Le devoir, 3 avril 1976, samedi 3 avril 1976
SV ¦ ¦ ' J* • ?* la météo' ensoleillé, quelques passages nuageux.Minimum la nuit dernière 1.Maximum 10.Aperçu pour demain: ensoleillé.Détails en page 6.Fais ce que dois 25CENTS Vol.LXVIII - No 79 Montréal, samedi 3 avril 1976 Saint Richard “C’est comme un vrai raz de marée” Fuite devant la crue des eaux au sommaire de Culture et Société par Gilles Provost “Je te mens pas! C'était comme un vrai raz de marée: l’eau arrivait d’en arrière, à travers les terres.J’ai vu deux autos qui ont été emportées par le courant et aussi une roulotte.Chez nous, l’eau a monté de plusieurs pieds en quelques minutes.” Pendant que sa fille nous écoute et que son mari somnole sur un lit dans l’école Saint-Charles de Lachenaie, qui sert de centre d’hébergement, Mme Robert Poirier poursuit ses explications, la voix encore chargée d’émotion: Mi “Ca s’est produit quand les glaces ont formé un embâcle sur la rivière des Mille-Iles, près de Terrebonne, juste à l’embouchure de la petite rivière Mascouche (la rivière Saint-Jean Baptiste): la glace a complètement bloqué la petite rivière.Elle a débordé et s’est mise à couler à travers les terres pour venir se déverser plus loin dans la rivière des Mille-Iles, en deux branches, deux milles en aval.” ‘ Toutes les maisons qui étaient sur le chemin ont été inondées.La route a été coupée à deux endroits.Quand mon mari est revenu de travailler, il était impossible de passer.Toute une portion de la route a été emportée par le courant.” "Quand j’ai vu l’eau monter si vite, je suis allée ouvrir la porte du garage pour qu elle ne soit pas défoncée par la masse d’eau qui s’accumulait de l’autre côté.Ensuite, le temps de le dire, je me suis retrouvée avec plus de quatre pieds d’eau au sous-sol.Maintenant, il y en a sept pieds.” ‘ J'ai eu assez peur, je ne savais pas quand ça s’arrêterait.A un moment donné, un raton-laveur est entré dans la cave: j’ai eu la peur de ma vie, je criais, je pleurais.” "Là, poursuit Mme Poirier, notre voisin, qui est policier, est venu m’aider.Il a abattu l’animal d’une balle de revolver.Les enfants pleuraient à cause de la détonation.” “Vers dix heures, un gars de la protection civile est venu évacuer les voisins : ' Srâ^ ,* N:; Üii iiitmii K - ;?»S| Ü Après avoir soupe à l’école Saint-Charles de Lachenaie transformée en centre d’accueil pour les familles sinistrées, la petite Marie-José vient de s’endormir dans les bras de son père.M.et Mme André Goulet, eux, nous expliquent les péripéties de leur évacuation (avec l’aide de l’armée) à trois heures du matin, la nuit précédente.(Photo Alain Renaud) avec une chaloupe et il m’a dit qu’il reviendrait me chercher.Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il n’est revenu qu’à deux heures du matin.Pendant tout ce temps là, on attendait et on ne savait pas quoi faire.” "Quand je suis partie, le solage de béton qu'on venait de construire était fendu, le congélateur flottait à l’envers dans la cave, avec les meubles, les matelas neufs, et le bois qu’on avait acheté pour finir le Voir page 6: Raz de marée Evacuation massive d’Ottawa à Gaspé Le niveau des eaux du Saint-Laurent et de plusieurs de nos affluents a brisé des records, hier, et plus de 100 familles ont été forcées d’abandonner leurs demeures, plus particulièrement dans la région métropolitaine.Mais c’est tout le long du Saint-Laurent, depuis la frontière de l’Ontario juSqu’à la péninsule gaspésienne, et le long de plusieurs de ses tributaires, que la crue fait ses ravages.Que ce soit le long du Richelieu, de la Bécancour, de la Chaudière, ou à Matane, à Trois-Rivières, dans les îles de Sorel, sur la Côte de Beaupré, pratiquement toutes les régions du Québec vivent un printemps olympique où les records sont dépassés.La Protection civile signalait en fin d'après-midi que la situation semblait se stabiliser dans la région de Montréal.Les spécialistes du ministère des Richesses naturelles prévoyaient à 16 h un ralen-, tissement du débit des eaux au cours des prochaines heures, malgré une légère hausse du niveau de l’eau au lac des Deux-Montagnes.Selon eux, tout permettait, à ce moment, d’espérer que les eaux commencent à se stabiliser et même à se retirer légèrement pour peu que la température demeure favorable.Voir page 6: Évacuation «3® Wiruns La fin de l’aventure à décollage court: une expérience aussi coûteuse à arrêter qu’à poursuivre _ page13 1 * Jean-Claude La Haye, l’un des deux principaux urbanistes architectes du Complexe Desjardins, décrit cette autre aventure humaine, où certains n’ont vu que des tours et qui, pourtant, est aussi une place, un basilaire et un réseau piétonnier.La Place Desjardins sans complexe, aujourd’hui, jour de ’inauguration.— page 24 au sommaire ¦ Le prix des aliments a baissé de 1.3% au cours des derniers cinq mois — page 2 ¦ La CEO presse les commissions scolaires de ne pas jouer les boucs émissaires ¦ Trudeau rejette la suggestion du commissaire aux langues officielles — page 3 ¦Une grande victoire pour les provinces: un éditorial de Claude Ryan ¦ Avortement du compromis italien; Rien.de Neuf: les blocs-notes de Georges Vi9"y ¦ Saint-Pierre réitère qu’il n’a plus de fonds à “dilapider” pour Tricofil — page 7 ¦ Le Neuf ne peuvent surmonter leurs désaccords — page 9 Entrepreneur criminellement responsable d’un accident mortel au stade olympique La trêve tue encore au Liban: 100 morts BEYROUTH (d’après AFP et Reuter) — Le cessez-le-feu, qui devait entrer en vigueur pour dix jours n’a pas été respecté hier au Liban, où le “gel des opérations militaires” accepté par les belligérants chrétiens gt musulmans a fait quelque cent victimes et un nombre inconnu de blessés.A Beyrouth, des fusillades intermittentes étaient signalées mais sur une échelle bien plus réduite que les jours précédents.On en dénombrait pas moins une trentaine de morts dans les rues de la capitale; deux obus incendiaires sont en outre tombés sur un hangar du port y provoquant un nouvel incendie.De violents combats se seraient également déroulés dans la montagne libanaise, notamment à Aintoura, au nord de Beyrouth, village que des forces progressistes auraient repris en fin de journée aux forces loyalistes et leurs alliés.Cinquante à soixante personnes auraient été tuées au cours de ces combats, tandis que le village, pris et repris plusieurs fois durant les combats, serait complètement dévasté, apprend-on de source bien informée.La journée a été marquée par les entretiens de l’envoyé du président Gerald Ford au Liban, M.Dean Brown, avec MM.Kamal Joumblatt, leader progressiste libanais, Saeb Salam, ancien premier ministre et influente personnalité musulmane sunnite, et l’imam Moussa Sadre, chef spirituel de la communauté musulmane chiite.De son côté, l’ambassadeur de France à Beyrouth, M.Hubert Argod, a également rencontré M.Joumblatt ainsi que M.Yasser Arafat, chef de l’OLP.M.Joumblatt a déclaré qu’il avait “exposé le but du mouvement national libanais" à M.Brown, représentant du président Gerald Ford.M.Joumblatt a ajouté qu’il avait indiqué à M.Brown que “la guerre que mene ce mouvement ressemble a la guerre de sécession améri-caice ou à la révolution française de 1739, et que le mouvement national libanais s'oppose au règlement (de la crise) sur une base confessionnelle, qu’il est contre la dictature et lutte pour instaurer un régime àl’occidentale”.LE chef de file de la gauche libanaise a ajouté: “Internationalisation ou arabisation de la crise libanaise ne signifient rien, car c’est l’opinion publique libanaise qui prime".Joumblatt a ensuite invité le premier ministre libanais, MM.Rachid Karamé, à “se mettre en rapport avec M.Arafat (chef de l’OLP), le général Aziz Ahdab ( "gouverneur militaire provisoire” du Liban) et le lieutenant (dissident) Ahamd Khatib, en vue d’assurer la sécurité au Voir page 6: Trêve 7 par Clément Trudel La Compagnie Sicotte, division John N.Brocklesby Transport Ltée, est tenue criminellement responsable de la mort de M.Jean-Marie Lesage, technicien en arpentage, sur le chantier du stade olympique, le 29 août 1975.En dévoilant hier son rapport de 70 pages, le coroner ad hoc et juge des Sessions de la Paix, M.Patrick Falardeau, dit en être venu à la conclusion que l’ingénieur et vice-président de Sicotte, M.Bruno Gauthier, a pris un “risque énorme”, deux jours avant l’accident, en faisant fabriquer sans plan un “baeul” qui devait supporter la charge de la poutre radiale 600 de la console 4.M.Gauthier, d’après le coroner, a enfreint la Loi des ingénieurs en n’exigeant pas de plans de la compagnie Dé-sourdy et Duranceau, de sorte que la fabrication “artisanale” du bacul (oupa-lonnier) est à l’origine de la mort de Lesage.L’enquête du coroner s’est tenue du 17 novembre au 17 décembre 1975.Le juge Faiardeau a entendu 29 témoins.Il cite de larges extraits du témoignage de l’ingénieur Gauthier dans son rapport, qui retient aussi l’insouciance “téméraire et déréglée” du directeur du montage, l’ingénieur Pierre Ricard, du surintendant général de Sicotte, M.Roger Rioux, et du surintendant, M.Bertrand Ross.Au moment de l’accident, Sicotte n’avait pas de contrat signé avec la Ville de Montréal mais agissait conformément à une résolution adoptée par le Comité exécutif de Montréal (19 août 1975) qui rendait la compagnie Sicotte responsable de manutention au sol et d’autres travaux mais, d'après le coroner, il a été prouvé que jamais, entre le soir du 27 et le midi du 29 où la poutre a basculé à cause d’un “système de suspension temporaire inadéquat” (opinion des experts Pominville et Dorleau), Sicotte n’a fait appel aux ingénieurs consultants de Désourdy & Duranceau "pour apprécier et vérifier la fabrication du palonnier”.Dans un mémoire soumis au juge Falardeau, l'Ordre des ingénieurs du Québec souscrit à l’opinion des experts quant à la "surcharge” ayant provoqué la chute de la poutre et au “bacul” qui ne possédait pas les qualités nécessaires “pour supporter une charge de 80 tonnes’’.Il y a manquement sur la question des plans, selon l’Ordre des ingénieurs, puisqu’il n’y a pas eu de modification de ces Elans, ni révision des croquis originaux, ’opinion du procureur de l’ordre, M.Ro- nald Montcalm, est que la responsabilité des parties impliquées n’a pas été clairement établie au début du projet (travaux en vue des Jeux olympiques) et qu’il en découlé une certaine confusion.L’Ordre des ingénieurs souligne toutefois que “la sécurité du public et des travailleurs ne doit en aucun cas être l’objet de compromis, même devant des échéanciers des plus serrés”.Il n'est pas fréquent qu’une compagnie soit ainsi reconnue par un coroner coupable de négligence criminelle quant à la mort de travailleurs.L’an dernier, le co- roner Richard Shadley a été appelé à se prononcer sur la mort de deux travailleurs de la Canadian Copper Refiners.Depuis, des procédures ont été prises et la compagnie ainsi que son vice-président Richard Johnston en sont au stade de l'enquête préliminaire.Le verdict du coroner en était un de négligence criminelle.Au Stade Olympique en construction, ce 29 août, les arpenteurs Pelletier et Lesage se font hisser au niveau de la poutre sur laquelle ils s’asseoient en attendant que des employés de Sicotte “ajustent la poutre" qu’il faut placer à son niveau et dans son axe.Le 28 août, toutefois, le monteur Jean-Claude Chapados avait conseillé de renforcer le “bacul’.Malgré certains indices évidents d'une résistance diminuée du bacul, souligne le coroner dans ses conclusions, on l’a quand même utilisé pour hisser une poutre qui “flambera" 20 heures après le retrait des grues.A noter que les experts qui ont déposé à l’enquête ont reconstitué chez Vibrek, à Charlesbourg, la chute d’une poutre similaire à celle qui bascula et entraîna vers la Voir page 6: Entrepreneur Grève des hôpitaux lundi?par Louis-Gilles Francoeur Le secteur hospitalier est menacé de grèves intermittentes à compter de minuit et une minute lundi matin.La CSN, a-t-on appris hier, a dressé le 25 mars des avis de grève autorisant ses 60,000 membres à débrayer légalement.Sur réception de ces avis, le conseil patronal de négociation a donné instruction aux administrateurs d’hôpitaux de veiller à réduire le nombre de patients et, parallèlement, le personnel.Les avis de grève de la CSN, signés par le secrétaire de la Fédération des Affaires sociales, M.Pierre Lachance, couvrent de 350 à 400 établissements pour une période s’étendant du 4 au 24 avril.Cela n’implique pas que la CSN veuille déclencher lundi une greve générale de 20 jours.Elle n’est d’ailleurs pas investie d’un tel mandat de la part des ses affiliés.Son intention est plutôt de décréter des grèves de 24, de 48 et de 72 heures et de mettre ses membres à l’abri de représailles judiciaires qui auraient pour effet de dégarnir son fonds de défense.Elle profite ainsi d’une erreur administrative qui a fait inscrire dans le texte officiel de la loi 253 une clause protégeant les grévistes contre toute représaiïle si l’arrêt de travail est précédé d’un avis de huit jours et si les services essentiels sont maintenus.Le Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ) aurait luiiauusi fait parvenir des avis touchant une quarantaine d’établissements.Ses 15,000 membres pour- ront légalement débrayer entre le 8 et le 30 avril.LE DEVOIR a obtenu copie de la directive du conseil patronal datée du 31 mars et signée par M.Paul Pleau, président.Elle recommande d’abord à toutes les institutions “d évaluer face à une grève générale le taux d’occupation à maintenir de façon à assurer la securité des bénéficiaires à l’intérieur de vos murs”.En d’autres termes, M.Pleau suggère de diminuer le plus possible le nombre de malades.S'il y a surplus de personnel par la suite — c’est-à-dire si les syndiqués se présentent tous au travail alors que l’occupation a été réduite à 40%, le représentant patronal suggère sans équivoque le lock-out.Après étude de tous les facteurs énoncés précédemment, si le conseil d’administration de votre établissement le juge nécessaire, il pourrait refuser l’accès aux syndiqués en surplus aux ententes ou décisions sur les services essentiels s’appliquant à l’ensemble du groupe visé par l’avis de grève”, précise le document.M.Pleau demande toutefois aux administrateurs d’être prudents.Il souligne la nécessité de donner un service complet aux malades pour mettre les administrations à l’abri de poursuites éventuelles pour défaut de soins ou pour négligence.Cette mesure est d’autent plus pertinente que, selon une source patronale, l'hôpital ne pourrait prétexter avoir été pris par surprise.Les mises à pied ou les lock-out ne devront intervenir que si l'administration a acquis la certitude de coups durs à venir.Pour évaluer ce problème, on leur suggère d’analyser la participalion des syndiqués au harcèlement des dernières semaines et la position officielle du syndicat sur la question de la grève comme moyen de pression.La décision doit aussi s’inspirer de la nature des ententes sur les services essentiels: il n’y a pas heu de s’alarmer là où les syndiqués ou le commissaire aux services essentiels ont assigné le Voir page 6: Hôpitaux / 2 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 Les arrangements fiscaux: la route est longue et pénible ! ^ Le prix des aliments a baissé de 1.3% depuis octobre dernier OTTAWA (PC) — La conférence des ministres des Finances, qui a pris fin hier à Ottawa, n’aura permis aux provinces que d'établir leur position face au renouvellement des arrangements fiscaux et tout indique que les discussions seront longues et pénibles.I)e son coté, le ministre fédéral des Finances, M.Donald Macdonald, a donné l'impression que le fédéral avait déjà pris position sur les grandes lignes qui doivent présider le renouvellement de ces arrangements fiscaux entre le fédéral et les gouvernements provinciaux.Au chapitre de la péréquation et des programmes à frais partages, M.Macdonald a déclaré: “Nous avons établi nos principes sur ces questions, il ne nous reste qu’à établir les modalités d’application, ce travail sera effectué par nos fonctionnaires.” Une telle affirmation indique bien que le fédéral a déjà “fait son UC’ et qu’il aurait décidé de procéder quasi unilatéralement au renouvellement des ententes qui prendront fin le 31 mars 1977.La majorité des provinces se sont cependant déclarées “satisfaites” de constater qu'au moins le fédéral avait accepté de considérer une approche plus globa'e de la situation.La suggestion du titulaire QUEBEC (PC) — A cause du peu d'in-térét que l’on porte à la question linguistique dans le secteur de l'enseignement supérieur, l'anglais est en passe de s’y installer à demeure.C'est ce qui ressort d'une enquête linguistique sur la situation du livre en usage dans l'enseignement supérieur, effectuée par le Comité du livre de langue française a l'université Laval.Cette étude, dirigée par MM.Guy du Pont et Denis Turcotte, a révélé que dans certains départements de l’université Laval, 50% ou plus des lectures obligatoires ou recommandées sont en anglais.Dans des disciplines telles que la philosophie, la sociologie, l'histoire, la pharmacie, le droit, le service social, la proportion des lectures obligatoires en français demeure élevée.Il n en est pas de même cependant dans d'autres domaines, comme les sciences, le génie, la médecine, l’administration, l'éducation et les sciences sociales, où les La construction uébécois, M.Raymond Garneau, sera one étudiée par un comité conjoint.La proposition québécoise veut que les négociations touenent également les programmes à frais partages.Cette décision pourrait bien représenter le seul aspect positif de cette première rencontre d’une ronde de négociations qui s'annonce difficile.Les participants à cette première conférence semblent unanimes à reconnaître qu'au moins trois autres rencontres seront nécessaires et ce, sans tenir compte des conférences des premiers ministres du pays.Plusieurs points de l'ordre du jour de cette dernière conférence ont été référés aux premiers ministres canadiens qui doivent se rencontrer une première fois en mai et principalement à la mi-juin.Cette dernière conférence devrait essentiellement porter sur le renouvellement des arrangements fiscaux entre les deux niveaux de gouvernements.M.MacDonald a bien reconnu que Tien de définitif” ne résultait des discussions des deux dernières journées.Les provinces maritimes ont bien tenté d'obtenir une aide fédérale afin de réduire le coût de la production de l’électricité, lequel est durement affecté par étudiants doivent assimiler plus du quart et parfois près de la moitié des lectures essentielles dans une langue étrangère.En agro-économie et en médecine dentaire, toutes les lectures sont en langue anglaise tandis qu'en bio-agronomie et en diététique seulement 20% et 16% des lectures obligatoires sont en français.Selon les auteurs de l'étude, la situation privilégiée ou prépondérante de la langue anglaise à l’université Laval pourrait s'expliquer non seulement par l'environnement anglo-saxon, mais aussi par le fait qu'un grand nombre de professeurs, peut-être la majorité, ont fait leurs études de maîtrise ou de doctorat dans des établissements anglophones, particulièrement dans le domaine scientifique.Ces professeurs se feraient, en sorte, les propagateurs de leur propre système de formation, dévalorisant ainsi, consciemment ou non, ce qui se fait en français et dans d'autres langues.l'augmentation astronomique des coûts du pétrole.La Nouvelle-Écosse a proposé un support financier qui pourrait s’étendre sur une période de six ans, la participation fédérale pourrait être décroissante.M.Macdonald s’est contenté de dire qu'il porterait cette question devant les membres du cabinet fédéral et il croit que le tout sera immédiatement référé aux ministres responsables du secteur de l’Énergie.Une première et rapide analyse des demandes des provinces maritimes a permis à M.Macdonald d’indiquer que le fédéral était craintif devant ce genre de subventions.Selon le ministre fédéral, trois facteurs ne favorisent pas une participation ou une aide du gouvernement central dans ce dossier de la production de l’énergie électrique pour les Maritimes.En effet, M.Macdonald a mentionné que l’expérience antérieure indique qu'une aide fédérale qui vise un objectif précis se transforme généralement en une subvention permanente.De plus le fédéral craint que les autres provinces ne partagent pas les vues des provinces maritimes et finalement, un tel support risque de réduire les efforts que pourraient fournir les provinces qui sont à la recherche d’une solution.Au chapitre de la lutte contre l’inflation et des mesures prises par le fédéral, les représentants des provinces et du fédéral ont convenu qu’il était “prioritaire” d’échanger plus d’informations sur les activités respectives.De son côté, la Saskatchewan, qui n’a pas encore endossé les mesures du fédéral, préfère attendre que la Cour suprême se prononce sur la constitutionnalité de la Commission de lutte contre l’inflation.Le rapport de travail tripartite sur les finances publiques a officiellement été déposé et les ministres ont décidé que le document serait rendu public et ce, dès que la version française serait disponible.Bref, cette première rencontre n’a pas comblé les aspirations du ministre fédéral des Finances, M.Donald Macdonald, et les provinces ont démontré qu’elles étaient solidaires face au renouvellement des ententes qui pourrait les priver de revenus importants.Les problèmes les plus épineux ont été référés aux premiers ministres canadiens qui doivent se rencontrer au cours du mois de mai et à la mi-juin.Les cinq animateurs de CKVL sont libres Le juge Philippe Pothier, de la Cour supérieure, a refusé hier après-midi la demande de renouvellement de l’injonction interlocutoire déjà accordée à la direction du poste CKVL, qui obligeait les cinq animateurs radiophonique liés par contrat à effectuer leur travail en dépit des piquets de grève érigés depuis le 8 mars dernier par les 75 employes.Après avoir entendu les plaidoyers des deux parties, le juf»e a refusé la demande de CKVL parce qu elle n’était pas accompagnée de la déclaration assermentée requise par la loi.Les cinq animateurs sont donc libres, depuis hier après-midi, de franchir ou non le piquet controversé.Jusqu’ici, un seul, le syndicaliste Matthias Rioux, a refusé par solidarité de se rendre effectuer son travail.Hier, au cours d’une conférence de presse, les dirigeants des trois centrales ont qualifié de “jaunes” les quatre autres animateurs, MM.Yvon Dupuis, Marc Trahan et Frenchie Jarraud ainsi que Mlle Lise Lapierre.Du côté syndical, on espérait, qu'une fois libérés, tous les animateurs appliqueraient la décision prise collectivement au début du conflit de ne rien faire qui puisse nuire aux grévistes.Ce rebondissement juridique survient au moment où les trois principales centrales syndicales décidaient, hier, de lancer une campagne de boycottage des produits de toutes les maisons d’affaires qui continuent d’annoncer sur les ondes de CKVL en dépit du conflit en cours.Les dirigeants des trois centrales vont envoyer au cours des prochains jours des avis à tous leurs affiliés leur demandant de participer au boycottage.D'autres actions, moins officielles, pourraient être entreprises en parallèle: manifestations devant les établissements des commanditaires, collants sur leurs produits ou dans leurs vitrines, etc.Des expériences du genre ont déjà été expérimentées avec un certain succès lors des grèves de Firestone et du canal 10.Dans ce dernier cas, de nombreux commerces avaient accepté de retirer leurs commerciaux ou de ne pas renouveler les contrats de publicité durant le conflit.- .Dans les grands laboratoires de microbiologie du Canada et des Etats-Unis, c’est à des centaines de milliers d’exemplaires qu’on répète aujourd'hui cette opération: on injecte dans des oeufs le virus de la grippe porcine en vue de la préparation de vaccins qui permettront d’inoculer en vitesse les gens qui sont le moins immunisés contre la maladie.L’Organisation mondiale de la santé a annoncé hier à Genève qu elle ignore si la nouvelle grippe est bien la ’ grippe espagnole” qui avait fait plus d’un million de morts en 1918-1919, mais elle recommande une vaccination sur une vaste échelle aux Etats-Unis.(Téléphoto AP) L’anglais s’installe dans les universités La CSN est déboutée en appel La Confédération des syndicats nationaux (CSN) n’a pas réussi à faire renverser par la Cour d’appel le jugement de la Cour supérieure refusant à la CSN l’émission d’un bref d’évocation contre l’Office de la construction du Québec (OCQ).La CSN s’en était pris à certaines opérations de l’OCQ quant au scrutin destiné à déterminer la représentativité, parmi les travailleurs de la construction, de quatre groupements: 1) la CSN-construction; 2) le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (FTQ); 3) la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et, 4) le Syndicat de la construction Côte-Nord de Sept-Iles Inc.Les trois dernières associations étaient mises en cause tandis que les intimés étaient i’OCQ et MM.Réal Mireault, Roger Carbonneau et Jacques Brûlé.Le jugement de la Cour d’appel est unanime.C’est le juge Turgeon qui rédige les notes, approuvées par le juge en chef Tremblay et le juge Owen.Le juge Turgeon souligne que l’OCQ doit tout simplement suiv : la loi pour établir la liste de votants (liste no Hes-table).L’OCQ ferait ainsi fonctio.président d’élection, sans discrétion et sans pouvoir quasi-judiciaire.On note qu’en 1975, 9,200 seulement des travailleurs habilités par l’OCQ à se prononcer sur la représentativité ont effectivement voté: la FTQ a recueilli 50.05% des voix et la CSN, 14.89%.Il y avait 147,000 travailleurs de la construction sur cette liste au sujet de laquelle la CSN revendiquait le droit d’en vérifier la confection.La CSN aurait voulu, selon le juge Turgeon, participer à toutes les opérations de l’Office, “ce que la loi ne prévoit pas”.Si la CSN croit que l’on a porté atteinte à ses droits, elle n’a qu’à s’en prendre au, législateur, dit le jugement.l’OCQ n’a fait que s'en tenir à la loi 47 et au règlement interne qui la régissent.OTTAWA (PC) — Les prix au détail des produits alimentaires ont baissé de 1.3 pour cent au cours des cinq derniers mois pour un taux annuel d’augmentation de huit pour cent, au regard du taux de quelque 14 pour cent enregistré précédemment.C’est ce qu’indique la Commission de lutte contre l’inflation, se basant sur les résultats d’une enquête menée chaque semaine dans les supermarchés des grandes villes canadiennes.La Commission note en outre qu’au cours des premiers cinq mois et demi de son fonctionnement, les prix des produits alimentaires ont enregistré une baisse de 3.2 pour cent, au regard d’une hausse de 1.4 pour cent pour les1 cinq mois et demi précédant sa création.Ce mouvement des prix alimentaires est en grande partie dû aux changements survenus dans l’offre au niveau national et sur les marchés internationaux, mais on peut percevoir des signes de restrictions de la part des compagnies alimentaires, soutient la commission.On note toutefois des hausses de prix du poisson, des légumes frais et des boissons, plus particulièrement du café, dont les perspectives pour 1976-77 sont encore plus pessimistes.Parmi les aliments qui ont accusé une diminution de prix, c’est le boeuf ui a enregistré la baisse la plus consi-érable.soit 17 pour cent au cours des cinq derniers mois.Un accroissement de l’abattage hebdomadaire, une diminution des prix du boeuf en provenance des États-Unis et d'Océanie, ainsi que la suppression des quotas d’importation au Canada sont à l’origine de cette tendance des prix.D’autre part, les prix au détail du porc ont diminué de 14 pour cent au cours de la même période, en raison de la baisse des prix du boeuf et de la volaille.Les prix de la volaille, quant à eux, ont diminué de 5.7 pour cent, par suite de la diminution saisonnière de la demande, de la baisse des prix américains et de l’accroissement des importations des poulets à griller en provenance des Etats-Unis.Les prix de la margarine, du shortening et de l’huile à friture ont diminué de cinq pour cent, par suite notamment de la baisse des cours mondiaux des graisses et des huiles comestibles.La hausse du prix des légumes frais est attribuable par contre à une augmentation du prix des pommes de terre, dont la production est inférieure de 20 pour cent à celle de l’an dernier.On note peu de variations des prix des produits laitiers, du pain et des produits céréaliers, des oeufs, ainsi que des fruits et légumes en conserve.La CECO reprendra le collier le plus tôt possible, dit Dutil La Commission d’enquête sur le crime organisé reprendra "le plus tôt possible”, selon son président le juge Jean Dutil, ses audiences publiques et télévisées pour entendre principalement tous ceux qui s'abritaient derrière l’éventuel jugement de la Cour suprême sur la constitutionnalité de la CECO pour refuser de témoigner.Certains croient que les audiences pourraient reprendre d’ici une quinzaine de jours et dès hier les policiers enquêteurs de la CECO se sont lancés sur le sentier de la guerre en distribuant les sub poena aux futurs témoins de l'enquête.L'attente de la décision de la Cour suprême avait paralysé partiellement la Commission qui devait ajourner les témoignages de ceux qui alléguaient son in-constitutionnalité.Or la Cour suprême a statué jeudi que la CECO était parfaitement constitutionnelle et agissait à l'intérieur du champ des compétences provinciales en cherchant à faire la lumière sur les activités criminelles au Québec.Les deux appelants qui avaient été condamnés à un an de prison pour outrage au tribunal, MM.Nicola Dilorio et Gerard Fontaine ont été incarcérés, hier, M.Di lorio a été arrêté par la police dans un salon de barbier de Montreal et conduit à la prison jeudi soir quelques heures seulement après la publication du jugement de la Cour suprême et Fontaine s’est livré au quartier général de la SQ à Montréal, hier matin.Mais une vingtaine d’autres individus avaient bénéficie d’un sursis en attendant le jugement de la Cour suprême.L’un d eux, Paolo Violi, avait inscrit une requête pour l’émission d’un bref d’évocation à l’encontre de la juridiction de la CECO mais devant la décision de la Cour suprême, rendue par 7 juges contre 2, il se pourrait qu'il retire sa requête.Un autre Vincenzo Cotroni, représenté par Me Jean-Paul Sainte-Marie, sera peut-être le seul à échapper encore à l’enquête des commissaires puisqu’il a inscrit un pourvoi en Cour suprême mais qui s'appuie sur d'autres arguments que ceux que le plus haut tribunal du pays vient de rejeter.Hier le juge Dutil, qui devait démissionner de son poste le 31 mai prochain en même temps que ses collègues Marc Cor- deau et Denys Dionne, tous deux magistrats de la cour provinciale, a fait savoir qu'il rencontrait le solliciteur général du Québec, M.Fernand Lalonde, hier soir, aux fins de fixer la date de l’ouverture des séances et de déterminer l’intention du Québec au sujet de la CECO.Ce dernier point pourrait amener les juges Dutil, Cordeau et Dionne à ne pas remettre leur démission et à continuer leur travail.Le rapport sur le dernier volet étudié par la Commission, à savoir l'implantation de la pègre dans divers secteurs commerciaux, pourra être rapidement complété par les témoignages de ceux qui bénéficiaient d’un sursis.“La Cour suprême a tranché une fois pour toutes la question à propos de nos pouvoirs” a déclaré le juge Dutil encouragé par la décision rendue jeudi.On sait que les frères Dubois notamment avaient évoqué la possibilité que la Cour suprême déclare illégales les activités de la CECO pour ne pas répondre.Cette lois ils devront comparaître sous peine d’outrage au tribunal.\ MANIFESTATION m A QUÉBEC "Contre le gel de la qualité de l’éducation" UN APPEL POUR LA PARTICIPATION DE TOUS LES ENSEIGNANTS, PARENTS ET ÉTUDIANTS Le 8 avril 1976 — Protestez contre le fait que les professeurs sont sans contrat depuis juin 1975.— Protestez contre l’incohérence des négociations causée par le Gouvernement Bourassa.— Insistez pour que le Gouvernement du Québec et les Commissions Scolaires s’engagent à entreprendre des négociations intensives et sérieuses avec les professeurs.— Insistez pour que nous arrivions à une solution négociée juste et équitable : les enseignants désirent une Convention Collective décente d’ici le 30 avril.— Organisez un front commun des enseignants, parents et étudiants.— Organisez le transport jusqu’à Québec.— Joignez-vous à la marche sur l’Assemblée Nationale à 2:00 P.M., le jeudi 8 avril.— Informez votre député que vous vous attendez à le trouver là.ASSOCIATION DES ENSEIGNANTS DE MONTRÉAL (MONTREAL TEACHERS ASSOCIATION) 5485 ouest, rue Sherbrooke #201 Montréal — Tél.: 487-4580 » » * » LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 3 avril 1976 La CEQ presse les commissions à refuser le rôle de boucs émissaires Malgré la grève La CECM laissera par Lise Bissonnette QUÉBEC — Profitant des accusations que le ministre de la Fonction publique lançait jeudi à la Fédération des commissions scolaires dont une assemblée générale spéciale a lieu aujourd'hui à Quebec, la Centrale de l'enseignement du Québec a invité les commissaires à refuser le rôle de “boucs émissaires'' auquel pourrait vouloir les réduire M.Parent.Elle les a particulièrement mis en garde contre la tentation de généraliser les lock-out, qui touchent encore plus de 6,000 enseignants dans plusieurs régions."C'est exactement ce que veut le gouvernement, explioue le président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau, car il aurait ainsi en mains le scénario rêvé pour produire sa loi spéciale de retour au travail, qui le ferait apparaître comme un sauveur.” Jeudi, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, M.Oswald Parent avait imputé à la Fédération des commissions scolaires la responsabilité de la lenteur des négociations.Commentant un sondage CROP qui faisait porter le blâme sur le gouvernement, M.Parent reconnaissait que la population avait “raison”, mais se déculpabilisait aussitôt en allé- guant qu'il avait dû négocier “de six à neuf mois” avec la Fédération, son partenaire, plutôt qu’avec les syndicats.La situation de la Fédération des commissions scolaires devient de plus en plus délicate sinon même intenable dans le conflit du secteur parapublic.Constamment en désaccord avec la stratégie gouvernementale, d'abord sur la date de dépôt des offres, puis sur le rythme des négociations, enfin sur la tenue d’un “blitz” auquel elle aurait préféré la présentation “d offres finales”, elle a dû plier chaque fois, le gouvernement ayant fait valoir sa force économique.Le président de la Fédération, M.Hubert Lavigne, s’est trouvé obligéide passer outre à des mandats que lui donnait son Conseil d’administration, et c’est un peu pour rendre compte de cette sérié d'imbroglios qu’il a convoqué lui-même l'assemblée générala spéciale d’aujourd’hui, à laquelle ôn attend environ 800 personnes.Le communiqué qu’il émettait hier pour en préciser l’objet ressemble d’ailleurs à une véritable tentative de réussir la quadrature du cercle.Résumant le rap- port qu’il entend présenter aux commissaires, M.Lavigne fait d’abord état du "succès de l’intégration des orientations des commissions dans les offres patronales”.Retournant la balle à M.Parent, il invoque ensuite cette “réussite” de la Fédération pour expliquer les “retards qui ont permis le déploiement des mesures de harcèlement”, ce qui en fait retomber l’odieux sur le gouvernement et les syndicats.“Le gouvernement a mis beaucoup de temps à accepter les orientations voulues par les commissions scolaires, explique en effet M.Lavigne, tandis que la partie syndicale s’est contentée de tuer le temps aux tables de négociation et de stimuler ses membres à la mise en oeuvre des mesures de harcèlement”.Après avoir tenté ainsi de remettre M.Parent à sa place, il se rend néanmoins à la thèse du ministre sur le “blitz” dont il ne voulait pas en affirmant mainte-nant 'entrevoir une possibilité de déblocage dans le cadre de la période intensive de négociations.” Et alors que le ministre de la Fonction -^ Les actes de sabotage se multiplient à l’Hydro L’Hydro-Québec a suspendu hier pour une journée un groupe de 187 syndiqués quelle soupçonne d'actes de sabotage à sa centrale de Beauhar-nois.La centrale a été sabotée deux fois depuis le début de la semaine, a dit le porte-parole de l’Hydro.Mardi, huit groupes de générateurs ont été mis temporairement hors d’usage et hier, deux autres.“Depuis plusieurs semaines, divers actes de sabotage ont été également constatés dans d’autres centrales de l'entreprise et ont eu les conséquences suivantes: le 26 mars dernier, perte des 14 groupes de générateurs de la centrale de Carillon sur l’Outaouais, pour une période allant jusqu’à une heure et demie: entre le premier et le 18 mars, baisses ou hausses non autorisées de puissance sur divers groupes de générateurs à la centrale de Bersi-mis I, â 250 milles en aval de Québec”, a précisé le porte-parole de l’Hydro.Selon ce dernier, “de telles actions peuvent avoir des conséquences graves, allant jusqu’à entraîner une panne générale du reseau et constituent une menace pour la sécurité et la santé publiques”.Les chefs des trois syndicats d’employés de 1'Hydro ont protesté, quant à eux, de l’innocence de leurs membres.Ils soupçonnent la direction de 1’Hydro de procéder elle-même aux actes de sabotage de manière à pouvoir rejeter le blâme sur les syndiqués et se faire excuser de ne pas négocier.Le président du syndicat de Beau-harnois, M.Charles Guerrier, soutient qu’il “est contraire à la logique qu’un syndicat, qui cpte pour des grèves tournantes pour ne pas indisposer le public par des pannes, fasse du sabotage".“Hier, en dépit du mot d’ordre de grève dans la region des Laurentides, nos gars sont demeurés au travail dans tous les secteurs affectés par les inondations pour couper l’électricité au besoin ou la rétablir en fonction des intérêts de la population.Je ne pense pas qu'on irait en même temps faire des pannes graves.Il n’y a que l’Hydro pour le penser”, a-t-il dit.Il écarte aussi l’hypothèse d’actes individuels.M.Guerrier a dit qu’au moment où se sont produit les pannes, il n’y avait que les cadres de Beauharnois au travail.De plus, a-t-il dit, il est impossible de planifier des surchauffes d’appareil ou des baisses de pression dans les refroidisseurs 12 heures d’avance.“Que l'Hydro surveille d’abord ses cadres et pense à négocier,” a-t-il conclu.Le décret de la construction prolongé jusqu’après les Jeux?Selon le président de l’Association des entrepreneurs en construction du Québec (AEGQ), M.Réal L’Heureux, le décret de la construction “pourrait bien être prolongé jusqu’après les Jeux”.M.L’Heureux dit que le climat à la table de négociation est “positif”, mais que la tâche est si considérable qu’il sera impossible de passer à travers en quatre semaines “avec la meilleure volonté du monde”.Les dirigeants de l’AECQ ont rencontré jeudi soir le ministre du Travail, M.Gé-rald Harvey, qui suit la situation de près.La loi autorise le ministre à amender ou à prolonger le décret à condition de convo- QUEBEC (PC) — Le ministre du Revenu, M.Robert Quenneville, a invoqué hier la confidentialité des dossiers de l'impôt pour refuser de répondre à des questions sur le cas de M.William Obront, reconnu devant la CECO comme un membre du monde interlope.Le chef parlementaire du Parti québécois, M.Jacques-Yvan Morin, a pour sa part attribué aux contributions de M.' Obront à la caisse électorale du Parti libéral le refus de répondre du ministre Quenneville.Lors de la commission parlementaire qui étudiait les crédits annuels du ministère du Revenu, M.Morin a rappelé que M.Obront devait au fisc québécois la quer d’abord la commission parlementaire sur la construction pour permettre aux parties de se faire entendre.Le décret expire le 30 avril.La FTQ-Gonstruction, qui négocie seule le prochain décret avec l’AECQ, a déposé un projet général, sans aborder les salaires.Quelques-uns des 23 corps- de métier ont déposé hier leurs demandes “particulières ".Les autres feront connaître leurs propositions au cours de.la semaine prochaine.On négociera mercredi à la table centrale.On ne sait pas si les demandes salariales y seront déposées.Lors de leur rencontre avec M.Harvey, les représentants de l’AECQ ont fait va- somme de $1,058,000, somme que le Québec est incapable de récupérer en raison de la fuite de M.Obront en Floride.M.Morin a voulu savoir du ministre du Revenu pourquoi on avait laissé traîner le dossier au contribuable Obront à l’impôt, au point que ses dettes atteignent le million de dollars, au bout dyune dizaine d'années.M.Quenneville a fait appel à son serment d’office qui lui interdit, prétend-t-il, de révéler en public les détails des dossiers d’impôt des contribuables.M.Morin a immédiatement bondi, et a mentionné les contributions d'Obront à la caisse électorale du Parti libéral.loir qu’il vaudrait mieux prolonger le décret jusqu’après les Jeux pour éviter un arrêt de travail compromettant.M.Harvey n'a toutefois rien promis, disant qu’il jugera d’après le développement des né-gocialions.La rencontre visait deux autres objectifs.Les représentants patronaux ont ainsi obtenu l’assurance qu’un bill privé sera déposé la semaine prochaine à l’Assemblée nationale pour leur octroyer l’incorporation juridique qu’ils ne peuvent obtenir par les voies habituelles, leur association émanant du Conseil des ministres.Selon M.L’Heureux, l’Assemblée nationale sera saisie d’un autre projet de loi modifiant la loi 47, en vertu de laquelle l’AECQ et l’Office de la construction ont été créés.ta nouvelle loi autoriserait T AEGQ à soumettre un projet d’entente de lock-out à “un vote pondéré”.Les statuts actuels requièrent un vote général.Le vote pondéré donnerait plus de voix aux gros entrepreneurs.C’est illogique, a dit M.L’Heureux, qu'un entrepreneur ayant 200 syndiqués a son emploi n’ait qu’un vote.Du côté syndical, les travailleurs ont 200 voix sur la même question.” Des 16,000 entrepreneurs de l’AECQ, moins de 1,000 comptent plus de 25 employés.Le projet de loi pourrait amender les pouvoirs de l’Office de la construction relativement à la perception de la cotisation syndicale.Le projet de loi sera vraisemblablement discuté à l’Assemblée nationale à la fin de mai.O’Bront et le fisc publique se dit prêt à négocier"le temps qu'il faudra" pour arriver à des conventions négociées, le président de la Fédération maintient la ligne dure que M.Parent joue actuelement en sourdine.Il invite les commissaires à “prendre une décision sur la façon de mettre fin à la détérioration du climat dans les écoles et de provoquer, dans un délai bref, l’établissement des conventions collectives des personnels des commissions scolaires.” Cette façon de mêler l’alliance aux coups de griffes cherche évidemment à rallier tous les types de commissaires.On sait en effet que les thèses varient en matière de relations de travail, selon les commissions scolaires, des partisans du lock-out généralisé jusqu’aux tenants d’un appui aux demandes syndicales.Le président de la CEQ, qui avait pris connaissance du communiqué de M.Lavigne en a “déploré la témérité”.La CEQ a d’ailleurs invité hier les commissaires à dénoncer les restrictions budgétaires “annoncées contre l’école publique”, à exiger le dépôt de nouvelles propositions patronales sur les clauses priontairës, de la sécurité d'emploi aux salaires, à mettre fin aux lock-out, suspensions et représailles, à obtenir du gouvernement des conditions permettant d’améliorer l’enseignement public.Selon la Centrale, la stratégie du gouvernement cherche à “obtenir la complicité des commissions scolaires pour se débarrasser des syndicats, puis à obtenir l'appui des syndicats pour se débarrasser des commissaires".M.Charbonneau a fait preuve hier d’un pessimisme refroidissant au sujet des négociations aux tables sectorielles de l’enseignement.Aux tables des employés de soutien et des professionnels, tant des cégeps que des commissions scolaires, on n’a paraphé que de rares clauses mineures, et tout le reste n'est que discussions affirme-t-il, même si on touche un peu aux clauses prioritaires, telle la sécurité d'emploi.Au moment même où M.Charbonneau rencontrait les journalistes, la table la plus importante, celle des enseignants de l’élémentaire et du secondaire cessait de siéger, par suite du refus de la partie patronale de répondre à la contre-proposition faite la veille par la CEQ sur la sécurité d’emploi.Malgré la tension évidente, les porte-parole syndicaux refusaient d'évoquer l'eventualité d’une rupture.Cependant la commission de négociations de l’élémentaire-secondaire de la CEQ, dont les quelque 250 membres ont été convoqués à Québec, commençait hier soir à siéger, pour évaluer en particulier les conséquences de cette impasse.A la table centrale, les trois coordonnateurs du Front commun rapportaient hier une lente entrée dans la discussion des principes de la rémunération.On a au moins convenu de la formation d’un “comité d’appariement” chargé de rendre comparables les quelque 500 classifications d'employés du secteur public.La négociation à la table centrale ne reprendra pas avant lundi, la partie patronale ayant, dit-on, réclamé ce délai pour “donner une réponse officielle” aux principales demandes du Front commun CSN-FTQ-CEQ, sur des principes tels le salaire minimum de $165, ou encore la réduction des écarts entre hauts et bas salariés.Et on continue à s’échanger des documents techniques.au gré du temps —.