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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 26 août 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-08-26, Collections de BAnQ.

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^ - ’7?': ' fais ce qi la météo: Ensoleillé.Maximum 25.Aperçu pour samedi: ensoleillé.isi *£*£’' >iàM 25 CENTS Vol.LXIX - No 196 Montréal, vendredi 26 août 1977 Férié À la CECM Des écoles-pilotes enseigneront l’anglais #1 IIP m dès la première année par André Tardif Dès cet automne, l’anglais sera enseigné comme langue seconde à compter de la première année, dans une dizaine d’écoles élémentaires du secteur français de la Commission des écoles catholiques de Montréal.Ainsi en ont décidé hier à l’unanimité, à l’exception de la vice-présidente Mme Colette Biche, les 15 commissaires présents à une assemblée régulière de la CECM, après un débat de deux heures.Sur une proposition de M.Donat T.Taddeo, la CECM créera une dizaine d’écoles-pilotes, le nombre exact en étant déterminé par les demandes.L’anglais y sera dispensé au rythme de 120 minutes par semaines, prises à même les 180 minutes non structurées de la nouvelle soit lancé dès la rentrée des classes le 6 septembre.Mais devant les nombreuses difficultés d’application soulevées par les responsables du Service des études, la proposition amendée accorde à ces derniers un délai de deux semaines pour la ’un «•nnr\/-k**+ Clin 1 ’ onnl i/ioKll 1 tû H11 remise d’un rapport sur l’applicabilité du b.Les commissaires en maouette-horaire.Le programme s’e-nor tendra sur six ans, et à compter du second cycle (en 4ème année), les enfants pourraient recevoir jusqu’à 225 minutes par semaine d’enseignement de l’anglais.M.Taddeo aurait aimé que le projet programme.Les commissaires prendront connaissance au cours de leur prochaine réunion statutaire le 8 septembre.Le parrain de la résolution a invoqué, entre autres arguments, le fait que la CECM s’était donnée comme priorité, demis 1969, un meilleur enseignement de ’anglais au niveau élémentaire français, et celui que le nombre des professeurs spécialises dans l’enseignement de l’anglais à ce niveau avait régressé de huit en 1973-74 à 4.5 en 1976-77.M.Taddeo, un adjoint administratif à l’université Concordia, a également fait p: état d’un sondage réalisé par des chercheurs de l’Université de Mo lontréal, indiquant que 70% des parents de la CM désirent un enseignement précode cec: de la langue seconde à l’élémentaire, et même que 90% des parents questionnés ne croyaient pas qu’un tel enseignement soit nuisible à leurs enfants sur le plan pédagogique.fl a également noté qu’un nombre significatif de parents de son quartier avaient indiqué, lors des récentes elections scolaires — appuyé en cela par quelques commissaires francophones —, qu’ils désiraient que l’anglais soit enseigné à l’élémentaire français.M.Maurice Brunet, récemment nommé directeur général de la CECM, avait dit, au cours du débat, qu’il serait regrettable que la proposition soit rejetée.Mais il ajoutait qu’advenant son adoption, il ne pouvait jurer qu’elle soit administrable sans une consultation entre le Service des études, la direction des quatre régions administratives francophones de la CECM ainsi que les enseignants.Les commissaires ont donc prié les responsables de se consulter et de soumettre un rapport dans deux semaines.Un rap-Voir page 6: anglais b % .% « ;Ji : ¦Js >»*.¦> Un grave attentat par explosif, qui aurait fait au moins trois morts et 18 blessés, a eu lieu hier matin en plein coeur de Beyrouth, près de la vaste Place des canons.L'Explosion a été provoquée par une charge de dynamite de 2 kgs placée sous un étal du marché aux légumes.La plupart des victimes se trouvent parmi les marchands qui installaient leurs éventaires au petit matin dans ce quartier central, qui est un de ceux qui a été le plus durement éprouvé pendant la dernière guerre civile.(Téléphoto AP) René Lévesque et le référendum On discutera modalité mais le contrôle sera sévère au sommaire ¦ Louis Bernard quitte le cabinet du premier ministre — page 3 par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Le gouvernement québé- i ae cois reste ouvert quant à l’examen des diverses modalités soulevées dans le Livre blanc sur le référendum mais qu’on ne s’y trompe pas, la tenue de la campagne référendaire sera sévèrement réglementée.Voilà l’essentiel de la réponse qu’a don-'1.René Lé- née hier le premier minsitre, M.vesque aux reporters anglophones à la toute fin de sa conférence de presse hebdomadaire, sur le type de contrôles prévus dans le Livre blanc déposé la veille par le leader parlementaire et ministre d’État à la reforme parlementaire, M.Robert Burns.Ces journalistes, qui n’avaient que les mots “liberté et démocratie” à la bouche, voulaient essentiellement savoir du premier ministre si le gouvernement était justifié de confier à sa majorité parlemen-.de la i ¦' taire le soin de décider de la question et surtout d’obliger tous les participants à la campagne référendaire à se regrouper au sein de comités ad hoc dont les agissements comme les dépenses seront scrupuleusement contrôlés.“Nous désirons, a expliqué M.Lévesque, que le référendum sur la souveraineté politique du Québec se déroule dans un climat serein et non pas dans une atmosphère de maisons de fous où chacun pourra faire ce qu’il veut”.“Si vous avez en tête, lorsque vous me parlez de liberté, celle de faire n'importe quoi et de dépenser tout l’argent qu’on désire, je vous dis immédiatement que cette liberté-là n’existera pas parce qu’elle équivaut en pratique a la liberté du renard dans le poulailler”, a-t-il ajouté.De l’avis du premier ministre, les règles contenues dans le Livre blanc sur le référendum sont loin d’être antidémocratiques mais visent au contraire à préserver le libre exercice de la démocratie en égalisant au mieux les chances de chacun et en empêchant que la campagne référendaire ne donne lieu à toutes sortes d’excès.“Il est bon qu’existe un certain contrôle de tous les participants à cette campagne afin d’éviter au maximum toute possibilité d'orgies de dépenses ou de manipulation de l’opinion publique”, a dit M.Lévesque.Selon lui, le gouvernement a dû choisir entre plusieurs précédents au moment de fixer l’orientation contenue dans le Livre blanc et a opté pour l'expérience britannique “parce que ce modèle est celui qui correspond le plus à nos propres institutions”.Le Livre blanc affirmait d’ailleurs ce qui suit au sujet des raisons qui ont motivé l’adoption de ce modèle: “Le régime parlementaire, la longue tradition démocratique et le sens profond du fair play sont autant d’institutions bri- cieux dans l’amélioration de nos propres institutions”.On sait que c’est à partir de cette expérience vécue par ' tanniques que les Québécois ont absor-' ' i oa bées dans leur propre tradition politique.Les mécanismes référendaires institués par la Grande-Bretagne à partir de ses Institutions apparaissent au gouvernement du Québec comme un guide pré- st apa la Grande-Bretagne en 1975, au moment de la tenue du référendum sur son appartenance au Marché Commun, que le gouvernement québécois a tiré les fondements de cette proposition de regrouper en comités au-dessus des partis politiques tous ceux, individus, groupes ou partis, qui voudront participer a la campagne référendaire.Quant à l’autre volet de la question, touchant le pouvoir qui sera dévolu à l’Assemblée nationale, de déterminer par un vote à majorité simple, la formulation de la question qui sera posée aux citoyens, M.Lévesque a répété que le gouvernement avait l’obhgation de prendre ses responsabilités et qu’il sera jugé sur sa capacité d’avoir su établir des regies justes et honnêtes pour tout le monde.Le premier ministre a conclu en rappelant que le gouvernement restait ouvert à l’examen de toutes ces questions et qu’il se montrait tout disposé à engager le débat lorsque débuteront le 12 octobre les travaux de la commission parlementaire chargée d’examiner ce Livre blanc.Par ailleurs, ni l’Union nationale ni le Parti libéral n’ont livré hier de nouveaux commentaires sur le contenu de ce document.Le chef unioniste M.Rodrigue Biron, a de nouveau demandé au gouvernement de créer un Conseil du référendum, organisme “neutre et apolitique” qui serait chargé de recueillir l’opinion des citoyens et de favoriser leur participation à la commission parlementaire.À nouveau, la réponse a été négative.De son côté, le leader parlementaire des Libéraux, M.Jean-Noël Lavoie, a repris la question posée la veille par le creditiste Camil Samson et a demandé au gouvernement pourquoi il n’envisageait pas d’obliger l’Assemblée nationale a obtenir une majorité des deux-tiers pour l’adoption de la question.Voir page 6: référendum ¦ Le Livre blanc sur le référendum: un éditorial de Michel Roy ¦ Une grosse bombe avec des gants blancs: un commentaire de Georges Vigny — page 4 ¦ Des casques bleus de l’ONU en Rhodésie ?¦ Vance relance le dialogue sino-américain — page 11 ¦ Ottawa veut-il donner le coup de grâce au port de Montréal ?— page 19 Festival canadien des films du monde Tourisme en Afrique par Jean-Pierre Tadros Changeons de continent, et parlons tourisme.Rien d’audacieux en cela, puisqu'un film réalisé par un jeune metteur en scène tunisien, Ridha Behi, nous y invite aujourd’hui.Son film s’intitule férocement Le soleil des hyènes et sera projeté à 19 h 20 à la Maison du Québec (Terre des Hommes) dans le cadre de la sélection officielle du Festival des films du monde.Pourquoi faut-il en parler?Pourquoi faut-il surtout voir ce film?Tout simplement parce qu’il montre les ravages du tourisme dans les pays en voie de développement.Ce qui n’est pas peu dire lorsque l’on sait que pour certains de ces pays c’est là la plus importante, et souvent la seule, “industrie".Car le tourisme, on le sait tous, est devenu une industrie fort profitable avec laquelle tous les gouvernements, aussi bien socialiste que capita-nptr : h ‘ — qui est en train d’“occuper” dement la Tunisie et ses nabi- nsme littéralement tants”, nous fera remarquer Ridha Behi, de passage à Montréal pour présenter son film.“Depuis 15 ans, la Tunisie s'emploie à faire du tourisme la principale industrie du pays.Tous les sont donc orientés du côté de l’industrie touristique.Ce qui est tota-elle’ lement absurde, car une telle industrie est nécessairement tributaire de l’étranger.Une épidémie de choléra, et personne ne vient.Une guerre au Moyen-Orient ou au Mahgreb, et personne ne vient.Sans oublier que c’est là une industrie saisonnière.On est donc en train de mettre par terre toute une tradition, de transformer des villages en centres touristiques, pour le plaisir de promoteurs etrangers, et cela grâce a la liste, doivent compter.Le soleil des hyènes part d’une réalité concrète: celle de la Tunisie, et ilus particulièrement, d'un petit vil-.age ae pécheurs.Ainsi, à travers une narration classique mais très minutieuse, découvrira-t-on comment la construction d’un centre touristique, puis la présence des touristes, peuvent totalement pervertir la vie d’un village, ancré dans ses traditions séculai-res.“Ce film est aussi un essai sociologi-^que sur un phénomène — celui du tou- s; complaisance du gou-vemêment, de certains fonctionnaires et des petits potentats du coin.” Cette nouvelle caste, prête à s’enrichir en vendant le pays, ce sont les “hyènes" de Ridha Behi; "hyènes” dont le “soleil" sera précisément le tourisme.“Ce qui ne veut pas dire, nous fera remarquer le réalisateur, que tous les maux dont souffre la Tunisie viennent de l’invasion touristique.Cela crée — et c’est l’évidence meme — un nouveau colonialisme.Mais il faut aussi faire attention que tout un climat social est en cause dans mon film.Les vingt premières minutes de Le soleil des hyènes tentent donc de décrire les conditions vétustes dans Voir page 2: festival Un discours de Lévesque marquera l’adoption finale du bill 101 parGérald LeBlanc QUÉBEC — C’est le premier ministre lui-même, qui ouvrira aujourd’hui à l’Assemblée nationale le débat en troisième lecture sur le projet de loi 101, qui devrait .la Ch: ' du lopt français au Québec dès ce midi.Ce discours de M.Lévesque vise à souligner l’importance particulière que le gouvernement attache à cette loi et aussi sans doute à effacer les doutes, qui pourraient subsister sur les attitudes du chef du gouvernement à l’endroit d’une législation, dont l’adoption lui aura coûté des “hésitations” et des “tiraillements".Le dernier mot reviendra cependant au parrain de la Charte, M.Camille Laurin, dont la fermeté et la constance au cours de ce long débat n’ont laissé personne indifférent, les uns criant leur admiration et les autres pouvant difficilement retenir leur animosité.Entre ces deux discours qui pourraient être les seuls en provenance du côté mi nistériel, les partis d’opposition feront va débat, n’a cependant été rendue possible que par un délicat jeu de procédures, mene de main de maître, hier soir, tant par le président de la Chambre, M.Clément Richard, que par son vice-président, M.Jean-Guy Cardinal.M.Cardinal, qui a présidé les travaux de la commission parlementaire depuis le début du débat, a d’ailleurs dû pousser tard dans la nuit de jeudi à vendredi le travail d’examiner et d’intégrer les quelque 160 amendements présentés in extremis par les divers partis, y compris la soixantaine du gouvernement.C’est par neuf votes differents que 1 Assemblée nationale a adopté les amendements péquistes et rejeté les autres, comme on pouvait s’y attendre.Une ex- ception toutefois: M.Laurin et les ministériels ont accepté un amendement libéral sur l’autorisation du français dans les catalogues, brochures et dépliants (article 49).A l’exception de sept amendements libéraux réclamant la suppression pure et simple d’articles du projet de loi 101, M.Voir page 6: adoption Le rapport sur le juge Fabien embarrasse Québec QUEBEC (par Jean-Claude Picard) — En possession depuis seulement < epui jours de l’ensemme du rai pas à l'abri de tout soui ipçon.A cet égard, LE DEVOIR a appris hier de source fiable que le contenu du rapport policier se rapproche de ce qui a été publié hier, à savoir qu’il existerait une différence très appréciable entre les revenus du juge Fabien et ses dépenses réelles depuis son accession au poste de juge en chef de la Cour des sessions de la paix, en 1969.Les mêmes sources expliquent cependant que si l’existence de cet écart peut justifier des questions fort troublantes, il reste qu’en revanche il fait des preuves concrètes et tangibles pour mener à bien toute action judiciaire contre le juge Fabien.C’est là d’ailleurs l’un des principaux éléments soumis à l’analyse des procureurs-conseils et des officiers supérieurs du ministère de la Justice.Ces derniers devront notamment conseiller le ministre, M.Marc-André Bédard, sur l’opportunité d’entreprendre, le cas échéant, des procédures judiciaires contre le juge Fabien, compte tenu des preuves à la disposition de la Couronne.loir leur point de vue.En plus des deux chefs des partis reconnus, MM.’ apport de police du juge .Gérard-D.Lévesque pour le Parti libéral et Rodrigue Biron pour l’Union nationale, les députés qui ont participé aux travaux de la commission participeront également au débat.Tant chez les libéraux que chez les unio- concernent les activités du juge en chef André Fabien, le ministère de la Justice procède actuellement à l’analyse minutieuse de tous les faits contenus dans ce rapport de même que des voies gui devront éventuellement être empruntées dans l’hypothèse où M.Fabien ne serait nistes, on promet cependant de ne pas al- longer inutilement le débat, puisque les jeux sont maintenant faits et qu’une journée supplémentaire ne changerait plus rien devant l’opinion publique.Il ne faut pas oublier que les députés de l’opposition n’ont pas eu le loisir de se re-nbl( léguer à l’Assemblée nationale comme l’ont fait les membres du Parti québécois, grâce à leur confortable majorité.Libéraux et unionistes ont donc un urgent besoin du mois de répit que le gouvernement veut bien leur accorder avant la reprise d'octobre après les avoir menacés de siéger sans interruption.Apres la loi 63 de l'IInion nationale en 1969, la loi 22 du Parti libéral en 1974, ce sera donc demain la loi 101 du Parti québécois, qui deviendra la loi de la langue au Québec.Cette ultime étape parlementaire, qui vient couronner trois mois d'un intense la Justice de demander à la Cour d’appel de faire une enquête judiciaire sur le comportement d’un juge.Or, il semble qu elle n’ait jamais été utilisée au Canada.On aurait à deux reprises menacé de l’utiliser mais dans les deux cas, les juges concernés ont démissionné avant que la procédure ne s'engage véritablement.Si bien, indique-t-on, qu'on se trouve Voir page 6: Fabien M—m—i Les mêmes sources indiouent par ail-' : la Justice doit se leurs que le ministère de 1 montrer extrêmement prudent avant d'engager, le cas échéant, la procédure de destitution judiciaire prévue dans la Loi des tribunaux judiciaires.Cette procédure permet au ministre de cHefVITO RISTORANTE Mecca gastronomica C«ntr« Gaitrona«nij«» 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréol 2 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 Festival canadien des films du monde Judy Morris et Rod Taylor dans The Picture Show man.Suite de la première page lesquelles vivent les villageois.Il était nécessaire de montrer au départ la misère dans laquelle vivent certaines régions du pays.Il fallait montrer que ce village ne pouvait bénéficier d’aucun soin médical, n’avait pas d’école et de route, et qu’il ne disposait pas d’un matériel de pêche moderne.Et au lieu d’aider ces villageois à se moderniser, à se développer suivant leurs propres aspirations, on transforme leur village en centre touristique.Les pécheurs deviennent des domestiques à l’hôtel, des guides touristiques des vendeurs de cartes postales; et leur femme va travailler au centre d’artisanat.” Pour Ridha Behi, cette transforma-, tion ne va pas dans le sens du progrès, mais tente d’établir un nouveau type de colonialisme.Et c’est ce qui explique que Le soleil des hyènes par moments, prend des accents documentaires.