Le devoir, 2 février 1977, mercredi 2 février 1977
« 9 Sans en préciser encore l’échéancier amn oulloc CONSEILLERS en PLACEMENTS depuis 1894 tél: 866-5421 Vol.LXIX - No 25 Passages nuageux.Maximum 7 Montréal, mercredi 2 février 1977 Presentation du Seigneur 25 CENTS Le fédéral prépare un “ par Lise Bissonnette OTTAWA — Certaines inquiètes, d’autres ravies, les provinces ont appris hier d’Ottawa que l’economie canadienne allait s’engager inévitablement, et sans doute assez prochainement, sur la voie du “décontrôle1’, même si le programme anti-inflationniste institué à la fin de 1975 par le gouvernement fédéral ne doit en théorie expirer qu’en décembre 1978.Comme il l’avait fait la veille avec les représentants du Congrès du Travail du Canada, le ministre fédéral des Finances, M.Donald Macdonald, a en effet soumis hier à ses homologues provinciaux réunis à Ottawa, une série d’options déjà très précises sur les méthodes dites de “décontrôle” — selon un néologisme non encore consacré par l’académie — de même u’une proposition explicitant le rôle ’une “Commission de surveillance” des prix et des salaires qui succéderait à l’actuelle Commission de lutte à l’inflation.Pour le moment, le tour de table des ministres des Finances ne semble pas avoir donné lieu à un consensus, ni sur la date de l’entrée en “décontrôle”, ni sur sa nécessité, ni sur les méthodes.M.Macdonald a cependant indiqué qu'une équipe de fonctionnaires fédéraux entreprendrait, au lendemain de cette conférence fédérale-provinciale, une tour- décontrôle” progressif née des gouvernements provinciaux pour les consulter plus longuement à ce sujet.La conjoncture semble favoriser une décision relativement rapide, ont reconnu tant le ministre fédéral que les ministres provinciaux qui se sont présentés devant la presse, en rappelant les pressions montantes des milieux d’affaires, et constantes du monde syndical.La majorité des provinces ont d autre part signé des accords avec le gouvernement central pour l'application du programme antiinflationniste, et ces accords viennent à échéance le 31 mars prochain, ce qui incite à une revision du programme.M.Macdonald qui, il y a à peine quelques semaines, trouvait que les Canadiens avaient encore des attentes trop inflationnistes en matière de salaires et de prix, affirme désormais que ces attitudes ont connu des “modifications sensibles".Et comme les perspectives de croissance économique sont faibles et ne devraient pas engendrer une nouvelle flambée inflationniste, dit-il, 'la situation économique prévue pour 1977 et le début de 1978 semble etre relativement favorable au dé-contrôle." Les réactions des provinces sont pour le moment assez différentes.Certaines exultent, comme le gouvernement néodémocrate du Manitoba qui fait face bien-Voir page 6: Le "décontrôle" L'Ecuyer limogé du Conseil?par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Les semaines, sinon les jours, de M.Paul-Emile L’Ecuyer à la tête du Conseil de sécurité publique de la Communauté urbaine de Montréal sont comptés, le ministre de la Justice du Québec n’ayant guère apprécié le comportement de M.L’Ecuyer au cours du conflit actuel au sein du corps policier montréalais.Tant à Québec qu’à Montréal, des rumeurs persistantes veulent que M.Marc-André Bédard veuille remplacer M.L’Ecuyer au Conseil de sécurité publique, l'organisme qui administre le Service de police de la CUM.L’absence du président du conseil alors que les 5,200 policiers de la métropole entreprenaient lundi matin une grève du zèle devait d’ailleurs amener M.Bédard à nommer d’office un remplaçant temporaire à M.L’Ecuyer pour que le Conseil puisse se réunir.La loi prévoit oue cet organisme ne peut se réunir en l’ansence de son président, même en cas de situations d’urgence.Pour obvier à cette difficulté, le ministre de la Justice a nommé le représentant des villes de banlieue au CSP, M.Yves Ryan, président intérimaire.M.L’Ecuyer est pour sa part en vacances sous le soleil de la Barbade.Au cours d'une entrevue téléphonique avec un quotidien montréalais, il a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de revenir à Montréal avant samedi, à moins que ce ne soit vraiment indispensable.Selon lui, le ralentissement de travail des policiers pose avant tout des problèmes opérationnels qui n’impliquent pas directement le CSP.Il devait ajouter que lorsqu’il a quitté la métropole samedi aer- il « Paul L'Écuyei nier, la Fraternité des policiers n’avait pas demandé à négocier avec le CSP.A Québec, on indique que si M.L’Ecuyer avait voulu provoquer Tire du ministre de la Justice, il n’aurait pas agi autrement.Son absence ne peut d’ailleurs u’alimenter les rumeurs de démission ou e limogeage.M.L’Ecuyer avait été nommé à la direction de cet organisme par l’ancien ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette.Ami intime de celui-ci, il avait succédé au juge Jacques Coderre.Lorsque M.Choquette quitta ce ministère, on crut que le Solliciteur général, M.Fernand Lalonde, lui demanderait de quitter son poste.Il semble toutefois qu’il réussit Voir page 6: Paul-E.L’Écuyer Suicide par le feu sur la Place Rouge STOCKHOLM (d’après Reuter et AFP) — Deux journalistes suédois ont rapporté hier avoir vu un homme s'immoler par le feu sur la Place Rouge de Moscou.Per-Erik Landqvist, du Sydsvenska Dagbladet de Malmoë et Cars Stenfeldt, de l’Expressen de Stockholm, écrivent dans leur journal respectif qu’ils ont assisté au suicide de l’inconnu alors qu’ils se trouvaient à Moscou pour le match de coupe d'Europe de hand-ball entre l’URSS et la Suède.Ils déclarent que des passants ont tenté en vain d’éteindre les flammes avec leur manteau lorsque l’homme, qui se tenait près de Mausolée de Lénine, a mis le feu a l’essence qu’il avait déversée sur lui.Il n’a prononce aucun mot et il ne brandissait aucune pancarte, si bien que l’on ignore les raisons de son geste, il paraissait être âgé d’une quarantaine d’années.Selon Stenfeldt, une centaine de témoins ont assisté impuissants à l’immolation.Une voiture de police est arrivée au bout d’un certain temps et les policiers ont roulé l’homme sur le sol pour tenter d’éteindre les flammes mais il était trop tard.Cette tentative de suicide par le feu d’un Soviétique sur la Place Rouge a été successivement démentie, confirmée, puis à nouveau démentie par des officiels soviétiques.Interrogé par téléphone par des journalistes à Moscou, la section de police du quartier de la Place Rouge a répondu qu’il “ne s’était passé rien de semblable”.Mais plus tard dans la journée, des journalistes obtenaient par téléphone une I* Vous avez manqué des documents importants ?• Vous voulez avoir à portée de la main des statistiques sûres ?• Vous voulez monter votre propre documentation d’un format pratique sur les sujets d'actualité ?LES DOSSIERS DU DEVOIR En vente chez votre dépoeitaire et chez votre libraire confirmation d’un officiel de la police de Moscou dépendant du ministère de l’Intérieur.Celui-ci précisait que l’homme “assez jeune”, un “malade mental” dont il déclarait ignorer le nom, avait seulement eu la main brûlée et qu’il avait été emmené dans un hôpital psychiatrique après avoir été soigné.Cette version a été donnée à trois journalistes occidentaux.Mais tous ceux qui ont ensuite appelé le même numéro se sont vu démentir ces affirmations par un autre fonctionnaire qui a déclaré “ne pas connaître la personne qui avait pu raconter ces histoires stupides”.Les correspondants occidentaux à Moscou ne sont néanmoins pas complètement surpris par ces revirements.La plupart du temps, les officiels soviétiques déclarent en effet tout ignorer de ce type de faits divers.Il est donc possible, pensent-ils que le fonctionnaire affirmatif n’ait pas respecté par inadvertance cette consigne du silence.Il est d’ordinaire impossible à Moscou d’obtenir une confirmation ou des précisions sur des incidents de ce genre.L’immolation par le feu d’une femme sur la Place Rouge avait déjà été rapportée en 1974.La presse avait alors indiqué qu’il s’agissait d’une Arménienne a'origine française rentrée en URSS après la guerre et qui n'arrivait pas à obtenir un visa pour retourner en France.L’identité de la victime n’avait pas été communiquée par les autorités.Par ailleurs, le président Jimmy Carter a dit hier à l’ambassadeur d’Union soviétique.M.Anatoli Dobrynine que les États-Unis “ne reculeraient pas” sur la question du respect des droits de l’homme.Le vice-président Walter Mondale a demandé à M.Carter à bord de l’hélicoptère 3ui les ramenait de la base aérienne Andrews à la Maison-Blanche si “l’affaire Sakharov" ne faisait plus autant de bruit.Et M.Carter qui venait de voir une heure auparavant M.Dobrynine a répondu à M.Mondale: “J'ai dit à Dobrynine que nous ne reculerions pas là dessus”.Le président a ajouté que les États-Unis avaient le devoir de défendre les droits de l’homme et que lorsqu’il faisait des déclarations comme celle qui a été faite par le département d’État en défense ae M.Sakharov, il ne s'agissait pas d’attaquer l’Union soviétique mais de défendre ces droits.Voir page 6: Place Rouge La Fraternité ordonne le retour à la normale .mais les policiers se font tirer l’oreille par Louis-Gilles Francoeur La Fraternité des policiers de la CUM a demandé hier à ses 5,200 membres de retourner “immédiatement” au travail.Mais la consigne, selon certaines sources, ne semblait pas observée par les membres, du moins dans les premières heures qui ont suivi l’annonce du mot d’ordre syndical à 17 heures hier.De plus, la direction de la Fraternité a reporté au 17 février l’assemblée générale extraordinaire qui devait en principe se tenir demain.Énfin, elle a déclaré of-fi ciellement qu’elle se rendait “disponible pour la reprise des négociations”.En demandant à ses membres de mettre fin à leur grève du zèle, qui durait déjà depuis 48 heures, la Fraternité répondait à la condition préalable à toute négociation, posée la veille par le ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard.Mais qui plus est, la Fraternité défiait par son mot d’ordre de retour au travail la décision de ses 70 délégués syndicaux, qui, le matin même, au cours d’une réunion orgaeuse ont rejeté unanimement la recommandation de l’exécutif syndical de se rendre aux conditions du ministre à cause de la bonne volonté manifestée par les autorités gouvernementales.Deux hypothèses circulaient hier parmi les policiers à propos de la décision de l’exécutif de braver l’avis explicite des représentants locaux.Ou bien, disait-on, l'exécutif est vraiment convaincu de sa stratégie et tente désespérément de se rallier la base en dépit de la position des “poteaux” syndicaux.Ou bien, d’autre part, l’exécutif se couvre contre d’éventuelles poursuites en décrétant le retour au travail mais laisse courir le “bingo” pour mettre la pression sur les autorités publiques.Toujours est-il qu’un certain nombre de délégués syndicaux ont néanmoins tenté hier de convaincre leurs collègues de la nécessité de mettre fin à leur grève du zèle.Mais sans grand succès.Du moins en était-il ainsi dans les heures qui ont suivi l’ordre de retour au travail de la Fraternité.Du côté syndical, on indiquait qu’une ligne plus “souple” pourrait être adoptée par la relève, qui entre au travail à huit heures ce matin.Au niveau de l’exécutif, on semblait néanmoins assez pessimiste quant au succès du mot d’ordre.Le vice-président de la Fraternité, M.Pierre Lenoir, a confirmé hier soir au DEVOIR que le mot d’ordre d’hier après-midi semblait “très peu suivi d’après les premiers rapports”.La poursuite de la grève du zèle a aussi pris par surprise les représentants gouvernementaux et ceux du Conseil de securité.Du côté gouvernemental, le communiqué officiel du ministère de la Justice, émis dans les heures qui ont suivi le mot Voir page 6: Les policiers ÜtlLh m h : ; C ^ - K r r ' PRMülMl PLfASf USE MAIN ENTWE y *' « * Faute de protection policière, les banques ont commencé hier à prendre leurs propres mesures de sécurité.Dans de nombreuses succursales, des gardes armés étaient postés à l’entrée, une seule porte était gardée ouverte et on admettait qu'un seul client à la fois.(Téléphoto CP) Hold-up à couvert d’une fausse bombe Une trentaine de hold-up et trois appels à la bombe ont marqué la deuxième journée de grève du zèle des policiers de la Communauté urbaine de Montréal.Un porte-parole de la police de la CUM a souligné nier que les hold-up furent moins nombreux que la veille, probablement parce que les mesures de sécurité appliquées par les institutions bancaires ont rendu les bandits plus craintifs et se sont avérées, somme toute, très efficaces.Le phénomème des appels à la bombe constitue par contre une préoccupation majeure pour les dirigeants de la police de la CUM.Les policiers se sont rendus d’abord à l’édifice de la CIL sur le boule- vard Dorchester, puis à la succursale de la Banque de Montréal à Dorval et enfin au siège social du National Trust sur la rue Sherbrooke.Ils n’y ont pas trouvé de bombe mais seulement des colis suspects renfermant des fils et des piles sèches.L’appel à la bombe du National Trust a quelque peu semé la panique alors qu’une vingtaine d’employés de cet édifice du centre-ville furent évacués d’urgence, pendant que deux bandits armes de mitraillettes prenaient la fuite avec environ $50,000.C’est un appel téléphonique qui, vers 1 heure du midi, a prévenu les employés de cette société de fiducie de remettre tout 1 argent disponible à un autre suspect qui se trouvait déjà à l’intérieur de la banque, portant une valise à la main.Les premiers rapports policiers voulaient que huit employés étaient gardés prisonniers dans la voûte.Ce qui fut plus tard réfuté par le lieutenant Laurent Lévis du service des relations pub liques de la police, des relations publiques de la police.La première journée de ralentissement de travail des policiers avait inspiré aux malfaiteurs plus de 50 hold-up oont une vingtaine dans les banques.Quoi que les voleurs aient à nouveau préféré les banques, les entreprises les moins bien équi- pées contre ce genre de crimes, soit les bijouteries et les magasins, furent hier plus durement touchées.La moyenne de hold-up sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal n’est que de 12 par jour.Il apparait évident que la diminution Voir pag«6: Un hold-up No 1334 - du 31 janv.au 6 lév.L’EXPRESS • La ligne Barre: un choix proposé aux Français • La violence en Espagne • Découverte?L'arbre à pétrole au sommaire Le gouvernement refusera de subventionner les expériences génétiques témé- raires — page 2 ¦ L’usage d’une troisième voie réduirait les embouteillages sur le pont Mercier pages La police en crise: un éditorial deJ.-C.Leclerc ¦ Le PLQ se dérobe aux urgences: un commentaire de Michel Roy ¦ Une nouvelle géométrie diplomatique: une note de Georges Vigny — page 4 » 4 2 * Le Devoir, mercredi 2 février 1977 Québec et Terre-Neuve s’abstiennent Trois provinces signent l’accord sur le sous-sol marin par Paul Bennett OTTAWA (PC) - Le chef du gouvernement fédéral et les premiers ministres des trois provinces maritimes, ayant accepté de mettre de côté leurs querelles de juridiction sur la propriété des ressources minérales sous-mannes, ont signé hier à Ot- tawa un protocole d'entente qui accorde aux provinces signataires 75 pour cent des revenus provenant de l'exploitation des richesses situées le long de leur littoral.Les premiers ministres Richard Hatfield, du Nouveau-Brunswick, Gerald Regan, de la Nouvelle-Écosse, et Alex Campbell, de l’I.-P.-E., étaient présents dans la capitale fédérale afin de ratifier l’entente.Les deux autres provinces côtières de l'Est, Québec et Terre-Neuve, qui ont participé aux négociations, ne sont pas partie à l’accord.Lors de la conférence de presse qui a suivi la cérémonie de signature, le premier ministre Trudeau a présenté cette entente de principe comme une nouvelle manifestation de la volonté d’Ottawa de faire passer les intérêts des citoyens avant “les querelles de politiciens" sur les questions de juridiction.Pour M.Trudeau comme pour ses trois homologues provinciaux, ce “précédent historique” constitue une nouvelle preuve de la souplesse du système constitutionnel actuel."Cette entente montre assez comme le fédéralisme répond aux besoins et aspirations des provinces par des mécanismes souples qui peuvent jouer pour le plus grand bien de toutes les parties”, lit-on dans le communiqué conjoint publié à Les manipulations génétiques Ottawa ne financera pas les expériences téméraires par Gilles Provost OTTAWA — Dans l'espoir de susciter un véritable débat public, le Conseil de recherches médicales du Canada (CRMC) ( a rendu public hier un volumineux dossier sur les mesures de sécurité à mettre en oeuvre dans les laboratoires canadiens qui manipulent du matériel biologique aangereux ou encore qui créent artificiellement de nouveaux êtres vivants dont le comportement imprévisible pourrait éventuellement modifier l’avenir de la vie sur terre.Le président du CRMC, le docteur Malcolm Brown, a précisé hier que ce dossier provient d'un comité de spécialistes mais que le conseil lui-même devra prendre position sur le document à la fin de février, soit pour l'entériner, soit pour le modifier.Une fois que le document aura été entériné par le CRMC, les chercheurs canadiens devTont se conformer aux mesures de sécurité prescrites s’ils veulent demeurer éligibles aux subventions gouvernementales.Le docteur Brown a aussi expliqué que c'est l'importance du problème qui a amené le Conseil à mettre le dossier dans les mains du public avant qu’une décision finale soit prise.“Nous voulons que l’ensemble de la société ait une chance de se familiariser avec ce dossier hautement technique et puisse faire connaître ses réactions", a-t-il dit.Un membre du comité, le docteur Pierre Bourgaux.de Sherbrooke, a d’ailleurs exprimé l’opinion que le principal danger des recombinaisons génétiques artificielles ne vient probablement pas des travaux de recherche qui sont ou seront subventionnés par le CRMC.A ses yeux, les applications industrielles.commerciales ou militaires effectuées hors de la juridiction du CRMC pourraient probablement avoir des conséquences beaucoup plus graves.Toutefois, les dirigeants du Conseil aussi bien que les membres du comité ont refusé de préciser les mesures de sécurité à mettre en place dans les industries ou dans les autres agences gouvernementales, sous prétexte que cela ne relève pas de leur juridiction.Le vice-président du Conseil.M.Jean de Margerie.a déclaré à ce sujet que le CRMC a “fait sa part du travail" en portant le dossier à l’attention du public, des gouvernements et de la communauté scientifique mais qu’il revient maintenant à “d’autres instances" de poursuivre les pressions et.éventuellement, d’obliger le gouvernement à évaluer l’opportunité d'une loi dans ce domaine.Le président du comité de travail, le docteur Lou Siminovitch de l’Université de Toronto, a quand même souligné que les travaux de son comité ont été suivis avec beaucoup d’attefition par tous les autres paliers du gouvernement et que tous les organismes gouvernementaux "respecteront probablement les normes de sécurité qui sont et seront proposées par le CRMC ”, Les normes de sécurité proposées par le comité sont beaucoup plus détaillées que celles énumérées dans un avant-projet qui avait connu une diffusion limitée depuis le printemps dernier.Pour ce qui con- cerne les recombinaisons génétiques proprement dites, on a en général augmenté les exigences, tout en prenant soin de s’enligner davantage (mais pas servilement) sur les normes semblables déjà édictées aux États-Unis et en Grande-Bretagne depuis un an.En même temps, le Canada est présentement le seul pays qui a entrepris de codifier en même temps les mesures de sécurité nécessaires pour les autres expériences qui n’impliquent pas de recomoi-naisons génétiques mais qui mettent quand même en cause des cellules plus ou moins malades et divers virus ou bactéries dont les dangers sont déjà connus.“Il m'apparait illogique de s’inquiéter d’un danger potentiel, aussi grand soit-il, tout en ne prenant pas de précaution à l’égard d’un danger certain”, a commenté à ce sujçt le docteur Siminovitch.Cet élargissement des perspectives, aussi fondé soit-il, suscite pourtant des réticences importantes au sein delà communauté scientifique parce que le nombre des chercheurs soumis aux nouvelles directives de sécurité en est grandement accru.“Cela n’augmente pas ma cote de popularité auprès des collègues qui me rendent responsable de l’encadrement supplémentaire auquel ils devront se soumettre”, avoue M.Siminovitch.Quoi qu’il en soit, les réticences des chercheurs ont clairement influencé le comité puisque le document rendu public hier est moins sévère que l’avant-projet à ce sujet.Le comité du Conseil de recherches médicales du Canada consacre près de la moitié de son rapport à une présentation simple des expériences en cause dans le domaine des recombinaisons génétiques, des bénéfices considérables qui peuvent en découler pour l’humanité et des dangers prévisibles.De façon générale, les travaux récents en génétique permettent de greffer à l’intérieur de n’importe quelle cellule microbienne, végétale, animale ou humaine de nouvelles informations génétiques empruntées à n’importe quel autre organisme vivant (ou même synthétisées de toutes pièces).Ces informations dirigent l’ensemble du développement de la cellule ainsi recombinée.si bien qu’on a affaire à un être vivant inédit, généralement absent dans la nature.Ces techniques permettent évidemment de progresser rapidement dans notre connaissance des mécanismes fondamentaux de la vie et déjà, il devient possible de fabriquer sur commande des etres vivants destinés à des fins particulières.Cette technologie peut être utilisée aussi bien pour relancer la guerre bactériologique que pour fabriquer à bon compte des médicaments très rares ou des plantes capables de fructifier pratiquement sans engrais.Si on se met à rêver, on peut envisager non seulement des traitements miracles mais même des êtres humains construits sur commande en fonction d’un environnement particulier, comme dans les ouvrages de science-fiction.Dans l’immédiat, les règles de sécurité tiennent compte surtout des possibilités pathogènes des gènes qu’on transplan- tera, de la parenté plus ou moins lointaine des cellules en cause avec l’être humain, des possibilités de transfert naturel des gènes greffés à d’autres organismes, etc.C’est en se basant sur ces principes qu’on prescrit divers niveaux de confinement pour empêcher la fuite de ces microbes inédits dans l’environnement, hors du laboratoire.Comme en Grande-Bretagne et aux États-Unis, les mesures de confinement portent à la fois sur l’aménagement physique des laboratoires et sur la possibilité de survie des nouveaux microbes hors de l’environnement protégé du laboratoire.Le docteur Siminovitch a indiqué à cet égard sa conviction qu’on pourra mettre au point d’ici un ou deux ans des microbes absolument incapables de survivre hors du laboratoire.C est donc sur de tels microbes que porteraient les expériences même si cela complique énormément les travaux.Pour l’instant, toutefois, le comité demande l’interdiction formelle de toutes les expériences qui viseraient explicitement a produire des microbes plus dangereux, à libérer des organismes recombi-nés dans l’environnement ou à augmenter la résistance aux médicaments des microbes actuels.De plus, on demande que les expériences qui peuvent présenter un risque notable soient d’abord soumises à l’examen du Conseil avant d’être lancées en laboratoire.Toute la question est maintenant de savoir comment s’assurer du respect de ces directives puisque les membres du Conseil ont reconnu hier qu’il serait illusoire Le président du Conseil de recherches médicales du Canada, le Dr G.Malcolm Brown (à droite), a rendu public hier un important dossier sur les manipulations génétiques.Il est accompagné ici du Dr Jean de Margerie, vice-président du Conseil.(Téléphoto CP) de penser qu’on pourra réellement em-pêcner la tenue d’expériences dangereuses si les chercheurs responsables ne veulent pas respecter les normes.“Notre action est certes limitée mais c’est un pas dans la bonne direction et nous espérons que d’autres pas suivront”, a conclu hier M.Siminovitch.l’issue de la cérémonie.En fait, par cette entente, les gouvernements fédéral et provinciaux impliques acceptent de laisser en suspens les problèmes de juridiction liés à la propriété du fonds et du sous-sol du littoral des provinces pour s’attaquer aux problèmes plus “urgents" de l’exploitation et de la gestion des ressources ainsi que du partage des revenus.En vertu de cette entente, les trois provinces maritimes recevraient, respectivement, 100 pour cent des recettes tirées de l’exploitation des ressources situées en deçà d’une ligne de cinq kilomètres au large des côtes.Au-delà de cette premiere zone de cinq kilomètres, la part des provinces serait de 75 pour cent, contre 25 pour cent pour le fédéral.Actuellement, la plupart des sites explorés se situent bien au-delà de la ligne de démarcation des cinq kilomètres.Cette seconde zone s’étend sur tout le plateau continental, entre 100 et 200 milles des côtes.De plus, la Nouvelle-Écosse recevrait la totalité des recettes provenant de la zone située à l’intérieur d une ligne de partage tracée autour de l’île de Sable.Par ailleurs, une commission des ressources sous-marines des Maritimes, composée de trois représentants du fédéral et des trois représentants des provinces, sera mise sur pied avec mandat de veiller à l’exploitation et à la gestion des ressources situées au-delà de la ligne de cinq kilomètres.Cette commission aura pour rôle de délivrer les droits relatifs à ces ressources minérales, de faire des études touchant l’exploration et la mise en valeur de ces ressources, de surveiller leur exploitation et leur gestion et, enfin, de percevoir et de distribuer les recettes décrites dans l’accord.Ces recettes consistent évidemment surtout en redevances, droits, primes et loyers perçus sur les permis consentis aux sociétés de pétrole et de gaz.Cette commission, dont le siège serait situé à Halifax, travaillerait en étroite collaboration avec la Direction de la gestion et de la conservation des ressources du ministère fédéral de l’Énergie, des mines et des ressources, qui verrait a la gestion quotidienne de ce programme.Le gouvernement fédéral assumera la totalité des coûts d’exploitation et de gestion engagés par des organismes fédéraux, comme par exemple Petro-Canada, alors que les frais de fonctionnement de la commission seront financés à 25 pour cent par Ottawa et à 75 pour cent par les trois provinces.Le Dr Gingras dit adieu à Montréal en plaidant la cause des handicapés par Marie Laurier Chaque province canadienne devrait se doter d’une commission responsable de tous les individus, tous les groupes et tous les organismes impliqués dans le travail de la rééducation des handicapés physiques.Ces commissions pourraient etre chapeautées d’un Comité consultatif d’envergure nationale qui recueillerait l’information la plus actuelle sur les techniques d’aide aux handicapés et serait en mesure de recommander le partage des fonds pour la formation du personnel et aux fins de la recherche.Cette idée a été lancée hier par le docteur Gustave Gingras devant les membres du Club Rotary de Montréal, après avoir reçu la médaille d’Or de l’Institut de réadaptation de Montréal dont il a été le fondateur et l’âme dirigeante pendant plus d’un quart de siècle.Le médecin dont la réputation a dépassé largement les frontières du pays a quitté récemment la métropole pour poursuivre sa carrière au ministère de la Santé de l’Ile-du-Prince-Édouard.Dans une allocution très articulée qui constitue en quelque sorte un adieu à la communauté montréalaise, le Dr Gingras a livré sa pensée et ses réflexions sur les droits fondamentaux des handicapés physiques qui devraient être défendus par tous d’une façon plus vigoureuse dans notre société moderne.