Le devoir, 30 octobre 1976, samedi 30 octobre 1976
Fais ce que dois /fi météos Généralement ensoleillé, venteux par moments.Maximum près de 12.Aperçu pour dimanche: nuageux avec quelques averses et plus frais.votre tempe est précieux.voyagez par avion nollaé ! MÉTRO AVIATION INC Aéroport de St-Huberl 514-678-5610 Vol.LXVIII - No 253 Montréal, samedi 30 octobre 1976 Office marial 25 CENTS Le Comité Beaudry recommande pour les producteurs d’amiante Des mesures d’une sévérité implacable par Gilles Provost L'industrie de l’amiante est parfaitement capable d’assumer seule le coût d’une protection efficace de la santé des travailleurs, et c’est pourquoi le gouvernement devrait lui refuser toute aide technique ou financière, affirme le rapport du Comité d’étude sur la salubrité dans l’industrie de l’amiante, présidé par le juge René Beaudry.Ce monumental document de 915 pages assorties de neuf annexes a été remis hièr au ministère des Richesses naturelles, qui l’a aussitôt rendu public.Le Comité Beauary affirme notamment que: • Le gouvernement doit créer une “Régie de la santé au travail” qui regrouperait toutes les juridictions dispersées et qui aurait pouvoir sur tous les secteurs economiques (droit de promulguer des règlements pour protéger la santé, responsabilité du système d inspection et de surveillance, pouvoir de fermer une ihdustrie dangereuse; • Le gouvernement doit affirmer officiellement que le droit à la santé des travailleurs est premier.Ce droit ne devra pas être assujetti à la viabilité économique de l’entreprise ni négocié ou monnayé selon les lois du marché; • Les normes sur la poussière d’amiante qui devaient entrer en vigueur en 1978 devront être rendues beaucoup plus sévères.La concentration moyenne de poussière ne devra jamais dépasser l’équivalent de deux fibres d'amiante par centimètre cube.On fixe aussi des normes ma- ximales à ne jamais dépasser pour le poids total de poussières, pour le pourcentage d’amiante dans cette poussière et pour Te nombre de fibres dans l’air;' • L’industrie de l’amiante devra cesser d’engager des fumeurs, ainsi que des recrues éprouvant des difficultés respiratoires; • Des comités paritaires sur la salubrité et la santé devraient être créés dans toutes les entreprises qui ont plus de dix employés, et le gouvernement devrait donner à ces comités de réels pouvoirs d’enquête et d'information.Ces comités devraient même pouvoir aller jusqu'à décréter la fermeture d’une usine.• Les médecins d'entreprise devraient être intégrés au système général de santé par l’intermédiaire des départements de santé communautaire dans les hôpitaux régionaux.• L’ensemble de la population devrait être mis en garde contre les dangers inhérents à la manipulation des fibres d’amiante.Outre le juge Beaudry, le comité d’é- tude sur l’amiantose était aussi formé du docteur Gilles Lagacée et de l’ingénieur Laurier Juteau.Il a été créé à l’été 1975 avec tous les pouvoirs d’une commission d’enquête et il a tenu plusieurs audiences publiques, aussi bien à Montréal que dans les principales villes de l’amiante.Les membres du comité ont reconnu hier que leurs “solutions” vont bien au-delà du problème de l’amiante et qu’elles concernent aussi tous les autres milieux industriels et commerciaux du Québec.A Voir page 6: Rapport la campagne.Éparpillement et une lutte comté par comté par Gilles Lesage À deux jours de la mise en candidature, presque à mi-chemin de la campagne électorale, aucun thème d’ensemble ne se dégage, à l’exception du débat “régional sur la loi 22 à Montréal.C’est l’éparpillement, sinon l’émiettement général, la lutte sournoise, comté par comté, région par région.En dépit de la publication des programmes de trois des sept ou huit partis en lice — on ne sait plus trop bien combien il y en aura — tout se passe comme s’il s’agissait d’élections “primaires”, locales, et non pas du choix d’un gouvernement pour les quatre prochaines années.Une telle situation, si elle persiste, favorise les partis d’opposition, d’autant plus qu’elle rejoint l’insatisfaction que l’on ait généralisée à l’endroit du gouvernement Bourassa.En fait, comme le signalait un analyste cette semaine, les deux principaux partis — les seuls qui peuvent aspirer à diriger le gouvernement — misent d’abord sur l’insatisfaction des électeurs: les libéraux espèrent que le sentiment anti-séparatiste de la majorité prévaudra comme en 1973, les péquistes souhaitent que l’impopularité contre le gouvernement se maintienne et que 1 on donne sa chance à "l’équipe au Québec”, mettant entre parenthèse la thèse indépendantiste.Même le débat sur la loi 22 est circonscrit à Montréal, et encore, dans les milieux dits libéraux.C’est à l’intérieur du Parti libéral que les tiraillements se manifestent, alimentés par une presse anglophone exacerbée, ainsi que le signale le solliciteur général, M.Fernand Lalonde.Le PLQ ne veut pas battre en retraite, mais il veut également rassurer les anglophones, que M.René Lévesque presse de ne plus se considérer comme des “otages” des libéraux.Le PQ se tient en marge de ce débat, espérant tirer les marrons du feu.Bien sûr, il est contre la loi 22 et pour l’école française, mais il ne dit mot du contingentement qui fait pourtant partie de son programme officiel.Il dit en substance aux minorités: Ne vous énervez pas, nous ne vous ferons pas de mal comme les libéraux, les con- traintes, elles seront pour les futurs immigrants, ceux qui ne sont même pas la.M.Bourassa a déclenché les hostli-tés, il y a douze jours, en parlant d’un “Canada nouveau” auquel les Québécois sont conviés, et de la nécessité de mettre les syndicats au pas.La publication du programme libéral, en début de semaine, a apporté des précisions utiles sur ces deux plans, mettant de l'avant le concept de primauté législative (tiens, la ^souveraineté” est disparue du lexique libéral) en matière de culture, de communications et d’immigration, assortie d’une limitation au pouvoir fédéral de dépenser, d’une part; évoquant un “pouvoir de réquisition" qui remplacerait l’inionction dans le secteur public, en plus d’un contrôle des principaux votes syndicaux, d’autre part.Mas le débat a tourné court sur les deux plans, même après la joute radiophonique de dimanche, aucun des grands partis n’entretenant le feu qui couve.M.Bourassa se contente de brandir, sous toutes les formes imaginables, la menace séparatiste, et M.Lévesque refuse d’engager le débat sur ce qui fait l’essence même du projet péquiste.Serein, presque olympien, le président du PQ reste sourd aux provocations, se limite à critiquer le gouvernement et à déballer son plein sac de “promesses”, comme un Père Noël: abolition des caisses électorales, réforme de l’assurance-automobile, accessibilité accrue aux soins de santé, et quoi encore.M.Lévesque dit que ce sont là les vraies priorités et qu’il faut apporter des solutions concrètes à des problèmes réels.Fort bien, mais l’indépendance?Il parle d’un ou deux référendums, plus tard, quand le temps sera venu.Le PQ ne s’est même pas donné la peine, à ce jour, de publier un condensé de son programme.Finies les grandes fresques, les chatoiements idéologiques, et place à “l’étapisme”, au pièce par pièce, aux solos.M.Lévesque ne veut même pas entrer dans le dédale des “scandales” du gouvernement en place, car le scandale, c’est qu’il soit là.Mais encore?Même l’amorce de débat sur les finances publi-Volr page 6: La campagne Sécurité au travail: remèdes de Lévesque le week-end par François Barbeau SHERBROOKE — Après les visites hier à Lauzon et à Thetford Mines, il était naturel que M.Lévesque parle de sécurité et de maladies industrielles, des maux et des remèdes.Le bilan de la sécurité et de la santé des travailleurs ces dernières années est assez répugnant, a noté le chef du Parti québécois.Depuis 1970, le nombre des accidents de travail et celui des travailleurs affectés par des maladies industrielles a augmente de 25%.2,700 ouvriers sont morts des suites d’accidents du travail depuis les six dernières années et des centaines de milliers d’autres ont été blessés, mutilés ou atteints gravement par des maladies dont ils ne relèveront jamais.Ces accidents et ces maladies coûtent $1 mil-rd par année en traitement et en réha-litation.M.Lévesque propose une solution fort simple: l’application des lois qui existent à l’neure actuelle mais que ne semblent pas respecter les employeurs.A plus long terme, M.Lévesque envisage une reforme de la Commission des accidents de travail.Il serait important également, selon le chef du PQ.de confier à des repré- sentants des travailleurs une partie de la surveillance des conditions de travail.Parlant devant un groupe de patients et de membres du personnel de l’hôpital d’Youville à Sherbrooke, qui l'avaient attendu sans mot dire pendant près d’une heure, M.Lévesque a souligné qu’un gouvernement péquiste respecterait les employeurs dans la mesure où ces derniers sauront respecter les droits fondamentaux des hommes et des femmes qui tra-vaillènt pour eux.Et parmi ces droits se trouve la sécurité au travail.“Si les grands ou les petits employeurs continuent à montrer du mépris envers les travailleurs, on s’arrangera pour leur en causer, du respect de la sécurité des travailleurs.” Tout frais arrivé de Thetford Mines en hélicoptère, M.Lévesque n’a pu s’empêcher de souligner que le gouvernement et les compagnies d’amiante s'étaient conduits de façon scandaleuse face au problème de l’amiantose.On crie sur les toits que les grèves et les conflits ouvriers coûtent cher, a lancé M.Lévesque.Il est vrai que les gens devront apprendre à se parler de nouveau mais il ne faut pas oublier que Voirpagte: Lévesque Lévesque ne sait pas compter, dit Bourassa par Barnard Deacôtaaux SAINT-JEAN — Placé sur la défensive pour une deuxième journée consécutive, le premier ministre Robert Bourassa a été obligé de faire porter son attaque hier contre l’élargissement des mesures sociales proposé par M.René Lévesque en menaçant le chef péquiste de le ren- peqi voyer sur les bancs d’ecole s’il n'apprend pas à compter.Iberville d’abord, puis à Saint-le che‘.C’est à Jean par la suite, que le chef libéral a ainsi repris son adversaire péquiste en soutenant que les mesures proposées par celui-ci ne coûteront pas $50 millions mais plutôt $95 millions au bas mot.“Cette année le PQ publie son budget morceau par morceau, mais on s’aperçoit que ce sont erreurs par-dessus erreurs, mensonges par dessds mensonges” lance M.Marc Lalonde ne donne pas de consigne Les libéraux fédéraux libres de participer à la campagne par Lise Bissonnette OTTAWA — Malgré son goût prononcé pour définir d’Ottawa l avenir du Québec, le leader provincial du Parti libéral du Canada et député d'Outremont aux Communes, M.Marc Lalonde, n’a pas donné de consigne à ses collègues pour les inciter à se lancer dans la bataille électorale.“Il nous a laissé libres de nous impliquer ou non ", a dit plus précisément un député.- selon un sondage effectué cette semaine à Ottawa, rares seront ceux qui prendront la route pour aller défenare leurs frères provinciaux sur les hustings ou au porte à porte.Mais ils n’en ont pas moins l’impression que leur parti, à sa tête, est “embarqué", selon une stratégie qui vise moins à contrer le Parti québécois dont on ne craint pas véritablement une avance spectaculaire, qu’à encercler chez lui Robert Bourassa.Deux d’entre eux, qui ne fréquentent pourtant pas les mêmes salons libéraux, sont convaincus que leur parti a mis en oeuvre la tactique au “Cheval de Troie” pour surveiller a’a-bord, puis remplacer éventuellement le chef du gouvernement du Québec.Loin d’attirer la sympathie parmi la députation libérale à Ottawa, M.Bourassa provoque plutôt la méfiance, et c’est ce.qui explique le peu de zèle du député de la base à aller en guerre à ses côtés.On se raconte même avec une certaine délectation que M.Paul Desrochers n'est pas étranger à la candidature de M.Jean Mar-chana, et que ce “faiseur de chefs" pourrait bien avoir resurgi en 1976 pour défaire ce qu’il avait fait en 1970.Et c’est effectivement du sommet du Parti libéral du Canada que se sont exprimées, assez spectaculairement au cours de la dernière semaine, les craintes à l’égard des orientations de M.Bourassa.Dans les deux cas, M.Pierre-Elliott Trudeau et M.Marc Lalonde commentaient le départ des trois députés libéraux fédéraux vers la scène électorale québécoise.Dès son retour du Japon mardi soir, M.Voir page 6: Lalonde Bourassa qui auparavant avait affirmé que “M.Lévesque n’est même pas capable de compter comme un enfant de six ans”.Les mesures proposées par M.Léves- 3ue jeudi portent sur la gratuité des soins entaires jusqu'à 18 ans, la gratuité des médicaments pour les personnes de 65 ans et plus sans exception, les soins chiropratiques et les services ambulanciers.Se référant à des études connues ou à des données tirées de sources diverses, M, Bourassa croit que ces mesures coûteraient aux Québécois quelque $95 millions alors que M.Lévesque lui parle de $50 millions.Ainsi à propos de la gratuité des médicaments, suivant les chiffres des Libéraux, il en coûterait $13 millions et non $10 millions.Les soins chiropratiques coûteraient $32 millions au lieu de $20 millions, les services ambulanciers $40 millions au lieu de $10 millions, et les soins dentaires $22 millions au lieu de $12 millions.Voulant se montrer beau joueur, M.Bourassa précise que ces $95 millions pourraient être ramenés à $80 millions si l’on tient compte que certains coûts pourraient être partagés avec le fédéral.Mais, dit-il, il reste quand même une erreur de 60 pour cent.Jeudi soir, M.Bourassa avait aussi tenté de répliquer sur cette question, mais il avait eu la main moins heureuse.Selon lui, la gratuité des soins dentaires constituait une mesure irresponsable.On avait alors relevé que le programme libéral propose aussi une telle gratuité.S’étant aperçu qu’il s’était mal exprimé, il avait expliqué sur l’avion vers Montréal qu’il reprochait au PQ de s’être trompé sur les montants en cause plutôt que les mesures elles-mêmes.La conclusion que tire M.Bourassa consiste à dire que les péquistes sont soit menteurs soit incapables de compter.Heureusement le Parti libéral est en mesure de démasquer ses adversaires, chiffres en main, de démontrer leur incompétence ou leur malhonnêteté.Que ce soit à propos de l’élargissement des mesures sociales ou à propos de Voir page 6: Bouraua Robert Bourassa René Lévesque Rodrigue Biron Les cinq partis politiques en lice amorcent le week-end le plus chargé depuis le début de la campagne et qui sera notamment marqué par l’intense participation des chefs aux assemblées publiques, émissions de radio ét conférences de presse régionales.De plus, le PNP, rÜnion nationale, le Ralliement créditiste et le Parti libéral compléteront leur équipe de candidats.Le premier ministre et chef du Parti libéral, M.Robert Bourassa, débute la journée dans le comté de Bellechasse.Il portera la parole à une assemblée publique, en la salle de l’école élémentaire St-Gervais.Après avoir participé en fin d'après-midi à une émission au poste de radio CJTR de Trois-Rivières, il présidera des assemblées publiques à l’école Laferté (J la-Madeleine, dans le comté plain, puis plus tard à l’école Marguerite d'Youville de Saint-Raymond du comté de Portneuf.Demain dimanche, le chef libéral se trouvera dans les régions de L'Assomption, Berthier et Sorel.Le président du Parti québécois, M.René Lévesque, consacrera cette pre- lu tap de Ch; mière journée du week-end à des activités dans son propre comté de Tail-lon.Demain dimanche, il débute la journée par une conférence publique dans l’après-midi en la salle de l’Immaculée-Conception de Rouyn-Noranda.11 terminera la journée par des assemblées à Jonquière et Alma.Le chef de l'Union nationale, M.Rodrigue BIRON, à l’instar du chef du Parti québécois, consacrera une partie de la journée à son comté de Lotbi-nière.En soirée, il viendra à Montréal, pour une courte visite à une soirée dansante organisée par l'organisation du comté de Bourassa.Il terminera la journée dans les comtés de Dorion et aurier.Demain dimanche, M.BIRON quitte Montréal pour présider des activités dans les comtes d’Huntingdon, Beauharnois et Vaudreuil-Soulanges.Dans l'après-midi, il participera à une première assemblée publique à l’école Labrecque d’Acton vale dans le comté de Johnson et traversera sur la rive-nord du St-Laurent pour tenir des assemblées publiques dans les comtés de Voir page 6: Le week-end i° Jérôme Choquette Camil Samson Nick Auf der Maur Pépin incarcéré par la junte bolivienne par Louis-Giles Francoeur L'emprisonnement de l’ancien président de la CSN, M.Marcel Pepin, par le régime militaire bolivien d Hugo Banzer, a provoqué un branle-bas à la CSN et dans les organisations syndicales canadiennes et internationales.Outre les pressions du président en exercice, M.Norbert Rodrigue, le président du CTC, M.Joe Morris, a demandé au ministère canadien des Affaires extérieures une “intervention énergique’’.Ottawa, pendant ce temps, tentait d’obtenir des précisions sur les accusations portées contre M.Pepin, qui a été emprisonné mercredi pour avoir bravé une interdiction de la junte de tenir une conférence de presse sur le sort fait aux droits fondamentaux de la personne et des organisations syndicales.En l’absehce d’ambassadeur canadien à La Paz, l’ambassadeur du Canada au Pérou a été dépêché en Bolivie pour s’enquérir des accusations et de la "sécurité physique" du détenu, apprenait-on hier de l'exécutif de la CSN.En outre, l’ambassade de Grande-Bretagne en Bolivie tentait de préparer le terrain au représentant canadien en vue d’une éventuelle libération du président de la Confédération mondiale du Travail.Dans la capitale fédérale, un fonctionnaire était désigné pour coordonner les éléments du dossier C’est avec lui que l'état-major de la CSN s’est entretenu une partie de la journée.On sait très peu de choses jusqu'ici sur les circonstances de l’arrestation de M.Pepin La CSN a appris hier l’arrestation de son ancien président, aujourd’hui con-, Voir page 6: Papln • Vous avez manqué des documents importants ?• Vous voulez avoir à portée de la main des statistiques sûres ?• Vous voulez monter votre propre documentation d'un format pratique sur les sujets d'actualité ?LES DOSSIERS DU DEVOIR En venta chez votre dépœitaire et chez votre libraire Carter n’a plus qu’une faible avance PHILADELPHIE (d’après Reuter et AFP) — Apparemment préoccupé par les sondages d'opinion qui montrent que son avance sur le président Ford va en s’amenuisant, M.Jimmy Carter a exhorté hier une foule de 40,000 personnes d’aller voter pour lui le 2 novembre pour éviter quatre autres années de présence républicaine à la Maison-Blanche.Pendant ce temps, la confiance règne dans le camp Ford.Sans aller jusqu’à crier victoire, les conseillers du président Ford estiment qu’il a maintenant de fortes chances d’être élu.Les sondages semblent leur donner raison.La popularité de Jimmy Carter qui en août avait 33 points d’avance sur son rival s'amenuise de jour en jour.Selon les derniers sondages, son avance sur Gerald Ford n’est plus que de 4 ou 5 points.La Californie, l’État le plus peuplé des Etats-Unis, 22 millions d’habitants, mais, aussi le plus inconstant du point de vue politique, va vraisemblablement apporter ses 45 mandats à Ford.Il est vrai que les démocrates californiens auraient voulu voter pour leur gouverneur Edmund Brown et les républicains pour l’ancien gouverneur Ronald Reagan.Mais il y a plus curieux, si l’on en croit Patrick Caddell, directeur du service de sondage de Jimmy Carter, celui-ci va perdre l'Illinois, la Pennsylvanie, l’Ohio et le New Jersey.Ces 4 Etats totalisent 95 mandats et si l'on y ajoute la Californie et les États du Middle-West et les Montagnes Rocheuses, où il part battu, la défaite de Carter paraît inéluctable.Mais il convient d’accueillir avec prudence les sombres prédictions de Patrick Caddell qui est un politicien froid et calculateur Pour beaucoup, le cri d’alarme de Caddell ne correspond pas nécessairement à la réalité et est destiné à secouer l’apathie des nombreux électeurs démo- crates qui encore aujourd'hui demeurent indifférents ou indécis.Il s'agit d’agiter dans les quatre jours de campagne qui restent l'épouvantail de Quatre années supplémentaires de prési-ence républicaine.Carter et son colistier Walter Mondale s’y emploient frénétiquement.Mais un peu partout les sondages menés par des journaux soulignent une érosion de leur popularité.C’est ainsi 3ue dans l'Illinois, État qui depuis plus un siècle a toujours désigné le gagnant, (sauf une fois) l’avance de Carter est tombée de neuf à un point.Voir pagt 6: Cart or OMigafjoqs dépaiyne du Canada t*\ssé & Associés.Ltée Montréal Québoc Troia-RIviéroa Saint-Jaan Granby Sorti Montmagny Victoria* Ma Mont Saint-Hilaira Sainta-Thérèaa 7 / 2 • Le Devoir, samedi 30 octobre 1976 les élections du 15 novembre Le débat des chefs n’aura pas lieu Le débat devant opposer le 5 décembre à la télévision les chefs des cinq principaux partis politiques n'aura pas lieu.À la suite du refus de MM.Bou-rassa et Samson de participer au débat dans les termes proposés par Radio-Canada, le projet a été tout simplement annulé.Dans un télégramme adressé au premier ministre, le chef de l’information-TV à Radio-Canada, M.Louis Martin déclare: “Nous devons constater que nous ne pouvons obtenir l’accord de tous les partis sur la formule proposée, en conséquence, il nous est impossible de présenter le débat, et nous le regrettons.” La formule proposée par Radio-Canada voulait une rencontre entre MM.Bourassa et Lévesque pour la première demi-heure, en complétant les deux heures de l’émission avec la participation de MM.Biron, Samson et Choquette.Les chefs du PQ, de l’UN et du PNP avaient tous trois accepté l’invitation.Quant à M.Bourassa, il préférait s’en tenir à la formule du débat qui l’a opposé à René Lévesque au poste de radio CKAC dimanche dernier contre un adversaire à la fois avec un seul modérateur et discuter de sujets déterminés à l’avance.Depuis que Radio-Canada a proposé aux chefs de partis de participer a un débat télévise, le chef de l’Union nationale, M.Biron ne cesse de défier le premier ministre de l’affronter “n’importe où, n’importe quand”.Créditistes fédéraux dans la campagne Les relations entre créditistes provinciaux et fédéraux étaient plutôt mauvaises depuis que M.Réal Caouette avait imposé en 1973 M.Yvon Dupuis à la direction du Ralliement créditiste.Il appert que la retraite de M.Caouette a favorisé la réconciliation des cousins créditistes d'Ottawa et du Québec.Un porte-parole du parti provincial soutient même que les créditistes fédéraux sont actifs dans tous les “points forts” du Québec et aideront l’equipe de M.Samson à reprendre du poil de la bête.A titre de preuve, on indique que c’est M.Camil Samson qui présidera l’ouverture du congrès qui se tiendra à Ottawa les 6 et 7 novembre pour le choix d’un successeur à M.Réal Caouette.L’Halloween jeu d’enfants?C’est dimanche, jour de l’Hallo-ween, vieille fête celte qui remonte dans la nuit des temps.Déguisés en revenants et en sorcières, les fêtards allaient d’une habitation à l’autre terroriser les braves gens et leur soutiraient de l'argent, de la nourriture et d’autres faveurs.Personne ne croit plus aux sorcières et ce sont des fruits et des bonbons que les enfants quémandent de porte a porte le soir de l’Hallo-ween.Pourtant, l’Halloween des Celtes est peut-être en train de revivre.Il y a des gens qui terrorisent leurs concitoyens avec des histoires de sorcières.C’est du moins ce que laisse croire un grand placard aux couleurs de l'Hallo-ween.dans la vitrine d'un comité libéral de la rive-sud et qui dit: “Non au séparatisme." C’est complet au PQ Le Parti québécois a choisi jeudi son HOème candidat en vue des élections du 15 novembre.La moyenne d'âge est d’environ 43 ans.Le Parti libéral confluera dimanche par le choix des candidats dans Pointe-Claire et Notre-Dame-de-Grâce.11 reste en outre à désigner un candidat dans Saint-Jacques, où une première panne d'électricité a donne un sursis aux dirigeants du parti qui cherchent à écarter M.Frank Shoofey.11 ne manque que quelques candidats pour compléter les équipés unionistes et créditistes.Pour le PNP, le recrutement apparaît pénible et l'équipe compterait tout au plus une soixantaine de candidats.tre le comportement de MM.Bourassa et Ford.Après avoir parlé de Mme Thérèse La voirie plutôt que Lavoie-Roux, le chef libéral a qualifié d'irréaliste la promesse du PQ d étendre à 18 ans la gratuité des soins dentaires.11 avait, semble-t-il, oublié que le programme de son parti s'engage également à élargir le vase des bénéficiaires de la gratuité des soins dentaires.En cela, M.Bourassa fut imité par son ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Guy St-Pierre, qui a rejeté, mercredi soir à Montréal, toute formule préférentielle d’achat pour les gouvernements.C’est pourtant un principe que consacre je programme de son parti pour favoriser la petite et la moyenne entreprise.Biron au NPD! Le chef du PNP, M.Choquette, participait jeudi à un débat-midi à l'université Concordia de Montréal.En écoutant l’intervention d'un confrère, les étudiants anglophones furent étonnés de constater qu’il situait M.Rodrigue Biron à la tete du NPD-Québec.Ce qui porte à croire que le battage publicitaire qui accompagne les périodes électorales ne suffit pas nécessairement à renseigner les électeurs.La tournée des ministres Le solliciteur général, M.Fernand Lalonde, préside ce matin à Québec la réunion annuelle des substituts du procureur-général.Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, participe ce soir à la partie d huitres annuelle des pompiers de Ville St-Laurent et le ministre des Finances; M.Raymond Garneau est l'invité d une soirée d'Halloween dans son comté de Jean-Talon.Au PQ aussi on vole bas Au Parti québécois, c'est un peu comme avec Ben Payeur du PLQ; ça vole bas et ça brasse.Pour le transport des journalistes affectés à la couverture de la tournée de M.René Léves-ue.le PQ a loué un appareil DC-3 qui ate de 1942 et qui sfest signalé pendant la dernière guerre mondiale au-dessus de l'Europe.Le vieil oiseau à la peinture écaillée rouge, blanche et noire compte plus de 13,000 heures de vol et au moins dix changements de moteurs.Près de la porte arrière, on trouve cette inscription: “Dispose d'un radar”.Volant de concert avec le vieux DC-3 des journalistes, c'est un bimoteur plus rapide et brillant, un Hyper Navaho, qui transporte en toute securité le president du Parti québécois.Ils les ont à l’oeil La Provincial Association of Protestant Teachers (PAPT) examine d'un oeil circonspect bon nombre des candidats qui participent à la campagne électorale.“Nous n'appuyons officiellement aucun parti, a expliquéTM.Don Peacock, nous cherchons plutôt à obtenir des réponses aux questions qui intéressent chacun de nos membres enseignants.” Lalonde dénonce le chef de l’UN Le solliciteur général du Québec, M.Fernand Lalonde, estime que le chef unioniste, M.Rodrigue Biron, est un “irresponsable et un fumiste”, en ce que ses déclarations sur la loi 22 diffèrent selon qu’il s'adresse à un auditoire francophone ou anglophone.Gautrin réprimandé Une entreprise périlleuse C’est dans la région du Nord-Ouest que la campagne électorale québécoise a fait ses premières victimes.Les libéraux avaient choisi M.Paul Lachapelle pour les représenter dans le comté d Abitibi-Est à la place du député sortant Roger Houde, affecté par une affaire d'entorses à la loi électo-1 raie.Le Parti québécois, de son côté, avait réélu le candidat de 1973, M.An-?; tonio Bruno.Tous deux frappes par la maladie, ils furent hospitalisés.Il a \ fallu dénicher, à quelques heures d'a-vis, deux nouveaux adversaires.Un homme d'affaires de Val d’Or, Paul ; Violette, fera la lutte pour les libéraux, tandis qu'un technicien en architec-' ture, Jean-Paul Bordeleau, briguera N les suffrages sous la bannière du Parti \ québécois.Un représentant du Québec au Congrès du travail du Canada, M.Jean-Paul Rivard, s’est dit outré de la décision du NPD-Québec de faire la lutte au Parti québécois.En qualifiant cette décision d'aberrante, M.Rivard prévient M.Henri-François Gautrin qu’il a ordonné au CTC de cesser de déduire des cotisations pour le NPD.Le fédéralisme est rentable! Informé par ses stratèges que le doute persiste au sein de l'électorat québécois, le vice-premier ministre et ministre de la Justice, Me Gérard-D.Lévesque, a cru bon de réitérer une idée qu'il avait défendue avec brio, il y a 21 ans, à sa première élection dans Bonaventure: "Nous croyons qu’il est avantageux pour le peuple du Québec de demeurer dans l'ensemble canadien." L »v H Sur la trace de Gerald Ford Les bourdes du président américain Gerald Ford sont trop connues pour qu'il soit utile d’insister.A mesure que la campagne évolue, les journalistes assignés à la tournée du premier ministre québécois ne peuvent s’empêcher de faire des rapprochements en- -V À défaut du frère Le chef du PNP, Me Jérôme Choquette, se serait trouvé comblé si l’ex-ministre Claude Castonguay avait adhéré à son parti.Il devra se contenter du demi-frère, Pierre Castonguay, qui sera candidat dans le comté de Port-neuf, après avoir milité de nombreuses années au sein du Parti libéral.PIERRE O'NEILL George Springate combattra la loi 22 au nom des libéraux dans Westmount par Gérald LeBlanc Craignant le ressac linguistique chez les anglophones, le Parti libéral du Québec a réussi le tour de force de présenter' dans Westmount un des plus farouches c,.sants à la loi 22, M.George Springate.Après une courte retraite d’une semaine, l’ancien député de Sainte-Anne de 1970 à 1976, a en effet annoncé hier qu’il avait accepté de défendre les couleurs libérales dans la circonscription de Westmount.L’ancien botteur des Alouettes de Montréal ne voit pas de contradiction entre son opposition à la politique linguistique du gouvernement Bourassa et sa candidature au sein du Parti libéral.Participant hier matin à l’émission de John Robertson, son bon ami avec qui il avait mené la campagne contre la loi 22 à la station CFCF, M.Springate a dit que la décision de se présenter dans Westmount n'était venue qu’après une période de “dure agonie”.