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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 21 mai 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-05-21, Collections de BAnQ.

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» ft 1 loi.v ce que dois H^LES VOVACES iofte Pwmit soin 1460 avenue Union Monneal M3A ?B8 Que 845 8?1 ^fej AfiecintUU* c(t4 tMiyafeJ r« S^'^'PS Vol.LXIX - No 116 Très chaud et humide Max, 29 Montréal, samedi 21 mai 1977 Fene 25 CENTS Trudeau: l’adversaire, c’est Québec par Lise Bissonnette A la onzième heure d’une campagne jusque-là plus que prudente pour les élections partielles qui auront lieu dans cimj comtes du Québec mardi, le chef du Part! libéral du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, s'est décidé à baisser la visière et à identifier clairement "le gouvernement provincial" du Québec comme l'adversaire réel dans cette lutte, toute fédérale qu'elle soit.Réchauffé par une journée de tournée à travers la moiteur torride des comtés de Terrebonne et de Verdun, le premier ministre s'est enfin piqué au jeu à la dernière phrase de son dernier discours, ‘il est très important que nous sortions le vote mardi, a-t-il lancé à quelque 200 partisans littéralement empilés dans le quartier général libéral de Verdun.C’est extrêmement important, à la face du pays, à la face de ceux que nous combattons dans cette province, le gouvernement provincial, à la face de tous ceux qui ont voté pé-quiste le 15 novembre dernier ", C'était la première fois que M.Trudeau.qui a toujours voulu s'inscrire en faux contre la tentation d’interpréter les élections partielles comme un "mini-reforendum", décrivait si clairement l'enjeu à ses partisans.Ceux-ci lui avaient cependant soufflé la partition sur sa route toute la journée, entonnant "O Canada" ici et là.ou lançant en guise de bravo "Le Canada, c'est mon pays", “Vive le Canada" et autres professions de foi vivace.La veille, lors d'une tournée semblable dans les deux comtés québécois de Louis-Hébert et de Langeiier, il avait commencé à effleurer le sujet en affirmant qu'il faisait exceptionnellement campagne lui-mème pour ces élections partielles car des résultats négatifs pourraient être er^us.ailleurs au pays, comme un "plé-iscite" contre lui ou son parti.Son entourage ne semblait guère surpris de cette "sortie" hier, si dittérente de la stratégie adoptée depuis l'annonce du scrutin "C'est que le parti est maintenant confiant de remporter la victoire dans les (!' bi cinq comtés", d'expliquer un organisateur Même dans Temiscamingue, le comté foncièrement créditiste que les sondages laissaient il y a une semaine au fils de l'ex-leader Réal Caouette, on croit pouvoir arracher la partie au fil d’arrivée et c'est pourquoi M.Trudeau y fera un saut ce soir, prêtant son concours à une soirée bavaroise, à Rouyn La tournée montréalaise de M.Trudeau n'avait cependant pas commencé comme un pugilat électoral hier matin, sur les pelouses de l'hôtel de ville de Repentigny ou dans le salon du club de golf de Mascou-che.Cela tenait plutôt de la noce de village, des cérémonies scolaires de remise des prix, ou encore de l'hommage ému à quelque jubilaire Evoquant ses souvenirs d’enfance en compagnie du barbier qui lui rasait presque le crâne aux premiers beaux jours de I été, citant très élégamment Sacha Uui-try ( "Ah, si c'est ça la liberté, nous étions libres, j'ai traversé le monde en équilibre i appelant tous et chacun aux grandes fraternités au-delà des partis, M.Trudeau avait l'air de vouloir transformer les seances en recitals poétiques, à la grande joie des convertis qui l'écoutaient A la fin de son bref passage à Mascou-che cependant, le ministre des Approvisionnements et services, M.Jean-Pierre (loyer, qui l'accompagnait sur les tribunes, crut bon de donner le signal des dis- cussions sérieuses Au cours de ses récentes tournees électorales, a-t-il affirmé, il a "decele une certaine inquiétude, une certaine crainte sur le plan politique, la recherche d une police d'assurance, d'un garde-fou pour la protection des droits et des libertés individuelles au Québec" où, selon lui.ces droits et libertés sont actuellement plus en danger qu'ailleurs au Canada Devenu aussitôt l'attraction de la presse, M (loyer a un peu plus tard lié directement ses craintes au projet de loi linguistique actuellement défendu par le gouvernement du Québec, dont les aspects "coercitifs" l'inquiètent assez Voir page 6: Trudeau au sommaire ¦ En procédant par étapes, Burns voudrait bâtir un véritable code électoral — page 2 ¦ Réunion secrète des patrons en vue du sommet de Charlevoix — page 3 ¦ Le sommet de Pointe-au-Pic: un éditorial de Claude Ryan ¦ La “politique intérieure” du PQ: une collaboration spéciale de Gérard Bergeron — page 4 ¦ Les partielles du 24 mai: un profil des cinq comtés — page 10 U Lundi, 23 mai, LE DEVOIR ne paraîtra pas.Les bureaux de la Rédaction seront toutefois accessibles à compter de 14 heures.Mondiale avertit Vorster Pretoria doit mettre fin à l’apartheid ¦MMMffMMHMMHi VIENNE (d’après AP et Reuter) — Le vice-président américain, M Walter Mon-dale.a déclaré hier qu’il a signifié à M.John Vorster, premier ministre sud-africain, que les Etats-Unis refuseront de défendre l'Afrique du Sud, si le sort des Noirs de ce pays n'est pas amélioré.M Mondale a précisé au cours d'une conférence de presse, que son interlocuteur a accepté de discuter pendant deux jours à Vienne des modalites d'accession de la majorité noire au pouvoir en Rhodé-{iie et en Namibie (Sud-Ouest africain) mais qu'il a défendu avec obstination la politique d'apartheid sud-africaine."Nous espérons que les Sud-Africains ne s'illusionneront pas sur le fait que les Etats-Unis interviendraient en dernier recours pour sauver l’Afrique du Sud des conséquences de la politique qu elle poursuit, a-t-il ajouté, car nous n agirons pas ainsi".Tout en admettant que "ce fut difficile par moments", Mondale a déclaré que ses entretiens avec M.Vorster avaient conservé une "courtoisie fondamentale" et que les États-Unis en espéraient des progrès pour la population noire d'Afrique du Sud.M.Vorster, a-t-il dit, a accepté de soutenir l'initiative anglo-américaine visant à assurer l'accès de la Namibie à l'indépendance et l'arrivée de la majorité noire au pouvoir en Rhodésie.d'ici 1978."Le point de vue que le président désirait que j'expose est que des progrès sont nécessaires sur trois problèmes: un régime majoritaire en Rhodésie ainsi qu'en Namibie et une transformation progressive de la société sud-africaine, dans le même but".Le vice-président a déclaré qu’il avait fait ressortir à son interlocuteur qu'aux États-Unis, le problème de l'amélioration du sort des Noirs avait été traité avec succès par une amélioration de la législation sur les droits civiques "Il s est produit une transformation dans la société américaine dont nous sommes très fiers, a-t-il dit Elle intéresse non seulement notre vie intérieure, mais aussi notre politique étrangère."Nous ne pouvons pas accepter, et encore moins défendre, les gouvernements qui repoussent le principe fondamental de droits de l’homme intégraux, de possibilités économiques et de participation politique pour tous leurs citoyens, quelles que soient leurs races".M.Mondale a ajouté qu'il avait informé M.Vorster que l'administration Carter avait modifié la proposition de M.Henry Kissinger, ancien secrétaire d'Etat américain.tendant à la création d'un fonds pour la Rhodésie — ou le Zimbabwe, comme certains Africains l'appellent "Au lieu d'être un fonds destiné à permettre aux colons blancs de Rhodésie de partir, nous voulons en faire un fonds de développement Le nouveau fonds, a ajoute M.Mondale, "contribuera à édifier une économie forte, qui encouragera un maintien de la participation de la population blanche dans un Zimbabwe indépen- Le fédéralisme ne se mesure pas avec des chiffres par Michel Nadeau Il n est pas possible de jauger de la valeur du cadre fédéral par une analyse coûts/bénéfices tant qu ôn ne connaîtra pas mieux les avantages et les inconvénients de la formule de rechange, la souveraineté-association.Les "latitudes" qu'offre l’indépendance permettront-elles aux Québécois de trouver de meilleures solutions aux problèmes de l'économie québécoise que l'engagement actuel dans la structure fédérale0 Telle est la question que lancent trois économistes MM.Pierre Fortin de l'université Laval, Gilles Paquet de l'université Carleton et Yves Rabeau de l’université de Montréal dans le cadre d'une analyse des "Coûts et bénéfices de l'appartenance du Québec à la Confédération canadienne".Les trois experts constatent que plusieurs "grandes politiques nationales" établies par Ottawa ont eu des effets né- gatifs certains sur l'économie québécoise.Reste à savoir maintenant si “la bureaucratie fédérale" acceptera de régionaliser ses politiques ou si les transformations qui suivraient l'indépendance n’apporteraient pas finalement de meilleurs remèdes aux maux du Québec?Réalisée pour le compte de Radio-Canada, l'analyse des trois économistes sera rendue publique et commentée aujourd'hui au cours de l'émission “L’éco-Voir page 6: Fédéralisme \ Le vice-président Walter Mondale et le premier ministre sud-africain John Vorster ont commenté dans des conférences de presse séparées le résultat de leurs entretiens de Vienne.(Téléphoto AP) par Louis-Gilles Francoeur Quittant résolument le terrain des grands objectifs théoriques exposés dans les rapports moraux des précédents congrès.l'exécutif de la CSN proposera dès ce matin aux délégués de cette centrale une praxis syndicale axée sur la définition d'un socialisme québécois, dont l’implantation se fera par une série de gains recherchés par le mouvement ouvrier.Le projet, précise les objectifs à long terme de la CSN et le sens de sa démarche face à des situations concrètes comme le référendum sur l'indépendance et le sommet économique de la semaine prochaine.met de l'avant une stratégie basée sur l'autonomie du mouvement syndical, actuellement menacés par l’infiltration des groupuscules d'extreme-gauche.Le rapport moral présenté ce matin aux 1,200 délégués du congrès d'orientation de la SCN innove sur deux points.D'abord, contrairement à la tradition, il est signé par tous les membres de l’exécutif au lieu du seul président.En ce sens, il reflète le nouveau style de direction collégiale instauré à la CSN depuis un an.D'autre part, il aborde pour la première fois de façon ouverte, voire brutale, le problème posé par la présence au sein de la CSN de nombreux éléments maoïstes et trotskystes, qui tentent d'orienter la centrale en fonction des objectifs de leurs mouvements politiques respectifs.Réaffirmant la nécessité pour les orga- nisations syndicales de se démarquer autant des visées politiques de la droite que de celles de l'extrême-gauche, le rapport moral de l’exécutif établit une différence fondamentale entre sa stratégie exprimée en termes concrets et celle des groupes d extrême-gauche, dont le radicalisme engendre la démobilisation des syndiqués.Pour les dirigeants de la CSN, groupuscules, "dont les objectifs connus vont de la création d’un parti de travailleurs à la révolution armée, en passant par un parti révolutionnaire, tentent d'influencer systématiquement nos débats et nos actions.Leurs comportements nous surprennent et parfois nous agressent".Leur implantation dans les syndicats et en particulier à la CSN tient fondamenta- lement, selon l’exécutif, à l’absence de parti socialiste ou révolutionnaire au Québec et au fait que le mouvement syndical a constitué depuis plusieurs années la véritable opposition aux pouvoirs en place.“Loin de nous l'idée de dénoncer un militant parce qu'il se dit communiste — car la CSN a toujours été la première à défendre la liberté de parole, d'opinion et d'action politique, ajoute le rapport d’orientation.C'est leur pratique syndicale, leurs positions dans les organisations syndicales qu’il faut dénoncer; mais il faut aussi rappeler à ces militants qu’il n'ont pas le droit d'affaiblir les organisations syndicales que les travailleurs ont bâti si péniblement et qui sont leur seul moyen1 Voir page 6: CSN Condamnant les groupuscules d’extrême-gauche La CSN incite tous ses membres à édifier un socialisme québécois dant".M.Mondale a lancé un avertissement: "L’Afrique du Sud ne doit entretenir aucune illusion sur l'intervention des Etats-Unis pour la sauver des conséquences de sa politique raciale Nous ne le ferons pas Si la politique sud-africaine d'apartheid n'est pas abolie, a-t-il ajouté, il n'est pas impossible 'que les positions des deux pays divergent à ce point qu elles entrent en •¦nfit Le vice-président américain a dit avoir évoqué avec M Vorster certains aspects de la politique d'Apartheid — les "pass laws notamment, limitant la liberté de mouvement des Noirs et la détention de prisonniers politiques — jugés inadmissibles par les Etats-Unis.Le déferlement de violence en Afrique australe est aux yeux des dirigeants américains la conséquence directe de la politique de discrimination et l'absence de droits politiques de millions d'Africains.Les Etats-Unis sont partisans de l'adoption du suffrage universel.Si aucun progrès nïntervient en Afrique du Sud meme sur la question de l'apartheid, "la pression des événements internationaux” con-Voir page 6: Pretoria Ententes avec le MEER par Bernard Oescôteaux QUEBEC — Malgré le froid qu'avaient jeté certaines déclarations récentes du ministre fédéral de l'Expansion économique régionale, Québec et Ottawa en sont venus a un premier accord de principe ur le renouvellement des ententes auxi-laires à l'entente cadre Canada-Québec de 1974.Ce premier accord de principe porte sur trois des six ententes en cause, en fait les trois plus importantes financièrement: accès aux ressources forestières, développement de l’agriculture et axes routiers prioritaires.C'est ce qu'a indiqué hier à l'Assemblée nationale le ministre d'Etat à l'Aménagement, M Jacques Léonard, qui avait la veille rencontré à Ottawa le ministre de l'Expansion économique régionale, M.Marcel Lessard responsable au niveau fédéral de l'application de ces ententes.Le Québec dans ce dossier avait proposé au fédéral le renouvellement de cinq ententes: axes routiers prioritaires, déve-Voir page 6: Ententes P01 lia: retenez notre édition spéciale sur le TRANSPORT le mercredi 25 mai prochain commandez vos copies supplémentaires maintenant Ud éditenr décidéniBnfe pas 0(HnnK ks ndrer un roman à la dimension du Québec Roch Carrier cilriya pas de pays sans grarjd-pèië p K / 2 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 En procédant par étapes Burns voudrait bâtir un véritable code électoral par Barnard Descôteaux WUKHKC Des projets de loi tels celui mii le financement des partis politique'» et celui sur les référenaunis ne sont en fait que deux des chapitres d’un véritable c de électoral que souhaite établir le ministre d'Etat à la réforme électorale et parlementaire, M.Robert Burns.("est dans cette perspective que celui-ci a situé son action alors qu'il expliquait à quelques journalistes, hier, certaines de ses intentions à l'égard de la réforme élec- L’élection de Terrebonne Le Congrès juif accuse, Roger Delorme nie Se disant consterné par l ap ui “PP1 » donne par le directeur du DEVOIR à la candidature de M Roger Delorme dan Terrebonne, le président du Congres juif canadien, M W Schwartz-Ben a fait parvenir à M.Claude Ryan, liu i une lettre dans laquelle, au nom de la communauté juive, il dénonce une fois de plus les sentiments anti-semistes et racistes dont M Delorme aurait fait preuve à l'occasion d'une interview accordée au Journal de Montreal le 27 janvier 1975 Mais rejoint au téléphone par LE DEVOIR, M.Delorme s'est empressé de nier certains propos que lui attribuait cet article et a tenu à affirmer qu'il a "toujours été un adversaire acharné de toute forme di racisme et a toujours combattu les ; cjugés quels qu'ils soient et de quelque façon qu'ils se manifestent".Dans l'article du Journal de Montreal.dont M Schwartzben nous a adressé copie, on pouvait lire les propos suivants, attribués à M Delorme à partir d'un volume que celui-ci, selon le journaliste, s'apprêtait à publier à répoque mais qui de fait n'a jamais vu le jour: Moins d'un million de Juifs ont été tués par les Nazis avant et durant la Seconde guerre mondiale.Bien qu'il ait été ramené à quatre millions, le chiffre qui a généralement cours est de six millions.Cela n'efface pas l'ignominie des crimes hitlériens, précise M.Delorme, qui fait observer néanmoins que les chiffres ont été sciemment galvaudes pour attirer la sympathie du monde sur la cause sioniste et pour amoindrir les effets des condamnations des actes israéliens.On n'efface pas une injustice en en commettant une autre tout aussi grande".Toujours dans cet article du Journal de Montréal, le journaliste Normand Finn attribuait en outre à M.Delorme les propos que voici: "Les Juifs provoquent eux-mémes des vagues d'antisémitisme pour les raisons précédemment mentionnées.Le "Journal d'Ann Frank," conçu dans le but de tirer la larme à l'oeil, est un faux II s'agit d'une oeuvre construite de toutes pièces par le romancier juif Meyer Levine’.Or, dans l'entretien qu'il a accordé hier au DEVOIR, M.Delorme a soutenu qu'il n'a "jamais, au grand jamais.signé ni directement ni indirectement.ni même endossé les propos qui lui sont attribués dans cet article".Le journaliste qui l'interviewait, a précise M Delorme, lui parla alors des écrits d'un certain Paul Rossignier, qui avait publié des assertions semblables.ainsi que d'un feuillet intitulé "Did Six Million Jews Really Die?" qui circulait à l'epoque.Mais M.Delorme affirme qu'il n a jamais souscrit à ces affirmations.Se disant un adversaire résolu de toute forme de xénophobie et de racisme, M.Delorme ajoute qu'il a combattu cet état d'âme tout au long de sa carrière journalistique et qu'il continuera à le combattre.M Delorme a de plus rappelé que dans une lettre récente au chef du Parti progressiste-conservateur, M Joe Clark, il a formellement exprimé son adhésion aux grandes lignes de la politique étrangère du Parti, y compris au droit fondamental d'Israël à l'existence comme État indépendant et au rejet de toute forme d'antisémitisme et de racisme.(orale 11 a assuré que ces deux projets de loi constitueront pour lui une priorité au cours des prochains mois Le projet de loi sur le financement des partis politiques dont l'étude commencera à la fin du mois, sera tout probablement adopté d'ici la fin de la session.Le projet sur les référendums ne sera étudié qu'a l'automne, et il est même douteux qu'il puisse être rendu public avant le début des vacances parlementaires d’été, comme l a souhaité déjà le premier ministre, M.René Lévesque Tout au plus, un Livre blanc sur cette question pourrait-il être déposé à l'Assemblée nationale.Selon M Burns, ces deux mesures législatives ont un certain nombre de liens avec la loi électorale déjà existante, et pour assurer une certaine cohérence entre toutes ces lois, il dit vouloir en arriver à doter le Québec d'un véritable code électoral.Les principaux chapitres de ce code qu'il envisage pourraient être les élections, le financement des partis politiques, les référendums et les plébicistes et les oltrtions scolaires et municipales Pour l'instant, c'est morceau par morceau que M Burns construit ce code.Ainsi, le projet de loi sur le financement des partis politiques fait référence à la loi électorale, et ne tient pas compte du financement des campagnes que mèneront les partis politiques lors d'un référendum Cette question ne sera traitée que dans la loi sur les référendums.On peut imaginer que dans un code électoral, toutes les questions relatives au financement des partis politiques et des campagnes électo- rales seront regroupées dans un même chapitre."On ne peut se rendre compte de l'efficacité d une loi comme celle sur le financement des partis politiques qu'à l'usage", note M Burns, qui laisse ainsi entendre qu'une fois adopté, le bill 2 pourra être amendé selon les besoins.D'ailleurs il indique que déjà il se prépare à apporter plusieurs modifications techniques à ce projet de loi.D'autres changements pourront aussi être apportés pendant son etude en deuxième lecture.Notons qu’un avis a été demandé à la Commission des droits de la personne, l'Opposition craignant que certaines dispositions de ce projet n'aillent à l'encontre du droit d’as-sociation reconnu par la Charte des droits et libertés de la personne.Le projet de loi su# les référendums introduira plusieurs dispositions que M.Burns qualifie pour sa part de "révolutionnaires".Il donne en exemple le droit (lui serait accordé aux citoyens de demander la tenue d'un référendum sur une question donnée comme cela se pratique en certains Etats des Etats-Unis.Le ministre d'Etat à la réforme électorale et parlementaire insiste également sur le fait que cette loi sera la "loi des ré-férendums et non la “loi du référendum" Elle ne visera pas seulement à permettre la tenue d'un référendum sur la seule question de l'avenir constitutionnel du Quebec, mais sur une foule de sujets où il est normal que l'on consulte la population Il donne en exemple l'avortement, l'euthanasie, bref des questions qui met- tent en cause des princip Ermcipes impor >i qui sera faite pour l'ensemble des Québécois et non pour le PQ, note M Burns qui croit même qu'il aura à affronter certains membres du gouvernement pour que ce projet de loi n'ait aucun caractère partisan.Selon lui, une telle loi ne peut être faite à une seule fin spécifique C'est une question de crédibilité, dit-il.x Sur la question des référendums, M.Burns reconnaît par ailleurs que dans le cadre constitutionnel actuel, le Québec ne pourra tenir que des référendums de nature consultative.Il se dit d'accord sur cela avec l'opinion exprimée par le juriste (iérald Beaudoin.C'est en ce sens que le gouvernement a déjà souligné qu'il ne se sentirait pas oblige de démissionner en cas d'échec lors du référendum sur la souveraineté-association.Le ministre reconnaît par ailleurs qu'un référendum a toujours une influence sur un gouvernement II y a une sorte d'obligation morale à respecter le résultat d'un référendum, a-t-il noté.Un autre aspect du référendum est le plébiscite.À ce porpos, M.Burns, sans indiquer si le projet de loi sur les référendums aura des dispositions à cet égard, souligne qu'il pourrait y avoir intérêt à permettre au Québec la ienue de plébicistes.De même, il pense à introduire un droit de rappel des députés.“Il n est pas vrai que parce qu'un député est élu pour quatre ans ses électeurs doivent le supporter pendant quatre ans”, dit-il.W s, M.Robert Burns Pour débattre le projet de loi no 1 Les membres de l’Assemblée nationale devront peut-être sortir du Parlement QUÉBEC (par B Descôteaux) — Si le débat sur le projet de Charte de la langue française se prolonge au-delà du 15 juillet, les membres de l'Assemblée nationale devront alors déménager leurs pénates hors du Salon vert pour siéger à l'extérieur du Parlement.Les travaux de rénovation qui doivent être effectués à ce que déjà on appelait le “Salon de la race" sous d'autres gouvernements motiveront ce déménagement, lequel constituera une première dans les annales parlementaires québécoises.Le leader parlementaire du gouvernement, M Robert Burns, a indiqué hier à un groupe de journalistes que ces travaux de rénovation à l'édifice presque centenaire du Parlement rendraient pratiquement impossible la poursuite des travaux parlementaires au Salon vert.Le déménagement prévu à l'amphithéâtre de l'édifice G sera aussi rendu néces- Québec se dit prêt à négocier avec Ottawa avant la tenue du référendum par Jean-Claude Picard Q1 KBEC — Contrairement à ce que plusieurs de ses porte-parole ont déjà laisse entendre à maintes reprises au ¦ mi s des derniers mois, le gouvernement québécois semble maintenant disposé à .nti c prendre des négociations constitu-iionnelles avec le reste du Canada avant la ternie du référendum.( est du moins ce qu'a clairement af-iinré Incr le ministre des Affaires intergouvemementales et principal responsable de ce dossier, M.CLaude Morin, alors il ( adressait à une quinzaine de jour-aalistcs du Canada anglais venus s'infor-me: i Québec, des intentions réelles de i équipe jréquiste.C négociations, a toutefois précisé le ministre, ne sauraient cependant avoir lire avant que le Québec ait précisé le eonîenu exact de sa formule de souveraineté-association, si bien qu'il faut comprendre que.dans l'esprit du gouvernement québécois, ces éventuelles discus-v um ne pourraient avoir comme base les text' constitutionnels actuels.C ce M.Morin envisage plutôt, c'est d :' ,d de terminer et de rendre publics 1 avaux préparatoires qu'une équipe an ministère a déjà entrepris il y a jnelques mois et qui, selon certaines sources, seraient passablement avancés; ensuite, il inviterait le reste du pays à négocier l'ensemble de la proposition québécoise.( es précisions rejoignent pour ressente I des propos tenus plus tôt cette semaine.à l'Assemblée nationale, par M.René Lévesque et qui n ont que très peu retenu l'attention dans l'opinion.Ainsi, le premier ministre, qui était interrogé par l'Opposition libérale sur la possibilité d'amorcer des négociations avant le référendum, avait répondu ce qui suit: "Il n’est jamais exclu, sur la base de notre option, une fois bien définie et une fois proposée clairement à l'ensemble du Canada, qu'on accepte de la négocier avant un référendum dans le sens de se mettre au courant.S'ils veulent en parler sérieusement, je suis parfaitement d’accord.Ce qu'on ne fera pas, c’est du rafistolage systématique dans le maquis fedéral-provincial.M.Levesque a ajouté, en réponse cette fois aux questions du chef de l'Union Nationale, que cette ouverture excluait toute participation formelle aux éventuelles conférences destinées à tisser un nouveau lien fédéral à partir de modifications à la constitution actuelle.Ainsi, a-t-il précisé, le gouvernement ne compte déléguer que des observateurs à la conférence intitulée "Destinée Canada" qui réunira, sous les auspices de l'Université York de Toronto, à la fin du mois de juin, plus de 200 citoyens éminents de l'ensemble du pays.Hier, M.Morin s'est refusé à dévoiler tout détail supplémentaire sur le contenu de la position québécoise, que ses auditeurs, dont en particulier Mlle Judy La-marsh, ont d'ailleurs qualifiée de “stratégie pure et simple", indiquant simplement que ces éventuelles négociations pourraient prendre place dans le cadre classique des conférences fédérales-provinciales m encore, préférablement, dans celui d'une rencontre au sommet en- tre représentants du Québec et du Canada anglais.Interrogé par ailleurs sur le type d'association que le Québec serait disposé à négocier avec le reste du Canada, M.Morin a précisé "que les politiques monétaire, douanière, et de défense, et peut-être quelques autres pourraient être élaborées en commun”.Il a de plus répété que l'objectif de son gouvernement n était pas de détruire le Canada mais bien de “détruire la dépendance politique du Québec à l'intérieur du système fédéral actuel"."Nous sommes beaucoup plus pragmatiques que vous ne le croyez généralement.Notre intention n'est absolument pas de couper le Canada en deux mais bien de définir un nouveau cadre politique pour l'ensemble du pays”, a-t-il ajoute.M.Morin a indiqué qu'un Québec souverain acquiescera à la libre circulation des biens et des personnes entre l'Ontario et les Maritimes mais "que le Canada devra concéder quelque chose en retour”.Signalons de plus que le ministre s'est permis de donner un cours d'histoire politique à ses auditeurs en leur rappelant le “malentendu fondamental” qui, selon lui.est à la source même de la Confédération actuelle.