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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 mars 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-03-19, Collections de BAnQ.

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(foi ¦I LES VOYAGES ioas P«rmit: 50170 1460 avenue Union Montréal H3A-288 Que 845-8221 TEMPÉRATURE Au Québec 0 — Si vous étiez à la Nouvelle Orléans 27 Vol.LXIX - No 64 Dégagement en après-midi.Maximum 2.Montréal, samedi 19 mars 1977 Saint Joseph 25 CENTS La thèse des deux nations refait surface LeNPDaux prises avec une vieille querelle par Lise Bissonnette OTTAWA — Même si les communiqués officiels du parti annonçaient hier que le leader néo-démocrate canadien, M.Edward Broadbent, allait définir lui-même dimanche Ta politique sur Tunité nationale du NPD'\ il n'est pas dit que le Conseil fédéral du parti qui se réunit à Ottawa depuis hier après-midi, le laissera s'en tirer sans une solide séance de discussion collective.Ramenés assez brutalement à l’une de leurs plus vieilles querelles, la “thèse des deux nations”, par l'élection québécoise du 15 novembre dernier, les néodémocrates n'ont pas établi clairement leur position à légard du nouveau gouvernement québécois et devraient le faire en partie tout au moins lors d'une session fermée à la presse, ce matin.On y parlera de stratégie pour les prochaines élections partielles au Québec, on y passera en revue les ' priorités’' du programme, on y recevra les rapports des provinces, dont celui de la délégation du Québec ne manquera pas d'être brûlant.Au moins quatre délégués du Québec sont présents au Centre de conférences d'Ottawa, où se tient le Conseil fédéral, la plus importante instance du parti entre les congrès, une émanation des 12 sections provinciales et territoriales du Nouveau parti démocratique.Selon certaines sources, les dirigeants du parti seraient à revoir d'un peu plus près leurs relations avec le NPD-Quebec qui.au cours des dernières années, a eu tendance à se comporter comme un groupe autonome, sinon marginal, au sein de cette formation politique fédérale.En octobre dernier, par exemple, au moment du déclenchement des élections provinciales, M.Broadbent avait dû admettre à Ottawa devant des journalistes qu'il ignorait que le NPD-Québec allait présenter des candidats sur la scène provinciale, cela le jour même où le leader québécois, M.Henri-François Gautrin, l'avait fait savoir à Montréal.A ces problèmes de communications internes s'ajoute l'éternelle difficulté du NPD à se définir vis-à-vis la question québécoise, dont M.Broadbent est loin etre un spécialiste.Il n'a pas abusé des diagnostics depuis la victoire péquiste.se contentant d'abord de l'attribuer à des causes économiques et surtout au chômage.comme le faisait alors le leader du Parti conservateur, M.Joseph Clark.Mais tandis que ce dernier rectifiait progressivement son tir et multipliait ses sources d'information au Québec, M.Broadbent a maintenu pour l'essentiel ses positions Tout en réaffirmant sa foi dans la Confédération et son opposition à l'option indépendantiste du nouveau gouvernement québécois, il trouvait toutefois le moyen d'accueillir l'affaire positivement en notant que le programme social et économique du PQ était très voisin du sien.11 se faisait dès lors confiant de trouver de nouveaux appuis au Québec en allant par exemple "expliquer aux ouvriers des Voir page6.Le NPD 1 Ed Broadbent $2 milliards pour l’achat de 150 avions de chasse M ¦ if M : : : : .y.-.••• • •.• La Fondation internationale pour le bien-être des animaux avait organisé hier une manifestation devant le Parlement, à laquelle 200 personnes amies des bébés phoques ont participé.(Téléphoto CP) Le PLC entre en période de réflexion par Lise Bissonnette OTTAWA — Ce n'est pas tout de sortir vainqueur des sondages, encore faut-il savoir sustenter l'appétit politique des foules toujours tentees par la tiédeur.Aussi, le Parti libéral du Canada amènera quelque 500 militants en “retraite" aux limites de Toronto, la semaine prochaine, pour faire jaillir par le choc des idées les éléments d'une éventuelle révision de son programme, notamment sur les thèmes de l'unité nationale et de l'économie.Protégés des distractions de ce monde dans un hôtel près de l'aéroport de la Ville-reine, les participants étudieront une vingtaine de documents, écouteront plus d'une trentaine de conférenciers dont certains ne sont pas liés au parti, et s'exprimeront eux-mêmes dans de multiples ateliers de travail.On ne les appelle pas à formuler des résolutions précises ni a les adopter, mais le fruit de leurs cogitations devrait servir au congrès politique national du PLC qui aura lieu à Ottawa en octobre prochain.Tout cela s'intitule “Vivre le Canada” (en traduction, “On being Canadian") et a été préparé bien avant les élections québécoises de novembre dernier, pour ceux que surprendrait la pertinence des thèmes.L'entreprise semble assez étrangère aux artistes de la politique quotidienne que sont les membres de l'aile parlementaire du parti, dont plusieurs seront cependant présents à Toronto.Le président de cet “atelier libéral" est un éminent juriste de la capitale ontarienne, M.James Scott Peterson, spécialiste en droit fiscal et affaires internationales.Les coprésidents en sont Mme Lorna Marsden, Voir page 6: Le PLC réfléchit OTTAWA (CP) - Le Canada a lancé des appels d'offre, hier, à cinq manufacturiers d’avions militaires, dont trois sont américains, pour l'achat d'environ 150 appareils de chasse dont le coût total dépassera $2 milliards, soit le plus important contrat de défense jamais donné dans l’histoire du Canada.Les cinq avionneries sollicitées sont: Grumman des États-Unis qui fabrique le F-14 “Tomcat".McDonnell-Douglas des États-Unis qui produit les F-15 “Eagle" et les F-18 “Northrop'', General Dynamics qui fabrique aux États-Unis le F-16, Dassault, en France, qui fabrique le "FIE Dassault-Bréguet", et le consortium Grande-Bretagne.Allemagne et Italie qui produit le Banavia-Tornado.Le ministre de la Défense nationale, M.Barney Danson.a précisé que le Canada ne choisirait qu'un seul de ces six avions et que consequemment le mirobolant contrat ne serait accordé qu'à un seul manufacturier.Ces avions de chasse, dont les livraisons devraient commencer en 1981, serviront à remplacer les CF-104 et les CF-105 que l'Aviation canadienne utilise depuis le début des années 60.Le CF-5 servira à l'entraînement des pilotes et à la photographie aérienne à compter de 1980.M.Danson a fait valoir qu actuellement.la force aérienne de combat du Canada était très inférieure à celle des pays susceptibles d'attaquer le Canada, mais que l'avion choisi devrait être polyvalent aux fins d'assurer les missions d'interception, dé combat, de surveillance et autres tâches auxquelles il sera appelé à se faire valoir.Le ministre a également annoncé que le vice-amiral Robert Falls, auteur du programme coûteux de modernisation des forces armées qui est présentement en cours, remplacerait le général Dextraze, chef des armées canadiennes, qui prend sa retraite à l'automne.Les avions dont il est question sont tous des appareils à réaction supersoniques, très sophistiqués, dont les armements et les équipements de radar relèvent de plus hautes techniques.Les prix à l'unité varient entre $24 et $12 millions et trois de ces appareils sont des bimoteurs et biplaces.Le F-14 de Grumman estle plus cher à $24 millions, suivi du F-15 de McDonnell-Douglas à $17 millions.Ces deux appareils ¦ Quelques témoignages sur la mort d’Hubert Acluin - page 32 paraissaient jusqu'à présent retenir l'attention des experts en défense au Canada, mais il faudra étudier les appareils européens oui s'ajoutent à la liste de même qu'au F-16 de General Dynamics qui coûte $12 millions.Selon M.Michel Laurence, ingénieur en aéronautique et spécialiste des avions militaires.le meilleur choix que le Canada pourrait faire parmi les appareils améri- cains serait le F-16 de General Dynamics à cause non seulement de son prix intéressant.mais parce qu'il répondrait mieux aux besoins de défense du Canada dont les opérations militaires aériennes doivent etre intégrées aux forces de NORAD (Cf Le Devoir 21 et 22 février 1977).Quoiqu'il en soit, c'est un jury formé par le gouvernement et composé de représentants du ministère de la Défense, de l'Industrie et du Commerce, des Approvisionnements et des Sciences oui fera la recommandation au cabinet des ministres après études.Ces recommandations seront faites, selon M Danson, au début de 1978 et le marché sera conclu avec le manufacturier choisi à la fin de 78 Le gouvernement n'insistera pas trop Voir page 6: 150 avions L’opposition s’est trouvé un souffre-douleur: Couture par Bernard Descôteaux QUÉBEC — L'Opposition officielle à l'Assemblée nationale s'est trouvée un souffre-douleur en la personne du ministre du Travail, M.Jacques Couture, exploitant à fond hier sa candeur et son inexpérience parlementaire sans qu'aucun ministériel ne vienne à sa rescousse.C'est durant la période des questions.sur le thème du placement étudiant.que les libéraux avec le députe de Charlevoix, M.Raymond Mailloux, en tête ont ainsi harcelé M.Couture pendant près de 20 minutes lui reprochant essentiellement d’être confus L'Opposition semblant marquer des points à chaque coup d'épée, l’an- cien ministre des Affaires sociales, Claude Forget, a même cru devoir ajouter son grain de sel en disant qu’il n'avait pas T’habitude de frapper quelqu'un qui est par terre".Le députe de Charlevoix a ouvert les hostilités en accusant le ministre du Travail de lui avoir fourni jeudi “la réponse la plus confuse que j'aie entendu depuis 14 ans en cette chambre".Il faisait alors référence à une déclaration faite par M.Couture en chambre jeudi.La confusion que cherchait à dissiper M.Mailloux reposait simplement dans le budget consacré au placement étudiant et dans les méthodes de distribution des formulaires d'inscription des étudiants et des employeurs.Réputé pourtant pour sa pondération et Son calme, M.Mailloux devait charger violemment le ministre, bien secondé en cela par MM.Victor Goldbloom et Gérard I).Lévesque, et par ( Taude Forget finalement.Au cours du (lébat, M Couture fut amené a préciser que le budget prévu de quelque $4.6 millions, s’il n'offrait aucune confusion, était cependant loin d étre satisfaisant, si bien qu'il essaiera de l’accroitre.M.Mailloux avait mis en évidence le fait que le gouvernement libéral avait accordé un budget de $18.7 millions Le ministre des Finances, M Jacques Parizeau, devait rétablir les faits en soulevant une question de privilege après la période Voir page 6: Souffre-douleur J Zaire: la force d’invasion accueillie à bras ouverts KINSHASA (d'après AP.AFP et Reuter) — La “force d'invasion" qui ne comprendrait qu'un millier d'hommes, selon certaines sources, a continué sa progression dans le sud de la province zaïroise de Shaba (ex-Kantanga), où elle serait acceuillie “à bras ouverts" par la population.Les autorités zaïroises ont catégoriquement démenti que la ville de Kolwezi, au Shaba, ait été prise par les ex-gendarmes katangais qui ont pénétré dans la province il y a neuf jours venant d'Angola.A Bruxelles.les autorités belges ainsi que les milieux diplomatiques déclarent que la situation parait normale dans le centre mi- Les droits des minorités Québec n’a pas de leçon à recevoir QUÉBEC (par Bernard Descôteaux) — “Le premier ministre Trudeau serait mieux avisé de se tourner vers l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et d'autres provinces pour leur demander de mieux respecter les droits de leurs minorités francophones”.C'est la réplique qu'a opposée hier matin le ministre d'Etat au développement culturel.M.Camille Laurin, aux propos que tenait la veille à Ottawa le premier ministre du Canada relativement aux droits linguistiques de la minorité anglophone au Québec, propos que M.Laurin a d’ailleurs qualifiés d'offensants et d'irresponsables.M.Trudeau avait, dans sa conférence de presse hebdomadaire, fait allusion clairement, à la nouvelle législation linguistique que se prépare à déposer d’ici la fin du mois le gouvernement québécois.Il avait notamment déclaré que si le Québec brisait ses obligations constitutionnelles ou empêchait sur son territoire l'applica- tion de la loi canadienne sur les langues officielles, il ferait déclarer les lois du Québec ultra vires.F’our le Dr Laurin qui est responsable de la préparation de la nouvelle loi sur la langue, les propos de M.Trudeau sont irresponsables puisque le projet de loi en cause n est même pas encore déposé devant l'Assemblée nationale.“Qu'il attende qu'il le soit et après on discutera ", dit-il.Il assure d'ailleurs que dans la rédaction de ce projet de loi, le gouverne- ment québécois avait le plus grand respect pour les droits des minorités au Qué- Les propos de M.Trudeau sont également jugés offensants par M.Laurin qui souligne que les francophones du Québec ont toujours donné l’exemple du respect le plus complet des minorités.Tl existe au Québec une tradition de générosité, de respect et de tolérance inégalée par aucune autre province au Cana-Voir page 6: Les minorités nier de l'ex-Katanga.Selon le département d’État américain, aux trois villes - Kisengi, Dilolo et Katanga - ¦ prises la semaine dernière par la force d'invasion se sont ajoutées récemment Sandoa et Kasaji.De source diplomatique, on apprend a Bruxelles que les communications téléphoniques entre Lumumbashi.la capitale du Shaba, et la cité cuivrière de Kol-wezi étaient normales hier.Des résidents du Shaba, contactés par téléphone, ont estimé à un millier le nombre d’ex-gendarmes katangais, partisans de l'ancien dirigeant sécessionniste Moïse Tshombé, présents dans la province.Ils sont équipés d'armes légères mais jusqu'à présent, affirment ces résidents, aucun combat ne s’est déroulé avec l’armée zaïroise.Les ex-gendarmes ont distribué de la nourriture à la population locale.Aucun coup de feu n'a été tiré jusqu'ici, les “envahisseurs" ne rencontrant pratiquement aucune résistance.Ils sont même accueillis à bras ouverts, car ils distribuent des vivres à la population, qu ils connaissent bien puisou'ils se retrouvent en quelque sorte cnez eux, après plusieurs années d’exil, ajoute l’agence Belga Pour l'agence, il se confirme que les Voir page 6: Le Zaire I Un éditeur dé(±iémeiit pas «mime ks antres cuisine pour nous deux en vente partout 2 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 Jacques Léonard • Redonner des pouvoirs auxvieux conseils de comté __par_________________ BERNARD DESCÔTEAUX ; Ql'KBEC - L'État centralisateur qui avait pris lentement forme au Quebec depuis la revolution tranquille fera place à un Etat de plus en plus décentralisé.Que ce soit dans le domaine, de l'aménagement ou dans les secteurs des Affaires sociales.de l'Education ou des Loisirs, une partie des pouvoirs actuellement centralise' a Quebec seront déplacés vers les régions où ils seront assumes par une vieille structure politique presque oubliée, les conseils de comté.Tels sont en bref les principaux, elements de cette politique de decentralisation a laquelle faisait allusion le premier ministre.M Kene Levesque, dans son fnessage inaugural du 8 mars, et qui feront l'objet de la loi-cadre sur l'amenagement qui sera présenté possiblement l'automne prochain a l'Assemblée nationale.Au cours d'une entrevue qu il accordait au DEVOIR il y a quelques jours, le ministre d'Etat à l'aménagement.M.Jacques Léonard, celui qui semble devoir être le maitre-d oeuvre de toute cette réforme.a exposé les grandes lignes de la politique d'aménagement qu'il a pour mandat d'élaborer ainsi qu un certain nombre d'hypothèses qui sont considérées.A la basé de cette philosophie de décentralisation.on retrouve deux grands principes qui seront inscrits dans la future loi-cadre de Tamenagement.1) une part, il s'agit de ramener les decisions d'aménagement le plus près possible des citoyens et leur donner une prise veritable et éclairée sur ces décisions D'autre part, il s'agit d'organiser les multiples interventions de l'État de façon a ce qu elles obéissent à des objectifs connus.qu elles suivent des processus définis et qu elles soient respectueuses des décisions collectives des citoyens.Cette loi-cadre établira en quelque sorte les principaux jalons de la decentralisation qui est envisagée, une decentralisation vigoureuse des responsabilités du gouvernement, de dire M.Léonard ("est ainsi qu elle proposera des mécanismes qui permettront de définir les découpages territoriaux appropriés à cette volonté de decentralisation.Comme l'avait déjà indique le premier ministre, il s'agira que toutes les instances politiques s'entendent sur la définition de nouvelles régions en quelque sorte unifiée contrastant avec l'anarchie présente qui permet l'existence d'autant de découpages régionaux qu i! y a d'instances concernées.La loi proposera la mise en place d'entités politiques locales nouvelles qui seront moins que des gouvernements régionaux, mais plus que des gouvernements municipaux Du même coup.I on précisera les pouvoirs et les ressources propres à ces nouvelles entités.La loi mettra aussi en place les mécanismes requis de coordination et d'arbitrage tant interministériels qu'intergouvemementaux, et prévoiera un Fonds d'interventions régionales significatif.Cette volonté de decentralisation du ministre trouve sa source dans le refus d'un super-Etat et de l'établissement d une planification reposant sur une sorte de "plan concentrationnaire " qui ne serait autre chose en fin de compte qu'un carcan.Elle procède aussi d une volonté de rapprocher de la population les centres de decision.Il fallait pour le ministre trouver un point d'appui à cette décentralisation.En milieu rural, il l'a trouvé dans le conseil de comté, la première structure régionale à avoir jamais vu le jour au Québec mais qui est devenue presque inopérante tellement elle a perdu de pouvoirs.Ces conseils de comté avaient néanmoins gardé assez de vitalité pour obtenir la tête d'un ministre des Affaires municipales qui imprudemment proposait tout simplement leur disparition.En milieu urbain.M.Léonard semble toujours à la recherche d'une formule Ainsi, il considère les cas de Montréal, Québec et Hull où existent des communautés urbaines ou régionales comme des cas particuliers qui seront traités de façon differente.Pour ce qui est des villes qui comme Sherbrooke, ou Chicoutimi jouent le rôle de capitales régionales, il rejette l'idée de créer de nouvelles communautés urbaines.11 croit pour l'instant que des mécanismes pourront se creer naturellement.La municipalité est le corps politique le plus permanent qui existe, de souligner M.Leonard qui ne cache pas son admiration pour cette institution politique qui est à la base même de la décentralisation qui existe déjà.Aussi pour éviter de créer de nouvelles structures politiques, a-t-qn choisi de se tourner vers les municipalités et les conseils de comté, et du même coup de renforcir leur autonomie.Le conseil de comté servira en fait à regrouper les municipalités pour qu elles jouent ainsi un rôle regional.La première responsabilité qui leur sera confiée consistera à établir un schéma d'aménagement.fonction que voulait confier le gouvernement précédent à une nouvelle structure politique, le conseil d'agglomération.Cette fonction consistera en bref à préserver le territoire, le rendre accessible à la communauté et à l'exploiter rationnellement.tout cela dans le cadre d'une enveloppe budgétaire limitée mais respectueuse de l'autonomie des conseils de comté.Ils conserveront naturellement sous leur autorité les travaux de voirie qui est déjà de leur ressort.Ce qui rendra la vie politique intéressante au conseil de comté, c'est l'exercice de plusieurs pouvoirs, de souligner M.Léonard qui croit que plus le conseil de comté aura de responsabilités, plus il constituera une entité politique valable.Ainsi M.Léonard a étudié avec divers ministères la possibilité d'effectuer des transferts de pouvoirs vers les conseils de comté.Pour l'instant, il s'agit d'hypothèses de travail qui vont aussi loin cependant que de leur confier l'administration de l'aide sociale comme ce fut le cas il y a 25 ans.De même, une certaine responsabilité pourrait leur être confiée en matière d'éducation, au niveau élémentaire par exemple, sans pour autant chercher à faire disparaitre les commissions scolai- res ou à leur donner un droit de regard sur les programmes scolaires.Il s'agirait de les intéresser au développement.Par exemple, un conseil de comte pourrait décider de l'implantation d'un CLSC ou d'un hôpital sur son territoire.Dans le secteur des loisirs, une porte pourrait être ouverte en leur confiant 1 a-ménagement de parcs régionaux ou en leur confiant une certaine autorité sur les territoires de clubs de chasse et pèche.D'autres secteurs d'intervention pourraient aussi être envisagés, sans nécessairement toutefois que chaque conseil de comté soit obligé d'assumer des responsabilités qu'il ne peut assumer financièrement.Pour l'instant, M.Léonard ne semble pas être en mesure de dépasser le stade des hypothèses de travail, surtout lorsqu'il s'agit de définir comment cette décentralisation pourra s'articuler en pratique.particulièrement en ce qui a trait à l intégration de fonctions exercées actuellement par des ministères provinciaux.Ce qui est important toutefois, c'est d'assurer aux conseils de comté une responsabilité politique, dit-il.La décentralisation repose également à ses yeux sur l'autonomie financière.M.Léonard cherche donc à assurer à ces conseils de comté nouveaux qu'il veut créer la marge d'autonomie financière indispensable a un pouvoir réel, donc des pouvoirs de taxation.Une des hypothèses envisagées consiste à abolir l'impôt foncier scolaire pour laisser tout ce champ de taxation aux municipalités et aux conseils de comté.11 n'est pas exclu non plus Jacques Léonard î" i r * **> É»»** d'augmenter la part des municipalités dans le partage du produit de la taxe de vente.Il exclut cependant tout ce qui est subventions d'équilibres budgétaires, les municipalités et les futurs conseils de comté devront se payer des services à la mesure de leurs moyens.La réforme de la fiscalité municipale se fera dans le cadre de la préparation de la loi-cadre sur l'aménagement.• L’aménagement c’est beaucoup plus que l’aménagement La loi-cadre sur l'aménagement n'est que le premier élément d une politique québécoise de l'amenagement L'action ou gouvernement en ce domaine appellera l'adoption d'une série de mesures complementaires formant un tout intégré dont les principaux pôles seront 1 agriculture.rurbanisation, la récréation, 1 habitation les transports et la protection de l'environnement ("est ainsi qu'au cours de cette session-( i ou l'an prochain au plus tard — le projet de loi tant attendu pour la protection des terres arables au Québec sera dépose De même le projet de loi sur ( urbanisme qui définit les pouvoirs et obligation' des municipalités et du ministère Jiles Affaires municipales en ce qui con-« erne l'amenagement des territoires mu-{mcipaux sera repris Un projet de loi pré- cisant les modalités de création et de gestion des parcs a été déposé ces derniers jours.A ces trois legislations viendront se greffer une politique des transports qui donnera lieu à la presentation d'un livre vert une politique de l'habitation orientée particulièrement vers les classes moins nanties, et une politique des transports en commun.Cette dernière donnera aussi lieu à la présentation d'un projet de loi permettant la création de corporations intermunicipales de transport.Dans le secteur de la récréation, un projet de loi visera a associer les populations concernées à la gestion des ressources récréatives.Enfin une politique et une réglementation définissant les principes de gestion des terres publiques du Québec seront promulguées.Une réglementation et des mécanismes de participation des citovens à la protection de la qualité de la vie et de l'environnement seront définis.Un problème particulier et complexe, celui de l'agglomération montréalaise, sera traité dans un cadre différent et fait déjà l'objet d'études.C'est là dans les grandes lignes le programme que s'est tracé le ministre d'Etat à Tamenagement.M.Jacques Léonard.de concert avec les membres du Comité ministeriel permanent de l'aménagement (Compa) qui réunit les titulaires des ministères de l'Agriculture, des Affaires municipales, des Transports, du Tourisme.Chasse et Pêche, de l'Environnement.des Terres et Forêts, des Richesses naturelles.Ces mesures, pour une certaine part.Les Beaux Un pays incertain Le 20 mars Dimanches à 21h30 Une émission spéciale d infor- Des témoins privilégiés de mation sur Tétât de la Con- révolution de la situation fédération, animée par Louis politique au Canada s'en-JVlartm et Patrick Watson.{retiendront avec les anima-•L mterprétation du résultat leurs Ce panel regroupe trois jdes dernières élections au francophones et trois repré-duébec.L'évaluation des ré- sentants de la communauté percussions ici-même, dans anglophone 14 citoyens in-les grandes régions cana- terviennent dans le cadre de tiennes et à l'étranger Les cette importante discussion Ipossibilités de changements constitutionnels.P ?» I M Cette expérience télévisée permettra aux réseaux anglais et français de Radio-Canada de mettre leurs ressources en commun.Animateurs, panelistes et invités se retrouveront à l'antenne des deux réseaux au cours de la soirée du dimanche 20 mars.Ce débat, d une durée de 90 minutes, sera diffusé à 19h30 au réseau anglais.Équipes de réalisation : La réalisatrice Micheline di Marco ainsi que les recher-chistes Fabienne Julien et Lisette Blain pour le réseau français.Le réalisateur Cameron Graham ainsi que les recherchistes Stéphanie Brunelle et Vera Murray pour le réseau anglais.•KOr A la télévision de Radio-Canada reprennent des projets dont l'élaboration avait été entreprise par le gouvernement libéral.Au cours des premiers mois de son mandat, M.Léonard s’est d'abord attaché à définir les principes de la politique d'aménagement qu'il entend proposer.puis à revoir et compléter les mesures déjà élaborées afin de les faire procéder d'une même philosophie et leur donner une certaine cohérence.Si pour une bonne part le travail est bien amorcé, M.Léonard hésite parfois à définir plus avant les hypotheses de travail qu'il retient pour l'élaboration de ces mesures sectorielles.C'est ainsi qu'au cours de Tentrevue qu'il accordait ces derniers jours au DEVOIR.M.Léonard n'a abordé le problème de la protection des terres agricoles qu'avec une infinie prudence.Même si diverses hypothèses de travail sont à l'étude, il refuse de les dévoiler craignant, semble-t-il, d'ameuter les spéculateurs."L'aménagement implique nécessairement un choix d'utilisation du sol", dira-t-il.et en ce sens une loi d'utilisation du territoire agricole devra être adoptée.Mais ce n'est pas uniquement par cette seule loi qui assurera un zonage des terres agricoles que le gouvernement interviendra."Les spéculateurs prennent pour acquis que les formes actuelles d'urbanisation vont continuer", dit-il, ce sont il doute fort pour sa part, ne serait-ce qu'en raison des coûts qui sont en cause.Un changement de conception de la vie moderne avec ses maisons unifamiliales accompagnées du jardin privé pourrait atténuer le problème de la disparition du territoire agricole.Une autre façon consistera à délimiter des périmètres d'urbanisation.Ainsi, plutôt que de continuer à laisser s'étendre l'urbanisation autour de Montréal, on pourrait choisir de densifier l'occupation de Tile de Montréal qui a assez (Tespaces vacants pour absorber l'accroissement de la population jusqu'à Tan 2000.En ce sens, la loi d'urbanisme que présentera à l'Assemblée nationale le ministre des Affaires municipales, M.Guy Tardif, jouera un rôle important, tout comme une politique d'habitation pourra avoir des incidences importantes sur la protection des terres agricoles.Cette loi d'urbanisme reprendra pour l'essentiel le projet de loi numéro 12 déposé en 1978 par Tancien ministre des Affaires municipales, Victor Goldbloom.Il s'agit de définir les pouvoirs et obligations des municipalités et du ministre des Affaires municipales en ce qui concerne l'aménagement des territoires municipaux.obligation étant faite aux municipalités de se doter de schémas d’aménagement.Les conseils d'agglomération proposés par M.Goldbloom pour asseoir à la même table les municipalités d'une même région ne seront pas créés, étant remplacés par les conseils de comtés.L'urbanisation à son tour appelle une politique d'habitation dont les principaux volets, indique M.Léonard, seront la construction, la rénovation et le financement.orientés plus particulièrement vers les besoins des classes moins nanties.Cette politique est en voie d'élaboration au ministère des Affaires municipales.M.Léonard précise aussi que dans certains cas.cette politique d'habitation appellera une politique des transports en commun.Dans ce cas.il s'agit de permettre par une loi la création de corporations intermunicipales de transport qui géreront les réseaux de transport en commun là où le besoin s'en fera sentir.Cette politique des transports en commun est à distinguer d'une politique beaucoup plus générale des transports tant aériens, maritimes que terrestres qui donnera lieu à la publication d'un livre vert.L'objectif est de proposer des politiques précises pour ce secteur Tan prochain, ("est là un mandat du ministre des Transports.M.Lucien Lessard.Pour compléter la définition des grandes affectations du territoire habite du Québec, il faut ajouter aux interventions dans les secteurs de l'agriculture et de l'urbanisation, le volet recréation.À cet égard, le projet de loi sur les parcs qui vient d'êVe déposé précise les modalités de création et de gestion des parcs qui seront classés en deux catégories: parcs de conservation et parcs de récréation.Une seconde loi dans ce secteur viendra également préciser l’encadrement à donner aux activités touristiques quasi commerciales du gouvernement.Celle-ci proposera notamment des mécanismes permettant d 'associer les populations concernées à la gestion des ressources récréatives publiques, ("est par ce biais notamment que Ton tentera de procéder à Tabo-lition des clubs privés de chasse et pèche.Toutes ces mesures s'appliqueront à Tensemble du territoire habité du Québec, à l'exception peut-être de la région de Montréal, la region où les pressions d'aménagement se font le plus sentir actuellement.En raison d'une certaine urgence, M.Léonard a déjà reçu du Conseil des ministres un mandat special visant à définir une option d'aménagement pour cette région d'ici l'automne.La politique qui sera proposée alors devra définir des axes privilégiés d'urbanisation, déterminer les grandes infrastructures conséquentes, a savoir transport, égouts, aqueducs, réseau d épuration des eaux usees, et des structures politiques nouvelles.En dehors du territoire habité, ce qui est 80 pour cent de Tensemble du territoire québécois, le Compa veut que soit adoptée une politique de gestion du domaine foncier public, c'est-à-dire les terres et les forêts publiques.En même temps, Ton tentera de s'attaquer au vieux problème de la réserve des trois chaînes qui ne cesse de créer des problèmes.Enfin, M.Léonard pose comme un principe général que Tensemble de cette politique d'aménagement doit privilégier la qualité de la vie et de l’environnement.Selon lui, il s'agit là d'une notion un peu subjective qui doit aller au-delà d'une réglementation et s'appuyer sur la vigilance des citoyens.C'est pourquoi on se propose de prévoir en plus de règlements des mécanismes de participation à la défense de la qualité du milieu.d / ^ot Avis aux propriétaires et aux locataires PROPRIÉTAIRES LOCATAIRES Si vous voulez augmenter le loyer ou mooifier toute autre condition du bail, vous devez en aviser par écrit le locataire.Votre avis doit mentionner tous les changements que vous voulez faire à l'ancien bail en plus du nouveau loyer.Si vous n'acceptez pas le loyer ou les changements demandés et si vous ne réussissez pas à vous entendre avec votre propriétaire, vous devez répondre à l'avis en taisant une demande de prolongation de bail et de fixation de loyer à l'administrateur des loyers.Si vous préférez plutôt déménager, vous devez en aviser votre propriétaire.RAPPELEZ-VOUS QUE LA LOI VOUS IMPOSE DES DELAIS POUR DONNER VOTRE AVIS OU POUR Y REPONDRE SI LE BAIL EST DE 12 MOIS OU PLUS L'avis doit être donné par le propriétaire au moins La demande à l’administrateur des loyers (Régie) 3 mois avant la fin du bail mais pas plus que 6 mois.doit être faite par le locataire dans les 30 jours de l'avis du propriétaire.La réponse indiquant que vous désirez déménager doit également être donnée dans le même délai de 30 jours.SI LE BAIL EST DE L’avis doit être donné par le propriétaire, si le loyer est payable au mois, au moins 1 mois avant la fin du bail et si le loyer est payable à la semaine, au moins 1 semaine avant la fin du bail; mais jamais plus que 2 mois ou 2 semaines, selon le cas, avant la fin du bail.MOINS DE 12 MOIS La demande à l'administrateur (Régie), doit être faite dans les 10 jours de l'avis du propriétaire.La réponse indiquant que vous désirez déménager doit également être donnée dans le même délai de 10 jours.SOUVENEZ-VOUS QUE le locataire occupant, le 16 décembre 1976, un immeuble utilisé principalement à des fins de location résidentielles, ne peut être évincé de son logement, sauf pour certains motifs particuliers.POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS.INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DU BUREAU DE LA RÉGIE DES LOYERS DE VOTRE RÉGION.Gouvernement du Québec Commission des Loyers à A » LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 19 mars 1977 Les malheurs de Lachenaie: Carillon n’y est pour rien par Gilles Provost îl est absolument impossible que le barrage de Carillon ait la moindre influence sur la situation des inondations à Montréal, a réaffirmé hier l’Hydro-Québec.Ce barrage au fil de l’eau ne peut ni diminuer le niveau des eaux en aval ni le faire augmenter.'Il suffit de regarder une photographie aérienne pour constater que le barrage de Carillon est construit dans une plaine très plate, a ajouté un porte-parole de la compagnie d'électricité.Le moindre éïfort pour retenir les eaux au niveau du barrage provoquerait des inondations désastreuses tout autour du réservoir actuel." Il faut aussi avoir une juste idée de l'importance des quantités d'eau qui descendent le cours de la rivière Outaouais en période de crue: jeudi, le débit de la rivière était de 178,000 pieds cubes à la seconde, c'est-à-dire trois fois plus élevé que celui du 10 mars dernier.Pour visualiser ce que pc-ui représenter un débit de 178,000 pieds cubes à la seconde, ou peut dire qu'en une journée, un tel débit peut recouvrir d’un pied d’eau une superficie de 550 milles carrés.Au choix, on pourrait aussi recouvrir de dix pieds d’eau la distance entre Montréal et Sainte-Agathe sur une largeur d'un mille.Un simple regard à une photographie du barrage de Carillon suffit pour constater que la surface du réservoir est relativement petite par rapport à un débit d'une telle ampleur.On constate aussi que.même en été.le réservoir est constamment rempli à pleine capacité: la centrale est conçue pour que le niveau du réservoir ne connaisse pas de variation supérieure à deux ou trois pieds.Cela ne permet pas de retenir des crues.Même si l'Hydro-Québec.dans une crise passagère de folie, décidait de fermer les vannes pour donner satisfaction aux régions inondées près de la métropole, il suffirait de quelques heures à peine pour que l’eau déborde par-dessus le barrage, inondant du même coup la centrale électrique qui y est adossée.En somme, il n'y a pas d'autre choix, à Carillon, que d’ajuster les vannes au débit de la riviere pour que la quantité d’eau que l'on reçoit soit toujours égale à celle qu'on laisse passer.C'est d'ailleurs pourquoi on qualifie ce type d'ouvrage de "centrale au fil de l'eau".La croyance populaire selon laquelle les inondations surviennent parce que l'Hydro-Québec laisse passer trop d'eau à Carillon est donc un mythe pur et simple.D’ailleurs, le personnel de la production avoue lui-même qu'il a des "serrements de coeur" en voyant passer toute cette eau sans être capable de la retenir: si l'on pouvait l'emmagasiner, on pourrait ensuite l'utiliser pour produire de l'électricité.Par contre, toute l’eau qu’on doit laisser passer par les vannes est simplement une perte d’énergie.Ce serait donc dans l’intérêt de la compagnie d’É-tat de retenir autant d'eau que possible, si elle était en mesure de le faire.Telle est d’ailleurs sa façon d'agir aux autres barrages établis sur l’Outaouais supérieur et sur la Gatineau: ces réservoirs de plus grande capacité sont systématiquement vidés pendant l’hiver, alors que l'apport d'eau est réduit.On les remplit au printemps en retenant une grande partie de la crue, ce qui limite d’autant le phénomène des inondations.Cependant, ces réservoirs ne peuvent agir que sur la moitié du débit de la rivière Outaouais et, malgré leur plus ¦ ¦ S, - : - Üél?s v''" ' ' ' ül ^ ' ;.W ÜH s ppHi Selon l’Hydro-Québec, c’est pure folie de penser qu’un barrage aussi bas que Carillon, situé dans une plaine par surcroît, puisse influencer le phénomène des inondations à Montréal.Il suffirait de retenir l’eau quelques heures pour qu’elle déborde par dessus le barrage.grande capacité, il peut arriver qu’eux-mèmes soient sur le point de déborder.Dans ce cas, ils doivent faire comme à Carillon et laisser écouler toute l’eau qu’ils reçoivent.C'est ce qui était arrivé en 1974 lorsque des pluies tout à fait exceptionnelles avaient gonflé anormalement le débit des crues.A cette époque, le débit mesuré à Carillon avait alors atteint les 300,000 pieds cubes par seconde, ce qui est bien supérieur au débit moyen du fleuve Saint-Laurent lui-même.Par contre, les vieux lecteurs s'en souviendront peut-être, le débit de l’Ou-taouais pouvait atteindre des sommets bien supérieurs à l'époque où l'Hydro-Québec n'y avait aucun barrage important.Il y a une trentaine d’annees, le débit avait même atteint 400.000 pieds cubes à la seconde, paraît-il Par comparaison, le débit mesuré hier maitin n'était que de 165,000 pieds cubes à la seconde et l'on prévoit qu’il baissera d'environ 10,000 pcs par jour jusqu'à lundi, en raison du froid qui a temporairement stoppé la fonte des neiges.Hier, seul le secteur de Lachenaie était encore inondé de façon substantielle en raison d’un embâcle qui persiste sur la rivière des Mille-Iles.On y a fait du dyna mitage hier et l'on fera de même encore pendant plusieurs jours Dans le secteur public ' .Le Board of T rade réclame le retrait du par Pierre O’Neill Le Montreal Board of Trade demande au gouvernement d’envisager le retrait du droit de grève à tous les employés de la fonction publique.Dans un mémoire adressé cette semaine au ministre du Travail par son président, M.Bernard Finestone, le Board of Trade précise que la révocation de ce droit pourrait survenir après l’indexation préalable des salaires et conditions de travail du secteur public à ceux négociés librement dans le secteur privé.Tout en reconnaissant que le gouvernement actuel dispose d’un délai de plus de deux ans avant d'entreprendre une nou- velle ronde de négociations dans les principaux secteurs publics et para-publics, le Board recommande que toute la question des relations de travail dans ces secteurs fasse l'objet immédiat d'une étude et d'une mise au point approfondies.“Nous ne saurions tolérer que se reproduisent des difficultés semblables à celles que nous avons connues ces temps derniers, notamment dans les secteurs hospitalier et de l'enseignement, ou encore à l'Hydro-Québec.” Ce qui importe pour le Board, c’est la recherche de nouveaux modes de règlement de ces différends, en posant comme principe de base la considération des droits et intérêts du public touché par le retrait des services en cause.Quant au problème d’ensemble des relations de travail au Québec, le Board émet l'opinion que la solution se trouve non pas dans l’adoption de nouvelles lois mais plutôt dans l’application plus rigoureuse des lois existantes.Fondé en 1882.le Board représente aujourd'hui plus de 2,900 compagnies, soit un vaste échantillonnage de l’ensemble des entreprises de la région métropolitaine.Après avoir convié le ministre du Travail à une rencontre dans les meilleurs délais, le président du Board traduit dans un certain nombre de recommandations précises les préoccupations du milieu des affaires: • Les syndicats devraient être obligés de tenir des scrutins secrets sous contrôle gouvernemental dans le cas d'un vote de grève, de l'acceptation ou du rejet des termes proposés d une convention collective, de l’élection des dirigeants syndicaux et d'une demande d’accréditation; • Le droit d’une entreprise de maintenir son fonctionnement au cours d une grève et celui du travailleur de se trouver un autre emploi devraient faire partie intégrante du mode de vie québécois et devraient demeurer intacts; les cas d'exception de compagnies qui ont maintenu la syndicalisation des travailleurs."Ce se-fient pas l'adoption d une loi “anti-scab”; Sous le coup de quatre accusations, Brian Davies poursuit son harcèlement ST.ANTHONY, T.-N.(Reuter, CP et l'AFP) — Le directeur de la Fondation internationale pour le bien-être des ani- GOBELIN DEBUTANT LE 21 MARS 30 HEURES $110.00 COURS DE mm LECLERC DEBUTANT LE 15 AVRIL 20 HEURES $80.00 #381-5782 ^384-9500 Inscription des maintenant (Permis de Culture Personnelle du Min de lEducation -7495351 Metiers à tisser tous modèles, toute grandeurs en magasin pour livraisoi immediate.Aussi (il à tisser, coton lame, lin, etc.CENTRE DE TISSAGE ¦ c_r H 5 m WEAVING CENTER • 210 LAJEUNESSE MONTREAL.H2M-1S2 maux, M.Brian Davies, a été accusé hier d'avoir enfreint à quatre reprises les règlements sur la protection des phoques.M.Davies est accusé notamment d’avoir piloté son hélicoptère à une altitude inférieure à 2,000 pieds au-dessus d’un troupeau de phoques, et d’avoir posé son appareil à moins d’un demi-mille marin d'un phoque.M.Davies devra comparaître devant un tribunal à Terre-Neuve le 29 avril.Six autres pilotes qui l'accompagnent dans sa mission de protection des phoques ont été accusés des mêmes infractions.L'hélicoptère de M.Davies n’a pas été saisi et il a annoncé qu’il continuerait à transporter des journalistes pour qu’ils puissent se rendre compte du massacre sur place.M.Davies a reproché au gouvernement canadien d'agir de façon arbitraire et d empêcher les journalistes de faire leur travail.“Il est important que le gouvernement canadien devienne pleinement conscient de l’horreur que suscite dans le monde le massacre des bébés-phoques”, a-t-il déclaré.Brigitte Bardot, de son côté, qui avait manifesté au début de la semaine son intention de rentrer à Paris après s'être rendue sur les lieux de la chasse, mais sans pouvoir s'en approcher, est toujours à Blanc-Sablon.Le temps, cette fois, l’a empêchée de s'approcher des chasseurs, l'helicoptère qui la transportait n'ayant pas pu affronter les vents violents et les bourrasques.L’actrice n’est pas prête d’oublier son séjour au Canada.Hier, des agents de la TOUT L’HOMME EN SANTÉ par Louis Turgeon 290 pages expliquant des centaines de malaises .et pour les surmonter.357 pages de recettes à effets bénéfiques prouvés Des critiques de ce livre ont écrit : — Une trouée en avance de 50 ans sur notre temps — Un travail de géant — Un testament de bienfaisance (l’auteur a 74 ans) $20.00 dans les bonnes librairies — Un investissement-rendement de 500% LES ÉTUDES DE LA NATURE HUMAINE 165, Grande Allée est - Québec (418) 523-3259 GRC ont saisi pour quelques heures l’appareil qui l'avait transportée au Canada, en déclarant que Brigitte Bardot et sa suite ne s'étaient pas présentés aux douanes canadiennes lors de leur arrivée au Canada au début de la semaine.Le pilote de l'appareil a dû payer une amende de $200.L’industriel suisse Franz Weber, parti également de Blanc-Sablon, n’a pas eu plus de succès.A Ottawa hier, deux cents personnes ont manifesté devant le Parlement contre la chasse aux phoques.Un député conservateur de Terre-Neuve, M.James McGrath.a fait remarquer aux joumaüstes que ces manifestants n’étaient que des hypocrites, puisqu'ils avaient aux pieds des chaussures de cuir et qu’ils mangeaient de la viande.Un sondage réalisé par l’Institut canadien d’opinion publique, qui réalise les sondages Gallup, vient de montrer que près de 70% des Canadiens sont d’avis que le gouvernement devrait légiférer pour mettre fin au massacre des phoques.Le sondage avait été commandité par la Fondation internationale pour le bien-être des animaux.Les résultats indiquent en outre que 40.6% des personnes interrogées refuseraient de voter pour un candidat qui se manifesterait publiquement en faveur de la chasse annuelle aux phoques.C’est au Québec que l’on retrouve le plus grand nombre d’opposants au massacre.Jeudi, trois jours après l’ouverture de la chasse, les Canadiens avaient tué 18,036 bébés-phoques, les Norvégiens 18,184.Les limites imposées à chaque pays sont de 62.000 et de 35,000.Les répercussions de cette chasse se sont faites sentir jusqu’en Suisse où un couple de touristes canadiens s’est vu refuser l’accès d’un hôtel parce que le propriétaire n’était pas d’accord avec le massacre des blanchons.“Je suis désolé pour ce couple, mais je tiens le gouvernement canadien responsable des méthodes employées.Je ne suis pas contre l’abattage des phoques, qui remonte à plusieurs siècles.Je suis simplement contre les méthodes utiliséesa déclaré cet hôtelier.A Paris, le ministère français de la qualité de la vie a annoncé que la France mettra fin prochainement à l’importation de peaux de bébés-phoques et de félins tachetés ou rayés (guépards, jaguars, tigres, panthères) et en interdira la commercialisation sur son territoire.Cette réglementation, a-t-on précisé, touche “les fourrures et les peaux d'espèces animales en voie de raréfaction ou menacées".Le prix du café TORONTO (PC) — La société General Foods a annoncé vendredi à Toronto qu elle haussait de 65 cents la livre le prix de son café moulu et de 10 cents l’once le prix de son café soluble.Elle a ajouté qu'il y aura peut-être d’autres hausses de ses prix du café.Elle a attribué les nouvelles augmentations à une hausse de 33 p.c.du coût du café vert.week-end SAMEDI Marché aux puces organisé par la Coopérative des citoyens d'Olier toute la journée au sous-sol de l’église Saint-Louis de France • Partie de sucre de la Société culturelle Québec-URSS à la cabane Germain La-tendresse à Saint-Esprit.Départ du 4570 Saint-Denis à 9 h 30 et retour à 16 h 30.1nf: 845-5778.• Célébrations de la fête de saint Joseph à l'Oratoire de Saint-Joseph.• Ouverture de la deuxième journée du congres de fondation de l'Association des Africains du Canada au Pavillon des Sciences sociales, salle B-2305.À 15 h, élection du bureau exécutif • À 19 h, souper canadien à la cafétéria de l'hôtel Chanteclerc dans le cadre des célébrations des 125 ans de la Communauté chrétienne de Sainte-Adèle.À 20 h 30.concert du Trio de Belgrade au Musée historique de Vaudreuil.• Téléthon bilingue diffusé de 21 h à 5 h dimanche matin à partir de la salle d’exposition de la Place Bonaventure pour la recherche sur les maladies infantiles.DIMANCHE Exposition des médailles et bulles papales à la salle d'exposition de l'Oratoire de Saint-Joseph de 10 h à 17 h.• Excursion d'initiation générale à la nature organisée par la Société de biologie de Montréal.Départ à 9 h du Jardin botanique, angle Pie IX et Sherbrooke.Invitation au public.Inf: 849-5492 ou 363-8436.