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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 7 février 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-02-07, Collections de BAnQ.

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* *mk ee V Lf bALDAQUIK Le Restaurant disco-club par excellence en ville 424 samt-françois-xavier ieux montréal 849-4249 Ensoleillé et froid Montréal, lundi 7 février 1977 Ferie 25 CENTS Selon sa déposition faite à la police après l’accident M.Lévesque n’a pu éviter le corps inerte par Guy Deshaies La police de la Communauté urbaine de Montréal n'a retenu aucune accusation contre le premier ministre René Lévesque par suite de l’accident qui lui est advenu dans la nuit de samedi à dimanche, alors que la voiture qu’il conduisait a heurté un homme gisant sur la chaussée à l’angle des chemins McDougall et Côte-des-Neiges.Etant donné la mort de l’infortunée vie- Les partielles time, M.Edgar Trottier, 62 ans, d'adresse inconnue, le coroner Maurice Laniel a fait savoir qu’il traiterait cette affaire selon les procédures ordinaires et qu’il déciderait à la lumière des rapports ae police s’il y a lieu d’instituer une enquête.M.Lévesque avait passé la soirée et une partie de la nuit en compagnie d’une vingtaine de personnes à la residence de M.Yves Micnaud où se trouvait notamment son conseiller M.Jean-Roch Boivin.M.Michaud a précisé au DEVOIR que le premier ministre a surtout bu du café; les policiers mandés sur les lieux ont du reste déclaré qu'à aucun moment il n'avait été question de soumettre M.Lévesque au test de l’ivressomètre.Le premier ministre était accompagné de sa secrétaire, Mlle Corinne Côte, et il conduisait l'auto de cette dernière, une Ford 1973 de couleur brune.A l'endroit de l’accident, c’est-à-dire sur Côte-des-Neiges à une centaine de pieds de l’avenue Cedar, M.Lévesque, qui habite un appartement sur l'avenue des Pins, près du General Hospital, se trouvait tout près de chez lui.Il a regagné son domicile après avoir signé sa deposition au poste 10 de la police, angle Maisonneuve et Saint-Mathieu, en meme temps que le seul témoin de l'accident, un certain George Wilson.Ce dernier a déclaré à la police qu’il avait arrêté son auto sur le bord de la chaussée vers 4 h 15 après avoir aperçu le corps d'un homme étendu sur la chaussée très glissante.M.Wilson a raconté qu'il s'était posté alors au milieu de la rue pour arrêté les voitures dans le but de porter secours à l'inconnu dont on ignore du reste s'il était déjà décédé.Comment cette malheureuse victime se trouvait-elle ainsi sur la chaussée où M.Wilson l a trouvée?On ne peut, pour l'instant, que conjecturer: ou bien cet homme avait été renverse quelques instants plus tôt par un autre venicule dont le chauffeur aurait pris la fuite; ou bien, en proie Un test pour mon leadership (Trudeau) par François Barbeau Les élections partielles qui se tiendront à une date encore indéterminée dans cinq circonscriptions fédérales du Québec ne peuvent etre considérées d’ores et déjà comme un mini-référendum sur l’indépendance du Québec, mais plutôt comme un test du leadership du premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau.C’est l’avis même de M.Trudeau, comme il l’a souligné hier après-midi lors d'une entrevue diffusée sur les ondes du réseau radiophonique Télémédia.Un référendum, a expliqué M.Tru- deau, doit mettre en opposition deux partis diamétralement opposés: un qui préconise la séparation, l’autre le tout canadien.“Or, dans des élections partielles il n’y a aucune des parties, que je sache, qui va préconiser la séparation.” ‘Si on gagne les élections très facilement, a poursuivi M.Trudeau, ça renforcera certainement mon leadership à l’intérieur du parti libéral.Si on devait les perdre, et les perdre mal, certainement que, même dans mon parti, les gens se poseraient des questions.Est-ce que Trudeau c’est vraiment l’homme qu’il faut pour diriger le parti libéral?” Le premier ministre, s’il n'entrevoit pas ces élections comme un référendum, n'en pense pas moins que le référendum doit se faire le plus rapidement possible, comme il Ta déjà dit a plusieurs reprises.Et il sera important, lors de cette consultation populaire, de poser une question claire, et non une question hypothétique.Cette question claire, pour M.Trudeau, pourrait être formulée de cette façon: “Est-ce que le Québec devra, oui ou non, faire partie du Canada?” ou encore “Est-ce que le Québec devra, oui ou non, être un pays indépendant?” Le premier ministre est allé plus loin encore, en indiquant qu advenant une réponse négative à l'indépendance, il y aura ensuite négociations pour déterminer quelle sorte de relations pourraient exister par la suite entre le Québec et le reste du Canada.“Plus la question est claire, et plus elle est rapide, mieux elle est.Voulez-vous être dans le Canada oui ou non?Si on dit oui, bon, bien, négocions quel sorte de Canada ça doit être '' Un peu plus loin dans l'entrevue, M.Trudeau est revenu sur cette hypothèse de négociations post-référendum, en quelque sorte, en soulignant que d'ici le référendum, et même après, il faudrait “qu’il y ait beaucoup de gens qui, ouvertement, disent ce qu'ils veulent dans un Canada rénové”.Malgré son scepticisme sur Ta possibilité d'etre un Canada sans avoir un gouvernement central fort ou relativement fort ", M.Trudeau a dit à plusieurs reprises qu'il était “même prêt à recommencer a zéro si d'autres ont de meilleures idées”.Mais, a-t-il souligné, les francophones, surtout ceux du Québec, n'ont rien à gagner avec l'indépendance, “Ils n'auront pas plus de force que celle de leur terri-Voir page 6: Trudeau Indira Gandhi rate sa rentrée électorale * * NEW DELHI 'd’après AFP, AP et Reuter) — Alors que, la veille, Mme Indira Gandhi se faisait chahuter lors du lancement de sa campagne, quelque 200,000 personnes ont acclamé hier les leaders de l'opposition, qui a ainsi marqué un point face au parti du Congrès au pouvoir.La réunion d'hier, organisée par le parti Janata, qui regroupe cinq partis de Top-position, se tenait au même endroit que celle de Mme Gandhi la veille, à Ramlila Ground aux portes d'Old Delhi, là où le §ü! ¦ “J’ai parlé tellement longtemps que j’avais besoin de me taire”, déclare Mme Lise Payette dans une longue entrevue qu'elle vient d’accorder à Renée Rowan et qui sera publiée demain dans LE DEVOIR.Ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, Mme Payette rompt le silence, d’abord pour expliquer à notre consoeur qu'elle préfère le travail discret aux bavardages et qu’il faut cesser de voir en elle l'animatrice de “Appelez-moi Lise”; ensuite pour exposer les grandes orientations de ses projets en matière de consommation, de garderies, de condition féminine.Elle nous parle aussi de l’avortement, de la querelle Cooprix-IPIC, le divorce et la pension alimentaire et, bien sûr, la place des femmes à l’Assemblée nationale.Mardi dans LE DEVOIR.Mahatma Gandhi s’était adressé aux foules de la capitale.Le service d’ordre — policiers armés de fusils et de bâtons, police montée — était aussi impressionnant que samedi mais l’atmosphère était complètement différente.Samedi, la foule était houleuse et les participants étaient visiblement impatients en raison de la longueur des discours.Hier, l’enthousiasme régnait dans les rangs de l’opposition.Deux vétérans de la politique indienne ont pris la parole: MM.Jagjivan, Ram, 69 ans, qui a démissionné mercredi avec éclat du gouvernement et du parti du Congrès, et Jayavrakash Na-rayan, 75 ans, vieux combattant nationaliste, disciple du mahatma Gandhi.Les prochaines élections, du 16 au 20 mars, pour le renouvellement du Lok Sabha (Chambre basse) seront capitales pour l’avenir du pays, ont souligné les dirigeants de l’opposition.Elles ne décideront pas de l’avenir d’un parti, mais elles détermineront “si vous voulez la liberté ou l’esclavage”, a déclaré en substance M.Narayan, visiblement fatigué, à la foule qui l’avait acclamé.Le vieux leader nationaliste a critiqué à plusieurs reprises Mme Indira Gandhi pour avoir imposé l'état d’urgence il y a 19 mois.Il a notamment reproché au premier ministre d’être “assoiffé de pouvoir”.“Elle ne veut à aucun prix quitter le pouvoir”, a-t-il affirmé.M.Narayan a souligné que de nombreuses personnes avaient été incarcérées et que des “atrocités” avaient été commises en prison, depuis la proclamation de l’état d’urgence.De son côté, M.Jagjivan Ram a déclaré que le poste de chef de gouvernement ne pouvait pas rester le monopole d’une famille.Il faisait de toute évidence allusion au fait que Mme Gandhi au pouvoir depuis janvier 1966, était la fille de Jawaharlal Nehru, décédé en 1964, et qu’elle avait remplacé M.Lai Bahadur Shastri au poste de premier ministre.L'ancien ministre de l’Agriculture a en outre fait implicitement référence sans le nommer à M.Sanjay Gandhi, fils du cadet de Mme Gandhi et à son ascension politique.Il a reproché au gouvernement d’utiliser la radio et la télévision en faveur du parti du Congrès.Répondant aux critiques de Mme Gandhi concernant sa soudaine démission du gouvernement et du Congrès, M.Ram a dit en substance: Si j’avais démissionné avant l’annonce le 18 janvier des prochaines élections, il n’y aurait pas eu d’élections maintenant.D’autre orateurs, venus de différentes régions et représentant des idéologies diverses, ont pris la parole: ils ont tous développé le tnème selon lequel la consultation du mois prochain permettra aux Indiens de trancher entre la “dictature et la démocratie”.La manifestation a été interprétée comme un succès symbolique de l’opposition.Elle regroupait deux fois plus de Voir page 6: Gandhi ! u V*.Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, était l’invité des organisateurs du Carnaval de Québec au cours du week-end.Accompagné de sa fille Nancy, à gauche, et de sa femme.Kathleen, le premier ministre ontarien s est imbibé de l'atmosphère carnavalesque en déambulant dans la rue du carnaval.(Téléphoto CP) Rhodésie: 51 des 400 élèves enlevés acceptent de rentrer SALISBURY (d'après Reuter et AFP) — Les parents des 400 enfants rhodésiens noirs emmenés au Botswana il y a plus d'une semaine, n'ont pu convaincre que 51 d’entre eux de regagner leur domicile et de renoncer à lutter avec la guérilla contre le gouvernement blanc de M.lan Smith.La plupart de ceux qui sont revenus en autobus avec leurs parents sont des filles âgées de 13 à 16 ans.Vingt-six garçons sont rentrés disant qu’ils s étaient échappés et, selon les autorités du Botswana, deux jeunes gens seraient repartis samedi pour la Rhodésie.Au total, 331 enfants sont toujours au Botswana.Ils devraient maintenant se rendre en Zambie pour être formés militairement dans des camps.La majorité des mères, souvent en pleurs, et des pères, souvent en colère ou en proie au désarroi, sont donc remontés seuls dans les huits autocars.Afin de leur permettre de gagner Francistown à une trentaine de kilomètres de la frontière, le gouvernement de Salisbury avait dû pro- mettre de payer un péage de 300 pulas ($300).Résumant leur sentiment, M.Samson Kare, un employé de Bulawayo, déclare: “Je ne pense pas que nous reverrons jamais notre fille Listanelo (17 ans).Je pensais vraiment qu elle rentrerait.Mais elle est très heureuse.Je ne sais pas pourquoi.” M.Timothy Sithole, les bras autour de ses deux filles, affirme que son fils de 16 ans a décidé de rester parce qu’il avait Voir page 6: Rhodésie à un malaise, il se serait effondré là en voulant traverser la rue.On ne le sait pas.On ne pouvait pas non plus établir nier soir si cet homme vivait encore lorsque M.Wilson a fait la dramatique découverte M.Lévesque a expliqué qu'en apercevant un homme gesticulant au milieu de la chaussée, il avait bifurqué sur la gauche et n’avait pu par la suite éviter l'homme dont le cadavre a été trainé sur une dis-Voir page 6: Levesque ^ au sommaire ¦ Une étape-clé pour M.Trudeau et le PQ: un éditorial de Claude Ryan — page 4 ¦ La rencontre Lévesque-Davis met en lumière le rôle de l’Ontario dans la confédération — page 5 ¦ Washington riposte en expulsant un journaliste soviétique — page 8 ¦ Une femme enceinte doit bien manger et cesser de fumer _ page i j U UQAM se rend à l’exigence duSPUQ par Louis-Gilles Francoeur Dans un geste surprise, la direction de l’Université du Québec a autorisé hier sa constituante montréalaise à accepter intégralement la dernière exigence syndicale des professeurs, qui réclamaient le maintien sans modification des pouvoirs dévolus jusqu'ici à la Commission des études.Vendredi soir, les enseignants acceptaient l’ensemble des propositions patronales mais à 18%, ils refusaient de rentrer au travail s’ils n'obtenaient pas gain de cause à propos de la commission des études.‘C'est en considérant tout particulièrement la situation de ses 14,000 étudiants privés de cours depuis 16 semaines que Î UQAM a pris cette décision qui fait suite à une réunion spéciale de l'Assemblée des gouverneurs de l’Université du Québec, tenue hier à Québec”, a précisé le porte-parole patronal, M.Marcel-Aimé Gagnon.M.Gagnon a ajouté que la proposition de règlement avait été faite par le président de l'université, M.Robert Després, à qui le syndicat a reproché jusgu’ici ses efforts en vue de “centraliser’^ les constituantes et leur administration.L’assemblée des gouverneurs a déploré les difficultés faites par le syndicat à propos de “Tinterprétation” du texte soumis par les conciliateurs sur la commission des études.Ceux-ci avaient suggéré d’inscrire dans la future convention l’ancien texte décrivant les pouvoirs de la commission.Ils avaient toutefois ajouté une petite phrase “sous réserve des droits dévolus aux parties”, qui autorisait l’administration, selon le syndicat, à modifier l'équilibre entre les parties au sein de la commission en ayant recours à son pouvoir de réglementation.Faisant disparaître cette “difficulté aléatoire”, l’assemblée des gouverneurs a finalement autorisé l'administration de TUQAM à geler en quelque sorte son propre pouvoir de réglementation en s'engageant pour une période de trois ans à maintenir les pouvoirs antérieurs de sa commission.L’assemblée des gouverneurs se croit justifiée de proposer une telle voie d’exception pour le règlement du présent conflit, au moment où le gouvernement annonce qu'il doit amorcer une étude sur l’ensemble des universités au Québec.De plus, elle croit que le gouvernement devrait aborder notamment l’évaluation de la Loi de l’Université du Québec dans le cadre général de cette étude”, a précisé le porte-parole patronal.Voir page 6: UQAM 1TJ T T 1 [ TIRAGE: 184 4fév.1977 7 I T 3! T 7 7 GAGNE $50.000 3 7 7 7 3 6 2 GAGNE $ 5.000 11= *1 14 >1 1 C BILLETS SE 1 G7ftd7Ci 1**1?