Le devoir, 22 août 1977, lundi 22 août 1977
fais ce q mrm Peugeot Service et vente irréprochables 10.825 Racelle Mtl-Nord 323 1900 Peugeot Vente et Service Impeccables Vol.LXIX - No 192 Averses.Risque d orages.Maximum 19.‘ Montréal, lundi 22 août 1977 Sainte Marie, reine 25 CENTS De gauche à droite, réunis sur la même tribune les cinq personnalités les plus puissantes de la hiérarchie politique chinoise, telle qu’elle se présente après le onzième congrès du parti: le président Hua Kuo-feng, les vice-présidents Yieh Chien-ying, Teng Hsiao-ping, Li Hsien-nien et Wang Tung-hsing.(Téléphoto AP) m .*** ] f h Après le 11e congrès du PC chinois Armée et “pragmatiques” aux postes de commande PEKIN (d’après Reuter et AFP) — Le onzième congrès du parti communiste chinois, le premier de l’ère post-Mao, dont les résultats ont été révélés en fin de semaine à Pékin, a consacré l’influence considérable du vice-président Teng Hsiao-ping et l’importance prise par l’armée, qui tait une entrée en force dans la direction du parti.L’agence Chine-Nouvelle a précisé hier que ce congres, qui a pris fin jeudi après une semaine de travaux tenus en secret à Pékin, a procédé à la nomination d'un bureau de vingt-trois membres et de trois r~ Voyager 2 se porte bien PASADENA, Calif.(AP) — La sonde américaine Voyager 2 fonçait, dimanche, vers les confins du système solaire, , malgré les craintes éprouvées peu après le lancement d'une défaillance de certains apareillages importants.“Les choses paraissent aller bien mieux u'on ne l’avait cru” , a déclaré M.John asani, directeur du porjet, après le départ de la sonde du Cap Canaveral en Floride.Les spécialistes étaient inquiets, en effet, parce qu’un bras, portant deux caméras de télévision et trois instruments scientifiques, semblait ne pas s’être déployé complètement.Vérification faite, toutefois, il a été annoncé que le bras s'était déployé à un dégré près, en plus ou en moins.“Nous avons commandé à l’un des panneaux solaires de s'orienter vers le soleil et la manoeuvre s’est faite” , a déclaré un ingénieur du centre de propulsion par réaction.D'après un autre ingénieur, c’est peut-être un dispositif destiné à amortir le choc, lors du déploiement du bras, oui a empêché celui-ci de se déplier complètement.Samedi, en fin de soirée, les spécialistes ont procédé à des essais qui ont établi que le matériel, destiné, notamment, à étudier Jupiter et Saturne, à mesurer l'atmosphère, le champ magnétique, les rayons cosmiques et la densité des planètes fonctionnait convenablement, Voyager 2, qui pèse 815 kilos, a été lancée à 10 h 30 par une fusée Titan-Centaur.C’est une heure après la séparation qu'une défaillance avait été constatée Voir page 6: Voyager membres suppléants.Alors oue le président Hua Kuo-feng a classé la Révolution culturelle au rang de monument historique tout en soulignant la fidélité à la ligne de Mao, la composition du nouveau bureau politique avec celle du comité central du parti met en évidence également l’importance prise par les techniciens et spécialistes de l'économie c’est-à-dire des “pragmatiques” aux dépens des “politiaues”.Le désir de “stabilité et d’unité des dirigeants chinois est également illustré par le maintien au politburo de tous ses anciens membres vivants à l’exception des quatre du “gang” Chiang Ching.Le triumvirat -Hua Kuo-feng -Yeh Chien-ying -Teng Hsiao-ping, apparu au troisième plénum du dixième congrès à la mi-juillet est confirmé, avec l’adjonction de deux personnalités importantes, le vice-premier ministre Li Hsien-nien, ami personnel de Teng, et M.Wang Tung-hsing, professionnel des questions de securité, qui deviennent tous deux vice-présidents du parti.La promotion de M.Wang Tung-Ung-Voir page 6: Le PC chinois Menacée, l’Éthiopie mobilise NAIROBI (d’après Reuter et AFP) — Pour faire face a ce qu’il appelle l’invasion par les armées somalienne, irakienne et syrienne de TOgaden, le lieutenant-colonel Mengistu Hailé Mariam a décrété samedi la mobilisation générale en Éthiopie, et a réorganisé son armée.Dans une allocution sur les ondes de Radio Addis-Abeba, le colonel Mengistu Hailé Mariam a reconnu que l’Éthiopie avait perdu trois villes dans le désert de l’Ogaaen et que de durs combats faisaient rage avec les forces régulières somalien-nes autour des principales villes de la région: Harar et Dire Daoua.Le chef de l’État a d'autre part reconnu que des combats faisaient rage en Erythrée, où les forces gouvernementales sont aux prises avec des maquisards sécessionnistes.La population recevra ulté-rieusement des directives de “mobilisation générale” a-t-il dit.C’est une question de vie ou de mort pour la révolution, a estimé le chef de TÉ-tat éthiopien.À cette heure précise, a-t-il dit, “nos troupes régulières et nos milices luttent pour repousser l’envahisseur près de Dire Daoua, Harar et Jijiga”.Reconnaissant pour la première fois que les forces éthiopiennes avaient perdu le contrôle de Nakfa.Karora et Keren en Érythrée, le colonel Mengistu a déclaré que l’honneur de son pays avait été “souillé” et que son existence même était menacée.Demandant à tous “hommes, femmes, enfants, jeunes ou vieux” de se lever pour combattre, il s'est exclamé: “C'est un grand honneur de mourir en combattant our la liberté.Plutôt que de vivre dans esclavage, asservi et vaincu”.Le conseil militaire éthiopien (DERG) vient de nommer six officiers supérieurs à des postes de commandement divisionnaires afin de “stimuler les efforts de défense nationale”.La réorganisation qui intervient à la tête des forces armees éthiopiennes avait en fait commencé dès le 23 juillet dernier avec la création d’un “état-major national révolutionnaire", dirigé par le chef de l’État.L’Éthiopie, qui multiplie les opérations pour venir à bout des “séparatistes éthiopiens” est désormais dotée d’un commandement militaire central, ainsi que d’un commandement pour chacune des régions: nord, ouest, est, et sud.Le chef de l’État éthiopien a en effet accusé la Somalie “d’étendre la guerre à de nouveaux fronts dans le sud du pays, dans les provinces de Sidamo et de Baie (à l’Ouest de l’Ogaden et le long de la frontière Kenyane) et affirmé que des “forces étrangères” - non nommées — intensifiaient la lutte armee au nord au nom des mouvements de sécession érythréens.Pour l’heure, la plus grave menace qui pèse sur l'armée éthiopienne est centrée sur les villes de Dire Dawa, Harrar et Jijiga, lieux géographiques commandant, entre les massifs montagneux du Harerge et la frontière somalienne, l’ouverture septentrionale de TOgaden sur la pro-Voir page 6: L'Éthiopie , 4 ¦''M**, ?: vY/yffi'- î,./V'.r IpipSI mÊÊmÊÊ .- Aux jeunes libéraux Le PLQ ne doit pas être le parti du statu quo (Lévesque) GRANBY — La majorité des Québécois s’oppose au séparatisme et elle a un préjugé favorable à l’égard du Parti libéral du Québec mais ce préjugé ne se traduira pas par un vote de confiance en faveur des libéraux si ce dernier s'en tient au statu quo constitutionnel et s’il n’arrive pas à définir clairement sa conception du Québec au sein du Canada.“Tel est l’essentiel de la perspective d’avenir que M.Gérard-D.Lévesque, chef intérimaire du Parti libéral du Québec, a dégagée, hier, au colloque des jeunes libéraux réunis à Granby.“Je dis simplement à cet égard, de préciser M.Lévesque, que le Parti libéral du Québec n’est pas et ne doit pas être le parti du statu quo mais celui qui consacrera la décentralisation de notre fédéralisme, qui définira la place que le Québec doit avoir au sein du Canada et qui reconnaîtra la dualité culturelle et linguistique”.Le leader libéral a fait cet avertissement après avoir été réclamé debout par les 250 jeunes libéraux au terme d’une virulente attaque contre le gouvernement actuel qu’il a accusé de “faire porter sur l’ancien gouvernement ou sur le gouvernement fédéral le blâme de son impuissance”.Estimant que “les difficultés présentes du gouvernement péquiste” tenaient à un refus de reconnaître la priorité aux problèmes d’ordre économique M.Lévesque a déclaré que les libéraux devaient avoir quelque chose à proposer à cet égard.“11 ne faudrait pas croire, a-t-il dit, que les Québécois vont donner leur confiance aux libéraux sans que le Parti libéral du Québec ne réussisse à définir clairement ses orientations dans Tordre économique, social et culturel ”.M.Lévesque a remercié et félicité les jeunes libéraux pour le sérieux qu’ils ont apporté à leur travaux de la fin de semaine au Cégep de Granby et il les a invités à s’impliquer davantage dans la vie politique et à mériter ainsi les places qui les attendent et qui leur sont ouvertes au sein du PLQ.Dans l’immédiat cependant le chef libéraux intérimaire a déclaré qu’il fallait "reconstruire le parti, élargir et renouvel-ler le membership, démocratiser les finances du parti, réfléchir lucidement et de manière engagée sur les orientations fondamentales du parti et choisir un chef permanent”.A ce sujet M.Lévesque s’est dit favorable au choix le plus rapide possible d’un chef permanent mais dans les meilleures conditions possibles et au terme des délais nécessaires de réflexion et de préparation.Un comité spécial du parti étudie présentement diverses modalités d’élection du chef permanent du parti et le rapport sera remis au Conseil général du PLQ au milieu du mois prochain de manière que des recommandations concrètes soient faites en ce sens au congrès d’orientation des libéraux qui aura lieu les 19, 20 et 21 novembre prochains.M.Gérard-D.Lévesque, en réponse aux questions des journalistes, a dit qu’il ne s’excluait pas pour le moment de la course au leadership libéral.au sommaire ¦ La commission de transport est-elle plus forte que le gouvernement ?¦ La mort prématurée d’Elvis Presley pourrait être due à un défaut génétique ^ — page 3 ¦ L’“échec” de St.Andrews: un éditorial de Claude Ryan ¦ De Teng .à Teng: un commentaire de Georges Vigny * J — page 4 I Le patrimoine c’est beaucoup plus que les bâtiments — page 12 wBmassmnummÊÊÊÊÊÊÊÊmiÊm r Festival canadien des filins du monde L.Le milieu du cinéma accuse John Roberts par Jean- Pierre Tadros Au symposium sur Tavemr du cinéma canadien, tenu hier après-midi dans le cadre du festival des films du monde, l’unanimité s'est pratiquement faite pour dénoncer le manque de leadership et l’indécision de l'actuel secrétaire d’Etat, responsable du cinéma, M.John Roberts.Et pour bien dramatiser la situation, il a été annoncé que M.Julian Melzack, qui a mis sur pied la plupart des coproductions actuelles (dont Blood Relatives de Claude Chabrol), avait décidé d’abandonner (à son sort) le Canada.à moins que le secrétaire d’Etat cesse de mettre des entraves à certains projets de coproduction.L'unanimité s’est encore faite pour alors réclamer du secrétaire d’Etat qu’il fasse connaître sa politique du film promise pour la fin mai dans une entrevue accordée au DEVOIR.Mais les représentants des “majors” américains étaient venus la veille mettre le Canada en garde contre toute législation qui porterait atteinte à leurs droits.Inauguré officiellement vendredi soir par Mme Ingrid Bergman, le Festival canadien des films du monde nous aura donc laissé fort peu de répit durant la fin de semaine.Four etre plus précis, ajoutons qu'il a bien Tin-tention de nous en laisser aucun d'ici la fin, c'est-à-dire d’ici dimanche prochain.Au menu de cette première fin de semaine du premier festival des films du monde on avait en effet à choisir entre une quarantaine de films, une pléiade de vedettes et deux symposiums sur l’avenir du cinéma.On ne pouvait alors y échapper: il fallait faire des choix, ce qui n’est jamais facile.D'où, peut-être, la réaction du public qui s est montré finalement — sauf en certaines occasions prévisibles — fort hésitant à se rendre aux différentes projections du festival, aussi Voir page 2: Le (estival y TIRAGE: 236 19 AOÛT 1977 741.686 billets vendus 5934 $1.221.400 gagnants en prix 2 T 7 7 1 7 2 g»^,500,000 4 ô ô 4 2 2 GAGNE *200,000 a 4 9 1 5 4 Ô GAGNE $ -100,000 5100.000 COMPTANT ET siOO.OOO PAR AN PENDANT 14 ANS 8 e NUMERO COMPLET 8 8 3 7 6 8 0 2 8 5 8 7 0 6 7 GAGNE $ 50,000 GAGNE $ 50,000 GAGNE $ 10,000 GAGNE $ 10,000 G#CN£ s 10,000 GAGNANTS POSSIBLES NUMEROS 5 DERNIERS CHIFFRES 77272 00422 52 93540 32287 73250 61636 80945 14987 GAGNANTS POSSIBLES 5874 NUMEROS 3 DERNIERS CHIFFRES PRIX 272 422 540 287 250 ’100 636 945 987 f r I' 1 2 • Le Devoir, lundi 22 août 1977 \ \ Le festival canadien Suite de la première page bien au Ciné-Centre qu’à Terre des Hommes.Des films aussi attendus que Strossek, L’empire des sens, .ont naturellement fait salle comble, et l’on a même dû refuser du monde.D’autres films, cependant, se sont attiré un petit public; ce qui est dommage.Il reste donc maintenant aux organisateurs à apprivoiser le public.Il faut cependant dire que beaucoup de progrès a été fait au chapitre de'l organisation, depuis ce départ passablement improvisé de vendredi soir.Les organisateurs s’adaptent aussi vite qu’il leur est possible au gigantisme de l’opération; et, ce faisant, ils sont arrivés à devenir beaucoup plus fonctionnels, au grand soulagement de tout le monde.Ceci dit, parlons cinéma, ou, si vous le préférez, de son avenir au Canada.Car le festival a eu l'heureuse initiative d’organiser deux débats sur ce thème.Et il faut s’en réjouir, car rien ne va plus trop bien dans notre monde canadien du cinéma.Pour l’observateur que nous sommes, il était important d’arriver à se rendre compte de l'ampleur véritable de cette crise que traverse actuellement notre cinéma.Ces deux symposiums nous auront malheureusement surtout permis de mesurer l’importance du désarroi qui secoue aujourd’hui l’industrie cinématographique canadienne.Et tout d’abord face à Hollywood.Car le premier de ces symposiums voulait nous présenter “Hollywood aujourd’hui”.Trois vice-présidents de différents studios hollywoodiens s’y sont employés avec beaucoup de style.Mike Modavoy, vice-président à la production chez United Artists, Peter Sa-fier, vice-président à la production chez Universal, et Sherry Lansing, vice-présidente à la création chez MGM, n’ont pas manqué, chacun à tour de rôle, de nous donner un portrait des plus roses de cette capitale du cinéma qu’est Hollywood.Ainsi, sont-ils ouverts à toutes les idées et suggestions.Tous les scénarios sont lus, et tous les appels téléphoniques rendus.Il suffit donc d’avoir du talent et du génie pour arriver à percer.C’est du moins ce qu’ils ont voulu nous laisser entendre.Naturellement, ils reconnaissent volontiers ne pas être infaillibles mais, considéré dans l’ensemble des réussites et des échecs, ils trouvent leur rendement fort acceptable.Si l'aceeès aux grands studios hollywoodiens apparaît donc à première vue des plus faciles, Mile Madavoy reconnaît malgré tout que pour arriver à percer un peu plus vite, et plus sûre- ment, l’aide d’un bon agent peut sûrement faciliter les choses.Cet agent vous aidera ainsi à sauter par-dessus tous les intermédiaires, donc vos chances seront plus grandes.“On reçoit près de 250 scripts, scénarios ou livres toutes les semaines.Des lecteurs les lisent tous et nous donnent des évaluations sur chacun d’eux.Nous ne lisons que ceux qui auront reçu les meilleures évaluations.Mais si quelqu’un en qui nous avons confiance nous propose un scénario, naturellement qu’on prendra la peine des le lire personnellement.” Ce qui représente malgré tout une percée fort appréciable, s'ils reçoivent en moyenne 250 propositions de film par semaine, ils n’en produisent au plus qu’une trentaine par année (et par studio; certains, d’ailleurs, beaucoup moins).Les élus sont donc fort peu nombreux.Quelqu’un dans l’assistance leur a finalement demandé comment nous, Canadiens, pouvions faire pour avoir accès à cet Hollywood tant convoité?Rien de plus simple, répondront-ils l’un après l’autre, proposez-nous une bonne idée ou un bon scénario et nous ne serons que trop heureux à vous entendre.“À la fin des débats, plusieurs (parmi les jeunes) se sont précipités pour leur demander leur numéro de téléphone! Ils n’ont eu droit qu’à ceux de leur assistant! On s’est ensuite aventuré un peu plus loin, avec une prudence assez remarquable d’ailleurs.On leur a en effet demandé si les grands studios américains (ces fameux “majors” dont on parle si souvent et dont ils étaient les représentants); si donc ces studios, qui considèrent le Canada comme leur marché intérieur, allaient “faire quelque chose” pour le cinéma canadien.“Proposez-nous de bonnes idées, de bons scénarios et l’on marchera avec vous”, ont-ils encore répondu, ajoutant que leur préoccupation était le marché international (et non pas local), un marché donc très compétitif.“On est prêt à tourner à Tambouctou ou au Canada, pourvu que ce soit un bon film”.On s’est risqué encore une fois pour leur demander, de façon plus précise, s’ils n’envisageraient pas d’investir au Canada une partie des profits qu’ils font ici.Personne n’a répondu à la question, mais Mike Medavoy (le plus loquace des trois) a alors carrément mis en garde le Canada contre toutes tentatives de législation qui viendraient les obliger à investir dans des productions canadiennes.“On n’aboutira à rien avec une telle législation,” lancera-t-il.Et le dégât ne pourra aller plus loin malgré l’insistance de l’assistance.Hier après-midi, on s’est penché alors sur l’avenir du cinéma canadien.Un curieux débat a pris naissance où l’on a surtout applaudi les gens qui prônaient la coproduction et qui persiflaient à qui mieux mieux les prétentions nationalistes de ceux qui demandent le développement d’un cinéma canadien.“Qu’on me dise ce que c’est qu’un film canadien?” lancera quelqu’un sous les applaudissements de plusieurs.C’est alors qu’on s’est mis à attaquer le manque de leadership de l’actuel secrétaire d’État et son indécision.Et on n’a pas été tendre pour M.John Roberts, qui avait promis une politique du cinéma pour la fin mai dans une entrevue accordée au DEVOIR.On l’attend toujours.Cette situation ui semble plonger l’industrie cana-ienne du cinéma dans une sorte de désarroi, les financiers refusant d’investir avant d’en savoir plus sur les intentions du ministre.Du côté des coproductions aussi, rien ne semble vraiment aller.Dans cette même entrevue au DEVOIR, M.John Roberts avait indiqué qu’il entendait être plus sévère au chapitre des coproductions.Il aurait mis sa menace à exécution, puisqu’il y aurait des projets de coproduction qui attendraient toujours sa signature.En particulier, un film que devrait tourner à Montréal, lundi prochain le réalisateur britannique Peter Collinson et qui attendrait toujours l’accord du ministre.Sinon, pas de tournage.Rien ne va plus, même de ce côté.Alors, c’est un peu la panique.L’atmosphère était donc fort peu sereine, hier, et on a mélangé bien des valeurs.Ainsi, on s’est attaqué violemment à l’étroitesse d’esprit de ceux qui prêchent pour un cinéma national.Ted Kotcheff, réalisateur de Duddy Kravitz, n’a pas manqué dans une intervention passionnée, de dire combien cette attitude lui répugnait.“Hollywood n’a jamais eu peur d’utiliser les meilleurs talents étrangers; pourquoi alors n’accueillerions-nous pas chez nous des gens qui nous permettraient de développer notre industrie!” Oui, pourquoi pas.Seulement voilà: aujourd’hui on ne produit plus ou presque plus des coproductions.Et si certains Canadiens arrivent ainsi à travailler, beaucoup d’autres sont au chômage.Et eux aussi comptent.Mais on a préféré les oublier.D’ailleurs sur le panel on retrouvait Denis Héroux, André Link, Harry Gul-kin, Pierre René, David Cronenberg, Larry Hertzog et Jean Chabot.Ce dernier avait l’air bien perdu.Et seul Harry Gulkin a pris la peine de défendre la présence d’un cinéma national aux côtés d’un cinéma commercial international.Il a eu fort peu de succès.Tout comme le cinéaste Robin Spry qui est intervenu plusieurs fois dans ce sens.Le cinéma canadien n’a décidément pas beaucoup d’admirateurs.Du communisme au fascisme par André Leroux (Ce texte qui rend compte de la dernière journée du Festival de la critique québécoise, n'a malheureusement pu trouver place dans notre édition de samedi.) Le 1er festival international de la critique québécoise s’est terminé en beauté.La dernière journée de la manifestation fût sûrement la plus soutenue en ce qui a trait à la qualité des films présentés.Pièce inachevée pour un piano mécanique de Nikita Mikhalkov présenté à 17 hres est une fort belle adaptation cinématographique d’une pièce que Anton Tché-xhov écrivit à l’âge de dix-sept ans Ce Bâtissant son film autour de tous les thèmes tchékhoviens, le cinéaste russe Nikita Mikhalkov a utilisé toutes les ressources de la profond : de champ, de l’espace ouvert et de la couleur pour recréer un monde en voie de disparition: la noblesse et la bourgeoisie sous le régime tsariste.Au cours d’une visite chez la veuve d’un célèbre général, un instituteur, accompagné de sa femme, rencontre celle qu’il a aimée pendant sa jeunesse.Atmosphère de fête où perce le malaise d’une classe qui tente de justifier sa raison d’être et sa nécessité.Les personnages se perdent dans toutes sortes de projets naïfs et sans lendemain, se livrent à des examens de conscience sans envergure, s’apitoient sur leurs petites miseres personnelles, sentent, sans vouloir se Ta-vouer, que tout s’écroûle lentement autour d'eux et se gargarisent de fragiles illusions.Le fait qu'un moujik ait l’audace de jouer du piano suffit à provoquer un scandale.Mikhalkov retient l'atmosphère feutrée de l'univers tché-khovien, entremêle intelligemment le pathétique et le dérisoire, masse l’humour et le tragique et met somptueusement en place une société qui vivote dans ses déchirements, ses vanités, ses égoïsmes et ses insuffisances.On ne perçoit jamais la trace du théâtre.La caméra assure une spécificité entièrement cinématographique à la pièce de Tchékhov.Tout contribue à donner une riche densité à un monde qui oublie qu’il meurt: la beauté des images, la véracité des lieux et des personnes, la fluidité de l’enchaînement des séquences, l’abondance de détails et la ; vivacité d’une mise en scène qui nourrit subtilement le sarcasme.Je demande la parole du cinéaste russe Gleb Panfilov marque un tournant important dans la production cinématographique soviétique.Alliant l’humour et la reflexion critique, Gleb Panfilov expose, en de longs plans-séquences d’une indéniable modernité, les grands segments de la vie personnelle et professionnelle d’une femme, Elisabeth Ouvarova (sublime Inna Tchourikova), maire d’une petite V ____________ ville et déléguée au Soviet Suprême.Je demande la parole (titre éminemment significatif) réussit, par une série de notations d’une précision et d'une justesse percutantes, à établir le procès d'une société bureaucratisée qui a perdu l’idéal révolutionnaire et qui s’enlise dans un conservatisme inquiétant.Il a fallu sûrement beaucoup de courage à Panfilov pour ne pas laisser s'émousser, en cours de route, ses perspectives critiques.Mais les détails ne trompent pas et témoignent clairement d’une volonté d’étudier profondément le présent.L’omniprésence policière est indiquée par cette magnifique séquence ou un policier exige les papiers officiels de Elisabeth alors qu’elle photographie un pont.La dispute entre le père et le fils précise et affirme l’inévitable réalité des problèmes famiüaux.L’immense brèche qui risque d’entraîner l’écroulement d’un édifice nouvellement construit trahit éloquemment les failles d’une société basee sur une rentabilité immédiate et peu soucieuse d’assurer la sécurité en matière de construction.Le film prend tout son poids par le remarquable portrait de Elisabeth Ouvarova, mère de famille, épouse, sportive et investie de lourdes responsabilités publiques.Panfilov nous montre une femme attachante nourrie d’un idéal social qui viendra se buter contre la réalité bureaucratique et déchirée entre ses responsabilités individuelles et familiales et ses obligations sociales.Si le regard critique de Panfilov est parvenu a déjouer la vigilante censure d’État, c’est parce que Elisabeth Ouvarova nous est présentée comme un personnage positif doué d’un talent social évident et d’un contagieux pouvoir de conviction.Mais les contradictions de son existence n’en sont pas moins éclatantes et Panfilov laisse clairement entendre que Elisabeth ne peut s'épanouir pleinement à cause des limitations sociales qui entravent sa poursuite d’un noble idéal.Contrairement à la tradition cinématographique soviétique, Panfilov refuse le montage et les effets de caméra.Le recours aux longs plans-séquences nous permet de saisir la dynamique de l’esprit sans en interrompre la trajectoire.Film d’une vigoureuse modernité, Je demande la parole, présenté à 19 hres, nous a