——- Lignes occultes “Le malheur dans toutes ces histoires, c’est que les charlatans profitent de l’ignorance et de la naïveté des auditeurs pour leur vendre des théories ou des techniques supposément miraculeuses.” Ces mots sont du mémoire présenté au CRTC par le Dr Augustin Roy, président de la Corporation professionnelle des médecins du Québec, qui a dénoncé les fumistes de la santé qui dupent le public des lignes ouvertes de certains postes de radio française.M.Roy se demande si la course aux cotes d’écoute n'est pas un facteur déterminant dans le choix du personnel et des thèmes d sensation.Qu’il ne cherche pas.Tout est ld! Les programmateurs et les publicitaires savent que le public n'aime ni le vrai ni le simple.Il n'û de goût que pour le roman et le charlatan.Devant une vérité scientifique claire et froide, il est déçu.Il veut qu’on l’excite.Alors on le baigne dans le trouble et le mystère.Il n’y a de vrai que ce que Ton aime.Albert BRIE- J ses écoles ouvertes La Commission des écoles catholiques de Montréal a annoncé hier que ses écoles et autres établissements seront ouverts le lundi 5 avril malgré le débrayage des employés de soutien qui participeront a la journée de débrayage du Front commun.Les 7,500 enseignants francophones de la CECM, membres de l’Alliance des professeurs de Montréal, seront à leur poste lundi, étant opposés à la strategie du Front commun.Ils ont pris cette décision au cours d’une assemblée générale jeudi soir au Centre Paul-Sauvé.Quelque 3,500 membres de l'Alliance y ont participé.Les enseignants n’en sont pas moins solidaires de la centrale qui les représente, ayant voté à forte majorité une cotisa- tion spéciale équivalant à une journée de salaire au fonds de solidarité de la CEQ.La CECM ouvrira ses écoles parce qu elle tient de bonne source que les employés de soutien n'établiront pas de piquet pour bloquer l’accès aux professeurs et aux élèves.La CECM croit également que les 2,100 enseignants anglophones de son territoire, membres de la Federation of English-Speaking Catholic Teachers, qui ont débrayé nier rentreront au travail lundi.Il se peut toutefois que certaines polyvalentes et écoles secondaires soient fermées par mesure de sécurité.Selon un porte-parole de la Commission scolaire, il appartiendra à chaque directeur d'école d'en décider lundi matin.Le bilinguisme Trudeau rejette la suggestion de Keith Spicer TORONTO (CP) — Le premier ministre du Canada est prêt à examiner les lacunes du programme fédéral de bilinguisme dans la fonction publique, mais rejette la suggestion du commissaire aux langues officielles, M.Keith Spicer, de mettre désormais l’accent sur l’enseignement des langues à l’élémentaire et au secondaire.M.Trudeau, qui participait à une rencontre avec des etudiants du Ryerson Po-lytechnical Institute, s’est dit tout à fait d (accord pour que les élèves apprennent le français à l'école, mais il a précisé que cela n'était pas du ressort de son gouvernement.“Nous ne sommes pas pour commencer à donner des millions de dollars aux provinces pour enseigner le français,” a-t-il dit.Il a ajouté que même si un tel programme commençait des maintenant, il doutait que les résultats puissent se faire sentir au niveau des sous-ministres avant 40 ans.“Je ne pense pas pouvoir dire au Québec: Tranquille les amis, dans 40 ans nous pourrons vous parler français,” de lancer M.Trudeau.Le rapport de M.Spicer, déposé mercredi, attaquait le programme de bilinguisme comme étant trop coûteux, mal pensé et inefficace.Pour M.Trudeau, il ne résultera pas, des commentaires de M.Spicer, des changements importants, mais le gouvernement pourra mieux voir où se situent les lacunes.M.Trudeau a reconnu que M.Spicer avait peut-être raison en disant que trop de postes dans la fonction publique fédérale sont classés bilingues.I! a dit cependant que si le gouvernement abolissait son programme de bilinguisme, il épargnerait peut-être de l’argent, mais ne sauverait peut-être pas le pays.Au cours de la rencontre, M.Trudeau a abordé d'autres sujets d'actualilé.C'est ainsi qu’il a précisé que dans ses efforts de rapatriement de l’Acte de l’Amérique du nord britannique, le gouvernement n’a nullement l'intention de s’arroger le pouvoir d’amender unilatéralement la constitution.Il a dit espérer obtenir l'accord des provinces sur le rapatriement.Il a réitéré le refus de son gouvernement de participer directement ou autrement au déficit des Jeux de Montréal.Il a reconnu que le Canada avait un di-lemne moral sur la question de la vente de réacteurs nucléaires à d'autres pays.II y a un risque, dit-il, mais ces pays sont pauvres sur le plan énergétique.Il dit qu’il s’interroge sur l'attitude a adopter.Les États-Unis seraient insensés d’envahir Cuba à cause de l’intervention cubaine en Afriqua, comme a menacé de le faire le secrétaire d’Etat américain M.Henry Kissinger.Le Canada s’élèverait contre une telle action, mais nous ne pouvoir page 6: Spicer week-end A compter de 9 h à l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal se tient le second Ralliement de jeunes organisé par le mouvement Témoignage-Jeunesse.• L'Université de Montréal tient aujourd'hui et demain un colloque sur “l'érotisme au Moyen-Age" à la salle C-2325 du pavillon des Sciences sociales.Frais d'inscription: $8.• A 18 h, à l'église Saint-Louis de France, le comité de solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie et d'Amérique latine présente une soirée culturelle du Tiers monde.• A 19 h 30 au sous-sol de l'église Saint-Joseph de Mont-Royal, il y aura projection du film “Le monde s’ en vient à Québec'' du réalisateur Richard Sadler, présenté par le Parti québécois du comté Mont-Royal.• Ouverture de la deuxième expo-vente d'art et d’artisanat, "Art 76” à 20 h 30 ce soir au Centre communautaire juif de Laval.Cette manifestation se poursuivra jusqu'auiS avrill Un séminaire sur le thème “Quel est l’avenir du domaine des affaires au Canada" à l’Université McGill.M.Jean de Grandpré, président de Bell Canada, et M.Laurent Picard, président de Marine Industries seront au nombre des invités.Dimanche Congrès libéral de la région du Richelieu à l'école Fernand Lefebvre, rue du Collège à So-rel.Plusieurs ministres et députés libéraux ont été invités en tant que personnes-ressources et animeront une dizaine d'ateliers portant sur l'éducation, la famille, les transports et le tourisme.Le premier ministre prendra la parole au cours d'une période spécialement réservée à l'échange et au dialogue à 15 h 30.• A 9 h Congrès naturiste social 1976 à l'hôtel Windsor à Montréal, qui marquera le 10e anniversaire de ce mouvement.Le président du MNS (M Jean-Marc Bruneti donnera une conférence à 15 h 45 sur “L'avenir du mouvement naturiste social”.• L'Association des numismates et philatélistes de Boucherville tient son exposition annuelle de 10 h à 18 h à l'école Paul VI, rue Le Laboureur à Boucherville.• M.l'abbé Maurice Ouellette animera la récollection des Lacordaire de Montréal, dimanche à 14 h au 1930 Champlain (près Onta-rio).La messe sera suivie d'un souper communautaire pour lequel chacun est prie d'apporter son lunch.• M.Marcel Léger, député péquiste du comté de Lafontaine adressera la barole dimanche à 19 h 30 aux membres du PQ-Viau, au Buffet Louis-Quinze, 7236, 19e Avenue.Le lancement de la campagne de financement dans ce comté sera souligne par la présentation du film de Robin Spry, “Les événements d'octobre 1970”.Pour sa part, le PQ-Taillon présentera le film ' Les vautours ", de J.-C.Labrecque à 20 h 30 à l'école Lionel-Groulx de Longueuil.Le Dr Robert Lussier, membre de l'exécutif national donnera une conférence sur l'urgence d'élire un premier gouvernement arrivant au pouvoir “les mains libres".mm Pri\ ’•SUE,EUE 33 auril 4 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 éditorial Une grande victoire pour les provinces L'avenir de la Commission d’enquête sur le Crime organisé ne fut jamais, à vrai dire, mis en péril par la cause dans laquelle deux témoins condamnés à la prison pour avoir refusé de répondre aux questions des commissaires-enqueteurs contestaient la validité constitutionnelle de la CECO.Dans la plus sombre des hypothèses, le gouvernement fédéral se serait empressé de suppléer à un verdict défavorable de la Cour supreme par l’adoption du projet de loi Basford, qui doit permettre aux provinces d'entreprendre sous la bienveillante autorité d'Ottawa ce qui leur eût été interdit par la constitution telle qu’interprétée par le plus haut tribunal du pays.A l’intérieur de ce cadre nouveau, l’organisme d’enquête, tout en disposant de pouvoirs réduits, n’eut point été réduit à l'impuissance.Le Québec et les provinces jouaient néanmoins gros jeu dans la cause instituée par Nicola Dilorio et Gérard Fontaine.A travers la contestation instituée par ces deux personnages bien connus des milieux interlopes, c’est en effet l’équilibre même du fédéralisme canadien qui était en cause.Or, le verdict de la Cour confirme sans ambiguité la thèse soutenue par le Québec, de concert avec quatre autres provinces.Il met de plus un frein utile à l’interprétation dangereusement centralisatrice que le gouvernement fédéral, dans un mémoire assez mal étoffé, tentait une fois de donner de la constitution.• L'enjeu du litige, c’était le mandat même de la CECO.Ce mandat, selon les termes de l’arrêté en conseil du 27 septembre 1972 est en effet très large.Il confie a la Commission de Police du Québec le soin d’enquêter sur toutes les facettes importantes du crime organisé.Jeu et paris illégaux, prêt usuraire et extorsion, trafic de la drogue et des stupéfiants, contrefaçon, fraude commerciale, faillites frauduleuses, incendies criminels, agiotage et manipulation illégale d’actions, agissements frauduleux de corporations, pressions illégales sur les hommes politiques, vol d’obligations et de titres, vol et recel d’automobiles, prostitution, alambics clandestins et trafic d’alcool frelaté, exploitation illégale des consommateurs, chantage, obtention illégale de permis: aucun aspect du crime organisé n’a été laissé de côté.D'après l'AANB, le “droit criminel, y compris la procédure en matière criminelle’, relève du Parlement fédéral; en retour, “l’administration de la justice dans la province” relève des parlements provinciaux.Il s’agissait de savoir si le vaste mandat confié à la CECO s'inscrivait sous le premier titre, c’est-à-dire sous "le droit criminel et la procédure criminelle”, ou sous le second titre, c’est-à-dire sous “l'administration de la justice”.Or, la question a été tranchée en faveur de la thèse provincialiste par sept juges de la Cour suprême sur neuf.Et les arguments qu'apportent à l’appui de la thèse majoritaire les juges Pigeon, Dickson et Beetz paraissent nettement supérieurs à ceux du juge en chef Laskin, auquel se rallie en cette affaire le juge de Grandpré.C’est au juge Pigeon, dont l’autorité au sein de la Cour suprême demeure très élevée, qu’avait été confiée la tâche de résumer les motifs du jugement rendu par la Cour.Le magistrat québécois a rendu un jugement précis et rigoureusement logique.Les plus hauts tribunaux ont en effet statué dans le passé que des enquêtes comme celles que conduisent entre autres les commissaires aux incendies et les coroners ne sont pas des “procédures en matière criminelle”.“Si l’on peut dire”, conclut logiquement le juge Pigeon, “qu’une enquête tenue dans un tel but (celui que poursuit le coroner) n’est pas une procédure en matière criminelle, il me parait qu’il faut à fortiori considérer de la même façon une enquête en conclusion de laquelle on ne pourra rien faire de plus que de soumettre un rapport au procureur général de la province, lequel pourra alors soit porter des accusations soit opter pour la mesure exceptionnelle de l’inculpation directe”.Mais il devait revenir au juge Robert B.Dickson de compléter les expucations du juge Pigeon (auxquelles ils souscrit d’ailleurs) par un exposé historique et juridique qui conféré à la position résumée par son collègue une ampleur encore plus grande.Faisant montre une fois de plus d’une remarquable envergure intellectuelle qui en fait l’un des membres les plus impressionnants de la Cour suprême, le juge Dickson n’hésite pas à remonter aux sources du fédéralisme canadien.Son enquête le conduit à conclure sans l’ombre d’un doute que tant en histoire qu’en droit, seule une interprétation “large, juste et libérale” des mots “l’administration de la justice”, inscrits à l’article 92 (14) de l’AANB peut être retenue.Le juge Laskin voudrait restreindre considérablement la portée de cette disposition-clé de la constitution; sauf les matières relatives “à la création, au maintien et à l’organisation de tribunaux provinciaux, de juridiction tant civile que criminelle”, il soutient que tout ce qui touche de près ou de loin au droit criminel et à la procédure en matière criminelle ne peut être abordé par des corps provinciaux que sous l’autorité de lois du Parlement fédéral.Mais le juge Dickson, appuyé par les juges Martland, Judson, Ritchie et Spence, n’a aucun mal à démontrer que, depuis la Confédération, ce sont les procureurs généraux des provinces qui, en pratique, “ont vu à l’administration de la justice au sens le plus large du mot”.Cela s’est traduit, explique le juge Dickson, “par l’organisation de corps de police et autres organismes visant à l’application des lois, sous la direction des procureurs généraux des provinces, par la recherche, le dépistage et la répression des crimes dans leur province respective et par le recrutement du personnel nécessaire aux poursuites pour toutes infractions, qu’elles découlent de lois provinciales ou de lois fédérales”.Les mots “l’administraüon de la justice”, conclut le juge Dickson, “sont destinés à avoir une portée étendue.Toute interprétation qui restreint le paragraphe (14) de l’article 92 à l’établissement de tribunaux fait fi de la signi- fication manifeste des termes de l’article 92 et de l’ordre dans lequel ils y figurent, ainsi que de l’historique et de l’esprit de la loi”.A l’encontre de cette conclusion, le juge en chef Laskin tente de faire valoir un dément “décisivement pertinent” à son avis.Comment la constitution aurait-elle pu autoriser l’autorité provinciale, demande-t-il, à faire enquête sur des matières à propos desquelles il lui serait ensuite interdit de légiférer, vu l’autorité exclusive du Parlement fédéral en matière criminelle?Cet argument relève du sophisme plus que de toute autre chose.En matière de lutte contre le crime, depuis quand l’action se résume-t-elle à la phase législative?Et là où une action législative s’impose, qu’est-ce qui empêche les provinces, fortes de leur expérience concrète, de fournir des suggestions pertinentes à l’autorité qui a competence pour légiférer?• Une fois établie la constitutionnalité de la CECO, l’objection soulevée par Fontaine et Di lorio quant à l’obligation qui leur fut faite de témoigner ne tient plus.L’objection relative à l’outrage au tribunal pour lequel ils furent - emprisonnés ne tient pas davantage.Les deux plaignants invoquent a l’appui de leur requête la Loi de la Preuve du Canada, laquelle interdit d’obliger une personne à témoigner si son témoignage doit l’incriminer.Mais le juge Pigeon n’a aucun mal à écarter cette objection en s’appuyant sur un autre article de la même loi qui précise clairement qu’obligation peut être faite à une personne de témoigner pourvu qu’il soit assuré que son témoignage ne pourra servir à l’incriminer dans des procédures judiciaires ultérieures.Il aurait pu ajouter que la CECO a toujours respecté cette condition.De même, le pouvoir donné à la CECO de condamner une personne à l’emprisonnement si elle refuse de témoigner peut paraître exorbitant, et il l’est peut-être en soi.Mieux vaudrait en tout cas qu’il fût exercé par un autre tribunal que celui qui s’estime lésé.Au strict plan juridique, Quebec a néanmoins le droit, dans l’état actuel des lois, de munir la CECO d’un tel pouvoir.“Les législatures provinciales”, souligne le juge Pigeon,“ont le pouvoir d’imposer des sanctions par voie d’amendes ou d’emprisonnement pour violation des lois provinciales.La gravite de ces sanctions n’est pas restreinte et elles ne sont pas criminelles au sens constitutionnel”.Les juges n’avaient point à se prononcer sur la sagesse de l’enquête confiée a la CECO, ni sur l’opportunité de certaines méthodes employees par l’organisme d’enquête, mais sur la constitutionnalité de la loi et de l’arrêté en conseil québécois qui créèrent en 1972 la CECO.Or, la façon dont ils tranche la question constitutionnelle contribuera puissament à un meilleur équilibre au sein du fédéralisme canadien.La Cour suprême vient de montrer que, contrairement à ce qu’insinuait naguère Maurice Duplessis, elle ne penche pas toujours du même côté que la Tour de Pise! Claude RYAN bloc-notes Avortement du compromis italien La démocratie chrétienne a franchi le Rubicon, Plutôt que l'effritement, inévitable du fait de l’usure du pouvoir, elle a choisi, prenant de court alliés et adversaires qui cherchaient à allonger le plus possible son agonie, le parti de M.Zaccagnini, le coup de force.L'évidence est que, talonnée d’une élection à l’autre toujours de plus près par le Parti communiste italien, épuisée par trente ans d’un pouvoir assume pratiquement sans partage, saignée par les divisions internes qui ont valu à M.Fanfani son leadership, la démocratie chrétienne a donné un coup d'arrêt non seulement à l'alliance de fait avec le PSI mais également à un éventuel ‘ compromis historique’’ avec les communistes.L’autre évidence est que les performances économiques des gouvernements Moro comme d’ailleurs celles du prédécesseur ne sont pas de nature à encourager la démocratie chrétienne quant à la perspective d’élections anticipées.Ce cabinet Moro, aujourd'hui minoritaire et ne reposant que sur l’appui extérieur des socialistes, en une période de crise économique et sociale, averti par son récent congrès, pouvait-il froidement envisager de sur-vivre jusqu'à l'échéance de la fin d’été 1977?Oui.si on admet un instant que M.Moro, et plus généralement son parti, pouvaient s'accomoder de l'épee de Damoclès suspendue au-dessus du gouvernement par un semi-partenaire socialiste indocile .craignant d’être pris lui-même au laminoir dont une roue est le communiste et l'autre le démocrate-chrétien; en d'autres termes.non seulement ce gouvernement agonisant de naissance devait se concilier les bonnes grâces du Parti socialiste, mais aussi, par une structure propre à ITtalie en passer par des "consultations" avec l’opposition communiste.Ainsi, sans accepter le ’compromis historique" on y était quasiment; et gouvernant par le biais d’un cabinet Moro minoritaire, la démocratie chrétienne se trouvait à s’identifier à ses échecs, étant entendu que partis socialiste, communiste et syndicats auraient tôt fait de s'octroyer tous les mérites des éventuels succès issus de “consultations".C'est donc dire que laisser survivre dans ces conditions le gouvernement Moro, s'était choisit la voie de l’effritement accéléré, à un moment où la crise interne de la démocratie chrétienne atteint des proportions drama- tiques.On peut ici se demander dans quelle mesure un parti comme la démocratie chrétienne d’Italie peut viser à un renouveau, voire ambitionner un succès électoral, si, d’un compromis à l’autre, il lui faut reculer sans cesse.C'est dans cette perspective que s'explique sans doute ce qui, à première vue, est une aberration; une association de la démocratie chrétienne avec le Mouvement social italien (néofasciste) qui vient, par 298 voix contre 286, de vider de son contenu tout le projet de loi sur l’avortement.Dans sa formulation précédente, cette réforme se proposait de rendre libre l’avortement dans les trois premiers mois de la grossesse.Telle qu'amendée, cette loi n’autorisera plus l’interruption de la grossesse que dans les seuls cas où la vie de la mère est menacée par la poursuite de la grossesse et d’une grossesse subséquente à un viol.Apres ce coup de force, plus rien ne sera comme auparavant: en revenant sur son accord précédent et en se rabattant sur son extrême-droite, la démocratie chrétienne a sciemment choisi de rompre les ponts.Car en fait, les longues tractations parlementaires qui cherchaient à éviter au pays un référendum déchirant sur l’avorte ment — réclamé par une pétition portant 600,000 signatures —, ressemblent après coup à une manoeuvre et c’est aujourd’hui à qui réclamera un référendum.Mais c’est là qu’on cerne toute la machiavélique combine: si, hier, la démocratie chrétienne voulait éviter à tout prix des élections anticipées que la spectaculaire montée communiste aux régionales précédentes n'aurait pas manqué d’hypothéquer, elle peut aujourd'hui précipiter un scrutin national dont le thème majeur sera, qu’on le veuille ou non, l’avortement, aux portes mêmes du Saint-Siège.Les prochains jours seront décisifs, mais on peut d'ores et déjà imaginer combien profond sera le déchirement, et combien animée sera la campagne, de référendaire peut-être mais plus sûrement électorale, où, en dépit des zizanies nées d’options politiques ou économiques, chacun sera forcé de se prononcer d’abord et avant tout sur un sujet dramatique par excellence qui ignore la coupure partisane: le droit à la vie de l'embryon humain.Rien ne dit aujourd'hui que l’expérience du référendum sur le divorce se répétera, et encore moins si, réclamant un référendum, les partis d’opposition obtien- nent des élections législatives! Dans cette nouvelle crise provoquée, l’élément capital à souligner est celui-ci: la démocratie chrétienne, placée devant le choix de l’ouverture, s’est barricadée à double tour derrière un catholicisme pur et dur qui pourra peut-être lui permettre de franchir le cap d’une législature mais qui, inversement, ne laisse aux partis d’opposition que l’unique choix de chercher à l'abattre.Un Fanfani pourra cependant répliquer que si le Parti communiste en avait les moyens, il n’aurait pas manqué de le faire de toute façon.Rien de.Neuf Les chefs d’Ëtat et de gouvernement participant au Conseil européen à neuf à Luxembourg se sont séparés hier après avoir, vingt-quatre heures durant, brassé des courants d’air.M.Giscard d’Estaing, qui a l’art de fignoler les formules creuses à emballage optimiste, a déclaré: “Nous voulions confirmer l’Europe, et c’est ce qui a été fait ”.Ce qui ne veut strictement rien dire si ce n’est que les Neuf ne se sont pas entendus.Quant à la “confirmation” de l’Europe, on ignorait jusqu'à présent qu'il fallait se réunir à neuf, trois fois par an, et au sommet, pour répéter que l’Europe continue.C’est le chancelier Schmidt qui donne en fait le ton de ce qui fut un sommet décevant marqué au coin de la plus totale stérilité: “Ceux qui n’ont pas placé leurs espoirs trop haut peuvent s’estimer satisfaits”.C’est clair, c'est sans pitié et sans nombrilisme.Sur ce même thème, il y a lieu de citer aussi le ministre irlandais des Affaires étrangères, M.Garret Fitzgerald : "Je n’attendais rien, le résultat a été légèrement meilleur.” Rendons quand même justice à ces messieurs qui, venus de leurs capitales respectives, se sont entendus, dans un élan tout de spontanéité et de chaleur européenne, sur.un rappel de leur position sur la Rhodésie! Ainsi, le Conseil européen a "réaffirmé” le droit à l'autodétermination et à l’indépendance du peuple rhodésien, "soutenu vigoureusement” les objectifs et les efforts britanniques, “adressé” un appel “solennel” à la minorité afin qu'elle accepte une "transition rapide et pacifique1’ vers un système majoritaire.et "confirmé” que les “déci- sions" du Conseil de sécurité continueront d’être appliquées.Et si, après ça, on affirme que le Conseil européen était vain, c’est qu’on est probablement de mauvaise foi.Comparé à un tel résultat, l’échec sur des questions comme les priorités économiques, les difficultés monétaires et l’élection au Parlement européen est, bien sûr, sans conséquence.Trêve de plaisanterie: on peut imaginer que les communications entre les Neuf sont quasi-quotidiennes, et que, comme par le récent passé, "Lie-ber Helmut” et "Dear Valery” se consultent par-dessus la tête des subalternes de service.En d’autres termes, ils pouvaient à coup sûr prévoir que ce Conseil européen était voué à l'echec.Pourquoi, par exemple, n’a-t-on pas pris prétexte, sous couvert de grandes décisions à prendre, de la transition en cours à Londres, pour surseoir à une rencontre dont la seule raison d'être est qu’elle était prévue.Si quelqu'un, quelque part, appréhendait 1 effet négatif d’un tel ajournement, on peut lui demander s’il n’est pas encore plus négatif de se réunir pour rien.A moins que tout ce spectacle ne doive être perçu au second degré: que certains s’y rendaient avec farrière-pensée de refroidir l’enthousiasme de ceux qui croient le Parlement européen à portée de la main.Le désaccord a été total sur les priorités économiques et le problème du chômage.Selon les dépêchés d’agence, M.Wilson se serait entendu répliquer par M.Schmidt que son projet de déclaration suggérée était "de la pure poésie écrite en vers noirs”.Sur les circonvolutions du "serpent" monétaire, quinze jours après Sue la France ait décroché, on atten-ait au moins quelques idées.Le silence seul a répondu à l’attente.Sur le Parlement européen, M.Giscard d'Estaing est arrivé avec ce qu’il affirme être un “compromis”, c’est-à-dire que le nombre de sièges soit maintenu à 198 plutôt que d’être porté à 300 ou 400.Mais M.Schmidt n était prêt à le soutenir que si on s'engageait a tenir les élections dans deux ans, M.Wilson ne pouvait se contenter d’une représentation aussi limitée, et M.Moro a probablement soulagé les uns et les autres en y mettant son veto.M.Tindemans, qui ne parlait sans doute pas pour la seule Belgique, a dit que le Conseil européen n’avait pas encore trouvé son role.Georges VIGNY ___L’ancien et le nouveau— En d’autres mots par JEAN MARTUCCI D a dit: “Qui perd sa vie la trouve”, mais le mot s’est trop usé pour qu’on le comprenne encore.Jésus pourtant redit sans cesse: ce qu’il faut de nuit pour faire une aurore, ce qu’il faut de désert pour une terre promise, ce qu’il faut d’exil pour enfin trouver patrie, ce qu’il faut de mort pour qu’une vie surgisse.n a parlé de la porte étroite et du chemin serré, mais l’image s’affadit uand elle vient de si loint.ésus pourtant redit sans cesse: ce qu’il faut de silence pour dire plus que des mots, ce qu’il faut de folie pour un peu de sagesse ce qu’il faut de lutte pour apporter la paix, ce qu'il faut de resistance pour une digne obéissance.V Il a dit les Béatitudes, mais elles sont devenues des formules et une habitude.Jésus pourtant redit sans cesse: ce qu’il faut perdre pour n'avoir plus à chercher, ce qu’il faut abandonner pour enfin posséder, ce qu’il faut de pleurs pour avoir le droit de rire, ce qu'il faut de soif pour abreuver le monde.Il a dit: "Si le grain ne meurt, il reste seul, s’il meurt, il porte fruit”, mais la parabole s’est affaiblie comme un mot dont on abuse.Jésus pourtant redit sans cesse: ce qu'il faut d’hiver pour qu'un printemps vienne, ce qu’il faut de sarclage pour penser à récolte, ce qu il faut de désespoirs pour connaître l’espérance, ce qu’il faut de croix pour un matin de Pâques.___________________J lettres au DEVOIR Quelle époque que celle de l’ordinateur! Roland Giroux, Président, Hydro-Québec Il faut que je vous mette au courant.J'ai un problème avec votre ordinateur.Le pauvre machin semble avoir besoin d'un électroencéphalogramme dans le cerveau électronique au plus vite.Je crains ses égarements.Voyez-vous, en février 1975, mon nom était fiché dans votre ordinateur à la suite d'un contrat intervenu entre l'Hydro-Québec et moi.Ce contrat convenait qu'à chaque mois je paierais $56.00 pour acquitter mes coûts d’électricité selon des paiements égaux.Kn octobre 1975, l’ordinateur m'informait que je jouissais d’un crédit de $180.08.Par ailleurs, les journaux m'informaient d’une grève des postes.Alors voyez-vous, au mois d’octobre, mon paiement de $56.00 n'est pas parvenu à votre ordinateur à cause de la grève des postes.Kn novembre, prolongement de la grève des postes, un deuxième paiement ne parvient pas à votre ordinateur.Kn décembre, enfin, la grève des postes se règle, et l’ordinateur reçoit et encaisse mes deux chèques, relui d’octobre et celui de novembre.Le gourmand avale ces deux chèques le 17 décembre 1975.Cependant, le lendemain, le 18 décembre, votre cerveau électroni-ue, ayant sans doute appris la f.n e la grève des postes, m’écrit une belle lettre pour me dire que j'avais manqué à mon engagement du paiement mensuel en octobre et novembre, et qu'il allait mettre fin à ce système à la prochaine offense.Pensez donc! Voilà le cerveau électronique dans un état de choc.Je me rends à vos bureaux de l'Hydro, le 22 décembre, pour m'assurer du bon état de santé de l’ordinateur et de ses fidèles serviteurs, les employés propres, propres, propres, les 12,012 comme on dit.J'ai appris alors qu'il s’agissait de deux comptabilités séparées, que j'avais toujours à mon crédit $180.08 mais que par ailleurs je devais $112.00.Correction, on avait reçu le $112.00 et je ne devais plus rien; mais comme la lettre est écrite sur commande de la machine, même une fois le paiement reçu, les robots humains exécutaient les ordres de la machine et expédiaient les lettres de mise en demeure.Nous voilà en février 1976, un an après mon adhésion au système des aiements égaux.J’ai alors, lisez ien.un crédit de $295.48.Seulement.voyez-vous, le cerveau électronique a décidé, dans sa grande sagesse, d’augmenter mes paiements mensuels égaux d'un autre 10' ;.Incroyable?Eh oui! on me demande maintenant $62.00 par mois au lieu de $56.00.C’est sans doute à cause de la comptabilité séparée.L’argent rentre d’un côté de la machine, la facture sort de l’autre.Kt si je refuse de payer?Kst-ce que la cervelle électronique va me couper le courant ou m’électrocuter?Et mon $295.‘i8; qui c’est qui en empoche les intérêts.J’ai relu mon contrat, pour savoir si je devais payer l’augmentation de 10%.Figurez-vous qu’on me dit qu’aprés un an, on réajuste les mensualités lorsqu’il y a un écart de $30.00 ou plus.Et comme l’Hydro me doit $295.48, l’ordinateur m'augmente.C’est pas gentil ça?Kn lisant au bas du contrat, je ne peux m'empêcher de rire et de vous écrire, c’est trop drôle: “ce service à la clientèle vous est offert sans frais ”.Antoine NORMAND P.S.Dites à l'ordinateur que je mets fin à mon contrat.Ça lui donnera un choc St-Bruno-de-Montarville, Le 31 mars 1976.Catholiques et Francs-Maçons au Québec.On nous demande souvent si les relations entre l'Église Catholique et l’Ordre maçonnique ont changé.Le 18 juillet 1974, le cardinal Seper, président de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a Rome, adressait une lettre aux présidents de toutes les conférences épiscopales du monde.Il s'agissait du numéro 2335 du Code du Droit Canon "qui interdit aux catholiques sous peine d'excommunication de faire partie de la Franc-Maçonnerie ou d’autres associations du même genre qui forment des complots contre l’Égl-se ou les pouvoirs civils légitimes .Des études récentes établissent une claire distinction entre la franc-maçonnerie “régulière” d'inspiration anglaise et celle dite “irrégulière’’ d'inspiration latine.La vaste majorité des francs-maçons dans le monde (environ 6,000,000) adhèrent à la franc-maçonnerie régulière qui se modèle sur la Grande Loge Unie d'Angleterre.Pour en faire partie, l'aspirant doit croire en Dieu, Architecte de l’Univers, en sa Providence, en l’immortalité de l’âme; il doit vouloir progresser dans la pratique des vertus morales et humaines.La franc-maçonnerie régulière se présente comme une sorte d'association fraternelle interconfessionnelle.Le cardinal Seper, en attendant la publication du nouveau Code canonique en préparation, propose la directive suivante: “On peut en- seigner avec surete et appliquer l'opinion des auteurs disant que le canon 2335 concerne seulement les catholiques qui font partie d’associations agissant contre l'Église".Il revient donc aux évêques des conférences épiscopales de chaque pays de distinguer si les loges maçonniques de leur milieu “agissent contre l’Église” ou pas.Au Canada, la franc-maçonnerie est organisée sur une base provinciale.Dans chacune des provinces, on trouve une Grande Loge qui elle-même est formée de l’ensemble des loges locales.Ainsi, la Grande Loge du Québec comprend 109 loges locales (dont 4 d’expression française) qui totalisent près de 14,500 membres.Elle est autonome tout en maintenant certaines relations d’affinité avec les autres Grandes Loges "régulières" du Canada et du monde.Il est vrai qu’au Québec, dans les années 1900, la loge de l’Emancipation reliée au Grand Orient de France, s’est érigée contre les institutions de l’Église catholique.Cela a certainement contribue, parmi d’autres raisons, à confirmer un préjugé qui veut que toute la franc-maçonnerie, sans distinction, soit anti-catholique.Depuis avril 1973, un comité composé de francs-maçons et de catholiques responsables s’est efforcé de rétablir les faits en étudiant la présente situation de la franc- maçonnerie au Québec.Dans un contexte de dialogue.Il s'agissait de repenser les attitudes et les rapports nouveaux à établir dans la vérité et la justice.Les résultats de cette étude, qui a retracé les origines de la franc-maçonnerie et son évolution, ont permis de constater que les 109 loges reliées à la Grande Loge du Québec, adhèrent à la franc-maçonnerie régulière.Or celle-ci "n'offre rien dans ses Constitutions qui puisse légitimement permettre de croire ou de dire qu elle complote contre l’Église catholique".Nous avons eu l’occasion de vérifier le bien-fondé de cette affirmation.A partir de cet éclairage, est-il opportun de maintenir l’excommunication des catholiques qui feraient partie d’une loge affiliée à la Grande Loge du Québec?Nous ne le croyons pas, à moins que des motifs serieux, autres que des préjugés, entrent en ligne de compte.Dans un esprit d’objectivité, ne faudrait-il pas s’orienter vers une acceptation effective des valeurs propres à l’Église et des valeurs propres à la franc-maçonnerie régulière?Irénée BEAUBIEN, s.j.Adrien BRUNET, o.p.Paul MORISSET, s.j.membres du comité de recherche sur la franc-maçonnerie au Québec Montréal, le 22 mars 1976.Rivalisons-nous actuellement avec les années 30 ?Cette époque commence de plus en plus à ressembler aux violentes années 30.Des malaises qui ne sont pas exclusivement d’ofare économique semblent en être la cause.Actuellement, il n'est plus sûr de se promener le soir dans nos villes, même les petites.Même nos campagnes, dernier bastion de la paix sont devenues les scènes de crimes parfois horribles.Un tel état de choses est inadmissible.Un tel état de faits, toléré par une nation, c’est l'acceptation de la décadence.L'heure est aux décisions, et aux décisions énergiques.A ces petits matous — et même à ces gros matous — amateurs de violence et d'horreur, opposons des matous non moins terribles mais apprivoisés.D faut, au niveau de l'Etat, une main de fer qui étende ses ramifications partout au pays, afin de neutraliser, sinon conjurei le mal.Que l’on s'inspire du F.B.I.de Hoover, et l’on s’approchera probablement du système qu’il nous faut.Peut-être que la Gendarmerie Royale ne répond plus aux besoins qui ont jusqu’à present justifié son existence.L’époque n’est plus aux trappeurs perdus dans le Grand Nord, fuyant un crime parfois.explicable.L'époque est à la drogue, aux cri-’ mes crapuleux dont la bassesse écœure et scandalise: des crimes qui ne sont même pas justifiés par le besoin! L'époque est à la terreur, — que l’on se rappelle les Dubois — et il est rendu précaire d’exercer certains métiers, en certains endroits, même dans Montréal.Toute cette vague d’horreur doit cesser, sans quoi nous allons la prendre pour acquise, flous finirons par trouver tout normal de dé- couvrir un jour notre père, notre sœur, notre épouse, baignant dans son sang.Et nos enfants alors?A y songer, même les plus braves tremblent.Une autre époque non moins noire a connu ces vagues d'horreur, et en a triomphé.Les années 30 ne donnent pas leur place à ce sujet.Nous pouvons et nous devons faire de même.Si des Roosevelt et des Hoover ne s'étaient pas opposés farouchement au crime d’alors, existerions-nous aujourd’hui?Nous avons reçu cette protection, enfants, et nous la devons à nos enfants.A ces artisans du mal, opposons des artisans du bien, aussi déchaînés qu’eux, et non pas des routiniers dépassés par les événements.A vin nouveau, outre nouvelle! Bernard PILON Ottawa, mars 1976.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Lafrance Trésorier : Bernard Larocque IE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Socre-ment, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle, l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans IE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibl othèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE : 844*3361 (lignes groupées). des idées des événements des hommes Le Devoir, samedi 3 avril 1976 • 5 Le feu vert de la Cour suprême à la CECO Il est un peu tard pour enlever aux provinces une compétence qu’elles exercent depuis un siècle Le présent litige vise la Commission d'enquête du Quebec sur le crime organisé, établie en 1972, conformément à la Loi de police S.Q.1968, C.17.L’art.19 de cette loi exige que la Commission de Police du Québec fasse enquête chaque fois que demande lui en est faite par le lieutenant-gouverneur en conseil, sur tout aspect de la criminalité.L’article prévoit aussi la tenue d’une enquête sur les activités d’une organisation ou d’un réseau, ses ramifications et les personnes qui y concourent, dans la mesure indiquée lorsqu’il y a raison de croire que dans la lutte contre le crime organisé ou le terrorisme et la subversion, il est de l’intérêt public d’ordonner la tenue d’une telle enquête.L’enquête a été ordonnée par l’arrêté en conseil No 2821/72, en date du 27 septembre 1972.La question première: quel sens donner à l’article 92 (14)?La première question qui se pose est si l’art.19 de la Loi de Police et l’arrêté en conseil dépassent la compétence législative constitutionnelle de la Province de Québec.Une question beaucoup plus complexe est aussi en litige, savoir, si, hors le cadre de procédures criminelles spécifiques, la tenue d’enquêtes sur 1 ordre public dans les limites de la province, dépasse la compétence de l’autorité provinciale.Dans chaque province, la législature peut ‘exclusivement’’ légiférer sur “l’administration de la justice dans la province”.C'est le par.(14) de l’art.92 de l’Acte de l'Amérique du Nord britannique, 1867, qui y pourvoit entre autres choses.Ce plein pouvoir est manifestement très etendu, mais le par.(27) de l’art.91 en soustrait au profit de l’autorité fédérale, “le droit criminel, sauf la constitution des tribunaux de juridiction criminelle mais y compris la procédure en matière criminelle”.Selon le plan général de l’Acte, les provinces conservent, en vertu du par.(27) de l’art.91 et du par.(14) de l’art.92, la compétence en matière d'administration de la justice dans chaque province; elles ont en ce domaine la plénitude des pouvoirs sauf quant au droit criminel et à la procédure en matière criminelle qui constituent des exceptions à la règle gé- .nérale.L'établissement des cours supérieures, de district et de comté, se fait en coopération par les autorités fédérales et provinciales.Le par.(14) de l’art.92, après avoir assigné aux provinces l’autorité législative exclusive sur “l’administration de la justice dans la province”, poursuit: "y compris la création, le maintien et 1 organisation des tribunaux provinciaux, de juridiction tant civile que criminelle, y compris la procédure en matière civile dans ces tribunaux”.L’art.96 décrète que le gouverneur général nommera les juges des cours supérieures, de district et de comté dans chaque province.Ainsi la procédure en matière criminelle relève de l'autorité fédérale alors que, de façon générale, la procédure en matière civile dans les tribunaux provinciaux ainsi que la création, le maintien et l’organisation •de ces derniers relèvent de la compétence des provinces.La question à résoudre en l’espèce est de savoir s'il faut interpréter de façon juste, large et libérale les mots “l’administration de la justice dans la province” ou, si en raison de la soustraction du droit criminel et de la procédure en matière criminelle, on doit les interpréter si restrictivement que “l’administration de la justice" s’applique uniquement à l'administration de la justice en matière civile".Selon moi, l’historique de la législation canadienne, aussi bien que l’évolution des institutions juridiques à l’intérieur de la province depuis la Confédération, favorise l’interprétation large.Dans l'ensemble, les précédents peu nombreux, il est vrai, vont dans le meme sens.Une compétence acceptée depuis plus d’un siècle Depuis la Confédération, ce sont les procureurs généraux des provinces qui, en pratique, ont vu à “l'administration de la justice" au sens le plus large de l'expression.Ce sont les contribuables provinciaux qui en ont assumé les frais élevés, sans égard aux lois appliquées, que celles-ci relèvent de la competence des législatures provinciales ou du Parlement du Canada.Cela s’est traduit par l’organisation de corps de police et autres organismes visant à l’application des lois, sous la direction des procureurs généraux des provinces, pour la recherche, le de-pistage et la répression des crimes dans leur province respective et par le recrutement du personnel nécessaire aux poursuites pour toutes infractions, qu’elles découlent de lois provinciales ou de lois fédérales.Ainsi les provinces ont continué d’exercer depuis la Confédération les pouvoirs généraux d’administration de la justice qu’elles exerçaient avant et que les auteurs de l’A.A.N.B.ne semblent pas avoir voulu modifier.Donnant des explications sur le projet d’Acte de l’Amérique du Nord britannique au Parlement anglais, le Comte de Carnarvon déclarait le 19 février 1867: Le pouvoir de légiférer en matière de droit criminel sera aussi assigné au Parlement central.L'administration en est cependant attribuée aux autorités locales; mais le pouvoir législatif général est à juste titre réservé au Parlement central.C’est un principe bien reconnu d’interprétation que si un texte d’une loi est également susceptible de deux interprétations, dont l’une aurait pour effet de rendre la loi intra vires et l’autre de la rendre invalide, la première doit prévaloir: McKay et al.c.la Reine (1965) R.C.S.798, 804.11 ne faut pas décider à la légère qu'une loi autorisant des décisions administratives dépasse la compétence constitutionnelle du corps législatif qui l’a adoptée.Les organismes chargés de l’application des lois dans la province de Québec sont responsables de la lutte contre le crime organisé.Même si les tentacules du crime organisé dépassent les limites des provinces et même les frontières du pays, l’enquête vise de bonne foi des actes faits dans la province de Québec où l’escalade dans le crime et la violence a provoqué un accroissement des pertes de vie et des dommages aux biens.Selon les propres termes de l’arrêté, l'enquête vise les activités des organisations et réseaux, les ramifications de ces organisations et réseaux et les personnes qui y concourent, dans la mesure où ces organisations ou réseaux opèrent dans des domaines qui de façon notoire sont reliés au crime organisé comme le jeu et le pari illégaux, l’extorsion, le prêt usu-raire, le trafic de la drogue, la prostitution et la corruption.La Commission d’enquête n’agit pas comme une cour criminelle et elle n’exerce aucune juridiction en matière criminelle.La tenue de l’enquête ne fait pas partie d une poursuite criminelle en vertu du Code criminel et ne constitue pas non plus une recherche d’un crime ou d une infraction spécifique qui pourrait plus tard faire l’objet d'une inculpation criminelle, il ne s'agit pas en l’espèce d'un procès criminel, sous la forme d’un litige entre deux parties, le ministère public et l’accusé.Le rôle de la Commission d'enquête est simplement de faire enquête et de soumettre un rapport; personne n est inculpé; ceux qui comparaissent le font à titre de témoins; il n’y a pas litige; on ne vise aucunement à modifier la procédure en matière criminelle.Les procédures devant la Commission ne sont pas des procédures criminelles au sens qu elles auraient pour but l’imposition de sanctions.La loi contestée institue une enquête sur la nature et la fréquence de certaines activités illégales dans la province de Québec, mais elle ne cherche pas à définir de nouvelles infractions ni à modifier celles qui sont déjà définies par la loi.