• Téléthon sur les ondes de 14 postes de télévision communautaires (câble) de 10 h à 22 h dans le cadre de la Journée de la paralysie cérébrale droit de grève • Au lieu de l'adoption d’une disposition prévoyant l'augmentation automatique du salaire minimum, le Board recommande que la Loi du salaire minimum soit administrée de façon plus efficace et plus rigoureuse, de sorte que tous les employeurs s’y conforment et que les travailleurs soient publiquement incités à dénoncer les contrevenants aux autorités; • Les syndicats devraient être traités de la même façon" que les entreprises, c'est-à-dire tenus de produire des états financiers annuels et de répondre de tout acte illégal devant les tribunaux; • Le droit d'appartenance ou de non-appartenance des travailleurs à l’organisation syndicale de leur choix est suffisamment garanti par le Code du Travail sans qu'il faille l'amender pour favoriser la syndicalisation des travailleurs; “Ce serait à la fois inutile et inopportun " En termes de conclusion, le Board rappelle que l'une des préoccupations premières de l'homme d’affaires consiste à 500,000 noms, tou-i Sajflt tes nationalités ou 1 iSO se,on v0,re descr'P' tion.Faites à la main sur plaque acajou.Aussi chevalières gravées, épées, cartes historiques.Joaillerie écossaise.HÔM SktraloR Ml-Roy il 288-4164 et Place Bonaventure Montréal 861-2989 ENCAN PUBLIC D’EMPIRE INDUSTRIES INC.Date: dimanche, 20 mars 1977 Endroit: Restaurant Curly Joe’s Steak House 8255, rue Bougainville (Décarie, voie de service nord, près Métropolitain) Heure: 11h à 13h début des enchères.Encan: 13h.Termes: Comptant ou dépôt de 25%.Beau choix d’antiquités, meubles, canapé victorien, commode d’origine européenne avec dessus en marbre, sculptures de bronze, horloge grand-père, argenteries Birks, service de vaisselle Royal Bayreuth, montres de poche en or, collection de pièces d’or, articles de porcelaine nombreux et attrayants, sculptures esquimaudes, pendule de cheminée en bronze 30”.Tableaux; (huile, aquarelles, etc) A.Remet, Neumann, Gradstone, Norwell, Chandler, Leiberman, A.Sherriff Scott, Pfeiffer, J.Munro McLean, E.Evans, Job Nixon, Tos.B.Appleton.“Piano mécanique (ancien) et un buffet magnifique 7 pieds”.Exposition de ces deux meubles tous les jours du lundi au samedi, lOh à 18h, au 5251 oueest, Sherbrooke, parce qu’ils sont trop lourds et trop imposants pour être apportés à l’encan.Tél.: 482-3801 EMPIRE INDUSTRIES INC.5251 ouest, Sherbrooke, Montréal Catalogue gratuit assurer la viabilité de son entreprise, ("est en vain, souligne encore le mémoire.que l’homme d’affaires acceptera de rémunérer des travailleurs aux taux les plus élevés au pays si.en fin de compte, il se voit forcé de faire disparaître leurs emplois par suite de son incapacité à faire face à la concurrence “Il faut qu’il y ait équilibre entre les deux." Enfin, indique le Board, le respect de la loi est l'affaire de tous.( Toutefois, pour être juste et équitable e't être reconnue comme telle, une loi doit refléter avec fidelité toutes les facettes de la réalité Plutôt que d’adopter de nouvelles lois d application générale en vue de répondre à des besoins particuliers, il y aurait lieu d'examiner chaque cas et de tenter de résoudre le problème qu’il pose dans le cadre des lois existantes.” |)° POSSIBLES-SANTÉ La clinique et les femmes — La maladie au travail — Les CLSC — La folie — Les leçons de l'histoire JOURNAL D’UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE de Gérald Godin LA QUESTION NATIONALE texte de Marcel Fournier POÉSIE textes de Gilles Hénault Robert Laplante et Luc Racine LE SECOND SOUFFLE DETRIC0FIL C.P.114 Suc.Côte-des-Neiges Montréal.Qué.Frédérique Collin Jean Gascon Guy Thauvette Monique Mercure un film de Brigitte Sauriol Dimanche le 20 mars en au cinéma GRANDE PREMIÈRE OUTREMONT à 21.30 hres.277 4145 • 277 2001 1248 rue Bernard i 4 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 éditorial Une ambiguïté qui se confirme Lorsqu'il prit l'engagement public de gouverner le Québec à la manière d'un bon gouvernement provincial aussi longtemps que le peuple québécois n en aurait pas décidé autrement par voie de référendum, le Parti québécois contractait en novembre dernier une obligation dont l'ambiguïté ne devait pas tarder à se manifester aussitôt qu'il eut été porté au pouvoir._ .En vertu du mandat qu'il a lui-mème sollicité.le gouvernement Levesque a l'obligation formelle de ne pas entraîner le Québec sur la voie de l'indépendance avant d'en avoir référé explicitement et solennellement au peuple.En vertu d'un programme qu'il n'a pas renié, le parti au pouvoir doit par contre continuer à promouvoir l'objectif de la souveraineté, puisque cet objectif occupe dans son programme une place tout à fait centrale et fondamentale.Cela implique, si nous comprenons bien, que dans ses actes qui engagent le Québec — textes de loi, relations officielles avec le gouvernement fédéral et les autres gouvernements.gestion des ministères et services gouvernementaux.action representative au nom du gouvernement, publication de documents officiels — le gouvernement Lévesque s'est lui-méme engagé avant le scrutin du 15 novembre à ne rien faire qui ait l'air de mettre la charrue devant les boeufs en ce qui touche la séparation du Quebec.Le Parti québécois, par contre, en tant que formation politique, con-serve en ce domaine toute sa liberté.Il lui est loisible en tout temps et par tous les moyens démocratiques de s'employer à gagner l'opinion à son option.Mais cette distinction, attrayante en théorie.est très difficile à réaliser dans la pratique.Si on ne les surveille de très près.M.Lévesque et ses collaborateurs seront sans cesse tentés de la réduire à peu de chose et de se servir à tontes fins utiles de leur mandat pour favoriser un objectif qui n'en fait pas partie.• De cette ambiguïté, on avait eu un premier signe à l'annonce de la création, lors de la dernière réunion du Conseil national du PQ, d une commission chargée de préparer le référendum.La présence au sein de cette commission partisane de ministres que leurs fonctions appelleront à prendre en relation avec le référendum des décisions devant engager tout le Québec, créait de toute évidence un dangereux conflit d'intérêts.Mais ni le PQ ni le gouvernement n’y portèrent attention.Un autre signe est apparu ces jours derniers à l'Assemblée nationale, sans compter de nombreux signes qu'on a pu percevoir à travers bon nombre de nominations et même dans des décisions administratives d'importance secondaire Pressé de questions par le leader libéral, M.Gérard-D.Lévesque, au sujet des véritables intentions de son gouvernement au plan constitutionnel, M.René Lévesque a livré une longue réponse dont voici un passage essentiel : "Notre option politique est de sortir du régime fédéral vieux de 109 ans, qui est à notre avis de moins en moins efficace et dont le rendement est de plus en plus négatif aussi bien pour l'ensemble du Canada que pour le Québec lui-méme.Cest l'objectif: indépendance, souveraineté.Ca ne sert à rien de chinoiser sur les mots.Il y a des nuances juridiques, il peut y avoir des nuances politiques.Quant à nous, c'est alternativement qu'on emploie les deux termes, ils signifient la même chose.Non seulement qu’il n’y a plus de lien avec le Parlement fédéral plus que centenaire du régime actuel, mais que nos impôts sont payés au même endroit, ce qui signifie l’équivalence de la souveraineté politique.On cesse d’alimenter deux caisses.Je pense que le bon sens populaire, par-delà toutes les arguties, l'a compris.Nos impôts et les competences du Québec, dans notre option, nous reviennent au Québec exclusivement.” M.Lévesque devait, il est vrai, préciser plus loin que cette option “ne sera jamais exercée autrement que de la façon la plus absolument démocratique lorsqu'on aura une loi du référendum”.Mais il répondait néanmoins au chef de l'Opposition à l'Assemblée nationale en sa qualité de chef du gouvernement.Agissaient de même au nom du gouvernement, et donc de tout le Québec, les ministres Jacques-Yvan Morin et Marcel Léger qui.à deux rencontres internationales sur l'éducation et l'eau, ont voulu cette semaine se dissocier de toute forme de participation qui eût induit les autres pays à croire que le Québec demeure jusqu'à nouvel ordre partie intégrante du Canada.On pourrait dire la même chose de M.Jacques Parizeau, qui fut sûrement invité à prendre la parole devant le Board of Trade et le Canadian Club de Toronto en sa qualité de ministre des Finances du Québec et non en tant que simple avocat de la thèse souveraineté-association.Devant cette multiplication de déclarations qui vont toutes dans le même sens, on fera bien d'oublier les propos de MM.Godin et Bé-rubé et de conclure qu'à toutes fins utiles, le gouvernement Lévesque vit déjà, avant la lettre, dans une atmosphère baignée par l'indépendance-association.Les conséquences de cette attitude sont graves et multiples.Ne serait-ce que par réalisme, il importe de les scruter avec le maximum d’attention.• Au plan purement légal.M.Lévesque n est aucunement lié par la lettre des engagements qu'il prit en novembre dernier.De meme que M.Trudeau put instaurer les contrôles après s'être fait élire un an plus tôt en promettant qu'il ne le ferait point, M.Lévesque et la majorité qui l'appuie à l'Assemblée sont parfaitement libres d'épouser les orientations que bon leur semble.Étant sauves les voies constitutionnelles, ils n'auront de comptes à rendre de leur gestion des affaires publioues qu’au terme de leur mandat.Ils peuvent donc, si bon leur semble, s'employer subtilement à faire l'indépendance tout en ne la faisant pas, et même à la faire avant la lettre partout où cela leur paraît possible.Nul ne pourra les en empêcher, aussi longtemps que leur pouvoir résistera à l'usure et à la critique.Mais au plan politique, les conséquences du déplacement d'accent auquel on assiste peuvent être graves.Résumons-les aussi succinctement que possible: 1) des milliers d'électeurs votèrent pour le PQ le 15 novembre parce qu'ils avaient pris au sérieux les propos de M.Levesque les assurant qu'ils ne seraient pas entraînés de force dans l'indépendance.Ainsi que l'indique une remarquable convergence entre le dernier sondage Gallup et celui que dirigèrent MM.Pinard et Hamilton avant l'élection de novembre, environ la moitié des électeurs qui votèrent pour le PQ étaient dans cette situa- tion.Comment ces électeurs pourront-ils se sentir à l’aise s'ils ont l’impression que le sens de leur vote est aussi vite déformé?Comment le gouvernement pourra-t-il s’attendre à ce que lui soit accorde cet appui au moins provisoire des autres électeurs, dont il reconnaît lui-même avoir besoin pour lancer solidement son action?2) au plan constitutionnel, le raidissement prématuré de la position du gouvernement québécois rend pratiquement impossible, ainsi que l'a justement souligné M.Trudeau, toute négociation sérieuse visant à une amélioration substantielle du régime actuel.Comment négocier avec un partenaire dont on sait à l'avance qu'il ne se contentera de rien de moins que 1 indépendance?Comment lui faire des concessions quand on est prévenu que chacune devra être suivie d’autres, encore plus coûteuses?Le PQ, encore une fois, a parfaitement le droit de s’en tenir à une position aussi rigide.Mais en épousant la même voie, le gouvernement Lévesque prive l’opinion modérée du Québec — laquelle est très probablement majoritaire — des résultats qui pourraient découler de négociations faites dans un climat de saine négociation; 3) au plan électoral, le gouvernement Léves- 3ue.en fermant à toutes fins utiles la porte à es négociations sérieuses, risque de livrer le pays de nouveau à M.Trudeau et aux Libéraux et de précipiter ainsi un affrontement décisif dont le gouvernement péquiste a d'autant plus de chance de sortir perdant qu'il aura lieu plus tôt.Au plan économique, on ne saurait enfin sous-estimer les conséquences probables de l'ambiguïté qui se confirme entre le programme du PQ et l'orientation du gouvernement Lévesque.Plus ces deux éléments apparaîtront synonymes, plus sera grande l'indécision des entrepreneurs et des investisseurs.Plus ils voudront attendre, avant de prendre certaines décisions, que l'abcès ait été crevé.Le Québec peut-il s’offrir ce risque dans le climat économique actuel?Il suffit de lire en page voisine l'exposé qu'a fait mercredi M.André Raynauld à l’Assemblée nationale pour se rendre compte qu'il n'y a pas de plaisanterie à faire de ce coté.• Dans l'état actuel des choses, c’est au Parti québécois et non au gouvernement Lévesque qu’il incomberait de promouvoir l’idée d’indépendance.Or, depuis le 15 novembre, le PQ est devenu généralement silencieux, à la ma-' nière de tous les partis qui accèdent au pouvoir.Et le gouvernement, pour sa part, éprouve des difficultés de plus en plus évidentes à ïiistinguer clairement entre les convictions personnelles et les allégeances politiques de ses membres, et les limites precises que ceux-ci apposèrent eux-mêmes au mandat qu’ils sollicitèrent des électeurs en novembre dernier.Si cette confusion devait s’amplifier, les conséquences en seraient lourdes et coûteuses pour le Québec.A cause de l’incertitude qui en découlerait, nous pourrions être précipités prématurément dans ce référendum dont à peu près tous les observateurs s’accordent par ailleurs à souhaiter qu’il ne vienne pas trop tôt, afin que les esprits aient tout le temps voulu pour s’y préparer.Claude RYAN Entre l’“une fois pour toutes” et le “tout à la fois” par GÉRARD BERGERON On s'habitue.On s'habitue à tout, y compris à l'inhabituel pourvu quïl dure quelque peu La prise du pouvoir dans un État fédéré par un parti sécessionniste crée une situation d'instabilité se généralisant pour l'ensemble du régime fédératif.Tant que la sécession ne s'est pas produite ou que le parti en question n'atténue son projet global, il ne saurait y avoir de retour à "la normale'.Relativiser ce projet en rapport aux circonstances ne peut durer qu'un temps.Tout le monde le sait; mais le temps requis pour cette clarification nécessaire ne procède pas d évaluations identiques dans chaque camp.Des erreurs-pavés n ont pas été commises.d'un coté comme l'autre.Depuis le 15 novembre 1976, le temps nous aura été accordé, à tous, de ne pas paniquer Les quelques "représentations' de M.Lévesque à Ottawa et, plus récemment, à New York, celles de M Trudeau a Québec puis à Washington tiennent davantage de la "sortie de reconnaissance" que de l'affrontement direct, ajourné pour un temps encore indéterminé Mais nos gouvernants d'Ottawa et de Québec sont peu à peu happés par la dialectique de leur lutte à venir.Certain attentisme officiel de façade cache mal beaucoup d'affairisme dans le secret de leurs bureaux.Ils se surveillent et se préparent.Hors leur vilaine querelle, ils ne manquent pourtant pas de soucis dans leur sphère propre! Leur "grande stratégie” risque d etre déjouée par quelque incident imprévu, ou encore de ne tenir guère sous la pression des improvisations qu'imposeront, par exemple, des élections fédérales partielles qui ne sauraient tarder • Les dangers quïl fallait à tout prix éviter le furent effectivement.Mais subsistent encore les mêmes risques et.aussi, d'autres que va engendrer la prolongation du transitoire insolite ou nous sommes tous depuis le 15 novembre 1977 Donnons des exemples concrets.Sans manquer à sa parole de ne pas engager le processus de l’indépendance a moins d'avoir l appui d un vote explicite par voie de référendum, le nouveau gouvernement québécois aurait pu.dès la prise de pouvoir, poser des gestes de déclaration dïnten-tion comme: un "Manifeste pour la future Indépendance " mais sans la déclarer; des prises de contact avec des puissances étrangères ou des autorités internationales; un investissement du plus gros de ses énergies dans des tâches de propagande; etc.Ce n'aurait pu se faire que par un putsch idéologique pour créer une première situation de force.La tentation était grande pour un parti d'enclencher ainsi la fameuse irréversibilité: il était subitement au pouvoir avec une élection d'avance, alors que sa plus grande espérance se satisfaisait de s'en approcher le plus possible.Comme “ce petit peuple ", ayant vaincu sa peur, commençait à se comporter en "grand peuple ", il devenait peut-être prêt à subir certaine accélération dans l'accomplissement de son destin9 On imagine aisément la rhétorique d'exaltation collective pour soutenir ce coup d'État idéologique afin de créer une situation de fait accompli, à partir de laquelle on aurait pu commencer à négocier en force, etc.• Ce scénario ne fut même pas envisagé.bien sûr.Cela aurait pu être, d'autre part, provoqué par une réaction brutale, aveugle, impériale du gouvernement central à l’election du 15 novembre.Il aurait pu être tenté de pousser le gouvernement québécois à ses retranchements de logique entière afin de dégonfler, d’emblée, le ballon "séparatiste" au Québec, etc.Une autre provocation aurait pu être un "coup de la Brink's” cent fois amplifiée.).Ce potentiel de crise aiguë n’éclata pas parce que: D les dirigeants du P Q.sont gens d'honneur et de parole; 2) ils savaient au une telle opération aurait été suicidaire pour eux-mémes et leur cause; 3) les gouvernants d Ottawa étaient certains de ces deux premières conditions; 4) ils sont, eux-mémes.de bonne foi dans leur propre responsabilité de ce quïl faut empêcher de leur point de vue.A partir de ces quatre conditions, rien n’est réglé; mais tout est ouvert sur des avenirs, de toute façon, difficiles Rien n’est bloqué sur de l’irrémé- diable; rien n'est engagé en courants de non-retour.S'il y a des signes d’énervement dans la situation actuelle, il est bon de se rappeler que cela aurait pu être dix fois pire.Les scénarios du pire sont encore plus faciles à inventer que ceux du dépérissement.• Les univers mentaux des dirigeants des deux capitales ne peuvent fonctionner à Taise en allant à fond dans leur logique pure d'action Quand nos gouvernants y cèdent pour la propre convenance, ou le moral de leurs militants, ils se trompent et obscurcissent le débat fondamental.Aussi importante que la promesse de rétention du P.Q.au pouvoir est la déclaration solennelle, plusieurs fois répétée, du premier ministre canadien de ne pas maintenir par la force le Québec dans le système constitutionnel canadien.C’est la reconnaissance implicite, pour lui ou ses éventuels successeurs, du principe d’autodétermination.Sur fa base de cet essentiel.la dignité actuelle de tous a été sauvegardée.Ce n’est pas peu, quoique l'application éventuelle du principe n'en soit pas, pour autant, garantie en toutes hypothèses.À partir de leurs convictions profondes et diamétrales, les deux parties ne s'accordent pas d'autre droit que d'utiliser des moyens de persuasion démocratiques.C’est depuis toujours la ligne de M.Lévesque et de ceux qui comptent le plus dans son équipe.C'est la ligne qu'a adoptée M.Trudeau et qui est plus profitable à sa cause que lorsqu’il se met à folâtrer en philosophie de l’histoire.Le paradoxe serait trop gros de soutenir que la séparation du Québec serait une bonne chose pour le reste du Canada.Toutefois, c’est peut-être une bonne affaire pour le Quebec que d’arracher un statut d'indépendance.Mais est-ce nécessaire, étant donné les énormes coûts sociaux de la conquête d’un tel statut, que, surtout, ne voudront peut-être pas assumer une majorité significative de Québécois?N’y a-t-il plutôt une troisième voie pour des solutions hardies et radicales, acceptables mutuellement pour une satisfaction relative de tous?Certaine fraîcheur d’imagination créatrice peut, en certaines circonstances, être le début du courage politique.Mon langage "idéaliste” ne me fait pas oublier quïl faudrait une pression énorme et continue, jusqu'à la séparation imminente, pour que le pouvoir outaouais consente à des “révisions" fondamentales et non pas à de simples nouveaux "accommodements’’.Ne me fait pas non plus oublier que le nouveau pouvoir québécois ira jusqu’à la limite de son projet global avant de devoir, finalement, se satisfaire de moins.Bon.^ Il faut tout de même dire l'évidence: les deux camps ne l’emporteront pas en même temps, en tout, ni sur tous les rapports.Ottawa nourrit [’illusion du une fois pour toutes; Québec, celle du tout à la fois.Expliquons.Quand les responsables de l’unité canadienne traitent de la poussée indépendantiste québécoise comme d’un courant maléfique qu’un premier référendum défavorable au P.Q.pourra enrayer une fois pour toutes, ils sont complaisants envers eux-mêmes et trompeurs pour les auditeurs dïci ou d’ailleurs.Cet élan de la conscience collective québécoise peut subir un tel échec, en récupérer dans une perspective suffisamment longue, rebondir s’il n'y a pas d'arrangement fondamental relativement satisfaisant.Quand les militants de l’indépendance s'efforcent de se convaincre qu’ils vont relancer le demi-État du Québec, assurer un meilleur gouvernement en ce cadre incomplet, gagner le référendum et assurer un avenir d’épanouissement collectif dans la sécurité de l’association nouvelle, on est forcé de constater que c’est un peu beaucoup tout à la fois.De nombreuses priorités simultanées font quïl n’y a finalement plus rien de prioritaire.• C’est trop de fausses certitudes.Des deux bords, quelque chose devra être lâché.Qu’au moins Tune des parties devienne possédée de la frénésie du "tout ou rien” et c’est la catastrophe garantie.La vie réelle se déroule toujours en deçà du tout et au-delà du rien.Elle a aussi plus de durée que ceux qui occupent des postes de premier plan, mais transitoires.Continue et plus longue, l’histoire est aussi moins excessive que l'actualité en miettes quotidiennes.^__________L’ancien et le nouveau -^ Il n’y a pas d’affaire classée par JEAN MARTUCCI Les lecteurs croyaient l’affaire classée.Cette parabole de Luc, ils la voyaient toujours intitulée “Tenfant prodigue”.Mais voici qu'on dérange leurs habitudes.Telle edition parle du "fils retrouvé”, car le plus important n'est pas que Tenfant de la parabole soit follement prodigue, mais quïl revienne à son père qui s’en réjouit comme berger retrouvant brebis perdue.Tel autre commentaire parle de la parabole de "Ta-mour d'un père" parce que l’auteur y voit exprimé surtout Tamour paternel du Seigneur miséricordieux.Telle autre bible enfin parle de la parabole du “fils jaloux" parce que l'éditeur, pensant à Taîné de la parabole, voit le récit dirigé contre ceux qui portaient des jugements négatifs sur Tatti-tude compréhensive de Jésus à l'égard des méprisés de son milieu social.En fait, un texte, un texte biblique surtout, est une réalité tellement riche et vivante quïl faut admettre à son sujet plusieurs points de vue complémentaires.En matière d'interprétation.il n'y a pas d'affaire classée.L'aîné de la parabole croyait l'affaire classée.Son frère cadet avait réclamé un arrangement spécial au sujet de sa part d’héritage en décidant de mener désormais, loin de sa famille, une vie indépendante.Aux yeux de Taîné, ce frère cadet était devenu un pur étranger n'ayant plus aucun droit dans la famille.un ci-devant fils de son père qui n'avait qu'à subir les conséquences de son geste libre.Mais voici que Tattitude du père bouleverse les catégories de Taîné.Le père s'empresse d'appeler "mon fils" le cadei qui lui revient, il l’investit à nouveau de la dignité familiale en lui remettant un vêtement digne de son rang de fils, il lui reconnaît Tautorité d’agir comme membre de plein droit de la famille en lui confiant Tan-neau à cachet capable d'authentifier lettres et documents, il fui passe aux pieds des sandales comme seuls en portent les hommes libres et il fait abattre un veau gras pour un de ces rares repas de viande en Orient.L ainé ne supporte pas une réhabilitation si soudaine et si totale de son dévergondé de frère.Pour lui, Taffaire était classée.Mais il doit apprendre qu’en matière d amour parental, il n’y a pas d’affaire classée.Parmi les pharisiens qui écoutaient Jésus, la plupart estimaient Taffaire classée.Il y avait des gens que leur comportement immoral leur gagne-pain plus ou moins honnête ou leur condition sociale incompatible avec l'observance des prescriptions religieuses privait de leurs droits civils.Selon ces pharisiens, ces hors-la-loi n’avaient qu’à subir les conséquences de leurs gestes.Jésus venait bouleverser cet ordre de choses en prenant parti pour la racaille et la fripouille des scandaleux, des personnages douteux et des esprits irreligieux.Et, plus encore, il le faisait en se réclamant de Dieu.Pour ces pharisiens, c'était inadmissible.Ils n’avaient pas compris que.lorsqu'il s’agit du coeur humain devant son Dieu, il n’y a pas d’affaire classée.Il nous arrive bien souvent de croire Taffaire classée.Il y a des criminels qui n’ont qu'à "payer leur dette à la société", des êtres corrompus qui n'ont qu’à subir les conséquences de leurs actes, des renégats ou des indifférents qui se situent eux-mémes librement en dehors de la bonté divine, des citoyens de seconde zone qui ont bien mérité leur sort, des méprisés qui n'ont pas volé le dur jugement qu’on porte sur eux.Comme Taîné de la parabole et certains pharisiens du temps de Jésus, il nous arrive de trouver inadmissible qu’on parle de droits des détenus, de respect de ceux qui agissent mal aux yeux de la société, de dignité humaine de l'individu condamnable au jugement des autres.Il nous faut apprendre et réapprendre.chaque jour et concrètement, qu'on n'a jamais le droit de classer les hommes comme on classe les plantes et les insectes car, pour la liberté, quïl s’agisse de celle de Dieu ou de celle des hommes, il n y a pas d'affaire classée.__________________________________________J __________LIBRE OPINION_______ Le bill C-24 doit être repensé, et non seulement retouché Monsieur le directeur, C'est avec une grande perplexité que j'ai pris connaissance de votre editorial: Vues québécoises sur Cim-migration, paru dans Tédition d'hier du quotidien Le Devoir.La haute estime dans laquelle je tiens votre journal me pousse au jourd'hui à vous faire part de ma préoccupation devant votre prise de position sur l’intervention des Supérieurs religieux de Montreal, au sujet du projet de loi C-24.déposé aux Communes, le 24 novembre 1976, par M.Bud Cullen, ministre de la Main-d'Oeuvre et de l'Immigration.Après lecture du texte intégral du document des Supérieurs religieux, j'avoue ne pas comprendre en quoi Ton peut reprocher à cette intervention d'arriver "à la manière d’un cheveu sur la soupe ".Certes, on est en droit de regretter le retard mis par certains organismes ou certains groupes influents à mesurer l'importance et la gravité, pour tous les citoyens de ce pays, de la situation créée par le dépôt, en Chambre, du projet de loi C-24 J'estime, néanmoins, qu'on ne saurait, pour autant, leur faire un grief d’intervenir, même tardivement.C'est votre journal lui-même qui, sous la plume d'un de ses éditorialistes, saluait, le 20 janvier 1977, la Déclaration conjointe de 29 Organismes du Québec contre le projet de loi C-24 comme “la première manifestation audible et cohérente d une prise de conscience qui n'a hélas que trop tardé ".On chercherait d’ailleurs en vain, dans tout Tédi-torial du 20 janvier, une critique de la Déclaration des 29 Organismes, qui pourtant, sous certains aspects, était beaucoup plus générale et moins précise que le document des Supérieurs majeurs.Non seulement l’éditorialiste du 20 janvier approuvait les conclusions de la Déclaration des 29 Organismes, mais encore il soulignait que “le grand mérite du Comité de travail sur l'immigration” était de "promouvoir un débat public en commission parlementaire préalablement à l’a-doption finale du projet de loi".Comment ne pas m'étonner de vous voir maintenant, d'un simple revers de la main, repousser comme "pas sérieux" le projet d’un débat en profondeur qui aboutirait peut-être à un texte entièrement renouvelé?Vous semblez prendre pour par PAUL DEJEAN acquis que le projet de loi C-24 est l’aboutissement d'un consensus obtenu après des consultations exhaustives.Il est vrai que le projet a été précédé d'un débat sur le Livre vert sur l'Immigration, mené par une Commission mixte parlementaire à travers les principales régions du Canada.Mais il faut s'empresser d'ajouter que, parmi les organismes qui ont présenté un mémoire à cette Commission, très nombreux furent ceux qui se trouvèrent en total désaccord et avec les suggestions du Livre vert et avec les conclusions de la Commission.Bien plus, au moins cinq parlementaires.membres de cette Commission, dont Mme Monique Bégin, actuellement Ministre fédéral du Revenu, ont tenu, dès le 6 novembre 1975, à faire connaître leur désaccord sur plusieurs conclusions du rapport de ladite Commission.Un des points en litige était précisément la suppression d'un droit acquis à tout immigrant-reçu ayant cinq années de résidence au Canada; le domicile.Or ce droit est supprimé par le projet de loi C-24 (art.127).Nous touchons d’ailleurs là à certains des aspects les plus inquiétants de ce nouveau projet de loi: la suppression de droits acquis par les immigrants et la possibilité d'instauration de mesures restrictives susceptibles de frapper même les citoyens canadiens.Quïl me suffise, à ce propos, de signaler le pouvoir qu’aura dorénavant le Gouverneur en Conseil, d "établir des règlements prescrivant à toute personne ou à toute catégorie de personnes de se présenter devant un agent de l'Immigration avant de quitter le Canada et indiquant les modalités de leur comparution devant Tagent d'immigration et les renseignements a lui fournir" (art.115, I, n).Les craintes manifestées dans le document des Supérieurs religieux sur les aspects répressifs du projet de loi C-24 me semblent reposer sur le texte du projet lui-même, d'ailleurs largement cité.Il est indéniable que les 129 articles du projet de loi C-24 diffusent une aura fort peu rassurante pour quiconque vit quotidiennement les problèmes, les appréhensions, les angoisses de ceux qui sont devenus, souvent bien malgré eux, des émigrés ou des immigrants: accroissement des pouvoirs discrétionnaires (déjà tellement étendus!) du ministre et de ses représentants; con- sécration d une jurisprudence sui generis où le fardeau de la preuve incombe toujours à l'immigrant; institutionnalisation de pratiques déjà courantes comme: arrestations, perquisitions, interrogatoires sans mandat, créant un climat de radicale insécurité et partant, d'intolérable tension pour tous ceux qui ne sont pas citoyens canadiens; restriction ou disparition de droits acquis (droit d'appel, liberté de déplacement); introduction, au nom de la sécurité nationale, de la notion de culpabilité sur simple soupçon ou sur soupçon d'intention.Tout ceci m’interdit de souscrire à l’appréciation que vous portez sur ce projet de loi considéré par vous, “à bien des égards’’ comme "une des pièces de loi les plus libérales qu'on puisse trouver dans le monde entier en matière d’immigration”.Je pense pouvoir ajouter que tout ce que sous-tend et véhicule ce projet de loi se trouve être en fondamentale contradiction avec les principes directeurs et les préoccupations qui ont, ces dernières années, guidé votre Quotidien dans le choix des positions lucides et souvent courageuses qu'il a eu à faire dans ce domaine combien périlleux et piégé qu'est celui de l’immigration.Tout ceci nécessite bien autre chose ue de simples retouches ou e légères corrections à un instrument si lourd de conséquences.¦ M.Paul Dejcan est animateur du Bureau de la Communauté Haïtienne de Montreal.la parole du jour “Mieux vaut réprimande ouverte qu’amour muet” — Proverbes 27,5.“Mieux vaut vivre à deux que seul, puisqu'il y a alors meilleur salaire dans le travail.En cas de chute, l’un relève l’autre; mais je plains l’isolé qui tombe et n'a personne pour le relever” — Qohélet 4,9-10 “Que de fois n’ai-je pas entendu vos propos et quels pénibles consolateurs vous faites! Y aura-t-il une fin à ces paroles en l’air?Et quelle maladie que ce besoin de répondre! Moi aussi, je pourrais parler comme vous, si c’étaient vous qui étiez là où j'en suis.Je saurais vous accabler de discours.et vous réconforter en paroles!" — Job 16,2-5 (cinquième siècle avant JC).LE DEVOIR Fondé par Henri Bourasso le tOionvier 19)0 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeurs de l’information : Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier: Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé ou numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle, (agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $55 par année; six mois: $30 A l'étranger $60 par année; six mois: $33; trois mois: $21 Éditions du samedi: $15 par année Édition quotidienne, livrée è domicile par porteur: $1 50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées).» i 1 Le Devoir, samedi 19 mars 1977 • 5 des idées des événements des hommes Des perspectives sombres pour 1977 Pour ranimer l’économie et réduire le chômage, il faudra diminuer le coût réel du travail au Québec La situation économique du Québec se détériore à chaque jour suivant toutes les apparences d'un mouvement cumulatif à la baisse qui risque de tourner en déroute d’ici quelques mois, si des mesures énergiques ne sont pas prises dès maintenant pour l’arrêter.Sous une surface qui résiste grâce aux projets d’investissements et de construction déjà commencés et non encore terminés, il semble se faire un vide comme sous la neige au printemps, par suite de l’arrêt ou de l’ajournement de nouveaux projets, par suite des difficultés croissantes d’exploitation que rencontrent les entreprises.Les perspectives pour 1977 sont donc très mauvaises.Sans même tenir compte des effets d’accélération à la baisse dont je viens de parler, plusieurs observateurs fixent à seulement la hausse du produit provincial brut réel pour 1977; ils prévoient la création d'à peine 18,000 emplois nouveaux, avec pour conséquence un nombre de chômeurs atteignant 300,000 personnes soit 12% de la population active.Enfin ces mêmes observateurs s'attendent à un taux d’inflation d'environ 8%, représentant une hausse plus rapide des prix qu'en 1976.Quoique très incomplètes et souvent subjectives, les enquêtes les plus récentes sur les intentions d'investir ou sur le climat relatif aux investissements au Québec confirment toutes une détérioration très marquée de la situation.Je pourrais citer le Financial Post, le Conference Board et cette lettre d’une maison d’affaires belge qui m'est tombée sous les yeux hier et qui est intitulée Québec libre: une raison de plus pour ne pas investir au Canada.Je noterai en passant que les statistiques d'emploi relativement favorables citées dans le message inaugural du Premier ministre n'ont, malheureusement pour nous, aucune signification de tendance.D’abord parce que les données trimestrielles observées sont très largement dominées par celles d'un seul mois soit janvier 1977, ensuite parce que ces données de janvier sont de toute évidence accidentelles et qu elles comportent des anomalies d’ordre statistique, enfin parce qu'en période de récession comme nous le sommes, }e Québec a toujours l’habitude de faire meilleure figure que l'Ontario.Les données de chômage pour le mois de février viennent confirmer ce jugement.Le taux de chômage au Québec est remonté à 9.7% sur une base désaisonna-lisée et à 11.3% en réalité.Les mesures budgétaires qui s’imposent C'est dans les plus brefs délais et de toute urgence que le gouvernement doit s'attaquer aux problèmes actuels de la construction et du chômage.Contrairement aux vues pessimistes et parfois d'inspiration partisane de certains économistes, le gouvernement du Québec peut contribuer de façon très significative à la relance de l'économie, les ressourcés fiscales du Québec sont importantes.Or il ?été démontré depuis longtemps déjà qu'en régime de taux de change fixe comme nous le sommes, eu égard aux autres provinces, la politique fiscale peut jouer un grand rôle dans la stabilisation.Ce sont l'ampleur du déficit budgétaire et l'origine de son financement qui détermineront le degré de stimulation provoqué par l'État.Déjà le déficit budgétaire de l’année fiscale en cours est considérable mais, à mon avis, il devni être aussi élevé au cours des prochains mois.D'ailleurs, voudrait-on faire, autrement qu'on ne le pourrait probablement pas.En outre, il sera nécessaire de financer ce déficit par des emprunts extérieurs.Il faut bien se rendre compte en effet qu'un déficit financé au Québec même, annule en grande partie son effet de stimulation.A cet égard, je suis surpris qu'en certains milieux, meme spécialisés, on réclame simultanément une politique fiscale expansionniste et un financement intérieur notamment par la Caisse de dépôt et placement.Si ce gouvernement veut bien attacher la plus haute priorité à la lutte au chômage, il devra aussi se résoudre à emprunter sur les marchés extérieurs, sinon.nous devrons conclure qu'il attache plus d'importance à l'auto-suffisance financière qu’au sort des chômeurs et à la perte de production qui s'ensuit.A l'ampleur et au financement du déficit budgetaire, on peut ajouter un autre élément à la politique fiscale à envisager.Partant de l’hypothèse que le déficit budgétaire de la prochaine année fiscale devrait être analogue à celui de cette année, il serait nécessaire de réduire la progression des dépenses publiques pour compenser le ralentissement des rentrées fiscales.11 serait même souhaitable de réduire les impôts puisque le Québec est la province la plus lourdement taxée au Canada.Quoi qu’il en soit, la réduction des dépenses est indispensable à mes yeux dans les circonstances actuelles.En outre, la composition de ces dépenses devra être modifiée de façon à permettre malgré tout la mise en oeuvre du programme de création directe d’emplois temporaires annoncée dans le message inaugural.Il y a déjà quelques années que je suggère dé créer des emplois publics temporaires à l’intention des chômeurs à même les prestations d’assurance-chômage et d'aide sociale.Au Québec quelques expériences ont été conduites en ce sens au début des années 70.De son côté, le gouvernement fédéral a déjà décidé de consacrer ici quelque 80 millions de dollars à cette fin.Le gouvernement du Québec doit donc s'engager résolument dans cette voie.En pratique cela signifie qu'il doit mettre fin à d'autres programmes de dépenses, qu'il doit différer l'application d'autres mesures, si louables et si généreuses soient-elles, pour dégager les crédits nécessaires et mettre les gens au travail.Dans les circonstances difficiles que nous traverserons cependant, le budget ne suffira pas.Une autre opération, beaucoup plus difficile.me paraît essentielle.Ce qui est en cause, ce sont les anticipations, les craintes ou l'insécurité des agents économiques.A la faible conjoncture de 1977 s'ajoute au Québec un élément d'incertitude supplémentaire que le gouvernement actuel a suscité et qu’il lui appartient d'effacer dans les plus brefs délais.Pour m'en tenir aux aspects économiques de la situation, je dirai qu'un grand pas pourrait être franchi à cette fin si ce gouvernement s'engageait ferme à respecter les mécanismes du marché sinon à en étendre le champ d’application, s'il s’engageait ferme à diminuer le poids de l’intervention gouvernementale dans l’économie, et si enfin il manifestait par des décisions et des gestes concrets que la priorité est réellement accordée à l'emploi et au développement économique.Plus généralement, c'est le devoir d'un gouvernement de veiller à éliminer la crainte, l'inquiétude et l’attentisme, de veiller à construire, suivant l'heureuse expression d'un auteur, une “Société de confiance" pour tous les citoyens, qu'ils soient pauvres ou riches, qu'ils soient hommes ou femmes, qu’ils soient jeunes ou vieux, qu’ils soient francophones ou anglophones.Le ralentissement démographique Cette analyse et ces orientations seraient incomplètes si elles n’allaient pas au-delà des préoccupations que la conjoncture peut nous inspirer aujourd'hui.Les problèmes économiques du Québec ont en effet d'autres dimensions de nature plus profonde.J’en mentionnerai deux: le ralentissement de la croissance de la population et la faiblesse de la productivité du travail.De 1968 à 1975, la population du Québec a augmenté au rythme de 0.7% par an; celle de l'Ontario au rythme de plus de 2% par an.Pour l'année 1975, ces taux auraient impliqué un accroissement de 41,000 habitants au Québec et de 167,000 habitants en Ontario, soit quatre fois plus.Cet écart s’est un peu refermé depuis 1974, mais il demeure important.Ce ra- Du 16 mars au 20 mai a,.rlequin valet de deux maîtres degoldoni Jean Besré Yvan Canuel Edgard Fruitier Françoise Graton Josée Labossière Georges Carrère Benoit Girard Marcel Girard Jo Ann Quérel etc._j Mise en scène : Gilles Pelletier Décors et costumes : François Barbeau et Claude Pelletier Musique : Pierre Voyer 1200 Bleury — Renseignements -866-1964 __________________________________________________par_____ ANDRÉ RAYNAULD ¦Dans le cadre du débat sur le message inaugural du gouvernement, qui se poursuit à l’Assemblée nationale, le député d'Outre-mont, M.André Raynauld, a pu mercredi dernier faire sa première intervention de fond dans les travaux parlementaires.L’intervention de l’ancien président du Conseil économique du Canada a porté, comme il fallait le prévoir, sur l'état de l'économie québé-coise.Le bilan qu’en a tracé M.Raynauld est fort sombre.A son diagnostic, le député d'Outremont a cependant ajouté un certain nombre de remèdes parmi lesquels la diminution des coûts réels du travail et le respect des réalités du marché occupent une place centrale.Voici de larges extraits du discours de M.Raynauld.lentissement est dû en partie à la brusque chute de la natalité au Québec depuis 1960, mais il tient aussi à des mouvements d'émigration très préoccupants.Alors que le Quebec avait l'habitude de compter sur une immigration nette de plus de 20,000 habitants par an.puis d'environ 15,000 habitants par an au début des années 60, il a accusé un solde migratoire négatif, de 1968 à 1976, qui s'élève à 68,000 habitants.En d'autres termes, on a enregistré un excédent de 68,000 départs sur les arrivées dans cette province.Comme le nombre d immigrants admis au Québec s’est élevé à 243,000 au cours de cette période, les départs effectifs et réels du Québec ont donc atteint 311,000 habitants.On devra s'interroger longuement un jour sur les véritables raisons de cet exode tragique.Les motifs étroitement économiques ou conjonctuels ne suffisent pas à expliquer l’ampleur du phénomène.Il n’est pas davantage possible d’en imputer la responsabilité au gouvernement fédéral puisqu’au cours de cette période les transferts nets de ressources en faveur du Québec ont nettement augmenté.Je sais que certains invoqueraient les changements apportés à la politique commerciale dans les années 60.Mais comme le tarif est le même à travers le Canada pour tout produit particulier donné, comment donc ce tarif uniforme pourrait-il conduire à un déplacement d'activité d’une province à l'autre?Quant au régime du fédéralisme il n’est certainement pas en cause, puisque, quelques années auparavant, ce même regime permettait au Québec d’exercer une forte attraction démographique.Sans exclure tout à fait les considérations économiques, j’en viens à penser franchement que l’émigration nette des neuf dernières années peut être imputée en bonne partie à l'évolution de la situation politique au Québec et notamment à l'inquiétude causée par le séparatisme.En dépit de ces migrations considérables et inquiétantes, on doit noter encore que la proportion de la population totale qui occupe un emploi est beaucoup plus faible au Québec qu'en Ontario.Pour une population en âge de travailler à peu près équivalente dans les deux provinces, toutes proportions gardées.44% de la population occupent un emploi en Ontario contre 39% seulement au Québec.Cet écart équivaut à 275,000 personnes et au taux de salaire annuel courant, il représente un manque à gagner de près de 3 milliards de dollars.On peut attribuer ce phénomène à peu près pour moitié au taux de chômage et pour moitié au taux d'activité.Si à certains égards, on peut se réjouir de ce que la chute de la natalité entraîne pour un certain temps une baisse dans le nombre des dépendants à la charge des travailleurs de même qu’une baisse dans les besoins d'investissements de nature démographique, dans l’en- semble.j’attache plus d'importance au fait que le chômage, les taux d'activité et l’émigration décrivent une situation de stagnation économique, de rigidité et d'incertitude politique.Ces indicateurs appellent de toute evidence une volonté de redressement orientée vers une croissance économique plus rapide appuyée par des investissements massifs et grand Dieu, faut-il le dire, par un sens plus aigu de l'effort et du travail.La productivité Dans une excellente étude du ministère de l'Industrie et du commerce sur la productivité, on peut lire l’observation suivante: “En 1973, la productivité manufacturière au Québec était dépassée de 24% par celle de l’Ontario et de 16% par celle du Canada.Quant à la productivité des Etats-Unis, elle dépassait celle du Québec de 59% en 1971 Plusieurs autres études ont donné les mêmes résultats.Ces écarts de productivité se retrouvent dans beaucoup d’industries prises une à une de sorte qu'il ne suffirait pas de modifier la structure industrielle pour les faire disparaître.On a estimé que pour l'ensemole de l'économie, les effets de structure étaient à peu près négligeables au Québec et que pour l'industrie manufacturière, ils n'expliqueraient que la moitié environ des écarts de productivité.L'une des principales raisons de la faiblesse de la productivité consiste dans le stock de capital par travailleur qui, dans la fabrication, est de 23%, plus élevé en Ontario.Ces constatations sont importantes parce que la productivité est finalement la mesure de tout ce qui compte dans la vie économique, et notamment de la capacité de produire et de consommer, que ce soit dans le secteur public ou prive.Ici encore on peut se poser la question de savoir s'il existe un bouc émissaire sur qui se décharger de la piètre performance de la productivité québécoise et des faibles revenus correspondants.Je répondrai par la négative à cette interrogation, car le niveau de productivité est le résultat de l'ensemble des politiques de l'ensemble des gouvernements y compris parfois des gouvernements étrangers, de même que des attitudes et des préférences des entreprises, des consommateurs, des syndicats et en fait de toutes les institutions caractéristiques d une société.Les remèdes souhaitables À défaut d'accusations faciles et gratuites, on devra convenir d'un programme général de réforme dont les orientations principales seraient les suivantes: Il J'ai dit précédemment que l'investissement par travailleur dans l’industrie manufacturière était plus bas au Québec qu'en Ontario.En fait, il est plus bas au Québec que dans toutes les autres provinces à 1 exception de File du Prince lettres au DEVOIR Le jouai Au Québec, il y a deux grandes prises de position vis-à-vis ce qu'il est convenu d'appeler le jouai: il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre.Je vais tenter ici d expliquer ma propre prise de position, qui est "contre ".Le principal argument des gens qui sont pour et le seul qui.