permis de découvrir à la fois un grand réalisateur, Gleb Panfilov, et une actrice tout à fait géniale: Inna Tchourikova.Il y a quelques années, le New York Times a consacré à Tchourikova un magnifique article intitulé justement; "Une actrice du XXIè siècle”.Le festival s’est clôturé par la présentation, en première nord-américaine, du dernier film de Ettore Scola Une journée particulière situé entre la traditionnelle comédie à l’italienne et la tragédie étouffante.Scola décrit la rencontre de deux individus, un homosexuel (Marcello Mas- troianni) et une mère de six enfants (Sophia Loren), exclus du fascisme.Le film se déroule pendant la journée du 8 mai 1938 alors que Rome accueille Adolph Hitler.Le cadre historique contre lequel se déroule le récit est constitué d’une série de documents visuels et sonores décrivant avec emphase l’émoi du peuple italien qui reçoit triomphalement le Führer.Nos trente-neuf ans de recul historique nous permettent de réaliser le caractère hautement théâtral et clownesque de la situation.L’accueil réservé à Hitler par le peuple italien représente une forme de cauchemar à la fois comique et tragique.Dans cet univers du fascisme italien qui véhicule une idéologie réactionnaire sur les rôles sociaux de l’homme et de la femme, deux laissés pour compte se rencontrent pendant quelques heures, découvrent la tendresse et la compassion et se confient leurs blessures respectives.Gabrièle, exannonceur de radio congédié en raison de son homosexualité, tentera d’oublier son angoisse et son humiliation auprès de Antonietta, accablée par sa besogne quotidienne et bousculée par un mari insensible ultra-fasciste (John Vernon).Au contact de cet homme, conscient des valeurs tronquées sur lesquelles repose la société fasciste italienne.la mere de famille, aliénée par sa condition et par son milieu, prendra progressivement conscience de sa situation d’exploitée.Elle réussira à verbaliser sa douleur.Mais il s'agira d’un bref moment de bonheur.Antonietta retournera à ses devoirs familiaux alors que Gabrièle, élément indésirable, sera arrêté et déporté.Le poids du film de Scola repose essentiellement sur les épaules des deux monstres sacrés du cinéma italien: Sophia Loren et Marcello Mastroianni.Deux stars dans des rôles d’anti-stars.La transmutation s'opère sans trop de difficultés même si l’on demeure légèrement agaçé par le culte admiratif que voue Scola à ses interprètes.La mise en scène se caractérise par une sobriété et par un traditionalisme qui déçoivent.On perçoit le travail bien fait, propre et finement planifié mais on cherche le souffle lyrique, l'inspiration qui aurait élevé le récit au niveau de la fable poétique.Scola a beaucoup trop concentré son attention sur le seul jeu des comédiens.Par ailleurs, le traitement de la couleur injecte au film une teinte brunâtre et légèrement effacée qui nous rappelle les vieilles photographies.Ainsi la rencontre de Gabrièle et de Antonietta baigne dans une délicate atmosphère d’intimité et de tristesse.Une journée particulière est un film, malgré tout, émouvant dans lequel la québécoise Françoise Berd incarne, avec souplesse, une amusante et inquiétante concierge fouineuse.On ne peut pas affirmer que le film de Scola fut l'un des grands moments du festival.des quatre coins du PA YS Les Trudeau font route ensemble La famille Trudeau réunie s’est envolée de Vancouver, dimanche, à destination d’Ottawa.Le premier ministre pas plus que sa femme ne se sont entretenus avec les journalistes.Mme Trudeau, qui s’est séparée de son mari en mai, était arrivée dans un salon privé de l’aéroport accompagnée de sa mère et de son père, ainsi que de ses enfants Justin et Michel.Vingt minutes plus tard, l’avion du ministère des Transports ayant à son bord le premier ministre et son fils Sacha, arrivait du Yukon où ils avaient passé des vacances.L’appareil a refait le plein de carburant et décollé pour Ottawa, trente minutes après son arrivée à l’aéroport de Vancouver.Un pas dans la bonne direction Selon le chef de l’Union nationale, M.Rodrigue Biron, M.René Lévesque a fait avancer la cause de l’école française lors de la conférence des premiers ministres provinciaux malgré le rejet de sa proposition d’accords de réciprocité en matière d’enseignement dans la langue de la minorité pour les Canadiens s’établissant dans une autre province.Parlant en fin de semaine sur les ondes d’une station anglophone de Montréal.M.Biron a affirmé que les premiers ministres des neuf provinces anglaises “vont dans la bonne direction” en acceptant d’envisager la question du progrès de l’école française.“Ce n’est pas si mal, a-t-il dit.Je ne peux pas dire que le Québec a perdu quelque chose.” Le député de Lotbinière a dit croire toutefois que le refus essuyé par M.Lévesque n’aiderait pas la cause des souverainistes.Les petits Acadiens de la N.-E.C’est “scandaleux”, ce que l’on fournit aux petits Acadiens de la Nouvelle-Ecosse en matière d’éducation, soutient Orner Blinn, président intérimaire d’une maison francophone d’enseignement dans cette province, le Collège Sainte-Anne, à Church Point.M.Blinn parle ainsi en commentant la décision que Paul Comeau a prise de démissionner du poste de secrétaire général de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Ecosse pour politiser l’inaction du gouvernement de cette province relativement aux droits linguistiques des Acadiens.Tout l’enseignement qui est donné aux élèves francophones après la septième année, â l exception de l’enseignement du français, est donné en anglais, dit M.Blinn, et, ajoute-t-il, “je pense que c’est scandaleux”.M.Blinn déclare qu’il croit, tout comme M.Comeau, que le français n’a aucun statut en Nouvelle-Ecosse, province qui compte 80,000 Acadiens.Une proposition illégale?Le premier ministre albertain Peter Lougheed a déclaré, dimanche, qu’une entente sur la question linguistique proposée à la conférence des premiers ministres par le premier mimstre du Québec, M.René Lévesque, aurait violé la charte des droits de l’Alberta.À son avis, les premiers ministres n’étaient prêts à l’accepter.L’entente semblait vouloir accorder des avantages aux personnes venues en Alberta de pays anglophones, plutôt que de pays non anglophones.M.Lougheed a reconnu que la question linguistique était difficile.Les provinces, maigre leur désir de maintenir l’unité du pays, n’étaient pas préparées à accepter la proposition du Québec.Il estime que la clé de tout le problème avec le Québec réside dans l’espoir que caresse cette province de pouvoir se séparer et conclure, ensuite, une association économique avec le reste du Canada.Le premier ministre de l’Alberta pense qu’il s’agit là d’une illusion.“Nous ne voulons rien faire qui puisse augmenter les possibilités d’une séparation”.Une invitation du Barreau Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau ainsi que les premiers ministres des dix provinces ont été invités à se réunir à Ottawa, le 31 août, pour participer à un débat sur le “Canada d’au- NETTOYEUR P.M.Service d'une heure au comptoir Service de chemises 8309 ST-DENIS 381-1322 DÉCORATEURS ENSEMBLIERS MADELEINE ARBÛÜR ARCHITECTES DAVID, BOULVA CLEVE architectes 1 25 3 ave McGill College Suite 800 MONTRÉAL - 866-8621 LONGPRÉ MARCHAND GOUDREAU DODUSH STEWART HEIN jourd’hui et de demain”, dans le cadre du 69e congres du Barreau canadien.Au cours d’une conversaüon téléphonique depuis Ottawa, le directeur général du Barreau canadien, Me Jean-Maurice Carttin, a révélé que trois prermers rmmstrœ avaient ac-cepté l’invitation jusqu’à maintenant.Ce sont MM.Schreyer, du Manitoba, Blakeney, de la Saskatchewan, et Hatfield, du Nouveau-Brunswick.Le congrès du Barreau canadien se tiendra dans la capitale canadienne du 29 août au 1er septembre et portera nrinrinalement sur la Question de 1 unite canadienne et sur 300 mises à pied à Northern Près de 300 employés de l’usine de la Northern Telecom Llée,i à Saint-Laurent, seront mis à pied vers la fin de septembre a cause d’une demande moindre de 1 équipement téléphonique.C’est ce qu’a annoncé un porte-parole de la compagnie.La plupart des personnes affectees sont des travailleurs de la production payés à l’heure ainsi que des employes des séchons geme et technique.Le porte-parole a ajouté que des ingemeurs et des cadres seraient également mis à pied.A cause d une chute du nombre de téléphones nouvellement installes, Bell Canada a réduit ses investissements dans sa filiale Northern de $950 a $690 millions L’usine, qui emploie actuellement 1,400 personnes, est runp hpc huit arwartenant à Northern Telecom dans la region Fin de la grève des prisons Le gouvernement et les dirigeants syndicaux ont annoncé vendredi la fin d’une grève de cinq jours de 500 gardiens de prison et de conseillers de jeunes délinquants au Manitoba.La nouvelle a été annoncée à une conférence de presse conjointe de M.Bill Jackson, président de l’Association des foncüonnaires du Manitoba, et oe M.J.R.Boyce, ministre des maisons de correction.La grève avait commencé dimanche à minuit pour appuyer diverses revendications, dont la parité de salarie avec les employés des prisons fédérales.Les cadres et des agents de la GRC ont veillé à la sécurité durant la grève.Le nouveau contrat de travail prévoit une hausse moyenne de salaire de 11 Vfe pour cent.Plus de 200 prisonniers étaient dans les institutions provinciales quand la grève a commencé.Plus d’une centaine, y compris, 70 jeunes délinquants, ont été libérés ou incarcérés moins sévèrement.ENCAN DOUANES et ACCISE CANADA Nous avons été autorisé par M.H.1.(iiles.receveur régional.Douanes et Accise, pour la région de Montréal, à vendre les marchandises non réclamées.ahandom ’set saisies, par tnm® public AUX ENTREPÔTS D’EXAMEN 105, rue McGill, Montréal.Que.Mardi 30 août 1977 de9:30a.m.à 12:30 p m.et dès 13:30 p.m.Vous pouvez vous procurer un catalogue détaillé au 105, rue McGill.5e étage.Conditions de la vente: un minimum de 25°o sera «rigible à l’adjudication de chaque lot, balance payable comptant dans les 48 heure;, après la journée de vente.Pas de livraison la journée de la vente.Chaque lot vous sera montre séparément la journée de la vente.BISSELL & BISSELL LIÉE ENCANTEURS DE LA REINE BERN ARDM0RISSET DÊCOÛA TEURS-ENSEMBLIERS DESIGNERS D'INTÉRIEURS 878-3846 266 est, St-Paul, Viaux Montréal LALTHCNTIOIJC chsresu d aujourd hui M.Serge Lafrance, *.d.t.382-4710 v 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UEDEVOIR Page 3 Montréal, lundi 22 août 1977 La CTQ est-elle “plus forte que le gouvernement” ?La Commission des transports du Québec a décidé récemment de retirer le permis de transport de la compagnie Papineau Transport de Saint-Jérôme pour l'acheminement de marchandises entre Montréal et Mirabel et le permis a été immédiatement accordé à la société ontarienne Motor Ways.M.Paul Ouellette, contrôleur de la compagnie jérômienne, affirme qu’il s’agit là d’une perte de 25% des activités de sa compagnie pour un chiffre d’environ $100,000 par année.Ce n’est peut-être pas énorme par rapport au chiffre d’affaires global du transport routier québécois mais l’Association du camionnage du Québec voit dans le cas de Papineau Transport un autre exemple de la négligence systématique du gouvernement du Québec de mieux protéger les entreprises québécoises.Papineau Transport, grâce à son permis québécois, acheminait deux fois par jour dans les deux sens des remorques remplies de machinerie destinée à Ontario venant d’Europe et de viande chevaline canadienne destinée à l’Europe.La compagnie Motor Ways de Toronto acheminait ces marchandises depuis l’aéroport de Malton à Montréal où il y avait transbordement sur les camions de Papineau.Mais Motor Ways devait se présenter devant la Commission québécoise des transports pour obtenir le permis de Papineau aux fins d’avoir une route directe entre l’Ontario et Mirabel.La compagnie ontarienne alléguait des délais de livraison et des représentants d’Air France notamment ont affirmé qu’effec-tivement il y avait des retards de livraison à Mirabel.La compagnie Papineau a alors livré une bataille juridique pour tenter de prouver l’excellence de ses services et les représentants de cette compagnie ont soulevé le problème des retards m transport par GUY DESHAIES en disant que les camions de Papineau très souvent attendaient à la cour ne.triage de Montréal la livraison par Motor Ways.Quoiqu’il en soit Motor Ways a maintenant les permis ontarien et québécois qui lui donnent une liaison directe entre Malton et Miraljel.La compagnie Reliable d’Ontario a des permis québécois entre la frontière ontarienne et Mirabel de même que Maislin.L’Ontario pour sa part n’a jamais donné de permis à des transporteurs québécois sur son territoire et le président de l’Association du camionnage, M.Camille Archambault, rappelle que le mémoire de l’Association soumis récemment au nouveau ministre des Transports du Québec demande simplement que le Québec agisse comme l’Ontario mais en faisant de Montréal la plaque-tournante du transport routier.Dans son mémoire TACQ donne des chiffres sur les milhons de dollars de taxes de vente que le Québec perd sur l’achat des camions qui proviennent des États-Unis ou de l’Ontario et qui travaillent au Québec conduits par des chauffeurs qui paient (les impôts en Ontario ou aux États-Unis et qui privent d’emplois des centaines de chauffeurs québécois.Selon M.Archambault le ministre, M.Lucien Lessard, s’est montré sympathique aux revendications des camionneurs québécois et a fait savoir qu’il trouvait “pleines de bon sens” les recommandations de l’Association.Mais selon le porte-parole de Papineau Transport la Commission des transports “est plus forte que le gouvernement”.“Nous étions, dit-il, implantés dans la région de Mirabel en jouissant d’un certain droit acquis.Avec nos 80 unités motorisées nous étions en mesure d’assurer un service excellent.Mais le plus gros nous a délogés malgré la petite fortune que nous avons dépensée en frais d’avocate.” Dans la même perspective le cas Anchor Motor Freight-Charlton Transport pour le transport des automobiles sur le territoire québécois inquiète l’Association du camionnage.La compagnie Charlton, filiale d’Anchor Freight de Cleveland, Ohio, a un siège à Montréal et détient des permis du Québec pour le transport des autos de General Motors depuis la frontière américaine jusqu’à Sainte-Thérèse.Les camions d’Ancnor Freight sont munis d’une affiche reversible sur les portières ce qui leur permet de s’appeler Charlton dès qu’ils ont franchi la frontière.Beaucoup de chauffeurs, ils sont 250 Américains dans cette opération, négligent souvent de tourner l’affiche de sorte qu’on voit quotidiennement des ca- mions d’Anchor Freight au Québec.Le problème est le suivant: si ce sont des camions d’Anchor-Freight ils n’ont pas de permis du Québec et se trouvent dans' l'illégalité depuis la frontière jusqu'à Sainte-Thérèse: si ce sont des camions de Charlton, ils ont les permis, mais d’après la loi du camionnage ces camions doivent être opérés par des employés de Charlton, payés au Québec et ayant des permis québécois de chauffeurs.Au surplus il y a la loi de l'immigration relative au travail de ces Américains au Québec.La seule compagnie de transport d’automobiles québécoise, la-société Richer Transport, présidée par M.Réo Bouffard, a fait; d’innombrables interventions auprès de la Commission des- Transports du Québec mais sans succès jusqu’à présent."Nous voudrions, et c’est le but de notre association, explique M.Camille Archambault, que les entreprises du Québec aient la même protection au Québec que les entreprises étrangères ont; chez elles.” Les,cas de Papineau Transport et de Richer Transport ne sont que des exemples d’une situation que les camionneurs attri-, buent à un manque de politique définie et claire de la part de Québec.D’un point de vue pratique il se peut que la Commission ail des motifs valables d’agir comme elle le fait pour assurer les meilleurs services mais l’Association du camionnage estime que la Commission devrait être soumise à des normes différentes, semblables à celles qui existent en Ontario, dans l’octroi des permis de transport.18SÜ& .I L’ACELF refuse de “blâmer” les neuf premiers ministres Le paquebot M.S.Kungsholm qui a jeté les amarres au pied de la rue McGill en fin de semaine est le plus long navire de passagers qui n ait jamais mouillé à Montréal.Le navire qui appartient au groupe Oivind Lorentzen de New York et qui bat pavillon libérien devait repartir hier pour Québec, le Saguenay et les Bermudes avec ses 470 passagers.(Photo Jacques Grenier) MONCTON (PC) — Une résolution voulant qu’un vote de “blâme” soit adopté à l’égard des neuf premiers ministres des provinces majoritairement anglophones ayant refusé l’offre de réciprocité du Québec en matière d’éducation, a été rejetée par les congressistes de l’assemblée annuelle de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), samedi à Moncton.La résolution présentée par le président de la Commission scolaire Industrie de Joliette, M.Adelin Boisdair, a soulevé une forte controverse dans l’assemblée, à tel point qu’il aura fallu près d’une heure aux congressistes avant de finalement s’entendre pour changer le mot “blâme” par “désapprobation’.et d’ajouter quelques points d’ordre technique.L’opposition à cette résolution d’adopter un vote de “blâme" à l’égard des premiers ministres provinciaux anglophones, a été surtout soulevée par les représentants des communautés francophones hors Québec.Par exemple, le Dr Jean-Paul Bujold, d’Edmonton, a pour sa part souligné que la résolution était d’un sens plutôt politique, ajoutant que l’ACELF s’était récemment mise d’accord avec la Fédération des francophones hors Québec (FFHQ) pour laisser à cette dernière la tâche d'exercer les pressions politiques nécessaires.La mort prématurée d’Elvis Presley peut être due à un défaut génétique parGilles Provost La mort prématurée d’Elvis Presley a probablement été provoquée par un défaut génétique auquel les médecins n’ont pas porté attention, a déclaré hier l’éminent généticien montréalais Charles Scri-ver à l’issue d'un stage de perfectionnement de deux jours qui a permis aux meilleurs journalistes médicaux de l’Amérique du Nord de faire le point sur les connaissances actuelles dans le domaine des malformations congénitales.“Plus une crise cardiaque survient à un âge précoce est plus il est probable qu’elle ait été provoquée par une anomalie génétiquev a souligné M.Scriver à l’in- PERMIS D ENSEIGNEMENT DE CULTURE PERSONNELLE Cours de epine Cuisine familiale Techniques et recettes de base 9 semaines commençant début septembre Professeur: lienri bernard PROSPECTUS 843-6481 2015 DE LA MONTAGNE * 610 • MONTREAL tention du DEVOIR.Dans le cas d’Elvis Presley, la situation est encore plus troublante puisque sa mère était aussi décédée subitement d’une crise cardiaque à peu près au même âge que son fils”.“Je ne peux émettre qU’une hypothèse, a reconnu M.Scriver, mais je veux ainsi souligner le fait que le public et la profession médicale elle-même ne tiennent pas vraiment compte des connaissances nouvelles que les généticiens mettent maintenant à leur portée.” Cette situation est particulièrement visible au Québec, souligne aussi M.Scriver, puisque nous possédons le meilleur réseau de détection des maladies génétiques en Amérique du Nord et probablement dans le monde entier.Pourtant, presque tous les patients qui sont traités pour des désordres génétiques (90%) se sont présentés de leur propre initiative après avoir été sensibilisés par les média d'information.“Le nombre des cas qui nous sont référés par des médecins augmente mais il est encore anormalement faible.Il y a là de l’inconscience médicale évidente." De plus, a-t-il dit, il faudrait trois fois plus de spécialistes en génétique pour desservir convenablement la province.A cet égard- il a cité l’opportunité de mettre en place un programme de dépistage de la thalassémie au Québec.R y a présentement une cinquantaine de Québécois qui souffrent de cette forme d’anémie héréditaire particulièrement grave et leur traitement représente un coût astronomique sans parler de souffrances des victimes qui sont handicapées pendant la majeure partie de leur courte vie.Dans l'ensemble, les citoyens ne se perçoivent pas en termes de génétique et ils n’ont pas assez conscience des problèmes qui peuvent affecter leur progéniture, souligne aussi M.Scriver: au Québec, seulement un citoyen sur dix se prévaut de la possibilité d’un diagnostic précoce de la maladie de Tay-Sach qui pour- rait transformer leur enfant en légume” en quelques mois seulement.De même, seulement 10% des Montréalaises qui deviennent enceintes: après 45 ans se soumettent à des examens qui permettraient de déterminer avant la naissance si leur bébé sera normal.Pourtant le taux d’anormalité atteint au moins cinq pour cent dans ce groupe d’âge.En résumant la session de deux jours à laquelles ont participé une trentaine de journalistes spécialises, M.Scriver a souligné l’importance de la recherche fondamentale: les interventions qui sont maintenant communément possibles sont directement issues des recherches les plus fondamentales qu’on puisse imaginer, a-t-il dit.Il y a peu d’autres domaines où la fécondité de la recherche fondamentale est aussi évidente qu’en génétique.M.Scriver a aussi souligné que la médecine génétique vise plus a empêcher l'apparition des problèmes qu’à les guérir et il a demandé si ce n’était pas la principale raison pour laquelle le reste de la profession medicale y est peu éveillé.Les médecins sont habitués à traiter les maladies et non pas à les prévenir, a-t-il dit en paraphrasant plusieurs conférenciers qui ont pris la parole avant lui depuis deux jours.Plusieurs de ces conférences ont montré comment le développement d’un embryon et la différenciation de ses divers organes est un processus extrême- Voir page 6: Mort De part et d’autre du Grand Salon de l’hôtel Beauséjour, les raisons pour ne pas adopter ce vote de “blâme” étaient nombreuses et toutes aussi variées.Certains voulaient laisser à leurs premiers ministres respectifs une période de six mois pour se prononcer définitivement sur l’offre présentée par M.René Lévesque à la conférence de St.Andrews.D’autres prétendaient qu’il était possible que cette résolution soit vue par la population canadienne comme “un nouveau moyen de pression du Québec ”, Pour plusieurs, il n’en demeurait pas moins que les francophones hors Québec ne veulent pas voir leurs droits légitimes devenir l'objet d’un marchandage.Mais, pour d’autres, c’était la crainte de la façon que ce vote serait interprété par leurs premiers ministres.Quoi qu’il en soit, le mot indésirable fut banni de la résolution, mais l'intention de celle-ci n’en fut pas pour autant changée.Notons enfin que les deux dermeres phrases du document présentant cette résolution stipulaient que “si l’offre de réciprocité est rejetée pour toujours, il n’y aura plus de Canada.Si l’ACELF refuse d’appuyer le Québec, c’est l’ACELF qui va disparaître ”.L’équipe des représentants du Québec a retenu le plus de temps pour formuler ses résolutions devant être amenées à la plénière.Une division idéologique au sein de l’équipe provoqua plus d’une fois de longues discussions sur la teneur de la trentaine de résolutions présentées dans leur document de travail.Selon certains observateurs, le fait que représentants de commissions scolaires et ceux du secteur syndical soient regroupés pour discuter ainsi de l’éducation aurait justement causé ces controverses.D’une part, on parlait d’une “attitude de méfiance", alors que d’autre part on affirmait qu’il ne fallait pas que les syndicats “charrient”.11 aura d’ailleurs fallu une session spéciale supplémentaire de l’équipe du Québec pour enfin en arriver à faire le tri de toutes les résolutions présentées.D’autre part, l’assemblée plénière a adopté un vote d'appui et de félicitations à l’égard du gouvernement du Québec pour son initiative de tenter d’établir des accords de réciprocité lors de la conférence des premiers ministres provinciaux à St.Andrews.Les congressistes rassemblés à l’assemblée plenière ont de plus accordé leur appui au projet de loi 101, de la langue au Québec, soulignant qu’un mémoire présenté par l’ACELF devant le comité chargé d’étudier le projet de loi de la langue faisait allusion aux accords de ré- L’Association des consommateurs Les oeufs sont encore trop chers OTTAWA (PC) — L’Association canadienne des consommateurs (ACC) a renouvelé ses attaques contre l’Office fédéral de commercialisation des oeufs (CEMA), l'accusant d’avoir berné les consommateurs sur le prix des oeufs.Les critiques sont survenues à la suite d’une diminution de deux cents du prix de la douzaine d’oeufs, décidée par le CEMA le mois dernier sur l'ordre du Conseil national de mise en marché des produits* agricoles, organisme gouvernemental qui surveille l’organisation des producteurs.Créé en 1972, le CEMA contrôle les approvisionnements et le prix des oeufs à leur sortie de la ferme.L ACC prétend que les offices de mise en marche, tels que le CEMA, engendrent une hausse des prix au consommateur.En 1976, l'association avait réclamé et obtenu la tenue d'une audience pour examiner les pratiques de sprix du CEMA.Elle s’en prit, en particulier, à la formule complexe du coût de production employée par le CEMA pour déterminer le prix payé aux producteurs pour une douzaine d’oeufs.L’association des consommateurs dénonça le fait que la formule, qui englobe entre autres le prix de l’élevage, le coût de la main-d oeuvre et le rendement du capital investi, aboutissait à un prix de 10 cents supérieur au coût réellement justifié.Le prix moyen payé aux producteurs à l’époque était de 66 cents environ.A Tissue des audiences, le conseil de mise en marché avait déclaré que l'association des consommateurs n'avait pas réussi à établir la preuve dans sa cause, mais il ordonna un réexamen complet de la formule du coût de production.ciprocité proposés par le gouvernement du Québec.Le prochain congrès annuel général de l’ACELF se déroulera fort probablement dans la région de Hull-Ottawa l’été prochain.D’ici ce temps, le conseil d’administration de l’ACELF a reçu le mandat de réviser les structures de sessions en atelier.Au cours de ce congrès 1977, le troisième à avoir lieu à Moncton, environ 450 congressistes de tout le Canada ont abattu le boulot de ces deux journées d’ateliers de travail.Le tout prenait officiellement fin suite au diner d’État offert par le gouvernement néo-brunswickois samedi soir.Mais, le conseil d’administration de l’ACELF n’est pas le seul à avoir du travail maintenant.L’assemblée plénière a décidé d’expédier une lettre au Commissaire aux langues officielles pour souligner le manque de publications francophones à l’hôtel Beauséjour, du réseau d’hôtèllerie du Canadien National.Donnez des vacances à votre auto.V} oi/ion^.f dHfH iPouion ^ c Marc hez.Des aujourd’hui.C’est cette revision qui entraîna une réduction de 2 cents, ramenant le prix moyen à 65 cents environ.Cette baisse fut ordonnée à la suite d’une réévaluation du coût de l’élevage nécessaire pour produire une douzaine d’oeufs, ainsi que d’une hausse de l’estimation de la quantité moyenne d’oeufs produite annuellement par une poule, et qui passa de 19 à 20 douzaines.Selon TACC, la réduction montre bien que l’association avait eu raison de critiquer la formule.Elle ajoute cependant que la diminution du prix est une mesure timide qui survient trop tard.La présidente de TACC, Mme Ruth Lotzkar, a déclaré dans un communiqué que les prix devraient baisser davantage pour dédommager les consommateurs du prix qu’ils ont payé en trop jusqu'à présent.g^and déjeuner à $4.25 â LATRIUn Sandwich au rosbif froid ou une salade que vous composez à votre goût.