(.) Avant la Confédération, les pouvoirs des provinces en matière d’administration de la justice, tant civile que criminelle, étaient sans restriction.Le préambule de l’Acte de Québec 1774 se réfère aux ordonnances “qui concernent le gouvernement civil et l’administration de la justice de la dite province”.L’Acte prévoit aussi que le droit criminel anglais, qui évidemment n’éta’it pas alors codifié, sera observé comme loi dans la province de Québec.Après la Confédération le droit criminel et la procédure en matière Le juge ROBERT B.DICKSON criminelle relèvent de la compétence du parlement fédéral mais “la justice” s’entend toujours de la “justice en matière criminelle” aussi bien que de la “justice en matière civile”.Les lois provinciales sur les enquêtes publiques depuis la Confédération ont réservé à l’autorité provinciale le pouvoir d'ordonner la tenue d’enquêtes sur des matières se rapportant à l’administration de la justice dans les provinces en y associant le pouvoir de contraindre des témoins à comparaître et à y témoigner sous serment.Si le Parlement de Westminster avait voulu au par.(14) de l’art.92 restreindre ' l'administration de la justice” à l’établissement et la création de tribunaux il aurait pu tout simplement formuler l’article selon les termes qu’il avait employés deux ans auparavant en adoptant le Colonial Laws Validity Act, (1865) 28-29 Viet., C.63, art.5: (traduction) Chaque législature coloniale aura, et sera considérée comme ayant toujours eu, le plein pouvoir dans les limites de sa compétence de créer des tribunaux et de les abolir et rétablir, et d'en modifier la constitution, et d'édicter des dispositions pour l'administration de la justice devant ces tribunaux.Il est sûrement à propos de comparer ce texte avec le par.(14) de l’art.92.Les mots “l’administration de la justice" au par.(14) de l’art.92 sont destinés à avoir une portée étendue.Ils comprennent.mais non exclusivement, la création, le maintien et l’organisation de tribunaux provinciaux, de juridiction tant civile que criminelle et ils comprennent la procédure en matière civile.Toute interprétation qui restreint le par.(14) de l'art.92 à l’etablissement de tribunaux fait fi de la signification manifeste des termes de l’article et de l’ordre dans lequel ils y figurent, ainsi que de l’historique et l’esprit de la loi.L’emploi des mots "y compris” n’y a pas plus pour but de restreindre “l’administration de la justice" à “la création, le maintien et l’organisation des tribunaux” que les mêmes mots “y compris" ont pour but au par.(27) de l'art.91 de restreindre “le droit criminel" à “la procédure en matière criminelle”.Comme le juge Estey le fait remarquer dans R.v.Pelletier, supra à la p.685, le texte du par.(14) de l’art.92 après “y compris” sert à amplifier plutôt qu'à limiter.Une contestation qui vient un peu tard! Depuis plus d’un siècle les gouvernements fédéral et provinciaux ont accepté que l’administration de la justice en matière criminelle soit le fait des gouvernements provinciaux dans leurs limites territoriales respectives.Le rôle des provinces en ce domaine a toujours été reconnu comme partie intégrante de la responsabilité du gouvernement provincial pour l’ordre public dans la province.En vertu du par.(14) de l’art.92 de notre constitution, comme je le comprends, la responsabilité de l’application des lois repose avant tout sur les provinces et dans chacune, le procureur général est le chef du ministère public.Ses responsabilités, quant à la plupart des aspects de l’administration de la justice, sont très étendues.Entre autres, dans le domaine de la justice criminelle, il a charge de l'organisation des tribunaux, de la police, des investigations et poursuites criminelles et des prisons.Les corps de police provinciaux sont sous sa direction de meme que les substituts qui agissent comme poursuivants dans la plupart des poursuites criminelles au Canada.Nous avons à l’échelon fédéral un ministère public sous la direction du Procureur général du Canada, mais l’art.2 du Code criminel, dans sa définition de "procureur général”, limite la compétence de ce ministère au territoire du Nord-Ouest et au territoire du Yukon ainsi qu’aux procédures instituées sur l’instance du gouvernement du Canada et qui sont relatives à la violation d’une loi du Parlement du Canada autre que le Code criminel.Il semble qu’il soit bien tard pour dépouiller les provinces de leur compétence sur la justice criminelle, après qu’elles l’ont exercée sans contestation durant plus d'un siècle.Cela ne veut pas dire qu’une compétence proprement dite s’acquiert par consentement ou inaction.Comme le dit Lord Atkin dans Proprietary Articles Trade Association v.A.-G.Can., (1931) A.C.310, à la p.317: (traduction) La loi et l'article du Code ont une histoire législative qui est pertinente en l'espèce.Leurs Seigneuries n’ont aucun doute ue le temps seul ne saurait justifier la validité une loi qui s'avère ultra vires lorsqu'on la conteste, pas plus que l'ultime empiétement ne saurait se justifier par l'historique des étapes successives qui ont finalement conduit au-delà de la ligne de démarcation.Mais il convient toujours de se demander si la législation, en substance, tombe dans une catégorie donnée de sujets énumérés, ou si elle constitue au contraire, sous le couvert d'une législation sur un sujet énuméré dans une catégorie, un empiètement sur une catégorie interdite.Sur ce point, l'historique de la législation peut nous fournir quelques éléments de preuve.Les inévitables chevauchements En conférant aux provinces l’autorité législative exclusive sur l’administration de la justice et au gouvernement fédéral l’autorité législative exclusive sur le droit criminel et la procédure en matière criminelle, on a accepté par le fait même un certain chevauchement.On ne peut pas s'attendre à pouvoir tracer une ligne de démarcation bien précise entre ces deux rubriques et on ne devrait pas tenter de le faire.Les tribunaux ont appliqué tant et plus ce qu'avait déclaré le juge en chef Duff dans Le renvoi sur la validité de la £e ^eàtwaC C*tten*teUùmcU etc Ca ûcutde cUàùinée cU THfintnectf Pendant le Festival, vous pourrez rencontrer Breté-cher (Cellulite.Les Frustrés).Oeeclez (rédacteur en chef de Tintin).Elener (The Spirit).Fournier (Capitaine Kébec) Fred (Filémon).Hurtubtee (Sombre Vilain) -et Pratt (Corto Maltese) Vu ter au 6 avril1976, de 12h.a 22Ay au Centre communautaire tes tJÇHitmi nfnepeiil étt ptênchtt dt phs dt tOt dtssmttnn qMiais U eunrttns, dtt fdms U dtt ndtts str U hedt dtssmdr, des kitsftti d’éditeurs, en point de ketere, en peint de vente, des rencontres avec des dessineteers fedéécets et eempéens, des conférences set te tende dessinée francophone.2332 fdoeard-MonrpeM /métro leerier, notâtes St) letrée treteite.¦ Par un vote de sept contre deux, la Cour suprême a décidé, dans un jugement rendu public jeudi, de rejeter le pourvoi en appel de deux témoins, Nicola Dilorio et Gérard Fontaine, qui, convoqués devant la Commission d’enquête sur le Crime organisé, avaient refusé de témoigner devant celle-Ci, invoquant la soi-disant inconstitutionnalité de l’organisme d’enquête.C’est au juge Louis-Philippe Pigeon (à droite) qu’a été dévolu l’honneur de définir les motifs du jugement du plus haut tribunal du pays.Le magistrat originaire de Québec s’est acquitté de cette tâche avec sa rigueur technique habituelle, tandis que le juge en chef Bora Laskin (au centre), une fois de plus dissident, concluait au caractère non-constitutionnel de la CECO.Parmi les magistrats qui ont souscrit à l’avis majoritaire de la Cour et qui ont jugé devoir expliciter leurs motifs, c’est peut-être te juge Robert B.Dickson (à gauche), originaire de Winnipeg, qui a émis les considérations les plus logiquement ordonnées et les plus susceptibles, par leur remarquable limpidité, d’éclairer le lecteur.Nous publions ci-dessous de larges extraits de l’opinion du juge Dickson, à laquelle ont souscrit les juges Martland, Judson, Ritchie et Spence.Notons que les juges Dickson, Martland, Judson et Ritchie ont également souscrit à l’avis émis par le juge Pigeon.Les extraits de l’opinion du juge Dickson que nous publions ne traitent pas de la soi-disant violation d’un droit fondamental dont seraient victimes les témoins qui se présentent devant la CECO parce que celle-ci les obligerait à témoigner dans des matières au sujet desquelles ils peuvent être ensuite poursuivis en justice.Fait à noter: aucun juge n’a retenu les objections que les appelants avaient formulé à ce sujet.loi relative aux enquêtes sur les coalitions et sur l’art.498 du Code criminel, (1929) R.C.S.409, à la p.413: (traduction) Certaines matières qui, sous ur aspect donné ou pour une certaine fin, peu vent tomber sous une des rubriques de l’art.9Î et relever ainsi de la compétence des provinces, peuvent, sous un autre aspect ou pour um .autre fin, faire l'objet, à juste titre, de législa tion édictée en vertu de l’art.91, spécialement sous la rubrique 27.Ainsi, une matière qui pour certaines fins relève de la compétence fédérale sur le droit criminel et la procédure en matière criminelle, peut aussi faire l’objet légitime de législation provinciale par rapport à l'administration de la justice.On prétend que si une province peut faire enquête sur ce que Ton tient pour du droit criminel, elle pourrait faire la même chose dans d’autres domaines qui relèvent de la compétence exclusive du Parlement fédéral comme les banques, le service postal ou les pénitenciers.En l’espèce, il n'est pas nécessaire de se prononcer sur le droit d’un gouvernement provincial d’enquêter sur un sujet d’intérêt local autre que le droit criminel, qui se rattache lui-même à une matière relevant de la compétence exclusive du Parlement fédéral.Il ne faudrait pas oublier toutefois qu’une enquête provinciale portant sur quelque aspect d’une matière de la compétence exclusive du Parlement du Canada, comme les banques, pourrait bien ne pas se situer sur le même pied qu'une enquête portant sur un aspect de certaines activités criminelles car, en ce dernier cas, la province peut s’appuyer sur un sujet relevant de sa compétence exclusive, soit l’administration de la justice, ce qui peut ne pas s’appliquer à d'autres enquêtes.L'arrêté en conseil instituant la Commission d’enquête ordonne seulement à la Commission de faire enquête et de soumettre un rapport au Procureur général.Les mesures à prendre dépendent de ce dernier.Celles-ci peuvent constituer dans l'établissement de méthodes nouvelles et différentes ou une réorganisation à l’intérieur des organismes chargés de l’application de la loi.Elles peuvent consister en des poursuites, sous réserve de la protection accordée aux témoins par la Loi sur la preuve au Canada.Il peut s’avérer nécessaire de modifier la Loi de police ou d'autres lois provinciales, ce que le gouvernement de la province peut faire dans le cadre de son autorité constitutionnelle.Une Commission d’enquête provinciale, quel que soit l’objet de son enquête, peut, soumettre un rapport qui indique qu’il y aurait lieu de modifier certaines lois fédérales.Cela ne serait pas une innovation.Il peut sembler désirable d’apporter des modifications au Code criminel: en pareil cas, on peut s'attendre que le Procureur général agisse en liaison avec le gouvernement fédéral, comme cela se fait quotidiennement.Pour nous, il n’y a que deux questions à retenir: l’établissement de la Commission d’enquête était-il constitutionnellement de la compétence de la province de Québec?(2) Y a-t-il eu transgression, ou y a-t-il transgression à redouter du droit des témoins devant la Commission à la protection constitutionnelle contre l’incrimination par leur propre témoignage?Nous n’avons pas à juger de la sagesse de la décision d'instituer l’enquête.La nouveauté de la méthode adoptée par la province ne touche pas la constitutionnalité et la Législature de la province de Québec a sans doute considéré cette mesure nécessaire pour faire face à la menace nouvelle et pernicieuse que constitue le crime organisé.Des expressiôns à ne pas confondre Les mots “procédure en matière criminelle" ne se prêtent pas en eux-mémes à une définition précise.Dans un seas, il visent la procédure devant les tribunaux criminels et des matières comme le comportement dans la salle d’audience, la qualification des témoins, la prestation du serment ou les déclarations solennelles, et la présentation de la preuve.Quelques arrets ont défini la procédure de façon plus étroite et conclu qu’elle embrasse trois choses — les plaidoiries, la preuve et les règles de pratique.Dans un sens plus large, elle comprend certaines matières comme la réglementation par le Code criminel de l’exercice des pouvoirs des agents de la paix, le droit de consulter un avocat, les mandats de perquisition, la libération provisoire, l’assignation de témoins.(.) Il n’est pas nécessaire et il est peut-être impossible de rechercher une définition satisfaisante de la “procédure en matière criminelle”.Même si je rejette l’opinion qui limiterait la procédure criminelle à ce ui se passe dans la salle d’audience lors ’une poursuite, je suis également d’avis que "procédure en matière criminelle” n est pas synonyme de “justice criminelle” et que l’expression “procédure en matière criminelle” employée dans TA.A.N.B.ne retranche pas des mots Tadministration de la justice” au par.(14) de l’art.92 une partie essentielle de-leur signification — Télément “justice criminelle”.Les tribunaux ont depuis longtemps fait la distinction entre la procédure et les règles de droit et il ne faudrait pas prendre la forme pour le fond.Il semble aussi qu’on peut établir une distinction valable entre la procédure en matière criminelle et une enquête sur des actes criminels.Ce qui, en l’espèce, est en litige est une enquête sur des sujets donnés compris dans l’expression “Tad-ministration de la justice dans la province”.Le but et le rôle de l’enquête sont différents et distincts des procédures d'enquête et de poursuite dans une affaire criminelle.Même en admettant que toute enquête policière sur un citoyen doit respecter les normes fédérales de la procédure criminelle, je ne vois pas bien pourquoi on pourrait attaquer la constitutionnalité d une enquête générale sur le crime, faite sur une base collective.On prétend que "Tadministration de la justice" ne concerne que Tadministration relative aux matières comprises dans les rubriques des pouvoirs exclusifs des provinces.Je ne puis accepter cette manière de voir.L’expression “Tadministration de la justice" est autonome et elle constitue une source de comptéence provinciale qui perdrait toute sa valeur si, pour avoir quelque effet, elle devait toujours s’appuyer sur quelque autre rubrique.DECISION Ottawa, le 30 mars 1976 Le Conseil de la Radio-Télévision canadienne annonce la décision suivante: Décision CRTC 76-167 TERREBONNE (QUÉBEC) - 751151200 Télécâble des Mille-lies Inc.Demande présentée en vue de renouveler la licence de radiodiffusion de l'entreprise de télévision par câble desservant Terrebonne (Québec) qui expire le 31 mars 1976.Décision: APPROUVÉ Le Conseil renouvelle cette licence du 1er avril 1976 au 31 mars 1979.à la condition que le titulaire se conforme au Règlement sur la télévision par câble qui entrera en vigueur le 1er avril 1976 et aux conditions qui seront spécifiées dans la licence.Cette période permettra au Conseil d'étudier le renouvellement de cette licence en même temps que ceux d'autres licences de télévision par câble de la région.Cette licence est sujette à la condition que le titulaire possède.au minimum, la tête de ligne locale, les amplificateurs et les prises menant aux maisons et aux immeubles d'habitation.Guy Lefebvre Secrétaire général Conseil de la Radio-Télévision Canadienne Canadian Radio-Television Commission 6 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 la météo.ve ' ' 5" V ^rf^yollowtniln RAFALES ?PLUIE — / ___N^fH, Wr P LT-j?, # /Vf-amonlon / \ • ! g, :::œraon>owvS' ^ i «'P - CÙlgülyl/Reui,no Soit toke Son Fione iM o NEIGE .1 hundc _ ^ Bu IWinnipofl.uigoiyy -%-i J H >wJnn'^u^:(f 2 G * / bP °IIS /liono-oiioîîl1 J ^ ^lon^ônjJ, 1 ' V // i0^ %,tW oie Cily Y y ^7 Wuiiiinglon -•Otlawo PLUIE piécipilolion |»| liant* pteiMott g bas-sa piession mou* d'oii lic»U mojise il'oii (bond ^ Choiteslon^l AVERSES^ New^Z Oi loom' ^vXf.vji^v/XvXvXyOTK^Miomi: [p^ Un front froid balayera l'Abitibi et h Nord-Est Québécois apportant des nuages et un refroidissement pour ces régions.Pour les régions du sud, on prévoit un temps plutôt ensoleillé avec le départ d'un creux barométrioue.Seules les régions de la Côte-Nord et de la Gaspésie recevront de la précipitation.On prévoit que les températures changeront peu et se maintiendront légèrement au-dessus de la normale saisonnière.Abitibi, Pontiac-Témiscamingue, Chibougamau: plutôt nuageux avec possibilité de quelques flocons de neige en après-midi.Minimum la nuit dernière zero.Maximum 2 à 4.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Régions de l’Outaouais, Montréal, Laurentides; Cantons de l’Est: ensoleillé avec quelques passages nuageux.Minimum la nuit dernière 1.Maximum 10 à 12.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Haute-Mauricie, Québec, Trois-Rivières, Lac St-Jean: brouillard en matinée et enseoleillé avec des passages nuageux par la suite.Minimum la nuit dernière zéro.Maximum 6 à 8.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Baie-Comeau, Sept-Iles: Brouillard en matinée et plutôt nuageux par la suite.Minimum la nuit dernière près de zéro.Maximum 6 à 8.Aperçu pour demain: ensoleillé avec passages nuageux.• Rimouski, Gaspésie: nuageux et brumeux avec pluie ou bruine passagère.Minimum la nuit dernière 1.Maximum 6 à 8.Aperçu pour demain: dégagement.suites de la première page RAZ DE MARÉE sous-sol.Les murs en stucco étaient en train de se désagréger.C’est épouvantable, toutes nos economies y passent!” Pour entendre ce témoignage, il a fallu qu'un gars de la place nous transporte en chaloupe en faisant un long détour pour éviter le courant extrêmement fort qui s'engouffre vers la rivière des Milles-Iles, là où la route a été emportée.Dans la matinée des gens ont failli se noyer pour avoir passé trop près: le courant les a emportés et leur embarcation s’est retournée dans les remous.Un peu plus loin, la route est à nouveau coupée de la même façon.Là aussi, l’eau rugit comme un torrent.Cette fois, ce sont les soldats du cinquième escadron de génie de l’armée canadienne qui nous ont permis de contourner l’obstacle à bord d’un canot de débarquement gonflé.Après un autre mille parcouru en camion avec un gars de la place qui n’avail pas dormi depuis environ 20 heures.A l’école de Lachenaie, où on a hébergé les familles évacuées pendant la nuit, il ne reste presque plus personne.La pluparl des familles sinistrées ont déjà quitte les lieux pour aller chez des parents.Il reste pourtant quelques familles, certaines ayant été évacuées seulement dans l’après-midi.Au total plus de 300 familles ont quitté leur logis inondé.Cinq ou six femmes bénévoles sont sur la brèche depuis la veille servant des repas aux militaires épuisés par une journée d’efforts ininterrompus, ainsi qu’aux quelques familles de réfugiés qui sont encore sur les lieux.Au moment de revenir sur nos pas, un agent de la Sûreté du Québec nous bloque le passage: ça ne passe plus, ce sont les ordres! L enibâcle vient de céder, paraît-il, et on attend une forte crue sur la rivière des Mille-Iles.Personne ne peut s'aventurer plus bas.Heureusement, c’est une fausse alerte.Un camion de la municipalité de Lachenaie conduit par des agents de la SQ nous ramène aussi loin que possible.Nous constatons alors que les soldats s’en vont: il n’y a plus moyen de passer.Heureusement, nous retrouvons les deux militaires qui nous avaient emmenés au début de l’après-midi et ces derniers intercèdent en notre faveur même s’il commence à faire noir.Pour permettre au journaliste et au photographe du Devoir de rentrer chez eux.on organise un dernier voyage.Nous ne sommes pas au bout de nos peines parce que les soldats ne peuvent nous mener plus loin qu’une sorte d’île et il nous faudra trouver une âme compatissante qui pourra nous faire traverser r .3 avril.par la PC et l’AP 1974 — Les 1,600 passagers du paquebot Queen Elizabeth 11 qui, en panne, dérivait depuis deux jours dans l'Atlantique.sont recueillis par d'autres bateaux.1965 — La pluu longue session dans l'histoire du parlement canadien est prorogée à sa 248e journée.1948 — Les Etats-Unis ouvrent un crédit de $5.33 milliards destiné à aider 16 pays européens.1936 — Exécution de Bruno Hauptmann, trouvé coupable de l'enlèvement et du meurtre du bébé Lindbergh.1930 — Le ras Tafari devient empereur d'Abyssinie sous le nom de Hailé Sélassié.1907 - Adoption de la loi créant 1U-mversité de la Saskatchewan.l'autre bras de l’inondation, en chaloupe.Nous trouvons alors deux hommes (dont un échevin de la villa, M.Reynald Nardozza) qui ont consacré toute leur journée à transporter des gens à bord d'un canot, refusant tout dédommagement.Tous les deux avouent qu’ils n’avaient jamais piloté un canot auparavant: "Maintenant, on est devenu des experts”, disent-ils en riant et en prenant un petit verre de “fort” pour se réchauffer.M.Nardozza et son compagnon ne tarissent pas d éloges pour les gars de la Protection civile et pour les militaires qui “ont fait un job fantastique, toute la nuit et toute la journée.” On nous signale aussi le dévouement des gars de l’organisation “Québec Radio-patrouille” et “la formidable collaboration du poste CJMS qui a appuyé leurs efforts sur les ondes en lançant des appels à ceux qui pourraient prêter des pompes.Et, là dessus, on s’est quitté: dans le noir: nous allions tenter l’impossible pour revenir à temps au journal pendant qu’ils prenaient d'autres personnes dans leur embarcation pour continuer à dépanner du monde.* ENTREPRENEUR mort, dans une chute de 90 pieds, M.Lesage.Des barres “Diwidag " et un palonnier, ou “bacul ”, peuvent se comparer aux câbles et au siège d’une balançoire dont on se servirait pour hisser des matériaux sur un toit, à l’aide d’un treuil.Sur le chantier du stade, on s’était aperçu que l'une des barres Diwidag avait cédé, le 28 août, à l'occasion d’un essai visant à soulever de quelques pieds la poutre.Dès ce moment, selon le coroner, les plans fournis par Désourdy et Duran-ceau devenaient caducs et il était de la responsabilité de Gauthier et de ses aides de trouver une solution de remplacement.Ce dont s’étonne le juge Falardeau, c'est que Gauthier décide, sur la foi d’un simple appel téléphonique à l'ingénieur Jean-Pierre Caza, de Désourdy et Duran-ceau, de faire fabriquer lui-meme un dispositif inspiré d’un bacul qui avait été fabriqué pour une autre console, sans jamais avoir été éprouvé.Le coroner s'étonne aussi que le surintendant Ross attribue à des erreurs de “- les atomisés de l’An O géomètres” une situation qui était due à "l’instabilité du système installé” par la compagnie Sicotte.Tous ces faits accréditent la version d’une compagnie qui, par ses représentants, aurait manifesté un "mépris de la vie et de la sécurité d’autrui”.Selon le coroner Falardeau, leouel retient même l’image d’une “épée de Damoclès” de 135 tonnes suspendue au-dessus de plusieurs centaines de travailleurs.ÉVACUATION Hier après-midi, on annonçait parail-leurs que des pourparlars avec les autorités américaines et canadiennes avaient abouti à une diminution du débit au barrage de Cornwall de l’ordre de 15,000 pieds cubes d’eau seconde, ce qui permettait d’envisager une baisse de 6 pouces du niveau du lac Saint-Louis.En fait, le secteur de Montréal et les riverains du Saint-Laurent dans l’ensemble pouvaient espérer de cette “bonne nouvelle”.Selon la Protection civile, les niveaux et les débits dépassent ou atteignent les maximas enregistrés les années passées dans la région de Montréal.Pour l’ensemble du Québec, le même organisme signale que 4571 maisons, chalets, fermes et commerces ont été inondés, alors que 923 familles avaient dû être évacuées.Par ailleurs, 206 familles avaient pu réintégrer leur foyer grâce à une amélioration de la situation à certains endroits.Dans la région de Montréal, la situation est plus particulièrement dramatique pour les citoyens de Lachenaie, de Rox-boro et de Pierrefonds.L’augmentation du débit de l’Outaouais entraînent une hausse conséquente du débit des rivières des Prairies et des Milles-Iles responsable de la situation.Sur la rive sud du Saint-Laurent, on signale qu’en raison de la hausse continuelle du niveau de l’eau du lac Champlain, le Richelieu déborde de son lit à quelques endroits, notamment à l’île Goyer, près de Chambly.Sur la Yamaska et la Saint-François, la situation demeurait stable, alors que le niveau de la Nico-let avait baissé d’un pied.Sur la Bécan-eour, l'embâcle formé à Saint-Sylvère avait pu être brisé grâce au travail de l’aéroglisseur.Sur la rive nord du Saint-Laurent, la Protection civile signalait que le fleuve débordait dans les terres basses, de Montréal à Québec.Les îles de Sorel sont inondées, et des inondations sont signalées à Louiseville, Maskinongé et les autres municipalités du secteur.A Maskinongé.une école fut évacuée après qu’on eut découvert une fissure dans les murs de l'édifice.* A Trois-Rivières-Ouest plus particulièrement les eaux du Saint-Laurent inondaient plusieurs rues, et les autorités municipales s’affairaient à sauver l’usine de filtration.Des maisons sont isolées par l'eau, rapporte-t-on.Dans la région de Québec, la Protection civile annonçait en fin d’après-midi qu’à Sainte-Marie de Beauce plusieurs caves étaient de nouveau inondées et que l’on fermait les rues à la circulation.Plus tôt au cours de la journée on avait annoncé que la situation demeurait stable dans la région de la Beauce.Près de Québec, plusieurs rivières sont sorties de leur lit, provoquant des inondations à Duberger, a Loretteville, dans certains quartiers de Sainte-Foy, Charles-bourg et Beauport et à Sainte-Brigite-de-Laval.À Québec, un refoulement d’égout a inondé plusieurs sous-sol dans la paroisse Saint-Pascal.La Protection civile signalait également des inondations, hier, dans la région de Matane, où la rivière du même nom a débordé.entraînant l'évacuation d’une dizaine de maisons, à Montmagny et à Saint-Raymond-de-Portneuf.De son côté, la Sûreté du Québec rapporte que la rivière Matapédia a quitté son lit dans la région de Routhierville, à 215 milles au nord-est de Québec.La route a été recouverte par quelque cinq pieds d'eau et de glaces sur une distance d'environ un mille.On prévoit que partout dans l'est du Québec des embâcles se formeront sur les rivières de la Gaspésie en fin de semaine.Par ailleurs, les infiltrations d'eau ont causé plusieurs éboulis sur la Côte de Beaupré et dans le comté de Charlesvoix.La Protection civile précise que deux maisons menacées par un affaisement de terrain ont été évacuées à Sainte-Anne-de-Beaupré.Pour sa part, le Canadien National a dû suspendre son service ferroviaire entre Quebec et La Malbaie.Un porte-parole du CN a déclaré que la voie serait fermée au moins jusqu’au milieu de la semaine prochaine en raison du danger d'éboulis.HÔPITAUX personnel à 1007^, voire davantage.Le fait d’appartenir à la CSN doit aussi être interprète comme un signe de radicalisation.Enfin, note le document, l’administration peut demander au syndicat s’il a l’intention de faire la greve.Mais, suggère-t-on, "les seules garanties vous permettant de dégager votre responsabilité sur le plan légal seraient une renonciation de votre syndicat local à l’avis de huit jours de même qu’une renonciation à l’utilisation de la grève comme moyen de pression".M.Paul Pleau n’en déclarait pas moins avant hier qu’il commençail à “voir le bout du corridor" à la table de négociation.Les négociateurs syndicaux doivent se pencher cette fin de semaine, avec les dirigeants locaux, sur le “package deal” soumis par la partie patronale il y a quelques jours.La proposition patronale couvre les clauses 2 à 16 du futur contrat.LETS «MoUKErilX Nous 3oiOT SEULS oo WonIDe: /.SoH^éts eu SS; / TRÊVE “ Parlement”, où doivent se réunir les députés pour amender la constitution et élire un nouveau chef de l’État.Il a accusé à nouveau “des pays arabes” d’avoir empêché les forces progressistes de “trancher la situation sur le terrain”, et annoncé qu’un communiqué “sur les différends qui, a-t-il dit, nous opposent à la Syrie, sera publié dans les quarante-huit heures”.M.Joumblatt a indiqué qu’il “tenait aux liens fraternels (avec la Syrie) malgré les activités suspectes de certains officiers de ses services de renseignements”.M.Joumblatt a enfin estimé que “s’il n’y a pas de solution politique à la crise, il y en aura une, mais militaire”.Le gel de dix jours des opérations militaires accepté par les forces progressistes, rappelle-t-on, a pour conditions la démission du président Frangié, l’amendement de la constitution, et l’élection d’un nouveau président.Également favorable à la démission de M.Frangié, M.Rachid Karamé, premier ministre, a rencontré les ambassadeurs arabes pour expliquer combien il est hostile à l'internationalisation de la crise libanaise.M.Karamé ne consulte plus le chef de l’État qui s’est réfugié la semaine dernière dans un fief chrétien maronite au nord de Beyrouth.M.Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies, a invité le Conseil de sécurité à prendre note de la gravite de la situation au Liban, le laissant libre de décider s’il devait se saisir du problème.M.Karamé a donné instruction à la mission libanaise à l’ONU d’éviter un débat à cet égard.Un des chefs de file chrétiens M.Pierre Gemayel, est toujours en contact avec le président Frangié et souhaite qu’il puisse quitter ses fonctions sans perdre la face M.Gemayel a déclaré à la radio que ses hommes étaient prêts à respecter la trêve mais qu’en l’absence d’une force pour le maintien de la sécurité, ils se chargeraient eux-mêmes de faire la police.Il y a quelques jours, l’Egypte a proposé l’envoi d’une force pour le maintien de l'ordre au Liban et M.Ismael Fahmi, son ministre des Affaires étrangères a proposé hier dans une interview, qu’elle soit composée d’unités égyptiennes, seou-diennes, irakiennes, syriennes, et des Emirats arabes unis.Une intervention militaire au Liban a également été envisagée par le roi Hussein de Jordanie.Actuellement aux États-Unis, le souverain hachémite estime que l’armée syrienne pourrait devoir entrer au Liban afin d’y rétablir l’ordre.Pour le roi Hussein, les troupes syriennes n’entreraient au Liban qu’en dernier ressort et n’y resteraient que le temps de “séparer les factions en conflit et donner au peuple libanais le temps de se réorganiser et de résoudre ses problèmes”.Le premier est de se trouver un nouveau chef de l’État et les hypothèses vont bon train.Selon le journal koweïtien al-Gabas, la Saiqa, organisation palestinienne pro-syrienne, est prête à soutenir deux candidats à la succession de M.Frangié, le gouverneur de la Banque du Liban, M.Elias Sarkis et une personnalité maronite M.Jean Aziz.Une directive interne a été distribuée par la direction de la Saiqa à l’ensemble de ses adhérents, leur demandant de favoriser ces candidatures, précise le journal.SPICER Suite de la page 3 vons diriger le monde, a souligné M.Trudeau.Il pense que toute action canadienne doit passer par le canal des Nations unies.Si les municipalilés et les provinces veulent plus d'argent, elles n’ont qu’à aug-venter leurs taxes, a par ailleurs déclaré le premier ministre alors qu’on lui demandait s’il partageait l'idee d’octroyer plus d’argent des fonds fédéraux aux municipalités.Participant plus tard à une émission de ligne ouverte de la station CHUM, le premier ministre a soutenu que le gouvernement estine que le taux d’inflation, qui avait atteint 10.6% en 1975, sera ramené à huit pour cent vers la fin de l’année.Selon M.Trudeau, le taux actuel d’inflation se situe à neuf pour cent.Il a affirmé que son gouvernement pourrait faire baisser ce taux à six pour cent en moins de 18 mois, mais qu’il préférail s’en tenir aux trois ans prévus pour ne pas trop déranger la population.Pour atteindre un tel but, a-t-il dit, il faudrait adopter des mesures draconiennes, et cela aurait un effet néfaste sur la création d’emplois et sur l'ensemble de l’économie.LeRCM compromet l’adoption du schéma La demande présentée par 15 conseillers du Rassemblement des citoyens de Montréal pour obtenir une assemblée spéciale du conseil de la CUM est tout à fait recevable, mais elle risque de mettre en danger l'adoption du schéma d’amén-gaement de la Communauté urbaine de Montréal.C’est l’opinion qu’a exprimée le président jle l’exécutif de la CUM, M.Lawrence Hanigan, soulignant que la tentative du RCM de brusquer l’adoption du schéma d’aménagement, qui en principe devait se faire au mois de mai, ne sert pas les intérêts de la collectivité.M.Hanigan dit avoir fait vérifier la recevabilité de la demande déposée par le RCM.Selon les aviseurs legaux de la communauté, le secrétaire général devra se plier à la requête et convoquer une assemblée dans les plus brefs délais.La seule inconnue, semble-til, ce sont les délais impartis au secrétaire général pour convoquer cette assemblée.L’ordre du jour ne pourra comporter que les articles inscrits dans la requite du RCM, à savoir la préparation d’un règlement donnant à la CUM des pouvoirs en matière d’aménagement de parcs régionaux, et l'adoption du schéma d’amenagement.Sur ce dernier point, M.Hanigan souligne que des problèmes juridiques pourront se poser puisque le projet de schéma B’amenagement rendu public il y a quelques semaines n’est pas encore adopté par le comité exécutif.Mgr Robert Lebel, nomméàValleyfield Mgr Angelo Palmas, Pro-Nonce au Canada, vient d’annoncer la nomination de Mgr Robert Lebel, comme évêque du diocèse de Valleyfield.Il était au moment de sa nomination évêque auxiliaire du diocèse de Saint-Jean-de-Québec.Mgr Robert Lebel succède à Mgr Guy Bélanger, décédé à Valleyfield le 15 octobre 1975.Mgr Robert Lebel est né à Trois-Pistoles, le 8 novembre 1924.Après ses études secondaires et collégiales au Séminaire de Rimouski, et des études en Théologie et en formation pastorale au Grand Séminaire de Rimouski et au Séminaire Saint-Paul, à Ottawa, il fut ordonné prêtre le 18 juin 1950.Mgr Lebel détient également un doctorat en Théologie.Il était évêque auxiliaire de Saint-Jean depuis le 12 mars 1974.Il avait été consacré en la Cathédrale de Saint-Jean deux mois plus tard, le 12 mai, par Son Excellence Mgr Gérard-Marie Coderre.Avant d’être choisi comme auxiliaire de l’Evêque de Saint-Jean, Mgr Lebel a occupé de nombreuses fonctions qui ont enrichi son expérience dans les différents domaines de la pastorale.Il fut aviseur moral de plusieurs groupements, dont la Société Nationale de l’Est du Québec, vicaire, professeur et Supérieur au Grand Séminaire de Rimouski, professeur à l’université du Québec, co-auteur de plusieurs publications.Dès son arrivée dans le diocèse de Saint-Jean, Mgr Lebel s’est vu confié par Mgr Coderre une partie de ce diocèse de près d'un demi million d’habitants, le troisième en importance numérique au Québec.Pendant les deux années qu’il a passées dans la région sud du diocese, avec résidence dans la ville de Saint-Jean, Mgr Lebel a largement contribué à bâtir un ensemble de communautés vivantes et vraiment signifiantes du salut apporté au monde par Jésus-Christ.Une des principales responsabilités confiées à l’Auxiliaire de l'Évéque de Saint-Jean a été celle de rassembleur.v!_______________________________________ Mgr Robert Lebel Ses collaborateurs se sont vite rendu compte qu’il était un homme convaincu de la valeur du renouveau préconisé par Vatican II.Mgr Lebel contribua largement à la promotion d'un laîcat responsable dans l’Église de Saint-Jean.Le nouvel évêque de Valleyfield est également préoccupé d'une façon particulière par les problèmes sociaux qui agitent notre société en pleine transformation.Mgr Lebel a aussi accepté plusieurs responsabilités non-diocésaines depuis sa nomination comme évêque auxi-liaira.Il est, entre autres, président du Comité de Théologie de l’Assemblée des Evêques du Québec et membre de l’équipe polyvalente de l’Assemblée des Evêques du Canada (Conférence Catholique Canadienne).Mgr Robert Lebel prendra charge de son nouveau diocèse de Valleyfield’ d'ici quelques semaines.Le diocese de Valleyfield compte actuellement près de 200.000 h.Quoique moins populeux que le diocèse de Saict-Jean, le nouveau territoire confié à Mgr Lebel s'apparente d’assez près sur le plan socio-économique avec celui qu’il quitte.____________________________________J Hôpitaux Québec pense contourner l’erreur qui empêcherait le recours à l’injonction QUEBEC (par Gilles Lesage) — Le gouvernement ne pourrait pas recourir à des injonctions pour mettre fin à une grève dans les hôpitaux.C’est ce que stipule en toutes lettres un article (24) inclus par erreur dans la loi 253 sanctionnée le 19 décembre dernier.Cet article — un amendement du Parti québécois rejeté par le ministre des Affaires sociales — se lit comme suit: "Lorsqu'un accord est intervenu ou qu'une décision a été rendue en vertu de l'article II (concernant le maintien des services essentiels*, il est interdit au procureur général de faire une requête pour obtenir une injonction en vertu de l’article 99 du code du travail.” En confirmant la nouvelle publiée hier par La Presse, un porte-parole de M.Claude Forget a dit que le ministère n’a pas l’intention, du moins pour l’instant, de présenter une autre loi pour faire disparaître l’article en cause qui, estime-ton, “ne peut pas nuire tant que cela”.D’ailleurs, ajoute-t-on, les avis juridiques sont partagés à cet égard, certains voulant qu'en fait Québec ne puisse recourir à des injonctions, d’autres prétendant qu’il le peut toujours, mais par d’autres moyens que l’article 99 du code du travail.La loi 253 contient les dispositions relatives à la détermination et au maintien de services essentiels dans le secteur des services de santé et des services sociaux.En outre, la loi prévoit des dispositions particulières et complémentaires à celles qui sont déjà prévues au code du travail en ce qui concerne la négociation des services essentiels, le respect des ententes en cette matière, de même que l’acquisition du droit à la grève ou au lock-out.Au cours de l’étude du projet, le ministre s’est bien défendu de vouloir utiliser l’articla 99 du code du travail, en plus de la nouvelle loi 253, mais il se refusa à le dire de façon expresse.Il est donc ironique l’amendement péquiste se retrouve textuellement, par suite d’une erreur de transcription, dans la loi telle que sanctionnée par le lieutenant-gouverneur, le 19 décembre 1975.En vertu de l’article 99 du code du travail, le gouvernement peut demander une injonction pour empêcher ou mettre fin à un conflit de travail qui compromet l’éducation d’un groupe d’élèves ou met en danger la sécurité publique.Pour l’instant, le gouvernement ne semble plus avoir cette arme ultime.Mais on ne s’en fait pas outre mesure au ministère des Affaires sociales, estimant que 'd'autres recours sont disponibles.Mais l'on pense que si le gouvernement n'attendait pas à la veille de Noël pour présenter en catastrophe une ribambelle de projets, dont certains fort importants, de telles erreurs de taille ne se produiraient pas.Mais il est douteux que la leçon porte.Deux mandats renouvelés au CRTC OTTAWA (PC) — Le mandat de MM.Jacques Hébert et Jacques de la Chevro-tière au sein du Conseil de la radiotélévision canadienne a été renouvelé pour une période de cinq ans.Ces deux commissaires avaient été nommés membres à temps partiel du CRTC en avril 1971.M.Hébert s’est distingué à la fois comme auteur, notamment un récit de voyage “Deux Innocents en Chine rouge”, écrit conjointement au cours des années 1950 avec le premier ministre actuel, M.Pierre Elliott Trudeau, et comme éditeur aux Éditions du Jour et Éditions de l’Homme.M.de la Chevrotière, pour sa part, est un expert en gestion d’entreprise.Le ministre fédéral des Communications, Mme Jeanne Sauvé, a annoncé en outre la nomination de Mme Patricia Ann Tomlinson, de Toronto, et de M.Guy Saint-Germain, de Saint-Hyacinthe, au conseil d’administration de Téléglobe Canada.Connu auparavant sous le nom de la Société canadienne de télécommunications transmarines, Téléglobe Canada est une société de la Couronne qui assume la responsabilité des télécommunications d’outre-mer.Tentative de sauvetage de la session d’hiver à rilQAM Alors que le conflit n’est toujours pas réglé à l’UQAM après cinq semaines de greve et dans l’optique d'un règlement prochain acceptable pour les parties, la Commission des études (instance pédagogique responsable des Questions d’enseignement et de rechercne), lors de sa réunion spéciale du 2 avril 1976 convoquée par les professeurs, a adopté une résolution qui prévoit que la session d’hiver ne sera pas prolongée au-delà du 8 mai et qu’en conséquence, les méthodes pédagogiques et les modes d évaluation a l’intérieur de chaque groupe seront adaptés de manière que les objectifs des cours soient réalisés dans les delais impartis.Cette résolution doit être présentée au conseil d’administration pour adoption.Les administrateurs membres de la Commission des études ayant voté contre cette résolution, on peut s’attendre que pour des considérations autres que pédagogiques, le conseil d’administration refuse cette proposition pour des raisons politiques, administratives ou financières,” dit le porte-parole syndical, M.Marc Légaré.DÉCÈS CLEMENT, Joseph Marcel.— A Rosemère j.3* mars 1976 à l’âge de 75 ans, 7 mois, est décédé.M.Joseph Marcel Clément, époux de Berthe-Yvonne Deitz; père de Christine (é-pouse de Barrie Ray Turner) et de Charles-Christopher (époux de Ruth Pearce).H laisse aussi une soeur Béatrice Clément et 4 petits-enfants: Christopher-John Turner, Noella, Marnee et Colin Clément.Les funérailles ont eu lieu dans la plus stricte intimité. • 7 Saint-Pierre réitère qu’il n’a plus de fonds publics à “dilapider” dans Tricofil au tildes mots QUÉBEC (par Gilles Lesage) — C'est parce qu’il ne veut pas "dilapider les fonds publics” oue le gouvernement refuse d’accroître son aide à la société autogérée Tricofil, de Saint-Jérôme.C’est ce que le ministre de l’Industrie et du Commerce a fait savoir hier à l’Assemblée nationale, en réponse à des questions du chef de l’Opposition.M.Jacques-Yvan Morin a souligné que, "sans financement, rèntreprise ne peut plus, à l’heure actuelle, acheter les produits bruts dont elle a besoin pour produire et remplir les commandes qui lui sont déjà parvenues et qui sont de l’ordre de $700,000”.