$1 ?^7 0^n I ¦O TERMINANT PAR 3 JL 9 7 8 GAGNENT 41.000 4 y BILLETS SE 1 f TERMINANT PAR j.J5 3 6 2 GAGNENT 41.000 N IM L billets vendus gagnants en pnx | 1670 terminant par £ £ £ GAGNENT 450 1 1C70 billets se 1 U f J TERMINANT PAR £ £ £ GAGNENT *50 2 9 _ 4 2 9 T GAGNE $250,000 7 7 7 7 7 7 7 GAGNE $25,000 7 7 7 7 3 7 7 GAGNE 55,000 16 BILLETS SE TERMINANT PAR 9 4 2 9 5 GAGNENT $1,000 4 O BILLETS SE 1 éL TERMINANT PAR 0 3 3 4 8 GAGNENT 41.000 -f ¦» BILLETS SE 1 f TERMINANT PAR 5.JL 3 0 8 GAGNENT *1,000 BILLETS SE TERMINANT PAR £ £ J5 GAGNENT $50 1 1 C7C BILLETS SE ¦ U fO TERMINANT PAR £ £ £ GAGNENT $50 1 1 ftfiû billets SE 1 IOfK> TERMINANT PAR £ £ £ GAGNENT *50 T T 7 7 7 7 7 GAGNE $100,000 7 7 7 7 7 7 7 GAGNE $25.000 7 7 7 7 7 7 7 GAGNE *5.000 I 14 BILLETS SE TERMINANT PAR 2 ** 1 7 4 7 GAGNENT $1,000 1C BILLETS SE 10 TERMINANT PAR 9 T i 6 5 GAGNENT $1.000 1 C BILLETS SE 1 3 TERMINANT PAR 2 JL 1 8 9 GAGNENT *1.000 BILLETS SE TERMINANT PAR mm 7 4 7 GAGNENT $50 1 1 con BILLETS se 1UOU terminant par i £ 5 GAGNENT $Ç0 1 1C71 bolets se lOf 1 TERMINANT PAR 1 8 9 GAGNENT *50 1 1 I t 2 • Le Devoir, lundi 7 février 1977 ANNONCES CUSSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Chaque parution coûte $2.00.maximum 25 mots • Tout mot adtftttonnot coûte 0.0S chacun • L’heure6e tombée .ll.30a.nv pour lelendeman AMEUBLEMENTS A VENDRE SALON en cuir, salle à manger en teck, chambre complète en bois de rose Demandons: S3,900 usagés 4 mois seulement.Tél: 336-6580 14-2-77 VENDS cause départ, mobilier 3'/*, usage 3 mois, excellente condition: chan.bre, salon, dînette, vaisselle, p.antes.TV, rideaux, tapis, accessoires Possibilité sous-location.Tél: 334-0535 soir 8-2-77 MEUBLES NON PEINTS: Vendons et fabriquons.Vaste choix (commodes, bureaux doubles et triples, bibliothè- , que, mobiliers de cuisine, etc.) Avons aussi matelas toutes grandeurs à prix d'aubaine.207 Beaubien Est.Tél' 276-9067 ou 790 Atwater, 935-6716 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Création d’une Corporation de l’énergie des Maritimes OTTAWA (PC) - Le Fédéral et les Maritimes devraient annoncer aujourd'hui à Ottawa la création d'une Corporation de l'énergie des Maritimes, a-t-on appris de sources gouvernementales au cours du week-end.Une des principales tâches de la corporation sera de prendre des mesures pour améliorer la production et la distribution de l’énergie électrique en Nouvelle-Ecosse, dans le Nouveau-Brunswick et à ITle du Prince Edouard.L’annonce officielle de l’accord de principe sur la formation de la nouvelle corporation sera faite au cours d'une réunion du Conseil des premiers ministres des Maritimes.Cette corporation pourrait entraîner certaines dépenses de la part du gouvernement fédéral.C’est le ministre fédéral de l'Energie.M.Alastair Gilles-pie, qui a insisté auprès des trois provinces pour qu'elles prennent des mesures conjointes au sujet de la production de l'énergie électrique, faisant valoir qu’il n’était pas rentable, économiquement, pour chacune d'elles d'agir séparément.Deux des provinces maritimes — la Nouvelle-Ecosse et ITle du Prince Edouard subissent actuellement les coûts les plus élevés du pays pour la production de lenergie électrique.Elles sont en grande partie tributaires de stations thermiques mues à l’huire.Des sources fédérales affirment que la nouvelle corpora- tion assurera "une exploitation maximale des moyens de production et de distribution du courant électrique disponibles dans la région.De l’avis de deux sources, Ottawa décidera plus tard s'il va prendre une part dans la nouvelle corporation.Au début, les trois provinces commenceront par mettre en commun leurs installations électriques.En plus du rôle primordial qu’elle jouera dans la production et la distribution de l'énergie électrique dans la région, la corporation aura mandat de représenter les trois provinces dans les négociations avec les fournisseurs extérieurs de l'énergie électrique, tels que le Québec et Terre-Neuve.Québec fera valoir à Ottawa ses droits sur les pêcheries GASPE (PC) — Le gouvernement du Québec fera savoir bientôt à l’administration fédérale qu'il possède des droits de juridiction sur les pêcheries et qu’il a bien l’intention d’utiliser pleinement sa compétence, a déclaré hier devant l’Association du Parti québécois de Gaspé, Mlle Denise Leblanc, député des Iles-de-la-Madeleine et adjoint parlementaire à l’Industrie et Commerce.Selon elle, les problèmes de juridiction entre Québec et Ottawa font que les pêcheurs et les producteurs “sont les otages de politiques fédérales qui, par dessein ou autrement, favorisent les provinces maritimes au détriment du Québec." Mlle Leblanc a rappelé qu’en 1922, le gouvernement québécois a pris en charge, par une entente avec Ottawa, Pe dans les eaux du Quebec, mais que le fédéral a tenu à ce que le texte de cette entente reste évasif “parce qu’il y trouvait son intérêt.” 11 va falloir, a poursuivi le député péquiste, que le Québec fasse une demande formelle au gouvernement fédéral afin que soit reconnu le principe du contingentement par province dans le golfe du Saint-Laurent.Ce contingentement pourra être déterminé à partir des pêches historiques ûe chacune des provinces dans le golfe.Cette mesure aurait pour effet de préserver la part québécoise du contingent canadien annuellement prévue dans le golfe, éliminant ainsi le handicap d’une saison de pêche très tardive causée par la présence de glace, a expliqué Mlle Leblanc.Elle a ajouté que le Québec n’a jamais officiellement demandé une telle répartition par province de la ressource du golfe et, à l’occasion d'une rencontre prochaine avec le ministre fédéral des Pêcheries, M.Roméo Leblanc, Mlle Leblanc abordera la question.Dans ce contexte, a-t-elle dit, nous sommes tout disposés à redéfinir les champs respectifs des activités de pêche dans le golfe Saint-Laurent à la condition que le respect de la juridiction québécoise sur ses pêcheries soit reconnu comme un principe immuable.Il faudra également prévoir des négociations avec le gouvernement central sur le partage des ressources dans la zone économique de 200 milles que le Canada vient de décréter.POUR ACHETER OU VENDRE UNE PROPRIÉTÉ MAURKI GOULET 526-6655 CONSULTEZ NOS SPÉCIALISTES nnükijj?JOSAPHAT GOULET OUVERT LE DIMANCHE 3130 est Sherbrooke REPENTIGNY: Bungalow ’74, 6 pièces, entrée split, chauffage électrique, tous les planchers en marqueterie de chêne.Sous-sol fini, salle de jeux avec foyer.2 chambres.Toilette plus douche.M.L.S.Lauzon: 526-6655.Filière 1-7584.LACHENAIE: bungalow neuf, 24’ x 42’, S'z, foyer Franklin.Occupation immédiate.À voir.C.Goupil: 526-6655 ou 471-8304.Filière 1-7621.HONORÉ BEAUGRAND: bungalow 5'z, abri d’auto, près métra Comptant 7,000.Filière 7632.Coulombe: 526-6655.POUR PLACER VOTRE MAISON ICI, APPELEZ 526-665!) OTTERBURN PARK: bungalow, 7 pièces, foyer, garage, piscine hors terre, grand terrain paysagé.Prix: $38,000.M.L.S.Mayer 526-6655.ROSEMONT: Propriété de 15 ans, revenu $101,323.28 appartements, 4 locaux commerciaux, hypothèque $435,000.à 11,2% terme 1981.Comptant: $50,000.Filière I-7440.Gauthier 526-6655.LACHENAIE: Split-level, 1973, 28' x 60’, brique et aluminium.Beau grand terrain 11,528 pi.ca.Garage double.C.Goupil: 526-6655 ou 471-8304.Filière 1-7619.DESJARDINS: 5 logements 1 x 6, 4 x 4, semi-détaché, près du métro.Revenu $4,860.Comptant: $8,000.Filière 1-7426.Cousineau: 526-6655.ST-MICHEL: Duplex 2 x 4'?avec sous-sol, terrain paysagé.Comptant: $7,000.Mayer: 526-6655.M.L.S.Filière 1-7578.TÊTRAUVILLE: Triplex, bien situé, grand terrain, bon revenu.Tardif: 526-6655.Exclusif.CARRIÈRE EN IMMEUBLE Joi|MZ «on t mi Ms plis prifris-si«M cmpi|iiu cinidiMM Irn-OiSIS l npinsioi Ml mil.PM IMS diirdins dis dims il imsinrs avic oa uns iiptrimci le candi dais divronl avoir l ambition It uns di II 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salon Doré et à la salle de Bal.Il n'y a fiilus de places disponibles dans la salle de bal et nous ne prenons plus de réservations.Les personnes intéressées à entendre la causerie du premier ministre devront se rendre au salon Doré, au 1er étage, et les couverts sont limités.Renseignements: 866-2861 tue toutefois pas une conséquence du lock-out en cours depuis la fin de juillet 1976 puisqu'elle a été autorisée par la Commission des Transports du Québec pendant le conflit.Elle faisait d’ailleurs suite à une demande de la compagnie déposée bien avant le conflit.L’augmentation de 15% touchera les municipalités à l'ouest de la métropole, Dorval, Dorion, Valleyfield, Beauharnois, Huntington, Sainte-Anne de Bellevue.Les chauffeurs d'autobus ont été avertis de cette hausse tarifaire à leur assemblée générale de samedi.C’est d’ailleurs au cours de cette réunion que les chauffeurs ont modifié le mandat de leurs négociateurs syndicaux afin de permettre un retour à la normale dès vendredi.Le 29 décembre dernier, les chauffeurs avaient décidé qu'en cas de poursuite de leur conflit au-delà du 20 janvier, le texte de la convention collective ratifié ce jour-là deviendrait insuffisant.Dans leur esprit, il fallait alors reprendre la négociation en vue d’augmenter les gains pour rattraper le temps perdu au cours du long conflit.Le règlement intervenu récemment entre les autorités gouvernementales et leur employeur, dont les dettes seront épongées par un emprunt garanti par le gouvernement, a dépassé l'échéance du 20 janvier.Les syndiqués sont toutefois revenus sur leur ultimatum et ont accepte à nouveau et de façon définitive le texte du contrat de travail ratifié une première fois en décembre.Ils ont en outre accepté le protocole de retour au travail mis au point par leurs négociateurs jeudi et vendredi.Tous les obstacles ayant été surmontés, le retour au travail débutera jeudi et le service d’autobus sera remis en marche vendredi matin.Au cours de la journée de jeudi, les chauffeurs se rendront avec leurs véhicules dans les municipalités, d’où partiront les autobus le lendemain matin.Le syndicat des chauffeurs de Métropolitain provincial compte 160 membres.Il est affilié à la CSN.îtelbec MAISON DES COMMUNICATIONS" * Transmission de vos messages et communiqués aux média du Québec et du Canada.* Service de traduction.* Service-hebdos: vos communiqués par courrier aux hebdomadaires régionaux du Québec.* Service sonore: vos déclarations offertes aux stations radiophoniques.* CLIP: service de coupures de presse.* Location de téléimprimeur Telbec: vous re- * cevez tous les communiqués de nos clients.Pour recevoir notre documentation, postez votre carte d’affaires à: Jean Lecompte, TELBEC INC, 1440 ouest, rue Sainte-Catherine, suite 720, Montréal, Qué.Au téléphone: (514) 871-9881 D’âpres négociations s’annoncent entre Power et ses principaux journaux Des ambulanciers tiennent dans leurs bras deux jeunes enfants qui ont été libérés par la police après avoir été tenus en otage en compagnie de trois adolescentes par un homme âgé de 18 ans, hier, à Windsor.Deux coups de feu ont été tirés avant que la police ne procède à l’arrestation de l’individu.Personne n’a toutefois été blessé.(Téléphoto CP) Métropolitain provincial Hausse tarifaire de 15% par Louis-Gilles Francoeur Un printemps chaud s'annonce dans le monde de l'information au Québec, les principaux journaux de l'empire Power Corporation s'apprêtent à négocier des clauses professionnelles dont pourrait dépendre en partie la diversité de l’information dans la province.Cette batadle prévisible, conséquence de la concentration économique des média d’information, portera essentiellement sur la marge de manoeuvre et l'autonomie des salles de rédaction à l’intérieur du réseau des entreprises de presse au Québec.La chaîne de Power est constituée de La Presse, Montréal-Matin, Le Nouvelliste, La Voix de l'Est et La Tribune.La chaîne de Québécor, propriété de M.Pierre Péladeau, est faite du Journal de Montréal, du Journal de Québec et de plusieurs hebdomadaires et périodiques populaires.Le quotidien Le Soleil n’est pas la propriété de Power, mais son principal actionnaire, M.Jacques Francoeur, n'a été en mesure de se porter acquéreur de l’entreprise qu’avec l'appui financier massif de Power dont il est tributaire dans une large mesure.Restent indépendants les quotidiens Le Droit d'Ottawa et LE DEVOIR de Montréal.Concrètement, les différents syndicats de journalistes vraisemblablement vont tenter de faire échec à la nouvelle race de super-vedettes journalistiques, dont les écrits ont déjà commence à être reproduits par plusieurs journaux du cartel et même à l’extérieur.Un comité de la Fédération nationale des communications (CSN), qui représente 90% des journaliste» de la province, en est récemment venu à la conclusion que l'implantation au Québec des "Syndicated.Columns", une formule qui a"déjà fait la fortune aux Etats-Unis des Walter Lipman, James Reston, etc, risque d’ici deux ou trois ans de scléroser la couverture de l'analyse des événements politiques.Aux Etats-Unis, chaque chaîne de journaux a ses super-vedettes dont les écrits constituent souvent la marque de commerce.Au Québec où il n'existe que deux chaînes, et de taille fort différente, cette pratique, en voie d’implantation, est perçue comme une menace directe à la liberté de presse et déjà, les super-vedettes ont été baptisées "super-scabs” dans les milieux syndicaux de l'information.Derrière cette étiquette hautement émotive perce une apprehension de voir l'information politique — puis ensuite l'information économique, etc.