Le devoir, 29 mai 1976, samedi 29 mai 1976
la météo: ennuagement progressif en fin de journée.Maximum 28.Demain: nuageux avec quelques averses.Détails en page 6.utilise! votre part du ciel.apprenez a piloter! Fais ce que dois MÉTRO AVIATION INC.Aéroport d« St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 125 Montréal, samedi 29 mai 1976 25 CENTS Férié pascale Photo Alain Renaud Peter Ustinov se fait prédicateur par Renée Rowan Avec son humour, ses quelque deux cents livres et un français qui se défend bien, Peter Ustinov était à Montréal hier pour plaider la cause de TU-, nicef et des neuf cents millions d'enfants dans le besoin du monde entier.Comédien, acteur de cinéma, producteur, romancier et auteur de théâtre, Peter Ustinov est, depuis huit ans, un des plus grands “propagandistes” de l'Unicef, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance.“Avec des milliers d'autres, a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse, je travaille à ma façon pour faire connaître le travail de runicef et recueillir des fonds.Nous sommes des volontaires, des mendiants qui font ce que les gouvernement doivent faire mais ne font pas.” C’est une statistique qui l’avait beaucoup choqué, à l’époque, qui l’a incité à travailler pour l’Unicef: “Les peuples du tiers monde membres des Nations Unies donnent par année la même somme d’argent pour les enfants qu’ils en dépensent, à toutes les deux heures pour les armements.ces chiffres ne sont sûrement plus les mêmes aujourd'hui, ils sont pires!" Peter Ustinov a profité de son séjour à New York, où il remettait le prix Half Bunch, pour faire un saut à Toronto et Montréal pour parler du travail de l’Unicef.Ustinov voyage partoüt à travers le monde, ne ratant pas une occasion de poursuivre son travail de “prédicateur”.Il s’est même rendu au Japon à l’occasion de l’Exposition d’Osaka.“Tout était à faire.Les Japonais, explique-t-il, n'avaient naturellement aucun sens de la charité.Ils comptent maintenant parmi les peuples les plus généreux.C'est même devenu une compétition entre Toyota et Datsun: c’est à qui donnerait le plus.” Ce que Peter Ustinov accepte moins bien, c’est cette autre forme de compétition, “beaucoup plus cruelle et futile” à ses yeux, entre les volontaires et les gouvernements qui ne donnent de l’argent que dans la mesure où les volontaires en trouvent eux mêmes: “On ne peut pas lutter avec des dons gouvernementaux." Par contre, a-t-il poursuivi, les Nations unies, perçues avec irritation et lassitude par les grands, sont le seul espoir pour les plus petits.“Le Conseil de sécurité n’est que ce qui se passe dans la vitrine.Ce qu’on ne connaît pas, c’est ce qui se passe à l’intérieur.Il me semble répréhensible et répugnant que les enfants doivent souffrir à cause des bagarres des adultes.C’est inadmissible.” Actuellement, l’Unicef ne peut soulager qu’un million d’enfants; c'est neuf cents millions qui ont besoin d'aide et qui ne sont pas secourus à cause d’un manque de fonds.Gel provisoire du bilinguisme air-sol Les dirigeants de l’Association canadienne des contrôleurs de trafic aérien (CATCA) ont invité hier leurs 2,200 cotisants à travers le pays à approuver l’accord de principe d’une durée d’un an auquel ils en étaient venus, la veille au soir, avec les re- Çrésentants du Conseil fédéral du résor, et sous l’empire duquel ils avaient obtenu du ministère des Transports non seulement le plein acquiescement à leurs revendications salariales (hausse générale de 11 p.cent, restreinte cependant à un maximum personnel de $2,400), mais également le gel “provisoire” de l’application du bilinguisme aux communications air-sol dans tous les aéroports du Québec.La nouvelle de cet accord a été annoncée hier depuis Saint-Jean, à Terre-Neuve Il ne fait aucun doute que la majorité des membres de la CATCA le sanctionneront avec plaisir, ce qui aura pour effet d’écarter la menace de grèvç que les contrôleurs allaient mettre à exécution lundi soir prochain.Mais cette majorité, vérification faite, ne comportera que peu de voix venant des 330 cotisants du Québec: il est à peu près inévitable, a déclaré hier au DEVOIR le directeur de la section québécoise de la CATCA, M.Jean-Luc Patenaude, que les 270 contrôleurs francophones refusent d'entériner “ce non-sens”, et s’abstiennent de voter s’ils ne votent pas défavorablement.M.Patenaude a résumé la situation actuelle de façon lapidaire en ajoutant: “En principe.nous ne sommes déjà plus membres de la CATCA.Nous y sommes toujours présents, mais c’est une présence théorique.” M.Patenaude, qui a passé la plus grande partie de la journée à fournir à tous les media du territoire les entrevues et les commentaires qu’on sollicitait, n’a pas été seul, lôin de là, à s’élever contre ce qu'on interprétait un peu partout, notamment dans le monde québécois de l’aéronautique, comme un net recul gouvernemental en matière de bilinguisme aérien, devant le chantage des anglophones de la CATCA — qu’on sait soutenus, et même pilotée par la majorité des cotisants de l'association des pilotes de ligne, la CALPA.Le député libéral de la circonscription de Matane à la Chambre des Communes, M.Pierre de Bané, a donné à ce sujet, à l'heure du midi, une conférence de presse au cours de laquelle il a fait preuve d’une violence verbale excédant même celle qui lui était jusque-là coutumière.“Une des journées les plus sombres que j ’aie vécues depuis que je siège à Ottawa,” a déclaré le député gouvernemental à propos de la “retraite" du titulaire des Transports, le ministre, M.Otto Lang.Puis parlant des dirigeants de l’association des contrôleurs: “Ces provocateurs de la CATCA, a ajouté M.de Bané, sont en train de démontrer que les indépendantistes ont peut-être raison,” Puis de l’attitude gouvernementale: “scélérate et irresponsable”, a dit le député qui y voit la preuve “que le fanatisme l’a emporté sur l’équité et le bon sens”, même s'il ne comprend pas comment les siens ont pu ainsi céder “à un groupe de fanatiques, de scélérats et de racistes”.• A Québec, dans l’intervalle, le secrétaire général de la société des Gens de Voir page 6: Les contrôleurs Vie Cotrom accompagné de son avocat, Me Robert La Haye, a appris hier qu’il était dispensé de témoigner devant la CECO, à la suite d’un examen médical effectué à la demande de celle-ci.Il comparaîtra le 28 juin pour connaître la date de sa prochaine déposition.(Téléphoto CP) La CECO à Claude Dubois: patience n’est pas naïveté par Bernard Morrier Claude Dubois, celui que l’on désigne comme le cerveau de cette famille de Saint-Henri, pourrait se retrouver très prochainement devant les tribunaux pour répondre à des accusations de parjure, si le ministère de la Justice donne suite aux suggestions émises hier par les membres de la Commission d’enquête sur le crime organisé.Dubois, âgé de 39 ans, après avoir été sur la sellette pendant deux jours, était le dernier témoin à être entendu par la CECO avant l’ajournement des audiences sine die.Le président de la commission, le juge Jean Dutil, n’a pu s’empêcher de dire à la touté fin ce qui suit: “M.Dubois, plusieurs témoins sont venus ici, depuis quelques jours et lors des audiences de l’automne dernier, rapporter certains faits vous impliquant de près ou de loin.Vous avez répondu à toutes les questions mais vous avez nié, qualifié de pures inventions toutes ces déclarations.Selon la loi qui nous régit, il est évident que nous ne pouvons vous trouver impliqué dans un mépris de cour.Aussi, nous aviserons, dès lundi, le ministère de la Justice d’examiner très attentivement votre témoignage pour déterminer s’il y a parjure.Je vous dis, par ailleurs, que vous n’avez aucunement aidé la commission et que nous ne sommes pas satisfaits de votre témoignage”.Prenant à son tour la parole, un autre commissaire, le juge Denys Dionne, s’est adressé à Dubois en ces termes: “Il ne faudrait pas croire, M.Dubois, que notre patience à votre égard puisse ê-tre interprétée comme de la naïveté.Je veux tout simplement que vous sachiez que nous ne vous avons pas cru, même Si vous avez répondu habilement aux questions".Le témoignage de Dubois, en cette der- Voir page 6: La CECO La CSN a reçu le mandat de négocier (le comité patronal) par Lise Bissonnette QUEBEC — “La CSN vient d’obtenir un mandat pour négocier.Le dernier vote est une invitation claire des syndiqués à inciter leurs négociateurs à en venir rapi- L’OPEP prolonge son gel des prix BALI (d’après Reuter et AFP) — Il n'y aura pas dans un proche avenir d’augmentation des prix du pétrole.Réunis à Bali, les ministres de l’OPEP ont décidé de ne pas modifier les prix en vigueur car l’unanimité n'a pu se faire sur un relèvement, a annoncé M.Mohammed Sadli, ministre indonésien des Mines.Réunie depuis jeudi, la quarante-septième conférence ministérielle ordinaire de l’Organisation des pays-exportateurs de pétrole a donc convenu de prolonger le “gel” observé depuis neuf mois.P! le Mais les ministres de l’OPEP réexamineront la situation d’ici la fin de l’année.Le ministre indonésien a déclaré qu’il était “possible et peut-être même probable” que ces derniers se retrouvent avant leur prochaine conférence extraordinaire prévue en décembre.L’Arabi séoudite et l'Algérie insistaient lour que le prix du pétrole ne soit pas re-évé à un moment où l’économie mondiale est en pleine convalescence.Mais la plupart des autres pays étaient en faveur d’un relèvement, ae l’ordre de 10 pour cent.C’est la première fois depuis les hausses spectaculaires du prix du pétrole de la fin 1973 que les 13 membres de l’OPEP n’arrivent pas à trouver un compromis sur la question des prix, note-t-on dans les milieux proches de l’organisation.Peu après, le président Gerald Ford a déclaré qu’il était “encouragé” par la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole de ne pas augmenter maintenant le prix international du pétrole.Dans un communiqué du service de presse de la Maison-Blanche, le président Ford souligne que “cette décision était responsable dans une économie mondiale qui commence tout juste à se remettre d’une récession et à s'adapter aux prix élevés du pétrole”.“Dans le monde interdépendant d’aujourd'hui, une économie mondiale stable et en progrès est dans l’intérêt dé tous les pays et les Etats-Unis espèrent que les relations entre les pays producteurs du pétrole et les pays consommateurs continueront de s'améliorer”, a ajouté le président.Dans le même communiqué, M.Ford note que cette décision de l’OPEP ne doit pas provoquer chez les Américains un relâchement de leur effort pour parvenir à l’indépendance énergétique et il renouvelle son appel au Congrès pour qu’il adopte le programme qu’il lui a proposé.D'autre part, les ministres de l’OPEP n'ont pas pris de décision quant à un changement éventuel du siège de l’OPEP, a indiqué M.Valentin Hernandez, ministre vénézuélien du Pétrole.La question est posée pour des raisons de sécurité depuis qu’en décembre un commando dirigé par le fameux “Carlos" prit en otages a Vienne la quasi-totalité des ministres de l’organisation qui devaient être libérés en Afrique du Nord.Par contre, les ministres se sont mis d'accord sur une modification du système complexe de différentiels, qui tient compte pour la fixation du prix du brut et Voir page 6: L’OPEP mmmmmmÊÊÊtÊÊÊmmmmm ¦ Un million qui témoigne d’une force réelle, commente René Lévesque ¦ Un sursis de sept mois pour les petits abattoirs du Québec -Pj ou ;»r HCl 1985 PROVINCIALES BC nyfl »'!¦• 2 |o«v.l9oi va1-» v/9i (A) BC Hya.lü 15 o;l.2005 102»» 10!*a N.B.E.9 15 mal 1981 *7‘» 53',» N.B.E.1(B» 15 rPul 1995 My» 99','a NF labr.1M5 15 UvC.1995 99»'a lOOik N.B.E.lOVa 15 «t.1598 103''.103!k (B) P.Ont 10V.10 déc.1987 10391 104'• P.Ont Wi, 23 mari i99«-86 ICMi 100'a (B) NFlD lOVa 15 eût.1998 ICO!'# ICI4V (C) Pr.Ont.9 1er lull; 1958 9»H 9B''i (D) Pr.Qué 9'/a *0 nov.2000 984% 9t*a Québec ICO, 4 mal 2001 98(a 99la Québec lOVa, 19 nov 1995 1019k 102'/% Pr, Qué 104a I seu;.1999 102»a 103'/e Pr.Se SK 9 2 Uéc.lygl 98V» 999e Pr.SasK 9*'e 3 nov.2000 Pr.Sesx 10 2 ovc.1999 Ont.Hyd.10 V 30 oc;, 1983 Ont.Hyd lO o, J9 jan.2001 Pr.Manît 9 5 déc.1981 Pr.Manlî 10 5 oéc.1999.89 A.G.7Va 15 déc.1991-87 Pr.NB 7»4 1 mars 1996-94 NWrt Te! 8*5 1 mars 1996-94 (A) Echangeables peur des 15 ltd.1983.(I) Echangeables pour de» 15 oc:.1981 (C) Echangeables pour des lar luliiet 1983.ID) Bcnangeebies pour aeo 10 nov.îvîj.Ci) £:iier,geeb.»s 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PUBLICS Aire fees tl ?» 1 août 15fj loi»'» 97'/a t03?é lOOVl 9e',a 96*4 8Ha 78 Va 86''4 lir» lOlv y-,.102',• 98'.* 103'/.10098 99'a 979k 83Tl 8015 88 « Bail 94e i avril BC Tal tors I avril Var-Tel 15 ;uji( Nor A Can 50j 1; i»r,.TrCua PL li -a :a »„.tÇvv 1995 IVvO Ivre 1555 iVu- * •5‘4 ?7 lùi!» 89 1Ù3 4 .ue'.v 959.98 102'» ?I 104!» INDUSTRIELLES Ber.< Bail »î.Alcan lOtv b B da M )0'i 15 esjt (A) CIBC ?.1 ien.Dotaeco IFa lî m», Dofasco 109» 15 mari lmp OU 94v 15' r«v.Banq Roy 10 1er dît.Stelco y»/.1er avril -w- ¦ tua.Saagr._ ,ui|, IPL 10'» 1er jui!.9a Yi I99y H (9v4 iuu 100* 1980 101* 102* éWi ICO 100* 1995 10) T9>ü 99 Va 99% 1995 95* 95% 1994 101* 101% 1985 95 »5* 1994 100 101 1993 94 Va 95* • 995 99* 100 1980 102 Va 103 1996 102* 102% 1995 m 101* nmm MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 Brevets d'invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 169k 169k— Vk Itek Cp 54 I3'A 13Vk 131/».Weyerhs 30 1407 469» 46Vk 46'/!.42'/» 4295-1- 9k IU Int 6 97 lOV.lOVk 10V» Whit Con 6 107 22 219k 22 + 9k 30'/i 309k + '/k Jim Walt 10 25 40Vi 409k 40'/!- Va Wolwth 7 318 229k 219k 22V*i-t-1V« 207/k 21W+ 9» John Man 11 209 269k 269k 26'/k+ Vk Xerox Cp 17 x982 5494 53 54 -H 209k 219k+lVk Joy Mlg 12 174 47'/a 45 47Va+29k Zenith R 18 187 32'/a 32Vk 32'/!