“Il n’y a pas de loi de l’Assemblée nationale qui me permet de dilapider les fonds publics, répond M.Guy Saint-Pierre, malgré la sympathie que je puisse éprouver .'ur qui que ce soit.Et je défie le chef de l’Opposition, dans tous les cas où j ai eu à rendre un jugement, de dire que j’ai été influencé par l’identité de celui qui faisait la demande.” Habituellement, la séance du vendredi matin est plutôt calme — comparée au burlesque de certains autres jours — à cause Simples députés.QUEBEC (PC) — Les députés Jérôme Choquette (Outre-mont) et Fabien Roy (Beauce sud) du Parti national populaire continueront d’être considérés comme députés “indépendants” à l’Assemblée nationale.En vertu d’un règlement adopté hier, ces deux députés ne bénéficieront pas des avantages consentis à des députés membres de tiers-partis, comme le Ralliement créditiste ou l’Union nationale.Ces avantages sont constitués de droits de parole plus longs lors des débats sur 1« projets de loi.Lors d’un tel débat, le ministre parrain du projet de loi et les porte-parole de l’Opposition ont droit de parler une heure tandis que les simples députés sont limités à 20 minutes.M.Fabien Roy a soutenu que ce règlement brimait la démocratie.Toutes les autres formations politiques ont cependant fait remarquer que M.Roy n’a pas été élu sous l’étiquette du PNP, mais comme créditiste.En changeant de formation politique sans avoir consulté ses électeurs par la voie d’un scrutin, M.Roy a perdu un certain caractère de représentativité, a-t-on fait remarquer, vendredi matin, pour appuyer le nouveau règlement.Ainsi, les députés indépendants de Beauce sud et d’Outre-mont n’ont pas d’autres avantages que n’importe quel simple député./ de l’absence du premier ministre et de près du tiers des ministres et députés ministériels.Mais hier, soit à cause de la nature ou de la formulation des questions, la période des questions a donné lieu à divers échangés aigre-doux et aux bons mots" habituels du whip libéral, M.Louis-Philippe Lacroix.Entre autres aménités, M.Lacroix a traité M.Morin de "maudit fou" et de “face de singe”, le PQ de “bande d’hypocrites”, et Mme Lise Payette — qui fait campagne pour Td-eofil — s’est fait accoler l’é-pithète de “montagne à Payette, (qui investit) $200 pour une personne qui gagne $200,000 par année”.Pendant ce temps, le président, M.Lavoie, fatigué, faisait mine de ne pas comprendre ou se contentait de gentils rappels à l’ordre.envers l’Opposition surtout.M.Morin a justifié ses questions sur le fait que Tricofil, "cette société autogérée, connaît des heures cruciales, et son sort pourrait bien se jouer au cours des deux ou trois semaines qui viennent”.Il demande au ministre de confirmer que, dans un rapport qui lui a été remis en mai 1975 et qu’il a tenu secret, un analyste financier de la SOI, M.Marcellin Labrecque, concluait ainsi: “L’application des recommandations du projet Curt et Salmond par des administrateurs appropriés devrait rendre l’usine rentable, de même que l’orientation des activités de l’entreprise vers la fabrication des produits les plus intéressants comme le velours et la ratine, etc.La firme de conseillers Poly-Avis affirme U Agence de presse libre La GRC a participé à la descente de 1972 OTTAWA (PC) - Le Solliciteur général, M.William All-mand, a admis hier la participation de la Gendarmerie royale du Canada à la descente policière aux locaux de l’Agence de presse libre du Québec, en octobre 1972, et n’a pas exclu la possibilité d’une enquête indépendante sur cette affaire.Répondant aux Communes à une question du député créditiste de Champlain, M.René Matte, le solliciteur général a déclaré: "Nous n’avons pas exclu la possibilité d’une enquête indépendante, si nous ne pouvons pas obtenir toute l’information désirée." Il a par ailleurs affirmé à la presse qu’il s'attend à rendre Y penser c’est aussi aider OXFAM public le rapport que devrait lui remettre la GRC sur cette affaire dès la semaine prochaine.Il semble que la GRC a participé à titre de force de soutien à cette enquête ou raid, mais nous ignorons toujours si un mandat de perquisition avait été émis," a-t-il dit.M.Allmand a affirmé savoir que la GRC n’avait pas demandé de mandat à cette occasion, mais qu’il est possible que la Sûreté du Québec ou la police de Montréal en aient obtenu un.Il a par ailleurs déclaré avoir demandé à la direction de la GRC de lui faire rapport sur cette affaire dès qu'il a été mis au courant des allégations de l ex-agent Samson, qui, au cours de son procès, la semaine dernière, a affirmé avoir participé au présumé cambriolage des locaux de l'APLQ, à Montréal.A cette époque, l'ancien ministre québécois de la Justice, M.Jérôme Choquette, avait assuré l'APLQ que la Sûreté du Québec n’avait pas participé au raid et qu’à sa connaissance ni la GRC, ni la police de Montréal n’y étaient mêlés.M.Allmand a expliqué qu’il a demandé à la GRC de faire enquête afin de déterminer le but de cette descente, qui en a pris l'initiative, le nombre d’agents fédéraux présumément impliqués, l’existence pu non d'un mandat de perquisition, ainsi que toute pratique du genre ayant pu déjà avoir lieu.Au député conservateur du Fundy-Royal, M.Gordon Fairwheather, le solliciteur général a par ailleurs assuré que la Gendarmerie royale se doit d’agir conformément à la loi."L’ex-agent Samson a allégué l’existence d'une action illégale; nous devons faire enquête et déterminer s’il y a eu d’autres incidents semblables", a-t-il dit.De son côté, le député Matte s’est dit inquiet que la Gendarmerie royale utilise la violence pour contrer le mouvement d'indépendance du Québec.II a dit qu’une commission d'enquête indépendante, qui pourrait à l’extrême s'apparenter à l’affaire du Watergate, devrait d'autre part se pencher sur l'infliltration possible des cellules du FLQ de 1963 à 1970.LES SCIENCES la grande encyclopédie | alpha des sciences et des techniques Atlas Une somme pour les plus exigeants.En 20 volumes ! Commencez cette prestigieuse collection en commandant les deux premiers volumes consacrés à la BOTANIQUE.La Botanique est sans doute de toutes les disciplines scientifiques la plus méconnue du grand public.Son nom même évoque irrésistiblement l’image du ‘ savant" parcourant la nature à la recherche des plantes qui viendront enrichir son herbier.Certes on continue toujours à répertorier les végétaux, mais parmi ceux-ci se classent toutes sortes d’organismes morphologiquement très différents les uns des autres: Bactéries.Cyanophycéés.Algues.Champignons.Lichens.Mousses, Fougères, et bien entendu Arbres et plantes à fleurs.Les liens qui les unissent sont souvent ténus, parfois fragiles.et nous découvrirons que la discrimination du vivant en deux règnes n’est pas toujours satisfaisante.Quoi qu’il en soit, l'étude de ceux que nous nommons encore des Végétaux est riche d’enseignements Les Champignons, par exemple, constituent â eux seuls un univers, dont seuls les spécialistes évaluent l’ampleur.Bien que l’ordre adopté dans nos deux volumes consacrés à la Botanique soit celui de la classification, le lecteur n’y trouvera pas un simple répertoire des plantes, mais une étude approfondie de la biologie, l’écologie et l’utilisation concrète des végétaux qui peuplent notre planète.Le choix du futur.Tout de suite BOTANIQUE $26.50 le volume les encyclopédies populaires inc.6596 Boul.St-Laurent — Montréal, Oué H2S 3C6 — Tél.270-4347 elle aussi que l’usine de Saint-Jérôme peut être rentable avec les économies réalisables découlant des recommandations du rapport Curt et Salmond”.“Comment le ministre, demande M.Morin, peut-il justifier les affirmations catégoriques qu’il a faites depuis quelque temps selon lesquelles le projet n'est pas rentable, déclarations qui ont presque provoqué la ruine du projet?” M.Saint-Pierre répond que ce rapport est antérieur à la décision de la SDI de prêter $300,000 à l’entreprise, et ce, "fait unique dans l’histoire de la SDI, sans véritablement avoir de garantie”.Le ministre se propose de rendre publics la semaine dernière tous les rapports concernant cette affaire, dont le plus récent qui, “d’une façon unanime, recommandait àu gouvernement que ce serait un gaspil- lage de fonds publics de continuer à verser des fonds dans une entreprise qui avait même de la difficulté à nous fournir un bilan financier”.M.Saint-Pierre nie que le prêt se soit fait attendre indûment, ce qui a mis l’entreprise en péril.Il assure que le prêt fut versé dès que les deux conditions posées furent remplies.En conclusion, le ministre reconnaît volontiers que, sans fonds additionnels, l’entreprise ne puisse acheter de matières premières.“Les estimations que nous avions pu préparer il y a déjà un mois indiquaient que l’avoir des actionnaires était largement négatif.Et je ne comprends pas qu’il puisse y avoir une compagnie, parmi les 12,000 au Québec dans le secteur manufacturier, qui puisse acheter des matières premières lorsque L’avoir des actionnaires est négatif.” Lasiglomanie(2) par Louis-Paul Béguin L’invasion des sigles a provoqué des réactions de toutes parts.Je lisais dans la Gazette de Montréal, une lettre d’un lecteur anglophone qui se plaignait d’être resté dans l’obscurité pendant longtemps, quant a la signification de CEGEP.Comme ce sigle reste toujours en français, bien sûr, il représente un signe incompréhensible pour un anglophone.Il s'exclamait dans sa lettre, ce malheureux lecteur qu’enfin, un jour, il a saisi le sens de CEGEP.En France, il peut aussi y avoir confusion entre la C.G.T, confédération générale du travail, et la C.G.T., compagnie générale transatlantique.Je disais que CEGEP a formé le cégépien.L’ONU a formé le mot l’onusien.La C.G.T.a donné des cégétiste.Ici, le P.Q.a des membres qui s'appellent des péquistes sans parler des felquistes.On y a trouvé là un moyen plus ou moins acceptable d’enrichir la langue.Après tout le laser et le radar sont des acronymes, dont chaque lettre représente, en fait un mot: “radio detection and ranging” (détection et relèvement par radio) est plus long, certes que radar.Pour laser, ce fut, à l’origine le "light amplification by stimulated emission of radiation’,'.Bon, vous avouerez que c'est plus facile à dire sous la forme du sigle.laser.Que dire de cette prolifération de sigles, de cette siglomanie qui semble une façon toute moderne de raccourcir des syntagmes.Ma foi, il faut en prendre et en laisser.Tout est dans la mesure.Un abus de sigles dans un article est une impolitesse envers le lecteur.De plus, tout sigle devrait, du moins lorsqu’il est employé pour la première fois dans un texte, etre suivi du nom en entier, de sa traduction.Quant à la question des points, on a le choix de les mettre après chaque lettre d'un sigle qui ne peut se prononcer comme un mot, et c’est la règle, ou de ne pas les mettre, qui est l'usage au Québec et aux Etats-Unis.Toutefois, je déconseille de se servir de minuscules pour les acronymes.Quant à moi, je continuerai à appliquer la règle des points après chaque lettre et.d’utiliser le moins possible de sigles, qui rongent la langue française comme une lèpre.Je remercie M.René-A Le Clère de m’avoir donné un sujet de chronique intéressant.Faites le tour de lOntario et du Québec! ri® sii *v > Le Québec et l'Ontario sont des paradis sur le plan touristique: les sites historiques fourmillent, les centres de loisirs ne se comptent plus, hôtels et restaurants sont les plus prestigieux au pays et les circuits-vacances que vous pouvez emprunter sont multiples et variés.Quel beau pays! Pour jouir davantage de vos vacances, pour vous assurer d’une détente absolue et d’un confort agréable, utilisez l'autocar, le train, l’avion, le bateau.Laissez-vous conduire et profitez pleinement de vos vacances: vous le méritez bien.Il existe des dizaines et des dizaines de circuits-vacances conçus pour répondre à tous les désirs: vacances en avion, complétées par des randonnées en voiture de location; vacances-détente en autocar avec ou sans guide; vacances de tout repos, en train, avec visites d’intérêt en voiture.Variété, flexibilité, sécurité.Des vacances idéales! Exemple de circuits-vacances en autocar dans les provinces de l’Ontario et du Québec L'autocar est devenu un transport-vacances extrêmement populaire.Il est rapide mais vous laisse quand même admirer le panorama: il est confortable et vous permet de vous reposer en toute quiétude; il est agréable et vous donnera l'occasion de faire de nouvelles connaissances.Nous pouvons prendre l’autocar à peu près partout au Québec et nous diriger le long du fleuve, vers Rivière-du-Loup.Déjà, nous entrons au pays de la Gaspésie: une immense presqu’île que baignent les eaux du Golfe Saint-Laurent et de l’Atlantique.Sur tout le pourtour, de coquets villages de pêcheurs nichés les uns sur une falaise, les autres sur la rive même.Partout, l’air est à l’hospitalité.Toute la région a une vocation touristique: restaurants et hôtels présentent des menus de gourmets où, bien sûr, les fruits de mer sont à l’honneur.Trois-Pistoles, Rimouski, Mont-Joli, Les Méchins, Anse Pleureuse.une série de villages pittoresques qui nous mènent à Gaspé ou à Percé.Golf, sport de détente, baignade, excursions et pêche en haute mer ou dans les rivières à saumon: quelles vacances! Une fois de retour à Québec en autocar, visitons la ville la plus pittoresque et la plus historique du pays, avant de poursuivre vers Montréal, la plus grande ville du Canada qui ne cède sa place à aucune autre en fait de sites historiques, grands et petits hôtels, restaurants célèbres, divertissements de tout ordre.Puis, une randonnée de deux heures et nous sommes à Ottawa, la capitale fédérale qui regorge de souvenirs historiques, de musées, d’édifices splendides comme le Parlement et la Tour de la Paix.Ottawa n’est pas qu’une ville austère qui groupe musées, ambassades et édifices du Gouvernement: c’est aussi une ville moderne, gaie, accueillante et fleurie où les activités de toutes sortes ne manquent pas.Ne ratez pas la relève de la garde qui a lieu tous les jours de l’été à 10h sur la colline du Parlement.Prenez le bateau qui descend et remonte la rivière Outaouais.Faites un tour au marché Byward.Promenez-vous sur le Sparks Street Mail.L’atmosphère est tout à fait unique.Circuits-vacances en avion et en voiture de location L’avion se pose à Toronto, l’une des plus belles villes canadiennes avec son superbe hôtel de ville, ses grands magasins, ses boutiques et ses bons restaurants.La voiture de location nous permettra d’apprécier pleinement les paysages splendides qu’offre la région de Niagara Falls.Poursuivons vers Windsor sur les bords de l’immense lac Érié où nous ferons sans doute une expédition de pêche.Nous revenons vers Toronto par London et Kitchener et nous montons dans le train qui mène à Montréal.Quelques amis, amateurs de théâtre et de musique, auront peut-être préféré se rendre dans la région de Niagara-sur-le-lac et de Stratford, célèbres pour leurs activités culturelles et artistiques.D’autres se seront rendus à Kingston ou encore à Gananoque où ils pourront faire une magnifique croisière dans la région des Mille-Îles et une visite dans ses magnifiques parcs.Sur le chemin du retour, visitez Upper Canada Village: • la reconstruction d’un village authentique du début du 19e siècle.Autres circuits-vacances Nous vous avons décrit quelquçs exemples de circuits-vacances.Vous pourriez vous-même en déterminer d’autres qui pourraient inclure des randonnées en voiture dans les Cantons de l’Est: des lacs et rivières poissonneuses, sports d’été, le magnifique Parc du Mont-Orford où la musique est reine, Sherorooke et sa jeune mais si dynamique université.Un autre circuit pourrait vous faire visiter la région touristique par excellence au Québec: les Laurentides et ses centaines de lacs plus jolis les uns que les autres, ses sites pittoresques nichés partout dans les montagnes.Il n’y a de limites à ces circuits que votre imagination.Rappelez-vous que les transporteurs, les agences de voyage et les bureaux touristiques de chaque province ont un personnel qui s’y connaît mieux que personne.Leurs services sont gratuits.Nous vous proposons de les consulter et, s'il y a lieu, d’établir avec eux votre itinéraire-vacances, compte tenu du temps et du budget dont vous disposez.L’année des Olympiques au Canada.c’est l'année par excellence pour vous offrir des vacances au Québec ou en Ontario Lésprit olympique y règne bien avant les Olympiques et se continuera bien après Incluez une visite des sites olympiques dans votre plan-vacances! J cii un beau pays Canada Avec Travelaide découvrez notre province voisine BUREAU PRINCIPAL SUR LA MLZZANINE 1010 QUEST, STE-CATHERINE - 861-7272 Ouvert ét 9h.à 9h.p.m tout let jours ^ VOYAGES ^ MÉTRO REEL Permit 75-01-50281 VILLE LAVAL* VILLE LONGUEUIL* PLAZA ST-HUBERT* CENTRE UVAL 1 PLACE L0NCUEUIL 911 EST BEAUBIEN, ongle Sl-H«berl Sortie 7 Autoroute Stationnement gratuit iKirr-ité Stationnement arriéré entrée St-André Stationnement gratuit illimité 479-3777 ^75*7755 metro beaubien oéioiiO | *su„ur„(„ : ouvert 9 o nt.à 6 p.m.- Jeudi et vendredi : 9 p.m Samedi 6 .m.CARREFOUR MT-ROYAL 4454, ST-DENIS (angle Ml-Rayal) Métro Mt-Royal — 849-8225 1 8 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 informations internationales Pour Ford, fini le brave type, au tour du “battant” MILWAUKEE (AFP) - “Le temps du brave type est fini”, disait hier un conseiller politique du président Ford après que celui-ci eût presque traité de menteur son rival républicain, M.Ronald Reagan.M.Ford passe le week-end dans le Wisconsin où il fait campagne pour l’élection primaire de mardi prochain.Il espère y remporter un succès impressionnant qui influencera l'élection primaire beaucoup plus importante du Texas le 1er mai.M.Reagan a déjà quitté le Wisconsin.Mais il a laissé derrière lui des “spots" de télévision qui répètent sans arrêt ses accusations contre “l’abandon” de la puissance américaine par MM.Ford et Henry Kissinger.Ce sont ces accusations qui constituaient le thème du grand discours télévisé à travers le pays que M.Reagan a prononcé mercredi soir.Admettant que c’était la première fois en 13 campagnes politiques qu’il se livrait à une attaque personnelle, M.Ford a traité les propos de M.Reagan de "mensongers et trompeurs” et d’avoir “inventé" ce qu’il avait dit de M.Kissinger.Le président a prédit au cours d’ime conférence de presse à Milwaukee, que les électeurs américains préféreraient mardi prochain ses paroles “positives" à la “rhéto-rique sans solution" de son adversaire.Mais M.Ford ne prend pas de risques et il passe le week-end à tenir des conférences de presse, à répondre aux questions d’hommes d’affaires, d’étudiants, de journalistes, de métayers (le Wisconsin est le principal Etat laitier des États-Unis) et surtout à montrer une image responsable et combative à la télévision.Chaque fois, il récite les chiffres qui démontrent “la supériorité militaire incontestable" des États-Unis sur l’Union soviétique (deux fois plus de têtes nucléaires, trois fois plus de bombardiers stratégiques que l’URSS), ainsi que les statistiques (baisse du chômage et de l’inflation) qui prouvent la justesse de sa politique économique.Il a même ajouté a son style un “jab” du gauche pour appuyer ses attaques contre M.Reagan qui rappelle vaguement le “jab” de Cassius Clay.Ce nouveau style de M.Ford, inattendu, coïncide avec le dîner de trois heures qu’il a eu jeudi soir à la Maison-Blanche avec l’ancien gouverneur du Texas, M.John Con-nally.M.Connally, qui est la voix décisive du parti républicain au Texas, a prédit que M.Ford l’emporterait le 2 novembre.Mais il l’a prévenu qu’il avait auparavant une dure bataille sur les bras contre M.Reagan au Texas où les républicains sont très conservateurs et nationalistes.Et les Texans aiment les “battants”, a dit M.Connally au président qui semble avoir suivi son conseil.« Misant sur une “neutralité active” Washington étendra en mars 1977 ses eaux de pêche à 200 milles WASHINGTON (AFP) - Les Etats-Unis ont affirmé cette semaine leur volonté d’étendre à 200 miles marins la limite de pèche au large de leurs côtes et leur intérêt pour une exploitation aussi libre que possible des richesses minières des fonds marins par les entreprises privées.Le Sénat et la Chambre des représentants ont tous deux approuvé à de larges majorités la proposition de loi portant la limite de pèche de 12 à 200 milt's à partir de mars 1977.Ce texte, dont la signature par le président Gerald Ford est acquise, constitue en fait une simple solution de rechange pour le cas où la conférence des Nations unies sur le droit de la mer, actuellement réunie à New York, ne parviendrait pas à un accord d’ici l’an prochain.Il montre néanmoins clairement que le Congrès américain, après avoir violemment critiqué l’extension de leurs eaux de pèche par plusieurs pays andins, estime maintenant qu’il est temps d’accorder la meme protection aux pêcheurs américains face à l'activité des flottes hauturières soviétique, japo- naise, et autres au large des côtes des États-Unis.La mesure adoptée par les parlementaires et simple.Elle n empêchera pas les flotilles étrangères de pécher à moins de 20Ô milles des côtes mais elles devront demander l’autorisation du gouvernement américain et au sein de la zone de 200 miles leur activité sera contrôlée de manière à préserver les espèces qui commencent à se raréfier comme l’églefin et le flétan.En ce qui concerne l’exploitation des richesses minières des océans, le secrétaire américain à l'intérieur, M.Thomas Kleppe, dans un discours à l’université du Dakota du Sud, a rappelé que plusieurs entreprises américaines sont prêtes a se lancer dans ce nouveau domaine.Il a affirmé que son département soutiendrait leurs efforts."Les minéraux de l’océan intéressent le département de l'Intérieur autant que les mines de charbon des Appalaches ou les mines de cuivre du Sud-Ouest”, a-t-il dit.M.Kleppe n’a pas voulu préjuger de l’issue des négociations sur le droit de la mer a ce sujet.\ Il n'a cependant pas caché que le département de l’Intérieur, responsable de l’industrie minière aux États-Unis, ne partage pas le point de vue des pays en- voie de développement qui, a-t-il dit, veulent soumettre "les droits existants" des États-Unis et des autres pays industrialisés "à la discrétion d'une autorité internationale”.Les nodules déposés au fond des mers, en quantités considérables puisque M.Kleppe a estimé les réserves du seul Océan Pacifique à 1,500 milliards de tonnes, contiennent divers métaux, notamment du manganèse, du cobalt, du nickel et du cuivre.Les États-Unis sont pauvres en ces trois premiers métaux.Ils ne produisent ni manganèse, ni cobalt et leur production de nickel (16,500 tonnes par an) couvre moins de 10 pour cent de leur consomma- tion annuelle moyenne.Ils sont les plus gros producteurs de cuivre au monde (1,5 million de tonnes l'an dernier) mais en consomment encore plus et en importent environ 400,000 tonnes par an, sauf l’an dernier où la récession a réduit les besoins.Cette situation explique l’intérêt que portent à l'exploitation des nodules aussi bien l’industrie que l'administration qui s'inquiète de la dépendance croissante des États-Unis à l’égard de l’étranger dans le domaine des matières premières.Plusieurs groupes américains, notamment Tenneco (entreprise diversifiée) et Ken-neeott (cuivre) ont mené des recherches poussées dans ce secteur, de même d’ailleurs que la société canadienne International Nickel.Selon M.Kleppe, elles ont localisé plusieurs dépôts exploitables commerciale- ment et résolu la plupart des problèmes technologiques posés par la récupération des nodules.On avait cru un moment que l’excentrique milliardaire Howard Hughes s’était, lui aussi, pris de passion pour l’exploitation des fonds marins.Il avait lancé au début de la décennie, un splendide bâtiment, le Glo-mar Challenger, doté de tous les perfectionnements techniques, qui partit en 1973 gratter les fonds marins au large de Ha-wai.On apprit, l'année suivante, «pie cette merveille technologique appartenait en réalité à la CIA et qu'au lieu de chasser le nodule, le navire avait essayé, avec un demi-succès, de remonter à la surface un sous-marin soviétique naufragé dans le Pacifique.M.Hughes, n’avait servi que de prète-nom.Iil III Education permanente IvIcGIIÜL ________________________ Cours du soir de langues commençant la semaine du 3 mai HHH attend toujours dans la coulisse EAU CLAIRE, Wisconsin (AFP) — L’ombre d’Hubert Horatio Humphrey sur la campagne électorale américaine, s'est soudain épaissie au point d'être sujette à controverses dans !?camp démocrate.La premiere pichenette est venue de Jimmy Carter sous forme d'une réplique agacée: "Perdant inlassable, Hubert Humphrey est maintenant trop âgé pour espérer l'emporter cette année".Ces quelques paroles au vitriol échangées entre démocrates reflète en fait une évolution sensible des positions des prétendants démocrates à la Maison-Blanche, alors qu'approche l'issue de la première série d'élections primaires.L'innovation peut se résumer ainsi: Jimmy Carter est désormais pris très au sérieux.Ses succès en chaîne risquent de compromettre la strategie d'attente d'Hubert Humphrey.Depuis des mois "HHH” répète à l'envie qu’il nest pas candidat mais ne laisse ignorer qu'il se prépare activement à "accepter l’honneur” d’être investi par son parti pour l’élection présidentielle de novembre.Il a fait le pari que la convention nationale démocrate, en juillet à New York, ne surmonterait ses divisions qu'en faisant appel à lui.“Ce scénario n est maintenant plus valable', martèle Morris Udall à chaque étape de sa campagne.Il est clair, expose ce dernier, que le candidat démocrate sera l'un des trois actuellement le mieux placé dans la compétition.Jimmy Carter, Henry Jackson et Morris Udall.Dans le Wisconsin, État voisin du Minnesota, base historique d'HHH — il fut en 1948 le premier sénateur démocrate élu dans cet Etat -, la "neutralité active" de l’ancien vice-pré- sident est un secret de polichinelle.De Prairie du Chien à Eau Claire, de Milwaukee à Rhinelander, le leitmotiv est une série d’interrogations et de supplications sur les intentions prêtées à M.Humphrey: “Comment va-t-il s’y prendre?, s’il était en course.’ Hubert Humphrey, l'éternel candidat, est finalement l’une des vedettes de la campagne électorale de 1976.Après les résultats de chaque élection primaire, des études sont faites pour déterminer combien de suffrages il aurait rassemblé si son nom avait été inscrit sur les bulletins de vote.Dans l'Illinois.le chiffre a atteint 40 pour cent, 30 pour cent en Floride.Au niveau national, selon le plus récent des sondages, il s'imposerait sur Jimmy Carter parmi les démocrates mais serait ensuite battu par M.Ford.Une même enquête établit par contre que Jimmy Carter est actuellement en position de triompher du président sortant.Le “non-candidat” Humphrey a su lire ces indications.En moins d une semaine, discrètement, il a fait passer le mot que les candidats appuyant leur campagne sur le ressentiment actuel contre Washington, (l'image d'un gouvernement fédéral tentaculaire et la critique du système de copinage bien rodée au sein des élites politiques') pratiquaient "une forme déguisée de racisme".Ses partisans ont en outre pratiqué un vigoureux travail de sape dans le Wisconsin contre l’ancien gouverneur de Géorgie.Une victoire, ici, le 6 avril de Jimmy Carter, serait en effet pour ce dernier un grand pas vers la nomination, estiment les analystes politiques.Dans l'État de New York, ou ont lieu le même jour des élections primaires, 40 délégués qui sollici-lent les suffrages en se proclamant indépendants de tout candidat (non-committed) sont en fait recensés comme des partisans- inconditionnels de M.Humphrey.Entré en politique en 1945, HHH n’est pas homme à jeter l'éponge sans tenter l'impossible, ne sera-ce qu'une dernière fois.Son visage a vieilli mais la voix métallique est toujours aussi tranchante.Il demeure l'un des meilleurs orateurs du Sénat.L’un des plus actifs et imaginatifs.Son regard d'aigle est plus que jamais à l'affût.Il est décidé à laisser son ombre sur la campagne électorale, chuchote l’un de ses proches.En cas d’échec, il tendra alors l’oreille au propos préféré de sa femme: “Il n’est pas besoin d’étre éternel pour être immortel”.Certificats de compétence en • Anglais et en Français (5 niveaux de cours) .Conditions: 75% à l’exament des deux cours de 5e niveau Tests de classement — pour les cours d’anglais les 12,13 et 21 avril à 19 hres — pour les cours de français: les 8 et 14 avril à 19 hres • allemand • espagnol • russe • italien Cour pour débutants Pour recevoir une brochure donnant tous les détails, envoyer cette annonce avec votre nom et adresse au: Centre d’éducation permanente, Service des langues, Université McGill, 772 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, H3A 1G1 ou composer 392-4901 INSTITUT MARGUERITE-BOURGEOYS (COURS COLLEGIAL) • Collège mixte reconnu d’intérét public.• Résidence pour jeunes filles COURS COLLÉGIAL PRÉPARANT A TOUS LES PROGRAMMES UNIVERSITAIRES: • Sciences de la santé • Sciences pures et appliquées • Sciences humaines • Sciences de l’administration • Arts et Lettres-Langues • Musique ADMISSION POUR: 1976-77 ENCORE QUELQUES PLACES DISPONIBLES.Pour renseignements: Bureau du Régistraire 4873, avenue Westmount Montréal H3Y 1X9 Tél.: 487-2420 — postes 19 et 20 JUIN 76 ART ORATOIRE — ART DRAMATIQUE ENSEIGNEMENT DE CULTURE PERSONNELLE COURS OU JOUR ET DU SOIR 24 MRI - 28 JUIN ADMISSION DÈS MAINTENANT PROGRAMME DES ÉTUDES ENVOYÉ SUR DEMANDE CONSERVATOIRE LASSALLE 1290.RUE SAINT-DENIS MONTREAL H2X3J7 288-4034 La “doctrine Sonnenfeldf, controverse des primaires MILWAUKEE (AFP) - Le président Ford a réaffirmé hier que la politique américaine était toujours d’appuyer les aspirations â la liberté et à l’indépendance nationale des peuples d'Europe orientale.Parlant devant un groupe d'Américains originaires d’Europe orientale, M.Ford a déclaré avec force que “c’est la politique américaine, quoi qu’en disent certains experts de Washington ou certains experts anti-Washington”.Cette remarque s’adressait probablement à la fois à M.Helmut Sonnenfeldt, conseiller de M.Kissinger, qui aurait déclaré que la politique américaine était d’accepter la domna-iion de l’Europe orientale par l'Union soviétique, et à M.Ronald Reagan qui s'est servi de ces propos pour attaquer M.Ford et M.Henry Kissinger.La politique américaine ne constitue pas une acceptation de domination par l'Union soviétique de l'Europe orientale et elle ne vise nullement à permettre la consolidation d'une toile domination, a ajouté le président Ford.On a cependant l'impression que L'affaire Sonnenfeldt” se dégonfle.Le bruit et la fureur provoqués par les propos attribués â M.Helmut Sonnenfeldt, l'un des principaux conseillers de M.Henry Kissinger, présentant comme dangereuses toutes velléités d'indépendance des pays d'Europe de l'Est — y compris même la Yougoslavie - à l'égard de l'URSS, semblent à présent résulter d une analyse tronquée, voire trompeuse d'un exposé qu’il avait présenté en décembre à Londres aux ambassadeurs américains en Europe."L'affaire ” avait commencé par la publication le 22 mars d'un article des célèbres chroniqueurs Evans et Novak.Ceux-ci se référant â des minutes de l'exposé de M.Sonnenfeldt lui faisaient dire notamment qu'il recommandait une réunion permanente “organique" entre l’URSS et l'Europe orientale centraide ki nouveto fédération déi oeuvres.pour éviter une guerre mondiale.Les Etats-Unis, selon cette présentation des thèses du département d’Etat, devaient en conséquence s’employer à transformer en ce sens les relations entre Moscou et les gouvernements socialistes d’Europe de l'est.Tandis que le département d’Etat et la Maison-Blanche démentaient à qui mieux-mieux qu'il ait jamais existé de "doctrine Sonnenfeldt", M.Kissinger lui-même expliquait, assez laborieusement devant le Congrès que son adjoint “avait voulu dire par là” qu'il importait tout au contraire que l'UKSS cesse d’exercer un rôle aussi prédominant en Europe de l'Est.Il reconnaissait toutefois que l’emploi du “mot organique" dans ce contexte avait éfe "regrettable".Dans son discours télévisé d'une côte à l’autre mercredi soir, M.Ronald Reagan, adversaire "conservateur’’ du président Ford pour l’investiture républicaine, s'emparait de l’affaire pour reprocher à l'administration de pratiquer et de prêcher vis-à-vis de l’URSS, une jmlilique capitulationniste.L'un des candidats démocrates, le sénateur Henry Jackson, adversaire connu de la “détente” a fait de même.Mais hier matin, dans le Was-hington Post, qui avait publié l'article initial de Evans et Novak, un autre chroniqueur M.Stepohn Rosenfeld vient à la rescousse de M.Kissinger, que la presse ne ménage guère en ce moment.Selon M.Rosenfeld, qui a eu apparemment accès aux documents originaux, M.Sonnen-feldt entendait par “organique" des relations mieux équilibrées entre Moscou et les pays du "glacis" et aurait également indiqué que les Etats-Unis devaient encourager les tendances à l'autonomie qui s’y font jour.Une version du "briefing Son-nenfeldt" publiée à Londres par la lettre d'information de l’Éco-nomist parait corroborer cette interprétation, de telles tendances devant toutefois se manifester "dans le contexte d’une forte influence géopolitique de l'Union soviétique”.Il semble cependant improbable que la polémique s’arrête là.En pleine campagne électorale.M.Kissinger est rendu responsable par les aspirants à la présidence opposés à M.Ford, de l’affaiblissement réel ou apparent des positions américaines dans le monde dont la crise angolaise, après celle du Vietnam a été ,1e révélateur.Le président F'ord qui a déjà “largué" le mot “détente" est donc apparemment condamné, dans ce domaine, à rester sur ia défensive.Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES EN.automobile .ou EUROCAMPER-TOU(MOBILE Achetez ou louez une automobile neute.hors taxes Renault — VW — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kilufm iraut illimili-\ssur.init inti rn.iliun.ilc s.iVrniis de conduire internJliirtial clt .K es en niions hilMs : Halcan - \»i»n ITINtRAIRBS routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DCPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPEEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MTL —861-0200 E 'Touring Club de Frame'' École nationale d’administration publique Direction des études universitaires dans l’Ouest québécois MAITRISE EN ADMINISTRATION PUBLIQUE ÉTUDIANTS À TEMPS PARTIEL  HULL L'École nationale d'administration publique, en collaboration avec la Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois, invite les professionnels des ministères et organismes des gouvernements ainsi que ceux des organismes des réseaux de l'éducation, des affaires sociales et des affaires municipales et d'autres organismes para-publics, à poser leur candidature à son programme de maîtrise en administration publique dispensé à temps partiel à Hull.PROGRAMME Le programme de maîtrise en administration publique pour les étudiants à temps partiel débute en septembre 1976 et se termine à la fin de mai 1979.Le programme comprend huit sessions d’enseignement réparties sur une période de trois (3) ans.DIPLÔME Diplôme de maîtrise en administration publique, décerné sous l'autorité de l'Université du Québec.CONDITIONS D'ADMISSION Est admissible à ce programme le titulaire d'un diplôme universitaire de premier cycle qui possède au moins deux (2) années d’expérience de travail.Exceptionnellement, l'École accepte des candidats qui, à cause de leur compétence, remplissent des fonctions exigeant normalement le diplôme universitaire de premier cycle.Conditions supplémentaires pour les candidats provenant de la fonction publique du Québec: avoir une expérience d'au moins quatre (4) ans dont deux (2) ans dans la fonction publique du Québec à ia date de ia fermeture du concours.CRITÈRES DE SÉLECTION Les candidats sont choisis par voie de concours.Un comité d'admission examine chaque candidature et oriente son choix en fonction de la scolarité antérieure, de la nature et de la variété de l'expérience acquise, des aptitudes du candidat et de leurs perspectives de carrière.DATE LIMITE DES DEMANDES D'ADMISSION Le 3 mai 1976 INSCRIPTION AU CONCOURS Pour s'inscrire au concours, les candidats doivent • remplir la formule prévue à cette fin •y joindre les documents requis •faire parvenir leur dossier au: Registrariat Université du Québec Direction des études universitaires dans l'Ouest québécois 335, bout.Cité des jeunes Hull (Québec) J8Y 6M4 Tel.: (819) 770 3360 75 76 129 informations internationales Le Devoir, samedi 3 avril 1976 • 9 L’armée intervient à l’Université de Bogota BOGOTA (AFP) — L’armée esta nouveau intervenue hier à Bogota à la suite des violentes manifestations d'étudiants, qui ont repris au cours de cette semaine, provoquées par la fermeture de l’université nationale de Bogota, que fréquentent 25.000 étudiants.Les heurts ont déjà provoqué cette semaine la mort d’un étudiant tué par balle.De nombreuses personnes, manifestants et policiers, ont été blessées.Les soldats ont pris hier position autour de l'université, face aux étudiants.Des camions chargés de militaires circulent partout dans la ville.Ainsi, pour la première fois depuis près de vingt ans, les chefs militaires colombiens sont intervenus directement hier dans la crise que traverse l’université colombienne et ont décidé, sans apparemment en référer au pouvoir civil, d'appliquer “la manière forte" contre les manifestants.Les ordres du commandant des forces armées colombiennes, le général Luis Carlos Camacho,“d'utiliser les armes”, si les soldats qui quadrillent à nouveau la ville depuis hier sont attaqués, ont surpris l’opinion publique colombienne et ne semblent pas avoir fait l'unanimité parmi les membres du gouvernement.Le ministre de la Défense, le général Abraham Varon, a cependant réaffirmé le soutien des forces armées à leur chef Suprême, le président Alfonso Lopez Michelsen.Celui-ci a participé à un conseil des ministres extraor- dinaire consacré à l'examen de la situation.L'intervention de l’armée, sa fermeté tout au moins, ont provoqué des réactions mitigées parmi les membres du gouvernement.Les ministres ont notamment indiqué qu’ils n’avaient pas été tenus au courant des termes du communiqué diffusé par la hiérarchie militaire.Le ministre de l’Éducation, M.Hernando Durank, a manifesté son désaccord, de même que le ministre de l’Intérieur, M.Cornelio Reyes.Au cours du conseil des ministres, le gouvernement a décidé d’appliquer une censure partielle sur la presse, il a en outre été informé par les militaires de la découverte d'armes diverses dans des locaux universitaires, à la suite de la fermeture de l'université nationale, la plus importante université d’É-tat du pays.Les raisons de la crise de l’université colombienne restent quelque peu obscures.Selon les autorités universitaires, elle tient notamment à un déficit chronique dans l’enseignement supérieur public, a des ingérences extérieures dans les universités, à l'intervention fréquente de l'armée dans ces universités et au coût élevé de l’enseignement privé.La préoccupation majeure du gouvernement sera maintenant d'éviter que les désordres provoqués par les étudiants ne s’étendent à la population ouvrière, agitée récemment par des conflits sociaux.Les désaccords paralysent la CEE Portugal: une constitution démocratique et progressiste LISBONNE (d’après AFP et Reuter) — Le Protugal a depuis aujourd'hui une nouvelle constitution.L’Assemblée constituante, qui a été pendant dix mois le miroir des débats ét des crises de la jeune révolution pourtugaise, est officiellement dissoute, abandonnant l’hémicycle de Sao Bento aux députés qui seront élus le 25 avril, deux ans jour pour jour après le coup d'Etat des capitaines.La constitution, solennellement promulguée hier soir par le président Francisco da Costa Gomes en présence du Conseil de la révolution, du gouvernement et du corps diplomatique, ouvre une nouvelle phase de quatre ans dans l'histoire du Portugal."Ni révolutionnaire, ni contre-révolutionnaire", selon le mot d'un journaliste, mais démocratique et progressiste, cette constitution clôt la période salazariste et ouvre en pointillé la voie vers le socialisme.Fin effet, souligne le préambule, T’assemblée constituante affirme la décision du peuple portugais de défendre l'indépendance nationale, de garantir les droits fondamentaux des citoyens, d’assurer la primauté dim Fl tat de droit démocratique et d'ouvrir la voie à une société socialiste, en respectant la volonté du peuple et en ayant pour objectif la construction d'un pays plus libre, plus juste et plus fraternel".Si la constitution n'est pas révolutionnaire — elle prévoit l'indemnisation des capitalistes expropriés — elle n’est pas non plus contre-révolutionnaire, et consacre les principaux acquis du 25 avril: réforme agraire, droit de grève sans restriction, contrôle ouvrier, libertés syndicales, interdiction du lock-out, etc.En relations internatioanles, le Portugal se fait l’avocat de l’abolition de toutes les formes d'impérialisme, de colonialisme et d'agression, il préconise le désarmement général et la dissolution de tous les blocs politiques et militaires, ainsi que l’établissement d'un système de sécurité collective.La constitution accorde aux travailleurs une grande influence dans la gestion de leurs entreprises et de l’économie nationale, et subordonne l'entreprise privée au secteur nationalisé.Fille garantit aux prisonniers ['habeas corpus, et déclare que la peine capitale, la torture et la censure ne seront jamais utilisées.Fille interdit aussi la formation de tout groupement régi par l'idéologie “fasciste".t’es acquis du mouvement militaire du 25 avril — qui a “libéré le pays de la dictature de l'oppression et du colonialisme ", dit le préambule — ne pourront être remis en cause, quelles que soient les révisions constitutionnelles opérées au cours de la seconde législature.Tous les partis se sont engagés à respecter ce texte fondamental, malgré les réserves du CDS (Centre démocratique et social — droite), du PPD (parti populaire démocratique t-centre-droite) et de quelques socialistes qui auraient souhaité un droit de révision dès la première législature.Le CDS n'a fait une exception que pour l’alinéa concernant l’appropriation collective des principaux moyens de production.Premiers à se féliciter de la proclamation de la constitution sont les socialistes qui considèrent que ce texte “correspond intégralement à leur projet de société”."Par son poids massif à l'assemblée, (115 députés sur 250), estime le députe Antonio Reis, le PS a empeché des solutions moins démocratiques ou moins progressistes".Il peut notamment se féliciter d'avoir obtenu que le gouvernement ne soit renverse qu'à la majorité absolue des députés en fonction (et non à la majorité simple) ce qui, dans l'hypothèse d'un gouvernement socialiste minoritaire, lui assurerait une certaine stabilité.Pour le PPD, la constitution, “malgré ses erreurs et ses défauts, est une étape historique dans ('institutionnalisation de la démocratie et dans l'avance réformiste vers un socialisme humaniste".LUXEMBOURG (d’après AFP et Reuter) — Commencé dans la morosité et sans illusions, le Conseil européen de Luxembourg s’est séparé hier dans le pessimisme, et sans communiqué commun, ce qui est sans précédent et peu réconfortant.Les neuf chefs d’Etat ou de gouvernement de la Communauté (Allemagne fédérale, France, Grande-Bretagne, Italie, Irlande, Danemark et Bénélux), n'ont pas réussi à dégager des directives qui puissent favoriser une plus grande concertation des politiques économiques et monétaires, et plus simplement ils n'ont pas réussi à remettre de l’ordre dans les affaires monétaires de la communauté, encore secouée par la plus grave crise oui ait affecté les marchés des enanges depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.Les Neuf se sont heurtés une fois de plus, estiment les milieux diplomatiques, à cette vérité d'évidence qui domine désormais la vie communautaire et les progrès de la construction européenne, à savoir qu’il est difficile de faire cohabiter neuf pays aux monnaies disparates, soumises à des pressions contradictoires par la spéculation.Le chancelier allemand Schmidt, qui a dominé la discussion sur les affaires économiques et monétaires, n’a pas réussi à faire admettre par ses collègues une formule contraignante, insistant sur la nécessité d une discipline commune en matière de croissance du volume monétaire, des déficits budgétaires nationaux, des dépenses sociales et de la balance des paiements.Il s’est montré “très préoccupé” par les divergences de plus en plus profondes entre les économies des neuf pays.En fait, le Conseil de Luxembourg s’est réuni sous le signe de la toute puissance du mark, et le chancelier allemand a bien prévenu ses collègues que son pays n’était pas disposé à aider les membres les plus faibles de la Communauté sans contre-partie, et sans qu'ils commencent par remettre de l’ordre chez eux.Selon de hauts fonctionnaires communautaires, des échanges assez vifs ont opposé le premier ministre britannique Harold Wilson au chancelier Helmut Schmidt lors du débat de politique économique.M.Wilson avait insisté pour que les dirigeants des Neuf publient une declaration soulignant la nécessité de prendre des mesures contre le chômage.Il paraît en La CIA connaissait les pots-de-vin de Lockheed au Japon NEW YORK (AFP) - De nombreux détails au sujet des pots-de-vin versés par la Lockheed Aircraft Corporation à la fin des années 50 en liaison avec la vente du chasseur F-104 au Japon étaient connus à l'époque au quartier général de la CTA à Washington, révèle le New York Times.Le quotidien newyorkais, ci- Ibiébécois HP tdonneHI les moyensi de travailler tous ensemble, dbgir et de mettre de tbrdre.tant un ancien fonctionnaire de la CTA et des sources japonaises, affirme que la CIA n’a pas transmis les informations en sa possession ni au département d'Etat ni à la firme Grumman Aircraft Corporation, dont le chasseur Super Tiger avait d’abord été sélectionné par le gouvernement japonais en 1958 pour se voir préférer l'appareil de Lockheed en 1959.Lockheed aurait dépensé à l'époque, 1,5 million de dollars en pots-de-vin pour s'assurer le contrat F-104 et, au total, 12,6 millions pour vendre des avions d'une valeur de 700 millions de dollars entre 1956 et 1975.Ces informations, assure le New York Times, ont été fournies à la CIA par Yoshio Ko-dama, un influent courtier japonais déjà connu comme un des représentants officieux les plus actifs de Lockheed à Tokyo.Kodama, ajoute le journal, n'a pas été identifié comme un agent de la CIA mais il entretenait d'excellentes relations avec les diplomates américains à Tokyo.Un ressortissant japonais employé de Lockheed en 1958, époque à laquelle certains pots-de-vins furent versés, a admis avoir parlé de ces transactions à un membre de l ambassade des Etats-Unis sans savoir, affirme-t-il.qu'il s'agissait d'un agent de l'antenne locale de la CIA.REMERCIEMENTS à la Bienheureuse Marguerite d’Youville pour faveur obtenue G.E.B.OUVRE IA PORTE À LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT DU Parti Québécois LE PARTI DES QUÉBÉCOIS outre avoir admis la perspective d’un chômage structurel à long terme.Mais le chancelier Schmidt, appuyé par le président Valéry Giscard d'Estaing, lui a dit que les pays de la CEE ne sauraient accepter une telle perspective.Ces pays, a-t-il souligné avec force, doivent s’attaquer à la racine du mal en soumettant leurs économies à une plus grande discipline.Selon ces fonctionnaires, M.Schmidt aurait dit d'un projet de déclaration proposé par M.Wilson qu'il constituait “de la pure poésie écrite en vers noirs''.M.Schmidt a souligné que le Conseil européen ne saurait publier une declaration donnant a penser que celui-ci acceptait l'existence d'un chômage structurel.