— confinée dans les mains d une vingtaine de personnes.Dans notre système, la liberté de presse est essentiellement le fait de la multiplicité des opinions et de la facture de chaque journal.Ce rempart de la démocratie est déjà jugé très faible par plusieurs.Pourtant, le réseau Power, qui ne peut politiquement intégrer la totalité des salles de redaction de peur d'ètre carrément demembre, a decide de grignoter le morceau secteur par secteur.Us ont décidé de commencer par le plus important, la nouvelle politique.La bataille syndicale qui s'annonce sera de toute évidence très dure car l'enjeu, pour les journalistes, c'est la liberté d’information et peut-être même le sort de leur profession dans la mesure où cette pratique réduira le nombre de chroniqueurs politiques.” Celui qui parle, André Dalcourt.est un permanent de la FNC en charge de la coordination de l’importante négociation qui se prépare pour la première fois de À la commission scolaire des Mille-Iles Un “bain total” de langue seconde par Rodolphe Morissette Devant les résultats peu satisfaisants des programmes d’enseignement de l'anglais et du français comme langues secondes respectivement chez les francophones et les anglophones du milieu, la direction de la Commission scolaire des Mille-Iles a donné le feu vert à une expérience nouvelle à l’élémentaire: s’inspirant de la méthode d’apprentissage mise en oeuvre dans les classes d’accueil pour les enfants immigrants sur le territoire de la CECM, on soumettra, pendant les cinq prochains mois, deux groupes d’étudiants, l'un francophone et l'autre, anglophone, à un "bain total” de langue seconde.La pratique la plus courante dans les écoles de langue française consiste à enseigner l'anglais à raison de courtes périodes variant de 30 à 60 minutes par jour à compter de la quatrième année.La même pratique se vérifie également dans maintes écoles de langue anglaise, quoique le système dit d”’immersion” s’y répand de plus en plus.Cette dernière méthode d’apprentissage d’une langue seconde, préconisée notamment par le professeur Wallace Lambert, de McGill, depuis la fin des années 60, consiste à enseigner la langue seconde dune façon indirecte: l’apprentissage de celle-ci se fait plutôt par le biais des matières et des activités scolaires qui sont enseignées dans la langue seconde aux élèves.Au début de l’année scolaire 1974-75, les pédagogues de la Commission scolaire des Mille-Iles ont fermé deux classes d’écoliers anglophones de première année à qui on n’a enseigné, de septembre à Noël, que la langue orale (seconde), sans aucune autre matière scolaire.Un autre groupe d’enfants anglophones de première année, placés dans des classes d’immersion de type Lambert, servait de groupe-témoin.L'etude comparée des résultats des deux groupes semble avoir montré que les classes d’élèves soumis à un apprentissage systématique et exclusif de la langue seconde sont de loin en avance, quant a la compréhension, à l’expression et à la lec- ture, sur les écoliers à qui on a enseigné des matières scolaires dans la langue seconde Cette recherche comparée, coordonnée par Mme Lise Billy, conseiller pédagogique en langues secondes à la Commission scolaire des Mille-Iles, et à laquelle ont participé quelques chercheurs de l’UQAM, paraît indiquer qu'il n'est guère facile pour un jeune elève de faire rapidement l’apprentissage d'une langue seconde en même temps qu’il s'initie à d'autres matières scolaires.Au cours de la conférence de presse qu'il donnait à ce sujet mardi dernier, le président de la Commission scolaire des Mille-Iles, M.Gérald Côté, a noté que les premières recherches faites par son groupe à ce jour et dont les limites sont évidentes semblent néanmoins indiquer que ce n’est pas l’apprentissage des matières scolaires en français qui permet d’acquérir la maîtrise de la langue de la communication, mais bien plutôt un apprentissage systématique.et dans un Voir page 6: Bain total façon simultanée à La Presse, au Montréal-Matin et au Soleil, le seul endroit où les demandes syndicales ont été déposées.Ces négociations pour le renouvellement des contrats de travail en cours coïncideront de plus avec celles du Journal de Montréal, du reseau Péladeau, et du Devoir Le problème qui sera véritablement au centre des prochaines négociations dans les trois journaux de Power, couve depuis quelques années.Plusieurs métiers techniques ont en quelque sorte "brisé la glace" en voulant se prémunir contre certains effets technologiques de la concentration.Le problème ne semblait pas devoir toucher directement les journalistes jusqu’au déménagement de Montréal-Matin dans des bureaux adjacents à ceux de La Presse.L’intégration économique des journaux frappait cette fois à la porte des salles de redaction et les journalistes de Montréal-Matin, désormais imprimé sur les rotatives de La Presse, ont non seulement exigé des garanties pour sauvegarder leur autonomie mais ont l’intention de les inclure de façon formelle dans leur prochain contrat de travail.L'uniformisation de l'information politique a frappé récemment le Soleil, propriété de Jacques Francoeur, lorsque ce quotidien a embauché des journalistes, payés presque le double des maximum prévus dans la convention collective.Les textes des deux super-stars sont actuellement vendus au Quotidien de Chicoutimi, à La Tribune de Sherbrooke, au Nouvelliste de Trois-Rivières.On cite dans les coulisses de l’information une récente entente avec Le Droit, quotidien d'Ottawa qui est la propriété des Pères Oblats.Pour contrer cette tendance "aseptisante" de l’information politique, les journalistes du Soleil ont récemment requis dans leur projet de convention collective de limiter de façon très stricte la vente des articles ou chroniques produites chez eux.Ils exigent en outre de contrôler Voir page 6: Power Comme futur chef du PLQ Mailloux préfère un “outsider” par Pierre O’Neill Dans la mesure où des candidats “valables” se seront manifestés, le député libéral de Charlevoix, M.Raymond Mailloux, favorise la tenue d’un congrès au leadership dès 1977.L’ex-ministre des Travaux publics et de l’Approvisionnement dans le cabinet Bou-rassa croit que l’élection d’un nouveau chef est urgente et que le congrès devrait avoir lieu "le plus vite possible dans les délais raisonnables”.Néanmoins, M.Mailloux reconnaît que d’agir dans la hâte comporte un risque certain, notamment celui de se retrouver avec une pénurie de candidats.Il cite à cet égard l’exemple de l’Union nationale qui a vainement tenté de recruter des candidats prestigieux après avoir prématurément déclenché le processus d'élection du nouveau chef.Pour sa part, M.Mailloux est d’avis qu’il faudrait amorcer immédiatement la chasse aux candidats.Il a dans ses poches une liste de noms que le parti, croit-il, devrait pressentir.De préférence, il opterait pour un “outsider”, c’est-à-dire, un candidat qui n’a pas encore milité dans la politique active.Pour la seule raison qu’à son avis, le passage en politique laisse inévitablement des tiaces de sorte que l'exministre ou encore le vieux député devient plus vulnérable aux préjuges de l'électorat.“On leur cherche des poux”.Mais la recherche d’un nouveau chef ne doit pas être la seule préoccupation du Parti libéral du Québec, souligne encore •M.Mailloux qui trouve essentiel de procès der à une réorientation de la pensée du parti, notamment au chapitre de la politique constitutionnelle, Entre autres aspects de cette remise en question, l’ex-ministre libéral songe à la forme de fédéralisme que le Parti libéral a prônée sous le leadership de M.Bourassa.“Le 15 novembre a démontré que ce n’est pas très populaire." Personnellement, M.Mailloux plaide en faveur d'un fédéralisme beaucoup plus décentralisé, comportant un nouveau partage des pouvoirs en faveur des provinces.“Je crois au système fédéral et je suis prêt à le défendre n’importe quand, à la condition que le gouvernement central fasse preuve de cette même ouverture d’esprit manifestée récemment par M.Trudeau.” Dans une telle perspective, M.Mailloux est optimiste quant à la survie du Canada.Mais il trouve quand même un peu “curieux et choquant” de voir M.Trudeau se montrer soudainement souple devant M.Lévesque alors qu’il se faisait intraitable chaque fois que M.Robert Bourassa formulait des revendications pourtant inférieures à ce que M.Trudeau se dit aujourd'hui disposé à négocier.“Il va donc falloir redéfinir notre option”, déclare M.Mailloux qui souhaite que les “penseurs du parti” se mettent immédiatement à la tâche pour alimenter la réflexion qui a manqué à un parti envahi par les problè-Voir page 6: Mailloux ÆFine Cuisine familiale COURS DE BASE débutant au choix les 21 ou 22 Février • professeur Ijenri bernard DÉPLIANT GRATUIT 843-6481 çnn ci mrü Permis de Culture Personnelle 2015 de la Montagne.«610 Mtl Lundi 7 février à 20h.Centennial Hall Beaconsfield Causerie avec thème: “La mort messagère de joie" Les vertus de I humamté sont multiples, mais la science est la plus noble de toutes Region de Montreal - 670-8555 Region de Québec -681-2559 LA COMPTABILITÉ ADMINISTRATIVE Une session intensive de quatre jours à l’intention : — des propriétaires, dirigeants et cadres supérieurs des petites entreprises — des cadres intermédiaires et supérieurs des moyennes et grandes entreprises.Cette session a été créée spécialement pour les managers non spécialistes en finance et en comptabilité qui désirent se perfectionner dans ces disciplines dans un langage simple et accessible pour eux.Le contenu de cette session englobe les principaux éléments financiers et comptables que chaque manager doit comprendre et utiliser, soit: système comptable et analyse financière; les trois volets de la gestion budgétaire; gestion des inventaires, des recevables et du fonds de roulement; financement de l’entreprise; contrôle des coûts et prix de revient; évaluation des dépenses d’immobilisation; gestion de l’entreprise dans l'économie.DATES: À Québec, du 22 au 25 mars 1977, au Château Bonne Entente À Montréal, du 19 au 22 avril 1977, à l’Auberge Richelieu FRAIS DE PARTICIPATION: $380.00 par participant, n’incluant pas les frais de séjour.Pour plus d’information ou inscription, communiquer avec le CENTRE DE FORMATION ET DE CONSULTATION (C.F.F.) à Montréal Michèle Gagnon (514)526-9405 N B.La firme Drouin.Faquin & Associés s'est jointe au Centre de formation et de consultation dans la réalisation de cette session.àQuébec Charlotte Martineau (418) 687-3737 -arPERFECTA B/36 GROS LOT $374,717.00 APPROXIMATIF VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE I 1 2 8 11 28 32 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX $291,311.60 5 SUR 6 46 M ,958.20 4 SUR 6 2643 s94.60 5 SUR 6+ 3 s20,017.10 tAlgti-Uip 0 TIRAGE: 645 VENDREDI 4 FÉVRIER 1977 45 Séries émises - 90,000 chagune NO COMPLÉMENTAIRE I N0 SÈRIE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + 14 17 6 Ventes totales: $1,042,559.001 34 NUMÉRO PRIX GAGNANTS POSSIBLES 76719 mm 15532 176 21026 HD 50912 16.020 NUMEROS SANS SÉRIE 76719 15532 21026 50912 719 026 532 912 PRIX *1.000 *25 '1 4 • Le Devoir, lundi 7 février 1977 éditorial Une étape-clé pour M.Trudeau et le PQ Dans une interview qu'il accordait hier sur les ondes de Télémédia, le premier ministre du Canada.M.Pierre Elliott Trudeau, a très justement souligné qu'il ne saurait être question que les élections partielles prévues pour le printemps aient valeur de référendum sur l'avenir politique du Quebec.On parlait à ce sujet depuis quelque temps de mini-référendum.Or.à moins que le PQ ou les éléments souverainistes ne décident — ce qui parait exclu — d'entrer dans la lice directement et sous leurs couleurs réelles, pareille hypothèse doit être éliminée.Les trois ou quatre partis représentés dans ces élections seront, signale avec pertinence M.Trudeau, des “partis fédéraux qui sont tous pour le Canada".Non seulement l'électeur n'aura-t-il pas, dans ces conditions, le choix de voter pour ou contre le Canada, mais le parti qui voudrait lui faire croire qu'on sera plus ou moins bon Canadien en votant pour tel ou tel parti se rendrait coupable d'une odieuse et inadmissible imposture.Une fois faite cette clarification nécessaire, on est cependant loin d'avoir disposé des problèmes que fait surgir la perspective des cinq partielles prévues au Québec.Deux défis de taille seront en effet bon gré mal gré au coeur de la campagne.Le premier implique M.Trudeau et son avenir.Le second implique le PQ et le comportement que décideront d’adopter ses dirigeants et ses militants.• Théoriquement, le jugement que porteront les électeurs à l'occasion des prochaines élections partielles devrait embrasser tous les chapitres majeurs du dossier gouvernemental.Il y a six mois à peine, il eût même porté en priorité sur la performance économique du gouvernement Trudeau.A la suite des événements survenus au Québec depuis novembre, ces élections se transformeront inévitablement, toutefois, en une appréciation du leadership de M.Trudeau sous l'angle de l'unité canadienne.Déjà, si ce n'était que du reste du pays, le leadership de M Trudeau serait serieusement compromis à l'heure actuelle.A cause du lea-dersnip de M.Trudeau, des provinces entières sont présentement fermées à toute pénétration libérale sérieuse.Auprès des électeurs anglophones, la popularité du premier ministre atteignait il y a deux mois son niveau le plus bas.Rien n'indique qu'elle ait connu ces dernières semaines la remontée spectaculaire que souhaitaient ses partisans.Mais on jiésite néanmoins, chez les militants libéraux, à se défaire de M.Trudeau.Chez plusieurs, on reste attaché au premier ministre parce qu'on le considère, parmi les hommes politiques canadiens, comme le plus capable oe diriger les affaires du pays.Chez presque tous, l'hésitation vient cependant d'une autre source: on a la conviction que M.Trudeau demeure le seul homme capable de transiger avec le Québec en cette période particulièrement délicate.On a beau penser ainsi.Même chez les Libéraux, on n’en est plus tout à fait sûr, à la suite des événements de novembre.Se pourrait-il que M.Trudeau, par sa rigidité, ait contribué à aggraver plutôt qu'à diminuer les tensions?Se pourrait-il que.même au Québec, son étoile ait pâli?Se pourrait-il que la conception du Canada que M.Trudeau a toujours défendue ne soit plus aussi docilement reçue que naguère au Québec?Se pourrait-il enfin que la machine libérale, débordée par l’évolution fiévreuse des dernières années, ait perdu de son efficacité au Québec et que la victoire du PQ ait été à cet égard un signe des temps?Nul n'oserait chez les Libéraux répondre à ces questions d'une manière qui serait défavorable à M.Trudeau.Dans plusieurs milieux reliés à ce parti, on éprouve néanmoins le besoin d'une confirmation non équivoque de la force réelle de M.Trudeau.Or, ainsi que l’a très bien perçu le premier ministre, les élections partielles fourniront à cette fin une occasion exceptionnelle.