à première vue, semble se défendre est celui-ci: le jouai est une richesse, il correspond à notre identité, tout comme le folklore.Or, qu'est-ce que le jouai?C'est un mélange de mots français, d'anglicismes, de néologismes, de tournures vicieuses.bref, c'est une langue qui n'a rien à voir avec le français international et qui ne peut être comprise qu'ici.Le jouai n est pas une richesse, loin de là.Il est le résultat logique de nos deux siècles d'asservissement, il est né en raison de la présence d'influences qui nous sont étrangères, influences dont il faut, si nous voulons recommencer à parler normalement, nous débarrasser.En ce sens, le jouai est la preuve de notre état de dépendance et de colonisés Doris Lussier, l independantiste bien connu, va même plus loin: pour lui, l'indépendance du Québec doit coïncider avec le début d'une réforme du langage des Québécois, et la première étape de cette réforme sera de guérir ceux-ci de ce terrible mal qu'est le jouai.Et il ajoute: “Si l'indépendance est pour nous l'occasion de faire du jouai notre langue nationale, j'aime autant que l'indépendance ne se fasse pas!.".Sans faire mienne cette dernière opinion, je crois que l’indépendance serait en effet l'occasion inespérée de nous débarrasser pour toujours de notre langue de conquis et d'adopter enfin une langue de peuple libre.D'ailleurs, ne serait-ce pas dans l’ordre naturel des choses, puisqu'avec l'avènement de l'indépendance les Québécois, recouvreront effectivement leur liberté.Louis BOUCHER Montréal, le 23 février 1977 Un à-côté de l’école privée Le débat sur l'école privée se poursuivant, il convient, sans rappeler ce qui a été dit de son auto-financement, d'en souligner un aspect qui a été jusqu'à présent ignoré.A cette fin.il faut sortir, pour un instant, de son cadre strictement pédagogique et en considérer certaines pratiques qui paraissent d une morale douteuse.Ainsi, la direction se prête parfois à recruter des candidats à des camps de luxe pour les vacances d'été, ou pis encore, à des voyages dispendieux à l'étranger, au-delà des mers Dans une école privée oe Montréal, sous le couvert d 'une école de langues, une agence de voyages (le même propriétaire opère les deux entreprises) enrôle actuellement des adhérents à un voyage en Chine, au coût de plus de mille dollars.L'agence de voyages en question utilise aussi la meme école comme intermédiaire en vue d'obtenir l'inscription d'élèves pour un séjour d'un mois en Suisse, l'été prochain, au prix de $1,750,00, tout compris, Si louables que soient ces initiatives pour l'étude de langues étrangères et à des fins culturelles, il n'en reste pas moins qu elles peuvent être source d'humiliation pour les parents qui y maintiennent un élève au prix de sacrifices financiers déjà Ipurds.J'aimerais croire que cette forme de collaboration n est profitable qu'à l’agence de voyages.Il arrive également que des élèves voyagent au loin avec leur famille — qui arrose l'école de ses dons — et, au retour, écornent sensiblement et impunément la rentrée des classes, au mépris des règlements.De telles pratiques, cela va sans dire, créent des clans parmi les élèves, dont certains, par manque de maturité, se glorifient de la fortune de leurs parents, s’en faisant un triomphe personnel, au lieu de s‘en excuser modestement, pour se la faire pardonner.Jules GILBERT, m d Montréal, le 26 février 1977 Edouard.Il faut donc investir davantage et créer par conséquent un climat favorable à l’investissement et à l’épargne.À son tour, un tel climat dépend principalement des perspectives de profit pour les entreprises.La productivité est également sensible à la taille des marchés auxquels le producteur a accès, d’où l'importance d'une politique commerciale aussi peu restrictive que possible à moyen terme, d'où le besoin aussi de maintenir un haut niveau de demande globale intérieure.2i En dépit des innombrables expériences qui ont été faites en tout sens au cours de l'histoire, on n'a pas encore trouvé de substitut satisfaisant ou efficace aux mécanismes du marché pour l'allocation des ressources.Chaque fois qu'on s'en est écarté pour protéger celui-ci ou celui-là, la situation s’est invariablement tournée contre ceux qu'on voulait d'abord favoriser.Si le prix fixé est trop bas, la consommation est excessive, le produit se raréfie et tôt ou tard, le prix doit être relevé au-delà de ce qu'il aurait été sans l'intervention initiale.Si on veut éviter de se retrouver selon l'expression d'Alain Peyrefitte dans une "société à irresponsabilité illimitée’’, le citoyen doit regagner sa liberté et son autonomie face aux pouvoirs et pour ce, il n’a d'autre alternative que l’économie de marché.3) Dans des études récentes d une grande portée, des auteurs ont procédé à une réévaluation du rôle de l’Etat dans la stabilisation Ils ont montré que les fortes pressions qui se sont simultanément exercées sur les prix et sur le chômage peuvent être attribuées aux politiques négligentes des salaires dans les secteurs public et parapublic.L'évolution de ces salaires est à peu près insensible aux conditions du marché du travail Elle est commandée pres-qu exclusivement par la perception des besoins des employés et des syndicats en cause, et sur le plan technique par le rythme de l inflation.Comme si travailler pour l'Etat devait immuniser chacun contre toute perturbation extérieure jusqu'à la fin des temps.Bon an mal an, chômage ou pas, conjoncture favorable ou non, recettes publiques en hausse ou en baisse, les salaires reels du secteur public et parapublic doivent poursuivre leur ascension Les hausses salariales excessives dans le secteur public Quand les taux de salaire augmentent dans un secteur, il est bien évident qu’ils devront monter tôt ou tard ailleurs dans l’économie.Si l'État employeur n’est pas soumis à une concurrence immédiate, (la concurrence existe à la longue puisque la hausse des impôts fera fuir les entreprises, les capitaux et les citoyens eux-mémes), les entreprises privées, elles, le sont.Face à des pressions excessives sur les salaires, celles-ci n'auront d’autre recours que le congédiement d’une partie de leur main-d’oeuvre et à l'extrême, à l’arrêt des opérations.Un gouvernement n'a pas ce privilège.C’est la raison paradoxale pour laquelle l’État est le plus faible et le plus démuni de tous les employeurs.Bien plus, si ce sont les salaires les plus bas qui augmentent le plus' rapidement dans le secteur public, comme la chose s'est produite au Canada, c’est sur les faibles salaires du secteur privé que les pressions seront les plus fortes et par conséquent ce sont les travailleurs à faibles salaires qui perdront leur emploi les premiers et ce sont souvent les petites et moyennes entreprises qui seront les premières touchées.Politiques de contraction des échelles de salaires généreuses et bien intentionnées, mais qui, encore une fois, se retournent contre ceux-là mêmes qu'on prétendait aider.Est-il besoin d'ajouter que quand le ministre des Finances scrute tous les programmes de dépenses à la loupe à la recherche de cette fameuse masse de manoeuvre dont il a besoin pour lancer de ^ nouveaux programmes de dépenses, il ris-,.que fort de trouver les tiroirs vides parce (jue ce sont les augmentations excessives de salaires qui Font d'abord réduite à néant.La plupart des analystes observent un silence pudique sur la question des sa-.laires du secteur public et de ses répercussions indéniables sur le chômage./ Je sais bien que dans le concret on ne j s'approche pas d’une matière aussi explosive sans prendre des précautions et sans , avoir un sens aigii de ses responsabilités et le plus grand respect de la justice et de l'équité.Chose certaine, le coût réel du travail doit diminuer au Québec si l'on ' veut réduire le chômage de façon durable.On peut atteindre cet objectif par une progression moins rapide des rémunérations, par un allongement des horaires effectifs de travail ou par l'augmentation de la productivité.Quoi qu’il en soit, la lutte à l'inflation et au chômage au Québec passe par une politique plus rigoureuse _ des salaires dans le secteur public.Le mythe du pouvoir Enfin, comme dernier élément des , orientations générales à envisager pour l'avenir, je mentionnerai les relations avec le gouvernement fédéral.Par définition d'un régime fédéral, les champs de juridiction relèvent tantôt des provinces, tantôt du gouvernement fédéral.En prim cipe quand un domaine de souveraineté est cédé volontairement à un autre niveau de gouvernement, c’est parce que les citoyens et les collectivites en cause sont susceptibles d'être mieux servis ainsi: ce n est pas par abdication.Nous connaissons tous des cas où des institutions fédérales ont résolu des problèmes jusque là inextricables de contestation, de conflit et de guerre.La vallée de la Ruhr a cessé d'être un sujet de division séculaire lorsque la Communauté Européenne du charbon et de l'acier a été créee et qu’on a fait en sorte que les entreprises situées d’un côté ou de l’autre des frontières de plusieurs pays ont pu se concurrencer sur un pied d égalité grâce à une harmonisation systématique des diverses politiques nationales.L’attitude que je veux dénoncer par cet exemple est celle de poser en principe que le pouvoir est la clef de tout.Rien n’est plus faux.Avoir le pouvoir n’est pas avoir une “solution”.Dans bien des secteurs de la vie contemporaine, il n’est plus possible de départager des champs exclusifs de compétence avec l'espoir que les décisions des uns n’auront aucune influence sur la situation des autres.Les États-Unis ont fourni ces dernières années plusieurs exemples de décisions qui bouleversaient le statu quo au Canada sans que formellement leur autorité ne s’étende aux Cana-.(liens.Le plus récent d’entre eux se rapporte au règlement fiscal relatif aux dépenses touristiques à l'étranger.Ces ef fets de débordement au-delà des territoi-.res et des populations immédiatement concernés sont plus nombreux aujourd'hui qu'ils ne l’ont jamais été dans l'histoire même dans des domaines aussi réservés et aussi vitaux que la culture ou les communications.L’interdépendance entre les nations appelle des institutions communes et des mécanismes conjoints de décision.C’est la seule façon de mettre à profit les solidarités existantes et de réduire les antagonismes latents.C’est pour ces raisons que j’exprime ma conviction que le régime fédéral canadien doit être préservé, sinon dans toutes ses modalités d’application du moins dans son principe.J Sessions de perfectionnement DÉVELOPPEMENT DÉVELOPPEMENT PERSONNEL PROFESSIONNEL Sensibilisation au corps Relation consultant-client: et changement personnel générer du pouvoir Durée: 21/2 jours Dates: 1er au 3 avril Dates: 2 au 6 mai ou 1er au 3 juin Animation de groupe et Intégration corporelle conduite de réunions Dates: 9 au 13 mai ou 30 mai au 3 juin et changement personnel Durée: 5 jours Stratégies de développement Dates: 13 au 15 mai organisationnel et 10 au 12 juin ou 29 au 31 juillet Dates: 8 au 12 août et 12 au 14 août Développement organisationnel: session avancée Inscription et renseignements: Dates: 19 au 28 août Consultants Robert Itée Denise R.Robert 945, chemin du Lac Millet Guy Robert St-Sauveur des Monts Psychologues consultants Qué.J0R 1R0 en développement des Tôl.: (514)227-5293 ressources humaines V I 6 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 la méteo W31 Goovb jlojr, TcmTHch ndgM NEIGE.^ 8*ÇlOO Ollowo onlo averses Soil fok» City Koruns City /V/Cho.// ' / gB| pticipilollon ^ hauls piestion g botte pisttion y~Y~ motte d oii liait matte d oii thoud iMiomi Une dépression majeure située au sud du lac Érié hier après-midi s'est déplacée lentement en direction de Montréal en perdant rapidement son intensité En même temps une autre forte perturbation s’est développée rapidement sur la côte atlantique et a absorbe le premier système au cours de la nuit dernière En consequence, la neige qui a commencé à tomber hier après-midi continuera jusqu'à la fin de la matinee.Par la suite un dégagement est prévu avec des vents devenant violents en soirée Des accumulations allant jusqu'à 10 centimetres sont prévues pour la tempête dite de la Saint-Patrick • Montreal.Outaouais, Sud des Laurenti-des.Sud de Pontiac-Tèmiscamingue : Neige en matinée, dégagement en après-midi avec des vents allant jusqu'à 40km h Maximum près de 2 Aperçu pour dimanche: en-nuagement en fin de journée.• Cantons de 1 Est Nuageux avec chutes de neige intermittentes Accumulation allant jusqu'à 10 centimètres Maximum près de 3 Aperçu pour dimanche: ennuagement en fin de journée.Quebec.Trois-Rivières: Dégagement en après-midi avec vents allant jusqu'à 40 km h Maximum près de 3.Aperçu pour dimanche: ennuagemçnt en fin de journée.• Nord de Pontiac-Témiscamingue.Sud de l'Abitibi.Nord des Laurentides.Haute-Mauricie: Dégagement en matinée.Maximum près de moins 6.Aperçu pour dimanche: nuageux avec quelques flocons de neige • Nord de l'Abitibi, Chibougamau: Clair.Maximum prés de moins 9.Aperçu pour dimanche: nuageux avec quelques flocons de neige.• Lac Saint-Jean: Ensoleillé Maximum près de moins 8 Aperçu pour dimanche: ensoleillé • Baie-Comeau.Sept-Iles: Ensoleillé Maximum près de moins 8.Aperçu pour dimanche: ensoleillé.• Rimouski.Gaspesie: Nuageux avec quelques flocons de neige Maximum près de moins 8 Aperçu pour dimanche: ensoleille Suites de la première page LES MINORITES da", affirme M.Laurin qui donne en exemple le “sort indigne'' subi par le passé et encore aujourd'hui par les francophones de l'Ontario et du NIanitoba.Si M.Trudeau veut donner des leçons à quelqu'un, il devrait les donner à cés provinces.ajoute-t-il.M.Laurin devait encore dire des propos de M.Trudeau qu'il s'agissait de “commentaires incendiaires1' qui vont accélérer le tonus émotionnel et aviver l'extrémisme.Le ministre d État au développement culturel devait enfin assurer que la rédaction de la nouvelle loi sur la langue se faisait dans un esprit de tolérance et non pas dans “un esprit de revanche ou de caporalisme culturel".LE PLC RÉFLÉCHIT professeur de sociologie à l'Université de Toronto, vice-présidente nationale du parti, et le sénateur Maurice Lamontagne.qui semble bien être l'âme dirigeante et l'un des principaux penseurs de toute cette stimulation des cerveaux.Le premier ministre.M.Pierre Elliott Trudeau, devrait lui-mème fréquenter les ateliers du jeudi soir, 24 mars, jusqu'au dimanche et il s'adressera deux fois aux délégués, le samedi lors d une allocution générale, et le dimanche pour tenter son propre résumé des discussions des jours précédents.Le président et les co-présidents de la rencontre ont rappelé, au cours d'une conférence de presse hier à Ottawa, que c'était la troisième fois seulement que le Parti libéral du Canada se livre à une session d'étude d'une telle ampleur, la pre- mière remontant aussi loin qu'en 1960, à Kingston.Les thèmes ont été choisis après de vastes consultations d'un bout à l'autre du pays, auprès des instances militantes, et les membres du gouvernement ne sont intervenus d'aucune façon dans la confection du programme, disent-ils.Selon eux, “l'atelier libéral" devrait permettre surtout une participation de la base.A cette fin.ils ont d'ailleurs mis au point un système original de financement: il en coûtera $350 à chaque délégué, qu'il soit de Vancouver ou de Toronto, la péréquation des sommes recueillies permettant à chacun d'avoir accessibilité égale à la rencontre.On y attend 282 délégués réguliers provenant des associations de comtés.Les autres participants proviendront de la Commission jeunesse, de la Commission féminine, de la Commission politique, de l'exécutif national du parti, et de l'aile parlementaire, ministres et députés.Les membres du Conseil privé y sont tous invités à titre de délégués réguliers, et c’est ainsi qu'on y retrouvera Tex-ministre des Finances et ex-député libéral.M.John Turner.La rumeur lui prête toujours la volonté de contester le leadership de M.Trudeau si l'occasion s'en présentait, malgré les récents sondages; et c'est pourquoi, à Ottawa, on accorde beaucoup d'attention a sa présence à la rencontre de Toronto, un genre de rencontres souvent fertile en lobbying utile à l'intérieur du parti.Selon le sénateur Lamontagne, l'atelier cherchera à se préoccuper de solutions à long terme au problème de “vivre au Canada'' et non a des problèmes politiques immédiats et brûlants, ce qui serait particulièrement mal venu, explique-t-il, quelques jours avant la présentation du budget fédéral.Sous le thème de l'unité nationale, il faut bien sûr s'attendre à voir la question québécoise gagner la tête du palmarès, mais tel n était pas l'objectif premier des concepteurs de la rencontre.On s'intéressera au point de vue de toutes les régions, on discutera du fédéralisme canadien, des droits et programmes linguistiques, du transport, des disparités régionales, du renforcement des responsabilités à tous les niveaux.Sous la tête de chapitre de l’économie, on a mis à l’honneur les “perspectives internationales ", dont les relations avec les pays en voie de développement et les pays industrialisés.Sur la scène canadienne, les sous-thèmes n'ont pas manqué: __au fil des mots__________ La littérature d’aujourd’hui par Louis-Paul Béguin L'acte décrire n'est plus celui d'hier Tout a changé.A peine esquissé.le roman d'aujourd'hui se noie dans l'impersonnalité du nouveau roman.C'est bien l'impasse La poésie, elle, a été inaccessible depuis longtemps.Prenant possession du langage poétique.Valéry, Mallarmé, et bien d'autres, l'ont rendu à dessein mystérieux.relevant du signe un tant soit peu cabalistique.La maladie valé- Sa sévi, comme a dit un jour un itin.Il n'y a vraiment aucun sens à donner au fameux vers de Mallarmé : Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui.De la musique dans les mots.oui.Mais il faut la clé pour comprendre, clé oue les poètes ont soigneusement cachée.D'une part on réclame la vérité, on se méfie de l’imagination, et d autre part on fait de plus en plus d hermétisme, même dans les cours de philosophie.hélas.Cette contradiction semble annoncer l'éclatement de la littérature, mais elle se comprend.Les langages techniques sont de plus en plus difficiles à comprendre La science semble faire fi de la logique euclidienne, de la raison: on parle d'u- nivers à plus de trois dimensions, d'anti-matière, de principe de complémentarité, etc.L’homme de la renaissance ne peut plus naitre de nos jours.Alors on passe à une connaissance intuitive, par l'écriture immédiate.Et puis “l'homme est mort," il est devenu objet qu’étudient les sciences de l'homme.Le structuralisme Ta tué.Que reste-t-il des tendances littéraires?Une littérature fortement engagée, froide, révolutionnaire, empreinte de marxisme (sans qu'il y ait engagement littéraire de l'autre côté de la barricade idéologique).Aussi, une abondance de Mémoires, d'autobiographies, de Lettres.Enfin, toute une littérature commerciale, pas dangereuse, que les populations lisent avec plaisir, pour se détendre, et qui se vend.Et c’est très bien comme cela.Ajoutons des romans archivistes: In cold Blood; The Great train robbery; Papillon; Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé.(Michel Foucault).Pour ces oeuvres, on rassemble des textes, des ‘‘relations," de faits véridiques, avec dates et preuves à l'appui.Le prochain roman oe Saul Bellow, qui vient d'avoir le Prix Nobel (on se demande bien pourquoi, mais enfin), est, parait-il un ouvrage que je qualifierais d'archiviste.emploi, inflation, stratégie industrielle, energie, relations de travail, transports, produits alimentaires.Enfin, les tètes pensantes du parti semblent attacher une importance particulière à lever Tambiguité qui pèse sur les orientations fondamentales de leur formation.depuis que le premier ministre s'est interrogé publiquement, il y a plus d'un an.sur une "nouvelle société" où il faudrait peut-être s'habituer à vivre avec l'intervention de l'État.On s'interrogera donc sur la "liberté et le consensus” au Canada, et sur les nouvelles formules pour arriver à concilier ces deux biens.Le sénateur Lamontagne, qui y a déjà lui-même longuement réfléchi, nomme "Révolution libérale" cette "direction politique nouvelle et plus humaine”.Parmi les quelques documents de travail qui sont déjà parvenus aux délégués cette semaine, on trouve d'ailleurs une série de propositions fort intéressantes et surtout concrètes, formulées par le sénateur lui-mème sur tous les themes de l’atelier de Toronto.Pour renouveler le fédéralisme, M.Lamontagne suggère une revitalisation des régionalismes, notamment par “une nouvelle formule de gouvernements régionaux élus ", travaillant en collaboration avec des assemblées consultatives de citoyens.Au chapitre linguistique, il propose notamment la création d'un institut fédéral où les diplômés universitaires arrivant dans la fonction publique devraient d'abord passer six mois pour y faire de l’immersion linguistique et s’y recycler en histoire du Canada, sociologie des cultures et administration publique.Pour renforcer les responsabilités individuelles et collectives, le sénateur serait favorable à l'instauration d’un régime sélectif de maintien du revenu, qui supposerait l'abandon du caractère universel de certaines mesures sociales actuellement en vigueur.Il souhaite aussi qu'on cesse d'abandonner aux “activistes” les mouvements communautaires qui ont surgi un peu partout depuis quelques années et en ce sens, qu'on les reconnaisse en transformant par exemple le ministère des Affaires urbaines en un ministère des Affaires communautaires.Pour les affaires économiques, le sénateur prône entre autres la création de "groupes de travail sectoriels" qui élaboreraient enfin une véritable stratégie industrielle canadienne, et souhaite une plus grande participation des salariés à ce qui les concerne, dans le secteur privé et le secteur public.Pour la “liberté et le consensus" enfin, M.Lamontagne a également une proposition très précise: la création d'un “centre de relais et de ralliement" qu'on baptiserait “Horizons Canada" et ou on retrouverait “un bon échantillon des responsables de la prise de décision dans les secteurs publics et privés, représentant les diverses catégories de la société canadienne”, se livrant dans ce cadre institutionnel à un dialogue permanent et bien préparé".Avec des assemblées régionales de citoyens pour en compléter les travaux.Horizons Canada, croit-il, pourrait être le dé but d'un “nouveau consensus national dans une société ouverte.” 150 AVIONS sur le nombre des pièces fabriquées au Canada dans l'appareil qu'il choisira mais tiendra compte des retombées économiques dans 1 industrie de l'aéronautique canadienne au chapitre des pièces de remplacement et de l'entretien de l'appareil.A ce sujet, les Américains ont déjà fait quelques propositions intéressantes, dont McDonnell-Douglas qui offrirait de faire partie d une société canadienne d'aéronautique pour fabriquer les pièces au Canada.On ignore toujours ce que les Européens ont à offrir, eux qui, récemment, ont perdu des ventes importantes en Belgique et en Hollande où les gouvernements ont opté pour le F-16 de General Dynamics.Le financement de cette escadrille de 150 nouveaux avions s'échelonnera sur 10 ans.Présentement, seul le ministère de la Défense échappe aux restrictions antiinflation dans son budget qui peut croître de 120 en plus de la limite annuelle prescrite par Ottawa.Le programme de modernisation des forces vient de se concrétiser notamment par l'acaht de 128 chars d'assaut ' Léopard" allemands.LENPD usines de Sainte-Thérèse" qu'ils obtiendraient d'un parti néo-démocrate au fédéral ce qu'ils avaient voulu du Parti québécois au palier provincial.Il va sans dire que les analyses des néo-démocrates québécois sont un peu plus raffinées sur la question nationale et on devrait “s’en parier" au cours de la fin de semaine.Plus à l'aise quant il s'agit de questions sociales et économiques, le Conseil fédéral a reçu bief un document de travail sur le système de taxation canadien, que le NPD reproche vivement au gouvernement canadien de ne pas réformer, continuant ainsi à "surtaxer la majorité des contribuables”.Le doedment propose notamment la substitution d’un système de dégrèvement à celui du présent système d’exemptions fiscales qui, selon le NPD, favorise indûment le contribuable à salaire élevé, celui qui peut se permettre de profiter des déductions attachées à la participation au Régime enregistré d’épargne-retraite, par exemple, ou au Régime enregistré d'epargne-logement.70% de l’ensemble des contribuables gagnaient moins de $10,000 en 1974 et seuls 7.5% de ces derniers ont profité des déductions rattachées au REER, signale-t-on par exemple.Le NPD s’en prend également au rendement inéquitable des exemptions de base selon les salaires, à la réforme fiscale de 1972 qui n’a pas réussi, malgré la redistribution de taxes qu’elle prétendait opérer, à changer pratiquement la situation fiscale des contribuables à bas revenus.Enfin il se scandalise de ce que les réformes fiscales aient favorisé les sociétés.Elles contribuaient pour 28% aux revenus du gouvernement en 1950, rapporte-t-il, et n'y sont plus aujourd'hui que pour 15.7%.Ce document de 35 pages qui contient des propositions auxquelles le NPD dit accorder une "très haute priorité” n'était hier disponible qu’en anglais, ce qui illustre les difficultés du parti à se recycler aux réalités linguistiques canadiennes.Il La CdC déplore l’abolition des mesures contre l’inflation “Cette décision aura des effets psychologiques qui porteront un dur coup aux entreprises du secteur privé qui tentent de contenir les hausses salariales à un moment où nous sommes de plus en plus en dehors de la course au point de vue des coûts tant sur les marenés domestiques qu'internationaux.” Tels est le commentaire émis par le Bureau exécutif de la Chambre de Commerce de la province de Québec, réuni hier dans la métropole, pour examiner entre autres la décision du gouvernement du Québec d'abolir la loi anti-inflation pour le secteur public.Le président de la Chambre, Me James N.Doyle, commentant ces prises de position s est dit désolé de cette situation qui "accentuera des pressions déjà difficiles à supporter chez plusieurs de nos membres, particulièrement les petites et moyennes entreprises”.“Nous comprenons les pressions et dilemmes auxquels les hommes politiques doivent faire face, mais si le gouvernement qui est l’ultime pouvoir dans notre société, ne sait plus résister aux pressions illégales et exagérées des syndicats, qui le pourra dans l'avenir" de commenter le président de la Chambre.“Je crois que l'on dépasse maintenant les limites socialement acceptables de différences de traitements entre plusieurs catégories de travailleurs du secteur public et ceux qui accomplissent des tâches équivalentes dans le secteur privé.Et ce n'est pas parce que le secteur privé traite mal ses employés, s'empresse d'ajouter Me Doyle.Il est maintenant de notoriété publique que les salaires québécois et canadiens sont sensiblement plus élevés qu'aux États-Unis, dans presque tous les secteurs.Pourtant, les “américains” sont bien plus riches et souvent plus productifs que nous et ce sont nos principaux compétiteurs.Le président de la Chambre provinciale poursuit son propos en ajoutant que lui et ses collègues “trouvent injuste que le present gouvernement donne finalement raison à des syndicats qui, pour plusieurs, se sont ouvertement livrés à des arrets de travail illégaux et dont les membres bénéficiaient souvent déjà de meilleures conditions de travail, de rémunération, de sécurité d'emploi et de bénéfices marginaux que leurs collègues du secteur privé".“Et pourtant, d’ajouter M.Doyle, ce sont les travailleurs du secteur privé, dont les salaires sont toujours contrôlés, qui devront faire les frais de ces augmentations." “Le gouvernement a déjà indique aux Québécois qu’il leur faudrait se serrer la ceinture.L exemple n'a pas été donné dans les secteurs public et parapublic ni dans le secteur municipal.Qui devra donc se serrer la ceinture?" de conclure le président de la Chambre.n'y a que quelques mois, après l'élection québécoise, que le Parti s'est donné au moins un attaché de presse francophone et a ainsi commencé a rompre avec l'unilinguisme du moindre de ses communiques.Au cours de sa session publique, aujourd'hui, le Conseil fédéral doit passer en revue d'autres aspects de son programme: les droits des femmes, une politique sur les ressources, sa position sur la construction du pipeline de la vallée du MacKenzie.Demain, avant le discours de M.Broad-bent sur T’unité nationale" et la conférence de presse qui suivra, le Conseil se préoccupera surtout de ses positions en matière d’affaires étrangères, notamment de l'Afrique du Sud, et il discutera du nouvel ordre économique mondial.LE ZAÏRE gendarmes katangais ont utilisé les postes émetteurs de certaines missions pour transmettre des messages et ont demandé ensuite aux missionnaires de ne plus les utiliser.La question est de savoir, écrit l'agence Belga, quelles sont les intentions des anciens gendarmes katangais.Pour certains, ils ont l'intention de proclamer l’indépendance d une province ou d’une partie de province, pour d'autres, ils ont l'intention d'aller le plus loin possible.L'agence Belga considère que la situation à Kolwezi et la prise éventuelle de la ville seront déterminantes dans l’évolution des événements.Après l'éventuelle chute de Kolwezi, les opérations cesseront ou prendront de l’ampleur, ajoute Belga.Le quotidien bruxellois De Standaard, citant des sources dignes de foi, rapporte qu'un groupe de quelque cinq cents gendarmes katangais se trouvent actuellement au Shaba “se déplaçant librement parmi une population qui se montre amicale”.Il n’exclut pas qu'il s'agisse de l'avant-garde de la force du Front de libération du Congo comprenant six mille hommes bien armés sous le commandement du lieutenant-général Nathaneal Mbumba.A Paris on exclut, de source bien informée.qu'ils soient encadrés par des officiers cubains.Peut-être ces derniers ont-ils préparé l’invasion ou entraîné en Angola les gendarmes katangais, qui s’y sont réfugiés il y a une dizaine d’années, mais ils ne conduisent pas directement l'attaque, dit-on de même source.Le département d’Etat a déclaré qu'il était raisonnable d’assumer que les forces qui ont envahi le Zaïre reçoivent un soutien logistique à partir de l’Angola.Mais le porte-parole du département, M.Frederick Brown, s’est soigneusement gardé d'accuser le gouvernement angolais de soutien direct aux forces d’invasion.M.Brown a déclaré qu'il n’y avait pas de preuve solide d'un engagement cubain dans les opérations.Il a souligné qu’i) tenait à éviter d'accuser directement l’Angola.A la demande du Zaïre, le gouvernement français est convenu d’accélérer les livraisons de matériel militaire.Plusieurs commandes en cours, concernant notamment des munitions, seront exécutées dans les tout prochains jours, a annoncé hier le ministère de la Défense.On croit savoir que ces livraisons, qui seront effectuées par avion-cargo Transall, porteront également sut des roquettes.Paris a déjà livré au Zaïre six des dix-sept chasseurs-bombardiers Mirage qui 19 mars.parla PCetl'AP L’explorateur français René Cavelier de La Salle était assassiné il y a 290 ans aujourd'hui, le 19 mars 1687.Arrivé de France à Montréal dès 1666, il fut le premier Européen à descendre le Mississippi.Il fut tué par ses propres hommes au cours d'une mutinerie alors qu'il tentait d’atteindre le golfe du Mexique pour bâtir un fort à l'embouchure du Mississippi.1975 — Le Sud-Vietnam abandonne aux communistes les deux-tiers au nord du territoire.1971 — Au moins 160 morts dans des glissements de terrain au nord de Sao Paulo.1955 — Un incendie cause des dégâts de $3 millions dans un hangar de l’aviation canadienne à Dorval.1953 — La RFA approuve la création de la Communauté européenne de défense CED.1946 — Joseph Staline est nommé président du nouveau Conseil des ministres d’URSS.1937 — La Chambre des Communes adopte une loi interdisant la participation de Canadiens dans la guerre civile espagnole.1920 — Le Sénat américain rejette le traité de Versailles.1799 — Napoléon Bonaparte entame le siège d'Acre, défendu par les turcs.1563 — La paix d’Amboise met un terme à la première guerre de religion: les protestants français sont autorisés à pratiquer leur culte dans certaines limites.Ils sont nés un 19 mars: David Livingston, explorateur britannique (1813-1873); Serge Diaghilev, choréographe russe (1872-1929).lui ont été commandés, ainsi que plusieurs hélicoptères.Un lot de pieces détachées pour les Mirage a également été acheminé la semaine dernière.En revanche, aucun instructeur militaire ou officier supérieur français n’est parti pour Kinshasa, affirme-t-on à Paris.La France se joint ainsi aux États-Unis et à la Belgique qui contribuent à renforcer les forces zaïroises.A Washington, on souligne, dans les milieux gouvernementaux, l'importance stratégique du Zaïre en comparant son rôle en Afrique à celui de la France ou de la RFA en Europe.Il s’agit d'un pays important pour l’Occident à la fois politiquement et économiquement, dit-on.Le Zaïre produit ainsi 70 pour cent des besoins en cobalt du monde occidental, 15 pour cent de ses besoins en cuivre, d'importantes quantités de diamant industriel et d’autres matières premières indispensables en Occident.Ses exportations vers les États-Unis se sont chiffrées l’an dernier à près de cent millions de dollars.Il apparaît selon un commentaire de l’agence de presse zaïroise (AZAP), que l’armée nationale cherche, dans un premier temps, “à contenir le danger et à renforcer son armement auprès de ses fournisseurs habituels que sont les États-Unis, la France et la Belgique, avant de mener une action d'envergure contre les envahisseurs”.Le Zaïre, ajoute l'AZAP, “n’a fait que demander à ces pays d’accélérer les livraisons d'armement déjà commandés avant l'agression au sud-ouest du Shaba, sans pour autant leur demander de participer à la guerre qui, elle, est du ressort des seules forces armées zaïroises’.Outre la nécessité dans laquelle il se trouve aujourd'hui de renforcer son potentiel militaire, le Zaïre est confronté à une pénurie de carburant qui l’a amené à appliquer des restrictions au ravitaillement des avions’ réguliers des lignes aériennes non zaïroises.C’est ainsi, rapporte-t-on à Bruxelles, que l’appareil de la Sabena assurant le vol régulier Johannesbourg-Kinshasa-Bruxelles a dû se ravitailler hier à Libreville (Gabon) et qu'un autre appareil de la même compagnie effectuant le vol régulier Bruxelles-Kinshasa devra prendre son kérosène à Lagos au lieu de Kinshasa.Selon les milieux professionnels belges, ce manque de carburant est directement lié à la pénurie de devises qui affecte depuis plusieurs années l’ex-Congo-Kinshasa.D'autre part, selon les services de renseignements américains le manque de carburant et de pilotes qualifiés immobilise sur la base zaïroise de Kamina (au nord de Kolwezi) cinq avions Mirage achetés à la France.Selon un rapport de ces services, les appareils n'ont pu être utilisés pour combattre la “force d’invasion”, deux pilotes zaïrois seulement étant “partiellement qualifiés" pour les piloter.SOUFFRE-DOULEUR de questions, indiquant qu’aux $4.6 millions, il fallait ajouter les crédits de chaque ministère, si bien qu’en comparant ce qui est comparable, on obtenait des montants à peu près identiques.Quant à la question des formulaires, M.Couture reprit les explications déjà fournies la veille.Alors que M.Mailloux l’accusait de ne pas connaître son dossier, le ministre fit preuve d’une certaine candeur-en déclarant que s’il en avait pris connaissance, il ne l’avait toutefois pas étudié dans toutes ses composantes.On comprendra que la somme des dossiers que nous avons actuellement ne nous permet pas de connaître toutes les situations.Mais ce que je cherche avec vous, c’est de trouver les réponses adéquates et à vos questions”, a-t-il dit.¦ Plus tard, le député de Saint-Laurent, M.Claude Forget, devait revenir à la charge sur un autre sujet.“Ma question s'adresse au ministre du Travail.Je suis désolé, dit-il, c’est une coïncidence.Il y a des journées comme cela, encore que je n’aie pas Thabitude de frapper quelqu'un qui est par terre”.Cette fois, M.Couture, apres avoir souligné la mesquinerie dont faisait preuve l’ancien ministre des Affaires sociales, eut le réflexe de refiler la question à son collègue du développement social, M.Pierre Ma-rois.Alors qu'au cours de tout ce débat les ministériels demeuraient cois, M.Burns et M.Lévesque n’intervinrent pas comme le faisait ou M.Bourassa ou Gérard D.Lévesque dans de telles situations lorsqu'ils étaient au gouvernement.M.Couture aurait probablement aimé quitter son siège comme il le fit déjà en d’autres circonstances.Participant plus tard au cours de la journée au colloque de la FTQ sur la sécurité des travailleurs, il a déclaré se sentir alors à Taise.Ça repose de l'Assemblée nationale, a-t-il oit, faisant allusion au “mauvais quart d'heure” qu'il y avait passé plus tôt.Une injonction au Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES (PC) - Le juge Guy Lebrun, de la Cour supérieure du district judiciaire de Trois-Rivières, a accordé une injonction interlocutoire en faveur du quotidien Le Nouvelliste de Trois-Rivières.La requête en injonction interlocutoire provisoire avait été émise le 2 mars par le juge Jacques Lacoursière à la suite d’un conflit qui opposait Le Nouvelliste à ses journalistes et à ses publicitaires.Ces derniers avaient décidé de tenir une journée d'étude, le 22 février dernier, et avaient décidé de ne pas participer à la production du journal dont l’édition du 23 février ne fut pas publiée.Les journalistes et les publicitaires désiraient étudier plus amplement les coupures imposées par la Régie anti-inflation.Le 23 lévrier, journalistes et publicitaires furent suspendus mais réinstallés le 24 février, avec une sommation de rentrer au travail, ce qu’ils n’ont pas fait.Le juge Lebrun, après avoir entendu et étudie les preuves présentées devant lui, en est venu à la conclusion que Tarrêt de travail était illégal.Il a invoqué les événements qui se sont déroulés par la suite comme certains actes de vandalisme, l’obstruction aux entrées de l’édifice central de la compagnie, le refus de reprendre le travail, la perte de revenus encourue par Tarrêt de travail illégal pour affirmer que Le Nouvelliste était en droit de recourir à l’injonction.Il a aussi émis l’opinion que les dispositions de la loi anti-inflation lient les employeurs et les employés de même que les dispositions des conventions collectives actuellement en vigueur.Mini-loto Le tirage numéro 651 de la mini-loto a eu lieu hier à Montréal.Voici les quatre numéros gagnants: • Le détenteur du premier numéro de série 35 et du premier numéro gagnant 51001 gagne $50,000.Les détenteurs du numéro 51001 parmi toutes les autres séries gagnent $1,000.Les détenteurs du numéro se terminant par 001 de toutes les séries gagnent $25.Le détenteur du premier numéro de série 19 et du premier numéro gagnant 98326 gagne $50,000.Les détenteurs du numéro 98326 parmi toutes les autres séries gagnent $1,000.Les détenteurs du numéro se terminant par 326 de toutes les séries gagnent $25.Le détenteur du premier numéro de série 14 et du premier numéro gagnant 14247 gagne $50,000.Les détenteurs du numéro 14247 parmi toutes les autres séries gagnent $1,000.Les détenteurs du numéro se terminant par 247 de toutes les séries gagnent $25.Le détenteur du premier numéro de série 20 et du premier numéro gagnant 98797 gagne $50,000.Les détenteurs du numéro 98797 parmi les autres séries gagnent $1,000.Les détenteurs du numéro se terminant par 797 de toutes les séries gagnent $25.Enfin, les six numéros gagnants de la loto-perfecta sont: 2-11-12-17-29-31.Le numéro complémentaire: 32.NÉCROLOGIE Le Père Jean LIPPE, de la Compagnie de Jésus, est décédé jeudi matin, 17 mars, au Collège Jean-de-Brébeuf, des suites d une longue maladie, à Tâge de 51 ans.Il laisse dans le deuil sa mère, Madame Béatrice Cartier-Lippé, son frère, Pierre, sa soeur, Françoise et six neveux et nièces (Linda, Leslie, Todd, Louise, Thérèse et Paul).Né à Montréal le 28 novembre 1925, il avait fréquenté le Collège Sainte-Marie avant d’entrer chez les Jésuites en 1945.Il fut ordonné prêtre en 1959.Dès ses années de collège, il s’intéressa à Tart dramatique, et, au cours de ses vingt ans d'enseignement au Collège Sainte-Marie, au Collège du Sacré-Coeur (à Sudbury) et au Collège Brébeuf où il oeuvra durant quinze ans, il s'attacha à faire connaître et aimer le théâtre.Mais son rayonnement ne se limitait pas à la salle ae cours: il avait beaucoup d'amis, dont plusieurs étaient d'anciens élèves avec lesquels il avait conservé des contacts étroits.La dépouille mortelle est exposée au Salon funéraire Deslauriers (5650.chemin Côte-des Neiges) et le service aura lieu à Téglise Notre-Dame-des-Neiges (à Tangle du chemin Côte-des-Neiges et de la rue Lacombe) samedi après-midi, 19 mars, à 14 h.Le corps sera transporté à la maison des Jésuites de Saint-Jérôme où il sera inhumé en présence de la famille et de la communauté.J i T Le Devoir, samedi 19 mars 1977 • 7 Arrêté pour menaces à Lévesque Lawrence Maxwell est un “peu difficile à suivre” Double emprisonnement à vie pour meurtre par Bernard Morrier C'est dans trente jours très exactement qu'on saura si Lawrence Bruce Maxwell est sain d'esprit.Maxwell, âgé de 30 ans, est cet homme qui avait été appréhendé, la semaine dernière, dans les couloirs du Parlement de Québec alors qu'il se dirigeait vers les bureaux du premier ministre.Préalablement, Maxwell avait expédié, depuis Montréal, trois télégrammes à M.René Lévesque.Dans ces missives, transmises par le CNCP, Maxwell exigeait une entrevue avec le chef du gouvernement pour que celui-ci lui trouve un emploi de puissance et d'argent", à défaut de quoi le premier ministre, en plus de se faire casser les reins, verrait sa famille détruite.Le juge Marc Lamarre, devant qui Maxwell a été amené hier, a pris connaissance d'un rapport préliminaire du psychiatre Gilles Paul-Hus, lequel rapporte que “cet individu est un peu difficile à suivre Le Dr Paul-Hus ajoute que Maxwell saute d’un sujet à l'autre, des formules mathématiques à la logique symbolique, en passant par le théâtre japonais.De son côté, commentant le rapport dans un français plus que laborieux, Maxwell a rétorqué: Ce n'est pas de ma faute si le docteur n'a pas lu les mêmes livres que moi et s il n'est pas capable de suivre mes raisonnements.D'ailleurs, comment peut-il savoir qui je suis pour m'avoir parlé pendant à peine 10 minutes?" Le juge Lamarre n'a pu s'empêcher de remarquer cette inquiétude de Maxwell et abonder dans le même sens que lui."Kn effet, a-t-il dit, 10 minutes, c'est bien court pour vous connaître.Aussi, je recommande donc qu'on vous soumette à un examen plus approfondi durant tout un mois à l'Institut Philippe-Pinel".Précédemment, le Dr Paul-Hus avait suggéré la même chose en déclarant que Maxwell setait plaint d'avoir maigri de 50 livres au cours des trois derniers mois, pour en déduire que personne, du moins pour le moment, ne pourrait s'en porter garant."C'est évident qu'il a besoin d'aide", a souligné le psychiatre.Après avoir noté que cet individu se trouvait dans un état d'excitation et d’exaltation qui finirait peut-être par s'effacer, le juge Lamarre s'est dit d'avis qu'il vaudrait mieux attendre un mois avant de statuer sur son cas.Avant de disparaître, Maxwell.qui habiterait au 6.rue Christie, à Québec, s'est scandalisé de ce que "le gouvernement nous ordonne de parler seulement français.Moi, a-t-il conclu, je peux utiliser des arguments plus forts pour montrer mon désaccord.” sans toutefois préciser ce qu'il sous-entendait.A moins que ses télégrammes constituent le prologue de toutes ses intentions.Deux jeunes gens d’à peine 20 ans ont été condamnés à l'emprisonnement à vie hier par le juge Maurice Lagacé, après avoir été reconnus coupables de meurtre.Rappelant que, de nos jours, on tue pour toutes sortes de motifs et à toutes occasions et que la vie d'autrui n'a plus de valeur, le magistrat a ajouté qu'il se devait d'ètre sevère avec l'espoir que ces sentences pourraient prévenir la répétition de crimes abominables.Bien que la peine maximum suggère une incarcération de 25 ans avant l'éligibilité à la libération conditionnelle et tenant compte que le jury ait réclamé la plus grande sévérité dans le cas de Daniel Caron, âgé de 21 ans, et Richard Souligny.âgé de 19 ans, le magistrat a fixé à 20 ans la période minimale que Caron devra passer au pénitencier et à 17 ans celle de Souligny.C'est après avoir pris note de faits révélés lors des représentations sur sentence que le juge Lagacé a jugé de ne pas imposer carrément 25 ans d'emprisonnement, tout en rappelant qu'il trouvait égale- ment très difficile d'appliquer une peine extrême dans leurs cas, puisqu'aucune marge de manoeuvre ne serait restée dans les sentences pour des crimes qui pourraient être encore plus crapuleux.C'est le 21 août dernier que les deux comparses avaient assassiné Yves Palardy, tôt le matin, à l'angle du bôul.Ferras et de la 5e avenue, à Rivière-des-Prairies, au terme d une beuverie dans un bar.C'est en sortant de cet endroit que les deux accusés avaient commencé à battre leur victime, mais celle-ci leur avait échappé en réussissant à fuir dans son auto.Palardy fut toutefois rejoint peu apres et mortellement battu à l'aide d un cric pris dans le coffre de la voiture conduite par les accusés.Coupable à cause d’un.grain de beauté Un Yougoslave de 35 ans, reconnu coupable hier de viol se retrouvera probablement dans son pays aujourd'hui, par suite de son manque d obsenation sur l'anatomie de sa victime.Miroslav Jakovlievic avait en effet tenté de prouver aux jurés que sa présumée victime, amie de son épouse, avait volontairement partagé sa couche au moins une cinquantaine de fois, voulant par là écarter l'accusation de viol.Questionnant la victime, Me René Domingue, qui avait remarqué que la jeune fille de 22 ans portait un grain de beauté au cou, apprit de celle-ci qu'elle avait d'autres grains de beauté à un sein et à une fesse et elli et bien violée ¦lie soutint mordicus que Jakovlievic l avait bel U/ Æ f Interrogé à son tour sur les "incidents anatomiques" de la plaignante, l'accusé situa un de ces grains de beauté dans le dos, ignorant complètement les autres.Ce qui amena le jury à conclure que si Jakovlievic avait eu plus de 50 ébats d'alcôve avec la jeune fille, comme il le pretend, il aurait eu amplement le temps et l'occasion de "tout" découvrir, et il fut reconnu coupable Jakovlievic fut donc sur-le-champ condamné à un an de prison par le juge Perry Meyer, mais on apprenait peu après, d'un agent de probation, que le coupable serait immédiatement mis à bord du prochain avion en partance de Mirabel et se dirigeant vers la Yougoslavie.Société Canadienne du Cancer VENDREDI Y A DU QUÉBÉCOIS DANS L'AÎR C'EST NORMAL avec GERARD LAMBERT de 2à 6 DANIEL GUERARD de 6 à 10 GEOFFREY OLIVIER BROWN de 10 à 14 ROBERT BOULANGER de U à 18 SERGE PROVENÇAL de 18 à 22 CLAUDE RAJOTTE de 22à2am =§§135 i $• CHACUN En plus des 4 grands prix de $50,000 chacun et des milliers d’autres de $1,000.et $25., trois numéros supplémentaires seront tirés à la Mini-Loto de vendredi prochain, 25 mars.Ces billets vaudront $1,000.dans n’importe quelle série.$135,0OO DE PLUS EN PRIX Tins rien de tA^ni à la tAUni PRIX BON I 8 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 FTQ par Louis-Gilles Francoeur QUÉBEC — Le ministre d'Etat au développement social.M Pierre Marois.a déclaré hier que les principales revendications de la FTQ concernant la sécurité et la santé des travailleurs ' coïncidaient " avec sa conception personnelle du projet de loi annoncé par le gouvernement à l'occasion du discours du Trône M Marois est celui-là même oui a ete chargé par le cabinet de définir une politique globale dans ce domaine grâce aux études, mémoires et representations de toutes sortes qui sont restes lettre morte au cours des dernières années.La description faite par M Marois de sa conception du projet de loi ressemblait d'ail- leurs tellement aux revendications adoptées au cours des deux derniers jours par les 500 delegués de la FTQ.inscrits au colloque sur la santé et la sécurité des travailleurs, que le ministre a raté en partie son effet de surprise.Les dirigeants de la FTQ n'ont, par contre, pas été longtemps victimes de cette répétition apparente qui plaçait leurs propos dans la bouche du responsable de la réforme envisagée avant même que leur mémoire n'ait été rédigé Tl faut, a dit M.Marois, que cela devienne un droit normal pour les travailleurs québécois de travailler sans avoir à mettre en jeu leur peau ", S'en prenant à la vieille mentalité fataliste qui associait irrémédiablement travail et danger.M Marois a indiqué que le gouvernement allait do- rénavant faire coïncider les développements économique et social afin de subordonner les machines et la production aux hommes qu elles doivent en principe dessenir.Le ministre a commencé par dire qu'il avait noté avec plaisir, le matin même à l'As-semblee nationale, l'accord donné par son collègue libéral, M Claude Forget, au principe en vertu duquel les employeurs devraient défrayer les coûts du système."Je lui rappellerai cette affirmation de sa part lorsque nous présenterons notre projet de loi ", a dit M.Marois en révélant sa philosophie dans ce domaine Le ministre s'est dit convaincu par ailleurs que 'Tes premiers responsables des solutions envisagées et de leur application, ce sont les travail- leurs".Rejoignant ainsi le voeu exprimé depuis plusieurs années par le mouvement syndical québécois, le ministre a ajouté que le gouvernement devra apprendre à redistribuer des pouvoirs aux travailleurs en les dotant au surplus des moyens d'action nécessaires.C'est ainsi qu'il a précisé qu'il favorisait la mise en place de règles destinées à soustraire les syndiqués aux représailles qui pourraient faire echo à leurs gestes "individuels ou collectifs”, inspirés par les dispositions du futur projet de loi.qui accordera le droit de refuser de travailler pour des raisons de sécurité.M Marois a aussi indiqué qu'il faudra inscrire de nouvelles dispositions visant à garantir le revenu des travailleurs à l'occasion d'arrêts de travail justifiés par l'incurie des Le ministre de la Défense.M.Barney Danson.félicite le vice-amiral Robert Falls, qui succédera le 15 septembre au général J.A.Dextraze (au centre) au postedechef d’état-major des forces armées canadiennes.