Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 5 avril 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1976-04-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
f Fais ce que dois IS météo: Généralement dégagé Minimum la nuit dernière -7.Maximum 10.Demain: passages nuageux Détails 25 CENTS Vol.LXVIII - No 60 Montréal, lundi 5 avril 1976 Office férial À moins d’un déblocage Québec interviendra cette semaine pour “sauver l’année scolaire” par Pierre O’Neill A moins d’un déblocage à la table de négociations du secteur de l’enseignement, Québec interviendra dès cette semaine “pour sauver l'année scolaire”.Telle est la mise en garde que le premier ministre, M.Robert Bourassa, formulait hier à l’intention des leaders syndicaux, à l’occasion du congrès libéral régional qui regroupait quelque 1,400 militants des comtés de Brôme-Missisquoi, Iberville, Richelieu, Saint-Hyacin- the, Saint-Jean, Shefford et Verchè-res.Plus tard interrogé par les journalistes, M.Bourassa a refusé de définir la forme que prendrait cette intervention.“Ça pourrait être une loi spéciale ou un autre moyen”, a-t-il simplement indiqué.Le chef du Parti libéral comblait dans ces termes l’attente que ses militants venaient tant juste de lui exprimer dans une résolution qui se lisait ainsi: “Considé- Largement divisés, les commissaires s’en remettent à leur président par Lise Bissonnette QUEBEC — Divisée en deux camps d'égale importance autour de la question des lock-out ou d'une loi spéciale, l’assemblée générale spéciale de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec a évité par une infime Ordre de grève générale par Louis-Gilles Francoeur Le front commun des secteurs public et para-public a convié hier ses 175,000 membres à débrayer toute la journée aujourd’hui au moment même où doivent reprendre les négociations à la table centrale des salaires.L’état-major syndical veut ainsi marquer son insatisfaction du peu de progrès accomplis aux tables sectorielles, que le président de la CEQ, M.Yvon Charbon-neau, a rebaptisé en fin de semaine sous le vocable de “bluff” gouvernemental.En dépit des pourparlers de la fin de semaine dans son secteur, la CEQ se montrait très déçue hier de la réaction gouvernementale à ses contreproposi-tions “substantielles” de la fin de semaine sur la tâche et la sécurité d’emploi.La situation est encore plus tendue du côté des affaires sociales où les négociateurs syndicaux ont formellement débattu en fin de semaine la possibilité d’une rupture immédiate des négociations.Les représentants du secteur nospi-talier se sont toutefois inclinés devant le Voir page 6: Grève £ rant la crise actuelle dans nos écoles comme un problème majeur, considérant que les entants subissent les conséquences d’une situation que votre gouvernement n’a pu régler, les parents se demandent quefie action vous pensez prendre pour hâter le dénouement heureux d’une situation devenue intolérable.” Le débrayage que la Centrale de l’enseignement du Québec a annoncé pour aujourd’hui, le premier ministre le trouve injustifié et abusif et soupçonne dans ce radicalisme le refus d’en venir à une solution négociée.Le gouvernement, indique-t-il, ne doit pas tolérer ce “syndicaUsme anti-social” lorsque le bien commun n’est plus sauvegardé.En assurant que le gouvernement ne le fait par plaisir ni par souci de capital politique, M.Bourassa plaide l’obligation d’assumer ses responsabilités lorsque les syndicats ne cessent de multiplier les grè- ves.Dans le secteur des affaires sociales, le gouvernement sévira avec la même célébrité et fermété que dans l’enseignement aussitôt qu'il aura constaté que les services essentiels ne sont plus assurés.Dans un cas comme dans l’autre, le conseil des ministres a procédé à la réunion de mercredi dernier à une analyse exhaustive de la situation des négociations avec le front commun syndical.De nouveau et pour la dernière fois à la réunion de mercredi, le cabinet fera le point.Et s’il n'y a pas eu progrès notable, “déblocage”, il n'hésitera pas un seul instant de plus et interviendra.Dans cette optique.M.Bourassa se dit convaincu que la population appuiera massivement 1 action de son gouvernement.Les congrès régionaux du Parti libéral sont l'occasion d’echanges entre le chef et Voir page 6: Bourassa majorité l'adoption de la ligne dure, samedi à Québec.Mais, comble du paradoxe.de guerre lasse à la fin de cette journée de débats confus, les délégués ont tout simplement donné un mandat en blanc à leur président, M.Hubert La-vigne.qui pourra décider seul du moment où demander une loi spéciale au gouvernement du Québec.M.La vigne, qui présidait lui-mêmè l'assemblée où s'étaient massés quelque 800 délégués et 400 observateurs, ne cachait pas sa satisfaction; il a en effet obtenu la confirmation de son mandat déjà acquis pour poursuivre les négociations.et a désormais les mains libres pour s'entendre avec son partenaire gouvernemental.indépendamment du Conseil d'administration de la Fédération, qui lui avait souvent cherché noise au cours des dernières semaines.Après avoir écarté par 52% des voix seulement des résolutions originant de la salle et réclamant le recours à une loi spéciale.ou sinon la fermeture des écoles, et même la reconduction du décret pour l'organisation scolaire de l’année 1976-77, les délégués ont finalement opté pour la poursuite des négociations intensives entreprises il y a dix jours à Québec.La résolution sitpule cependant que ces négociations doivent se terminer “dans le lus bref délai, en terme de jours”.M.avigne s'est toutefois refusé à préciser ce nombre de jours par quelque chiffre que ce soit, mais, dit-il, “ce n'est pas une semaine ".A l'expiration de ce délai inconnu.ou encore si le “blitz” des négociations échoue, la Fédération devra alors demander le dépôt des offres finales du gouvernement, et un vote syndical sur ces offres.Cette dernière partie de la proposition reconduit la position traditionnelle de la Fédération.Aux tenants nombreux, et diserts, de la ligne dure, qui disaient repartir déçus d'une réunion où on leur avait promis de ' prendre une décisions sur la façon de mettre fin à la détérioration du climat dans les écoles ".le président a enfin proposé la résolution lui donnant carte blanche, que son Conseil d’administra-Voir page 6: Commissaires Les forces armées canadiennes, équipées de canots pneumatiques, ont évacué des centaines de familles de Lachenaie ces jours derniers.Au cours du week-end, le refroidissement de la température a tempéré la menace des crues dans la région montréalaise.(Photo Alain Renaud) au sommaire « ¦ Les relations catholiques-anglicans n’ont cessé de progresser, mais l’union n’est pas pour demain (Dr Michael Ramsey) -page 2 ¦ Le complexe Desjardins, et après ! Un éditorial de Claude Ryan ¦ La sécurité au chantier olympique, un commentaire de Jean-Claude Leclerc —page 4 Accalmie à Montréal Le Saint-Jean déborde et chasse 500 personnes au N.-Brunswick Moins menaçantes dans la région montréalaise, les inondations éprouvent maintenant la région du fleuve Saint-Jean qui a débordé de son lit dans l’Ouest du Nouveau-Brunswick, forçant 500 personnes à évacuer leurs logis.Grâce au refroidissement de la température dans la nuit de samedi à dimanene, les habitants des banlieues montréalaises ont eu un certain répit depuis 48 heures.Dans la province voisine, la montée des eaux a nécessité la fermeture de la trans- canadienne et l’évacuation d’un hôpital de 90 lits à Perth-Andover où le maire de la ville a décrété l’état d’urgence.La route principale étant impraticable, les automobilistes doivent emprunter le Maine.Mais, dans cet État américain, les conditions prévalant à proximité de la frontière du Nouveau-Brunswick, ne sont guère meilleures.A 60 milles au sud de Perth-Andover, sur un affluent du fleuve Saint-Jean, le Medunekeag, un embâcle a détruit en partie un pont de chemin de fer et endommagé les conduites d’eau de la ville, laissant la population sans eau potable durant plusieurs heures.Au Québec, dans ia région montréalaise, les niveaux d’eau des rivières Mille-Iles et des Prairies demeurent très élevés.Le Service de la protection civile évaluait hier une diminution ou une augmentation, selon les régions, d'un à deux pouces d'eau, le niveau dans le bassin de Montréal, A Rosemère, Terrebonne, Voir page 6: Inondation Faites du chemin i bon compte Dans une voiture de location du REUIS CHEVROLET Angle Jarry et Lajeunesse 276-2541 A Beyrouth, des forces pro-syriennes s’interposent entre milices rivales BEYROUTH (d’après Reuter, AP et AFP) — Au troisième jour de la “trêve” décrétée par la gauche pour hâter un ment, les incidents entre milices rivales faisaient pour la seule journée d’hier plus de 130 morts.Quelque 238 corps ont ainsi été relevés des divers théâtres d’opérations, ce chiffre incluant le nombre de tués au cours des combats et celui de corps retrouvés un peu partout, depuis le “gel des opérations” vendredi dernier.Les forces palestiniennes pro-syriennes de la Saika ont pris hier matin clés positions stratégiques apparemment pour contenir la pression des joumblattistes sur le réduit chrétien de Beyrouth.Les milices palestiniennes ont occupé la raffinerie de pétrole de Zahrani, terminal sur la Méditerranée de l’oléoduc venant d’Arabie séoudite.Elles ont également établi des barrages sur une route au nord de Beyrouth, à quelque trente-six kilomètres de la capitale.Ces mouvements de troupes confirment l’intention affichée de la Syrie d’empêcher une reprise généralisée de la guerre civile.Ainsi installée, la Saika empêche les forces progressistes du leader de gauche et les soldats rebelles de l’Armée arabe du Liban de dépêcher des renforts dans les abords de la capitale.La Saika a déjà accusé M.Joumblatt de tout faire pour saboter la médiation syrienne.Dans une déclaration imprimée sur des journaux collés sur les murs de la Voir pago 6: Beyrouth cdezUlTO RISTORANTE Mecca gastrononica Centra GoitronMnHpra 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal TIRAGE: 2 avril 1976 11,665 $1,150,450.1 gagnants en prix | 1,457,333 billets vendus 3e NUMERO COMPLET «« BILLETS SE •O TERMINANT PAR 6 ¦f er NUMERO COMPLET *æ BILLETS SE • M TERMINANT PAR 1449 BILLETSSE 14 BILLETS SE TERMINANT PAR 1AA7 BILLETSSE Irara# TERMINANT PAR 1412 B'LLETSSE GAGNE $250,000 $1,000 TERMINANT PAR 4e NUMERO COMPLET g O BILLETS SE IJ TERMINANT PAR BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT GAGNENT TERMINANT PAR Oe NUMERO COMPLET •I*n*I*I*M 5e NUMERO COMPLET GAGNENT GAGNENT $1.000 w «O BILLETSSE U TERMINANT PAR 1JJO BILLETS SE I rarao t 'TERMINANT PAR 6 6 4 9 9 ?¦un ?BB ?BB ¦BB 0BB 0BB ¦BB "f T I 7 7 5.I 1 GAGNE $5.000 5 GAGNENT $1,000 14 BILLETSSE ¦ 0 TERMINANT PAR j jL 5 ¥ 1 GAGNENT $1.000 ji GAGNENT *50 I 1 A4* B|LLETSSE 1 TERMINANT PAR £ GAGNENT ^50 S GAGNE $25,000 7 7 7 T 7 GAGNE *5,000 1 GAGNENT $1,000 U BILLETSSE ¦ ^ TERMINANT PAR 4.1 9 3 GAGNENT $1,000 GAGNENT $50 1 g.M BILLETSSE ; 1 Aia< TERMINANT PAR 9, 31 GAGNENT *50 GAGNE 7 I 7 ¥ 7 ¥ 5 GAGNE *5.000 T GAGNENT $1.660 g A BILLETS SE IM TERMINANT PAR 1 9 0 5 GAGNENT $1.000 JL GAGNENT sço 14*1 BILLETS SE 1 MOI TERMINANT PAR ¥ ¥ 5 GAGNENT $59 V 2 • Le Devoir, lundi 5 avril 1976 .Rencontre avec le Dr Michael Ramsey.Les relations catholiques-anglicans n’ont cessé de progresser mais l’union n’est pas pour demain 3: par Claude Ryan Dix ans après la célèbre visite qu’il faisait au pape Paul VI en mars 1966, 1 ancien archevêque de Cantorbery, le Dr Michael Ramsey, considère que les relations n'ont cessé de s'améliorer entre l'Eglise d'Angleterre et l'Eglise de Rome.Il n’envisage toutefois pas ue puisse se réaliser bientôt l’union léfiniüve entre les deux églises.Le Dr Ramsey qui.à l’âge de 72 ans, demeure très alerte et continue d’exercer par la prédication une acüvité pastorale intense, estime qu’il ne faut pas s'inquiéter outre-mesure des pertes materielles que subissent à travers le monde la plupart des églises chrétiennes.Ces reculs extérieurs s’accompagnent presque partout, selon l’éminent ecclésiastique britannique, d’un engagement plus approfondi des chrétiens qui demeurent attachés à leur Eglise respective et d’un regain d’intérêt pour la religion en général.De passage à Montréal en fin de semaine à l'occasion d’une Journée de renouveau et de prière organisée par l'Eglise anglicane du diocèse de Montréal, le Dr Ramsey a tenu devant quelques journalistes de la Métropole des propos généralement optimistes sur l'avenir de l’oecuménisme et de la religion dans le monde.Au terme de sa rencontre historique avec Paul VI, le Dr Ramsey avait souhaité avec son hôte romain que le rapprochement entre catholiques et anglicans s’amplifie au niveau des échanges théologiques, des relations personnelles entre membres des deux Eglises et de la collaboration entre les deux Eglises au plan social et culturel.Or, il ne fait aucun doute selon l’ancien archevêque de Cantorbery que des progrès sensibles ont été accomplis sur chaque front.Le Dr Ramsey déplore que l’action oecuménique demeure encore trop confinée aux milieux écclésiastiques et aux spécialistes des disciplines religieuses.Il constate aussi que le problème majeur des deux Eglises pour l’heure, c’est l’éloignement ectaculaire d’une partie importante leurs effectifs traditionnels.' ents pu la Coi derniers mois par la Commission catholique internationale de Théologie sur des sujets reliés à l’oecuménisme - l'Eucharistie et le sacerdoce — inspirent un regain d’optimisme au prélat britannique qui fut le deuxième primat d’Angleterre à rencontrer personnellement le pape de Rome au cours des quatre siècles qui ont suivi la Réforme.Enjambant plusieurs siècles de préjugés et de fautes historiques accumulées des deux côtés, ces rapports de la Commission internationale de Théologie formée par les autorités romaines ont posé le problème des ministères et de l’Eucharistie à partir de la problématique qui avait cours dans les premiers siècles chrétiens.On a pu découvrir.constate le Dr Ramsey, qu ainsi posées, les deux questions qui, au temps de Léon XIII, apparaissaient insurmontables sont désormais loin d être aussi épineuses qu’on le pensait.Le Dr Ramsey observe de même un progrès remarquable des études bibliques dans les milieux catholiques.Pour cet ecclésiastique qui a toujours tenu à réunir dans sa personne la compétence scientifique du "scholar" et les préoccupations concrètes du pasteur, ce progrès devrait faciliter davantage les conversations oecuméniques entre catholiques et anglicans.Le Dr Ramsey est sensible à l’essor qu'a connu ces dernières années la théologie politique dans les milieux catholiques.Il reconnaît que des circonstances particulières ont pu favoriser la montée de ce courant dans un continent comme l’Amérique latine, où sévit un état endémique de sous-développement économique et social.Il ne croit cependant pas que la théologie politique soit appelée à devenir un courant majeur dans l’Église anglicane.Ayant lui-même, à diverses étapes de sa carrière, pris publiquement position sur des questions controversées comme l’apartheid, la peine de mort et le divorce, Mgr Ramsey ne craint pas de voir l’Eglise s’engager publiquement dans des domaines où des valeurs fondamentales sont en jeu.Il veut de même que l’Église s’identifie avec les pauvres et les démunis là où des injustices évidentes sollicitent l'intervention des hommes de bonne volonté.Mais en général, le Dr Ramsey croit que l’Église devrait surtout intervenir au niveau de la définition des grands principes fondamentaux et que l'action de la communauté chrétienne sur la politique et l’économie devrait plutôt s’exercer par l’intermédiaire de ses membres faisant partie des syndicats, des conseils municipaux, des partis politiques, etc.En Angleterre, le Dr Ramsey constate que des chrétiens militent au sein de chacun des trois partis principaux, “Je pense ", commente-t-il, “qu’un chrétien peut en toute bonne conscience militer au sein de l'un ou l’autre de ces trois partis”.Selon l’ancien archevêque de Can-torbéry, le socialisme britannique de type travailliste ne présente aucune difficulté pour ceux de la conscience chrétienne.Le travaillisme remonte, explique-t-il, à une longue tradition de recherche de la justice sociale qui a sa source dans le fabianisme du debut du siècle et les mouvements populaires du siècle dernier.Il a toujours véhiculé un contenu qui n’etait point étranger à la vision chrétienne de l’homme et de la justice.Mgr Ramsey se montre cependant beaucoup plus réservé au sujet du marxisme.