“Oui, répondait hier M.Trudeau à ses deux interlocuteurs de Télémédia, dans ce sens-là, les élections partielles seront un test pour mon leadership.Par exemple, si on gagne les élections très facilement, ça renforcera certainement mon leadership à l'intérieur du Parti libéral.Si on devait les perdre, et les perdre mal.certainement que même dans mon parti, les gens se poseraient des questions.Est-ce que Trudeau est vraiment l'homme qu'il faut pour diriger le Parti libéral?” M.Trudeau devra en somme obtenir à l’occasion des élections partielles un résultat indiquant nettement que les électeurs québécois préfèrent d’emblee son leadership à celui qu'offrent MM.Clark, Broadbent ou Fortin.Sinon, son souvenir politique sera gravement compromis.Voilà un premier enjeu clair des prochaines élections.• Si la victoire du PQ avait été dénuée de toute ambiguïté et si sa force politique était d’ores et déjà aussi importante que le prétendent ses partisans, la ligne de conduite la plus logique consisterait pour ce parti à tenter de faire élire ses propres candidats au Parlement fédéral et à faire ainsi la preuve mathématique, irréfutable et définitive, du véritable sentiment des Québécois envers le régime fédéral.Un régime fédéral où la représentation populaire serait dominée aux deux niveaux de gouvernement par le PQ serait mortellement atteint.Il n'y aurait même plus besoin de référendum pour conclure à sa perte.Mais on n'en est pas là, bien au contraire.Le PQ sait très bien que s’il tentait de remporter les cinq sièges qui seront mis en jeu dans quelque temps, il mordrait la poussière.Il n ira pas au-devant d’un pari aussi téméraire.On ne saurait par contre présumer que le PQ restera inactif à l’occasion des élections partielles.Outre que ses militants et sympathisants portent leur juste part du fardeau des taxes et sont astreints aux lois fédérales, ce parti ne saurait être entièrement neutre à l'endroit de ce qui survient sur la scène fédérale, ne serait-ce que parce qu'il devra trouver à ce niveau, pendant encore assez longtemps, un interlocuteur responsable.Or, deux hypothèses sont possibles dans cette perspective.Nombreux au sein du PQ sont les militants pour qui la présence de Pierre Elliott Trudeau a la tête du gouvernement fédéral a été et demeure l’une des sources des succès du PQ.Aux yeux de ces militants, rien ne sert mieux la cause du PQ que l’intransigeance et la hauteur du chef libéral envers sa propre province.Pourquoi, demanderont-ils, faudrait-il s’évertuer à le déloger s’il sert si bien la cause du souverainisme?Ce n'est toutefois là qu’un point de vue qui n'est peut-être pas le plus répandu.Au sein du PQ, plus nombreux sont sans doute ceux pour qui la raideur de M Trudeau interdit toute solution négociée au problème que soulève le caractère distinct du Québec.Selon ce point de vue, toute négociation vraiment efficace entre le Québec et le reste du pays sera impensable aussi longtemps qu’elle obligera à s’affronter deux interlocuteurs principaux en provenance du Québec.Ceux qui pensent ainsi n’auront pas de mal, aux prochaines élections partielles, à donner leur faveur à tout autre parti qu’au Parti libéral.De fait, dans plusieurs régions, des conversations ont déjà été entamees entre responsables progressistes-conservateurs, créditistes et péquistes en vue d’une éventuelle collaboration électorale.Pas plus qu'on n'a pu à d'autres élections empêcher des milliers d'anglophones qui ne comprenaient rien à la réalité binationale du Canada d’appuyer M.Trudeau et les Libéraux, il n’y aura lieu de se scandaliser cette fois de l’appui que les Conservateurs ou les Créditistes pourraient recevoir d'éléments péquistes.Dans la mesure même où le PQ, directement ou autrement, voudra appuyer des candidats conservateurs ou créditistes, il se soumettra lui-même en contrepartie à une épreuve de force révélatrice.S’il réussit à faire battre ou à mettre en difficulté sérieuse les candidats libéraux, il pourra du même coup compromettre décisivement la puissance politique de M.Trudeau et hâter ainsi l'échéance ultime que souhaitent les souverainistes.Si les Libéraux, nonobstant la présence péquiste, remportent au contraire une victoire non équivoque, ce pourra être, pour les partisans du fédéralisme, une avant-première encourageante sur la route qui doit mener au ré- féren*,m Claude RYAN Ce pays qui s’appellera le Québec 3- Présence exigeante au monde On pourrait dire, paraphrasant une formule célèbre, que si un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène.Il n’est de véritable universalisme qu'à partir d’une authenticité enracinée dans le réel national.A de multiples signes, on constate que l’homme commence à prendre conscience de la menace que fait peser l'immense “apatridie” qui tend à se répandre sur le monde.Il y a là un signe de permanence et une raison de confiance.Chaque fois dans le monde qu’une communauté, qu’une ethnie, si modeste soit-elle, s’affirme ou se réaffirme, c’est une chance nouvelle donnée à l’homme.De même et inversement.l’extinction ou l’affaiblissement d’une culture quelle qu’elle soit est une défaite pour l'homme, car toutes les cultures sont égales dans l’ordre de l’esprit, sont également éminentes, toutes contribuent au chant du monde.L’un des paradoxes de notre temps, (mais, à la réflexion, est-ce vraiment un paradoxe), n’est-il pas cette coïncidence de l’impératif de la mondialité et de la conscience ardente de la personnalité nationale, du réveil de tant de communautés qui entendent sauvegarder ou retrouver leur identité?Servir l'universel, désormais, c'est d’abord protéger, exalter le singulier.On entend et hélas on entendra encore bien des sornettes sur la prétendue impossibilité de l’indépendance des “petits pays”.Chacun sait bien que l’indépendance absolue, pas plus aujourd'hui qu’hier, n’est concevable, que l'isolement à supposer même qu’il fût possible, serait aussi stupide que desséchant.Il est navrant d'avoir à rappeler de telles évidences.Les plus puissants d’entre les États souverains même, ont besoin de développer un réseau chaque jour plus serre d’accords et d’alliances, ne serait-ce que pour les fins de la plus égoïste prospérité.Là même ou elle serait concevable, l’autarcie serait à terme plus néfaste que rentable Pour le reste, rien n'est aussi puéril que de prétendre juger et jauger un pays selon sa taille et sa population.S'il est un seuil en deçà duquel l’indépendance risque d’étre plus formelle que réelle (et qui veut vraiment être en mesure de le décréter?), le Québec est bien au-delà.Par le nombre de ses habitants et sa superficie, le Québec prendrait place aisément dans le premier tiers des Equi forment l'Organisation des ons Unies.Et, ce qui est plus important, par le niveau de son équipement, de son développement technologique, par ses ressources naturelles, il se comparerait aisément à des pays industrialisés comme les pays scandina- par JEAN-MARC LÉGER ves, par exemple, à qui personne que je sache ne conteste l’opportunité d'exister et dont personne ne met en doute la réalité de l’indépendance, dans toute la mesure que permet l'époque.Les Etats-Unis et l’OTAN Par sa situation, sa vocation, sa tradition, le Québec sera tout naturellement enclin à pratiquer la coopération internationale la plus large.Il a d’ailleurs acquis depuis une quinzaine d'années une pratioue non-négligeable, fût-elle modeste, indirecte et limitée, des relations internationales.Dans celles-ci, il sera amené à définir des priorités, qu’il est aisé de pressentir déjà.Une fois sanctionnée son appartenance aux plus importantes des grandes organisations internationales (celles delà “famille des Nations Unies”), ce sont naturellement ses rapports avec ses voisins immédiats, Canada et U.S.A., qui commanderont la plus grande attention.On est généralement enclin ici, lorsqu’il s'agit des Etats-Unis, à penser essentiellement aux relations d’ordre économique, aux échanges commerciaux et aux investissements.Quel-qu’important que soit cet aspect, il n’est pas le seul dans les rapports avec le puissant voisin du sud : la politique étrangère, la politique de défense, les relations culturelles, doivent y occuper une place considérable.André Patry rappelait récemment dans Le Devoir l’importance déterminante que revêtiront pour le Québec de demain les orientations et les priorités de sa politique américaine, 1 expérience acquise ces dernières années et les moyens dont dispose déjà l’Etat québécois.Washington sera également sensible aux caractéristiques et aux tendances globales de la politique étrangère du Québec.Sans avoir à “donner de gages”, celui-ci devra présenter une image apaisante (surtout pendant les premières années) à un gouvernement et à une opinion prompts à s’inquiéter, voire à s'irnter de tout changement dans ce qu’ils considèrent comme une zone naturelle d’influence et comme un élément vital de leur propre sécurité.Une fois surmontées l’inquiétude ou la méfiance du départ, les relations américano-québécoises peuvent, en dépit de la différence de taille des partenaires, être non seulement harmonieuses mais fécondes et bénéfiques pour les deux parties.Le gouvernement du Québec ne devra pas hésiter, d’ailleurs, pour dissiper toute équivoque, à participer à l’Alliance Atlantique, en le faisant un peu à la manière française, c'est-à-dire sans entrer dans le dispositif proprement militaire de l’Otan mais en faisant partie de la communauté politique et, pour le reste, en proposant a Washington des consultations périodiques en matière de politique étrangère/ au sein de comités mixtes.La clarté et la santé des relations américano-québécoises seront en permanence une préoccupation majeure de l’État québécois.Les pays francophones et l’Europe Les rapports avec la France et, plus largement, avec l’ensemble des pays francophones, représenteront pour des raisons évidentes une autre pièce maîtresse dans le développement et l’approfondissement des relations internationales du Québec.La volonté politique existe de part et d’autre, l’intérêt commun appelle le renforcement de ces rapports qui ont pris, depuis une quinzaine d’années, non seulement une ampleur particulière mais aussi un ton nouveau, beaucoup plus sain, fondé sur le réalisme dans le respect mutuel et l’égalité.Alors qu’avec les États-Unis, l’opinion publique pense d'abord en termes economiques, s’agissant de la France, elle pense surtout, sinon exclusivement, en termes d’échanges culturels.La coopération franco^uébécoise a heureusement accordé ces dernières années une part sans cesse croissante aux domaines de la recherche scientifique, de la technologie, de la gestion, de la recherche industrielle: il devra en être de plus en plus ainsi.Cela d’autant plus que c’est une condition du renforcement des positions de la langue française, qui doit apparaître comme une langue efficace, “rentable”, apte à exprimer parfaitement les réalités de l'évolution scientifique et du progrès technique.Parler de la France, c’est aussi parler de l’Europe.Après les Etats-Unis et le monde francophone, la Communauté européenne devra être le troisième grand partenaire du Québec, sur les plans économique, scientifique et technique, certes mais aussi dans le domaine politique.Les rapports avec ce que l'on appelle parfois, d’un terme d’ailleurs discutable, le "troisième Grand” seront d'autant plus naturels et nécessaires que s’y retrouvent des pays avec lesquels de toutes façons et pour de multiples raisons, le Québec sera porté à entretenir des relations suivies: le Royaume-Uni, la Belgique, l’Italie, l’Allemagne, en particulier, bientôt l’Espagne et le Portugal.Bru- xelles, capitale des Neuf, devra être, comme Washington et comme Paris, l’un des interlocuteurs majeurs de Québec.Et puis, il y a bien sûr, toute l’immense, tumultueuse mais prometteuse Amérique latine, en direction de la-uelle devra s’amorcer une action pru-ente mais persévérante et confiante.Il sera en tout cas naturel que le Québec adhère sans trop attendre à l’Organisation des Etats américains, qui présente au moins le mérite d’être un lieu permanent de contacts et de dialogue.On est en droit de penser que dès le départ le Québec bénéficiera plus que d’un préjugé favorable.Son intérêt le plus évident lui commandera de rester amicalement attentif à tous les aspects de l’évolution de cet énorme ensemble latino-américain et de nouer avec quelques-uns des pays clés des rapports étroits.Les organisations internationales A propos d’organisations internationales, il serait parfaitement concevable que le Québec reste — ou plutôt devienne — membre du Commonwealth, d’autant plus que la reconnaissance du souverain britannique comme chef d’Etat n’est plus requise des pays du Commonwealth, lequel compte désormais une nette majorité de Républiques* Le Québec souverain pourrait trouver certains avantages à son appartenance à ce “club”, notamment en raison des contacts d’ordre économique et politique avec des pays appartenant aux régions les plus diverses.Pourquoi ne pas imaginer le jour où le Canada “parrainerait”, aussi bien auprès des Nations-Unies que du Commonwealth, la candidature du Québec?Il est à peine besoin d’évoquer, tant elle est à la fois naturelle et nécessaire, la participation du Québec aux organisations de la francophonie, dont il a plus tôt que bien d’autres éprouvé l’urgence.Au lieu du strapontin qu’il a dû jusqu’à maintenant se résigner à y occuper un peu honteusement et assez paradoxalement, c’est en membre à part entière qu’il y participera désormais.C’est a travers cette communauté des pays francophones que le Québec devra manifester le plus éloquemment sa conception de la coopération internationale et c’est par elle qu’il mesurera mieux chaque jour combien la langue française est d’abord une sorte de patrie spirituelle.Nous rejoignons ici le plus important parce que le plus profond : la nécessité impérieuse, vitale, dans le monde d’aujourd’hui d’imprimer aux rela-Voir page 6: Ce pays le mot du silencieux.Le crédit des mots comptants par Albert Brie Dire de l’homme qu’il n’est pas une machine ne prouve pas qu’il lui soit supérieur.