(Il y a même du homard et des crevettes) Dans un des plus élégants décors en ville.Le Quatre Saisons, Montreal .n'atlemi plus que vous V^ngle Sherbrooke ft Pcd) Y________________ =3^ PERFECT/, 6/36 GROS LOT $184,000.00 APPROXIMATIF VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 8 9 10 14 I 22 35 ¦ ¦¦ ¦¦1 "¦¦¦¦¦¦¦ .¦ ¦ .¦¦¦.¦I.M.6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX $100.395.10 5 SUR 6 63 1,434.20 4 SUR 6 2854 87.90 5 SUR 6+ 4 15,059.20 tHHjni-lotp 0 TIRAGE: 721 VENDREDI 19 AOÛT 1977 36 Séries émises - 90,000 chacune NO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT ’ AU 5 SUR 6 + QOI VENTES TOTALES $1,045.783 00 SÉRIE NUMÉRO | PRIX GAGNANTS POSSIBLES NUMEROS SANS SfRIE PRIX 28 23997 *50 000 140 23997 s1.000 mooo 68888 35 68888 19858 25 19858 *50000 30080 UU'UUU *50000 12816 997 I 858 *25 11 30080 888 1 080 i t I 4 • Le Devoir, lundi 22 août 1977 éditorial U “échec” de St Andrews M.René Lévesque a tenté dans un entretien accordé à Télémedia au lendemain de la conférence des premiers ministres provinciaux 3ui vient d’avoir lieu à St.Andrews, de ré-uire le plus possible la portée négative de la réponse apportée par les provinces anglophones aux propositions québécoises de réciprocité en matière de langue d’enseignement.Pour qui sait lire, cependant, il ne saurait y avoir de doute: c’est un refus ferme et catégorique que les provinces anglophones viennent d’opposer à la dernière initiative de la “diplo-irtatie” québécoise.Et, à bien y penser, elles ont ainsi rendu un service signalé à la cause de l’unité canadienne bien comprise.Car même si elles eussent été acceptées, les étonnantes “b,overtures” québécoises n’auraient jamais pu fournir une réponse permanente au problème de l’égalité linguistique dans le do-màine de l’éducation.• Pour qu’une collaboration efficace entre les provinces puisse s’amorcer dans le domaine visé par la proposition québécoise, il eût d’abord fallu un accord clair sur les principes à sauvegarder et les objectifs à poursuivre.En matière d’éducation comme en tout autre domaine, ce oui est premier, ce n’est ni la souveraineté, ni le souci de prestige, ni la volonté de puissance des gouvernements, fussent-ils imous des pensées les plus élevées.C’est fort heureusement le droit des personnes qui constituent chaque province.Ce droit reçoit, cela va de soi, des applications différentes selon la composition et l’histoire d’une société donnée.Si on veut le réduire à des normes absolument universelles et immuables, celles-ci ne sauraient être que très générales et fort peu nombreuses.Dans le cas canadien, cependant, la ligne de démarcation qui tient dompte à la fois de l’histoire et des exigences minimales du droit n’est pas trop difficile à tracer.L’objectif le plus raisonnable à cet égard devrait consister à reconnaître concrètement le droit pour chaque Canadien, sujet seulement à des exigences minimales au chapitre du nombre, de recevoir l’enseignement Public dans sa langue maternelle si celle-ci est anglais ou le français et dans l’une ou l’autre des deux langues officielles si sa langue maternelle est autre.' Plusieurs se rallient encore en cette matière au principe pur et simple de la liberté de choix.Ce qui relève du droit naturel est pourtant différent: c’est le droit d'une personne, là où le nombre le justifie, à recevoir l’enseignement dans sa langue maternelle, à condition, puisque nous sommes au Canada, que celle-ci soit le français ou l’anglais.Une fois admis ce premier principe, il est certes souhaitable, là où les circonstances le permettent, qu’on aille jusqu’à la liberté de choix.Dans 1 ordre du droit, ce deuxième objectif ne saurait toutefois avoir la même force contraignante que le premier.* Or, un premier obstacle rendait dans cette perspective la proposition québécoise tout à fait inacceptable: tandis que, par une trop lente mais réelle évolution, les provinces anglophones se sont graduellement rapprochées du premier objectif, le Québec péquiste, par certaines dispositions du projet de loi no 101, a tendu à s’en éloigner déplo-rablement.Le projet 101 affirme que seuls ont droit à l’école anglaise les anglophones qui ont reçu au Québec l'enseignement dans cette langue.De ce fait, il nie que le même droit puisse aussi valoir pour d’autres Canadiens venant s’installer au Québec et efface ainsi une tradition solidement établie.Québec était sans doute disposé, par la voie des accords de réciprocité, à faire exception au principe affirmé dans le projet 101.Le principe restait néanmoins inscrit dans le texte législatif.En outre, il eût été trop facile à l’avenir de traiter comme de simples chiffons de papier des accords survenus entre provinces.Ils n’eussent présenté aucune garantie sérieuse d’efficacité et de durée.• Ceci soulève d’ailleurs une autre question capitale.A supposer que les provinces s’entendent sur une certaine définition concrète de l’égalité linguistique dans le domaine scolaire, quelle peut être pour elles et pour le pays tout entier la meilleure manière ae proclamer cet accord et de faire en sorte qu’il soit au-dessus de toute contestation?A moins que l’on ne soit pas intéressé à ce que ce pays ait un avenir, la réponse saute aux yeux.Déjà, on a vu que les accords de réciprocité ne valent pas un cent de plus que la bonne volonté et la durée de leurs signataires.Il en va aussi de même, hélas, des lois statutaires, ainsi que l’illustre l’évolution récente de la législation québécoise en matière linguistique, n suffit d’une élection, d’un changement de gouvernement, voire du chantage exercé par quelques ministres au sein d’un cabinet ou par quelques députés au sein d’un caucus, pour que le contenu des lois soit infléchi dans un sens ou dans l’autre.En raison d’une évolution récente, ceci se double d’un autre risque: le pouvoir exécutif se réserve de plus en plus souvent la liberté d’aller encore plus loin par la voie de la réglementation qu’il ne l’a fait par la législation proprement dite.Ni les accords inter-provinciaux, ni les lois statutaires n’offrent ainsi de garanties stables.Si on veut sérieusement fournir de telles garanties aux citoyens, il ne saurait y avoir qu’une voie sûre: il faut les inscrire dans la constitution même du pays.Dans notre constitution de type britannique, qui en fait n’en est pas une (puisque l’AANB est une loi statutaire du Parlement britannique, et rien de plus), il n’existe pas de droits individuels constitutionnellement garantis.Le respect de la loi par tous, y compris les gouvernements, est certes un fondement essentiel du régime.Mais en l’absence de normes définies par la constitution au chapitre des droits fondamentaux, les politiciens restent trop libres de tripoter à leur goût le contenu des lois.Et l’histoire enseigne qu’ils ne se sont pas gênés pour le faire, au Québec comme ailleurs.M.Lévesque veut parler d’égalité: c’est dans une constitution dont le respect serait garanti par les tribunaux qu’il faudrait d’abord le faire, et non pas dans des accords de réciprocité entre gouvernements.Les accords inter-gouvernementaux affirment la souveraineté et la liberté des parties contractantes.Rien ne garantit toutefois qu’ils protègent l égalité des personnes.Si on veut garantir celle-ci, la voie constitutionnelle est infiniment plus efficace.La déclaration émise par les premiers ministres des provinces anglophones au sortir de la réunion de St.Andrews ne va sans doute pas aussi loin.À cet égard, elle demeure sujette à l’humeur changeante de ceux qui auront à en appliquer les intentions dans leur province respective.Si elle devait par contre être un pas vers l’adoption éventuelle d’un texte constitutionnel où serait fermement défini le droit de chaque enfant canadien à l’enseignement dans sa langue maternelle, française ou anglaise, un pas important aurait été accompli vers une umté moins empreinte d’ambiguïté.• Une fois qu’un accord aura été réalisé autour des objectifs à poursuivre et de la meilleure manière de les inscrire de manière durable dans la loi du pays, il deviendra plus facile d’envisager des ententes interprovinciales comme celles que Québec proposait en juillet dernier aux autres provinces.Mais pareilles ententes seront alors exemptes de toute équivoque au niveau des principes et des objectifs.Sachant que, de part et d’autre, on est lié envers les mêmes objectifs, on pourra dans un véritable esprit de réciprocité, en dehors de toute pensee de marchandage autour de droits fondamentaux, envisager des accords visant à faciliter à chaque province l’accomplissement de ses propres obligations.On verrait très bien dans cette perspective, par exemple, des ententes qui tendraient à multiplier entre le Québec et d’autres provinces des échanges de professeurs de français et d’anglais.Le Québec a grandement besoin de professeurs d’anglais: ce n’est pas le baragouinage d’enseignants francophones laborieusement issus de cours trop rapides d’anglais qui pourra répondre à ce besoin à la satisfaction des parents.Les provinces anglophones éprouvent des besoins analogues dans l’aménagement de cours de français à l’intention de leur population scolaire anglophone, et aussi dans l’aménagement de services adaptés à leur population francophone: à court terme, elles n’ont guère de possibilités de s’en sortir seules.Voilà un champ tout ouvert à la collaboration interprovinciale.On pourrait en mentionner plusieurs autres.Rien n’empêche toutefois le Québec d’ouvrir dès maintenant la possibilité de tels accords.Il suffirait à cette fin que le gouvernement Lévesque, de sa propre initiative, revienne tout de suite, avant que le projet 101 ne soit adopté, au principe de Légalité des chances entre Canadiens des deux langues, dont M.Lévesque disait regretter hier qu’on ne s’en soit pas davantage rapproché à St.Andrews.Ce qui répugnait dans la proposition québécoise, et qufa justement dénoncé M.Allan Bla-keney, c’était le hen qu’elle établissait entre le consentement d’une province donnée à un accord, et la reconnaissance de certains droits fondamentaux à ses citoyens qui voudraient se déplacer d’une province à l’autre au Canada.La cause des droits humains aura été mieux servie à cet égard par le refus des provinces anglophones qu'elle ne l’eût été par un acquiescement opportuniste de leur part à une proposition née dans le contexte foncièrement equivoque créé par le projet 101.Que M.Lévesque lève une fois pour toutes cette ambiguité qui met en cause les valeurs mêmes dont s inspire son gouvernement, et qui soulève d’ailleurs au Québec même une résistance très répandue.H pourra ensuite parler de réciprocité avec plus de conviction et de résultats, non seulement à ses collègues des autres provinces mais aussi à des milliers de ses propres concitoyens québécois.Claude RYAN bloc-notes # DeTeng.àTeng Au moment où, à Tokyo, Cyrus Vance fignolait avec Tambassadeur des Etats-Unis, Mike Mansfield, le détail de sa mission dite "exploratoire” en Chine, Pékin, vivant les heures historiques de la fin de la Révolution culturelle, désignait l'Union soviétique comme "le plus dangereux des ennemis impérialistes".Au même moment, un placard publicitaire payé par les milieux d’affaires de Taiwan dans les quotidiens américains, prétendait que si l'URSS est désignée "ennemi No 1", cela sous-entend que les Etats-Unis sont "l'ennemi No 2"! Il est vrai que reprenant le thème des "Trois mondes”, le prési- dent Hua a renvoyé dos-à-dos dans le même monde les deux "supergrands", affirmant que tous deux sont “la source d'une nouvelle guerre mondiale".Toutefois, il a désigné formellement l'URSS comme “le plus dangereux” des deux et a préconisé la constitution d’un “Front uni le plus large possible” contre cet ennemi.En fait, pour savoir si la classification ”1” et ”2" peut être inversée à tout moment, il faut établir si le mouvement amorcé à Pékin est conjoncturel ou si, au contraire, il repose sur une option fondamentale.A récapituler les événements en cascade depuis la mort de Chou et de Mao jusqu’au lie congrès du Parti communiste chinois, tout plaide la thèse seconde: à savoir, la permanence de la classification, donc, la poursuite du mouvement amorcé.Un des principaux indices à relever est le cas Teng.On peut même avancer que la crise a éclaté avec la seconde eviction de Teng et a abouti à son retour en force! De Teng.à Teng, qu’est-il arrivé?K.S.Karol rapportait dans la dernière édition du “Nouvel Observateur" cet incident qui en dit long et sur le caractère du personnage et sur la puissance qu'il a continue de détenir jusque dans son éclipse; ainsi, allant au-aevant d’un groupe de curieux rassemblés à sa sortie d’un restaurant de Pékin, Teng aurait lancé en riant: “Critiquez Teng Hsiao-ping si vous vou- Le “scandale Les peuples doivent-ils pardonner à leurs bourreaux?Chacun se posera de nouveau la question à propos de l'évasion de l’ancien colonel SS Herbert Kappler, condamné, en 1948, pour le massacre de trois cent trente-cinq otages pendant la guerre.L’État italien se serait-il montre plus faible en assumant, en toute volonté, une mesure de pardon — lequel n'a jamais été synonyme d'oubli — plutôt qu'en révélant, une fois de plus de façon cruelle, le laisser-aller de son administration et les négligences, voire les complaisances, de sa police envers des milieux — nul ne le conteste — aux activités troubles et peu profitables à la démocratie?Il est choquant que les journaux d’Allemagne de l’Ouest les plus acharnés à exciter l’opinion publique contre les "terroristes’ de la "bande Baader-Meinhof" soient les mêmes qui parlent aujourd’hui du "prétendu criminel de guerre” Herbert Kappler.La violence de quelques desperados anarchisants, enfants perdus des révoltes étudiantes de 1967-1968, serait-elle plus condamnable que celle exercée de 1933 à 1945 par les représentants d’une idéologie du mépris, de la force brutale et de la supériorité de la "race” ’ Kappler aryenne?Les Allemands d'aujourd'hui se retranchent volontiers derrière la Constitution de la République fédérale pour justifier leur refus d’extrader tout citoyen de leur pays.Il n’est pas sérieux, plaident-ils, de nous condamner pour nos crimes passés envers le droit et l'humanité et d'exiger maintenant de nous que nous violions la loi qui assure le fondement même de notre démocratie.L'argument est fort.Mais les gardiens de l’ordre juridique instauré après la guerre outre-Rnin pourraient-ils affirmer avec assurance que toutes les dispositions de la Loi fondamentale ont toujours été respectées avec scrupule depuis vingt-nuit ans?L’Allemagne de nos jours est-elle celle que les Alliés souhaitaient après l’effondrement du Reich hitlérien?La démocratie des premières années n'est-elle pas menacée par l’existence d’un important chômage, apparemment durable, et par des inégalités sociales de plus en plus marquées?Les hommes ont besoin pour vivre de mythes et de symboles qui leur évitent d’affronter une réalité trop complexe et trop oppressante pour être maîtrisée sans risques.S’il existe pourtant un danger de résurgence du nazisme, il n’est assurément pas incarné par un homme atteint d’un cancer et étrangement semblable, après trente années de détention, dans sa misère physique, aux déportés exécutés sans pitié dans les camps de concentration hitlériens.Les germes tant redoutés de tout fascisme ne se trouvent pas dans les ombres du passé, mais dans la démission des pouvoirs, dans la crise économique, dans les injustices, dans les ressentiments entre les peuples.Voilà le terreau dans lequel les démagogues peuvent semer.Voilà les dangers qui menacent toutes les démocraties, et pas seulement celle d’outre-Rhin.Les parents des victimes de Kappler, les résistants au nazisme, ont raison de crier au “scandale”.Nulle complicité, nulle indulgence n’a sauvé leurs pères du supplice des chambres à ' gaz, ou des fusillades expéditives des nommes de main du Fünrer.Mais le maintien en prison pendant trois décennies n’a-t-il pas déjà été une punition suffisante pour un homme qui n’a été qu'un exécutant de bas étage, sans responsabilité politique réelle?(Le monde) lez, vous verrez ce qui vous arrivera!” On sait ce qui arriva: Teng fut réhabilité et Pékin manifesta de bonheur.A ce propos, une phrase prononcée par le président Hua lui-meme, dans son discours-marathon devant le congres, ne manque pas de surprendre.Pour le successeur de Mao, une Révolution culturelle commencée en 1966 et terminée en 1977 a eu pour aboutissement ultime l’écrasement de la Bande des Quatre! Curieuse évolution.Est-ce une manière de dire l'inverse: onze ans pour confirmer l’option de Teng Hsiao-ping?De fait, si tambours, cymbales et petards, samedi et dimanche, hurlaient au ciel la gloire de Hua, les millions de Chinois ne voyaient que le bout apparent de l’iceberg.Car si de la “troïka” en place, le numéro un officiel est Hua et le numéro deux le maréchal octogénaire Yeh, Thomme-clé détenteur du pouvoir est le numéro trois, Teng.Non seulement le rapport de forces entre les trois se ramene à une équation 1 contre deux, à savoir “Hua vs Teng-Yeh", mais encore les quatre vice présidents désignés sont, selon toute apparence, le fer-delance de l’aile dite “pragmatique” ou encore “aile-Teng .Ces quatre (la “Bande à Teng?") sont Yeh et Teng eux-mêmes, Li Hsien-nien et Wang Toung-hsing.Les liens inaltérables et inaltérés entre les deux premiers se passent de commentaire; ils tiennent dans le fait que le vieux maréchal a négocié le retour de son ami, un retour qui aurait pu probablement se faire plus tôt si l'irascible Teng n’avait voulu arracher de Hua un "compromis" aussi unilatéralement en sa faveur! Mais on doit aujourd’hui relever que le troisième vice-président, Li Hsien-nien, est un autre ami de Teng, un économiste et un "vieux de la vieille”, dont la promotion consolide la victoire de Teng.Quant au quatrième, l'énigmatique Wang Toung-hsing, ancien garde-du-corps de Mao et chef de la sécurité chinoise, on peut en toute vraisemblance imaginer qu'il a joué un rôle déterminant dans l’écrasement du “complot des Quatre” et dans la “neutralisation” de ce groupe.1510 délégués représentant 35 millions de membres du Parti (la population chinoise dépasse les 800 mil-Voir page 6: Bloc-Notes Georges VIGNY _________Le mot du silencieux- Le refuge des lieux communs par ALBERT BRIE Ces lieux communs, ils fleurissent sur toutes les lèvres et se fânent dans toutes les oreilles.Passe-partout commodes, sésames bon marché, qui ouvrent des portes sur les paysages déserts de notre esprit ensablé.Debalyons-en les approches.• “C’est un artiste dont la réputation n’est plus à faire”.Si elle n’est plus à faire, comment expliquer que l’artiste s’emploie à l’agrandir, qu’il s’use à la prolonger et se tue à la surfaire?- • “La musique adoucit les moeurs.” Je connais encore plus de musique qui les exacerbent: les marches militaires, le rock, l’opéra italien, le violon tzigane et la ferblanterie de Morricone.• “Paris ne s’est pas bâti en un jour.” Par cette formule, on croit pouvoir apaiser l’impatience du jeune ambitieux.En fait, on la décourage, car, dites-moi, quel est le jeune homme qui comme Paris a deux mille ans d’espoirs devant lui?• “La critique est facile ”.Dans ce cas, comment expliquer que tant de gens l’attendent pour se taire une opinion.Bien sûr, quand la critique démolit ou éreinte, elle n’est pas facile a digérer.Ne détruit-elle pas la bonne opinion que l’on s’était fait faire.Nous n’acceptons pas d'avoir été pris en flagrant délit de crédulité admirative.• “Ce garçon ira loin”.Pourrait-on préciser où?Ce garçon saurait gré à ce visionnaire de lui tracer un itinéraire glorieux.Ce voyant ne serait-il tout au plus qu’un vulgaire agent de voyages?• “Nul n’est pas prophète en son pays”.Cela dit sur un ton désolé, alors qu'il y aurait lieu de se réjouir.Qu’il en soit ainsi plaide pour la vitalité de l'instinct de conservation natio-nale.Comment ne pas trouver naturel et sain qu'un peuple ne veuille pas se laisser duper par quelqu’un de sa tribu?Nous faisons trop de cas de la fierté et pas assez de la prudence nationale.“Une personne d’un jugement sûr”.Il conviendrait plutôt de se méfier de cette tête que rien ne trouble et qui n’inquiète personne.Qui se veut un parangon de conformismes, à cheval entre la nature et l’artifice?Le jugement sûr se distingue mal de la tortueuse compromission.• “C’est un artiste complet”.On le dit, mais lui en doute, espérons-le.Un artiste complet n’a plus rien à voir avec l’Art.B ressortit au monde des techniques de précision.• “Cette femme a un je-ne-sais-quoi qui nous envoûte.” L’appréciateur éprouve-t-il une panne de perspicacité?On ne laisse pas un “je-ne-sais-quoi" sans désignation, sans substance et sans chair.On est en droit de se demander si, crainte que ses sens ne l’abusent, le jugeur n’a pas voulu déclarer forfait devant des "charmes” qui ne lui sautent pas aux yeux.• “Une vedette de réputation internationale.” Qui dira où commence “l’internationali-tude” d’une renommée?A l’observation, on remarque qu’il suffit de franchir la frontière la plus proche pour qu’une vedette accède à l’audience planétaire.Il faut dire que nous avons le “nombrilisme” court.• “Ils tiennent honnêtement leur rôle, sans plus.” Et dire qu’il y en a qui croient que l’honnêteté fait foi de tout! Voyez comme par ces mots, on la ravale au rang de la plus fade médiocrité.• “En vieillissant, son jeu gagne en profondeur.” Ah! cette insondable profondeur, qui nous dira ses astucieuses cachotteries?Elle se donne comme l’ersatz de l’enthousiasme, de la virtuosité, de la force et de la passion.On imagine volontiers de la profondeur là où il n’y a plus que de l’impuissance retorse.