‘‘C'est un cri d’alarme”, explique-t-il aussi.Cri que devraient toucher également les touristes; mais se rendent-ils vraiment compte de ce qu’ils sont, du rôle qu’ils jouent maigre eux?“J’ai toujours été fasciné par les touristes, nous dira le jeune réalisateur.J’ai toujours été fasciné par cette facilité qu'ils ont à se sentir a l’aise dans un décor pareil, aussi étrange.Et j’ai toujours été surpris par leur culot, leur manque de puaeur et de curiosité." Cette fascination s’était révélée magnifiquement dans un moyen métrage, que l’on ne verra malheureusement pas au Festival.H s’agit de Seuils interdits qui racontait Fhistoire d’un jeune vendeur de cartes postales, et montrait comment le manque de pudeur précisément des jeunes touristes arrivait à exacerber les frustrations sexuelles d’un jeune tunisien.Et cela termine par un viol.À l’origine, c’était d’ailleurs un fait divers qui fit beaucoup de bruit.Ridha Behi montre simplement avec Seuils interdits ce que ce viol cache.On comprendra que ce film fût interdit en Tunisie.La dénonciation paraissait d’autant plus intolérable qu’elle provenait d’un jeune cinéaste amateur.C’était en 1972.Depuis, Ridha Behi a obtenu une licence de sociologie à Nanterre et est sur le point d'obtenir son doctorat.Puis il a réalisé son premier long métrage, Le soleil des hyènes, au Maroc.Car il n’était pas question de le tourner en Tunisie, personne ne l’aurait permis.À l’exception de la Lybie et de l'Algérie, aucun pays arabe n’en veut de ce film.Il sera pourtant présenté au Festival du film du Caire.Et s’il a pu le tourner au Maroc, nous racontera Ridha Behi c’est qu’il aura caché le sujet véritable de son film.Comme quoi il faut savoir user de stratégème pour pouvoir réussir au cinéma.• J’ai rencontré la grand-mère, femme charmante s’il en est.Elle m’a parlé de sa fille, qui est directrice de production.De son gendre, qui est producteur.Mais surtout de son petit-fils, qui est réalisateur et dont le Festival des films du monde présentera le troisième long métrage, Dona Flor et ses deux maris.Le réalisateur en question, dont la grand-mère ne cache pas l’immense fierté qu’elle lui porte, s’appelle Bruno Baretto.Il est Brésilien et n’a que 21 ans.Il est vrai que son premier court métrage, il l’a réalisé à l’âge de 11 ans.Il a tourné depuis un court métrage par an.Et à l’âge de 17 ans, il est passé au long métrage.Autant vous dire que c’est avec beaucoup de curiosité qu’on ira voir le film de ce jeune prodige.Quant à la grand-mère, il faut préciser, qu’elle s’occupe de la promotion du film.Ce qu’elle fait avec beaucoup de charme et de gentillesse.Une belle histoire de famille! • Le producteur canadien, John Ke-meny, donnait hier une conférence de presse.Ainsi a-t-on appris que le long métrage sur la vie du Dr Bethume commencera à être tourné au printemps 1978.Le tournage aura lieu au Canada, en Espagne et dans un pays oriental.Le budget de cette production est estimé à $9 ou 10 millions; et le producteur canadien espère en ramasser de $5 à $7 millions au Canada.Et Dr Bethume sera interprété par l’un de ces monstres sacrés du cinéma que sont Jack Nicholson, Paul Newman, Donald Sutherland ou Warren Beattie.Le choix n’a pas encore été fait.Quant au réalisateur, on serait en train de choisir entre trois Canadiens d’Hollywood: Ted Kotcheff, Arthur Hiller et Norman Jewison.Le scénario a été écrit par Ted Allan.Et même si les droits sur la biographie du Dr Bethume avaient été acquis en 1942 par la Fox ; même si Columbia Pictures a investi énormément dans la mise sur pied du projet, le film qui est actuellement mis en chantier sera à 100% un film John Ke-meny/Ted Allan, précise le producteur.John Kemeny a fait part aussi à la presse de plusieurs autres projets, dont un film coproduit avec les Productions Mutuelles, et qui sera réalisé en anglais par Jean-Claude Lord.Titre du film: The Pit.Mais ce n’est encore qu'un projet.]- Des journées entières au cinéma par André Leroux Essayer de voir les cent quinze longs métrages (sans compter tous les courts métrages) présentés dans le cadre du Festival des films du monde relève d’une impossibilité physique.Impossibilité liée non seulement à l’écrasante quantité des films mais également à la dispersion des lieux de projection (Ciné-centre un et deux; Maison du Québec et pavillon thème à Terre des Hommes).Des choix de sélection s’imposent.D est possible de voir, sans arrêt, des films entre midi et minuit en ne se déplaçant jamais.Le festival a été conçu de telle façon qu’un ardent cinéphile et un critique diligent peuvent passer des journées entières au Ciné-centre situé sur la rue Bleury ou à la Maison du Québec localisée à Terre des Hommes.Or, même une telle fidélité cinématographique ne parvient pas à épuiser toutes les possibilités de visionnement offertes par le Festival canadien des films du monde.Se constituer une grille-horaire englobant le plus grand nombre possible de films provoque d’inévitables maux de tête.Certains diront: des cauchemars.Pour sa première année, le festival aurait eu avantage à éviter la création de trop nombreuses sections parallèles situées en marge de la sélection officielle qui, à elle seule, offre vingt-huit longs métrages.On aurait également pu souhaiter une meilleure et plus grande centralisation des diverses manifestations.Se promener de la Terre des Hommes au ciné-centre de la rue Bleury n’a rien de bien détendant.C’est une balade peu réjouissante.D’autant moins réjouissante qu’on ne se rend pas à la Maison du Québec de gaieté de coeur.Être assis pendant des heures et des heures sur d’incomfor-table petites chaises de toile peut venir à bout ae toutes les résistances.De plus, la qualité des projections a souvent, depuis la soirée d’ouverture, laissé à désirer.Au pavillon thème, le son est.par moments, complètement inaudible.A la maison du Québec, bon nombre de projections ont été brièvement interrompues en cours de route, à cause de problèmes techniques.À la projection du film australien de John Power The Picture Show Man, les images sont demeurées floues pendant au moins dix minutes.Les mises au point sont souvent lentes à se faire.Par contre, les projections auxquelles j’ai assisté au ciné-centre étaient de qualité nettement supérieure à celles qui se sont déroulées à la Maison du Québec et au pavillon thème.Les horaires y étaient également lus rigoureusement respectés.Au pavil-on thème, la projection du chef-d’oeuvre intemporel de Howard Hawks Red River (section rétropectives) a débuté avec trente-cinq minutes de retard.Les conditions de projection furent pitoyables.Il ne s'agit pas, ici, de nier la nécessité du Festival canadien des films du monde mais de déplorer les conditions dans lesquelles il se tient et le manque d’atmosphère dans lequel il patauge.Montréal a besoin de festivals du film.L’année cinématographique contient beaucoup trop de périodes creuses, de temps morts, pour qu’on puisse bouder et refuser une telle manifestation cinématographique.Mais décalquer, à Montréal, le festival international de Cannes n’est peut-être ni souhaitable, ni nécessaire.Combien de cinéphiles peuvent suivre quotidiennement un tel événement?Événement qui tient un peu trop de la foire.Presque tous les films annoncés et promis par le président et directeur-général du festival, M.Serge Losique, sont au rendez-vous.Ce qui constitue, en soi, un véritable tour de force.Un impressionnant accomplissement.La sélection officielle nous a permis de voir le remar-uable Stroszek du cinéaste allemand èrner Herzog et le controversé et poétique L’empire des sens du Japonais Nagisa Oshima, les deux films, jusqu'à ce jour, les plus courus et les plus importants parmi ceux présentés dans la selection officielle.Aaolf et Marlène du cinéaste allemand Ulli Lommel, un disciple inconditionnel de Werner Rainer Fassbinder, était un exercice de style plutôt indigeste, disgracieux mélange kitch de parodie historique et de stylisation théâtrale.Réaffirmer, aujourd’hui en 1977, que Adolf Hitler fut un despote monstrueusement égoïste et accable par ses échecs répétés de séduction de Marlène Dietrich, ne justifie pas l’existence d'une oeuvre qui empile, de façon monocorde, les plus évidentes évidences historiques.Lommel démontre un sens de grotesque qui ne transcende, à aucun moment, son sujet.Un film complètement inutile.Omar Gatlato de l’Algérien Merzak Allouache, composé sous forme de sketches à la fois humoristiques, sarcastiques et pathétiques, expose le mal de vivre d’une certaine jeunesse algérienne qui doit, quotidiennement, faire face à la cohabitation, à la promiscuité, à la sur-natalité, à l’ennui, à des emplois bu- P1 le reaucratiques aliénants et à un mode de vie stérile.La sagacité du propos de Allouache est gâchée par un exhibitionnisme des comédiens, par une mise en scène redondante, par un mélange cahoti- 3ue de tons et par un manque de rigueur ramatique.Sans être le film le plus accompli de Marguerite Duras, Baxter, Vera Baxter permet à la romancière-dramaturge-cinéaste de poursuivre ses recherches sur les rapports du son et de l’image tout en nous attachant à des personnages à la fois saisissables et évanescents, présents et absents.Qui est exactement vera Baxter (émouvante Claudine Gabay)?Une femme soumise et résignée qui s’est laissée abuser par un mari joueur et obsédé par l’argent?Une femme follement amoureuse complètement repliée sur la plénitude de ses sentiments?Une femme qui vit dans l’attente d’une métamorphose qui ne se produira peut-être jamais?Marguerite Duras nous ouvre les voies de l’imaginaire en ne se référant qu’au seul instant cinématographique.Film de l’attente, du temps qui passe et de la mémoire indécise, Baxter, Vera Baxter est une véritable symphonie de la parole qui se heurte contre la splendeur de paysages vides et contre la musique incantatoire et perpétuelle de Carlo d’Ales-sion.Envoûtant.Une heureuse surprise fut la présentation de la récolte de 3000 ans de TÉthiopien Halié Gérima.La complainte d’un peuple opprimé qui, petit à petit, s’élève aux dimensions de l’épopee politique.Dans une campagne, un propriétaire terrien règne en maître sur des paysans voués à l’esclavage.Un seul homme ose lui tenir tête.Son cri de révolte se répercutera à travers le paysage et s’enracinera au coeur même de ceux qui le con-sidèrent comme un fou égaré.Entremêlant l’individuel et le coflectif, le conscient et l’inconscient populaires, le banal et l’épique, Gerima a créé un film harcelant, gonflé d’images de vie et de mort, d’échecs et d’espoirs qui se hissent au niveau de la fresque.Un vibrant appel à la liberté.La mort d’une nonne du Belge Paul Collet n’a pas l’envergure de la vision de Gerima.C’est un film de facture archaï-,ue qui raconte comment une jeune èmme, marquée par son éducation chrétienne, en vient, progressivement, à découvrir la non-existence de Dieu.Un voyage aux Indes lui dessillera les yeux.Il faudra, avant la révélation, qu’elle se croie victime de la poliomyélite, qu’elle épouse un homme, s’abîme dans le remords, perde son premier enfant à la naissance, entre au couvent et retourne à la vie laïque en ayant constaté son impossibilité à devenir religieuse.Beaucoup de tortures intérieures soulignées sans trace d’humour et considérées avec un sérieux assommant.Parmi les autres films vus dans la sélection officielle jusqu’à ce jour : l’ennuyeux et banal 9/30/55 de l’Américain James Bridges.Un commentaire fastidieux sur les répercussions de la mort de James Dean.Un adolescent, bouleversé par la mort de son héros, vit dans un uni- que We vers fabriqué de fantasmes mythiques.Filmé comme une émission de télévision p'm inspiré, 9/30/55 nous dit que les stars cinématographiques sont vite éclipsées par d’autres, qui, à leur tour, sont reléguées à l’oubli.Un refrain connu auquel Bridges n’apporte aucune variation.The Picture Show Man de John Power ne brillait pas également par son originalité.Le passage difficile du cinéma muet au cinéma parlant vécu par un père, montreur d’ombres, qui parcourt les routes avec son fils et un pianiste.Le père et le musicien sont essentiellement des gens de vaudeville, des “entertainers”, victimes de transformations d’une époque signifiées d’abord par le cinéma muet puis, par le cinéma parlant.Les personnages sont attachants, les comédiens fort à Taise et sensibles, l’humour s’insère aux détours dramatiques; mais la mise en scène ne prend aucun risque et se confine dans les habituels lieux communs visuels.La section consacrée aux événements spéciaux nous a permis de voir l’académique Iphigénie de Michael Cacayannis.La tragédie d’Euripide transformée en mélodrame exténuant par une surenchère de gros plans plus prévisibles les uns que les autres.Le film est sauvé de Tennui par une extraordinaire performance d’Irena Papas dans le rôle de Clytemnestre et par celles particulièrement intenses de Costa Kazakos et de Tatiana Papamoskou.Un peu moins pénible que Les troyennes du même Cacoyannis.Padre Padrone, grand prix du dernier festival de Cannes, attira les foules à la Maison du Québec et au ciné-centre.Le film lyrique et pénétrant des frères Paolo et Vittorio Taviani n’est pas le magistral accomplissement auquel on pouvait s’attendre mais il n’ennuie à aucun instant.Les Taviani racontent, sous le mode allégorique qui leur est propre, la lente prise de la parole d’un fils (Omero Antonutti) asservi sous le joug de l’autorité paternelle.Gavino retire son fils de l’école pour en faire un berger.Les Taviani nous font clairement comprendre que le père est exploiteur parce qu’exploité, dominateur parce que dominé.Analphabète jusqu’à l’âge de dix-huit ans, le fils fera son service militaire, aura accès à la culture et deviendra, à trente ans, agrégé de linguistique.Au sens admirable de l’espace se greffe une liaison quasi épique entre bêtes, hommes et choses.Orchestration qui, par moments, atteint des dimensions cosmiques.Dommage que les exigences de la aémonstration réduisent la dènsité charnelle, le poids d’humanité de la démarche.Autre déception: Le Camion de Marguerite Duras.La lecture d'un scénario par la scénariste (Duras, elle-même) à Té-ventuel interprète (Gérard Depardieu) qui se contente de temps en temps de poser des questions.Film fait et film à faire.La lecture est entrecoupée par les plans d’un camion bleu qui traverse le paysage et par de lents travellings qui balaient l’espace.Au statisme des interprètes-personnages assis l’un en face de Vautre s’opposent les mouvements d’appareil et les déplacements du camion dans le champ de l’image.Dialectique trop rigidement calculée et écrasée, étouffée, par les messages (Marx est mort.Toute révolution est impossible.Nécessité absolue de Tamour trop explicitement énoncée, Depardieu, l’un des acteurs les plus physiques de sa génération, ne sait jpas trop comment se comporter.Il est visiblement mal à Taise sur sa chaise, prisonnier d’un texte dont le sens lui échappe.Marguerite Duras a composé une espèce de plainte lyrique qui s’enferme fièrement dans une impasse tragique.Impasse sans issue qui veut revendiquer le pouvoir du mot contre celui de l’image.L’entreprise intéresse plus qu’elle séduit ou convainc.The Displaced Person, réalisé pour la télévision américaine, par Glenn Jordan nous donne l’occasion de voir à l’oeuvre une très grande comédienne: Irene Worth, dans un rôle qui lui sied parfaitement: celui d’une propriétaire terrienne de Géorgie.L’histoire se passe sur une ferme dans les années ’40.Un réfugié polonais et sa famille sont accueillis par une Sudiste dont les préjugés raciaux émergeront au moment ou Tun de ses employés noirs décidera d’épouser la cousine de l’immigré.Peur de l’étranger, remords et culpabilité angoissante constituent les thèmes moteurs de ce film finement réalisé à la pointe du coeur, sans éclats apparents mais toujours prêt du drame des personnages.Irene Worth, l’admirable madame Ranevskaia de La Cerisaie de Tchékhov originalement mise en scène par Andrei Serban au théâtre Vivan Beaumont à New York la saison dernière, nous révèle encore une fois son immense talent, alliage de sobriété tendue, de concentration passionnée et de sensible intelligence.Une comédienne et un personnage