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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 26 juin 1976
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1976-06-26, Collections de BAnQ.

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f.* ¦ Fais ce que dois "«iftiiMir /â météos averses, dégagement cet après-midi.Maximum 28.Demain : ensoleillé.Détails en page 6.utilisez votre part du ciel.«.apprenez à piloter! MÉTRO AVIATION INC.Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - NO 148 Montréal, samedi 26 juin 1976 Coeur Immaculé de Marie 25 CENTS Le conflit du bilinguisme: la pire menace à l’unité du pays depuis 34 ans Le conflit provoqué par le programme fédéral de bilinguisme dans les communications aériennes au Québec constitue, selon le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, la pire menace contre l'unité nationale que le Canada ait connue depuis la dernière guerre mondiale.M.Trudeau a tenu ces graves propos aux Communes, hier, en faisant allusion à la crise de la Conscription qui avait profondément divisé le pays en 1942.11 a dit que son gouvernement, tout en accordant priorité à la sécurité aérienne, ne pouvait céder sur le principe du bilinguisme.Tandis que les dirigeants de la Canadian Air Traffic Control Association (CATCA) se réunissaient pour décider de leur attitude après avoir rencontré le ministre des Transports, M.Otto Lang, a Ottawa, M.Trudeaq^léclarait aux Communes que si on acceptait le principe du bilinguisme au Canada, il fallait aussi accepter sa mise en pratique et, par conséquent, les coûts et les inconvénients que cela représente.(On trouvera en page 4 le texte de l'interview accordée par M.Trudeau à la presse après le débat aux Communes).En chambre, les partis politiques ont échoué dans leur tentative de mettre au point une entente selon laquelle tous les parlementaires appuient la politique linguistique du gouvernement à la condition que la sécurité passe avant toute chose.A ce sujet, M.Trudeau a admis que toute la politique de bilinguisme qui a caractérisé son gouvernement pourrait être remise en cause par l'électorat canadien et il a demandé aux députés de renseigner au mieux leurs électeurs sur le litige actuel qui risque de déboucher sur une crise aigue qui diviserait le Canada.Le premier ministre a dit qu'il concevait fort simplement la situation actuelle du conflit des langues dans les communications aériennes.Pour lui, il s'agit d une question technique et les enquêteurs établiront si l'usage du français est compatible ou non Voir page 6: menace La réunion du cabinet qui devait se tenir à 21 h 30 hier soir, en raison de la crise du transport aérien, a été contremandée sans que les participants à la rencontre entre les représentants de la CATCA et le ministre des Transports, M.Otto Lang, aient annoncé la moindre possibilité de règlement.On a simplement fait savoir, en fin de soirée, que les négociations se poursuivaient, sans signe de déblocage imminent.Paralysés, Air Canada et CPA mettent à pied quelque 20,000 employés m :W#y A’ Tandis que les pourparlers s'engageaient hier à Ottawa entrç les dirigeants de l'association des contrôleurs aériens et le ministère des Transports au sujet de la politique d'implantation du bilinguisme dans les communications aériennes, la circulation aérienne au pays restait largement paralysée par la grève des pilotes.La compagnie CP Air a fait savoir hier, qu'à compter de minuit elle mettait à pied tout son personnel syndiqué et non-syndiqué, soit environ 6,500 employés à La bataille de la peine de mort se poursuit OTTAWA (Le Devoir) — "Que se passera-t-il désormais, quand un policier (irera du pistolet sur un suspect?" Cette question, c'est le député conservateur Gordon Towers qui la posait hier, en Chambre des communes, en l'adressant au Solliciteur général, M.Warren All-mand.Ce dernier, calme comme il l'est toujours, a répliqué que les hommes de la Gendarmerie royale n'appartenaient pas au type de policier "qui tire avec l'intention de tuer"."Mais si le même suspect passe dans le sillage de la balle?", a repris M.Towers.Imperturbable: "C'est une question strictement hypothétique," a répondu M.Allmand.Le Comité de là justice des Communes a mis fin sur ce court échange, hier, à trois heures d'une ennuyeuse séance de questions que les conservateurs se sont évertués à faire porter sur diverses hypo-Voir page 6: Peine de mort travers le pays.La veille, Air Canada avait mis à pied temporairement sés 12,000 employés syndiqués.La majorité des compagnies étrangères ont acheminé leurs vols sur Montréal et Toronto où les contrôleurs sont à leur poste conformément à une injonction émise en fin de semaine dernière mais l'Air Line Pilots Association (ALFA) qui représente les pilotes américains a recommandé à ses membres de ne pas circuler dans le ciel canadien jugé non sûr à cause du mouvement de protestation des contrôleurs contre la politique gouvernementale canadienne.En conséquence Eastern Airline, qui i assure 16 liaisons quotidiennes entre Montréal et New York, a dû acheminer ses vols à Burlington, au Vermont, pour servir Montréal et à Niagara Falls, dans l'Etat de New York, pour servir Toronto.Les passagers qui détiennent des billets d'Eastern doivent absolument se rendre à Dorval pour se conformer aux formalités de douanes et d'immigration avant d être transportés par autobus à Burlington.Ceux qui n ont pas de billets peuvent se rendre à Burlington en auto et acheter leurs billets au comptoir de l'aéroport.La société américaine Delta, qui relie Montréal à l est des Etats-Unis, a fait savoir qu elle maintenait ses services, ses pilotes ne suivant pas la directive de l'ALPA.Chez Alleghany les avions s'arrêtent à Burlington.Dans l'ouest du pays, la compagnie américaine Northwest a obtenu une ordonnance d'une cour américaine obligeant ses pilotes à voler au Canada mais les deux autres sociétés américaines qui desservent l'Ouest canadien ont annulé leurs opérations canadiennes.Les vols de CP Air et d'Air Canada sont tous annulés, au Québec, pour les vols intérieurs, tout demeure normal puisque la compagnie Québecair fonctionne comme d'habitude, ses pilotes n'étant pas membres de la CALPA et les tours de contrôle du Québec étant ouvertes et bilingues là où la loi le permet.Nordair a maintenu aussi ses horaires grâce à une injonction émise contre les pilotes.Entre-temps, dans les Maritimes, là Voir page 6: Paralysie mm WÊfa w - rmUr .%'"' % mmm r ;';C * ï iffv „«• :X m* m ife Mmk / -"é0, - -r- ' t - * Plll « :t il,: jèC .v/i# '' • V ip .,v'**«¦*¦ ù py allM ; ÉjM BH Quand l’orage surprend, on se laisse parler d’amour dans les sous-bois .(Photo Alain Renaud) L’envers de la Saint-Jean par Pierre O’Neiii A l'occasion de la Saint-Jean, le Mont Royal est devenu dépotoir, champ de débauches orgiaques et a sacrifié les plus beaux arbres de sa forêt aux vendales.Aujourd'hui, dernier jour des festivités, le programme comporte "La grande fête du soleil", un événement pour les petits et les grands enfants, à la découverte des formes, des couleurs, de l'espace, du magique et de la fascination.Un hommage Le mouvement de colère des ouvriers fait reculer Varsovie VARSOVIE (par Reuter et AFP) - Le président du conseil polonais, M.Piotr Jaroszewicz, a annoncé hier soir à la télévision que le gouvernement avait décidé d'annuler les augmentations des prix qui avaient été annoncées la veille et d'examiner à nouveau la question.Ces augmentations, dont certaines atteignaient cent pour cent, avaient provoqué dans la journée un vaste mouvement de grèves et de protestations qui risquaient de devenir particulièrement graves pour le regime.Protestant contre ces hausses exceptionnelles qui mettaient fin à cinq années de gel des prix, de très nombreux ouvriers déclenchèrent ui» mouvement de grève a Varsovie qui fit rapidement tache d huile en province.Certains ouvriers ont arrache des rails sur des voies ferrées autour de Varsovie, ce qui a immobilisé le rapide Paris-Varsovie.Les grévistes avaient menacé de ne pas libérer le train tant que le gouvernement n'annulerait pas les hausses annoncées.A l'usine des tracteurs "Ursus", les ouvriers avaient déclaré: "Nous sommes en grève et d'autres usines de Pologne sont en grève, y compris dans les ports de la Baltique.Nous nous contactons mutuellement pour affirmer notre solidarité".Un mouvement de grève a affecté aussi les usines d'automobiles "Zeran", dans la banlieue de Varsovie, apprend-on de bonne source.Le mécontentement des quelque quinze mille travailleurs de l'établissement, dont il est difficile d évaluer l'ampleur, aurait, tout comme à l'usine d'Ursus, été provoque par la hausse des prix des produits alimentaires.D'autre part, apprend-on de même source, des arrêts de train ont été également provoqués par la population sur la ligne Cracovie-Varsovie.La relève du matin, quelque cinq mille ouvriers, s’est jointe spontanément à la protestation de ses camarades de nuit et ce fut alors la grève générale.Selon des témoins oculaires, vers neuf heures (locales - 08h00 gmt), quelques centaines d’ouvriers ont obstrué les voies du chemin de fer électrique passant à proximité de l'établissement, obligeant ainsi tous les convois, y compris des trains express, à s'arrêter.En fin d'après-midi, un impressionnant embouteillage de trains à l'arrêt s'était formé sur plusieurs dizaines de kilomètres.Le chef du gouvernement a fait une apparition surprise à la télévision où il a Voir page 6: Varsovie au soleil en compagnie de clowns, de jongleurs et de musiciens.Avec le concert donné hier après-midi sur l'herbe par le groupe des "Petits Violons”, la Fête du soleil promet d'étre l'un des meilleurs moments de la Saint-Jean.Mais voir dans ces quatre jours d'orgies la fête nationale des Québécois, c'est pour le moins abusif.Il serait plus juste de parler de festival oop, de Woodstock québécois ou erfcore du grand para-défrustration de la jeunesse.A cette "partouze" pour adolescents, les plus vieux sont à peine tolérés, sauf aux grands spectacles des Vigneault, Deschamps, Léveillé, Lévesque, Charlebois et Julien, qui ne sont, de toute manière, que du déjà vu.Pour le reste, c'est la drogue, l'alcool et l'amour en plein air.Voilà le "trip" auquel sont conviés les plus jeunes.Ainsi que l'indique la police, l'âge moyen des victimes se situe autour de 17 ans, mais il s'en trouve aussi qui ont à peine 13 ans.Les baisses d'assistances sont symptomatiques; les chiffre record de 300,000 du mercredi soir a fait place à un maigre 125,000 le jour même de la Saint-Jean.Et ça n'a pas dépassé hier les 100,000.Même les organisateurs reconnaissent que la pluie y est pour peu et ne fait que rafraîchir contre la canicule.Il faut donc trouver ailleurs l'explication.A la clôture des festivités, ce soir, on sera encore loin du million cinq cent mille personnes que la Saint-Jean de l'an dernier avait attirées sur la montagne.Les pourvoyeurs de drogue (pushers) sont nombreux et actifs.Plus la fête avance, plus ils sont coûteux.Et quand les jeunes n'ont plus de quoi payer, ils sollicitent la générosité des plus vieux.Un refus risque de déclencher l'agressivité.Voilà qui explique la tentative de meurtre survenue jeudi au Lac aux Castors contre un homme de 29 ans, venu à la rescousse de son ami que trois adolescents armés de couteaux s'apprêtaient à dévaliser.Les plus graves cas d'intoxication viennent du mélange d'alcools et d'hallucinogènes.Une de ces victimes, souffrant d une fracture du crâne, demeure inconsciente à l'hôpital Royal Victoria, depuis un saut périlleux du haut de la falaise, à proximité du chalet.Avant de s'élancer, le jeune homme s’est écrié: "I am a bird".Selon M.Normand, ça n’a pas marché parce que l'anglais n’est pas reconnu aux fêtes de la Saint-Jean.Ce que les plus tolérants qualifient d'excellente psycho-thérapie de masses a valu des statistiques officielles éloquentes pour les trois premiers jours de festivités.On a bu plus de 100,000 bouteilles de biere.Près de 500 cas de blessures légères ont été dénombrés.Pour se protéger contre la fraîcheur de la dernière nuit, les jeunes ont eu recours aux petits feux de camp.Il y en avait par-Voir page 6: Saint-Jean Liban: des Casques blancs libyens dans la guerre civile?(par AP, Reuter et AFP) — Les violents combats qui durent depuis quatre jours autour des deux camps de réfugiés palestiniens enclavés dans le seetéur chrétien de Beyrouth se sont étendus hier à la quasi-totalité de la capitale et de ses faubourgs.La radio des Kataëb libanais a affirmé que quatre soldats libyens avaient été tués jeudi au cours de l'attaque lancée par les forces musulmanes contre le quartier chrétien d'Ain Rummaneh, en représailles de l'offensive des forces chrétiennes contre le camp palestinien de Tel Zaatar.La radio dénoncé la participation des "Casques blancs" libyens de la force in- ter-arabe de maintien de la paix aux combats et précise que les corps des quatre victimes n ont pu être récupérés, comme preuve, en raison des tirs de leurs adversaires."Les affrontements se poursuivent et des incendies menaçants font rage dans plusieurs f aubourgs où le ciel est obscurci par des volutes de fumée", indique Radio-Beyrouth passée aux mains des musulmans et captée à Nicosie.Outre les 200 morts et blessés de la nuit, les affrontements qui se sont déroulés dans la matinée et l'après-midi ont fait des "dizaines de tués et de blessés", rap-Voir page 6: Liban Enseignants:la CEO affronte un commando.par Lise Bissonnette QUEBEC — Petit coup de théâtre au début de la réunion de la Commission de négociation de la CEQ hier soir: au Holiday Inn de Sainte-Foy, devant la salle de délibérations, une ligne de piquetage empêchait les participants d'entrer! Trois secrétaires à remploi d'un syndicat régional de la Mauricie étaient venues manifester contre leurs “patrons syndicalistes" qui ont effectivement reculé devant ce farouche commando féminin et annulé leur rencontre.Tout cela au grand dam du président de la CEQ, M.Yvon Charbonneau qui, passant outre au danger de se retrouver dans le camp des oppresseurs, s'indignait à voix assez haute devant la timidité de ses troupes.Il est rentré chez lui subito, en colère.Pour cocasse qu'il puisse sembler, l'incident peut avoir des effets désagréables sur le déroulement des négociations, surtout à la table des enseignants de l'élèmentaire-secondaire.Les secrétaires de la Mauricie ont en effet l'intention de maintenir leur ligne de piquetage jusqu'à ce qu elles obtiennent satisfaction (elles veulent un salaire minimum de $165), et leur problème n'étant pas réglé tard hier soir, elles pourraient se retrouver ce matin à la porte du Conseil général de la CEQ, puis à nouveau de la Commission de négociation qui veut reprendre ses travaux dans l'après-midi.La réunion d'hier soir était cruciale, les participants devant y préparer une réponse à la dernière "hypothèse" patronale sur la tâche des enseignants.Les négociateurs en recommandant cependant le rejet et il semble qu'ils n'auront pas de difficulté à l'obtenir."Cette hypothèse n'est qu'un réaménagement et ne nous offre pas un professeur de plus", de dire une source très proche des négociateurs.Celui-ci confirmait ainsi quelques declarations du porte-parole patronal à la table de l'élémentaire-secondaire, M.Michel Crète qui, au début de la semaine, avait affirmé que sa partie ne travaillait pas à une contre-proposition formelle sur la tâche, mais plutôt à une refonte de ses dernières propositions qui la rapprocherait des principes défendus Voir page 6: Enseignants 389- 2 • Le Devoir, samedi 26 juin 1976 Informations Internationales Le sommet occidental de Porto Rico 36 heures pour sonder l’économie mondiale r Paris (AFP) — Du bon usage de la reprise économique: tel rrrait être le titre général de Lonlérence économique au sommet qui se réunira à Porto Rico de demain midi à lundi après-midi, a l'invitation du president Gerald Ford, comme suite au sommet de Rambouillet.On y retrouvera le président Valery Giscard d Estaing, le chancelier d'Allemagne fédérale, Helmut Schmidt, le chef de gouvernement japonais, Ta-keo Miki.Entre-temps, M.Harold Wilson a été remplacé comme premier britannique par M.James Callaghan, qui se trouvera naturellement à San Juan de Porto Rico.L'Italie, à peine sortie d'élections historiques, sera représentée par son premier ministre, M.Aldo Moro.Enfin.M.Trudeau, nouveal arrivant, figurera pour le Ca-.nada a la table de conférence.Quant à la Communauté économique européenne en tant que telle, après des péripéties, elle paiera de son absence des divergences persistantes.Cette rencontre au sommet a etc incontestablement désirée par l'administration américaine.Pour redorer le blason electoral du président Gerald Ford, disent les méchantes langues.En fait, pour redorer un blason, .encore faudrait-il qu'une telle conférence eût un eclat exceptionnel.On ne peut s'attendre à rien de tel dans une matière aussi ardue et technique qu’une conférence économique et monétaire.Du reste, tout le monde, y compris ceux qui étaient réticents initialement, s'accordent maintenant à considérer que cet échange de vues présenterait une utilité incontestable après un printemps riche en nouveautés économiques et monétaires, bonnes ou mauvaises, et devant un avenir que les prémices de la relance ne suffisent pas à éclaircir entièrement.En tête de l'ordre du jour figure donc la reprise économique.Elle est incontestable.Elle est vigoureuse.Et même, d une certaine façon, elle a surpris les experts économiques et les dirigeants politiques par sa rapidité et par son ampleur.Dans la foulée, le commerce international s'est, lui aussi, distingué et est loin des mois sombres qui avaient marqué les années précédentes.Mais on est bien forcé de constater que le renouveau de l'activité écono- mique internationale est bien partage.loin de tout régler.Il s'agit d'abord de savoir qui va profiter de cette relance Les nations pauvres, et dans chaque pays les classes pauvres frappent de plus en plus vigoureusement à la porte de la salle à manger; on l'a bien vu, soit aux Nations unies, soit encore à Nairobi.La reprise est sans doute une condition nécessaire pour limiter le chômage, mais il s'avère qu elle n’est pas une condition suffisante.L'absorption de chômeurs par la production ne peut être laissée a des mécanismes économiques automatiques qui roulent de moins en moins facilement mais doit être le fruit d'une politique volontaire.On en parlera à Porto Rico.Dans un ordre d'idées différent, il est légitime sans doute que la consommation au sens large du terme bénéficie du renouveau, mais des études récentes, comme celle de la Banque des règlements internationaux, tirent Ta sonnette d arlame: il ne faudrait pas trop sacrifier les investissements productifs et la modernisation de l'appareil de production.Toujours le même problème: le gâteau a belle allure, mais les difficultés s'accroissent au moment du Enfin, l’inflation.C’est vraiment le diable dans la demeure.Que ce soit en période de récession ou en période de reprise, cette menace pèse en perma-jegçe sur les systèmes économiques.Il nê"sera pas tacile dPUè-loger ce démon qui a résisté à bien des exorcismes.Ce qui rend l'affaire particulièrement ardue, c’est que les taux d'inflation sont extrêmement différents selon les nations On cite en exemple le bon élève allemand qui a maintenu le danger dans des limites très raisonnables On montre du doigt le mauvais élève anglais qui s’est servi jusqu’à une date récente de sa dévaluation monétaire sauvage pour essayer d'exporter sa propre crise, jusqu'au moment où il a bien fallu faire appel à la solidarité monétaire.En fait, une lutte coordonnée contre l'inflation supposerait une coordination profonde des politiques économiques, y compris à l'intérieur des Etats (par exemple la politique salariale) et nous voici très loin du compte.Que le sommet de Porto Rico s’organise autour d'un thème central, à savoir celui de la reprise, n exclut cependant pas différents problèmes épineux qui ont longuement occupé ces mois derniers gouvernants et experts.Il s'agit de l'évidence de la crise monétaire avec la chute accélérée de la livre, enrayée au bord du gouffre et la santé insolante, voire inquiétante, du franc suisse.11 s'agit des affaires commerciales, ce qui donnera l'occasion aux Français et aux Européens de s'élever contre tout renouveau de protectionnisme américain, comme M.Fourcade l’a fait récemment avec quelque humeur devant l'OCDE réunie à Paris.11 s’agit encore des relations avec les pays en voie de développement, ce qui met en jeu des approches diplomatiques et des sensibilités différentes, entre par exemple les Etats-Unis, passablement agacés par les rebuffades qu’ils ont essuyées à Nairobi, et la France.Quant à l’énergie, l'apaisement relatif sur le front du pétrole ne peut suffire à désamorcer la bombe.La relance réclame du pétrole.Cela va peser sur les prix.Il va falloir se revoir.On s’attend dans ce Vorster s’en tient à son idée: les émeutes raciales visaient à empêcher son voyage cadre que M.Henry Kissinger invite la France à dire son mot lors d'une confrontation internationale organisée dans le cadre de l’Agence internationale de l'énergie, organisme auquel Paris, ordinairement, ne participe pas.Tout cela plus quelques sujets mineurs pouvant déborder les aspects proprement économiques et monétaires, font bien du travail pour bien peu d'heures de délibération.Il s'agit en somme de tester la valeur du système des concertations qui a été mis en place à Rambouillet, ce qui d'ailleurs suscite quelques différends sur la conception même de ce système, les Américains étant plutôt partisans de l'institutionnaliser et les Français de lui conserver toute sa souplesse.On pense inévitablement, devant la compléxité des problèmes économiques et la rapidité des délibérations, à ce mot de Jean Cocteau: “Ces événements nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs ".Mais ce serait assez injuste car, sans créditer totalement la diplomatie, tant s en faut, de la reprise, de ses consequences et de certains apaisements monétaires, il est certain que les pourparlers peuvent atténuer les revers et confronter les victoires.JOHANNESBOURG (par Reuter) — Le bilan officiel des émeutes qui sê sont déroulées en Afrique du sud la semaine dernière est de cent soixante-seize morts, dont deux blancs, et mille cent trente neuf blessés.Douze cent quatre-vingt dix-huit noirs ont été arrêtés par les forces de l'ordre, a annoncé hier M.James Kruger, ministre sud-africain de la Police.11 a assuré que le dirigeant de la manifestation étudiante qui avait déclenché les émeutes n e-tait pas lui-même étudiant.Les forces de l'ordre, “agissant en état de légitime défense", l'ont abattu, a dit M.Kruger sans préciser l'identité de ce leader.Le ministre a démenti qu'un millier de noirs aient été “assassinés".comme l avait déclaré mercredi un porte-parole de la commission de l'ONU contre l'apartheid."Nombre de noirs ont été tues par des émeutiers noirs, et beaucoup des victimes ont été atteintes par des balles de calibre 22, qui n'est pas une arme de la police ", a-t-il ajouté.M.John Vorster a réaffirmé pour sa part à Bonn que les récentes emeutes d'Afrique du sud avaient été l'oeuvre de “saboteurs" qui voulaient empêcher ses entretiens de Bavière avec M.Henry Kissinger."Je ne crois pas qu'il ont réussi du tout.Ils ne voulaient pas que je vienne et je suis venu.C’était leur seul objectif ", a ajouté le premier ministre sud-africain qui a conféré la veille avec le secrétaire d'Etat américain.Lors d'une conférence de presse, d'une demi-heure à 1 ambassade d'Afrqiue du sud, M.Vorster a sorti de sa mallette un exemplaire du "Daily Express", journal londonien de droite.11 a lu un article avançant la thèse de l'action de provocateurs lors des émeutes des cités-dortoirs africaines.Je suis d'accord "de tout coeur " avec l'editorial du journal, a-t-il dit.Les contacts avec M.Kissinger se sont révélés très fructueux et servent la cause de la paix en Afrique australe, a ajouté M.Vorster qui s'est refusé à plu- sieurs reprises à préciser si les entretiens avaient débouché sur des accords pour régler les problèmes de la région.M.Vorster s'est borné à dire qu'aucun progrès n'avait été enregistré sur fa Namibie, avant les entretiens, des responsables américains avaient dit que M.Kissinger tenterait de persuader M.Vorster d'accélérer le processus d'indépendance de la Namibie.Le sort de la Namibie est entre les mains de la conférence constitutionnelle ouverte il y a six mois, qui doit décider dé la date de l'independance, a précisé M.Vorster.Les responsables de la conférence, a-t-il dit.ont calcûlé que cela pourrait intervenir d'ici trois ans.Le chef du gouvernement sud-africain a par ailleurs fait l'apologie de la politique des huit foyers nationaux africains du pays (les anciens bantous-tans) : “Dans ces Etats, il y aura plus de liberté pour les noirs que dans beaucoup de pays africains d'aujourd'hui." Le Trans-kei.dont l'indépendance est prevue le 26 octobre prochain, sera plus viable du point de vue de l'economie, de l'alphabétisation, du niveau de vie et du revenu individuel, que les 40 ou 50 Etats représentés en ce moment aux Nations unies," a-t-il ajouté.Pretoria, a-t-il poursuivi, à la ferme intention de continuer la normalisation avec les Etats d'Afrique noire.“Nous avons jeté certains ponts avec les pays africains qui ont permis l'ouverture de certains canaux de communications avec eux et résisteront à l'épreuve du temps." • En réponse à une question, M.Vorster a déclaré que son pays avait développé sans aide étrangère sa propre technique d'enrichissement de Turanium qui serait utilisée à des fins pacifiques.Interrogé sur d’autres fins de l'énergie nucléaire, il a répondu qu'il n'avait jamais envisagé d'autres utilisations et que cela n'apparaissait pas nécessaire.Au moment de la conférence de presse, quelques heures avant le départ de R.F.A.de M.Vorster, sept manifestants ont été appréhendés après avoir vidé un baquet de sang animal dans la salle.L'Afrique du sud a émis une protestation auprès du gouvernement ouest-allemand après les propos sur l'Afrique du sud tenus devant la presse par.le porte-parole du gouvernement de la R.F.A., M.Klaus Boelling.Dans une lettre adressée au ministère des Affaires étrangères, l'ambassade d'Afrique du sud s'élève contre le fait que le secrétaire d'Etat, M.Boelling, ait fait allusion à des sujets devant être traités par le chancelier Helmut Schmidt lors de sa rencontre avec le premier ministre sud-africain, M.John Vorster, avant même d'avoir pu constater que ces thèmes avaient bel et bien été abordés au cours des entretiens.M.Boelling avait indiqué qu'au cours des conversations, le chancelier ouest-allemand ferait allusion à l'évolution menaçante de la situation en Afrique australe.Cette référence a été abandonnée dans le communiqué sur les entretiens.Menace de boycottage des JO de Montréal La France au banc des accusés à l’OUA l’ORT-LOUIS (Reuter) - Le secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (O.U.A.), M.William Etaki-Mboumoua, s'en est violemment pris à la France, hier, au cours de la deuxième journée du conseil ministériel de l'Organisation, réuni à l'ile Maurice.Il a condamné son contrat de livraison de deux centrales nucléaires à l'Afrique du sud, la façon dont elle a procédé à la décolonisation aux Comores, en permettant à la quatrième île de l'archipel, Mayotte, de demeurer dans le giron français, et ses projets pour l'indépendance de Djibouti.Le secrétaire général a accusé la France d'étre, avec les Etats-Unis.complice de l'Afrique du sud dans sa politique de répression contre les Noirs de ce pays en apportant une “contribution objective à la consolidation du régime inhumain de l'apartheid'' et en violant de façon scandaleuse les résolutions des Nations-unies"."Ces complicités, ces allian- ces", a-t-il dit viennent “de se manifester de manière particulièrement éclatante avec la conclusion récente, de contrats entre, d'une part, la France et l'Afrique du sud, et, d'autre part, les Etats-Unis et l'Afrique du sud, pour la construction de centrales nucléaires.La fourniture des réacteurs nucléaires et la livraison d’une importante quantité d'uranium enrichi."Les armes nucléaires qui sortiront inévitablement de ces centrales ne serviront pas seulement à mater la rébellion légitime des nationalistes de l'Afrique du sud, mais représentent une menace permanente pour la paix et la sécurité des Etats indépendants d'Afrique", a-t-il affirmé."Ceci est grave, d'autant plus grave, qu'il s'agit de la France, des Etats-Unis, pays qui proclament à satiété leur attachement aux principes des droits de l'homme, de l'autodétermination.pays qui développent en même temps une coopération d une grande intensité avec les Etats africains libres ", a poursuivi M.Eteki-Mboumoua.11 a estimé qu'il fallait aussi dénoncer certains pays africains complices de l'Afrique du sud, malgré les résolutions de l'OUA et sans même “l'excuse d'un environnement géopolitique implacable et inévitable." Parmi les sujets de préoccupation des Africains il a cité au premier chef "la balkanisation cynique des Comores et la pression militaire d'un colonialisme nostalgique." "Nous dénoncerons toujours cette agression perpétrée contre un Etat souverain," a-t-il dit, en ajoutant: “Mais nous devons aussi apporter au peuple frère des Comores les moyens de toutes natures lui permettant d'intensifier la lutte politique en faisant prendre conscience aux populations de Mayotte des motivations criminelles, des manoeuvres colonialistes de division.et de l'exigence de l'unité.'' Evoquant enfin Djibouti, il a dit que le territoire “s'achemi- nait, peut-être par des voies tortueuses, vers son indépendance.” “Il nous incombe," a-t-il dit, "de faire preuve de vigilance pour que l'indépendance attendue ne soit pas uiTe habile opération de récupération par la puissance coloniale, mais une entreprise consciemment organisée par tous les représentants légitimes du territoire, et notamment les mouvements de libération reconnus par l'OUA." La réunion ministérielle a adopté par ailleurs un ordre du jour de quarante-huit points dont de nombreux portent sur la situation en Afrique australe, notamment en Afrique du sud.Les émeutes des villes noires sud-africaines seront examinées sous la rubrique “‘Massacre d'Africains par le régime fasciste d'Afrique du sud".Un autre point de l’ordre du jour concerne les relations sportives entre la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du sud.De source proche de la conférence, on déclare que les pays membres de l'OUA pourraient décider de boycotter toutes les épreuves olympiques de Montréal où seraient engagés des sportifs néo-Zélandais.Mais, le climat de militantisme est tel qu'on estime même qu'ils pourraient aller plus loin et envisager de boycotter l'ensemble des Jeux ou du moins tenter d'en faire exclure la Nouvelle-Zélande.Le Benin a fait adopter un point traitant du respect des résolutions de l'Organisation.De même source, on précise que ce point viserait certains pays d'Afrique noire qui continuent, malgré les recommandations de l'Organisation, à ehtretenir des relations, directement*ou indirectement, avec Pretoria.(On estime qu'un tiers des pays membres de l'OUA sont dans ce cas).Par ailleurs, les questions, de Djibouti et du Sahara occidental ont été inscrites à l'ordre du jour et sont susceptibles, prévoit-on, de provoquer des accrochages entre les pays membres de l'OUA.À Vietnam unifié, nouvel emblème SINGAPOUR (par Reuter et iFP) — L'Assemblée nationale vietnamienne, qui siégeait de-.i Ha ' puis la veille à Hanoi, a égé saisie hier de propositions visant notamment à doter le pays d'un nouveau nom — ‘'république socialiste du Vietnam" — ainsi que d'un drapeau, d'un emblème et d'un hymne national Amine Dada président à vie NAIROBI (Reuter) — Le conseil de défense de l'Ouganda a proclamé hier le maréchal ldi Amine Dada président à vie de la république ougandaise.La décision a été annoncée lors d'une réunion mixte du conseil de défense et du gouvernement retransmise en direct à la radio ougandaise.nouveaux, a rapporté la radio de Hanoi.La station, captée à Singapour, a indiqué qu'il avait été aussi proposé que Hanoi devienne la capitale du Vietnam unifié et que Saigon soit désormais appelé Ho Chi Minh Ville.La radio de Hanoi a précisé que l'hymne national proposé est intitulé “Tien Qua Ca" (soldats en avant).Il s'agit d’un vieux chant révolutionnaire datant de la lutte contre le régime colonial français dans les années quarante et cinquante.Le drapeau comporte une étoile jaune à cinq branches sur fond rouge, auxquels s'ajoutent, pour l'emblème, deux épis et une roue dentée représentant l'agriculture et l'industrie.M.Le Duan, qui, en sa qualité de premier secrétaire du Parti des travailleurs (Lao Dong) est l'un des hommes les plus puissants du pays, a lu un rapport politique intitulé:“Le peuple entier du Vietnam est uni pour construire un Vietnam socialiste unifié".L'assemblée nationale vietnamienne est chargée d'élaborer une nouvelle constitution et de mettre en place l'appareil gouvernemental d'un pays qui aura été pendant plus de trente années déchiré par la guerre.La civilisation de consommation au Vietnam n'est pas en soi une chose condamnable, tout dépend des moyens par lesquels on y parvient: telle est en substance la réflexion qu'a livrée M.Le Duan, aux députés de l’assemblée nationale du Vietnam réunifié.' M.Le Duan, a déclaré qu’il fallait s'efforcer, d'ici quinze à vingt ans, d'achever pour l’esen-tiel de construire les assises matérielles et techniques du socialisme".En revanche, M.Le Duan a fustigé tous ceux qui au Sud "ont un niveau de vie dépassant de loin les possibilités économiques du pays" et qui ont profité “d une economic factice,' repo- sant sur la mort et la dépravation".“Il faut que ces compatriotes reviennent à la réalité, a-t-il dit, et qu'ils vivent du fruit de leur propre travail”: Enlevé par le FBI NEW YORK (AFP) — Le “New York Times" révèle que le FBI (sûreté fédérale) avait organisé l’enlèvement d’un militant de gauche pour l’intimider et l’obliger à freiner ses activités politiques.Le "Times" affirme que cet incident, de même que plusieurs autres de même nature, se sont produis au cours des cinq dernières années et, sans la nommer, cite comme source de ses informations “une personne bien placée au sein du FBI ”.Selon le journal, ie militant de gauche avait été passé à tabac par les agente du FBI dont il ne soupçonnait pas l’identité.Ils s’étaient faite passer pour des extrémistes d’extrême-droite qui voulaient l’obliger à cesser de protester contre 1 intervention américaine au Vietnam.L'enlèvement d’espions étrangers opérant sur le sol des Etats-Unis serait chose courante, poursuit le Times.C’est de bonne guerre, aurait déclaré la source du journal, et ça se pratique de part et d’autre.De Gaulle et le directoire atlantique à Trois PARIS (AFP) — Le texté du mémorandum dans lequel le général de Gaulle, ancien président de la république française, proposait en septembre 1958 un cfirectoire atlantique à trois, Etats-Unis, Grande-Bretagne et France, a été rendu public pour la première fois dans son intégralité.La revue de l’Institut Charles-de-Gaulle, “Espoir a obtenu ce document de F “Eisenhower Libraby" qui, aux Etats-Unis, vient de publier un grand nombre de documents sur le général Eisenhower.Dans ce mémorandum, un important document d'histoire contemporaine, le général de Gaulle proposait à ses deux interlocuteurs, le président Eisenhower et le premier ministre MacMillan, un directoire non plus à deux, mais à trois, pour l'Alliance atlantique, faute de quoi la France sortirait de l'OTAN.La réponse negative de ses deux partenaires devait conditionner toute la politique du général de Gaulle à l'égard des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de l'ensemble des problèmes du monde libre.Dans ce texte de trois pages dactylographiées, le général de Gaulle explique d'abord que l'Alliance atlantique ne répond plus aux nécessités du temps, et qu'au lieu de se limiter au seul secteur de l'Atlantique-nord, l'organisation devrait s'étendre à toute la surface de la terre.D'autre part, l'ancien président de la république française constate dans ce mémorandum que le monopole occidental de l’armement atomique allait bientôt cesser d’appartenir aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, puisque la France était sur le point de faire éclater sa première bombe, et qu'en conséquence cette situation devrait permettre à la France de participer aux décisions de l'Alliance.AVENDRE Sur les rives du lac des Deux-Montagnes.• Entourés d’arbres et de verdure.• À 30 minutes du centre-ville.• De superbes appartements de 1 à 3 chambres à coucher • Spacieux, luxueux et magnifiquement construits.• Insonorisés et climatisés.• Avec foyer et chauffage électrique.• Balcon et porte-patio.• Piscine chauffée et sauna.• Salles de gymnastique et de récréation.• Stationnement intérieur.• Et de nombreux autres avantages .m m -*.n Combien vous coûterait une maison sur le bord du lac des Deux-Montagnes, avec terrain boisé et aménagé de 100,000 Pi2, piscine chauffée, sauna, salles de lavage, de travail, de gymnastique et de jeux entièrement équipées, bar, foyer intérieur et extérieur, et terrain de jeux pour les enfants dans le sous-bois?Une fortune, n’est-ce pas?Non! 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samedi 26 juin 1976 Un jeune homme survit à une chute de 200 pieds par Bernard Morrier Deux seuls incidents d'importance ont été relevés, au cours des dernières heures, sur le mont Royal, où se poursuivent pour la troisième journée les festivités de la Saint-Jean.Tout d'abord, un jeune homme de 20 ans a subi de multiples fractures, tôt hier matin, après avoir fait une chute de 200 pieds, du haut de la falaise, à proximité du belvédère.Il s'agit du deuxième incident semblable en 48 heures.La victime qui demeure inconsciente à l'hôpital Royal Victoria, a été identifiée comme étant Michel Lessard.