(Téléphoto CP) Un vice-amiral succède à Dextraze OTTAWA iCP) — Le vice-amiral Robert H Falls, 52 ans.succédera au général J.A Dextraze à la tête des forces armées canadiennes dès le mois de septembre.Le nouveau chef d'état-major des forces armées canadiennes sera promu au grade d 'amiral dès son entrée en fonction Il est à l'heure actuelle vice-chef d état-major.Le vice-amiral Falls a débuté sa carrière militaire en décembre 1942 dans la Royal Canadian Air Force, en qualité de pilote Il devait plus tard être muté à la réserve de la marine canadienne, puis enfin à la marine canadienne.Durant sa longue carrière.le vice-amiral Falls a successivement occupé les grades importants de sous-directeur des techniaues de guerre mer-air: directeur général des postes et carrières: commandant de la flotte canadienne de l'Atlantique; sous ministre adjoint.Il occupe le grade de vice-chef de l'état- Couture plaide auprès des radicaux du mouvement syndical QUÉBEC ipar Louis-Gilles Francoeur i — Le ministre du Travail.M.Jacques Couture, a affirmé hier qu'il y aurait de plus en plus de place au Qué-oec pour "un syndicalisme fort et agressif ", à condition que le mouvement syndical réalise que l'État québécois est désormais Te deuxième instrument de promotion des travailleurs ", après leurs organisations syndicales.S'adressant visiblement aux radicaux du mouvement syndical qui veulent décourager les centrales de collaborer avec le nouveau gouverne- ment.M.Couture a dit comprendre leurs réticences."On est tellement habitué de voir l'État au service des privilégiés que c'est difficile désormais de le considérer comme un instrument de promotion collective", a-t-il dit.Félicitant la FTQ d'avoir pressenti rapidement T im-portance historique” de ce nouvel instrument collectif, M Couture a néanmoins invité le mouvement syndical à garder un oeil critique sur les réalisations du nouveau gouvernement.Mais, a-t-il dit, T État au pouvoir, c'est votre État et vous devez revendiquer la place que vous voudrez prendre” à ses côtés.Ce commentaire de M.Couture allait d'ailleurs dans le même sens du commentaire adressé quelques minutes plus tôt par son collègue du Développement social, M.Pierre Marois.qui avait dit aux délégués de la FTQ.présents au colloque sur la sécurité, qu'il fallait non seulement "pousser" le gouvernement, comme l avait dit la veille le premier ministre, mais aussi le tenir "par le collet ".nph de la sécurité.“C'est élémentaire.a-t-il dit.et ça recoupe nos préoccupations" Le ministre a jugé "pas acceptable" que les entreprises, tenues criminellement responsables de la mort de travailleurs, "restent impunies", annonçant ainsi la possibilité de systématiser les poursuites au niveau criminel dans des occasions semblables.Il a aussi indiqué qu'il fallait assurer la diffusion des informations “techniques et médicales" dans le domaine des accidents de travail.Jusqu'ici, les travailleurs devaient réclamer leurs dossiers médicaux des compagnies, parfois en vain.Quant aux rapports d'accidents du ministère du Travail.ils étaient en principe communiqués seulement aux employeurs.M.Marois a aussi plaidé pour la mise en place de programmes de prévention et de formation “qui auront un sens une fois que les autres mesures auront été adoptées".Sinon, a-t-il dit, ce serait comme si on montrait à pécher à des gens avant d'avoir dépollué les lacs.M.Marois a en outre promis de mettre de Tordre dans "le fouillis de l'inspectorat", ajoutant que les inspecteurs auront non seulement des tâches précises dans le domaine de la prévention "mais aussi le pouvoir d'appliquer la loi".A l'heure actuelle, les inspecteurs dressent à toutes fins utiles des procès verbaux farcis de recommandations qui ont rarement donné des résultats concrets à cause de "Tabsence de volonté politique derrière eux” M.Marois a enfin indiqué qu'il faudra fondre en une seule entité toutes les lois et tous les règlements régissant la sécurité.Il a précisé que "Torganisme unique" qui sera chargé de cette responsabilité devra être paritaire, comme le réclame la FTQ.Le ministre s est dit "ouvert” à d'autres suggestions, en provenance notamment du patronat.Il a cependant indiqué que le gouvernement utiliserait dans ce domaine la liberté qu'il s'est donnée en dotant le Parti québécois d'un mode de financement populaire."On voulait être libres.Grâce à notre mode de financement, on est arrivé à Québec libres On va donc faire cette réforme-là en toute liberté sans être manipulés par qui que ce soit", a-t-il dit en faisant état de sa détermination de mener à terme le projet qui lui a été confié par le cabinet.Des bureaux régionaux pour “humaniser” la CAT QUÉBEC (par Louis-Gilles Francoeur) — Dans le but d humaniser la Commission des accidents du travail (CAT), le nouveau président de cet organisme, M.Robert Sauvé, a annoncé hier Touver-ture prochaine de quatre bureaux régionaux, dont trois dans la région métropolitaine, à la grande satisfaction des délégués au Colloque sur la santé et la sécurité des travailleurs, organisé par la FTQ.Jusqu'ici, les principaux services de "réparation" des accidentés du travail étaient concentrés à Québec.En dépit des déménagements appréhendés par une partie du personnel.M.Sauvé a précisé que l'ouverture des bureaux de Montréal.Laval et Longueuil s'imposait parce que 65% des cas traités provenaient de cette région.Il a expliqué que la transmission des dossiers par écrans cathodiques de- viendra chose du passé dès juin au profit de solutions plus humaines.Le président de la CAT a par ailleurs dévoilé un certain nombre d'éléments du projet de loi annoncé par le gouvernement en vue de mettre fin au "fouillis administratif” qui caractérise cet organisme.Ainsi, il a précise que les appels ne seront plus entendus par la CAT, qui se trouvait juge et partie dans ses propres décisions.En outre, les rapports médicaux seront désormais transmis “automatiquement” au médecin traitant des accidentés, sans qu'il soit nécessaire d'en faire la demande formelle comme c'est le cas actuellement.Par contre, a-t-il dit.il ne faut pas que le dossier de l'accident lui-même "se promène partout ", indiquant une certaine réticence à faciliter sa circulation.M.Sauvé s'est en outre dit favorable à la demande de la FTQ, qui veut pouvoir révoquer ses représentants appelés à siéger à la direction de cet organisme éventuellement paritaire.C'est la seule façon, a-t-il indiqué en se référant à sa propre expérience syndicale, d'éviter de transformer des représentants syndicaux en “rubber stamp" au lieu de leur conserver des fonctions de représentation réelles.Enfin le juge Sauvé a indiqué que la CAT cesserait de subventionner les organismes de sécurité qui n'auront pas de direction paritaire.Jusqu'ici, la CAT a financé plusieurs organismes de sécurité patronaux.Se refusant d'en dire davantage pour l'instant, le président de la CAT a indiqué qu'il doit rencontrer prochainement les dirigeants des associations de sécurité pour leur dévoiler les politiques en voie d'élaboration.Après la saccharine, l’aspartame major depuis le mois de juillet 1974.Ses fonctions l'ont amené à planifier l'achat de nouvel équipement des forces armées canadiennes.Le général Dextraze s'était enrôlé dans l'armée en 1940, comme simple soldat.A la fin des hostilités, il avait abandonné la vie militaire, pour reprendre du service au moment de la guerre de Corée, plus tard, il avait fait partie du détachement canadien des Nations Unies a dépêché au Congo.Après avoir affirmé que le syndicalisme “est et demeurera le meilleur instrument de défense des travailleurs", M.Couture a oromis de favoriser le "droit légitime d'association" sans préciser toutefois comment et quand le gouvernement passera à l'action dans ce domaine où les trois centrales revendiquent des mesures concrètes et énergiques.SKOKIE.Illinois (AFP) -Lïntention de Tadministra-tion américaine de bannir d'ici juillet l'usage de la saccharine aux États-Unis a soulevé un grand intérêt pour un autre adoucissant artificiel.Taspar-tame, jusqu'à présent peu connu.L'aspartame, fabriqué par la firme américaine G.D.Searle était sorti sur le marché en 1974.mais la société avait arrêté sa commercialisation un an après, quand l'Agence pour le contrôle des produits pharmaceutiques et alimentaires (FDA) demanda que des tests supplémentaires soient faits sur ce produit.G.D.Searle a précisé que Taspartame est un adoucissant fabriqué à partir de deux amico acides que Ton trouve dans la viande, le lait et les légumes.L'être humain est donc habitué à la consommation de cette substance qui ne peut être en aucun cas nocive, affirme la société.L'aspartame est 180 fois plus "sucré” que le sucre et il en faut par conséquent des quantités minimes pour adoucir les boissons ou les aliments.Ces derniers contiendront ainsi moins de calories.G.D.Searle affirme qu'elle a suffisamment d'aspartame en stock et qu'elle est prête à ATTACHEZ VOS CEINTURES POUR LA SECURITE "venir en aide” aux 10 millions de diabétiques et aux dizaines de millions de personnes préoccupées par leur poids aux États-Unis.Depuis que la FDA a décidé d interdire la saccharine la semaine dernière, les parlementaires, tant au Sénat qu'à la Chambre des représentants, ont été inondes de lettres et de coups de téléphone de consommateurs leur demandant d'intervenir pour qu'elle revienne sur l'interdiction.I Conduire avec Prudence est une Attaire de Famille Albert Markov, violoniste de grande classe que Canadien Concerts (1976) Inc.présentera le lundi 21 mars à 20 h 30 à la salle Wilfrid-Pelletier.Au programme, des oeuvres de Mozart, Brahms, Vsaye, Prokofiev et Paganini.(pubii-œportage) présente CIAUDE Centre d’éducation permanente COURS DU SOIR DE LANGUES VIVANTES à partir du 2 mai • ANGLAIS et FRANÇAIS Un certificat de compétence sera décerné aux étudiants ayant réussi aux examens de deux cours de 5e niveau (5 niveaux de cours).- TESTS DE CLASSEMENT à subir le jour de votre choix: Cours d’anglais: 7.12 ou 13 avril à 19h Cours de français: 6 ou 14 avril à 19h.Les candidats au test doivent s'inscrire en personne AVANT le 7 avril, lundi au jeudi de 9h à 20h et vendredi de 9h à 16h.- ALLEMAND • ITALIEN - RUSSE - ESPAGNOL - Durée: 9 semaines Frais de scolarité: $ 95.00 pour le cours régulier $165.00 pour le cours d anglais intensif seulement Centre for Continuing Education Departmef t of Languages McGill University 772 ouesL rue Sherbrooke Montréal, Québec te ciuesec, ve te SEPARERA PAS SEMAINE D’INFORMATION ET D’ÉDUCATION ÉCONOMIQUES du 25 mars au 2 avril 1977 Un comité ad hoc regroupant: l’Association des Manufacturiers canadiens, l'Institut des Banquiers canadiens, l'Institut canadien des Valeurs mobilières, l’Association canadienne des compagnies d Assurance-vie, la Bourse de^jyiontréal.la Chambre de Commerce de la Province de Québec, et plusieurs autres organise le : FORUM ÉCONOMIQUE 1977 Des spécialistes représentant les principaux secteurs de l'économie, assurance, banque, commerce, finance, immeuble, industrie participeront à ce jour: MERCREDI, LE 30 MARS HÔTEL MÉRIDIEN DE MONTRÉAL - de 9h30 à 4h30 Conférencier au déjeuner.Me Robert Demers Président de la Boursede Montréal Le panel du matin: NOS ÉPARGNES AUJOURD'HUI Le panel de l'après-midi: NOS ÉPARGNES ET L'AVENIR L'inflation?Le chômage, La baisse du dollar?L'incertitude politique?Le malaise social?Que faire pour que notre pays assure à la population le progrès économique et social?en première partie Roger Gravel treize musiciens en scène 24,25 et 26 mars 20h30 Biiiets en vente a a Place des Arts et cnez Sauve Freres $4 00 ¦ $5 00 - $6 00 - S7 00 cAd SALLE Will RID-PELLETIER l’I \( I DIS AKIS Montréal «Juéhw > IUX l/1* ( »iii< Iwts du lundi .tu s.imrdi nu luMvrmrnl.du midi .1 11 hfurrs P.is de fCNT*f\ .liions trlephnnujuex RenseÎRnrmenls: 842-2112 COUPON DE RÉSERVATION • FORUM ÉCONOMIQUE 1977 M.OCCUPATION ENTREPRISE.ADRESSE.TEL.: FORUM ÉCONOMIQUE 77 612, rue St-Jacques, bur.701 Montréal, Québec (514) 845-7121 Désire faire une réservation pour.personnels) pour sa (leur) participation au FORUM ÉCONOMIQUE 1977.Ci-joint un chèque de .($25.00 par paraonne) SIGNATURE. •v-v* «- » r**t*+- informations Internationales Le Devoir, samedi 19 mars 1977 • 9 Hanoi restitue les corps de 12 pilotes américains HONG KONG (d'après Reuter et AFP) — Le Vietnam a accepté de restituer les dépouilles de douze pilotes américains tués pendant la guerre du Vietnam, a annoncé l'agence de presse vietnamienne, à l'issue des conversations qu'ont eues pendant deux jours à Hanoï une délégation américaine dirigée par le syndicaliste Leonard Woodcock et des hauts fonctionnaires vietnamiens conduits par M.Phan Hien, vice-ministre des Affaires étrangères.Les échanges des deux parties, qui ont porté sur les problèmes en suspens de l'après-guerre et sur la normalisation des relations vietnamo-américaines, ont été •francs et constructifs”.La partie vietnamienne a “clairement fait comprendre" à la délégation américaine "ses positions concernant l'obligation pour les • à pa l à la res de la guerre ainsi qu'à la reconstruction du Vietnam." L'agence n'indique pas si la délégation américaine a reçu des précisions sur le sort des quelque 2.500 militaires américains portés disparus au Vietnam.M.Woodcock, poursuit l'agence, a indiqué au cours d une conférence de presse que ses échanges de vues avec les autorités vietnamiennes ont été "positifs" et que cette visite avait "déclenché le processus susceptible de conduire à la normalisation des rapports américano-vietnamiens".M.Woodcock a offert un diner officiel avant le départ de la délégation américaine pour le Laos.La visite au Vietnam de la délégation américaine n'a été mentionnée dans aucun quotidien vietnamien.Arrêtant les chefs de l’opposition Bhutto choisit l’épreuve de force LAHORE iReuter) — Apparemment décide à engager l'épreuve de force avec l'opposition.le gouvernement pakistanais a ordonné l’arrestation de quatre des principales personnalités de l’Alliance nationale pakistanaise (PNA).front d'apposition de neuf partis qui réclame la démission du premier ministre Zulfikar Ali Bhutto Le maréchal en retraite Ashgar Khan a été arrêté jeudi soir, à Lahore.M.Cherbaz Mazari et Mme Nasim Wali Khan ont été appréhendés hier matin à Karachi, affirme-t-on de source digne de foi.Ces quatre dirigeants prévoyaient de conduire nier d'importantes manifestations Podgorny en Afrique australe, reflet de la poussée soviétique MOSCOU (Reuter) — Le président Nikolai Podgorny entreprend la semaine prochaine une tournée africaine qui pourrait être capitale dans le développement de la lutte d'influence que se livrent l'Est et l'Ouest pour façonner l'avenir de l'Afrique australe.Le président du présidium du Soviet suprême est attendu le 22 mars à l)ar Es Salaam, le 2ti à Lusaka et le 29 à Maputo.( ,'e seront les premières visites officielles d'un dirigeant du Kremlin dans cette partie du monde.Le secteur revêt une importance stratégique tant pour les puissances occidentales, comme la Grande-Bretagne et les États-Unis, que pour les pays communistes, URSS, Chine et Cuba en tête.Le président Fidel Castro effectue actuellement une tournée en Afrique qui l'a mené successivement à Alger, Tripoli.Aden, Mogadiscio, Addis Abeba et Dar Es Salaam.Il semble qu'entre ces deux capitales il ait effectué un déplacement secret.11 se rendra en Angola après sa visite en Tanzanie.Les experts occidentaux à Moscou s'accordent à estimer que le théâtre diplomatique d'Afrique australe a tourné depuis peu à l'avantage de la diplomatie soviétique.Quand, à la fin de 1976.l'actuelle tournee du président Podgorny a été annoncée, il n'en allait pas ainsi.Les dirigeants soviéti-(iiies étaient préoccupés par la diplomatie Kissinger dans la région.Les efforts anglo-américains pour faciliter Tac-cession pacifique de la majorité noire au pouvoir à Salisbury maintenant dans l'impasse.l'URSS a développé une contre-offensive diplomatique dont elle parait attendre beaucoup.L un des objectifs principaux de cette tournée de M.Podgorny dans trois des cinq pays de "la ligne de front" est de prendre la mesure de ce que Moscou estime être ses intérêts légitimes en Afrique australe "Notre politique africaine est limpide.Nous voulons Té-mancipation complète de tous les peuples africains de manière que pas une seule parcelle d'Afrique ne reste dominée par le colonialisme, le racisme et l'apartheid," a déjà dit le président soviétique.Combinés avec une conception messianique qui en fait un champion de toutes les causes de libération nationale, cette politique soviétique a déjà conduit à Tenvoi de forces cubaines et de matériel de guerre soviétique aux forces angolaises du MPLA.S'agissant de la Rhodésie.l'URSS a aussi apporté un ferme soutien au "front patriotique" de MM.Robert Mugabe et Joshua N'Komo, les dirigeants de la ZANU (Union nationale populaire africaine) et de la ZAPU (Union populaire).La presse soviétique présente aujourd'hui ces derniers comme les "authentiques représentants du peuple Zimbabwe".Lors d'un récent voyage à Moscou.M.Mugabe a été assuré du “soutien moral.politique et pratique" du Kremlin.La forme que prendra ce soutien sera certainement au centre des discussions que M.Podgorny se propose d'avoir à Lusaka avec les dirigeants nationalistes rhodésiens.De source diplomatique, on apprend également que le président soviétique devrait profiter de son séjour en Zambie pour rencontrer les représentants de la SWAPO (Organisation populaire du Sud-Ouest africain) et du Congrès national africain (ANC), interdit en Afrique du Sud.que Moscou soutient activement.Des questions bilatérales seront également abordées avec les dirigeants des pays visités lors de cette tournée.Au Mozambique.qui a déjà reçu une aide économique et militaire de Moscou.M.Podgorny veillera à consolider l'influence que TURSS parait avoir récemment gagnée aux dépens de la Chine.Les correspondants de l'agence Reuter en Afrique soulignent la portée de ce voyage: A Dar Es Salaam, Barry Moody estime que la Tanzanie et le Mozambique, en dépit de leurs orientations idéologiques.veilleront à rester indépendants du Kremlin.Les milieux autorisés tanzaniens qualifient de "cordiales" les relations avec Moscou.Ils soulignent toutefois Tunicité du développement socialiste tan-zanien et son originalité à l'égard des doctrines communistes.La Tanzanie, affirment-ils, repoussera toute tentative, d'où quelle vienne, visant à établir des bases militaires ou à accorder des facilités navales à des puissances étrangères.En Tanzanie comme au Mozambique.le soutien apporté par la Chine aux mouvements angolais de libération rivaux du MPLA a largement contribué.malgré I mportance de YA DU.QUÉBÉCOIS DANS L’AiR CEST NORMAL * T JV- ^ m - F a —•—« k— —« \~z • - .* • „ 4 —€ —•— Depuis que les grenouilles ont des ailes, elles volent plus haut que les oiseaux l'aide fournie par Pekin au développement de leurs économies.à détériorer son influence.Dans les vingt mois qui ont suivi son indépendance, le Mozambique s'est graduellement rapproché de Moscou et lors de son Congrès, au début de cette année, le Frelimo.au pouvoir à Maputo, a officiellement embrassé l'idéologie marxiste-léniniste et attirmé son amitié avec l'Europe de TEst."son allié naturel".Le président Samora Machel s'est rendu à Moscou en 1976 et le premier bâtiment de guerre étranger à faire relâche dans un port du pays depuis l'indépendance a été.récemment, une frégate soviétique spécialisée dans la lutte contre les sous-marins.anti-gouvernementales malgré l'interdiction des rassemblement publics.L'arrestation de quatre dirigeants de l'opposition a dedenche des émeutes à Karachi.Lahore.Multan et Hyderabad.apprend-on de source digne de foi.A Karachi.où les troubles ont été les plus violents, trois personnes ont été tuées et près de trente personnes ont été blessées au cours d'affrontements se sont poursuivis pendant plusieurs heures dans divers quartiers de Tancienne capitale qui est aussi la plus grande ville du pays.Selon des témoins, au moins 150 manifestants ont été emmenés par la police dans des camions.Aucune information officielle n est disponible sur ces manifestations en raison du black-out imposé par le gouvernement sur toutes les nouvelles concernant l'agitation politique.On pense que M Bhutto a décide de procéder à ces arrestations, en prenant le risque d’exacerber la confrontation qui l’oppose au PNA, après le rejet, jeudi, de Toffre de dialogue qu'il avait adressée à l'alliance.Celle-ci reproche au Parti populaire pakistanais (PPP) d'avoir truqué les législatives du 7 mars.Pour protester.elle n'occupera pas les 37 sièges qu elle a obtenus à l'Assemblée nationakrdont la prochaine session doit s'ouvrir le 26 mars.À Lahore, le professeur Ghaffor Ahmed, nouveau secrétaire général du PNA.a declare que ces arrestations ne stopperaient pas le mouvement de protestation nationale que l'alliance a déclenché lundi dernier II a affirmé oue la convocation de l'Assemblée nationale représentait un "acte d'usurpation" du fait que M.Bhutto avait obtenu son mandat d'une "manière frauduleuse ", Le professeur Ghaffor et le maulana Mufti Mahmoud, president du PNA.sont à Theure actuelle les seuls dirigeants du PNA en liberté.De source proche de Toppo-sition.on affirme Qu'au moins 12 des candidats élus du PNA ont ete arrêtés au cours des sept derniers jours et ou'envi-ron 5.000 partisans de Tal-liance ont été appréhendés depuis les élections Mme Wall Khan, Tune des trois personnalités arrêtées à Karachi, est Tunique femme à avoir ete elue à l'Assemblée nationale Elle est Cépouse de M Wali Khan, chef du Parti national awami (NAP).aujourd'hui interdit, actuellement jugé pour complot.Avec M Cherbaz Mazari, elle anime le Parti national démocratique qui a attiré un grand nombre de partisans du NAP.Les deux autres personnalités arrêtées.Asghar Khan et le maulana Noorani, dirigent respectivement le parti Tehrik istiqlal et le parti religieux damait Ulerna Pakistan Les émeutiers de la place Tien An Men sont libérés PEKIN (AFP) — Les émeu-tiers de la place Tien An Men à Pékin, arrêtés en tant que "contre-révolutionnaires" le 5 avril 1976.après des échauf-fourées sans précédent dans la capitale, ont été libérés, selon des affiches à grands caractères apparues ces jours derniers à Pékin.Ces "dazibao".lus dans le quartier des universités Peita et Tsinghua et dans des usines de la capitale déclaraient: "accueillons chaleureusement le retour des personnes arrêtées sur la place Tien An Men" Aucun chiffre officiel n'avait jamais pu être obtenu sur le nombre de manifestants arrêtes place Tien An Men mais des indications officieuses variaient entre trois cents et six cents arrestations Le 5 avril 1976.des incidents sanglants avaient opposé soldats.policiers et miliciens à quelques milliers de manifestants qui protestaient contre Tarrét soudain d’un hommage d'une semaine à Chou En-lai a l'occasion du Chine Ming, la fête des morts traditionnelle Le soir du même jour, après un appel au calme du maire de Pékin.M Wu Teh.qui condamna fermement les "mauvais éléments eontre- iévolutionnaires ", plusieurs dizaines de milliers de miliciens.selon le chiffre officiel, investirent la grande place et procédèrent à l'arrestation des "factieux".Selon la version officielle des faits diffusée à Cépoque, "certains criminels" qui ten-taient de résister aux forces de Tordre poignards et couteaux à la main furent “châtiés comme il se doit".Ce "châtiment'' fut diversement compris à Tépoque mais de nombreux observateurs n'avaient pas exclu qu'il ait pu s'agir du "châtiment suprême" L'électronucléaire: Samedi 19 mars à 21H30 l'année choix Vendredi 25 mars à 20h30 Pierre Nadeau anime deux émissions spéciales associées à une consultation populaire.Une expérience télévisée conçue dans le but de jeter le meilleur éclairage possible sur une importante décision qui concerne notre avenir collectif.Au moment où le gouvernement québécois doit se prononcer sur la question, Pierre Nadeau vous propose deux émissions consacrées à l'énergie nucléaire.Recherche: Pierre Leduc.Réalisation: Pierre Castonguay.L'électronucléaire: les principaux jalons Ce soir à 21h30 Des images saisissantes, témoignant d'expériences menées en Europe et en Amérique.Des propos d'un vif intérêt tenus par des observateurs attentifs à la situation.De Malville, en France, à Port Granby, en Ontario, en passant par Ste Croix de Lotbinière, des citoyens nous font part de leur inquiétude suscitée par l'exploitation réelle ou éventuelle de l'électro-nucléaire.Le Pour et Le contre Vous avez la parole Vendredi 25 à 20h30 Après avoir exposé toutes les dimensions du problème que pose l'utilisation de l'énergie nucléaire, Pierre Nadeau relancera ce thème au cours d'un débat auquel vous serez invités à participer.En vue de cette importante édition du Pour et le contre, vous avez l'occasion de nous faire part de votre opinion sur ce sujet qui concerne notre avenir énergétique.En répondant au questionnaire ci-contre, vous nous aiderez à présenter une émission fidèle à vos préoccupations.Cochez de la façon suivante la répons^à chacune des questions: Veuillez nous retourner ce questionnaire à l'adresse suivante: Le Pour et le contre Société Radio-Canada Case postale 6,000 Montréal H3C3A8 1 Les experts disent que dès 1987 nos ressources hydro-électriques ne suffiront plus à la demande.Que faut-il faire avant tout?Dites-nous pourquoi?a ralentir la croissance de nos besoins en électricité b augmenter la production d'électricité c les deux à la fois ?2 Faut-il choisir l'énergie nucléaire pour produire l'électricité dont nous aurons besoin?Dites-nous pourquoi?ouiQ] non Q 3 Avant de répondre à ce questionnaire, avez-vous regardé samedi à 21h30 le dossier intitulé ''L'électronucléaire: l'année du choix”?Sexe: HQ FQ Age: Occupation: oui Q non Q Région: LD Partout pour nous.Radio-Canada est là! 'KO>: I 10 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 informations internationales Le sort du cabinet Callaghan sera mis en jeu mercredi aux Communes LONDRES (AFP' - Des elections generales pourraient avoir lieu en Ürande-Bretagne dans quelques semaines Tout dépendra du résultat du vote de la Chambre des Communes mercredi prochain à l'issue du débat sur la motion de censure déposée hier par Mme Margaret Thatcher.Le parti conservateur a déjà propose qu'en cas de défaite du gouvernement travailliste la semaine prochaine après le vote de la motion de censure, la date des elections generales soit fixée au jeudi 28 avril.Pendant toute la journée, après l'annonce du dépôt, d'une motion de censure, les principaux dirigeants tories se -.ont déclaré assurés de leur victoire.La date du 28 avril.qiUme-t-on aurait l'avantage de permettre au gouvernement britannique issu des élections de participer au sommet economique des 7 et 8 mai.M James Callaghan a clairement indique hier que le sort de son gouvernement serait mis en jeu par le vote sur la motion de censure.Nous verrons bien ce qui se passera, voici venue la minute de vente Ce sera un vote très sérieux .a dit M Callaghan au cours d'une conference de presse improvisée a Cardiff, ou il se trouvait pour remettre des prix a des étudiants en médecine "J'espère que nous gagnerons, a-t-il ajoute Nous méritons de gagner Tout le monde sait que la situation va s'améliorer et qu elle s ame-liore déjà".Le premier ministre, qui ne dispose plus de la majorité arithmétique à la Chambre des communes, a admis que les gouvernements minoritaires notaient pas une bonne chose".Enfin.M Callaghan s est montre évasif sur Teventualite de marchandages avec les autres petits partis de l'opposition pour obtenir leur soutien: Marchandages n'est pas le mot convenable" a-t-il seulement indiqué, ' les libéraux et les autres choisiront leur position eux-mèmes".L'épreuve de force entre le gouvernement travailliste et le leader du Parti conservateur fait suite à l'étrange bataille qui s est déroulée dans la nuit de jeudi à vendredi à Westc' minster Prévoyant sa défaite par une coalition de tous les partis d'opposition reunis et d'une trentaine de rebelles de la gauche du Labour, le cabinet avait voulu éviter un vote sur le fond après un débat sur sa politique de réduction des dépenses publiques entreprise depuis le debut de 1 annee.Il a même tenté d éviter que les députés ne se prononcent sur un simple vote de procédure consistant à demander l'ajournement des débats.Les nationalistes écossais en ont décidé autrement, ralliant les conservateurs, les libéraux et les unionistes d Ulster II ne restait plus aux travaillistes, y compris ceux de la gauche, qu'a s'abstenir en face des 293 voix réunies par l'opposition.Qualifiant de "défaite déshonorante".le nouveau revers essuye par le Premier ministre.Nlme Thatcher lui avait demande de poser la question de confiance.Un communiqué du 10 Downing Street publié au milieu de la nuit a fait savoir avec sécheresse qu'il revenait à Mme Thatcher de prendre l'initiative d'une motion de censure.Le leader des conservateurs a relevé le défi.Il lui reste jusqu'à mercredi pour compter ses alliés dans sa tentative de renverser le gouvernement.L'appui des nationalistes écossais et gallois, qui ne pardonnent pas au Labour les vicissitudes du projet de loi de "dévolution" de pouvoirs régionaux à l'Ecosse et au pays de Galles, lui semble d'ores et déjà acquis.En revanche, l'attitude des libéraux et surtout des unionistes d'Ulster.dirigés par le transfuge des conservateurs, M.Enoch Powell, est incertaine.Le Parti libéral.encore mal remis de la crise de leadership ayant suivi le depart de M.Jeremy Thorpe, sait en effet qu'il risque d'étre laminé aux prochaines élections générales.Quant aux unionistes, bien que mécontents de la politique de sécurité suivie en Ulster, ils déclarent être indifférents à la couleur du gouvernement de Londres.C'est en définitive de ces petits partis que dépendra le sort de M.Callaghan, qui est en minorité arithmétique d'une voix à la Chambre des Communes.En outre, un député du Labour, victime d'un malaise cardiaque, a dû être hospitalisé jeudi.Or.toutes les voix compteront mercredi prochain La censure intervient au plus mauvais moment pour le Premier ministre.Le Premier ministre semblait en effet vouloir temporiser le plus possible jusqu'à ce que la situation économique s'améliore et que les premiers revenus du pétrole de la mer du Nord, espérés pour 1978.changent totalement les perspectives avant les élections générales de 1979.Le prochain budget, présenté en principe le 29 mars, devrait sevrir a faire patienter les syndicats et à leur arracher un troisième "contrat social" en accordant en échange des allègements fiscaux.D'autre part, le gouvernement paraissait décidé à renoncer à ses projets de loi les plus controverses.Il avait notamment édulcoré les textes sur la nationalisation des chantiers navals et aéronautiques et baissé pavillon sur la "dévolution" régionale.Le seul point épineux demeurait le problème de l'élection directe du Parlement européen, violemment combattue par la gauche du Labour, qui doit faire l'objet d'un livre blanc dans quelques jours.France: villes à près de 150 la gauche?PARIS (AFP) — Quel que puisse être demain, le résultat du second tour des élections municipales, en France, dans les villes considérées comme des "points chauds", le bilan de la gauchÿ sera positif.Au premier tour, l'opposition socialiste-communiste a PROGRAMMES FAMILLE DES LETTRES PROGRAMMES DE BACCALAUREAT (90 CREDITS) *Animation culturelle (282-7354) Éducation culturelle (282-7315) •SrCommunication (282-7313) Recherche culturelle (282-7316) Études littéraires (282-7344) Linguistique (282-7385) PROGRAMMES DE CERTIFICATS (30 CRÉDITS' *Certificats en animation culturelle (282-7354) Certificat en linguistique (282-7385) Certificats d’enseignements du français: (282-7315) — classe d’accueil et d’immersion — langue seconde Certificat de français écrit (282-7385) CONDITIONS GÉNÉRALES D’ADMISSION Pour être admis aux programmes de l'UQAM.le candidat doit être détenteur du diplôme d études collégiales (DEC) ou d un diplôme jugé équivalent.Certains programmes exigent des préalables particuliers.Par ailleurs, les candidats âgés de plus de 22 ans qui possèdent des connaissances suffisantes et une expérience pertinente peuvent être admis sur recommandation du comité de sélection.Les formulaires d'admission comportent, en détail, les conditions d'admission à chaque programme.*Les programmes marqués d’un astérisque sont contingentés et n'acceptent qu’un nombre limité de candidats.LES DEMANDES D'ADMISSION DOIVENT PARVENIR AVANT -le 1er avril 1977 (études à temps complet) -le 1er juillet 1977 (études à temps partiel) Renseignements et formulaires d’admission: Bureau du registraire, Service de l’admission, 1187 rue de Bleury, local 2930, Montréal, H3C 3P8 (514) 282-7161 On peut aussi s'adresser au directeur de chaque programme, en composant le numéro de téléphone indiqué après chaque programmi Université du Québec à Montréal conservé 82 des 221 villes de plus de trente mille habitants qu elle détenait déjà et en a enlevé 33 à la majorité présidentielle.Cette derniere.qui s est maintenue dans 35 villes, en a gagné 3 sur l'opposition.L'examen d'un certain nombre de "points chauds" permet de penser que si la tendance du premier tour se confirme.la gauche peut obtenir une vingtaine de mairies supplémentaires.Dans cette éventualité, l’opposition, qui gérait, avant les élections.91 municipalités de plus de trente mille habitants, se trouvera à la tète de près de 150 grandes mairies, soit plus des deux tiers des villes les plus importantes de France.Fin cas de surprise au second tour, c'est-à-dire dans la perspective d'une victoire massive de la majorité dans les villes en ballottage, la gauche conserverait la certitude de l'emporter dans une dizaine de cas, ce qui ramènerait à 140 le nombre de ses grandes municipalités.Mais ce chiffre, considéré comme un minimum probable, lui assurerait de toute façon plus de la moitié des villes importantes.Fin dehors de cet enjeu national, c'est toujours Paris qui retient l'attention.Paris qui.pour la première fois, aura un maire "comme les autres", poste dont on dit déjà, dans les milieux politiques, qu'il sera, en importance, le deuxième de l'Etat après la présidence de la république et dont on pense, dans les mêmes milieux, que c'est Jacques Chirac.ancien premier ministre et président du parti gaulliste, adversaire détermine de la gauche et rival de Valéry Giscard d'F^staing, qui a les plus grandes chances de l'emporter.Paris reviendra sans aucun doute à la majorité mais le second tour laisse encore planer deux incertitudes dont le scrutin de dimanche tire son importance: Michel d’Ornano, l'homme de M.Giscard d'Es-taing.sera-t-il élu dans son secteur’.' Et Jacques Chirac disposera-t-il d'un nombre suffisant de conseillers pour être élu maire de Paris sans se voir obligé de recourir aux suffrages des giscardiens?tPOUR BIEN DIGÉRER UNE EAU DE SANTÉ AICAÜNE 6 PEliUANIE QUI FACiLlTÉ|)LE TRAJET DIGESTIF ET CEÜHlNATlON Manifestations antiinflation en Italie ROME (AFP! — Les manifestations organisées hier par les trois grandes centrales syndicales dans la plupart des villes de la péninsule à l’occasion d'une journée nationale de grève ont été perturbées par des incidents.Les plus graves ont eu lieu à Milan, où quelques dizaines de jeunes gens qui s’étaient détachés d'un cortège de manifestants ont attaqué, l’arme à la main, les sièges de deux sociétés, la Bassani Ticino et la Magneti Marelli.Après avoir tiré des coups de feu contre les fenêtres de la première, ils ont fait irruption dans l’immeuble de la Magneti Marelli et ont lancé plusieurs cocktails molotov dans les bureaux, les escaliers et les couloirs, de nombreux employés menacés par les flammes et la fumee ont dû être évacués par les fenêtres.Parallèlement à la manifestation des syndicats.un cortège formé de membres de collectifs universitaires et de militants d extrême-gauche a parcouru dans le calme les rues du centre en scandant des slogans contre le gouvernement de M.Giulio Andreotti.Un groupe d' "Indiens métropolitains" a mis le feu à un char d'assaut en carton-pâte au-dessus duquel on lisait: "La United Studentes Movies présente: “Blindés à Milan".Dans les autres villes du pays, aucun incident grave n'a été signalé, a Naples, M.Luciano Lama, leader du syndicat CGIL (proche du parti communiste) a été contesté par des groupes d'étudiants "autonomes".L'intervention de la police — qui a fait usage de grenades lacrymogènes — a provoqué un début de panique parmi les 15,000 personnes rassemblées devant la tribune, mais le calme est revenu rapidement.M.Lama qui avait été expulsé de l'université de Rome le mois dernier par les étudiants, a cependant réaffirmé: “Nous devons rechercher patiemment un accord avec le monde étudiant puisque la lutte contre le chômage nous unit"."De leurs côté, a-t-il dit.les étudiants doivent isoler les groupes de violents et de provocateurs".A Bologne 'qui avait été le théâtre d'incidents violents a la fin de la semaine dernière après la mort de l'étudiant Francesco lo Russo, le leader de la FLM (syndicat des ouvriers de la métallurgie), M.Bruno Tren-tin a dénoncé la violence: “Les travailleurs, a-t-il dit, refusent la loi des représailles qui n'a rien à voir avec la lutte des masses'.À plusieurs reprises, M.Trentin a été interrompu par les groupes de militants d'extrême-gauche qui avaient déployé une grande banderolle sur laquelle ils avaient inscrit: "Francesco est vivant et lutte avec nous".Pendant quatre heures hier, quelque 10 millions de personnes avaient cessé le travail à l'appel des syndicats pour la défense de l'emploi et le développement du midi.En Sardaigne, les débrayages devaient durer 24 heures, et en Sicile six heures.Rome a été épargnée: les syndicats ont accédé à la requete du ministre de l'Intérieur, M.Cos-siga, qui leur a demandé d'ajourner leur mouvement, toutes les manifestations sur la voie publique ayant été interdites pour une période de quinze jours à la suite des troubles de la semaine dernière.La grève touchera la capitale mercredi prochain.Si les résultats de l'élection l’y contraignent, il devra se résoudre.vis-à-vis des amis ou chef de l'État, à un certain nombre de concessions qui limiteront forcément ses nouveaux-pouvoirs.D'autre part, avec une brusque percée de ION environ des voix, les innombrables listes écologiques aux élections municipales ne seront pas — à de rares exceptions près — représentées en tant que telles dans les mairies.Un peu plus de deux millions de voix au total sont ainsi a prendre de-, main au scrutin de ballottage final, par les formations politiques traditionnelles.Placés en principe en dehors de ces formations auxquelles ils reprochent de n'avoir pas assez fait pour la défense de la nature et de l'environnement.divers leaders écologistes ont cependant opté depuis hier pour un "penchant à gauche".Les animateurs de Paris-Écologie qui vont arbitrer les résultats dans de nombreux secteurs de la capitale ont refusé de donner à leurs électeurs des consignes de vote.Un des leurs, M.Brice Lalonde.a indiqué que "les écologistes penchent à gauche, mais ne tombent pas à gauche".Il s'attaque aux élus de 1971 qui ont laissé polluer la capitale et fait crédit à la gauche qui n’a pas été responsable de la situation actuelle.Si les partis soucieux d'obtenir leurs voix ne font rien à l'avenir.les écologistes répéteront leurs tentatives aux elections législatives de 1978.Fin province, à Lille (Nord), la liste déjà colorée à gauche Autogestion et écologie s'est prononcée en faveur du maire socialiste sortant Pierre Mauroy.À Versailles, au sud de Paris, la liste SOS environnement s'est également prononcée pour la gauche.Toujours aux environs de Paris, à Poissy et Ca.rrière-sur-Seine la préférence des écologistes s est aussi orientée vers la gauche.À La-Celle-Saint-Cloud.municipalité gaulliste, les écologistes ont maintenu leur liste qui avait obtenu 23% des voix contre les gaullistes et la gauche.Au sein de la majorité parlementaire, un effort suprême est fait pour justifier le choix en sa faveur des écologistes.M.Chirac fait valoir que la véritable écologie n est possible que dans une société de liberté M.Michel d'Ornano fait valoir que depuis son arrivée au pouvoir suprême, Giscard a tout fait pour stopper tout ce que les écologistes détestent: la poussée des tours, les grandes saignées des autoroutes dans les espaces verts, en facilitant la lutte contre la pollution.Lui-même, tout en restant un des auteurs des créations de centrales nucléaires, précise qu'il s’entoure de toutes les garanties nécessaires d’environnement avant toute création de nouvelle centrale nucléaire en France.Seuls les résultats des élections de demain diront comment les écologistes ont partagé leurs voix, selon les villes, les secteurs industriels, agrico-I les et touristiques.Une nouvelle affaire d’écoutes secoue Bonn BONN (d'après Reuter et AFP) — La decouverte de dispositifs d'écoutes dans les cellules des trois accusés du procès Baader-Meinhof à Stuttgart a vivement ému l'opinion ouest-allemande.Et cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques.Témoignant de l'importance accordée à cette découverte, qui intervient deux semaines après l'éclatement d'un scandale concernant les écoutes pratiquées contre un ingénieur atomiste.les trois partis représentés au Parlement fédéral ont tenu des consultations à Bonn.Le chancelier Helmut Schmidt.dont le bureau exerce une tutelle directe sur les services secrets, s'est entretenu avec plusieurs ministres et responsables de partis.La gravite de la situation est soulignée par la décision de M.Hans-Dietrich Genscher, ministre des Affaires étrangères, d'écourter sa visite en Espagne et de regagner Bonn hier soir.L'importance de l’affaire provient en particulier de ce que le ministre de la Justice du Bade-Wuertemberg, M.Traugott Bender, a reconnu hier avoir autorisé la surveillance des conversations des trois anciens membres de la bande Baader-Meinhof: Andreas Baader, Gudrun F^nsslin, et Jan-Carl Raspe, Le ministre a cependant affirmé qu'il s'agissait d une mesure nécessaire pour prévenir une "attaque terroriste" destinée à libérer les trois accusés.M.Bender et le ministre de l'Intérieur du Bade-Wuertemberg, M.Karl Schiess, ont reçu hier l’appui du premier ministre de cet État fédéral, M.Hans Filbin-ger, qui a invoqué la nécessité de protéger le public.Le gouvernement de la RFA condamne la surveillance des conversations des avocats avec leurs clients et M.Manfred Schueler.secrétaire général de la Chancellerie, ignorait qu'une telle opération était prévue, lorsqu’il autorisa des écoutes en 1975 à la prison de Stuttgart Stammheim où sont incarcérés les chefs du groupe Baader-Meinhof.M.Klaus Boelling, secrétaire d’État à l'information a fourni cette assurance en faisant le point de la nouvelle affaire d’écoutes dont, selon les déclarations officielles.le ministre de l’Intérieur, M.Werner Maihofer n'a été informé que le samedi 12 mars et le chancelier Helmut Schmidt le mercredi 16 mars.D'après le porte-parole, la responsabilité de 1 opération incombe aux autorités du Bade-Wurtemberg qui ont fourni les assurances juridiques de sa légalité à M.Schueler.Ce dernier, a-t-il ajouté, était alors convaincu que l’opération d'écoutes devait avoir lieu dans une pièce vide où pourraient être éventuelle- ment rassemblés des "terroristes" en passe d'être élargis en échange de la libération d'otages, afin de s'informer des intentions des premiers et de protéger la vie des seconds.A la suite de cette nouvelle affaire de tables d'écoutes, les avocats des accusés du groupe Baader-Meinhof ont annoncé qu’ils boycotteraient les audiences de ce procès ouvert il y a vingt-trois mois.Ils ont en outre réclamé la démission des deux ministres concernés et annoncé qu’ils engageraient des poursuites contre l'ensemble des personnes mêlées à la mise en place de ces écoutes.M.Helmut Kohl, chef de l'opposition chrétienne-démocrate, a affirmé hier que des méthodes semblables étaient pratiquées dans d'autres Laender ouest-allemands.Selon des informations non-confirmées, certains hommes politiques auraient également été placés sous "surveillance électronique".11 y a deux semaines, on apprenait que les services secrets avaient placé des dispositifs d’écoutes au domicile de l'ingénieur atomiste Klaus Traube.La mesure a été justifiée par le gouvernement du fait d'indices permettant de penser que des terroristes urbains projetaient de s’assurer le contrôle d'une centrale nucléaire et de soumettre l'État à leur chantage.Le ministre fédéral de l'Intérieur, M.Werner Maihofer, a affirmé mercredi au Rundes-tag qu'il s'agissait du seul cas de surveillance électronique dont il ait connaissance.Les révélations concernant la surveillance des accusés du procès Baader-Meinhof sont de nature à embarrasser le ministre.Tandis que les jeunes socialistes "Jusos” réunis en congrès à Hambourg ont réclamé la démission de M.Maihofer.M.Herbert Weh-ner, chef du groupe SPD, a assuré à l'issue d'une séance de ses députés “qu'aucune tète n'avait été réclamée".Il a ajouté que M.Schueler avait "ramene les choses à leur mesure".Durant cette réunion tenue en présence du chancelier Schmidt et qu’une séance extraordinaire de la commission parlementaire de l'Intérieur a été convoquée pour mardi.On escompte aussi que M.Hans-Dietrich Genscher, vice-chancelier, ministre des Affaires étrangères et président du parti libéral rencontrera le chancelier aujourd'hui M.Maihofer pourra moins facilement se maintenir à la tête de son ministère, alors que l’affaire repose le problème du caractère démocratique de l'État ouest-allemand.Elle relance la question posée avec insistance lors du scandale Traube, par le vice-président du parti social-démocrate, M.Herbert Weh-ner: n’y a-t-il pas d'autres affaires d'écoutes en RFA?Depuis le 6 Déc 1976 LES GRENOUILLES ONT DES AiLES.asr Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES en.AUTOMOBILE ou EUROCAMPER TOURMOBILE Achetez ou louez une automobile neu\e, hors taxes Renault —- V\\ — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kilométrage illimité \ s Mira uee i nie rnat iona le IVrmis de i (induire international eti Kr>cnalion*> hillils Italeau - V'uui ITINÉRAIRES routiers gratuits BILLETS AVION TOUTES DESTINATIONS DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1176, rue DRUMMOND, MTL — 861 -0200 "Touring Club de France” TARIFS D’ABONNEMENT 12 mois Emois CANADA: $55.00 $30.00 ÉTRANGER*1 $60.00 $33.00 ' (•par courrier ordinaire) S V P.remplir ce coupon et nous le taire parvenir avec votre cheque ou mandat-poste payable à t ordre de: Le Devoir, C.P 6033, Mtl H3C 3C9 Nom Adresse 1 6 informations internationales Le Devoir, samedi 19 mars 1977 • 11 Vers un compromis entre “durs” et “modérés” au Conseil palestinien LE CAIRE (Reuter) — “Durs ’ et “modérés” au conseil national palestinien paraissent s’orienter vers un compromis.Celui-ci marque un durcissement par rapport au “programme en onze points ’ de 1974 mais il ne ferme pas tout à fait la porte à des négociations.Les tenants de la ligne dure semblent avoir fait prévaloir leur point de vue et les délégués prédisent que le document final reflétera en partie l'hostilité du “front du refus” à tout règlement négocié du conflit du Proche-Orient.Deux documents ont été soumis au conseil réuni depuis samedi dernier au Caire et qui a clairement dit son opposition à toute paix sous les auspices des États-Unis.Le premier émane du “front du refus”, le second du mouvement Fatah et du front démocratique pour la libération de la Pa- lestine (FDLP), qui passent pour plus modérés.Il n empêche que M.Rebhi Aouad, représentant le Fatah au Caire, a déclaré hier au cours d'une conférence de presse: “Vous pouvez vous attendre à un programme plus dur et plus ferme — répondant à l'attitude inflexible des États-Unis et d’Israël.” Le document des “modérés”, tout en reprenant dans ses grandes lignes le “programme en onze points” de 1974, affirme le droit de l'OLP d'être représentée à toutes les conférences internationales sur le Proche-Orient et préconise une “escalade de l’action militaire et politique contre l’ennemi sioniste”.Il est vraisemblable qu'il sera approuvé par les “durs”, indique-t-on de bonne source au Caire.Ce document souligne que le problème des Palestiniens expulsés de leur patrie en 1948 lors de la création d'Israël est au coeur du conflit israélo-arabe et l’élément dominant de tout règlement de paix au Proche-Orient.Si le président du comité exécutif de l’OLP, M.Yasser Arafat, a accueilli avec une certaine satisfaction teintée de scepticisme la déclaration du président Jimmy Carter sur le "foyer national” (homeland i dont les Palestiniens devraient être dotés, la grande majorité, des délégués ont été déçus par ses propos.Ils s’élèvent notamment contre l’utilisation du terme ‘réfugié' par le président américain pour parier des Palestiniens et un délégué modéré souligne que, pour nombre de membres du conseil, ses remarques tiennent de la provocation.Cette opinion est relfé-tée par le porte-parole du conseil, M.Mahmoud Labbadi qui a rappelé au cours d une conférence de presse que les Pa- La frontière israélienne complètement colmatée HASBAYA Liban (Reuter) - En s’emparant le mois dernier de Khiam (ville de la frontière avec Israël), les forces phalangistes libanaises ont comblé l'une des dernières brèches qui subsistaient dans son emprise sur le Sud-Est frontalier du Liban.Désormais, les commandos palestiniens de la région d’Ar-qoub — ceux que les Israéliens appellent le “Fatahland”, du nom du principal groupe de commandos — n'ont plus aucune voie d'accès en direction de la frontière israélienne.On dit, de source bien informée à Beyrouth, que les fe-dayine sont environ trois mille dans la seule région d’Arqoub, où ils sont appuyés par les milices de la gauche libanaise.Tout leur approvisionnement doit venir par des routes qui sont contrôlées par les éléments syriens de la force de la Attentat au Congo PARIS, (Reuter) - Le président Marien Ngouabi du Congo a été blessé dans un attentat qui s'est produit hier a Brazzaville, apprend-on de source informée à Paris.Les informations parvenues dans la capitale française indiquent que l'agresseur était un lieutenant d'infanterie.Le couvre-feu a été décrété sur l'ensemble du Congo.On ne possède pour le moment pas d autres détails sur cet attentat.Ligue arabe de respect du cessez-le-feu.Ce qui signifie, selon la déclaration d’un officier du Fatah qui s'est seulement identifié sous le nom d’Abou lyad, que les fedayine ne peuvent recevoir ni munitions ni armements lourds.La pénurie de munitions se fait serieusement sentir sur la capacité des commandos palestiniens de résister aux phalangistes.