inoubliables.Vingt personnes assistaient à la projection du beau film de Glenn Jordan.Dommage! Je m’en voudrais de terminer en ne mentionnant pas la qualité supérieure du film suisse de Kurt Gloor La soudaine solitude de Konrad Steiner, une émouvante méditation sur la vieillesse dans un pays policé qui estime que Tasile est le lieu normal d’aboutissement de toute une vie.Récusant la sensiblerie, l’afféterie et la sentimentalité, Kurt Gloor nous présente, avec beaucoup de tendresse vraie, un vieil homme, cordonnier de métier (Sigfrit Steiner), subitement confronté à la mort de son épouse et à la résiliation de son bail.Une jeune travailleuse sociale (Silvia Jost) lui viendra en aide mais ne parviendra pas à briser toutes les barrières sociales élevées autour de la vieillesse.Il faudra que le vieil homme trouve, par lui-même, une façon de se tirer de l’impasse sociale dans laquelle il est placé.Film grave mais non dénué d’humour, le film de Gloor s’efface devant son sujet, accumule les notations justes sans rien forcer et atteint une radieuse transparence.L’itinéraire d’un homme qui refuse de se laisser abattre.La soudaine solitude de Konrad Steiner fut, jusqu’à maintenant, Tune des plus belles révélations de ce festival.Procurez-vous VERS UNE CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE AU QUÉBEC Un dossier du Devoir sur le projet de loi no 1 Vers une charte de la langue française au Québec Ce troisième dossier du Devoir contient: — le texte intégral du livre blanc sur la langue française et le projet de loi no 1 — trois textes majeurs de Camille Laurin — des opinions émises par de nombreuses associations et personnalités — les éditoriaux du Devoir sur la charte et le projet de loi no 1.Ce troisième dossier est disponible dès maintenant dans les bonnes librairies, chez votre dépositaire du Devoir ou encore au Devoir même, 211, rue du Saint-Sacrement.Montréal.Prix: $3.00 l'exemplaire Bon décommandé Service du tirage Imprimerie Populaire Uee Case Postale 6033.Montreal H3G 3C9 NOM ADRESSE Y AS-TU PENSE.?OFFRE INTÉRESSANTE POUR LES ÉTUDIANTS ET LES ENSEIGNANTS \ cS-, DURÉE 6 mois 7 mois 8 mois 9 mois 10 mois TARIFS PÉRIODE SCOLAIRE 30.00 34.00 38.00 42.00 46.00 COÛT APPROXIMATIF MONTANT SI VOUS ACHETEZ QUE VOUS LE DEVOIR AU NUMÉRO ECONOMISEZ 38.00 44.00 50.00 56.00 62.00 8.00 10.00 12.00 14.00 16.00 SOYEZ BIEN INFORMÉS À MEILLEUR COMPTE RECEVEZ LE DEVOIR CHAQUE MATIN À DOMICILE Veuillez remplir ce coupon et nous le faire parvenir avec votre chèque ou mandat-poste payable à l’ordre de LE DEVOIR, Case postale 6033, Montréal, P.Q.H3C 3C9 Ci-inclus $.pour un abonnement scolaire de .mois à compter du.NOM.ADRESSE Ci-inclus $.pour un abonnement scolaire de.mois à compter du.NOM.ADRESSE.4 1 LE DEVOIR Page 3 Montréal, vendredi 26 août 1977 Au milieu de rumeurs contradictoires Louis Bernard quitte le cabinet de René Lévesque par Jean-Ciaude-Picard QUÉBEC (par Jean-Claude Picard) — Moins d’un an après son arrivée au pouvoir, le premier ministre, M.René Levesque vient d’opérer un changement majeur au sein de ses propres conseillers politiques en acceptant de se départir de son chef de cabinet, M.Louis Bernard, qui occupera désormais le poste de sous-ministre en titre au ministère d’État de la réforme parlementaire et électorale dirigé par Robert Bums.“C'est avec regret que j’ai accepté de me séparer de M.Bernard au profit de mon collègue Robert Burns”, a laconiquement annoncé le premier ministre hier à la toute fin de sa conférence de jresse hebdomadaire, soulignant toute-bis que son ex-chef de cabinet pourra désormais mettre “son grand talent et sa r; longue expérience” au profit de la réforme des institutions parlementaires et électorales.Ancien sous-ministre adjoint aux Affaires intergouvemementales puis, de 1970 à 1973, chef de cabinet du leader de l’opposition péquiste à l’Assemblée nationale, M.Louis Bernard a depuis toujours été considéré comme le technocrate numéro un du Parti québécois.Autant sa nomination aux côtés de M.Lévesque au lendemain de la prise du pouvoir a semblé normale à tout le monde, autant son départ, que certains ne manqueront pas de qualifier de précipité, laisse songeur.S’agit-il d’un départ forcé à la suite de malaises au sein du cabinet du premier ministre?S’agit-il au contraire de renforcer le ministère de M.Bums et d’y “planter” un homme qui a toujours été re- connu comme un fidèle de M.Lévesque?S’agit-il enfin de faire franchir à M.Bernard une étape qui pourrait éventuellement le conduire au poste de secrétaire général du conseil executif qui constitue la plus haute fonction de la technocratie québécoise et qui est toujours occupé par M.Guy Coulombe dont les racines liberales sont bien connues?Il est bien sûr très difficile pour l’instant de répondre à toutes ces questions et de choisir la bonne hypothèse.Toutefois, deux choses semblent avoir quelque fondement: D’abord qu’il ait existé certains malaises au sein du cabinet du premier ministre.Ces malaises auraient trait, a-t-on raconté, à des différences de style et d'approche entre les vieux routiers de l’activité parlementaire, tels MM.Ber- nard ou encore Robert MacKay et les nouveaux, qui eux sont issus de la machine du parti, tels Claude Mallette ou Michel Maheux.Dans cette hypothèse, le départ de M.Bernard viendrait peutétre solutionner quelque problème de fonctionnement interne.On se souviendra de plus que M.Lévesque a déjà publiquement blâmé son leader parlementaire, M.Robert Burns et ceux qui avaient alors travaillé avec lui au moment où le gouvernement a décidé de déposer le projet de loi 101 plutôt que de mettre ouvertement un terme à la commission parlementaire qui étudiait le projet de loi 1.M.Lévesque avait alors affirmé qu’il ne s’agissait pas là de “la trouvaille du siècle”.Or; M.Bernard était celui qui avait travaille de plus près avec M.Burns à la mise au point de cette procé- Le Conseil de sécurité devrait se rapprocher du public, dit Yves Ryan par Alain Duhamel M.Yves Ryan, le nouveau président du Conseil de sécurité publique, compte bien sur un climat de renouveau pour relancer le service de la police, malgré les réticences de la ville de Montréal et de la CUM.Et le maire de la ville de Montréal, M.Jean Drapeau, et le président du comité exécutif de la Communauté urbaine (CUM), M.Lawrence Hanigan, se sont opposés aux principes de la nouvelle loi du Conseil de sécurité, laissant entendre que cette institution constituait en fait un comité exécutif parallèle.“J’ai décidé qu’en assumant cette fonction puisque nous nous conformions à une loi recente, je ne m’attarderais pas à discuter le principe de la validité du Conseil de sécurité, a-t-il déclaré lors d’une entrevue.Je suis toujours extrêmement attentif et sensible aux commentaires.Et cela m’amuse même beaucoup.Je res- pecte ceux qui les formulent, mais il faut quand même donner un essai loyal à cette nouvelle loi parce que le Conseil de sécurité demeure tout de même la seule présence civile si près de la police.” La nouvelle loi a, entre autres choses, modifié la composition du Conseil de sécurité.Désormais, les villes de la banlieue montréalaise y délèguent trois personnes, le même nombre que la ville de Montréal.Le gouvernement québécois nomme la septième personne.Il s’agit en l’occurrence de Me André Bélanger, qui fut procureur de la police à la Cour municipale de Montréal-Nord de 1972 à 1976.Il se joint à MM.Gérard Niding, président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean Labelle et Abraham Cohen, conseillers municipaux, Guy Descary, maire de Lachine, Pierre DesMarais II, maire d’Outremont et, évidemment, Yves Ryan, maire de Montréal-Nord.“J’ai demandé à tout le monde d’oublier le passé et de recommencer à neuf”, a dit M.Ryan, en n’entretenant aucune illusion sur la difficulté de relancer un service de police miné depuis plusieurs années par de graves conflits et des difficultés considérables de fonctionnement.“n nous faut retrouver la motivation d’antan.remonter le crédit de la police en lui permettant de se faire valoir.Notre premier devoir est d’aspirer avec l’ensemble des citoyens à un service supérieur de police”, a-t-il souligné.Et parmi les premières tâches auxquelles le nouveau Conseil de sécurité devra s’atteler se trouve le choix d’un nouveau directeur de police.Les relations entre le chef de la police et le président du Conseil de sécurité ont été auparavant une des principales sources de la détérioration du service.Il appartient au ministre de la Justice du Québec de nommer le directeur de la police de la Communauté urbaine, mais le Rosemont: Marathon a déjà atténué la dimension commerciale de son projet La société immobilière Marathon Ltée, qui se propose de construire un vaste ensemble immobilier sur les terrains des usines Angus, dans l’est de Montréal, a refait ses plans avant même qu’elle ait pris connaissance des conclusions des études menées par le Service d’urbanisme et d’habitation de la ville.En effet, un porte-parole de la société Marathon, M.André Daigneault, a déclaré au DEVOIR que le promoteur n’avait pas encore reçu les commentaires de l'administration municipale, mais que, î perçues ça et là, Marathon estimait préférable de selon des indications ] çaetl de revoir la conception de son projet.Marathon a livré les grandes lignes de son projet au Service d’urbanisme et d’habitation en décembre 1976.Depuis, les fonctionnaires municipaux l’ont examiné et devraient avoir terminé leur rapport depuis quelques semaines déjà.“C’est un peu lent”, déclare M.Daigneault.Tfta ïïuttsoo.sous tes avovos.au Domaine des Hauts-Bois du Mont Bruno Aux 1000 demeures personnalisées déjà construites, nous vous offrons d'ajouter la vôtre: 39 plans de toutes categories a compter de $33,904 y compris un terrain.Des changements aux plans sont autorises avant la signature de la convention Vous pouvez acheter un terrain, boise a terme a 7°o d interet pour construction immédiate ou future de votre plan par l'entrepreneur de votre choix.Votre plan sera sujet à approbation, politique adoptee afin d’eviter une répétition excessive des mêmes modèles.Dans l'intervalle, vous louez un appartement-jardin tout confort.Vous y trouverez, ecoles, loisirs, sports, centre de commerce et de services communautaires." Domaine des Hauts-Bois du Mont 9fjno ITINERAIRE Par le pont Jacques-Cartier et la route 3 ou par le pont-tunnel Lafontaine, on emprunte la route 20.itanscanadiennei pour 9 minutes jusqu a ia sortie 62 de Sainte-Julie ou des enseignes indiquent i endroit1 Le Mont Bruno est un environnement de forêts et de lacs propices a la détente et aux sports de plein air.a quelques minutes de Montreal.“Notre plan évolue, ajoute-t-il.Nous avons essayé de capter les messages du Service d’urbanisme.Nous essayons de rendre ce projet intéressant, et socialement agréable.” Dans sa première conception, la société Marathon prévoyait construire, avec, un investissement d’environ $150 millions, un important centre commercial entoure d’aires de stationnement pour 4,500 voitures, ainsi que 2,250 unités de logement et la mise en place de services communautaires.Sur une superficie de 107.4 acres, on estime que Marathon affectait 52 pour cent de l'espace à des fins commerciales, 26 pour cent à des fins résidentielles et 12 pour cent à des fins communautaires.Son caractère commercial dominant a soulevé les protestations des groupes de citoyens du quartier Rosemont et a suscité un débat à la dernière assemblée du Conseil municipal.Dans sa nouvelle conception, la société Marathon aurait réduit l’espace affecté à des fins commerciales à environ 32 pour cent et limité beaucoup plus l’espace réservé à l’automobile.“Sur ce plan, nous nous sommes trompés royalement”, admet M.Daigneault.Sur le plan de l’habitation, Marathon a exclu “pour le moment” les immeubles en hauteur pour ne construire que des habitations de trois étages.Cette modification, cependant, plafonnerait le nombre d’unités de logement à construire à tout au plus 2,200.Dans un contexte de pénurie de loge- ments à prix abordables pour familles nombreuses, il est vraisemblable de penser que l’administration municipale exigera une affectation plus grande de l’espace à des fins résidentielles pour atteindre environ 3,000 nouvelles unités de Conseil de sécurité entend bien lui faire ses recommandations.“Nous allons tirer avantage de notre pouvoir de consultation, a dit M.Ryan, et vraiment sonder les coeurs des candidats et pour voir s’ils sont capables de vivre avec un Conseil de sécurité et voir s’ils sont capables d’établir un mode de coopération très poussée sans que cela s'appelle immixion".“La nouvelle loi donne au directeur la responsabilité du maintien de l’ordre et de la paix.Nous, nous continuons d'avoir notre regard dans le budget, nous continuons d’avoir nos opinions et nous continuons de fixer des objectifs avec un corps de police dont l’état-major devrait collaborer avec nous”.Le ministre de la Justice a déjà indiqué que le prochain directeur proviendrait de la Communauté urbaine de Montréal.L’un des noms les plus souvent cités est celui de M.Henri-Paul Vignola, 46 ans, un officier supérieur, diplômé en criminologie, ayant de longs états de service.Le nouveau Conseil de sécurité aura aussi pour tâche de favoriser la réduction des tensions entre les officiers de la oolice et le rétablissement de la confiance des policiers à l’égard de leur service.Aux yeux de M.Ryan, il ne fait pas de doute que le Conseil devra adopter un code de discipline, auquel la Fraternité des policiers a déjà acquiescé et des plans de carrière.“Quand vous repensez à tout le système de promotion, la Fraternité elle-même l’a décrié sur tous les toits et avec raison.Il faudrait qu’elle soit invitée à participer à élaborer des critères.Ce n est pas tout d’avoir été dans la police longtemps pour avoir une promotion ".On se souviendra que M.Ryan avait oc- logements, en appliquant une norme de cupé la pfésidence du Conseil de sécurité, oc —i i>- à titre intérimaire, plus tôt cette année au moment où les policiers entreprenaient une grève du zèle, M.Ryan s’en était bien 35 unités a l’acre Récemment, l’administration munici pale s’est inquiétée de la “tertiarisation ÉCOLE DE MÉTIERS D'ART DONSECOURS SESSION AUTOMNE COURS DE POTERIE Initiation à la céramique Tournage - Façonnage Technologie desGlaçures P rot: Monique Giard, Marie-Josée Jean Maurice Achard.Alain Guibeault COURS DE BATIK Prot: André Gauvreau COURS DE PEINTURE SUR SOIE Prol.: Claire Sarrazin COURS D'ÉMAIL SUR CUIVRE Prof.: Madeleine Chagnon DÉBUT DES COURS: 19 septembre 1977 INSCRIPTION IMMÉDIATE À ÉCOLE DE METIERS D'ART BONSECOURS 433 est.rue Notre-Dame Vieux-Montréal, Dué.844-6 253 - 844-6165 Permis de culture personnelle No.330516 iqu du marché du travail dans la métropole.Près de 70 pour cent de la main-d oeuvre montréalaise se trouve dans le secteur des services.Dans sa recherche d’un développement équilibré, ainsi que le faisait valoir M.Yvon Lamarre, vice-président du comité exécutif, l’administration municipale tente de favoriser la création d’aires industrielles comme elle se propose de le faire sur l’emplacement de l’auto-stade.Or, mis à part la présence des usines Angus (2,300 emplois dans le secteur secondaire), le projet Marathon n’ajouterait aucun nouvel espace à des fins industrielles.“Nous y avons pensé, affirme M.Daigneault.Mais nous n’en sommes pas convaincus”.Le deriüer relevé de là Communauté urbaine de Montréal montre qu'en juillet dernier, aucun permis de construction à des fins commerciales ou industrielles n’a été émis, pour la première fois depuis plusieurs années.Quand la société Marathon aura mis au point ses plans, elle ne s’objectera pas à des rencontres avec les citoyens.“Nous sommes prêts à soumettre nos plans à la consultation populaire et nous avons même prépare une méthode de consultation populaire”, affirme M.Daigneault.L'administration municipale ne se propose pas de soumettre aux citoyens le plan directeur qu’elle prépare pour ce secteur avant qu'elle ne soit saisie “offi- tiré et était parvenu à conclure un accord sur le fond de retraite des policiers.Le maire de Montréal-Nord n’exclut pas la possibiüté de tenir éventuellement des réunions publiques du Conseil de sécurité.En effet, rien dans la loi, ni l’actuelle ni la précédente, ne contraint le Conseil à tenir des réunions à huis clos comme il l’a toujours fait jusqu’à ce jour.Du reste, cette ouverture paraît plus conforme au nouveau rôle du Conseil de sécurité.“Son rôle pourrait se rapprocher beaucoup d’un rôle de consultation avec le public et d’un rôle de relation publique plus poussée, d’un rôle de vulgarisation de la police, précise-t-il.On ne sait pas encore si les représentants du Conseil de la CUM devront se soumettre aux questions des membres de ce conseil.Le président du Conseil, le maire Jean Drapeau, doit étudier le problème et donner son opinion à la prochaine réunion.Le Conseil de sécurité.en tant que commission du Conseil • • ayant si .it être rathon, seule propriétaire ment.Pour les collèges et les cegeps » COLLECTION SARP service d’animation et de recherches pédagogiques PHILOSOPHIE 101 La philosophie et la connaissance Marcel Camerlain Paul Forcier 185 pages.