“Car, a-t-il dit, la réhabilitation n'est ni une récompense, ni un acte de charité, encore moins un privilège obscur mais un droit clair et certain pour tous ceux qui souffrent de malformations corporelles.” À cet égard, le problème crucial qui heurte de plein fouet les personnes présentant des déficiences physiques est sans contredit celui de l’intégration au milieu de travail.Après avoir raconté l’échec de fonctionnaires de la Main-d’oeuvre qui n’avaient pas l’expérience et les mialités d'approche pour comprendre les besoins des handicapés, en dépit de leur bonne volonté, le Dr Gingras a fait valoir que cette clientèle peut très bien s’occuper elle-même d'organiser son propre réseau de placement, à condition toutefois de trouver un accueil de qualité dans les entreprises et de recevoir l’aide financière requise.Un projet de ce genre a été remarque Montreal” UNE NOUVELLE COLLECTION DU DEVOIR • Vous avez manqué des documents importants ?• Vous vouiez avoir à portée de la main des statistiques sûres ?.• Vous voulez monter votre propre documentation d’un format pratique sur les sujets d’actualité ?LE DEVOIP ous offre l’occasion de le faire à peu de frais.Demandez à votre fournisseur habituel du DEVOIR le premier numéro de votre collection LES DOSSIERS DU DEVOIR, consacré au FAIT FRANÇAIS AU CANADA ET AU QUÉBEC.— Les commandes postales sont acceptées.Joindre deux dollars par exemplaire commandé au: Service du tirage Imprimerie Populaire Ltée Case postale 6033, Montréal H3C 3C9 Population et fait français au Canada mis sur pied ces derniers mois et donne des résultats probants, semble-t-il.Outre les difficultés de se trouver un emploi, le déficient physique est la victime d’une très grande discrimination de la part des gouvernants et des citoyens.Ainsi, les barrières architecturales hérissées autour de lui sont indéfendables et répétera-t-on jamais assez que les édifices publics devraient être conçus de façon à faciliter la vie déjà pénible de ceux et celles qui doivent circuler en chaise roulante?Le.conférencier ne s’est pas montré particulièrement tendre pour les autorités qui ignorent les besoins des handicapés dans le domaine du transport.“Et cette ’applique spécialement à -t-il précisé.Aussi le grand public manifeste encore une indifférence oe mauvais aloi pour des citoyens qui lui apparaît à première vue “anormaux”.Pourtant il suffirait qu’il soit mieux renseigné et plus sensible aux besoins véritables des handicapés pour que ce comportement se transforme en un “levier de force humaine” déterminée à s’occuper positivement d’eux.Cet idéal pourrait être atteint, souligne le Dr Gingras, par la mise sur pied d’une vaste campagne d’information et d’éducation auprès de tous les citoyens, particulièrement ceux qui peuvent former des groupes de travail influents et défendre le respect intégral des droits des handicapés.Ces derniers sont déjà soumis à un assez grand nombre de servitudes, a dit en substance le spécialiste en rééducation, pour que l’on cesse de leur témoigner une oa ” * ' ’ banale sympathie pour fournir plutôt l’aide que nécessité leur état: agissons au lieu de nous apitoyer sur leur sort.Le Dr Gustave Gingras Ces réflexions valent bien entendu pour les médecins et le personnel para-médical qui sont en contact constant avec des patients et le moins que l’on puisse leur demander, poursuit le Dr Gingras, c’est de se tenir extrêmement au fait des nouvelles techniques de réhabilitation.Il faudrait aussi prévoir l’intégration des personnes âgées aux programmes de réhabilitation, car elles ont été trop négligées dans le passé.Enfin, le docteur Gingras suggère que le gouvernement se charge de dresser un répertoire des Canadiens handicapés de façon à pouvoir fournir à chacun les services auxquels ils ont droit.Trudeau se contredit, fait observer Clark OTTAWA (PC) — Selon le chef de l’Opposition officielle, M.Joe Clark, le premier ministre Trudeau se contredit lui-même lorsqu’il se dit prêt, comme il l’a fait récemment à Québec, à reprendre les négociations constitutionnelles à zéro.Intervenant hier aux Communes, M.Clark a souligné que cette "nouvelle ouverture d’esprit” de M.Trudeau à l’égard des revendications du Québec ne se retrouvait guère dans la lettre que ce dernier faisait parvenir à ses homologues provinciaux, à la mi-janvier.Dans cette lettre, rappelle M.Clark, le premier ministre Trudeau réitérait la position d’Ottawa selon laquelle les provinces et le fédéral ne devraient pas procéder à une révision globale de la constitution sans au préalable l’avoir rapatriée au pays.Or, à Québec, en fin de semaine dernière, M.Trudeau a offert cette fois de tout renégocier, à condition que soient préservés certains droits individuels et collectifs, qui demeureraient des “préalables” à toute révision globale de la constitution.Laquelle de ces deux positions est celle du gouvernement, s’interroge le leader conservateur?Le premier ministre n’était pas en Chambre pour répondre aux questions de M.Clark, mais le président du Conseil privé, M.Allan MacEachen, a tenté d’expliquer ces contradictions “apparentes”.Selon lui, tout ce que le premier ministre voulait dire dans sa lettre, c’est que le fédéral n’est pas prêt à négocier la question du partage des pouvoir* “à la pièce”.Ou bien on procède au rapatriement de la constitution, accompagné d’une formule d’amendement, ou bien on procède à une révision globale du régime actuel, et ce sont les préalables à une telle révision que M.Trudeau a évoqués, jeudi dernier, dans son discours devant la Chambre de commerce de Québec.M.MacEachen a répété que le gouvernement fédéral n’est pas en faveur de la, seconde solution, qu’il juge erronée, mais est prêt à emprunter cette voie, si tel est.le voeu des provinces.Par ailleurs, il a ajouté que M.Trudeau-n’avait encore reçu aucune réponse à la?lettre qu’il faisait parvenir, le 19 février dernier, à tous les premiers ministres provinciaux, leur demandant de lui faire part: de leur préférence. LE DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 2 février 1977 À des taux d’intérêt allant jusqu’à 101% Le prêteur Levine a fait des affaires de $10 millions par François Barbeau Au contraire de la fourmi de Jean de la Fontaine, Solly Levine était prêteur, mais ses taux d’intérêt étaient élevés à ce point qu’on les qualifiait d’usuraires.Hier, les membres de la Commission d’enauête sur le crime organisé ont aboraé cette facette particulière des activités du monde interlope, et les sommes très rondelettes qui étaient impliquées dans ce commerce, ont impressionne tout le monde.Par exemple, M.Levine qui, de son propre aveu, gagnait sa vie à ces transactions peu régulières mais non illégales a pu déposer dans ses sept comptes personnels, de 1965 à 1974, quelque $10,760,000.Pendant la même période, ce même M.Levine déclarait au fisc des revenus de $104,525 et payait des impôts de $20,852, une moyenne de $2,085 par année.C'est une caisse populaire, celle ayant pignon sur rue à l’ombre de l’église Notre-Dame-de-Grâce, qui avait le privilège de recevoir une grande partie des dépôts de M.Levine et de ceux faits à d’autres comptes ouverts au nom de sa femme, Mme Helen Levine, et au nom de M.Roger Brisebois, qui agissaient comme prête-noms.De 1967 à 1969, dans quatre comptes, $4.800,000 ont ainsi été déposés, à l’avantage des sociétaires.Le comptable de la CËCO, M.Jean-Claude Forest qui relatait ces faits hier, a souligné, devant l’étonnement du président de la Commission, M.Denys Dionne, que normalement les autorités supérieures d'une institution financière devraient être informées de l’importance des dépôts d’un client particulier.Dans la boîte des témoins, M.Levine a expliqué aux commissaires qu’il avait pratiqué cette profession de prêteur pendant huit ou dix ans, et qu'il y avait mis fin en 1974, suite à une descente de police chez lui.Au cours de cette descente, les agents avaient saisi, entre autres, un petit calepin noir faisant état de noms d'emprun- teurs et de montants empruntés.Le procureur de la CECO, Me Ron Cohen, a orienté l’interrogatoire du côté de ce petit calepin noir, non sans avoir au préalable expliqué, avec le comptable, M.Forest, de quoi il s’agissait.Le calepin en question, portant sur des transactions effectuées entre le 19 décembre 1966 et le 28 mai 1967, a permis aux enquêteurs de déterminer qu’au cours de cette période de 23 semaines, M.Levine avait prêté quelque $130,000, qui lui avaient rapporte, en intérêt et en amendes pour remboursement?en retard, environs $55,000.Grosso modo, a expliqué M.Forest, ces bénéfices repré- sentent un taux d’intérêt de 101%, et cet estimé est conservateur puisque nous ne sommes pas en possession de toutes les données nécessaires.M.Levine, lui, après avoir reconnu le calepin et son écriture, n'a pu nier qu’il lui appartenait, mais s’est bien défendu d'avoir fait en cette période d'aussi bonnes affaires.J’avais des pertes, des prêts non remboursés, etc., a-t-il explique.On pouvait y lire, par exemple, que M.Charlie Segal avait emprunté, dans la semaine du 9 au 15 janvier 1987, la somme de $1,500 et qu’il avait à rembourser $2,080.On ignore cependant combien de temps il devait mettre pour effectuer ce remboursement.Dans la matinée, on avait démontré d'autre part, en interrogant des témoins, qu'un prêt de $500 se remboursait au rythme de $50 par semaine, et qu’il en coûtait $100 d’intérêt.Jamais, par contre, les mauvais paveurs n’étaient menacés de sévices, mais ils faisaient l’objet de toutes sortes d’autres pressions.Un témoignage anonyme, relaté par un agent de la poüce de la CUM, M.Gilles Laferrière, provenait, a-t-il expliqué, d'un individu qui a quitté le Canada en 1975 parce qu’il croyait sa sécurité et celle de sa famille en danger, suite à des dettes qu'ils avaient contractées envers Solly Levine.oueVf quest Valfeyftetd ¦ij V.::; Au pont Mercier L’usage d’une troisième voie réduirait les embouteillages Afin d’améliorer de 50% le problème de la circulation le matin vers Montréal sur le pont Mercier, un projet mis de l’avant hier dirigerait vers le nord l’une des deux voies utilisées par cette file de véhicules.Prise en fin d’après-midi sur la rive sud, cette photo illustre plutôt les problèmes du retour à la maison en direction de Candiac, maintes fois plus sérieux pour les usagers en provenance de Châteauguay à l’heure d'affluence le matin.(Photo Alain Renaud) par André Tardif Selon M.Philippe Bonneau, maire de Châteauguay, le gouvernement provincial pourrait, pour la modeste somme d’au plus $20,000, augmenter de 50% la circulation matinale sur le pont Mercier, moment le plus critique de la journée, et du même coup enlever l'un des nombreux motifs de frustration pour la population de cette région au sud-ouest de l’île de Montréal.Énumérant toute une série de griefs de longue date qu'ont les gens de Châteauguay et des villes voisines, M.Bonneau a proposé hier, au cours d’une conférence le presse, d'en régler au moins un en utilisant trois des quatre voies de la chaussée en direction de la métropole, entre 6 h 30 et 9 h, au moment où une bonne partie des 50,000 véhicules empruntant quotidiennement le pont Mercier sont pris dans un engorgement.“De 3,000 véhicules à l’heure, ce projet, que nous avions vainement soumis en novembre 1975 à l’ex-premier ministre Robert Bourassa, permettrait d’augmenter la circulation à environ 4,500 v/h.Au lieu d’être obligé de partir à 7 h pour être à son travail à Montréal à 9 h, un usager du pont pourrait ainsi quitter son domicile à 8 h seulement.” uguay-Caughnawaga ainsi que la route 207 en provenance de Il a de plus expliqué que les usagers en provenance du secteur Valleyfield-Beauharnois-Châteaug insi que Saint-Isidore, qui représentent 85% du trafic matinal, sont très désavantagés par rapport à ceux du secteur Candiac-Cote-Sainte-Uatherine, puisqu’à cause d’un goulot de béton, ils n’ont accès qu'à une seule des deux voies du pont.La solution mise de l’avant, et qui a reçu l’assentiment de tous les maires des municipalités des comtés de Beauharnois, Huntingdon et Châteauguay, consiste à éliminer ce goulot afin de permettre aux usagers en provenance de Châteauguay l’usage des deux voies, et de réserver la troisième voie (sur le tablier de gauche) vers la rue Airlie à LaSalle, aux usagers en provenance de Candiac.Parmi ces derniers, ceux qui voudraient éviter LaSalle n'auraient qu’à faire un léger détour à l’entrée du pont.M.Bonneau a précisé que les fonctionnaires du ministère des Transports ont déjà déclaré que le projet était techniquement réalisable mais qu’il revenait au gouvernement de décider de son application.“Tout ce que le gouvernement Bourassa a fait après que nous lui eûmes suggéré cette solution, ce fut de mettre une En 1974 pour les vols IFR Une directive de Marchand interdisait le français par Guy Deshaies Le 15 mai 1974, M.Jean Marchand, alors ministre des Transports du Canada, avait fait savoir à la CALPA, par l’entremise du directeur de l’aviation civile, M.Walter McLeish, que les communications aériennes pour les vols par instrument demeureraient unilingues anglaises dans tout le Canada mais que pour les vols à vue on pourrait implanter le bilinguisme à certains endroits du Québec pourvu que les contrôleurs traduisent leurs communications françaises aux pilotes.C’est M.Walter McLeish qui a donné ces précisions, hier, à la Commission d’enquête sur le bilinguisme dans les services de contrôle de la circulation aérienne au Québec au moment où le procureur de la Commission déposait comme pièce à conviction la lettre du 15 mai 74.M.McLeish a révélé qu’à l’époque lui-même ainsi que M.Marchand croyaient qu’il était sage de ne pas implanter le bilinguisme dans les vols IFR (Instrument Flight Rules).“Aujourd’hui, a-t-il dit, j’ai ’changé d’idée”.La lettre du 15 mai 74 avait été adressée au président de la Canadian Air Line Pilots Association (CALPA), le capitaine Wright, en réponse à la lettre de ce der- nier datée du 4 avril 74 et dans laquelle le capitaine Wright disait qu’il était absolument essentiel pour la sécurité des aéronefs que l’anglais soit la seule et unique langue de communication aérienne partout au pays.D’autre part, à cette même époque, la CATCA (Canadian Air Traffic Control Association) avait fait savoir au ministère, et plus précisément au directeur du projet BILCOM (étude sur l’usage du français dans les communications aériennes au Québec) qu’elle ne s’opposait pas au bilinguisme à la condition que les pilotes unilingues francophones soient confinés dans le territoire québécois seulement et à l’exclusion des aéroports de Dorval et éventuellement Mirabel de même que la zone de surveillance radar de Montréal (TRSA).Ce n’est qu’au printemps 76, selon les informations fournies par M.McLeish, que la CATCA s’est soudainement opposée au bilinguisme à l’aéroport de Saint-Hubert.Mais le 19 juin 1974, bien avant le rapport BILCOM recommandant le bilinguisme partiel, c’est-à-dire pour le vol à vue à certains aéroports, le ministère des Transports émettait une directive, la NOTAM12-74 (Notice to Airmen) permettant l’usage du français pour les vols à vue aux aéroports de Québec, Saint-Jean, Sept-Iles, Baie-Comeau et Saint-Honoré.Pourquoi?“La sécurité l’exigeait” a répondu M.McLeish.Son témoignage, commencé vendredi et qui a repris, hier, porte jusqu’à présent litficultes de langues au sur l’histoire des difi Québec dans le domaine de l'aviation.On a vu la semaine dernière que dès 1962 on avait, au ministère, permis l’usage du français à Baie-Comeau puisque des pilotes unilingues francophones pouvaient constituer un danger étant prives de leur radio unilingue anglaise.Il a été question aussi hier de la création des unités bilingues dans les tours de contrôle du Québec où, avant 1969, c’est-à-dire avant l’adoption de la loi sur les langues officielles, il était interdit aux contrôleurs de parler français entre eux sur des matières professionnelles.Demande d’injonction des mécaniciens d’Air Canada dépanneuse à la disposition des voitures en panne le matin, afin d’éviter un refoulement de la circulation jusqu'à Châteauguay comme cela se produisait si souvent.Entre la mi-mars et (e 1er juillet 1976 seulement, ce camion a dépanné un total de 60 véhicules”.Le projet de solution à l’éternel Voir page 6: Mercier aujourd’hui A midi, causerie de M Roch LaSalle, président québécois du Parti progressiste-conservateur.à la Chambre de commerce de Rouyn, dans le cadre d'une tournée de deux jours à Rouyn-Noranda • A 14 h 30, causerie de M.Pierre DesMarais Il devant les membres de la Société pour le œde la Rive sud, à la Rôtisserie Saint-de Longueuil • A 15 h, causerie de M Brian Neysmith devant les membres de l'Association des analystes financiers de Montréal, au salon Chaudière du Reine-Elizabeth • A 17 h, lancement simultané du dossier “A l’ombre de liberté" que doit prochainement présenter Radio-Québec, au 1,000 rue Fullum, a Montréal, et au 800 place d’Youville, à Québec.• A 20 h, causerie de M.Jean-Pierre Meister à la Société d'horticulture et d'écologie du nord de Montréal, au centre récréatif Sainte-Odile, 12,055.rue Dépatie.• A 20 h, premier d'une série de colloques en l'auditorium de la Communauté chrétienne Saint-Albert-Ie-Grand, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine.• Conférences et discussions dans le cadre de la semaine "Parole et audition”, au grand salon du centre communautaire de l'Université de Montréal, au 2332, boul Edouard-Montpetit.• Cliniques de sang de la Croix-Rouge, à l’université McGill, édifice McConnel, rue Université, de 10 h à 18 h, ainsi qu'à Limbour et à Sainte-Marthe-sur-le-Lac (par Guy Deshaies) — La Société Air Canada pratiquerait la discrimination à l’égard des francophones à sa base d’entretien de Montréal où 30% des quelque 3,600 employés sont francophones mais où pas plus de 10% occupent des fonctions de cadres avec obligation de parler anglais.Telle est la prétention de 202 mécaniciens francophones d’Air Canada qui ont adressé, hier, en Cour supérieure de Montréal, une demande d’injonction per- UQAM: les conciliateurs ont modifié leurs propositions par Louis-âilles Francoeur Les conciliateurs dans le conflit de l’UQAM ont modifié leurs propositions sur la question des chargés de cours de façon à permettre la création de 74 nouveaux postes de professeurs d'ici la fin de la prochaine convention collective Cette “clarification" a aussitôt été acceptée par l’administration universitaire meme si, de l’aveu d’un porte-parole M.Marcel-Aimé Gagnon, la nouvelle formule réduit encore un peu la part du programme confiée aux chargés de cours.Des lors, l’UQAM soutient qu'il ne reste plus qu’une seule question à régler, c’est-a-dire certaines modifications à l'article sur les pouvoirs de la Commission des études.Le porte-parole de l’UQAM a déclaré que le syndicat des professeurs avait accepté la nouvelle formule des concilia- teurs par la voix de ses négociateurs.Du côté syndical cependant, la réalité était beaucoup plus nuancée.Le porte-parole, M.Roch Denis, devait nier que les négociateurs avaient donné leur accord pour la simple raison qu’ils n'avaient pas encore vu le nouveau texte des conciliateurs."Tout s’est fait par téléphone hier et l’équipe de négociation n’a pu prendre connaissance formellement de la proposition”, a-t-il dit.Une rencontre doit avoir lieu ce matin entre les deux parties.On prétend que la rencontre servira à mettre au point les six lettres d’entente qui seraient annexées à la convention collective, Du côté syndical, on s’attend à examiner la proposition des conciliateurs, texte à l'appui, concernant la question les chargés de cours.De plus, on espère tenter d’éclaircir le texte des conciliateurs à propos des pouvoirs de la commission des études.Du côté patronal, cependant, la réunion doit servir uniquement à étudier les six lettres d’entente.Le porte-parole, M.Marcel-Aimé Gagnon a toutefois réitéré que l’administration était intéressée à clarifier le problème soulevé par la partie syndicale à propos de la commission des études.“Il n’est pas question pour nous de négocier cette matière.Les propositions des conciliateurs sont là et c’est à eux qu’il appartient d’éclaircir au besoin leur texte, s'ils le jugent à propos”, a-t-il déclaré.En somme, les deux parties ne veulent pas officiellement modifier leurs positions respectives.Mais lorsque les conciliateurs parviennent à fignoler un règlement par contact officieux, il leur appartient de corriger “leurs” erreurs.Une astuce qui sauve la face et fait lentement progresser le dossier.manente aux fins d’obliger la société d’Etat à mettre fin à ses politiques d’embauche et de promotion pour son personnel d’entretien.Me Gino Castiglio, procureur des requérants, a fait valoir au juge Fernand Legault que si les tribunaux n’intervenaient pas le français disparaîtrait carrément à la base d’entretien d’Air Canada et il a annoncé qu’il serait en mesure de prouver au cours des audiences qu’Air Canada pratique la discrimination à l’égard des francophones et qu’il existe des situations “aussi absurdes” que celle qui consiste à faire donner un entraînement à des francophones par un francophone exclusivement en anglais.Dans la requête écrite des requérants parmi lesquels s’est joint le député fédéral de Maisonneuve, M.Serge Joyal, à titre de citoyen, il est question aussi des manuels internes exclusivement en anglais et la demande d’injonction permanente est basée sur le même argument juridique que celui évoqué par les pilotes d’Air Canada devant le juge Jules Deschênes, à savoir l’article 2 de la loi sur les langues officielles.On sait que les pilotes d’Air Canada (41 francophones) ont obtenu gain de cause devant le juge Deschênes dont la décision obligeant Air Canada à mettre fin à ses interdits de parler français dans les cabines de pilotage a été maintenue par la Cour d’appel.Les avocats d’Air Canada, Mes Pierre Lamontagne et Cohn S.Irving, ont argué que la demande des mécaniciens francophones leur était parvenue tardivement et qu’ils n’étaient pas prêts à représenter adéquatement leur cliente.Le juge Legault a remis au 9 février la date des audiences sur cette autre affaire qui risque de porter encore un dur coup à Air Canada au moment où la société est en train de mettre sur pied un programme de francisation dans tous les secteurs de ses activités au Québec.Au surplus, la Société fera face sous peu à des actions de milliers d’employés mis à journées de salaire qu us ont perdues à cette occasion et l’un d’eux, dans Voir page 6: Air Canada “Le Saint Suaire ” Apprenez à connaître le Christ dans sa passion et sa mort au moyen des merveilleuses photos de son linceul.Les nombreux détails sont d’une aide précieuse durant le Carême, pour le Vendredi-Saint, la Méditation du Mystère Douloureux, vos Homélies, les Retraites, la Catéchèse, l’étude scientifique, etc.Montage audio-visuel comprenant 36 diapositives colorées ou un film fixe, une cassette et un guide de projection en français ou en anglais -$19.50.Un livret contenant plus de détails et des photos par un éminent sin-dologiste: ‘It is the Lord" - $1.50.“L* Saint Suaira” Séminaire Salésien, Rue Don Boeco, Sherbrooke, Qué.J1L1E5 6 à 10 ans payable terni annuellement OBLIGATIONS municipales scolaires hôpitaux cégeps demandez notre LISTE cneil^ antlia Fonde** en 1930 210 Sj-Jacques 845-8201 Mpmtirp (1> i O'/iinr V , f Pt de i Association cûnadiennp^ües cour tiers en valeurs mobilières I Nom I | Adresse I Tél .S DES rilANCAIS D’AMERIQUE Des témoignages inattendus, mais combien vivants, que les réalisateurs Michel Brault et Andre Gladu ont recueillis dans des communautés francophones dont on nous a trop longtemps caché l'existence.1 Québec/Acadia Johnny à Dennis à Alfred H'allont'y disparaître?La révolution du dansage Ruine babines 2 et 3 février à 21 h.2 Le son des Cajuns Fred's Lounge Ma chère Terre Les Créoles Réveille! 4 et 5 février à 21 h.OUTREMONT 277 4145 • 277 2001 1248 rue Bernard dittusepar Li^ NOUVEAU RÉStALI A 4 • Le Devoir, mercredi 2 févrieM977 éditorial La police en crise Au moment où ces lignes étaient écrites hier soir, nul ne savait encore ni à la police de Montréal ni au ministère de la Justice si les quelque 5.200 membres de la Fraternité des policiers de la Communauté urbaine allaient se rendre à l'appel de leurs dirigeants syndicaux “de reprendre immédiatement leurs fonctions régulières".Mais déjà plusieurs indices.dans les postes de police comme au siège social de la Fraternité, faisaient craindre que les policiers restent sourds à cette demande.même unanime, de leur comité exécutif et de leur président.M.Gilles Masse, tout comme ils avaient plus tôt refusé de se plier à l'invitation du ministre de la Justice de se soumettre à la loi en attendant le règlement des griefs qu'ils soulèvent.Si ces indices devaient se confirmer et que la grève illégale du zèle se poursuivait, le gouvernement de Québec, tout autant que M.Marc-André Bédard.se trouverait affronté à un défi qui n'est pas sans précédent à Montréal mais dont la répétition pose cette fois une menace sérieuse au "bon gouvernement" promis par les nouvelles autorités provinciales.Pareil aventurisme de la part des policiers de la métropole serait d'autant plus inacceptable qu'ils viennent enfin de trouver, de l'aveu même de leurs dirigeants syndicaux, un interlocuteur sérieux, compréhensif et diligent en la personne du nouveau titulaire de la Justice à Québec.