“Pour une centaine de coups de feu qu’ils tirent, nous ne pouvons en tirer qu'une dizaine”.a déclaré Abou lyad.Les commandos eux-memes syriens ne les laissent transporter avec eux que des armes légères, a-t-il ajouté.Les positions avancées des commandos font face, vers le sud, à Khiam et à Marjeyoun, autre ville contrôlée par les chrétiens.Selon les combattants progressistes, lorsque les phalangistes se sont emparé de Khiam, ils étaient accompagnés d’un groupe d’Israéliens.Bien que ces derniers parlaient en arabe, les déclarent qu’ils par leur accent.L un des Israéliens aurait même été reconnu comme étant un agent des services de renseignements utilisant le pseudonyme arabe d’Abou Daoud.Les progressistes libanais, dont les informations sont étayées par des diplomates bien informés à Bëyrouth, ajoutent que quelques Israéliens, équipés de radios, sont maintenant installés dans l’ancienne caserne de l'armée libanaise à Khiam De cette ville, ils peuvent fa- progressistes décl les ont identifiés cilement entrer en communication, par-delà la vallée de Hula, avec les hauteurs du Golan (le territoire syrien occupé par Israël depuis 1967).Abou lyad déclare par ailleurs que les positions des fe-dayin continuent à être pilonnées pendant la nuit par un tir d'artillerie, en dépit de la trêve conclue au Caire entre le président Elias Sarkis et les autres dirigeants arabes.Certains des tirs proviennent des positions phalangistes, mais Abou lyad déclare que d'autres obus arrivent de positions israéliennes dans le Golan.L’officier du Fatah dit également que les Israéliens ont installé quatre avant-postes sur les pentes du mont Hermon, en territoire libanais.Deux d'entre eux sont sur des crêtes au-dessus du village de Kfar Shouba, qui avait été mis à mal il y a deux ans par un tir nourri des Israéliens.Mais les deux mille villageois qui y vivent toujours ne laisseront plus les fedayin utiliser Kfar Shouba, ajoute Abou lyad.Il dit qu'un groupe important d'Israéliens se sont rendus récemment dans le village pour y contrôler que le terrain n'était pas miné.Kfar Shouba est le témoignage vivant des problèmes du Sud-Liban.Au fil des années, l'impasse de la situation a conduit à la stagnation et à l’appauvrissement des villages.“Il n'y a pas d'autorité", déclare en se lamentant un ancien du village en montrant des habitations à demi en ruines.Jurai 'Æ ZJ JüJ INSTITUT QUEBECOIS ,NST\TUT QUEBEC DE de MNHEMNIQUES ~ mwhemw'S ÇA COURS! 11 Ml NTAIRf L'enseignement à distance (cours par, correspondance) compte au delà de six millions d’étudiants à travers le monde.Cette forme d'enseignement moderne est reconnue au Québec et pratiquée avec succès au niveau de l’enseignement secondaire, collégial et universitaire.A condition de respecter des principes pédagogiques sûrs, une qualité impeccable dans la matière enseignée, l'enseignement à distance s’avère une des meilleures formes d'enseignements qui soit.Il existe des milliers d’adultes au Québec que seules les mathématiques empêchent de poursuivre une carrière qui répondrait à la fois à leurs capacités et à leurs aspirations.De même chaque année un nombre incroyable d’étudiantes et d’étudiants se voit refuser l’entrée au C.E.G.E.P.ou à l’Université dans une discipline de leur choix à cause d’une carence en mathématiques.Nous avons depuis longtemps fait la preuve que nous pouvons de façon certaine aider les uns et les autres à résoudre leurs problèmes d’ordre mathématique.Tous nos auteurs sont des professeurs universitaires de réputation et dont plusieurs se sont distingués par leurs travaux de recherches et de publication tant au Québec qu’à l’étranger.Un service pédagogique sans aucun frais tant pour les adultes que pour les étudiants du secondaire ou du collégial.Nous vous offrons la garantie écrite d'un recyclage complet conforme aux normes du Ministère de l'Education du Québec.Un service de correction par des universitaires compétents.Cours élémentaire Cours secondaire Cours pré-universitaires M INSTiruTOueiECOIS^^r DE MATHEMATIOUES^^b NOM PRENOM ADRESSE______________________________________ VILLE _______________________________________ TEL_____________________________CODE POSTAL S > 10 St-Jacques, suite 809, Montréal, QUE, H2Y 113 lestiniens étaient “un peuple et non des réfugiés.Pour le représentant du Fatah au Caire, la vision qu’a le président américain de la paix au Proche-Orient est une copie conforme des vues israéliennes et le restera tant que M.Carter n'aura pas précisé ce qu'il entend par foyer national et la région où il devrait être établi.Sur le plan “intérieur”, le conseil pourrait avoir pour conséquence la création au sein de l’OLP d'une “opposition" reconnue comme telle regroupant les éléments du “front du refus”, l'exécutif et l'opposition contrôlant mutuellement les activités des “durs” et des “modérés”.Le “front" a suspendu son appartenance au comité exécutif en 1974 pour protester contre ce qu’il considérait alors comme des violations du “programme en onze points”.Il n’en a pas moins maintenu son adhésion à l’organisation qui regroupe l'ensemble des mouvements palestiniens.Avant l'ouverture du conseil.M.Georges Habache, chef du Front populaire de libération de la Palestine avait clairement indiqué que le front du refus quitterait l'OLP pour de bon, si le conseil adoptait des décisions “capitular-des”.Le rapprochement intervenu au cours des débats paraît exclure que le front claque maintenant la porte à TOLP au moment où le conseil pa- rait sur le point de lui reconnaître un statut d’opposition au “gouvernement de l'OLP”, estime-t-on au Caire.Le document des "durs" invite le conseil national palestinien à rejeter fermement la résolution 242 du Conseil de sécurité et “toutes les autres résolutions conduisant à la reconnaissance de l’entité sioniste et de son droit à exister".Un programme en quatorze points invite à s’en tenir à une stricte interprétation de la charte nationale palestinienne.un document de politique générale qu’Israël tient pour la preuve que l’OLP est une organisation terroriste impropre à participer à part entière à des négociations de paix.Le dernier point de ce programme souligne “l'importance des relations et de la coordination des forces progressistes arabes dans le monde dans le but de saper le régime raciste et sioniste".Les “durs" condamnent également les récents contacts de Paris entre personnalités palestiniennes et membres du comité israélien pour la paix.Ils appellent de leurs voeux, dans une formulation pratiquement identique à celle employée par les “modérés”, une escalade des opérations militaires dans les territoires occupés.On ne s’attend pas que leur programme soit adopté.On pense néanmoins qu'il contribuera à durcir le texte qui lui est opposé.Liban: 200 chrétiens tués par les druzes du Chouf BEYROUTH (d'après AP, AFP et Reuter) — Les druzes musulmans ont tué plus de 200 villageois chrétiens pour venger ta mort de Kamal Joumblatt, leur chef victime mercredi d'une embuscade, a annoncé hier la police.Des dizaines d'autres chrétiens sont portés disparus, semble-t-il victimes d'enlèvements commis par dés musulmans en colère.Dans le village de Barouk, à 80 kilomètres environ au sud-est de Beyrouth, dans les montagnes du centre du pays, tout un clan chrétien a été enseveli sous la charpente d'une église piégée.“Nous ignorons le nombre des victimes ensevelies, a fait savoir un responsable officiel.Tous les membres de la famille Nakhle sont sous les décombres.Les hommes avaient emmené leurs femmes et leurs enfants se réfugier dans l'église, mais les druzes ont fait sauter l'édifice avec de la dynamite ".Dans les milieux officiels, on ne fait pas mention de la nouvelle flambée d'actes de; représailles et d'enlèvements.Elle est également passée sous silence dans les journaux locaux, toujours soumis à la censure.D'après la radio des phalanges chrétiennes, plus de 60 villageois ont été tailladés à mort, poignardés ou ont eu la gorge tranchée au cours de cette nouvelle "vendetta ”.Aussi quelque 700 maronites des villages du Chouf ont assiégé pendant deux heures, hier, le palais présidentiel sur les hauteurs de Beyrouth pour réclamer la protection des autorités à la suite des meurtres dont leur communauté a été victime en représailles de l'assassinat de Kamal Joumblatt.Après avoir longuement parlementé avec la garde présidentielle, les maronites, venus en convoi de la montagne, ont obtenu que 25 d'entre eux soient reçus en délégation par le président Elias Sarkis pour lui soumettre leurs doléances.Le président Sarkis a assuré les maronites que les auteurs des assassinats dans la montagne seraient arrêtés et qu’il ferait tout son possible pour renforcer la sécurité dans la région.Les villageois lui ont fourni une liste de noms de personnes ayant participé aux assassinats.Sans donner de bilan précis, un porte-parole de la force de dissuasion a contesté le chiffre de morts avancé par les chrétiens, estimant que le bilan des victimes était en fait inférieur de moitié à ce chiffre.Une trentaine de personnes ont en outre été tuées dans le secteur occidental de Beyrouth dans les heures qui ont suivi l'annonce de l'assassinat du leader de la gauche.Après avoir reçu la délégation de maronites.le président bourkis s'est entretenu de la situation avec le premier ministre, M.Selim Boss.Ce dernier a assuré les journalistes que les chiffres avancés sur le bilan des victimes avaient été exagérés.Il n'a cependant pas avancé d'estimation.Les unités de la force de dissuasion sont déployées dans l'ensemble de la montagne et sont en voie d'être encore renforcées, a-t-il dit.Des mesures préventives ont été prises pour éviter que les troubles ne s'étendent à d'autres secteurs.De son côté, le patriarche maronite Antonios Boutros Khoreiché a rendu hommage aux efforts déployés par M.Walid Joumblatt, fils et successeurs de M.Kamal Joumblatt, pour circonscrire les incidents du Chouf."Nous sommes peinés d'apprendre que certains, entraînés par le courant de la violence.sont tombés dans le piège qui leur a été tendu en attaquant certains villages du Chouf.détruisant des habitations et profanant les églises", a déclaré le patriarche.Dans les milieux diplomatiques, on continue de s'interroger sur l'identité des assassins de M.Joumblatt en soulignant le caractère méticuleux de sa préparation qui n'est pas sans rappeler les méthodes des services secrets.1+ Postes Canada Canada Post “Papa, c’est quoi unpode costal?” V est probablement trop jeune pour savoir que le Rode pardon, le CODE POSTAL mene a un meilleur service postal ignore également qu'une adresse est incomplete sans son code postal Une de nos machines peut a elle seule trier 23 000 envois a l'heure Ce degré de rapidité ne peut être atteint que si tout le monde utilise le code postal Rien de plus facile Si vous ne connaissez pas votre code postal, informez-vous à votre bureau de poste Si vous l'utilisez déjà, tant mieux' Grâce à votre collaboration, nous serons en mesure d offrir encore un meilleur service le jour ou notre jeune ami écrira a ses petits-enfants Le code postal, ça marche! Codez et postez. 12 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 .ür- i Le lancement officiel de la 28ecampagne annuelle de souscription de la Société du Timbre de Pâques a eu lieu mercredi à Montréal.Les dons recueillis sont acheminés vers unevariété decentres d'aide aux handicapés québécois à travers toute la province.On voit ici le jeune Jean Olivier, entouré à gauche de Jean Trottier et du vice-président de la campagne.M.Gérard Fecteau.(Photo Alain Renaud) 2,500 étudiants profiteront des échanges chrétiens-juifs par Guy Deshaies Le programme d'échanges d'étudiants québécois et des autres provinces organisé depuis 20 ans par le Conseil canadien des chrétiens et des juifs touchera 2.500 jeunes gens de 14 à 19 ans cet été.Habituellement, les échanges se faisaient entre Québécois francophones et étudiants anglophones des autres provinces mais cette année, le Conseil a cru bon de tenter une expérience d'échanges entre anglophones du Québec et francophones des minorités françaises des autres provinces.M.Richard Pattee, coordo-nateur national du programme d'échanges, ignore ce que ces expériences vont donner exactement mais il a précisé que seulement une centaine de jeunes seraient ainsi choisis au début.Le programme d’échanges, en gros, consiste à jumeler un étudiant ou une étudiante francophone à un autre étudiant ou étudiante anglophone.Durant 15 jours La tempête a fait 5 morts (du 28 juin au 12 juillet), l'étudiant francophone du Québec est accueilli dans la famille de son correspondant et durant les 15 autres jours (du 13 au 27 juillet), l'étudiant francophone revient au Québec accompagné de son correspondant.Il s'agit là d'un programme qui a fonctionné avec succès de façon simple et économique depuis plusieurs années et qui se trouve conséquemment aujourd'hui à être un modèle d échangés de jeunes Canadiens.Le Conseil canadien des chrétiens et des juifs ne poursuit aucun but politique ou religieux mais simplement son objectif général, tel que défini par le révérand Richard Jones en 1945, et qui était de promouvoir par l'éducation la justice, l'amitié et la bonne entente entre tous les Canadiens.Le Conseil a constaté dès les premières heures de son existence que cette bonne entente dépendait largement de la communication entre les Canadiens et dès lors, que l'élément linguistique constituait une donnée importante des échanges.M.Pattee reconnaît que depuis les origines du programme, il a fallu consta- ter que les jeunes francophones se familiarisaient beaucoup plus vite avec la langue de leur partenaire et que le bilinguisme de ces échanges, sans être à sens unique, était plus largement pratiqué par les jeunes Québécois.Mais par delà ces problèmes, les dirigeants du Conseil estiment que la connaissance des milieux différents et de l'autre culture donnait aux jeunes qui participent à ces programmes une dimension plus large des réalités canadiennes et par conséquent une meilleure compréhension mutuelle.Selon les provinces d’accueil.le coût très réduit du transport varie entre $30 et $85 par étudiant à qui les parents sont appelés à verser un peu d'argent de poche.Pour une première expérience, les Québécois vont dans une province voisine afin d'éviter les frais en cas d'échec.Les transports se font par groupes accompagnés de moniteurs, de sorte que les jeunes ne sont jamais laissés sans adultes responsables.En général.les expériences sont heureuses malgré quelques échecs (incompatibilité, ennui.etc).Le Conseil refuse très peu de demandes et les 2,500 etu- diants choisis (dont la moitié au Québec forcément) représentent environ 90% des inscriptions.Le comité de sélection s'organise pour jumeler des étudiants qui ont les mêmes goûts et paraissent présenter des critères de compatibilité mutuelle.L'ennui pour le Conseil actuellement.tel que l'explique M.Pattee, est que d’une part les membres de l’exécutif croient que la connaissance de la langue de l'autre est un facteur de bonne entente et d'harmonie mais que les membres de l'exécutif sont tous unilingues anglais basés à Toronto.C’est pourquoi M.Pattee a pour mandat cette année, en plus d 'organiser le programme d'échanges, de faire apprendre le français aux membres du Conseil ce qui.selon lui.ne sera pas facile.Quoiqu'il en soit, il s’agit là d 'un organisme sans but lucratif.qui vit grâce à des dons et qui offre aux étudiants la possibilité de vivre durant 15 jours dans un coin du pays et dans un milieu de culture différente et de langue différente, expérience peu banale puisque de tels échanges, tant souhaités par le Commissaire aux langues, M.Keith Spicer, (Photo Alain Renaud) Richard Pattee §111111 n ont jamais été vraiment organisés au Canada pour les adultes ou pour les jeunes.Depuis 20 ans.qu'on le veuille ou non.le Conseil canadien des chrétiens et des juifs a réussi ces expériences que les participants ont jugées satisfaisantes et heureuses dans une proportion de plus de 85%.Appels au public Le printemps ramène les campagnes de souscriptions publiques en vue de permettre a des organismes sociaux et communautaires, sans but lucratif.de poursuivre leurs activités durant les prochains mois et de venir en aide à des citoyens défavorisés.Chacun est bien sûr libre de choisir le ou les groupements qu'il compte appuyer La générosité proverbiale des Montréalais peut donc se manifester ces prochains jours parmi les oeuvres suivantes: Timbre de Pâques: 28e campagne annuelle du 27 mars au 11 avril, avec un objectif de $200.000 La sollicitation se fait par l'envoi dune enveloppe-retour dans environ 800.000 foyers du Quebec et les fonds recueillis servent à la réadaptation des handicapés physiques du Quebec Terre des Jeunes, c'est le nom donné à une ferme populaire qui reçoit chaque jour quelque 150 jeunes déficients mentaux profonds pour les faire profiter d'un contact en milieu agricole Cet organisme en est à sa première campagne de financement publique et l'objectif a été fixe à $200.000 Oeu\res du Cardinal Léger, en faveur des enfants africains atteints de poliomyélite et du Centre de rééducation pour les handicapés de Yaounde auraient besoin de $500.000 pour maintenir l'action lancée par l'ancien archevêque de Montréal On fait panenir son don a La Corporation Le Cardinal Leger et ses oeuvres.2065 ouest, rue Sherbrooke, à Montréal.Projet 80 s'occupe d'un centre éducatif et récréatif bien connu de la rue Plessis à Montreal.L'objectif de la campagne 1977 est de $100,000 qui profiteront à 400 jeunes et adolescents défavorisés de ce quartier est de la métropole.Nouveaux horizons s'intéressent aux enfants atteints de troubles d'apprentissage et veulent recueillir $250.000.Cet argent servira à sauver financièrement l'École Vanguard Québec Limitée, un externat de Montréal qui offre à ces enfants des cours spécialisés en même temps qu'il soutient un programme pédagogique experimental pour l'ensemble des ecoles publiques du Canada.Secours Roumain vient tout juste d'étre mis sur pied afin de venir en aide aux nombreuses victimes du tremblement de terre en Roumanie survenu le 4 mars dernier.Ce comité d'aide lance un appel à tous pour faire parvenir des dons en argent à la Croix-Rouge Canadienne.2170 ouest, rue Dorchester (avec la mention Secours Roumain sur l envelop-pei.Comité provincial des malades tiendra sa campagne de souscription du 1er au 15 avril en vue de poursuivre la lutte entreprise il y a deux ans pour assurer aux malades chroniques.âgés et handicapés placés en institution une meilleure qualité de vie.L'objectif est de $100.000.BAIE-COMEAU (PO - La tempête de neige qui s'est abattue, jeudi, sur les régions du Bas-du-Fleuve, la Côte-Nord et le Saguenay-Lac Saint-Jean.a fait cinq victimes.La Sûreté du Québec a ré- vélé.vendredi, que quatre personnes avaient été trouvées mortes dans deux automobiles enlisées dans la neige, sur la route 138.non loin de Bersi-mis, à une trentaine de milles au sud-ouest de Baie-Comeau.L'identité des victimes, qui auraient succombé à l'asphyxie, n'a pas été révélée immédiatement.Par ailleurs, un homme de 61 ans.M.Gérard Lepage, de Trois-Pistoles, a été trouvé sans vie dans son automobile, sur la route 132, à Saint-Simon de Rimouski.Selon la police, il est possible que M.Lepage ait succombé à des causes naturelles après avoir été pris dans la tempête.La perturbation, qui était accompagnée de vents de 50 kilomètres avec des rafales jusqu'à 100 kilomètres, a déversé entre 10 et IScentimetres de neige sur la Côte-Nord.Selon la météo, la neige a été beaucoup plus abondante sur la rive-sud du Saint-Laurent.A Mont-Joli, le bureau local d Environnement-Canada a enregistré une précipitation de 45 centimères.Le temps s'est éclairci vendredi et les vents diminuaient progressivement d'intensité.Un colloque sur l’état scandaleux du logement Jugeant la situation du logement à Montréal scandaleuse, la Fédération des Unions de familles organise un colloque en fin de semaine prochaine — les 26 et 27 mars — posant ainsi un jalon pour en arriver à une solution globale à ce problème qui prend des proportions de plus en plus alarmantes.Le ministre des Affaires municipales.M.Guy Tardif, ouvrira les travaux de cette rencontre qui se tiendra à l é-cole Êmile-Nelligan.Une vingtaine de mouvements participeront à la table ronde oui aura lieu samedi matin: les travaux se poursuivront en ateliers dans ['après-midi.Une cinquaftaine d'autres mouvements ont été invités à venir y participer.Le dimanche matin, il y aura plénière et formation des comités tandis que dans l'après-midi, il y aura débat avec des députés et ministres.Le député péquiste de Mercier.M Gérald Godin, et le député libéral de Saint-Louis.M Harry Blank, ont officiellement accepté de prendre part au débat."Nous ne pouvons que déplorer l absence des autres députés — même si le hasard fait qu'ils sont ministres — tout comme la froideur avec laquelle nous avons été accueillis par le Rassemblement des citoyens de Montréal, ont souligné au cours d une conférence de presse, hier, deux des initiateurs du projet, MM.Jean Simoneau et Raymond Trottier." Il est possible, toutefois.que les ministres Pierre Marois et Robert Burns se joignent à M.Godin dimanche après-midi.Les thèmes abordés dans les ateliers seront les suivants: incendies.terrains de stationnement (grand nombre et mono-polei.espaces verts; démoli- tion, rénovation et prix des loyers: spéculation, régie des loyers, règlements municipaux et organismes municipaux; coopérative: solution?La Fédération des Unions de familles, préoccupée par l'élaboration d'une politique familiale globale au Québec, estime qu'il est important d'intervenir sur les politiques en matière de logement, et cette préoccupation de l'organisme s’est traduite de diverses façons au cours des dernières années.Dès 1969.l'organisme retenait le theme de l'habitation lors d'un congrès annuel, et plus près de nous, en 1976.il présentait ses vues à la Conférence des Nations unies sur les Établissements humains à Vancouver.Le Service de l'éducation des adultes de la CECM fournit au colloque les services de huit animateurs professionnels.Les médicaments Une liste noire inefficace M Maurice Martel, adjoint parlementaire au ministère des Affaires sociales, a dénoncé jeudi la loi archaïque sur les médicaments brevetés et aussi les nouveaux reglements sur les produits "grand public" du ministère de la Santé fédéral.Il était l'invité des étudiants de la faculté de pharmacie de l'Université de Montréal.Parmi la liste noire d une dizaine de médicaments publicisés dans les journaux, le haut fonctionnaire a mentionné les petites pilules Carter s pour le "foie" qui peuvent entraîner des inflammations de l'intestin et masquer certains résultats d'analyses de laboratoires.M Martel a précisé que le gouvernement des États-Unis a fait enlever le mot "foie” depuis une bonne vingtaine d'années dans la publicité de Carter s.L'argumentation de M.Martel est la suivante: si les médicaments brevetés ou leur nouvelle dénomination, produits grand public, sont inefficaces, qu'on les retire du marché; s'ils sont efficaces, puissants et même pouvant devenir dangereux dans certains cas, ce sont des médicaments qui ne doivent être vendus qu'en pharmacie, sous prescription.Le conférencier suggère donc d'abolir tout simplement la publicité des médicaments brevetés puisque le seul but visé est d’en augmenter la vente.Il rappelle que la publicité est une des premières causes de la surconsommation des médicaments.Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres JOSEPH ROBERT PAUL LALUMIERE Avis est par les présentes donné que Joseph Robert Paul Lalumière, comédien, résidant el domicilié au 5206 de I avenue Hutchison dans la ville d Outremont, district de Montréal, s'adressera au ministre de la Justice du Québec pour obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de Joseph Robert Paul Maurac Montréal, ce 9e jour de mars 1977 Les procureurs du requérant MARTINEAU WALKER ALLISON BEAULIEU MACKELL & CLERMONT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE N0 500-05-018667-764, VINCENZO RACHIELLE.demandeur.-vs- CHANTALE LEVEILLEE CORMIER.défenderesse.PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse, Chantale Lêveillée-Cormier, est par la présente, requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière parution.Une copie de l'action a été laissée au Protonotaire du district de Montréal â son intention, Prenez de plus avis, qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou votre défense dans les délais susdits, le demandeur procédera à obtenir contre vous par défaut, un jugement accompagné de toute autre ordonnance, contre vous.Montréal, le 14 mars 1977 (S) GILLES ST-PIERRE Procureur du demandeur CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) N0 : 500 12-060466-764 AVIS AVIS est par les présentes donné que M.JOSEPH GUY GERARD ROY, domicilié et résidant au 34, rue Gilles, à Boisbriand, district de Terrebonne, s'adressera au Lieutenant-Gouverneur en Conseil afin d obtenir un décret lui permettant de changer son nom en celui de JOSEPH GUY GERARD BLAIS.STE-THERESE, ce 3 mars 1977 QUESNEL.M0RRISSETTE & DUR0CHER PROCUREURS DE LA PARTIE REQUERANTE Prenez avis que Jean Guy Lêveillée s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d’obtenir l’autorisation de donner le service suivant: REGLEMENT 19 - TRANSPORT SAISONNIER - CATÉGORIE ECONOMIQUE Classe de permis: Autobus Service: Transport d'handicapés mentaux du lieux de leur résidence située dans Ville d'Anjou, au Centre d'Education et de Formation Sociale situé à Pointe-aux-Trembles, et à tout point situé dans un rayon de 30 milles de Ville d'Anjou, et retour pour des activités de loisir Durée 364 jours de la date de la décision de la Commission des Transports du Québec Article 2 72,7 R.P.C.T.Q.Tout intéressé peut faire opposition à la présente requête dans les cinq jours qui suivent la troisième publication du présent avis en s'adressant à la Commission des Transports du Québec 1iêre publication: 17 mars 1977 2ième publication: 18 mars 1977 3ième publication: 19 mars 1977 Corbeil & Dufrense Procureurs du requérant rÀNADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0: 500-12-067538-771 DAME LISE GOYETTE, Requérante -vs- LE0NAR0 LEDUC, Intimé DAME CARMEN LABRE, résidant et domiciliée en les cité et district de Montréal Requérante -vs- KENNETH BROCHU, autrefois résidant et domicilié en les cité et district de Montréal, présentement d'adresse inconnue Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé KENNETH BROCHU est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du jugement conditionnel de divorce rendu le 9 février 1977 par l’Honorable Juge CLAIRE BARETTE-JONCAS a été laissée au grette de la Cour supérieure de Montréal â son intention MONTREAL, ce 14 mars 1977 Me YVES A PERRON 2309 est rue Ontario Montréal, QUE PROCUREUR DE LA REQUÉRANTE COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE NO 500-12-067,474-779 LILIE 0R0UIN, domiciliée et résidant au 1840 de la rue Albert en la ville de Brossard, district de Montréal.Requérante VS ARNEL LAR0SE, domicile et adresse inconnus.Intimé.PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, ARNEL LAR0SE, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de ia requête en divorce a étS été laissée à la Division du Divorces du district de Montréal à son intention; PRENEZ DE PLUS AVIS qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous LONGUEUIL, ce 15 mars, 1977 BRASSARD & DRAPEAU 763 Ste-Hélêne.Chambre 4 Longueuil, P O CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-12-067395-776 LAURENT H0UDE résidant et domicilié en la cité de Montréal dit district Requérant vs PAULINE CARTIER, présentement d'adresse inconnue Intimée PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé LEONARD LEDUC, est pat les présente requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissé à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera â obtenir contre vous, par dêtaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, le 15 mars 1977 (S) CLAUDE DUFOUR REGISTRAIRE ME PIERRE PELLERIN 4906 est, boul.Gouin Montréal-Nord CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la Famille) (Division des Divorces) Grette des Divordes du District de Montréal.N0 500-12-067247-779 DAME LISE GINGRAS.-VS- GILLES LECLERC, Requérante, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L’intimé, GILLES LECLERC, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours, à compter de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la division des Divorces, à son Intention à Montréal Prenez de plus avis, qu a défaut par vous de signifier ou de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par détaut.un jugement de divorce, accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous REPENTIGNY, ce 11 mars 1977.FOREST & RENAUD, avocats.Procureurs de la requérante.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0: 500-12-066958-172 DAME CYNTHIA NANT0N S0S0, inspectrice, temme séparée de biens de Clifford Marshall, des cité et district de Montréal, résidant et domicilié au 6101 avenue Monkland, app 9, Requérante PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée PAULINE CARTIER est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée à la Divliion des Divorces de Montréal à son intention Prenez de plus avis, qu'à détaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou/contesta-tipn dans les délais susdits, le Requérant procédera à obtenir contre vous par détaut.un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAL, ce 14 mari 1977 A BEAULIEU Reglstralre-adjplnt Me ROSAIRE THE0RET a/s Daoust Duceppe & Ass , 1595 Sl-Hubert Montréal, QUE PROCUREUR DU REQUÉRANT -vs- CLIFFORD MARSHALL, gentilhomme, des lieux Inconnus, Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'Intimé CLIFFORD MARSHALL, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son Intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits.la requérante procédera a obtenir contre vous, par détaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, le 11 mars, 1977 (S) A BEAULIEU REGISTRAIRE ADJ Me Bernard Sepingwall.6655 C6te des Neiges, Chambre 405, Montréal.Quê "AVIS est par les présentes donné que le contrat en date du 18 janvier 1974 par lequel Air Battery Industries Ltd a transporté et cédé toutes ses dettes de livre présentes et futures à la Banque de Montréal, a titre de garantie, a été enregistré au Bureau de la Division d'enregistrement de Montréal le 6 février 1974 sous le No.2491562, Banque de Montréal, le 6 février 1974 PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE AVIS DE LA DEMANDE D’ABANDON DE CHARTE AVIS est, par les présentes, donné que la compagnie ‘ BOUTIQUE LA BALADEUSE INC s'adressera au Ministre des Consommateurs.Coopératives et Institutions financières afin d’obtenir la permission d'abandonner sa charte et qu'une date soi! fixée â compter de laquelle la corporation sera dissoute Montréal, ce dix-septième (17e) jour du mois de février mil neuf cent soixante-dix-sept (1977) VIAU, BELANGER, HEBERT.MAILLOUX, PAQUET, PINARD et DENAULT.Procureurs de la requérante.N0: 05-005094-774 AVIS vous est donné qu'une requête en homologation d’un acte de changement de régime matrimonial par Monsieur Joseph (Joey) Guerra et son épouse, dame Nicole Piche.tous deux domiciliés â 8362 Courval, St.Léonard, P.Q sera présentée à la Cour supérieure du district de Montréal, division de pratique, chambre 2.16 du palais de justice à Montréal, le 25 avril.1977, à 10 h a.m le tout en conformité avec l'article 1266 du code civil de la province de Québec Marguerite Hamelin.notaire, 767 est Bélanger, suite 101 Montréal.274-5588 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL Madame X.Requérante AVIS A: Gordon Ed.Sullivan, de lieux Inconnus.PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption en faveur d’une entant prénommée Nancy, née le 19 lévrier 1968, sera présentée â monsieur le Juge en Chef de la Cour de Bien-Etre Social de Montréal, au 410 est, rue Bellechasse, Montréal, Chambre 100A.le 21 avril 1977 à dix (10) heures de l 'avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Vous êtes donc requis de vous présenter à ces lieux et date.VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE Montréal, ce 14e jour de mars 1977.D'AMOURS & VILLENEUVE.Procureurs de la requérante.N0 : 500-05-001780-772 ANNE IRENE DUNNE résidant et domiciliée en la cité de Cote St-Luc, district de Montréal DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE -vs- , CHRISTINE WE0DERBURN.autrefois résidant et domiciliée en la cité de St-Laurent, district de Montréal, présentement d’adresse inconnue & Als DEFENDEURS PAR ORDRE DE LA COUR: La défenderesse CHRISTINE WE0DERBURN est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication Une copie du bref d'assignation et déclaration a été laissée au grette de la Cour supérieure de Montréal à son intention.MONTREAL, ce 14 mars 1977 A.BEAULIEU P A CSM.Mes AHERN NUSS & DRYMER 4111 Tour de la Bourse Place Victoria.Montréal, Quê PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) NO 500-12-067763-775 DAME ALICE MITCHELL, ménagère, épouse commune en biens de Rowland Leach domiciliée et résidant au 5963 Waverley, cité et district de Montréal, Requérante vs ROWLAND LEACH, contremaître, résidence inconnue.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé ROWLAND LEACH est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à détaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou conlestation dans les délais susdits, lé requérante procédera â obtenir contre vous, par dêtaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous MONTREAL, ce 14 mars 1977 (S) A BEAULIEU Reglstraire BORENSTEIN.DUQUETTE & BR0TT 5311.avenue du Parc Montréal, P 0 CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL N0: 500-05-004254-775 JOCELYNE DALLAIRE partie demanderesse -vs- ALAIN PEL0SSE partie défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR: La partie défenderesse M.Alain Pelosse d'adresse inconnue est par les présentes requise de comparaître dans un délai de trente (30) jours de la dernière insertion.Une copie du bref d'assignation, déclaration et de l'avis a été laissée â son intention au bureau de la direction générale des Greffes, au Palais de Justice de Montréal, au 10 est Craig, à Montréal.FAUTE par la défenderesse de comparaître dans ce délai, STATUER sur la demande et de PRONONCER logement, par défaut, avec les mêmes conséquences juridiques qu'à la suite d'un débat contradictoire Montréal, ce 14 mars 1977 CLAUDE DUFOUR GREFFIER-ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL DANS LA COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-000895-779 SERVAIS CORMIER, domicilié et résidant au 330 Rang 2, Ragueneau district de Hauterive, demandeur, -vs- DOMINIQUE PIN, domicilié au 5562 Basil Pate-naude, Montréal, district de Montréal.-et- ANDRE BEAUDRY, domicilié au 234.89ième Ave, Chomedy, Ville de Laval, district de Montréal.-et- REJEAN LAF0ND.domicilié â 149 Sony Side.Ter-rebonne, district de Terrebonne, défendeurs conjoints et solidaires.-0RD0NNANCE- II est ordonné au défendeur REJEAN LAFOND, de comparaître dans un mois à compter de la dernière publication du présent ordre PRENEZ AVIS qu'une copie du bref et de la déclaration ont été déposés au Grette de la Cour Supérieure.Palais de Justice.Montréal, â votre intention CETTE assignation devra paraître à deux reprises dans le Journal LE DEVOIR, en trançais.La présente ordonnance a été rendue suite â une requête par le Protonotaire Claude Dutour.de la Cour Supérieure de Montréal, en date du 7 mars 1977 (S) CLAUDE DUFOUR, protonotaire Cour Supérieure.Montréal MONTREAL, le 7 mars 1977.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL N0 500-12-067597 COUR PROVINCIALE No: 500-02-020665-761 BOISVERT TAXI INC., corps politique et Incorporé dûment constituée selon la loi et ayant son bureau chef et principale place d'affaires en les cité el district de Montréal.COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) DAME MARIE CLAIRE GARIEPY MALONEY, résidant el domiciliée au 7234, rue Boyer dans les cité et district de Montréal requérante DEMANDERESSE -vs— LAINE DE WALTER, autrefois résidant et domicilié en la cité de St-Lêonard district de Montréal, présentement d'adresse inconnue & Al DÉFENDEURS PAR ORDRE DE LA COUR: -contre- RICHARD MALONEY, présentement de domicile inconnu intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé, Richard Maloney, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Le défenseur LAINE DE WALTER est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication Une copie du bret d’assignation et déclaration a été laissée au grette de la Cour Provinciale de Montréal à son Intention MONTREAL, ce 14 mars 1977 CLAUDE DUFOUR G A.C P M Mes EDWIN J WINSTON 1410 Guy, suite 23 Montréal, QUE PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal, à son intention PRENEZ DE PLUS AVIS, qu'à dêlaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance MONTREAL, ce 15ième jour de mars 1977 Claude Dutour, reglstralre-adjoint LAFLEUR, MACDOUGALL, DUBUC & BRUL0TTE Suite 1201 360 ouest rue St-Jacques Montréal, Québec AVIS est par les présentes donné que CAVALIER LEATHER GOODS LTD une corporation constituée selon la loi des compagnies du Québec et ayant son siège social dans la cité de Montréal s’adressera au Ministère des Institutions financières Compagnies et coopératives de la province de Québec, pour obtenir l 'abandon de sa charte selon les dispositions de la Loi des compagnies Daté a Montréal ce 18e jour de janvier 1977, Joyce Breger, secrétaire DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE: ROBERT McKERCHER, Technicien & SUZANNE LEDUC McKERCHER, Ménagère 8806 Sl-Hubert, Montréal, Québec AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE DES CREANCIERS AVIS est par les présentes donné que ROBERT & SUZANNE LEDUC McKERCHER ont tait cession de leurs biens le 16ième jour de mars 1977 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 4ième jour d'avril 1977, à onze heures quinze (11:15) de l'avant-midi, au bureau du séquestre officiel, 10 est, rue Notre Dame, Montréal, Québec Le 17 mars 1977.BUREAU DE: C.A.MICHAUD - SYNDIC 110 ouest.Place Crémazie, suite 320, Montréal.Québec Têl : 382-6141.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT 0E MONTRÉAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUEBEC TRANSFERT -, REGLEMENT 2 (1976) ARTICLE 2.59.1 PRENEZ AVIS que LUDOVIC PRIMEAU, camionneur taisant affaires sous son nom, domicilié au 64, 6e ave.Lachine, P O détenteur du'permis no 690-V s'adressera â la Commission des Transports du Québec afin d'être autorisé â faire acte de donation de tout son système de transport, tel qu'exploité actuellement en vertu du permis ci-haut mentionné, â son fils John Primeau, lequel tera affaires sous la raison sociale de PRIMEAU TRANSPORT ENRG.3570 Broadway.Lachine, P.Q., délenant déjà le permis #2293-V Tout intéressé peut contester cette demande de transfert déposée à ladite Commission, dans les cinq (5) jours de la troisième parution de cet avis en s'adressant â la Commission des Transports du Québec, 505 est, rue Sherbrooke.Place du Cercle, Montréal.Québec 1ère publication: le 17 mars 1977 2ème publication: le 18 mars 1977 3ême publication: le 19 mars 1977 SIGNE: ADRIEN R.PAQUETTE, C.R.PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT, RIVET & GROLEAU CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE 500-12-067631-774 AMINE E HACHEM Requérant vs 00UNIA GEORGE AZAR, PAR ORDRE DE LA COUR.Intimée L'intimée, DOUNIA GEORGE AZAR, est par les présentes requise de comparaître dans un délai de soixante (60) jours â compter de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée au greffe de la Cour des Divorces à son Intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signer et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le requérant procédera â obtenir contre vous par défaut un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.Montréal, ce 16 mars, 1977 Claude Dufour, greffier adjoint Me Bernard Blanchard, avocat.500 Place d’Armes, Suite 1980 Montréal CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500 05-003126-776 COUR SUPÉRIEURE LA COMPAGNIE D'ASSURANCE BELAIR.corporation légalement constituée ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 5455 rue St-André.en les cité et district de Montréal DEMANDERESSE -VS- L'AGENCE DE PERCEPTION GERMAIN DUHAMEL CIE LTEE, corporation légalement constituée autrefois ayant sa principale place d'affaires au 3521 a) Hochelaga en les cité et district de Montreal présentement d'adresse inconnue -et- GERMAIN DUHAMEL, autrefois résidant et domicilié en les cité et district de Montréal, présentement d'adresse inconnue DEFENDEURS PAR ORDRE DE LA COUR Les défendeurs L'AGENCE DE PERCEPTION GERMAIN DUHAMEL CIE LTEE et GERMAIN DUHAMEL sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication Une copie du bret d'assignation et déclaration a été laissée au grette de la Cour supérieure de Montréal â leur intention MONTREAL, ce 14 mars 1977 CLAUDE DUFOUR P A C S M Me YVES FORGET avocat a/s Gilbert Magnan & Marcotte 1 Place Ville-Marie, 11935 Montréal, QUE PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE sports Le Devoir, samedi 19 mars 1977 • 13 Dick Williams est satisfait des progrès réalisés par les Expos à l’entraînement DAYTONA BEACH, Floride (CP) - Les Expos de Montréal sont à l’entraînement depuis près de trois semaines, et le gérant Dick Williams est satisfait des progrès réalisés jusqu’ici."Lc-quipe s’est nettement améliorée à l’attaque ainsi qu’à la défensive, soutient Williams.Nous savons que l’of- fensive aura plus de mordant cette année cependant que la défensive sera plus sûre qu’en 76."Deux vétéràns — Tony Perez et Dave Cash — ont joint l’équipe et leur présence aura un effet bénéfique sur l’ensemble des joueurs et particulièrement sur les jeunes.“Évidemment, la majorité des joueurs manquent d’expérience.Mais ils ont suffisamment d’habileté pour s’affirmer.avec l’aide justement de Perez et Cash et le travail des instructeurs.“Cela dit, enchaîne Williams, nos succès reposent dans une large part sur les lanceurs qui, dans l’ensemble, représentent encore une inconnue.” Williams admet volontiers oue son personnel de lanceurs manque d’expérience, mais il ajoute d’un même souffle qu'ils possèdent tous d'excellents oras.Williams espère malgré tout que le directeur général Charley Fox saura lui dénicher un lanceur partant de valeur, ainsi qu'un lanceur de relève de qualité."Nous sondons présentement le terrain des autres formations.Nous devons toutefois limiter nos recherches à la Ligue nationale puisque la période des échanges inter-ligue est maintenant terminée.” “C'est possible que nous gardions une ou deux recrues.J'aimerais quitter le camp avec quatre lanceurs débutants; nous en cherchons un présentement.” Le seul qui semble assuré d'un poste est le droitier Steve Rogers, qui, malgré sa fiche de 7-17 l'an dernier, demeure le seul point stable au monticule.Frank Mahovlich de nouveau avec souhaite jouer son frère Pete TORONTO (CP) - L'ailier gauche Frank Mahovlich a déclaré hier qu'il ne jouerait plus cette saison avec les Bulls de Birmingham mais qu'il avait l'intention d’endosser l'uniforme de l'équipe de l’Association mondiale l’an prochain.Et d'un même souffle, le vétéran de 39 ans a émis le voeu de poursuivre sa carrière dans un an ou deux avec son frère Pete, du Canadien de Montréal.Blessé au cours de la 17ème partie des Bulls, Mahovlich a subi une opération chirurgicale au genou droit le 14 novembre dernier.Il espérait revenir au jeu avant la fin de la ne serait pas très heureux là-bas.Il lui reste encore une année à son contrat et peut-être qu'après pourrions-nous jouer à nouveau ensemble.” Les frères Mahovlich ont joué ensemble durant quatre saisons avec le Canadien avant que Frank ne signe un contrat avec les Toros de Toronto (au- jourd’hui les Bulls) en 1974.D’autre part, toujours sur la scène du hockey, le défenseur Borje Salming représentera les Maple Leafs de Toronto au scrutin du trophée Bill Mas-terton, remis annuellement au joueur qui fait preuve de persévérance, d'esprit sportif et de détermination au jeu.Salming et le joueur de centre Roland Eriksson des North Stars du Minnesota ont par ailleurs été retenus pour représenter la Suède au championnat du monde à Vienne.Salming et Eriksson pourront jouer pour leur pays à la condition que leur équipé respective ait subi l’élimination."Shane Rawley, Gerry Han-naha.Joe Kerrigan et Bill Atkinson ont très bien travaillé.