Le devoir, 17 mai 1976, lundi 17 mai 1976
* % Fais ce que dois la météos nuageux avec averses occasionnelles.Risque d’orage.Maximum de 18 à 21.Mardi: nuageux, quelques averses Détails page 6.pour vos déplacements hors-ville.f-taxi-aérien 24 hrs parlour! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport d« SI Hubort 514-678-5610 Vol.LXVIII - NO 114 Montréal, lundi 17 mai 1976 Férié pascale 25 CENTS "Une grève contre le Québec" Appel à la dissidence des contrôleurs québécois QUEBEC — Jugeant qu’un vote de grève de la part des 2,200 membres de l'Association canadienne du contrôle de la circulation aérienne équivaudrait à “un vote d’un racisme inacceptable”, à “une grève contre le Québec”, fe directeur québécois de cette association M.Jean-Luc Patenaude, a menacé non seulement cette association d’une scission mais également d’un boycottage de la grève.Au cours d’une conférence de presse donnée hier après-midi à Québec, M.Patenaude.qui s’est fait jusqu’à maintenant l'un des plus ardents défenseurs du bilinguisme dans les communications aériennes au Québec, s’est dissocié clairement des 10 autres membres du Conseil national de cette association.Celui-ci a en effet décidé à 10 voix contre une, vendredi, de recommander aux contrôleurs le rejet du rapport de conciliation et d’autoriser leur syndicat à déclencher un arrêt de travail à travers le Canada.Une telle grève, si elle était acceptée, pourrait paralyser le trafic aérien commercial au Canada, comme cela avait été le cas en 1971 alors que les aiguilleurs du ciel avaient bloqué avec succès le fonctionnement des réseaux aériens.Le rapport de conciliation, rendu public mercredi dernier, recommande notamment des augmentations de salaires de l’ordre de 10.5 pour cent alors que le gouvernement n’offre que 9.5 pour cent d'augmentation pour un contrat de travail d’un an.Mais plus important encore, puisque au centre de ce conflit de relations de travail se trouve toute la question du bilinguisme dans les communications aériennes, le rapport recommandait la création d'une commission publique indépendante pour étudier toutes les questions pertinentes à l'utilisation de la langue et à la sécurité en matière de contrôle du trafic aérien.Le ministre des Transports devait par la suite annoncer la nomination de M.John Keenan pour mener une enquête publique sur la sécurité et les aspects pécuniaires du contrôle bilingue du trafic aérien en vertu des règles de vol par instruments.Pour l'association, connue sous son sigle anglais de CATCA, le mandat confié à M.Keenan n'est pas satisfaisant, bien que la nomination de M.Keenan le soit puisque celui-ci a déjà été procureur de l'Association canadienne des pilotes de lignes aériennes, laquelle s'est déjà opposée vigoureusement à la politique de bilinguisme en matière de contrôle aérien.Hier M.Patenaude.qui représente les 330 contrôleurs aériens du Québec membres de la CATCA, a expliqué qu'il Voir page 6: Lee contrôleurs au sommaire ¦ L’aménagement municipal: le législateur a oublié les petites villes ¦ Denis Hardy continue de réclamer juridiction sur le réseau téléphonique -page 2 ¦ L'Union nationale n’aura pas réussi à dénicher l’oiseau rare ¦ Montréal a beaucoup de questions à poser au sujet des $200 millions • -pages M Au diapason du monde extérieur: un éditorial de Georges Vigny ¦ Aurons-nous une grève idu bilinguisme aérien: une analyse de Michel Roy -page 4 Grève générale illimitée dans le secteur hospitalier en juin?La CEQ attendrait plutôt à l’automne par Lise Bissonnette QUEBEC — Tout en incitant ses membres à rejeter encore les offres patronales et à accélérer l’escalade des moyens de pression, le Front commun a résolu en fin de semaine de dédoubler sa stratégie en constituant en quelque sorte deux fronts chez les syndiqués du secteur public et parapubiic.L’un, celui des affaires sociales, sera appelé à se prononcer d’ici dix jours sur le La Cisjordanie gronde après les incidents sanglants de Naplouse NAPLOUSE (Reuter) — Une lycéenne arabe de dix-sept ans, Lina Naboulsi, a été tuée par balle et deux jeunes gens blessés hier en Cisjordanie où l’émotion est vive parmi la population de plus en plus mécontente ae l’occupation israélienne.L'incident s est déroulé à Naplouse dont le conseil municipal a adressé un message de protestation à M.Kurt Waldheim.secretaire général des Nations unies.• “Nous, habitants de Naplouse, dénonçons l'occupation et l’humiliation de notre peuple.Nous demandons à l’ONU d'envoyer une commission d’enquête et de prendre des mesures pour protéger nos biens et nos vies", dit le télégramme.Le texte déclare également que les dernières actions israéliennes dans les territoires occupés portent atteinte aux conventions de La Haye et de Genève.La jeune fille a été enterrée dans l'après-midi et les deux jeunes gens ont été blessés par des coups de feu au moment où une foule manifestait devant le domicile de la victime en criant “Assassins ".“La Palestine est Arabe”.L’armée israélienne a ensuite dispersé la manifestation.Les circonstances de la mort de Lina Naboulsi ne sont pas encore très claires.L’armée israélienne affirme que la jeune Achetez des OM&aûoqf deimm du Quebec 10% tassé & associes Ltée Mil.288-9111 QuétMC 647-1050 Tr.Rivièr* * 379-4069 SL Jean 658-1234 lycéenne à été tuée accidentellement par un soldat qui pourchassait un groupe de manifestants.Il appartenait à une patrouille lapidée par des jeunes Arabes dans la Casbah, a (jéclaré un porte-parole qui a précisé qu'une enquete a été ouverte sur les circonstances exactes de la fusillade.Le gouvernement militaire israélien de Naplouse s’est rendu auprès de la famille de la jeune fille pour lui transmettre ses condoléances.Le conseil municipal de Naplouse ainsi que la chambre de commerce ont lancé un appel à la grève pour une durée de vingt-quatre heures.Le conseil municipal a également l’intention de demander aux Nations unies l’envoi de Casques Bleus sur la rive occidentale du Jourdain.De son côté, la famille de la jeune fille va intenter une action en justice contre l'armée israélienne.Lina Naboulsi a expiré dans l'appartement d’un ami, au deuxième étage de l'immeuble où elle était poursuivie.Sa famille a déclaré qu’elle était une jeune fille très intelligente ne cachant pas ses sentiments nationalistes.Il y a quelques jours seulement, elle était revenue d’un voyage à Londres.Lina Naboulsi est la huitième victime depuis le début des manifestations de protestations arabes il y a trois mois contre l’occupation de la Cisjordante par Israël.Elle était la fille d’un important marchand de Naplouse, de la famille d’un ancien premier ministre de Jordanie.Pendant que se déroulaient les obsèques.des jeunes arabes ont édifié des barricades grossies par des pneus enflammés.Les soldats tout proches sont restés l’arme au pied pendant que les manifestant criaient des slogans et agitaient des drapeaux palestiniens.Deux petites bombes ont explosé au puits de Jacob, un lieu touristique de Naplouse.en face des bureaux du gouvernement militaire israélien.Elles n’ont fait ni victime ni dégât.Dans le village d’Anabta, près de Naplouse.des jeunes gens ont jeté des pierres sur un autobus de l’armée.Un violent accrochage s’en est suivi, ont déclaré des habitants de la localité.Aucun coup de feu n’a été tiré et les Israéliens sont ensuite repartis vers leur destination, Naplouse.déclenchement d une grève générale illimitée en juin.L'autre, celui de l'éducation, sera invité à reprendre ses débrayages sporadiques d'ici la fin de l’année scolaire, puis à reporter “l’action" à l’automne s’il n’obtient pas de règlement d’ici là.La période choisie pour la consultation locale des membres, d’ici le 28 mai prochain, laisse toutefois un répit appréciable pour que se poursuivent les pourparlers entrepris la semaine dernière sur un rythme fiévreux, sans aboutir jusqu’ici à des ententes.La diversification des stratégies s’est décidée sans signe notable de division, samedi soir, au cours d une réunion du Conseil d'orientation du Front commun, précédée de caucus de chacune des centrales, à Québec.A défaut de règlement satisfaisant au moment où ils seront consultés, les employés du secteur des affaires sociales, majoritairement syndiqués à la CSN, seront donc appelés à se prononcer sur une grève générale illimitée qui débuterait au plus tard une dizaine de jours après le vote, soit vers le 7 juin.D’ici là, les débrayages ne reprendront pas dans le secteur hospitalier, ont indiqué les responsables de l'action qui estiment ces arrêts inutiles dans la mesure où se dessine une possibilité de grève générale.Le Conseil fédéral de la Fédération des affaires sociales (FAS-CSN) doit toutefois se réunir à Québec jeudi pour ratifier cette prise de position, La CEQ a préféré pour sa part ne pas se fixer d échéances ultimes.Après avoir consenti une semaine de moratoire, elle considère qu’il est désormais temps de Voir page 6: Grève illimitée ?La coupe Stanley est de retour à Montréal! Le symbole de la suprématie au hockey professionnel, que caressent, émus, les joueurs du Canadien, couronne une lutte âprement menée aux champions sortants, les Flyers de Philadelphie, éliminés en quatre matchs.Le Canadien l’a emporté 5-3 hier, à Philadelphie, et les Montréalais pourront acclamer l'équipe, aujourd’hui, lors du traditionnel défilé qui partira à midi, du Forum, pour se rendre à l’hôtel de ville.Nos informations en page 13.(Téiéphoto AP) Plus de 150 morts et 400 blessés L’artillerie lourde pilonne Beyrouth BEYROUTH (d'après Reuter et AFP) - Beyrouth a connu hier une de ses pires journées de guerre civile; cent-cinquante personnes environ ont trouvé la mort et quatre cents ont été blessées.Une cinquantaine de Beyrouthins ont été tués et plus de 200 blessés dans un cinéma de quartier où se trouvaient environ six cents spectateurs.Deux obus sont tombés sur les spectateurs du cinéma Salwa qui était bondé ce dimanche après-midi.Le deuxième obus a explosé dans la rue au milieu de la foule qui s’était précipitée vers la sortie.Des batailles rangées ont commencé hier soir sur la ligne de démarcation séparant les deux secteurs de Beyrouth, ainsi que dans la montagne libanaise.Le journaliste Edouard Saab est tué par un franc tireur BEYROUTH (AFP) — Le journaliste Edouard Saab, rédacteur en chef du quotidien libanais L’Orient-Le Jour et correspondant à Beyrouth du journal Le Monde, a été mortellement atteint à Beyrouth, hier après-midi, alors qu’il s’apprêtait à franchir la ligne de demarcation intercommunautaire, dans le secteur du Musée.Le correspondant du journal Le Monde a été touche d’une balle dans la tête par un tireur embusqué alors qu’il se rendait de son domicile situé en zone chrétienne, à son bureau en zone musulmane.Grièvement blessé, il est mort peu après à l'hôpital.Henry Tanner, correspondant du New York Times qui circulait dans la même voiture que Saab, a été blessé par des éclats de verre provenant du pare-brise.Agé de 47 ans, M.Saab laisse une veuve et trois enfants, qui se trouvent actuellement à Paris.Il avait publié en France deux ouvrages politiques: “La Syrie ou la révolution dans la rancoeur” et “Deux exodes”.Durant plusieurs années, LE DEVOIR a publié les correspondances de M.Saab sur les problèmes politiques du Moyen-Orient.Après un bombardement massif des quartiers ouest de Beyrouth par les forces chrétiennes, les forces progressistes ont riposté à l’artillerie lourde, pilonnant Beyrouth-est et faisant de nombreuses victimes.Hier soir, les combats reprenaient tout le long de la ligne de front à Bëyrouth.dans sa banlieue et en montagne, notamment dans la région du centre de sports d’hiver de Faraya, au nord-est de Beyrouth.De part et d autre, des chars, des canons de campagne, des roquettes et des armes automatiques de tous calibres sont utilisées.Les zones de la capitale libanaise et de sa banlieue contrôlées par les progressistes ont été soumises à un pilonnage systématique de la part des forces chrétiennes.Le bombardement des quartiers ouest de Beyrouth a commencé vers 13h45 locales.à l'heure où les habitants se mettent habituellement à table et où les enfants se préparent à aller au cinéma !e dimanche.Plusieurs obus de gros calibres sont, d’autre part, tombés sur les camps palestiniens de Sabra et de Chatila (sud de Beyrouth).De source palestinienne, on précise que cent trente obus de 155mm se sont abattus en une heure sur Beyrouth-ouest, faisant, selon les premiers renseignements, quelque cinq cents morts et blessés.On craint que ce bilan ne soit plus lourd encore.Pendant tout l'après-midi, de nombreuses ambulances et voitures particulières ont sillonné les quartiers de la zone ouest pour transporter des victimes vers les hôpitaux du camp islamo-progressiste.Le bombardement a provoqué un embrasement général dans l’agglomération de Beyrouth, qui a été se-eouee pendant tout l’après-midi par de Voir page 6: Beyrouth m cHeiVITO RISTORANTE Mecca gastronomies Centre Goitre nom i^ee 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal DATE 14 MA11976 =jar PERFECTA 6/36 / .GROS LOT $426,368.40 (REPORTÉ À LA SEMAINE PROCHAINE) NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 19 20 25 33 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX 352,096.20 5 SUR 6 68 1,179.60 4 SUR 6 2935 75.90 5 SUR 6+ 1 53,475.90 36 NO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + C 24 VENTES TOTALES: $928,402.00 £ \ TIRAGE 607 ^ T VENDREDI 14 MAI 76 34 Séries émises-90,000 chacune POSSIBILITÉ DE: 80255 34 GAGNANTS DE $5j000.0255 • 272 GAGNANTS DE $5QQb 255 2754 GAGNANTS DE $100.A r t 2 • Le Devoir, lundi 17 mai 1976 faits______________, divers Suspect tué dans un garage Un suspect, qui était armé et qui avait refusé d'obéir aux sommations, a été abattu samedi dans le garage1 d’un immeuble de Montreal, par des policiers qui enquêtaient sur l'attaque d'un fourgon blindé de transport de fonds Brink s commis dans cette ville, le 30 mars dernier.Les policiers s'étaient rendus au domicile du suspect afin de l'interroger sur des coups de feu tirés le 1er mai en direction de deux inspecteurs enquêtant sur l'affaire.Iæ fourgon fut attaqué par cinq gangsters, armés d'une mitrailleuse de DCA, qui s’emparèrent du véhicule et de son contenu — 2,800,000 dollars en espèces et en piècès d’argent frappées à l’occasion des prochains Jeux olympiques.Rien n'a été retrouvé du butin jusqu’à présent.Une collision fait six morts CORNWALL, Ont.