Le devoir, 4 septembre 1976, samedi 4 septembre 1976
Fais ce que dois la météo: Nuageux et venteux avec averses surtout en fin de journée.Maximum de 22.Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux.votre temps est précieux.voyage* par avion nollaé ! MÉTRO AVIATION INC Aéroport de St-Hubert 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 207 Montréal, samedi 4 septembre 1976 Office Marial 25 CENTS Pas de référendum La paralysie gagne toute la construction par Louis-Gilles Francoeur Tandis que la grève des syndiqués de la construction continuait de paralyser environ 85% des chantiers de la province, l’Office de la construction du Québec (OCQ) faisait savoir qu’il ne prendrait pas l’initiative de décréter un référendum sur les récentes offres patronales parmi les i troupes syndicales à moins d'une demande expresse qui n'a pas encore été formulée.Ces précisions de M.Roger Carbon-neau, un des trois dirigeants de l’OCQ, font suite aux commentaires publics de l'Association des entrepreneurs en construction du Québec, qui a suggéré à la FTQ-Construction de soumettre ses récentes offres à ses membres par la voie d’un référendum supervisé par l’Office.Le représentant de l'OCQ a toutefois indiqué oue l’Office “considérerait sérieu-semenr’ toute demande que pourrait lui adresser la partie syndicale à propos d’un COUPE CANADA 76 Lutte inégale et peut-être terne par Guy Deshaies L’équipe du Canada serait-elle trop forte?Assisterons-nous à un tournoi plus ou moins terne?Une sorte de concours de fête foraine où le géant de service s'amuse à terrasser amicalement les braves qui le défient?Car enfin les fameux Tchécoslovaques qui ont battu 5 à 3 leurs frères ennemis de l’URSS hier soir au Forum, sont largement les mêmes qui avaient subi une défaite de 3 à 2 à Prague aux mains de l’équipe Canada dé 1972 encore toute essouflée de son ultime victoire à Moscou.Et cette équipe a subi une défaite de 7 à 4 devant l’équipe actuelle du Canada lundi dernier au Forum.Si elle parvient à la finale en dominant les Suédois qui ont vaincu les Américains 5 à 2 hier à Toronto, assisterons-nous à la grosse élimination en trois temps, trois mouvements.À la série des “écrasantes victoires”, des “mesures de poussière” des “humiliations" et des “balayages en règle”?Certes, il y aura des surprises comme peut-etre une performance inattendue de l’équipe américaine, le dynamisme inopiné d’un trio jamais vu de jeunes Soviétiques, une victoire non prévue de la Suede, une déclaration intelligente de Phil Esposito, une révélation du côté des gardiens de but et autres choses encore.Et il y aura les certitudes comme les $2 millions de profit net du tournoi èt les $23,000 la minute de télévision pour les commanditaires de même que la popularité immense de ces matchs auprès de la population, suite logique des chiffres susmentionnés.Mais on peut presque mettre d’ores et déjà dans le livre des acquis la victoire finale de l’équipe du Canada.Quand on voit choir sur la glace successivement quatre lignes d’attaque qui ont pour noms Dionne, Hull et Esposito, ou Leach, Clarke et Barber, ou Sittler, Perreault et Martin ou enfin Voir page 6 : Une lutte UN-PNP: la rupture par Pierre O’Neill Le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, a annoncé hier la rupture de l’alliance conclue le 4 août avec le Parti national populaire ainsi que l’annulation du projet de fusion.Accusant M.Jérôme Choquette d’avoir trompé sa bonne foi, M.Biron a expliqué que cette décision s'imposait par le refus du PNP de permettre que l’alliance soit dirigée et administrée dans le respect des termes du protocole d’entente.Dans une lettré qu’il avait adressée à M.Choquette, mardi dernier, le chef de l’UN avait posé à son collègue les conditions préalables à la reprise des négociations et à une participation conjointe des deux formations au congrès prévu pour les lër, 2 et 3 octobre.Mais M.Choquette a simplement ignoré cet ultimatum.Après avoir vainement attendu que M.Cnoquette s’y conforme, le chef de l’UN en a conclu que la rupture était consommée.Dans la déclaration de rupture du chef de l’Union nationale, le chef du PNP est en outre soupçonné d’avoir voulu se servir du congrès d’orientation pour le transformer “en tribune vouée à des intérêts personnels”.Au Devoir, M.Biron a par ailleurs indiqué au’il pourrait éventuellement reprendre les négociations avec le PNP afin d’étudier Ta possibilité de conclure cette fois, une alliance électorale.C’est le député de Beauce-Sud, M.Fabien Roy.qui a répliqué à M.Biron au nom du Parti national populaire.“L’Union nationale n’est plus un parti d’union, a-t-il déclaré.Ses dirigeants n’ont pas respecté leur signature ni les règles élémentaires de la démocratie en refusant aux militants des deux partis unifiés de choisir eux-mêmes le chef de la nouvelle for- M éventuel référendum.” Mais, a-t-il précisé, nous ne ferons aucun référendum du côté syndical parce que les entrepreneurs ne le souhaitent pas.” M.Carbonneau a tenu à préciser que l’Office n’avait pas eu l'intention de servir de caution morale aux entrepreneurs en déléguant un observateur à leur assemblée.“Notre observateur n'était ni un scrutateur ni un contrôleur du vote.Nous considérons toutefois la délégation d’un observateur comme une façon d'exercer, notre mandat général d’assainir les relations de travail dans la construction", a-t-il dit.M.Carbonneau s'est cependant montré très surpris de la décision de l’association des entrepreneurs d’exclure les journalistes de leurs délibérations, décision qui sera appliquée plus fermement que jamais, ont indiqué hier les porte-parole patronaux à l'occasion d’une conference de presse.Du côté de la FTQ-Construction, la suggestion d'un référendum n’a soulevé que des commentaires laconiques.Le porte-parole du Conseil provincial a souligné que les entrepreneurs n’avaient fourni que des “rumeurs" concernant la validité des scrutins secrets organisés au niveau de chaque union.L’organisation syndicale était d'abord et avant tout préoccupée hier par l’efficacité de la greve qui semblait gagner les petits chantiers où l’on signalait encore de nombreux ouvriers au travail.Par contre les travaux de moyenne et grande importance sont toujours paralyses à travers la province.Les représentants syndicaux estimaient de leur côté que 85% des chantiers étaient paralysés et que ce pourcentage atteindrait 90%>, voire 95%, au début de la semaine prochaine.Les journalistes ont par ailleurs été dans l’impossibilité de vérifier si les ouvriers “remontaient” à la baie James, comme le prétendaient hier les représentants patronaux, aussitôt contredits par leurs collègues syndicaux.Une phrase devait toutefois apporter une lueur d’espoir dans le conflit en cours.On la trouve à la fin du communiqué de presse de la partie patronale qui déclare, contrairement à ses allégations des derniers jours: “L’objectif de 1 AECQ reste l’obtention d'une convention négociée: nos offres sont globales mais non finales sur tous les points.La parole est maintenant au syndicat: il lui reste à démontrer que la majorité des travailleurs l’appuie dans son action".Plus tôt, les représentants patronaux avaient souhaité que les syndiqués de la CSN et de la USD puissent eux aussi se prononcer sur le prochain décret.La loi n’autorise nullement ces syndiqués à dire leur mot, la négociation étant le privilège exclusif de la FTQ.3 - MM Paul VI a reçu hier à Castel Gandolfo le premier ministre et Mme Trudeau.Cette visite avait un caractère privé et rien n’a transpiré de l'entretien d’une demi-heure au cours duquel le chef du gouvernement canadien a remis un cadeau au pape.M.et Mme Trudeau ont d’autre part rendu une visite de courtoisie au président Giovanni Leone.En soirée, ils ont dîné chez le premier ministre d’Italie.M.Giulio Andreotti.M.Trudeau doit regagner le Canada demain.Bataille au centre du Cap Navette de Kissinger en Afrique australe?M mation.” Il est dommage, conclut M.Fabien Roy, que l'intérêt général n’ait pas été placé en premier lieu et que la fusion n’ait été dans leur esprit qu’un moyen de s’emparer du PNP.“Les militants de TUN et la population en général tireront les conclusions qui s’imposent par suite des Voir page 6 : Rupture LE CAP (d’après Reuter et AFP) — Alors que le premier ministre Vorster s'envolait pour Zurich, où il rencontre aujourd’hui le secrétaire d’État Henry Kissinger, le centre commercial et le quartier des affaires du Cap ont été transformés hier pour le deuxième jour consécutif en un champ de bataille par les jeunes manifestants métis, dont plusieurs dizaines furent blessés lors des affrontements avec les policiers.Le centre de la ville du Cap est interdit au trafic par des barrages de police, tandis que tous les policiers de la péninsule ont été mobilisés pour faire face à la situation.Des incidents violents entré jeunes métis et policiers avaient déjà fait quatre morts — dont un garçon de dix ans — jeudi dans la région du Cap.Les incidents qui ont éclaté dans la matinée en plein coeur de la ville blanche, se sont étendus dans la journée aux quartiers métis de Maitland et à District Six — un quartier métis en partie rasé pour devenir zone blanche — et aux cités africaines, en particulier à Langa (environ 30,000 habitants).La police a.ouvert le feu à plusieurs reprises au cours de ses diverses opérations, ne tirant parfois que des chevrotines.Elle a largement fait usage de gaz lacrymogènes en particulier dans le centre de la cité du Cap, où se sont produites des scènes de panique.Les brigades anti-émeutes sont intervenues à plusieurs reprises dans des écoles métisses et africaines, où elles ont plusieurs fois ouvert le feu.Trois jeunes ont ainsi été blessés par balles au lycée Trafalgar à District six.La police a également procédé à un certain nombre d'arrestations, dont le nombre n'a pas été précisé.Pendant ce temps, M.Henry Kissinger, qui est arrivé hier soir à Londres avant de gagner Zurich pour trois journées d’entretien avec M.John Vorster, premier ministre sud-africain, attend le feu vert du sommet à cinq de Dar Es Salaam pour entamer une navette diplomatique entre les pays d’Afrique australe, apprend-on de bonne source.Les quatre pays dits de la “ligne de front” avec la Rhodésie — la Tanzanie, la Zambie, le Mozambique et le Botswana — ainsi que l'Angola, tiennent ce week-end à Dar Es Salaam un de leurs sommets périodiques consacrés à l’évolution de la situation dans la région.Dans l’entourage du secrétaire d’État, Voir page 6 : Afrique au sommaire ¦"N ¦ L’Hydro, un Etat dans l’État?un éditorial de Claude Ryan ¦ Le cardinal a dit la vérité: un commentaire de Georges Vigny ¦ Report From Quebec: un commentaire de Jean-Claude Leclerc - page 4 ¦ Lundi, Fête du travail, LE DEVOIR ne sera pas publié mais la rédaction sera accessible à compter de 13 h 30.Le chemin des écoliers est enfin débloqué par Angèle Dagenai* Les huit commissions scolaires de l’ile de Montréal ouvriront leurs écoles élémentaires et secondaires tel que prévu, le 7 septembre pour les commissions scolaires Baldwin-Cartier et le Bureau des écoles protestantes du Grand Montréal, et le 8 septembre pour la CECM, Jérôme-LeRoyer, Sainte-Croix, Lakeshore, Sault-Saint-Louis et Verdun.Toutes se disent prêtes à accueillir les élèves de tous niveaux bien qu'au secondaire la rentrée puisse s’échelonner sur plusieurs jours.Cependant, tous les élèves des écoles publiques de l’île de Montréal sont pries de se présenter à la date prévue par leur commission scolaire.Sur la rive sud, les écoles secondaires de la Commission scolaire régionale de Chambly n’ouvriront pas le 8 septembre et les parents devront attendre une communication des directeurs des différentes écoles pour connaître les modalités d'entrée des élèves.En effet, les professeurs ne sont convoqués que le 7 sept-tembre à 9 h et il semble que la rentrée sera retardée d’une semaine, comme l'in- diquait un porte-parole de la commission scolaire.Suivant à la lettre les directives de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec qui préconisait jusqu'à jeudi soir une rentrée des élèves que lorsqu’un règlement final serait conclu, la commission scolaire de Chambly n’a pas convoqué ses enseignants la semaine dernière.Dès mardi, elle espère toutefois être en mesure d'annoncer la date d’ouverture de ses écoles secondaires qui se fera progresssivement selon les degrés, en commençant par le Secondaire T.Mais la Commission de Chambly annonce dès maintenant aux élèves qui demeurent à plus d’un mille de l’école ôu’ils fréquenteront et oui devront utiliser les services de la CTCUM, de se présenter à leur école respective le 8 septembre entre 9 h et midi afin de se procurer la carte qui leur permettra d’obtenir un laissez-passer valide pour l’année scolaire 76-77.Cet avis concerne les élèves des écoles polyvalentes Gérard-Filion, Jacques-Rousseau, du collège de Lon-gueuil ainsi que les écoles Saint-Jean-Baptiste et Marie-de-Neuville.Sur File de Montréal, la commission Viking II se trouve sur Mars mais dans quel état?PASADENA (AFP-Reuter) — Deux sondes américaines se trouvent maintenant sur Mars: Viking II a atterri hier soir dans la région glaciaire nommée “Utopia Planifia", environ un an après son lancement de la Terre, et un mois et demie après l’atterrissage de sa jumelle Viking I.Én raison d’un problème de communications entre la Terre et le compartiment orbital de Viking II, qui sert de relais aux signaux de la sonde, les responsables de la mission au Centre de Pasadena, en Californie, n'ont rien reçu de plus qu’un message du module d’atterrissage indiquant que celui-ci s’était posé.On attendait, pour savoir dans quel état il se trouvait, que les communications normales soient rétablies.Il semblait toutefois_ peu probable hier qu’elles puissent l'être avant aujourd’hui.lin porte-parole a cependant souligné que l’ordinateur de bora du module fonctionnait, ce qui est “une indication très forte que l’atterrissage s’est bien passé”.La sonde Viking II devait prendre deux photos juste apres son arrivée; on ignore si elles ont été prises, à cause du black-out des transmissions, mais si elles l’ont été, elles seront enregistrées par l’ordinateur du compartiment orbital et renvoyées plus tara vers la Terre.La région où s'est posée la sonde est beaucoup plus accidentée que celle où se trouve Viking 1 depuis plus de six semaines.Mais le choix du site correspond à un risque calculé.D’une part la première sonde a remarquablement accompli les tâches qu’on lui avait confiées; si Viking II échoue, tout ne sera pas perdu.D’autre part si Viking II est parvenue à se poser en douceur, elle se trouvera dans une région plus favorable à une forme quelconque de vie, si elle existe.Bien que plus au nord que celui de Viking I, l’emplacement de Viking II semble en effet à la fois plus chaud et plus humide.La température y serait de 20 degrés plus élevée; quant à l’eau, on estime qu’il pourrait y en avoir non seulement de petites quantités dans les interstices du sol, mais aussi de plus grandes proportions dans l’atmosphère martienne, sous forme de vapeur.Vivre jeune à 800 ans SAN FRANCISCO (AFP) - Des savants américains s’estiment sur le point de découvrir une substance chimique susceptible d'interrompre le vieillissement des cellules humaines et de prolonger la vie.Une telle découverte pourrait, un jour, aboutir à étendre l’esperance de vie moyenne de l’homme jusqu’à 800 ans, a indiqué jeudi le Dr Johan Bjorksten de Madison, Wisconsin, au cours d’une conférence de presse devant 1” ‘American Chemical Society”.Dans un avenir plus proche, a-t-il ajouté, les savants peuvent escompter, avec réalisme, augmenter d’environ 80 ans l’espérance de vie actuelle.Le vieillissement se produit, a expliqué le Dr Bjorksten, lorsque se déclenche le processus dit d’accrochage croisé (cross linking).Deux molécules d’un gène, l’élément de base de l’hérédité, s’accrochent l’une à l’autre.Elles sont bientôt rejointes par une troisième et ainsi de suite.Comme des hommes que l’on enchaînerait ensemble pour les faire travailler, ces molécules voient leur rendement diminuer.Les cellules qui les contiennent deviennent alors plus faibles et fonctionnent moins bien.Les savants doivent donc trouver, a poursuivi le Dr Bjorks ten, un enzyme capable de dissoudre le lien qui relie entre elles ces molécules.Déjà, une substance chimique a été découverte, qui semble fonctionner dans la plupart des cellules, mais, a-t-il précisé, il serait miraculeux que la première se révèle la bonne.scolaire Baldwin-Cartier desservant l'ouest montréalais, l’une des rares commissions scolaires à n’avoir jamais assujetti sa rentrée scolaire au règlement d’une entente avec les enseignants, prépare la rentrée scolaire depuis le 12 août sur la base des dernières offres gouvernementales et voit une contradiction entre le régime pédagogique actuel qui prévoit un enseignement de 1500 minutes par semaine à l’élémentaire alors que la convention que s'apprêtent à signer les enseignants stipule un enseignement maxi-Voir page 6 : Écoltor* 2 • Le Devoir, samedi 4 septembre 1976 Wagner abandonne la direction du comité des présidents du PC Le député de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, ayant abandonné les fonctions de directeur du comité des présidents du caucus conservateur, le leader du oarti, M, Joe Clark, a longuement souligné hier après-midi, en conférence de presse, le fait que les relations entre les deux hommes étaient toujours excellentes.(Téléphoto CP) OTTAWA (d'après CP) -Le principal représentant du parti conservateur au Québec, M.Claude Wagner, député de Saint-Hyacinthe, a abandonné la direction du comité des présidents du caucus conservateur.Le leader du parti lui-même, M.Joe Clark, dont le cabinet avait annoncé la nouvelle au début de la journée, a été contraint d’épiloguer hier après-midi, en cours de conférence de presse, sur le fait que la démission n'avait rien d’un signe de nouveau refroidissement dans les rapports entre les deux hommes.Aux journalistes qui le pressaient de questions, M.Clark a successivement fait les déclarations suivantes, sous le signe de l’affirmation ou de la dénégation selon les cas: — La démission de M.Wagner ne reflète aucun désaccord de quelque importance entre le leader et le député québécois.— M.Wagner n’a pas été démis de ses fonctions de directeur du comité en cause.— M.Wagner a fait la sourde oreille aux objurgations de son leader; il souhaite tout simplement, a expliqué M.Clark, consacrer plus de temps à ses autres fonctions au sein du parti, celles notamment de critique attitré en matière d’affaires extérieures.— M.Clark ne s’est pas affligé du fait que M.Wagner se soit abstenu de la moindre allusion au nouveau leader, lorsqu’il a fait connaître le jour précédent son opinion sur la croissance de popularité des conservateurs a travers le pays, annoncée par les der- niers sondages Gallup.“Je ne connais pas de règle, a déclaré sarcastiquement M.Clark, qui oblige mes collègues à mentionner le nom du leader chaque fois qu’ils ouvrent la bouche.” — En fait M.Wagner reste membre du comité des présidents.C’est la tâche de directeur qui s’était révélée beaucoup plus lourde que ne l’avaient d’abord estimé les dirigeants du parti.— L’état des relations Clark-Wagner est excellent.M.Clark en a donné, pour éclatante preuve, le voyage de 17 jours que les deux hommes entreprennent côte à côte dimanche, et qui les conduira dans différents pays d’Europe.A ce sujet le cabinet de M.Clark a dévoilé hier l’itinéraire précis que suivraient les voyageurs, en compagnie de plusieurs députés et journalistes.Les visiteurs sont attendus mardi soir à Bruxelles, première étape du voyage au cours duquel ils passeront également par Bonn (les 9 et 10 septembre), Rome (les 11, 12 et 13), Paris (du 14 au 16) ainsi que Londres (du 16 au 20).Dans la capitale belge, M.Clark rencontrera notamment le premier ministre du pays, M.Léo Tindemans, le secrétaire général de l’Otan, M.Joseph Luns, le président de la Commission des communautés européennes, M.François-Xavier Ortoli et le vice-président de la Commission, chargé des relations extérieures, M.Christopher Soames.Dans tout ce tralala, M.Clark n’a pas eu le moindre commentaire à passer sur les déclarations qu’avait faites jeudi l’ex-leader du parti, M.Robert Stanfield, à Toronto.M.Stanfield a déclaré, à l’occasion d’un dîner-causerie, que certains de ses conseillers^ lui avaient fortement recomÇ mandé, et à plusieurs reprises^* lors des dernières consultations populaires nationales, de renoncer au Québec et au bi-, linguisme pour remporter la victoire dans le plus grand nombre possible de circonscriptions anglaises.Mais il n’avait pas tenu compte de ces recommandations.