Ça ne me fait rien qu'un joueur n’ait pas d’expérience.Un jeune déterminé pourrait bien mériter un poste avec nous, ajoute-t-il.” “Je me souviendrai toujours de Paul Hartzel, l'an dernier en Californie, qui s’était présenté au camp avec seulement deux mois d’expérience.Il était venu comme invité et à la fin du camp il était régulier.Au début de la saison, il lançait en relève et vers la fin, il était débutant.Cette année, il est troisième dans la rotation des débutants.” Ingemar Stenmark fête brillamment ses 21 ans saison, mais ses médecins lui ont ordonné de rester à la maison."Les médecins sont très satisfaits des progrès réalisés jusqu'à ce jour, mais ils m’ont défendu de patiner avant septembre prochain, a-t-il dit.“Il me reste une autre année à mon contrat avec les Bulls et j'entends l'honorer, a-t-il ajouté.Et je ne songe nullement à la retraite."J'aimerais toutefois rejouer en compagnie de mon frère Pete.Selon des dépêches en provenance de Montréal, il VOSS Norvège (AFP) — Le Suédois Ingemar Stenmark a brillamment fêté son 21ème anniversaire en gagnant, hier, le slalom de Voss, comptant pour la coupe du monde, victoire qui lui a permis de porter son avance de leader à 44 points, son seul adversaire pour la victoire finale dans le trophée Evian, l’Autrichien Klaus Heidegger n'ayant pu prendre que la 4ème place.Hier matin, lors du petit déjeûner, à l'hôtel, ses camara- hockey Ligue Nationale Jeudi Boston 4, Buffalo 2 Atlanta 4, Philadelphie 1 Los Angeles 3, Detroit 2 Hier soir Washington 5, Colorado 0 Minnesota 2, Cleveland 2 Ce soir Rangers NY à Pittsburgh Chicago à Islanders NY Atlanta à Toronto Vancouver à St-Louis Philadelphie à Los Angeles Dimanche Buffalo à Washington Atlanta à Cleveland Detroit à Minnesota St-Louis à Rangers NY Pittsburgh à Chicago Vancouver à Colorado Les pointeurs b P pts Lafleur, Mil .51 73 124 Pionne, LA .43 64 107 Shutt, Mtl .55 41 96 Perreault, Buf .35 53 88 Young, Min .27 59 86 MacLeish, Pha .43 40 83 McDonald, Tor .42 41 83 Râtelle, Bos .30 52 82 McNab, Bos — .36 45 81 Sittler, Tor .31 49 80 Association Mondiale Jeudi Québec 4, Phoenix 3 Edmonton 4, Winnipeg 3 Indianapolis 5, Birmingham 2 Hier soir N.-Angleterre 3, Calgary 1 Winnipeg 7, Indianapolis 5 Cincinnati 7, Québec 3 Houston 6, Phoenix 3 Ce soir Calgary à Québec San Diego à Phoenix Dimanche Houston à Indianapolis Winnipeg à Birmingham Calgary à N.-Angleterre Les pointeurs (Parties d'hier non comprises) b p pts Cloutier, Que .56 64 120 Hedberg, Wpg .61 48 109 C.Bordeleau, Que .31 75 106 Ftorek, Pho .40 65 105 Tardif, Que .47 56 103 Nilsson, Wpg .32 68 100 Leduc, Cin .45 52 97 Stoughton, Cin .42 46 88 Sobchuk, Cin .40 48 88 Lacroix, SD .25 62 87 Ligue Majeure du Québec Jeudi Hull 6, Shawinigan 1 Cornwall 7, Sorel 1 Laval 5, T.-Rivières 3 Hier soir Sorel 10, Montréal 4 Sherbrooke 5, Hull 1 Chicoutimi 4, Québec 3 Dimanche Québec à Chicoutimi Sherbrooke à Cornwall Trois-Rivières à Sorel Montréal à Laval Hull à Shawinigan (Fin du calendrier) LIGUE NATIONALE Section Lester Patrick Pl 0 P n PP pc pts PHILADELPHIE .72 43 16 13 286 193 99 ISLANDERS NY .72 43 19 10 256 173 96 ATLANTA 72 31 30 11 286 236 73 RANGERS NY 72 25 33 14 245 278 64 Section Connie Smythe ST-LOUIS 71 29 34 8 205 239 66 CHICAGO 72 23 30 10 215 272 56 MINNESOTA 72 19 35 18 217 278 56 VANCOUVER 72 23 40 9 204 260 55 COLORADO 72 19 40 13 202 269 51 Section Charles Adams BUFFALO 72 44 22 6 268 197 94 BOSTON 72 43 21 8 277 214 94 TORONTO 72 32 28 12 276 248 76 CLEVELAND 71 22 38 11 208 254 55 Section James Norris MONTRÉAL 73 54 8 11 350 165 119 PITTSBURGH 73 31 29 13 221 230 76 LOS ANGELES.72 29 29 14 234 213 72 WASHINGTON .73 20 39 14 194 278 54 DÉTROIT 71 16 46 9 174 271 41 ASSOCIATION MONDIALE Section Est Pi g P n PP pc pts QUEBEC 71 41 28 2 307 263 84 CINCINNATI 71 37 31 3 322 262 77 INDIANAPOLIS .72 32 33 7 242 266 71 N-ANGLETERRE .73 32 37 6 239 264 66 BIRMINGHAM .72 28 41 3 251 272 59 Section Ouest HOUSTON 70 44 20 6 282 200 94 WINNIPEG 71 40 29 2 324 253 82 SANDIEGO 70 33 33 4 231 249 70 CALGARY 69 28 36 5 211 234 61 EDMONTON 72 29 40 3 204 271 61 PHOENIX 71 26 41 4 247 332 56 LIGUE MAJEURE DU QUÉBEC Section Est Pi g p n PP pc pts QUÉBEC 71 40 21 18 373 283 90 CHICOUTIMI 71 41 23 7 389 350 89 TROIS-RIVIÈRES .71 37 24 10 427 342 84 SHAWINIGAN 71 18 41 12 263 352 48 SOREL 71 18 48 5 311 432 41 Section Ouest SHERBROOKE.71 41 20 10 391 306 92 CORNWALL 71 37 24 10 340 280 84 LAVAL 71 26 34 11 324 358 63 MONTRÉAL 71 26 37 8 305 367 60 HULL 71 25 37 9 278 331 59 des de l'équipe suédoise lui avaient remis un cadeau pour son anniversaire.En outre, ses adversaires habitant le même hôtel étaient venus le féliciter.Peut-être l'énigmatique Suédois a-t-il été profondément touché de cette sollicitude et a-t-il voulu récompenser, à sa manière, ses amis.La veille, dans le slalom géant, alors qu’il avait gagné la première manche avec brio, Stenmark abordant une bosse trop vite dans la 2ème, avait chuté alors qu’il avait la course gagnée, laissant la victoire à Heidegger qui lui reprit ainsi 25 points au total du classement général de la coupe du monde.Cette fois le champion de Tarnabi n’a pas commis la même erreur, réalisant une course totale, impressionnante dans la première manche tracée par le Tchécoslovaque Vogrinec et qui comptait 61 portes.En y battant de 97 centièmes l'outsider Christian Neu-reuther, et surtout de 1.22 un des favoris, le représentant du Liechtenstein Paul Frommelt, un des trois meilleurs spécialistes de l'hiver, le Suédois a démontré à la fois sa classe, sa rage de vaincre et l’étendue de ses réserves.“Ce fut aujourd’hui un grand Stenmark qui a pris le départ, un Stenmark aussi déterminé qu'imbattable, remarquait l'Autrichien à l'arrivée.Il a eu la reaction que j'attendais de lui après sa chute de la veille.Je n’ai jamais été en mesure de me hisser à son niveau dans ce slalom”."J’ai donné tout ce que je pouvais pour gagner aujourd'hui.expliquait Stenmark, qui remporte sa 13e victoire en slalom depuis 1974, égalisant ainsi le grand Jean-Noël Au-gert."Je voulais essayer de prendre ma revanche après mes défaites de Furano et de Sun Valley face à Heidegger et Phil Mahre.” Ces épreuves norvégiennes, où il avait déjà brillé en 1974, ont permis à Piero Gros de trouver le chemin des places d'honneur.En terminant deux fois deuxième, le champion olympique a démontré que ses possibilités techniques sont intactes et que la victoire est en vue.Il faudrait pour cela qu'il puisse se lancer dans les deux manches avec la même belle détermination que par le passé."Quand je pourrais à nouveau effectuer deux manches régulières, je monterais à mon tour sur la plus haute marche du podium1’, dit le Piémon-tais.Si les Expos ont des lanceurs chancelants, les receveurs abondent.Et chaque fois qu'il est question d'échange les Expos ont offert les receveurs Barry Foote ou Gary Carter, en retour d’un lanceur de premier ordre.Les Expos ont egalement José Morales, Earl Williams et Bob Reece qui jouent derrière le marbre.' Williams croit que Foote et Carter seraient des receveurs attitrés avec d’autres équipes, et que les deux veulent un poste régulier.“Je crois qu'un seul pour nous serait suffisant.Foote ou Carter, c'est délicat à dire pour l'instant," précise Williams."Nous avons aussi Reece, qui ne figure pas sur notre alignement régulier, mais qui est certes le meilleur receveur défensif de notre alignement.Il va falloir y songer sérieusement.” Les Expos affrontaient les Dodgers de Los Angeles hier, et ils ont subi un revers de 5-3.Tom 'Carroll a lancé trois manches sans accorder de point, et Bill Grief en a fait autant au cours des trois manches suivantes.Larry Landreth.en relève à la 7ème reprise, a été débité de la défaite et des cinq points des Dodgers.sommaires Ligue Nationale North Stars 2, Barons 2 lire période 1— CLEVELAND: Merrick (16) Neilson, Girard .2:42 2— CLEVELAND: Klassen (11) Meeke.Murdoch.4:21 Pénalités: Rickey M 3:25: Maruk C 4:43: Pi- rus M, Girard C double mineure 11:53.2ème période 3— MINNESOTA: PiruS (17) .2:07 Aucune pénalité.3éme période 4— MINNESOTA: Roberts (9) O’Brien.10:08 Aucune pénalité.Tirs au but Minnesota .7 10 5—22 Cleveland .10 8 9—27 Gardiens: Smith, Minnesota: Edwards, Cleveland A: 9,165.Capitals 5, Rockies 0 Première période 1— WASHINGTON: Charron (33) Sirois, Watson.11:18 2— WASHINGTON: Monahan (23) Patrick, Meehan .15:47 Pénalités: Labre W 12:55, Croteau C 16:14 Deuxième période Aucun but.Pénalités: Bailey W 3:35.Paradise W 7:54, Dean C 12:12, Hyatt C 16:10.Jets 7, Racers 5 Première période 1— WINNIPEG: Hull (8) Ford, Nilsson.0:38 2— INDIANAPOLIS: McDonald (8) Baltimore.2:11 3— INDIANAPOLIS: McDonald (9) Coates, Harbaruk.12:33 4— WINNIPEG: Hedberg (62) Lawson, Hull.15:30 5— WINNIPEG: Labraaten (24) Lindstrom, Long.16:20 6— WINNIPEG: Hedberg (63) Nilsson.18 30 Pénalités: Maggs I 0:49, Leclerc I 5:16, Baltimore I 14:46.Deuxième période 7—WINNIPEG: Lindh (14) 8— INDIANAPOLIS.McDonald (10) Karlander, Maggs .13:10 9— WINNIPEG: Hull (9) Hedberg.17:54 Pénalités: Clackson I 5:29, Long W 11:29.Troisième période 10— INDIANAPOLIS: Rochon (18) Stapleton.Sicinski .2:07 11— WINNIPEG: Nilsson (33) .19:12 12— INDIANAPOLIS: Thomas (25) Clackson, Leclerc .19:43 Aucune pénalité.Tirs au but Winnipeg.13 9 9—31 Indianapolis.12 11 10—33 Gardiens: Larsson (W): Dion (I), Assistance: 9.185 Whalers 3, Cowboys 1 1ère période 1— N.-ANGLETERRE: Lyle (35) G.Roberts, Webster.4:26 2- N -ANGLETERRE: J Carlson (9) S.Carlson, T.Abrahamsson .12:18 Pénalités: McKenzie NA 1:47, Morrison C 4 14 2ième période 3— CALGARY: Powis (25) Kryskow.13:05 4- N -ANGLETERRE Keon (24) T.Abrahamsson.Webster.19:50 Pénalités: G.Roberts NA 6:14, Micheletti C 8:26, Ley NA mineure, majeure Driscoll C majeure 14:02, Walsh C mineure, majeure, McKenzie NA majeure 18:46 3ième période Aucun but Pénalités: G.Roberts NA 4 36, Powis C inconduite 5 45, Powis C inconduite de match 5:56, Walsh C Butters NA majeures 6:32, Evans C, Sel-wood NA majeures.Lyle NA 8:26 Tirs au but: Calgary .8 13 6-27 N Angleterre.9 16 10-35 Gardiens McLeod (C); Raeder (NA) Assistance: 10,507.Troisième période 3— WASHINGTON: Patrick (7) Charron, Riley.3:05 4— WASHINGTON: Riley (9) Charron, Sirois .9:43 5— WASHINGTON Collins (9) Riley.16:58 Pénalités: Johnston C 2:31, Lynch W 4:09, Dean C.Riely W 17:52.Tirs au but Colorado: 13 7 9—29 Washington: 9 5 11—25 Gardiens: Favell.Colorado: Crozier.Low, Washington Assistance: 12,069.Association Mondiale Stingers 7, Nordiques 3 Première période 1— CINCINNATI: Stoughton (43) Plumb, Maxwell.0:31 2— QUEBEC: Cloutier (57) Tremblay, Doray.1:04 3— QUEBEC: Cloutier (58) Oubé.Fitchner.5:18 Pénalités: Legge C 1:21.Constantin Q 9:28, Leduc C, Doray Q 9:38 Deuxième période 4— QUEBEC: Cloutier (59) C.Bordeleau .2:37 5— CINCINNATI: Larose (28) .14:08 6— CINCINNATI: Carroll (14) Plumb, Stoughton .14:17 7— CINCINNATI: Leduc (46) Roy, Larose.16:03 8— CINCINNATI: Plumb (10) .16:25 Pénalités: Legge C 1:55, Maxwell C, J.Bernier Q, majeures.Doray Q Dudley C majeures, inconduite 3:27, Baxter 0, Roy C 7:56 Troisième période 9— CINCINNATI: Marsh (20) Hislop.1:08 10— CINCINNATI Stoughton (44) Carroll, Dudley.2:00 Pénalités: Doray Q 14.35, Baxter Q, Roy C, mineures, majeures 17:52 Tirs éu but Québec: 8 11 6-27 Cincinnati: 13 13 14—40 Gardiens: Brodeur, Québec: Caron, Cincinnati.Assistance: 8.793 COMPTABLES AGRÉÉS LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 BELZII.E.ST-JEAN SPERAN0 ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZltE C A ROBERT ST JEAN C A GILLES SPERANO CA 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agréés Lucien D v-au C a ArmanC H V au C A J Serge Gerva'S C A WaQu'h Bou'os C A M Lionel Robin C A Jean-JacquesOuenette C A Jacques R Cbadtiion C A Jacques Joyai C a R-cnara De Beneteutiie C A LouisBar>i CA 4926 avs Verdun.Verdun.H4G 1N3 7706 rue Édouerd.LaSeile.H8P 1T9 SSA, Blainville Eet.Ste-Thérèee J7E 1L4 769-3671 -435-4691 samson.BELair s* associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimoutki — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-îles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H42 1H8 861-5741 Le vétéran lanceur Luis liant des Red Sox de Boston a pris part hier à son premier exercice de la période d'entrainement.Le retard de liant s'explique par le refus de la direction de prolonger la durée de son contrat.(Téléphoto AP) .JtEülik jM/' Le Don Mills réalise une première à Moscou MOSCOU (PC) - Les Flyers de Don Mills ont réalisé une première hier en disposant de l'équipe midget de l'Armée rouge au compte de 6-5, devant 4,600 spectateurs, au Palais des sports de la capitale soviétique.Il s'agit de la première défaite des jeunes soviétiques contre une formation canadienne en 41 matchs.Les Flyers ont également eu le meilleur au chapitre des lancers, 33-23.L'entraîneur soviétique, Nikilaï Glomazov a loué le travail des jeunes To-rontois."Ils sont plus robustes que la majorité de nos joueurs.Ils ont très bien joué dans la dernière moitié du match, tandis que les miens ont commis beaucoup d'erreurs.• JACKSONVILLE, Floride (AFP) — L'Américain Mike McCullough, en ramenant une carte de 74, soit trois au-dessus de la normale, a conservé la première place au classement du tournoi de Jacksonville, doté de $300,000 de prix, à l’issue de la deuxième journée.Disputé sous la bourrasque et par un temps extrêmement venteux, ce deuxième tour a vu très peu de bonnes performances.Les deux meilleures cartes de la journée, un 71, ont été l’oeuvre de Ray Floyd et de Bob Smith.McCullough compte un total de 140 et entamera le troisième tour avec une avance de deux coups sur Tom Watson, Floyd et Smith occupent le troisième rang avec 144.• SAN JUAN, Porto Rico (AFP) — Le poids lourd George Foreman, hospitalisé quelques heures après sa défaite, jeudi soir, contre Jimmy Young, devra rester en obser- vations jusqu'à samedi, a indiqué Carlene Jackson, la secrétaire du boxeur.Selon le New York Post d'hier,citant le Dr Jorge Davila, un neurochirurgien de l'hôpital presbytérien où Foreman a été admis, celui-ci souffrirait d'un "léger traumatisme crânien" à la suite des coups reçus au cours de son combat mouvementé contre Young.Selon le Dr Davila, l’état du boxeur n'est pas inquiétant et il ne pense pas que sa carrière en sera affectée A UNIVERSITE DE_______ MONTRÉAL FACULTÉ DE L ÉDUCATION PERMANENTE COOPÉRATION COLLOQUE: Évolution des systèmes de paiements et leur impact sur les caisses populaires.THÈME: Aperçu de l'évolution de la technologie utilisée dans les systèmes de paiements: hier, aujourd'hui et demain.PERSONNES-RESSOURCES: Plusieurs conférenciers venant des caisses populaires, des caisses d'économie, de l'Université, et d’autres milieux.Dates: Mardi et mercredi, les 29 et 30 mars.Heures: 9h à 17h Lieu : École Polytechnique, campus de l’Université de Montréal, salle C-631 Pour plus d’information: Yvan Gauthier FACULTE DE L'EDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary Tél.: 343-6984 UNIVERSITÉ FACULTÉ DE L'ÉDUCATION PERMANENTE MONTRÉAL PROGRAMMES DE PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL PRINTEMPS 1977 Certificats (30 crédits): — Coopération — Criminologie — Études québécoises — Gérontologie — Information et journalisme — Nursing clinique — Nursing communautaire — Organisation des soins et éducation en nursing — Publicité — Relations industrielles I — Relations industrielles II — Relations publiques — Sciences de la communication Pour les enseignants en particulier — Animation de la vie étudiante — Animation pédagogique des bibliothèques — Enseignement de l’éducation physique à l’élémentaire — Enseignement du français, langue seconde Trois certificats donnnent droit à un baccalauréat • On peut obteniSr aussi le baccalauréat en enseignement (préscolaire et élémentaire) (90 crédits) • Admission (nouveaux étudiants) : jusqu’au 12 avril •Inscription (anciens étudiants) : jusqu'au 15 avril Documentation sur demande: FACULTE DE L ËDUCATI0N PERMANENTE 3333, Chemin Queen Mary.6e Atage TAI.: 343-6090 Tél.: 343-6992 (aprAs 17 heures) y 14 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 l’actualité économique toronto Légère progression La cote progressait un peu et le volume était ordinaire a la Bourse de Toronto hier au terme de la seance L'indice 300 se situait a 1.032 47.un gain de 57 Le comportement de ses quatre compartiments les plus importants est le suivant produits industriels.936 12.un gain de 3 60.métaux et minéraux.1.183 63.un gain de 3 15.petrole et gaz.1.118 28.une baisse de 5 09 et services financiers.900 29.une baisse de 1 63 Dans les dix autres compartiments de cet indice, il y a quatre gagnants — l'or étant le plus fort 1.117 54.un gain de 36 50 —, et six perdants — les plus grands étant les communications et media Le comportement des \ aleurs a ete le suis ant 228 gains.164 pertes et 233 inchangées contre 210 gains.181 pertes et 225 inchangées la veille Le volume a ete de 2 42 millions d'actions d'une valeur totale de $22 55 millions contre 2 23 millions d'actions d'une valeur totale de $23 11 millions la veille Sur le marche des options.93 contrats ont ete négociés, contre 232 la veille Patino N V monte de 1 1-8 et atteint $18 7-8.Placer Development, de 1 et atteint $23 3-4 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Casidy Ap Ceianese Calan ]7Sp Cti Est A CtIPundA Cent Pat Charter 01 ChieftanO Chrysler C S 103^ Claiborne Coch Will Coles Book Vente* Haut 6a* Farm industneiie* Ab-tfbi 39990 sti’-i n 4 ni* Abitbir'-jp 100 S43’-î 43'7 43*3 AbftbiîO 210 $53’2 53 7 53'-2 Ackiands 100 Sin'i lî'/a ITt Advxate 200 355 355 355 Alton Mm 20C S8W 8*2 83 AgmcoE 29825 $71* 7 71* AgralndA 1400 $5i* 5i* 5H Akattcho 500 83 83 83 A ‘EastG 700 $1614 16 3 lô'a Alt Energy 6320 $13^* I3I4 13’* AitaGasA 11366 $13^ 13i« U’'?A‘taGDp z2 $140 140 140 100 $27’* 27’* 27' Ch + 5 Vente* Haut 135 300 5515 100 zlO 350 100 10400 1500 2090 4780 300 AltaGF Ada G 9 76 Alcan Alcan or AlgoCent Algoma St ASte P AlhanceB Aimmex Alumin4pr 360 $12 : 12 3 12 2 • Almin 4 3 p z40 $34 * 34 2 34 2 AmBonza 21320 $101- 10'a IOI4 • 650 $27 3 27'3 27-3 11959 $281* 28H 281* - 4 300 $29'* 29 * 29 * -n * 650 $11 IOI4 10^4- 4 2944 $16 4 171* 171* 9 1200 $ 28 2 7^4 28 190 375 375 375 4426 $81* 6 3 83 Arp Eagle Am Leduc Andres w Ang U Oev Aquita ne Arbor C Argus Cpr Asamera Asbestos Asoc Porc Atco A At'CCop AtoHard A AvocaM BPCan Bank BC Bank Md Bank N S èankeno BCdnNat Ba-'y Ç p! Bator S Becker B p Bell Canad Bel' A pr BeliSpr Bell D pr Bell 2 28 Ben 1 80 Bl Hawk Block Bros Bon^ac A Border C BovisCor Bow Valy Bow m O'-Bralor Res Bramalea Brameda Brascan A BrscnB 3p Brenda M Bridger Brigh* A 37'3 40 7’3 7 3 4500 3000 150 $61* 81* 81* • 1900 81 81 81 - 863 $15'2 151* 15 3-500 64 64 64 • 2000 $12 12 12 18700 $121* 12 12 4 ¦ 155 $22 22 22 z9 78 78 78 24440 $151* 15 151* z238 39 39 39 zSO $121* 121* 121* 6000 11 4331 $11 Zl2 $22 27653 $141* 10 10 IOA4 10'* 2r3 22 14 3 14 3 +r2 9436 $20 3 20'® 20’® 1800 154 150 154 + 2 11528 $13* 13 4 13 ~i 1500 82 82 82 — 3 ZlO $9 s 9 ® 9 î z50 $6 6 6 20603 $48^ 48 -3 48^4 ¦+• 200 $49 49 49 -8- ' 1 f z75 $48 &® 48 S® 46 V® 300 $49;® 49^ 49'0 2650 $26^4 26V* 26V4 •r vi 2C25 $20’'3 20 *3 20 3 42825 345 320 330 + 10 1642 $13’ls 13 13 — 2300 17 17 17 •f 1300 $5 4 5'® 5 8 200 475 475 475 500 220 220 220 4- 4 8400 63 62 62 — 2 12500 $19’4 18 ® 18* V.z70 $33 ® 33 33 3824 325 315 325 + 10 100 $6 6 6 7039 135 130 135 4 5857 $lUa III4 )1Vcomc 5 31 Savings Invest Gr American 9 99 Canadian 6 31 H Fund 5 04 Retiremnt 6 50 Scetiafund Gr Scotiafund 88 Scotiafd Mtg 1 04 United Bond Shr yRoyFund 6 02 yRoyFnd Inc 5 19 United Croup yAccumula 4 06 yAccumu R 4 24 yAmerican 1 44 yCont Mort 5 19 yHorizon ySecurity 2 26 _____ , 4 75 yVenture 2 72 yVenture Ret4 01 Universal Gr Save Equity 8 49 Save Income 5 31 Non Members Assoc Inv 5 25 yBeaubran 4 03 Bolton Tremblay nEquity 5 50 nylneome 10 19 Cdn S Afc Gd 3 93 Canagex Gr y Bond 9 48 Fund 9 77 Internatnl B 13 yMortgage 10 22 yCapital Grth 9 75 .xChase 6 36 Oesiardins Gr Canadian 7 23 yHypotheq 4 40 yinternatnl 7 72 yObhgafns 5 20 yOuebec 3 53 yPEP 204 nySpec 4 65 Oixon, Krog 5 66 Dreyfus Croup yinc II 91 yinternatnt 13 94 yDominComp6 54 nExecutv Can 6 17 nExecutv Intl 1 62 xFid Trend 21 56 Fiscon Fund 5 37 nHarvard 7 07 Heritage 196 Industrial Gr Indus! Amer 2 50 Indust Div 6 42 IndustEq 5 84 Indust Gth 17 $0 100 1600 zlOO 81 600 ZlOO 300 600 1950 200 Z50 16000 600 z50 125 125 200 500 2306 2000 9100 1000 3000 300 1000 1250 9128 600 6166 100 1200 11050 550 5000 900 ZlOO 100 483 874 1900 1600 100 1800 700 3000 300 4900 5000 6328 13100 z50 2000 300 6180 150 Comb Met 26666 Cominco 5682 Corn Cap 300 ComCap Tr 600 C Holiday I 81575 Comtech 300 Coniagas 4200 ConChm A Con Bath A ConBathp C Bath 68 w Con Bidg Con Fardy C Durham C Morisn Cons Prof C Rexspar Con Textie C West P ConDistrb ConsGas Conwest Cop Fields Corby B Cornât Ind Coseka R Costam R Courvan Craigmt Cram R L Crestbrk Crow Nest Crush Inti yprus ORGLtdA Dale R Oaon Dev Oaon A 0 Aragon Datlme Decca R Delhi Pac Denison Dicknsn Digtech Discovry DistTr A Doman I Dome Dome Pete 4228 D Bridge 380 D Explor 2000 DofascoA 1050 OScotishp 300 Oom Store 10710 D Textie A 1000 Oomtar 6tl5 DonieeM 100 Douglas L Dr Me C A Dunde Pal Dunraie Du Pont Oyfex Ltd Dylex L A E LFm E-L Fin w East Mai East Sul A EgoMines Electro A Electro p Elks Stors Emco Extndcar Extd wt Falcon C Falcon Fed Ind A Fed Pion Fed Pion P Finning T Fooderp Lt Foodex S Ford Cnda Francana Fraser A G&H Steel Gaz Metr G Distrb A GMC GenstarL Gnstar 1 50 Gnstar L w Gesco Dis GntMaset Giant Yk Gibraltar Glendale Gotdund M Goodyear p Granduc Granisle GtOilSds GL Paper GNFin GtWLife Gt Wests Greyhnd $61* 6'* 6'* - V* 380 370 375 -IS $164* 164* 164* $134* 134* 134* $6'* 6'* 6'* 75 75 75 325 325 325 $114* 114* IlH + V* $204k 20'* 204* - 4* $11'* nw 11'/4 39 39 39 44 40 44 +5 $94* 94* 94* + '* 11 11 11 $3744 374* 374/* Scot York Scotts Seagrai Seaway M Seaway pr SecoCem Shaw LE A Shaw Pipe ShellCan 1000 100 1500 12000 400 900 200 Siebens SiftonPro 600 Silvmq 9000 Silverwd A 327 new york 22'^4 - '* 26’* + '/0 33'4 - '* 13'* 13'* 11’* 15 V* + '/0 + 1'* Nouvel effritement Nouvel effritement des cours hier a Wall Street, où l'indice des industrielles a perdu un peu moins de 4 points a l'issue d'une seance modérément active L annonce par le departement du Commerce d'une hausse de 1 pour cent la plus forte depuis deux ans et demi, de l'indice des prix de detail en février semble avoir pese sur la cote, qui a ouvert en le-gere baisse, avant de fluctuer etroitement pendant tout le reste de la seance Des statistiques indiquant une augmentation de la masse monétaire ont egalement inquiète les investisseurs, qui craignent toujours un resserrement de la politique de credit de la FED Le nombre des baisses 1 emporte d'assez peu sur celui des hausses 727 contre 647, la majorité des compartiments clôturant sur une note irreguliere Parmi les titres les plus activement traites, Sony a gagne 1-2.a 10 1-2 Kodak a chute de 2 1-8, a 70 3-4 et British Petroleum a perdu 5-8 a 14 5-8 L'indice Dow Jones a fléchi de 3 82 et est tombe a 961 02 11 enregistre neanmoins pour la semaine un gain net de 13 30 Le volume, vendredi, a ete de 19 84 millions d actions, contre 20 70 millions d'actions la veille Dans le secteur canadien a la Bourse de New York, les fluctuations ont ete en bas d'un point Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Kellogg Krafteo 9 Krsge SS 16 Litton 13 Lockhd 3 MSGCp 10 Mallory 14 Marath Mf 3 Maratn O 9 Mrsh Mc 17 112 59 MarsFd 11 159 19V* 19 $193/4 193* 193/4 $9'* 9'/0 9'* + '/* 128 128 128 - 2 73 71 71 - 2 82 82 02 + 2 $273* 27'/8 273* + '* $653* 653* 653* 164 164 164 + 3 405 405 405 + 5 $19V* 19 19 + ’* $1D* 11 ID* + '* 130 130 130 + 5 $14V* 14'/0 14'* 16 16 16 - 4 $24'* 24'/0 24'* - '/* $18'/* 17;'b 17’/a - '/8 $8 6 8 + '-* 4 4 4 $834 83/4 83* - ’/* $223/4 223* 223/4 205 195 200 + 5 $83/4 8V4 834 + »* $23^/0 23V* 23î'b + ’* 430 425 425 25 $7 7 7 + ’* $8'* 8'* 8'* + '/8 $7'* 7'* 7’* $5V* 5V* 5V* + '/8 $14''/8 14V* 143/4 - ’/8 $6'* 6’/e 6’* + V* $14 13V* 14 + '* $9’* 83/4 r/2 + 1 27'* 26'* 27 + 1 $7'* 7'/B 7'* $83* 83/4 83/4 24V* 24V* 24’* 29'/* 28^ 283/4 68V* 67'/a 67'*- 34 45V* 45 45 - '/8 34 33'/0 33'*- V* 15'* 15 15 - ’* 10 9^/8 10 JO'/a )0'/8 I0'/8 36 353* 35;*- '/* 12^/8 12'* 12’*- 3/4 57V* 57 57V*+ ’/4 SlatSteelp zlO $11+4 113* ip* Sogepet 4500 150 149 149 + 4 Sony Corp 300 $11 lO^s 1?+ V* SouthmA 8105 $21 203* 203*- 1/4 SparAero 2400 365 350 365 +10 Spooner 5800 26 25 25 • • 550 $8'* 0'* 8'* 150 $9 9 9 - »* 0031 $26V* 26'* 26»* + »* 1800 195 193 193 - 5 100 $14V* 14V* 14V* + '* 100 $9'* 9'* 9'* 9300 24 23 24 +4 2400 9) 91 9) Z20 195 195 195 Systems D 1900 200 195 195 - 5 TeckCor A 10994 $7'* 63* 7'*+’* ‘ ¦ ¦ $5'* 490 5'*+30 Tex Can 2535 $28'* 28 Txsgif 970 $32’* 32'* 32’* + V* Txgîf p 190 $57 57 57 + '* Thorn N A 150 $12'* 12»* 12'*- '* Tor Dm Bk 10290 $17V* 17»* 17'*- '* TorstarB 825 $14’* 143* 147/9 Total Pet 7400 $7'* 7 7'* Total P Ap 100 $15’* 15’* 15’*- '* TotIPetw 200 215 215 215 + 5 TradersA 1)17 $15V* 15V* 15V*- '* Trader Bp z25 $23V* 23V* 23V* Tr 10'* 300 $11»* 11'* 11'* Trade7'*p z20 $39'* 39'* 39'* TrC Glass 200 $5'* 5'* 5'* Tr Can Res 5000 61 60 61 -1 TrnsMtA 3005 $9'* 9V* 9'* + '* TrCanPL 8300 $14'* 14 14'* TrCanBpr z20 $33'* 33'* 33'* TrCanCpr 600 $46 46 46 + '* TrCanDp 100 $54'* 54'* 54'* Trecoinc 100 325 325 325 TrimacA 1600 $8'* 8'* 8'* Tundra 2500 11 11 11 Turbo R 19000 278 255 275 Ulster Pet 566 56 56 56 1100 276 276 276 2300 170 160 165 1800 200 200 $9’* 9»* 9'* + '* 150 $32'* 32'* 32'* - '* 250 $22 22 22 - ’* 2865 $9V* 9'* 9»* - '* 7283 $73* 7'* 7V* + '* 1280 $9'* 9'* r/4 9550 $7»* 7'* 7V* - '* 220 $6'* 6'* 6'* Trust Umts BBCRun 1150 $15V* 15>* 15V* + '* BBCRwt 2500 265 261 264 BM Rtun 7095 $15 14’* 15 BM-RTwt 17182 239 226 235 - 3 C Perm un 1807 $9'* 8’* 8’*-'* TD Realty 1950 $25'* 24+4 243*- i/^ TDReltw 1865 35 33 33 1 les devises Voici les taux des devises tels qu'ils sont fournis par la Banque Canadienne Nationale et la Banque de 28’% -F ’% Montreal Les cotes sont en monnaie canadienne Ultramar Unican S Unicorp F UGas6pr UGas8+4 UnionOil U Canso U Keno U Siscoe + 20 + 1 + V* Mriqui'du Sud Mlom.ijjiu Oupsl Vruunlint' \ustr.iIio Nutruhe Bcl^iqiu Borniudus Brésil ( hili ( iilonibic D.inuin.irk Fsp.i{>nc Kt.its l'nis Kr.ince (irete Hiill.inde Mnn^ Kon^ Inde Israel Italie .1.1 pnn MexKjue Norvefjt K.ind Deutsc he M irk f*i*so Dollar Si liilhnc t* r.ini Dollai N (’ru/eiio l'isi udo Peso ( ouronne IVsela Dollai Knini Dr.u lune Morin Dollar Roupie 1 ivre 1 ire Ven Peso < ouronne Nouvellf /a'hnde Dollar U Sections 600 Upp Cn 17700 VanOer 600 Versatile 900 Versatii A 400 Vespar 2000 Villcentre 500 Voyager P 550 Vulcan Ind 1100 WCICan z20 Waiax A 300 Walk GW A 2136 Wardair 900 Warn Can 100 WecoDev 2400 Weldwod 650 Wstburne 13539 53/4 53/4 Martn M 7 19V*+ V* WcoastT 119 24’* 24’* 24’*+ V* Wcoast w Willroy Woodreef YkBear 10540 YLambton 2238 Yukon C 3500 Zellers 185560 Ventes Haul Bat Ferm Ch ACF In 8 115 34V* 34 34V*+ V* Crane ASA Ltd 168 22V* 22 22 - Vente! Haut Bat Farm Ch Masco Cp 12 360 21'* 20’* 21 + '* Westeel Mass Fer 4 66 20 19'* 19'*- V* West Mini MasCp 33 17'* 17'* 17'*- '* Weston Maytag 13 40 31+4 31»* 3D* Wstnôp- McDnId 16 1164 45'* 44'* 44'/4-D/0 Whithorse McDnD 8 452 2D* 21’* 21V*+ '* WhonokA McGrH 11 332 17'* 17H )7V*- '* Mcintyr 30z1720 33 32 32'*+'* McKee 7 13 17'* 17’* 17'* Merck 17 305 503* 58 58 - »* Merr Lyn 6 297 )9V* 19'* 19V*+ 1/4 MGM 0 253 19'* 10V* 19'*+ ’* Midi ROS 7 305 30'* 30 30 - '* Mm MM 18 387 54 53'* 533* Mobil O 8 629 693* 691/e 69'*- V* Mobile 41 3 2’* 3 Mohas 8 42 J6V* 16’* 16V*+ >/2 Monsant 8 347 80'* 79V* 79V*+ »* Motorola 16 202 49'* 49 49 NCRCp 10 467 37 36’* 36’*- '* NLtnd 9 298 22'* 22'* 22'*- V* NatGyp 10 83 16’* 16V* 16’*+ '* Norflk W 8 545 33V* 32V* 32V*- V* Nor Tel 11 15 30'* 30'* 30'* Northgt 90 15 5V* 5 5V*+ '* Northrop 6 133 48'* 47V* 47’*- 3/4 Nor Sim 9 392 18'* 18'* 18'*+ '* OcePet 10 2701 27'* 26'* 26’*+'* Out Mar 7 35 26V* 26'* 26V*+ 1* PPG Ind 8 135 56'* 55+4 56Vfe+ V* Pac Pet 9 16 27’* 27V* 27’* PanAm 199 4'* 4V* 4V* Penney 11 573 4D* 40'* 40'*- V* Penzoïl 7 107 33’* 32V* 32V*- 3* Pepsi Co 13 219 73'* 723* 723*- 375 360 375 + 25 131 126 126 — 4 240 230 230 $103* 103* 103* $103/4 103* 103* 24 24 24 + 1 300 300 300 $9 8’/8 9 + '/* $16?* 183* 18;* + Ve $143* 143* 143* $13 12^8 13 + Ve $281^8 283* 283* >_ ’* 285 285 28$ + 5 $6'* 6’* 6'* '* 470 470 470 +20 $13’* 13 13'* + '* $9V* 9 9 — ’/0 $8'* 73* 8'* + '* $16'* 15 16’* + 3/4 $27V* 27V* 27V* — '/* 380 370 380 +10 $123* 123* 123* 420 420 420 5 $12 12 12 $663* 663* 663* 185 183 185 $83/4 83* 83* + Ve 128 125 128 + 1 69 67 67 $163* 16 16 ’* $7'* 7 7 400 380 395 + 15 57 54 57 165 180 184 + 8 350 340 350 + S Durtu^.il Hovaunie I ni Suede Suisse l(lK'(Osii>V,iqUie 1 R SS \ ene/uel.i Ks( udo I ivresterimji ( ouronne hr.iiK ( ouionru Rouble Btihvar 1 2124 44IK) (>()« ! 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Ce n'est finalement pas un mais deux projets de construction d une nouvelle usine de magnésium qui existent au Canada! Kn effet, le président de Chromasco, M.John Thomas Timmins, a révélé au DEVOIR, au cours d'un entretien privé, que son entreprise: • Dès 1977.à son usine de Haley en Ontario, pourra fonctionner à pleine capacité et donc produire quelque 12,000 tonnes de magnésium.• Avant la fin de cette année.Chromasco devra décider ou elle situe sa nouvelle expansion.afin d'atteindre, d'ici 1980.une capacité nominale de production de 20,000 tonnes de magnésium.• Enfin la nouvelle usine de magnésium, qu'elle se trouve près de la mine de dolomite à Ilaley en Ontario, ou près de 1 usine de ferro-silicium à Reauharnois au Québec, devra choisir un procédé de production totalement nouveau ou, à tout le moins, améliorer le système Pidgeon.Ces projets de M.Timmins confirment donc qu'on se dirige vers une relative pénurie de magnésium et qu'il y a place, au Canada, pour une augmentation sensible de la production de ce métal qu'on associe principalement à l'aluminium pour les besoins de 1 industrie automobile et aéronautique.Les déclarations du président de Chromasco confirment également que la technologie qu'il utilise actuelle-ment à Haley-doit à tout le moins être perfectionnée pour satisfaire aux besoins des clients, notamment les alumi-neries.On sait que le 9 mars dernier.LE DEVOIR révélait l'existence d'un projet d'investissement de $80 millions dans la région de la Mauricie pour la construction d'une usine de magnésium sur les bords du Saint-Laurent, d'une capacité de production de 14,000 tonnes.et d'une petite fonderie, à Shawinigan même.L'ensemble du projet apportait 400 emplois à une région très durement atteinte par le chômage.Selon les renseignements obtenus par LE DEVOIR, le ministère de l'Expansion économique régionale à Ottawa aussi bien que le ministère de l'industrie et du Commerce à Québec montraient peu d'empressement envers ce projet qui leur a été soumis voici plus de 18 mois.Quant à la SGF.pressentie comme partenaire, elle n'avait jamais commencé à négocier sérieusement quelque arrangement financier avec le promoteur, une importante société belge dont les actions sont cotées aux bourses de Bruxelles, Francfort et New York, et dont le chiffre d'affaires tourne autour de $350 millions.Depuis ce temps cependant, le ministre d'Etat au développement économique, M.Ber- nard Landry, semble suivre le dossier de très près et il s est d'ailleurs dit intéressé au plus haut point".M.John Timmins a pour sa part confirmé qu'il s'oppose à ce projet des concurrents européens.principalement du fait que cette concurrence sera soutenue, en partie, par des fonds publics."Si le Canada a intérêt à augmenter sa production de magnésium, déclare M.Timmins, notre compagnie a les ressources pour cela".Il rappelle, pour appuyer ce qu'il avance, que la production de l'usine de Haley a ete considérablement améliorée depuis qu'il Ta rachetée de Dominion Magnesium, une filiale de Falconbridge Nickel Mines en 1970.Il faut toutefois préciser que, depuis cette date justement, la production globale de magnésium a été considérablement réduite.Alors que Dominion Magnesium produisait 10,600 tonnes en 1969 et 1970, la production de Chromasco variait d'un minimum de 5.600 tonnes en 1972 à un maximum de 6.300 tonnes en 1973 et 1974.Il faut également ajouter que les droits de douane sur les importations de _________Pourquoi l’Alcan_______ n’achète pas son magnésium au Canada M.Roger Phillips, président de la Société d electrolyse et de chimie Alcan.a formellement déclaré au DEVOIR que si son entreprise achète son magnesium aux États-Unis, c'est que l'Alcan “n'a pas trouvé au Canada un fournisseur pour un produit de qualité et à des prix concurrentiels." M.Phillipps s'est refusé à préciser quelle quantité de métal son entreprise importe chaque annee.On estime cependant.dans les milieux informés, que les achats de magnésium d'Alcan représentent environ 4,000 tonnes par année.90'i des achats sont consommés dans les usines canadiennes de l'entreprise.Sans accepter de s'engager davantage, le président de Secal admet que la présence d'un fournisseur satisfaisant au'Canada pourrait entraîner une réévaluation de la situation.Alcan jouit actuellement d'un contrat à moyen terme avec Dow Chemical qui lui garantit ses approvisionnements en magnésium.Il s'agit cependant d'un métal fréquemment réquisitionné par les industries de la Défense Nationale et l'Alcan se trouve ainsi à la merci d'un embargo du gouvernement américain sur les exportations de magnésium.Il semble de plus que la politique de l'Alcan soit généralement de s'approvisionner sur place.Ainsi, se trouvant l'un des plus gros acheteurs canadiens de ferro-silicium, elle l'achète de Union Carbide à Chicoutimi.Le propre., père de M.Phillips, qui est lui-même ingénieur consultant, a eu l'occasion de visiter l'usine de magnésium de Bolzano avec un représentant de l'Alcan.Selon les visiteurs, le procédé "Bolzano" de réduction du magnésium, pour une usine de la taille de celle qui est projetée à Trois-Rivières (14,000 tonnes), semble le meilleur de ceux qui soient connus dans le monde.Chromasco pour sa part a investi de- puis deux ans.$200.000 dans une étude sur toutes les technologies de production du magnésium.Malgré sa proposition de signer un “secrecy agreement".Chromasco n'a jamais pu obtenir l'autorisation de visiter l'usine en Italie.Selon les spécialistes qui ont étudié le procédé italien pour l'Alcan, il ne produit aucune pollution.Il est meilleur et moins onéreux que les autres procédés connus, comme celui de Pechiney.Rappelons d'ailleurs qu'une étude dû MIC québécois a conclu que le procédé italien procurait un avantage de $250 la tonne de magnésium soit un gain de $3.5 millions par année, sur le procédé Pechiney.Si Alcan décidait un jour d'acheter son magnésium au Canada, cela représenterait une diminution de près de $8 millions du déficit commercial du Québec puisque le magnésium se vend aujourd'hui 96 cents la livre sur le marché mondial.____________ __________________________J La mise en faillite de United Asbestos n’a rien à voir avec la politique du PQ par Michel Nadeau La décision de la Banque Mercantile de mettre sous syndic les installations de la United Asbestos à Matachewan en Ontario n'a absolument aucun rapport avec la politique du Parti québécois dans le domaine de l'amiante, a déclaré hier au DEVOIR, M.Walter A.Prisco.vice-président exé- ¦g-n ile.Banque Mercantil Ce dernier a ainsi formellement démenti les affirmations du ministre ontarien des Richesses naturelles, M.Frank Miller qui a soutenu cette semaine que la politioue du PQ dans le secteur de l'amiante était responsable de l'arrêt des travaux à la mine du nord de l'Ontario.Prenant la parole devant une centaine de mineurs en colère en raison de l'inertie du gouvernement ontarien, M.Miller a déclaré que la Banque Mercantile craignait que le gouvernement pequiste ne nationalise les actifs de United Asbestos dans la région de Black Lake.La mine québécoise sert en quelque sorte de garantie pour la réalisation du projet ontarien en plus d'apporter à la compagnie des bénéfices importants.De l avis du vice-président de la Banque Mercantile, cette interprétation n est que "pure spéculation de la part d'un politicien qui nage dans l'eau bouillante." "Nous avons investi $22 millions dans un projet qui devait en coûter $18 millions mais qui a englouti plus de $49 millions jusqu'à maintenant.Que la compagnie trouve d'autres partenaires; comme ban-quiers, nous ne voulons pas prendre tous les risques." Or les mineurs de Matachewan ont demandé à M.Miller de convaincre les autorités de Toronto de s'associer au projet afin de conserver les 300 emplois créés à cet endroit.La compagnie United Asbestos a vainement tenté de conclure aux États-Unis un accord de financement de $35 millions afin d'assurer le parachèvement des travaux à Matachewan.L'inflation, l'addition d'équipement pour protéger la santé des mineurs et.peut-être des problèmes de "management" seraient responsables de cette poussée des coûts.La Banque Mercantile a décidé de fermer le robinet et les dirigeants de la compagnie ont été prévenus qu'ils devront trouver d'autres fonds ailleurs.Assez curieusement, United Asbestos n'a pas trouvé de groupes intéressés à ce projet qui.selon les données de la compagnie, renferme 30 mil- lions de tonnes de minerai contenant des fibres dans une proportion de 7.5%.Ce cul-de-sac est d'autant plus surprenant que les deux autres mines d'amiante non-québécoises au Canada.Advocate Mining à Terre-Neuve et Cassiar Asbestos en Colombie-Britannique ont vu leur cours progresser rapidement depuis le 15 novembre dernier.Il importe de préciser toutefois que les trois producteurs non-québécois ne comptent que pour 18 < de la production canadienne.Pis encore, cette impasse financière survient alors que la demande de fibre d'amiante est très forte et au moment où les compagnies réalisent des profits spectaculaires.Les bénéfices nets des cinq producteurs québécois ont dépassé $50 millions en 1976.Il est peu probable que les activités reprennent avant l'automne à Matachewan.Il en coûtera au moins $5 millions pour remettre la machinerie en marche.Pendant ce temps, la colère gronde chez les mineurs qui dans plusieurs cas ont fait l'acquisition d une maison à un prix élevé dans cette région située à 40 milles au sud-ouest de Kirkland Lake.L'injection d'un montant additionnel de $15 millions au cours des deux prochaines années permettait une produc- tion de 60,000 tonnes.Par la suite, les expéditions pourraient passer a 100,000 tonnes par an.Pendant ce temps, United Asbestos continue de toucher des revenus de sa mine à Black Lake.Celle-ci est exploitée par Lake Asbestos, une filiale à part entière du puissant groupe américain Asarco Inc.Les deux compagnies se partagent les bénéfices.En 1974, la parte nette de United Asbestos fut de $5.5 millions; elle tomba à $1.9 millions lors de la grève de l'amiante en 1975.Les prévisions pour l'exercice qui se terminera à la fin du présent mois seraient d'environ $7 millions soit $1 par action.Selon le ministre ontairen des Richesses naturelles, la politique du Parti Québécois dans le secteur de l amiante serait responsable de la fermeture de la mine d'amiante de Matachewan dans le nore de l'Ontario.Les créanciers soutiennent au contraire que c’est à l'absence de contrôle des dépenses qu'il faut imputer l’arrêt des opérations.La valeur aux livres des actifs de Melchers couvre à peine les dettes La valeur des actifs de Melchers couvre à peine les MEUBLES DE BUREAUX venez choisir votre ameubiement sur LES UEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc 7035 AVE DU PARC 270-1 141 Brevets d'invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 2100, rue DRUMMOND Montréal H3G 1X5 288-2152 ANNONCEZ DANS LE DEVOIR.QUELQU'UN VOUS LIRA 721-9630 ENTREPRENEUR-ÉlECTRICIfN JEAN K.MALOUF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plu! de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal dettes de la distillerie de Berthierville et la liquidation de la compagnie entraînerait une perte nette pour les quelque 1.700 actionnaires.Plus de 85' ; de ces derniers sont des investisseurs québécois.Le bilan déposé cette semaine à la Cour supérieure montre que les créances atteignent $17.7 millions alors que l'actif aux livres serait d'environ $18.2 millions.Ces chiffres ne tiennent pas compte des 1,550,040 actions dont la valeur au marché avant l'arrêt des transactions représente un montant global de $5 millions environ.Le syndic désigné, M.Richard Messier oe la firme Clarkson, Gordon tente toujours de trouver une solution pour résoudre les graves problèmes financiers de la compagnie.Le passif.se répartit ainsi: créances garanties ( $15.6 millions).creances non garanties I $1.7 millions) et créances privilégiées ( $450,576).La Banque Royale réclame $11.1 millions.le Trust Général du Canada, $4 millions et le Montréal Trust.$429,000.Toutes ces créances sont garanties.Les deux fabricants de bouteille.Consumer Glass et Dominion Glass, le commerçant en grains James Richardson l'agence de publicité BCP de Montréal sont parmi les principaux créanciers non garantis.Pour assumer ces dettes, la compagnie dispose de l'actif suivant: des inventaires ( $8,1 millions), des comptes à recevoir ( $2.2 millions), de la machinerie ( $3.6 millions) et le bâtiment à Berthierville ( $4.2 millions).Dans les deux derniers cas, i! s'agit de la valeur amortie et la disposition de ces actifs pourrait peut-être rapporter une somme supérieure Ces montants n'incluent pas les biens de la filiale du Manitoba.Cette usine a bien failli être vendue à $2.6 millions.Toutefois, on ne peut songer récupérer ce montant surtout que cette filiale doit $1.1 million à la compagnie-mère.La filiale spécialisée dans la vente de vins, Italvine doit également $160,000 à Melchers.Il n'est pas certain que ces deux créances pourront, dans la conjoncture actuelle, être récupérée Si la liquidation des actifs demeure la solution ultime, des accords avec les créanciers et l'arrivée de partenaires avec des "capitaux frais" semblent être le dénouement le plus probable de la crise que traverse présentement la compagnie.Les documents de la session.sous la Loi sur la faillite, sont signés par le président du conseil.M.Claude Frenetteet le président de la compagnie, M.lan Wilson-Smith.magnesium au Canada sont tombes de 14% en 1969 à 5% depuis 1972.Aux États-Unis par exemple, ces droits sont de 20%.Il semble que depuis qu'il a pris possession de cette usine a Haley, M Timmins se soit surtout attaché à y développer la production de métaux non-ferreux destinés à des marchés très spécifiques, comme le calcium, le barium, le strontium, le thorium, le zirconium etc.Quant au magnésium.Chromasco vend sur des marchés assez spécialisés à travers le monde.M.Timmins affirme que ses clients se trouvent partout dans le monde, aux États-Unis d'abord, où il a vendu près de 5.000 tonnes en 1968.mais seulement 1.000 tonnes Lan dernier, en Amérique du sud.en Europe, principalement en Grande-Bretagne et en France.Au Canada.M.Timmins n'a jamais prétendu vendre plus de 2.500 tonnes, et pour des marchés spécifiques.Il semble par exemple que Chromasco fasse peu de livraisons aux industries aéronautiques même si la composition de son conseil d'administration pourrait laisser penser le contraire: deux administrateurs sont en effet Lun.M.John Duquel, conseiller général et vice-président de Canadair, l'autre.M.John A.Timmins, vice-président.marketing et ventes, de De Havilland.Selon le président de Chromasco le magnésium de Haley se retrouve surtout dans des produits de consommation courante comme les scies à chaîne, des pièces de moteurs hors-bord ou de motoneige.Les quantités vendues à Alcan sont infimes par rapport à la consommation globale de l a-luminerie canadienne.Devant l'augmentation de la demande mondiale, Chromasco éprouve le besoin de construire une nouvelle usine de magnésium pour prendre une part plus importante du marché.Son projet d'expansion n'est pas nouveau puisque M.Timmins a révélé au DEVOIR qu'il en a informé le ministère de l'Industrie et du Commerce, dans un mémoire "confidentiel", et ce "du temps de M.Saint-Pierre".M.John Timmins affirme qu'il produit un magnésium d'excellente qualité, dont la pureté peut atteindre le degré exceptionnel de 99.5% pour des clients français et britanniques, Il ne cache pas non plus que la technologie du docteur Pidgeon lui cause quelques problèmes.Dans son dernier rapport aux actionnaires, il déclarait d'ailleurs qu il est “à effectuer une révision de ses méthodes de production et il apporte sans cesse des améliorations aux installations".Les adversaires du projet "Magnésium-québécois", présente par les investisseurs européens et basé sur une technologie encore secrète développée à Bolzano, petite ville des Alpes italiennes, rappellent constamment que la demande mondiale n'est pas suffisante pour justifier un tel investissement M Timmins pour sa part ne nie pas que le marché va aller s'améliorant mais on peut aussi douter que Chromasco soit capable de profiter de la croissance de la demande En effet, alors que la demande mondiale d'aluminium a crû de 25%, la production de Chromasco de magnésium, qui devrait suivre la même courbe, a été loin de réaliser la même performance.Même en 1976, l'usine de Haley n'a produit qu'à 50% de sa capacité.M.Tiiwwifle-Jient beaucoup à construire son usine de magnésium, ou à agrandir la production de Haley de 8,000 tonnes.75% de la production de l'usine de Beauharnois en ferro-silicium servent en effet à alimenter la production de magnésium.Chromasco vient d'investir $9 millions pour construire une nouvelle fournaise à Beauharnois, sans compter un autre investissement de $8 millions, l’an dernier, pour la protection de l'environnement.M.Timmins estime que Québec devrait y penser à deux fois avant de lui "imposer" un concurrent.Sa compagnie est entièrement québécoise et emploie 322 personnes à 1 usine de Beauharnois et 90 personnes dans son somptueux siège social, au 20ème étage de 1 édifice de l’Alliance, rue Sherbrooke à Montréal.C'est à ce siège social qu'a ete entièrement dessinée et conçue la nouvelle fournaise de Beauharnois.C'est là encore que la famille Timmins NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 M.John Thomas Timmins, président de Chromasco: “Laconcurrence, oui mais pas avec des fonds publics".(Photo Alain Renaud) 5;\ .\N- < •.; • s vient de mettre sur pied une nouvelle société.N A.Timmins Ltd, spécialisée dans la gestion des portefeuilles de placement, ("est l'une des rares sociétés du genre à être équipée de son propre centre d'ordinateurs.Chromasco vient également de rapatrier, au Québec, le contrôle d'une petite entreprise de Toronto.Industrial Adhesives, qui possède deux usines à Montréal et Toronto.Le président de Chromasco refuse toutefois de se commettre davantage quant à son projet d'expansion II promet une réponse "avant la fin de cette année" L'usine de ferrosilicium (nécessaire à la fabrication du magnésium) et le coût de l’électricité québécoise, sont autant de "bonnes raisons de choisir le Quebec La mine à ciel ouvert de dolomite.à Ilaley, avec sa capacité de production de 350 tonnes de minerai par jour, est aussi une "bonne raison" de choisir l'Ontario.