• Dans l'éventail toujours plus grand des services assurés à la société de consommation, Futilité de plusieurs nouveaux métiers est directement proportionnelle à leur insignifiance.• On aligne presque toujours ses idées sur ses intérêts; voilà pourquoi ceux qui ont les intérêts les plus gros passent pour les hommes les plus raisonnables.• Un homme ne devient vraiment riche que le jour où il découvre que sa fortune ajoute à son pouvoir de fascination une puissance d’intimidation.• On se montre injuste envers les riches quand on décide qu’ils n’ont pas de coeur.Comme tout le monde, ils ont des gestes généreux: ils peuvent même sacrifier leur tranquillité pour de nobles causes.À nos yeux, c’est en vain.Tant qu’ils ne se sont pas départis de tous leurs biens, nous jugeons qu’ils n’ont rien fait.• Je ne saurais dire si l’intelligence est en progrès, mais je suis au moins sûr de cette chose: que la bêtise atteint avec régularité de nouveaux sommets.• Méfiez-vous des gestes qui s’annoncent comme étant gratuits; ce sont les plus tortueusement intéressés.• La vérité est rarement vraisemblable.Il est donc important de l’arranger, de la rendre présentable si on veut être cru.L’Histoire enseigne que les grands menteurs furent de fameux logiciens et les grands véridiques de dangereux détraqués.• Les vieillards se nourrissent de chimères avec la même ardeur que les jeunes gens, à cette petite différence près que ce sont leurs souvenirs qui sont illusoires.• Il n’y a personne au-dessus des lois, c’est entendu.Evidemment, il y a ici et là des indi- vidus qui se placent à leur niveau.Il le faut bien, s’ils veulent les contourner.• Les média de communication ont répandu dans la masse la terreur de paraître ignorant; par contre, ils l’ont débarrassée de la crainte, autrement plus honorable, de passer pour sot ou ridicule.• L’objectivité dont certains esprits se targuent n'est tout au plus qu’une démonstration de leur indifférence.• Le chercheur de sécurité passe son temps à élever des barricades pour protéger sa paresse d’esprit.Un ami, c’est quelqu’un qui a les mêmes ennemis que nous.• Il y a des incompris qu’il ne faut surtout pas chercher à comprendre.Ce sont ceux dont on a vite compris qu’ils en font carrière et profit.• Cet homme est un violent quoi qu’il fasse.S’il parle des autres, il les assomme; de lui, il assomme.Depuis que je suis haut comme ça, j’entends annoncer régulièrement et constamment que l’homme est à un tournant de son Histoire.Je serai bouleversé le jour où un témoin de la circulation historique m’apprendra que l'homme file en ligne droite.• La nuit porte conseil, dit-on.Nous n’arrivons donc jamais à être complètement inoffensifs?• L’un de mes regrets: ces choses que j’ai apprises par coeur, alors que le coeur n’y était pas.“Rendez à César ce qui est à César.” Mais on ne fait que ça! Il n’y en a que pour lui! Comme Dieu doit se sentir dépossédé! • Excellente cette réponse d’un centenaire à qui on demandait le secret de sa longévité: “Une longue habitude de toujours remettre au lendemain.” ) lettres au DEVOIR Victime de graves préjudices en raison de la Loi 78 Monsieur le rédacteur en chef.Ces jours derniers, j'apprenais ar la voie des journaux, que la loi 8, votée à la vapeur à la fin de dé-cemore, me causait de graves préjudices.En effet, au début de janvier, je signais une promesse d’achat concernant une propriété de trois logements afin d'y loger les familles de deux de mes enfants qui habitent Montréal depuis quelques années.Ils ne peuvent trouver, ni l’un ni l’autre, un logement adéquat et ils doivent se reloger à nouveau le 1er juillet 1977.L’article 16b de cette loi 78 m’interdit inexorablement de loger mes enfants dans cette maison que je dois acheter et pour laquelle j’au- rai à subir un déficit d’opération considérable, causé par le gel des loyers actuels.Cette loi qui se devait d'aider les locataires nuit plutôt à ceux qui comme mon fils et ma fille envisagent de se mieux loger ou désirent éventuellement devenir propriétaires.En outre, comment cette loi peut-elle aider à promouvoir une politique d’habitation efficace qui encouragerait l’aménagement de logements en nombre suffisant et la restauration de ceux qui se délabrent d’année en année?A quel objectif du programme du Parti québécois se réfère l’article 16b de la loi 78?Comment peut-on être “social-démocrate” et empêcher une per- sonne d'acheter une maison pour y loger ses propres enfants?Et 3ue dire de la quasi-rétroactivité e cette loi qui a été sanctionnée pendant la période des Fêtes et dont on n’a entendu parler que le 22 janvier?Je comprends que ce projet de loi avait été préparé par le gouvernement précédent, que certaines de ses dispositions devaient être appliquées sans délai et que cet article 16b ait échappé à l’attention de plusieurs.En conséquence, il faudrait que le gouvernement rectifie cette situation injuste dans les meilleurs délais.Ca ne peut vraiment plus continuer comme ça.Roland ROCHON Sillery, le 2 février 1977 Le Parti libéral du Canada (Québec) et les communautés ethniques M.Jean-Pierre Mongeau, Directeur du Parti libéral du Canada (Qué) Montréal.Vous trouverez anntekée à la présente lettre la copie d’une résolution que je voulais soumettre à l'attention des membres de la Commission politique du Parti Libéral du Canada (Qué), lors de la réunion du 3 février dernier.Faute de temps, la Commission n'a pas pu en prendre connaissance, Actuellement, les Comités Exécutifs du Parti Libéral, au niveau national et au niveau provincial, comptent un Vice-président représentant les Francophones et un Vice-président d’expression anglaise représentant les Anglophones.Il y a au Canada et plus particulièrement au Québec 300,000 Italiens, 30,000 Portugais, 14,000 Haïtiens et plus de 300,000 autres dans un total de 52 communautés éthniques qui ne sont pas représentés au sein du Conseil Exécutif du Parti.L’expérience nous a démontré que nous Du soleil dans le Il y a du soleil dans le métro nous dit la chanson.C’est peut-être vrai mais ce qui manque par contre, c’est la place.Vous ayez déjà pris, pardon, vous avez déjà essayé de prendre le métro entre 8h.et 8h.l5 à Berri, vers Atwater?Si vous ignorez la pleine signification de fexpression “prendre un bain de foule" c’est le temps ou jamais de l’apprendre.Quand vous aurez réussi, parfois après deux rames de métro mais toujours, après maints coups de coude — on apprend, vous savez, ah oui, même les plus polis s’y mettent à la longue — je disais donc, quand vous aurez réussi à vous insérer dans la vague entrante — attention à la vague sortante, elle peut vous happer au ne devons pas faire confiance aux partis politiques.Nous, de ces communautés éthniques, nous servons de capital politique à ceux qui cherchent à s’assurer de l’appui de la majorité des électeurs ca-nadiens-français au Québec ou des électeurs canadiens-anglais dans les autres provinces.Le passé nous a appris à être prudents et cette prudence, la conjoncture actuelle, de même que plusieurs événements récents exigent que nous ayons un porte-parole dans le Parti ayant a sa tête le seul homme en qui nous pouvons placer notre confiance a l’heure actuelle.Mon projet de résolution vise donc à élargir les Conseils Exécutifs, celui de l'aile québécoise d’abord, de façon à ce qu'il y ait un Vice-président de culture étrangère pour représenter ces 52 communautés, peu importe qu’il parle anglais ou français.Si la constitution du Parti le permet, j’aimerais que le Conseil Exécutif prenne ma demande en considération à sa prochaine réunion et, le métro?passage — il ne vous restera plus qu'à attendre l’heureuse vision de votre station d'arrivée.Inutile de chercher à vous agripper de peur de tomber, car il est physiquement impossible que cela vous arrive: vos concitoyens vous pressant de toutes parts, vous êtes aussi stable qu’un sapin du Mont Royal.Et il pourra meme faire -30 degrés dehors, jamais vous ne souffrirez du froid ; votre capot de chat, votre tuque, vos mitaines et évidemment les autres usagers vous protégeront.Vous en verrez même des étoiles.Des étoiles?mais non, que je suis bête, ce sont des soleils que vous verrez.Tout s’éclaire maintenant.Pauline BERGERON Montréal, le 3 février 1977.cas échéant, concrétise sa décision.André LAQUINTE Montréal, le 4 février 1977 P.S, : Voici le texte de la proposition d'amendement à la constitution du PLC (Québec) conçu par M.André Laquinte: Considérant le souci du Parti Libéral du Canada de promouvoir le multiculturalisme au Canada; Considérant le souci du gouvernement libéral d’intégrer les Néo-Canadiens dans la société canadienne; Considérant qu’il existe plus de cinquante communautés éthniques au Canada en plus des deux communautés ethniques fondatrices; Considérant que plus de deux millions de citoyens de cultures étrangères ne sont pas formellement représentés au sein du Parti Libéral du Canada; La Commission Politique du Parti Libéral du Canada (Qué.) propose ce qui suit: Que la constitution du Parti Libéral du Canada soit amendée de façon à créer un poste de Vice-president de culture étrangère au niveau du Conseil Exécutif national du PLC.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeurs de l’information: Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle, l’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $55 per année; six moi»; $30.A l'étranger: $60 par année; six mois: $33; trois mois: $21.Éditions du samedi: $15 par année.Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.50 par semaine.Tarit de l’abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).( V Le Devoir, lundi 7 février 1977 • 5 des idées des événements des hommes Par-delà la rencontre Davis-Lévesque Le rôle capital de l’Ontario dans la crise canadienne Le rôle de l’Ontario, et particulièrement du premier ministre William Davis, sera extrêmement important dans les négociations visant à assurer la survie de la Confédération canadienne à la suite de l’avènement au pouvoir du Parti québécois, dont l’objectif est l'indépendance du Québec.Le rôle décisif dévolu à l’Ontario découle en partie des rapports étroits que cette province a eus avec le Québec à travers toute son histoire.Après tout, les deux provinces partagèrent un parlement commun même avant la Confédération.La géographie s’est unie à l'histoire pour joindre le destin des deux provinces dès les premiers temps de l’époque coloniale.Ce mariage de raison, smon d’amour, a permis à l’Ontario de mieux apprécier les aspirations du Canada français que toute autre région du Canada.Lorsqu’il fut premier ministre de l’Ontario, John Robarts incarna magnifiquement cette compréhension plus profonde.Il réussit en conséquence a établir d’excellentes relations avec plusieurs premiers ministres québécois successifs, de Jean Lesage, qui était un libéral, à Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand, dont le parti de l’Union Nationale était une version québécoise du conservatisme politique.Cette aptitude à établir des rap-orts cordiaux avec le Québec permit à Ontario non seulement d’organiser la conférence sur la Confédération de demain en 1967, mais aussi d’acheminer le Canada vers une réforme de la Confédération qui soit plus en accord avec les besoins d’aujourd'hui.Malheureusement, ce processus a été enrayé.Presque toute la dernière décennie a été consacrée à tenter de mettre en oeuvre la solution alternative que préconisait Pierre Trudeau: un fédéralisme beaucoup plus fortement centralisé au sein du- F’ quel le Québec ne serait qu'une province comme les autres, et où les aspirations du Canada français devaient trouver une solution dans une politique de bilinguisme accordant des droits égaux à la langue française et à la langue anglaise dans toutes les provinces.L’échec de la solution Trudeau Il est maintenant clair pour tout le monde —- sauf pour M.Trudeau et les plus aveugles de ses partisans libéraux — que cette solution a échoué, non seulement à l'intérieur mais aussi à l'extérieur du Québec.A l'intérieur du Québec, la solution Trudeau n'a pas répondu aux besoins fondamentaux du Canada français.Cette réaction a été énoncée de manière on ne peut plus claire et vigoureuse par tous les partis québécois, que ce fussent les Libéraux de Jean Lesage, l’Union Nationale de Johnson et de Bertrand ou le Parti québécois de René Lévesque.A l’extérieur du Québec, la politique de bilinguisme, en bonne partie à cause de la manière peu intelligente dont elle fut appliquée, a été perçue comme une tentative en vue d'imposer le français de force aux anglophones.Elle a ainsi tragiquement contribué à accroître l’animosité des anglophones à l’endroit du Québec, au point que les