+ V.51Vk Sl'/i- 94 Kennecot 92 317 339k 33 33'/4+ Vk Zurn Ind 9 31 12 I1'/k ll'rk- Vk LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien induttriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d'expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemon Montréal JJ ^ l’actualité économique Le Devoir, samedi 29 mai 1976 • 9 Accord Ashland-Bow Valley ¦ Siebens aquiert Cavalier Energy par Michel Nadeau La firme Sieben’s Oil & Gas fera l'acquisition de la majorité des actions de Cavalier Energy, une petite compagnie d’explo- Hausse du prime rate américain NEW YORK, (AFP) - La plupart des grosses banques new-yorkaises, dont la City-bank, la Chase Manhattan et la Morgan Guaranty, ont décidé de faire passer leur taux d’intérêt privilégié (prime rate) de 6% a 7 pour cent.Le relèvement de ce taux de base était attendu par les spécialistes en raison des récentes hausses enregistrées dans le secteur des taux d'intérêt à court terme aux Etats-Unis.Ces hausses étaient la conséquence d'un resserrement de la politique de crédit menée par la Réserve fédérale, soucieuse de contrôler la croissance de la masse monétaire dans le pays afin d’éviter un retour des pressions inflationnistes.Les dernières statistiques de la “Fed'' indiquent d'ailleurs que la masse monétaire américaine s'était réduite d’environ 1.5 milliards de dollars (à 303.1 milliards) au cours de la semaine terminée le 19 mai dernier ration de Toronto qui quelques puits de petrole et de gaz naturel en Alberta.Siebens, une entreprise contrôlée par la famille Siebens et Hudson's Bay Co., déboursera $4 par action pour un minimum de 51% et un maximum de 55% des 2,554,917 actions émises.Les titres de Cavalier Energy se transigeaient la semaine dernière au marché Hors Bourse de Toronto entre $2.70 et $2.90.Dormark Oils détient 20.7% des actions de Cavalier Energy.En mai 1975, Inter-City Gas avait manifesté son intérêt pour une éventuelle offre d’achat des titres de Cavalier mais la transaction n’eut jamais lieu.L'actif de Cavalier Energy était en février 1975 de $3.9 millions et sa dette atteint $535,000.Siebens a légèrement reculé de 1/8 pour glisser à $15.25 à la Bourse de Toronto.Dans l’ensemble, les titres pétroliers qui ont connu une forte poussée au milieu de la semaine ont dû se replier: les nouvelles n’apportaient pas de fondements assez solides à cette montée.La chute la plus importante a été enregistré par Bow Valley qui a baissé de 2 3/4 pour fermer à $25.50.Les transactions sur les titres avaient été arrêtées mercredi à la demande de la direction de l’entreprise.Le marché a alors cru que se préparait une nouvelle offre publique d’achat comme ce fut le cas pour Sunningdale et Pan Ocean, ses deux associés dans le secteur Brae en Mer du Nord.Mais la compagnie Ashland devait annoncer hier matin qu elle se proposait de faire SERVICE DE LIQUIDATION • Biens personnels • Successions • Mobiliers Si vous penser liquider vos biens, appelez-nous pour: • Estimation professionnelle • Les clients toujours satisfaits • Commission minime Nous vous offrons un service qui se spécialise dans les ventes privées de biens personnels et de mobiliers, sur les ieux mêmes.Pour renseignements, appeler YVETTE STEPHENS Tel.: 861-8736 — 733-2471 «Ê Université du Québec École de technologie supérieure Nouveau programme en CONSTRUCTION CIVILE conduisant au diplôme de BACCALAURÉAT EN TECHNOLOGIE OUVERTURE: SEPTEMBRE 1976 DEPUIS 1974 L’École offre aux techniciens: 1 Baccalauréat en 72 crédits 2 Programmes en Mécanique, Électricité 12 Mois de stages en industrie, rémunérés et crédités 2 Régimes — Temps complet et temps partiel 2 Débuts de cours — Septembre ou Janvier 1 Condition d’admission— le diplôme d’études collégiales ou l'équivalent Date limite pour la présentation de votre demande d’admission: • à temps complet • à tempspartiel 1er JUILLET 1976 École de technologie supérieure a/s Registrariat 180 est, rue Ste-Catherine Case postale 370, Succursale N.Montréal H2X 3M4 (514) 282-7784 l'acquisition de 50% des intérêts de Bow Valley dans le secteur Brae.Bow Valley touchera $15 millions.Certains experts sont d’avis que Bow Valley reculera à un peu plus de $20 mais que le titre a un potentiel exceptionnel et l'analyste de la maison Mead, M.J D.Mote lance le chiffre de $100 sur une longue période.Par ailleurs, on est toujours sans nouvelle de Pan Ocean depuis l'arrêt des transactions alors que le titre se vendait à 14 %.Marathon Energy a déposé une offre de $18.Ranger OU qui a finalement obtenu un financement de $120 millions pour le projet Ninian par suite d’un accord avec Chevron (Standard OU of California) a vu sa cote fondre de près d’un point.Le titre a clôturé à 17 % Un autre favori des milieux’ pétroliers pour une éventueUe acquisition, Asamera a accusé un léger repli d’un quart de point pour fermer à $15 %.L’indice des pétroles de l'Ouest a gagné .85 point pour atteindre 241.66.Un bloc de 17,500 actions de Western Decalta a été mis en vente et acheté au prix unitaire de $6.25.Parmi les gagnants de la journée, il faut signaler Ocelot Industries, une hausse de à $16.50; Pevto Oils a grimpé de plus de 3/8 pour fermer à $5.13 et Canada Northwest Land, un accroissement de 3/8 pour passer à $8.25.Mines So mod Irving Kott devra payer une amende de $500,000.En rapport avec l'affaire des mines Somed, le financier montréalais Irving Kott a été condamné hier à payer ce qui pourrait être la plus forte amende jamais imposée à un individu dans une affaire criminelle au Canada.Le juge Joseph Addison de la Cour provinciale de l'Ontario a condamné Kott à verser $500,000 ou à séjourner en prison au cours des cinq prochaines années.L'avocat de Kott, Me Robert Carter n'a pas protesté devant l'importance de la somme réclamée à son client.Par ailleurs, deux autres figures bien connues des milieux de la promotion minière, Sydney Rosen et Sam Garnet devaient également recevoir leur sentence au cours de la journée.Kott aurait tenté de déplacer vers Toronto son réseau de distribution de titres miniers avec l’aide de Rosen, un promoteur de la Ville Reine.Au moins 250,000 actions de Somed ont été vendues à un prix moyen de $1,90 à des investissuers du nord du Québec et de l’Ontario en leur recommandant de les conserver le plus longtemps possible.Le vendeur touchait une commission de 10%.« Faiblesse de la demande dans l’industrie du papier journal Des mises à pied pourraient survenir au cours des prochains mois dans l’industrie du papier journal en raison de la faiblesse de la demande.Jusqu'à maintenant, il n’est pas question de fermer les usines pour de longues périodes mais le groupe Abitibi-Price songe à raccourcir la semaine de production" a déclaré hier le président, M.Harry Rosier.Celui-ci faisait écho à un communiqué publié par Price Ltée affirmant que les usines de l’entreprise fonctionnent à un taux moyen de 85% à 90% mais qu’en fonction des commandes reçues “Certaines usines risquent de connaître des arrêts durant les mois à venir en 1976".‘‘Il nous faut ramener le rythme à celui de la demande en ralentissant la production" a ajouté M.Rosier.Aussi, plusieurs usines fonctionneront moins que sept jours par semaine; d'autres poursui- vront la semaine pleine mais s'arrêteront de façon périodique une semaine ou deux pour permettre divers travaux d’entretien.“En passant de sept à six jours, des mises à pied sont inévitables.Par exemple, le moulin à Iroquois Falls en Ontario où travaillent 1,000 ouvriers a vu sa semaine de production réduite à 6 jours.Aussi 64 travailleurs ont dû quitter leur emploi".“Il est difficile de prédire quel sera le scénario utilisé dans chaque usine au cours des prochains mois mais il est fort probable que des mesures devront être prises prochainement dans plusieurs usines” a conclu M.Rosier.Ces fermetures confirment les propos de plusieurs analystes qui prévoyaient que le conflit de travail qui a frappé ce secteur durant cinq mois l’an dernier n’était pas suffisant pour donner plus de vigueur à Jeux de la XXIe Olympiade Montréal 1976 Programme Arts et Culture Les billets pour Sol sont en vente aux comptoirs Plus que jamais, le moment d’ouvrir un bureau à Longueuil.Le Complexe Bienville est un nouveau centre commercial, idéalement conçu pour desservir la population nombreuse et prospère de la Rive Sud.PHASE I accueille ses occupants dès maintenant.Ils y trouvent les avantages suivants: * 13,000 pi.ca.d'espace de choix à chacun de ses cinq étages de bureaux.* Un centre commercial au rez-de-chaussée.* Situé en face des terminus de métro et d’autobus, il est facilement accessible par lepont Jacques-Cartier et les routes 3 et 20 *Des services auxiliaires disponibles au Holiday Inn et à la station Longueuil.Renseignements sur les modalités de location: Vincent Di Venosa, 846-2191.Complexe Bienville, PHASE I Courtiers protégés Un autre projet de b Corporation Première.Québec.la demande.Les compagnies, au moment du règlement, prévoyaient être obligées de ralentir la production en raison du caractère dépressif du- marché.Passé le “boum" du retour au travail, des ralentissements sont devenus nécessaires pour ne pas accroître démesurément les stocks.Au cours des trois premiers mois, les exportations de papier journal ont diminué de 36% par rapport à l'an dernier reculant de 505,000 tonnes à 324,000 tonnes.• Les bénéfices nets des entreprises américaines ont progressé en moyenne de 44 p.c.au cours des trois premiers mois de 1976 par rapport au premier trimestre 1975, estime une étude publiée par.la Citibank.La banque new-yorkaise fonde son estimation sur les résultats financiers déjà publiés par environ 1,150 grandes entreprises.Parmi ces compagnies.celles du secteur manufacturier, 770 ont vu leurs bénéfices progresser encore plus rapidement: 57 p.c.les options Alcan Aùg 22,/2 1 Bell Can Aug 50 3 Bell Can Nov 45 7 Bell Can Nov 50 10 Brascan Aug 10 1 Brascn Aug 12'/211 Brascn Nov 12'/2 6 Imp Oil Aug 22Vi 5 Imp Oil Aug 25 22 Imp Oil Nov 22V2 3 IncoAugSO 1 Inco Nov 35 1 Mac Bldl Nov 25 8 Mac Bl Feb 22’/2 6 Mass F Aug 20 9 Mass F Aug 25 12 Mass F Aug 30 1 Mass F Nov 25 16 Mass F Nov 30 10 Mass F Feb 30 10 Moore Aug 40 16 Moore Aug 45 14 Moore Nov 45 4 Moore Nov 50 15 Moore Feb 45 1 Moore Feb 50 3 Noranda Nov 35 1 Noranda Feb 35 1 Pac Pete Aug 30 5 Pac Pete Nov 35 1 Pac Pete Feb 30 5 Pac Pete Feb 35 11 Stelco Aug 30 23 Stelco Nov 30 3 54 4'/4 50 60 S3$fe 37/8 75 100 120 140 20 30 35 60 S27/e 3Vfe 140 150 $3’/2 33/4 S3'/2 33/4 140 165 50 75 S2,/a 23/4 S67/a 7 Vs $23/4 27/e 35 60 S37/8 4Vè 95 110 165 195 $3% 4Vfe 105 125 S2'/4 2,/a 55 80 $23/4 3V4 75 125 $37/8 4'/8 $4% 5'/8 $3% 3% 150 175 $5 Va 6 $2 Va 27/b 165 180 $2 Va 23/4 4 26 60 47Va 33/4 47 Va 90 47 Va 145 103/4 20 103/4 45 103/4 27/s 24 150 24 3% 24 3Va 32% 150 32% 65 20 Va 2% 20Va 7 26Vi 23/4 26 Va 50 26Va 3% 26Va 115 26Va 185 26 Va 4 42% 110 423/4 2Va 42% 80 42% 3 42% 105 423/4 4 36% 5% 36% 3Va 32V4 165 32 V4 53/4 32 V4 2% 32 V4 150 30 V4 23/4 30'/4 NETTOYEUR • BVM • Service d’une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 POUR BIEN DIGÉRER UNE EAU DE SANTE AtCAÜNE 6 PÉTIUAKIE QUI FAClÜTÉ,LE TRAJET OtGESTlf ET LEÜHINATION AVENDRE De superbes appartements tout confort de 1 à 3 chambres à coucher • Spacieux, luxueux et magnifiquement aménagés • Insonorisés et climatisés • Avec foyer et chauffage électrique • Balcon et porte-patio • Sur les rives du lac des Deux-Montagnes • Entourés d’arbres et de verdure • À 30 minutes du centre-ville • Piscine chauffée et sauna • Salles de gymnastique et de récréation • Stationnement 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ont fait avorter le projet en arrêtant trois individus déjà recherchés pour d’autres crimes."Nous ne savons pas de qui il s'agit ni qui a procédé aux arrestations, a expliqué un porte-parole de la CUM.“Nous tentons cependant de connaître leur identité afin de porter des accusations".L’inspecteur Jean-Claude Rondeau a ajouté que la direction des Canadiens a également pris des mesures en faisant appel à une agence de sécurité.La protection accordée à Lafleur et à sa famille s’est toutefois poursuivie pendant toute la durée des séries éliminatoires.Jeudi, le vice-président des Canadiens, Jean Béliveau, a déclaré: “Pour éviter la répétition de tels gestes, nous aurions préféré garder le secret sur ces tristes événements".“Le domicile de Guy était constamment sous la surveillance de la police, a poursuivi 250 organismes de sports et loisirs pour handicapés se regroupent en une fédération La police de Montréal a confirmé hier que (’ailier droit Guy Lafleur avait été l'objet d'un complot d'enlèvement et d'extorsion durant les quarts-de-finale contre les Black Hawks de Chicago.Ce complot explique ainsi la performance plutôt ordinaire de Lafleur durant les éliminatoires.tinuellement sous bonne garde.Ces événements ont rendu sa tâche très difficile au cours des séries éliminatoires.Parfois, en lisant certaines crifiques dans les journaux, Guy aurait été tente de tout raconter.mais il se devait de garder le secret." La premiere réaction de l'athlète, dès qu’il a appris ce 3ui se tramait contre lui, a été e déménager avec sa femme, Lise, et son fils, Martin, à l’hôtel Bonaventure où logeaient d'ailleurs tous ses coéquipiers.Cependant, leurs regards pleins de curiosité l'ont incité à aban- (TéléphotoCP) donner cette solution.A partir de ce moment, la résidence du numéro 10 du Tricolore, a été sous la surveillance constante de deux gardes armés.De son côté, Mme Lafleur n’a pu s’empêcher de commenter: “Si les gens avaient seulement su comment ces événements ont torturé Guy, ils auraient peut-être été moins injustes à son égard.C’est pas croyable comment Guy a été marqué par ces menaces.au point d’ailleurs qu’il a perdu une douzaine de livres en trois semaines”.La coupe Grey jouée à Montréal en 1977 Béliveau, ta poli et lui-i meme était con- CALGARY (d’après CP) — Les dirigeants de la Ligue cana- baseball Ligue Nationale Jeudi Chicago 2, St-Louis 1 New York 5, Philadelphie 2 San Diego 3, San Francisco 1 Hier soir Philadelphie 10, Montréal 3 Cincinnati 9, Los Angeles 0 St-Louis 6, New York 0 Pittsburgh à Chicago, remis Houston à Atlanta, remis San Francisco à San Diego Aujourd’hui Los Angeles, Rhoden (3-0) à Cincinnati, Billingham (5-3), 14h 15 Pittsburgh, Kison (3-3) â Chicago, Bonham (2-2) 14 h 15 Houston, Cosgrove (1-3) à Atlanta, Moret (1-0), 18 h Montréal, Carrithers (1-2) à Philadelphie, Christenson (5-1), 19 h 35 St-Louis, Forsch (0-1) à New York, Lolich (2-6), 20 h 05 San Francisco, Dressier (1-1) à San Diego, Freisleben (1-0), 22 h Ligue Américaine Jeudi Boston 2, Milwaukee 1 Oakland 5, Minnesota 3 Cleveland 5, New York 3 Baltimore 4, Détroit 3 Californie 5, Chicago 3 Texas 5-6, Kansas City 4-4 Hier soir Baltimore 4, Boston 1 New York 9, Détroit 5 Texas 4, Minnesota 0 Cleveland à Milwaukee, remis Kansas City à Californie Chicago à Oakland Aujourd’hui New York, Ellis (4-2) à Détroit, Roberts (3-3), 14 h 15 Texas, Perry (4-4) à Minnesota, Hughes (0-5), 14 h 15 Cleveland, Eckersley (3-2) à Milwaukee, Travers (4-2), 14 h Chicago, Forster (1-1) à Oakland, Bosman (0-0), 16 h’ Baltimore, Palmer (5-5) à Boston, Wise (2-3), 19 h 30 Kansas City, Busby (1-1) et Fitz-morris (5-1) à Californie, Monge (1-1) et Hassler (0-2) ou Ross (1-6), 2, 20 h dienne de football, après moins d'une heure de délibérations, ont décidé d’accorder le match pour la coupe Grey 1977 à Montréal.La rencontre sera disputée le 27 novembre au nouveau stade olympique, qui pourra alors accueillir 60,000 spectateurs.La décision a été prise à la suite d’un plaidoyer au nom de la métropole par Maurice Cus-teau, directeur général des opérations du complexe olympique, et son adjoint Claude Phaneuf.L’offre montréalaise, qui a nécessité 10 minutes à peine devant l’assemblée générale, comporte l’assurance que 60,000 amateurs auront chacun leur siège au stade, dont la location minimum s’élèvera à $35,000 en plus de 50 pour cent des revenus bruts dépassant $800,000.LIGUE NATIONALE Section Est 9 P moy.diff.PHILADELPHIE 27 10 .730 — PITTSBURGH .23 17 .575 5Vi NEW YORK .23 21 .523 7Vi CHICAGO 18 22 .450 ^0V^ MONTRÉAI 16 21 .432 11 ST-LOUIS 18 Section Ouest 25 .419 12 LOS ANGELES .27 16 .628 CINCINNATI.25 16 .610 1 SAN DIEGO .21 20 .512 5 HOUSTON 18 26 .409 9Vs ATLANTA 16 26 .381 10'/2 SAN FRANCISCO 16 28 LIGUE AMERICAINE Section Est .364 11V2 9 P moy.diff.NEW YORK .24 14 .632 BALTIMORE .21 18 .538 3'/2 BOSTON 18 20 .474 6 CLEVELAND .18 20 .474 6 MILWAUKEE .15 18 .455 6V2 DETROIT 15 Section Ouest 22 .405 8'/2 KANSAS CITY .23 14 .622 — TEXAS 24 15 .615 — CHICAGO 19 17 .528 3’/2 MINNESOTA.19 20 .487 5 OAKLAND 18 24 .429 7V4 CALIFORNIE .16 28 .364 IOV2 meneurs.Ligue Nationale (partiM d’hiar soir non comprlaaa) McBride, S.L.Rose, Cin.Crawford, S.L.Griffey, Cin.Rader, S.D.Foster, Cin.Torre, N.Y.Montanez, S.F.Oliver, Pgh.Garvey, LA Circuits: Kingman, New York, 17; Schmidt, Philadelphie, 15.Points produits: Kingman, 37; Foster, Cincinnati; 36.Lanceurs (5 décisions): Lonborg, Philadelphie, 7-0, 1.000; Hough, Los Angeles, 5-0, 1.000; Koosman, New York, 6-1,.857.Ligue Américaine (partiaa d'hier aoir non inclusea) pb CS moy.pb CS moy.99 36 .364 LeFlore, Det.130 51 .392 163 58 .356 Carty, Cle.128 46 .359 111 39 .351 Patek, KO 112 39 .348 142 49 .345 Dent, Chi.136 47 .346 119 41 .345 Bostock, Min.116 40 .345 143 49 .343 Brett, KO 151 52 .344 93 31 .333 Lynn.Bos.105 36 .343 177 59 .333 Otis, KC 139 45 .324 130 43 .331 Randolph, NY 125 40 .320 175 57 .326 Staub, Det.125 39 .312 Circuits Ystrzemski, Boston; Hendrick, Cleveland; Otis, Kansas City; Ford, Minnesota, 8 chacun; Horton, Détroit; Grieve, Texas, 7 chacun.Points produits Rudi, Oakland, 32; Burroughs, Texas, 31.Lanceurs (5 décisions) Slaton, Milwaukee, 7-1, .875; Fitzmorris, Kansas City, 5-1, .833.par André Tardif Aux prises avec une pléthore de quelque 250 organismes leur offrant des sports et des loisirs sous diverses formes, les handicapés de la région métropolitaine pourront désormais bénéficier d’un organisme de regroupement qui oeuvrera aux niveaux de la coordination et des communications.Il s’agit de l’Association régionale de loisirs et de sports pour handicapés de l’ile de Montréal et de l’île Jésus, dont on vient d’annoncer la création et qui jouit d'une reconnaissance officielle du Haut-commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports.“L’arrière-pensée bien évidente de cette association est de favoriser l’intégration des handicapés par l’intermédiaire du monde des loisirs”, dit M.Michel Patenaude, président du nouvel organisme.“H faut cependant demeurer conscient qu’il existe une certaine partie de la population moins facilement intégrable, qui pourra toujours profiter des services indispensables offerts par les nombreux clubs dans la région métropolitaine.” Quelque 76 représentants de clubs ou associations assistaient à l’assemblée de fondation, le 22 novembre 1975, dans le but de coordonner les efforts des organismes oeuvrant déjà dans le domaine des loisirs pour handicapés physiques, mentaux et sensoriels.M.Patenaude a élaboré sur les deux grands principes de la régionalisation qui guideront l'action de son association.“Il y a d’abord celui de la normalisation, par lequel des efforts véritables seront faits afin d’éliminer les “loisirs-ghettos" et de rendre accessibles à tous les handicapés de la région les mêmes programmes de loisirs communautaires offerts à toute la population.“Ainsi, il devient important que nous collaborions aux services communautaires existants et que nous évitions d'encourager la création de services spéciaux pour handicapés.” M.Patenaude traite aussi du principe de l’intégration sociale de l’handicapé a son groupe communautaire.“Cela signifie que par le biais des loisirs, l'handicapé pourra plus facilement se sentir membre à part entière de son entourage.Mais cette intégration doit tout de même respecter les conditions de l'handicapé et lui garantir une certaine préparation par la mise sur pied d'activités d’initiation aux loisirs.” Il explique que ces programmes d'initiation permettront à l'handicapé de revaloriser ses possibilités individuelles afin qu'il affronte son handicap et qu'il soit initié à la vie en société.“Ainsi, nous devons intéresser les organismes de loisirs à offrir aux personnes handicapées des activités d’initiation aux loisirs aptes à les diriger par la suite vers des programmes communautaires de loisirs, où ils se récréeraient avec et comme tout le monde.” Le président de l’Association régionale raconte comment, alors qu'il était directeur des sports au Collège de Saint-Laurent il y a quelques années, il avait mis ce principe en application.’’Nous avions décidé du principe du sport obligatoire pour tous les étudiants, sans aucune exception.Aucun problème en natation, une discipline accessible à tous.Mais nous avions aussi le hockey, le basket-ball et le soccer au programme.“Au hockey, il y avait un étudiant qui ne pouvait utiliser ses bras.Je l’ai alors convaincu qu'il pourrait à tout le moins arbitrer des rencontres.Après quelques hésitations, il a accepte, et avec l’aide des joueurs qui lui remettaient la rondelle dans la main, il s’en est fort bien sorti et eut vraiment l’impression d’être utile.“Au soccer, nous en avions un autre qui ne pouvait courir.Nous en avons alors fait un gardien.et encore là, l’expérience s’est avérée heureuse”.Aujourd’hui directeur des approvisionnement à l’institution de Saint-Laurent, M.Patenaude convient que de telles expériences, qui l’ont améné à s’occuper activement au problème des handicapés, ne peuvent convenir à tous.“C’est pourquoi notre association, d’une part, veut permettre aux clubs locaux d’offrir de meilleurs services aux handicapés non-intégrables, et d'autre part, favoriser l’intégration des autres afin de leur permet- tre de devenir citoyens à part entière”.Parmi les services que veut offrir en priorité le nouvel organisme de regroupement, il y a celui de l’information, entre autres à l'aide d'un bulletin mensuel d'information et d’un diaporama déjà en circulation; la formation par des stages, entre autres sur la technique propre aux sports en chaise roulante et sur les jeux particuliers aux déficients mentaux; la liaison entre les intervenants de toute la région; et enfin la consultation entre les responsables des secteurs privés, municipaux et scolaires.Les Phillies battent les Expos PHILADELPHIE (AP) -Dave Cash et Mike Schmidt ont produit chacun deux points, et Ron Reed a lancé quatre manches en relève sans accorder de point, dans une victoire de 10-3 remportée par les Phillies de Philadelphie sur les Expos de Montréal, hier soir.Les Phillies ont ainsi inscrit leur 14ème victoire en 17 parties.Reed s’est présenté au monticule à la cinquième manche, avec deux coureurs sur les sentiers.Il a toutefois retiré les trois frappeurs suivants, n’ac- cordant par la suite que deux coups surs.Il a remporté sa troisième victoire contre un échec.L’issue du match s’est jouée dès la deuxième manche, au cours de laquelle les Phillies ont marqué six points sur cinq coups surs contre le lanceur partant Don Stanhouse, 2-1.Bobby Tolan a commencé la manche avec un but sur balles, et Jay Johnstone l’a poussé au 3ème-but grâce à un double.Garry Maddox a alors produit le premier point des Phillies puis Dick Allen a fait croiser le marbre à Johnstone avec un double.Stanhouse a donné un but sur balles intentionnçl à Bob Boone, mais le lanceur Torn Underwood a surpris avec un simple pour remplir les coussins.Dave Cash a poursuivi l'offensive des Phillies avec un simple de deux points, puis Larry Bowa et Mike Schmidt ont réussi un simple chacun pour autant de points.Fred Scherman a momentanément arrêté les Phillies, qui ont toutefois ajouté un 6ème point à la suite d'une erreur.Jeux de la XXIe Olympiade Montréal 1976 Programme Arts et Culture Les billets pour Le Ballet National du Canada sont en vente aux comptoirs®®! COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE, ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN.C A GILLES SPERANO C A 2345 est, Bélanger Montréal ’ 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOST.C A ROLAND PROVOST C A 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Viau C A Armand H Viau.C A J Serge Gervais.C A Waquih Bouios.C A H Lionel Robin C A Jean-Jacques Ouellette.C A Jacques R Chadillon C A Jacques Joyal C A Richard De Bellefeuiile C A Louis Baril .C A 4926 avs Verdun, Verdun, H4G 1N3 7708 rue Édouard, LaSalle, H8P 1T9 55A, Blainville Eet, Ste-Thérèee J7E 1L4 769-3871 - 435-4691 samson.Betar associes ( comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-îles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 Des plages àperte de vue sur l’Atlantique Cet été, venez connaître la douceur de vivre près de la mer.Elle est près de chez vous.Ecrivez, en français, à: Tourisme Nouveau-Brunswick, C.P.12345, Fredericton, Nouveau-Brunswick.ESB 5C3 Nouveau-Brunswick t mm mmm MâJÊEi Samedi 29 mai 1976 Jean-Paul l’Ailier expose sa politique Cahier m i « m W L’action de l’Etat ou de l’administration publique québécoise en matière culturelle ne peut se limiter à aider les arts.Notre situation particulière, au Canada et en Amérique du Nord, exige ici des choix politiques en regard de la protection et du développement de notre culture.La culture québécoise, vue de l’extérieur, est essentiellement l'expression collective de nos facultés créatrices, traduisant nos caractéristiques, nos qualités et nos défauts.Pour nous, de l’intérieur, elle est un des principaux moyens de participer à la création de notre environnement et de notre avenir.Une politique culturelle est d’abord l'expression d’une volonté politique non seulement de favoriser l’accès à la consommation de ce qu’il y a de mieux dans les arts et l’expression culturelle mais de permettre la participation la plus intense possible à la création.L'histoire et la situation présente exigent d’une politique culturellle québécoise qu’elle soit nationaliste et favorise le Québécois sans par ailleurs limiter son accès aux sources culturelles extérieures.Cet équilibre, il faudra constamment le rechercher, tenter de le maintenir et l’accepter puisque nous risquons autrement soit de verser dans un nationalisme obtus ou soit de devenir, à peu de choses près, uniquement des consommateurs de la culture des autres.Par ailleurs, les arts et les diverses formes d’expression culturelle ont besoin, pour se développer harmonieusement et conformément aux exigences de la création, d’être soustraits à l’intervention politique, quelle qu’en soit la source et quels que soient les motifs qu’on pourrait invoquer pour la justifier.Si c'est peut-être une tentation pour ceux qui sont politiquement engages, au pouvoir ou non, d’utiliser le potentiel de création des autres à leurs propres fins, d’autres peuvent également être tentés d’exiger que toute forme d’expression culturelle soit neutre et apolitique.Il faut éviter les deux.Il est primordial de respecter la liberté du créateur et du concepteur comme il est nécessaire $le permettre et de garantir aux citoyens l'accès aux productions culturelles auxquelles ils s'identifient le mieux, qui leur plaisent le plus et pour lesquelles de toute façon ils sont les premiers sinon les seuls à payer.Respecter le droit du créateur, c’est accepter qu’il puisse exprimer à son choix et comme il l’entend des préoccupations sociales, politiques ou simplement artistiques.C’est éviter d’imposer des contraintes autres que celles dictées par l’ampleur des moyens disponibles et par le droit à l’accessibilité du citoyen à la culture.C’est également faire en sorte qu’il existe un lien permanent entre d’une part les artistes, les créateurs et les diffuseurs et d’autre part les citoyens, individuellement et en groupe, seuls juges finalement de ce qui doit se faire ou ne pas se faire.L’Etat n’est la que pour favoriser l’existence et le développement vigoureux de la vie culturelle de la collectivité qu’il représente et à laquelle il se doit.L’analyse de l’action de l’administration publique québécoise en matière culturelle ainsi que les critiques qui, de toutes parts, positives ou négatives, ont été faites en regard de ces actions nous amènent à conclure bien sûr à l’insuffisance des moyens consentis à l’épanouissement de la vie cutlurelle.Elles nous amènent cependant à constater une faiblesse plus profonde venant du fait qué la conception des politiques culturelles, le choix des priorités et des orientations ont été faits par les mêmes hommes et les mêmes structures qui devaient ensuite en assumer la gestion et l’administration.S’il est légitime à un gouvernement de faire des choix politiques précis et d’établir des priorités en regard de son action en matière culturelle, il est également légitime, une fois ces choix connus et ces priorités arrêtées, d’exiger que la gestion des actions qui doivent normalement en découler ainsi que l’administration des ressources qui y correspondent soient confiées pour l’essentiel à des organismes indépendants et susceptibles de les assumer d’une façon permanente, sans contrecoup politique et administratif.Ces organismes, comptables devant l’Assemblée nationale, doivent être soumis à l’influence directe de la population tant par la nature de leurs structures que par les règles de fonction- nement qui les prévoient.Il est urgent de permettre au ministère des Affaires culturelles de jouer son véritable rôle quant à la conception et à l’orientation des choix politiques en matière culturelle.Il est non moins urgent de simplifier, de faciliter, d’améliorer la gestion des politiques culturelles, de favoriser un meilleur service à ceux qui sont directement engagés dans la vie culturelle tout en permettant un meilleur accès de l’ensemble de la population aux ressources financières disponibles pour la culture.Il faut a la fois assurer la constance de l’action et le maintien des grandes orientations tout en garantissant l'existence de mécanismes d’évolution permanente en regard des seuls besoins, moyens et priorités d’une saine vie culturelle québécoise.Quel que soit le champ d’activité, il est aujourd’hui nécessaire que les critères, les normes et les règles soient largement connus, qu’ils puissent culturel et à la population dans son ensemble.Les deux niveaux ne sont là que pour rendre possible la vie culturelle québécoise telle que les citoyens veulent qu elle soit.Voilà pourquoi il nous apparaît nécessaire de proposer la création d’un Conseil de la culture.Organisme décisionnel et exécutif relativement aux ressources publiques destinées à la protection et à l’épanouissement de la culture au Québec, le Conseil devra également être une structure de consultation, ‘de participation et d’éducation à la culture.Il aura notamment pour but: — de contribuer à l’accessibilité de la culture québécoise, de la culture des pays de langue française ainsi que de la culture de tous les pays et de tous les grands ensembles culturels qui ont contribué au cheminement de l’homme vers la civilisation; — de promouvoir la littérature, la peinture, la sculpture, — de favoriser l’intégration des Néo-Québécois à la culture québécoise en leur fournissant une meilleure connaissance de cette culture et en encourageant la population à mieux connaître celle des pays d’origine des Néo-Québécois; — de favoriser la participation de la population au proce-sus culturel; — de conseiller le ministre.Nous proposons ci-après les structures que nous favorisons, pour l’essentiel.Elles sont évidemment susceptibles d’être modifiées suivant les suggestions ou commentaires qu’elles pourraient susciter.Nous voulons assurer l’autonomie du Conseil en même temps que sa qualité et sa représentativité.Nous recherchons la stabilité du personnel en évitant la permanence d'où naissent les chapelles.Nous visons en somme a ce que le Conseil soit efficace et responsable.Il sera composé d’un président, d’un vice-président et Dans le “livre vert” qu’il vient de publier et qu’il intitule “Pour l’évolution de la politique culturelle”, M.Jean-Paul L’Allier propose au Québec une réforme profonde de son ministère et la mise en place d’organismes autonomes et distincts auxquels seraient confiées la gestion, l’administration et, dans unetrès large mesure, la mise en oeuvre de politiques conçues par le gouvernement.L’une des structures les plus importantes dont le ministre envisage la création et à laquelle le Discours inauguralifaisait déjà référence est le Conseil de la culture du Québec, “organisme décisionnel et exécutif”.Son rôle et ses fonctions, comparables en partie à ceux du Conseil des arts du Canada, sont toutefois plus larges et mieux circonscrits.On lira dans cette page le chapitre III de la troisième partie du “livre vert” qui définit le Conseil de la culture.D’autre part, le ministre des Affaires culturelles aborde dans son document la question difficile des relations Ottawa-Québec en matière culturelle.Il ne se refuse pas à la collaboration mais indique que le Québec aspire à devenir, en dernière analyse, le “maître-d’oeuvre” de sa politique culturelle.On lira plus bas les quelques pages relatives à ce problème.