(PC) -Six personnes ont perdu la vie samedi et trois autres ont été grièvement blessées, quand (leux voitures, conduites par les deux frères, sont venues en collision sur la route 138, dans le district de Bonville.Selon la police provinciale, les morts sont Ronald Bender, 35 ans, et sa femme Doris,'32 ans, d’Ottawa; Gérald Villeneuve, 34 ans.et sa femme Mary, 26 ans, de Monkland.Ont; Bernard Villeneuve.27 ans, et sa femme Linda, 26 ans.de Moose Creek, Ont.Huit personnes manquent à l’appel QUEBEC (PC) - Deux personnes ont jusqu'à maintenant été retrouvées mortes dans les décombres d'une conciergerie qui a été ravagée par les flammes vendredi dans la basse-ville de Québec.Il s'agit, selon les enquêteurs, de deux hommes dont l’identité n'était pas encore connue.Les recherches se poursuivent afin de retracer le corps d'une autre victime présumément disparue au cours du violent incendie qui a détruit, outre la maison de chambres, une maison de pension adjacente et une ferronnerie.Huit autres personnes manquent toujours a l'appel, quatre ont subi des blessures assez sérieuses.une cinquantaine ont été jetées sur le pavé et des dégâts estimés à $250,000, tel est le bilan de l’incendie, le plus important à survenir dans la région de Québec, depuis le début de 1976.Le projet de loi sur l’aménagement Le législateur semble ignorer les petites villes par Gilles Provost LACHUTE - Environ 200 représentants des municipalités du nord de Montréal réunis hier à Lachute ont décidé d’aller se faire entendre collégialement en commission parlementaire pour faire valoir leurs vues sur le projet de loi 12 concernant l'aménagement du territoire municipal.Dans l’ensemble, les participants à ces assises régionales ont semblé assez d’accord avec la nécessité d'un aménagement plus rationnel du développement des villes mais ils ont deplore que la loi ne s'applique qu’a des agglomérations urbaines d'au moins 20,000 habitants (il en existe 36 au Québec, selon le sous-ministre des Affaires municipales.M.Paul Laliberté).Le projet de loi prévoit en effet la mise en place de conseils d’agglomérations qui représenteraient toutes les municipalités d'une même région afin de mettre au point des schémas d’a- ménagement de leur territoire commun.La municipalité la plus importante ainsi oue Québec auraient un droit de veto.Les représentants de Saint-Jovite ou de Sainte-Adèle, par exemple, ont déploré que le projet de loi ne prévoie absolument rien pour aider au développement harmonieux de petites villes de ce genre.“Si cela continue, les grosses municipalités vont s’organiser avec l’argent de Québec et, dans un siècle, nous allons découvrir que nous avons manqué le bateau et que nous avons été étouffés par notre manque d’organisation”, ont-ils dit.Plusieurs représentants municipaux ont aussi insisté très fortement sur le manque des ressources des municipalités: “Ce n'est pas tout de faire un schéma d’aménagement, ont dit plusieurs, il faut aussi avoir les ressources nécessaires pour le réaliser et pour le faire respecter.Comment allons nous y arri- ver alors que nous ne sommes même pas capables de satisfaire à nos besoins les plus vitaux, présentement?” Dans l’ensemble, l’assemblée a semblé assez divisée puisque la plupart des participants n’avaient pas pris connaissance du projet de loi avant de participer a ces assises régionales organisées par le Conseil de développement des Laurentides-Lanaudière.Certains, par exemple, craignaient de se voir enfer- més dans carcan qui ferait fuir les investisseurs; d’autres, par contre, soutenaient que ces beaux projets connaîtraient le même sort que les plans de l’office de planification et de développement du Québec (OPDQ): ils vieilliraient sur des tablettes et.resteraient lettre morte.Certaines municipalités se faisaient aussi beaucoup de souci pour leurs développeurs locaux qui devraient se soumettre aux nouvelles grandeurs minimales prévues dans la loi pour les lo- Le zonage agricole doit s’accompagner de mesures pour aider les agriculteurs LACHUTE (par Gilles Provost) — De Lachute à Terrebonne, les cultivateurs du nord de Montréal semblent d’accord avec une loi provinciale destinée à protéger l’agriculture contre les ravage1: de la spéculation et de l’urbanisation.P«i contre, ils y seront farouchement et irréductiblement opposés si cette mesure se contente de les emprisonner dans leur pauvreté actuelle parce qu’elle n’aura pas été accompagnée de mesures énergiques- peur procurer aux agriculteurs un revenu comparable à celui des autres citoyens, a travail égal.Telle est globalement la réaction des cultivateurs qui ont participé hier à l’atelier sur l’agriculture, dans le cadre des assises régionales du Conseil de développement des Laurentides."Le zonage agricole ne pourra jamais se faire contre les agriculteurs, ont répété inlassablement plusieurs participants.La valeur de notre terre est notre seule sécurité et notre seule chance d’avoir des vieux jours confortables.Si on réserve nos terres à l’agriculture, il faut absolument nous donner les moyens de vivre à l’aise de notre industrie.C’est seulement à cette condition que nous pourrons trouver d'autres cultivateurs qui auront le désir et les moyens de rious racheter notre terre à bon prix, lors de notre retraite.” Cette très importante réserve mise à part, tous les partici-ants à cet atelier ont endossé le plan de zonage agricole mis de 'avant par le Conseil régional de développement des Laurenti- des pour protéger les sols agricoles de la region.Pour être certain qu'une éventuelle loi de protection des sols agricoles promulguée au niveau de la province correspondrait vraiment aux désirs de la population des Laurentides, le Conseil régional de développement a en effet entrepris de définir lui-même les zones à protéger en se basant sur les données recueillies lors de l'aménagement de l’aéroport de Mirabel et en organisant une consultation suivie des individus et municipalités intéressés.Hier, on a présenté à l’assemblée le résultat de ce travail où l'on a exclu des zones agricoles toutes les zones industrielles probables ainsi que celles qui seront vraisemblablement urbanisées d’ici l’an 2,000.Certains participants ont vivement contesté cette présentation “timide" en faisant valoir que, là encore, l’agriculture vient au dernier rang, c'est-à-dire qu’elle doit se contenter des terrains qui n'ont pas encore été affectés à d’autres usages.Dans l’ensemble, toutefois, les participants ont semblé d’accord avec cette approche ‘‘réalistef’ et tous ont insisté sur le fait que ce zonage agricole devrait être intouchable pendant une période d'au moins 25 ou 30 ans, afin de donner à l’agriculteur une sécurité suffisante pour permettre des investissements raisonnables.En se basant sur l'expérience acquise dans plusieurs pays Hardy conti nue de réclamer juridiction sur le téléphone LACHUTE (par Gilles Provost) — Le gouvernement du Québec persiste à réclamer les pleins pouvoirs sur le développement du réseau téléphonique provincial mais il n’est pas prêt a nationaliser toutes les installations québécoises de Bell Canada pour s'affranchir de la tutelle fédérale, a déclaré hier le ministre des Communications du Québec, M.Denis Hardy, lors des assises régionales d:u ' Conseil de développement régional des Laurentides, à Lachute."A titre de ministre des Communications.a dit M.Hardy, il m'est extrêmement difficile, voire impossible de planifier le développement du secteur téléphonique au Québec puisque Bell Canada, qui fournit 88% des téléphones de la province, relève du gouvernement fédéral" (du CRTC, depuis le premier avril).Malgré le rôle prépondérant de Bell Canada, il existe quand même 28 compagnies de téléphone au Québec, a rappelé le ministre.T'as sûrement ton mot à dire C’est pourquoi il persiste a dire que le seul moyen d'appliquer une politique uniforme sur le territoire québécois est d’avoir un seul organisme régisseur: la Régie des services publics devrait avoir juridiction • sur Bell Canada, dans notre province."Si on veut en arriver à une uniformisation des tarifs, a aussi déclaré M.Hardy, il faudrait également développer un mécanisme d'interfinancement àTéchelle du Québec, en raison des particularités géographiques et démographiques des territoires desservis par chaque compagnie." Même s’il estime que Belî Canada pourrait apporter plusieurs améliorations nécessaires à son service actuel, particulièrement dans les régions rurales, M.Hardy réconnait que le gouvernement est “généralement satisfait du service assumé par l'entreprise privée" et c'est pourquoi il préfère se conformer au régime économique qui prévaut en Amérique du Nord plutôt que d’imiter les trois provinces des Prairies qui ont choisi depuis longtemps d’assurer le service téléphonique par des sociétés d'Etat.Pourtant, au moins 22,000 abonnés de la région des Laurentides et de Lanaudière en sont encore à se partager des lignes communes a cinq abonnes."Cette situation ne doit pas se perpétuer et des améliorations sensibles doivent y être apportées dans les plus courts délais, d'autant plus que la “très grande majorité" des entreprises soumisses à la surveillance de la Régie des services publics du Québec a déjà complété son programme de dégroupement des lignes à quatre abonnés”, a-t-il dit.M.Hardy a fait ces commentaires en atelier puisque le conseil de développement des Laurentides avait jugé bon d'organiser lui-même la consultation des citoyens et des organismes ou municipalités du territoire sur cette question."Normalement, c’est la compagnie Bell Canada qui se charge de faire des sondages auprès de la population quand elle le juge bon et c’est elle qui se charge d’évaluer les désirs de la population”, déclaré au DEVOIR M.Serge Boucher, directeur général du Conseil régional de développement des* Laurentides."Nous estimons utile que la population prenne elle-même l'initiative dans ce domaine, surtout dans une région qui con-nait un développement rapide comme c’est le cas chez nous.” Un hélicoptère canadien s’écrase dans le Frioul TRASAGHIS, Italie (AP) -Un hélicoptère canadien participant aux opérations de secours dans le FriOul s’est écrasé au sol dimanche près du village de Trasaghis.L'un de ses occupants, le capitaine Robert McBride, a été tué tandis que le sergent Roger Abar était blessé.L'appareil servait au transport de vivres et de médicaments aux victimes du récent tremblement de terre.On ignorait les causes de l’accident.Vote! Oui, vous aurez votre mot à dire le DIMANCHE 23 MAI.Ce jour-là, les établissements des affaires sociales procéderont aux élections des usagers à leur conseil d administration; les usagers éliront: 2 représentants dans le cas des CENTRES HOSPITALIERS.2 représentants dans le cas des CENTRES D ACCUEIL.représentants dans le cas des CENTRES SOCIAUX.2 CiNTRES DE SERVICES 5 représentants dans le cas des CENTRES LOCAUX DE SERVICES COMMUNAUTAIRES.VOTEZ si vous êtes majeur VOTEZ si vous avez reçu des services dans un établissement de santé ou de services sociaux de votre région au cours des deux années précédentes VOTEZ pour participer à la composition du conseil d'administration des établissements qui sont à votre service VOTEZ pour faire valoir vos droits d'usager.JUIN ’76 ART ORATOIRE — ART DRAMATIQUE ENSEIGNEMENT DE CULTURE PERSONNELLE COURS DU JOUR ET DU SOIR 24 MAI - 20 JUIN ADMISSION DÈS MAINTENANT PROGRAMME DES ÉTUDES ENVOYÉ SUR DEMANDE CONSERVATOIRE LASSALLE 1290.RUE SAINT-DENIS Nom Adresse.Ville Code postal.Tél Il n’y aura pas d'autre élection avant deux ans.Ne ratez pas l’occasion.C’est maintenant que vous avez votre mot à dire.Concernant ma carta annuaNa de membre, voua trouverai ci-joint mon chèque ou mandat-poata au nom du Mouvamont Rèformiete Social.Adraaaai la tout à: Secrétariat national du M.R.S.«8*0 rua Saint Dante, Montréal H2S 2S2, Québec.Lee gane qui alnacrlvent au M.R.S.recevront laur caria de membre eoue peu.Na aeront automatiquement abonnée è la revue Prévenir, organe official du M.R.S.LD.17-5-76 LE MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES en collaboration avec votre CRSSS, c'est l'affaire de tous et de chacun.288-4034 Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre Conseil Régional c Santé et de Services Sociaux (CRSSS).étrangers où les terres agricoles sont déjà rares et en faisant allusion à la pénurie alimentaire qui se dessine à l’échelle mondiale, certains participants ont souligné que des terres agricoles bien aménagées peuvent acquérir une valeur marchande bien supérieure à ce que les spéculateur peuvent offrir.Pour cela, il faut que l’agriculture dèvienne rentable.“Si l'agriculture pouvait être rentable grâce à une hausse de prix ou à une aide de l’Etat, le problème des terres agricoles se réglerait rapidement, a affirme un participant.Mais, a-t-il demandé, le gouvernement est-il prêt a payer le prix de notre autonomie alimentaire comme il est disposé à payer pour notre autonomie énergétique?” tissements dépourvus d égouts ou d'aqueducs, alors qu’ils ont déjà fait des investissements importants pour cadastrer les terrains selon des normes moins sévères.Plusieurs représentants des municipalités des Laurentides ont aussi demandé d’inclure dans ce projet de loi des normes provinciales uniformes pour assurer la protection des lacs: zones de protection le long des rives.grandeur minimale des terrains.installations sanitaires, etc.Sans un tel guide, a-t-on dit, il devient impossible de faire adopter des règlements sévères.qui pénaliseront souvent tel ou tel propriétaire de la parenté immédiate.Dans la région aéroportuaire, où les municipalités ont été placées en tutelle pour tout ce qui concerne la planification de leur aménagement municipal, on semblait surtout anxieux de savoir quand la tutelle sera levée et quelle autonomie les conseils d'agglomération posséderont.En somme, ce projet de loi a éveillé des réactions très diverses et c’est pourquoi toutes ces municipalités ont décidé de se réunir à nouveau d’ici un mois afin de réagir plus sérieusement.après avoir eu le temps d étudier le projet de loi.Jean-Marc Brunet, président du Mouvement Réformiste Social MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL Faisant suite au voeu exprimé par une majorité de délégués lors de son dixième congrès national, tenu en avril dernier à Montréal, le Mouvement Naturiste Social a décidé de changer son nom en celui de MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL.Ceci dans le but de permettre à une majorité de Canadiens français et de Québécois d’adhérer à un mouvement qui, au-delà des partis, des idéologies et des exclusivismes, propose à notre peuple un programme de SALUT PUBLIC.Voici le programme permanent du MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL, tel qu’approuvé par le comité central et le conseil national du M.R.S.: 1 - Accentuer la lutte pour le respect de la qualité de la vie et de l’environnement.Combattre toutes formes de pollution.2 - Diffuser sans cesse la connaissance des facteurs de santé et des é-quilibres biologiques naturels.3 - Faire comprendre la nécessité d’une véritable médecine préventive et curative, débarrassée de la tutelle de la chimiothérapie et axée prioritairement sur les méthodes non toxiques de santé.4 - Lutter contre l’emprise de l’étatisme, dans le do- maine de la santé d’abord, et ensuite dans tous les secteurs de notre vie collective.Souligner les MOUVEMENT REFORMISTE SOCIAL dangers, pour les libertés démocratiques du citoyen, de l’emprise technocratique grandissante.5 - Exiger la liberté de choix totale du citoyen dans tous les domaines de sa vie, sauf lorsque celle-ci brime là vie et la liberté des autres.6 • Démasquer l’infiltration gauchiste qui intoxique notre peuple et met en péril les libertés démocratiques.7 - Opposer au gauchisme destructeur et bassement matérialiste, le caractère chrétien et français du peuple canadien-français et du Québec.8 - Travailler à la mise sur pied d’une politique nataliste, et lutter pour le respect de la vie humaioe.