* L'agent Robert Quézel, du service des relations publiques de la police de la CUM, précise que si le jeune Lessard est encore en vie, il le doit surtout au personnel médical se trouvant sur la montagne, qui a fait diligence pour lui porter secours, car le jeune homme, souffrant en plus de graves troubles respiratoires, risquait de suffoquer à tout moment.D’autre part, un inspecteur de la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, a subi des blessures légères, après avoir été heurté par un autobus, qui s’était soudainement mis en mouvement à son insu.Il a pu regagner son domicile après traitement et son identité n'a pas été révélée.Comme durant la première journée des festivités, les unités de secours dispersées sur la montagne ont eu à traiter hier 15 personnes souffrant de coupures aux pieds.Les organisateurs de la fête demandent encore une fois à la population de n’apporter sur le mont Royal aucun contenant de verre, surtout des bouteilles, et de voir à disposer les canettes de bière et autres détritus, non pas dans les sous-bois ou sur les terrains, mais bien le long des sentiers, où la cueillette s'effectue rapidement.Les autorités prient également tous ceux qui se rendent vers la montagne en auto de laisser leurs véhicules dans des endroits où ils ne peuvent nuire à la circulation, tout en respectant les indications de stationnement.On rappelle d'autre part à ceux qui allument des feux de joie que le bois vert ne brûle pas et qu'il est donc inutile d'endommager les arbres pour tenter d’alimenter leurs feux.Enfin, le Dr Maurice Barker, psychiatre, rapportait hier que les postes drogues-secours avaient eu à traiter 16 garçons et 17 filles, souffrant d'intoxications dues à des mélanges drogue-alcool et dont la moyenne d'âge atteignait 20 ans.Quatre de ces cas ont nécessité un traitement à l’hôpital mais le Dr Barker a précisé que ceux-ci présentaient en plus des troubles psychiatriques.Il s'agirait de patients ayant obtenu un congé de quelques heures de l'hôpital Louis-H.Lafontaine (ex-Saint-Jean-de-Dieu).Fernand Séguin démissionne du Conseil des sciences pour raisons de conscience par Gilles Provost Le pionnier de la vulgarisation scientifique à la radio et à la télévision québécoise, M.Fernand Séguin, vient de démissionner de son poste au Conseil des Sciences du Canada en alléguant des motifs de conscience.M.Seguin a expliqué au DEVOIR qu'il rejette catégoriquement les implications morales et sociales du prochain avis que doit soumettre le Conseil au gouvernement canadien sur l’attitude que devrait adopter notre pays vis-à-vis du tiers monde et de la crise alimentaire imminente à l’échelle mondiale.“Si les autres membres du Conseil avaient respecté leurs engagements antérieurs et s'ils m’avaient permis d’exprimer ma dissidence dans un rapport minoritaire, je serais demeuré en place, a expliqué M.Seguin.Par contre, si on ne me permet pas d'indiquer ma dissidence, je ne peux rester au Conseil et je demande que mon nom n’apparaisse pas dans ce rapport'' Même si le texte exact de ce rapport au gouvernement est encore confidentiel, le Globe and Mail de Toronto en a publié les grandes lignes jeudi en se basant sur une entrevue avec le docteur Omond Solandt, ex-président du conseil et responsable de la rédaction du rapport.En substance, la stratégie proposée par le Conseil des sciences repose sur deux grands principes: • d une part, le Canada devrait freiner • considérablement l'immigration sur son territoire de façon à diminuer sa croissance démographique et à maintenir ainsi un haut niveau de vie pour ses citoyens.• d'autre part, notre pays devrait investir massivement dans la haute technologie de façon à doubler sa production alimentaire et à augmenter considérablement ses exportations de matières Les tests linguistiques La Commission LeRoyer adopte le même critère que la CECM par Angèle Dagenais A l'instar de la Commission des écoles catholiques de Montréal, la commission scolaire Jérôme LeRoyer a fixé à 60% le seuil de réussite aux tests linguistiques de la loi 22, pour admettre dans ses classes anglaises les enfants qui demandent une première inscription au secteur anglais.Le Bureau des écoles protestantes du Grand Montréal a pour sa part fixé ce seuil à 45%, de même que les commissions scolaires Baldwin-Cartier, Lakes-hore et Sault Saint-Louis.A Jérôme LeRoyer, troisième plus importante commission scolaire en nombre d'élèves sur le territoire de Tile de Montréal, 385 élèves seront intégrés au secteur français contre 104 au secteur anglais.A plus de 90% d'origine italienne, les parents des enfants qui ont échoué aux tests linguistiques du ministère font repasser jusqu'à dimanche, 27 juin, un test administré par le Conseil éducatif italo-québècois pour démontrer au gouvernement que leur enfant est apte à suivre une scolarité en langue anglaise.Selon un porte-parole de la commission scolaire LeRoyer un grand nombre de parents ont fait cette année de fausses déclarations se prétendant de langue maternelle anglaise, pour éviter que leur enfant ait à subir les tests, d'une part, ou qu'en subissant les tests, il échoue et soit intégré au secteur francophone.Environ 70 cas ont été relevé à Jérôme-LeRoyer où des frères et soeurs sont séparés, les uns étant intégrés au secteur anglais, les autres au secteur français.La communauté italienne a inscrite eh priorité au chapitre de ses récriminations contre la loi 22 ces séparations des membres d'une même famille.Au PSBGM, même irritation contre la loi 22: commissaires, directeurs et parents s'insurgent contre l'injustice que fait subir l'application de la loi 22 aux enfants d'immigrants qui désirent suivre leur scolarité dans le secteur anglais.week-end Samedi Le président dé la république du Sénégal, M.Léopold Sédar Senghor, présidera à 11 h à l'hôtel de ville de Granby, au jumelage de cette ville des Cantons de l'Est à celle de Joal-Kadiouth au Sénégal, ville natale de M.Senghor.* La troupe de chanteurs-solistes "Les compagnons de la Romance" donne un concert gratuit ce soir à 20 h au kiosque International de Terre des Hommes.Dimanche L'assemblée générale du Conseil de l'Age d'Or de l'Est du Québec se tiendra à compter de 9 h à l'école polyvalente de Ville Dégelis.• Le Monde à bicyclette randonnera les pistes cyclables de Longueuil et Boucherville au cours de la journée.Le départ est prévu à 10 h au YMCA, 5550 ave du Parc (coin Saint-Viateur).• Le recteur de l'Université de Montréal, M.Paul Lacoste, remettra au président de la république du Sénégal, M.Léopold Sédar Senghor, un doctorat es lettres “honoris causa" à 11 h aujourd'hui à l'Immeuble principal de l'U de M.• Le congrès général de la CSN débute dimanche pour se poursuivre jusqu'au 4 juillet au Centre municipal des congrès à Québec.Le 44éme Congrès annuel de l'Association des chefs de Police et Pompiers du Québec s'ouvre dimanche à l'hôtel Le Baron de Sherbrooke.L'Association fête son SOénie anniversaire de fondation cette année.Pour minimiser les injustices et signaler leur désaccord complet envers les tests linguistiques, les commissaires de la Commission protestante ont fixé à 45% le .seuil d’admission des enfants aux classes anglaises: 339 enfants (soit 50.59% des enfants qui ont subi les tests) seront donc admis au secteur anglais tandis que 331 ^ autres devront fréquenter les classes françaises de la commission scolaire.Le PSBGM a envoyé une longue lettre au ministre de l'Education, M.Jean Bien-veune, dans laquelle la commission scolaire relève en une dizaine de points ses griefs contre la loi 22 et son application dans les écoles québécoises.Le PSBGM demande l'abolition des tests linguistiques qui visent principalement les enfants de maternelle et de première année de l'élémentaire et dont la commission scolaire protestante conteste la validité même et les conditions dans lesquelles s'est fait le testing cette année.La lettre mentionne entre autres l'exclusion des parents lors des séances de testing, l'insensibilité des personnes qui ont administré les tests aux jeunes enfants, la rigueur des tests qui ne tenaient aucunement compte des enfants en difficulté d'apprentissage et même des divers stages de développement psycho-moteur des enfants dits normaux, etc.Selon un porte-parole de la commission scolaire protestante, la loi 22 entache la réputation du Québec auprès des néocanadiens et ne fait qu'aggraver les conflits des deux communautés linguistiques québécoises.Les professeurs du cégep Vanier feront grève lundi Les 68 professeurs du cégep Vanier, qui assurent l'enseignement de la session d été de 1700 étudiants, ont décidé d'enfreindre une fois de plus la loi 23 et de débrayer à compter de lundi pour une période illimitée, parce que l’administration refuse de les rémunérer selon les nouveaux taux horaires en vigueur depuis l'entente intervenue entre la FNEQ et le gouvernement.Rappelons que les enseignants n'ont pas le droit de faire la grève ou tout ralentissement de l’activité normale dans les collèges ou commissions scolaires jusqu’au 30 juin 1976, selon l'article 3 de la Loi 23.Les professeurs du cégep Vanier qui ont débute la session d'été le 7 juin n'ont reçu aucune rétroactivité et, selon le président Jugement attendu le 16 juillet dans le procès de Violi Paolo Violi connaîtra du juge Guy Guérin, le 16 juillet,' le résultat du, procès qui vient de lui être fait pour avoir présumé-ment comploté pour faire battre un dénommé Pasquale Tullio, lequel fut effectivement battu par un employé de Violi d'après l'acte d'accusation.Dans ce procès toutefois, il se trouve que la Couronne et la Défense tombent d'accord pour attaqüer la crédibilité des dépositions du présumé complice, Michel Cutone, et de la présumée victime, Tullio.En rendant jugement dans trois semaines, le juge Guerin devra décider si le ministère public a de fait prouvé hors de tout doute raisonnable les éléments essentiels de l’accusation, dont le libellé fut amendé encore hier.Violi a-t-il réellement comploté avec Cutone pour mettre à la raison un jeune jugé importun par Cutone?Et ce, entre le 30 juin et le 11 juillet premières.Les opposants à ce programme, M.Fernand Séguin et Ursula Franklin (de l'Université de Toronto), répliquent que cette stratégie équivaut à créer un petit club de privilégiés conformément à la stratégie américaine qui tehte d'opposer le “club de la nourriture" au “club du pétrole’.On rappelle aussi les déclarations récentes de M.Kissinger pour qui les pays qui désirent une aide alimentaire doivent voter “du bon bord" à l’ONU.La haute technologie à laquelle on fait allusion implique une participation massive des grandes compagnies multinationales, des investissements importants de la part du capital étranger et la construction, dans notre pays, de plus d'une centaine de centrales nucléaires pour fournir l'énergie nécessaire à ce vaste rèenligne-ment de nos ressources, souligne M.Séguin en faisant allusion à des détails qui ont été pudiquement éliminés de la version finale du rapport."Les belles expressions généreuses de ce document font croire que tout cet ef- UN: congrès du “bon sens'’ en octobre L’Union nationale, dont le conseil exécutif a tenu sa première réunion jeudi, se préparera cet été à l'éventualité d'élections hâtives bien que le congrès d'orientation politique ne doit avoir lieu à Montréal que les 1er, 2 et 3 octobre.Me Michel Côté, président du conseil exécutif, a déclaré que ce congrès serait axé sur ‘Te bon sens" aux fins de trouver une formule politique apte à satisfaire les aspirations de la majorité des Québécois.Le comité des conseillers politiques se réunira plusieurs fois cet été pour préparer le programme politique qui sera soumis aux délégués unionistes à l'automne.Entre-temps, toujours dans le cadre des activités estivales de l'Union nationale, le chef du parti, M.Rodrigue Biron, entreprendra une tournée provinciale à la mi-juillet dans le but de rencontrer la population et les militants unionistes de toutes les régions du Québec.Les services ambulanciers subventionnés QUEBEC (PC) — La politique de subventions des services d'ambulance, rendue publique en avril 1975, sera mise en application au cours des prochaines semaines, a-t-on annoncé au ministère des Affaires sociales.Les subventions accordées couvriront la différence entre le nombre réel de sorties effectuées dans une année et la norme de 400, fixée comme seuil de rentabilité.Les 11 centres hospitaliers désignés à cette fin publieront des appels d'offres entre le 2 et le 5 juillet concernant les zones admissibles au régime de subventions dans leur région.Les soumissions reçues seront transmises à, un jury régional d évaluation formé de trois membres représentant la direction du centre hospitalier, le département de santé communautaire du centre et le Conseil régional de la santé et des services sociaux.fort sera fait pour aider les pays démunis,” dit-il.En réalité, le prix de la nourriture augmentera tellement que les pauvres seront totalement incapables de l'acheter.Les surplus canadiens seraient donc vendus à d'autres pays riches, de façon à améliorer notre balance de paiements, comme on dit dans le jargon économique." “La réalité, derrière tout cela, c'est qu'on voudrait voir le Canada s'engager dans l'impérialisme alimentaire aux côtés des Etats-Unis pour que les pays affamés soient obligés de venir manger dans notre main", dit-il aussi.Dans l'entrevue qu'il a accordée au Globe and Mail, M.Solandt affirme que le Canada sera davantage en mesure d 'aider les autres pays et de demeurer un lieu où il fait bon vivre si sa population augmente lentement.A ses yeux la population canadienne ne devrait augmenter que de cinq à sept millions d'individus d'ici la fin du siècle.Même si notre taux naturel de fertilité demeure aussi faible que maintenant, il faudra limiter l'immigration nette annuelle à 50,000 personnes, indique M.Solandt.L an dernier, l'immigration nette était de 143,000 personnes.“A mon avis, dit-il, il est impensable de vouloir réduire la pression démographique dans le monde en ouvrant nos portes aux immigrants.Comme la population mondiale augmente de 70 millions d'individus .par an, même le fait de doubler brusquement la population actuelle du Canada r.e ferait que retarder le problème de quatre mois.” fil >5 .W*m< A !!fl§ Bi AM'' XX ': ¦ \ \ S ’ .M.Fernand Séguin "De plus, souligne-t-il.notre climat est tellement froid et notre niveau de vie tellement élevé que ces immigrants consommeraient une quantité disproportionnée d’énergie et de nourriture.Le Canada peut nourrir quatre ou cinq fois plus de monde en exportant son blé qu'en accueillant des immigrants." Voir page 6: Séguin L’ordre du Canada à 65 citoyens OTTAWA (CP) — L'ex-président de la Société Radio-Canada et une ex-ministre des Finances à Ottawa, MM.Laurent Picard et Walter Gordon, figurent parmi les b5 nouveaux membres de l'Ordre du Canada.MM.Picard et Gordon, ainsi que Mme Helen S.Hogg, une astronome de Richmond Hill en Ontario, deviendront "compagnons", la plus haute distinction de l'Ordre créé en 1967 à l'occasion du centenaire, lors d une cérémonie d'investiture qui se déroulera au Parlement canadien.Outre ces trois nouveaux compagnons, on retrouve 21 officiers et 41 membres parmi les Canadiens dont le gouvernement vient de reconnaître le mérite parti-1 culier pour l'avancement de leur patrie.On compte parmi les officiers, MM.Michel Bélanger, president de la Banque provinciale du Canada; Jean-Paul Gi-gnac, président de Sidbec et Sidbec-Dosco; Napoléon LeBlanc.directeur de l'éducation permanente à Laval; Heinz E.Lehmann, directeur de la recherche au Douglas Hospital Centre de Montréal, Séraphin Marion, professeur émérite à l'université d'Ottawa; Mme Mariette Rousseau-Vermette de Sainte-Adèle; M.Adélard Savoie, ex-président de l'univer-sité de Moncton.LE CENTRE DES ARTS VISUELS OFFRE UN DIPLÔME EN ARTS APPLIQUÉS ET DESIGN Programme d'études de trois ans conduisant à l'obtention d'un diplôme en arts appliqués et design avec spécialisation en céramique ou textiles.Ce diplôme certifie que l'étudiant a complété avec succès un programme d'études d'au moins 1.170 heures et obtenu 39 crédits (13 crédits par année).INSCRIPTION: Jusqu'au 30 juin 1976 pour l'année scolaire commençant en octobre 1976.Centre des Arts Visuels.350 avenue Victoria, Montréal.Pour de plus amples renseignements: (S 14) 488-9559 visual arts centre centre des arts visuels 350 victoria avenue montreal.Quebec H3Z 2N4 du syndicat des professeurs, M.David Payne, n'ont aucune garantie qu'ils en recevront pour leur enseignement cet été.Les nouveaux taux horaires sont de $19, $22 et $26, selomla scolarité de l’enseignement au lieu de $14, $19 et $22.Lés 68 professeurs du cégep Vanier qui ont déciaé de boycotter la session de cours d’été sont à 80% membres du personnel régulier de l’institution.Ils considèrent qu'il est normal qu’ils soient payés au nouveau tarif et exigent une rétroactivité à partir du 7 juin, début de la session d'été.Selon M.Payne, Vanier est le seul cégep jusqu'à maintenant à avoir-décidé de mener une action de cette envergure et espère qu'il sera suivi par toutes les institutions qui dispensent des cours d'été.1972?Une partie des témoignages porte que Tullio n’aurait été battu que plusieurs mois après la période précisée dans la plainte.Tullio a des souvenirs plutôt flous quant aux dates de ces événements et 3uant à Cutone, il a été déclaré témoin éfavorable à la Couronne qui l’avait assigné à comparaître.Violi possède une fabrique de glace ou “gelateria" et livrait ses glaces au “Bel Air”, établissement appartenant à Cutone, Ce dont est saisi le tribunal, c'est que Violi et Cutone se soient concertés aans le but d’éloigner du “Bel Air” le jeune Pasquale Tullio, débiteur de Cutone qui insistait, d'après Cutone, pour venir narguer sans arrêt le propriétaire de l’établissement qui considérait Tullio comme un indésirable.UNIVERSITE DE SHERBROOKE FACULTÉ DES ARTS Programmes des 2e et 3e cycles LETTRES ET SCIENCES HUMAINES MAÎTRISES ÈS ARTS MAÎTRISES PROFESSIONNELLES ECONOMIQUE Champs: tout domaine relevant de l’enseignement traditionnel de l’économie; en particulier l’économie québécoise et l’économie coopérative.Avec mémoire, - Sans mémoire (3 trimestres).ÉTUDES ANGLAISES Champ: littérature canadienne comparée.ÉTUDES FRANÇAISES Champs: 1) , littératures québécoise, française et francophone; 2) linguistique; en particulier la socio-linguistique et le franco-québécois; 3) création.Disciplines: 1) linguistique; 2) sémiotique du texte littéraire; 3) littérature comparée; 4) animation (théâtre) et création; 5) sémiologie de l’image.GÉOGRAPHIE Champs (villes petites et moyennes): 1) géographie physique; 2) aménagement régional et urbain; 3) géographie sociale; HISTOIRE Champs: 1) histoire québécoise et régionale; 2) histoire européenne: la Renaissance, les 18e et 19e siècles.Sessions régulières ou intensives.PHILOSOPHIE Champs: auteurs classiques et histoire de la philosophie occidentale; en particulier la philosophie des sciences et la philosophie politique.PSYCHOLOGIE Champ: psychologie des relations humaines.Trois trimestres.Rapport-synthèse.SERVICE SOCIAL Champs: programme centré sur l’analyse du système québécois de services sociaux, avec 4 options: recherche sociale, administration sociale, intervention sociale personnelle et intervention sociale collective.Sessions intensives adaptées aux personnes sur le marché du travail, Sessions réparties sur 2 ans pour les titulaires d’un baccalauréat en.service social.Sessions réparties sur 3 ans pour les titulaires d’un baccalauréat dans une discipline connexe.I DOCTORATS ETUDES FRANÇAISES littérature québécoise; - littérature française; - littérature francophone; - linguistique; - création.Aide financière Nombreuses bourses disponibles et possibilité de travail ré munéré dans des projets de recherche à l’intérieur de plusieurs départements ou dans les centres d’études de la Faculté: Centre d’études des littératures d’expression française, Centre d’études de la Renaissance, Centre d’études en économie coopérative, Chaire de coopération.Pour renseignements: Faculté des arts / Secrétaire Université de Sherbrooke Sherbrooke, Québec J1K 2R1 Pour l’admission: Bureau du registraire Université de Sherbrooke Sherbrooke, Québec J1K 2R1 -» & * & » éditorial Souci de la sécurité ou fanatisme?On se demandait hier si, dans le conflit actuel de l'air, les principaux intéressés obéissent vraiment à des preoccupations sécuritaires ou s'ils n’entendent pas s attaquer à la politique même du bilinguisme.On devrait savoir d’ici quelques heures ce qu’il en est, à ce propos, des pilotes et des contrôleurs du trafic aérien.Au cours de ses discussions d’hier avec les porte-parole des deux groupes, le ministre fédéral des Transports, M.Otto Lang, a en effet accepté d’élargir à leur demande le mandat des deux commissaires appelés à examiner les conditions dans les-uelles pourra être implanté le bilinguisme ans les services aériens du gouvernement fédéral au Québec.Une fois acquis ces élargissements qu’ils tenaient pour essentiels, une fois acquise également la promesse renouvelée du gouvernement ou’aucun changement ne sera apporté aux règlements actuels sans l’aval exprès des commissaires-enquêteurs, les justifications qui pouvaient excuser la grève illégale des pilotes perdent toute réalité.S’ils décident malgré tout de rester en grève, on saura qu’ils obéissent à des motifs autres que ceux qu’ils invoquent publiquement.De ces motifs auxquels le gouvernement ne saurait céder pour aucune considération, le Globe and Mail d’hier fournissait dans son édition une illustration tragiquement éloquente.• Sous la signature commodément anonyme de “Voice of Canada League ”, un groupe inconnu de citoyens anglophones avaient retenu une page complète du Globe and Mail de vendredi afin d’y présenter leur version du litige actuel.Or, ne serait-ce que parce qu’à plusieurs endroits, les auteurs laissent voir qu’ils ont eu des contacts étroits avec les pilotes et les contrôleurs du trafic aérien, leur prose est fort instructive quant à l’idée qu'ils se font de concepts délicats comme la discrimination, le racisme, les droits culturels, le bilinguisme et l'unité du Canada.Le thème-clé de cette page publicitaire est évidemment la sécurité du public-voyageur.Parlant des grévistes qui causent un tort énorme à l’économie du Canada, les auteurs ne manquent pas de souligner “que ces hom-lae.-: .gissent à leurs propres frais afin de protéger leur propre vie, ainsi que celle de leurs êtres chers et du public contre le gouvernement”.Sauf un passage libelleux où ils insinuent malicieusement que la France aurait été le théâtre de quelques-uns des plus graves accidents d'aviation parce qu'on y pratique le bilinguisme dans les tours de contrôle, on cherche cependant en vain dans le texte de la Voice Canada League le moindre passage qui pourrait être accepté comme un début de preuve à l'appui des prétentions des pilotes et des contrôleurs au Canada même.Le texte est farci d’impératifs catégoriques qui ne prouvent rien, d'hypothèses farfelues qui procèdent la plupart du temps de prémisses fausses.On y cherche en vain des arguments qui traitent directement du problème qui se pose au Québec et qui en traitent surtout en des termes qui se rapprochent quelque peu de la réalité.A lire ce manifeste, on croirait que les pauvres anglophones sont victimes d’une cruelle discrimination linguistique au Canada même.Si tout cela ne menaçait pas d’être pris au sérieux par des milliers de Canadiens, il y aurait tout juste lieu d’en rire.Tout comme il y aurait lieu de tourner en ridicule la prétention des auteurs du manifeste voulant que les mesures prises ou envisagées par le gouvernement fédéral dans le domaine des services aériens s’inscrivent dans un vaste programme de subversion visant à détourner de leur but et de leur esprit les institutions du Canada.Il y a malheureusement lieu de s’inquiéter de cette renaissance du fanatisme.Car outre qu’elle trahit l’existence de sentiments qu’on croyait en déclin, elle montre que, loin d’être morts, ces sentiments s’alimentent aujourd’hui à maints prétextes souvent très vraisemblables.Le conflit actuel, signalait hier M.Trudeau, a fait voir l’existence dans le pays “d’un courant profond et sourd de méfiance à l’endroit de la politique de bilinguisme”.Pour appuyer cette constatation, le premier ministre n’aurait pu trouver meilleur exemple que la page publiée le même jour dans le Globe and Mail par cette association familière avec les griefs des pilotes et des contrôleurs qui s’appelle la “Voice of Canada League”.• Dans l’application de la politique de bilinguisme au domaine de l’aviation, de nombreuses erreurs ont sans doute été commises.Les plus récentes et les plus déplorables ont eu lieu en relation avec la création de la commis-s on chargée d'enquêter sur les conditions qui devront présider à l’implantation du bilinguisme dans les tours de contrôle.Le gouvernement qui a commis ces erreurs doit être soumis à la critique vigoureuse et sans quartier non seulement de ceux qui sont appelés à en porter les conséquences mais aussi de la presse et des partis d’opposition.Mais on semble oublier trop facilement, dans certains milieux, dont le Globe and Mail, qu’un devoir permanent de retenue et de modération s’impose à tous les citoyens responsables quand ils discutent de sujets directement reliés à l'unité du pays.Depuis quelques mois, on attaque sans scrupule à peu près tous les aspects de l’action du gouvernement fédéral qui mettent en cause soit des hommes politiques francophones, soit des secteurs directement reliés au bilinguisme.A force de monter en épingle tel aspect comique mais secondaire ou tel écart croustillant mais fort peu pertinent au débat public, on finit imperceptiblement par discréditer les politiques mêmes dont on prétendait au début ne mettre en cause que certaines modalités.Cela peut être de bonne guerre au plan < électoral, mais à la longue, c'est l’unité du pays que l’on attaque et mine à chaque fois qu'on en traite de manière irresponsable.Les porte-parole des pilotes et d’un certain secteur de l’opinion anglophone ont fait valoir avec force jusqu’à présent les considérations - sécuritaires qui plaident en faveur d’une > grande prudence dans l’implantation du bilinguisme dans les tours de contrôle des aéroports.On leur demande seulement d’accorder autant d’attention aux arguments non moins importants qui pressent le gouvernement d’agir dans le sens d’un élargissement du bilinguisme àtt ftein du monde de l’aviation.Les zélotes de la Voice of Canada League s’inquiètent à juste titre des vies qui pourraient être mises en danger par une imposition inconsidérée de politiques linguistiques imprudentes dans les tours de contrôle.Leur est-il même venu à l’esprit que des vies ont depuis longtemps été mises en danger au Québec même par l’interdiction systématique dont le français a été l’objet dans ces lieux?Une vie francophone vaudrait-elle moins, par hasard, qu’une vie anglophone?• Ne serait-ce que pour dissiper une fois pour toutes les malentendus graves qu’avait provoqués son accession trop facile au pouvoir en 1968, il fallait peut-être que, huit ans plus tard, M.Trudeau soit témoin d’excès de démagogie et de défis honteux et sauvages qui montrent comment demeure lente l’évolution de ce pays qu’il croyait avoir conquis.Les frustrations que l'on retient sont plus dangereuses que celles que l’on laisse éclater au grand jour.En ce sens, la grève illégale des pilotes aura, souhaitons-le, l'effet d’une sorte de “catharsis” qui devrait permettre à ce pays de se ressaisir dans la voie de la raison.Mais il presse que soit ramenée au niveau technique où elle pourra être résolue l’épineuse question du bilinguisme dans les services aériens.Il presse tout autant qu’ayant obtenu l’assurance qu’une enquête impartiale et complète aura lieu et qu’aucun changement important n’interviendra entre-temps, les pilotes remettent en marche les services aériens sans lesquels le Canada n’est plus qu’une vaste juxtaposition de provinces coupées les une des autres.Au Québec, certains, comme le président de la SSJB de Montréal, ne voient évidemment dans les difficultés qui ont surgi avec la grève des pilotes qu’une confirmation nouvelle de l’impossibilité du “rêve canadien”.Loin d’être négligeables, ces éléments sont nombreux et bien organisés.Et les évènements actuels ne font pas tort à leur cause, loin de là.Mais plus nombreux encore sont les Québécois qui maintiennent leur confiance envers M.Trudeau dans cette affaire.Toute solution digne et raisonnable que le chef du gouvernement et ses collègues pourront trouver sera accueillie ici avec intérêt et respect.Il ne leur serait cependant pas pardonné de concéder le moindre pouce de terrain au fanatisme, où qu’il loge.Claude R Y AN La bataille du bilinguisme Trudeau: on verra si les gens y croient Voici la transcription des remarques du premier ministre aux journalistes, hier, à Ottawa telle qu’établie par le service de presse de son bureau: Q: M.Trudeau, vous semblez interpréter l'immobilité de la CALPA et de la CATCA dû au fait que, en somme, vous ne comprenez pas pourquoi ces gens-là n’attendent pas le rapport final de la commission Chouinard-Sinclair, et vous interprétez cela comme étant une question plus d'unité nationale, en somme, que de sécurité comme ils l’allèguent à travers les média.R: Oui, je vois la chose assez simplement: ou bien c'est une question technique et on ne peut pas garantir la sécurité par des vols dans les deux langues.Si c’est cela, ce qu’on trouve techniquement, eh bien on continuera de voler uniquement en anglais.Mais si on peut voler d’une façon bilingue, si les tours de contrôles et les pilotes peuvent choisir l’anglais ou le français dans les aéroports de Québec sans qu’il n'y ait aucun danger pour la sécurité, à ce moment-là cela devient une question de principe.Comment est-ce qu’on répond à la question de principe?Si un pilote francophone du Québec ne peut pas voler dans sa province (dans notre province, on parle en français à un contrôleur francophone, sachant qu’il n’y a aucun danger pour la sécurité) je trouve qu’on rejette le bilinguisme d’une façon absolument catégorique et à ce moment-là, je pense que les Québécois ont le droit de se demander: Bien, à quoi ça tient toutes ces déclarations formelles sur le bilinguisme?C’était seulement de la théorie ou c'est de la pratique?Q: C’est donc dire que l’allocution que vous avez prononcée mercredi soir pour rétablir les faits au sein du Canada anglais aurait tombé dans l’oreille d’un sourds?R: Bien, on verra.Les parties en cause sont en train de négocier à l’heure actuelle avec le ministre des Transports, il se peut que ce soit là aussi une question de me&ntente, une question d interprétation erronnée de la réalité, mais on répété à qui veut l’entendre que la sécurité doit venir d'abord.Comme je l'ai dit à la télévision et à la radio l'autre soir, si j'ai le choix d’atterrir en français ou en sécurité, j’aime mieux atterrir en sécurité, mais si je peux atterrir sécuritaire-ment et en français, alors je n’ai aucune objection à ce que j'atterrisse en français.Q: Est-ce que le choix se pose vraiment entre la sécurité et le français?Est-ce qu’il y a une contradiction entre le fait d’atterrir en français et la sécurité?On a l'impression que lorsqu’on invoque l’argument de sécurité on es- saie de dire que le français dans les communications aériennes, c’est synonyme d'insécurité.R: C’est ce que les techniciens nous diront.C’est pourquoi nous avons nomme une commission d’enquête, c'est pourquoi nos experts au ministère des Transports sont en train, avec des machines très compliquées, d'étudier tous les cas possibles où la sécurité peut être en jeu si on emploie plus qu'une langue.Et ce qu'on dit, c'est que si la sécurité ne peut pas être préservée, eh bien il n'y aura pas de bilinguisme.Et je suis convaincu que les pilotes canadiens et les Canadiens français en général, les pilotes francophones, sont les premiers à le comprendre.Personne ne tient à voler dans des conditions où sa vie est en danger.Et si ça suppose que tout le monde se parle une langue unique, eh bien tout le monde parlera une langue unique.Bien c'est ce qu’il faut étudier.On sait que dans d'autres pays on vole dans plus qu’une langue.Est-ce que c'est parce qu’ils ont moins de vols, est-ce que leurs gens sont plus intelligents, est-ce que leurs machines sont plus compliquées?Je ne le sais pas, mais on va etudier cela.Mais si c’est possible sans atteinte à la sécurité, même en ajoutant à la sécurité, si c’est possible d’opérer dans le Québec dans les deux langues, je ne vois pas comment est-ce que quiconque puisse s’y opposer.A moins, en effet, qu’ils disent: Eh bien, on ne croit pas vraiment au bilinguisme.Q: Il y a plusieurs années que la loi des langues officielles est en vigueur: est-ce que vous avez l’impression de reculer dans le temps et de refaire tout le débat sur le bilinguisme encore une fois?R: Oui, je pense que oui.La réponse est qu’il faudra constamment repéter et faire comprendre ce qu'on entend par bilinguisme.Remarquez bien que les fautes ne sont pas uniquement d'un côté dans ce domaine.On trouve encore dans les bureaux de poste de Montréal des gens qui refusent de servir un client en anglais, par bêtise, par fanatisme.Et malheureusement la province de Québec n’a pas appuyé notre politique du bilinguisme.Cela aurait été plus facile pour nous à Ottawa de vendre le bilinguisme au pays si on avait eu l'appui massif des Québécois.Mais à partir du moment où les Québécois disent: “Ah, cela on s’en lave les mains, c'est à vous à Ottawa de vendre cette politique-là, nous, chez nous, on va s’occuper de notre propre petite affaire", cela ne nous aide pas beaucoup.Je ne parle pas juste au gouvernement.Je parle des Québécois, je rie des média, qui nous ont souhaité nne chance avec le bilinguisme et on ne voit pas une très grande croyance à la gageure bilingue sortant du Québec.Et ça, évidemment, ça nous enlève des appuis.Q: Parlant de gens qui vous ont souhaité bonne chance, l’Opposition a appuyé le principe de la loi des langues officielles, mais on n’a pas tellement l'impression qu’en ce moment elle vous aide dans la tâche de convaincre les pilotes et les contrôleurs aériens de retourner au travail.R: Eh bien, M.Clark et M.Broad-bent ont fait une déclaration assez catégorique demandant aux pilotes de retourner au travail.Dans ce sens-là ils nous aident, ils nous appuient.Ils soulèvent, à mon impression, des questions qui créent des entreprises en diversion lorsqu’ils parlent du coût, et des choses semblables.Je ne trouve pas que cela aide beaucoup, mais sur le fond, Ils ont appuyé le gouvernement et c’est maintenant aux pilotes eux-mêmes à comprendre.Q: M.Clark vous a accusé de faire .de la provocation en disant que les pilotes sont opposés au principe même du bilinguisme.R: M.Clark peut toujours se débrouiller avec ses accusations.Moi je pense que ma position est très claire.Q: Jusqu’à quel stade allez-vous demeurer conciliant avec CATCA?R: Eh bien, on n'a pas le choix.On ne peut pas céder là-dessus.On ne eut pas dire tout à coup: Eh bien, le ilinguisme, on ne l'applique pas à partir du moment où un groupe puissant et bien payé au pays s’y oppose.Le gouvernement est le gouvernement, la politique du bilinguisme a été appuyée par tous les partis en Chambre.On ne peut pas permettre qu'un groupe si puissant et influent soit-il, contrecarre la volonté du Parlement.Q: Est-ce qu’on doit anticiper que lors de la prochaine élection générale le bilinguisme reviendra comme étant un des items majeurs de votre campagne?R: Oh.qui sait?Je pensais bien qu’on l’avait mise de côté cette question-là, en ‘68, au moment où le pays a appuyé une politique de bilinguisme.Mais une politique de bilinguisme, cela ne veut pas dire seulement en théorie, cela veut dire que dans les faits, il faut l'appliquer.Puis des fois, ça coûte cher, puis aes fois ça cause des difficultés.Alors c'est là qu'on verra si les gens y croient vraiment ou pas.S'ils n’y croient pas, certainement qu'il faudra refaire la cam- .pagne là-dessus, parce que le Parti libéral, qui est identifié au bilinguisme serait balayé si les gens s'opposent au bilinguisme, si on ne peut pas leur faire comprendre pourquoi il en va de l’unité du pays.La SSJB de Montréal: le sursis s’épuise A l’issue d’une séance de son conseil général, la Société Saint-Jean Baptiste de Montréal, par son président, M.Jean-Charles Desroches, a émis hier le communiqué suivant: La guérilla déclenchée par les pilotes et contrôleurs aériens du Canada anglais contre l'usage du français dans le ciel québécois rappelle à tous les Québécois qui l'avaient peut-être oublié, que seul T Etat québécois peut vraiment garantir leur langue sur leur propre territoire.En d’autres termes, le Québec n’est pas la béquille du français, mais bien sa locomotive et seuls des égarements passagers ou des accès de fievre ont pu laisser croire qu'il en irait autrement.M.Pierre-Elliott Trudeau avait déjà dit sur les ondes de Radio-Canada qu'il irait tout simplement vivre aux Etats-Unis si jamais la politique du bilinguisme from coast to coast ne trouvait pas preneur au Canada anglais.Les délinquants linguistiques que sont les pilotes et contrôleurs aériens en sont même rendus à vouloir empêcher l’usage du français même au Québec.M.Trudeau se prépare-t-il à faire ses valises?La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal croit depuis longtemps déjà que le bilinguisme pan-canadien est un rêve en couleurs.Rêve généreux peut-être, mais rêve impossible de toute manière.Ce rêve des fédéralistes québécois qui sont à Ottawa aura eu pour résultat d'avoir donné un sursis de quelques années au Canada-Uni et d'avoir retardé l'échéance historique de la rencontre des Québécois avec leur destin national.Car c’est le propre des Québécois de donner sa chance au coureur.Tout semble indiquer que le coureur est en train d’épuiser ses chances.Ainsi, tant et aussi longtemps que les Québécois se sont contentés de miettes de respect pour leur identité nationale française, genre chèques bilingues, le Canada anglais a donné certaines apparences de tolérance, mais dès qu'il s'agit de choses sérieuses, nos voisins du Canada anglais ne jouent plus.Ils veulent reprendre leurs billes et s’en aller jouer entre eux.Et ainsi, ce que la Saint-Jean-Baptiste de Montréal répète depuis des années, que l’avenir des franco-Volr page 6: Bilinguisme ^ _______L’ancien et le nouveau_______ La foi d’Abraham par JEAN MARTUUCCI L'histoire d'Abraham donne le vertige.'Quand je me mets à réfléchir sur Abraham”, écrivait Kierkegaard, “je suis comme anéanti.Je ne peux comprendre Abraham; en un sens, je ne peux rien apprendre de lui sans en rester stupéfait”.Si on s en tient à la critique, l'histoire et l'archéologie, Abraham n'a rien d'exceptionnel.Il n’est qu’une goutte dans la mer humaine des migrations massives qui secouèrent la Mésopotamie et refluèrent jusqu’en Egypte, dans la première moitié du second millénaire avant Jésus-Christ.Nomade en voie de sédentarisation, il parcourt la terre de Canaan.Avec le temps, les traditions historiques d'Israël en firent l'ancêtre de tous les Israélites.On relia son départ de Mésopotamie a une volonté divine.On lutta contre les rites cananéens d'immolation d’enfants en racontant que Yahvé lui-même était intervenu à la dernière minute pour qu’Isaac ne fût pas sacrifié par son père.Mais l’approche historico-critique, pour légitime qu elle soit dans un premier temps, ne rend pas vraiment compte de la signification biblique de l'histoire d'Abraham ou de quelque autre page de la Bible.Car Abraham, pour la Bible, c'est d'abord celui qui “partit sans savoir où il allait” et celui qui, “mis à l'épreuve, offrit résolument, par la foi, Isaac en sacrifice, alors même que c'est son fils unique qu'il sacrifiait, alors même qu'il avait reçu les promesses disant que c'est en lui, Isaac, qu'il aurait une postérité pour son nom" (Epître aux Hébreux).Abraham prit le risque de quitter sa patrie et le risque de monter au mont Moriyya.Dans l'un comme dans l'autre cas, il ne tenait pas en main la certitude rationnelle de l’issue et même, ^dans le sacrifice d'Isaac, il allait accomplir un geste qui compromettait irrémédiablement l'accomplissement de son espérance.Abraham fait du paradoxe le tissu même de son existence.Celui qui ne désire que se fixer va de campement en campement.Celui qui veut une descendance est prêt à immoler son fils unique.Dieu lui-mème n'apparaît à Abraham que sous l'angle du paradoxe car son propre commandement de sacrifier Isaac se dédit à la dernière minute.Et.dans le coeur d'Abraham, le paradoxe est vécu jusqu'au paroxysme car la joie inonde Abraham, qu'il sacrifie vraiment son fils et qu’un bélier le remplace miraculeusement.Abraham ne peut être saisi qu'à travers ces attitudes qui frisent l'absurde.