“J’ai décidé de continuer à me battre, a-t-il ajouté, et c’est à l’intérieur du Parti libéral que je peux avoir encore plus d’influence pour taire modifier la loi 22”.M.Nick Auf der Maur, candidat dans Westmount et président de l’Alliance démocratique, voit d’un mauvais oeil l’arrivée de cet adversaire de taille.“Ça m’enrage un peu de constater le manque d’éthique et de moralité du Parti libéral qui est prêt à n’importe quoi pour garder le pouvoir”, a dit M.Auf der Maur, lors d’une conférence de presse donnée pour commenter la candidature de M.Springate.Le conseiller municipal de Montréal estime que M.Springate a déjà démontré que son opposition n’avait pas empêché le gouvernement Bourassa d'adopter la loi 22."Springate revient aux conditions de Bourassa et non aux siennes”, a ajouté M.Auf der Maur.Le candidat unioniste dans Westmount, M.Harold Fairhead, s’est dit déçu et triste de voir Springate, “un bon ami", faire la girouette pour dépanner M.Bourassa.“L’électorat est cependant trop intelligent, a-t-il ajouté, pour ne pas s’apercevoir que c’est Bourassa et non Springate qui mène le parti libéral et sa politique linguistique.” Même John Robertson abandonne son compagnon d’arme lors de la croisade anti-bill 22.malgré l’amitié le liant à M.Springate, l'animateur de CFCF a dit qu’il ne voterait pas libéral dans aucun comté, y compris celui de Springate.Un seul de la vingtaine d appels reçu hier à l’émission de lignes ouvertes de CFCF était favorable à M.Springate, à qui on a reproché notamment d’être utilisé pour faire les “basses oeuvres” de M.Bourassal Habitues aux candidats de la haute société, tels les Kevin Drummond et Bud Drury, les électeurs de Westmount s’accommodent par ailleurs plutôt mal du tribun populiste qu’est demeuré George Springate.Ce dernier estime cependant que ses chances de faire modifier la loi 22 sont meilleures que jamais, puisqu’il n’est plus seul avec John Ciacia, candidat dans Mount Royal, à dénoncer de l’intérieur la politique linguistique du gouvernement Bourassa.On retrouve en fait un éventail de toutes les positions sur la loi 22 parmi les candidats libéraux: Mme Thérèse Lavoie-Roux demande un renforcement à la faveur des francophones en réitérant son appui à la position du Conseil supérieur de l’éducation qui voulait qu’on réserve l’école anglaise aux enfants des anglophones; les ministres Jean-Paul l’Ailier et Fernand Lalonde défendent la législation de leur parti; le renfort venu du fédéral, MM.Marchand et Mackasey, réclament des assouplissements; au moins deux députés sortants, MM.Jean-Noël Lavoie et George Kennedy, sont maintenant favorables a un retour à la loi 63.Et le chef de cette mosaïque, M.Bourassa promet de rester fidèle à "l’essentiel”, quitte à ajuster les “modalités”.D'autre part, le premier ministre a indiqué hier au correspondant du DEVOIR à bord de l’hélicoptère le conduisant de l’Ile-Perrot à Iberville, qu’il avait donné son accord à la candidature de M.Springate dans Sainte-Anne ou Robert Baldwin.Il a donc la même bénédiction du chef pour le comté de Westmount où il est finalement atterri.L’opposition farouche de M.Springate à la loi 22 n’inquiète pas M.Bourassa outre mesure: “ce ne sera pas pire qu’avant", a-t-il dit hier.Le débat linguistique continue donc à alimenter la campagne électorale chez les anglophones et 1 Association des femmes d’action de Notre-Dame-de-Grâces a organisé un débat entre les représentants de tous les partis dans trois comtés du West Island: Darcy McGee, N.D.G.et Westmount.Cette assemblée contradictoire se tiendra au Manoir de N.D.G., au 5319, Avenue Notre-Dame-de-Grâce, à 20 h le lundi 8 novembre.Signalons enfin la venue possible d’un autre personnage bien connu des observateurs de la guerre linguistique, M.Robert Beale, qui s’est signalé dans le conflit de Saint-Leonard.Il sera probablement candidat libéral dans Robert Baldwin, représenté depuis 1973 par M.Jean Cournoyer qu’on a préféré rapatrier dans le comté francophone de Richelieu afin de présenter aux anglophones du West Island un candidat plus adapté à leur vision linguistique.M.Springate a d’ailleurs affirmé qu'il avait lui aussi quitté Sainte-Anne pour des raisons similaires, soulignant que les mutations de population avaient réduit considérablement le pourcentage anglophone du comté.“Mon attitude à 1 endroit du bill 22 sera sans doute mieux acceptée à Westmount", a ajouté l’ex-policier de Montréal.George Springate Sous un régime péquiste Tout sera à peu près gratuit pour les “bâtisseurs de notre société” par Marie Laurier Une civilisation se juge à la façon dont elle traite ses personnes âgées et à cet égard le Parti québécois propose toute une série de mesures destinées à témoigner respect, reconnaissance et justice aux “bâtisseurs de notre société”.Ces derniers, sous un régime péquiste, vivront au paradis terrestre.ou presque.Tout sera a peu près gratuit: les médicaments.les soins sanitaires, les services à domicile, le transport en commun.Pour ce qui est du logement, les loyers seront proportionnés au revenu et il injectera les fonds nécessaires à la construction d’unités d'habitation à prix modique.Il s'occupera de la réfection de maisons désaffectées mais encore solides pour abriter les doyens dans.leurs quartiers.Le député sortant Claude Charron, candidat dans Saint-Jacques et critique de l'opposition officielle sur les questions sociales, a dénoncé l'inertie du gouvernement Bourassa qui n'a investi qu’un million de dollars depuis six ans pour la restauration de maisons dans la métropole.Il a aussi accusé la Société centrale d'hypothèques et de logement d’avoir deux politiques différentes selon qu'elle s'applique au Québec ou dans les autres provinces: ainsi au début de 1975, le Quebec avait érigé 8,911 unités d’habitations à loyer modique comparativement à 40,409 en Ontario.Pourtant, dans la seule circonscription de Saint-Jacques, a souligné M.Charron, 14% des citoyens ont plus de 65 ans et souffrent d'une grave pénurie de logements.Le centre d'hébergement de la rue Sainte-Catherine d'Alexandrie ne suffit pas aux besoins, malgré ses 110 logements; 650 couples attendent désespérément des places.De son côté, le docteur Camille Laurin, vice-président du Parti québécois et candidat dans Bourget, a dénoncé la politique du ministère des Affaires sociales en matière de santé.Il a fait la genèse des coupures budgétaires dont sont affligés les centres hospitaliers depuis janvier 1976 allant jusqu’à réduire de 2,000 lits leur capacité d'accueil et à fermer les salles d'urgence, pour conclure que ces morcellements successifs prouvent que le Québec est en bien mauvaise posture financière.Le déficit de plus d’un milliard de dollars le prouve amplement, a dit le Dr Laurin.Ce dernier a alors promis aux nombreuses personnes du troisième âge présentes à la conférence de presse donnée au local des Petits frères aes pauvres, rue Garnier, que le Parti québécois redresserait cette situation en éliminant “l'argent gaspillé par le Parti libéral en favoritisme, patronage, corruption et entreprises de luxe".“Cet argent sera plutôt employé, a-t-il poursuivi, à mettre sur pied un réseau de services infirmiers, domestiques et de repas chauds pour les citoyens âgés".Il a rappelé ou’un récent sondage a démontré que les plus de 65 ans désirent avant tout rester dans leur foyer et posséder les moyens d’être autonomes, et cela dans une, proportion de 80%.Une autre “priorité" de la politique du Parti québécois à l’endroit des personnes âgées et décrite dans une brochure intitulée "Le troisième âge a besoin d’un vrai gouvernement" est celle du transport en commun gratuit dans les villes et des tarifs réduits dans le cas des déplacements interurbains.Et c’est le candidat dans Saint-Henri, M.Jacques Couture qui a dé- ( N Marchez.Ça vous fera une belle jambe.Marche*.D*i »u)ourd’hul.^ fendu ce thème, lui oui avait déjà ete le coordonnateur de la lutte de groupes dé citoyens en faveur de la réduction du prix dans les autobus et le métro de Montréal.“La gratuité du transport, a-t-il dit, est un instrument mobilisateur essentiel pour donner à nos aînés la possibilité de participer activement à tous les milieux de la vie communautaire, plutôt que de les caser dans des ghettos et de nous priver de leur sagesse, de la richesse de leur expérience.” Les personnes âgées de plus de 65 ans constituent 25% des membres du Parti québécois, soit 22,793 dont deux centenaires, un nombre aussi considérable que celui des 25 à 34 ans qui comptent pour 27% de l’effectif.Mme Lise Payette, candidat dans le comté de Dorion, a exposé clairement déjà qu'elle “allait se battre à mort pour ou'un gouvernement péquiste s’occupe des vieillards” et elle en fait elle-meme une de ses priorités.La semaine prochaine, elle exposera à son tour la politique du PQ sur la condition féminine.Outre les candidats cités, on remarquait hier la présence de d'autres aspirants pé-quistes au scrutin du 15 novembre: M.Gérald Godin (Mercier) et M.Gilbert Paquette (Rosemont).LES PROFESSEURS DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL SONT EN CRÈVE DEPUIS DEUX SEMAINES POURQUOI ?NOS PATRONS REFUSENT DE NÉGOCIER NOUS VOULONS • Le maintien des droits et prérogatives de la Commission des études ainsi que sa composition, à titre de “principal organisme responsable de l’enseignement et de la recherche à l’université".• Le maintien des modes de représentation des professeurs à cette même Commission.• Le maintien de l’évaluation des professeurs par leurs pairs avec droit de recours.• Le maintien et la précision de notre droit de grief pour tout ce qui touche nos conditions de travail.• Le maintien d’un régime de perfectionnement et l’institution d’un régime de congés sabbatiques.• L’amélioration des congés parentaux (maternité, grossesse, adoption) et la mise sur pied de garderies sur les lieux de travail.• Des salaires décents.*V • La diminution Immédiate du pourcentage des cours donnés à la leçon.L’assurance d’une augmentation du nombre d’enseignants réguliers avec l’accroissement de la population étudiante.AU SUJET DU DROIT DE GRIEF NOUS DEMANDONS .Que chaque professeur puisse en appeler par grief d’une décision prise à son égard par l’administration, relative aux conditions de travail, prévues ou non dans la convention collective, et notamment en ce qui concerne l’évaluation, l’acquisition de la permanence, le non-renouvellement de contrat, etc.La convention collective actuelle garantit ces droits.Nous vouions les voir maintenus et précisés.NOTE: Même si l’exercice de ces droits de grief sur certains aspects était sujet à l’appréciation de l’arbitre, ces droits existent dans la convention de 1973 et touchent non seulement les questions de procédure, mais également les questions de fond et d’effets.Néanmoins certaines dispositions de cette convention, notamment l’article 11.05 (permanence) permettaient à l’administration de faire une interprétation restrictive de ces droits: Nous voulons éliminer toute équivoque, confirmer ces droits dans toute leur portée et maintenir les pouvoirs actuels de l’arbitre.La Syndicat daa Professeurs de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ-CSN) * 4 i < A LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 30 octobre 1976 % 'V> Présidente d’honneur de la campagne de l’Unicef, Mme Margaret Trudeau a fait hier une répétition générale de l’Halloween en compagnie de ses fils Michel, qu’elle tient dans ses bras, Sacha, coiffé d'un bonnet blanc, et Justin, portant un masque noir.Rappelons que c’est ce soir que nous revenons à l’heure normale de l’est.À minuit, il faudra reculer horloges, montres, pendules d’une heure.(Téléphoto CP) Vers un règlement à l’IlOAM et à Laval Les grèves qui se poursuivent depuis quelques semaines à l Université Laval, à Québec, et à LUniversité du Québec, à Montréal, pourraient bientôt connaître un heureux denouement.Dans le premier cas c’est aujourd’hui en effet que les membres du Conseil de Luniversité doivent étudier pour approbation un texte de convention collective qui, semble-t-il, a tputes les chances d’être accepté par les professeurs dans les prochains jours.Le texte présente les offres “globales et finales” que le Conseil a ratifiées jeudi soir, après deux jours de délibérations à huis-clos, par 33 voix contre 10.Si la direction de Laval en arrive à un accord aujourd'hui sur la formulation des Voir page 6: Laval week-end Aujourd’hui A 10 h, marche du Rallye tiers monde Québec 1976, en solidarité à la campagne de Cen-traide, à partir de la polyvalente del’Ancienne-Lorette, a Québec.• À 14 h, consécration de l’église orthodoxe serbe Sainte-Trinité, 349, ave Melville, à West-mount.• De 15 h à 17 h, séance d’information publique du Conseil de la santé et des services sociaux de Montréal métropolitain, en l’auditorium de l’hôpital Montreal Children’s, 2300, rue Tupper.• A 18 h 30, conférence du ministre Marc La-londe au banquet de la conférence "En route TnTïiiT u! y m par les experts de g .IfIC I Ai.Bttimation gratuite ni: 324-8106 Gouttières pour tous genres de construction.• REVETEMENTS • RÉPARATIONS OIS TOITS 76” des YMCA, en l’hôtel Windsor de Montréal.A 19 h, congrès annuel de l’Association québécoise des professeurs de français, à la polyvalente Compagnons de Cartier, à Ste-Foy.A 20 h, bal de charité annuel du club Richelieu-Chomedey de Laval, en l’hôtel Château-Champlain.• Stage de formation pour administrateurs bénévoles, organisé par le Conseil régional des loisirs de la Rive-sud, à l’hôtel Le Saint-Laurent de Longueuil.• Fête annuelle des anciens du collège Marie-Victorin; dégustation de vins et fromages et soirée dansante, au 7,000 Marie-Victorin à Montréal-Nord.• 6e week-end biblique du diocèse de St-Jean sous le thème "Le bonheur: une négociation permanente”’, au cégep Édouard-Montpetit à Longueuil.• Le 25e congrès annuel de l’Association des commissions scolaires Outaouais-Papineau se poursuit au Château Montébello.Demain A 11 h, fête de Foi et Lumière pour handicapés mentaux, à l’Oratoire St-Joseph; messe suivie d’un dîner et d’un échange.• A 14 h.mini-congrès du Rassemblement des citoyens de Montreal du quartier Ste-Anne, au 2365, rue Grand-Tronc.• A 15 h, ouverture officielle du congrès de huit jours du Conseil international des économies régionales, à l’Université de Sherbrooke.A 15 h, inauguration officielle du collège Montmorency de Laval.475, boul.de l’Avenir.• A 19 h 30, assemblée publique pour la libération de Marcel Pépin, organisée par la CSN et le Çonseil central de Montréal, au 2,000, rue Parthenais.• Début d’un congrès de quatre jours de la Federation of Automobile Dealer Associations, à l’hôtel Reine-Elisabeth.Un centre de réhabilitation pour ex-détenus crée une polémique à Joliette par André Tardif JOLIETTE - La ville de Joliette revit-elle la pénible polémique qui a secoué Granby il y a deux ans?Jusqu’à cette semaine du moins, l’implantation d’un centre régional de réhabilitation our ex-détenus à Joliette v passionnait eaucoup plus l’opinion puolique que la campagne électorale provinciale.Il y a un mois, les citoyens apprenaient, certains avec une méfiance étonnée, d’autres — en majorité semble-t-il — avec plus de sérénité, que leur ville allait compter une institution de plus en ses murs: le “Centre Réalité”, administré et dirigé par une société privée composée de huit citoyens bénévoles.La polémique a débuté lorsque M.Adrien Levasseur, directeur général du Centre, pria le conseil municipal de lui accorder un permis de location pour une maison sise au 638 du rang Base-de-Roc, un endroit paisible dans la périphérie de la ville.Selon M.Levasseur, un travailleur social avec formation en criminologie, il s’agissait là d’une formalité puisque le conseiller juridique de la société et principal animateur d’une campagne de sensibilisation, M.André Asselin, l’avait rassuré sur la légalité du geste.La maison est un édifice de trois etages et compte environ 25 pièces; construite en 1895, sise au milieu d’un parc de 400 arpents, elle servait jusqu’à tout récemment de foyer d’hébergement pour les autochtones.Le conseiller municipal de la région, M.André Beault, a même mis son siege en jeu pour défendre le projet.L’opposition est surtout regroupée autour de Mme Janine Longval, de la paroisse Saint-Jean-Baptiste où est situe le centre.Mme Longval a polarisé l’opinion, dans un plaidoyer très émotif, autour du fait que les femmes du secteur ne pourraient plus jamais y vivre en sécurité.“Ça fait partie de nos épreuves, dit M.Levasseur.La plus grosse crainte des citoyens semble reliee aux délits sexuels possibles.Or, nous ne voulons pas d’exdétenus ayant été condamnés pour un tel délit.D'ailleurs, ils sont plutôt rares dans la région.Nous ne voulons pas non plus de malades, car ce ne sera pas un hôpital.Ce que nous désirons, ce sont des gens sains qui veulent s’en sortir”.Il explique que l’idée du centre a été lancée il y a deux ans, à la lumière entre autres de statistiques indiquant que les quatre districts judiciaires de la région, ceux de Joliette, de Montcalm, de Ber-thier et de L’Assomption comptaient plus de 400 personnes purgeant une sentence quelconque dans une prison.“L’implantation d’un centre du genre n’est plus nouvelle, ajoute M.Levasseur.Il s’agirait du 14ème au Québec, qui en compte à Montréal, Québec, Hull, Granby, Chicoutimi et bientôt Sher- brooke.Il y en a au moins 200 au Canada, dans l’Ouest surtout où la formule s’est révélée très efficace.Il s’agit simplement de réhabiliter un ex-détenu aussi près que possible de sa ville d’origine”.Il précise que le Centre Réalité reçoit des appuis de plus en plus nombreux, y compris celui des maires de Joliette, de Notre-Dame-des-Prairies et de Granby, du curé de la paroisse impliquée, de juges, d’avocats et de plusieurs autres notables, et surtout d’anciens détenus.“Financièrement, le bureau du Solliciteur général du Canada nous a promis une subvention que nous attendons.Nous aurons également droit à un per diem pour chaque résident.Une souscription privée va bon train et cette semaine encore, nous recevions un don de $3,400.C’est très réconfortant.” M.Levasseur ajoute que le centre, où l’onprévoit accueillir un maximum de 15 résiefents, est actuellement en période de rodage.Une équipe multi-disciplinaire s’y par Clément Trudel Il n’est pas question de demander à la Régie des installations olympiques de reporter indéfiniment la construction du mât et la mise en place du toit du Stade olympique, a déclaré hier le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, durant une séance au cours de laquelle le conseil étudiait une motion du conseiller Paul Cliche (RCM) en ce sens.Le maire l’a emporté par 28 voix contre 14, ce qui n’a pas empeché le conseiller Cliche de fustiger le “scandale” qui fait ue, malgré la promesse faite par le prési-ent de Ta RIO, M.Claude Rouleau, de procéder à des études de rentabilité, il y a tout de même eu des appels d’offres pour le mât et la toiture.M.Rouleau avait fait cette promesse devant la commission parlementaire qui étudiait le dossier olympique, a souligné M.Cliche.M.Drapeau a fait savoir que depuis que le stade est ouvert aux visites tarifiées, on a perçu des recettes de $250,000; ce qui prouverait que Ton peut arriver à financer le Stade, et à le remplir en certaines occasions.Il a ajouté que la mécanique pour la mise en place du mât a été commandée, que la membrane du toit a même été livrée et qu’il ne saurait être question d’enrayer la réalisation de ces projets.perfectionne dans la méthode réalité-thérapie, mise au point par un Américain, M.mlliam Classer.“Nous avons déjà un résident avec qui travailler.Notre équipe comprend un criminologue, un éducateur, une psychologue, un génagogue, un sexologue ainsi qu’un animateur en l’occurrence un ex-détenu.Nous recherchons aussi un couple sans enfant pour l’entretien et la cuisine, ce qui contribuerait à créer l’esprit de famille désiré.” Une feuille de règlements a également été préparée, que devra signer le résident qui s'engage, entre autres, à informer la direction de ses allées et venues lorsqu’il quitte le Centre, à prendre ses repas en commun, à tenir sa chambre propre et à éviter toute violence.Une surveillance de 24 heures par jour est exercée par le service d’animation.Il y a deux semaines, 26 notables de la région, dont l’évêque du diocèse, Mgr René Audet, assistaient à une réunion Un mémoire de la RIO, en date du 23 août — mémoire cité par le conseiller Fainstat — établit à $70 millions le coût de parachèvement du Stade.Une autre motion du conseiller Cliche demandait que l’on pensât à afficher une plaque ou à ériger un monument aux 12 travailleurs morts sur le chantier olympique.Elle a cédé la place à une résolution unanime souhaitant que la RIO donne suite dès que possible a son projet de plaque.Les autres sujets abordés à cette séance spéciale du conseil touchent, par exemple, quelques projets d’habitations à loyer modique pour personnes âgées.Tour à tour, les conseillers du RCM reprochent à l'administration l’absence de consultation avec les représentants des districts visés et avec la population.Dans Notre-Dame-de-Grâce par exemple, on signale que les ersonnes âgées représentaient en 1971 4% de la population, presque le double de la moyenne générale à Montréal, et le conseiller Fainstat s’est plaint hier de découvrir “par hasard" un rapport (incomplet) mentionnant cinq emplacements possibles pour un HLM dans son district.Une première maison, le Mayfair, avait rapidement fait le plein de personnes âgées dans un district où il y avait 1,100 demandes pour seulement 103 logements subventionnés.d’information convoquée par M.Asselin.“Il n’y a aucun doute que le public a la responsabilité de soutenir une telle oeuvre de réhabilitation, a déclaré Mgr Audet hier.C’est un projet auquel l’Église participe de plain-pied en demandant aux prêtres de toutes ses paroisses de collaborer en tentant de sensibiliser les citoyens à la dimension sociale du problème des exdétenus."On sait que 84% des détenus actuels sont des récidivistes, mais preuve est faite que 90% des cas sont récupérables, même parmi les plus difficiles, lorsqu’ils reçoivent un traitement sérieux.” Mgr Audet se pose toutefois certaines questions sur la rentabilité, le financement et le sérieux du Centre Réalité, pour lequel il aurait souhaité une formule plus discrète et embrassant moins de monde.Il se demande également pourquoi les gouvernements ne s’impliquent pas davantage dans un projet du genre.L'administration, par le conseiller Lamarre, promet de passer à une consultation avec les intéressés dès janvier 1977.Mais Mme Ginette Kerouack, du RCM, a exprimé la crainte qu’il ne s'agisse d'une politique de fait accompli, une fois de plus.Michael Snow au Musée des Beaux-Arts Michael Snow, internationalement connu comme cinéaste, photographe, peintre et sculpteur, présente ce soir au Musée des Beaux-Arts de la rue Sherbrooke un concert de jazz improvisé, avec le concours de Larry Dubin (percussion) et Nobuo Kubota (saxophone).Les amateurs de cinéma et de peinture ui connaissent les oeuvres de Michael now auront ainsi l'occasion d’entendre pour la première fois ici un concert de jazz conçu par cet artiste polyvalent.Le concert commence à 20 et a lieu à l'auditorium Maxwell Cummings.Le mât du stade sera élevé sans délai additionnel UNE NOUVELLE COLLECTION DU DEVOIR • Vous avez manqué des documents importants ?• Vous voulez avoir à portée de la main 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d’organiser avec les cinq chefs de parti n’aura pas lieu.Nous serons donc privés d’une émission qui aurait contribué à enrichir l’information électorale.Certes, les hommes politiques en portent partiellement la responsabilité puisqu’ils ont tendance à exiger des règles à toutes fins utiles inapplicables.Mais il incombe pourtant à Radio-Canada de concevoir des formules vraiment équitables.Reconnaissons qu’il est difficile d’organiser une véritable discussion à cinq.On comprend toutefois M.Camil Samson quand il s’élève contre le traitement de faveur réservé au premier ministre et au chef du Parti québécois, quand il refuse les conditions d’un débat au cours duquel les leaders des tiers partis n’auraient pas eu la faculté d’interpeller MM.Bourassa et Lévesque.En temps d’élections, les porte-parole des formations politiques devraient être sur un pied d’égalité.Cette équation se révélant impossible dans le cadre du débat proposé, il valai mieux y renoncer.Mais d'autres formules auraient pu être retenues, notamment celle que Téle-7 de Sherbrooke avait réussi à offrir en 1973: cinq chefs interrogés à tour de rôle par des journalistes.Sur les sondages enfin, on observe depuis quelque temps dans les milieux de presse une prudence extrême, en partie attribuable aux séquelles de la guerre des maisons de sondage du printemps dernier.Il n’en reste pas moins que les sondages et leurs résultats constituent une information et qu’en refusant d’y recourir la presse se prive et prive ses lecteurs de renseignements valables.Il y a là une forme indirecte et subtile de censure, comme si les journalistes craignaient que les sondes scientifi- 3ues, bien utilisées naturellement, ne contre-isent leurs analyses et ne finissent par les remplacer.Mais c'est là une question complexe sur laquelle il serait utile de revenir.Michel ROY bloc-notes La filière sud-cbréenne Dans une lettre datée du 6 octobre et adressée au président Park Chung Hee, 154 parlementaires américains soulignent l'érosion des relations américano-sud-coréennes, conséquence, disent-ils, des décisions arbitraires de Séoul violant les droits de l'homme.Cette lettre, remise au gouvernement sud-coréen, selon un porte-parole du département d’État, a été rendue publique le 27 octobre seulement, alors que venait déjà d’éclater un scandale qui risque d'éclabousser une centaine cfe parlementaires et de personnalités de tout premier plan aux États-Unis.Il n'y a aucun lien entre les deux éléments, la lettre à Park et le scandale, sinon d'expliquer pourquoi des Sud-Coréens avaient besoin de fournir aux Américains une nouvelle affaire Watergate.La comparaison est loin d etre excessive si l’on pense au nombre et à la stature de tous ceux qui y sont apparemment impliqués, si l’on pense à tous les "tiroirs dont certains sont à peine entrebâillés actuelle- parJEAN MARTUCCI Il existe dans la Bible un livre surprenant, composé deux ou trois siècles avant Jésus-Christ, mais d'une étonnante actualité, même en plein vingtième siècle, parce que avec un implacable réalisme, il fait le procès des limites de tout ce que les hommes prennent souvent pour le bonheur.À qui pense trouver le bonheur dans le travail et un débordement d'activités, l’expérience de Qohélet apporte son témoignage critique: "Moi, je déteste tout le travail que j’ai fait sous le soleil et que je laisse .a mon successeur.Et qui sait s’il sera sage ou insensé?.Mieux vaut une poignée de repos que deux poignées de fatigue.On ne peine que pour manger et pourtant 1 esto-* mac n’a jamais son content".Certains, au lieu de travailler ; dans le présent, croient pouvoir trouver le bonheur dans la con-: templation nostalgique de ce qui se ?faisait hier.Qohélet leur donne tort "Ne dis pas: Pourquoi le passé fut-il meilleur que le present1 car ce n'est pas une question inspirée par la sagesse”.D’autres ne jurent que par ce qui est nouveau et se réfugient totalement dans l’avenir.Mais ils se bercent ment.En clair: c’est trop gros pour être "électoral”, et c’est tellement gros qu’il faudra attendre bien après les élections pour que toutes les ramifications de cette “filière sud-coréenne" soient connues.C'est le Washington Post qui, le premier, dimanche dernier, a donné l’alarme.Il n’a pas fallu longtemps au New York Times pour emboîter le pas et “sortir” à son tour telle et telle facette de l’affaire: depuis l’énigmatique Moon jusqu’à T'homme d’affaires’ Park Tong Sun, "locomotive” de la vie washingtonienne qui avait au nombre de ses familiers les figures les plus prestigieuses de la scène politique fédérale.On apprend ainsi que Robert Dole aurait joué de son influence pour la cause de Radio Free Asia, que Gerald Ford était dans le décor, que le nom de Richard Nixon sur la liste incriminante, est gratifié du chiffre "500" — ce qui signifierait $500,000.Il s'agit donc d’une affaire de trafic d’influence, d’achats de complicités d'illusions: "Ce qui fut, cela sera; ce qui s’est fait se refera; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil".L’utopie ne dispense pas des problèmes présents: "Qui observe le vent ne seme point et qui regarde les nuages ne moissonne pas .Même l’après-mort, qui peut bien faire l’objet d’un audacieux pari, ne relève pas de l’évidence et d’une certitude rationnelle capable de satisfaire pleinement ' intelligence.