Édifier une politique vigoureuse favorable à l’enfant, à la femme et à la cellule familiale.9 - Prôner une politique de la jeunesse axée sur les nécessités de notre affirmation, dans l’histoire, en tant que peuple.Orienter la jeunesse vers un mode de vie qui la prépare spirituellement, physiquement et mentalement, à affronter le dur et périlleux combat pour la vie.10 - Défendre l’autonomie du Québec, patrie du peuple canadien-français, et de tous les Québécois, à l’intérieur du pays canadien.11 - Favoriser une organisation économique qui valorise le travail, le syndicalisme constructif, le talent, la libre entreprise et l’esprit de création.12 - Promouvoir une justice sociale authentique, d’abord axée sur les devoirs du citoyen envers la communauté natiionale, et ensuite sur ses droits.Le MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL n’est pas un mouvement politique.Son action est orientée vers l’action sociale et para-politique, l’éducation populaire et la conscientisation du peuple canadien-français et de la société québécoise.Le MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL entend grouper dans ses rangs TOUS CEUX qui sont d’accord, en partie ou en entier, avec son programme de SALUT PUBLIC.Pour devenir membre du MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL, remplissez la formule ci-dessous.Je désire être Inscrit comme membre du MOUVEMENT RÉFORMISTE SOCIAL dans la catégorie suivante: ?m.?ss $io.?$5.C* è i LE DEVOIR Page 3 Montréal, lundi 17 mai 1976 Le parti anglophone: version du NPD-Q?Le nouveau parti anglophone que des éléments progressistes de Montréal s'apprêtent à lancer pour combattre les libéraux de M.Bourassa s’annonce comme une version rafraîchie du NPIWJuébec.Les principaux animateurs du “Mouvement démocratique” sont tous d’anciens militants actifs du Nouveau parti démocratique.Ou, plus encore, ils ont été candidats à l’une ou l’autre des élections générales fédérales.Parmi les promoteurs les plus engagés du projet, on retient les noms de Nick Auf der Maur, conseiller du ECM à la ville de Montréal; Charles Taylor, professeur à l’université McGill; Peter Berlew, professeur au collège Dawson et Bob Keaton, également conseiller à la ville de Montréal.La vingtaine de militants qui forment pour l’instant le noyau de ce futur parti politique provincial se sont réunis au moins deux fois au cours des dernières semaines.Ils sont en train d’élaborer des projets de programme et de constitution.Ils se proposent de faire paraître prochainement dans les grands quotidiens de la métropole des annonces de recrutement et des appels au financement.Ils estiment que les droits de la minorité anglophone du Québec ne sont pas adéquatement défendus à l’Assemblée nationale par les députés libéraux de M.Bourassa.Ils sont identifiés à la gauche anglophone et croient sans réserve au fédéralisme canadien.Sur cette base, ils ont confiance de se gagner des appuis considérables chez les 1,200,000 anglophones du Québec.Les animateurs du Mouvement démocratique souscrivent aux objectifs politiques du Nouveau parti démocratique mais ils en déplorent l’inefficacité.Ils s'engagent à mettre sur pied une puissante organisation électorale.De plus, ils trouvent futile de nuire au Parti québécois.Ils limiteront donc leur action à une vingtaine de comtés de Montréal, où les anglophones sont soit majoritaires, soit fortement représentés.Au cours d’entretiens avec un journaliste de Toronto, MM.Auf der Maur et Keston expliquaient l’autre jour que leur arrivée sur la scène politique provinciale est mal vue du PQ, du PNP et du Parti libéral, qui se disputeront tous trois les faveurs de l’électorat anglophone mais pour des raisons différentes.Le Mouvement démocratique prétend avoir de sérieuses chances de faire élire des députés dans quelque sept ou huit comtés.Selon M.Bob Keaton, le plus difficile sera de convaincre les anglophones qui ont tout à gagner à se faire représenter au Parlement au sein d’un parti d’opposition plutôt que par le parti gouvernemental.Le projet surgit à un moment où le mé-contement des anglophones à l’endroit du Parti libéral est plus fort que jamais auparavant.Il est possible que le PQ s’abstienne de présenter des candidats là où le nouveau parti anglophone aurait les meilleures chances.Il est par ailleurs plausible que le NPD-Québec revienne sur sa décision et ne participe pas aux prochaines élections provinciales.suco par la solidarité des peuples le monde s'organise [ iGR^NG&OSTIGChr INCl PLACEMENTS ACTIONS OBLIGATIONS OPTIONS PORTEFEUILLE Gilles-Yvon Moreau.D.Ps CR^NG&OSTIGÛY INC 500, rue St-Jacques Montréal H2Y1 S3 042*423 1 Veuillez m’envoyer votre bulletin mensuel sur les placements NOM.Adresse.TéL- D-17-M.tfficwtôfflOi t âllêpj il £ va+fï s m - À f*VI r -r .-m f4.mu «s**?: Environ’1,500 cyclistes ont répondu à l’appel de la Fondation canadienne des maladies du rein qui organisait pour la cinquième année consécutive un cyclothon au Parc Lafontaine, samedi.Le président d’honneur du cyclothon 76.le chanteur populaire Pierre Lalonde a donné le signal du départ en compagnie du ministre de la Santé.M.Marc Lalonde.qui en a profité pour compléter quelques tours de circuit.L’UN n’a pu trouver “ l’oiseau rare” pour son leadership par Pierre O’Neill Aujourd'hui s’ouvre la dernière semaine de la course au leadership de l’Union nationale: elle sera agitée.Après un lent départ et une campagne sans histoires, les candidats à la airection du parti, relativement peu connus du public, sortent de l’ombre et se déchaînent dans un blitz final.Les aspirants à la succession de M.Maurice Bellemare ont jusqu'à 14 heures aujourd'hui pour déclarer leur candidature et satisfaire aux exigences du parti.A moins de surprises, tout indique que seulement quatre candidats brigueront les suffrages des 1,400 délégués au congrès ?ui se tiendra à compter de samedi au 'entre municipal de Québec; MM.Rodrigue Biron.Jean-Guy Leboeuf, Gérard Nepveu et Jacques Tétreault.A distance des grands média d’information et sans faire de bruit, les quatre candidats auront quand même parcouru la totalité des régions du Québec pour tenter de vendre leurs qualités de leader politique aux militants unionistes.C’est sans précédent dans l’histoire de l’UN qu’une campagne au leadership ait suscité si peu d’intérêt Même chez les délégués, les indécis doivent être singulièrement nombreux.Le climat d'indifférence peut s’expliquer essentiellement par le fait que les personnalités des candidats en lice ne sont pas transcendantes.Les candidatures prestigieuses que M.Bellemare avait promises ne se sont pas manifestées.Ces derniers jours, pourtant, la direction du parti a multiplié les tractations pour décrocher l’oiseau rare.L’une des figures les plus importantes du PQ, M.Claude Morin lui-même, fut sollicité.En confirmant cette information, le chargé des liaisons congrès-presse, M.André Bel-lerose.soulignait hier que cette initiative émunait d'un groupe de militants unionistes et surtout pas de la direction du parti.Et.bien sûr, M.Morin a refusé l'invitation.Les règlements du congrès stipulent Voir page 6: Leadership aujourd’hui Montréal a beaucoup de questions à poser au sujet des $200 millions par Bernard Descôteaux Dire que l’administration municipale se prépare à partir en guerre contre le gouvernement du Québec serait sauter un peu vite aux conclusions, mais elle n’en a pas moins une série de questions à soumettre au ministre des Finances, M.Raymond Garneau.L’un des membres de l’administration Au congrès de la FFQ municipale de Montréal, M.Lawrence Hanigan, a ainsi commenté hier après-midi les informations publiées dans un journal du dimanche voulant que Montréal refuse d’inclure volontairement à son budget une somme de $200 millions à titre de quote-part au financement des Jeux olympiques.Dans le chapitre consacré au financement des Jeux olympiques dans le budget déposé par M.Garneau mardi dernier, on precise que la métropole devra assumer une somme de $200 millions représentant sa part de la dette olympique évaluée à $1 milliard.Plus tôt.en avril, Québec avait avisé Montréal de son intention, mais l’administration Drapeau n’en avait pas tenu compte au moment de déposer son propre budget.Vendredi, à l’Assemblée nationale, le ministre responsable de la Régie des installations olympiques, M.Victor Goldbloom.précisait que Montréal n’aurait pas le choix, et que les autorités municipales seraient avisées officiellement par lettre de l'intention du gouvernement."Un membre bien placé de l’administration municipale" aurait toutefois confié samedi à l’hebdomadaire Dimanche-Matin que le maire Jean Drapeau est décidé à combattre l’obligation d’assumer cette part de $200 millions du déficit olympique, même si cela implique une guerre politique entre Montréal et Québec comme il n’y en a pas eu depuis 20 ans.Des propos tenus au DEVOIR par M.Hanigan, il ressort que de guerre, il n’y en a pas de prévue pour l’instant.Le ministre de l’Environnement, le Dr Victor Goldbloom inaugurera les activités de la Semaine provinciale de l'environnement qui débute aujourd'hui et se poursuivra jusqu'au 24 mai sous le thème “Revenons sur terre: il en est encore temps”.• Ce sera la journée du YMCA aujourd'hui à la Place Desjardins.Démonstrations diverses, exposition de photographies, présentation d’un document audio-visuel ponctueront les activités de cette journée.• Le ministre des Communications du Québec.M.Denis Hardy, est le conférencier-invité à 12 h aujourd’hui à l’hôtel Reine-Elizabeth.L’allocution de M.Hardy intitulée "Dimensions d'une politique de téléinformatique pour le Québec" s'insère dans le cadre du congrès national de l'Association canadienne de la téléinformatique.• Le Dr David F.Horrobin, directeur du laboratoire de phyciopathologie endrocri-nologique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, donnera une conférence intitulée “Medical aid in Africa" à 12 h 30 devant les membres du Rotary Club Verdun-LaSalle.Dix ans après, les garderies reviennent comme un leitmotiv par Renée Rowan QUEBEC — Les garderies, en 1966, au moment du congrès de fondation de la Fédération des femmes du Québec, étaient déjà un sujet de préoccupation.Elles demeurent toujours, dix ans plus tard, un besoin aussi aigu, resté sans réponse.A toutes les tables de travail, ce besoin de garderies et de services de soutien (garderies près de la maison ou sur les lieux du travail, haltes scolaires, cafétérias au niveau primaire, aides familiales) pour aider non seulement les femmes au travail, mais également les femmes à la maison, est constamment revenu en un leitmotiv.Si les 170 participantes au congrès de fin de semaine — membres individuels et déléguées d’associations — n’ont pas inscrit ce thème au nombre de leurs priorités d’action pour l’année à venir, c’est que tout, leur semble-t-il, a été dit, écrit et recommandé.Il y a eu des études exhaustives sur le sujet, des mémoires envoyés à tous les niveaux gouvernementaux, des pressions exercées.Dans un geste d’exaspération non déguisée et dans le but d’amener les autorités en place à agir, une vingtaine de participantes ont fait circuler sur le plancher du congrès une pétition recommandant que la FFQ annonce son intention de mobiliser la puissance du vote féminin en recommandant à ses membres (qui représentent 130,000 femmes au Quebec) et à chaque femme en âge de voter au moment d’une élection fédérale, provinciale, municipale ou scolaire, d’annuler son vote en mettant “Femmes, garderies” devant le nom du candidat pour qui elle aurait .voté.Plusieurs des participantes, toutefois, ont exprimé des réticences face à ce moyen d’action qui les priverait de l’exercice de leurs droits de vote.La proposition a été retirée.Il a été d’autre part suggéré d’entreprendre une campagne faisant connaître ce qu’il en a coûte pour avoir les Jeux olympiques à Montréal comparativement a ce qu’il en coûterait pour l’implantation d’ûn système de garderies.Solidairement avec toutes les femmes impliquées dans le Front commun, il a été adopté, à la demande de la Ligue des femmes du Québec, que la FFQ se prononce pour le retrait du bill 23 qui, a-t-on au gré du temps —.—- Ethique publicitaire Les publicitaires pourraient retirer leurs réclames aux émissions qui véhiculent la violence.Un souci d’ordre moral aurait donc eu le meilleur sur l’appétit du bénéfice?s Que l’on se détronpe.Mme Judy LaMarsh, présidente de la Commission d’en-quéte sur la violence dans l’industrie des communications, a révélé que la maison J.Walther Thompson Co., la plus grande agence de publicité au monde, a constaté, après étude, que la violence laisserait "peu d’énergie aux aduiteurs pour répondre aux messages des annonceurs." On aurait été étonné que les magnats de la publicité se laissent ébranler par des scrupules de conscience.La publicité joue sur les réflexes conditionnés du spectateur-cible.La vue de la violence épuise ses ressources, le dépossède de sa faculté de discrimination, le laisse prostré comme une chiffe molle.Le message le frappe, mais il dévie, il ricoche.Il n’y a donc plus de chance pour la publicité d’exercer sa charge émotive.La douce agression du message n’agit plus.Tout ce que la publicité demande c'est un droit de cité pour sa violence, d elle, une toute petite part des faibles réserves énergétiques du client.En d’autres mots, il serait injuste qu’on lui refuse le privilège d’abrutir la masse consommatrice.Albert BRIE V._____________________________ souligné, représente un net recul pour la démocratie au Québec.Ce congrès de dixième anniversaire en a été un surtout de bilan et d’autocritique constructive.De la même façon que les membres individuels et les associations avaient été appelés, en 1966, à établir à l’aide d’un sondage leur programme d’action pour les dix prochaines années, les participantes à cette rencontre de trois jours, ont établi leurs priorités pour les prochaines années.Après plusieurs heures de “buzz session”, celles-ci, finalement, ont été ramenées à trois principales: la femme en politique, la femme au foyer et la femme au travail.De nombreux moyens d’action ont été suggérés pour informer et former les femmes afin de les préparer à entrer en politique: cours finances par les gouvernements, session de formation au leadership, formation économique et politique, etc.Il a été résolu que la FFQ appuie les travaux qui se font présentement au fédéral et au provincial — par l’entremise du Conseil du statut de la femme et du Conseil consultatif sur la situation de la femme — pour améliorer la condition de la femme au foyer, particulièrement en ce qui concerne le regime des rentes du Québec.Comme la représentation des femmes au niveau des cadres intermédiaires et supérieurs ne reflète pas leur présence proportionnelle sur le marché du travail et que les secteurs privé et public n’ont pas choisi d’élaborer une politique de promotion qui tienne compte de cette situation discriminatoire, la FFQ réclame, auprès des ministères concernés, que soit imposée une politique de quota en s’inspirant de l’expérience américaine.Au niveau du fonctionnement interne de la FFQ, plusieurs problèmes ont été décelés dont celui de la formation et de l’éducation des membres, de la collaboration avec les associations, etc.Dans Té-tape relance, l’accent sera mis sur le recrutement: fonder d’autres conseils régionaux pour que la FFQ soit présente dans tous les coins de la province; aller chercher d’autres associations (comme Voir page 6: FFQ Il en ressort aussi que l’administration municipale, le maire Drapeau en tête, est fort perplexe devant la volonté de Québec de leur faire assumer une telle part du déficit.On est actuellement à préparer un dossier pour la rencontre qui aura lieu avec le ministre des Finances, M.Raymond Garneau, cette semaine.La position de Montréal n’est pas encore arrêtée définitivement.Mais, en filigrane, il se dégage des propos de M.Hanigan que Québec devra convaincre les autorités montréalaises de la justesse de sa position.Ainsi Tune des premières questions que Ton se pose à l'hôtel de ville est de savoir pourquoi une somme de $200 millions, et non pas de $100 millions ou de $350 millions, bref qu'est-ce qui justifie ce choix, alors que la valeur des équipements olympiques construits par Montréal est de $140 millions.M.Hanigan qui précise que le dossier actuellement en preparation contient plusieurs autres questions de ce genre, Voir page 6: $200 millions Le leader de l’opposition à l’Assemblée nationale.M.Jacques-Yvan Morin s’adressera aux membres de l’Institut des vérificateurs internes, section de Montréal, à 13 h 30 au Château Champlain.