mazout, carburants lourds.Parce que les actions de Midepsa Industries ont fait un bond “anormal” de $0.07 à $0.16 au mois de juillet dernier, la Commission des valeurs mobilières du Québec a demandé à tous les courtiers de cesser de transiger les titres de cette entreprise dirigée parr MM.E.J.Suttie et G.A.Allison de Montréal.Sans qu’aucun changement d’importance n’apparaisse dans l’horizon de la compagnie, le cours des titres “MD” a grimpé de $0.02 à $0.16 depuis le début de l'année.La CVMQ soupçonnerait une firme torontoise, Anglo Keno, de vouloir La situation de Dominion Textile s’améliore R.H.Perowne, président du conseil et chef de l'administration de Dominion Textile Limitée, a fait part hier aux actionnaires de la compagnie réunis en assemblée générale de l’amélioration des activités canadiennes de la compagnie.Selon M.Perowne, le ton général des affaires de la compagnie est considérablement plus soutenu qu’il ne l’a été au cours des quinze derniers mois, ce qui est, à bien des égards, contraire aux perspectives dressées l’an dernier.Au cours des huit dernières semaines, a-t-il précisé, notre volume de commandes en carnet dans la plupart des secteurs a excédé celui de la même période l’an dernier.“Pour la première fois depuis plus d’un an, nos stocks de produits finis ont baissé; parallèlement, nos expéditions ont commencé à monter et, ce qui est de prime importance pour l’efficacité de notre entreprise, un grand nombre de métiers à filer et à tisser sont remis en marche là où l’année dernière nous procédions à des mises à pied et à des réductions d’activité manufacturière”.Concernant l’acquisition de DH J, M.Perowne a cependant souligné qu’au cours du pre- mier trimestre du nouvel exercice qui est maintenant terminé, la compagnie a enregistré des pertes de $470,000 sur des ventes de $41.3 millions pour une période qui traditionnellement n’est pas reconnu comme l'une des plus fortes de l’année”.L'an passé DHJ et ses filiales ont subi des pertes de près de $25 millions pour leur exercice financier qui s’est terminé le 31 mai 1975.Ces chiffres sont exprimés en valeur américaine.Pour ce qui est de Dominion Textile, les ventes consolidées ont atteint $104 millions au cours du premier trimestre terminé le 30 septembre 1975.Ces ventes qui incluent maintenant DHJ constituent une augmentation substantielle par rapport aux $64 millions du premier trimestre de l’an dernier.Sans DHJ, les ventes indiqueraient une baisse de 5%.Le bénéfice net de $543,000 représente 7 cents par action comparativement à 17 cents pour la même période l’an dernier.Sur une base comparable aux résultats de l’an dernier, c’est-à-dire si on n’avait pas tenu compte des pertes de DHJ, le bénéfice de ce premier trimestre aurait atteint près de 13 cents par action.Dans son analyse des tendances actuelles, M.Perowne a conclu: “Si l’actuel optimisme du marché textile américain se maintient, nous avons tout lieu de croire que nos usines se dirigeront vers une reprise des affaires et si les marchés européen et asiatique se modèlent sur ce qui se développe dans l’économie textile de l’Amérique du Nord, les six premiers mois de l’année civile 1976 pourraient être témoins d’un volte-face passionnant dans les affaires de la compagnie”.PUBLICITÉ HILL JACQUES TÉTRAULT Mme Oenyse Maheux, vice-président et directeur général de Publicité Hill, la succursale de Montréal de Gordon Hill Advertising Limited, annonce la nomination de Jacques Tétrault au poste de chef de groupe/cadre.M.Tétrault a une vaste expérience des produits empaquetés.Il a été chef de produit d'une société réputée