À la suite de ces échanges, la rencontre a renoncé à développer une prise de position sur le chômage dans le contexte d'une déclaration sur les priorités économiques.Le président Giscard d’Es-taing n'a pas eu plus de chance avec le deuxième sujet important à Tordre du jour, l’élection en 1978 de l'Assemblée européenne au suffrage universel direct.Sa suggestion de reconduire purement et simplement la répartition des députés de Factuelle Assemblée (qui sont désignés par les parlements nationaux) a été bloquée notamment par l’Italie, et sur ce chapitre tout reste à faire.Fin fait, estiment les spécialistes, l’Europe des Neuf a retrouvé, à propos de l’élection du Parlement européen au suffrage direct, un problème qui avait tourmenté ses débuts, lorsqu'elle ne réunissait que les six membres fondateurs de la Communauté, c'est-à-dire celui de la répartition, et de la pondération des voix dans les organes exécutifs ou législatifs du traité de Rome.Certains “grands" craignent d'étre sous-représentés, les “petits" craignent d'être écrasés et d'avoir à subir le diktat des grands.Il est évident qu’une répartition des sièges, dans la future Assemblée européenne, qui serait proportionnelle aux populations, serait également logique et raisonnable.Il est non moins évident que certains pays de la Communauté n’en veulent pas — on Ta vu à Luxembourg — et que d'autres formules doivent être imaginées.Ce problème institutionnel est le type même des maladies de croissance dont toutes les fédé- rations non socialistes ont fait l’expérience, et dont on ne voit Eas aujourd'hui le dénouement.'affaire sera reprise au prochain Conseil européen oui se tiendra à Bruxelles en juillet prochain.L'avenir politique de l’Eu- rope a été brièvement évoqué à l'occasion de Texamen par les Neuf du rapport présente par le premier ministre belge Léo Tin-demans, document très controversé sur la mise sur pied d'une véritable “union européenne" en 1980.16 jours de festivités gratuites! La Place s’anime et vous convie à ses grandes tètes d’ouverture.Du 3 au 18 avril, un éventail d’activités sociales, éducatives et culturelles auront lieu sur la Place: théâtre, démonstratioas, expositioas, activités de participation de toutes sortes et enfin les grands noms du spectacle québécois.Procurez-vous le calendrier des événements à votre Caisse Pop, si vous êtes de la région montréalaise, ou à l'un de vos marchands locaux.le Complexe Desjardins un trait d’union au coeur du nouveau centre-ville.Canada Province de Québec Bureau du Commissaire aux services essentiels Services de santé et Services sociaux AVIS Le commissaire aux services essenliels, le juge Denys Aubé, nommé en vertu de la Loi 253, Loi visant à assurer les services de santé et les services sociaux essentiels en cas de conflit de travail, (sanctionnée le 19 décembre 1975) donne avis, par les présentes, que des accords ont été conclus et/ou que des décisions ont été rendues sur la nature des services essentiels et de la façon de les maintenir en temps de grève et/ou de lock-out dans les établissements suivants: Centre de Réadaptation du Québec ( Pavillon Laurier) 2275 avenue Laurier est, Montréal, Qué.Commissaire adjoint: Paul Imbeau Maison de la Providence Chemin de la Reine.Coteau du Lac, Qué.Commissaire adjoint: Gaston Descôteaux Centre Hospitalier St-Eusèbe de Joliette 585 boul.Manseau.Joliette, Qué.Commissaire adjoint: Michel A.Doucet Hôpital Notre-Dame de Montréal 1560 Sherbrooke est, Montréal, Qué.Commissaire adjoint: Viateur Farouche L'Accueil des Jeunes Inc.1035 DesSeigneurs, Montréal.Qué.Commissaire adjoint: Robert Lefrançois Le Centre Hospitalier St-François Inc.1604 - 1ère Avenue.Québec, Qué.Commissaire adjoint: Léonce E.Roy Toute personne intéressée à prendre connaissance de la teneur de ces accords ou décisions pourra le faire en consultant les prochaines éditions de la Gazette Officielle du Québec, ou en s’adressant au Greffe du Tribunal du Travail, 255 Crémazie Est.7e étage, à Montréal.Juge Denys Aubé.Comaissaire aux Services essentiels.Note: D’autres avis du même genre paraîtront à intervalles réguliers pour les établissements non indiqués.Institution des Sourdes- Foyer de TEnfance de la Institution des Sourds de Muettes Côte Sud Montréal 3725 rue St-Denis.Ste-Anne de la Pocatière.7400 boul.St-Laurent.Montréal.Qué.• Qué.Montréal, Qué.Commissaire adjoint: Commissaire adjoint: Commissaire adjoint: Ovila Lefebvre Pavillon Charleroi-Boyer Inc.Ovila Lefebvre Réjean Breton Corporation de l'Ecole du Résidence Berthiaumedu 4535 Charleroi, Mont St-Antoine Tremblay Montréal-Nord, Qué.8147 rue Sherbrooke.535 boul.Gouin est.Commissaire adjoint: Montréal.Qué.Montréal, Qué.Robert Lefrançois Commissaire adjoint: Commissaire adjoint: Centre de Services Sociaux J.-C.Lucien Pilon Maurice Cantin de Québec 3, Parc Samuel Holland, Bureau 185.Dorémy T rois-Rivières Foyer St-Jean de Raymond Québec, Qué.2931 Notre-Dame.Inc.Commissaire adjoint: Pointe-du-Lac, 324 rue St-Joseph, Jean Gauvin Québec, Qué.St-Raymond, Cté Portneuf, Hôpital St-Joseph de Commissaire adjoint: Qué.Rimouski 1 50, rue Rouleau, Marcel Chartier Commissaire adjoint: Réjean Breton Rimouski, Qué.Commissaire adjoint: Corporation de TH ôpital Maxime Langlois St-Josephdu Lac Manoir St-Joseph La Corporation Les Services C.P.70, Campbell's Bay.Communautaires Hospita- Ville de Pohémégamook, Québec, Qué.lier du Québec, Qué.2255 avenue Vitré.Commissaire adjoint: Québec, Qué.Commissaire adjoint: Gaston Descôteaux Commissaire adjoint: Réjean Breton Gaétan Pelletier L'H ôpital du Très Saint- Centre Hospitalier St- Hôtel-Dieu de Lévis Rédempteur de Matane Sauveur 143 rue Wolfe.333, rue Thibeault, 725 - 6e Rue.Lévis.Qué.Matane.Qué.Val d'Or, Qué.Commissaire adjoint: Commissaire adjoint: Commissaire adjoint: Réjean Breton Gaétan Pelletier J.C.Lucien Pilon 10 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 l’actualité économique toronto Hausse des cours Les compartiments de l’acier et des banques ont enregistré les gains les plus importants, sur un marché mixte hier à la Bourse de Toronto.L'indice industriel a monté de .16 à 189.96 et celui des pétroles de l'Ouest de .55 à 216.93.Celui des aurifères a perdu 5.83 à 281.85 et celui des métaux communs .18 à 89.74.Le virement de 2.29 millions d’actions a été le plus élevé de la semaine.Jeudi, il avait été de 1.80 million.Quant a la valeur, elle est passée de $16.80 millions, jeudi, à $22.82 millions, vendredi.Le comportement des valeurs s’est résumé ainsi: Vendredi, 196 gains, 187 pertes, et 259 titres inchangés.Jeudi, 210 gains, 176 pertes, et 248 titres inchangés.Les plus gros paquets de transactions ont été 120,000 actions de MacMillan Bloedel a $19 1-2, 30,000 actions de Decca Resources à $5 1-8, et 25,000 actions dJnterprovincial Pipe à $13 3-8.Au marché des options, 25 contrats ont été échangés, à comparer à 139 jeudi.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Bat Farm.Ch.Ventât Haut Bat Firm.Ch.Industrielles Brinco 1610 410 405 405 _ 5 Abby Glen 7200 340 ; 335 ; 335 Br Am Bnk 100 $21 Va 21 Va 21 Va + Va Abitibi 9354 $12% 12'/s 12% + Vs BC Forest 400 $22% 22% 22% Abitbi 7%p 500 $38 38 38 + Va BC Frest p 150 $33% 33% 33% _ % Abitbi 10 525 $50% 50% 50% - % BC Pack A z70 $173/4 173/4 173/4 Acklands 400 $14 14 14 BC Pack B 300 $19 19 19 + % Adanac M 1000 29 29 29 +2’% BC Phone 785 $11 Va 11 Va 11 Va + Vs Advocate 5300 215 215 : 215 +10 BCPh43/4 p 100 $47 Va 4 7 Va 47 Va Aetna In zlOO 35 35 35 BCPh4.84 600 $113/4 113/4 113/4 Afton Min 1000 $7 7 7 BCPh5.15 z20 $493/4 493/4 493/4 Agnico E 1500 465 455 465 -10 BCPh 6 pr 119 $61 61 61 + 2 Agra Ind 1530 $73/4 7% 73/4 + Vs BCP 10.16 p 300 $26 Va 26 Va 26 Va Albany 13000 32 32 32 +2’% Broul Reef 3300 26 26 26 Alt East G 6050 $10% 10% 10% BruckA 100 $63/4 63/4 63/4 — % Alt Energy 6210 $9’/8 9 9 Brunswk 850 485 485 485 — 5 Alta Gas A 2167 $13% 13 13% + Vs Budd Auto 450 $6% 6% 6% — Vs Alta G F 400 $25% 25% 25% Bulora Cor 18575 34 30 33 Va +1 Va Alcan 24880 $26% 25’% 25% - Va BurnsFds 100 $10% 10% 10% — % AlgoCent 288 $14’/2 14% 14’% + Va CC Yachts 200 300 300 300 Algoma St 1420 $25’% 25’% 25’% + Vs CAEA 100 $10% 10% 10% — Vs Algon z120 $6 5 5 CFCN 500 $73/4 73/4 73/4 + Vs Allarco Dv 100 $83/4 83/4 83/4 Cal Pow A 1370 $28 28 28 Alminex 506 $5% 5% 5% Cal P 5.40 p z20 $83Va 83 Va 83 Va Almin 4’/2 p z95 $38’% 38% 38% Cal P 7Va p z20 $78 Va 78 Va 78 Va Alum 3rd p 600 $26 26 26 Cal P lOp 20 $103 103 103 Am Bonza 1000 280 280 280 - 5 Calvert 2500 20 20 20 _ 1 Am Larder 19000 19 18 18’% - Va Cam Mine 13000 36 3 5 Va 36 Am Eagle 1500 38 38 38 -2’% Camflo 950 $10 9% 9% % Am Leduc 1000 7 7 7 CChibA 1300 445 435 445 + 5 Andres W 110 $10’/8 lO’/s 10 Vs Camp RL 100 $223/4 223/4 223/4 % Ang CT 290 z50 $29 29 29 Campau A 535 495 490 490 — 5 Ang U Dev 10600 114 111 111 - 4 Campau 7p 100 $7% 7% 7% — Vs Aquitaine 8550 $20’% 20% 20% - % Can Cem L 743 $11 11 11 + Va Arbor C z375 67 67 67 C Cem L p 182 $13% 13% 13% Vs Argosy z250 10 10 10 Can Dev p 386 $98 98 98 Args 250 p z45 $273/4 273/4 273/4 CanMalt A z60 $22 Vs 21% 22 Ve Args 260 p 100 $28% 28% 28% C Nor West 16000 $8 7% 8 + % Asamera 3200 $9% 83/4 9% + Va Can Perm 2160 $17 163/4 17 + % Asbestos 2640 $30 293/4 293/4 CS Pete 22600 350 335 335 10 Ashland C 900 $9% 9’/s 9% + % C Tung 1000 284 284 284 + 1 Atco A 1300 $14% 14 14% C Cablesy 1501 $143/4 14 Va 14 Va — Ve AtICCop 1000 39 39 39 C Cable w 511 180 180 180 + 10 Autolec l 200 $5 5 5 CdnCel 2450 $7% 7 7 — % AtoHard A 700 $13’% 13’% 13 Va C Curtis 800 50 50 50 BC Sugar A 500 $22% 22% 22% + % C Ex Gas 11000 340 330 340 + 10 BP Can 1742 $97/s 93/4 93/4 CGE 100 $28 28 28 + % Bad Boy 700 395 385 385 - 5 CG Invest 2000 $21 21 21 — % Banister C 4700 $10’% 93/4 10 Vs - % C Hidrogas 6500 94 94 94 + 4 Bank Mtl 5429 $157/s 15’% 15 Va - % C Homestd 2400 $5 Va 5 Va 5 Va Bank N S 9219 $403/4 393/4 40 Va + 1 C Hydro 1020 $73/4 7 Va 7% — Vs Banker,j 2300 220 211 220 + 4 Cl Bk Com 5445 $27 26% 27 + Va B Cdn Nat 1942 $15’% 15% 15 Va + % CIL 400 $24 24 24 Bartaco 100 190 190 190 - 5 CIL pr z25 $35% 35% 35% Bathrstp 500 $11’% 11’% 11 Va Cl Powr A 250 $15 Va 15% 15 Va + % Bay Mills 100 $113/4 113/4 113/4 C Malart 33500 42 40 42 + 2 Becker B p 15900 $7’% 7’% 7 Va - % C Manoir 600 470 470 470 + 5 Bell Canad 8739 $45% 44% 44% - % C Marconi 1595 $5% 5% 5 Ve — % Bell Apr z68 $45 Vs 44’% 44% C Merrill 560 $6% 6% 6% Bell Bpr z75 $45’% 45’% 45 Va C Ocdental 500 $11% 113/4 113/4 Bell C pr 100 $24’% 24’% 24 Va CP Inve 12530 $19% 19% 19% Bell 2 28 625 $25% 25% 25% - Vs CP Inve pr 676 $383/4 38 Va 38 Va Bell Can W 9100 340 330 340 +10 CP Ltd 8380 $16% 16 Va 16 Va Beth Cop A 850 $123/4 12’% 12 Va - Va CPLAp 937 $8 Va 8 Va 8 Va Biltmo A p 200 295 295 295 +20 CPL 4 p 500 $6% 6% 6% — % Bl Hawk 1500 27 25’% 25 Va + Va' CPLUK p 200 475 475 475 Blakwod A 1900 $7 7 7 + Vs C Reserve 1700 365 350 350 — 15 Block Bros 3300 385 375 385 + 5 Cdn SupO 10252 $40% 40 40% + Va Bombrder 1471 275 270 270 Cdn Tire A 596 $48% 47% 47% — 1 Border C 1200 245 245 245 C Uilties 1400 $11% 11% 11% — Vs BovisCor 3000 92 92 92 + 1 C Util w 1000 330 320 320 — 15 Bow Va 1 105499 $21’% 19% 21 Va +1% C Vickers z49 $22% 22% 22% Bow Vly pr 100 $103/4 103/4 103/4 + Vs CWN G 4 pr 100 $8 V8 8% 8 Va Bralor Res 800 235 235 235 + 5 Canbra 1500 400 400 400 + 10 Bramalea 400 $5% 5% 5% CandelOil z21 *12% 12% 12 Ve Brameda 1378 194 193 193 - 2 Canron 100 $20% 20% 20% Brascan A 7793 $11% 11 11% + Vs Carl OK 9050 360 345 345 — 15 Brenda M 1000 $7’% 7’% 7 Va Cari A p 400 $20% 20% 20% + % Bridger 2500 440 430 440 +10 Carma A 140 $10% 10% 10% + Vs mont real Activité moyenne La tendance a été généralement à la hausse hier sur un marché modéré, à la Bourse de Montréal.Au moment de fermeture de la séance, le virement atteignait 354,800 actions, à comparer à 416,700 jeudi.L'indice composite a gagné 0.45 à 192.85, celui des banques 3.99 à 246.00.et celui, des services publics 0.28 à 136.93.L’indice des in-dustrielles n'a pas bougé, à 200.72, et celui des papiers a perdu 1.03 à 123.56.Le comportement des valeurs a donné le résultat suivant: Vendredi.49 gains, 88 pertes, et 41 titres inchangés.Jeudi, 69 gains, 83 pertes, et 40 titres inchangés.Banque de Nouvelle-Écosse dirigeait le secteur industriel, avec un gain de 1 à $39 3-4, sur un virement de 34,485 actions.Pan Ocean Oil était en tète de mines, avançant de 2 1-2 à $17 5-8, sur un virement de 15,734 actions.Parmi les litres de spéculation, New Joburke Explorations a perdu trois cents à 45 cents, sur un virement de 14,000 actions.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VtntM Haut Bat Farm.Ch.Abitibi 7950 $12 Va 12% 12 Va + % Alta Gas T 766 $13% 13% 13% + % Alcan 16900 $26% 25 Va 25% - Va Algoma St 213 $25 Va 25% 25 Va + 3/4 Aquitaine 500 $20% 20% 20% - % Asbestos 330 $30 29% 29% + Vs Astral 1000 140 140 140 +5 Banister 300 $10% 10% 10 Va - % Bank Mtl 840 $153/4 15 Va 15% - % Bank NS 34485 $403/4 393/4 40 Va +1 Banq CN 4700 $15 Va 15% 15 Va + % Bq Deprg 300 $14 Va 14 Va 14 Va Bq Pv Can 1600 $12% 123/4 12% + Vs Bell Canad 7239 $45 Va 45 45% + % Bell wt 1900 340 340 340 +15 Bombrder 1125 270 270 270 Brcan a 3178 $11% 11 11 - % Can Cem L 300 $11 11 11 + % C Hydro 550 $7% 7% 7% + % C lm 2080 $27 26% 263/4 + Va' CIL 1820 $24 24 24 C Int Pw 100 $15% 15% 15% CJV 6200 200 200 200 C Marconi 1230 $5% 5% 5% - % CPLtd 3135 $16% 16 Va 16% Caréna B 450 $8% 8% 8% - % Cari Ok 800 355 345 345 - 10 Celanese 5819 $5% 53/4 5% + Vs Cent Dyn 1100 75 75 75 Chrysler 300 $18 Va 18 Va 18 Va - % Cominco 1240 $38 37 Va 38 + % Comodor 1000 $6 Va 6% 6% - % C Holiday 1 1000 310 310 310 —! 5 Con Bath 1110 $363/4 36% 36% - % C Text 400 220 220 220 Cr Fonc 1020 $94 94 94 +1 Denison 500 $58 58 58 Dome Pete 500 $343/4 34% 343/4 D Bridge 520 $35% 35% 35% + Va Dofasco a 222 $263/4 263/4 263/4 + % Dom Store 900 $16 15% 15% - % D Tex a 100 $8% 8% 8% Domtar 315 $25 25 25 Drumcall A 300 $15 15 15 Du Pont 300 $19% 19% 19% - % Ea Svgs 120 $133/4 133/4 13% - % Fal Nck 585 $40% 40 Va 40 Va + % Fin Coll 1792 210 205 210 +5 Genstar L 1000 $21% 21 Va 21% + % GL Paper 900 $26 28 28 Gulf Can 1425 $33 32% 33 + % Hawker S 100 $7% 7% 7% - % Huds Bay a $21 203/4 21 Husky Oil 1G;.$21 Va 21% 21 Va - % 1 AC 80>.518 18 18 Imp O a 1340 *233,4 23% 23% - % Imasco A 8370 *27% 27 27 + % Int Nick a 1685 *32% 32 32% Int Paper 100 $68 68 68 +10 IU Int 2300 $10% 10% 10% Labatt a 305 $17 17 17 - % Loeb M 190 320 320 320 +20 MB Ltd 10575 *20% 19% 20 - 3/4 Maritime 153 *173/4 17% 17% Mrtm c 200 $9% 9% 9% Mass Fer 3366 *27% 27% 27% + % Mercantl 9184 *15% 14% 15% + % Molson A 240 *17% 17% 17 Va - % Molson B 305 *15% 15% 15% - % MLW Wor 100 *14% 14% 14% - %' Monenco A 400 *183/4 18% 18% + % Muore 1409 *47% 47% 47% - % Noran a 1700 *35% 35 35% + % Norcen 597 *12% 12% 12% + % Nor Tel 1614 *36 35% 36 + % Nor T w 1100 *16% 16% 16% + % Pac Pete 11200 $30 29% 29% - % Pancan 1400 $22 22 22 + % Pan Ocean 15734 $17% 17 Vil 17% +2% Placer 3600 $24 23% 233-4 - % Pop S 100 450 450 450 +5 VtnUt Haut Bat Farm.Ch.Pow Corp 150 $10 Vs 10Vs 10% Price Corn 1072 $15% 153/4 15% - % Provigo 100 $10% 10% 10% + % Res Ser 800 200 200 200 Royal Bank 2611 $283/4 28% 283/4 + % Ry Trt a 385 $22% 22% 22 Va - Vs Scotts 100 $8 8 8 Seagram c 100 $27% 27% 27% + Vs Shell Can 650 $16 153/4 16 + Vs Simpsons 3200 $63/4 6% 6% - % Stelco a 2080 $283/4 28% 28% + Ve Steinbg A 117 $17% 17% 17% Thom A 600 $13% 13% 13% - Vs Tor Dm Bk 5100 $18% 183/4 18% + % Tôt Pet A 7600 $6 Va 6% 6 Va + % T Pet A 100 $13 13 13 + Va Tr Can PL 2950 $12% 12 12 Trans Mt 440 $10 Va 10% 10% Ultrmar 1366 300 295 295 -5 Un Carbid 100 $23% 23% 23% - Vs Unt Bank 1700 325 310 325 + 5 Velcro 200 $6 Va 6 Va 6 Va - % Walk a 200 $30% 30% 30% - % Weldwod 500 *13 13 13 Westcst 309 *24 Vs 24 Vs 24 Vs - % Zellers 2900 455 455 455 -5 Junior lndu»lrltll»a Belg Stand 400 120 120 120 Com Hold 2300 45 40 45 + 5 Mine» et petrol»» Abitib Asb 800 100 100 100 Acroll Ltd 2500 50 48 50 -1 Basic Res 500 *10% 10 10% - Vs Bellechs 1000 22 22 22 -1 Bison Pet 1000 51 51 51 + 49 Chsbar l 1100 120 111 120 -5 Cons lmp 8000 18 17% 18 + 1 Dumont 1000 9 9 9 -1 Dyn Mn 1400 67 67 67 Dyn rt 15300 4 2% 2 Va —1 East Mal 1000 205 205 205 Flint Rk 1000 8 8 8 -1 GEQ 800 230 230 230 +5 Goldex 500 32 32 32 -3 Kiena 7700 125 125 125 Lynx CEx 4700 102 101 101 + 1 Mt Laur U 1000 28 28 28 Mt Jamie 3000 33 33 33 M Pleas 5000 13 13 13 N Jobu 14000 49% 45 45 -3 N Insco 2000 42 42 42 NA Rare 7500 32 31 31 -1 Phoenix 1650 *5% 43/4 5 Que Expl 11100 50 42 50 +7 Que Uran 5000 10 10 10 Roy Agas 1500 26 26 26 -1 Stafrd 1000 50 50 50 Talismn 7000 19 18 19 +2 bénéfices J.D.Carrier Shoe; pour les trois mois terminés le 31 janvier: 1976, $44.000.7.5 cents l'action; 1975, $42,000.7.1 cents.Cassiar Asbestos; pour l'année terminée le 31 décembre: 1975, $8.290.000.profit.$1.51 cents l’action: 1974, $2.146,000, perte 39 cents.La Solidarité Compagnie d'assurance sur la vie 925, chemin St-Louis, Québec M.DANIEL BELAND directeur d'agence Nous sommes heureux d’annoncer la nomination de M.Daniel Béland au poste de directeur de l’agence Maisonneuve.Le bureau de l’agence est situé au 1030, Cher-rier, suite 306, Montréal.Northgat 2400 SS 4V0 NSSavngs 100 S12H 12% ' 620 SIS Nowsco W Nu-Wst A 14% 400 $15 Va 15 Va 14% - Va 15 Va - '/b Nufort Res 5000 32 30 30 — 2 Numac 3950 *10% 10% 10'/» DPI Ltd 2300 285 275 285 OSF Ind 5100 405 395 400 Oakwood P 13791 150 145 148 + 8 Obrien 6500 81 78 81 + 2 Ocelot Ind 4800 *13 13 13 Ontario Tr 800 *5 495 5 Orchan A 800 270 270 270 Oshawa A 1620 *5% 5 5'/» + % Osisko 4000 14 13 13 — 1 Pac Coper 21000 89 80 89 + 9 Paloma P zl5 180 180 180 Pamour A 33245 310 255 275 Pan Centr 500 95 95 95 P Ocean 123819 *17% 17 Va 17% PanCan P 13015 *22 Vs 21 Va 22 Patino NV 1800 *14% 14% 14 Va PeBenO 1700 229 225 229 Pembin A 200 360 350 350 Pembin B 120 330 330 330 Pennant 1300 355 355 355 P Dept S 700 320 320 320 P Jewl A Petrofina 309 PeytoOils 1953 Phillips Cb 130 Pick Crow zl00 Pine Point 1045 Pitts C Place G Placer Plysr 840 Pominex Ponder PopShops 1100 Pow Corp 3000 PowCrppr 100 Prado Exp 2000 Precamb Précâblé 18750 2000 34 34 34 850 $24 24 24 500 $233/4 233/4 233/4 2000 58 58 58 zl66 50 50 50 1100 450 440 450 3000 $10% 10 10 100 $28 28 28 2000 170 170 170 1000 60 60 60 1800 2000 Cassiar Cassidy L Celanese ChibKay Chieftan D Chrysler C S 103/4 Coch Will Coldstm Cominco Com Cap C Holiday I CHIns A p Coniagas Con Chm A Con Bldg C Marben C Morisn Con Distrb ConsGas Con Gas A ConGas D Conwest Cooper C Cop Fields CornâtInd Corp Food Cosdka R Costain R Costin R w Courvan Craigmt Crain R L Crestbrk C Zelrba A Crow Nest Crush Inti Cuvier M Cyprus DRG Ltd A 600 $6 D Aragon 1000 2500 p 240 Decca R 33360 DEIdona 1000 Delta Ben 500 Denison 1250 Dicknsn 1100 DistTrA 2600 Domanl 2350 Dome 1000 Dome Pete 1354 D Bridge 950 D Explor h o DofascoA 378s 1000 1166 z57 323 Domtar Donlee M Dr Mc C A Dunde Pal Dunraie Du Pont Dylex L A East Mai East Sul A Estn Gan S Ego Mines 3000 62 Electro K Elks Stors Emco Emco w Falcon C Falcon Frm Mer p Fed Diver Fidelity Tr Fields S Finning T Foodcrp Lt Foodex S F Seasons F Season w z40 100 Francana Frobex GSWCI A GSW Cl B GazS'/ap Gen Baker GMC $7% 7 Va 7 Va — % 415 415 415 $5% 53/4 53/4 10 Va 10 Va 10 Va — % $9% 9% 9% + % $18% 18% 18% — Vs $10 10 10 30 30 30 — 1 45 45 45 $8 Va 8 Va 8% 20 Va 20 20 — % $38 37 Va 38 + Va 300 300 300 320 315 315 + 5 $19 19 19 47 47 47 — 5 $5 Va 5 Va 5% + % $363/4 36 Va 36% — Vs *16 Va 16 Va 16 Va $17 17 17 253 253 253 + 2 370 355 370 + 20 42 42 42 — 1 175 170 174 — 1 24 Va 22 24 Va + 1 155 155 155 — 5 110 104 105 + 3 385 375 385 $12 113/4 113/4 $55 52 55 S 20 Va 20 Va 20 Va + Va 370 370 370 — 5 465 435 435 45 120 120 120 435 435 435 + 5 S8 8 8 — % 335 330 330 — 5 $9% 9% 9% + % 275 270 270 — 5 8 8 8 — Va $6% 6% 6% — Ve $11 10% 11 + % 435 430 435 .+ 15 $18 Va 18 Va 18 Va + 1% 534 34 34 — 3/4 510% 10% 10% 92 92 92 — 1 $10% 10% 10 Va + % $6 53/4 6 + % 17 17 17 $56 56 56 $5 Va 5% 5% — % 38 38 38 140 140 140 $58 58 58 + Va 55% 5% 5% — Vs 425 425 425 $10% 10% 10 Va + % 538% 38% 383/4 — Va 5343/4 343/4 343/4 535% 35 35% — % 20 19 19 — 2 $27 26% 26% + 3/4 516 153/4 15% — Vs 58 Va 8 Va 8 Va — Vs $25 Vs 25 25 57% 73/4 7% + % 515 15 15 + % 30 30 30 10 10 10 $19% 19% 19% 5 ' 7 7 — Vs 2ùc 203 203 — 7 155 155 155 514 ., 14 14 62 60 62 — 1 55 55 55 + 1 5 9 Va 9% 9 Va + Va $9% 9% 9% 360 355 355 + 5 S8% 8 8 — % $40% 40% 40% + % *10% 10 Va 10 Va + % 250 250 250 + 25 370 370 370 59% 9% 9% + % $13 13 13 305 .305 305 + 5 55% 5% 5% + Vs 360 340 340 -20 100 100 100 $73/4 73/4 73/4 + Vs 2500 z50 z25 $7 Va 7Va 7Va 1900 Giant Yk Gibraltar Glendale GMckayA z50 58 Granduc .GtOil Sds GL Paper GN Fin Gt W Life Gt Wests G West wt GreyhndC Greyhnd Gulf Can Ham Tr Hardee Hard Crp i HardCrpC 300 Harris JS H Wood HawkerS Hayes DA Holinger A Homco A Home A Home B Horne Pit H Bramor Howdn DH Hud Bay A H Bay Co HurEriA 344 Husky Oil 1853 Husky E w 600 Hydra Ex z255 Hy's Ltd 200 I AC 1670 IAC4’/2p zlO ITLInd 400 IU Inti 5823 imascoA 1035 ImascoAp z50 Imp Life ^80 Imp Oil A 9084 Imp Oil B 125 Indal 150 IntDiv 300 Intrmetco 2000 IBM 823 IntMogu! Inco A Inco B Interpool ) $50' • 50% 50% - 3/4 ) 4*5 -/U 490 - 5 i 568Va 68% 68 Va + Va 1 521 Va 21 Vs 21 Vs - % ) $8% 8Vs 8 Ve - % ) 157- 150 150 - 7 ) $6% 6% 6% - % ) $7 Va 7% 7 Va ) 180 180 180 +15 ) 58 8 8 ) 168 168 168 - 6 1 55% 5% 5% i $28% 28 28% + % 1 128 121 128 + 8 1 $54% 54% 54% 1 495 480 480 - 10 1 200 200 200 1 33 33 33 1 518% 18% 18% + % 1 $32% 32% 32% + % ) 46 Va 42 46 + 3 1 235 230 230 20 l 250 246 246 - 4 1 $12% 12% 12% - Vs 1 99 95 99 + 1 1 $6 53/4 6 + Ve 1 $5% 5% 5 Ve 1 480 450 480 +20 1 115 110 110 - 10 1 $7 Va 7% 7 Va + Va 1 $63/4 6 Va 6% + % 1 $35% 35% 35% + Vs 1 170 170 170 - 5 1 530% 30% 30% - Vs 1 $27 27 27 370 370 370 280 280 280 $83/4 8% 83/4 521 20% 21 518% 18 Va 18 Va - Vs $37 Va 37% 37% $37% 37% 37% + % $23 Ve 23 23 Vs - Vs $21 Va 21% 21 Va $63/4 63/4 63/4 31 21 31 290 290 290 $18 18 18 $75 75 75 145 145 145 - 3 $10% 10% 10% - Vs $27 27 27 - Vs 305 305 305 $70% 693/4 70% $23% 23% 233/4 - % $23% 23% 23% $14 14 14 $9 Ve 9Vs 9 Ve 465 455 455 -1 10 230 224 230 + 6 165 165 165 + 5 57 6% 7 + % $26IVa 258 261 Va +3 Va 1007 260 260 260 3428 $32Va 32 32Wi - 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% - % - 1 + % - 2 + 5 Lob Co A Lob Co B Lob Co pr Lob Ltd Ap Lochiel Loeb M Lost River MDS Helth MEPC w MLW Wor Maclarn A Mclan H A 1401 z I z20 600 1400 3030 1000 1160 6100 109 1300 400 MB Ltd 134595 700 122 550 1000 500 300 800 z25 zlOO 272 9500 163 1250 9452 480 5000 8000 200 z50 100 4200 3920 Madeline Magna Int Magnason Magnetcs Magnum Maislin I Majstc Wil Major H D Man Bar Maplex M Marcana Maritime Martin Mass Fer Mas F 2.50 Matchan Mc Adam Mc Intyre Melchers Melton A w Mentor Mercantil Merland E 35550 MetStr67p z75 Met Trust Midrim Mindamr Mindustrl Minrl Res Molson A Molson B Moneco A Moore Multi-Mi Murphy Mymar M NBU Mine NSI Mark NaChrs I Nabrs Dig Nat Pete Neonex New Ath NB Tel N Dimens N Kelore N Senator Nick Rim NobleM Nor Acme Noranda A Noranda B Norcen Norcen B Norcn 150 Nordair L NC Oils N Canada Nor Tel NTecm B w 330 215 230 50 9 Va 43 22 390 259 450 69 325 15 z23 3000 4500 100 1800 300 1600 650 2882 4000 200 1111 400 2200 950 1000 5100 200 z!25 200 500 1000 14080 2000 1000 1000 5730 z5 13458 z60 250 200 2500 2500 4257 2050 470 470 470 $5 Vs 5 Vs 5 Vs S227/e 227/s 227/s S137/s 13 Vs 13 Vs 108 105 108 330 320 215 215 240 230 50 40 $14 Vs 14 Vs 14 Vs $32 32 32 $9 Va 9 Va $20 Vs 19 Va 20 225 225 225 $14Va 14 Va 14Va 320 280 280 43 21 385 259 450 69 325 15 $17Va 17Va 17Va 10Va 10Va lOVa $27% 27Vs 27Va $25Va 25% 25% 13 Va 13 Va 13Va 42 41 Va 42 $43 Va 43 Vs 43 Vs 365 365 365 190 190 190 183 179 180 $15 Va 14% 15 345 330 340 $13 Va 13 Va 13 Va $ 143/a 14% 143/a lOVa lOVa lOVa 18 17 17 $5 5 5 110 110 110 $17% 17% 17% $15 Va 15Vs 15Vs $ 183/a 18 Va 183/a 473/a 47Vs 42 42 5Vs 5Vs 45 45 250 250 $48 43 $5Vs 45 250 100 95 95 $5% 5 Va 5 Va $24 24 24 27 26 26 155 155 155 8 8 8 $14 Va 14 Va 28 28 13 10 10 Va 10 Va 28 28 8 14 Va 28 14 10 10 Va 28 8 $35Va 343/a 35 $35Va 35Va 35Va $12% 12Ve 12 Va $21 21 21 $21 Va 21 Va 21 Va 230 230 230 $6 Va 6 Va 6Vs 31 30 30 $36 35Va 36 $16% 15 Va 16% + 3 + 5 - 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% 8 123 35% 35 35%.9 435 26% 26% 26 Va— % 23 939 36 Vs 35 353/4- % 833 6Vs 53/4 5%— % 10 165 26% 25% 26 %— % 11 1774 56% 56% 56%— % 20 94 7% 7 Va 7% 487 25% 24% 25%— Va 9 87 32% 313/4 31 %— Va 23 517 32 Vs 32 32% + % 499 233/4 23% 23%— Va 22 216 18% 173/4 18% 14 397 873/4 86 87%+1 % 4 1250 12Vs 11% 12%+ % 74 33 Va 32 Va 33% + Va 9 360 19 Va 18% 19%- % 18 475 42% 41% 42 - % 8 95 27% 27 Va 27%— % 28 637 41% 40 Va 41 + % 17 59 25% 25 25% 8 55 20% 20 Va 20%+ % 93 22% 223/4 22%- % 7 80 22% 22% 223/4 .8 564 413/4 403/4 41%— % 28 220 24 23 Va 24 8 184 27% 26% 27%+ % 13 124 283/4 28% 28Va+ % 10 109 283/4 28 Vs 283/4 12 276 283/4 28 28 10 114 24% 24% 24 Va » 17 70 74 73% 74 + % 17 57 11% 11% 11%- % 15 240 15 14% 15 16 369 25% 24% 25 - % 16 130 29 Va 28% 28%- * 25 448 102% 101% 102%+ * 18 28 14% 14 14 - % 16 38 23 Va 22 Va 22 Va— 3/4 11 37 34 33% 33%— % 7 35 16% 163/4 16% 1 15 43 49Va 49% 49% + % 12 33/4 3% 3% 12 300 84 Va 82Va 83% + % 12 87 52% 52% 523/4+ % 16 88 52% 52 52 - % 5 266 30 29 Va 30 8 155 35% 35 35%— % 776 9% 8% 9 - % 543 19 18% 19 4- % 207 15- 128 3-32 : 5-32-3-128 8 204 34% 33% 33%— % 13 1630 35% 34% 35%+ % 9 57 44 43% 44 12 73 40% 39% 40 + % 16 13 11% 11 Va 11% 12 241 13% 13% 13%— % 22 310 87% 85% 87% 16 246 28 27% 28 + % 4 129 6% 6% 6%— % 6 115 29% 28% 29 - % 4 416 16% 16% 16%+ % 9 117 29% 28% 28%— % 15 72 49% 49% 49%— % 11 192 25% 24% 25% + % 25 23% 23% 23%+ % 7 1 48% 48 Va 48%+ % 9 134 43% 43% 43%- % 5 106 66% 64% 65 -1 1% CrwCork Crw Zell Curtis Wr Dart Ind Data Gen Deere Denn Mf Dexter C Digital Eq Disney W Dome M Dow Ch duPont Eas Kod Eaton EG G EIPNG Eltra Cp Esmark Ethyl Cp ExCellO Exxon Fairch Fireston Fluor Cp FM Cp Ford M Foxboro Fruehf Gard Den Gen Dyn Gen Elec Gn Food Gen Inst Gen Miils Gen Mot Gen Port GTel El Gen Tire Ga Pac Gillette Goodrich Goodyr Gould me Gt AP GrenGint Gulf Oil Halburt Hecla M Heinz HJ Heublein Hew Pck High Voltg Hobart M Holdy In Homestk Honywl Houdail a Househ F How John 1C Inds Inferlk In IBM intFlaF Inf Harv Int Mng Int Nickl Int Pap Int TT Itek Cp IU Int Jim Walt John Man Joy Mfg Kellogg Kerr Mg Kraftco Krsge SS Kroehlr Lib McN 18% 9 183 21 14 150 45Vs 8 148 13 Va 11 27 36Vs 36 90 57% 10 231 64% 9 25 20% 13 10 38 285 178 28 273 60Vs 12 21 39 Va 16 442 109 27 313 145 31 765 119Vs 14 90 36'/4 14 41 I6V4 8 258 13% 9 46 29% 8 57 40Vs 7 90 44 7 113 20% 8 894 93% 20 71 39 Vs 9 370 22% 10 191 34% 8 194 26% 23 424 57V4 10 20 363/4 11 60 23 Vs 16 61 28V4 7 250 53% 16 507 52 Vs 12 277 293/4 29 170 113/4 16 216 29% 16 1726 70 Vs 98 104 7 9 433 26% 7 72 22 Vs 22 610 53 Vs 12 171 32 Vs 16 101 26% 10 593 21% 7 243 283/4 149 14% 11 21 163/4 7 675 24’/a 13 265 150% 17 45 153/4 11 71 49 V4 18 79.55 V4 38 162 114% 17 23 6% 15 13 26% 14 640 16% 18 89 39 15 561 47% 7 87 13V4 8 616 19% 14 351 15% 7 65 18% 20 Va 45 13 36% 543/4 64 20 18% 21 + Va 45 - % 13%+ >/4 36%+ % 57%+2% 64% 20 V4+ Vs 18%+ % 174 Va 178 +2'/4 60 60%+ V4 39 V4 39 V4- V4 107 Va lOBVflH- % 143% 144Va- Va 1173/4 118%-1 35% 36V4+ % 16%.133/4 29%- % 40 + % 43%+ % 20%+ Vs 93% - % 39%— % 22V4- % 34%+ % 25% 57V4+ Va 36%- Va 233/4- % 28 - % 53 52 %— V4 29%+ % 11%.29V4+ Vs 69%+ 3/4 6%.26%+ % 21 %- V4 53 + % 32% — ’/4 26 Va— % 21 Va- % 28'/4- % 14%+ Vs 16%.24%— % 148% 149Va- % 15% 15%— % 49%+ % 55%+ Va 114%+ % 6% 26% 16%— % 383/4- % 47%— % 13%+ % 19%+ % 15 - % 18%+ % 39 + % 16 13 Va 28 Vs 39% 42% 19 Vs 923/4 39% 22 Vs 34% 25% 56 Va 36 Vs 23 Va 2 7 Vs 523/4 51% 29% 11% 283/4 68 Vs 63/4 26% 213/4 52% 32% 26% 21% 27% 14% 16 Va 24 49 54% 113 6% 26% 16% 383/4 47% 13% 19% 14% 18% 38 Va 6 44 39 20 872 267% 260% 267%+5Va 38 205 25% PLUSIEURS NOMINATIONS A LA FÉDÉRATION DES CAISSES D’ENTRAIDE ÉCONOMIQUE DU QUÉBEC Pac Pete 10615 $30 29% 29% - % -10 +2% + % + % + 4 -10 + 10 -10 $5% 5% 5% $21% 21 21 - Va 395 375 390 +20 $9Va 9Va 9% - % 21 21 21 $33 33 33 + % 400 $53/4 5% 5% Viateur Lévesque Louis-Gaétan Fortin Bernard Fortin + Va + 5 - % 8 Va - Va 153/4 - % 10 Va 12 Va + % 10 Va + Va 21 - 1 109 - 2 325 15% + 3/4 63 12 + % 255 89 - 1 233/4 6 Va — Va 23 -2 13 12 Va + Va 210 +10 75 - 2 105 343/4 - % 180 7% + Va 15 663/4 16 - Va 230 283/4 + Va 22 Va 11 Va - Va 8% - % 255 213 - 2 Le président de la FÉDÉRATION DES CAISSES D'ENTRAIDE ÉCONOMPUE DU QUEBEC, M.Jacques Gagnon, annonce plusieurs nominations qui traduisent l'élan et l’ampleur que le mouvement a pris dans l’ensemble du territoire québécois.A la direction des grands services de la Fédération, on retrouve maintenant les personnes suivantes que l’on voit ci-dessus dans l’ordre habituel: Monsieur Viateur Lévesque (RECRUTEMENT), Monsieur Louis-Gaétan Fortin (RECHERCHE/DEVELOPPEMENT), M.Bernard Fortin (SERVICES TECHNIQUES).16'/2 27'Z.495 +10 73/4 + Va 6% + % 16 + % 220 +15 7% - Vs 12 Va 24 Va + Va 250 63/4 + Vs 10% + % 181 - 4 100 - 5 310 + 5 290 -10 8% 27 + 3/4 215 -10 23 8% 9 Va 29% + 1 28% 205 + 5 17 Va 28 + 1 155 12 Va +1 Va 11 Vs + Va 300 + 5 7% + Vs 14% 405 - 5 320 - 5 5% 28 - Vs 35 15 Va + Va 9 31 + 1 7 Va + % MONSIEUR VIATEUR LEVESQUE Président-fondateur de la Caisse d’Entraide économique de Manicouagan, Monsieur Viateur Lévesque a acquis une longue et précieuse expérience des affaires et de la vie publique avant d'accéder au poste de directeur provincial du Recrutement à la Fé-dération des Caisses d’Entraide économique.Il fut tour à tour échevin et maire de la ville de Hauterive.Administrateur, (automobile et construction), Monsieur Lévesque a été directeur du recrutement de sa caisse, membre du premier conseil d'administration de la Fédération des Caisses d’Entraide et directeur régional.Au cours de sa carrière, il a été un membre actif de la Chambre de commerce et de diverses associations (touristiques, sociales, etc).Mpnsieur LOUIS-GAÉTAN FORTIN M.Fortin était jusqu'à tout récemment directeur général du Conseil Économique d’Alma et de Lac-St-Jean.Après ses études classiques, Monsieur Fortin a suivi divers cours à Laval (Extension de l’Enseignement universitaire).Il est également détenteur d'un Économie Development Certificate obtenu de l'Université de Waterloo (Ontario).Il a passé 17 ans au journal LE SOLEIL dans les services suivants: information, publicité et administration.Au cours de sa carrière, il a remporté cinq prix de journalisme.' Monsieur BERNARD FORTIN Après avoir complété ses études secondaires à l'Académie de Québec, M.Bernard Fortin se spécialisa en administration (option prix de revient) à l'École de Commerce de l’université Laval.Par la suite, il obtint une maîtrise en Administration (M.B.A.) de l’université de Sherbrooke.Il oeuvra comme comptable et contrôleur pour différents employeurs pendant plus de quinze (15) ans avant d’entrer au service de la Fédération en tant qu’inspec-teur en 1970.Depuis, il occupa successivement les postes de contrôleur et directeur du service d’inspection pour être promu en janvier 1975, directeur des Services techniques.Thom N A 3300 Thom N pr z40 Tor Dm Bk 10239 Tor Star B 4030 Total Pet 9100 Traders A 2548 Trader Bp z25 Trade 7% p z60 $13% 13% $35% 35% $18% 18% $17% 17% $6% 6% $13% 13% $203/4 203/4 $343/4 343/4 Trader 66w 1175 110 110 110 Trader 69 w 100 420 420 420 Tr Can Res 10900 66 62 66 Trans Mt 4500 Transair 500 Trnsairw 1000 TrCanPL 19658 TrCanApr z9 TrCanBpr 258 TrCanCpr 150 $10% 10% 175 175 1 % 1% $28% 28'/a $39% 39% 13% - Vs 35% 183/4 + Vs 17% 6% + '/s 13% 203/4 343/4 % TrCan w 27327 19 15 19 Trin Chib 2000 13 13 13 Turbo R 3000 147 145 145 Ulster Pet 1700 59 59 59 Ultramar 100 300 300 300 Unican S 100 195 195 195 UnAdp z5 UnAcc Bip 100 UnCarbid 125 UGasA 625 UGas 83/4 550 + 6 10% 175 1% $12 Va 12 12 $65 64 Va 64Va 28 Va + Va 39% - Vs + 1 + 1 $39Va 39Va 39% $39Va 39Va 39% - Va $23% 23% 23% - Vs 73/4 $7% 7% $193/4 193/4 193/4 - % Union Oil 2856 $10 Vs 10 10 Ve + Vs W Decalta 10275 55% 5% 53/4 U Asbesto 5500 $5% 5 Ve 5% - % West Mine 3100 360 350 360 U Canso 5650 $7% 7% 7% Westfield 13400 205 200 200 — 5 U Keno z50 $73/4 73/4 73/4 Westnhse 1160 $23 2 2 Va 22 Va — Va U Siscoe 7100 59 8% 8% - Vs Westmill 400 225 225 225 — 5 UW OG 1586 55 55 55 Weston 161 $173/4 173/4 173/4 + Vs Univr Gas 1200 450 440 450 +10 Wstnôpr zlO $61 Ve 61 Ve 61 Ve UppCan 4300 118 115 116 White P A 240 $16 Va 16 Va 16 Va VS Serv A 100 460 460 460 + 5 Whithorse 2500 175 170 175 Van Der 200 370 370 370 Wilco 2000 17 17 17 Versatile 710 $16% 163/4 16% + Vs Willroy 1400 117 112 112 — 3 Versatil A 2475 $15% 15% 15% + % Winco A 200 $6% 6% 6% + Vs Vestgron 100 $153/4 153/4 153/4 - Va Windfall 5000 8 Va 8 Va 8 Va Vie G Tr z 1 $22 Va 22 Va 22 Va Woodreef 70050 63 58 63 + 5 Villcentre 400 370 370 370 Woodwd A 450 $19% 193/4 193/4 — Vs Voyager P 2525 $12% 12 12% + % Wr Harg 500 100 100 100 Vulcan Ind 300 $16% 16% 16% Yk Bear 2030 235 235 235 Wajax A 200 $133/4 13 Va 133/4 Yukon C 500 140 138 140 Walk GW A 2515 $30 Va 30% 30 Va + % Zellers 2500 460 455 455 — 5 Warn Can Wrintn 100 100 57 Va 480 7 Va 480 7 Va 480 Trust Units Weco Dev 500 245 245 245 BBC R un 1100 513% 13% 13% — % Weldwod 1000 $13% 13% 13% + % BBC R wt 590 176 176 176 Wstburne 966 $11% 11 Ve 11 Vs - % BM-Rtun 2550 $14% 14% 14% + Vs Wcoast Pt 3444 $5% 5% 5% - Vs BM-RTwt 3608 215 212 213 — 2 W Pet A p 750 $16% 16 16 + Vs C Perm un 650 $8% 8% 8% — % Wcoast T 174 $24% 24% 24% + % Heitman u 534 $7 Va 7 Va 7 Va WcostSVap 100 $523/4 523/4 523/4 Heitman w zl60 27 27 27 Wcoast w 1540 280 275 275 -, TD Realty 2670 $25 Va 25% 25% — Ve Westeel 1180 $14 13% 133/4 - Vs ’N TD Reltw 100 165 165 165 Litton 17 445 15% 143/4 143/4- % Lockhd Air 3 385 10% 9% 10 - % Loew Cp 6 186 30% 293/4 30% + Va Mad SG 7 6 53/4 5% 53/4+ Vs Mallory 60 34 31 303/4 31 - % Marathn 3 103 113/4 11% 11%- % Marath 0 12 483 52% 50% 52 Va+ 1 Ve Marcor 1 10 2083 35% 35 Vs 35 Ve- Vs Marq Cem 8 5 11 Vs 11% il Vs- Vs Marsh Mc 19 195 54% 523/4 54% + 3/4 Mars Fd 10 238 22% 22 22 - 3/4 Martn M 9 100 20 Ve 19% 20 Masco Cp 21 66 273/4 27 Vs 27Va+ % Mass Fer 5 172 27% 27% 273/4- % Mas Cp 96 163/4 16% I6V2- % Maytag 19 38 36% 36 36 - Ve MCA Inc 6 20 70% 69% 70%+ % McDonld 30 611 64% 63 Va 64%+ % McDn D 8 299 18 Ve 17% 18% McGr H 11 44 143/4 14 Va 14Va— % Mclntyr 9 zl20 44 44 44 McKee 7 9 31 30% 31 + % Merck 25 180 74 73% 73% Merr Lyn 11 1248 29% 28 Va 29% + Va MGM 7 39 14% 14 Ve 14%.Midi Ros 7 36 24% 24% 24% + Ve Min MM 28 423 63% 623/4 63%— Vs Mobil 0 7 331 56% 553/4 55%— 1% Mohas 15 17 23 22 Va 22Va— % Monsant 10 964 873/4 86% 87 % — Vs Motorola 31 437 44% 44% 44%+ Va Nat Distil 9 221 25 Va 243/4 243/4- % Nat Gyp 12 103 16 153/4 153/4- % NCR Cp 10 143 27% 27% 27%— % NL Ind 9 151 17% 163/4 16%— Va Norflk W 9 68 763/4 75% 76 %— % Nor Tel 14 12 36 Va 36 Vs 36% + Vs Northgt 29 10 5 4% 4% — Vs Northrop 7 124 31 30% 31 + % Nor Sim 11 381 203/4 20% 20 Va- % Occ Pet 6 568 15% 15 is Vs— % obligations Les prix ont connu une hausse modérée, au cours d’une semaine relativement active, à la Bourse canadienne des obligations.Le court terme du marché a gagné environ 40 cents, et les titres de moyen et de long terme environ un point.Les obligations provinciales ont monté d’environ un point, et celles des sociétés environ 11-4 point.Les prêts au jour le jour étaient disponibles, vendredi, à 8 3-4 pour cent.L intérêt des bons du Trésor à trois mois a baissé légèrement à 9.07 pour cent, à comparer à 9.09 la semaine précédente.Le rendement des bons à six mois est passé de 9.20 a 9.18 pour cent.Otis Elev Dut Mar Pac Pétri Pan Air Penn Cen Penney Pennzoil Perk Elm Pfizer Phelp D Phil Mor Pitney B Pittston Polaroid PPG Ind Prcf Gm Pullman Ralston P Raym Int RCA Rdg Bate Relian El Relia Gp Rep Stl Revlon Rich Mrl Robins A Rosario St RegP Sanders SFe In Scher PI Schlmbg SCM Cp 8 157 18 68 11 52 528 373 19 1£1 10 561 24 133 14 2085 30% 18 456 42% 15 832 55% 8 248 15% 6 399 35% 18 2381 36% 11 109 463/4 21 281 913/4 43% 34 Va 30 Va 7Vs 2Vs 58% 29% 25% 10 135 16 402 6 27 19 782 4 123 11 202 17 8 171 17 221 13 63 10 121 13 32 11 170 18 22 9 397 22 236 20 734 6 56 36% 48% 19 Va 27% 17% 28 12% 34% 753/4 25 10% 26% 43% 10 27% 57 Vs 77% 16 Va Scott Pap 12 1502 23Vs Sears R 23 610 75% 7 108 7 73 410 51 136 7 13 215 5 5 12 626 14 237 7 835 9 455 18 169 26% 8 12 8 24% 25% 7% 24%- % 26%+ Vs 8 + % Sedco Inc Shell OH Singer Skyline Smith AO Sou Pac Sparton Sperry R St Brand StOil Cal StOil Ind Ster Drug 14 368 Steven J 11224 Stor Tech 4tud Wor Sun OH Sunsh M Taft Brd Techniclr Teldyn Tenneco Texaco Tex Gif Tex Inst Textrn.10 Thiokol Time In Timkn Tran Un Tranwy I Twen Ce U Camp UnCarb Unit Cp US Gyps US Steel 45 14 82 34 25 40 8 104 7 435 8 1192 10 125 46 268 124% 11 180 28 9 7 15 10 9 27 54% 19 Va 21% 13% 37 Va 8% 49% 34 Va 33 47 19% 24% 11% 44% 30% 113/4 26% 6 50 28% 26% 35% 7 132 19 15 9 60 5 272 15 243 11 519 79 15 182 8 512 18% % «*03/4 31 24% 11% 87 Va 71 Va 83/4 24% 80 4 2 Va 34% 30 Vs 6% 1% 58 Vs 29 Vs 25 Vs 29% 41% 55% 15% 34 Va 34% 46% 90 Vs 35% 48 183/4 26% 17% 27% 11% 34 Va 74% 24 Va 10% 25% 43 Va 93/4 26 Va 56 Va 753/4 16% 22% 74% 26 Va 54 19% 20% 13% 37% 8% 47% 33% 32% 46% 183/4 24 10% 44% 30% 11% 253/4 5% 49% 28 25 Va 35% 122 Va 27% 18% 64% 48 Va 303/4 24% 11 87% 703/4 8% 23% 78% 13 243 32% 32% 32% + % Unit Tech 8 191 593/a 59% 14 882 70% 69% 69%- 3/4 UOP 29 10% 10% 9 604 28 Va 28% 28% Upjohn 19 576 43% 42% 51 13% 13% 13%— % Varian A 13 116 15% 15 5 588 10% 10% 10% Wr* k HA 10 103 31 31 11 160 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dernière minute, dit Ghislaine Brodeur, On le savait, et on les attendait.” Ce qu'elle savait également, cetait que l’aventure n’allait pas durer plus de deux ans.Le contrat sous l’empire duquel elle participait à l'expérience d’Airtransit l'indiquait de façon très claire.Et pourtant.Et pourtant, elle aura mis du temps à l’accepter, à chercher un job de remplacement sur le marché régulier du travail: d’abord parce que ni Airtransit ni Air Canada ne se sont beaucoup souciées du sort qu’éprouveraient les 120 employés de la petite entreprise, au lendemain de l’aventure; et ensuite, paradoxalement, parce que la souplesse manifestée a l’embauche avait fait entreprendre à plusieurs personnes des carrières exceptionnelles, et partant de courte durée, dans une industrie aux normes habituellement plus rigoureuses quant à l’âge, quant a la taille, quant à l'expérience, et le reste.Plusieurs hôtesses d’Airtransit n’a- vaient pas la taille exigée des hôtesses d’Air Canada, même si elles les dépassaient largement en gentillesse."Le 30 janvier, ç’a été terrible.” La seule société de faible envergure à propos de laquelle il aura jamais été possible de parler honnêtement “d’esprit de famille” est probablement Airtransit.Dans les couloirs et les bureaux des deux aérogares, à Montréal et à Ottawa, il était difficile, pour qui ne savait pas, de distinguer qui était pilote ou contrôleur ou mécanicien ou préposé au ménage, et de savoir auquel des groupes appartenait celui qu'on voyait faire du café, dans la salle de repos où tous se retrouvaient pour luncher, causer, rire.Le 30 janvier, personne ne riait plus.La fin de “la démonstration du service ADAC” venait d’être fixée au 30 avril.L'échéance arrivait quatre mois plus tôt que prévu.Il fallait chercher du travail au plus mauvais moment de l’année à une époque où l’aéronautique se porte plutôt mal.Mais le lendemain, l’esprit de famille avait repris le dessus.“Nous avons décidé de finir ça en beauté,” déclare encore Ghislaine Brodeur.Plusieurs de ses collègues diront la même chose.On sera affable et souriant jusqu'au bout, pour cette autre famille nouveau genre, celle des clients, que l’aventure d’Airtransit aura fait naître.Une famille à laquelle, d’ailleurs, l’administration de la , ?°** ••V.;.:?lto Psychanalyse et pédiatrie Un classique Pour rtctvotr réMJltlrtrrwnt It bullftin dtt nouvtiutés dtt Editiom du Stuil : RETOURNEZ CE COUPON AUX Editiom du Swiil (Ltéo) 539 Ldbaau, Vil1* St Laurent Mtl.NOM ADRESSE.VILLE___ PROFESSION. s 16 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 culture et société M.Lussier et le Conseil des Arrhes LaBDQauMAC ou le rappel des “mâchoires agiles” et“tape-bedaines” Les p'tits bonshommes sont drôles, dirait Clémence, mais le Musée d'art contemporain tenait d'abord et avant tout à insister sur la technique qui préside aux dessins qui, parfois (l'assurance-maladie aidant!), provoquent un rire susceptible de décrocher les mâchoires les plus coriaces.Ainsi, depuis jeudi soir, la Bande dessinée québécoise bat le rappel des “mâchoires agiles” et des “tape-bedaines" au MAC.Et fait a noter tout de suite, question d’évitér qu’on confonde cette exposition avec le Festival de la bande dessinée de Montréal également en cours depuis jeudi, soulignons que cette manifestation inusitée tire son originalité de la juxtaposition de toutes les tendances qu’a connues la bande dessinée québécoise depuis sa naissance, en 1902, dans le journal La Presse.Cette exposition, en cours jusqu’au 9 mai, a l'avantage de mettre en lumière cette evolution de la Bande dessinée québécoise depuis Raoul Barré, qui donnait le coup d’envoi avec “Pour un diner de Noël, jusqu’à l’apparition de revues telles “L'Hydrocéphale illustré” et "La Pulpe"."La bande dessinée a plutôt été appréciée jusqu'à maintenant dans sa double composante de texte et d’image, explique Louise Letoeha du MAC.Le lecteur pris dans la poursuite du déroulement d’une histoire portait son regard simultanément sur l'illustration et sur la typographie, sans s’arrêter plus sur une forme de communication que sur l'autre.Depuis les années 60.la bande dessinée a été reconsidérée tant pour ses qualités formelles que pour son style littéraire.Et sans rompre cette complémentarité entre le signe et le schéma, une exposition comme celle présentée au Musée d'art contemporain, fait ressortir du ruban dessiné l’image ainsi que le style des dessinateurs qui, depuis le début du siècle, ont meublé les cases de nos journaux de leurs personnages humoristiques." Et d'ajouter Louise Letoeha: "Le renouveau de la bande dessinée auquel nous assistons depuis 1970 au Québec a certainement contribué à nous faire rechercher une époque antérieure, alors que nos quotidiens étaient envahis par les publications américaines et que peu d'espace était laissé à quelques-uns de nos dessinateurs.Entre Albéric Bourgeois, auteur du père La Débauche, et Girerd, toute une période de temps pendant laquelle, péniblement, certains dessinateurs ont maintenu un caractère identifié à notre esprit et à notre humour en graphie En fait, cette exposition permet de faire revivre les aventures extraordinaires et les personnages du passé de la bande dessinée québécoise, mais aussi de découvrir les nouvelles tendances du ruban illustré chez nous.” Parmi les auteurs représentés dans le cadre de cette exposi- .par.JACQUES THÉRIAULT Marie José Thériault Pourtant le Sud.poeme Collection Sur Parole éditions hurtubisehmh vient de paraître Claude Ducharme La Sociologie par les textes Anthologie de textes accompagnant la Sociologie générale de Guy Rocher Tome 1: L'Action sociale éditions hurtubise hmh LA DEMES* 'RL DES H11S "Une femme à bout de souffrances et de chair défaite a mis au monde un enfant nu qui les yeux ouverts n’a rien vu mais s'est mis à pleurer comme s’il avait compris la suite" Ua Hvri-paésN jm Jtmm la priatwps .par.VICTOR-LEVY BEAULIEU Dans LE DEVOIR de samedi dernier, on a pu lire cette longue entrevue que M.Charles Lussier, nouveau directeur du Conseil des Arts du Canada, accordait à Michel Roy, Jean Basile et Jacques Thériault.Je crois qu’il e.