“En 1867, a-t-il dit, les Canadiens anglais ont voulu créer le Canada pour se doter d’un gouvernement central fort alors que les Canadiens français, pour leur part, croyaient plutôt que le gouvernement fédéral allait protéger l'autonomie provinciale.” Il a ajouté que les divers gouvernements provinciaux depuis au moins une trentaine d’années tentent par tous les moyens de retrouver cette autonomie et que le gouvernement fédéral a toujours réagi avec 10 ans ou 15 ans de retard devant les demandes québécoises.Il a donné en exemple l'adoption de la loi sur les langues officielles et le programme de bilinguisation qui l’a suivie.Tout cela, selon lui, aurait été fort acceptable en 1935 mais était devenu complètement dépassé en 1968, au moment où le premier ministre Pierre Elliott Trudeau en pilota l'adoption.M.Morin a enfin soutenu que les Québécois avaient davantage réfléchi que les Canadiens anglais à l'avenir politique et constitutionnel du pays au cours des 10 ou 15 dernières années et qu'il serait peut-être temps, maintenant que le gouvernement du Québec a une option claire à présenter, de retourner la sempiternelle question et de demander a son tour “What does Canada want?” saire par la volonté du gouvernement de faire adopter le projet de loi sur la langue avant l'ajournement d'été de la session.Malgré toutes les prévisions optimistes ou pessimistes sur la durée de ce débat, des dispositions ont déjà été prises pour assurer l'enregistrement des débats à cet endroit.Il faut noter que le débat sur ce projet de loi ne commencera que tout probablement le 7 juin, à moins que l’Opposition ne donne son accord pour que la commission parlementaire qui entendra les mémoires sur ce projet de loi ne siège avant cette date.Après les auditions de cette commission parlementaire, ce sera le débat en deuxieme lecture.Ce sera alors le moment pour l'Opposition d'entreprendre un "filibuster" si elle veut retarder l'adoption du projet de loi et montrer ainsi son désaccord.Ce sera aussi en deuxième lecture que le gouvernement pourra apporter des amendements à son projet de loi.Puis ce sera l'étude en troisième lecture.B est donc assuré que l’adoption du projet de loi ne pourra se faire avant le 15 juillet.À ce sujet, M.Burns assure qu’il n’a pas l'intention, du moins pour l’instant, d’utiliser le bâillon pour mettre fin à ce débat, si bien que c'est l'Opposition qui décidera à quel moment la loi sera adoptée.Le leader parlementaire croit par ailleurs qu'il sera possible d'en venir à une entente avec l'Opposition pour assurer la télédiffusion des travaux de la commission parlementaire chargée d'entendre les mémoires.Pendant que se poursuivra le débat sur la langue, l'Assemblée nationale aura aussi à procéder à l'étude de quelques autres projets de loi d'importance.M.Burns prévoit que l'étude des crédits prendra fin d'ici deux semaines.On mettra alors l'accent sur l'étude du projet de loi no 2 sur le financement des partis politiques, ainsi que sur deux autres projets non encore déposés: l'un proposera de porter à $500 la limite maximuift- des causes pouvant être instruites devant la Cour des petites créances, l’autre aura trait à l'amélioration des conditions de vie des handicapés.Il y aura aussi l’étude d une série de projets de loi de moindre importance.M.Burns prévoit que la session reprendra ses travaux, après l'ajournement d'été, à la mi-septembre.Ainsi, les parlementaires québécois auront droit aux vacances les plus courtes dans les annales parlementaires.Semaine de l’Âge d’or QUÉBEC (PC) — La Semaine du 22 au 28 mai sera la Semaine de l’Âge d’Or au Québec.La proclamation en a été faite vendredi à l'Assemblée nationale par le leader parlementaire du gouvernement, M.Robert Bums.“Pendant cette semaine, nous pense- rons un peu plus et un peu mieux aux citoyens qui sont parmi les plus méritants de notre société , a dit M.Burns.La proclamation a été approuvée par les députés de l’Opposition, dont MM.Gérara-D.Lévesque au nom du Parti libéral, et Yvon Brochu, au nom de l’Union nationale.«te «hûtesaii «rsutiownThui' » OGILVY Surveille* les cartes oranges! bAWs vous guideront vers des aubaines-vacances.Sur chaque plancher, dos rabais de 20%.30% et 50% sur: • meubles • vêtements • souliers • tissus à la verge • accessoires pour la maison • cadeaux !\ousen avons tout un choix; surveillez les cartes oranges! (Il y en aura également à Fairview et Anjou) -OGILVY- aura son coin à lui au centre-ville, à compter du 26 mai ?ï* Eharesiil Id aujourd hull Le Château d'Aujourd'hui vous révélera le 26 I mai, sa quatrième boutique de la région métropolitaine.En fait, vous retrouverex au Complexe Desjardins (à l'angle des rues Jeanne-Mance et Sainte-Catherine) les exclusivités et la classe qui caractérisent le Château d'Aujourd'hui.Le 26 mai ¦ «.le Chateau d'Aujourd'hui s'ajouta à la centaine de boutiques du Complexe Desjardins qui devient de plus en plus .le nouveau rendei-vous du centre-ville! AUTHENTIQUE ! /; LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 21 mai 1977 Forêts fermées au public QUEBEC (PC) — Toutes les opérations forestières ont cessé hier dans un vaste secteur de l'ouest du (Québec où le ministère des Terres et Forets a décrété la fermeture des forêts à cause du danger d’incendie.En plus des compagnies forestières, cette interdiction touche également des milliers de campeurs, villégiateurs et pécheurs qui s'apprêtaient à profiter du long week-end, pour se rendre en forêt.Cette mesure qui s'ajoute à l’interdiction d'allumer des feux à ciel ouvert annoncée plus tôt cette semaine, sera en vigueur iusqu'à nouvel ordre dans le territoire délimité, à l'ouest, par la frontière de l'Ontario, au sud, par le fleuve Saint-Laurent, à l'est, par la rivière Saguenay, et au nord, par la route 167 conduisant de Saint-Félicien à Chibougamau et le 50e parallèle.Un porte-parole du ministère des Terres et Forêts a déclaré que cette mesure exceptionnelle avait été rendue nécessaire en raison de l'état d'extrême sécheresse du sous-bois.Tous les parcs provinciaux situés dans ce territoire sont également fermés, à l'exception du Parc des Laurentides, au nord de Québec.Les résidents et les gens qui se rendent à leur résidence permanente d’été ou à leur maison de villégiature ne sont pas visés par cette interdiction Cependant, ces personnes ne pourront s'éloigner de leur propriété Quant à la circulation en forêt sur les routes provinciales et municipales, le porte-parole a déclaré qu elle était "tolérée ”.Vendredi, 72 feux étaient encore en activité au Québec.iipife .Il y a à peine deux semaines c'était la sécheresse en Saskatchewan.Maintenant, les champs sont inondés.Les cultivateurs s'en réjouissent, même si les pluies torrentielles des jours derniers ont arrêté les travaux d'ensemencement.(Téléphoto CP) Hanigan devra justifier le choix de Namur (Lessard) par Clément Trudel Avant de prendre une décision sur la station de metro Namur-Blue-Bonnets, le ministre des Transports.M.Lucien Lessard, a tenu à vérifier personnellement l'état des travaux, hier, et à visiter ce quartier où des groupes ont récemment mis en doute la raison d’être de cette station.En un tête-à-tète de quinze minutes, dans la voiture du président de la CUM, M.Lawrence Hanigan, le ministre a fait le point.M.Lessard soutint ensuite qu'il appartient à M.Hanigan de justifier le choix de Namur plutôt que d'un emplacement légèrement plus à l'est: angle Jean-Talon et Victoria.M.Hanigan devrait normalement convoquer les journalistes dans quelques jours pour étayer les points qui, selon lui, rendent impossible la remise en question d'un choix établi, comme il l'a dit déjà aux membres du conseil de la Communauté Urbaine de Montréal, après que le ‘ comité d'aménagement de surface", en 70 séances et en examinant neuf scénarios possibles, eut arrêté son choix (avril 1974) sur l'emplacement que tenait à visiter le ministre.Depuis mars en effet, M.Lessard a reçu un mémoire et des doléances de militants du Rassemblement des citoyens de Montréal (district de Snowdon).Ce mémoire laisse entendre qu'il y a eu des tractations entre les propriétaires autour de la station Namur et les autorités de la CUM.Accu- sation que récuse M.Hanigan, qui n’a toutefois pas donné accès aux comptes rendus des 70 séances dont il fait état dans sa riposte.Quelques ingénieurs de Les Mir et des membres du Bureau de transport métropolitain (BTM) dont son directeur, M.Gascon, sont descendus dans ce “puits de mine" où une immense foreuse atteindra bientôt le fond de ce qui deviendrait la station de métro Namur, jouxtant la voie de service de Décarie en direction nord.On se rappelle que Québec a imposé un moratoire, début 1976, sur certains prolongements du métro et que jamais la station Namur n'avait été pensée comme station terminale de la ligne deux ouest.Venant après les stations Snowdon.Côte-Vertu; de Guire; Bois-Franc et de Salaberry.Quel est le sens de la visite de M.Lessard sur ces chantiers?Se rendre compte de visu de l'avancement des travaux; le contrat de Ciment Indépendant-Les Mir est de $8,5 millions pour le tronçon Namur Plamondon et le ministre a été à même de constater qu'il ne reste que 168 pieds de roc à faire sauter dans ce tunnel, a la cadence de 10 pieds par dynamitage.Le ministre admet que sa contestation a Garon suit de près la pu accélérer sa visite au chantier de Namur, mais que sa rencontre avec M.Hanigan était prévue depuis quelque temps déjà M Lessard a profite de son intervention à un colloque sur le transport sur la rive sud de Montréal, hier, pour pousser l'exploration jusqu'à cette station.Tombant la veste, le député du Saguenay a connu le chaud printemps montréalais et constaté que ce district comptait peu de piétons.Ce dossier intéresse Québec qui paie jusqu'à 50% de travaux du métro.M.Lessard ne cache pas son parti-pris pour le transport en commun mais, peu avant son départ, il reprenait son exposé succinct: M Hanigan fera dans quelques jours des déclarations; après nous verrons.Selon le rapport soumis en mars par le BTM à M.Hanigan, le choix de Namur était judicieux et convenait à un bassin de population plus dense qu’à Victoria-Jean-Talon Le RCM-Snowdon est toutefois d’avis que Namur entraînera des coûts d’infrastructure énormes (tunnel sous Décarie, prolongement d'avenues) qui en feront une station "olympique".Mieux vaudrait, selon ce groupe d'opposition, revenir à un emplacement favorisant les travailleurs.santé des vaches ! ifsasiz^/ Cadeaux uniques 500,000 noms, toutes nationalités ou selon votre description.Faites à la main sur plaque acajou.Aussi chevalières gravées, épées, cartes historiques.Joaillerie écossaise.'ZtenoMic Hôtel Sheraton Mt-Royal 288-4164 et Plan Bonaventure: Montréal 861-2989 Rencontrez-nous au Salon de l'Homme QUÉBEC (PC) — Le ministre de l'Agriculture, M.Jean Garon, suit de très près la santé des 910,000 vaches du Québec.Dans son langage coloré et pittoresque, M.Garon en a donné l’assurance, vendredi matin, à l'Assemblée nationale.Le ministre répondait au député unioniste de Richmond, Yvon Brochu, qui s'inquiétait d'une fièvre des transports qui aurait causé récemment la mort de plusieurs vaches de troupeaux laitiers.M.Garon a rétorqué que les vétérinai- week-end SAMEDI Au Collège Marie-Victorin, deuxième journée du congrès annuel de la Fédération des musiciens éducateurs du Québec.• A 10 h 30, au Cégep de Sherbrooke.M.Denis VACANCES “CHEVAL” Sur les bords du Richelieu du 5 au 11 juin semaine complète d'équitation (incluant couchers et repas) et pour étudiants (secondaire V et CEGEP) du 12 au 18 juin À compter du Camp d équitation de 2 semaines 26 juin pour enfants de 7 à 14 ans Aussi cours d'équitation à l'heure tous les soirs et tins de semaine.Boxes à louer pour chevaux.Pour renseignements: Manège St-Marc, 917 Richelieu, St-Marc-sur*le-Richelieu Téléphone 584-3384 MANÈGE SAINT-MARC rês de son ministère suivaient avec attention l'évolution de cette maladie animale, au demeurant peu grave.Il s'agit d une maladie causée par l'arrivée d une nouvelle vache dans un troupeau.Cette dernière a des problèmes d’adaptation, a expliqué M.Garon alors que tous les députes éclataient de rire.Il ne faut pas confondre cette maladie avec l'épidémie de “parasitose”, qui a causé quelques décès dans les troupeaux laitiers récemment, selon le ministre.Lazure, ministre des Affaires sociales, prend la parole devant les membres de la Fédération des familles d’accueil.• A 12 h 30, au parc Laurier, à Longueuil, les jeunes cyclistes Je la région pourront parcourir les pistes cyclables de Longueuil sous l’égide de la police municipale.• A 18 h, M.Guy Tardif, ministre des Affaires municipales, s’adresse aux membres de la Conférence des maires de l’Est du Québec réunie à l'hôtel de ville de Matane.• A 19 h 30, M.Denis Lazure, ministre des Affaires sociales, prononce le discours d'ouverture du congrès de l’Association du Québec pour les déficients mentaux, à l’hôtel LeBaron a Sherbrooke.DIMANCHE Journée mondiale des communications sociales.• Au Mont-Gabriel, ouverture de la troisième conférence internationale de virologie comparée.• A 9 h, dans la grande salle de l’annexe de l'hôtel de ville de Saint-Laurent, inauguration de l'exposition organisée dans le cadre d'une joumi.communautaire.• A 15 h, messe commémorative en l'église Saint-Michel de Vaudreuil à la mémoire du chanoine Lionel Groulx.• A 20 h 30.M.Lucien Lessard, ministre des Transports s'adresse aux membres de l'Association des Gens de l'air au Château Bonne-entente.chemin Sainte-Foy à Québec.En vue du sommet économique Une quarantaine de patrons tiennent une réunion secrète par Michel Vaste! Une quarantaine de patrons, qui feront partie de la délégation des milieux d’affaires au sommet ae Charlevoix, se sont rencontrés en secret hier matin dans un hôtel de la métropole Les huits hommes d’affaires à qui LE DEVOIR a pu arracher hier soir quelques confidences sur cette réunion ont déclaré qu'il s'agissait d'un premier contact mais "qu'il y en aura d'autres tout au long du sommet".En effet, un groupe de travail restreint aurait été formé qui devra se réunir, notamment dans la nuit de mardi à mercredi, pour analyser le discours du premier ministre et des trois chefs syndicaux, et ainsi raffiner la stratégie de la délégation patronale.Même s'il est très prématuré de parler de "front commun patronal" pour le sommet de Charlevoix, le gouvernement pourra compter cette réunion au nombre des succès du sommet.C'est en effet la première fois que se réunissent dans une même salle des hommes aussi différents que des grands patrons comme Paul Desmarais, Sam Steinberg.Alex Hamilton ou Germain Perreault, et des entrepreneurs lus modestes, membres du Conseil des ommes.d'affaires québécois, par exemple et qui ne cachent pas leur sympathie pour le Parti Québécois.Comme le confiait justement l'un de ceux-ci au DEVOIR: "Même si nous sommes loin de partager les mêmes points de vue, nous oeuvrons dans le même milieu, nous avons des choses en commun: on ne peut tout de même pas se fermer la porte." C’est donc la première fois que toutes les organisations patronales, le Conseil du patronat, la Chambre de commerce de la province et celle de Montréal, le Board of Trade, le Centre des dirigeants d'entreprises, l'Association des manufacturiers, le Conseil des hommes d'affaires québécois, le Conseil d'expansion économique de M.Rosaire Morin etc.se réunissent et tentent.sinon de définir une stratégie commune face au gouvernement et aux «grands syndicats, du moins de faire un reel effort de coordination de leurs inter ventions.Un homme d'affaires influent confie cependant au DEVOIR que la présence des gros canons du patronat — qui financent au moins trois ou quatre de ces organisations en même temps — “a sans doute aidé les différentes associations à mettre de côté leurs disssensions pour présenter l'image la plus cohérente possible”.Tous les participants interrogés hier soir, quand ils n ont pas opposé un ferme "pas de commentaire", ont reconnu au cours de la conversation que le groupe laisserait sans doute le Conseil du patronat exercer une certaine forme de leadership, particulièrement au niveau du petit groupe de travail chargé d'élaborer la stratégie au fur et à mesure du déroulement du sommet.Les hommes d'affaires restaient fort prudents et paraissaient même ennuyés que cette réunion ait été portée à la connaissance de la presse."Il ne faut pas susciter de faux espoirs, ni donner l'impression que l'union sacrée du patronat est réalisée! Il demeure toujours de fortes possibilités que nous nous contredisions à un moment donné." Ce serait le CPQ qui aurait organisé cette réunion, en collaboration avec les autres associations patronales.Le recen-sement de l'ensemble de la délégation patronale au sommet a, semble-t-il, été difficile à faire car le gouvernement a lui-même choisi les hommes et n'a pas publié de liste officielle.On souligne, tout en déplorant que le patronat n’ait pas joui du même traitement, que le gouvernement a donné une bonne chance au syndicalisme de s'assurer de l'orthodoxie de tous ses représentants du fait qu'il a laissé le choix des délégués à chacune des centrales syndicales On précise cependant que le gouvernement a réussi à réaliser "un bon équilibre " dans la délégation patronale, à part un absent remarqué, c'est-à-dire le plus gros employeur de la province Bell Canada et sa filiale Northern Telecom n ont pas été invités.Tous les patrons se sont mis d'accord hier sur une "stratégie d’ouverture et de dialogue": c'est-à-dire que les milieux d'affaires seront probablement particulièrement discrets.Ils se contenteront, dans un premier temps, d’écouter le gouvernement et surtout les chefs syndicaux.Le La construction, au coût de $60 millions.d'un palais des congrès, à Montréal, "va être un aiguillon extraordinaire pour l'économie de toute la ville," a déclaré hier le président du Bureau montréalais pour la promotion des congrès, M Rick Sargeant.Cet aiguillon, précise-t-il, pourrait entraîner des rentrées de $100 millions par année dans l'économie montréalaise, par la seule venue des congressistes.M.Sargeant ajoute qu'il tient de ses représentants à travers 1 Amérique du Nord et l'Europe qu'il y a sur ces deux continents une cinquantaine de grandes organisations qui sont intéressées à tenir leurs congrès à Montréal si elles peuvent y trouver les installations nécessaires au groupement, pour chaque congrès, d'en- président d'une PME de la région métropolitaine souligne d'ailleurs que le discours des chefs syndicaux mardi soir — cinq minutes chacun — aura une grande influence sur le type de stratégie que les patrons adopteront, "S'ils commencent à nous attaquer à bras raccourcis, c'est sûr que cela va changer notre attitude." Cette crainte "que les syndicats ne viennent là que pour taire un show politique" est exprimée par à peu près tout le monde On estime que, dans un tel cas, les patrons resteront assis, et s'abstiendront tout simplement de participer aux débats.Personne ne s'attend à de grands mira-i les de ce "premier" sommet."On va surtout identifier les problèmes, mais les ébauches de solution ne viendront guère qu'au prochain sommet " Quelques entrepreneurs, particulièrement parmi ceux qui sont favorables au gouvernement, regrettent que les grands noms du Patronat québécois n'aient pas de solutions concrètes a apporter mercredi prochain."Le Conseil du Patronat notamment, avec ses ressources, pourrait au moins arriver avec quelques solutions", a-t-on affirmé.Ce que certains appelaient pudiquement hier soir "un effort de présenter des points de vue patronaux mieux articulés”, contraste avec ce qui parait de la stratégie syndicale II ne semble pas en effet qu'il y ait eu de telles réunions de coordination ou de constitution de comités de stratégie.à moins que cela ne se soit passé dans un autre hôtel de la métropole, et d'une manière encore plus discrete que chez les patrons viron 20,000 personnes.Le ministre du Tourisme.M.Yves Du-haime.avait annoncé jeudi la construction à Montréal d'un vaste palais des congrès.nouvelle à laquelle M.Fernand Roberge, président de l'Association des hôteliers de l'agglomaration montréalaise, dit que c'est la "la meilleure" que l'association ait eue "depuis nombre d’années" Pour sa part, M.Bernard Fines-tone.président du Board of Trade de Montreal, dit que la nouvelle a créé "un grand enthousiasme" au sein de cet organisme.D'autre part, un porte-parole de Sauvons Montréal, organisme voué à la protection de l'environnement, a dit qu'il ne voyait pas la nécessité de construire le palais des congrès.Nous avons le Stade olympique, a-t-il précisé.Le centre des congrès Des revenus de $100 millions £ Cet été, venez passer une journée de pèche dans nos parcs i.Pour réserver une embarcation 48 heures à l'avance, sans frais d'in terurbain, composez: Si vous êtes à Québec 643-5349 Si vous êtes à Montréal 873-5349 Si vous êtes ailleurs au Québec 1 -800-462-5349 Une seule embarcation est réservée par appel Le maximum de personnes par embarcation est de trois.Vous pouvez vous prévaloir de ce service dans les parcs suivants, tous les jours entre le 25 mal et le 3 septembre Toutefois, les dates d'ouverture des parcs et réserves varient selon la région.Mastigouche et Saint-Maurice de8h00a12h00 Joliette et Mont-Tremblant de 8h30 à Laurentides et Portneuf de 9h00 à Baillargeon et Chibougamau Gaspésie et Matane Baldwin et Mistassini Port-Cartier-Sept-lles Port-Daniel et Rimouski Papineau-La belle 2.Pour réserver une embarcation 24 heures à l'avance: Téléphonez, à vos frais cette fois, au bureau du parc de votre choix, entre 9h00 et 13h00.Les embarcations non retenues a ce moment-là pourront vous être réservées.12h30 13h00 14h30 14h30 de 10h30 a de 10h30 a de 10h30 à 14h30 de t0h30 a 14h30 de 10h30 a 14h30 de llhOO a 15h00 Baillargeon (418) 368-3444 Baldwin (418) 392-5388 Chibougamau (418) 275-1702 Gaspésie (418) 763-3039 Joliette (819) 424-2981 Laurentides (418) 848-2422 Mastigouche (819) 265-2098 Matane (418) 562-3700 Mistassini (819) 276-6144 Mont-Tremblant (819) 424-2981 Papineau-Labelle (819) 454-2013 Port-Cartier-Sept-lles Port-Cartier-Sept-lles (Lac Hall) Port-Daniel Portneuf Rimouski Saint-Maurice (418) 766-3211 (418) 583-2412 (418) 396-2789 (418) 323-2021 (418) 779-2212 (819) 537-6674 3.Pour obtenir une embarcation le jour même sur les lieux: Les embarcations non reservees deviennent disponibles a 7h00 alors que les embarcations réservées mais non réclamées deviennent disponibles à compter de 10h00: premiers arrivés, premiers servis.Dans ces deux cas, lorsque les groupes de pécheurs seront plus nombreux que le nombre dêmbarcations disponibles, un tirage au sort aura lieu pour déterminer les groupes chanceux Ou se rendre: au poste d accueil du parc ou de la réserve de votre choix Toutefois, la Direction des parcs ne peut garantir que des embarcations seront disponibles.4.Pour obtenir une embarcation dans les parcs suivants, le jour même: Aiguebelle (Destor Village.Laferté Village et Montbrun-Village).La Verendrye (Entrée Sud.Entree Nord, Lac Rapide et Le Domaine) Mistassini (Barrière Wacomchi) Mont-Tremblant (L Ascension La Boulée, La Cachée.La Macaza.Lac Cyprès.Saint-Faustin.Samt-Donat et Saint-Michel-des-Samts).Ou se rendre: a I un des postes d accueil mentionnés ci-haut Dans ce cas-ci également.la Direction des parcs ne peut garantir que des embarcations seront disponibles Remarques: 1 Pour la pèche a la journée sur les lacs, il existe un forfait de S10/jour/groupe de 3 personnes ou moins, comprenant 3 droits d accès a la pèche, la location d une embarcation et la taxe provinciale 2 Le droit d accès pour la pèche a gué dans les rivières est de S2/|our/per-sonne C’est beau chez nous.Profitons de nos parcs Tourisme Québec 4 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 éditorial Le sommet de Pointe-au-Pic En convoquant la semaine prochaine une centaine de représentants du syndicalisme, du patronat et du monde rural et coopératif à un premier sommet économique québécois, le gouvernement Lévesque assume un risque considérable que sont venus aggraver certaines erreurs de méthode et des choix discutables dans la sélection des participants.Ainsi, on souhaite à juste titre que tous les secteurs importants de l’économie soient présents à la rencontre.Mais d’autre part, on a soigneusement évité d'y inviter le gouvernement fédéral, à qui il n'y a pas si longtemps on adressait par ailleurs des reproches sévères uant à l'impact de son activité sur la création 'emplois et le dynamisme de l’économie.On a de même omis d’inviter certains noms importants de la finance et de l’industrie, sans qu'on puisse s'expliquer le pourquoi de ces omissions.De même, on souhaite logiquement que les participants au sommet y prennent position après avoir pris soin de consulter soigneusement leurs associés, voire leurs commettants.Mais comment cela pourra-t-il se faire sérieusement, quand l'on constate que des documents de travail importants ne sont parvenus aux intéressés que dans la journée d hier?Voilà des fautes regrettables qu'il eût été facile d’éviter.Il eût aussi été infiniment préférable que des représentants qualifiés de chaque grand secteur fussent invités à faire des suggestions sur la procédure à suivre pendant les délibérations, au lieu que soient arrêtées de manière unilatérale les règles qui présideront au déroulement des interventions.Mais ce sont là des erreurs de parcours qu’il faut attribuer à une certaine précipitation, assez typique de l’inexpérience du gouvernement actuel.Autant elles doivent être signalées sans complaisance, autant il faut éviter qu’elles ne détournent l’attention de l'objet central de la rencontre du Manoir Richelieu, qui mérite d'être accueilli avec le plus vif intérêt.