réactions frisent le racisme.Le rejet de la formule Trudeau par tous les partis québécois, et l'inflexibilité avec laquelle le Premier ministre fédéral s’y cramponne ont créé un fossé psychologique profond entre Ottawa et Québec.Ce fosse était déjà évident au temps où les Libéraux étaient encore au pouvoir sous Robert Bourassa.Avec la victoire du Parti québécois, l’aptitude d’Ottawa à négocier une forme quelconque de rapprochement a été considérablement réduite, sinon entièrement détruite.Il en découle de toute évidence que dans la recherche d’une nouvelle confédération capable de constituer une solution préférable à l’indépendance du Québec, un rôle de leadership incombe plus nettement à l’Ontario, et en particulier à M.William Davis.M.Davis nous a surtout servi jusqu’à maintenant des propos imbus de rhétorique patriotique.On aimerait pouvoir • constater qu’il est capable de comprendre et d'assumer ce rôle de leadership.On peut comprendre et partager la réaction du premier ministre de l'Ontario devant la réponse de Pierre Trudeau au discours de René Lévesque devant les investisseurs américains à New York.C'est faire du théâtre simpliste que de se livrer à des duels verbaux et de défier l’autre de s'engager dans un référendum où le gagnant emportera tout le morceau.Mais si l’on fait abstraction de cette critique formulée par M.Davis, on a peine à entrevoir les intentions de l’Ontario.Le défi d’aujourd’hui L’Ontario est moralement tenu de prendre les devants dans l’action qui s’impose pour surmonter cette crise majeure qui survient à un moment où le gouvernement fédéral ne peut pas assumer ce rôle et où l’aptitude des autres provinces demeure beaucoup plus limitée.Quel devrait être l’objectif de l’Ontario, du moins en termes généraux?Je dirais que l’Ontario doit viser à refaçonnerla Confédération de manière que toutes les provinces, non seulement le Québec, obtiennent une plus grande mesure de contrôle sur leur vie économique et culturelle, tout en laissant en même temps au gouvernement fédéral des pouvoirs généraux suffisants dans les domaines économique, fiscal et monétaire, des pouvoirs généraux suffisants pour le maintien et le renforcement de 1 unité générale du pays.Je conviens que ce ne sera pas là une tâche facile.Cette tâche présente un défi plus grand encore que celui auquel durent faire face les Pères de la Confédération Nous avons été habitués à une conception conventionnelle de l’équilibre qu’il convient de maintenir entre les pouvoirs fédéraux et les pouvoirs provinciaux.Il faudra certainement repenser toutes ces choses.Le rejet de la solution Trudeau a fait ressortir une évidence: ou nous aurons une fédération moins rigide ou le danger qui nous guettera sera de n’ayoir plus du tout de fédération.Tel est sûrement le message qui découle de l'élection du Parti québécois et de la menace accrue que l'objectif de l’indépendance du Québec fait peser sur la Confédération./ En outre, les Canadiens ne devraient pas se laisser induire dans un faux sentiment de sécurité par les bruits répétés voulant que seulement une minorité des électeurs québécois soient favorables à l’indépendance du Québec.Ecrivant dans le magazine MacLean le 27 décembre.Claude Ryan, directeur du DEVOIR, nous adressait l’avertissement suivant: “.supposons que le gouvernement pé-quiste réussisse au cours de ses 18 premiers mois au pouvoir à livrer la marchandise au sujet des engagements ilutôt modestes qu'il a contractés durant a campagne électorale.Alors — et c’est là le pronostic le plus plausible qu’on puisse faire — nous irions tout droit vers le plus grave affrontement qui ait eu lieu au Canada depuis 1867.” Lorsque viendra l’heure de cet affrontement, M.Lévesque tiendra dans sa main toutes les cartes majeures pouvant lui Eermettre de gagner les électeurs du Qué-6c à son option.Si le reste du Canada n’a pas entre-temps fourni une indication plus claire de sa disposition à accepter et à appuyer les aspirations du Québec, M.Lévesque aura une bonne chance d'obtenir pour son projet d’indépendance d’adhésion neutre, sinon l’appui enthousiaste des électeurs du Quebec.La rhétorique patriotique à laquelle nous avons été habitués ne suffit plus à créer une atmosphère de confiance réciproque capable de permettre une recherche active des changements nécessaires au sein de la Confédération.C’est dans la création de cette atmosphère et dans la négociation tranquille d’arrangements acceptables que l'Ontario peut fournir un apport décisif.Comme cela s’est si souvent produit l’histoire du Canada nous enseigne une leçon : si l’Ontario réussit à trouver un modus vivendi acceptable avec le Québec, les autres provinces seront très heureuses de l'accepter, ne serait-ce que pour enfin disposer du problème du Québec" et pouvoir passer à d'autres questions qui les intéressent davantage.Fa $ 4200 Ouest, Dorchester, Montréal, Qué.H32 1V4 La session d'examens pour l’admission à l’exercice infirmier et pour l’obtention du permis d'infirmière et d’infirmier se tiendra les 12 et 13 mars 1977 à l’endroit suivant: Pavillon des Sciences Sociales et Droit Université de Montréal 3200 Jean-Brillant (coin Decelles) Montréal, P.Q.Les candidats devront faire parvenir leur demande à l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec d’ici le 17 février 1977.________________________________________________par______ DONALD MACDONALD ¦ L’auteur de cet article qui a paru dans le Globe and Mail du 3 février fut leader provincial des néo-démocrates ontariens pendant plusieurs années et demeure député de son parti à la législature ontarienne.Il y représente la circonscription de York South.Originaire de Montréal, Donald MacDonald a toujours porté un très vif intérêt aux questions touchant à l'unité canadienne et manifesté une grande sympathie pour les aspirations du Québec.La version française de cet article, dont l’actualité est accentuée par la rencontre de vendredi dernier entre MM.William Davis et René Lévesque, est du DEVOIR.Pourquoi refuser à l’avance toute forme de statut particulier?L’obstacle le plus probablè à la recherche d’une restructuration acceptable de la Confédération viendra de l’insistance que mettra le Québec à exiger une décentralisation si poussée des pouvoirs, particulièrement en matière économique, que l’aptitude d’Ottawa à fournir un gouvernement national efficace pourrait s’en trouver détruite.Les petites provinces, par exemple, ont toujours favorisé un gouvernement central plus fort.Car-elles n’ont pas les ressources voulues pour procurer elles-mêmes des standards nationaux à leurs citoyens.Elles doivent en conséquence dépendre plus complètement du pouvoir d’initiative et de la capacité financière du gouvernement fédéral.Mais là où la volonté de résoudre les problèmes existe, il existe aussi une façon de les résoudre.Et il existe une procédure constitutionnelle qui devrait permettre de contourner cette difficulté.Toute décentralisation excessive des pouvoirs qui pourrait s’avérer nécessaire afin de satisfaire aux aspirations du Québec pourra être corrigée par une délégation volontaire de ces mêmes pouvoirs à Ottawa par les autres provinces.C’est ici que peut entrer en scène le rôle historique de l’Ontario comme porte-parole de ce qu’on est convenu d’appeler le Canada anglais.Dans une telle situation,-l'Ontario pourrait prendre les devants et offrir le leadership oui permettrait de ramener les pouvoirs fédéraux à un niveau où il serait possible de pouvoir compter sur un gouvernement national viable.On dira que cette procédure engendrera une certaine forme de statut spécial pour le Québec?Très bien.On s’est mépris sur la détermination qu’incarnait M.Trudeau de traiter toutes les provinces sur le même pied: cette attitude contredisait très souvent l'expérience canadienne.Dès les jours qui suivirent la conquête de 1759, le Québec se vit accorder un statut spécial.On avait compris que des concessions de cette nature étaient absolument nécessaires pour que le Canada français puisse réaliser ses aspirations et être convaincu en même temps de demeurer loyal au lien britannique.En fait, il y a quelque chose de profondément irréel dans toute l’agitation que Ton observe autour du concept de statut spécial.La vérité historique, c’est que enaque province, sous des formes et à des degrés divers, s’est vu accorder un statut special lors de son admission au sein de la Confédération.Il fallut faire des concessions spéciales aux provinces maritimes et à la Colombie-Britannique pour obtenir leur adhésion à la Confédération; il en alla de même des provinces des Prairies, lorsque, à même les Territoires du Nord-Ouest, on découpa les frontières de ces provinces pour en faire des parties constituantes du Canada; et la même chose se produisit certes dans le cas de Terre-Neuve, lorsque cette province fut admise au sein de la Confédération en 1949.Mais une importante observation s’impose à ce stade.Il est impossible de prédire avec exactitude la nature des concessions et des compromis qui seront nécessaires dans ce processus de refonte de la Confédération.Il serait par conséquent oiseux de se livrer à des hypothèses trop minutieuses à ce sujet.Inévitablement, la nature des concessions et des compromis se dégagera des négociations que Ton entreprendra en vue de mettre au joui un nouveau fédéralisme axé sur le vingtième siècle.Il en ira de l’effort à entreprendre comme des travaux laborieux qui permirent de mettre au point l’accord originel de 1864.Les conclusions se dégageront du travail lui-même.Ce qui est requis avec urgence à ce moment-ci, c’est un leadership vigoureux et créateur de TOntario, de maniéré que le Canada anglophone ait une cause convaincante à mettre de Tavant dans la bataille qui se déroulera afin de gagner les esprits des citoyens du Québec, à l’heure de l’affrontement.On ne saurait compter sur le gouvernement fédéral pour ce leadership.Sa performance Ta trop discrédité à cet égard.Mais les autres provinces, en particulier TOntario, peuvent jouer un rôle important de leadership, à condition qu’elles veuillent substituer un sens aigu de l’action au sentiment actuel de glissement généralisé.Des propos malheureux de M.Stuart Smith Je voudrais faire une dernière remar-lue au sujet de la position du Parti libéral Je TOntario, telle que définie par M.Stuart Smith dans son discours à la fin du débat sur le budget en décembre dernier.Dans un style passionné, M.Smith critiquait alors M.Davis pour n’avoir pas fourni le leadership qui doit venir du premier ministre afin que TOntario puisse jouer le rôle-clé qui lui incombe.Mais l’essentiel de l’argumentation de M.Smith, c’était que le rôle dévolu à TOntario et à son premier ministre ne saurait être joué que si TOntario assure d’abord un traitement plus égal à sa propre population francophone sur son territoire.Je conviendrais que la performance de l’Ontario à cet égard est restée bien en deçà des promesses qu’elle avait fait naître, non seulement depuis que M.Davis est premier ministre mais même au temps de John Robarts.Quelques heures à peine apres la publication du rapport de la Commission d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme en 1967, M Robarts acceptait en principe les recommandations du rapport.Il formait quatre groupes de travail chargés d’étudier la mise en oeuvre de ces recommandations dans les domaines de l'administration judiciaire, de la publication des lois et règlements provinciaux, de l’administration municipale et de la fonction publique provinciale.Quelques mois plus tard, ces groupes de travail faisaient rapport.Mais à ce jour, ces rapports n’ont été rendus disponibles ni pour la législature ontarienne ni pour le grand aublic.Un départ prometteur avait eu lieu sous M.Robarts; les choses ont tendu à languir depuis ce temps.Il est possible et nécessaire de faire davantage afin d’assurer les droits des francophones en Ontario, non seulement parce que les francophones y ont droit et que c’est là une partie importante de notre héritage canadien, mais aussi afin de renforcer la crédibilité de TOntario dans les négociations à venir avec le Quebec.En outre, quoi que les Canadiens de langue anglaise puissent penser du nationalisme canadien-français et de la menace qu'il constitue pour l'unité de ce pays, ils ne serviront guère la cause de la réconciliation s'ils en parlent d'une manière méprisante et péjorative.a r, Au début de son discours, M.Smith critiquait le “nationalisme ethnique" de M.Levesque; il ajoutait aussitôt, pour qualifier ce nationalisme, le mot “étroit" Un peu plus loin, le Parti québécois devenait coupable, dans le même discours, de “mesquinerie’’.Finalement, on arrivait au sommet que voici: "Nous nous sommes battus pendant des années, pendant plus d’un siècle, pour édifier une économie dans ce pays, et on ne saurait concevoir que nous demeurions passifs et les laissions tout simplement briser ce pays à cause de leur nationalisme étroit, petit, mesquin, ethnique.” Des propos de cette nature peuvent être électoralement rentables auprès de certains secteurs de la population.Mais je ne saurais concevoir d'attitude plus vouée à l'échec que ce genre de langage intempéré, de la part d'un Premier ministre qui engagerait la renégociation de la Confédération avec le Québec.Pareil langage risquerait d’aliéner pour longtemps une proportion encore plus nombreuse de la population du Quebec que celle qui a voté pour le Parti québécois.Car plusieurs qui n’ont pas voté pour le PQ ont néanmoins partagé les sentiments d’exultation qui ont suivi le triomphe électoral de ce parti, ne fût-ce que parce qu’ils étaient contents d’être débarrassés d'un gouvernement libéral réactionnaire et corrompu.En même temps qu’il vitupérait la vision “mesquine et étroite" de M.Lévesque, M.Smith soulignait avec insistance, dans le même discours, que "nous devons avoir une stratégie’’.