“Je m’attendais de rencontrer un monstre sacré, et je trouve un homme.” C'est la vieille histoire du chasseur qui file le lion et tombe sur une biche.Il n’y a jamais eu de lion que dans sa tête., lettres au DEVOIR À quand une commission parlementaire sur le “bill” 45 ?M.Pierre-Marc Johnson, ministre du Travail et de la Main-d'œuvre, Le Barreau du Québec a pris connaissance avec intérêt du projet de loi numéro 45 — Loi modifiant le Code du travail et la Loi du ministère du Travail et de la Main-d'Oeuvre.Un certain nombre d’organismes, tant patronaux que syndicaux, ont déjà fait connaître diverses réactions à ce projet.Le Barreau, pour sa part, n'a pas à prendre parti pour l’un ou 1 autre des principaux groupes en présence et estime important d'étudier le projet de loi en profondeur avant de faire des recommandations.Tout en affirmant notre désir de rester neutre dans ce débat, nous Monsieur le directeur, M.Georges Vigny ne fait pas cavalier seul dans sa vaillante campagne en faveur du respect des accords d’Helsinki garantissant un minimum de droits humains aux citoyens des pays communistes.Heureusement, il y a plusieurs journalistes qui se sont attelés à la tâche difficile de faire respecter par les Soviétiques et lents satellites les textes qu’ils ont signés à Helsinki.Si M.Vigny est d’avis que la politique du gouvernement canadien, dite de “discrétion efficace", est répréhensible, M.Jean-François Revel, (dans le dernier numéro de l’Express) en parlant de la crainte qu’inspirent les régimes totalitaires aux démocraties occidentales, dit: “la crainte de les fâcher (les régimes totalitaires) amène à user avec eux d'une modération qu’on ne songe même pas â leur demander en retour.” Demander quoi?Après avoir obtenu la légitimation des nouvelles frontières en Europe et la coopération économique tant désirée, les pays communistes, à l’instigation de l’URSS, ont apposé leurs signatures sur le texte confirmant la liberté des échanges spirituels et les droits d’émigration pour leurs propres citoyens, convaincus que ces droits seront oubliés par tout le monde, y compris les démocraties occidentales, avant que l’encre ne sèche sur le papier.Si, à l’heure actuelle, M.Pierre Elliott Trudeau préfère la politique de la "discrétion efficace" à la campagne ouverte menée par le président Carter en faveur des droits de l'homme, faisant ainsi pendant à la politique de M.Valéry Giscard d'Estaing qui veut éviter de froisser la susceptibilité des Soviétiques, quelles chances existe-t-il pour que l’accord d’Helsinki devienne une réalité?Comment peut-on prétendre encourager des millions d'individus derrière le "rideau de fer” à espérer une amélioration de leur condition, alors qu'on fait tout ce qui est possible pour ne pas embarrasser les dirigeants des pays totalitaires?Ce maquillage de la vérité après Helsinki, sous prétexte que toute insistance auprès des pays com- avons l'intention de constituer un comité composé d'avocats oeuvrant en relations de travail, du côté patronal autant que syndical.Notre comité comprendra aussi des avocats intéressés au problème social soulevé par un tel projet de loi.Le Barreau du Québec vous demande donc de référer le projet de loi 45 à une commission parlementaire qui devrait, à notre avis, prendre le temps nécessaire pour entendre toutes les parties intéressées.Il est opportun de se rappeler que, le printemps dernier, le ministre du Travail et de la Main-d'Oeuvre, monsieur Jacques Couture, s’était dit vivement intéressé à une consultation réelle de tels spécialistes en droit du travail à l’occasion de la présentation de munistes pour qu'ils respectent leur signature mettrait en danger la détente, est rejetée par les analystes comme étant sans fonde ment.La réalité est que, malgré le “rideau de fer", les gens écoutent les postes de radio étrangers et sont, en général, informés de ce qui se passe dans le monde.Sous l’impact de leur propre opinion publique — en autant qu'elle existe — pour la première fois dans l’histoire de l’Union soviétique, les "Izvestia", dans le numéro du 10 novembre 1976, ont fait un examen détaillé du problème de l'émigration en reconnaissant l’existence d’un problème autrefois tabou.La "Pravda" du 12 février 1977 a publié un long commentaire sur les mouvements d’opposition existant dans les pays de l’Est en commençant par les signataires de "Charte 77” en Tchécoslovaquie et en finissant par le comité pour la défense des ouvriers polonais qui se trouvent en état d’arrestation.Peu importe que la "Pravda" jette l'anathème sur tous ces mouvements, le fait reste que leurs activités "maudites” paraissent pour la première fois dans les feuilles de l'orthodoxie moscovite.En invoquant les intérêts de la “sécurité nationale", l’Agence Tass a publié un long communiqué, destiné à l’étranger, que les Izvestia ont reproduit le 10 novembre 1976.“.les secrets d’un Etat constituent sa propriété exclusive.C’est la raison pour laquelle l’Union soviétique considère comme une affaire d'ordre interne quels travaux ou informations doivent garder leur caractère secret, et lesquels ont conservé ou perdu leur valeur de garantie de la défense du territoire et des autres intérêts d'importance nationale pour l'URSS." Dans ce paragraphe, on retrouve toutes les raisons que l'État soviétique invoque pour refuser aux sollicitants le droit de quitter l'URSS.Lorsqu'on ne peut pas invoquer l'argument de la "defense nationale," on donne comme motif du refus “les droits et les libertés des autres"! Les enfants sont ainsi obligés d'obtenir au préalable le projets de loi dans ce domaine.Nous croyons ce moment arrivé et nous espérons que vous saurez reconnaître l’importance d’entendre en commission parlementaire, selon le processus établi depuis nombre d'années au Québec, tous ceux qu'une telle législation affecte, quelle que soit leur opinion politique ou économico-sociale.En conséquence, nous aimerions connaître le délai dans lequel nous devrons produire notre mémoire.Il nous serait également utile de connaître à quelle date vous entendez convoquer une commission parlementaire sur le projet de loi 45.Viateur BERGERON Bâtonnier du Québec Montréal, le 17 août 1977 consentement de leurs parents.Et ces parents, des vieillards pour la plupart, sont terrorisés par les organes de la MVD afin qu’ils le leur refusent.Voici par exemple comment s'applique cette restriction : Dans une entrevue avec les activistes juifs désireux d emigrer en Israël, M.Albert Ivanov, le chef du département administratif du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique, a déclaré: “A part les demandes d'assistance matérielle, nous devons connaître l'attitude des parents vis-à-vis des projets d’émigration de leurs enfants.Nous ne pouvons pas nous laisser conduire exclusivement par des considérations matérielles car, dans beaucoup de cas, les parents ne pensent pas se réconcilier à l’idée du départ de leurs enfants.Ce sont ici des aspects d'ordre moral que nous ne pouvons ignorer." Nous nous dispensons de commentaires.L'obligation des journalistes est de porter ces violations à la connaissance de l’opinion publique seule en mesure de réagir contre les entraves mises à la libre circulation des idées et des hommes.Si l'URSS réclame notre silence total face à la répression des dissidents comme prix pour la détente, la réponse doit être un redoublement de nos efforts de dénonciation et le rejet de la politique de pianissimos invoquée par MM.Valéry Giscard d’Estaing et Pierre Elliott Trudeau.Michel SOLOMON Montréal, le 18 août 1977.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes.I.'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.Pas de pianissimo pour défendre les droits de l’homme LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: ClaudeRyon Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint: Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Lotgnoo Trésorier : Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT: Édition quotidienne $55 par année, six mois: $30 A l'étranger; $60 par année; six mois: $33; trois mois: $21.Éditions du samedi: $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1.50 par semaine.Tarit de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858.Dépôt légal.Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844 -3361 (lignes groupées). Le Devoir, lundi 22 août 1977 5^ des idées des événements des hommes La crise constitutionnelle canadienne 2) Les réformes de structures III La réforme constitutionnelle On pourrait se poser la question de savoir si la compétence résiauelle ne pourrait pas être octroyée aux législatures provinciales, comme c’est le cas notamment en Australie et aux États-Unis.On a voulu faire l’inverse au Canada en 1867.Les Pères de la Confédération voulaient réagir contre la théorie des States’ Rights qui s’était développée aux États-Unis.On sait, par contre, que le Conseil Privé a décentralisé la Constitution canadienne dans une série de décisions s'étalant sur 80 ans.Il ne faudra pas, toutefois, attacher trop de vertu à la clause résiduelle.Aux États-Unis la Cour Suprême en dépit de cette clause a centralisé la Constitution.Mais il n’en reste pas moins que la clause résiduelle peut jouer un role qui n’est pas à minimiser.Si la Constitution actuelle devait perdurer, elle ne pourrait pas ne pas être revisée en profondeur.Mieux vaudrait en écrire une nouvelle quitte à reproduire plusieurs dispositions de la Constitution actuelle.Il faudrait, en tout état de cause, pallier aux silences de la Constitution dans les domaines précités dans notre Partie II et écarter les accrocs mentionnés dans notre Partie I.C’est déjà beaucoup.Mais il faut davantage.La loi fondamentale devrait référer expressément aux deux peuples fondateurs qui ont marqué très profondément le Canada; on devrait y enchâsser une charte des droits fondamentaux (droits individuels et droits des minorités), assurer aux provinces l’accès à la taxe indirecte (sauf aux douanes), consacrer et institutionnaliser l’alternative d’un francophone et d'un anglophone aux postes de Gouverneur Général, Président du Sénat et Président de la Chambre des Communes.Refléter la spécificité du Québec dans la Constitution, rendre le Sénat électif ou à tout le moins le “fédéraliser”, effacer dans la Constitution les traits d’un état unitaire, prévoir de façon expressive la compétence fédérale en matière de péréquation et de lutte aux disparités régionales, apporter des limites expresses au pouvoir fédéral de taxer et de dépenser, préciser les juridictions au niveau des communications, du bien-être social et de la santé.En matière d’immigration, domaine de compétence simultanée, il faudrait prévoir un partage plus adopté aux besoins modernes.Si l’on excepte quelques lois constitutives comme celles du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, seul le texte anglais de la Constitution canadienne est officiel; le libellé manque d’élégance et il a des relents de colonialisme, étrangers au XXe siècle; il faudrait redonner aux provinces (ou à tout le moins au Québec) la compétence en matière de mariage et de divorce pour accorder au Québec la possibilité d'avoir un droit familial plus fidèle à son génie (maintenant que Québec, est pluraliste, il est beaucoup moins de raisons de laisser cette compétence au Parlement central), stipuler l’indépendance de tous les juges (seule l’indépendance des juges des cours supérieures est prévue expressément à l’article 99); consacrer le Québec comme le foyer principal de la langue et de la culture françaises au Canada, stipuler dans le préambule pourquoi les divers peuples au Canada veulent former une union.Enfin, il faudra bien profiter de l’occasion pour se prononcer sur la forme de l’Etat.Continuera-t-il d’être monarchique?Deviendra-t-il républicain?Rappelons qu’on peut perfectionner la Constitution sans trop décentraliser, car, il faut, en tout état de cause, maintenir une puissance au centre.Il y aurait grand intérêt à ce que les provinces se regroupent pour former quatre ou cinq grandes unités plus égales, ce qui contribuerait à l’harmonie de l’ensemble, et assurerait un meilleur marché des richesses.Nous disions au début que nous vivions Eeut-ètre une ère de “pré-constituante” .e moment n’est peut-être pas encore venu de convoquer cette constituante formée de délégués fédéraux et provinciaux et de représentants des éléments qui composent notre pays.Mais il ne saurait tarder.Un travail préalable doit être fait tant au niveau fédéral que provincial.Il faut procéder à la relance d’une alliance nouvelle entre les deux peuples fondateurs.Par la suite, il faudra passer à la phase de la Constituante; il faut dès à présent étudier sa composition.Plusieurs hypothèses sont possibles.Aux Etats-Unis en 1787 chaque Etat envoyait des délégués, pas nécessairement en nombre égal, fi serait éminemment désirable que les Québécois, lors du référendum, aient un choix entre la ou les options du parti québécois et les propositions constitutionnelles concrètes et nouvelles que le pouvoir fédéral et les autres provinces seraient prêts à offrir.L’option du Parti québécois semble s’assimiler à une association d’Etats indépendants, c’est-à-dire à une véritable Confédération d’Etats souverains.L’hitoire en donne des exemples; il faudrait les étudier.La confédération diffère substantiellement on le sait de la fédération.Le Canada peut se refaire de nouveau, et, sur des bases fédérales une fois de plus, mais avec un partage législatif différent et un Québec mieux redéfini dans l’ensemble canadien.Il est douteux que la majorité des Québécois votent pour l’isolement.Le Québec se voudra ou fédéré ou confédéré, mais il est possible qu’il ait à choisir entre un nouveau fédéralisme et l’indépendance totale.Le problème canadien ou le “mal” canadien (si l’on nous permet un emprunt à Alain Peyrefitte) n’en est pas un de fédéralisme uniquement, mais bien aussi un problème de dualisme.Comme le remarquait Keith Spicer, le 14 septembre 1976: “Si nous voulons avoir un pays, nous devons comprendre que le Canada comprend deux sociétés unilingues, très bien structurées et qu’il faut les unir dans quelques institutions bilingues’’ (l.e Droit) Ces deux sociétés doivent mettre au point un nouvel arrangement ainsi que les .par.GÉRALD BEAUDOIN ¦ Seconde tranche de l’exposé sur la crise constitutionnelle canadienne que M.Gérald Beaudoin, doyen de la faculté de droit, section de droit civil à l’Université d'Ottawa, présenté au séminaire international sur le fédéralisme qui se tient du 14 au 22 août à Sydney, Australie.Dans la première partie parue samedi, Gérald Beaudoin avait traité des accrocs et des silences de notre Constitution fédérale.Les sous-titres sont de l’auteur.y conviait en 1965 la Commission Laurendeau-Dunton.La politique Unguistique se doit d’être perfectionnée.Elle règle un préalable nécessaire.Cette politique se doit d’être réaliste.On semble pour la première fois en comprendre l’étendue possible et ses limites inévitables, et ce tant sur le plan fédéral que sur le plan des provinces.D faudra par la suite, aller au-delà de la politique linguistique.Il restera à réédicter une constitution canadienne qui pourrait bien reposer une fois de plus sur des assises fédérales.On ne peut conserver indéfiniment comme constitution, une loi d’un pays étranger, même s’il elle a été conçue chez-nous.Il ne faut pas se surprendre si des peuples désirent à la fois garder leur identité et faire partie d’un ensemble plus vaste.Le phénomène n’a pas échappé à l’oeil perspicace de Slazer qui, dans un article paru dans 1976 Dialogue 41 propose à la page 55 que dans les Constitutions des pays pluriethniques (et ils constituent la très grande majorité) des garanties bien expresses soient données aux minorités sur les plans ethnique, religieux et linguistique.“.le phénomène ethnique semble être désormais une force permanente du monde moderne, et la forme multi-ethnique devient de plus en plus fréquente au sein de toutes les nations.’ “La réponse au polyethnisme sera peut-être une situation où, dans chaque pays, chaque groupe aura des droits garantis, et une part garantie dans l’économie, la sphère politique et la vie sociale.On pourra mettre l’accent sur Le Québec des libertés l un ou l’autre aspect de cette solution, et privilégier soit la garantie des postes pour chaque groupe, soit la garantie des droits pour chaque individu et chaque groupe.” On a coutume de dire que dans une fédération, les états, provinces, ou landers ou cantons sont égaux, et qu’aucun des états fédérés ne doit avoir un statut différent, bref que l’égalité des états fédérés est inhérente au système.Nous avons déjà dans notre Constitution un certain embryon de statut particulier pour le Québec (articles 23.6, 94, 98), pour le Nouveau-Brunswick (article 124), pour Terre-Neuve (article 93), pour le Manitoba (article 23 de sa loi constitutive), pour la Saskatchewan et Alberta (article 24 de leur loi constitutive).Le Parlement fédéral en créant une province à même les territoires non érigés en province, peut lui donner un statut quelque peu différent des autres provinces (1).Il y a dans notre constitution quelques variantes d’une province à l’autre.Les prairies n’avaient pas compétence sur leurs richesses naturelles avant 1930.Québec ne croit pas maintenant que le statut particulier constituerait un compromis valable et le gouvernement d’Ottawa non plus.Cependant dans toute négociation ultérieure d!,,ne nouvelle Constitution, la question du statut particulier n’est pas complètement à rejeter, à tout le moins comme hypothèse de travail.Que la Constitution reflète le contexte spécial du Québec comme foyer principal de la langue et de la culture françaises n’est que normal.Dans cette province les francophones représentent 80% de la population et sur le plan fédéral la langue LIBRE OPINION Il serait bien beau de rêver à ces “Républiques sans histoire” dont parlait Rimbaud et de ne point se pencher sur les principaux problèmes qui surgissent des sociétés actuelles.Allant bien au-delà de la simple courtisanerie électorale, le Manifeste du Parti Libéral du Québec “Le Québec des libertés" nous invite à une réflexion des plus profondes sur le “rôle” de l’Etat.Nous ne sommes pas si loin des Liberté-Egalité-Fraternité ae la Renaissance sauf que ces revendications ont pris une toute autre forme.Ainsi, dans une société où les libertés (formelles) ont été généreusement inscrites dans les constitutions et lois du pays, peut -on dire que les libertés (réelles) ont été respectées.Comme le disait Raymond Aron dans son Essai sur les libertés, “être libre de faire quelque chose et être capable de faire quelque chose sont deux notions radicalement autres".Est-il besoin de rajouter que la multiprésence de l’Etat et sa capacité d’intervention sur la vie privée des individus ont été des facteurs corrosifs de la liberté.L’Etat qui se devait d’être avant tout un promoteur de bien-être économique, de la justice sociale et un défenseur des libertés personnelles, a littéralement mis l'accent sur les deux premiers et s’est peu soucié de cette mission de conservation des libertés individuelles (principalement H.Scott, étude no.79, C.E.C.et James .par.SYLVIE LACHANCE et ALAIN LEMIEUX ¦ Les auteurs de cette libre opinion sont tous deux étudiants en droit.SUR LA RIVE SUD UNE CITÉ DANS LA NATURE CONTIGUË AU PARC PROVINCIAL DU MONT ST-BRUNO Aux milles demeures personnalisées déjà construites en versant de montagne, s'ajoute maintenant un choix d'immeubles luxueux.APPARTEMENTS-JARDINS • Des 2, 3 et A'/i pièces à compter de $190.• Structure de béton assurant haut standard d'insonorisation et protection d'incendie.• Chauffage électrique, contrôle dans chaque pièce • Lave-vaisselle, cuisinière, réfrigérateur.• Moquette type‘’Shag' • Parking: intérieur et extérieur • Foyer • Piscine • Concierges sécurité et gardes de Patio 200 pi.car.Balcon aux étages 100 pi.car.Potagers Terrain boisé et paysager Autobus gueuil au métro Lon- S.V.P.pas dànimaux VIVEZ AU NIVEAU DES ARBRES Le mont Bruna Site du Domaine des Hauts-BoL est un environnement de torêt et de lacs propice à la détente et aux sports de plein air.APPARTEMENTS MODÈLES 77 bout, de* H*ut*-Bol*, Tél.849-1091 -649-1551 HsurMda visit*: Lundi é vendredi: 9:00 è 20:30 Weekend.: 12:30 4 17:30 ITINÉRAIRE A 9 min.du pont tunnel Lafontaine, sortie 62 rte 20 Transcanadienne ou des enseignes indiquent le Domaine des Hauts-Bois de Ville Ste-Julie.Buchanan, The Limits of Liberty).C'est sur cette question de la désaccelération dans les agissements étatiques que le Manifeste veut inciter les citoyens à cet effort de réflexion.Il serait cependant pompeux et irréaliste de parler de liberté en isolant le contexte dans lequel de telles libertés peuvent être sauvegardées.L’Etat (fédéral et provincial) se doit avant tout de donner l’exemple.C'est ainsi que dans ce cadre de liberté et de démocratisation, le concept d’unité canadienne prend toute l’importance qu’on lui attrubue dans le Manifeste.On sait que le Canada est une fédération constituée de dix états membres souverains et autonomes dans leur domaine de compétences respectifs.Mais, le Fédéral a peu à peu accaparé ces compétences de sorte que les Provinces n’en possèdent guère plus en pratique.C'est dans cet esprit que le Manifeste, tout en prônant, il va sans dire, l’unité canadienne, propose de limiter le pouvoir fédéral de faire des lois pour la paix, l’ordre et le bon gouvernement.Dernièrement, dans l’avis exprimé par la Cour suprême du Canada concernant la Loi anti-inflation, le juge Laskin concluant son jugement disait: ".je suis d’avis que la Loi anti-inflation est une législation valide pour la paix, l’ordre et le bon gouvernement du Canada.” Trop souvent, le Fédéral s’est servi de ce pouvoir pour empiéter sur des compétences provinciales: nous ne pouvons donc que nous réjouir d’une telle proposition du Manifeste.D’autre part, nous abondons dans le sens du Manifeste lorsqu'il propose de restreindre l’exercice du pouvoir fédéral de déclarer d'intérêt national des travaux locaux comme cela s’est produit en 1971 dans l’affaire Jorgenson V Procureur Général du Canada: nous jugeons ce pouvoir par trop excessif.Enfin, nous ne pouvons etre en désaccord avec le Manifeste lors- a propose la limitation du pouvoir fé-de dépenser.On parle de liberté et c’est dans cet esprit qu’on doit entrevoir l’avenir de la Fédération canadienne: plus d’autonomie et de liberté aux Provinces, moins de centralisation à Ottawa.Et, dans cette optique, le Manifeste répond grandement à nos préoccupations.Car, comme le disait Montesquieu: “La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.” Quant au chapitre sur le régime économique, il est pas^blement clair quant au rôle de l’Etat dans l’économie: “Si l’on veut remonter à la racine du mal, il faut convenir de restreindre et de réduire le rôle de l’Etat plutôt que de l’accentuer, il faut freiner l’élargissement du secteur public.” En plus de recommander de freiner les dépenses gouvernementales et de limiter l’accroissement de la fonction publique, le Manifeste insiste sur une revalorisation du secteur privé et sur le système de libre concurrence.On ne peut prétendre que cette partie du Manifeste est empreinte d’un certain conservatisme: c’est le réalisme qui invite aujourd’hui les dirigeants politiques et économiques "à se poser de sérieuses questions sur la performance économique des gouvernements”, comme le disait dernière- ment Charles Schultze (The Public Use of Private Interest dans Harper’s, mai 1977).Cet effort de retrait de la part de l’Etat, le sera dans la mesure du possible, puisque l’Etat sera toujours obligé d’assumer de nouvelles tâches (protection de l’environnement, transport en commun, investissements risqués pour l’entreprise privée, etc.).Bien que des efforts aient été faits ces dernières années pour rationaliser les décisions administratives et budgétaires, il n’en demeure pas moins que les programmes gouvernementaux devront être mis en application avec un plus grand souci d’efficacité et de productivité.Cette notion d'efficacité et de productivité s'applique aussi au monde du travail en général; et un travailleur est efficace pour autant qu’il est libre et sécure.