À premiere vue et sans preuve du contraire, "le sort de l’homme, c’est le sort de la bête, c’est un seul et même sort, car l’un meurt et l’autre aussi.Ils ont le même souffle tous les deux.La supériorité de l'homme sur la bête est nulle, car tout est vanité.Qui mènera l’homme voir ce qui sera après lui?".Qohélet n’est absolument sur que d’une bien maigre chose: “Ce que, moi, ie reconnais comme bien, c’est qu’il convient de manger et de boire.et personne n’a de pouvoir sur le jour de sa mort".L’argent?“Qui aime l'argent n'en a jamais assez et qui aime Tai-sance manque toujours de revenus".D'ailleurs, “où abondent les biens abondent les parasites" et “la satiété du riche ne le laisse pas dormir".Quant à l'amour, le coeur humain y reste bien médiocre: parlementaires pour faire mousser la cause sud-coréenne passablement ternie par les abus du regime répressif de Park Chung Hee.Il s agit aussi, vient-on de découvrir, de harcèlement que la KCIA (K pour coréen, et CIA pour le reste), grace à ses agents affectés à l'ambassade sud-coréenne à Washington, infligerait aux ressortissants sud-coréens, installés aux États-Unis, activité évidemment illégale.11 s agit entin d une ramification qui se perd du côté du Pentagone où (un porte-parole du département de la Défense l’a confirmé jeudi soir) des fournisseurs sud-coréens et des fonctionnaires américains avaient forgé, depuis 1969, des contrats “bidon d'un montant de 24 millions de dollars.-Imaginons maintenant le tableau: extorquant ces millions au contribuable américain, les manipulateurs sud-coréens recyclent ces sommes dans le circuit politique américain pour “graisser la patte” à des parlementaires pour promouvoir la cause de Séoul.En cours de route, certains intermédiaires devaient se “dédommager”, sans doute, mais la combine est conçue de main de maître: faire payer l’Américain — du moins en partie — pour A "L’homme ne connaît ni l’amour ni la haine, et les deux sont vanité devant lui”.La science?“Beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin.Plus de savoir, plus de peine’v.La religion elle-même ne donne pas automatiquement le bonheur: “Il n’existe qu’un même sort pour tous, qu'il s'agisse du juste ou du méchant, du pur ou de l’impur, de celui qui offre des sacrifices ou de celui qui n’en fait pas.Il arrive la même chose au bon et au pécheur, à celui qui fait des voeux comme à celui qui craint d’en faire”.La mort atteint tous les hommes, qu’ils croient ou ne croient pas, qu’ils pratiquent ou ne pratiquent pas.Qohélet est un croyant.À ce titre, on peut s'étonner qu’il ait parlé comme il Ta fait.Mais, pour s’en scandaliser, il faudrait croire qu’il est interdit au croyant de se poser des questions franches et courageuses face à la vie.Qohélet refuse toute consolation à bon marché.Il aime mieux porter le poids des vraies questions, partagées avec ceux qui ne croient pas, qu’entretenir la sécurité facile des fausses réponses.Heureux qui a le courage de regarder en face les limites de la condition humaine.C’est un premier pas vers les Béatitudes évangéliques.L’ancien et le nouveau__ Le procès du bonheur débaucher ses propres élus.L’autre tableau qui se précise d’un Moon bénéficiant de contributions charitables pour servir la cause de Séoul n’est pas moins odieux.Il faut à ce stade-ci faire la part des choses: ce n’est pas parce que le nom d'un parlementaire figure sur une liste que cet homme est corrompu.Les fameux chiffres inscrits en regard de noms aussi prestigieux que Hubert Humphrey, Barry Goldwater et autres signifient-ils l'ordre de grandeur du “cadeau" en numéraire — ce que démentent les intéressés — ou la somme que les manipulateurs sud-coréens étaient convenus de payer pour les “convaincre”?De même, rien n’interdit de penser que des noms ne soient inscrits sur une liste “lâchée” dans le circuit juste pour éclabousser tels hommes politiques en particulier.En d’autres mots, il est urgent que toute la lumière soit faite, mais comment pourrait-on, en ce moment précis, ouvrir des couvercles de marmites puantes sans que la campagne électorale en soit affectée?Ici encore, on pense à l’affaire Watergate, à ce qui avait commencé avant que les électeurs n’aillent aux urnes donner une incroyable victoire à Richard Nixon! Apparemment, il ne s'agirait plus de savoir si ce scandale à tiroirs est le plus grand et l'un des plus ravageurs qu’on ait connus, mais de découvrir dans quelle mesure les manipulateurs sud-coréens étaient au service direct du chef du régime de Séoul.Depuis Moon jusqu’à Park Tong Son — disparu des États-Unis et dont la télévision a donné de saisissantes images à son arrivée mouvementée à Tokyo — en passant par le directeur de Radio Free Asia, Bo Hi Pak, tous semblent être des familiers du président sud-coréen.Bien plus, une certaine presse tend à établir que Park Chung Hee est lui-même à l’origine de ce scandale mené tambour battant — et depuis des années — par les services secrets du régime.On n'aura pas manqué de noter que la période retenue chevauche à certain moment l’affaire Watergate.Et ce qui fait mal à relever est que certains des plus acharnés de l’enquête sur le Watergate, ceux qui, au nom de l’assainissement des moeurs politiques et au nom du contribuable américain, ont “débarqué" un président, étaient peut-être, au même moment, à l’une ou l’autre des issues de la filière sud-coréenne! Après le Watergate, ce scandale fait encore plus mal.Sans donner dans la politique de l'autruche, il y a peut-être lieu de se réjouir que tout ce linge sale n’a pas été déballé dans son entier à quelques jours des élections présidentielles: ça n'aurait fait que confirmer des millions d’Américains dans leur abstentionnisme alimenté à leur écœurement envers tout ce qui touche la politique et les politiciens! Georges VIGNY ____________Tribune libre________ "?es insinuations sans fondement au sujet du Rapport sur l'Assurance-automobile par JEAN-LOUIS GAUVIN ¦ Actuaire, l’auteur de cette réplique à des propos que tenait ici même le bâtonnier du Quebec le 26 octobre fut président du Comité d’étude sur l’Assurance-automobile au Québec.Le rapport du Comité d’étude, communément appelé le Rapport Gauvin, fut remis au gouvernement Bourassa en 1974.Monsieur le directeur.Le bâtonnier du Québect Me André Brassard dans une lettre publiée le 26 octobre dernier traite des conclusions du rapport du Comité d ’étude sur l ’assurance-automobile et prétend même que les auteurs n’ont pas protégé les droits fondamentaux du citoyen.Dans ce texte, le bâtonnier à plusieurs reprises simplifie drôlement le problème.Il oublie que le rapport du Comité d’étude sur l’assurance-automobile est non seulement l’oeuvre d'un actuaire dont la formation selon lui est déformée, mais représente la réflexion d’un groupe ayant eu un mandat de s’assurer que les droits des citoyens sont respectés et je cite une partie importante de ce mandat: “déterminer dans quelle mesure les pertes subies à l’occasion d’accident d’automobile tant à l’individu qu’à la société en général sont justement compensées par le système actuellement en vigueur et équitablement réparties entre toutes les parties concernées.” Ce mandat fut confié à des personnes de diverses formations et dont deux membres étaient et sont encore de formation juridique et membres du Barreau du Québec.Il s’agit de Me Jean-Marie Bouchard et de Me Claude Belleau.De plus, le secrétaire du Comité de même que plusieurs membres du personnel étaient des membres du Barreau.Que souvent l’on fasse référence au président d’un tel Comité est peut-être normal mais on ne devrait pas oublier qu’il s’agit d’un travail où d'autres personnes ont fourni un apport considérable à ce sujet.Aussi lorsque le bâtonnier souligne qu’à son avis aucun avocat ou juriste ne peut accepter qu’on abolisse le concept de la responsabilité de l’individu, il n’a pas raison.D’ailleurs le Comité a recommandé que l’indemnisation soit indépendante du concept de la responsabilité mais il n’a jamais recommande que les individus ne soient pas responsables envers la société de leurs actes.Le rapport vise à assurer que l'indemnisation soit adéquate, que tous les automobilistes contribuent au fonds d’assurance avec des primes justes et raisonnables, le tout dans un régime administré efficacement.Ce n'est pas le rôle de l'assurance de punir ceux qui peuvent avoir enfreint la loi, c’est le rôle des tribunaux par des lois appropriées.Je n'entends pas par la présente reprendre le débat avec le bâtonnier mais lui rappeler que plusieurs juristes au Québec, en Ontario et dans plusieurs pays du monde ont des vues semblables à celles énoncées dans le rapport du Comité au niveau du droit à l’indemnisation.Nécessairement pour d’aucuns, lorsque leurs intérêts sont en cause, on note rapidement une diminution de leur objectivité.La population du Québec n’est pas dupe à ce point et réalise que le Barreau dans ce dossier cherche à protéger avant tout les intérêts de ses membres.Dans un autre ordre d'idée, lorsque le bâtonnier souligne que le rapport a été rejeté par “la majorité des secteurs concernés cfe la collectivité québécoise”, il fait sans doute référence aux groupes qui ont leurs intérêts à défendre, dont le Barreau, puisqu'à ma connaissance il n’y a pas eu de véritable consultation de la population sur ce sujet avec tout l'éclairage nécessaire à un problème aussi complexe.Finalement, le bâtonnier fait référence au fait que Claude Castonguay et le soussigné sont des associés professionnels, ce qui est le cas présentement.Toutefois il importe de souligner les faits suivants qu’ignore sans le moindre doute monsieur Brassard: a) Le travail effectué par monsieur Claude Castonguay dans le domaine des professions a été fait au sein d’une Commission d’enquête dont faisaient partie plusieurs personnes de formation différente et notamment des personnes de formation juridique.Monsieur Claude Castonguay et le soussigné n’étaient pas associés lorsque le travail en question a été fait.De plus le contrôle des professions découle d’une loi votée par l'Assemblée Nationale et n’est pas l’oeuvre d’un seul individu.b) Pendant la période où le travail du Comité d’étude sur l’assurance-automobile a eu lieu, monsieur Claude Castonguay n’était pas associé avec le soussigné.Nous vivons dans une société en évolution comme le souligne monsieur Brassard, et les concepts d’autrefois doivent s’adapter aux circonstances et aux besoins d'une société moderne.Quant au comportement des individus, il semble qu’il s’adapte plus difficilement lorsque leurs intérêts sont en cause.Montréal, le 28 octobre 1976.lettres au DEVOIR À propos d’un article de Pierre Bourgault Monsieur le directeur, C'est avec étonnement que j'ai lu dans l'édition du 28 octobre du Devoir un texte de Pierre Bourgault, titré “La vraie cause de la mort du Jour”, texte d'abord publié dans le magazine NOUS.J'ai été étonné pour deux raisons.La première, c'est que personne ne m’a demandé, comme il est d usage de le faire, la permission de reproduire ce texte.La seconde est plus grave: Pierre Bourgault a consacré sa chronique à l'étude de la disparition du Jour dans un numéro de NOUS dont il m’était impossible, à l'époque, de prévoir qu'il serait en vente en même temps que se déroulerait au Québec une campagne électorale d'une extrême importance.Or, extrait de son contexte et reproduit dans votre quotidien, ce texte prend une tout autre dimension et semble — je dis bien semble — confirmer certaines des thèses du "Premier ministre sortant", comme le dit René Lévesque.Ce qui est, vous l’avouerez, fort éloigné de la réalité.LE DEVOIR occupe, dans notre société, une place trop importante pour qu'on accepte sans protester que certains s’y livrent à des manoeuvres aussi transparentes et aussi manifestement de mauvaise foi.Je suis déçu, monsieur le Directeur, d’avoir à vous souligner que vous seriez sans doute le premier à condamner ce genre de pratiques si on s'y livrait ailleurs.Et je continue à croire que LE DEVOIR, quelle que soit son orientation politique, doit user dans les combats qu'il mène d’armes plus conformes à ce qu’il convient d'appeler l'éthique professionnelle.René HOMIER-ROY Rédacteur en chef de “Nous”.Montréal, le 28 octobre 1976.P.S.: C’est nous faire beaucoup d’honneur que de laisser croire qu’un texte de Pierre Bourgault aura plus de rayonnement dans LE DEVOIR que dans Nous.C’est fiar contre nous étonner que de aisser sous-entendre que le texte aurait pu être different si nous n’avions pas été en campagne électorale.M.Bourgault aurait-il des opinions différentes selon qu’on est en campagne électorale ou en temps ordinaire?Nous nous excusons auprès de M.Ilomier-Roy de n’avoir pas sollicité au préalable son autorisation.Il nous avait semblé qu’en identifiant clairement la provenance de l’article nous collaborions au rayonnement de sa publication.Il nous arrive assez souvent d’emprunter à d’autres publications, mais en identifiant toujours la source, des opinions qui nous ont paru percutantes.D’ordinaire, on nous en remercie.Ce genre de pratioue est d'ailleurs courant dans la presse quotidienne, du moins en ce qui touche la reproduction d’opinions émanant de personnalités politiques ou de journalistes en vue.On le pratique très souvent à notre endroit, sans que nous y voyions matière à nous plaindre.C.R.Questions à M.Bourassa M.Ryan, Il me fait plaisir d'accepter l'invitation que vous lanciez à tous ceux que l'élection du 15 novembre intéresse et en même temps d'ajouter quelques mots à l'article de M.Bernard Descoteaux paru dans Le Devoir du lundi 25 octobre en page 2.Avec la majorité écrasante du premier ministre M.Bourassa et la liberté de finir son mandat, pourquoi décréter des élections?.Pourquoi aussi çes belles promesses d'aide aux personnes âgées quand on se permet de ridiculiser.devant une assemblée de gens de tout âge, l'honorable Bel-lemare, députe de Johnson.Quelle honte y a-t-il d'avoir 64 ans?Même M.Bourassa aura un jour cet âge.Pourquoi avoir tant peur de revenir aux années de Duplessis uand au lendemain des élections e M.Lesage, on a tout de suite dit: "La Belle Province".Il était donc fier de ramasser cet héritage, n'est-ce pas?Serait-il possible de savoir exactement dans quelle situation financière se trouve le gouvernement Bourassa?J en aurais beaucoup à dire mais je me limiterai à ces quelques observations bien nécessaires à une payeuse de taxes.Lucie BOUCHARD, enseignante retraitée Ville Dégelis, le 26 octobre 1976.M.Ryan, où donc avez-vous remisé votre objectivité?M.Claude Ryan Il va sans aire que votre exposé de la situation financière du Québec clarifiera pour bon nombre d'entre nous, lecteurs, les données contradictoires citées par MM.Bourassa et Lévesque lors du débat raaioditiusé de dimanche dernier.Les précisions que vous apportez à ce sujet émanent des milieux des mieux informés, et les plus aptes à déterminer l'avenir économique et financier du Québec.Elles vous ont sans doute paru essentielles à une évaluation logique et raisonnée de ce même avenir.Nous sommes assurément nombreux à le reconnaître.toutefois c'est là que devra s’arrêter toute association idéologique, ou plus simplement logique, qui aurait pu sembler, de prime abord, prometteuse.Il est inconcevable qu'un homme de votre intelligence s'acharne en queloue sorte a défendre l'indéfendable et ose reporter le poids des erreurs admi- nistratives d'un gouvernement sur ceux qui l'ont élu.Ce gouvernement a été élu avec une majorité écrasante, certes, mais le peuple québécois a cru voir en lui un gouvernement responsable.qui n'en a eu que l'allure, convenez-en! Dire que les Québécois ont voulu que leurs employés du secteur public jouissent des garanties d'indexation les plus élevées de tout le pays: dire qu'ils ont voulu ue leurs administrateurs publics, éputés et hauts fonctionnaires soient les mieux payés du pays; dire qu'ils ont voulu qu'on leur or-anise la plus grande fête sportive e tous les temps; dire qu ils ont voulu l'augmentation des coûts de la Baie James et quoi encore trahit non seulement les aspirations réelles des Québécois mais passe aussi sous silence la bêtise d’un gouvernement en qui, sous la menace d'un séparatisme soi-disant socialisant.Us ont eu toi.Vous qui vous targuez d'une si grande objectivité, où donc l’avez-vous remisée lors des deux dernières campagnes électorales?Peut-être a-t-on raisoji de dire que ça ne peut plus continuer comme ça.Jacques TAKY Hull, le 26 octobre 1976 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier.Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne: $52 par année; six mois: $28.À l'étranger: $57 par année; six mois: $31; trois mois: $19.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.35 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec.TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).v 1 Le Devoir, samedi 30 octobre 1976 • 5 des idées des événements des hommes -Information de l’électorat et sondages pré-électoraux Qu’y a-t-il à craindre d’une information plus précise et correcte sur les intentions de vote des électeurs?L'innovation que constitue le sondage pré-électoral a atteint le niveau provincial au Québec trente ans après avoir été introduite aux États-Unis et vingt ans après l’avoir été dans les pays européens.En France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et dans quelques autres pays d'Europe, depuis les années cinquante, les électeurs ont eu accès aux résultats de sondages pré-électoraux lors de chacune des élections nationales.Il en est de même aux États-Unis lors de chaque campagne présidentielle depuis 1936.Au Québec, au cours des campagnes électorales fédérales de 1957, 1958, 1962, 1963, 1965, 1968, 1972 et 1974, et au cours des campagnes électorales provinciales de 1970 et 1973, les électeurs ont eu accès aux résultats de sondages pré-électoraux commandés et publié par les média.Pourquoi ne publierait-on pas de sondage pré-électoral cette année?Dans le milieu du journalisme québécois, l'opinion actuelle semble plutôt défavorable à la publication de sondages pré électoraux.On croit que ces sondages influencent l'électorat et nuisent au parti X ou au parti Y.On croit que les électeurs ont déjà trop d'informations: pourquoi les troubler davantage! On croit que les sondages n'intéressent qu'une minorité: à quoi bon se donner le mal de réaliser un sondage si ses résultats n’intéressent que 15% ou 20% des lecteurs de la presse quotidienne?On se demande même si les instituts de sondage ou les chercheurs spé-; cialisés en sociologie électorale offrent des garanties suffisantes de riglieur scientifique.Toutes ces questions ont été posées dans les autres pays industrialisés, il y a quinze, vingt ou trente ans.Et on y a répondu: on publie toujours des sondages pré-électoraux! Il n’y a rien d’anormal à se poser les mêmes questions au Québec en 1976, mais il ne faudrait tout de même pas créer une commission royale d’enquête sur le sujet.L’invention de la roue par les Chinois n'a pas dispensé chacune / des autres nations du monde d’inventer sa .roue nationale avant d’adopter le principe \ de la roue.Aucune innovation n’est acceptée sans débat.Mais dans ce débat sur les sondages québécois, les conclusions se font vraiment attendre.Les Américains ont tenu leur propre débat national sur la publication des sondages à la fin de la dernière guerre quand Truman, que les sondeurs tenaient pour • battu, a été élu contre Stevenson.Le Canada anglais a tenu son débat national sur la publication des sondages il y a quinze ans déjà, en 1962, quana les sondeurs (à l’exception de deux jeunes professeurs nés à Montréal) ne sûrent prévoir la poussée créditiste et l’élection d’une équipe libérale minoritaire.Au Québec, le débat sur les sondages a commencé en 1970 et il perdure.Et contrairement à ce qui s’est produit ailleurs, ce débat s'oriente vers une restriction du droit de publier des sondages.Au Québec, les organisateurs de tous les partis sont, en général, défavorables à la publication des sondages.Le Parti Québécois s’est même engagé à “interdire toute publication et diffusion de sondages électoraux sept jours avant le scrutin" (page 7 du programme, édition 1975).Les journalistes sont tout aussi défavorables, sauf exceptions.Les journalistes de la région d’Ottawa se sont officiellement prononcés, le 26 octobre 1976, contre la publication de sondages en période électorale.Ils rejoignent, ce faisant, la récente décision de Radio-Canada et des quotidiens La Presse et Le Soleil.Les revues spécialisées (Public Opinion Quarterly, aux États-Unis Sondages, en France, etc.) ont publié déjà les résultats En 1973.le P L., l’U.N.et le P.Q.avaient fait leurs propres sondages préélectoraux quand les journaux ont publié les résultats des sondages qu’ils avaient eux-mêmes commandés.Tous les résultats concordaient: les militants informés n’ont pas osé dire qu’ils avaient été défaits par les sondages.En 1973 en effet, en plus des sondages privés des partis, il y a eu quatre sondages commandés par les médi différents de lia, publ En septembre, un sondage du Centre de tant influencés par ce type d’information ?[ue par les données d'un sondage scienti-ique.Le problème, c’est que le sondage du Star ne révèle pas le pouls de l’électorat de Notre-Dame-de-Grâce alors qu’il prétend le faire.Le scrutin du 15 novembre montrera si l'électorat de Notre-Dame-de-Grâce ne vote pour le P L.que dans une proportion de 10%.Même parmi les collaborateurs des maisons de sondage ou les spécialistes de sociologie électorale que l'on trouve à l’université, rares sont ceux qui possèdent ____________par.ANDRÉ BERNARD ¦ Professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal, André Bernard est l’auteur d’un ouvrage d'introduction à la politique québécoise et canadienne, publié aux Presses de l’UQAM sous le titre “La politique au Canada et au Québec”.M.Bernard présentait dans cette page le 28 octobre une étude sur les circonscriptions qu'il conviendra de surveiller de près lors de l’élection générale du 15 novembre prochain.En ce qui touche les intentions des média relativement aux sondages pendant la présente campagne électorale, nous croyons pouvoir assurer M.Bernard et nos lecteurs que, nonobstant une certaine opinion négative qui a circulé dans divers milieux de presse, quelques sondages auront lieu d’ici le 15 novembre.L'un de ces sondages sera fait sous les auspices conjoints du Devoir et de deux autres média bien connus.C.R.de sondages sur les sondages.Même récemment, en 1974 et 1975, les journaux français ont mené des enquetes sur l’influence et l’intérêt des sondages.Ces recherches révèlent que l’information fournie par les sondages préélectoraux s'ajoute aux autres informations disponibles et contribue ainsi à la rationalisation des décisions que prennent les électeurs informés.Une faible, très faible proportion de l'électorat déplace son choix a la suite d'un sondage, mais les déplacements d’intentions de vote s’effectuent dans plusieurs sens de sorte que l’effet net est à peu près nul.S'ils ne modifient pas leur choix, les électeurs le rationalisent; leur choix leur paraît plus rationnel et cela leur fait plaisir.Ils sentent que leur décision est fondée sur une connaissance plus étendue de la réalité.L’intérêt pour les sondages est considérable chez ceux qui s’informent et aiment s’informer.C’est ce que révèlent les sondages sur les sondages.Les sondages et les élections de 1970 et 1973 au Québec En 1970, l’Union nationale a déclenché les élections sans avoir fait effectuer un sortdage sérieux au préalable.Il paraît que les dirigeants de l'Union nationale ignoraient que Télectorat avait “lâché” le gouvernement de M.J.J.Bertrand.Les organisateurs unionistes l’ont appris par les journaux, quand fut publié le sondage “incroyable” qui annonçait ce qui s’est effectivement produit quelque temps plus tard.Quelques militants ae l’U.N.et du P.Q.ont dit qu’ils avaient “été défaits par les sondages ! h‘seditions la presse et te roman ie sam M souvenir ROMAN LE SANG DU SOUVENIR 1240 pages I par Jacques Brassard L'oeuvre appelle la connivence, réveille les coins douloureux de la conscience endormie, dérange, séduit et convainc.(.) Le Sang du souvenir lentement s'écoule par cette blessure’ incurable qui s'appelle la vie (.) Jacques Brossard s'affirme comme écrivain, ce qui est beaucoup, et comme écrivain original.(.) Réginald Martel, La Presse L'écriture et l'inspiration dans Le Métamorfaux brillaient à la fois parleur authenticité et leur incontestable originalité (.) D'emblée, ce premier livre d'un écrivain déjà mûr et bien en possession de ses moyens imposait Brossard comme l'un de nos auteurs les plus sérieux et les plus singuliers.Singularité qui se manifeste de nouveau dans le roman qu’il vient de publier Le Sang du souvenir.(.) Fête de l’interprétation, c'est-à-dire fête de la lecture et fête, par conséquent, de l’écriture.Un beau, un très beau livre.François Ricard, Le Devoir *!• les éditions En vente partout $6.50 recherche sur l’opinion publique (C.R.O.P.) annonçait que le P.Q.