“Vous savez, ajoutait-il, que notre problème ne saurait être résolu par une simple redéfinition des structures actuelles en matière de partage fédéral-provincial des pouvoirs".A mon avis, c’est précisément autour de cette question cruciale qu’il faudra trouver une solution.Je ne veux pas minimiser la nécessité d’une reconnaissance plus plénière des droits des francophones en Ontario et dans le reste du Canada.Parler ainsi, c’est simplement recon- M.John Robarts, ex-premier mi-mistre de TOntario.naître la détermination du Canada français.Cette volonté résolue, qui a survécu et s’est renforcée à travers les années depuis la Conquête de 1759, est centrée sur la réalisation prioritaire et plénière de ses aspirations dans la patrie du Québec Et cet objectif — c'est aussi la ferme conviction du nouveau gouvernement québécois — ne saurait être atteint à moins que la province ne puisse exercer bon nombre de pouvoirs qui ont été jus- M.William Davis, premier ministre de TOntario.qu’à maintenant réservés à Ottawa John Robarts avait perçu avec beau coup de clarté la légitimité de ces aspirations.11 incombe à William Davis de les percevoir avec la même clarté et de prendre l’initiative d’une renégociation de la Confédération qui permettra aux citoyens du Québec de consentir à se prononcer, de manière répétée s’il le faut, en faveur de la réalisation de leurs aspirations à l’intérieur du cadre canadien le sigle «le la qualité Réductions générales sur toute la marchandise en magasin.Nous devons faire place aux nouveaux manteaux Le choix est grand et les prix intéressants Rendez-vous sur place le plus tôt possible pour bénéficier de notre vente après inventaire.1473, rue Amherst ''ou carrefour de la fourrure" 522-3181 Stationnement à l'arrière jriiiivm If IIS MT I YZS 1 La Banque de Montréal annonce son Régime enregistré d’Epargne-retraite (R.E.E.R.) Un R de la R de Montréal Banq intelligent (et economise pôti) del M le Lion des fables, passager omniprésent du La Fontaine Express de la Banque de Montréal Il n’est pas bête notre lion.Il se prépare une retraite dorée grâce à ce système de planification financière.De plus, il profite d’exonérations considérables impôts Renseignements: toute succursale de la Banque de Montréal.où la devise est: “Service en tête" VOYEZ-Y MAINTENANT! L’année fiscale 1976 prend fin le 1er mars 1977! Qu’est-ce qu’on peut faire pour vous?La Première Banque Canadienne Banque de Montréal 6 • Le Devoir, lundi 7 février 1977 \ la météo ,i NEIGE > S».PLUIE précipi^oHon hau^« prtision g bas»» pftitiort mou* d'air ifai» mosi» d'air chaud Dégagement graduel aujourd'hui Les vents seront généralement modérés mais ils provoqueront de la poudrerie par endroits L'air froid qui accompagne une crête de haute pression venant de l'extrême ouest donnera du temps plus froid sur tout le Québec Demain, le temps sera ensoleillé dans toutes les régions • Abitibi.Chibougamau.Nord-Ouest de la Haute-Mauricie.Nord de Pontiac-Témiscamingue: Ensoleillé.Vents modérés provoquant de la poudrerie par endroits Maximum près de -18 Aperçu pour demain: ensoleille • Montréal.Outaouais.Laurentides, Sud-est delà Haute-Mauricie.Sud de Pontiac-Temiscamingue: Ensoleillé Maximum près de -16 dans les grandes villes et près de -18 ailleurs.Aperçu pour demain: ensoleille.Quebec.Trois-Rivières.Cantons de l'Est: Dégagement.Vents modérés par endroits provoquant de la poudrerie.Maximum près de -18.Aperçu pour demain.ensoleillé.• Lac St Jean: Dégagement.Vents modérés par endroits provoquant de la poudrerie.Maximum près de -18.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Sept-lles.Baie Comeau: Nuageux avec éclaircies et neige intermittente.Accumulation additionnelle négligeable.Dégagement cet après-midi Vents modérés provoquant de la poudrerie par endroits.Maximum près de -15.Aperçu pour demain: ensoleillé.• Rimouski.Gaspésie: Nuageux avec éclaircies et neige intermittente.Accumulation additionnelle négligeable.Dégagement en fin de journée.Vents provoquant de la poudrerie.Maximum près de -15.Aperçu pour demain: ensoleillé suites de la première page LEVESQUE tance de 145 pieds par la voiture du premier ministre La police a fait savoir que cette distance était normale, étant donné l'état de la chaussée, et quelle démontrait que M Lévesque roulait à environ 25 milles à l'heure L'accident a semé néanmoins une certaine consternation dans l'entourage du premier ministre, d'autant plus que M.Lévesque avait fortement conseille à ses ministres de ne pas utiliser leurs voitures privées pour leurs déplacements Sa directive avait été moins stricte que celles des premiers ministres qui l'ont précédé car il avait invité aussi ses ministres à ne pas abuser des voitures du gouvernement M.Lévesque est peut-être le premier chef de gouvernement québécois à conduire une voiture privée car il faut remonter à l'époque qui a précédé M.Maurice Duplessis pour tenter vainement de trouver un précédent M Daniel Johnson, en 1966.avait été le premier à donner des directives strictes à ce sujet, directives qui avaient été suivies par MM Bertrand et Bourassa Les proches du premier ministre ont confié que M Lévesque répugnait particulièrement a faire attendre ses chauffeurs et gardes du corps et les renvoyait systématiquement lorsqu'il prévoyait rester longtemps au même endroit II utilisait souvent sa voiture personnelle ou celle de Mlle Côté durant les fins de semaine mais son entourage jugeait la chose imprudente Hier.M Jean Coumoyer.ex-ministre du Travail et de l'Énergie dans le cabinet de M Bourassa, a déclaré qu'il avait toujours été incapable de conduire sa voiture alors qu il était ministre, révélant qu'il était tellement absorbé par ses préoccupations qu'il brûlait les feux rouges et oubliait les arrêts règlementaires Depuis Jean Lesage, les premiers mb nistres du Québec ont toujours estimé qu'un ministre s'exposait à des accidents de circulation qui pouvaient créer des situations fâcheuses pour eux-mémes et pour le gouvernement.M.Pierre Elliott Trudeau a été un des seuls à échapper à cette règle* il roulait parfois dans sa voiture sport au grand desespoir des chargés de 'a sécurité mais, depuis la crise d'octobre 1970, il semble qu'il ait mil fin à ses ballades personnelles M.Coumoyer a dit qu'il compatissait avec M.Lévesque.“Je n'aime pas, a-t-il dit.que mon premier ministre soit mal pris de la sorte " Le chemin McDougall est .le prolongement à sens unique de Côte-des-Neiges vers le sud entre The Boulevard et le nord de l'avenue Cedar.Il s'agit de l'ancien passage des tramways transformé en rue qui débouche sur Côte-des-Neiges juste avant le feu de l'intersection Cedar.C'est à l’endroit où la jonction McDougall et Côte-des-Neiges se fait que M Lévesque a aperçu M Wilson au milieu de la voie publique qui s'agitait.La police poursuit son enquête sur les circonstances de cet accident.Entre-temps, certains proches du premier ministre ont formulé hier l'hypothèse que M.Lévesque ait cru un instant être l'objet d'un guet-apens.On a appris à Québec que des menaces de mort ont été dirigées contre le premier ministre récemment et on aurait conseillé à M.Lévesque d'être très prudent.Un ministre du cabinet de M.Lévesque a fait valoir que ce dernier, en voyant quelqu'un lui faire signe d'arrêter, a pu croire qu'on lui tendait un piège d'où sa bifurcation vers la gauche.Mais M-.Lévesque n'aurait pas fait de déclarations en ce sens ni à la police ni à ses proches.M.Yves Michaud a déclaré qu'il avait été prévenu de l'accident par Mlle Côté et qu'il était accouru auprès de M.Lévesque.qui, selon lui.paraissait calme quoique ébranlé par cette affaire Hier cet accident a retenu l'attention à la radio et dans les dépêches et Ton s’attend à beaucoup d'autres détails et commentaires bien qu’on ne puisse mesurer les conséquences politiques de cette affaire que M.Lévesque ait donné à entendre.hier, qu'il voulait être t-aité exactement comme tout autre citoyen impliqué dans un accident de la circulation.UQAM Pour sa part, l'administration de l'UQAM a indiqué, par la voix de son recteur, M.Maurice Brassard, qu elle se rendrait à la condition des enseignants.Elle a de plus invité les représentants syndicaux à rencontrer ses mandataires pour mettre au point le protocole de retour au travail “afin que toutes les activités de l’université puissent reprendre sans tarder”.au tildes mots Enfin, Malherbe vint ! par Louis-Paul Béguin C'est au XVIIe siècle que le français prend son essor et que ses qualités se développent Après les extravagances des poetes de la Pléiade, l'absence de règles et l'anarchie qui y règne, la langue française a besoin d'un maître qui lui inculque un peu de discipline.‘Enfin.Malherbe vint.” a-t-on dit.Il était bon qu'il fût né à cette époque Car il était l'homme qu'il fallait.Il épura le vocabulaire et l'élagua, déclarant qu'il était trop lourd de mots inutiles II affirme que l’on doit écrire en français Qu'importe le latin! ‘Tl faut, dit-il.écrire avec pureté." Il ouvrit le règne de la grammaire Depuis Malherbe.le français doit se plier aux exigences des règles grammaticales Réprouvant les emprunts, il arrêta Tim-portatiop de mots étrangers.Il faudrait sans doute un nouveau Malherbe pour refouler les anglicismes de notre époque.Enfin, passons.Il écarte les mots techniques de la langue littéraire, les termes “bas", les archaïsmes.Il donne au français un véritable code de langue.Il y a désormais de l'ordre dans le lexique, la syntaxe et la grammaire.Il veut “de la clarté" Sa critique la plus sévère était quand il disait (à son adversaire Desportes): "Je ne vous comprends pas.” Pour Malherbe, il n’y a pas de synonymes.Chaque mot, s’il est bien choisi, a son sens précis.Il est peut-être allé trop loin.Il eut d’ailleurs ses détracteurs.Mathu-rin Régnier l’attaqua, se moquant de ceux qu’il appelait les "regratteurs de mots”.Ce fut surtout “la vieille demoiselle" de Gournay qui reprocha à Malherbe de retrancher trop de mots telle n’était pas puriste pour deux sous, autrement dit).Mais la réputation de Malherbe grandit et son influence sera primordiale pour la langue française.En apprenant la décision de l'Université, le président du syndicat des professeurs, M.Jean-Pierre’ Cheneval a bondi de joie Ce dernier qui a manifesté Tes-, poir d'un règlement prochain des questions contenues dans le projet syndical de protocole de retour au travail, a vu dans le geste de l'université une "grande victoire syndicale".Parmi les problèmes à résoudre, il reste notamment le problème des employés de soutien, qui n'ont touché jusqu'ici qu'une partie de leur salaire normal.L’an dernier, les professeurs de l’UQAM avaient pour leur part touché leur plein salaire durant la grève des employés de soutien.Ces derniers, à Laval, ont aussi touché leur plein salaire, “de sorte qu'il ne, devrait pas y avoir de problème de ce cô-‘ té." La durée de la session pourrait constituer un autre problème, “cependant loin d'être insurmontable ”, a dit M.Cheneval.L'administration souhaite un prolongement de l'année académique jusqu'à la mi-juillet, ce qui donnerait deux sessions de 12 semaines.“Ça pourrait désorganiser plusieurs enseignants qui ont des projets de recherche, mais c’est achetable", a poursuivi le président du syndicat pour qui l'intérêt des étudiants est plus important que celui des projets D’autres problèmes, tels les contrats d'un an en cours qui se terminent le 31 mai, et les avis de congédiement déjà envoyés seront en outre à Tordre du jour.Èn conclusion.M.Cheneval voit dans la décision d’hier la confirmation des criti- aues du syndicat à l'administration.“La écision a été prise par la direction de l’université centrale.Ça ne me surprend pas car on a répété pendant tout le conflit que TUQAM.en dépit de son autonomie de constituante, avait les mains liées dans le dos par l'administration centrale.On va soulever ce problème lors de l'enquête gouvernementale.Si le centre de décision n'avait pas tout contrôlé, cette grève aurait duré tout au plus six semaines et non seize ".TRUDEAU toire, celle du Québec.Tandis que si le gouvernement central a une existence réelle et que les francophones y sont représentés ou que leur représentation est garantie par des formules constitutionnelles ou des déclarations constitutionnelles sur le droit des langues, etc., à ce moment, les six millions de francophones ont, si je peux dire, une tremplin beaucoup plus puissant, un haut-parleur beaucoup plus fort, parce que c’est le Canada tout entier qui doit refléter la réalité française, alors que dans un Québec séparé.c'est seulement le Québec qui la reflétera".Au début de Tentrevue, le premier ministre avait exprimé sa foi en ce genre de Canada, en un pays où il existe un désir de vivre ensemble, tin désir qui s’énonce suivant certaines conditions.'Je comprends que les Québécois ne veulent pas vivre dans un Canada à moins que ce Canada.,, disons.accepte mes thèses sur le bilinguisme, accepte que le francophone puisse avoir des droits égaux à l'anglophone dans ses relations avec l'État.etc.C'est ma sorte de Canada à moi", a-t-il affirmé.Néanmoins, il est urgent que cette question soit tranchée le plus rapidement possible, souligne M.Trudeau, qui a rappelé une phrase de son discours de Québec: “Va falloir parler beaucoup et y penser beaucoup, mais mettons un termeà ça.Que ça ne dure pas un autre cinq, dix, 20 ans.Qu'on se décide, qu’on se branche à un moment donné".Le premier ministre du Canada a également consacré de longues minutes de cette entrevue à souligner la grande flexibilité de son gouvernement dans ses relations avec les provinces.À titre d’exemple, il a noté la récente entente intervenue avec le Manitoba dans le domaine des communications.Il a cité également l’entente intervenue avec les provinces Maritimes sur l'exploitation des ressources minières sous-marines.