“Il est vrai”, observe-t-il, "qu'il existe plusieurs variétés de socialisme et que chacune doit être jugée à son propre contenu.Mais il est difficile d’envisager une synthèse totale entre la pensee marxiste à l’état pur et la vision chrétienne de l’homme et du monde.” L’insistance inébranlable du christianisme sur la dignité fondamentale de chaque personne et sur son rapport intime et direct à Dieu se concilie mal avec le peu de place que le marxisme accorde à ces valeurs fondamentales, estime le prélat britannique.D faudra évidemment plus que les tentatives isolées de penseurs marxistes ayant une sympathie ouverte pour le christianisme, comme Roger Garaudy, pour convaincre Mgr Ramsey de la possibilité concrète d’un rapprochement efficace entre le christianisme et le marxisme.Volontiers disposé en conférence de presse à aborder tous les sujets que veulent soulever les journalistes, le Dr Ramsay s’en tient du haut de la chaire à un message strictement religieux.Le Dr Ramsey avait été invité par l’Église anglicane a prononcer deux homélies à l'occasion de la Journée de Renouveau et de Prière de samedi.Or, il avait choisi pour ces homélies un thème éminemment religieux: l’Esprit-Saint.Sans omettre des références assez nombreuses aux effets de la présence de l'Esprit-Saint dans la vie chrétienne de tous les jours, il s’en tint du début à la fin à des développements abondamment inspirés des textes bibliques qu’il manie avec une facilité et une limpidité remarquables.Arrivé à Montréal vendredi après-midi, le Dr Ramsey aura prononcé dans la métropole au cours de la fin de semaine trois allocutions importantes.Il part aujourd’hui pour Toronto, Hamilton et London, où l’attendent au cours des prochains jours de nouveaux engagements.Dr Michael Ramsey Notre-Dame-de-Grace a encore une chance de conserver sa bibliothèque française Menacée de se voir couper les vivres, et en conséquence menacée d'une mort certaine.la bibliothèque Marguerite-Brunet, la seule bibliothèque francophone desservant le quartier Notre-Dame-de-Grâce, pourrait être sauvée in extremis en étant intégrée au réseau des bibliothèques de quartier de la Ville de Montréal.Il semble que ce soit là la dernière solution qui permettrait aux quelque 16,000 francophones de ce quartier, noyés dans un élément anglophone majoritaire, de conserver l'un des rares instruments culturels à leur disposition.Des conversations ont d’ailleurs été entreprises en ce sens entre le conservateur de la Bibliothèque municipale de Montréal et les représentants du Manoir Notre-Dame-de-Grâce.nous affirme le vice-président du comité exécutif de Montréal.M.Yvon Lamarre, qui souligne d'ailleurs au passage la nécessité pour les francophones de pouvoir jouir d un service de bibliothèque.La menace qui pèse sur cette bibliothèque administrée par le Manoir n’en inquiète pas moins plusieurs groupes du quartier qui tiendront d'ailleurs une assemblée publique, lundi soir à 20 heures, au Westend YMCA de la rue Hingston,' pour tenter de trouver une solution.En fait plusieurs raisons militent en faveur de la survie de Marguerite-Brunet.Pour plusieurs il s'agit d’une véritable institution qu'ils fréquentaient dans leur enfance.Pour d'autres il s'agit d’une question d'équilibre, les anglophones ayant à leur disposition deux bibliothèques publiques dont l'une a trois succursales.En fait, c’est une recommandation de M.Panneton aux autorités municipales qui a lancé le débat.Celui-ci, considérant le faible niveau de rentabilité de la bibliothèque Marguerite-Brunet, a recommandé de cesser de subventionner cette bibliothèque.M.Panneton explique qu'en tenant compte des dollars dépensés par l'administration municipale pour cette bibliothèque.M.Panneton explique faits par la bibliothèque, on n’était pas justifié de continuer à verser des subventions.Comparativement aux autres bibliothèques subventionnées, Marguerite-Brunet effectue 18 fois moins de prêts que la plus efficace des bibliothèques subventionnées, dit-il.M.Panneton, tout en se disant conscient du vacuum que causerait la disparition de cette bibliothèque, soutient qu’il faut exclure de continuer à subventionner comme par le passé cette bibliothèque.Selon lui.il faut chercher une autre solution.Et cette solution, il semble que pour les autorités municipales elle consiste à prendre en main l'administration de Marguerite-Brunet pour en faire une bibliothèque de quartier intégrée au réseau des bibliothèques municipales, comme nous l'indique M.Lamarre.Pour les citoyens de Notre-Dame-de-Grâce, la solution semble plutôt être du côté d’un statu quo amélioré.Dans un mémoire présenté à M.Panneton.le vice-président du Manoir Notre-Dame-de-Grace, M.Jacques Tellier, propose de mettre fin à la stagnation de la bibliothèque par un accroissement des subventions substantiel permettant de rajeunir les collections et d'améliorer les locaux et les services offerts aux usagers.On estime qu une-somme de $132,000 serait suffisante la première année, puis $75,000 par la suite.On souhaite aussi que la bibliothèque demeure au Manoir Notre-Dame-de-Grâce qui est le centre historique et géographique de la population francophone et italienne du quartier.On voit dans la bibliothèque un instrument intéressant pour aider à l'intégration des immigrants à la population francophone du quartier.Un mineur se tue dans une chute Un mineur de la mine Bell Asbestos, à Thetford, a été tué samedi matin et sept autres blessés lorsque l’ascenseur du puits sur lequel ils travaillaient a soudainement fait une chute de dix pieds environ.Clément Morin, 37 ans, de Pontbriand, qui se trouvait sur le toit de la “cage”, a basculé dans le vide.Son corps a percuté contre les poutres d’acier fixées aux parois avant de s'écraser quelque 1,000 pieds plus bas.Ses deux campagnons, qui l’accompagnaient sur le toit de l’ascenseur, ainsi que quatre autres préposés à l’entretien à 1 intérieur où ils servaient de “poids”, ont subi diverses fractures aux jambes et au thorax.Ils ont été transportés à l’hôpital de Thetford où leur état est jugé satisfaisant en dépit du choc nerveux dont ils continuent de subir les effets.Après l’accident, survenu à 7 h 22, sa- medi matin, tous les travaux de la mine ont cessé, comme le veut la tradition.Les huit travailleurs s'affairaient à réparer les guides qui avaient été endommagés plus tôt cette semaine.Le test, qu'ils effectuaient au moment de l’accident, visait à identifier l’endroit où les “rails” ralentissaient l’ascenseur dans sa descente.C’est à ce moment que l’ascenseur s’est coincé et que le câble a commencé à s’accumuler sur le toit.Puis, la lourde cage de plus de 5,000 livres s’est soudainement libérée, avant de s’immobiliser dix pieds plus bas.Selon l’agent Richard Côté, de la Sûreté du Québec de Thetford, aucun des trois travailleurs sur le toit de l’ascenseur ne portait sa ceinture de sécurité au moment de l'impact.Ils l’avaient pourtant porté toute la nuit en travaillant.Les policiers de la SQ ainsi que les ins- pecteurs du ministère des richesses naturelles ont pu vérifier hier que le dispositif de freinage d’urgence de l’ascenseur était en parfait état de fonctionnement.Du côté des “métallos” de la FTQ, on s’apprêtait à conclure l’enquête syndicale en cours, tout en se félicitant de la liberté d'action accordée aux représentants syndicaux par les policiers sur lieux de la tragédie.Plusieurs points retenaient l’attention du syndicat: d’abord le fait que le contremaître se trouvait quelque 40 pieds plus haut que ses hommes au moment de l’accident.Sa présence sur place aurait normalement obligé les hommes à porter leur ceinture de sécurité.Cependant, le syndicat s’est refusé à émettre le moindre commentaire officiel avant la conclusion de son enquête.L'enquête du coroner débutera sans doute cette semaine.¦* Conseil des ports nationaux National Harbours Board AVIS AUX USAGERS DU PONT JACQUES CARTIER Les automobilistes sont priés de noter qu'à la suite de la détérioration avancée de la couche d'usure à la chaussée du pont Jacques Cartier, le Conseil des ports nationaux se voit dans l'obligation de procéder à la réfection complète de la chaussée et au remplacement des joints de dilatation sur la partie du pont sise au Nord de l’île Ste-Hélène.Les travaux entrepris au cours des derniers jours se poursuivront à un rythme accéléré jusqu'à la fin de juin sur une seule voie à la fois et durant cette période quatre des cinq voies existantes seront toujours disponibles pour la circulation des véhicules.Afin de minimiser au possible les délais à la circulation, des mesures ont été prises pour assurer le débit du plus grand nombre de véhicules dans le sens de l'affluence.Ainsi, durant la période de pointe du matin, à moins de conditions particulières telles que pannes de moteurs ou autres, les automobilistes pourront emprunter trois voies en direction de Montréal alors qu'aux heures d’affluence de l’après-midi, trois voies de circulation seront à la disposition des véhicules se dirigeant vers la rive sud.Les conducteurs de camions dont le véhicule n'est pas en mesure, à cause de la lourdeur de son chargement, de maintenir une vitesse constante de 30 milles à l’heure sur toute la longueur du pont, sont priés de s'abstenir d'utiliser la voie unique Nord-Sud aux heures de pointe du matin et la voie Sud-Nord à la période de pointe de l'après-midi.Le Conseil des ports nationaux regrette les inconvénients susceptibles d'être occasionnés par ces travaux et sollicite la compréhension et la collaboration de tous les conducteurs de véhicules au cours de cette période inévitable de contrainte.Le directeur du port de Montréal N.Beshwaty Négociations etl’ ' des défavorisés Le Personnel de bureau des Écoles du P.S.B.G.M., déplore la lenteur des négociations pour une nouvelle convention collective pour les professeurs et le personnel de soutien.Nous recommandons la nomination immédiate d’un médiateur pour les professeurs, et non pas un règlement par décret.L’ASSOCIATION DU PERSONNEL DE BUREAU DES ÉCOLES PROTESTANTES DE MONTRÉAL / A % 11 LE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 5 avril 1976 Le complexe Desjardins fait glisser Montréal vers l’Est ‘‘Au coeur de la ville: un lieu Ou ert à tous! On y va pour le besoin et le plaisir d’y aller." 1 Pour des milliers de Montréalais, c’était d’abord et surtout, en ce dimamche de soleil, le plaisir et la fascination de découvrir les multiples aspects du complexe Desjardins, si vaste, si riche qu’il faut étaler sur 15 jours les fêtes de l’inauguration.Hier, les jongleurs, les clowns, les marionnettes, les flûtes à bec peuplaient pour les enfants ce monde de béton, de lumière et d’espace, réalisation du Mouvement des Caisses populaires Desjardins soutenu par le gouvernement du Québec.Coût total/ $206 millions, environ le double de ce qui avait été envisagé au début des travaux en mai 1972.Samedi, pour marquer le début des fêtes d’ouverture, le premier ministre du Québec, M.Bourassa, et le maire de Montréal, ont prononcé de brèves allocutions dans lesquelles ils ont notamment souligné les promesses de prospérité qu’apportent a l’Est de Montréal ces lieux et bâtiments nouveaux.Le chef du gouvernement, après avoir évoqué quelques-unes des réalisations sociales et economiques de son régime, a insisté sur le caractère original, proprement québécois des initiatives de son gouvernement.Pour le maire de Montréal, il conviendrait davantage de parler de la Place Desjardins” puisque hommes et femmes de tous milieux viendront s’y rencontrer.Mais, tout bien réfléchi, il se rallie au “complexe de la place”, convaincu que le Mouvement Desjardins, en construisant si grand, lui enlève désormais le complexe qu’il éprouvait à en- tendre tant de gens lui reprocher ses “visions de grandeur”.M.Alfred Rouleau, président du Mouvement Des jardins, estimant à 60,000 le nombre de personnes qui circuleront quotidiennement dans ce complexe, et à 20,000 le nombre de ceux qui y travailleront, a d’autre part fait valoir avec fierté que le choix meme de l’emplacement est capital: il permettra de bnser la “frontière artificielle” entre l’Est et l’Ouest de Montréal et, par son rayonnement, contribuera à déplacer vers l’Est le centre de gravité du quartier des affaires.Déjà, l’implantation de la Maison de Radio-Canada dans le quartier avait suscité de grands espoirs quant au développement socio-économique du Recteur.Hélas, ces espoirs ont à ce jour été déçus.Mais la mise en place du complexe Desjardins, à proximité de Radio-Canada et de la Place des Arts, ne serait-ce que par l’effet cumulatif, devrait ouvrir des perspectives nouvelles pour l’Est.Sitôt terminées les allocutions officielles (et fort peu politiques si l’on excepte une référence de M.Bourassa au Québec qui maintient son rang dans la Confédéra-tion“en dépi* du militantisme syndical et de l’opposition séparatiste”) et dévoilée la plaque officielle en présence d’un imposant parterre d’invités, tous ont été conviés a entendre ensuite un concert à la Place des Arts.En soirée, Renée Claude et André Gagnon ont conféré à cette première journée l’éclat de la grâce et la douceur de la poésie québécoise.Aujourd’hui, lundi 5 avril, à 17 heures, l'École secondaire Marie-Anne présen-te“Gymnastique artistique” sur la place.A 20 heures, avec Michel Séguin aux con- Claude-Henri Grignon est décédé à 81 ans Claude-Henri Grignon, auteur de ce téléroman populaire qu’est les Belles histoires des pays d’en-haut, est décédé samedi à sa résidence de Sainte-Adèle à l’âge de 81 ans.On attribue son décès à une insuffisance cardiaque, fort probablement causée par la mauvaise grippe qui le tenaillait depuis quelques jours, mais M.Grignon souffrait également d’artériosclérose depuis quatre ans.La carrière littéraire de Claude-Henri Grignon a été essentiellement marquée par un homme et son péché, oeuvre qui fut portée au cinéma en 1950 puis au petit écran sous le titre les Belles histoires des pays d’en-haut.Ce téléro- Wagner hospitalisé Le député progressiste-conservateur de Saint-Hyacinthe aux Communes, M.Claude Wagner, a été hospitalisé durant le week-end.Il souffrirait, selon les médecins, de surmenage.Le Dr Robert Micnaud a révélé que M.Wagner a subi des teste cardiaques qui se sont avérés négatifs.Il a nié la rumeur voulant que le député ait subi une crise cardiaque.Le médecin a ajouté que M.Wagner recevra son congé de l’hôpital dans quelques jours.NOUS VOUS PRESENTONS ROSE COIFFEUSE Herçri IV defraijce Ç}jau(c.ColUti/ic téi.3l6-fel73* 156+ rucDUDEMAINE (près boul.DE L’ACADIE) gas et la voix de Lise Cousineau, on présente “Toubabou”, un lien entre le tam-tam et l’électronique, assuré par six musiciens.Le mardi 6 avril, à 15 heures, “Deli-ma”, un groupe de neuf musiciens de Québec, propose un "mariage des vents et de l’électrique”.Cet immense ensemble' immobilier, percé de 72 ascenseurs passagers à commandes électroniques, dispose d’un parking intérieur chauffé recevant 1150 voitures.L’hôtel Méridien, qui occupe l’une des tours et peut héberger 1,000 comgressis-tes, est doté d’une piscine extérieure chauffée.On trouve dans le complexe une douzaine de restaurants, une caisse populaire et deux succursales bancaires, une clinique de premiers soins, une garderie d’enfants, quatre salles de cinéma, des galeries de 135 boutiques, un centre de recueillement ou de silence, une grande place publique recouverte et climatisée, ouverte jour et nuit, couvrant une superficie d’un acre.Les concepteurs se défendent d’avoir simplement créé une structure de béton et d’acier.Ils y voient plutôt “un ensemble immobilier qui respire la vie québécoise (.) à l’image de ceux qui construisent le Québec, à la fois vigoureux et moderne, différent et humain”.t ^ / Æilli -À* La grande place intérieure qui caractérise le Complexe Desjardins a commencé à s’animer en fin de semaine.Un rapport minoritaire du Comité Legault Québec doit récupérer les fonds de la SCHL man a fait les beaux jours des Québécois durant 14 ans, entre 1956 et 1970, et il n’est pas inutile de souligner que le décès de cet écrivain prolifique survient au moment même où les éditions Alain Stanké, de concours avec Radio-Canada, viennent de rééditer un homme et son péché, paru en 1933.