• Le citoyens de Rosemont sont invités à une soirée d'information sur le logement ce soir à 19 h 30 au cégep de Rosemont.• Le Conseil scolaire de Tïle de Montréal tient une assemblée publique à 20 h dans ses locaux situés au 1415 est rue Jarry.Les membres du Conseil discuteront entre autres de la construction de quatre nouvelles écoles et de projets d’agrandissement et de réaménagement d’écoles de Tile de Montréal.• La Croix-Rouge tiendra une importante collecte de sang au poste de radio et télévision CFCF, 405 avenue Ogilvy, studios 1 et 2, de 9 h 30 à 18 h.$ L'ORDRE DES INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DU QUEDEC 4200 ouest Dorchester, Montréal, Québec H3Z 1V4 La session d’examens pour l’admission à l'exercice de la profession infirmière et infirmier se tiendra les 29 et 30 juin 1976 aux endroits suivants: MONTRÉAL QUÉBEC CHICOUTIMI RIMOUSKI ROUYN-NORANDA Les candidats et candidates devront faire parvenir leur demande à l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec d’ici le 28 mai 1976.As~tu ton 4 • Le Devoir, lundi 17 mai 1976 éditorial Au diapason du monde extérieur S’agissant d’un pays comme le Canada qui en est à ses premiers pas présumés autonomes dans les sables mouvants de la diplomatie internationale, doit-on attendre du gouvernement — et en particulier du premier ministre et de son secretaire d’Etat aux Affaires extérieures — qu’il innove d’abord et expose subséquemment les nouvelles lignes de force de sa politique étrangère, ou, au contraire, doit-il se conformer aux nouvelles préoccupations qui se font jour dans la mosaïque de collectivités canadiennes?Du premier cas, on citera la Société nouvelle de M.Trudeau et le voyage laün du premier ministre, objectifs louables mais qui, lancés d’une main malhabile, ont suscité une levée de boucliers.Mais il est difficile, s’agissant du second cas, de dire quand et dans quelle mesure, le pouvoir politique a suivi le pays, étant donné que dans la plupart des dossiers il semble qu’il y ait eu concomitance.Ainsi de la Troisième option, en ce qu’elle suppose de revendication d’autonomie vis-à-vis de Washington, et à travers ses implications au Pacific-' et en Atlantique.Mais où classer, dans un tel contexte fluide, le dossier proche-oriental?Et notre prise de conscience collective qu’il est tentant d’appeler notre “tires-mondisme”?A l’heure où ces lignes sont écrites, M.MacEachen est à Edmonton pour parler de sa politique proche-orientale.line politique d’é-quilibriste où de plus chevronnés se sont rompu le cou mais où notre secrétaire aux Affaires étrangères n’est pas encore parvenu au stade du reflux de son style particulier.Plus spécifiquement, son absence de style particulier agrémenté d’une tenace tradition du secret qui fait que, de peur de pécher par excès, notre diplomatie pèche par défaut.Notre présent panorama se fonde sur les dernières déclarations de M.MacEachen à la conférence sur le Droit de la mer, devant la 4e CNUCED à Nairobi, devant le Comité permanent des Affaires extérieures et de la Défense nationale, ainsi que sur ses déclarations à la presse et une allocution devant le Comité Canada-Israël.Il ne s’agit pas d’un pot-pourri de thèmes, de ces macedoines où le meilleur voisine le pire et qui font qu’on y trouve ce qu’on veut bien y chercher.En fait, le défi aujourd’hui, à l’heure où Washington s’est mis en veilleuse en raison de sa campagne présidentielle, est de pouvoir dire où en est notre politique nationale.• Une sérieuse mise en garde s’impose, au terme d’un exercice dont le nadir a été atteint ar notre coprésidence à la conférence Nord-ud.Non pas tant par ce que nous sommes justifiés d’attendre de cette conférence que par le rôle important qui nous est dévolu.Cette mise en garde concerne le diapason des déclarations officielles, en retrait par rapport au problème concerné, et souvent d'une navrante facture.Le cas type est une curieuse déclaration — jamais explicitée officiellement — concernant la campagne d’Amnistie International sur les prisonniers de conscience, où notre ministre caressait dans le sens du poil les régimes répressifs et les régimes totalitaires sous prétexte que la cause des prisonniers politiques est mieux défendue dans les coulisses feutrées.On nous permettra de croire le contraire avec Sakharov, Pliouchtch et les rescapés du Chili.Un autre cas de déclaration navrante est constitué par les assurances fournies par M.MacEachen à l’Italie: le problème était de savoir si l’accession d’un gouvernement communiste menacerait l’Alliance atlantique et le chef de notre diplomatie préférait rassurer Rome quant à nos ambitions de leadership.C’est un carré aux coins coupés si ronds que c’en devient un cercle.Par contre, dans ses percutantes déclarations concernant la conference du Droit de la mer et notre impatience de voir aboutir les travaux, M.MacEachen se trouvait à parler ar-dessus son public, mal-informé du fait du uis-clos des travaux, à un interlocuteur absent.M.MacEachen nuançait au fond une politique que nul n’était supposé connaître en détail.Ce genre de mésaventures est inévitable, mais le risque est de voir s’imposer un style ambigu que le monde extérieur assimilera bien vite à un refus de notre part à prendre nos responsabilités.De toute façon, nous n’avons pas le choix: ou nous allons de l’avant avec notre Troisième option, via le lien contractuel avec la Communauté économique européenne sans pour autant geler les canaux vitaux par où passe l’influx nerveux de notre appartenance continentale, ou nous tombons victimes de la contradiction de jour en jour plus précise entre nos moeurs canadiennes fichées au coin de l’occidentalisme industrialisé surconsommateur et nos ambitions triers-mondistes.Contradiction double en ce sens que se manifeste parallèlement dans le pays une résistance au monde extérieur en même temps que des couches de plus en plus larges s’engagent dans la passionnante expérience de vivre au rythme du monde.• Quand nous aurons dit que notre présumée politique arabe s’arrête là où commence notre amitié avec Israël, nous aurons tout dit à ce chapitre.Notre peu d’envergure sous ce ciel est illustré par l’elqquent exemple libanais, où nous avons manqué même à nos habitudes humanitaires.Pourquoi nous et pas les Etats-Unis par exemple, ou la France?Parce que les Etats-Unis sont partie au conflit et que la France ambitionne une politique méditerranéenne dont elle n’a pas les moyens.Nous, par contre, qui n’avons aucune ambition politique — ça aide parfois — mais qui avons les structures d’accueil, nous venons buter comme une abeille contre la vitre sur une notion juridique: les rescapés de l’enfer libanais qui par- viennent à Nicosie ne sont pas “traitables” à Chypre parce que Nicosie relève de Tel Aviv.La oelle affaire! Un piéton est écrasé sur la chaussée et nous refusons de le secourir parce: qu’il est interdit d’embarquer un passager dans notre camion.Ce genre de démarche, s’il n’est pas assimilable à un refus, est au moins un manque d’imagination politique.Pour le reste, les frictions avec Washington sont un exercice bienfaisant, qu’il s’agisse de nos relations bilatérales ou de notre “européanisation”, étant entendu que nos querelles sont balisées: aucune politique quelle qu’elle soit ne pourra rompre le cordon ombilical qui nous rattache à nos voisins du Sud.Au fond, avec un fer de lance comme l’ACDI, nous avons choisi hors de tout doute la voie de la coopération, et c’est ce que nous avions de mieux à faire.Là encore, non pas tant dans les faits que dans la démarche, un peu plus de dynamisme s’imposerait; mais il reste que nous avons pris ce tournant d’où on a vue sur un exaltant nouveau monde.“Le Canada est convaincu que pour survivre, nous devons partager.” M.MacEachen l’a dit à Nairobi, à la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.Et même si la montagne de la CNUCED n’allait accoucher que d’une souris, nous avons à justifier par nous-mêmes — et nous en avons les moyens — que la survie est dans le partage.Il ne s’agit pas d’idéaliser: avec la série de guides sectoriels dont le premier vient de paraître, la preuve est faite que le développement international est désormais pense et vécu dans une perspective plus juste, tenant compte et de nos moyens et des besoins à satisfaire.En fait, en dépit de toutes les réserves, la force est d’admettre que nous décollons en voulant faire décoller le développement du tiers monde.Le défi est démesuré mais nous pouvons le relever dans la mesure où Ottawa y fera participer le pays.Presse, milieux univer-sitaires et ONG (organismes non-gouvernementaux) ont un rôle fondamental à y jouer, et tout indique qu’ils ne se déroberont pas.Mais là encore, si un consensus à la base est nécessaire pour un démarrage sans accroc, le “do” doit être donné au sommet, à défaut de quoi c’est un concert cacophonique que nous nous préparons et, à la limite, c’est la fin d’un rêve grandiose.Ce “do” du maestro tient en partie — pour une bonne partie! — dans la répudiation de la longue tradition du silence: la diplomatie canadienne n’est pas la Trappe et l’exemple de Washington doit nous éclairer sur les méfaits de l’obsession du “secret”.Il est temps qu’Ottawa comprenne qu’une politique internationale ne se fait pas avec le seul monde extérieur, ni par-dessus le pays, pour peu qu’on veuille convaincre cette part du pays marquée par son lourd héritage de timidité sinon de docilité envers notre irascible partenaire privilégié.Georges VIGNY bloc-notes a Aurons-nous la grève du bilinguisme aérien ?Le ministre des Transports croyait avoir conjuré la menace de grève des contrôleurs aériens: il a institué une enquête publique sur certains aspects particuliers de l’implantation du bilinguisme dans les communications aériennes; il en a même confié la direction à l'avocat montréalais John Keenan, ci-devant procureur et conseiller de l'Association canadienne des pilotes de lignes qui a combattu et combat toujours l'introduction du français dans le ciel du Québec.L’Association des gens de l’air du Québec lui en a même fait reproche: l’enquête est inutile; la cause est entendue; il s’agit donc d’une mesure dilatoire, prise par un gouvernement qui ne veut pas assumer la responsabilité et les conséquences de sa politique de bilinguisme dans l’aviation commerciale.Au surplus, M.Otto Lang porte son choix sur un avocat dont l’action passée démontre assez qu'il est acquis à la cause des partisans de l’unilinguisme.Par cette décision, qui visait à satisfaire et à réconcilier tout le monde, non seulement le ministre a-t-il indis- Posé les pilotes, contrôleurs et gens de air de langue française; mais voici que le bureau directeur de l’Association canadienne des contrôleurs aériens, dont les 2,200 cotisants sont à 85% anglophones, rejette à 10 contre un l’initiative de M.Lang en même temps qu’elle repousse les recommandations salariales de la commission de conciliation.Le ministre est bien attrapé qui espérait gagner au moins quelques mois de paix relative et faire l’economie d'une nouvelle querelle linguistique.Pourtant, le Syndicat avait spécifiquement réclame une enquête de ce genre.Et la commission de conciliation, constatant que le problème du bilinguisme aérien est au coeur du conflit, avait proposé dans son rapport que l’enquête portât sur l’ensemble de la question linguistique.Mais, précisément parce qu’il s’est refusé à remettre en cause le principe de la politique de bilinguisme dans 1 a-viation.le ministre a limité l’enquête Keenan aux seuls aspects touchant la sécurité et les coûts du bilinguisme à la par oie du Jour “C'est l’amour que je veux, et non des sacrifie^’ - Osée 6,6.“Coeur obstiné finira dans le malheur et qui aime le danger y tombera.” — Ecclésiastique 3,26 (deuxième siècle avant JC).l’égard du régime de vol aux instruments (IFR), par opposition au régime du vol à vue (VFR) où l’usage du français est déjà consacré par une expérience concluante dans quelques aéroports.Or le bureau directeur de l’Association des contrôleurs, s’il est satisfait du choix de l’enquêteur (on le serait à moins) exprime son désaccord avec le mandat, pour lui trop étroit: il voudrait en somme une enquête globale sur tous les aspects du problème linguistique dans l’aviation.C’est une enquête que le ministère a faite et refaite: la mise en place d’un simulateur de vol pour familiariser les contrôleurs avec une deuxième langue répond aux exigences des normes les {ilus rigoureuses de la sécurité.Mais e syndicat des contrôleurs, comme celui des pilotes, perturbés et affolés à l’idée que l’anglais ne sera plus la langue exclusive de l’aviation au Québec, refusent l'extension du bilinguisme à l’aviation, rejettent la politique du gouvernement.Tel est donc le motif de l’appel au débrayage général, les autres chapitres, cfordre salarial, étant mineurs.En effet, l’écart entre l'offre du gouvernement (9.5%) et la recommandation de la commission de conciliation (10.5%) ne saurait justifier la grève de techniciens dont le salaire moyen est de $16,000, les aiguilleurs de 10 années d expérience touchant $23,000.Dans ces conditions, il n’y a pas à s’étonner que le directeur de la section uébécoise du Syndicat se désolidarise e la décision prise par le bureau directeur.