• Dans les sociétés d’aujourd’hui, les choix qui s’offrent au plan économique ne sont pas très nombreux.Une société peut opter, ou plus exactement prétendre opter, pour la liberté pure des agents économiques : cette méthode débouche fatalement sur l’anarchie ou, au mieux, sur la domination des groupes les plus forts.Elle peut aussi opter pour un dirigisme étatique plus ou moins poussé: cette méthode engendre à son tour des corollaires familiers, soit le gonflement artificiel du secteur public, la bureaucratisation de l’activité économique et l’étouffement de son moteur le plus puissant qui est l’initiative personnelle.En dehors de ces deux modèles extrêmes, il en existe un troisième, qui est la recherche d’une concertation plus efficace entre les principaux agents de l’economie: c’est celle vers laquelle tendent, à des degrés divers, toutes les sociétés fondées sur les grandes libertés individuelles.Que le gouvernement québécois ait choisi la troisième voie, il n’y a pas lieu de s’en étonner.Il faut au contraire l’en féliciter.Car elle a aussi été empruntée par les régimes sociaux-démocrates dont il aime s’inspirer, notam- ment par les gouvernements qui ont présidé endant quarante ans au développement de la uède.La concertation respecte la personnalité propre, la liberté et les aspirations généralement différentes de chacun des grands acteurs de l’économie.Elle ne prétend aucunement faire fondre par miracle les divergences d’intérêts qui les opposent souvent avec une grande âpreté.Mais elle postule à juste titre que l’enrichissement commun est nécessaire à la réalisation des objectifs de chaque secteur de l’économie.Elle postule aussi, avec non moins de justification, que les acteurs ont intérêt à se parler, ne serait-ce que parce que le dialogue est la loi première d’une démocratie vivante et qu’aussi longtemps que subsiste un minimum d’esprit démocratique, tous continuent d’avoir un minimum de foi au pouvoir de la parole échangée librement.Vu la place de plus en plus dominante qu’il occupe sur l’échiquier économique, il est normal que l’État assume dans la poursuite de la concertation un rôle de convocateur, voire de leader.Le temps où l’on croyait que le rôle de l’État doit se confiner à une fonction distante d’arbitrage et de surveillance est révolu.Surtout dans les sociétés plus faibles, il est désormais un agent de premier plan, un moteur nécessaire, un leader aux fonctions multiformes, un coordonnateur indispensable de l’action des uns et des autres.D’après son programme, le Parti québécois envisage dans plusieurs secteurs une extension marquée du rôle économique de l’Etat québécois.Qu’avant de s’engager trop loin, il ait voulu sonder le pouls des principaux agents de l’économie et les inviter à partager avec lui leurs préoccupations, cela paraît à la fois logique et prudent.• Une fois situé le contexte général dans lequel s’inscrit le sommet de la semaine prochaine, il faut tenter d’en supputer les chances de succès.Or, celles-ci ne peuvent guère être sérieuses que si les participants acceptent au départ de reconnaître certaines réalités qui crèvent les yeux.Au nombre de celles-ci, soulignons les suivantes.1) Le Québec fait face depuis une décennie à une augmentation dangereuse de ses coûts dans certains secteurs, laquelle, souvent accompagnée d’une hausse trop lente de la productivité, tend à miner la capacité concurrentielle de notre économie.Dans plusieurs secteurs, par exemple dans la construction et les services policiers, nous assumons désormais des coûts plus élevés qu’une province sensiblement plus riche, l’Ontario.R incombera au gouvernement et aux participants syndicaux de dire, à l’occasion du sommet, s’ils croient que c’est là la meilleure manière de faire progresser l’économie pour le plus grand bien de tous.2) Le partage de la richesse, dans notre société, demeure scandaleusement inégal.Il en va de même du partage des chances.Des secteurs particuliers ont grassement profité de l’inflation, accusant des gains spectaculaires.Pendant ce temps, d’autres secteurs se voyaient acculer à une situation de plus en plus difficile.Est-on prêt dans certains secteurs du monde patronal à ré-examiner le partage actuel du revenu national de manière à assurer une part plus équitable aux secteurs moins favorisés?Le monde patronal aime appeler les autres secteurs à une amélioration constante de la productivité; dans une perspective strictement économique, il a d’ailleurs raison.Mais se rend-il compte que ses appels auraient plus de vraisemblance s’il donnait lui-même l’exemple d’une voracité moins voyante?3) Le chômage très élevé dont souffre chroniquement le Québec est attribuable en grande partie à des faiblesses structurelles de son économie.Celles-ci, loin de lui être exclusives, sont souvent caractéristiques dé plus d’une province canadienne et ae plus a’un Etat américain situés dans le même espace géographique.Jusqu'à maintenant, on a tenté de remédier au chômage par des programmes de compensation financière et oes interventions ponctuelles de l’Etat dans l’économie.Le sommet de la semaine prochaine offre pour la première fois l’occasion d’en discuter dans un contexte où seront présents tous les agents majeurs de l’économie.4) Parmi les facteurs qui retiendront l’attention des participants au sommet économique, il en est un autre dont on ne saurait trop souligner l’importance: les relations de travail.Celles-ci ont revêtu ces dernières années une âpreté inusitée qui nous a valu de nombreux et coûteux championnats en matière de grèves et de lock-out.Dans ce domaine comme dans les autres, les libertés dont on abuse finissent Par s’étrangler elles-mêmes.Si le sommet de la ointe-au-Pic pouvait sensibiliser davantage les participants à cette vérité redoutable, il n’aurait pas été inutile.• Les développements politiques des six derniers mois ont suscité dans les milieux d’affaires de vives inquiétudes dont l’effet menace d’être très sérieux sur la santé de l’économie québécoise.En matière d’investissements par exemple, les dernières projections de Statistique Canada laissent entrevoir des perspectives plutôt encourageantes pour le Québec.Mais si l’on en soustrait les projets qui relèvent du secteur gouvernemental, il y a lieu de redouter une stagnation coûteuse dans plus d’une branche importante du secteur privé.Le sommet de Pointe-au-Pic fournit au gouvernement Lévesque l’occasion de dissiper certaines inquiétudes en précisant ses intentions et en recherchant avec les principaux intéressés des compromis honorables dans des domaines où ses politiques suscitent les plus vives inquiétudes.Si cette première étape est franchie avec succès, elle pourra ensuite déboucher sur des rencontres plus fonctionnelles où les secteurs spécialisés et les vrais faiseurs de décision dans chaque secteur occuperont une place centrale et cesseront d’être les témoins passifs des propos que tiendront la semaine prochaine les grands ténors dont la voix est souvent plus forte que leur pouvoir réel de décision.Claude RYAN La “politique intérieure” du Parti québécois par GERARD BERGERON U n'y a pas une politique du gouvernement québécois actuel, mais au moins cinq.Sur le versant extérieur, il y a les relations en tension croissante avec le pouvoir central; avec les autres provinces, l'ambiance n'est plus la même qu'a commencé à déserter la cordialité officielle; et enfin, celles qui expriment une présence du Québec à l'étranger, spécialement en France et aux États-Unis, Six mois après l'accession au pouvoir, qu'en est-il de ce qu'il conviendrait d'appeler la politique intérieure du PQ’’ Elle se déroule à deux niveaux : d 'abord selon le rapport que les politiques gouvernementales entretiennent envers l'ensemble du peuple québécois, et spécialement avec cette partie de l’électorat qui l’a mis au pouvoir; il y a ensuite cet autre rapport que la majorité parlementaire entretient avec (’organisation du parti et sa cohorte de militants qui sont d'une assez terrible exigence.Le gouvernement doit “servir deux maîtres”, Tandis que la politique extérieure du PQ révéle de la cohérence logique, bien qu'en grande partie faite d’improvisation (souvent imposée en défense contre les attaques d'Ottawa.), l'analyse de sa politique intérieure, selon les deux niveaux que je viens de distinguer, requiert plus de subtilité.A l'espèce d'euphorie, mais accablée, d'avoir le pouvoir, alors que le Parti Québécois ne cherchait qu'a s'en approcher pour le bousculer a la pro-cnaine occasion, a succédé ce que j'appellerais un état de griserie toute studieuse et appliquée.L'étude porta d'abord sur les "grands dossiers" laissés en plan, négliges ou mal honorés par le gouvernement précédent.Dès la prise du pouvoir, le premier ministre avait donné le ton de la détermination en affirmant “l'absolue envie que ça marche1'' Il savait bien lui-mème que “la chance au coureur” qu'il réclamait pour les débuts ne lui serait pas longtemps accordée sous l'impératif des problèmes pressants.Opposants officiels et critiques libres se chargeraient d'ailleurs de les rappeler.Être ou n être pas un “bon gouvernement "?Peut-être pas encore, mais dès maintenant, ce n’est certes pas un mauvais gouvernement.Devant une telle bonne volonté agissante, animée d une conviction profonde pour les nécessaires renouvellements, on se prend à regretter qu'une partie de cette énergie doive être distraite et employée à préparer le grand combat constitutionnel, pour l'instant encore ajourné.Voilà pour l'impression d'ensemble; mais, pour etre de bon compte, on relèverait quelques points sombres.Il y a bien des ministres qui aiment se produire et parlent trop, trop souvent ou trop vite en déversant trop d'assurance.Il en est d'autres qui accentuent au contraire le genre taciturne et semblent paralysés jusqu’au tourment intérieur.Enfin, beaucoup de députés font volontiers l'Assemblée nationale buissonnière.• À mon goût, il y a beaucoup trop de professeurs dans ce gouvernement qui prend parfois l'allure, justement, d'une “république de professeurs".Je serais bien (ou mal) placé par mon propre métier pour en traiter plus longuement et, si possible, sans injustice.Ce n'est pas la carrière qui embête, c'est le ton professoral, qui n’est d’ailleurs pas l'apanage des seuls professeurs qui, heureusement, ne l’ont pas tous./ Les ministres importants ou influents existaient déjà par eux-mêmes, et autrement que par la politique, avant d'y entrer.Beaucoup de candidats, aguerris par les défaites cruelles de 1970 et 1973, s'étaient lancés en politique avec le désintéressement du croyant entrant en religion ou, tout au moins, le sentiment d'un devoir imposé.(On peut le dire, d’autant que cela n'immunise pas à jamais contre certaines tentations d’arrivisme, de carriérisme ou de pure démagogie pour la noble cause — comme ça peut être le cas dans tous les partis du monde.) Mais quelle autre formation aurait pu drainer autant de talents et de fortes personnalités dans la politique dite "active"?La Révolution tranquille des beaux jours n'avait pas rallié un si large personnel politique à la base, ni procuré autant de chances d'apprentissage pour des leaderships naturels aux divers plans de l'action.À mon goût encore, j'aurais souhaité comme socialiste pragmatique une politique d'une “social-démocratie" à la québécoise, plus nette et moins autojustificatrice par la référence au modèle suédois, qui permet, avec commodité.autant abstentions qu’initiati-ves.Par ailleurs, comment le regretter absolument quand on sait les ravages que peut entraîner le doctrinarisme ui, au pouvoir, se prend à vouloir onner la preuve hâtive de sa bonne foi enfin agissante?Évoquant cette "dialectique à laquelle les militants consentent par une espèce d'accord tacite avec leur propre parti", Pierre Vadeboncoeur là définit comme "une dialectique selon laquelle, d'une part, on reconnaît pleinement les obstacles et par conséquent la nécessité du réalisme le plus exigeant, mais d'autre part, on pense que là où l'action, forcé- ment sélective, est possible, il faut éviter de l’amoindrir par des demi-mesures que n'exige aucune stratégie".(Le Jour, le 22 avril 1977).Six mois de pouvoir, c’est à peine le temps de s’installer dans un pouvoir qui n'avait pas “fait de cadeau" en quittant.Le “menu législatif” se présenta comme copieux par son étonnante diversité.La politique budgétaire était conçue comme une reprise en main avec prudence, avant l’heure, qui ne saurait tarder, des plus forts risques à prendre.Les "grandes attentes” socio-économiques ne sont pas encore déçues, mais il leur est demandé de savoir patienter jusqu’à ce que la fameuse crédibilité financière soit davantage assurée.Le projet de l’assurance-automobile est devenu comme le symbole de ce qui est estimé accessible dans le concret et l’immédiat.Seule la politique linguistique a produit des effets a’A soir on fait peur au monde! (Robert Charlebois).Les diverses forces économiques ont dit leur inquiétude, mais sans paniquer, se surveillent en offrant une collaboration, conditionnelle sur le fond mais nécessaire quant au principe.On n'est pas sûr, comme on dit, de “gagner du temps"; du moins on occupe le temps de la transition qui s'achève.• Jamais en ce pays un gouvernement n'aura été aussi étroitement et amoureusement (impliquant la double tyrannie.) surveillé par son parti.C’est l'opposition officieuse, occulte, constante, au potentiel de plus grande efficacité.L'organisation structurelle du parti, jointe à l'ardeur partisane qui ne se démentira que jusqu’à l’indépendance incluse, est plus propice aux tâches du recrutement et de la prise du pouvoir qu'à faciliter son exercice gouvernemental avec ses mille et une servitudes quotidiennes.Pour l'heure, un certain dédoublement de rôles au niveau du cabinet et des hautes instances du parti absorbe — et transporte — des tensions inévitables.C'est une constante de ce parti depuis la préhistoire du M.S.A.; mais cette fois-ci, des réaménagements devront être plus sévères.Une des grandes prouesses du PQ a été jusqu'à maintenant d'éviter des dissensions graves, menant à des scissions, comme c'est si souvent le cas dans les partis analogues.On ne peut marcher naturellement avec toujours la menace des crocs du dogue aux mollets.Quelques semaines après la prise du pouvoir, le premier ministre avertissait: “Il ne faut pas que le parti se prenne pour le gouvernement et qu'il prétende lui dicter ses volontés." Faire un bon gouverne- ment et se préparer à la lutte encore plus dure pour l'indépendance ne sont certes pas des projets incompatibles.Mais, dans la pratique quotidienne, c'est plus difficilement conciliable.Dans l'opposition, chaque militant péquiste avait “son" petit Parti Québécois: c’était possible parce que le gouvernement était ailleurs — et qu’il s’agissait précisément de se mettre tous ensemble pour l'abattre.Maintenant que l'heure du pouvoir est venue, il est demandé au militant péquiste de mettre "son" Parti Québécois au service du gouvernement dans l’acte même de le surveiller, de l’aiguillonner.La faculté critique reste très grande dans un parti aussi foncièrement démocratique, mais elle doit se doubler d’un sens nouveau de la “discipline".Comme on sait, c'est un bien vilain mot que celui-là qui, dans toutes sortes d'institutions humaines, sert à faire ou laisser passer tellement d'actions discutables.La presse a donné trop peu d’importance à des propos récents de Monsieur Guy Joron devant les membres du PQ des comtés de Laval, Fabre et Mille-Iles.Selon le ministre, il conviendrait de faire deux parts du programme du parti: d’une part, les grandes orientations et les mesures qui s'inscrivent dans “le long terme”; de l'autre, une espèce de “feuille de route du gouvernement" avec explicitations et remises à jour périodiques.Car il s’agit d’éviter “le risque qu’en allant trop dans le détail de chaque article du programme les membres (du parti) deviennent autant de gestionnaires des préoccupations quotidiennes du gouvernement".Qui a charge de décider?Qui connaît les dossiers?Qui peut sélectionner parmi les priorités?Qui peut établir (’échelle des urgences?Un programme de gouvernement est soumis aux contraintes de toute’espèce de plans de développement.Mais on peut leur faire confiance: les militants péquistes ne sommoleront pas.À cause du soleil de l'Indépendance, le gouvernement détient deux “légitimités”, se juxtaposant sans forcément se contredire, mais qui s’interfèrent dans le concret de l’action.Cela pourrait aussi se dire selon le terme plus courant, mais non moins simple, de "mandats”.Les hommes du gouvernement, ministres et députés, furent d'abord sélectionnés par le parti et portés par lui, au sein duquel ils avaient fait leurs classes.Le parti, forgé comme un instrument, était aussi une demeure commune.Le principe d'union était le "grand dessein" qui avait donné naissance à ce parti.La poursuite de ce projet ayant été provisoirement Voir page 6: Parti québécois _______L’ancien et le nouveau- L’universelle ascension par JEAN MARTUCCI Est-il ici ou est-il ailleurs?Est-il ici-bas ou dans les hauteurs?Il serait facile de le croire venu d'en haut, puisqu'on l’a dit descendu du ciel, et de le croire retourné ailleurs, puisqu'on l'a dit monté au ciel.Mais il fallait bien dire la grâce qu'il fut et le Seigneur qu’il est.Et, pour le langage humain, la grâce descend toujours et Dieu ne peut être qu'en haut.En vérité, il est au milieu de nous: "Je serai avec vous jusqu'à la tin des temps".Il est l'un de nous: "Quiconque accueille un de ces petits, c'est moi qu'il accueille".Il est notre humaine démarche en quête de sens, à la recherche d'un but: "Je suis le chemin".Est-il ici ou est-il ailleurs?Est-il ici-bas ou dans les hauteurs?La question est sûrement mal posée puisqu'elle enferme l'Infini dans l'espace et le mystère dans l'Image.En vérité, Dieu l'a fait naître pour être présence: on l'appellera "Emmanuel", ce qui veut dire "Dieu-avec-nous".Dieu l'a ressuscité pour annoncer sa venue: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes.Oui, il aura sa demeure avec eux.Ils seront son peuple et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu.Il essuiera toute larme de leurs yeux.De mort, il n'y en aura plus.De pleurs, de cri et de peine, il n’y en aura plus.Car l'ancien monde s'en est allé".Ce n'est pas lui qui est parti: c’est l’ancien monde.grâce à lui.Et nous avons à faire surgir du monde présent l'univers nouveau qui, par lui, y a pris forme.Nous avons à faire monter de la création visible la création nouvelle dont elle est grosse.Nous avons à élever au-dessus d'elle-même la matière, dont c'est la vocation.Nous sommes responsables de l'universelle ascension des choses! "Hommes de Galilée, qu'avez-vous donc à regarder le lettres au DEVOIR Le sens d’une i ntervention pastorale à East Angus M.le Directeur, Le Devoir publiait en première page, le 14 mai 1977.un reportage sur la dérision prise par la majorité des ouvriers de la Domtar d East Angus, d'entrer au travail, dés le 16 mai.Nous félicitons Le Devoir de couvrir cet événement de la Province qui a des répercussions économiques et sociales sérieuses dans la région économique de l'Estrie qui souffre de chômage chronique.Toutefois, nous aimerions faire une rectification sur le type d’intervention qu'ont pu faire les Pasteurs des Paroisses St-Louis-de France et Notre-Dame de la S’il fallaitchoisir M.René Lévesque Premier ministre de la Province de Québec Vous avez affirmé dimanche dernier qu'un “humoriste'’ de votre cabinet avait suggéré la question suivante pour le référendum: "Voulez-vous remplir un ou deux Garde d'East Angus, au coeur du conflit actuel.Le reporter affirme que "le curé en chaire dimanche, le Conseil Municipal au cours d'une assemblée spéciale lundi, et la Chambre de Commerce avaient exhorté ouvriers et employeurs à donner à la petite localité, cet ultime sursis.'' Nous pensons que les responsables de fa Ville et les Membres de la Chambre de Commerce ont pris leurs responsabilités en exprimant leur avis sur la situation d’urgence qui prévalait.Les curés des deux Paroisses d'East Angus sont intervenus en chaire pour inviter à la solidarité, au dialogue sincère, à la recherche de la justice, à l'espé- unseul impôt.rapports d'impôts en avril 1979?” A mon humble avis, la réponse la plus saine est: “Un seul, celui qui est basé sur des tables indexées".En attendant encore de mon gouvernement des politiques et des mots d’esprit qui ne fassent pas insulte à mon intelligence, je rance, toutes les personnes impliquées dans la conjoncture nouvelle, créée par la fermeture de l'usine Domtar.Toutefois aucune intervention "en chaire" n'a été faite pour inviter les ouvriers à rentrer au travail: cette décision ultime et grave appartenant aux ouvriers impliques dans le débat Cette rectification nous apparaît importante, dans la conjoncture actuelle.Les Pasteurs des Paroisses d'East Angus, Gerard FORTIN, prêtre Raymond JODOIN, prêtre East Argus, le 17 mai 1977 demeure attentif et vigilant.F LEDOYEN P S.Au train où vous allez là, la question ne se posera plus pour un nombre croissant de Québécois car ils n'auront rien à déclarer Montréal, le 16 mai 1977 À propos de la conversion au système métrique à la police de la CUM M.le directeur, L'article intitulé "Dès septembre, la police va passer au système métrique", publié dans votre édition du 18 courant sous la plume de M.Alain Duhamel, mentionne que les approvisionnements en papier "métrique" posent un certain problème aux responsables de la conversion du service de la police de la Communauté urbaine de Montréal.“En mesures métriques ", précise l'article, “les feuilles de papier sont plus étroites et plus longues (.) leur utilisation peut provoquer des dépenses importantes.’.Pourtant, l'expression en unités du Système international (SI) d'un format jusqu'alors exprimé en unités impériales n'en modifie pas automatiquement les dimensions: 8V2 x 11 pouces, par exemple, devient tout simplement 215mm x 280mm.Les feuilles de papier "plus étroites et plus longues que mentionne M.Duhamel sont en réalité d’un format préconisé par une norme de l'Organisation internationale de normalisation (1TSO): le volet A4 de la norme ISO 216.Cette norme suggère, pour la correspondance, l'emploi de feuilles de 210mm x 297mm, soit environ 8V4 x 11% pouces.Ce format de papier, different de celui qui est couramment employé en Amérique du Nord, n est pourtant pas “plus métrique" que celui auquel nous sommes habitués.Il faut bien réaliser que la conversion de normes canadiennes au Système international n’entraine pas nécessairement leur remplacement par des normes étrangères ou internationales déjà disponibles en unités métriques.L'adoption par un pays de normes internationales est souhaitable et doit même être encouragée; le Canada participe d’ailleurs, par le biais du Conseil canadien des normes, aux travaux de normalisation de 1TSO.Mais pour être efficace, une norme doit convenir aux pratiques de son pays d'adoption et ne pas entraîner de dépenses considérables pour favoriser sa mise en application.D'autre part, une récente Norme nationale du Canada confirme l'emploi au pays du format 215mm x 280mm pour les feuilles de papier destinées à la correspondance.Préparée par l'Office des normes du gouvernement canadien, la norme CAN2-9.60M-76 a été adoptée à la suite d’un consensus entre des représentants de l’industrie des pâtes et papiers, des arts graphiques, de l'ameublement de bureau, du commerce, des bibliothèques et de plusieurs autres organismes ou associations impliqués dans ce domaine.Au terme de plusieurs réunions, le comité technique chargé de la rédaction de cette norme, est justement arrivé à la conclusion que la norme ISO 216 (ces feuilles "plus étroites et moins longues') ne réponde pas en ce moment aux pratiques et besoins canadiens De taçon a continuer a repondre aux besoins de ses utilisateurs, soulignons qu'une Norme nationale du Canada est révisée au moins à tous les cinq ans On peut se procurer un exemplaire des Normes nationales CAN2-9.60M-76, qui traite des formats de papier destinés à la correspondance, et CAN2-9.61M-76, qui établit les formats de papier pour les produits imprimés, en s'adressant à l’Office des normes du gouvernement canadien, 88 rue Metcalfe, Ottawa.La plupart des normes, au Canada, sont rédigées et mises en pratique volontairement.À moins qu'une autorité législative ne rende l'application d'une norme obligatoire, nul n'est forcé d'en respecter les préceptes, Par contre, si une majorité de ceux qui ont un intérêt commùn s’entend, par exemple par le biais d’une norme, pour employer un même procédé ou une même dimension, ceux qui ont décidé de faire autrement risquent d’en supporter les coûts et (es inconvénients.La conversion au système métrique n'a rien à voir là-dedans Jacques ROBITAILLE, Conseil canadien des normes Ottawa, le 18 mai 1977.Le vrai problème dans l’assurance-automobile Madame Lise Payette, , Ministre de la Consommation et des Institutions Financières Permettez-nioi en tant qu avocat de faire valoir mes vues personnelles concernant le projet de réforme de l’indemnisation des victimes d’accidents d'automobile.Je précise immédiatement que dans ces propos, je ne m’intéresse qu’aux victimes d’accidents d’automobile et non aux victimes du projet de loi.Je ne ferai donc valoir que des points concernant la justice et la justice sociale.La question fondamentale concernant le problème qui nous occupe est l’indemnisation des dommages corporels particulièrement la perte de revenus.Nous savons tous que la perte de salaires futurs constitue la principale partie des réclamations en matière de dommages corporels.Dans un tel cas, l'objectif visé devrait être une compensation se voulant la réplique la plus exacte possible de la perte de revenu.La compensation idéale applicable dans ce cas devrait donc être le versement régulier d’une indemnité bi-mensuelle ou autre du salaire effectivement perdu, ceci pendant la vie économique de la personne Les compagnies d'assurances n'ont jamais pu assurer ce genre de compensation Les tribunaux ont donc adopté les condamnations à payer des sommes globales, c'était le moindre mal.La déficience, puisque c’en est une, est donc due à une carence des institutions elles-mêmes.C'est par l'inhabilité des compagnies d assurances a pouvoir assumer ce genre de compensation que les tribunaux ont adopté le système présentement en vigueur, soit le versement d'une somme globale.La forme de compensation se moulant le plus possible aux dommages effectivement subis, soit la perte d'un salaire régulier, n est donc pas seulement de la justice sociale, c’est de la justice, point.Le système actuèl a pour conséquence que des indemnités versées en somme globale sont souvent dépensées en quelques mois ou en quelques années Tous les avocats ont à l'esprit des cas où des clients ayant reçu de grosses sommes d'argent les ont dépensées en quelques mois ou en quelques années.Ainsi, des victimes ayant reçu de très fortes sommes se retrouvent sans le sou.Incapables de travailler, ces personnes ou leurs dépendants deviennent consécutivement à la charge de la société.Les contribuables paient alors deux fois les indemnités.Le raisonnement à l’effet que les dommages ont été compensés n’est donc juridiquement que partiellement soutenable, mais est sûrement inacceptable socialement.Ce beau raisonnement ne fait pas vivre la personne ni ses dépendants De plus, l'inflation réelle étant imprévisible, la compensation globale est en soi injuste.Quant à l’applicabilité de la no- tion de faute, nous savons que la vérité et la justice sont régulièrement biaisées par de faux témoignages, le manque de preuve ou simplement par des delais interminables.Par contre, le système que vous proposez ne doit jamais devenir la réplique de la Commission des Accidents de Travail, telle que nous la connaissons.Il est inacceptable que des citoyens soient pris dans un carcan institutionnel et ne puissent judicieusement faire valoir leurs droits.Georges LABRECQUE, Avocat Sherbrooke, le 10 mai 1977 ¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms.adresse et numéro de téléphone de l’auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes [.'