“La sécurité est la première forme de liberté”, disait Montesquieu.S’il est un domaine où le concept de liberté acquiert toute son importance c’est bien dans le domaine du travail.Ces dernières années, on a vu l'État s'ingérer de plus en plus dans les conflits ouvriers et la liberté remplacée par la contrainte et la violence.Une phrase dans le Manifeste suggère une solution à tous ces problèmes: "Le gouvernement devra chercher à se départir autant que possible de ses fonctions d'employeur direct”.De plus, il devra veiller à se tenir à l’écart de certains conflits.D’autres propositions sont très intéressantes mais guere nouvelles: garantir la souveraineté des membres, instaurer le vote secret et une claire majorité de tous les membres.Par contre, des explications supplémentaires s'imposent concernant la gestion partagée.Toutefois, signalons aussi un oubli : on veut interdire la grève dans les services essentiels mais on ne dit rien des autres domaines.Somme toute, les propositions émises dans le Manifeste visent en partie le rétablissement de la paix sociale et constituent un bon effort dans ce sens pour atteindre une plus grande liberté.Concernant l’organisation sociale et culturelle, nous abondons dans le sens du Manifeste lorsqu’il maintient son appui aux écoles privées, l’enseignement du français partout au Québec, le maintien des institutions d’enseignement de langue anglaise et une plus grande décentralisation : on revient ainsi a cette nouvelle conception de l'État: la décentralisation.En terminant, on peut se poser une question : sommes-nous vraiment prêts à accepter que l’État n’intervienne plus dans nos affaires, dans notre vie privée?Quand nous aurons atteint cette maturité, nous pourrons dire comme Jacques Mari-tain nans L’homme et l’État: "Alors seulement l’État atteindra à sa vraie dignité qui ne vient pas de la puissance ni du prestige mais de l’exercice de la justice”.Ce Manifeste du Parti libéral du Québec constitue un bon effort de réflexion sur le “rôle” de l’État.Il contient tous les éléments d'un véritable manifeste et on ne peut guère l’associer à un programme électoral.Il suscite en nous un espoir nouveau, un intérêt particulier, une envie tout à coup de s'asseoir et de jeter les bases d’un Québec nouveau.des francophones est officielle.Aucune autre minorité sur le plan fédéral ne se trouve en pareille situation.L’égalité des provinces ne suffit pas à rendre compte du phénomène.D’ailleurs à la Cour Suprême, au Sénat, les provinces n’ont pas la même représentation.La fédération n’est pas une union de provinces uniquement mais de peuples et de cultures.Il ne s’agit pas de revenir à la double majorité qui a paralysé les dernières années de TUnion.Il faut trouver un système plus efficace.D’ailleurs, à la Chambre basse à Ottawa le principe en est un de représentation proportionnelle.Au Sénat, la représentation pourrait être basée sur d’autres critères comme c’est le cas dans les fédérations de façon générale.Fédération ou Confédération?11 faut aussi s’interroger sur l’égalité des pouvoirs entre le Sénat et les Communes si le Sénat ne devient pas électif.Dans une fédération la souveraineté est divisée et le citoyen est soumis à deux gouvernements et à deux règles de droit.L’ensemble forme un pays, même s’il peut comprendre plusieurs sociétés.Le fédéralisme débouche-t-il sur la centralisation?Le constitutionnaliste André Tune suggérait que les U.S.A.abandonne maintenant la formule fédérale qui s’avérait nécessaire au début.K.C.Wheare se demandait si le fédéralisme australien survivrait à la seconde guerre mondiale.La pérennité du système fédéral est due à un équilibre qui est toujours à rechercher et à maintenir.H est difficile.Les tribunaux et les parlements jouent un rôle capital.Rien n’est acquis.On peut imaginer un fédéralisme qui dure, si les éléments qui composent un pays le désirent vraiment et aménagent la Constitution en conséquence.Tout est dans le vouloir vivre! Il y a des formes de fédéralisme qui ont duré plusieurs siècles.Il faudrait bientôt faire une étude sur la pérennité des fédérations et confédérations et sur leurs avantages et désavantages.Dans une confédération, deux ou plusieurs états mettent en commun certains pouvoirs délégués et en confient l’exercice à des organismes centraux.Le pouvoir réside d’abord dans les États qui peuvent constituer autant de pays; les citoyens ne sont soumis qu’à un seul état, la citoyenneté peut différer dans chaque état.Les organismes centraux n'ont que des pouvoirs délégués.Les états peuvent se séparer.Dans une Confédération les États sont, en principe, unis par un traité alors que dans une fédération, une Constitution unit les États fédérés.Carré de Malberg définit la confédération comme une “.société contractuelle entre états demeurant souverains”.(2) Il y a entre les deux systèmes une différence de substance.Il faudra l’expliquer au peuple.Dans l’hypothèse où la souveraineté du Québec et son association aux autres provinces deviendrait le choix des divers éléments qui composent notre pays, il faudrait prévoir la nature du mécanisme central qui continuerait à unir Québec aux autres provinces.Serait-il un mécanisme de délégation ou un parlement véritable?Une veritable union peut-elle durer et signifier quelque chose, à moins d’avoir un parlement au centré?La Communauté Économique Européenne a convenu d’établir un Parlement et en 1978 il y aura élection d’un parlement européen au suffrage universel direct.C’est à bon droit qu’on s’interroge sur l’influence de cette élection sur la souveraineté nationale de chacun des pays concernés.(3).Pour le moment, ce Parlement européen a bien peu de pouvoir.C’est une assemblée parlementaire.Son rôle est consultatif.Les structures européennes sont tout au plus préfédérales ou même préconfédérales.Il est à prévoir que pendant longtemps, les pays membres ou les patries seront très jalouses de leur souveraineté et ne voudront pas la diviser comme c’est le cas en régime fédératif.Mais l’union européenne ne pourra se faire et durer que si une certaine partie de la souveraineté nationale des états est dévolue au pouvoir central.L’Europe en est actuellement à un stage inter-étatique qui se dirige vers une phase confédérale.Cette phase peut durer longtemps avant de déboucher un jour sur le régime fédéral.Incidemment, les États-Unis d’Amérique ont passé par la phase confédérale avant d’adopter le système fédéral.L’un des Pères de l’Europe, Jean Monnet, avec prudence, n’emploie pas les mots “confédération” et “fédération” Mais son but est clairement exprimé.Il souhaite l’avènement d’un système qui; dépasse les souverainetés nationales (4).Le fédéralisme canadien en est à une phase de renaissance.Il se redéfinira ou il éclatera.r Si Québec rejette la formule fédérative, s’il devient un pays entièrement souve-' rain, l’avenir seul dira s’il réussira ou nôn son association.Si cette association se' réalise il est probablement dans la nature, des choses qu’elle évoluera à son tour vers un fédéralisme si elle se veut efficace et durable.Aussi le Canada a-t-il intérêt, dans un proche avenir, à convoquer une Consti; tuante et à se donner une nouvelle Consti-; tution de type fédéral calquée sur les besoins naturels, lesquels diffèrent de ceux de 1867.Le Canada doit rapatrier sa Constitution et s’en donner une nouvelle en même temps.L’autorité fédérale et les.provinces peuvent prendre l’initiative défaire des propositions constitutionnelles.; Le contexte actuel diffère de celui de Victoria en 1971.' D’ici un an ou tout au plus deux ans, un référendum se tiendra au Québec sur le statut constitutionnel du Québec.Cette forme de démocratie directe ne fait pas partie de notre Constitution basée sur le Gouvernement responsable et la démocratie représentative.Il demeure possible toutefois.Terre-Neuve a décidé, d’entrer dans la Confédération en 1949 après deux référendums.Québec peut tenir un référendum purement consultatif sur l’indépendance de cette province.Sur le plan juridique, il ne change pas par sa situation.Cependant, sur le plan politique, il peut revêtir une importance qui peut devenir déterminante.Le problème canadien actuel peut-il être réglé par une nouvelle Constitution?, C’est une solution qui apparaît logique.Jamais, du moins, les circonstances n’ont été aussi favorables.Cette Constitution devrait être libellée dans les deux langues et référer aux peuples fondateurs et à ceux qui sont venus nous enrichir de leur culture et opérer un partage des pouvoirs fondé sur les besoins actuels et garantir les droits fondamentaux de l’individu et ceux des minorités.Il se pourrait que nous ayions quelque chose à réaliser, qui pourra, qui sait, être matière d’exportation un jour.-FIN- Notes .—- il) 1953 A.C.594 à la page 614-5.I2i "Contribution à la théorie générale dç l’État”, Paris, Sirey, 1920 réédité en 1962, Tome 1.p.95 (3) Voir arrêt du Conseil Constitutionnel français, décembre 1976: l’arrêt britannique Balckburn (19711 2 All E.R.1380 (4) Mémoires, pp 616-617.-30- CONTINUING EDUCATION I LANGUAGE INSTITUTE université concordia Horaire 1977/78 Cours de Langue Anglaise Dates du Cours: Jour Soir AUTOMNE: AUTOMNE: 19 sept.-28 oct.7 nov.-16 déc.12 sept.-21 déc.HIVER: HIVER: 23 jan.-3 mars 23 janv.-3 mai 13 mars-21 avril « ETE: ETE: 1er mai-9 juin 19 juin-28 juillet 15 mai-23 août Lun.-Ven.Lun.& Mer.—6 semaines —15 semaines —90 heures —90 heures Matins: 0900-1200-S225 Après-midis: 1300-1600-$225 1815-2120-$225 Journée complète 0900-1600-$450 Les demandes pour écrire l’examen de placement doivent se faire trois (3) semaines avant le début des cours à l’adresse suivante: BUREAU DU REGISTRAIRE 2170, rue Bishop Montréal, Québec ou en téléphonant à 879-2865 / 879-8534 6 • Le Devoir, lundi 22 août 1977 la météo ii ommï X AV'i i OMKOVt PLUIE AVERSES fnonion Soin! Joon °' iiioon Inundc Mon! Ollowc W » 'sr* JW >//>• ORAGLS (moo! lolls \^ 8 ^ oionl W«j.fonglon >ns ci SV C l>oi lcr si on ^ precipiloiion Kou^ piossion g boss» piession mosse H oir Lois mosse d oii choud Anocdf s Miami Régions de l'Abitibi et de Chibougamau: pluie passagère et vent modéré, maximum 15.Mardi: passages nuageux et possibilité d’averses.• Région de l’Outaouais: averses et risque d orages, max.19.Mardi: passages nuageux.• Région de Montréal: averses et risque d orages, max.19.Mardi: passages nuageux.I ut L: Régions des Cantons de l’Est, Québec et de Trois-Rivières: nuageux avec averses ou orages, max.18.Mardi: passages nuageux.Régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Baie-Comeau et de Rimouski: ennuage-ment suivi d’averses, max.18.Mardi: passages nuageux et risque d’averses.Régions de Sept-Iles et de la Gaspésie: ennuagement graduel suivi d’averses en fin de journée, max.18.Mardi: passages nuageux et possibilité d’averses.Régions de Pontiac, Témiscamingue, Haute-Mauricie et des Laurentides; nuageux et averses, max.16.Mardi : passages nuageux.plus de dix mois après l’arrestation de la veuve de Mao et de ses complices.La stabilité et Tunité sont affirmées avec force dans les déclarations et communiqués officiels du onzième congrès.Les 13 membres vivants du précédent po-litburo restent en place.L'objectif prioritaire est désormais de bâtir une économie forte en assurant l’ordre et la discipline.Cela dit, tous les membres confirmés de l’ancien bureau politique ne sont pas des proches amis de Teng Hsiao-ping.On songe en particulier au maire de Pékin Wu Teh, et au général Li Teh-sheng, commandant la région militaire de Shenyang.D’autres ont des positions médianes assez mal définies tels Wang Tung-hsingou, le général Chen Hsi-lien, commandant la région militaire de Pékin.Le nouveau bureau politique du parti, estime-t-on dans les milieux diplomatiques, porte ainsi en lui les germes de nouvelles divisions possibles.La crise politique engendrée par la mort de Mao et le li-mogéage des “quatre”, dont la liquidation des partisans se poursuit en province par une purge sans précédent, élimine peut-être provisoirement un compromis unitaire.suites de la première page LE PC CHINOIS hsing, l’ancien garde du corps de Mao Tsé-toung, a provoqué une certaine surprise.Il semble que cet officier de l’armée soit ainsi récompensé pour le rôle 3u’il a joué en faisant échec aux projets e la “bande des quatre" l’annee dernière.Un membre suppléant de l’ancien bureau politique, Mme Kuei-hsien, n’y retrouve plus sa place.Cette ouvrière d'usine dont l’ascension politique avait été très rapide pendant les années 1960 a sans doute été réléguée en raison de ses associations passées avec les radicaux purgés.Teng Hsiao-ping; lui, triomphe.Tous ses ennemis ont désormais été liquidés ou peu s’en faut et il a placé un certain nombre de ses proches dans la haute direction.Partisan d’un développement économique accéléré du pays, il est probable que M.Teng deviendra premier ministre lors de la cinquième assemblée populaire nationale, décidée pour une date ultérieure par le onzième congrès.M.Hua Kuo-feng cumule actuellement les deux lourdes charges de chef du parti et du gouvernement.Le vice-premier ministre Teng, troisième de la hiéarchie du parti, était le président exécutif du onzième congrès moins d'un mois après sa réhabilitation officielle.D’autre part, le bureau politique de 23 membres compte dix militaires au lieu de cinq dans le précédent bureau de 22 membres.Dans le comité central, de hautes figures, réhabilités de la Révolution culturelle, tels que les généraux Lo Jui-ching et Wang En-mao, ont retrouvé leur place.Ce n’est pas un hasard et confirme la conviction entretenue depuis octobre 1976 du rôle important joué par les militaires lors du "complot du gang des quatre ”.La présence permanente du maréchal Yeh Cnienying aux côtés du président Hua Kuo-feng dans toutes les activités politiques importantes depuis le limogeage des 'quatre a clairement illustré que sans L’ÉTHIOPIE l’armée rien de décisif n’aurait pu être tenté contre les anciens dirigeants dits radiaux.La modernisation de l’armée et le renforcement de la défense chinoises, réclamés depuis longtemps par le chef d’état-major général Ten Hsiao-ping et la plupart de ses hauts dirigeants figurent au premier rang des objectifs des successeurs de Mao.Quant aux techniciens, économistes, leur importance croissante dans tous les rouages de l’État perçue depuis la chute des “quatre” est confirmée par le onzième congrès.Leur nombre augmente au comité central et au bureau politique.Le “sorcier” de l'économie, Li Hsien-nien, devient vice-président du parti, le ministre du Plan Yu Chiu-li entre au polit-buro, le vice-président de l’Académie des sciences Fang Yi également et ils sont tous deux des amis de Teng Hsiao-ping.Le onzième congrès a démontré en outre l’ampleur de la grande purge survenue dans le parti depuis l’arrestation des membres du “gang des quatre” de la veuve de Mao en octobre 1976.Environ 40 pour cent des membres du dixième comité central ont été limogés.Le président Hua, dans un rapport polé tique fleuve de quatre heures, a annoncé la fin d’une époque, liée étroitement à Mao, celle de la révolution culturelle.Le successeur du “grand timonier" a annoncé, avec audace, la fin après onze ans de la Révolution culturelle ( 1966-1976) et sa “conclusion triomphale” avec l’écrasement de la “bande des quatre” de la veuve de Mao, Chiang Ching, et le début d’une “époque nouvelle”, à n’en pas douter la sienne, et plus généralement celle du triumvirat qu’il forme avec le vieux maréchal Yeh Chien-ying, 80 ans, et Teng Hsiao-ping, 73 ans.Finie l’époque de la révolution dans la révolution.L’ère de la discipline, de l’ordre, du renforcement de l’appareil de l'Etat et du développement économique à l’e- du pays est arrivée, peut-on conclure à ! xamen du long communiqué publié samedi soir par l’agence Chine nouvelle.Comme on s’y attendait, des coupes sombres ont été opérées dans l’appareil du parti et le comité central issu du dixième congrès voit disparaître plus du tiers de ses membres, accusés sans doute d'avoir été des partisans du “gang des quatre”.La purge des sympathisants de Lin Piao en août 1973, au dixième congrès, n'avait pas été aussi importante.Le nouveau comité central, de 201 membres titulaires, compte près de 100 nouveaux membres.Le rapport du président Hua Kuo-feng met en évidence d’autre part le fait que l’élimination de l’influence des dirigeants du “groupe de Shanghai" n’est toujours pas achevée et que donc la grande épuration se poursuit toujours à travers le pays, aii fil des mots.LE MALENTENDU par Louis-Paul Béguin On a, à tort, tapé sur le dos du génial Michel Tremblay au sujet du jouai.Il essaya de se défendre.Les puristes et ceux qui, voyant le danger de l'institutionalisation (le grand mot) d’une lan: eue dégénérée, attaquaient l'emploi de ce dialecte d’assimilés, ne se rendaient pas compte qu'ils attaquaient les manifestations et non les causes de cette dégénérescence du français.Petit à petit, les auteurs joualisants, eux qui connaissaient pourtant bien leur français mais avaient choisi par “fierté" ae se servir (péniblement) de cette langue qui en faisait les initiés d'une franc-maçonnerie contestable, s'aperçurent qu'on ne lisait pas leurs oeuvres.Qu’on était tanné du théâtre en charabia, et qu’en fait ils n'écrivaient que pour leurs collègues, admirateurs comme eux des beautés perverses d'une langue martyrisée.Triste masochisme! Tristes temps! Quand l'État québécois commença à prendre des mesures pour redonner sa place à la langue française, que pensez-vous qu’il fît?D ne pouvait faire autrement que de prendre comme principe que le français international (la langue de cent cinquante millions d'individus, disait l'annonce) était celui qu’il fallait utiliser.Car il n’y avait pas moyen de faire autrement.QuTin acceptât d’inclure certains régionalismes, qu’on voulût créer des néologismes (encore que moi.), cela ne tirait pas à consequence.A condition qu’en même temps, on enrichisse le français d’ici, qu'on surveille le français technique, qu’on épure les textes officiels de l’État.En réponse à la question de Louis Landry, i'aimerais signaler que cette bataille du jouai fut souvent un gros (et bête) malentendu.Les gens parlent comme ils peuvent.Ils furent, dans certains milieux, attaqués dans leur langue par l’anglais au travail, abandonnés par l'État, trahis par les traductions qui n’étaient que de l’anglais déguisé, sans force, sans vitalité.Qu'il y ait des différences entre le français de France, le français de Belgique, celui de Suisse, d’Afrique, d’Océanie, cela est normal.Le français est, c’est vrai, multiple.Il doit rester compréhensible pour tous ceux qui se disent de langue française.Il n’y a pas de langue belge, suisse, algérienne.ou québécoise.Le français parlé par le Québécois moyen est encore compris en France.Pas besoin de traducteurs pour s’y faire comprendre.Ni de sous-titres, ce qui n'est pas le cas pour les films québécois.Ils ne représentent donc pas le Québec tel qu’il est.Le malentendu continua à faire des ravages en France, puisque les gens ne comprenaient pas la langue écorché de nos films, cfe nos chansons.A Cannes, un jour, un cinéaste expliquait, en excellent français, un film que personne n’avait compris, parce qu’il était en créole.Ce cinéaste était pourtant un Québécois pure laine.Les gens n'y comprenaient plus rien.Le prochain chef libéral élu au suffrage universel ?vince du Wollo.C’est autour de Dire Dawa, principale ville sur le chemin de fer reliant Addis-Abeba à Djibouti, que se déroulent actuellement les combats les plus violents.Un millier de “soldats somaliens” (dont 500 tués) ont été mis hors de combat lors de l’attaque qu’ils ont lancée le 16 août dernier contre cette ville, affirmait hier l’agence éthiopienne d’information, qui reconnaissait que les forces éthiopiennes avaient eu de leur côté 150 tués et 300 blessés.L’agence indiquait également qu'un Mig-21 somalien avait été abattu et qu’une “importante quantité d’armement lourd avait été saisie”.L’Ethiopie n’avait encore jamais, depuis le début du conflit de l’Ogaden, reconnu des pertes aussi importantes et les informations données par la radio hier semblaient être destinées à galvaniser l’opinion publique au premier jour de la mobilisation nationale annoncée par le président Mengistu Haile Mariam.Aucune indication n’a été donnée sur le nombre d’hommes que la mobilisation nationale va faire monter aux fronts.L’Ethiopie a déjà quelque deux cent mille hommes sous les armes: soixante mille soluais de l’armée régulière, cent trente cinq mille hommes des miüces populaires recrutés dans les campagnes et les premières milices ouvrières dont le recrutement a récemment commencé dans les villes et qui doit toucher huit pour cent de la main-d’oeuvre.L’armée éthiopienne est d’ores et déjà la plus nombreuse en Afrique.Les armes en provenance d’Union soviétique et d’Allemagne de Test continuent à arriver dans la capitale éthiopienne, mais les milieux diplomatiques se demandent quelles armes seront encore disponibles pour la mobilisation générale.“Les ennemis s’évanouiront comme la brume si nous, hommes et femmes d’Ethiopie, allons à la guerre armés ne serait-ce que de bâtons et de pierres,” a dit le colonel Mengistu dans son discours.Le colonel Mengistu a évoqué le dictateur italien Benito Mussolini, qui avait "envahi" l’Ethiopie par la même voie que la Somalie aujourd'hui en 1935, et a demandé au président Siad Barre de "tenir compte de l’histoire de Mussolini et de son sort, et de retirer immédiatement ses troupes” du territoire éthiopien.Pour ailleurs la Somalie n a pas rompu ses relations diplomatiques avec l’Union soviétique, a affirmé hier l’ambassadeur de Somalie à Nairobi, M.Hussein Dualeh.Cependant, en dépit de ce démenti, on reste persuadé à Nairobi que les relations entre les deux anciens allies sont plus tendues que jamais et qu’une rupture reste possible dans un avenir proche.La rupture des relations diplomatiques avait été annoncée samedi soir par la radio kenyane, qui avait fait état d’une déclaration du gouvernement de Mogadiscio.Mais l’information n’avait pas été reprise dans les bulletins suivants.En fait, il semble que la radio kenyane se soit méprise sur le sens d'un commentaire de la radio gouvernementale somalienne consacré au rôle joué par les pays socialistes dans la corne de l’Afrique.Ce texte, aux termes ambigus, pouvait en effet facilement prêter à confusion.Ce texte officieux, estime-t-on à Nairobi, est un nouveau pas vers la rupture effective entre la Somalie et l’URSS, qui donne de plus en plus clairement des ga-Ithii par Guy Deshaies GRANBY — Les jeunes libéraux du Québec ont exprime le voeu en fin de semaine à Granby de participer non seulement aux discussions mais également aux décisions au sein du parti.Ils ont en outre proposé un nouveau mode d’élection du prochain chef libéral au Québec.Dans l'ensemble les jeunes libéraux sont cependant demeurés fidèles aux idéologies de base du PLQ notamment sur le fédéralisme, la liberté d’entreprise et les libertés individuelles et ils se sont contentés d’apporter seulement des modifications au “manifeste” du parti qui leur servait de document de travail en ateliers et que certains jeunes membres du parti ont qualifié de “virage sur la droite”.Au sujet du processus d’élection du prochain chef, les 250 jeunes ont adopté, hier, une résolution visant à instituer le suffrage universel au niveau de chaque comté pour la nomination du leader übéral.Ainsi les délégués dits “d’office” disparaîtraient et dans chacun des comtés du Québec les membres du parti voteraient pour le candidat de leur choix.Le vainqueur serait celui qui a obtenu le plus grand nombre de comtés.Malgré certaines difficultés au niveau des modalités les jeunes ont unanimement voté en faveur du suffrage universel.M.Gérard-D.Lévesque, le chef intérimaire du parti qui a rendu visite aux jeunes libéraux à Tissue du colloque, hier, a exprimé certaines réserves sur ce droit ae vote conféré à n’importe quel détenteur de carte de membre mais il a dit préférer attendre les recommandations du comité spécial formé à ce sujet et dont le rapport est attendu pour le 18 septembre.Tout en ne s’éloignant pas trop du manifeste les jeunes libéraux ont fait diverses propositions notamment au sujet d’un plus grand contrôle de TE-tat sur les prix, d'interventions mieux définies dans les relations de travail et autres propositions trahissant des préoccupations sociales plus intenses que celles des auteurs du manifeste.Quoiqu’il en soit le président de la Commission-Jeunesse, M.Jean-François Thibault, a déclaré à la fin du colloque de deux jours que ces travaux n’avaient été qu’une amorce à des proposition plus concrètes, que la philosophie politique des jeunes libéraux était en gestation et qu’il fallait retenir le voeu des jeunes (16 à 25 ans) d’imposer leurs vues” aux plus hautes instances du parti et d’exercer des pressions à l’invitation du président du Parti, M.Ben P ayeur, à faire “chanter” les élites libérales traditionnelles.Le président de la Commission-Jeunesse s’est dit d’accord aussi avec M.Payeur qui prophétisait vendredi une mort prochaine du Parti libéral du Québec si les libéraux “ne rétablissaient pas la confiance du PLQ au sein de la jeunesse québécoise”.Néanmoins