• C'est à l'honneur du ministre, en effet, d'avoir publiquement annoncé aux policiers du Québec, avant même que n éclate un nouveau conflit à Montréal, à quelle enseigne il entendait loger en matière d'administration policière.Depuis le temps qu'ils voient des politiciens se moquer des lois et les faire sur mesure au fil des crises souvent aggravées sinon provoquées par leur propre incurie, les policiers de la Communauté urbaine et leurs dirigeants syndicaux auraient dû se réjouir qu'en-fin une position franche et nette soit prise à leur égard et à l'endroit des fonctions qu'ils assument.En pensant que M.Bédard négocierait sous la pression d'un semi-débrayage, ils l'invitaient, de manière assez peu logique avec ce qu’ils attendent d'un vrai ministre, à en prendre large avec la loi qu'il doit appliquer et avec la sécurité publique dont il est le gardien par toute la province.En donnant hier l’ordre à leurs membres de reprendre leurs activités policières en plénitude.les dirigeants de la Fraternité se sont trouvés à confirmer la justesse de la position de M.Bédard.même si l'on peut trouver qu'en certaines circonstances le respect de la loi ne dispense ni de la souplesse ni de mesures particulières.Mais ils ne prenaient guère les moyens voulus pour donner à leur message toute l'autorité qu'un syndicat doit attacher à ses directives en pareilles circonstances.Certains observateurs de la crise pouvaient même avoir l’impression que la Fraternité, en lançant pareil ordre, se rangeait publiquement dans la légalité et ainsi se mettait à l'abri des poursuites qu eventuellement le ministère serait peut-être amené à instituer contre le syndicat et contre ses officiers.De toutes manières, on saura mieux aujourd'hui ce qu’il reste du leadership des dirigeants de la Fraternité après ce deuxième épisode de la crise.Certes, les circonstances ont changé depuis la fameuse sortie massive des policiers le 7 octobre 1969.Les autorités provinciales peuvent désormais compter sur une Sûrete du Québec plus familière avec les problèmes que ose la surveillance du territoire de l’ile de lontréal.Ce recours à la SQ ne saurait toutefois durer bien longtemps; il ne saurait au surplus être ordonné par les autorités aussi longtemps que les services essentiels sont vraiment assurés par les policiers municipaux de la CUM.Quant à l'armée qui a su, elle aussi, se familiariser avec la métropole à l’occasion du 7 octobre 1969, de la crise du FLQ l'année suivante et enfin des Jeux olympiques de l’été dernier, elle reste l’ultime rempart de “l'ordre" actuel, même si les policiers montréalais ont compris qu'il faudrait bien du désordre pour que le Parti québécois en vienne à lui demander secours! Mais le 15 novembre n’a rien changé à la structure de la CUM et de la police municipale de Montréal.Là réside la principale difficulté de la crise actuelle, sa cause en même temps, et il n'est pour l’illustrer que la “disparition” du président du Conseil de sécurité, M.Paul-Émile L’Écuyer, l’impuissance du Conseil lui-mème, et le poids finalement négligeable des autres édiles de la Communauté dans des heures où leur concours, normalement, eût dû suffire pour “régler à Montréal un problème de Montréal”.Certes, le président intérimaire 3ue Québec a dû nommer d’urgence à la tête u Conseil de sécurité, M.Yves Hyan, qui est aussi maire de Montréal-Nord, n’est inféodé à aucun clan municipal; sa seule désignation ne pouvait toutefois suffire à redonner aux policiers l’interlocuteur valable qu'ils ne trouvent ni chez leur directeur, M.René Daigneault, ni chez ceux qui tentent encore en coulisses de tirer les ficelles de la police, MM.Jean Drapeau et Gérard Niding, ni dans le président en titre du conseil et autrefois homme de confiance de M.Jérôme Choquette.Me L'Écuyer.La tâche du conseil des ministres qui doit se réunir aujourd'hui n'en est que plus périlleuse.Québec ne peut ni désavouer le ministre de la Justice qui s’est refusé à négocier durant le demi-débrayage, ni s’en tenir à cette seule défense de la légalité alors que les choses peuvent commencer de glisser plus sé’ ieusement à Montréal en matière de sécurité.Or, rien dans le passé des ministres actuels ni dans la manière dont ils ont réglé des problèmes aussi délicats que le déficit olympique de la Ville ou la situation du logement, rien ne permet de croire que le cabinet a acquis la maîtrise des grands dossiers métropolitains et qu’il pourrait, ce matin, trancher le dilemme que lui poseront les policiers de la CUM, si la plupart d'entre ceux-ci refusaient d’obtempérer aux ordres qu’ils ont déjà reçus.Les griefs soulevés par les policiers ne paraissent pas tous d’égale importance, mais leur négociation entraîne des coûts qu’on ne saurait passer sans plus par les pertes et profits; surtout, les problèmes de fond dont ils sont la manifestation ne sauraient être résolus ni par un marathon nocturne des meilleurs négociateurs ni même, le cas échéant, par le recours à des injonctions, à une loi spéciale ou à une nouvelle.enquête royale.Le ministre de la Justice et le gouvernement doivent distinguer la reprise à court terme des activités “régulières" des policiers de la CUM et le règlement à plus long terme des désordres profonds qui troublent ce service depuis des dizaines d’années.En toute hypothèse, la partie qui vient de s’engager devait commencer tôt ou tard.Pour la propre santé de la police et de la Fraternité, on eût souhaité que les dirigeants syndicaux ne lancent pas le mouvement de grève du zèle s'ils n’avaient pas les moyens d’en prendre la direction.Mais les choses étant rendues là où elles sont, l’abcès devra être crevé.Il ne pourra l’être ni par de simples sanctions contre les “délinquants”, ni par un paradoxal recours à la “décertification” dont le précédent gouvernement avait menacé certains syndicats rebelles, même si, pour sa part, le gouvernement du Parti québécois, s'il veut gouverner et non pas seulement trôner à Québec, doit ramener les policiers de Montréal au respect de la loi.La situation ne pourra davantage être rétablie par une série de limogeages au sein du Conseil de sécurité ou à la direction du service de la police, même s'il saute aux yeux que certaines démissions s'imposent depuis longtemps et que le ministre devra les demander si les intéressés ne les offrent pas d’eux-mêmes.Elle ne sera pas non plus substantiellement changée par la venue de nouveaux leaders provenant d’un état-major qui s’est surtout caractérisé ces dernières années par une absence quasiment complète de leadership.Enfin, même si Québec pouvait être tenté par la solution d’une intégration des policiers de Montréal à une “sûreté nationale” à la française, il est douteux que les problèmes dont souffre la police de la CUM puissent enfin être guéris.C’est en fait d’un ensemble de mesures que la police de Montréal a besoin.Le nouveau gouvernement peut sans doute les lui procurer.Les membres de la Fraternité doivent oeuvrer en ce sens, au lieu d’aggraver 1h crise Jean-Claude LECLERC bloc-notes # Le PLQ se dérobe aux urgences Plutôt que de se remettre à l'oeuvre sans tarder, notamment pour préparer sa participation au débat constitutionnel et à la bataille du référendum, le Parti libéral du Québec s'engage dans la voie des règlements de comptes et.par prudence ou par intérêt, évite encore de faire face aux vrais problèmes.Au terme de la réunion du groupe parlementaire, qui avait lieu à Québec ces jours derniers.M.Gérard-D.Lévesque ne semblait pas reconnaître l'urgence d'un congres d'orientation, ou simplement de sessions d'étude pour mettre au point la politique que défendra le PLQ à l'égard du fédéralisme et de la souveraineté.Il ne voit pas davantage l'utilité de réunir un congrès de leadership au cours de la présente année.Après les discours de M.René Lévesque à New York et de M.Trudeau à Québec, on attendait des Libéraux qu’ils manifestent leur volonté d'action.leur souci de se situer le plus vite possible dans le débat.On a eu droit simplement à l'annonce d'une politique de démocratisation de la caisse électorale: décision heureuse, quoique tardive et anachronique.Il aura donc fallu l'épisode du 15 novembre pour amener enfin le PLQ à accepter cette idée.Pour comprendre ce qui se passe vraiment à la direction du Parti, il faut plutôt s'arrêter à un court document de sa commission politique qui n'a pas été rendu public mais dont La Presse a publié les grandes lignes.Les auteurs de ce texte estiment que le PLQ doit “reconstituer ses idées et son programme”, renoncer à l’opportu- la parole du Jour "Tu ne t'esquiveras pas en voyant tomber en chemin l'àne ou le boeuf de ton frère, mais tu aideras plutôt ton frère à le relever " - Deutéronome 22.4 (législation mise par écrit au septième siècle avant JC) nisme.à "un certain immobilisme d’idées et d'action ", opter résolument pour le "réformisme”.Très bien.Mais relevons le passage capital: pour participer à l'effort de “valorisation de l'option Canada", la commission politique suggère l'établissement de relations entre le Parti libéral du Québec et le Parti libéral du Canada.Que faut-il voir dans cette suggestion0 Voudrait-on préparer les militants à la mise en commun des ressources intellectuelles et politiques des libéraux provinciaux et fédéraux ^fin de définir une ligne unique en matière constitutionnelle à la veille de la campagne du référendum?Le Parti libéral du Québec serait-il incapable de déterminer lui-méme son option à la lumière des orientations qu’il a déjà prises dans le passé?Sur la foi de ce seul document, on ne saurait conclure hâtivement, mais le problème de la mise en tutelle du PLQ est posé.Et la question est opportune car, parmi les libéraux fédéraux, il s’en trouve plusieurs pour penser qu'il faut remettre un peu d'ordre dans la politique constitutionnelle des libéraux du Québec ui, dans le passé, ont causé beaucoup e soucis au gouvernement fédéral.Dans ces conditions, la méfiance ue l’on porte aux anciens ministres éfaits deviendrait explicable.Ces messieurs, semble dire M.Benoit Payeur, n’ont qu’à se taire et à rentrer dans le rang.Ils n’ont plus voix au chapitre.Mais les vaincus ne l’entendent pas ainsi.C’est pourquoi MM.Jean-Paul L’Allier et Jean Coumoyer se prononcent publiquement et s'efforcent d’alerter les militants aux problèmes réels qui confrontent le Parti.Il est vrai que ces deux anciens ministres, tout comme Mme Lise Bacon et M.Guy Saint-Pierre, sont redevenus de simples militants.Mais l’expérience acquise et l’idée qu’ils se font de l’avenir et du rôle du Parti devraient les autoriser à se faire entendre.moins pour exiger la démission de M.Payeur, régulièrement élu par le congrès, que pour exposer leurs points de vue et leurs projets.Aussi devraient-ils profiter du conseil général du Parti, prévu pour le 26 février et qui regroupe quelques centaines de dirigeants, pour poser le problème des urgences: sens des réformes, échéancier des congrès d’orientation et de leadership, remise en chantier de la politique constitutionnelle, préparatifs-en vue du référendum, etc.Il importe donc que ces anciens ministres puissent se faire déléguer au conseil général par leurs associations de comté.Au cours de cette réunion, les Libéraux devraient aussi, une bonne fois pour toutes, à la veille de la prochaine session, vider leurs querelles.Théoriquement, c'est au prochain congrès général d’automne que M.Payeur est comptable de son mandat; mais s’il est avéré au conseil général qu'il a perdu la confiance de la majorité des représentants régionaux et des élus, il devra tirer lui-meme ses conclusions et démissionner.C’est en effet à la fin de février, au plus tard, que le PLQ devrait fixer les dates de ses congrès d'orientation et de leadership.Si les Libéraux les reportent à la fin de l’automne ou à l’an prochain, ils se déroberont à leurs responsabilités politiques et, à toutes fins utiles, s'effaceront devant les libéraux fédéraux.Alors le PLQ s'engagera dans la voie du silence, ses éléments les plus dynamiques le déserteront, ses chances de participer à un débat historique seront compromises.Michel ROY Une nouvelle géométrie diplomatique La scène se passe dans l’hélicoptère présidentiel, entre la base d’Andrews et la Maison-Blanche; le président Carter, parti accueillir le vice-président Mondale, échange ses impressions avec ce dernier.Le vice-president interroge son chef, et ça donne à peu près ceci: “L’affaire Sakharov fait-elle encore autant de bruit?" Le président, qui venait d’avoir un entretien qualifié d’“échange d’idées utile” avec l’ambassadeur soviétique Dobrynine, répond: “J’ai dit à Dobrynine que nous ne reculerions pas là-dessus.Il ne s’agit pas d’attaquer l’Union soviétique mais de défendre les droits de l’homme.” Reste à savoir si la partie adverse est équipée — ou suffisamment “articulée” — pour comprendre ces nuances et, surtout, s’en accommoder.De telles nuances capitales, il a fallu attendre des années avant de les entendre, et cette fois, elles sont formulées non plus à rebours par tel “haut-fonctionnaire -voyageant -à -bord -de-l’avion-du-secrétaire-d’État”, mais à l’endroit, par les plus hautes autorités.Ces nuances sont capitales quand on sait que s’immoler par le feu sur la Place Rouge — drame dont deux journalistes suédois ont été les témoins oc-culaires — c’est, pour la police soviétique, un banal fait divers dont l’acteur est un “malade mental” qui s’est juste “brûlé la main”.Quand on sait que réclamer le respect de la constitution ou le respect de la signature donnée à la face du monde équivaut à diffamer le gouvernement soviétique et ses institutions.Quand on sait que le Dr Mikhael Stern a été condamné à huit ans de travaux forcés parce qu’il ne s’est pas opposé au départ de ses deux fils, l’un pour Israël et l’autre pour la France.Quand on sait qu’une nouvelle vague stalinienne balaie l’Union soviétique et l’Europe orientale.Le seul commun dénominateur de tous ces “quand on sait” étant le mensonge institutionnalisé qui tient de plus en plus lieu d’idéologie.La scène à bord de l’hélicoptère présidentiel hier, venant se greffer a la prise de position adoptée la veille par M.Cyrus Vance, alors que celui-ci prépare son voyage en URSS et qu’à Vienne se tient demain une conférence importante, est très instructive.Voici pourquoi: Dès l’instant où un mathématicien a mis en doute le postulat d’Euclide, le monde s’est trouvé au seuil d’une nouvelle géométrie révolutionnaire.Le postulat d’Euclide en politique étrangère, plus spécifiquement celle qui fut pratiquée ces dernières années à Washington par MM.Nixon et Kissinger, se lisait à peu près comme ceci: tout mensonge est non à dire alors que toute vérité ne l’est pas.D’où les finasseries qu’on sait autour de “morale”, “moralisateurs” et compagnie.Aujourd’hui, l’Administration Carter semble avoir pris le contrepied de ce postulat: aucun mensonge n est bon à dire alors que toute vérité l'est a priori.Une philosophie à laquelle ’T’autre partie” est très peu habituée et qui, de surcroît, offre des chances débattre précisément en brèche l’idéologie par le mensonge.Serions-nous en pleine gestation d’une nouvelle.géométrie diplomatique?Georges VIGNY LE DEVOIR Fondé por Henri BourOSSO le 10 jonv»er 1910 D^ecteur Ooude Ryon Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny ?•recteurs de l'information Jean Froncoeur Pierre Lognon Trésorier Berna'd Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société 6 responsabilité limitée, dont le siege social est situé ou numéro 211, rue du Somt-Socre-ment, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situes à 9130.rue Boivin, Ville LaSolle l'agerce Presse Canadienne est autorisée o employer et a diffuser les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne S55 par annee six mois $30 A ( etranger $60 par annee six mois $33; trois mois $2t Editions du samed1 $15 par annee Edition quotidienne uvree a domicile par porteur $1 50 par sema.ne Tarif de i abonnement servi par (a poste aerienne sur demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt legal Bibliothèque nationale du Quebec TtltPHONI: 844-3361 I gnés groupées, Le conflit des policiers.Il faut faire confiance à la » bonne foi du ministre Bédard par GILLES MASSE ¦ Le président de la Fraternité des policiers de la CUM, M.Gilles Masse, a lancé hier après-midi, au nom de l’Exécutif unanime de la Fraternité, un appel invitant les policiers de la CUM à mettre tin à leur grève du zèle et à reprendre immédiatement leurs fonctions régulières.Le ministre de la Justice, Me Marc-André Bédard, ayant exigé le retour à la légalité comme préalable essentiel à toute reprise des négociations, l’Exécutif de la Fraternité a jugé qu’il devait dans les circonstances faire confiance à la bonne foi du ministre, qui s’est engagé par ailleurs à faciliter des négociations franches et honnêtes entre la Fraternité et le Conseil de Sécurité de la CUM.Voici les principaux passages de l’appel de M.Masse aux policiers.Dans la soirée du lundi 31 janvier 1977, en ma qualité de président de la Fraternité des policiers, je rencontrais en compagnie du vice-président, M.Pierre Lenoir, le ministre de la Justice du Québec, Me Marc-André Bédard.Ce dernier m’a fait part de sa position dans le conflit des policiers de la CUM.Comme M.Bédard l’avait dit précédemment, les négociations sont impossibles avant que les policiers ne se placent dans une situation de légalité.Au cours de cette rencontre, la Fraternité a pris conscience de la connaissance profonde qu’avait le ministre de la Justice des différents dossiers concernant le problème de la police de la CUM.Nous avons aussi constaté que le ministre de la Justice était très sympathique à nos revendications qui, comme nous avons tenté de le démontrer depuis un certain temps, sont fondées exclusivement sur la bonne foi de notre patron.Le ministre nous a informés que M.Yves Ryan avait accepté le poste de président par intérim du Conseil de sécurité publique afin de reprendre les négociations dans les plus brefs délais après qu’une situation normale aura été rétablie.Il nous a aussi donné 1 assurance que les négociations se feraient dans un climat de franchise et d’honnêteté et que ce seraient de véritables et saines négociations.Il nous a convaincus qu’il avait la ferme intention d’inciter les autorités compétentes à régler par la négociation tous les problèmes de la police de la CUM.A l’unanimité, les membres de l’Exécutif de la Fraternité des policiers ont confiance en la parole du ministre de la Justice.En conclusion, le ministre nous a fait remarquer qu’il était inadmissible que dans une société, les citoyens et tout particulièrement les policiers, ne respectent pas les lois.Je lui ai alors fait remarquer qu’il était très difficile de convaincre tous les travailleurs de respecter les lois quand on constate que certains patrons ne les respectent même pas ou qu’ils emploient certains moyens astucieux pour les contourner et ce, sans beaucoup de problèmes de la part de notre appareil judiciaire.Le ministre a semblé d accord et a ajouté qu’il déploierait ses efforts en vue de corriger ces situations.Devant la bonne foi du ministre de la Justice et l’assurance qu’il nous donne qu’il fera en sorte que les problèmes urgents des policiers de la CUM seront, par la voie de la négociation, réglés en toute justice, les huit membres de l’Exécutif, à l’unanimité, demandent à tous les policiers de la CUM de reprendre immédiatement leurs fonctions régulières.C’est dans ce sens que nous avons aussi décidé d’annuler l'assemblée extraordinaire spéciale qui devait être tenue jeudi le 3 février 1977 et de la remettre au 17 février 1977.L’Exécutif se tient disponible pour la reprise des négociations.lettres au DEVOIR Quand l’humour s’enlise dans le mauvais goût Monsieur Marc Favreau (SOL), Montréal.Quelle ne fut pas ma stupéfaction en analysant les pages “spectacles - cinemas - variétés” d’un journal de Montréal ce soir.Il m'a fallu lire et relire, la publicité de votre prochain spectacle "abSOLumatique” intitulé “LE DÉFICIENT MANTEAU”, pour y croire.Je crois, mon cher SOL, que votre imagination semble s'ankyloser pour exploiter à des fins mercantiles, un terme qui, à l’audition rappelle nettement "DÉFICIENTS MENTAUX”.Comme “punch” publicitaire c’est malheureusement trop facilement trouvé.Vous n’avez sûrement pas à vivre cette réalité quotidienne autour de vous, pour manquer au- tant de respect envers ces gens qui n’ont pas la chance de vivre au même rythme que les autres.Vous et votre entourage artistique, (imprésario, etc.) qui trouvez ce titre formidable (financièrement parlant), n’êtes que le reflet de l’attitude de la société et de notre gouvernement envers nos déficients mentaux.Vous avez sans doute pour eux de la sympathie, mais de là à poser des gestes positifs pour améliorer leur statut de personne humaine, vous y renoncez, ou presque.En un mot, je vous trouve sadi-ue d’avoir utilisé ce jeu de mots e très mauvais goût pour faciliter votre publicité et faire rigoler des milliers de personnes.Au nom de tous les déficients mentaux du Québec (des milliers) qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.je vous demande de poser un geste cette fois positif : que ce qualificatif “déficient” soit totalement banni et de votre publicité et de votre spectacle.Vous pouvez consulter le dictionnaire le Petit Robert, édition 1973, page 423: Déficience: 1.Insuffisance organique ou mentale.2.Par extension: faiblesse ou insuffisance.Je ne vois pas comment un manteau trop grand peut s’ajuster de ce qualificatif.Merci de votre attention.J’ai quand même le sens de l’humour, puisque je signe.SOLanges PELLETIER LECLERC, mère d’un enfant déficient physique et mental Trois-Rivières, le 28 janvier 1977.Des raids qui témoignent d’une folie meurtrière Les raids menés par les Khmers Rouges le 29 janvier dernier sur trois villages thaïlandais ont, pour la première fois depuis leur prise de pouvoir en avril 1975, révélé au monde la preuve incontestable de leur folie meurtrière.Ces mêmes scènes horribles de bébés et de femmes égorgés ont été, à multiples reprises, rapportées par des dizaines de mmiers de réfugiés khmers qui ont réussi à s’échapper de leur pays.Faute de “preuve”, disait-on, beaucoup de reserves et de doutes ont été émis à l’encontre de ces récits rapportés par les réfugiés En réponse à l’article du 31 janvier sur “Les dangers toujours réels des contraceptifs oraux ' par le Centre International Humanae Vitae, je crois bon de faire les commentaires suivants: Affirmer péremptoirement que la prise d’anovulants risque de faire se développer une prostitution chez des enfants et des adolescentes relève de la plus haute fantaisie et d’une méconnaissance profonde des causes sociales et psychologiques menant à la prostitution.Il semblerait que pour ces gens la plus grande liberté qu’accorde la protection des ano-vulants contre des grossesses non désirées conduit directement à un dérèglement moral individuel et social plutôt qu’à une meilleure prise en charge par la femme de khmers, qui sont issus de toutes les couches sociales, et originaires de tous les coins du pays.Cette fois, les Khmers Rouges ont eux-mèmes apporté jusqu en territoire thaïlandais la “preuve” si réclamée.Les sociétés humaines ne doivent plus permettre l’existence d’un tel régime sur notre planète.Car si on permet à un régime, prétextant la souveraineté de sa politique interne, de fermer les portes du pays pour assassiner des millions de vies humaines, le modèle pourra être un jour réutilisé dans n’importe quel pays du monde.son propre corps et de sa sexualité.Les pays qui ont retiré du marché les anovulants à base d’acétate de mégestrol ont, selon moi, fait preuve de responsabilité et de vigilance en posant ce geste.Précisons que cette substance a causé des tumeurs malignes chez l’animal et non chez l’humain et que rien ne prouve à date que les anovulants causent le cancer chez la femme.Je suis d’accord qu’il faut être prudent dans l’utilisation des contraceptifs oraux surtout chez la jeune femme en phase pubertaire et je note que les auteurs du texte vont dans le même sens que les compagnies pharmaceutiques qui contre-indiquent l’usage de “la pilule" chez toute personne , L’opinion mondiale doit exiger une intervention militaire de l’ONU pour arrêter les massacres par la faim, les travaux forcés, la maladie et par les exécutions massives, qui ravagent encore tous les jours le peuple cambodgien, réduit à l’état d’un troupeau de bêtes humaines.Pen NEAROVI, président Dara CRAN Secrétaire général adjoint.La Communauté Khmère du Canada.Montréal, le 1er février 1977.ayant des antécédents de phlébite ou de maladie cardio-vasculaire.Je trouve cependant démagogique et de mauvaise foi de faire un parallèle entre les victimes de la thalidomide et l’usage des anovulants.Plusieurs milliers d’enfants sont nés de femmes ayant déjà utilisé des anovulants sans qu’on ait noté d’incidence plus grande de malformation chez ces enfants.En conclusion, j’ai eu la désagréable impression que les auteurs de cet article se servaient de renseignements vrais pour faire passer un message erroné et essayer de faire peur aux femmes afin qu’elles cessent l’usage des anovulants, sans raison medicale valable.Charles MACKAY, md Montréal, le 31 janvier 1977 Des renseignements vrais au service d’un message erroné Commenttrouver la vérité?Monsieur le directeur.Comme journaliste à Toronto, je fus appelé ces jours derniers à faire des reportages sur les discours de M.Claude Ryan (à une discussion avec quelques centaines d'étudiants et professeurs au Glendon College) et du chef de l’Union Nationale M.Rodrigue Biron (à un diner-causerie avec une centaine d’hommes d’affaires de Toronto).M.Ryan, dans son discours du 20 janvier, a dit que la majorité des Québécois n’ont pas encore fait leur choix concernant l’indépendance.Il y aurait selon lui 10 à 20 pour cent de la population à chaque extrême, pour ou contre, mais le reste de la population québécoise se situerait entre ces positions extrêmes et pourrait être influencé par des arguments, événements, etc.I M.Biron, par contre, en s’adressant à The Canadian Association for Corporate Growth le 25 janvier, a soutenu: “Je reste convaincu que les Québécois ne voteront pas pour l'indépendance peu importe quand, comment ou dans 3uelles circonstances le référen-um sera organisé." Et plus tard.j'ai entendu M.Biron dire à deux hommes d’affaires qu’il sait absolument que les Québécois sont contre l’idée de souveraineté: “Je le sais parce que je suis toujours parmi les Québécois, je parle avec eux, C’est un contact direct”, a-t-il dit.Voilà.Maintenant, le premier ministre du Québec, M.René Lévesque qui, en s’adressant à l’Economie Club of New York le 25 janvier, a dit: "Comme vous, nous croyons que nous sommes un pays, et en effet nous savons que nous sommes un pays.” C’est bien évident que son message implique que les Québécois ont déjà pris leur décision sur la question de l’indépendance du Québec.Nous savons tous que les politiciens présentent des messages, des arguments, des statistiques qui appuient leurs philosophies politiques.Et bien des fois, ils parlent trop.Considérant les questions que les auditoires ont posées la semaine dernière à messieurs Ryan et Biron (Qu'est-ce que les Ontariens peuvent faire pour aider dans cette situation ou le Québec veut se séparer?”, “Est-ce que les jeunes Québécois s’intéressent au reste du Canada?"), c'est mon avis que ce serait une bonne idée pour éclairer là situation, de promouvoir des communications directes entre les deux provinces (Québec et Ontario).peut-être sous forme de lettres aux rédacteurs dans la langue officielle du Québec ou dans une des deux langues officielles du Canada.Barbara YAFFE Toronto, le 26 janvier 1977 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible,, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.i des idées des événements Le Devoir, mercredi 2 février 1977 • 5 des hommes Un pays unique au monde Avant de tout chambarder, jetons un regard impartial sur les avantages de ce Canada que l’on veut détruire Le 15 novembre est une date mémorable.Pour les uns, cette date signifie l’épanouissement d’un peuple.Pour les autres, elle laisse entrevoir la fin d’un pays.Les cris d’enthousiasme des uns se confondent avec les angoisses et les inquiétudes des autres.L’espoir et le désespoir ont envahi la Belle Province.L’incertitude règne sur tout le pays.L’émotion est à son apogée.Personne n’est indifférent.C’est notre avenir collectif qui est en jeu.Les nations étrangères qui convoitent nos richesses naturelles attendent le moment propice pour s'immiscer dans nos affaires intérieures et réaliser leur ambition.Le même scénario s’est produit dernièrement dans mon pays d’origine, le Liban.Le peuple libanais a tout perdu.J’espère que mon pays d’adoption sera plus prudent, plus sage.J’espère oue nous ne vivrons pas ici le même cauchemar.Les séparatistes prétendent que le fédéralisme étouffé leurs aspirations légitimes et qu’il les enferme dans un ghetto spirituel, moral, social et économique.Ils demandent la souveraineté du Québec pour préserver leur langue, leur culture, leur héritage et leur identité.