“Même si l’enquête Keenan est superflue et inutile puisque l’on expérimente le bilinguisme en simulateur de vol, son mandat est tout de même très large et couvre un nombre presque infini de paramètres.J’en conclus donc qu'une grève pour ces motifs est un geste irresponsable.” Ainsi s’exprimait hier en conférence de presse M.Jean-Luc Patenaude, directeur provincial de la CATCA, dont la section québécoise regroupe 330 contisants.Et M.Patenaude conclut qu’il s’agirait là d’une grève “contre le Québec , que le vote du bureau de direction en faveur de l’arrêt de travail exprime “un racisme inacceptable”.D en tire deux grandes conclusions: 1) si la grève est déclenchée, il incite les contrôleurs québécois à se présenter au travail; 2) le moment est venu “d’amorcer le processus de désaffiliation syhdicale”.A moins que les 2,000 cotisants qui voteront aujourd’hui et demain ne rejettent l’appel à la grève de leurs diri- geants, le recours qu’envisage M.Patenaude est en effet la seule voie réaliste et cohérente qui s’offre aux contrôleurs francophones.Ils ne sont pas en mauvaise compagnie, après tout: ils ont de leur côte la Loi sur le bilinguisme, le Parlement, le gouvernement qui a fait connaître clairement sa politique des langues dans l’aviation; M.Trudeau, M.Marc Lalonde, M.Otto Lang et beaucoup de parlementaires fédéraux, dont ceux du Québec; l’opinion publique de cette province; rAssociation des gens de l’air.Et si le compte n’y est pas, ajoutons qu’ils ont aussi, avec eux, la raison et la justice.Un cri d’angoisse Tandis que le Québec attend de M.Jean-Paul L’Allier — avec espoir et toute la confiance qu’inspire son auteur — la publication d’un “livre vert” ui définira les nouvelles orientations 'une politique culturelle conçue pour cette société, les cris d’alarme et lés messages angoissés se multiplient dans “l’autre société” au sujet de l’identité culturelle du Canada, constamment menacée par l’envahissante production américaine.Récemment, le président de Radio-Canada attirait à nouveau l’attention sur l’insuffisance, en quantité et en qualité, de la production canadienne au réseau anglais de la Société.M.Al Johnson estime qu’un tiers seulement des auditoires anglophones s’intéresse aux produits de la culture canadienne, la plupart des téléspectateurs préférant les émissions américaines.Mais comme il serait absurde et physiquement impraticable de restreindre la diffusion au Canada de tous les produits de la culture américaine — télévision, cinéma, livres, périodiques — et qu’on ne saurait non plus inciter les citoyens de ce pays à s'intéresser aux oeuvres canadiennes par simple patriotisme, il ne reste u'une solution: relever la qualité ans tous les secteurs.Mais alors les producteurs se tournent vers l’Etat et sollicitent des fonds qui, dans une large mesure, leur sont déjà consentis.Que faire exactement pour préserver une “personnalité culturelle” quand un voisin aussi puissant parle la même langue?Ces jours derniers, à Winnipeg, le secrétaire d’Etat lançait lui aussi un cri d’angoisse.Ce que M.Faulkner ap- Pelle la culture canadienne est “voue à oubli” à moins d’un redressement spectaculaire.L’invasion irrésistible des oeuvres américaines de toute nature est en voie de devenir une véritable obsession pour les éditeurs, les producteurs de télévision, les cinéastes, les écrivains, les gens de théâtre, une obsession que partage M.Faulkner qui rêve de forger “une conscience nationale” authentiquement canadienne.Pour y parvenir, le secrétaire d’Etat envisage pour l’automne la mise en oeuvre de plusieurs programmes nouveaux d’assistance au cinéma, à l’édition.à la télévision, aux écrivains.Il ne saurait être question, naturellement, de dirigisme culturel aux termes duquel l’Etat ne subventionnerait que les seuls produits qui conviendraient à une définition idéale de “l’identité culturelle canadienne”.Sans être à l’abri de ces influences, il est évident que le Québec, grâce à sa langue et à sa culture différentes, n’a pas les mêmes préoccupations.Aussi est-il plus ou moins indifférent au sort de la “culture canadienne” et peu sensible aux cris d’alarme de ceux qui s’efforcent de la promouvoir.Les appels au secours du ministre n’impressionnent pas non plus la presse de langue anglaise, comme en témoigne un editorial que le Star de Montréal consacrait samedi au discours de M.Faulkner.Notre confrère ne partage pas le jugement pessimiste que porte le secrétaire d’Etat sur la culture du Canada anglais.Et toute velléité de restreindre ^influence de la culture américaine dans le but de favoriser celle du Canada lui répugne, la culture n’ayant pas de frontière.Certes.reconnaît l’éditorialiste, il convient d’aider les créateurs canadiens, mais pour être valable et authentique, leur oeuvre ne sera pas nécessairement nationale.Ce qui l’amène à se demander si M.Faulkner s’emploie vraiment a raffermir la culture de ce pays ou s’il ne cherche pas plutôt à enrichir simplement les pourvoyeurs de la soi-disant culture canadienne, éditeurs, cinéastes, producteurs de télévision, périodiques, écrivains, surtout établis à Toronto.Peut-être.Mais comment faire alors?La censure, le dirigisme culturel et les restrictions aux importations américaines sont aussi inconcevables qu’inadmissibles.D’autre part, l’accroissement des subventions risque de ne profiter qu’aux commerçants des produits culturels, peu soucieux de qualité.Reconnaissons que le challenge de M.Faulkner est obsédant.Michel ROY “Mon calvaire roumain”, de Michel Solomon Ces choses qui sont loin de nous par LOUIS DUSSAULT Pour les intellectuels faussement contestataires, bien protégés par nos lois libérales, U est de bon ton, soit d’ignorer, soit de faire des gorges chaudes des témoignages des vrais contestataires qui, eux, ont subi la torture, de longues années de camp et de prison, et qui ont échappé miraculeusement a la mort.Le Goulag de Soljénitsyne ou les horreurs de Magadan et de Mon Calvaire roumain de Michel Solomon ne seraient, selon eux.qu’un “accident spatio-temporel” dans l'avènement inéluctable du socialisme.De nos jours, ces intellectuels irréductibles de la liberté — jusqu’au jour où elle leur est ravie — ameutent la jeunesse par des slogans qui se détachent sur de larges banderoles “‘Jeune, pour que change la vie, pour vivre libre, lutte avec les communistes.” Dans son livre atroce Mon Calvaire roumain, suite de Magadan, Michel Solomon nous convoque à une étape ultérieure: celle qui suit l’installation au pouvoir.Première urgence: se débarrasser des opposants.De toute nécessité, il faut abattre 1 esprit critique qui est irrémédiablement hostile au délire communiste.C'est ainsi qu’a été sacri- lire communiste.C’est ainsi qu’a été sacri- fiée une grande partie de l'élite de l'Europe centrale.Dans son deuxième livre sur l’enter communiste, Michel Solomon raconte comment furent anéantis les hommes les plus éminents de sa Roumanie natale.Alors que nos “intellectuels en chaise longue” citaient en modèle l’URSS et ses satellites pour avoir aboli la peine de mort, la mort, cruelle et lente, fauchait, dans la pire abjection qu’ait connue l’histoire, tout ce qu’en Roumanie ressemblait à la bourgeoisie et à ses vertus.Aviez-vous l’habitude, plongé dans vos réflexions, de vous promener innocemment les mains derrière le dos?Votre attitude était suspecte: habitude bourgeoise! Il n’en fallait pas plus pour “recevoir” vingt ans de prison.Vous “n'attrapiez” que dix ans pour internement sans motif! Après avoir confisqué la propriété privée, la Barbarie confisquait la raison et (e bon sens.Vous raconter ce livre est impossible.Il est atroce, horrible.Vous le lisez d'un souffle pour savoir quand enfin s’arrêteront la souffrance et la déraison.Elles sont sans bornes.Mais comme toutes ces choses sont loin de nous.Comment peut-on être Roumain?lettres au DEVOIR Démocratie ou totalitarisme syndical ?M.Claude Bertrand.Secrétaire-trésorier.Syndicat des enseignants de Le Royer.J'accuse réception de votre lettre datée du 3 mai aemier.Vous me demandez de me conformer à deux conditions: Première condition: "Rembourser au Fonds de Solidarité du S.E.L.R.le paiement des jours de débrayage, qui vous a été versé pour ces dites journées".Si mes informations sont exactes, lors de l’Assemblée générale où les membres vous ont voté un mandat de débrayage contre la “loi 23”, vous avez bien souligné que même ceux qui iraient à l’encontre de ce mandat, c’est-à-dire ceux qui se soumettraient à la “loi 23”, ne recevraient pas de salaire pour les jours de débrayage.Je m’explique difficilement comment je pourrais vous rembourser ce salaire.Depuis l'émission de cette loi, la Commission Scolaire Régionale Le Royer n'a pas effectué de coupures de traitement à qui que ce soit à l'école où j’enseigne — lorsqu'il m'est possible de le faire — ni aux "pour , ni aux "contre"; dès lors, pourquoi moi plus qu’une autre, devrais-je vous rembourser?.Deuxième condition: "vous conformer au mandat de débrayage".M.le secrétaire-trésorier, avant l’émission de la “loi 23".je me suis conformée aux différents mandats de débrayage et ce.malgré mes dissidences personnelles.Mais la“loi” est une institution qui se situe au-dessus du syndicat, au-dessus de l’ensemble des individus qu'il représente; la "loi" représente l’en- semble de la société.Cette"loi" a été votée par les élus du peuple, des gens démocratiquement élus pour légiférer et gouverner.Le Gouvernement.que nous soyons en accord ou pas avec lui.demeure une institution démocratique.Refuser le choix du peuple c'est nier la démocratie.c’est nier l’existence même d'une société organisée.Par conséquent, je comprends mal comment un syndicat puisse passer outre une loi.comment il peut exiger de ses membres un tel geste?C’est la négation même de la démocratie et de la société dans son ensemble.C'est la négation d’un principe de base du syndicalisme.Dans ces conditions, je ne sais pas comment, et de quel droit, si je me soumettais à ce dernier mandat, je pourrais demander aux enfants de se soumettre à mes directives et à celles de l’école.Sous peine d’expulsion, vous me demandez de respecter la voix de la majorité et ce, malgré les implications d’ordre légal et social que cela soulève.Le syndicat refuse d’obéir aux lois, mais exige de moi une obéissance inconditionnelle des siennes."Faites ce que je dis et non ce que je fais".Je me permettrai, M.le secrétaire-trésorier, de vous dire que je trouve vos intentions "dictatoriales” et ce.sous le couvert du manteau de l’appel à la solidarité.J’ai l’impression que peu à peu on enterre les principes fondamentaux qui ont donné naissance au syndicalisme: protection de l’employé contre les abus, climat d’entente avec l'employeur afin d'assurer non seulement de meilleures conditions de travail, mais aussi afin de conserver un esprit d'amitié et de con- fiance.Je pense que la "politisation" du syndicalisme nous fait oublier les objectifs initiaux de cet organisme.Ça devient une lutte de deux partis politiques qui s’élèvent l’un contre l’autre, au heu d’être une lutte pour l’obtention d’un mieux-étre d’un groupe d’individus.Si la C.E.Q.veut faire de la politique, quelle se dissocie du syndicalisme et qu'elle se présente en tant que parti politique reconnu et quelle se fasse élire démocratiquement.Et là, je respecterai ses lois autant que celles de notre Gouvernement actuel.Je n’accepte pas que qui que ce soit se bâtisse un capital politique en utilisant mon nom et mon argent sans que j’y consente de plein gré.Je suis syndiquée et non membre d’un parti politique.Four toutes ces raisons, M.Bertrand, je n’irai pas contre la "loi 23" et je ne suis pas contre le Syndicat.Par le fait même, je me considère toujours membre à part entière de cet organisme.Advenant mon expulsion, et adve-nant que j’en appelle devant les tribunaux.je ne crois pas qu'un seul de ces derniers donnerait gain de cause à un organisme qui expulserait un de ses membres parce qu’il obéit à une loi gouvernementale.Je ne me sens pas prise "en défaut" (article 2.48 de la Constitution du S.E.L.R.) parce que j'obéis à la "loi 23”.Par conséquent, je ne vois pas ce que j’aurais a aller défendre devant le Conseil d’Administration.Je ne vois donc pas l’utilité "d’utiliser ce droit".Bien à vous, Suzanne BELANGER Montréal, le 10 mai 1976 Quand donc serons-nous lucides ?M.le Directeur, Par l’entremise de votre journal, j’aimerais m’adresser à un personnage qui vit largement dans la société nord-américaine dite capitaliste.à un personnage que beaucoup.hélas, envient ou admirent.J aimerais m’adresser à Robert Charlebois qui.depuis quelques années est sûrement heureux de faire de gros sous en se donnant en spectacle.J'aimerais lui demander s'il a bien réfléchi avant d’aller à Cuba, de chanter son “ami" Fidel et d’arborer l'insigne du parti communiste français.Oui.j'aimerais savoir si ce monsieur serait vraiment à l’aise dans ces "sociétés cool" où il ne pourrait plus faire de pareilles recettes et parader dans de belles bagnoles.parce qu’il serait trop occupé à couper de la canne à sucre! Aussi longtemps qu’il pourra revenir dans le "royaume du calcium”.même canadien, tout ira bien pour lui, mais lorsque son pays sera devenu un “goulag" morne et triste comme ceux qu’il chante, adieu belle vie et succès facile car il ne chantera plus du tout.Quand donc serons-nous assez clairvoyants pour imaginer jusqu'au bout les conséquences de nos actes?Quand donc allons-nous cesser de prendre des vessies pour des lanter- nes?