“Je me suis dit, a précisé M.Stanfield,, que c’était là la voix du désespoir.Théoriquement, nous pouvions le faire, mais en ris-, quant de diviser le pays et de le rendre littéralement impos-’ sible à gouverner." René Matte précise sa position sur l’opti on “ sou verai neté-associ ation’ ’ Contre l’ordonnance du 23 juillet Les Gens de l’air ne renoncent pas aux procédures judiciaires OTTAWA (PC) - Le président de l’Association des gens de l’air du Québec, M.Roger Demers, a confirmé hier que celle-ci n’a nullement l’intention d’abandonner l’action inscrite en Cour fédérale le mois dernier contestant la validité de l’ordonnance du ministère des Transports sur l’usage du français dans les communications aériennes au Canada.M.Demers a soutenu, tout comme la veille le député fédéral de Maisonneuve-Rosemont, M.Serge Joyal, que la nouvelle ordonnance promulguée jeudi ne chan- geait strictement rien, quant au fond, à la teneur de l'ordonnance précédente, datant du 23 juillet, qui interdisait l’usage du français dans le contrôle du trafic aérien, sauf dans six aéroports du Québec.M.Demers rappelle que son association conteste la constitutionnalité de l’ordonnance qui, de l’avis de ses procureurs, contrevient à l’article 2 de la Loi sur les langues officielles qui reconnaît l égalité de statut des deux langues pour tout ce qui relève du gouvernement fédéral.Or, souligne M.Demers, même si le préambule de la nouvelle ordonnance réaffirme le “désir" du gouvernement de compléter l'introduction du bilinguisme dans les communications aériennes au Québec, elle continue de subordonner l'implantation du bilinguisme à la démonstration que cet objectif peut être atteint sans prejudice à la sécurité.Pour les Gens de l’air, au contraire, la preuve que le bilinguisme est sûr a déjà été faite et il s’agit maintenant de trouver les procédures qui en permettront l'implantation regressive.La nuance, pour mers, est fondamentale.S," Riposte du personnel à M.Parizeau Si les finances du Jour sont bonnes, payez-nous A l’ex-président du conseil .d’administration de Sodep, M.•Jacques Parizeau, les .employés de soutien du Jour ; répliquent: puisque la situa-I tion financière est si bonne, l rendez-nous l’argent que vous '• nous devez! ’ Au cours d'une conférence de presse, les dirigeants du Syndicat des travailleurs du Jour, section des employés de soutien, ont indiqué hier leur détermination de mener dorénavant la lutte pour la récupération des milliers de dollars que la direction du Jour leur doit.Depuis trois mois, une nouvelle convention collective est intervenue entre les deux parties, mais les employés de soutien attendent toujours leur| rétroactivité.Le nouveau ’ contrat de travail ne porte aucune signature et le syndicat craint que l’administration de Sodep n’exploite cette carence pour refuser d’assumer ses obligations.Lés employés de soutien du Jour estiment à environ $25,000 la somme que Sodep leur doit en vertu du nouveau contrat au seul chapitre de la rétroactivité.Ils allèguent que des montants additionnels leur sont également dus à d’autres titres, notamment le paiement des indemnités prévues par le Code du travail en cas de congédiement.Au cours des prochains jours, ils se proposent de procéder à une compilation rigoureuse des dettes qu’ils accusent la direction de Sodep d’avoir contractées à leur endroit.Tout en se prévalant de l’a- nalyse publiée par M.Parizeau sur la santé financière du journal, les employés de soutien ne sont pas très optimistes parce qu’ils soupçonnent que la situation réelle est loin a être aussi saine que M.Parizeau l’avait prétendu la veille en conférence de presse.A l'instar des journalistes , les employés de soutien sont, quant à eux, convaincus que c’est la mauvaise gestion et non le sabotage de l'intérieur qui est la véritable et unique raison de la fermture du Jour.Pendant ce temps, quatre autres employés de soutien se dissociaient hier de la prise de position de leur syndicat, en accusant les journalistes de trahison à l’égard des actionnaires et invitant les “saboteurs" à fonder leur propre journal et leur propre parti politique.Ce que veulent les Gens de l’air, c’est la reconnaissance officielle que le gouvernement procédera à l’implantation du bilinguisme une fois élaborées les procédures appropriées, et non un engagement problématique du gouvernement.M.Demers note même un recul dans le texte de la dernière ordonnance par rapport à l’ordonnance précédente, puisque l’aéroport de Saint-Hubert est désormais formellement exclu de la liste des aéroports où l’usage du français dans les services de contrôle aérien est permis.Or, une première phase de l’implantation du bilinguisme pour les vols à vue était déjà en cours à cet aéroport, qui est des plus importants du Québec pour ce qui est de la densité du trafic aérien.Donc, l'Association des Gens de l’air du Québec et M.Serge Joyal, qui avaient conjointement déposé une action en Cour fédérale contre le ministère des Transports, maintiennent leur poursuite et attendent la réplique des procureurs du ministère d’ici la fin du mois.Entre-temps, M.Joyal doit rencontrer le procureur des Gens de l’air, Me Clément Richard, afin d’étudier les modifications à apporter au texte de l'action afin de le rendre conforme à la dernière ordonnance.OTTAWA (PC) — Le député créditiste de Champlain aux Communes, M.René Matte, candidat à la succession de M.Réal Caouette, a tenu à apporter des précisions concernant son option constitutionnelle “souveraineté-association”, 3ui vise à créer cinq États in-épendants au Canada.M.Matté estime qu’il a été l’objet d’interprétations “fausses et farfelues”.’’Dans de telles circonstances, a-t-il déclaré par le biais d’un communique officiel, on se demande parfois, jusqu’où cette incompréhension serait plutôt de l’envie ou de la vulgaire jalousie.” L’idée de transformer le Canada en cinq États indépendante a été émise par M.Matte lors d’une conférence de presse qui confirmait son intention d'être candidat au congrès à la direction du Parti Credit social du Canada, lequel doit avoir lieu à Ottawa, en novembre.Se disant disposé à poursuivre l'oeuvre commencée par M.Réal Caouette, M.Matte a précisé qu’il était alors important de ?‘réformer le système économique actuel.Les problèmes concrets qu’ont les individus à atteindre le seuil d'une honnête aisance, en conformité avec les richesses inouies de notre pays, demeurent des priorités absolues.” Selon le candidat Matte, les querelles “stupides et sériles” qui opposent francophones et anglophones sont dues, .en grande partie, aux “cadres constitutionnels innapropriés et inadéquats".“Un vrai créditiste, a-t-il poursuivi, se doit de respecter la liberté et l'indépendance de chacune des entites géographiques et humaines de notre pays.” Insatisfait des réactions et commentaires obtenus au lendemain de sa prise de position sur la constitution, M.Matte a ajouté: “Les gens des Maritimes, les Québécois, les Ontariens, les habitants des Prairies et de la Colombie Britannique sont des adultes qui peuvent favorablement prendre en main la conduite de leurs propres affaires.Ils sont aussi en mesure de déterminer mutuellement leurs intérêts communs et d’en confier la gouverne à des représentants au sein de cet espèce de marché commun canadien qui deviendrait une véritable confédération diversifiée mais harmonieuse.” M.Matte soutient toujours que la géographie, l’histoire, les différentes mentalités régionales imposent cette solution.“En vertu de ces princi-,pes profonds qui m’animent, ajoute-t-il, il est donc tout à fait normal que je préconise, pour le Parti Crédit social, l’image de ce Canada futur.Ainsi, chacune des cinq régions concernées déterminera elle-même tous les cadres, toutes les structures et toute l'action nécessaire pour mener notre Parti à réaliser le Crédit social.” Selon l'aspirant chef créditiste, le rôle pan-canadien du chef est donc de “veiller à la sauvegarde des principes philosophiques fondamentaux qui font que nous soyions tous, d’un océan à l'autre, des créditistes convaincus." Tout comme son collègue de Shefford.M.Gilbert Rondeau, M.Matte participera, les 17 et 18 septembre, au congrès provincial du Crédit social de la Colombie-Britannique.“Je suis persuadé, a-t-il conclu, que tous les Colombiens sont aussi en faveur de leur indépendance que peuvent l'être les Québécois.Je m'attends donc à un appui formidable.” Les postiers dénoncent l’entente de principe sur le bilinguisme OTTAWA (PC) - Le vice-président national du Syndicat des postiers du Canada, M.Jean-Claude Parrot, a violemment dénoncé hier l’entente de principe intervenue au début de la semaine entre le Conseil du Trésor et l'Alliance de la fonction publique sur la question de la prime au bilinguisme.Dans un communiqué, M.Parrot accuse le gouvernement de vouloir forcer les postiers à troquer leurs droits d’ancienneté contre un boni.Or, souligne M.Parrott, l’entente de principe rendue publique lundi ne contient aucun engagement du gouvernement quant au montant de la prime, non plus que la date ou le nombre exact de fonctionnaires auxquels elle sera versée.M.Parrot accuse en même temps l’Alliance de la fonction publique, qui regroupe la majorité des fonctionnaires fédéraux, d’avoir voulu vendre “son droit d’aînesse contre un plat de lentilles”.Se référant au rapport Bibeau, qui concluait a l’inefficacité ae la politique de bilinguisme dans la fonction publique, M.Parrot soutient que le “genre de bilinguisme impliqué n’est qu’une comédie".“À notre avis, conclut-il, les employés publics fédéraux en général seront mieux servis si les syndicats forcent le gouvernement à devenir plus sélectif et réaliste relativement au nombre de positions désignées bilingues et sur les normes de bilinguisme.A longue échéance, ceci est beaucoup plus important pour les employés et pour le pays que des bonis bilingues.” Le syndicat des postiers du Canada, qui regroupe quelque 23,000 membres à travers le pays, compte environ 800 de ses membres qui occupent des positions bilingues.Toutefois, les dirigeants de ce syndicat ont toujours refusé de négocier sur la base de la compétence linguistique de ses membres et s’est retiré pour cette raison du Conseil national mixte, qui regroupe les représentants du Conseil.Selon M.Parrot, “ces syndicats du Conseil national mixte font la causette avec le Conseil du Trésor relativement à des questions dont ils devraient traiter à la table de négociations.Au sein de ce conseil, ces syndicats n’ont aucun pouvoir et finissent toujours par se faire humilier par le Conseil du trésor, comme ils l'ont été dans ce cas-ci”.L’entente de principe dénoncée par le Syndicat des postiers, prévoit que les fonctionnaires occupant des postes bilingues se verront verser, d’ici environ six mois, une prime au bilinguisme en fonc-! tion de la fréquence d’utilisation de la langue seconde.Toutefois, le montant de ces primes ne sera fixé qu’au’ terme d'une expérience pilote ‘ auprès de quelque 900 fonctionnaires de la région Hull-Ottawa.Bien que la conclusion de cette entente ait été annoncée .officiellement lundi dernier ; par le président de l’Alliance I de la fonction publique, M.! Andrew Stewart, le président ! du Conseil du Trésor, M.Jean • Chrétien, n’en a pas encore ra- ; tifié le texte.M.Chrétien i n’aurait pas apprécié l’ultima- ] turn fixé par l’Alliance, dont-les cotisants montréalais ont J menacé de boycotter l’usage! de l’anglais si le Conseil du l Trésor n’accédait pas à leurs ; demandes.L’intervention de M.Parrot ! survient donc à un moment où • tout est loin d’être réglé dans ! ce fameux dossier, que certains observateurs considèrent : comme aussi explosif que celui du bilinguisme dans les communications aériennes.; Un jour, ça sera peut être notre tour OXFAM I I Harvey confirme l’intention du gouvernement de légiférer sur les bureaux de placement Diminution du nombre d’immigrants au Canada OTTAWA (d'après CP) — Le Canada a accueilli 32,359 nouveaux immigrants, au cours des trois premiers mois de 1976, soit une diminution de 25.5% par rapport à la même période l’an dernier.Le ministère de l’Immigration a révélé que les Britanniques et les Américains occupent toujours le premier rang dans le nombre des immigrants, alors que chez les Européens, leur nombre a baissé à 35% comparativement à 42.2% en 1975.Près de la moitié des immigrants, soit 15,790, se sont établis en Ontario, tandis que le Québec en a accueilli 6.023, la Colombie britannique 4,857 et l’Alberta 3,051.Dans un communiqué portant sa signature, le ministre de l'Immigration, M.Robert Andras, explique que la diminution du nombre d’immigrants est conforme à la politique gouvernementale voulant que ceux-ci soient admis en autant que les conditions du marché du travail le permettent.Environ le quart des nouveaux arrivés avaient obtenu 1 assurance d’un emploi avant d’immigrer.La proportion des immigrants de l’Asie et du Pacifique s'est accrue pour atteindre 26.9% de 24.3% quelle était en 1975; on note également une augmentation de 1.4% chez ceux venant d'Afrique et du Moyen Orient.Ceux arrivant de l’hémisphère Ouest comptent pour 19.6% cette année en comparaison de 17.3% en 1975.Enfin, on dénombre plus d’Américains, les chiffres étant de 9.7% à comparer avec 8.8% l’an dernier.En plus d’une majorité de Britanniques et d’Américains, les groupes importants d'immigrants proviennent de Hong Kong, l'Inde, la Jamaïque, les Philippines, le Portugal, la Guyane, l’Italie et la France.Les traditionnels messages à l’occasion de la Fête du travail ne sont pas empreints de leur sérénité coutumière.Tout en se réjouissant du “généreux appui” des travailleurs canadiens à l’endroit du nramme gouvernemental utte contre l’inflation, le ministre fédéral du Travail, M.John Munro, s’est dit “désappointé" par certaines remarques du président du Congrès du travail du Canada, M.Joe Morris.Ce dernier, qui s’en était pris au ministre la veille en l’accusant de mener une attaque de front contre les travailleurs organisés a récidivé en ajoutant que l’envergure de cette attaque politique dépassait tout ce qu’ils avaient connu jusqu’ici.Seul le ministre québécois du Travail et de la Main-d’oeuvre, M.Gérard Harvey, est demeuré serein, invitant la population à réfléchir et à ’’suivre attentivement un certain nombre de gestes" qu’il s’apprêtait à poser.11 a confirme l’intention du gouvernement de légiférer sur les bureaux de placement privés; sur un régime de conditions générales de travail garanties ainsi que sur la santé, la sécurité et l'hygiène des travailleurs, tout en apportant certaines modifications au code du Travail.M.Munro, d’une part, tout en reconnaissant que le combat engagé contre l’inflation était loin d'être gagné, s’est dit convaincu que des progrès considérables avaient été accomplis depuis un an.“La hausse du coût de la vie qui, il y a un an, atteignait un rythme de 117c par année, est tombée à 6.87c en juillet dernier", a-t-il souligne, ajoutant par ailleurs que le chômage avait atteint des proportions “inacceptables”, et que sa régression était subordonnée à la réussite du programme antiinflation.D’autre part, il a rétorqué aux attaques de M.Morris en prétendant que ce dernier devrait savoir que plusieurs leaders syndicaux canadiens réprouvaient sa déclaration de la veille, à Las Vegas lors du congrès international du Syndicat des métallurgistes unis d’Amérique, à l’effet que M.Munro préparait un mouvement de représailles contre les participants à la journée de protestation nationale, prévue pour le 14 octobre prochain.“Tout ce que j’avais dit pour provoquer sa colère, Munro, c’est a dit M.que si des employeurs ou des travailleurs enfreignaient alors des lois du Parlement, il était possible que des sanctions soient prises.Ça ne veut pas dire oue j’encourage ou décourage les sanctions, et il le sait pertinemment bien.” De son côté, M.Morris a ajouté que les conventions collectives négociées pour environ un million de travailleurs canadiens, soit la moitié des effectifs, avaient été “abaissées par une Commission antiinflation s’intéressant davantage aux jeux de mathématiques qu’à la justice.” “Par ailleurs, la commission ayant dù admettre qu’elle ne pouvait surveiller la limitation des prix, on a rédigé de nouveaux règlements ayant essentiellement pour but de contrôler les bénéfices.Les règlements initiaux sur les bénéfices ont été mis au rancart parce que la CAI voulait éviter une révolte au sein du monde des affaires.“Le fait qu’on n’ait pas manifesté une telle commisération envers les travailleurs du pays est fort éloquent", a-t-il poursuivi.COURS- de perfectionnement en CONFIANCE EN SOI Ce coûté doué aidera à cult fret! La vraie confiance en soi (Pour mieux réaliser toutes vos ambitions!) L’Enthousiasme (Pour vivre pleinement votre vie) L’Esprit de décision (Pour prendre plus d'initiatives, assumer plus de responsabilités et devenir meilleur chef) L'Art des relations humaines (Pour mieux comprendre les gens et les rendre plus heureux) L’art de persuader par la parole (Pour mieux communiquer vos idées, vendre vos produits et même parler en public).Mémoire — Imagination —Subsconscient — Autosuggestion — Détente — Vo'onté Depuis 1954, plus de 20,000 gradués en prouvent l'efficacité.VOUS AUSSI Quels que soient votre âge, votre occupation ou votre degré d’instruction, vous pouvez en tirer profit.Ce n est pas un cours théorique, niais un cours pratique de 15 semaines UN SEUL SOIR PAR SEMAINE 1 Venez assister à une DÉMONSTRATION GRATUITE • Hôtel Reine Elizabeth • Angle Mansfield & Dorchester (métro Bonaventure) • Salon 353, 3ème étage • Mardi 7 septembre à : 7:30 P.M.• Samedi matin 11 sept, à : 9:30 A.M.Salon St-Charles.(fe> • «n poosM ____ Of ¦Pour devenir phrt dynamique en pensées, en par oie s, et en actions l'IMTITUT Ùt FtMSONMA lITt Ht mai demandai pas si vous ans k romps ot Its mofons do suivi* co cours, defflundei-vous si vous ans h romps or ks mopons do vous o* passas.four informu rions of insmprion 334-8702 JEAN-GUY LEBOEUF , • A.LSC M ED auteur de "Arrête! d’avoir peur', et croyez au tuccèsl' / LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 4 septembre 1976 Les cadres infirmiers envisagent d’exercer de nouvelles pressions par Marie Laurier Après avoir vécu d’espoir pendant quelques jours au sujet de leur nouvelle echelle de salaires, largement entérinée par les cadres du réseau des affaires sociales, voilà que ces derniers se retrouvent avec un nouveau délai qu’ils ne voient pas d’un bon oeil ayant été par le passé passablement bernés par des délais de “quelques jours” qui duraient en fait des mois.Si bien qu’ayant accepté les offres salariales longuement scrutées par le ministère des Affaires sociales, les 4,000 cadres intermédiaires entrevoient d’agir concrètement au cas où le Conseil du trésor viendrait contrecarrer les propositions du MAS pourtant fondées déjà sur les articles de la loi anti-inflation.Les cadres infirmiers unis pour leur •part ont déjà fait savoir majoritairement jeudi soir qu’ils appuyaient les offres patronales mais qu'ils allaient mettre à exécution les moyens de pression prévus dès mercredi si les grands argentiers du Québec n'allaient pas accepter les propositions ou s’ils allaient meme les modifier.Celles-ci prévoient un différentiel de 10% sur la masse salariale de $191,000,000.De leur côté, les cadres intermédiaires ont révélé hier au cours d’une conférence de presse, qu’ils envisagent à leur tour une contestation concertée si leur cas n’est pas réglé d’ici le 16 septembre.L’exécutif de l’Association des cadres intermédiaires a convoqué pour mardi soir à l’hôpital Louis-H.Lafontaine, une réunion générale pour les quelque 800 membres de la région de Montréal, en vue de leur soumettre le projet de la tenue d’une “journée d’étude’’ le vendredi, 17 septembre, si le Conseil du trésor n’a pas encore rendu la décision ou si il a modifié les propositions déjà acceptées.“Cette journée d’étude, a dit le président de l’association, André Côte fils, pourrait perturber considérablement les centres de santé du Québec puisqu’il est de notoriété publique que les cadres intermédiaires sont le nerf d’une institution.Je crois que nous l’avons prouvé pendant le récent conflit des hôpitaux et nous ne voudrions pas que notre conscience professionnelle s’effrite pour des raisons de gros sous.Mais il y a une limite à la temporisation et nous croyons le temps venu pour nous de faire comprendre au gouvernement que nous ne sommes pas des boucs émissaires.” Le président et ses collaborateurs ont alors expliqué aux journalistes que les cadres intermédiaires — responsables de départements de santé, d’admission, d’accueil, de comptabilité, de radiologie, etc.