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication LE DEVOIR Ponde por Henri Bourono •e lOionvier 1910 Directes Coude 9yon Rédocteur en {Sel Michel Roy jr en che* od|0>nt Redocteu' .Georges Vigm Directeurs de l'information Jean Francoeu' Pierre loignor Trésorier Bernard lo'ocque IE DEVOIR est publié par IJmpnmerie Populaire socete 0 responsabilité limitée dont le siège soool est situe ou numéro ?11 rue du Soi"* Sot'e ment Montreal HJY 1X1 II est compose et imprime PO' (Imprimerie Dumont mcorporee dont les ateliers sont situes o 9130 'ue Bo vin Ville loSalle l agence Presse Canadienne est outonsee o employer e* o d'f fuser les information! publies dons lE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $55 pa* .snnee < » r*v qi tre un peu de neige et de givrage au début de son voyage, mais que par ailleurs le temps a été "satisfaisant".La seule difficulté a été de combattre le sommeil "Maintenant, vous allez vous coucher," lui dit l'ambassadeur.Et Lindbergh s'endormit pour la première fois de sa vie sur le sol européen ("était la première fois qu'il se trouvait hors des Etats-Unis A- * Le “Spirit of St.Louis II”, réplique exacte de l’avion à bord duquel Charles Lindbergh devait franchir l’Atlantique en 1927, a pris son vol hier matin au-dessus de Long Island, pour commémorer l’exploit du pilote du premier "Spirit”, il y a cinquante ans.(Téléphoto AP) les tribunaux.L’agent Tassé a utilisé la force pour maîtriser Pelchat par Bernard Morrier C'est parce qu'il n'arrivait pas à maîtriser son prisonnier, Denis Pelchat, qu'un policier de Laval lui a asséné un coup de poing à la figure, utilisant ainsi la force nécessaire comme la loi l'autorise à le faire en certaines circonstances.C'est ce qu'a affirmé hier l'agent Gilles Tassé, accusé de voies de faits graves, alors qu'il témoignait devant le juge Patrick Faïardeau.L'incident est survenu, tôt le 7 mai 1975, au restaurant Den's, au 3735, boulevard Saint-Martin, à Laval, où l’agent Tassé et son confrère Jargstoff s etaient rendus à la suite du saccage de l’établissement.C'est en voulant appréhender Pelchat, que le propriétaire du restaurant venait de désigner comme l’auteur du méfait, que la situation se serait gâtée.L'agent Tassé qui est suspendu de ses fonctions en attendant que le tribunal prenne une décision, a raconté hier les difficultés qu’il avait éprouvées pour passer les menottes au suspect et comment celui-ci l'aurait frappé au creux de l'estomane avec son pied, en plus de lui cracher au visage.C'est au cours de cet échange que le policier lui avait asséné un coup de poing en pleine figure.Plus tard, au moment où le policier voulait faire monter Pelchat dans l'auto-patrouille, ce dernier lui a craché au visage et l'agent Tassé a aussitôt répliqué par deux gifles.Voilà les seuls gestes que ce policier, père de famille, reconnaît avoir posés à l'endroit de Pelchat.Le policier a ajouté, qu'en plus d'avoir été lui-même injurié à plusieurs reprises, Pelchat.tout au long de l’échauf-fourrée, s en serait également pris à sa soeur, qui était serveuse dans l’établissement, pour lui dire: “C'est pour toi, charogne de putain, que j’ai fait celai " Puis, à l'adresse du policier, il aurait eu ces mots : "Sors d'ici.je vais te descendre." L'agent Tassé a terminé son témoignage en rappelant que Pelchat, qui était complètement ivre, s'est blessé en tombant plusieurs fois en pleine face dans le restaurant et à l'extérieur et au moins deux fois dans le terrain de stationnement."Chaque fois, je le relevais, dit le policier, mais il retombait aussitôt.” C'est Me Robert LaHaye qui défend le policier lavallois, tandis que Me Claude Hac-coun occupe pour la Couronne.Université Laval DEMANDES D’ADMISSION AU TRIMESTRE D’AUTOMNE 1977 Par suite dé difficultés hors de son contrôle, le Service de l admission accuse un retard sur son échéancier En conséquence, le 15 mai.plusieurs candidats n'auront pas reçu leur réponse de I Université Laval.Le Service de l'admission est toutefois confiant que la plupart des candidats recevront leur réponse d ici le 1er juin.Le Directeur de l’admission Cité universitaire, Québec McGill Bourassa écope de 10 ans pour avoir poignardé Trudeau ^Centredédücatio^ërmanentëJ Un homme de 30 ans, Denis Bourassa, a écopé d'une sentence de dix années d’emprisonnement hier, devant le juge Marcel Nichols, après s'être reconnu coupable d'homicide involontaire.Faisant preuve d'une certaine clémence dans ce cas, le magistrat a dit espérer que le détenu puisse bénéficier au maximum durant ce temps de soins médicaux et de l’attention de so-ciologes.Bourassa était accusé d’avoir poignardé à mort, le 8 octobre dernier, son ami, Laurent Trudeau, âgé de 60 ans.avec qui il cohabitait depuis six ans.Selon un rapport présenten- ciel qu'on lui avait remis, le juge Nichols en a déduit que le crime était imputable “a l’éclatement de la longue frustration de Bourassa se sentant dominé par un plus fort que lui".Rappelant par ailleurs que Bourassa est séparé de son épouse et a un enfant de près de 10 ans.le juge a estimé que ses problèmes familiaux avaient pu le pousser au désespoir dans sa relation avec Trudeau.Le magistrat n’estime donc pas que l'inculpé représente un danger pour la société et il a suggéré qu’il soit placé dans une institution à sécurité minimale ou moyenne tout au plus.COURS DE TRADUCTION FRANÇAIS el ANGLAIS Un cours du soir de quatre ans menant à un Certificat et a un Diplôme EXAMEN D’ADMISSION Les 13 et 15 juin à 19 heures.Date limite des inscriptions, le 10 juin, le nombre de places étant limité, on est prié de s inscrire au plus tôt.Pour plus de renseignements et une formule d inscription à I examen d admission, poster cette annonce au: Centre d éducation permanente.Université McGill, 772 ouest, rue Sherbrooke.Montréal, Québec H3A 1G1 ou composer 392-4901 conférences publiques sur les sociétés pluralistes! Problèmes et solutions des sociétés multilingues et multiculturelles.Exposés présentés par des personnalités invitées.Nathan Keyfitz Titulaire de la chaire Andelot de sociologie et de démographie, Université Harvard Class Solidarity and Cultural Antagonism in Canada Solidarité de classe et conflit culturel au Canada.Pourquoi l'appartenance de classe n'a-t elle pas mieux résisté aux divisions linguistiques Simultaneous translation facilities Campus de l'Université McGill Pavillon Stephen Leacock, Auditorium 132 le mercredi 25 mai 1977 à vingt heures Entrée libre (aucun billet exigé) Cette série de conférences publiques reprendra en octobre 1977.McGill University t 12 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 l’actualité économique toronto Légère diminution Lu Hourse (fp Turuntu perdait un peu de terrain au terme de sa séance hier Klle avilit progressé plus tôt dans la journée.L'activité y a été ordinaire.A lu clôture, l'indice 300 perdait 1.20 point et se situait ainsi à 1,002 81.Cette baisse est minime au regard de celle de l’indice Dow Jones à New York, leouel indice a régressé de 6.02 et est tombé à 930 46.Une hausse de I indice des prix a la consommation aux USA a fait plonger le Dow Joncs.Parmi les quatre groupes les plus importants de l'indice 300 du marché torontois.un ne trouve qu'un seul gagnant, celui des métaux et minéraux, qui a monté de 39 et atteint 1,094 14.Le tableau pour les trois perdants est celui-ci: le pétrole et le gaz, à 1,114.59, un recul de 7.05.les services financiers, à 852.97.leur plus bas niveau depuis le 30 novembre 1976, par suite d'un recul de 3.02, et les produits industriels.à 9‘25 20.un recul de .32.Dans les dix autres compartiments de l'indice 300, il y a sept perdants.le plus grand étant celui des grands magasins, et trois gagnants, le plus fort étant celui des transports, qui a monté de 16.Le comportement des valeurs a été le suivant : 169 gains, 232 pertes et 244 inchangées, contre 190 gains, 186 pertes et 252 inchangées la veille Le volume a été de 2.28 millions d actions d’une valeur totale de $21.42 millions, contre 2 64 millions d'actions d'une valeur totale de $27,77 millions la veille Parmi les titres les plus activement traités.Dome Petroleum a monté de l 1-8 et atteint $40.Ashland Oil Canada, de 1 et atteint $12 et Bell Canada, de 1-4 et atteint $50 3-4.son plus haut niveau de l'année C Rdtrve CdnSupO CdnTIr» CdnTIr# A CUIItl» eu lO'A C uni 9.24 cuniw CWNCapr CandtIOII Canrav Canron Capll Olv Cara CarlOK Cari A P CarlBp Carma A Casilar Cattldy L Celanese en Eli A Cent Pal CMP Kay ChleftanD Chlallaln p Chimo Chrysler CHUM B CochWIll Cocklleld Colas Book tS4(i MS'/k t33 t35>.^ (I3H ISOO 196 I35 3396 3576 100 350 500 455 100 110 336 1375 1675 9000 400 19150 325 100 500 43300 100 560 660 11700 3500 1000 120 >100 54k 45Vk + Vk 33 35Vi + 4 10100 $13*4 200 $2334 8449 $12 475 $23' 2 2200 $17'4 223 29 1000 25 550 $12V% 300 $25'^8 7557 $13''b 28 $5934 265 $24'4 11110 $14V% 9598 $18’a 700 142 1 214 $13'2 100 165 1 Bell Apr 264 $50'e BelIBpr 185 $51 BellDpr 1400 $52 Bell 2 28 5620 $28 Bell 1 80 350 $22'4 Bell Can W 29328 $54% BethCopA 400 $13^% BIHawk 5000 17 Black PA 700 425 ^ Block Bros 5244 $6*4 Brascan A Brscn8'^a BrendaM Bridger Bnneo BCFPpr BC Phone BCPh4 84 BCPh6pr BCPh6 80 6CP 10 I6p BCP2 32p B roui Reet Brunswk Budd Auto Budd A w Bulora Cor 19000 Burns Fds 10448 CC Yachts 500 CAEA 4544 CFCN 2700 Cad Frv CadFrv A Cal Pow A CalP9 80 Cal P 2 36 Calvert CamMine Carniio CChibA Camp RL Campau A Campau 7p CanCem A CCeCp CDC pr 8 CanMaltA C Nor West CPakrsC CPerm634 CS Pete CanTrustA 1750 CTrust7'4 450 CTung 19900 CdnCel 2I ‘ CCManA 150 C CurtfS C Ex Cas CGE CHidrogas 3000 C Homestd 600 C Hydro 6370 ' Cl BkCom 18435 Sa» Form.Ch.5*/i 5'/a - % 250 248 250 + S $18V4 18 18 - '/t 380 360 370 - S $6V4 6'/4 6'/4 + /4 + '% 36'/4 36''4 - '/4 18 184% + V4 Electro K ElectroA Emco Extndcar Falcon C FlbrgNikA Fed Ind A Fed Pion Fideit'/MS Fidelity Tr FInninà T F City F wt Fooderp Lt Foodex S FordCnda F Sea A 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1)33 PMF Managmnt nPension Mu 6 47 nXanadu Fd 3 61 Principal Gr yCollectIve 6 20 yGrowth yVenture nPutnam St L Ce Scot Lasal Scot Paper Scotts Seagram c Shell Can Simpsons Simpsons S Stham a Stelco a Steinbg A Texasgulf Tor Dm Bk Tot Pet A Tr Can PL Tr C C pr Tr C pr d Trans Mt a Tr G C Unt Bank U Corp B Velcro Walk a War H 150 Webb Knp 11200 Westest Wcoat wt Wstburne Zellers 10+4 85 28% 11'/» 23’% 15'/4 $14'/» 14$% 165 165 $23’/» 23’/» $9'% 9'% 1000 530 200 5000 3380 $22 1200 $14 1309 $5 300 $7'% 520 $19% 100 $25'/4 500 $14+4 2950 $27$% 230 $16’/» 100 $8 4093 $14$% 150 $48 100 $55 375 $10'% 166 $19 4850 300 300 205 3700 100 S10'% S9$% $25’/» $15'/» 65 2805 $31’/4 440 $5'% 500 $9’/» 7075 480 i 18'/a + 15 - 28+4 -15+4 -20’% -30 13$% -14?% 5$% 9 13+4 20 +17 445 -5 21+4 + ’% 20'/» + '/4 24'% + '/4 283'4 + '% 10+4 +1 12'/4 - '% 13$% + $% 17'/4 + '/4 33 + '/4 13 73/4 28'/» - '/4 11$% 430 +10 293/4 - $% 27 + '% 6$% 16+4 - ’/4 26'/» 8 - '% 31'/4 +3'/a 9 - '/4 8’/4 + '% 6'/» + '% 18 14'/4 + 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.20 et est tombe a 54.39.L'indiee des valeurs à la Bourse Américaine a monté de .19 et at-teinti 114 74.Dans le secteur canadien à la Bourse de New York, les fluctuations ont été en bas d'un point.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente* Heul Bat Ferm.Ch.Vente* Haul Be* Ferm.Ch.10 ISO 126 19 139 15 582 15 498 14 828 10 355 9 160 Crawtd Al Polcon Sintra Junior Induetriellee 100 225 225 : 5000 3 3 3800 $7'/» 7'/» -40 + 1'/» 4 32 3 34 10 43 Sterling Gr yEquity S 54 yMortgage 5.16 xTech 7 38 Temple Gth 13 2) Trans Canada Gr A S 23 C 11 33 Spécial 4 31 Vanguard 6 20 Western Grth 4 85 AcroM Ltd Atl Nick Basic Res Bateman Bluewtr Bruneau Cadillac Ex Cassiar C Daer Cons lmp Dumont Ladubor Massvai McIntyre N Insco Nocana Norsemn Que Cobit SU Stack Stafrd Mine* *1 p*trolo« 2500 36 36 1500 400 15000 1125 1333 500 500 10000 3000 3000 2000 2500 4600 10000 35500 3000 500 500 7000 7'% 36 -1 3 3 3 S8'% 8'% 8'% - ’% 3'/» 2 2 -1'% $7 7 7 20 20 20 -2 60 60 60 + 1 $9 9 9 7 7 7 + 4 30 30 30 10 10 10 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Cont Dat 7 Copp R Copw Cp 7 Crane 5 485 39 19$% 12'% 29 14% 22% 32% 58% 46 4 10 20 59*4 Alcan Ocl 530 4 143 52*11530'4 Alcan Ocl 527'.> 10 10) $4 $30*4 Bell Can May$50 27 154 60 550*4 Bell Can Aug $50 7 291150 550*4 Brsen A MavSIO 22 54170 IIU4 Brsen A Nov 5l2"i 1 494 50 511*4 BK Mtl Nov $15 1 2X 45 514'/} CP Ltd May$17' » 50 96 55 518*11 CP Ltd Aug $17'/» 7 490 95 $)8-V% CP Ltd Nov $17'% 29 70140 $)84« O Pete Jan $40 4 43 55'.4540 D Pete Jan 545 4 54 52*4540 D Pete Jul $40 3 321 52*«540 D Pete Jul $45 3 13) 60 $40 D Pete Oct $40 11 362 54'»540 D Pete Oct $45 15 545 $2'8$40 Gulf C May$2S 1 1 90 525’» lOil A May$20 1 46 65 $20'a lOil A Maÿ$22'% 5 169 1 520"» ton A Aug 520 10 39)40 $20'a lOil A Aug $17'% 2 10 $3'%$20>8 lOil A Nov $20 5 29160 $20's lOil A Nov $22'-» 4 108 75 $20*8 IntPipeA May$1S 5 62 1 $15 IPipe A Nov $15 25 63 55 $15 MB Ltd May$22'» 8 96 1 521*4 MB Ltd Aug $22'/» 5 80 75 $2)34 MB Ltd Nov $22'» 18 53130 $2)34 Moore May$32'/» 2 2 15 $33 Moore Aug $35 2 26 70 $33 Moore Nov 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Argentine Australie Autriche Belgique Bermudes BréstI Colombie Dnnemat k Espagne Etats Unis Finlande Fiance Grèce Hollande Hong Kong Indes Israel Italie Jamaïque Japon Mexique Norvège N -Zélande Pakistan Pérou Portugal Royaume Uni Suède Suisse Tchécoslovaquie Turquie URSS Venezuela Rand Mark Dollar Peso Dollar Schilling Franc Dollar CruzeffO Peso Cour orme Pesela Dollar Mark Franc Drachme Florin Dollar Roupie livre Lire Dollar Yen ’ Peso Couronne Dollar Roupie Sol Escudo Livre Couronne Franc Couiotme Livie Rouble Bolivar 1 210?4453 3990 0034 1 1645 0627 0291 1 0616 0809 0294 1746 0155 1 0501 2702 2124 0285 4282 2240 1197 1176 001189 1 1761 003790 0504 1993 1 0149 1081 0143 0274 1 8040 2412 4172 1995 0600 1 4081 2457 obligations Faible augmentation Les prix ont monté un peu et l'activité a été faible cette semaine sur le marché canadien des obligations.f.e court terme a monté de 20 cents, le moyen et le long terme ainsi que les obligations des sociétés et les obligations provinciales ont monté d'un huitième de point.L'Hydro Ontario a émis $200 millions d'obligations à 9 25 p.c.Le prix était de $98 50 et le rendement sera de 94 p.c.I.'échéance est prévue pour l'an 2004.La semaine dernière, l'Hydro Québec avait émis $100 millions d'obligations pour échéance en 1997, au prix de $99 25 et au rendement de 10.09.On pouvait se procurer de l'argent pour une journée à 4 ,5-4 p c.Les bons du Trésor à trois mois se sont négociés en moyenne à 7.12 p.c.contre 7.25 p.c.la semaine dernière, et les bons à six mois, en moyenne à 7.17 p.c., contre 7.33 p.c.la semaine dernière GOl^EnN€MENT DU CANADA Oltra Dam (a) 7 lariuil 1977 99 68 99 93 (b) 9-; larlév 1978 1X101X30 (c) 1er avril 1978 IX IX'.8'< larlév 1979 101 101 20 3’'.léroct 1979 91 78 91 M (d) T'i lérgcl 1979 1X'; 100*.7''î larlév 1990 MM 99 90 (e) 9 1er oct 1980 tX'.1X'.8*.terjurn ini IX'; 102*.8'; 15 déc 1X1 101'.102 9’.terfév 1X2 104'.104*.7*.ter avril 1X2 M'i 99'» 4'j 1er sept 1X3 X'; 63‘.9,, 15|uin 1994 1X'; 102’.10 1eroct 1X5 tX'.K»; 3 ISsépt 1995 49 50 9’î 1er ocl 2X1 102'; 102’.B*.lerlév 2X2 96': %'.1998 t06'i 2001 99, 1997 99‘.107 99’, too Ont y, 22 mvs Oué HyO 10 21 OCt Qué t%d tO t»r pin (a) Rid«tiHnafl19e3 (C|RKlMtlMK(nt983 (i)|RKhMlMn(n19B3 (e) EctanguMs pour dis oUigationd de 9Sb du 1er pillet 1983 (t) Echangeables pour des obligations de 9' < % du tOdScembre 2000 SERVICES PUBLICS Otite Dem AltaGastt'i teiaoûl 1995 108 109 Bell9'.1er avili 1995 101', 101', BCTel 10'.teraviil 1995 102'j 103 MartTeMl 15 pin 1996 106 107 Nor Cent 9>.15pnv 1990 95 97 Tr CnP 11'; 20pnv 1995 108 109 (a) Echangeablespourdesoliliga1ionsde7';p c du 1er pil 1982 |b) Echangeables pour des obligations de 9 p c duteiftv 1980 (clEchangeables pour des oMigabonsdeS'i p c du 1er OCt 19^ (d ) Echangeables pour des obligations de 8’• p c du 1er OC1 1984 (e) Echangeables pour des obligalions de 9' ; p c du 1er OCt 1985 INDUSTRIELLES Otite Dem la) B C Hydro 10 tSoct BCHydrôS’i 12pnv Manitoba 9 Manitoba 10 NBEIac9 NBEIactO’i NFLDLabtO NELOtO N S n>wer 9 , Ont Hyd 9, Ont Hyd 9.provinciales Offre 2000 107' 5dec 5dtc tSmai 15 mai 9mai 5|anv 22 Wv S OCt 6|anv Dem 107 1962 102'; 103 1981 102'i 103 1999 103 104 1981 100'/ 101 1995 101 102 2X2 97/ 97'.1999 97'.97', 2X2 95 .95 / 2X3 1X’> IX > 2X4 98'.99 Alcan 10'.15 nov 1994 105 IX': B de Mtl 10 > 1er août 1X0 104'; IX la) CIBC9'.2)anv 1M5 104': IX Dofasco 10 1 15 mai 1M5 107 107; Dotasco tO'i 15 mai 1996 104 104'; lmp Oil 9'.15 lev 1M5 101 .tor.(b) B Royale 10 lei dec 1994 105'.IX .Stelco 9'.1er avril 1M5 100'.101 .(C) Steinberg 10': 15dec 1994 103 104 Seagrams 9'; 1er fim 1X0 IX IX'.Seagrams 10.1 lei |uin 1M5 107 107: (d) B Tor Dom 7'i lei avril 1M3 96‘.99.IPL 10’.2 lev 1996 107 107.Un Car 10*.15 juin 1X5 105; IX , A Echangeables pour des oPligalions de 9*L du2|anv 1985 6 Echangeables pour des obligations d'e 10h> Ouïr déc 1964 C Echangeables pour des obligations de 1(7^ dulSdéc 1984 0 EchangBabiespourdesobiigationsde7/** du 1er avril 1979 Ont Hyd 10'.30 oct IMS IM'.109.Onl Hyd 10'.29Nnv 2X1 1X‘.1X'.CONVERTIBLES Onl 1 Hyd 10 IB mai 2X1 103 ¦ 104 .Ohre Dem Pr xe 9.22 mars 1X2 IM': IM'.Alla Gas 77 : 1er tev 1X0 137 142 (C) Pt xe 9i 10 nov 2000 102 1X ; Asbiands 5 15 pnv 1X3 73 75 Pr xe 10'.4 mai 2X1 101 101': Xm T 5 .15 ocl 1X2 74 76 Pr xe 10'.19 nov 1X5 101 101': Hud Bay 6 15 $jil 1X3 84 X Pr Sask 9 2 déc 1X1 102 IM IAC9'; IS $jil 1994 102 104 Pr Sask 9 lerKv 2X2 95 ; X .Moore 06 ISavTii 1994 62 64 W) Pr Sask 9 1 3nov 20X IM .i IX'.PaahePS 1er mai 1X2 64 86 Pr Sask 10'.1er avril 2X1 105'.1 1X .Wesicoast 5'; 1er avril 1968 X 101 (e) Pr Onl 9 1er yjii IXB IM'.1X'.Laban 9': 1er pin 1X5 IX IM (!) Pr Ont 10'.lOdéc 1X7 IM IX T Mel 8.IStnars 1994 81 X ¦¦¦MB l’actualité économique Le Devoir, samedi 21 mai 1977 • 13 Pas de vraie fumée sans.Davidoff ! par Michel Vastel Désormais, dans les luxueux restaurants de Montréal, en demandant un "Dom Pérignon", il faudra préciser.de Moët et Chandon ou de Davidoff.Le fameux havane, le plus prestigieux de la collection Davidoff — $10.25 la pièce! — est en effet distribué au Canada, ainsi que tous les cigares cubains, par une jeune maison québécoise.Deux entrepreneurs montréalais — Renald Savoie et Jacques Saint-Laurent, viennent d'obtenir ^'exclusivité du Davidoff sur le territoire canadien, un marché de 10 millions de cigares de luxe ($2.et plus).Savoie et Saint-Laurent ont réussi, il y a deux ans, à séduire le “pape genévois du havane", et ainsi à se réserver un marché de plusieurs millions de dollars ($2 millions au Québec seulement), aux dépens des grands du tabac canadien, Imasco notamment, qui aurait bien voulu confier les Davidoff à ses United Cigars Stores.Mais le cigare cubain, comme le champagne, ne souffre pas la distribution de masse.Comme lui d’ailleurs, il ne se consomme qu’à la fin d'un bon repas! Savoie et Saint-Laurent ont donc décroché ce contrat d'exclusivité, pour dix ans, des associés de Zino Davidoff qui distribuent ses 10 millions de cigares à travers le monde: la firme suisse Oettinger.Comme la chance souriait aux deux Montréalais, ils ont réussi à trouver, pour la "Maison Davidoff”, l’une des plus belles résidences du Vieux Montréal, l’ancienne maison de la Sauvegarde.Tout près de la rue Saint Jacques, et des bons restaurants du vieux Montréal, la maison Davidoff espère ainsi avoir la clientèle aisée des courtiers financiers et celle, non moins intéressante, des touristes américains ou des cadres des sièges sociaux de multinationales américaines qui, en raison du blocus de Cuba, sont confinés aux pales imitations des Caraibes.Mais la maison canadienne Davidoff n'a pas du tout l'intention de se limiter au marché de Montréal, même s’il est des plus prometteurs.La plus grosse consommation de cigares, per capita, au Canada, (on s'en serait douté), est à Calgary.L'entreprise québécoise a donc déjà un oeil vers l'émirat pétrolier de l'ouest.Auparavant, et pour se faire la main sur les marchés du Canada anglais, on ouvrira probablement un centre de distribution des cigares Davidoff à Toronto.En 1975, la consommation canadienne de cigares atteignait près de 500 millions d'unités dont 126 millions au Québec.Mais il faut dire que les trois quarts des ventes concernent les "cigarillos'' et le marché du cigare de luxe ne dépasse pas 10 millions d'unités.Quant aux vrais Havane, ceux de Davidoff bien sûr pour qui Fidel Castro a construit une usine spéciale, et à qui on réserve les meilleures plantations du pays, ils n’entraient pas encore au Canada, sinon dans les valises des touristes, de retour de Genève.Même si Davidoff n’est représenté que dans quelques pays, il vend d 'abord 2 millions de ses cigares en Suisse, dans son magasin de la célèbre rue de Rive à Genève, et 10 millions à travers le monde.C'est un chiffre d’affaires de quelque $30 millions pour la société suisse à laquelle il s’est associé.Le cigare Davidoff vovage en effet un peu partout: par la valise diplomatique ou dans les mallettes des hommes d’affaires.On dit même qu'il entre en quantités énormes aux États-Unis, malgré le blocus et les foudres de Washington que ses amateurs encourent.Il parait que les douanes américaines ne se montrent pas trop soupçonneuses pour ces petits colis marqués “Unsollicited gift" postés à Genève.Davidoff voue un culte presque mystérieux aux millions de cigares qu'il contemple et sent vieillir dans ses caves tempérées (70% d'humidité et 62.5 degrés Farenheit).Un bon cigare doit vieillir au moins trois ou quatre ans mais, contrairement aux nobles crus dont il porte les noms, il ne bonifie pas tellement à prendre davantage de bouteille! Avec son air un peu séducteur des princes de l’ancienne époque des tsars, Davidoff dit aussi de ses cigares qu’il faut les traiter comme une jolie femme." Vous le regardez, vous le caressez et vous en goûtez les délices.mais lentement!’’.Dans la maison Davidfoff de la rue Notre-Dame, on trouvera bien sûr tous les grands crus qui ont fait la réputation des Havanes: les Château Lafite, Château d’Yquem, Château Morgaux, Château Latour et Château Haut-Brion, les Davidoff 1 et 2 ainsi que le fameux Dom Peri-gnon, dont la boîte de 25 coûte $235.Il ne faudra pas s’étonner si on trouve aussi, dans l’ancienne maison de La Sauvegarde, quelques noms de cigares un peu plus communs, des cigarettes et des tabacs.Davidoff respecte tout fumeur, faisant le calcul qu'un jour il se hissera tenter par un Davidoff, un peu comme ce buveur de gros Gin qui finit un jour ou l’autre par goûter à la fine Napoléon.Les promoteurs Montréalais du Davidoff lorgnent bien sûr vers le marché américain.Montréal est mieux située que Genève, pour approvisionner Wall Street.Mais Us ne se font pas trop d'illusions.Zino Davidoff s’est en effet promis, dès que les relations entre Cuba et les États-Unis auront été normalisées, d’ouvrir boutique à New York, Beverley Hills, Chicago, San Francisco et Miami Beach!.Le casse-tête chinois de la transnationalité des marques La liberalisation des échanges internationaux, la multiplication des investissements étrangers ainsi que l'émergence des entreprises multinationales sont des faits marquants des deux dernières décennies et ont eu comme conséquence pour le consommateur d'accroître la difficulté du choix des produits et des marques.Car, et les entreprises le savent bien, les consommateurs ont des attitudes différentes à l'égard des produits étrangers selon leur origine nationale.Mais attention, ce phénomène qui n’a pas manqué d e-tre un atout majeur pour les entreprises étrangères cherchant un débouche international pour leur produit peut à la longue se retourner contre elles s'il y a, comme au Canada et au Québec en particulier, une résurgence du nationalisme et si l'influence des mouvements de consommateurs est assez grande pour diffuser plus d'information et démasquer une certaine manipulation des marques.C'est la mise en garde que fait M.Pierre-Alain Shieb, professeur à l'Institut d'économie appliquée aux affaires de l'Université de Strasbourg (France) dans un article publié dans la dernière livraison de Gestion, revue internationale de gestion.Ainsi, lorsque la marque est peu familière, ou lorsqu'un pays a un leadership dans un domaine précis (les ordinateurs aux États-Unis, la mode parisienne) cette origine nationale peut constituer un indice important de l'évaluation des produits et des marques.En effet, elle devient dans plusieurs cas un indicateur de la qualité, du prestige ou de d'autres dimensions importantes pour le consommateur (robustesse.avance technologique, etc.) ("est pourquoi, plusieurs compagnies choisissent un nom de marque qui ait une consonnace identifiable à un PHILIPS Tannoy of London SUPERSCOPE CONÇU PAR CEUX QUI FONT MARANTZ ~ Bien que d'origine japonaise.Teleton est maintenani dans imite l'Kmope.A la différence des autres construe- AMPLITUNER ELETON TES 80sB0N|u’n| reflète ¦: mainicnani.très clairement, celle option.Cest une .mention qui d< |.i un Ineineillanl Le consommateur est sensible à la réputation des pays d'origine des produits qu’il convoite Mais comment peut-il s y retrouver ?Nous avons pris au hasard dune revue française consacrée à l’équipement stéréophonique (Son, no.69) les signatures publicitaires de quelques grandes marques.Dans le cas de Marantz, par exemple, la stratégie est très poussée: le nom Marantz suggère l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou les U.S.A.; le slogan en anglais appuie l’image britannique ou américaine du produit; Marantz-France lui donne une sanction française; en réalité Marantz est une firme japona'ise.Enfin, on retrouve la même stratégie avec Super-scope qui évoque dans sa signature à la fois Marantz et les USA Si Sanyo a le courage d'etre japonais, ce n'est sûrement pas le cas de Teleton qui après s'étre excusé d'être japonais expose avec bonté sa stratégie: faire européen.Question concours; d'où nous viennent Thorens, Grundig, Harman/Kardon, Philips ou Tannay ?(oRunoio) L’avance technique harman/kardon distribue et garanti par harman-france Marantz-France 18, Rue de la Félicité, Paris 75017.tél.267 25 10.V\fe sound better S^sanyo : le courage d’être japonais pays leader dans le domaine.A titre d'exemple, la marque d'appareils électroménagers Brandt en France est perçue par plusieurs comme une marque allemande, le nom Dansk qu'utilise aux Etats-Unis et au Canada un important distribu leur de meubles modernes a une consonnance Scandinave.Les producteurs japonais de matériel stéréophonique n'hésitent pas à commercialiser leurs produits sous des marques comme Pioneer et Marantz afin de les mieux identifier aux marchés américains ou allemands.Et s'il y a une résurgence du nationalisme, qu'à cela ne tienne, les entreprises ont aussi dans leur panoplie d'outils de commercialisation le moyen de tout simplement "nationaliser'' la marque aux yeux des consommateurs.Ils peuvent utiliser pour ce faire trois techniques bien distinctes.• Essayer de convaincre malgré tout les utilisateurs ou acheteurs potentiels en forçant un changement d'attitude à l'égard de son pays d'origine.C'est là la stratégie la plus courageuse, mais qui reste peu utilisée.• S'associer à un distributeur prestigieux dans le pays où sera commercialisé le produit et obtenir ainsi une distribution sous une marque nationale.