“Ou bien", écrit Kierkegaard, "il nous faut biffer d’un trait l'histoire d'Abraham, ou bien il nous faut apprendre l'effroi du paradoxe inouï qui fait le sens de sa vie, afin de comprendre que notre temps peut être joyeux comme tout autre, s'il a la foi”."C'est par la foi seulement qu'on ressemble à Abraham", écrit encore Kierkegaard, toujours dans "Crainte et tremblement".La foi part toujours sans savoir où elle va car elle est essentiellement un risque.Elle va par mille détours à travers les sentiers sinueux de notre existence nomade.Elle croit au pays où se fixera sa descendance, mais nulle preuve ne satisfait alors la raison car "la foi, dit encore Kierkegaard, “commence précisément où finit la raison ".La foi commande même qu'on soit prêt à sacrifier ses points d'appui et qu'on accepte de voir en Dieu les plus angoissants contraires.Mais elle inonde de joie le coeur de l'homme car elle lui fait découvrir dans le Dieu d'Abraham et d'Isaac un Dieu " capable même de relever d'entre les morts" (Epitre aux Hébreux).LIBRE OPINION , La solution des conflits de travail ne réside pas dans l’injustice par SERGE MARTEL Je travaille comme aide-infirmier dans une clinique de la ville.Cette grève, qui vient de sévir dans la plupart des services hospitaliers et qui n’est pas encore réglée définitivement, me touche de près mais sûrement pas autant que tous ces gens qui ont besoin de soins.Les opérations chirurgicales jugées nécessaires sont reportées à plus tard.Cela s'est avéré fatal dans certains cas, les soins sont négligés et les hospitalisés sont renvoyés chez eux à la hâte.Ceux qui ont le plus besoin d'aide se retrouvent pratiquement.seuls et sans aide.Comme tant d'autres, l’injustice me révolte.Présentement, je suis contre cette grève et ne suis pas le seul.Je comprends que plusieurs puissent se sentir lésés dans leur droit à une situation plus confortable, mais de là à utiliser des malades, des blessés, comme levier, pour avoir gain de cause dans leurs revendications, il y a une marge! Ce que l'on fait là, c'est du chantage.Et je souligne ici que cela se produit dans un des pays où le niveau de vie est déjà des plus élevés dans le monde, et où les salaires sont en général bien suffisants, si l'on considère la multiplicité des faux besoins que l'on se plaît à entretenir.C'est le comble de l'inconscience, de la stupidité ou de la mauvaise volonté.On nous fait examiner à la loupe tous nos petits bobos pour en faire des griefs, contre les patrons et le gouvernement et des prétextes au défoulement collectif qui engendrent en des actes très discutables tel l'utilisation de tiers comme levier dans des revendications.Mais on se garde bien d’attirer notre attention sur tout ce dont nous jouissons et abusons déjà, sur notre responsabilité actuelle, très réelle, de la situation que vivent des millions d'hommes, ceux qui croupissent et meurent dans la misère noire de la faim, de la soif de la vermine et de la maladie, à cause de notre apathie et de notre consommation effrénée.On ne nous parle pas beaucoup des milliers de nos frères, qui sont pris dans le tourbillon infernal de la guerre, sur plus du tiers du globe.Mais on nous parle beaucoup ge nos petits bobos.Ce serait très drôle si ce n était pas si tragique et si bien planifie.Car on n'enflamme pas les masses aussi facilement et l'on n'arrive pas aussi bien à en faire ce que Ton veut avec des considérations de ce genre.Le grand tort de ces beaux apôtres modernes que veulent être nombre de nos syndicalistes et politiciens, des deux côtés, c'est de se gargariser de faux problèmes, trop souvent, et d'éviter soigneusement les vrais, ceux devant lesquels on se sent naturellement désarmés et pour la solution desquels il faut nécessairement reconnaître ses propres limites et faire appel à ce qu'il y a de meilleur dans l'homme.J'ai la ferme conviction que, pour des hommes dignes de ce nom, il y a moyen de discerner les vraies valeurs et les vraies priorités des fausses, les absolues, des relatives.Parmi ces valeurs et ces priorités, je vois le respect de la vie, de la souffrance; je vois aussi l'amour du prochain.Je pense aux valeurs évangéliques qu'un trop grand nombre se sont empressés de balancer, les jugeant inefficaces.Ou sont-ils, en effet, le respect et l'amour, dans cette grève où tant de malades sont laissés à eux-mêmes ou confiés à une équipe réduite au strict minimum, où tant de salles d'urgence sont évacuées ou n’accueillent que les cas d’extrême urgence parce qu elles ne peuvent plus faire autrement?Je ne parle pas de tous ceux qui sont restés au poste, ils étaient débordés de travail, dans bien des cas et leur dévouement était admirable.Je parle de ceux et celles qui proposent et soutiennent, par leur vote, de telles mesures, sans trop se préoccuper de toutes les conséquences de leur geste, sauf de celles qui les intéressent.Beaucoup, parmi eux sont sincères mais manquent de discernement! Les moyens que l'on prend deviennent pires que les maux contre lesquels on les emploie.C’ est vrai, il y a de graves injustices dans notre société, il faut en prendre conscience et se mettre résolument à la tâche pour les faire disparaître.Mais nous n'y arriverons jamais en utilisant nous-mêmes l’injustice.Celle qui se produit envers les malades, actuellement, est criante.Qu'on cesse de s'en servir! Si vraiment nous sommes des hommes, nous pouvons sûrement arriver à travailler efficacement pour la justice, à tous les niveaux, sans mépriser les droits des uns et des autres, surtout ceux des moins favorisés.C'est dans l'amour et la vérité que nous devons diriger nos efforts.Que ceux qui n’y croient pas méditent sur les guerres passées et présentes, afin de voir ce que résolvent la haine et la violence.Il est urgent plus que jamais de redonner aux valeurs évangéliques la place qui leur revient.Sans elles, ni les manifestations, ni les grèves, ni les interventions du gouvernement ou de l’opposition, ni aucun effort humain, aussi courageux et louable soit-il, ne sauraient produire des résultats qui répondent aux besoins de tout l’homme.Il faut de l'action, cela est incontestable, mais il faut d’abord une réflexion sérieuse.Sans elle, l’action n’est qu agitation stérile et même nuisible.Il faut aussi au moins un peu d’humilité, pour ne pas vouloir tout régler soi-même.la parole du jour “S'il pouvait y avoir un inspiré qui forge un mensonge prophétisant vin et boisson, il serait le baveur du peuple que voilà!” — Michée 2,11 “Vous êtes la lumière du monde” — Matthieu, 5,14 “Mieux vaut vivre à deux que seul, puisqu'il y a alors meilleur salaire dans le travail.En cas de chute, l’un relève l’autre; mais je plains l’isolé qui tombe et n'a personne pour le relever” — Qohélet 4,9-10 “Que de fois n'ai-je pas entendus vos propres et quels pénibles consolateurs vous faites! Y aura-t-il une fin à ces paroles en l’air?Et quelle maladie que ce besoin de répondre! Moi aussi, je pourrais parler comme vous, si c étaient vous qui éùez là où j'en suis.Je saurais vous accabler de discours.et vous réconforter en paroles!” — Job 16,2-5 (cinquième siècle avant JC)."Si quelqu'un ne commet pas d’écart de langage, c’est un homme parfait: il est capable de refréner tout son cops.Quand nous mettons aux chevaux un mors dans la bouche pour nous en faire obéir, nous dirigeons tout leur corps.Bêtes sauvages et oiseaux, reptiles et animaux marins de tout genre sont domptés et ont été domptés par l’homme.La langue, au contraire, personne ne peut la dompter: c'est un fléau sans repos.” — Epitre de Jacques 3, 2-8 (entre 50 et 60 après JC) # LE DEVOIR' Fondé par Henri Bourasso le 10 janvier 1910 / Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeur de l’information : Jean Francoeur LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.H est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Baivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.- ' ,t ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l'étranger: $57 par année,- six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du F samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.Trésorier: Bernard Larocque TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) » ¦• *• -• Le Devoir, samedi 26 juin 1976 • 5 desidées des événements des hommes » Les difficultés de la démocratie au Québec Pourquoi le Québec est plus difficile à gouverner que les autres provinces Claude Ryan publiait dans Le Devoir du 1er juin un texte sur la “gouvernabilité” du Québec.Il y soulignait quatre points qui, selon lui, rendent plus difficile le gouvernement du Québec.Ce sont: 1 — la disproportion entre les moyens dont dispose le gouvernement et les tensions auxquelles il est soumis du fait qu'il existe au Québec une conscience nationale; 2 — la présence de deux grands groupes linguistiques; 3 — l’entrée en scène d'un parti indépendantiste qui conteste le cadre de Faction politique; 4 — les problèmes posés par les relations de travail dans les secteurs public et parapublic.Je ne veux pas discuter ici la pertinence de ces facteurs mais jeter un regard sur les fondements de notre société démocratique.Il importe en effet de bien voir dans quel cadre et dans quels processus prend forme 1 acte de gouverner et de se demander si les actes de gouvernement sont conformes ou non avec ce cadre et ces processus.r Les causes profondes du malaise politique au Québec Au-delà des spécificités de l'environnement politique québécois, deux faits principaux hypothèquent la gouvernabilité du Québec : 1) le fait que les citoyens n'aient à toutes fins pratiques aucun recours contre l’Etat et ceci se retrouve dans à peu près tous les pays industriels; 2) le fait que le gouvernement Bourassa ait peu à peu perdu sa légitimité aux yeux de beaucoup d'entre nous par un usage dictatorial de son pouvoir au mépris de l'esprit démocratique et en favorisant systématiquement les intérêts économiques de groupes sociaux assez clairement définis.De tous les côtés et ce depuis au moins vingt ans, les grands penseurs de notre temps se sont attachés à souligner à quel point nos systèmes politiques et économiques maltraitaient et la démocratie et le fonctionnement humain des systèmes humains.De la cybernétique (Norbert Wie-, ner, The Human Use of Human Beings, 1954), à la biologie (Barry Commoner, The Closing Circle, 1971), en passant par ce penseur d'un autre temps, Paul Goodman, par Y van Illich et par ce merveilleux Macroscope du biologiste français Joel de Rosnay, sans oublier l’économie avec E.F.Schumacher (Small is Beautiful, 1973), la raison, retrouvant les sentiments humains, démontre à quel point le puvoir s'est éloigné des hommes concrets pour se concentrer et se centraliser illégitimement à l’abri des droits du peuple, à l'abri du gouvernement du peuple, traduction littérale du mot“démocratie".1984, la triste mélancolie de Georges Orwell, s'est déjà réalisée à bien des égards.Notre système social, politique et économique n'a plus grand chose a voir avec l'accomplissement de la nature humaine.Le pouvoir, concentré aux mains de quelques-uns, sans que personne ait vraiment .voulu déléguer les responsabilités que ce pouvoir implique ou s’est accaparé, est tellement lourd à manipuler qu'il est bien à l’abri de toute contestation personnelle.Il ne peut plus être manipulé qu'à travers de larges ensembles et le temps de réponse entre l’apparition d'un problème et la solution est tellement long que des dommages irréparables sont causés sans que personne puisse intervenir à temps.D où les frustrations légitimes débouchant parfois sur la violence ou la transgression des lois, ou bien, beaucoup plus souvent, sur la démission totale de la conscience civique.Nous pouvons prendre l'exemple de l'aménagement urbain et de la spéculation foncière pour illustrer la lourdeur de l'appareil démocratique actuel.Nous assistons depuis plusieurs années à la démolition de grands logements anciens et à la construction de buildings dont la seule raison d ètre est de faire rouler le capital.Ni le bien-être des citoyens, ni le respect d'un environnement humain n'entrent en ligne de compte.Or ces constructions sont des atteintes aux droits de l'homme, à son droit au bonheur, elles détruisent quelque chose qui n'est pas inscrit dans la loi mais qui fait partie de l'intégrité humaine.De quels recours pratiques le citoyen jouit-il dans cette circonstance pour faire respecter ses droits?Changer de gouvernement! ! ! Mais ce moyen est hors de proportion avec l'objet de Faction à entreprendre, alors que c’est sa rue ou son quartier qui est en jeu.Il y a là manifestement une inadéquation entre le litige et le ca- -par CHRISTIAN LAMONTAGNE ¦ L’auteur de cette libre opinion a été tour à tour journaliste, soudeur et animateur social.Il est présentement chômeur.M.Lamontagne a étudié la philosophie à l'université du Québec à Montréal.dre imposé pour le résoudre.La concentration du pouvoir entraîne une profonde inefficacité dans la solution de la plupart des problèmes et ceci entraîne à son tour une tendance à l’instabilité des systèmes.Le fonctionnement optimal des systèmes a été mis en lumière par la cybernétique et la biologie grâce auxquelles l’on voit qu’un système ne peut jouir de la stabilité qu'avec une gestion décentralisée et de multiples contrôles qui permettent de nuancer, de filtrer et d appliquer efficacement les ordres.Or comment fonctionne notre système "démocratique’?Par une concentration de pouvoir, d’informations et de capitaux jamais atteinte encore dans l'histoire humaine.Cette caractéristique est commune à presque tous les systèmes politiques de la planète, ce qui entraîne la similitude (au-delà des formes) des sociétés industrielles.Démocraties “populaires" et démocraties "bourgeoises" concentrent le pouvoir de la même façon, aliènent les hommes de la même façon et produisent de la même façon.Il reste toujours la Chine, bien sûr, différente mais beaucoup trop différente pour n’en retenir que l’essentiel: son fonctionnement apparamment décentralisé.A la lumière de ces quelques considérations sur le pouvoir dans nos systèmes démocratiques, je vais maintenant examiner quel a été et est toujours le comportement du gouvernement Bourassa.Le pouvoir contre la démocratie.La première grande faute du gouvernement Bourassa fut sans doute l’annonce du projet de la Baie James au cours d’une assemblée partisane.Non seulement les études préliminaires n’étaient pas encore terminées mais le commun des mortels ne connaissait même pas l’existence du projet.D'un projet impliquant la collecti- La crise perpétuelle au Québec est issue d’un statut politique insupportable Claude Ryan a fait preuve d'une discrétion presque excessive en affirmant récemment que le problème de la gouvernabilité “se pose avec une assez grande acuité au Québec".Benjamin Franklin disait que "rien dans ce monde n est plus assuré que la mort et les taxes".Au Québec postduplessiste, nous avons l'impression de pouvoir ajouter une troisième certitude quasi-absolue: les crises — ou, devrait-on dire tout simplement, la crise perpétuelle.L'époque de Maurice Duplessis nous avait donné un avant-goût des difficultés qu'éprouvèrent les gouvernements subséquents au sein du système fédéral.L'arrivée au pouvoir du gouvernement Bourassa n'a eu pour effet que d'accentuer le problème.La crise est devenue une réalité quotidienne que nous avons appris à accepter, trop souvent hélas!, avec un détachement qui risque de devenir endémique.C'est en tentant d’analyser les “pourquoi " de cette crise perpétuelle que nous nous retrouvons face à une montagne qui semble parfois infranchissable.L'autre jour, René Lévesque citait un proverbe chinois voulant qu'un homme n'ait qu'à faire un pas pour conquérir la moitié de la montagne.Mais oser le faire, faut-il avouer, équivaut à poser un geste irréversible, ce qui incite monsieur Ryan, comme bien d'autres, à l’hésitation.En revanche, nous témoignons d’une prédilection pour les notions abstraites quoique savantes, qui justifient notre incapacité ou notre refus d'agir, de faire ce premier pas chinois.C'est peut-être dans cette optique qu'il faut analyser la communication de Claude Ryan au congrès annuel des sociétés savantes du Canada (Le Devoir, 1er juin).Les propos de M.Ryan peuvent se résumer de la façon suivante: 1) Une disproportion évidente existe entre les revenaications auxquelles doit faire face le gouvernement du Québec et les moyens dont il dispose en tant que porte-parole “d'une collectivité qui a conscience de former une véritable nation".Dans ces circonstances, “la logique des aspirations dont il est le porteur inclinerait normalement le gouvernement du Québec à vouloir assumer un rôle débordant celui d'une simple province".2) Le gouvernement du Québec vit une anomalie qui l’oblige à “desservir une population répartie suivant deux groupes linguistiques dont le pouvoir d'attraction est inversement proportionnel à leur importance numérique”.Ayant opté pour un traitement “très libéral" (certains diraient suicidaire) de sa minorité anglophone, le Québec s'est aperçu que cette “égalité exceptionnelle” constitue, à la fois, “une véritable porte ouverte pour l’assimilation des immigrants à la communauté anglophone" et une espèce de bonasserie (notre observation) par laquelle “le Québec allait beaucoup plus loin, en matière de reconnaissance des droits de la minorité linguistique, que les autres provinces du Canada".3) L’entrée en scène du Parti québécois fait qu' “un ferment profond et permanent de division" s’est introduit dans la vie politique du Québec.Cette présence remet en question le cadre même de Faction politique, posant "un grave dilem- ________________________________________________par_____ EDWARD BANTEY » ¦ L’auteur de cette libre opinion a été journaliste pendant plusieurs années.Il oeuvre maintenant dans le secteur des relations publiques.me" pour un gouvernement traditionnel qui doit se méfier de certains collaborateurs au sein de la Fonction publique "dont le projet politique principal serait la rupture du régime politique actuel ".4) La radicalisation “marquée" d’un certain leadership syndical exacerbe le problème.Dans les secteurs public et para-public, ce leadership semble vouloir non seulement négocier des conditions de travail, mais "un véritable nouveau contrat de société".Cette radicalisation provoque un affrontement politique avec le gouvernement "à l’intérieur d’un plan préconçu et systématique" visant, de fait, la destruction du système politique actuel.Même en nuançant certaines de ces affirmations, il serait difficile de contredire la logique essentielle des quatre propos avancés.Le Québec, au sein de la Confédération, ne possède aucunement les leviers dont il a besoin pour réaliser les aspirations légitimes de la collectivité.Le libéralisme exagéré du traitement que le gouvernement accorde à sa minorité et les mini-solutions qu'il apporte afin d’équilibrer la situation accentuent davantage le fossé entre les deux groupes linguistiques.La présence sur la scène politique d'un parti important qui prône l’indépendance du Québec et l’appui que lui accorde plusieurs hauts fonctionnaires placent le gouvernement, incarnation de l’ordre établi, devant un dilemme quasi-insoluble.Finalement, la radicalisation du leadership syndical oblige le gouvernement à reconnaître l’existence d’une menace potentielle à l’ordre social qu’il veut défendre.Les faiblesses d’une analyse Il est moins certain que monsieur Ryan fasse preuve d’autant de logique lorsqu’il passe à l’analyse de ses propos de base.Comment admettre que les aspirations des Québécois imposent à l’Etat “un rôle débordant celui d’une simple province", rôle que le gouvernement central lui refuse, ce qui a pour effet de le prendre impuissant, tout en rejetant la logique de l'option indépendantiste qui permettrait à l'Etat québécois de fonctionner de manière adulte et responsable en dehors du carcan implicite de l’option fédéraliste?Comment avouer qu’un régime linguistique "qui accorde la priorité au français.mais qui accorde egalement à l’anglais une reconnaissance limitée mais non moins importante" ne satisfait ni les francophones ni les anglophones, sans reconnaître que le Québec doit adopter une politique franchement conçue en fonction de l’épanouissement de la majorité, ce qui serait au fond plus acceptable aux anglophones qui, enfin, sauraient à quoi s’en tenir?Comment dire que l’émergence du Parti Québécois “a sans doute contribué à faire reculer le danger de violence inhérent à l'apparition du phénomène séparatiste", sans comprendre que “le cadre même de Faction politique" doit être remis en question si nous désirons créer, par la voie démocratique, un pays propre à nous et à nos besoins?Comment s'offusquer du fait que la Fonction publique et le domaine de Fin-formation contiennent des sympathisants indépendantistes, sans pourtant s’objecter à la prépondérance des tenants du système politique actuel au sein des mêmes appareils, situation qui ne reflète guère l'équilibre suggéré par les résultats des élections de 1973 et des sondages subséquents?En admettant que la démagogie ne fut jamais le domaine exclusif de nos politiciens, comment s’indigner du fait que certains dirigeants syndicaux veulent détruire le système actuel, sans s'élever contre les prises de position réactionnaires de la Chambre de Commerce ou l’attitude d un gouvernement qui, face aux revendications de ses employés, agit comme le pire patron conventionnel, et cela avec notre argent?Comment dénoncer le fait que, “dans certaines universités, des départements entiers sont contrôlés par des clans idéologiques", lorsqu’on ne trouve rien d’anormal à ce que ces mêmes universités aient à leur direction et, de fait, dans la plupart de leurs départements, des personnes d’une fidélité inébranlable au système politique et économique actuel?Comment se plaindre que la C.E.Q.“n’ait pas hésité a mettre en circulation.de soi-disant instruments pédagogiques qui n’étaient rien d’autre que des véhicules de propagande marxiste ", sans avouer que les livres qui nous ont conditionnés (et qui conditionnent encore la pensée de nos enfants) furent et sont d’inspiration nettement réactionnaires et capitaliste et visent non à ouvrir l’esprit de nos enfants mais à inculquer à la jeunesse des valeurs bourgeoises et souvent répréhensibles?Par-tielà les spectres commodes Les défenseurs du système politique actuel, dont le directeur du Devoir, semblent vouloir oublier que tout système ne fait du progrès que lorsqu’il est contesté.Même les réformes les plus anodines, en société capitaliste, ont été provoquées généralement par la contestation individuelle ou collective.La notion de contestation — le droit à la dissidence — est inhérente aux traditions franco-britanniques dont nous sommes les héritiers M.Ryan pose la question suivante: “L’Etat peut-il se contenter d’être un spectateur dans une lutte d’idées qui se Voir page 6: Insupportable vité par son coût et ses conséquences, on venait de faire une entreprise privée.Ce comportement, loin d'ètre corrigé à la suite de ce manquement à l'esprit démocratique, est devenu le signe distinctif du gouvernement Bourassa.De façon systématique on a caché des informations par des retards apportés à la divulgation de documents, par l'emploi abusif du huis-clos ou par l'annonce intempestive de projets visant à mettre tout le monde devant des faits accomplis.Ces procédés ne visent qu’une chose: éviter le débat, condition première de la démocratie.De cette manière, le gouvernement Bourassa a perdu la légitimité que confère le respect non pas seulement des règles formelles du fonctionnement démocratique (les règles, ça se change) mais au premier chef de l'esprit de la démocratie.En deuxième lieu, si les structures de FEtat moderne sont plus ou moins neutres, un gouvernement, lui, n’est pas neutre et cela s’est manifesté avec le plus grand éclat sous le règne de ce gouvernement.De la concession d’ITT à la nonintervention dans le conflit de la United Aircraft, le gouvernement s’est montré plus soucieux de défendre des intérêts capitalistes que d'assurer le bien-être général.Il a toléré l’emploi de "scabs" lors de grèves légales et la constitution de polices privées, il a regardé pourrir des conflits de travail en sachant bien contre qui le temps jouait.En favorisant systématiquement les intérêts du capital (il faut bien le dire), le gouvernement Bourassa a introduit un Facteur de division de la nation bien plus important et explosif que l’apparition du mouvement indépendantiste.Cette politique a en effet tendance à provoquer un rejet global de la légalité dont est issu le gouvernement et dont il s'est servi pour maintenir des privilèges et une exploitation parfois brutale des travailleurs.Un gouvernement ne peut s’attendre à récolter que ce qu'il sème et celui-ci en favorisant les favorisés doit s'attendre à récolter la contestation des défavorisés.Tous les gouvernements tirent d’abord leur légitimité du consensus autour des procédures q.ui doivent assurer la justice et l'équité.Or, en utilisant abusivement ces procédures, le gouvernement ne se discrédite pas seulement lui-même, il discrédite aussi la procédure.Ceci a entraîné l'apparition de nouvelles formes de "crime : la désobéissance à des lois perçues comme injustes.Au lieu de contester la loi par les procédures légales, n'ayant d’autre recours, les citoyens n'ont plus qu'à se coucher sur la voie en espérant que le conducteur du train s'arrêtera En troisième lieu, le gouvernement Bourassa a commencé à perdre le contrôle de deux grandes institutions; celles de l'éducation et de la santé.Toutes deux souffrant du "mal"' de tout grand système: la centralisation à outrance des pouvoirs et l'absence de mécanismes correcteurs.Il y a un paradoxe à définir commè essentiels des services alors que certaines fonctions dans ces services ne sont pas du tout essentielles.En effet, n’est-il pas étonnant de constater que le traitement de la maladie est bloqué parce que les repas ne sont pas préparés ou que la üngerie n est pas changée?Il convient alors de remarquer que le système est devenu tellement complexe que le moindre accrochage le paralyse complètement ou le rend tellement inefficace qu'on ne peut plus s’en servir.C'est à la société dans son ensemble qu'il faut s'adresser pour trouver des solutions à ce type de problèmes, car elles ne sont pas "technocratiques", i.e.elles ne vont pas dans le sens de compliquer davantage ce qui est déjà trop compliqué.Elles vont plutôt dans le sens de redonner aux groupes le contrôle des appareils pour que la responsabilité de leur fonctionnement ne soit pas un monopole en puissance.L'erreur profonde du gouvernement Bourassa face à la crise de ces institq-tions, c'est de ne pas chercher à partager ou mieux à renvoyer vers la base le pouvoir.La tentative de la CEQ — à laquelle M.Ryan s’en prend en l’accusant de vouloir saboter le bon fonctionnement de l'institution — de diffuser une analyse marxiste de l'école était justifiée dans la mesure où elle répondait au monopole de fait d'une conception de l'éducation.Elle ne l'était pas si elle pensait résoudre ainsi la crise de l'appareil scolaire ou améliorer la qualité de l’éducation.La “vulgaire propagande marxiste" dans la tète des uns répond à la non moins vulgaire idéo- logie dominante dans la tète des autres.Loin de résoudre les problèmes, ce genre d'interventions masque les véritables solutions.En dernier lieu, les scandales qui secouent continuellement le gouvernement Bourassa ne sont pas pour améliorer l’image de sa probité.On a plutôt l’impression d'être en présence d'une bande de rapaces qui se partagent une victime.Des mauvaises fréquentations de Pierre Laporte et de Guy Leduc en passant par les petits contrats a la famille, les petites contributions de la pègre à la caisse électorale, les petites manipulations à Loto-Québec jusqu’à l'iceberg qu'on devine à sa pointe, il y a bien des signes de corruption.Nous sommes gouvernés par des gens qui pratiquent ou tolèrent la corruption et le népotisme.Est-ce une cause de stabilité ou d’instabilité politique?La société démocratique est en crise.Le malheur est que dans notre société il y ait des gens pour qui le pouvoir soit une chose si éloignée qu'ils estiment que les réglés de la démocratie ne sont pas valables pour assurer la justice et l’équité.Dans ces circonstances est-il plus important de dénoncer ceux qui ne croient plus en la démocratie ou bien de leur donner des raisons d'y croire?C'est une lourde tâche car le jeu démocratique porte un boulet sanglant qui s'appelle Chili.Nous devons nous demander si la concentration et la centralisation des pouvoirs ne sont pas finalement le frein le plus puissant à une démocratie vivante.Jusqu’à quel point les citoyens peuvent-ils accepter de remettre leur sort entre les mains de monopoles radicaux (Illich) qui s'appellent FEtat, les corporations du savoir et du pouvoir dont ils sont exclus et qui définissent à leur place leurs besoins et la manière de les satisfaire?En terminant, peut-être serait-il bon de méditer sur la signification de cette fihrase de John Jay, premier président de a Cour suprême des Etats-Unis: “Ceux qui possèdent le pays devraient le gouverner." Comme quoi il ne faudrait pas prendre pour acquis que la démocratie s'est pleinement réalisée parce que nous avons la liberté de choisir notre gouvernement.A ce jour, le simple citoyen n'a que la liberté de déléguer ses pouvoirs.Contrairement à M.Ryan qui se demande s'il faut tolérer ceux qui veulent renverser Fordre établi parce qu’ils n ont pas le pouvoir, je crois qu'il faut leur donner le pouvoir pour qu'ils n'aient plus la tentation de renverser l'ordre établi mais la capacité de le modifier.SONT EN DROIT DE RECEVOIR DES SERVICES PROFESSIONNELS DE LEUR GOUVERNEMENT LE SYNDICAT DE PROFESSIONNELS DU GOUVERNEMENT DU QUEBEC LUTTE POUR QUE LES • ACTUAIRES • CHIMISTES .• INGENIEURS FORESTIER! • AGENTS CULTURELS • COMPTABLES • MEDECINS VETERINAIRE! • AGENTS D INFORMATION • CONSEILLERS • PHYSICIENS • AGENTS DE PROBATION D ORIENTATION • POLITICOLOGUES • AGRONOMES • CRIMINOLOGUES • PSYCHOLOGUES • ARCHITECTES • DIETETISTES • SPECIALISTES EN EDUC/ • ARPENTEURS-GEOMETRES • ECONOMISTES • 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qu'on l avait mis de cote cette question-la en 1968.au moment où le pays a appuyé um politique de bilinguisme Cela ne veut pas dire seulement en theu ie.cela veut dire dans les faits.Il faut l'appliquer.Puis des lois ça .coûte cher, puis des fois ça cause des difficultés.Alors, c'est la qu'on verra si les gens y croient vraiment ou pas.S'ils n’y croient pas.certainement qu'il faudra faire la campagne là-dessus parce que le parti liberal qui est identifié au bilinguisme serait balaye si les gens s'opposent au bilinguisme; si on ne peut pas leur faire comprendre qu'il en va de l'unité du pays.” Aux Communes, le ministre des Transports a concédé à MM.Joe Clark et Kd Broadbent que la commission Chouinard-Sindair doit dévoiler les coûts de la mise en application du programme de bilinguisme dans les communications aériennes au Quebec.Pendant ce temps, les dirigeants de la CATCA se sont retirés ' pour discuter de leur rencontre avec le ministre des Transports et le président de l'Association M.Jim Levingston a dit qu'il n'était ni encouragé ni découragé par cette rencontre.Le leader conservateur, M Joe Clark, a blâmé le gouverne- ment d'attiser le feu de la situation en publiant dans les journaux des annonces pour expliquer la situation sur l’usage du bilinguisme.Mais en présence d’une an-.once publiée par “Voice of Canada League" dans le Globe and Mail et l’Ottawa Journal d’hier M.Clark a été contraint de dénoncer aussi ce genre de publicité.U s'agit de deux annonces d’un page payées $10,000 et qui accusent le gouvernement d’ètre raciste et arrogant en imposant le bilinguisme à tout prix dans une politique digne de l’Afrique du Sud.M.Trudeau est comparé au tsar de Russie et les auteurs de cette publicité, qui se cachent sous l'anonymat, estiment que le gouvernement n’a pas à s’efforcer d'épargner la vie des meurtriers en abolissant la peine de mort lorsqu'il est disposé à sacrifier la vie d’innocents Canadiens dans la poursuite d’une fantaisie culturelle ”.Kn plus de citer cette publication comme l’exemple parfait de 1 incompréhension et de la fausse information, le premier ministre a déclaré qu'il prendrait conseil auprès du ministre de la Jqs-tiev pour voir s’il n’y aurait pas lieu de poursuivre ces gens-là pour méfait public.Aux Etats-Cnis.le président de l'Organisation professionnelle du trafic Aérien i.PATCO: une association de contrôleurs) a dit qu’il n'était plus sûr de voler au Canada tant que ce pays ne reviendrait pas à une "attitude raisonnable".L’Organisation de l'aviation civile américaine a toutefois fait tenir un communiqué pour dire que le ciel canadien était encore l'un des plus sûrs qu'il n’y avait aucun problème particulier jusqu’à présent.suites de la première page PARALYSIE compagnie Eastern Provincial Airways a dû annuler la majorité de ses vols par suite de la decision des pilotes d’EPA de suivre la consigne de leur association canadienne.Air Canada, Eastern Provincial et CP Air, qui avaient demandé et obtenu conjointement l'injonction contre les pilotes, vont intenter une poursuite de plus de $7 millions contre la CALPA et ses dirigeants pour grève illégale.Au Canadien National c'est la ruée.Du 20 au 25 juin, c'est-à-dire depuis dimanche dernier, les trains du CN ont transporté le double de passagers qu'ils transportent en période normale et les demandes de réservations sont si nombreuses que les dirigeants des services aux voyageurs prient leur clientèle de se rendre en personne à la gare de leur choix pour faire leurs réservations et acheter directement leurs billets.Toutes les voitures disponibles sont mises sur les rails pour accomoder les voyageurs qui seront plus nombreux pour la fete du premier juillet et à l'approche des Jeux olympiques.Le ministère de la Défense nationale a fait savoir que les députés pourraient utiliser les vols réguliers des appareils militaires pour se rendre dans leurs familles ce week-end mais l armee n'a pas encore approuvé l'idée de transporter les athlètes canadiens qui doivent participer aux pré-olympiques en fin de semaine.Une décision ferme sera cependant prisé en ce sens aujourd'hui si la grève se poursuit, a declare un porte-parole du ministère de la Defense.Le leader conservateur, M.Joe Clark a ete quant à lui oblige d'annuler un voyage a ITle du Prince-Edouard où il devait passer la fin de semaine.En général les gares de trains et d'autobus ont été prises d'assaut à cause de la paralysie du ciel.Chez les etrangers seule la compagnie Aer Lingus a ete obligee de suspendre ses vols canadiens à cause du mouvement d'appui de ses pilotes à la CALPA mais les autres sociétés ont continué leurs opérations.Aux commandes du Boeing 747 des lignes aériennes néerlandaises KLM, le capitaine Jack Allison-Davis a posé l'avion géant à Toronto, hier, en disant qu'il n'y avait aucun problème à survoler le Canada du moment que les contrôleurs étaient à leur poste.Le bilan s'établissait donc comme suit hier: environ 20,000 employés d'Air Canada, de CP Air et de Western Airlines mis à pied; des pertes d'environ $4 millions par jour en revenus pour ces trois sociétés complètement paralysées; les vols internationaux des compagnies étrangères assurés sur Montréal et Toronto; Tes activités hôtelières gravement ralenties dans tout le pays à cause de la grève; les modes terrestres de transport débordés (de même que la compagnie Quebecair qui a ajoute des vols au Québec); et les compagnies américaines incapables d'assurer leurs liaisons au Canada sauf Northwest et Delta.SAINT-JEAN tout^ Pour les alimenter, ils ont utilisé tout*ce qui leur tombait sous la main, y compris le pneu d une camionnette et.plus encore, l'écorce et les branches d ar-nres du parc.En sortant le matin pour ré- parer les dégâts, les employés du service d'entretien de la ville sont restés sidérés.Dans certains cas, cela s’est produit sous l'oeil étonnamment vigilant de policiers qui donnaient l'impression de souhaiter que le carnage fasse scandale et ruine à jamais les chances d'organiser à nouveau l'an prochain les fêtes de la Saint-Jean sur le mont Royal.Tel fut donc le festival d’une jeunesse frustrée.Ce qui faisait dire à un policier de la CUM que, faute de ces longues séances de défoulement collèctif, certains jeunes en viendraient à tuer.Tout en reconnaissant, bien sûr, que les organisateurs auraient pu faire preuve d’un minimum d'imagination.ENSEIGNANTS par les enseignants.Selon les quelques bribes qui commençaient à en filtrer, la dernière avance patronale faite dans la nuit de mercredi à jeudi ouvrirait plus largement la porte à l’application d'un maximum d’élèves par groupe, réclamé à toute force par la CEQ en remplacement de la norme administrative qu’est le ratio maître-élèves.En contrepartie, ces maxima seraient assez élevés pour empêcher tfe hausser le nombre d'enseignants déjà offerts par la partie patronale pour l'ensemble du réseau scolaire.Les critiques estiment donc que la proposition n'offre guère de diminution de la charge individuelle de travail des enseignants.Mais il était difficile de prévoir Tissue de la réunion, l’unanimité n étant habituellement pas la marque de commerce de la Commission de négociation jusqu'ici presque toujours divisée moitié-moitié sur les questions de stratégie.Quelle que soit la décision de la CEQ, les négociations se poursuivront toute la fin de semaine à la table sectorielle de Telementaire-secondaire, a fait savoir un porte-parole patronal.La table centrale sur les salaires continue à siéger en comité très restreint et on a pu seulement savoir hier que le gouvernement y avait déposé ses offres salariales pour les professionnels et les employés de soutien des cégeps et des commissions scolaires.C'est par ailleurs aujourd'hui, à Québec, qu'on saura si le volet “affaires sociales" du Front commun ferme définitivement la page sur la dernière négociation.Convoqué dans la vieille capitale, le Conseil fédéral de la Fédération des affaires sociales (FAS-CSN) doit en effet tenter de vider la querelle qui oppose à son équipé de négociateurs certains groupes de syndiqués qui refusent toujours de retourner au travail malgré l'entente de principe intervenue il y a plus d’une semaine.La convocation du Conseil fédéral répond à une demande d’un Comité de strategie régionale de Montréal, qui représente quelque 45 établissements, hôpitaux et centres de services sociaux.Les passe-d’armes devraient avoir lieu sur trois points principaux: la clause de mobilité où Ton soupçonne les négociateurs d’avoir fait des “concessions" menant sous le statu quo; l’absence de parité salariale entre les techniciens et les infirmières; Tabandon à leur sort des quelque 600 syndiqués de l'hôpital d'Artnabaska qui réclament toujours une compensation financière pour un lock-out survenu au début d'avril et transformé par suite en grève qui dure toujours.Le groupe montréalais a même réclamé la démission du coordonnateur CSN du Front commun, M.Jacques Desmarais, qui n en a guère semblé ému.Le ministre de la Fonction publique et grand responsable officiel des négociations, M.Oswald Parent — qui n'est cependant à peu près plus présent au dossier — s’est enfin manifesté hier pour s'indigner d'un canular assez dangereux inventé à son encontre par le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).M.Parent a indiqué son intention de la meteo Tout le sud du Quebec a connu des aver- Tout le sud du Quebec a connu des averses hier dû a un creux frontal qui se maintient le long du St-Laurent.Aujourd'hui, une laible perturbation en provenance de l'ouest accentuera a nouveau la probabilité de precipitation sur ces régions.La crête qui affecte le nord du Québec poussera plus au Sud demain et procurera une belle journée sur toutes nos regions.