— en ont par-dessus la tête d’attendre un règlement sérieux de leurs conditions salariales.Certains n’ont pas encore touché la prime de vie chère de 10,5% consentia le 1er juillet 1975, d’autres attendent toujours leur nouvelle classification, pendant que d’autres s’essouflent à comprendre au mieux ce que sera leur traitement-, une fois les ajustements, les correctifs, les rétroactivités et les redressements faits sur leur rémunération annuelle.A un point tel que lorsque l’on demande naïvement à un “cadre’’ l’ordre de son salaire, il rougit un brin en nous avouant qu’il ne le sait pas, compte tenu des nombreux impondérables qui rentrent en jeu depuis telle ou telle aate.A ce propos, les journalistes ont observé avec amusement les infirmières chefs l’autre soir qui essayaient difficilement de calculer ce que serait leur salaire une fois tous les ajustements ajoutés, à la lumière des exemples donnes par la présidente des Cadres infirmiers unis.Mme Joan Porcheron.Il faut aussi savoir que la classification des cadres comporte une trentaine de postes, fonctions ou responsabilités qui varient d’un établissement à l’autre et que ces classes sont elles-mêmes subdivisées, ce qui revient à dire que chaque cas est individuel ou à peu près.Si la journée d’étude du 17 septembre doit avoir lieu, ce seront les caares eux-mmes qui seront pénalisés puisque personne ne les remplacera pendant ces heures perdues.De cela, les intermédiaires en sont bien conscients mais n’étant pas syndiqués et par le fait même non protégés par le Code du travail, ils estiment toutefois que d’autres moyens peuvent être employés.Comme celui que cache cette phrase sibylline d’un membre de l’exécutif: “L’augmentation de salaires convenue à la suite de pourparlers très longs coûterait moins chere au gouvernement que les erreurs que l’on pourrait commettre.sciemment!"- L’Aide aux sinistrés accuse les gauchistes de vouloir la saboter par André Tardif Revenant à la charge, l’Aide aux sinistrés s’est attaquée de nouveau, hier, à “certains éléments gauchistes” qu'elle accuse de vouloir liquider les organisations populaires.Elle a accusé, en outre un service municipal de tromper des gens à peine relogés et, enfin, elle a mis au point sa politique du logement pour la métropole.Au cours d’une conférence de presse à leur local du 2731 ouest Notre-Dame, MM.Jean Pilon, André Robert et Henri Gagnon s’en sont d’abord pris à certains dirigeants des Ateliers d’éducation populaire, où s’étaient réfugiés les occupants de “l’hôtel des sinistres olympiques” la semaine dernière à la suite de leur éviction de l’école Jean-Baptiste Meilleur.On sait que les administrateurs des Ateliers, forces d’accepter une quinzaine de Couple arrêté Saisie de marijuana à Sai nte-Anne-des-Monts familles (55 personnes dont 35 enfants), expulsaient cette semaine Jean Pilon et ses collaborateurs en dénonçant leur attitude méprisante à l’endroit des sinistrés.Un travail de collaboration a depuis permis de reloger la majorité des occupants.Selon M.Jean Séguin, directeur du service municipal de l’Aide sociale, qui a étroitement collaboré à placer les sans-logis, il ne restait plus hier que trois familles et une personne seule à loger.“Les enfants de l’une de ces familles ont d’ailleurs été placés ailleurs par la cour, tandis qu’il y a le problème de cette famille anglophone de 10 enfants qui prétend avoir été chassée d?son logis par ses voisins francophones.Dans ce cas-là, il nous est difficile d’agir car le père occupe toujours le logis, et nous contraviendrions à la loi en la relogeant ailleurs, car le bail original est toujours en vigueur.” André Robert a précisé l’accusation de son groupe selon laquelle certains éléments cherchaient à liquider les organisa- tions populaires.“Il ne s’agit pas nécessairement des gens des Ateliers, où certains administrateurs continuent à nous aider.Il s’agit plutôt d’un groupe appartenant à un certain mouvement d’élite qu’il est très difficile d’identifier.Ils s’infiltrent dans un mouvement et cherchent ensuite à le priver de ses subventions sous prétexte qu’il faut trouver des sources de financement autres que celles des gouvernements.Ces diplômes universitaires n'ont Qu’une idée en tête, celle de renverser le pouvoir avec un fusil." M.Robert prétend que l’Agence de presse libre du Québec a été l’une des victimes de ce mouvement, et que si les dirigeants du Mouvement assurance-chômage et du Centre d’information populaire n’avaient pas été alertes, ces deux groupes auraient subi le même sort, quoique le second éprouve encore beaucoup de difficultés.Voir page 6 : Sinistrés ¦ i mm*.Wi • • Quand le candidat démocrate à la présidence des États-Unis, M.Jimmy Carter, revient de meetings électoraux, son plus fidèle partisan, sa fille Amy.lui saute au cou et lui raconte sa journée.Mlle Carter âgée de huit ans.est un atout pour son père dans la campagne à la présidence des États-Unis.(Téléphoto AP) SAINTE-ANNE-DES-MONTS (PC) — Un couple de Sainte-Anne-des-Monts devra subir son enquête préliminaire, le 4 novembre, sous l’accusation d’avoir cultivé et eu en sa possession, dans le but d’en faire le trafic, quelque 840 livres de marijuana.Jean-Guy Boucher et son épouse, â-gés respectivement de 42 et 35 ans, ont nié leur culpabilité lors de leur comparution devant le juge Charles B.Quimper, dans cette localité située à 275 milles au nord-est de Québec.Mme Boucher a été remise en liberté mais son époux s’est vu refuser tout cautionnement et devra attendre son enquête préliminaire en prison.Le couple a été appréhende, mardi dernier, au cours d’une descente effectuée par la Sûreté du Québec.Cette opération, la troisième du genre depuis la semaine dernière, a permis aux enquêteurs de saisir quelque 1,700 plants de marijuana, d une valeur marchande de $90,000, dans des boisés situés à environ u n mille à Test de la municipalité.Selon la police, les plants mesuraient plus de 11 pieds, soit près de deux fois la hauteur normale pour une telle culture au Québec.Une cinquantaine d’autres plants ont aussi été découverts à Tarriere du domicile des accusés, à Sainte-Anne-des-Monts.Lors d’une autre perquisition effectuée le 23 août, sur une ferme de Saint-Martin-de-Beauce, la Sûreté du Québec avait saisi une demi-tonne de marijuana et appréhendé un étudiant américain.L’enquête préliminaire de ce dernier a été fixée au 7 septembre.La police municipale de Québec a également déclenche une opération du même genre, mardi dernier, quand elle a procédé, en collaboration avec la Sûreté du Québec, à l’arrestation de 28 présumés trafiquants.Le nom de “pharmaprix” ne peut être employé Le juge Robert Beaudoin, de la Cour supérieure du Québec, donne gain de cause à l’Ordre des pharmaciens du Québec, qui s’opposait a ce que des pharmaciens vendent des médicaments sous des raisons sociales excluant leur véritable nom ou celui d’un ou plusieurs associés.C’est ainsi que le juge Beaudoin ordonne au pharmacien Yves Garon, de Lévis, en banlieue de Québec, d’exercer sa profession à cet endroit sous son nom seulement et uniquement, et non plus sous le vocable de “Pharmaprix”, comme il le faisait depuis le 19 novembre 1974.Le juge Beaudoin base son jugement sur le premier paragraphe de l’article 75 de la Loi sur la pharmacie qui, précisément, interdit à tout pharmacien d’exercer sa profession sous un nom autre que le sien.D’après le magistrat, l’utilisation abusive du mot“Pharmaprix” est de nature à induire le public en erreur sur l’identité de celui avec qui il fait affaire.Non seulement, le pharmacien Caron doit-il obéir à cette injonction du tribunal, mais il doit également cesser d’employer, avec son nom, en ce qui concerne l’exercice de sa profession.Le mot “Pharmaprix”.De plus, le même mot doit disparaître de la devanture et à l’intérieur du lieu où M.Caron professe.P; le M.Garon doit également faire disparaître le mot “Pharmaprix” de tout document reçu ou quittance et autre papier se rapportant à l’exercice de sa profession et que de toute publicité, où on trouvera le nom de “Yves Garon, pharmacien”, soit aussi exclue le mot “Pharmaprix".Dans sa défense, M.Garon avait allégué qu’il n’y avait aucun lien de droit entre lui-même et l’Ordre des pharmaciens, qu’il exerçait sous son propre nom sa profession et que l’utilisation du mot “Pharmaprix” ne contrevenait d’aucune façon aux dispositions de la Loi sur la pharmacie, que “Pharmaprix" était une marque de commerce dûment enregistrée en vertu de la loi fédérale et que comme telle, son usage n’est pas assujetti à la compétence ni à la juridiction de l’Ordre des pharmaciens du Québec.M.Garon soutenait en outre que la poursuite de l’Ordre des pharmaciens était contraire aux principes de la liberté contractuelle et de Texercice dans une démocratie d’une profession légalement reconnue et, qu’en plus, ce recours était une ’ entrave directe a cette liberté et, à sa face, contraire aux dispositions de la loi dont s'inspirait la poursuite.Quant au lien de droit entre les deux parties, le juge Beaudoin opine qu'il existe et il juge donc la prétention de M, Garon comme irrecevable.Le juge note aussi que M.Garon a encore violé la Loi sur la pharmacie en utilisant les étiquettes “Pharmaprix” sur certains médicaments non brevetés que seul le pharmacien a le droit de vendre.Hier, il a été impossible de savoir si M.Garon allait en appeler de cette décision.Il en demeure cependant acquis que ce jugement pourrait avoir des répercussions énormes au Québec, où en trouve une foule de pharmacies opérant sous différentes raisons sociales excluant totalement le nom de leur véritable propriétaire.Pour habiller vos fenêtres de tentures vraiment “Québécoises” 795-3315 Les Tissages Au Terroir Inc.Ste-Madeleine (St-Hyacinthe) Des prix fabuleux à Terre des Hommes pour souligner le cent-millionième visiteur Fait sur commande ^ Commandez maintenant pour Noël Sccmmhu de 0?cu*Uêtee Cadeaux uniques pour foules occasions : Fêle des Pères.Fête des Mères.Anniversaires, etc.Plus de 50,000 armoiries canadiennes venant de France, Italie, Espagne, Allemagne, etc.Disponibles sur plaques murales, peintes à la main.Bagues, chevalières gravées avec écusson.Cadeaux uniques pour toutes occasions.Plaques murales $30.00 et plus.TficUdOH Pla?e B°naven,ure Sfljjÿk Le Viaduc-Montréal 'ZtvieiCeUc M A 861-2989 par Bernard Morrier Avec plusieurs prix fabuleux à gaen c’est sur une note euphorique que Te ener, c est sur une note eupnonque que le rideau tombera lundi sur la neuvième saison de Terre des Hommes.Saison fruc-' tueuse s’il en est une, puisqu’on aura compté plus de trois millions et demi de visiteurs cet été, malgré ifh temps plus ou moins clément.Saison marquée au coin de l’événement également, car le cent-millionnième visiteur depuis l'Expo 67 aura franchi les tourniquets, une semaine avant l’ajournement hivernal.C’est pour souligner particulièrement ce moment tant attendu que les autorités de Terre des Hommes ont lancé la “Semaine du cent-millionnième visiteur”, pendant laquelle tous ont la chance de participer au concours dont le tirage aura lieu lundi, jour de la Fête du travail, lors d’un grand spectacle qui prendra l’affiche de 15 à 20 h a la Place des Nations.Les 26 pavillons participants y offriront alors des dizaines de prix, mais le grand prix, soit le voyage pour deux personnes en France, Autriche, Suisse, Grèce, et Maroc, sera tiré à la toute fin de la cérémonie.- Et c’est sur cette note de joie que prendra fin la neuvième version de Terre des Hommes, prélude aux grandes fêtes qui viendront marquer le dixième anniversaire de l’exposition permanente de Montréal, Tan prochain.Lundi à 22 h, un feu d’artifice grandiose sera également présenté à la Ronde.D’ici lundi après-midi, les visiteurs de Terre des hommes pourront s’inscrire aux tirages en déposant leurs billets de participation dans les réceptacles situés sur l’emplacement et dans chacun des pavillons.COURS POUR LES JEUNES 8 A14 ANS ¦téBirr ncc miiidc.VENDRED110 SEPTEMBRE DEBUT DES COURS ¦ 18 H ET 19 H ARTICULATION - PRONONCIATION EXPRESSION VERBALE - ATELIER D’ANIMATION SECTEURS AHUNTSIC - CARTIERVILLE CENTRE-VILLE - ROSEMONT RÉÉDUCATION DU LANGAGE COURS POUR LES JEUNES A PARTIR DE 4 ANS PROGRAMME ADAPTÉ AU BESOIN DE CHAQUE ENFANT DÉRUT DES COURS : SAMEDI, 18 SEPTEM8RE 9H30 CORRECTION: PRONONCIATION RENSEIGNEMENTS: CONSERVATOIRE LASSALLE 1290 RUE SAINT-DENIS - 288-4034 PERMIS 749569 MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION Parmi les spectacles susceptibles de retenir le plus l’attention, durant ces trois derniers jours, mentionnons la spectaculaire et dangereuse danse du feu, qui sera présentée au pavillon du Pakistan.Bien qu’il n’ait exécuté celle-ci qu’en de rares occasions cette saison, Zaboor Balouch a su, à chaque fois, éblouir les spectateurs.Il danse au son du tambour, le corps entier fouetté par les flammes qui crépitent autour de lui.Le jeune danseur de 19 ans a développé son art en s'inspirant des marches sur charbons ardents qu’il a observées lors des rituels religieux au Pakistan.Aujourd’hui et demain, Zaboor Balouch dansera à l’extérieur du pavillon du Pakistan, à 19 h, tandis que lundi, à la même heure, il se produira à la Place des nations.De plus, différents spectacles auront lieu durant ces trois derniers jours au Kiosque international, à l’intérieur et à l’extérieur des pavillons, sur le site même, au kiosque“D” et à la Lanterna Magika.Ils mettent en vedette des danseurs, des musiciens, des comédiens, des magiciens, des acrobates, des artisans, des charmeurs de serpents et des défilés de mode.Outre le grand prix d’un voyage dans cinq pays, les spectateurs auront aussi la chance de gagner un voyage dans chacun des pays suivants: Grèce, Tchécoslovaquie, Mexique, États-Unis (Miami), Bulgarie, Russie et Haïti.On note également une excursion pour deux personnes au large de Tadoussac pour l’observation des baleines et un voyage double à Tune des stations terrestres de satellite, soit en Nouvelle-Ecosse ou en Colombie britannique.Les autres prix comprennent aussi des pièces en or de $100, des timbres en or, argent et bronze, un tapis, des sculptures, une montre, un sari, un miroir antique, un diner gastronomique et une foule d'autres objets de valeur offerts par les différents pavillons.m COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET ÉDUCATION PERMANENTE COURS DU SOIR SESSION AUTOMNE 1976 ARTS: 510-101 Organisation picturale I mercredi 510-201 Organisation picturale II mercredi 520-101 Histoire de l’art et esthétique I lundi 530-900 CINÉMA: Langage et analyse filmiques mardi LETTRES: 604-201 ANGLAIS 'undi 604-301 ANGLAIS jeudi 607-101 ESPAGNOL élémentaire I mardi 607-301 ESPAGNOL intermédiaire) mercredi 601-202 FFIANÇAIS: Théâtre mardi 601-302 FRANÇAIS: Roman mardi 601-402 FRANÇAIS: Essai mercredi 601-902 FRANÇAIS: Éléments de linguistique lundi 601-122 FRANÇAIS: Poésie québécoise jeudi MATHÉMATIQUES: 201-101 Init.aux mathématiques appliquées mardi et jeudi SCIENCES HUMAINES: 381-901 ANTHROPOLOGIE :Orig.,évol.de la culture mercredi 383-915 ÉCONOMIQUE : Initiation à la vie écon.mardi 320-111 GÉOGRAPHIE physique .jeudi 330-951 HISTOIRE du Québec (1867-nos jours) mercredi 340-101 PHILOSOPHIE: Init.au projet philosophique mercredi 340-301 PHILOSOPHIE: La condition humaine mercredi 340-401 PHILOSOPHIE: La conduite humaine mercredi 385-940 POLITIQUE: Int.à la vie oolitique lundi 350-901 PSYCHOLOGIE: Dévek pement de la personne lundi 387-962 SOCIOLOGIE: Int.à la société ieudl Début de» cour»; Semaine du 13 septemore Renseignements, demande de prospectus: Secrétariat d» l’Éducation permanente Collège André-Graeaet 1001 est, boul.Crémazie Montréal H2M 1M3 Tél.: 381-4293 264^^3 4 • Le Devoir, samedi 4 septembre 1976 éditorial * L’Hydro, un État dans l’État?_____L’ancien et le nouveau_ Sueur pour les uns, Eden pour les autres Les séances de la Commission parlementaire des Richesses naturelles qui ont eu lieu à Québec les 11, 24 et 25 août devaient permettre un examen approfondi de deux questions majeures pour l’avenir du Québec, soit les projets de développement de l’Hydro-Québec et l’accroissement important des coûts projetés de la Baie James.Que le temps consacré à l’étude de ces questions ait été trop court et que les parlementaires, sauf quelques rares exceptions, aient été insuffisamment préparés pour aborder avec pertinence et utilité des dossiers aussi complexes, voilà qui ressort à l’évidence du compterendu des débats.A Québec, le fonctionnement de l’institution parlementaire donne généralement lieu à des exercices de dévergondage verbal vraiment renversants.Les travaux de la Commission parlementaire ne furent pas exempts de ce travers, loin de là.Et souvent, le pitre par excellence des jeux verbaux aux- uels on se livrait fut nul autre que le ministre es Richesses naturelles, dont les dons d’acteur lui jouent souvent de mauvais tours, même quand ses intentions sont sérieuses.Par-delà ces faiblesses hélas familières, une lecture impartiale des comptes-rendus des travaux de la Commission parlementaire permet de dégager deux constatations majeures.D’abord, l’Hydro possède une direction qui paraît vigoureuse, compétente et sûre d’ile-même.En second lieu, l’importance des décisions que doit prendre cette direction est devenue telle qu’il en découle de sérieux problèmes de contrôle et de vérification.• Il serait téméraire de soutenir qu’en trois jours de témoignage souvent interrompu ou retardé par des digressions partisanes auxquelles ils étaient tout à fait étrangers, MM.Roland Giroux et Robert Boyd, ainsi que les collaborateurs qui les accompagnaient a Québec, ont donné une preuve absolument étanche de la compétence qui préside à la direction de l’Hydro.Les deux principaux dirigeants de l’Hydro sont de fins renards.Ils ont l’habitude du contact avec les politiciens.Ils savent quel langage tenir en leur compagnie.Aussi est-il très rare qu’on réussisse à leur échapper des propos qui disent en blanc sur noir: ceci est, ceci n est pas.On a parfois l’impression de tenir enfin une déclaration sans échappatoire.Quand M.Giroux ou M.Boyd ont commis une pareille imprudence, ils ont vite fait de la corriger.L’ams de chiffres avec lequel doit se débattre le pauvre député qui cherche à les prendre en défaut est par ailleurs si considérable qu’il faudrait un véritable virtuose pour detecter une erreur de taille dans leurs calculs.MM.Giroux et Boyd sont devenus si familiers avec cette dimension de leur rôle qui consiste à rendre des comptes aux hommes politiques, qu’ils sont même parfois enclins a abuser de l’énorme supérior:*é que leur confèrent les puissants moyens de l’entreprise d’Etat qu’ils dirigent.À certains moments, leurs réponses et leurs explications frisent la condescendance ou l’arrogance, quand ce n’est tout simplement pas la ruse verbale.Cela est un aspect plutôt désagréable — du moins à la lecture — de leurs récentes rencontres avec les parlementaires.Ces travers sont cependant secondaires dans * l’impression que l’on conserve de l’ensemble de leur témoignage devant la Commission parlementaire.Cette impression — disons-le sans détour — est nettement favorable.La Commission parlementaire devait aborder cette année des thèmes chargés de lourdes implications: prévision de la demande pour les prochaines années; perspectives de l'hydro-électrique, du nucléaire et des autres formes d’énergie pour l’avenir; projets d’équipement et de construction de rHydro; évolution des coûts à la Baie James; programme de financement des programmes d’immobilisations prévus, etc.