Également connu comme pamphlétaire, Grignon a écrit un nombre important de textes sous le nom de Valdombre.Au moment de sa mort, il s’affairait à reviser un volume consacré à Olivar Asselin qu’il considérait comme son maître en journalisme.Il comptait également publier une correspondance de quatre années avec une religieuse américaine, titulaire d’une thèse sur les Hongrois, peuple qui passionnait l’écrivain.Ne à Sainte-Adèle où il a fait ses premières armes au journal local, Claude-Henri Grignon occupa plusieurs fonctions dans sa ville natale: préfet du comté de Terrebonne, commissaire scolaire, syndic pour l’actuelle église du village puis maire — fonction qu’il occupa durant dix ans.Le service - funèbre de Claude-Henri Grignon aura lieu aujourd’hui à 17h, en l’église de Sainte-Adèle.Sa disparition laisse dans le deuil son épouse, Thérèse Lambert, et sa fille, Claire.Lavoie maritime est ouverte La saison de navigation 1976 sur la Voie maritime du Saint-Laurent a été inaugurée samedi, avec le passage du M.V.Alka, au navire yougoslave,, aux écluses de Saint-Lambert, face à Montréal.Cette ouverture avait été retardée par les conditions défavorables, surtout la présence des glaces.L an passé, la navigation s’était ouverte le 25 mars.aujourd’hui A 11 h 30, à l’Institut des recherches cliniques de Montréal, 110 ouest, ave des Pins, le Dr James R.Neely, assistant-professeur à l’université de Pennsylvanie, donne une conférence publique.A 12 h, à l’hôtel Windsor, le ministre de l’industrie et du Commerce, M.Guy Saint-Pierre, est le conférencier au déjeuner du Canadian Club.• A 14 h 30, à l’École de technologie supérieure, 180 est, rue Sainte-Catherine, salle 503-A, le Dr R.Malowski, de ITREQ-Varennes, donne une conférence intitulée “Techniques de mesure au laboratoire de haute tension de 1TREQ”.A 20 h, à l’Institut de recherches cliniques de Montréal, colloque de l’Association des femmes diplômées des universités sous le thème “Troisième âge et culture”.A 20 h, au pavillon Leacock de l’université McGill, conférence de M.André-Jacques Bélanger sur les “Idéologies québécoises: de l’a-politisme à l’activisme^.Cliniques de sang: au Collège du Vieux-Montréal, pavillon Marie-Victorin, 244 est, rue Sherbrooke, salle de ping-pong, de 10 h à 16 h.par Bernard bescôteaux Pour réussir à satisfaire aux besoins actuels en matière de logement, le Québec doit se décider à prendre les moyens nécessaires, et notamment récupérer les fond, de la Société centrale d'hypothèques et de logement, sans quoi il ne pourra être maître de ses politiques en matière d’habitation.C’est là l’une des recommandations fondamentales d’un rapport minoritaire au rapport Legault signé par l’un des membres du groupe de travail sur l’habitation, Mme Jeanne Leblanc, rapport que celle-ci a rendu public hier après-midi lors d’une conférence de presse.Le rapport du Groupe de travail sur l’habitation (GTH) a été déposé officiellement à l’Assemblée nationale il y a une disaine de jours, mais il ne contenait pas de rapport minoritaire, le président du GTH, M.Guy-R.Legault, ayant refusé de l’annexer au rapport officiel contrairement à la procéaure prévue lors des premières rencontres du groupe.Mme Leblanc, seule représentante des locataires au sein du GTH, ou comme elle dit, la seule personne pouvant jouer le rôle de “porteuse des aspirations des locataires”, affirme vouloir manifester par sa dissidence son “refus de se faire récupérer” par le GTH qui ne représentait pas les intérêts réels des locataires.Sa dissidence ne porte pas tant sur l’analyse de la situation qu’a faite le GTH, explique-t-elle, mais bien sur les recommandations.C’est ainsi qu’elle reproche au rapport majoritaire du GTH de s’en remettre encore au gouvernement fédéral pour ré- Eondre aux besoins dans le domaine d’ha-itation au lieu de préconiser une prise en main par le Québec des moyens d’intervention.On laisse au Québec tout ce qui n’est pas payant, comme les HLM, dit-elle.Il y a aussi tout l’esprit des recommandations avec lequel elle n’est pas d’accord.“Ca va être pire qu’avant”, lance Mme Leblanc qui explique qu’on ouvre la porte encore plus grande a l’entreprise privée en subventionnant les profits des entrepreneurs.Par exemple il y a les subventions à la démolition qui sont une forme d’encouragement pour les entrepreneurs de laisser les logements se détériorer, signale-t-çlle.Il y a aussi l’absence de contrôle sur les loyers des nouveaux logements alors qu’on veut réduire le prix des logements.Elle signale aussi certaines subtilités des recommandations comme celle où il est proposé que les municipalités constituent des réserves foncières, et celle où il est proposé que ces terrains soient loués prioritairement à des sociétés sans but lucratif mais aussi à certains promoteurs privés.Et elle souligne que selon une formule exposée devant le GTH par l’un des membres, M.Roméo Vézina, ces promoteurs pourraient louer les terrains, y construire des édifices qui pourraient alors être loués.Quant à la manière dont furent élaborées les recommandations du rapport majoritaire, il ressort des explications données par Mme Leblanc que la démocratie a fait parfois défaut au sein du GTH, puisque les membres, suivant l’expérience vécue par Mme Leblanc, n’ont pas participé à l’élaboration des recommandations et qu’ils furent amenés uniquement à discuter d’une première ébauche d’un rapport final sur lequel ils pouvaient émettre des commentaires par écrit.En fait, le pnilosophie ou l’esprit qui sous-tend le rapport minoritaire semble être à tout le moins opposée au rapport majoritaire généralement appelé rapport Legault.C’est ainsi que dans un premier document.Mme Leblanc demande si le logement est “un droit ou uné marchandise”.Faisant une revue critique de la situation, elle soutient que malgré les déclarations de politiciens et de technocrates sur “le logement en droit social”, la situation au lieu de s’améliorer est devenue de plus en plus critique.Elle explique que “pour de plus en plus de gens le marché au logement ne marche plus.Il y a conflit entre la majorité des citoyens qui se cherchent un logement convenable à un prix abordable et une minorité qui a main mise sur les logements et qui recherche le profit maximum”.Elle déplore aussi que les gouvernements, lorsqu'ils interviennent en matière d’habitation, ont finalement comme objectif de “contrôler la santé de l’économie et aider les entrepreneurs à rentabiliser leurs investissements”.C’est le cas avec les programmes de rénovation urbaine et de restauration ou encore aussi les programmes d’accession à la propriété.Aussi se demande-t-elle si “aussi longtemps que le gouvernement n’aura pas montré une volonté nette et franche de se dissocier des requins de l'immeuble et de les affronter” il vaut la peine de faire des recommandations.Cette remarque ne l’empêche pas d’élaborer une série d’une vingtaine de recommandations, lesquelles visent à enrayer le phénomène de dégradation accélérés de l’habitat au Québec, notamment dans les grandes villes, et à permettre à la collectivité québécoise de reprendre en main son habitat et son sol.Au niveau des politiques générales, elle dit considérer comme indispensable que le Québec soit maître de ses propres politiques en matière d’habitation, et récupère les fonds mis à la disposition de la SCHL par le gouvernement fédéral.Elle propose par ailleurs de reconnaître le principe que les locataires qui le désirent, y compris les locataires de HLM, puissent devenir propriétaires “chez eux” par la formule de leur choix: coopérative, société sans but lucratif ou toute autre forme de propriété sociale.Elle propose aussi, le choix de logements étant limité, qu’on instaure un contrôle du prix des loyers pour tout logement locatif, qu’il soit ancien ou nouveau, ou même public (HLM).En ce qui a trait à des programmes particuliers, Mme Leblanc soumet des recommandations pour préserver l’actuel stock de logements, pour la création de nouveaux logements, et à propos de la spéculation foncière et de l’aide financière à l’achat et à la location de logements.Pour ce qui est de la préservation du stock actuel de logements, elle propose que les autorités publiques puissent contrôler la démolition de logements et qu’elles aient le pouvoir de réquisitionner les maisons barricadées e* les logements abandonnés, et de les remettre à une banque du logement ou d’en faciliter l’accès à des associations de locataires ou à des coopératives.Elle suggère aussi que les autorités municipales puissent exproprier des résidences que les propriétaires refusent d’entretenir.Pour la création de nouveaux logements, elle suggère que soient mises sur pied des entreprises publiques de construction et de rénovation pour la même fin.Elle recommande aussi la construction de logements locatifs à densité moyenne et finterdiction d’édifices de grande densité dans les quartiers déjà bâtis.Au niveau de la spéculation foncière, elle recommande que les terrains publics soient réservés à des fins d’habitation sans but lucratif.Au niveau de l’aide financière à apporter aux citoyens, Mme Leblanc recommande que l’État subventionne l’achat de maisons usagées, soit unifamiliales en rangée, soit en logements locatifs, à la condition que les acheteurs en deviennent les occupants.Cette recommandation s’applique aussi pour l'achat de logements locatifs neufs.Elle demande par ailleurs que l’Etat subventionne la location d’un logement sous forme d’allocation-logement à la condition que celle-ci soit une subvention au coût d’opération et non au profit.Enfin elle recommande que l’État ne subventionne en aucun cas la construction de maisons unifamiliales détachées, pour reporter ces subventions sur des maisons unifamiliales en rangée et à la condition que celles-ci soient construites et vendues par une société publique ou une coopérative de construction sans but lucratif.COURS DE POTERIE Initiation à la céramique Tournage — Façonnage Composition des glaçures Inscription immédiate pour les sessions débutant le 12 avril et le 5 juillet au : Centre de céramique Poterie Bonsecours 433 est, Notre-Dame Vieux-Montréal 844-6253 854-6165 Permis culture personnelle no : 749 885 Churchill Falls: des dégâts évalués à $30,000 Fa CHURCHILL FALLS (PC) - Le vandalisme a coûté plus de $30,000 à la Churchill Falls Labrador Corporation, depuis huit semaines, au dire de M.Lome Burlington, vice-président et directeur général de l’entreprise.Il a révélé, samedi, que les employés non en grève ont été tellement occupés à réparer les pneus crevés sur les véhicules de a société qu’ils n’ont pas eu le temps de tenir un registre exact, mais la facture uniquement pour ces pneus dépasse $6,500 jusqu’à maintenant.Ces dégâts sont attribués directement à la grève déclenchée par la section 2351 de la Fraternité internationale des travailleurs en électricité, qui ont quitté le travail depuis le 9 février, en réclamant une nouvelle entente collective.Plusieurs camions et véhicules de la société, peints en jaune, ont été arrosés de peinture rouge et décorés du mot “SCAB”.On a brisé plusieurs pare-brise.Certaines motoneiges ont été endommagées, et on a gâché leur équipement électrique.“Toutes les dépenses légitimes dont on aura la preuve seront portées au compte du syndicat, une fois le conflit terminé”, a dit M.Burlington au cours d’une entrevue.Il a fixé à environ $10,000 le total des dégâts causés mercredi dernier, lors d’une émente qui a secoué cette petite ville, mais il faudra au moins un mois avant d’évaluer exactement les dommages subis.Plus tôt, une maison-remorque et un garage abritant trois automobiles et une quantité de pièces d’équipement léger ont été incendiés.Les deux incidents font actuellement l’objet d’une enquête menée par des officiers de la Gendarmerie Royale.Selon M.Ted Perry, officier des relations industrielles de la société, on commence à sentir la frustration accumulée par les travailleurs qui sont sur les lignes de piquetage depuis huit semaines.Il a ajouté: “Jusqu’à maintenant, on n’avait ici qu’un camp de construction, mais c’est devenu une agglomération établie, et ces changements abruptes touchent manifestement la population”.# La Chambre de commerce de Montréal Déjsumr-causerie hebdomadaire MARDI, LE 6 AVRIL M.PAUL DESROCHERS Vice-président de la Compagnie de Fiducie Canada Permanent sujet: “L’inertie de la majorité silencieuse" Hôtel Sheraton Mont-Royal 12H30 Le public est admis Billets à l’entrée: $7.Pour les membres, des livrets d’abonnement sont disponibles à prix réduit.Renseignements: 866-2861 Vendredi 2 avril 1976 NUMEROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE __^PERFECTA 6/36 GROS LOT MINIMUM $100.000.00 vendredi 27 26 29 33 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 1 PRIX $367,672.60 5 SUR 6 36 $2,340.90 4 SUR 6 1786 $131.00 5 SUR 6* 0 $56,181.20 34 NO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + / 30 \ ( VENTES TOTALES: 1 y $975,369.00 y \ TIRAGE 01 % T VENDREDI, 2 AVRIL 1976 33 Séries émises- 90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 33GAGNANTS DE $5j000b 57034 7034 264 GAGNANTS DE $ 500a 034 2873 GAGNANTS DE $100« 4 • Le Devoir, lundi 5 avril 1976 éditorial Le complexe Desjardins, et après A peu près tout ce que le Québec compte de notables de la politique, de l’économie et de l'action sociale s’était donné rendez-vous samedi à Montréal pour l’inauguration du complexe immobilier mis en chantier et il y a quatre ans par le Mouvement Desjardins au coeur d’un district négligé qui paraissait condamné à symboliser indéfiniment le fossé inscrit par l’histoire entre les deux communauté linguistiques de la métropole.Ces milliers d'invités auront été ravis.Car, si les immeubles qui l’entourent paraissent quelque peu lourds de l’extérieur, la Place Desjardins, vue de l’intérieur, est belle et imposante.Aux invités présents à la cérémonie d'inauguration.elle paraissait encore plus belle parce qu elle est l'oeuvre incontestable des nôtres.Seule l’histoire dira si les dirigeants du Mouvement Desjardins ont fait un coup de né-nie ou une erreur coûteuse en choisissant d'implanter leur vaste projet en plein coeur d’un quartier qui ne semblait promis à aucun avenir commercial ou financier.Pour l’heure, le Complexe Desjardins apparaît un peu Cerdu entre le district des grands magasins et ôtels, situé à l’ouest de la côte du Beaver Hall, et le centre nerveux des communications et de la vie canadienne-française, qui gravite autour du métro Berri-Demontigny.Autant on admire l'audace et l’ouverture d’esprit de ceux qui ont conçu la splendide place centrale rappelant l’immense corridor ouvert par lequel déambulent chaque jour à Milan des milliers de passants, autant on souhaite que viennent bientôt, autour d e Complexe Desjardins, les développements complémentaires qui permettront a l’ensemble de jouer en plénituoe le rôle de carrefour conçu à son intention par ses créateurs.Il fallait de l’audace pour implanter un ensemble aussi élaboré dans un quartier sur lequel tous les promoteurs levaient dédaigneusement le nez jusqu’à ces dernières années.Si le Complexe Desjardins réussit à devenir le centre bourdonnant d’activité économique, Erofessionnelle, sociale et culturelle que sou-aitent ses promoteurs, on devra à ceux-ci une fière chandelle.Ils auront contribué à tempérer une évolution qui dirigeait inexorablement vers l’ouest le foyer économique de la métropole.