• Regions de Montréal, de TOutaouais, des Laurentides.des Cantons de TËst, de Pontiae-Témiseamingue: averses ou orages en matinée et dégagement par la'suite.Minimum la nuit oerniere de 16.Maximum près de 28 Aperçu pour demain: beau.Régions du Lac St-Jean, du sud de CAbi-tibi.de la ffaute-Mauricie: passages nuageux avec averses dispersées en matinée et dégagement par la suite Minimum la nuit dernieré 12.Maximum 22 à 24.Aperçu pour demain: beau.' • Régions de Québec/Trois-Rivières: dégagement en après-midi.Minimum la nuit dernière près de 13.Maximum 22 à 24.Aperçu pour demain: beau.• Regions du nord de TAbitibi.de C’hibou-gamau: généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière 7.Maximum 20 à 22.Aperçu pour demain: beau.• Régions de Baie-Comeau, de Sept-lles: généralement ensoleillé.Minimum la nuit dernière 7.Maximum 16 à 18.Aperçu pour demain: ensoleillé.Régions de Rimouski, de la Gaspésie: passages nuageux Minimum la nuit dernière près de 11).Maximum 15 à 18.Aperçu pour demain: ensoleillé.y demander au ministère de la Justice d’instituer une enquête sur un faux document produit par ce syndicat, portant sa signature, sous en-téte de son cabinet.La lettre imaginée par le SPGQ a été publiée au début de la semaine en page-titre d’une revue faisant rapport de Tétat des négociations et des offres patronales.Aucune indication, ni dans cette page, ni dans les suivantes ne permet d’identifier le faux, décelable seulement au ton de la missive.Celle-ci, qui pastiche un message du ministre à l'intention de ses collègues libéraux, les rassure sur son intention et les moyens dont il disposerait pour "venir à bout de ce groupe'T Qiianlifiant l’executif du SPGQ "d'irresponsable et malhonnête ", M.Parent n'a pas manqué de souligner que ses membres “occupent, au sein de la hiérarchie de la fonction publique, les fonctions les plus importantes parmi les groupes syndiqués du gouvernement.” Le SPGQ, qui pourrait bien s’être mis les pieds dans les plats puisqu’il n'avait demandé aucun conseil juridique avant de procéder à ce canular, se contente maintenant d'espérer que le ministre se rendra “risible" s'il donne le feu vert à des poursuites en cette affaire.Il a cependant publié hier un bref communiqué qui, tout en reconnaissant le faux, s'amuse de ce que la déclaration du ministre Tait en quelque sorte rendu “crédible".Le SPGQ, dont les quelque 5,000 membres sont suspendus de la CSN faute d'avoir accepté une hausse de cotisations, négocie fort difficilement le renouvellement de sa convention collective.Il refuse toujours une offre “globale et finale" faite le 10 juin dernier, et assure qu'il ne signera aucune entente tant que le gouvernement ne retirera pas une clause permettant la rétrogradation de ses membres, dans certaines circonstances, à l’intérieur de la Fonction publique.PEINE DE MORT thèses farfelues ayant toutes pour prémisse l’abolition de la peine de mort.Cependant qu’un autre conservateur, M.John Reynolds, Tun des plus farouches adversaires de la mesure proposant la suppression de la peine capitale, expliquait a la Chambre que plusieurs de ses collègues et lui étaient résolus à entretenir le débat sur le projet de loi pendant tout Tété, s'il le fallait, pour en entraver Tétude en comité, de nombreux représentants du monde des policiers et des employés de pénitencier continuaient de formuler, dans tous les coins du pays, des dénonciations et des protestations publiques, en tous modes et sur tous les tons.C'est d'ailleurs sur ce fond de scène qu'un autre député conservateur, M.Roch LaSalle, de Joliette, a solennellement engagé ses collègues parlementaires à répondre avec sincérité “aux aspirations de la population qui réclame le maintien de la peine de mort".Les policiers de tous les coins du pays sont en état de tourment, et s’étonnent que le parlement fasse la sourde oreille aux aspirations des Canadiens, a souligné M.LaSalle, dans une courte entrevue qu'il donnait à la Presse Canadienne.Rappelons que la Chambre a donné son approbation de principe, par 133 voix contre 125, mardi, à la proposition gouvernementale portant abolition de la peine de mort.On s'attendait hier que le comité permanent de la justice et des questions juridiques en pût terminer Texamen en soirée, mais les interventions des députés conservateurs en ont gravement retardé le travail.Devant cette situation le leader gouvernemental des Communes, M.Mitchell Sharp, a fermement déclaré que le Parlement ne s'ajournerait pas avant que le projet de loi n'ait franchi le cap de la troisième lecture, demain peut-être, ou encore à la fin de Tété, si besoin était.C’est à cette dernière échéance que semblait viser le député John Reynolds, qui au beau milieu des questions folichonnes et des réponses ad hoc que suscitaient certains de ses confrères conservateurs, s’est soudainement exclamé, d’une voix presque triomphale: “Nous y sommes parvenus.nous bloquons le projet, et nous n’arrêterons pas de lui faire obstruction." * Dans l’intervalle, à Ottawa même, un porte-parole de l'association à laquelle appartiennent la majorité des effectifs pénitentiaires du pays a élevé des protestations contre la mesure d'abolition."Il est regrettable que le Parlement ait pris cette décision sans avoir prévu de-nouvelles méthodes ni d’installations supplémentaires de contrôle pour la protection des citoyens," a déclaré le vice-président du conseil de l’Alliance de la fonction publique du Canada, M.Paul Gascon, pour exprimer la déception que lui a causé l’adoption en deuxième lecture du projet de loi gouvernemental.Rappelons que l’Alliance représente environ 95 pour cent de tous les employés des institutions pénitenciaires fédérales.M.Gascon a déploré en leur nom l'absence, dans le texte de loi, de toute mesure nouvelle visant à la sécurité des policiers et du personnel des pénitenciers.Pour ce qui est de la décision de remplacer la peine de mort par des sentences minimales de 25 ans de détention, M.Gascon a déclaré que ce n’était pas là une solution.L Alliance s’élève “catégoriquement" contre “ce traitement inhumain qu’on voudrait imposer à certains détenus” et qui aurait entre autres pour effet d’aggraver encore la situation "des autres detenus contraints de vivre avec des criminels dangereux”.Le Solliciteur général, M.Warren All-mand, a remporté “une victoire personnelle" dont 1 Alliance tient à le féliciter.Mais il lui faudra "payer le prix de sa victoire, puisqu'il a perdu la confiance de ses employés, au sein de son mimstère", ajoute M.Gascon, qui n’en garde pas moins la conviction que “malgré leur amère déception", les employés des établissements pénitenciaires continueront de respecter la loi.Dans certains de ces établissements, cependant, le climat actuel, parmi les employés, ne semble pas être à la modération.Le président Helmut Bower, de la succursale de l'Alliance au pénitencier de Collins Bay, à Kingston, a annoncé hier* que ses cotisans avaient donné, le jour précédent, leur approbation unanime à une déclaration selon laquelle l'abolition de la peine capitale équivaudra “à signer le certificat de décès de tous les agents de la paix du pays”.Les employés de l’institution ont de plus formulé diverses plaintes quant à l'insécurité de leur tâche et quant au laisser-aller administratif à la suite duquel "on admet à l’intérieur tant de préposés à différents programmes, qu’on trouva inévitablement un nombre imposant de détenus drogués, au lendemain des jours de visite".Ils ont donc pressé le directeur de l’etablissement de les recevoir en meeting d'ici deux semaines.Dan» la région torontoise, par ailleurs, la membres de la Commission de police du Toronto métropolitain ont unanimement adopté hier une résolution qui dénonçait la malhonnêteté du scrutin tenu en Chambre des communes mardi dernier.Le vote était censé être libre, mais il n'a pu Tétre vraiment, dit la résolution, “à cause de la solidarité ministérielle” et pour d'autres raisons analogues."Pour ê-tre libre, le vote aurait dû etre secret," a déclaré le président de la Commission, M.W.C.McKay, qui dit connaître deux ministres dont il sait qu’ils s'opposent à l'abolition de la peine de mort, mais qui ont quand même voté en faveur du projet.Il se trouve également chez les libéraux, a ajouté M.McKay, plusieurs députés qui ont estimé prudent d'approuver le projet de loi, afin de ne pas compromettre leur carrière.“Je ne crois pas que la justice ait été bien servie," a-t-il déclaré.A Victoria, d'autre part, la Fédération des agents de police de la Colombie-Britannique a lancé "un appel désespéré" aux députés fédéraux qui ont souscrit au projet d’abolition.Elle a pris hier la décision de faire tenir à tous les abolitionnistes de la Chambre des communes un télégramme les exhortant “à reviser leur attitude et à se rendre aux voeux de leurs commettants".LIBAN porte Radio-Amchit contrôlée par les chrétiens.Dans une émission diffusée à 16 h locales 16 h, heure de Paris, la radio musulmane signale de son côté que "de féroces combats se poursuivent à Beyrouth et dans la montagne voisine".Plusieurs attaques et contre-attaques ont eu lieu autour des camps palestiniens de Tal Zaater et de Jirs Basha ainsi que le long des lignes de front séparant les quartiers chrétien et musulman de la capitale, ajoute Radio-Amchit.Pour sa part, Israël envisagerait d'intervenir au Liban si la communauté chrétienne maronite était menacée de destruction et les fedayine autorisés à opérer à partir du Liban, a déclaré hier à Bonn M.Yigal Allon, ministre israélien des Affaires étrangères, au cours d'une conférence de presse."Nous n’avons jamais pensé, et nous ne pensons pas, qu'Israël a le droit d’intervenir dans les affaires intérieures d'un queljj.conque de ses voisins, mais il me semble qu’au Liban la situation a largement dé- bordé du cadre des affaires purement intérieures", a-t-il estimé.M.Allon a fait observer que la présence au Liban d’une force de maintien de la paix interarabe constituait un danger aussi bien pour la communauté maronite que pour Israël.Si les Arabes aboutissent à un compromis, a-t-il prévu, "pour satisfaire l’Organisation de libération de la Palestine, ils lui permettront de se concentrer dans certaines régions proches de la frontière israélienne et de se lancer contre Israël".Le chef de la diplomatie israélienne a souligné que son pays ne tolérerait pas deux choses: “une destruction du peuple maronite d une part, l'autorisation pour TO.L.P.d'opérer contre les villages israéliens frontaliers, de l'autre".Le dernier détachement syrien cantonné à l'aéroport de Beyrouth a regagné Damas, hier.Les Syriêns sont maintenant remplacés dans la zone de Beyrouth par une avant-garde syro-libyenne de "casques blancs" de la force de maintien de paix mise sur pied par la Ligue arabe.VARSOVIE parlé moins d une minute.Il a déclaré que certains ouvriers d'usine avaient approuvé le programme d’augmentation des prix alimentaires mais que d'autres l'avaient critiqué.En conséquence, a ajouté M.Jarosze-wicz, "j'ai demandé au presidium du SE JM (Parlement) de retirer le projet de loi pom un examen supplémentaire." Selon le président du conseil, il faudra plusii'ius mois pour procéder à cet exa-ncn.SEGUIN Suite de la page 3 Selon lui, il est évident qu’il est possible de doubler la production alimentaire canadienne si on y consacre suffisamment d'énergie, suffisamment d’argent et suffisamment de volonté.Par contre, Ursula Franklin, qui voulait signer le rapport minoritaire avec M.Seguin, soutient que ce tour de force nécessiterait une planification incroyablement centralisée, d’immenses capitaux et de nouvelles technologies."En pratique, dit-elle, ce serait répéter exactement les erreurs du passé.La technologie est irréversible alors qu'il est facile de contrôler l’immigration.” Elle a cité le cas de la Baie James en rappelant u’il est pratiquement impossible de mo-ifier substantiellement un projet de ce genre une fois qu'il a été mis en marche " "La haute technologie, dit-elle, implique des coûts énormes pour la société et l'environnement et il est regrettable que les autres membres du Conseil aient refusé d'envisager dans lèur rapport les problèmes sociaux inévitables qui découlent de leur philosophie.” Quoi qu'il en soit, Mme Franklin a finalement décidé de ne pas démissionner afin de poursuivre son travail en cours sur la "société de conservation”.Le docteur Claude Fortier, de l’université Laval, a appuyé les deux protestataires pendant un certain temps mais il a finalement accepté de se rallier à condition que la lettre de présentation au gouvernement fasse état des oppositions.Ceux qui ont vu cette lettre signalent cependant quelle est tellement vague qu elle ne veut rien dire.BILINGUISME Suite de la page 4 phones passe dans sa totalité par le Québec et non pas par des gouvernements ou institutions fédérales où nous ne serons jamais en majorité et où nous serons à la merci des hommes, se trouve confirmé.On peut souhaiter bonne chance aux francophones d'Ottawa qui se battent pour obtenir.le respect du français et même les appuyer moralement! mais on ne peut s’empêcher de penser qu’à moyen et long terme, ils perdent du temps et des énergies qui seraient autrement précieuses dans la construction du pays du Québec.INSUPPORTABLE Suite de la page 5 poursuit au sein d'institutions dont il a la responsabilité ultime?” C'est une question pertinente, mais la réponse est loin d être facile.Posons la même question à propos de l’Union soviétique ou de la Chine et les défenseurs de la "liberté ' envisageraient le problème d'une autre façon, qualifiant toute intervention de l'État de répression totalitaire.Pourquoi l'interpréter autrement en pays capitaliste?Un Etat démocratique est censé agir en fonction des désirs et des besoins du peuple duquel il a reçu son mandat.Or, au Québec, le gouvernement actuel, si on doit se fier aux sondages, ne jouit au; jourd hui que de Tappui d'une minorité de ses mandataires.M.Ryan lui-méme souligne l'inefficacité du gouvernement Bourassa en affirmant, avec raison, que le Québec est la province “la plus instable du Canada" en dépit du fait qu elle a accordé à son gouvernement Ta plus forte majorité jamais enregistrée ".En cherchant les explications de notre crise perpétuelle, certaines observations s'imposent: 1) Tant que le Quebec ne possédera pas les instruments essentiels à l'autodétermination, son gouvernement sera toujours assujetti à l'impuissance.Seule l'indépendance politique, qui ouvre la porte à un degré de contrôle économique, pourra assurer, au moins à long terme, la stabilité d'un gouvernement québécois.2) Les tergiversations ne pourront jamais répondre aux besoins des deux groupes linguistiques au Québec.Seule une politique positive, qui reconnaisse sans ambiguité que le Québec est un Etat francophone et qui abolisse les privilèges de sa minorité anglophone, peut mettre fin aux tiraillements pernicieux qui caractérisent actuellement les rapports entre les deux groupes.Cessons de jouer avec les - émotions de la minorité anglophone en lui donnant Toption de s'intégrer, à plus ou moins court terme, à la société libre que nous désirons établir.3) Le Parti québécois, qu'on le veuille ou non, offre aux Québécois une voie démocratique pour sortir du système fédéraliste.Si nous rejetons la solution de l'assimilation, la seule alternative prévisible est, au mieux, une tension croissante avec le Canada anglais ou, au pire, un éclatement violent.4) Les dirigeants syndicaux ont non seulement le droit mais le devoir, dans un Etat démocratique, de contester le système sous lequel nous vivons.N en déplaise à nos Louis-Philippe Lacroix, l'époque est heureusement révolue où monsieur Duplessis brandissait, avec un succès électoral incontestable, le menace du communisme.L'expérience d'Allende au Chili indique qu'au fond un marxiste peut croire à la grandeur de la démocratie bien plus que ceux qui, tout en gargouillant leur appui aux grands principles de la liberté, se permettent les pires excès des régimes totalitaires.Les événements d'octobre 1970 en disent beaucoup.Et les agissements de nos forces policières, à la veille des Jeux olympiques, ne sont guère rassurants.De toute manière, et monsieur Ryan le sait pertinemment, il n'existe au Québec qu'une minorité infime qui envisage sérieusement Toption marxiste comme solution valable.De plus en plus, les consensus semble se faire — et monsieur Bourassa Ta vite compris — autour de Toption sociale-démocrate.Parler d'un Etat et de ses institutions essentielles qui seraient “assaillis et investis par des éléments" qui veulent les détruire, d'un "pouvoir parallèle" et du spectre rouge, n est enfin qu'un épouvantail qui a pour but d’effrayer les Québécois afin de sauvegarder le statu quo.La Chambre de Commerce nous informe que la crise de leadership au Québec est terminée.Au moins, M.Ryan ne s’est pas prêté à cette foutaise.C’est déjà un demi-pas d'acquis.STI pouvait maintenant comprendre que son analyse ne vient que confirmer Tavortement de l'expérience fédéraliste au Canada, il aura franchi le pas chinois essentiel à la conquête ultime de la montagne.“Québec chante’’.faiblement par Christine L’Heureux Mes amis, qui n'ont plus 20 ans, ont à peu près tous vu les Fêtes de la Saint-Jean à la télévision.A trente ans, on devient pépère, paresseux et.c’est moins humide de regarder un spectacle chez soi qu’assis sur la pelouse de la montagne.Tous, sans exception, m’ont raconté leur ennui mortel devant les 5 Jean-Baptiste.Leur réaction me semblait exagérée et un peu vieille barbe.Après avoir écouté "Québec chante", jeudi soir à la T.V., je suis convaincue.Sans la foule derrière soi, il n’y a aucun moyen de trouver le goût à ce genre de représentation: la Fête, elle est sur la montagne ou nulle part.Le premier soir, j'étais assise ou plutôt tassée au milieu des gens et j’ai terminé la soirée, comme tout le monde, en chantant “gens du pays, c’est votre tour de vous laisser parler d’amour", j’ai fait Ah! au feu d’artifice et je suis partie, bien contente de m être autant amusée.Jeudi soir, avec les premières gouttes de pluie, mes 30 ans ont pris le dessus et j’ai décidé de faire une analyse comparative et ce, à partir d’un postulat de base, c’est-à dire l’inefficacité du médium T.V.à l'intégrer la foule des téléspectateurs à la fête.Tout ça pour dire que les gens assis devant leur téléviseur, y restent toute la soirée et ne trouvent à aucun moment le goût de s’élancer et de crier “Bonne fête".D’autant plus que, jeudi soir, il manquait un peu d’entrain sur la scène du Lac aux Castors.Seule Pauline Julien semblait avoir suffisamment d’élan pour arriver à sortir du petit écran.Bien sûr, sur la montagne, personne ne s'est rendu compte que Raymond Lévesque, Claude Gauthier et Pauline Julien ont faussé copieusement, que Gauthier était super-tendu, Lévesque incroyablement ennuyeux, et Julien etonnante, dans tout ce fatras.A ce qu'il paraît, la foule s’est peu laissée aller à son exubérance en présence de Gaston Brisson, alors qu’à la télévision, ses instrusions faisaient beaucoup de bien à nos oreilles.Il est curieux, d’ailleurs, qu'on ne se soit pas interrogé davantage sur le bien-fonde de monologues et de pièces musicales: les textes récités sont difficiles à entendre dans de si grandes foules et la musique instrumen- tale de Brisson, par exemple, ne porte pas aux grouillements intempestifs.Ceci m amène à revenir sur le spectacle des violoneux, qui a eu lieu jeudi.A voir les gens danser à deux heures de l’après-midi, on se dit, qu’en soirée, un tel spectacle aurait provoqué une émeute ou presque.Et puisque la Saint-Jean est une fête nationale, il sefait peut-être de mise d’y inclure de vraies gigues jouées par de vrais folkloristes et aux heures de grand rassemblement.Essayez d’imaginer Pitou Boudreault jouant du violon entre une chanson de Pauline Julien et un monologue de Raymond Lévesque.Il aurait fait sauter la foule beaucoup mieux que Gaston Brisson.Et la masse des jeunes rassemblés sur la montagne aurait peut-être pu avoir la chance de connaître et d'apprécier une tradition qui est en train de se perdre.Dans Taprès-midi„on a rassemblé dans un même spectacle, tous les groupes s’intéressant à la musique traditionnelle: il est plus difficile d’accrocher les gens avec ce genre de spectacle pendant deux heures, mais intégré dans un show diversifié, le succès aurait été monstrueux.En fin de compte, le spectacle de La grande virée n’a eu qu’un succès mitigé (à cause d'une foule moins imposante) et "Québec chante" a subi lé meme sort, mais pour des raisons différentes: le style des musiciens et chanteurs invités ce soir-là est maintenant dépassé et même s’il s’inclut bien dans un historique de la chanson québécoise, sa valeur n’est pas suffisante pour en faire un grand spectacle.Vendredi après-midi, detente avec Les petits violons, sous la direction de Jean Cousineau.Musique de Vivaldi, de Bach, de Fauré, interprétée par une vingtaine de jeunes violonistes québécois (entre 10 et 15 ans semble-t-il) qui, au départ, ont été accueillis par une bande de motards venus là pour autre chose que la musique classique.A peu près 3,000 personnes assistaient religieusement, par ailleurs, au concert et, partout sur la montagne, des gens confortablement installés sur leurs sacs de couchage écoutaient ces magnifiques violonistes aux dons extraordinaires.Pendant ce temps, à la scène du chalet, on pouvait assister à un autre concert: le Trio Musica Antiqua et quand j’y suis arrivée.Claude Sirois jouait de là guitare classique.devant une cinquantaine de personnes.Soit que le public ne s’inté- resse pas à ce genre de musique (et les motards avaient raison) ou aux démonstrations folkloriques qui suivirent, soit que la foule des campeurs et des fêtards ait considérablement diminuée avec les pluies.Et pourtant, en revenant à la scène du lac des Castors, j’ai retrouvé une foule en liesse, poussée par les archets des Petits violons, lancés depuis un moment, dans la musique folklorique et l'interprétation d'une oeuvre de Jean Cousineau, les quatre saisons (les nôtres).Des gens qui tapaient daus les mains, dansaient et faisaient des chaînes.devant les mêmes violons, toujours.Les spectacles des Petits violons est, jusqu’ici, le plus grand moment de toutes les Fêtes de la Saint-Jean.DÉCÈS LABRECQUE, Maria.— A Montréal, le 24 juin 1976 à Tâge de 84 ans, est décédée, Mme veuve Henri Labrecque, née Maria Poissant, elle laisse dans le deuil ses enfants: André lé-poux de Biaise St-Pierrel, Madeleine (épouse de feu Dr.Robert Côté), Jean-Pierre et Claude.Les funérailles auront lieu lundi le 28 juin.Le convoi funebre partira du Salon Urgel Bourgie Limitée No 3860 Boul.Décarie, pour se rendre a T église Notre-Dame-de-Gràce.où le service sera célébré a 10 h.et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.REMERCIEMENTS Mme Mathilde Chagnon-Ouelletfe Mlle Albine Chaenon, Mme Blartche Chagnon.M.Michel Chagnon.remercient les personnes qui ont bien voulu leur témoigner des marques de sympathie.lors du décès de Madame Mathilde Chagnon-Ouellette.sunenu le 22 avril 1976, soit par offrandes de messes.tributs floraux, télégrammes, appels téléphoniques, visites ou assistance aux funérailles.Toutes les personnes ayant omis Me s'inscrire sont prices de considérer ces remerciements comme personnels. Le Devoir, samedi 26 juin 1976 • 7 • - Le conflit s’est résorbé à Radio-Canada, mais il laisse des blessures syndicales par Gérald LeBlanc Le conflit qui perturbait la programmation de Radio-Canada depuis le debut de la semaine s'est résorbé hier mais il laisse de profondes divisions entre franeophflties et anglophones, tant chez les techniciens que chez les journalistes.Obéissant à l'injonction obte- nue par la société d’Etat, les techniciens francophones sont en effet retournés au travail hier midi, suivis, peu après des journalistes qui avaient débrayé jeudi en guise de solidarité avec leurs collègues francophones.La programmation a donc repris normalement en début d'après-midi même si certains retards se feront sentir à la télévision, en raison de la plus grande complexité de production qu'à la radio.La société Radio-Canada a promis dans le protocole de retour au travail de n'exercer aucune représaille par suite de l'action des employés mais une certaine ambiguité demeure au Le ministre de la Santé intensifie sa campagne contre l’alcoolisme TORONTO (PC) — Le ministre fédéral de la Santé, M.Marc Lalonde, intensifie sa campagne contre l'alcoolisme: il annonce que les bouteilles de boissons alcooliques devront porter un avis indiquant que ces produits peuvent être nocifs pour la santé."Nous projetons d'amender les reglements des aliments et drogues pour rendre obligatoire la mise en garde contre les effets néfastes de la consommation d'alcool — dans toutes les réclames de boissons alcoolisées et sur toutes les bouteilles, emballages, cartons et autres contenants ", a-t-il déclaré lors d'un colloque sur l'alcoolisme.Il a précisé qu'il rencontrerait, cet été, les représentants des brasseurs, distilleurs et viti- CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DU CANADA DlNER-C AU SERIE le lundi 28 juin 1976 à 19h 30 Au Salon Ovale de l'Hôtel Ritz Carlton 1 onferencie 'jivite d honneur M.Roger De Groote Attaché Olympique Français Thème de I ex posé “Les aspects humains des Jeux Olympiques” RÉSERVATIONS: 866-2797 culteurs pour les convaincre de: • restreindre la période totale de réclame radiodiffusée et réserver cette réclame à des heures où les adolescents sont moins souvent à l'écoute, • limiter les dépenses destinées à accroître les ventes, • abolir la réclame misant sur le mode de vie et limiter les autres modes de promotion.“Nos efforts pour informer les citoyens sur les dangers de l'alcool ont été en grande partie annulés par les tactiques des producteurs qui font voir la consommation de l’alcool, non seulement comme agréable, mais necessaire.” “Une caractéristique troublante en est ce rapprochement perpétuel entre le fait de boire et celui d'être amoureux, de bien réussir, de jouir de l'existence et cela dans tous les aspects de la vie quotidienne.” M.Lalonde a affirmé aux participants au colloque qu'il ne cherche pas à interdire complètement l’alcool mais seulement à prévenir les abus.‘Une politique d'abstinence est tout sim-plement inapplicable, a-t-il dit.C'est utopique.” M.Lalonde a révélé que le gouvernement fédéral e( les provinces avaient conçu un programme d'information sur l'alcool, en trois étapes, baptisé “Dialogue sur la boisson” et qui sera offert cet automne.Il a toutefois reconnu qu'un programme d'information ne suffirait pas à changer les mentalités sur la boisson.“J'estime que notre campagne d'information ne constitue qu'une partie d'un ensemble plus complet qui doit comprendre l’éducation, l'action communautaire et des changements de politique sociale.” chapitre des salaires.Les journalistes ont été avisés qu'ils ne seront pas payés pour leur journée de grève mais le ton des porte-parole de Tune et l’autre partie laisse entrevoir la possibilité d une application souple de cette décision.C'est plutôt à l’intérieur même des syndicats que le conflit laisse des traces.A l’instar des gens de Tair du Québec, les employés francophones de la Société Radio-Canada éprouvent en effet plus de difficultés à s'entendre avec leur syndicat pan-canadien qu'avec leur employeur.Déclenché par une question de frais de représentation pour les techniciens mobilisés pour l'Organisme de radio-télévision olympique (ORTO), le conflit a vite glissé sur les pentes du bilinguisme pour rejoindre la grave crise qui secoue le monde de l'aviation canadienne et québécoise.Parce que leur syndicat, la National Association of Broadcasting Employees (NABET), refusait d'endosser leur maraudage.On retrouve Ten vers de la médaille chez les journalistes.Depuis longtemps dotés d un syndicat indépendant (le Syndicat general de la télévision et du cinéma), les journalistes francophones de Radio-Canada ont dé- de-) cidé d'appuyer les techniciens mande pour une prime au bilin- ' lorsque le conflit a glissé vers guisme, les techniciens de Mon treal ont refusé de rentrer au travail après Tattente sur les frais de représentation.A Tinstar des contrôleurs aériens du Quebec, les techniciens francophones de Radio-Canada ne reconnaissent plus NABET comme le représentant de leurs intérêts et ils se préparent activement à la fondation d un nouveau syndicat au printemps 1977 lors de la prochaine période de les questions linguistiques.Mais le SGCT regroupe également les journalistes anglophones de Montreal, qui ont préféré suivre la ligne linguistique et se ranger avec NABET.Bref, on est francophone ou anglophone avant d'appartenir à tel ou tel syndicat comme le démontré le comportement des syndiqués de Nabet ou de NABET ou de CAR CATCA (contrôleurs aériens).Limite de pêche: LeBlanc optimiste OTTAWA (PC) — Le ministre des Pèches, M.Roméo LeBlanc, a declare oue le Canada peut adopter d une manière ordonnée une limite de pèche de 200 milles grâce au succès d une rencontre internationale sur les pèches qui s'est terminée, mercredi, à Montréal 11 a expliqué oue les quotas radicalement réduits dont on a convenu, à la demande du Canada, lors de la reunion annuelle de la Commission internationale des pèches de TAtlantique Nord-Ouest (CIPANO), seraient intégrés aux règlements canadiens lorsque la zone sera portée de 12 à 200 milles le 1er janvier prochain.Des consultations auront lieu avec les pays pécheurs quant à Temission de permis canadiens donnant accès à ce secteur.Parmi les points discutés, il y aura le nombre de navires alloué dans cette zone de pèche.Le ministre a ajouté que, règle generale, il était satisfait des résultats de la rencontre de la CIPANO.La réduction de 30 pour cent de la prise totale de poissons de fond sera subie par les seuls pécheurs étrangers et entraînera pratiquement la disparition des flottes étrangères au large de la Nouvelle-Ecosse.y L’histoire d’un billet payé par M.Goyer OTTAWA (d'après CP) -Prié par M.John Diefenbaker de dire comment le ministre des Approvisionnements, M.Jean-Pierre Goyer, avait pu obtenir d'Air Canada un laissez-passer destine à une simple amie, le ministre des Transports, M.Otto Lang, a annoncé aux Communes hier qu'il s'informerait de la politique de la société aérienne à ce sujet.“Comment se peut-il, avait demandé plus particulièrement l'ancien premier ministre, qu'on ait émis un laissez-passer au nom d une personne décrite comme une concubine, comme une épouse de droit commun, une locution qui, bien sûr, n'existe que dans le vocabulaire de certaines gens?” M.Diefenbaker avait ainsi fait echo aux nouvelles publiées à ce propos depuis deux jours par deux quotidiens torontois, le Sun et le Globe and Mail.Fidèle à la consigne qu'il s'est donnée, c est dans la dignité que le Mouvement Réformiste Social a voulu célébrer la tète nationale des Canadiens français en rendant hommage à la mémoire du Chanoine Lionel Groulx et par delà son oeuvre aux valeurs immuables que les ancêtres nous ont léguées.Cette photo nous montre le président du mouvement, le Dr Jean-Marc Brunet alors qu'il adresse la parole aux manifestants dont on voit ici la tête du défilé devant l'Institut d'His-toire de l'Amenque française, rue Bloomfield.-ubi- ppondg.Celui-ci précisait hier que M.Goyer avait demandé par écrit le laissez-passer en question, en priant les administrateurs d'Air Canada de trancher en même temps la question de principe qui se posait ainsi.Les deux grandes sociétés aériennes du pays ont en effet pour politique de ne jamais refuser un laissez-passer à un ministre qui en fait la demande, non plus qu'à son épouse légitime.Air Canada avait en Toc-currence émis un laissez-passer pour la compagne du ministre, sans toutefois répondre à la question posée.Dans les circonstances, M.Goyer avait estimé préférable de faire parvenir la semaine dernière, au président de la société, M.Claude Taylor, un mot qu’accompagnait un chèque de remboursement au montant de $392, coût de Taller-retour Ottawa-Dallas, en première.Dallas n'était qu'une étape, mais M.Goyer avait lui-mème assumé les frais entiers du reste du voyage, jusqu'au Mexique, en avril dernier.t L’ONE autorise l’Hydro-Ontario à exporter vers les États-Unis OTTAWA (FC) - L'Office national de Ténergie a annoncé qu'il avait approuvé, en partie, une demande de THydro-Ontario relative à l'exportation d énergie vers les Etats du Michigan et de New York.Contrairement à la demande première de THydro-Ontario, le nouveau permis est accordé pour une période de cinq ans et pour l'exportation d un maximum de 15.000 kilowattheures par an.La requête des autorités de THydroiOntario, en date du 18 juin 1975, demandait une licence lui permettant d'exporter jusqu'à 10,000 gigawattheures en 1976 et d'augmenter ses exportations chaque année pour atteindre 30,000 gigawattheures en 1985.COLLÈGE MARIE-VICTORIN COURS POUR ADULTES SESSION AUTOMNE 1976 Enseignement général cours préparatoires à l’université programme complet en sciences humaines (thème famille) Formation professionnelle techniques de garderie d’enfants techniques d’éducation spécialisée techniques d’assistance sociale techniques de gérontologie cours de radio-amateur Enseignement programmé enèeignement général et professionnel DÉBUT DES COURS 7 septembre 1976 POUR RENSEIGNEMENTS ET PROSPECTUS: Collège Marie-Victorin Service de l’éducation des adultes 7000, rue Marie-Victorin Montréal.H1G 2J6 Tél.: (514) 325-0150 IE BILINGUISME DANS LES AIRS CONSIDÉRATION MAJEURE — Les strictes mesures de sécurité actuelles dans la mise en oeuvre des aéronefs au Canada n’ont pas été et ne seront pas réduites ou mises en cause.— ou: — Le bilinguisme dans les airs est limité au Québec et plus tard à la région de la capitale nationale (Ottawa-Hull).— Nulle part ailleurs au Canada.Qui: — Les pilotes détermineront la langue de contrôle du trafic aérien au Québec.— Il n’est pas nécessaire que les pilotes au pays ou que les contrôleurs à l’extérieur du Québec deviennent bilingues.Quand: — Depuis plus de deux ans cinq aéroports au Québec opèrent sans heurt dans les deux langues officielles.— Dans les semaines à venir deux autres aéroports s’ajouteront à eux.— Personne ne remet en cause les étapes déjà franchies.— Le bilinguisme dans la région de Montréal constitue un problème complexe.Des études techniques et une enquête publique indépendante seront nécessaires avant sa mise en oeuvre.— Aucune extension dans la région de Montréal à moins que et avant qu’il ne soit prouvé que le niveau de sécurité actuèl sera maintenu.Comment: — Les associations aériennes ont été invitées à participer dans la formulation de procédures bilingues pour les vols à vue et aux instruments.— Une Commission indépendante enquêtera sur la sécurité de ces procédures.— L’introduction de communications aériennes bilingues peut se faire de façon professionnelle en accord avec l’objectif déclaré du gouvernement de maintenir la sécurité aérienne.Pourquoi: — L’expérience des dernières années a démontré que le bilinguisme en permettant une meilleure compréhension peut augmenter la sécurité des opérations.— Pour reconnaître le droit des canadiens français au Québec à une carrière dans le monde de l’aviation, utilisant leur langue maternelle tout comme les canadiens anglais ont pu le faire depuis nombre d’années.