À propos de ces thèmes, il n’était certes pas facile, pour les raisons que nous avons vues tantôt, de faire trébucher les porte-parole de l’Hydro sur tel ou tel chiffre particulier.On pouvait néanmoins assez bien voir, à l’occasion des débats sur chaque question, la nature et la qualité de la vision que l’on se fait de l’avenir à l’Hydro.Or, après avoir entendu la présentation de l’Hydro, on n’hésite pas à conclure que, de tous les organismes publics québécois, l’Hydro est l’un de ceux où l’on entrevoit l’avenir avec le plus de lucidité et d’application.Que la précision dont l’Hydro aime entourer ses pronostics soit parfois enveloppée d’une certaine prétention, cela ressort nettement des changements qu’il a fallu apporter aux prévisions relatives au projet de la Baie James depuis les dernières estimations soumises à la Commission parlementaire il y a deux ans.Il y a eu là une augmentation de l’ordre de 30% depuis la derniere rencontre de MM.Giroux et Boyd avec les parlementaires.Avec un peu plus de réalisme ou d’ouverture aux réalités de l’inflation qui crevaient dès lors les yeux, la direction de l’Hydro eût pu dès 1974 entrevoir au moins en bonne partie la hausse budgétaire qui a été confirmée le mois dernier.On pourrait probablement, de même, établir en poursuivant une enquête approfondie, que les grands travaux de l’Hydro donnent parfois heu à des dépassements budgétaires qui, dans un autre contexte, feraient aisément figure de scandale.Si l’on s’en tient par contre a la perspective d’ensemble, si au heu de chercher la bête noire, on considère les grandes orientations que l’Hydro a proposées et réalisées ces dernieres années, on a nettement l’impression qu’au double point de vue technique et financier, la direction qui l’incarne possède une excellente vision des besoins auxquels elle doit répondre et des meilleurs moyens d’y faire face.Qu’il s agisse des ventes d’énergie à l’extérieur, du choix entre le nucléaire et l’hydroélectrique, du contrat avec Terre-Neuve à propos de Churchill Falls, du projet d’aménagement de la Baie James, on a fait, semble-t-il, les meilleurs choix possibles ces dernières années.On a en outre réalisé les projets qui avaient fait l’objet de décisions fermes d’une façon qui parait défendable.Pour une société d’Etat qui possède des ressources aussi énormes que l’Hydro et assume des responsabilités aus§i lourdes, c’est là un dossier dont on a raison d’être fier, du moins jusqu’à preuve du contraire.En écrivant que, sur la foi des choses enten- dues à la Commission parlementaire, il y a heu de lever son chapeau devant la performance générale de 1 Hydro, nous croyons résumer le sentiment de la plupart des parlementaires qui ont suivi de près les travaux d’août dernier.Vu la faiblesse des moyens de vérification dont disposaient les parlementaires, ce sentiment ne saurait guère, toutefois, être une certitude aussi ferme qu’on le souhaiterait.La vérité brutale, ainsi que l’a maintes fois souligné le ministre des Richesses naturelles, M.Jean Cournoyer, c’est que, dans son statut et son rôle actuels, l’Hydro tend peu à peu, et cela indépendamment de la volonté de ses dirigeants, à devenir un véritable État dans l’État.Cette tendance se vérifie d’abord au plan de la définition des besoins énergétiques uu Québec et des façons d’y répondre.Avec sa puissance, l’Hydro dispose d’une avance telle sur les autres services gouvernementaux que cette question concerne, que ceux-ci font figure de nains à côté d’elle.Sa loi lui fait de plus un devoir de répondre aux besoins du Québec en matière d’énergie hydro-électrique, ainsi que l’a signalé M.Coyrnoyer, c’est la une perspective plutôt courte en une période où l’économie des ressources énergétiques devient une loi de plus en plus impérieuse.Il faudrait de toute evidence au-dessus de l’Hydro un organisme chargé de définir et de coordonner Tes besoins et les ressources énergétiques du Québec.Cet organisme, qui pourrait être soit un ministère des Richesses naturelles mieux équipé, soit une régie distincte, reste à instituer ou à mettre au point.Au plan financier, l'Hydro est devenue une immense machine.Déjà, ses emprunts annuels égalent ceux de tout le gouvernement.Au cours des quinze prochaines années, il se pourrait qu’ils les dépassent en ampleur.Non seulement l’Hydro est-elle à cet égard l’égale du gouvernement, mais en pratique on a l’impression que, forte de sa tradition et de sa continuité en ces matières, c’est elle qui sert de tuteur au gouvernement au heu qu’elle reçoive de lui ses orientations.Les dangers que recèle cette situation sont évidents.Pour y parer, M.Cournoyer envisage surtout des changements législatifs qui accroîtraient les pouvoirs du ministre sur l’Hydro.C’est sans doute là une avenue à explorer.Mais il faut aussi prendre garde d’anéantir ou de réduire dangereusement l’autonomie administrative de l’Hydro, surtout si l’exercice doit viser principalement à satisfaire l’ego d'un ministre qui avait été habitué dans son ministère précédent à un rôle plus actif et plus étendu.C’est en fait tout le problème gjs rapports entre les sociétés de la Couronne et les pouvoirs législatif et exécutif que pose à l’état aigu la puissance de l’Hydro.L’impuissance manifeste des parlementaires à se hisser en quelques heures au niveau très exigeant que leur proposait l’Hydro a confirmé l’existence d un problème sérieux.Il faudra tenter de le résoudre sans briser ni diminuer l’excellente machine qu’est dans l’ensemble l’Hydro-Québec.Claude R Y AN bloc-notes Le cardinal a dit la vérité Sur la grande esplanade au pied de l'abbaye de Czestochowa, deux cent mille pèlerins ont écouté, à l’occasion de l'Assomption et de la Fête de la moisson, le cardinal Wyszynski.Et le vieux cardinal a dit: "Il faut avant tout nourrir les enfants de notre patrie, et c'est seulement lorsque leurs besoins seront satisfaits que nous pourrons partager avec les autres peuples et les autres nations, dans l’esprit de la morale chrétienne ", Le 16 juillet, le cardinal Wyszynski, primat de Pologne, adressait au président du conseil Piotr Jaroszewiez, une lettre prenant la défence des ouvriers “punis" sévèrement pour avoir manifesté contre la hausse des prix des denrées de base.Le 3 août, le cardinal Wyszynski recevait, à l’occasion de ses 75 ans, des fleurs, portées au nom du président du conseil par le directeur du cabinet.Commentaire — hors contexte — de M.Kazimir Kadol, ministre des cultes: "C’est un adversaire loyal".C’est là que les choses se corsent: ayant 75 ans, le cardinal Wyszynski était tenu de présenter sa démission au pape, formalité dont il s’est acquitté mais que des catholiques polonais, apparemment avec l'appui du gouvernement, demandent au pape de ne pas accepter.Pourtant, au nom de ce même gouvernement qui tient à voir le cardinal rester en place, Kazimir Kadol a déclaré: “Meme si, en tant que ministre d'État, je suis obligé de sourire pour inspirer confiance, en tant que communiste je combattrai sans répit la religion et l’Église." La normalisation?L’ "Ostpolitik" qu’en combattant le cardinal Minds-zenty est tombé?“La normalisation n’est pas capitulation ”, répondra Kazimir Kadol.“Nous ne céaons en rien vis-à-vis de l’Église, elle n’a le droit d’exercer son culte que dans l'enceinte du sanctuaire, disons la sacristie (.) Nous ne permettrons jamais l’éducation religieuse des enfants, de la jeunesse.Nous ne souffrirons pas d’influence quelconque de l'Église sur la vie culturelle et sociale.” Réaliste, Kazimir Kadol ajoute: “Éxtirper la religion de la conscience et de la pensée humaines est un processus compliqué et de longue durée (.) Nous devons éviter toutes agressions violentes car alors l'Église se présenterait comme une citadelle assiégée, ce qui risquerait d’augmenter sa popularité.” Retenons au passage l’esprit et la perspective dans lesquels est envisagé le dialogue avec l’Église.Mais où donc se situera le champ de cette bataille, implacable même si elle évitera l'agression?“Le meilleur champ de bataille pour vaincre l'Église se situe au niveau culturel d’une vie plus aisée et plus confortable.Avec une société de consommation, nous obtiendrons des conditions analogues à celles de l’Occident pour hater le dépérissement de l’Eglise”.Revenons maintenant aux produits alimentaires dont le cardinal Wyszynski dit qu’ils doivent prioritairement nourrir les Polonais.Viande, graisse, sucre, beurre.La viande, par exemple, est un cas à retenir: la Pologne est exportatrice.Une "vie plus aisée et plus confortable" passe souvent par les dimensions du bifteck.Est-ce donc pour bientôt?Selon Trybuna Ludu, cette année, la Pologne a exporté pour 430 millions de dollars de viande, vers les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne fédérale, la France et la Suède.Donc, normalement, l'ouvrier polonais devrait avoir une bonne ration de protéines, sans avoir à aller faire la queue devant la porte du boucher.Mais c’est l’inverse qui se produit: le gouvernement entend hausser de 60% le prix de la viande et le consommateur, lui, voit sa tranche de bifteck rétrécir tout en attendant plus longtemps son tour à l’étal.Question legitime: mais alors, pourquoi tant exporter?Mais pour payer la facture des importations de grains, c t affaire! Ces grains sont indispensables pour engraisser le bétail, bovin et porcin, destiné à l'alimentation humaine.Alors, autre question légitime: à quoi sert la différence entre les revenus tirés des exportations de viande et les importations de grains nourrissant le bétail.Réponse: La différence est dans l’autre sens.Oui, les exportations de viande ont rapporté 430 millions mais il a fallu payer une facture de 600 millions pour les importations de grains.Tout ceci le plus sérieusement du monde admis par le journal du parti, Trybuna Ludu, cité par le New York Times d’hier.Le moins qu’on puisse dire est que quelque chose ne tourne pas rond dans la planification.Le moins qu’on puisse dire encore est que le cardinal Wyszynski sait de quoi il parle quand il revendique la priorité alimentaire pour le Polonais et surtout quand il prend la défense des ouvriers “punis" pour le fiasco total enregistré par ses gouvernants.Pour dire les choses crûment, si Kazimir Kadol compte sur le confort et des “conditions analogues à celles de l'Occident” pour neutraliser l’Église, l'Église a encore de belles décennies devant elle.Que le régime réussisse à nourrir le ventre avant de songer à affamer l’esprit! Encore plus crûment: il y a dans la foi du Polonais quelque chose qu’un Kadol à l ame desséchée ne pourra jamais comprendre.Cette foi est.en même temps qu'une religion, une culture et une conception de la vie.En clair, c’est une identité nationale.C’est au vieux cardinal Stefan Wyszynski que reviendra encore une fois le mot de la fin: “Cette nation qui a mis les saintes icônes dans des musées a compris que seule la sainte icône peut l unir".Ét.comme le rapporte Manuel Lucbert dans Le Monde du 17 août, interrompu par les applaudissements de 200,000 personnes, le cardinal a déclaré que si on ne l'interrompait pas si souvent il pourrait dire ’’des choses encore plus belles!” Ce n’est pas un Kazimir Kadol qui l'empêchera de tenir ce pari.Georges VIGNY “Report from Quebec” La Commission de police s’indigne avec raison contre les commentaires et les recommandations qu’a formulés à l’endroit du Québec Mme Reva Gers-tein dans son rapport à la Commission fédérale de réforme du droit au sujet des tests et des méthodes d’embauche et d’évaluation des policiers au Canada.Lecture faite, il faut réprouver le traitèment spécial par lequel ce “Report from Quebec’1, sans enquête sérieuse ni appuis scientifiques, risque d’alimenter les préjugés à l’égard de la belle province et ainsi préparer le terrain à des forces de l’ordre plus compétentes, la RCMP et l'armée.A vrai dire .le rapport ne vaut guère mieux pour les autres provinces, tellement Fauteur s’est livré à un examen fiartiel et superficiel des questions que a Commission de réforme du droit lui avait demandé d’étudier ou, dans son texte final, a su cacher le cheminement scientifique qui l’a menée à ses recommandations.Dans les notes biographiques qu elle annexe à son étude, Mme Gerstein a beau signaler qu’elle est “Canadian born and educated”, membre du conseil ontarien des affaires universitaires, récipiendaire de parchemins honorifiques, et que le gouvernement de Toronto l’a tenue pour l’une des 25 “oustanding women" de l’Ontario l’an passé, cela ne fait qu’illustrer le peu de sérieux de certains travaux de recherche du genre.Il est heureux que ce rapport soit publié.Il illustre la nécessité de rendre accessibles au public les recherches sur lesquelles les gouvernements se fondent pour améliorer sa “sécurité ”.On y trouve du même coup la confirmation qu’un meilleur usage devrait être fait des deniers publics.Au lieu d’inviter les autorités à gaspiller d’autres deniers publics dans une recherche “urgente” qui ferait la lumière sur le présumé problème de l’embauche et des promotions dans la police au Québec, la psychologue ontarienne aurait pu leur recommander d'étudier pourquoi les gens de cette rovince ont le sentiment que les Qué-écois doivent renoncer à leur culture quand ils entrent dans l'armée ou dans la RCMP.En effet, le savant professeur, en remontant jusqu’au Peel Act des années 1820, en passant par Ramsey Clark et le commissaire Wood, a découvert que les rapports entre la police et la communauté où elle maintient la loi et l’ordre sont d'une importance vitale dans une société qui se veut démocratique comme, la notre.Si ces rapports sont aussi importants, et si les confidences "peut-etre subjectivement biaisées" que Mme Gerstein a recueillies au Québec ont quelque fondement, ce qui est probable, elle devrait faire davantage que se réjouir qu’on réussisse maigre tout dans cette province “très spéciale" à écarter les “arriérés mentaux" et les “névrosés” des rangs de la police.Ce n’est pas parce que les quatre merveilleux examinateurs de la Gendarmerie ont laissé passer quelques tempéraments brutaux ou déséquilibres parmi les aspirants gendarmes que dans l’Ouest du Canada, province où la police fédérale est chargée de la loi et de l’ordre, qu’une autre étude préparée pour la Commission de réforme du droit, le rapport Schmeiser, a découvert, statistiques à l’appui, à quels traitements “spéciaux” les autochtones avaient droit, même pour des peccadilles.Ce n’est pas non plus parce que le gouvernement de Québec se traîne les pieds dans l’approbation des règlements de la Commission de police ou que.dégoûtés de l’ère duplessiste, les gens instruits auraient laissé aux cancres les basses oeuvres de la Sûreté du Québec, que certains gardiens de la démocratie canadienne ont cambriolé l'Agence de presse libre du Québec.Bref, ce n’est pas un hasard si les turpitudes de la Police Provinciale d’avant 1960 servent de véhicules à des jugements aussi sommaires sur le Québec et si un chercheur“Canadian born and educated" n’a rien vu des problèmes de police de ce côté-ci de l’Ou-taouais à part l'affaire Saulnier.Peut-être faut-il laisser les indigènes se poli-cer et s’étudier eux-mêmes! Jean-Claude LECLERC par JEAN MARTUCCI Le travail est-il grandeur ou misère?Deux tableaux bibliques complémentaires disent de façon poétique qu’il est indissociablement l’une et l’autre.Fixée par écrit au dixième siècle avant J.-C., une tradition du royaume de Juda, influencée par la géographie physique et humaine du pays, voit la terre comme désertique et désolee si Dieu ne la féconde pas par sa pluie et l’homme par son travail: “Le jour où le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, il n’y avait encore sur la terre aucun arbuste des champs et aucune herbe des champs n’avait encore germé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’homme pour cultiver le sol ”.La Genèse, dans cette évocation imagée de la première heure du monde, voit le travail humain comme un élément indispensable à l’épanouissement de l’univers.Sans le travail des hommes, la création est incomplète.Le travail fait même partie intégrante du bonheur de l’homme: “Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour cultiver le sol et le garder".Ce tableau biblique suppose une expérience sédentaire et agricole vue comme une chose bonne et, à travers elle, le travail est conçu comme une composante normale de l’ordre créé et du bonheur humain.Aucune évocation de la chute originelle ne vient encore évoquer ici l’aspect pénible du travail.C’est plus loin dans le texte que la mention du péché fait son apparition sous la forme symbolique de la manducation d’un fruit réservé à Dieu seul.Le travail réapparaît alors, mais il est vu cette fois comme une misère humaine que la Bible fait dériver du refus de Dieu: “Parce que.tu as mangé de l’arbre dont je t’avais formellement prescrit de ne pas manger, le sol sera maudit à cause de toi.C’est dans la peine que tu t’en nourriras tous les jours de ta vie.Il fera germer pour toi l’épine et le charbon, et tu mangeras l’herbe des champs.A la sueur de ton visage tu mangeras du pain.”.L’agriculture, ici, est vue comme une misère et, à travers elle, le travail apparaît comme une punition.Juxtaposé au premier, ce deuxième tableau biblique sur le travail fait voir de façon saisissante l’ambiguïté des choses humaines.Qu’on se sente à l’aise ou non dans la symp-bolique biblique, il reste que le travail épanouit l’homme en même temps qu’il lui pèse, qu’il construit le monde en meme temps qu’il consume ses énergies.On peut y voir une loi de la nature qui fait payer cher chaque transformation des choses.La foi, sans nier cette loi, va plus loin encore, elle y trouve l’extension cosmique de la mort-résurrection du Christ.Le travail est pénible, comme la mort et même comme la mort du Christ en croix, mais il transforme le monde, comme une naissance et même comme la naissance du Christ à sa vie nouvelle de ressuscité.Là où se situe l’injustice, c’est lorsque l’égoïsme et l’exploitation cherchent et réussissent à mettre le fardeau du travail sur les épaules des uns et ses fruits dans les mains des autres.Le travail s’en trouve alors déna-, turé puisque l’actuelle condition humaine le présente pour chacun, en même temps et in-dossoeiabiement, comme une valeur épanouissante et une dure nécessité.Il n’y a pas, comme veut le faire croire l’ordre économique actuel du monde et de notre société, la sueur pour les uns et l'Eden pour les autres.lettres au DEVOIR Où est passé le véritable sens de la fête du travail?Il est cocasse, à mon point de vue, de célébrer la fête du travail.La fête du travail, mais de quel travail?Il devrait s’agir de la fête de la grève, de la fête de l’égoïsme et de Ta fête de la paralysie.Appelons les choses par leurs noms.C’est du moins ce que nous voyons actuellement dans le monde du travail.Lorsque mon patron m'annonça que lundi, le 5 septembre.il y avait congé en raison de la fête du travail, je sursautai et lui répondit: mais la fête de quoi?Qui peut se réjouir aujourd'hui d une telle fête lorsqu’on pense si souvent en terme de grève dès que la moindre insatisfaction dans nos conditions de travail et dans nos salaires nous touche.Qui aurait l'audace et la conscience tran- quille de festoyer en une telle journée?La situation québécoise du travail est le plus beau spectacle du syndicalisme marxiste sans coeur el égoïste.Au nom de quoi, ces syndicalistes sèment-ils un tel climat?Sans doute pour renverser un gouvernement faible et lâche pour ensuite s’emparer de la classe des travailleurs et mieux la contrôler et l'exploiter à son tour.C’est ce qui se passe dans d'autres pays.On n’a qu'à s’ouvrir les yeux! Aujourd'hui, il est de mise de travailler le moins possible et d'exiger le plus possible.Mais d’où vient la popularité des syndicats et de l'esprit gauchiste?Notre niveau de vie, notre philosophie, no- tre mauvaise condition physique, notre mauvaise alimentation tant matérielle que spirituelle sont autant de facteurs responsables de notre apathie et de notre mauvais jugement.A mon sens, une véritable fête du travail se célébré en travaillant et encore plus fort qu’habituellement.Comme Québécois et Canadiens-français, nous devons travailler d'autant plus fort si nous voulons nous affirmer en tant que peuple autonome ayant sa propre personnalité nationale.C'est par le travail que nous atteindrons cette santé physique et mentale.Pierre DÉSILETS, étudianl en naturopathie Il faudra bientôt ressusciter Le Jour M.le directeur.Le Jour est à l’agonie.Quelles que soient les causes de sa disparition, si tant est que celle-ci doit se produire, tout esprit pondéré ne peut que la regretter.J’ai lu, à ce propos, votre premier-Montréal du 31 août.J’en suis attristé.On se serait attendu, de la part du gentleman qu'est nécessairement le directeur d'un journal aussi distingué que le vôtre, à une belle démonstration de décence.Or votre éditorial, à tout le moins, me parait manquer d'élégance.Non content d'accabler le moribond, vous embouchez la trompette du triomphe.C’est inconvenant.Vous taxez M.Yves Michaud de vanité.Vous mettez en doute son autorité technique, intellectuelle, politique et morale Et pour terminer votre article, vous vantez les qualités du Devoir: ".qualités d’indépendance, d'impartialité, de respect, de rigueur intellectuelle, d’attachement aussi à maintes valeurs fondamentales." Cela m a aussitôt rappelé ldi Amine Dada déclarant que l'Ouganda n'a atteint sa pleine indépendance que “grâce a ma propre conscience nationale, à mon amour impeccable de notre pays et à mon dévouement profond et sans équivoque à l'émancipation de l'homme noir”.Nègres blancs d'Amérique.Ne serait-il pas convenable que vous laissiez à d’autres le soin de faire, s'ils le désirent, l’éloge du Devoir, qui ne peut être que régule de son directeur, maître à bord après Dieu?Ne serait-il pas décent que vous cessiez, pendant l’agonie au Jour, de réduire son existence à une simple affaire de gros sous, de concurrence indue entre journaux du matin, de gestion et de personnalités?Car vous n'avez pas soufflé mot de l'essentiel.L’existence du Jour, Vest avant tout une question de liberté d’expression, celle des indépendantistes, aussi précieuse, la liberté étant indivisible, que celle des fédéralistes dont vous jouissez tranquillement.Témoin du drame, vous n'y avez vu que vaines péripéties.Vous venez ainsi de fan e la preuve, si besoin en était, qu’il