était le choix de 26% des électeurs, le P.L.celui de 52% et l’U.N.celui de 13%.En octobre, trois sondages furent réalisés: le 8 par une équipe de chercheurs de l’Université Laval, le 13 par une équipe réunissant des collaborateurs de l’Université du Québec (UQAM), de l’Université McGill et de l’Université de Montréal, et enfin, quelques jours avant le scrutin, par le C.R.O.P.Tous les trois trouvaient que le P.Q.avait l’appui de 30% des électeurs, mais que le P.L.et l’U.N.perdaient en populatité au fur et à mesure de rapproche des élections.Finalement, le 29 octobre, le scrutin a eu lieu: le P.Q.avait toujours 30%, le P.L.avait récupéré les appuis perdus et il obtenait 55%, alors que la chute de TU.N.s’était poursuivie et que le Ralliement créditiste avait maintenu ses positions.Le Quebec n’est pas si différent: pas plus qu’ailleurs les sondages n’y ont modifié les grandes tendances de l’électorat.L’expertise nécessaire La réalisation d’un sondage n’est évi demment pas à la portée de chacun.Il s’agit en effet, dans le cas présent, de révéler le pouls de mil’ions d’électeurs, ce qui ne change pas du jour au lendemain et que le scrutin viendra mesurer de façon définitive.Quand le journal The Montreal Star raconte sur deux pages qu'il a interviewé 30 personnes sur la rue Sherbrooke près de Monkland dans Notre-Dame-de-Grâce et 3ue seules trois d'entre elles ont dit avoir écidé de voter pour Bryce Kackasey (27 octobre 1976, page 1), son sondage fait les manchettes aussi bien qu’un sondage scientifique.Les électeurs sont tout au- lettres au DEVOIR l’expertise nécessaire pour réaliser mieux qu'un sondage “sommaire”.Ce qu’on fait généralement ici, au Québec, c’est un sondage correct, représentatif, mais entaché d’une marge d’erreur supérieure à 1%, fondé sur des entrevues téléphoniques, et imperméable à toute analyse poussée.C'est-à-dire un sondage “sommaire".Aucun des sondages publiés dans le passé par les média au Québec n’est allé au-dela d’une description des intentions de vote de l'ensemble de l'électorat et au-delà d’une analyse superficielle des facteurs explicatifs de ces intentions de vote (dans le cas du sondage le plus approfondi, celui de l'équipe Latouche, Cloutier, Carlos, en 1973).On pourrait souhaiter la publication de sondages qui révèlent les tendances du point de vue de la représentation parlementaire (proportion des sièges plutôt que simple proportion des votes) ou qui analysent en profondeur les motivations des diverses catégories d’électeurs.Mais cela coûterait très cher.Mais le désir d'atteindre l’excellence ne devrait pas servir de motif à ceux qui refusent tout sondage.Un sondage '‘sommaire ”, comme ceux qui ont été publiés dans le passé, présente déjà beaucoup d’intérêt.L’expertise québécoise Un sondage électoral "sommaire" peut être réalisé facilement par les principales organisations existantes ou par des équipes de spécialistes de sociologie électorale.Les sondages publiés en 1970 et 1973 étaient des sondages "sommaires" réalisés avec de tout petits budgets, mais ils étaient relativement corrects^ quoique les échantillons auraient dû etre élargis, compte tenu de la diversité des options et du nombre des catégories d’analyse.Rien n'interdit de répéter l’expérience.On pourrait même faire beaucoup mieux, moyennant un meilleur budget, si on mettait en commun l’expertise des chercheurs spécialisés et l’infra-structure des maisons les plus importantes.Une douzaine d’organisations spécialisées dans les sondages opèrent actuellement au Québec; la plupart se cantonnent dans le secteur lucratif des études de marchés mais quelques-unes ont déjà l’expérience de sondages électoraux, C.R.O.P.et I.Q.O.P.notamment, ainsi que les maisons américaines (Harris, Gallup, etc.) et les deux organismes universitaires que sont le Groupe de recherche sociale (le plus ancien organisme du genre au Québec, fondé en 1956 et le Centre de sondage de l'Université de Montréal.Le coût financier des sondages électoraux Alors que, selon la table des probabilités, il faut un échantillon d’environ 1,500 pour représenter adéquatement l'électorat québécois dans un sondage ne comportant que quelques questions d’attitudes, il suffit de 2,500 personnes pour obtenir le même degré de précision au niveau de l’électorat américain, qui est cependant 30 fois plus considérable que l’elec-torat québécois.Un budget de $20,000.00 environ permet de réaliser un sondage “sommaire" sur les élections présidentielles américaines, mais il faut $12,000 environ pour réaliser le même sondage lors des élections parlementaires du Québec.C'est le total des recettes de vente des exemplaires d'un numéro d’un quotidien comme LE DEVOIR! Au Québec, on a raison d'y penser à deux fois avant de commander un sondage.Mais cette question du coût pourrait se résoudre par des formules de collaboration.soit entre plusieurs journaux, soit entre un journal et une université (le sondage servant alors les objectifs de la recherche universitaire, que l'Université finance).Cela s'est déjà fait.Ce serait d’ailleurs le seul moyen de financer des sondages plus poussés, avec un échantillon plus substantiel, permettant une analyse plus approfondie des facteurs qui expliquent les comportements électoraux.Le choix: laisser courir les rumeurs et les “sondeurs" de coin de rue, ou, au contraire, informer correctement les électeurs Mais, au-delà des réflexions sur les aspects techniques ou budgétaires que nous venons de signaler, il faut engager la réflexion sur la qualité et l’exactitude de l'information Même s’ils ne réalisent pas tous des sondages privés, les partis, depuis quatre ou cinq ans, en commandent suffisamment pour que la rumeur s'empare des bribes d’information qui filtrent ici et là.Il paraît que.On a dit que.Et voilà que circule une information incomplète, biaisée, incontrôlable! Ce type d’information influence tout autant l'electeur que le feraient les résultats d'un sondage scientifique.Par ailleurs, on fait la manchette avec le sondage réalisé par des personnes bien intentionnées au coin d’une rue ou au cours d'une émission radiophonique.Ce type de sondage ne reflète pas la réalité de l'opinion qu’il prétend révéler, pourtant il constitue une information.Pourquoi préférerions-nous ce type d’information (rumeurs, sondages auprès de piétons)?Qu'y a-t-il à craindre d’une information plus précise et correcte sur les intentions de vote de l'électorat?Pourquoi l’information sur le pouls de l’électorat devrait-elle rester le privilège des dirigeants des partis, qui paient pour ce privilege en puisant dans les fonds des caisses électorales auxquelles contribuent des milliers d’électeurs soucieux de démocratie?Un geste partisan de Radio-Canada Le 18 octobre, Radio-Canada a perdu encore une fois sa raison d’être en tant que média d’information en refusant de faire connaître au public le message dupremier ministre du Québec à la population.Faisant preuve d’incompétence et d irresponsabilité, cette station de télévision a fait un véritable affront au gouvernement et surtout à la population A la suite de cet incident, parmi tant d'autres, la population québécoise n’a plus à se poser de questions sur 1 impartialité du journalisme à Radio-Canada.Refuser de présenter un message aussi important est une faute professionnelle grave.Ce geste implique beaucoup: Radio-Canada ne présente pas l’information comme elle est en réalité.Elfe s'arroge le droit de choisir, selon ses critères partiaux, et de traiter l'information pour lui donner les orientations qui feront mieux passer ses propres messages.Le véritable journalisme informe la population dans la plus grande impartialité.Radio-Canada s'éloigne de plus en plus de cet objectif qui doit être la raison d'être de tout media d'information.C'est la population québécoise qui est le plus touchée par ces fautes professionnelles et cette incompétence, car elle a le droit de recevoir une information impartiale.C’est à elle, et uniquement à elle, que revient le droit de choisir ce quelle veut retenir, la chose qu’elle veut faire avec l’information qui lui est donnée.Le public, chaque année, verse des millions de dollars pour assurer la bonne marche de Radio-Canada.Il est donc en mesure d'attendre ce qu’il y a de mieux.Or c'est le contraire qui se produit.Au lieu d'étre informée adéquatement, la population est réduite à servir de simple objet, d'une masse que l'on manipule et que l'on oriente comme l'on veut.Le premier ministre a compris cette situation et c’est pourquoi il a agi de la sorte pour annoncer la tenue des élections.Il a le droit et le pouvoir d'informer la population du Québec de la manière qu'il juge a propos.C’est sa prérogative.tout comme c'est la sienne de choisir le jour des élections.Refuser alors d'informer le public se révèle irresponsable.Car il faut dire que les autres stations de radio et de télévision ont rempli normalement leurs fonctions et leur rôle de média d'information.Radio-Canada s'avère de plus en plus une station de télévision partisane.Elle semble avoir oublié ses devoirs envers la population dont elle dépend et dont elle doit être le serviteur, non pas le maître.Radio-Canada oublie ses re ment temps de corriger Canada appartient à tous les Québécois, ils sont en droit d'exiger toute information qui les concerne et non pas les idées d’un groupuscule qui s'arroge des pouvoirs qui ne lui reviennent pas.Yvan TURCOTTE Québec, octobre 1976.pour un Québec propre Fades comme moi! Cane peut plus continuer comme ça.On a besoin d'un vrai gouvernement.Envoyez votre contribution au Parti Québécois Le parti des Québécois r Je souscris à un Québec propre $ NOM______________________ ADRESSE'.VILLE____ .TEL.Je désire recevoir ma carte de membre du Parti Québécois Oui ?Parti Québécois Case postale 540, station Youville, Montréal, Québec.i la météo ï&sf/rine: » Edmunl Saint )«an l>Tirmip*g.Wudiington Sait lulta City ansat Ci jharlatlon1 it 4jm pricipitation .ngelai j-j haut* prtssion ^ g botta prattion v\ ¦^^¦'"o»t*d'ait choud mm L’air plus chaud et sec qui a envahi le sud du Québec restera sur nos régions jusqu’à ce soir.Les températures seront près de la normale et le ciel sera généralement clair.Les régions du nord-ouest connaîtront un ennuage-ment aujourd'hui à l’approche d’un front froid.Ce même front froid continuera sa poussée vers le sud demain amenant des nuages et causant un refroidissement sur toutes les régions.Montréal, Outaouais, Cantons de l’est: Généralement ensoleillé, venteux par moments.Maximum près de 12.Aperçu pour dimanche: nuageux avec quelques averses et plus frais.• Abitibi, Chibougamau, Haute-Mauricie: Ennuagement suivi de quel-ues averses en après-midi.Maximum e 5 à 7.Aperçu pour dimanche: beau et frais.• Laurentides, Pontiac- Témiscamingue: Ensoleillé le matin.Ennuagement en après-midi suivi de quelques averses.Maximum de 7 à 9.Aperçu pour dimanche: dégagement en matinée et frais.• Québec, Trois-Rivières: Plutôt ensoleillé, venteux par moments.Maximum de 10 à 12.Aperçu pour dimanche: nuageux avec averses et plus frais.• Lac Saint-Jean: Ensoleillé le matin,* venteux.Maximum de 7 à 9.Aperçu pour dimanche: beaux et frais.• Baie-Comeau, Sept-Iles: Ensoleillé le matin, ennuagement en après-midi.Maximum de 6 à 8.Aperçu pour dimanche: beau et frais.• Rimouski, Gaspésie: Plutôt ensoleillé.Maximum de 8 à 10.Aperçu pour dimanche: beau et frais.suites de la première page BOURASSA l’assurance automobile, le chef libéral joue au professeur qui corrige les devoirs de ses elèves.Assez curieusement, sans trop se commettre lui-même à faire des promesses, il laisse M.Lévesque s’avancer pour ensuite le reprendre.On peut en conclure que les libéraux sont véritablement sur la défensive depuis quelques jours, ou encore comme le laisse entendre M.Bourassa il s'agit d’une stratégie qui consiste à laisser le PQ publier morceau par morceau son “budget de l’an III" pour le démolir par la suite.M.Bourassa a parlé jusqu’à maintenant très peu des mesures contenues à son programme si l’on fait exception du débat constitutionnel et des amendements proposés au Code du travail.Hier il a évoqué cependant un certain nombre d’engagements contenus à son programme.Il a parlé des loisirs alors qu’il était à la fin de l’après-midi dans le comté de Vaudreuil-Soulanges où le ministre responsable au haut-commissariat aux loisirs, aux sports et à la jeunesse est candidat.Dans le comté de Iberville, il a parlé d’agriculture.Il a aussi souligné les réductions d'impôts qui seront possibles grâce à la déductibilité des taxes municipales du revenu imposable.Il avoue à propos que ces réductions de taxes ne sont rien de fantastique pour aussitôt dire que le Parti libéral au moins dit la vérité.Soulignons que jusqu’à maintenant le chef liberal n’a pas encore indiqué de combien la déductibilité réduira les revenus du trésor québécois.Alors qu’il était de passage à l’île Perrot à la fin de l'après-midi, M.Bourassa avait profité de 1 occasion pour évoquer le spectre de l’instabilité.En soiree à Saint-Jean, il devait associer le PQ aux syndicats, notamment la FTQ qui a donné un appui officiel au PQ, pour expliquer le climat d’instabilité qui règne actuellement au Québec selon lui.Il affirme que; si le séparatisme était écarté, il en résulterait une plus grande stabilité.Utilisant le vocabulaire du baseball, il demande à ses partisans de mettre le séparatisme une fois pour toutes "strike-out".Il rappelle qu'en 1970 le PQ avait frappé dans le beurre puis une seconde fois en 1973 alors qu’il était passé de sept à six députés.Il ajoute que le 15 novembre on a la chance de faire un ¦’strike-out" complet, le PQ étant retiré après trois prises.À ITle Perrot, il s’en est aussi pris à l’Union nationale, parti qui ces jours-ci semble avoir la faveur de plusieurs groupes d’anglophones.Il accuse les membres de ce parti de ne pas être de vrais fédéralistes, affirmant qu’ils ont choisi pour le Québec de défendre le statut d’Êtat associé.Le Parti libéral est le seul vrqi fédéraliste, dit-il.A ses partisans, il demande aussi de ne pas faire preuve d’un optimisme exagéré en prévision du scrutin du 15 novembre, jour où il dit espérer qu’il fera beau pour que personne ne soit empêché d’aller voter.Ce n'est pas le temps de prendre des chances, dit-il encore en craignant que le vote de protestation ne soit trop fort., , Le chef liberal avait commence sa journée par des rencontres à son bureau du Reine-Elizabeth.Ce sont d'ailleurs ces rencontres qui ont provoqué un retard d’une heure sur son horaire qui prévoyait la visite de son comté de Mercier et celui de Saint-Louis où son ami Harry Blank est candidat.Ces visites, qui ont débuté à 16 h lui ont permis de rencontrer surtout dès membres de la communauté portugaise.LA CAMPAGNE ques et le déficit budgétaire a tourné court.D’autre part, il est remarquable que les "vedettes” des deux grands partis s’éloignent peu de leur comté respectif.Chez les libéraux, M.Bourassa ioue à saute-mouton, voulant donner l’illusion qu’il est partout à la fois, et s’assurant qu’il n’y a personne pour lui voler la vedette.Chez les péquistes, M.Lévesque est seul également, et il n'est pas question de faire une grande tournee des capitales avec les têtes d’affiche, comme en 1973.M.Jacques Parizeau, par exemple, reste sagement dans l’Assomption, tant il est vrai que ce n’est pas en se faisant voir chaque soir au télé-journal que l’on se fait élire.La pénétration fédérale s’est par ailleurs raffermie cette semaine, avec la confirmation de la candidature de M.Bryce Mackasey, dans Notre-Dame-de-Grâce, et les propos paternalistes de M.Marc Lalonde, pour qui la seule pésence du PQ entretient un “climat d’incertitude" néfaste au progrès du Québec.sous la férule d’Ottawa, bien sûr.Et M.Allan Mac Eachen qui parle lourdement de la mission ('’assignment”, dit-il) de M.Marchand au Québec.Au surplus, des informations émanant d'Ottawa veulent que M.Paul Desrochers ait repris son rôle d’éminence grise et de régisseur dans les coulisses, et ne soit pas étranger à “Tinvasion” de l'aide provinciale par les libéraux fédéraux.L'élection du 15 novembre sera peut-être, en fin de compte, un "référendum" comme en 1973, le regroupement des fédéralistes de tous poils autour des libéraux causant alors l’élection de six péquistes seulement.Mais à mi-chemin, il faut noter que, cette fois, tous les partis d’opposition font la lutte au gouvernement sortant et non pas au Parti québécois d’abord.De telle sorte que tous peuvent y gagner — à tout le moins en gardant leur clientèle de base — et au premier chef l’Union nationale, dont la renaissance ne cesse d’étonner.M.Rodrigue Biron fait tout ce qu’il peut pour se maintenir au juste milieu entre les libéraux et le PQ, mais il joue à fond la carte du ressentiment contre M.Bourassa, surtout chez les anglophones.Chose cocasse, c’est lui qui a repris le flambeau de M.Bourassa concernant l’économie et le contrôle des syndicats.Mais son double langage, "du moins celui de la publicité écrite de l’UN, peut lui jouer de vilains tours, d’autant plus que les têtes de proue lui font defaut et qu’il doit s'en remettre à des stratèges usés ét vieillis.Quant à M.Jérôme Choquette et à son Parti national populaire, de même qu’à M.Camil Samson et à son Ralliement créditiste, ils semblent tomber dans la marginalité, pour ne pas dire dans le néant; du moins, ils ne peuvent aspirer à jouer un rôle majeur et autonome.M.Samson serait fort heureux de se maintenir en selle à Rouyn-Noranda (seul, il ne se crée pas de problèmes à lui-même); mais M.Choquette sait fort bien, même s'il fait appel à la "conscience" de ses électeurs, qu’il court à sa perte dans Outremont, tout docteur de l'Université de Paris qu’il soit, à l’instar de ses deux adversaires, MM.André Raynauld, le libéral, et Pierre Harvey, le péquiste.Même M.Choquette ne soutient pas les débats qu’il lance, comme s’il voulait que la presse les fasse à sa place.Fort des renseignements qu’il dit posséder, il réclame à grands cris des enquêtes publiques sur les Jeux olympiques et la Baie James (contrat oe gérance de la multinationale Bechtel), mais il ne dit pas pourquoi exactement.Il évoque de façon mystérieuse le rôle de la caisse électorale et de M.Paul Desrochers, et se réfugie dans un large sourire entendu.D’autre part, l’Alliance démocrati- 3ue et le regroupement du NPD-uébec avec les militants syndicaux font peut-être entendre leur voix, contribuant ainsi à l’émiettement du débat électoral, mais ils ne sauraient espérer plus qu’une "force de nuisan- ce”, du moins à ce moment-ci.Et il est à tout le moins étrange que la FTQ accorde son appui au PQ et non pas au NPD-Québec, que M.Louis Laberge qualifie de “fumisterie”, tout en se disant non séparatiste.En campagne électorale, il y a de ces incongruités inévitables.Parmi les "noms dans les nouvelles", il faut mentionner cette semaine: • le départ, regretté, de M.Kevin Drummond, parce qu’un député têtu et rancunier, M.Kenneth Fraser, a refusé de lui céder la place dans Huntingdon; et celui de M.Art Seguin, député de Pointe-Claire depuis 1966; • le retour de M.Gilles Grégoire, l’un des fondateurs du Parti québécois, à qui il a donné d’ailleurs son nom, et celui de M.George Springate qui, après avoir quitté Sainte-Anne, se fait parachuter dans Westmount, toujours sous étiquette libérale, malgré tout; • la défaite de M.Yves Michaud, fondateur et directeur du défunt journal Le Jour, qui, àyant failli à la tâche d’être choisi candidat péquiste, se retire de la politique de façon définitive; • la fin de l’episode loufoque de M.Auguste Choquette, mais le début probable de celui de M.Frank Shoofey, à sa troisième tentative pour être candidat libéral dans Saint-Jacques.Et cette fois, M.Choquette n’est pas là pour l’en empêcher; • M.Ben Payeur, président du Parti libéral, continue de dénoncer à peu près tout le monde, y compris les directeurs de l’information, et menace de fairele “procès” des journalistes.M.André Bernard a estimé cette semaine dans LE DEVOIR, sur la foi des résultats de 1973 et les sondages récents des partis, que le Parti liberal ne risque rien dans cinquante des 110 circonscriptions, mais qu’un changement d’allégeance peut se produire dans les autres.Si tel devait être le cas, le Québec ne se dirigerait-il pas vers un gouvernement minoritaire tort probablement libéral?Il est trop tôt pour le dire, mais les prochains sondages confirmeront peut-être cette hypothèse, en attendant le scrutin du 15 novembre, le seul sondage qui compte, en définitive.RAPPORT leurs yeux, il aurait été utopique de vouloir mettre sur pied une énorme administration pour régler les seuls problèmes de l’amiante alors que les aluis sont tout aussi priants dans le reste de la société québécoise.Sans nécessairement être la plus importante, la recommandation la plus spectaculaire de ce rapport est probablement celle qui recommande aux compagnies de ne plus embaucher de fumeurs.Le comité signale à ce sujet que les fumeurs qui travaillent dans l’amiante ont huit fois plus de risques de mourir du cancer du poumon que les autres fumeurs, et 92 fois plus de risques qu’un non-fumeur qui ne travaille pas dans Tamiante.D’ailleurs, il demeure incertain que la seule exposition aux poussières d’amiante peut augmenter le risque de cancer du poumon chez un non-fumeur.Aux yeux du comité, cette attitude des compagnies ne serait pas injustement discriminatoire et elle se justifie aisément dès qu’on admet le droit d’une compagnie d’amiante de ne pas embaucher des personnes qui, déjà au départ, ont les poumons malades.Fait à noter, le comité ne propose pas de faire du tabagisme une cause de renvoi.Le Comité sur la salubrité dans Tamiante propose aussi que les compagnies soient obligées d’utiliser la meilleure technologie disponible pour éliminer les poussières d’amiante.Simplement pour les mines, cela impliquera des déboursés supplémentaires de $75 millions au cours des prochaines années, dit-on.Aux yeux des compagnies, ces coûts supplémentaires provoqueront une augmentation d’environ 10% dans le prix de la tonne d’amiante.Le comité avance plutôt le chiffre de sept pour cent en moyenne, et souligne que les entreprises modernes pourront s’en tirer à meilleur compte.Le comité rappelle aussi que le chiffre d’affaire des producteurs québécois d’amiante atteindra $500'millions en 1976, comparativement à seulement $242 millions il y a quatre ans.Le prix moyen actuel d’une tonne de fibre serait, paraît-il, de $219, et sur ce montant, seulement $10 sont imputables *au contrôle de la poussière.Le comité souligne aussi qu’il n’y a aucun substitut connu pour Tamiante, si bien que cette industrie possède une clientèle partiellement captive, ce qui lui permet d augmenter facilement les prix.Il prévoit donc que le coût moyen de la tonne de fibres dépassera rapidement $300 et que l’augmentation de $20 la tonne rendue nécessaire par les mesures antipollution passeront presque inaperçues dans cette hausse rapide.En principe, le comité s’oppose aussi formellement a ce que les coûts de l’assainissement soient assumés en partie par le contribuable québécois, alors que les profits de Tamiante sont rarement réinvestis au Québec et que la clientèle étrangère peut facilement absorber la hausse de prix.Dans le domaine des textiles à base d’amiante, la situation se présente de façon différente, et le comité reconnaît que deux des sept entreprises impliquées pourraient avoir à fenjier leurs portes ou a abandonner la fabrication de certains produits.Ces entreprises de petite taille ne peuvent pas se financer facilement, et c’est pourquoi on recommande, à titre exceptionnel, que le gouvernement prête des fonds, une fois que les autres possibilités de crédit auront été épuisées.Si, malgré ses prévisions, des entreprises devaient fermer leurs portes à cause des normes plus sévères, le comité recommande des subsides de dédommagement pour les employés, et un programme spécial de recyclage.Le coût ae fonctionnement de la Régie de la santé au travail ainsi que le coût du système d’inspection devraient aussi être assumés surtout par l’industrie, par l’intermédiaire des cotisations à la Commission des accidents du travail, recommande le Comité Beaudry.Au total, le comité prévoit que le fonctionnement de la Régie et les activités de surveillance coûteraient environ $2.6 millions par an, mais seulement 14% seraient, à la charge du gouvernement.L’Etat ne paierait en effet que le service d’inspection et 20% de la surveillance médicale.L’ensemble des industries du Québec fourniraient environ $1 million à la Régie, $320,000 pour la surveillance médicale et $940,000 pour leurs propres activités de surveillance interne.LEVESQUE toutes les grèves et les conflits de travail au Canada ces dernières années ont fait perdre 23% de journées de travail de moins que les accidents La journée de M.Lévesque avait commencé, après quelques heures de sommeil seulement, par une courte visite des chantiers maritimes Davie Ship à Lauzon.Plus tard dans la matinée, il avait rencontré les candidats péquistes de la région de Québec.Puis il s est rendu en hélicoptère S’à Thetford-Mines et de là, à Sher-;e.Pour la première fois depuis le début de sa tournée, M.Lévesque a eu droit dans la Reine des Cantons de TEst à une escorte officielle de police.Il s’est déplacé dans une limousine noire battant deux fleurdelisés.Il a été reçu par le maire de Sherbrooke, M.Jacques O’Bready, dans un salon où s’est déroulé il y a quelques semaines à peine un conseil des ministres.C’est ce qui a inspiré ce commentaire de M.Lévesque: “Je sentais un air de panique dans cette salle.Ce devait être un reliquat de cette réunion.” En soirée, M.Lévesque était à Trois-Rivières où il a été reçu par des militants et des partisans, et plus tard à Shawinigan où il participait à une assemblée publique.LALONDE Trudeau déclarait: “Je ne crois pas qu’ils y sont allés à cause d’une sérieuse menace du séparatisme; mais ils veulent être sûrs que le gouvernement du Québec est un gouvernement fortement fédéraliste”.Quant à M.Marc Lalonde, qui s’adressait à la Chambre de commerce de Montréal, il y est allé d’une tirade paternelle des plus éloquentes."Si on s y mettait tous, on pourrait assez rapidement assainir le climat social, moderniser la structure industrielle du Québec, regonfler l’investissement, faire grimper la productivité et s’engager enfin dans la voie du plein emploi”.Annonçant ici que le fédéral a entrepris de “remedier” aux faiblesses structurelles de l’économie québécoise, et affirmant là que "les grandes politiques fédérales d’encadrement sont en place”, M.Lalonde devait même proférer une perle restée étrangement inaperçue.“Le temps de la corvée est venue.Si on s’y met tous, on le rebâtira pour longtemps ce Québec”.Et M.Lalonde a pris bien soin de ne pas attribuer à la seule présence de la menace indépendantiste les "faiblesses” qui ont mené le Québec à avoir besoin d’être "rebâti”.Il faut aussi souligner la présence au Québec de M.André Ouellet, Tex-ministre de la Consommation et des Corporations, très lié à M.Trudeau, qui ira donner un coup de main à M.Marchand dans le comté de Louis-Hébert.M.Ouellet profitera même d’une tribune inespérée le 12 novembre, en pleine contrée d’espoirs péquistes, alors qu’il prononcera un discours à Longueuil durant un dîner-bénéfice du Parti libéral fédéral du comté, prévu depuis longtemps.Plusieurs députés préfèrent laisser les organisations fédérales et provinciales conclure les alliances nécessaires sur le terrain.Le plus souvent d’ailleurs, sauf dans certaines circonscriptions urbaines, les organisateurs du PL sont les mêmes au fédéral et au provincial.Le degré d’inquiétude varie selon les régions.Les députés de TOutaouais dorment sur leurs deux oreilles, les députés de la région montréalaise sont plus inquiets, même s’ils se rassurent en se disant que "le vote péquiste au provincial est généralement rouge au fédéral”.Jusqu’à nouvel ordre.Et pour être pragmatique, ce qui agace bien des députés, c’est le moment qu’a choisi Robert Bourassa pour déclencher les élections.Dans de nombreux comtés, rappelons-le, la campagne électorale a mis fin abruptement a la campagne de financement du Parti libéral fédéral, à son moment le plus productif.Pour les fins de l’impôt, les contributions doivent rentrer avant la fin de Tannée, et le rattrapage sera difficile.Le Parti conservateur, où M.Roch LaSalle orchestre l’organisation au Québec a décidé de jouer sa partie sur le banc.M.Joe Clark, qui avait hâtivement reconnu un parent politique en la personne de Rodrigue Biron, au lendemain du congrès au leadership de l’Union nationale, a retraité.Il refuse de fairele moindre commentaire sur les élections québécoises.Le PC a plutôt décidé de se laver entièrement, ou presque, les mains de la bataille que livre TUnion nationale.Si TUN arrive à prendre quelques sièges à l’Assemblée nationale, on accordera les violons.Si elle se casse la figure, on prendra ses distances en douce.Mais comme le PC n’a pas une foule de militants au Québec et qu'il s'agit souvent des mêmes que ceux ae TUN, l’osmose demeure.Et en général, les conservateurs n’ont guère d’espoir de voir TUN percer.Selon eux, elle s’achemine plutôt vers un gain de voix trop diffus à travers le Québec.qui augmentera les pourcentages, mais non les sièges en Chambre.Et le PC se scandalise assez de la qualité des candidats de TUN dans les comtés difficiles à pourvoir."Vaut mieux ne présenter personne que de présenter n’importe qui." Les moyens ae TUN ne sont plus ce qu’ils étaient et le PC n’entend pas les renflouer.Dans la région très favorable de Joliette par exemple, TUN n’aurait offert que $1,000 à un candidat sérieux pour se faire élire.Il a refusé.Le PC surveille cependant de près, et s’active même dans le comté de TAs-somption, voisin de Joliette, où M.Roland Comtois, transfuge fédéral libéral du comté de Terrebonne, livre la lutte à M.Jacques Parizeau, péquiste.Dans cette région qui a ses sections “bleues”, il espère voler quelque milliers de voix via TUnion nationale, ce qui augmente les chances de M.Parizeau.Le PC veut surtout faire son nid pour l'élection partielle ue M.Trudeau devra déclencher dans errebonne pour remplacer M.Comtois.Sauf quelques alliances régionales, le Crédit social du Canada n’a à peu près plus rien à voir avec le Ralliement des créditistes de M.Camil Samson qui, comme on le sait, n’était pas le fils préféré de M.Réal Caouette.Mais si le Ralliement est rayé de la carte, comme on le craint, le coup pourrait être dur pour la formation fédérale qui n'a aucun siège aux Communes hors du Québec.Le Nouveau parti démocratique vit pour sa part en séparation de corps et dame avec son aile québécoise.C’est d’un journaliste que M.Ed Broadbent, leader du NPD, a appris que M.Gautrin lançait ses troupes dans une alliance électorale social-democrate-syndicale sur la scène québécoise."Je ne sais rien du tout de cela”, a-t-il déclaré.Il est vrai que le NPD, notamment depuis le départ de M.David Lewis, ne fréquente le français sous aucune forme, écrite ou parlée, ce qui doit nuire à ses communications avec le Québec.Le geste de M.Gautrin, a-t-on appris cependant, fera l'objet de discussions lors d une réunion de fin de semaine, à Vancouver.PEPIN seiller spécial de M.Norbert Rodrigue, par M.