-t important de s’y arrêter: les propos de M.Lussier, qui comme tant d’autres n’est finalement qu’un homme inquiétant par sa bonne volonté, me paraissent symboliques d’un esprit que j’ai déjà eu l’occasion de dénoncer.tion qu'est la Bande dessinée québécoise, citons Albert Chartier ( “Onésime”), Dupras, Jacques Berger, Myette, Trud ( “Les coquecigrues”), Rousseau, Felx, Jacques Boyer, Tibo, Ber-nèehe, Liceras, Fern, Girerd, Dan May, Réal Godbout, André Montpetit, Fortier, Nadeau, Madeleine Morin, Gite, François Vincent, Jacques Hurtubise, Bado, Tanguay et, bien sûr, Vittorio dont les petits êtres (mi-béte, mi-humain) machiavéliques tiennent de "l'essentiel”: têtes, yeux, jambes et bras.Et pis la-la.voyez Rodolphe, les Oeufs Durs, Tonio le petit émigré, Mr McMoney, Esther, le Capitaine Kébec, Raymond Rayon, et bien d’autres encore qui feront les beaux jours des fanatiques de la BD.par le biais d une centaine de planches de belle cuvée.Ces oeuvres, faut-il le souligner, viennent d’être présentées en France au Salon international de la bande dessinée d'Angoulème, de même qu’au Centre culturel canadien de Paris.Tout un chacun voudra y être.ne serait-ce que pour entendre Rodolphe avouer, la queue en l'air et la bouche bête: "Je n'aime les chats que dans les mets chinois!" Vous aussi sans doute.en buvant une “bouteille de caca-ultra!” vient de paraître Mais les mots de M.Lussier sont coulants et peuvent masquer les idées dangereuses qu’ils charrient.Que dit M.Lussier?Rien de plus que ce que l’on pourrait sans doute trouver si 1 on relisait les vieux discours de ses prédécesseurs.Pour une raison toute simple: dans la société bourgeoise et libérale, c’est la fonction qui fait l’homme.M.Lussier est-il assez naïf pour croire vraiment que sa nomination au Conseil des Arts n’a pas été politique?Pense-t-il sérieusement que si on l’a choisi, c’est pour ses beaux yeux et non pas parce qu’il répondait à ce qu’on attendait de lui?M.Lussier aura beau s’en défendre tout au long de l’entrevue, la politique, tout autant qu’ailleurs, est omniprésente au Conseil des Arts.Et ses propos disent bien qu’en l'occurrence il était l’homme tout désigné pour prendre la relève, ne serait-ce, entre autres choses, que parce qu’il refuse systématiquement ae se prononcer sur tout ce qui touche, de près ou de loin, au politique.Ce refus, qui fait partie de la tradition ridicule des directeurs du Conseil des Arts, peut se résumer à cet axiome: laissons la politique aux politiciens et occupons-nous de la culture.Dans une entreprise comme celle du Conseil des Arts, cela veut dire: laissons les politiciens définir ce qui doit être bon pour le peuple et, au moyen de notre organisme, tentons de réaliser leur projet.Au fond, c'est de cela qu’il s’agit.Personne, sauf M.Lussier, ne sera assez fou pour être dupe de l’indépendance prétendue du Conseil des Arts.D’ailleurs, et sans s’en rendre apparemment compte, M.Lussier le confirme lui-même par ses déclarations pour le moins malvenues sur la culture et sur ce qu’il se propose de faire pour lui venir en aide.Le moins qu’on puisse en dire, c’est que ses prédécesseurs avaient quand même la décence de se la fermer.M.Lussier dit: “La société a besoin d’artistes.Le Conseil des Arts est àu service du public, comme une faculté de médecine qui doit former des médecins.Sans faire de parallèle strict avec la faculté, nous devons, au Conseil, voir, dans la mesure de nos moyens, à ce que naissent des artistes pour répondre aux besoins du public.” Tout est là, la comparaison avec la médecine est éclairante.Pourquoi et comment forme-ton les nouveaux médecins, croyez-vous?Bien sûr, pour répondre aux besoins du public.Or c’est l’État qui, dans la société bourgeoise et libérale, se croit le mieux placé pour savoir ce qu’il en est.Avant de répondre vraiment aux besoins du public, la médecine institutionnelle répond d’abord aux besoins de l’Etat, particulièrement depuis qu’il se substitue rapidement, grâce à la vocation qu’il s’est donné d’État-Providence, aux véritables nécessités de la population.C’est peut-être de la démocratie, mais alors elle fonctionne à rebours: le peuple est démocratique parce que l’État croit l’être et que, contrôlant tous les pouvoirs de propagande, il est à même de la publicité à qui l’on doit Pierre Trudeau et Robert Bourassa.Même s’il ne s’en rend pas compte, M.Lussier ne dit pas autre chose lorsqu’il déclare, au sujet du théâtre: "C'est à nous du Conseil des Arts de découvrir quelles sont les troupes qui ont une existence propre et que l’État doit maintenir." Cette existence propre, comment l'Etat va-t-il l’identifier, sinon par l’idée qu’il se fait de lui-méme?Sinon par ce qui le constitue profondément?Sinon par son projet qui n’est que sa propre préservation et sa propre conservation?Voulant le nier, M.Lussier ne fait que confirmer ce que nous savions tous: la culture est politique et un organisme comme le Conseil des Arts est un outil important pour le pouvoir canadien et fédéraliste.Toute la conception de cette culture, telle qu exprimée par M.Lussier dans cette entrevue accordée au DEVOIR, n’est pas autre chose que la conception étriquée que s’en fait l’État canadien.Que M.Lussier ne soit même pas en mesure de s’en apercevoir dit bien jusqu’à quel point le Conseil des Arts est une créature para-gouvernementale, intégrée parfaitement à l’économie du pouvoir.Et lorsque M.Lussier avoue être élitiste, il se compromet bien davantage et annonce toutes ses couleurs.Voyez ce qu’il dit: “Ma conception de l’élitisme, en somme, c'est d’offrir aux véritables créateurs la liberté de créer et de travailler.” C’est le mot véritables ici qui est important.Au nom de quels critères le Conseil des Arts décide-t-il de ce qui fait qu’un créateur, québécois par exemple, est véritablement un créateur et l’autre pas?Cela ne peut se faire que d’une façon arbitraire, c’est-à-dire politique.Que je sache, les membres des jurys du Conseil des Arts, on ne les recrute pas par tirage au sort.Personne ne pose sa candidature à la direction du Conseil des Arts: c’est plutôt ce dernier qui choisit son monde.Et qui, croyez-vous encore, va-t-on chercher?Comme bien l’on pense, des gens qui, dans l’ensemble, ont les memes opinions culturelles que celles défendues par le bureau des directeurs du Conseil des Arts.Une platée d’hommes qui sont immergés jusqu'au cou dans le fédéralisme bête de M.Trudeau et ont les mêmes intérêts que lui d’y être.Vers la fin de son entrevue, M.Lussier nous ramène sur le tapis cette vieille idée reçue qui veut que l’importance capitale de l'art lui vienne parce qu’il nous rapproche de l’essentiel.Dans l’univers d’aujourd’hui, ajoute-t-il, “le monde a de plus en plus besoin de communier, avec un au-delà, avec le monde du sacré, avec le monde du mythique, ou du mystique; le monde a besoin de communion et c’est l’art qui peut la lui donner.” Dans les asiles, on soigne ceux qu’on étiquette malades mentaux de la même manière, en les obligeant à croire qu’étant ce qu’on a décidé qu’ils devaient etre, ils ont besoin de communier avec le psychiatre.C’est au fond une entourloupette pour nous faire oubher le reste, qui est pourtant fondamental: dans nos sociétés policées, on préfère institutionnaliser la médecine plutôt que de transformer la vie.Voilà pourquoi aussi l’on voudrait que l’artiste s’institutionnalise a son tour et que l’art, pour répondre aux besoins du public, se fasse semblable à la pratique de la télévision privée dont Télé-Métropole est l’institution par excellence: ne donner aux gens que ce que l’on croit être bon pour eux en les manipulant de telle façon, au moyen de la publicité, qu’ils finiront par y croire.Ce qui permet, en toute connaissance de cause, de leur faire avaler n’importe quoi, sans rien menacer.Encourager la production d’œuvres d’art dans un but bien défini, et tel qu’on le comprend à lire les propos de Monsieur Lussier, cela correspond, non pas à un besoin du public, mais a une nécessité du pouvoir.Les gouvernements, dit M.Lussier, doivent guider la population.L’affirmation est limpide et l’on en arrive là où l’on est: le gouvernement fait tout pour se substituer à la population qui, devant l'appareil idéologique de l’Etat, n’a plus grand-chose à dire, encore moins la possibilité de penser efficacement.Le réseau des signes et des sens est devenu bien occulté: l’on est pensé, déterminé, entretenu, fonctionnarisé, contrôlé, budgétisé, relocalisé et culturisé pour n’assouvir qu’un besoin, celui de l’État centrifuge.Voilà qui est grave.Le rêve fou qu'a M.Lussier de “permettre à quelques individus choyés de vivre'de leur art”, en privilégiés du système, est absolument abominable et nous mène tout droit à cette idée de "culture obligatoire” que le directeur du Conseil des Arts finit par prôner.Ce qui est vraiment le dernier mot de son entretien: si M.Lussier arrive à ses fins, cela voudra dire que la culture sera devenue elle aussi une institution d'Etat.Elle se niera du seul fait qu’elle pourra ainsi exister.En fait, M.Lussier est un être dangereux qui croit que “l'esprit de la création n’est pas donné à tout le monde”.Le pauvre sinistre! Il ne s’est pas encore rendu compte que c’est précisément le genre de société dans laquelle on vit qui constitue, pour la créativité, l’empêchement majeur et voulu par le pouvoir.On a réussi à créer un système basé sur la répétition, l’insignifiance, le refoulement, la frustration inconsciente et l’absence de réciprocité autant au travail que dans la vie communautaire en général, et l'on s’étonne ensuite que la création ne soit pas le lot de tout le monde, que celui de quelques heureux pensionnés de l’Etat qu’on voudrait délivrer de la peine du travail pour que tous les autres puissent y rester à demeure.Décidément, le nouveau totalitarisme ne pouvait pas mieux commencer et trouver un meilleur médium que ce brave M.Lussier, directeur du Conseil des Arrhes.études vol.Inp2 québécoises voixet images Voix et images se définit comme la revue des études québécoises.Poursuivant le travail entrepris dans la collection Voix et images du pays, elle publie des études consacrées exclusivement à la production culturelle nationale.Par ses analyses, conduites autant selon des méthodes traditionnelles que selon des méthodes nouvelles, par ses chroniques sur les productions récentes, par ses entrevues avec les «artisans» du texte québécois, comme par ses notes bibliographiques, Voix et images constitue un instrument de référence indispensable aux étudiants, aux universitaires et à tous ceux qui prospectent notre lieu littéraire, cinématographique ou artistique.Publiée sous l’égide du Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, la revue paraît trois fois par an.Voix et images Vol.I, n° 2, prix : $4.95 Abonnement $12.00 (3 numéros) RAOULDUCUAY Poésie csl Eiscop ENTREVUE R.Duguay / R.Gtguère ETUDES Absence de R.Lasnier / A.Brochu Charles Guérin / J.-P.Duquette Concupncenct et avarice chez Séraphin Poudrier / CM.Gagnon La Sagouine / B.Z.Shek Le Théâtre québécois^ L.Francoeur Kamouraska / G.P.Ouellette Clôture du moi.clôture du texte dans l'Œuvre d'A.Hébert / J.Féral CHRONIQUES J.Allard.A Brochu N.Audet.A Variasse.G.Thérien NOTES BIBLIOGRAPHIQUES Ci-joint la somme de $.sité du Québec.Nom.(chèque ou mandat : port et emballage en plus) à l’ordre des Presses de l’Univer- Adresse.DUC! Les Presses de l'Université du Québec C.P.250, Succursale N, Montréal H2X 3M4.380 ouest rue craie mont féal 380 ouest rue cratg mont réal EN LIBRAIRIE S4.00 Eifaraîrtc Manteau Htèe QUÉBEC - MONTRÉAL - TORONTO - CHICOUTIMI - ALMA - RIM0USKI - LÉVIS Et maintenant .Au Complexe Desjardins \ La plus ancienne Librairie de langue Française en Amérique Fondée en 1844 par OCTA VF CKÉIY1AZIK notre poète national GUY DELORME .Votre Libraire .OUVERTURE8 AVRIL S / culture et société Le Devoir, samedi 3 avril 1976 * 17 iSiljiiia • tir vt IT •î #•' ‘Kë-yw} -Pf'- • vXr,r: * "J ‘ .s*îL , ••V-.-V-' î *;-.?.rrr.¦ •• S^âiSfe :i;âr?y vOuf'^ ’-.; • *.“«.• ï^rfè^ ^ -Æ æT»v -> ¦ -, .¦ ' *• V >f“ «f • f- i • - 'S*^ ÏK-J V's •* vlSIi.^ V, ftjnrt 7S t.* .*èf.SÏ 3®'%î*h K *> K" ^ 4 L’oiseau Québec s’envole __________par.CHRISTINE L’HEUREUX ¦ Raoul Duguay, l’envol, Capitol, SKAO 7CHM2 Un deuxième disque, l’Envol, qui commence comme à toutes les apparitions de Raoul par un “Allô répété, ici, par 15 voix superposées et qui sont autant de voix différentes lui appartenant, autant d’outils vocaux, aussi, lui servant à prendre contact avec tout le monde.Un thème, toujours le même: l’amour universel, c’est-à-dire cette recherche desShoyens capables de réunir toutes les énergies humaines dans un faisceau lumineux positif ou comme dit Raoul: “un passeport vers le merveilleux à réaliser dans le quotidien par la magie de l’amour".Poète avant tout, il transcrit, à travers ses chansons, un savoir visionnaire.Il y a quelques années, Raoul Duguay était considéré comme un fou lâchant ses élucubrations à la face du monde.Sa persévérance, son assurance profonde d’être sur le sentier d’une connaissance absolument nécessaire ont fait de lui un personnage maintenant essentiel au sein de la culture québécoise.Sa voix rejoint toujours plus de monde, parce qu'elle est l'écho des préoccupations, des désirs et des rêves d’une foule toujours plus grandissante: ceux qui prennent conscience des conditions de vie aberrantes de notre société et ui tentent d’exploiter "l’abon-ance du dedans", plutôt que leur pouvoir financier, de retrouver le “soleil intérieur’’ plutôt que de travailler à ce que "le pouvoir pète toutes les lumières” (Le Krrrash A).Définissant par le fait même ses directions politiques qui vont bien au-delà a une lutte de partis politiques.C’est ce que j’entendais, cette semaine, par “le” politique, en opposition avec la politique.Ce dernier album est fait tout de contraste autant au niveau de la musique (André Angelini) que des textes: la douceur alterne avec la force, la tendresse avec l’énergie, l’acoustique avec l’électrique.Une opposition constante entre le désir de s’envoler vers ailleurs, toujours plus haut et la pesanteur d’un monde qui s'acharne à alourdir cette même démarche humaine.“La pavane”, "Berceuse pour Noé-mimadam ”, “La sohtud” correspondent au premier volet et sont, à mon avis, plus intéressantes, parce que musicalement plus accessibles dans leur douceur."La paroi” et “L’envol ”, les deux textes les plus longs du disque percent plus difficilement le mur de notre sensibilité, non à cause de leur longueur, mais parce que l'organisation rythmique fait un peu “fouilü cacophonique", par moments.Malgré de nombreuses écoutes, je ne suis pas parvenue à percer la beauté de cette musique.Sinon, tout le reste de l'album transpire la douceur, la joie et la gaieté et on y retrouve un Raoul encore différent depuis son premier disque: il est passé du rock and roll au rock progressif, aux berceuses.aux rêves cosmiques; et ce, grâce à André Angelini qui a saisi toute la dimension de sa parole pour la retranscrire en musique.Un moment sublime: le passage entre “Allô” et la première chanson, “La sqlitud ’, à découvrir avec les écouteurs.¦ Opus 5, Contre-courant, Célébration CEL 1929 Jamais vu, jamâis entendu, ce nouveau groupe du nom d’O-pus 5.C’est toujours un peu inquiétant, parce que des petits nouveaux, il en court de plus en plus les rues.D’un autre côté, faire un disque sans être connu, c'est presqu un tour de force ou de genie.Ouf! c’est, en effet, une musique qui n’a rien de collant; rjen de la guimauve jaunâtre et poisseuse de beaucoup de groupes dits rock.Un enfant nous est né en Terre Québec et qui porte bien son nom: Contre-courant.Sérieux comme Ma-neige, vaporeux comme Harmonium, inattendu comme.Opus 5.Car leur plus grande qualité est d'innover, d’inventer un son neuf et les comparaisons ne servent ici qu’en système de référence.L’introduction au piano dans "Le temps des pissenlits” à laquelle vient s'ajouter la douceur mystérieuse de la flûte traver-siere; ou ailleurs, cette coupure bien réussie entre une musique emportée vivement et l’apparition instantanée, sans être bu-tale, d’un moog laissant pantois les autres instruments, dans "Le Bal”, font que ce disque marque une nouvelle ouverture dans la musique québécoise.Une belle réussite où se marient tous les styles, toutes les atmosphères; avec des entourlou-pettes vocales des cinq musiciens qui, en plus de chanter leurs textes, s’amusent à des vocalises passant du drôle à un style proche du chant grégorien.Des effets stéréophoniques assez surprenants, aussi.Enfin, il ne manque rien à Opus 5 pour éclipser, dans un avenir rapproché, toutes les tounes bien faites qui chatouillent nos oreilles, ces derniers temps.A quand leur prochain concert?¦ Paul Baillargeon, Je veux chanter, Barclay, 80240 A la conférence de presse, Paul Baillargeon a avoué ne pas avoir envie aussi fort que ça dë chanter.Il parlait avec beaucoup plus d'emphase des musiques de film qu il prépare.aux Etats-Unis et peut-être encore mieux des Iles-de-la-Madeleine ui ont vu naître le projet de ce isque.La pochette du disque (photos Ronald Labelle) laisse bien deviner, d'ailleurs, tout l'amour de Baillargeon pour les i-les, comme cette chanson“C’est des baleines" sur la première face du long-jeu.Sinon, des textes de Pierre Grosz et Luc Pla-mondon qui ne dépassent pas la gentillesse, de la chanson commerciale bien faite, bien française.¦ Lou Reed, Coney Island Baby, RCA APLi-0915 Quand on est un vieux de la vieille, il est de plus en plus difficile de se renouveler ou de renouveler les oreilles de son auditoire.Surtout avec un nom comme le Velvet Underground derrière soi, les griffes veloutées vont bon train sur chaque sillon d'un nouveau disque.Si on se met à décortiquer chaque note, chaque intonation, peut-être effectivement n'y trouvera-t-on aucune astuce capable de nous envoyer la tète contre les murs; mais qu'à cela ne tienne.il faudra bien admettre que "Kicks” avec ses effets sonores sournois et ses conversations u'on dirait prises dans le vif un "party" donné par Andy Warhol, porte le coup à toutes les grandes langues.Ou encore ce jeu fascinant du batteur, Michael Suchorsky, dans “No-bod'y’s Business” et par-dessus tout, cette voix de Lou Reed qui nous raconte ses histoires sur le ton de la confidence.Tout cela fait de ce dernier disque un grand événement qu’on pourrait qualifier de retour magistral, pour une vedette.¦ Alan White, Hamshackled, Atlantic Records, K 50217 On a beau avoir été batteur pour Joe Cocker, pour George Harrison ou pour Yes, ça ne veut pas dire que faire un disque solo soit une bonne idée.autre que financière.En tout cas, les deux premières plages, “Oh baby” et “One way rag” avec leurs airs “yé-yé” sont désespérantes d’ennui.“Avakak”, pièce instrumentale, oblige à se raviser: à l’écoute du piano, nos oreilles soat doucement rappelées à une attention délectable.Qui se continue dans “Song of innocence” (William Blake) où Jon Anderson et Steve Howe, tous deux aussi de Yes, ont apporté un secours fort appréciable à une musique dont on redoutait, jusqu’ici,* les retombées salissantes sur un monument comme celui de Blake; le jeu puissant du batteur fait place ici à la voix pure d’Anderson qui transfigure toute la tonalité du disque.Sur la deuxième face, une échappée avec "Marching into a Bottle”, sinon.Les Hauts de Hurlevent réécrit par un gars de bicycle.¦ Rush, 2112, Polydor SRM 1-1079 J'avais entendu leur précédent disque.Fly by night, sans être impressionnée autrement que par la grosse machine musicale de Rush.Avec un nom comme celui-là, il ne faut pas s'attendre, en effet, à des petits oiseaux et des petites fleurs, à des valses ou des menuets.Ils ne sont que trois pour créer tout ce déplacement d’air: Alex Lifeson à la guitare, Neil Peart aux percussions, Geddy Lee à la basse et aux voix.C'est toujours un peu de mauvais augure quand un groupe est aussi restreint: le son est nécessairement concentré, les effets de subtilité réduits habituellement au minimum, Hot Tuna en fait la preuve et Rush n’évite pas non plus l'écueil.Roman de science-fiction mis en musique, 2112, fait la promotion d'un monde imaginaire, d'un rêve créateur (The Twilight zone) mais Rush n'en reste qu'aux belles paroles.Charité bien ordonnée commence par soi-même: je croirai en leurs textes quand ils en feront la preuve dans leur musique.¦ Michel Legrand, Bande originale du film “Le sauvage' , Barclay 80239 Même avec les années, le goût de la musique de Michel Legrand ne se perd pas.Probablement par respect pour un vieux souvenir qui s’appelle: Les parapluies de Cherbourg.Passe maître dans la musique de film.Legrand récidive ici pour le film “Le sauvage” mettant en vedette Catherine De-neuve et Yves Montand.Mais je ne suis pas la seule à vieillir, lui aussi; en prenant de l’âge, il est devenu pompeux.Cette bande sonore regorge en effet d’effets ronflants, d’une musique à grand déploiement qui ne vole pourtant pas très haut.L’oiseau s'est fait couper les ailes.Avoir tous les moyens techniques à sa disposition n’implique pas nécessairement que l’auditeur est mieux servi.Malgré tout, je conserve la nostalgie de ces vieux airs populaires qui ont fait mes déüces, certains soirs romantiques.Même le piano de Michel Legrand s’est envolé dans la guimauve.Le disque, quand il ne fait pas désespérément musique de film, prend des airs de comédie musicale américaine.¦ Les itinéraires de l’Évasion.Le Pacifique, Barclay 40071 Le "Reader’s Digest” de la musique exotique: le prétexte est révé puisque S.Franklin prétend avoir été recueillir les compositions et les musiques originales à Hawaï, Tahiti', Java, Sumatra et même Bali.Un disque à donner à une “ma-tante” pour son anniversaire ou la Fête des mères.Et même encore là, la deuxième face ne lui conviendrait pas, elle trouverait à redire sur cette musique de “sauvage" pas trop aride.D'un côté, la musique hawaïenne et de l’autre, un style proche de la musique contemporaine.Un disque, donc, pour tous les goûts: malheureusement, l'achat d’un disque ne se fait que rarement pour l’écoute d'une seule face.Autres parutions: — Musique disco: — Sweet Blindness, Quality SV 1923 — Roy Ayers, Ubiquity, Mystic Voyage, Polydor PD-6057 — Parliament, Mothership Connection Quality, NBLP-7022 — Pascal Auberson, Barclay BD 227 — Mireille Mathieu, Polydor 2490-134 — Pierre Rapsat, Musicolor, Barclay 80237 — Masekala, Colonial Man, Quality, NBLP — Franci Lai with the Royal Philarmonic Orchestra, Barclay 80236 La chronique des Indiens du Nord-Est et les Français Une discussion en cours de tournée.A partir de la gauche: Jean-Daniel Lafond, initiateur du projet et animateur de la journée, Thérèse Rock, Indienne montagnaise, et Arthur Lamothe.(Photo Cl.Larouche) -par.CLAIRE LAROUCHE POITIERS — 4,000 Français viennent de voir la “Chronique des Indiens du Nord-Est”, série de 6 films sur les Indiens Mon-tagnais du nord de Sept-Iles.Ils ont regardé, écouté, réagi, discuté.Ils venaient de milieux différents mais “accrochaient” tous aux problèmes soulevés par l’ceuvre.Privilège sur les Québécois?Peut-être.En effet, deux films seulement ont eu une sortie en salle au Québec, “Mistashipu” et Pakuashipu”, et une sortie restreinte.C'était donc une première mondiale pour “Ntesi Nana Shepen” (Étranger en son propre pays), groupe de quatre des six films du cinéaste québécois Arthur Lamothe, réalisés en collaboration avec l’anthro-logue Rémi Savard et les Mon-tagnais eux-mémes.Première réaction de la plupart des salles visitées en France: des Indiens d’Amérique parient français! Et il s’agit du français québécois que l’on connaît bien en France depuis la sortie, ici, de nombreux films venant du Québec.De là les questions suivant les projections: quelle langue parle-t-on dans la réserve?Quelle langue l’enfant apprend-il à l’école?Les Indiens francophones ont-ils des relations avec les Indiens anglophones du reste du Canada et des Etats-Unis?Sont-ils impliqués dans les mouvements du "Red Power”?Autre étonnement, on entend l'Indien parler sa langue maternelle, le Montagnais.La traduction n'est pas toujours synchrone.On nous laisse écouter l'Indien s’exprimer selon son rythme, sa musicalité, ses répétitions même’.Pour la presque totalité du public, c’est le premier contact avec cette langue.La traduction est presque littérale, si bien que le public y découvre la pensée spiralée et le discours analogique propre à l’Indien.A cause de ce respect de la parole, le rythme des films est lent.Mais personne ne dénoncera de longueurs dans l’oeuvre.Même les enfants restent jusqu’à la fin des projections.A Toulouse, dans un ciné-club, on demande même de revoir certains films.Les niveaux d’intervention diffèrent d’un public à un autre.Mais il est une réaction commune: on saisit très vite qu’il ne s'agit pas de films folkloriques venant flatter le désir d’exotisme des spectateurs passifs.On réagit face au discours très actuel de l’Indien.On évacue très vite les questions du type: quelle est la longueur de l’hiver à Sept-Iles, pourquoi les Indiens se servent-ils de moteurs maintenant sur leurs embarcations, pour poser des questions plus fondamentales: les Indiens ont-ils des représentants au gouvernement, quel est l’objectif de leur lutte?Y a-t-il alliance entre eux et certains groupes de Québécois défavorisés?On s'interrogera à savoir s’il y a ressemblance entre la situation de l'Indien en Amérique et celle des Gitans ou des travailleurs immigrés en France.Dans le sud-ouest, lieu principal de la tournée, les films déclencheront une réflexion sur la situation politique de l’Occitanie, sur celle des paysans du Larzac.Les films font parler, c’est indéniable.Pourquoi?Peut-être parce que l’Indien lui-même “-parle".L’intervention appelle l'intervention.En effet, l’Indien l'annonce par la voix de Marcel Jourdain de Sept-Iles.Après avoir décrit dans sa langue maternelle ce qu’est devenue l'ancienne plage des Montagnais — l’usine d'épuration de la ville — il dit à sa fille à ses côtés: “Dis-le”.Il a donc conscience d’être filmé.La caméra n'est pas mystifiée, ni mythifiée.Il connaît son pouvoir de transmission.Il sait qu’il peut lui-méme décrire sa propre situation.Lamothe lui en donne les moyens.Il les prend.C’est ainsi qu’une animation peut naître facilement après les vi-sionnements.Les Indiens ont à dire, le public aussi.Encore faut-il mettre sur pied une structure qui permette le dialogue.La chose a été faite.Les films ont été présentés dans un circuit non-commercial.C'est la Ligue française de l’enseignement et de l’éducation permanente qui a pris en charge la tournée et, plus particulièrement, la Revue du Cinéma (I-mage et son), le mensuel cinématographique ayant le plus, fort tirage en France.La Ligue dispose d'un réseau de 8 000 ciné-clubs affiliés.C’est un circuit parallèle d’une importance évidente.La tournée durant un mois, les points de chute ont été forcément limités.Contrairement au sort classique réservé aux films étrangers, Paris n’a pas été le premier et le mieux servi.Sans le laisser de côté, on lui a préféré Toulouse, Albi, Castres, Agen, St.Mont, Poitiers, Limoges, Montluçon, Clermont-Ferrand.La tournée fut précédée de deux articles de Jean-Daniel Lafond, initiateur du projet et principal animateur, dans la Revue du Cinéma, numéros de janvier et de février.C'était le point de départ d’une animation planifiée qui allait donner ensuite à chaque lieu d’accueil le loisir d’organiser une animation locale selon la dynamique du ciné-club impliqué.La participation à la mise en place par les gens du milieu était capitale pour assurer l'échange.Maisons des jeunes et de la culture,, écoles primaires et lycées, cinémas universitaires, fédérations des oeuvres laïques, autant de milieux différents.La "Chronique des Indiens du Nord-Est ”, d’abord réalisée pour Radio-Canada, a trouvé un public en France.En plus de la présentation de la situation indienne, les Français ont pu y reconnaître un cinéma différent.L'instrument technologique a été offert pour que l’Indien prenne la parole; il l'a fait.Arthur Lamothe, Thérèse Rock (Montagnaise ayant participé à la production) et Remi Savard sont rentrés au Québec.Verra-t-on là-bas cette “Chronique”?Nous le souhaitons puisque la série qui a traversé les frontières a d’abord été réalisée pour les Québécois.Galeries d’Avt ACADÉMIE OE PEINTURE ATELIER LIBRE DESSIN — CROQUIS et PEINTURE avec MODELE VIVANT CORRECTION et INITIATION â L ART Aiit:iinii rnvnnnw ninisaurrini Academie Belanger Enr.5002.boul St-Laurent Montréal Québec H2T 1 R7 ‘ç, Tel.: (514) 279-8029 Ouverte i 5 30 Samedi 9 a 5 Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d'art au Canada 1438 ouest, rue Sherbrooke GALERIE DOMINION Importantstableaux et sculptures CANADIENS ET EUROPÉENS NOUS ACHETONS PEINTURES OE QUALITE 845-7471 et 845-7833 Paul Soulikias Première exposition d’Aquarelles Dernier jour rouillier 1370 ouest, nie Notre-Dame.Montréal H3C1K8 .935-7565 6 l'ouest de la rue de la Montagr, e ga erie gaerie caude EXPOSITION HUILES RÉCENTES Du 5 avril au 17 avril 1976 CCUNE REMISE DE 50% SUR TOUTES LES REPRODUCTIONS ENCADRÉES OU NON DU 10 AU24 AVRIL INCLUSIVEMENT OUVERTS LES LUNDIS DURANT LA VENTE 1024 OUEST.AVENUE LAURIER - 279-2186 68 NORD.WESTMINSTER 488-7061 J fs 1024 DUE! cmau.iJ-Rf '76 ?MACRAMÉS • ?TAPISSERIES l ?ART ESQUIMAU • ?OEUVRES ARTI-1 SANALES • DEUXIÈME EXPOSITION - VENTE ANNUELLE 1 ?PEINTURES ?CÉRAMIQUES ?GRAVURES ?TERRARIA ?TISSAGES ?GRAPHIQUES ?SCULPTURES ?ÉMAUX ?BIJOUX ?PHOTOGRA- PHIES D’ART ET D’ARTISANAT le dimanche 4 avril et le lundi 5 avril, de 10 h.4 21 h.ENTRÉE GRATIS Démonstrations le dimanche de 14 h.à 16h.TIRAGES pour les OEUVRES DE RITA BRIAN8KY, • JENNIFER DICKSON, STANLEY LEWIS, MOE REIN- e BLATT ET JOYCE ROSS J e Vernissage le samedi 3 avril à 20 h.30.Vin et froma- e ges.Entrée: $1.50.J e U CENTRE COMMUNAUTAIRE JUIF 0E LAVAI k • TM-rWHA 6 NHS il NMrfel • 755 Di Me*.OmnNij.Uni 688-3961 •••••••* **•••••••• eeeeeeeeee 18 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 culture et société LE DERNIER TRIOMPHE DE TRUFFAUT ! un film de FRANÇOIS ISABELLE ADJANI BEfSMAI »ZAR dans 8e SEMAINE! L’HISTOIRE D’ADÈLE H.5 cinémas U pARisiENO 480 Ste.CATHERINE 0.866-3856 FFAUT 0P SEM.: 7.00-9.30 SAM.-OIM.: 2.00-4.30-7.00-9.30 le DAUPHIN BEAUBIEN PUES D'IBERVILLE 721 6060 [POUR [tous Flûte ntée MAR BERGMAN POUR TOUS 1.10 - 3.10 - 5.10, 7.10 - 9.10, Sam.Dernier spectacle 11.05.CLAUDE LELOUCH RÉUNIT MICHÈLE MORGAN ET SERGE REGGIANI “Ll CHAT MT LA SOURIS” 7 Atelier N.C.T.à minuit “J’écoute ma peur.etpuisjem’endors.” de Yvon Lelièvre Mise en scène Yvon Lelièvre Décorset costumes PierreDespars A minuit Théâtre du Gésu les jeudi, vendredi et samedi 1200 rue Bleury du 1er au T 7 avril 866-1964 Faculté de Musique POUR • PROSPEC présenté TOUS LINO VENTURA Adieu Poulet un film de PIERRE GRANIER DEFERRE 480 Ste CATHFRINE O 866 3856 1.40.3.40.5.40.7.40.9.40 Sic DfNIS BELANGER 277 3125 1.00.3.00.5.00.7.00.9.00 CENTRE LAVAL 688 7776 SUR SÉMAINË: A 7.00 & 9,00,, le dimanche 11 avril, 16h JEAN-SEBASTIEN BACH PASSION SELON ST-JEAN Choeur et orchestre de McGill direction Wayne Riddell Solistes: Albert Huibers, évangéliste Richard Hague, Jésus Donna Brown, soprano Deborah Kraus, confra/fo Jerry Glower, ténor Jean Simons, baryton entrée libre Vous pourrez remettre vos contributions volontaires pour la reconstruction du Guatemala aux membres de /'Entraide universitaire mondiale du Canada UN FILM REMARQUABLE SUPERIEUR.SAISISSANT, PUISSANT ET TRES EMOUVANT.Un film poignant, techniquement brillant.Un large tableau de décadence et de vulgarité.HÂTEZ-VOUS DE LE VOIR UN FILM FASCINANTI Un jeu d octeurs sans pareil.— NBCTV UhFIIM 4 AMOUR «ta ANARCHIE F" ueoci/tti mais* lu.i e itai icuuc *ucr c ru K titokc cdaus-iic VERSION ORIGINALE ITALIENNE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS un film de UNA WERTMULLER 2e Semaine FLEUR DE LYS 85B est.Ste-Catherine 288 3303 SUR SM 17 15| 9.30 MEMORABLE GRANDIOSE Un film passionnant.Un travail superbe de réalisation | — ABC-TV “?!” FAITES-TOUT POUR LE VOIR ! — Magazine Vogue UN FILM D’UNE ORIGINALITE PERÇANTE, à la fois exubérant, tempétueux, gai et puissant — Gannett Newspapers En vedette GiANCARLO GUWNINI MARI ANGE LA ME LATO salle de concertl POLLACK ;oncert lu Le Groupe La LaurenHenne présente l£/" CRflODS EHPIORPITCURS MAYA 5 mm ?î D'AUJOUÏiD'HUl GUATEMALA PAR JEAN CHARTIER qui commenta personnellement •on film-couleur* 4 une Production Expio-Mundo SALLE LE PLATEAU 3710 Calixa Lavallée * métro Sherbrooke et autobus 24E Du 7 au 11 avril à 20.30 hres.Matinée 10 et 11 avril à 14.00 hres et 20.30 hres.En vente à EXPLO MUNDO 1151 Alexandre Desève métro Papineau et au PLATEAU de midi à 8 hres à partir du 12 avril INFORMATIONS : 527-9507 V théâtre du rideau vert PRÉSENTATIONS SUPPLÉMENTAIRES les 27,28,29,30 mai et les 1er, 2,3,4,5,6 juin RIVOLI: 1.30, 3.30, 5.30.7.30, 9.30, PARISIEN-3; 1.00.3.00.5.00, 7.00, 9.00.LAVAL-2; SUR SEMAINE: 7.00 & 9.00.SAMEDI & DIMANCHE 1.00, 3.00, 5.00, 7.00, 9.00.VERSAILLES: SUR SEMAINE 7.30 à 9.30.SAMEDI A DIMANCHE: 1.30.3.30.5.30.7.30.9.30.PARISIEN à LAVAL; SAMEDI DERNIER SPECTACLE 11.00.i 6e SEMAINE! cinemas U pARisitN 5 480 Su CATHERINE 0 866 3856 Aussi JOLIETTE (Jolietle) RIVOLI O St Osant Belanger 277-3125 ifiirr CENTRE LAVAI 6117)71 - DRUMMOND IDnimmonilvillB) theatre âe ia jeaitesse REGLEMENTS DU BOSS POUR ! tous : 1.LE BOSS A RAISON.2.LE BOSS A TOUJOURS RAISON.3 MEME SI UN SUBALTERNE A RAISON C EST L'ARTICLE 1 QUI PRIME.jj TOUS LES DIMANCHES 14h MARIONNETTES LE CHAPEAU MAGIQUE Marionnettes de Pierre Ffegimbald et Nicole Lapointe Entrée $1.25 15h THÉÂTRE FRANÇOIS ET L'OISEAU DU BRÉSIL fantaisie rfAndre Caillou* & Marc Choquette - Jacques Lorain - Rene Gagnon Serge Turgeon Arlette Sanders BERNARD BLIER FRANCIS PERRIN DAMS C’EST DUR POUR TOUT LE MONDE UN FILM DE CHRISTIAN GION ^ Renseignements: 844-1793 Metro Laurier, sortie Gilford — 4664, rue Saint-Dem« L CHEVALIER 1590 rue St Denis 845 3222 Voir le monde merveilleux du “A” avec les yeux de Philémon L’oeil narquois qui pétille d’intelligence, une moustache splendide à faire rêver Zapata, des épaules solides de lutteur de foire, des mains d’artisan habiles à la belle besogne, une grande simplicité, un brin de timidité qui s’efface vite une fois l’auditeur conquis.Tel est Othon Aristides, dit Fred, dessinateur et père, entre autres, de Philémon, jeune terrien qui promène son regard étonné dans le monde merveilleux du “A”.Invité de choix du 2ème festival de la bande dessinée de Montréal, qui se tient jusqu'au 6 avril au Centre communautaire de l’UdM, Fred explique avec amour les techniques de son art, les heures innombrables nécessaires à la confection aussi soignée que souhaitée d’un album.Retiré à la campagne, au nord de Paris, dans une maison vieille de deux siècles entourée d’un jardin et agrémenté d’un vénérable puits (qui communique bien sûr avec le “A”, ajoute-t-il innocemment), Fred réalise une planche en deux jours, soit en une quinzaine d’heures.S'astreignant a des horaires réguliers de travail, comme un digne représentant de ces "petits métiers” dont il a croqué les joies et peines dans “Le fond de l’air est frais”.En dépit de cette assiduité, son art est tout sauf ennuyeux; la spontanéité y règne en maître.L’imagination et le crayon y vagabondent de con- cert pour le plaisir de l’oeil et de l’esprit.“Les’voyages des personnages de Fred ne sont pas sans rappeler les témoignages poétiques des explorateurs du rêve groupés autour d’André Breton et les “voyages” d’Aüce 3e es.Le pays que visite périodiquement Philémon est bien celui de l’émerveillement, du rêve éveillé, de la fantasmagorie, si chers, paraît-il aux enfants", écrit Bernard Toussaint dans son livre consacré à Fred.“Thèse universitaire, ou vision personnelle ”, dit Fred gentiment, un peu géné, semble-t-il de ces comparaisons avec Lewis Carroll.Sans pour cela trouver fausses les analyses de Toussaint, d’ailleurs, mais il tient à relever qu'il n’a pas participé à la genèse de cet essai.Un regret pourtant: Toussaint n’a pas assez senti toute l’importance du Petit cirque dans l’évolution de Fred, qui y voit lui ce qu’il a dessiné de plus profond affectivement.Fred avoue commencer une histoire de Philémon sans scénario très précis, de façon à avoir toute liberté d’en modifier le cours au fil de l’imagination.Association d’idées, expression prise au pied de la lettre, amalgames, jeux de mots, calembours, etc.Autant de procédés, de trucs utilisés par Fred et qui donnent à ses histoires ce merveilleux absurde inimitable.Dans Philémon, tout est possible, les lettres sur une carte par.GILBERT GRAND sont des îles, les pianos sont sauvages et on y plaque un accord, comme un lutteur plaque son adversaire sur le ring, les employés des rames de métro rament, les souffleurs de théâtre soufflent en tempête; les hiboux-phares percent la nuit de leur regard bleuté et l’on peut marcher sur ce rayon tant que le soleil n’est pas levé; les rayures du pelage du zèbre sont les barreaux de son corps-prison; les pélicans-baleinières, les criticakouatiques "torpillant" le bâteau théâtre, etc.Les exemples sont légions pour illustrer cette liberté totale de l’imaginaire dans les aventures de Philémon.Trésor inépuisable, semble-t-il.Car Fred a déjà dessiné dans sa tête quand ce n’est pas sur sa planche trois autres voyages de Philémon, aussi renversants les uns que les autres.Dans L’arche du A, Philémon retrouvera la plupart des personnages du ‘monde des lettres” réfugié sur le palais-plante car toutes les î-les sont submergées et les interminables corridors parqués du palais abritent tout ce beau monde dans cette nouvelle arche de Noé, que le centaure Vendredi ne cesse de nettoyer en maugréant.Dans L’âne en atoll, le fidèle Anatole fait son premier voyage dans le A, et dans Philémon et la mémé-moire.tous auront perdu la mémoire et la Mort apparaît en costume de gala avec haut-de-forme et cigare.Que de rêves éveillés en perspective! Allez, Fred, courage et au travail, hum! Les aventures de Philémon: sept volumes parus chez Dar-gaud."Fred” — Bernard Toussaint — collection Graffiti Albin Michel.(0 Compagnie Jean Duceppe «75 te en collaboration avec c MONIQUE MILLER MARJOLAINE H€&€RT VERONIQUE LE ELAGUAI/ T J€AN DUC€PP€ UM( COMCUC B« NC IL (IMON TRADUCTION DC RCHC NONNC » .ccnc LOUIS-GEORGE/ CARRIER »«»*> HUGO HÜTRICH J Billets en vente maintenant L PL1HI A1R( POk 1-ROYAKjfÿ 842-2 112 xe^sÆffYl I Unlilmde Frar^isGiacobetti Emmanuelle l’Antivierge a la recherche totale du plaisir CANADIAN CONCERTS S ARTISTS INC.BALLETS DE MARSEILLE ROLAND PETIT M Sept.15-16 8:30 p.m.BALLET FOLKLORICO DE MEXICO WP Sept.30 8:30 p.m.BALLET NAC ION AL FESTIVALES DE ESFANA WP Nov.4 8:30 p.m.LES BALLETS JAZZ WP Janv.7 8:30 p.m.FILOBOLUS DANCETHEATRE M Fév.1-2 8:30 p.m.RAJKO ENSEMBLE TZIGANE DE HONGRIE WP Mars 17 8:30 p.m.ABONNEMENT DANSE 1976-1977 Parterre Corbeille Loges AA-P A-D 2-10 Parterre Q-Z Corbeille E-J Loges mezz.11-20 Mezzanine A-H $53.00 $44.00 $36.00 Balcon A-D $26.00 E, F, G $20.00 Enfants, étudiants, Âge d’Or : $26.00 Parterre Q-Z Corbeille E-J Loges mezz.11-20 COMMANDEZ DÈS MAINTENANT! Canadian Concerts A Artists Inc.1822 Sherbrooke ouest Commandes postales acceptées avec chèque, mandat-poste CHARGE* 932-2234 MASTERCHARGE LA GRANDE AURORE 18.19,20 Avec la participation de LAWRENCE LEPAGE CHARLOT BARBEAU THEATRE $350 $450 QU RES 866 5861-2 .1200 Bleury GESU société conémnSii I © 1.25 - 3.35 • 5.40 - 7.50 76e concert CHRISTINA PETROA/SKA roi il F7 ^ cnMA-rp pianiste BOULEZ 3e SONATE 3REGENTT GESTE DE PABLO ASSETTUOSO EARLE BRCWN < chef invité SERGE G/^/WT L ENSEMBLE DE 3MCQ BROWN NEW PIECE, CENTURNG EVENT SYNERGY 2 GONNEVILLE ROLE 35 MILTON / 842-6053 Salle resnais pour MIS EN NOMINATION E[Qyi_ POUR 4 CÉSARS- • meilleur film • MEILLEURE INTERPRE TATlON MASCULINE • MEILLEUR SECOND RÔLE FEMININ •MEILLEUR SCENARIO PRIX LOUIS DELL UC élu des le premier tour a ta maionté absolue "Voilà un film différent, un film original, un film qui rend heureux ._ paris match Souriant, tendre, Cousin, Cousine ", est une réussite .-L express "Chez TACCHELLA, l’expression "rire aux larmes” prend tout son sens’.-écran Enfin une comédie qui a du ton, quel évènement ! " _ tt nouvel osscrv atcur "Avec un réel talent, Tecchella ne se contente plue des demi-teintee; il charge et tente de tout bousculer sur son -FCHCSOUCINSMA "Victor Lanoux: un comédien é surveiller.Un acteur de la race des grands.* - TtLf RAMA "Dans la ligne des meilleures comédies.Avec un tel cousin, une telle cousine, la vie de famille devient une tète".— RRAMCE SOIR "Courez voir "Cousin, Cousine — LE JOURNAL DU DIMANCHE un film oc JtanOMitet TACCHELLA AVfC MARIE CHRISTINE BARRAULT VICTOR LAMOUX CbuMft ûyuAvne, ue cfrôfe.f/g c/rfénte J SA4U II5EMSTER» JEUDI 8 A/RIL 1976 / a 206» salle POLL4CK 565 e SHERBROOKE BILLETS $ 4.50 - étudiants $ 2.50 à L ALTERNATIF & au GUICHET (I2h a Wh.!un au ven) renseignements reservations .buse : 739 -5329 K 3*.14 Vn*t Mois Très beau, somptueux et déchirant 10h.* LUCHINO VISCONTI VKMJKMlï I*VSSiïl\ I BURT LANCASTER SllVANA MANGANO J V , s 1 culture et société Le Devoir, samedi 3 avril 1976 • 19 cinema Docteur François Gai Hand Une mécanique trop huilée Le docteur Françoise Gail-land (Annie Girardot) a beaucoup de problèmes.Beaucoup trop! Elle travaille sans répit dans un hôpital où certains patients requièrent une attention particulière.Evidemment, elle est un médecin dévoué, patient, généreux, compréhensif, sympathique, complètement absorbé par son rude travail et absolument pas préoccupé par les problèmes d’argent.On ne l’entend jamais parler, pendant tout le film, du salaire qu’elle touche.Elle mérite d’autant plus notre admiration qu’elle est confrontée à toutes sortes de problèmes familiaux qui viennent alourdir ses responsabilités.Son jeune fils de quinze ans (William Coryn) exige, par toutes sortes de subterfuges et de ruses typiquement adolescentes, qu’elle lui consacre plus de temps et qu elle lui témoigne beaucoup plus de tendresse.Elisabeth (Isabelle Huppert), sa fille de dix-huit ans.se retrouve enceinte d’un professeur de chimie et lui demande de l'aider à se faire avorter.Déchirée entre les exigences de la médecine et les besoins de ses enfants, Françoise doit aussi faire face quotidiennement à une autre réalité familiale: les compromis établis entre elle et son mari, Gérard, (François Perier), un homme effacé et discret avec lequel elle a accepté de continuer à vivre à cause des enfants.Ajoutez à tout cela une belle-mère traditionnelle qui commente les faits et gestes de chacun et un amant (Jean-Pierre Cassel) plus égoïste que véritablement épris de Françoise, et vous aurez le portrait complet de tout un petit monde bourgeois fortement dessiné.Docteur Françoise Gailland est le genre de mélodrames bien construit et bien articulé auquel il manque un pouvoir de suggestion, un sens de l’évocation et une poésie de l’informulé.Jean-Louis Bertucelli qui nous avait habitués à plus de retenue, de discrétion et de nuances dans son très beau Remparts d’argile et dans le méconnu On s’est trompé d’histoire d’amour, conduit, ici, le spectateur par la main, lui indique clairement ce qu’il doit comprendre, lui pointe du doigt les moments d’apitoiement et lui souligne la portée de son message.Bertucelli essaie bien de ne pas gonfler les situations, de rester toujours un peu en-deçà des émotions trop évidentes et de conserver au récit un ton de confidences chuchotées, mais il est malheureusement embarrassé et encombré par une thèse qu'il doit mener à son point de resolution.Car le docteur Gailland, qui se débat au milieu de tous ses problèmes familiaux, amoureux et profes-sionnelas, est subitement confrontée à une atroce vérité: la possibilité d’un cancer aux poumons.Chocs, émois, apeu-rements, doutes, et craintes.Voilà le médecin catapulté brusquement dans la situation du malade.Celle qui a consacré sa vie quotidienne à soigner et à réconforter les patients est menacée par une maladie qui risque d’entraîner sa mort.Les rôles sont inversés.Toute la seconde partie du film nous fait assister aux tortures et aux douloureuses interrogations intérieures d’une femme qui ne veut pas accepter de mourir.Docteur Françoise Gailland a été conçu et réalisé pour redonner confiance et espoir à tous, ceux qui risquent de mourir victimes d’une maladie incurable et plus particulièrement du cancer.Comme on perçoit, après quelques minutes de projection, que le film s'achemine petit à petit vers l'élaboration d’une thèse, d’abord imprécise, puis de plus en plus évidente, les personnages s'estompent et disparaissent derrière les idées que le cinéaste veut proclamer.Les problèmes familiaux qui ont été amorcés dans la pre- -par.ANDRÉ LEROUX mière partie perdent leur relief pour ceder la place aux misères d’une femme qui, inévitablement, doit triompher de sa maladie.Ainsi, on ne saura jamais si Elisabeth s’est faite avorter et comment Julien continue à vivre sans le soutien affectif de sa mère.L’amant sera éclipsé en un tour de main et sera vite classifié comme un beau salaud insensible et peu intuitif.Seul le mari apparaîtra sous un jour un peu plus complexe, s’attachant au problème de sa femme et se montrant attentif, tendre et disponible.Comme Françoise est, au fond d’elle-même, une brave femme et qu’il serait trop injuste (mais peut-être plus honnete) de faire mourir celle qui n’a jamais tellement eu le temps de vivre pour elle-même, la conclusion doit sombrer dans l’optimisme le plus facile et le plus, passagèrement, réconfortant: la volonté et le refus peuvent vaincre la maladie et plus particulièrement, le cancer.Certes, le film est basé sur une histoire authentique mais la façon par laquelle il essaie d’injecter des grandes doses d’espoir aux spectateurs ne démontre et ne dénonce pas l’artificialité des situations et la naïveté de son propos final.Je pense que Docteur Françoise Gailland aurait été beaucoup plus efficace si le dénouement nous avait ’aissé la possibilité de deviner et de rêver à ce qui pouvait arriver à Françoise Gailland après son opération.Ce qui importe, c’est le fait que Françoise est prête à se battre et à liitter férocement pour survivre.Le message était assez clair sans qu’une voix off nous précise, à la fin, qu’elle a survécu et qu elle se porte bien.Annie Girardot fait bien des efforts pour nous convaincre de l'authenticité des problèmes et des crises de Françoise Gailland mais l’approche et la mise en scène de Bertucelli minent son acharnement de comédienne en réduisant le film au niveau d’un mélodrame mécanique aux équations géométriques trop bien calculées.(Le Parisien) ^ 4 Une scène du film “Docteur Françoise Gailland” mettant en vedette Annie Girardot, François Périer et Jean-Pierre Cassel.Une thèse de Jean-Louis Bertucelli.Robin and Marian L’émouvant retour de Robin-des-Bois mSÉtSKAF'i: MC KORUVIU: M’OKttMC MC par BERNARD LAGACÉ RÉCITAL VI Le dimanche 4 avril à 20h30 Église Immaculée Conception (angle Papineau et Rachel) Billets à : (’Alternatif, aux guichets le soir du concert.