$8.95 guerin éditeur limitée 4574, rut SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 2L3 TÉL.849-2303 / «201 dure inventée, semble-t-il, pour sauver du temps.Quoi qu’il en soit des raisons qui sont à la source de son départ, il reste que la nomination de M.Bernard au ministère dirigé par M.Robert Bums laisse un grand trou au cabinet du premier ministre qui, incidemment, affirmait hier ne pas avoir encore choisi le successeur.Le chef de cabinet d'un homme public est en quelque sorte son bras droit.Dans le cas de M.Lévesque, M.Bernard n'était pas seul puisque Michel Carpentier occupe encore le poste de chef de cabinet adjoint spécialement chargé des relations entre le gouvernement et le parti.Pour sa part, M.Bums, s’est dit hier fort heureux de cette nomination et a souligné que l’arrivée de M.Bernard, qui s’occupera également de toutes les questions relatives à la procédure parlementaire, signifie qu’il demeurera encore un bon bout de temps au poste de leader parlementaire.M.Bums avait menacé de démissionner il y a quelques semaines au plus fort de la crise soulevée par “la trouvaille du siècle”.de la CUM ayant six personnes élues sur pourrait être soumis aux mêmes sept , règlements que le Comité exécutif.“H s'agirait alors de trouver la façon et la période au cours de laquelle les questions devraient être posées parce que personnellement, je me sentirais tenu de répondre.” Depuis 1974, M.Ryan a aussi la responsabilité des tutelles sur des syndicats de la FTQ-Construction.Il entend abandonner cette responsabilité aussitôt que le ministre du Travail le lui demandera.M.Ryan estime qu’il pourrait y avoir incom- ciellement” des projets de la société Ma- patibilité entre ses fonctions à la tête du suie propriétaire de remplace- Conseil di de sécurité et ses fonctions à la tête des tutelles.les tribunaux Rolland Roussi n se voit refuser toute caution par Bernard Morrier De nouveaux faits mis en preuve hier par la Couronne ont nettement convaincu le juge Luc Trudel, de la Cour des sessions, de refuser tout cautionnement à Rolland Rqussin, 36 ans, soupçonné d’avoir causé des lésions corporelles et d’avoir attenté à la pudeur d’un garçonnet de neuf ans, samedi dernier.Du même coup, son enquête préliminaire a été fixee pro forma au 2 septembre.Rappelons que, selon les faits mis en preuve, Roussin aurait enfoncé de petites ampoules électriques, une épingle de sûreté et une lame de rasoir dans l’anus du jeune Réal Lavigne, tout en lui transperçant le pénis avec des aiguilles.La brutalité et le sadisme de l'attentat ont nécessité l’hospitalisation du jeune garçon, qui, selon des médecins, aurait pu y laisser sa vie, si un des objets lui avait perforé l’intestin.Hier, une nouvelle accusation, celle d’enlèvement, a été portée contre Roussin par le procureur de la Couronne, Me Pierre Sauvé.Celui-ci, pour bien démontrer au tribunal qu’il avait des motifs pouvant justifier la détention de l’accusé, a cité à la barre l’agent Gérard Roberge, responsable du poste de Vaudreuil de la Sûreté du Québec.Dans son témoignage, l’agent Roberge a fait part de deux attentats à la pudeur, les 27 juin et 15 août derniers, respectivement aux Cèdres et à Hudson, et dans lesquels Roussin est pré-sumément impliqué.Le premier méfait se serait déroulé derrière l'école Marguerite-Bourgeois, aux Cèdres, où deux fillettes de neuf et 10 ans s’y trouvaient.Tandis que Roussin aurait invité Tune d’elle a surveiller l’arrivée d’un camion fictif, il aurait fait monter l’autre à bord de sa camionnette pour se livrer à des attouchements indécents.Dans le deuxième cas, qui est survenu dans un parc, à Hudson, Roussin aurait échoué dans sa tentative au moment où les deux fillettes, âgées égale; ment de neuf et 10 ans, ont préféré s'enfuir.Roussin, qui est marié et père de trois enfants, est un ex-résidant de Saint-Henri, maintenant domicilié à Terrasse Vaudreuil, à Tile Perrot.B est débosseleur de son métier.Hier, le sergent-détective André Legros, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, a précisé à la Cour que Roussin avait fait monter le petit Réal, un enfant mentalement dé-oile, dans sa Cadillac bleue 1971, dans une rue de Saint-Henri, samedi dernier.L'enfant fut ainsi absent environ une heure.C’est à son retour que sa mère, constatant son état bizarre, devait faire la répugnante découverte.Lors de leur enquête, les policiers ont rapidement localisé l’auto de Roussin, dans laquelle ils ont retrouvé une petite boîte contenant des aiguilles, semblables en tous points à celles utilisées sur la personne du jeune Lavigne.Mercredi, un accident de parcours a failli permettre à Roussin de recouvrer sa liberté, le juge Trudel déclarant à ce moment qu’il devait libérer celui-ci puisoue la Couronne avait annoncé qu’elle n’avait pas de motif pour le retenir derrière les barreaux.Mais hier, par un long exercice de droit et de jurisprudence, le juge Trudel a déclaré qu’il n’était pas hé par cette décision et que les témoignages entendus, notamment celui du policier Roberge, ne lui donnaient plus le choix et qu’il se devait d'incarcérer Roussin.Se disant convaincu que les faits mis en preuve amèneront une déclaration probable de culpabilité, le magistrat a souligné que les gestes qu’on reprochait à Roussin répugnaient seulement à les entendre.$6,000 d’amende à Varin L’ex-directeur du Centre de formation professionnelle de Montréal-Nord, M.Gilles Varin, s’en est tiré avec une amende de $6.000 et aucune peine d’emprisonnement, hier, après que le juge Jacques Lessard eut estimé que ses fautes, si graves soient-elles, n’avaient causé aucun préjudice à la société.Varin avait antérieurement été reconnu coupable, à titre de fonctionnaire du gouvernement québécois, d’avoir conspiré avec un dénommé Robert Meloche, de la FTQ, en vue de recevoir des pots-de-vin de l'administrateur d’un institut pour la formation d'opérateurs de machinerie lourde, à Drummondville, Jean Lecours.Varin n’a toutefois rien réalisé de cette entente, puisque le système imaginé par les conspirateurs n’a pu être mis en oeuvre avant que des accusations soient portées.En accordant à Varin un délai de six mois pour s’acquitter de l'amende, le juge Lessard a rappelé que le problème que pose le crime de corruption, ou un serviteur du peuple trahit la confiance placée en lui, relève tout autant de la sociologie que de l’action des tribunaux.Varin, qui fut un organisateur politique du cnef conservateur Joe Clark, pouvait par ses fonctions au Centre de que formation professionnelle acheminer au ministère de l’Éducation les demandes et suggestions concernant les besoins de formation professionnelle.C’est donc à ce titre que Lecours s’était adressé à lui, afin qu’il fasse pression auprès du ministère pour que des cours soient exigés et que son institut en profite.Quant à Meloche, à cause de ses activités syndicales, il avait un certain contrôle sur une section de la FTQ qui devait dispenser des cours semblables à ceux de l’Institut d’opérateurs de machinerie lourde du Quebec, précisément exploité par Lecours.Entre le 27 décembre 1973 et le 31 janvier 1974, les trois individus s’étalent rencontrés à plusieurs reprises pour bien s’assurer que Lecours ne subirait pas la concurrence de Meloche.Son intervention dans la conspiration aurait assuré à Varin cinq pour cent des cours payés par les éleves, tandis que Meloche aurait aussi exigé sa quote-part.C’est pour sa participation à ce complot que Varin fut accusé de conspiration pour trafic d'influence et d’a-dus de confiance dans l’exécution d’une charge publique.Amené devant les tribunaux il y a plus d’un an, il avait été reconnu coupable à l’issue d’un long procès.Pour les collèges et les cégeps » COLLECTION SARP service d’animation et de recherches pédagogiques PSYCHOLOGIE 350-901-69 Le développement de la personne Mariette Chagnon 570 pages $13.95 guerin éditeur limitée 4574, ru* SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 2L3 TÉL.849-2303 / 9201 4 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 éditorial lettres au DEVOIR Le livre blanc sur le référendum Le livre blanc sur la consultation populaire au Québec apporte plusieurs réponses aux nombreuses questions que l’on sé posait depuis l’accession au pouvoir du PQ qui s’est engagé à organiser au cours de son premier mandat un référendum sur l’avenir constitutionnel de la province.D fait naître aussi des interrogations, des doutes et des réserves.C’est pourquoi il était opportun que M.Robert Bums publie dès maintenant ce document qui, approuvé par le gouvernement, doit cependant faire l’objet d’un large débat public, comme le souhaite son auteur qui se propose d’en saisir en octobre une commission parlementaire devant laquelle pourront se présenter des citoyens, des spécialistes et les porte-parole de divers groupes.Ce n’est qu’en fin d’année que sera déposé le projet de loi à l’Assemblée nationale où les législateurs reprendront l’examen du dossier.Par consé-uent, le gouvernement n’a pas voulu procé-er avec précipitation et tout indique que le premier ministre aussi bien que ses collègues de la Réforme parlementaire et des Affaires intergo vernementales, MM.Bums et Morin, se montreront plus réceptifs, à l’étape de l’étude en commission, que ne le fut par moments le ministre d’État au développement culturel à l’égard du projet de loi sur la langue.• On apprend d’abord que le gouvernement, soucieux d’associer davantage le peuple à la gouverne de l’État, se propose de recourir régulièrement à cette méthode de consultation au nom d'une plus grande démocratisation de nos institutions politiques.En régime parlementaire de type britannique, ce serait là une singulière innovation.En quelques siècles, la Grande-Bretagne n’a utilise qu’une seule fois ce moyen-là, en juin 1975, pour trancher la question du Marché commun au sujet de laquelle le parti travailliste au pouvoir était divisé, l’adhésion à la CEE ayant été négociée et réalisée sous les conservateurs.Certaines décisions qui touchent la très grande majorité des citoyens dans leur vie quotidienne, comme la conversion au système métrique ou encore la conduite à droite ou à auche sur les routes, justifient des référen-ums.On conçoit mal, cependant, qu’une 3e ayant reçu le mandat de gouverner mt quatre ans, et responsable au Parlement, en appelle au peuple par cette voie chaque fois qu’elle hésite à prendre des décisions qui risqueraient d’être impopulaires.À trop abuser de ce procédé démocratique, on s’expose à nier le principe de la responsabilité ministérielle et a tomber dans la démagogie populiste.Certains problèmes, dont les données sont complexes, se prêtent mal à des consultations référendaires: le OUI ou le NON obtenu ne constitue pas nécessairement la véritable solution.C’est la raison pour laquelle les électeurs confient à un gouvernement, surveillé par l’Opposition, la gestion des affaires publiques.Cette réserve étant faite, le recours occasionnel et justifié au référendum est tout à fait légitime.Mais il est évident que les Québécois, a la lecture de ce livre blanc, pensent d’abord et surtout au référendum prévu sur l’avenir politique de leur société, au sein ou à l’extérieur de la fédération canadienne.Cette consultation, dont le gouvernement reconnaît et confirme qu’elle n’aura précisément que ce caractère consultatif, revet naturellement une importance capitale.Aussi, la formulation de la question sera-t-elle inscrite au coeur des discussions.S’il est vrai que l’on doive reconnaître au gouvernement la responsabilité qui est la sienne pour déterminer la manière de poser la question sur une affaire relativement mineure, dont la réponse n’entraîne pas de graves conséquences politiques, il en va autrement d’une consultation sur l’avenir même d’un pays.Le livre blanc prévoit que la formulation, de même que le nombre d'options proposées, seront soumises par le gouvernement a l’Assemblée nationale qui, à la majorité, arrêtera sa décision au terme d’un débat de 25 heures.Or chacun sait que la façon de poser la question et le nombre de questions sont des facteurs déterminants.M.Rodrigue Biron suggère de renvoyer cette décision à un Conseil du référendum, à quoi M.Burns lui répond avec raison que cette responsabilité ne saurait être déléguée à une instance qui n’aurait pas à rendre de comptes à l’électorat.Mais, entre la majorité simple proposée par M.Burns — ce qui revient à laisser le dernier mot au gouvernement, compte tenu de la composition actuelle de l’Assemblée — et la formule du chef de l’Union nationale, qui dépouille le Parlement de ses responsabilités, on pourrait sans doute se mettre d’accord sur une majorité des deux-tiers, ce que n’exclut du reste pas M.Burns.Quelle que soit la méthode retenue, la grande consultation historique ne sera pleinement valable que si la question référendaire exprime clairement la véritable problématique: le Québec va-t-il, oui ou non, de désengager du régime fédéral, se retirer du Canada, pour devenir un État souverain?C’est la question de fond, celle-là même que pose le programme du Parti québécois et à laquelle toutes les ressources de la sémantique ne permettront pas d’échapper.On peut fort bien ajouter à cela une ou deux autres questions, touchant l’association éventuelle, ou encore une option intermédiaire, mais il faudra en définitive répondre d’abord à la question fondamentale et dissiper les ambiguités qui l’entacheraient d’équivoques.• Le problème le plus important que soulève le livre blanc est d’un autre ordre.D porte sur les règles plutôt rigides qu’envisage d’établir le gouvernement pour régir la campagne réfé- rendaire.La notion “d’organisation”, à laquelle devront s’inscrire les tenants des diverses options, n’est pas en soi mauvaise.Comme l’écrit avec pertinence M.Bums au chapitre 5 de son livre blanc, “il faudrait permettre à tous les tenants d’une option de se regrouper dans une organisation unique qui serait responsable de la campagne en faveur de cette option”.Qu’on le “permette” est une voie parfaitement réaliste; et que ces organisations soient les seules admissibles aux subventions prévues est également acceptable.Mais ce sont les modalités entourant la naissance et la mise en place de ces organisations qui paraissent excessives.Celles-ci sont assujetties à des conditions rigoureuses: ce sont des députés qui doivent a abord les créer, puis former un comité provisoire, lui-même chargé de déterminer les structures et la composition du comité national qui dirigera ensuite l’organisation pendant la campagne.Les couloirs sont étroits, et les conditions, nombreuses.Pourquoi ne pas reconnaître, dans un cadre plus large et plus souple, les organisations qui, d’elles-memes, auront été formées par les partisans des diverses options?En deuxième lieu, le livre blanc interdit à quiconque n’est pas inscrit à l’une des organisations reconnues de faire campagne et d’engager des frais dans celle-ci.On admet volontiers que le gouvernement, dans une campagne référendaire, veuille appüquer les règles inscrites dans le projet de loi no 2 sur les dépenses électorales.Mais comment, sans limiter la liberté d’expression, peut-on interdire à des corps publics ou à des groupes de citoyens le droit d’intervenir dans la campagne?Les Britanniques, lors du référendum de 1975 dont s’est inspiré M.Burns, n’étaient pas allés jusque-là.Si, par exemple, la centrale des enseignants du Quebec ou la Chambre de commerce de Sainte-Foy veulent participer à la campagne, ne fût-ce que par un placard dans les journaux ou une conférence de presse, elles en seront empêchées dès lors qu’elles engagent des frais.Leur liberté d’expression est ici subordonnée à leur adhésion à une “organisation” reconnue.Sauf erreur dans l’interprétation du texte du livre blanc, ce régime équivaut à un carcan.Ce système des organisations exclusives entraîne d’autres risques.D’avance, on sait quelle sera l’option du gouvernement pé-quiste.n suffirait, en ajoutant d’autres options, de susciter la naissance de quelques organisations, ce qui aurait pour conséquence de diviser l’opposition à l’option du parti ministériel.On ne saurait prêter au gouvernement de tels desseins machiavéliques, mais un premier examen du document amène à exprimer des doutes sur l’efficacité et l’équité de la méthode proposée.Michel ROY bloc-notes Une grosse bombe avec des gants blancs Avec cette affaire de la “bombe nucléaire sud-africaine”, nous avons assisté probablement à l’un des plus fascinants spectacles d’illusionnisme des dernières années.Le déroulement - des faits — est “fait” aussi bien le ' concret que l’illusion suscitée — indique en gros un flux et un reflux, l’aller étant marqué par la grande diversion tentée par l’union soviétique, et le choc en re'our étant une contre-diversion amorcée par Pretoria; en forçant un peu sur la comparaison, on dira que le point tournant est constitué par les maladresses, suivies d'une fuite en avant, de la diplomatie française.Tout’ commence par les “révélations" soviétiques — peut-être précédées d’un vol de documents à l'ambassade sud-africaine à Bonn — selon lesquelles une expérimentation nucléaire sud-africaine serait imminente et ce, bien évidemment, grâce à la collaboration de la France et de l’Allemagne fédérale et à la technologie des Etats-Unis.Ces “révélations" qui, à ce moment-là, constituent la non-surprise de l’année, fauchent en plein lancement aussi bien l'offensive diplomati-ue américano-britannique sur la Rho-ésie que la percée que tente Paris hors de sa “zone naturelle" en Afrique; en outre, elles suivent la raclée rise par un allié soviétique, à savoir la ibye, et coïncident aussi bien avec la consommation de la rupture égypto- soviétique qu’avec la guerre ouverte entre deux protégés de Moscou, à savoir la Somalie et l’Éthiopie Au moment donc où un recul des positions dç Moscou est perceptible, ces “révélations", qui, sans être surprenantes ont (de ce fait) la force de la vraisemblance, mettent immédiatement les pays occidentaux sur la défensive.Et c’est là qu’intervient la phase opéra-bouffe.Piqué au vif par les accusations, M.de Guiringaud, ministre français des Affaires étrangères, commence par crier à la “diftammation”; le fait est que les explications techniques qu’il fournit à l’occasion de son démenti ont le mérite d’être convaincantes.Mais la suite du voyage du chef de la diplomatie française est pour le moins décevante.L'incident de Dar-es-Salaam, le refus tanzanien de présenter des excuses à la suite d’une manifestation d’étudiants hostiles à la politique française vis-à-vis de l’Afrique du sud, et les épithètes d'“arrogant’’ et de “mercantile" lancées par le président Nyerere lui-méme indiquent clairement que le Quai d’Orsay doit faire son deuil de ses ambitions.