Émilio Maspero, secrétaire général de la Confédération latino-américaine du Travail (CLAT), de Caracas, au Venezuela.Selon les renseignements obtenus, M.Pepin a été arrêté en compagnie de Alfredo Di Pace, un membre argentin de la CLAT.Les deux hommes étaient en mission en Bolivie, au nom de la Confédération mondiale du Travail pour y dénoncer les violations aux droits humains et syndicaux.M.Pepin et son collègue auraient obtenu un permis de séjour en Bolivie.Par contre, on leur aurait formellement interdit de procéder à leur conférence de Presse.D’ailleurs, tous les média de La ’az se seraient fait interdire de reproduire les propos des deux syndicalistes.Un seul, et par mégarde, aurait parlé de la conférence de presse.Les deux hommes ont alors été arrêtés par la police militaire et on est sans nouvelle d’eux depuis mercredi.Selon Alfredo Maspero, l’arrestation des deux leaders syndicaux aurait un lien avec la visite qu’effectuait le même jour en Bolivie le président de l’Argentine, le général Giorge Rafael Videla, dont le régime militaire a peu à envier à celui d’Hugo Banzer.Les dirigeants de la CSN n’ont pas voulu dire comment leurs collègues vénézuéliens avaient pu obtenir des renseignements que les sources officielles boliviennes refusent même de confirmer.Faisant allusion à des canaux clandestins d’information, un porte-parole de la CSN a dit que "plusieurs personnes pourraient subir de graves prejudices si les leaders vénézuéliens dévoilaient leurs sources d'information tant la dictature militaire bolivienne est mortelle quand elle frappe”.Le président de la CSN, M.Norbert Rodrigue, a stigmatisé les "fascistes militaires boliviens", qui osent s’en prendre au président de la CMT parce qu’il défend le droit des opprimés.Voyant dans le geste de la junte militaire une preuve additionnelle de son intolérance, M.Rodrigue a demandé la libération immédiate de M.Pepin et pressé les autorités canadiennes de faire 1 impossible pour l’obtenir.Au lieu de faire patte douce au régime bolivien, la CSN a étalé au profit des journalistes tous ses dossiers sur ce pays.On insistait surtout sur l’interdiction des cérémonies religieuses et sur le nouveau système de "militarisation” des zones industrielles — dont celles des mines à travers tout le pays — qui servent de prétextes pour abolir les droits individuels et collectifs au profit du régime.Alors qu’il présidait la CSN, en 1972, M.Pepin a été arrêté et emprisonné avec ses collègues de la FTQ et de la CEQ pour avoir défié une loi spéciale du gouvernement Bourassa, qui interdisait la poursuite de la grève du front commun des secteurs public et para-public.Les trois leaders ont passé en tout quatre mois à la prison d'Orsainville.M.Pepin a été élu président de la CMT en 1973.Cette organisation, la plus petite des trois centrales mondiales, compte 15 millions de membres.La CSN a organisé un ralliement populaire au 1200 de la rue Parthenais, dimanche à 19 h 30, en faveur de la libération de M.Pepin.CARTER “Je n’ai pas peur d’une dure bataille dans cette campagne, et je n’ai pas peur de l’avenir”, a déclaré hier le candidat démocrate à Philadelphie.Il a été servi par la publication dans la journée de l’indice mensuel des indicateurs du département au Commerce qui mesure la tendance économique générale aux États-Unis.En baisse pour le deuxième mois consécutif, cet indice est en déclin de 0.7 pour cent.Il est le dernier à être publié avant le jour de l'élection et il apporte de Teau au moulin de M.Carter qui condamne la politique économique de son adversaire.“L’indice tourne en dérision les allégations de reprise économique de l'administration Ford”, a déclaré M.Carter.M.George Meany, président de la grande fédération syndicale AFL-CIO qui soutient l’ancien gouverneur de Géorgie, a déclaré de son côté que les chiffres montrent que “la pagaïe économique de l’Amérique n’est pas nettoyée”.Les journalistes locaux ont été étonnés par l'immensité de la foule venue accueillir Jimmy Carter.Ils ont remarqué qu’aucun candidat n'avait réussi à réunir autant de monde à Philadelphie depuis que John Kennedy vint y faire campagne en 1960.M.Carter, qui a contesté la valeur des sondages, s’est ensuite rendu à Toledo, dans 1 Ohio, puis à St-Louis.Le président Ford semble lui aussi infatigable et il a paru afficher hier une décontraction inhabituelle."Il se sent confiant," a remarqué M.Ron Nessen, porte-parole de la Maison-Blanche, "Il estime que les choses tournent en sa faveur”.Partout où il est passé, le président a réussi à faire remonter sa cote, mais pas toujours suffisamment pour garantir sa victoire.C'est pourquoi, pendant les 3 jours qui restent, il consacrera une grande partie de son temps à trois États cruciaux: celui de New York, la Pennsylvanie et TOhio.Mais M.Ford ne peut pas ê-tre partout.À son quartier général électoral, un ordinateur analyse les sondages qui sont effectués quotidiennement dans les grands États où se jouera l’élection.L’ordinateur indique les points sensibles sur lesquels doivent être concentrés les spots télévisés et radiodiffusés ainsi que la campagne par téléphone.Ils montrent aussi les sujets (chômage, Europe orientale, inflation, etc.) sur lesquels les électeurs hésitent encore entre les deux candidats.Sans lui, disait un conseiller de M.Ford, notre campagne serait désorientée.Si le président est élu le 2 novembre, il pourra remercier son ordinateur.Par ailleurs, le président Ford estime, dans une interview accordée à la revue Time, que le manque d'expérience de M.Jimmy Carter en politique étrangère nuirait aux efforts faits par les États-Unis pour établir la paix au Proche-Orient et l’accession au pouvoir de la majorité noire en Afrique australe.Dans un numéro spécial de l’hebdoma- daire publié à la veille des élections, M.Ford déclare.“Nous avons peut-è^e les mêmes buts, mais ie ne crois pas qu'il comprenne toutes les complications et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps .Parlant de l’Afrique australe, le président souligne que les États-Unis ont réussi à accumuler “un capital de bonne volonté dans les pays d’Afrique noire” et qu'ils ont la confiance de la Rhodésie et de l'Afrique du Sud.Il ajoute qu’il n’est pas certain qu'un nouveau venu à la Maison-Blanche puisse maintenir cet élan.Time a également interviewé M.Carter qui reproche à M.Ford d’avoir entièrement laissé au secrétaire d’État Henry Kissinger la conduite de la politique étrangère américaine.Le candidat démocrate a la présidence estime que cette politique n’a pas de continuité.Il propose, s’il est élu, de mener une politique étrangère appuyée par les deux partis et par le peuple américain dans son ensemble.M.Carter reproche également au président Ford d'avoir mene une politique intérieure entièrement basée sur le négativisme.En ce qui le concerne, M.Ford ' n’a pas proposé un seul programme viable (fans les domaines du cnômage, de l'inflation, du logement, de l'éducation, des transports ou de l'énergie”.Le candidat promet d'être un “leader fort” et de mettre sur pied des programmes positifs dès qu’il serait élu.Enfin, le producteur des annonces publicitaires télévisées dans lesquelles le président Ford parle à T “homme de la rue" est également réalisateur de films pornographiques "hard core", a révélé nier le New York Post.Le journal a ajouté que le producteur, M.Michael Scott Goldbaum, 36 ans, a été licencié jeudi soir par les dirigeants de la campagne électorale de M.Ford.Au cours de la semaine qui vient de s’écouler, précise le Post, M.Goldbaum faisait la navette entre le président qu’il mettait en scène pour des annonces politiques et son bureau de New York, où il s'occupait de la distribution de son prochain film.Il cherchait une jeune actrice pour figurer sous les traits d’une nymphette de 15 ans nommée Eugénie.Les annonces parues à cet effet dans les journaux spécialisés étaient plus qu'explicites: il fallait que la jeune tille soit prete à tourner nue et il était sous-entendu qu elle participerait à des actes sexuels avec des acteurs des deux sexes.LE WEEK-END Maskinongé, et Berthier.Le chef du Parti national populaire, M.Jérôme CHOQUETTE inaugure ce matin la campagne de son candidat dans le comte de Portneuf, visite le centre Singer à Donnacona, rencontre des électeurs aux Galeries Charles-bourg dans le comté du même nom puis termine la journée à Québec dans une soirée organisée par la communauté grecque de la région.Demain, il passe la journée dans la région de St-Hyacinthe où il visitera des hôpitaux, rencontrera des comités de citoyens et s'entretiendra avec des membres de son organisation à l’Auberge des Seigneurs de St-Hyacinthe.Enfin, le chef du Ralliement créditiste, M.Camil SAMSON, est aujourd’hui l’invité d'honneur d’un souper canadien à L'Assomption.En soirée, il tiendra une assemblée à l’école Leber de Sherbrooke.Demain après-midi, M.Samson sera en la salle d’Hoche-laga, au 1884, rue St-Germain à Montreal.Le chef de l'Alliance démocratique, M.Nick Auf der Maur, se rendra ce matin à 10 h à l’angle des rues Sherbrooke et Victoria dans son comté de Westmount pour une rencontre avec les commerçants du quartier.Il consacrera le reste de la journée à du porte-à-porte.Demain, M.Auf der Maur présidera une assemblée publique qui regroupera les candidats de son parti en la salle Bronfman sur Côte-Ste-Catherine.LAVAL Suite de la page 3 offres, le texte pourrait être transmis au syndicat dans la journée de demain, avec 1 invitation de le soumettre à ses membres.Mais en attendant, les professeurs continuent d’occuper le pavillon de Ko-ninck.À Montréal, pendant ce temps, M.Maurice Brossard, recteur de l'Université du Québec, a fait savoir hier que celle-ci acceptait d’examiner avec le conciliateur, M.Jean Meloche, les moyens à adopter pour que les négociations reprennent avec le syndicat des professeurs.M.Brossard a déclaré que par ce geste positif, "la direction de TUQAM a conscience d’éviter un délai supplémentaire d’au moins trois semaines dans la reprise des négociations”.J DÉCÈS LAPRISE Frère Albert, F.E.C.— À Varen-nes, le 28 octobre 1976 à l’âge de 58 ans, est décédé, le Frère Albert Laprise, F.E.C.(Frère Victor), professeur à l’école secondaire St-Paul de Varennes; fils de feu Victor Laprise et de feu Amanda Barbeau.Exposé vendredi soir de 7h a lOh à Varennes (école Secondaire St-Paul) et réexposé au Foyer de LaSalle, 300 Bord de TEau, Ste-Dorothée, samedi de Ih à 10b.Réexposé dimanche au Salon Racine & Robert d’Ot-lawa à 260 Besserer.Les funérailles auront lieu lundi 1er novembre à la cathédrale où le service sera célébré à 11:00 heures, et de là au cimetière du même endroit, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.VERMETTE, Jean-Paul.— A Outremont, le 28 octobre 1976 à Tâge de 79 ans, est décédé, Jean-Paul Vermette, syndic de la Loi de Faillite.Epoux de Marguerite Bernard.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses fils: Dr Bernard Vermette (époux d’Angèle Migneault), Me Michel Vermette de New-York, Dr Marc-André Vermette (époux de Marie-Thérèse Marleau), sa fille Francine; sa soeur Bernadette (Soeur Thérèse des Séraphins), Mme Henri Chicoine (née Lucienne Danis, sa cousine) et ses petits-enfants: Alain, Daniel, Philippe et Jean-François Vermette.Les funérailles auront lieu lundi le 1er novembre.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire & J.S.Vallée Liée No 1111 rue Laurier ouest, Outremont à 2 heures 00, pour se rendre à l’église paroissiale de Ste-Martine, Cté Château-guay, ou un libéra sera chanté à 3 heures, et de la au cimetière du même endroit, lieu de la sépulture.Parents et amis sont pries d’y assister sans autre invitation.A la demande de la famille les salons seront fermés de 5 à 7 p.m.Prière de ne pas envoyer de fleurs, dons à la Société Canadienne du Cancer seraient appréciés.i I Le Devoir, samedi 30 octobre 1976 • 7 , ê -Une ‘situation catastrophique” qui a trop duré Le Parti québécois et l’assurance-automobile La situation actuelle de l'assurance-automobile, au Québec, est tellement catastrophique que le gouvernement Bourassa n'a pas osé se présenter devant Vé-lectorat sans avoir pris la précaution de presenter “quelque chose’* qui ressemble beaucoup à du “n’importe quoi”.1) Plus du quart des victimes des accidents d’automobiles ne reçoivent aucune compensation, même si elles sont innocentes.Pour les victimes qui sont indemnisées, plus les dommages sont elevés moins la compensation est adéquate: par exemple, une personne ayant subi des dommages pour plus de $10,000.00 ne reçoit en moyenne que 40 pour cent de ses pertes même si elle est complètement innocente.2) Seulement 60 pour cent des primes reviennent aux assurés sous forme d'indemnité, alors que dans les provinces où 1 assurance automobile dépend d'une société gouvernementale, cette proportion atteint 80 pour cent.Cette carence de notre régime coûte aux automobilistes québécois la jolie somme de $100 millions par année.3) Pour ce régime inefficace, les Québécois paient des primes qui sont beau- coup plus élevées que celles payées dans les autres provinces.Par exemple, un chauffeur entrant dans la catégorie des meilleurs risques paiera $150.de plus par année s'il réside à Montréal plutôt qu'à Toronto.4) Dans les cas de certaines catégories de chauffeur, l'assurance est devenue absolument prohibitive.Par exemple, un célibataire résident à Hull et âgé de 26 ans qui conduirait pour la première fois de sa vie une Honda Civic de l’année devrait payer $1,300 de prime.s'il est capable de trouver une compagnie qui veut bien l’assurer.5) Avec le résultat qu’à l'heure actuelle, un véhicule sur cinq circule sans assurance, avec toutes les conséquences que cela comporte dans le cas d’accidents graves.Cette situation alar- La grève des professeurs de Laval Les motifs d’une dissidence étudiante qui n’eut pas l’heur de plaire Le dénouement de conflit ui dure à l’Université Laval epuis le 7 septembre, approche.Ce n’est pas trop tôt! Pendant 8 ou 9 semaines, les étudiants auront été les 23,000 pions d’une gigantesque partie d’échecs qui coûtait près de deux millions de dollars par semaine au contribuable et dont les enjeux n’étaient pas toujours clairs.D’un côté, nous avions l’équipe de négociation patronale, dirigée par un spécialiste, que dis-je, “un as'’ des négociations qui traînent à n’en plus finir.Ce monsieur était secondé par des administrateurs beaucoup plus soucieux de faire bonne figure en vue de se “dégotter” un bon poste à l’Uqam ou ailleurs, que de faire aboutir les négociations en cours.De l'autre côté, nous avions un syndicat de professeurs, contrôlé par une petite clique de “penseurs” à 1 esprit pétrifié.Ces “penseurs” n’ont pas hésité un seul instant avec leurs marionnettes, à écraser dans l’oeuf, un mouvement spontané d'étudiants dissi-cfents, révoltés devant l’inertie, la piètre performance, “l’immobilisme bruyant” du Rep, (Regroupement des étudiants pre-gradués) et fatigués de se faire manipuler par “tout un chacun”.Ce mouvement qui se faisait appeler le Rut (Rassemblement des universitaires tannés) et qui a bien failli refaire surface sous le vocable Rutt (très tannées.), a fait parler de lui surtout à partir du 20 jusqu’au 29 septembre, jour où il fut enchanté de se sabor- A COMPTER DU 5 NOVEMBRE DOMINIQUE MICHEL DENISE PIUATRAULT Hanc -min QG toi tMiqnonm C/ une comédie sentimentale de CLAUDE FOURNIER ANGLAIS cours de CONVERSATION Cours temps plein (de 1 à 6 mois) Cours jour, soir ou samedi (12 semaines et plus) LPS .LANGUAGE POWER SYSTEMS Reconnue par le ministère de l'éducation "culture personnelle" ËTMEF PLACE B0NAVENTURE QUÉBEC TÉL.(514) 87B-2821 TÉL: (418) 529-0331 P»rml» no 749766 Parmi» no 669552 GRANDE VENTE AU 30 NOVEMBRE A LA LIBRAIRIE, PLUS DE 100,000 VOLUMES k ECOULER k DES REMISES ALLANT DE 10% A 60% OUVERT TOUS LES JOURS DE 9h00 à 5h30 ET LE SAMEDI JUSOU A 5hOO ACCESSIBLE PAR DEUX STATIONS DE METRO BERRI ET CHAMP-DE-MARS *' der, la situation devenant intolérable.J’ai moi-même été bousculé par un professeur de marxisme de TUniversité Laval alors que je distribuais des tracts pour le Rut à la sortie du cinéma Cartier.S’il comprend ce qu’il enseigne, il ne lui reste plus qu’à faire son auto-critique!.La veille, une charmante jeune fille, militante au Rep, avait menacé votre humble serviteur de lui faire casser les jambes.Touché par cette attention, j’ai tenté d’entammer la conversation avec elle pour me faire répondre: “Vas donc chier chriss!” Ça n’empêche pas qu’elle était pas mal crotte.Les réactions très vives qu’il suscita étaient dues au succès indéniable du Rut, dès le début.Près de 1,500 étudiants sont venus au premier rassemblement du Rut et plus de 800 d’entre eux, quoiqu’en dise une certaine presse., ont marché du Motel Universel où le SPUL a son “local de grève", jusqu’à l’Auberge des gouverneurs où l’Administration se terre ou se prélasse voluptueusement (au choix).Le premier jour de l’occupation du local de “Vie étudiante”, par le Rep, il ÿ a de ça une semaine à peu près, ce dernier avait convoque les étudiants à une marche d’appui aux professeurs.Une bonne quarantaine d’étudiants ont répondu à l’appel et c’est alors que les “stratèges” du Rep ont fait le raisonnement astucieux que voici.Avec une petite marche, on peut faire une grosse occupation d’un petit local.Le Rep berne les étudiants lorsqu’il accuse “l’ennemi commun” (l'administration) de bloquer les prêts- -—par- LOUIS MÉTH0T ¦ Étudiant en sciences politiques à l’Université Laval, l’auteur de cet article a participé avec d’autres étudiants à une forme inédite de regroupement d'étudiants pendant la grève des professeurs.Il raconte ci-dessous l’histoire de cette dissidence et se prononce contre la cotisation automatique et obligatoire pour les étudiants, soutenant que cette cotisation favorise ou risque de favoriser des éléments peu représentatifs.bourses.L’administration n’a aucun pouvoir en la matière car il s’agit d’une loi gouvernementale qui dit à peu près ceci: “le prêt-bourse ne peut être délivré qu’à l’étudiant dûment inscrit dans une institution".A ce que je sache, il n’y a pas encore eu d’inscription à Laval.J’en arrive maintenant au référendum sur la cotisation “automatique non-obligatoire”.Comme il a été annoncé, il y aura bientôt un référendum à la rentrée sur la cotisation en question.Si il y a une majorité ae “oui”, il nous en coûtera “automatiquement" $4.00 de plus à la session d’hiver et ceux qui voudront recouvrer leur “fric” c'est-à-dire une minorité (l’inertie de la masse), se verront forcés d’aller au local du Rep s’exposant ainsi “aux sarcasmes et autres sévices”.Je m'oppose à la cotisation “automatique non-obligatoire" et favorise plutôt une cotisation libre (non-automatique) pour la simple raison qu’il faut, a tout prix, les empecher de nuire! Ça nous donne le temps de parer au plus pressé, nos cours, puis les circonstances le permettant, de s’en débarrasser définitivement pour le remplacer par un autre organisme constitué d’étudiants vraiment représentatifs, un organisme au service des étudiants et non au service des professeurs ou d’un certain parti (fédéraliste en passant.).On pourrait par exemple faire renaître l’Agel (Ass.générale des étudiants de Laval) de ses cendres.De toutes façons, c'est à chaque étudiant de décider.En concluant, je voudrais souligner encore une fois qu’une grande injustice a été commise à l’Université Laval.Les étudiants (23,000), la plus défavorisée des «quatre composantes de l’Université (etudiants, employés de soutien, professeurs, et administrateurs) autant du point de vue revenus" que du point de vue “pouvoir", sont les plus “démunis” de l’Université.Ce sont les seuls qui n’ont pas les moyens de perdre deux mois de cours.Au nom de certains “principes” (collégialité, droit de gérance,.), on a piétiné le “monde ordinaire" que sont les étudiants dans le contexte de l’Université.ECÜIKIRIRE Jusqu'où ira-t-on pour conquérir l’amour de son fils ?BERNARD FRESSON CATHERINE AUEGRET çfréâétte UN RIAA D'YVES ALLEGRE! PARISIEN 1 30.4 30.5.30.7 30.9 30 SAMEDI.DERNIER PROGRAMME COMPLET 11 30 Le PARISIEN 2 4B6 STE CATHERINE 0 866 3856 iMLIUMME f it DM MO 3 10 5 10 7 10 1 10 U KOI OEMHEO raSMMK COMPLET LAVAL 3 CENTRE LAVAI 688 77?6 ¦Par la voix de son président, M.René Lévesque, le Parti québécois s’est engagé à mettre fin à la situation anarchique qui prévaut actuellement dans le domaine de l’assurance-automobile et à instaurer un régime nouveau inspiré du Rapport du Comité Gauvin, lequel fut remis au gouvernement Bourassa en janvier 1974.Voici le texte de la déclaration faite à ce sujet par M.Lévesque devant la Société pour le Progrès de la Rive-sud le 27 octobre.mante n’est pourtant pas nouvelle: elle existait déjà lorsque M.Bourassa est arrivé au pouvoir puisque dès le 5 mai 1971, il chargeait la commission Gauvin “de rechercher les causes des hausses constantes des primes d’assurance automobile et de proposer des moyens pour compenser les victimes d’accident au meilleur coût possible pour la collectivité ”.La question était à ce point urgente que la commission devait faire son rapport dans les douze mois.En fait, son mandat fut prolongé deux fois et le rapport ne fut remis que le 9 janvier 1974.Malheureusement pour le gouvernement Bourassa, le rapport était bon: il proposait un régime nouveau et économique qui réduirait les primes de $100 millions par année.Ce fut alors le début de la valse hésitation au son des clameurs indignes des profiteurs du système actuel.Les avocats en particulier, dont* les services sont si précieux pour la caisse et les campagnes électorales, montèrent une offensive générale qui obligea le dernier congrès libéral à se prononcer en faveur du statu quo.On vit même à la télévision ce spectacle édifiant du ministre des Communications, Me Denis Hardy, s'attirer les applaudissements en contredisant publiquement le ministre responsable du dossier, la pauvre Madame Bacon.Il n'est pas surprenant que, dans un tel contexte, le gouvernement n'ait pas réussi mieux qu'une improvisation de dernière minute, sans queue ni tête et tellement contradictoire qu’on peut déjà prévoir qu'elle ne sera jamais mise en vigueur dans sa forme actuelle par exemple, le plan Bacon maintient le système actuel en ce qui concerne les dommages aux véhicules, mais prévoit ue la responsabilité sera éterminée, entre les assureurs, sans recours aux tribunaux: mais comment, alors, sera faite la classification des chauffeurs qui est si importante pour 1 é-tablisserpent des primes?Il est impossible d avoir à la fois un système basé sur la responsabilité civile et d'éviter que cette responsabilité soit déterminée par le processus judiciaire.De tels “systèmes mixtes" ne s’expliquent par aucune logique: ils n’existent qu'à cause de l’incapacité congénitale du gouvernement de se décider et de faire primer l’intérêt général sur les intérêts particuliers des avocats et des compagnies d'assurance.Pour résoudre un problème de ce genre, il n’y a pas d’autre solution que de changer de gouvernement.Car le parti québécois, lui, a un programme clair, qui a été voté démocratiquement par ses militants il y a plusieurs années.Je m’engage aujourd’hui.au nom de l'équipe du , Québec, à le mettre en oeuvre dès que mon parti accédera au pouvoir.Je dis à tous les automobilistes québécois que.dès la première session régulière qui suivra l'élection, un gouvernement du Parti québécois proposera à rassemblée nationale un nouveau régime d'assurance automobile selon les grandes orientations proposées dans le Rapport Gauvin, qui sera administré par une société publique et couvrira tous les automobilistes.Il sera mis en place par étape, à l'intérieur d’une période maximale de deux ou trois ans, de façon à établir des structures administratives solides et efficaces.Un tel système, non seulement assurera une meilleure indemnisation des victimes mais également une réduction des primes.Dans une société comme la nôtre où presque chaque ménage a son automobile et ou circulent environ deux millions et demi de véhicules, l'assurance automobile est un besoin qui a des répercussions sociales importantes.Les choses ont suffisamment traîné et ça ne peut plus continuer comme ça.on a besoin d'un gouvernement qui s'occupe des vrais besoins des Québécois et qui n'aura pas peur de prendre ses responsabilités.1 Université de Montréal ADMISSION EN JANVIER 1977 Les facultés suivantes acceptent de nouveaux étudiants de premier cycle au trimestre débutant le 3 janvier 1977.FACULTÉ DES ARTS ET DES SCIENCES Anthropologie, chimie*, communication, démographie, études allemandes, études anciennes, études anglaises*, études est-asiatiques, études françaises, études hispaniques, études italiennes, études juives, études néo-helléniques, études russes, géographie*, géologie*, histoire, histoire de l’art, arts plastiques, informatique, linguistique, mathématiques, philosophie, physique, psycho-motricité, relations industrielles, sciences biologiques* sciences économiques, sociologie.Liste externe: études anglaises, études françaises, géographie, histoire.DÉPARTEMENT D’ÉDUCATION PHYSIQUE Éducation physique* FACULTÉ DES SCIENCES DE L’ÉDUCATION Baccalauréat spécialisé en éducation: seulement le programme d’éducation comparée et des fondements de l’éducation; certificats en didactique de l’anglais langue seconde au secondaire, en expression dramatique, en mesure et évaluation, en pédagogie audio-visuelle.FACULTÉ DE THÉOLOGIE Études bibliques, études catéchétiques, études pastorales, sciences de la religion, théologie — programme hétérogène."Il n est pas acquis que l'etudiant admis en janvier 1977 dans cette discipline puisse terminer la scolarité requise en décembre 1979.Son trimestre d'hiver 1977 ne lui aura permis que d'alléger la charge de cours des trimestres ultérieurs Prière de consulter les instructions jointes à la formule de demande d’admission que l’on peut obtenir soit au Bureau du registraire de l’Université de Montréal, soit au Bureau du conseiller d’information scolaire et professionnelle des CEGEP.» Toute demande d’admission doit être reçue au Bureau du registraire au plus tard le lundi 1er novembre.Pour toute demande de renseignements complémentaires, s'adresser au Bureau du registraire.Tél.: 343-7076 5 8 • Le Devoir, samedi 30 octobre 1976 DÉPARTEMENT DE SCIENCE POLITIQUE UNIVERSITÉ D’OTTAWA Le Département de science politique de l'Université d'Ottawa annonce un concours pour combler un poste régulier de proteeeeur Domaine 4e spécialisation: — Pensée politique et analyse des idéologies Conditions: Doctorat de préférence; intérêt à l'enseignement et à la recherche; enseignement en français.Classification et salaire à négocier.Début de l’emploi: le 1er juillet 1977 Les candidats doivent faire parvenir leur curriculum vitae et les noms et adresses de trois répondants aussitôt que possible^avant le 1er décembre 1976 à: William Badour Directeur Département de Sciences politfques Université d’Ottawa 550, Cumberland Ottawa, Ontario K1N 6N5 S C.L.S.C: RIVIERE-DES-P DAIRIES recherche UN(E) INFIRMIER(E) Fonctions: achats, et des comptes payables, ainsi que la prépa- — Élabore et exécute des programmes d éducation, de prévention et de soins médico-sociaux en accord avec les besoins du milieu et avec la participation active des citoyens.— Participe au programme des enfants de 2 à 6 ans.Exigoncos: — Détenir un diplôme en techniques infirmières — Expérience en psychiatrie.— Capacité de travailler avec des enfants de 2 à 6 ans de même qu'avec les parents (couples).— Aptitude au travail pluridisciplinaire.Sensibilité à l'importance du milieu pour la santé et le bien-être des gens.— Intérêt pour l'approche familiale et communautaire des situations.— Intérêt pour la prévention et l'éducation populaire.— Flexibilité quant aux horaires de travail.Veuillez taire parvenir votre curriculum vitae" avant le 15 novembre 1976 au: C.L.S.C.RIVIÉRE-DES-PRAIRIES 8616 est boul.Gouin Montréal, Québec .À l’attention de Lise Houle.UNIVERSITÉ UNIVERSITY D’OTTAWA OF OTTAWA PSYCHOLOGIE ET RELIGION FONCTION: Enseignement et direction de recherche, en français et en anglais, au niveau du baccalauréat et des études supérieures.CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ: Doctorat, publications et expérience dans l’enseignement universitaire.DOMAINE: PSYCHOLOGIE ET RELIGION (Théories en psychologie de la religion; Développement humain et religion; Foi et personnalité; Expérience psycho-religieuses).SALAIRE: Selon la compétence et l’expériencee.ENTRÉE EN FONCTION: 1er juillet 1977.DEMANDES ACCEPTÉES jusqu’au 30 décembre 1976.Tout candidat intéressé devra faire parvenir son curriculum vitae à M.Norman Pagé, Directeur Département des Sciences religieuses Université d’Ottawa 177, rue Waller Ottawa, Ontario KJN 6N5 RECRUTEMENT DE MEMBRES La Chambre de Commerce du Canada, association nationale représentant le monde des affaires, cherche un représentant adulte, intelligent et présentant bien pour le recrutement des membres dans le Québec.Le candidat doit pouvoir communiquer avec la haute direction, être couramment bilingue, avoir un dossier de ventes bien établi et posséder une automobile.Il devrait de préférence avoir un diplôme universitaire et de l'expérience dans la vente d’intangibles.Nous représentons une excellente occasion en tant que plus grosse association d'affaires du Canada pour une personne aggressive, pleine d'initiative et qui croit aux principes du libre marché.Salaire, commission, frais de déplacements et de représentation.Envoyer un résumé détaillé au: Directeur Général des Affiliations La Chambre de Commerce du Canada 1080 Côte du Beaver Hall , Montréal, Qué.H2Z 1T2 Organisation internationale recherche pour son service de PRESSE ET INFORMATION ASSISTANT(E) DU CHEF DE SERVICE PRESSE & INFORMATION Qualifications: — diplôme universitaire, de préférence dans les domaines suivants: sciences politiques sciences economiques, journalisme, communication, histoire etc.