faudra bientôt ressusciter Le Jour.Pierre de BELLEFEUILLE Saint-Eustache, 2 septembre 1976 Une intercession pour la famille tzigane Après des siècles de persécution, après le massacre de plus de quatre cent mille d’entre eux par les nazis, les tziganes, écrasés sous le poids des préjugés, continuent à déchaîner dans presque tous les pays où ils se trouvent, des réactions racistes notamment caractérisées par un infantilisme destructeur particulièrement inquiétant.Lorsque les situations dans lesquelles ils vivent deviennent absolument insupportables, certains d’entre eux essayent, par tous les moyens, de trouver asile dans l'un ou l'autre des rares pays où la liberté ne se ramène pas à un mot vide de sens.C'est le cas de la famille PETROV, regroupant vingt-deux personnes, qui, partie de Yougoslavie avec l'espoir de dé- couvrir au Canada une terre d’accueil, se retrouve emprisonnée à Québec pour des raisons sans doute fort valables d'un point de vue administratif, mais tragiquement dérisoires devant la souffrance humaine.Les membres du bureau de direction de l’Association québécoise des Études slaves et est-européennes ont cru de leur devoir d'intervenir dans cette triste affaire, en faisant parvenir à l’honorable Robert Andras, ministre de l’Immigration, le télégramme suivant: Lors de leur dernière réunion, les membres du bureau de direction de l'Association québécoise des Études slaves et est-européennes se sont inquiétés du sort de la famille de tziganes actuellement détenue à Québec, dans des locaux de la Gare maritime.Ils souhaitent vivement que vous acceptiez d’intervenir en leur faveur, en veillant à ce qu’aucun ordre d'expulsion ne soit pris à leur sujet.Ils craignent que l’indifférence qui semble entourer le drame vécu par cette famille, ne fasse que traduire une des innombrables phases du recul des sentiments humanitaires dans un monde de plus en plus livré aux luttes idéologiques.Alexis KLIMOV, président Association québécoise des Etudes slaves et est-européennes.Trois-Rivières, le 25 août 1976.Réflexions sur le “vrai problème” Monseigneur Blais, Permettez à une simple catholique bien ignorante de venir vous faire part de quelques réflexions au sujet de la polémique ou “division" oui existe autour de Monseigneur Lefebvre.D’une part je ne crois pas que la messe en latin soit la seule cause de dissension mais bien le “tron-auage’’ que l'on fait de la “messe de toujours", la communion dans la main etc.Je me demande pourquoi tous ces changements, pour faire plaisir à qui?Aux Laïcs?C'est se leurrer car ils sont complètement désemparés et ils n'y comprennent rien.Comme vous dites si bien “nous nous sommes dangereusement éloignés de Vatican II.” Comme seul exemple: le tort irréparable que la nouvelle catéchèse cause citez notre jeunesse, combien d a-mes faut-il perdre, car un bon prêtre Jésuite m’a déjà dit que des générations de jeunes se perdraient.N'est-ce pas suffisant pour ouvrir les yeux de nos chers evêques et curés?Quand dans certaine paroisse l'on se fait dire à l’homélie qu’A-dam et Eve c’est une belle légende, que la Vierge Marie est une femme comme les autres sans plus d’explications, qu’il faut recevoir les "accotés" dans la communauté et même leur donner la communion sans plus et j’en passe.Quand certains catholiques ne croient plus au ciel, à l’enfer, au purgatoire, préconisent l’avortement et refusent l’encyclique "Humanae Vitae".Quand d'autres refusent l’infaillibilité du Pape et rejettent les dogmes.Je me demande si tout ces changements que l'on a fait sont bien l'enseignement véritable de la doctrine du Christ.Si ce n'est pas trahir la foi et les commandements de Dieu, j’en perds mon “latin”.L’on voit bien où le modernisme et le pluralisme si bien prêches comme “charité" nous entraînent.J’ai toujours appris que le chemin était étroit pour aller au ciel et non le chemin large que certains prêtres enseignent aux catholiques d’aujourd’hui pour leur plus grande perte.À quand le retour à la source ou est-ce déjà trop tard.Dois-je dire “Vive la nouvelle religion .M A.J.PICHÉ, ménagère diplômée Hull, le 25 août 1976.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé por Henri Bourouo le 10 janvier 1910 Directeur Claude Ryon Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeur de l'information Jean Froncoeur Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société a responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211.rue du Somt-Socre ment, Montreal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Bomn Ville labolle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $52 par année; su.mois.$28 A «étranger $57 par année s» mois $31.trois mois $19 Éditions du somedi $15 por année Édition quotidienne, livrée à oomicile par porteur $1 35 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TtllPHONK: 444*3361 'bgnes groupées) Le Devoir, samedi 4 septembre 1976 • 5 des idées des événements des hommes Le bilinguisme dans les communications aériennes La meilleure chance que possèdent les Gens de l’Air de faire triompher le français, c’est de coopérer avec la Commission d’enquête Même si la crise dans les communications air-sol aux aéroports du Québec est encore loin d'être résolue, la présente accalmie devrait nous inciter à examiner la situation en toute objectivité et à rechercher tous ensemble les moyens les plus efficaces de prévenir la récurrence des tensions de ces derniers mois.L'heure des récriminations est passée et celle du jugement n’est pas encore venue.Pour l'instant, il importe aux hommes publics et à la presse de faire en sorte que le problème soit mieux compris et que des solutions s’esquissent dans l'espoir que la justice, l'équité et la raison prévaudront.Je souhaite que, pour l'instant du moins, on cesse de “se crier des noms”, de s'accuser mutuellement et que l'on développe entre Canadiens de langue française une stratégie commune susceptible d’aider à sortir de l'impasse actuelle.Aussi, crois-je essentiel que l'on essaie de se rallier à certains principes et, qu'à partir de ces dénominateurs communs, nous orientions notre action collective.La liste qui suit ne se veut pas exhaustive mais elle pourrait, me semble-t-il, servir d'amorce à un dialogue profitable à toutes les parties en cause.1) Le droit des pilotes et des contrôleurs de la circulation aérienne franco- hones de parler français entre eux dans exécution de leurs fonctions est un droit fondamental; 2) Ce droit, consacré par la loi des langues officielles, s'étend a toutes les activités du ministère fédéral des Transports comme à celles des autres ministères ou agences du gouvernement central; 3) Pour des raisons pratiques, l'usage optionnel du français dans les communications air-sol pourrait être restreint aux seuls aéroports du Québec ou à ceux d'autres centres périphériques où la densité de la population francophone ou la présence d'avions pilotés par des francophones justifient l'emploi optionnel de la langue française; 4) Toutefois, l’usage optionnel du français dans les communications air-sol à ces aéroports ne saurait être restreint que pour d'impérieuses raisons de sécurité: 5) La création d’une Association des • Gens de l'Air du Québec (AGAQ) pour la promotion et la défense des droits linguistiques de ses membres est légitime; 6) Il appartient aux parties intéressées et aux autorités compétentes de déterminer si l'établissement d’une unité de négociations distincte et exclusivement ou majoritairement francophone est nécessaire ou utile pour la promotion et la protection des droits professionnels de ses membres.Je suis tenté, dans la conjoncture actuelle, d'ajouter un septième principe, encore que l'AGAQ estime devoir s’y opposer: 7) La tenue d'une enquête, par une commission indépendante, sur les moyens d'appliquer le bilinguisme dans les communications air-sol aux aéroports du Québec demeure le seul moyen pratique de dénouer la crise actuelle et la coopération de tous les intéressés aux travaux de la commission est essentielle au succès de cette entreprise.Si nous pouvons nous entendre sur ces quelques principes et sur quelques autres qu'on pourrait y ajouter, je pense que nous pourrions avancer rapidement dans l’étude et la solution du complexe et difficile problème né des événements que l'on sait.Une question complexe Mais si nous voulons réellement trouver un moyen de sortir de l'impasse, chacun de nous doit faire preuve ae modération dans l'expression de ses opinions.Sans nécessairement endosser des décisions ou des attitudes qui nous semblent erronées, nous devons au moins essayer de ne pas envenimer les choses par un style ou des déclarations trop agressives.Les journaux eux-mêmes, dans leurs commentaires ou leurs comptes rendus, -par.CLAUDE WAGNER ¦Demeuré plutôt réservé jusqu'à ces derniers temps dans le débat sur le bilinguisme dans les communications aériennes, le député progressiste-conservateur de Saint-Hyacinthe, M.Claude Wagner, faisait connaître dans une déclaration récente son appui sans réserve à la Commission d’enquête instituée pour examiner tout le problème.Il exhortait par la même occasion les Gens de l’Air du Québec à coopérer avec la Commission.Dans ce texte rédigé à l’intention des lecteurs du DEVOIR, M.Wagner explique sa position.doivent s'efforcer de ne pas aller au-delà de la pensée de ceux qui s’expriment sur le sujet.Ainsi, par exemple, dans mon cas personnel, parce que je ne suis pas d’accord avec la tactique de l'AGAQ de refuser sa coopération à la commission d’enquête, il ne s'ensuit pas que j’aie “fustigé" son attitude, comme on l'a écrit dans un journal (qui n'est pas le “DEVOIR") ou encore que je sois hostile aux objectifs poursuivis par l'AGAQ.Mon dessein, à ce moment-ci, n'est ni d'accabler le gouvernement, ni de défendre l'opposition.Il n'est pas non plus de vitupérer la CATCA et la CALPA ni de porter aux nues les membres de l’AGAQ.Je voudrais tout simplement souligner que l'ampleur de la crise suscitée par la signature de l'entente du 28 juin a pris un peu tout le monde par surprise.Les Canadiens ont été lents à se rendre compte que la question dépasse les simples dimensions d'un problème technique mais qu elle sous-tend toute l'économie de la loi des langues officielles.Une fois affirmé le principe qu'il appartient au gouvernement, et non aux parties en cause, de décider d étendre ou de res- Entretien avec Cari Sagan, un des promoteurs de la mission Viking Mars, un modèle de la Terre primitive ¦Quarante et un ans, et l’air d’en avoir trente.Le cheveu brun et lisse, sagement ramené sur le côté, un sourcil broussailleux, un nez légèrement busqué.Mais l’important, c’est le regard, perçant, mobile et amusé.Derrière ce regard, une fantastique machine intellectuelle, une passion contenue et un irrésistible pouvoir de conviction.M.Cari Sagan est professeur d'astronomie et de sciences spatiales et directeur du Laboratoire d’études planétaires d l’université Cornell, dans l’État de New-York.Il n’est pas le directeur du projet Viking; ce rôle revient d un ingénieur de la NASA, M.James Martin.Son nom n’apparaft pas dans les premières lignes de l'organigramme.Officiellement, il n’est que l’un des scientifiques qui définissent quelles photographies doit prendre Viking et qui évaluent la sécurité des zones choisies pour l’atterrissage.D’oü vient alors que, d’une certaine manière, Viking, c’est Sagan?Cela tient d ses qualités scientifiques, au fait qu’il fut le meilleur interprète des enseignements fournis par la sonde Mariner-9, d ce qu’il proposa pour explorer Mars un projet dont bien des points se retrouvent dans Viking.— “Professeur Sagan Viking-1 s’est posé sur Mars il y a un mois et demi.Il a déjà fourni de nombreuses informations, mais les résultats concernant une éventuelle vie sur Mars sont apparemment contradictoires.Quel est l’état actuel des connaissances, et que peut on en déduire?— Nous n'avions jamais jusqu’ici cherché la vie sur une planète, nous sommes donc en train d’apprendre comment le faire.Les expériences biologiques de Viking satisfont les conditions minimales pour détecter aisément des microorganismes sur Terre; à tout le moins, certains d'entre eux.et elles les détectent avec régularité.Dans une variété d'environnements très inhospitaliers, tels les déserts ou l'Antarctique, elles trouvent aisément des microbes.“La plupart des gens pensaient que les expériences de chimie organique donneraient des résultats positifs, car nous savons qu'il y a des météorites riches en molécules organiques.Ils pensaient au contraire que.à ce stade de la mission, les expériences de microbiologie seraient négatives parce que, sur une planète aussi froide que Mars, le taux de croissance des micro-organismes serait tellement lent qu'il faudrait une longue période d'incubation pour observer quelque chose."Or nous avons observé juste le contraire.L'expérience de chimie organique n'a pas montré trace de molécules organiques, mais sa capacité de détection est inhibée par la présence d'une grande quantité d'eau, chimiquement liee aux matériaux du sol martien.Par contre, les trois expériences microbiologiques ont donné, à fétonnement de tous, des résultats apparemment positifs.“Ainsi, les choses sont à l'opposé de ce qu'on avait supposé.Maintenant, les résultats des experiences de microbiologie montrent qu’il y a quelque chose, à la surface de Mars, qui est capable à la fois d'oxyder des molécules organiques en gaz jcarbonique, et de réduire du gaz carbonique en molécules organiques.; “La première opération est ce que nous •faisons quand nous respirons, la seconde îest ce que font les plantes quand elles 'font de la photosynthèse.De plus, ces propriétés du sol martien sont fortement ; réduites quand on le chauffe, ce qui est ’cohérent avec l'idée qu'on tue les micro-!bes martiens par la cnaleur.; "D'un autre côté, il est possible qu il y ait, à la surface de Mars, une chimie inorganique compliquée, qui soit capable de faire à la fois des oxydations et des réductions, et qui soit détruite par la chaleur.Nous ne Savons pas encore quelle hypothèse est la bonne.Supposez que ce soit la dernière, supposez qu’il s’agisse seulement de chimie inorganique.Je maintiens cependant que nous avons beaucoup appris sur l'origine de la vie, car nous trouvons que sur une planète sans vie — puisque ce serait alors le cas de Mars, il y a une chimie qui ressemble beaucoup à la chimie biologique; et assurément, cela fournit les connaissances profondes sur les processus qui ont conduit à la vie primitive.Au pire, Mars est un modèle pour la chimie prébiologique sur la Terre.— Pensez-vous que Viking-2, qui doit se poser dans quelques jours, pourra résoudre plus de problèmes que ne l'a fait Viking-1?— Je l'espère, surtout s’il ne s'écrase pas en atterrissant.Il se pose en un endroit différent.Deux des trois expériences de microbiologie font intervenir de l'eau sous forme liquide.L'endroit où se pose Viking-2 est susceptible de contenir, plus que le site de Viking-1.de petites quantités d'eau interstitielle.Entre les grains du sol martien il y aurait une fine couche d'eau qui les mouillerait.Les températures sont plus élevées, il y a plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère, et il devrait y avoir plus d'eau interstitielle.Il en résulte au moins que ces deux expériences biologiques devraient donner des résultats plus nets — s'il y a de la vie sur Mars.— Mise à part la question de la vie, quelles sont les informations principales qu’a fournies la mission Viking?— C’est une mission très riche.Nous avons presque trois mille photographies de la planète, prises depuis l’orbite, qui sont toutes supérieures aux meilleures photographies de la planète dont nous disposions antérieurement.Elles montrent un vaste déploiement d’actions biologiques: érosions fluviales, éoliennes, impacts de météorites, actions volcaniques, traces d'avalanches, et peut-être erosion glaciaire, toutes mélangées d'une façon rarement rencontrée sur la Terre.Celle-ci est beaucoup plus limitée que Mars dans sa géologie; la géologie de Mars est exubérante.“Ensuite, nous avons les premières photographies de Mars prises depuis le sol martien, et elles posent de nombreuses questions importantes sur la nature de la géologie de surface, y compris une très intéressante proposition, suivant laquelle la zone d'atterrissage aurait, toutefois, été ensevelie sous une épaisse couche de poussière, puis exhumée.“De nombreux gaz ont été découverts dans l'atmosphère martienne,’en particulier les divers isotopes de l'azote et de l'argon.Et cela nous informe sur l’histoire passée de la planète.Ces deux gaz sont témoins d une atmosphère autrefois plus dense, qui est nécessaire si nous vouions comprendre l'origine de ce qui semble avoir été des rivières.En effet, des rivières ne peuvent pas couler sur Mars aujourd'hui.car la pression atmosphérique est trop basse, et l'eau serait instantanément évaporée et partirait dans l’atmosphère.Pour avoir oes rivières, il faut une atmosphère qui puisse jouer le rôle d'un couvercle, qui empêche une évaporation rapide.Une atmosphère primitive plus dense a pu jouer ce rôle.Et maintenant, -propos recueillis par— MAURICE ARVONNY et CLAUDE FRANCILLON il semble y avoir des indications très directes qu'une telle atmosphère, plus dense que l'actuelle, a autrefois existé."Nous ayons aussi, pour la première fois, des informations directes sur la chimie inorganique à la surface de Mars.Nous avons sur la planète une station météorologique qui nous renseigne chaque jour sur le temps qu'il fait.Nous avons des informations sur le magnétisme.Tout cela constitue un très, très riche ensemble de données expérimentales.— Si vous aviez à décider quelle sera la prochaine mission de la NASA, que choisiriez-vous?— Vers Mars ou n'importe où?— N’importe où?— C'est une question difficile, car il y a beaucoup de choses que nous voudrions faire.Il faut que vous me disiez si je suis censé avoür une quantité d’argent infinie ou non pour que je réponde à votre question.— Une quantité d’argent, disons, raisonnable.— Il y a des points de vue très variés sur ce qui est raisonnable.Je vais presque répondre à la question.J’aimerais voir une stratégie mixte.J’aimerais voir une continuation de la reconnaissance du système solaire.Ainsi nous pourrions avoir une première vue de tous les objets du système solaire et voir ce qui est intéressant.Pour autant que nous sachions, les endroits les plus intéressants du système solaire pourraient être Titan, la grosse lune de Saturne, Miranda, une des lunes Uranus, mais tant que nous n'aurons pas regardé ces objets de près, nous ne saurons pas s'ils sont intéressants.Il serait vraiment dommage d'attendre la fin du XXIe siècle pour découvrir que c'était sur Titan qu'était rassemblé tout ce qu'il y a de plus intéressant dans le système solaire.“Aussi est-il particulièrement important que l'excitation consécutive à des découvertes sur une planète particulière ne nous fasse pas oublier l'exploration, au moins préliminaire, de l'ensemble du système solaire.Mais en même temps, je pense que Mars, maintenant, demande une étude en profondeur.Et nous savons que Mars est hétérogène, même à petite echelle.Il y a de nombreux problèmes géologiques qui se posent, et la seule façon de les résoudre est de disposer d'un véhicule tout terrain, un engin analogue à Viking, mais monté sur roues ou sur chenilles.qui puisse se promener aux environs du point où il a atterri.Mais il y a encore d’autres missions, qui sont très importantes.Je pense qu'il est de la plus grande importance d'avoir une sonde qui entre dans l'atmosphère de Jupiter, car il est très difficile de déterminer ce qui s'y passe par des observations à distance.“Nous sommes très intéressés par la possibilité de trouver là une chimie organique complexe.La meilleure façon de le savoir est de faire des analyses sur place.Jupiter est la plus proche des planètes géantes, très différentes des planètes “terrestres" que sont la Terre, Vénus, ou Mars.Les planètes géantes appartiennent à une tout autre catégorie de planètes, et nous devons les étudier aussi.Je pense qu’il y a une très forte chance que les Etats-Unis et l'Union soviétique, ensemble, accompliront cette tâche.Il est clair, que les Soviétiques se sont lancés dans un programme étendu d'exploration de Vénus; Ils ont fait un grand nombre de ten- tatives vers Mars, qui malheureusement n'ont pas été totalement couronnées de succès.Ils ont eu des véhicules qui se déplaçaient sur la Lune, ils ont promené avec succès leur Lunakhood sur la surface lunaire.Il est naturel de penser qu'ils enverront un véhicule automobile sur Mars; les États-Unis feront de même dans un délai raisonnablement court.— Vous avez fait allusion à une possible collaboration entre l’Union soviétique et les États-Unis, estimez-vous que l’avance américaine, à la suite de Viking et des autres vols planétaires, est extrêmement importante par rapport aux Soviétiques?