$3.50 ($2.00 étudiant) “Dernier concert de la saison" A L’OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DU MOIS DE LA MUSIQUE JUIVE Û Le Comité de Musique Juive Du CONGRÈS JUIF CANADIEN.RÉGION DU QUÉBEC Présente La première de l’oeuvre composée par Le DR.ALEXANDER BROTT “SHOFAR” exécutée par Walter Joachim Raid Sosa Violoncelliste Pianiste Il y aura également au programme des oeuvres de Beethoven.Mendelssohn.Bruch et Bloch JEUDI 8 AVRIL 1976 - 20 H 30 Édifice Samuel Bronfman 1590 Avenue McGregor ENTRÉE LIBRE Faculté de musique Université de Montréal MUSIALOGUES Harry SOMERS, compositeur interview-itinéraire par Maryvonne Kendergi dialogue avec le public 20h30 NOCTURNALES THE FOOL opéra en deux scènes de Harry Somers texte de Michael Fram Artiste invité David ASTOR ténor du Canadian Opera Company Production de l'Atelier de jeu scénique et de l'Atelier demusique contemporaine Direction musicale: Lorraine Vaillancourt Direction scénique: Marthe Forget Décor et costumes: Christian Ouellet 23h Vendredi 9 avril 1976 Salle Claude Champagne 220 av.Vincent d'Indy, Outremont Entrée libre NE MANQUEZ PAS UNE EXPÉRIENCE Fonce [Allemagne Misse Andre de la Varre, présente POUR TOUS MOYEN DE VOYAGER QUI SE RAPPROCHE LE PLUS DUN AUTHENTIQUE VOYAGE SUR LES LIEUX Du 9 au 15 avril En compagnie de votre hôte Guy de la Rivière PAPINEAU O Papineau & Ml Roytl 527 8635 T \ /" (A L.) — La série d’émissions télévisées consacrée aux aventures héroïques et amoureuses de Robin des Bois valorisait et magnifiait les exploits d’un énergique et charmant gentilhomme qui enlevait aux riches pour donner aux pauvres.Dans son nouveau film Robin and Marian, le cinéaste britannique Richard Lester a tenté de démystifier le célèbre personnage' légendaire et de conférer à ses aventures de nouveaux éclats.Robin (Sean Connery) est devenu, sous le regard ironique mais chaleureux de Lester, un être vieilli, désillusionné, inculte, guerroyeur et farouchement obstine.Le film commence à la fin des Croisades alors que Richard-Coeur-de-Lion (Richard Harris) somme Robin de massacrer les femmes et les enfants de Châluz, en France.Celui qui, pendant vingt ans, a soutenu les rêves extravagants de son roi et ami en terre sainte, refuse subitement d’obéir à ses ordres et de poursuivre une entreprise depuis longtemps dérisoire.Les croisades se sont révélées être des successions de carnages à buts essentiellement mercantiles et le spectateur peut lire sur le visage de Richard-Coeur-de-Lion le dégoût et le mépris d’un roi désabusé qui se raccroche à ses rêves démantelés par peur du vide et de l’absurde.Magnifiquement interprété par Richard Harris, Richard-Coeur-de-Lion devient un individu pathétique, un roi sans pouvoirs dans un royaume où règne la misère et la souffrance.D'ailleurs, Lester n’a pas cherché à enjoliver les réalités de l'époque.Tout n’est pas aussi étincelant que dans la série télévisée.Le peuple est tiraillé par la faim, écrasé par l’ignorance, soumis à des maîtres qui ne comprennent pas ses besoins, et réduit à une impuissance terrible.Lester nous installe au coeur même d'un monde primitif, presque barbare, qui survit difficilement et qui est rivé à ses manques hygiéniques.Comme dans The Three Musketeers et dans The Four Musketeers, il introduit des détails crûs et des éléments hyper réalistes qui définissent et précisent une façon de vivre, une époque et un milieu beaucoup mieux que toutes les visions romantiques et romanesques dont on nous a abreuvées sur le règne trouble de Richard-Coeur-de-Lion.Lester remet brillamment en question dans Robin and Marian toute une conception erronée et sentimentale de l’Histoire, toutes les conceptions édulcorées sur une époque dure et cruelle, tout ce que la série télévisée passait systématiquement sous silence.Au milieu de cet univers violent et déboussolé.Robin surgit comme une espèce de chevalier errant et déphasé qui retourne dans un environnement autrefois familier mais devenu depuis méconnaissable.Après vingt ans d’absence et de luttes inutiles en terre sainte, il ne peut que côtoyer les douleurs d’un peuple abandonné à lui-même et sans défenses contre les oppresseurs au pouvoir.Dans la très belle séquence du retour, on le voit galoper, en compagnie de son fidele ami Little John (Nicol Williamson), tout en ne reconnaissant plus la forêt de Sherwood, son rapaire et son refuge de jadis.Les deux camarades, autrefois familiers et habitués de la forêt, sont obligés de se frayer difficilement un chemin dans une nature devenue.depuis leur départ, sauvage et dense.Robin croit retrouver l'ordre de naguère tandis que tout a changé.Et il peut à peine concevoir que Marian (Audrey Hepburn) së soit, après son depart, cloîtrée et soit devenue l'abbesse d’un couvent.Lester n'a jamais été un cinéaste particulièrement romantique.Il a plutôt voulu, dans tous ses films, vider ses propos et son style de toutes traces romantiques en adoptant un ton résolument cynique.Mais dans Robin and Marian les séquences les plus émouvantes et les plus réussies sont curieusement celles où les deux amants sont réunis sur l'écran, confrontés à un amour qui ne s’est pas éteint et acculés à un destin inexorable.Lorsque Robin et Marian se retrouvent dans la forêt de Sherwood, les images vibrent d’un éclat incomparable, la lumière naturelle enveloppe les personnages, le rythme se ralentit et la caméra s'imprègne de la beauté unique des retrouvailles.Lester nous fait très bien ressentir la fragilité des instants et le caractère passager des moments.Les vingt années d'absence de Robin n’ont aucunement terni l’intensité de l’amour de Marian qui voudrait pouvoir faire comprendre à son amant l’absurdité et la futilité de sa lutte obstinée contre le sheriff de Nothingham (Robert Shaw).Les moments entre Marian et Robin sont extrêmement touchants car on décèle progressivement que leur amour se terminera tragiquement et que la mort rôde partout.D’ailleurs, le rythme du film s’apaise et se détend au fur et à mesure que les amants deviennent prisonniers d’une inévitable fatalité.Robin est teilement aveuglé par son orgueil, par sa volonté farouche d’abattre le sheriff de Nothingham.que son destin se scelle malgré lui.Toutes les exhortations de Marian ne pourront lui dessiller les yeux et lui faire accepter ses limites.Robin and Marian est l’envoûtante histoire d’un homme qui passe à côté de l’amour parce qu'il est incapable de reconnaître les véritables forces positives qui pourraient éventuellement le sauver.C’est le récit d’un aveuglement! La fascination que le film exerce sur le spectateur tient més à la télévision.Grâce à la sensibilité et à l’intelligence de Connery et aussi au talent de Lester et de son scénariste William (The Lion in Winter) Goldman’ Robin-des-bois s’impose comme un être complexe qui entretient une étrange relation avec la mort.Tout se passe Comme si le personnage était guidé par un besoin vital d'auto-destruction, comme s’il courait après sa propre mort.Pour Robin-des-Bois la vie semble être devenue, malgré l’amour de Marian, un fardeau, dont il faut se débarrasser.Quant à Audrey Hepburn, dont c’est le retour à l’écran après sept ans d’absence, on est obligé d’admirer l’immensité de son talent et la finesse de sa sensibilité.La caméra ne peut cacher les légères rides de la comédienne mais cette impossibilité joue magnifiquement en faveur de Hepburn.Le travail du temps lui a permis de ciseler parfaitement une Marian qui a vécu, pendant vingt ans, dans l'attente du retour de Robin.Avec ses yeux un peu effrayés et sa démarche de jeune femme tour à tour ravie et inquiète, Audrey Hepburn confère au personnage une fragilité appelée à être écrasée par des forces qui la dépassent.Si Robin est hanté par un désir fou de tuer le shérif de Nothingham, Marian, de son côté, lutte contre des réalités intangibles: l’esprit et l'acharnement guerroyeurs d'un homme pour qui le combat est devenu une manière de vivre, une façon de se prouver qu’il existe, un moyen de ne pas etre confronté au vide de son existence.Marian est, sans contredit, le personnage le plus émouvant de tout le film car Audrey Hepburn en a fait une femme qui va jusqu'au bout d'elle-même et de ses sentiments.Je connais peu de comédiennes aussi attachantes que Audrey Hepburn.Espérons que son retour à l’écran ne sera pas épisodique.L’immense talent des comédiens a été soutenu par la souplesse de la mise en scène de Richard Lester qui passe facilement de la comedie à la tragédie, du pastiche à la révérence, de l'insolence aux respects de la légende.Comme Lester a pris pour cible le concept même de l'héroïsme tel que véhiculé par la série télévisée consacrée à Robin-des-Bois, il était inévitable qu'il attaque la façon dont la légende de Robin-des-Bois nous a toujours "2* .À ! c à l’affiche 3 aussi à la radieuse présence de ' été présentée.En introduisant T •le Sean Connery et d'Audrey He| burn qui forment un coupl comme il y en a peu au cinéma actuellement.Depuis l'époque où il incarnait le mémorable James Bond, Sean Connery a acquis une maturité, une intensité et une profondeur dramatiques qui en font sûrement l'un des acteurs contemporains les plus hypnotiques et les plus originaux Connery a mûri, vieilli, et ses interprétations (particulièrement dans The Man Who Would Be King et Robin and Marian) sont empreintes de nuances, de subtilités et de richesses insoupçonnées.Il insuffle ainsi du personnage de Robin-des-Bois une gravite dont était complètement dépourvu le valeureux défenseur des oppri- dans le cours du récit un élément comique au moment où l'on s’y attend le moins, Lester prend ainsi sa distance par rapport à la légende.Il exorcise tout ce qu elle contenait de pompeux et de grandiloquent.Evidemment (c'est la faiblesse majeure du film) le spectateur ne sait pas toujours s'il doit prendre au sérieux ou rire des aventures de Robin.Les intentions ne sont pas toujours très claires mais on ne peut nier que Lester et son scénariste, en donnant une nouvelle dimension à Robin et à Marian, ont fait éclater la légende et enrichi des personnages qui nous parlent.indirectement, du monde chaotique dans lequel nous vivons.(Place du Canada) ¦ Adieu Poulet: Un hymne à la gloire de la police.Le commissaire Vergeat (Lino Ventura), un flic honnête, intègre et au-dessus-de tout soupçon (le seul parmi tous ses confrères) est confronté à un réseau de corruption électorale.Je pensais qu’après le lamentable Section Spéciale de Costa-Gavras, plus aucun cinéaste français n'oserait plus nous dire que le monde est divisé entre les très bons et les très méchants.Adieu Poulet aurait pu servir de point de départ à une médiocre série policière télévisée.(Le Parisien) ¦ Hester Street: Le premier film, réalisé en blanc et noir, avec un petit budget et en toute indépendance financière, d’une jeune cinéaste américaine (32 ans) sensible et intelligente: Joan Micklin Silver.Hester Street relate la difficile insertion d'un petit groupe d’immigrants juifs, d'origine russe, dans le ‘lower East Side” de New York en 1896.C’est aussi et surtout la très belle chronique sur la prise de conscience d’une jeune femme, Gilt (Carol Kane, émouvante à souhait) qui se libère de ses peurs ancestrales et qui dit non à la suprématie masculine.(Côte-des-Neiges) ¦ Taxi Driver: Le meilleur film du jeune cinéaste américain Martin Scorsese qui retrouve ici l’atmosphère enfièvree des rues de New York qui régnait dans son éblouissant Mean Streets.Un jeune homme, Travis Bickle (extraordinaire Robert de Niro) devient chauffeur de taxi parce qu’il ne peut dormir la nuit.Ce qui commence comme une rêverie éveillee sur les frustrations d’un citoyen passif débouche sur un cauchemar hallucinant, sur une descente aux enfers, sur une incursion vertigineuse dans la conscience déchirée d'un individu qui croit exorciser ses fantasmes dans et par la violence.Admirable du début à la fin.(Atwater I) ¦ La flûte enchantée: Le dernier opéra de Mozart porté somptueusement à l'écran par le grand Ingmar Bergman.Celui-ci est parvenu à respecter et à conserver l'esprit franc-maçonnique de l'opéra de Mozart tout en y incorporant ses propres préoccupations.Jamais un film de Bergman n'aura été aussi profondément optimiste, serein, décontracté et enjoué.Un ravissement total.(Le Dauphin) One Flew Qve ' eluant cell :r the du _.tpo’s Nest.Gagnant de cinq Oscars mefuânt cèluTâu meilleur film de T année.Un triomphe bien mérité.Milos Forman nous livre une puissante et grande métaphore sur les mécanismes de l'oppression dans nos sociétés modernes.Comme toujours chez Forman, on retrouve dans son dernier film un alliage parfait d’humour, de tragique et de pathétique.Un très grand film.(Place Ville-Marie) I 265184 1906 20 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 r La Commission Scolaire de Jacques-Cartier DIRECTEUR des services de l’équipement ATTRIBUTIONS: — le directeur des services de l’équipement planifie, organise, coordonne et évalue l’ensemble des activités relatives à la mise en place de l’équipement, à l’entretien préventif, physique et ménager, à la sécurité, à l’approvisionnement, aux équipements communautaires.— il avise le directeur général et assiste les autres directeurs de services et les directeurs d’écoles au sujet de l’équipement.CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ.— diplôme universitaire en génie, en architecture ou en administration — 8 années d'éxpérience dont au moins 3 dans des fonctions administratives équivalentes.TRAITEMENT: — possibilité de $26,000.00 selon l’expérience.Faire parvenir votre curriculum vitae ainsi que salaire demandé au: Directeur des services du personnel La Commission Scolaire de Jacques-Cartier 1500 est boulevard Curé-Poirier Longueil, P.Q.C.L.S.C.Basse-Ville 355.Marie-de-l'lncarnation Québec G1N 3G9 (418) 687-2330 Le Centre Local de Services Communautaires (C.L.S.C.) Basse-Ville de Québec requiert les services 1) d’une NUTRITIONNISTE FONCTIONS: — Effectuer des consultations auprès de familles de groupes et d’individus sur les problèmes touchant la nutrition.— Mettre sur pied et exécuter les programmes ayant une approche communautaire d'éducation, d'information et de prévention.— Collaborer avec les équipes multidisciplinaires d’intervention auprès des familles, des personnes âgées et de tout autre individu nécessitant des services de nutrition.— Conseiller les équipes médicales et sociales en matière d’alimentation.— Réaliser des documents audio-visuels ou écrits d'éducation à la nutrition.— Réaliser l’évaluation des problèmes prioritaires de nutrition dans la Basse-Ville.EXIGENCES: — Connaissances approfondies dans le domaine de la nutrition.— Diplôme universitaire en sciences de l'alimentation ou expérience équivalente.— Expérience ou formation au travail de groupe.— Connaissance de la Basse-Ville ou d'un milieu similaire 2) d’un CONSEILLER SOCIAL FONCTIONS: — Prendre en charge la responsabilité de la garde sociale au CLSC.— À ce titre : • recevoir les nouvelles demandes de service social; • répondre aux demandes nécessitant des démarches immédiates (aide situationnelle); • fournir une information situationnelle; • faire l'inventaire des ressources du milieu au plan social; • orienter les demandes vers le service adéquat; • établir des modes de collaboration avec les ressources internes ou externes; • développer des services concrets en fonction des besoins immédiats.EXIGENCES: — Diplôme d'études collégiales en technique d’assistance sociale ou expérience équivalente.— Intérêt et habileté pour un travail de garde, de dépannage et de premiers contacts.— Connaissance des ressources sociales du milieu.— Connaissance de la Basse-Ville ou d'un milieu similaire.— Capacité de travailler en équipe multidisciplinaire.3) d’un ANIMATEUR-ANALYSTE FONCTIONS: — Être responsable de la conception et de la réalisation des activités propres à la communication à l’intérieur du programme Recherche-Communication.— Travailler de façon particulière à établir une communication plus étroite avec la population par les moyens suivants ; • cueillette et identification des besoins du milieu; • cueillette des réactions du milieu par rapport aux activités et services du CLSC; • utilisation des média d'information pour des fins d'information, d'éducation et de prévention; • vulgarisation d’une information adéquate concernant les ressources du milieu; 1 • conception et réalisation de documents audio-visuels et écrits dont le journal “Pourquoi Pas”; • soutien et service aux groupes populaires dans la conception et la réalisation de documents audio-visuels et écrits; • collaboration avec les autres équipes du CLSC.EXIGENCES: — Connaissance des média d’information de la région.— Facilité d'expression orale et écrite.— Aptitude à vulgariser l’information.— Connaissance de l’utilisation des moyens audio-visuels et de la réalisation de documents de même ordre.— Connaissance de la Basse-Ville ou d'un milieu similaire.— Intérêt marqué pour : • les questions d’éducation et de prévention; • le travail polyvalent; • le travail en équipe._Bonne expérience en communication ou diplôme universitaire avec expérience.TRAITEMENT : Selon les échelles de salaire en vigueur dans les établissements de santé et de services sociaux.Les personnes intéressées à l’un ou l'autre de ces trois (*>) postes doivent compléter la formule de demande d'emploi disponible au CLSC Basse-Ville avant 17 heures, le 9 avril 1976: ces personnes doivent indiquer clairement le poste auquel elles présentent leur candidature.Faire parvenir le tout à : Mademoiselle Francine Marquis Secrétaire de direction C.L.S.C.BASSE-VILLE 355, rue Marie de L’Incarnation Québec 8, Qué.Commission Scolairo Borthier Dautnios OFFRE D’EMPLOI ENSEIGNANT ÉDUCATEUR — dans la formule du dénombrement flottant DÉFINITIONS DES TÂCHES: — Périodes de rééducation aux enfants en difficultés d’apprentissage du 1er cycle à l'élémentaire régulier, c’est-à-dire 6-7-8-9 ans.La formule consiste à’ favoriser l’élève en difficulté d’apprentissage de périodes de rééducation, dispensées par un(e) réédu-cateur(trice) spécialiséfe) à des groupes variables d’élèves (groupe généralement restreint).Type de rééducation: langage, psycho-motricité perceptuelle, pré-écriture, pré-calcul, pré-lecture, etc .,.) QUALIFICATIONS: — Spécialisation dans la rééducation de troubles spécifiques d’apprentissage du niveau universitaire (1er cycle au moins) en pédagogie, secteur enfance inadaptée ou orthopédagogie, concentration mini-mun de 30 crédits spécifiquement consacrés à lai rééducation.TRAITEMENT: — selon la convention collective.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 10 avril 1976, au: Service du Personnel C.Scol.Berthier Dautraies 490 ave.du Collège Berthierville, P.Q.Tél: (514) 836-3713 J0K 1A0 La CommissioiiScoliire Ré|ionale dé l’Yimaski.recherche PSYCHOLOGUE QUALIFICATIONS REQUISES: Posséder un diplôme universitaire terminal de 1er.cycle en psychologie, avec option appropriée.CONSEILLER D’ORIENTATION QUALIFICATIONS REQUISES: Posséder un diplôme universitaire terminal de 1er cycle dans la discipline appropriée.Échelle de salaire: (pour les deux postes) -1974-1975.de 9,192.00 à 20,198.00 dollars -1975-1976.en négociation.Faire parvenir offre d’emploi au: Directeur du service au personnel 2270 rue Malhiot St-Hyacinthe, P.Q.J2S4G3 Université Lavai ÉCOLE DES SCIENCES INFIRMIÈRES professeurs à plein temps à partir du 1er août 1976 dans les secteurs suivants: — Soins infirmiers communautaires — Santé maternelle et infantile — Santé mentale et soins en psychiatrie — Soin de l’enfant et de l’adolescent — Soin de l’adulte (médecine-chirurgie) Qualifications: De préférence une maîtrise en nursing.Le baccalauréat avec expérience dans un des secteurs mentionnés ci-dessus sera considéré.Responsabilités: Enseignement en classe et en clinique.Supervision.Salaire: Selon l’échelle en vigueur (en révision présentement) Date limite: 10 avril 1976 Faire parvenir votre curriculum vitae à: Mlle Pierrette Levesque, Directrice École des sciences infirmières Pavillon Comtois Cité universitaire Québec, G1K7P4 Tél: 656-3366 Cité universitaire, Québec La Cité de la Santé de Laval (Centre Hospitalier universitaire de 350 lits) désire recevoir des applications au poste de CHEFS DE DÉPARTEMENTS CLINIQUES de médecine de gynécologie obstétrique Faire parvenir votre curriculum vitae à: M.Réal Oubord.c.a.Directeur Général Cité de la Santé de Laval 1755 Boul., René Laennec Vimont, Ville de Laval Tél: 667-4270 Le Centre Hospitalier Universitaire de Sherbrooke est à la recherche d’une : COORDONNATRICE DES PROGRAMMES DE NURSING EN SANTÉ COMMUNAUTAIRE Description des fonctions : — Sous l'autorité hiérarchique du directeur, participe à la gestion du département.— En collaboration avec les autorités du DSC.elle voit à la planification, l’exécution et l’évaluation des programmes.— Est également responsable du recrutement des infirmières autorisées et de leur formation en cours d’emploi.— Assume entre autres la responsabilité de la qualité des actes infirmiers dans le cadre des programmes de santé communautaire.Exigence* : Le ou la candidat(e) doit détenir un permis de pratique en règle de l’O.I.I.Q.et posséder une formation universitaire en sciences infirmières de préférence dans le secteur de la santé publique.Le ou la candidat(e) comptera une expérience de 5 années dans des postes comportant des responsabilités administratives où ses connaissances en administration et en recherche ont été mises à profit.Des aptitudes au leadership, au travail en équipe et à la gestion du personnel sont des attributs essentiels pour détenir ce poste.Toute personne intéressée devra poser sa candidature accompagnée d'un curriculum vitae avant le 10 avril 1976 à : La Diraction du Paraonnel a/a M.Yvaa Dubrauil, Raaponsabla Sactaur Emploi, Cantra Hoapitaliar Unlvaraitaira Sharbrooka.P.Q.V Toute correspondance sera tenue confidentielle.LA BANQUE ROYALE DU CANADA TRADUCTEURS La Banque Royale recherche les services de traducteurs ou traductrices avec expérience.Fonctions: • Traduction de l'anglais au français de textes économiques, financiers et administratifs.Exigences: • Posséder une bonne expérience en traduction et détenir un diplôme universitaire.• Facilité de rédaction.Avantages: • • Emploi stable, salaire et avantages sociaux intéres-sànts.Lieu de travail: • Place Ville-Marie Veuillez adresser votre curriculum vitae à: Guy Lacroix Responsable de l’emploi -Direction générale La Banque Royale du Canada 1, Place Ville-Marie 6e étage Montréal, Québec LES ATELIERS A.P.A.M.inc.Atelier protégé pour jeunes adultes déficients mentaux et handicapés phyysiques, recherche; 1 CHEF D’ATELIER (responsable des programmes) FONCTIONS: — sous l'autorité du directeur général et en collaboration avec toutes les personnes impliquées, participe à la recherche.l’élaboration et là mise en place dé programmes variés de travail et de formation en vue de l'évolution des jeunes travailleurs vers une plus grande autonomie.— supervise le travail des responsables d’équipe, contrôle la qualité de travail effectué au niveau des activités de production.participe à là recherche de nouvelles activités de travail.EXIGENCES: — formation académique et expérience pertinente à la fonction; — qualités de leadership; — facilité de travail en équipe.TRAITEMENT: — selon les normes établies au M.A.S.3 RESPONSABLES D’ÉQUIPE FONCTIONS: — sous l'autorité hiérarchique du chef d’atelier, supervise les activités de travail et de formation d'un groupe mixte de jeunes travailleurs, participe à l’élaboration et à l'exécution des programmes de même qu’à l'évaluation des jeunes adultes qui lui sont confiés.EXIGENCES: — formation académique et expérience pertinente aurpès des jeunes déficients mentaux et/ou handicapés physiques; — facilité de travail et équipe.TRAITEMENT: — selon les normes établies au M.A S.Les personnes intéresssées devront adresser leur curriculum vitae avant le 17 avril 1976 en précisant le poste pour lequel ils déposent leur candidature, é l’adresse suivante: Le directeur Général, A.P.A.M.Inc.4590 Hochelaga Montréal, Québec.H1V1C7 Voir autres Carrières et Professions, en pages 21 et 22 Ys CENTRE HOSPITALIER DES LAURENTIDES f Établissement public à soins multiples de 636 lits, m situé à l’Annonciation dans les Laurentides, à environ m 100 milles de Montréal, recherche Directeur des Services Auxiliaires FONCTIONS: Sous l'autorité du directeur général, le directeur des services auxiliaires planifie, coordonne et contrôle les activités relatives à l’hébergement des bénéficiaires, “services d’énergie, de buanderie, de lingerie, d’entretien ménager, de communications, de sécurité, des biens meubles et immeubles et du service de l’alimentation”, dans le but d’assurer leur bien-être.EXIGENCES: Diplôme universitaire de trois (3) ans en sciences appliquées ou en sciences de l'administration, ou, l'équivalent.SALAIRE: $15,752.00 à $22,205.00, selon les qualifications et l’expérience.Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur curriculum vilae d'ici le 30avril 1976.au: Directeur général CENTRE HOSPITALIER DES LAURENTIDES L’Annonciation Comté Labelle, Québec JOT 1T0 OFFRE D’EMPLOI CONSEILLER PÉDAGOGIQUE (temps plein) FRANÇAIS, langue maternelle NIVEAU DE TRAVAIL Secteur élémentaire (5 ans -12 ans) français (exclusivement).Activités: Travail de recherche et de ressourcement dans l'enseignement du français comme langue maternelle, selon le programme-cadre.Travail d’animation auprès du personnel enseignant et de direction.Exigences: Détenir un brevet d’enseignement et un diplôme universitaire du premier cycle.Maîtrise de la langue parlée et écrite.Expérience de l’enseignement du français à l’élémentaire (4 ans).Aptitudes au travail d'équipe.Aptitudes particulières à remettre en question la conception qu’il se fait de l’enseignement du français et à approfondir les problèmes relatifs à la didactique de cette discipline.Salaire: Selon la convention du personnel professionnel non-enseignant (actuellement en négociation).Toute demande doit être adressée avant 17:00 heures p.m.le 21 avril 1976.Le candidat sera choisi avant le 30 avril 1976.Adressez votre demande à: Commission Scolaire de Val d’Or Service du personnel 973, Sème rue Val d’Or, Qué.J9P4P8 (819) 825-4220 r Le Collège Universitaire de Haarst Affilié à l’Université Leurentienne A.POSTE PERMANENT Le Collège Universitaire de Hearst est présentement à la recherche d'un professeur de commerce et d’administration, bilingue de préférence.Ce poste doit être rempli pour juillet 1976.Tâche : la principale tâche de ce professeur sera de donner des cours à des étudiants qui aspirent au baccalauréat ès arts avec concentration en études commerciales.Titroa requit : M.B.A.ou l'équivalent.Traitement : à partir de $15,000., selon les titres et l’expérience, plus les avantages sociaux.B.POSTES POUR L’ÉTÉ 1976 Le Collège Universitaire de Hearst est présentement à la recherche de professeurs pour donner les cours d’été suivants du 5 juillet au 13 août 1976 : Anthropologie : Populations amérindiennes Anthropology : Physical Anthropology Françaie : Communication et écriture; Littérature et cinéma Géographie : Développement nordique Hiatory : Canadian-American Relations; Interpretation and Study of History Scionee Politique : Gouvernement canadien Paychology: Developmental Psychology Sociologia : Famille; Méthodes de recherche; Comportements sexuels de l'homme et de la femme.Titroa requis : M.A.ou l'équivalent Prière d'adresser votre curriculum vitae i : Reymond TremMay, directeur ün,w*,t*,r# * Mear,t’ Hearst, Ontario.POLI N0 Le Devoir, samedi 3 avril 1976 • 21 Voir autres Carrières et Professions, en pages 20 et 22 POSTES DE PROFESSEURS École privée Des postes de professeurs certifiés du ministère de l’Éducation du Québec sont disponibles pour les sujets suivants pour l’année scolaire 1976-77.Spécialiste en français pour maternelle: 20 h/semaine 1ère, 2ème et Sème année: sujets généraux enseignés en français.Secondaire: Anglais, français, hébreu moderne, sciences générales; chimie, physique et éducation physique - et sujets généraux.Un salaire compétitif est offert; pas de surveillance pour le déjeuner.Les personnes prenant leur retraite en juin 1976 trouveront ces emplois attrayants et agréablement absorbants.Pour de plus amples renseignements veuillez prendre contact avec le principal des écoles séculières au Rabbanical College of Canada.5001 Vézina, Montréal - Québec H3W 1C2.Tél.: 731-3681.La Commission Scolaire Joutel-Matagami (niveau élémentaire) requiert les services de 6 ENSEIGNANTS pour Tannée scolaire 76-77.NIVEAU: — 1 enseignant en enfance inadaptée (2e cycle); — 3 enseignants dans les classes régulières; — 2 enseignants dans les classes régulières de second cycle; — 1 spécialiste en éducation physique.QUALIFICATIONS REQUISES: — être légalement qualifié.ENDROIT: — Matagami CONDITION DE TRAVAIL: — selon la convention collective.Un curricumum vitae très détaillé, pièces justificatives à l’appui, devra accompagner toutes les candidatures qui devront être adressées au: r Directeur Général Commission Scolaire Joutel-Matagami C.P.190, Matagami, P.Q.JOY 2A0 Tél: (819) 739-4361 OFFRE D’EMPLOI SECRÉTAIRE-TRÉSORIER y A FONCTIONS: — responsable de la tenue de livres et du fonctionnement général du système de comptabilité et de contrôle interne; — superviser le travail clérical; — dresser les procès-verbaux; — exécuter tous autres travaux connexes à la fonction.EXIGENCES: — comptable ou équivalent ou — expérience valable en administration; — secrétariat; — connaissance des lois et règlements munici- paux et tout ce qui s’y rapporte; — compétence en relations humaines; — être bilingue.TRAITEMENT: — à discuter.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 26 avril 1976, à: Municipalité de Val-Davidd c.p.220, Val-David, P.Q.J0T2N0 LA BANQUE ROYALE DU CANADA TERMINOLOGUE La Banque Floyale recherche les services d’un terminologue avec expérience.Fonctions: • Analyse la documentation du point de vue terminologique.• Effectue des recherches et des études terminologique.• Établit des fiches terminologiques.• Normalise la terminologie.Exigences: • Possède une bonne expérience en terminologie et documentation.• Détient un diplôme universitaire.Avantages: • Emploi stable, salaire et avantages sociaux intéressants.Lieu de travail: • Place Ville-Marie Veuillez adresser votre curriculum vitae à: Guy Lacroix Responsable de l’emploi • Direction générale La Banque Royale du Canada 1, Place Ville-Marie 6e étage Montréal.Québec.J f LE CONSEIL SCOLAIRE DE U RIVE NORD ^ 160 avenue Spruce, Elliot Lake, Ontario Nous recherchons pour septembre 1976 des PROFESSEURS QUALIFIÉS LE CENTRE D’NCCEUIL VERT-PRE D'HUBEROEAU recherche DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS (D.S.P.) dans les matières suivantes : • DACTYLO ET INITIATION AUX AFFAIRES • SCIENCES ET MATHÉMATIQUES Faire parvenir vos demandes à : M.Robert Pilon, Directeur-adjoint, École Secondaire d’Elliot Lake, Elüot Lake, Ontario Tél.: 1-705-848-7162 y Office National national du film Film Board du Canada of Canada SPÉCIALISTE EN ORGANISATION ET MÉTHODES Nous avons un poste intéressant pour un analyste d’expérience- ci organisation et méthodes.Le candidat choisi devra concevoir et tenir à jour des systèmes et des méthodes dans divers services de notre organisme.Diplôme universitaire et un minimum de 3 années d’expérience.Connaissance .du français et de l’anglais, surtout aptitude à communiquer par écrit en français.Salaire jusqu'à i'AWy/iVi; Excellentes condi-français.Salaire jusqu’à $16,900.Excellentes conditions de travail et possibilités d’avancement pour une personne dynamique.Faire parvenir votre curriculum vitae à: L’OFFICE NATIONAL DU FILM Service du Personnel C.P.6100 Succursale A Montréal, Québec H3C 3H5 r VAL-ESTRIE.Centre psycho-éducatif Centre de réadaptation à long terme pour mésadaptés sociaux graves requiert les services d’EDUCATEURS à la vie de groupes en institution et en foyers de groupes EXIGENCES: — diplôme en psycho-éducation, ou — D.E.C.en éducation spécialisée; — expérience de préférence.DATE D’EMPLOI: — après entente.TRAITEMENT: — selon les normes du M.A.S.et selon compétence.Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae au: Comité de Sélection du Personnel Val-Estrie, Centre psycho-éducatif C.P.180, Waterville, P.Q.J0B3H0 Université du Québec Ecole nationale d’administration publique DIRECTEUR DE LA FORMATION FONCTIONS: Sommaire de la fonction: Sous la responsabilité du directeur général, le directeur de la formation est chargé du développement, de la gestion et de l’évaluation du programme de maîtrise en administration publique.Tâches et responsabilités principales: — il est chargé de l'élaboration, de la réalisation et de l'évaluation du programme de maîtrise et du régime pédagogique s’y rapportant: — Il est responsable de la préparation du budget de la direction de la formation ainsi que de l’affectation appropriée des ressources humaines, financières et matérielles dans ce secteur: — il recommande au directeur général l'engagement des professeurs et élabore les normes et mécanismes d évaluation des professeurs: — il détermine la procédure de sélection des étudiants.approuve leur programme d'étude et \ élabore les normes et mécanismes d'évalua- tion des étudiants EXIGENCES: — Détenir un diplôme universitaire, de préférence de 3ième cycle dans une discipline appropriée: — Posséder plusieurs années d'expérience reliées aux fonctions du poste: — Aptitudes manifestes au travail de conception, de coordination et de direction.TRAITEMENT: Selon les qualifications et l'expérience.Les personnes intéressées à ce poste doivent faire parvenir leur offre de service avant 17 heures, !e 23 avril 1976 au: Directeur général, École nationale d’administration publique 625, rue Saint-Amable Québec, G1R 2G5 NATURE DE LA FONCTION: — planifier, coordonner et contrôler les activités professionnelles et scientifiques du Centre d’Acceuil pour garçons mésadaptés socio-affectifs.EXIGENCES: — diplôme d’étude universitaire de 4 ans en psycho éducation ou l'équivalent; — année complémentaire en sciences de l'administration ou l’équivalent; — expérience de trois ans en milieu institutionnel.— leadership éprouvé.SALAIRE: — selon les normes et échelles du M.A.S.ÉCRIVEZ OU TÉLÉPHONEZ A: 1 (819) 687-3211 postes 36 ou 38 J f CENTRE HOSPITALIER DE SHERBROOKE (plus de 400 lits) recherche les services d’un DIRECTEUR FINANCIER RESPONSABILITÉS: — Coordonner la préparation du budget; — assurer le maintien d'un système comptable; — mettre en oeuvre un processus adéquat de contrôle interne et en assurer la continuité; — assurer en collaboration avecle directeur général des relations entre le Centre Hospitalier, les institutions financières et les autorités du ministère des affaires sociales en tout ce qui a trait à l’aspect financier du Centre.— assumer toute autre tâche incluse dans le mandat de celui-ci.EXIGENCES: — C.A.,C.G.A.,R,I,A., — expérience pertinente d’au moins 5 ans de préférence danns le milieu hospitalier; — excellente habilité analytique, SALAIRE: — selon les échelles ministérielles.Toute demande sera tenue confidentielle et ies candidats intéressés devront expédier un curriculum vitae avant le 14 avril 1976, à: Centre Hospitalier Hotel-Dieu de Sherbrooke a/s M.Yvan Girard, D.G.555 rue Murray Sherbrooke, P.Q.J1G2E8 ______________________________________y CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES (C.L.S.C.) DE LA VALLÉE DE LA LIÈVRE recherche les services de: - UN TRAVAILLEUR SOCIAL PROFESSIONNEL Sous la responsabilité du directeur général et dans une perspective multidisciplinaire.Fonctions: Participer à l’élaboration de la programmation en social pour le CLSC.Programmer et assumer des actions préventives.Assum eT des pratiques d'assistance psycho-sociale.Faire des évaluations et de la consultation de première ligne.Référer à des ressources spécialisées et faire de la relance.Planifier et coordonner ies activités de service d'aides familiales.Exigences: Posséder un diplôme universitaire en service social et/ou être membre de la Corporation des Travailleurs sociaux professionnels de la Province de Québec.Avoir de l'intérêt pour une approche multidisciplinaire.Dynamisme et innovation.Lieu: Bureau central du CLSC - Buckingham.Québec.-UNE INFIRMIÈRE LICENCIÉE (Déconcentrée) Sous la responsabilité du directeur général et dans une perspective multidisciplinaire.Fonctions: Participer au développement et à l'exécution de programmes en santé communautaire (généraux et scolaires) Visiter à domicile des personnes incapables de se rendre à la clinique hebdomadaire pour évaluation de leur situation médico-sociale, référence au besoin.Assurer l'opération de la clinique hebdomadaire.Participer au programme de soins â domicile et au bilan de santé pour les gens du 3ème âge.Participer au programme de soins curatifs à domicile sur son territoire.Participer à des réunions de formation et de coordination.Exigences: Infirmière autorisée et membre en règle de l'O.I.I.Q Certificat en nursing communautaire et/ou expérience en santé communautaire et expérience minimum de trois ans en centre hospitalier.Disponibilité et initiative.Lieu: Assurer la permanence en cliniques déconcentrées (point de service du CLSC).pour Val des Bois et Notre Dame du Laus (route 309).- UNE INFIRMIÈRE LICENCIÉE Sous la responsabilité du directeur général et dans une perspective multidisciplinaire.Fonctions: Participer â l'exécution de certains programmes de santé communautaire (généraux et scolaires).Participer à l'élaboration de bilan de santé pour différents groupes cibles.(Personnes âgées, pré-scolaires).Participer à la réalisation de programmes de périnatalité.Le.(cours pré-nataux, cours post-nataux, clinique gynécologique).Participer aux réunions de formation et de planification.Exigences: Infirmière autorisée et membre en règle de l'O.I.I.Q.Certificat en nursing communautaire et/ou expérience en santé communautaire et expérience minimum de 3 ans en centre hospitalier de préférence dans un département de gynécologie.Disponibilité et initiative.Lieu: Bureau central du CLSC - Buckingham.Québec Toute personne intéressée doit taire parvenir son curriculum vitae avant le 15 avril 1976.Directeur général C.L.S.C.Valiee de la Lièvre C.P.206 Buckingham.Québec U COMMISSION SCOLAIRE REGIONALE DU GOLFE ENSEIGNANT ENFANCE INADAPTÉE MATIÈRE: Travail en atelier (menuiserie - mécanique) auprès d'enfants débiles légers d'environ 14 ou 15 ans.RÉMUNÉRATION: Selon les politiques administratives et salariales du ministère de l'Éducation.LIEU DE TRAVAIL: École Jean-du-Nord.Sept-iles ENTRÉE EN FONCTION: Immédiatement.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature ou de téléphoner à frais virés à: Mme Chantal Martel-Béland Service du Personnel C.S.R.du Golfe 30, rue Comeau Sept-iles, Qué.(418)968-9901 y r New Brunswick ^ Electric Power Commission recherche le personnel suivant pour son service de construction et d'ingénierie durant la construction d'une nouvelle centrale nucléaire, avec lieu de travail à la station génératrice de Pointe Lepreau.INGÉNIEUR SUPERVISEUR Réception du matériel Pour diriger un groupe, responsable pour la réception et l’inspection de l'emmagasinage des éléments nucléaires et non-nucléaires FORMATION: Le candidat choisi doit être un ingénieur en mécanique diplômé possédant de l'expérience en construction lourde, réception et emmagasinage sur des usines thermales ou nucléaires.Cependant, nous considérerons les candidats non diplômés qui possèdent une solide expérience dans ce domaine.RESPONSABILITÉS: Le titulaire doit être familier avec les identifications de matériel et sera responsable de la réception, de l'inspection, de la disposition du matériel non conforme, de l'emmagasinage de protection, des dossiers de la qualité et de la préparation des procédures.Le personnel sous la direction de l'ingénieur résident sera disponible pour consultation lorsque nécessaire sur des items plus sophistiqués, mais l’ingénieur superviseur du matériel doit posséder une connaissance approfondie des procédures correctes de réception et emmagasinage pour items routiniers.En faisant réponse à cette annonce#, veuillez mentionner le dossier N-03(1 INGÉNIEUR DES COÛTS Construction des Projets Le candidat choisi relèvera de la direction des projets pour la production de tous les rapports de coûts en chantier, les prévisions budgétaires de projets à finir et les sommaires de coûts en comparaison des budgets établis.FORMATION: Le candidat choisi doit être un ingénieur professionnel possédant un minimum de 10 ans d'expérience en industrie lourde au niveau des cadres intermédiaires, avec une majeure partie de ses responsabilités consacrée à l'établissement de systèmes d'estimésetdecoûts.En faisant réponse à cette annonce, veuillez mentionner le dossier N-031.INGÉNIEUR EN MÉCANIQUE Assurance de la Qualité Le candidat choisi devra procéder à des vérifications de la qualité des systèmes mécaniques en chantier.Cette vérification devra inclure l’évaluation des programmes de qualité des contracteurs II devra aussi s'assurer que les actions correctives demandées par N B Power sont effectuées.FORMATION: Le titulaire sera un ingénieur en mécanique possédant un minimum de 5 ans d'expérience en construction lourde.Il sera familier avec les méthodes d'inspection de construction, les essais, et les phases initiales de construction d'une centrale de pouvoir.Il doit aussi posséder une aptitude à rédiger des rapports techniques concis.En taisant réponse à cette annonce, veuillez mentionner le dossier N-032.Les salaires pour les postes ci-haut mentionnés seront basés sur l expériencce et les qualifications.Ottlcier de recrutement.Construction Les candidats désirant postuler pour l’un ou l'autre de ces postes doivent faire parvenir leur curriculum vitae, avant le 16 avril 1976 au: ENERGIE IND POWER THE NEW BRUNSWICK ELECTRIC POWER COMMISSION 130 rue Carleton Fredericton, Nouveau-Brunswick E3B 4X1 22 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 culture et société Réponse et contre-réponse Radio-Canada et l’Union des artistes _____________par_ JEAN BASILE Le 18 février dernier, Robert Rivard, président de TUnion des artistes, rendait public un long document dans lequel ce dernier remettait en question la gestion de Radio-Canada et, plus particulièrement, en ce qui concerne le contenu canadien des émissions.Pour Robert Rivard, en effet, la Société d’État ne joue pas son rôle et "truquait" implicitement les réglements concernant le contenu canadien.Par là même, la Société était responsable de l’état financier difficile dans lequel se trouvent en ce moment un bon nombre d’artistes.Radio-Canada vient de faire connaître sa réponse officielle.Nous seulement elle infirme les dires de Robert Rivard, mais contredit carrément ses assertions.La société d’État, selon cette lettre, satisfait à la législa- tion et aux règlements."La programmation de Radio-Canada, y lit-on, ne saurait être fonction d'une perspective partielle, si valable soit-elle, mais bien d’une perspective globale qui soit fonction, d’une part, du mandat de la Société et, d’autre part, de l’évolution de la programmation de la radio AM-FM et de la télévision”! Parmi les points importants que soulève cette lettre, retenons-en les essentiels.1) Radio-Canada considère comme une responsabilité de premier plan l’extension de ses services français.Cette extension peut être un facteur de survie pour les minorités francophones disséminées sur l’étendue de tout le territoire.2) Radio-Canada ne peut pas tenir compte uniquement des comédiens et, par extension, des revendications de l’Union des artistes.Le contenu canadien conserve toujours une importance primordiale mais il doit être rattaché à la qualité ety à l’équilibre de la programmation.Les buts de Radio-Canada sont divers.On peut actuellement les résumer ainsi : priorité à l’information, exigences de la régionalisation, modalités de production, aide à l’industrie du film et aux stations affiliées.D’ailleurs, la radio et la télévision de Radio-Canada font appel aujourd’hui à plus de journalistes, de recherchistes-documentalistes, d’annonceurs, et de techniciens si on compare à il v a dix ans.3) Radio-Canada insiste sur le fait qu’il faut distinguer la radio AM de la radio FM, ce que ne fait pas Robert Rivard.La première est une radio de service; r N requiert des PROFESSEURS de français à temps plein et à temps partiel : — cours d’été .27 juin 1976 au 31 juillet 1976; — année académique .1 août 1976 au 31 juillet 1977.Nous sommes à la recherche de professeurs de français à temps plem et à temps partiel possédant une expérience antérieure de renseignement.Les candidats devront avoir l'expérience suivante: — méthodes variées d'enseignement; — enseignement aux débutants.Unn diplôme émanant du Québec est souhaitable.Le degré requis est un M.A.ou l'équivalent.Un dossier sans les qualifications précitées ne sera pas pris en considération.Envoyez votre curriculum vitae détaillé et lettres de références à ; P.J.Spratt, principal Capilano College 2055 Purcell Way North Vancouver.B.C V7J 3H5 Date limite.26 avril 1976 Les entrevues auront lieu à: VANCOUVER du 3 au 6 mai inclusivement MONTRÉAL du 10 au 12 mai inclusivement.r v LA SAUVEGARDE COMPAGNIE D ASSURANCE SUR LA VIE J RECHERCHE UN RESPONSABLE DE LA PLANIFICATION FINANCIÈRE ET SUCCESSORALE Fonction: — Étudier les dossiers soumis par les assureurs-vie de la Compagnie.