— une connaissance parfaite du français et une bonne maîtrise de l'anglais — avoir entre 25 et 35 ans — au moins trois (3) ans d'expérience dans le journalisme ou „ dans un domaine qui s’y rapporte.Lieu de travail: Ottawa.Veuillez taire parvenir votre demande accompagnée d’un curriculum vitae à: Le Devoir, Dossier 2667 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES de FORESTVILLE OFFRE D’EMPLOI TITRE DU POSTE: COORDONNATEUR DES SERVICES SOCIO-COMMUNAUTAIRES NIVEAU DAUTORITÈ Cadre intermédiaire.SOMMAIRE DES RESPONSABILITÉS: Sous l'autorité immédiate du directeur général, le coordonnateur des services socio-communautaires devra: — coordonner toutes les activités du personnel affecté aux services socio-communautaires.— coordonner le processus de gestion du personnel affecté aux services socio-communautaires; — s'assurer de l'exécution des programmes à réaliser; — faire rapport régulièrement au directeur général.EXIGENCES DU POSTE: Le candidat devra détenir un diplôme d étude universitaire de 1er cycle en service social ou l'équivalent en un amalgame d années de scolarité et d'expérience jugée pertinente.De plus, le candidat devra détenir un minimum de trois (3) ans d expériehce dans le domaine des services socio-communautaires et un an en gestion jugée pertinente.RÉMUNÉRATION Selon la politique salariale des cadres du réseau des Affaires sociales LIEU DE TRAVAIL Forestville - Région 09 - Côte-Nord.Les candidatures pour ce poste seront reçues iusqu'à 16h00, le vendredi, 5 novembre 1976, à l’adresse suivante: PRÉSIDENT DU JURY, C.L.S.C.De Foreetville, 2,7e Rue, Ceee poetale 790, Foreetville, Clé Saguenay, P.Q.GOT 1E0 Voir autres Carrières et Professions en page 9 MAISON NOTRE-DAME des Erables La Maison Notre-Dame des Érables est un Centre d’Accueil pour déficients mentaux adultes (18 ans et plus) POSTE: DIRECTEUR DES SERVICES DE RÉADAPTATION (Poste è temps plein) FONCTION Le Directeur des Services de Réadaptation a la responsabilité de l’organisation générale de la vie quotidienne des résidents du Centre d'Accueil.Il doit assurer un milieu propice à l’évolution des résidents dont le Centre a la charge.Responsable de la formation et de la direction du personnel éducateur.QUALIFICATIONS: Diplôme universitaire de premier cycle dans une discipline reconnue (sciences de l'homme).Au moins cinq (5) années d'expérience connexe, de préférence daps le domaine de la déficience mentale ou dans un domaine relié de très près aux fonctions décrites.TRAITEMENT: Traitement et avantages sociaux selon les normes reconnues par le ministère des Affaires sociales.Pnere de taire parvenir un curriculum vitae complet avant le 15 novembre 76 au soin du Directeur Général Maison Notre-Dame des Érables C.P.40 Brigham (Brome), P.Qué.JOE 1J0 LE CEGEP RÉGIONAL DE LA CÔTE NORD (Campus Manicouagan, Hauterive) (3) PROFESSEURS PLEIN TEMPS pour la session hiver 1977 dans les disciplines suivantes: (1) Qducation physique (!) biologie (1) mathématiques Exigences spécifiques: Les candidats devront possède! au minimum un diplôme de 1er cycle dans la discipline enseignee.La préférence sera accordée aux candidats possédant une expérience dans l enseignement.Salaire: Selon la convention collective Lieu de travail: Campus Manicouagan.537 Boul.Blanche.Hauterive Entrée en fonction: Janvier 197?.Les candidats Intéressés devront faire parvenir leur curriculum vltae au plus tard le 12 novembre f 976 au: Directeur du Campus, CAMPUS MANICOUAGAN, 537 Boul.Blanche, Hauterive, Qué.LE CONSEIL DE L’AGRÉMENT DES SERvïcES\ POUR L’ENFANCE MÉSADAPTÉE (C.A.S.E.M.) recherche un r La Ville de Hull est à le recherche d’un VÉRIFICATEUR INTERNE (Honwns ou fammo) Résumé dss fonctions: Sous la direction du contrôleur, le vérificateur interne doit: faire la vérification des transactions financières; développer et maintenir des procédures de vérification; faire des recommandations pour améliorer les systèmes et les procédures financières; faire des vérifications spéciales requises de temps en temps par la gérance; préparer des rapports sur toutes les tâches Indiquées ci-dessus Qualifications: — Détenir un diplôme universitaire en sciences commerciales ou être membre en règle d une association professionnelle reconnue dans un domaine compatible avec remploi (CA.CG A, RIA).— Minimum d'une année d'expérience dans le domaine de la vérification financière et opérationnelle; la connaissance du domaine municipal sera considérée comme un avantage important au niveau expérience.— Posséder les aptitudes, traits de personnalité et autres qualités personnelles appropriées.(Une solide expérience dans la vérification publique pourra suppléer à l'absence de diplôme universitaire ou A l'exigence d'étre membre en règle d'une association professlonf elle reconnue).Salaire el avantages sociaux : Indiquer le salaire désiré.Avantages sociaux intéressants Inscription: Les personnes intéressées à cette fonction devront taire parvenir leur curriculum vitee en indiquant le salaire désiré, au ÇetvIce du Personnel, 25 rue Laurier, C.P.1970, Buceureale “B”, Hull, Oué., avant le 1er décembre 1976.Toute candidature sera traitée confidentiellement LE CENTRE D’ACCUEIL DOMREMY - MONTRÉAL “Centre de réadaptation pour alcooliquas et autres toxicomanes, qui offre des servieee cliniques multidisciplinaires, d'évaluation, de réadaptation et de réinsertion sociale, en collaboration avec lea ressourças communautaires de la région".DIRECTEUR- GÉNÉRAL RESPONSABILITÉS: Sous l'autorité du Conseil d'administration, le titulaire de ce poste doit planifier, coordonner et contrôler les activités administratives et professionnelles de l'institution en conformité avec les lois et les règlements en vigueur.EXIGENCES: Diplôme d'études universitaires de trois (3) ans en sciences de l'administration ou l’équivalent et jouir d'une expérience administrative jugée valable dans le secteur des affaires sociales ou dans un domaine connexe.RÉMUNÉRATION: Suivant les normes du Ministère des Affaires Sociales et selon les qualifications du candidat.INSCRIPTIONS: Veuillez faire parvenir, avant le 9 décembre 1976, votre offre de service accompagnée de votre curriculum vitae à l'adresse suivante: Secrétaire du Conseil d’Administration, Centre d’Accueil Domrémy-Montréal, 15,693 ouest Boul.Gouin, Ste-Geneviéve-de-Pierrefonds, P.Q.H9H1C3 DIRECTEUR GÉNÉRAL L’EMPLOYEUR est un organisme d'évaluation des services professionnels offerts par les établissements ayant la charge d’enfants mésadaptés.L’Objectif général du C.A.S.E.M.est de favoriser l’amélioration de la qualité des services offerts à ces enfants.LE POSTE: Sous l'autorité du Conseil d'administration, le directeur général assume les tâches habituelles à ce poste.Plus spécifiquement: — élabore des moyens d'évaluation; — recrute, dirige et coordonne des experfs consultants en évaluation; — établit les relations nécessaires pour l’évaluation avec les établissements concernés; — traduit les résultats d’évaluations en recommandations pour améliorer les services offerts par ces établissements.QUALITÉS REQUISES: — diplôme universitaire de deuxième cycle en Sciences humaines ou en Administration; — une expérience pertinente dans le secteur des Affaires sociales et une expérience en Administration et en Relations humaines; — aptitudes à la recherche, à la conceptualisation, à l’animation et au travail en équipe; — le directeur général maîtrise la langue française et possède une connaissance suffisante de l’anglais.Il est en mesure de se déplacer fréquemment dans le Québec.TRAITEMENT: Selon la compétence et l'expérience du candidat.LIEU DE TRAVAIL: Montréal.Les candidatures seront confidentielles.Les candidats intéressés sont priés de taire parvenir leur curriculum vitee avant le IBnovembre 1976 a COMITÉ DE SÉLECTION DU C.A.S.E.M.BOITE POSTALE 61 SUCCURSALE F, MONTRÉAL, P.Q.BIBLIOTHÈQUE DU PARLEMENT SERVICE DE RECHERCHE DIVISION DE L’ECONOMIE ET DIVISION DE LA SCIENCE ET DE LA TECHNOLOGIE CANADA ATTACHES DE RECHERCHE ($1 4063 - 25625 ) On recherche des économistes et des personnes ayant une formation dans des domaines scientifiques ou économiques se rapportant aux ressources non-renouvelables et aux ressources renouvelables afin de remplir des postes d'attachés de recherche La condition de candidature est une maîtrise dans une discipline appropriée ainsi qu'une certaine expérience reliée.Cependant les candidats qui possèdent un baccalauréat spécialisé et une abondante expérience reliée pourront egalement être considérés.Les fonctions consistent à préparer des travaux de recherche, conformément aux exigences des membres des deux chambres du Parlement, des comités et des délégations parlementaires.Les nominations se feront dans l'échelle de salaire mentionnée ci-dessus en tenant compte des qualifications et de l'expérience.L'habileté à travailler dans les deux langues officielles est désirable.Les demandes, accompagnées d'un curriculum vitae et des noms, adresses et numéros de téléphone de trois répondants, doivent être adressées au: Directeur de l’administration et du personnel, Bibliothèque du Parlement, Ottawa, Ontario, K1A 0A9 et nous parvenir au plus tarâ le 15 novembre 1976.(Concours ouvert également aux hommes et aux temmes) LAVAL SCHOOL BOARD DIRECTEUR DES SERVICES FINANCIERS Poete: Attribution: J — Planification, organisation, co-ordination et evaluation de l'ensemble des activités relatives aux finances comprenant le budget, la comptabilité, la vérification- interne, les systèmes et les procédés.* Les responsabilités spécifiques comprennent la supervision des services des taxes, des paies, des ’ achats, et des comptes payables, ainsi que la urépa-" ration des états financiers, du budget, et du budget de caisse.> Critères d’admissibilité: —Diplôme universitaire terminal de premier cycle eri’î sciences commerciales, spécialisation dans la comptabilité.— Huit (8) années d expérience pertinente dont un',, minimum de trois (3) années dans un poste administratif.— Être bilingue.Rémunération: — Selon les critères énoncés dans la Politique Administrative et Salariale du Ministère de l’Éducation et le poste intéressera tes candidats que reçoivent actuellement un traitement de $25,000.et plus.Laval School Board Est responsable de l'éducation de 3,300 élèves dans huit écoles élémentaires Data Limita: Une demande écrite ainsi qu'un curriculum vitae au ; plus tard le 3 décembre 1976, en une enveloppe con- ‘ fidentielle" au: Directeur des services du personnel Laval School Board v 1105 Victor Morin St.\ Duvernay, Laval, Qué.LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DU GOLFE requiert temporairement les services (1) CONSEILLER PÉDAGOGIQUE affecté à la formation professionnelle des adultes LIEU DE TRAVAIL: Centre Administratif, 30, rue Comeau, Sept-lles, Qué.Nature du travail: Le conseiller pedagogique en enseignement professionnel assume des tâches relatives a I elaboration et I application des politiques dans le domaine de l enseignement professionnel.» Attributions caractéristiques: • Il assiste et anime le personnel affecte aux activités de son secteur quant au contenu des programmes, aux méthodes ' et techniques d enseignement, a I aménagement des locaux, au matériel didactique et a l evaluatiop de l appren-tissage.^ • Il a un rôle primordial d animation pedagogique auprès Ou personnel enseignant de sa (ses) discipline(s) • Il s occupe de la promotion auprès des élèves et du public des cours de formation professionnelle offerts par la Commission.• Il obtient la collaboration des spécialistes et l utilisation des moyens physiques du monde du travail pour assurer un enseignement de qualité • Il se tient en relation étroite avec le monde du travail pour; en connaître les besoins en effectif nouveau et en recyclaoe pour ses propres employés.• Il travaille à l implantation des nouveaux cours et évalué lès cours existants.• Il collabore avec les Centres de Main d oeuvre et autres organismes concernes â I organisation de cours et au ola-cement des élèves w • Il peut se voir confier toutes autres responsabilités inhérentes â sa (onction.Qualifications requises: Posséder un diplôme universitaire terminal de 1er cycle dans une discipline appropriée.Expérience: Industrielle et professionnelle pertinente Rémunération: Selon la convention collective Durée de l’Emploi: Jusqu au 31 décembre 1978 Entrée en fonction: Le plus tôt possible Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature à: CHANTAL-MARTEL BELLAN, Service du Peronnel, 30 rue Comeau, Sept-lles, Qué.Fin du concours: le 8 novembre 1976 N.B.: Concours egalement ouvert aux hommes et aux temmes t, sports Le Devoir, samedi 30 octobre 1976 • 9 Ralph Brock dirige une offensive que les Alouettes auront du mal à contenir Il y a 12 mois, Ralph Brock était encore un quart anonyme cherchant à s'imposer avec les Blue Bombers de Winnipeg.Mais le 5 octobre 1975, Brock dirigeait les Bombers à une victoire de 26-21 sur les Alouettes de Montréal, s’assu- rant ainsi le poste de quart que personne n’ose désormais revendiquer.Demain après-midi, à Win- nipeg, Brock affrontera à nouveau les Alouettes.Mais cette fois, avec une année d'expérience, avec plus d’assurance Roland Collombin renonce définitivement à la compétition BALE (AFP) — Le skieur suisse Roland Collombin a décidé de renoncer à la compétition.Considéré comme l’un des meilleurs descendeurs de ces dernières années, médaille d’argent de la spécialité aux Jeux olympiques de Sapporo (1972), Roland Collombin, 25 ans, avait été victime d’un grave accident en décembre 1975, à Val d’Isère.Il s’était fracture deux vertèbres au cours d'un entraînement.Le skieur est rétabli, mais sur l’avis de ses médecins, il a dû se résoudre à abandonner son projet de reprendre la compétition.Roland Collombin a été l’un des grands personnages du ski mondial depuis 1972 par son talent, sa classe et son caractère.Outre sa seconde place de Sapporo, le skieur suisse avait au cours des saisons 1973-74 et 1974-75 remporté huit victoires sur 15 descentes.• NEW YORK (AFP) - Le Roumain Ilie Nastase a nettement accru ses gains après le tournoi de Forest Hills.Bien qu’il ait été suspendu du jeu pendant trois semaines par la fédération internationale, le bouillant Roumain, qui avait fait scandale à l’omnium des États-Unis, a joué dans une série de mini-tournois fort rémunérateurs en Amérique latine et aux États-Unis.Ces matchs, mieux payés que les tournois réguliers du grand prix, échappent à la juridiction de la F.LL.T.Jouant contre Borg, Laver, Connors, Ashe, Vilas ou Ramirez, Nastase a obtenu d'excellents résultats.Il a porté ses gains annuels à $469,085, soit $80,000 de plus que Borg et $120,000 de plus que Ashe.• OFFENBOURG, RFA (Reuter) — L’Autrichien Niki Lauda préférerait quitter Ferrari si la firme automobile le forçait à courir contre son gré.Dans une interview au magazine ouest-allemand Bunte II-lustrierte, l'ex-champion du monde s’est déclaré convaincu qu’il avait eu raison d’abandonner dimanche dernier au grand prix du Japon de formule-un à cause au mauvais temps.Son abandon a Sermis au Britannique James lunt de décrocher le titre mondial.Lauda a également indiqué qu’il pensait essayer la nouvelle Ferrari en Italie lundi.Il subira ensuite une nouvelle greffe de peau au visage.Lauda avait été brûlé dans son très grave accident du 1er août dernier.GRAPHISTE D’EXPÉRIENCE Cossette Associés | Communication Marketing est à la recherche d’un graphiste possédant un minimum de 5 ans d’expérience.Nul n’est besoin de décrire ici | les qualifications requises, les candidats visés étant sans doute avertis des critères et exigences de notre maison.La rémunération sera négociée très calmement.Prière de faire parvenir votre curriculum vitae avant le 11 novembre à l'attention de: Denis Ducharme Directeur artistique Cossette Associés Communication Marketing 437 est, Grande-Allée Québec, G1R 2J5 ü DIRECTEUR ADJOINT DE CAMPUS: ENSEIGNEMENT (directeur pédagogique) Fonctions: Sous l’autorité du directeur de campus, le directeur adjoint de campus/enseignement, a la responsabilité de la gestion, de l’organisation et de la coordination des services pédagogiques du campus i, Il organise les services , a) d’enseignement b) auxiliaires; à.il voit à l’application et a i elaboration des politiques et procedures concernant le fonctionnement des services pedagogiques; i dirige et supervise les operations courantes; Il coordonne (ensemble des ressources necessaires et implante les nouveaux cours aux programmes offerts aux etudiants; I détermine et évalue les obiectifs de fonctionnement de son service; II s assure de I application du régime pédagogique.Il voit à I élaboration et a I application du processus devaluation des enseignements et des enseignants; 8, Il participe au processus de planification au niveau de i identification des oesoms et de la prévision des ressources necessaires, 9.H participe à la gestion régionale des services pedagogiques.Qualifications: — Diplôme universitaire de premier cycle ou formation exigeant au moins seize (16) années de scolarité dans un champ de spécialisation approprie, — Cinq (5) années d experience pertinente dans le milieu de (education Endroit de travail: Campus de Sorel-Tracy Salaire: Selon les normes de la politique administrative et salariale du ministère de i Education Date d’entrée en fonction: Au plus tard au debut de ianvier 197T Documents requis pour l'étude du dossier: — demande écrite.— curriculum vitae.— attestations officielles de la scolarité et de i experience Date limite de mise en candidature: Le mercredi 17 novembre 1976.a t 7nû0.fa/re parvenir les documents a: Monsieur PAUL G.LEMIRE Directeur général Collège régional Bourgchemin 2775, rue Bourdages C.P.9000 Saint-Hyacinthe, J2S 5S3 aussi, il attend de pied ferme les finalistes de la coupe Grey qui.cette année, risquent de terminer au quatrième rang de la section Est.Fort de ses récents succès, Brock pourra également compter sur une offensive explosive avec en outre les demis Jim Washington et Steve Beaird.Les Bombers ont vaincu Ron Lancaster et les Roughriders de la Saskatchewan la semaine dernière, et cette victoire a eu pour effet de les stimuler davantage.Dans le camp des Alouettes, la situation est beaucoup moins reluisante.Les joueurs de Marv Levy doivent remporter l’un des deux matchs qui leur restent à disputer, le premier contre Winnipeg, le second, dans huit jours, face aux Rough Riders d'Ottawa.Un horaire extrêmement difficile.Pour ce faire, les Alouettes devront déployer ne serait-ce qu’un semblant d'offensive.Depuis plusieurs matchs déjà, l’équipe défensive doit réaliser des prouesses pour permettre aux Alouettes de demeurer dans la partie.C’est une situation intenable, dans la mesure où l’équipe compte des joueurs de talent à l’attaque.\yn- idy 1 r-Ca TRADUCTEUR/RÉVISEUR FONCTIONS: Fournir les services de traduction de (anglais au français, à (Association et à quelques-uns de ses membres associés; traduire, et parfois réviser, des textes relevant surtout du domaine éducationnel.EXIGENCES: Diplômé(e) en traduction et au moins deux années d'expérience pratique.TRAITEMENT: Saura intéresser les personnes dont le salaire actuel est environ $18,000 par année.Faites parvenir votre candidature à: Mil* Joan Rondeau Diractaur, Administration du bureau AUCC 151, rua Slater Ottawa, Ontario KIP 5N1 AGENT DE COMMUNICATIONS à OXPAM-QUÉBEC Fonctions: — Responsable de (accueil: téléphone, visiteurs, lettres, demandes d'informations.— Responsable de la documentation écrite et audio-visuelle: participe à la conception et à la production de matériel, en assure la garde et la diffusion.— Participe, en collaboration avec (agent externe de communications.à (élaboration et à la réalisation du programme d'information et d'éducation.Exigancst: — Expérience dans le domaine des communications (|our-naliste, documentaliste, éducateur populaire ,).— Connaissance de la dactylo; bilingue.— Grande facilité de contact avec le public.— Intérêt pour le développement international.Traftamsnt A déterminer Faire parvenir sor, curriculum vitae avant le 5 novembre 1976 à Oxfam-Québac 169 aat, rua St-Paul MontrèaL H2Y 1GS.L’UNIVERSITÉ DE MONCTON » recherche PROFESSEUR EN MICROBIOLOGIE FONCTIONS: Enseigner des cours au niveau sous-gradué et disposé à s’intégrer à un groupe de recherche en écologie aquatique.QUALIFICATIONS: Détenteur d’un Ph.D.ou (équivalent.RANG ET TRAITEMENT: Selon les qualifications et (expérience.Prière de faire parvenir son curriculum vitae A: Monsieur Louis Lapierre Directeur Département de biologie Faculté des sciences et de génie Université de Moncton Moncton, Nouveau-Brunswick E1A 3E9 CENTRE HOSPITALIER DE Posté à temps complet INFIRMIER(E)-CHEF (è uns unité de soins prolongés:) Sous l’autorité du Directeur du Service des Soins Infirmiers.(infirmier(3)-chef est charge(e) de (organisation, de l'administration et de la surveillance des soins dans ce service.Il (elle) est responsable de (initiation au travail ainsi que de (évaluation du rendement de son personnel.Exigences requises: — membre en règle de (O.I.I.Q.; — expérience de trois (3) à cinq (5) ans comme infirmier(e) en relation avec le poste.Salaire: Selon la politique de rémunération des Cadres du ministère des Affaires sociales.Prière de taire parvenir les documents à l’adresse suivante: M.C.Guy DesJardins Directeur du Personnel Centre Hospitalier de Charlevoix C.P.5000 Boul.Fafard, Baie St-Paul, Co.Charlevoix GOA 1B0 tenu des Tiger-Cats de Hamilton, semble se complaire dans une certaine médiocrité.Il échappe le ballon à la moindre occasion et son jeu, dans l'ensemble, témoigne, de l'extérieur, d’une certaine indifférence.On ne peut accuser Johnny Rodgers, l’autre vedette, de sombrer également dans l’indifférence.Mais il n’a rien du joueur qui parvenait à échapper à ses poursuivants il y a un an à peine.Peter Dalla Riva demeure une valeur sûre au poste d’ailier rapproché.Mais on ne peut en aire autant du quart Sonny Wade, qui man- 3ue totalement d'imagination ans le choix de ses jeux et dans la distribution du travail.Ainsi Brock Aynsley et lan Mofford sont rarement employés.Pourquoi?“Parce que nous tentons d'attirer les demis défensifs vers Brock et lan afin de dégager Johnny et Peter," répond Wade.L'idée en soi n’est pas mauvaise mais encore faut-il que Aynsley et Mofford captent des passes à l'occasion afin de convaincre l’adversaire qu’il faut effectivement les surveiller.Quoi qu’il en soit, les arguments de Wade ne semblent pas avoir convaincu les demis défensifs, qui préfèrent suivre Rodgers et Dalla Riva de plus près, quitte à délaisser Ay sley et Mofford.D’autre part, les Rough Riders, assurés du premier rang, tenteront de garder leur élan et d’aider Tony Gabriel à établir un nouveau record de la LCF contre Hamilton, demain.Les amateurs auront les yeux rivés sur Gabriel qui n’a plus besoin que de quatre touchés pour améliorer le record de la LCF, 17, détenu par Terry Evanshen et Hugh Campbell.Le pilote George Brancato, des Rough Riders, utilisera le quart Tom Clements tandis que Vern Roberson agira comme ailier défensif.Le pilote des Cats, écrasés 48-10 par les Riders la semaine derniere, a étudié les films du match avec attention.Bob Shaw a soutenu que la défensive n'avait pas failli à la tâche même si Hamilton a perdu une avance de 10-0 dans ce match.Aussi, il utilisera le même personnel.hockey Ligue Nationale Jeudi Islanders NY 5, St-Louis 2 Philadelphie 3, Pittsburgh 0 Los Angeles 5, Atlanta 1 Toronto 3, Detroit 1 Vancouver 3, Cleveland 1 Hier soir Washington à Colorado Ce soir Boston à Montréal Rangers NY à Pittsburgh Philadelphie à Islanders NY Atlanta à Vancouver Chicago à Detroit Cleveland à Los Angeles Toronto à Minnesota Colorado à St-Louis Dimanche Detroit à Rangers NY Minnesota à Philadelphie Washington à Chicago Boston à Buffalo Les pointeurs (Parties d'hier non comprises) Québec à Indianapolis Phoenix à N.-Angleterre Edmonton à Winnipeg Ce soir Birmingham à N.-Angleterre 1 Houston à Calgary Minnesota à Québec Phoenix à Cincinnati Dimanche Houston à Edmonton San Diego à Winnipeg Les pointeurs (Parties d'hier non comprises) b P pt» Labeur, Mtl 11 9 20 Dionne, LA 9 9 18 Shutt, Mtl 9 9 18 Gilbert, NYR 4 13 17 Murphy, LA 10 6 16 Sheppard, Bos 7 9 16 Williams, LA 6 10 16 Young, Minn.6 10 16 Esposito, NYR 5 11 16 Lapointe, Mtl 3 13 16 b P pts Cloutier, Qué .14 8 22 S.Bernier, Qué ., .11 8 19 Lacroix, SD .5 12 17 Napier, Bir .10 6 16 C.Bordeleau, Qué .3 13 16 Ftorek, Pho .11 4 15 Keon, Min .6 9 15 Tardif, Qué .5 10 15 Dudley, Cin .5 10 15 Mahovlich, Bir .1 14 15 Association Mondiale Jeudi Edmonton 4, Birmingham 3 Minnesota 1, Houston 1 Hier soir San Diego à Cincinnati Ligue Majeure du Québec Jeudi Cornwall 10, Chicoutimi 5 Hier soir Laval à Québec Trois-Rivières à Shawinigan Chicoutimi à Sherbrooke Hull à Sorel Cornwall à Montréal Dimanche Shawinigan à Chicoutimi Laval à Montréal Québec à Hull Sorel à Sherbrooke Cornwall à Trois-Rivières LIGUE NATIONALE Section Lester Patrick Pi g P n PP pc pts ISLANDERS, NY .10 7 2 1 37 22 15 PHILADELPHIE .10 6 3 1 33 29 13 ATLANTA 12 5 6 1 37 47 11 RANGERS, NY .11 5 6 0 45 44 10 Ssction Connis Smyth* ST-LOUIS 11 6 5 0 38 45 12 CHICAGO 11 5 5 1 37 31 11 MINNESOTA 10 4 5 1 32 40 9 VANCOUVER .11 4 7 0 29 47 8 COLORADO 10 3 6 1 29 33 7 Ssction Charlss Adams BOSTON 10 8 2 0 45 31 16 BUFFALO 9 4 4 1 25 24 9 CLEVELAND 9 3 4 2 29 27 8 TORONTO 10 2 5 3 36 43 7 Ssction Jams* Norris MONTREAL 12 9 2 1 63 25 19 LOS ANGELES.12 6 3 3 47 32 15 PITTSBURGH.11 2 6 3 32 54 7 DETROIT 9 2 6 1 26 28 5 WASHINGTON .8 1 5 2 20 38 4 ASSOCIATION MONDIALE Section Est Pi 9 P QUÉBEC .9 8 1 CINCINNATI .9 4 3 BIRMINGHAM .12 4 7 MINNESOTA.10 3 5 N.-ANGLETERRE .7 2 4 INDIANAPOLIS .8 2 5 Section Ouest PHOENIX.8 5 3 WINNIPEG .8 5 3 SAN DIEGO.9 4 3 HOUSTON.10 4 4 EDMONTON.7 4 3 CALGARY .:.9 2 6 0 2 1 2 1 1 0 0 2 2 0 1 PP 52 46 44 30 18 20 37 36 35 29 23 27 PC 28 39 56 32 26 37 40 19 34 33 23 30 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est Pi 0 P n PP pc pts TROIS-RIVIÈRES.15 8 4 3 103 59 19 QUÉBEC .16 8 7 1 73 78 17 CHICOUTIMI .14 7 7 0 82 76 14 SOREL .16 2 12 2 62 107 6 SHAWINIGAN .15 1 11 Ssction Ousst 3 49 96 5 CORNWALL .14 10 3 1 69 49 21 SHERBROOKE .16 9 6 1 94 00 19 MONTRÉAL .15 8 6 1 69 62 17 HULL .14 7 5 2 65 52 16 LAVAL .15 7 6 2 74 78 16 Lourd silence à 15 jours du scrutin par Roger Labonté, collaboration spéciale Les grands problèmes ne manquent pas sur la scène politique québécoise et on compreno facilement que nos politiciens profitent de la présente campagne électorale pour tenter de les aborder publiquement.Cependant, on ne peut que s'étonner bien naïvement du lourd silence qui entoure encore les éclats publics de nos politiciens pour tout ce qui a trait aux sports, à lapratique sportive comme telle, aux tonds consacrés au développement des équipements et des athlètes, aux Jeux olympiques et le prolongement gigantesque qu’on voulait leur donner, au tourisme, à la protection de l'environnement et au plein air.On avait appris à comprendre, au cours des précédentes élections, qu on puisse oublier de discourir sur quelques-uns de ces sujets.Cette fois, il n’y en avait vraiment qu un seul sur lequel un politicien aurait pu s'attarder: le fameux ministère des Sports.toujours en aevenir.Mais l'année que nous venons de vivre a été particulièrement fertile en "émotions sportives ", et c'est pourquoi on doit s'étonner du silence qui persiste à moins de quinze jours du scrutin.Au chapitre de l’accès aux facilités sportives, il s'est fait un déblayage énorme au Québec au cours des dernières années.Les Jeux du Québec, d'été et d’hiver, ont pris leur élan vers la tradition; la Confédération des Sports a pu se doter de services techniques absolument sans pareils; le sport d'élite y a également trouvé des avantages inédits et on est sur le point de lui faire prendre son premier grand souffle avec l’Institut des sports.Restent le sport scolaire, la protection de l’environnement, le développement de la participations aux activités de plein air, et quoi encore, qui sont tous des secteurs qui ont commencé à bouger, ce qui est déjà énorme chez nous.Pendant cette dernière année, le Québec a vécu sa grande aventure olympique et s’est doté d’installations uniques au monde.Mais le fameux stade à la gloire de Drapeau reste encore difficilement accessible pour l’athlète qui veut s'y entraîner.Toutes les autres installations n'ont pas encore trouvé de vocation véritable en dépit des coûts exhortibants qui est leur lot sur le plan de leur opération quotidienne.Par-dessus tout, et c’est dans ce domaine qu’il convient — justement à cette époque-ci — d’en appeler à ce qui reste de conscience publique à nos politiciens, le Québec vit encore dans la plus pure incohérence en matière de grande politique pour changer la situation, un n hésité pa vrer à une guerre des mots pour décider du nom d’un ministère des sports et loisirs, mais en dehors, en campagne électorale, devant les gens qui jugeront demain, personne ne dit mot.Le sport n'a pas sa place sur les tribunes populaires.le Québécois moyen a bien d’autres chats à fouetter.Il veut avant tout savoir s’il doit être nationaliste ou fédéraliste, selon nos politiciens tous plus habiles les uns que les autres à escamoter les problèmes en période électorale.Et du tourisme, pas un traite mot non plus.Et pourtant nous avons là ce qu’on décrit comme la principale industrie québécoise.Parler de ces choses au cours d’une campagne électorale, une seule petite fois, ce n'est tout de même pas trop demander à un Bourassa, à un Lévesque, à un Biron, à un Choquette.Savent-ils au moins que des milliers d’enfants, probablement leurs propres enfants aussi, des milliers d’étudiants, des milliers de parents s’adonnent a la pratique d’une activité sportive ou de plein air au Québec en 1976?Savent-ils qu’éco-nomiquement parlant, le sport comme tel, avec tout l'immense marché des équipements derrière lui, constitue un apport économique plus grand encore que le tourisme?Qui donc parmi ces partis politiques fera une place à quelques éléments venus du monde du sport, pour leur apprendre tout ça un jour?Ma foi, les sportifs du Québec devraient commencer à demander des comptes! football Ligue Canadienne Aujourd'hui C.