• S’émerveiller devant la beauté de la Place Desjardins, ce n’est toutefois pas se fermer les yeux à toute interrogation.Ainsi qu’en témoignent les temples très nombreux et souvent somptueux que nous comptons au Québec et, plus près de nous, le complexe Desjardins et les installations olympiques, nous aimons immortaliser dans le béton la fierté que nous inspirent nos progrès collectifs.Or, il ne faut pas hésiter à nous questionner sur les implications de ces choix que nous avons toujours affectionnés.Un peu comme le font les installations olympiques avec les deniers publics, le complexe Desjardins draine déjà, et continuera de drainer, vers un objectif très particulier, mais fort coûteux, une partie importante des épargnes accumulées par les Caisses populaires.Dans l’hypothèse où un autre autre choix semblable serait proposé ailleurs, il faudrait se demander plus rigoureusement qu’en 1972 si ce genre de projet définit vraiment le type de priorités qui devrait se donner le Mouvement Desjardins à l’heure actuelle.Il est certes facile pour les jongleurs économiques qui sont légion chez nous de faire voir qu'un investissement de $200 millions, c’est très peu par rapport à un actif total de $5.2 milliards, surtout si l’on considère qu’une partie seulement de la somme requise a été puisée directement à même l’actif des Caisses.A ces jongleurs, il faut rappeler certaines vérités élémentaires qu’ils ignorent trop facilement.D’abord, le Mouvement Desjardins, loin d'être une puissance monolithique, est essentiellement la réunion de quelque 1250 Caisses locales autonomes dont chacune doit conserver une partie importante de ses actifs afin de pouvoir prêter à ses propres membres les sommes dont ils ont besoin.Au 31 décembre 1975, les prêts des Caisses à leurs sociétaires s’élevaient à $3.1 milliards, soit 60% de l’actif total des Caisses.Non seulement ce rapport doit-il demeurer, mais il est la pierre d’assise de toute l’oeuvre socio-économique des Caisses.Sur l’actif consolidé de $5.2 milliards qu’affichaient les Caisses au 31 décembre, une autre tranche de près de $1.4 milliard, soit 25%, consistait en des titres de gouvernements, de municipalités, de commissions scolaires, de collèges, d’hôpitaux et de fabriques.Ici encore, la marçe de redressement possible n’est pas considerable.Non seulement le Mouvement Desjardins doit-il offrir à ses membres des garanties élevées de sécurité pour leurs épargnes, mais il a aussi des obligations indéniables en ce qui concerne le financement des organismes que leur nature même voue au service de la communauté.On imagine mal que la part de l’actif des Caisses qui est affectee à l’achat de titres gouvernementaux et communautaires puisse descendre bien en-dessous de son niveau actuel.Les Caisses doivent enfin conserver une liquidité immédiate de quelques centaines de millions afin de pouvoir répondre aux besoins urgents de leurs membres, et de pourvoir à leur propre installation et à leur fonctionnement.Quand on a ainsi déduit de l’actif total les sommes dont l’affectation est définie à l’avance, la marge qui reste devient beaucoup plus modeste qu’on ne s’y attendait.Elle se ramène à quelques centaines de millions tout au plus.• Ces limites, loin de décourager les responsables du Mouvement Desjardins, aident plutôt à mieux percevoir l’extrême rigueur qu’ils devront déployer afin de répondre aux immenses attentes que l’opinion québécoise fait désormais reposer sur les Caisses populaires.Parmi les innombrables causes qui solliciteront de plus en plus la participation du Mouvement Desjardins, faudra-t-il accorder la priorité aux services financiers, aux projets immobiliers, à l’habitation familiale, au prêt industriel et commercial, aux activités de loisirs et de récréation ou aux organismes de communications?Faudra-t-il centraliser les initiatives au niveau provincial, entre les mains d’organismes hautement spécialisés, ou ne faudra-t-il pas plutôt songer à créer des organismes régionaux qui pourront prolonger à ce niveau l’action salutaire des Caisses locales et des unions régionales?Il n’existe pas de réponses univoques à ces questions.Le Mouvement Desjardins s’est spécialisé jusqu’à maintenant dans le prêt hypothécaire et le prêt sur reconnaissance de dette, dans l’achat de titres sûrs et à long terme et dans la fourniture de services financiers spécialisés (assurance-vie et assurances générales, fiducie, fonds mutuels, et plus récemment prêt à l’industrie et au commerce).Il ne doit continuer à se développer dans ces sections où il a acquis une competence indiscutée.En ce qui touche le reste de l’économie, le Mouvement Desjardins doit par contre avancer un peu à tâtons, comme le fait le gouvernement lui-même.Il doit certes prendre des risques, mais ce doivent être des risques prudents et calculés.Vu la nature des actifs que doit gérer le Mouvement Desjardins, on ne saurait assimiler à des risques commerciaux ordinaires les engagements qu’il sera appelé à assumer dans les secteurs industriel et commercial.Ces actifs ont un caractère essentiellement populaire et communautaire; ils sont fondamentalement constitués par les épargnes des petites gens.A cause de cela, il serait stupide et injuste de prétendre assimiler aux investissements faits par les spéculateurs privés les mises de fonds auxquelles ces épargnes pourront donner lieu.Aussi faut-il considérer soigneusement l’idée d’une association étroite entre le Mouvement Desjardins et les autorités gouvernementales en matière d’investissements industriels ou commerciaux.L’un et l’autre se caractérisent par une dimension communautaire qui n’est pas pré sente au même degré chez un grand nombre d’investisseurs du secteur prive.Du Mouvement Desjardins, on ne saurait trop exiger, en contre-partie, qu’il ne s’engage dans des secteurs nouveaux qu’après avoir procédé à de très sérieuses consultations auprès non seulement des meilleurs experts mais aussi de ses propres responsables.On doit également s’attendre à ce qu’il pratique un style de divulgation et d’ouverture au moins aussi développé que les organismes de la Couronne qui agissent dans des secteurs apparentés.A ce point de vue, le dernier rapport annuel de la Société d’investissements Desjardins est loin d’être un modèle.On y cherche en vain la liste des entreprises qui ont bénéficié des prêts de la SID depuis sa fondation.Comment, à partir d’informations trop restreintes, exercer une fonction critique efficace autour de l’action d’un organisme qui est censé devenir la “longa manus” du Mouvement Desjardins dans le secteur commercial et industriel?• L’ouverture du Complexe Desjardins marque une date importante dans l’histoire du Mouvement Desjardins et dans l’évolution économique de la métropole.Elle n’est toutefois qu’une incarnation très partielle du projet très large et foncièrement humaniste qu’avait conçu Alphonse Desjardins.On souhaite que l’action du Mouvement embrasse surtout à compter de maintenant les problèmes de développement économique et social qui se posent a l’échelle des régions dans les secteurs vitaux de l’industrie et du commerce.Claude RYAN bloc-notes Le dossier reste ouvert A la lumière des faits qu’il a recueillis dans son enquête sur la mort de Jean-Marie Lesage survenue le 29 août dernier au chantier du stade olympique, le juge Patrick Falardeau a conclu à un verdict de négligence criminelle de la part de la compagnie Si-cotte.En parcourant les 67 pages du rapport du coroner, même le simple mortel doit convenir que les principaux représentants de la compagnie directement impliqués dans les opérations où le géomètre a perdu la vie ont pris un risque incroyable avec la vie des travailleurs du chantier.Dans son mandat, le coroner s’est limité aux circonstances immédiates du cas; il n'a pas fait une enquête générale sur la sécurité et les modes de gestion des opérations.Cette fois-ci, cependant, en raison des divers agents ui intervenaient, d’une manière ou 'une autre, dans le scénario qui devait être fatal, il eut sans doute été important d’examiner le rôle de la compagnie de gérance, Desourdy ét Du-ranceau, qui n’a pas semblé outre mesure inquiète du problème posé par l’échec d’un système dont ses ingénieurs consultants avaient conçu les plans.Certes, si les ingénieurs de Sicotte étaient restés assis sur la poutre au lieu de la monter dans des conditions précaires, Desourdy et Duranceau aurait dû alors intervenir; à tout le moins, une discussion aurait eu heu, une solution aurait été décidée, sa mise à exécution aurait été soigneusement surveillée tout au long de l’opération.Dans son témoignage, un des témoins principaux, l’ingénieur Bruno Gauthier affirme que “même maintenant que l'accident est arrivé, (il) ne sait pas ce qu'on aurait pu imaginer d’autre pour trouver une solution”, que le recours au bacul fatal.Le procès établira les circonstances et le degré de responsabilité de l’ingénieur et de Sicotte.On ne peut néanmoins s’empêcher de penser qu’un tel problème aurait dû faire l’objet d'une conférence formelle avec la compagnie ayant la gérance du chantier.En attendant une solution qui ne venait pas, le représentant de Sicotte s’est rabattu sur un moyen qui s’est avéré catastrophique.Il doit en porter la responsabilité.Le juge Falardeau cite un 'des représentants de Sicotte qui aurait dit, au moment où le problème s’est posé, “c’est,à vous, Desourdy & Duranceau, de trouver le moyen ", Le directeur de travaux de cette firme ne se souvient pas d’avoir suggéré le recours au bacul fatal: comme contribution au .èglement du problème, c’est plutôt mince.Les ingénieurs de Sicotte ont-ils trouvé qu’ils n’avaient qu’à se débrouiller?Cela ne les excuse pas d’avoir escamoté la préparation et la surveillance du moyen qu’ils empruntèrent pour se sortir de la difficulté.Voilà néanmoins qui pose la question des rapports d’autorités et de coordination entre les agents sur place.Le juge Falardeau n’est pas le seul à trouver que des contrats sont exécutés sans même être signés.On aurait cependant tiré sans doute profit d’un examen plus approfondi des rapports entre les firmes et entre leurs représentants sur le chantier.Le coroner a aussi examiné si les mesures de sécurité avaient été appliquées dans l’espèce; il en a conclu que la mort de Lesage n’est pas attribuable à une lacune de ce côté.Le juge Falardeau n’a pris connaissance de ces mesures que d’une “façon limitative”; il signale notamment que l’inspecteur de l’Office de la construction du Québec atteste “qu’aucune plainte spécifique ne lui avait été rapportée ”.Voilà qui en laissera sans * doute plusieurs sur leur faim et leur inquiétude.Certains travailleurs ont prétendu qu’il n’était pas bien vu de se plaindre sur ce chantier.L’examen des palintes officielles ne saurait donc tenir lieu d’enquête sur la sécurité au chantier olympique.Le commissaire Cyrille Delage, saisi des tragiques décès qui sont survenus après la mort de Jean-Marie Lesage, ma pas manifesté l’intention d’être excessivement curieux de ce côté-là lui non plus.Force est donc en matière de mesures de sécurité de faire confiance à ceux-là même qui visiblement en prennent aussi large avec la vie d’autrui.Efficace à stigmatiser les responsables, une fois l’irréparable survenu, la Justice l’est moins à vérifier les mesures préventives.Pour avoir une enquête en règle, il faudrait qu’une poutre fasse une centaine de morts.Vers un Québec habitable Un des membres du Groupe de travail sur l’habitation, Mme Jeanne Leblanc, qui avait refusé de signer le rapport Legault, du nom du president du GTH, M.Guy R.Legault, a rendu publics hier à Montréal son rapport et ses recommandations minoritaires.Le gouvernement de Québec se trouve donc en possession de trois documents de politique générale en habitation; le rapport au GTH, le rapport du Groupe de travail sur l’urbanisation (rapport Castonguay), et le rapport minoritaire Leblanc.Devant ses trois documents qui épousent des orientations sensiblement différentes, voire opposées à certains égards, le gouvernement peut s’en tenir à sa politique actuelle qui consiste à ne rien faire ou presque, et surtout à ne pas se donner les moyens d’une politique vigoureuse.En fait, le rapport Legault semble déjà avoir trouvé sa place sur une des tablettes qui ne manquent pas en ce domaine, et le rapport Castonguay n’abordant qu’incidemment le problème de l’habitation, c’est en songeant d’abord aux autres problèmes urbains, la taxation et les structures municipales, que le gouvernement va peut-être en faire sa “charte” des affaires locales et régionales.Quant au rapport Leblanc, il reprend en les élargissant les critiques qu’ont formulées vainement depuis quinze ans les comités et les milieux populaires préoccupés de la crise immédiate du logement, soit qu’il s’agisse du délabrement des démolitions, soit qu’il s’agisse de l’exploitation plus proprement économique de ce “droit social” à un toit.De loin le plus concret et le plus proche des besoins de la majorité de la population, cet ensemble de critiques et de recommandations risque peu de devenir le programme du gouvernement Bou-rassa en matière d’habitation! Le simple fait que le GTH et l’Editeur officiel du Québec n’aient publié que le rapport majoritaire montre bien que le peuple des locataires et ses représentants, toujours, minoritaires dans les “groupes” de travail” comme dans les assemblées et conseils de l’État, devront encore longtemps se satisfaire du droit de voter et de payer l’impôt.Et de publier leurs rapports à leurs frais! Avec en mains ces trois rapports, si le gouvernement ne se trace pas un programme d’action, à tout le moins les partis d’opposition devraient le faire, et non seulement eux, mais tous les organismes locaux qui à Hull, dans les bas-quartiers de Quebec et ailleurs dans la province ont commencé de réfléchir sur les “moyens à prendre” pour y changer quelque chose.Toute la question en est désormais là.aujourd’hui; la critique abonde, mais les solutions ne sont pas légion.C’est le prix qu’il faut payer pour avoir laissé pendant trente ans à une société fédérale qui était peu sensible aux besoins, aux particularités et aux priorités québécoises de dicter des politiques implicites et des programmes contraignants avec lesquels il faut aujourd’hui composer.Ce rattrapage accéléré s’impose d’autant plus qu’avec la fin des grands travaux olympiques le problème du chômage dans la construction va de nouveau se poser.Et l’expédiant tout trouvé, dans les bureaucraties éloignées de la réalité sociale des villes, sera le recours à d’autres travaux publics, utiles au besoin, superfétatoires si nécessaires, mais plus propres à aggraver les pressions sur l’habitation et ses coûts qu’à y apporter des soulagements.Paradoxalement, c’est le gouvernement fédéral, moins courbe sous la dette olympique, qui jouira de la plus grande marge de manoeuvre, précisément celui de tous les paliers de l’administration publique en qui les trois rapports voient le moins bon véhicule des politiques d’habitation.Là encore demeurent en effet l’autorité unifiée et les ressources financières qui vont continuer de modeler l’avenir immédiat.Aussi le problème constitutionnel, car c’en est un, devrait dans ce do- Voir page 6: Bloc-Note» Jean-Claude LECLERC 7p,''NyeMf5 ____________________lettres au DEVOIR .es tranquilles conforts du secteur privé M.le secrétaire du Syndicat, Collège Jean-de-Brébeuf, Montréal Affirmer que le Québec est en mutation, c’est l’un des lieux communs les plus répandus d’aujourd’hui: crise des pouvoirs politiques; remise en question des formes d’autorité; kyrielle de scandales de tous ordres; échec du système judiciaire; faillite du milieu de l’enseignement; publicité tapageuse et trompeuse d’une société “trop" juste; triomphe de la criminalité sur sa grande échelle.certains y voient la déchéance de notre société, d’autres une crise de civilisation.Pourtant, en essayant de démêler l’écheveau des conditions économiques, politiques, sociales et autres, je croyais arriver à surnager, convaincu que j’étais, cependant, d’être saturé d’informations mal intégrées dans mon univers conceptuel, et à moitié gavé de slogans