être débattus au moment de les fixer et qu’il soit possible de contester efficacement les injustices qui pourraient découler de leur application.En élargissant et en ouvrant le processus décisionnel, on favorisera la qualité de l'action collective au Québec et on contribuera à revaloriser les institutions publiques qui doivent avant tout être au service de la population.Les choix politiques, les moyens pour les faire et les grandes priorités à respecter au moment de leur réalisation doivent donc appartenir au niveau politique.La gestion et l’administration des ressources nécessaires doivent être confiées à des organismes autonomes, directement accessibles au milieu les arts graphiques et, de façon générale, les arts plastiques, la danse, la chanson, la musique et l’artisanat québécois, ainsi que les activités artistiques, théâtrales, musicales et artisanales au Québec; — d’encourager et de stimuler la création artistique et de contribuer au rayonnement des oeuvres ainsi créés; — de contribuer à la conservation et à la popularité du patrimoine artistique, artisanal et traditionnel québécois, notamment le patrimoine amérindien et esquimau, et de favoriser ses nouvelles formes d'expression; — de contribuer à la création d’un meilleur environnement culturel au Québec: L’action devra corriger l’action l Il est impossible de songer à pouvoir mettre de l avant de véritables politiques culturelles pour le Québec sans d’abord une communication vigoureuse, soutenue et permanente avec les différents milieux de la création chez nous.Avant d'exister, cette communication doit être voulue et recherchée de part et d'autre.Les politiques en découleront, y trouvant leurs principales sources, l'Etat n'étant là que pour les concrétiser, les défendre et organiser d une façon cohérente l'utilisation des fonds et des ressources publiques à ces fins.La concurrence faite par Ottawa à l’administration du Québec n'a fait qu'accentuer ta désuétude des moyens de l'Etat québécois face à ses efforts d'intervention en matière culturelle.Le gouvernement fédéral s'est contenté d'exister, centralisateur et riche.Sans jamais avoir à livrer de combat politique significatif, il a occupé les champs laissés vacants par l’anémie chronique de l'action québécoise.Comment demander à des artistes, à des créateurs, à des diffuseurs de culture de ne pas accepter de collaborer avec le gouvernement fédéral si l'on ne peut leur proposer par ailleurs une politique vigoureuse et efficace d'intervention et de collaboration québécoises?L'action d'Ottawa nous apparaît procéder actuellement d'une volonté ferme et cohérente de créer une culture canadienne.Pour ce faire, il est logiquement impossible au gouvernement fédéral actuel de permettre, de reconnaître et surtout de favoriser l'existence distincte.homogène et dynamique de la culture québécoise.Plutôt que l'esprit et l'orientation générale du Rapport de la Commission rovale d'enquête Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme et le biculturalisme, on a préféré le multiculturalisme.Il n'est alors pas surprenant que l'on souhaite, d une façon ou de l’autre, absorber les composantes de la cûlture québécoise dans le grand tout canadien.Elles y servent utilement à illustrer et à souligner la différence et peut-être à ralentir pour un temps la pression culturelle américaine.Puisque, dans la problématique fédérale, la cultilre québécoise ne peut exister comme un tout autonome, en juxtaposition aux diverses expressions culturelles perceptibles au Canada, on tend à la nier.On reconnaît cependant avec une satisfaction évidente l'apport essentiel et original de chacun de ses principaux éléments tels le théâtre, la chanson, la littérature, etc.à la Canadian culture.Les tensions et les frustrations engendrées au Québec mais aussi ailleurs par l’attitude fédérale sont évidentes et de plus en plus marquées.Les effets négatifs à l’égard d'une véritable expression collective québécoise se font maintenant sentir lourdement.Pourtant, la véritable unité du Canada ainsi que celle de ses composantes est tout naturellement fonction du degré d’intérêt et de sa-satisfaction que les citoyens et les groupes y trouvent individuellement ou collectivement.Confondre unité nationale et uniformité nationale constitue à coup sûr un risque très important de dissension et d'éclatement.Imaginer çgie les Québécois ne souhaitent en définitive que de pouvoir communiquer dans leur langue avec l'administration fédérale et y travailler en français, c'est à tout le moins démontrer une profonde méconnaissance de la situation d’aujourd’hui.Doit-on rappeler ici l’échec explicable mais non moins évident de la politique fédérale de bilinguisation, tel que le laisse voir entre autres le dernier rapport annuel du commissaire aux langues, Keith Spicer?Est-il utile de souligner que le concept du multiculturalisme a été conçu par les mêmes esprits, dans la même optique et avec les mêmes fins de simplifier, en le niant, le problème profond et permanent du Canada?"Il existe donc pour nous tous une obligation, une sorte de contrat politique passé avec les Canadiens de langue française, en vertu duquel ces derniers rejetteraient le séparatisme et le gouvernement fédéral pour sa part garantirait aux Canadiens français le droit de communiquer dans leur langue avec l’administration fédérale et d’y travailler aussi dans leur langue.Je crois absolument que si nous ne voulons ou ne pouvons faire de ce droit une réalité vivante pendant cette législature, engagée dans le bilinguisme par les paroles tout à fait solennelles du chef de l’opposition dans son discours d’il y a une heure, et par la très forte représentation francophone qui existe au gouvernement, alors ce ne sera jamais fait, le séparatisme sera dans le vrai, l'unité du Canada cessera d’avoir un sens pour la majorité des Québécois." Pierre-E.Trudeau, Premier ministre du Canada Débat des Communes, 2 octobre 1974, page 47 Tant que cette question politique ne sera pas vidée entre Québec et Ottawa, tant que l’attitude fédérale sera la même, il y aura deux politiques culturelles: une politique fédérale au Québec, vigoureuse et en voie de réalisation, une politique québécoise souhaitée, plausible mais à faire.La réalisation de la première est souvent la négation de la seconde.La conception de la seconde s'opposera naturellement à la première, et à sa philosophie assimilatrice.Tous les éléments de decision politique seront alors réunis.A court terme, pendant que se précisera et s’affirmera la politique culturelle québécoise, au fur et à mesure de l’organisation et de la mise en place des institutions sur lesquelles elle reposera largement, il faudra travailler à coordonner les fonds fédéraux et provinciaux en regard de la culture.Il faudra s’attacher à ce que les ressources d'Ottawa respectent d’abord nos priorités.Le problème politique ne doit et ne devra pas se régler au détrimènt de la culture et sur le dos de ceux qui la font ou qui.la rendent possible.Il ne pourra cependant y avoir, en définitive, qu'un maitre d'oeuvre politique; même l'action concurrente, coordonnée et cohérente exigera une autorité politique première et constamment déterminante, un ultime centre de décision.En démocratie, cette autorité politique doit refléter les exigences de la majorité tout en respectant les droits des groupes minoritaires.La majorité est ici québécoise et francophone.Le reconnaître et l'accepter, c'est accepter l'interdépendance des composantes canadiennes.C'est surtout renoncer à l'action centralisatrice et uniformisante inspirée du rêve utopique d'un pays uniformément bilingue et multiculturel.Le partage de l'autorité politique est urgent.Il ne pourra et ne devra que le confirmer.Il faut donc eénover la politique culturelle du Québec et multiplier les budgets qui y sont consacrés.C'est dans çette optique, avec cette perception des situations existantes et des choix a faire, que seront absorbées tout à tour les principales ressources culturelles qui ont fait ou auraient dû faire l'objet de l’intervention de l’Etat et que seront indiqués les actions ou les cadres d'actions proposés.Les pages qui suivent donnent les grandes lignes ainsi que les voies dans lesquelles jd nous apparaît souhaitable et nécessaire d’engager le ministère et des façons de le faire.Nous misons sur l'imagination et la volonté de chaque citoyen pour en arriver à travers une consultation permanente qui ne devra a aucun moment freiner l'action, — car l'action est urgente —, à définir les choses à faire et les faire réellement.L’action devra corriger l'action.d'au plus dix-neuf membres.Le président sera assisté d’un directeur général responsable de l'administration et de l'ensemble des services techniques du Conseil.Il sera également assisté d'un secrétaire général du Conseil n’ayant aucune responsabilité administrative autre que celle du bon fonctionnement du Conseil lui-même.Le vice-président assistera le président et le remplacera le cas échéant pour l’ensemble de ses fonctions et responsabilités.Il sera plus particulièrement responsable de la liaison qui devra exister entre d'une part, le Conseil de la culture et d'autre part, les conseils régionaux de la culture.Des dix-neuf membres du Conseil, six seront des personnalités choisies pour leurs qualités personnelles, leur compétence et leur expérience de commune renommée.Il y aura un représentant des groupes ethniques ainsi qu’un représentant des cultures amérindiennes.Les présidents des conseils régionaux de la culture de la Côte-Nord, du Bas-du-Fleuve et de la Gaspésie, du Saguenay/Lac-St-Jean, de l'Estrie, de la Mauricie, de l'Outaouais, du Nord-Ouest, de Québec, de Montréal, de la Rive-Nord et de la Rive-Sud de Montréal, seront d'office membres du Conseil.Sauf les présidents des conseils régionaux qui seront choisis dans chaque région par ou en consultation directe avec le milieu, les membres du Conseil sont nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil sur recommandation du ministre des Affaires culturelles.Le président sera nommé pour une période maximum de cinq ans renouvelable pour un seul terme de trois âns.Le vice-président sera nommé pour une période maximum de quatre ans renouvelable pour deux périodes maximum consécutives de deux ans.Le directeur général et le secrétaire général seront nommés pour des périodes maximum de trois ans renouvelables pour deux périodes maximum consécutives de deux ans.Les présidents des conseils régionaux de la culture seront membres d’office du Conseil de la culture pour toute la durée de leur mandat comme présidents régionaux.Les autres membres du Conseil seront nommés pour des périodes de trois ans renouvelables pour deux périodes consécutives de deux ans et d’un an.Le président, le vice-président ainsi que les présidents des conseils régionaux de Québec et de Montreal sont les seuls membres permanents, avec le représentant des groupes ethniques.Le directeur général ainsi que le secrétaire général assistent aux réunions du Conseil mais n’y ont aucune voix décisionnelle, pas plus qu’au sein d’aucune de ses instances.Le président, le vice-président et les trois membres permanents constituent le comité exécutif du Conseil.Ils sont alors assistés par le directeur général et le secrétaire général.Le comité exécutif ainsi que trois présidents régionaux et trois autres membres du Conseil, ces six personnes étant choisies par l'ensemble du Conseil, constituent le conseil d’administration.La gestion courante des services administratifs et professionnels du Conseil est sous la responsabilité du directeur général.Les affaires du Conseil sont sous la responsabilité du secrétaire général.Toutes les décisions du Conseil de la culture, en dehors des affaires courantes, doivent être prises par I une ou l'autre de ses instances à savoir, le comité exécutif, le conseil d'administration ou le Conseil lui-même.Les orientations, les priorités, les budgets recommandés ou demandes, les contrôles a posteriori, les décisions relatives à la tenue ou non d’audiences publiques générales, l’évaluation des actions du Conseil, la création de comités consultatifs ad hoc ou permanents, la répartition des budgets par catégorie d'activités, la disponibilité d'un pourcentage des budgets par catégorie aux fins de l'action régionale sous l’autorité des conseils régionaux sont, entre autres choses, les responsabilités du Conseil dans son ensemble.Sur mandat général du Conseil, l'organisation et les structures du Conseil, les programmes d'étude, les critères d’aide sectorielle, les audiences publiques sectorielles, l’approbation préalable des exceptions, les contrôles a posteriori en regard des affaires courantes, la verification, la préparation du rapport annuel sont, entre autres choses, les responsabilités du conseil d'administration.Quant au comité exécutif, il est responsable des affaires courantes et de toutes les décisions qui doivent être prises en regard des demandes qui lui sont formulées dans le cadre des politiques arrêtées par le Conseil ou par le conseil d’administration.Il est en plus responsable des relations qui devront exister, sur le plan administratif, tant avec le ministère des Affaires culturelles qu'avec les autres organismes oeuvrant dans le domaine culturel au Québec.Les membres du Conseil sont nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil et sur recommandation du ministre des Affaires culturelles, sauf les présidents des conseils régionaux qui seront choisis dans chaque région par ou en consultation directe avec le milieu.Agissant à l'intérieur des lois édictées par l'Assemblée nationale ou des règlements décrétés par le lieutenant-gouverneur en conseil, le Conseil devra établir et faire connaître ses règlements, normes et critères en regard de l’attribution de l’aide ou des services qu’il aura à administrer.Le Conseil pourra tenir des audiences publiques sur toute question qu’il jugera lubmême d’importance suffisante pour y procéder, qu'il ait ou non été saisi d'une demande d’avis en ce sens.De son côté, le ministre pourra lui demander, avec ou sans audience publique son avis sur toute question relative au développement des politiques culturelles du Québec.Lorsque la demande d’avis du ministre ne sera pas assortie d une demande d’audience publique, le Conseil pourra quand même, s’il le juge opportun, tenir audience publique relativement à l’avis sollicite.Le Conseil pourra générer lui-même les études^ nécessaires à l’exécution de ses mandats.Il devra toutefois le faire en étroite consultation avec le ministère des Affaires culturelles afin de garantir une meilleure cohérence de leurs actions réciproques.Autonome par rapport au ministère, le Conseil répondra de sa gestion et de son administration devant l’Assemblée nationale par le ministre des Affaires culturelles.II pourra enfin, sur toute question importante en regard de la protection et du développement de la culture du Québec, soumettre publiquement ou non un avis motivé, que cet avis ait été ou non sollicité par le ministre.Les activités générales du Conseil de la culture seront financées à même les crédits budgétaires votés annuellement par l'Assemblée nationale.A ce compte, il doit être dès maintenant entendu que le ministre des Affaires culturelles conservera la responsabilité de recommander les grandes enveloppes budgétaires dont disposera le Conseil pour les fins de sa programmation de base.En revanche, le Conseil pourrait administrer des caisses de dotation de sources publiques ou privées, moyennant quoi il serait habilité à mettre de l'avant des programmes spéciaux de promotion et d'incitation à la création et à la diffusion, dans quelque domaine que ce soit: littérature, sciences, arts visuels, arts d’interprétation, etc.A cette fin, le ministre des Finances devrait être autorisé à constituer une caisse de dotation au profit du Conseil de la culture.Cette caisse pourrait devenir la structure d’accueil de fonds privés qui, dans l’état actuel des choses, ne peuvent pas