• Adopter un mode d'implantation (filiale, rachat, joint-venture) qui facilite la production et le montage sur place et qui permette ensuite d'utiliser une stratégie de communication publicitaire qui nationalisera la marque.Parmi les techniques publicitaires utilisées, mentionnons l'utilisation d'un personnage autochtone que l'on montre en train d'utiliser le produit, la mention de référence géographique (fabriqué au Québec, brassé à Montréal), l’insertion de symboles et idiomes linguistiques (Ça bouge au Québec, dans la Belle Province, ou encore, le magasin à l'accent français), la contribution au développement économique régional, (le cas de GM à Sainte-Thérèse qui annonçait la construction “des premières Québécoises") et enfin le choix de thèmes ou de personnages tirés de la culture populaire (Tintin pour Quaker Oats, Astérix pour Alcan).On remarque donc, souligne M.Shieb.que ces techniques ne peuvent entrainer des mesures de répression légales puisqu'elles laissent entendre que la compagnie est locale, sans jamais aller jusqu'à adopter explicitement cet attribut."L'irrégularité, si elle existe, consiste simplement en l'omission d'indiquer la nationalité de la maison-mère, et dans l'intention".Mais si les techniques de commercialisation sont très souvent subtiles et très bien orchestrées, il existe quand même des échecs retentissants.La firme Dow Breweries.qui avait lancé la bière Kébec et utilisé le drapeau québécois en substituant un K à la fleur de lys avait poussé l'audace trop loin, si bien qu elle avait suscité un scandale tel qu elle dut rapidement retirer sa campagne publicitaire.D'autres compagnies cependant sont plus chanceuses.Ainsi, le matériel de haute fidélité (chaînes stéréophoniques) fabriqué au Japon et commercialisé en Europe et en Amérique sous la marque Marantz est associé dans l'esprit du consommateur à un produit provenant de pays anglo-saxons comme l'Allemagne ou les États-Unis oui sont des pays prestigieux dans ce domaine.De même, par le biais de la sous-traitance dans les pays étrangers, des mar- ques américaines comme Scott.McIntosh ou allemandes comme Telefunken, Grundig vendent des produits qui bénéficient d'un halo de prestige.Ces exemples montrent bien qu'il est possible de dissocier la perception de l'origine nationale d'un produit d une marque, de l'origine réelle des produits ou du pays du siège social de la firme.Ils illustrent aussi l'idée que l'implantation par la filiale de production ou filiale commerciale permet de naturaliser un produit ou de nationaliser une marque.On peut toutefois se demander, conclut M.Shieb.comment le consommateur réagit une fois qu'il découvre sur l'emballage ou sur une plaque d'identification un "made in " inattendu.On trouve aussi dans le dernier numéro de Gestion, des articles traitant des problèmes administratifs des hôpitaux, de l'efficacité des programmes de motivation, de la succession au sommet de la petite et moyenne entreprise, de I importance du profil de carrière dans l'embauche du personnel, du contrôle de gestion de la recherche et enfin des éléments stratégiques de la formation des cadres.Gestion est une nouvelle revue internationale d'administration qui veut surtout rejoindre le gestionnaire soucieux de se tenir à jour dans les connaissances propres au domaine de la gestion, qu'il soit de l'entreprise privée, publique ou para-publique La présidence d’Eaton revient à la famille TORONTO (PC) - Un haut poste de direction a changé de main la semaine dernière, redonnant la présidence de la société à la famille fondatrice.M.Frederik Eaton est devenu président-directeur général de T.Eaton Co.Ltd, de Toronto Il remplace M.Éarl Or-ser.qui a démissionné à la suite d'un désaccord sur la ligne de conduite générale de l'entreprise.M.Frederik Eaton, âgé de 38 ans, est le deuxième d une lignée de quatre frères qui ont hérité en commun l'empire Eaton en 1975.On lui a aussi confié le poste de président du conseil, devenu vacant le mois MEUBLES DE BUREAUX VENEZ CHOISIR VOTRE AMEUBLEMENT sur LES LIEUX STATIONNEMENT Canada Dactylographe Inc 7035 AVE DU PARC 270-1 141 Brevets d'invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS ZtOO.rue DRUMMOND Montreal H3G 1X5 288-2152 dernier à la suite de la démission de M: Robert Butler.M.John Craig Eaton, 39 ans.président du conseil de la société de portefeuille Eaton's of Canada Ltd, a déclaré que la nomination de son frere Frederik "montre le rôle de plus en plus actif que les membres de la famille Eaton tiennent dans les affaires de la T.Eaton Co.".Le départ de M.Orser met fin à un terme assez bref — huit ans sur 150 — au cours duquel l'entreprise de vente au détail a été dirigée par des personnes étrangères à la famille.Il était la deuxième personne ne portant pas le nom d'Eaton, qui ait occupé le fau-.- £a.„ président d'Eaton's of Canada.George Eaton en est le vice-président et Thor Eaton, 34 ans, administrateur.Entreprise privée constituée en vertu d'une loi provinciale, la société Eaton n’est pas tenue de publier ses rapports financiers.Son chiffre d'affaires annuel était estimé à $1.2 milliard environ au moment où M.Orser accéda à la présidence.Celui-ci n'a pas voulu expliquer les motifs de sa démission.Selon M.Frederik Eaton, la tenue des profits n'a absolument rien à voir avec cette dé- mission.Mais, a-t-il fait remarquer, cette année n'est pas bonne au Canada, ajoutant que cette situation se reflète sur tous les commerces de détail, y compris Eaton.721-9630 ENTREPRENEUR-ÉLECTRICIEN JEAN K.MA10UF INC.entretien industriel - commercial résidentiel Plus de 25 ans d expérience Bureau 6305, 25e Ave, Rosemont Montréal Conception d’ameublement modulaire, magasin, bureau, résidence.Montréal 931-8931 1160 St Mathieu Québec - 683-1971 2376 Galvanie St.Foy teuil de PDG à la T.Êaton Co.Celle-ci exploite 67 grands magasins au Canada, et 13 bazars Horizon en Ontario et au Québec.M.Orser, qui est comptable agréé, accéda à la vice-présidence de la société en 1973 et atteignit le sommet d” l'échelle hiérarchique deux ans plus tard.Auparavant, il était vice-président de la section Finances à Air Canada.Eaton's of Canada Ltd gère le portefeuille de toutes les activités ventes et finances de l'organisation, y compris une compagnie d'assurances, des fonds mutuels, les magasins et d'autres intérêts.M.Frederik Eaton demeure BRUNSWICK MINING AND SMELTING CORPORATION LIMITED (SANS RESPONSABILITÉ PERSONNELLE) DIVIDENDE N» 6 La présente a pour but d'annoncer que les administrateurs de la compagnie Brunswick Mining and Smelting Corporation Limited ont déclaré un dividende de cinq cents (5«) l’action, payable le 27 juin 1977 aux actionnaires inscrits au livre des actions à la fermeture des affaires le 25 mai 1977.Par ordre du conseil, Le secrétaire, JOHN W.IVANY Toronto, Ontario le 16 mai 1977 LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA ET L’UNITÉ, BANQUE DU CANADA £n conformité de la Loi sur les banques, Statuts du Canada, 14-15-16 Elizabeth II, chap.87, avis est par les présentes donné que La Banque Provinciale du Canada et L'Unité, Banque du Canada ont l’intention de demander au gouverneur en conseil d'approuver le contrat de fusion intervenu entre elles le 13 mai 1977.Montréal, le 13 mai 1977.Le président de La Banque Provinciale du du Canada.MICHEL BÉLANGER Le président de L Unité, Banque du Canada, T.L.AVISON L'Union Canadienne et le Groupe des Mutuelles du Mans annoncent.L'Union Canadienne, Compagnie d’Assurances ayant son siège social à Québec, et le Groupe des Mutuelles du Mans, un des plus importants assureurs d'Europe annoncent le lancement au Canada de la compagnie d’assurances LA NORMAN.Déjà bien implantée en Europe, LA NORMAN est une filiale du Groupe des Mutuelles du Mans.C'est l'Union Canadienne qui assumera la gestion de LA NORMAN au Canada.Ce lancement conjoint couronne une collaboration établie depuis près de 20 ans entre une entreprise québécoise d'assurances et une grande Société française.Tout comme l'Union Canadienne, LA NORMAN offrira ses protections d'assurances au public du Québec par les courtiers professionnels.L'Union Canadienne C ompagme d Asniram 14 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 sports Gilles Houde Gymnastique à Cap Rouge Le championnat provincial de gymnastique, catégorie junior et senior, hommes et femmes, se tient aujourd’hui et demain au centre municipal de Cap Rouge, tout près de Québec.Ce championnat permettra de sélectionner les athlètes qui feront partie des équipes senior et junior pour le championnat du Canada le 30 juin, 1er et 2 juillet à Edmonton.L’é-(juipe “Gvmbec” de l’instructeur André Simard du centre de 1 Immaculée-Conception, sera représentée chez les senior par Pierre Carrier, Jean Choquette, Pierre Leclerc, Jacques Pan-netti et André Vallerand et en catégorie junior par Pierre Clavel et Patrick Vézina.Jeux du Canada: 3,500 athlètes Les Jeux du Canada 1977 se dérouleront à St-Jean, Terre-Neuve, du 7 août au 19 août.Les 3,500 athlètes seront logés à l’Université Mémorial dans les résidences des étudiants qui offrent dit-on une ambiance confortable digne des plus beaux villages d'athlètes de tous les autres Jeux.Pour ce campus universitaire le principal héritage des jeux sera la magnifique piscine construite pour cette compétition.Adjacent a la piscine, les athlètes rivaliseront dans un nouveau stade de 10,000 places.Les derniers Jeux du Canada eurent lieu à Burnaby en Colombie-Britannique en 1973 et c’est cette province qui termina en première position.Le Québec se classait alors au troisième rang immédiatement après l’Ontario.Loisir scientifique Depuis quelques semaines la Fédération québécoise du loisir scientifique étonne.En effet, chaque semaine cette fédération fait connaître des activités nouvelles dont j’ignorais l'organisation.Ainsi, ceux qui sont intéressés par l’etude des champignons peuvent devenir membres du cercle des mycologues qui forme même des moniteurs à cette fin.En deux ans, ce cercle est passé de 50 à 250 membres.Présentement, cette fédération collabore à la mise sur pieds d’une section de loisirs scientifiques pour celles et ceux qui souffrent de cécité.Le père André Marcotte de l’Institut Nazareth et soeur Geneviève Michaud de l'Institut Louis-Braille sont responsables de cette initiative.Pour tout renseignement concernant l’ensemble des loisirs scientifiques on eput téléphoner au numéros suivants: 374-4700 ou 374-3541.Le centre marin des blanchons Le centre marin des blanchons en collaboration avec l’École de voile de Québec offre cette année deux types de stages: initiation et perfectionnement.Pour les débutants de la voile, ce stage permet d’acquérir les éléments indispensables au bon fonctionnement d'un petit bateau de croisière.Pour ceux qui ont une bonne expérience en voile, on offre un stage de 15 jours dans le Bas Saint-Laurent, sur un quillard de plus de 32 peids.L'accent est mis sur l’armement, l’entretien courant, le matelotage, les manoeuvres de port et de sécurité, la navigation côtière, point en vue de terre, estimé, travail pratique sur la carte, utilisation des documents nautiques, météorologie élémentaire, vie à bord, quarts de jour et de nuit, vivres, et enfin cuisine à bord.Pour s'inscrire au centre marin des blanchons, il faut avoir au moins 18 ans, pouvoir nager, aimer la vie en collectivité, être prêt à coucher sous la tente, faire la cuisine et réparer le matériel.Le centre est situé à quelques milles de Ri-mouski.Pour obtenir des renseignements, écrire ou téléphoner à: Centre marin des blanchons, C.P.362Sillery.Tél.: 418-681-4838.Découvrir le Québec Depuis quelques années notre réseau d’auberges de jeunesse s'améliore constamment.Pour l'été qui commence, le haut commissariat a consacré $625,000 afin de permettre aux jeunes de profiter de deux genres d'auberges.Il y a les auberges de passages qui offrent la possibilité d'un séjour d’une journée, sauf dans des centres importants.Le prix pour une nuit est de $2.00 avec literie et de $1.50 si vous avez votre sac de couchage.Le petit déjeuner coûte $1.00 et les autres repas $1.50.Nous retrouvons ce genre d'auberges aux endroits suivants: Baie St-Paul, Chicoutimi, Matane, Mont St-Pierre, Percé, Rimouski, Rivière-du-Loup, Rouyn, St-Omer, Val Morin, Trois-Rivières.La Tuque et Québec.L'autre catégorie appelée auberge de séjour, est un centre d’hébergement situé sur un site qui permet la pratique d’activités en pleine nature ou la découverte d'un milieu urbain.L'auberge de séjour se trouve en général à l'intérieur des grands circuits touristiques.Ce genre d'établissement permet un séjour prolongé.Il en coûte $6.00 par jour dans ces auberges situées à Ste-Lucie, Lac Legault, Quebec, Montréal, Sault-au-Mouton, St-Faustin, Lac Carré.Marathon des Outaouais Pour une troisième année consécutive, plus de 500 coureurs sont attendus le 4 juin prochain au marathon des Outaouais.Les départs et arrivées se feront du Cégep de l’Ou-taouais situé au 333, Boulevard Cité des Jeunes, a Hull.Pour de plus amples renseignements, téléphoner à 819-771-1155.Omnium de tennis de table À ne pas oublier qu a partir du 26 mai jusqu'au 29 au centre Claude-Robillard, les meilleurs pongistes au monde seront avec nous.Déjà plus de huit pays sont inscrits et la compétition s'annonce très forte.Le tennis de table de haute compétition est un spectacle excitant qui surprend toujours les spectateurs nord américains, pas encore habitués à cette discipline.En Asie, des milliers de spectateurs envahissent les stades et gymnases aux matches internationaux.COMPTABLES AGRÉÉS LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 BELZII.E.ST-JEAN SPERAN0 ET ASSOCIES Comptables agréés Al AlN BEl^llE C A HOHl Ht ST il AN i A Cill 11S SMERANO v A 2345 est, Belanger Montréal 729-5226 VIAU.ROBIN & ASSOCIÉS Comptables agrees l.lxliii1-.M Ct'.Hl 'I.ix V A J,U lint's jovjl 1.A H t n.lHl Di* ütMitMt'U'U*' L A 4926 ave Verdun.Verdun.H4G 1N3 7708 rue Édouerd.LeSelle.HSP 1 T9 SSA.Bletnville Eet.Ste-Théréee J7E 1L4 769-3871 435-4691 PROVOST.LAVOIE.LAROSE & POIRIER Comptables Agréés Jean Provost, C.A Henri Lavoie, C.A Jacques Larose, C.A Raymond Poirier.C.A 6000est, Métropolitain 254-7559 samson.Bei_air s-associes comptables agréés Montréal — Québec — Rimouski — Sherbrooke — Trois-Rivières — Ottawa — Sept-iles Suite 3100, Tour de la Bourse, Montréal H4Z 1H8 861-5741 Gerald Hannahs est retiré dès la première manche Les Padres humilient les Expos 12-4 Le receveur des Expos de Montréal Gary Carter tombe à la renverse mais pas sans avoir retiré Bill Almon sous le regard attentif de l'arbitre Jerry Dale.Les Expos ont pu ainsi éviter un point, mais non la défaite, hier soir au stade olympique.(Photo CP) Aux internationaux de Rome Panatta et Nastase éliminés ROME (AFP) — Adriano Panatta et Ilie Nastase, éliminés en quart de finales, les surprises continuent aux internationaux d’Italie où l’Américain Brian Gottfried fait maintenant figure de favori.Gottfried, qui s'est hissé en demi-finale sans perdre un seul set, y retrouvera son compatriote Vitas Gerulaitis, le vainqueur de Panatta, l'autre rencontre opposant l'Asutralien Phil Dent, vainqueur aisé de Nastase, et l'Italien Tonino Zuga-relli.Une conclusion toute surprenante pour le tournoi où seule la présence à ce stade de l'épreuve de Gootfried, cinquième joueur mondial, et numéro 4 à Rome, était logique- G.Houde anime “S-5” Notre confrère Gilles Houde animera chaque dimanche au canal 10 de 14 h à 15 h une émission consacrée aux sports.La première émission de la série, présentée demain, traitera du baseball et de son influence tant chez les scientifiques que chez les artistes.Aussi, les joueurs de l'équipe d'Élites, âgés de 15 et 16 ans, seront présentés, tandis que Raymond Daviault, ancienne vedette des Royaux de Montréal et ex-joueur des Mets de New York, livrera ses Impressions quant à l’avenir des jeunes Québécois dans le baseball majeur.Le réalisateur de l'émission "S-5", Jacques Drolet s'est enfin donné comme but de faire aimer ou du moins apprécier le sport à ceux et celles qui l'ont en horreur.ment attendue.Vainqueur sans trop de problèmes de l'Australien Kim Warwick, Gottfried semble s être bien adapté à la terre battue du Foro Italico.La demi-finale qui l’opposera aujourd’hui à Gerulaitis sera une rencontre inédite, les deux joueurs avouant ne s’être jamais encore rencontrés dans une partie officielle.Vainqueur difficile mais logique d’un Panatta trahi par son service, sa meilleure arme, Gerulaitis a remporté hier un succès qui lui coûte cher.Le jeune millionnaire américain devait participer aujourd'hui à une rencontre intervilles aux États-Unis avec l’équipe de Cleveland.Mais n'ayant nullement l’intention de déclarer forfait à Rome, Gerulaitis a été mis à l’amende par les dirigeants de son équipe de dix-neuf mille dollars, soit à peu près le montant des prix qu’il peut espérer gagner au Foro Italico.La victoire sur le tenant du titre numéro un du tournoi d'un joueur qui se révèle à 23 ans un des plus sûrs espoirs du tennis américain ne constitue en fait qu’une demi-surprise si l’on tient compte qu’en quatre rencontres avec le même adversaire, Panatta n’avait gagné qu'une seule fois.“Ni l’un ni l'autre n’avons bien joué, mais j’ai sans doute été meilleur sur les points importants", a expliqué Gerulaitis, qui a construit sa victoire dans le bris du deuxième set au moment même où Panatta, revenu de 6/1 à 6/6, entrevoyait la possibilité d’un succès en deux manches.Le second “héros" du jour, a été l’Asutralien Phil Dent, vainqueur d’un Nastase dont les performances sont décidément inégales.Pour Dent, qui comme Gottfried n’a pas encore perdu un set à Rome, cette victoire, la première en cinq rencontres sur le joueur roumain, peut lui ouvrir pour la première fois à 27 ans la finale d'un grand tournoi.Son adversaire, Tonino Zugarelli, réserviste de l’équipe italienne de coupe Davis, semble en effet à sa portée.Alan Eagleson Pas de fusion avant 1978-79 TORONTO (PC) - Alan Eagleson.qui, en tant que directeur de l'Association des joueurs de la LNH, pose une certaine menace aux pourparlers de fusion avec l’AMH, doute que cette fusion puisse se réaliser dès 1977-78.L'AJLNH craint que cette fusion mine sa force, car elle est à mi-chemin d’un contrat de cinq ans avec les propriétaires de la LNH H Eagleson, qui a assisté à une réunion exploratoire à New York la semaine dernière, alors oue la LNH et l'AMH ont tenu des réunions conjointes et séparées, a dit que la réunion avait traité des problèmes proprios-joueurs, “puis nous avons parlé de l’expansion proposée de la LNH”.“J’ai dit aux propriétaires que s’ils étaient prêts à faire disparaître la clause de compensation dans l’entente col- lective.nous serions prêts à poursuivre les négociations.” Selon Eagleson, “la décision suivante pourrait bien être l’expansion de la LNH dans les villes de l'AMH ”, comme a procédé l’Association nationale de basketball dans quatre villes de l’Association américaine l’an dernier, après plusieurs années de guerres entre les deux ligues en vue de repêcher les meilleurs joueurs collégiaux.“Je suis prêt à discuter un tel projet avec l’AJLNH, a dit Eagleson, et c’est pourquoi nous tiendrons une réunion spéciale les 31 mai et le 1er juin aux Bermudes avec les propriétaires afin de discuter les changements importants qui s'imposent.Admettant que la fusion ou l’expansion pourrait avoir lieu dès cette année, Eagleson croit que la longueur des négo- P0UR BIEN DIGÉRER HîQJ)^t3Sv UNE EAU DE SANTE AlCAÜNE 6 PÉT1UAN1E QUI FAC) U TÉ LE TRAJET DIGESTIF ET CEÜMInATION Kurtenbach quitte les Canucks NETTOYEUR P Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 VANCOUVER (CP) - L’entraîneur Orland Kurtenbach a mis fin hier à son association avec les Canucks de Vancouver en raison du refus du propriétaire Bill Hughes de lui offrir un nouveau contrat.L’avocat de Kurtenbach, Howard Kellough, a déjà entamé des négociations avec d’autres clubs du circuit, notamment avec les Penguins de Pittsburgh dont le pilote Ken Schinkel a démissionné jeudi.Le contrat de Kurtenbach avec les Canucks est échu depuis le 3 avril, mais il avait néanmoins décidé d’attendre trois semaines afin d’avoir des nouvelles de Hughes, qui ne s’est toutefois jamais manifesté.• DUBLIN, Ohio (AP) -Jerry McGee et Gary Player ont présenté des cartes de 68, quatre sous la normale, hier, et partagent le premier rang à mi-chemin du tournoi Memorial doté d’une bourse de $225,000 avec un total de 138.Fuzzy Zoeller occupe seul le troisième rang à 139.Bobby Wadkins, le meneur à l’issue du premier parcours, et Jack NicKlaus, l'nôte du tournoi, suivent à 140, un coup devant Tom Watson et Mark Lye.McGee attendait depuis un an la présentation de ce tournoi, qu’il souhaite gagner plus que tout autre, y compris les quatre “grands ", Pourquoi?Parce qu’il a été dessine par Nicklaus lui-mème, “le plus grand golfeur de tous les temps," dira-t-il, que le par- hockey Trophée Avco Mercredi Winnipeg 6, Québec 1 Hier soir Québec 4, Winnipeg 2 Dimanche Winnipeg à Québec TROPHÉE AVCO Mike Ivie a réussi un grand chelem en première manche et les Padres de San Diego ont humilié les Expos 12-4, hier soir au stade Olympique.Il s’agit d’une 10e défaite consécutive pour les joueurs de Dick Williams, qui n’ont pas gagné depuis le 10 mai, ayant subi huit dé leurs 10 derniers revers à domicile.Gerald Hannahs (1-0) a essuyé la défaite, étant remplacé après deux retraits en première manche.Merv Rettenmund a également réussi un circuit de deux points, contre Will McEnaney, en huitième, pour San Diego.A la suite oe cette victoire, les Padres occupent le quatrième rang de la section ouest avec un dossier de 16-24, tandis que les Expos partagent toujours le dernier rang de la section est avec les Mets de New York.Le match d’hier a prouvé une fois de plus que le personnel des lanceurs des Expos accusait des lacunes très sérieuses qu’une offensive ne saurait réparer.A ce chapitre, Ellis Valentine continue son excellent travail puisqu’il a réussi son sixième circuit de la saison à la sixième manche.Des simples successifs de Warren Cro-martie, Larry Parrish et du frappeur d’urgence Pete Mac-kanin ont ajouté un autre point à la sixième.Les Expos ont marqué leur premier point à la troisième grâce à des doubles de Dave Cash et Tony Perez.Ils ont obtenu un second point cette fois non mérité à la cinquième lorsque le frappeur d’urgence Sam Mejias sest rendu au deuxième but à la suite d’une erreur, puis a compté sur le simple de Cash.Ailleurs dans la Ligue nationale, Gary Nolan a gagné un troisième match d’affilée, aidé de Woody Fryman, durant deux manches, et les Reds ont disposé des Mets de New York dations en retardera l’application à la saison 1978-79."Mais les propriétaires de la LNH devront jouer franc jeu avec nous.Certains prétendront xju ils courent à la faillite en raison des salaires des joueurs, ce qui n’est pas le cas.Dans certaines villes, les clubs perdent de l’argent en raison du manque de spectateurs.Dans d’autres cités, les clubs sont victimes de fort loyers et de hautes taxes, ou bien d’implication dans d’autres affaires." Selon Eagleson, “si l’AMH fermait ses portes et si la LNH agrandissait ses cadres, l’expansion pourrait avoir lieu dès 1977-78, car, dans un tel cas, 1AJLNH donnerait sa pleine collaboration ce qui résulterait à donner du meilleur hockey dans les autres villes canadiennes." cours est le plus beau qui puisse exister et, qu’enfin, il est disputé dans l’Ohio, son état natal.Pour sa part, le Sud Africain Gary Player s’est dit satisfait de son jeu jusqu'ici cette année même s'il n’a pas remporté la victoire au circuit de la PGA depuis 1974."J’ai empoché $60,000 en huit tournois seulement, ce qui représente plusieurs résultats parmi les 10 premiers," a-t-il expliqué.et de Torn Seaver 6-2.Nolan (0-3) contre New York la saison dernière, a retiré neuf frappeurs en sept manches.Il a maintenant une fiche à vie de 13-7 contre les Mets.Seaver, pour sa part, a un dossier de 10-18 contre Cincinnati.Il s'agit pour lui d’une troisième défaite d'affilée, après quatre victoires consécutives.Il a accordé cinq points, dont quatre mérités, résultat de six coups sûrs en cinq manches, avant d'être remplacé par Bob Myrick.Ed Kranepool a produit les deux points des Mets, le premier avec un circuit.Un double de deux points de Julio Gonzales a couronné une poussée de trois points en sixième manche, et les Astros de Houston ont passé outre Philadelphie 6-2.J.R.Richard (3-4), a espacé sept coups sûrs, pour terminer un quatrième match cette saison.Steve Carlton (5-2) a subi la défaite.Cliff Johnson a réussi son neuvième circuit pour Houston.Reggie Smith a réussi un circuit de trois points durant une poussée de cinq points, en cinquième manche, et les Dodgers de Los Angeles ont facilement disposé des Pirates de Pittsburgh 6-1.Burt Hooton (4-1) a tenu Pittsburgh silencieux durant 4 1/3 manches, accordant seulement quatre coups sûrs en huit manches, avant de céder sa place à Stan Hall, qui a permis un seul coup sûr.Steve Yeager avait donné l’avance aux Dodgers, en troisième, avec un circuit en solo.Larry Demery, responsable des cinq points des Dodgers, en cinquième, a maintenant une fiche de 5-3.Hooton avait accordé seulement deux coups sûrs en huit manches, avant un but sur balles à Duffy Dyer, qui a croisé le marbre par la suite.baseball Ligue Nationale Jeudi San Diego 5, Montréal 2 Atlanta 6, Chicago 0 Pittsburgh 6, Los Angeles 5 New York 4, San Francisco 3 Houston 3, Philadelphie 2 Hier soir San Diego 12, Montréal 4 Los Angeles 6, Pittsburgh 1 Cincinnati 6, New York 2 Houston 5, Philadelphie 2 Chicago à Atlanta San Francisco à St-Louis Aujourd'hui San Francisco, Montefusco (2-6) à St-Louis, Denny (4-0), 14 h 15 New York, Swan (1-4) à Cincinnati, Zachry (2-5), 17 h 30 Los Angeles, John (3-2) à Pittsburgh, Rooker (4-1), 19 h San Diego, Shirley (2-5) à Montréal, Warthen (1-1), 19 h 30 Chicago, Krukow (3-2) à Atlanta, Niekro (1-7), 19 h 30 Philadelphie, Lerch (5-2) à Houston, McLaughlin (O-tj, 20 h 30.Les meneurs (parties d'hier non comprises) Ligue Américaine Jeudi Milwaukee 5, Toronto 3 Seattle 3.Oakland 0 New York 9, Baltimore 1 Chicago 8, Kansas City 3 Californie 5, Minnesota 3 Hier soir Milwaukee 15, Boston 7 Baltimore 6, New York 5 Toronto 4, Texas 3 Kansas City 4, Cleveland 0 Détroit 7, Chicago 4 Minnesota à Californie Seattle à Oakland Aujourd'hui Baltimore, Grimsley (4-2) à New York, Torrez (5-2), 14 h Milwaukee, Haas (3-2) à Boston, Stanley (3-0), 14 h Seattle, Abbott (1-4) à Oakland, Ellis (1-4), 16 h 30 Detroit, Arroyo (2-2) à Chicago, Barrios (3-2), 20 h 30 Cleveland, Garland (1-5) à Kansas City, Bird (2-0), 20 h 30 Toronto, Vuckovich (2-2) à Texas, Briles (2-0), 22 h 30 Minnesota, Redfern (1-3) à Californie, Ross (0-2), 22 h 30 Les meneurs (parties d'hier non comprises) pb cs moy.pb cs moy.Matthews, Atl .89 34 .382 Bailor, Tor .105 40 381 Parker, Pgh .142 54 .380 Carew, Min .146 54 .370 Johnson, Hou.81 30 .370 A.Woods, Tor .113 41 .363 Simmdns, SL .115 42 .365 Burleson, Bos 129 44 .341 Scott, SL .77 28 .364 Page, Oak , 141 48 .340 Trillo, Chi .110 39 .355 Fisk, Bos 109 37 .339 Valentine, Mtl .113 40 .354 Soderholm, Chi .112 38 .339 Smith, LA .122 41 .336 Washington, Tex 104 35 .337 Rose, Cin .129 43 .333 G.Brett, KC 107 35 .327 Winfield, SD .159 52 .327 Bostock, Min 129 42 .326 Circuits Cey, Los Angeles, 13; Smith, Los Angeles, 10.Points produits Cey, 42; Winfield, San Diego, 25.Lancers (5 décisions) Sutton, Los Angeles, 6-0, 1.000; Candelaria, Pittsburgh, Denny, St.Louis, Rau, Los Angeles, chacun 5-0, 1.000.Circuits Zisk, Chicago, Gross, Oakland, chacun 10.Points produits Rudi, Californie, 36, Hisle, Minnesota, 34.Lanceurs (5 décisions) Tanana, Californie, Zahn, Minnesota, chacun 6-1, .857; Garvin, Toronto, Knapp, Chicago, Burg-meier, Minnesota, chacun 5-1, .833.LIGUE NATIONALE Section Est WINNIPEG QUÉBEC .Série "G" Pi 9 P PP .4 2 2 11 .4 2 2 12 pc 12 11 pts 4 4 9 P moy.diff.PITTSBURGH .24 11 .686 CHICAGO 21 12 636 2 ST-LOUIS 21 13 .618 2 y?PHILADELPHIE 17 17 .500 6 y» NEW YORK .14 21 .400 10 MONTRÉAL .13 Section Ouest 20 .394 10 LOS ANGELES .29 9 .763 CINCINNATI .16 19 457 il y* HOUSTON 16 21 .432 i2 v* SAN DIEGO.16 24 400 14 SAN FRANCISCO 13 22 .371 14 y?ATLANTA 13 24 LIGUE AMÉRICAINE Section Est .351 15'/2 9 P moy.diff.NEW YORK .20 15 .571 BALTIMORE 18 14 .563 y» BOSTON 18 15 .545 1 MILWAUKEE 20 18 .526 m DETROIT 15 20 .429 5 TORONTO 16 22 .421 5’/2 CLEVELAND.12 Section Ouest 21 .364 7 MINNESOTA.24 12 .667 CHICAGO .22 13 .629 V/j TEXAS 18 15 .545 4'/» KANSAS CITY 18 18 .500 6 OAKLAND .17 19 472 7 CALIFORNIE.17 20 .459 7’/t SEATTLE 14 27 .341 12'/» > LE DEVOIR Samedi 21 mai 1977 Cahier Roger Fournier et la racine du monde Certains écrivains le font vite.Certains le font plus lentement.C’est l’histoire éternelle du lièvre et de la tortue.“Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point sitôt que mois ce but — Sitôt?Etes-vous sage?Répartit l’animal léger”.Mais Lafontaine n’avait pas prévu que les écrivains québécois pouvaient avoir du succès en France.C’est pourtant ce qui est arrivé à Roger Fournier.Sans trop de tambours, encore moins de trompettes, il a fait son petit chemin et pour la troisième fois il affronte les feux de la rampe aprisiennes avec son dernier roman Les Cornes sacrées.On ne le sait pas trop car, par concours de circonstances, la nouvelle n’avait guère passé que La marche des grands cocus et Moi mon corps mon âme Montréal etc.n’étaient pas passés inaperçus.“Un livre vrai, efficace”, affirmait François Nourissier dans le Monde; “Vigueur et densité” soulignait-on dans France-soir.Pour la critique québécoise, disons-le bien franchement, Roger Fournier n'avait jamais passé l’examen final de la critique.Erotique, pornographique, sexuel et quoi encore.Voilà ce que l’on a dit et pas étonnant, dès lors, si de tels livres ont du succès.“Cela s’explique, dit-il non sans sourire.Mon premier roman, inutiles et adorables, avait surpris par son ton réaliste.Mon second, Le Journal d’un jeune marié, ne fit que confirmer le fait; il n'en faut pas plus pour consacrer un auteur dans un style.Il est vrai que j'étais et que je suis encore réaliste.Disons que je ne mâche pas mes mots.Mais, il est de mon tempéramment de dire ce que j’ai à dire.Mes dialogues sont en jouai parce que les gens, à Montréal, parlent ainsi.Quant au sexe, bien sûr c’est un sujet qui m’intrigue et m’intéresse, mais là encore je veux faire vrai et une scène est une scène.Certains peuvent voir la vie toute en poésie, moi je la vois sensuelle; toucher, être touché, voilà ce qui me parait capital à une époque où l’on ne sait plus faire de pain, plus allumer un feu.Roger Fournier a 47 ans.Il a la barbe à peine grisonnante.Ses yeux sont vifs.Réalisateur à Radio-Canada, il a voyagé, vu Paris ou il dormait dans un lit chinois.Son dernier roman l’a amené en Grèce puisqu’il se termine à Cnossos dont le palais est orné de ses cornes qui sont le sujet de son livre.Mais 47 ans, pour un Québécois, c’est tout un age, juste la génération qu’il faut pour se souvenir des collèges classiques et du temps de Duplessis.— J'admets, précise-t-il, que dans cette attitude érotique que l'on pourrait croire être la mienne, il y a aussi de la révolte pour un passé que l’on a sans doute oublie.J’étais pensionnaire; on ne faisait que rêver aux femmes.On les désirait et on les idéalisait.Dans les premiers livres, on peut voir du défoulement.Par exemple, comment aurais-je pu accepter qu’une même femme pouvait être, en même temps, une mère et une putain?J’étais moralisateur.J’espère que ça m’est passé.-par.JEAN BASILE Chose curieuse, derrière le sexe, il y a souvent de la morale en effet.à condition que la sexualité ne soit pas de l’exploitation pure et simple, une recette de succès.À mieux connaître Roger Fournier, il y a l’humaniste classique qui déteint et qui montre plus que le bout du nez, la preuve en est dans Les cornes sacrées puisqu’une partie de l’action est empruntée à la mythologie grecque.Parle-t-il un peu longuement que deux mots s’obstinent à revenir dans sa bouche: vrai et faux.Pour lui, et cela est bien rec encore, seul le vrai est beau et le seul travail digne d’un être umain est de poursuivre le bonheur.— Qu’est-ce que la vie, dit-il?On naît, on meurt.Entre les deux, il se passe un certain nombres de choses et ce sont ces choses-là que j’aime à raconter.Si quelque chose me semble vrai, je ne m’inquiète pas de savoir si ce que je vais écrire choquera certains lecteurs.Je l’écris comme je le sens.Ce que je veux montrer, c’est que chacun veut le bonheur et que le bonheur n’est pas une chose facile à trouver.Qu’est-ce que le bonheur, la beauté?Je ne trouve qu’un autre mot pour le décrire: harmonie.Quand j’entends crier, je pars.Je n’aime pas la lutte, je n’aime pas les problèmes pour les problèmes.Tout conflit doit se résoudre et l’on ne devrait pas se créer des contradictions pour le simple plaisir de le faire.En tout cas, ce n’est pas ce que l’aime.Les gens me lisent, peut-être plus les femmes que les nommes.Ils s’achoppent souvent aux mots, aux scènes et disent: Tiens, encore du sexe! Mais ils ne voient pas derrière le sexe.Ils ne se rendent pas compte souvent que le problème du sexe est notre problème à tous.Et puis, le sexe a aussi ses symboles.Il y a de la beauté dans les images dites érotiques.Ainsi, mon taureau des Cornes sacrées éjacule son sperme dans la méditerra-née.On va dire encore: Pour moi, ce n’en est pas une.L’image du taureau, jeune et fort, se semence dans la méditerranée qui relie la vieille Grèce au Québec par voie de mer, je la trouve forte et belle.En tous cas, c’est ainsi que je vois une filiation s’établir.L’érotisme, la révolte contre une Société hypocrite (ne le sont-elles pas toutes?), le passé.Mais aussi des lectures: Miller, Balzac, Durell, Bataille, Dostoievsky.Roger Fournier ne se pré sente pas comme un intellectuel.Il a la simplicité du succès lentement acquis et l’avantage de savoir ce que c’est d’écrire.Presque un roman par un, maintenant un peu moins.Le travail de la plume, tous les jours cinq pages, régulièrement.Lucide aussi.Sans doute ses dialogues sont en jouai mais le reste “il l’écrit le mieux qu’il peut”.H n’aime pas le “jouai snobisme”, celui que l’on parle parce que cela fait bien, cela fait “national”.— Et puis, s’aventure-t-il, le problème du langage m’a toujours semblé être un faux problème.D’ailleurs, si j’en juge parce que j’entends, beaucoup de gens parlent mieux aujourd'hui qu’il n'en était voilà vingt ans.On oublie ce petit fait souvent.Ce n’est pas quelque excès de mauvais vocabulaire qui doive cacher ce fait.D'un autre côté, il ne faut pas exagérer l’impact d’une langue si on en juge par un avenir à long terme.Dans deux siècles, le Québec parlera-t-il français avec ou sans un Livre blanc?Peut-être pas mais le bonheur est-il français.Il y a là bien des hypocrisies a dénoncer même si j’aime écrire et parler français dans le temps où il m’a été donné de vivre.Pessimiste, nihiliste?cet écrivain dont on signale la verdeur, le “picaresque”?Mais les clowns ne sont-ils pas tristes.La vie est une affaire d’être humain et non pas d’idéaux et de politique.Roger Fournier ne se cache pas d’être un humaniste avant tout, un individualiste aussi, et plus encore presque un internationaliste.Sa démarche littéraire est d’ailleurs là pour le prouver.Commencée individualiste avec Inutiles et adorables, il se hissa à la vision plus collectives avec La Marche des grands cocus, pour maintenant tenter de rejoindre les grands thèmes universels dans Les Cornes sacrées”.— Il est bien vrai, dit-il, que la politique ne me passionne pas.Il voit bien qu'il se passe des grandes choses au Québec et que nous sommes capables de prendre des virages étonnants de courage et de hardiesse, pour le meilleur ou pour le pire.Mais quoi, on s'agite, on change des choses pour un temps, on recommence d’une autre façon.Au fond, c’est toujours la même chose.Ce qui pour moi change toujours, c’est le désir de l’homme et de la femme de chercher a s'épanouir.Il va sans dire que j’évolue moi-mème et cela m’étonne le tout premier.Je ne pensais pas que j'étais capable de rejoindre l’inconscient collectif des grands mythes.L’idee m’est venue toute seule, facilement.Le Québec, Le minotaure, les cornes, après tout, après tant et tant de complexes, le grand Pan renaîtra-t-il au Québec et c’est un peu la parabole qu'il m a plu de conter, bien, j'espère.Nul n'est prophète dans son pays.Marie-Claude l’avait prouvé.Il se peut bien que Roger Fournier, recommence.Déjà bien que dans la folie des Concourt que Roger Lemelin avait organisé pour faire le battage d’un de ses poulains, on avait passé un peu trop sous silence que Moi mon corps mon âme Montréal n’avait pas laissé ces messieurs du jury indifférents.On pourra reprocher au jeune Norbert et à son jeune taureau Pigeon, de s’intéresser un peu trop à ce qui passe dans les Cornes caleçons.Mais après tout, le héros nerépond-til pas à quelqu'un qui l'interroge sur les raisons de ce voyage qui les mène d'un coin perdu du Québec à la Crète.“On cherche la racine du monde".Qui oserait dire que, peu ou prou, cette racine du monde n est exactement là.— Voir, page 28, la critique de Gilles Marcotte.“L’instinct de mort”, de Jacques Mesrine Le beti I -par.BERNARD MORRIER Le pire bêtisier qu'une société dite civilisée puisse tolérer constitue sûrement "L’instinct de mort", du truand Jacques Mesrine, qui vient de paraître aux éditions Jean-Claude Lattès.Non seulement est-il nettement scandaleux de demander presque $12 pour cette véritable apologie du crime, qui devient une honte, un encouragement au sadisme, au déséquilibre, un affront à l'humanité, mais c'est également tout simplement un scandale que d'avoir publié cette ordure.Mesrine, faut-il douloureusement et malheureusement le rappeler, est cet être ignoble qui.sans aucun doute, a fait vivre les heures les plus noires du crime au Québec, il y a quelque cinq ans, en enlevant notamment un millionnaire.en perpétrant plusieurs vols à main armée, en s'évadant du pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul pour ensuite l'attaquer quelques jours plus tard dans une vaine tentative de libérer quelques-uns de ses semblables, et en tuant froidement, lâchement et sans raison, le 10 septembre 1972, deux gardes forestiers, à Saint-Louis-de-Blandford, deux honorables pères de famille, Mé-déric Côté et Ernest Saint-Pierre.Dans ce massacre horrible, Mesrine avait agi avec Jean-Paul Mercier, un autre truand, tombé, lui, sous les balles de la police, lors d’un hold up dans une banque du boulevard Pie IX, près de la rue Jean-Talon, le 31 octobre 1974.A ce redoutable palmarès “mesrinien” du crime s’ajoutent d’autres coups tout aussi révoltants commis également en France, son pays d’origine.Mesrine, comme on sait, subit ces jours-ci, à Paris, son procès sous 13 accusations (hold up, prises d’otages, tentatives de meurtre).Je ne sais si c'est parce que d'instinct et par conviction ma sympathie se tourne d’abord vers le policier, ce protecteur indiscutable de notre société, mais je n'ai pu souffrir, en lisant ce livre et y trouver une répugnante glorification du crime, qu’un truand pousse sa bassesse et sa cruauté jusqu'à aller se vanter aussi ouvertement de ses méfaits, en n’en excluant même pas l’odieux et horrible côté sanguinaire.Et je pense ici à MM.Côté et Saint-Pierre et à tous les policiers qu’il a failli descendre.Les bons coups d’Elliott Ness, l’intelligence de Maigret, même si dans ce dernier cas c’est fictif, les “exploits” d’un Papillon, où l’humour permet facilement de mettre en doute l’authenticité de certains faits, tout ça apporte quelque chose, un enricmsse-ment même.Mais devant le torchon de Mesrine, il n’y a plus qu’à s’incliner.pour mieux vomir.Cette image in- versée du crime qu'il nous envoie et veut nous faire accepter dit carrément qu’il faut voler, torturer et assassiner, si l'on veut être quelqu'un.Hors du crime, point de salut, quoi.“Tu vois, fils, le passe-temps de certaines personnes, c’est le golf, le ski.Moi, je relaxe sur l'attaque à main armée.” Très, très, très sympathique, n'est-ce pas?Dans cette autobiographie, Mesrine raconte encore que s’il a décidé de devenir une bête fauve et commettre tous ses méfaits, c’était pour se venger de la société qui, selon lui, ne lui avait pas donné sa chance.Tout ça n’est que faux prétexte pour masquer d’abord et avant tout l’orgueuil de sa petite personne, son ambition irraisonnable et irréfléchie.L’argent, les femmes, la belle vie, en plus de son risque cabotin de la mort, sont pour lui les seuls éléments positifs devant meubler son existence.Pourtant, il reconnaît lui-même que son père a tout fait pour le rendre heureux.Mais il lui fallait plus.Il a fait de la prison pour une faute et un employeur généreux n’a pas hésité à l’engager par la suite et à le garder à son emploi jusqu’à ce qu’il soit oblige de fermer boutique.Au lieu de se chercher un autre emploi, Mesrine est immédiatemect retourné dans le crime pour se faire encore prendre.Même s’il est vrai qu’à cette deuxième sortie de prison un autre employeur l’embauchait mais le renvoyait peu après en apprenant son passé, est-ce une raison, à partir de cette seule personne, pour dire: “La société me le paiera”?L’éducation musicale L’on doit se réjouir que les problèmes de l'éducation musicale au Québec, que l’on a eu tendance à ignorer pendant des décennies, aient pris une importance inattendue ces dernières années.Les hautes visées du célèbre Rapport Rioux de 1969 sur l’enseignement des arts au Québec, lequel préconisait l’enseignement de tous les arts, y compris la musique, à tous les niveaux, sont loin d’avoir été atteintes, particulièrement en ce qui touche la musique.Il appartient sans doute aux experts de faire le point sur cet échec partiel et d'en déterminer avec précision les causes exactes.Il semble toutefois que la carence de professeurs hautement spécialisés soit l'une d'elles, à laquelle il faut peut-être ajouter l'indécision, sinon la confusion, quant aux moyens et méthodes à appliquer pour généraliser un enseignement adéquat de la musique à partir de l'élémentaire.Il y a eu pourtant des efforts sérieux et soutenus.Des méthodes qui ont fait leurs preuves à l’étranger et qui ont pour nom Orff, Martenot, Kodaly, Ward et Suzuki, pour ne nommer que les mieux connues, ont été introduites et développées avec un succès dont les échos nous parviennent de temps a autre.Plus apparentes peut-être sont les réussites du domaine instnimental.L’etude des principes de la musique — théorie, harmonie, etc.— menace toujours de demeurer la bête noire des professeurs comme des jeunes élèves et des parents.Certains éducateurs québécois, conscients qu’il vaut mieux s'attaquer au problème plutôt que le contourner ou l’éviter, ont réussi à mettre au point des outils pour rendre plus facile et plus intéressante l'étuae des matières théoriques et développer la perception auditive.Le compositeur Michel Perrault, par exemple, a depuis longtemps délaissé la composition pour créer et développer ce qu'il appelle le système Pantonal, lequel est en train de connaître une importante diffusion au Quebec.Plus récemment, un musicien éducateur de St-Bruno-de-Montarville, Georges-A.Cournoyer mettait au point, après plusieurs années de recherches, les Règles musicales portant son nom.Au nombre de quatre, les Règles musicales Cournoyer sont de petites tables rectangulaires séparées au milieu par une réglette mobile et dont le but est de simplifier l'étude des gammes, des ____________par GILLES POTVIN intervalles et des accords.La première, “Intervalles et tétracor-des" comprend les gammes majeures et les intervalles.La seconde, “462 accords” résume les accords les plus employés dans la musique traditionnelle et la musique moderne.La troisième, "Accords de quinte" propose un cours complet sur les accords de quinte et leurs renversements, dans les modes majeur et mineur.La quatrième, “Accords tonals et leurs dérivés” est un résumé des règles un et trois.Cette nomenclature sommaire ne donne évidemment qu’une bien faible idée des possibilités fort étendues des règles Cournoyer.Son inventeur s’empresse de préciser qu’il ne s’agit pas là d'une nouvelle méthode de didactique musicale mais plutôt un procédé d’apprentissage qui offre cette particularité de pouvoir s'adapter à toutes les méthodes existantes, à tous les instruments de musique ainsi qu’à l’étude du solfège.M.Cournoyer considère que son invention peut apporter une aide précieuse au professeur, à l’étudiant, à l’arrangeur, au copiste, sans oublier le compositeur et le chef d’orchestre de même que le musicien amateur.Marcelle Lessoil, spécialiste québécoise en éducation musicale, qui a reçu sa formation dans sa Belgique natale ainsi qu'aux conservatoires de Paris et de Montréal, diplômée de l’École d'Art Martenot de Paris, voit pour sa part dans les Règles musicales Cournoyer “un outil pédagogique complémentaire qui permet de développer les habiletés conceptuelles et perceptivo-visuelles lors d'apprentissage auditif et vocal”, ajoutant que cette invention “suggère un type nouveau d’exercices-jeux, rejoignant ainsi le principe fondamental des méthodes actives qui est de reconstruire par réinvention.” Même si l’invention de M.Cournoyer lui a valu en 1975 la Mé- daille d’or au Salon mondial des inventions Eureka à Bruxelles, il est de mise de ne pas crier trop tôt au miracle.Les mérites d'une telle invention peuvent être considérables mais il faudra quelques années avant de pouvoir en évaluer les possibilités réelles, ceci à la seule lumière des résultats obtenus auprès des usagers.Prétendre qu’il s’agit d’une “révolution dans l’enseignement de la musique" comme on a pu le lire est nettement exagéré et risque d’eveiller le doute et la méfiance chez les professionnels sérieux.Il faut se rappeler que de temps à autre, à l’échelle mondiale, surgissent ainsi des moyens nouveaux qui s'annoncent eux-mêmes comme devant provoquer une révolution.Mais c’est le temps qui fait foi de tout et la plupart de ces merveilleuses découvertes sombrent dans l'oubli.Dans un numéro de 1918 de la revue musicale aujourd’hui disparue, Le Passe-Temps, on peut voir l’annonce d’une “nouvelle méthode d’accompagnement”, brevetée par un certain G.P.O.Héroux, dans laquelle il est dit qu'à l’aide de cette nouvelle méthode “nous garantissons qu’une personne peut apprendre tous les accords sans l’aide d'un professeur et cela dans quelques jours.Il n’est pas nécessaire que la personne sache la musique”.Imaginez! Nul doute que les responsables de la diffusion des Règles musicales Cournoyer sauront éviter cet écueil et favoriseront la diffusion de cette méthode qui apparaît fort valable en s’appuyant sur ses seuls mérites.En fin de compte, c’est la seule façon d’imposer l’attention d'une manière utile et durable.Les problèmes de l’éducation musicale au Québec seront particulièrement étudiés en profondeur au cours de deux congrès qui se déroulent simultanément au cours du présent weekend.À Montréal, la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec (FAMEQ) qui regroupe une douzaine d’associations régionales se réunit pour son dixième anniversaire et se propose d’analyser la situation, sous le thème général "Faisons le point”.Au Centre d’art d’Orford, les JMC du Québec tiendront leur congrès annuel et là aussi, il sera question d'éducation musicale, même si le but princiapl des Jeunesses musicales est de mettre la musique à la portée des jeunes et d’en promouvoir la diffusion dans ce milieu.¦ C’est pourtant de là, raconte-t-il, que part sa décision d’épouser sa vie de voleur et d’assassin.Si tous les réhabilités de notre ère avaient pensé comme lui, où en serait donc notre société?Drôle de raisonnement quand même pour un homme de 41 ans que son éditeur tente de nous faire accepter comme un être supérieur.Mesrine est avant tout un fou d'orgueil.Plus loin, Mesrine écrit que sa vie fut celle qu’il avait volontairement choisi de mener et qu’il n'a aujourd'hui ni remords, ni regrets.Voilà qui vient bien vite démolir sa thèse à l'effet que toute la société ne l’a pas compris.C’est plutôt lui-même qui a décidé de rejeter cette meme société.Voulant d’autre part se justifier, il déclare, en référant à la guerre d'Algérie: “On a armé ma main au son de la Marseillaise, et cette main a pris goût à l’arme.On m’a appris la violence et j'ai pris gout a la violence”.Mesrine s’imagine-t-il à avoir été le seul a faire la guerre d'Algérie?Si tous ses compagnons d’arme avaient raisonné comme lui, si tous les Québécois qui ont fait la guerre 39-45 avaient eu la même pensée, où en seraient aujourd’hui la France et le Québec’’ Que penser aussi de tous ces chasseurs qui manipulent des armes et qui ne sont pas des tueurs pour autant?Non, Mesrine est tout simplement un monstre qui, par ce livre, pense toujours à montrer ses dents et pour lequel il est impossible d'avoir la moindre sympath e.Au contraire, et meme si >n cherche à comprendre, cela écoeure et laisse perplexe.Parce qu’à vrai dire, dans ce livre, Mesrine, s’il choque, ce n’est pas tant à cause de la violence dont il est porteur, mais surtout de son goût à la raconter et à s'en vanter.Quant à la valeur littéraire du livre, certains critiques rapportent qu'ils ont été gênes par le caractère "apprêté '.ar- tificiel, de ce récit dont l’écriture assez professionnelle incline à douter de l’authenticité de son talent d’auteur, quoi qu'en dise l'éditeur dans une préface assez gênée.Dès la première page, il y a du lyrisme, mais Mesrine a tôt fait d'en arriver à des considérations plutôt crues.La littérature française ne s'enrichit certes pas de cet apport.Quant a la possibilité d’un fleuron additionnel à la littérature "criminelle", Mesrine se situe encore bien loin derrière un Papillon ou un Caryl Chessman, pour n'en nommer que deux célèbres.“Notre époque a, après tout, la littérature qu’elle mérite”, déclare le critique Charles Laprévote.Mais, avec lui, il y a lieu de se demander aussi, quelles que soient les modes au jour, s’il est bien tolérable et prudent de favoriser la publication de complaisantes apologies du crime, du meurtre, par des spécialistes qui, avant fait leurs peuves, semble tout prêts à remettre cela dès que la société permissive, qu ils détestent tant, aura réduit leur peine proportionnellement au tirage de leurs oeuvres.Quant aux bénéfices possibles que des éditeurs pourraient réaliser avec des ordures semblables, peut-être ceux-ci devraient-ils servir à régler les frais de justice et d’incarcération de ces truands, après avoir, d’abord et avant tout, servi à indemniser quelque peu leurs victimes ou ceux a qui elles ont été ravies criminellement.Voilà vraiment le seul aspect positif qu’il reste à vouloir lire le bvre de Mesrine car, autrement, c’est nettement perdre son temps, à moins d etre un fan de Mesrine et d’avoir applaudi à ses rapts, ses évasions et 39 victimes qu’il se vante d'avoir volées ou tuées.À tout dire, il n'y a rien de bien fascinant dans ce livre écrit avec le sang des autres, à moins d'ètre vampire. 16 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 culture et société Le Catalogue de l’Édition française 1976 Une évolution heureuse dans la bibliographie française Le 10 mai la section “Arts et logue de l’Édition Française” point de vue technique, mais spectacles' 'du DEVOIR, dans répertoire le plus à jour de l’é- plus encore du point de vue 1 encadré “Deux titres à rete- dition mondiale en langue avenir, nir ", présentait une série française.De fait c’est une pa- En effet il n’y aura plus d'ouvrages appelée le "Cata- rution très importante du maintenant qu’une seule édi- AUTEUR DES LIVRES: “LE MACROSCOPE” (SEUIL 1975) > 9}ju “LES ORIGINES DE LA VIE” (SEUIL 1966) Joël de Rosnay sera le jeudi 26 mai entre 12h30 et 13h30 à la librairie Manteau du Complexe Desjardins pour y signer ses ouvrages pgc Presses de la cité ' 9797 Tolhurst, Montréal, 387-7316 chez votre libraire LES DEVORA t jr* auteur Robert Gaillard titre La forêt les dévora FORMAT 9'?x 6 284 pages S10 00 Robert Gaillard a vécu cnez les AGUARUNAS et les JiVAROS de i Amazone Aux portes d iQUiTOS la lungieestia impenetrable, avec son aventure A partir de ca Gaillard a bâti son récit de voyage pour en taire un merveilleux roman d une ncnesse mcomparaoie Les Rois maudits 7.DRUON Quand un roi perd la France auteur Maurice Druon TITRE Quand un roi perd la France FORMATS x 8 345 pages $14.70 La peste partie du fond de 1 Asie frappe la France très durement des villages entiers disparaissent Philippe de Valois avait un fils gue la peste épargna il restait quelques degres a la France a descendre dans la ruine et la detresse Ce sera 1 oeuvre de Jean II dit Jean le Bon Julliard auteur Marcel Pagnol titre Le temps des amours FORMAT 5 x 8 334 pages $11.75 Voici le quatrième et dernier tome des Souvenirs d enfance Dix chapitres éblouissants qui ne le cedent en rien aux volumes precedents Ils en ont la grâce, la tendresse.I humour et la miraculeuse simplicité ANDRfCAYATTE iihiTu mu chacun son i enfer T.-' II# *“ ‘ ~ JEANCttfim auteur Pierre Duchesne titre À chacun son enfer FORMAT 8 x 5’ 4 188 pages $6 95 A Versailles, une petite fille de sept ans est enlevee par un inconnu Andre Cayatte analyse avec rigueur le calvaire de Madeleine Girard, la mere.|usqu à la revelation de l identité du ravisseur qui.en échangé de la rançon, a remis a la famille le cadavre de l enfant PAUL MANCEL \ •< A ment sur une infinité de points que cette série d’ouvrages, absolument indispensable pour tous ceux qui travaillent le livre, pourra être toujours plus utile.Il faut donc se réjouir de l’entente qui a uni les forces travaillant dans le domaine de la bibliographie française.Ainsi l’utihsation de la banque de données provenant de France-Expansion permettra de mettre au point beaucoup d’indications manquantes dans l’édition 1976 du Catalogue de l’Edition Française.En particulier dans les formâts des volumes, mais plus encore dans le nombre de pages et dans ce point si important, la date de parution de l’ouvrage.Suggérons aussi très forte- ment que la prochaine édition soit tirée sur un papier légèrement teinté et non sur un papier très blanc.Ceci permettra de lire plus facilement une impression parfois trop petite.On n'ose pas suggérer une nouvelle composition.Et souhaitons finalement que tous les éditeurs francophones du monde entier — et du Canada-Français en particulier — soient très fidèles à fournir toutes les indications requises sur leurs ouvrages disponibles.Ceci permettra d'améliorer la qualité de l’information fournie à tous les usagers des livres français et à tous les amis de la langue française.Repétons-le: ce sera au bénéfice de tous.tion des volumes de référence permettant de connaître quels sont les volumes de langue française disponibles dans le commerce.Qui d’entre nous ne s'est pas posé un jour cette question: comment savoir si je puis trouver tel volume dont j'ai besoin?Savoir quels livres sont disponibles, c'est aussi l'une des préoccupations constantes des professionnels du livre.Aussi chacun regardait-il avec beaucoup d’intérêt les immenses possibilités offertes par l’informatique dans ce domaine.Mais ces immenses possibilités présentent aussi de très grosses difficultés pour réaliser ce qui est la base d'une opération de ce genre: la “banoue de données" qui fiermet d'emmagasiner toutes es données et de les utiliser selon les besoins précis visés.Cueillette des informations, personnel hautement qualifié pour les traiter, exigent temps et argent.Pour de multiples causes l’organisme de la profession du livre en France, le “Cercle Le cahier du journal LE DEVOIR est dirigé, depuis février 1976.par Michel Roy assisté de Georges Vigny ¦ Nous rappelons à nos corres pondants que les lettres adres sées à "Cqlture et Société'' doi vent être signées et comporter de manière lisible, les nom adresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossi ble de publier les lettres anony mes.L'adresse et le numéro de téléphone ne sont destinés qu'à éviter les apocryphes de la Librairie" (Syndicat professionnel, loi le 1884) n’avait pu réaliser ce projet, alors qu’elle est elle-même à la source de la plus grande masse d’informations sur l'édition française depuis plus de 150 ans.Ce sont deux organismes privés: la société du Catalogue de l’Édition Française et France-Expansion qui sortirent en même temps, d’un côté le “Catalogue des ouvrages disponibles" et de l’autre le “Répertoire des livres disponibles”, parus depuis quelques années.Une entente est finalement intervenue entre le Cercle de la Librairie et les éditeurs des deux catalogues concurrents.Le Cercle de la Librairie devient le seul propriétaire des “banques de données” des deux maisons, ainsi que des programmes informatiques correspondants.Une organisation commune au Cercle de la Librairie et à la société du Catalogue de l’Édition Française assurera la partie technique du travail.