À les entendre, on croirait que les Québécois forment un peuple colonisé dont on aurait soutiré l’âme, la pensée, l’esprit et l’initiative; on croirait que leur sort dans ce pays est pire que celui des noirs de la Rhodésie.Soyons logiques.Notre sort dans cette province n’est pas aussi lamentable.Transportés par l’emotion et un nationalisme étroit, ilus ou moins démodé, ces messieurs veu-ent nous faire croire que le Canada ne nous présente que des désavantages.Nous crovons qu’il est temps de souligner à leur intention une partie des avantages que ce pays nous offre.Nous laisser aveugler par l’émotion, dans cette période critique de notre vie collective, ne saurait être que néfaste.Revenons à l’objectivité et au bon sens.Dialoguons calmement.Avant de tout cham- Fc barder, jetons un regard attentif et impartial sur ce Canada que nous voulons détruire.Certes, nous ne vivons pas sous un régime parfait car un tel régime n’existe pas.Il n’a jamais existé.N’empêche que tous les avantages dont nous jouissons sous ce régime et que nous prenons pour des droits acquis n’existent qu’à l’état de désirs et d’aspirations pour bien d’autres nations.Avant de saccager notre bonheur de nos propres mains, avant de briser ce pays généreux, examinons honnêtement les avantages qu’il nous offre.Comparons avec d’autres pays: Le Canada, terre de liberté, de justice et d’égalité Le Canada nous offre la liberté, la liberté de pensée, d’expression et de croyance.Demandons à Marcel Pépin, après son aventure en Colombie, le sens de cette liberté.Demandons aux prisonniers politiques du Chili, de l’URSS, la valeur dé cette liberté.Posons la même question aux Chinois, aux Cubains, aux peuples de l’Amérique Latine et à tous ceux qui subissent la dictature d’un despote ou du prolétariat.Eux peuvent nous renseigner sur cette liberté dont nous jouissons gratuitement sans en connaître l’importance.Nos media d’information connaissent-ils cette censure qui suffoque la voix des peuples?Pour nous Canadiens, la liberté est un droit acquis.Pourquoi ne l’est-elle pas alors pour bien d’autres nations?.Selon ses moyens, le Canada nous garantit une certaine justice sociale.Les provinces riches donnent aux provinces pauvres.Que donnent le Québec et les autres provinces à l’Alberta en échange de son pétrole qu’elle nous offre meilleur marché que le prix mondial?Nos gouvernements prennent de ceux qui possèdent pour donner aux démunis.Nos étudiants jouissent d’un enseignement gratuit, de prêts et bourses au niveau universitaire.Nos malades profitent des soins médicaux et des frais d’hospitalisation.Nos gens sans travail ont l’assurance chômage.Nos vieillards comptent sur une pension.Tout citoyen dans le besoin est admissible à l'aide sociale.Nos enfants dès leur naissance reçoivent une allocation familiale.Nos régions sous-développées ont-elles été oubliées par nos gouvernements?.Ont-ils oublié l’orphelin, la veuve ou les handicapés?Tous ces programmes ne manquent pas de lacunes: ils peuvent être améliores.Y a-t-il un seul Canadien qui connaît la famine qui connaissent des millions d'Africains et d’Asiatiques?Rares sont les pays qui jouissent d'un niveau de vie supérieur au nôtre.Bientôt, grâce à toutes les richesses du Canada, nous jouirons du plus haut niveau de vie au monde, sans exception.Nous sommes un peuple chanceux.Avouons-le.Le Canada nous assure l'égalité.Il offre à tous les Canadiens l’égalité des chances.Il offre cette égalité des chances même à ceux qui veulent sa rupture.Oui, c’est çà, le Canada.Il nous garantit l’égalité devant la loi.Rappelons-nous l’affaire Rivard, les ministres et sous-ministres qui ont expié leurs fautes.Dans bien d’autres pays, la loi ne s'applique qu’aux faibles et les chances ne sont aonnees qu’aux plus forts.Apprécions ce pays comme il mérite.Les avantages de la démocratie canadienne Le Canada nous offre fraternité et humanité.Regardons comment il traite les immigrants.Voyons tout ce qu’il donne aux peuples affligés: Italie, Guatémala etc.Le Canada nous procure la sécurité.À l’intérieur, c’est l’ordre et la stabilité.À l’extérieur le Canada ne prêche que paix et concorde.La présence de nos militaires à Chypre et au Moyen-Orient en est la preuve.Les Libanais, les Rhodésiens, les Irlandais, les Argentins, les Chiliens et bien d'autres peuples envient notre sort.Le Canada compense sans descnmma-tion les mérites et laisse le champ libre à l'initiative privée Aucune discrimination de race, de couleur ou de religion.Tournons nos regards vers l'Irlande et l'Afrique du Sud pour comprendre.Les mêmes chances sont offertes à tous les Canadiens et à tous les immigrants.Si un Canadien ne réussit pas, ce n'est pas parce que ce pays lui coupe l'herbe sous le pied mais parce que cet individu a été mal préparé ou refuse de faire l’effort nécessaire pour réussir.Autrement, comment expliquer la présence d’un Canadien français a la tête du gouvernement fédéral?Comment expliquer la réussite des Juifs?Notre pays est un pays juste, très juste.Notre pays est vaste; il est immense.Notre pays est riche, très riche.Ce pays peut assurer une vie confortable à une population de 300 millions et plus.Toute cette fortune nous l'avons entre nos mains et nous ne sommes que 24 millions ou presque.Quiconque ne réussit pas dans un tel pays ne réussira nulle part.Cessons de blâmer le Canada.Blâmons-nous nous mêmes.C’est plus honnête.Le Canada offre un marché plus vaste pour notre production et pour nos idées.Le Canada nous offre enfin une vraie démocratie.Le peuple y tient tous les pouvoirs.Ce n'est pas une utopie, c’est un fait.L’élection du 15 novembre en est la preuve.A la suite du 15 novembre, sans la moindre hésitation, le gouvernement central a reconnu la légitimité du gouvernement péquiste car telle était la volonté et le libre choix du peuple québécois.N’est-ce pas merveilleux?Cependant les péquistes exigent le démembrement du pays.Y a-t-il une seule autorité au monde qui aurait réagi avec autant de dignité, de résigantion et de compréhension?Toute autre autorité centrale moins équilibrée Les enjeux de la grève des professeurs à I’UOAM_____ LIBRE OPINION JEAN-MARC PIOTTE Pourquoi cette si longue et dure grève?Le collègue André Bernard a très bien expliqué dans Le Devoir du 29 janvier certaines des raisons qui rendent compte des nombreux conflits qui ont déchiré i’UQAM depuis sa fondation en 1968: locaux nettement inadéquats, structure administrative lourde et coûteuse de TU.du Q., subventions dont le total est inférieur à McGill University ou même à l’Université de Montréal, pourcentage très élevé de cours donnés à la leçon, etc.Mais les particularités de l’UQAM n’expliquent pas tout: l’Université Laval vient tout juste de sortir d’une grève qui a perduré quelque quatorze longues semaines.C’est pourquoi j’aimerais attirer l’attention sur les enjeux du conflit qui, je crois, concernent non seulemenl/les étudiants et les professeurs des universités québécoises — ce qui est évident pour ceux qui ont pris connaissance du document de la CREPUQ (Conférence des Recteurs et Principaux des Universités du Québec) rendu public par le Syndicat des Professeurs de l’Université Laval — mais aussi l’ensemble de la population du Québec.Quels sont ces enjeux?Nous pouvons les classer en trois grands blocs: liberté académique et contrôle des professeurs sur l’enseignement et la recherche (représentation des professeurs aux diverses instances universitaires, pouvoir de la Commission des Études, mécanisme d’é- VACANCES Montréal - Paris départs tous les jours NOLIPRIX de s30900às41900 Hâtez-vous Consultez SETA VOYAGES Tél.861-3906*0200 Permis 5029 T valuation des professeurs); qualité de l’enseignement et de la rechercne (réduction du nombre de cours donnés à la leçon); conditions de travail (échelle salariale, congés sabbatiques et de perfectionnement).Les professeurs voulaient éviter la grève.Aussi, vers la mi-octobre, ont-ils proposé à l’administration de reconduire le statu quo sur les clauses alors les plus litigieuses (représentation des professeurs, Commission des Études, mécanisme de griefs), mais celle-ci refusa, démontrant ainsi qu’elle voulait annuler les droits que nous avions acquis lors des deux premières conventions collectives et même, en ce qui concerne la Commission des Études, remettre en question le principe de participation qui avait préside à la naissance de PUniversité du Québec.La Commission des Études (C.E.) est un organisme habilité à définir les politiques d’enseignement et de recherche et où les professeurs, face à l’administration, détiennent la majorité de voix.Cet organisme-n’est pas décisionnel: seul le Conseil d’administration, où les professeurs n’ont qu’une présence symbolique, a le pouvoir de gérer l’université.Mais les pouvoirs de la Commission des Études sont tels que l’administration de l’UQAM ne peut décider de l’avenir de l’université sans tenir compte, d’une façon ou de l’autre, des avis de la C.E.C’est pourquoi l’UQAM, dans la logique de la réforme Despré — qui porte le nom du président de PU.du Q.et qui vise à centraliser tous les pouvoirs aux mains de celui-ci — a cherché à se délier de l’obligation que lui faisait notre convention collective de maintenir l’existence et les pouvoirs de la C.E.Il n’est donc pas surprenant, qu’au-jourd’hui encore, l’un des deux points fondamentaux qui séparent les parties en présence demeure la Commission des Etudes.Le pourcentage de réduction des chargés de cours est le second point encore en litige.Car l’administration a enfin accepté le principe d’accroître le nombre de cours donnés par des professeurs réguliers — donc d ouvrir de nouveaux postes d’enseignants — par rapport à ceux donnés par des chargés de cours, dans cette université qui a le triste privilège de connaître le plus haut taux de cours donnés à la leçon au Québec (près de 50%).Mais le syndicat et l’administration ne s’entendent pas sur le quantum de cette réduction, les négociateurs patronaux, par deux fois, acceptant puis refusant un certain pourcentage, comme si, par leurs tergiversations, ils voulaient faire appel à une troisième partie, le ministère oe l’Èduca- P' le tion, pour l’amener à délier, malgré ses refus répétés, les cordons de sa bourse.Le ministère de l’Éducation est cependant intervenu dans le conflit en augmentant la masse salariale qui sera disponible Mur les professeurs d’universités durant es prochaines années.D’une part, il a intégré à l’échelle salariale le forfaitaire de 2.34% qui était dû pour l’an dernier et, d’autre part, il a abaissé pour les deux prochaines années le taux de déclenchement de la formule d’indexation, permettant ainsi aux professeurs des universités québécoises de recevoir une augmentation salariale semblable à celle qui a été consentie aux employés du secteur public et parapublic du Quebec dans le cadre du dernier "Front commun.Remarquons que ces gains salariaux sont obtenus pour les professeurs de toutes les universités du Québec, même si l’UQAM est la seule à supporter le fardeau de ce conflit et meme si le Syndicat des Professeurs de l’Université du Québec (SPUQ) n’a pas reçu tout Tappui qu’il aurait été en droit d’attendre des professeurs des autres universités.C’est donc pour lutter contre la dégradation des conditions de travail (salaires, congés de perfectionnement, années sabbatiques), contre la dégradation de l’enseignement (utilisation massive de chargés de cours) et contre la subordination de l’enseignement et de la recherche à des objectifs de rentabilité économique à court terme (la Commission des Études) que les professeurs de l’UQAM se sont mis en grève.Certains nous reprochent l’utilisation de ce moyen d’action.Mais les professeurs, membres du SPUQ, ont décidé majoritairement et démocratiquement — pour protéger les acquis des deux premières conventions collectives e.t pour mettre un frein à la détérioration dé leurs conditions d’enseignement et de recherche — de cesser collectivement de fournir leurs services à l'université.Car le choix était bien celui-là : ou bien accepter la dégradation du travail enseignant en milieu universitaire ou bien arrêter ensemble de travailler tant et aussi longtemps que ce processus de dégradation n’est pas enrayé.¦ L’auteur de cette libre opinion est professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal.lettres au DEVOIR L’autre côté de l’histoire Au cours des deux derniers mois, j’ai été révoltée par les articles insipides et louvoyants qu’a publiés votre journal sur le manque de sollicitbde et d’intelligence qu’on retrouve au Canada anglais vis-à-vis la perspective du séparatisme.Evidemment, la pensée anglophone est mal représentée dans votre journal puisque la plupart d'entre nous n’ont pas une maîtrise du français assez suffisante pour bien comprendre les opinions qui sont énoncées par vos lecteurs et journalistes.Même si on s’intéresse à savoir ce qui se passe au Québec avant de lire les commentaires des journalistes anglophones, cet intérêt tend à s'évanouir chaque fois qu'on reçoit son journal une semaine en retard.Toutefois, je le lis assez souvent et j'ai été très choquée de lire que le Canada anglais aimerait garder le Québec puisque le bilinguisme est la seule chose qui distingue notre culture de celle des États-Unis et que, sans le Québec, nous serions rapidement assimilés par les Américains.* De toute évidence, les Québécois connaissent aussi mal le Canada anglais que les Canadiens anglais connaissent mal le Québec.Les différences entre notre culture et celle des Américains m’ont toujours sauté aux yeux.On n'a qu’à écouter les nouvelles américaines et les emissions documentaires pour constater d’importantes différences entre les deux mentalités.Ceci ne veut pas dire que nous n'avons rien en commun et que notre économie ne dépend pas de celle de nos voisins du sud.Il en reste que je suis aussi fière de ma culture canadienne-anglaise que les Canadiens français le sont du Québec.Je ne reviens pas d’avoir lu une telle niaiserie dans votre journal.Quant à l'attitude des Canadiens anglais à l’égard du Québec, j’avoue que nous sommes plutôt inquiets vis-à-vis son accession à l’indépendance, mais je crois que la plupart d’entre nous ne veulent rien de mal au Québec.Dans bien des cas, ceux qui en veulent au Quebec, c'est à cause de l’hostilité à laquelle ils ont du faire face en visitant votre brovince.Vous croyez que nous sommes indifférents et même malveillants, mais ce n’est pas en manifestant une haine tout à fait irrationnelle que le problème sera réglé.Au contraire, si on s’entendait mieux, la rivalité serait moindre.La jeune génération ne peut aucunement changer le passé; elle ne peut qu'améliorer l’avenir.Il y a deux côtes de chaque histoire — s’il vous plait, n’oubliez pas toujours de mentionner le nôtre! Beth WRIGHT Traductrice Weston, Ontario le 24 janvier 1977 ALBERT LUTFY ¦ L’auteur de cette libre opinion est un hommes d'affaires montréalais d'origine I ibanaise.M.Lutfy suit attentivement les débats publics et joue un rôle très actif au sein de la communauté libanaise québécoise.ou arrogante aurait eu-recours à l'armée sans hésiter, sous prétexte de préserver l 'unité du pays.Le président Lincoln a-t-il accepté avec la meme grâce la sécession du Sud?Comparons à celle de Lincoln l’attitude digne et impeccable de Pierre E.Trudeau.Ne fournit-elle pas la preuve qye notre pays est plus démocratique que les E U.A., pays reconnu mondialement pour sa démocratie?Démembrer ce pays démocratique ne serait pas seulement une folie seulement, ce serait un crime.Mais que voulez-vous?Le Canada nous offre fierté et respect.Avez-vous voyagé avec un passeport canadien?Partout où vous arrivez, rien qu’à voir votre passeport, on vous reçoit amicalement, avec respect.On se sent fier, fier d'être canadien.Voilà une partie des avantages que le Canada nous offre.Qu'est-ce que le séparatisme peut nous offrir en plus?Voilà ce que nous désirons savoir.Peut-il nous garantir plus de liberté, plus d’égalité, plus de fraternité?Peut-il nous assurer plus de sécurité et de justice sociale?Peut-il présenter de meilleures possibilités pour nos talents et l'initiative privée?Peut-il nous offrir un meilleur niveau de vie?Peut-il nous garantir plus de démocratie, plus de fierté?Peut-il assurer un marché plus vaste pour nos marchandises et nos idees9 Pourquoi limiter notre vision aux frontières de la Belle Province, pourquoi limiter nos ambitions et celles de nos enfants à la fortune d ’une seule province lorsque nous avons à notre entière disposition 1 immensité du Canada et les richesses de toutes ses provinces?Laissons l’émotion de côté.Discutons avec objectivité et bonne foi.Qu’est-ce que le séparatisme peut nous offrir à nous Québécois, que nous n’avons pas présentement?Notre pays est généreux; n’abusons pas de sa générosité.Soyons reconnaissants.Oui, comme tout autre régime, le fédéralisme a ses avantages et ses désavantages.D’ailleurs, y a-t-il un seul régime connu qui satisfasse tout le monde?Notre fédéralisme n’est pas la rigidité même.Il est flexible.Profitons de sa fléxibilité pour réaliser nos aspirations légitimes.Rien ne nous en empêche.N’est-ce pas?Quoiqu’il en soit, il reste une chose certaine: Le démembrement du Canada n’est pas la solution logique à nos problèmes.Les tensions salutaires du fédéralisme Arrêtons-nous un moment pour éclaircir quelques particularités du fédéralisme que l’opposition a souvent défigurées et que les media d’information n’ont pas assez clarifiées et que l’on comprend en conséquence mal, parfois très mal.a) Dans le fédéralisme il y a toujours un certain tiraillement.L’autorité fédérale demande incessamment un peu plus de centralisation.Elle fait son devoir.Les États ou provinces exigent constamment une plus grande mesure de décentralisation.Ils font leur devoir aussi.Ce tiraillement fait l’équilibre du système.Pourquoi en être effrayé ou scandalisé?Les trois paliers de gouvernements, fédéral, provincial et municipal, chacun de son côté, tentent de s’accaparer du plus gros morceau du gâteau.C’est tout à fait naturel.C’est cette compétition entre différents gouvernements pour mieux servir le public, qui crée l’innovation continuelle, la démocratie et la force du fédéralisme.Enlevons ce tiraillement entre gouvernements et nous dénuons le fédéra- lisme de son dynamisme, de sa vitalité.Ce tiraillement n’est pas un désavantage comme plusieurs le pensent mais un avantage pour nous tous.Il nous montre les besoins réels de toutes les régions du pays.b) Aux conférences fédérales-provinciales, aucune province ne doit s'attendre à décrocher tout le morceau qu’elle convoite.Toute prétention contraire trahit un manque-de maturité politique, un manque de connaissance du fédéralisme ou la mauvaise foi pure et simple.A ces conférences, chaque province doit se contenter du morceau disponible.Autrement les taxes monteront en flèche et les contribuables, vous et moi, en souffriront.Les représentants des provinces ont souvent déguisé et parfois défiguré cette réalité concrète Rappelons-nous l’attitude étrange de M.Parizeau à la dernière conférence des ministres des Finances.Ne prenons donc pas au sérieux tous les chantages que nous entendons avant et après ces conférences.Quelques gouvernements provinciaux tentent parfois de bâtir leur popularité chancelante sur le dos du pouvoir fédéral.Même si le geste manque d'éthique, ce n'est pas tellement méchant.Mais pousser la plaisanterie à la manière de M.Parizeau est certainement inacceptable Dommage que M Lévesque, reconnu pour sa modération et bon sens, ait ommis de corriger la gaffe.Ces tiraillements et chantages font partie intégrante des règles du jeu du fédéralisme.Ils finissent toujours par un compromis.Cela se produit et se répète chez nos voisins du Sud comme chez nous depuis des générations.Pourquoi dramatiser les choses?Dans une fédération, chaque province a ses priorités, ses aspirations légitimes, ses besoins et ses particularités, surtout dans un pays aussi vaste et aussi complexe que le nôtre.Le gouvernement fédéral ne peut pas et ne doit pas ignorer ces réalités concrètes.Il doit écouter et étudier minutieusement les demandes des provinces.Si elles sont valides, il doit y répondre positivement.Mais lé gouvernement central ne doit pas ignorer non plus que la décentralisation a aussi ses limites.Satisfaire à tous les caprices des provinces pourrait signifier à long terme la fin du fédéralisme et le démembrement du pays.Ne prenons pas l’attitude parfois ferme du fédéral pour de l’arrogance ou pour une rigidité absolue du système.Soyons compréhensifs.N’oublions jamais que le pouvoir fédéral doit préserver l’unité du pays.S’il concède tous les pouvoirs aux provinces il perdra sa raison d’être car il n’y aura plus de fédération.Dans un fédéralisme bien compris, le gouvernement central ne doit pas s’accaparer de tous les pouvoirs.Les provinces non plus.Le fédéralisme est un partage des pouvoirs librement consenti par les parties concernées.L’essentiel est que ce partage soit aussi juste et aussi satisfaisant que possible.C’est le défi que nous envisageons présentement dans ce pays et que nous devons relever ensemble.Nous avons besoin de toute notre imagination créatrice, de beaucoup de patience, de bon sens et de sagesse.Les problèmes sont complexes, très complexes.Sommes-nous à la hauteur du défi?Nous sommes un peuple favorisé, ne soyons pas un peuple gâte.Dialoguons ensemble amicalement.Examinons nos problèmes avac sérénité.Trouvons les solutions qui s’imposent.Préservons ce que nous avons.Restons une seule nation.Restons un seul pays.Colloques Saint-Albert Un lieu public où les chrétiens prennent la parole 1er colloque AVONS-NOUS BESOIN D’UNE ÉGLISE ?CE SOIR À 20 HEURES Panellistes: Claude Jasmin Normand Wener Jacques Grand’Maison Jocelyne Gauvin Un échange avec les panellistes suivra.Invitation au grand public — Entrée libre À l’auditorium de la Communauté chrétienne St-Albert-le-Grand, 2715 chemin de la Côte Ste-Catherine, Montréal.TARIFS D’ABONNEMENT 12 mois 6 mois CANADA: $55.00 $30.00 ÉTRANGER*- $60.00 $33.00 (?par courrier ordinaire) S.V.P.remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre cheque ou mandat-poste payable à l'ordre de: Le Devoir, C P 6033, Mtt H3C 3C9 Nom i Adresse É 6 • Le Devoir, mercredi 2 février 1977 la météo mB Jneige Yellowliiuie Poil Hom non /J Chuiilul L ilmboloo Saint Jeoni eotvsiSv:-: Ouebe< 1 1 Thulll i f4’) iWinrvpeg/J f»OlloVci Gieol fnlli Mmnoopoln loi «fou New Yoik Soh loke Crty, i Fi ont iM o KoniOi /C)\y CKoilevIoi précipitation |-| boute pieicion g bosse piession ¦•y-y- mosse d'oii bois mosse d oit chaud Une crête de haute pression se bâtit sur le sud-ouest québécois et domine l'ouest de la province aujourd'hui.Le ciel déjà dégagé sur l'ouest du Québec s'éclaircira aussi sur l'est.Ainsi toutes nos régions devraient jouir de soleil aujourd'hui.Les vents demeureront cependant modérés partout et on prévoit un refroidissement sur le sud-ouest du Québec.Demain un système venant de l'ouest passera au nord de Montréal de sorte que les régions du nord auront de la neige intermittente tandis que celles du sud devraient avoir quelques chutes de neige seulement.• Abitibi, Chibougamau, Haute-Mauricie: Ensoleille avec passages nuageux et vents modérés.Maximum près de -11.Aperçu pour jeudi: neige intermittente.• Laurentides, Pontiac-Témiscamingue: Ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés.Maximum près de -11.Aperçu pour jeudi: neige intermittente.• Outaouais, Montréal, Québec, Trois-Rivières, Cantons de l’est: Ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés.Maximum près de -7, Aperçu pour jeudi: chutes de neige.