être utilisés par des institutions publiques pour des fins culturelles.L'investissement du gouvernement dans une telle caisse aurait une sorte d’effet multiplicateur sur les ressources de la collectivité investies dans la culture.Et l’on ne pourrait plus invoquer l'inaptitude des structures juridiques et financières d'organismes tels la Bibliothèque nationale, les Archives nationales, les musées d’Etat ou l'inexistence de mécanismes de contribution privée pour expliquer ou justifier l’actuel investissement exclusif de nombreux et généreux mécènes dans les organismes fédéraux à vocation culturelle.Ainsi, la caisse de dotation du Conseil de la culture serait mixte.C'est avec le rendement de cette caisse que seraient financés les programmes spéciaux du Conseil, ceux qui ne peuvent souffrir l’insuffisance ou la variation des crédits budgétaires, ceux qui feraient dire aux milieux culturels que l’Etat contribue efficacement à l’éclosion et au regroupement du produit culturel.Mais tout cela serait encore insuffisant si l’on ne parvenait à réaliser un aménagement fiscal propre à générer des contributions privées au financement des activités culturelles de la collectivité.A ce propos, le ministère des Affaires culturelles a entrepris, conjointement avec le ministère des Finances, d’analyser les dispositions des lois fiscales en vigueur, en égard à leurs effets sur les arts et la culture.Cette analyse devrait normalement déboucher d’une part sur une adaptation nécessaire du fisc aux exigences grandissantes de la vie culturelle et, d'autre part, sur un programme d’information relatif aux avantages que procure la fiscalité québécoise aux agents culturels et à ceux dont les ressources financières sont de nature à élargir l’assiette culturelle.Afin de favoriser une plus grande participation des citoyens à l'organisation et à la gestion de la politique culturelle, afin également de per- 3! D, mettre aux régions de mieux accéder pour elles-mêmes et suivant leurs priorités à l’ensemble des ressources et services disponibles au développement culturel, il nous apparaît souhaitable de favoriser la création de conseils régionaux de la culture.Consultatifs au ministre et au Conseil dé la culture, les conseils régionaux devraient tendre à regrouper les intérêts et les volontés de leur région en ce domaine.Ils devront être représentatifs de l’ensemble de la population et n etre pas majoritairement «composés de spécialistes de disciplines culturelles.N'ayant pas pour but de remplacer les organismes et les structures existant déjà en région, ils pourront cependant les intégrer ou, selon le cas, devenir leur principal interlocuteur en regard de l'ensemble des interventions projetées, proposées ou en voie de réalisation, uelle qu'en soit la source.'ans les régions où des structures comparables existeraient déjà, il suffirait sans doute de les reconnaître et, si nécessaire, de les modifier pour leur donner un statut de conseil régional de la culture.Nous ne cherchons pas à avoir des conseils qui soient rigoureusement identiques d'une région à l’autre mais bien des organismes de concertation, de consultation et dans une certaine mesure de décision en regard de l’ensemble des activités culturelles susceptibles de se réaliser chez eux.C’est ainsi que, sans le proposer d une façon rigide, un Conseil régional de la culture pourrait être composé au total de dix personnes.Six seraient des citoyens qui, sans être des spécialistes de l'une ou l'autre des disciplines culturelles, auraient par le passé manifesté par leur travail, leur intervention et leur action un intérêt pour le développement culturel régional et ce, de commune renommée.Quatre autres membres représenteraient plus spécialement les secteurs culturels.Les conseils régionaux ne seraient au départ composés d’aucun membre permanent et ne disposeraient d’aucun personnel permanent.Le secrétariat serait d’office assumé par le directeur du bureau régional des Affaires culturelles qui verrâit à fournir les services d’accueil et les services techniques nécessaires au bon fonctionnement du Conseil et à sa demande.Aucun fonctionnaire du ministère ne devrait se retrouver, en sa qualité de fonctionnaire, membre d’un Conseil régional de la culture.Tous les membres des conseils régionaux seraient nommés par le ministre des Affaires culturelles, sur recommandation et en consultation avec les organismes locaux et régionaux existants.Leur mandat serait d'au plus trois ans, renouvelable pour au plus deux mandats consécutifs de deux et un an.Il serait souhaitable que les règlements édictés par le gouvernement permettent au Conseil de la culture et même l’y Suite à la page 20 i \ 12 • Le Devoir, samedi 29 mai 1976 culture et eoclété la chronique de Jean Basile “Au Mitan de la vie” et l’attirance du désert Jacques de Grand’Maison Jacques Grand’Maison a la quarantaine.Il peut voir derrière lui les idéaux qui coïncident avec les anciens désirs.Par devant, il y a la double route de l’espoir malgré tout ou du désillusionnement.Au Mitan de la vie (1) n’est pas un autre livre du sociologue chrétien oue l'on pouvait attendre de l'auteur de Stratégies sociales et nouvelles idéologies.Peut-être est-ce la Sagesse?Faisant une halte dans son travail de connaissance, Jacques Grand’Maison rentre en lui-même pour y découvrir ses blessures.Il nous les expose dans un chant simple et chaleureux.ce sont les doutes et les révoltes devant l’injustice sociale, mais aussi, face à l’apparente injustice du vieillissement, de la sclérose, de cet engourdissement qui nous saisira tous pour nous transformer de bel animal que nous étions à nos seize ans en pierre (peut-être).Qu'est-ce que l’homme de 5 ^ quarante ans?demande-t-il et dans quel monde doit-il vivre aujourd'hui?Car Jacques _ ^ Grand’Maison sait bien qu’il est victime du contexte.Les valeurs se sont écrasées et plus encore pour ceux qui, pénétrant un jour dans la voie de Dieu, ont vu plus que d’autres encore leur désir de Beauté divine bafoué.et puis les jeunes! Mais les jeunes et les vieux sont, pour l’auteur, sur le même bateau.C'est le cri que pousse Jacques Grand’Maison.‘Anxiété chez les premiers, désespoir chez les seconds.” Car, c’est la civilisation qui est fatiguée, malade peut-être.Une civilisation, la nôtre, qui meurt?Mais ce pessimisme n’est pas tout, même si les apparences le justifient.Croyant, Jacques da Grand Maison a confiance dans le dessein divin.O faut faire le point de la situation puis, patiemment, se remettre à l'ouvrage.Pour lui, l’avenir est un puit qu’il faut creuser ou encore un métal qui attend le trempage.“Les épreuves, dit-il, mènent les hommes au fond de la vie.” Et, plus loin, le destin de l’homme ressemble à celui du bagarreur car “sans lutte, le peace and love s'abstrait de l'histoire, de la vie réelle.” Ce sont donc des valeurs bien terriennes que Jacques Grand’Maison nous propose et qui ne sont plus à la mode.Mais quoi! Telle est l’expérience des adultes, du moins des hommes qui tentent encore de l’être au sein d’une "génération pepsi” qui s'est fait refiler bien des vessies pour des lanternes.Bien sûr, l’on décèle en lui ce désir des vieux Pères ; se laisse-t-il aller à son tempéremment secret, que Jacques Grand'Maison nous livre vite le paradoxe qu’il a choisi de vivre.D’un côté le “politique ”, le “social” qui, ainsi qu’il le dit.l'a fait sortir de son silence et de sa prière pour l'affûter au rythme de ce qu’il nomme la “vraie vie” (en cela je ne suis pas d'accord) et de l’autre la nuit qui est l'image de l'amour et cette de la mort.La nuit, nous dit Jacques Grand'Maison, est “le temps de l'esprit”.“Autrefois, écrit-il, cette vieille solitaire était pour moi moment de révolte ou temps d’ennui.Peu à peu j’y ai trouvé l’unité de mon existence, une paix profonde, une reprise de foi, un creux d'espérance, une victoire de l'esprit.“Face à la nuit qui est, pour le Temps, le désert du jour, il y a aussi le vrai désert géographique, “un environnement minéral et silencieux”.C'est par le désert phy- sique.que l'auteur a appris à idr “entendre couler son sang par .par.Latinité et terrorisme YVON BOUCHER Il est toujours intéressant de chercher à comprendre com- oujo ment un individu en vient à commettre un essai d’ordre socio-politique.Il faut sans doute passer outre cet écueil théorique qui consiste à déterminer le profil moral d’une ethnie envisagée, sous le mode d’une super personnalité.A partir de quel moment, la psychologie de salon, appliquée a une nation, acquiert-elle ses lettres de noblesse?Carlos Rangel, vénézuélien du Nouveau Monde, l’irrépa- d’origine, européen de formation, ami de Jean-François Revel et auteur d’un ouvrage sur la condition latino-américaine (1) ne semble pas s’être posé, explicitement, la question.Pourtant, à bien le lire, on constate chez lui une forte propension à la classification carac1 térielle ou, selon une expression de Gobineau, une aptitude prononcée à pratiquer une “géologie morale" à l'endroit de la nation de l’Amérique du Sud.Tout au long de son essai qui s'intitule Du bon sauvage au bon révolutionnaire, l'auteur s'ingénie à nous prouver que l’Amérique Latine est foncièrement inférieure à'Tautre Amérique".Tarée, dès l’origine, par une société “qui commençait à se détacher de l'esprit des temps moderne, à rejeter le rationalisme, l’empirisme, la laïcité, la libre pensée, c’est-à-dire les bases de la révolution industrielle et libérale et du développement économique capitaliste” (il s'agit, bien sûr, de l'Espagne), empêtrée dans les difficultés d une identification nationale reliée aux troubles de l'indépendance, confinée à un féodalisme terrien ancestral, l'Amérique du Sud s’est toujours donnée à voir comme une dérisoire mosaïque de républiques dictatoriales.Pour Ranger, si l’Amérique du Nord a toujours connu le succès (et déjà on pourrait critiquer ici l’américanophobie admira tive de l’auteur qui en est resté à la mythologie ébahie d’un François Reichenbach), c’est d’abord parce qu’elle est protestante, progressiste, libérale, pragmatique voire britannique, pour ne pas dire lockiste.Dans la constitution des états rable supériorité du geme anglo-saxon a rendu dérisoire l’effort ontologique des latino-américains.Rangel va même jusquà citer le journal de Miranda, qui pourtant date de la fin du dix-huitième siècle, ainsi que des propos de Tocqueville, afin d'étayer ses thèses laudatives.Il n’est pas inutile de rappeler au lecteur 'que Tocqueville avait pour chef de cabinet nul autre que Gobineau qui s’illustra dans l’histoire des idées par son ouvrage intitulé Essai sur l’inégalité des races humaines, dans lequel il défendait les idées que l’on sait (ou plutôt les idées qu’on attribue à Gobineau, mais qui furent poussées à leurs conséquences caricaturales par Vacher de Du bon sauvage au bon révolutionnaire Terreur et terrorisme par Vacher de Lapouge qui devint le maître à penser du nazisme^ au nom de flea le Gobi-/eau!).D’autre part, des noms aussi prestigieux qu’Octavio Paz et Ortega Y Gasset sont utilisés afin de dénoncer la prétendue infériorité latine, qui s’est toujours épanouie sur le mensonge et la totale absence de tout esprit scientifique.Carlos Rangel se fait donc surtout le panégyriste de la conscience malheureuse latine.Ses arguments étonnent.Peut-on faire le procès d’une ethnie au nom de la prétendue “réussite" américaine, fondée sur le capitalisme-impérialisme triomphants?Rangel nous affirme que oui et toute son analyse du phénomène latino-américain est commandée par l'étalon-progrès des U.S.A.Ainsi, tous les bienfaits prétendus et réels apportés par le marxisme, font l’objet d’analyses virulentes de la part de l’auteur.Pour lui, l’Amérique latine a tort de flirter avec Mos- cou en entretenant son masochisme tiers-mondiste.Ses analyses sur Fidel Castro et le Che sont partiales et partielles.Si les U.S.A.sont partout en Amérique du Sud, si la C.I.A.s’infiltre et manipule, ce ne sont là que des inconvénients mineurs face aux bénéfices énormes que cette puissance apporte.La théorie léniniste de l’impérialisme et de la dépendance selon laquelle une nation est inférieure parce qu’une autre est supérieure économiquement et que cela crée un rapport de forces entre possédants et possédés ne trouve pas grâce à ses yeux.Pour Rangel, la faiblesse économique d’une nation découle d'abord d’une faiblesse ethnique.Rangel se fait l’exégète d’un syllogisme qu'il se garde bien de verbaliser explicitement et qui pourrait s’articuler comme suit: le tiers-monde n’est pas la résultante du capitalisme triomphant, d'autre part l’Amérique au Sud est un pays “raté” ou tiers-mondiste, donc l’échec de l’Amérique du Sud est un échec ethnique.Il y a donc des nations fortes “au départ" et c’est cette force de départ (c’est le concept de “supériorité naturelle" de Gobineau) qui s’actualisera par la domination économique par la suite.Proaméricain et observateur de droite, Carlos Rangel assume à lui seul toutes les contradictions et tous les déchirements du colonisé; le tango sado-masochiste se résume donc à la dénonciation du “bon révolutionnaire” marxiste-léniniste ou du phénomène “soutane nouvelle vague" de l'Eglise catholique.Le livre de Rangel demeure un document intéressant, ne serait-ce que sous l'angle de l’idéologie latente qu'il véhicule.Le profil de l’Amérique latine n'est pas sans rappeler le destin d’une autre entité, elle aussi inutile et coincée dans un processus d'identification: le Québec.A défaut d'un “bon révolutionnaire”, nous devrons nous contenter d’être de “bons sauvages" gâtés par Uncle Sam.Les Éditions du Jour DERNIÈRE PARUTION Ronald BIGGS M4, 1 homme .du tram postal Colin MacKenzie Stock éditons du iouf UN RÉCIT PRESQUE POLICIER, UN TÉMOIGNAGE SURPRENANT SUR UN AVENTURIER HORS DU COMMUN RONALD BIGGS L’HOMME DJ TRAIN POSTAL de Collin MacKenzie Voici donc racontée en toute franchise et liberté, la vie de Ronald Biggs, l’un des principaux auteurs du hold-up qui, en 1963, a frappé l’imagination du monde entier par son audace.Un «coup» minutieusement monté, qui consista à arrêter un rapide en rase campagne et à s’assurer un butin de trois milliards anciens, sans prise datage, sans un seul coup de feu.Quelques mois plus tard, Ronald Biggs, aujourd’hui réfugié au Brésil, s’évadait spectaculairement de sa prison londonienne.Il est le seul de la bande à n'avoir jamais été repris.En vente partout à $7.95 L'Histoire, vue sous l’angle de la psychologie, menait Rangel à un darwinisme social; avec Friedrich Hacker, nous nous retrouvons dans le cabinet d’un psychanalyste qui, comme tout bon freudien, nous affirme, dès la préface de son livre (2), que c'est en verbalisant et identifiant les mécanismes et les conditions de la terreur et du terrorisme que nous pourrons les résorber.Dès le début de l'essai, cette précaution oratoire nous inquiète, d’autant plus ou elle se prolonge dans un corollaire ou l’auteur se complait à valider une aptitude à prendre position “moralement” sur le problème du terrorisme.Le livre de Hacker s’ouvre sur une analyse des événements de Munich où, comme chacun le sait, des feddayins Arabes prirent en otages des sportifs, Israéliens (lors des jeux olympiques) afin de négocier la libération d’otages Arabes, prisonniers en Israël.Les talents descriptifs de l’auteur sont certes innombrables et le lecteur peut avouer, honnêtement, qu’il fait le tour de la question israélo-arabe.L’histoire du problème est décortiqué; des renseignements sont fournis sur la fondation d’Israël et sur la naissance de la réaction palestinienne qui se concrétisera, plus tard, par l’action du groupe Septembre Noir.Quoique très intéressante, l’approche de Hacker nous laisse pantois et nous nous demandons où et quand l’analyse