À moins ue.À moins qu’il n’y ait du vrai ans les révélations soviétiques, auquel cas.haro sur le baudet! On peut taper à bras raccourcis sur le tambour de la pureté d’intention.Il est évident que l’Afrique du sud a la capacité de fabriquer sa bombe nucléaire; il est tout aussi évident que cette capacité tient au moins autant qu’au concours de la France, de l’Allemagne ou des États-Unis, à la coopération de la technologie israélienne.Mais la fabriquera-t-elle?La décision ne tient pas a la technique, elle découle, pour Pretoria, d’un choix politique.Renonçant (un instant) à se déclarer pour la vertu et contre le vice, on doit répondre à la question suivante: quel avantage peut obtenir Pretoria en se dotant d’une bombe nucléaire?C’est alors que, compte tenu de la dynamique de la situation, on découvre qu'elle a davantage à y perdre.D'une part, elle risque de déclencher un barrage tel en Afrique que les timides tentatives d’amélioration en cours n’auront plus aucune chance d’aboutir; d'autre part, elle met ses amis, ses fournisseurs et, disons le mot, ses protecteurs, dans la situation de devoir la dénoncer, ce qui ferait obstacle aux fructueux échanges économiques que l’on sait.En mit, Pretoria avec la bombe aurait encore moins de possibilités de se faire entendre qu’aujour-d’hui sans la bombe! A partir de là, les choses se précipitent: rentré à Paris, le chef de la diplomatie française, se référant à de nouveaux indices, monte crescendo dans la voie des mises en garde à l’adresse de l’Afrique du sud, ce qui, immédia- La résistance à la “normalisation” par MANUEL LUCBERT L’Institut du marxisme-léninisme de Prague va être supprimé.Son directeur.le Dr Vanek, serait considéré par le régime comme "politiquement peu sûr" : deux membres de son personnel ont signé la Charte 77.Voila donc les tenants les plus orthodoxes du dogme contraints, après neuf ans de "normalisation", de "nettoyer" le temple où était énoncée la doctrine.Les dignitaires ne peuvent même plus faire confiance à leurs prêtres et le pouvoir ne peut plus s'appuyer que sur la désillusion et la résignation! Dans un article publie au mois de mai dernier dans la revue Listy.M.Zdenek Mlynar, ancien dirigeant du “printemps" de Prague" aujourd'hui exilé à Vienne, expliquait qu’après l'occupation soviétique de 1968, les Tchécoslovaques n’avaient trouvé d’issue que dans une sorte d"'accord” avec le parti en échange de l’acceptation dans la sphère publique du rituel exigé par le pouvoir, celui-ci donnait la possibilité de mener une vie tranquille et sans secousse.M.Mlynar ajoutait que cet "accord" reposait évidemment sur la peur et qu’il n’avait rien à voir avec la morale.La Charte 77 et la campagne menée contre elle ont bouleverse ces données.Elles ont atteint cette base sociale "normalisée" par le pouvoir politique.Lancée par des hommes de conviction voulant réintroduire la morale "tout simplement pour que l’homme soit l’homme", comme le disait avec sa sérénité habituelle le professeur Pa-tocka, la Charte a révélé, neuf ans après l’invasion, la résistance d'une large partie de la population et les faiblesses chroniques du régime.La violence même de la campagne de propagande contre “les naufragés et les imposteurs" a justifié en quelque sorte l'action des signataires de la Charte.La répression de ceux qui rappelaient les dirigeants au respect de leurs propres lois est apparue clairement comme la punition d'un délit d'opinion.Faute très grave: les "char- tistes" ont exercé sans en demander la permission leur droit à exprimer leurs opinions et leurs croyances.Depuis lors, des responsables de la Charte, comme M.Jiri Hajek, ancien ministre des Affaires étrangères, ou M.Frantisek Kriegel, ancien président du Front national, vivent sous le régime de la liberté surveillée sans y avoir été condamnés par quelque tribunal que ce soit.Des policiers font littéralement le siège de leur maison, allant parfois jusqu à s'installer sur le palier des appartements.La méthode n'est pas nouvelle: elle a été employée pendant des années par le régime d'avant 1968 contre les évêques catholiques.D'autres "chartistes", des intellectuels, comme M.Mlynar, ou le professeur Krejci, ou des ouvriers — trois travailleurs originaires d'Ostrava sont arrivés ces jours-ci à Vienne, — ont pris le chemin de l'exil.D’autres suivront: leur qualité de "chartistes” les rend suspects aux yeux du pouvoir, Voir page 6: normalisation tement, entraîne des interrogations inquiètes à Washington, à Londres et à Bonn; s’il est vrai que les indices en possession du Quai d’Orsay proviennent de satellites, on suppose que c’est des satellites russes puisque ces mêmes relevés n’ont pas inquiété Washington jusqu’au moment où Paris s’en est inquiété! Pretoria parvient à rassurer Washington au point que le président Carter prend pour acquis, en conférence de presse, qu’il n’y a pas d'expérimentation nucléaire en vue dans le désert de Kalahari.C’est alors à Paris de s'expliquer sur l’inquiétude soudaine du chef de la diplomatie française.Peut-être y a-t-il eu des échanges officiels en ce sens; ce qu’on sait sûrement c’est que le dernier conseil des ministres, tenu sous la présidence de M.Valéry Giscard d’Es-taing, est revenu à la charge avec un énorme éléphant blanc : on veut que la France soit moins "mercantile” et moins "arrogante”?Eh bien, la France fera des propositions pour une limitation des armements nucléaires et conventionnels, un désarmement qui devra — condition sine qua non?— être: "réel, général et complet" et devra “être effectivement contrôlé”.Un bel exemple de fuite en avant qui permet aujourd’hui à Paris de dire que jusqu’à présent "les négociations sur le désarmement étaient prises en main par les superpuissances, les États-Unis et l'URSS, qui les orientaient en fonction de leurs propres intérêts”.Et voilà reconfirmé du même souffle le fameux “héritage” gaullien! Si donc l’objectif de Moscou était de créer une diversion, c’est réussi: on se chicane sur le nucléaire entre partenaires occidentaux, on harcèle de questions Pretoria, alors que le plan de paix que, sur ces entrefaites, MM.Owen et Young sont venus présenter aux intéressés, est menacé non par la radioactivité mais par la charge émotive libérée! Le choc en retour, qui n’était probablement pas prévu, est la manoeuvre lancée mercredi soir par: M.Vorster lui-même.Laissant M.de Guiringaud "rêver ses propres rêves” — le mot est de son collègue sud-africain — Pretoria veut à présent donner plus Sue le client n’en demande: l’Afrique u sud signera le traité de non-prolifération nucléaire, preuve convaincante de sa bonne foi, si, en contre-partie, les autres signataires, et en particulier les États-Unis, s’engagent à l’alimenter en technologie et en combustible nucléaires à des fins pacifiques.Une surenchère en gants blancs Kur dire que ne pas fabriquer la mbe est plus rentable que.faire la bombe.Georges VIGNY Les immunologues ne se politisent pas Monsieur le directeur, Dans une lettre publiée par LE DEVOIR le 4 août, 1977, intitulée "Quand les immunologues se politisent", le Docteur D.Dufour présente le fait que la liste des noms proposés pour le Conseil de la Société Canadienne d’immunologie ne contient aucun chercheur qué-bécois, francophone ou anglophone, n en tire la conclusion que ce fait indique une attitude politique de la part des immunologues anglophones et que cela justifie l’appui de la fondation des associations scientifiques exclusivement francophones.11 est regrettable que cette lettre provienne du Docteur Dufour qui est un membre fondateur de la Société et qui a servi cette organisation à plusieurs titres y compris Qui voudrait d’un M.Guy Tardif, ministre des Affaires Municipales.C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance de votre déclaration concernant l’usine d’épuration pour l’île de Montréal et de votre charge contre les ingénieurs sanitaires.Stupéfaction surtout parce que vous êtes membre du Parti québécois et aussi parce qu’il nous semblait que plus personne au Québec ne pouvait, en toute intelligence.remettre en question l’u-tiuté d’un traitement des eaux usées pour le grand Montréal.Le doute se comprenait peut être en 1932, lorsqu'il fut pour la première fois question d’une usine d'épuration a Montréal.Mais en 1977, le débat a pour objet de savoir si le traitement doit être de type primaire ou de type secondaire.Aussi n’avons-nous pas tellement pris au sérieux vos propos d’une autre époque; nous vous avons cru mal conseillé par un vieux fonctionnaire tombe d’une tablette le lendemain du “15 nov.”.Une erreur qui pouvait être vite oubliée.Il appert maintenant que les crédits nécessaires à la poursuite des travaux de l’usine d’épuration soient toujours gelés.Il est à craindre que vous vous preniez au sérieux et cela nous fait peur.Nous avons encore le goût amer de votre prédécesseur et la politique de continuité du P.Q.nous inspire des craintes à votre sujet.Si les coûts de l’usine dépuration sont inutilement trop élevés, si les ingénieurs sanitaires sont malhonnêtes, une enquête s'im- comme membre du Conseil.Le Docteur Dufour oublie qu’anté-rieurement plusieurs chercheurs francophones et anglophones du Québec ont été membres du Conseil de six membres comprenant deux francophones et un anglophone du Québec.De plus, le président et le secrétaire-trésorier poursuivaient leurs recherches dans des institutions québécoises.En ce moment, sur les 6 membres du Conseil, trois représentants, dont deux francophones et un anglophone, sont du Québec pendant qu’un membre du Comité Exécutif est un anglophone, aussi du Québec.Sûrement ceci indique que les chercheurs québécois, francophones et anglophones, sont bien représentés parmi les membres de la Société.pays invivable ?pose et des sanctions doivent être prises sans retard.Mais ce n’est pas à l’ensemble de la population de payer la note.Votre Parti a pourtant, lorsqu'il constituait l’opposition, demandé l’accélération des travaux de construction et l’amélioration du degré de traitement de l’usine dvépuration.Cette prise de position était alors éclairée; elle l’est encore.Dans le passé, de nombreux gouvernements du Québec ont monnayé l’Environnement aux profits d’autres causes plus ou moins justifiables; on pouvait espérer mieux du Parti québécois.À quoi servirait-il de se créer un s si celui-ci est invivable, 'usine d épuration de Montréal doit être achevée sans retard, cela nous semble primordial.Les budgets prévus à cet effet doivent être degelés immédiatement.De plus, il faut dès maintenant envisager de pousser le traitement plus loin de façon à ce que dès 1981, les travaux pour un traitement secondaire puissent débuter.Et cela ne doit, pas se faire au détriment du prolongement du métro.De tels choix ne se posent tout simplement pas; les deux projets sont également importants.Quant au pseudo pouvoir autoépurateur du fleuve Saint-Laurent auquel vous sembler croire, ce n’est pas sérieux.Le maire de Montréal, M.Drapeau, utilisait le même argument vers la fin des années cinquante, maintenant il n’en parle plus.Pourtant si quelqu’un a de la suite dans les idées.vous auriez à ce sujet avantage à consulter les études sur le fleuve Saint-Laurent qu’ont effectuées les fonctionnaires des Services de Lorsque les nominations ont été présentées cette annee, il n’y avait aucune intention d’isoler les chercheurs québécois.En plus du Québec plusieurs autres provinces n’étaient pas représentées à cette occasion.De plus il faut faire remarquer que les deux congrès internationaux tenus sous l’égide de la Société en 1976, dont un congrès francophone organisé par le Docteur Dufour lui-même, ont eu lieu au Québec.En tenant compte de ces faits, la Société Canadienne d’immunologie rejette les allégations de préjugés politiques ou linguistiques parmi ses membres.F.PARASKEVAS, M.D.Président, La Société Canadienne d’immunologie Winnipeg, le 19 août 1977 Protection de l’Environnement.Les programmes d’assainissement des finances municipales que vous êtes à mettre sur pied sont les bienvenus et devraient résulter en des économies importantes.Cependant le but visé ne doit pas être un retour en arrière, une remise en question de projets essentiels mais plutôt une plus grande efficacité pour les argents investis.Il est d’ailleurs à se démander si votre ministère est bien choisi pour détenir la responsabilité des octrois aux travaux d’épuration.Si personnellement vous ne croyez pas à la pollution, il serait plus honnête que cet item budgétaire soit donné à un autre ministre plus sensible à nos problèmes de qualité de vie.Votre confrère M.Léger nous apparaît mieux choisi pour détenir cette responsabilité.Un gouvernement qui reconnaît à juste titre le bien fondé d’une charte pour sauvegarder l’intégrité de sa langue ne devrait pas lésiner en ce qui concerne l’environnement physique de ses citoyens.Une pensée politique c’est avant tout une question de logique.En terminant, M.le ministre, nous tendons à vous inviter avant que l’été ne se termine, à venir vous baigner dans notre fleuve Saint-Laurent près du quai Saint Jean-Baptiste; les coliformes vous convaincront peut être de délier les cordons de votre bourse (ministérielle).Guy DUPLANTIE, pour le "groupe de protection de l’Environnement".Pointe-aux-Trembles, le 14 août 1977.Penser, s’exprimer, échanger au Québec La liberté de presse, la überté de parole, nous lavons en pays capitaliste! C’est évident, disent certains professeurs, les Russes ne l’ont pas, nous l’avons.Aussi, c’est presque ennuyer les gens que d’oser la mentionner dans certaines conversations.Or, nous sommes à un tel point libres que nous n’avons même plus besoin de le dire.Dès lors, la liberté de presse et de parole, c’est quoi?Les intellectuels ont toujours défendu ce droit que doivent posséder les gens de penser i.e.de critiquer d une manière systématique différentes idées de la société dans un premier temps, d’être compris par les personnes auxquelles ils s’adressent dans un second temps et ce sans pour autant, dans un troisième temps, ue certaines personnes prennent es mesures répressives contre celles qui viennent de penser.Dans notre contexte québécois où les penseurs sont aussi rares que les idées nouvelles, le problème de la liberté de presse revient aussi souvent qu’une élection générale.Il suffit qu’un individu critique l’administration d’une université pour qu’on le congédie sur-le-champ.Le milieu éducatif reproduit sur une haute échelle les contradictions de notre société tout en se protégeant et en maintenant en place des personnes qui ne sont que des flics, des testeurs publics.Leurs récits, c’est souvent un ramassis de clichés qui ne veulent rien dire de significatif pour un intellectuel.Ils représentent leur mentalité d’exécutants sans envergure et de parasites qui osent s’octroyer la défense de l’institution et du statu quo.Il suffit qu’un individu critique sa discipline et les structures qui la concernent pour que l’institution lui applique au régime de discrimination.Que se passe-t-il dans nos institutions d’enseignement au Québec?Faut-il à l’occasion d’un congédiement injustifié, d’une discrimination non-fondée, recourir chaque fois à un comité d’appel, ou à la commission des droits de la personne?Le milieu éducatif est un milieu conservateur, recrutant des gens pour qui la vie intellectuelle se limite à la répétition de cours.Dès lors, la liberté de parole, de presse est à construire (fans ce milieu.Il faudra encore boire beaucoup de “bière’’ avant de se parler vraiment pour éviter le troisième temps i.e.le congédiement et la discrimination! Jacques PATRY, Outremont, le 18 août 1977 La voietanzanienne Monsieur le directeur, Je