• Lac Saint-Jean, Baie-Comeau, Sept-Iles.Gaspésie.Rimouski: Ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés.Maximum près de -13.Aperçu pour jeudi : ennuagement.suites de la première page LE DÉCONTRÔLE'’ tôt à une échéance électorale et souhaiterait sans doute la levée immédiate des contrôles.D'autres, comme la Colombie-Britannique et les Maritimes, restent effrayés par la perspective d'une reprise éventuelle de l'inflation, tout en croyant que le temps est effectivement venu de se préoccuper tout autant de stimuler l’économie pour faire une lutte plus efficace au chômage.L'Ontario a déposé à la conférence un véritable mémoire sur le "décontrôle" dans lequel son gouvernement se dit partisan d'une élimination graduelle des mesures anti-inflationnistes.Il prône la suppression immédiate des contrôles sur les profits, afin de redonner confiance aux investisseurs, une exclusion progressive du secteur privé du programme de contrôle, mais une forme de modération constante des demandes salariales du secteur public.En fait, les provinces et le fédéral commencent à peine à échanger de façon organisée sur le sort du programme antiinflationniste, et on ne saurait prévoir dès maintenant quelle sera la forme de “décontrôle" qui pourra faire consensus.Le gouvernement fédéral semble cependant déjà préférer une des quatre méthodes qu'il soumettait hier aux provinces pour examen.Il s'agirait de mettre au point un calendrier assez complexe de suppression progressive des contrôles en fonction de la date d'expiration des contrats de travail, pour les salaires, et des exercices financiers des compagnies, pour les prix et bénéfices.Selon cette formule, une convention collective expirant après la date de décontrôle choisie dans son cas pourrait être renouvelée en échappant aux contrôles.Mais pour renégocier un contrat expirant avant cette date de décontrôle, il faudrait tenir compte des indicateurs antiinflationnistes.même pour la période qui suivrait le décontrôle.Une formule semblable voudrait pour le contrôle des prix et bénéfices.Cette méthode est certes complexe et difficile à administrer, de reconnaître hier M.MacDonald, mais elle lui paraît être la plus équitable puisqu'elle ressemble assez “a celle qui a amené les contrôles-’.Ceux-ci avaient en effet touché fort différemment les salariés, selon qu'ils avaient négocié leur contrat de travail à la veille de l'imposition du programme , anti-inflationniste, ou plus tard.Le fédéral propose trois autres solutions, qui lui semblent cependant dès à présent moins.plausibles: une date absolue d'expiration des contrôles, une levée graduelle des contrôles selon la taille des entreprises, une levée graduelle des contrôles selon la conjoncture propre à chaque industrie, c’est-à-dire par secteurs.Si la mécanique du “décontrôle” demeure une question tout à fait ouverte pour le moment, M.MacDonald croit déjà distinguer chez ses homologues provinciaux un consensus pour la mise en place, en vue de “l’après-contrôle”, d’une Commission de surveillance.Cette Commission aurait un rôle d’analyse et d’information sur les tendances générales des prix et des salaires, ou encore de conseil sur les causes des phénomènes inflationnistes qui pourraient réapparaître dans certains secteurs.Elle n'aurait cependant aucun pouvoir de sanction, si ce nest en stigmatisant sur la place publique les comportements quelle jugerait douteux pour le bien de l’economie canadienne.Le fédéral souhaite la participation active des provinces à la mise sur pied et aux nominations à faire pour cette Commission.Le ministre des Finances de l'Ontario, M.Darcy McKeough, a déjà annoncé hier que sa province y contribuerait de ses deniers et de son personnel, avec enthousiasme.M.Jacques Parizeau, qui se défend de “voir aussi loin”, n’en estime pas moins que de telles initiatives méritent éventuellement collaboration.Enfin les détenteurs des cordons de bourses gouvernementales s'inquiètent fort des effets d'entraînement que pourraient avoir les salaires du secteur public sur ceux du secteur privé s'ils étaient décontrôlés.et le fédéral annonce dès maintenant, même prudemment, qu'il faudra s'attendre à des mécanismes quelconques de modération dans ce secteur.Le Conseil du trésor et la Commission de lutte contre l'inflation travaillent déjà à créer une “concertation” à ce sujet entre les divers paliers de gouvernement, fédéral, provincial, municipal, a révélé hier M.MacDonald en souhaitant la mise au point, en commun, de certains principes de rémunération pour les diverses fonctions publiques.La Commission de surveillance pourrait également jouer un rôle dans la mise au point de ces principes de rémunération.au fil des mots.Des origines du français par Louis-Paul Béguin Ce n est qu'à partir du XVIe siècle que l'on voulut connaître les véritables origines du français.Après bien des erreurs.des théories plus ou moins farfelues.on en vint petit à petit à quelques vérités: le français est issu du francien.latin parle dans la région de Paris.On trouva d'autre part que c'était le latin populaire des legionnaires, des colons et des esclaves qui s’était transformé en français, apres de nombreuses évolutions, des influences étrangères, maintes corrections et des rectifications artificielles plus ou moins heureuses.Remontons à la conquête de la Gaule par les Romains.On parlait alors dans ce pays de nombreux dialectes.Comment le latin remplaça-t-il ces parlers régionaux et combien de temps cette substitution du latin aux dialectes prit-elle?Il n’est pas facile de répondre.Néanmoins, il est certain que cela ne se fit pas rapidement.Les peuples ont toujours eu horreur de changer de langue; nous en savons quelque chose.Mais le vainqueur romain était installé en Gaule et son prestige, sa puissance impressionnèrent les habitants.On assista à une romanisation des noms de famille; un certain snobisme avant la lettre incita les Gaulois à prendre des noms latins.Ceux-ci se transformèrent graduellement: le nom Sabinius deviendra, en français, Savigny.Le latin allait être lui-méme fortement affecté par des dialectes gaulois et autres parlers qui vont résister à l’assimilation.Car les parlers régionaux continuèrent à être utilisés, même si le latin était devenu la langue officielle, et surtout la langue écrite.Il est vrai que peu de gens savent écrire.Bientôt le latin dégénère.Il se particularise.Il faut dire que les circonstances historiques n’étaient pas faites pour consolider la prépondérance du langage des Romains.L'Empire s'effondrait.Du coup, le parler impérial, dispersé un peu partout, se fragmentait, en vertu de la loi cruelle mais naturelle selon laquelle une langue trop dispersée perd sa force si l'autorité qui l'impose s'affaiblit.Durant l'après-contrôle, d'indiquer aussi le ministre fédéral, il faudra créer des mécanismes de consultation avec tous les partenaires économiques du gouvernement, notamment le patronat et les syndicats.Ecartant probablement définitivement la création d'un Conseil tripartite ayant des pouvoirs décisionnels, selon une sug-gesuon du Congrès du Travail du Canada, le gouvernement fédéral semble plutôt s'intéresser à des mécanismes comme une commission parlementaire permanente, ou un “forum permanent” qui ferait son nid dans un “Conseil économique refondu”.Les ministres des Finances ont discuté d'abord et surtout d'inflation hier, au cours de la première journée de la conférence, après avoir fait une brève revue de l’économie canadienne.M.MacDonald leur a présenté ses réflexions, relativement optimistes, puisqu’il prévoit une “croissance modeste, qui s’accélérera peut-être au fil des mois'.Il a en tout cas envie de mettre en doute les prévisions des analystes du secteur privé qui prédisent une croissance réelle d’à peine 3 ou 4% en 1977.Les provinces, a-t-il déclaré, lui ont surtout fait part de leur désir de voir survenir de nouveaux éléments de “stimulation de l'économie canadienne", certaines favorisant les réductions d'impôt — une mesure avec laquelle le ministre fédéral jongle souvent dans ses discours — , d’autres réclamant des incitations directes aux investissements.pour aider à la création d'emplois.Aujourd’hui, les ministres discuteront de “tuyauterie fiscale”, c’est-à-dire des modalités d'application des arrangements fiscaux convenus entre le fédéral et les provinces au début de décembre dernier.PAUL-E.L'ÉCUYER à se gagner les bonnes grâces de celui-ci.Le poste de président du CSP est un poste clé au sein de l'appareil policier montréalais, cela même si cet organisme ne s’occupe que de questions administratives, de négociations et de budget.Le gouvernement du Québec en créant cet organisme s'en est réservé un contrôle Bie absolu.Il nomme trois des six res qui le composent, y inclus le président.Les trois autres membres sont nommés par la Communauté urbaine de Montréal.En l'absence du président, le CSP ne peut se réunir, l'article 203 de la Loi de la CUM prévoit un quorum de trois membres, dont le président.De plus, toute résolution pour être adoptée doit compter sur le vote du président.En plus d'un vote prépondérant en cas d'égalité, le président a pratiquement un droit de veto.LES POLICIERS d'ordre syndical, indiquait que M.Bédard “espère que les policiers suivront la recommandation ae leur exécutif, conscients que le retour à une situation légale est indispensable à la reprise des négociations et à l’établissement d’un climat de bonne foi qui semble vouloir s’instaurer entre les parties”.Par ailleurs, le ministre de la Justice précise qu'il a eu de nombreux contacts hier avec les deux parties en litige et qu’il a décelé des “ouvertures positives’^ de part et d’autre.L’optimisme du ministre cadrait assez bien d’ailleurs avec l’analyse initiale des dirigeants de la Fraternité, qui, dans leur déclaration à la presse, ont affirmé avoir reçu de M.Bédard “l’assurance que les négociations se feraient dans un climat de franchise et d’honnêteté et que ce seraient de véritables et saines négociations.Il nous a convaincus qu’il avait la ferme intention d’inciter les autorités compétentes à régler par la négociation tous les problèmes de la police de la CUM”.Quant au nouveau président par interim du Conseil de sécurité publique, M.Yves Ryan, dont la nomination à ce poste doit être entérinée ce matin par le cabinet provincial, les rapports qu’il avait en mains hier soir n’étaient pas plus optimistes que ceux des dirigeants de la Fraternité.“Si ça rentre pas, a-t-il dit, je ne sais pas ce qui va arriver.Mais ça sera de toute évidence un test pour les autorités compétentes." M.Ryan, désormais en charge de la négociation avec les policiers, a ajouté qu’il craignait de voir Tétat-major policier “prendre des décisions qui retarderaient l’issue du conflit”.Invité à préciser sa pensée, le maire de Montréal-Nord a fait explicitement référence à la possibilité de sanctions disciplinaires.“Mais quant à moi, je m'interroge présentement sur la possibilité de désamorcer cette crise en mettant quelques morceaux substantiels sur la table pour démontrer notre volonté de régler les problèmes.D’ailleurs, je vais appeler Gilles Masse, le président de la Fraternité, à qui je continuerai de parler même s’il y a grève du zèle.” M.Ryan a ajouté que les policiers avaient par leur tactique réussi un exploit, celui d’avoir passe “un message” à la population sur le dossier très chargé de leurs relations de travail au cours des cinq dernières années.“J’espere qu’ils vont comprendre qu’ils ont atteint leur objectif et qu’on est prêts à discuter.Sinon, ils vont en mettre trop et ce n’est pas toujours la meilleure façon de défendre une bonne cause.Moi, je leur dis de remettre ça dans deux mois, si ça n'a pas marché.Ils seraient alors presque justifiés de le faire”, a commenté le nouveau président du Conseil de sécurité avec son style lapidaire habituel.Le dossier auquel les négociateurs devront s’attaquer, dès qu’une solution à l’impasse actuelle aura été trouvée, est très lourd.Si lourd, que les nombreux gestes “illégaux” des autorités policières dans de nombreux domaines, de l’avis du syndicat, empêchent l’état-major de la Fraternité de convaincre ses membres de respecter eux-mêmes la loi.“Le ministre, ont-ils dit dans la déclaration syndicale d’hier après-midi, nous a fait remarquer qu'il était inadmissible que, dans une société, les citoyens et tout particulièrement les policiers ne respectent pas les lois.Je lui ai alors fait remarquer qu’il était très difficile de convaincre tous les travailleurs de respecter les lois quand on constate que certains patrons ne les respectent même pas ou qu’ils emploient certains moyens astucieux pour les contourner, et ce, sans beaucoup Le verbe haut mais conciliant.Parizeau évite tout affrontement OTTAWA (par Lise Bissonnette) — Le verbe toujours haut, mais ia parole conciliante, le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeauv a soigneusement évité hier toute déclaration portant ombrage au gouvernement fédéral et l’a même assure, en matière de lutte à l'inflation que sa “collaboration est acquise aux gouvernements du Canada et des autres provinces.” Les succès d’exotisme péquiste semblent terminés à Ottawa et c’est devant une salle d’à peine une quarantaine de journalistes — il y en était accouru 200 pour une conférence au sujet tout aussi aride au début de décembre dernier — que M.Parizeau est venu commenter sa journée, sur un ton à peine ironique.“Je suis content de constater que le gouvernement fédéral est obligé de se rendre à la position que j’ai dû prendre il y a déjà quinze jours”, a-t-il déclaré, en approuvant le dessein fédéral de transformer à plus ou moins court terme la Commission de lutte à l'inflation en un organisme de surveillance sans pouvoirs coercitifs.Il se reconnaît aussi du leadership dans le domaine de la concertation.“Certaines provinces, et le gouvernement fédéral, commencent comme nous à vouloir consulter divers agents économiques”, dit-il en signalant qu’il rencontrera dès cette semaine à Quebec des représentants d’organismes patronaux et syndicaux, avec lesquels il veut traiter des moyens de contrer l'inflation maintenant que son gouvernement a transformé à toutes fins utiles sa Régie anti-inflation en un organisme de conseil et de surveillance.M.Parizeau a voulu justifier la légitimité de la décision du Québec et sa conformité à la lettre de la loi, puisque son geste a souvent été perçu à Ottawa comme un bris de contrat avec le gouvernement fédéral.Il n’a pas voulu se prononcer sur les diverses méthodes de “décontrôle” proposées durant l’après-midi par le ministre fédéral des Finances, M.Donald Macdonald.M.Parizeau alléguait que la décision du Québec “décontrôle” déjà de très importants secteurs d’activités: la fonction publique et parapublique, la construction, les Caisses populaires.Les propositions fédérales intéressant donc surtout les autres provinces, dit-il, et il aime autant “ne pas se mêler de leurs affaires”.Il se réjouit de ce que la "proposition la plus détaillée ' du federal porte sur la création d’un organisme de surveillance et même s’il ne veut pas indiquer dès maintenant si la collaboration du Québec sera aussi enthousiaste que celle-qu’offrait déjà hier l’Ontario, il reconnaît qu'une telle commission “devra en prendre large”.Il ne prévoit pas de contestation de juridiction.Si la Commission québécoise surveille un jour toute 1 activité dans cette province, dit-il, il y aura sûrement “des formes de collaboration à établir”., ., M.Parizeau a stoïquement résisté a toutes les invitations aux déclarations belliqueuses, affirmant même qu’il trouvait des avantages à ne pas préparer son budget dans [isolement, soulignant que la réunion ne posait pas de “problèmes politiques majeurs”.“Tant que nous serons dans le système, lance-t-il, nous participerons à sa mise au point”.de problèmes de la part de notre appareil judiciaire.” Parmi ces manquements à la loi reprochés aux autorités policières, la Fraternité a relevé des manquements à la loi de la Commission des accidents de travail concernant certains policiers blessés.De plus, les syndiqués ont reproché à leurs patrons de déroger au texte du contrat de travail en laissant accumuler 252 griefs alors que la convention prévoit une réponse dans les 10 jours.De façon immédiate, les policiers réclament un règlement à propos de leur régime de rentes, de nouvelles cédules de travail, une redéfinition des tâches, des plans de carrière et de promoticm, la mise sur pied d'un nouveau comité médical, l'arrêt des procédures disciplinaires, la réinstallation de plusieurs policiers dont les barbus congédiés ou suspendus, des réponses aux griefs en cours, le respect des sentences arbitrales à propos des journées de congé, du paiement des fonctions supérieures, du minimum de surtemps, de la promotion immédiate de certains policiers, etc.De façon générale, le grief le plus important, mais jamais formulé, concerne le leadership de l’état-major en place, qui est sérieusement contesté et qui mine le moral des agents de la paix.De plus, les policiers s’interrogent sur la pertinence du maintien des structures actuelles, qui leur donnent deux directions, une technique et l’autre politique.Ces enjeux plus politiques n’apparaissent pas clairement dans les versions officielles mais sont néanmoins accentuées par les rumeurs de remplacement ou de demission du président du Conseil de sécurité, M.Paul-Emile L’Ecuyer, actuellement en vacances.PLACE ROUGE Le porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué plus tard que c’était M.Carter qui avait soulevé le problème du respect des droits de l’homme en Union soviétique au cours de son entretien avec M.Dobry-nine.Par ailleurs le “tribunal Stern”, qui doit se prononcer sur la condamnation par un tribunal soviétique le 31 décembre 1974 du docteur Mikhael Stem, tiendra ses audiences les 24 et 25 mars prochains à Amsterdam, a annoncé hier à La Haye le docteur Albert Van Den Heuvel, secrétaire-général de l’Église réformée néerlandaise qui sera chargé de présider le jury.Le docteur Mikahael Stern (59 ans), qui était médecin chef du centre d’endocrinologie de Vinnitza en Ukraine a été condamné à huit ans de travaux forcés pour avoir illégalement reçu 775 roubles et des denrées alimentaires de certains de ses malades.Les membres du “comité international pour la libération du docteur Stem”, qui réunit 70prix Nobel, estiment que M.Stern a en réalité été sanctionné parce qu’il ne s’est pas opposé aux demandes d'émigration formulées en 1973 par ses fils Viktor et Auguste qui résident maintenant respectivement en Israël et en France.Le jury du “tribunal Stern” comprendra notamment les philosophes français Simone de Beauvoir, Jean-Paul Sartre et Michel Foucauld, membres du “comité international pour la libération du docteur Sten^’.Il comprendra aussi des experts juridiques.spécialistes du droit soviétique, du droit international et des droits de l'homme ainsi que plusieurs témoins de l’affaire, dont probablement le dissident soviétique Vladimir Boukovski.Le “tribunal” enverra ses conclusions à plusieurs pays en demandant qu’elles soient discutées à la prochaine conférence de Belgrade sur l’acte final d’Helsinki.UN HOLD-UP des vols de banques de la première à la seconde journée de grève s’explique par le renforcement des mesures de sécurité.Dans la plupart des banques, les constables privés armés de mitraillettes surveillaient les portes d’entrée tandis que l’on admettait à la fois un nombre restreint de clients préalablement identifiés.Posant l'hypothèse que la situation ne redevienne pas à la normale aujourd’hui même, un porte-parole de la police indiquait hier que cette politique préventive irait s’accentuent.D’autre part, les propriétaires de bijouteries et d'autres commerces du genre ont exprimé leur découragement en faisant valoir qu’ils se trouvent lourdement pénalisés par rapport aux banques qui ont les moyens financiers d’engager des gardes armés.Certains d’entre eux, qui furent attaqués au cours de la journée d’hier, songeaient à fermer les portes plutôt que de rester “perchés en vitrines comme les canards d’un'champ de tir”.Malgré le nombre relativement élevé d’incidents, la police ne rapporte ni morts, ni blessés.Tout en soutenant que chaque appel a reçu une intervention rapide, la police de la CUM reconnaît qu’aucun des suspects impliqués dans ces actes criminels n’a été arrêté.AIR CANADA une cause type, a déjà obtenu de la Cour provinciale que ce genre d’action soit porté devant la Cour des petites créances.En tout, au Canada, plus de 16,000 per- sonnes travaillant pour des transporteurs aériens ou entreprises connexes ont été mises à pieds durant cette grève.Hier, Me Gaspard Côté, qui avait rem porté sa cause au nom du ministre fédéral des Transports devant le juge Marceau, en Cour fédérale, au sujet des ordonnances de M.Otto Lang, interdisant le français, s'est présente devant la cour pour représenter de nouveau le ministère des Transports qui est mis en cause.D’autre part, Me Rodolphe Bilodeau, au nom du procureur général du Québec, a informé le tribunal qu’il désirait prendre place à la table des avocats à titre d’intervenant.MERCIER Suite delà page 3 problème de la saturation matinale sur le pont Mercier tient également compte de deux solutions de rechange, qui pourraient améliorer respectivement la circulation de 15% et 10%.“Mais ce ne sont que des pis-aller”, a dit M.Bonneau.De son côté, M.Robert Goyette, président de l’Association de camionnage du Québec et citoyen de Châteauguay, a suggéré que la troisième voie du matin soit réservée exclusivement au transport en commun, soit aux autobus et aux camions.”La région sud-ouest accueille de moins en moins d’industries à cause de son réseau de transport déficient, surtout le pont Mercier, a-t-il dit.Le gouvernement pourrait, en améliorant ce réseau, inciter certaines industries à en profiter et ainsi éviter que de nombreux travailleurs de la région aient à se rendre dans la métropole pour y obtenir leur gagne-pain”.M.Bonneau, qui avait déploré plus tôt que le prolongement de l’autoroute 30 prendrait au moins cinq ans malgré les promesses du contraire, a alors ramené sur le tapis sa solution au problème du transport en commun vers Montréal: des subventions gouvernementales.“Alors qu’il n’en coûte que 35 cents à un usager de Candiac pour se rendre à la place Bonaventure, un citoyen de Châteauguay doit débourser $1.25”, a-t-il dit, rappelant que le conflit de travail chez Métropolitain Provincial, qui assume normalement le transport interurbain vers la métropole, n’est toujours pas réglé après bientôt sept mois.“Si Québec n’est pas obligé de construire un autre pont vers notre région, l’argent ainsi économisé pourrait servir à subventionner le transport interurbain.Nous demandons l’équité avec les usagers de la région de Candiac.Quant à la greve chez Métropolitain, qu’on se souvienne que lorsque la CTCUM en a connu une l’an dernier, elle a été réglée au bout de trois semaines grâce à une loi spéciale”.Vaccination massive: les provinces attendent les directives d’Ottawa par la Presse Canadienne Une enquête de la Presse Canadienne montre que dans les dix provinces, on attend les directives d’Ottawa avant de reprendre les vaccinations massives contre la grippe porcine.2 février La Grande Ligue souabe était dissoute il y a 443 ans aujourd'hui, le 2 février 1534, après deux siècles d’existence plus ou moins continue.Cette ligue, une des dernières associations politico-économiques du Moyen-Age, dont la plus puissante fut la Hanse, avait été formée par des villes du sud de l'Allemagne pour assurer une défense commune contre les royaumes voisins.L'empereur Frédéric III la reconstitua en 1488 pour appuyer sa campagne de Hongrie.1974 — Un incendie ravage les étages supérieurs d'une tour de 25 étages à Sao Paulo (Brésil): 189 morts.1972 — Destruction de l’ambassade de Grande-Bretagne à Dublin au cours d'une émeute.1962 — Le premier ministre congolais Cyrille Adoula demande une aide supplémentaire à l’ONU pour réaliser l’unité nationale.1932 — Ouverture de la conférence de Genève sur le désarmement.1924 — L'Assemblée nationale turque abolit le califat.1920 — L’Estonie proclame son indépendance.1919 — Proclamation de la mo- narchie au Portugal.1808 — Les Français occupent Rome après le refus de Pie VII de reconnaître le royaume de Naples et de se joindre à l’alliance contre l'Angleterre.1535 — Fondation de Buenos Aires.Ils sont nés un 2 février: James Joyce, auteur irlandais (1911-1960); Jascha Heifetz, violoniste (1901).Les inoculations ont cessé, en décembre dernier, après que des Américains eurent émis l’hypothèse qu’il pouvait exister une relation entre l’immunisation et le syndrome de Guillain-Barré, qui peut causer la paralysie et la mort.Aucun cas de grippe porcine n’a été signalé au Canada, mais il existe 12 cas de syndrome de Guillain-Barré.De ce nombre, quatre personnes n’avaient pas été immunisées et on ignore, chez les autres, s’il existe un lien avec le vaccin.Le ministre fédéral de la Santé attend le rapport d’un comité spécial avant de se prononcer sur la nécessité de reprendre les vaccinations.Mais, comme l’a signalé M.Marc La-londe, les gens hésiteront probablement avant de se faire inoculer, à l’avenir, à cause de la crainte de la paralysie.Au Québec, le Dr Gérard Martineau, responsable de la section des maladies infectieuses, a déclaré que 200,000 personnes avaient été immunisées contre la grippe porcine et qu’il restait 3.3 millions de vaccins en réserve.Les inoculations vont reprendre, a-t-il ajouté, au moment où une épidémie se déclarera.Quant au Dr Aurèle Beaulne, directeur de l’Institut Armand-Frappier, il a souligné que la grippe porcine n’était pas le seul danger.Rappelant que 3,000 personnes, l’an dernier, avaient succombé aux suites de grippes, comme les maladies pulmonaires, il s’est demandé s’il ne faudrait pas vacciner les personnes âgées et les malades chroniques contre leurs effets.La grippe est particulièrement dangereuse, a-t-il fait remarquer, à la fin de février et au début de mars.À Terre-Neuve, le Dr R.G.Mathias a rapporté qu’environ 20% des quelque 42,000 personnes âgées ou malades chroniques avaient été vaccinées contre la grippe porcine ou la grippe Victoria.Le ministre de la Santé, M.Harold Collins, a déclaré qu’il n’était plus question d’inoculer les gens à moins qu’on découvre un cas de grippe porcine.En Nouvelle-Écosse, on autorise la vaccination des gens qui le demandent, mais personne ne T’a fait depuis le mois de décembre dernier.À llle-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick, on a mis fin aux vaccinations.En Ontario, on attend les directives du ministre fédéral de la Santé.Cinq personnes qui avaient été inoculées ont eu le syndrome.Au Manitoba, on vaccine encore les personnes de moins de 18 ans, tandis qu’on immunise les personnes âgées et les malades chroniques en Colombie-Britannique.En Alberta, on se tourne du côté de M.Marc Lalonde pour savoir ce qu’il faut faire.DÉCÈS CARON, Raymond.- À l’Hôpital Queen Elizabeth, le 31 janvier 1977 à l'âge de 65 ans, est décédé, M.Raymond Caron, originaire de Westmount.Époux de Rita Durocher, demeurant au 4336 Melrose à Montréal.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son fils Claude, sa belle-fiile Denise St-Pierre, ses soeurs Marie-Laure Dupré, Lucienne Hébert, Claire Quinn, Alma Caron, ses belles-soeurs et beaux-frères ainsi que plusieurs neveux et nièces.Les funérailles auront lieu jeudi le 3 février.Le convoi funèbre partira des Salons Alfred Dallaire Inc & J.S.Vallée Liée no 1111 rue Laurier ouest, Outremont à 1 heure 30, pour se rendre à l’église Notre-Dame-de-Grâce où le service* sera célébré à 2:00 heures, et de là au cime-.tière de la Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Des dons à la Société Canadienne du Cancer seraient appréciés. Le DevoH', mercredi 2 février 1977 • 7 informations internationales Des émeutes de Radom à la Charte 77 La sphère soviétique gagnée par la contestation VIENNE — Les manifestations diverses de contestataires ces dernières semaines dans plusieurs pays d’Europe orientale suscitent des interrogations : est-on à la veille d’un nouveau "printemps” en Tchécoslovaquie, voire en Pologne ou en Allemagne de l’Est?L’agitation constatée ici ou là est-elle le symptôme d’une crise générale du système ou bien la réaction, spécifique dans chaque cas, à des difficultés particulières et passagères ouïe traverserait chacun des Etats?Enfin, quelles répercussions auront ces tensions sur les relations Est-Ouest et la politique de détente?Reprenons la succession des faits.Juin 1976: des grèves et émeutes ouvrières éclatent à Radom, Ursus et dans plusieurs autres villes polonaises à la suite de l’annonce d’une importante augmentation des prix des principaux produits de base bloqués depuis plus de cinq ans.Le gouvernement recule et annule les hausses.Quelques semaines plus tard, un comité de défense des ouvriers arrêtés et licenciés est fondé par quatorze intellectuels très connus.Déclaré illégal par les autorités, ce comité, qui entre-temps s’est élargi, n’en poursuit pas moins son activité jusqu’à aujourd’hui.» À la fin du mois d’octobre, Berlin-Est annonce un soudain remaniement de l’équipe dirigeante.Le chef du gouvernement, jugé trop laxiste, est limogé et remplacé par M.Willi Stoph, réputé plus ferme.Trois semaines plus tard, les autorités est-allemandes privent de sa citoyenneté le chanteur et poète Wolf Biermann, alors en tournée en République fédérale.Plusieurs dizaines d’intellectuels de la R.D.A.protestent contre cette mesure.Au début de janvier, deux cent quarante-deux personnalités tchécoslovaques rendent public le maniteste appelé Charte 77; elles réclament le respect des droits civiques et politiques, l’exercice des liber- __________par_________ MANUEL LUCBERT correspondant du Monde tés garanties par la Constitution, par l’Acte final d’Helsinki et par divers pactes internationaux que le gouvernement de Prague a ratifiés.Les services de sécurité déclenchent une série d’interpellations, de perquisitions, de mesures d’intimidation.Quatre personnes, dont l’écrivain Vaclav Havel, sont finalement inculpées.Mais si l’on comprend oien, moins pour l’appui donné à Charte 77 qu'en raison de relations qualifiées d’illégales avec l’étranger.Les journaux de Prague s’en prennent vivement à la presse et à des diplomates occidentaux ainsi qu’à plusieurs hommes d’Etat sociaux-démocrates d’Europe de l’Ouest.Comment expliquer les dernières mutations des sociétés est-européennes?A première vue, on ne voit pas très bien quel rapport il peut y avoir entre les manifestants de Radom et d’Ursus et les défenseurs des droits civiques de Prague.Il s’agit pourtant dans l’un et l’autre cas, d’une protestation contre l’insuffisance ou i’absence de démocratie politique et sociale et contre l’arbitraire du pouvoir.Trois facteurs importants doivent être spécialement pris en compte: la crise économique consécutive à l’augmentation du prix du pétrole, les conséquences de la conférence d'Helsinki sur la sécurité et la coopération en Europe, enfin, la conférence de Berlin des P.C.européens avec l’apparition de 1’"eurocommunisme”.On pourrait presque affirmer que les Soviétiques sont les premiers responsables de la “déstabilisation”, certes toute relative, de leur zone d’influence.En décidant, en 1975, de réviser, non plus tous les cinq ans, mais tous les ans, le prix du pétrole et des autres Cordiale rencontre Carter-Dobryni ne WASHINGTON (AFP) — Le président Jimmy Carter a accordé hier un accueil extrêmement cordial à l’ambassadeur de l’Union soviétique, M.Anatolyi Dobrynine, qu’il rencontrait pour la première fois dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.Le secrétaire d’Etat, M.Cyrus Vance, et M.Zbigniew Brze-zinski, conseiller du president pour les affaires de sécurité nationale, participaient à cet entretien qui a porté sur l’ensemble des relations entre les deux pays et en particulier sur le problème de la limitation des armements stratégiques et nucléaires.En accueillant M.Dobrynine, M.Carter lui a dit “On m’a dit beaucoup de bonnes choses à votre sujet et suree que vous aviez fait à Washington.J’espère avoir des relations très étroites avec vous et avec le secrétaire général du parti communiste, M.Leonide Brejnev”.