publicitaires et partisans, où j’ai peine à croire qu’il me reste encore quelque chose de ce que j’ai appris, jadis, chose qu’on nommait, a l’époque, la liberté.Je me permets, néanmoins, de prendre ce qui me reste de liberté, pour vous dire les sentiments qui m’habitent à la lumière de quelques événements des dernières semaines.Vous connaissez notre appartenance à un syndicat, officiellement affilié à la FNEQ (CSN); vous savez aussi que notre travail d’enseignants se fait dans un Collège privé, reconnu d’intérêt public; vous n’ignorez pas que certains d’entre nous poursuivent leurs études dans l’espoir d’améliorer leur sort personnel, mais aussi dans le sentiment profond de trouver dans leurs recherches un stimulant pour renou- veler leur enseignement quotidien, et une motivation pour donner le Soût d’apprendre à leurs étudiants, lais ce que vous ne savez pas, c’est combien grande est ma HONTE d’appartenir à notre syndicat! J’ai honte, M.le Secrétaire, d’appartenir à un groupe aussi marginal, aussi désarticulé, aussi peu intéressé collectivement aux problèmes de notre collectivité, aussi peu impliqué dans les discussions des grandes questions de l’heure.Je sais bien avec vous, que la qualité de l’enseignement au Collège est encore inattaquable (la plupart de nos étudiants réussissent bien à l’université), je connais notre attention bienveillante et personnalisée pour ces étudiants; je constate que le milieu du Collège est d’abord un oasis de sécurité et de paix, où l’étudiant prépare son avenir en assaisonnant ses activités scolaires de quelques réussites sociales et/ou sportives.Mais, je me demande si je suis tout seul à cultiver cette honte devant l’inertie, la marginalité, le si bas degré d’implication sociale et collective de notre syndicat.Je ne vous apprendrai rien en déclarant que nous sommes déjà privilégiés, en travaillant dans une institution privée; je me demande si nos étudiants, qui ne veulent pas être dérangés dans leur routine quotidienne, ne nous sont pas reconnaissants d’être si peu actifs.La question que je me pose est de savoir jusqu’à quand la société nous autorisera ce luxe, de dispenser un savoir à une classe, à l’abri de toute agitation et de la tourmente.J’ai peine à croire que nous songeons à faire de nos étudiants des “agents de transformation sociale”.Nous goûtons notre confort, nous profitons d’un système où d’autres que nous se retrouvent sur la ligne de mêlée, et nous sommes là à recevoir les retombées, sans avoir eu à retrousser nos manches.Qu’avons-nous fait, comme groupe syndical, pour les professeurs du Collège Notre-Dame (institution privée), des collègues qui ont dû supporter un lock-out et une grève de plusieurs semaines?Rien! Pourtant, voilà une situation qui aurait dû nous interpeller.Que faisons-nous pour nous informer des négociations entre le Front Commun et le gouvernement?Rien! Pourtant, c’est là un point en relation directe avec les conditions de négociation de notre propre convention collective.Qu’avons-nous fait, lors de la journée du 22 mars; tout le Grand Montréal de l’Education et des Affaires sociales manifestait sa réprobation contre les mesures anti ouvrières de la loi anti-inflation?Rien! Nous avons travaillé comme si rien n’était, sans même prendre la peine de discuter ce problème.Qu’avons-nous fait pour hâter notre projet de convention collective?Rien, rien, rien, ou si peu que rien.Y-a-t-il quelque espoir à garder au sein de notre groupe aussi “représentatif”, aussi convaincu d’être des travailleurs et des salariés, je vous le demande?11 fallait pourtant que je vous transmette tout cela par lettre, puisqu’on n’a même pas d’assemblées syndicales pour discuter de questions aussi sérieuses.André BOUCHARD, professeur en communications, directeur du département des Sciences Humaines.Montréal, le 22 mars 1976 Le Front Commun pour le respect de la vie n’approuve pas la décision de la Cour Suprême M.Robert Bourassa, premier ministre du Québec.En ma qualité de président du Front Commun pour le Respect de la Vie, je tiens, au nom des 500,000 adhérents de nos 54 associations, à exprimer notre surprise et notre réprobation devant la décision de la Cour Suprême du Canada, de rejeter la demande en pourvoi présentée par votre Gouvernement dans l’affaire Morgentaler.Il faut admettre que la nouvelle rocédure d’appel à la Cour uprème du Canada, qui a été adoptée unilatéralement par le Gouvernement fédéral, sans l’accord de l’ensemble des provinces, fait de cette Cour un tribunal élitiste quidé-cide, sans aucun motif, d’accepter ou de refuser d’entendre les appels.Ceci a pour résultat de créer une discrimination certaine et de placer les provinces face à des Cours d’Ap-pel qui deviennent des tribunaux de dernière instance non ou mal équipées pour jouer ce rôle.D’ailleurs, l’appel à la Cour Suprême de la decision rendue par un banc de trois juges de la Cour d’Appel, était plus qu’amplement justifié afin de faire déterminer de façon claire et précise ce qu’est en common law la défense de nécessité et si en droit cette défense de nécessité telle que définie s’appliquait à l’article 251 du Code criminel portant sur l’avortement.Ceci est une question d’un intérêt national, mais comme les juges de la Cour Suprême ont un pouvoir discrétionnaire, dont ils n’ont à répondre à quiconque, ils peuvent faire fi des droits des citoyens et de la protection de vies humaines.Aussi, le seul gouvernement qui semble s'intéresser au problème de la natalité dans notre province, alors que la courbe descendante ne fait que s'accentuer et que le taux est le plus bas au Canada, est le vôtre, M.le Premier Ministre.R y a donc lieu que vous preniez la responsabilité de faire interpréter de façon objective le droit édicté par le gouvernement central et que vous demandiez aux tribunaux compétents une interprétation juridique et judiciaire de: a) la défense de nécessité; b) si la défense de nécessité, ainsi definie, peut être soulevée par l’inculpé en vertu de l’article 251 du Code criminel canadien.De plus, le Front Commun pour le Respect de la Vie, croit qu’il est grand temps que votre gouvernement prenne les procédures nécessaires pour faire déclarer nulles par les tribunaux, les décisions prises par le Ministre Ron Basford d’ordonner un nouveau procès dans la première affaire Morgentaler.Il y a eu là, une ingérence du pouvoir exécutif dans le judiciaire de façon flagrante, abusive et non fondée beaucoup plus grave que celle soulevée par 1 affaire MacKay.Et pourtant, lorsque ladite décision a été prise, ni le gouvernement au pouvoir, ni Topposition n’ont soulevé de protestation.Alors qu’il y allait de la vie de 7,000 êtres qui n’ont jamais vu le iour, par la suite de l’intervention illégale du Dr.Morgentaler et que des milliers d’autres se verront imposé, par d’autres médecins, un sort analogue, sans aucun recours judiciaire possible.Il y a donc lieu, M.le Premier Ministre, que votre Gouvernement par la voix du soliciteur général, attaque la constitutionnalité de l’article 617 du Code criminel et plus particulièrement le paragraphe a) ainsi que la decision prise par le ministre de la justice fédéral, Ron Basford.La requête de l’avocat de M.Morgentaler a été octroyée sans avoir entendu toutes les parties à la cause, selon l’adage Audi Alteram Partem.Tout s’est fait de façon illégale, irrégulière et injuste.Comment dès lors, pourra-t-on dans l’avenir faire respecter par notre population, des institutions qui bafouent la loi de notre pays et où ceux qui se vantent de ne pas la respecter sont considères comme des héros.Par contre, celui qui vole un pain pour nourir sa famille sera traité sévèrement.Y a-t-il donc deux justices dans notre pays, deux poids et deux mesures?Il appartient surtout au gouvernement de la Province de Québec de répondre à cette question puisque le gouvernement fédéral semble faire fi de ses propres lois, Espérant avoir le plaisir d’une réponse positive pour rassurer l'ensemble de la population de notre province et de notre pays sur l’avenir du règne de 4a loi, sur le respect de la législation et sur la protection des citoyens, face à des juges qui commettent des erreurs d’interprétation et à des ministres qui ne respectent pas les lois.André MORAIS, président Front commun pour le respect de la vie.Montreal, le 19 mars 1976.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information Jean Francoeur Pierre Lafrance LE QEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28 À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) des événements des hommes L’AANB vu par un “grand commis" d'Ottawa.Une loi vitale du fédéralisme canadien: la nécessaire interdépendance entre les “deux souverainetés” Le Canada issu de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique n’était ni une confédération.ni même une fédération “type”.Le Canada, tel que constitué en 1867, s’était doté d un système poliUque d'inspiration fédérative, mais fortement centralisé.La nature centralisée de la constitution canadienne s’explioue de plusieurs façons.Le drame de la Guerre civile aux Etats-Unis, encore en cours lors de la Conférence de Charlottetown, incita les “Pères" à renforcer le pouvoir central du nouvel Etat fédératif.Les autorités britanniques voulaient transférer autant que possible la responsabilité de la défense de l’Amérique du Nord britannique à un gouvernement central qui serait à la hauteur de la tâche.Mais c'est peut-être sur le plan économique que les arguments en faveur d’un gouvernement central fort se révélèrent irrésistibles.L'Acte de l'Amérique du Nord britannique attribue en effet un rôle prépondérant au gouvernement fédéral.Sur le plan de la répartition des compétences législatives.il conféra au Parlement fédéral le pouvoir de faire des lois pour la paix, l'ordre et le bon gouvernement du Canada.C'était là un vaste pouvoir, consacré déjà dans la Proclamation royale de 1763 et dans les instructions au gouverneur Murray.En plus de ce rôle dominant, le gouvernement fédéral se vit confier en 1867 certaines formes précises de contrôle sur les activités des législatures provinciales au sein même de leurs propres compéten- ces: bécois ne serait peut-être pas une menace: il serait peut-être un fait accompli”.Quoi qu'il en soit, à quelques exceptions près, les décisions du Comité judiciaire depuis les années 1890 tracèrent la voie des choses à venir en donnant une interprétation restreinte du pouvoir du Parlement du Canada de légiférer pour l'ordre, la paix et le bon gouvernement; une interprétation restreinte du pouvoir fédéral de réglementation des échanges et du commerce; et une interprétation très large du pouvoir provincial de légiférer dans le domaine de la propriété et des droits civils, notamment au point de vue économique.Lorsque le Parlement abolit les appels au Comité judiciaire en 1949, la tradition d'interprétation constitutionnelle était bien établie: les provinces étaient reconnues comme “souveraines” dans les domaines de compétence provinciale.Outre l’interprétation judiciaire, un autre facteur a joué un rôle important dans l’évolution des rapports de forces entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux: le leadership politique.Bien que le séparatisme néoécossais sous la bannière de Joseph Howe fut de courte durée, Oliver Mowat, premier ministre libéral de l’Ontario, devint un partisan tenace de l’autonomie provinciale.Après la pendaison de Louis Riel en 1885, Mowat trouva un allié dans Honoré Mercier, Premier ministre rouge du Québec.Mercier convoqua la première conférence intergouvemementale de l’histoire du Canada a Québec en 1887.Mais ce n’é- a) le pouvoir de désavouer une législa- tait qu'une conférence interprovinciale.tion provinciale; b) k pouvoir de désigner le lieutenant-gouverneur; c) enfin, le lieutenant-gouverneur se vit accorder le droit de réserver un bill provincial à la signification du bon plaisir du Gouverneur général.En conséauence, la question des relations fédérales-provinciales ne se posait guère en 1867.Les fonctions de l’Etat étaient alors très restreintes; on n’avait guère besoin de mécanismes administratifs intergouvemementaux élaborés pour assurer la consultation et la collaboration entre les deux ordres de gouvernement.Si les politiques provinciales et fédérale se contredisaient, le gouvernement fédéral avait tous les pouvoirs nécessaires pour imposer, s’il le jugeait à propos, r“harmonie'’.'' Mais les sociétés ne sont pas immuables.Elles s’adaptent aux changements démographiques, économiques, sociaux et technologiques.A la longue, la vie politique d’un pays reflète ces transformations.Une constitution fédérative n’est qu'un cadre d’action.Pour comprendre son fonctionnement, il faut analyser les facteurs clefs qui influent sur la vie politique d'une fédération.L’influence du Conseil privé Ceci dit, l’interprétation judiciaire de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique par le Comité judiciaire du Conseil privé à Londres devait avoir un impact considérable sur le pouvoir constitutionnel des provinces.Certains soutiennent que, règle générale, le Comité judiciaire se prononça davantage en fonction du texte exact de l’Acte que de la capacité de la constitution de s’adapter aux circonstances nouvelles.D’autres considèrent que le Comité était plus sensible aux circonstances qu’on ne le croyait.En 1964, par exemple, Pierre Elliott Trudeau écrivait: “On a depuis longtemps l'habitude, au Canada anglais, de dénoncer le Conseil privé à cause de son penchant en faveur des provinces; mais il faut peut-être réfléchir que si ces lords n’avaient point incliné dans ce sens, le séparatisme qué- AFFAIRES PUBLIQUES CONFÉRENCE EN ANGLAIS ATTEINDRE LE SUCCÈS EST-IL ILLUSOIRE ?Un universitaire peut-il mieux conduire un taxi qu’un non diplômé ?DAVID LEWIS ancien chef du NPD Modérateur: Dr Ethel Roskies Département de Psychologie - Université de Montréal DIMANCHE, 11 AVRIL, à 2 P.M.Cordiale invitation au grand public SAIDYE BRONFMAN CENTRE YM-YWH A & NHS 5170, Côte Sainte-Catherine -par_______ GORDON ROBERTSON Après la victoire de Laurier en 1896, le leadership fédéral commença à s’accommoder du nouveau statut des provinces — et des premiers ministres provinciaux.Laurier préconisa une solution négociée à la crise scolaire au Manitoba plutôt que des lois réparatrices du Parlement fédéral.Il se montra bien disposé envers la convocation de la deuxième conférence inter-provinciale en 1902.Il convoqua lui-même la première conférence fédérale-provinciale en 1906.La collaboration entre les deux ordres de gouvernement commençait à voir le jour.Une sorte d’équilibre commençait à s'établir dans les rapports entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux lorsque la grande crise économique de 1930 remit tout en question.Malgré la crise, le Comité judiciaire du Conseil privé resta fidèle à ses tendances générales.Tandis qu’aux États-Unis, le programme “New Deal” de Franklin Roosevelt était appuyé par la Cour suprême, au Canada le programme “New Deal" de Tex-premier ministre Bennett fut déclaré ultra-vires en 1937.La période de l’après-guerre Après l’étroite collaboration imposée par la deuxième guerre mondiale et devant l’impossibilité où l’on en était d’en arriver à un consensus sur les recommandations du Rapport Rowell-Sirois, les gouvernements fédéral et provinciaux cherchèrent des solutions pragmatiques plutôt que constitutionnelles aux problèmes complexes du monde moderne.La population se tournait de plus en plus vers l'État, soit dans son expression provinciale, soit dans son expression fédérale, avec des demandes dans les domaines de politique sociale, d’éducation, de développement économique et d'emploi.C est en collaboration et d’une façon pragmatique que les gouvernements fédéral et provinciaux s’efforcèrent de répondre à des demandes et à ces besoins, en se servant de plus en plus des programmes conjoints.A ces problèmes fondamentaux s’ajoutèrent, peu à peu, de nouvelles demandes Ha titre de secrétaire du Cabinet fédéral pour les relations fédérales-provinciales.tancien secrétaire du