— Dans le cas de Viking, de très nombreux organismes ont eu a travailler ensemble pour le construire.Ce sont tous des organismes américains, presque tous; nous parlons tous le même langage — il y a des différences régionales — et, cependant, ce fut une tâche immensément complexe d'organiser cette mission de façon que toutes les parties arrivent ensemble au même moment.Les choses ne peuvent pas être faites à la suite les unes des autres elles doivent être faites en parallèle.Il me semble que des difficultés seraient encore plus grandes si plusieurs nations participaient à une mission de cette complexité Cependant, je pense qu'il est bon d'affronter de telles difficultés.J'imaginerais volontiers plusieurs nations construisant les divers instruments qui auraient simplement à être mis en place sur le même vaisseau spatial.Et je pense que c'est une bonne idee, pour des raisons à la fois scientifiques et politiques.Mais cela suppose une liberté d'échanges scientifiques qui est quelque peu incompatible, à ce que je vois, avec les réalités politiques actuelles.Bien sûr, il y a beaucoup de raisons pour lesquelles j'aimerais voir un tel échange, mais il requiert une libre communication scientifique de la part des deux parties.— Dans un de vos articles vous avez raconté l’histoire de cet astronome à qui un journaliste demanda, au début du siècle, un télégramme de cinq cents mots sur l’existence ou l’inexistence de la vie sur Mars.L’astronome répondit immédiatement: “Nobody” knows, nobody knows.” (personne ne le sait), répété deux cent cinquante fois.Si je vous demandais cinq cents mots sur la vie hors du système solaire, que me répondriez-vous?— Essentiellement “nobody knows”.Mais il semble y avoir un nombre énorme de planètes, et l'apparition de la vie semble très aisée, elle requiert des conditions assez communes, rien de spécial pour autant que nous le sachions.Il y a de nombreuses étoiles beaucoup plus vieilles que le Soleil, des milliards d'années supplémentaires disponibles pour une évolution biologique, et j’estimais grande la probabilité qu'il y ait un nombre immense de planètes habitées autour des étoiles.“Mais cela est seulement une déduction, nous n'avons aucune information directe, et nous ne pouvons pas avoir d'information directe, sauf si nous recevons des signaux venant d êtres intelligents habitant ces planètes.Il y a un grand nombre de recherches avec de faibles moyens.Plusieurs chercheurs, au Canada, aux Etats-Unis, en U.R.S.S.essaient actuellement de détecter de tels signaux.Il s'agit, bien sûr de signaux radio-électriques voyageant à la vitesse de la lumière, qui, Votrpag*6: Mar* treindre l'application du bilinguisme dans les communications air-sol, on devrait se sentir libre, à moins d'être mû par des préjugés tenaces, et sans qu'on nous impute des motifs odieux, d'opter pour l une ou l'autre des deux thèses qui s'affrontent.A la vérité, dans l'impressionnante correspondance que j'ai personnellement reçue ou dont j'ai pris connaissance dans les journaux et quelques périodiques on discerne encore passablement de bonne volonté et chez nombre de gens un sincère désir d 'en arriver à une solution raisonnable et qui tienne compte de tous les points de vue légitimes.Sans doute, personne n'avouera spontanément qu'il est guidé par des idées préconçues mais, en général, j'ai perçu des éléments de solution sur lesquels il me semble possible de s'entendre.Il ne me fait aucun doute que le problème qu'auront à résoudre les commissaires est difficile et que la conjoncture politique ajoute à la complexité de leur tâche.A là dualité linguistique du Canada, dont on accepte généralement le principe, s'ajoute la répartition géographiquement inégale des communautés francophone et anglophone.De plus, il n'est pas indifférent pour la compréhension du problème que l’on appartienne à l une ou l'autre de ces collectivités ni que l'on aborde le problème des communications aériennes a partir de principes abstraits ou d'une approche pragmatique.La différence des tempéraments entre Anglophones et Francophones est donc un élément qui contribue à compliquer un dossier déjà extrêmement enchevêtré.Deux thèses principales Si j'ai bien saisi la situation, je crois pouvoir établir que les deux thèses qui s’affrontent se résument à.à peu près ceci: a) d une part, au nom de la sécurité même, une des parties estime qu'il faut permettre, aux aéroports du Quebec, l'usage optionnel du français, même et surtout dans les circonstances les plus criti- ues.Somme toute, pilotes et contrôleurs oivent recourir à la langue avec laquelle ils sont le plus familiers; b) d'autre part, même chez ceux qui ne font pas de l'unilinguisme anglais une question de principe, on réplique que les pilotes utilisant une bande radiophonique commune ont besoin de comprendre toutes les conversations échangées entre les pilotes et les tours de contrôle.Cela permet à tous les pilotes de se faire une “i-mage mentale" de la situation aux abords d'un aéroport.On ajoute que les pilotes, même dans les meilleures conditions.sont soumis à un stress plus ou moins sévère selon les tempéraments, l'expérience ou les conditions atmosphériques.Pour les tenants de cette thèse, il est donc essentiel que l'on s'en tienne à la seule langue anglaise, surtout pour ce qui a trait aux vols aux instruments ou dans les zones aéroportuaires les plus fréquentées Voilà donc le genre de problèmes sur lesquels les commissaires auront à se prononcer mais déjà on peut noter que.pour l'usage de l'une ou l'autre langue de communications, la décision doit venir du pilote.Coopération nécessaire Jusqu'à présent.l'AGAQ s'est montrée à peu près irréductible dans son opposition au principe même d une enquête.C'est son droit.Elle a préféré engager des procédures judiciaires dans l'espoir que la commission sera déclarée illégale et son mandat non avenu.C'est aussi son droit.Mais, même si l'AGAQ gagnait sur tous les points, le problème de l'introduction et de l'extension progressive du français dans les communications air-sol au Québec restera entier.A moins qu elle ne prouve que la commission ou ( un de ses membres est déjà préjugé, à moins qu elle ne prouve que ses procédures sont entachées d'irrégularités; à moins qu elle ne prouve que la programmation du simulateur de vol fait l'objet de manipulations d'une objectivité douteuse, l'AtiAQ n'a maintenant d'autre ressources que de recourir à la commission dont elle conteste la légitimité.Je ne saurais que répéter ici ce que j'ai dit à Sainte-Rosalie, le 2!) août, et qui correspond, si je ne me trompe, à l'avis exprimé ces jours derniers par M.Michel Roy dans le "DEVOIR" : "La meilleure chance que possèdent les tiens de l’Air de prouver leur point et de faire triompher la cause du français dans les airs, c'est de coopérer sans réserve avec la commission d'enquete.C'est elle et elle seule, maintenant.qui peut rassurer une opinion anglophone enervée.qui peut démanteler réchafau-daee de demi-vérités et ruiner la camoagne de panique dont la CATCA et la CALPA semblent avoir fait la base de leur action." Je sais les luttes très dures que l'AGAQ a dù livrer et j'admire les résultats qu'elle a déjà obtenus.Personne ne se réjouira dus que moi si la commission d’enquête ui donne raison mais cette commission est la seule qui.désormais, peut parler avec autorité.Elle seule peut mettre un terme à la controverse actuelle, justifier l'usage du français dans les circonstances appropriées au nom même de la sécurité et surtout dénouer une crise dont la persistence risquerait éventuellement de faire éclater le Canada.“ OUPER ET A CONSERVER - A DECOUPER ET A CONSERVER - A DECC SERVICES CULTURELS SOPHIE-BARAT 1ère série HISTOIRE DE L ART Guy Boulizon Jeudi 9 septembre Jeudi 16 septembre Jeudi 23 septembre Jeudi 30 septembre Jeudi 7 octobre Jeudi 14 octobre Jeudi 21 octobre Autour et à I entour des meubles anciens du Quebec Un Quebec pittoresque vu par les peintres et les graveurs d autrefois.Poteries et faïences québécoises creation et mythologie Les mille demarches de la tapisserie jusqu aux mûri les tisses du Quebec.- La longue ligne des peintres populaires du pays des auteurs d ex-votos a Arthur Villeneuve - L Indien tel que Knefhoff et Kane le virent, au Canada, au siècle dernier.- Comment la diffusion de I art se fait au Canada ses echecs ses réussites, ses mystères Inscription 9 septembre a 19 00 h Les conferences débutent a 20 00 h 7 conférences $15 00 1 conference $3 00 2e série L’ART D’ADMINISTRER Gestion l’équipe Polyservices Liée Mardi 5 octobre Mardi 12 octobre Mardi 19 octobre Mardi 26 octobre Mardi 2 novembre 3e série Planification economique, fiscale et successorales au.service de I individu Budget finance, placement, une réalité 1976 Nul nest sense ignorer la loi Les impôts au service du contribuable ou du gouvernement - Interprétation des états financiers - Planification, assurance-vie.retraite et rente viagère.Le testament simple, fiduciaire et double fiducie - Le rôle de I exécuteur testamentaire et sa responsabilité Inscription par telephone avant le 15 septembre (nombre limite) Les conférences débutent a 14 00 h 5 conférences $25 00 L’ART DE VIVRE Humour, santé, vitalité Jeudi 28 octobre Jeudi4 novembre Jeudi 11 novembre Jeudi 25 novembre Jeudi 2 décembre Quelques aspects de la gastronomie Roger Champou» Petits plats et grandes toques Roger Champoux Le comportement alimentaire change comme notre société.— Le Nord-Américain est-il bien alimente ?— Le Québécois se soucie-t-il réellement du bien vivre Bernice Mills de Caen Jeudi 18 novembre — Salubrité des aliments.— Quelle est la situation actuelle de Iapprovisionnement alimentaire canadien ?Bernice Mills de Caen De vignes en verre JeanDraghi Caractéristiques des vins.Voyage a travers les vignobles de France et mariage des mets et des vins.Jean Draghi Inscription 28 octobre a 19.00 h.Les conférences débutent a 20.00 h.6 conférences $12 00 1 conférence $3.00 Renseignements.334-3927 334-0344 388-4751 Toutes ces con/érences seront données à .L’AUDITORIUM NOTRE-DAME DE LA MERCI 555 OUEST, BOUL.GOUIN ui CONSERVE* - A DECOUPER ET A CONSERVER A DECOUPER ET A CONSERVER - A 6 • Le Devoir, samedi 4 septembre 1976 la météo.’—I—i-2S7- t-'ühfr* AVERSES 2^" T~~*t— ^ i,[*-»•»« lYoncovwi Ofi1 2-0 Pp/^'a^hT0 IWinnipag.G*»ot7olH z?>B“^ Soil lots Cüir 35 Wmlûni^onv: vwSS?S> laO P'ôcip'lcrtion :VxjxlAng®l#» l»! houle preiiion g boue pression ¦T y masse d'ait frais lût masse d'aii chaud L’approche d’une perturbation fera disparaître les risques de gel partout au Québec.En même temps, le ciel se couvrira progressivement d’ouest en est.Les precipitations associées à cette perturbation seront de faible intensité dans le sud alors que le centre québécois connaîtra plusieurs heures de pluie et même des orages.• Outaouais, Montréal, Québec, Trois-Rivières, Cantons de l’Est: nuageux et venteux avec averses surtout tard dans la journée.Maximum près de 22.Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux.Abitibi, Chibougamau, Pontiac-Témiscamingue : nuageux et venteux avec averses.Maximum 17.Aperçu pour dimanche: plutôt nuageux avec averses.• - Laurentides, Haute-Mauricie, Lac St-Jean: venteux par moments.Maximum 17 à 19.Aperçu pour dimanche: nuageux et averses dispersées.• Rimouski, Baie-Comeau, Sept-îles, Gaspésie: nuageux avec averses et venteux par moments.Risque d’orages surtout en après-midi.Maximum près de 17.Aperçu pour dimanche: nuageux avec averses.suites de la première page RUPTURE agissements des chefs de T UN.” Depuis la signature de l’entente devant les cameras de la télévision, le 4 août, les porte-parole des deux partis n’ont cessé de s'injurier publiquement.Les attaques de MM.Bellemare et Grenier au début de la semaine furent à ce point virulentes que M.Choquette a senti le besoin de convoquer, mardi, une conférence de presse pour rappeler l’Union nationale à l'esprit du protocole d’entente.La lettre que M.Biron a fait suivre à M.Choquette est venue aggraver l'escalade.Après avoir pris connaissance du rapport de ses représentants au comité paritaire technique, le chef de l’UN a présidé jeudi soir à Drummondville la réunion des membres de son exécutif national qui ont unanimement coté pour la rupture.Par-delà la rupture de l’alliance avec le PNP, les dirigeants de l’Union nationale tiendront quand même le congrès d’orientation des 1er, 2 et 3 octobre.Les membres du PNP y sont conviés pour “participer à l'élaboration des volontés politiques du Québec de demain”.L’Union nationale relance l’appel pour que de ces assises d’octobre soient la source d’inspiration du prochain gouvernement du Québec.Au nombre des raisons qu’il invoque pour la rupture de l'alliance, M.Biron reproche encore à M.Choquette de ne pas avoir assumé la responsabilité du dossier politique en vue du congrès d’orientation; de ne s’être préoccupé que d’organisation politique; de lui avoir refusé l’accès aux renseignements sur l'organisation et l’administration du PNP; de ne pas avoir ré-* pondu aux conditions visant a rétablir un ‘meilleur climat de négociations.; Le regroupement des forces de l'opposition dans une alternative valable au gouvernement actuel ne subit par aujourd’hui de ralentissement mais épure ses rangs d'une seule personne dont les volte-face et actions intempestifs ne permettent plus qu’on lui prête crédibilité.Participant à l’émission “La onzième heure” dimanche soir sur les ondes de Télémétropole, M.Biron sera pressé d'expliciter les raisons qui ont motivé la décision de rupture ainsi que l’attitude des autres leaders de l’Union nationale depuis les premiers jours de cette alliance.ÉCOLIERS mal de 1380 minutes par semaine.Un porte-parole de la commission scolaire a déclaré hier que la direction demanderait des éelaircissementa au ministère de l’Éducation car cet écart et les nouvelles normes de formation de grou- Pes (29 élèves par classes au 1er cycle de élémentaire et 31 au 2e cycle) occasionnent un surplus de personnel d'une part, et forcera la commission scolaire à procéder à des transferts d’élèves d’une ecole à une autre.Six écoles élémentaires font face à ce problème pour l’instant et il n’est pas impossible que la commission scolaire décide de les fermer durant une journée après la rentrée la semaine prochaine, pour procéder à des réaffectations de territoires selon les besoins.Quant à la signature de la convention collective, la CEQ annonçait hier que les parties s'étaient rencontrées au cours de la matinée pour passer en revue les cinq premiers chapitres de l'entente provinciale.La séance s’est déroulée en présence de deux représentants de la Fédération provinciale des comités de parents, invites par la partie patronale.Selon un communiqué de la CEQ, Ta rencontre s'est déroulée dans un esprit de bonne collaboration, la Fédération des commissions scolaires ayant abandonné son objectif de faire signer à la CEQ le 4 septembre ^ par la PC et l’AP Il y a six ans aujourd’hui, le 4 septembre 1970, le sénateur Salvador Allende remportait les élections présidentielles au Chili.1972 — Vol d’oeuvres d'art valant $2 millions, au Musée des Beaux-Arts de Montréal.1965 — Décès d'Albert Schweitzer, médecin et philosophe français.1870 — En france, proclamation d'un gouvernement provisoire à la suite de la défaite des armées de Napoléon 111 devant les Allemands.texte de l’entente à la hâte et sans la moindre révision”.La Fédération, pour sa part et par l’entremise de son président M.Hubert Lavigne, se dit satisfaite des résultats de la négociation “car ce sont les commissions scolaires qui ont imprimé à l’entente provinciale ses principales caractéristiques".Se considérant comme le “principal artisan" des offres patronales, la Fédération souhaite que le gouvernement du Québec collabore encore davantage avec les commissions scolaires par un financement approprié et par une participation améliorée à l’établissement d’objectifs à caractère provincial, en fonction des besoins éducatifs des jeunes québécois et des étudiants adultes.La Fédération entend continuer à promouvoir cette collaboration de l’etat “dans le respect de l’autonomie des commissions scolaires et dans le cadre d’une saine politique de décentralisation”.AFRIQUE on indique que celui-ci est disposé à entreprendre entre les différents pays de la région une navette diplomatique du genre de celle qu’il effectue depuis 1973 au Proche-Orient.On précise qu'il a été informé jeudi soir de l’invitation transmise par le président Julius Nyerere aux présidents Agostinho Neto (Angola), Se-retse Kawama (Botswana), Kenneth Kaunda (Zambie) et Samora Machel (Mozambique).Les dirigeants des deux factions de l'African National Council (ANC) et ceux de la “troisième force” ainsi que des représentants de la SWAPO de Namibie ont également été conviés à participer à ce sommet.L’un dès principaux conseillers de M.Kissinger, M.Lawrence Eagleburger, a déclare aux journalistes qui voyagent avec le secrétaire d’État que M.William chaufele, secrétaire d’État adjoint chargé des affaires africaines, pourrait se rendre à Dar Es Salaam mardi pour se faire une idée précise des résultats du sommet.M.Kissinger lui-même regagnerait les États-Unis le même jour et attendrait le rapport de M.Schaufele avant de décider si une navette diplomatique en Afrique australe a des chances de se traduire par des résultats concrets.À Johannesbourg, le dirigeant de Top-position, Sir de Villiers Graaf, a déclaré nier que l’Afrique australe était devenue la région-clé du conflit Est-Ouest.L’avenir oe tous dans la région dépend de la rencontre Vorster-Kissmger à Zurich, a-t-il estimé.Étant donnée la faiblesse politique et économique de l’Afrique australe à l’heure actuelle qui est aggravée par l’échec du gouvernement sud-africain en matière d’économie, de relations raciales et de politique internationale, l’intervention de Washington constitue une tentative pour conserver la région au sein du monde libre, a ajouté le dirigeant d'opposition.Plusieurs appels au calme ont été lancés hier en direction de la communauté métisse du Cap, qui compte quelque 500.000 personnes.Le ministre des Affaires métisses, M.H.Smit a exprimé son inquiétude et demandé que soit évitée toute violence.Il a annonce qu'il allait inviter prochainement les membres du conseil représentatif des métis, des enseignants, des directeurs d 'écoles, à une table ronde pour étudier les problèmes de la Communauté.De son côté, l’administrateur du Cap, M.I.Munnik, a rencontré dans la journée des représentants des différentes cités métisses et des membres de l'Église réformée hollandaise — majoritaire parmi les métis — qui lui ont demandé d’organiser une rencontre avec le premier ministre, M.Vorster.Depuis juin dernier, toutes les émeutes avaient été circonscrites aux cités-dortoirs des Noirs et des métis.Depuis deux jours, le coeur même d’une ville blanche est touché.Les émeutes ont commencé hier avec l'arrivée au centre du Cap par train et autobus de centaines de jeunes métis souhaitant manifester contre l’apartheid.Quelques Noirs ont manifesté à leurs côtés, matérialisant ainsi la solidarité des deux communautés.(Le pays compte quatre millions de Blancs, quinze millions de Noirs et 2.250.000 métis).Jusqu’à présent, les métis avaient choisi le camp des Blancs.Les émeutes récentes semblent avoir conduit à un renversement d’alliance.UNE LUTTE Lafleur, Mahovlich et Shutt, quand ce n’est pas la nouvelle “french connection" Lafleur, Perreault et Martin; quand on se rend compte que le sénateur Savard tient la défensive avec des garçons comme Bobby Orr, Guy La-pointe, Larry Robinson, Denis Potvin, Carol Vadnais et Jimmy Watson; quand on aperçoit devant les filets Ro-gatien Vachon ou Glenn Resch et qu’ori sait que le “bonhomme" Chee-vers veille au grain derrière la bande aux côtés de Scotty Bowman, Bobby Dromm et Don Cherry, on se dit certes que Lanny McDonald pourrait s’en retourner chez lui discrètement pour regarder tout ça à la télévision; mais on conclut surtout que cette équipe, composée de joueurs talentueux et harmonisés tant à l’attaque qu'à la défensive, est invincible.Nous voici devant Tin-vulnérable.Voilà pourquoi, moi en tout cas, j’aurais fort bien compris les Finlandais jeudi soir à Ottawa, si, au milieu de la deuxième période, par exemple, ils avaient crié “chute".S’ils s’étaient amenés au milieu de la patinoire pour dire: “C’est bien les gars.C'est assez.Nous vous concédons la victoire et allons donc tous ensemble finir ça devant une bonne bière.” Seulement ça ne se faisait pas justement à cause des fabriquants de la ci-devant bière qui se répandent en messages publicitaires et aussi à cause des spectateurs qui avaient payé.Les Finlandais, gens au demeurant charmants, ont terminé Ti-néquitable engagement dans la sérénité.Et pourtant Scotty Bowman, tout de suite après le match, tentait de contenir l’optimisme délirant des admirateurs et chroniqueurs: “La victoire n’a pas été facile, a-t-il statué sur le ton grave.N’oubliez pas que nous devions utiliser quatre trios et qu’avec la blessure de Bobby Clarke, continuait-il d'analyser, il va y avoir un sérieux trou à combler.” C'est par cet excès de retenue, si Ton peut dire, que l'instructeur en chef de l'équipe Canada voulait prévenir l'excès de confiance de ses joueurs.Mais, plus on regarde de près la situation, plus on se dit que tous les excès sont permis aux joueurs du Canadien et plus on sent improbable un quelconque voyage de la Coupe Canada à l'extérieur du pays cette année.Il ne s’agit pas de s'en plaindre.Tf-TolNE ,rCMC tAc , T*c TcHlC TAC Unie TC me Tac TAC Terne TAC Tente TAc tac , , /eme Tac tÀT TcHK TC HIC TAC TAC \r/\c f^c Terne Terne UC tAeT^TAO JAc ^ TCHIC tac Bâtiment Le conciliateur fait d’autres propositions au ministre du Travail Un spécialiste de Los Angeles prétend avoir découvert une nouvelle méthode selon laquelle, en appliquant successivement différentes lentilles bien ajustées sur l’oeil, il réussit à ramener la cornée à sa courbature originale pour ainsi redonner au patient une vue normale.Mais sa méthode n’est pas encore éprouvée.