“Je compte sur votre assistance, a poursuivi M.Carter, car nous avons beaucoup d’intérêts communs”.M.Dobrynine a répondu qu’en effet les États-Unis et l’Union soviétique avaient ’'beaucoup d’intérêts communs, nous ne devons pas les négliger”, a-t-iT souligné.On ignore s’il a été question des contestataires soviétiques au cours de l’entretien qui a suivi.La semaine dernière, M.Dobrynine avait protesté auprès de M.Cyrus Vance, secrétaire d’Etat à la suite d’une déclaration du departement d’Etat critiquant l’attitude de l’URSS au sujet de M.Andrei Sakharov.COURS DE LECTURE RAPIDE Tél.: 681-4545 Hiver.1 soir/sem.8 semaines.Près Uni.Montréal PRIX ÉTUDIANT Efficacité-Garantie-Certificat Renseignements, inscriptions: Centre de lecture rapide Permiscult.pers.MEQ 389 525 matières premières qu'ils leur vendent, ils ont semé le germe de sérieuses difficultés dans les économies de plusieurs de leurs alliés du Comecon, en particulier la R.D.A., la Tchécoslovaquie et la Hongrie.Une mesure très favorable aux intérêts des Soviétiques est le plus souvent très défavorable a ceux de ses alliés.Corsetées dans des tabous idéologiques tels que le plein emploi (du reste parfois relatif, comme l’expérience le montre), cherchant maintenant à copier certains modèles de développement des pays capitalistes (consommation, essor de la voiture individuelle), les économies socialistes ont été durement touchées par la crise: à l’accroissement du déficit des balances commerciales se sont ajoutés l’endettement considérable vis-à-vis de l’Occident et des pressions inflationnistes internes de plus en plus vives.Un peu partout, les gouvernements ont serré les écrous tandis que se ralentissaient les rythmes de développement, en dépit des appels plus pressants encore que d’habitude à l’accroissement de la productivité et à l’économie de matériel.L’exemple de la R.D.A.est particulièrement frappant: l’an dernier, le produit national n’a augmente que de 3,7% au lieu des 5,3% prévus par le plan et les objectifs fixés n’ont été atteints ni dans l’agriculture, ni dans l’industrie.Au sujet du commerce extérieur, le commmiqué officiel qui vient d'être publié à Berlin-Est reste vague pour ce qui est des chiffres, mais note d’une façon révélatrice: “En raison des modifications des prix du Comecon, la R.D.A.a dû dépenser des sommes supplémentaires” (à celles qui avaient été prévues).En même temps, le gouvernement est-allemand a commencé à appliquer une réforme de la structure des salaires qui équivaut à un relèvement des normes.Cette affaire, engagée prudemment pour éviter de trop fortes résistances, aurait été l’un des sujets de divergences entre le nouveau et l’ancien chef du gouvernement, ce dernier craignant une réaction violente des travailleurs.La crise a ainsi mis au jour, une fois de plus, mais cette fois à chaud, donc dans des conditions plus critiques, les rigidités du système, source d Inefficacités et de retards.Elle a aussi révélé combien était néfaste l’immobilisme des dirigeants qui, par crainte de bouleversements sociaux et politiques, refusent, depuis des années, à l’exception des Hongrois, les indispensables réformes économiques.Les effets des conférences d’Helsinki et de Berlin n’ont pas donné moins de tablature aux régimes en place à l’est de l’Elbe.On peut s’en étonner dans la mesure où ce sont eux qui se sont montrés ces dernières années les plus chauds partisans de ces réunions.Mais aveuglés peut-être par leur obsession du statu quo, les dirigeants communistes ont apparemment sous-estimé, comme d’ailleurs nombre de diplomates occidentaux, la dynamique des idées lancées à l’occasion de la tenue de ces deux conférences.Pour les peuples est-européens, Helsinki est de- Quet que soit le résultat du référendum LA SEULE VÉRITABLE INDÉPENDANCE sera celle qu’une personne se bâtira elle-même Lisez et faites lire: Ti ndépeadARrr pmeunrllf © En sous titre: • Prends ton passé! • Vis ton présent! • Crée ton futur! * 183 pages Jean-Guy Leboeut ______________En vente dans toutes les bonnes librairies ou chez l'auteur- Jean-Guy Leboeuf 1, Place Ville-Marie Suite 3235 Montréal, Tél.: 871-1367 Veuillez me faire parvenir le nombre d'exemplaires indiqués : ?Arrêtez d avoir peur! et croyez au succès ! $4.50 ?Grain de sagesse Tome i $4.50 ?Grain de sagesse Tome II $4.50 ?Grain de sagesse Tome III $4.50 ?Le Québécois et l'Indépendance personnelle $5.00 | Ci-inclus chèque ou mandat-poste ?NOM.ADRESSE.VILLE.I CODE POSTAL.TÉL.I___________________________________________________________________________1 venu le symbole d’une détente qui loin de se cantonner aux cabinets feutrés des chancelleries ou aux relations des hommes d’affaires, doit nécessairement se refléter dans la vie quotidienne des individus.Le septième des dix principes “fondamentaux” inscrits en tête de l’acte final d’Helsinki ne se contente pas d'indiquer que les “États participants respectent les droits de l’homme et les libertés fondamentales, y compris la liberté de penser, de conscience, de religion ou de conviction (.).” R ajoute: “Ils favorisent et encouragent l’exercice EFFECTIF (souligné par nous) des libertés et droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et autres qui découlent tous de la dignité inhérente à la personne humaine et qui sont essentiels à son épanouissement libre et intégral ", Il précise enfin que “les Etats participants reconnaissent et respectent la liberté de l'individu de PROFESSER ET PRATIQUER, SEUL OU EN COMMUN.UNE RELIGION OU UNE CONVICTION (souligné par nous), en agissant selon les impératifs de sa propre conscience”.Les signataires de Charte 77 n’ont pas fait et ne réclament pas autre chose.D’où l'embarras compréhensible des autorités de Prague.Est-il d’autre part étonnant que'ce soit dans les États est-européens où les libertés individuelles sont les moins grandes (Tchécoslovaquie, R.D.A.Roumanie) que l’acte final d’Helsinki ait eu le plus d’écho dans la population?D’une autre façon, la con- férence de Berlin des partis communistes a encourage, elle aussi, la réflexion critique à l’Est.Pendant près de deux ans, les P C.européens ont donné le spectacle de leurs profonds déchirements.Ces débats ont montré la vigueur du phénomène euro-communiste.Il existe désormais au moins trois partis et non des moindres (italien, français et espagnol) qui sont en opposition plus ou moins franche avec Moscou.Si, après avoir'perdu la Chine, les idéologues moscovites ne veulent pas perdre totalement demain les principales places fortes d'Europe occidentale, ils sont .contraints .de composer avec ces partis de la même façon qu'ils peuvent freiner la détente.mais non la remettre complètement en cause.Les contestataires à l’Est peuvent donc aujourd'hui, du moins ceux qui se réclament du socialisme, se référer à MM.Berbnguer, Marchais ou Carrillo lorsqu'ils demandent l’élargissement des libertés politiques et sociales, et ils ne s’en privent pas.Réprimer durement ces mouvements reviendrait à montrer aux euro-communistes le sort qu’on leur souhaite, cela ébranlerait l’unité déjà si fragile qui subsiste entre P C.occidentaux et est-européens.Seul, M.Jivkov a, jusqu'à présent, osé condamner les hérétiques.Ces préoccupations — désir de poursuivre la détente tout en évitant ses “excès”, maintien du contact avec les P.C.occidentaux tout en se protégeant d'une contagion "révisionniste” — expliquent largement l’incertitude et les hésita* lions perceptibles aujourd'hui en Europe de l’Est.Combien de temps encore dureront-elles’’ Combien de temps encore MM Gierek et Husak se laisseront-ils dicter leur politique par des appareils ultra-conservateurs et soucieux avant tout de leur survie immédiate'’ Sans des réformes minimales.par exemple dans le domaine syndical ou dans celui de la presse, de nouvelles explosions sont à craindre, un jour ou l'autre, qui auront la vertu purgative de débloquer, pour un temps, le système.Pour le moment, spéculant sur l'échec prochain des gouvernants qui jouent une carte un peu plus libérale (par intelligence politique plus que par conviction, sans doute), les durs néo-staliniens attendent, patiemment, leur heure dans lombre.L'Alrcaneurope.cest grâce aux tarifs Noliprix.La France et l’Allemagne sont tout ce qu’il y a de plus abordable.Voilà l’Aircaneurope à tarif Noliprix d’Air Canada.A votre tour d’aborder en Aircaneurope.Économie d’abord! 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communiquez avec Air Canada.en collaboration avec Air France FRANCFORT $339 en collaboration avec Lufthansa Grille des tarifs Noliprix: En vigueur Du 1er avril au 18 mai Du 19maiau lerjuin Du2]uinau22|uin Du 23 juin au 30 juillet Du 31 juillet au 27 août Du 28août au 1er octobre Du 2 octobre au 18 mai 1978 Suie! à l'approbation du gouvernement séjour PARIS FRANCFORT ¦ 45 jours $319 $339 ¦ 45 jours $339 $359 45 jours $389 $409 45 jours $419 $439 • 45 (ours $389 $409 •45 jours $339 $359 ¦ 45 jours $319 $339 Al R CANADA 8 • Le Devoir, mercredi 2 février 1977 informations internationales Letelier: Santiago a ordonné l’attentat WASHINGTON (AFPi - Les poU-ciers fédéraux américains chargés d'enquêter sur les circonstances de l'assassinat aux États-Unis de l'ancien ministre chilien M.Orlando Letelier, ont acquis des preuves leur faisant penser que ce crime a été télécommandé depuis Santiago, a rapporté hier le Washington Post en citant des sources informées.Selon ces sources, le diplomate chilien.partisan du régime de l’Unité populaire.aurait été tué par un commando de Cubains anti-castristes.Six membres d'une organisation analogue, la Brigade 2506, ont été appelés à témoigner au cours des derniers quinze jours devant un grand jury fédéral.“Boom” des exportations d’armes israéliennes JÉRUSALEM (d’après Reuter et AFP) — En moins de quatre ans.depuis la guerre israélo-arabe d'octobre 1973, l'industrie israélienne des armements a progressé de façon spectaculaire.Les revenus de ses ventes à l'étranger devraient atteindre cette année $400 millions.soit près de sept fois le chiffre de 1973.Le volume de ces ventes ne représente qu'un et demi pour cent du total de toutes les ventes d'armes dans le monde, mais cela n en constitue pas moins une réussite remarquable pour un petit pays qui est lui-même l'un des plus gros importateurs d'armements.Cependant, malgré les succès rencontrés ces dernières années, l'industrie israéüennes des armements s'est heurtée, aussi, à des difficultés, en particulier en ce qui concerne les armements hautement spécialisés.Les Israéliens n étaient pas parvenus, jusqu'à présent, à vendre l'une de leurs productions les plus considérées, l'avion de combat Kfir pouvant atteindre Mach 2.2.et cet échec a lui-même déclenché une controverse à l'échelle nationale qui risquait de mettre en péril l'avenir de l’industrie aéronautique israélienne.Cependant, hier, l’annonce d’un contrat israélo-équatorien concernant l’achat par le pays sud-américain de 24 Kfirs, fera re-pencner la balance.La nouvelle n’a cependant pas été confirmée, car il est d'usage en Israël de ne publier aucune information d'ordre militaire avant sa parution à l’étranger.Le magazine Aivation Week and Space Technology indique à cet effet qu lsraël doit encore obtenir une licence d’exportation du Département d'état avant de les livrer, les moteurs étant de fabrication américaine, ce qui implique l’autorisation de Washington.Par ailleurs, l'industrie des armements résonne encore des échos d’une série d'accusations et de contre-accusations selon lesquelles les fabricants d’armes israéliens se sont "appropriés" la technologie des producteurs américains, premiers fournisseurs de l’arsenal israélien.D’après des informations de la presse étrangère, des responsables américains avaient formulé des objections à la vente par Israël au Honduras de six appareils vieillissants, des Super Mystères français rajeunis avec des moteurs américains.Washington aurait estimé que cette vente violait un accord avec Israël.Mais un porte-parole du département d’État américain a déclaré récemment qiie le différend avait été réglé après qu lsraël eut donné des détails de la transactions, ce qui porte à croire que la vente des Kfirs ne devrait pas poser de problèmes.Toujours est-il qu'à la suite des récriminations du côté ae Washington, d'autres informations de la presse des États-Unis ont donné à entendre que certains industriels américains s'étaient plaints qu’Israël avait utilisé leurs connaissances techniques, notamment le système infrarouge dont sont dotés les missiles air-air Sidewinder.Ce système aurait été adapté sur le puissant missile israélien Shafrir et vendu à un certain nombre de pays.Le ministre israélien de la Défense, M.Shimon Peres, a vivement démenti ces allégations.Un porte-parole de son ministère a affirmé que les exportations israéliennes n'enfreignent pas les lois américaines, et que chaque vente israélienne se conforme aux conditions des États-Unis.M.Peres lui-même a rappelé l’importante contribution que les Israéliens avaient apportée aux fabricants américains.Après avoir utilisé l’armement américain sur le champ de bataille, ils avaient recommandé certaines modifications et améliorations.Les Américains ont également beaucoup bénéficié d'avoir pu connaître l’équipement d'origine soviétique capturé par les forces israéliennes et qui fut remis aux États-Unis, a-t-il ajouté."A l'époque, nous n’entendions pas beaucoup de plaintes”, a encore déclaré M.Peres.Pour sa part, l'Israélien qui a conçu le missile Shafrir a déclaré aux journalistes que c'était une arme entièrement israéliennes.Le Shafrir a été mis au point et utilisé pendant les combats trois ans avant que le Sidewinder américain ne soit reçu par Israël, a-t-il indiqué.Un responsable gouvernemental a exprimé l’espoir que les récentes allégations n'empêcheraient pas Israël d’obtenir certains droits de coproduction sur l'avion F-16.Les Israéliens rappellent que pendant que se déroulaient les négocia- I liesse UC ucuwvaw - —' - américaine avancée pour un certam nombre d’armements.“Les États-Unis ont déjà accorde ces droits à la Norvège, à la Belgique, aux Pays-Bas et au Danemark, et nous devons les obtenir pour que puisse continuer a tourner notre industrie aéronautique , a-t-il ajouté.,,, L'industrie aéronautique israélienne propriété du gouvernement — assure du travail à 18,000 personnes et est le premier employeur du pays.Mais la vaste entreprise connaîtrait des difficultés sérieuses, non seulement parce qu’elle n’au^ rait pas réussi à vendre le Kfir, mais aussi parce que ses autres appareils plus petits — l’avion de transport Arava et le jet Westwing — ne se vendent pas très bien non plus.Les difficultés économiques de 1 industrie aéronautique conduisent à une controverse nationale sur le point de savoir si Israël doit continuer à investir aussi lourdement dans les projets et la production des avions.DISTRICT ÉLECTORAL DE: « NOTRE DAME DE GRÂCE Rapport sommaire des dépenses électorales de M.DONALDSON FRANK.CANDIDAT: UNION NATIONALE aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.S 200,00 3.Services.S 1553.52 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.S 1088.47 6.Publicité.S 9074.14 7.Créances contestées.S AUCUNE TOTAL: $11916.13 Signé: Roberta Swim, agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: ST-JACQUES Rapport sommaire des dépenses électorales de M.CHARRON CLAUDE CANDIDAT: PARTI QUÉBÉCOIS aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ 982.24 3.Services.S2783.67 4.Frais de voyage et louage de voitures.S 71.86 5.Articles fournis.$9391.13 6.Publicité.$ 535.00 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $13763,90 Signé: Serge Bois C.F.A.agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection i dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: ANJOU Rapport sommaire des dépenses électorales de • M.FERNAND ROY CANDIDAT: RALLIEMENT CRÉDITISTE aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ AUCUNE 3.Services.$ AUCUNE 4.Fraisdevoyageetlouagede voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$ AUCUNE 6.Publicité.$ AUCUNE 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $ AUCUNE Signé: Jeanne Roy agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: NOTRE-DAME-DE-GRÂCE Rapport sommaire des dépenses électorales de M.MAILLOUX PIERRE CANDIDAT: PARTI QUÉBÉCOIS aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ 41.02 2.Location de locaux.$ 600.00 3.Services.$ 605.79 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$ 1031.97 6.Publicité.$14852.50 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $17131.28 Signé: René Cusson agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: ST-JACQUES Rapport sommaire des dépenses électorales de M.Bourdouxche Michel CANDIDAT: COALITION NPD-RMS aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ AUCUNE 3.Services.$ AUCUNE 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$ AUCUNE 6.Publicité.$ AUCUNE 7.CRÉANCES CONTESTÉES.$ AUCUNE TOTAL: $ AUCUNE Signé: Christiane Desmarais agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d’élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: MONT-ROYAL Rapport sommaire des dépenses électorales de M.J.B.JOHN CIACCIA CANDIDAT: LIBÉRAL \ aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ 100.00 3.Services.$ AUCUNE 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$ 7581.34 6.Publicité.$ 9352.05 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $17033.39 Signé: Harold W.Ashenmil agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: NOTRE DAME DE GRÂCE Rapport sommaire des dépenses électorales de M.MACKASEY BRYCE CANDIDAT: LIBÉRAL aux élections généralesdu 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat .$ AUCUNE 2.Location de locaux.S 600.00 3.Services.$3904.49 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$4365.66 6.Publicité.$6972.41 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $15842.56 Yves Brassard agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral DISTRICT ÉLECTORAL DE: BOURASSA Rapport sommaire des dépenses électorales de MME LISE BACON CANDIDAT: PARTI LIBÉRAL aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ 280.00 2.Location de locaux.$ 850.00 3.Services.$ 8648.96 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ 225.00 5.Articles fournis.$ 661.07 6.Publicité.$ 6966.36 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $17631.39 Signé: Pierre Blain agent officiel PUBLIÉ PAR / ** Le président d’élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: MONT-ROYAL Rapport sommaire des dépenses électorales de M.VICTOR T.PODD CANDIDAT: UNION NATIONALE aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ 135.00 3.Services.$5671.87 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ 146.46 5.Articles fournis.$2012.71 6.Publicité.$7084.76 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $15050.80 Signé: Brenda Piedalue agent officiel DISTRICT ÉLECTORAL DE: NOTRE DAME DE GRÂCE Rapport sommaire des dépenses électorales de M.DUROCHER CYRIL CANDIDAT: NPD-RMS aux élections généralesdu 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ 200.00 3.Services.$ 98.28 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$ 268.37 6.Publicité.$ 214.60 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $ 781.25 Signé: Michael Wiltshire agent officiel PUBLIÉ PAR: Le président d'élection dudit district électoral.DISTRICT ÉLECTORAL DE: BOURASSA Rapport sommaire des dépenses électorales de M.PATRICE LAPLANTE CANDIDAT: PARTI QUÉBÉCOIS aux élections généralesdu 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ 355.99 2.Location de locaux.$ 1218.00' 3.Services.S 1639.78 4.Frais de voyage et louage de voitures .$ 880.00 5.Articles fournis.$12384.91 6.Publicité.$ 1083.55 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $17562.23 Signé: J.C.M.Turgeon agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral.PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral.district Electoral de: MONT-ROYAL Rapport sommaire des dépenses électorales de M.MONROE DOLMAN CANDIDAT: COALITION NPD-RMS aux élections générales du 15 novembre 1976.1.Dépenses personnelles du candidat.$ AUCUNE 2.Location de locaux.$ AUCUNE 3.Services.?.$ AUCUNE 4.Frais de voyage et louage de voitures.$ AUCUNE 5.Articles fournis.$ AUCUNE 6.Publicité.$ AUCUNE 7.Créances contestées.$ AUCUNE TOTAL: $ AUCUNE Signé: Melvin Cederbaum agent officiel PUBLIÉ PAR Le président d'élection dudit district électoral. informations internationales Le Devoir, mercredi 2 février 1977 • 9 ' La campagne contre les signataires: de la Charte 77 semble s’essouffler: 'L’enlèvement des 400écoliers Salisbury prie la Croix-Rouge d’agir SALISBURY (Reuter) — Le gouvernement rhodésien a saisi le comité international de la Croix-Rouge de l’affaire de l’enlèvement, dimanche, par des maquisards nationalistes opérant en bordure de frontière avec le Botswana, de quatre cents écoliers africains, 270 garçons et 130 filles.Le CICR est convenu d'intervenir “au nom des victimes”, a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères.M.Pieter van Der Byl a également dit qu’il a invité le gouvernement du Botswana à rendre à la Rnodésie les enfants, âgés de quatorze à dix-neuf ans, qui ont disparu de l’école missionnaire luthérienne de Manama.M.van Der Byl parle notamment, dans un communiqué, de la frayeur qu’ont dû éprouver les enfants et de la douleur de leurs parents.Un porte-parole du gouvernement avait auparavant fait savoir que-la Rhodésie ne protestera pas officiellement auprès du Botswana.“Nous avons appris par le passé qu’il existe des procédés plus efficaces pour parvenir aux mêmes résultats”.Cela ne veut pas obligatoirement dire que les forces rhodesiennes poursuivront les ravisseurs en territoire du Botswana.“Nous avons discrètement noué d’autres contacts, et cette voie sera probablement utilisée”, dit-on de source gouvernementale.Il ne fait cependant aucun doute pour le gouvernement que les enfants ont été enlevés de force, en dépit de ce qu'on a pu dire au Botswana, ajoute-t-on de même source.Toutefois, à Gaberone, le gouvernement du Botswana a démenti que les quatre cents écoliers africains de Rhodésie aient été enlevés par des maquisards nationalistes."Nous avons demandé aux nouveaux arrivants s’ils étaient venus au Botswana sous la contrainte et s’ils désiraient regagner la Rhodésie.“Tous, sans exception, ont démenti avoir été enlevés,” a affirmé un porte-parole du gouvernement, hier.En fait, a-t-il ajouté, les écoliers ont fui les harcèlements dont ils étaient victimes de la part des forces rhodésiennes de frontière.’’La raison principal de leur fuite, c’est qu’ils voulaient échapper à la mort oue dispensent les soldats de Smith.Selon de nombreux témoignages de réfugiés, ces derniers abattent des innocents pour maintenir un quota de dix guérilleros tués pour un soldat rhodésien abattu”.En Rhodésie cependant, l’infirmière en chef de l’hôpital de la mission de Manama a déclaré que dix des enfants emmenés au Botswana et deux enseignants ont échappé à leurs ravisseurs et sont revenus dans leur pays.Lundi, les Rhodésiens avaient annoncé qu’un pasteur et quatre enfants avaient pu s’échapper durant leur marche forcée vers le Botswana.Carter est enchanté de la tournée Mondale Mme Claustre n’a pas voulu être libérée sans son mari WASHINGTON (d’après AFP, AP et Reuter) — Le vice-président Walter Mondale a regagné hier Washington, où il a été accueilli par le président Jimmy Carter à l’issue d’une tournée de neuf jours en Europe et au Japon.M.Carter, qui attendait le vice-président à sa descente d’avion à la base d’Andrews, près de Washington, a souligné qu’il avait réalisé pendant son voyage un “travail excellent”.M.Mondale, a-t-il poursuivi, a eu “le même type de discussions (.), avec la même profondeur que si j’avais fait moi-même ce voya- ie”- • Le vice-president, qui s est rendu successivement à Bruxelles, Bonn, Rome, Londres, Paris et Tokyo, a déclaré qu’il avait reçu partout un accueil “chaleureux”.Il a noté qu’il avait senti de l’optimisme chez ses interlocuteurs, avec l’entrée en fonctions de la nouvelle administration.Il a rappelé qu’il avait commencé des consultations sur la prochaine conférence au sommet, qu’il s’était entretenu avec les chefs d'Etat et de gouvernement d’une coopération économique et qu’il avait discuté de la prolifération nucléaire et du commerce des armes conventionnelles.Il a encore indiqué qu’il avait été heureux de pouvoir “réaffirmer le soutien des États-Unis pour un Berlin libre et sûr” lors de spn escale dans la ville.Le vice-président rendra JÉRUSALEM (d’après AFP et Reuter) — Un message urgent a été envoyé par le gouvernement israélien au gouvernement des États-Unis au sujet de la présence des troupes syriennes à Naba-tiyeh, a indiqué hier soir la télévision israélienne, en citant des milieux politiques autorisés.Dans cette note, le gouvernement israélien, ont précisé les commentateurs, fait part à Washington de son inquiétude croissante face au refus syrien de rétablir le "statu quo ante”, c'est-à-dire l'accord tacite selon lequel les unités syriennes qui ont pénétré au Liban ne s’approcheraient pas de la frontière israélienne, au-delà de ce que les Israéliens appellent la “ligne rouge".Cette affaire pourrait être évoquée au cours de la rencontre entre les présidents libanais Sarkis et syrien Assad, aujourd’hui.M.Yigal Allon avait déclaré récemment qu’Israël “ne saurait admettre dans le secteur du Sud Liban que la présence de troupes libanaises exclusivement^.En outre, on apprenait oue Nabatiyeh a été bombardée lundi par l’artillerie israélienne.Selon des informations de bonne source parvenues hier à Nicosie, Nabatiyeh aurait reçu au moins vingt-cinq obus qui ont fait quelques blessés et provoqué des dégâts matériels.