- -N L’or franchit le cap des $150 ZURICH (Reuter) Les cours de l'or ont dépassé la cote de 150 dollars l 'once sur les marchés de Zurich et de Londres et certains opérateurs s'attendent à les voir atteindre 160 dollars l’once.Coté a 150.12 dollars hier à l’ouverture du marché de Zurich, après avoir clôturé la veille à 148.87 dollars, le métal précieux s’échangeait au même cours au terme d'une journée active.A Londres, il s’est inscrit à 150.25 dollars au fixing de la matinée, enregistrant une progression de 1.35 dollars par rapport à la veille Cette évolution s’explique en premier lieu par un regain d'intérêt de la part d’investisseurs américains, par une reprise de la demande industrielle, et par des commandes de métal destiné a la joaillerie au Proche-Orient.L'or, qui était tombé à un peu plus de 100 dollars l'once en août, n'avait pas atteint la cote des 150 dollars depuis le 9 septembre 1975 Le métal avait atteint près de 200 dollars l'once à la fin de 1974 à un moment ou les investisseurs y voyaient une valeur de refuge dans un climat d incertitude économique mondiale.Signalons par ailleurs que la prochaine vente d'or du Fonds Monétaire Internat m nal, qui aura lieu le 6 avril prochain, s'effectuera sur vant le système des enchères classiques comme la précédente.La vente portera sur 525,000 onces, quantité fixée pour les ventes mensuelles qui ont remplacé depuis mars les systèmes des enchères toutes les six semaines, qui portaient sur 780,000 onces La vente de mars avait été effectuée à des prix allant de 145.55 a 148 dollars par once, les plus élevés enregistrés depuis le début des ventes en juin 1976.PLACEMENTS RECOMMANDÉS Prospectus sur demande VILLE DE LAVAL, 934% échéant le 1er avril 1987 VILLE DE GRANBY, 9%% échéant le 1er avril 1987 VILLE DE ROSEMÈRE, 934% échéant le 4 avril 1987 BELL CANADA, 9.40% échéant le 15 février 2002 ROY NAT LTÉE, 834% échéant le 15 avril 1982 PRIX: 100 et l’intérêt couru, s’il y a lieu Téléphone: (514) 845-1152 MAISON FONOft (N 1901 MEMBRES BOURSE DE MONTRÉAL BOURSE DE TORONTO ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIERES QUÉBEC • MONTRÉAL .TORONTO RENE T.LECLERC INCORPORÉE SUITE 500, 800 EST, B0UL DE MAISONNEUVE, MONTREAL.P Q H2L 419 ft 16 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 Un arbitre tranche un litige au sein d’une étude d’avocats mil IÜ il 81* : :: ,Xk mm r-^S mmm Une question de style Curieux contraste entre le précieux du style victorien et la ligne "entrepôt".Il s'agit pourtant de la même maison portant les numéros 1430-32 rue Bishop, à Montréal.La photo de gauche a été prise en novembre 1973.celle de droite tout récemment.Selon les responsables du service d'habitation et d'urbanisme, cet exemple était la nécessité d'ajouter des exigences aux règlements de zonage existants.L'esthétique peut varier suivant les entrepreneurs, propriétaires ou architectes mais ce service municipal croit que.pour protéger certains ensembles, un consensus pourra facilement s’établir, en fonction du danger de défigurer certaines parties de rues au cachet bien particulier.Cadeaux “scandaleux” de $38,439 de la Ville au club des Alouettes?L'opposition n'a pas pu savoir.jeudi soir, les raisons qui ont pousse Montreal à radier une somme de $38.439 due par le club de football des Alouettes a la ville.Sur une question de privilège, le conseiller Gaétan Lebeau a déclaré inaccep- tables les raisons invoquées par le chef du contentieux de la ville pour ne rien dévoiler à ce sujet, de sorte que la résolution adoptée par le comité exécutif (25 janvier 1977).acceptant $6.236 comme quittance finale d une dette de COURS D’ANGLAIS Programmes intensifs de langue dans un milieu anglophone.Université catholique.Coèducationnelle.Divers cours avec laboratoire.Aussi un institut de TESL pour le Professeur d Anglais.Écrivez à: INTERNATIONAL STUDENT PROGRAM ST.MICHAEL S COLLEGE WINOOSKI, VERMONT 05404 U.S.A.près de $45,000 demeure, aux yeux de l'opposition, un cadeau scandaleux à une entreprise privée.L'opposition soupçonne même une entente mystérieuse là-dessous.Les Alouettes avaient reçu un compte d'environ $44.000 de la ville pour payer les frais d'exploitation du stationnement de l'autostade.en 1975-76 et en 1976-77.Me Jean Péloquin.dans une lettre datée du 7 mars, adressée au président du comité exécutif.M.Gérard Niding.soutient qu'il serait contraire aux intérêts de la ville "de révéler publiquement les motifs d une transaction sur un litige et que le cas particulier des Alouettes ne doit pas faire exception ".Me Péloquin invoque le privilège de confidentialité entre avocat et client et rappelle la directive adressée par l'exécutif (23 février) aux MAÎTRISE EN SCIENCES DE LA TERRE chefs de service, les mettant en garde contre tout bris de la confidentialité des opinions qui sont transmises par le contentieux.Le maire Drapeau a souligné qu'il pouvait se faire, dans l'abstrait, qu'ayant étudié toutes les facettes d'un dossier, le contentieux tranche pour un règlement hors cour, parce que la cause de la ville pouvait ne pas se révéler aussi solide qu'il n’y paraissait tout d'abord.Le conseiller Lebeau et.derrière lui, six autres membres de l'opposition, n en considèrent pas moins comme farfelue cette attitude voulant que les conseillers et les citoyens dans leur ensemble se “mêleraient de choses qui ne les regardent pas'' en voulant fouiller ce dossier d'un “cadeau” aux Alouettes.Le conseiller Berthelet, par exemple, s'insurge contre une mentalité qu'on essaie de nous faire gober et qui consisterait à faire confiance à tout le monde ", Quant à Marius Minier, il dit ne pas pouvoir se permettre de “laisser passer cette chose-là sans élever la voix”.par Clément Trudel Il y a plus de neuf ans, quatre avocats rompaient leur association.Depuis, trois des membres de l'étude Brière, Paquette, Reeves et Longtin sont devenus juges mais un “long et laborieux” arbitrage vient tout juste de se terminer.qui force les juges Paul Reeves (Cour supérieure à Montréal) et Jean Longtin (Sessions de la paix à Montréal) à verser à leurs expartenaires $32,425 Au centre du litige: 1825 dossiers traités par l etude de la rue Saint-Jacques au moment de sa dissolution — surtout des affaires d'assurances — et une “situation ambiguë et incertaine” que les trois arbitres estiment être due à l'absence de définition précise de l'association, “dont chaque associé doit porter la responsabilité”.Au bureau du syndic du Barreau, un porte-parole de Me Claude Boisvert a déclaré qu 'aucune trace de correspondance ne subsistait dans ses dossiers quant à une correspondance de Me Brière (aujourd'hui juge au tribunal du Travail) avec les bâtonniers Moisan, Viau.Robert et Grondin et que l’arbitrage et la décision remontant au 3 mars 1977 ne relèvent pas du Barreau à proprement parler.Agissant comme “amiables compositeurs", les trois arbitres: Mes Émile Poissant, Charles-J.Gélinas et Pierre Legrand rejettent l'hypothèse de la mauvaise foi des démissionnaires Longtin et Reeves et attribuent plutôt aux activités politiques de Me Brière — qui abandonna le parti libéral en octobre 1967 et se joignit au Mouvement Souveraineté-Association de René Lévesque — la valeur de goutte d'eau qui aurait fait déborder le vase et précipité le départ de Me Paul Reeves et Jean Longtin.Le conseil d'arbitrage n'attribue ni dommages réels ni dommages moraux à Me Claude Paquette et à Me Brière qui auront toutefois droit, dans les 90 jours suivant le prononcé de la sentence, à plus de $32.000 y compris $15.332.60 payables par Me Reeves (5% d'intérêt au 29 novembre 1972) et $7,265.44 que devra débourser Me Longtin, au même taux d'intérêt.Le conseil signale que, même si les faits allégués remontent à décembre 1967, l'arbitrage n'a vraiment fonctionné qu'à compter de novembre 1972 avec des délais ’-‘excessifs” dus parfois à des circonstances dites incontrôlables.Outre ces sommes, Me Reeves paiera $3,000 et Me Longtin $1500, sans intérêt, en guise de compensation pour frais juridiques et comptables.En principe toutefois, chaque partie devra assumer l’expertise comptable commandée par elle, les arbitres accordant le strict minimum de frais pour l'intervention des comptables RCMP et associés (Raymond, Chabot, Martin, Paré) en vue d'établir le montant de l’actif de l'étude au moment de sa dissolution.Pour revaloriser l’école publique Programme Approche globale permettant à l'étudiant d'aborder TOUS LES PHÉNOMÈNES GÉOLOGIQUES DU QUATERNAIRE, y compris le magmatisme, par la méthode de son choix, à savoir: géochimie, géologie appliquée, géologie structurale, géomorphologie, minéralogie, paléontologie, pétrologie.sédimentologie.stratigraphie, etc.Equipement disponible Absorption atomique.Analyse thermique différentielle et thermogravimétrique.Laboratoires de lames minces et surfaces polies.Laboratoires de sédimentologie.de pétrologie et de géochimie.Rayons X: diffraction et fluorescence.Spectrographe de masse.Aide financière Aide financière éventuelle en offrant un poste d'assistant de recherche ou d'enseignement.Corps professoral et collaborateurs Le corps professoral comprend dix professeurs plein temps et peut compter sur la collaboration de plus de quinze spécialistes de l'extérieur.RENSEIGNEMENTS Écrire à: M.Gilbert Prichonnet Directeur du programme Départment des sciences de la terre UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Case postale 8888, succursale A Montréal, Québec.H3C 3P8.Téléphoner à: Mlle Micheline Lacroix, (514)282-7343 ou 7349.L'Association des directeurs d'écoles de Montréal (ADEM) tiendra son Congrès annuel les 30, 31 mars et 1er avril prochains à l'hôtel Hilton de Dorval.Les membres du personnel de direction des écoles du secteur francophone de la CECM se pencheront alors sur la question de la “Revalorisation de l'école publique”.Ils aborderont ce thème d'actualité sous deux optiques différentes mais complémentaires, à savoir: “Valeurs et mi lieux vs paix scolaire” et "Ressources et structures vs revalorisation'.Ils approfondiront en atelier ces dimensions de façon à en arriver à définir ce que doit être l’école publique.Des conférenciers de marque ont été invités à cette rencontre afin de lancer et d'alimenter les débats.C'est ainsi que, le mercredi 30 mars à 20 heures, le docteur Hans Selye traitera du stress chez les administrateurs scolaires.Le lendemain, M.Paul Tremblay, président du Comité catholique du Conseil supérieur de l’éducation, viendra faire valoir son point de vue sur la nécessité de revaloriser l'école publioue tandis que le président de la CECM, le docteur Luc Larivée, fera connaître les visées de la Commission des écoles catholiques de Montréal à cet égard.coues nistre de l'Éducation, prononcera une allocution le vendredi 1er avril dans le cadre d'un déjeuner-causerie.M.Jean-Pierre Hogue Ph.D., professeur agrégé à l’Université de Montréal, parlera le même jour de l’influence des structures sur la gestion des écoles.Université du Québec à Montréal JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR à Montréal et en Banlieue Nos bureaux sont fermés le samedi 844-3361 Cet arbitrage a fonctionné par à-coups.Il doit à une intervention du juge en chef Deschênes, au printemps de 1976.d'avoir franchi sans encombre le stade ultime; il fallait alors faire concorder les horaires de juges et d'avocats tout aussi occupés les uns que les autres.Même si les “demandeurs'' Brière et Paquette avaient désiré la présence d'un sténographe.les témoignages rendus n ont pas été pris en sténographie.Ainsi que le rappelle la sen-e.il a ‘ " tence.if a fallu 20 séances d'enquêtes, 160 pièces diverses.400 pages de notes et autorités.100 pages de contestations écrites, des centaines de pièces de correspondance et d'appels téléphoniaues pour en arriver à compléter quête.I en- Aval eu r de bicyclette Les arbitres ont été à même d évaluer à $192,481.92 la valeur de 1,016 dossiers en litige et ils en font la répartition suivant les honoraires moyens touchés par les partenaires en 1966, année précédant la dissolution.La décision retient aussi le principe que “les affaires importantes sont les plus rémunératrices justement parce que plus longues et plus difficiles”.Ce problème de la formation et de la dissolution d'associations entre membres du Barreau, surtout si les partenaires n en précisent pas les termes par écrit, est susceptible d'affecter tôt ou tard chacun des 5.800 avocats du Québec.Aussi, l'un des requérants, Marc Brière.a-t-il insisté maintes fois depuis 1970 sur la nécessité d 'entamer une étude pouvant être utile à toute la profession.Pour l'instant, il ne semble pas que le Barreau et son conseil général se soient arrêtés favorablement à considérer la mise en route d'une telle étude.Ainsi, l'avis de six semaines donné par Mes Reeves et Longtin à leurs associés était-il suffisant, pouvait-il donner ouverture à des inconvénients infranchissables en un si court laps de temps?Les arbitres disent déplorer la futilité des efforts tentés par les intéressés pour en venir à un accord et l’affrontement qui s'ensuivit.Ils ne retiennent pas l'hypothèse d'un geste qu'auraient posé MM.Reeves et Longtin “en vue de causer préjudice” à leurs ex-associés.“Si les intéressés avaient employé les six dernières semaines de 1967 à liquider les actifs de la société ou tout au moins à s’entendre sur les conditions de telle liquidation, les inconvénients.auraient été réduits au minimum”, notent les arbitres.Suivant la prétention de Me Paquette et de Me Brière, leurs collègues Longtin et Reeves, au lieu d'attendre le partage à l'amiable de dossiers, entre le 27 et le 31 décembre 1967, avaient choisi de déménager dans leurs nouveaux bureaux les dossiers traitant des affaires les plus intéressantes.PARIS (Reuter) — Croquant sans peine une tasse et sa soucoupe, M.Mangetout confie entre deux bouchées de porcelaine, qu'il s'attaquera oientôt à une bicyclette."Ce sera une bicyclette pour enfant.Je commencerai par le guidon et à raison d'environ deux cents grammes à l'heure, j'en aurai pour deux semaines”.a déclaré mardi ce participant au onzième festival des records fantastiques qui s'ouvrira samedi à Paris.Coupe-chou habilement saisi entre les doigts de pied, un autre “exposant” rase prestement un volontaire après avoir encouragé un Belge solidement bâti a soulever deux cent kilos avec les dents.Insensible au spectacle de plusieurs gaillards qui embrassent des serpents ou s’enfilent des aiguilles dans les joues, un antillais s'endort tout recroquevillé dans une petite boite hermétique.La condensation sur les parois montre qu'il respire bien.Inutile de lui demander une interview.DATE LIMITE Si vous comptez poursuivre vos études chez nous.LE VENDREDI 1er AVRIL est la date limite pour la réception des demandes d'admission à la section de Droit civil de la faculté de Droit, au programme de spécialisation en Psychologie et aux écoles des Sciences de l'Activité physique et du Loisir, des Sciences infirmières (programme de 4 ans) et de Traducteurs et d'interprètes.Renseignements: Admissions, Université d'Ottawa, Ottawa KIN 6N5; téléphone (613) 231-3930.UNIVERSITÉ D'OTTAWA UNIVERSITY OF OTTAWA ?ga M.Jacques-Yvan Morin, mi- DEMANDES D’ADMISSION À L’UQAM Suite à la reprise des activités universitaires, l’Université du Québec à Montréal désire communiquer ce qui suit aux personnes ayant ou voulant déposer une demande d’admission.1.ADMISSION POUR L’HIVER 1977 Les étudiants ayant déposé une demande d'admission pour l'hiver 1977 recevront sous peu une réponse et les nouveaux admis seront convoqués à s'inscrire pendant la première semaine de cours de la session d’hiver 1977 (du 2 au 6 mai 1977).2.ADMISSION POUR L’ETE 1977 L'Université n'offrira pas de cours à l'été 1977 et conséquemment n'admettra aucun étudiant pour l'été 1977.3.ADMISSION POUR L’AUTOMNE 1977 Nouvelles échéances pour le dépôt des demandes d'admission pour l'automne 1977: Premier cycle: 1er avril: temps complet: tous les programmes temps partiel: programmes contingentés 1er juillet: temps partiel 2e-3e cycles: 1er juin: temps complet et temps partiel Pour de plus amples renseignements, s’adresser au Service de l’admission, tél.: 282-7161 "I Université du Québec à Montréal ma 6 1 6 LE DEVOIR Samedi 19 mars 1977 John Roberts__________ Le fédéral ne devrait jamais renoncer à son rôle culturel Cahier Même s'il trouvait quelque intérêt à la révision constitutionnelle, ce qui ne semble guere être le cas.le titulaire du Secrétariat d'État.M.John Roberts, s'opposerait fermement à ce que le gouvernement fédéral abandonne de quelque façon ses acüvi- cl une augmc tés dans le domaine culturel, au profit compétences provinciales 1 augmentation des Faire du Canada un pays plus civilise .par.MICHEL ROY C'est par l'action et le rayonnement des institutions culturelles du Canada que le Secrétaire d'État souhaite promouvoir ' l'unité nationale ", Et M.John Roberts, au cours de l'entrevue qu'il accordait au DEVOIR, a beaucoup insisté sur cette notion plutôt abstraite, qu'il a peine à définir du reste, mais qu'il s'efforce d'expliciter, tout comme il s'est récemment employé à le faire lors d'une réunion à laquelle assistaient les représentants des grandes agences: Office national du film, Radio-Canada, Conseil des Arts, Société de développement de l'industrie cinématographique, Musées nationaux, Bibliothèque nationale.Centre national des arts et Archives publiques."Comme gouvernement, nous sommes très préoccupés par l'unité nationale, et ie crois qu'il y a un grand rôle à [ouer dans le domaine des arts." Aux délégués des agences et sociétés réunis autour de fui le ministre a dit : “Si vous voulez avoir des augmentations de budget, je vous comprends, mais essayez de justifier votre action en termes d'unité nationale.Faites-moi valoir des projets que je pourrais présenter au Cabinet et dont je pourrais dire qu'ils contribueront à l'unité nationale!" Car M.Roberts a la nette impression que les agences culturelles "font un peu ce qu elles veulent".Il déplore un manque de cohérence, une imprécision des objectifs.Automatiquement, les crédits sont renouvelés sans que l'on se préoccupé de savoir vraiment ce qu'elles font pour le pays."Alors je leur ai dit que la hausse prévue de 7% est en effet bien modeste compte tenu des charges de plus en plus lourdes qu elles doivent porter.Si vous voulez davantage.prouvez-moi que des crédits supplémentaires seraient bien utilisés." Le ministre, sans proposer une définition claire et nette de l'unité nationale, procède par analogies et cite des exemples pour se faire comprendre."Il ne s'agit pas de dire au Conseil des arts de convaincre Michel Tremblay d'écrire une pièce en faveur du Canada et de lui verser une subvention à cette fin.Je voudrais plutôt qu'on joue du Michel Tremblay à Toronto" Il conçoit l'unité nationale en termes de “rapprochement".de “connaissance réciproque", de compénétration intellectuelle entre les régions.“Il s'agit en somme de faire du Canada un pays plus civilisé, et je ne vois rien de plus indiqué que la culture pour y parvenir.Il faut révéler le pays à lui-même.Mais qu'on me comprenne bien: je ne demande pas et ne voudrais pas que l'ONF se mette à produire des films de propagande.Je voudrais que l'ONF aide le Canada et les Canadiens à se connaître, à s’apprécier.à se civiliser davantage." Mais comment, dans le domaine de l'information et des affaires publiques, Radio-Canada pourrait-il.tout en reflétant la réalité canadienne — ce que son mandat l'appelle à faire — contribuer également à l'unité nationale0 "Le problème de Radio-Canada, c'est autre chose.Cest une question de “fairness", d’équité dans l'information et l 'actualité.Je ne peux pas vous dire que je suis heureux de l'enquête qui va s’ouvrir.Mais je dois vous dire que ce ne sont pas seulement les libéraux, les membres du gouvernement ou les francophones qui se plaignent de Radio-Canada.Je reçois des plaintes tous les jours de partout.J'admets que c'est une affaire difficile et délicate.Mais le meilleur moyen d'analyser cela, c'était encore de confier l'enquête au CRTC." M.Roberts n'est pas convaincu, quant à lui.que le Parlement doive préciser le mandat d'unité nationale dévolu à Radio-Canada.Mais, s'il y a lieu de le réviser, le CRTC pourra le dire au terme de" son enquête.Le cas échéant, c'est au Parlement qu'il appartiendra d'aviser.Dans ce domaine, estime le ministre, il ne serait pas sage de s en remettre aux seuls parlementaires qui seraient portés à juger la situation à partir d'impressions et d emotions.C'est pourquoi il croit que l'enquête du CRTC est "le moyen le plus impartial' Mais pourquoi parler, dans la lettre du premier ministre.d une commission royale d'enquête sur la radiodiffusion publique?"H ne s'agit pas dans ce cas de la seule société Radio-Canada mais de l'ensemble de la radiodiffusion canadienne.Nous avons eu deux grandes enquêtes présidées par M.Fowler depuis 20 ans.La dernière remonte à 10 ans.La situation a changé depuis , nous avons le câble, les satellites et des techniques plus raffinées.Peut-être conviendrait-il de réexaminer tous les 10 ans 1 ensemble de la radiodiffusion au Canada, comme nous faisons pour la Loi sur les banques.Il n'y a rien de machiavélique dans cette suggestion.' Le Secrétaire d'État abordera pour finir la question du partage des responsabilités en matière de culture.Jamais, dit-il.le gouvernement fédéral ne quittera ce domaine, mais il est évidemment souhaitable d'établir des relations plus étroites avec les provinces, particulièrement avec le Québec.Pourra-t-on parler de concertation au point que serait mis en place un organisme conjoint?M.Roberts est plutôt sceptique, mais il n'écarte pas cette possibilité.Il espère vivement que l oecasion lui sera prochainement offerte de s'entretenir avec M.Louis O'Neill, ministre des Affaires culturelles du Québec."M O'Neill m'a adressé une carte très gentille à l'occasion de Noël et avait exprimé l'espoir d'une rencontre éventuelle Je la souhaite vivement.Et je lui ai récemment écrit a ce sujet." 11 n y a pas nece de conffit.il n'y a pas nécessairement obligation de choisir entre le fédéral et les provinces.dit-il.Nous avons des ressources limitées et nous faisons ce que nous pouvons.Il en va de même pour les provinces et, si elles dépensaient plus dans ce domaine, cela ne m'agacerait pas du tout.En soi.la culture ne saurait être un facteur de division; nous ne pouvons avoir trop de théâtres.trop de troupes artistiques, trop de production littéraire." Nommé au Secrétariat d'État.son premier ministère, en septembre dernier, John Roberts ne semble pas avoir été plus ébranlé qu'il le faut, dans ses certitudes, par l'élection québécoise de novembre, ni plus tard par les déclarations piquantes sinon franchement provocatrices du ministre québécois des Affaires culturelles.M Louis O'Neill."Je sais où je me situe et je ne changerai pas d avis.L'action culturelle du gouvernement fédéral a été une de ses grandes réussites, particulièrement au cours des 25 dernières années.Pourquoi devrions-nous renoncer à quelque chose qui a si bien fonctionné?Même des séparatistes ont reconnu la qualité de ce que nous avons fait.Bien sûr.si la séparation devait se produire, il faudrait y repenser.Mais j'aime autant croire que cela n'arrivera jamais." Avec son milliard et demi de budget, le Secrétariat d'État partage son action entre la culture.Laide à l'éducation, les programmes de bilinguisme et d autfes activités touchant à la citoyenneté.On mesure l'ampleur de son implication au plan culturel par les organismes qui lui sont administrativement rattachés, tout en ayant une gestion autonome: là Société Radio-Canada, l'Office national du Film, la Société de développement de l'industrie cinématographique canadienne, les Musées nationaux du Canada, le Conseil des Arts, la Corporation du Centre national des Arts, la Bibliothèque nationale et les Archives publiques.En asseyant sa présence dans tous ces domaines, le fédéral n'est pas “intervenu" dans des champs provinciaux, et ne s'est accaparé les affaires de personne d'autre, soutient M.Roberts.Si l'on veut absolument parler de droit constitutionnel, le processus serait plutôt "contraire" selon lui: Lesprit de l'Acte de l'Amérique britannique du Nord veut que revienne au fédéral tout ce qui n'est pas explicitement remis aux provinces dans le texte.Cest le cas de la culture et l'action fédérale est bien enracinée, la Galerie nationale relève du fédéral depuis la fin du XIXème siècle, par exemple." Mais John Roberts n'a aucune propension pour la bataille autour des textes juridiques et c'est presque avec candeur qu'il défend son rôle, malheureux justement de ce que les Québécois aient souvent eu tendance à voir dans le soutien fédéral aux activités culturelles, une intervention indue d'Ottawa.Se remémorant avec indignation l'époque encore récente et toujours susceptible de renaître où des créateurs acceptant des prix ou des subventions d'Ottawa étaient réprouvés et tout au moins vivement pris à partie dans certains milieux qu Québec, il s'indigne."Je trouve ça honteux.On n'attaque pas les gens lorsqu'ils acceptent leurs paiements d'assurance-chômage ou leurs pensions de vieillesse qui viennent d'Ottawa, alors pourquoi attaquer les artistes?Ce ne sont pas des propagandistes, ce sont des etres qui parlent à leur façon à d'autres êtres.Et ils paient leurs impôts comme tout le monde.S en prendre à eux.c'est exercer une sorte de chantage culturel à rejeter avec force, absolument, même chez les séparatistes les plus passionnés".Prototype du jeune et brillant député torontois, francophile reconnu, parlant d'ailleurs un français tout à fait acceptable qu'il a appris, avec la gastronomie, sur les routes de France et de Navarre auxquelles il est resté fort attache depuis ses études à la prestigieuse École nationale d'administration (ENAi de Paris, .par.USE BISSONNETTE John Roberts, murmure-t-on â Ottawa, a comme principale mission d'enseigner au Canada anglais non seulement les bienfaits de la coexistence, mais ceux de l'interpénétration des deux principaux univers culturels du Canada.Sa façon de parler de “l'identité canadienne" a d'ailleurs des accents parents de ceux de Pierre Elliott Trudeau.Il y “croit passionnément ", dit-il.“L'iaentité canadienne est à la base de l'idée du Canada, un pays civilisé dans ses structures de gouvernement, dans sa tolérance, sa sensibilité, un pays que doivent mieux lier les arts, la culture.On ne vit pas que d'économie".Loin de lui l'idée de faire servir l'activité artistique à la lutte politique c^ui s'annonce, ajoute-t-il aussitôt, voyant l’écueil.Mais il maintient que le fédéral a un rôle spécifique, celui d'aider des cultures à s'expliquer l'une à l'autre, "permettre à Michel Tremblay d'être joué à Toronto, amener le théâtre manitobain â Montréal, échanger constamment" Il lui paraît tout aussi évi- dent que les dynamismes "régionaux " peuvent être cependant mieux soutenus par les provinoes elles-mêmes et c est pourquoi il ne voit pas l'intérêt de.modifieations constitutionnelles.Dans son ministère, affirme-t-il sans ambages et malgré les déclarations du premier ministre sur une éventuelle révision constitutionnelle, personne n’est en train de preparer des propositions de négociation.“Étant donné l'expérience des dix dernières années, toutes ces discussions stériles avec les provinces, je ne crois pas plus maintenant qu'auparavant que de tels débats puissent mener à des solutions utiles.Je ne nie pas que tout soit discutable, comme dit le premier ministre.mais je crains un nouveau gaspillage d'énergies".Autant John Roberts paraît inflexible quant à la permanence du role culturel du gouvernement central, aurant il semble en voie de révision d'un des autres rôles les plus importants de son ministère, celui qui touche à l'éducation.Suite à la page 22 (Photo Alain Renaud) John Roberts et le cinéma_ Un choix délicat à faire entre culture et commerce Employons un euphémisme et disons que le cinéma pose un problème bien particulier au Secrétaire d'État, M.John Roberts.Car rien ne va plus en ce domaine; et ce dernier en est fort conscient même s'il tarde à faire connaître sa politique du cinéma.Mais cela ne saurait tarder, allait-il révélé au DEVOIR lors d'une entrevue; dans deux ou trois mois au plus tard, le Secrétariat d'État aura complété sa nouvelle politique du cinéma."Il faut qu'on reconnaisse qu'il nous reste très peu de temps pour résoudre ce problème.Le cinéma n est pas la seule responsabilité du Secrétaire d'État.et ce n'est pas la plus importante.Fit puis c'est un problème qui traîne depuis longtemps.On ne peut donc plus continuer comme cela indéfiniment; il faut prendre des décisions, et on va les prendre, qu'on ait tort ou raison." Cette déclaration de M.John Roberts sonne naturellement comme un avertissement.Au cours de notre entretien.il s'adressait alors plus particulièrement aux distributeurs canadiens représentant les intérêts des puissants “majors" américains pour qui le Canada représente le marché étranger le plus lucratif.Mais cet avertissement s’adresse aussi, il ne faut pas en douter, â tous ceux qui ont intérêt à voir se perpétuer le statu quo actuel; et ils sont nombreux.Car si le cinéma canadien se porte bien mal.on ne peut pas en dire autant du commerce cinématographique.Nos écrans continuent toujours à présenter avec succès des films américains; il se fait de plus en plus de coproductions ou tout simplement des productions étrangères au Canada; et la télévision à péage s'en vient.Alors, pourquoi se plaindre?L'ennui, pour le gouvernement canadien, c'est qu'il a eu la prétention de vouloir créer il y a une dizaine d'années une industrie du long métrage au Canada.Il a même eu la prétention en 1972 (c'était du temps de Gérard Pelletier) de proposer les "premières ébauches pour une politique du cinéma ".Tout cela avec le succès que l'on sait.Ce qui fait qu'en 1977 on en est toujours à chercher cette fameuse industrie du long métrage et une politique fédérale du cinéma.Et si I on en juge par les propos que nous tenait M.John Roberts il y a quelques jours, au Secrétariat on en est toujours à chercher des solutions à cet épineux problème du cinéma.Et cela, même si des décisions en ce domaine devront être prises très prochainement.Or.qu'arrive-t-il exactement du dossier cinéma au niveau fédéral9 Le cinéma canadien se porte suffisamment mal pour qu'on ne sache trop qu'en faire.Alors on lui a accordé un sursis, depuis plus d'un an Tout comme d'ailleurs la société de développement de l'industrie cinémato-graphique canadienne tSDICC).Car tout le monde sait que.sans la SDICC, ou plus précisément sans l'argent de la SDICC, il n'y a plus d'industrie du long métrage de fiction au Canada 11 faut rappeler ici que depuis 1968.cette société de la Couronne a reçu du Conseil du trésor $25 millions, dont 21 ont été investis dans la production Or la SDICC, et c'est là le noeud du problème, n'a pu récupérer que 17% de cet investissement (en perdant par le fait même 83%.).Or, dans l’esprit du législateur fédéral, cette société de la Couronne aurait dû pouvoir fonctionner de façon autonome grâce aux retours provoqués par les investissements, un peu comme le ferait une banque.D'ailleurs la SDICC avait été conçue au départ sur le modèle de la Banque canadienne d'expansion industrielle.Ce qui est un fort mauvais exemple aujourd hui.car ses investissements dans les longs métrages canadiens se transforment le plus souvent en subventions, les films canadiens n etant pas rentables.Le cabinet fédéral considère donc de façon fort critique le rôle de la SDICC depuis quelques années.A tel point d'ailleurs que le Conseil du Trésor a place, il y a maintenant deux ans.un ultimatum au Secrétaire d'État: plus d'argent à la SDICC sans savoir à quoi il pourra bien servir, donc avant qu'une politique globale du cinéma soit définie D ou cette urgence, qui a d'abord pesé sur Hugh Faulkner et dont a hérité John Roberts.Pour ce dernier, donc, le cinéma représente au sein de son ministère un problème bien délicat."Quand j'ai remplacé Hugh Faulkner, j'ai trouvé sur mon bureau un projet de loi sur le cinéma que je n'avais qu a si- gner et à soumettre au cabinet.Je l'ai lu II y avait bien des changements prévus, mais à mon avis il ne touchait pas au problème central de la distribution Je ne dis pas que le projet n'était pas bon; tout ce que je dis c'est que je ne pouvais pas le défendre avant d'avoir pris plus amplement connaissance du dossier" "On avait cru que la SI >l('(' aurait pu s'autofinancer très rapidement.Or, on s’aperçoit aujourd'hui qu elle demande chaque année de plus en plus d'argent Si on a fait des choses intéressantes depuis 1968, on ne peut pas dire qu'on a créé une industrie du cinéma au Canada.C'est même pire, puisqu'il y a un an on pensait que la production se trouvait en pleine chute.On se retrouvait donc à devoir décider si I on pouvait avoir une industrie du cinéma au Canada.Peut-être en effet qu’on n'a pas l'infrastructure économique nécessaire au Canada, comme le pensent la plupart de mes collègues du cabinet.C'est pourquoi il faudra prendre position très rapidement".Et les solutions au problème ne sont pas nombreuses."Actuellement on essaie de considérer les changements possibles au niveau de la fiscalité qui pourraient nous aider à atteindre nos objectifs.Il faut voir très vite si c'est là un chemin rentable.Mais changer un régime fiscal n'est jamais très facile.En tout cas on essaye de voir si I on peut faire quelque chose dans ce domaine.Sinon.Je proposerai un autre moyen pour achever nos objectifs.C’est à cela que nous sommes en train de travailler .En fait le débat autour du cinéma se résume à une question fondamentale, question a laquelle un Secrétaire d'État ne peut qu'être sensible, et c'est la suivante: faut-il voir dans le cinéma d'abord une industrie ou alors un instrument privilégié dans l'expression d une culture?Prise dans d'impossibles contradictions, la SDICC a essayé de satisfaire en même temps à ces deux exigences.Le résultat: des mécontents des deux bords, et une industrie chancelante.John Roberts, qui n'est pas ministre de l'Industrie et du Commerce mais celui de la Culture, reconnaît que là est le fond du problème."Pour mieux situer le débat.nous dira-t-il.prenons deux points de vue contradic- .par.JEAN-PIERRE TADROS toircs.Le premier consisterait a dire qu'on veut une industrie qui nous permettrait à faire concurrence sur le marché international.Ce qui se défend parce que le marché canadien est,trop petit pour qu'un film puisse être rentable.Il faut donc qu’on puisse faire des films Je $5 à $6 millions qui fassent concurrence aux Américains" Ce n'est pas impossible, estime le Secrétaire d'État.puisqu'on n'aurait à la limite qu'a produire des “Maple Syrup Westerns” au lieu des “Spaghetti Westerns”, et le tour serait joué.“Ou alors, ajoute le Secrétaire d'État, on pourrait continuer à faire au Canada des films américains comme “É-quus ".“Network", “Buffalo Bill and the Indians" qui ont tous été tournés ici.Cela va laisser au pays $2 millions, donner de remploi à bien des techniciens et artisans du cinéma Mais ce qu'on aura fait, ce sont finalement des films pour les Américains, c’est tout Et j'ai choqué les membres de la Canadian Motion Picture Distribution Association (le CMPDA.qui regroupe tous les représentants des majors" américains) quand je leur ai dit que je n'étais pas le ministre de l'Industrie et du Commerce, et qu'une telle solution ne m'intéressait pas comme Secrétaire d'État “A l'autre extrême, on pourrait dire qu'on ne veut qu'un cinéma à la suédoise.Les films de Bergman n’ont jamais fait d'argent, sauf Face To Face", mais on appuie Bergman parce qu'il est l'expression d une culture.De la même manière, on pourrait aider uniquement un cinéma canadien qui exprimerait l'identité canadienne .“Ce sont là les deux positions extrêmes.Et un des problèmes de la SDICC a été que lorsqu'elle a investi dans des films commerciaux on l a violemment pris à parti parce que ces films n'avaient rien de canadien: et lorsqu'elle a aidé des films plus culturels, elle s est fait critiquer parce qu'ils n'étaient pas commerciaux!" Pour le Secrétaire d'État.il y a donc un juste milieu à découvrir Sa philosophie en la matière pourrait d'ailleurs se résumer a ceci: "Si l'on veut avoir un cinéma d'art, il faut commencer par avoir une base, et du travail pour les techniciens, les cinéastes, les acteurs Une industrie cinématographique commercialement viable est donc importante si elle est un moyen d’achever d'autres objectifs qui sont, eux, avant tout culturels." Le Secrétaire d’État, si nous avons bien saisi le fond de sa pensée, serait donc prêt a voir se produire des Maple Syrup Westerns et des films américains comme "Network" si cela pouvait aider a consolider une industrie capable ensuite a s'engager dans la réalisation de films résolument canadiens Il faudra réaffirmer I importance culturelle du cinéma, nous dira-til en substance.Jusqu'à présent cette dimension culturelle n'a jamais été clairement identifiée a la base de notre politique cinématographique Et c'est la raison pour laquelle la stratégie de la SDICC a été mal comprise jusqu'à maintenant " A I intérieur de cette philosophie globale comment va donc s'inscrire le délicat dossier de la coproduction?Car c'est là la grande vogue actuellement on ne produit plus ou presque que des coproductions.avec la France, avec 11-talie.avec l’Angleterre, et très bientôt avec LAllemagne de l'Ouest.On voit ainsi accourir toutes sortes de grandes vedettes internationales; et quelques techniciens de chez nous, quelques acteurs trouvent ainsi du travail Mais peut-on dire pour autant que les cultures canadienne ou québécoise y trouvent leur compte9 "Cette situation me préoccupe".avouera le Secrétaire d Etat, qui reconnait cependant ne pas avoir approfondi ce dossier Tl faut voir dans les coproductions une autre possibilité d'augmenter nos aptitudes, nos capacités.Et je ne crois pas que cela a été vraiment le cas jusqu'à présent Il faut que l'on puisse s'assurer que c est là vraiment un moyen de développer nos acteurs, nos scénaristes, nos techniciens, nos metteurs en Suite à la page 32 f 18 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 culture et société De la gauche, du siècle, de la Chine, du nazisme ¦ Si demain la gauche.par Gaston Defferre (Laffont) — Qu'arrivera-t-il si l'union de la gauche gagne l'an prochain les élections legislatives en France"1 La forte poussée de la gauche lors des municipales suffit à démontrer que cette question n'est plus seulement un vain exercice de politique-fiction A moins d'un redressement quasi miraculeux de la majorité giscardienne, la coalition socialo-communiste prendra le pouvoir au printemps 1978 D'où le très grand intérêt du livre de Gaston Defferre: pour la première fois, un leader du parti socialiste de François Mitterrand répond avec franchise, sans faux-fuyant, aux questions pertinentes dépour- vues de complaisance suspecte de Pierre Desgraupes Le bouillant maire de Marseille joue le jeu jusqu'au bout, en engageant souvent sa responsabilité personnelle et en osant reconnaître que dans plusieurs domaines le programme commun est dépassé ou trop en retrait.Gaston Defferre analyse avec lucidité les divers scénarios de passation des pouvoirs en cas de victoire de la gauche.en ne sous-estimant pas les difficultés énormes qui attendent le nouveau gouvernement dont le moindre n est pas l'attitude du président Giscard d'Estaing face à une majorité gouvernementale qui ne sera plus la sienne Jouera-t-il des ambiguïtés de la constitution de la Vème République qui lui permettrait de re- VENTE EXTRAORDINAIRE DU 40e ANNIVERSAIRE JUSQU'AU 31 MARS À LA LIBRAIRIE PLUS DE 100,000 VOLUMES I'f A (COULER A DES REMISES L ALLANT DE 20% A 60% OUVERT TOUS LES JOURS DE 9h00 à 5h30 ET LE SAMEDI JUSQU A 5h00 a* ACCESSIBLE PAR DEUX STATIONS DE MÉTRO BERRI ET CHAMP DE-MARS 1 235 EST, BOUL.DORCHESTER MONTRÉAL TÉL.: 861-9621 fuser le verdict populaire?Les réponses de Defferre sur les relations avec le parti communiste, les nationalisations ou le problème des libertés inquiéteront certains, satisferont d'autres.Elles ont au moins le mérite de la clarté, ce qui.dans ce débat politique passionnel, n'est négligeable.On se prend à rêver à une interview semblable de Mitterrand ou de Georges Marchais.Qui sait"1 ¦ Lettre ouverte à Jacques Chirac, par François Nou-rissier (Albin Michel) — Délicat romancier (voir Les allumettes suédoises), Nouris-sier.qui ne cache pas ses sympathies de droite et regrette qu'il est aujourd'hui de bon ton pour un artiste d être de gauche, se mêle au débat politique qui anime déjà la France à la veille des législatives.Fasciné par le phénomène Chirac, il se prend dans cette lettre ouverte à souhaiter que le chef du RPR soit un peu moins "facho-Chirac".ne prenne pas toujours la majorité giscardienne "à la hussarde” et use d'arguments un peu moins primaires pour contrecarrer la poussée de la gauche.Ces 'petits” reproches, noyés dans des considérations sur le jeu politique faussé, n empêchent pas Nourissier.dans un post-scriptum enthousiaste, d'approuver des deux mains la candidature "d'unité” de Chirac à la mairie de Paris.Mais, comme le notait le Bourgeois gentilhomme, qu'en termes galants cela fut dit.¦ Le dernier quart de siècle par André Fontaine ( Fayardi — Remarquable introduction à ce dernier quart de siècle, qui promet d'étre mouvementé.s'il n est pas le dernier de l'humanité.André Fontaine ne s'amuse pas à faire de la prospective-fiction mais préfère plutôt prendre les “vraies mesures” des acteurs de la scène politique.De l'Europe "fatiguée” à la Chine "nouvelle Sparte”, des géants “es-souflés " américain et soviétique qui n en continuent pas moins de faire la loi, maigre la "révolte des pions”, aux luttes d influence tiers-mondistes et à l'instabilité en Méditerranée.Autant de problèmes qui font planer à l'horizon de l'an 2.000 de sombres nuages; sans parler de la course aux armements.des pénuries énergétiques et alimentaires, de la destruction de l'environnement et du déchaînement de la violence, etc.Cette mise en perspective des grands problèmes de l'heure aidera Thonnête homme” à mieux supporter le choc du futur.¦ Regards froids sur la Chine (Seuil) ¦ Images brisées, par Simon Leys (Lattont) Devant le flot de littérature sinolàtre ou maolâtre qui inondait le marché, il était inévitable que quelques auteurs se montrent un peu plus critiques.ce d'autant que la sourde lutte de palais, qui a suivi la mort de Mao.a fait craquer bien des masques.Il semble donc temps de confronter toute cette mythologie à des faits, ou du moins à des "vraisemblances”.Jean-Marie Donenach a réuni les textes de plusieurs sinologues français, qui comme lui demandent qu'on cesse de disserter sur une Chine utopiste qui correspond aux rêves de petites chapelles parisiennes.D'où à l'intérieur de ce volume quelques polémiques qui viennent gauchir mal à propos ces regards qu'on voulait "froids " D'ailleurs, l'ou- vrage est lui-mème lien d'un débat entre les experts qui restent plutôt optimistes devant les résultats de vingt-six ans de développement et de transition vers une certaine forme de socialisme, et ceux qui critiquent sévèrement l'encadrement politique quasi stalinien des masses.Plusieurs contributions de cet ouvrage collectif sont particulièrement neuves, comme celles de l'agronome Claude Aubert sur le difficile décollage économique, celle de Lucien Bianco sur les paysans dans la révolution.En outre, Marianne Bastid et Jean-Marie Donenach reconstituent avec sobriété l'histoire chinoise après la Révolution culturelle.Une entreprise de démythification tout aussi utile est menée par Simon Leys, qui est un récidiviste en la matière.Ses Ombres chinoises avaient fait grincer les vedettes de ce maoïsme “bien parisien” qui voient dans toute critique de leur nouvel Évangile d insupportables “outrances".Leys aggrave son cas avec ces Images brisées, décapante mise en question de la maophilie occidentale.Plusieurs arguments sont un peu courts et Leys a trop tendance à croire avoir seul la vérité.Mais quel style! ¦ Crier avant de mourir par Isabelle Van Geem (Laffont).“La tragédie du Tibet”.Le sous-titre de ce livre précise la portée du travail chaleureux d'Isabelle van Geem, journaliste d'origine mongole et vietnamienne.qui a eu l'idée d'interroger depuis 1959 ceux qui ont fui ce pays presque mystérieux pour se réfugier en Inde.Jusqu à l'aube du vingtième siècle, le Tibet a vécu comme hors du temps, vaste région située entre ciel et terre, à la fois glaciale et ensoleillée.Elle ne se remettra pas du choc avec la civilisation, si on peut donner ce nom aux grandes intrigues géopolitiques dans lequel ce pays sans défense est pris au vingtième siècle.Russes: Britanniques et Chinois se le disputent mais Mao aura le dernier mot.Ses troupes envahissent le Tibet des 1950, y matent plusieurs révoltes en provoquant la fuite du Dalai Lama et de milliers d'habitants.Depuis, à l'abri de toute publicité, elles “sinisent" les survivants sans scrupule, avec brutalité, massacrant sans pitié les récalcitrants.Isabelle van Geem sait écouter ces réfugiés, déracinés qui voient leur passé culturel irrémédiablement disparaître.Comme elle le dit si bien: “La mémoire du pays perdu, la seule chose qui pourrait retenir les exilés au passé, s'effiloche, s en va en fumée, on ne peut pas la retenir, l'enfermer, elle s’évanouit doucement".Alors, il ne reste plus au Tibet que le droit de crier avant de mourir.¦ Continental Saigon par Philippe Franchini (Olivier Orban) Parmi les innombrables ouvrages sur la péninsule indochinoise qui paraissent depuis la chute de Saigon, en voici enfin un qui retient par son ton.Pudique, tendre, celui d'un témoin qui a souffert la tragédie du Vietnam dans sa chair.Fils d'un père corse et d'une mère vietnamienne de haut lignage, Philippe Franchini est un de ces Eurasiens en qui deux cultures se superposent et deux races s'affrontent.Et le malheur fut qu elles aient choisi la terre du Vietnam pour y régler leur différend.Franchini, qui est aussi peintre, a hérité en 1965 de l’hôtel Continental à Saigon, que son père avait transformé en véritable “poste d’observation" sur la société saïgon-naise.C'est de là qu'il observe avec déchirement la guerre de trente ans qui ravage le Vietnam.Son livre plein d émotion nous fait pénétrer dans ce GILBERT GRAND monde sauvage de couleurs, d'odeurs et de sang.¦ Dix leçons sur le nazisme, sous la direction d'Alfred Grosser (Fayard) La montée du national-socialisme du putsch de Munich à la capitulation de 1945 en dix chapitres concis dus à des historiens français (Max Gallo.Joseph Rovan, etc) sous la baguette experte d'Alfred Grosser, spécialiste indiscuté de l’histoire allemande du 20ème siècle.Les auteurs tentent souvent avec bonheur (surtout Grosser) de répondre à la question angoissante: comment cela a-t-il pu arriver?Ils rejettent l’idee de la "fatalité allemande”, arguant que le “suivisme” du peuple derrière Hitler ne peut être tenu pour un particularisme allemand.Leurs patientes recherches éclairent ce débat sans pour autant le clore.Comme le relève Grosser, en dépit des apparences, la recherche sur le Ille Reich n’en est encore qu’à ses débuts.L’oreille heureuse dans les herbes rouges "L'oreille heureuse perçoit la respiration que devient le vent quand il sort de la terre offerte dans avril”."Émergence et fébrilité rire ô rire".Allez lire Signe et rumeur! 1) de Marie Uguay et vous comprendrez peut-être le ton de cette dernière chronique que je veux consacrer aux derniers numéros de la revue Les Herbes Rouges, cette grande petite revue (2).Cette revue animée par François et Marcel Hébert est actuellement le foyer le plus actif de notre poésie, celui où il y a le plus de risques courus, le plus d'envies de parler, de trouver des voix qui nous aident à respirer dans le monde actuel.¦ Dans L’Appareil (no 38) un COLLECTION DE POCHE i 6 nouveaux titres dont 5 inédits.• Un catalogue détaillé.170 titres parus dans 8 collections Kk'xztKmm Le macroseopc l .es lihéraîcur-v de fameur Délivrance i.« i s taa ' Inédit.320 pages $3.95 Inédit.288 pages $4.95 Inédit.160 pages $2.95 R • .i ÎVia feux avec l'infini LA RECHERCHE en neurobiologie iispru /en esnrii neuf Points Sciences Inédit.320 pages $5.95 Points Sciences Inédit.$5.95 Points Sagesses Inédit 192 pages $2.95 EDITIONS DU SEU L Pour recevoir gratuitement le catalogue des Éditions du Seuil RETOURNEZ CE COUPON AUX : Éditions du Seuil (Ltée) 539 Lebeau, Ville St-Laurent Mtl NOM ADRESSE VILLE PROFESSION CODE POSTAL premier ensemble de textes, "le moindre change” de Marcel Labine.donne à lire des textes où le dressage à la propreté de l’enfant par la mère est décrit en des vers difficiles qui sont peut-être le reflet de tous les barrages placés par les parents dans le corps-esprit des enfants.Le deuxième ensemble de textes, "le caca le lisible” de Normand de Belle-feuille.se présente comme un long monologue sur le suicide d'un ami.monologue qui à mesure qu'il avance est de plus en plus mangé par des citations qui a la dernière page prennent presque toute la place ne laissant à l'auteur que ces deux mots: “enfin troussé".