-Quand donc, mais quand, nom de Dieu, allons-nous finalement employer notre intelligence de la bonne façon et quand les gens de l'acabit de Charlebois se demanderont-ils s’ils sont tout aussi "ready" à embrasser le communisme.le vrai, tout comme ils embrassent les filles et la vie.Je souhaite beaucoup de bonheur à mes compatriotes mais j'aimerais bien que l’on s’ouvre enfin les yeux et la raison avant que d’autres, comme Fidel, ne nous les ferment prématurément.Marthe POIRIER Montréal, le 22 avril 1976 Les francophones pourraient refuser leur clientèle à Air Canada M.Kent Davis, vice-président aux Opérations, Air Canada.Par la présente, je veux vous faire part de ma vive opposition au nouveau règlement paru le 20 avril dernier dans le "Manuel d'opération 500" destiné au personnel navigant d'Air Canada.Sans répéter en détail tout le ridicule des conséquences d'un tel règlement, allant jusou’à interdire à deux pilotes francoprc .es de converser dans leur langue maternelle entre eux ou avec des hôtesses, également francophones, j’aimerais vous faire réaliser que ces nouvelles dispositions ont aussi une tendance raciste prononcée.Dans le cas présent.vous ne pouvez même pas citer la raison de sécurité comme excuse.En effet, les pilotes francophones ont toujours été d’accord pour communiquer au sol en anglais et pour utiliser l'anglais lors de la vérification de l’appareil au sol.A ce sujet, je souligne mon accord complet quant à la position de M.Pierre Beaudry, secrétaire de l’association des gens de l'Air du Québec.Suite à certaines révélations, je considère déplorable au'à peine 7% des pilotes d'Air Canada soient francophones.Je souligne, car semble-t-il vous l'ignorez, qu'Air Canada est une Société de la Couronne et que par conséquent, le Québec et les francophones de tout le Canada ont finance, par leurs taxes, plus de 30% du dernier déficit de votre compagnie.Cessez donc de mépriser nos droits les plus légitimes! Comment se fait-il qu’à peine 7%, et non 30%.des pilotes soient francophones?Ces nouveaux règlements ne vont-ils pas à l’encontre de la politique de bilinguisme du gouvernement fédéral (le ministre Otto Lang a l'intention d’étendre le bilinguisme à tous les aéroports fédéraux du Québec non seulement pour le vol à vue.mais aussi pour le vol aux instruments), et de la loi 22?Air Canada prône le séparatisme Vous n'auriez jamais pensé qu’une Société d’Etat pût se mettre en tête de diviser l’Etat.C’est pourtant ce que vient de faire Air-Canada en interdisant à son personnel francophone de parler français dans l’exercice de ses fonctions et même dans les simples entretiens privés.Je suppose qu'avant longtemps ladite société, très entreprenante, va transporter ses interdictions dans les aéroports de France, de Belgique, de Suisse, et, en général, de tous les pays où l'on a la désinvolture de parler français.Pour ce qui est du Québec, nation intégralement francophone, le geste d'Air-Canada demeure la plus franche invitation qui lui ait jamais été faite de quitter la Fédération Canadian.Dont acte.Espérons que le Parti québécois saura retenir cette hautaine injonction et se comporter en conséquence.Gustave LAMARCHE, de l’Académie canadienne-française Joliette.le 12 mai 1976 Qu’est-ce donc que ce retour en arrière?! Pour expliquer ces nouvelles politiques d’Air Canada, je n'ai pas à chercher longtemps.Remarquons simplement qu'avec le départ de M.Yves Pratte (qui a récemment démissionné comme président, non pas à cause d’une quelconque incompétence.mais à la suite d’une campagne de salissage vis-à-vis son administration) le pourcentage des administrateurs francophones à la haute direction d'Air Canada, autrefois déjà loin d’une proportionnalité de 30%.est aujourd'hui bien bas.La prochaine étape de votre politique sera-t-elle l'interdiction stricte d'offrir un service bilingue aux clients?Pourquoi pas?Ce serait logique! Mais vous êtes sûrement conscient que si sept millions de Canadiens paient pour Air Canada, sept millions de francophones peuvent aussi s'abstenir d’en etre clients.Serge BOURASSA St-Lambert.le 10 mai 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le lOjanvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Lafrance Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville laSalle.l'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $S2 par année; six mois: $28.A l'étranger: $37 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $13 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.33 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par lu poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0838.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TtliPHONEl Mé-SSél (lignes groupées). mmmm Le Devoir, lundi 17 mai 1976 des Idées des événements des hommes La non-indexation des règles budgétaires des commissions scolaires Une directive gouvernementale qui risque de compromettre la qualité de l’enseignement et l’égalité des chances en éducation Le 4 mars dernier, le ministère de l’Education du Québec (MEQ) annonçait qu’il n'indexerait plus les règles budgétaires qui déterminent pour une bonne part le financement des commissions scolaires locales et régionales.Cette restriction budgétaire vise, semble-t-il, à contribuer à la lutte contre l’inflation.La Fédération des commissions scolaires et la C.E.Q.ont protesté contre cette mesure oui, selon ces organismes nuira à la qualité de l’enseignement.Or, il n’y a pas que la qualité de l’enseignement qui soit en cause.On constate après analyse que plusieurs aspects des sous-systèmes connexes (éducation et taxation) seront probablement touchés par cette mesure de restriction.Cet article veut brièvement analyser les principales implications de cette dernière directive du ministère de l’Education.Pour ce faire, il est nécessaire de décrire le mode de financement de l’éducation primaire et secondaire public et d’en connaître quelque peu l’évolution.Nous allons alors examiner l’alternative qui s’offre aux commissions scolaires et étudier ensuite les conséquences possibles.Les poussées autonomistes des commissions scolaires, le jugement particulier et non-exhaustif que nous posons sur cette mesure restrictive et une perspective de saine administration et d’economie nous amèneront à la remise en question glo- bale du mode de financement de l’éducation.Financement et évolution des règles budgétaires Les revenus des commissions scolaires proviennent de deux sources principales: d’abord l’impôt foncier et ensuite les subventions d’équilibre fournies par le gouvernement.Ces subventions sont résiduelles, c’est-à-dire qu’elles ne s’appliquent qu’à l’écart entre l’effort local (impôt foncier normalisé) et les dépenses prévues par les règles budgétaires.Grosso modo, les règles budgétaires permettent des dépenses selon un coût/éleve qu’elles fixent.Par la suite, si la commission scolaire juge qu’elle doit se doter de services supplémentaires et aller au delà de ce que prévoient les règles, elles peut augmenter son taux d’imposition foncière.Les règles budgétaires peuvent être divisées en trois catégories principales.Une première partie finance entièrement les salaires des enseignants et des directions d’écoles.Une deuxième partie regroupe ce qui reste de l’ancienne enveloppe 1 et les enveloppes 2 et 3.La troisième partie est constituée d’une série d’annexes touchant le transport, les ateliers professionnels, les dépenses d’immobilisations et l’éducation aux adultes.Le financement de la première partie est fixé par ______________________________________________________par____ DANIEL MARTIN ¦ Professeur d’histoire dans une école secondaire de la région métropolitaine, l’auteur de cet article est étudiant en administration scolaire au département d’administration scolaire de l’université de Montréal.À la lumière de travaux de recherche qu’il a faits sur le financement des commissions scolaires, il analyse les conséquences probables d’une récente directive du ministère de l’Éducation décrétant que les régies budgétaires des commissions scolaires ne seront plus indexées en fonction de la hausse du coût de la vie.des ententes et par conséquent n’est pas touché par la non-indexation.Cependant, toutes les autres catégories de personnel seront touchées.Les règles budgétaires ont grandement évolué depuis leur apparition.Au début, elles étaient de véritables carcans.Elles précisaient pour chaque poste budgétaire des dépenses maxima admissibles.L’excédent des dépenses devait être financé à même l’impôt foncier supplémentaire.Ces maxima, définis en per capita d’élèves, déterminaient le montant que le gouvernement verserait à la commission scolaire.Les maxima ne pouvaient pas être transférés d’un poste a un autre: La commission scolaire ne puvait utiliser une économie réalisée à un poste pour Un nouvel organisme de coopération Les Amis du monde: une touche humaine dans les échanges internationaux De plus en plus, les grands organismes internationaux restreignent l’envoi des coopérants dans les pays en voie de développement en s’appuyant sur le principe que les pays assistés doivent désormais prendre en main leur propre développement.Il semble donc retardataire que la nouvelle sassociation canadienne “Les amis du monde " continue à envoyer des coopérants pour promouvoir l’auto-développement des zones rurales les plus défavorisées.N'est-ce pas aller à contre-courant de l’histoire et se cantonner dans un passéisme vermoulu?Pourquoi cette orientation?La raison est pourtant bien simple.A une époque où la technique est reine, nous voulons ingénument apporter une touche humaine.Nos volontaires sont avant tout des’animateurs" qui accordent la priorité à l’approche du milieu socio-culturel dans lequel ils seront appelés à s'insérer.Sans la connaissance du milieu socio-culturel, sans le respect de l’homme, de ses traditions, de ses croyances.toute action serait vouée à l’échec.Seule l'écoute patiente et constante, la persuasion, le tact, l’amitié gagnée petit à petit, la connaissance de la langue de l’autre qui permet le dialogue, permettront de déterminer les priorités ressenties ou exprimées par la population locale.guideront l’action et pourront, à long terme, amener une évolution de la mentalité.Tout cela prend du temps car l’amitié et la confiance viennent avec les années.Ceci va à l’encontre des politiques de la majorité des “grands organismes” qui envoient les coopérants pour un bref laps de temps et qui forment des homologues sur un mode électronique.______________________________________________________________par______ YVON LANGLOIS ¦ Directeur général d’un nouvel organisme, Les Amis du monde, qui met l’accent sur la note humaine dans la coopération internationale, Yvon Langlois expose l'esprit qui anime cet organisme.Les Amis du monde oeuvrent pour l'instant au Bengladesh.L'association a son siège social à Ottawa.Cette présence sur le terrain s’explique encore pour une autre raison.Nos animateurs ne veulent rien parachuter du dehors.Ils ne veulent pas davantage entretfr nir une mentalité d’assistés néfaste à toute réflexion positive et fructueuse.C’est sur le terrain, avec la coopération des intéressés, qu’ils veulent travailler.Grâce à cette connaissance de l’autre, ils peuvent ensuite apporter leur compétence professionnelle par la vulgarisation de méthodes et un minimum de technique que ces populations sont incapables de trouver seules.Ils viennent épauler leurs partenaires dans l’amitié, proposer des méthodes adaptées à des etres humains concrets, donner le coup de pouce, susciter l'éveil, apporter un dynamisme et un exprit d’initiative dont les populations sont souvent démunies.C’est alors qu’ils découvrent souvent chez l'autre des valeurs non palpables mais combien précieuses: sens de l’hospitalité, respect des anciens, vie communautaire, amitié profonde, relativité des choses, etc.Non seulement ils donnent mais ils reçoivent de l’autre et le valorisent en même temps.Et tout cela ne vient pas du cerveau marécageux d’un philosophe en mal de fraternité universelle.C’est quelque chose de vécu dans la prose de tous les jours et qu’on peut vérifier sur le terrain.Pour le moment, notre champ d’action est le Bengladesh.Et parce qu’il y a un inter-action des différents secteurs (agriculture, santé, éducation, etc) qu’il faut promouvoir en même temps, l’objectif ultime de nos animateurs est de mettre sur pied, par et pour la population, des programmes qui engloberont tous les aspects de la vie villageoise afin d’obtenir un développement équilibré et harmonieux.Même si le but de la coopération est de travailler à sa propre disparition, nous pensons que cette symbiose avec la population locale reste encore valable.Elle donne au paysan la possibilité d'améliorer son sort, la satisfaction d’avoir fait quelque chose par lui-même, le désir de poursuivre cet effort, la preuve que la solidarité universelle n’est peut-être pas un vain mot.En définitive, les vrais ambassadeurs de notre pays ne seraient-ils pas ces animateurs-là?Le travail acharne et opiniâtre de Béthune en Chine valait bien toute la paperasse sophistiquée de plusieurs ambassades.Laissons donc au temps et à l’histoire la chance de nous donner raison./HO 100, boul.Alexis Nihon suite 915 Ville St-Laurent, P.Q.le transférer à un autre poste.De sorte que les commissions scolaires avaient tendance à utiliser tout l’argent prévu à un poste même si les besoins n’étaient pas prioritaires.Ce mode de financement provoqua sans doute plusieurs abus.De 1970 à 1974, les règles budgétaires s'assouplirent graduellement.La commission scolaire en 1973-74 put, sous réserve de l’application des ententes de travail des enseignants et des directions d’écoles, effectuer des transferts entre les différents postes budgétaires selon ses propres besoins et priorités.C'est alors que la baisse des effectifs scolaires frappe durement les commissions scolaires et ce malgré l’indexation normale des règles.Ces règles sont fondées sur des per capita.On peut concevoir la justesse du concept coût/élève pour certaines dépenses (un projecteur pour 400 élèves).Cependant il s'avère incongru lorsqu’il s’agit des dépenses de chauffage d'une école.Depuis trois ans, les commissions scolaires doivent faire des prodiges administratifs pour résoudre les problèmes posés par des dépenses fixes ou incompressibles.La première possibilité Les salaires des enseignants et des directions d'écoles peuvent représenter environ 75% des dépensés d’une commission scolaire.Puisque ces dépenses ne.sont pas touchées par la nouvelle directive ministérielle, c’est à l’intérieur des 25%- qui restent qu'il faut chercher les premieres conséquences de cette restriction.Malgré les difficultés encourues par suite de la baisse des clientèles scolaires, la commission scolaire peut décider de comprimer ses dépenses d’un montant équivalant à la hausse du coût de la vie.Cependant, sur les 25% qui demeurent, un fort percentage (15 à 20) est constitué de dépenses incompressibles.Ces dépenses incompressibles sont dé deux ordres.Des dépensés “sèches” comme celles du service de perception de la taxe, une partie du service de la dette, les réparations de matériel, l’entretien, l’électricité ne peuvent que très rarement être réduites.Il y a enfin les dépenses “humaines” i.e.les salaires et bénéfices marginaux versés au personnel des services comme les psychologues, concierges, cadres, secrétaires.Les dépenses reliées aux services humains sont qualifiées d’incompressibles non pas tant à cause de leur réelle incompressibilité mais surtout à cause des coûts (au sens large) que représenteraient des mises à pied.Ne pas combler les départs est un moyen mais certainement pas une solution.Les gens en place se créent un espace, résolvent des problèmes fonctionnels et utilisent du matériel; leur absence, sans compter les tiraillements réels qu’elle impliquerait au niveau d’une saine gestion du personnel, risque fort d'équivaloir à une baisse de service et à une sous-utilisation des ressources.Les dépenses compressibles sont plus rares.Sans doute réduira-t-on les achats de matériel didactique, d’équipement de laboratoire, de bibliothèques, etc.C’est pourquoi plusieurs affirment