du terrorisme fera son apparition lorsque nous constatons que nous avons lu la moitié a’un livre de près de quatre cents pages.Le chapitre central, qui s’intitule Identité et sentiment du nous, reste le plus intéressant (en regard du sujet): l’âuteur nous apporte les conceptions de psychologues (Erikson, Kohut, Liechtenstein, Schafer, Piaget) connus, sur l’identité et le rôle qu elle joue en fonction de son implication dans la réalité.Tout fascisme est la résultante d’une identité qui fait éclater son territoire.Le fascisme de l’identité recouvre cette loi: se poser en s’opposant.Ainsi, selon l’auteur, le terrorisme serait la résultante collective, politique, de ce fascisme de.l’identité.Et l’auteur de revenir au problème israélo-arabe.Dans les chapitres qui suivront, Hacker n’ira guere plus loin dans son analyse du phénomène terroriste: il se bornera plutôt à décrire des faits terroristes à travers le monde (23 pages en tout!), rappellera, encore une fois dans le contexte du conflit israélo-arabe, les événements de Thaïlande et de Khartoum, obliquera vers une analyse de la piraterie de l’air en ne manquant pas les scies classiques du freudisme: ainsi, pour le pirate de l’air, le pilote représente le père qu’on doit défier, le vol s’assimile à un rêve de puissance sexuelle.Le terroriste (solitaire ou politique) n’est trop souvent, selon Hacker, qu’un individu en conflit oedipien avec la société, qui ne peut assumer le “principe de réalité" avec maturité.Ces évidences sont minces et réductrices à l’endroit des divers mouvements politiques mondiaux qui visent à donner des conditions de vie plus humaines à des peuples qui ont toujours été colonisés.Pour Hacker, le terrorisme est bien vilain et il s'enferme dans une attitude sucrée de bonnes intentions.Le dernier chapitre est exemplaire à cet égard qui défend une position selon laquelle il faut compter sur “la bonne volonté" des humains (par l'intermédiaire de l’O.N.U., en particulier!) afin d’éliminer les escalades à la violence.C'est ignorer le fond de la nature humaine et la mécanique du pouvoir en relation avec l’instinct d'agression.Ce livre touffu, bavard et bien documenté.sur le problème israélo-arabe, (comme par hasard, l'auteur est juif allemand.) me semble sombrer dans un moralisme impuissant et passer à côté de la question du terrorisme.tout son être”.C’est dans le désert qu’il a reçu le don de la conscience.J’attire l’attention sur ce besoin de désert qui surgit un peu partout autour de nous et non seulement chez les chrétiens avoués et militants Le yoga, dans un sens, est un désert et le régime alimentaire frugal aussi.Camus, cet Algérien, portait en lui l'amour que chanta si bien Gide pour "Blida, petite rose du Sahel C’est dans le désert, en effet, que l’on peut retrouver la pureté de la vie selon l’enseignement que l'on a choisj: plus de normes, plus de critères.plus d’Etablissement, plus de règnes: le sable, le vide.Enfin, pouvoir vivre "selon l’E-vangfle” qui nous dit pourtant qu’il y a aussi des démons qui nous attendent dans ce creuset de purification.Bien sûr, c'est le côté du livre de Jacques Grand'Maison que je préfère en ce qu'il me paraît bien montrer les contradictions que nous devons vivre.L’on y sent que chez lui le besoin de foi intense, d’expérience de la Lumière est, sans arrêt, retenu par un souci de justice humaine a venir plutôt qu’à contempler.Car l’enfer est bien de ce monde.On le trouve, notoirement, dans certains pays sous- sous-développés en enfants.Après tout, ne sont-ils peut-être plus que des vieillards.Que personne n’en doute, nous avons nos ghettos et nous avons notre bonne conscience qui fait que, les ayant créés,* nous ne pouvons les voir.Dans cet ouvrage chaud (et d’autant plus intéressant qu’il révèle entre les lignes bien plus de questions qu'il n'en exprime), Jacques Grand'Maison tente finalement de découvrir sa spiritualité.Car, pour lui, spiritualité est synonyme d’U-elle.mte en ce qu e lie fédère dans un ensemble cohérent les diverses dimensions d'une expérience de vie.qu elle intègre au réel les rêves et les projets que l'on porte.qu elle marie le sentiment, la raison et le geste, trois réalités humaines trop souvent mal articulées l’une à l'autre".Sans cette spiritualité vécue et vivante, il est vain, nous affirme-t-il, de croire en une révolution.“Il faut, dit-il, réintégrer l’instance spirituelle dans l’éducation, le travail, la politique, les rapports sociaux pour les humaniser”.développés que l'auteur a visi-.Afrit (1) Rangel, Carlos: Du bon sauvage au bon révolutionnaire, Robert Laffont, Paris, 1976, 397 P- (2) Hacker, Friedrich, Terreur et terrorisme, Flammarion, Paris, 1976, 359 p.tés, dont l’Afrique du sud, pays de ségrégation outrancière comme l’on sait.Là, la révqlte gronde et Jacques Grand'Maison s’horrifie du traitement que des hommes peuvent infliger à d’autres hommes.Pourtant, je ne pense pas qu’il faille prendre au sérieux cette partie du Mitan de ma vie qui est, ironie, la seule encore adolescente.Le sociologue prend ici le pas sur le penseur.C’est sans doute qu’il est plus facile de voir en Afrique du sud les horreurs humaines que de les considérer ici, simplement parmi nous.A moins que Jacques Grand’Maison ne veuille nous avertir que nous allons devenir nous aussi une Afrique du sud.Il appartient à Senghor et à Amin Dada de régler le problème des Noirs.A Boumé-dienne, à Hassan et à Kadafi de régler celui des Arabes.Je ne crois plus en un oeucuménisme superficiel qui consiste en fin de compte à traiter les pays Puisque j’ai fait allusion au désert, il me parait gentil de mentionner la parution d’un charmant livre sur le sujet.Il s'agit de “Paroles des anciens” où l'on trouvera recueillis les apophtegmes des pères du désert, les Evagre, les Théodore, les Macaire, tous ceux qui au IXième et Vième siècle se retirèrent dans les déserts d’Egypte pour vivre individuellement ou en groupes (sans règles toutefois) l’Evangile.Cette expérience, si belle, semble en voie de réactivation en ce moment si l'on en juge par la vitalité littéralement “désertique” des Coptes.“Abba Bessarion, sur le point de mourir, dit: “Le moine doit être comme les Chérubins et les Séraphins: uniquement un oeil".(1) Au Mitan de ma vie, par Jacques Grand’Maison, 210 pages, Editions Léméac, Montréal 1976.(2) Paroles des anciens, présenté par Jean-Claude Guy, 180 pages, Les Editions du Seuil, Paris 1976.LEMÉAC.ÉDITEUR de fronocine UN CONTE POUR ENFANTS: MA VACHE BOSSIE par Gabrielle Roy Illustré par Louise Pomminville 5.95 UNE ETUDE: L'ENFANT-PERSONNAGE ET L’AUTORITÉ DANS LA LITTERATURE ENFANTINE par Marielle Durand 9.95 UN TEMOIGNAGE Prix du Gouverneur général AU MITAN DE LA VIE AJG-138 Louis-Edmond Hamelin Nordicité canadienne Cahiers du Québec Collection Géographie *80 ouest éditions rue c rai hurtubisehmh montrea par Jacques Grand’Maison 8.95 En vente dans toutes les librairies et dans les librairies Leméac: Sept-lles, Val d'Or, Haute-Rive et Montréal.DIFFUSION: 5111, rue Durocher, Montréal - 273-2844 ¦ .t \ f ? culture et société Le Devoir, samedi 29 mai 1976 • 13 la chronique de Jean-Ethier Blais Histoire de la papauté, de Marcel Pacaut La Papauté, c’est d’abord un rêve des hommes, un songe collectif qui s’est transformé, dans l'Histoire et au centre même de la volonté divine, en réalité.Phénomène divin qu’il est possible d’étudier comme réalisation humaine.Aussi les historiens des Papes et de leur action spirituelle et politique ne manquent-ils pas.Chaque lecteur sent, du fond de sa lecture, seul sous la lampe, que c’est son destin personnel qui se joue à Rome ou en Avignon.Peu importe qu’un Pape agisse en l’An Cinquante ou pendant la Renaissance, tout ce qui touche à sa personne et à la doctrine qu’il promulgue est contemporain; la pensée pétrine se situe en-dehors du temps tel que nous le connaissons; elle vient de l’éternité et se projette dans l’intemporel.La vraie histoire de la Papauté se situe donc en-dehors de l’événementiel.Les Papes et leurs conseillers sont des hommes; ils sont entourés d'autres hommes, qui manipulent l’histoire.L’Église, qu’elle agisse en histoire ou dans le domaine de la pure pensée, est tributaire du déroulement des faits extérieurs a elle.Mais nous devons reconnaître que toute histoire des Papes qui n’est pas essentiellement celle de l’évolution de la doctrine chrétienne ne peut toucher que la surface des choses.La vie de l’Église, c’est la doctrine.L’Eglise est une Cité, mais c’est une cite de Dieu.Dans son Histoire de la Papauté (1), M.Marcel Pacaut se défend de donner dans les faits bruts.Il ne peut pourtant y échapper, dans la mesure où il raconte les actes qui jalonnent l’épanouissement de la doctrine.Son livre est intéressant parce qu’il se refuse à sombrer dans le sensationnel.Toutes les violences sont réduites au mode mineur.Il n’en reste pas moins que c’est ici l’histoire d’une institution humaine, d’une Église dans le place dans l’innombrable cohorte des puissants monde.Ils y jouent leur rôle, qui n’est qu’une fraction infime de ce que, dans leur Etre, ils sont, porteurs sur la terre de la transcendentale Vérité.Ce n’est pas un hasard si cet ouvrage sérieux et dense a paru chez Fayard, danç la série des Grandes Études historiques.On ne compte plus les livres passionnants qui ont vu le jour dans cette collection.L’ancienne maison d’Arthème Fayard est souvent éclipsée par d’autres éditeurs qui se donnent les gants d’être plus à la page; mais, dès lors qu’il s’agit d’établir un bilan objectif des publications, on se rend compte qu’un goût certain et une vaste connaissance de la matière oes livres président au choix des auteurs de cette maison.L’armature véritable de l’édition et de la librairie françaises est constituée par des maisons qui, comme Fayard, loin des bruits factices de la mode et des pseudo-prix (dénoncés avec tant de précision et de talent par Jean-Edem Rallier) savent créer un réseau de livres sérieux dont la lecture passionne aussi.Pierre Gaxotte, dans son autobiographie fait réloge d’Arthème Fayard.Ses traditions de goût et d'honnêteté intellectuelle ne sont pas perdues.Ce qui fait la force de la Papauté, c’est qu’en elle l’institution humaine est constamment au service d’une idée, qui est l’implantation de Dieu sur la terre.Napoléon, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, confie à Las Cases que la religion chrétienne est faite de contraintes, alors que l’islamisme est régi par l’amour de la volupté.La contrainte ne nous vient-elle pas du judaïsme?La Bible abonde en interdits.Il s’est agi, pour les Papes et leurs conseillers, au cours des âges, de concilier la contrainte biblique, les aspirations libertaires de l’homme et l'insertion d’une doctrine divine dans un contexte historique farouchement humain.M.Marcel Pacaut, de façon sous-jacente, regrette que les Papes ne soient pas parfaits.Ils se sont laissé guider par des choix que leur dictèrent l’ambition et l’esprit de leur, temps.Pourquoi pas?Le contraire n’eût pas duré et l’histoire de l'Eglise se serait vite terminée sur les bûchers de Dioclétien ; ou Julien eût réussi dans son entreprise de paganisation.Le miracle, la preuve par excellence de la mission de la Papauté, c’est que, revêtue d’humanité, elle dure au service de la divinité.Il y a, dans cet ouvrage, une volonté d’angéüsme qui amène M.Marcel Pacaut à faire abstraction des Papes au profit de leurs politiques et de leurs oeuvres.Je crains qu’il n’y ait, dans cette attitude, un à priori qui empêche l’histoire de l'Eglise de paraître dans toute son ampleur.Le Pape est inséparable de la doctrine puisqu’il la profère.Cette doctrine est inséparable du magistère puisqu'elle n’a de véracité que dans la mesure oû elle procède de lui.D est certain que ce rapport direct entre l'expression de la Vérité et l’existence d’un Pape physique, vivant et s’explicitant à Rome, n’a été perçu qu’apres mule ans de tâtonnements idéologiques, d’affirmations pontificales et de rejets politiques.L'acceptation de toute vérité est diffile et il faut reconnaître que celle-là est de taille.La démonstration historique de M.Marcel Pacaut est convaincante.Il souligne à juste titre et avec une belle clarté la lenteur des peuples et des prêtres à accepter dans sa totalité la définition du magistère unique.C’est que les Papes ne furent, pendant un millénaire que des “primi inter pares”, se situant au-dessus des Evêques, les guidant comme Pierre avait précédé les Apôtres, tranchant dans les débats, faisant accepter leur doctrine (mais davantage parce qu’elle semblait la meilleure que par droit divin), mais, dans 1 ensemble plus qu’Evéques et moins que Papes.L’historien aurait tort de s’éloigner des faits et M.Marcel Pacaut a le don de savoir coller à eux.Le lecteur, lui, se rendra compte, en lisant ce livre, que si la doctrine de ce que nous appelons aujourd’hui l’infaillibité a mis du temps à sortir de sa gangue, c’est qu’elle était en réserve de la chrétienté.Au fil des pages, on la voit se profiler à l’horizon de l’Histoire, ses traits se précisent et elle finit par prendre toute la place.Les Papes et les saints meurent pour elle et non pas en vain.Sans doute, dans l'histoire de l’humanité est-ce là l’affirmation suprême de l'homme en contact avec le divin.Nous, catholiques, avons tendance à oublier la profondeur et la dignité de ce lien que les siècles ont tissé dans la pensée même de Dieu.Un historien comme M.Marcel Pacaut, dans la sérénité de son métier, se devrai d’essayer de s’abstraire.Le lecteur chrétien a le droit, dès lors que les faits correspondent à ce qu'il croit, de sortir plus fier de cette lecture et plus sûr d’être dans le vrai.Car c'est de cela qu'il est question dans cette Histoire de la Papauté et de rien d’autre.Les Papes et les Empereurs ne sont que des instruments dont on a l'impression qu ils agissent en-dehors d'eux-mêmes, comme contraints par une volonté historique qui leur échappe et qui utilise leurs quahtés et leurs défauts pour s'accomplir.Aussi ferai-je à M.Marcel Pacaut le reproche de ne pas s'attarder aux biographies et à la description des tempéraments de ceux qui ont orienté cette histoire de la Papauté.Il est bon de craindre l'histoire de surface et para-psychologique.Mais Boniface VIII comme Pedro de Luna méritent (et combien d'autres avec eux) mieux qu’une description schématique de leur être.Et puis, les Papes ne sont pas seuls.Ils ont vécu, travaillé, transformé le monae occidental entourés de conseillers dont certains ont eu des personnalité de premier plan.Cette histoire les oublie et ils sont comme s’ils n'avaient jamais été.J'ai lu autrefois une thèse consacrée aux Papes D'Avignon et à leurs entours.Les parents foisonnaient dans les Cours romaine et avignonnaise Des neveux devenus cardinaux présidaient des tribunaux ecclésiastiques.Tout, dans le népotisme, était-il condamnable?Il est dommage que, dans un ouvrage de cette envergure, on ne trouve pas quelques analyses de grands administrateurs qui font partie intégrante et immédiate de l'histoire de la Papauté.Imagine-t-on Napoléon sans Cambacérès, ou Pie XI sans le cardinal Pacelli?M.Marcel Pacaut s’en est tenu aux lignes de force.Je suis presque tenté de dire: hélas! Au fond, l'idée qui a gîidé M.Marcel Pacaut dans son travail, c'est celle de la papauté, non celle des Papes.Peut-on le lui reprocher?Non, mais on reste sur sa soif.L’nistoire qui veut se dérouler sans faire appel aux hommes n’est certes pas vide de sens, mais elle est comme inerte et ne répond pas à l'ensemble de nos questions.Les papes se réclament directement de Jésus-Christ Il s’est fait homme, lui qui est Dieu.Il s’est, comme on disait si bien autrefois, incarné.Il ne s'est pas fait histoire pure, que je sache.C'est une leçon que les historiens de l’Eglise, en particulier, se doivent de ne pas oublier.