m’en voudrais de ne pas souligner l’agréable surprise que m’a causé l’éditorial publié dans LE DEVOIR sous la plume de Georges Vigny au sujet de la visite de M.Nyerere, president de la Tanzanie à Ottawa, sous le titre de "L’hôte venu du continent troublé”.Georges Vigny souligne la chaleur de l'accueil de Washington fait au président Nyerere contrastant avec la discrétion pour ne pas dire la froideur de l'accueil réservé par Ottawa à cette grande voix africaine.Réserve d'autant plus surprenante vue l'ampleur des intérêts économiques du Canada en Tanzanie et le prestige incontestable dont jouit cet homme de mesure parmi les leaders des pays impliqués dans cette poudrière de l’Afrique australe.J’aimerais ajouter que cette belle page dans sa concision et son ampleur fait tout simplement honneur au journaliste Georges Vigny, au Journal LE DEVOIR et au journaliste québécois et canadien tout court.Cependant, j’aurais espéré que Vigny parle aux lecteurs québécois de ce qu’on appelle la voie tanzanienne’ .Dans un temps où tout le monde se sent un besoin morbide de s’affubler d’un “isme”, maoïsme, déviationisme, trotskisme, dadaïsme, ce qui dans bien des cas est une façon de ne pas faire face à son vide existentiel, il eût été rafraîchissant que le public sache qu’il se passe en Tanzanie une expérience humaine qui pourrait ébranler les bases idéologiques de l’univers gréco-judéo-chrétien et ses appendices: le capitalisme et le marxisme.Il s'agit de l’expérience de “l’U-jamaa (esprit de communauté) africaine”.Cette expérience postule que; “nul ne peut être réduit à la misère malgré son travail, par manque de richesse personnelle, car la richesse de chacun dépend non de ses ruses personnelles, mais de la richesse de la communauté dont il est membre ”, Parait-'l que lentement mais sûrement cette voie creuse son “sillon ".Aussi à l'heure où il fait bien de se réclamer de l’expérience chinoise, que les États-Unis et l'URSS se font une concurrence de quineallerie, il eût été intéressant que, profitant de son passage au Canada, cet homme qu’on dit sage nous dise un peu sa vision de l’avenir de l’homme, cette ébauche de vie probablement ratée, cet être prétentieux qui, selon le mot de M.Teste, “osa rêver de justice mais ne put inventer que le calcul intégral".Antoine CARRÉ psychiatre Montréal, le 18 août 1977 À erreur d’avis anglais blâme français M.le gérant, Banque Toronto-Dominion, Succursale 4824, Côte-des-Neiges, Montréal Je reçois aujourd'hui votre avis du 9 août 1977.Outre que je trouve très regrettable que votre employée ait fait une erreur lors de mon achat de chèques de voyage le 21 février, je viens vous dire mon blâme de m’avoir adressé votre avis en anglais.Depuis que j’ai ouvert mon compte chez vous en 1974, j'ai demandé à être servie en français et j'ai toujours eu de la difficulté à obtenir satisfaction à vos guichets comme dans vos documents.C’est Recherche et médicaments M.Marc Lalonde, Ministre de la Santé et du Bien-Être social, Ottawa.Attendu que le but et la raison d'être de toute compagnie privée est le profit Attendu qu’il n'y a pas de profit à faire sur la vente de medicaments qui sont pris par un nombre restreint de malades leurs profits bruts à seule fin de créer un "poor d'argent pour la recherche et surtout, surtout la mise en marché de médicaments pour maladies rares, tout comme les compagnies d'assurance se cotisent pour des sinistres de grande envergure Roger CÔTÉ St-Léonard, le 18 août 1977 pourquoi j'irai prochainement vous retirer mon compte pour le porter là où je serai assurée d’étre servie dans notre langue française.Maryvonne KENDERGI Montréal, le 15 août 1977 ¦ S'ous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doirent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres ano-ngmes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication Attendu que les malades atteints de maladies rares comme la sclérose en plaques, l'ataxie de Friedreich, etc., sont condamnés à n ôtre jamais soulagés ou guéris Attendu qu’il est reconnu que les compagnies pharmaceutiques font des profits substantiels, sinon énormes Que le gouvernement leur impose une partie substantielle de LE DEVOIR Éonde por Menu Bourcmo le 10 janvier 1910 Directeur Claude Ryan Rédacteur en chel Michel Roy Rédacteur en che* jd omt Georget Vigny Directeur» de I’mfotmotion Jean f rancoeur Pierre Lorgnon Tréiotter Bemo'd Larocque LE DEVOIR ett publié par l’Imprimene Populaire tooete O reyponiobdité l.mriee dont le Mége wool e»t titué Ou numéro 211 -ue du Samt Soce ment Montreal H2v 1X1 II ett compote et imprime par I Imprimerie Dumont incorporée dont let atelier» tont tituét a 9130 rue Boiv.n Ville LaSalle l agence Prette Canadienne ett outor.tee a employer et a dd ?uter let information» publiée» don» if DEVOIR ABONNEMENT Édition quoi d ennn $55 par annee «n moi» $30 A etranger $60 rar annee »t» mon $33 iron mon $?' Éditions du tamed' $'5 pa» annee Edition quolrtenne iivrpe à domicie p*' rorteu' $t so par sema ne Tant de 1 abonnement servi par 'a poste aerienne sur demande Coumef de deimeme cias»e enreg st'emen» numéro 0858 Dépôt'egai Bibi'Otnequé nat onaie du Québec TtltmONIi 844.3361 l,s«„ Le Devoir, vendredi 26 août 1977 • 5 des idées des événements des hommes __________________________Le projet de loi 45 en deuxième lecture Ce n’est pas “avec un pot-pourri de recommandations incohérentes” que le droit du travail sera assaini Le ministre du Travail a démontré beaucoup d’habilité lorsqu’il a dévoilé le 29 juillet, moins d’un mois après sa nomination, le projet de loi 45 élaboré par son prédécesseur.L’explication qu’il en a donnée à l’époque reposait entièrement sur l’effet d une telle modification au Code du travail sur la “paix sociale”, c’est-à-dire sur l’harmonie dont a tant besoin le Québec dans le domaine des relations de travail.Dans sa conférence de presse comme dans le communiqué qui accompagnait la publication du projet de loi, le ministre s’est abstenu fort habilement de décrire les avantages de cette initiative sur le bien-être des travailleurs; avec raison, le ministre s’en est remis à ce sujet au témoignage des centrales syndicales qui n’ont pas manqué d’applaudir le geste gouvernemental.Par cette présentation discrète, le ministre du Travail et k gouvernement peuvent se donner l’air de faire plaisir à tout le monde: au grand public, on offre la promesse d’un climat social amélioré susceptible de favoriser la “productivité” c'est-à-dire la prospérité générale.En laissant la parole aux syndicats quant au reste, on peut, sans inquiéter le grand public, laisser croire aux travailleurs — qui pour la plupart ne liront pas le projet de loi — que ces réformes les avantagent.En feignant de ne pas entendre les protestations des patrons — qui, eux, ont déjà lu ce projet de loi — on donne enfin l'impression que ces arguments qu’ils invoquent ne sont que des jérémiades déjà entendues trop souvent et inspirées par un indécrottable conservatisme.Ces habiles calculs du ministre créent un problème pour l’opposition.Comment s’opposer à un projet de loi si merveilleux qui promet sans effort de faire progresser la société québécoise dans la justice et dans la paix?Ne serait-il pas prudent de se taire et d’attendre pour dénoncer, le moment venu, le naufrage de ces beaux espoirs?C’est peut-être là ce que des politiciens ayant l’oeil rivé sur les sondages auraient choisi de faire.Pourtant, nous ne nous arrêterons pas à de pareilles considérations.Le grand public aussi bien que les travailleurs eux-mêmes doivent être avertis du caractère illusoire ou même trompeur des promesses que le gouvernement leur fait: il vaut la peine d affronter le scepticisme avec lequel nos critiques du projet de loi seront peut-être accueillies pour nous mériter l’estime future de nos auditeurs lorsque, dans l’avenir, nos prédictions se réaliseront.D’ailleurs, observons la précipitation que met le gouvernement a faire adopter le plus tôt possible dans les conditions que l’on sait la 2ième lecture de ce projet de loi.Observons l’entêtement qu’il met à repousser toute suggestion d’un débat en présence et avec la participation des groupes intéressés.Tout cela démontre assez clairement que le gouvernement lui-même est conscient des graves imperfections de ce projet de loi et de son incapacité à le défendre de manière convaincante s’il fallait que la lumière soit faite sur chacun des défauts.Cet entêtement pousse le parti liberal a faire une opposition à ce projet de loi d’une manière peut-être plus sévère que cela n’aurait été le cas si le gouvernement avait manifesté une plus grande ouverture d’esprit.Un outil efficace pour restaurer la paix sociale?Nous vivons dans un régime économique où les conditions de travail sont déterminées par des contrats entre les patrons et leurs employés.Dans un tel régime contractuel, il faut présumer de la bonne foi des parties.En effet, la paix sociale ne peut exister lorsque tout dépend d'ententes à moins que de façon générale et coutumière les parties n’acceptent de jouer franc jeu et de respecter l’engagement pris.Il est naturel que des exceptions se produisent à cette règle générale mais il est indispensable que les règles de droit qui régissent les relations de travail soient formulées pour faciliter et officialiser ce qui est normal et coutumier plutôt que ce qui est aberrant et exceptionnel.Par exemple, notre Code du travail prévoit depuis longtemps que les parties doivent négocier “avec diligence et bonne foi".Cependant le législateur a sagement omis de préciser ce en quoi consiste la bonne foi La raison en est simple: ou bien la bonne foi existe et une telle définition est inutile, ou bien elle n’existe pas et toute définition précise ne servirait qu’à fournir prétexte à des querelles additionnelles.En dépit d’un si heureux exemple de retenue, notre législation du travail contient un nombre considérable de dispositions détaillées et de procédures complexes qui, sous le prétexte honorable de protéger l’exercice de certains droits, fournissent l’occasion de tendre de multiples pièces dans lesquels se font prendre la bonne ¦oi et la paix sociale.Le projet de loi 45 modifie, parfois de façon très sensible tous les aspects - ou, si l’on veut, les étapes successives que traversent les relations de travail: accréditation, première convention collective, arbitrage des griefs, réintégration d’emploi.A mon avis, notre régime contractuel de relations de travail, qui doit être base sur la prémisse constituée de la bonne foi des parties en présence doit obéir aux règles de prudence suivantes.Eviter le plus possible de rendre l’exercice du droit de contracter des parties conditionnel au respect de procédures complexes.La multiplication des procedures permet autrement à une partie de livrer a l’autre une guerre des nerfs de façon à la mettre en echec sans nécessairement vider le fonds du différent qui les oppose l’une à l’autre.Éviter tout ce qui conduirait à une interprétation littérale et exacte des textes de conventions collectives aux dépens du sens commun et de l’équité.Une telle in-terprétation rend interminable la négocia- tion d’ententes et génère, malgré la peine prise, des malentendus constamment renouvelés.Éviter de donner ouverture à la perte par les parties de leur sens des responsabilités en laissant la porte ouverte trop largement à une intervention discrétionnaire du ministre du travail.Si le droit du travail doit dans certains cas très rare permettre l’intervention de tiers, cette intervention doit être prévisible, soumise à des conditions déterminées et strictement circonscrites dans ses conséquences.Si ces prescriptions se présentent sous un aspect négatif, ce n’est pas par hasard.Il faut se souvenir qu’elles s’appliquent à des règles de droit qui, par définition, sont énoncées pour s’appliquer à un régime contractuel de relations de travail.À la limite un tel régime peut exister en l’absence même d’un Code du travail.Malheureusement, suivant en cela une longue tradition et des efforts législatifs déjà esquissés dans le passé, — je pense ici au projet de loi 24 déposé à l’As- sur une association d’idées entre “briseurs de grève” et “casseurs de jambes”.La violence nous répugne instinctivement, et il semble aller de soi d’interdire aux patrons à l’occasion d’une grève d’engager ces anciens lutteurs ou ces repris de justice dont le but présumé serait de perturber les lignes de piquetage, d’intimider les grévistes et généralement de gêner l’action syndicale légitime par des actes de violence physique ou la menace de violence.Cependant, il s’agit d’une méprise.Car la prohibition adressée aux briseurs de grève n’a pas du tout pour objet l’élimination des fiers-à-bras.Il est d’ailleurs étonnant que le ministre du travail, si peu de temps après les événements de la Robin Hood Flour Mill, n’ait rien à proposer, tel par exemple un code d’éthique, pour faire évoluer dans un sens non violent la pratique du piquetage et les mesures de sécurité qui l’accompagnent.Les briseurs de grève ne sont pas des fiers-à-bras, ce sont des travailleurs payés g ____________________________________________________par_____ CLAUDE FORGET ¦ Texte du discours prononcé cette semaine à l’Assemblée nationale par M.Claude Forget, député libéral de Saint-Laurent, lors des débats en deuxième lecture du projet de loi 45 amendant le Code du travail au Québec.Les sous-titres sont de l’auteur.semblée Nationale en 1974 par le ministre Cournoyer — il semble que presque toutes les mesures prévues au projet 45 viennent enfreindre l’une ou l’autre des règles de prudence énoncées plus haut.Les nouvelles règles de reconnaissance syndicale multiplient les occasions d’enquête et d’appel d’un palier hiérarchique à un autre et précisent de façon détaillée les critères devant être utilisés pour le décompte des membres d’un syndicat ainsi 3ue les motifs de révision des décisions ’un commissaire du travail.Ce qui est gagné en précision dans certains cas peut etre plus que compensé par les occasions nouvelles offertes aux plaideurs.La négociation d’une première convention collective peut, dans des circonstances laissées à une évaluation subjective, lier la responsabilité du ministre car ce dernier devra apprécier l’opportunité de décréter un arbitrage obligatoire.Un tel arbitrage n’est pas circonscrit quant à son envergure, sauf quand à la duree des cor.ditions de travail qu’il détermine.La re-négociation d’une convention collective pourrait désormais s'effectuer sans le recours forcé et pratiquement rituel à la “conciliation” contrairement à l’exigence actuelle du Code du travail.Il s'agit peut-être là de la seule innovation technique du projet de loi qui soit carrément une amelioration.Le projet prévoit également une discrétion quant à l’obligation pour le conciliateur de faire rapport.Cette discrétion est malheureusement à l’usage du ministre.Cependant cette souplesse est en elle-même de bon aloi car elle peut favoriser un règlement.L’arbitrage des griefs découlant en cours d'application d’une convention collective fait l’objet d'une quinzaine d’articles nouveaux.Le légalisme triomphe ici en maître.Non seulement les arbitres se voient-ils conférer l’immunité à l’instar des juges mais sont-ils astreints à des règles de procédures strictement définies.Ces dernieres donnent ouverture à autant de motifs de contestations judiciaires des sentences arbitrales.En outre, et c’est là le plus sérieux, un article (88i) du Code du travail remanié fait aux arbitres l’obligation de trancher les litiges “à partir de la seule preuve recueillie à l’enquête et selon la règle de droit”.L’effet d’une telle disposition sur la négociation et l'interprétation de conventions collectivies ne peut être que néfaste; elle ne fera le bonheur que des avocats spécialisés en droit du travail.Pris dans leur ensemble, ces divers amendements dits techniques sont fort décevants.Ils ne réflètent aucune orientation commune sauf la préoccupation des détails.Dans leur application, il est à craindre qu’ils ne soient encore plus décevants.En effet, proposés depuis longtemps comme une étape nécessaire à l’amélioration de la qualité des relations de travail au Québec, il ne serait pas du tout étonnant qu’ils donnent lieu à des difficultés inédites.Ce qui est plus grave, en plongeant notre regime de négociations collectives dans un bourbier de plus en plus procédurier et légaliste, leur insuccès créera une désillusion pas du tout souhaitable quant à la possibilité même d’améliorer les choses.Ce danger est d’autant plus grand que des arrêts récents des tribunaux supérieurs ont depuis peu mis en doute l’ensemble du droit administratif québécois.La juridiction et surtout le caractère final des décisions rendues par le tribunal des transports, le tribunal des professions et le tribunal du travail sont 1 objet de contestations toujours pendantes devant les Cours de Justice.Le projet de loi 45 n’a rien à contribuer à l’éclaircissement de ce débat.Ce qui est certain, c’est que rien ne l’est.Le gouvernement présente l’article 97a Jue le projet 45 introduirait dans le Code u travail comme une contribution particulièrement importante à la diminution de la violence dans les conflits