À la suite de ce bombardement, un début d’exode de la population a été observé.La ville compte, en temps normal, quarante mille habitants.Cependant, un flot d’émigrés des villages frontaliers compte à M.Carter, aujourd’hui, des résultats de sa tournée et il est possible qu’ils tiennent ensemble, ensuite, une conférence de presse, a déclaré le président à l’aéroport.M.Carter doit tenir ce soir sa première “causerie au coin de feu” à la télévision.Avant de quitter Tokyo pour Washington, hier matin, M.Mondale a déclaré lors d’une conférence de presse qu’au cours de son deuxième entretien, dans la journée, avec le premier ministre nippon, il avait “souligné le fait que l’administration Carter n'a pas l’intention de tourner le dos à l’Asie”.“Nous devons rester et nous resterons une puissance en Asie et dans le Pacifique, a-t-il ajouté.Notre alliance avec le Japon demeure l’axe central de notre politique dans cette vaste et importante partie du monde.Nous péserverons une force militaire équilibrée et souple dans le Pacifique, et nous continuerons à nous intéresser à l’Asie du Sud-Est”.M.Mondale a indiqué avoir assuré au premier ministre japonais qu’un retrait des forces américaines de Corée du Sud ne bouleverserait pas la sécurité de la région.Il a précisé qu’aucun calendrier d’évacuation n’a encore été établi.Le vice-président a souligné qu’il avait dit à M.Fukuda que toute réduction des forces américaines en Corée du Sud, dont les effectifs sont de 42,000 hommes, ne serait est venu, dernièrement, grossir la population.Les autorités israéliennes demandent le retrait des “casques verts” de cette ville, qui se trouve au sud du fleuve Litani, que l'on croît être la “ligne rouge” au sud de laquelle le gouvernement israélien ne veut pas de la présence de la FAD.M.Shimon Pérès a effectué hier une tournée d’inspection le long de la frontière du Liban d'où l'on entendait les duels d’artillerie et d’armes automatiques qui s’y sont poursuivis toute la matinée dans plusieurs secteurs.Il semble pourtant que ces combats étaient plus éloignés de la frontière israélienne que ceux qui ont opposé, ces temps-ci, les Maronites du Sud-Liban aux progressistes et Palestiniens.“Israël n’a pas l’intention de lancer d’ultimatum à quiconque, de l’autre côté de la frontière libanaise, a dit M.Peres.Nous n’allons pas formuler de menaces maintenant.Nous agirons selon la situation.Des actions diplomatiques sont en cours, ainsi qu'un effort général pour régler la question calmement.Lundi soir, le premier ministre, M.Yizhak Rabin, avait déclaré: “Nous préférerions que la situation soit corrigée par des voies pacifiques et diplomatiques.” Il ajoutait: “Mais que l’on ne s’y trompe pas: notre patience ne signifie ni faiblesse ni modification de notre position.” Les Israéliens ont souvent proclamé qu’ils ne toléreraient pas la présence de forces arabes non libanaises au-dessous d’une “ligne rouge" (non spécifiée) du Sud-Liban.entreprise qu’après des consultations étroites avec Séoul et Tokyo.M.Mondale a en outre fait état de la nécessité pour les États-Unis de renforcer le potentiel militaire de la Corée du Sud et de maintenir leurs effectifs aériens dans ce pays.Le vice-président américain a, d’autre part, souligné que l’administration Carter souhaitait que “les trois principaux moteurs de l’économie mondiale” les États-Unis, l’Allemagne fédérale et le Japon s'efforcent de coordonner plus étroitement leurs plans de redressement économique.Faisant le bilan de son périple en Europe occidentale et au Japon, M.Mondale a dit qu’il avait été un “grand succès” à tout point de vue.Il a souligné que le moment choisi pour entreprendre ce périple avait servi a souligner plus que jamais le désir des États-Unis de resserrer leurs liens avec leurs amis et alliés traditionnels.Le vice-président américain a rappelé que ses conversations avaient permis de réaliser des progrès sur la voie d’un futur sommet économique occidental, sur lequel des précisions seront données lorsqu'il aura rendu compte de sa mission au président Carter.Il a exprimé l’avis que ses contacts avec les dirigeants étrangers avaient contribué au développement des rapports personnels essentiels a la poursuite de relations étroites entre les États-Unis et leurs alliés.De toute évidence, Nabatiyeh n’est pas loin de cette “ligne rouge.” M.Peres a été interrogé au sujet de la prochaine visite au Proche-Orient de M.Cyrus Vance, le nouveau secrétaire d’État américain, au cours de laquelle, ont dit des journaux israéliens, les Syriens pourraient se retirer du Sud-Liban.“La visite de M.Vance n’est pas nécessairement liée aux événements ici, et je ne veux pas faire un tel rapprochement.Simplement, il n’est pas de l’intérêt d'Israël et de la paix que les Syriens soient si près de la frontière,” a dit le ministre.Des combats ont opposé au cours des derniers jours les défenseurs des villages maronites du secteur est du Sud-Liban aux éléments progressistes et palestiniens retranchés dans le château Beaufort, forteresse construite du temps des Croisades, qui commande l’entrée de la vallée fluviale traversée par le Litani, à huit kilomètres de la frontière.Comme on demandait hier au général Rafael Eitan, commandant de la région nord d'Israël, si les combats se déroulaient entre Palestiniens et Syriens de la force de dissuasion, ce dernier a répondu: “Je n’ai pas dit cela.C’est vous qui l’avez dit”.“Nous ne sommes pas certains des sources des canonnades, ni de qui les dirige”, a-t-il ajouté.Le général a également déclaré qu’il ne savait pas si le contingent syrien de la Force arabe de paix entré la semaine dernière à Nabatiyeh a progressé plus au sud.PRAGUE (d’après AFP et Reuter) — La campagne de résolutions et protestations en- K contre 1 nata’’ le arte 77, don: la tchécoslovaque se taisait l’écho fidèle depuis la publication du manifeste, a sensiblement diminué hier.Ce revirement a été particulièrement sensible dans les journaux du soir de la radio et de la télévision, où pour la première fois depuis trois semaines, l’affaire de la charte n’a pas été mentionnée.La presse écrite, elle, avait surtout réservé ses critiques à certains gouvernements occidentaux jugés coupables d'immixtion dans les affaires intérieures de la Tchécoslovaquie.TRIPOLI (Reuter — Mme Françoise Claustre est arrivée en soirée en France, après avoir tenu hier après-midi, à Tripoli, une brève conférence de presse au cours de laquelle elle a notamment révéle que les rebelles toubous devaient la libérer en décembre dernier mais qu’elle n’avait pas voulu partir sans son mari.Flanquée de ce dernier.Pierre Claustre, et du chef des rebelles qui l’ont détenue plus de mille jours, M.Goukouny Oueddei, l’ethnologue française était vêtue d’un jersey gris, d’une blouse également en jersey et d’un pantalon noir.Le teint bronzé mais les traits tirés, ses longs cheveux coiffés en cadogan, la jeune femme a exprimé ses remerciements au colonel Khaddafi, qui avait accepté d’intervenir auprès de ses ravisseurs à la demande du président Valery Giscard d’Estaing et de son premier ministre d’alors, M.Jacques Chirac.Comme on lui demandait alors ce qui avait permis d’obtenir sa libération, l’ethnologue a répondu: “Ce sont les autorités libyennes et en particulier quelques négociateurs qui ont mené avec une patience et une habileté et une volonté d’aboutir des négociations très longues, à plusieurs reprises, qui ont permis un accord entre les chefs de la rébellion et le gouvernement libyen pour notre libération”.Elle a révélé qu'elle avait été informée de sa libération le 13 décembre dernier.Mais, a-t-elle ajouté, “Je n’ai pas voulu partir du Tibesti sans mon mari.J’ai donc attendu que de nouvelles négociations aient lieu afin que je puisse partir avec mon époux ’ .“En 1977, le lundi 24 janvier, — j’espère que je ne fais pas de petites erreurs de date a un jour près, — nous avons rencontré les négociateurs libyens qui s'occupaient d’obtenir notre libération et de certains membres du conseil de commandement des forces armées du nord (les rebelles) qui ont dit que nous allions être libérés et pouvoir rentrer à Tripoli et ensuite en France", a-t-elle raconté.On s’interroge sur le sens de ce revirement qui sunient vingt-quatre heur s après l’a-vertissen ent ac aé aux deux porte-parole Je a charte, Jiri riajek et Jan Patocka, qui avaient été convoqués chez le procureur général de la république pour s’entendre dire que la poursuite de leurs activités les exposerait désormais à d’éventuelles poursuites judiciaires.Il paraît peu probable que les autorités aient abandonné l’espoir d’étouffer les protestations des principaux animateurs de la charte auxquels elles avaient proposé d’accepter l’offre d’asile présentée par le chancelier autrichien, M.Bruno Kreisky.Mais il est pos- Elle a précisé que le voyage avait duré trois jours.Au début, le convoi de véhicules libyens était accompagné d’une voiture du Front de libération de la deuxième armée du nord.“Ensuite nous nous sommes quittés et.en tout-terrain, nous avons regagné Ouzou (à sible cependant qu elles souhaitent ( apaisement.La campagne contre la charte a en effet remis en cause cinq années d’efforts pour normaliser les rapports entre la Tchécoslovaquie et les pays occidentaux.ÉUe risque en outre de placer le gouvernement de Prague sur le banc des accusés à la conférence de Belgrade, en juin prochain.En outre, le gouvernement britannique a convoqué hier l’ambassadeur de Tchécoslovaquie à Londres, M.Me-cistaw Jablonsky.pour lui exprimer sa préoccupation à propos des atteintes aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales dans son pays, a indique un porte-parole.la frontière entre la Libye et le Tchad).Le voyage dans le desert s’est poursuivi en Land-rover, dans un véhicule libyen, bien entendu, et pour la dernière partie du trajet, nous sommes montés dans un Cessna qui nous a déposés à Sebha ", dans le sud de la Libye.Au cours d’un entretien d’une heure.Lord Goronwy Roberts, ministre d’État au Foreign Office, a déclaré au diplomate que l’opinion britannique s’était émue de certains aspects de la politique tchécoslovaque qui paraissent contraires à la déclaration sur les droits de l’homme signée en 1975 à Helsinki.Le ministre d’Etat britanni-ue a également exprimé la éception de son gouvernement à propos de l’absence de progrès dans le règlement de cas personnels concernant des ressortissants britanniques.Dans son numéro d’hier, Rude Pravo, organe du parti communiste tchécoslovaque, accuse les milieux politiques et officiels des pays occiaen-taux d’intervenir dans les affaires intérieures de la Tchécoslovaquie.Le journal affirme que tout en gardant le silence à propos de la discrimination dont sont victimes, selon lui, certaines catégories de citoyens à l’Ouest, ces milieux montent en épingle les mesures prises contre les signataires et parti- sans de la Charte 77 en Tchécoslovaquie.* Enfin, neuf pays neutres et .non alignés sont convenus hier * de jouer un rôle de médiation à propos de tout différent éventuel entre l’Est et l’Ouest lors de la deuxième étape de la conférence sur la sécunté et la coopération en Europe en juin à Belgrade.Telle est la conclusion de deux jours d’entretiens non officiels qui ont réuni dans la capitale yougoslave des hauts fonctionnaires des pays suivants: Autriche, Suède, Suisse, Finlande, Yougoslavie, Chypre, Malte, Liechtenstein et Saint-Marin.L’object de ce colloque était d’étudier les progrès de la détente en Europe depuis les accords signés en 1975 à Helsinki ainsi que la préparation de la conférence de juin.Les neuf pays craignent que celle-ci ne doive s’enliser dans un débat Est-Ouest sur les libertés et les droits de l’homme.Aussi sont-ils convenus "de mettre leurs bons offices au service d’une médiation à la conférence si besoin en était.” Liban-sud: Israël envoie un message urgent à Carter COLLEGE FRANÇAIS 185 ouest, Foirmount — Métro laurier — St-Joseph — Situé à l'est d'Outremsnt — une rue ou nord de laurier - Déclaré d'INTÉRÊT PUBLIC en 1969 -MEMBRE DE l'A.I.E.S.et de l'A.C.Q.— Mixte — Programmes et examens du rnnistère PENSIONNAT, demi-pension, externat INSCRIPTIONS ‘PRIMAIRE: — Rue Fairmaunt — Tél.: 273-0774 — Annexe Nord (Cartierville) 332-1383 — Annexe Rive-Sud (Longueuil) 670-7660 TRANSPORT: autobus scolaires i * — Ville laval.Montréal.Rive-Sud PENSIONNAT: à partir de 6 ans SECONDAIRE: Secondaire I à secondaire V (Programmes et examens du ministère — Promotion par matières) EXAMEN D'ENTRÉE EN SECONDAIRE I LES SAMEDIS 5 FÉVR.ET12FÉVR.de 9 i 12 heures COLLÉGIAL: COLLÉGIAL I ET II Sessions hiver et automne! 977 • Préparation au D.E.C.(Diplôme d’études collégiales): • Cours préparant aux structures d'accueil universitaires: -SCIENCES de la SANTÉ -SCIENCES PURES et APPLIQUÉES - SCIENCES de (’ADMINISTRATION -SCIENCES HUMAINES - LETTRES, LANGUES TRANSPORT: (Sec.collégial) — Traget des autobus scolaires: ST-HIIAIRE, Beloeil, St-Bruno, Mil (rue Fairmaunt) Brassard, St-Hubert, Laflèche.longueuil, St-Lambert — BOUCHERVILLE, Ville d'Anjou, St-Léonard -STE-THÉRÈSE-EN-HAUT, Ville, lorraine, Vimont -Ville laval - ST-FRANÇOIS-DE-SAIES - St-Vincent-de-Paul et Montréal-Nord.Pour renseignements, inscriptions et prospectus: Tél.: 272-0754, 272-1455,272-3848 OGILVY Verrerie d'Italie 295 moins 20% pendant la Vente Décor-Maison Un vrai verre tout-usage.Pour le whisky, l’apéritif ou le jus d’orange ! 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Vous avez jusqu’au 1er mars 1977 pour vous inscrire si vous désirez bénéficier des avantages-impôts pour 1976.0 banque prauinciale 10 • Le Devoir, mercredi 2 février 1977 ANNONCES CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Chaque parution coûta $2.00, maiimum 25 mot* a Tout mot additionnai coût* 0 .05 chacun * L haurad* tombé» 11:30 A.M.pour la landamain ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR A vio: Las annonceur* aont priés de vérifier la première parution de leur* annonce*.Le Devoir sa rend responsable d’une aeule insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement S.V.R.téléphoner é 844-3361.ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 844-3361 • Chaque parution coût* $4.20 la pouce * L’hauradatombéa: 11:30 A.M.pour lalandamain a II n'y a pas da frai* pour ta* illustration* AIDES DOMESTIQUES DEMANDÉES PERSONNE SERIEUSE pour habiter avec dame âgée, à Cflte-St-Luc Références.Bon salaire.Tél.: 324-3936.7-2-77 AMEUBLEMENTS A VENDRE MOBILIER SALLE A DINER de style table 54" diamètre s'ouvre à 98 acajou blond et 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obligatoire.— Teindre en ocre.6— Se dit de lieux situés sur le même domaine linguistique et présentant plusieurs phénomènes grammaticaux identiques.— D'un verbe gai.7— Unité monétaire d’Extrême-Orient.— Critiquer avec violence.8— Devenu sur.— Tige ligneuse grimpante ou volubile.9— Technétium.— Unité monétaire chinoise.10— Te rendrais.— Apparaître.11— Organe de la vue.—Tête.12— Ver marin.— Une si grande quantité.Verticalement t—Changement d’une consonne en voyelle.2— Proposition principale placée après une proposition subordonnée.— Tire du néant.3— Mesure chinoise.— Exprimons un sentiment de 4— Partie de la livre.— Qui rend service.5— Rôtiras de manière à faire prendre une couleur dorée.6— Fille d’Inachos.— Matière volcanique bulleuse.— Cadmium.7— Étain.— Anneau de cordage.— Nom des dieux protecteurs du foyer domestique, chez les Romains.8— Petit globule de glace très blanc et très dur.— Commandement.9— Pareil.— Qui offre une certaine résistance è la pression.10—Argent.— À toi.— Roue à gorge d’une poulie.11 —Circonstance fortuite.12—Gros nuage épais.— Colère.— Eructation.Solution d’hier 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 LE DEVOIR Cahier 2 MB Montréal, mercredi 2 février 1977 Adoptée par le Conseil scolaire La solution Desforges: un “secteur” non confessionnel par Rodolphe Morissette i I Adoptée par une seule voix de majorité par les membres du Conseil scolaire de l’île de Montréal lors de leur réunion de lundi soir et qui portait en première ligne sur l’épineux problème du type de commissions scolaires à recommander au gouvernement Lévesque pour Tile de Montréal, la solution dite “Desforges” préco- nise le maintien de l’actuelle division confessionnelle en ajoutant, au sein des commissions scolaires catholiques, un secteur non confessionnel.Défaite d’abord par un vote de 13 contre 4 au cburs de la réunion du Conseil du 24 janvier, la proposition Desforges fut représentée lundi soir, lon- guement débattue, puis ado] tée finalement par un vote de huit contre sept (une absten tion).D’après le rapport “dissident" du commissaire Robert Desforges, de la Commission scolaire de Sault-Saint-Louis, il est souligné que les mentalités ne sont pas encore prêtes pour un système unifié de commissions scolaires.D’autre part, les structures scolaires proposées dans le rapport majoritaire (4 contre 3), c’est-à-dire des commis- sions scolaires anglo-protestante(s), anglo-catholique(s), franco-catholique(s) et franco-non confessionnelles, entraîneraient une mauvaise utilisation des ressources financières, car celles-ci seraient dès lors affectées à la multiplication des structures plutôt qu’à l’éducation comme telle.La solution Desforges prône donc le maintien de deux sec- teurs, l’un protestant et l’autre, catholique.On y rejette l’idée d’un secteur anglo-catholique pour une question de principe.Même s’il est acquis que les droits des minorités linguistiques sont à respecter.et ceux de la minorité anglophone notamment, le rapport Desforges signale que puisque le Québec est et doit devenir français, il paraît inconcevable de consacrer offi- ciellement dans les institutions publiques du Québec le principe d’institutions à caractère anglophone.Et sauf cas d'exceptions qu'on retrouve également chez les francophones.les anglophones catholiques n'ont pas fait la preuve qu'ils ont été maltraites dans le cadre des institutions actuelles.La solution Desforges prône donc, outre des commissions “Opération Fierté” aux Mi Ile-Iles Améliorer le français dans les écoles Face à l’état précaire de la situation linguistique au Québec, la direction de la Commission scolaire des Mille-Iles a décidé de lancer son “Opération Fierté”, un programme original de promotion du français correct et de qualité comme langue d’enseignement, de travail et de communication.Le programme comprend en outre un en- semble de mesures visant à améliorer substantiellement la qualité de la langue seconde, anglaise ou française, enseignée dans les écoles de la Commission.Prison: l’Office des droits des détenus opposé au projet Fox L’Office des droits des détenus de la Ligue des droits de l'homme dénonce un projet du solliciteur général, M.Francis Fox, visant la construction d’un complexe “industrialo- pénitentiaire” sur les sols expropriés de Saint-Scholastique.Au cours d’une conférence de presse, deux porte-parole de l’Office, Patricia Hanigan Sutann* Arctné POLICIER: un métier de tout repos?151 PAGES $5.00 EN VENTE DANS LES LIBRAIRIES, LES KIOSQUES ET CHEZ QUCfifl éditeur 4574, SAINT-DENIS - 843-6241 et Jean-Claude Bernheim, ont dit posséder la preuve que le gouvernement fédéral se propose de construire trois pénitenciers près de Mirabel et un autre à Drummondville.L’opposition de l’Office des droits des détenus ainsi que la demande d’un moratoire sur la construction de nouveaux pénitenciers s’appuient sur les allégations suivantes: • la construction de prisons est un gaspillage de fonds publics; • la prison s’avère inefficace pour enrayer la criminalité, considérant que 73% des détenus incarcérés sont des récidivistes; • les prétentions de surpopulation des prisons sont fausses, tenant compte que, selon la Commission de réforme du droit, il faut cesser d’envoyer en prison des personnes qui ne représentent aucun danger pour la société et que c’est le cas pour 75% de la population pénitentiaire; • la prison est un milieu de vie “anormal et malsain” qui a engendré 60 suicides depuis 1970, amené 14 détenus à s’entretuer et où quatre gardiens ont trouvé la mort dans les derniers douze mois; • la réalisation du projet “industrialo-pénitentiaire”, qui promet de créer quelque 800 emplois, n’est pas une façon de relancer l’économie A 3 OGILVY Vente-décor de février tout pour la maison à prix d’occasion D'après le président de la Commission scolaire des Mille-Iles, M.Gérald Côté, 1’ “Opération Fierté” contient un ensemble de mesures, “incitatives" pour l’heure, visant cna à ce que chacun des élèves et des travailleurs de la Commission ait le souci de s’exprimer, oralement ou par écrit, dans un français correct.Ainsi, on exigera que tous les textes présentés par les élèves à leurs maîtres, tous les écrits soumis aux élèves (consignes au tableau noir, feuilles d’exerci- ces, etc.) et tous les documents officiels de la Commission scolaire soient corrects du point de vue de la langue.L’ “Opération Fierté” est glo-balè elle vise tous les agents du milieu, administrateurs, trabailleurs, professeurs et étudiants.Parmi les moyens qui seront mis en oeuvre pour améliorer la qualité du français, langue d'enseignement, on remarque le projet d’accorder un pourcentage déterminé à la qualité de la langue dans la correction de tous les travaux oraux et écrits.On estime en effet qu'un des objectifs de tout enseignant, quelle que soit sa discipline, consiste à développer chez les étudiants des aptitudes de compréhension et d'expression.Les autres mesures préconisées par la direction pour améliorer la qualité de la langue française concernant les diverses situations de communication à l’école: affichage, messages oraux de toutes sortes.scolaires protestantes, des commissions cathohques qui comprendraient également des écoles non confessionnelles.La raison que donne le rapport Desforges pour refuser l'idée de commissions scolaires non confessionnelles est que la majorité catholique, habituée de plus en plus à vivre dans un milieu pluraliste, est capable de respecter pleinement ceux qui ont pris leurs distances vis-à-vis de la religion et la minorité non catholique.On recommande donc de conserver les commissions scolaires catholiques, puisque tel est le voeu de la majorité des parents, tout en leur ajoutant un ' secteur'' non confessionnel.Interrogé lundi soir sur le sens qu'il faut donner au terme "secteur ", le commissaire Desforges a répondu qu’il s'agit bien d'écoles.D'écoles non confessionnelles au sein des commissions catholiques.Et voilà qui devrait répondre aux voeux de ceux qui réclament des écoles neutres ou pluralistes.La proposition Desforges a été assortie d'un amendement proposé par M.Donat J.Taddeo, adopté par un vote de 12 contre trois (une abstension) et suivant lequel on devrait in- viter tous les agents du milieu à améliorer les mécanismes de représentativité des minorités linguistiques, particulièrement au niveau administratif.Il ressort clairement, néanmoins.des laborieuses réunions du Conseil scolaire de l'ile de Montréal touchant le problème de la restructuration, celle du 24 janvier et celle de lundi soir, qu'un consensus fait totalement défaut au sujet de la question du type de commissions scolaires à mettre en avant.Comme le soulignait le conseiller Pierre Légaré, l’un des représentants de la CECM, chacun s'est fait une opinion (entendez: assez définitive) et il est assez pénible d'avoir à vivre avec des compromis.Le compromis avec lequel semble avoir accepté de vivre le CSIM, c'est le statu quo.ou presque.Mais le gouverne-' ' ique, dont le ('unification ment Levesque, dont le parti des commissions scolaires de préconisé Montréal, acceptera-t-il d'emblée la recommandation votée lundi soir par le CSIM?Quoi qu'il en soit, le Conseil scolaire de l’ile poursuivra ses discussions le 14 février alors qu'il abordera la question de la taille des commissions scolaires.Sk »«4 20 PRIX SPECIAUX DE $100,000 ioprixspIciauxde $25,000 ont été ajoutés au 2e tirage 12*1 Million jusqu’à 150)000 prix offerts Vingt prix spéciaux de $100,000 et dix prix spéciaux de $25,000 ont été ajoutés au deuxième tirage de Loto Canada.Il n’y a qu'une seule série dans le deuxième tirage de Loto Canada et on vous offre maintenant 12 grands prix de $1 Million, 28 de $100,000 et 10 de $25,000 chacun.Tous les grands prix et les prix spéciaux seront attribués! 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Loto Canada 12 • Le Devoir, mercredi 2 février 1977 arts et spectacles la boite à échos.Vendredi à 20 h et à 21 h 30, le célèbre batteur de jazz Buddy Rich et son groupe de musiciens Killer Force donneront un concert à l'auditorium Le Plateau.Organisé par l'Harmonie de l'ecole Saint-Luc, il est possible de se procurer des billets pour ce concert à l'école même, 5100 Côte St-Luc, local 10, 486-3725.• Le Royal Ontario Museum est devenu récemment le 25ème musée associé des Musées nationaux du Canada.Ces établissements répartis dans i au pays la qualité de leurs collections, de leurs ressources, de l'excellence de leurs installations et de leur volonté de répondre aux besoins de leur région et de l'ensemble du pays dans le cadre de la politique nationale des musées.• Le Conseil du Maurier des arts d'interprétation annonce qu'il est encore temps pour les troupes en existence depuis deux ans, de soumettre leur candidature pour l'obtention de subventions du Conseil pour la saison 1977-78.Les organismes intéressés doivent toutes les régions du pays sont choisis en raison de la DE RETOUR LE MISANTHROPE MOLIERE Commençant aujourd'hui |usqu au 12 février Mise en scène Francois Cartier Direction générale Jeanine Beaubien Complet les 2 et 4 février Billets en vente i l'hôtel Sheraton Mt-Royal.G-20.526-0821 G uichet ouvert de 12h à 18h.ROY S DRUG STORE Beaconsfield / 695-3322 Montreal Trust P.V.M.faire parvenir leur demande vant le 10 février au Directeur exécutif.Conseil du Maurier des arts d'interprétation, C.P.1378, Montréal.(288-8290).Le récital que devait donner le baryton québécois Bruno Laplante samedi, dans le cadre des Concerts centreville, a dû être annulé en raison de la maladie de l'artiste Les Concerts centreville sont organisés par le service de Loisirs Notre-Dame-de-la-Salette en collaboration avec le module de Musique de l'Université du Québec a Montréal (844-0258).Les Grands Ballets canadiens donnent leur grand Gala Variations Polissonnes vendredi à 19 h 30 au Grand salon de l'Hôtel Méridien.Cette soirée dont les profits seront versés au fonds de souscription des GBC comprend la présentation de l'oeuvre de Brian MacDonald, Variations polissonnes, un cocktail et un souper copieux arrosé de bon vin.Le tout pour $75 le couple (487-1232).• Le Musée d’art contemporain présentera dimanche à 15 h une conférence sur Claude Gauvreau, créateur, donnée par Gaston Imbeau auteur d'une thèse sur Claude Gauvreau et son oeuvre.Cette conférence s'inscrit dans la série d'événements que le Musée et la Bibliothèque nationale consacre au poète disparu.• Dans le cadre des Vendredis de la pleine lune, le service d'animation du Complexe Desjardins présente le 4 février à 21 h Monique Leyrac chante Félix Leclerc.C'est donc l'occasion pour tous ceux qui n'ont pu assister à ce spec- l'TTTiTHl grass l'h-RhVé***'1» ui i1* j1.1 Sem.: 7.30 - 9.30 Sam.-Oim.: 12-45 - 3.00 BUUBIEN PRES D'IBERVILLE 711 606C 5 ^5 j jq .j jq le DAUPHIN 1 PRIX SPECIAL DU JURY CANNES 76 !’( X’K KXJS cuervos.“REGARDS D’UNE ENFANCE’ un fUm de Carlos Saura avec Géraldine Chaplin Ana Torrent 12 30 2 45 5 OO 7 15 9 30 AVIS AUX ÉTUDIANTS Afin de permettre à un nombre maximal d'étudiants de voir l'oeuvre ultime de Luchino VISCONTI.