— Pour assurer au Québec des communications aériennes dans la langue de cette province, tout comme dans d’autres pays du monde où l’anglais n’est pas la langue maternelle.¦ jéu Transports Transport Canada Canada Otto Lang Ministre des Transports 8 * Le Devoir, samedi 26 juin 1976 l’actualité économique toronto Baisse des cours La cote a fléchi un peu et l'activité a été faible hier à la Bourse de Toronto.L'indice industriel a fléchi de .42 et est tombé à 188.74, l'indice de l'or, de 3.58 et est tombé à 286.23, son plus bas niveau depuis le 26 mai, celui des métaux de .22 et est tombe à 90.07 et celui des pétroles de l’Ouest, de 78 et est tombé à 234.32.Le comportement des valeurs a été le suivant: 153 gams, 187 pertes t 236 incnar veille.CostainR Courvan Craigmt Crain R L Crwn Life CrwnTrst CZelrba A Crow Nés t Cuvier M Cyprus Dale-R Daon Dev Daon A D Aragon Decca R D Eldona Delhi Pac Denison Dicknsn Doman I Dome 600 S9^i 9% 9*4 1000 13 13 13 -1 800 16* 6'/4 6* 100 SIO'A 10V4 10V4 Zl7 S46* 46*4 46* 100 S20V» 2W> 20V2 - Vi 150 $18 11 18 4- * z65 $40 ’'4 40* 40V4 22450 101 94 94 -11 10* 10* + * 8* 6*4- * 7* 8 4- * 6* 6* 15* 15* 15*- 1 $9* 8* 9 45* 47 11 11 4-1* 1390 $11 100 $8* 1425 $8 z25 $6* 4500 11300 2566 47 1000 11 840 $60V4 59* 60 600 490 490 490 200 435 435 435 - 5 500 $42* 41* 41*-1* Dome Pete 2370 $41* 41* 41*4- * D Bridge z26 $37* 37* 37* “ " ' 6175 16 .ea et 236 inchangées, contre 181 gains, 156 pertes et 245 inchangées la Le volume a été de 1.98 million d'actions d'une valeur totale de $17.08 millions, contre 2.29 millions d'actions d'une valeur totale de $19.85 millions la veille.C'est le plus faible depuis 14 séances.Huit des 16 parties constituantes de l'indice industriel ont régressé, six ont progressé et deux, les communications et la construction.sont restées inchangées.Les plus forts gains y vont aux grands magasins, aux mines industrielles et aux produits chimiques et les plus fortes baisses y sont subies par les banques, les boissons alcooliques et l'industrie'manufacturière.Sur le marché des options, 134 contrats ont été négociés, contre 151 la veille.Les transactions sont restées suspendues dans le cas de United Trust et de Unicorp Financial Corp.La dernière cote de United Trust est de $5.50 et la dernière de Unicorp, de 85 cents.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Venttt Haut Bas Farm.Ch.Industrielles AbbyGlen 76745 $6* 6 6*4-* AbyGInw 1700 105 100 105 4- 5 Abitibi 8090 $12 11* 12 4- * Acklnd2p 900 $13* 13* 13* - Va AcmeGas 10000 8 8 8 Alton Min 500 $6* 6* 6* AgnicoE 1900 480 475 480 4-10 Albany 16500 41 40 40 -1 Alt East G 2450 $11* 11* 11*4-* Alt Energy 7490 $10* 10* 10*4* * AltaGas A 1440 $12* 12* 12* 326 $58 $26 Ventes Haut Bas Farm.Ch.13581 AltaGCp Alcan Alcan pr AlgoCent AlgomaSt AStel p All-Can B AllarcoDv Alminex Almin 4* p Alum 3rd p Am Bonza Am Eagle Ang U Dev Aquitaine Args260p Argus Bpr Argus Cpr Asamera Asbestos Ashland pr AtcoA AtICCop Auric Res RC Sugar A BPCan Bad Boy Banister C Bank BC Bank Mtl 5608 BkMtlr 145197 Bank N S Bankeno BCdnNat Baton B 200 58 58 4- 1 25* 25* z12 $28* 28 Va 28 Va 200 $12* 12* 12* 4- * 2900 $27* 27* 273/4 - * 600 $25* 25* 25* + Va 500 240 240 240 500 $12Va 12* 12* 300 $6 ) Cad Frv Cal Pow A Cal P 7* p CalvrtDle Calvert Cam Mine Camflo Campau A Can Cem L CDC pr B C Nor West C PakrsC Can Perm 200 $18* 18* 18* 4- Va CS Pete 40350 288 265 268 -13 Can Trust A 300 $213/4 213/4 21% C Trust 7* 300 $19* 19* 19*-* CTung 1300 430 425 430 300 $17 16* 17 z 50 $6 Va 6 Va 6 Va 6800 415 400 405 -15 150 $263/4 263/4 263/4 _ i/4 10320 $10* 10% 10* - Va 325 $30 293/4 293/4 + y8 z15 $78* 78Va 78Va 5200 260 225 225 -44 500 19 19 19 -1 45Va 45* 45* 4- Va $83/4 8* 8* 465 465 465 $10 10 10 $97Va 97* 97* - * $8 Va 7* 8 $22Va 22* 22* 1000 1200 400 696 367 5599 z70 D Explor Dofasco A Dom Store D Textie A Domtar Donlee M Du Pont Dylex L A E-LFin E-L Fin w East Mal Estn Prov Electro A Emco Emco w Extndcar Falcon C Falcon Frm Mer p Fed Diver FedlndA Fidelty MS Fidelity Tr Finning T FoodcrpLt Fcodex S F Seasons F Sea A pr F robe x 52400 Fruehauf 100 G&H Steel GSWCI A GazMetr Gen Baker G DistrbA GMC Genstar L Gnstar L w 15 15 -2* 2400 $29* 28* 29 4- * 1000 $15* 15* 15* 4- * 500 $8* 8% 8% - * 8305 $21* 21* 21* 4- * 100 $7* 7* 7* - Va 360 $16 16 16 1100 $7 7 7 600 $6% 6* 6% 4- * z50 106 106 106 200 186 186 186 - 4 zllO 300 300 300 319 480 480 480 - 32 500 $7* 7* 7*- * 3000 270 260 260 4- 5 500 $5* 5* 5* - * 2350 $8Va 7* 8 - * 3093 $40 39 40 4- 1 z25s $10* 10* 10* 700 240 230 230 -20 500 $5* 5Va 5Va 4- * 150 $5 5 5 4- Va 600 355 350 350 - 5 400 $13* 13* 13* 900 290 290 290 4-5 1300 $5* 5* 5* 4- * 1000 345 345 345 100 $5* 5* 5* 15 63/4 5* 63/4 6* $63/4 $5* $63/4 $6* 15-3 63/4 4- * 5* 63/4 6* - * 700 $5* 480 480 -32 400 $8* 8* 8* 332 $66Va 66* 66* - Va 300 $22 21* 22 500 $8 73/4 7% - * GntMasct 20800 120 118 118 Giant Yk 300 $53/4 53/4 53/4- Va Gibraltar KamKotia 1000 65 65 65 KapsTran 1250 148 141 148 4- 7 Kelly DA zlO $5* 5* 5* Kenting 324 $16* 16* 16* 4- * KerrAA 1200 $13* 13* 13* K off 1er A 11800 495 480 495 4-15 K off 1er A p 500 $7* 7* 7* LabattA 2018 $17 16* 17 LabMin 100 $35* 35* 35* 4- * Lacana 1760 380 370 370 -10 Laidlaw A 200 $6* 6* 6*4- * LOnt Cem L Shore Lakehead Langis Laurasia Lau Fin LauF 1.25 Leigh Inst Liberian LL Lac Lob Co A Lob Co pr Lob Ltd Ap Lob Ltd Bp Lochiel LoebM Lost River MEPC MEPC w MICCA Madam A MH Cable MB Ltd Madeline Madsen Magna Int Magnates Maislin I MajstcVVil Major H D M Lf Gard 1150 $21 Va 20Va 20Va -1 Va MartimAp 200 $7* 7* 7* Martin z300 10 10 10 Mass Fer 9443 $28* 28* 28* Mas F A z20 $26 26 26 Mas F B 300 $25* 25* 25* 4- Ve Matchan 1000 10 10 10 4-1* McIntyre 800 $36'/8 36 36 - Va McLaghln 500 $83/4 83/4 m Melchers 200 275 275 275 - 5 Melcor 1100 480 465 465 -20 Melcorw 600 295 290 295 Mercantil 1256 $17* 17 17* 4- * 500 385 385 385 100 215 215 215 + 10 4000 30 28 28 — 3 1500 8 8 8 3000 44 42 43 — 1 100 $6* 6* 6* + * z35 $14 14 14 500 205 205 205 211 $15* 15% 15% 600 145 145 145 — 9 Z64 415 415 415 210 $22% 22% 22% — * 100 $14* 14* 14* z80 $15 14% 14% 3100 138 134 134 — 1 1800 298 295 295 1983C 220 191 220 + 5 300 $6* 6 6 — % 1100 50 50 50 — 10 600 $243/4 243/4 24% — * 800 $34 Va 34* 34* — * 100 $11 11 11 22180 $20 Va 20 Va 20* — * 2400 260 246 260 + 12 500 45 Va 45* 45 Va + * 625 $17* 17 17* + * 8000 70 68 70 + 1 1000 400 400 400 — 15 600 220 220 220 — 5 z89 $5 5 5 Merland E 14300 299 290 295 + 5 Mex LP z27 375 375 375 Mindamr 3000 16 16 16 Minrl Res 4700 160 157 160 + 4 1100 $73/4 7* 7* ng C Cablesy CdnCel C Ex Gas CGE -13 Glendale 100 150 150 150 Goldray 1000 47 47 47 - * Graft G 250 $32 32 32 Granduc 700 137 137 137 - * Granisle 100 $11 11 11 Molson A Moneco A Moore Mt Wright Multi-Mi Multi Acc Murphy MymarM 433 $173/4 173/4 173/4 4- Va 620 $8* 8*1 8* + Ve 45333 $39 Va 38 Va 387/e — * 500 20 20 20 + 1 4000 40 39 40 100 286 286 286 — 4 GL Paper GLPapw GN Fin z50 $34 34 34 CG Invest 2127 $203/4 20* 203/4 + 1 Gt West S 3750 800 $26* 26 26 - * C Homestd 7200 $6 Va 6* 6* + * G Goose A 500 8290 450 440 440 -10 C Hydro 6000 $9 Va 8* 9 + * Greyhnd 1182 2000 54 54 54 Cl Bk Corn 17075 $24* 24* 24* + Va Guar Trst 200 10333 10 Va 10 10* + 1 CIL 935 $23* 23 23 — * Guar Tr r 8992 1500 85 84 84 - 1 C Malart 15000 44 40 42 + 2 GulfCan 4501 - * - 3 610 $313/4 313/4 313/4 220 $7 Va 7 Va 7 Va - Va zlO 120 120 120 115 400 415 4-20 $5Va 5Va 5* - * 600 $5* 5* 5* 4- * z444 40 40 40 N BU Mine 1000 241 241 241 NaChrs I 1400 $5* 5* 5* 4- Va 2100 30 29 30 4- 3 1575 170 170 170 500 $14Va 14* 14* 35 35 35 -6 11 Va lOVa lOVa-Va 32 32 32 300 $21 Va 21* 21* 100 $27* 27* 27* - Va 100 $28 500 $15 Va 28 28 15 Va 15 Va 4- Va 1370 $9* 100 320 500 38600 $14Va 133/4 14Ve 4- * 420 $29 * 29% 29* - Va 100 $20 20 20 -3Va 3950 $14* 13* 13* - * 500 40 40 40 4- 1 666 28 Va 28 Va 28 Va - Va 375 $21* 21 Va 21* 4- * 9Va 9* 4- * 320 320 4-10 $9 Va 9 9 Ve 4- Va 275 $21 Va 21 21 Va 4- 3/4 $15* 15Ve 15* 4- Va 16 13 Va 15 - Va 4472 $39* 39 39 4- Va 6800 166 163 166 4- 5 300 $15* 15 15* 4- Va $8* 8* 8* - * BeavrEA 1700 420 420 420 Bell Canad 12440 $48 47* 48 Bell Apr z8 $47* 47* 47* Bell Bpr 217 $48 48 48 - Va Bell 2.28 2100 $26* 263/4 263/4 Bell Can W 17100 385 375 375 -15 BethCop A 750 $14* 14Va 14Va - * Block Bros 3800 420 420 420 100 325 325 325 500 208 206 206 - 1 78 76 76 C Manoir A 1000 $5Va 5Va 5*-* C Marconi 4825 $5* 465 5* 4-65 C Merrill 1600 $10* 10* 10*-* CNat R 100 475 475 475 - 5 C Ocdental 528 $12* 12* 12* - * CPInve 4855 $22* 21* 22* 4- Va CPInvepr 220 $44* 44* 44* 4- * CP Ltd 22425 $17* 173/4 17% CPLAp 200 $8* 85^ 8* C Reserve 600 430 420 420 - 5 Cdn Sait A z20 $14* 14* 14* 'CdnSupO 3100 $44 43Va 43Va - Va Cdn Tire A 4316 $47 463/4 463/4 - * C Uilties 2500 $12 12 12 CU 10* 300 $253/4 25% 253/4 CUtilw 900 345 335 335 -15 CWNSVap z50 $11 11 11 CandelOil 200 $14* 14* 14Va 4- Va Cara 200 $5* 5* 5* 4- Va Carl OK 1622 310 310 310 Cari A p 210 $20* 20* 20* Carma A 100 $103/4 10% 103/4 — * Carrier JD 100 175 175 175 $6 21 Gulfstr 115500 129 6 18 Nat Pete Neonex NB Tel N Dimens N Kelore N York Oil Newconx Nick Rim 1400 4000 z!61 400 445 7000 445 445 - 5 8 Va 8 Va - 1 19 - Va Noranda A 6588 $38* 38* 38*- * Norcen 4170 $13* 13 13 HambroC H Group A Ham Tr HndCpr HardCrpC 1000 Harlequin 1000 Harris J S H Wood Hawker S Hayes DA olin Bomac A Border C BovisCor Bow Valy Bramalea Brameda z380 5362 $23* 23Va 23Va - * - Va Cassiar 1300 $5* 5 Va 5 Va _ * Celanese 1000 485 480 480 — 5 Celan 175 p 100 $17 17 17 + Va Cent Pat z400 80 80 80 Charter Ol 200 400 400 400 ChibM 1500 40 40 40 Chieftan D 2921 $11* 11 11* + * Chimo 1000 97 97 97 — 1 Bow-m pr z4 $39 39 39 Bralor Res 600 365 360 360 Braisa 300 325 325 325 100 BrdgTank Bridger 7 de Brinco Br Am Bnk BCFP BC Phone BC Phone r 30462 25 BCPh43/4p zlO $47 BCPh 1956 BCPhôpr $53/4 53/4 53/4 129 129 10 8 390 7 1135 370 360 360 z5 $193/4 193/4 193/4 325 $23 3000 129 BrascanA 11992 $10Va 10 Brenda M 400 $8 z50 390 3450 390 $7 Va 7 -10 23 23 1985 $12* 12* 12* 22 22 -3 47 47 Z5 $463/4 463/4 463/4 Z13 $60Va 60Va 60Va -I- Va +20 Chrysler City SavT Claiborne Cockfield Coin Lake Coles Book Comb Met Cominco C Holiday I Coniagas Con Chm A Con Bath A Con Bldg Con Fardy C Durham C Marben 7600 $19 183/4 183/4 - Va 23900 $11 Va 9* 11*+1* 3700 215 215 215 100 450 450 450 +20 z50 1100 2450 z32 HolingerA 7310 Home A Home B Horne Pit HowdnDH Hud Bay A HBay Co HB Oil Gas Husky Oil Husky Bpr Husky E w I AC ITLInd IU Inti Imasco A ImascoAp ImpLife ImpOil A ImpOil B INCOA INCOB Indal Inland Gas 3645 zlO zl 100 365 6915 924 1520 z20 100 2566 500 3403 650 300 $16 $6 480 $6* $6 $37 122 128 + 8 Norcen B 300 $23 223/4 223/4 - * Norcn 150 550 $22 Va 22 Va 22 Va - Va 310 310 + 5 Norcen w 1625 225 221 225 -12 470 470 Nordair L 1900 235 230 230 - 2 15* 16 + Va NC Oils 17150 $8* 8* 8* - * 6 6 — * NorTel 1248 $403/4 40* 40* - Va 475 475 NTecm B w!1350 $20* 20 20V8 + * 8 Va 8 Va Northgat 2837 425 425 425 440 440 NWUtilp zlO $393/4 393/4 393/4 110 110 - 5 N Beauc 4000 22 Va 22 Va 22 Va +2 Va 6 6 - Vb NSSav 10* z50 $20 Va 20 Va 20* 6 6 Nowsco W 1400 $18 17* 17* + Va 37 37 + * Nu-Wst A 3200 $16Va 15* 16 Va + 1 31 31 - *, Nudlama 2000 25 25 25 27 Vb 27 Va Numac 8760 $12* 11 Va 11 Vb - % 380 380 DPI Ltd 1800 340 335 340 +15 $20 $39 140 $70 31480 $24 1000 10083 z50 500 800 $9* 9 Va 9 Va - * $183/4 183/4 IS3/» 193/4 193/4 - * 38 Va 38 Va - Va $20* 20Va 20Va - % $33* 33* 33* $5* 5* 5* $16* 16* 16* 105 105 105 - 5 $10* 10Va 10Va - * $24* 24* 24% + * 310 305 310 échos boursiers Le déficit de Commonwealth Holiday Inns a doublé au cours des six premiers mois En raison d'un surplus de chambres d'hôtel dans la plupart de ses marchés, la compagnie Commonwealth Holiday Inns connaitra en 1976 sa plus mauvaise performance des dix dernières années.Hier, la firme ontarienne a communiqué ses résultats semestriels qui montrent une perte de $2.6 millions, le double du déficit enregistré pour les six premiers mois du dernier exercice.De 1974 à 1975, les profits de Commonwealth Holiday Inns ont chuté de $2.7 millions — 46 cents par action — à seulement $413,000 pour l'an dernier.Le président M.David Rubi-noff prévient les actionnaires dans son message: "Tout semble indiquer que l'on réalisera un profit au cours du second semestre mais la société s'attend que les bénéfices de l'exercice entier soient inférieurs à ceux réalisés lors de l'exercice de 1975.'' Les gains de $413,000 en 1975 étaient les moins élevés de la compagnie depuis 1966 alors que les opérations avaient laissé un maigre bénéfice de $112,000.Pendant ce temps, les ventes qui, en 1966 n étaient que de $7.1 millions, atteignaient l'an dernier $138 millions.La compagnie — dont Holiday Inns de Memphis au Tennessee détient près de 27% des actions — a amorcé une politique de diversification en achetant toutes les actions ordinaires de la compagnie Charteways.Avec 1,000 autobus, cette entreprise transporte chaque jour 60,000 étudiants et de res au cours du premier semestre.Les ventes ont grimpé de $48.9 millions à $71.9 mimons.A la Bourse, le titre subit les contrecoups de ces difficultés d'opérations.L'action se transige à $3.00 environ soit 50 cents seulement de plus que son plancher pour l'année en cours.L'action a déjà atteint $3.85 au début de l'année.La compagnie possède 47 hôtels au Canada (dont quatre au Québec! et 18 hôtels dans les Antilles, au Royaume-Uni et en France.Commonwealth Holiday Inns détient avec Atlific Inns de Montréal la franchise au Canada de la chaîne hôtelière américaine Atlific Inns est une société pri vée qui ne publie pas de résul tats financiers.• L Hydro-Quebec a l'intention d'emprunter $1.5 milliard l'année prochaine pour financer ses besoins de capitaux et ceux du projet hydroélectrique de la baie James.Selon un porte-parole, les deux tiers des fonds environ seront affectés au projet de la baie James comme cela s'est déjà produit au cours des dernières années.La Marinav Corn!, une nouvelle entreprise d'Ottawa, achètera tous les actifs canadiens de la société Deram de Montréal ayant rapport à la vente et au fonctionnement des dispositifs spécialisés de navigation et de relevés de marine.Marinav a été créée par d'anciens cadres de ComDev Marine, ancienne filiale de Control Data Canada Ltd., elle-même filiale de la société américaine Control Data Corp.L annonce de cette acquisition fait suite à une entente aux termes de laquelle Deram, filiale à part entière de la société Decca de Londres, achète ComDev Marine de la maison-mère CDC de Minneapolis.Parmi les actifs de Deram ache- Laval emprunte sur le marché européen Toronto.dessert l'aéroport de v: Cette acquisition a permis une hausse de 47% du chiffre d affai- La Ville de Laval a présenté cette semaine une offre de $20 millions d'obligations sur le marché européen.Le titre a été vendu à 99 et rapportera à la première échéance en 1983 un taux de 10.41%.v L'échéance des titres émis est fixée au 1er juillet 1996.Les obligations pourront être rachetées par Ville de Laval à comp- ter du 1er juillet 1986.Le coupon est de 10%.L'émission sera gérée par First Boston (Europe) Ltd et comme participants au syndicat, on remarque les noms d'institutions financières de France, de Belgique, de Hollande, de Suisse.d'Allemagne et du Luxembourg.tés par Marinav figurent “l'un des plus importants inventaires de dispositifs électroniques de navigation à courte, moyenne et longue portée d'Amerique du Nord ", précise-t-on.Le conseil d'administration de Québec-TéléPhone a passé résolution autorisant l'émission de 471.891 actions privilégiées subordonnées.à dividende cumulatif de $1.68, rachetables et convertibles.série B de la valeur nominale de $15 chacune, par voie d une offre de- droit de souscription aux détenteurs de ses actions ordinaires inscrits à la clôture des bureaux le 14 juin 1976.sur la base d'une action série B pour chaque cinq actions .ordinaires alors détenues au prix de souscription de $16.Les certificats attestant les droits de souscription et le prospectus relatif à cette offre seront expédiés par la poste le 16 juin.Les droits seront inscrits aux bourses de Montréal et Toronto et ils expireront à 4.p.m.(heure de Montréal) le 6 juillet.Cette émission est sujette à l'acceptation du prospectus par les diverses autorités ayant juridiction.Pitficld.Mackay.Ross et Compagnie.souscripteur à forfait, a convenu d'acheter le solde des actions série B non souscrites par l'exercice des droits.La société Massey-Ferguson a fait état de bénéfices atteignant, en dollars américains, $31,876,000, soit $1.66 l'action, pour le trimestre pren ant fin le 30 avril, contre $24,282,000 ou $1.33 l'action, pour la période correspondante de l'année dernière.OSF Ind z50 360 360 360 Oakwood P 1800 158 157 158 -2 Obrien 8500 90 88 90 Ocelotlnd 11600 616% W/a 16%+ % OrchanA 200 280 280 280 Orlando 100 SlOVe 10V8 lO'/s - Va Oshawa A 3300 420 415 420 + 5 PacCoper 14000 130 126 130 + 5 Pac Pete 5119 531% 31'A 31%+ Reichhold Reitman Reitman A 100 100 600 Repub Res 1000 Resservie 500 RevnuPrp 2250 RioAlgom 3590 R Little A Roman Rothman Rothm A p Rothm 2p z40 1325 z40 zlO 200 $21 Va 21 Va 21 Va Steinbg A z50 SISVb 15Vb 15Vb U Asbesto 1200 370 365 370 + 5 $13 Va 13 Va 13 Va - Va Sterystm 150 430 430 430 U Canso 13980 $8* 8 Va 8 Va + Va $13 13 13 SudCont 1000 26 26 26 U Corp B 420 $12* 12* 12* — * 134 134 134 + 4 Sulivan A 100 152 152 152 - 3 U Keno z50 $8 Va 8 Va 8 Va 180 180 180 SundaleO 1500 $17 17 17 U Siscoe 500 $8 Va 8* 8 Va — Va 74 73 73 Superior A 500 175 175 175 -10 Un Tire A 200 150 150 150 + 5 $34 33 Va 33 Va - Va Systems D z42 275 275 275 UW OG 5000 50 50 50 — 3 180 180 180 Univr Gas 2850 $8 Va 8 8 $17* 17* $16* 16* $67* 67* $15* 15* 17* + Vb 16* 67* 15% + Vb Talcorp Tara Teck Cor A Teck Cor B 2425 500 472 1300 $7* 7* 7* $173/4 173/4 173/4 405 400 400 - 5 315 310 310 - 5 UppCan Versatile Versatil A Vespar 500 1050 570 14000 130 130 130 - 2 $17* 17 17 - * $16* 16* 16* - * 32 31 31 +1 70 70 - * 233/4 23* + Vb $233/4 233/4 233/4 $34* 34 34 - Va $34 Ve 34 Ve 34 Ve $143/4 14* 143/4 + * $9 Inland G p 200 $10Ve 10 9 10 Ve z300 5 Va 5 Va 5 Va Inter-City 1700 475 475 475 + 5 500 $8 Va 8 Va 8 Va Inter C B p z50 $14 14 14 1000 18 18 18 Inter C B w 400 256 256 256 - 4 941 $39 39 39 - Va Int Div 4100 135 135 135 1000 305 305 305 Intrmetco z70 $8 8 8 500 59 59 59 + 1 IBM 585 $266 263 263 - 2 5000 $6 Va 6 Va 6 Va Int Mogul 1725 300 295 295 - 5 Page Pet 1421 215 215 215 - 5 Rothmn w 130 165 165 165 - 10 Tex Can 433 $25* 25 Va 25* VicGTr z40 $25* 25* 25* Paloma P z106 225 215 225 Royal Bnk 7715 $27* 27 27* + * Txsglf 1800 $33 Va 33* 33 Va + Va Voyager P 2800 $143/4 14* 143/4 + Ve Pamour A 100 320 320 320 Royal Tr A 5000 $203/4 20 Va 20 Va - * Texore 5000 7 Va 7 Va 7* - Va Vulcan Ind 900 $16 16 16 + * Pan Centr 3500 95 90 95 Russel H 8100 $12 11* 12 + Va Thom L 1000 35 35 35 - 5 WCICan 100 $14* 14* 14* - * Pancana1 1000 95 94 95 - 2 StLCem A 150 $17 17 17 Thom Ind 200 $7* 7* 7* - Va WainocoO 600 375 375 375 PanCan P 736 $25 Va 25 Va 25 Va StLCorpp z60 $59 59 59 Thom N A 610 $13* 13 13* Walk GW A 3378 $32* 32* 32* - Va PangoGld 11500 32 30 30 - 6 Schneid p B 1200 $8 8 8 - * Thom N pr 140 $35 35 35 Wstburne 130 $12* 12* 12* Patino N V 1000 $14 14 14 ScotLasal 1600 275 260 260 - 20 Toromont 500 200 200 200 Wcoast Pt 2200 $7* 7* 7 Va Paulin A 400 275 275 275 Scot York 1600 185 180 185 + 3 Tor Dm Bk 8095 $173/4 17 Va 17* - Va W Pet A p 2100 $17* 17 Va 17* + Va PeBenO 5800 310 290 300 +20 Scotts 2500 $8* 8 Va 8* Tor Star B 500 $16 16 16 + Va Wcoast T 2229 $24* 24* 24* + Va Pennant 10979 $5* 53/4 5* + Va Scurry Rn -z50 $18 Va 18* 18 Va Total Pet 5100 $7 Va 7* 7 Va + Va Wcoast w 1400 270 270 270 - 6 Penningtn 100 $10 10 10 Seagram 3950 $25* 25 25 Va + Va Total P A p 200 $15 15 15 - * Westeel 159 $14 14 14 + * z74 280 280 280 150 $5* 5* 300 $18Ve 18Ve $6* 5800 53/4 5* + * 8 Ve + Ve 53/4 - * 725 12810 2077 3500 3500 $35Va 35* 35% + * 240 235 235 395 385 69 64 93 93 385 69 93 -15 + 6 + 3 IntObaska 3100 Int Pipe A 7185 Int Pipew Ipsco Inv Group 12 Va 12 Va 12 Va + Va $14* 14* 14* - Ve 6625 26 25 25 100 $13* 13Ve 13Ve 200 $7* 7* 7* + Ve 220 $30Va 30* 30* + Ve z42 $22* 22* 22* 1000 $24* 24% 24* + Ve 5 83/4 1040 $5 Ve $8* 5 Ve BCP 10.16 p 175 $26 26 26 Broul Reef 500 26 26 26 Bruck A 100 425 425 425 Brunswk 1500 $5* 5* 5* Budd Auto 300 $5 Va 5 Va 5 Va Bulora Cor 1200 20 20 20 CC Yachts 24500 400 390 400 CAEA 550 $11 10* 10* C Morisn 600 162 161 161 _ 2 Irwin T A 300 240 240 240 + 5 C Rambler 1300 155 152 152 + 2 IvacoA 800 $9* 9 Va 9* C Rexspar 1100 140 140 140 Jannock z27 $6 Va 6 Va 6 Va Con Distrb 2400 375 370 370 — 5 Jannock A z!15 $11 103/4 103/4 Cons Gas 8190 $12Va 12* 12* — * Jelex 2000 12 12 12 + 1 Con Gas D 1000 $21 Va 21 Va 21 Va + Ve Joliet z400 12 12 12 Con Glass 400 $15 15 15 + * Jorex Ltd 7000 20 20 20 — Va Cop Fields 200 120 120 120 Joutel 1700 41 41 41 + Va Corby vt zlO $17* 17* 17* K-Tel Intl 133 $5* 5* 5* — * CornâtInd 500 420 420 420 Kaiser Re 20895 $14* 14* 14* — * Coseka R 10350 395 380 385 — 5 Kaiser wt 100 $11* 11* 11* — Ve P Dept PJewIA Petrofina PeytoOils Pine Point Placer Plysr 840 Pop Shops Pow Corp A 1225 PreCable Preston Price Co Qasar Pet QueSturg QueTel r Ram Ranger 400 $17* 17% 17* Rayrock 1125 69 69 69-1 Redpath A zlO $25* 25* 25* Redstone 6800 46Va 46* 46* Reed Pap A 1600 $11* 11* 11* + V ReedOsIrA 3700 $6* 6* 6* Selkirk A Shaw Pipe ShelICan 100 100 5172 $12* 12* $5* 5* SherrittA 2425 Sherritt B Siebens Silvmq Silverwd A SimcoEri 113 1450 5500 100 2075 12* 5* + Ve $17* 17 Ve 17 Ve - Ve 6* - Ve 6 Ve 15 Ve 29 Va - Va 9 Va + * 250 +10 $6* $6 Ve 6 Ve 6 Ve 6100 1836 600 $15 Ve 15 Ve 30 29 Va $9 Va 250 9 Va 250 Totl Pet w Traders A Tr 10* Trade 7Va p Tr Can Res 6600 TrnsMtA 4890 TSE A8 TrCanPL 6454 z4 230 225 230 +10 WDecalta $13% 13* 13* - Ve West Mine $103/4 103/4 103/4 Westfield z6 $36* 36% 36% Weston 64 63 63 - 2 Whithorse $10 Ve 10 10Ve + Ve WhonokA vsvryrbylbyl2b00 Wilco $12 11* 12 Willroy $64 64 64 Windfall 2300 $9 9 9 Simpsons 1526 $6 Va 6* 6* - Va TrCan Bpr 200 $30* 30* 30* - 3/4 Woodreef 2325 $16* 16* 16* — * Simpson S 2412 $10 10 10 TrCanCpr 350 $39 39 39 Woodwd A 1546 $15 Va 15 15 — Va SklarM 2500 196 186 186 -14 TrCan D p z75 $51* 51* 51* Yk Bear 300 425 425 425 + 5 SklarW 2000 95 95 95 - 2 Trimac 600 $7* 7* 7* + * YukonC 3000 118 115 118 + 3 Skyline H 600 275 275 275 Trin Chib 14000 16 15 15 + 1 Zellers zll 19 22 20 22 Slater Stl 1025 S8 7* 8 Turbo R 1020 180 180 180 10100 460 445 455 — 10 Slater B pr z75 $113/4 113/4 113/4 Ulster Pet 5600 85 85 85 BM-D+.ir.6650 3100 16100 950 z80 700 z200 400 7000 44700 1200 100 5300 5100 $5* 5* $6 Va 6 Ve 234 226 $15 14* 177 177 $6 Va 6% 14 Va 14 Va 110 110 8 Va 8 71 69 $193/4 193/4 285 285 185 405 180 390 5 Va - Ve 6 Ve - * 226 - 4 15 177 6 Va + Ve 14 Va 110 + 3 8 - Va 69 - 1 193/4 285 185 395 1 + 6 - 5 Slater 6 pr 200 Sonor I A p 500 SparAero 3700 Spooner 30000 StelcoA 1323 Steep R 126 $12 Va 12 Va 12 Va 380 375 380 -20 293 290 290 929 Danemark Couronne .1574 Kspagne Peseta 0144 France Franc etranger 2037 Hollande Florin .3527 Italie Lire 001142 Japon Yen .003222 Mexique Peso .0772 Ktats-Unis Dollar 9642 Norvège Couronne 1735 Nouvelle Zélande Dollar .9603 Suède Couronne 2169 Suisse Franc .3904 Le dollar canadien MONTREAL - Le dollar US a feimé vendredi a Montréal en hausse de 7-25, soit à $0.9694, et la livie sterling, en hausse de 11-25, soit à $1.7187.A New York, le dollar canadien a fermé en baisse de 3-10, soit à $1.0316; et la livre sterling, en baisse de 1-20, soit à $1.7730.montréal Faible activité L'indice industriel a régressé, les autres indices ont progressé et l'activité a ete ordinaire nier à la Bourse de Montréal.L'incide industriel a fléchi de 0.42 et est tombé à 200.28, l'indice général a monté de 0.07 et atteint 192.64, l'indice des banques, de 1.30 et atteint 233.41, celui des serviées publics, de 1.10 et atteint 143.00 et celui des papiers, de 0.53 et atteint 119.21., Le volume a été de 552,300 actions, contre 527,500 actions la veille.Le comportement des valeurs a été le suivant: 58 gains, 51 pertes et 48 inchangées, contre 42 gains, 98 pertes et 61 inchangées jeudi.Moore Corp., dont 19.060 actions ont été négociées, a été le titre industriel le plus actif et sa cote a fléchi de 1 1-4 et est tombée a $39.Talisman Mines, dont 30,000 actions ont été transigees, a été le titre minier le plus actif et sa cote a monté de 1-2 et atteint $40.Dans le secteur de la speculation.Mount Jamie Mines a perdu un cent et est tombe à 52 cents, dans un virement de 27,700 actions.Cours fournis par la PRESSE Ventes Haut Bas Farm.Ch.Abitibi 6140 $12 11* 12 + Va Alta Gas T 1100 $12* 12 Va 12* + Va Alcan 5290 $26 25* 26 + Va Almin 2p 120 $34 34 34 Aquitaine 2000 $21% 21 Va 213/4 Atco a 1500 $ 14 % 14* 14* ! Va Bank Mtl 3872 $15* 15* 15* + Va BMO rts 111618 16 14 Va 15 + Va Bank NS 100 $39 Va 39* 39* + * Banq CN 1011 $15 15 15 Bq Deprg 1000 $133/4 133/4 133/4 — * Bq Pv Can 200 $13* 13* 13* + * Bell Canad 5233 $48 47* 47* + * Bell E pr 1100 $263/4 263/4 263/4 + Va Bell wt 900 385 375 375 BM RT u 100C $13* 13* 13* — * Brcan a 1715 $10 Va 10 10 — Va BC Phone 500 $12* 12* 12* + * CANADIENNE Ventes Haut Bas Ferm.Ch.Can Cem L 463 $10 10 10 + * C P un 366 $8 Va 8* 8* C Hydro 1200 $9 9 9 + * C lmp Bank 201 $243/4 243/4 243/4 + Va CIL 500 $23* 23* 23* + * C Int Pw 200 $143/4 143/4 143/4 - * Cl Pow pr 600 $11 Va 11* 11 Va - 3/4 CJV 1300 165 162 165 +3 C Marconi 610 $5* 475 5* + * CP,Inv 100 $22* 22* 22* + * Cdn Tire A 300 $463/4 463/4 463/4 - 3/4 CPLtd 18472 $17* 173/4 173/4 + * CP A p 3300 $8* 8* 8* - * Cari Ok 300 310 310 310 Cassidys 200 385 385 385 +90 Celanese 130 485 485 485 Chrysler 688 $19 18* 19 + * Cominco 135 $39 39 39 - * Comodor 400 $5* 5* 5* - * Con Gas 1000 $12% 12* 12* + * Cr Fonc 100 $90* 90* 90* + * Dome Pete 1600 $41* 41* 41* D Bridge 5050 $373/4 373/4 373/4 - * Dofasco a 8000 $29 29 29 - Va D Tex a 450 $8* 8* 8* - * Domtar 400 $21* 21 Va 21* Donohue 100 $83/4 83/4 83/4 - Va Fal Nck 100 $40 40 40 Fin Coll 600 210 209 209 +4 F Seasn 3000 345 345 345 +174 Genstar L 400 $213/4 213/4 213/4 - * Gulf Can 3950 $31 30 Va 30 Va - 3/4 Holl a 1080 $37 37 37 + * Huds Bay a 522 $18* 183/4 183/4 H Bay Co 2300 $20 193/4 193/4 - * Husky Oil 266 $20* 20* 20* - * Imp 0 a 7629 $24 233/4 233/4 + * Inco a 4900 $34* 34 34 — * IU Int 500 $10* 10* 10* + Va 1 PL a 456 $14* 14* 14* + * Kaiser Re 9500 $14* 14* 14* - Ve Labatt a 880 $17 163/4 163/4 - * MB Ltd 2050 $20 Va 20 Va 20* + * Mass Fer 6400 $28 Va 28* 28 Va + * Mas F b 200 $25* 25* 25* + Va Melchers 1050 275 270 270 -5 Mercantl 329 $17* 17 17* + * Moore 19060 $39 Va 38 Va 39 -1* NB Tel 440 $14 Va 14* 14 Va - Va Nfld pr e 100 $9 9 9 Noran a 1600 $38 Va 38* 38* - * Nordair 900 231 231 231 -4 Norcen 820 $13* 13 Va 13* + * Nor Tel 200 $40* 40* 40* + Va Orangeroof 200 150 150 150 Oshawa A 1000 415 415 415 Pac Pete 1800 $31* 31* 31* + * Petrofina 100 $18 18 18 + * Placer 500 $22 Va 22 Va 22 Va Pow C a 352 $83/4 83/4 83/4 Pow C e 100 $10 10 10 PrieeCom 689 $15 Va 15 Va 15 Va * Provigo 100 $102 10* 10* Qebcor 300 $53/4 53/4 53/4 + Va Que Tel 515 $162 16* 16* + Va Qt 73-4 200 $15 15 15 + * Que T rt 25250 24 Va 22 24 +2 Reitman A 2000 $13 13 13 Rio Algom 425 $333/4 333/4 333/4 - Va Rolland 900 $6 Va 6 Va 6 Va Royal Bank 1580 $27* 27 Va 27 Va + * Ry T rt a 700 $20* 20 Va 20Va - Va Scot Lasal 200 275 265 265 -15 Seagram c 300 $25 25 25 - * Shell Can 550 $17* 17 Va 17* Simpsons S 400 $10 10 10 + * Stham a 500 $23 23 23 - Va Stelco a 1390 $29 Va 29 29 + * Texaco 100 $25* 25* 25* Tor Dm Bk 1318 $17* 17* 17* - * Tôt Pet A 1116 $7 Va 7* 7 Va Trd a 200 $13* 13* 13* + * Tr Can PL 2630 $12 11* 12 + Va Trans Mt a 300 $10 Va 10 10 Va Treco 500 330 330 330 Unt Bank 2004 290 275 290 +10 Velcro 800 $6 Ve 6 Va 6* Villager 4800 115 105 115 +15 Walk a 200 $32* 32* 32* + * Westcst 200 $24* 24* 24* Zellers 5000 395 395 Junior Industrielles 395 -5 Amb Db 9000 30 30 30 Com Hold 5500 35 34 34 -1 Isec Canada 700 110 110 110 -5 Mid Ind 9000 27 27 27 Muntz 1000 36 36 36 +11 Val Mr A 500 120 111 Minet et pétroiee 120 +10 Abitib Asb 500 95 95 95 Acroll Ltd 11000 49 46 46 AIS 4600 30 30 30 Ajax Min 15000 3* 3 3 Va +1 Basic Res 22328 $11* 103/4 11* + 3/4 Cadillac Ex 1000 83 83 83 +1 Cdn Mag 2500 10 10 10 Cassiar 200 $5 Va 5 Va 5* —2Va C Daer 4000 7 7 7 Cons lmp 7100 35 34 34 Dyn Mn GEQ 8500 85 84 85 +2 12500 218 218 218 Gold Hk 1000 11 11 11 Kiena 6400 115 110 115 Labrador 300 $35 35 35 +33/4 Lynx CEx 1000 74 74 74 +4 Mcdn m 1000 53 53 53 Mcintyre 500 $36 36 36 -1* Menorah 5000 6* : 6 Va ! 6 Va - Va Mt Jamie 27700 53 50 52 -1 N Insco 10000 43 41 41 -1 NA Rare 5000 29 29 29 -1 Norsemn 500 14 14 14 Peso Silv 2020 55 55 55 Proto Ex 1500 40 38 38 -2 Que Uran 2000 9 9 9 Queenstn 5900 43 42 43 StLCol 1000 70 70 70 Sil Stack 2700 23 Va 23 Va 23 Va S Dufault 5000 5 5 5 +1* Talismn 30000 41 39 Va 40 + Va fonds mutuels Amer Grwth 4 68 Cdn Gs Egy 13.30 Cdn Sec Gth 4 86 CdnTrusteed4.45 Corp Invest 5 36 Corp Inv Stk 4 98 Gwth Equity 6.09 Japan 7.76 nMoneyMktlO 00 Special 3.03 All Canadian Gr Compound 5 54 Dividend 5.83 Northn Egy 3.52 Revenue Gth 3.72 Venture 2.85 4000 3 85 Calvin Bullock Gr Acrofund 1.18 CIF 4,33 Ciag Inv Grp yCo-opera 10.44 yLndmk GF 10.34 Eaton Group Commwth 14.23 Growth 9 14 Income 4.50 Internatnl 6.83 Leverage 3.91 Venture 3.40 Vikinq 5 15 Guardian Group Enterprise 84 GIS Comp 8 90 G IS Income 2 71 yGrwth Fnd 8 39 North Amer 3.33 Mutual Acu 5.50 Mutual Inc 4 61 Sec Income 9 49 WorldEquity5.35 Investors Grp yGrowth 11 55 ylnternatnl 5.88 yJapan 8 36 yMortgage /4 IC Inds 3 60 19* 18* 18*- Ve IU Int 3 247 11 Va 10* 10*- Ve INCO 8 193 35 Va 35 35*- Va Interlk In 2 9 39 Va 39 39*- * IBM 16 937 2763/4 274 274*— 3/4 IntFlaF 14 143 25Va 25 25 + * Int Harv 9 820 30* 293/4 30*+ * Int Mng 4 30 11* 11* 11*+ * Int Pap 8 586 77* 76 Ve 76*- * Int TT 6 992 283/4 28* 28*+ Va Itek Cp 390 17 16* 16*- * John Man 1 5 464 30* 29* 30 - Va Joy Mfq 6 403 50* 49 49*+ * Kennecot 40 290 34* 34* 34* + % Kerr Mg 10 191 80 Va 80 80* + * Kraftco 6 104 43 42* 42* + * Krsge SS 8 1254 353/4 35* 35*- * Kroehlr 4 .14* 14* 14*- * Litton 6 525 13* 13* 13*+ * LckhdAr 3 147 10* 10* 10* Loew Cp é 1 17 28* 28* 1 2%- * MCA Inc 4 57 33* 32* 32*.Mad S6 4 3 6* 6* 6* Mallory 16 21 34% 34 Va 34 Va— * Marathn 3 39 10% 10* 10*- * Marathn O 6 280 59* 58 58*- * Marcor 15 349 37* 37 Va 37* + * Marq Cem 6 114 13* 13* 13*.Marsh Mc 9 23 58 Va 58 58Va + * Mars Fd 4 158 17* 17 Va 17*+ Va Martn M 4 1 127 : 23* : 233/4 3%- Ve Masco Cp 7 98 25* 24* 24*- * Mass Fer 4 132 293/4 29* 29Va + Va Mas Cp 17 16 Va 16 16Va.Maytag 6 340 343/4 333/4 34Va + 1 McDonld 12 401 58 57 Va 57*+ Va McDn D 5 136 4* 24* 243/4- Va McGr H 5 42 15 143/4 143/4- * Mclntyr 6 z740 37 36 Va 36 Va— Va Merck 9 292 68* 68* 683/4 + * Merr Lyn 5 611 28* 27* 28 - * MGM 3 48 14 Va 14 14 - Va Midi Ros 5 33 24* 24 Va 24 Va— * Min MM 10 360 57* 55* 55*-1 Mohas 5 33 20 19* 19%— * Monsant 5 150 94* 92* 93*— * Motorola 13 117 57* 553/4 553/4-1* NCR Cp 6 1541 34* 33 Va 33* + 1/4 NL Ind 5 1254 203/4 20* 20Va+ Va Nat Distil 4 296 27Va 263/4 26* + * Nat Gyp 5 95 15 Va 143/4 15 + Va Norflk W 8 49 83* 82 Va 82*-1 Nor Tel 7 186 42* 41* 41*- * Northgt 14 6 4* 4* 4*- Va Northrop 3 298 40 Va 39* 39* + Va Nor Sim 4 188 20 Ve 19* 19*.Occ Pet 5 1185 173/4 *Va.17*+ Va Otis Elev 6 99 46 Va 46* 46Va + * Dut Mar 6 39 32 31* 31* + % PPG Ind 6 111 56* 55% 55%-lVa Pac Pétri 6 64 32* 32 Va 32Va+ Va Pan Air 383 6* 6 6 - * Penney 7 544 51 Va 49* 50*- Va Pennzoil 6 617 34* 333/4 33*- Va Pepsi Co 7 109 75* 74 74%— * Perk Elm 10 277 24* 233/4 233/4— * Pfizer 5 427 28* 28 28 - 3/4 Phelp D 10 128 43 Va 43 43 Va— * Phil Mor 8 478 53* 513/4 52*- 3/4 Pitney B 5 168 16 Va 15* 16 + Va Pittston 5 480 48 4s* 463/4- * Polaroid 9 465 38* 38* 38 Va.Prct Gm 10 185 94 Va 94 94 Pullman 6 121 34 Va 34 Va 34Va + * RCA 7 734 28* 273/4 28 - * Ralston P 9 212 52* 52 52 - * Raym Int 4 20 21 Va 21 Va 21 Ve- * Rdg Bate 3 211 21* 20* 21 - 3/4 Relian El 7 109 33 Va 33 33Va+ Va Relia Gp 120 12 Va 12 Va 12Va+ Va RepStl 5 145 39 Va 38* 39 .Revlon 11 87 80* 80 80* + * Rich Mrl 5 79 23* 23 23 - % Robins A 4 252 10* 10* 10% .Rosario 6 37 28 27 Va 27Va— * SCMCp 3 xl76 18 Va 17* 18 + * StRegP 5 233 43* 43 43 - * Sanders 6 56 9 Va 9* 9*.SFe In 6 210 33* 33 Va 333/4- * ScherPI 8 350 503/4 50 50*+ % Schlmbg 11 671 86 Va 85 85Va + Va Scott Pap 6 170 21* 20 Va 213/4.Sears R 8 844 633/4 62* 63*- % Sedco Inc 6 x285 34* 32 Va 32Va—î l Shell Oil 7 122 67* 67 Va 67Va— * Singer 1181 24 Va 23* 23* + * Skyline 12 125 18 173/4 17* + Va Sou Pac 4 75 34 Va 34 34*- Va Sparton 2 10 7* 7* 7% .St Brand 8 78 39* 38* 383/4 StOil Cal 5 663 3 7 Va 37 37* + Va StOil Ind 8 499 513/4 50* 51 - * Ster Drug 6 223 18 17* 17*- * Steven J 5 223 21* 20 Va 20 Ve- Va Stor Tech 4 107 11 Va 11* il*— Va Stud Wor 3 19 47* 47* 47*+ * Sun Oil 6 34 37* 37 37 - * SunshM 7 31 12 11* 11*- * Taft Brd 7 43 31 Va 31 31 - * Techniclr 4 13 5 Va 5* 5% Teldyn 10 534 66* 64% 65Va + Va Tenneco 5 2410 32* 313/4 31*- Va Texaco 6 2335 273/4 27* 273/4+ * Tex Inst 17 144 125 Va 124* 124*+ * Tex Gif 5 115 34* 34* 34*+ * Textrn.20 5 314 27* 27 27*+ 3/4 Thiokol 3 88 17* 16* 17 + Va Time In 10 44 62 613/4 62 + 3/4 Timkn 6 124 57* 56 Va 57 + 3/4 Tran Un 7 53 343/4 34 34%+1 Tranwy 1 4 46 21* 20* 20*- Va Twen Ce 3 120 11 Va 10* 11 - * UOP 62 12* 12* 12*+ * UnCarb 8 526 69 Va 68* 69*- * Unit Cp 132 9 Va 83/4 9 + * US Gyps 5 144 23 Va 22 Va 22Va— * US Steel 7 372 55* 55 55* + * Unit Tech 4 470 34* 34 34 - * Upjohn 8 416 40 Va 39* 39Va— * Varian As 6 472 16 Va 15* 153/4— * Walk HA 6 3 33* 33* 33*— Va Jim Walt 6 200 37* 37 37* Warn Lb 7 372 32* 31% 32*+ % Weathrd 4 19 83/4 8 Va 83/4 + * Westg El 4 675 16* 16* 16Va.Weyerhs 12 822 45* 45* 45* Whit Con 3 180 24* 24 24%+ % Wolwth 5 143 22 Va 22 22 - Va Xerox Cp 8 1869 62 60* 60*- * Zenith R 8 259 34* 33* 34 - * Zurn Ind 4 125 13* 13 13 + * obligations Peu de changement Les prix ont fléchi un peu et l'activité a été minime cette semaine sur le marché canadien des obligations.Le court terme est resté inchangé dans la plupart des cas, le moyen et le long terme ainsi que les obligations provinciales ont perdu en moyenne un quart de point et les obligations des sociétés, en moyenne un demi-point.Les bons du Trésor à trois mois sont tombés à 8.97 p.c.— ils avaient été de 9 p.c.la semaine dernière — et ceux à six mois, à 8.94 p.c.— ils avaient été de 8.96 p.c.la semaine dernière.Le taux de l'argent pour une journée se situait vendredi à 8 3-4 p.c.L'Hydro Ontario a offert sur le m-rché canadien une émission de $150 millions d'obligations.Celles-ci sont d'une durée de 25 ans, leur taux d'intérét est de 10 p.c., leur prix, de 98.5 p.c.et leur rendement de 10.16 p.c.L’Hydro du Manitoba a offert $125 US millions d'obligations d'une durée de 25 ans, cela sur le marché américain.Le taux d'intérêt est de 9.25 p.c., le prix, de 99.5 p.c.et le rendement, de 9.3 p.c.ÛOUVERNfcMENT Offra 0*m 7 1er décembre 19/6 99% 99% A 9% 1er fev.197/ 102% -102’'2 1er juil.>97/ 98* 98* B 9 o.c.1er fev 1978 101% 101* C 9* 1er avril 1978 100% 100’ 2 8%' 15 dec 1979 86 86 2 t D 7’ : 1er oct 1979 97% 98 ‘ E 9 p.c.1er oct.1980 102% 70234 8% 1er juin 1981 99’?100 8: : 1er fev 1981 ÎOOV2 101 4% 1er sept 1983 78 78’ 9’ .• 15 juin 1994 97J 4 98% 10 p.c.1er oct.1995 101% 701% 8 p.c.15 sept.pero.1996 45 47 A Echangeable pour aes obligations de 9 * p.c.du 1er fev.1982.8 de M 10* 15 août 1980 101* 102' j (A) CISC 9% 1 ian 1995 1001 .• 101 Dofesco 10* 15 mai 1995 102; .• >03 m Dofasco 10% 15 mar» 1996 99% 99* lmp Oil 934 15 fev 1995 9534 96% * Banq Rov 10 1er dec.1994 101 .102 Stelco 9* 1er avril 1985 95% 95* (C) Steinb 10% 15 dec.1994 100 101 « (D) BID /* 1er avril 1993 94 : 95% « Seagrams 9* 1er juin 1995 ' 99-% 100% Seagr.10* 1er iuil.1980 102-4 103% • IPL 10* 1er juil.1996 102’ ?103 * ' Un Carb 10* 15 iu*n I99S 101% 101 % (A) Echangeables pour des obligations de 9* p c échéant le 2 ja nvier 1 i985.« (B) Echangeables pour des obligations dt 10 p.c.échéant le 1er dec.1984.B Echangeables pour des 9 p c.du 1er fev.1980.E Echangeables pour des 9''4 p.c du 1er avril 1984.D Echangeables pour des l .oc.ou 1er E Echangeables pour des 9'.p c.du 1er oct.1985.PROVINCIAUX BC Hvd 8* 2 ianv.1982 96% 973'4 (A) BC Hvd.10 15 OCt.2000 102’a 103 N B E.& 15 mai 1981 97% 98* N.B.E.10% 15 mal 1995 98* 99* NF labr.10J415 dec.1995 99% lOO'À N.B.E.10* 15 OCt.1996 103* 103% (E) P.Ont 10* 10 dec 1987 103% 104* P.Ont 9V4, 23 mars 1998 86 101* 101% (B) NFLD 10’'r !5oct.Quebec lO14, 4 mai Quebec 10’ 4, 19 nov Pr Que.10% 4 sept Pr.Sask 9 2 dec Pr.Sask 9* 3 nov.Pr.Sask 10 2 dec Ont.Hvd.10% 30 oct Ont.Hyd 10' «, 29 ian Pr.M nit9 5 dec.Pr.Manit 10 dec.A.G.r .15 dec Pr.N87* 1 mars Man Tel 8% 1 mars 1996-94 87’: 89'a (A) Echangeables oour des 10 d (.15 oct.1983 : .1996 101 101% 1.1998 98% 99% V.20000 101% 102* 2001 98* 98* 1995 98* 99* 1999 10234 103 V: >981 983 4 99% 2000 102'4 102* 1999 97% 98% 1985 103% 103% 2001 100% 100’ ?1981 98% 99% '999-89 963-4 9734 1991-87 81* 83% 1996-94 79 81 (B) Echangeables oour àm u 1 15 oct ’981 Echangeables pour des 9 0 c.1er juillet 1983.(D) Echangeables pour des 7% 10 nov.1983.5 75 14* 3 3 20* 190 185 20% 80 60 20% 33/4 3* 20% 2 Va 2* 20* 53/4 5 Va 28 Va 20 25 39 100 90 39 4* 374 39 190 190 39 135 130 17% l’actualité économique Le Devoir, samedi 26 juin 1976 • 9 Les ventes de billets approchent $148 millions Le 6/36 de Loto-Québec retourne 49% des revenus aux acheteurs chanceux contre 36% pour la “Mini” -\ ' De plus en plus de gagnants mais la valeur moyenne des prix continue de baisser par Michel Nadeau Retournant 49.2% du montant des ventes aux acheteurs de billets, la Loto Perfecta 6’36 a de nouveau été en 1975 la plus généreuse des quatre loteries de la Société d’exploitation des loteries et courses du Québec.Le rapport annuel defect organisme, rendu public hier, montre que les trois autres types de loteries (Mini, Inter et Super| ont rendu environ 36% des mises à ceux qui ont voulu séduire la Chance.Si ces taux se comparent à ceux de l'année précédente, le chiffre des ventes de Loto-Québec a fait un bond de trépassant de $132.2 millions en 1974 à $147 9 millions pour l’exercice terminé le 31 mars dernier.Les veinards ont encaissé 39.7% de ce montant soit $58.6 millions.L’EJtat n’est pas loin derrière les gagnants avec $55 millions ou 37% des revenus bruts.Les commissions aux vendeurs et les ' frais de distribution ” comptent pour un plus de 227e- soit $34.4 millions.Presque la moitié des paris se font sous la forme des billets hebdomadaires de 50 cents puis- que les ventes de ‘ Mini’’ ont atteint $64.6 milhons sur un total de $147.9 millions.Si l’an dernier avait été une année faste pour la Mini (hausse de 18%), cette année, on observe en 1975 une certaine stabilisation avec une augmentation minime de 4% seulement.Pour sa part, l'Inter a déjà atteint cette saturation du marché car les ventes au cours des deux dernières années montrent une progression d’à peine 37e.Les revenus bruts sont donc passés de $28.6 millions à $29.7 millions.Loto-Québec en 1975 Retour aux Ventes de billets Prix accordés acheteurs (en millions de dollars) 2-1 Mini-Loto $64.6 $24.4 37.7 Inter-Loto $29.7 $10.7 36.0 Super-Loto $21.7 $7.8 35.9 6/36 Perfecta $31.9 $15.7 49.2 Total $147.9 $58.6 39.7 Source: rapport annuel L’actif des sociétés d’Etat atteint $10 milliards Remaniée, la Super-Loto l’emporte au chapitre de la croissance avec une hausse des ventes de 26%-.Une partie de cet accroissement provient du fait que le prix du billet a été porte de $4 à $5 au milieu du dernier exercice.La stimulation du marché par une campagne publicitaire intensive et l’addition du gros lot d’un demi-million a rendu cette formule plus attrayante dans le contexte d’une vive concurrence avec la Loterie olympique.Depuis sa creation en 1973, la Loto-Perfecta a toujours traîné la patte.En 1975, les revenus ont enregistré une baisse de 15%.par rapport à l’exercice précédent.La refonte de cette forme de pari — le choix est maintenant de 6 chiffres par rapport à 4 auparavant — a permis aux promoteurs de reprendre du poil de la bète.L’an dernier, les ventes se sont fixées à $31.8 millions, une amélioration de 17%- sur l’exercice précédent.