Conseil privé, Gordon Robertson, demeure l’un des personnages les plus influents de la hié-rachie administrative fédérale.Alors que la question constitutionnelle vient tout juste d’être ramenée au premier plan de l’actualité par nul autre que le premier ministre du Canada, les idées de M.Ro- dans des nouveaux domaines d’activité, tels le logement, l’énergie, l’environnement, la protection des consommateurs, la recherche scientifique, la politique culturelle.le développement urbain et la politique des investissements étrangers.Les Pères de la Confédération n’avaient jamais songé à ces activités; l’Acte de l’Amérique du Nord britannique est muet à leur sujet.Ce n'est que dans la consultation, la négociation et la collaboration que les gouvernements fédéral et provinciaux peuvent résoudre ensemble ces problèmes complexes.Mais en s’y attaquant, les deux ordres de gouvernement se touchent de plus en plus, l’interaction entre les deux s’accroît et les fonctions publiques s’agrandissent de part et d’autre.Dans les premières années qui suivirent la dernière conflit mondial, la conférence plénière des premiers ministres eut un rôle polyvalent.Mais avec l’accroissement des problèmes d’intérêt réciproque, il fallait créer de nouveaux mécanismes pour appuyer la conférence plénière dans ses tâches de plus en plus spécialisées et techniques.Ainsi, sur le plan administratif, on créa le Comité permanent des fonctionnaires sur les questions fiscales et économiques en 1956.Sur le plan ministériel, la Conférence du comité du régime fiscal fut institutionnalisée en 1964, ainsi que la Conférence des ministres des Finances.Depuis 20 ans, le nombre de conférences ou de comités de ministres et de fonctionnaires à tous les niveaux a grandi considérablement.Aujourd’hui, on en compte plus de 500! A ces réunions institutionnalisées, il faut ajouter tous les contacts officieux entre les administrations provinciales et fédérale, et l’utilisation continue du téléphone! L'interaction des “deux souverainetés” est devenue une caractéristique permanente du fédéralisme canadien; les deux ordres de gouvernement se touchent constamment.S’il fallait une preuve, la voici: Le Bureau des relations fédérales-provinciales bertson sur le sujet ne manquent pas d’intérêt, loin de là.Or, c’est précisément de ses idées sur la constitution que M.Robertson le 23 février dernier avait choisi d’entretenir ses auditeurs de la régionale de Québec de l’Institut d'Admi-nistration publique du Canada.Il prononçait à cette occasion une causerie dont nous reproduisons ci-dessous de larges extraits.vient de lancer un Répertoire des programmes et activités fédéraux-provinciaux Ce répertoire compte plus de 500 pages! Cette interaction constante exige cependant un certain degré de coordination et d'intégration pour éviter le chaos.La plupart des ministères qui collaborent avec les provinces ont établi une direction de relations fédérales-provinciales au sein même du ministère.Pour assurer une plus grande intégration et une plus forte cohésion dans ce domaine, on créa en 1968 un Secrétariat des relations fédérales-provinciales au sein du Bureau du Conseil privé.Cette initiative coïncida avec le début de la Conférence constitutionnelle.Le Secrétariat devenait en 1975 le Bureau des relations fédérales-provinciales.Il est chargé, du côté fédéral, de la coordination générale des activités fédérales-provinciales.La plupart des provinces ont suivi le même chemin.A l'intérieur des ministères, elles ont créé des directions des relations fédérales-provinciales pour veiller à l’administration des programmes précis; au niveau du Conseil executif ou du Trésor, on a vu se créer des organismes de coordination générale.La nécessaire interdépendance L’union fédérative créée en 1867 était fortement centralisée.Grâce à la conjoncture économique, aux décisions du Comité judiciaire du Conseil privé et au leadership des hommes politiques, le fédéralisme canadien approche d’un point d'équilibre pratique vers 1930.Mais la grande crise économique, les nouvelles demandes des citoyens et la complexité des nouvelles fonctions de l’État ont ajouté une dimension d’inter-dépendance au partage entre les deux ordres de gouvernement.L’activité d’une province dans le domaine de la politique sociale a désormais un impact inévitable sur l’activité du fédéral dans le domaine économique.Comment peut-on divorcer une poli- .lettres au DEVOIR Vivre en français au Québec La campagne de membre de soutien du Mouvement Québec Français, en plus de nous rappeler la permanence de ce regroupement d’organismes voués à la “défense et l’illustration” du fait français au Québec, nous invite, par le caractère populaire de cette < ter le sens de notre participati collective au désir bien légi™.Québécois de vivre en français.En effet, au lieu de privilégier un financement unique par ses organismes-membres (les syndicats C.S.N.— F.T.Q.— C.E.Q., la Société St-Jean-Baptiste, le Mouvement National des Québécois, l’Uniqn des producteurs agricoles, l’Association Québécoise des Professeurs de Français), le Mouvement Québec Français lance une souscription populaire centrée autour d’un engagement individuel et d’un objectif de 50,000 membres.Ce geste est lourd de sens parce que, préalablement, il s’inscrit dans une démarche de voir, chaque Québécois, prendre conscience de son engagement à vivre en français.Souscrire deux dollars pour devenir membre du M.Q.F., c’est souscrire à la fierté de soi; c’est d’affirmer la volonté de chacun de vivre pleinement et entièrement sa situation de parlant français en terre d’Amérique.C’est reconnaître que chacun de nous est porteur du fait français dans nos existences quotidiennes.C’est affirmer son refus d’abdiquer devant les exigences de cette foi dans nos origines, nos racines d’ici, dans notre identité québécoise.Suite à cet engagement personnel et à cet acte de profonde lucidité, nous pouvons collectivement penser à canaliser nos forces et ainsi veiller à l’affirmation continuelle et vivace de notre culture.Ce n’est pas une mince tâche et Taction collective de 50,000 membres réunis à l’intérieur du M.Q.F.n'est pas de trop pour contrer les actions de diversion le plus souvent subtilement camouflées sous de beaux slogans: l’entreprise de bilinguisation institutionnalisée du projet de développement des langues (quel euphénisme) de M.Cloutier, la tourmentée loi 22 proclamant le français langue officielle et consacrant légalement des droits à la minorité anglophone, et le mirage d’un certaine souveraineté culturelle.Dans ce contexe, nous devions, d’une part, entrer en lutte contre les tentatives répétées d’assimilation.Nous devions donc agir dans l’esprit d’une sauvegarde de nos droits Enguisti-ques de la majorité francophone du Québec.Depuis toujours, le Mouvement Québec Français s’y est engagé avec force et ferveur.D’autre part, le M.Q.F.ne se désintéresse pas de la nécessaire démarche d’assurer la viabilité de notre culture.Il se doit de dénoncer toutes les phases de la déculturation à commencer par celle qui veut que nous ayons à choisir entre la culture et le niveau de vie.Quelle aberration! L'arme de la dénonciation, c'est le regroupement.Le M.Q.F.Ta compris par le type de souscription auquel il invite le citoyen québécois à participer.Le meilleur gage, c’est celui de la vie, "ici en français”.Jean-Louis LAVERDIERE président Association Québécoise des Professeurs de Français Ste-Foy, mars 1976.tique d’éducation d’une politique de main-d'œuvre, ou encore une politique de développement de ressources d'une politique fiscale?Dire que ces questions sont interdépendantes, c’est une chose; trouver des solutions aux problèmes connexes, c’en est une autre.Les propositions de solution viennent parfois des provinces, parfois du gouvernement fédéral.Après tout, aucun gouvernement au Canaaa n’a le monopole de l'expertise et de la sagesse! La révision de la politique sociale, par exemple, fut entreprise notamment à cause des revendications québécoises, et elle fut fortement influencée par le rapport d une commission d'enquête québécoise.Le gouvernement fédéral lançait en octobre 1975 un programme de contrôle des prix et des revenus, mais toutes les provinces avaient demandé préalablement au fédéral d’agir.II me semble peu probable qu’on puisse trouver une solution magique a nos problèmes d’interdépendance par le biais d'un nouveau partage des pouvoirs législatifs.Ceci ne veut pas dire qu’il serait impossible d’en arriver à des modifications précises agin de clarifier les responsabilités de chaque ordre de gouvernement face aux problèmes d’aujourd'hui et de demain.Il se peut qu’on y arrive.Mais la vie impose certaines limites précises à toute tentative de modification.Tout d'abord, la vie réelle se prête mal à une compartimentation cartésienne.Il en va de même des activités gouvernementales qui en découlent.Il est impossible de répartir les pouvoirs constitutionnels de façon à éliminer toute interaction et à empêcher que les deux ordres de gouvernement ne se touchent en quelque endroit que ce soit., Deuxièmement, la nature même du Canada impose certaines limites.La fédération fortement centralisée de 1867 s’accordait mal aux particularismes linguistiques, culturels, provinciaux et régionaux — particularismes qui durent encore.Il serait donc impossible de faire disparaître le problème de l'interdépendance en centralisant le pouvoir politique à Ottawa: pas besoin d’insister là-dessus, à Québec! M Gordon Robertson Mais ce n'est pas non plus en enlevant au gouvernement fédéral tous ses espoirs qu'on réglera le problème de l’interdépendance.Les débats constitutionnels de 1968 à 1971 ont clairement démontré que les Canadiens, tant anglophones que francophones, voulaient que le gouvernement fédéral conserve les pouvoirs nécessaires pour s'attaquer aux intérêts communs de tous les citoyens de la fédération.Entre les particularismes et l’intérêt commun s'installe un système de contrepoids, un équilibre de pouvoirs.Ce système de contrepoids se prête difficilement à des solutions faciles.Par contre, il reflète bien les conditions de notre existence.Si j'ai raison, il n'y aura point de solution miracle aux problèmes de l’interdépendance.J'espère qu'un jour nous nous mettrons d'accord sur une formule d’amendement constitutionnel.Une fois d’accord sur la méthode d'amendement, nous serions peut-être en mesure de nous tourner vers la modification de certains éléments fâcheux de la Constitution.Nous devons reconnaître que l’évolution constante et rapide de la vie politique.économique et sociale nous impose certaines conditions et certaines contraintes.Mais il importe que nous nous adaptions rapidement, voire même que nous anticipions l’avenir, afin que les activités des deux ordres de gouvernement s’harmonisent autant que possible et qu’elles ne se contrecarrent pas.Pour ce faire, il est toujours préférable de procéder par voie de négociation, de consultation et de collaboration.Conférence biblique BÂTIR UNE COMMUNAUTÉ Des zones de silence - Jean Martucci Salle Notre-Dame-des-Neiges, 5366 Côte-des-Neiges (angle Lacombe) à 20 heures, le lundi, 5 avril Entrée: $1.00 COMPLEXE DESJARDINS Dès cette semaine îübratm (Sarneau Uèt Entourée de 125 boutiques Venez rencontrer Guy Delorme t 4 l ^65065 6 * Le Devoir, lundi 5 avril 1976 la météo H#^BAFAL£S Hminon -v WhiieKoi te PLUIE • \ *> — 'Winnipeg .H ^ Colgoiy CrecH FoNs /t Minrveopoiiv Soh loke Oly /S FioruiMO Komos CHy Ie! Clvorles piiopilotion haut» picuton botte piettion motte d'air Irait motte d'air chaud Ornons Miami Vi Une importante dépression s’est établie dans le golfe du Saint-Laurent et occasionne une bonne circulation d'air froid du nord sur tout le Québec.Cette situation est propice au temps ensoleillé dans l'ouest grâce à l'approche d une haute pression en provenance de l'Ontario.Elle donne également de la neige et de la poudrerie dans l'est où les conditions s’amélioreront lentement aujourd’hui.Les températures sont un peu sous les moyennes saisonnières et commenceront à remonter dans l’ouest aujourd’hui Abitibi.Haute Mauricie: ennuage-ment suivi de quelques chutes de neige locales en fin de journée.Mini-mum la nuit dernière de moins 12 à moins 15.Maximum aujourd’hui près de zéro.Aperçu pour mardi: généralement ensoleillé.Montréal.Outaouais.Cantons de l’Est: ciel généralement dégagé.Minimum la nuit dernière moins 7 à moins 9 Maximum aujourd’hui 8 à 10.Aperçu pour mardi: passages nuageux.Pontiac Témiscamingue.Laurenti-des.Québec.Trois-Rivieres: ciel généralement dégagé.Minimum la nuit dernière moins 10 à moins 12.Maximum lundi de 5.Aperçu pour mardi : passages nuageux.Raie Comeau.Himouski: dégagement et venteux.Minimum la nuit dernière moins 8 à moins 12.Maximum aujourd’hui zéro à 2.Aperçu pour mardi: passages nuageux.Sept Iles.Gaspésie: nuageux avec chutes de neige locales, vents du nord de .‘!0 à 50 kilomètres par heures.Minimum la nuit dernière moins 7 à moins 9.Maximum aujourd'hui zéro à 2.Aperçu pour mardi: dégagement.Chibougamau.Lac-St-Jean: généra-lement ensoleillé et possibilité de quelques chutes de neige en soirée.Minimum la nuit dernière moins 12 à moins 15.Maximum aujourd'hui près de zéro.Aperçu pour mardi : généralement ensoleillé.r suites de la première page INONDATION Lachenaie, Bois-Brillant et Laval, régions les plus sévèrement touchées où plus d’un millier de maisons ont été inondées et plusieurs centaines de familles évacuées, les perspectives sont encourageantes et plusieurs familles de Saint-François réintégraient leurs demeures hier au cours de la journée.Dans le West-Island, la situation demeure précaire et, à Lachine, un centre hospitalier pour vieillards, le Buffey Nursing Home, a dû être évacué.Les patients ont été relogés dans des hôpitaux voisins.L'hôtel Le Reine-Elisabeth mettait hier gratuitement à la disposition des victimes des inondations quelque 200 chambres.Sous le nom “Operation coup de main”, ce service est mis en oeuvre avec la collaboration des autorités de chacune des municipalités touchées par la crue des eaux.L’hôtel Hilton de Dorval s’est également joint aux efforts du Reine-Elizabeth pour aider les familles sinistrées dans la mesure des disponibilités de l’hôtel.Ailleurs au Québec, des embâcles continuent de se former causant des inondations, notamment dans la région de l’Ou-taouais.A l'Annonciation, l'eau était à trois pieds des fils de haute tension de I Hydro-Québec à cause de l’embâcle formé au confluent de la Nominingue et de la rivière Rouge.Dans la vallée du Saint-Laurent, plusieurs riverains, de Trois-Rivières à Montréal, subissent les effets de la crue des eaux des rivières qui se déversent dans le fleuve.C’est ainsi qu’on signalait, hier à Sorel 14 pieds et cinq pouces d’eau.Les secteurs les plus touches étaient les î-les de Sorel, Saint-Jean-Baptiste de Nico-let (mieux connu sous le nom de Fort Saint-François) et la municipalité de Trois-Rivières ouest où plusieurs familles ont été évacuées.Dans la Beauce, alors que la rivière Chaudière accusait une baisse sensible de son niveau d’eau, soit près d’un pied entre Beauceville et Sainte-Marie, quelques petits cours d’eau continuent de déborder dans la région immédiate de Québec.La Montmorency notamment a inondé quelques chalets à Sainte-Brigitte de Laval.A Baie Saint-Paul, dans le comté de Charlevoix, un embâcle sur la rivière Du Gouffre a fait déborder la rivière et inonder quelques maisons.On a réussi toute- 5 avril- par ta PC et t’AP 1975 — Mort du maréchal Tchang Kai-Chek, président de la Chine nationaliste, à l’âge de 87 ans.1969 — Au terme d’une course de.plus de 2.000 km, en traîneau à chiens, en 14 mois, une expédition britannique atteint le pôle Nord.1967 — Onze personnes sont arrêtées à Berlin-Ouest et accusées d’avoir voulu attenter à la vie du vice-président des États-Unis, et Hubert Humphrey, en visite dans l’ancienne capitale allemande.1964 — Décès du général MacArthur à l’âge de 84 ans.1958 — Fidel Castro déclenche une “guerre totale” contre le gouvernement Batista.1955 — Sir Winston Churchill, démissionnaire, est