de travail.Il s’agit de l’interdiction qui serait faite aux employeurs d’engager des “briseurs de grève” ou “scabs".Malheureusement, cette prétention est exagérée et même entièrement erronée.Au contraire, cette disposition dans son fond ainsi qu’en raison de la manière dont elle a été introduite par le gouvernement va probablement contribuer à aviver et à durcir les oppositions entre patrons et syndicats.3 ^our le grand public et certains syndi-iués l’attrait que présente l’interdiction les “briseurs de grève" semble reposer par le patron pour exécuter le travail que se refusent à faire d’autres travailleurs en grève.Il peut s’agir de travailleurs non-membres du syndicat en grève mais déjà à l’emploi du même employeur; il peut s’agir de personnes engagées depuis le début des négociations ou de la grève; mais dans tous les cas, il s’agit de personnes payées pour exécuter une tâche de production et non pas pour intimider les grévistes.Ceci étant dit, il faudrait savoir dans combien de cas l’emploi de briseurs de grève a constitué la source d’une détérioration notable des relations de travail et surtout dans combien de cas cette aggravation a conduit l’une des parties ou les deux à recourir à la violence.Le ministre pourrait nous donner cette information mais il semble bien qu’elle ne constituerait pas un argument très fort à l’appui de son projet de loi.Plusieurs personnes approuveraient cependant la disposition anti-scab du projet de loi 45, tout en acceptant la validité des arguments précédents, c’est-à-dire même conscientes que l’emploi des briseurs de grève n'implique ou n’entraîne presque jamais — soit directement, soit indirectement — un recours à la violence.Pour ces personnes l’interdiction des briseurs de grève rendrait la grève plus efficace et ils espèrent en consequence que les conflits de travail seraient raccourcis.Pour comprendre le danger d’un pareil raisonnement, il est nécessaire de sortir du contexte étroit des conflits de travail pour considérer le contexte économique dans lequel se situent ces conflits.La grève c’est la guerre économique mais cela ne peut pas être la guerre totale et son but n’est précisément pas la destruction de l’adversaire.Or, même du point de vue de l'employé syndiqué une grève à 100% efficace ne constitue pas nécessairement un meilleur instrument.Comme l’arme atomique dans certains conflits localisés, son caractère trop destructeur pourrait diminuer son utilité.En effet, une grève pleinement efficace qui paralyse complètement et sans rémission l’employeur signifie, dans un délai d’autant plus court que l’entreprise est petite, la mort de l’entreprise et, par conséquent une perte pour la société plus grande que le gain anticipé par les travailleurs.Une entreprise vit de crédit reçu et de crédit donné; l’interruption des ventes ou des livraisons déséquilibre rapidement cette délicate situation; les frais fixes qui courent même en l’absence de toute production, constituent un fardeau permanent qui grèvera pendant des mois et bientôt des années le bilan de l’entreprise, gênant sa modernisation et son développement ou, à la limite précipitant sa liquidation.Il existe pourtant des pratiques chez l’employeur qui débordent une interprétation raisonnable du droit à la grève pour les syndiqués.Il en est ainsi de l’utilisation d’un personnel de briseurs de grèves professionnels fourni le plus souvent par des agences privées de placement disposant d’un réservoir de main-d'oeuvre occasionnelle utilisé surtout à cette fin.Il s'agit là d'une pratique qui a été interdite par quatre états américains (Michigan, New Jersey, Massachusetts et Pensylva-nie) et une province canadienne (la Colombie Britannique).La définition utilisée au Michigan est la suivante “a person who customarily and repeatedly offer himself for employment in the place of employees involved a strike or lock-out".Il est cependant remarquable qu’aucun gouvernement en Amérique du Nord ou en Europe Occidentale n’est allé aussi loin que ne le propose le gouvernement du parti québécois à l’article 97a relativement aux briseurs de grève.Même la convention internationale du travail ne contient à ce sujet aucune disposition.Il ne s’agit certainement pas d’un oubli mais plutôt d’une conséquence d’une conception plus modérée des conflits de travail en vertu de laquelle la grève ne joue pas le rôle de “solution finale” du capitalisme.Le gouvernement peut-il vraiment, simplement par l’adoption d'un texte de quelques lignes, bouleverser l’équilibre des forces en présence sur le marché du travail?Ni les entreprises ni les syndicats ne tirent de la loi leur force et leur poids dans l’économie.Le Code du travail fournit seulement le cadre dans lequel et par lequel s’expriment ces forces et ces influences.Si l’article 97a était adopté, il faut donc supposer que le patronat chercherait à restaurer à son avantage l’équilibre provisoirement perturbé.Il nous a été souvent donné d’observer que la cohésion du patronat Québécois laissait encore beaucoup à désirer.Par exemple, lors du premier “sommet” économique de La Malbaie en mai dernier, les participants du côté patronal ont exprimé avec beaucoup d’individualisme des points de vue divergents et, par delà les incohérences au demeurant peu nombreuses, ils ont démontré face au syndicat un degré beaucoup moins avance d’organisation et de cohesion.Un effet prévisible d’une prohibition des briseurs de grève, face aux menaces qu’elle fait reposer sur l’entreprise, est de fournir un stimulant à l’émergence d’une cohésion patronale renouvelée et renforcée.Des stratégies d’entraide et d’appui aux entreprises frappées par des grèves peuvent être imaginées sans peine.)e qui est difficile à concevoir c’est cornent une plus grande paix sociale pourrait résulter de cette polarisation accrue des forces sur le marché du travail.Quoi qu’il en soit des retombées futures d’une telle législation quant aux relations de travail, on peut se demander pourquoi le gouvernement a choisi de mettre en péril de façon si brutale ses propres relations avec les milieux économiques.Après avoir pris l’initiative de convoquer en mai un sommet économique pour amorcer une concertation sur les grands problèmes qui impliquent autant le patronat, les syndicats, que le gouvernement, après avoir annoncé par la bouche du premier ministre lui-même une loi contre les briseurs de grève inspirée des législations analogues citées plus haut, comment expliquer cette radicalisation subite qui détruit l’atmosphère de bonne foi qu’on a mis tant de soin à cultiver et qui met en péril la recherche d’une concertation consultative sur les grands objectifs économiques et sociaux entre tous les agents économiques?Je laisse à d’autres le soin d’expliquer ce revirement par une possible rivalité entre une aile radicale et une aile modérée au sein du parti ministériel.Peut-être s’agit-il de l’effet d’une mise en demeure discrète mais ferme de la part d’organisations syndicales qui ont trop appuyé ce parti pour attendre indéfiniment la monnaie d’échange.Quelle que soit la raison, le ministre nous doit des explications pour nous aider à comprendre à la fois le revirement qui s’est produit entre mai et par la voie d’une commission parlementaire, auprès des organisations syndicales et patronales.Le ministre du Travail a fait l’éloge du projet 45 par la promesse d’une paix sociale retrouvée.Nous avons fait l’examen des éléments de ce projet qui pourraient prétendre à cet effet, à savoir les modifications dites “techniques” aux mécanismes de reconnaissance, de négociation et d’arbitrage d’un’e part et l’interdiction des briseurs de grève d’autre part.Rien dans tout cela ne permet d’être optimiste.Rien ne permet de dire que dans l’ensemble les “affrontements et frustrations” qui accompagnent les conflits de.travail seront diminués: l’abus des procédures, le légalisme, le pouvoir discrétionnaire du ministre donneront, dans l’ensemble, encore plus de prise à la tentation toujours présente des parties à “faire de la stratégie”.Une modification radicale des règles du jeu prenant la forme d’une interdiction sans précédent et sans parallèle par son extrémisme des “briseurs de greve” va susciter un rajustement des attitudes et un durcissement de la position patronale dont les travailleurs et la paix sociale feront les frais.Le projet de loi 45 réussira-t-il à améliorer le sort des travailleurs?À défaut de produire une société plus harmonieuse, le gouvernement peut-il valablement prétendre contribuer par le projet de loi 45 à une société plus juste, plus harmonieuse?Les travailleurs seront-ils mieux défendus, plus forts; bénéficieront-ils d’un sort meilleur grâce à cette action législative?Le gouvernement a réussi dans une certaine mesure à faire croire que le “préjugé favorable aux travailleurs” qu’il prétend avoir, se manifeste avec éclat par le projet 45 et ceci tout particulièrement en ce qui concerne la reconnaissance (ou “accréditation”) syndicale.Les règles nouvelles à ce sujet étant censées favoriser une syndicalisation accrue.En outre, l’imposition du précompte de la cotisation syndicale (décrite souvent par erreur comme la “formule Rand”) est présumément destiné à augmenter la force des travailleurs face aux patrons.Ces prétendions du gouvernement doivent être évaluées avec soin et avec un sens critique aigu.Si cela est fait, nous devons constater qu’il s’agit pour les travailleurs beaucoup plus de gains symboliques que de progrès réel.Les modifications envisagées permettent de créer l’illusion du changement ou encore, dans les cas où ce changement est réel, de confondre l’objectif valable de l’amélioration de la condition des travailleurs avec un objectif bureaucratique qui n’a rien de commun avec le premier: l’accroissement du pouvoir des états-majors syndicaux non pas surtout face aux patrons mais plutôt face à leurs propres membres.Considérons en premier lieu l’augmentation du nombre de travailleurs syndiqués.Disons tout de suite que c’est là un objectif auquel peut sans difficulté souscrire le parti libéral.Les relations de travail dans un régime où les conditions de travail sont déterminées contractuellement supposent pour bien fonctionner que le plus grand nombre possible de travailleurs soient représentés par des organisations syndicales.Il est vrai que le nombre de travailleurs syndiqués au Québec est inférieur à ce qu’il pourrait et à ce qu’il devrait être.Interrogeons-nous cependant sur les causes du plafonnement atteint depuis plusieurs années dans le taux de syndicalisation.Certaines entreprises sont très petites même si collectivement elles regroupent de nombreux travailleurs: les entreprises de services et de commerces en fournissent des innombrables exemples.La tâche d’organisation syndicale de ces travailleurs est immense et sur un plan très concret non rentable pour les syndicats.Certaines occupations, telles celles remplies par des professionnels et celles des employés de bureau sont peu propices à l’emergence d’un esprit de corps nécessaire à la syndicalisation.Certains emplois souvent occupés surtout par des femmes connaissent un taux de roulement si élevé que l’organisation syndicale repart continuellement à zéro.A moins d’une orientation entièrement nouvelle des principes qui soutendent notre droit du travail, il est futile de s'attendre à une augmentation sensible du taux de syndicalisation.Le projet 45 qui ne s’adresse à Voir page 6: travail Pour les collèges et les cégeps euERin nouueauté PETIT ATLAS GÉOGRAPHIQUE DU QUÉBEC et des terres avoisinantes (à l’usage des écoles et du public en général) OUVRAGE CONFORME AU SI Collection AU PAYS DU QUÉBEC MARC-AIMÉ GUÉRIN géographe I — CARTES OROHYDROGRAPHIQUES (13 pages) Partie du sud du Québec/1 Partie du sud du Québec/2 Gaspésie L'ouest et le centre du Québec Le centre et l'est du Québec Les iles du Golfe du Saint-Laurent La Baie James Les monts Groulx Le Labrador Péninsule d'Ungava Occicentale Péninsule d'Ungava orientale Le Labrador Il — CARTES POLITIQUES ET ROUTIÈRES (33 pages) Témiscamingue L'orbite de Montréal L’orbite de Québec Un voisin du Québec: Le Nouveau-Brunswick Deux voisines du Québec: N.-Écosse et Ile-du-Prince-Édouard lie du Cap-Breton Abitibi Réservoir Gouin Lac Saint-Jean/Saguenay Gaspésie Leslies du golfe Terre-Neuve Baie James La grande rivière Ungava/1 Mistassini Manicouagan Gagnon Duplessis Mécatina Fort George Caniapiscau Schefferville Labrador/1 Labrador/2 Baie d'Hudson/1 Baie d'Hudson/2 Ungava/2 Labrador/3 Baie d'Hudson/1 Détroit d'Hudson/1 Détroit cfHud8on/2 Détroit d'Hudson/3 III —INDEX DES TOPONYMES (48 pages) Même dans l’Atlas National du Canada le Québec n’est qu’une province; dans notre atlas, il est un pays entouré de pays amis à des degrés divers.L’usager du Petit Atlas géographique du Québec pourra retrouver les monts, les rivières, les lacs, les îles, les villes, les routes du Québec grâce à un Index détaillé des toponymes divisé en quatre colonnes: 1) noms de lieux 2) entités géographiques 3) cases 4) page.Normandin ville E3 21 Notakwanon rivière C2 36 Normanville canton B2 29 Notawassi lac B4 21 Normétal ville B2 20 Notre-Dame monts 6 North Bay ville Al 14 Notre-Dame-de-la-Doré ville E3 21 North Bay ville B5 5 Notre-Dame-de-la-Salette ville B3 15 North Sydney ville B1 19 Notre-Dame-du-lac ville E4 22 North West River ville D4 10 Notre-Dame-du-Laus ville B2 15 North West River ville D4 36 Notre-Dame-du-Nord ville B3 20 Northfield canton B2 15 Notre-Dame-du-Portage ville D4 22 Northumberland (de) détroit B5 7 Nottaway rivière D4 26 Northumberland (de) détroit C3 18 Nottaway rivière F7 8 UN PAYS, UN ATLAS! Voici un atlas — c'est-à-dire un recueil de cartes géographiques — entièrement consacré au Québec et aux terres avoisinantes: cette parution représente une innovation dans le domaine de l’édition au Canada français parce que jadis, et naguère encore, les atlas français étaient des publications d'origine européenne “réchauffées" à la canadienne.GUÉRIfl l’éditeur des écoles 4574, rue Saint-Denis, Montreal H2J 2L3 Que-Tel 849-2303 6 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 la météo.Environm+nt Canada Forecast PLUIE f/S« TWwW LWînnipea T ^ l 1'^ÿmknvoo:::: CSofW rroncnco K on «il Cihr pricipilohon haut* pmiion boit* pf»i»io* matt* d'oil fro»» ma»* d'air (baud n*w3 O Won Miami; Du temps ensoleillé avec des températures légèrement au-dessus de la normale saisonnière est prévu aujourd’hui.Tout ceci donnera du temps ensoleillé pour le début du week-end avec une hausse du mercure.Montréal, Outaouais: ensoleillé.Maximum 25.Aperçu pour samedi; beau et chaud.• Cantons de l’Est, Québec, Trois-Rivières: ensoleillé.Maximum 22.Aperçu pour samedi: beau et chaud.Abitibi, Pontiac-Témiscamingue, Chi- bougamau: ensoleillé suivi d'un ennuage-ment graduel en fin de journée.Maximum de 20 à 22.Aperçu pour samedi: ciel variable mais plus chaud.• Haute-Mauricie, Laurentides, Saguenay, Lac Saint-Jean: ensoleillé.Maximum 22: Aperçu pour samedi: passages nuageux mais plus chaud.• Baie-Comeau, Sept-ües, Gaspésie, Ri-mouski : ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 18.Aperçu pour samedi: plutôt nuageux.a enfin précisé qu’en Ontario, l’en- suites de la première page ANGLAIS port d’étape devra également être remis en mars prochain, soit à temps pour permettre aux enfants qui le désireraient de s’inscrire à ces classes-pilotes.La résolution a été adoptée malgré l’opposition de la Société Sainte-Jean-Baptiste de Montréal qui, la veille, par la voix de son président M.Jean-Paul Champagne, l’avait dénoncée dans un télégramme adressé au ministre de l’Education ainsi qu’à la CECM.Selon M.Champagne, deux enquêtes récentes ont montré clairement que l’apprentissage à l’école d'une langue seconde est mieux réussi quand il ne commence pas trop tôt.Une étude menée en Angleterre a conclu que mieux vaut commencer après le cours primaire, tandis que l’autre, de caractère international, en arriverait à peu près aux mêmes conclusions.“Dans ce contexte, la proposition Taddeo est certainement anti-pédagogique.Les enfants québécois soumis trop tôt à l’enseignement de l’anglais risquent d’ètre ralentis dans leur apprentissage de la langue française, sur lequel on a émis tant de reproches depuis quelques années, et de ne pas savoir mieux l’anglais pour antant.” M.Champagne prétend en outre que la proposition cache des intentions inavouées.“Maintenant que la loi oblige les allophones à fréquenter l’école française, on veut angliciser les classes françaises en y introduisant l’enseignement de l'anglais dès la première annee.” Il seignement de l’anglais dans les écoles françaises ne commence qu’en Sème année du niveau élémentaire, ce qui lui fait écrire “que le Québec veut angliciser ses citoyens plus vite qu’en Onfano”.RÉFÉRENDUM Comme il l’avait fait la veille, M.Burns a répété que le gouvernement n’avait pas retenu cette option mais qu’il n’écartait pas du tout la possibilité de l’examiner en profondeur à la lumière des mémoires qui lui seront soumis au moment de la commission parlementaire.Enfin, un groupe qui se nomme “Action-DécisiomCariada’r a fait savoir hier, par voie de communication téléphonique, qu’il s’opposait farouchement aux modalites contenues dans le Livre blanc.Ce groupe qui semble voué à défendre l’option fédéraliste sur le territoire montréalais et qui se dit financé par des individus et des compagnies, souhaite que la campagne référendaire ne se déroule sous aucune règle particulière et que chacun ait pleine liberté de ses gestes.Il doit d’ailleurs venir défendre ce point de vue devant la commission parlementaire.ADOPTION au fil des mots.La mort du j’val par Louis-Paul Béguin J’ai retracé, grâce à une lettre de M.Charbonneau, d’Ottawa, — j’en avais fait part aux lecteurs au moment de l’Affaire Larousse — le mot jouai, em- aé par les soldats canadiens pour si-icr toute langue étrangère, comme Te néerlandais.