“le caca le lisible" est un texte sur l'ami mort, la mi-mort.la mort vécue par anticipation ou plutôt par retour de la balle qui est allée traverser le front de l'ami.La beauté du texte tient à la tension qu'il y a entre les méandres du rythme textuel et l'absence de rythme de l'autre texte, celui de la mort qui nous place hors texte même si l'écriture apparemment continue.¦ Dans Traverse de figures (no 41) de Guy Moineau, deux ensembles de textes: le premier intitulé “contractée” avec un exergue de Jean-Paul Sartre: “Le pouvoir de se dérouler en une série d'apparitions réelles ou possibles”, et le deuxième intitulé “jouer de l'éventail" avec un exergue de Samuel Beckett.“Ramener le silence, c’est le rôle des objets." Cette écriture je dirais qu elle est le plaisir sioux de lancer dans la page les mots comme des haches, petits fragments résistants pour tètes qui brûlent — presque tous ces mots, vous l'aurez deviné, sont pris à l'auteur.Dans Enthousiasme (no 42-43) de François Charron, trois parties: “récriture change" avec un exergue de Paul-Emile Borduas: “Pour favoriser le mieux, le pire devait être possible — l’un ne va pas sans l'autre — NOUS QUITTONS LA COMMUNE MESURE”; “enthousiasme avec un exergue de Françoise Sullivan, une des signataires du Refus global: “Aujourd'hui on s'agite pour reconstruire le monde."; et “bientôt”.Cette écriture du bégaiement révolutionnaire — l’auteur utilise systématiquement les répétitions de syllabes — dépasse encore l'emportement de Pirouette par hasard poésie (L'Aurore.1975): c’est sans doute là le pire qui va favoriser le mieux.L'automatisme au service du communisme: le délire poétique articulé à la lutte politique, voilà de quoi choquer l’amateur de poesie lyrique traditionnelle et le militant pris dans un discours théorique rigoureux.Charron n'arrête pas d’exagérer et c’est son excès qui nous est une leçon, pas de poésie mais plutôt comme Eluard une leçon de morale: l’écriture poétique n est-elle pas le discours le plus moral, celui qui met par-dessus toute la qualité de la parole, de la vie entre les individus?Dans Fers moteurs (no 44) de Renaud Longehamps, il y a également trois parties: “prothèses” avec un exergue de Jacques Monod: “Tout être vivant est aussi un fossile"; “si dans les fissures” avec un exergue de Pascal: “La nature ne m’offre rien qui ne soit matière de doute et d’inquiétude”, et “fractionnement du dehors” avec un exergue de Hegel: “Il abandonne le côté de l'indépendance de la chose à l'esclave, qui l'élabore".Textes durs qui secouent notre charpente charnelle (3), en montre les articulations raides à cause de tout ce dehors de machineries qui matraque notre dedans.¦ Dans Bloody Mary (no 45) de France Théorêt, encore trois parties: “bloody mary” avec un exergue anonyme: “I remember coming home from high school everyday and going over my body from head to toe.My forehead was too high, my hair too straight, my body too short, my teeth too yellow, and so on’q “histoire pour dire”, et “que je déparie".Textes violents qui dénoncent les humiliations féminines: le sang menstruel considéré comme taches, le corps épinglé en pin-up, l’esprit habillé en bonne en uniforme.Texte de règlement de comptes avec l'enfance et l'adoles- cence que l'on fait aux filles.Texte de tendresse infinie, pas de cette tendresse malléable dont on fait ce qu'on veut, mais une tendresse haletante qui se découvre, refuse le repliement muet.¦ Dans Corps qui suivent (no 46) d’André Roy on retrouve la même structure italienne, primo tempo et secondo tempo.qu'Én image de ça "L'Aurore, 1974), la même écriture de tranquilité qui rejette l'agitation stérile, une écriture qui ne dit rien d'autre que sa musique.On peut lire n'importe où et il y a toujours des jeux de mots, de citations, des glissements de phrases qui inaehèvent.Toute cette pratique d'écriture se reflète dans ce mot d'auteur: “j fleuris par lambeaux" où vous avez peut-être entendu: je fleuris par lent beau.Voilà l'audace de ce poète communiste d'aimer la lenteur et la beauté à une époque où la rapidité et la laideur sont jugées plus fonctionnelles Dans toutes ces écritures il y a au moins deux ressemblances.L’une c'est que nous nous butons à un corps étranger.Étranger c’est-à-dire autre, différent du nôtre, résistant, neuf, différent de l’ancienne poésie lyrique piquée de fleurs maladives, de verlaineries, d’images surréalistes et de quêtes du pays.N'allons pas demander à ces écritures de ressembler aux anciennes, à celles que nous avons apprises à reconnaître comme poétiques, apprenons à écouter ce que nous ne reconnaissons pas, peut-être verrons-nous alors apparaître le monde moderne, ses bouleversements: ses maladies ahurissàntes mais aussi ses luttes révolutionnaires pour un monde plus passionnant.La bonne poesie est amoureuse — c’est le rythme de la vie — et critique — elle lutte contre les forces de mort qui oppressent le plus grand nombre des femmes et des hommes.L’autre ressemblance tient à l’étude, non pas des oeuvres poétiques antérieures et contemporaines — ça tout poète l’a toujours fait — mais à l’étude des autres discours: roman, philosophie, cinéma, sciences de la nature, peinture, communisme, fémi- PHILIPPE HAECK nisme, théâtre, psychanalyse, danse, musique, etc.Cette nouvelle génération de poètes nés autour de 1948 ne fait plus de la poésie un langage isolé des autres langages, suspendu dans sa propre contemplation; la poésie devient une oreille à l’écoute de tous les discours qui circulent dans le monde actuel.La poésie fait entendre le chevauchement (ou la chevauchée) de toutes les voix qui font que je parle aujourd'hui comme ça.La poésie ne cache pas, elle révèle, elle expose — elle est toujours curieuse, inquiète et rieuse.C’est le printemps de la parole! Mais le plus souvent l’été ne suit pas, comme quoi la langue ne suffit pas à transformer le monde, il y faut aussi la force politique; alors il faut travailler à preparer un autre printemps, assez fort pour mener aux fleurs de l'été, un printemps où la révolution ne sera pas que dans l’écriture de nos désirs.(1) “Signe et rumeur”, par Marie Uguay, Éditions du Noroit, Saint-Lambert 1976.(2) “Les Herbes Rouges: une grande “petite revue””, par Richard Giguère, dans Livres et auteurs québécois 1975, Presses de l'Université Laval, Québec 1976.(3) Je fais allusion à l'excellent premier livre de Renaud Long-champs, Anticorps suivi de Charpente charnelle, L'Aurore, Montréal 1974.- «h vient de paraître Arsène Bessette Le Débutant introduction Madeleine Ducrocq-Poirier éditions hurtubise hmh DES ÉCRIVAINS QUÉBÉCOIS ASSEMBLÉE DES MEMBRES Maison Duvernay 82, rue Sherbrooke ouest lundi 21 mars 19h30 ÉLECTIONS B 7 culture et société Le Devoir, samedi 19 mars 1977 • 19 * L’illumination de Jack Kerouac .par.VICTOR-LÉVY BEAULIEU Christian Bourgois est un bien curieux éditeur.Il me fait penser à ce bizarre homme qui, après avoir publié les premiers textes d'André Gide, le fit venir à son bureau pour lui dire: “Écoutez, vos textes se vendent maintenant trop.Cherchez donc un autre éditeur.” Je ne sais pas si l’anecdote est vraie mais elle conviendrait parfaitement à Christian Bourgois, cet espèce d’illuminé qui, un jour, a décidé de changer les règles du jeu de l'édition française.Cela a donné deux corpus d'oeuvres qui comptent parmi les plus importants de l’édition française.Dans le premier on retrouve les ouvrages de Christian Bourgois Éditeur, une maison qui a pris en quelque sorte la relève des Editions de Minuit, se vouant à la littérature d’avant-garde, celle qui, aussi bien aux États-Unis qu'en France, remet radicalement en cause la fiction contemporaine.Dans le deuxième corpus, on retrouve tout ce qui paraît dans la collection 10/18 que dirige Bourgois lui-même.Qu'il suffise de mentionner Bakounine, Trostky, Samuel Beckett et Jack London, et l'on a déjà une idée de ce qui fait que Bourgois n'est pas un éditeur comme les autres.Après avoir publié les poésies de Robert Lowell et celles d'Allen Ginsberg, il était normal que Bourgois nous propose Mexico City Bluest 1) de Jack Kérouac dont il vient de mettre sur le marché une édition bilingue.Pierre Joris, qui a travaille sur les textes de Kérouac, a bien raison de qualifier ce qu'il a fait de transposition: les textes de Kérouac sont à proprement parler in-traduisioles: en américain, ils ont une sonorité et un rythme que l’on ne retrouve absolument pas dans la langue française.Cest comme lorsqu'on dit Whitman: ce qui est si prodigieux en américain devient facilement aride en français, le génie de la langue se réduisant à presque rien.La traduction de Joris n'échappe pas toujours à ce piège, peu s'en faut.Mais au moins y a-t-il en regard de chaque transposition le texte ori- ginal de Kérouac qui.précisons-le, n'est pas toujours facile.Kérouac a écrit Mexico City Blues dans une belle période de dopage, en 1955, alors que riche d une avance obtenue de son éditeur pour On the Road, il prenait la route du Sud et aboutissait à Mexico, dans une petite chambre d'un immeuble où habitait William Gar-ver.Ce William Garver était un drôle de pistolet.Morphi nomane, il ne quittait jamais son trou et passait tout son temps à entretenir ses visiteurs d'histoire, d'anthropologie et d'orientalisme.C'est en l'écoutant que Kérouac eut l'idée de son livre: tout en prenant note de ce que dirait le vieux défoncé, il écrirait cette nouvelle poésie révolutionnaire dont il composa d’ailleurs lui-même le manifeste: “Carnets de notes grifouillages secrets et pages démentes dactylographies pour ton propre plaisir soumis à tout, ouvert, à l'ecoute quelque chose que tu sens trouvera sa propre forme sois saint fou et idiot de l’esprit écris ce que tu veux du fond de l'esprit les visions indicibles de l'individu.“ Voilà le véritable projet beat, celui auquel s’attaquera Ginsberg dans ses Reality Sandwiches, tout de suite après Kerouac dont l’oeuvre poétique fut un véritable détonateur.Après avoir chanté la grandeur de l’espace américain, les Beats s’attellent à une tâche d’urgence, celle de préparer les grandes mutations nécessaires à l’espèce humaine.Et ces mutations, comme le disent bien les poèmes de Mexico City Blues, doivent venir de l’intérieur même de l'homme.Au fond, il n’y a rien là de véritablement révolutionnaire.Les Beats, sans le savoir peut-être, ont marché dans la foulée de Melville qui, dans Moby Dick, ouvrait la voie du Pacifique.Et cette voie, il était normal qu’elle mène au Zen et aux grandes philosophies orientales.Le cosmos est intérieur.Comme disait Burroughs: “Apprenez à le faire sans machine.” Autrement dit, tout le cosmos est inscrit dans l’homme, élargir sa conscience revient à élargir le champ de son intériorité.TOUT L’HOMME EN SANTÉ par Louis Turgeon 290 pages expliquant des centaines de malaises .et pour les surmonter.357 pages de recettes à effets bénéfiques prouvés Des critiques de ce livre ont écrit : — U ne trouée en avance de 50 ans sur notre temps — Un travail de géant — Un testament de bienfaisance (l’auteur a 74 ans) $20.00 dans les bonnes librairies — Un investissement-rendement de 500% LES ÉTUDES DE LA NATURE HUMAINE 165, Grande Allée est — Québec (418)523-3259 “Quelle différence entre absence Au milieu de la bulle, étant la même chose Que le milieu de l'homme.non-bulle L'homme est le même que T homme Le même que non-homme, le même Que Chaque-Homme, Homme-Quelconque, Homme-B (homme-Bête) L’homme n'est nulle part Jusqu'à ce qu'il sait: L'essence du vide est l'essence de l'or.Mexico City Blues n’est rien de plus que le cheminement spirituel de Kérouac, cette recherche éperdue de la lumière et de la vérité du moi.ce dépouillement lyrique qui confine à l'ascèse et produit les fleurs de Bouddha, c'est-à-dire un refus global de ce qui fait que le monde est le monde.Au bout de la route, il y a le Satori, il y a l’illumination, cette blancheur qui, tout à la fois, s'inscrit dans le texte et s'inscrit dans l'homme.Mais il faudrait connaître très mal Kérouac pour s'imaginer que ce cheminement spi- rituel ne conduit pas tout droit à l'enfance de Lowell.Mexico City Blues compte quelques-unes des plus belles pages qu'a écrites Kérouac sur sa famille, sur son père particulièrement, cet “homme de carton pâte" se promenant dans la Beaulieu Street, “là-bas, avec des rats de caveaux à rats, et des pesti-lants et des truands des salles de billard, et des pestes de chanteurs de bidonvilles, des toqués — la terne population du monde en 1924 ".Et toujours, entre les lignes, l’image de Gerard, figure de la sainteté kérouacienne, cette configuration de ce qui fait que Kérouac est si grand et, en même temps, si démuni, tout à la fois au-dessus de tout et en-dessous de tout — un homme simplement, charriant avec lui la métaphore du passé, essayant d’y échapper, y arrivant presque dans Mexico City Blues.Dans L’Idiot de la famille, Sartre écrit quelque part que Flaubert n’est devenu que ce qu’il était déjà lorsque né, c’est-à-dire quelqu’un refusant de se percevoir comme personne mais se concevant comme personnage.On pourrait dire la même chose de Kérouac qui reprend la grande idée du Zen pour s'en attifer: tout est illusion, même l'illusion.Rien n a à devenir puis-qu'ayant toujours été là.C'est ce qu'il écrit dans le 95e Chorus lorsqu'il dit: "Àdeux ans, assis sur le trottoir, Je contemplais déjà le temps dans le sable blanc.’’ Voilà Mexico City Blues qui approfondit la connaissance que nous avions de Kérouac et le montre dans la meilleure partie de lui-même, celle qui appelait la libération, la fin de la servitude et le passé enfin recomposé à la lumière des grandes vérités orientales.Si Kérouac a jamais été beat et pape beat, c’est dans ces pages de grande poésie qu’on le retrouve.ü) Mexico City Blues, par Jack Kérouac, transposé de l'américain par Pierre Joris, Christian Bourgeois Éditions, Paris 1976 Cet été-là à Paris .par.“Seule l'épaisseur d’une vitre nous séparait de la vie palpitante du Paris des rues.Je savourais mon bonheur.” Nous sommes en 1929, à la fin des “années folles” de l'entre-deux-guerres, à la veille de la Crise.Morley Callaghan, jeune écrivain talentueux, quitte la grisaille de Toronto pour aller rejoindre à Paris celui qui avait été son collègue journaliste dans un quotidien de la Ville-Reine et lui avait servi en quelque sorte de “parrain" littéraire: Ernest Hemingway.Callaghan raconte dans “Cet été-là a Paris" (1) traduit impeccablement de l'anglais par Michelle Tisseyre les espoirs et les désillusions qui l’attendaient parmi la faune des intellectuels.anglophones déjà consacrés géants des lettres du 20e siècle: Hemingway, Fitzgerald et, de façon moins intime, James Joyce.Souvenirs enfouis dans sa mémoire et qu’il avait presque oubliés puisqu’il ne les livrera que plus de 30 ans après, en 1963, sous le titre “That Summer in Paris".Il venait d'apprendre la mort de l'auteur de “Pour qui sonne le glas".Ces réminiscences ne sont pas nécessairement édifiantes et Callaghan ne tente pas de nous en mettre plein la vue.Il rappelle avec parcimonie, fidélité et un réel souci de vérité ce qu'était vraiment le carrefour littéraire du Paris de 1929 pour les écrivains d'expression anglaise qui se contentaient de vivre entre eux, mus par un instinct grégaire bien connu de part et d’autre.“À cette époque, écrit-il, tout écrivain arrivant à Paris était sûr d'y I ! » NOUVEAU TOME 7 LES ROIS MAUDITS Les Rois maudits 7.$14.75 CHEZ VOTRE LIBRAIRE PRISSES DE LA CITE, 9797 TOLHURST, MONTRÉAL, 387-7316 I MARIE LAURIER trouver des congénères et il lui était bien égal que les Français, eux.les ignorent.” Et d'un trait de plume, l’auteur explique cette attitude d indifference sinon de mépris: “Après mûre réflexion, on est bien forcé de se demander si aucun des écrivains français de ce temps-là, une fois retirée leur étiquette d’intellectuels, avaient en réalité la valeur des étrangers qui se trouvaient alors à Paris.Cocteau, Breton, Aragon et compagnie.Dans un sens, ils appartenaient au commerce de îa mode.Et le grand Gide?C’était avant tout un moraliste." Le lecteur est justifié de penser que Fitzgerald, Hemingway, Joyce et Callaghan se disaient: Vivons à Paris, prenons tout de cette Mecque de l'esprit, la littérature, c’est nous! La littérature.et combien d'autres petites choses de la vie quotidienne! Ces “petites choses" qui prennent des proportions gigantesques et une coloration bizarre pour ces hommes de lettres sensibles comme des feuilles de papier, devant qui le moindre accroc à la politesse devient un “grief” qui doit se régler par le biais de “pneus" ou de troublantes ruptures.Peut-on parler d’amitié sincère entre ces hommes qui s'égratignaient les uns les autres dès qu’ils avaient le dos tourné?“À vrai dire, convient Callaghan, nous étions tous d’assez mauvaises langues.Mais comme chacun sait, il est plus amusant de dire du mal de son prochain que de célébrer ses vertus.” Les “manies" de ces grands intellectuels, qui avaient 25,30 ou 40 ans à l'époque de “Cet été-là à Paris”, sont démesurées sous la loupe de Callaghan qui en a soutfert plus que de raison.Au point de se servir du prétexte d'un combat de boxe humiliant entre lui et Hemingway et au cours duquel Fitzgerald servait de chronométreur pour écrire son livre.Ce reglement de comptes l’amène à brosser les défauts de ceux qu’il croyait “ses amis": l’alcoolisme de appréciations douces-des écrivains sur leur l'un, la vanité exacerbée de l’autre, l’arrogance de la seconde Mme Hemingway qui ne voulait donner l'adresse de son couturier à la jeune Mme Callaghan que si celle-ci promettait de s’en servir vraiment.Les ai amères “oeuvre" respective meublaient les conversations dans les cafés.Ah! ces cafés-terrasses si,omniprésents dans le récit de Callaghan et des romanciers de cette époque que le lecteur se demande quand ils écrivaient vraiment.Dans ces oasis où se réfugiait la bohème littéraire et artistique, se concoctaient pourtant de bien étranges mesquineries entre deux envolées de l’esprit.Le talent de Morley Callaghan tient justement dans ce qu'il ramène ces “grands écrivains" à leur taille d'homme, c’est-à-dire, petite.Lui qui était parti de si loin à la rencontre de l'amitié nous fait part de son désenchantement: “Quand il m'arrivait maintenant de penser à ces deux hommes qui avaient été mes amis (Hemingway et Fitzgerald), jetais chaque fois fasciné de constater combien ce sont les petits détails, les petites vanités, les petits manques d'égards qui règlent tous les rapports entre les hommes".Un peu plus loin il écrit: “Ayant passé le stade de la célébrité initiale, j'appris qu'il ne fallait pas se contenter des louanges et de l'admiration de quelques amis.Vous les perdez en cours de route, de toutes façons, et comme vous êtes sans cesse appelé à vous renouveler, vos amis, s’ils sont toujours en vie, ne nous suivent pas forcément”.Callaghan confirme alors ce que l'on savait déjà: que l'amitié est un sentiment bien fragile et éphémère.Mais il le dit merveilleusement bien.(1) Cet été-là à Paris, par Morley Callaghan, Collection des deux solitudes.Cercle du livre de France, 304 pages.ATELIERS SOCIO-CULTURELS PRINTEMPS 77 ballet-jazz guitare I & photo (initiation) photo (documentaire) photo (libre) atelier bois macramé conscience de soi improvisation théâtrale sérigraphie dessin (n&b) dessin (couleur) 10 semaines, du 21 mars au 27 mai INSCRIPTIONS: du 7 au 21 mars Pavillon Riverin II, 1187 Bleury local 4910, de 9hà17h FRAIS: de $10 à $20 RENSEIGNEMENTS 282-7083 Carole six grands auteurs russes interdits dans leur pays ,c£ soldat Chveik» * , dans l'armée rouge: Vladimir Voïnovitch Vladimir Voïnovitch Les aventures singulières S>rNBmi|E.R’£*T Ivan Tchonkine Une satire irrésistible des "glorieuses réalisations soviétiques" Mais le rire est une arme que le K.G.B.n'apprécie pas.Traduit du russe par A.Prêchai, et S.Radov oaues $11 95 > VLADIMIR BOUKOVSKY] UNE NOUVELLE MALADE MENTALEI EN URSS: L'OPPOSITION] INTICOUCTON Of Jf AN JACQUES MMtlf ANATOLI IMARTCHENK0 One grève de la faim ALCXAMMU mjtMITCYNK Flamme au vent A*/X ÉDITIONS DU SEUIL ANDREI SAKHAROV yX\\VV‘ 1 Vladimir Boukovsky Une nouvelle maladie mentale en URSS : l’opposition Récemment "échangé" et expulsé d'URSS, Boukovsky a été l'un des premiers à dénoncer les internements psychiatriques abusifs, dont il a été lui-même victime.Traduit du russe.Collection Combats dirigée par C.Durand 240 pages $8.95 Anatoli Martchenko Une grève de la faim Pour protester contre une cinquième condamnation, Martchenko a fait une grève de la faim de plus de cr aante jours,C'est le récit de ce dernier combat qu'il vient de faire parvenir en occident.Traduit du russe par J.-J.Marie 160 pages $8 40 Collection Combats Du même auteur : Mon témoignage $8 95 Alexandre Soljénitsyne Flamme au vent Dans cette pièce de théâtre Inédite en français, Soljénitsyne pose la question capitale de l'usage de la science.!raduit du russe par A.Aucouturier 160 pages $8 40 Abram Tertz (André Siniavski) Une voix dans le chœur Du même auteur : Promenade avec Pouchkine $8.40 Andréï Sakharov Sakharov parle Incessant défenseur des droits de l'homme en URSS, Sakharov vient encore de protester contre la violation des accords d'Helsinki par son pays.Traduit du russe par 'E.Vinr ent 240 pages S8 95 Collect l'on Combats > Du même auteur : X ' Mon pays et le monde $4 65^^^., Pour roc «voir gratuitement la catalogua dae Édition* du Soull : RETOURNEZ CE COUPON AUX : Éditions du Ssuil(Ltés) 539 Ltbeau, Ville St-Lauront Mtl.NOM.ADRESSE.VILLE.CODE POSTAL: PROFESSION.I 20 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 culture et société Qui a donné Guy et Jacques Colin?.par.FRANÇOIS RICARD C'est un excellent roman que vient de publier, sans qu'on y ait suffisamment pris garde, l'écrivain d'origine nai-tienne.Anthony Phelps: Mémoire en colin-maillard (1>.excellence tenant aussi bien à la densité et à la richesse de l'écriture qu'à la peinture saisissante qui y est faite du milieu social et politique d'Haïti et à l'efficacité du suspense psychologioue qui garde le lecteur en haleine du début jusqu'à la toute fin du récit Celui-ci se déroule à deux niveaux, étroitement entremêlés et que.pour simplifier, on pourrait nommer: le réel et l'imaginaire, si etroitement entremêlés, en effet, qu'on ignore souvent, au cours de la lecture, auquel des deux se situe telle ou telle scène et que c'est seulement à la derniere page que le partage peut vraiment se faire.Car cette opposition en recouvre une autre, tout aussi importante, entre l'immobilité et le mouvement, entre l'impuissance et la ré- volte.entre la culpabilité et l'agressivité.Commençons par l'action "réelle ".qui est en réalité inaction.Le narrateur.Claude, vit en reclus dans la demeure de ses parents, un Jardin d'enfants désaffecté depuis que les Tontons Macoutes sont venus, il y a quelque temps, y arrêter deux enfants du nom de Guy et Jacques Colin.Claude, depuis ce temps, passe ses journées sur son balcon, à observer à travers le feuillage d'un muscadier qui le protege des regards, les faits et gestes de la Ville, c'est-à-dire le règne absolu du "Baron Samedi", "le grand Chef notre père", en qui.sans qu'il soit nommé, tout le monde reconnaît évidemment le président-à-vie Duvalier.Cette évocation-dénonciation est d'ailleurs très forte, de cette Ville "mâtée par la haine et l'injustice, écrasée par la peur, blessée et qui perd son sang et s'affaiblit a vue d'oeil, devient molle, ressorts brisés", de cette “vie bouchée", comme dit le père de Claude, torturé au détersif par les Tontons, de cette "zombification" systématique de toute une population autrefois si amoureuse de la vie et de la liberté (voir Rhum soda de Réal Benoit).Ainsi Claude, du haut de son balcon, fait le guet, tout comme il écoute, mais à l'intérieur cette fois et avec tendresse.les bruits de la maison: les pas de sa "Manman", le personnage peut-être le plus attachant du récit, les gestes de sa soeur Yvonne, et le corps ondulant de Messina, sa servante-maitresse.Vie familiale au rythme calme, vie faite d'habitudes simples, de silence et d'attente.Mais à cette action “réelle", dans laquelle en réalité, comme je disais, rien ne se passe, se superpose une autre action, “imaginaire”, qui, elle, est pleine au contraire d'éclats, de mouvement et de violence.Action imaginaire à deux versants.Versant du souvenir, d'abord: Claude se rappelant sans cesse la vie au Jardin d'enfants, alors que dans les jeux et les contes qui faisaient la joie des petits se manifestait une révolte absolue, catégorique, contre le Prince et sa terreur, révolte que Claude lui-même entretenait avec ferveur, jusqu'au jour où les Tontons sont venus brusquement mettre fin à cette liberté en s'emparant de deux pensionnaires de l'école, les frères Colin.Ici s'arrête soudain la reconstitution du passé, auquel manque une pièce essentielle: “qui a donné Guy et Jacques Colin?", question obsédante dont le narrateur cherche éperdument (et fuit inconsciemment) la réponse.Or, on l'apprendra à la fin, ce n'est nul autre que Claude lui-même qui, sous la torture, a dénoncé les deux enfants.L° sait-il avant la dernière page, il est difficile de le dire.Probablement.Mais comme il refuse longtemps de se l'avouer, sa culpabilité (inconsciente ou non) se projette en une série de phantasmes d'agression qui forment l'autre versant de l'action imaginaire.De son balcon, Claude descend au fusil les Tontons qu'il aperçoit, il fomente avec un ami mystérieux le renversement du régime et même, à la fin, il uitte sa retraite, traverse la ille et se rend jusqu'au palais présidentiel pour étrangler de ses mains le Prince.Mais tout cela, Taccomplit-il vraiment, comme le laisse croire la précision du récit, ou ne fait-il que l'imaginer, comme on s'en rend compte en apprenant, à la toute fin, que qi Vi Claude, infirme, est cloué dans son fauteuil et ne peut pas bouger?Cette ambiguïté fait toute la force du roman, qui prend alors l'aspect d'un vaste et douloureux délire d’agressivité.commandé autant par la culpabilité que par l'impuissance.par la révolte que par l'immobilité.Cela n’est pas sans rappeler directement Prochain épisode.Un homme, empêché totalement d'agir, se delivre par la projection onirique et la subversion imaginaire, devenant dans son rêve le contraire peut-être de ce qu'il est dans la réalité: une victime, et dénonçant à grands cris, comme s’il y était étranger, un mal logé en fait au plus profond de lui-même et dont sa seule existence, sa seule impuissance est la plus violente accusation.Méditant le meurtre du Prince mais incapable de l'accomplir, Claude est le frère du “fondé de pouvoir" d'Aquin pourchassant H.de Heutz pour l'assassiner et le ratant toujours: ce qu'il cherché en voulant supprimer l'autre, c'est sa propre réunification, son propre rachat.Oeuvre complexe et captivante, grave autant que violente, cette Mémoire en colin-maillard est le deuxième roman d Anthony Phelps (le premier.Moins l'infini, a été publié à Paris en 1973 et traduit en plusieurs langues), qui a aussi donné une abondante oeuvre poétique (six recueils entre 1960 et 1976) et théâtrale et des contes pour enfants (Et moi je suis une île, Leméac, 1973).Écrivain de la génération des Depestre et des J-S.Alexis.Phelps, qui vit au Qué- bec depuis une douzaine d’années, vaudrait d etre mieux connu.(1) Anthony Phelps, Mémoire en colin-maillard.Montréal, Éditions Nouvelle Optique, 1976.collection "Caliban et Cie", 153 pages.f S* fi L’aventure, de l’Himalayaaux profondeurs Une immensité montagneuse s'étend dans THima-laya — déjà bien assez irn-mense par elle-même — qui a nom Nanda Devi.7,816 mètres le 25e plus haut sommet du monde.Particularité, la Nanda Devi est un ensemble de deux pics reliés par une arête, longue de trois kilomètres.En mai 1975, huit Français et trois Indiens, accompagnés de porteurs sherpas, vont monter'vers cette splendeur encore vierge de passage humain.Ceux qui l’ont attaquée sont morts avant même d'en avoir touché le sommet.Les treize hommes qui tentent de nouveau le sort mettront quarante jours, terribles de souffrances de toutes sortes.Les Éditions du Jour LOWEN NOUVELLES PARUTIONS IX )\M.\ Plaisir r V s* ^ V f/p LE PLAISIR par le Dr Alexander LOWEN Ce livre tente de démontrer que le corps est le lieu secret de notre plaisir.Mais le plaisir est refoulé dans notre vie quotidienne.Il est oublié au profit de notre ambition, notre goût du succès et de la réussite matérielle, qui nous font perdre la conscience de notre corps?Comment retrouver le plaisir?Le plaisir d’aimer, de jouir, de respirer, de se mouvoir, se sentir, d ètre bien dans sa peau.C’est ce que Alexander Lowen nous réapprend.$8.95 LA BIO-ÉNERGIE par le Dr Alexander LOWEN La société actuelle, de plus en plus urbaine, de plus en plus mécanisée, multiplie les agressions contre l'homme.La stimulation forcenée et la réussite sociale à tout prix placent le paraître au-dessus de la paix intérieure de l’être.LOWEN nous rappelle que c'est en apprenant au corps à vivre selon l'harmonie qui lui est propre que l’esprit pourra trouver l’équilibre qui lui fait si souvent défaut.1X )VY1'.\ $9.95 ix )\\t;.\ LA DÉPRESSION NERVEUSE ET LE CORPS par le Dr Alexander LOWEN Ce livre répond simplement à une série de questions simples, que médecins, psychologues, analystes (et leurs patients) n’ont cessé de se poser depuis l'apparition de la psychanalyse, donc depuis près d'un siècle.Qu'est-ce qu'une dépression nerveuse?Quelles sont les causes réelles de cette "maladie"?Comment la soigner?Et surtout comment la guérir?LOWEN apporte, sur ces points précis, des réponses dictées par le bon sens.et par l’expérience.LE CORPS BAFOUÉ par le Dr Alexander LOWEN Il arrive a tous de lutter contre le sommeil pour finir un travail.Souvent, nous ne répliquons pas a une injure.Nous nous privons de manger pour maigrir.Voila autant d’agressions à notre corps, agressions qu’il enregistre et dont il finit par se venger.Pour l'auteur, la plupart des maux qui nous accablent naissent de notre incapacité à écouter notre corps.Il nous explique dans ce livre, comment prêter attention aux multiples avertissements de notre corps.$9.95 I.OWT.X Ix'Corps balbuë $8.95 LES ÉDITIONS DU JOUR 5705 est rue Sherbrooke.Montréal Ht N 1A7 Si vous désirez obtenir un ou plusieurs de ces volumes, prière de remplir la formule ci-dessous et la retourner avec votre chèque ou mandat-poste LE PLAISIR LA BO ENERGIE LA DEPRESSION NERVEUSE LE CORPS BAFOUE LE DR ALEXANDER LOWEN Il passe pour le chef de file de cette nouvelle école de praticiens américains qui s’efforcent de faire accéder leurs patients au plein exercice de la vie physique et psychique.Son oeuvre est en passe de conduire à une véritable révolution médicale.En vente chez tous les libraires et dépositaires Le cahier ?Cheque ou mandai poste ci |»nl TOTAL AJG 148^ du journal LE DEVOIR est dirigé, depuis février 1976, par Michel Roy assisté de Georges Vigny ¦ Nous rappelons à nos correspondants que les lettres adressées à "Culture et Société1 doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom.adresse et numéro de téléphone de Fauteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes L a dresse et le numéro de téléphone ne sont destinés qu â éviter les apocryphes .par.GILLES SAINT-JEAN Nanda Devi, l’ascension impossible (1) raconte les périgri-nations des vainqueurs de cette montagne.De leur arrivée en Inde, des formalités de pré-départ à la pénible descente où plusieurs membres de l’expédition ont failli laisser leur vie.Constitué à partir des carnets et des photographies des membres français de l’expédition, de la "fiche technique" de la montagne, Nanda Devi se complète d’une liste élaborée du matériel utilisé par les membres de l'expédition 1975, pour ceux que les imiter intéresserait.Bien qu elle soit aussi dangereuse que l’escalade, la pêche en haute mer a connu plus de popularité à travers les âges.Il faut bien se nourrir, après tout.C'est pourquoi ceux qui en ont fait leur métier ont toujours cherché des moyens d’améliorer leurs outils.Bateaux et attirails ont subi des transformations qui ont rangé le voilier et les filets dans les tiroirs de l’antiquité.Grands pêcheurs, les Bretons d'Armor — la Bretagne maritime — ont créé des types de bateaux de pèche et des méthodes de travail particulières que deux des leurs, Hervé Gloux et Jean-Yves Manac’h, présentent dans un magnifique album intitulé Les bateaux de pèche de Bretagne 12).Une histoire d'amour, dit-on dans la préface, a servi de moteur à cet ouvrage qui met en montre tous les types de bateaux de pêche créés et utilisés par les Bretons pécheurs, avec certaines explications techniques et de nombreuses illustrations de toutes les classes de ces navires, de la chaloupe de remorque au chalutier-usine en usage dans les parages de Terre-Neuve.Bien que le sujet soit on ne peut plus limité, les auteurs en ont fait ressortir tous les détails.de façon que celui qui a parcouru cette magnifique histoire de pèche n'en ignore plus rien.Pour spécialistes seulement, faut-il dire.blés de remplir plusieurs fonctions.L'un deux, Albert Falco, raconte dans Chef plongeur de la Calypso l'histoire d'un homme entièrement consacré à la mer: lui-même.En collaboration avec Philippe Diolé, occasionnellement associé au commandant Cousteau dans la rédaction de ses comptes-rendus d'expéditions.Falco raconte 25 années sous la mer.Un témoignage passionnant sur la mer et sur un travail qui ne l'est pas moins, assaisonné de quelques excellentes photos sous-marines.Ü) Nandi Devi, l’ascension impossible — Les membres de la première expédition franco-indienne au coeur de l’Himalaya et Paul Vincent, 260 pages, Robert Laffont, 1976 (2) Les bateaux de pêche de Bretagne — Hervé Gloux et Jean-Yves Manac'h, 230 pages, Arthème-Fayard, 1976 (3) Faleo, chef plongeur de la Calypso, par Albert Falco et Philippe Diolé, 295 pages, Flammarion.1976 Quand l’idée devient image.l'imagerie graphisme illustration photo 5055 ST.DENIS 844 8950 en librairie Journal dénoué (essai) Fernand Ouellette Prix de la revue Études françaises 1975 LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Tél.: 343-6321 Tout le monde connaît le commandant Jacques-Yves Cousteau pour avoir au moins vu ses aventures sous-marines à la télévision.Cousteau peut compter dans ses expéditions sur des plongeurs décidés et surtout expérimentés, capa- Tout.LIBRAiRÏE RENAUD-BRMU C7 ?nm i culture et société Le Devoir, samedi 19 mars 1977 * 21 SR yRÜÜXlW 1 Le Barat.a ses raisons Vous découvrirez que l'acquisition d'un appartement en condominium avec Le Barat vous fournit le meilleur de deux mondes.Vous profiterez des commodités avantageuses de la vie en appartement au centre-ville tout en ayant le confort et l'espace retrouvés dans une résidence en permanence.Le Barat.et son emplacement Situé au point de rencontre du chic Westmount, sur la rue Sherbrooke angle Atwater, face au magnifique domaine boisé de la Congrégation Notre-Dame.Le Barat.et la sécurité Presque toutes les possibilités ont été prévues pour votre protection et votre tranquillité .service de portier jour et nuit, surveillance en circuit fermé, dispositif d'alarme contre le vol ainsi qu’un avertisseur de fumée et incendie dans chaque résidence.Le Barat.et la tranquillité Une moyenne de cinq résidences par étage ou moins vous assure une intimité incomparable à la plupart des immeubles de ce genre.Les fenêtres thermiques, scellées hermétiquement, vous isolent des bruits de la ville.Le Barat.et le confort Vous serez impressionnés par le système électrique de chauffage et de climatisation des plus modernes et tout à fait silencieux.Vous permet un réglage individuel à l'année longue.Les plus grands appartements sont munis d'un réglage double-zone pour un confort égal.Le Barat.et la cuisine de vos rêves D'une efficacité remarquable, son ébénisterie de conception unique fut importée d'Europe; réfrigérateur 19 pi.eu.auto-dégivrant; four auto-récurant; lave-vaisselle; broyeur à déchets — le tout de marque General Electric.Le Barat.et ses salles de bain Où même les appartements d'une chambre en possèdent deux .les appartements de trois chambres vous en fournissent trois! Plusieurs salles de bain sont munies de deux lavabos enjolivés de marbre importé et surmontés d'élégants miroirs.Le Barat.a de la valeur Ils en valent leurs prix .de $58.500 (pour 900 pieds carrés - appartement d'une chambre) à $128.250 (maisonnette à deux paliers et trois chambres — au delà de 1840 pieds carrés).Venez voir ce que vous obtiendrez pour votre argent.Le Barat 937-9241 ou 288-9235 Le jour, de llh à 17h ou sur rendez vous./Avis Les acheteurs indécis ont le choix de louer et une grande partie du coût des loyers déjà remis est déduite du prix d achat.___________________Au Musée des Beaux-Arts L’or qui se cherche des dieux L'or tue les peuples comme le feu brûle les doigts.Tous les peuples de l’or possèdent la même faiblesse inhérente au métal précieux, leur durée comme civilisation demeure assez restreinte.C'est le cas des peuples du Pérou précolombien, de ces anciens péruviens dont on sait peu de choses malgré toutes les affirmations, les hypothèses soutenant le rayonnement d une civilisation inca.Or, au moment du pillage des richesses incas par les espagnols, ce peuple n’avait pas trois cents ans et 1 organisation sociale axée sur le roi-dieu n’était pas centenaire Nous avons peut-être eu trop tendance à confondre la grandeur d une civilisation à l’éclat du métal qu’elle privilégiait.Des richesses inestimables des greniers d’or incas, il reste bien peu de choses.Les pillages successifs des sites et des nécropoles au cours des siècles ne semblent n’avoir laissé derrière eux que des miettes dont le public doive se contenter aujourd hui.__________________par.JEAN-CLAUDE LEBLOND Après Toronto et Winnipeg, l’exposition “L’or des dieux ’ est visible depuis hier à Montréal.Partie de la collection du Musée Oro del Peru à Lima, cette présentation d’art précolombien regroupe quelque trois cent soixante-cinq pièces qui s'échelonnent sur approximativement dix-sept siècles et qui couvrent pas moins de six peuples identifiés chacun à une période.Les pièces attribuées à la période Vi-cus, 200 ans avant a 300 après notre ère possèdent un rafine-ment assez primitif comparées aux autres de la culture Chimu.1200 à 1470 apr.J.C.Pour ces anciens péruviens, l'or ne possédait pas de valeur économique ou marchande.Son éclat, sa couleur en faisaient l’expression par excellence de la divinité, ce soleil incarné par le roi qui s’en proclamait le fils.Mais encore ne s’agissait-il pas de stocker des masses du préciuex métal mais de lui donner une fin somme toute utilitaire et à l’usage à peu près exclusif du roi-dieu.L'exposition nous offre donc avec quelques masques et couronnes, une quantité assez appréciable d ornements d’oreilles plus ou moins ouvragés mais qui se caractérisent tous par leur fragilité.Avec les couteaux cérémoniels ou tu-mis.des vases finement ciselés.des pièces de vêtements ornés de paillettes si fragiles tant elles sont minces qu’on oserait à peine les toucher, l’exposition se compose également de colliers et de statuettes.L’événement possède ce quelque chose qui tient de la breloque, de l’objet décoratif axé essentiellement sur l'apparence.En dépit d'un souci exceptionnel de présentation de la part des dirigeants du musée, en dépit aussi des notes abondantes accompagnant chaque pièce, le spectateur n’arrive pas à percer l’écran superficiel de l’apparence, ne peut rattacher tel ornement, le masque chimu (no 220) par exemple à un culte, à une "cosmogonie' '.Il est renvoyé à la stricte apparence extérieure d'un art qui ne ressemble en rien à la rigueur, à la force des formes de toute cette statuaire sud-américaine qui par-delà le Mexique, s’étend jusqu'à la terre de feu.Est-ce à cause du métal que savaient pourtant travailler avec dextérité les artisans orfèvres?Il ne s'agit pas de discuter des mérites du toc et de l’or pur.Toutes les oeuvres présentées affichent visiblement leurs qualités mais l’ouvrage d’or, celui qui nous est présenté ne s'affranchit pas d'un aspect qu’on pourrait de nos jours qualifier de kitsch.Grâce au catalogue, l’archéologie nous permet de saisir la difficulté des fouilles et l’attribution des pièces dont la plupart sont issues de nécropoles du nord du pays mais l'ethnologie aurait été davantage en mesure de nous éclairer sur cet art dont les oeuvres offertes ici ne semblent pas pouvoir constituer une base sérieuse.En ce sens, cet or, ce bel or se cherche encore des dieux, à moins que ce ne soit des adorateurs.¦ I.’or des dieux au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu'au 15 mai.Catalogue de 146 pages, illustrations en noir et blanc et en couleurs; programmes de visites guidées pour les particuliers et les groupes scolaires, série de conférences sur le thème de l’art des anciens péruviens.Prix d’entrée: $2.50.Exposition L’éternel féminin, la femme de toute l'éternité et toutes les associations quelle suggère revient comme leitmotiv dans l’oeuvre immensément érotique et si épurée de Gilles Boisvert.La galerie Curzi nous présente jusqu'au 30 mars les dessins récents ainsi qu'une série de huit lithographies réalisée cette année et dont le thème porte sur les vagues; des vagues dont le flux et le reflux.le rythme inlassable comme un cycle nous conduit, nous ramène à la femme.Car la vague s’accompagne ici d'un dessin tiré de la sérié des salles de bain de l'année dernière.Elle s'accompagne aussi d’un portrait de femme, d’une extase située à un niveau plus élevé et plus profond à la fois que l'illustration d’éléments psychanalytiques.Ici, les coordonnées d’ordre psychologique sont connues et utilisées à dessein qu’il s'agisse de la clef qui ouvrirait le monde féminin inaccessible, autre placé à l antithèse du moi ou de l’eau représentée par la vague, toujours s'établit leur conver- gence vers la femme.Mais il faut pousser plus loin encore l’approche réaliste de Boisvert Les divers éléments de la composition portent individuellement une charge sémantique propre.Leur union sur une surface crée une véritable trame de lecture qui fait appel à la fois à l’analyse sémiotique de l’art publicitaire et à une poésie tendue inévitablement vers une presque mystique de l’érotisme Dans ce travail, on pourrait établir une relation étroite avec un certain hyperréalisme dans l’exécution formelle.En effet, l’artiste possède un métier, mais loin de la copie servile d'une réalité photo-réaliste, il utilise à ses fins la singularité sémiotique de parcelles du réel juxtaposées Entre la prise de conscience politique des dessins à la Jim Dine présentés au MAC à l’automne 1974 et la vingtaine de dessins et gravures portant sur l’eau, la femme et l’amour, l’artiste achève la mise en place de son vocabulaire pictural L’utilisation qu’il en fera dans les prochaines années nous réserve des surprises.'îtouist, ni«Sl!flt-Chirles Unjusuil 677 6217 Oeuvres récentes de Lise Lajoie Jusqu’au 27 mars inclusivement Ouvert du jeu.au dim.de 13 à 17h.et jeudi soir de 19 à 22h.1 GALERIE SAINT-DENIS 3772 RUE SAINT-DENIS • 288-2340 OEUVRES RÉCENTES DE JACQUES BLACKBURN TABLEAUX ET TAPISSERIES jusqu'au 9 avril Ouvert du mardi au samedi de 10h30 à 17h30 VILALLONGA PEINTURES RÉCENTES mar.- vtn.9 à 5630 sam.9 à NOUS ACHETONS PEINTURES DE QUALITÉ GALERIE DOMINION Le plus grand choix de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d’art au Canada 1438 oui$t.rue Shirtrook* 845-7471 et 845-7833 LA ICON les images GRAVURES DE MARC A.NADEAU Plus de 25 sujets différents 1971,1977 2031 Saint Denis 843-7720 exposition d’oeuvres récentes umberto bruni jusqu’au 2 avril gâterie l'art français ANNE-MARJE/JEAN-PtEROE VALENTIN 370 ouest, avenue Laurier.Montréal.Téléphoné 1514) 277-2179 atelier galerie laurent tremblay 0) ¦ mm 5 Cü O eu (U “O O a ROBERT YOUNG dessins et peintures dernier jour débutant le vendredi 25 mars SORELETROG » sculptures et dessins récents 1490 rue Sherbrooke Ouest Montreal Quebec Tél (514) 931 5841 erp QM H Les cantons de l'est Benoit East BENOIT EAST du 22 mars au 7 avril GALERIE KASTEL 1366 Avenue Greene, Westmount 933-8735 CHAQUE SAMEDI SOUS LA RUBRIQUE DES ARTS ‘VOS GALERIES’’ JACQUELINE AVRIL 844-3361 ACADÉMIE BÈLENGÈ': BÉLENGÉ PEINTRE ATELIER LIBRE GALERIE D’ART 5002.B0UL ST-LAURENT MONTRÉAL, QUÉ.H2T 137 1 — jusqu'au 2 avril GILLES B0IVERT dessins et lithographies du mar.au sam.de 13 à 18h O oal erie curzi St 140 ORESCENT 844-2287 r/ w EXPOSITION peintres et sculpteurs SERGE BEAUMONT ALAIN LAF0RÊT MICHEL OUTIL PIERRE LALIBERTÉ JEAN CARON jusqu’au 31 mars 4809 marquette 521-8786 mer de 13 à 18 hres jeu.ven.de 13 i 21 hre* terme lun.et mer Galerie nationale ^Canada Ottawa Musées nationauxduCanada Vernissage le jeudi 24 mars à 21 hOO Puvis de Chavannes 228 oeuvres (106 tableaux, 112 dessins et 10 gravures) des collections publiques et privées de l'Europe et de l’Amérique du Nord.Organisée par la Galerie nationale du Canada et la Réunion des Musées Nationaux, France.mar.mer., iv»., vam./(/*« IHk if.nnnih dim.i-r/iiarv fériés I ik à Ikk ferm.le lenm Entrée likre Initie des mes Elitiis el llkert, Ottiwt I 22 • Le Devoir, samedi 19 mars 1977 culture et société m _______________Di ane-chasseresse .et femme, et star , -par- NATHALIE PETROWSKI Elle nous avait donné rendez-vous dans le 'snackbar'' de la PDA.lieu pour le moins étrange quand on con-nait les gouts exotiques de Diane Dufresne.On se retrouve donc, un peu penauds parmi les travailleurs de la PDA.les secrétaires, les commis et les gardes de sécurité, l’nc ribambelle de clowns postés à la porte, commencent déjà à se moquer de nous: "Diane, c'est pas ici.c'est plus loin "! Maquillés et ricanant avec trottinettes et ballons, ils nous cntrainent à travers les dédales de la PDA.Les murs pâles de béton affichent à intervalles réguliers, l'effigie de Diane, chasseresse lointaine et presque mystique, accempa-gnée par nul autre que Lassie Le voyage est long, peuplé de points d'interrogation; une porte s'ouvre sur les bruits familiers d'une conférence de presse, nous voilà au coeur de la PDA.dans un garage qui ressemble à une arène de cirque.I n long sillon de ballons blancs nous trace un chemin jusqu'au paradis royal (ou peut-être devrais-je dire, artificiel i Un Winnebago de champagne des roulottes mobiles! nous attend dans la jungle desballons.Les gens sont silencieux.puis deviennent paranoïaques ou ironiques, affirment que Diane Dufresne a perdu le nord.Cette dernière n'est évidemment pas là pour répondre, nous laisse dans le vide, avides de sensations fortes.peut-être se cache-t-elle dans la toilette en attendant son tour Un verre suffit pour émettre les suppositions les plus loufoques à mesure que la Vthéâtre du rideau vert DERNIÈRE SEMAINE mardi au samedi 20 h.dimanche 19 h.VIOLA HGER GUY PROVOST ANDRË CAILLOUX PAUL GUÉVREMONT MISE EN SCÈNE: YVETTE BRIND'AMOUR ©Renseignements: 844-1793 Métro Làurier.sortie Gilford - 4664.rue Saint-Defti' théâtre ae iH jeantesse TOUS LES DIMANCHES 14 h.Marionnettes MFMf ET ROUSSI AU ^ ROYAUME dM JOUETS Marionnettes de Pierre Begimdaid er • Nicole Lapointe Gaetarv*. 11,21 11.37 I 40 Getting in touch Par 27 This is the life Man alive Meeting Place Sunday Hrunch Music to see Country Canada La Roheme Hymn, sing Howie Meekei Hockey SehiMil Mr Chips The Wonderful World of Disney The lie.ichcomheis The Tony H.iml.ill Show Supersperi.il Performance Converging lines The Nalion.il N.ilion s Business The City tonight Sunday besi "The tein|M'st ulraine I9fj9i Station dosing CFCF © ¦es de Carl F.mma 6 (10 6 30 7 (HI 7 30 N 00 9 00 9 30 HI (HI III 30 I (III I 30 2.IMl 4 30 5 00 5.30 6 011 6 30 7 INI 8 00 9 00 10 00 11 (Ml 11 21 12 (HI The Community Crossroads Day of discoverv .liiiunv Swaggarl Hex Humbard Oral Roberts It is written Hellenic program ¦ Teledomenn i ¦ N A Snookei Weekend (isherman Cinema Question period Lome Greene x last of thi Garnet Ted Armstrong As it is The Amazing Kreskm Six million didl.u man Sonny and (lier Switch W 5 (TV National News Pulse Cinema "Cool hand Luke idrauu Wild cinema ATWATER I Niveau Alexis Nihon 935 4246 "Tunnel vision 1 15.3.00 4 40, 6 20, 7 50.9 30.ATW ATER II Niveau métro Alexis Nihon 935 3313 "Wizards 1 (HI.3 20.5 20.7 20.9 20 AVENCE: 1224 Ave Greene Wcstmounl 937 2747 "Bound lor glory 12 45.3 20.6 oo 8 35 BEAVER 5117 Avenue du Part 844 1932 "Farewell scarlelf 12
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