(1) Marcel Pacaut: Histoire de la Papauté.Fayard, Paris 1976.Ma vache Bossie .par.RENÉE ROWAN Gabrielle Roy, un de nos meilleurs auteurs, vient de faire cadeau à nos enfants d’une très jolie histoire, celle de “Ma vache Bossie”, illustrée avec charme et poésie par Louise Pomminville.Grâce à une rare complicité entre l’une et l’autre, nous avons là un album d’une haute La maladie, la médecine et la mort Nouvelle librairie LIBRAIRIE DES ÉDITIONS PAULINES FILLES DE SAINT-PAUL 4362, rue Saint-Denis Métro Mont-Royal / Montréal 849-3585 I (La Librairie des Filles de Saint-Paul quitte le 33 ouest Notre-Dame pour s’établir à 4362 Saint-Denis).Livres, disques, posters, audio-visuel, salle de consultation.Ouvert de 9 h 15 à 17 h 15, jeudi et vendredi jusqu’à 21 h.Stationnement gratuit à l'arrière.tZuSecùtâeA, Numéro 2 — Mai 1976 Marie-Claire Blais (Une liaison parisienne) Trois autres romans récents Georges Cartier (Chanteaux) Le Centre d’essai des auteurs dramatiques Jean-Claude Germain (Un pays dont la devise .) Jules-Paul Tardivel (Pour la Patrie) Jules Fournier (Mon Encrier) Jacques Brault (Chemin Faisant) Théophile Hamel, peintre national de Raymond Vézina Gaston Miron (Courtepointes) Aurélien Boivin (Leconte littéraire au 19e) Les dits et faits de la saison Et une ENTREVUE avec Alphonse Piché " Chez votre dépositaire: $1.00 Abonnements ($6.00 pour 4 numéros) Las Lsttras québécoises C.P.1840, Station B.Montréal qualité tant au niveau du texte que de l’image.Pour l'auteur de Bonheur d’occasion et de la Petite poule d’eau, c’est la première incursion dans le domaine du livre pour jeunes.On y retrouve sa marque, celle qui a caractérisé toute son oeuvre: réalisme et simplicité.Le tout est empreint d'humour et de fantaisie.Mais avant tout, elle aime les enfants, elle les comprend, et ça se sent.“Ma vache Bossie", c’est-l'histoire d'une petite fille de huit ans à qui son père offre, pour cadeau d’anniversaire, un cadeau fort encombrant: une vache rousse et blanche qui n’a d'habileté que pour arracher son piquet et se sauver.Elle cause bien des ennuis à la famille, mais surtout à sa propriétaire: une fois, Bossie prit même le côté de la ville et la jeune vachère eut l’humiliation de devoir la ramener à travers les autos, suivie par le petit tram jaune.Mais le plus grave tort de Bossie, peut-être, fut de donner trop de lait pour les besoins du voisinage.“partout dans la maison, c'était de petits, de moyens et de grands grands plats tous plus pleins les uns que les autres du lait d’hier, d’avant-hier, d’aujourd'hui, du soir, du matin.et qu’il ne fallait pas mêler parce qu’il aurait pu sûrir.Mais il sûrissait quand même.On le mangeait frais, on le mangeait caillé — celui-ci au dire de maman, était encore meilleur pour la santé — on le mangeait cru.on le mangeait cuit.” Comme on ne pouvait écouler tout ce lait, il a bien fallu le vendre.Les tribulations et l’amusement de la petite fille de la rue Deschambault, dans une petite ville du Manitoba, sont admirablement racontés par Gabrielle Roy.C'est peut-etre son histoire, qui sait?Cela se passait il y a tente, quarante ans.mais le récit est moderne dans son style qui est direct, rafraîchissant.Il ne s’agit pas d'un aspect de notre folklore, mais d’un retour aux sources, ce que bien des spécialistes du livre pour jeunes ont souvent souhaité.J'entends déjà des enfants demander: “Maman, c’est vrai?’c'était comme ça dans ton temps?Il y avait des tram-mays?Est-ce qu'ils étaient jaunes comme celui-ci?C’est comme ça qu'on trait les vaches?Le lait ne coûtait que dix cents la pinte?Qu'est-ce que ça veut dire du lait “riche”, plus riche que celui du laitier?Pourquoi la petite fille devait-elle tant s’emmitoufler?C’est si froid au Manitoba l'hiver?Plus froid qu'au Québec?” En plus d'être amusant comme histoire, “Ma vache Bossie" peut facilement devenir prétexte à une leçon de choses.Visuellement, le livre est un juste reflet de l’époque.Les illustrations de Louise Pomminville révèlent à travers ces images tout un milieu inconnu des jeunes d'aujourd’hui.Un petit détail, entre autre: des petites filles toutes mignonnes, habillées de robes avec empiècement de “nids d’abeille” comme on en portait à ce moment-là.Nous avons particulièrement aimé cette très belle illustration au tout début de l'album qui montre la maison où habitait, avec sa famille, la propriétaire de Bossie.Louise Pomminville est en constants progrès.Dans ses premiers albums, Pitatou et Pita-tou et le printemps, les illustrations étaient maniérées.Déjà, dans Pitatou en Gaspésie, les oiseaux avaient de plus belles lignes, de plus belles formes.Avec Ma vache Bossie, on retrouve encore quelques clichés, mais beaucoup moins.On remarque surtout plus d'ampleur dans le mouvement.A quelle catégorie d’âge s'adresse cet album?Les éditeurs Leméac indiquent dans leur communiqué de presse 8 à 10 ans.Pour nous, cet ouvrage n’a pas d’âge: il pourra être lu aux plus jeunes, dès la maternelle et les plus âgées y trouveront aussi beaucoup de plaisir.Le texte est substantiel (quarante-cinq pages) et le caractère assez gros pour convenir à ceux qui ont déjà maîtrisé l’art de la lecture.Le prix reste également abordable pour un livre cartonné: $5.95.Si vous ne le trouvez pas encore en librairie, adressez-vous à l’éditeur.r En librairie Commynes màMORIAUSTE Jeanne Demers .par.SUZANNE SARQAZIN MARCHAND “Je ne veux pas mourir”, voilà qui résume le roman que Noëlle Loriot a intitulé Un cri (1) et qui raconte l’histoire du Docteur Françoise Caillant que nous avons pu voir tout récemment au cinéma.Issue du milieu bourgeois qu’elle exècre, Françoise Caillant est médecin et professeur agrégé.Nous la retrouvons tout d abord au beau milieu de cette sorte de jungle hiérarchisée qu’est l’hôpital.En tant que femme, elle a dû lutter pour obtenir son agrégation, mais ce n'est là qu’un des préjugés du milieu medical dans lequel elle vit: défilent tour à tour une xénophobie larvée, une intolérance viscérale quant à la vie privée des gens qui y évoluent.L'homosexuel, le divorcé, la mère célibataire n’y ont pas de place.Françoise Caillant vit jour après jour le dilemme de la femme professionnelle, de la femme au travail qui ne peut se “consacrer” à sa “tâche” de mère, à sa “tâche” de femme au foyer.Loin de son mari, tant par sa profession que par ses intérêts, elle a un amant avec qui elle partage sa “peur de vieillir".Elle n'est pas heureuse, le bonheur pour elle n’existe pas.Ses deux enfants, qu’elle aime pourtant, ne sont pas heureux non plus.Le laxisme de l’éducation de notre époque les insécurise profondément.L'harmonie entre la vie familiale et la carrière n’existe pas.Voilà pourquoi Françoise Caillant s est taillé d'arrache-pied une place au soleil dans un milieu hospitalier ingrat et travaille sans relâche pour ne pas "tomber en miettes.” Devant la souffrance des personnes âgées abandonnées, devant les enfants incurables, devant les alcooliques qui ont gâché leur vie et souvent celle des autres, devant les malades pulmonaires qui refusent de cesser de fumer comme elle d'ailleurs, elle tient le coup et résiste jusqu’à ce qu’une radiographie pulmonaire la confronte avec la réalité qu elle refuse de voir et surtout d’accepter.Après tout “ça n’arrive qu’aux autres”.Atteinte presque certainement d'un cancer pulmonaire, elle lutte désespérément contre l’évidence.Elle ne veut pas mourir.Cette oeuvre de Noëlle Loriot est fort bien construite et surtout très étoffée.C'est une critique sévère des gens de médecine, c’est une espèce de tableau du désespoir que le ton désinvolte et parfois même un peu vulgaire ne réussit pas à égayer.C'est l’histoire de la solitude des êtres devant leur destin, c'est l’histoire d’un monde dépourvu d'amour et par conséquent de bonheur.Françoise Caillant ne dit pas “je veux vivre”, elle dit “je ne veux pas mourir”.La vérité fondamentale, c’est que l’être humain est incapable d'assumer la réalité qu’est la mort et surtout qu'il est incapable d’assumer cette vérité lorsque l’échéance en est imminente.On pourrait s'attendre en se plongeant dans la lecture du "Une urgence pour le Dr Grant” (2) à retrouver le classique roman sentimental sur toile de fond médicale.Ce n’est pas tout à fait ça.Traduit de l’américain par Maria-Alyx Revellat, ce roman de Henry Denker rivalise presque de suspense avec Agatha.C’est en fait l’histoire d’un procès qui oppose un homme extrêmement riche et prestigieux (dont le petit-fils, a cinq mois est afflige de déficience mentale) et le médecin qui prit en charge le bébé lorsqu'on s’aperçut qu’il était atteint d’un ictère quelques heures après sa naissance.¦ Denker y dépeint fort habilement l'opposition qui confronte les médecins qui vouent leur vie à la recherche et des autres.L'écart énorme des moyens des uns et des autres saute aux yeux.Mais, issue d’une catégorie ou de l’autre, le médecin demeure toujours une sorte de dieu pour la société américaine.Cest d’ailleurs une critique de cette société américaine que Denker nous offre à plusieurs points de vue: le sort fait aux Noirs; les ghettos de gens de couleur où l’alimentation déficiente provoque un taux de naissances anormales très élevé; l'influence de l'argent qui peut tout acheter, même la justice; les foyers pour enfants retardés, sont autant de sujets qu'il aborde.L’engagement social par la médecine préventive est aussi un autre aspect fort intéressant dont traite Denker.Mais l’intérêt de l’ouvrage réside d’abord dans le parallèle que l'auteur fait de deux professions libérales très prestigieuses aux Etats-Unis.Faisant flèche de tout bois à l'égard des gens de loi, il soulève la question du procès devant jury, il décrit le peu de morale de certains avo- cats, les honoraires extravagants, l'influence de l'argent sur la justice, c'est en résumé une critique de l'appareil judiciaire américain et de la morale américaine contemporaine.Mais, si tout n’est pas rose dans les milieux médicaux et judiciaires, tout ne l'est pas non plus, hélas, dans ce roman.Les nombreux clichés ne font qu’accentuer certaines longueurs et, bien que la principale héroïne soit une avocate qui tire admirablement bien son épingle du jeu, l’auteur semble conserver une conception fort rétrograde de la féminité.La trame sentimentale, particulièrement truffée de clichés, bien que se voulant très évoluée et libérée, fait très fleur bleue.Malgré tout, l’on pourra certainement trouver dans ce volume quelques bonnes heures de divertissement.(Il Un cri, de Noëlle Loriot, aux Editions Bernard Grasset, Paris.(2) Une urgence pour le Dr Grant, de Henry Denker, aux Editions Robert Laffont, Paris 1976.Publié en anglais aux Etats-Unis sous le titre “The Physicians".LEMÉAC, ÉDITEUR Jovette MARCHESSAULT Comme une enfant de la terre/1 LE CRACHAT SOLAIRE $8.95 Une femme et la voix de l’Amérique jovette marcCiesBau# MNNMt imrfitfiiMéf bilfrrr 1 If f rarkat s*btrr PRIX JEAN HAUEUN FRANCE-QUÉBEC t 'i voïifti dans toutes-ies iibraines£t dans.les librairies Lemeac: Sept-lles.Val d Or.Haute-Rive et Montreal DIFFUSION: 5111, rue Durccher, Montréal - 273-2844 14 • Le Devoir, samedi 29 mai 1976 culture et société cinéma Grande première à Lévis Une artisane: Yvonne Leclerc Daigle v\ visual arts centre centre» vis 350 vicions avenue montreai Quebec H3Z 2N4 COURS D’ÉTÉ commençant le 5 juillet CÉRAMIQUE Façonnage, tournage TEXTILES Tissage Batik Broderie expérimentale Courtepointe ARTS PLASTIQUES Dessin, peinture Aguarelle.vitrail COURS POUR ENFANTS Lundi, mardi et mercredi.Avant-midi, après-midi ou toute la journée 4 à 16 ans Jeu et argile Art et argile Batik, céramique 350 Victoria, Montréal Tél.: 488-9559 Une artisane: Yvonne I-eclerc Daigle, le premier et très beau film du jeune cinéaste québécois Laurent Gagliardi, fut présenté, en première, dimanche soir dernier, à Lévis, dans le cadre de la réunion annuelle des associations des gens de l'âge d'or de la région de Lévis.Rehaussé par la présence de l'artisane qui vit d'ailleurs à 35 MILTON / 842-6053 SALLE RESNAIS LUN a VEN T 009 30 14 ANS Une femme sous « influence de l’amour peut quelques fois se détruire! ktoFALK/GENAikmuws C.SOUS INFLUENCE SALLE EISENSTEIN POUR un film de TACCHELLA TOUS CbttôCit Qyuôvng, MARIE-CHRISTINE BARRAULT VICTOR LAMOUX Complet le* 4.11.15 et 16 juin PRIMlftRB 1er JUIN “L ENFANT PRODIGUE de Debussy “LE SECRET DE SUZANNE de woit-Ferran avec Bruno Laplante.Célise Dussault.Paule Verschelden, Paul Trépanier.Au piano: Colombe Pelletier Mise en scène: Jeanine Beaubien Décora: Guy Beauregard Présenté dans les cadres des mini-opéras du Maurier.Abonnez-vous dès maintenant à notre 19e saison, 12 billets pour le prix de 9.Vous pourriez aussi gagner un circuit spectacle de deux semaines à Londres avec British airways Renseignements Billeta en vente au Sheraton Mt.Royal Hotel, G-20 c ne npo 1 Guichet ouvart de 12 h è 18 h du lundi au samedi incl.3^D~U0^ 1 Montréal Trust, P.V.M.Jeux de la XXIe Olympiade Montréal 1976 Programme Arts et Culture Les billets pour Evangéline Deusse" sont en vente aux comptoirs^BÜ Lévis,, l’événement a suscité un vif intérêt parmi les six cent personnes qui découvrirent non seulement l'admirable talent d une femme de soixante dix-huit ans mais aussi la sensibilité particulière d'un cinéaste attentif au processus de la création artisanale et aux réverbérations de la parole de cette femme pour qui le travail n'est pas un lourd fardeau mais une façon de vivre.Si le film de Gagliardi n'avait réussi qu'à nous familiariser avec un art en voie de disparition: le crochetage et qu'à nous approcher d'Yvonne Leclerc Daigle, son existence et sa nécessité seraient amplement justifiées.Mais au-delà du simple contenu didactique et du fin portrait psychologique et existentiel, Une artisane: Yvonne Leclerc Daigle donne à voir le cheminement même du travail artisanal.Il nous faut éprouver sa durée.Je n'ai jamais particulièrement aimé le cinéma documentaire.Non qu'il constitue, en soi, un art mineur, un genre secondaire et accessoire; mais, très souvent, le film documentaire n'ajoute rien à la réalité qui existe par elle-même, repliée sur ses significations et sur sa nécessité.Les meilleurs documentaires ont toujours été ceux qui donnaient une dimension nouvelle, une lumière inattendue à ce qu'ils saisissaient ou observaient.Ceux qui dépassaient leurs sujets pour devenir eux-mémes des oeuvres entières.L'une des grandes originalités du film de Gagliardi est de tenir compte de la durée concrète de la création artisanale.de respecter le temps réel, d'épouser le rythme intrinsèque du travail dé Yvonne Leclerc Daigle.Le cinéma n'est plus ici simple et banale photographie mobile d'une réalité préexistante; il est organisé et intimement fondu à l'événement artisanal.C'est parce que les images demeurent constamment transparentes à la progression du travail de madame Daigle que le cinéma retrouve tous ses pouvoirs.De telle sorte que nulle culture, nulle initiation n est requise pour apprécier immédiatement l'oeuvre de l'artisane.A partir d'un simple dessin représentant une vieille servante, Yvonne Leclerc Daigle va se livrer, devant le spectateur, au long et patient travail de crochetage, précisant les caractéristiques particulières de chaque étape de la confection ___________par.ANDRÉ LEROUX et définissant les diverses techniques utilisées.Elle prépare d'abord son métier, installe la jute sur laquelle a été imprégnée, à l’encre, le dessin de la vieille servante, choisit ses couleurs et commence l'opération du crochetage.Travail méticuleux que la caméra nous fait suivre pas à pas s’attardant légèrement sur une main qui tourne une vis ou qui met en place les cordes qui retiendront la jute sur le métier.Certaines personnes estimeront peut-être que le film aurait dû être raccourci, réduit de quelques minutes lorsque l'artisanne travaille.Or, une telle affirmation nie le principe même sur lequel se fonde la démarche de Gagliardi, récuse, par ignorance ou par aveuglement, le mouvement vital et original de l'approche.Il est évident, qu'aux yeux du cinéaste, seule la création artistique de madame Daigle constitue l’élément cinématographique authentique.Le cinéma nous permet de mesurer la durée même du travail, de comprendre tout ce qu’implique pour l'artisane l’écoulement du temps, de ressentir la nécessité même de la patience.Yvonne Leclerc Daigle affirme que le crochetage n’est pas un art difficile mais qu'il exige surtout de l’endurance, de la persévérance.Tout l’art de Gagliardi consiste justement à ne pas morceler l’évolution temporelle du travail de l’arti-sane, à soutenir l’attente qui nous conduira à l’achèvement de l’ouvrage, à se plier aux arrêts et/aux reprises d’Yvonne Leclerc Daigle.Le cinéaste appréhende directement la liberté même de l'esprit créateur.Evidemment, le spectateur n’assiste pas à toute la durée complète de la fabrication.On ne peut pas ignorer les ellipses, les effets de montage accélérateurs.Mais Gagliardi n’a jamais dénaturé la durée concrete de chaque instant.Chaque fragment de la progression de l'ouvrage de madame Daigle conserve la structure temporelle réaliste proprement cinématographique.C’est-à-dire celle des vingt quatre images seconde.Gagliardi n’a pas à l’affiche m The Blue Bird: Une piètre adaptation cinématographique de la pièce de Maurice Maeterlinck: L’oiseau bleu.Tourné en Russie afin de favoriser un climat de “détente” politique et économique entre l'Union soviétique et les Etats-Unis, le film de George Cukor ne fait que souligner les différends survenus entre les Russes et les Américains pendant le tournage.Cukor nous avait habitués à plus de légèreté, moins de laideurs visuelles, plus de rythme et moins de sentimentalité.Même la magnifique Elizabeth Taylor ne parvient pas à sauver l'entreprise du désastre.