(Téléphoto AP) L'ennui c’est qu’à l’exception de quelques matchs opposant des formations plus équilibrées ce tournoi risque de ne pas fournir les moments pal-piants qu’on attendait à force de se faire dire que les Suédois étaient très forts, que les Finlandais pourraient surprendre, que les Tchèques sont champions du monde, que les Soviétiques sont champions olympiques, etc.Moi, j’ai l’impression très nette que le Canada sera champion de la Coupe-Canada.Mais après?Après, la saison régulière commencera tranquillement avec ses bons et ses moins bons moments, avec ses 700 joueurs professionnels répartis aux quatre coins de l’Amérique du Nord, au nombre desquels se retrouveront les membres de Té-quipe du Canada.“J’y pense déjà, disait tristement Marcel Dionne, hier.Ça ne sera pas trop drôle de me présenter au camp des Kings après cette expérience de l’équipe Canada.” SINISTRES Suite de la page 3 Il a aussi accusé M.Georges Goudreau, Tun des adjoints de M-.Jean Séguin, d’avoir menti a une famille de six personnes, relogée cette semaine dans un appartement du Service municipal d’urbanisme."Cette famille n’ayant pas de meubles puisqu’elle occupait auparavant un appartement meublé, M.Goudreau a prétendu lui en fournir pour $500 achetés chez un regrattier.Il s'agissait de matelas tachés et puants, d'un réfrigérateur presque défoncé et de bureaux tout croches.Ça valait tout au plus $100.Quelqu’un a" sûrement fait de l’argent avec ça.” À cette accusation, M.Séguin répond que la famille en ouestion n était même pas admissible à la loi de l'Aide sociale en cas de sinistre, et que c’est à même les fonds de la ville, et non pas ceux de la province, que ces meubles avaient été achetés.“Bien sûr que ce n’est pas le Pérou, dit-il.Il s’agit du strict minimum et rien de neuf non plus.Mais avec $500, on ne va pas loin aujourd’hui quand vient le temps de meubler un logis de cinq pièces, comme c’était le cas.” L’Aide aux sinistrés, tout en fermant son dossier des familles sans logis, réclame plus que jamais l’établissement, de la part des autorités municipales, d’un centre d’accueil permanent.MARS Suite de la page 5 s’ils contiennent une quantité importante d’informations, peuvent sans ambiguïté être identifiés comme intelligents (1).Ce qu'on appelle OVNI n’a aucun rapport avec cette question.C’est plutôt un problème de psychologie humaine, non d’astronomie.“Cette recherche de signaux intelligents n’en est qu’à ses debuts, et Ton n'espère pas de succès pour l’instant.Mais elle me semble la seule façon possible de vérifier expérimentalement la déduction qui précède.” (1) N.D.L.R.— La théorie de l’information permet de dire qu'un signal radio-électrique contient de l’information et n’est donc pas dû au hasard, sans qu’on sache pour cela comprendre cette information.(Le Monde) parL.G.Francoeur Le conciliateur provincial dans le conflit de la construction, M.Pierre Dufresne, a remis hier son rapport fival au ministre du Travail, M.Gérald Harvey, dans lequel il modifie certaines de ses propositions antérieures faites aux parties, notamment sur la question du placement.• De son côté, le ministre du Travail a annoncé hier dans son message de la Fête du travail tjue le gouvernement s’apprêtait à légiférer dans ce domaine.L’intervention du gouvernement dans le domaine du placement est attendue dans les milieux de la construction depuis le 1er juillet , date à laquelle devait en principe être promulgue un projet de règlement préparé par l’Office de la construction en vertu de son mandat exclusif dans cette matière.Le projet de TOCQ maintenait en existence les bureaux de placement syndicaux tout en les astreignant à certaines règles jugées assez peu contraignantes sauf par la FTQ-Construction.A l’heure actuelle, l’absence de règlement sur cette épineuse question en a fait un terrain d’affrontement privilégié à la table des négociations dans la construction.D’un coté, la FTQ-Construction demande l’exclusivité du placement alors que traditionnellement, elle n’a effectué qu’environ 15% du travail dans ce domaine.Les employeurs, pour leur part, veulent conserver la possibilité d’embaucher à toutes les sources de main-d’oeuvre disponibles.On leur attribue même certains projets d’agences de placement privées, gérées exclusivement par des entrepreneurs.C’est dans ce contexte que le conciliateur vient de suggérer aux parties de maintenir la possibilité pour les entrepreneurs de s’approvisionner à toutes les sources de placement disponibles.Toutefois, contrairement au texte patronal soumis récemment aux syndiqués qui Tont majoritairement rejeté, le texte du conciliateur nomme expressément les bureaux de placement syndicaux et les services de main-d’oeuvre, fédéral et provincial.Cette liste, que le patronat jugeait de trop parce qu elle reconnaît Te-xistence des bureaux de placement syndicaux, contient en outre une phrase qui permettrait la formation de “tout autre service de placement qui peut être constitué compte tenu des lois et règlements en “vigueur”.Le conciliateur apporte par ailleurs une légère modification à son premier texte sur l’épineuse question du délégué de chantier, au niveau de sa formation.Au lieu de préciser comme dans son premier rapport toutes les étapes de la formation du délégué, le dernier texte du conciliateur prévoit qu’un délégué pourra s’absenter de son travail, sans solde, pour assister à des cours de formations.L’employeur ne peut refuser cette absence sans motif raisonnable.Les propositions des entrepreneurs sur le problème du délégué de enantier s’inspirent pour leur part de deux articles de la loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction, que le gouver- Eudore Allard est solidaire de René Matte Le député créditiste de Rimouski aux Communes, M.Eudore Allard, ne sera pas candidat à la succession de M.Réal Caouette mais il appuiera la candidature du député de Champlain, M.René Matte.En annonçant sa décision, M.Allard a expliqué qu’il nourrit la plus profonde admiration pour le député de Champlain.“Il est à mon sens Tnomme des circonstances.Je le connais très bien.Les convictions, l’ardeur, la détermination et l’esprit d’initiative de René Matte m’impressionnent.” Selon M.Allard, le député de Champlain a posé sa candidature parce qu’il était assuré de la solidarité du caucus et donc qu’aucun de ses collègues ne serait can.Caouette.qu a serait candidat à la succession “de M.Caouette.Mais, pendant ce temps, le député de Lotbinière, M.André Fortin, songe sérieusement à briguer les suffrages des délégués créditistes.Même le député de Shefford, M.Gilbert Rondeau, a fait savoir cette semaine que sa décision n’est pas encore prise et qu’il pourrait bien consentir à faire là lutte au leadership.Enfin, le député de Bellechasse, M.Adrien Lambert, fait également l'objet de rumeurs qu’il n’a d’ailleurs pas niées, bien au contraire: “Je n’écarte pas la possibilité de participer à la course.” nement n’a pas jugé bon de promylguer dans les mois qui ont suivi le rapport de la commission Cliche.C’est justement à cause de cette absence d'intervention du législateur dans ce domaine et parce que les parties s’accommodent de la situation sans préjudice apparent pour qui que ce soit, que le conciliateur dit avoir adopté une position beaucoup souple que les entrepreneurs sur cette question, en concédant aux syndicats le droit de nommer leurs délégués.Les entrepreneurs voudraient qu’ils soient élus.Le conciliateur propose enfin la création d’un délégué “auprès de Temployeur", qui représenterait les ouvriers de différents metiers lorsque aucun syndicat n’aurait assez de membres sur un chantier pour justifier la présence de son propre delègue.Assez naradoxale-ment, ce sont les unions ae la FTQ-Construction qui s'opposent le plus à cette mesure car elles craignent, outres les rivalités inter-unions, que ce délégué “neutre” ne renforce par sa présence la puissance de la FTQ-Construction au détriment de ses affiliées, jalouses de leur autonomie.Le conciliateur propose enfin d’abolir les disparités régionales dans les échelles de salaire de chaque métier, du fait, dit-il, que cette demande syndicale ne hausserait la masse salariale que de un dixième de un pour cent.Il maintient par contre un régime de temps supplémentaire assez semblable à l’ancien decret.Le conciliateur oppose des solutions très différentes de celles des employeurs au niveau du régime syndical, en obligeant les syndiques à appartenir à un syndicat donné et non seulement à une centrale.Un syndiqué exclu de son syndicat ne perdrait pas son droit au travail, comme le réclame la FTQ-Construction, mais il devrait continuer à verser sa cotisation syndicale pour chaque heure travaillée, ce qui équivaut à maintenir la formule Rand en vigueur dans la construction à l’heure actuelle.DÉCÈS SHENNAN, Edith.— A Pointe-Au-Chène, Québec, le 2 septembre 1976 à l’âge de 82 ans, est décédée, Dame Edith Shennan, épouse de feu Jojin Shennan, Mc.M.B.E.Elle laisse dans le deuil une fille Margaret (Mme Georges Morand) de Pointe-Au-Chêne.Les funérailles auront heu samedi 4 aeptembre, à la chapelle du Salon Funéraire J.G.DesForges No 188 rue Principale, Grenville où le service sera célébré à midi, et de là au cimetière d’Avoca, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.REMERCIEMENTS ili M.PAUL-FERNAND POITRAS "Madame Paul-Fernand Poitras et sa fille Fernande remercient sincèrement les personnes qui ont voulu témoigner des marques de sympathie à l'occasion du décès de M.Paul-Fernand Poitras, survenu le 7 août dernier.M.Poitras était fondateur et président de Home Shoe & Footwear Ltd., manufacture de chaussures à Terrebonne, depuis 1932.Les personnes ayant omis de s'inscrire sont priées de considérer ces remerciements comme personnels." NECROLOGIE Frère Thomas Skelly Le Frère Thomas Skelly de la Maisoi des Jésuites de St-Jérôme, est décédé I 2 septembre dans l’ambulance qui Ta menait à l’urgence, à l’âge de 89 ans.1 est né, le 16 juillet 1887, a Montréal, d John Skelly de Rawdon et de Mary Wal dCt 1 'T»>Inm/-Lrv I.’~A_— _1 T ' • a t 29 octobre 1908, il y fit ses demie! voeux le 2 février 1919.Il remplit d multiples offices durant sa vi( Assistant-trésorier au collège Ste-Mari et de Loyola, il alla ensuite en missio en Ontario, chez les indigènes plusieui années.Il travailla aussi à Quebec, à 1 rue Dauphine, et au collège Jean-di Brébeuf, à Montréal.Son plus Ion stage fut au collège du Sacre-Coeur, Sudbury, où il travailla à l’économat e fut responsable de la salle d’étude d 1931 à 1956.Il devint un pilier du co lège.Plus tard il oeuvra encore à 1 Maison Saint-Joseph du Sault-ai Récollet, revint au collège et à la p; misse des Jésuites, à Sudbury Finah ment il se retira à St-Jérôme en 1966, o il a rendu de bons services, même er core lundi de cette semaine.Ses funérailles auront lieu, lundi septembre, à 15:00 heures à la Maiso des Jésuites de St-Jérôme. Informations Internationales Le Devoir, samedi 4 septembre 1976 • 7 - Bonne récolte de blé prévue mais pénurie de viande en URSS MOSCOU (Reuter) — Les dirigeants soviétiques estiment que la récolte de céréales cette année sera bonne.Mais ils reconnaissent également qu'il existe dans certaines régions une pénurie de viande.En déplacement à Alma-Ata, capitale de la république du Kazakhstan, M.Leonide Brejnev, secrétaire général du PCUS a déclaré que la moisson oejà engrangée permettait de penser que "le pays aura cette année suffisamment de céréales.” Peu avant, M.Dinmukhamed Kunaiev, secrétaire du parti au Kazakhstan, avait annoncé que la récolte dans sa république pourrait atteindre 27 millions de tonnes, contre 12 millions de tonnes l'an dernier.La récolte catastrophique de 1975 n’avait atteint que 140 millions de tonnes.L’objectif pour cette année est de 207 millions.Selon les prévisions les plus récentes du département américain de l’Agriculture (début août), la récolte sera vraisemblablement d’environ 195 millions de tonnes.Ce chiffre, estiment les experts occidentaux, permettrait de satisfaire aux besoins du pays, sans qu’il ait à consommer ce qu'il importera, mais serait insuffisant pour constituer des stocks ou pour fournir de l’alimentation pour le bétail ou pour accroître ses exportations vers l'Europe de l'Est.Mais M.Brejnev a admis qu'il existait des pénuries de viande et autres produits d’origine animale dans de nombreuses régions du pays.C'est la première fois qu’un dirigeant confirme ces difficultés.dont on a parlé pour la première fois au début de l’année.Le manque de fourrage dû à la mauvaise récolte de l’an dernier a entrainé l’abattage d’un grand nombre de porcs, moutons et volailles, ce qui a provoqué cette année la pénurie de viande.Mais M.Brejnev a déclaré que les cultivateurs étaient parvenus à empêcher une déci- mation du cheptel.“Le pays dispose maintenant davantage de bétail pour la noucherie et de vaches laitières que l’an dernier.Le nombre de vaches a augmenté", a-t-il dit dans un discours devant les cadres agricoles de la république, dont rend compte l'agence Tass."La situation s’améliore en ce qui concerne la volaille et l'élevage des porcs et bovins.Bien que la production de lait et de viande n'ait pas encore atteint le niveau de l'an dernier, on peut penser que des changements favorables se matérialiseront certainement d'ici la fin de l’année.Ces changements sont extrêmement nécessaires parce que dans un certain nombre de localités, on assiste à des interruptions des livraisons à la population de viande et autres produits d’origine animale”, a déclaré M.Brejnev.Le secrétaire général du PCUS a également fait preuve d'optimisme en ce qui concerne la production industrielle.M.Brejnev a indiqué que pour les sept premiers mois de l’année, la production industrielle était supérieure de cinq pour cent à celle de la période correspondante, l'an dernier, c’est-à-dire nettement au-dessus des objectifs du plan qui ont été fixés à 4,3 pour cent pour l'ensemble de l'année.En ce qui concerne le secteur des biens de consommation, dont l’expansion a été particulièrement affectée par les conséquences de la mauvaise récolte 1975, la production durant les sept premiers mois de l'année a augmenté de 3.4 pour cent, contre 2,7 pour cent prévus par le plan, a indiqué M.Brejnev.Le secrétaire général du PC a également indiqué qu'outre les céréales, les récoltes de betterave sucrière, de graines de tournesol et de coton seront probablement ‘‘bonnes’'.La production de tous ces produits avait été très faible l'an dernier.Suède: les élections pourraient mettre un terme à 44 ans de social-démocratie STOCKHOLM (AFP) - Des projets de socialisation de l'économie risquent d’entraîner en Suède la chute de la social-démocratie au pouvoir depuis quarante-quatre ans.Mais la puissance financière et l’appareil électoral des syndicats ouvriers, qui soutiennent le parti gouvernemental, rendent incertaine jusqu'au bout l'issue des élections législatives qui se dérouleront le 19 septembre prochain.Malgré une sensible amélioration de ses positions, selon les plus récents sondages d’opinion, le parti social-démocrate quejpréside depuis sept ans M.Olof Palme — troisième premier ministre socialiste depuis 1932 — semble éprouver encore des difficultés à récupérer le terrain qu’il avait régulièrement perdu tout au long de l’hiver et du printemps écoulés.Certes, les électeurs ont sans doute oublié les “affaires” fiscales du metteur en scène Ingmar Bergman — parti depuis exercer ses talents à l'étranger — et de l’écrivain Astrid Lindgren, affaires qui avaient contribué à accentuer la désaffection à l'égard de la social-démocratie.Encore qu'Astrid Lindgren, socialiste convaincue, vienne de reprendre ses violentes critiques contre “la dictature de la bureaucratie socialiste”.Mais le parti gouvernemental reste acculé cette fois à la défensive et il n’arrive guère à centrer la campagne électorale sur les questions qui lui seraient favorables: notamment le maintien d’une économie relativement satisfaisante et d’un niveau élevé de l’emploi malgré la récession mondiale, l'amélioration des conditions de travail et des droits des salariés.L'opposition "bourgeoise", malgré ses dissensions traditionnelles — mais en fin de compte guère plus marquées que celles qui opposent les différentes tendances au sein de la social-démocratie — fait montre cette année d'une plus grande cohésion dans ses attaques contre le gouvernement.Peut-être voit-elle dans les élections de 1976 celles de la dernière chance: “Si l'on ne prend pas le pouvoir cette année, on n'y arrivera jamais", entend-on dire couramment dans les milieux de l'opposition.Et les trois partis — centriste, libéral et conservateur — harcèlent sans relâche le gouvernement sur deux thèmes essentiels, auxquels sont incontestablement sensibles les électeurs: la socialisation et la fiscalité.Il semble bien que M.Palme et les dirigeants du parti aient fait tout leur possible pour éviter que la question des socialisations ne soit soulevée au cours de la campagne électorale.Mais ils ont été contraints de céder aux directives imposées par le congrès de la centrale syndicale ouvrière LD, qui exige la mise en application, le plus rapidement possible, de ce qu'on ap- Sarkis consulte et la Ligue arabe se réunit dans un climat pessimiste BEYROUTH (d’après Reuter et AFP) — Président élu du Liban appelé à succéder le 23 septembre à M.Soleiman Franêié, M.Elias Sarkis a eu hier des entretiens exploratoires avec le$ diverses parties belligérantes.Trois jours après ses entretiens à Damas avec le président Hafez Assad, M.Sarkis a noué des contacts qui devraient se poursuivre en début de semaine prochaine avec l'ensemble de groupes chrétiens et progressistes ainsi qu’avec les Palestiniens.Palestiniens et représentants des phalangistes se sont retrouvés hier pour discuter du plan de paix en trois phases élaboré par la Ligue arabe.Ce plan prévoit la proclamation immédiate d’un cessez-le-feu, le 55e de la guerre civile.On s’attend que M.Sarkis se rende de nouveau à Damas avant le 23 septembre.Président du Parlement libanais, M.Kamal Assad y a rencontré hier le président Hafez Assad.La convocation du Parlement libanais pour la cérémonie d'investiture de M.Sarkis, dit- COURS D’INITIATION À LA DÉCORATION INTÉRIEURE* SOUS LA DIRECTION DES "V ARTISANS 1 DU I MEUBLE QUÉBÉCOIS INC A on de source informée, a été débattue.An Nahar affirme que le chef de l’État syrien a accepté les propositions de réglement politique faites par M.Sarkis.On s'attendait généralement que les Syriens accentuent leur pression militaire, si.dans les trois prochaines semaines, la paix ne s’installe pas.Michel Abou Jawdeh, rédacteur en chef d'An Nahar, tient ces précisions de M.Sarkis lui-même.La Voix d-u Liban déclare que les chefs des principales formations chrétiennes se rendront à leur tour la semaine prochaine en Syrie.M.Pierre Gemayel (phalangistel lundi, M.Camille Chamoun (libéral national) mercredi.Les radios signalent une accalmie sur tous les fronts, à l'exception de fusillades très limitées.Avant la réunion, au Caire, des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, prévue pour aujourd'hui et consacrée au Liban, les observateurs ne sont guère optimistes.Ils insistent sur les conflits graves au sein du camp arabe, en particulier entre l’Égypte et la Libye, ainsi qu'entre le Caire et Damas.De plus, les participants à cette réunion sont bien conscients du fait que ce sont la Sy-rie et les autres belligérants qui sont finalement les maîtres du jeu.En cas d'échec de cette réunion, il resterait l’éventualité d'un sommet restreint qui.selon la radio progressiste libanaise, pourrait reunir, avant le 23 septembre, à Ryad, le Koweït, l'Arabie séoudite.l'Égypte, le Liban, l'OLP et la Syrie.La présence des Palestiniens dans le pays déchiré par une guerre civile atroce est le problème le plus difficile à résoudre.En réclamant la stricte application de “l'accord du Caire", qui traite précisément de ce point, les chré-tfens libanais soulèvent non seulement la question de la présence armée palestinienne au Liban, mais également celle des Palestiniens en “surnombre Dans une interview publiée par un journal libanais, le président en exercice, M.Soleiman Frangié, a révélé pour la première fois que l’accord du Caire conclu en 1969 entre l'État libanais et l’OLP stipulait que le nombre des Palestiniens autorisés à séjourner au Liban serait de 120.000.Or, la population palestinienne au Liban est évaluée actuellement à 400.000 personnes environ.Ce chiffre, a lui seul, est le reflet de l'énorme difficulté d'aboutii à une solution du conflit.Enfin.M.Camille Chamoun.chef du parti national libéral a déclaré qu'il ne fallait pas croire que la daté du 23 septembre, qui marquera Pen-tree en fonction du président Elias Sarkis “créera des mira-, des".f Dans une interview accordée à l'Agence France Presse, l'ancien président de la république libanaise estime que le remplacement du président Soleiman Frangié par M.Sarkis, élu le 8 mai dernier, ne modifiera en rien la situation du Liban.Toute solution politique dépend de la cessation des combats et donc des Palestiniens, a souligné M.Chamoun.Il a ajouté qu'il conservait son optimisme car.