“L'INNOCENT” Le Cinéma FLEUR DE LYS réduira pour eux le prix d’admission à $1.49.Prière de noter que ce film ne sera présenté nulle part ailleurs à Montréal dans sa version française.Veuillez présenter cet avis au contrôle.Sur semaine Samedi Dimanche 19:15-21:30 14:00-16:30- 19:00 - 21:30 13:00-15:30-18:30 - 20:30 Le quatuor Tarragô au “Sons et brioches” Composé de quatre virtuoses de la guitare classique, Laura Almerich.Manuel Calve, Jordi Codina et Jaime Torrent, le quatuor Tarragô sera l'hôte du prochain "Sons et brioches”, dimanche à 11 h, au foyer de la salle Wilfrid-Pelletier.Les quatre instrumentistes, originaires de Barcelone, ont joué dans la majorité des pays d'Europe et en Israël depuis six ans et ont été invités à participer à un grand nombre de Festivals internationaux dont ceux de Versailles, Toulon, Montreux-Vevey, Breslau, Luxembourg, etc.Leur répertoire s’étend de la musique ancienne à une musique contemporaine spécialement écrite pour eux par d’importants compositeurs espagnols et étrangers.Ils interpréteront dimanche un madrigal du Xlle siècle de F.Guerrero, Todo quanto pudo dar, une sonate de Scarlatti, Going Dutch de John Duarte, Vermelia de Xavier Benguerel, six pièces appartenant aux Suite No 1 et 2 de Stravinski, Sketches pour 4 guitares de L.Balada, Habanera de X.Montsalvatge, Danse du meunier de Manuel de Falla et Pins (Sardane) de G.Tarragô.Le concert "Sons et brioches” que le quatuor Tarragô donnera s'inscrit dans le cadre d’une tournée effectuée pour les Jeunesses musicales du Canada à travers le Quebec, la ^Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick./ tacle remarquable de redécouvrir le génie de l’artiste et de son interprète.L'entrée est libre.• Le trompettiste français André Bernard et l'organiste DERNIER JOUR, JEUDI 3 FÉVRIER McGill Faculté de musique Ieieudi3 février 20H30 L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE McGILL Un MAYER, chef d orchestre SOLISTE Carmen Picard, piano Rossmi Ouverture Semiramide Khatchatunan.Concerto pour piano Tchaikovsky : Symphonie no 5 Entrée libre Renseignements: Lundi a vendredi 9h-17h 392-8224 V Pollack concert hall L’I Salle de concert Pollack québécois Réjean Poirier donneront un concert d’oeuvres de Bruine, Albinoni, C.P.E.Bach, Fasch, Tomasi, Tessa-rini, Krebe et Jean-Sébastien Bach, jeudi à 20 h 30 à l’église Saint-Matthias (131 Côte Saint-Antoine, angle Metcalfe).cyprès Xmniatiuelle et l'Aqtivierge ne& le nouveau chef d'oeuvre éigtique d EMMANUELLE c>RSAN HÔTEL MERIDIEN COMPLEXE DESJARDINS Basilaire 2 PIERRE CALVE présente JACQUES jusqu'au 6 février mercredi au samedi 21 h et 23h dimanche 20h du 9au 13.février Pierre LABEL LE e.t Claudette Morissette la boîte à chansons Rés.: 285-1450 DÈS VENDREDI GERARD DEPARDIEU l\J?l du cinéma français Pnn« À la recherche d’une passion particulière! un film de BARBETSCHROEDER avec Bulle Ogier Gerard Depardieu 35 MILTON / 842-6053 POUR TOUS > A11 f tlStNMtlN t nlilnidc BERTRAND lAVLRNIKR Stefan,a awcù an Louis iTHntignant Sandrelli PHILIPPE NOtRET MICHEL G ALABRU Ginette Reno Un peu plus haut, un peu trop loin par Nathalie Petrowski Deuxième set, lundi soir, 23 h 30, Hôtel Reine Elizabeth, Salle Bonaventure.L’heure est romantique dans la meilleure tradition des soupers-spectacles de Las Vegas.Des centaines de chandelles dispersées dans la salle scintillent doucement entre les flambées au cognac, les langoustes, les lustres et les places à $15 par personne pour le spectacle seulement.Au menu: Ginette Reno revenue comme par enchantement de la Californie pour affronter pendant deux semaines les affres de l’hiver et une salle particulièrement vide, car si le public de Ginette Reno sait la comprendre dans l'escalade de sa voix, il peut difficilement la suivre dans l'escalade de ses prix.A minuit, une dizaine de musiciens québécois viennent s’installer parmi lesquels on peut reconnaître Léon Bernier a la direction de l’Orchestre et au piano, Cyril Beaulieu au piano électrique, Denis For-cier et Yves Lapierre aux voix.Lorsqu’elle apparaît, elle est suivie d’un fumet de viande grillée, odeur symptomatique qui l'accompagnera tout au long du récital.Elle entame la deuxième partie de la soirée avec ses principaux succès dont T'es mon amour, t'es ma maîtresse.Les applaudissements sont faibles d’autant plus que la majorité de la salle, de passage à Montréal, est avant tout anglophone.On la sent un peu dépitee par l’absence de ce public qui faisait salle comble pour elle à la Place des Arts.Défile alors le répertoire conventionnel de l’Amérique moyenne, celui que tous les artistes du divertissement (Petula Clark, En-elbert Humperdinck, Tom ones, Al Martino, Barbara Streisand) chantent à coeur de spectacle: l'insupportable Feelings adapté à toutes les sauces, Second Hand Man, Alone, des chansons usées par tous ceux qui montent sur une scène aux Etats-Unis avec la détermination de plaire et de réussir.Il est clair que Reno veut s’intégrer dans ces rangs-là, qu’elle veut briller par l'éclat de sa voix et non par la personnalité de ses chansons.Derrière, elle, les musiciens tournent sagement leurs feuilles de musique, le guitariste se permet même un périlleux solo académique qu’il suit à la lettre sur sa feuille de route.De son côté, Reno fait tous les efforts imaginables pour se réchauffer et réveiller cette salle qui en est à l’heure de la digestion.L’entendre chanter cette merveilleuse chanson de Billie Holliday My Man entre les parfaits au caramel et les crèmes renversées, est sans doute un peu “anti-climax” mais on sent qu’à partir de ce moment-là, elle a décidé de mettre en application ses dernières leçons de l’Actor’s Studio.Faut-il parler de sa voix, la plus puissante au Québec, une voix qui projette sans le moindre effort jusqu’aux cuisines et qui peu à peu attire la horde des serveurs et maîtres d’hôtel autour d'elle.La technique de chant, celle qui consiste à chanter du plus profond de son âme, à se mettre dans la peau du personnage de chaque chanson, à ressentir jusqu’au paroxysme de l’émotion, est merveilleusement bien assimilée.Elle enchaîne avec "Besoin de vivre de Claude Dubois, question de doser l’intensité puis revient avec son hit, Un peu plus haut, un peu plus loin, en ; grande finale dramatique.L’intensité, le Feeling avec un ; grand F est évidemment la grande préoccupation de Reno.Mais il y a dans son interprétation, une dramatisation délibérée qui frise parfois le larmoyage, un goût de toucher les gens d’une façon primaire, une technique de gros sentiments garrochés avec dextérité et alimentée par la puissance de la voix.Il va de soi que la chanteuse de 14 ans du Café Provincial s’est nettement améliorée, qu’elle n’a pas besoin de consulter son dictionnaire pour comprendre le mot "nuances'’.Mais son style est parfois trop flamboyant, trop regardez -donc - jusqu’où - je -eux-aller, dissimule mal son esoin démesuré de vouloir étonner.A la fin du spectacle, les gens ont cessé de mastiquer; ils sont debouts, ils ont été touchés, émus.Elle leur chante I don’t want to let you walk out of my life.Qu’ils soient dix ou six mille, Anglais, Américains ou Québécois, Ginette Reno aura toujours besoin de les conquérir.Grand débat sur l’évolution de la gravure québécoise au MAC Le Musée d’art contemporain propose un grand débat sur l’Évolution de la gravure québécoise, demain à 20 h, avec trois artistes de renom, Francine Beauvais, Fernand La Bibliothèque nationale a fait l’acquisition récemment d'une somme importante d’oeuvres musicales de la collection personnelle du chanteur Lionel Daunais.À la suite d’une entente conclue en décembre dernier avec le célèbre interprète et compositeur québécois, la Bibliothèque nationale obtenait le dépôt de la majeure partie de la collection de pièces musicales de Lionel Dau-nais ainsi qu’une quantité imposante d’oeuvres de grands Bergeron et Richard Lacroix, tous graveurs et engagés depuis plusieurs années dans ce secteur en pleine expansion au Québec.Profitant de l’intérêt suscité classiques, opéras, choeurs, textes et mises en scène.La longue carrière de Lionel Daunais, fondateur des Variétés lyriques, dans le domaine de l’opéra, de l’opérette et de la chanson est largement connue du public québécois.II a compose lui-même 80 choeurs dont huit seulement ont été publiés, tous les autres sont inédits.Il est l’auteur, par ailleurs, de 800 chansons du Trio lyrique.Parmi les documents confiés à la Bibliothèque natio- par l’exposition actuellement en cours au musée.Gravure allemande d’aujourd’hui, le service d’animation du MAC a trouvé l’occasion rêvée pour dégager les grandes nale on compte 165 opéras, 269 opérettes, 751 livrets, 40 chansons, 15 orchestrations, 91 recueils, 52 choeurs, 23 partitions d’orchestre et 53 mises en scène.Ces documents sont accessibles dès maintenant aux chercheurs et musicologues qui pourront communiquer avec M.Réal Gagnier pour obtenir de plus amples renseignements sur cette précieuse collection (514) 255-3150.orientations données à la gravure au cours des vingt dernières années tant au Québec qu'à l’étranger.Les courants stylistiques observés dans la gravure allemande ont également sous-tendu les recherches graphiques des premiers graveurs québécois: le géométrisme, le surréalisme, l’abstraction lyrique ont constitué “l’Age d’or” de la gravure au cours des années 60.Mais depuis ce temps, les ateliers libres se sont multipliés au Québec et leur dynamisme y attire de plus en plus de jeunes créateurs (un premier atelier est fondé en 1963 par Richard Lacroix, suivi en 1966 par la création de l’atelier Graff, puis en 1974 par Arachel).Les styles et les techniques se diversifient considérablement et, souvent, tellement rapidement, qu’une évaluation d’ensemble de la gravure québécoise est difficile à faire.Francine Beauvais, Fernand Bergeron et Richard Lacroix tenteront à partir de leur expérience et de leurs connaissances de replacer dans leur contexte chacune des tendances qui semblent se dégager du foisonnement actuel.Certaines des questions abordées pourront traiter par exemple de la prolifération extraordinaire de la gravure, encouragée par une réponse favorable du public mais souvent au détriment d'une recherche technique et formelle.Ou encore, pouvons-nous parler d’un phénomène sociologique d’identification de cet art comparable à celui provoqué par l’artisanat quelques années auparavant?Ce sont ces interrogations que le service d’animation du Musée se propose d’adresser aux panellis-tes jeudi soir à la Cité du Havre.Francine Beauvais enseigne actuellement la technique de l’eau-forte au module Arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal.Très active, elle a fréquenté plusieurs centres de gravure a l’étranger, notamment au Japon en 1973 et plus récemment en Suisse, le Centre Genévois de la gravure contemporaine.Fernand Bergeron, pour sa part, enseigne les teenniques de la lithographie à l’atelier Graff dont il a été l'un des membres dès ses débuts.Il revient d’un séjour en Suisse et en Italie où il a pu établir des comparaisons intéressantes entre la gravure qui se fait ici et la gravure contemporaine d’autres pays.Fondateur de la Guilde graphique en 1966, Richard Lacroix a suivi de près l'évolution de la gravure au Québec comme fondateur et dirigeant d’atelier.Toujours impliqué et préoccupé par la diffusion de la gravure québécoise, il ne néglige pas pour autant de poursuivre des recherches techniques personnelles.C’est donc à un débat d’envergure qui promet d’être des plus intéressants que nous convie le service d’animation du Musée d'art contemporain, demain soir à 20 h.3 LEâSlTIER ° umBmii SE LEVE EN RETARD %>Q J Orchestre symphonique de Montréal Campagne de souscription 1976-77 A vous de jouer Universel présente Un spectacle j[| “Je VÉF/ciç^ du 7 fév.au 20 mars, à 20K30 Sem.$3.50 $4.50 $6.50 $7.50 Sam.$4.50 $5.50 $7.50 $8.50 En vente è la P.D.A.et chez Sauvé Frères Direction artistique de Robert Duparc Musique originale de Marie Bernard THÉÂTRE MAISONNEUVE Rens^n^nH: tir midi ,i J1 Hrurv' l’.is île PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 msm.itw."'tHii>n.>ni(iu elevee, toutes taxes incluses, jusqu'à concurrence du montani mentionne ci-dessus.Seules les personnes, sociétés, et coiporations qui auront obteni le document cl appel d'offres directement du bureau sus-indiqui sont admises à soumissionner, I Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l’une quelconque ou toutes les soumissions reçues.l e secrétaire, M.-A.DEMERS /’oui renseignements, tél.(5l4t 285-/7//, poste 1464.I 1 l’actualité économique Le Devoir, mercredi 2 février 1977 • 17 ioronto Pétroles en vedette la^Se TorontT^haUSSe danS Un modéré' h1" à L’indice général a monté de 9.34 et atteint 1,005.94, soit le point le plus eleve depuis le 3 janvier, les quatre plus importants compartiments réalisant des progrès.K Les valeurs pétrolière ont progressé de 14.45 et atteint 1,107.72, les métaux de 1.13 a 1,158.67, les service financiers de 6.53 à 901 28 et les produits industriels de 2.39 à 896.53.Les produits de consommation, le transports et le entreprises de gestion venaient en tête de secteurs à la hausse.Seule le valeurs aurifère ont cede du terrain, avec une perte de 4 34 à 89 33 Selon le analyste, le progrès sont attribuable à la baisse de taux d interet bancaires, qui sont passés de 8.5 à 8 pour cent Le fortes avance reahsee dans le secteur de pétroles et celui de métaux ont ete causées, en partie, par la ferme progresion de même secteurs sur les marches américains.Mardi, on notait 278 titre en avance, 137 en recul et 221 stable contre 159 en hausse, 226 en baisse et 235 inchangés, la veille.’ Alcan a monté de 11-8 à 327, Canada Packers C de 7-8 à $19 Shell Canada de 3-4 a $15 1-8 et Bell Canada de 3-4 à $47 5-8 Par contre Northern Telecom a reculé de 1 à $29, Acklands de 3-4 à $11 3-4 Union Cas A de 1-8 à $9 3-4 et Abitibi Paper de 1-8 à $9 1-2.’ Dans le secteur minier, Placer Development a gagné 5-8 à $10 1-2 Pine Point Mines 1-2 a $32 3-8 et Canada Tungsten Mining 3-8 à $6 7-8.Brunswick Mining and Smelting a fléchi de 1-4 à $5 1-2 et Iron Bav Trust de 1-4 à $5 1-4.1 Parmi les pétroles, Ranger Oil Canada a progressé de 3-4 à $23 1-8 Ram Petroleums de 1-2 à $6 1-4 et Total Petroleum North America de 3-8 a $7 3-4.Universal Cas a cédé 3-8 à $5 3-4 et Pan-Canadian Petroleum 1-8 a $24 3-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Heut Bas Perm.Ch.Industrielles A.G.F.M 500 163 163 163 Abitibi 8201 $93/4 9'/a 9 Va - '/% Abitbi 7Vap 200 $40 Vi 40'4 40'4 + % Acklands 600 $12 11% 11% - % Advocate 100 260 260 260 Afton Mi 2600 $6% 6/ 63/4 + '/% Agnico E 3400 355 355 355 AgraIndA 600 55% 53% 53% - '/4 AhedM 300 190 190 190 Albany 1500 33 31 31 - 2 Alt East G 100 $1614 16/4 Alt Energy 3800 $12Ve 12 12 Va + '/% AltaGas A 19766 $133/4 133% 133% AltaGCp 175 $59Va 59 Va 59 Va - % AltaGEp 1000 $2234 223/4 223/4 + Va AltaGF 3040 $27*% 27Va 273/4 + '/4 AltaG9.76 4880 $273% 27Va 27 Va + Va Alfa Nat 310 $31 31 31 Alcan 40948 $27 26 77 +1'+ AlgoCent z70 $11 Vi 11 11 AlgomaSt 2601 $17'/a 173% 173% AStel p 11200 $27 267/e 27 + Va All-Can B 3300 290 280 290 +20 AllarcoDv 150 $11'/% 11'/% 11'/% + '/% Alminex 1620 $83/4 83/4 83/4 + '/% Am Bonza 3250 $73/4 7 Va 73% - Va AmEagle 11000 5* 51 53 AngCi 265 100 $29 29 29 + 1 Ang CT315 220 $33 33 33 - '/a Aquitaine 1341 $16'/4 16 16>/4 Argosy z 133 15 15 15 Argus Bpr 170 $30 30 30 + 1 Asamera 4800 $123% 12'/4 12 Va + '/% Asbestos 15462 $213/4 21 21% + Va Ashland C 900 $11'/4 1T/4 11'/4 AtcoA 1220 $133/4 133% 13% Auric Res 6000 30 29 30 BC Sugar A 420 $26 253/4 253/4 + '/4 BPCan 3355 $9>/4 9 9'/4 + »/4 Banister C 8400 $133% 123% u'/z +m Bank Mtl 18259 $14'/8 13}% 14 + '/4 Bank N S 6259 $20'4 20 20 - '/4 Bankeno 300 175 175 175 B Cdn Nat 600 $133% 133% 134S + '/% BarEA 100 $30 30 30 Bartaco 100 165 165 165 + 5 Bary Expl 1000 51 51 51 + 1 Beavr E A 100 425 425 425 + 5 Bell Canad 31572 $47}% 47 Va 473% + % Bell Apr z87 $47’/a 47'4 47'4 Bell Bpr z20 $47'/a 47 Va 47Va BellCpr 200 $26'/4 26'4 26'4 + '/4 Bell D pr 1350 $49'/a 49 Va 49'4 + '/4 Bell 2.28 1230 $263% 263% 263% + '/% Belli.80 9650 $203% 20 Va 20 Va + '/4 Bell Can W 88850 360 320 330 +30 BethCop A 220 $12'/a 12 Va 12 Va - '/4 Blg Nama 1500 14'/a 14 Va 14 Va + 2 BlakwodA 300 300 300 300 Ventes Haut Bat Farm.Ch.Block Bros 13850 $5 480 5 + V.Bomac A 2300 330 330 330 —20 Border C 1000 210 206 210 + 4 BovisCor 4800 65 62 63 - 3 Bow Valy 1300 $22% 223% 223% Bralor Res 800 325 320 320 +10 Bramalea 750 $5 Va 53% 53% Brameda 5492 144 140 144 + 7 Brascan A 22784 $12Va 12'/% 12 Va + Va BrscnS'/ap 1800 $253% 25'/4 25'/4 - Va BrendaM 51500 $83/4 8 Va 8 Va + Vâ Bridger 2050 $8 7}% 8 Brlnco 2220 360 355 355 BCFP 1300 $24}% 24 Va 24}% + 3% BC Pack B 200 $21 Va 21 Va 21 Va + Va BC Phone 2170 $13Ve 13 13 BCPh 43% p 125 $50 50 50 + 2 BCPh4.84 300 $133/4 13% 133/4 + Va BCPh 534 p z25 $63'/4 63 V4 63'/4 BCP 7.04 p 300 $20 20 20 + Va BCP 10.16 p 730 $283% 28'/4 28'/4 + Va BruckA 100 250 250 250 Brunswk 2500 $53/4 5 Va 5 Va - Va Budd Auto 100 $5 Va 5 Va 5 Va - '/% BurnsFds 5861 $11 11 11 CC Yachts 100 350 350 350 CAEA 250 $83/4 83% 83/4 + '/% CFCN 1750 $9 Va 9 9'/4 + Va Cad Frv 2600 $9 87/% 87/b Cal Pow A 4713 $33'/4 33 33 Cal P lOp 20 $110 110 110 Cal P 9.75 45 $105 105 105 Cal P 2.36 750 527V« 27% 27%+ % Cam Mine 3000 V'/i 37'/j 37Vi —2'/i Camflo 900 59% 9W 9>/4 - '/S CChibB z50 325 325 325 Camp RL 500 S24 24 24 - % CampauA 800 410 400 410 Can Cem A 1220 $8 7}% 8 + Va CCeCp 5000 $143/4 14 Va 143/4 + 3% CDC pr B 450 S101 1003% 1003% + Va CanMaltA 200 $18 Va 18 Va 18 Va + Va CNorWest 7208 $73/4 7 Va 73% + '/% C PakrsC 500 $19 18% 19 + }% Can Perm 4000 $18 17% 17}% + Va CS Pete 11900 320 310 320 + 5 CanTrustA 2550 $23% 23'/4 23% + % C Trust 7Va 645 $20'/4 19% 20'/4 + 3% CTr w 600 $7 6% 7 + Va C Tung 21300 $67/e 63% 6}% + 3% C Cables/ 3000 $143% 143% 143% CdnCel 920 $67/b 6% 67/% + Va CC Man A 200 $22 22 22 + % C Ex Gas 900 63% 63% CG Invest 600 $18 18 18 C Hldrogas 5600 106 103 105 C Homestd 1750 $63/4 63% 63% C Hydro 2100 S8V4 8>/4 8V4 + Va C Hydro or z25 $12 12 12 montres! Nette progression Les cours ont progressé à la Bourse de Montréal hier à la suite de la baisse du taux d'escompte de la Banque centrale.Le volume des affaires traitées au cours ue la journée s’établissait à 530,099 actions, contre 529,368 lundi.L’indice composé était en hausse de 1.75 et marquait 177.78.Les valeurs industrielles ont monté de 1.73 à 179.04, les services publics de 1.89 à 144.64 et les banques de 1.46 à 227.51.Les papetières ont reculé de 0.95 à 104.86.Mardi, on observait 92 titres en avance, 66 en recul et 39 stables, contre 41 hausses, 76 baisses et 46 stationnaires, lundi.Interprovincial Pipeline A a été le titre le plus transigé dans un volume de 114,000 échanges, clôturant la joumee sur une baisse de 1-4 à $13 1-2.Massval Minpi' Ltd a cédé 1-2 cent à 7 1-2 céhts et 13,000 actions ont changé de main.- Parmi les valeurs pétrolières à la hausse, notons Husky Oil qui a monté de 1-8 à $22, Pacific Petroleums de 1-2 à $28 1-2, Gulf Oil Canada de 1-2 à $26 3-8, Imperial Oil A de 3-8 à $21 3-4, Shell Canada de 5-8 à $15 et Petrofina Canada de 3-8 à $16 3-8.Alcan Aluminium a fait un bond de 1 1-8 et atteint $27, Trans-Canada Pipelines a monté de 1-4 à $13, Bell Canada de 3-4 à $47 3-4, Noranda A de 1-4 à $31 et Brascan A de 3-8 à $12 3-8.Interprovincial Pipeline A a rétrogradé de 1-4 à $13 1-2 et Domtar Ltd de 1-4 à $15 1-8.Dans la spéculation, Dumont Nickel Corp.a gagné 11-2 cent pour atteindre 12 cents et 10,500 actions ont été brassées.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Baa l Ferm.Ch.Ventes Haut Bat Ferm.Ch.Abitibi 1650 $93/4 9 Va 9'/a - Va BP Can 300 $9 9 9 — '/% Alta East g 100 $16'/4 16'/4 I6V4 +2 Brcan a 7397 $123% 12'/% 123% + 3% Alta Gas T 1425 $13% 133% 133% Brcan Pr d 1100 $25'/4 25'/4 25'/4 — Va Alcan 21815 $26}% 26 26}% +1Vi BC Phone 900 $13'/4 12% 12% Algoma St 212 $17’/4 17'/4 17'/4 - Va Cablecast 200 $5% 5 Va 5'/a Alg a 1000 $27 27 27+3% Cal P a 1550 $33'/4 33 33 + '/% Aquitaine 3900 $16 V» 16 Va 16'/4 + Va Cal P 10 95 $110 110 110 Asbestos 400 $21>/4 21'/4 21'/4 - Va Cal P236 2400 $273% 27 Va 27'/a + '/% Astral 200 110 110 110 Camp a 600 410 405 405 +5 Banister 100 $133% 133% 133% +1 CCemL a 1543 $8 73% 8 + Va Bank Mtl 6876 $14 14 14 + V% Can Devlp 30 $1003% 1003% 1003% + 3%, Bank NS 2450 $20'/4 20 20 - '/1 Can Perm 200 $17}% 17}% 17}% + '/%' Banq CN 1922 $133% 13 Va 133% + '/% C P un 1836 $9 9 9 Bq Pv Can 1000 $13'/4 13 13 - Va C Found 200 265 265 265 + 15 Bbc R u 200 $15 15 15 +1'/4 C Hydro 150 $8'/% 8'/% 8'/% — '/% Bell Canad 22118 $47% 47’/a 47% + % C lmp Bank 860 $253% 25'/4 253% + 3% Bell E pr 200 $263% 263% 263% + '/% C Int Pw 3090 $173% 17'/% 17'/% — '/% Bell wt 25800 355 320 330 +31 CP Inv 675 $19 183% 183% — Va BM RT u 592 $147/% 14}% 147/% + Va C Utll 100 $14 14 14 BM RT w 1200 249 249 249 +17 Canron 1000 $2'/% 21}% VaVa'/b + '/% fonds mutuels AGF Group Amer Grwth 4.69 CdnGsEay 13.86 Cdn Sec Gtb 4.77 dn Trusteed 4.66 Corp Invest 5.30 Corp Inv Stk 4.68 Gwth Equity 6.00 Japon 9.43 nMoneyMkt 10.00 Spécial 3.24 All Canadian Gr /Compound 5.67 /Dividend 6.12 yNorthn Efly3.61 /Revenu Gtn 3.65 /Venture 3.44 /4000 3.65 Cambridge Gr Intl Energy 2.47 Inti Growth 4.51 Intllncome 3.38 Nat Res Gth 3.64 Unlvest 4.77 Growth 6.16 Calvin Bullock Gr Acrofund 1.18 CIF 4.08 Clag Inv Grp n/Co-opera 9.81 n/Ldmk GF 9.93 Eaton Group Commwth 15.28 Growth 962 Income 4.70 Internatnl 8.05 Leverage 4.25 Venture 3.88 Viking 4.79 Guardfan Gr Enterprise .82 GIS Comp 9.41 GIS Income 2.79 /GrwthFund9.03 North Amer 3.50 Mutual Acu 5.30 Mutual Inc 4.43 Sec Income 9.59 World Equity 5.77 Investors Group /Growth 10.64 /Internatnl 5.80 /Japan 10.03 /Mortgage 4,90 /Mutual 5.04 yRetlremnt 5.32 yProvIdt Mu 6.62 yProvIdt Stk 4.80 Planned Investor Canada Cum 5.51 Canada Grth 6 85 i Id Resourcs4.2! Pld Sec Inc 5.24 Taurus 5.25 Prat et Revenu Gr American 9.48 Canadien 6.09 Fnds H 4.96 Retraite 6.37 Provost Mut 6 33 Prudential Gr Growth 5.27 Income 5.31 Savings Invest Gr American 9.48 Canadian 609 H Fund 4.96 Retiremnt 6.37 Scotlafund .85 Scotlafd Mtg 1.03 Unltad Bond Shr /Ro/Fund 5.78 /Ro/Fnd Inc 5.15 Unltad Group /Accumula 3.88 /Accumul R 4.03 /American 1.37 yCont Mortg 5.13 /Horizon 2.26 /Security 4.74 /Venture 2.57 /Venture et 3.97 /Special 4.15 Vanguard 5.74 Western Grth 4.79 Universal Gr Save Equity 8.24 Save Income 5.36 Non Members Assoc Inv 5/18 /Beaubran 4.0 Bolton Tremblay nEquIty 5.39 nylncome 10.29 Cdn S Ate Gd 3.02 Canagex Gr /Bond Fund Internatnl /Mortgage Capital Grth xCnase 9 47 9 36 7 84 10.17 9 58 6.32 Des|ardlns Gr /Canadian yH/potheq /Internatnl yObllgatns /Quebec /PEP n/Spec Dixon, Krog 7.00 4.32 7 52 5 16 3 48 1.97 4 67 5.52 Dreyfus Group Inc 12.01 Internatnl 13.98 yDomlnComp6.29 nExecutv Can 5.97 nExecutv Inti 1.48 xFId Trend 21.59 nHarvard 6.62 Heritage 1.91 Industrial Gr Indust Amer 2.51 INDUSTDIv 6.19 Indust Eq 5.51 Indust Gth 16.08 Indst Incom 10.31 Indust Pens 21.84 ITCO 484 Keystone Gr Cus K-2 Cus S-l Cus S-4 Polaris xLex Rsrch xManhatn /Maritime Eq 2.48 Marlborough 4.88 5 13 18.20 3.74 3.28 15.08 2.59 Natrusco NW Group Canadian Equity Growth 12.64 4.41 6 56 4.97 Growth xOne Wm St 13.81 xOppenhmr 6.31 Pemberton Gr nPadtlc Dlv 5.12 nPadflc Inc 2.77 nPadtlc Res 2.71 nPadtlc Ret 4.47 nPadtlc US 4.32 PHN Broup /Bond 11.29 /Canadian 7.08 Fund 14.16 /Pooled 27.4! n/RRSP 11.15 PM F Managmnt nPenlon Mu 6.33 nXanadu Fd 3 87 Principal Gr Collective 6.07 Growth 4.13 Venture 3.07 nPutnam 10.41 Sterling Group Equity 5.49 /Mortgage 5.09 xTech 7.31 Temple Gth 12.53 Trans Canada Gr /A yC 5.07 10.70 Cl BkCorn 14159 $25% 25 25* + % CIL 507 $ll'4 11% 1IW + Vk Cl Powr A 2833 $17V% 17% im CLI Pete 3000 36 34 35 - 3 C Manoir A 500 425 425 425 C Merrill 800 $13 13 13 CNat R 500 375 375 375 -1 15 C Ocdental 1521 $16'/4 16/4 39 39'/4 + Va C Ullties 2325 $14'/% 14 14% + ’A CU 10V» 600 $28% 28'/a 28’/% - % CUtlIw 100 $5 5 5 +10 C Vickers 100 $19 19 19 - % CandelOil 357 $11% 11% 11% + % Canray 7860 135 129 129 - 6 Canra/rt 20275 7 6 7 Canron 8960 $22 21% 22 + % Capit Dlv 1000 22 20 22 + 2 Cara 500 $6’/4 %% 6'/4 + % CarlOK Z40 280 280 280 CarlAp 450 $23 22'/% 23 + 1 Carma A z35 $6'/% 6'/% 6% Carrier JD 350 136 131 131 - 5 Casslar 700 $6'/4 6'/% 6'/4 + % Celanese 925 315 315 315 Charter Ol 500 325 325 325 ChieftanD 4817 $11% 11’/% 11% + % Chieftain p 330 $54 53% 54 + % Chrysler 5626 $21% 21% 21'/4 Cit/SavT 100 $19 19 19 C S 10+» 1100 $11 11 11 Claiborne 500 50 50 50 +10 Coch-Dun zlOO $7 6% 7 Cockfield 400 270 270 270 15 Coles Book 1100 $9% 9'/4 9% + % Cominco 2515 $37% 37% 37% + % ComincoA 4000 $28 27% 28 + % Corn Cap 825 375 370 375 + 5 C Holiday 1 200 395 395 395 - 5 Conlagas 1000 70 68 68 - 2 Con Bath A 808 $27% 27% 27% - % ConBathp 300 $17% 17% 17% Con B Idg 1100 245 238 238 - 2 Con Fard/ 2500 315 300 315 +10 C Durham 1000 67 67 67 + 1 C Morlsn 8900 165 157 158 - 7 C Rexspar 1000 no 110 110 - 2 Con Distrb 10700 345 340 345 ConsGas 20945 $14% 14>/4 14% + Va Con Gas B z62 $61 61 61 Con Gas D 500 $23’/4 23’/4 23’/4 + Va Control F 100 260 260 260 Cooper C 500 $5 5 5 + 5 Cop Fields 1600 190 186 190 Corby vt 450 $18'/a 18 Va 18’/% - Va Corby B 300 $17'/2 17'/% 17 Va + 1 Cornât Ind 3150 490 485 490 + 5 Coseka R 12700 485 475 480 + 5 CostainR 500 $8% 8'/4 8% + % Craigmt 2650 $6 6 6 + % Crain R L 100 $9 9 9 Crestbrk 1585 400 375 385 - 15 Crwn Life z20 $43 43 43 Crwn Trst 100 $20'/% 20'/a 20 Va - Va C Zelrba A 350 $18’/4 17% 18’/4 + % CrowNest 100 $40 40 40 +1’/% Crush Intl 300 $77/a 7% 7% - % Cuvier M 5091 73 72 73 + 3 Cyprus 2300 $11% 11 11% - Ve DRGLtdA 200 495 495 495 +15 Daon Dev 1500 $9% 9% 9% + Va Daon A 900 $6% 6% 6% + Ve D Aragon 4500 20 Va 20 20 Va - Va Datline 400 425 425 425 DebhldBp Z100 $62'/a 60% 62 Va Decca R 1800 $7% 7'/a 7 Va + % D Eldona 1000 58 58 58 + 2 Denison 2074 $53'/% 53'/4 53 Va + % DistTrA 500 $5'/% 5 Va 5 Va + Va Doman 1 3430 $5'/4 5 Va 5’/4 + % Dome 770 $45 44% 45 Dome Pete 2975 $40% 40 40 V4 + % D Bridge 2000 $18 18 18 - % DCitrsA 200 $6% 6% 63/4 D Expier 3100 15 Va 15 Va 15 Va Dofasco A 2250 $25'/a 25% 25 Va + % DofascoB 300 $25% 25% 25% Dom Store z25 $15'/% 15 Va 15 Va D Textie A 2250 $7 Va 7% 7 Va + Va Domtar 16525 $15'/a 15 Va 15 Va - Va DonleeM 200 $9 Va 9% 9% Dover Ind 100 $38 38 38 Dunde Pal 3295 51 47 47 - 6 Dunraie z600 2 Va 2 Va 2Va Du Pont 1360 $12'/a 12'/4 12 Va Dylex L A 9000 $6}% 6% 63/4 - % E-LFin 800 $6>/4 6'/4 6’/4 E-L Fin w 1500 56 56 56 + 1 EastSul A 2000 98 97 97 + 2 Estn Prov 4000 225 225 225 - 15 ElectroA 1700 300 295 295 - 5 Emco 1500 $57/a 5% 5% - % Extndcar 450 $6% 6% 6% Falcon C 8403 $6% 6% 6 Va Falcon 3311 $36% 36 Va 36 Va Fed Ind A 1625 $5'/4 5'/4 5’/4 Fed Pion 200 $25 Va 25 Va 25 Va + % Fidelity Tr 455 315 315 315 +15 FieldsS 3200 $9 Va 9 9 Finning T 3200 $12 12 12 F Mar 1130 46 46 46 - 4 FoodcrpLt 850 375 375 375 Foodex S 9945 $6 Va 5% 6 Va + % CP Ltd 4810 $16% 16% 16% + Va Caréna B 100 $8 8 8 Cari Ok 4325 295 292 295 +3 Celanese 800 315 310 315 Chieftain 2900 $11 Va 11% 11% Chrysler 1404 $21% 21% 21% + Va Cominco 7100 $37% 37% 37% + % Cominco a 1000 $28 28 28 + Va Comodor 4900 $6'/4 6 6 Va - % Con Bath 635 $27* 27’/» 27- % Con Gas 3780 $14% 14'/4 14% + Va Daon a 200 $6% 6% 6% Dom Store 1000 $15’/4 15’/4 15'/4 D Tex a 1350 $7 Va 7 Va 7'/4 Domtar 7265 $15'/% 15% 15 Va - Va Donohue Pr 600 $15'/a 15 Va 15% Du Pont 862 $12'/a 12’/4 12% - Va Dylex 2000 $6% 6% 6% + % E Pr Air a 100 $5 5 5 Fal Nck 402 $36% 36% 36% + % Gaz Metr 1710 $6 57/a 6 + % enstar L 300 $22% 22% 22% + % GL Paper 525 S28V6 28W 2Ve ~2
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