(Westmount Square) ¦ Fox et ses amis: Le 23e film du jeune cinéaste allemand Werner Rainer Fassbinder dissèque lucidement les rapports affectifs, sociaux, politiques et économiques entre un prolétaire démuni et un bourgeois repu.Même si Fassbinder LES CONCOURS DE MUSIQUE DU CANADA 1ère 1 2e éliminatoires des candidats de la Section de Montréal tousles jours a.m.- p.m.du 1er au 8 juin au Victoria Hall, 4626 ouest, rue Sherbrooke RENSEIGNEMENTS: 934-0779 Finale régionale le 8 juin jusqu’au I2 juin 0 * CKAC73 tnm « 8610563 ‘ jusqu'au 12 juin Q ^ courez voir ^ CKAC73 le marathon de Claude Confortés Jean-Pierre Chârtrand Robert Lalonde Albert Miliaire .“y> Y 'v\.“Y - M?ohjmpkiue triché avec la réalité.Il est demeuré fidèle à la durée fondamentale des gestes posés par l'artisane.Le film s'élabore, devant nous, dans l’instant et respecte cette accumulation d’instants qui ne se répéteront jamais plus.La majorité des documentaires ennuient parce qu’ils ne transcendent guère leur banal niveau informatif et didactique.Le cinéma n'a ainsi qu’une valeur photographique.La beauté unique de Une artisane: Yvonne Leclerc Daigle tient au fait que le spectateur reste toujours conscient du caractère irremplaçable de ce qu’il voit sur l’écran.Rien ne pourra jamais être repris et répété de la même maniéré.Certes les techniques de crochetage dont se sert madame Daigle ne s’altéreront pas.Elles peuvent demeurer immuables.Mais le rythme et la durée du travail, saisis par la caméra, ne s’imposeront jamais à nouveau de la même façon.Par le cinéma, des moments de vie, de liberté et de création ont été immortalisés, volés à la mort dans ce qu’ils renferment de plus essentiel: leur durée.Si la première partie du film est foncièrement axée sur la nature même du travail de l’arti-sane, la seconde immobilise la parole.Yvonne Leclerc Daigle parle alors du sens de ce qu’elle fait, de sa peur de la mort, de son plaisir de vivre, de la joie du travail et de la nécessité du partage.A travers les commentaires sereins, débarrassés de toutes traces de complaisance, de Partisane, le spectateur perçoit la vitalité et le dynamisme d'une femme qui a consacré sa vie à sa famille et qui a traversé de dures épreuves tout en ne perdant jamais espoir.Certains cyniques désabusés proclameront un peu trop vite que madame Daigle soutient et revendique des valeurs (le travail, la famille, la sincérité envers soi-même et autrui) traditionnelles et conservatrices qui ont retardé l’évolution sociale, économique et politique de la société québécoise.Mais, le film de Gagliardi démontre, par la force de l’évidence, par l’intensité de sa transparence, par L’artisane, Yvonne Leclerc Daigle, dans le film de Laurent Gagliardi.l’authenticité de sa poésie, que la grandeur du travail de Partisane est directement reliée à des valeurs qui ont assuré la survivance de notre race, et la perpetuation de notre héritage culturel.Madame Daigle déplore que le crochetage soit un art en voie d’extinction; mais elle ne juge personne, ne stigmatise aucuenment les filles des cultivateurs qui, autrefois, se vouaient à ce travail.Aujourd'hui, le rythme de la vie s’est accéléré, les campagnes continuent à se vider, et il est clair que Part du crochetage et, par extension, les arts et métiers traditionnels au Québec ne sont plus pratiqués avec la même ferveur.Ils sont, petit à petit, complètement délaissés.Le témoignage d’Yvonne Leclerc Daigle est d’autant plus précieux qu’il nous rappelle qu’une partie importante de nous-même se détache de notre héritage culturel et risque à tout jamais de disparaître.Dans le film de Gagliardi, la parole enrichit le travail de Partisane, lui donne un relief capital, le pare de résonnances déterminantes.En écoutant les aveux de madame Daigle, le spectateur comprend que le travail de Partisane découle de tout un mode de vie dont il est indissociable.Sans ces discrètes “confessions", le film ne serait que la brillante mais incomplète appréhension de la réalité extérieure du travail.Les propos d'Yvonne Leclerc Daigle ne sont pas ici pour compléter l'élément vu (le travail de crochetage): ils le renforcent, le multiplient comme une caisse de résonnance et lui donnent de nouvelles dimensions.S'ajoute aux aveux de Partisane un commentaire, dit par Monique Miller sur un ton Billets en vente maintenant considère Fox comme une innocente victime de l’ordre bourgeois, le film n’en demeure pas moins une impitoyable radiographie d’une société hypocrite, raciste et terrifiée par la marginalité.(Cinéma du complexe Desjardins) ¦ Won Ton Ton the Dog Who Saved Hollywood: Une soixantaine d'anciennes vedettes du cinéma américain sillonnent ce film ridicule sans que le spectateur ait la possibilité d ’en reconnaître au moins la moitié.Un débordement de sentimentalité à la gloire du chien, ce meilleur ami de l'homme.Le réalisateur Michael (Death Wish) Winner a cru qu'en créant beaucoup d’agitation il parviendrait à nous faire oublier le manque complet de rythme de cette comedie insensible et cruelle.(Claremont) ¦ Hedda: La somptueuse tragédie d’Hen-rik Ibsen Hedda Gabier portée à l’écran sans imagination visuelle par Trevor Nunn.Du banal théâtre filmé qui permet malgré tout à Glenda Jackson et à Jennie Linden de donner des interprétations inoubliables.Uniquement pour ceux qui aiment Ibsen et Glenda Jackson (Petit cinéma Place Ville-Marie) ¦ Une femme sous influence: La version française du très beau film de John Cassavettes: A Woman Under the Influence, superbement interprété par Peter Falk et Gêna Rowlands, l’épouse du réalisateur.Une mère de famille, Mabel Longhetti (Gêna Rowlands), ne peut vivre en harmonie avec ses besoins réels dans une société qui n’accepte pas l’intensité de ses élans émotionnels.Un film admirable sur les mécanismes de la répression familiale et sur l'effondrement affectif d’une femme qui souffre de vouloir trop aimer.(Elysée).I ne vort pas les femmes, il les sent.Parfum de Femme Un film de OINO RIS) 14 ANS ÏSEM ?5 431 ISAM DW f» 13 30 ’ZS | 9 30 le D0UPHII1 I BEAUBIEN PUES D'IBERVILLE 7214060 m mm oc coude ulouch MICHÈLE MORGAN SERGE ÂgGIANI “Lb Chat et la Sourit” LES ATELIERS DE FRANÇOISE GRAHAM ENRG.5110 AVENUE DU PARC (COIN LAURIER) POUR TOUS VIVRE L’HARMONIE dans SON CORPS STAGE INTENSIF: Expression Corporelle Technique Danse I «• “ .t .U ( du 28 juin au 9 juillet RENSEIGNEMENTS: 1-514-273-2213 Ministère de l'Éducation Permis no 749870 Enseignement de Culture Personnelle Entre“le lion et le venf’il y avait une femme.a cause d’elle, la moitié du globe irait en guerre ! Meiio Goidwjjii Mayei piesEnie SeanConnery Candice Rep Bilan Kellli & John Mon ‘ Neimioi ANTHONY QUINN FRANCO NERO Version Française de "THE WIND AND THE LION” United Artists jCl.Deal Smith Ai ¦liiliiinv Kiir 410 Slf CATHERINE G 166 3166 Sunétnas lAVAie CENTRE IAVAL 611)1)6 TECHNICOLOR PMIEHB 1211 a petite patrie Les beaux dimanches: "Moitié-Moitié" (variétés) Iæs beaux dimanches: •Iæs babouins du Gombe" (documentaire) Les beaux dimanches: .Albert Tessier.A force d’images" Téléjournal Sports-dimanche Politique provinciale: L'Union nationale Ciné-club: "Quatre nuits d'un rêveur" (drame Franco-Italien 1971) sur scene CENTAUR: 453 St-François-Xavier — 288-1229 (Centaur I): Relâche.(Centaur II): Relâche.NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 1200 rue Bieury 866-1964.Relâche.PATRIOTE: 1474 Ste-Catherine 521-6666 Gaston Brisson - Semaine et dimanche 21 h 00 Samedi 20 h 00 — 23 h 00 Relâche lundi.PATRIOTE EN HAUT: 1474 Ste-Catherine 523-1131.Relâche.POUDRIERE: (Ile Ste-Hélèftt) 526-0821 "The First night of INgmalion" de Richard Hug-gett avec Moya Fenwick et Gillie — du mardi au vendredi 20 h 30.Samedi 18 h 30 et 21 h 30.Relâche: dimanche et lundi.SALLE WILFRID-PELLETIER: Sam.Diane Juster — 22 h — Dim.: Les mutins de Lon-gueuil: "Ronde autour du monde" 20 h 00.THEATRE D'AUJOURD'HUI: 1297 Papineau 527-1211.Relâche jusqu'en septembre.THEATRE DE LA FENIERE: (Ancienne Lorette) "Le moine va bien" (de Jean Marsan tous les soirs: 21 h 00.Relâche: lundi.THEATRE MAISONNEUVE: Beau Dommage - 20 h 30.THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O.861-0563 "Le marathon" de Claude Confortes semaine 20 h 00.Samedi: 17 h 00 et 21 h 00.Dimanche 19 h 00 Relâche lundi.THEATRE PORT ROYAL: La tour Eiffel qui tue de G Hanoteau — samedi 22 h 00, dimanche et lundi: relâche.THEATRE QUAT’SOUS: 100 E.Avenue des Pins 845-7277 "Soudain l'été dernier" de Tennessee Williams.Semaine 20 h 30, samedi 19 h 00 - 22 h 30.Relâche: dimanche et lundi.THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 Saint Denis 844-1793 "Evangéline Deusse" d'Anto-ninc Maillet Samedi: 20 h 00 — dimanche: 19 h 00.ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 "Sky Rider" 1.20, 3.20, 5.20, 7.15 , 9.15.ATWATER H: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 "Taxi Driver" 1.20, 3 20, 5.20, 7.20.9.20.AVENUE: 1224 Ave Greene Westmount 937-2747 "All the president's men" 1.00.3.35, 6.10.8 55.BEAVER: 5117 Avenue du Parc 844-1932 "Touch of genie" 12 00, 2.50, 5.45, 8 40 et ' All american girl" 1.20, 4.10, 7.05, 10.00 BERRI: 1280 St-Denis 288-2115 "La course contre l'enfer" 3.05 .6.30, 9.50."Capone" 1.15.4.35.8 00 BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure 861-2725.(Sidle I) "Billy Jack" 1.00.3.0, 5.00, 7 00.9.00.(Salle II): "Emmanuelle" l'Anti-vierge" 2.54 .6.09.9.24.CINEMA LONGUEUR.: 1 Place Longueuil 677-7933."Une fois ne suffit pas" et"Les trois jours du Condor" Samedi: dès 3.00 dim: dès 1.00.CINEMA MAJESTIC: 3166 Henri Bourassa -381-6116 "Aloha Bobby et Rose" 1.50, 5.30.9.30 "L'Evadé" 3.30.7.30.CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O.248-7395.Bad news bears" 12.40.2.50, 4.55, 7.00, 9.05.CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger E.722-0302 "Violence et passion" samedi: 5.00.9.15 et dimanche: 1.00, 5.00.9.15."Une passion" Samedi 7.30 dim.: 3.15, 7.30 COMPLEXE DESJARDINS: (Salle I) Les onze mille verges" 1.10.3.15, 5.20, 7.20, 9.25, (Salle II) "Sept morts sur ordor.lance" 1.15, 3.20.5.30.7 35.9.45 (Salle III) "Fox et ses amis" 12.15.2.25.4 40.6.50, 9 05 "L impor-lant c’est d'aimer" 1 30.3.30, 5.35, 7.35, 9 40 COTE DES NEIGES: 6800 Côte des Neiges 735-5527 (Salle I) "The House on Cheloriste street" UN).3.00.5.00.7.00, 9.00 (Salle II) "Lipstick" 1.00.3.00.5.00, 7 00, 9 00 DAUPHIN: 2396 rue Beaubien E.721-6060 (Salle Renoin "Parfum de femme" 1 00 3.10.5 20.7.25.9.30 (Salle McLaren): "Le chat et la souris" 1,30.3.30, 5.30, 7 30.9.30 ELYSEE: 35 Milton 842-6053 (Salle Eisenstein) “Cousin, cousine" 1 30.3.30, 5.30, 7.30, 9 30 et (Salle Resnais): Femme sous influence I 30.4.15.7.00.9 40 JEAN-TALON: 4225 Jean-Talon E.725-7000 "Aloha Bobby et Rose" 3.00, 6.20, 9.40, “L'Evadé" 1.20.4.40.8.00 KENT: 6100 Sherbrooke O 489-9707 "One flew over the cuckoo's nest" 1.30.4.00.6.30, 9.00 MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 La course contre l'enfer" 2.45, 6.20, 9.50"Capo-ne" 12.50.4.25.8 00 MONKLAND: 5505 Monkland 489-3579 "The man who would be king' 12.50.4 55.9 10."Conduct unbecoming" 3.00, 7 15 OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4145 Samedi: "Tommy" (v.o.anglaise- 7.00 et Lisztomania" (v.o anglaise) 9.30 "La nuit dos morts vivants" 12.00 p m Dimanche: Harold et Maude" (s.r.fr- 2 00, 4.00 "Jonathan livingston le goéland" 7 00 et "Soleil vert" 9,30 PALACE: 698 Ste-Catherine O.866-6991 Missouri breaks" 12.45, 2.50.4.55, 7.05 , 9.10 PARISIEN: 480 Ste-CatherineO.(Salle I): "Le lion et le vent" 2.05, 5.45, 9.25 "Los Amigos" 12.30.4.05.7.45 (Salle II): "Tony le sicilien" I 20.3.20.5.20.7.20.9 20 (Salle III): "Pom pom girls" 1 00, .3.00.5 00.7.00.9 00 (Salle IV) “Exebition" 1.10, 3.10, 5.10, 7.10, 9.10 (Salle V): Docteur Françoise Gailland" 1.30, 3.30.5.30.7.30.9.30.PIERROT: 1590 St-Denis "Jos Carbone" 1.15, 3.00.4.45.6.30, 8.15.10.10.PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 "Embryo" 1.15, 3.15, 5.15.7.15.9.15.PLACE VICTORIA: 878-1451 "Mahogony" 1 00, 5.20.9 40 et "Hustle" 3.05.7.25.PLACE VILLE-MARIE: 866-2644 (Petit cinéma) "Hedda" 1 05.2.55, 4.55.6.50, 8.55.PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma) "One flew over the Cuckoo's Nest 12.05, 2 20, 4.40, ' 7 05.9.30.PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 "Love games' 12.00, 3 00.5 50 8.40 et "Turned on girl" I 30.4.36.7.15.10.00.SEVILLE: 2155 Ste-Catherine 932-1139 "Won Ton Ton the dog who saved Hollywood ' I 00.3.00.5.00.7 00.9.00.SNOWDON: 5225 Décarie 842-1322 “ Follow me boys" 1.40, 4.10, 6.40.9.15.ST-DENIS: 1594 St-Denis 849-4211 “Billy Jack” I 55.5.50.9 40 et "Opération dragon" 12.20.4 10.8.00 VAN HORNE: 6150 Côte-des-Neiges 731-8243 Won Ton Ton.the dog who saved Hollywood 12 40.2 25.4.10, 5.55, 7.40, 9.25.VILLERAY: 8042 St-Denis 388-5577 "La course (ontre I'enfer" 3.00.6.30, 10.00 et "Capone" I 15.4.30, 8.00.WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-1477 "Blue bird" 1,10, 3.00, 5.00.7 00.9.00.YORK.Ste-Catherine O 937-8978 "Family plot" 12 30.2.35.4.40, 6.55, 9.10.CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St-Dcnis 844-8734.Relâche (ONSERVATOIRE DART CINEMATOGRAPHIQUE: 2455 de Maisonneuve 879-4349 Samedi: “The younger generation" (de F.Caxx-Americain 1929 ) 5.00 et (all it a day" (de A.L.Mayo-Americain 1937).7.60 et "The Cocoanuts" (de R.FLorey et J Santley-Américain 1929) 9.00.Dimanche "Smouldering fires" (de C.Brown-Americain 1925 ) 5 00 et "The Blacksmith" (1922).et The Haunted House" (1922).et (if) West (1925).7.00 et "On the Bowery" 'de L.Rogosin -1957 ) 9.00.Tom Puce et les siens.EMCOEE UU EffoeT E-1 mousy sommes| s $ ( I
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