remplacé à la tête du gouvernement britannique par Anthony Eden.1951 — Accusés d’espionnage atomique au profit des Soviétiques, Julius et Ethel Rosenberg sont condamnés à mort aux États-Unis.1939 — Tous les jeunes Allemands, de 10 à 13 ans, sont astreints à s’inscrire dans l’Organisation de jeunesses hitlériennes.1906 — Guillaume II écarte le comte Friedrich Holstein, ce qui met fin à la tension franco-allemande concernant le Maroc.1881 — La Grande-Bretagne signe avec les Boers le traité de Pretoria qui reconnaît l’indépendance de la république du Transvaal.1794 — Exécution de Danton et Camille Desmoulins.1621 — Le “Mayflower” appareille de Plymouth (Massachusetts) et met le camp sur l’Angleterre.1594 — Jean Chastel, élève des Jésuites, tente d’assassiner Henri IV.1513 — Par le traité de Mechlin, Maximilien 1er, Henri VII, Ferdinand 1er et Léon X s'allient en vue .d’une invasion de la France.baisse assez notable des niveaux d’eau dans les régions affectées par les inondations Pour la région de Montréal, les experts de la Protection civile espèrent que les surplus d’eau pourront s’écouler avant mie ne fondent les glaces des lacs Champlain et des Deux-Montagnes.Us estiment pouvoir être en mesure dès mercredi, si les conditions météorologiques se maintiennent, d évaluer très précisément quelles seront l’ampleur ou la régression future des inondations dans le bassin de Montréal.GRÈVE y fois à abaisser le niveau d'eau à la suite de dynamitages.Plusieurs routes du Québec ont dû être fermées au cours de la fin de semaine en raison des inondations.Au nombre de celles-ci, se trouvaient la 138 entre Ya-machiche et Louiseville dans la région de Trois-Rivières, et la 155 conduisant à La Tuque, inondée sur plusieurs milles à la hauteur de Matavin.Le service de la météorologie du ministère des Richesses naturelles prévoit que le ciel demeurera partiellement ensoleillé au cours des prochains jours et que la température se situera entre moins 6 la nuit et plus 6 degrés Centigrade, le jour.L’absence de pluie et une congélation nocturne permettent d’entrevoir une voeu du Comité de liaison du front com; mun, qui a jugé ce recours prématuré tant que la partie patronale n’aura pas, d’un autre coté, fait connaître sa réponse aux contre-propositions des enseignants.Le débrayage prévu pour aujourd’hui ne devrait pas rapporter cette fois de nouvelles injonctions aux syndicats du secteur hospitalier, qui ont'fait parvenir il y a huit jours, conformément aux dispositions du code du travail, des avis de grève en bonne et due forme.Jusqu’ici une trentaine d’injonctions ont frappé jutant de syndicats, qui regroupent environ 30,000 membres, parce que les avis requis n’avaient été envoyés.Les administrations hospitalières pourraient toutefois répliquer par d’autres injonctions là où les services essentiels ne seront pas assurés conformément aux ententes ou aux décisions des administrations hospitalières.Un porte-parole du front commun a précisé à ce sujet hier que, “comme d’habitude”, les syndiqués étaient invités à assurer les “services jugés essentiels par eux seulement”.Le mot d’ordre de débrayage ne sera pas suivi cependant par les 7,500 enseignants de l’Alliance des professeurs de Montréal, conformément à la décision de s'abstenir prise la semaine dernière par ces derniers.L’Alliance est le seul syndicat de la CEQ à avoir pris une telle décision.Les dirigeants de la CEQ se sont rangés au mot d’ordre de débrayage d’autant plus rapidement qu’ils considèrent avoir fait des “concessions majeures” en fin de semaine.Ainsi, ils ont proposé de réduire successivement au cours des trois prochaines années de 28 à 26 le nombre d’élèves dans les classes élémentaires de premier cycle.Au deuxième cycle, les maximums d’élèves seraient de 30, 29 et 28 respectivement entre la première et la dernière année du contrat de trois ans.La demande initiale de la CEQ proposait un maximum de 20 élèves par classe au premier cycle et de 22 au second.Le compromis de cette centrale serait à “l’étude” mais il n’aurait pas suscité l’enthousiasme prévu du côté patronal.Sur la question de la tâche, les enseignants ont proposé une formule qui limiterait “les effets négatifs” de la mobilité provinciale requise par la partie patronale.Ainsi, les enseignants d’une école seraient prêtés à une autre, tout en gardant leur priorité d’emploi au premier endroit au cas où il s’y créerait une vacance.La CEQ, qui veut obtenir une pleine sécurité d’emploi pour ses membres, veut ainsi minimiser les inconvénients de la mobilité dite provinciale, qui pourrait obliger un syndiqué de Montréal à déménager en Gaspésie sans possibilité de retour.Cette autre proposition syndicale n’aurait pas eu plus de succès que la première auprès des négociateurs patronaux.Les négociations dans le secteur hospitalier achoppent pour leur part sur l’absence de propositions patronales sur la clause de “statu quo ante” requise par les syndicats.De plus, les limites imposées par la partie patronale “à l’exercice des libertés syndicales" sont considérées comme un motif suffisant de rupture des négociations.“La position patronale est toujours la même: on veut réduire la mobilité.les droits et les congés pour activités syndicales en dépit des gains acquis dans ce domaine lors des conventions antérieures”, a expliqué hier un négociateur de la Fédération des affaires sociales (CSN).Au chapitre de la sécurité d’emploi, les syndiqués se déclarent “très insatisfaits” du refus gouvernemental opposé à leurs demandes en vue d’instaurer une période de “rôdage" pour les syndiqués promus dans un nouvel emploi en vertu de la règle d’ancienneté.“Ne pouvant se familiariser, par exemple, pendant un certain temps avec le maniement d’un appareil, les plus vie^x syndiqués se voient écartés au profit des candidats plus instruits, à qui on doit de toute façon apprendre à manipuler des appareils inconnus dans les cegeps”, a expliqué le même porte-parole syndical.Le soutien scolaire a aussi ses problèmes, engendrés en grande partie par la nécessite de fondre en une seule les 150 contrats de travail existants dans ce secteur.ta tés du côté des professionnels de l’en seignement", a commenté à ce sujet un négociateur syndical.D’autre part, le Conseil du patronat du Québec a tait savoir au début de la fin de semaine qu’il préconisait l’intervention d’un médiateur à chacune des tables de l’enseignement et de la santé.Le CPQ se range ainsi derrière le Conseil supérieur de l’Education, la Fédération des commissions scolaires et la CEQ.Enfin, les enseignants anglophones, catholiques et pt .‘testants, ont décidé de se rendre jeudi à Québec pour accélérer les travaux à leurs tables respectives.Ces enseignants voudraient que leurs employeurs dévoilent les propositions soumises par eux au ministre de la Fonction publique, M.Oswald Parent, afin qu’ils les transmette aux négociateurs syndicaux.La manifestation aura lieu à peu près au moment choisi de façon quasi statutaire pour la conférence de presse hebdomadaire du ministre de la Fonction publique.Le prince Sihanouk donne sa démission “La partie patronale nous dépose des plans de classification en nous affirmant qu'ils ne sont pas négociables.On nous les dépose “pour information”.A l’examen, on s’aperçoit cependant que les nouvelles classifications mettent la hache dans les droits acquis.Ainsi on crée le poste d'agent d’entretien pour regrouper les catégories de sableur, de menuisiers, etc.En plus de diminuer à l’occasion la rémunération de certains groupes, on découvre que ces nouvelles categories ont pour effet d’accroître la tâche des syndiqués.Les mêmes problèmes ont été cons- COMMISSAIRES (ion venait majoritairement de lui refuser.A main levée et sans discussion, il obtenait alors le mandat de “demander en tout temps au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour assurer le fonctionnement normal des écoles publiques".Le bureau de direction de la Fédéra tion avait déjà accepté cette résolution mais c’est le Conseil d’administration, qui regroupe 40 délégués, qui y avait mis un holà suite à une rencontre secrète au sommet entre M.Lavigne et le premier ministre, il y a environ deux semaines.Le président de la Fédération aurait refusé de rendre compte de ses discussions avec M.Bourassa, indisposant ainsi son Con- • soil.L'incident illustre une fois de plus la position difficile de la Fédération face à son puissant partenaire gouvernemental.Toute la journée, le bureau de direction, M.Lavigne en tête, l’a accusé d’être responsable du retard des négociations par la lenteur qu’il a mis à intégrer dans ses offres les orientations des commissions scolaires.De même plusieurs délégués, ulcérés du cynisme dont fait montre constamment Te ministre de la Fonction publique à l’égard des commissions scolaires, ont renchéri de qualificatifs peu, glorieux à l’égard de Oswald Parent, transformé, selon les moments, en “vampire”.ou encore en “libellule qui fait de la haute voltige".Chaque fois, les applaudissements étaient nourris.Mais c'est dans le sillage de M.Parent que le négociateur en chef de la Fédération.M.Martial Carrier, a fait un rapport débordant d'optimisme sur les négociations intensives aux tables sectorielles de l'enseignement.Selon lui le “blitz” est “extraordinaire" et il s’y est fait plus de travail en une semaine que durant les neuf mois précédents, amenant ainsi "une réelle possibilité d’arriver à des conventions signées.” Aux questions précises de certains commissaires.M.Carrier a cependant reconnu que le bilan des paraphes définitifs est très faible: le régime syndical et les assurances pour les enseignants, cinq chapitres incomplets et mineurs chez les professionnels.et rien du tout à la table des employés de soutien CSN-FTQ, la plus importante de ce secteur.Les discussions demeurent difficiles sur les chapitres majeurs de la tâche et de la sécurité d'emploi.Dans les deux cas, apprenait-on hier dans les couloirs des négociations.on attend les contre-propositions patronales à des ouvertures syndicales écrites.Le dépôt de la nouvelle demande syndicale sur la sécurité d’emploi date de vendredi et est demeuré sans réponse, créant une vive tension le même soir.Mais les pourparlers ont tout de même repris samedi matin, et la CEQ a alors déposé une contre-proposition sur la tâche qui élève cette fois les maxima d’élèves par classe, de même que le maximum d’heures d’enseignement par semaine.La partie patronale a demandé un délai de deux ou trois jours pour se prononcer.On ne peut guère s attendre à beaucoup de changement sur la scène des commissions scolaires locales cette semaine, la Fédération n’ayant émis aucun mot d’ordre.Qui plus est.le conseiller juridique de la Fédération, M.Mario Dumes-nil.a mis les commissaires en garde contre la tentation du lock-out, qui, selon lui.serait actuellement illégal, ou au moins de “légalité douteuse”.M Dumesnil.qui est intervenu à point nommé pour aider au rejet d’une proposition suggérant la fermeture généralisée des écoles, fonde son opinion sur une jurisprudence récente.A deux reprises, explique-t-il.des jugements ont indiqué que le Code du travail est “mis en veilleuse” dans les négociations du secteur public.Le juge en chef de la Cour supérieure, M.Jules Deschênes, l’a exprimé clairement devant une requête de la CECM l’été dernier.Et à Matane, dans une cause portée en appel par la CEQ, le juge Michaud, du Tribunal du travail, a affirmé le 29 mars, qu’il ne saurait y avoir actuellement de négociations locales."S’il n’y a pas de négociations locales, il n’y a pas de délai de conciliation et par conséquent pas de droit de grève ni de lock-out", de conclure maître Dumesnil.Il distingue cependant entre le lock-out “pour forcer les parties à accepter des conditions de travail”, qui serait illégal, et la fermeture des écoles par suite ./JOURS fliMSi QOfltJD .;TÇrt.'rlL'TnrA/,> •.LC Ï.EeO "BROMMJEiw .frqppey cEfrllprî, harcèlement qui empêcherait leur fonctionnement en toute sécurité; ce serait légal, au sens de l’article 98 du Code du travail.M.Dumesnil a refusé de donner son avis sur les nombreux lock-out locaux qui retiennent encore 6.000 enseignants hors des écoles dans diverses régions du Québec.Il a affirmé n’être pas suffisamment au courant des circonstances qui les ont provoqués.Lassés par leurs longues discussions de la journée, les délégués à l'assemblée spéciale de samedi ont référé à leur Conseil d'administration les deux derniers sujets à leur ordre du jour: les réactions aux règles budgétaires de famine qu'a décrétées le gouvernement pour Tannée scolaire 1976-77.et une proposition de création d’une régie provinciale permanente des négociations, formulée par l’Association des commissaires de la Vallée du Richelieu.BEYROUTH BOURASSA les militants réunis en plénière et il est chaque fois amené à traiter d’une foule de questions d’actualité.Outre les négociations dans la fonction publique, M.Bourassa a émis hier un certain nombre d’opinions devant les militants réunis à la polyvalente Fernand-Lefebvre de Sorel: • Le premier ministre Trudeau a quel- 3ue peu assoupli son attitude depuis le iscours choc prononcé à Québec ; le gouvernement du Québec ne s’est jamais opposé au rapatriement, il est contre un rapatriement unilatéral; c’est un événement historique qui engage l’avenir du Québec pour des générations, il est normal d’exiger des garanties de souveraineté culturelle; • Le prochain budget sera déposé au début de mai et il sera plus difficile à élaborer que le dernier; il ne faut pas s’attendre a une réduction de taxes.“Je défie le PQ de présenter son budget de Tan III.S’il refuse, ce sera la preuve qu’il n’est pas capable d’administrer le Québec et que les dirigeants péquistes ne sont pas sérieux." • Le référendum créerait une incertitude politique qui risquerait d’éloigner des investisseurs qui attendraient les résultats ou iraient tout simplement ailleurs; • Le gouvernement n’est pas intervenu avant 1975 dans les Jeux olympiques parce que lors de la commission parlementaire de 1974, il a été assuré que tout était sous contrôle; il n’était pas justifié à l’époque d’intervenir à moins de comprendre que ces promesses étaient faites par “des menteurs”; • Le gouvernement est heureux du jugement de la Cour suprême qui confirme sa détermination à combattre le crime organisé; les chefs du crime organisé sont ou bien en prison ou bien ils ont fui à l’extérieur du Québec: la commission poursuivra son travail et possiblement avec un statut de permanence si le rapport de la commission Dutil le recommandé; le nouveau banc sera nommé sous peu; les commissaires sont déjà partiellement choisis; A l’occasion de ce congrès régional qui se déroulait dans le royaume de sa parenté, M.Bourassa était accompagné de son épouse Andrée et de son beau-frère, le ministre du Tourisme, M.Claude Simard.Les ministres Goldbloom, Drummond, Cournoyer, Tetley, Berthiaume, Giasson et Bienvenue ont également participé aux travaux en ateliers.Entre autres résolutions, les congressistes ont proposé: le revenu minimum garanti pour la femme au foyer, la modification de la politique du ministère des Affaires sociales concernant les centres d’accueil pour personnes âgées du milieu rural de maniéré à les garder plus près des leurs plutôt que de les confiner dans de grandes institutions.Participant aux travaux de Tatelier sur le développement économique régional, le ministre des Richesses naturelles, M.Jean Cournoyer, a été pressé de questions sur le problème des inondations qui se pose d’ailleurs avec acuité dans cette région du Richelieu.Mais il a déçu ses militants en prévenant que le gouvernement québécois ne précisera pas aucune aide financière avant de connaitrc la participation du fédéral à cet égard.Enfin, la rumeur veuf à Sorel et persistait jusqu'au congrès libéral que le chef du parti se proposait de permuter son beau-frère.Claude Simard, de ministre à simple député d’arrière-banc.Les militants de la place ont donc pris les devants et voté une résolution qui réclame rien de moins que la confirmation de leur député à la tête du