M.Thibault a admis, hier, que si la Commission-Jeunesse n’existait pas comme telle, il n’y aurait pratiquement aucun jeune militant libéral à l’heure actuelle.Présentement, selon M.Gérard-D.Lévesque, le parti compte 40,000 membres mais le recrutement se fait malgré le succès mitigé d’une récente campagne de financement.Les aspirants au leadership recherchent l’appui des jeunes ges à l’Éthiopie.VOYAGER dans le bras, ainsi que dans un gyroscope de stablisation.Pour ce qui est du gyroscope.toutefois, la sonde en possède un second et la défaillance, pensait-on, ne devrait pas avoir de conséquences sérieuses.Un autre sonde semblable Voyager 1, destinée, comme la première à fournir des informations supplémentaires sur les origines du système solaire, doit être lancée le 1er septembre.MORT suite de la page 3 ment complexe qui met en jeu aussi bien des facteurs environnementaux que génétiques.On a insisté grandement sur les interactions entre cellules en montrant que les cellules se développaient de façon différente selon l’environnement ou elles évoluent.De même, on a grandement insisté sur les propriétés des membranes cellulaires qui permettent aux cellules de réagir les unes par rapport aux autres et par rapport à leur milieu ambiant.Plusieurs ont aussi montré l’influence du comportement maternel et même sur les contaminants environnementaux qui, comme le mercure peuvent provoquer des difformités.On a aussi établi des hens très étroits entre les recherches sur le cancer et celles qui portent sur le développement des embryons.Les deux sujets sont étroitement reliés parce que le cancer consiste en un dévelppement désordonné des cellules tandis que ce développement est ordonné chez Tembryon.Les cellules cancéreuses ont aussi beaucoup des propriétés des cellules embryonnaires mais qu’on ne retrouve plus chez des cellules adultes normales.Certains conférenciers ont aussi montré 3ue certains désordres génétiques ren-ent les individus plus vulnérables à l’action des facteurs cancérigènes: radia- GRANBY (PC) — La course pour la succession de M.Robert Bourassa a repris de plus belle en fin de semaine alors que plusieurs candidats éventuels ont bénéficié d’une tribune de prestige: celle du colloque annuel des Jeunes libéraux, au Cégep de Granby.Une dizaine parmi ceux qu’on présente comme des aspirants possibles au poste de chef du Parti libéral se sont succédé sur les tribunes, à la recherche d’appuis auprès des jeunes membres du parti.Ces derniers constituent une clientèle de choix puisqu’ils formeront un groupe d’au moins le tiers des délégués lors du congrès au leadership du parti.Aussi tout au long de la fin de semaine a-t-on pu voir défiler au colloque ceux dont les noms ont déjà été mentionnés jusqu’à maintenant dans la course.On a vu, parmi les députés, M.Ray- tions, produits chimiques, etc.Toutes ces découvertes, évidemment, ouvrent des perspectives très vastes aux chercheurs qui travaillent à comprendre les mystères de la vie.En même temps, cela soulève beaucoup des problèmes pratiques aussi bien que philosophiques.Par exemple, la nécessité de compiler autant d’information que possible sur les antécédents génétiques de la population pose le problème du respect de la vie privée.Déjà, on a rencontre des cas difficiles lorsqu'on a prouvé inopinément que le père présumé de l'enfant n’était pas le père biologique.De plus, certains citoyens chez qui on avait détecté un risque accru de maladie ou même la simple possibilité d’un tel accroissement ont ensuite été victimes de discrimination lorsqu'ils recherchaient un emploi.Dans la même veine, on ne sait trop quoi faire lorsque certains emplois industriels exposent des femmes a mettre au monde des enfants malformés.Doit-on interdire ces emplois à toutes les femmes en âge de mettre des enfants au monde?Qu’arrive-t-il alors du principe de l’égalité de l’homme et de la femme?De façon plus philosophique, le docteur Scriver a aussi souligné que la plupart des systèmes biologiques fonctionnent de façon dissimétrique: une membrane cellulaire n’a pas les mêmes propriétés de part et d’autre, toutes les cellules épithéliales ont des propriétés complètement différentes selon qu'on considère Tune ou l’autre face, etc.Les recherches actuelles sur les membranes permettent d’expliquer certaines de ces particularités mais on est loin d’avoir compris complètement comment les éléments les plus simples de l’organisme peuvent distinguer leur gauche de leur droite.C’est, avec bien d’autres choses, ce dont discuteront les centaines de chercheurs qui échangeront leurs plus récentes trouvailles pendant toute cette semaine, à l’hôtel Reine-Elizabeth de Montréal, à l’occasion de la cinquième conférence internationale sur les malformations congénitales.BLOC-NOTES Suite de la page 4 lions.) ont, de ce fait, élu 201 membres au Comité central, dont près de 50% de nouveaux éléments; ces 201 membres à leur tour ont désigné les 23 membres du Politburo où entrent une dizaine de nouvelles figures (encore que Tâge moyen ne s’en trouve pas rajeuni!).La plupart des correspondants a Pékin soulignent l’entrée en force des militaires et des techniciens économistes dans l’appareil dirigeant, ce qui d'ailleurs est vraisemblable compte tenu de l’objectif ambitionné: un "bond en avant" de l’économie chinoise.Les mots d’ordre sont aujourd’hui “ordre” et “discipline" et un effort colossal est attendu pour relever le défi du développement economique.Comme disait 1 autre, les “étudiants étudieront", les “travailleurs travailleront", les “cultivateurs cultiveront”, et les directeurs d’usines.dirigeront! Même si sur les 23 membres du Politburo 10 sont des militaires, le chef d’état-major demeure pourtant un civil, et ce civil est précisément Teng Hsiao-ping! En attendant de confirmer sa situation réelle en décrochant le poste de premier ministre titulaire.Faut-il ajouter que cette “Onzième lutte", pour devenir irréversible, verra se poursuivre la purge, établissant qu’un “modéré" ne Test que par rapport à une option idéologique, non par rapport aux moyens.mond Garneau, de Jean-Talon, qui a parcouru les ateliers de travail au cours de toute la fin de semaine.Il y avait aussi Mme Thérèse Lavoie-Roux, député de L’Acadie, et M.Claude Forget, député de St-Laurent, qui ont eu l’avantage de pouvoir s’adresser directement aux jeunes libéraux puisqu’ils étaient invites comme panelistes.Il y avait enfin le chef provisoire du parti, M.Gérard-D.Lévesque, député de Bonaventure, qui continue à laisser planer l’incertitude quant à ses intentions.Dans son discours de clôture, M.Lévesque a néanmoins identifié comme une tâche “immédiate” du parti celle de “préparer l’élection démocratique d’un chef permanent”.Mais d’autres candidats possibles à la tête du parti n’ont pas manqué de faire un pasSage remarqué au colloque de fin de semaine.L’ex-ministre des Affaires culturelles, M.Jean-Paul L'Allier, a eu le privilège d’être invité comme “personne-ressource” et il s’est attiré les applaudissements nourris des jeunes militants du parti.Dans son intervention, M.L’Allier s’est montré virulent contre la politique cultu- relle du Parti québécois et s’est attiré les éloges de plusieurs jeunes.Les stratèges du parti n’écartent pas non plus la candidature possible d'un autre paneliste du colloque de la fin de semaine, le président de la Bourse de Montréal, Me Robert Demers.Ce jeune avocat n’est pas un nouveau venu puisqu’il fut trésorier du parti libéral avant d’être nommé président de la Commission des valeurs mobilières en 1972.Il était Thomme de confiance du premier ministre Robert Bourassa qui l’avait nommé négociateur du gouvernement dans les tractations d’octobre 1970 avec les terroristes du FLQ.Quant à la date du congrès au leadership, un éventail de dates possibles a déjà été présenté à la direction du parti.M.Gérard-D.Lévesque a indiqué, lors de la conférence de presse qui a suivi le colloque, que le Conseil général du parti examinera les détails techniques sur Tor-ganisation de ce congrès lors de la réunion des 17 et 18 septembre prochain.M.Lévesque a reconnu que le scrutin pour le choix de son successeur devait se tenir “dans les meilleurs délais, dès que les conditions favorables auront été reunies".Sept-îlesperd son titre OTTAWA (PC) — Deux villes de l’Ontario, à la fois villes-dortoirs et villes industrielles, arrivent en tête d’une centaine choisies par le ministère fédéral du Revenu pour ce qui est du revenu moyen de leurs nabitants en 1975.Oakville, à mi-chemin entre Toronto et Hamilon et possédant une usine Ford, est la première avec un revenu moyen de $11,714 par année.Burlington, banlieue de la ville de Hamilton ou Ton fabrique de Tacier, la suit de près avec $11,527.Les deux villes ont déclassé Sept-Iles, au Québec, port de minerai de fer, qui arrivait en tête en 1974 avec le plus haut revenu moyen.Sept-Iles se classe troisième en 1975 avec $11,191.Les statistiques démontrent aussi que le revenu des hommes entre 1971-75 a augmenté plus que celui des femmes, en moyenne.Entre ces années, la moyenne des revenus s’est accrue de 77.4 pour cent, celle des hommes de 77.6 et celle des femmes de 77 pour cent.La moyenne des revenus par ville est déterminée pour la première fois, pour 1975, par le revenu total déclaré par tous 22 août.par la Presse Canadienne Nicola Sacco et Bartolemeo Vanzetti étaient exécutés dans la prison de Charlestown (Massachusetts) il y a 57 ans aujourd’hui.Ils avaient été jugés coupables d'un vol à main armée au cours duquel deux hommes trouvèrent la mort.Leur procès fit sensation dans le monde entier et pendant six ans une campagne se développa en leur faveur.Par la suite, une commission juridique critiquera sévèrement les procédures adoptées tout au long de l’affaire.1972 — Réunis en convention, les républicains désignent Richard Nixon pour briguer un second mandat à la présidence des États-Unis.1971 — Le colonel Hugo Banzer Suarez s'empare du pouvoir en Bolivie.1965 — Avec la proclamation d'une nouvelle constitution, la République populaire roumaine devient la République socialiste roumaine.1958 — Les États-Unis et la Grande-Bretagne proposent à l'Union soviétique un moratoire d'un an sur tous les essais nucléaires.1942 — Le Brésil déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Italie.1935 — Le Crédit social, dirigé par William Aberhart, est porté au pouvoir en Alberta, 1922 — Assassinat du révolutionnaire irlandais Michael Collins.1911 — La Joconde de Léonard de Vinci disparaît du musée du Louvre à Paris; elle sera retrouvée un an plus tard à Florence.1864 — Fondation de la Croix-Rouge internationale, sous l'impulsion du philanthrope suisse Henri Dunant.1785 — John Fitch présente sur la rivière Delaware une embarcation à vapeur utilisant des avirons mécaniques.Ils sont nés un 22 août: Claude Debussy.compositeur français (1862-1918); Jacques Flynn, sénateur du Québec (1915) les contribuables plutôt que par les seuls revenus imposables.Les villes de la üste du ministère ont toutes une population de plus de 12,000 mais le ministère précise que ses statistiques ne représentent pas nécessairement les collectivités ayant la plus haute moyenne de revenu au pays.Le revenu moyen dans dix autres villes qui arrivent en tête s’établit ainsi: Bros-sard, banlieue de Montréal, $10,956; Mississauga, près de Toronto, $10,838; Prince George, ville d’industrie forestière, $10,634; Bramalea, banlieue de Toronto, $10,510; Alberni, C.-B., autre centre de l’industrie du bois, $10,345; Ottawa.$10,287 et Sarnia, où se trouvent des raffineries, $10,286.Vancouver arrive au douzième rang avec $10,233; Toronto, au 26e avec $9,638 et Montréal au 31e rang avec $9,531.La dernière ville de la liste est Cornwall en Ontario avec des revenus moyens de $7,390.Médecins et chirurgiens travaillant à leur propre compte arrivent en tête des professions payant le plus; leur revenu moyen pour 1975 s’est élevé à $46,661 en 1975, contre $44,661 en 1974.Le groupe le plus nombreux de contribuables, celui des “employés" gagne en moyenne $11,696 par année.Il y a eu 8,491,745 rapports de revenus imposables d une moyenne de $11,974.C’est de 45 à 49 ans que les hommes gagnent le plus, et les femmes de 70 et davantage.DÉCÈS GARNEAU-PIDGEON, Béatrice — À Montréal, le 20 août 1977, est décédée Béatrice Pidgeon, épouse de feu Me.Alphonse Garneau, C.R., autrefois de Percé et Québec.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Mme Robert Barras (Carol), Mme Édouard Baillargeon (A-nita), Mme Roger J.Nadeau (Béatrice), Me Alphonse R.Garneau C.R.(époux de Germaine Guérin), Me Vincent Garneau (époux de Céline Bienvenue), sa soeur Mme Lena Terry.Les funérailles auront lieu le mardi 23 courant Le convoi funèbre partira des salons Urgel Bourgie liée 3860 boul.Décarie angle Notre-Dame-de-Grâce, pour se rendre à Téglise St-Antonin où le service sera célébré à 10 h.A M Et de là au cimetière de Belmont, Québec.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.WELDON, Arthur Mitchell.— Au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, est décédé Arthur Mitchell Weldon, époux bien-aimé de Loretta Macdonald et de feuSuzann Kohl et père de Ann (Mme A.Richardson), Peter, Elizabeth et Meredith.La dépouille mortelle est exposée au salon funéraire Clarke, MacGil-livray et Whyte, 5580 Sherbrooke ouest, de 2 heures à 5 heures p m.et de 7 heures à 9 heures p.m.lundi seulement.Les funérailles auront lieu mardi le 23 août à 2 heures 30 p.m dans la chapelle.Et de là au cimetière Mont-Royal.S.V P.ne pas envoyer de fleurs, et les dons à The Emphysema Found, a/s de Thôpi-tal Royal Victoria seront reçus avec remerciements.I informations internationales Le Devoir, lundi 22 août 1977 • 7 r, La politique économique de Carter est contestée Le quotidien reproche surtout â nistration Carter d’avoir laissé MM.programme WASHINGTON (AFP) - La politique économique de l’administration Carter s’est vue attaquée sur deux fronts la semaine dernière: l’influent Wall Street Journal et les experts de la commission économique conjointe du Congrès l’ont mise en question.Principal journal financier des États-Unis et seul journal vendu à l’échelle nationale, le Wall Street Journal a affirmé que la Maison-Blanche laisse l’économie aller à la dérive.l’admi-Joseph Califano et James Schlesinger, respectivement secrétaire à la Santé, à l'Enseignement et aux Affaires sociales et secrétaire a l’Energie, prendre des décisions économiques importantes.Le Wall Street Journal faisait allusion aux conséquences économiques de la réforme de l’aide sociale et du énergétique.Les économistes de la commission conjointe ont, de leur côté, publié un rapport estimant que les objectifs economiques de l’administration Carter pour la fin du mandat du K résident, sont utopiques et pratiquement ors d’atteinte.Le rapport constitue, en fait, plus une attaque contre l’indépendance du conseil de la réserve fédérale (la “Fed”), responsable de la politique monétaire américaine, que contre les objectifs du gouvernement: équilibre du budget, limitation du taux d’inflation à un peu plus de 4 pour cent et retour au plein emploi.Le conseil estime que la seule manière d’approcher de ces objectifs, serait de pratiquer, d’ici 1981, une politique monétaire résolument expansionniste.Une telle ligne a peu de chance d'être adoptée, si les autorités monétaires gardent leur indépendance actuelle, estiment les auteurs du rapport.Les attaques contre la “Fed” qui est résolument hostile à l’inflation, sont monnaie courante au Congrès, surtout en période de chômage.Avant même la publication du rapport, le président du Conseil de la Réserve fédérale, M.Arthur Burns, avait relevé le gant et réaffirmé que l’indépendance des autorités monétaires était la meilleure garantie contre l’inflation.Le mandat de M.Burns à la tête de la “Fed” parvient à expiration en janvier prochain.Si M.Carter décide de ne pas le maintenir en fonction, nul ne sait si son successeur défendra avec autant d’énergie les privilèges de la réserve fédérale.La politique monétaire serait une question particulièrement brûlante, si la politique economique de l’administration Carter était vraiment à la dérive, comme l’écrit le Wall Street Journal.Cette sombre situation n’est pas évidente car l’économie américaine se porte plutôt bien.Le rythme de l'expansion semble se ralentir, mais il a été très soutenu au premier semestre (7,5 pour cent au premier trimestre).Un retour vers un taux de 5 pour cent, plus sain à long terme, était prévu par le gouvernement.En outre, les pressions inflationnistes, qui s’étaient accentuées de manière inquiétante au début de Tannée, sont en train de s’atténuer en raison d’une évolution favorable des prix alimentaires.Le seul point noir important reste le marasme persistant de Wall Street, qui traduit les incertitudes et les craintes des milieux d’affaires et des investisseurs.Selon certains économistes, ces incertitudes pourraient se prolonger jusqu’à la publication en septembre du projet de réforme fiscale et l’analyse de ses conséquences sur les bénéfices des sociétés.Le gouvernement Begin “regrette” la note de protestation américaine JÉRUSALEM, (d’après Reuter et AFP) — Le gouvernement israélien a suipris hier les milieux diplomatiques en “regrettant” la désapprobation des États-Unis au sujet de l’installation en Cisjordanie de trois nouvelles colonies juives, alors même que Washington semblait désireux d’apaiser ses frictions avec Israël.Le communiqué publié à Tissue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres israélien déclare que: “Le gouvernement d’Israël exprime son regret devant les remarques injustifiées faites au nom du gouvernement américain par le porte-parole du département d’État concernant l’application d’une décision prise par le gouverne- ment israélien le 19 avril 1977 sur l’établissement de trois colonies en Judée et en Sama-• _ *» ne .Le gouvernement de M.Me-nachem Begin soulijgne ainsi que la décision a été prise, avant son arrivée au pouvoir, par le gouvernement travailliste.Le ton du communiqué contraste toutefois avec celui employé durant le week-end par les responsables américains qui ont pris le soin de souligner que les relations entre Israël et les États-Unis n’avaient pas autant fraîchi que ne le rapportait la presse Le gouvernement de M.Me-nahem Begin s’est, tout au long de la semaine écoulée, refuse avec obstination à céder aux objurgations à la fois du président Jimmy Carter, de l’Europe des Neuf et du secrétaire général de TONU, lui demandant de renoncer à l’installation de colonies juives en Cisjordanie, à Gaza et sur le plateau du Golan, sous peine de créer un précédent.Les dirigeants israéliens considèrent au contraire qu'on ne saurait empêcher Israël de vivre sur son "territoire historique” et biblique malgré l’isolement dans lequel cette affaire place Israël par rapport à son traditionnel allie américain, un sondage d'opinion publié hier par la presse israélienne marque une très forte hausse de popularité du premier ministre Menachem Begin (69,4 pour cent) et montre que son parti nationaliste et religieux.Rhodésie: 15 Africains tués par les guérilleros 9ème anniversaire de l’invasion de 1968 UMTALI (d’après AFP et Reuter) — Au moins quinze civils africains ont été tués près de la ville d’Umtali, près de la frontière du Mozambique, dans la nuit de samedi à dimanche au cours d'une attaque menée par des maqui- Prague, un jour comme les autres PRAGUE (d’après Reuter et AFP) — Le neuvième anni-versiare de l’invasion de la Tchécoslovaquie par les forces du Pacte de Varsovie s’est déroulé hier sans aucun incident.Il s’agissait d’un dimanche comme les autres pour les Pragois, ils flânaient devant les magasins et les monuments de la ville sous un ciel couvert.Un appel à la libération des prisonniers politiques du pays signé par soxiante-dix personnalités constituait le seul rappel du “printemps de Prague.” Il n’y avait pas de monde autour de la statue du roi Wen-céslas, symbole du nationalisme tchécoslovaque.Le premier anniversaire de l’invasion de 1968, une foule de plusieurs milliers de personnes s’était pressée autour de la statue dans le centre de la ville.Cinq personnes avaient été tuées au cours des combats qui avaient opposé la foule aux forces de Tordre.Depuis lors, les anniversaires de l’invasion n’ont pas donné lieu à des incidents graves.Cette année, la campagne des auteurs de la Charte 77 en faveur des droits de l’homme et la vigueur de la réaction officielle ont montré que le souvenir de Tère libérale de 1968 n’était pas oublié.Ce sont soixante-dix personnes, pour la plupart signataires de la Charte 77 qui ont lancé un appel en faveur de leurs camarades emprisonnés depuis le début de Tannée.La pétition cite les cas de Jiri Lederer, Ota Ornest, Aies Brézina, Vladimir Lastuvka, Aies Machacek, remis tous deux en liberté provisoire après plusieurs mois de détention.Jiri Lederer, précise l’appel, “est inculpé pour avoir soi-disant expédié à l’étranger des textes d’écrivains interdits en Tchécoslovaquie.Il s’est en fait efforcé de réparer les torts causés à la culture tchèque par des mesures discriminatoires contre maints bons auteurs.Ota Omest est accusé d’avoir été l'intermédiaire du journaliste Lederer.Lastuvka et Machacek sont accusés de subversion pour avoir possédé des revues étrangères et des oeuvres littéraires tchèques éditées à l’étranger.Le prête Aies Brezina a été condamné à deux ans et demi de prison L’UNITA reprend la ville de Calai JOHANNESBOURG (AFP) - Les forces anti-communistes de TUNITA ont pris samedi la ville de Calai, dans le Sud angolais, annonce l’agence de presse sud-africaine SAPA.Calai, située face à la base sud-africaine de Rundu, dans le nord de la Namibie, a été prise après une bataille qui a duré 45 minutes, au mortier et avec des armes automatiques, précise Ta-gence.Selon les premières informations, les forces de TUNITA ont incendié plusieurs habitations en pénétrant dans la ville, et ont réuni la plupart des habitants à un point central.Des explosions d’obus de mortier ont continué à être entendues par la suite, mais la ville paraissait calme, selon ces informations.Le mois dernier, les forces opposées au régime de Luanda avaient capturé la ville de Cuangar, également situee a la frontière avec la Namibie, plus à Test.Luanda avait accusé 1 armee sud africaine de s'être emparée de la ville et d avoir abattu un avion transportant des soldats et des travailleurs angolais.Pretoria avait dementi, attribuant ces actions à TUNITA.pour avoir refusé de faire son service militaire.Jan Princ est en détention pour trouble de Tordre publkr.La pétition affirme que “tous sont poursuivis pour avoir agi en fait selon leur conscience: si les droits de l’homme étaient réellement préservés en Tchécoslovaquie, aucun d’entre eux ne serait traduit en justice car ils n’ont commis aucun délit”, affirment les signataires de Tappel rédigé il y a quelques jours et dont les correspondants de presse occidentaux ont eu connaissance samedi.Depuis décembre 1970, l’invasion des cinq armées alliées de TEst est officiellement qualifiée à Prague d’acte de solidarité internationale destiné à déjouer un complot contre-révolutionnaire.L’année dernière, le congrès du parti communiste tchécoslovaque a officiellement mis fin à la politique de “normalisation" mise en oeuvre pour remettre la Tchécoslovaquie sur le chemin de l’orthodoxie après les soulèvements du “printemps de Prague” de 1968.Pendant ces années, M.Gustav Husak, premier secrétaire du parti, s’est efforcé d’effacer les souvenirs pénibles d'un passé récent en assurant la tranquillité politique et une progression régulière du niveau de vie.L’éphéméride de l’hebdomadaire culturel du PC Tri-buna relève simplement la semaine dernière que le 21 août est la date anniversaire, il y a 95 ans d’un “éminent savant électronicien soviétique, A.Tchenychev” .Les Tchèques ont-ils pour autant oublie les événements de 1968?Il ne le semble pas."L’histoire passée et récente nous a enseigné un sens très aigu de la géopolitique, confiait récemment un ancien partisan du “printemps de Prague” , et nous avons appris à nous taire.Mais nos sentiments sont .” La publication de la Charte 77 au début de Tannée, malgré un nombre réduit de signataires (environ 700), et les réac- des voyages d’i des vacances sans souci ?flstelfation L’AGENCE de VOYAGES QUI A RÉPONSE À TOUT VOYAGES CONSTELLATION Liée 215.rue St-Jacques.281 -3298 L’ordinateur réservera pour vous immédiatement.