-Britannique à Toronto Dimanche Montréal à Winnipeg Hamilton à Ottawa Calgary à Edmonton Ligue Nationale Dimanche Philadelphie à Giants NY Jets NY à Buffalo Kansas City à Tampa Bay N.-Angleterre à Miami N.-Orléans à Atlanta San Diego à Pittsburgh Cleveland à Cincinnati Green Bay à Détroit Minnesota à Chicago San Francisco à St-Louis Dallas à Washington Denver à Oakland Seattle à Los Angeles Lundi Houston à Baltimore LIGUE CANADIENNE Section Est Pi g P n PP pc pts 14 9 4 1 368 295 19 14 6 7 1 266 233 13 14 6 7 1 250 315 13 14 6 8 0 221 328 12 Section Ouest 15 10 5 0 394 197 20 15 9 5 1 263 331 19 14 8 6 0 328 296 16 14 5 7 2 275 288 12 14 1 11 2 249 381 4 pta 16 10 9 8 5 5 10 10 10 10 8 5 COMPTABLES AGREES BELZILE, ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptable agréés ALAIN BELZILE C A ROBERT ST-JEAN C A QlUES SPERANO C A 2345 aat, Bélanger Montréal 728-5226 PROVOST & PROVOST Comp tab Is* agréés ROGER PROVOST C A ROLAND PROVOST CA 1255, Université, Suita 618 866-3326 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptsblss sgréés 276 ousst, rut Sl-Jtcqutt Suita 110 845-4194 VIAU.ROBIN & ASSOCIES Comptable* agréée Lucien O V.*u C A Armand M VORG Ltd A Dale-R Daon Dev Oaon A Decca R DEIdona gelhl Pac elhIPacr DeltanLtd 8 DIcknsn DIgtech DIscovry DIstTrA DomanI Dome Dome Peti O Bridge O Explor Dotasco A Dotasco P Oom Store D Textie A Domtr Domtarpr Oonlee M -1-15 8'A 8'A -I- W 9 9 -h 'AK 35H 35H - Il 500 $37H 27H 27H - 'A 1450 35 345 3U -I- 5 Z55 $I9'A 19'A 19'A 500 305 300 305 - 5 500 59 59 59 -f 4c 200 $7 7 7 350 $31W 31'A 31'A -t-.'A Z50 $15H I5H 15H -10 3825 250 240 240 3700 289 285 289 4000 55 55 55 500 105 105 105 -t- 1 800 150 150 150 500 410 400 400 700 148 14 1467 - 4 9900 79 75 75 -2 500 200 200 200 -1-5 9200 395 375 385 -HO 8987 $I3H 12'A 12H -I- 'A z25 $50 60 50 308 310 310 310 -flO 2500 147 141 147 + 5 z50 $18'A 18'A 18'A 1500 475 450 470 100 $22 22 22 -1-3 2300 340 335 335 - 5 z35 $8H 6H tVA 300 250 240 240 -20 1090 $5H 5H 5H 100 $9 9 9 100 395 395 395 + 5 100 $42'A 42'A 42'A -H'A H Group A HamTr Hardee Hard Crp A Harleduin Harris J A Hawker S Hawker pr Hayes DA HIghmont Homco A HomeA Home B HudBay A HBayCo HBOIIGas H DCLpr Husky 011 Husky Apr Husky B pr Husky E w Hydra Ex I AC ITLInd IU Intl IWCCom Imasco A ImascoAp ImpGen ImpOll A INCOA Indal Indusmin IndAdhes Inland Gas InlandGp InIndG lOp Inter-City IBM IntMogul I Mogul A IntPIpe A Ipsco InvGrpA 9U 815 IlH I2H - -f m U'5 5'A 515-15 I3N U'A 5H HVk -I- H 244 55H SH 5H 1511 74 71 74 -f 3 2925 1U 155 155 -10 5W 129 129 129 -1-3 Z35 544 44 44 700 55H 545 5H -f 'A ISO 210 210 210 2375 I5'A 5 5W - W 210 535H 35H 35H -I- 'A IM $7H 7H 7H - H 225 490 «5 US - 5 4U $13'A 12'A 13'A 4U $5H SH 5H -f W 9M 375 375 375 -f 5 5M $5W 5 5 - W 111 807'A 87'A 87 10H + Va 13 13 - 'W 23H 24'/4 -1- '/A 22'W 22'/$ - H 14W 15 -i- '/$ 14 14 - '/$ 12H 12H BelICanad 2093 $49H 49H 49H - '/$ Bell C pr IN $26 26 26 Bell D pr 2N $51 51 51 -1'/4 Bell E pr 400 $27H 27’/j 27H -t- H Bell F pr ION $20'/4 20'/4 20'/4 + '/% Bell wt 500 490 485 490 -5 BM RT u UN $13H 13H 13H -h Va BombMIw IN $8'/* 8'/* 8'/k Brcana 954 ilO'A lO'/k lO'/k BC Phone 160 $12H I2H 12H - Va B C T 10.7N $26W 26W 26W CAE A IN $9 9 9 -h '/% Cal P a 479 $31H 3I'W 31H CCemLa 710 $9'W 9 9 CIm 1050 $25'/i 25'A 25'/i + 'W C Int Pw 2550 $15'/h 15 l5'/k -I- Va Cl Pow pr 150 $13H 13H 13H-h Va CP Inv 525 $18H 18W 18W - W C uni 2N $12H 12H 12H -h Va CPLtd 1547 $I6H la'/k 16H -I- Vf CP uk p 2N $5 5 5 CarlOk 8N 269 268 269 -1-3 Celanese 772 345 345 345 Vanlae Haut Cent Dyn 5N 60 Chieftain Chrysler CHUM B Cominco Con Bath C Text Con Gas Crush Int Danison Dome Pete D Bridge O Ll pr Dom Store 2425 S14H D Tex a 2190 S8 Domtar 66M $19H Drumcall A 800 SII'A E Pr Air Bat Fetm.Ch.60 60 -5 2N $8H 8H OH -t- 'W IN $18H 18H len 262N $7'/4 7'/4 7'/4 - 'h 310 $36H 36H 36H - H 125 t31H 3IH 31H - '/* ION 2N 2N 2M 1210 $12H 12'/^ 12'W 400 $8H 8H 8H -h H 30M $50'/4 50 50 -l'/t 503 $35H 35H 3SH + H 575 $19'/4 19'W 19'/4 -I- Va 2N $16'W 16'W 14'/4 Pow C a 1250 $9 9 9 Prefac a 400 125 125 125 Prem Cb 100 $9H 9H 9H - 'W Price Corn 1887 $12'/S 12'/4 12'W -h Va Provigo IM $8H 8H 8H - Va Qebcor 16M $7V4 V/i IVa -h Va Readers D 2M $12'W 12W 12'/i Reed P a IM $10W lOH lOH -F H RId Algom 125 $27H 27H 27V4-2W Rolland 6M 485 475 475 -25 Royal Bank 1280 $27'/4 27 27W - '/% Ry Trt a IM $17W 17H 17H Seagram c 10070 $23 22H 23 Shefl Can 9175 $13H 13 13H + Va SherW 7pr IM $66 68 68 Simpsons 200 $5X4 SH 5H Stelco a 210 $2SW 2SW 25W Texasguif 200 $30W 30W 30W + Va Thorn A 2M $12 12 12 Tor Dm Bk 550 $19'W 18H 18H - Va Tôt Pet A 16Q0 $5H 5'/4 5'/4 new yorir 11 314 9 986 7 22 28 78 Gaz Metr Genstar L GBC pr GL Paper Gulf Can Hambrop Hawker i Home A Huds Bay a H Bay Co Husky Oit lAC lmp O a imasco A 200 27$ 310 $6 16% 14H + % 6 19% + H 11% -1H 275 -$ 6 - % Tr Can PL 10700 Trans Mt a Unigescoa Unigesco b Unt Bank Wjax a Walk a Westest a Wstburne Weston Zellers $12% 12% 12% - % 250 $8H 8H 8H + % 200 170 170 170 +5 200 130 130 130 130 295 295 295 120 $12H 12H 12H + % 406 $29 29 29 + % 200 $52% 52% 52% 300 $9 9 9 - % 300 $13% 13% 13% - % 362 $21% 21% 21% + H 140 $23 23 23 +1 250 $28% 28H 28% + % 837 $24% 24H 24% + % 200 $15 15 15 300 470 470 470 -5 835 $23% 23% 23% 230 $16H 16% 16H + % 1350 $15% 15% 15% - % 7000 $17 16H 16H - % 170 $16 16 16 + % 2881 $19% 19H 19% 100 $23% 23% 23% Davd D Fiscal Inv Lemtex hors cote Alfa Gas 9.76 Cdn Occid pfd Cdn Utilt new Canuc Mns Failinger Int Norvalle Int Systcoms Melville Mns Multl Min Mosto N B T New Nifd Lit rts 200 $26 26 1000 $25 24% 3000 $12’% 12’% 5000 165 165 700 10 10 2000 18 18 205 30 30 9000 70 70 1000 23 23 5000 18 18 977 $17 17 727 11 11 Imasco PrC 200 315 315 315 +5 Indal 200 $13% 13% 13% - H inco a 4500 $31% 31% 31%+ % lU Int 100 $11 11 11 - % iPLa 5150 $14% 14% 14% Kaiser Re 20300 $13 13 13 L-abatt a 17800 $17H 17% 17H + % MB Ltd 6840 $22% 22 22% + H Maritime 700 $18 18 18 Mass Fer 380 $22% 21H 22%+ % Mas F b 200 $25% 25% 25% Molson A 830 $17% 17% 17% Moore 11265 $34% 33H 34 + H Nficla 100 $11% 11% 11% - % Nfld pr d 200 $7% 7% 7% Noran a 670 $34 33% 34 + Va Norcen 200 $11% 11% 11% Nor Tel 400 $33% 33% 33% + % Nor T w 1500 $12% 12% 12% - V* Pancan 450 $20% 20% 20% + % PeopISt 295 400 400 400 +10 Placer 5000 $20% 20% 20% + % Abit Cop Acroil Ltd Basic Res Cadillac Ex 1000 CdnMag 1000 Cons lmp Con Prop Dumont Dyn Mn East Mal tnt Rock Lynx CEx 12000 Menorah 1000 Mt Jamie M Pleas N Jobu N insco Newrich NA Rare PesoSliv Que Coblt Roy Agas SU Stack S Dufault Stafrd Tallsmn 600 340 335 Junior induslrlallot 300 115 115 200 $8% B 1000 58 58 Minas St pétroiai 340 +5 +2 1000 3093 1200 - % 14000 2000 22000 3000 1300 1900 5000 1440 21087 500 5000 4000 500 6700 2000 1000 6000 2000 1500 3 50 8 70 4 4 25 25 1 3% 3% 17 17% + % 28% 31 155 155 41 41 -2 74 75 I 5% 5% + % 26 26 -4 13% 13% 13% + % Un saut de 12 points Vive hausse des cours vendredi à Wall Street, où l’indice des industrielles a clôturé en hausse de plus de douze points.La cote, en hausse dès l’ouverture, a remonté tout au long de la séance, en dépit de l’annonce d’une nouvelle baisse des principaux indicateurs économiques en septembre.Les investisseurs ont été encouragés, seloti les analystes, par la baisse des taux d'intérêt qui commeKe à se répandre et surtout par les derniers sondages indiquant que le président Gerald Ford est en train de "rattraper" M.Jimmy Carter et qu’il pourrait bie.i remporter l'élection mardi prochain.Le nombre de hausses l'emporte largement en clôture sur celui des baisses: 1065 contre 367 et 430 titres inchangés.La plupart des compartiments terminent sur une note soutenue, les chimiques sont en forte hausse et Du Pont de Nemours gagne 3 5-8 à 129 1-4, hausse aussi des ordinateurs où IBM gagne 5 1-4 a 2713-4, des aérospatiales, sidérurgiques et pharmaceutiques.L'indice Dow Jones se trouve donc maintenant à 964.93, et le total des gains de la semaine atteint 26.18 points.Le volume des transactions de vendredi a atteint 17,03 millions d’actions, à comparer à 16.92 millions jeudi.Parmi les valeurs canadiennes gui ont cours à la Bourse de New York.Inco a monté de 7-8 à $33, Alcan de 1-2 à $25 et Massey-F’erguson de 3-4 à $23 1-4.McIntyre a perdu 1 3-4 à $29 3-4 et Campbell Red Lake 3-8 à $21 1-2.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE 68'A MH 4H 14'/^ 32H 43H 26H 69H 41 13H 9 IntPap Int TT IpcoHsp Itek Cp John Man 10 JoyMfg 10 206 Kennecot 37 986 KerrMg 14 91 Krsge SS 21 1135 Litton 21 96 LckhdAr 2 75 LoewCp 5 >168 27% MCA Inc 6 176 34% Mad SG 5 5 ¦¦ Mallory 17 13 MarathMf 3 17 MrthnO 12 309 MrshMc 17 111 Mars Fd 10 66 Martn M 7 210 Masco Cp 12 546 Mass Fer 4 149 MasCp 5 Maytag 13 65 McDonId 20 568 McDnO 9 246 McGr H 9 50 Mclntyr 101220 McKee 7 26 Merck 23 459 Merr Lyn 8 343 100 18 463 5% 33% 10% 58% 57% 18’% 23% 21H 23% 17% 33% 53% 22’/4 14’% 31 18H 75% 23% U’/e 24H 60% 4 18% 82H SOH 34H 19% 23% 16% 34 44’% 65 47’% 63 + 16 40 40 40 5 5 5 18 17’% 18 21 21 21 -9 146 14$ 145 + 5 17’% 17’% IT'A -1 23 23 23 4 4 4 25 25 25 -3 20 20 20 ACF In ASA Ltd 162 Addrsso 12 67 Alcan Alu 56 494 Allg Lud 6 8 All's Ch Ventes Haut Bas 7 26 32% 32 bénéfices 6 140 26 373 13 215 7 51 7 631 7 174 9 104 7 93 9 195 20 883 6 1013 fonds mutuels Alcoa AMtICI Ambac A Hess Am Alrl A Brnd Am Can A Cyan A Home Am Mot Am Stand 7 ItO 26H Am TT 11 159J 61W Ampx Cp 11 167 6H Anacon 101 203 24'A Armeo St 8 x63 29 Armst Ck 13 x427 27H Asarco 14 106 16'A AtIRIch 12 1185 57'A 2 155 14 Aveo Cpt 4 39H Avne! Inc 6 278 16H AGF Group Amer Grwfh 4.47 CdnGsEgyl2M Cdn Sac Gin 4.70 Cdn Trusteed 4.53 Corp Invest 5.17 Corp Inv SIX 4.65 Gwfh Equity 5.75 Jqpan 8.12 nMoneyMktlO.N Special 2.91 AU Canadian Gr Compound 5.63 Dividend 5.83 Norlhrn Egy 3.24 Revenue Gtn 3.87 Venture 3,14 40N 3.86 Calvin Sullock Gr Acrotund 1 '* CIF 4,03 Clag Inv Grp nyCo-opera 9.36 nyLdmk GF 9.74 Eaton Group Commwth 14.34 Growth 9.05 Income 4.55 Internalnl 6.74 Leverage 3.80 Venture 3.35 Viking 4.92 Guardian Group Enterprise K GIS Comp 8 34 GIS Income 2.55 yOrwIh Fnd 7 89 North Amer 3 16 Mutual Acu 5.22 Mutual inc 4.25 See Income 9.65 World Equity 5.31 Investors Gr yOrowth 10.63 ylnlernetnl 5.55 yjapan 8.45 yMorIgage 4.81 yMutual 5.19 yRetIremnI 5.30 yProvidt Mu 6.75 yProvIdl SIX 4.77 Nat Res Gth 3.51 Planned Invest Gr Canada Cum 5.28 Canada Grth 6.20 Pid Resourcs3.83 PId Sac Inc 5.64 ' Taurus 4.62 Prat cl Revenu Gr American 8.83 Canadien 5.96 Retraite 6.18 PrtvtsI Mut 6.62 Prudential Gr Growth 5.44 Income 5.14 Savings Invest Gr American 8 83 Canadian 5.96 Rellremnt 618 United Bond Shr yRoyFund 5.72 yRoyFnd Inc 5 02 Unltod Group yAccumula 3.81 yAccumu R 4.12 yAmerlcan 1.25 yConI Mortg 5 02 yHorlion 1.97 ySocurlty 4.61 yVonturi 2.36 yVonturoRoia 07 Unlvtrsil Gr Save Equity 106 xdSivt Inc 5.17 Non Mimbors Assoc Inv S.N yBeoubron 4.N nBolt TronE 5,44 Cdn S Air Gd 3.02 Canigtx Gr vBond 9.31 Fund 8.80 Intarnatnl 7,69 yMortgage Capital Gtn kChase 10.16 933 6.61 CML Group Growth 6.15 Inti Energy 2 28 Inti Gtn 4.32 Inti Income 3.32 UnIvest 4.64 «Comp Cap 4.15 Dtsjardlns Gr Canadian 6.91 yHypotheq 4.21 ylnlernatl 6,63 yObllgalns 5.07 yQuebec 3.66 yPEP 1.97 nySpec 4,05 Dixon, Krog 5.30 yDomlnCompa 31 Droylus Group yinc 11.71 yinlornotl 12.94 nExocutv Con 5.69 nEsKutv Inti 1.34 xFId Trond 21 26 nHarvord 5 80 Horllago 1.78 Industrial Or Indust Amor 2 20 Indust DIv 5.96 Indus! Eq 4 9* Indus! Gth 15 42 Indust Inc ION IndusI P*ns 20 09 ITCO 4 76 Koyslono Gr Cus K-2 5.15 Cus S-I 19,N Cus S-4 .3.40 Polaris 3,14 «Lex Rsrch 15.07 xManhatn 3.68 .yMarltlmeEq2.32 Morlborough 4.63 Natrusco 12.68 NW Group Canadian 4.77 Equity 6.14 Growth 4.77 xOn# Wm St 14 39 xOppanhmr 4,29 Pemborton Gr nPaclllc DIv 4.90 nPacIfIc Inc 2.71 nPoclIlc Ros 2.42 nPaclllc Rot 4.3S nPoclllc US 4.07 PHN Group yBond 10.99 yCanadlan 7 33 Fund 13 58 yPooled 38.14 nyRRSP 10.99 PMF Manaomnt nPanslon Mu 5.93 nXanadu Fd 3.48 nPutnam 10 48 Scallald Or Scotlatund 87 Scotlald Mtg 1.02 SKrIIng Eqty 5 48 xToch 7.17 T*mplt Gtn 10.38 Trans Canada Or A 5 02 C 10.81 Sp«cltl 4.18 Vanguird 5 33 Wasltrn Grth 4.79 Astral Bellevue Pathe Ltd., six mois terminés le 28 août: 1976, $356,000.12.6 cents l'action; 1975, Avec Cp $361,000, 12.8 cents.J,’'", Alberta Ras Trunk Line Co.Ltd., Avon Pd' 17 438 neuf mois terminés le 30 septembre: 1976, $26,940.000, $1.02 l'action; 1975, $18,294,000, 76 cents.CFCN Communications Ltd., neuf mois terminés le 30 septembre 1976, $1.631.000, $1.16 l’action: 197, $996,000, 66 cents.Canadian General Electric Co.«338 31'A 27H 24H 69 10H 15'A 26'A 26H 91'A 8 196 14 180 7 x188 21 461 10 337 Babck W 7 Baxt Trv 26 Beckmn 15 Bal How Bell Can 7 BenlICp 5 Betn Stl 8 BIck Okr 17 Boeing II Boise Ces 11 Ltd., neuf mois terminés le 30 sep- ima w*r’7 tembre; 1976, $21,114,000, $2.58 l’ac- soltd 11 73 tion; 1975, $25,017,000, $3.06, Brisi My 14 87 Canadian Industries Ltd., neuf mois terminés le 30 septembre; sueyEr 1976, $19,813,000, $2.01 l’action; Burl ind 1975.$35,567,000.$3,62, Burrghs Cominco Ltd., neuf mois termi- cbs nés le 30 sentembre: 1976, crrFin , «j.$33,300,000, $1.87 l’action; 1975, 17 13 “v?$56,000.000, $3.30.-Camp RL 19 81 22 Conn Chem Ltd., neuf mois ter- Camp sp 11 64 mh minés le 30 septembre: 1976, raoccm 12 23 5i% $1,840,000, 85 cents l’action; 1975, cringOk 44 21 2H $1.608,000, 59 cents.Cater Tr 12 729 58'A Dominion Bridge Co.Ltd., neuf ,5 jJJ mois termines le 30 septembre; chM$% $ « 34% 1976.$26.140.000.$2.46 l'action; ChnCrft 40 5 1976, ^ 086,000, $1,61., cnry.lr «3 19 A Inglls Ltd., neuf mois termines le cuies Sv t 352 30 septembre: 1976, $2,850,000, Clark Eq il Ii3 $2,27 l’action, 1975, $1,605,000, Clark Oil $1.22 Investors Group, neuf mois termi* nés le 30 septem'bre: 1976, $12,810,000.90 cents Vaclion; 1975, $12,737.000, 89 cents.17% 9H 24’% 33% 24’% 54% 54% 18% 24% 12% 41’% 36 25% 32H 3H 26% 59H 6% 23% 28% 26% 15% 55% 13% 39/4 125% 128%+2H 13 42 16 1S% 16 + % 22 1072 87H 84H e7%+3’% 33’% 23’% 18% 28’% 19 43'% 15’% 32'% 43H 31H 20% 22 Deere Denn Mf 7 Dexter C 8 DigItlEq 24 269 152 Disney W 19 624 46’% Dr Peppr 19 DomaM 13 40H U’% 25H 31'% 40% 26 52% 20 44’% 21H 36 57 26’% 17% a’% 53’% 30H 16% 30H 74 6'% 29% 23% 36% 25’% 24 21% 2SH 1Î’% 17% 27 64'% 11% 28 Haublain 13 453 44 Maw Pek 29 173 B4105’ 12Janv 1982 9S • 99' S Déc 1981 9B'ii1N' 5Dèc 1999 tOO'i 101’ 15 Mai 1981 99 %availleront.L'édifice comprendra six étages hors sol ainsi que deux niveaux de stationnement intérieur pouvant accueillir 1.200 voitures.Il sera parachevé au printemps 197Ô.fie Inns Inc de Montréal, devaient être associées à la gérance du plus grand hôtel de la chaîne.Il semble toutefois que les rapports entre les deux entreprises n ont pas toujours été excellents et on savait, depuis plusieurs mois, que Atli-fics connaissait quelques difficultés financières.Il s'agit cependant d’une compagnie privée qui ne produit pas de rapport financier.Hier personne, a l’intérieur de la compagnie n'a voulu confirmer ou démentir une information voulant que Atlifics abandonne.Toutefois, M.David Pemberton-Smith déclarait au DEVOIR, que le “partnership" du projet faisait partie de la négociation en cours.Quant au financement du projet, il était en partie assuré par La Caisse de Dépôt et Placement du Québec et le Trust Royal.Il semble que le financement intérimaire fourni par les deux entreprises était échu et qu'il fallait renégocier un nouveau financement.De plus, les coûts de construction sont passés d'une estimation de $30 millions à plus de $50 millions aujourd'hui.- Enfin, tous les partenaires du projet ne seraient pas d'accord entre eux sur la date d'ouverture de ce qui deviendra le deuxième hôtel de Montréal, après le Reine Elisabeth.Beaucoup estiment qu'avec la récession que traverse actuellement l'industrie hôtelière de la métropole, il serait plus sage de ralentir le rythme de construction et d'équipement et de n’ouvrir qu’en 1978, soit avec deux ans de retard.De fait; l’industrie hôtelière de la métropole traverse actuellement 1 une de ses plus mauvaises périodes.Sans compter le nouveau Holiday Inn (920 chambres) et le Hyatt Regency (764 chambres i qui n’ont pu ouvrir à temps pour la période des Jeux, il s est ouvert plus de 2,000 chambres à Montréal dans les douze derniers mois.Les taux d’occupation des nouveaux hôtels sont très bas.Ils tournent autour de 507c pour le Méridien (609 chambres), le Howard Johnson de la rue Sherbrookê (318 chambres), le “4 Saisons (320 chambres).Seul le Reine Elisabeth affiche presque complet avec un taux d’occupation de 967.Selon les statistiques compilées par l'Association des Hôtels du Grand Montréal, qui regroupe les grands établissements de la métropole, les taux d’occupation en 1976 traduisent une baisse d'environ 107c du volume d’affaires.Même la période olympique ne semble pas avoir été le succès hôtelier qu'on espérait puisqu’on juillet, le taux moyen d'occupation ne fut que de 86.57c, alors qu'en août 1975 par exemple, il fut de 917o.En juin 1975 il était de 797o et tombait à 70.97c pour le même mois de 1976.De même, en septembre 1975, le taux d'occupation pour les hôtels de la métropole était de 79.97o alors qu'il n’était que de 69.67c en 1976.Certains hôtels, comme le Méridien, ne semblent pas surpris de ce faible taux d oc-cupaton, du fait qu'il s'agit de nouveaux établissements.D’autres comme le Howard Johnson, tentent de lutter contre la récession en renforçant leur publicité, à Toronto notamment, et en coupant les prix.Il est certain que le taux moyen d'occupation aurait été encore plus réduit si le Holiday Inn du Carré Dominion (ouverture reportée à 1978) et Le “prime” passe à 61/2% aux USA NEW YORK (AFP) — Plusieurs grosses banques américaines, dont la Bank of America, la Citibank et la Morgan Guaranty, ont réduit, hier leur taux d'intérêt privilégié (prime rate) de 6 3-4 à 6 l-27o.Elles se sont ainsi alignées sur une réductén similaire annoncée jeudi par une grosse banque de Chicago, la Continental Illinois.Cette baisse reflète le tassement des taux d'intérêt à court terme enregistré depuis quelque temps aux États-Unis et elle devrait s'étendre rapidement à l’ensemble des banques commerciales américaines.Les spécialistes constatent généralement que les demandes de créait en provenance des entreprises demeurent à un niveau déprime aux États-Unis ce qui constitue une raison supplémentaire pour les banques de réduire ce taux de base qu elles accordent en principe à leurs meilleurs clients.Au Canada, le taux de base demeure à 10 % soit près de 47c de plus qu'aux États-Unis.L indice des principaux indicateurs de l'activité économique a de nouveau baissé en septembre aux États-Unis, a annoncé le département américain du Commerce.L'indice, qui est supposé préfigurer l'évolution économique durant les mois qui viennent, s’est replié de 0,77c comme il l'avait déjà fait en août.Cette confirmation du ralentissement de la reprise aux États-Unis, à quatre jours des élections, sera certainement utilisée par la démocrates pour accentuer leurs attaques contre la politique économique de l'administration répuolicaine.L’administration avait toutefois déjà indiqué que l'indice baisserait en septembre mais que ce repli ne changerait pas ses prévisions d une ré-accélération de l’expansion pendant le quatrième trimestre.le Hyatt Regency (ouverture probable en juin 1977) avaient déjà ouvert leurs portes, augmentant ainsi la capacité hôtelière de près de 1,700 chambres.Divers facteurs ont été avancés pour expliquer cette récession de l'industrie hôtelière, facteurs qui viennent s'ajouter à un surcroît évident de capacité: — la réduction des dépenses publiques, à tous les paliers de gouvernement, aurait réduit d'au moins 10% les déplacements de fonctionnaires, — les fêtes du bi-centenaire aux États-Unis ont retenu plus d'Américains dans leur pays en 1976.Un troisième facteur, toujours présent à l'esprit des hô- teliers de Montréal, est l'absence, de plus en plus criante, d'un véritable centre de Congrès.Le dossier semble tou-lours actif au ministère de l'Industrie et du Commerce et une étude aurait été confiée à un bureau privé de recherche afin de déterminer les besoins exacts du gouvernement en termes d'espace.En attendant, les résultats financiers des chaînes d'hôtels ne sont pas brillants.Le dernier rapport semestriel de la chaîne Commonwealth Holiday Inn of Canada laisse apparaître une perte de près de $5 millions pour la période terminée le 30 avril dernier.Il se pourrait que, pour la première fois depuis sa fondation en 1964, la compagnie “tombe dans le rouge .Le ministre de l’Industrie et du Commerce, M.Jean Chrétien a donné hier le feu vert pour la construction par Canadair du Lear Star 600, le cousin canadien du Lear Jet américain.L’avion de 26,000 livres pourra être construit en trois versions différentes.Comme jet d’affaires, il pourra transporter 8 passagers sur 4,000 milles.La version cargo permet le transport de 7,500 livres et le modèle dit “de liaison" renferme 30 sièges.Le modèle d’affaires atteint une vitesse de croisière de Mach .85 à une altitude de 45,000 pieds.Des financiers internationaux rendent visite à l’Hydro-Québec La situation financière de l'État québécois et de l’Hydro-Québec ont fait l’objet hier d'une rencontre privée entre des représentants d'importantes institutions financières internationales et des dirigeants du ministère des Finances et de l'Hydro-Québec.Cette conférence était organisée dans les bureaux de l’Institut de recherches de l’Hydro, à Varennes, par la firme new-yorkaise de courtiers Paine, Webber.Jackson & Curtis Inc.Elle s'adresse à quelque 40 représentants d'institutions financières du Canada, des États-Unis, de Grande-Bretagne, d’Iran ainsi que des Bahamas et des Bermudes.La conférence a débuté jeudi soir par un diner à l’Hôtel Ritz Carleton, où MM.Ralph G.M.Sultan, miste et Robert W.econo-Bagley, économiste principal, à la Banque Royale ont entretenu les visiteurs” étrangers.Cette conférence est la première d'une série que la firme new-yorkaise entend organiser périodiquement au Canada à l'intention des membres de la Communauté financière internationale.L'Hydro-Québec vient de négocier, sur le marché européen des capitaux, un emprunt de $125 millions en dollars, dont le produit sera ajouté à ses fonds généraux et servira à financer son programme de construction, y compris le projet de la baie James.Les nouvelles obligations, "série DB", garanties sans réserve par Quebec, porteront intérêt à 8l/2% par année.Elles seront datées du 1er novembre 1976 et viendront à échéance le 1er novembre 1986.Offertes au pair, ces obligations auront un rendement approximatif de 8.33%, L'Hydro-Québec a l'intention de demander que les obligations de cette série soient inscrites à la Bourse du Luxembourg.Elles ne seront offertes en vente ni aux États-Unis, ni au Canada, Le syndicat international chargé de l'émission est dirigé par les maisons S.G.Warburg & Co.Ltd.Crédit Suisse White Weld Limited, Union Bank of Switzerland (Securities) Limited.Kredietbank S A.Lusem-bourgeoise, Commerzbank Aktiengesellschaft, West-deutsche Landesbank Giro-zentrale, Nesbitt Thompson Limited et Levesque, Beau-bien Inc.CARTES PROFESSIONNELLES ET D’AFFAIRES MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT SUR IES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc., 7035 AVE DU PARC 270-1141 Brevet* dTnvtntlon MARQUES («COMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100, rue DRUMMOND Montreal H3Q1XS 21».2152 LISEZ ET FAITES LIRE LE DEVOIR 721-9630 ENTRfPRfNfURtltCTRICItN HAN K.MALOUF INC.•niretiên induUritl - commercial riiidontiol Plut dt 25 am d opRntnct Bureau 630S, 2Se Ave, Roiemont Montréal H RED PATH LES INDUSTRIES REDPATK LIMITEE Action* CI**** A Action* Cia*** B AVIS en pur le* presents* donne que les dividendes trimestriels de 48 6 cent* par action (augmentation de 45 cents par actioni sur les action* ordinaire* conver-tisiabies de Classe A et 4i 31 cents par action ^augmentation d* 38 25 cants par actipni sur les actions ordinaires convertissa-oies de Classe B de ia Compagnie ont ate declares payables ie ter décembre 1976 lui actionnaires inscrits S la cidture des af-laires le (0 novembre 1976 ie dividende su' ies actions de Classe B est payable a même le surplus en mam non distribue nber* d impôt PAR ORDRE DU CONSEIL J E Wood ^Secretaire "Montreal Quebec 26 octobre 1976 LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA Dtvldwidt régullor AVIS est par les présentes donné que le Conseil d’administration de La Banque Provinciale du Canada a déclaré un dividende de vingt-cinq cents par action sur le capital-actions versé de la Banque pour le trimestre se .terminant le 31 octobre 1976.Ce dividende, portant le numéro 315, sere payable au bureau principal et à toute succursale de la Banque, le ou après le 1er novembre 1976, aux actionnaires Inscrits dans les registres de la Banque au 30 septembre 1976, à la fermeture des guichets.Par adre du conseil d’administration, LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL R.Cousineau.Montréal, le 15 septembre 1976 ) 12 • Le Devoir, samedi 30 octobre 1976 informations internationales Genève: la conférence ajournée pour des consultations privées GENÈVE (Reuter) — Après une ouverture symbolique, jeudi, fa conférence de Genève sur 1 avenir de la Rhodésie a été ajournée pour plusieurs jours, hier, à l'issue d’exposés liminaires sans surprise des cinq délégations noires et blancne.Tour a tour, l’évéque Abel Muzorewa, président de l'aile “extérieure” du Conseil national africain du Zimbabwe, Joshua Nkomo, qui dirige l’aile “intérieure”, M.Robert Mugabe, porte-parole des maquisards de l’Armée populaire du Zimbabwe, le révérend Ndabaningi Sithole, président de TUnion nationale africaine Zimbabwe et le Premier ministre rhodé-sien, M.fan Smith, ont présenté leurs positions de négociation, comme ils l’ont déjà fait, de façon plus ou moins détaillée, au cours de ces derniers jours.Le président de la conférence, M.Ivor Richard, qui a décidé d’ajourner les débats à une date qu’il annoncera ultérieurement, vraisemblablement mardi prochain, pour poursuivre ses consultations en privé avec les cinq chefs de délégation, a estimé que ces derniers s’étaient chacun montrés conciliants.“Mon impression générale est que tout un chacun est venu ici avec l’intention de négocier sérieusement,” a-t-il dit, en soulignant que la séance d’hier matin, qui a duré une heure et demie, n’avait pas été “polémique”.M.Smith, dont l’intervention a été qualifiée de “pitoyable” par Mgr Muzorewa, a souligné qu’à ses yeux, la conférence n’avait pas encore commencé à proprement parler.“On ne saura vraiment ce qui va se passer que dans quelques jours”, a-t-il dit.Premier à prendre la parole, Mgr Mu-zqrewa a demandé que la conférence arrête la date de l’independance de la Rhodésie et l’élaboration d'une constitution.Il a souhaité que la période de transition soit de 12 mois, et non de deux ans, et réclamé la formation du gouvernement de transition sur la base des résultats d’élections générales organisées au suffrage universel.Nous ne sommes pas venus à Genève pour nous livrer à une négociation donnant-donnant.“Nous sommes venus prendre notre pays,” a-t-il dit.“La lutte armée se poursuivra jusqu’à ce que les habitants du Zimbabwe aient obtenu le contrôle total de leur pays,” a ajouté l’évêque, en réclamant de nouveau la libération des prisonniers politiques, la révocation des peines capitales prononcées et la libération des condamnés, la proclamation d’une amnistie générale, la fin des procès politiques et la levée de l’état d’urgence.tion du suffrage universel, en soulignant que la Grande-Bretagne était en dernier ressort, la puissance responsable de la Rhodésie et, par conséquent, le seul interlocuteur valable, qui doit “activement entreprendre les démarches nécessaires à la progression normale du Zimbabwe vers la décolonisation à la fin de la période de transition.” Pour M.Mugabe, l’indépendance doit intervenir dans les 12 mois.