— Recommander les solutions adéquates aux différents problèmes découverts dans ces dossiers.Nous offrons: — Salaire selon qualifications — Sécurité sociale complète — Bureau au siège social de la Compagnie (au Complexe Desjardins à Montréal) Envoyer curriculum vitae à: M.Jean-Claude Goulet, a.v.a.Directeur des Ventes La Sauvegarde Compagnie d’assurance sur la vie 1, Complexe Desjardins Montréal, Qué.HSB 1E2 Discrétion absolue assurée v ________________________________________________y jPj il I' Voir autres Carrières et Professions, en pages 20 et 21 r-\ directeur général La Fédération Canadienne des maires et des municipalités Recherche un solide administrateur pour diriger le bureau général de la Fédération à Ottawa et donner une inspiration et une direction nouvelle à ses activités dans le contexte canadien des relations inter-municipales; une personne énergique, bilingue et familière avec les rouages administratifs et les mécanismes décisionnels des divers paliers de gouvernement; une personne douée d'un sens particulier d'anticipation, de l'art de dégager un consensus et de communiquer les positions de la Fédération sur une grande variété de sujets.A ces exigences fondamentales s'ajoutent des aptitudes dans les domaines administratifs et de la recherche.Le poste comporte des déplacements réguliers à travers le Canada.Le traitement intéressera les personnes qui touchent présentement dans les $30,000.Veuillez adresser votre candidature avant le 15 avril 1976 en soumettant un curriculum vitae, votre plan de carrière et vos attentes salariales à: La Fédération Canadienne des maires et des municipalités Boîte postale 833, Station A Toronto, Ontario M5W1G3 la seconde en est une de "création”.Il y a lieu de rappeler que, lors des années 40, les fameux radioromans qu’évoque le président de l’Union des artistes étaient réalisés par des agences privées qui louaient le temps d’antenne et trouvaient leurs propres commanditaires.Ce qui n’est plus le cas.4) En ce qui concerne les importations, elles sont de‘faible quantité sur les postes de radio.5) En ce qui concerne la télévision, il faut savoir que le 60/100 exigé en contenu canadien s’applique aux émissions diffusées avant minuit.6) Les émissions étrangères que diffuse Radio-Canada semblent être une menace selon l’analyse de l’Union des artistes.Radio-Canada, dans les limites prévues, pense qu’il est bon d'avoir une fenêtre ouverte sur le monde.Ces émissions ont d’ailleurs la faveur du public et sont généralement de grande qualité.71 En ce qui concerne le doublage, il y a belle lurette que Radio-Canada assume ses responsabilités sur ce plan.Cependant, il peut arriver que cer-taines émissions soient doublées en France.Dans un tel cas, Radio-Canada peut difficilement refaire un doublage pour des raisons de coût.8) Mais pourquoi Radio-Canada ne produit pas plus d’émissions au lieu d’en importer?Les raisons en sont économiques; il en coûte environ sept fois plus pour produire une heure d’émission canadienne par rapport à une émission étrangère.Le coût de la production canadienne est liée à des normes de travail, ainsi qu’à de multiples conventions collectives auxquelles la Société est liée.D’autre part, le personnel, les studios et l’équipement sont pratiquement utilises à la limite de leurs possibilités.9l Radio-Canada ne nie pas qu'il y ait des problèmes et souhaite participer à les résoudre en particulier en ce qui a trait au faible revenu des artistes.Il serait pourtant illusoire de pen- ser que Radio-Canada puisse remédier seule à cette situation ar des injections de fonds à ses udgets de production.Selon le jeu de l'offre et de la demande, la Société voit mal comment elle pourrait changer quoi que ce soit à cette situation.Le problème du revenu des artistes est effectivement grave.Mais les enquêtes montrent que c’est une question qui devrait préoccuper toute la société et pas seulement les postes de télévision.Pour appuyer ses dires, la société d'Etat publie quelques chiffres généraux.Sur 1 ensemble de la programmation, Radio-Canada a diffusé, pour la saison 1974-75, 3,350 heures d’émissions canadiennes contre 2,328 d'émissions étrangères; le coût total des émissions canadiennes a été de $40,130,563, soit un coût moyen horaire de $11,977; le coût total des émissions étrangères a été de $4,464,628; soit, en moyenne horaire, de $1, 918.Aux neures de pointe (18 h à 24 h), le contenu canadien s'est élevé à 1,378 heu- res pour un coût total de $25,771,180 et une moyenne horaire de $18,702.Le contenu étranger a été, de son côté, de 683 heures pour un coût total de $1,802,669 et un coût moyen horaire de $2,638.¦ Rejoint pour commenter cette nouvelle étape d’une bataille qui ne semble pas près de finir, Robert Rivard a déclaré qu’il tient ce document comme très faible et partiel."En fait, a-t-il dit, il est presque scandaleux d’entendre un argument comme celui que la Société avance concernant le coût de production d'émissions originales.Il est clair qu’une production canadienne coûte plus cher qu'une émission étrangère.En fait, ce faisant, la Société d’État légitime le dumping”.Pour Robert Rivard, Radio-Canada se conduit comme une simple entreprise commerciale alors que son rôle culturel devrait être de premier plan.D’ailleurs, le président de l’Union des artistes affirme n’être pas sans alliés, et de taille.Il es- père que le CRTC lui-même interviendra, de même le Conseil des arts du Canada et M.Faulkner lui-méme, secrétaire d’État.Selon lui, malgré son ton radical, le mémoire présenté par l'Union était une étape de prise de conscience nécessaire car son but n'est pas de défendre les artistes, quoique cela soit nécessaire, mais bien de défendre la culture.Robert Rivard estime que, quelles que soient les raisons économiques invoquées par la société, il importe de réduire les importations sans toutefois fermer les portes aux émissions de réelle qualité et qui, par surcroît, présentent des analogies avec les besoins d’ici."Il ne sert à rien, signale Robert Rivard, de suivre des règlements à la lettre.Il faut s’éveiller à notre réalité nationale et exiger que les grands organismes de diffusion y participent de plein-pied, au-dela de la volonté des administrateurs.Ce ne sont pas eux seuls qui font un pays".Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres Le requêrant-cédant Construction Gagni Enrg.demande à la Commission des Transports du Quibec de transférer à la requerante-cesslonnaire Les Excavations Gilbert Gagné Inc.son permis Q 500 962 D-001 pour effectuer du camionnage en vrac dans la région 01.catégorie entrepreneur.Toute personne désirant faire opposition a la présente demande doit le faire dans les quatre (4) jours de la première publication de cet avis, au 585 Boul.Charest est, a Québec Me Marc M.Delage Procureur 1ère publication: 1er avril 1976 2e publication: 2 avril 1976 .3e publication: 3 avril 1976 FQRLINl & VELEN0SI CONSTRUCTION LTEE AVIS D'APPLICATION POUR PERMISSION D'ABANDONNER LA CHARTE Avis est donné par les présentes que F0RLINI 6 VELEN0SI CONSTRUCTION LTEE une corporation dûment incorporée sous la Loi des Compagnies ayant son siège social dans la Cité et District de Montréal demandera au Ministre des Institutions Financières, compagnies et coopératives de la Province de Québec la permission d'abandonner sa charte en vertu de la Loi des Compagnies du Québec.DATE à Montréal, le 24 mars 1976 (SGD) L0D0VIC0 F0RLINI Secrétaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC AVIS POUR Demande de Transfert Règlement 2c, article 2.59.1 PRENEZ AVIS que MARCEL GALIPEAULT du 1282, avenue Saint-Jean.Mascoucbe, Province de Québec, détenteur d'un permis portant le numéro M-503237 0.001 s’adressera à la Commission des Transports du Québec dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer tous les droits, titres, Intérêts et privilèges qu'il possède sur le permis M-503237 D.001, catégorie ENTREPRENEUR, région 6, à TRANSPORT M, & G, WALTON LTEE, 3068, rue Duvivier.Longueuil.Province de Québec.Tout intéressé peut contester cette demande de transfert, déposée à ladite Commission, dans les quatre (4) jours de la première parution de cet avis en s'adressant è la Commission des Transports du Québec, 505.rue Sherbrooke, est, Montréal.Québec — Place du Cercle.PAQUETTE, PAQUETTE, PERREAULT, RIVET 6 GR0LEAU.Par: LOUIS LAVOIE 1ère publication: Le 1 AVRIL 1976 2e publication: Le 2 AVRIL 1976 3e publication: Le 3 AVRIL 1976 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 500-02-010397-763 REAL TURGEON, faisant affaires sousles nom et raison sociale de ' REAL TURGEON AUTO REPAIRS ENRG" en les cité et district de Montréal.Demandeur -vs- PATRICK WADE.autrefois résidant et domicilié en les cité et district de Montréal, présentement d'adresse inconnue Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur PATRICK WADE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à cumpter de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour Provinciale de Montréal à son intention.MONTREAL, ce 31 mars 1976 A BEAULIEU G.A.C.P.M.Mes MALO WILHELMY AQUIN 6 ASS.2197 est rue Sherbrooke Montréal, QUE PROCUREURS DU DEMANDEUR CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL DIVISION DES DIVORCES DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE (Clviîion des Divorce*) NO: 500-12-059135-768 GERMAINE BELANGER-BOUCHER, résidant et domiciliée au 4040 boul St-Joseph.app.5.dans les cité et district de Montréal.requérante vs SYLVIO BOUCHER, présentement de lieux inconnus.intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé SYLVIO BOUCHER, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée è la Division des Divorces du district de Montréal à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTREAL, CE 22 MARS 1976 (S) A BEAULIEU REGISTRAIRE ADJOINT LABELLE CHARBONNEAU 6 LAPORTE 4935 est rue Beaubien Suite 105 Montréal.Québec AVIS DE CHANGEMENT DE NOM AVIS est donné que YERVANT ALEXANDRE VOSGUERITCHIAN, joaillier, du 6725 Baillergon.Brossard, fera une demande pour changer son nom en celui de YERVANT ALEXANDRE VOSS.duquel changement bénéficiera aussi son épouse, ROSEMARIE FRANKEN et enfant mineur, PETER ALEX, tous demeurant i la même adresse.27 février, 1976 A.GOMBERG, procureur, 1010 St.Catherine 0, Montréal.AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Avis est par les présentes donné que M.JOSEPH ASSAAD ZARZOUR.administrateur, résidant et domicilié au 1310 rue Panama.Brossard, district de Montréal, s'adressera au Lieutenant Gouverneur en Conseil, pour un décret changeant son nom de "JOSEPH ASSAAD ZARZOUR1’ à celui de "JOSEPH ROSTAND" Montréal, ce 24 mars 1976 Me RENE TALBOT Procureur du Requérant CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Divorce) N0 500-12-059306-765 DAME SHEILA LAPORTE, secrétaire, des Cité et District de Montréal, y résidant au 3821 St.Kevin, app.3.REQUERANTE -c- LI0NEL GRIFFIN, d'adresse Inconnue, INTIME PAR ORDRE DE LA COUR: L'intimé LIONEL GRIFFIN est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son Intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, 26 mars 19’6 Claude Dufour, Reg Me M.BOYANER, Proc, de la req.6655 Cête-des-Neiges, S 405 Montréal H3S 2B4 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Diviaion de* Divorces) N0 500-12-049684-750 GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL DAME ROSE OUELLET, résidant et domiciliée au 8488 rue St-André, dans les cité et district de Montréal.Requérante -vs- GAST0N GOULET, présentement de lieux inconnus, ' Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé GASTON GOULET est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal, à son Intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous.de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous.MONTREAL, ce 30 mars 1976.(S) PIERRE FAVREAU Reglstralre-adjoint GADBOIS LAFONTAINE THIBAULT 400 est, rue Jarry, Montréal, Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO: 500-05-004133-763 SHIRLEY IRENE BAGSHAW, et LESLIE ARTHUR BAGSHAW, demanderesses vs MICHEL LEGER.défendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur MICHEL LEGER, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 jours de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour supérieure de Montréal à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, les demanderesses procéderont à obtenir contre vous, par défaut un jugement.FRANK S.BOYD.444 Beaconsfield boul Beaconsfield, Que procureur des demanderesses.MONTREAL le 23e jour d?mars, 1976.Mire Claude Dufour, d p.s.c.m.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE No.500-05-005162-761 LUCIEN GUERIN, résidant et domicilié en la cité de LaSalle, district de Montréal.DEMANDEUR -vs- JEANNINE SCHINCK, autrefois résidant et domiciliée en la cité de LaSalle district de Montréal, présentement d’adresse Inconnue DEFENDERESSE PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse JEANNINE SCHINCK est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée au greffe de la Cour supérieure de Montréal à son intention.MONTREAL, ce 31 mars 1976 A.BEAULIEU P.A.C.S.M.Mes CHABOT DOWNS LAURIER & CERE 356, 90iême Avenue Cité de LaSalle, QUE PROCUREURS DU DEMANDEUR CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0 : 500-12-059099-766 DAME MIREILLE TROTTIER, opératrice, épouse contractuellement séparée de biens de Théophile Larocque, résidant et domiciliée au 6575 Hoche-laga, app.3.Montréal.District de Montréal.Requérante -vs- THEOPHILE LAROCQUE, d'adresse inconnue.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé THEOPHILE LAROCQUE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits.la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.MONTREAL, le 31 mars 1976 (s) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE HARGREAVES, MONETTE.TRUDEL.LEDUC AVOCATS 6850 EST.SHERBROOKE SUITE 350 MONTREAL H1N 1E1 - TéL.253-2261 DOMICILE ELU 91 RUE ST-JACQUES.SUITE 500 MONTREAL VILLE DE MONTRÉAL Expropriation ot possession préalable, aux flna de rues, de certains terrains situés dans le prolongement de l’avenue Étienne-Brûlé, au nord-est do la rua du Pont, selon le plan E-17 Sault-Au-Récollet C.S.M.18-000 137-73 T.E.34-00 1224-74 La Ville de Montréal donne, par les présentes, avis que le 13 avril 1976, à 10:30 heures, à la mezzanine du 360 rue St-Jacques, à Montréal, le Tribunal de l’Expropriation de Montréal commencera à procéder à l’examen et à l’évaluation des immeubles ou parties d’immeubles expropriés décrits ci-dessous et des dommages résultant de cette expropriation qui, selon les articles 955 et suivants de sa charte, a été décrétée par résolution du Conseil municipal le 17 mal 1971 conformément au plan d’expropriation E-17 Sault-Au-Récollet.Les immeubles ou parties d’immeubles dont l’expropriation a été décrétée pour les fins susdites, du cadastre de la paroisse de Sault-Au-Récollet de la division d’enregistrement de Montréal, sont les suivants: Numéro de Subdl- Article -cadastre vision Situation Propriétaire 4 P-171 — Lot du Pont Milmont Fibreboards Ltd.HOTEL DE VILLE, PEL0QUIN BOUCHARD BADEAUX et ALLARD MONTREAL, Procureurs de la Ville de Montréal CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No 500-02-006757-764 HUSBAND TRANSPORT LIMITEE, corps politique dûment incorporé ayant son siège social à London.province d'Ontario et sa place d'affaires dans les Cité et District de Montréal.demanderesse -contre- SHAMSHER SINGH.défendeur IL es enjoint à SHAMSHER SINGH a l'Intention duquel une copie du bref et de la déclaration a été laissée au greffe de cette Cour, de comparaître dans un délai de trente (30) jours.Montréal, le 25 mars 1976 Greffier Boudreau, Giard, Gagnon 6 Clerk Suite 930 800 ouest, boul.Dorchester Montréal, H3B 1Y4, Tél.: 877-5973 Avocats de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPERIEURE NO: 500-05-004985-766 DANS L'AFFAIRE DE: Les Conventions Matrimoniales entre FERNAND GAMACHE.journalier ET ANGELE MALO.tous deux résidants et domiciliés au 11066 rue Paris en la cité de Montréal-Nord, district de Montréal REQUERANTS PRENEZ AVIS que les Requérants présenteront devant la Cour Supérieure de Montréal, au 10 est rue Craig, chambre 2:03, le 7 mai 1976 à 9:30 heures de l'avant-midi, ou aussitôt que Conseil pourra être entendu, une Requête demandant l'homologation d'un Acte de Modification du Régime Matrimoniale entre le Requérant et son conjoint Dame Angèle Malo.passé devant Me André Paquette notaire.le 11 novembre 1974 sous le numéro 3019 de ses Minutes, et changeant leur régime matrimoniale de communauté de biens afin d'établir un régime de séparation de biens.MONTREAL, ce 31 mars 1976 Me ROBERT B.GIROUX , avocat procureur des Requérants AVIS est par les présentes donné conformément à l'Article 26 de la Loi des pouvoirs spéciaux des Corporations (S.R Q.1964 C 275) que la garantie créée par ce certain acte de (idélcommis.comportant hypothèque, nantissement, cession et transfert exécuté par Baltek Equipment Ltd, devant le notaire Abraham Polger.le 17 décembre 1975 et enregistré au bureau du Registraire de la division d'enregistrement du District de Montréal, le 29 décembre 1975, sous le numéro 2658667 (laquelle garantie s'étend aux dettes, droits et réclamations en faveur de Baltek Equipment Ltd, en plus d'autres biens et actifs de ladite compagnie) est devenue exécutoire Michael S Pesner, agent du fidéicommissaire pour ledit acte de fidéicommis CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No : 500 14-001 131-762 DANS L'AFFAIRE DE: LA SUCCESSION DE FEU W0L0DYMYR WALTER KOMARJANSKYJ.de son vivant journalier de la cité et du district de Montréal.et MYR0SLAW BIHUS, gentilhomme, résidant et domicilié à Willowdale, Province de l'Ontario, et DAME NATALIA BIHUS JABL0SKA.résidant et domiciliée à Agincourt.Province de l'Ontario, et DAME IRENA BIHUS FEDORIW, résidant et domiciliée à Toronto, Province de l'Ontario, EN LEUR QUALITE D’HÉRITIERS LEGAUX DE FEU W0L0DYMYR WALTER KOMARJANSKYJ.Requérants Avis est donné que le Hième jour de mal 1976 à 9.30 a.m.Monsieur Myroslaw Bihus, Dame Natalia Bihus Jablonska et Dame Irena Bihus Fedoriw résidant dans la Province de l'Ontario demanderont à l'un des juges de la Cour Supérieure siégeant dans et pour le district de Montréal au Palais de Justice, 10 Craig est, Chambre 2 16 d'émettre des lettres d'administration pour établir que la Succession de Wolodymyr Walter Komarjanskyj résidant autrefois dans les cité et district de Montréal est dévolue à Monsieur Myroslaw Bihus, Dame Natalia Bihus Jablonska et Dame Irena Bihus Fedoriw.JEAN PIERRE SEMENIUK Procureur des requérants VILLE DE MONTRÉAL Expropriation et possession préalable, aux fins de métro, de certains immeubles situés au nord-ouest et au sud-est de la rue Albert et au sud-ouest de l’avenue Atwater, selon le plan A-76 St-Henri C.S.M.16-000035-74 T.E.34-001226-74 La Ville de Montréal donne, par les présentes, avis que le 13 avril 1976, à 10:30 heures, à la mezzanine du 360 rue St-Jacques, à Montréal, le Tribunal de l'Expropriation des immeubles ou parties d’immeubles expropriés décrits ci-dessous et des dommages résultant de cette expropriation qui, selon les articles 955 et suivants de sa charte, a été décrétée par résolution du Conseil municipal le 16 janvier 1974 conformément au plan d’expropriation A-76 St-Henri.Les immeubles ou parties d'immeubles dont l’expropriation a été décrétée pour les fins susdites, du cadastre de la Municipalité de la paroisse de Montréal de la division d'enregistrement de Montréal, sont les suivants: Numéro de Article cadastre Situation Propriétaire 40 P889 Lot ave Greene i Succession Maurice Nowlan De Lisle HOTEL DE VILLE, MONTREAL, PÊLOQUIN BOUCHARD BADEAUX et ALLARD Procureurs de la Ville de Montréal VILLE DE MONTRÉAL 2RÎv•Æp,?.^rlUn0rd•0U••, d# " 8# ru#’ M'°n '• plan 8* C.8.16-000369 — T.E.34-001223-74 La Ville de Montréal donne, par les présentes, avis que le 14 avril 1976 à 10:30 heures, à la mezzanine du 360 rue St-Jacques, à Montréal le Tribunal de (’Expropriation de Montréal commencera à procéder à l'examen et à l évaluation des immeubles ou parties d'immeubles expropriés décrits ci-dessous et des dommages résultant de cette expropriation qui, selon les articles 955 et suivants de sa charte, a été décrétée par résolution du Conseil municipal le 22 juin 1971 conformément au plan d'expropriation S-39 Rivière-des-Pralries.Les immeubles ou parties d'immeubles dont I expropriât on a été décrétée pour les fins susdites, du cadastre de la Paroisse de Rlylère-des-Prairies de la division d'enregistrement de Montréal sont les suivants: Numéro de Subdi- Article cadastre vision ^ Situation Propriétaire 9 134 P-372 Lot 26ième Avenue Raymond Proulx et al ]34 371 Lot 26ième Avenue Raymond Proulx et al 11 134 P-370 Lot 26ième Avenue Raymond Proulx et al HOTEL DE VILLE, PELOQUIN BOUCHARD BADEAUX et ALLARD MONTREAL, Procureurs de la Ville de Montréal culture et société Le Devoir, samedi 3 avrrt 1976 • 23 Max Ernst l’imagier des ailleurs est.parti Un peintre ne meurt pas surtout Max Ernst.Cette formalité d etat-civil survenu ce 1er avril, n’a de sens qu’en notre univers éphémère et raisonnable et Max Ernst, imagier de tous les ailleurs, s’est tant acharné à ‘‘ensevelir la raison” que son départ ne peut être qu'un nouveau voyage vers les inquiétantes et merveilleuses planètes que nous révélait sa peinture.Max Ernst est né à Brühl, près de Cologne, en Allemagne, le 2 avril 1891.Etudiant en philosophie, psychiatrie et histoire de l'art à l'Université de Bonn, il est particulièrement impressionné par les oeuvres de Flaubert et de Stirner, et par celle de Nietzsche, en filigrane de laquelle pouvaient déjà se lire les fondations d’un surréalisme à inventer encore.C'est en 1910 que le jeune homme se tourne définitivement vers la peinture.Il fait alors la connaissance d'August Macke et entre en relations avec le célèbre mouvement du "Cavalier bleu ”, à Munich.Sa première exposition aura lieu en 1912 à Cologne.En 1919, Max Ernst fonde avec Baargeld, le mouvement Dada de Cologne.‘‘Une guerre horrible et stupide nous avait frustres de cinq ans d’existence, devait-il écrire.Nous avions assisté à l’effondrement dans le ridicule et la honte de tout ce qui nous avait été donné pour juste, pour beau et pour vrai.Mes oeuvres de cette époque n’étaient pas destinées à séduire, mais à faire hurler.” En 1920, Max Ernst fait scandale avec sa première exposition dada, toujours à Cologne.Les visiteurs doivent entrer dans la galerie (en fait une brasserie) par des toilettes publiques et se voient remettre des hachettes pour détruire ce qu’ils aiment.Dans un coin de l exposition, une écolière en robe de première communiante récite des vers obscènes.Du dadaïsme au surréalisme, Max Ernst n’avait qu’un pas à faire.Ses expériences dans le domaine du ‘ collage’’ (à partir d’illustrations découpées dans des catalogues) attirent, en 1921, l’attention d’André Breton, qui organise à Paris une exposition des oeuvres troublantes de l’artiste allemand.L’année suivante, après avoir passé l’été dans le Tyrol en compagnie de Jean Àrp et de Tristan Tzara, Max Ernst, invité par le poète Paul Eluard, s'installe à Paris et se lance dans l’aventure du surréalisme.Traquant chimères et fantasmes, il s'attache alors à faire surgir des images enfouies dans l’inconscient de l’homme et invente pour ce faire des techniques nouvelles, “équivalents plastiques de l’écriture automa-tique’’ telles que le “frottage” dont il raconte l'origine en ces termes: "Me trouvant, par un temps de pluie, dans une auberge au bord de la mer, je fus frappé par l’obsession qu’exerçait sur mon regard irrité le plancher, dont mille lavages avaient accentué les rainures.Je me décidai alors à interroger le symbolisme de cette obsession et pour venir en aide à mes facultés méditatives et hallucinatoires, je tirai des planches une série de dessins, en posant sur elles au hasard, des-feuilles de papier que j'entrepris de frotter a la mine de plomb.” En 1929, Max Ernst publie un “roman-collage", au titre provocateur: "La Femme 100 têtes".La même année, il participe avec Salvador Dali au film-manifeste de Luis Bunuel, “L'Âge d'or".La guerre.Entre 1939 et 1941, le peintre allemand, bien que proscrit par les nouveaux maîtres de son pays est interné par les autorités françaises.Relâché, Max Ernst prend par l’Espagne le chemin des États-Unis, où il épouse en troisième noces l’illustre collectionneuse Peggy Guggenheim.Les paysages minéraux d’Amérique fascinent l’artiste: il résidera longtemps dans l'Ari-zona après avoir pris en 1943, pour quatrième épouse Dorothea Tanning, peintre surréaliste, qui devait être sa compagne le reste de son existence.Max Ernst se réinstalle à Paris en 1953.Cinq ans plus tard, il prend la nationalité française.Reconnu, consacré comme l'un des plus grands, peintres de l’époque, Max Ernst connaît alors l'heure des rétrospectives.L'un des derniers “monstres sacrés ", Ernst restera moins tapageusement mais plus authentiquement que Dali, le symbole meme de la peinture surréaliste.Son oeuvre hier décriée, maintenant adulée, restera désormais légendaire.ANNONCES CLASSÉES 01 CADRÉES 844*3361 • M ¦>»»»*» MM—!¦» HaSMUM».ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR Lm «nnaioMi* Mrt prit* 4* virHIar la pmmit» pamNoadal—rÿawOwcaa.IM D avoir ao ittid raapoovabia d'un* toula inaartion orroolt.• ww» wiTwuf aw wxTw «ouiigne* S.V.P.tattphonar à 8*4-336:.ANNONCES ClASSÉESRÉfiUUÈtëS 844-3361 vCliaOH* portion cbOI* 6260.moimimM moto ! « T—l a—Mnivul tvili I.M i • l'in—ot mMi peur l»lvwdK»lii APPARTEMENTS À LOVER 3460 Peel, au nord de Sherbrooke Avant de louer, vous vous devez de visiter les appartements modèles d’un des immeubles tes plus luxueux de Montréal.Climatisation centrale Studios Suites de 1 ou 2 chambres à coucher Tous à des prix très raisonnables Bureau de location sur les lieux.Téi 288-3173 FEMMES DEMANDÉES concordia 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Solution d’hlor 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 7206 24 • Le Devoir, samedi 3 avril 1976 culture et société La Place Desjardins sans complexe -par.JEAN-CLAUDELaHAYE (i) Fidèle à sa tradition, LE DEVOIR a accordé une large place aux diverses interventions qui ont entouré le projet du Complexe Desjardins issu du plus important mouvement coopératif au pays.Un de ces articles, en deux volets, signé de M.Jean-Claude Marsan ( “Le syndrome de la Place Ville-Marie’’ et “La première véritable place contemporaine à Montréal’’ — éditions des 13 et 20 mars derniers) soulevée des question de fond que j'aimerais relever pour contribuer à placer dans sa perspective véritable la planification à l’origine du Complexe Desjardins.Cette complémentarité est ensuite renforcée par un dégagement aérien qui crée un axe privilégié en direction de l’élégante colonnade de la Place des Arts et le subtil désaxement des tours, noté par M.Marsan, qui leur donne un air de liberté et de transparence.Enfin l’aménagement du réseau piétonnier périphérique qui s'intégre organi- '¦ ! Une lecture rapide de ces articles me laissa perplexe et inquiet.Cette réaction tenait sans doute à l’un des sous-titres qui tendait à faire du Complexe Desjardins un cas pathologique; elle s'expliquait peut-être aussi par des illustrations un tantinet ironiques (des lampadaires, des signaux de voirie, un panneau-réclame.) et une autre qui exploitait légèrement la nostalgie en suggérant l’étouffement du sympathique quartier chinois.Ce qui me fit craindre pour un court moment que “le plus grand ensemble architectural du Canada, entièrement conçu et réalisé par des Canadiens français", au prix de quatorze années d'effort, ne soit abruptement et avec la plus entière bonne foi guillotine par l’un de nos meilleurs critiques d’architecture et d’urbanisme.Reconnaissons ici qu'une lecture attentive permet d’apprécier le ton généralement positif de la critique de M.Marsan de même que la pertinence des questions concernant l’intégration d'un super-complexe dans le centre-ville.Ainsi qu’il le dit justement, il est bien difficile pour un urbaniste d’y répondre en l’absence d’un plan directeur pour l’aménagement du centre-ville.Conscient de cette difficulté, je voudrais quand même apporter le point de vue d’un ouvrier de la première heure, témoin subjectif des premiers pas de cette Place Desjardins qui devient officiellement, à compter d'aujourd’hui, notre authentique “Place du peuple".Je voudrais donc traiter de quatre aspects majeurs des critiques adressées par M.Marsan: — "Un parti architectural conservateur" ou une première?— Un signe de vitalité et non un syndrome — Un modèle d'intégration urbaine — Nous sommes aujourd’hui plus prêts à absorber l’impact d’un super-complexe au centre-ville.1) “Un parti architectural conservateur” ou une “première”?Les tours Analysées isolément, les tours du Complexe Desjardins peuvent servir de pâture à d’innombrables discussions à l’intention des partisans de telle ou telle chapelle esthétique.Pour reprendre une expression de la nouvelle vague gastronomique, il ne s'agit certes pas d’architecture minseure.On pourra juger les tours grassouillettes et regretter la timidité de leur dynamisme dans l’élancement, ou encore leur épiderme trop lisse, comme on ferait pour les femmes pulpeuses de Rubens.Rubens ou Giacometti, c’est affaire de regard.Les motifs, les considérations et les compromis qui ont abouti à ce choix volumétrique sont nombreux mais ne présentent d intérêt que pour les spécialistes et ce ne serait pas faire justice à l'ensemble que de s’attarder à ces caractéristiques, somme toute, secondaires.La qualité des aménagements intérieurs et les relations des milieux de travail avec l'animation de la Place ont, par ailleurs, déjà conquis la faveur populaire.Ce qu'il faut souligner, c’est que le parti retenu privilégie l’ensemble aux dépens des éléments individuels grâce à la présence d'un basilaire qui efface volontairement l'écrasante présence des tours traditionnelles plantées directement sur les trottoirs.La silhouette du Complexe est en parfaite harmonie et en complémentarité de l'environnement immédiat.Une courbe imaginaire qui, visible des quatre coins de l'horizon, partant du toit de l’Hôtel et reliant les trois tours dans le sens des aiguilles d’une montre, symbolise une gigantesque révérence, une sorte de salut architectural envers cette grande dame, notre voisine de qualité, la Place des Arts.quement à l’intense circulation intérieure comme si la relation de la rue à la Place était aussi naturelle que le rythme d’une respiration.Vues du Champs de Mars, il est juste que les tours écrasent de leurs masses le secteur d avant-plan.Mais cet état de chose ne peut être que temporaire car le développement envisagé du secteur (Place Favreau, entre autres) viendra atténuer cette impression.Doit-on parler de la "grisaille'' des tours et du basilaire à l'heure de la télévision couleur?On verra à l'usage que cette tonalité discrète et délibérée mettra en valeur un éventail chromatique inattendu: boutiques multicolores, végétation abondante et surtout, présence des femmes et des hommes qui afficheront la mode changeante des saisons.Faudrait-il enfin déplorer l’ombre au crépuscule que les tours étendront sur le quartier chinois?Ce quartier pour ceux qui le fréquentent, est un lieu nocturne qui vit de l'illumination des ampoules et des néons.Notre crépuscule sera le signal de son soleil levant et les proches lueurs du Complexe Desjardins accompagneront la fête qui s’y joue tous les soirs.Le réseau piétonnier Le réseau piétonnier du Complexe Desjardins n’a pas été conçu comme un système tubulaire inlassablement ponctué de boutiques et où, selon les heures de pointe d'entrée ou de sortie, le malheureux flâneur sera emporté par le courant dominant.Tout au contraire, l’ensemble est jalonné de formes libres, de zones de repas au milieu d’espaces de verdure discrètement éclairés pour favoriser justement le repas, la conversation et la flânerie et cela, même aux heures de pointe.La réputation du réseau piétonnier souterrain de Montréal n'est plus à faire.Cité partout comme un exemple d’urbanisme adapté à des conditions climatiques rigoureuses, on en retrouve l'influence dans l’aménagement du World Trade Cen- ter de New-York, le plus grand complexe immobilier du monae.Si utiles soient-ils, les réseaux en climat protégé sont malheureusement synonymes de vie souterraine, de perte de contact avec la lumière réelle et de vie artificielle.L'originalité du réseau du Complexe Desjardins tient au fait que le piéton est constamment dirigé vers la lumière naturelle à l’intérieur du mail, qu’il marche vers la lumière du soleil ou vers les feux du soir.Il est, en effet, en climat protégé, mais pour un temps seulement et la vie artificielle temporairement créée débouche invariablement à l’éclairage du jour.Le basilaire Ainsi porté vers le mail et la Place, notre piéton a finalement accès à l’exterieur.De là, s’imposera toute la dynamique du basilaire.Ce concept de design urbain vise à réduire à l’échelle humaine des villes d’autrefois l’inévitable gigantisme des structures modernes.Autrement dit, c’est un concept de “structure basse" avec un gabarit conforme à l’environnement (de l’ordre de trois étages sur la rue Ste-Catherine).Les structures hautes (les tours) sont placées en retrait de cette structure basse de sorte qu’elles n’écrasent pas le piéton dont l’oeil n'aperçoit qu’un petit édifice semblable aux autres dans l’environnement immédiat.Encore ici, l'idée n’est pas neuve (Lever House de New-York.Hôtorscity de Stockholm et la Lisnbaan de Rotterdam) et le Complexe Desjardins s’est inspiré de ces exemples mais le concept a été exploité à tel point que Fernand Seguin et moi-même travaillant à la formulation de la thématique du projet Desjardins, en 1971, avons dû inventer un mot pour le décrire.C’est ainsi que nous avons retenu le mot “basilaire" passé depuis dans le vocabulaire populaire tout comme le concept lui-méme qui déjà fait école.De la rue Ste-Catherine, notre piéton ne voit pas les tours juchées en retrait du basilaire; il est devant une circulation piétonnière parallèle et il peut à son gré emprunter le trottoir extérieur ou la voie intérieure dont le sépare une vitre et de la verdure.La rue Dorchester offre le même choix tandis que les rues transversales (Jeanne-Mance et St-Urbain) servent d’accès véhiculaires encore que l'architecture de détail du basilaire offre, elle aussi, un aménagement paysager continu à l'échelle de l'homme.La Place Quant à la Place, au nom d une première génération d’urbanistes et de designers urbains québécois, au nom du Mouvement Desjardins, au nom de la nation francophone canadienne, ce n’est qu’acte de maturité collective que de reconnaître quelle est un précédent notoire dans l’histoire des villes.Lorsque les Montréalais en auront pris possession, ils comprendront d’instinct que ni les plus prestigieuses realisations de Paris, ou même la Galerie Vittorio Emmanuelle II de Milan, et encore moins notre Place Ville-Marie qui souffre d une préoccupation trop exclusivement commerciale, ne pourront honnêtement s’y comparer.Avouons-le sans fausse pudeur avant que les étrangers ne viennent nous l’apprendre: la Place qui forme le coeur physique et symbolique du Complexe Desjardins n’est pas une imitation des espaces à climat protégé qui ont été conçus au Canada, en Amérique ou en Europe.Lorsque le grand public l’aura investi, de jour et de nuit, on se rendra compte qu’elle constitue une réalisation origi- nale, unique au monde.Unique par la multiplicité et la concentration des fonctions urbaines qui y sont représentées (commerce, échanges, communications, restauration, récréation, culture) dans un cadre qui accueille une végétation chassée de nos pavés, préfiguration d’un milieu urbain humanisé au sein de la masse de béton du centre-ville.Unique par la juxtaposition fonctionelle du “privé”, du "public”, propice aussi bien aux manifestations à grande échelle qu’aux célébrations discrètes.Unique par la présence de niveaux différents, mais accordés à des perspectives tridimensionnelles que n’offrent pas les places extérieures les plus prestigieuses.Unique surtout par l’injection d'une dimension urbanistique dans un concept architectural au sens où Turbanisme devient l’architecture de l’espace libre.La Place apparaîtra à l’oeil attentif comme une immense sculpture creusée à même l’espace où le dynamisme des volumes et des formes définit le lieu beaucoup plus que l’enveloppe , extérieure qui le délimite.Un lieu qui nous ressemble et ne ressemble à rien d’autre.On pense au mot de Valéry:"Ami, n'entres pas sans désir”.2) Un signe extérieur de vitalité Le Mouvement Desjardins a toujours cherché à promouvoir l'épanouissement socioéconomique de la nation canadienne-française.C’est dans cette perspective qu’une étude de localisation, menée en 1966, concluait que le projet devait être réalisé au centre-ville zone traditionnellement réser- vée au groupe anglophone.Il ; agissait d’affirmer la présence canadienne-française au coeur de la métropole, de mettre fin au mythe du ghetto francophone dans les zones grises de l’Est.Le site de la Place des Arts s'inscrivait presqu’au centre de gravité de la clientèle métropolitaine du Mouvement, en relation étroite avec les noyaux administratifs, financiers et commerciaux du centre-ville.Il s’agissait de transformer ce centre de gravité en centre de polarisation.Cette métamorphose ne devait pas s’accomplir dans un esprit de revendication, encore moins d'agression.Elle devait revêtir l’aspect positif d’une prise de possession avec tout ce que cela comporte d’affirmation sociale et culturelle jointe au sens des responsabilités.Le Mouvement Desjardins songeait alors à la relève de la nation, c’est-à-dire à la jeunesse canadienne-française dont les aspirations profondes devaient pouvoir s’identifier à la thématique du Complexe Desjardins, afin que cette dernière suscite, non seulement la fierté des sociétaires du Mouvement, mais surtout un désir de dépassement de la part de leurs enfants.Ainsi, le coeur de la métropole devait acquérir pour la première fois depuis la fin du Régime français, une physionomie physique et spirituelle témoignant du dynamisme canadien-français, face à celui des autres groupes ethniques.Le défi est aujourd'hui relevé.Dans toute l’histoire du Québec, si Ton excepte l’implantation de certains grands équipements collectifs (routes, barrages, etc.), le Complexe Desjardins constitue la réussite la plus ambitieuse qui ait réuni une première génération de promoteurs, de concepteurs et de bâtisseurs canadiens-français.m Cette réalisation marque à mon avis une étape décisive dans l’évolution socio-économique de la collectivité francophone du Canada.Quand on parle de syndrome ou de conditions pathofogiques face à cette réalisation, il faut, à notre avis, ne pas avoir évalué suffisamment le sens profond de sa signification pour la collectivité ou encore l’avoir assimilé à une maladie du gigantisme de la petite nation qui veut se faire aussi grosse qu’un boeuf.Lorsque les réalisations n’ont aucune commune mesure avec la réalité sociale, culturelle et économique du milieu, alors on peut parler de conditions pathologiques; le triste exemple du stade olympique a créé cette impression mais le rapprochement avec le Complexe Desjardins relève d’une association d'idée coupée de la réalité.(La semaine prochaine: Comment absorber l’impact d’un supercomplexe) (1) M.Jean-Claude La Haye, de la Société La Haye et Ouellet, et M.Jean Ouellet sont les urbanistes et architectes principaux du Complexe Desjardins.télévision \ (Omissions en noir et blanc SAMEDI C B F T O 8.55 Ouverture et horaire fUW Sésame ».;ill Roquet belles oreilles KMHI Les espiègles rient HU» Monsieur Rosée II.IHI La compagnie de la mouette bleue M.:lü Génie en herbe 12.00 Les héros du samedi I .(Ml Sporthèque 2.00 Femme d aujourd'hui La maternité 2.00 Techno-flash 2.20 Cinéma-Jeunesse M.Horatio Knibles" et Cirillo, verme tranquillo" 5.00 Bagatelle 0.00 I.imagination au galop 0.20 Téléjournal 0.40 Nouvelles du sport 0.50 Politique fédérale: Le Parti liberal 7.00 Lise I.ib 8.(Ml Hockey : Détroit à Montréal ".10.20 Téléjournal 10.45 Nouvelles du sport II.IHI Cinéma: "La vierge et le gitan ’ (drame - Britannique 1970» 12.20 Cinéma L'Amour " (comédie — Français 1968) IKK» Spiderman 12.(H) Star Trek UNI Cinéma: Chuka " (Western - 1967) 3.IMI Superstars of the mat KHI Sports beat 76 1.3(1 Wide world of sports 6.(M) Lawrence Welk 7.(H) A tapestry of dreams 8.0(1 Academy Performance: "Joe Kidd" (drame avec .wood).KMHI McGowan and Co.10.30 The Rolf Harris show II.IHI LTV National News 11.18 Pulse 12(H) Cinéma: The young lions " (Drame — DIMANCHE C B F T O CFTM CD 8.20 Patof raconte 9.IMI Michel Vaillant 9.20 Les cadets de la forêt 10.00 Robin Fusée 10.20 Le cirque à son meilleur II.IHI Les sentinelles de l'air 12.IHI Bon week-end I.45 Le Parti créditiste 2.00 Chantier 76 2.20 Le père Ambroise 2.IHI Sur le matelas 4.00 Horizon sports 4.20 C'est arrivé cette semaine 5.00 C'a prend un voleur 6.IM» A l'heure olympique 7.00 Les grands spectacles: L'homme à la peau de serpent" (drame avec Marlon Brando — Américain I960) ¦ 9.20 Mannix 10.20 Les nouvelles TVA II.IHI La couleur du temps 11.25 Cinéma: Le pain des Jules" (comédie de moeurs Français I960) ¦ 1.00 Cinéma La griffe du coyotte" (western — Espagne 1962) 2.00 la?10 vous informe RADIO-QUÉBEC O 8.55 9.00 9.20 9.45 1 II.IHI II.IHI 12.00 2.(Ml 2.20 4.20 5.00 6.00 6.20 6.40 6.50 7.00 7.20 10.20 10.45 Il (III Ouverture et horaire Sésame Les contes de la rive L'Evangile en papier Le jour du Seigneur Initiation à la musique: Les instruments à corde.La semaine verte: Dossiers sur la forêt en Colombie-Britannique D’hier à Demain 'Les Kalashs".L'Univers des sports L'heure des quilles Lt* Francophonissime Second Regard La question Téléjournal Nouvelles du sport Politique provinciale: Le Parti québécois.La petite patrie Les beaux dimanches: Roger Whittaker.Les beaux dimanches: Une femme trop honnête" (comédie de moeurs d'Armand Salacrou).Téléjournal Sports-dimanche Ciné-club: Le jardin des Finzi Contini" (drame réalisé par Vittorio de Sica — Italien 197D CBAAT O CFCF œ 9.110 This is the life 6.00 Community 9.30 Coronation street 7.110 T B A Id.(Ml Sunday morning 7.30 Jimmy Swaggart II.IHI Meeting place 8.(Ml Rex Humbard 1211(1 Living Tomorrow 9.(HI Oral Roberts presents 12.1ft A wav out 9.30 ll is written 12.30 VIP 111.(10 Hellenic program 1.00 This Land 10.30 Teledomeniea 1.30 Country Canada I.IHI Mr Chips 2.0(1 Music to see 1.30 Tax Sense 2.30 CBC Sunday Sports 2.00 Cinéma: 4.00 Speaking out La Traviata" (opéra-1968) 1.30 Hymn sing 4.30 Question period 5.00 Science Magazine ¦ft.(Ml tint arm'd world 3.30 Pommy Commons 5.30 Garner Ted Armstrong Musical World (.(Ml 6.00 Wonderful world of Disney 6.30 Going places 7.00 The beachcombers 7.IHI Six million dollar man 7.30 The Irish RoVers 8.00 Sonnv and Cher 8.(M) The Waltons 9.00 Kojak 9.0(1 Upstairs downstairs 10.00 W-5 10.00 Marketplace 11.00 News 10.30 Ombudsman 11.21 11.00 Thé National 12.00 Cinéma: 11.15 Nation s business Little Fauss and Big Halsev” (drame- 11.21 Montreal tonight 1970).11.37 Ciné-camp Salome (drame-1953) m w cinema CFTM (D % * ?«F 18.(HI 18.30 19.30 Tourlou Los homines de la mer: Ramon et la baleine tueuse Ciné.Plus: Le violon de Vincent".Un rO R T F.avec Charles Vanel.film de CBMT O 10.00 Sésame Street 1 KHI The Flaxton boys 11.30 Klahanie 12.00 Parade 1.00 Water world 1.30 Par 27 2.00 Canadian College Sports review 4 00 The Stanley cup 5.00 Lost Islands 5.30 Welcome back, lutter 6.IHI CBC Saturday evening news 7.00 Reach for the Tcp 7.30 Phyllis 8.00 Hockey Détroit â Montréal 10.30 Ceilidh 11.(H) The national 11.15 Provincial affairs: 11.21 Montreal Tonight 11.37 Cinéma : "Tora, Tora.Tora" (Drame - Améri- cain 1970) 2.00 Fermeture CFCF © 6.00 University of the air 7(H) The community 7.25 Take Kerr 7.30 Circle Square 8.00 Abbott and t ostello 8.30 Rocket Robin Hood 9.00 Merrie melodies 9 30 Flinstones 10.00 Kidstuff 11.00 Waterville gang 7.55 Horaire Bienvenue 8.IM) Ministère mondial Rex Humbard 9.tHI Patof raconte 9.20 Fanfan Dédé IIMMI C’était l’bon temps I2.IMI Bon dimanche 2.(10 Hockey: Les Nordiques à Toronto".4.20 Information voyage 5.IMI Au Royaume des animaux 5.20 Flipper 6.(Ml Showbizz 7.00 Ciné-Choix: "la1 groupe” (étude psychologique — Américain 1966) 10.00 Regards sur le monde 10.20 Les nouvelles TVA ll.(H) I^a onzième heure 12.00 Le dix vous informe RADIO-QUÉBEC (Q 18.IHI Le drame de la survie: Les citoyens du Corail.18.20 Si ('monde savait M.Edmond (.'hâtigny cultivateur.I9.IHI En se racontant 1 histoire d'ici La crise de 1929-39.20.00 Orner Pacha 20.20 Le sens de la vie 22.20 Les jazzeurs Anthony Braxton saxophoniste ATWATER 1 : Niveau métro Alwxis Nihon 935-4246 Taxi driver " 1.10, 3.10, 5.10, 7.15, 9.15 ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 The magic flute" 12.10.2.30, 4.00, 8.10, 9.30 AVENUE: 1224 Ave Greene Westmount 937-2747 I will, I will for now" 1.15, 3.15, 5.15, 7.15.9.10 REAVER: 5117 Avenue du Parc 844-1932 Fanny Hill meets Dr.Erotico" 12.00, 2.50, 5.40 8.30 Man and wife" 1.40.4.30.7.30, 10.10 BERRI: 1280 St-Denis 288-2115 "Le vent de la violence" 2.25, 6.10.9.55, Les nuages entre les dents 12.40, 4.20.8 05 CANADIEN: 1200 Ste-Catherine E 524-1685 Les voyeurs" 2.15, 5.00, 7 45.10.30, et “Bon pour la santé" 12.45.3.30, 6.15, 9.00 CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine 524-1685 "Un après-midi de chien" 1.40.5.35, 9.30 et "Le verdict" 12.00, 3 50.7.45 CHEVALIER: 15(H) St-Denis 845-3222 "C’est dur pour tout le monde" 1.25, 3.35.5.40, 7.50, 10.00 CINEMA MAJESTIC: 3166 Henri-Bourassa 381-6116 "Les chiens de paille" 5.20,9.15."Qu'est-il arrivé à tante Alice" 7.30 CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil 677-7933 I«i pluie de l’enfer" samedi: 2.45, 6.20, 9.45.Tango Macabre" Sam; 4.30, 8.00, Dim.1.00, 4.30, 8 (H) CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger E.722-0302 Terreur sur le Britannic" sam: 7.30 dim: 3.05,7.30et "Rollerball"sam: 5.05,9.30.dim: .12.45, 5.05.9.30.
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