(Signalons cepe-nant que France-Expansion doit toujours continuer son travail pour les Répertoires de l'édition au Québec, en coédition avec Edi-Québec).On ne peut que se réjouir d'une entente qui met fin à la dispersion des forces travaillant dans ce domaine de l’information.Ce sera bénéfique pour tous, en commençant par les lecteurs.Et le premier résultat de cette collaboration est la diffusion par le Cercle de la Librairie de l’édition 1976 du Catalogue de l’Édition Française.Au Canada BIBLIORAMA (Périodica) participe très activement à cette distribution.La grande nouveauté de l’édition 1976 du Catalogue de l'Édition Française est sa disponibilité sous deux formes: Al quatre volumes: deux pour les auteurs, deux pour les titres ($175.75) B) six volumes: auteurs, titres, plus deux volumes pour les SUJETS ($263.50) Il s'agit de la cinquième édition des volumes auteurs — titres, mais c’est la première fois que les volumes Sujets sont disponibles.L'index des ) VIENT DE PARAÎTRE Aux Editions‘’Quisqueya-Québec’' “Le Général Alexandre Dumas” Soldat de la Liberté par Roberto Wilson Pour souligner cet événement Un lancement aura lieu à la Brasserie Le Gobelet 8405.bout.Saint-Laurent Montréal Mardi 24 mai, de 18 h à 20 heures EN VENTE À LA Hilirairte (Hameau 1691 EST, RUE FLEURY - TÉL.: 384-9920 573 EST, BOUL.HENRI-BOURASSA - TEL.: 381-9204 CARREFOUR DU NORD SAINT-JÉRÔME - TÉL.: 432-9100 COMPLEXE DESJARDINS - TÉL.: 288-4844 QUfBEC-MONTRÊAUtVIS RIMOUSKFHMU ST JEROME CHICOUTIMITORONTO sujets — la classification est établie selon la Classification Décimale Universelle — est placé en tête du premier des deux volumes Sujets.Un très précieux fascicule séparé contient les mots-clés.Une liste très longue.Comme il est pratiquement inévitable dans un travail de ce genre, beaucoup de points sont à corriger ou a compléter.Ainsi le premier mot de l’index des mots-clés: ABATTOIR hygiène contient une double erreur d’impression, le mot a deux b et un seul t; erreur sans conséquences facile à corriger.La cote de classification indiquée pour ce meme mot est 614.61 (HYGIENE abattoir est également indiqué sous la cote 614.61).Or il n’y a aucune entrée sous cette cote.On trouve Hygiène des abattoirs sous la cote 614.97.Il ne s’agit nullement de chercher chicane car le travail demandé est absolument énorme et il faut bien en prendre conscience.Plus de 200.000 titres à analyser, classer, imprimer et modifier chaque année pour tenir compte des volumes nouveaux et de ceux qui n’existent plus.Mais c’est en l’améliorant constam- en librairie Hugo: amour / trime / révolution André Brochu essai sur "Les misérables” LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL T«L: 343-6321 LES ÉDITIONS DU SEUIL vous invitent à venir rencontrer ANNY DUPEREY 1 auteur du livre “L’ADMIROIR” à la Librairie de la Capitale Centre National des Arts Ottawa Le mercredi 25 mai entre 12 h 30 et 13 h 30 Elle y signera son ouvrage pour savoir ce qui se passe lisez plutôt la Recherche Comment suivre l'activité des équipes de recherche en toutes disciplines dans le monde entier?Comment être informé de ce qui se passe dans les laboratoires les plus réputés9 Vous pouvez essayer de dépouiller la littérature spécialisée.Mais il parait chaque année plus de deux millions et demi d'articles scientifiques originaux.Bien sûr, vous n'ètes pas obligé de les lire tous.Mais comment trier lés plus importants?Ecouter aux portes des laboratoires ?Ce n'est pas seulement une solution d'uno éthique discutable c'est une solution démodée et inefficace.Elle expose d'ailleurs les James Bond de la science à un lumbago permanent.Lire la recherche est beaucoup plus simple et beaucoup plus rentable.Parce que La Recherche est une revue interdisciplinaire : elle —^vous offre chaque v .^rnois une synthèse de tout ce qui se passe ^4 d'important sur tous les fronts de la recherche, de la biochimie à l'astrophysique.La Recherche est une revue internationale publiée en français Ses articles sont , écritspardeschercheurs \ du monde entier.Et \ lus dans le monde entier.offre spéciale * Je désire souscrire un abonnement d'un an (11 numéros) à La Recherche au tarif spécial de 23 dollars canadiens au lieu de 33 dollars J"""om 1 â retourner accompagne I adresse.| de voire paiement à DiMEDlA ¦ 539.bd Ltbeau .I Ville St-Laurem P O .I H4N 1S2 0 L 1 ( culture et société Le Devoir, samedi 21 mai 1977 • 17 Un Rabelais littéral .par.YVON BOUCHER Pour les besoins de cette recension, je pourrais me convaincre qu’il existe deux grands types de lecteurs.Les premiers adhèrent au texte qu'ils ont devant eux en se laissant bercer par le charme et le talent de son auteur; ils prennent le texte “tel quel”, dans l’état où il se trouve, sans trop chercher à lire entre les lignes.Les autres, par contre, donnent une profondeur de champ à leur lecture; ils ne se contentent pas de ce qu’ils ont sous les yeux: ils préfèrent gâter la séduction afin de la remplacer par l’inquisition.Ils sont plus ambitieux que les premiers en cela qu’ils veulent interpréter l’oeuvre plutôt que la subir.Ces secçnds lecteurs, on peut aussi les appeler des critiques.En regard de ce préambule, je ne saurais affirmer avec certitude si Georges-André Vachon, avec son Rabelais tel quel (1), se classe parmi les simples lecteurs ou plutôt parmi les critiques.De prime ACHAT ET VENTE DE LIVRES USAGES TOUS GENRES «PRIX HONNETES la librairie à fréquenter abord, son livre se présente comme un essai d’interprétation sur l’oeuvre de Rabelais.Le texte de la pochette nous laisse même espérer une ligne discursive assez nette, mettant de l’ordre dans cet “ensemble aberrant”, baroque, que sont les cinq livres de Rabelais: “Mais après ce récit aberrant forme un texte, d’une symétrie inusitée.Perpétuellement digressif par rapport à lui-meme, il est tout entier engendré à partir d'un seul point: c’est la fontaine des trois Grâces, figure extrême du mystère de l’amour et centre géométrique de l’abaye de Thé-lème, qui est elle-même le point de départ et l’arrivée de tous les fils du récit”.Or, paradoxalement, le lecteur ne trouvera pas une illustration aussi nette de ce préambule dans le cours de sa lecture.Composé en douze sé- 3uences ou chapitres, l’essai e Vachon va errer autour de Rabelais, ou plutôt autour du texte rabelaisien et, plus précisément, autour de Pantagruel et Gargantua.Au fond, le texte est surtout prétexte et les amateurs de “vision neuve” ne seront guère servis ici.Chaque chapitre donne lieu à des digressions qui ne manquent pas de charme, ni de culture, mais on voit mal un souci d’interprétation exhaustif chez l’auteur.Le lecteur aura droit à des 1 STAGE D’ÉTUDES EN GRÈCE ET À CHYPRE Cours de 6 crédits DATES: 24 juillet — 22 août 1977 COUT: $971.00 plus frais de scolarité ($129.00) NOMBRE de participants: 30 maximum.DATE LIMITE D’INSCRIPTION: lOjum 1977 On peut participer à ce stage sans être étudiant régulier.Direction pédagogique: Prof.Jacques Bouchard Section d études néo-helléniques Université de Montréal RENSEIGNEMENTS: 343-7791 ou 343-6222 Éditions Nouvelle Optique NOUVEAUTÉS Jean L U C Structures ^économiques et lutte nationale-populaire en Haïti.Une analyse minutieuse des classes sociales en Haïti.Une tentative de réponse à la question fondamentale qui préoccupe actuellement les mouvements révolutionnaires de l’Amérique Latine et du Tiers-Monde : comment favoriser l’émergence d’une volonté collective nationale-populaire, seule capable de contrer les dictatures en place.216p.$8.50 Anthony PHELPS Mémoire en colin-maillard (roman).Dans ce deuxième roman, Anthony Phelps pose le problème de la dégradation par la torture d’un opposant au régime sanguinaire des Duvalier.Sur un fond d’innocence et de fraîcheur des pensionnaires d’un Jardin d’enfants, le récit tourne autour d’une lancinante question : "Qui a livré Guy et Jacques Colin" ?160p.$6.50 Franck FOUCHÉ Vodou et Théâtre pour un nouveau théâtre populaire.Comment dépasser le folklorisme d’un certain théâtre dit populaire et l’abstraction d’un certain théâtre dit d’avant-garde ?Une révolution du langage théâtral doit passer par une utilisation des formes d’expressions populaires comme le vodou, qui peut alors être étudié comme pré-théâtre et théâtre.128p.$6.75 Dany BEBEL-GISLER La langue créole : force jugulée.Etude sociolinguistique des rapports de force entre le créole et le français aux Antilles.Devant la souveraineté du français aux Antilles, le créole a été longtemps une force jugulée.Mais aujourd'hui, il y a affrontement dans le champ social entre le créole et le français.Les problèmes linguistiques apparaissent alors en tant que problèmes politiques.264p.$9.25 Veuillez m’expédier sans tarder : ex.de l’ouvrage de Jean LUC ex.de l’ouvrage de Anthony PHELPS ex.de l’ouvrage de Franck FOUCHE ex.4e l'ouvrage de Dany BEBEL-GISLER Ci-joint un chèque / mandat postal à l’ordre des Editions Nouvelle Optique, au montant de $.Nom Rue Ville App.Code EDITIONS NOUVELLE OPTIQUE 1824, suce.B, Montréal, Qué.H3B 3L4 Diffusion aux librairies ; Agence de Distribution Populaire Inc.VIENT DE PARAITRE dérives no?VERS UNE NOUVELLE PERIODE.FACE AUX NOUVELLES POUSSÉES ArizAlaoui: * T rilogie d'une répression Ulrich Fleischmann: Entrevue avec Frankétienne sur son roman "dézafi” Michel L.Martin: Regard sur les systèmes socio-politiques africains • $2.00 Chez votre libraire ou aux Éditions Dérives, C.P.398, Suce.M Montréal, HIV 3M5 Tél.: (514)523-4297 Retour sur le congrès de Milan Les perspectives de la folie .par.considérations diverses sur Erasme, les silènes et surtout sur la métaphore qui, étrangement, se rapproche beaucoup plus de ce qu’il est convenu d’appeler la connotation d’un texte.Au fond, chaque chapitre est un petit essai en soi qu’on se doit de savourer pour lui-même, “tel quel”, sans trop exiger de filiations fortes et nouvelles en regard du décodage du texte rabelaisien.Témoin, cette fracassante entrée, au chapitre huit, qui se prolongera par des considérations générales sur la nature de l’image: "Cadavre exquis, les poèmes, les romans sont le produit d’automatismes mal connus, tant bien que mal contrôlés, qui introduisent, et font proliférer, entre les sons, les mots, les règles d’associations de son et des mots d’une langue, des relations qui se réduisent toutes à un modèle simple: écart et liaisons simultanés".On reste tout de même sur notre faim après une telle réduction.Certes, Vachon nous rappellera que Thistoire de Pantagruel est circulaire et que le périple qui mène du Père au Père n’est jamais terminé.Certes, Vachon insistera longuement, comme tous les exégètes de Rabelais, sur l’abbaye de Thélème.Il atteindra un certain raffinement topographique mais les implications profondes seront (volontairement, je crois) oubliées en cours de route.Il y a dans l’essai de Vachon un ton de constat qui ne dépasse jamais les limites du prévisible.En fait, Vachon sait nous dire des évidences en nous charmant malgré tout.Il nous suggère qu’il faut lire/relire Rabelais sans un souci d’herméneutisme savant.Le centre géométrique de l’essai de Vachon est peut-être contenu dans ces interrogations: "Que dit un texte?Il ne dit rien.Il est le texte, il est ce qu’il est, c’est tout et c’est bien assez.Que fait l’auteur?Au mieux, il s’efface, il permet à cela, de se faire.Au pire, il fait du texte.” La critique est aussi tautologie, Barthes nous l’avait déjà signalé jadis.Ce n’est pas un hasard si Vachon consacre un chapitre aux silènes.Raffinement supérieur, mise en abyme étonnante de l’auteur qui demande (le demande-t-il au sujet de Rabelais ou, au contraire, à son endroit propre?): "ce texte est-il un silène?” En effet, le Rabelais tel quel risque bien d’être cette machine à poser des questions, puis à laisser en suspend toutes questions.Ultime question, qui laisse entrevoir le véritable sujet latent de cet essai : que dire d’un texte?(1) Vachon, Georges-André: Rabelais tel quel, P.U.M., Collection ''Lectures'', Montréal, 1977, 144 p.$7.00.¦ Professeur titulaire de littérature comparée et des littératures slaves au Département d’études anciennes et modernes de TUniverslté de Montréal, M.Krysinski a participé au congrès de psychanalyse de Milan où U a présenté une communication.Les grands congrès ont ceci de particulier qu’ils ne permettent pas à leurs participants d’assister à toutes les communications, ni à tous les rapports que leurs programmes annoncent.Je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser en assistant au congrès de psychanalyse accueilli par la ville de Milan en décembre dernier.Consacré à la folie, ce congrès était organisé par le Collectif Freudien “Psychanalyse et Sémiotique”, fondé voici quelques années.Si le programme du congrès était un véritable embarras du choix, c’est aussi grâce à l’énergie du docteur Armando Verdiglione.L’infatigable et dynamique fondateur et directeur du collectif déploie de nombreuses activités dont la publication de l’excellente revue de psychanalyse Vel et celle des actes du congrès de psychanalyse qui, depuis 1973, se tient chaque annee à Milan.En choisissant la folie comme thème principal, les organisateurs ont voulu la placer dans la perspective de points de vue divergents, étant entendu que la psychanalyse constituait la démarche fondamentale des travaux du congrès.Celui-ci a réuni pendant près d’une semaine de nombreux participants du monde entier.Il a su démontrer que la folie constitue un sujet toujours actuel et explosif.Outre qu elle est l’affaire des malades et de leurs guérisseurs, présumés ou effectifs, la folie permet de mesurer aussi bien l’état des forces de la raison pure, pratique ou dialectique d’une epoque, que la stratégie et l’avancement de la déraison impliquée dans les aventures et les cheminements de l’esprit.Aussi, la folie comprise comme terme “en perpétuelle disconvenance avec lui-même", selon la formule pertinente de Maurice Blanchot, hante-t-elle la conscience analytique occidentale comme signe ambigu: somatique et spirituel.Depuis Platon jusqu'à Artaud le paradoxe et l’ambiguïté de la folie résident en ceci qu’elle conditionne les progrès de la raison; elle est génératrice de multiples métamorphoses de l’art et de la littérature: du langage, des thèmes, des structures.L’Homo psychologicus moderne, tel qu’il fait irruption dans le roman après Le neveu de Rameau, descend (comme M.Foucault le constate dans son ouvrage fondamental sur La Folie à l’âge classique) de l’homo mente captus.Essayer de comprendre la folie qui parle et qui se parle à travers le langage disloqué, c’est essayer d’approcher le vertige.S’il est vrai que la folie est un sujet vertigineux, il est tout ;aussi évident que le discours approprié qui la prendrait en charge sous ses aspects multiples, se cherche et n’est jamais, semble-t-il, entièrement satisfaisant.Les travaux de Freud, Lacan et Foucault notamment jalonnent les étapes de la compréhension moderne de la folie, compréhension qui implique une polyvalence considérable.Le congrès a révélé avec une évidence frappante que la perspective psychanalytique recoupe continuellement de multiples domaines et visées qui reflètent non seulement les incidences et les formes de la folie, mais encore en dévoilent une sorte de jeu multiplicateur des perspectives dialectiques.La folie y entre aussi bien comme un événement individuel et subjectif que comme signe des pratiques Anthony PHELPS Mémoire en colin-maillard ( roman) 160p.$6.50 « Oeuvre complexe et captivante, grave autant que violente » François Ricard “ Le Devoir « A aucun moment ne cesse l’extrême tension de ce récit dont l’écriture est en même temps dense et déliée, où se manifeste un écrivain en possession d’une extraordinaire maîtrise de la langue et de son propre style » Réginald Martel “ La Presse ” EDITIONS NOUVELLE OPTIQUE Diffusion aux librairies Agence de Distribution Populaire Inc aliénantes que la société, communauté policée, 'impose à l’individu.La solitude du fou renvoie à la concupiscence faussement tranquille de ceux qui se croient normaux.Parler folie, c’est parler nécessairement collectif humain.La présence au congrès des grandes figures de l’anti-psychiatrie, dont Thomas Szasz, a stimulé une réflexion animée et féconde sur la question.Saisie à travers le “mythe de la maladie mentaler’, selon la formule de Szasz, la folie ouvre un champ large à la critique des structures sociales qui engendrent différentes stratégies de guérison.L’analyse de ses stratégies et de leurs implications para-médicales prouve que les méthodes de traitement de la folie, les techniques de son apprivoisement ou bien de son occultation, ont partie liée avec la répression parfois flagrante du malade et avec la politisation de la médecine psychiatrique.L’exposé abondamment illustré de chiffres et d’exemples du professeur Peter R.Breggin sur le rôle joué par les psychiatres nazis dans l’extermination des malades mentaux de l’Allemagne hiltérienne a démontré de façon éclatante que le malade mental est un des boucs émissaires de la société institutionnalisée et tournée vers la guerre.La diversité des travaux qui englobaient le problème des rapports multiples entre folie et idéologie, psychose, économie, politique, féminisme, langage, forclusion de l’écrit-ture, sexualité, homosexualité, paranoïa, pouvoir, organisation sociale, etc.situait la problématique du congrès dans une perspective à la fois historique et théorique.On a parlé du fascisme comme structure religieuse et du tatouage des criminels dans les prisons italiennes au XIX siècle, de la fonction de la folie dans l’écriture et de la folie dans ses rapports avec le mys- • ticisme.La thématique par excellence proliférante de la folie, telle qu’elle s’est manifestée au cours du congrès, a laissé entrevoir des contradictions entre les anti-psychiatres qui rejettent le concept même de maladie mentale et ceux qui, tout en reconnaissant les aspects répressifs du traitement psychiatrique, ne veulent pas abandonner les malades et préconisent la nécessité d’hu-maniser et de démocratiser les structures fondamentales de la psychiatrie institutionnalisée.On sait qüe l’Italie où a été fondée en 1967 la “Société pour la lutte contre les maladies mentales” (Associazone per la lotta contre le malattie mentali) est le terrain de nombreuses expériences qui tendent à réformer et à restructurer les formes d’internement des malades mentaux dans les hôpitaux psychiatriques.A ce propos, il faut mentionner surtout l’action entreprise par le psychiatre Franco Basaglia en 1963 à Gorizia où l’hôpital psychiatrique a été transforme en une communauté fondée sur une nouvelle dimension humaine et thérapeutique.Si la contradiction entre les théories critiques de la folie et les pratiques multiples et inhumaines de son traitement est contraignante et, semble-t-il, infranchissable, elle n’en est pas moins le point de départ d’une sorte de méta-réflexion et d’une confrontation qui renvoient dos à dos la société et ceux qui pensent la société et l’individu dans la société.Le cercle vicieux de cette confrontation réside en ceci que penser la folie et vivre professionnellement le spectacle de la folie ne sont pas toujours une seule et même chose.La théorisation du problème de la folie par des praticiens tels que Szasz et Laing a l'avantage d’un discours critique faisant irruption au sein même d’une praxis psychiatrique qui se retourne contre elle-même.Quoi qu’il en soit, la psychanalyse comprise comme thérapie du moi non-advenu, la plus complète et la plus complète et la plus ambitieuse, peut être une voie médiane voire royale pour dépasser les contradictions de l’anti-psychiatrie brouillée avec la pratique des tables d’autopsie et le huis clos des asiles d’aliénés.La psychanalyse agirait non pas comme manifestation moderne de la foi, au dire de Lacan, mais comme stratégie socialement viable pour affronter l’hypocrisie sociale dont Freud dit qu’elle est le problème central de la psychiatrie, elles que puisst ae la folie: réa- Quelles que puissent être les perspectives ( lité clinique, mythe, circulation idéologique du langage ou psychose, le congrès aura dé- WLADIMIR KRYSINSKI montré que le dépassement de la folie et sa compréhension aussi totale que possible passent par un dialogue, ouvert et accessible à tous, entre le malade et son analyste plutôt que par les électro-chocs et la lobotomie.Mais au train où vont les choses il faudra attendre longtemps pour que la société engendre les interlocuteurs d'un tel dialogue.Les ouvrages du Chanoine Lionel GROULX décédé if y a dix ans.(le 23 mai 1967) prolongent le rayonnement de ce grand historien et penseur Voici quelques-uns de ses ouvrages publies aux Editions MES MÉMOIRES —4 tomes sous boîtier $31.00 Tomel - 1878-1920: Tome II - 1920-1928 Tome III - 1926-1939 Tome IV - 1940-1967 broché S7.00 broché S7 00 broché S7 00 broché S10 00 relié S10 00 relié S10 00 relié S10.00 relié SI5.00 N.B.Le tome 1 (broché) n esf disponible qu'en série sous boîtier LA GRANDE DAME DE NOTRE HISTOIRE: Marie de l'Incarnation.69 p broche $1.50 Dans la "Collection du Nénuphar '' L APPEL DELA RACE.Roman.Introduction de Bruno Labeur 252 pages $6.00 Dans la Collection "Fleur de lys : LE CANADA FRANÇAIS MISSIONNAIRE 532 pages, relie $6.00 LA DECOUVERTE DU CANADA: Jacques Cartier.193 pages, relie $5.00 Dans la collection "Bibliothèque économique et sociale CHEMINS K L'AVENIR 161 p broche $3.50 CONSTANTES DE VIE 172 p broche $3.00 Dans la collection "Bibliothèque c -f Histoire et documents" HISTOIRE DU CANADA FRANÇAIS: Tome I: Le régime français, 294 p $4.95 Tome II: Le régime britannique.442 p $4.95 NOTRE GRANDE AVENTURE: L Empire français en Amérique du nord (1535-1760) 299p $4.95 Ces volumes sont disponibles en librairie 235 es! boulevard Dorchester.MONTREAL.H2X 1N9 '861-9621 \W\\ U/// C Presses de la Cité 9797 Tolhurst, Montréal, 387-7316 chez votre Libraire * TROUS DE MEMOIRE Pierre Dudan su 45 MA PROVENCE « EN CUISINE Charles Blavette 59 so • ! ! A * I I :i ’I AVI II MA PROVENCE EN CUISINE iisinr.iKiiimsbi ràivmi miAcr pi v,m>< n »'.v .ni r ] -I UÊIUEMKM à ihaque * A CHAQUE PAS UN ASSASSINAT Serge Jacquemard $1310 GINSBERG ix rfkn Elizabeth Union Soviétique guide vert des ptontes et dte tlaurs JOURNAUX INDIENS * Allen Ginsberg $14 70 » DROIT D ASILES EN UNION SOVIÉTIQUE Elisabeth Antebi $14 70 JE N’AVAIS PAS PENSÉ À TOI Cécile Aubry $1310 LE GUIDE VERT DES PLANTES ET DES FLEURS $18 00 AUX CONFINS DE LA MÉDECINE Gaston Baissette $1310 ( rasion Hiiisseiic Aux contins (Je la mcdcciiH ! 1 1 18 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 culture et société André Brassard, la mise en scène et “Le Balcon” André Brassard est venu au théâtre par goût sans avoir étudié.H a commencé en 1966-67 à la tète du “Mouvement contemporain’’ au second étage du Patriote.Après, il a monté Les Belles-soeurs de Michel Tremblay.Le spectacle ouvrait entre les deux hommes une collaboration fructueuse et durable.Non seulement Brassard a-t-il signé toutes les créations scéniques des pièces du cycle des Belles-soeurs, mais il a également été responsable de celles de la plupart des adaptations effectuées par le dramaturge.De plus, il s'est régulièrement colleté aux grands du théâtre, aux Racine, Shakespeare, Brecht, Genet, etc.“Cinquante mises en scène en dix ans” En tout, André Brassard a dû orchestrer une cinquantaine de spectacles au Quebec.En une décennie, c’est énorme! Peu de metteurs en scène en comptent autant.Il travaille beaucoup «“quand on travaille beaucoup, confie-t-il, on n’a guère l’occasion de faire le point”, c'est pourquoi il ne sait trop où il se trouve dans son évolution de concepteur et organisateur de textes de théâtre après dix ans de travail.Pour le spectateur quelque peu assidu, une présentation réglée par André Brassard se reconnaît aisément: fréquence du plateau rond incliné (exceptionnellement absent du Balcon sa dernière mise en scène qui a pris l’affiche au TNM hier soir), stylisation distanciée, sens exceptionnel du visuel, souci esthétique de l’harmonie et de l’équilibre.A ce dernier point mon interlocuteur répond: “Je me sens tellement venir avec mon jeu d'équilibre, mes balances, ma symétrie.Je n’en sors pas et des que je tente de m’en éloigner, je ne suis jamais satisfait de mes arrangements.” Comme un maître de ballet, André Brassard a l’habitude de fignoler chaque pas avec grand soin.Le metteur en scène éprouve quelque difficulté à expliquer son évolution.Il la sent confusément mais ne la formule pas.Sa démarche est toute intuitive et évolue au fil de l’élaboration d’un spectacle.Une fois le travail complété, il passe à autre chose.C’est dommage qu’un artiste aussi actif ne poursuive pas, parallèlement a ses réalisations, une réflexion distanciée, un acte théorique d’écriture l'amçnant à expliquer et à nous expliquer certaines choses.Il me semble qu’un travailleur de la scène de sa Les Ateliers de Françoise Graham cnrg.5110 Avenue du Parc (coin Laurier) Stage intensif • du 13 au 17 juin 77 • du 15 au 19 août 77 Danse contemporaine • Technique • Danse • Atelier de création Renseignements: 1-514-273-2213 Permis de culture personnelle du ministère de l'Éducation no 749870 V théâtre du rideau vert l’imprésario de smyme Comedie de Goldoni Mise en scene: ROBERT PREVOST trempe pourrait nous apprendre beaucoup.Cette progression d’une mise en scène à l’autre, André Brassard la reconnaît en précisant que son cheminement va en zigzag, jamais en droite ligne.“En 1971, raconte-t-il, quand j’ai fait la seconde version des Belles-soeurs, en délaissant la cuisine traditionnelle au profit du plateau rond, j’ai senti qu’il venait de se passer quelque chose.Mon évolution d’alors était sans doute imputable aux lectures de Jan Kott et Peter Brook que j’achevais et à la rencontre d’un groupe d’actrices que je ne connaissais pas.Je venais de délaisser l'anecdote pour m’attaquer aux “vagues de fond" (l’expression est de Jan Kott je crois).