‘ !ous croyons que cette nou vel formule a non seulement stimulé la clientèle mais nous a permis également d’élargir le marché de cette loterie" souligne le président-directeur général, M.Maurice Custeau.Ce type de loterie fournit une probabilité des gains beaucoup plus vaste tout en permettant l'accumulation d’une semaine à l'autre d'un gros lot qui devient de plus en plus alléchant.Au total, les acheteurs de billets ont été plus favorisés en 1975 car le volume des lots a augmenté de 16%< alors que les ventes s’accroissaient de 11%.seulement et la part de l’Etat de 15%.Quant au nombre des gagnants, 382,500 personnes se sont partagés les $58.6 millions versées en 1975.Il y a de plus en plus de gagnants à Loto-Québec mais la valeur moyenne des prix continue de baisser.En 1975, les chanceux ont touché en moyenne $160 soit quelques dollars de moins que les années précédentes.Au cours de l’exercice terminé le 31 mars dernier, Loto-québec a versé au total $61.2 millions à 382,500 veinards, soit une moyenne de $160.En 1974, ce chiffre était de $163.35, l’annee précédente de $165.27 et en 1973, la moyenne des prix atteignait $167.11, selon les données ubliées dans le dernier rapport annuel de organisme.Au cours des deux premières années, la va- p: leur moyenne des prix dépassait $260 mais la creation de Loto-Perfecta devait abaisser ce chiffre de près de $100.Avec la progression des ventes de billets et du volume des prix accordés, le nombre de gagnants s’est accru considérablement pas-' sant de 58,800 à plus de 300,000 en 1974.Au total durant les six années d’opération, 1,395,300 personnes ont empoché des lots de $243,1 millions.Par rapport, aux montants versés par les acheteurs de billets, les gains représentent un retour de 39% environ.Avec des remises de $245 millions au cours de cette période, l'Etat demeure le grand gagnant de Loto-Québec.Une commission d’enquête étudie la commercialisation des billets Une commission d elude du gouvernement du Québec scrute présentement le réseau de distribution de Loto-Québec et pourrait, le mois prochain, recommander la mise sur pied de nouvelles structures de vente des billets de loterie.Présentement, 13,000 concessionnaires se partagent plus de $21 millions avec les "commissions et d’escomptes aux vendeurs.” Le président de la Société d'exploitation des loteries et courses, M.Maurice Custeau mentionne dans le rapport annuel de cet organisme “qu’une commission d'étude mandatée par le gouvernement du Québec proposera des modalités permettant d’atteindre une efficacité maximale"."Une étude sur les possibilités d'implantation de nouvelles loteries ainsi que les recomman- dations sur de nouvelles structures de distribution figurent également au mandat de cette commission laquelle doit remettre ses recommandations au ministre au cours du mois de juillet 1976.” M.Custeau souligne: "La Société a joui d'une cote de crédibilité des plus élevées auprès de la population québécoise.” Des etudes du Vérificateur du gouvernement.effectuées récem- ment, confirmeraient “de façon absolue l'absence totale de toute irrégularité quelle qu elle soit ".La publicition des conclusions de cette étude surviendra quelques semaines seulement après la parution dans La Presse de plusieurs articles sur les relations politiques que devaient avoir certains concessionnaires pour continuer de distribuer les billets de loterie.L’actif des dix-sept sociétés ses employaient 34,000 pûrson-d’Etat à vocation industrielle et nés environ.Leur pouvoir d’a-commerciale du gouvernement chat s élevaient à près d un du Québec dépassaient en 1974 demi-milliard et leurs revenus les $10 milliards et ces entrepri- s établissaient à $600 millions.Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES AUTOMOBILE >u EUR0CAMPER-T0URM0BILE VACANCES Achetez ou louez une automobile neute, hors taxes Renault — VW — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.hilonu’lragc illiniilc Assura lia- i nu- ruuiioiiu L IVrmis tU conduire iniirnalional île .Hvsi-nallons hilltlx : llalcaii - Avion ITINÉRAIRES routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DEPUIS 20 ans ou service des voyageurs SERVICE EUROPEEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MTL — 861 -0200 E "Touring Club de France” COMPTABLES AGRÉÉS BELZILE.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN.CA GILLES SPERANO.C A 2345 est, Bélanger Montréal ' 729-5226 PROVOST & PROVOST Comptables agréés ROGER PROVOS'.C A ROLAND PROVOST C A 1255, Université, Suite 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D Viau.C.A Armand H Viau.C A J Serge Gervais C A Waquih Boules.CA H Lionel Robin C A Jean-Jacques Ouellette CA Jacques R Chadiilon"C A Jacques Joyal.CA Richard De Bellefeuille.C A Louis Baril.C A 4926 av« Verdun, Vtrdun, H4G 1N3 7708 rue Édouard, LaSalle.H8P 1T9 55A, Blainville Eet, Ste-Thérète J7E 1L4 769-3871 -435-4691 samson.aetair s, associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-îles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE ' AMEUBLEMENT SUR LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE.DU PARC 270-1141 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR Brevets d’invention MARQUES de COMMERCE Marion, Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue DRUMMOND Montréal 107 288-2152 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d'expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal Ces données ont été communiquées cette semaine lors d'une rencontre entre le premier ministre Robert Bourassa et les dirigeants de ces sociétés d’Etat à vocation industrielle et commerciale."C’est la première fois que vous vous trouvez réunis autour d'une même table de travail pour faire le point sur vos expériences particulières et dégager de nouvelles perspectives de collaboration entre vous et avec le gouvernement, au titre de la réalisation des grands objectifs de croissance economique du Québec” a déclaré M.Bourassa.L'objet de cette réunion était triple: d'une part, le gouvernement entend structurer davantage les relations existant entre l’Etat et ces sociétés d’autre part, étant donné la multiplicité des vocations de ces entreprises publiques, il est devenu avantageux de procéder à une coordination entre elles et les actions du gouvernement au plan économique.Etaient présents à cette rencontre les présidents des sociétés d'Etat suivantes: Société Générale de financement, Sid-bec, Centre de Recherche Industrielle du Québec, Caisse de dépôt et placement du Québec, Société des alcools du Québec, Société de développement immobilier du Québec, Société de Cartographie du Québec, Société de récupération et d’exploitation forestière, Raffinerie de sucre du Québec, Société d’initiatives agro-alimentaires, Commission hydro-électrique du Québec.Société québécoise , d’exploitation minière, Société québécoise d'initiatives pétrolières, Société de développement de la Baie James; Régie des installations olympiques, Société de traversiers du Québec et la Société d'exploitation des loteries et courses du Québec.I Hypothèques Réduction des taux La Banque Toronto-Dominion et le Canada Trust ont annoncé hier une réduction de 1/4 de 1% de l'ensemble de leurs taux hypothécaires.Pour les prêts de type conventionnel, le taux réclamé passe de 12% à 11 3/4% alors que les sommes consenties en vertu de la Loi nationale de l’habitation porteront un intérêt de 11 1/2% par rapport à 11 3/4%) antérieurement.Ces baisses s'expliquent par "les conditions actuelles du marché” affirment les deux ins- ' titubons torontoises.De plus, le Canada Trust annonce que ses hypothèques à court terme ont également été réduits.Le taux pour les prêts de quatre et cinq ans passe éga-l lement de 12% à 113/4%.Celui des hypothèques de deux et trois ans recule de 11 3/4% à 11 1/2%.Le taux pour un an glisse de 11 1/2% à 11 1/4%.OU OXFAM Oui, on est prêt! Il y a de quoi être fier de nous et de nos ouvriers québécois qui ont travaillé au plus grand chantier du monde, fier surtout du défi relevé par le Québec en prenant les Jeux en main.Le monde entier s’en souviendra.» Bonne chance à tous les athlètes.Gouvernement du Québec Ministère des Communications \ A 10 • Le Devoir, samedi 26 juin 1976 sports .L’histoire olympique Les Jeux, d’Athènes 1896 à Montréal 1976 par Michel Hénault PARIS (AFP par Michel Renault) — L origine des Jeux olympiques se perd dans la plus haute antiquité grecque.Elle appartient même à la mythologie puisque certains écrivains et poètes — les journalistes de l'époque — relatent que les jeux organises tous les quatre ans au moment de la pleine lune qui suivant le solstice d ete, célébraient la victoire de Zeus sur Cronus et un match de lutte dont l'enjeu était la possession de la terre.Ce caractère religieux conféré aux Jeux olympiques subsista durant toute l'antiquité.C'est la raison pour laquelle leur célébration imposait une trêve entre tous belligérants quels qu'ils fussen* pas respect pour la puissance de Zeus, le Dieu des dieux.Les Jeux olympiques de par leur cycle régulier furent à l’origine du calendrier grec.C’est en effet par olympiades — l in-terval — le quadriennal séparant la célébration de deux jeux — que les Grecs anciens furent amenés à mesurer le temps.Les plus anciennes indications prouvent que les Jeux olympiques ont été organisés a une echelle déjà importante au Xllème siècle avant Jésus-Christ.Toutefois, ce n’est que depuis 776 avant J.C.que nous avons la certitude de la tenue des Jeux .» /«:¦ olympiques en un lieu fixe, Olympic, en Elidé, dans la région occidentale du Pelo-ponése.au sud de la Grèce, au pied du Mont Kronion.Autour du stade et des temples dont, bien entendu celui de Zeus, s’était formée une véritable ville dotée d'installations hôtelières capables d’accueillir des dizaines de milliers de spectateurs sans compter les bâtiments administratifs.On ne parlait pas encore de gigantisme et pourtant, dès le Vème siècle avant J.C.la.reputation des Jeux était telle que Ton venait de tous les bords de la Méditerran-nee (Espagne.Italie, Afrique, Asie mineure) pour assister aux Jeux tradition- « "¦éà ï *- -3 '¦¦s* Les premiers Jeux olympiques des temps modernes : Athènes.1896.Un stade de bois abritait l'idéal du baron de Coubertin Après les Jeux, on devait le rendre plus attrayant en le bardant de marbre.Cette photographie, extraite du magazine Massey's, a été réalisée le jour du marathon.(Téléphoto CP) nels d'Olympie.Au début, seuls les Grecs y participaient.Puis, tous les athlètes du bassin méditerranéen y furent admis.Le “monde” de l'époque considéra alors cette manifestation, au caractère profondément religieux, comme le rassemblement de la paix, de la fraternité, de la coopération, de l'amitié entre tous les peuples.Le stade, en forme d’U mesurait 211 mètres de long sur seulement 32 mètres de large.La piste par elle même, n'était que de 192 m 27 soit 600 fois la longueur des pieds d'Hercule qui, par conséquent, avait des pieds de 32 centimètres.Après une première journée consacrée aux cérémonies religieuses dont celle du serment olympique — la cérémonie d'ouverture actuelle — le programme se déroulait de la façon suivante: Premier jour: course du stade, course du double stade, course de fond Deuxième jour: pentahlon Troisième jour: lutte, pugilat et pancrace Quatrième jour: course et lutte pour juniors Cinquième jour: course de chars à quatre chevaux et course de fond pour chevaux La sixième et dernière journée était consacrée à la remise des récompenses.Le vainqueur de chaque épreuve recevait une branche d'olivier.I*es athlètes concouraient nus.Les femmes mariées n'étaient pas admises parmi le public pour éviter, dit-on, des comparaisons éventuellement désavantageuses pour leur mari.La corruption ne tarda pas à prendre racine dans cette manifestation à idéal de beauté et de paix.Bien vite, la seule cou-' ronne de lauriers, insigne de la victoire, n'a plus suffi.Les Jeux d'Olympie avaient un tel impact dans le bassin méditerranéen que les champions furent, peu à peu, amenés à accepter des récompenses substantielles non seulement des notables de leur région d'origine, mais aussi de riches marchands.La situation de corruption était telle qu'en, 393 après J.C., année des derniers Jeux olympiques antiques, l'empereur Teodosius, décida de les arrêter.La flamme olympique, le feu de Zeus, s éteignit pour 1,503 ans.Il fallut attendre 1896 pour qu elle soit Tri T.K «fc.-M ¦> «j*.gpl§ks * .~ “"'a L un des premiers athlètes olympiques dés temps modernes.F A Lane de I université Princeton avait remporté une qualification au 100 mètres, mais avait perdu en finale.Le grand livre des Jeux indique que les Américains avaient remporté neuf des 12 épreuves d'athlétisme disputées en 1896.(Tèléphoto CP) rallumée.La reprise des Jeux olympiques ne fut pas une mince affaire.C'est en 1892 qu'un Français, le baron Pierre de Coubertin, alors jeune homme, en lança l'idée à un moment où le mouvement sportif n était qu'embryonnaire sauf dans les pays anglo-saxons et en Scandinavie.Les difficultés qu'il rencontra, notamment dans l'opinion publique française, furent nombreuses mais à force de ténacité, il parvint à lancer pour 1894 des convocations à “un congres à Paris pour le rétablissement des Jeux olympiques".Ce fut un congrès historique qui allait permettre aux Jeux de resurgir du passé pour le même idéal de paix, de beauté et de concorde.Donner vie et force au mouvement olympique moderne fut une tâche ardue.Durant les premières années — de 1896, date des premiers Jeux à Athènes, à 1908 — la flamme olympique se trouva comme placée dans un puissant courrant d'air.Elle résista en dépit des nombreuses querelles issues des rivalités nationales qui faillirent bien lui porter le coup de souffle mortel.Après une enfance difficile, les Jeux olympiques connurent ensuite une réussite spectaculaire.Depuis 1896, les jeux furent célébrés 17 fois.Ils auraient du l etre à vingt reprisés si les deux guerres mondiales n'avaient interrompu le cycle en 1916 puis en 1940 et 1944.Le programme et la participation ne cessèrent de croître au fil des Olympiades.Mais cette réussite spectaculaire favorisée par la télévision constitue également un grand danger.Ils étaient 285 à Athènes pour 42 titres.Ils seront plus de 8,000 a Montréal pour 608 médailles.Gigantisme et commercialisation.L'histoire devrait-elle se répéter?(A suivre) Les meilleures raquettes féminines n’iront plus à Wimbledon LONDRES (AFP — Reuter) —'“Nous n'irons plus à “Wimbledon" ont juré les meilleures joueuses de tennis du monde.La petite guerre déclarée par les championnes aux organisateurs du plus célèbre tournoi de tennis du monde, s'est transformée en un véritable conflit.Le comité de Wimbledon a annoncé hier aux joueuses qu'il refusait de leur accorder des prix égaux à ceux attribués aux joueurs.La réponse des joueuses, unies derrière Chris Evert, la meilleure joueuse du monde en même temps que leur porte-parole au sein de la W.T.A.(Association des joueuses de tennis) a été immédiate.Le direc- teur de la W.T.A.(un homme, M.Jerry Diamond) a aussitôt annoncé que l'an prochain "aux mêmes dates que le tournoi de Wimbledon une compétition féminine sera organisée en dehors de Grande-Bretagne ".Il a d'ailleurs déclaré avoir déjà reçu trois offres fermes pour participer à des tournois mieux dotés que Wimbledon.Dans ce conflit les femmes n'auront pas l'appui des hommes.John Newcombe, président de l'Association des joueurs (A.T.P.) trouve lui aussi inégalé la répartition des prix.mais pas dans le même sens que les joueuses.Celles-ci aurait Les 300 tours de la piste Sanair Le circuit “Auto Sport Moi-son” présente demain, à la piste Sanair, l'épreuve Molson 300, une course d'endurance réservée aux stock-cars.Cette épreuve, qui consiste en 300 tours d'une piste de 1/â de mille, réunit plusieurs coureurs bien connus dans le domaine automobile: Langis Caron, Jean-Paul Cabana, Gilles Villeneuve du Québec ainsi que les Américains Dave Dion, Beaver Dragon et plusieurs autres.baseball Ligue Nationale Jeudi Atlanta 2, Montréal 1 San Francisco 8, San Diego 5 Chicago 2, Pittsburgh 1 Philadelphie 5, Cincinnati 4 Los Angeles 5, Flouston 1 Hier Pittsburgh 9, Montréal 2 New York 7, Chicago 4 Philadelphie 12, St-Louis 4 Cincinnati 8, Houston 6 Atlanta à San Diego San Francisco à Los Angeles Aujourd'hui New York, Koosman (6-6) à Chicago, Bonham (6-3), 14h15 .'St-Louis, Forsch (2-2) à Philadelphie, Underwood (4-1), 19h35 Pittsburgh, Reuss (7-5) à Montréal, Warthen (1-8), 20h05 Cincinnati, Zachry (6-2) à Houston, Andujar (2-4), 20h35 San Francisco, Montefusco (7-7) à Los Angeles, Rau (6-4), 21h00 Atlanta, Niekro (6-4) et Morton (0-6) à San Diego, Jones (13-3) et Spillner (2-6), 21h00.Ligue Américaine Jeudi Minnesota 4, Chicago 2 Détroit 6, Boston 3 New York 6, Cleveland 5 Texas 5, Kansas City 2 Californie 2, Oakland 1 Hier Kansas City 6, Californie 3 Cleveland 6, Baltimore 5 New York 1, Milwaukee 0 Détroit 6, Boston 2 Minnesota à Oakland Chicago à Arlington, Texas, 2 Aujourd'hui Cleveland, Eckersley (3-6) à Baltimore, Garland (7-0), 14 h 00 Milwaukee, Slaton (8-4) à New York, Figueroa (8-4), 14 h 00 Détroit, Roberts (7-5) à Boston, Tiant(8-5), 14 h 00 Minnesota, Hughes (3-8) à Oakland, Mitchell (3-4), 16 h 30 Californie, Kirkwood (2-7) à Kansas City, Pattin (1-7), 20 h 35 Chicago, Brett (3-1) à Arlington, Texas, Blyleven (5-8), 21 h 00.LIGUE NATIONALE Section Est 9 P PHILADELPHIE 47 19 PITTSBURGH 37 28 NEW YORK 35 37 CHICAGO 30.38 ST-LOUIS 30 38 MONTREAL 23 Section Ouest 40 CINCINNATI 43 27 LOS ANGELES 39 41 SAN DIEGO 36 32 ATLANTA 31 37 HOUSTON 31 39 SAN FRANCISCO .28 44 ditf.LIGUE AMERICAINE Section Est NEW YORK 40 24 CLEVELAND 33 31 BALTIMORE 32 33 DETROIT 31 34 BOSTON .30 34 MILWAUKEE 25 Section Ouest 36 KANSAS CITY 40 26 TEXAS 36 27 OAKLAND 33 35 CHICAGO 31 33 MINNESOTA 31 35 CALIFORNIE 29 43 moy.712 .569 .486 .441 .441 .365 .614 .557 .529 .456 .443 .389 moy.ditf.625 - .516 7 .492 8Vi .469 9'/! .477 10 .410 13M .606 -.571 2V .485 8 .484 8 .470 9 .403 14 Pareille épreuve nécessite de la part des coureurs et des mécaniciens.une grande compétence.La voiture, un modèle standard (d’où son nom de "stock ") est modifiée de manière telle qu on a peine à reconnaître le modèle d’origine.On amenage l'habitacle de façon â réduire le poids de la voiture, on change le moteur et le mécanisme, on peinture le nouveau bolide de couleurs éclatantes et on a un stock-car, qu'on améliorera, qu'on démontera, arrangera, remodiïiera, afin d'en tirer les meilleures performances possibles.De telles pratiques mécaniques coûtent extrêmement cher, et tout amateur qui désire participer à une série d'épreuves doit investir une somme importante ( $15,000 ou plus par saison) s'il n'est pas commandité.La compétition est divisée en deux volets de 150 tours.Les finissants de la première partie prendront le départ, dans la deuxième, en position inverse à leur performance en première demie.Les positions de départ dans le premier tour sont déterminées a la suite de trois épreuves de qualification et d’une “conscldation” de 10 tours.Les positions des qualifications, elles, procèdent du système de pointage de la Sanair.Pour déterminer le vainqueur de l'épreuve, les pilotes reçoivent des points, à l'issue de chacun, des deux volets de 150 tours.Le premier a 25, les autres reçoivent des points selon leur position, par ordre décroissant.En cas d'égalité dans l une ou l'autre position, le meilleur pointage en deuxième partie est déterminant.Au chapitre des bourses, le premier empoche $2,000, le deuxième $1,400, le troisième $1,000.La bourse globale est de $12,500, comprenant $755 pour le fonds de points de NASCAR, l'Association nord-américaine de stock-car, qui supervise la course.Le vainqueur de l'épreuve reçoit 266 points qui le rendent éligible au championnat national, le deuxième 240, le troisième 230, et ainsi de suite.Le départ sera donné à 15 heures, mais la première qualification se mettra en branle à 13 heures 30.A 16 heures, toutefois, la revue “Le Volant québécois” présentera une autre tranche de son championnat, alors que plusieurs pilotes de marque s'affronteront pour la finale B.F.Goodrich, une épreuve de 20 tours.Cette course met aux prises des pilotes “Espoirs” et “Elite ", comme Jean-Paul Cabana et Jacques Duval.meneurs.Ligue Nationale (parties d’hier soir non comprises) Ligue Américaine (parties d’hier soir non comprises) pb es moy.pb es moy.Brett, KC 270 97 ,359 McBride, SL 185 64 .346 McRae, KC 242 84 .347 Foster, Cin 250 85 .340 LeFlore, Det 245 85 .347 Morgan, Cin 176 59 .335 Bostock, Min 159 52 .327 Robinson, Pgh 157 52 .331 Rivers, NY 249 80 .321 Cey, LA 230 76 .330 Staub, Det 228 73 .320 Griffey, Cin 228 75 .329 Carew, Min 257 82 .319 Rose, Cin 276 90 .326 Bell, Cle 237 75 .316 Crawford, SL 185 60 .324 Otis, KC 250 78 .312 Montanez, Atl 276 88 .319 Money, Mil Wynegar, Min 231 215 72 .312 67 .312 Circuits Kingman NY 23; Schmidt Phi voulu que le premier prix du simple dames soit de 12,500 livres comme les hommes (et non nas de 10,000 livres et que les autres prix soient également réajustes pour supprimer cette différence de traitement qui va aujourd'hui de 33% (pour les , joueuses les moins fortes) à 20% environ (pour les meilleures joueuses) en la défaveur des femmes.John Newcombe répond aux joueuses: à travail égal, salaire égal” et il montre, chiffres à l'appui, que dans une journée moyenne, ainsi celle de mardi qui était la traditionnelle"journée des dames" que les femmes — dont les matches se jouent en 3 sets — ont moins travaillé que les hommes qui jouent eux en 5 sets.Les femmes ont ainsi passé 44 heures sur le court mardi et les hommes 79 heures pour un programme qui était composé de 33 matches d'hommes et de 31 de femmes.L an prochain, à moins que d'ici là un compromis soit trouvé, l'épreuve féminine de Wimbledon ne présentera pas grand intérêt.La W.T.A.a d'o-res et déjà annoncé qu elle exclurait toutes les joueuses qui enfreindraient les consignes de boycott.Cependant le président de Wimbledon, un général de l'armée de l'air en retraite, a déclaré que son comité était prêt à faire un effort supplémentaire pour atténuer cette différence.Parlant tennis, l'Australien John Newcombe, trois fois champion de Wimbledon, et l'Italien Adriano Panatta, récent vainqueur des championnats d'Italie et de France, ont été éliminés en 16e de finale du simple messieurs.Tête de série numéro 10, Newcombe a succombé devant le jeune Sud-Africain Bernie Mitton, 3-6, 6-3, 9-8, 9-8.L'Australien, qui a été handicapé ces dernières années par une blessure au coude, a sans doute perdu sa dernière chance de remporter une nouvelle fois le titre.Il est âgé de trente deux ans.Son heureux rival en a dix de moins.Panatta a été élimine par le "vétéran” américain Charles Pa-sarell (32 ans).15e joueur des Etats-Unis, Pasarell est à son affaire sur un court en gazon alors que ITtalien est avant tout un joueur de terre battue.Le match avait été interrompu par l'obscurité jeudi soir alors que le score était de deux sets partout.Par une chaleur caniculaire, hier, Panatta a sauvé cinq balles de match mais Pasarell a finalement enlevé le set et le match 8-9, 4-6, 6-4, 7-5, 6-4.Une troisième tète de série, le Chilien Jaime Fillol, a été éli- miné en 16e de finale par le Néo-Zélandais Tonny Parun, 7-5.6-4, 6-4.Les huitièmes de finale du simple messieurs donnent les matches suivants: Onny Parun-Ilie Nastase, Arthur Ashe-Vitas Gerulaitis, Raul Ramirez-Bernie Mitton, Tony Roche-Guillermo Vilas, Brian Gottfried-Bjorn Borg, Nikki Pilic-Roscoe Tanner, Stan Smith-Jimmy Connors.Borg pourrait cependant déclarer forfait.Il s'est fait une élongation à l'aine hier soir au cours d'un match de double et son entraîneur a demandé que son match contre Gootfried, prevu aujourd'hui, soit reporte à lundi.Vilas a également demandé le report de son match contre Roche à lundi: il souffre d'un poignet blessé avant le début du tournoi.May Bal, Yastrzemski Bos, 13; Rice Bos, Otis KC, 12.Triples Brett KC, Garner Oak, 7; Blanks Cle, LeFlore Det, Roquette KC, North Oak, 5.Doubles McRae KC 17; Carty Cle, Hargrove Tex, 16.Rb Burroughs Tex 51; Chambliss NY 46.Buts volés Patek KC 35; Carew Min, North Oak, 31.Lanceurs Garland Bal 7-0, 1.000; Fi-drych Det, Bird KC, 7-1, .875.Retraits stp Ryan Cal 128; TananaCal 121.20.Triples Cash Phi, Parker Pgh, Tyson SL, 7; W.Davis SD 6.Doubles Madlock Chi, Zisk Pgh, Garvey LA, 18; Maddox Phi, Montanez Atl, 17.Pp Foster Cin 62; Schmidt Phi 54.Buts volés Cedeno Hou 26; Morgan Cin 22.Lanceurs Freisleben SD 6-1, .857; R.Jones SD 13-3, .813.Retraits stp Seaver NY 105; J.Richard Hou 84.Défaite des Expos 9-2 La pluie aurait dû continuer à tomber sur Montréal, hier en fin d’après-midi: en empêchant les Expos et les Pirates de Pittsburgh de disputer leur match au parc Jarry, elle aurait évité aux premiers une humiliante défaite, 9-2, en permettant aux seconds de visiter la ville sous la pluie ou de se reposer pour mieux aplatir les Expos ce soir.Toujours est-il que les Pirates ont battu les Expos dès la première manche, en marquant quatre fois, ridiculisant le lanceur partant montréalais Don Carrithers (3-6), Carrithers a accordé 15 coups sûrs aux hommes de Danny Murtaugh, alors que son opposant, Bruce Kison (5-4), n'en donnait que 7, et complétait un troisième match cette saison.Les Pirates ont laissé 10 coureurs sur les sentiers, et les Expos sept.A Chicago, Mike Phillips a cogne son premier circuit de la saison, un triple, un double et un simple, puis Dave Kingman a produit quatre points avec son 24e circuit et un simple, en conduisant les Mets de New York à un gain de 7-4 sur les Cubs.Kingman a réussi son exploit de trois points dans la 3e manche, puis Phillips y est allé d'un de deux points dans la 7e.John Matclack a complété son 9e match de la saison pour autant de gains même s'il a alloué neuf coups sûrs, y compris un circuit à Rick Monday dès la première manche.Les Cubs ont égalé les chances à 3-3 dans la 4e à l’aide d une erreur rivale, mais les Mets les ont imités dans la 5e.NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 COMMENT FAIRE DE LA VOILE COURS D'ÉTÉ du 7 juin au 27 août 0URÉI: ciuqu.cour» tompnnd S Inoni di * hwiu.L.mum.I ipiês mdi.It tmr qu l« wetk-tnd.NIVEAUX: Initiation A II voilt.piifictionnimint.ENTRAINEMENT: Sur l'etu avtc qutlques cours dt thtorit LOCATION DE BATEAUX: listri.Coda 40 at la Skimar.CONTENU: Apprtndrt t grtn «on bituu.Il dtxiltir.Ii mitttt t , i, «te.commmt «livir I quai qu abordir «ur uni plagi.Appnndn « riglir Il voilt pour II pris.Il lirgui il II vint irrilti.«te LE COOT: S70 ad^isMS infants |1M4m| ECOLE DE VOILE DE POINTE-CLAIRE ^ A /y 90, Lakeshore Road, P.C.Oimcttu: Stêftn Mtishi» ‘ : 697-3267 SfécitHitn m tnsiiinimtiit h vtü» 'J POUR aIIer S^T OU TON MÉTRO TON AUTObUS VJ?C'EST U pOURÇA! i I ^2718231 ’ » :v' LE DEVOIR Samedi 26 juin 1976 * • ¦ r* Cahier Le canal de Lachine : urgence d’unè solution par JEAN-CLAUDE MARSAN directeur de l'École d'architecture à l’Université de Montréal L'opération Canal-Loisirs a connu un franc succès.Kecherche-action visant à évaluer le potentiel récréatif du vieux canal, elle fut effectuée par le Service régional des loisirs de Montréal, à la demande de l'unité de coordination du développement du canal de Lachine, unité créée an sein du ministère fédéral des Travaux publics.Le Service régional des loisirs a ainsi invité les citoyens de la région montréalaise, et plus particulièrement les quelque 350,000 residents du secteur du sud-ouest, à partager une expérience collective d'utilisation du canal et de sa zone environnante pour des fins récréatives.L'accent fut mis sur des activités accessibles au plus grand nombre, a caractère familial ét quOlt-' dien, réclamant peu de ressources énergétiques et financières.Voila une conception nouvelle du plein air, qui contraste avec la promotion commerciale habituelle dans ce domaine, et qui vise essentiellement à en faciliter l'expression en milieu urbain.L'operation s est déroulée en deux temps.Au cours de l'été dernier, le chemin de halage fut ouvert à la promenade et au cyclisme, le canotage fut permis dans le bassin intérieur entre le pont de la Côte Saint-Paul et le pont Gauron, enfin quelques tables de pique-nique furent installées.A l'hiver, l'expérience d'animation fut reprise pour des activités telles que la raquette et le ski de randonnée, mais sur un territoire beaucoup plus vaste.Celui-ci comprenait la seconde partie du canal (Saint-Pierre/Lachine), la baie de Lachine et le parc LaSalle dans cette dernière municipalité, certaines x propriétés privées, le parc Angrignon, le terrain de l'Hôpital Douglas, enfin la promenade de Verdun.Soit un réseau de 11 pistes, totalisant environ 25 kilomètres, desservi par des refuges chauffés et des aires de pique-nique.L'etablissement de ce réseau a nécessité une concertation entre les Travaux publics, à titre d'administrateur du canal, le gouvernement du Québec, la Communauté urbaine de Montreal et les cinq municipalités touchées, à savoir Lachine, LaSalle, Montréal, Saint-Pierre et Verdun.On a évalué à 80,000 le nombre de personnes qui ont emprunté le réseau durant l'hiver dernier, avec des fins de$semaine de six à huit mille personnes en moyenne.Cette grande fréquentation peut être considérée comme une preuve manifeste que la population a répondu favorablement à l'invi- tation du Service régional des loisirs et que le vieux canal, malgré son état actuel de délabrement et de sous-aménagement, représente un potentiel récréatif considérable.Que va-t-on faire maintenant?Répéter l'expérience d'animation pour fins de loisir sans plus d'aménagement?Abandonner celle-ci pour vouer le canal à d'autres fonctions?Ou laisser trainer les choses en longueur comme cela semble être le cas présentement?La décision à prendre est urgente, et lourde de conséquences.Car elle touche tout le domaine du recyclage des équipements urbains désuets pour lequel il est plus que temps que les autorités publiques se donnent une politique cohérente.Pour le comprendre, voyons rapide-rhent le rôle qu'a joué le canal dans le développement et le caractère du secteur sud-ouest; ceci nous éclairera sur la fonction nouvelle qu'il pourrait éventuellement remplir.La percée du canal de Lachine fut d'abord entreprise par l'ingénieur du Roi Gédéon de Catalogne en 1700.Pour diverses raisons, elle ne fut jamais complétée.Ce n'est qu'un siècle plus tard, en 1821, que les travaux recommencèrent, pour être terminés en 1825.Le canal fut par la suite agrandi à deux reprises-, de 1843 à 1849 et de 1873 à 1884, pour atteindre les dimensions que nous lui connaissons aujourd'hui.Le canal et le chemin de fer qui ne tarda pas à le longer (1847), permettant le transport des matières premières et des biens manufacturés, attirèrent rapidement l'industrie.D'autant plus que les écluses fournissaient une précieuse énergie hydraulique.Cette voie artificielle de communication constitua un des principaux facteurs qui précipitèrent la première vague d'urbanisation de la métropole.Ainsi, à l'embouchure du canal, se développa rapidement un quartier ouvrier, le quartier Sainte-Anne, lequel renfermait en 1911 près du quart de toutes les personnes engagées dans l'industrie montréalaise (19,000 employés).Le secteur industriel se déploya vers le sud-ouest, donnant naissance à trois municipalités, Saint-Gabriel, Sainte-Cunégonde et Saint-Henri dont la main-d'oeuvre était employée en prédominance dans le travail des métaux.De 1881 à 1901, leur population tripla, passant de 15,770 habitants à 48,063.Ce qui caractérise cette première phase d'urbanisation, c'est qu elle se fait, d'une certaine façon, contre les gens.Durant cette ère du laissez-faire, la -, - s-ïS .' < lül PIP m t •- H "S' É111P & % À $ ü 1 7- ' ' • ' I*» population accepte, sans maugréer, ce type de développement urbain brutal car l'industrie assure un maigre gagne-pain que n'offrent plus les terres surpeuplées de la campagne.Pour minimiser les coûts de l'habitat et des services collec-les nouveaux citadins s'entassent les uns sur les autres.En 1897, Herbert Brown Ames, dans une étude sociologique intitulée The City Below the Hill, a montré que certaines rues des quartiers Sainte-Anne et Saint-Antoine possédaient des densités variant entre 200 et 300 personnes à l'acre, que la moitié des logements de l'aire d'étude pouvaient être considérés comme surpeuplés, qu'une bonne partie de ce secteur, surnommé assez symboliquement "the swamp'' et renfermant quelque 15,000 résidents, ne possédait, pour tout espace vert, que le petit square Richmond, soit à peine un acre.Gabrielle Roy.dans son roman social Bonheur d’occasion, dont l'action se déroule à Saint-Henri, a bien décrit cette situation où la production prime sur la qualité de l'habitat, et la rentabilité des capitaux des possédants sur le bien-être communautaire des dépossédés: "Les filatures, les élévateurs à blé, les entrepôts ont surgi devant les maisons de bois, leur dérobant la brise des espaces ouverts, les emmurant lentement, solidement." Cent ans après, à partir de 1950 environ, la seconde phase d'urbanisation de la métropole a pris une tournure totalement différente.Comme l'électricité et le pétrole ont remplacé les forces hydrauliques et le charbon comme ressources énergétiques, l'industrie a recours à d'autres modes de production, lesquels s'accommodent mal de L'ancienne location congestionnée et assez fortement taxée.Elle profite également des améliorations techniques dans le domaine des moyens de transport et de communication.Suivant la clientèle et la main-d'oeuvre, elle quitte elle aussi les aires centrales pour les zones sub-urbaines où se trouvent des parcs industriels bien équipés et adequatement desservis par les autoroutes.Dans cette perspective, plusieurs industries qui ont quitté le secteur du canal ne l'ont pas fait parce que ce dernier a été fermé à la navigation en 1971, suite à l'ouverture de la Voie Maritime du Saint-Laurent en 1959.Si cette fermeture fut déterminante pour certaines, il est probable que plusieurs autres l'auraient fait de toute façon.Sont restées les industries nécessitant une location centrale, ou se servant du canal comme source d'approvisionnement en eau ou exutoire pour leurs eaux vannes.C'est dans cette perspective d évolution morphologique qu'il faut situer le problème dq la réutilisation du canal de Lachine.11 en découle que sa vocation industrielle semble bien terminée.Il en découle egalement qu'il représente une occasion unique, surtout parce u il est une propriété publique, être réutilisé à des fins d'amélioration de la qualité de la vie dans un milieu où celle-ci n'a guère eu de chance de s'épanouir! Quelles peuvent être, dans cette optique, ses nouvelles fonctions?Dans ce secteur sud-ouest caractérisé par un environnement monotone, grisaillé et pollué, démuni en plus d'aires de loisir et habité par une population moins mobile que d'autres pour profiter des équipements récréatifs à l'extérieur de la ville, un réseau de corridors de verdure qui intégrerait le canal, l'aqueduc de Montréal, les berges du fleuve à Verdun, les parcs des municipalités riveraines et autres terrains disponibles.le tout iterrelié aux stations de Métro, aux principaux établissements d'enseignement et à d'autres services publics, constituerait une contribution fantastique à la qualité de la vie.Ce qui n'exclut pas, à certains endroits bien choisis de la zone du canal, des fonctions particulières.commerciales, industrielles ou d'habitation, harmonisées à l'ensemble.Cè réseau de corridors verts devrait être conçu et aménagé pour des utilisations polyvalentes d'activités de plein air (à caractère familial comme la marche, la bicyclette, le pédalo, le patinage, le ski de randonnée, le pique-nique, etc.) et servir également de voies de communication piétonne sécuritaires et agréables, pour diverses activités quotidiennes.Cet aménagement doit être "doux ", faisant davantage appel - à la nature qu'au béton.11 ne faut pas que le canal de Lachine devienne une nouvelle rivière Saint-Charles.A la fois parce que ce type d'aménagement "dur" possède un caractère de dominance et d'irréversibilité peu souhaitables.A la fois parce qu'il nécessite des investisse- ments considérables qui poussent les autorités publiques à chercher des compensations dans l'augmentation des taxes foncières.C'est ce qui est arrivé dans le cas de la rivière Saint-Charles à Québec avec le Village de l'Anse: une appropriation de l'espace par les classes moyennes et riches au détriment des populations locales à revenus plus modestes.Que l'amenagement du canal, en améliorant la qualité de la vie dans le secteur, contribue à convaincre les gens d'y demeurer et d 'autres de revenir s’y installer.ne peut être que positif.Car certains endroits souffrent drôlement d'anémie, voire de dépérissement.Dans la Petite Bourgogne, par exemple, la population est passée de 21,381 personnes en 1951 à 9,412 en 1971.soit une chute de quelque 49.5' < ! Cependant, il faut éviter que l’aménagement, en créant un milieu plus attrayant, n'offre une occasion au capitalisme im-Suite à la page 20 Le Livre vert de Jean-Paul L’Allier Pierre Laporte et la culture, an B HbF8 Æm §0 ff JB __________________par VICTOR-LÉVY BEAULIEU En fait, ce qui rend le Livre blanc de Pierre Laporte