et, plus récemment, il était chef de publicité au bureau de Montréal d'une agence internationale.La Banque Mercantile du Canadav Dividendes nos 21 et 22 Avis est par les présentes donné qu'un dividende de douze cents et demi par action pour le trimestre se terminant le 31 octobre 1975 et un dividende supplémentaire de vingt-cinq cents par action pour l'exercice financier se terminant le 31 octobre 1975 sur le capital-actions versé de la Banque sont déclarés, tous les deux payables le ou après le vendredi 28 novembre 1975 aux actionnaires inscrits le 31 octobre 1975 à la fermeture des bureaux.Les actions souscrites mais non entièrement payées à la fermeture des bureaux le 31 octobre 1975 prendront part à ces dividendes dans une proportion égale à celle du montant total alors payé quant à ces actions sur le prix de souscription de ces actions.Par ordre du Conseil d'administration Le secrétaire G S.LYNCH Montréal, le 8 octobre 1975 Carling O’Keefe poursuit l’aventure US PEUGEOT 504 SEDAN VERSION ESSENCE OU DIESEL La compagnie Carling O'Keefe de Toronto entend pôursuivre son aventure dans l’industrie américaine de la bière avec la signature, au début de cette semaine, d’un accord en vue de l’acquisition de deux brasseries appartenant à National Brewing de Baltimore.Filiale à 50% de Rothmans of Pall Mall, Carling O’Keefe possède déjà cinq etablissements aux Etats-Unis; les opérations de ces filiales ont entraîné des pertes de $9.4 millions en 1974.Pendant ce temps, les ventes au Canada s'amélioraient et rapportaient des bénéfices de $4.6 millions.En plus des marques O’Keefe, Black Label Carlsberg et Heidelberg, la Baisse du prime rate ST.LOUIS (AFP) - Une petite banque du Middle West, la Southweat Bank de St.Louis, a réduit hier son taux d’intérêt privilégié de 8 à 7 3-4 p.c.Cette baisse reflète le tassement des taux d’intérêt enregistré depuis quelque temps aux Etats-Unis.Il est cependant encore trop tôt pour savoir s’il s’agit là d'un mouvement de repli provisoire ou d’une véritable tendance à la baisse.compagnie vend les vins Jordan.Quelle est la stratégie de Carling qui cherche à s’imposer sur un marché dominé par les grands brasseurs de Milwaukee?Pour une entreprise américaine, les pertes des brasseries pourraient combler, du point de vue fiscal, des gains dans d’autres domaines.Mais Carling O'Keefe n’a aucun autre élément d’actif aux USA.Au Canada, elle possède, à l’extérieur du secteur des alcools, la firme Star Oil & Gas, un producteur de gaz naturel et de pétrole en Alberta et en Alaska.L’Agence de tamisage bloque la vente de Maurice Rousseau L'Agence d’examen de l’investissement étranger a bloqué la vente de la compagnie Maurice Rousseau & Co.de Québec à Corbett’s Ltd de Calgary, une filiale de Genuine Parts Co.d'Atlanta.Maurice Rousseau & Co est un distributeur de pièces d'automobiles qui possède trois magasins dans la région de Québec.L'organisme fédéral a, par ailleurs, donné le feu vert pour la vente de quatorze entreprises canadiennes à des intérêts étrangers.PAIEMENTS MENSUELS pour HYPOTHÈQUES 6-27%, 50ans, $100,000.640 pages, format de poche $6.00.Disponible chez Eaton, W.H.Smith et autres librairies à Montréal ou écrire à; GALL, C.P.6666-A, Toronto, Ontario.lo voiture qui gogne à être connue.G.T.Auto Enrg.1740, boul.Labelle, coin bout.St-Martin (Chomedey) Laval, Tél.: 331-6554 GESTION PAR OBJECTIFS Votre organisation gagnera en dynamisme si ses objectifs et ceux de son personnel sont CLAIRS et EXPLICITES.L'idée fondamentale qui sous-tend la GESTION PAR OBJECTIFS est simple.Il faut la comprendre, l'accepter, et savoir la mettre en