que la qualité de l’enseignement sera diminuée.Voilà la première conséquence et elle saute aux yeux.Cette baisse de qualité doit être nuancée.Une forte part de cette “qualité" est issue de services humains qui eux sont souvent entièrement financés par le gouvernement et la commission scolaire sans égard à la restriction budgétaire.Cependant une telle restriction n’améliore en rien la situation des commissions scolaires déjà atteintes par la baisse des effectifs scolaires.La gestion de la commission implique très peu de pouvoir local.donc de solutions à des problèmes locaux.puisque la quasi totalité des dépenses au budget sont déjà déterminées.L'autonomie que revendique la FCSCQ vient d'en prendre un coup.Voilà une deuxième conséquence possible.L’autre possibilité Le deuxième pôle de l'alternative qui s’offre à la commission scolaire n’exclut pas la première possibilité dont nous venons de parler.Il est en effet possible pour une commission scolaire de maintenir tous ces services; toutefois elle augmentera d’autant ses dépenses inadmissibles aux subventions.Cette commission scolaire peut, et plusieurs le feront sans doute, faire un compromis entre les deux possibilités.Elle réduira certaines dépenses compressibles et pour le reste imposera un fardeau supplémentaire aux propriétaires locaux via l’impôt foncier.Les commissions scolaires seront peut-être tentées de privilégier cette deuxième possibilité d’autant plus que le gouvernement a graduellement réduit depuis 1972 le taux normalisé de l’impôt foncier.Il est facile pour la commission scolaire de conserver le même taux d’imposition et d'augmenter tout de même les dépenses inadmissibles aux subventions.Ainsi, la commission scolaire qui imposait à $1,47 du $100.dévaluation dont 1.40 d’effort local normalisé (en 1972) conservait 0.07 pour ses dépenses inadmissibles.Depuis lors, le taux normalisé est passé à $1.20; si la commission scolaire profite de cette baisse, elle peut conserver son taux d’imposition à 1.47 mais alors c’est 0.27 qui serviront à financer ses dépenses inadmis- sibles.La commission scolaire peut ainsi amortir les hausses dues à l’inflation sans augmenter nécessairement son taux d’imposition.La hausse se trouve ainsi camouflée par la baisse du taux normalisé.Dés que la commission scolaire agit de la sorte elle cesse de contribuer à la lutte à l'inflation parce qu elle ne fait que modifier ses sources de financement en allant chercher ses revenus directement chez les propriétaires fonciers.La deuxième conséquence a trait à l’utilisation du champ de l'impôt foncier par les municipalités et par les commissions scolaires.Théoriquement la baisse du taux normalisé devait servir à laisser plus de possibilités aux municipalités.Or, une commission scolaire qui veut maintenir ses services en dépit de la non-indexation des règles doit reprendre la place qu'elle avait graduellement laissée à l’intérieur du champ de l’impôt foncier.Cette deuxième conséquence ne pourrait être évaluée à sa juste mesure qu'en fonction des politiques gouvernementales et après une analyse plus poussée.Finalement nous avons voulu examiner comment le système privé d'éducation sera affecté par cette mesure restrictive.Nous ne voulons pas nous immiscer dans un débat inépuisé et peut-être inépuisable.nous ne voulons qu’examiner les répercussions possibles de la décision gouvernementale.L’institution privée bénéficie d’un financement procentuel.Une école privée, lorsque reconnue d'intérét public, reçoit 80' ; du per capita moyen de l’année précédente.Elle ne ressentira pas tout de suite les restrictions et pourra mieux s’y préparer.Enfin, et surtout, son financement sera réduit si, et seulement si le per capita moyen provincial est réduit.Si la plupart des commissions scolaires palient à la non-indexation des règles en surimposant l’assiette foncière, le per capita moyen suivra l’inflation normale.Plus les commissions scolaires compenseront par la sur-imposition, moins l’école privée sera atteinte par la restriction.Force nous est de constater que l’école privée y perd moins que la commission scolaire.La décision du MEQ s'inscrit, on le sait bien, dans le cadre de la lutte anti-inflation.L'objectif est fort louable.Mais non seulement risque-t-elle de ne pas atteindre cet objectif mais encore, elle peut avoir un impact négatif sur la qualité de l’enseignement, l'autonomie locale, l’avenir de l'impôt foncier, et l’équité du système tout entier.Et qui plus est, elle ne plaît qu’à très peu de personnes chez les enseignants et les commissaires d'écoles.Si 1 indexation des dépenses se fait par l’impôt foncier, les municipalités et les propriétaires seront également frustrés de voir les commissions scolaires reprendre une plus grande part de l’assiette foncière.Une mesure inéquitable Cette mesure restrictive nuit aussi à l’équité du système de financement de l’é- Vois page 6: Éducation HONDA CIVIC LE CHOIX DE K.WITTMER ^ FOIS Champion du Rallye du Québec HONDA - SIGI Exclusivement VENTE — SERVICE — HONDA CIVIC LE SEUL CONCESSIONNAIRE HONDA DE L'EST DU CANADA qui fut acclamé pour l’EXCBLLENCE DE SON SERVICE par le magazine ROAD and TRACK (1 juillet 1975) LIVRAISON IMMÉDIATE ^ 879-1550 1124 rue BLEURY, MONTRÉAL- 861-6110 37 BLVD.ST-ROSE, ST-ROSE, LAVAL AVIS OFFICIEL DE CONVOCATION L’Association des Entrepreneurs en Construction du Québec (A.E.C.Q.) convoque ses membres à une importante réunion d’information sur l’état actuel des négociations.Le lundi 17 mai 1976 à 19h30 au centre sportif du CEGEP St-Laurent 525, boul.Ste-Croix, Ville St-Laurent.Cet avis annule l’avis paru dans Stratégies 76.Honda Civic À PARTIR DE $3159.M/G avec transmission 4 vitesses ATTENTION ?APRES LE LIVRE ROULEZ NSS SANS VOUS FAIRE ROULER.HONDA ^ 8«?EST RECONNU EXCELLENT DANS SES SERVICES ^^APRES VENTE • HONDA A REÇU AUSSI DE TRESSONS POINTS Y DANS LE GUIDE DE L AUTO 1976 DE JACQUES DUVAL C HS I POUR Ou AND T A HONDA! ! 6 • Le Devoir, lundi 17 mai 1976 la météo "\ A AVERSES Y?PLUC PLUIE Sob laU H ici pHkipitoliofi OR*0*5* f-j Kowto pr«i>Jon g boit* pranioa ¦oua d'air Irait aiatta d’air cbaad mmm .v* mm I.es nuages, à l’avance de la perturbation maintenant sur les grands lacs, envahissent de plus en plus le sud-ouest de la province, qui connaîtra des averses.La perturbation passe directement sur l’Abitibi et poursuivra vers le nord-est.D’autre part, le bas du fleuve s'ennuagera progressivement en journée et ne connaîtra vraisemblablement pas de précipitation avant la tombée de la nuit.• Abitibi.Chibouçamau, nord de la Haute-Mauricie, Pontiac-Témiscamingue: pluie passagère et risque d’orage; maximum; 16 à 20.aperçu pour demain: dégagement graduel.V Outaouais.Montréal et Laurentides: nuageux avec averses occasionnelles; risque d'orage; maximum; 18 à 21.Aperçu pour demain; nuageux, quelques averses.• Cantons de l’Est, Québec, Trois-Rivières.sud de la Haute-Mauricie et I,ae St-Jean: nuageux avec averses dispersées et risque d’un orage; maximum: 16 à 18.Aperçu pour demain: nuageux, quelques averses.• Baie-Comeau et Rimouski: ennua-gement progressif; quelques averses débutant en soirée.Maximum: 15 à 17.Aperçu pour demain: Averses.• Sept-Iles et Gaspésie: ennuagement progressif en après-midi; maximum: 14 à 16.Aperçu pour demain: averses.suites de la première page LES CONTRÔLEURS avait voté en faveur de l’acceptation des offres gouvernementales.La différence de un pour cent au niveau salarial est mj-nime et insignifiante, a-t-il dit, tout en précisant que l’insatisfaction de ses collègues du conseil national au sujet du mandat de l’enouête Keenan s’explique par le fait qu elle ne remet pas en question le fondement même du bilinguisme.A son avis, bien que cette enquête soit inutile, l’enquêteur a reçu un mandat suffisamment large qui couvre un nombre infini de paramètres.Concluant qu’une grève pour de tels motifs constituerait un geste irresponsable.M.Patenaude a lancé un appel à tous les contrôleurs aériens, leur demandant de contrecarrer les “objectifs malsains" de leurs dirigeants syndicaux.Si mes confrères canadiens ne comprennent pas ce que sont les véritables objectifs du conseil national de la CATCA alors que le bilinguisme est reconnu légalement au Canada et que le français est la définition même du Québec.j’en concluerai qu’une grève serait "une grève contre le Québec et le vote des contrôleurs un “vote d’un racisme inacceptable”, d’affirmer M.Patenaude.Et celui-ci précise qu’il n’hésiterait pas à inciter les 330 controleurs aériens du Québec à se présenter quand même au travail et à amorcer le processus de désaffiliation syndicale de la CATCA.Les résultats du vote de grève doivent être connus mardi soir.Cependant, la CATCA a promis à l’intention des voyageurs un préavis de 48 heures avant de déclencher tout arrêt de travail.Un débrayage ne pourrait donc survenir que jeudi soir à minuit.GRÈVE ILLIMITÉE ?reprendre ses moyens de pression “pour appuyer une reprise de négociations".Aussi bien on pourrait assister à de nouveaux débrayages dès la fin de la semaine, jeudi et vendredi, tout dépendant de ce qui se produira aux tables de négociations au cours des prochaines heures.Les travailleurs de l’enseignement seront eux aussi consultés localement d’ici le 28 mai.sur leurs sentiments quant aux offres patronales, et sur la possibilité de reporter la lutte à l’automne.Sans préciser davantage, le Front commun entend cependant “donner des directives claires a ces groupes sur la façon dont ils doivent continuer la lutte avec les secteurs en grève”.Soucieux d’éviter la 17mal par la PC «tr AP Il y a 13 ans aujourd’hui, le 17 mai 1963.le sergent-major Walter Leja.alors âgé de 54 ans, était biessé quand une bombe, placée dans une boîte aux lettres, lui explosait dans les mains.Trois jours plus tard, la police appréhendait 20 jeunes gens, membres du Front le liberation du Québec, et Mario Marhand.21 ans, était condamné à quatre ans de prison pour avoir déposé I engin qui mutila le sergent-major.A l’occasion d’un autre attentat à la bombe, un concierge avait été tué dans un centre de recrutement de l’armée, à 1946—Le président Truman réquisitionne les chemins de fer américains pour empêcher une grève.1864 -Aux Etats-Unis, le Congrès approuve le système des mandats postaux.1803—Richard French et John Hawkins.du Hawkins, du New Jersey, obtiennent les premiers un brevet pour une moissonneuse.IB30-I.es astronomes italiens Zucchi et Rartoli identifient les ceintures de la planète Jupiter.dispersion, les délégués ont de plus demandé à leur comité de stratégie de leur préparer rapidement “un plan d’action commune et unitaire pour les prochaines semaines qui tiendra compte des nouvelles circonstances de la lutte du Front commun." I,a radicalisation, éminemment prévisible.des options stratégiques du Front commun, n’a cependant pas nui à la poursuite des pourparlers entre les parties.Les délais fixés et le beau temps aidant sans doute, on a même senti passer un souffle d’apaisement après les rencontres compulsives qui avaient marqué les dernières heures du moratoire.Les quatre "grands" de l’éducation avaient pris hier congé de leur "sommet” à peu près continu.MM.Jean Bienvenue avec Richard Drouin, pour le gouvernement et Yvon Charbonneau avec Robert Gaulin pour la (,’EQ reprendront cependant le collier aujourd’hui.I,a CEQ espère toutefois qu’il s’agissç d’une dernière rencontre en groupe aussi restreint, et souhaite qu’il s’y fasse suffisamment d’ouvertures pour retourner rapidement aux tables officielles et signer une convention.“Nos objectifs demeurent un règlement au printemps”, de faire remarquer un porte-parole.Les quatre ont discuté principalement de leur plus important sujet de querelle, la tâche d’enseignement.Malgré leur silence prudent, il semble y avoir eu rapprochement, au moins verbal.Tout en tenant toujours à contrôler de très près la somme des effectifs enseignants dans le secteur scolaire, le gouvernement serait à étudier une façon de déterminer la tâche des enseignants à partir de deux ou trois paramètres combinés qui donneraient satisfaction à la CEQ quant au principe de la fixation d’un maximum pour chaque individu.La table “officielle” de l’élémentaire-secondaire s’est d’ailleurs réunie hier ma- -tin mais très brièvement, la partie patronale ayant réclamé que la CEQ fasse ses ouvertures par dépôt écrit.Celle-ci refuse de le faire à moins qu’elle ne soit sûre que ce dépôt entraîne un règlement.C’est là une stratégie que le gouvernement chérit tout aussi ouvertement.Un déblocage très net se fait sentir pour les cégeps, et tout espoir ne serait pas perdu pour le trimestre scolaire des collégiens.A la suite de la recommandation des commissaires aux différends pour une reprise des pourparlers, le coordonnateur gouvernemental, M.Robert Diamand a rencontré des enseignants du Québec (FNEQ-CSN), Mme Francine Lalonde.Cet autre “sommet" qui se poursuivait hier soir a permis la convocation d’un comité technique qui a étudié pendant quelques heures la question de la tâche d’enseignement.Il semble même que les négociations directes, à la table, pourraient reprendre dès aujourd'hui.Selon un porte-parole du ministère de l’Edueation, la FNEQ serait disposée, moyennant certaines conditions très strictes, à présenter une proposition sur la récupération des jours de classe perdus, qu’elle boycotte pour le moment.Iæs 39 présidents de syndicats affiliés à la FNEQ se réunissaient hier dans la vieille capitale pour étudier leur stratégie à la lumière de ces nouveaux développements.I-e soleil semble avoir également eu raison des rencontres dans le secteur des affaires sociales dimanche.L'affrontement demeure toutefois très sérieux puisque la partie syndicale rejette vraisemblablement les contre-propositions déposées vendredi en comité restreint par le Comité patronal, sur les trois points centraux que sont la mobilité du personnel.les horaires de travail, et les libertés syndicales.Hors du Front commun, les enseignants anglo-catholiques semblent s’acheminer vers une entente.La Federation of English Speaking Catholic Teachers (FESCT).le syndicat le plus important de la Provincial Association of Catholic Teachers (PACT), avec ses quelque 2,000 membres dans la région de Montréal, a fait savoir hier que ses membres avaient ratifié l’entente de principe conclue récemment sur les clauses normatives.Cependant.ils rejettent toujours les propositions salariales soumises par le gouvernement.BEYROUTH violentes détonnations.La riposte progressiste au bombardement massif des quartiers ouest de Beyrouth par les forces chrétiennes ne s’est pas fait attendre.Cent quarante obus de 155mm sont tombés sur Beyrouth-est en fin d’après-midi, faisant cent soixante dix blessés, selon la radio phalangiste Voix du Liban.Selon la radio, une trentaine de projectiles sont tombés dans le secteur de lrhô-pital Saint-Joseph, dans la banlieue nord, ce qui a amené la direction de l'hôpital à transférer les malades et les blessés ailleurs.Ces bombardements ont fait, en outre, d'importants dégâts matériels.Sept obus avaient atteint samedi soir, l'ambassade de France à Beyrouth et un projectile de gros calibre avait tué deux Personnes de nationalité libanaise dans immeuble de l’ambassade de Suisse (située à Beyrouth-ouest).La reprise des bombardements des quartiers habités de Beyrouth a obligé l ’ Armée du Liban arabe” à diffuser des consignes de protection radio-diffusées aux civils, afin de limiter le nombre des victimes dans la population civile.Le cinéma Salwa se trouve près de la “ligne verte” qui sépare les deux quartiers chrétiens et musulmans.Dans cette zone.Edouard Saab, rédacteur en chef de L Orient-le Jour et correspondant du quotidien parisien Le Monde, a été tué par un franc-tireur.Après le bombardement du cinéma populaire.qui est sans doute le pire incident isole dans lequel des civils sont touchés depuis les quatorze mois de guerre civile, la radio de Beyrouth a lancé un appel à la population, lui demandant de ne pas sortir et de s’abriter dans les caves pendant les bombardements.Les quartiers musulmans de l’ouest et chrétien de l’est de la capitale se sont livrés dans la journée à l’un des plus féroces duels d’artillerie de toute la guerre civile.Six obus sont tombés sur l’aéroport international de Beyrouth.Des combats ont eu lieu dans la montagne à l’est de la capitale, dans la région où le front progressiste a enrayé une offensive des chrétiens la semaine dernière.Les forces progressistes ont réussi à avancer dans les hauteurs dominant la station de ski de Faraiya où elles avaient ouvert un nouveau front la semaine dernière.apprend-on de source proche des islamo-progressistes.Faraiya se trouve à 17 km de Djounieh, “capitale” chrétienne.Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue sur le point.L'autoroute de Jounieh, a, d’autre part, été touchée par des obus de mortiers nier, pour la première fois depuis la guerre civile.affirme-t-on de source progressiste.D’autre part, l’aéroport international de Beyrouth a été atteint par des tirs de mortiers dimanche en fin d’après-midi, apprend-on de source bien informée.Ce nouveau cycle de violence intervient au moment où le président syrien Hafez Assad et M.Yasser Arafat, chef de la ré- La FTQ fait son deuil du 1 projet de grève générale par Louis-Gilles Francoeur QUEBEC — La FTQ a sonné hier le glas du projet de grève générale au Québec, caressé depuis quelque temps par les stratèges du front commun.Telle est la décision prise hier par les délégués du conseil général de cette centrale, qui ont constaté qu’une "mince” majorité se dégageait en faveur d’un tel projet, mais à condition qu’il s’inscrive dans le cadre d’une confrontation à l’échelle canadienne contre les lois anti-inflation, et non pas dans celui d'un mouvement limité au Québec et axé sur la bataille du front commun.Le conseil général de la FTQ n’a pas toutefois éliminé formellement une grève générale à l’échelle du Québec.Mais l'imprécision du mandat donné hier à la FTQ donne à penser qu’il en est ainsi : en effet, seulement la moitié des 260.000 syndiqués de la FTQ, en grande majorité ou secteur privé, se sont prononcés sur cette question jusqu’ici et cette centrale a admis hier au’elle comptait sur un éventuel mot ’ordre du CTC, dont la biennale s'ouvre aujourd’hui dans la vieille capitale.pour “inciter” l’autre moitié, moins preste, de ses troupes à s’engager dans un affrontement contre Tes lois répressives”.Le mandat impiécis désormais entre les mains de cette centrale l’empêchera de toute évidence de jouer le rôle de catalyseur qu elle espérait jouer à compter d’aujourd’hui au congrès du CTC en mettant dans la balance la détermination des troupes syndicales québécoises.De l’avis même du président de la FTQ, M.Louis Laberge, environ “60 à 65%” des syndiques consultés jusqu’ici appuieraient un éventuel mot d’ordre à condition qu’il vienne du CTC.Ces chiffres ne sont toutefois pas clairs puisque certains syndicats ont voté sur la grève générale "limitée”, c’est-à-dire des débrayages d’un ou de quelques jours, alors que d’autres se sont prononcés sur la “grève générale illimitée ”, qui pourrait durer jusqu’au retrait des lois anti-inflation.En dépit des imprécisions du résultat obtenu.M.Laberge a assuré les journalistes qu'une majorité des délégués au conseil général appuieraient une grève à l’echelle du Québec.“Mais ils préfèrent évidemment une grève à l'échelle du pays”, a-t-il dit.En dépit de ces résultats peu tangibles.la FTQ semble prête à défendre le recours à la grève générale, lors du débat sur cette question au congrès du CTC.M.Laberge n’a toutefois pas voulu préciser si sa centrale défendrait l'idée d’une offensive générale en juin, qui pourrait coïncider avec une grève du front commun.Enigmatique, il s’est contenté de dire que “Le moment le meilleur pour débrayer, c'est quand les gars sont prêts”.Interrogé sur les conséquences du peu de determination de ses troupes pour l’avenir du front commun, M.Laberge s’est contenté de dire que “c’est peut-être pas ce que souhaitait le front commun".Quant aux 20,000 syndiqués de la FTQ qui en font partie."ils savent à quoi s’en tenir depuis cet après-midi.Ils étaient au conseil général", a-t-il dit.sistance palestinienne, confèrent à Damas sur les moyens de ramener le calme à Beyrouth en vue de hâter la passation des pouvoirs entre le président sortant, M.So-leiman Frangié.et son successeur, M.Alias Sarkis.rru Suite de la page 3 l'Association fémininé d’étude et d’action sociale qui compte à elle seule 38,000 membres et qui représente une partie importante des femmes du Québec).Si beaucoup a déjà été fait grâce aux efforts et aux pressions exercées par la FFQ - c’est grâce aux femmes du Québec si on a eu une commission d'enquête sur le statut de la femme au Canada, c’est grâce à la Fédération si on a un Conseil du statut de la femme — beaucoup reste encore à faire, a souligné la présidente, Mme Ghislaine Patry-Buisson dont le mandat vient d’être renouvelé pour un troisième terme.Les problèmes les plus aigus n’ont guère avancé: ceux des femmes chefs de famille, les travailleuses à domicile, les domestiques, les ouvrières immigrantes, la situation économique des femmes.Il y a aussi la poursuite des grands dossiers: l’avortement, un programme pour éviter le recours à l'avortement, le travail à temps partiel pour ne nommer que ceux-là.La Fédération a jusqu’à maintenant utilisé plusieurs moyens d’action comme les mémoires, les lettres, le télégrammes, les colloques.On sent la nécessité d’en développer de nouveaux.La présidente a affirmé que le temps était venu pour la Fédération de développer le’Tobbying”.“A l’occasion de notre 10e anniversaire, a-t-elle poursuivi, pourquoi pas.à l’automne, la journée du “lobbying” de la FFQ?Une cinquantaine de femmes qui se rendraient à Québec, à Ottawa rencontrer des ministres, des députés, des chefs de partis.Il faut se faire connaître, dire ce que l’on veut, “l’exiger”.Le "lobbying” est devenu un moyen d'action puissant.si nous passons à côté, nous manquerons le bateau.” $200 MILLIONS Suite de la page 3 ajoute que la Ville de Montréal n’est pas ténue de se rendre à la demande de Québec.Les lettres d’entente intervenues entre la ville et le COJO stipulant que Montréal sera remboursée de ses dépenses sont toujours en vigueur, et le ministre des Finances a dit simplement es- {lérer que Montréal prendra a sa charge es $200 millions.Toutefois M.Hanigan reconnaît que le gouvernement pourrait obliger la ville à le faire, tout comme cela est déjà arrivé par le passé alors que Montreal refusait de faire construire les Habitations Jeanne-Mance.Aussi peut-on croire que lors de leur rencontre avec M.Garneau, les membres de l'administration tenteront de trouver un moyen terme si cela est possible.Malgré cela il demeure toujours possible que le maire Drapeau s’oppose avec force a la volonté de Québec dans le but de ne pas porter l 'odieux d ’une augmentation de taxes en raison de ce $200 millions.En principe, l'administration municipale fera connaître publiquement sa position vers la fin de la semaine.Jusqu’ici, on s’est refusé à tout commentaire sur le budget de M.Garneau.De son côté, le premier ministre du Québec.M.Robert Bourassa, a soutenu sur les ondes d'une station radiophonique de la métropole au cours du week-end qu'il était normal que la ville ait à payer sa part du déficit olympique puisque c’était elle qui avait posé sa candidature pour obtenir les Jeux olympiques.Tout en soulignant que Montréal pourra emprunter a long terme pour s’acquitter de sa part de $200 millions, le premier ministre a affirmé que les contribuables ne seront pas affectés par cette obligation.A son avis les Jeux constitueront un actif pour la ville, lui donnant les installations athlétiques les plus modernes qui tout en générant des revenus constitueront une attraction touristique importante.LEADERSHIP sur# d« ia pag» 3 que les mises en candidatures prennent fin aujourd’hui à 14 heures.Les bulletins de presentation doivent être endossés par au moins 75 délégués ayant droit de vote au congrès.Non seulement les candidatures sont étudiées par le comité du congrès, mais un autre article des règlements prévoit que “ce comité peut rejeter toute mise en candidature qu’il juge contraire au meilleur intérêt du parti et il doit écarter tout candidat qui n’est pas éligible comme membre de l'Assemblée nationale.” La liste officielle des candidats sera rendue publique demain.Entre-temps, il semble que les organisations des quatre candidats ont cru bon d'ouvrir la campagne au public pour le sprint final.Dans les prochains jours, ils donneront plus de conférences de presse qu’au cours de toute la campagne.Aujourd'hui même à Montréal, MM.Rodrigue Biron et Gérard Nepveu ont tous deux convoqués les journalistes.Cette pratique doit aller s’accentuant jusqu’au congrès de Québec.Au cours du week-end, M.Jacques Tétreault rencontrait les délégués de la Gaspésie et des Iles de la Madeleine.L'ancien sous-ministre aux Affaires sociales.M.Nepveu, a parcouru les régions de l’Abitibi, des Laurentides et de l’Ou-taouais.Fendant ce temps, l’industriel de Sainte-Croix.M.Rodrigue Biron, se trouvait à Shawinigan, Acton Vale, Sherbrooke et Lac Mégantic.Enfin, M.Jean-Guy Leboeuf s’est entretenu avec les délégués de Val d’Or et Rouyn.Depuis quelques jours, non seulement les candidats sont partout à la fois mais ils sont également plus bavards.Ils se prononcent à peu près sur tout ce qui bouge au Québec.Ainsi, dans le dernier budget de M.Garneau, M.Nepveu voit un “détournement de fonds” et il condamne les méthodes employées pour “percevoir des millions sous le déguisement de l’assuran-ce-santé".A son tour interrogé sur le budget, M.Rodrigue Biron a insisté sur l’incompétence du gouvernement, son manque d’imagination et son éloignement du peuple.Puis il se félicite d'avoir reçu l’appui des ex-députés Paul-Yvon Hamel (Rouville) et Roch Gardner (Arthabaska).C’est peut-être l’intervention de l’ex-maire de Laval, M.Jacques Tétreault, qui fut la plus étonnante.Il s’est déclaré contre l’intention soupçonnée du gouvernement de priver les syndiqués du secteur public de leur droit de greve.ÉDUCATION Suite de la page S ducation.Déjà eh réduisant le taux normalisé d’impôt foncier, le gouvernement mettait en péril cette équité si indispensable à un système de financement de l’éducation.Si, en dépit de la non-indexation.deux commissions scolaires désirent maintenir leurs services et que ce maintien équivaut à $50,000 elles devront toutes deux aller chercher cette somme par le biais de leur assiette foncière.Or l'assiette foncière par élève varie énormément selon les différentes commissions scolaires.Financer $50,000 peut représenter une sur-imposition de 0.05c du $100 d évaluation pour une commission scolaire riche, et de 10c pour une commission scolaire dont l’assiette fon-çjère est moindre.Cette dernière commission devra tenir compte de la capacité de payer de ses propriétaires et peut-être décidera-t-elle de ne sur-imposer que de 0.05c.Mais alors ce ne sera plus que $25.000.quelle pourra recueillir.De même, une commission scolaire dont l'assiette foncière est composée majoritairement de sommes issues du secteur industriel est très avantagée parce que les propriétaires privés sont alors moins affectés.Les $50,000 seront payés en majeure partie par les propriétaires industriels.Déjà, le système de financement actuel pénalise plus fortement les commissions scolaires pauvres qui veulent se doter de services supplémentaires.La non-indexation des règles budgétaires se révélera sans doute inéquitable.Une solution: la paréquation à participation variable Ce bilan négatif nous amène à proposer un mode de financement différent qui aurait trois avantages principaux: celui d’assurer une plus grande équité nonobstant les différentes assiettes foncières, celui de favoriser une gestion plus saine et partant moins coûteuse, et enfin, celui d’accorder aux commissions scolaires une part de l’autonomie qu’elles recherchent.La formule dite de “péréquation à participation variable” n’est pas nouvelle; elle est déjà utilisée par certains gouvernements (aux Etats-Unis et en Ontario) et elle a fait l’objet de quelques recherches.Nous ne pouvons en faire ici une étude exhaustive; contentons-nous d’en brosser un rapide tableau.Il s agirait d’abord, de déterminer la capacité de payer de chaque commission scolaire.Pour ce faire, on évaluerait la richesse foncière de chaque commission scolaire et on assignerait à chacune d’elles un pourcentage de participation financière proportionnel à la valeur relative de sa richesse foncière.La commission scolaire et le gouvernement se répartiraient le financement de la totalité des dépenses encourues par la commission selon ce pourcentage de participation.La part de chaque commission scolaire étant fonction de sa richesse foncière, le financement serait plus équitable.Une commission scolaire pauvre pourrait ne payer que 15% de ses dépenses tandis qu’une commission scolaire plus riche pourrait financer jusqu’à 50% des siennes.Le gouvernement pourrait et devrait conserver un certain contrôle en continuant d’autoriser certains types de dépenses.en fixant un plafond de dépenses par élève, et en décrétant des normes minima de qualité.La commission scolaire serait plus directement responsable puisqu’elle supporterait une part de chacune des dépenses.Elle a sans doute plus tendance a assainir ses politiques de dépenses et réduirait peut-être certains de ses coûts si localement elle en sentait le besoin.Les administrateurs en place au sein des commissions scolaires sont sans doute mieux formées et certainement plus expérimentés que ne l’étaient ceux de 1965.Décentraliser ainsi les pouvoirs administratifs ne représente plus un risque mais laisserait place à une administration plus efficace.r Le million olympique O • ÀI*/1ANACH du SuRVIVAtf T.§ Cüi-TORE POST-«TOM iQUE.Il u d eu.grande proliferation
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