à défaut de solution politique c’est une solution militaire qui s'impose et cette dernière solution "est entre nos mains ".a-t-il déclaré.% 88 EST- RUE ST-PAUL VIEUX-MONTREAL (127) RENSEIGNEMENTS 866-1836 DÉBUT DES COURS : 20 SEPTEMBRE AI'PHIIIIVI MH 11 MINISU H! Ill I I HllliAI iflN Permis mo 749S14 t nsrigncmrnt do culturo porsonnollo (Jour ot soir) LE BUREAU DES ÉCOLES PROTESTANTES DU GRAND MONTRÉAL PSBGM ANNONCB L’OUVERTURE DE CLASSES POUR FRANCOPHONES de la maternelle à la 6lème année dans les deux écoles publiques suivantes : ÉCOLE WENTWORTH 8205, ru* Mackle CITÉ DE CÔTE SAINT-LUC 484-3707 ÉCOLE WESTBROOK 1705, ru* D*guir* VILLE SAINT-LAURENT 744-4762 Inscriptions : Immédiatement auprès de la Direction de ces deux écoles ou en téléphonant è N.H.Ducloa, 402-6000, Posta 246.PARIS (AFP) — C’est maintenant officiel: M.Olivier Guichard, un des "barons" du gaullisme, est bien, sous la houlette du premier ministre, la “tête politique" du gouvernement.Le premier ministre, M.Raymond Barre, vient de le charger, en fait, de la préparation des prochaines échéances électorales : les municipales de 1977 et, surtout, les législatives de 1978.Premier des trois ministres d'État et garde des Sceaux, M.Guichard présidera à cet effet un groupe de travail réunissant les principaux représentants de toutes les formations de la majorité.En feront donc partie, outre M.Guichard, pour les républicains Indépendants: M.Michel Poniatowski, ministre d'État, mi-nistre de l'Intérieur, pour le en librairie Léon Dion Nationalismes et politique au Québec Collection Sciences de l'homme et humanisme dirigée par Fernand Dumont Centre des démocrates sociaux: M.Jean Lecanuet, ministre d'État, chargé du plan et de l'aménagement.du territoire, pour le parti radical: M.Michel Durafour, ministre délégué à l’économie et aux finances.Depuis la constitution du gouvernement de M.Ray- mond Barre, la question qui se posait était de savoir précisément à qui reviendrait l'auto- éditions hurtubisehmh 360 ouest rue craie montréal rité politique, le premier ministre ayant pour sa part une responsabilité économique contraignante.Il semblait bien que M.Olivier Guichard avait obtenu l'assurance qu’il jouerait un rôle politique important, mais aucune confirmation n’en avait été fournie.C’est fait, Le groupe de travail institué au sein du gouvernement a une tâche précise: fixer les modalités de "l'action commune" que doivent mener les partis de la majorité présidentielle, et ceci dans la perspective de consultations nationales — les élections législatives notamment — qui vont engager l'avenir du pays.Il est en effet capital pour la majorité de les aborder unie et cohérente.En temps normal, la préparation des élections générales relève du premier ministre.Mais M.Barre ne peut y consacrer tout le temps nécessaire en raison des ''responsabilités particulières” qu’il assume dans le domaine économique et financier et qui vont retenir toute son énergie pendant plusieurs mois.Du fait de cette répartition des tâches, le premier ministre va pouvoir également COlfHH ni TISSAGE 11 c:i i rc Df BUTANT LE 13SfPT#7B ;'() ni uni ^ho on , COURS IM TAPISSERIE nom i iM DfBUTANT EN MARS 76 mm iinr.^iiMon r #381-5782 *384-8500 ?Inmiiirthm lié» mntntrminl ' Al'*., H htlMMll, te H lllM,li,* 7(IUII Mttiirt è tiiwr tout nsdékl.loulti grtnatu'i IA migttm pour Imunon imffltdidt Agin III I liiMr coton , loin*.IM.ne c f Fi t » r i s s a f pelle le "projet Meidner" (du nom de son rapporteur), visant à la création de “fonds de salariés".Ces fonds pourraient recevoir chaque année vingt pour cent des bénéfices de toute en» (reprise employant plus de cinouante personnes, en vue de l’acquisition d’actions ou de parts dans ces entreprises.La gestion de ces fonds devant être -assurée non par les salariés de chaque entreprise, mais par les syndicats, on assisterait ainsi à un rapide transfert de propriété entre les mains d’un organisme collectif centralisateur.Et le résultat serait finalement le même que dans le cas de nationalisations des entreprises par l’État — objectif qu’a toujours rejeté jusqu a présent le parti social-démocrate, tout en affirmant la nécessité de contrôler les moyens de production.Ce ne sont pas seulement les grands “capitalistes” qui ont crié à la confiscation: les moyennes et les petites entreprises se sentent également menacées par ces fonds de salariés, auxquels s'ajoutent aussi des projets, non encore précisés, mais déjà évoqués, de socialisation du sol.Sur la fiscalité également, l’opposition a la partie belle pour dénoncer la lourdeur d’une taxation qui tend à paralyser les initiatives individuelles et à freiner l'expansion des entreprises — grandes et surtout petites — nécessaires dans une économie fortement dépendante du commerce extérieur.Le leader des centristes, M.Thorbjoern Faelldin, qui fait figure de premier ministre potentiel en cas de changement de gouvernement, avait misé beaucoup au départ sur les dangers du développement de l’énergie nucléaire, ce qui lui a certainement valu l’adhésion de nombreux électeurs surtout dans les milieux ruraux, auxquels il appartient lui-même.Mais il a de plus en plus orienté sa campagne, lui aussi, sur les dangers de socialisation que fait peser la social-démocratie.Deux inconnues influeront aussi sur l'issue des élections.Le parti communiste, qui a toujours apporté au parti social-démocrate l'appoint nécessaire pour se maintenir au gouvernement, réussira-t-il à franchir une fois encore le seuil des quatre pour cent des suffrages qu'impose la constitution pour qu'un parti soit représenté au Parlement?Les derniers sondagés lui accordent 4,5 p.c.des intentions de vote, mais la marge est très réduite.Les mêmes sondages donnaient 42,5 p.c.au parti de M.Palme, qui avait obtenu 43,6 p.c.des suffrages aux précédentes élections de 1976.Si les résultats du 19 septembre confirmaient ces chiffres, avec ou sans l'appoint du parti communiste, les socialistes seraient trop minoritaires pour prétendre rester au pouvoir.Par contre, l'âge électoral ayant été abaisse à dix-huit ans depuis la dernière consultation, près de 500.000 jeunes électèurs.sur un total de 6 millions, voteront pour la première fois.Éprouveront-ils, dans la même proportion que leurs aînés, ce besoin de changement de gouvernement après un demi-siècle de pouvoir social-démocratç, qui finalement constitue le thème majeur des élections.On peut être certain que le parti social-démocrate et les syndicats, qui en sont le bailleur de fonds et l'agent électoral le plus efficace, meltronl en oeuvre toute leur puissance et toute leur habileté tactique pour gagner la majorité des suffrages de ces nouveaux électeurs.Pour la première fois en Suède et vraisemblablement dans le monde — les immigrants pourront participer, le 19 septembre, aux élections municipales et provinciales.En application d'une loi adoptée par le Parlement en décembre dernier, 220.000 im-migrants, ceux qui sont âgés’ de 18 ans au moins et résident depuis un minimum de trois gns en Suède, ont reçu des cartes d'électeurs pour les élec-' lions aux conseils municipaux et provinciaux, mais ils ne seront pas autorisés à participer; aux elections législatives qui-se dérouleront le même jour.; Au droit de vote s'ajoute pour' les immigrants, comme pour’ les Suédois, le droit d'être élus; aux conseils municipaux et! provinciaux.En promulguant cette ré-! forme.le législateur a voulu | permettre aux immigrants! permanents de sortir d'un rôle' passif à l'égard des questions politiques qui les concernent autant que les citoyens suédois, puisque les immigrants bénéficient pratiquement en Suède des mêmes droits et obligations que les Suédois.; Kn particulier sur le plan local, les immigrants sont direc-, tement intéressés par les solu-; lions apportées aux problèmes' du logement et de la santé pu-' blique.qui relèvent des municipalités et des conseils provinciaux.Les immigrants représentent environ nuit pourcent de la population totale (huit millions d'habitants) de la Suède, mais la proportion des immigrants admis à voter peut atteindre dans certaines circonscriptions jusqu'à treize pour cent du corps électoral.Le groupe d'immigrants le plus important est celui des Finlandais (45 pourcent), précédant de loin les Yougoslaves ( 10 p.c.), les Danois (8p.c.) et les Norvégiens (7 p.c ).Les Allemands et les Grecs représentent chacun environ 4,5 p.c.Des brochures spéciales, rédigées en quinze langues différentes, ont été adressées à tous les immigrants disposant désormais du droit de vote, pour leur expliquer le système électoral suédois et leur présenter les différents partis politiques en compétition.L’Université d’Ottawa demande.Guichard tentera d’unir la majorité giscardienne r à tous les étudiants réguliers à plein temps et à temps partiel, admis à un programme de premier cycle ou professionnel pour l'année universitaire 1976-1977, de bien vouloir vérifier de nouveau tout document reçu ayant trait à l’inscription. titre d'aide-mémoire, voici les date^ : Campus principal Étudiants à plein temps: du 7 au 10 sept.Étudiants à temps partiel: le 13 sept.Campus satellites (étudiants â temps partiel seulement) Barry's Bay — le 29 sept.; Cornwall — le 27 sept.; Deep River — le 30 sept.; Hawkesbury — le 28 sept.; Opeongo — voir Pembroke; Pembroke — le 29 sept.; Renfrew — voir Pembroke: Petawawa — ie 30 sept.Renseignements Tout étudiant ayant des questions au sujet de l'inscription est prié de communiquer avec les Services du registraire, pavillon Tabaret (550.rue Cumberland), téléphone 231-3927 UNIVERSITÉ D'OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA V (S D r a préparer avec soin le débat de politique générale qui se déroulera à l'Assemblée nationale dans un mois, dès les premiers jours de la rentrée parlementaire.C’est justement dans la perspective de débats peut-etre difficiles au palais Bourbon, où l'opposition va se montrer d'autant plus Incisive que le pays entre dans une longue période électorale, que M.Raymond Barre a jugé indispensable pour son gouvernement d’éviter le péril mortel de la division, mal dont a été victime finalement le ministère Chirac.A l'occasion du retour de Robert CHOQUETTE à la télévision, Iss Éditions •m oeuvres : * dans la collection “du Nénuphar" : ÉLISE VELDER proposent OEUVRES POETIQUES Tome I — 357 pages.$6.00 Toms II — 201 psges.S6.00 dans la collection “du Goéland" (ouvrage Illustré) LE SORCIER D ANTIC0STI •t autres légendes csn.14.95 Roman 339 pages.— $7.00 * dans la collection "Blbllo.can.-fr." (format de poche) POÈMES CHOISIS 209 pages.$2.50 — des documents sur cet auteur : Pour l'entendre réciter ses poèmes, voici Un microsillon (33Vbt.) * dans la collection "Écrivains du Québec" $6.95 dans la collection "Dossiers de documentation sur la littérature canadienne-française" ROBERT CHOQUETTE.L'homme et l'oeuvre, par Renée Legris.III.grand format $3.00 dans la collection "Classiques canadiens" ROBERT CHOQUETTE.Biographie et textes, par André Melançon.(format de poche) $1.50 Ces volumes sont en vente chez les libraires ¦ C_T ¦ ¦ C_J ¦ WEAVING r .f N M * 4710 ILHUNÎSSI MOMÎMII H?M 1S IL •tàla LIBRAIRIE GÉNÉRALE (Ststlennsmwit gratuit pour la cllontèlt) 235 *st boul.Dorch*stsr, MONTRÉAL * 881-9621 8 * Le Devoir, samedi 4 septembre 1976 Vactuatité économique toronto Hausse des cours La Bourse de Toronto a connu des gains fractionnaires hier après une séance d'activité modérée.L’indice industriel a gamé .12 à 188.08, et celui des aurifères 1.91 à 277.43.L’indice des métaux communs a perdu .13 à 90.43 et celui des pétroles de l’Ouest .45 à 225.83.Le comportement des actions a donné le tableau suivant: Vendredi: 181 avances, 179 reculs et 250 titres inchangés.Jeudi: 217 avances, 151 reculs et 254 titres inchangés.Le volume des transactions a totalisé 2.11 millions d’actions, d’une valeur de $16.74 millions.Ce volume était semblable à celui de jeudi, mais la valeur est tombée de $21.91 millions à $16.74 millions.Parmi les blocs de transactions, Magnasonic Canada Ltd.venait en tête, avec 171,800 actions à $1.75.Ensuite: Abitibi Paper Co.Ltd., avec 10,000 actions à $12 5-8.Puis: Union Cas Ltd., 9,600 actions classe A à $8 3-4.Au chapitre industriel, Redpath Industries A a gagné 1 point à $25, Nowsco Well Service 5-8 à $18, Canadian Cablesystems 1-2 à $17 1-4 et MacMillan Bloedel 1-2 à $22 5-8.Crown Trust a perdu 1 point à $21, Schneider Corp, 1-2 à $9 1-2, Asbestos Corp.1-2 a $32 1-4 et Bow Valley Industries 3^8 à $23 3-4.Au secteur minier, Roman Corp.a gagné 1 3-8 à $20 3-8, Denison Mines 3^ à $64 et McIntyre a perdu 1-2 à $32 1-2 chez les pétroles, Ranger Oil Canada a monté de 3-4 à $15 5-8 et United Canso 1-4 à $7 3-8.Alberta Eastern Gas a perdu 3-4 à $15 et Ocelot Industries 3-4 à 117.noo 300 1077 825 z35 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE VtntM Haut Bat Farm.Ch.Induatriatlea 165 ISV/» SV/B 51 Va - % 12000 7 6 6 -2 1600 295 285 285 4600 320 305 320 +15 100 $6’/2 6V2 6Vj 300 141 141 141 + 1 AbltbilO AcmeGas Advocate AgnicoE AgraInd A AhedM Albany 23450 34 Alt East G 23500 S15V3 Alt Energy 15770 Sll^/a Vantas Haut 3000 15 650 S8Ve 500 240 Ch.AltaGas A Alta G C P AltaGF Alcan Alcan pr Algoma St AStel P AII-CanB AllarcoDv AllianceB Almlnex Alumin4pr Alum 3rd p Am Bonza Am Larder Am Eagltf Am Leduc AndresW Ang U Oev Aquitaine Argus Args250p Asamera Asbestos AshIandC Ashland pr Atco A Auric Res 3625 $14V4 170 $603/4 100 S25V4 7220 $263/4 100 $29'/% 1103 $24V0 300 $25H 600 245 300 $10H 2600 $5 30 14^ 11 Va MVa 603/4 25 V4 26^ 19’/% 24H 25Va 240 10H 475 3900 $6 Va 6^ z25 $12 12 400 $26% 26% 11525 $5'/b495 28 26 51 51 7 Va 7 Va $8% 63/4 85 3700 1000 2000 400 1000 350 $193/4 z2 $30V4 z20 $28Va 2300 $9Ve 860 $32 V4 :50 $9% 100 $19 4850 $14 1500 23 31 + 1 15 - % 11% - V4 14V8 - V4 60% 25 V4 + Ve 26% - Va 29% + Ve 24% - % 25Va - Va 245 - 5 10% - Va 475 +25 6% + Va 12 26% + Va 5 28+4 51 - 2 7 Va 8% + % 85 193/4 + % 30V4 AvocaM BPCan Bad Boy Banister C BankBC BKBCr BankMti BankNS Bankeno BCdnNat Bary Expi Becker B p 36000 BellCanad 9279 Bell Apr BellBpr BellCpr Bell D pr Bell 2.28 Bell Can W 63650 BethCopA 200 Bas Farm.15 15 8% 83/4 + % 240 240 + 5 I + Va 1000 100 700 28% 28Va Va 9V8 + 32 V4 -9% 19 + Va 13% + V4 23 + 1 les options Bell Cn Feb 50 5 150 170 155 50V4 Bell en May 50 9 195 2% 2 50V4 Brasen Nov 10 10 90 100 95 103/4 CP Ltd Feb 17,50 1 185 2 2 17% CP LtdM8yl7 50 6 $2'/4 2Va 2Va 17% ImpOl Nov22.50 10 75 90 85 21V4 Inco Feb 35 2 150 170 170 32% Int Pipe Nov15 16 80 100 90 15V4 Int PIp Feb 15 5 115 140 125 15V4 MacBl NOV22.50 13 135 160 140 22Va.MacBld Nov 25 15 35 55 50 22Va MacBld Feb 20 5 $3% 4Ve 4 22Va MacBld Feb22.50 9 $2V8 2% 2Vb 22Va MasFer Nov 30 5 50 65 60 26% Moore Feb 45 4 40 65 65 37% Norand Nov 35 1 $33/4 4 3% 37Va Norand Feb 35 3 $43/4 5 4% 37Va Noranda Feb 40 5 165 190 180 37Va Pac Pet Feb 35 lO 30 50 40 27Va Block Bros BûvisCor Bow Valy Bow-m pr Bramalea Brameda Brascan A BrendaM Bridger Bright A Brinco BCFPpr BCPackB BC Phone BCPh43/4p BCPhôpr BCP7.04P BCP10.16P BruckA Bruck B Brunswk Budd Auto Bulora Cor BurnsFds CAEA Cad Frv Cal Pow A Cal P4p Cal P5p Cal P 5.40 p Cal P 9 80 CalP9.75 Calvert C Mmes Camflo CChibA Camp RL Campau A Campau 7p CanCem A CCeCp CDC pr B CanMait A C Nor West Can Perm CS Pete 1000 $8% 100 $20 20 20 6010 105 100 105 5948 $16 15% 15% - % 8793 $42% 42V2 423^ 160 160 160 + 5 $15Vb 15% ISVa + % 39 39 $5V4 5V4 $50% 50 176 $493/4 493/4 850 $50% 50% 1010 $25Va 25Va 550 $51 50% 2550 $26% 26% $5% 485 $13% 13% 2100 420 1500 86 20575 • 200 370 2217 6677 200 3000 700 100 100 100 1465 Z50 z40 270 610 1075 1100 600 200 1000 420 85 $24% 223/4 $39 39 $5Va 5Va 39 - 7 5V4 - V4 50% 493/4 - V4 50% + % 25V2 - % 51 + V4 26% - Va 5 +10 13% - % 420 86 233/4 - % 39 SVa 110 108 109 - 1 $103/4 10% 10% $8Ve SVe 8Ve + Ve $6% 6V4 6% + Ve $7Va 7V4 7V4 400 400 400 $33 33 33 $20% $13V4 $47Va $62 V4 $18 20% 123/4 47Va 62 17% $26Ve 26% $5 5 200 200 $53/4 53/4 $53/4 13 153 $10% 200 $9% 5200 $103/4 900 $29% Z 26 $423/4 Z10 $523/4 z40 $85V4 20 $101 20% - % 13 - % 47 Va 62 17% - % 26% + Va 5 200 53/4 53/4 13 10% - Va - Va 103/4 103/4 293/4 29% 423/4 423/4 523/4 523/4 85V4 85'/4 101 101 50 SlOOVa lOOVa lOOVa - Va 4000 15 15 15 113000 42 36 39Va+4Va 1100 $63/4 6Va 63/4+% 700 400 390 390 -10 2280 $18 3717 z50 z85 779 z102 2008 5660 7200 17Va 18 + Va CTung CCablesy CdnCel CCManA C Curtis C Ex Gas CG Invest C Homestd Cl Bk Corn CIL Ci PowrA C Malart CManoir A C Merrill CNat R C Ocdental CPInve CPInve pr CP Ltd CPLAp C Reserve .CdnTIre CdnTIreA CUilties C UtiISpr eu 10 V4 C Vickers CandelOil Canron Cara CarlOK Cari A p Cari Bp Carma A Cassiar Cassidy L Celanese CtIFundA Cent Pat ChibKay ChieftanD Chrysler CHUM CHUM B C S 10% CochWill Cockfield Coin Lake Coles Book Cominco ' ComincoA Com Cap C Holiday 1 3350 Comtech 1100 Coniagas ConChm A Con Bath A Con Bathp Con Fardy C Durham CMarben 55380 C Morisn 6300 C Rambler C Rexspar ConDistrb Cons Gas Con Gas B Con GasD Conwest Cornât Ind CorpFood CrFoodA Coseka R Costain R Costin R w Craigmt Crestbrk Cstland Crwn Trst Crush Inti CuvierM CygnusA Cygnus B Cyprus DRGLtdA Dalmy A Daon A Datline Decca R DEIdona Delhi Pac Denison Dickhsn Discovry DistTrA Doman I Dome Dome Pete D Bridge DCitrs A Dofasco A Dofascop D Textie A Domtar Domtar pr DonleeM Douglas L Dunde Pal Dunraie Du Pont V 3300 450 445 445 - 5 775 $17% 17% 17% + % 13a $6% 6% 4% + % z50 $23% 23% 23% 4000 51 51 51 -2 19250 425 420 430 320 $19 10% 11% - % 5106 $6% 6% 6% + % 7064 $27% 26% 27 + % 100 $22% 22% 22% - % 500 $16% 16% 16% + % 7000 26 25 26 +2 500 4M 490 490 +5 1120 $10% 10% 10% - % 700 435 425 435 -15 100 $16V4 I6V4 16% - % 1900 $21 /4 16% + % $36 36 36 - '/4 17 17 17+2 $18% 18% 18% - "Cerémoniis m < ;-k old men" 20 h 30 NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 1280 rue Bleurv 866 1964 Relâche PATRIOTE DE STE-AGATHE: 326^655 Jean Pierre Ferland Samedi 20 h.et 23 h Dimanche 21 h 00 Lundi relâche POUDRIERE: (IleSte-Helène)526-0821 Alpha Beta" de E A Whitehead avec Dawn Green-halgh el Ted Follows Samedi 18 h 30 et 21 h 30.Dimanche et lundi Relâche SALLE WILFRID PELLETIER: Al Martino — Samedi 20 h 30 Dimanche et lundi relâche STUDIO THEATRE: (Ste-Sophie-de-Lacorne) 436-1304 La grande Aurore" de Serge Mercier du mercredi au samedi 21 h THEATRE DE LA FENIERE: (Ancienne Lorette) "La Baraka" de Michel André Tous les soirs 21 h 00 Relâche lundi THEATRE MAISONNEUVE: Jacques Michel — lundi 20 h 30.THEATRE DES MARGUERITES: (Trois-Rivières) 377-3223 Hermine deC Magnier Samedi 19 h 30 et 22 h 30 Relâche dimanche et lundi THEATRE DE LA MARJOLAINE: .Eastman) 297-2862 "Les héros de mon enfance" de Michel Tremblav Relâche lundi THEATRE DU NOUVEAU-MONDE: 84 Ste Catherine O.861-0563 "L'ouvre-boite" de Victor Lanoux Samedi 20 h 00 Relâche dimanche et lundi THEATRE PORT-ROYAL: Relâche THEATRE DES PRAIRIES (Rivière des Prairies) 756-0559 Je veux voir Mioussov" de V.Kataiev Samedi 19 h 30 et 22 h 30 Relâche dimanche et lundi THEATRE QUAT SOUS: 100 E Avenue des Pins 845-7277 Relâche THEATRE DU RIDEAU VERT: 4664 Saint Denis 844-1793 Relâche THEATRE SUN VALLEY: (Ste-Adèle) 229-3514 L'oeuf à la coque de Marcel Frank Mardi au vendredi 21 h Samedi 20 h et 22 h 30 Dimanche 20 h Relâche lundi > I
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