nouveau ministère du Tourisme.des Loisirs et des Parcs.capitale, l’organisation affirmait que le president du Front des forces patriotiques et progressistes cherchait à déclencher de nouvelles hostilités “destinées à creuser le fossé confessionnel dans le pays”.Dans une vive réplique, M.Kamal Joumblatt a accusé la Syrie de se livrer à “l’invasion” militaire du Liban.Au terme d’un entretien d’une heure avec M.Yasser Arafat, président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, M.Joumblatt a annoncé que “des forces régulières syriennes sont entrées au Liban sous le couvert de la Saika (organisation d’obédience baassiste syrienne), sans l’accord du gouvernement libanais” et dénonçait cette “situation illégale” ainsi que T“invasion de certains ports libanais par l’armée syrienne sans l’autorisation du premier ministre ou du ministre de la Defense” libanais.Se demandant si cette “invasion des ports contrôlés par les forces patriotiques et nationales libanaises est destinée à empêcher le débarquement d’armes, de produits alimentaires et dé carburants, comme le pensent les citoyens”, M.Joumblatt s’est élevé contre “ce blocus, imposé du côté mer, cette fois, au mouvement patriotique”.M.Joumblatt s’est également demandé “pourquoi les ports de Jounieh et de Se-laata (contrôlés par les chrétiens et loyalistes) demeuraient libres”.Il a demandé au premier ministre libanais, M.Rachid Karamé, “de faire quelque chose pour mettre un terme à cette invasion qui porte atteinte à la souveraineté nationale et à la constitution”.Réaffirmant sa détermination à “conserver l’indépendance du mouvement national libanais quels que soient les sacrifices”, M.Joumblatt a ajouté que les partis progressistes libanais “demeuraient attachés à la cause du peuple et rejetaient tous les règlements américains (au Proche-Orient) acceptés par plus d’un régime arabe”.BLOC-NOTES Suite de la page 4 maine faire l’objet de la priorité québécoise.Malheureusement, transferer d’Ottawa à Québec des ressources et des programmes qui vont perpétuer la situation actuelle, en l’absence de politique articulée, cela peut satisfaire les amateurs de souveraineté, mais ne saurait répondre aux besoins de ceux qui se logent de plus en plus mal, à un prix de plus en plus élevé, dans un environnement de moins en moins supportable.A cet égard, les trois rapports s’adressent a une porte barrée.Il faut certes souhaiter que l’Etat cesse d’être lui-même un vandale urbain, que les politiques fiscales ne découragent pas la construction et la rénovation résidentielles, et que les trop parcimonieuses ressources de trésor public investies du côté de la majorité aillent aux gens d’abord, non aux intermédiaires et aux siphonneurs de subventions.Mais rien de tel ne se produira si c’est encore de l’Etat qu’il faut attendre le signal du départ.Le domaine de l’habitation a vu naître des préoccupations et des réalisations aussi intéressantes que pratiques parmi ceux-là même qui doivent se loger.Le mouvement coopératif, les syndicats et leurs caisses de retraite, les fondations religieuses, les comités de logement doivent se retrousser les manches.On n’a pas attendu, pour bâtir en ce pays, les architectes de New York ou les investisseurs de Genève.N’attendons pas davantage, pour recommencer, un ministère du logement.DÉCÈS BAIUAROEON, GUY G.- A Québec, le 3 avril 1976 a 1 age de 82 ans, est décédé, M.Guy G.Baillargeon époux de Marie Gameau et père de Jacques (Helene Pelletier) Yves (Alma Con-suelo Puentes Torres) et Marc (Louise Roy).Il laisse aussi dans le deuil de nombreux frères et soeurs ainsi que 8 peüts-enfants.Les funérailles auront lieu mardi le 8 avril.Le convoi funèbre partira du Salon Moisan No 35 rue Grande Allée Quebec a 10 heures, pour se rendre à TégUse St-Dominique de Québec où le service sera célébré et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.Des dons aux Petits Frères des Pauvres seraient appréciés. Le Devoir, lundi 5 avril 1976 • 7 “Insinuations horribles” Paul VI proteste contre Peyrefitte CITÉ DU VATICAN (AFP) — Une formidable opération publicitaire: c’est ainsi (]ue l’opinion “laïque” voit généralement la dernière attaque de l’écrivain français Roger Peyre- ¦ - - Ti Tk, fitte contre Paul VI.1er onneur suprême, le pape a protesté lui-meme hier contre “les insinuations horribles et calomnieuses qui faisaient de son humble personne un objet de dérision”.Plus circonspect, Pie XII avait interdit tout commentaire au Vatican après la publication des “clefs de St-Pierre, où Peyrefitte l’accusait déjà d’homosexualité.Un malheureux commentateur de Radio-Vatican en français, qui avait voulu répondre à Peyrefitte, fut licencié sur-le-champ, sur ordre du pape.Cetl -ette fois, Roger Peyrefitte a réussi à mobiliser la Conférence épiscopable italienne, la justice, la presse et jusqu’à 53 millions de catholiques italiens qui ont prié dimanche en répartition à l’offense faite au pape.La cause: un article, passé assez inaperçu en France dans un périodique “déshabillé”, mais repris en Italie par “Tempo", organe d'influents milieux radicaux et financiers.Peyrefitte accusait pêle-mêle Paul VI d’avoir eu une intrigue avec un jeune acteur à Milan, d’être pro-communiste, avoir publié le dernier document de la curie sur la sexualité en même temps que son dernier roman, d’avoir aboli la messe en latin et de ne pas rendre les honneurs dus à la religion juive.“Pauvre crétin, pauvre pres- tidigitateur plutôt qu’artiste, pauvre type (.) ne voyei-vous pas que ce malheureux “maigi-nal" se sert du pape pour obtenir la plus vaste audience possible?” écrivait un religieux, le R.P.Davide Turoldo dans “D Giorno", en recommandant de faire silence.“Paese-sera” procommuniste.recommandait également le silence, après avoir signalé "le mauvais goût, la gratuité et l’inconscience de l'auteur, l’inutilité de l’accueillir dans un hebdomadaire habitué à d’autres luttes sociales et politiques”.L'ensemble de la* presse a adopté une ligne semblable.Mais les travailleurs catholiques.des associations religieuses, “l’Osservatore Romano” et la Conférence épiscopale italienne ont exigé une réplique.Plainte a été déposée en justice contre le directeur de “Tempo" et M.Peyrefitte.Celle-ci est fondée sur la protection accordée par le concordat à l’Eglise en Italie et la défense de l'honneur des chefs d’Etats étrangers.Il y a quelques années, le colonel Kadhafi avait obtenu des excuses publiques d’un quotidien italien qui lavait mis ironiquement en cause dans une interview imaginaire.Selon les milieux juridiques, un article similaire à celui de Peyrefitte et visant la Reine Elizabeth, M.Giscard d’Es-taing, le président Gerald Ford ou M.Leonide Brejnev pourrait entraîner la saisie immédiate de l’organe de diffusion.L’Ecole optionnelle de Longueuil pourrait ouvrir dès septembre par Angèle Dagenaia Quelque 75 parents et éducateurs de la Commission scolaire de Jacques-Cartier à Longueuil travaillent depuis près d'un an à l'élaboration d'un projet d'école nouvelle, appelée “Ecole optionnelle " qui pourrait être instaurée dès septembre prochain.Sur le modèle de l'école Jonathan à Ville Saint-Laurent et d'une école de ville Brossard qui ouvrira également ses portes en septembre.l’Ecole optionnelle de Longueuil vise au développement intégral de l'enfant de la maternelle à la fin de l'élémentaire, par le truchement d'un apprentissage individualisé.Tout en respectant les programmes-cadre du ministère de l'Éducation, l'école optionnelle permettrait l'intégration Le Pape Paul VI s'adresse ici aux fidèles du quartier romain de Garbatella pour lesquels il a célébré la messe.Le Souverain Pontife a qualifié “dHiorribles et diffamantes" les insinuations publiées dans le magazine florentin Tempo sous la signature de l'écrivain français Roger Peyrefitte qui va jusqu’à parler du comportement sexuel du Pape.Devant la vague d’indignation et de révolte provoquée par cette incartade de M.Peyrefitte (qui n’en est pas à sa première dans ce domaine), la police italienne a saisi la publication.(Téléphoto AP) Premiers aux 4 coins du monde L’Arctique passé au crible MOSCOU, (Reuter) — Plus d’un millier de savants quittent aujourd’hui Leningrad pour entreprendre la plus importante mission d’exploration de l’histoire arctique.Une dizaine de navires vont déposer les explorateurs sur la terre ferme et sur les banquises à la dérive tandis qu’avions, satellites et missiles météorologiques vont passer au crible l’atmosphère de la calotte polaire.Diverses données vont être recueillies à terre, dans l’atmosphère, sur l’océan et sur les banquises.Le professeur Alexei Tryochnikov, qui dirige cette expédition soviétique, a précisé à l’Agence Tass que les travaux de son équipe permettraient de dresser une carte des températures qui aiderait à prévoir le temps dans l’hémisphère nord.Les navires de l’expédition sillonneront les mers entre l’Islande, le Groenland, la pointe nord du Spitsberg, le nord-est de l’Union Soviétique et l'Alaska.Cette expérience s’inscrit dans le cadre de l’étude des processus atmosphériques actuellement menée sous l’égide de l’Organisation météorologique mondiale (O.M.M.).Spéculation et Cadillac décapotable WASHINGTON (AFP) — Lès amateurs américains commencent à s'arracher, à prix fort, les dernières Cadillac décapotables sorties des chaines de Détroit.Les constructeurs américains ont complètement abandonné la fabrication de voitures décapotables en raison de la baisse de la demande Les dernières sorties ont été 14,000 Cadillac Eldorado produites au début de la saison par General Motors.Leur prix de vente au détail était de 12,000 à 13,000 dollars.Or, au cours d’une vente organisée à Denver (Colorado)par un concessionnaire et réservée à ses collègues 20 Eldorado viennent d’être vendues a plus de 14,000 dollars pièce et leurs acheteurs n’ont pas caché qu’ils espéraient bien les revendre pour 20,000 dollars par voiture.Une association de nains certaines situations et gagner notre vie comme les autres hommes”, a notamment déclaré M.Brisse Saint-Macary dans un discours prononcé à l’occasion de la création de l’association.Les dents de la rivière DAR ES SALAAM (Reuter) — Une fillette de treize ans a été happée et dévorée par un crocodile de grande taille dans la riviere Rufiji, qui coule au sud de Dar Es Salaam.Elle est la quatrième victime du “monstre” dont les villageois riverains de la rivière ont demandé la peau aux autorités.Des faux Bacon sur le marché LONDRES (Reuter) — Scotland Yard enquête sur un trafic international de faux tableaux de Francis Bacon qui seraient fabriqués en Italie et revendus à des collectionneurs britanniques.Francis Bacon — dont les oeuvres atteignent jusqu’à 100,000 livres sterling — a déclaré que le trafic a été découvert à la Galerie Marlborough.Le peintre d’origine irlandaise, qui réside souvent à Paris a vu certaines des imitations de ses oeuvres:“Ce sont des faux extrêmement mal réalisés,” a-t-il dit.La plupart de ses tableaux ne sont pas signés.Dans les milieux artistiques londoniens, on croit savoir que les faux venus d’Italie affectent Bacon et d’autres artistes.Des faux certificats d’authenticité sont imprimés en Italie et les toiles sont achetées par des marchands de tableaux peu scrupuleux qui les revendent sur le marché international.P< Fl PARIS (AFP) — Une centaine de nains et de parents de nains se sont réunis samedi à Paris pour fonder une “association des ersonnes de petite taille”, la première de ce genre créée en ’rance.Le but de cette nouvelle association est de défendre les nains “face au monde des grands”.Elle a été fondée à l’initiative d’un médecin strasbourgeois, de Mme Brisse Saint-Macary notaire, auteur d’un livre intitulé “un mètre trente^quatre” qui relate ses expériences de nain, et de Mme Helga Priacel mère d’un enfant achondroplase, l’une des formes du nanisme.Selon certai-, nés estimations, on compte en France environ deux mille à trois mille nains.“Nous voulons être considérés comme des êtres normaux nous voulons pouvoir accéder, sans discrimination aucune, à Peau verte et ventre violet TEHERAN (AFP) — Des paysans de la région d’Ispahan prétendent avoir aperçu trois Martiens “à la peau verte comme des grenouilles”.Le journal “Etelaat”, qui a rapporté le fait hier, raconte que les paysans prétendent avoir vu des “Martiens” descendre du ciel, a l’occasion d’un fort orage de grêle, samedi soir.Ces “êtres ont la peau verte comme des grenouilles et au ventre violet”, avaient la particularité d’être plus larges que haut, 1,80 mètre sur un mètre.Le correspondant local du journal de Téhéran a été chargé d’enquêter plus en détail sur cette apparition.PARIS (AFP) - Le Palais des congrès de Paris avait samedi soir un air hollywoodien à l’occasion de la première remise des Césars, équivalent français des Oscars américains, destinés à récompenser les meilleurs professionnels français du cinéma, plus un César pour le meilleur film étranger.Le réalisateur français Bertrand Tavernier, le film italien de Dino Risi, Un Parfum de femme, et l’actrice autrichienne Romy Schneider notamment, se sont vu décerner des Césars, récompenses destinées aux meilleurs films et comédiens de l’année.’’Parfum de femme de Dino Risi a reçu le Céfer du meilleur film étranger.Le Vieux fusil de Robert Enrico a été recompensé pour sa part d’un César — du meilleur hlm 1975.Romy Schneider a été sacrée meilleure actrice féminine pour son rôle dans L’important c’est d’aimer, et Bertrand Tavernier a reçu le César de la mise en scène pour son film Que la fête commence.Philippe Noiret a reçu le César de l’interprétation masculine pour son rôle dans Le Vieux Fusil, considéré par ailleurs comme le meilleur' film de l’année.Les seconds rôles, les scénarios et la partie technique n’ont pas été oubliés: Jean Rochefort reçoit le César du meilleur second rôle masculin pour Que la fête commence, et Marie-France Pisier reçoit la même distinction féminine pour Souvenir d’enfance”.Le scénario de Que la fête commence à également reçu un César remis a ses auteurs, Jean Aurenche et Bertrand Tavernier.Ce dernier film a reçu un nombre important de récompenses, puisque le César du meilleur directeur artistioue ou décorateur a été remis à Pierre Guffroy pour son travail sur ce film.d'activités educatives variées selon les disponibilités et res-sources du milieu (théâtre, yoga menuiserie, macramé, expression corporelle, jardinage, pour ne nommer que celles-la) Considérant que l'enfant est le “maitre-artisan" de sa propre éducation, il sera amené graduellement à formuler Tui-mème son propre horaire d’apprentissage quotidien Les professeurs-animateurs seront choisis en fonction de leur disponibilité, souplesse, créativité et initiative et leur rôle principal sera d'assurer aux enfants un environnement éducatif qui suscitera leur intérêt et motivation.Les parents qui sont à l'origine de ce projet au même titre que les éducateurs, seront appelés à participer activement a l'animation et à la gestion de l'école.Déplus, le projet de l'Ecole optionnelle visera à intégrer le plus grand nombre possible de personnes-ressources de la communauté.Le comité provisoire de gestion de l'école qui est chargé de défendre le projet auprès des autorités de la commission scolaire Jacques-Cartier.favorise un ratio d'un animateur pour vingt enfants regroupés en foyers multi-âges.Les promoteurs du projet esti- ment qu'un tel regroupement tient compte de la réalité familiale et de la dimension humaine de chaque individu L'Ecole optionnelle sera administrée par un comité de gestion au sein duquel les parents seront majoritaires.Deux animateurs et un responsable de la commission scolaire compléteront la composition de ce comité de gestion.Les enfants se- tont aussi amenés à participer a la gestion de l'école par les responsabilités qu'ils devront assumer au sein de leur foyer.Toute personne intéressée au projet de l'Ecole optionnelle de Longueuil est invitée à participer à des soirées d'information qui se tiendront les 5.6 ou 7 avril à 19 h 30 à l'école Jeanne Leber
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.