“La Grande-Bretagne devrait procéder avec hâte et, en consultation avec nous, fixer ici dès maintenant la date de notre indépendance dans un délai ne dépassant pas les 12 prochains mois.” Cela étrnt fait, la conférence pourra se penche1 sur la formation du gouvernement de transition.Une bonne partie des discours a été consacrée à des accusations et contre-accusations concernant la torture et les atrocités commises en Rhodésie.Les nationalistes ont dénoncé celles auxquelles se livreraient les forces de sécurité rhodé-siennes.M.Smith a répliqué que les enquêtes successives effectuées par ses services avaient démontré que les accusations étaient sans fondement, “un tas de mensonges”.Le premier ministre a affirmé que les maquisards se livraient à des exactions contre la population africaine, apparemment dans le but de s’assurer de son soutien par la terreur.Le révérend Sithole s’est félicité du “changement d’attitude de la part du régime rnodésien” en acceptant le principe de la loi de la majorité et a estimé que la conférence devait démontrer si M.Smith “est ou non de bonne foi”.Interrogé par des journalistes après la séance, M.Van Der Byl, ministre rhodé-sien des Affaires étrangères, a souligné que les propositions anglo-américaines ne prévoyaient pas que le principe du gouvernement de la majorité soit Dasé sur le suffrage universel.Mme Maire Drumm Menaçant les positions chrétiennes Une force de “dissuasion” veut ouvrir la route Beyrouth-Damas BEYROUTH (d’après AFP et Reuter) — S’apprêtant à rouvrir la route internationale Beyrouth-Damas, des forces “de dissuasion arabes et syriennes auraient commencé à faire mouveme.nt vers les positions chrétiennes dans la montagne aux alentours de Kahalé.Le quotidien Al Nahar (indépendant) se fait l’echo d’informations selon lesquelles “les forces arabes, y compris les forces syriennes, feraient mouvement à partir de la région montagneuse d’Aley (a 13 kilomètres à l’est de la capitale) en direction de Beyrouth, en passant par Kahalé, Jamhour, Baabda (sous contrôle chrétien), la galerie Semaan (front de Chiah, en banlieue sud-est) et continueraient leur avance jusqu’au littoral, rouvrant ainsi à la circulation la route internationale Beyrouth-Damas, ainsi que la route de l’aéroport international de Beyrouth”.Al Nahar croit savoir que “ces forces ont effectivement commencé à avancer dans les collines environnant Aley et à pénétrer dans les positions dont se sont retirées les forces palestiniennes (pour être redéployées dans le sud, à proximité de la frontière israélienne)”.De son côté, Al Anouar (proche du régime syrien) rapporte qu’ “un accord est intervenu jeudi entre les parties belligérantes en vue de rouvrir la route internationale Aley-aéroport”.Des ordres auraient déjà été donnés aux “forces communes” (palestino-progressistes) en montagne et en particulier à Aley afin de ne pas s'opposer aux forces de “dissuasion” qui feraient mouvement en direction de l'aéroport.“Les forces syriennes faisant partie de la force de dissuasion arabe participeront M.Nkomo a souligné qu’il y avait place en Rhodésie pour les Blancs et les Noirs et que ces derniers, une fois au pouvoir, ne chercheraient pas à prendre leur revanche.“Notre lutte de libération vise à mettre fin à toute forme de racisme et de discrimination de couleur, d'exploitation économique et de maintien des privilèges Sociaux, a-t-il dit.“Tout colon qui choisira de rester au Zimbabwe deviendra un citoyen à part entière au même titre que les autres.Il n'est pas dans notre intention de remplacer un enfer par un autre.” M.Nkomo a lui aussi préconisé l’adop- Cumul pour Honecker BERLIN-EST (Reuter) - M.Erich Honecker cumule désormais les fonctions de premier secrétaire du parti socialiste unifié et de chef de l'État.En revanche, M.Horst Sindermann est écarté du gouvernement et rétrogradé à la présidence de la Chambre du peuple.C’est contre toute attente que la Chambre issue des élections du 17 octobre dernier a élu à main levée et à l'unanimité de ses 500 membres, M.Honecker à la présidence du conseil d'Etat.Il a également été réélu président du conseil national de défense.Ancien résistant au nazisme aujourd’hui âgé de soixante-trois, ans, M.Honecker cumule donc les fonctions qui furent celles de M.Walter Ulbricht.M.Sindermann est remplacé à la tête du gouvernement par M.willi Stoph, président sortant du conseil d’État.USA: le “dossier” sud-coréen s’épaissit à l’opération”, précise Al Anouar; attribuant à l’imminence de cette operation une “concentration de véhicules militaires syriens entre Bhamdoun et Aley”.Des incertitudes subsisteraient cependant sur l’itinéraire qu’emprunteront les forces de “dissuasion” arabo-syriennes.Selon Al Anouar, il n’est pas encore certain que ces forces traverseront Kahalé (bastion chrétien sur la route Damas-Beyrouth), ou si elles suivront une route secondaire passant à quelques kilomètres plus au nord par Chouit et Araya.Mais le dernier tronçon sera constitué, dans tous les cas, par la galerie Semaan, le point le “plus chaud” de la banlieue sud-est qui serait pacifié à cette occasion.Toutes les parties sont convenues du principe de la neutralisation de la route nationale, dit-on de source informée.Une telle mesure pourrait entraîner à brève échéance la reouverture de l’aéroport international de Beyrouth.Des signes de tension sont cependant apparus.M.Camille Chamoun, dirigeant du Parti libéral national, s’est ainsi publiquement opposé au déploiement de “casques verts'' arabes dans les secteurs contrôlés par les milices chrétiennes.Pareille position avait déjà été adoptée, jeudi soir; par le conseil de commandement chrétien WASHINGTON (AFP) - Le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête sur plusieurs accusations selon lesquelles des agents des services secrets sud-coréens (KCIA) harcèlent leurs compatriotes résidant aux États-Unis, a indiqué nier le département d’État.Le FBI et le département d’État coopèrent à cette enquête qui, indique-t-on de source informée, mettrait en cause des agents de la KCIA affectés à l’ambassade de Coree du Sud à Washington.De telles activités par des agents bénéficiant de l'immunité diplomatique seraient en violation avec la législation américaine.L’enquête entreprise par le ministère de la Justice est indépendante de celle menée sur l'affaire de corruption au Congrès par les Sud-Coréens, qui concurrence la couverture de la campagne présidentielle à la une de la presse américaine.De son côté, M.Henry Kissinger avait indiqué lors d'une conférence de presse, qu’une enquête avait été ouverte sur les agissements en Amérique de la police secrète iranienne, la SAVAK.La “filière sud-coréenne" semble avoir des ramifications très étendues.Ainsi, des fournisseurs sud-coréens et certains fonctionnaires américains ont bien comploté ensemble pour imposer des contrats truqués portant sur des achats de matériel militaire, a confirmé un porte-parole du Pentagone.Le sénateur William Proxmire avait affirmé que ce genre de pratiques avait coûté 25 millions de dollars par an aux contribuables américains depuis 1969 et peut-être avant.Le porte-parole a cependant nié que le département de la Défense eut couvert ces méthodes, ajoutant qu'un certain nombre de mesures avaient été prises pour remédier à la situation.Les enquêteurs du Pentagone, a-t-il des admis, ont découvert des irrégularités portant sur des contrats d'un montant total de 24 millions de dollars passés avec des hommes d’affaires sud-coréens.Par ailleurs, le sénateur Robert Dole, colistier du président Gerald Ford, est indirectement impliqué hier par le New York Post dans le scandale des pots-de-vin, où figure de manière prépondérante l'homme d’affaires sud-coréen Tongsun Park.Selon le journal, M.Dole avait cherché à réunir des fonds en 1970 pour financer les activités de Radio Asie Libre (Radio of free Asia), poste de propagande anti-communiste opérant a partir de Séoul et dirigé vers la Corée du Nord et la Chine.Une lettre circulaire du sénateur demandait que l'argent soit envoyé directement * M.Bo Hi Pak, directeur de la station.Une brochure accompagnait la lettre sur laquelle figuraient les photos et des citations de M.Gerald Ford, alors membre de la Chambre des représentants, de l’acteur John Wayne et du comédien Bob Hope.Le Post précise que M.Bo Hi Pak est le traducteur et en même temps un des collaborateurs principaux du révérend coréen Sun Myung Moon qui dirige T “Église de Tunifica-tion", La secte, qui a provoqué de nombreux scandales aux États-Unis, fait actuellement l’objet d'une enquête des autorités américaines.^ Le journal ajoute que M.Bo Hi Pak aurait assiste en 1970 à une réunion convoquée par le président sud-coréen Park Chung Hee à laquelle était également présent l’homme d’affaires Tongsun Park.Il aurait alors été convenu qu'une partie des contributions versées à Radio Asie libre soit détournée en faveur de M.Tongsun Park.La Syrie, qui fournira sans doute le gros ¦s effectifs de la force de paix, paraît Ulster: vers un autre cycle de représailles BELFAST (d’après Reuter et AFP) — Trois jeunes gens déguisés en infirmiers ont pénétré à une heure avancée de la soiree de jeudi dans l’hôpital Mater de Belfast, sont montés au troisième étage et ont tué dans son lit, à bout portant, de cinq balles, Mme Maire Drumm, un des politiciens catholiques extrémistes les plus en vue d’Irlande du Nord.Ils ont ensuite pris la fuite, dans une voiture qui les attendait.La police se refuse à émettre des hypothèses sur l’identité des tueurs, mais craint que l’assassinat ne provoque des représailles de la part de l'Armée républicaine irlandaise, TIRA, notamment contre les hommes politiques protestants.Une déclaration publiée dans la nuit par la section de Belfast du Sinn Fein, l’aile politique, légale, de TIRA, rejette la responsabilité du meurtre sur des éléments protestants, et invite la guérilla catholique à intensifier sa campagne contre les forces britanniques en Irlande du nord.Elle qualifie la disparition de Mme Drumm de “rude coup" porté au camp républicain “auquel elle avait consacre, et a aujourd’hui sacrifié, sa vie”.A Londres, des discussions se sont tenues au ministère pour l’Irlande du Nord afin de réexaminer les mesures de sécurité dans la province.Les députés unionistes d’Ulster sont maintenant considérés par les milieux politiques comme des cibles toutes désignées pour les commandos de 1TRA.On craint en effet dans les milieux de la police de Belfast que les tueurs ne cherchent à ajouter un nom” célèbre sur la liste de leurs victimes pour contrebalancer la mort de Mme Drumm.Agée de 56 ans, Mme Drumm avait démissionné il y a quelques semaines pour raisons de santé de son poste de vice-présidente du Sinn Fein.Elle était entrée à l’hôpital pour subir un traitement ophtalmologique.Par ses virulentes attaques contre la Grande-Bretagne et son appui inébranlable aux activités des extrémistes catholiques, elle s’était acquis le sobriquet de ’Grand-mère venin".Emprisonnée à plusieurs reprises par les autorités pour ses activités, elle avait été détenue la dernière fois en août, en vertu de la loi sur la prévention du terrorisme.Mais elle fut rapidement libérée, sans avoir été inculpée.Quelques jours auparavant, Mme Drumm avait en effet menacé de “faire brûler Belfast jusqu’à ses fondations, et n'importe quelle autre ville ici, y compris en Angleterre".Elle s’était illustrée aussi en promettant de “renvoyer les soldats britanniques chez eux dans leurs cercueils”, ce qui avait amené M.Merlyn Rees, l’ancien secrétaire aux Affaires d’Irlande du Nord, à la comparer aux femmes de la révolution française qui tricotaient au pied de la guillotine."Elle doit se sentir heureuse aujourd'hui”, avait-il aussi dit à son propos à la suite du meurtre de trois soldats anglais.Le nom de Mme Drumm avait paru pour la première fois dans la presse, quand elle passa six mois en prison en 1971 pour avoir prôné dans un discours à Belfast un renforcement de TIRA.Elle fut condamnée à vingt-deux jours de prison en 1973 pour le même délit d’incitation.Mme Drumm a rencontré son mari Jimmy dans un camp d'internement.Il a passé treize ans en prison, et leur fille Ma'-rie purge maintenant une peine de huit ans de prison pour détention d’arme.Son fils Seamus a passé trois ans dans un camp d’internement.La Bundeswehr tentée par les vieux démons?toutefois déterminée à faire respecter l’application de l’accord de Riad.À une délégation maronite qui s’était rendue jeudi à Damas, il a été déclaré que l’armée syrienne “s'opposera avec fermeté” à toute partie violant le cessez-le-feu.La Syrie, ayant réalisé les principaux objectifs de son intervention militaire au Liban, semble maintenant vouloir mettre fin à sa coopération avec les chrétiens, qui n’a jamais été très populaire auprès de son opinion.On en veut pour preuve des informations rapportées hier à Beyrouth par des voyageurs en provenance de la montagne, à l’est de la capitale.L’armée syrienne, selon ces voyageurs, a mis en position deux batteries de roquettes Katioucha au sommet d'une colline à Baalshmay, un village pris au début du mois, à l’issue de sanglants combats, aux progressistes et aux fedayin.Ces batteries sont directement pointées sur Beit Meri et Broummana, deux villages chrétiens d’où l’artillerie Jourde des milices chrétiennes pilonne la capitale.On s’attend qu’elles les bombardent si les milices maronites violaient le cessez-le-feu.Celui-ci, en son neuvième jour, paraissait assez bien respecté.Selon la Voix du Liban, de violents affrontements ont eu cependant lieu jeudi soir dans le centre de Beyrouth.Ils auraient fait une quarantaine de morts.BONN (AFP) — Des commentaires élogieux du début des années 60, tant en RFA qu'à l’étranger, sur l’armée des “citoyens en uniforme” aux déclarations des chefs de l’armée de l’air ouest-allemande en faveur d'un ancien “héros” nazi resté fidèle aux idées de sa jeunesse se dessine une évolution conservatrice, jalonnée de scandales plus ou moins bien étouffés.Mais, cette fois, la coupe va peut-être déborder.Quarante députés sociaux-démocrates ont exigé hier la démission immédiate du commandant en chef de l’aviation, le général Walter Krupinski, et de son adjoint, le général Karl-Heinz Franke.Dans une déclaration, ces députés estiment que ces deux généraux ont eu “un comportement contraire à l’objectif politique d'une armée républicaine intégrée dans une société démocratique”, Le secrétaire du groupe parlementaire SPD, M.Konrad Porzner, a de son côté souligné qu’il s'agissait d'un “scandale sans précèdent”.Le gouvernement et le ministère de la Défense auraient encore pu passer aux deux généraux leurs déclarations favorables a un “ancien camarade de guerre”, le colonel Hans-Ulrich Rudel, l'ofticier allemand le plus décoré de la dernière guerre, mais ils ne peuvent fermer les yeux sur la mise en cause par deux des principaux chefs militaires ae la RFA du i groupe pai Herbert Wenner.M.Wehner, dirigeant communiste avant-guerre, rallié ensuite à la social-démocratie, est en effet un des principaux dirigeants politiques de la RFA depuis 1949 Si l’opposition démocrate-chrétienne lui a d’autant plus souvent jeté à la face son passé communiste qu’il est l'orateur le plus redouté au Parlement pour ses saillies féroces, il n’en reste pas moins qu’à 70 ans Herbert Wehner est un des hommes qui ont fait de la RFA la seconde puissance du monde occidental.Or, les généraux Krupinski et Franke l’ont mis sur le même plan que l’incorrigible Rudel qui a soutenu les activités de tous les partis néo-nazis en RFA.chef du groupe parlementaire du SPD, M.Ils ont ainsi une nouvelle fois attiré l’attention sur révolution conservatrice des cadres dirigeants de la Bundeswehr, une évolution que le ministère de la Défense et notamment l’actuel ministre social-démocrate Georg Leber ont tenté de minimiser, avec un certain bonheur jusqu'à maintenant.Sous l’impulsion d’officiers anti-nazi comme le général comte Wolf Baudissin et le général Ulrich de Maizières, la Bundeswehr était devenue au début des années 60 l’armée des “citoyens en uniforme’”.Ce concept prenait exactement le contre-pied de la tradition militaire prussienne dont était issue la Wehrmacnt d’Adolf Hitler.Puis, les années passant, ces généraux ont pris leur retraite, la RFA s’est non seulement complètement intégrée au monde occidental, mais en est devenue une composàote-cié.Alors, ces derniers mois, la Bundeswehr a qté le théâtre d'une sorte de retour en arriéré: l’Association d’entraide des anciens “SS" (HIAG) peut se glorifier d’avoir comme invités d’honneur à ses réunions des officiers d’active et il en est de même pour l'Association des anciens sous-mariniers dont l’idole reste le grand-amiral Karl Doenitz, éphémère successeur d’Hitler.Une délégation de la Bundeswehr a assisté aux obsèques de l’ancien général "SS" Estonien Alfons Re-bane; dans une école d’officiers un militaire chilien fait l’apologie de la junte du général Pinochet, en presence d'officiers d’active, un ancien “SS” se voit remettre la croix de chevalier, les airs militaires nazis sont de nouveau en honneur au cours de certaines manifestations, etc.Le “sommet" dans cette évolution avait été morant à Madrid le 36ème anniversaire de la victoire du franquisme.Vingt ans après l’expédition de Suez: une PARIS (Reuter) — Vingt ans après, l’expédition mifi-taire franco-britannique de Suez — elle avait commencé le 31 octobre 1956 - n’a pas fini de susciter des commentaires sur l’opportunité d’une opération dont il apparaît aujourd’hui qu elle a eu des repercussions beaucoup plus importantes pour les pays occidentaux eux-mêmes que pour le Moyen-Orient.C'est l’impression qui se dégage des déclarations enregistrées dans les trois grandes capitales intéressées (Paris, Londres et le Caire), à commencer par la France où M.Christian Pineau qui était ministre des Affaires étrangères du cabinet de Guy Mollet lors des événements d’il y a vingt ans, a déclaré au cours d’une interview exclusive à l’agence Reuter qu’il considérait l’affaire de Suez comme beau- C’ctf le fmpt dê t*ir» fnHalttr h* GOUTTIÈRES (HO-DO) Résidences - Industries -institutions Tous metériaux Eattmés gratuits Mtt: 322-41M Québec: *7 2-0244 U METAL INC.coup plus importante sur le plan des relations atlantiques que sur celui du Moyen-Orient.Procédant à une analyse détaillée des motifs divers qui avaient incité la France et la Grande-Bretagne à intervenir ensemble à Suez après la décision du président Nasser de nationaliser le canal, M.Pineau a déclaré que la France, en ce qui la concernait, n’avait pas voulu un débarquement.Je m’étais rendu à Londres, a-t-il dit, pour y faire part des demandes israéliennes d’une aide aérienne et j’avais poussé le gouvernement britannique en déclarant: il faut accepter de donner une aide aux Israéliens.Mais selon l’ancien ministre socialiste français, qui est âgé de 74 ans, c’est l’ancien premier ministre britannique Sir Anthony Eden qui avait tenu au débarquement des troupes franco-britanniques à Port Said sous l’argument de “séparer les combattants” (les Egyptiens et les Israéliens).En réalité, “nos amis bri- NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 tanniques n’avaient manifestement pas envie que les Israéliens traversent le canal et aillent jusqu'au Caire”.Et c’est pourquoi ils avaient eu l’idée de faire occuper les deux rives du ' canal par les troupes franco-britanniques, a poursuivi M.Pineau.“Militairement c’était une erreur.Nous avions imaginé qu’il y aurait les Égyptiens d'un côté et les Israéliens de l’autre.Mais ils étaient tous les deux du même côté, les uns vainqueurs et les autres battus.Les Égyptiens étaient à cette époque en pleine déroute et il n’y avait pas de quoi faire passer une bicyclette le long du canal ou alors en massacrant des gens.Mais ce n'était pas du tout ce qu’on chercnait.“Donc militairement, c e-tait une chose qui était pratiquement irréalisable et politiquement ;-ÿ Félix Antoine SAVARD Aux marges du silence De/a se dessine la beauté, livrasse que Savard retrouve dans la nature et dans les arts classiques Poésie, 21 cm, 107 p , S5 95, Les Editions Garneau Jacques GODBOUT D'amour P.Q.Roman en trois actes dont le plus important est l'acte d'écrire qui révèle les joies du mensonge et de l'illusion.L'inspiration à l’état sauvage.Littérature, 18.5 cm, 158 p., $5.50, Éditions Hurlubise HMH Francis CORPATAUX Dis papa, c’est encore loin l'Alaska?Compte rendu d'un voyage tamilial en Alaska.Un témoignage sympathique et attachant.Voyage, 7*.cm, 148 p., $4,95.Editions du Jour./ iiiih Lt CtôSL Jacques RENAUD Le Cassé Le célèbre classique de la langue jouate.Plus de 10,000 exemplaires vendus.Littérature.16 cm.128 p .$1 50, Parti-Pris John V PETROF Comportement du consommateur et marketing Accessible a tous, une elude de la psychologie du consommateur et des moyens a employer pour répondre le plus exactement possible a ses besoms Sciences de I homme 23 cm 258 p $7 50 Les Presses de i Université Lavai Les livres canadiens de langue française^ a îj'Âmm : Edmond ORBAN et coll La modernisation politique du Québec Depuis 1960.le Quebec a subi une succession de bouleversements extrêmement profonds Edmon Orban precise les concepts et les objectifs Ce livre se veut a la fois un instrument de references et I occasion d une reflexion Sciences politiques.21 5 cm.249 p .$7 95 Boreal Express sfflflL Bernaud PARENT Bernie, Bernie, Bernard! Une autobiographie passionnante, des commentaires et des portraits révélateurs sur les coéquipiers de ce fameux gardien de but Un livre pour tous les amateurs de hockey.Biographies, 19 5 cm.224 p $4 95.Éditions Héritage me.ï v:ÿ • "rts-v S # '*& É! ÏIÊB&'vt.s Y *¦ .:XM ' vj k.:: v > Vjv N Guy MAHEUX Épisodes Poemes bilingues Poesie 15 cm i0ip S3 50 Société de Belles Guy Maheux inc REAL , «X' Pierre Elliott TRUDEAU Le fédéralisme et la société canadienne française Ces études écrites au lil des ans.se complètent l'une l'autre par la seule logique interne d’une pensee qui ne Hanche pas.et forment un tout solide et cohérent.Essai, 20.5 cm, 228 p., $6.75, Éditions Hurtubise HMH, Juliette LASSONDE Corbeille de fins desserts L'auteur a déjà publié chez nous “Mes Recettes ".Elle se consacre dans ce nouveau livre, aux desserts.Recettes variées et faciles.Économie domestique, 9 cm, 176 p., $4.95, Éditions du Jour.1.4, Claudette CHARBONNEAU-TISSOT La contrainte Alors qpe l'on croyait que le mal était ailleurs et que la contrainte venait des autres, on s aperçoit qu elle viênt aussi de l’intérieur Littérature 18 5 cm.164 p $5 95.Le Cercle du Livre de France Télesphore SAINT-PIERRE Histoire du commerce canadien-français de Montréal (1535-1893) L Histoire du commerce canadien-français qui se trouve exposee pour la premiere fois sous la forme d un volume unique.Faute de cette lecture, nous ne pouvons nen savoir des choses du passe Histoire.24 cm.136 p .$18 00.Editions Elysee MIA et KLAUS (photographes) Musique d'été — le centre d’arts d'Orford JMC Accompagnées d un texte de Pierre Mollet, ces photographies pleine page, dont 6 hors-texte en couleurs, sont d une rare beaute Dans la collection Loisirs et culture cet ouvrage magnifique revele l ame de ce Centre ou la musique est omniprésente dans un site enchanteur Beaux-arts.20 5 cm.125 p $7 00.Éditions Fides s’emportera Jean-René MILOT L'Islam et les musulmans L histoire islamique, les littératures islamiques, les perspectives de la culture islamique en plus de la tradition religieuse, tout cela est terre inconnue que le lecteur découvrira dans cet ouvrage de la collection Regards scientifiques sur les religions Religion.21 cm.187 p $8 00.Editions Fides Michèle LAPOINTE et René RIOUX Cléo une petite chenille rouge qui aimait rire, danser et jouer Avec ses amies, les petites chenilles vertes, elle vivait dans l’herbe tendre.Littérature-jeunesse.26 cm, 36 p .$0 99, Éditions Héritage inc.Isèbelle DELISLE J'ai le goût de vivre Ce livre débordant d'optimisme est lancé aux hommes et aux femmes de tout âge qui cherchent un goût a la vie.Essai, 8.5 cm, 136 p .$4 75, Éditions du Jour nutitwlte En COLLABORATION Une nouvelle morale sexuelle?Un groupe de théologiens et de sexologues d une competence reconnue s attaque ici a une tache urgente faire un menage dans la morale classique et redéfinir les valeurs en cause Cést le Je volume de la collection Cahiers de recherche éthique Religion.21 5 cm I55p .S5 00.Editions Fides Lucien FRANCOEUR Suzanne et le cha-cha-cha et moi Billy the Kid.le rocker chauvin choque d avoir ete cahsse par sa blonde Machine Gun Susie, la trainee du rock n roll Poésie.19 5 cm.88 p $4 00.Editions de I Hexagone Jeanne Grisé ALLARD et Gmo SILLICANI J'apprends l'anglais Guide pratique.9 cm, 160 p., $5.95, Éditions du Jour.mmn EN.JEANS Texte de Robert MALENFANT Guide de Montréal en jeans Un guide pratique qui s'adresse aux voyageurs qui viennent d Montréal, et qui veulent manger, dormir et se distraire.>‘v7‘ Réjean DUCHARME Inès Pérée et Inat Tendu Deux très jeunes gens réfugiés dans un hôpital vétérinaire, image de la société, se débattant contre la cruauté absurde, la bêtise, et l'inconscience des autres.Théâtre, 19.5 cm, 127 p., $4.50, Leméac.-’|ËN André BEAUCHAMP Sur un air de fête L auteur nous convie a quelques têtes populaires québécoises et nous fait respirer leur atmosphère Manage, Noel, Jour de l’An, Fête nationale.Pastorale, 17.5cm, 120 p , $3 50, Les Éditions Paulines Odette WON Les aventures de petlt-Jo Petit-Jo est un jeune lapin espiègle.ses aventures, racontées et illustrées allègrement plairont aux entants .aux parents aussi' Littérature-ieunesse.24 5 cm.64 p .$4 95, Les Éditions Paulines ÎStetior* Gérard DION Dictionnaire canadien des relations du travail L ouvrage de reference le plus complet dans le domaine des relations professionnelles detifiltion de 4000 termes ainsi que d ebon-dames informations propres aux relations du travail Sciences de I homme 23 cm 680 p $30 00 Les Presses de l Université Lavai ¦ •, % \ i ¦.’ qurbfVw* Louis-Marie TREMBLAY Le syndicalisme québécois Ouvrage historique et philosophique sur le syndicalisme québécois s adressant au grand public et présentant un ensemble de données pertinentes au travail de l etudiant et du specahste Relalions industrielles 23 cm 286 p 56 00 Les Presses de I Université de Montreal v ' Jean-Louis ROY La marche des québécois/Le temps des ruptures 1945-1960 La province de Québec, sous le régne de Duplessis, ira en se désagrégeant par le fait de groupes actifs: industriels, enseignants, scientifiques.La revolution tranquille est proche.Histoire, 23 cm, 383 p., $14 95, Leméac fut MIS* N*** Marie PLANTE Piège sur mesure Christophe Langlois vient de faire une decouverte révolutionnaire Véronique, sa secretaire, est entrainee dans une étrange aventure Doit-elle faire confiance a Christophe ou a Simont Elle apprend que Christophe a vole I invention de son trere Littérature-teunesse.17 cm, 112 p , $2 50 Les Éditions Paulines Olivier REBOUL L'élan humain ou l'éducation selon Alain Tout en marquant les differences i auteur dégagé les pointes sur lesquels Alain se rapproche de l education nouvelle respect de la hbene de l enfant méthode active classe-atelier, refus de séparer t instruction de I education, etc Education 22 cm 225 p $6 60 Les Presses Université Montreal Wilfrid LEMOINE Le déroulement Sébastien, quarante et un ans, détend ses souvenirs comme une spirale: amours, amis, lieux et moments de sa vie.Un roman fascinant et lucide.Littérature, 22.5 cm, 317 p., $9 95, Leméac.rnouvemenl" Claude BOUCHARD et Jean BRUNELLE En Mouvement En mouvement pour votre condition physique.Ouvrage modèle quant aux connaissances scientifiques sur I homme en mouvement Sciences de I activité physique vulgarisées a la portée de tous Divertissements.19 5 cm.284 p , $4 95.Éditions du Pélican Marie-Thérèse PAQUIN Otello übrelto di Amgo Boito Opera de Verdi Traduction en français et en anglais mot a mol, accent tonique Musique 16 cm.204 p $6 50.Les Presses de l Université de Montreal {P)Xi>Uv Louise POMMINVILLE/Marie Rose DEPREZ Pitatou et le sport amateur Les merveilleux oiseaux de la forêt de nulle-pad dans une nouvelle aventure teintée d’olympisme et tout â la louange du sport amateur.Littérature-jeunesse, 31 cm.48 p ,.$5.95, Leméac.mffMm ivioriey CALLAGHAN Cette belle faim de vivre L action se passe a Rome Callaghan fait vivre ici deux êtres en quête d eux-mêmes et qui.l un par l autre, enfin se trouvent Littérature.20 cm, 304 p S8 95 Editions La Presse Thomas RAVEL Inflexions de voix "Lectures" Meditation sur la communication humaine, soulignant les aspects spontanés et créateurs de ce phenomene multiforme et hétéroclite qu est le langage humain Littérature 17 cm I92p $9 00 Les Presses de I Université de Montreal iiSiilllll üür y:' Urbain ARSENAULT Patrimoine gaspésien/Baie des Chaleurs De 1870 a 1950, la description des activités relatives a la construction.a la locomotion, au defnchage.au textile et a I alimentation des habitants de Bonaventure Sciences de I homme.19.5 cm 151 p $4 95 Leméac b'iâ«éç
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