pratique.Nous offrons une session intensive où vous pourrez apprendre ou revoir les notions et la méthodologie de ce système de gestion avec GERALD LEFEBVRE et GASTON SAUVE: À Montréal, les 30 et 31 octobre 1975 è compter de 9:00 A.M., A l’Hôtel Holiday Inn, Station de métro Longueuil, Salle Iberville Coût: $200.par participant.Date limite d’inscription: 24 octobre, 1975.Pour vous inscrire ou pour de plus amples renseignements, téléphonez à: R.D.O.Inc.2250 rue Guy, Suite 305 Montréal Tél.: (514) 935-7329 ou 935-3284 comptez sur Canon fF?.pour Canada métrique le PALMTRONIC FC80 métrique et autres conversions automatiques .dans la paume de votre main! appelez Cie Canadienne d’Equipement de Bureau Ltée 600 Ouest Lagauchetière 861-9401 VOTRE VOYAGE.s’approprrer le contrôle de cette compagnie sans annoncer publiquement son dessein.Anglo Keno, une firme immobilière qui a des propriétés minières près de Washington et dans la région de Thunder Bay, a acquis récemment un bloc de 18.5% d'actions de Midepsa.Ces titres ont été, en partie, cédés par Denison Mines, malgré un avis défavorable de la direction de Midepsa.Cette dernière entreprise possédait jusqu’en 1972 un important gisement de phosphate et de potasse au Pérou mais le gouvernement de Lima a mis la main sur cette propriété en raison du refus de Midepsa d’entreprendre des travaux.Midepsa réclame donc $11.5 millions.Le seul élément d’actif de Midepsa est un bloc de 10,000 actions de Kaiser Aluminium & Chemicals de la Californie: Anglo Keno a nié avoir l’intention de prendre de contrôle de Midepsa mais se propose de changer la direction de l’entreprise pour injecter des fonds supplémentaires.La Loi des valeurs mobilières mentionne que toute personne ou entreprise qui se propose de prendre le contrôle d’une entreprise doit présenter une offre publique d’achat à tous les actionnaires et non à quelques-uns seulement.Il est interdit d’accumuler les titres par des achats répétés sur le marché.Locataires demandés à la Bourse de Londres Le Stock Exchange, atteint par la récession, recherche des locataires pour occuper ses nombreux bureaux vides.L’administration de la Bourse de Londres a annoncé que le quart des bureaux dans son immeuble de 26 étages, au coeur de la City, étaient vides et désormais ouverts aux firmes autres que celles des courtiers et agents de change.Le Stock Exchange précise tout de même qu’il n’acceptera que des locataires “au-dessus de tout soupçon”.L'an dernier, Rothman’s a réduit de $71.6 millions la valeur aux livres de ses intérêts dans Carling.En 1969, la firme britannique avait payé $14 l’action de Carling qui aujourd’hui se transige à moins de $3 après avoir atteint un plancher à $1.91, au début de l’année.l'UNlQUE COMPAGNIE D’ASSURANCE SUR LA VIE FILIALE D'UNlGESCO Inc.ASSUREUR-VIE AGRÉÉ CLAUDE CHRÉTIEN L’Unique compagnie d'assurance-vie est heureuse de souligner que Monsieur Claude Chrétien Directeur Administratif dans la région de Québec, s’est mérité le titre d'assureur-vie agréé.Le diplûme reçu par Monsieur Chrétien couronne cinq années d’études sur l’assurance-vie ainsi que des implications légales et fiscales pour un particulier ou une corporation.Par ces études, Monsieur Chrétien est donc en mesure de mieux servir ses clients et le public en général.Une firme américaine Ambassador Bridge n’a pu toutefois mettre la main sur Transit Co.de Windsor en Ontario.Transit Co.détient des droits sur la section canadienne du pont Ambassador reliant les villes de Windsor et Détroit.OBUGATIONS cTÉPARGNE du CANADA ***** «9 (A
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