intéressant.c'est, en premier lieu, parce qu'il n'a jamais été déposé à l'Assemblée nationale et qu'il n'a pas davantage été publie.Pour une raison toute simple: les élections provinciales de 1966 sont venues; qui ont tout fait foirer, le gouvernement liberal étant remplacé par celui de l'Union nationale.Pierre Laporte se retrouvait tout aussitôt dans l'opposition et Jean-Noël Tremblay, de funeste mémoire, se mit à trôner, avec une grâce presque céleste, sur le fauteuil de la culture.Jean-Noël Tremblay, comme les ministres qui suivirent après lui, ont toujours nié l'existence d'un tel document.On sait la suite: de Tremblay, à Kirkland-Casgrain, et de Kirkland-Casgrain à Denis Hardy, c'a été une belle continuité d'impuissance, de kétaine-rie et de partisannerie presque honteuse.Ce qui a donne comme résultat que le Ministère n'a toujours été qu'un embryon de quelque chose dont Pierre Laporte, il y a maintenant douze ans de cela, avait pourtant donné les grandes orientations.Cela commençait bien: ".]Une national se fonde sur la conscience qu elle a de former une entité distincte, animée d une volonté commune, et sur le pouvoir qu'elle détient de façonner son propre destin".D'où, d'apres le Livre blanc, l'importance d'un Ministère vi- goureux qui "saura enfin, en partant de haut, en partant de la volonté collective exprimée par le gouvernement, stimuler au maximum l'esprit créateur à tous les niveaux d'existence de la collectivité québécoise".Tout cela afin de mettre, non pas en échec la culture étrangère, mais de la mieux assimiler, de se l'approprier en quelque sorte pour qu elle puisse rendre avec plus de vérité le fait de notre originalité, ce qu'on pourrait appeler notre différence par rapport au reste du monde.Ce n'était pas une idée très neuve mais c'était la première fois qu'un ministre québécois l'inscrivait dans un Livre blanc, rappelant par le fait même le droit de l'homme à la culture, qui "oblige d'abord l'Etat à instituer un système d'enseignement qui convienne aux besoins des intéressés" et qui entraîne, comme autre corollaire, "le devoir qu'a l'Etat de défendre la culture nationale" en participant à son expansion et à sa diffusion.Mais comment Pierre Laporte voyait-il la chose?Le chapitre Vil, qui traite de la langue, est révélateur.peut-être beaucoup plus de l’esprit de Jean-Marc Léger que de celui de Pierre Laporte.Il est d'ailleurs étonnant que Jean-Paul L'Allier, dans son Livre vert, reproduise de larges extraits du document de Pierre Laporte mais passe silencieuse- ment sur ce chapitre.Serait-ce qu'il considéré comme plusieurs d'entre nous qu'il s'agit là d'un faux problème (du moins au niveau de la création) et qu'il y a bien assez de Roger Lemelin de par notre petit monde pour s'énerver le poil des jambes avec ça?Quoi qu'il en soit, Pierre Laporte était plutôt du côté de la police linguistique.Son axiome est clair: "Le franco-canadien (lire le québécois) ne peut pas être une grande langue de culture.il n'est propre, au vrai, ni pour les réalités culturelles ni pour la civilisation des techniques.D'autre part, l'école ne permet pas à la population du Quebec d'accéder pleinement au français langue commune: non seulement elle propage le franco-canadien, mais elle l'accrédite." D'où, encore une fois, l'intervention de l'Etat qui doit "non seulement prendre les moyens nécessaires pour que le français devienne effectivement la langue prioritaire au Québec" mais, également, “prendre toutes les dispositions utiles pour y assurer la normalisation progressive du français écrit et" parlé, d'après l’usage le plus général du monde francophone".En quelques lignes, vous avez déjà toute la politique de la langue, telle que conçue par les gouvernements du Québec depuis 1960 et telle qu’une certaine élite, montée sur les grands chevaux du pouvoir, réclame encore à grands cris, le bandeau bien serre sur les yeux, question de se masquer à elle-même et pour elle-même seule la réalité.Le livre blanc de Pierre Laporte part de ces prémisses pour aboutir aux grandes orientations suivantes: 1) Une popularisation nécessaire des bienfaits de la culture par la diffusion du français commun; l’augmentation du nombre de bibliothèques publiques; la création de bibhothè- ues régionales; l'élargissement u public des librairies; la structuration d'expositions itinérantes; l'organisation de tournées de théâtre et de concerts; la mise en place de clubs de lecture et de ciné-clubs; l'action culturelle par la radio et la diffusion des biens culturels dans les milieux mêmes du travail.2) Le développement des centres culturels qui “apparaissent comme les instruments les plus propres au succès de la grande entreprise d'implantation et de diffusion de la culture dans toutes les couches de la société et dans toutes les régions du Québec".Si l'on entre dans le détail, Pierre Laporte, précisant no- tamment sa politique du livre, préconisait la création d'une société mixte entre l'Etat et les libraires pour régler le cas de l'approvisionnement du.livre importé.Pour le livre québécois, d'abord ceci: l'organisation d'un colloque d'écrivains (i-dée qui sera reprise par Liberté avec le succès que l'on connaît), un service de conférenciers-écrivains pour les universités de langue anglaise du Canada et, tenez-vous bien, des représentations du Ministère en France pour.l'institution "d'une chaire de littérature canadienne-française" ! Mais il y a encore mieux: trouvant qu'il y a trop d'éditeurs au Québec et qu'ils sont incapables de "répondre à une tendance assez générale qui va vers "le livre bien présenté, attrayant, voire luxueux.aéré, illustré, recouvert souvent d'une livrée somptueuse ", Pierre Laporte propose rien de moins que la fusion des éditeurs québécois sous forme coopérative.Non pas pour pénétrer plus facilement le marché québécois du livre mais pour améliorer le contenant afin qu ori puisse remettre un prix à "l'éditeur qui, dans l'année, aurait publié l'ouvrage le mieux présenté".Exception faite de ces fo-lichonneries élitistes, il y avait fort peu de choses pour l'édition, sinon la déjà vieille idée de l'implantation d'une centrale du livre.Quand au contrôle par le gouvernement des importa-tionü.particulièrement américaines, belges et françaises, on ne trouve pas un mot sur le sujet dans le Livre blanc.Et, comme nous le verrons, Jean-Paul L'Allier ne sera, douze ans plus tard, guère plus loquace sur ce problème pourtant déterminant, nant.Pour les arts.Pierre Laporte prévoyait là création d'une fonderie d'art du Québec et une société générale de métiers d'art (pour remplacer la Centrale d'artisanat).Il voulait également la participation inconditionnelle des artistes d'ici à la décoration des édifices publics, quels qu'ils soient.Au niveau du théâtre, il déplorait le peu de salles disponibles et se préparait à en créer plusieurs autres.De même, il entendait instituer un Centre de documentation théâtrale et prévoyait une éventuelle "compagnie d'Etat entièrement subventionnée et dotée d'un théâtre".A quoi s'ajouteraient, dans les grandes villes, des compagnies professionnelles sédentaires.Pour boucler la boucle, ajoutez une compagnie permanente de ballet, un théâtre lyrique et une com- pagnie d'opéra.Pour le cinéma, une loi-cadre.bien sûr! Une loi qui imposerait notamment “une certaine réglementation des circuits de distribution et du régime des salles, liée à l'instauration d'une politique d'envergure en faveur de la production cinématographique ", Quant â la musique, Pierre Laporte voulait exiger des sociétés musicales subventionnées qu elles créent, “en proportion raisonnable ", les oeuvres des compositeurs du Québec II prévoyait aussi la fondation d'une Société de musique contemporaine et la formation de groupes "pour propager la musique de chambre".Le Livre blanc parle aussi d'un Service des Sciences de la nature, de la création d une Académie canadienne-française des sciences, d'un Service des Sciences de l'homme, d'un Musée de l'homme et d'une loi sur les Archives.Je m'excuse presque d'çtre aussi long.Mais cette nomenclature a son importance: en filigrane, on y devine une politique fort élitiste et, au demeurant.archi-traditionnelle: ce ne sont pas les institutions que Pierre Laporte remettait en cause mais les moyens de les rendre plus fonctionnelles et mieux adaptés«aux besoins nouveaux du Québec.Ce n'est pas pour rien s'il voulait créer un Institut culturel du Québec groupant toutes nos académies > t vieillottes et de tout temps moribondes.Cela correspondait à une conception dépassée de la culture: on rejoint les masses en structurant par le haut, en créant un tas d'organismes chargés de dispenser la culture".Au demeurant, il ne faut pas s en étonner d'ailleurs: tout Etat est idéologie.Or l'Etat, du temps de Pierre Laporte, n'était rien de plus que libéral (qui est l'art de 1 imposition subtile des idees du dominant par rapport à celles du dominé).La semaine prochaine, je me propose de faire voir que contrairement à Pierre Laporte, Jean-Paul L'Allier n'a aucune conception véritable de la culture (du moins dans son acceptation traditionnelle) et qu'en cela il ressemble bien peu au gouvernement de Monsieur Bourassa: paré vraisemblablement à tout expérimenter, dans une presque joyeuse anarchie qui, à certains moments, me parait toucher au désespoir.Mon- -sieur L'Allier ne tient pas particulièrement aux institutions.La-dessus, je suis bien prêt à lui donner raison.Mais ce qu'il souhaite et propose, au-delà de quelques formulations brillantes et qui, sur le coup, paraissent inspirées, cela vaut-il mieux?Et en quoi cela changera-t-il vraiment les règles de notre jeu culturel?C'est, comme dirait l'autre, la question fondamentale à poser.On y vient.C'est à cela que servent t les detours.I 1 i » « 12 • Le Devoir, samedi 26 juin 1976 culture et société Mémoires mous de Mauriac et conversation avec Memmi .par.YVON BOUCHER Il se peut que Claude Mauriac soit un écrivain maudit.et qu'il le mérite.Ce vieux'nouveau romancier" de soixante-deux ans qui avait surtout été, pour nous, l'écrivain de l’Allitérature contemporaine, vient de publier le troisième tome de ce que l'on npoi ^pourrait appeler, faute Ce dernier livre, Et comme l’espoir est violente, de près de six cents pages est consacré à de Gaulle, Malraux et Foucault.Réunissant les notes et les efforts d'un journal intime, tenu depuis près de quarante-cinq ans, Claude Mauriac se fait ici I hagiographe naïf de quelques personnalités autour desquelles il fantasme.La méthode est simple et théoriquement, efficace: juxtaposer des passages de son journal (pour les périodes comprises entre 1933 et 1975) afin de créer une mosaïque intimement liée au temps de l'auteur.En bon amant du cinéma, Mauriac envisage son projet sous le mode du montage filmique s'actualisant comme un reportage “d'actualités".Le livre se divise en deux grandes parties: Malraux et de Gaulle, ou l'on voit la fascination de ces deux hommes l'un pour l'autre et La goutte d’or, où certains problèmes socio-politiques français font l'objet de “descentes dans la rue " de la part d'intellectuels dont Michel Foucault.D'emblée, l'auteur se défend bien de vouloir faire oeuvre de littérature: il s'agit de témoigner."Je ne pense pas.Je regarde et j'écoute ".Ces séquences temporelles, comme celles d'un film, auraient dû acquérir leur vertu par la qualité et l'intelligence du montage.Or, si Mauriac se dispense de penser.il se dispense également de concerter significativement ses scories quotidiennes.Déjà avant la guerre, François Mauriac avait décelé toute la faiblesse d'un genre (le journal intime) qui se fait tout seul et il disait à propos du journal de son fils: “Ce n est pas parce qu'un homme est intéressant que tout ce qu'il dit rest." Claude Mauriac a parié pour l'inverse et, je crois, s'est magistralement trompé.11 y a de tout dans ces “confessions" quotidiennes et l’auteur avoue candidement: “je publie donc dans leur intégralité ces pages où le dérisoire et l'anecdotique se mêlent à l'impor- e mieux, ses mémoires.(l) tant et au grave".Le dérisoire et l'anecdotique c’est, entre autres choses, la description détaillée de ce que mange Malraux a l'une de leurs rencontres ou le sourire carnassier de Foucault ou la dent en or de Sartre ou encore la maladresse linguale du père qui communie.L'important et le grave c'est, évidem-' ment, le gaulüsme du clan Mauriac, les crises de conscience du bourgeois éclairé qu’est l’auteur, le ronron bavard et nostalgique du fameux mai 68.ou, enfin, les manifestations effectuées avec Foucault.Mauriac est bien conscient de la piètre qualité structurelle et thpmatinup dp son nroiet' il dit lui-même qu'il le construit “comme une abeille construit aveuglément, sûrement, follement ses rayons de miel".Malraux renchérit amèrement en disant: “Vous travaillez au poids!" Pour tout dire et contrairement à la comparaison de l'abeille, l'auteur est ici industrieux et béte comme une fourmi et même: c'est la thématique mutilatoire du vers de terre amoureux d'une étoile qui se déploie sans génie.Mauriac n'en revient pas de côtoyer des gens comme Malraux, Foucault ou de Gaulle (dont il fut le secrétaire particulier durant cinq ans).L’homme qui est derrière cette verrière désorganisée fait montre d'un à-plat-ventrisme qui décourage toute tentation diffamatoire à son endroit.Lors d’un rassemblement où se trouve Sartre à qui il a arraché un sourire, il déclare: “j'aurai au moins réussi cela dans ma vie, à la fin des fins: faire rire Sartre." Quand Malraux, légèrement ennuyé mais succombant à la vanité que provoque l'admirateur, pense tout haut devant l'auteur, celui-ci s'écrie: "Comme c'est beau, ce.que vous venez de dire là.Et comme c'est heureux, grâce aux notes que vous me laissez prendre, que la formulation exacte de cette phrase soit conservée." Nous sommes tentés de lui dire, comme le fait sa femme avec une inconscience qui frôle le cynisme: “Tu en as une chance de rencontrer de tels hommes ".Y a-t-il un seul homme qui vaille la peine que l'on s'agenouille devant lui?Cela pourrait être cependant le postulat d'un certain humanisme.C'est béte à pleurer et la classique formule s’impose ici: Claude Mauriac, dans ce livre, n'a qu'un seul talent qui est celui d'avoir connu ceux qui en ont.C'est en vain que les lecteurs pourraient chercher une quelconque synthèse personnelle ou une interprétation originale des événements auxquels a assisté, souvent malgré lui, le “fils de l'autre".Même les portraits’ ¦ sont bâclés et les entretiens mais rendus.Ainsi lorsque Foucault se met en peine d'expliquer à Mauriac comment et pourquoi on pourrait se passer d'un système pénitencier, l’auteur écrit: “j'ai oublié la suite"! Claude Mauriac écrit pour l'Histoire en évitant tout effort d'interprétation, d'analyse ou de synthèse historique.Son écriture et son attitude intellectuelle sont littérales.Il se fabrique son propre album de photos et il le présente aux yeux de la.postérité.Reste à savoir si le lecteur contemporain y trouve un quelconque plaisir de lecture.L'auteur se perd trop souvent dans une politique qui n'a plus aucun intérêt pour nous.L'arbitraire de son découpage décourage toutè tentative de consommation esthétique.Son entreprise nous confine à une lecture insignifiante où les hasards objectifs sont privés de toute force évocatrice ou de toute valeur d'exemplarité.Nous sommes loin des mémorialistes et chroniqueurs classiques et nous regrettons la phrase somptueuse de Saint-Simon, l'irrespect et le cynisme du cardinal de Retz, l'ironie de Tallemant des Réaux ou de Louis-Paul Courrier.Plus près de nous, la trilogie beauvoi-rienne ou La bâtarde de Violette Leduc nous font comprendre la nécessité, pour un auteur, de réassumer les évènements de son vécu sous le mode de la création (je ne dis pas de la fiction).Il n’y a point d'oeuvre marquante sans une volonté de restructuration du rèèl.D'ailleurs les vertus d’un journal intime sont limitées et trompeuses et Charles du Bos, que Mauriac a dû fréquenter un jour ou l'autre, déclarait que pour lui le journal représentait "le supreme recours pour échapper au désespoir total en face de l'acte d écrire"; Amiel, pour sa part, précise qu'il “n’est qu'une paresse occupée et un fantôme d'activité intellectuelle ".Mauriac a voulu se dérober à sa responsabilité d’écrivain et d intellectuel dans son Et comme l’espérance est violente.C’était voulu et c'était son droit; cependant ce choix est-il compatible avec un temps de lecture qui n'exclut pas l’ennui inévitable de cette phénoménologie de la quotidienneté?Au fond, Claude Mauriac est peut-être plus surréaliste qu'il ne le laisse voir.A moins qu'il n'ait été qu'un discret secrétaire.de de Gaulle ou des événements.Hélas les surréalistes ne nous ont pas toujours donné des “cadavres exquis" et les secrétaires sont d'autant plus aimables qu'ils sont silencieux.Pourquoi Mauriac a-t-il décidé d écrire en se taisant?Il est indéniable que.tôt ou tard, les faiseurs d’Histoire de la littérature, auront à tenir compte d'un nouveau genre littéraire, directement issu de l'apport de l'oxyde magnétique: l'entretien.Plus précisément, l'usage du magnétophone appliqué à des conversations avec des hommes de lettres nous fait déboucher sur une consommation de l’écrit fondé sur le vol et, même, le viol d’une parole captée sur le vif.On voit aisément l’avantage de cette spontanéité dérobée, d’où l'intérêt de plus en plus grandissant, chez le public, pour des publications du type Entretiens avec.Pierre Belfond avait eu la main heureuse avec sa collection qui regroupait les plus grands noms: Moravia, Borges, Duchamp, Burroughs, Ionesco, etc.Chez Gallimard, il y eût aussi un Borges et un Butor; maintenant il existe un Albert Memmi (2) interviewé par Victor Malka.Rappelons également qu'aux éditions l’Etincelle, R.Davis avait fait paraître un entretien sur le même auteur, en 1975, à Montréal.La terre intérieure, c'est ainsi que l'on a baptisé cette série d'entretiens, intéressera tous ceux qui ont fait d'Albert Memmi, surtout à cause de son Portrait du colonisé, et, aussi, de son Portrait d’un Juif, le porte-parole des minoritées oppressées.Il est donc possible que ce Memmi-là se retrouve sur les tablettes de quelques-unes de nos bibliothèques québécoises.L’analyste rigoureux qui s’était dévoilé dans ces livres antérieurs se montre ici sous un jour bonhomme et, certes, plus serein.Est-ce l’amitié qui relie Malka à l’auteur qui donne au ton de la discussion cet air de détente?C'est possible.C est avant tout l’homme qui se dévoile devant son oeuvre que nous rencontrons: de la petite enfance tunisienne (dans le ghetto juif de La Hara) aux premières ferveurs du lycée français, du départ et de l'arrachement à la transplantation parisienne, de la désillusion de la philosophie sorbonnarde aux joies de la création littéraire (c'est l'époque de la rédaction de La statue de sel), Albert Memmi trace avec clarté et minutie les quelques événements majeurs qui expliquent son iti- néraire intellectuel.Il est toujours intéressant de voir comment s'articule une destinée: avec Malka et ses questions tout cela devient possible, sans agressivité, mais sans faiblesse aussi.Memmi s’y révélera, quelquefois, vieux jeu pour ne pas dire réactionnaire grincheux: ainsi une tirade contre Lacan et les “structuralistes-linguistes (Memmi semble ici confondre la méthode d'avec la discipline.) étonnera le lecteur pour peu qu'il s'identifie à une certaine avant-garde intellectuelle.Idem pour le passage sur les “jeunes qui ne veulent plus travailler".Dans l'ensemble, l'auteur énoncera des vérités, sur les temps modernes, que tout homme de bon goût, de réflexion ou de culture possède normalement.Contrairement à Claude Mauriac, Memmi n'est pas enclin à s'enliser dans un humanisme admiratif.Four l'auteur “il n'existe pas de textes sacrés, sinon par la débilité des hommes ", ou encore: “une vie d'homme, finalement, ce n est pas très sérieux, ce n'est jamais grand-chose." Il serait bon que certaines Tê- tes de pioche méditent ce passage ou l'auteur décortique et suggère la complexité du rapport dominant-dominé dans le couple: “la liaison entre hommes et femmes à un caractère probablement unique, spécifique encore une fois; il existe entre hommes et femmes un tel duo — duo qui existe dans toutes les relations d'oppression mais qui est ici original; un tel duo qu’il ne peut etre ramené au duo colonisateur-colonisé ou Noir-Blanc; une relation où l’homme est à ce point engagé qu il ne peut, a son tour, se passer de ni femme, même apres la fin de la domination de la fem- Somme toute, un livre où renseignement par la discussion et le dialogue nous fait saisir que la dialectique, retournant' à ses origines socratiques, n'est pas un sport réservé uniquement aux philosophes patentes.(1) Mauriac, Claude: Et comme l’espérance est violente, Gras set.Paris, 1976, 592p.(2) Memmi.Albert: La terre intérieure.Gallimard.Paris, 1976, 277 p.Mallarmé, la chute de l’auteur .par.PHILIPPE HAECK Maurice Blanchot dès son premier ouvrage critique, Faux pas (1943, réédition 1975), soulignait que Mallarmé /n'allait à rien de moins qu'à diviniser la chose écrite", ensuite il n'a cessé à chaque ouvrage de revenir sur l'expérience de Mallarmé faisant de ce dernier son contemporain, un de ses maîtres.En 1961 la thèse de Jean-Pierre Richard L’Univers imaginaire de Mallarmé tentait de montrer que les motifs dominants de son oeuvre étaient une orchestration de l’Idée, une recherche de la totalité; en 1972 le philosophe Jacques Derrida lui consacrait un long texte déjà célèbre dans le milieu de l'avant-garde, "La double séance ", dans son ouvrage La Dissémination où il montrait le travail sur la langue de Mallarmé.Blanchot, Richard, Derrida, par l'importance de leurs travaux critiques pour notre époque ont largement contribué a faire de l'oeuvre de Mallarmé une oeuvre actuelle: oeuvre excessive par la rigueur de son idéalisme, oeuvre musicale par le tissage du signifiant (sonorités, mots privilégiés, syntaxe brisée.l»*«n-(îii\ l.fhocuf le ois l’indépendance personnelle ïL;:: Les Éditions du Jour NOUVELLES PARUTIONS TRUCS DE JARDINAGE de Françoise Delage Chagnon L'auteur de cet ouvrage est, comme vous et moi, quelqu'un qui s'intéresse aux légumes de tous les jours et aux fleurs les plus communes.Elle a peu de temps à consacrer à la culture des plantes et c'est pourquoi elle s'est fait un fichier des renseignements les plus pratiques et utiles pour la culture des légumes et des fleurs les plus connus chez nous.Cest ce guide illustré et fort bien fait que les Éditions du Jour vous présente, à vous, apprenti jardinier.LE QUÉBÉCOIS ET L’INDÉPENDANCE PERSONNELLE de Jean-Guy Leboeuf Sous le thème "Prends ton passé, vis ton présent, crée ton futur”, l'auteur veut éveiller le désir d'agir.Pourquoi?parce que trop de gens ne font rien devant la dégénérescence de notre société.Dans la famille, l’école, las les communautés, if y a abus de liberté! On se dit émancipé et libéré et on se laisse aller; on passe à l'indiscipline, à la ridiculisation de la Loi, des règlements, etc.: on oublie que la liberté appelle la responsabilité.Jean-Guy Leboeuf nous suggère ici les moyens à prendre pour atteindre l'Indépendance personnelle.$5.00 : Mes meilleures t ^ , recettes de Pierrette Ahr.ih.im Cheviqny a resse Cl) Chèque ou mandat-poste ci-joint $3.95 MES MEILLEURES RECETTES DE POULET de Pierrette Abraham Chevigny Avoir dans sa bibliothèque un livre de recettes exclusivement au poulet c est assez rare.Pierrette Chevigny a recueilli plus de deux cents de ces recettes si difficiles a trouver et les a réunies dans un livre qui sera sûrement très apprécié des québécoises.Comme nous employons au Québec beaucoup de poulet, ce livre rendra de grands services.S4.95 LE5 EDITIONS DU JOUR 5705 est rue Sherbrooke.Montréal H1N 1A7 Si vous désirez obtenir un ou plusieurs de ces volumes, pnere de remplir la tormule ci-dessous et la retourner avec votre chèque ou mandat-poste LE QUEBECOIS ET L INDEPENDANCE PERSONNELLE TRUCS DE JARDINAGE MES MEILLEURES RECETTES DE POULET J APPRENDS L ANGLAIS S5 00 S3 95 SJ 95 S5 95 J’APPRENDS L’ANGLAIS.Gino Silicani et Jeanne Grisé-Allard Apprendre l'anglais, bien à l'aise, chez-soi, à l'heure qui convient, voilà ce que vous propose ce livre.Ces quarante-neuf leçons préparées soigneusement, avec explications, prononciation, dessins, questions et réponses, ont déjà été mises à l'épreuve par des centaines de personnes.Apprenez l'anglais, au rythme que vous désirez, avec ce professeur invisible, docile et patient! Learn by yourself and you will be Proud! $5.95 Jeanne Grise-Aller d bLLlAl'l'liî.LllüLULll lü.- £ Il 11 IL l! En vente chez tous les libraires et dépositaires etc.).Yves Bonneïoy, auteur d'un Rimbaud par lui-même où il décrivait l'expérience rimbal-dienne comme un passage de la "misère morale à l'affrontement tragique de.l'absolu", vient de donner dans la collection “ Poésie/Gallimard “ une nouvelle édition de Igitur.Divagations.Un Coup de dés précédée d une longue préface sur “La Poétique de Mallarmé"; soulignons que cette édition a le mérite de corriger de nombreuses erreurs qui s'étalent glissées dans l'édition des Oeuvres complètes dans la Bibliothèque de la Pléiade.Bonnefoy dans son étude sur Mallarmé a mis l'accent non sur le travail langagier mais sur la philosophie idéaliste; voici sa conclusion: "Platon pour préparer au Christ, disait Augustin, Mallarmé, aux temps finissants de l'ontologie, pour annoncer un nouvel âge du signe?Ou simplement un témoin de la Présence mais dans son altération habituelle — par l'Essence, par 1T-déal — et qui fut grand mais par sa rigueur à porter ses deux intuitions jusqu'au bout ou presque: jusqu'au point en tout cas où il faut choisir?Ce sont là les plus vraies questions qu'il convient de poser à son oeuvre, aujourd'hui où l'idée de l'Etre se désagrège; et où risque donc de se perdre, dans une vigilance inutile, la raison de la poséie.” L'Essence, l'Idéal, l’Etre, la Présence, l'Absence, le Verbe, etc., tout cela est bien dans Mallarmé ; et Bonnefoy a raison d'en faire un métaphysicien qui a fait “de l'écriture sa propre lin et l’unique espace".Il a tort cependant de le considérer comme le “dernier métaphysicien'' car il faut bien voir que ce “nouvel âge du signe" qu'annonce son oeuvre est encore un âge métaphysique parce qu'il pose le signe comme un absolu à quoi se ramène le monde: “tout s'arrête à l'écrit, y revient" (p.328) ou “le monde est fait pour aboutir à un beau livre" (p.395).L'écriture devient avec lui un absolu; tout se passe dans son travail sur la langue: “que tout, au monde, existe pour aboutir à un livre" (p.267).Faire de l'écriture une fin, un absolu, et non un moyen d’intervenir dans le monde, de s'engager dans le?luttes qui s’y déroulent c’est là la pratique remise à l'honneur par Derrida, fidèle continuateur de Mallarmé.Faire du livre un “instrument spirituel" (p.266) — dans deux sens au moins: instrument de l'esprit pour l'esprit et instrument qui ne manque pas d'esprit, producteur de mots d'esprit — est la tentation à laquelle les intellectuels sont toujours prêts à céder (connaît-on le mot d'Oscar Wilde: “The only way to get rid of temptation is to yield to it."?).Derrida a depuis longtemps cédé, dans un article récent il écrit "on doit admettre que dans le bon mot, la force du Witz (mot allemand pour “esprit") reconduit à l'origine enfouie ou refoulée de la science, voire à la science de la science" (1).Ce qui se .trame ici c est la croyance au “Grand Oeuvre", au "Livre" (p.373); celui qui s'occupe à la Langue, au “bon mot" va retrouver “la science de la science” — Mallarmé parlait de "l'explication orphique de la Terre” —.Mallarmé n'affirme-t-il pas qu’ “il n'existe d'ouvert à la recherche mentale que deux voies, en tout, où bifurque notre besoin, à savoir l'esthétique d une part et aussi l'économie politique; c'est, de cette visée dernière, principalement, que l'alchimie fut le glorieux, hâtif et trouble précur- seur." (p.303)?On voit comment après avoir mis à côté de l'esthétique l'économie politi- 3ue qui étudie les modes de pro-uetion, la circulation du capital sur le marché mondial, la propri été foncière, le travail salarié, etc., Mallarmé la réduit à l'esthétique par le biais de l'alchimie qui visait à transformer l'esprit de ses initiés: la recherche de la pierre philosophale est la quête d'un or spirituel, d'un or philosophique, orphique — l'orphisme affirmait que les hommes étaient en partie des créatures d'origine divine —.N'existe alors que l'esthétique.Il faut lire le poème en prose “Conflit" pour voir comment Mallarmé perçoit la lutte des classes; voici comment est décrite l'irruption d'ouvriers en boisson sur sa propriété: "Fumier!" accompagné de pieds dans la grille, se profère violemment: je comprends que l'aménité nomme, eh! bien même d'un soûlaud; grand gars le visage aux barreaux, elle me vexe malgré mol, est-ce caste, du tout, je ne mesure, individu à individu, de différence, en ce moment, et ne parviens à ne pas considérer le forcené, titubant et vociférant, comme un homme ou à nier le ressentiment à son endroit.Très raide, il me scrute avec animosité.Impossible de l'annuler, mentalement: de parfaire l'oeuvre de la boisson, le coucher, d'avance, en la poussière et qu'il ne soit pas ce colosse tout à coup grossier et méchant.Sans que je cède même par un pugilat qui illustrerait, sur le gazon, la lutte des classes, à ses nouvelles provocations débordantes.Le mal qui le ruine, fivrognerie, y pourvoira, à ma place, au point que le sachant, je souffre de mon mutisme, gardé indifférent, qui me fait complice, (p.104).Cette “imbécile ébriété" le dérange de la contemplation de son angoisse devant la feuille blanche, elle l'oblige à voir que le monde n est pas composé que de poètes de l'idéal, qu'il y a aussi des ouvriers, “ces artisans de tâches élémentaires" (p.107); en bourgeois cynique il déclare n'avoir pas besoin de se mesurer à l'ouvrier qui l a traité de “fumier" car il sait que la boisson saura mieux que lui lui faire mordre la poussière; ce cynisme ne l'empêche pas de manifester sa tristesse: “Tristesse que ma production reste, à ceux-ci, par essence, comme les nuages au crépuscule où des étoiles, vaine.' (p.106).Mallarmé, grand alchimiste, triste de voir que les ouvriers ne goûtent pas son art évocatoire, le lustre de son vfrs! Voilà une tristesse de grande âme bourgeoise — le malheur pour le peuple d'être séparé de la grande culture — qui couvre bien son cynisme.A côté des crises économiques gui viennent rendre la survie plus difficile à la classe ouvrière — à la même époque Zola écrivait Germinal, Vallès L’Insurgé — Mallarmé expose sa "Crise de vers“: “L'oeuvre pure implique la disparition élo-cutoire du poète, qui cède l'initiative aux mots, par le heurt de leur inégalité mobilisés; ils s'allument de reflets réciproques comme une virtuelle traînée de feux sur des pierreries, remplaçant la respiration perceptible en l'ancien souffle lyrique ou la- direction personnelle enthousiaste de la phrase." (p.248-249).Une telle proposition, viser l'impersonnel au profit du déroulement brillant des mots, ne peut venir que d’un idéalisme absolu qui n est pas sans rappeler la belle âme qui veut se perdre en son Dieu; c'est la chute de l'auteur au profit de la Langue, du Livre, la volonté d'en finir avec "la direction personnelle enthousiaste de la phrase", la volonté de s'abandonner aux mots, de les laisser briller.On n'est pas surpris alors de savoir que pour Mallarme un livre est "le minuscule tombeau, certes, de l ame" (p.267 ) ; ce qui joue dans son texte c'est l'anéantissement, la pulsion de mort.On comprend alors pourquoi cette oeuvre ne sera jamais lue par la classe ouvrière qui ne peut avoir pour but que de s'affirmer, que de vivre au lieu de survivre, que de sortir de l'état léthargique où la bourgeoisie essaie de la maintenir; mais on comprend aussi pourquoi cette oeuvre est lue par les intellectuels: elle leur donne le moyen d'aimer leur impuissance.Mallarmé réussit en effet à faire miroiter son ennui, son éloignement du monde comme des traits de noblesse; par exemple il oppose toujours la poésie pure au journalisme mondain, d'un côté l'éclat de la pensé^ faite pour durer, de l'autre les intrigues mesquines du monde faites pour disparaître (lire “L'action restreinte” p.253-258): on comprend alors "le sacrifice qu'y fait, relativement à sa personnalité, l'inspirateur " du livre, c'est-à-dire le poète.L'écrivain est donc placé devant ce choix: ou le sacrifice de ma personnalité en faveur de la gloire d une oeuvre éternelle, ou l'ailirmation de ma personnalité dans une oeuvre incrite dans l'histoire de mon époque et qui va disparaître avec elle; les plus nobles, les purs, font le premier choix (comment appeler celles et ceux qui font le deuxième choix?).Sachons en tout cas que celles et ceux qui sont du côté de Mallarmé sont dans “le cas d'un homme qui s'isole pour sculpter son propre tombeau” (p.392); cela n'est pas sans hauteur d'âme même si cela prétend se faire sans auteur: “la plaisanterie rit haut ou inspire le tréteau des préfaciers" (p.246)! Mallarmé à un journaliste qui lui demandait ce qu'il pensait.l'interromp: “Justement je ne pense rien, jamais et si j'y cède, unis cette méditation à ma fumée au point de les suivre, satisfait, diminuer ensemble avant • que m'efsseoir à un poème, où cela reparaîtra, peut-être, sous le voile " (p.314); Mallarmé aura passé toute sa vie à rire Sous le voile, à exposer sa fumée — il ne faudrait pas en conclure que c'était un fumiste, il n’avait en somme pas d’autre prétention que d'être un bon fumeur, aussi doué pour enfumer l'Etre ou l'Idée, le Rien qui occupe toute l'Intelligence, que Platon ou Hegel.(1) “Economimesis” dans Mimesis des articulations, Aubier-Flammarion, 1975, p.65.Pstt GILGAMESH n'est pas un prénom québécois ! VLB Editeur 5860 est, Gouin Montréal-Nord 326-5029 t .» .' 1 ¦¦ ' _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ culture et société Le Devoir, samedi 26 juin 1976 •13.De “tabarnak” à “Ite missa est” Une analyse quaternaire du langage des peuples Meürt-elle?La querelle du jouai renaît aussitôt.Ce phoenix de notre culture reste piqué comme une épine sur notre langue.Cette semaine, la Société des écrivains, en congrès, avait réservé toute une après-midi à ce débat.Il y a quelque temps, le 60 remettait l'état de notre langue en question.Les étudiants protestèrent oralement; ils ne savent plus écrire.Il serait vain de croire, toutefois, que les problèmes linguistiques sont réservés au seul Québec, disons au seul Canada pour compliquer les choses.Le monde entier, en ce moment, subit des pressions linguistiques considérables; il n est que de notre égocentrisme infantile pour pouvoir ignorer ce problème.Far le biais des pouvoirs économiques, puis du pouvoir politique, l anglo-américain s'installe tranquillement dans le monde occidental comme langue de travail.On pourrait dire la même chose du russe dans le pays sous influence communiste.On dira la même chose du chinois quand le temps sera venu.Il ne s'agit pas, bien entendu, de l'anglais de Byron, ni même de celui des Beatles ou de Klisabeth II d'Angleterre.Nous parlons ici de l'anglais des multinationales américaines.Sait-on par exemple, qu'en Suède, une certaine multinationale a pour langue de travail officiel l'anglais?De même, en France, aujourd'hui même, on assiste à cet effritement de la langue nationale, que l'on croyait pourtant solide, sous les ‘coups ae bélier patient de la Shell ou de IBM.Que dire de l'Allemagne fédérale?Kn bref, une des grandes luttes culturelles de notre histoire se joue sous notre nez sans même que nous nous rendions compte.L'anglo-américain re-dèfait paisiblement la tour de Babel des identités linguistiques nationales.Les esclaves parleront l'uni-langage mutilé de la Ford de Detroit et de la Xérox de Los Angeles avant même qu'ils ne s'en rendent compte.Mais les esclaves ont le privilège de ne savoir rien.Henri Gobard est professeur à Paris, Université de Vincennes, et professeur d'Anglais! Il vient de publier un livre fascinant, L'Aliénation linguistique (1), qui traite de ces problèmes avec, pour notre gouverne, des reflexions sur le bilinguisme canadien et sur notre loi 22.Grosso modo son ouvrage, de polémique, propose une étude des mecamsmes de l impena-Usme économique.Pour lui, ce qui est en jeu désormais, c’est tout simplement l'identité nationale des peuples, leur identité culturelle attaqué par l anglo-américain qui se présente toujours sous la forme d’un universalisme libéral.Cammouflage odieux mais efficace.On voit que nous sommes loin d une simple bataille de mots ou d'accents.Le franglish et autre sabir, dénonces par Etiemble et de Gaulle ne sont que le sommet d’un iceberg d une toute autre taille.De même le jouai attaqué par Jean-Noél Tremblay.Passons sur la polémiqué qui fait une grande partie de cet ouvrage.Pour l'information, disons simplement que Henri Gobard s en prend à d'autres professeurs d'anglais qui, à Vin-cenne, entendent donner des licences d'anglais sans examens de français, faisant ainsi de l'anglais la langue première et ce en France même.L'intérêt de cet ouvrage résidera pour nous dans une tentative que fait le professeur de donner une nouvelle définition quaternaire du langage.En effet, les analyses en linguistiques en cours en ce moment ne suffisent plus en ce que leur multiplicité d'approche dénote une absence de critères holistiques."Toute typologie, écrit-il, doit nécessairement délimiter son corpus en éléments et non en miettes sous peine de n'être plus qu'un catalogue." C'est donc vers une perspective très large qu'il faut se diriger, affirme-t-il.Henri Gobard a donc été amené à distinguer, dans une perspective macro-sociolinguistique, quatre types de langages pour une aire culturelle donnée, quelle que soit la langue utilisée.Les voici: 1) Un langage vernaculaire, local, parle spontanément, moins fait pour communiquer que pour communier et qui seul peut-être considérer comme langue maternelle, ou langue natale.2) un langage véhiculaire, national ou régional, appris par nécessité, destiné aux communications à l'échelle des villes.3) Un langage référentiaires (se rapportant à la référence et • non au référent), lié aux traditions culturelles, orales ou écrites, assurant la continuité des valeurs par une référence systématique aux oeuvres du passé pérénnisées, le "trésor immor- -par.JEAN BASILE cation.Cela explique facilement Tremblay tel ", selon Thucidite.4) Un langage mythique, qui fonctionne comme ultime recours.magie verbale dont on comprend lincompréhensibi lité comme preuve irréfutable du sacré; major e longinquo re-venrentia.Faisons donc, pour le jeu, une immédiate application à notre aire culturelle.Le jouai serait le langage vernaculaire, un langage de communion et non pas de communi-plique ‘ l'oeuvre de Michel qui, de fait, ne communique rien, mais dont le succès tient essentiellement dans l'état de communion qui existe entre le texte et le spectateur/auditeur.Comme il se doit, l'anglais serait en passe de devenir le langage véhiculaire et c'est ce à quoi tend, fatalement, le bilinguisme canadien malgré les efforts de la Loi 22 qui fait du français la langue de travail officiel au Québec; en fait, l'anglais est et restera la langue officielle de travail dans les multinationales américaines; dès lors, le problème linguistique anglais du Québec tient plus à l'implantation culturelle américaine qu'aux efforts purement culturelles d'Ottawa.Le langage ré-férentiaire serait le français "de France", celui que défend l'élite cultivée contre le jouai.Quant au langage mythique, il a sans doute été longtemps le latin./I Mentionnons que les langages vernaculaire et référentiaire disposent de l'Espace: le village, la ville, le pays, le continent, la Terre.Les langages ré-ferentiaire et mythique participent du Temps.On voit immédiatement la richesse des rapports que propose Henri Gobard.Il ne s'agit plus de patauger dans des détails mais bien de définir CLAIHEMENT les données d'un problème de civilisation par une socio-typologie des langues.laquelle travaille sur une matière encore vivante et non pas, comme font les anthropologues (que Lévi-Strauss appellait cruellement les entropologues) et les archéologues sur un terrain en voie de dislocation."L'etablissement de cette quadripartition exhaustive en langages vernaculaire, référentiaire et mythique (tétraglossie) répond d'une part au besoin de distinguer entre multilinguisme (bilinguisme, tri- ou quadrilinguisme) en tant que phénomènes individuels par opposition à la diglossie sociale (J.Fishman) et la téraglossie, fait de civilisation.”, écrit Henri Gobard.En fait, chaque civilisation se trouve confrontée à ce genre de problème; la pierre de Rosette est un excellent exemple pour l'ancien tçmps Sa triple écriture (le langage vernaculaire en a été exclu par nécessité évidente) est un fait thèocratique et politique; les hiéroglyphes ont la fonction mythique du ‘Tangage des dieux"; le démotique reférien-taire appartient à l'écriture des livres; le Grec est le langage véhiculaire de la classe alors dominante dans l'Egypte ptolé-méique.