‘Ce qu’on a fait dans le domaine des pétroles avec les provinces Maritimes, ce qu'on a fait dans le domaine des communications avec TAlberta.on peut le faire avec le Québec!” M.Trudeau a rappelé que, dans le domaine de l’immigration, le gouvernement fédéral avait déjà accordé sa collaboration au Québec.Le premier ministre était interrogé par le correspondant du réseau Télémédia sur la colline parlementaire, M.Jean Rivard, et par le directeur de l’information du poste CKAC de Montréal, M.Raymond St-Pierre.GANDHI monde que lorsque la veille, Mme Gandhi avait pris la parole devant ses partisans.Plus de cent mille personnes s’étaient rassemblées pour écouter le premier ministre *et les dirigeants du parti du Congrès, mais les discours de ces derniers ne leur ont guère fait d’impression.Avant même que Mme Gandhi ne prenne la parole, il y a eu une cohué dans la foule et un premier mouvement pour quitter la place.La police et les organisateurs du rassemblement étant parvenus à stopper ce mouvement, Mme Gandhi est parvenue à retenir l’attention de la foule pendant vingt-cinq minutes.Les précédents orateurs avaient été le ministre des Affaires étrangères, M.Yeshwantrao Chavan, et deux autres membres du cabinet.Cette manifestation peu enthousiaste laisse présager que la lutte du parti du Congrè en prévision des élections du mois prochain ne sera pas aisée.Mme Gandhi a reconnu dans son allocution que l’état d’urgence avait été marqué par certains “excès”.“Je reconnais, a-t-elle dit, que certains n’ont pas été heureux au sujet de nos programmes.Cependant, ce n’était pas ces programmes qui étaient en faute, mais leur mise en vigueur".Le meeting a été clos prématurément à la suite de nouveaux signés de désordre déclenchés par les propos de Mme Gandhi concernant les “inconvénients et difficultés" que les mesures d’urgence avaient causés à “certaines gens".En autres les difficultés s7accumulent pour Mme Gandhi.Après la démission de M.Ram la semaine dernière, l’ancien président Giri s’est prononcé pendant le week-end en faveur de l’abrogation de l’état d’urgence.M.Giri avait été élu à la présidence en 1969 grâce à Tappui de Mme Gandhi.Sa prise de position publique sur l’état d’u»-gence est d’autant plus importante que, depuis l’indépendance, les présidents indiens s’étaient abstenus d’intervenir dans les controverses politiques.A plusieurs reprises, Mme Gandhi a refusé de lever l’état d’urgence.Elle a seulement consenti à autoriser "l’activité politique légitime" durant la campagne électorale.Les principaux orateurs de l'opposition ont fait savoir que la question de l'état d’urgence serait le principal thème de la campagne électorale.D’autre part, l'opposition a annoncé que M.Raj Narain, (socialiste) candidat malheureux contre Mme Gandhi lors des élections de 1971, sera à nouveau son adversaire dans sa circonscription de Rae Barelli, dans TEtat de TUttar Pradesh (nord-est du pays).M.Raj Narain, détenu depuis la proclamation de l’état d'urgence,.avait engagé une action contre Mme Gandhi qui avait conduit à l'invalidation pour “irrégularités" de son élection par la haute cour d'Allahabad le 12 juin 1975.Ce jugement avait été cassé quelques mois plus tard par la cour supreme de l'Inde.Enfin, le Congrès pour la démocratie, parti fondé par M.Jagjivan Ram au lendemain de sa démission du gouvernement et du Congrès, a indiqué qu’il envisageait une alliance avec le PC pro-soviétique à l'occasion des élections.Le parti Janata regroupe les cinq partis suivants: congrès "0" (opposition), Jana Sangh (nationaliste hindoui, Bharatiya Lok Dal (Bld-brigade du peuple indien, droite), parti socialiste, parti républicain.RHODESIE peur de ses camarades.Une jeune fille de 16 ans déclare que les guérilleros sont venus dans leur école: “Nous sommes partis avec les professeurs, parce que nous y avons été forcés." Les parents n'ont pu voir que la moitié des enfants.Vingt-cinq écoliers affirmant être représentatifs de leurs camarades avaient déclaré samedi soir à la presse qu'ils étaient “chez eux maintenant.Nous savons que Smith a envoyé nos mères comme espionnes.” Le gouvernement de Salisbury affirme que si certains jeunes gens ont été volontaires, la grande majorité ont été contraints à quitter la Rhodé-sie par la force.La rencontre entre les parents et leurs enfants a eu lieu en présence d'un représentant de la Croix-Rouge internationale M.Nicholas de Rougenant et d’un diplomate britannique, le secrétaire général du conseil panafricain des Eglises, le chanoine Burgess Carr, assistait également à la rencontre.Le chanoine Carr qui arrivait de Nairobi où il réside habituellement a déclaré que dans les circonstances normales.il aurait été d'accord pour que les parents ramènent leurs enfants mineurs, par la force s'il en était besoin, mais que dans le cas présent, on avait affaire à une situation unique qui conférait aux enfants le droit de choisir où ils voulaient rester.Par ailleurs, le président Julius Nyerere a indiqué au cours d'une conférence de presse à Dar Es Salaam, qu'il avait fait part au nouveau représentant américain aux Nations unies.M.Andrew Young, de sa conviction qu'il revenait à la Grande-Bretagne et non aux Etats-Unis de régler le conflit rhodésien.Les Etats-Unis et d’autre pays “devraient encourager la Grande-Bretagne et les nationalistes à s'entendre quand ils se seront entendus et qu'ils auront découvert que le principal obstacle au régime de la majorité est Smith, alors le reste du monde, dont les Etats-Unis, devront contribuer à balayer cet obstacle," a-t-il estimé.‘Les Etats-Unis ne peuvent remplacer la Grande-Bretagne, qui es*, la puissance coloniale." a souligne le chef de TEtat tanzanien, dont les propos contredisent ceux du président Kenneth Kaunda, chef de TEtat zambien, qui avait déclaré la veille aux journalistes que la Grande-Bretagne n’avait plus “la volonté ni la capacité" de régler cette crise et avait exprimé l’espoir que les Etats-Unis reprendraient le flambeau.BAIN TOTAL Suite de la page 3 laps de temps relativement court.Des résultats positifs de ces premières recherches, les pédagogues des Mille-Iles ont émis une double hypothèse.D’abord, les résultats positifs chez les enfants de première année pourraient probablement 7 février par la PC 1976 — Pékin annonce la nomination de M.Hua Kuo-Feng, un vice-président relativement inconnu, au poste de chef du gouvernement par intérim, en remplacement de Chou En-lai, décédé en janvier.1975 — Deux cosmonautes soviétiques reviennent sur terre après être demeurés 30 jours en gravitation.1974 — La Grande-Bretagne accorde l'indépendance à Tile de Grenade, dans les Antilles.1971 — Revenant de la lune, la cabine Apollo-14, avec deux astronautes américains à bord, s'apprête à amerrir dans le Pacifique 1970 — Des avions israéliens attaquent et coulent un mouilleur de mines égyptien en mer Rouge, après la perte cfun bateau israélien, coulé par un homme-grenouille égyptien dans le port d'Eilath 1962 — Explosion dans une mine à Sarrebruck Allemagne: 298 morts.1948 — Le général Eisenhower démissionne de ses fonctions de chef d'état-major de Tarmée de terre U.S.Il est remplacé par le général Omar Bradley 1945 — Rencontre Roosevelt-Chtirchill-Staline à Yalta, Crimée 1932 — Les pays Scandinaves, la Belgique et les Pays-Bas se mettent d’accord sur une coopération économique.1920 — L’amiral Koltchak, un des chefs des armées blanches de Sibérie, est exécuté par les Bolcheviks, 1878 — Le cardinal Joachim Pecci est élu pape sous le nom de Léon XIII.1831 — Proclamation de la constitution belge.1793 — L'Autriche et la Prusse signent une alliance contre la France 1550 — Election du pape Jules HI, Giovanni Maria Del Monte.Ils sont nés un 7 février: Le romancier anglais Charles Dickens 1812-1870 — Le chimiste Russe Dimitri Mendeleiev.1834-1907 — Le romancier américain Sinclair Lewis 51885-1951).V J être obtenus egalement auprès d'étudiants de sixième année; ensuite, si Tex-périence apparaît fructueuse chez les anglophones qui veulent apprendre le français, elle devrait valoir tout autant pour les écoliers d’expression française faisant l’apprentissage de l’anglais.Quoi qu’il en soit de la méthode d'apprentissage d’une langue seconde par immersion, largement utilisée chez les anglophones mais peu indiquée dans les écoles de langue française, il apparaît désormais évident aux pédagogues des Mille-Iles qu’un enseignement intensif et exclusif, pendant cinq mois (quelque 500 heures), de la langue seconde est de loin plus efficace que les 600 heures, ou plus, émiettées en petites demi-heures quotidiennes consacrées à la langue seconde, qui sont pratique courante actuellement.MAILLOUX Suite de la pagee 3 mes de l'administration publique de 1970 à 1976.Pas plus qu’il ne s’oppose à la tenue d'un congrès au leadership en 1977, M.Mailloux ne s'objecterait à un congrès préalable d'orientation.A l’instar de M.tournoyer, il trouverait indiqué que les éventuels candidats au leadership soient connus assez tôt pour qu'il leur soit possible de participer à la redéfinition des grandes orientations du Parti libéral du Québec.D'ici là, M.Mailloux partage l'avis de M.Payeur sur l'opportunité de rechercher des liens plus étroits avec les libéraux fédéraux en vue de grand débat qui s'annonce sur les thèses du fédéralisme et de l’indépendantisme.A la condition, bien sûr, que Ton ne prenne prétexte de cette nouvelle urgence d'unir les forces pour mettre en tutelle le Parti libéral du Québec.Mais quoique Ton fasse, conclut M.Mailloux, on ne pourra empêcher que les deux chefs de gouvernements, MM.Trudeau et Lévesque polarisenflé'débat.POWER Suite de la page 3 l'achat de tels textes en provenance de l'extérieur.Fermer Tentree ou la sortie des textes en vue de concrétiser l’autonomie de chaque salle de rédaction, constitue le pendant juridique du nouveau slogan en préparation à la FNC: “L’intégration ne passera pas”.• Les journalistes du Soleil, les premiers à déposer les demandes précises dans ce domaine, ont vu la menace d'uniformisation de l’information se préciser davantage lorsqu’ils ont découvert la création d'Edimédia, une agence de presse privée contrôlée par lès propriétaires de leur journal.Plusieurs journalistes pensent qu’à l’heure actuelle, Edimédia serait chargée de vendre les textes de leurs supervedettes aux autres journaux afin que le Soleil, officiellement indépendant de Power Corporation, n'affiche pas de liens trop évidents avec La Tribune et le Nouvelliste notamment, deux membres du cartel.Edimédia n’en demeure pas moins la copie fidèle du Soleil puisque son conseil d’administration est composé, outre Jacques Francoeur, du président du Soleil, M.Paul Audet, du vice-président.M.J.-G.Faucher, du trésorier, M.Charles-A.Poulin, et même du rédacteur en chef et éditeur-adjoint, M.Claude Beauchamp, La vocation d'Edimédia est si vaste, d’après ses lettres patentes, que les textes des super-vedettes actuelles et futures, pourraient envahir non seulement la presse écrite mais aussi l’information électronique.‘Ainsi la tendance se précise, commente André Dalcourt.Quelques vedettes, dont les salaires sont plus près de ceux des cadres que de ceux des journalistes, traiteront des sujets importants pour la quasi totalité des lecteurs et auditeurs de la province.Puisque l’intégration totale des salles de nouvelles ne peut se faire ouvertement sans risques politiques évidents, on conservera sur place des tâcherons locaux pour les faits divers et pour sauver les apparences d’autonomie au plan politique.A long terme, rien n’empêchera cependant le travail des 2,000 journalistes actuellement en place au Québec d'étre fait par moins de la moitié de cet effectif.‘Les premiers pas dans cette direction devront être les derniers que pourront poser les propriétaires de journaux sinon, de précédents en précédents, de compromis en compromis, c'est la liberté meme de l’information au Québec qui y passera.Cet abcès, qui mûrit depuis des années, c'est toute la population et tous les journalistes qui devront le crever par un débat en profondeur et par des actions inévitablement concertées", conclut le coordonnateur de la CSN pour la prochaine négociation dans l'information au Québec.(Demain: les incidences politiques du problème de l'intégration) CE PAYS Suite delà page 4 lions internationales un certain caractère de générosité et, pourquoi pas, de leur donner une dimension spirituelle.L'entreprise est difficile, voire quasi impossible, pour les grandes puissances: si elle doit venir, elle ne peut être l’oeuvre que de moyens et petits pays, qui ont moins d’intérêts considérables à défendre un peu partout et qui ne suscitent, en règle générale, ni réserves, ni suspicion.Il y a deux objectifs majeurs.D'abord, assurer la mise en place effective de ce nouvel ordre économique international, récemment accepté, dans l’enceinte de TONU et dans d’autres forums, par les pays industrialisés mais qui à ce jour est resté pratiquement lettre morte, et sans doute pour longtemps encore.C'est là pourtant oeuvre élémentaire de justice enverè les pays producteurs de matières premières et en voie de développement, et, par là même, facteur de stabilité et de paix.Ensuite, tout aussi important, contribuer à susciter un ordre culturel international qui assure la sauvegarde des cultures, de toutes les cultures, dont la plupart sont aujourd'hui menacées de folklorisation, et faire en sorte que le dialogue des cultures s'engage réellement dans la réciprocité, contre les égoïsmes et les hégémonies du monde industrialisé.' Tâches redoutables mais pressantes et dont un certain nombre de petites et moyennes puissances doivent prendre Tinitiative et assurer la réussite.Il y a là une action à la mesure et dans le sens de la vocation du Québec.Cette voix française d'Amérique du nord devra être, dans le concert des nations, celle de la générosité.Avec d'autres pays, bien sur, et notamment des pays du tiers monde, le Québec pourra contribuer à Tavènement à la fois d un ordre culturel international et d’un nouvel ordre économique mondial.Ce sera son honneur de s y engager avec conviction et avec persévérance.Prochain article: Oui à la coopération, à la dignité et au progrès DÉCÈS Natax i.v.p.qu» l»t ovl* 4» dé
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