À partir de là, un metteur en scene ne peut plus se contenter de narrer des histoires.” Un groupe de comédiens est toujours susceptible de faire évoluer un metteur en scène.Dans Le Balcon, il y a dix-huit comédiens.Parmi eux, il y a un groupe avec lequel Brassard est habitué d’oeuvrer (les Mercure, Rossignol, Renaud, etc.); quant aux autres, il les découvre, ce sont les Poirier, # Roux, Tassé et quelques au- * très."Depuis dix ans, avoue Brassard, pas plus de cinq ou six réalisations m’ont véritablement comblé, dans le sens où j’ai l’impression d'avoir accompli et trouvé des choses en chemin oui n’étaient pas prévues au départ.Je pense a La Fausse Suivante de Marivaux à Ottawa, à Cérémonie de la démence autour des Bonnes de Genet à la Bibliothèque nationale, à Laver son linge sale un collage à l’École nationale de théâtre et quelques autres”.“J'ai tendance, à tort assurément, à ne pas inclure les affaires de Michel Tremblay dans ces réalisations parce que _____________par.ADRIEN GRUSLIN JANINE SUTTO, ELIZABETH LESIENR, LENIE SCOFFIE, ANDRE MONTMORENCY, ANDRE CAILLOUX.HUBERT NOEL MARDI « SAMEDI 20 h.DIMANCHE 19 h.D RESERVATIONS de 12h a 19h.844-1793 Metro laurier, sortie Gilford -— 4664, rue Saint Denis Chef d'orchestre Alexander Brott 19 sept.ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Saison 1977-78 8 CONCERTS EXCEPTIONNELS LES LUNDIS SOIR 17 oct.Andre Gagnon piano Haydn.Gagnon.Mozart, SibeNua S déc Yaéla Hertz violon Vivaldi, Brott.Mendelaaohn.Stravinsky.16 janv Beaux Aria Trio CONCERT BEETHOVEN 6 fév.f Lee Luviti piano Mozart.Hindemith.Pergolesi.Patnqum, 20 mars X* André Bernard from,nette Molter, Telemann Schubert Oeuvre canadienne commandée A&ONNEZ-VOUS MAINTENANT ET OBTENEZ Yehudi Menuhin violon CONCERT BACH Église Notre-Dame 17 avril LES MEILLEURES PLACES Rosalyn Tureck clavecin CONCERT BACH Jean-Pierre Rampai flûte CONCERT MOZART Église Notre-Dame ABONNEMENTS (adultes).$42.00 ÉTUDIANTS (Carte d'étudiant).$21.00 Chèque ou mandat poste â Tordre de Orchestre de Chambre McGill, avec enveloppe-répohse affranchie â: 1745.avenue Cedar.Montréal H3G 1A7 Renseignements et reservations: 935-4955 THÉÂTRE ' Qu K helv du lundi au , , .in ./r samedi im luMvemenl.MAISONNEUVE' de m„|, ., >\ heun^ Pas de l’I A( F DES ARTS reservation'- téléphonique'- Montréal (QuébecI H.’X l/S Renseignements: 842-21 U gAd je me sens en terrain connu dans cet univers théâtral où du coup, tout me semble plus aisé, plus abordable.Pour moi, monter Damnée Manon, Sacrée Sandra, c’est facile.” Trouver comment monter chaque texte constitue le défi de tout metteur en scène.“Savoir le faire chanter” en parlant d’un écrit disait Peter Brook.La méthode de Brassard est simple: “Aux débuts des répétitions, j’écoute, je regarde.Puis des choses se dessinent et le cheminement intuitif débouche parfois sur un aboutissement heureux.Mais ce n’est pas toujours le cas.J’ai par exemple monté La maison de Bernarda Alba de Lorca* comme on fait un Brechts et ce n’était pas un bon choix.” “Le Balcon” À trois jours de la première (elle a eu lieu hier soir) au moment de notre entretien, un metteur en scène ne sait plus si ces choix auront été heureux.Brassard n’a pu utiliser le plateau rond sur la scène du TNM et il croit que finalement c’est mieux ainsi.B explique son travail, en racontant: “il y a trois mois, j’ignorais comment monter la pièce.Je ne la comprenais pas bien et la lecture d’essais portant sur elle ne m’avait guère aidé.Les éléments se sont dégagés au fil des pratiques.Les répétitions ressemblent à des fréquentations.On essaie, tourne autour et des fois ça fonctionne comme on veut.” Le Balcon est une oeuvre difficile qu’il faudrait explorer pendant six mois.“Faut avoir l'humilité, ajoute mon interlocuteur de reconnaître qu’on ne peut monter un tel texte au Cl N IMF U’F SS Al DES Al i11 ut- ! K tAMAt 'i JL If présente La Cieà 4 pattes PENDANT QUE L'ON SONNE AU LOIN.PLUS LOIN.L'HALLALI DE LA RACE ROUGE au Conventum.1237 rue Sanguinet.Montréal Dimanche, le 22 mai.20 h 30 ENTRÉE GRATUITE Théâtre corporel Photographie Danse africaine Exploration vocale rythmique et sonore Inscriptions du 23 mai au 3 juin (sauf samedi et dimanche) de 14 h à 20 heures Téléphone 849-8224 Tai chi Eutonie PRO MUSICA le dimanche !6h30 MUSIQUE DE TOUS LES TEMPS POUR TOUS LES ÂGES POUR TOUS LES GOÛTS 2 oct.1977 23 oct 20nov.27 nov.19h30 5fev 1978 27 fev 12 mars 2 avril 23 avril QUATUOR CANADA - Ronald Turini.piano - Steven Staryk.violon - Gerald Stanick.alto - Tsuyoshi Tsutsumi, violoncelle.Billets $5.50 - $4.40 - Étudiants 7/25 ans $2.20 taxe met L'ENSEMBLE VOCAL TUDOR DE MONTRÉ AL - $5.50 - $4.40 - $2.20 HENRYK SZERYNG, violoniste - Ce concert est un hommage de M Szeryng à l'occasion du 30e anniversaire de la Société Pro Musica $8-$7-$5-$3.50 MAURICE ANDRÉ, célèbre trompettiste avec orgue.Par exception ÉGLISE NOTRE-DAME.sièges non réservés.$8 - $6 - $4 - $3.QUATUOR GUARNERI - $7 • $6 - $5 - $2.75.MAURIZIO POLLINI, pianiste de renommée mondiale.Par exception: Salle Wilfrid-Pelletier.LUNDI - 20h30 $8 - $6 - $5 - $3.GWEN HOEBIG, jeune violoniste canadienne de 17 ans.- $5.50 - $4.40 - $2.20.QUATUOR AMADEUS - $7 - $6 - $5 - $2.75.TRIO BEAUX ARTS - $7 - $6 - $5 - $2.75 Abonnements: Parterre et Corbeille $36 taxe inc Corbeille, 3 dernières rangées et Balcon $33 Etudiants 7 a 25 ans (avec preuve d âge) $15 Le bureau sera fermé du 15 juin au 1er août N.B.- A/e pas oublier une enveloppe pré-aOressee et altranchie pour le retour de ves billets.PRO MUSICA- 12700.Sherbrooke-Montréal H3G 1H7 845-0532 cAd THÉÂTRE MAISONNEUVE PLAÇE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1/9 complet.La production du TNM est amputée d’une demi-heure de texte.Cela est dangereux et on ne doit jamais jeter complètement les pages qu’on exclut car parfois il s’agit de points importants.” Et André Brassard continue en expliquant: “Il existe tellement de niveaux de lecture, tellement de significations dans la pièce de Jean Genet qu’il est obligatoire de choisir sinon Le Balcon reste une forteresse imprenable.Le texte peut être abordé du point de vue de quasi chaque) personnage.Son centre alors se déplace sans que le tout ne perde sa cohérence.Au contraire, les personnages ou éléments s'inscrivent logiquement partout, bien que cela puisse paraître impossible.” Faut-il insister sur la dénonciation politique du pouvoir et de la culture qui empêchent toute révolution véritable?“Y'a rien d’assez fort au monde pour détruire notre imagerie'’ dit l'Évêque.Faut-il accorder priorité à la mort, à son ambivalence d’aboutissement ou de commencement?Ou doit-on plutôt tout centrer sur le jeu?Ou sur autre chose?.Le metteur en scène répond: "J’ai commencé par privilégier le Jeu, parce que j’ai affaire à un texte de reflets, de miroirs.À partir de là, j’ai essayé de trouver une façon de jouer qui ne soit pas exclusive.Genet nous maintient dans un constant équivoque.Dans la cérémonie du Balcon, on assite à un jeu du vrai et du faux.Chaque spectateur peut opter pour l’un ou l’autre, il trouvera tous les arguments en sa faveur.Dans le spectacle, impossible de demeurer toujours dans le pays incertain de l'équivoque.L’équilibre tient dans le choix qui garde le plus de portes ouvertes possible.” “En orchestrant les éléments du Balcon, j’ai trahi un principe de base du théâtre en modifiant l’époque de la pièce.Genet a écrit son texte en 1956, il faut donc supposer que l’action se passe a cette epoque.Nous avons décidé de la placer en 1930 parce qu’avec Guy Neveu (décors) et François Barbeau (costumes), on bloquait sur la conception visuelle de la présentation.” En terminant notre entretien, André Brassard m’a demandé de rappeler au lecteur et au spectateur que Le Balcon n'est pas une pièce facile.Elle contient néanmoins des passages drôles, lorsque les éléments deviennent gonflés à l’extrême, poussés à l’absurde.Elle appartient au théâtre du dire, c’est une oeuvre dense, qui demande qu’on veuille l’entendre.le moulin à échos.Le ministère des Affaires culturelles du Québec vient d’octroyer une subvention de $13,000 à l’Association des artisans de ceinture fléchée du Québec Inc.pour l’organisation d’un siège social ouvert au public.1 authentification des ceintures anciennes, l’élaboration des cours de fléché ainsi que la promotion de l’artisanat québécois.Pour tout renseignement s’adresser au 1010 rue Tassé.Le jeune photographe montrélais Normand Cacjo^ rette expose jusqu’au 26 mai à la Tour La Cité (angle avenue du Parc et avenue des Pins) une vingtaine de ses oeuvres dont le sujet principal est le vi- sage du Christ tel que retrouvé taillé dans la pierre ou coulé dans le métal.Normand Cado-rette a isolé ces visages sous des angles inédits et regroupe ces clichés par deux ou par trois de façon à les opposer ou à les compléter.• Luciano Pavarotti, le plus grand ténor lyrique du répertoire italien donnera un seul récital à Montréal cette année.Après deux ans et demi d’absence.il reviendra à la salle Wilfrid Pelletier de la PDA.le 6 septembre.• Ce soir au Milord d’en haut (Le Palais d’Or), Long John Baidry accompagné de ses LES ATELIERS M.C.C.M.session été 77 Atelier de création en théâtre pour enfants JT SUAI D».' présente La troupe Les Puces DEMAIN, IL FERA CONGÉ au Conventum.1237 rue Sanguinet.Montréal Samedi, le 21 mai.20 h 30 ENTRÉE GRATUITE LE THÉÂTRE DE LA MANUFACTURE présente du 11 mai au 4 juin à 20h30 AU BOIS LACTÉ de Dylan Thomas Vincent Bilodeau Louise Laprade Claude Maher Christiane Raymond Louise Gamache Jean-Denis Leduc Aubert Pallascio Anouk Simard Avec Mise en scene.Assistant, éclairages, bande sonore Decors Costumes .Musique .Directeur de production .Olivier Reichenbach Michel Beaulieu Guy Neveu Claude Pelletier Jean-Marie Moncelet Jean-Denis Leduc Relâche les dimanche et lundi CENTRE D’ESSAI DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2332 Edouard-Montpetit - 6e étage Prix des billets $2.50 Inf.: 343-6524 $3.50 tnm 861 0563 84 ouest rue ste Catherine mise en scene ANDRÉ BRASSARD Posséder un diplôme universitaire en urbanisme ou l’équivalent.Avoir trois à cinq ans d’expérience dans le domaine des tâches de l'emploi ou s!y apparentant.Être membre de la Corporation professionnelle des Urbanistes du Québec ou y être admissible.Salaire et avantages sociaux: De $18,800 à $22,900 par année (sous revision), selon l’expérience; avantages sociaux intéressants.Inscription: Les personnes intéressées à cette fonction devront faire parvenir leur curriculum vitae au service du Personnel, Case postale 1970, succursale B, Hull avant le 10 juin 1977.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec v_ M.Gilles Beaudry, c.p.u.q., directeur du service d'Urbanisme au (819)777-2781, poste 250.Doctorat ou l'équivalent (économique, science politique, administration ou education) Experience appréciée en enseignement, recherche ou pratique.NATURE DES FONCTIONS: Enseignement aux trois cycles et recherche en planification et gestion des systèmes d'éducation.TRAITEMENT: Selon la convention collective.Date où la nomination entre en vigueur: 1er juin 1977 Date de clôture pour la réception des demandes: 1er juin 1977 Pour de plus amples renseignements, s adresser a M.Bernard Jasmin, directeur Département d'administration et politique scolaires, Faculté des sciences de l'éducation LCité universitaire Québec G1K 7P4 Cité universitaire, Québec Université de Montréal MÉDECIN Fonctions: - Assure un service de consultation générale au C.L.S.C.et à domicile.- Participe, au sein d une équipé multidisciplinaire, au développement et à la mise en oeuvre de programmes d'intervention dans les domaines de la prévention médicale et sociale.- Collabore aux différents programmes d'hygiène publique tels cliniques de puériculture et d'immunisation, les services pré et post-natals, la surveillance de la santé des ecoliers au niveau élémentaire, et à l'émission de cartes de santé pour les manipulateurs d aliments.- Participe au programme d évaluation physique et assure la continuité de soins des programmes du C.L.S.C.- Participe à des activités de promotion de la santé de la population du territoire en collaboration avec des équipés de travailleurs de quartiers.Exigences: - Omnipraticien reconnu par le Collège des médecins - Conception de la santé qui soit sociale et communautaire - Capacité et intérêt à travailler au sein d'une équipe multidisciplinaire.Salaire: Remuneration a honoraires fixes selon l entente M A S - FM 0.0 Disponibilité: Au plus tard septembre 1977 Les personnes interessees doivent taire parvenir leur curriculum vitae avant le 10 juin t977.au C.L.S.C.Des Draveurs, 125, boul.Archambault, Pointe-Gatineau.Ville de Gatineau.A l'attention du directeur général.DIRECTEUR GÉNÉRAL Institut St-Georges Chicoutimi RESPONSABILITÉ GÉNÉRALE: Sous l'autorité immédiate du Conseil d'Administration dont il fait partie, le directeur général planifie, dirige, coordonne et contrôle toutes les activités de l'Établissement dans le but d'assurer aux bénéficiaires les services,«u égard à la mission de l'Établissement, et dans le but de répondre à leurs besoins.Il a la responsabilité générale de tout le personnel et de tous les programmes et activités organisés pour atteindre les objectifs du centre d'accueil, en accord avec les normes professionnelles et avec la loi, les règlements et directives du gouvernement.EXIGENCES: — Posséder une formation universitaire du 1er cycle (minimum) en sciences administratives, ou en sciences humaines.ou posséder une compétence jugée équivalente acquise par une expérience pertinente — Expérience de huit (8) ans en éducation dont au moins trois ans dans la gestion.— Capacité d'animer une équipe et d établir des relations interpersonnelles de qualité.CONDITION DE TRAVAIL: Conforme au système de rémunération des cadres et aux autres normes du ministère des Affaires sociales CANDIDATURES: Les candidats devront faire parvenir au président leur curriculum vitae et l'attestation de leur scolarité et diplôme universitaire avant le 15 juin 1977.IDENTIFICATION DE L'ÉTABLISSEMENT: L'Institut St-Georges est un centre d accueil de réadaptation pour mésadaptés sociaux de 12 à 18 ans.Capacité maximale de 162.Personnel: 104 personnes à temps complet Clément Janelle, président Conseil d'Administration de rinetitut St-Georges 727, rue Alma, App.3 Chicoutimi.Qué.Faculté de pharmacie POSTES VACANTS La Faculté de pharmacie cherche à pourvoir les postes suivants: a) 3 postes de professeurs dont 2 â plein temps et 1 à demi-temps Fonctions Enseignement et recherche au x 1 er.2e et 3e cycles Qualifications Doctorat en sciences pharmaceutiques ou dans un domaine connexe, ou l équivalent b) 1 chargé de formation pratique en pharmacie clinique.à plein temps Fonctions • Participer à l'organisation et à la realisation des stages d'enseignement clinique au sein des etablissements de santé • Pratiquer la pharmacie clinique au sein d un établissement de santé • Participer à renseignement pratique de la pharmacie clinique.Qualifications Baccalauréat en pharmacie et diplôme en pharmacie d'hôpital, ou l'equivalent: experience pratique pertinente Les candidats doivent être prêts à suivre un ou plusieurs stages de formation pratique en pharmacie clinique Traitement Selon l'échelle en vigueur à l'Universite de Montreal et compte tenu des qualifications des candidats Date d'entrée en fonction Les postes doivent être pourvus avant le 1er septembre 1977 Date de clôture des candidatures • Le 1er juin 1977 Les candidats interesses sont pries de faire parvenir leur i ^curriculum vitae a Monsieur Julien Braun, doyen Faculté de pharmacie Université de Montréal C.P.6128, Succursale "A" Montréal, Québec H3C 3J7 C) Nature du travail: Sous l'autorité du directeur du service de l aide pédagogique aux étudiants et en collaboration avec une équipe composée d'un conseiller en orientation.d 'un psychologue, d'un aide pédagogique individuel.il prépare et diffuse des renseignements sur les diverses orientations et débouchés universitaires du cours general ainsi que sur les spécialités et débouchés du secteur professionnel Ce taisant, il assure aux étudiants une assistance individuelle ou collective qui les guide dans leur cheminement scolaire et leur permet de choisir judicieusement une carrière professionnelle D) Attribution» cur acté nstiques: 1.Information interne à l'usage des etudiants inscrits au Cégep de I Dutaouais — présenter aux etudiants, individuellement ou en groupes, les informations sur le Régime et les politiques du Cégep ainsi que sur les débouchés universitaires et les caractéristiques des diverses carrières professionnelles: — organiser les rencontres entre les représentants des universités et les empployeurs avec les étudiants du Cégep — tenir à jour et assurer le tonctionnement efficace du centre de documentation; — assister l'étudient dans ses démarchée relatives é l'admission eux universités 2.Information externe: — fournir aux conseillers d'orientation et aux professeurs d information du secondaire toutes les informations pertinentes aux divers programmes d études et aux exigences pedagogiques du Cégep de I Dutaouais 3 Participer aux séances de choix de cours 4 Assumer, a la demande du directeur du service, toutes autres tâches inhérentes â sa fonction E) Qualification* requises: — Etre détenteur d un diplôme universitaire de premier cycle dans un champ de spécialisation approprié.notamment en: — information scolaire et professionnelle — orientation — une bonne connaissance du milieu scolaire et une expérience pertinente serait un avantage F) Traitement: $12.593 00 $26.341 00 Toute personne intéressée doit soumettre son curriculum vitae au plus tard le 3 juin 1977 é 18M0, â I attention de M.Robert Moreau, eecrétair* général Cégep de l'Outaoualé 333, bout.Cité det Jeune* Hull, Qué.JIX 3X8 Date dduverture du poste Date de lin du concours .No du concours 17 mal 1977 3 juin 1977 C-115 J SURVEILLANT DE LA SÉCURITÉ On recherche un surveillant de la sécurité pour un important projet de construction situé à la Baie de James.Se référant directement au directeur de projet, le surveillant de la sécurité sera responsable de tous les aspects de la sécurité industrielle reliés à un grand projet de construction hydro-électrique, il s’occupera de la direction du personnel du département de la sécurité, et fera la liaison avec les représentants du client sur le terrain.Les candidats doivent être qualifiés comme officiers de sécurité ou avoir de l'expérience dans ce domaine selon le code de sécurité de la construction de la province de Québec.C’est un poste sénior, qui devrait intéresser un ingénieur diplômé dans la construction q ui est préoccupé par la sécurité industrielle.Le salaire, incluant une généreuse allocation pour le logement et autres bénéfices, sera intéressant pour le candidat le plus qualifié.S.V.P.répondre en donnant des détails sur la scolarité et l’expérience au: Directeur de l'administration La Compagnie Loram-Komo C.P.3000 Vald'Or, Québec J9P 5C4 r PROFESSEURS Le départemént des sciences pures de l'Université du Québec à Rimouski sollicite des candidatures pour trois postes de professeurs substituts.PROFESSEUR EN CHIMIE MINERALE: FONCTIONS: Dispenser de l’enseignement au premier cycle en chimie minérale avec possibilité de participer aux activités de recherches du département DUREE DU CONTRAT: Deux ans PROFESSEUR EN CHIMIE ORGANIQUE: FONCTIONS: Dispenser de renseignement au premier cycle en chimie organique et participer aux activités courantes du département DUREE DU CONTRAT: Un an PROFESSEUR EN PHYSIQUE: FONCTIONS: Dispenser de renseignement en mécanique, électricité et magnétisme.physique expérimentale, avec possibilité de se joindre à une des équipes de recherches du département DUREE DU CONTRAT: Un an avec possibilité de renouvellement pour une deuxième année EXIGENCES: Les candidats doivent être détenteurs d un doctorat (de prête rence), ou d une maîtrise dans ta science concernée DATE D’ENTREE EN FONCTION: le ter juin 1977 Les personnes intéressées doivent acheminer leur curricuhm kita avant le 3 juin 1977 « ( adresse suivante Jean-Denis Desrosiers.Directeur Département des sciences pures Université du Québec â Rimouski 300.avenue des Ursulines Rimouski.Qué.G5L 3A1 Université du Québec à Rimouski \ t I i i V| 24 • Le Devoir, samedi 21 mai 1977 UNIVERSITE DE SHERBROOKE LINGUISTIQUE Professeur Le Departement d'études françaises de l'Université de Sherbrooke demande les services d'un professeur substitut en linguistique pour l'année scolaire 1977 1978, avec possibilité de prolongation éventuelle.La tâche Le candidat choisi devra donner cours de linguistique diachronique Les exigences Le doctorat ou entre autres, des ’équivalent Le traitement Le traitement sera établi conformément aux normes en vigueur à l'Université de Sherbrooke.Les candidats sont priés de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 4 juin 1977 au: Directeur Département d’études françaises Université de Sherbrooke Sherbrooke, Qué.J1K 2R1 Renseignements: (819) 565 4698 CENTRE D’ACCUEIL DOMREMY-MONTREAL Centre de réadaptation pour alcooliques et autres toxicomanes qui offre des services cliniques multidisciplinaires dévaluation, de réadaptation et de reinsertion sociale en collaboration avec les ressources corn n unautaires de la région DIRECTEUR DES SERVICES PROFESSIONNELS RESPONSABILITE: Sous I autorité in mediate du directeur-general, le titulaire de ce poste doit planifier coordonner et contrôler les activités professionnelles et scientifiques de l etabhssen ent dans le but d assurer la qualité des actes professionnels EXIGENCES: Diplôme universitaire de 2e cycle en sciences hun aines ou sciences de la santé Un n lnm un de b ans d experience clinique avec de preference quelques années d experience dans le domaine de la toxicon ame deux ansd experience dans un poste de direction Etren en breen regie de sa corporation prootessionnelle RÉMUNÉRATION: Suivant les norn es de ren uneration des affaires sociales ENTREE EN FONCTION: Juillet 1977 INSCRIPTION: Veuillei laite paWenir avant le 25 mai 1977 votre offre de services accompagnée de volte curriculum vitae à I adresse suivante: JEAN-CLAUDE TISSEUR.C.G.A.Directeur-général.Centre d Accueil Domrémy-Montreal.15.693 ouest Bout.Goum.Ste-Geneviéve.Qué.H9H 1C3 CENTRE D’ACCUEIL DOMRÉMY-MONTRÉAL Centre de réadaptation pour alcooliques et autres toxicomanes qui offre des services cliniques multidisciplinaires dévaluation, de réadaptation et de reinsertion sociale en collaboration avec les ressources communautaires de la région DIRECTEUR DES SERVICES DE RÉADAPTATION RESPONSABILITÉ: Sous l'autorité immediate du directeur general le titulaire de ce poste doit planifier coordonner et contrôler les acpvites cliniques .et professionnelles dans le but de promouvoir lia réadaptation physique, intellectuelle, psychologique et sociale des bénéficiaires ainsi que de s assurer de leur reinsertion sociale.EXIGENCES: Diplôme universitaire de 2e cycle en sciences humaines ou sciences de la santé.Avoir un minimum de 5 ans d experience clinique avec de preference quelques années d experience dans le domaine de la toxicomanie et 2 ans d experience dans un poste de direction.Être membre en regie de sa corporation professionnelle.RÉMUNÉRATION: Suivant les normes de rem uneration des affaires sociales.ENTRÉE EN FONCTION: Juillet 1977 INSCRIPTION: Veuillez taire parvenir avant le 25 mai 1977 voire ollre de services accompagnée de voire curriculum vilae à I adresse suivante: JEAN-CLAUDE TISSEUR.C.G.A.Directeur général.Centre d Accueil Domrémy-Montréal.15.693 ouest Boul.Goum.Ste-Geneviéve.Qué.H9H 1C3 r Actuaire (A.S.A.) #5% AGENT DE RECRUTEMENT Le Service universitaire canadiien outre-mer recherche un agent de recrutement pour son bureau de Montréal.TÂCHES • Recruter des coopérants devant travailler outre-mer.• Établir des contacts à long terme dans les milieux susceptibles de répondre aux demandes d outre-mer • Préparer et animer des soirées d'information pour les candidats .• Préparer et effectuer les évaluations des candidats avant le départ • Assurer le suivi des dossiers des candidats.La division des Avantages sociaux de l’Office de la construction du Québec recherche un conseiller en actuariat.Tâches: Évaluer les fondements actuariels des opérations financières des régimes d 'assurance et de retraite; Etudier l'Impact financier de modifications possibles aux régimes existants et de l'instauration éventuelle de nouveaux régimes; Conseiller le directeur général adjoint de la division dans ses rapports avecc l'assureur et l actuaire-conseil.Qualitications: Détenir un diplôme universitaire en sciences actuarielles et avoir le grade A.SA.: Posséder au moins 3 ans d'expérience dans le domaine de l'assurance collective et dans celui des régimes supplémentaires de rentes.Rémunération: Ce poste intéressera les personnes dont le revenu actuel se situe aux environs de $24 000.Faire parvenir un curriculum vitae au Service du personnel Office de la construction du Québec 3530, rue Jean-Talon ouest Montréal, Québec H3R2G3 Office de la construction du Québec ( LA VILLE D AMOS DIRECTEUR GÉNÉRAL La Ville d Amos est actuellement à la recherche d une personne dynamique en vue de combler le poste de directeur général au sein de son administration générale.D une population de près de 10.000 habitants, le budget de la Ville d Amos pour l annee 1977 est de l'ordre de deux millions trois cent cinquante mille dollars ($2.350.000 00) FONCTIONS: A titre de directeur general, le candidat choisi aura à planifier, organiser et diriger le travail de ses directeurs de services afin de répondre aux besoins de la population d une manière efficace et économique De plus, il aura pour (onction de conseiller les élus sur toute matière concernant les politiques générales de la ville Sous la direction du conseil, le directeur général assumera tous les devoirs, pouvoirs, droits et attributions qui sont normalement dévolus à un gérant municipal en vertu des dispositions de la Loi des Cites et Villes, en plus de remplir les tâches qui lui seront directement assignees par le conseil QUAUFIC ATIONS: Le candidat choisi aura a son actif une formation universitaire ou (équivalent, en plus de posséder une expérience, eprouvee de gestion dans le domaine privé ou public II devra taire preuve de leadership et avoir une bonne connaissance pratique des principes modernes de gestion A la lois diplomate et meneur dhommes.le candidat choisi sera apte é diriger une équipe multi-disciphnai-re et à assurer le maintien de relations efficaces entre les divers services, ainsi qu entre ( administration municipale et la population en général SALAIRE: Le salaire sera a discuter en (onction de l expérience et des qualifications du candidat choisi Les bénétices marginaux seront ceux actuellement en vigueur pour lés employés de la Ville (bénétices marginaux en cours de révision) DATE DE FERMETURE: Toute personne intéressée doit taire parvenir sa candidature par écrit, avec curriculum vitae, â ( adresse suivante au plus tard le , indu chauffage électricité, visite sur rendez-vous 1 -538-5154 24-5-77 N D G, haut, 7'y.foyer, puits de lumière.boiseries de chêne, occupation immédiate Tél: 737-3782 24-5-77 COURS D'ESPAGNOL personne qualifiée avec expérience Si Intéressé, appelez à 465-2833 24-5-77 COURS D EBENISTERIE.pour dames Début le 6 juin.Inscription maintenant 937-1415 La boîte â Onglet 25-5-77 CHAMBRES A LOUER OUTREMONT, maison unifamiliale tranquille privilège étudiant travaillant.références Tél 271-0741 24 5-77 VOLKSWAGEN.1972.prix demandé $550 Tél 354 7642 après 17 heures 26-5-77 LOGEMENTS A LOUER VILLE MONT-ROYAL, chambre meublée dans immeuble de luxe, usa ge salle de bain, cuisine.$120 par mois Téléphonez 737-8814 après 5 30 heures 24-5-77 CHAMBRES ET 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