• Mais qu'est-ce que tout cela veut dire?Henri Gobard le développe gaiement dans des pages aussi austères qu'amusantes: il est un polémiste né, et rien ne vaut comme tête de turcs que des universitaires achats beaucoup plus à faire valloir leur droit (à Targent et au poste) qu'à leur devoir.En bref, Henri Gobard dit que l anglo-américain en se substituant lentement aux quatre langages ne peut en assurer toutes les fonctions et que, par conséquent, il est porteuse conflit et de mort.Ce conflit, on le voit par exemple chez les Noirs américains qui, déterrioralisés par l'anglais de Washington, se re-territorialisent daps le Black English.De même', les Québécois, détérioralisés par l'anglais d'Ottawa (croient-ils) se reterri-torrialisent dans le jouai.Le jouai ne serait donc pas une attaque contre le Français, langue référendaire, ni contre l'anglais d'Ottawa, mais contre l'anglo-américain, langue véhiculaire cancérigène qui tend, aujourd'hui.au remplacement de tous les autres langages, y compris "l'anglais d'Angleterre".Opposer le jouai au français serait une impropriété sociale que dénonce aisément la quadriangu-lation de Gobant En tout cas, replacer le problème sur ce plan permet de sortir d'une impasse et autoriserait une réponse assez cinglante aux Anglophones qui méprisent le jouai ( "Nous ne voulons pas apprendre le français du Québec mais le Français international'').Le jouai existe à cause de leur langue alignée sans même qu'ils s'en aperçoivent.Ce que refusent les Anglais est bien d’apprendre une langue vernaculaire.Ils acceptent le français plus aisément car le français internationale est une ancienne langue véhiculaire plus proche donc de la leur qui l'a remplacé aujourd hui.On pourrait aller jusqu'à dire, en suivant Henri Gobard.que le jouai est une meilleure défense à l'anglo-américanisation des Canadiens anglais que le Français de France.Mais c'est là ouvrir tout un autre débat qui s'ouvrira vite, je le souhaite pour le rafraîchissement de tous.les lettres étrangères Octavio Paz et la poésie d’aujourd’hui Il y a quelques mois, lors d'un festival de poésie à Toronto, j'écoutais, à la séance d'ouverture, Octavio Paz dire ses poèmes.Homme imposant, il communique la joie et l'inquiétude par ^affirmation, le bonheur de dire.Puis, le lendemain, j'eus l'occasion de m'entretenir avec lui à propos de ses essais théoriques sur le structuralisme et sur Levy-Strauss.Là, j'étais en présence d'un autre homme.Réfléchi et curieux, Octavio Paz était guidé par son interrogation qui prenait le dessus sur l'affirmation.C'est cet homme-là que j'ai retrouvé dans le dernier ouvrage qu'il vient de publier, en traduction française, Point de convergence, un recueil d'essais où Paz nous fait partager ses réflexions sur la poésie actuelle du romantisme à l'avant- garde.' Ne à Mexico en 1914, Paz est sans nul doute 1 un des grands poètes contemporains non seulement de l'Amérique latine mais de toutes les Amériques.Il fut longtemps ambassadeur du Mexique en Inde et il a souvent fréquenté les universités d'Europe et d'Amérique.A travers l'étude de la poésie actuelle, Octavio Paz réfléchit sur la conception du temps dans la civilisation occidentale.L'idée du temps était basée sur une conception d'éternité.Avec la secularisation du rapport de l'homme avec le monde, il y a eu aussi sécularisation des -aleurs chrétiennes et leur transposition dans une catégorie temporelle.Dans la perspective du christianisme médiéval, le futur s abolissait dans Tavènement d'un présent éternel.Avec la sécularisation, le futur est construit par l'homme.L’époque moderne, dit Paz commence avec l'insurrection du futur.L'au-delà étant éliminé, le temps suit une progression et l'histoire apparaît comme un processus linéaire.Dans la poésie moderne, on reprend une notion religieuse battue en brèche par |a sécularisation.La poésie affirme être la voie d'un principe antérieur à l'histoire, la révélation d une parole originelle de fondation: "La poésie est le langage originel de la société — passion et sensibilité — et c'est iar là qu elle est le vrai langage de toutes les révélations et revo-Jutions." Il y a là une tentation de remplacer la religion.Tout aussi forte est la tentation de l'épauler, de l’appuyer, de poursuivre son itinéraire.La poésie est une tentative révolutionnaire dans la mesure ou elle veut détruire le temps de l'histoire qui est le temps de l'injustice et de l'inégalité pour instaurer un temps autre.Les révolutionnaires furent les premiers à bannir les poètes de leur république, car pour eux le temps de la poésie n'est pas celui de la révolution."Le temps daté de la raison critique, le futur des utopies: c'est le temps d'avant le temps, celui de la vie antérieure qui réapparaît dans le regard de l'enfant, le temps sans dates.D'après Paz, la poésie moderne prend son point de départ dans ce qu'il appelle l'analogie.Le monde est un livre, un texte.La poésie en est une traduction mais cette traduction est également métamorphose.En disant le monde elle le recrée.Ainsi si la poésie est une métaphore du monde, le monde apparaît dès lors comme une métaphore.Et si cette métaphore n'est pas fondatrice la poésie ne serait alors que la métaphore dont la base serait le vide.Si le monde est un texte, le texte qui le traduit ne peut etre unique.La multiplicité des déchiffreurs, des traducteurs conduit à la disparition de l'auteur qui ne serait plus ni créateur, ni fondateur de son texte.Le romantisme est une tentative de réaction contre la raison critique qui a dépeuplé les âmes.Elle est aussi une recherche d'un principe différent de celui des religions.L'ambiguité du romantisme agit par le fait qu elle constitue l'autre face de la modernité: ses remords, ses délires, ses nostalgies d'une parole fondatrice.„ J _ .Réfléchissant sur la poésie du Nouveau Monde, Paz établit la distinction entre la poésie d'Amérique du Nord et celle d'Amérique latine.Il y a d'abord un phénomène politique.Les poetes d'Amerique latine avaient une grande admiration pour le dynamisme des Etats-Unis mais la politique de ce pays suscita leur leur volonté .par-i NAÏM K ATT AN iî colère et leurs craintes.D'où de récupération du monde indigène et plus tard celle du passé espagnol.Ce sont là des contre-poids à l'admiration, à la crainte et à la colere.Paz ne s'arrête pas aux motivations politiques.Pour lui, ce qui séparé l'Amérique latine est une vision du monde distincte.Le rythme de la poésie est différent.Les Etats-Unis et l'Amérique latine incarnent deux versions différentes et peut-être inconciliables de la civilisation occidentale.Le modernisme commença par une recherche de rythme verbal et culmina dans une visiion de l'univers comme rythme.Or le rythme de la poésie hispanique et celui de la poésie anglo-saxonne opposent deux visions de Thomme et du monde.Certes, toute poésie n’est qu une combinaison du rythme universel.Chacune de ces combinaisons est unique et toutes disent malgré tout la même chose.Par conséquent, même si les visions sont distinctes, elles finissent par se rejoindre.Tout comme les Anglo-Américains, les Hispano-Américains quittèrent, dans les années trente, leur terre natale et franchirent les Pyrénées comme les Anglo-Américains ont franchi le Pas de Calais, réveillant les poètes espagnols comme les Anglo-Américains ont réveillé les poètes anglais.Donc, en dépit des distinctions il y a parallélisme du fait même que les deux littératures hispano-américaine et anglo-américaine sont des littératures écrites en langues transplantées.Le cosmopolitisme apparent n etait qu’une recherche du sens d'une nature de Tamérica-nisfne.Le moment vint où il fallait faire un choix."Pour le choix entre cosmopolitisme et américanisme dit Paz.ma génération trancha dans le vif: nous sommes condamnes a etre Américains, comme nos pères et nos grands-pères le furent à chercher l'Amérique ou à la fuir.C'est vers notre dedans que nous avons fait le saut".La recherche du passé'comme une première étape vers l’éternité a été battue en brèche par la modernité.Le futur n’est plus pour les gens d'aujourd’hui celui des lendemains qui chantent.Les révolutions qu'annonçait le socialisme ont abouti au totalitarisme et la technologie n'annonce plus la justice et l égalité mais l'empoisonnement du monde par l'excès de consommation.Le temps du poète n'est pas celui du passé ou du futur, c’est celui de maintenant.‘‘Chaque maintenant est un commencement, chaque maintenant est une fin.Le retour à l'origine est le retour au présent." ¦.Le Judaisme premier et l'Islam ont tous deux prôné Tobéis-sance à une loi inscrite dans un livre fondateur qui libère l'aujourd’hui, le maintenant.Paz explique et rejoint pour sa part l'itinéraire chrétien.‘‘Vivre dans le maintenant, c'est vivre face à la mort.L'homme inventa les éternités et les futurs pour échapper à la mort, mais chacune de ces inventions fut un piège mortel.Le maintenant nous réconcilie avec notre réalité de mortels.Ce n'est que devant la mort que notre vie est réellement la vie.Dans le maintenant notre mort n est pas séparée de notre vie.L une et l'autre sont la même réalité, le même fruit.” En cela la poésie joue le rôle essentiel.“La poésie qui maintenant commence sans commencer cherche l'intersection des temps, le point de convergence.Elle affirme qu'entre le passé fourmillant et le futur dépeuplé, la poésie est le présent.” Dans ce livre, Octario Paz aborde la poésie dans ce qu elle a de plus spécifique mais qui déborde l'expression artistique et litté-raire.Celle-ci n'est qu'une dimension du rapport de Thomme avec le monde.De meme quand il parle d'Amérique latine, c'est pour affirmer une spécificité qui lui sert de point de départ pour atteindre le point ae convèrgence.(1) Point de convergence, essais d'Octavio Paz, traduit de l'espagnol par Roger Munier, Editions Gallimard.Le livre d'Henri Gobard dépasse cependant la simple analyse linguistique ou sociolinguistique.En fait, il est un jalon de plus vers un bouleversement des critères.La pensée a vécu, ces dernières décennies, sous le signe de la polymorphie freudienne qui a été, à tord ou à raison, comprise et présentée comme une fragmentation, comme des miettes pour employer les termes d Henri Gobard et ceux de De-leuze.Ces critères polymorphes s'opposent aux critères holisti ques qu'expriment le quaternaire jungien.C'est là même que Touvrage est attaquable et qu'il sera d'évidence attaqué.Le conseil de Freud à Jung de veiller à ne pas mettre les pieds dans la "boue de l'occultisme" ne manquera pas d'ètre fait par les orthodoxes de Ta gauche la plus bête dq monde" à celui qui conçoit dans sa tétraglossie l'existence d une langue mythique, magique.Mais la parade, dans ce cas, vient avant la botte, Henri Gobard s'en prend à cette fausse gauche dogmatique pour qui l'Université est un champ d'expansion si propice.Ces gens "de gauche", ces ultra-économistes, comme il les appelle, sont “précisément ceux qui masquent Tessence de Tim-perialisme car tout système capitaliste fonctionne sur le matraquage publicitaire, c'est-à-dire par le langage".A la lutte purement politico-économique, Henri Gobard préfère le front culturel "d'autant plus necessaire que son importance n'est pas immédiatement apparente meme aux universitaires les mieux informés et les plus hardis dans leur détermination à se mesurer avec l'hydre capitaliste".Plus loin, il précisera: "L'impérialisme linguistique (celui de Tanglo-américain des multinationales) a une fonction de désagrégation des cultures et il faut s'opposer à la confiscation des langues des peuples comme à la confiscation de leurs terres".Cette gauche universitaire, il l'appelle joliment "la gauche mélancolique" qui pratique la haine de soi.Or Ta haine de soi n'est pas révolutionnaire"."Le vrai révolutionnaire, écrit-il, aime son pays, et il aime le monde, mais on ne peut pas prétendre aimer son pays et saboter sa langue".La vraie révolution est aussi pour Henri Gobard dans l'acceptation de la différence nécessaire de langages et non pas dans la réduction de Têtre humain à une unité biologique, seul critère d une égalité mino-risante.En fait tout le livre est, ainsi que le signale Gilles De-leuze dans sa préface, une oraison contre le manichéisme du bi, fut-il linguisme.La tétraglos-sie permet des analyses complexes et vivantes."Le dualisme, ou binarisme, écrit Deleuze, risquent de nous laisser dans la simple opposition d une langue haute et d une langue basse (e-xemple ici, le jouai opposé au français), d'une langue" majeure et d une langue mineure, ou biert d une langue de pouvoir et d une langue de peuple.Tandis que les quatre facteurs de Gobard ne se contentent pas de compléter les précédents, ils en proposent une genèse complexe.Comment une langue prend-elle le pouvoir dans un pays, ou même à l'échelle mondiale?Par quels moyens conjurer le pouvoir linguistique?" Ce que suggère Henri Gobard n'est même pas une défense de la sociolinguistique qui "reste à l'intérieur d'universaux du type sujet, objet, message et code, compétence, etc.: il tente d'établir une géolinguistique au niveau des agencements collectifs ou sociaux.Il montre comment une langue se détérrito-rialise et se reterritorialise et le moment social qui s'ensuit.Le jouai et son implantation en littérature est un autre exemple de la tendance universelle de reterritorialisation dont les facettes sont legion.«On peut voir, par exemple, que Réjean Ducharme s'y applique aussi mais, à Tinverse de Tremblay, au niveau de la réconstitution de la langue référentiaire (ses calembours en français sont typiques) ou encore les téléromans de Radio-Canada qui tentent de manier conjointement une langue référendaire (le Français considéré comme le bon parler), à titre de langue de communication (en ce sens l'anglais ferait bien mieux Taffaire mais les auteurs ne le savent pas) avec l'accent québécois, substi- ou *sf £ •5*’ tut.masque de la langue de communion sans laquelle la cote d'écoute baisserait considérablement.Un livre extrêmement stimulant pour nous tous.Et comment ne le serait-il pas avec cet exemple, tiré du langage des en- Aux PUL fants.Le langage vernaculaire: maman.Le langage véhiculaire: lolo.Le langage référentiaire: areu-areu Le langage mythique: amstramgram.A chacun de faire son analogie québécoise de "Tabarnak" à Tte missa est".(Il L'Aliénation linguistique par Henri Gobard.préface de Gilles Deleuze, 29tt pages, Flammarion éditeur, Paris 1976.La langue française au Québec Après celles des glossaires de la Société du parler français au Canada en 1968.de Sylva Clapin et de Narcisse-Eutrope Dionne en 1974.les Presses de Tuniver-site Laval présentent maintenant une réédition du Glossaire franco-canadien et Vocabulaire de locutions vicieuses usitées au Canada d'Oscar Dunn, publié en 1880.Il s'agit du premier recueil alphabétique des régionalismes du français du Québec qui soit d'une certaine envergure, un pionnier de la lexicographie franco-québécoise dont sont plus ou moins tributaires tous les auteurs des glossaires ultérieurs.Certes, ce recueil des particularismes franco-québécois n'est pas exhaustif, mais il est tout de même considerable (plus de 1750 entrées) et Péguy mis à jour Péguy mis à jour.Sous ce titre les Presses de l'université Laval viennent de publier les textes de dix communications présentées lors d'un colloque international tenu à TUniversite McGill en mars 1973, à l'occasion du centenaire de la naissance de l'écrivain.Précédées d une introduction de Jean Ethier-Blais, ces études traitent de divers aspects de l'oeuvre, de la personnalité et de la vie de Péguy, dans un esprit largement ouvert, moderne et sérieux.Aux querelles d'école font place ici Ten tente et la collaboration entre des universitaires de France, du Canada et des Etats-Unis.qui proposent, chacun selon son optique et dans son ordre de compétence, plusieurs aperçus nouveaux sur un écrivain que certains adorent, que d'autres brûlent, mais qui ne cesse pas d'inquiéter et de captiver tous ceux qui s'intéressent à ses écrits.La plupart des textes sont l'oeuvre de péguystes éminents.Simone Fraisse dresse un bilan complet de la critique sur Péguy, puis se penche sur le problème crucial de Thistoire dans la pensée de Tauteur de Clio.Renée Balibar, connue également pour ses travaux de linguiste, s'intéresse aux scolarités de Péguy et à sa fortune littéraire.Robert Vigneault, auteur de L’Univers féminin de Charles Péguy, découvre dans les pages de Clio un ensemble d'idées critiques d une frappante actualité.Joseph Bonen-fant, quant à lui, étudie le discours de Cessai dans la Note conjointe, et Suzanne Lafre-nière tente, à partir des travaux de La Senne, un portrait carac-térologique de Péguy.Autant d'approches variées, autant de EN LIBRAIRIE le missionnaire, l'apostat, le sortier.Relation de 1634 de Pau! Lejeune édition critique Guy Laflèche regards neufs sur Péguy.Aux spécialistes de Péguy se joignent certains critiques qui, sans être péguystes, connaissent bien ja littérature du vingtième siecle et tentent de situer Péguy dans son temps.Jean-Claude Morisot examine les rapports entre Péguy et Claudel, tandis que François Ricard s'intéresse a Tamitié problématique de Péguy éditeur, avec Cun des auteurs les plus prolifiques des Cahiers de la Quinzaine: Romain Rolland.Enfin, l’historien Eu-gen Weber étudie Tattitude de Péguy face à son propre passé.Ainsi ce volume qui n'ose pas se donner de conclusion et tient à conserver son caractère pluriel, offre l'occasion d une ou de plusieurs lectures renouvelées de l'oeuvre de Péguy.Ce qui le traverse, c’est surtout une interrogation, et une attention soutenue portée à Tun des plus grands écrivains contemporains.il ne se limite pas — il faut le souligner — au seul domaine du vocabulaire.Il indique certaines caractéristiques de la prononciation et releve aussi des faits de morphologie et de syntaxe.Ainsi, ce lexique, vu son ancienneté et le nombre de faits qu il contient, a une valeur documentaire toute particulière pourr Thistoire du français au Quebec.Comme les trois précédents, il est lui aussi, avec ses inperlections et ses qualités, un précieux témoignage sur l étal de la langue au Québec à son époque, et c'est à ce titre qu'il fallait le rendre accessible a la consultation.Les données brutes qu'il fournit sont absolument indispensables à toute recherche nouvelle sur le français québécois et nord-américain en général.Pstt! Dans chaque librairie, il y a un de nos livres Réveillez-le! VLB Éditeur 5860 est Gouin Montréal-Nord 326-5029 LE DEVOIR publiera samedi prochain dans son cahier Culture et Société des extraits de LE ROI DES GITANS par Peter Maas (disponible en librairie la semaine prochaine) ' .C’est son aieul qui lui lègue son titre en même temps que les insignes de sa souveraineté - un médaillon et un anneau -et l’évocation du vieux Roi Tene nous replonge dans le Chicago des années trente: guerre des clans, rackett, réglements de comptes, batailles rangées.Chronique d'une nation aux traditions millénaires imbriquée dans une société ultra-moderne, ce grand reportage associe la rigueur de l’enquête ethnologique au rythme des meilleurs thrlllera américains.Traduit de i’anglais par Maurice Manly 224 pages — $9.95 B47B 14 • Le Devoir, samedi 26 juin 1976 culture et société RÉCITALS D’ORGUE UN ETt EN MUSQUE DANS UN CMNE EXCEPTIONNEL TOUS LES MENCNEDIS SOI* BE L ÉTÉ A 0:30 HEURES P.M.USIEZ ENTENDUE LES PLUS BELLES PAGES DU UÉP9T0IBE JOUÉES SUR LE MAGNIFIQUE ORGUE VON BBKERATN 30 juin RAYMOND DAVELUY et un ensemble de cuivres Oeuvres de: Bach, Meruloet Gabrielli Organ,ses par LES CONCERTS SPIRITUELS Billets sn sente les sows de récitals é 7:30 éle porte.$2.00 -Etudiants$1.00 -RENSEIGNEMENTS: 733-0211 Attention: a chaque concert $0 billets au jubé de l'orgue a $4.00 chacun.ORATOIRE SAINT-JOSEPH Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS Les Marionnettes de Montréal paebenlc/ présents '‘Mozart" Mo/ jr t au clavecin et quelques dits de I O peu Brfstien el Bdstienne W< ItdoCdlS Mo/dft à 12 dns d compose ce petit opeta L oeuvre raconte ld brouille de- deux dmoureus Bastien et Basticnnc et leur recont iliation grâce aux pouvoirs magiques de Colas le devin du village "Hansel et Gretel" Opeta de Engelbert Humperdinck livret conte des frères Gfimm en anglais Cette oeuvre, tant comme opera que conte, (ouït d'urn-popularité uruverselle.sans doute parce qu elle allie par un |uste dosage, réalisme et féerie sur une musique sensible et descriptive Re.ilisatioi Micheline Legcndr ils pat Ciuy Beauregard 4 Le Théâtre de Quat'Sous 7 au 11 juillet, lOhOO Billets: $1.^ ^ationaie THEMROC EST UN FILM DIFFICILE SIMPLEMENT POUR QUI SE j 4 FERME ÀL ÉVIDENCE,TOUT EST aAIR SANS DISCOURS INUTILE /\|\|5 THEMROC EST UN FILM ORIGINAL -serge dussault il* presse , AVOIR ABSOLUMENT !!! - JEAN MORIN ( SON DIMANCHE ) THEMROC refuse tout comformisme .- PARIS-MATCH THEMROC, 4est jeter par dessus bord les tabous de ¦ la morale sot laie - le nouvel observateur THEMROC avec ses images sauvages et son esthétique de tract est un point limite qui devrait être un point de départ et un exemple 2e Sefnajne -l express pif COI l i-hi^C/'VTrE^iE^T Avtc UNE PROIE QUI «ET TOUT LE MONDE EN APPET 0EU* POLICIERS OUE L'On CU VaT*~WR;«K«E ET •OJiT CHACUN SE DELECTE •' fja Chambre ^ ^ Rouge el H \\(,'OISI MKION M M «K l ROM ! SII \KO\ (U RM 1 iinfilniil) » R AN PU R RI Kt RL K MANS SALLE CLIMATISEE CkMkri NèBfi Sot 730 Sot 730 •m 3 40 7 30 Le cinéma de Vartkes Cholakian, t un Arménien au Québec Une lumière légèrement diffuse s'infiltre dans un sous-sol et longe un mur complètement nu.La caméra descend tranquillement le long du rayon a la façon d'une intruse qui s'immisce dans un univers physique où elle hésite à s'aventurer.Elle nous découvre ensuite un jeune homme, John (Jordan Dietcher), assis par terre, dos au mur, le regard fixe et absorbé par une douleur inexplicable.Ainsi débute le film troublant et hypnotique de Vartkes Cholakian, un Arménien vivant au Québec, The Basement qui sera bientôt présenté au cinéma de la Place Ville Marie en complément de programme du dernier film de Roman Polanski The Tenant.Dès les premières images de The Basement, produit par Mireille Dansereau, auteur de Té-mouvant La vie rêvée, le spectateur pénètre dans un monde étrange, énigmatique, à la fois très réel et insidieusement onirique.Tout se passe comme si on était brusquement plongé à Tintérieur même d’un mauvais rêve dont les causes nous échapperaient, au coeur d'un cauchemar éveillé où les moindres objets se pareraient d’une luminosité inquiétante.Quel est exactement le motif qui sépare John et Philipp (John Reymont), deux amis qui semblent être parvenus au bout de leur amitié?Quelle est la nature de leurs différends?Serait-ce l'atmosphère claustrophobique et étouffante de leur petit appartement au sous-sol?S'agirait-il plutôt d'un émiettement naturel, des sentiments?Cholakian laisse planer un doute autour de la situation et suggère des réponses qui nous permettent d'entrevoir la profondeur du gouffre qui les sépare.N'ayant pas donné les clés qui expliqueraient totalement les raisons de leur isolement respectif, le réalisateur s’est attaché à créer un climat oppressant et un ton crispé qui nous font ressentir viscéralement la confusion des I 1 VENDREDI 2ju.llet 19H30 St’DCIliS mime 2 2 h (Tlonique iïliville-Dcschônas chansonnier samedi sjuitiet 19H30 fflonioucfTlivillc-Doschênes Chansonnier 22h Claude St-Denis DIMANCHE 4 juillet 21h AItlt)îS ObOnjSaWIt) folklore amérindien LUNDI 5 juillet 21 h Claude St-Denis fgjg» ' l mime MARDI 6 juillet 21h.Vil VSI I I s jazz impressionniste mercredi 7 juillet 2ih Alaijis ObotTj.sau’iij folklore amérindien JEUDIS juillet 21h Vil AM I I S $3.50 jazz impressionniste • |nformatjons BILLETS EN VENTE à L'ALTERNATIF, et à Centrée 844-8950 MARDI 6 millet SAIDYE BRONFMAN CENTRE YM-YWHA& NHS 5170, Côte Sainte-Catherine 739-2301 Dans le cadre officiel du programme ARTS et CULTURE des Jeux Olympiques 1976: Le Département d'arts plastiques et visuels est heureux de vous inviter à l'ouverture de la première exposition natfonale de gravure canadienne.“IMPRINT ’76” (29 juin - 8 août) qui sera inaugurée le mardi 29 juin 1976 à 20 heures 30 L'exposition a été organisée par le Print and Drawing Council et Canada.Lis séminiirts suivants «iront linu sur Is grivuri: 1.“L’Art de la gravure" - JOHN ESLIN.mercredi.30 juin 9 30 -12:30 2.“La gravure en action" (A) - mercredi.30 iuin 13:30 -16:30 “La gravure enaction" (B) - jeudi 1er juillet 9:30 -12:30 3.“Les techniques mécaniques détruisent-elles la gravure?' -jeudi.1er juillet 13:30 -16:30 invitée d'honneur l’artiste esquimo TOOKOOME Tous les séminaires se tiendront au Centre Saidye Brontman JOHN ESLIN Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS ARS mSICA US-CA Ai DA présente/presents ^ The Guelph Spring Festival,^— Production of THE BEGGAR'S OPERA c AdapLit' BENJAMIN BRITTEN ijtiire Musicale de 1 Musical Satire JOHN GAY Dirige par Conducted by NICHOLAS GOLDSCHMIDT \ Metteur en Scène Stage Director MICHAEL BAWTREE Décor par Designed by BRIAN JACKSON Solistes soloists EMILE BELCOURT, ténor JUDITH FORST, mezzo-soprano DON McMANUS, basse bass AUDREY GLASS, mezzo-soprano GARY RELYEA, baryton 7 baritone BARBARA CARTER, coloratura Théâtre Maisonneuve Place des Arts 4, 5 et 6 juillet, 20h30 Billets: $10, $8, $6, $4.Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS CLAUDE LEVEILLEE MC HE LE ROSSIGNOL JEAN LOUIS MtLLETTE FRANÇOIS TASSE RONALD FRANCE i, LOUIS de SANTIS CHRISTINE OLIVIER EVE G AG NCR CLAUDE GAI FRANCE DESJARLAIS CHRISTIANE RANGER ROGER MICHAEL JACQUES ROSSI FRANCISCO JEAN MARCHAND ET PAUL BIJISSONNEAU Théâtre Port-Royal Place des Arts 1, 2 et 3 juillet, 20h30 Billets: $5, $4, $3.Un» incontestable rsussite Rir# «t Irémtr procure parfois un grand bonheur Un film qu on a envie de revoir immédiat* ment Un* des meilleures compositions de Michel Simon " on rit de bout en bout.D une verve irresistible J ai passe une excel lente soiree Un Mochy cocasse et mordant D excellents acteurs dm déchaînent les rires Construit sur un scénario rigoureux, c est une réussite Diriges par Mocky.Simon.Serrault Galabfu.sont fabuleu O ai KX BRASSEUR Scenono> MCCXE D£ BURON Un Wm de GERARD PIRES 9jPr p*OSP'r : on ci( ti y t ci ïKfœiivro MICHEL 9M0N t r T: i H, s H > i 11M : i Hf Vi l ! ni i ( n a-h CHEVALIER 1590 ru© St.Denis 845 3222 .par.f J-OT ^ ANDRÉ LEROUX amis.Vartkes Cholakian est fasciné par les personnages prisonniers de décors qui semblent progressivement se refermer sur eux.Comme s'ils étaient dans une coquille qui se repliait sur elle-même.Dans The Cage (titre éminemment significatif), réalisé sans aucune aide financière pour la modique somme de $4,000, un jeune homme (Steve Casson) vivait dans l’attente d'un coup de téléphone, un producteur devant lui apprendre ce qu'il avait pensé de son scénario curieusement intitulé Basement.Tout le film épousait le rythme de l’attente du jeune homme anxieux.Le spectateur vivait, pendant quelques minutes, la journée angoissante d’un individu qui, sous le poids de la tension, sombrait petit à petit dans un délire effrayant.Le jeune homme tournait en rond dans sa propre cage, un petit appartement exigü, tandis qu'un perroquet, lui-mème encagé, l’observait comme un témoin hagard et inquiétant de sa désintégration mentale.Au fur et à mesure de l'attente, le jeune homme perdait le contrôle rationnel de son existence.Les voix des voisins se gonflcflSht démesurément jusqu a l’insupportable.Les lignes décoratives du plafond s'animaient et se confondaient.L’ombre des traverses de la fenêtre se déployait et formait une grille menaçante qui entourât complètement le personnage L'attente devenait un cauchemar auquel il était impossible d’échapper car tout l’environnement physique se transformait en une espèce de prison sans geôlier.Le bourreau le plus implacable était le temps.Chaque minute était imbibée d’angoisse montante et Cholakian parvenait magistralement à aiguiser notre nervosité, à soutenir une tension de plus en plus intenable et à nous terrifier avec les éléments les plus simples: un oiseau qui épie son propriétaire, un téléphone oui ne sonne qu’une seule fois, des murs qui ne réussissent pas à obstruer les disputes et les cris d'amour des voisins.Et la musique de François Cousineau créait des discordances, des heurts sonores, des ruptures parfaitement appropriés à la dislocation visuelle et au montage heurté, violent et précis qui jetait les éléments les uns contre les autres.Comme chez Kafka, les délires de Cholakian sont d’une rigueur totale car la progression dramatique suit une courbe inébranlable où l'absurde surgit avec une poésie presque mathématique.Pourtant, ni The Cage, ni The Basement sont des films artificiels.Ils obéissent aux lois d’une logique interne contrôlée par l’intensité des visions du cinéaste, par l’effervescence de son imagination, par les battements de sa sensibilité.L’oeuvre complète de Cholakian est d'autant plus surprenante qu’elle ne laisse jamais le spectateur à l’extérieur de ses modes de fonctionnement.Dans The Cage, nous participons directement à la détérioriation mentale du personnage.Les images nous hantent, s agglutinent à nos émotions, nous poursuivent jusque dans nos replis les plus intimes.Dans The Basement nous sommes aspirés par les menaces latentes qui suin- Luce Guilbault, entourée de l’équipe technique de Rappelle-Toi.Deuxième à partir de la gapche, Cholakian.tent du sous-sol.John croit même que cet environnement asphyxiant est directement la cause de l'effritement de l'amitié.Cholakian n'éprouve aucune difficulté à nous persuader du caractère nocif et destructeur du décor.Quant à Elise (Luce Guilbault), la comédienne qui remet en question sa réussite professionnelle dans le très beau Rappelle-toi, présenté ce soir à 7 heures 30 à l'antenne de Radio-Québec, elle s'enferme dans sa maiaon en espérant y trouver un refuge contre le monde extérieur.Il faudra qu'un jeune chilien.Manuel (Manuel Aranguez), pénètre dans son petit monde pour qu elle réalise la relativité de ses problèmes.Comme dans The Basement, mais de façon malheureusement plus psychologique, on assiste à une mise en présence de deux personnages vivant près l'un de l’autre mais isolés dans leur propre douleur.Chez Cholakian les êtres se sous-pèsent, s'épient, se reconnaissent et se jaugent souvent à travers des murs, des cloisons ou des portes.Il s'agit presque toujours de vaincre et de surmonter un obstacle physique, une barrière concrète, symbolisant tout ce qui sépare affectivement, socialement ou psychologiquement des êtres qui, normalement, devraient se parler.Tous les films de Cholakian parlent d une attente, d'une quête de la plénitude, d une recherche de l'unité brisée.Elise, l'héroïne de Rappelle-toi, ne peut rétablir l'harmonie entre son passé (une éducation qui ne laissait aucune place à l'expression des besoins réels) et un présent insatisfaisant et desséchant (une brillante carrière qui ne procure pas le bonheur).Cholakian est plus que le chantre ému de la solitude implacable; il est le poète qui orchestre chacun de ses films à la manière d'un musicien, plus préoccupé par les variations mélodiques sur quelques thèmes que par la sarabande dramatique tradionnelle.Il est d'ailleurs intéressant de noter que son film le moins intéressant, malgré ses multiples qualités thématiques et visuelles, demeure, jusqu’à ce jour, Rappelle-toi, trop linéaire, trop explicatif, trop uniforme et trop conventionnel.Certes, Luce Guilbeault y trouve son meilleur rôle à l'écran.Elle n'a jamais été aussi bien dirigée et, pour une fois, s'efface complètement devant le personnage.Ce n'est plus Luce Guilbeault qui joue à surpasser Luce Guilbeault.C'est une femme qui souffre d'avoir abandonné son enfant, à la naissance, afin de poursuivre sa carrère théâtrale et qui s'interroge sur tout un mode d'éducation familiale qui l a empêchée de s'épanouir et de vivre selon ses véritables désirs.La photographie de François Protat n'a jamais été aussi chaleureuse, discrète et effacée.Habitutllement Protat a tendance à rechercher l'effet facile et la beauté exotique.Souvenons-nous seulement de la détestable photographie pourléchée des insipides Chanson pour Julie et Jos Carbone.Le montage fluide de Ulla Ryge, l'ancienne monteuse d'Ingmar Bergman, soutenait fort justement le rythme méditatif du film.Mais le talent de Cholakian explose véritablement lorsqu'il n'est pas soumis aux contraintes et aux exigences du cinéma contemplatif.Lorsqu'il peut se livrer à toutes sortes d'audaces visuelles.Lorsqu'il a la possibilité de tendre le mouvement jusqu'à l'extrême, comme dans The Cage.Lorsqu'il explore l'espace pour en capter toutes les vibrations imperceptibles.Lorsqu'il fouille le reel pour en faire émerger le sur-réel, l'insolite et le fantastique.Les meilleurs films de Cholakian sont d’ailleurs beaucoup plus près de l'expressionisme que de l'impressionisme, plus ouverts à de merveilleuses distorsions de la lumière et de l'espace qu'à des glissements onctueux sur des matières évanescentes.The Cage est un film violemment expressionisme qui doit autant au Fritz Lang de la période allemande qu'à Franz Kafka.Influences très bien assimilées et jamais encombrantes.Ceux qui auront l'occasion d'aller le voir lors de l'ouverture de Spectrum Canada, le 5 juillet au complexe Desjardins, pourront constater à quel sommet d'expressivité est parvenu Cholakian grâce aux pouvoirs combinés de l'image et du son.Contrairement à la grande majorité des cinéastes actuels, il ne se contente pas de filmer mollement des réalités auxquelles le cinema n'apporte absolument rien.Ses films sont de véritables expériences audio-visuelles qui utilisent toutes les ressources visuelles et sonores: mouvement frequent dans l image et continuel entre les images, dynamisme perpétuel entre ce qu’on voit et ce qu'on entend.Dans Machine, la journée du personnage est commentée par une trame musicale qui pointe du doigt l'aspect déshumanisant de la vie de l’individu.J'ai déjà souligné l'apport de la musique disjonctivé ae François Cousineau dans The Cage.Quant à The Basement, il serait absolument incomplet sans l'accompagnement au violon de Madeleine Mercier.Accompagnement lancinant qui dérange le spectateur et qui revient comme un leitmotiv harcelant, juste contrepoint de la proximité et de l'éloignement simultanés de Philipp et de John.Chez Cholakian, les éléments ne se satisfont jamais à eux-mémes; ils doivent entrer en contact les uns avec les autres pour s'enrichir mutuellement; ils se moulent au rythme global tout en l'assurant par ce qu'ils lui apportent.Comme Vartkes Cholakian est né à Alep, en Syrie, et que ses origines arméniennes ont joué un rôle déterminant tout au long de sa carrière, il était inévitable et souhaitable qu’il pense à réaliser un film sur l’apport des Arméniens à la culture qué-(Voir page ci-contre) à l’affiche e Buffalo Bill and the Indians: Le dernier film de Robert Altman qui remet en question certains héros et certaines légendes de l'Histoire américaine.Un film dont on dit déjà beaucoup de bien.Critique à venir.(Parisien) • L’Ibis Rouge: Le dernier film de Michel Simon.Le grand interprète de La Chienne et de Boudu Sauvé des eaux aurait pu s’abstenir de jouer dans cette comédie dramatique dans laquelle il entre une dose égale de bêtise, de cynisme, de vulgarité et de complaisance.La banale histoire d'un étrangleur (Michel Ser-reault) plus niais que pathétique.A éviter.(Pierrot) • Taxi Driver: Palme d’Or au festival de Cannes cette année.Un jeune homme, Travis Bickle (extraordinaire Robert de Niro) devient chauffeur de taxi parce qu'il ne peut dormir la nuit.Ce qui commence comme une rêverie sur les frustrations d’un citoyen passif se termine comme un cauchemar hallucinant.Admirable du début à la fin.Un grand moment de cinéma signé Martin Scorsese.Atwater II) Programme Arts et Culture Billets en vente aux guichets et aux comptoirs TRS direction yvette brind’amour mercedes palomino théâtre du rideau vert
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