« Détenteur d un permis du Québec 1977 tions des autorités ont montré à l’évidence que la “normalisation” jugée implicitement réalisée par le 15eme congrès du PCT demeure des plus fragiles.Si des progrès indéniables ont été accomplis dans le secteur économique et dans l’élévation du niveau de vie de la population depuis 1970, rien n’a été fait réellement pour dégager un consensus politique s’inspirant de la “kadari-sation” à l’exemple de la Hongrie.Peu d’efforts ont été tentés pour rendre à leur vie professionnelle antérieure les “cadres égarés” .Au contraire, nombre d’entre eux continuent à subir les conséquences de leur engagement de 1968.Les promotions sont naturellement exclues, les licenciements monnaie courante.Il est symptomatique que le PC n'ait reintégré dans ses rangs, selon des sources officieuses, qu’environ 3,000 communistes, sur les cinq cent milles exclus ou suspendus dans les mois qui suivirent l’échec de Texperience Dub-cek.C’est précisément ce blocage de la société, le refus du pouvoir d’ouvrir le dialogue qui ont conduit quelques centaines de personnes à élever la voix en publiant la Charte 77 et à réclamer le respect des droits de Thomme.Les autorités ont réagi brutalement à cette initiative l’interprétant comme une résurgence dangereuse des idées du “printemps de Prague” .Le ministre de l’Intérieur, M.Ja-romir Obzina aurait expliqué ces réactions devant un auditoire choisi, il y a quelques mois, en soulignant que le manifeste, s’il n’avait pas été dénoncé vigoureusement aurait pu recevoir des dizaines de milliers de signatures.La société tchécoslovaque, aurait-il ajouté, compte encore cent mille représentants de l’ancienne classe bourgeoise, deux millions d'anciens petits-bourgeois et cinq cent mille ex-communistes.En provoquant le pouvoir, la Charte a incontestablement suscité un durcissement de la situation interne du pays.Elle a démontré également les limites de la normalisation.De l’avis de M.Vasil Bilak, membre influent du présidium, la campagne officielle contre les animateurs de la Charte montre que "1968 ne peut pas, et ne sera jamais réédité" .De son côté, M.Husak a déclaré: “Même si deux ou trois cents personnes ont signé ce tract anti-tchécoslovaque, la situation n’en changera pas pour autant dans notre pays” .sards nationalistes, apprend-on de source officielle.Des maquisards utilisant des armes automatiques ont attaqué les bâtiments annexes d’une ferme appartenant à un fermier d’origine européenne, M.Marius Sleigh, où résidaient des employés agricoles africains originaires pour la Plupart du Mozambique et du lalawi.Quand M.Sleigh, après avoir entendu les coups de feu, s’est rendu sur les lieux, il a découvert les bâtiments détruits, et compté une quinzaine de morts, dont des femmes et des enfants.Les autres employés ont pu s’enfuir dans la brousse.Treize autres Africains, blessés par balles, ont dû être hospitalisés.Selon des sources non confirmées, les troupes rhodé-siennes auraient rattrapé les maquisards responsables de l’attaque et un affrontement aurait eu lieu avec eux.Une attaque semblable, provoquant la mort de 27 personnes dans une exploitation à Inyanga (à environ 65 km au nord de la ferme de M.Sleigh), avait eu lieu à la fin de Tan dernier.Les autorités militaires locales avaient récemment déclaré que la menace de guérilla dans la région était écartée.Par ailleurs, le nouveau plan anglo-américain sUr le trans- fiort du pouvoir en Rhodésie à a majorité sera présenté lors de la prochaine tournée en Afrique australe de MM.David Owen et Andrew Young, respectivement secrétaire au Foreign Office et représentant permanent des États-Unis aux Nations unies, a indiqué hier un porte-parole du département d’État, à Washington.Ce dernier s’est refusé à dévoiler le détail des propositions qui, d'après les milieux diplomatiques à Londres, aborderaient des questions extrêmement délicates telles que le maintien de Tordre au cours de la période intérimaires.Au département d’Etat comme au Foreign Office, on se refusait par ailleurs hier à porter la moindre appréciation sur l’affirmation du président Julius Nyerere (Tanzanie) selon laquelle les États-Unis, la Grande-Bretagne et les États africains dits de “la ligne de front” auraient convenu du démantèlement de l’armée rhodésienne.“Je pense que nous sommes tous tombés d’accord sur la Question essentielle.L'armée e Smith doit disparaître et l’avenir du Zimbabwe indépendant doit reposer sur Tar-mée actuelle du Front patriotique” de MM.Robert Mu-gaoe et Joshua Nkomo, avait affirmé samedi le chef de TÉ-tat tanzanien dans une conférence de presse organisée à Dar Es Salaam.Enfin, le vice-président du Conseil national africain uni (UANC) de Tévêque Abel Mu-zorewa, le Dr Elliott Gabellah a démissionné de son poste, apprend-on à Salisbury.Cette nouvelle defection porte à cinq le nombre de responsables de TUANC qui ont démissionné de leurs postes au cours des quatre dernières semaines, notamment l’ancien président national de l’organisation, M.Moton Malianga SÉANCE PUBLIQUE La Séance publique d’information de l’HApital Rivière-des-Prairies prévue en vertu de la loi sur les services de santé et les services sociaux aura lieu au 7070 boul.Perras, Montréal, à la salle Marc Laflamme.le dimanche, 18 septembre 1977, à 16h.Jacques Mackay, M.D.Directeur général M.Gabellah a déclaré que sa démission était due au fait que TUANC n’avait pas réussi à promouvoir Tunite nationaliste et notamment parmi les 6,5 millions de Noirs du pays.Selon l’ancien vice-président, TUANC est devenue “une organisation tribale manipulée de l’extérieur”.M.Gabellah a critiqué en outre le leadership exercé par Tévêque Muzo-rewa.On s’attend que M.Gabellah ainsi que les quatre autres responsables démissionnaires rejoignent le Conseil national africain (ANC) du révérend Ndabaningi Sithole, bien que M.Gabellah n’ait pas encore révélé ses intentions immédiates.M.Sithole a en effet déclaré hier à Salisbury qu’il s’attendait que M.Gabaliah, ainsi que les quatre autres responsables rejoignent son parti, comme de nombreux anciens dirigeants de TUANC Tont fait dans le passé.le Likoud, remporterait plus de la majorité absolue des sièges du Parlement (63 contre 45 actuellement sur un total de 120 sièges) en cas d’élections.L’implantation de colonies juives en territoires occupés recueille en outre les suffrages de 53 pour cent des personnes interrogées En même temps, le général Moshe Dayan, ministre des affaires étrangères du gouvernement Begin, a fait état d’un “plan” qui prévoit une “division fonctionnelle” plus que “géographique” de la Cisjordanie et qui a déjà été présenté à Washington.En outre,, l’Egypte, la Syrie et la Jordanie ont indiqué à M.Cyrus Vance, secrétaire d’État américain, qu’elles étaient prêtes à signer des accords de paix avec Israël, a déclaré M.Dayan.Faisant allusion aux informations publiées hier par le New York Times sur ce point, M.Dayan a ajouté que rien ne permettait de déterminer “la nature et la qualité" de la paix que ces trois Etats sont prêts à proposer.Le chef de la diplomatie israélienne a émis (’espoir, toutefois, que ces propositions étaient sincères.L’influent quotidien new-yorkais précise que la Jordanie et l’Egypte pourraient aussi étudier, par la suite, une proposition américaine d’é-tabnr des relations diplomatiques avec Israël.Selon le journal, ces diverses positions des pays arabes ont été communiquées au secrétaire d’Etat Cyrus Vance au cours de sa récente tournée au Proche-Orient.Le New York Times souligne que ces informations, tenues secrètes jusqu’à présent, lui ont été communiquées de diverses sources dignes de foi.Abordant le problème de la participation palestinienne a une éventuelle convocation de la conférence de Genève, le quotidien rapporte que M, Vance a avancé un certain nombre de propositions à ses interlocuteurs, sans grand succès jusqu’à présent.Ainsi, selon le secrétaire d'Etat, les Palestiniens pourraient soit faire partie de la délégation jordanienne, soit être inclus dans une délégation arabe unique.A moins que le problème palestinien ne soit simplement inscrit à Tordre du jour de la conférence de Genève, dès sa réunion ou pendant les travaux.Israël, ajoute le New Y’ork Times, serait favorable à la première solution, à condition que les délégués palestiniens n’appartiennent pas à TOLP, .ce que veulent précisément tous les pays arabes, qui préféreraient pour leur part la seconde option proposée par M.Vance.En fait, l’administration américaine serait prête, si l’OLP reconnaît la résolution 242 du Conseil de sécurité dans son intégralité, à servir de médiateur entre Israël et les divers délégués arabes, précise encore le New York Times.Enfin, toujours selon le quotidien, Israël pourrait accepter une délégation arabe unique, si des sous-comités représentant chaque pays étaient formés pour discuter de problèmes frontaliers précis.Pour le moment, c’est avant tout sur le plan diplomatique, que les pays arabes comptent mener leur action “contre l’expansion israélienne".Le 3 septembre, le conseil de la Ligue arabe se réunira au Caire et fixera une politique commune à ce sujet de mêmq qu elle envisagera la création d’une force arabe permanente de 6,000 hommes pour la sauvegarde de la paix au Proche^ Orient.De son côté, le président égyptien Sadate prépare une offensive diplomatique dans le monde entier.Son ministre des Affaires étrangères; s'entretiendra aujourd’hui avec tous les ambassadeurs de la Communauté européenne pour les remercier de la prise de position des Neuf sur l’implantation de colonies juives en Cisjordanie.CENTRE D’ÉDUCATION PERMANENTE Bilinguisme Fonctionnel SESSION AUTOMNE I 1977 commençant le 10,12 et 13 septembre 1977 • Français langue seconde • Anglais langue seconde • Rédaction française pour anglophones • Rédaction anglaise pour francophones • Cours de conversation espagnole Chaque programme 7 semaines-42 heures - $89.00 • “Carrefour” - programme de perfectionnement dans la langue seconde • Cours de langue et civilisation québécoise Chaque programme 7 semaines - 21 heures - $45.00 H Choix de: samedis, après-midis ou soirs jeudi, le 25 août 16h à19h Tests de placement Renseignements.Heures de bureau.lundi vendredi: 9h samedi-9h-15h YMCA CENTREVILLE 19h 1441.rue Drummond 849-5331 poste 723 Venez nous voir à Plaza Alexis Nihon entre le 22 et 27 aoûl UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de l’éducation permanente FORMATION PERSONNELLE ET PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL AUTOMNE 1977 Connaissance du Japon • La civilisation japonaise (1ère partie) - 24 h Connaissance du Québec • Attitudes et comportements des Québécois - 3cr.• Québec: hier et auiourd'hui-3 cr.Connaissance du tiers-monde • Imperalisme, dépendance et sous-déve-loppement en Amérique latine - 45 h • Sous-déveioppement croissance et dépendance dans le Tiers-Monde - 75 h • La littérature de l'Amérique latine d auiourd'hui - 36 h Économie • Eo urgence et impact du phénomène coopératif - 3 ci • Droit de la protection du consommateur -3 cr.• Economique I - 3cr.Histoire de l'art • Histoire de l’art: techniques, méthodes, recherches - 45 h La femme au Québec • La femme dans la société quepécoise -3 cr.• Les droits de la femme québécoise - 24h Monde du loisu • Connaissances de base en psychologie.pédagogie et sociologie du loisir - 6 cr.• Situation du loisir au Québec - 3 cr.• Urbanisme et loisir - 3 cr.• A Lyse coi i a.je du loisir au Québec et dans le monde l - 3 cr.Monde du travail • Droit du travail I - 3 cr.• Principes de l'administration et de I organisation - 3cr,.• Psychologie du iravail - 3 cr.• Comptabilité industrielle-3cr.Psychologie • Psychologie de l apprentissage - 3 cr.• Psychologie générale - 3 cr.• Notion et évolution des valeurs chez lesieunes- 3 cr.Publicité et relations publiques • Introduction â la publicité - 4 cr • Initiation aux relations publiques - 3 cr.Sociologie • Éléments de sociologie-3 cr.• Sociologie de la santé - 3 cr Techniques et méthodes • Entra nement au travail en équipé - 3 cr.• Méthode de travail intellectuel -15 h • Introduction à la statistique - 3cr • Techniques d évaluation et de recherche -3cr.On peut s’inscrire dès MAINTENANT et jusqu’au 30 AOÛT Brochure sur demande FACULTÉ DF L ÉDUCATION PERMANENTE 3333, chemin Queen Mary, 6e étage Tél.: 343-6090 343-6992 (après 17 heures) I + + % a., t ¦* * *4 - x 1439 8 • Le Devoir, lundi 22 août 1977 arts et spectacles théâtre vient de paraître De pauvres millionnaires à la Poudrière par Adrien Gruslin .Kn assistant à la présentation de la pièce Les Million-iiaires de Roger Dumas, à la Poudrière jusqu’au 17 septembre, le spectateur comprend rapidement pour-uoi ce texte, paru en 1967 ans le deuxième numéro de Ja revue “Théâtre Vivant” , n’a pas connu de carrière de Scène, hormis deux exercices pedégogioues à l’Ecole Nationale de tnéâtre.Simple canevas au dialogue d’une fadeur Indescriptible, l’écrit, monté par le Théâtre Internationnal de Montréal, laisse complètement indifférent.; Il naît pourtant d’un argument susceptible de donner Vnatière à un divertissement de bonne venue sinon à une fantaisie débridée.L’anecdote n|a rien de compliqué: une bande de voleurs, pittoresques et inoffensifs individus comme seule la scène peut en fabri- 3uer, “travaille dans le but amasser un million.Le groupe dirigé par une femme-forte atteint le chiffre de 999,999 dollars.Pour arriver à l’objectif fixé, la patronne emprunte le dollar manquant à un millionnaire rencontré.Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Mais le million a été enfermé dans une cruche incassable de sorte qu’il ne pourra pas être partagé ni touché.Le lecteur aura compris qu'il s’agit d’un simple prétexte à souligner l’absurdité d’acquérir un milüon.Le tout dans un ton qui se veut celui de l’amusement farfelu et gentil.Mais le travail du dramaturge est raté et le divertissement n’a pas lieu.Mal écrite, sans dialogues aux réparties dynamiques, la comédie ne possède ni le tonus ni le rythme indispensables au genre.Les Millionnaires se complaisent dans les habituels et banals procédés répétitifs, tel le "comme d’habitude” redit mille fois.Avec un semblable instrument en mains, le metteur en scène Raymond Royer ne pouvait faire de miracles.Insistant sur le côté pittoresque des personnages et actions, mêlant les éléments chorégraphiés aux aspects audiovisuels, il a voulu donner de la vie au spectacle.Mais le spectateur n’est pas dupe.Mal légitimés par une action lâche et peu structurée, les gestes et cabrioles multipliés deviennent immédiatement redondants et plats.Ils ne font pas rire et jamais ne voilent la médiocrité de l’ensemble.Du début à la fin du spectacle, de la scène d’ouverture à celle de la finale audiovisuelle avec stroboscope et tout en passant par celles de la marche vers la banque et de la tentative de briser la cruche, le public ne se sent pas concerné et ne réagit que sporadiquement.Si une mauvaise réalisation peut pratiouement tuer un texte valable, l’inverse ne se vérifie pas et une mise en scène honnête ne saurait faire passer pour étoffé un écrit pourri.Nul ne prend des vessies pour des lanternes! Comme l’écriture, les personnages de Roger Dumas sont d’une pauvreté navrante.Chacun ne paraît doté que d'un trait de caractère unique: Fraude la femme-forte a la voix énergique, Ravage le mari simplet, Fumet le gourmand, Plume l’obsédé sexuel impuissant, Titan les bras.Pé- tale le pierrot romantique et Longette la fille à cervelle d’oiseau.Dans les circonstances, les acteurs ne peuvent qu’offrir un jeu unique, toujours semblable, répété inlassablement de la première à la dernière ligne.Comme le metteur en scène, ils ne sauraient se mettre en valeur.Gisèle Schmidt (Fraude), Julien Bessette (Ravage), Suzanne Dupont (Longette), Denis Larque (Pétale), Jean-Guy Latour (Titan), Jacques Theriault (Fumet), Gilles Michaud (Plume) et Francisco (Radjah) font bien leur possible.Ils éprouvent le besoin de forcer le jeu.Leurs efforts malheureusement portent à faux et rien ne va.Il aurait fallu repartir à zéro et réécrire la pièce.Alors seulement, Les Millionnaires auraient peut-être valu quelques sous.Hollywood en deuil de Groucho T NEW YORK (AFP) - Hollywood est en deuil.Groucho Marx, Tun des plus grands-comédiens de l’histoire du cinéma et le denier survivant avec Zeppo des célèbres “Marx Brothers” est mort vendredi à 86 ans.Il s’est éteint comme il avait vécu, sans jamais manquer un bon mot.Mais depuis quelque temps ceux qui le connaissaient bien remarquaient que sa mémoire lui faisait souvent défaut et qu’il éprouvait des difficultés à converser.Il semblait également inconscient de la lutte féroce qui se livrait autour des restes de sa fortune et c'est à peine s’il réalisa, en avril dernier, que son frère Gummo venait de mourir.Ce fut sans doute sa chance.Et il faut croire qu’il ne souffrit pas des mauvais traitements infligés par sa compagne, Erin Fleming, 34 ans, qui selon de nombreux témoins, empoisonna les dernières semaines de sa vie.Bien qu’il ne soit pas apparu devant une caméra depuis 1969, date à laquelle il tourna “Skidoo" d’Otto Preminger, Groucho demeura jusqu’à la fin une personnalité admirée et les plus grands noms de Hollywood défilaient régulièrement dans sa luxueuse maison de Beverly Hills où il vivait entouré de souvenirs et de trophées.“Son vrai plaisir dans la vie est de rencontrer ses vieux copains”, disait Nat Perrin, qui inventa de nombreux gags pour les “Marx Brothers” et avait été nommé tuteur du vieillard Le nouveau film de FRANÇOIS TRUFFAUT CHARLES DENNER 11 qui aimait LESFEHNES le DAUPHin i BEAUBIEN PRÈS D'IBERVILLE 721-6060 Sem.: 7.30 - 9.45 POUR TOUS .L W DES PLUS GRANDS SUCCÈS DU FESTIVAL I18aNS DE CANNES.JEAN à» BARONCELU • UE MONDE ; Adulte» L'EMPIRE DES SENS (mthe RE AIM 0F THE SENSES) UN FILM DE NAGISA OSHIMA version originale sous-titres français LAISSEZ PASSER ET PRIX SPÉCIAUX NON ACCEPTÉS AUCUNE ADMISSION APRÈS LE DÉBUT DES REPRÉSENTATIONS Horaire Salle 1 Horaire Salle 2 1.10 - 3.10 - 5.10 - 7.10 - 9.15 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.35 - 9.40 Les cinémas du Complexe Desjardins iSOoueti Sle Calherm* Bavian TÉL.: 2SB-3'IA'I SiaiionnemBnt S2 oo ap'é* 6 00 p n © Place de» Art» FORUM * FORUM * FORUM * FORUM U M U M U M ATTENDEZ! ET VOYEZ LE PLUS FAMEUX ! LE SENSATIONNEL CIRQUE de MOSCOU 77 SERA AU FORUM OU 27 SEPT.AU 2 OCT.Billets en vente euiourcfhul au Forum et à tous les comptoirs 1RS FORUM * FORUM * FORUM * FORUM Groucho Marx, photographié ci-haut en 1974, en compagnie d’Erin Fleming, qui a joué au cours des derniers mois un rôle de tuteur et d’imprésario fort contesté.(Téléphoto AP) V - : - lorsqu’avaient éclaté les querelles d’héritiers.Né à New York le 2 octobre 1980, Groucho, de son vrai nom Julius Henry, était le fils d’un pauvre tailleur alsacien émigré aux Etats-Unis.Pendant plusieurs années, il montera avec ses quatre frères (Chico, Harpo, Zeppo et Gummo) des spectacles burlesques à travers les Etats-Unis.1931 voit l’arrivée des frères Marx à Hollywood où ils signent un contrat avec Paramount.De cet accord, naîtront trois films qui assureront leur succès et resteront à jamais des classiques du cinéma comique: “Monkey Business”, “Horse feathers*' et “Duck soup”.Très vite, les cinq frères se retrouvent trois: Zeppo, qui ne tournera plus apres “Duck Soup”, et Gummo décident de passer de l’autre côté des coulisses, et deviennent des agents de spectacles.En 1935, les “Marx Brothers” signent un nouveau contrat avec la Metro Goldwyn Mayer et produisent deux autres cnef-d’oeuvres: “Une nuit à l’opéra" et “Un jour aux courses”.Au total, le trio tournera treize films, dont le dernier en 1949, “Love happy”.Curieusement, bien que Groucho ait eu la réputation d’ètre le plus imaginatif du ______cinéma NEW YORK, (AFP) - Des films français, italiens, ouest/allemands, algériens et américains sont au programme du quinzième festival de cinéma de New York qui se tiendra du 23 septembre au 9 octobre prochain au Lincoln Center.Le nouveau film d’Agnès Varda “L’une chante, l’autre non”, avec Valerie Mairesse et Thérèse Liotard en vedettes, ouvrira le festival où seront également projetés “Le camion”, le dernière oeuvre de Marguerite Duras et “L’enfant de Paris", un des premiers longs métrages réalisés par Leonce Perret et lune des oeuvres favorites d’Henri Langlois.Deux premières mondiales sont à 1 affiche: "Bollwiser” le dernier film de Rainer Fassbinder, qui a récemment annoncé son intention de s’installer à New York et "Hot tomorrows” de l’Américain Martin Brest.Seront également à l’affiche "Padre padrone” grand prix du dernier festival de Cannes et réalisé par les frères Ta-viam.“Le diable, peut être” de Robert Bresson, "Rose-land" de Jams Ivoty avec Geraldine Chaplin et Oiristopher trio, les films qu’il interprétera seul par la suite (Copaca-bana, A girl in every port, The story of mankind, entre autres) laisseront peu de traces.Par contre, dès 1947, et pendant dix ans, il animera avec brio une célèbre émission de télévision “You bet your life” dont les séquences sont aujourd’hui encore retransmises sur le petit écran pour la plus grande joie des téléspectateurs américains.Groucho, qui se vantait de n'être jamais allé au-delà de l’instruction primaire, se piquait de littérature.Il écrivit une demi-douzaine de livres sur ses expériences et la bibliothèque du congrès à Washington possède toute la correspondance recueillie dans un ouvrage intitulé: “The Groucho letters”.Grand amateur de femmes, le comédien aimait toutefois faire remarquer qu’il avait passé plus de quarante années de sa vie dans les liens du mariage.Il épousa successivement Ruth Johnson, Kay Gor-cey et Eden Hartford, dont il divorça en 1969.Il vivait depuis cette date avec Frin Fleming, une jeune actrice qu’il appelait sa secrétaire et qui joua un rôle de tuteur et d’imprésario contesté auprès du vieillard.Walken, “Heart of glass” de l’Allemand Werner Herzog et "Omar Gatlato” comédie réalisée par le réalisateur Algérien Merzak Allouache.“Les héros ne meurent pas” et Lassie “chien fidèle” va revenir à l’écran, en compagnie de l’acteur James Stewart.Le dernier long métrage consacré à Lassie y‘The painted hills” remonte à 1951.C’est une descendante de la première Lassie qui aura la vedette du film dont le réalisateur n’a pas encore été choisi.John Alvildsen, réalisateur de "Rocky” qui a reçu un Oscar à Hollywood, dirigera prochainement “Slow dancing in the big city”.Le film, qui évoque la rencontre d’un journaliste et d’une étoile de ballet, sera tourné cet automne à New York.• La galerie Mortal présentera dans ses nouveaux locaux du 1374.rue Sherbrooke ouest, une exposition des oeuvres du peintre montréalais Seymour Segal que lui a inspiré un récent voyage en Australie.L’exposition se tiendra du 6 au 24 septembre.De ses deux premiers mariages il eut trois enfants, Arthur, Myriam et Melinda.Tous trois lui survivent.Affaibli par la vieillesse et la maladie, soigné 24 heures sur 24 par des infirmières dévouées, Groucho Marx ne perdit jamais le sens de l’humour, comme en témoigne cette boutade, d’une cruelle lucidité, qu’il lança le jour de son 85ème anniversaire: “85 ans, c’est un drôle d’âge.Je suis en parfaite santé .sauf mentalement”.télévision C B F T O 9.55 Ouverture et horaire 10.00 Du soleil à 5 cents 10.15 Saturnin, le petit canard 10.30 Conseil-express 11.00 Les trouvailles de Clémence 11.30 La demoiselle d'Avignon 12.00 Un enfant parmi tant d'autres 12.30 Les animaux chez eux: “U nature qui chante" 1.00 Sur des roulettes 1.30 Reflets d'un pays "Jonquière" 2.30 Cinéma “J'ai tout donné (Documentaire.Fr 72) 4.00 Animagerie 4.30 Le monde enchanté d Isabelle 5.00 L'Enéide.6.00 Ce soir 6.25 Nouvelles du sport 6.30 Propos et confidence 7.00 Daniel Boone 8.00 Les Brigades du Tigre 9.00 La pêche miraculeuse 10.00 Le son des Français d'Amérique 10.30 Téléjournal 10.50 Nouvelles du sport Il 00 L'univers des sports 1.00 Teléjournal C FTM Œ) 10.30 Los p lits bonshommes 10.45 Fanfan Dedé 11.15 I.es p lits bonshommes 11.45 Le 10 vous informe 12.00 Y a du soleil 2.00 l’ne heure avec vous 3.00 Cine Quiz: "Sémiramis, Déesse de l'Orient" (italien 63) 3.00 Les tannants 6.00 Parle, parle, jase, jase 7.00 Le 10 vous informe 7.30 Les Merger 8.00 Montréal en parle 8.30 Nouveaux talents 9.00 Qui dit vrai 9.30 Le ranch L 10.30 Les nouvelles TVA 11.00 La couleur du temps Il 15 L'aventuner 11 45 Coup de filet 12.15 Le 10 vous informe* RADIO-QUÉBEC O 19.30 20.00 20.30 2100 Orner Pacha Dans la tète des hommes "Ma croisée" A la mesure de la terre "Le mouton" Jeux du Québec C B M T O 10.00 The Friendly Giant 10.15 Mon ami 10.30 Mr Dressup 1100 Sesame Street 12.00 Summer 77 12.55 CBC Mews 1.00 Platform 200 All in the Familv 2.30 The Edge of Night 3.00 30 from Vancouver 3.30 Celevrity Cooks 4.00 It's Your Choice 4.30 Just For Fun 5.00 Adventures in Rainvow Country 530 Room 222 600 The City at Six par Angèle Dagenais Musée national de l’Homme: Une nouvelle série de publications a été inaugurée en mars dernier par le Musée national de L’Homme à Ottawa dont la première livraison s’intitule Le projet du refuge du Yukon par Richard E.Morlan.Il s’agit de rapports de recherche que l’on peut se procurer en français ou en anglais et qui sont publiés par la Division de l’éducation et des affaires culturelles du Musée.Ces rapports présentent donc pour le grand public les travaux des chercheurs de la Commission archéologiqüe du Canada, du Centre canadien d'études sur la culture traditionnelle, de la Division de l’histoire, du Service canadien d’ethnologie et du Musée canadien de la guerre.L’idée qui soutend ces publications est de rendre accessible au public canadien le vaste travail d’érudition qui se fait dans ces centres de recherche dans un langage compréhensible et vivant.Ainsi le premier numéro, Le projet du refuge du Yukon, traite d’un région nordique (près de Old Crow) qui n’a pas été recouverte de galces lors de la grande glaciation du Pléisto-cène (il y a 30,000 ans) et qui a donc servi de refuge à la flore et à la faune chassées des régions avoisinantes par l’ingression des glaciers.Les passionnés de géologie et d’archéologie trouveront dans ce dépliant une étude des touilles effectuées dans cette région.S’adresser aux Musées nationaux ou au Musée national de L’Homme en demandant les “Rapports sur le études canadiennes.” • aux Editions Québec-Amérique: Harvey Ardman invite le lecteur à suivre la vie et l'oeuvre d’Alex Tanous, voyant célèbre contemporain dans un volume intitulé Au-de/d du hasard.Conférencier et théoricien du paranormal, Alex Tanous apporte des preuves tangibles, corroborées scientifiquement, de l’existence de facultés psychiques.Dans Au-delà du hasard, Harvey Ardman nous invite à suivre le voyant dans son voyage psychique et même à pratiquer les rudiments de cet art en voie de devenir science.Au-delà du hasard par Alex Tanous et Harvey Ardman, $7.95.Aux Éditions Fides: Dans la collection Liturgie vivante, Fides vient de publier Vers un renouveau de la théologie sacramentaire par Raymond Vaillpncourt, Eudiste, auteur d’une these de doctorat sur le caractère sacramental (Laval 1966).L'objectif de ce volume est de tenter une nouvelle synthèse de théologie sacramentaire à partir des préoccupations theologiques et pastorales des cnrétiens d’aujourd’hui.Ne négligeant aucune des grandes intuitions de la sacramenta-lité classique, il intègre les éléments nouveaux mis de Lavant par Vatican II.Cet ouvrage pourra servir d’instrument pour renouveler la catéchèse, la liturgie et la pastorale sacramentelles; 165 pages, $5.• L’Hexagone / Parti Pris: L’anthropologue Rémi Savard vient de publier un ouvrage qui permettra de démystifier un certain nombre de “malentendus séculaires” en ce qui a trait au premier habitant de l’Amérique.Son ouvrage, Le rire précolombien dans le Québec d’aujourd’hui porte plus précisément sur un village Montagnais de ta basse Côte-Nord, le village de Saint-Augustin, le moins po- uleux de la douzaine de villages présentement abités par ce peuple.De ces gens, le Jésuite Lejeune écrivait déjà dans la Relation de 1634: “Je ne croy pas qu’il y aye de nation sous le soleil plus mocqueuse et plus gausseuse que la nation des Montagnais.” Voulant donc rendre justice à l’humour qui baigne le mode de vie indien, que très peu de spécialistes ont mis en valeur, l'auteur démontre que les Montagnais, plus précisément, n’ont rien perdu des traits que leur attribuait le Jésuite.“C’est la mauvaise conscience des Blancs, convaincus de la disparition éventuelle des Indiens, qui avait produit ce stéréotype du Peau-Rouge au visage dépressif, remi savard dans le québec d'aujourd'hui :-v- .v:-?- PARTI PRIS écrasé au sommet d’une montagne désertique à contempler son feu mourant.Ne pouvant se résoudre à une aussi sombre prédiction, on comprendra les Indiens de continuer à lancer contre elle ces grands éclats de rire forgés au coeur des Amériques, avant même qu aucun Blanc n’y ait mis le pied”.Le livre se compose de trois parties, Carnet de voyage, d’Hier à demain (expliquant les mécanismes du passage des tentes aux maisons) et le Rire-exorcisme ou comment “les Indiens ont toujours combattu par le ridicule ce qui leur paraissait menacer le plus leur existence” .• Aux Éditions Naaman: Cet éditeur sherbrookois (Antoine Naaman), qui est aussi professeur de littérature à l’Université de Sherbrooke, lançait au début de l’été 19 nouveaux titres dont trois seulement sont d’auteurs québécois.Il faut préciser en guise d’explications de cet état de fait, que M.Naaman s’est mis en tête de faire de la ville de Sherbrooke le centre de la francophonie mondiale en devenant le carrefour des auteurs de langue française (ALF).C’est ainsi que les éditions Naaman, fondées en 1973, ont publié déjà quelque 61 titres d’auteurs de tous les azimuths et n’ont pas moins de huit collections différentes présentant un pot-pourri d’oeuvres: de la thèse de doctorat aux contes de légendes en passant par les histoires de pugilistes (Ali/Foreman, le combat du siècle).Dans la collection Créations, signalons trois parutions que ne dédaigneront pas les férus d’exostimse: Contes de récits maghrébins par Peter Reesink, 165 pages, $8; Au pays du nénuphar — contes et legendes du Viêt-Nam et d’ailleurs, par Thai Van Kiem, 119 pages, $6; enfin, Esanzo — chants pour mon pays par Antoine-Roger Bolamba du Congo, en édition bilingue français/anglais, 75 pages, $5.La préface de ce dernier volume paru déjà en 1955 dans “Présence africaine” est de Léopold Sédar Senghor; la traduction anglaise est de Jan Pallister.La faim du monde OXFAM ¦ Finissions fn noir el blanc cinema 6.30 Documentary 7.00 Hollywood squares 7.30 Two's Company 8.00 Canadian open lown tennis 10.00 New: magazine 10.30 VI.P 11.00 The National 11.22 The City Tonight 11.40 Cine-Six "The best of Enemies" «comedie-dram.) 1962 1.45 Station Gosing cfcf © 6.00 University of the Air 6.30 Pots and Pans 7.00 Canada A.M.9.00 Romper Room 9.30 Kareen's Yoga 10.00 Montreal Summer 10.30 Ed Allen 11.00 Doctor's Diary 11.30 Art of Cooking 12.00 The Flintston 12.30 Emergency 1.30 First Impression 2.00 Alan Hamel 3.00 Another World 4.00 Celebrity Revue 5.(Ml Definition 5.30 The Price is Right 6.00 Pulse 7.00 The Jeffersons 7.30 Headline Hunters 8.00 The Waltons 9.00 Pig "N" Whistle 9.30 Sanford et son 10.00 Charlie's Angels 11.00 The CTV National News 11.21 Pulse 12.00 The Twelve Midnight Movie ’ Scotl Free" (drame 76) BATEAU-THEATRE L*ESCALE (St-Marc-sur Richelieu* 584-2226 Une fille dans ma soupe" de T Fnsby - sur semaine 21 h 00.Samedi , 19 h 00 et 22 h 00 Dim : 20 h 00 Re^ lâche lundi CENTAUR I 453 St-François Xavier 2887229 Relâche LE CONVENTUM.1237 Sanguine! 843-3460 Relâche LA FENIERE (L'Ancienne Lorette) (418 ) 872-1424 Interdit au public de Jean Marsan tous les soirs 21 h 00 Relâche lundi NOUVELLE COMPAGNIE THEATRALE 1200 rue Bleury 866-1964 Relâche PATRIOTE DE STE-AGATHE (819i 326-2665 Relâche.SALLE WILFRID PELLETIER; Relâche STUDIO THEATRE «Ste-Sophie de Lacome) 866-8034 "Amour j'étouffe, amour-rire" de Lise Leclerc da Silva, mercredi, jeudi, vendredi, samedi 21 h 00 Relâche dim lundi, mardi THEATRE DES ANCETRES (Saint•Germain."La clef des songes" de R Carrier et J C.Germain Tous les soirs à 21 h 00 Relâche dim et lundi THEATRE D'AUJOURD'HUI 1297 Papineau 5237211 Relâche pour l ete THEATRE DE LA BUTRE DE VAL DAVID (819» 322-2818 Manon Lastcall" et Joualez-moi d'amour" de Jean Barbeau — mercredi, ATW ATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 "Smokey and the bandit" 1 30.3.15.4 20.7 20 .9.25.ATWATER H: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 "Slapshot" 7.20, 9.40 AVENUE 1224: Ave Greene Westmount 937-2747 "New York.New York" 6.00, 8 40 BEAVER: 5117 Avenue du Parc 844-1932 "Love Games' 12 00.2 55, 5.45.8 35 Tanz & Jane & Bov & Cheeta" 1.30, 4 20.7.10.10.00 BER RL 1280 St-Denis 288-2115 Trans-American Express" 1.30, 5 20.9.10"."Le frère le plus futé de Sherlock Holmes" 3 40.7 20 BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure 861-2725 (Salle I) "Star Wars" 1275, 2 30.4 45.7.00.9.15 (Salle II) "Bedside Whoopee" et •Pussy Talk" depuis 10.15 a m CARREFOUR: 318 Ste-Catherine O 866-8057 "The other side of the midnight" 2 00, 5 15, 875.CHAMPLAIN: 1816 Ste-Catherine E 524-1685 (Salle I) "Rocky" 1.00.3 05 .5 7 5.7 25 .9 30 (SAIIe IL "La folle escapade" 2 00.5 45.9 30 et "Frissons garantis" 12.00.4 00.7 45 CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil 677-7933 "L'enlèvement" 7 30 et “Chewing gum Rallye" 9 10 CLAREMONT: 5038 Sherbrooke E.246-7395 "For the love of Benji" 1 00.3 00, 5 00, 7.00, 900 CINEMA 7e ART: 3180 Belanger E.722-0302 "1* coureur de Marathon" 9 00 et “Survivre" 7,30 LE CONVENTUM: 1237 Sanguinet 843-3460 "Le.mépris n’aura qu'un temps" 7 00 COTE-DES-NEIGES : 735-5527 (Salle I) "March or die 1 00.3.00, 5.00, 7 00, 9 00 (Salle IL "Star Wars" 1270.3 30, 4 45.7 00.9 15 CREMAZ1E: 8610 St-Denis 388-4210 "Rocky" 7.30, 9 30 COMPLEXE DESJARDINS: (Salle I) jeudi, vendredi.20 h 30.relâche, lundi et mardi THEATRE EXPERIMENTAL DE MIL: 320 est.Notre-Dame, 8797 306 "Finalement" 21 h 00 THEATRE DES MARGUERITES: Trois Rivières) (819) 377 3223 Biaise" de Claude Magmer sur semaine 21 h 00.samedi 19 h 30 et 22 h 30 Relâche lundi THEATRE DU NOUVEAU-MONDE 84 ouest Ste-Catherine 861-0563 "Je ne veux pas mourir idiot" (d'Yvon Deschampsi 21 h 30 THEATRE LA POUDRIERE: Ile Sainte-Hclene, 526-0821, "Les millionnaires ' de Roger Dumas: du mardi au vendredi a 20ti 30.samedi a 18 h 30 et 21 h 30 THEATRE PORT ROYAL Relâche THEATRE DES PRAIRIES (Joliettei 756-0559 A vos souhaits" de P Chenot Semaine 21 h 00.samedi 19 h 30 et 22 h 30.Relâche dim et lundi THEATRE DU RIDEAU-VERT 4664 St Denis, 8447 793 Relâche THEATRE DE SAINT SAUVEUR ^ -W V.: Le vieux quartier de Québec a toujours eu un caractère multidisciplinaire.Toutefois, le développement du tourisme a compromis cet équilibre au point où l’arrondissement historique perd ses habitants et, de ce fait, risque de perdre ce qui en faisait un milieu de vie exceptionnel.(Photo Office du film du Québec) Laurin n’a pas honoré ses engagements, disent les Inuit l’arrondissement historique de Québec risquait de perdre un ensemble ae fonctions qu’il avait toujours eues.Depuis le régime français, les institutions, la petite industrie, le commerce, l’habitation avaient fait bon ménage à l’intérieur des murs fortifiés.“À notre avis, affirmait le comité des citoyens, la protection du patrimoine et d’un équilibre social sont des objectifs qui doivent primer sur un développement touristique anarchique.L’objectif premier ne doit pas être d’abord et avant tout de faire passer le plus grand nombre possible de touristes dans ce quartier, qui n’est ni une gare, ni un aéroport, mais bien d’y assurer des rapports harmonieux et véritablement profitables entre visiteurs et visités”.Dans cette perspective, un règlement définissant les usages des immeubles en vue de parvenir à un certain équilibre entre les fonctions du quartier compatible avec son caractère historique parait essentiel à sa mise en valeur et à son développement.Le projet de règlement du ministère des Affaires culturelles, élaboré pendant un moratoire de 120 jours sur l’affectation des bâtiments à des usages commerciaux, requérant un permis d’alcool ne définit que certains usages: l'hébergement, la restauration et le divertissement.Dans la logi- 3ue de cette démarche, on evrait en venir éventuellement à définir d’une façon aussi détaillée d’autres usages tels que le commerce des cadeaux et souvenirs, le commerce des expositions et des spectacles, la place des bureaux et des services, la place de l’automobile, etc.Le projet de règlement fixe des règles de contingentement: un seul établissement commercial par bâtiment situé dans une zone prévue à cette fin; les commerçants ne pourront tenir négoce qu’au sous-sol, au rez-de-chaussée et dans certains cas, au premier étage; enfin, les commerçants n’occuperont que certaines surfaces de plancher et ne pourront multiplier le nombre de chambres ou de salles publiques au delà des normes.Le règlement préserve les droits acquis “en autant qu’on n’en modifie pas l’usage.En ce sens, le ministère ne peut autoriser aucun agrandissement de ces établissements et fige donc, en d’autres termes, la situation actuelle dans les zones où l'ensemble ou certains établissements réglementés ne sont plus autorisés”.Elaboré avec la collabora- Les Inuit du Nord du Québec estiment que le gouvernement du Québec a failli à ses engagements de négocier avec eux les amendements au projet de loi 101 relatifs aux droits linguistiques des aborigènes et d’ajouter certains amendements offrant de meilleures garanties aux Inuit.Considérant que les dispositions actuelles au projet de loi sont un strict minimum pour eux, les Inuit, par la voix de l’Association des Inuit du Nord du Québec, rappellent que le 15 juillet dernier, lors d’une visite à Fort Chimo, M.Camille Laurin, ministre d’Etat au développement culturel, avait publiquement promis d’ajouter des protections additionnelles au projet de loi 101 en faveur des Inuit.INGÉNIEUR D’ENTRETIEN Nous sommes â la recherche d'un ingénieur diplômé en mécanique possédant de l'expérience en entretien d'usine.Les responsabilités comprendront l'ingénierie de l'entretien dans les domaines suivants: — équipement d'usine chimique: — aménagements d épuration des eaux et génération de vapeur — équipement utilisé dans les usines de raffinerie Ce poste est disponible à notre usine de Montréal.La société offre un éventail complet d'avantages sociaux.Le salaire sera proportionnel aux qualifications ainsi qu'à l'expérience.Dans un communiqué tenu hier l’AINQ fait valoir que jamais le Québec n’a négocié les amendements avec les intéressés et que M.Laurin les a introduits unilatéralement avar‘ le 15 juillet et subsé-qufc.iiment qu’il a trahi sa promesse d’ajouter des garanties supplémentaires contrairement aux assurances données en ce sens à Fort Chimo.Veuillez postuler par écrit au: Surintendant du personnel Monsanto Canada Limitée Le Devoir, dossier# 2731 C.P.6033 Montréal.H3C 3C9 PROVIDENT MUTUAL FUND LTD avis de dividende no 61 Avis est par les présentes donné qu'un dividende de 5* par action a été déclaré sur le capital-actions, en circulation, de la compagnie, payable le 29 août 1977, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 26 août 1977.PAR ORDRE DU CONSEIL P.M Dafoe Secrétaire 25 juillet 1977 Winnipeg, Manitoba GROWTH FUND OF CANADA LTD dividende no 20 Avis est par les présentes donné qu'un dividende de 42* par action a été déclaré sur le capital-actions, en circulation, de la Compagnie.payable le 29 août 1977, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 26 août 1977.parordredu CONSEIL P.M.Dafoe Secrétaire 25 juillet 1977 Winnipeg, Manitoba______ INGÉNIEUR DE PROCÉDÉS Nous sommes présentement à la recherche de plusieurs ingénieurs en chimie ou en mécanique possédant de un à cinq ans d’expérience en procédés et équipement.LES RESPONSABILITÉS COMPRENDRONT: — la mise en marche et l’exécution de projets d’équipement en ingénierie de procédés; — la mise sur pied de produits et de procédés améliorés; — l'assistance technique aux services de fabrication d’une usine chimique complexe.Ces postes sont disponibles à Montréal ainsi qu'à notre usine de Sarnia.La société offre un éventail complet d'avantages sociaux.Le salaire sera proportionnel aux qualifications ainsi qu'à l'expérience.Veuillez postuler par écrit, au: Surintendant du personnel Monsanto Canada Limitée Le Devoir, doMier # 2732 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 lion de l’administration municipale de Québec, qui avait préparé de son côté un règlement de zonage fort contesté, le projet de reglement a suscite de vives réactions.Le député de Taschereau, M.Richard Guay, a dénonce ce projet.A son avis, les contingentements demeurent beaucoup trop généreux.Le nombre de chambres d’hébergement pourrait augmenter de 981 (il y en a actuellement 1,282), la surface consacrée à des restaurants, pourrait s’accroître de 75,000 pieds carrés (103,000 pieds carrés en ce moment) et la surface affectée au divertissement pourrait augmenter de 76,000 pieds carrés (112,000 pieds carrés actuellement).“Dans certains secteurs déjà en grande partie monopolises par ces fonctions, déclare le député de Taschereau, on peut concevoir un accroissement de ces fonctions.Mais de là à en arriver à un tel accroissement global, il y a une marge.D’autant plus que le document n'indique pas les critères qui ont préside aux options choisies par les fonctionnaires du MAC.Dans les circonstances, il est fort à craindre que ce document, tel qu’il est rédigé, soit trop libéral’’.Le Comité des citoyens du Vieux Québec a eu des réactions plus mitigées.“Nous sommes contents du travail énorme qui a été fait, nous dit M.André Sirois, président.Nous considérons ce projet comme une excellente base de discussion.Il est bien fait, méthodique et clair”.“Ce qui nous inquiète, cependant, c’est de savoir si ces augmentations chasseront d’autres résidents.Si cela se produit, nous allons demander de baisser les contingentements.Nous ne voulons pas auu u’un seul résident soit chassé Vieux-Québec pour une maison de touristes ou pour un bar.Nous ne voulons pas non plus d’un quartier dortoir.Il faut maintenir la multidisciplinarité du quartier comme il l’a été depuis le régime français”.Au premier examen, selon M.Sirois, le projet de règlement ne paraît pas contredire le règlement de zonage municipal.A son avis, cependant, il conviendrait d’accentuer plus encore la fonction résidentielle de l’arrondissement, celle qui a été la plus affectée par les transformations d’immeubles.L’arrondissement compte environ 4,500 habitants, parmi lesquels se trouvent un fort groupe de religieux et un nombre important de personnes âgees.Pour rétablir un équilibre entre les diverses fonctions, le Comité des citoyens croit qu’il faut envisager le retour des fonctions résidentielles de certains immeubles afin de favoriser rétablissement de nouveaux ou d'anciens résidents.Au mois de septembre, le ministère des Affaires culturelles compte tenir des audiences publiques avant de proclamer le règlement.Le «Comité des citoyens croit qu’il lui faudra un peu plus de temps pour mener une étude approfondie du projet.Le député de Taschereau a lui aussi souligné les effets défavorables d’un tel échéancier.Il aurait préféré que le règlement soit publié en septembre et accompagné de documents explicatifs plus élaborés.Dans de telles circonstances, cependant, le débat autour de ce projet de règlement risquerait fort de subir les inconvénients d’une campagne électorale municipale prévue à l'automne., 5s ARRIÈRES ET ROFESSIONS Conseil national de recherches Canada National Research Council Canada INGÉNIEUR DE RECHERCHE (Électrique) ASSURANCES COURTIERS D’ASSURANCES I.A.R.D.& VIE recherche un PRÉPOSÉ AUX LIGNES COMMERCIALES ET INDUSTRIELLES Possédant au moins dix ( 10) ans d’expérience.Salaire entre $18,000.et $22,000.Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec le directeur administratif à: 382-7822 La Section de génie électronique de la division de génie électrique a besoin d’un ingénieur de recherche.Il s'agit avant tout de la mise au point de capteurs et d'instrumentation de façon à satisfaire aux exigences des industries aux plans traitement et fabrication.Il faut s'intéresser à l’application de la technologie électronique moderne aux problèmes d’instrumentation et de traitement de signaux en "temps réel".La personne choisie participera aussi à la formulation et à l'évaluation de projets et s’occupera de coordonner le travail d’autres ingénieurs travaillant dans les mêmes domaines.La Chambre de Commerce de la Province de Québec recherche un CONSEILLER EN FORMATION.EXIGENCES: M.Sc.ou doctorat en génie électrique et 10 ans d'expérience dont au moins 5 en recherche et développement.La connaissance de la langue française ou de la langue anglaise est requise pour ce poste.TRAITEMENT: Jusqu’à 22,085 dollars par année, selon la formation et l'expérience.Prière d'adresser un curriculum complet à l'Agent d’emploi, Conseil national de recherches du Canada, Ottawa, Ontario Kl A 0R6.Veuillez donner la référence DEE-54.DESCRIPTION DE TÂCHE: — promouvoir auprès des associations et entreprises des programmes de formation — fournir des outils pédagogiques nécessaires à la mise sur pied de tels programmes et en assurer la supervision EXIGENCES: — D.E.C.— bilinguisme: un atout — doit posséder une voiture DATE LIMITE: 31 août 1977 Faire parvenir curriculum vitae à : La Chambre de Commerce de la Province de Québec a/s M.Gilles Bouchard 500, rue St-François-Xavier Montréal, P.Q.H2Y 2T6 TRADUCTEUR/TRICE Une importante société de produits chimiques, Ciba-Geigy Canada Ltée, située à Dorval, requiert les services d’un(e) traducteur/trice qualifié(e).INGÉNIEUR CIVIL La personne choisie travaillera d'abord à mi-temps, c’est-à-dire 2'/* ou 3 jours par semaine, mais il y a de fortes chances que le poste exige sa présence à plein temps dès le début de 1978.Notre titulaire détient un diplôme universitaire en traduction et une expérience pratique reliée au monde des affaires.Vous traduirez.des textes de tous genres, de l’anglais au français.Si vous faites preuve de beaucoup de souplesse d'esprit et avez le sens des relations humaines, nous aimerions vous rencontrer.Nos conditions de travail et bénéfices marginaux sont supérieurs à la moyenne: cafétéria sur les lieux, heures flexibles de travail, etc.Pour obtenir un rendez-vous, veuillez téléphoner à: Une occasion exceptionnelle pour un ingénieur civil désirant faire carrière à Winnipeg, Manitoba, pour l’un des principaux fabricants de ciment et ses dérivés.C’est un défi à relever.Le candidat doit posséder un diplôme d’ingénieur civil d’une université.Les responsabilités comprennent la production, le contrôle de la qualité, le coût et les consultations avec ingénieurs spécialisés pour analyse ou projets sociaux, etc.Le candidat doit être prêt à assumer des fonctions de gérance à des niveaux de plus en plus avancés.L’Agent de recrutement 631-4841, poste 182 CIBA-GEIGY CANADA LTÉE Salaire à négocier.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae ainsi que votre expérience à: Dossier # 2735 C.P.6033 , Montréal, H3C 3C9 ÉCONOMISTE AGRICOLE JUSQU’À $20,592 (SELON LA FORMATION ET L’EXPÉRIENCE) Ce concours est ouvert également aux hommes et aux femmes.FONCTIONS: Doit déterminer et évaluer la situation économique de l'industrie agricole dans la province.Le candidat devra savoir prédire l’impact des nouvelles orientations, les techniques de production et les forces externes qui influent sur la compétition dans l’industrie agricole; il étudiera le coût de production des denrées agricoles en tenant compte des aspects techniques, administratifs et économiques; et il consultera les autres ministères sur des question d’intérêt mutuel.QUALITÉS REQUISES: Diplôme universitaire avec spécialisation en économie agricole et grande expérience du travail de vulgarisation de l’agriculture ou l’équivalent.Une bonne connaissance de l’anglais est essentielle; toutefois, une bonne connaissance des deux langues officielles serait souhaitable.LIEU DE TRAVAIL: Ministère de l’Agriculture et de l’aménagement rural Fredericton.Numéro du concours NB 77-261 Les demandes devront nous parvenir au plu* lard le 31 août 1977.ADRESSER SA DEMANDE A LA: Commlaalon de la Fonction publique du Nouveau-Brunswick Pièce G-15, Édifice du - C.P.6000 Fredericton, Nouveau-Brunswick E3B5H1 SPÉCIALISTE DES PROGRAMMES 4-H JUSQU’À $18,684 (SELON LA FORMATION ET L’EXPÉRIENCE) Ce concours est ouvert légalement aux hommes et aux femmes.FONCTIONS: Le candidat choisi sera chargé de la direction du programme 4-H dans la région de Bathurst.Les fonctions comprennent aussi la mise sur pied, la coordination et l’évaluation des activités 4-H dans la région et dans le district.Ce poste exige de nombreux voyages et contacts avec les moniteurs 4-H de la région.QUALITÉS REQUISES: Diplôme universitaire avec spécialisation en agriculture, en sciences domestiques ou en service social suivi de cours en méthodes d’enseignement; ou l’équivalent.Il serait avantageux d’avoir une expérience des cercles 4-H ou d’autres organisation de jeunes.Une bonne connaissance des deux langues officielles est essentielle.LIEU DE TRAVAIL: Ministère de I Agriculture et de l’Aménagement rural Bathurst Numéro du concours NB 77-281 Les demandes devront nous parvenir au plut tard le 1 septembre 1977.Commlaalon de la Fonction publique du Nouveau-Brunawick Pièce G-15, Édifice du Centenaire C.P.6000 Fredericton, Nouveau-Brunawick E3B 5H1 « i L il
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