“Le mot connut un grand succès, disait M.Henri Charbonneau, et fit bientôt partie de l’argot courant de tous les jours.Un bon bout de temps se passa, sans que “jouai’’ fasse des siennes.Et puis il revint à la charge.André Laurendeau, puis le frère Untel se moquèrent de la créolisation de la langue française chez certains Canadiens en se servant du petits groupes littéraires d’avant-garde) était un terme dérisoire, depuis fort longtemps, appliqué à ceux qui parlaient mal.Déjà, on mettait des sous-titres français à nos films.Me jetant dans la mêlée ie récoltai des coups de toutes parts: bourgeois, sexiste, puriste, constipé, antiquébécois.Et j’en passe! M.Pierre Beaudry, chevalier en armure, les cheveux blancs flottant au vent, s’en prit à tous et à chacun.Victor-Lévy oublia sa pipe, répliqua.en pseudo-joual.Il écrit pourtant, quand il veut, un excellent français.Un petit escadron de professeurs me prit à partie, des linguistes s’attaquèrent à Pierre Beau-dry, M.Robert Choquette y laissa " ’ Cornélien, certains canaoiens en se seivam.«u ni.lmps H'0ie ™iL0"a!.IlLe“a!f Ethier-Blais dans'i;ombre, après quel gustin Turenne “du jouai au français On y voit tout de suite que c’est l’anglais qui corrompt le français pour en faire du jouai.Il y eut le Jouai de Trois écrit de main de maître par Jean Marcel.De l’autre côté de la barricade, Michel Tremblay écrivait les Relies Soeurs, sans pour cela essayer de faire de la linguistique sociale.Mais M.Carneau déclarait à Paris: “Cette langue est notre langue, le français est une langue étrangère au Québec.“ Les compositeurs s y mettaient et Charlebois, Ferland, Luc Pla-mondon, qui parlaient un excellent français, prirent le mors aux dents et .écrivirent des chansons en dialecte créolisé.“Chu down” proclamait Jacques Michel.On voulait montrer l’i-aentité québécoise, et n’ayant pas d’autre moyen que celui-ci, on abusait de l’emploi d’un langage démembre, vide et stérile.Les consequences pour le Québec, on ne les voyait plus.D autres linguistes pourtant en place ménagèrent pendant des années, la chèvre et le chou.• Finalement, Larousse fut approche (sic) comme on m’a dit, et le mot jouai entra par la petite porte avec une definition honteuse pour nous.Car nous savions que jouai, pour tous les Québécois (sauf les inities de la Main, et les ques escarmouches, suivait d’un oeil hautain les progrès des uns et des autres.Roger Lemelin se lança dans l’arène.Les Concourt, cuisimer en tête, vinrent se faire écorcher à Montréal, et repartirent, sans avoir rien compris.Henri Tranquille attaqua Claude Jasmin, lança quelques hémistiches bien tournés à la tète des uns et des autres.L'État proclama son intention de faire du français la langue officielle du Québec.Le créole était écarté.Les gens ne lisaient plus de jouai, ni de baragouinage sophistiqué pénible à comprendre.Les films en jouai, avec leurs blasphèmes et leurs écœurantes vulgarités ne plaisaient plus.C’en était Fini du pauvre j’val.A la demande de la Société des écrivains, je m’aventurai jusqu’à l’antre de T arousse, en expulsai l’horrible définition.Tout est bien qui finit presque bien.Il y a encore du travail à faire.Le jouai est mort, il n’est pas encore enterré.Il faudra l’embaumer, et trouver une épitaphe convenable: la nouvelle définition du Larousse ferait peut-être l’affaire.Ou alors: Ci-git pauvre jouai né de père inconnu Et de mardtre anglaise et dont on ne veut plus.Cardinal a accepté les deux amendements de l’indépendant M.Fabien Roy, les 53 du libéral, M.Fernand Lalonde les 40 de l’unioniste, M.Fernand Grenier et les 60 du péquiste, M.Camille Laurin.Ce sont en effet les députés et non les partis qui présentent les amendements.D faut bien souligner la différence entre la recevabilité des amendements, décrétée par le président de la commission, et leur adoption que peut seule assurer la majorité parlementaire du gouvernement.Outre l’adoption de la Charte du français, qui permettra une rentrée scolaire sans ces tests linguistiques de la loi 22, le projet de loi no 2 sur la réforme électorale figure au nombre des lois que le gouvernement veut voir adoptées avant la suspension des travaux parlementaires.On désire également faire adopter le principe, c'est-à-dire leur faire franchir l’étape de la deuxième lecture selon le jargon parlementaire, de deux autres lois importantes: la réforme du Code du travail de M.Pierre-Marc Johnson et la création d’une régie de l’assurance-automobile de Mme Lise Payette.La députation libérale, particulièrement MM.Raymond Carneau et Claude Forget, a dénoncé avec une ardeur particulière le projet de loi 45, spécialement ses mesures “anti-scabs”.Leur collègue de Notre-Dame-de-Grâces, M.Bryce Mackasey, a cependant pris ses distances à l’endroit d’une attitude trop anti-syndicale que pourrait adopter son parti.Commémorant sa propre expérience à Ottawa, M.Mackasey a même félicité M.Johnson et l’a encouragé à prendre la défense des travailleurs au sein du cabinet.Le débat sur le projet de loi 45 a enfin permis à M.Camil Samson, d’entonner son étemel refrain sur l’invasion communiste dont le Québec ne cesse de faire les frais, aux dires du champion-défenseur de la mode rétro.FABIEN devant un droit complètement nouveau, qu’il n’y a aucune jurisprudence en la madère, et qu’on ne connaît pas les critères sur lesquels pourrait s’appuyer la Cour d’appel pour rendre son verdict.En conséquence, on se montre prudent et tout cet aspect de la question est également soumis à l’analyse spéciale commandée par le ministère de la Justice.On signale enfin que cette même analyse pourra signaler d’autres voies à emprunter dans l’hypothèse où il s’avérerait exact que le comportement du juge Fabien prête à quelque soupçon grave mais que les preuves concrètes fassent défauts.Il semble cependant déjà exclu sous ce chapitre que le ministre choisisse de rendre le rapport de police public, compte tenu de l’inévitable salissage que provoquerait un tel geste.On souligne en outre que la prudence du ministère de la Justice et de M.Bedard lui-même tient au caractère extrêmement délicat de toute cette affaire qui touche au cœur même des relations que doivent entretenir les pouvoirs judicaire et exécutif.De plus, le ministre aurait à trancher entre deux objectifs tout aussi loyables, soit faire en sorte que la justice soit au-dessus de tout soupçon mais également ne pas accabler un citoyen, au surplus juge, dont la culpabilité n’est peut-être pas établie hors de tout doute.Quoi qu’il en soit, cet embarras et cette prudence ministérielles se sont bien concrétisées hier puisque M.Bédard s’est contenté de déclarer aux journalistes que son ministère étudiait le rapport de pohce et qu’il désirait, compte tenu de l’importance de l’affaire, faire un examen approfondi de toute la question avant d’arreter quelque action que ce soit.M.Bédard a refusé d’en dire plus long, signalant cependant qu’il n'avait pas communiqué avec le juge Fabien depuis que ce dernier est remonté sur le banc, au début du mois d’août.NORMALISATION Suite de la page 4 même pour exercer un emploi de gardien de nuit.À la faveur de ce mouvement s’est toutefois opéré un changement fondamental.C’est encore M.Zdenek Mly-nar qui note que “la nécessité de la démocratie concrète a été comprise par les communistes et les marxistes exclus de la couche des privilégiés et rejetés dans le monde des travailleurs de ce pays”.Constatation intéressante de la part d’un homme qui, en 1968, s’était fermement opposé à la réapparition d’un parti social-démocrate en Tchécoslovaquie.Les communistes d’Europe occidentale paraissent eux aussi avoir mieux saisi à la lumière des événements de Prague les exigences d’un socialisme qui réconcilierait enfin la justice et la liberté.C’est là une grande victoire des “chartistes”, même si elle est encore fragile.Mais plus importante encore pour les défenseurs des droits civiques a été la vague de solidarité en Europe de l’Est qui a atteint des pays comme la Roumanie, jusque-là épargnés par la contestation.C'est assez pour les rendre fort dangereux aux yeux de Moscou.(Le Monde) Lévesque se défend de faire une tournée de propagande QUÉBEC — Le premier ministre M.René Lévesque a confirmé hier que ses collègues au Cabinet et lui-même entreprendront à la mi-septembre une tournée d’information qui leur permettra de défendre aux quatre coins du Québec le bilan de leur première année de pouvoir.M.Lévesque qui voit rouge lorsqu’on laisse entendre que cette tournée pourrait bien s’apparenter à une quelconque manœuvre de propagande politique, a expliqué au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, que le gouvernement avait le devoir de sortir de sa tour d’ivoire et de se mettre à l’écoute des gens.“Nous pourrons même servir à l'occasion de personnes ressources pour expliquer le sens de ce qu’on a fait au cours de notre première année de mandat et ce que nous désirons entreprendre comme étapes supplémentaires.Nous serons également là pour écouter les critiques de la population et au besoin réajuster notre tir*’, a expliqué le premier ministre.Ainsi, a compter de la deuxième semaine de septembre et à raison de deux ou trois jours dans chaque région, les ministres se muniront du baton du pèlerin et revêtiront la bure de l’humilité pour répandre la bonne nouvelle dans toute la province réchauffer les tièdes et convaincre les indécis.Quant à ceux qui seraient tentés de parler de propagande, ils ne font, selon M.Lévesque, “que se nourrir l’esprit avec de sombres complots”.Cette tournée sera suivie, au début du mois d’octobre d’une semaine, cette fois-ci organisée par les instances du Parti québécois où chaque ministre et député péquiste se consacrera entièrement à son comté.“Là, a expliqué hier le premier ministre, ce sera nettement plus politique et partisan, puisque chacun fera son travail de députe de comté”.Soulignons enfin qu’avant d’entreprendre leur tournée ministérielle, les membres du Cabinet se réuniront toute une fin de semaine dans une auberge des Laurentides afin de faire le point sur la présente session et baliser les prochains mois.Il s’agira du second Lac-à-TEpaule du gouvernement depuis l’élection de novembre dernier.TRAVAIL Suite de la page 5 aucun des facteurs que je viens d’énumérer et qui explique largement le plafonnement actuel du pourcentage de travailleurs syndiqués, n’aura donc pas d’effet sensible.L’abaissement à 35% du pourcentage des travailleurs d’une unité de négociation qui peuvent faire la demande initiale de reconnaissance syndicale ne change en rien la nécessité d’obtenir par un vote secret plus de 50% d’adhésions.L’exemple des pays européens souvent cité dans ce contexte illustre d’ailleurs admirablement la nature des options qu’il faudrait faire mais que le gouvernement s’est abstenu de faire.Les syndicats européens n’ont pas nécessairement besoin de l’appui de 50% des travailleurs d’une unité de négociation puisque le droit du travail de ces pays permet le pluralisme syndical même au sein d’une même unité de négociation.En outre, l'accréditation ou la négociation sectorielle constitue une pratique courante dans ces pays alors qu elle n'existe ici qu’à Tétat d’exception.Ces caractéristiques (pluralisme syndical et application sectorielle) du régime des relations de travail ne pourraient d’ailleurs pas être adoptées au Québec en tenant compte seulement de leurs effets sur le taux de syndicalisation: c’est toute l'économie des relations de travail qui en seraient modifiée.Le régime de droit du travail constitue un tout inter-dépendant, on ne peut pas espérer une modification significative en changeant un seul élément du Code du travail.L’objectif déclaré par le gouvernement est valable mais le moyen pris pour le réaliser ne l’est pas; ici comme ailleurs cependant, l’exposé des motifs ne constitue pas le “principe” incarné dans le projet 45.Ce qui en constitue le principe, au contraire, c’est l’option politique qui a présidé au choix des moyens.Ce que le gouvernement fait ce n’est pas de rendre plus facile l’obtention de la reconnaissance syndicale elle-même mais plutôt de rendre plus facile l'obtention d'une enquête d'un commissaire-enquêteur pour vérifier la présence ou l'absence d’un appui majoritaire de la part des travailleurs.La distinction est de taille.L’imposition légale de la formule Rand illustre très bien que le “préjugé favorable à l’égard des travailleurs’’ qu’entretient le ministre du travail consiste surtout en une attitude d’extrême partialité en faveur des structures syndicales plutôt qu’envers les travailleurs comme tels.En effet, le prélèvement obligatoire et irrévocable de la cotisation syndicale à la source n’augmente en rien le pouvoir du travailleur vis-à-vis de son employeur mais il modifie au désavantage du syndiqué individuel la relation entre le syndicat et ses membres.La question de savoir si la loi ne fait ainsi qu’entériner une situation de fait déjà acquise par la plupart des syndicats n’a aucune importance: si presque tous les syndicats ont pu sans l’aide de la loi obtenir par la négociation cet avantage l’utilité de la loi en est d’autant réduite et l’impossibilité dans laquelle seront désormais placés les syndiqués qui veulent contester l’orientation et le leadership syndical par le moyen extrêmement efficace de la suspension des cotisations consiste à mettre inconditionnellement la force de la loi au service de l’establishment syndical.Tout en conférant à la cotisation syndicale le caractère d’un impôt, le gouvernement ne prend aucune des précautions élémentaires pour assurer que ce pouvoir de taxer qu’il donne à un groupe privé ne fera pas l’objet d’abus: a) Les syndicats, contrairement aux corporations publiques, ne sont pas tenus à déposer annuellement un bilan financier de leurs activités; b) Le caractère obligatoire de la cotisation syndicale s’attache à toute somme qu’un exécutif syndical pourrait choisir de prélever pour quelque fin que ce soit, même totalement étrangère à la raison d’être d’un syndicat.Étant donné le caractère idéologique de l’orientation de certains syndicats, ce financement peut être utilisé pour “l’éducation”, l’action politique, l’appui à des groupes étrangers dans leurs compositions ou leurs intérêts à l’unité de négociation.Il aurait été facile d’exiger une comptabilité précise des fonds et de lier la cotisation syndicale proprement dite aux fonctions syndicales : engagements d’agents d’affaires et de conseillers techniques pour la négociation de convention collective, les procédures de griefs et la constitution de fonds de grève.c) La loi ne prévoit aucune règle d’éthique dans l’utilisation des fonds syndicaux; en particulier aucune exigence n’est formulée quant au placement des fonds de grève et rien n’interdit des “avances” à des responsables syndicaux.Le gouvernement fera mine de s’être acquitté de son devoir face aux travailleurs en invoquant les nouvelles règles dites de “démocratie syndicale” qu’tl a insérées dans le projet 45.Cependant, il est déjà reconnu que ces prétendues exigences ne sont que des voeux pieux.Loin d’en faire des exigences légales, le gouvernement se borne à créer une obligation pour les syndicats de faire des règles internes quelconques ayant pour effet de rendre nécessaire le vote au scrutin secret dans certains cas, selon des modalités laissées à leur seule discrétion.Du même souffle, le gouvernement s’enlève tout moyen de contrôler l’application de cette nouvelle obligation syndicale.En effet, comme il s'agit de règlement interne des syndicats seuls les membres d’un syndicat négligeant ou délinquant pourront s’en plaindre et d’autre part il élimine l’obligation actuelle du dépôt auprès du ministère du travail des statuts et règlements d'un syndicat et de ses modifications.L’intention gouvernementale de tout .26 août.par la PC etl’AP Maurice Duplessis devenait premier ministre du Québec il y a 41 ans aujourd’hui.le 26 août 1936.A l’exception d'un mandat libéral de 1939 à 1944, il dirigera les destinées de la province jusqu’à sa mort, survenue le 7 septembre 1959 lors d'une visite à Schefferville.1976 — Le prince Bernhard des Pays-Bas se démet de pratiquement tous ses postes officiels en raison d’un scandale provoqué par ses relations avec la société Lockneed.1974 — Le colonel Charles Lindbergh, pionnier américain de l’aviation, succombe à un cancer à l’âge de 72 ans.1945 — Des plénipotentiaires japonais arrivent à bord ou cuirassé américain USS-Missouri afin de prendre connaissance des modalités de la reddition de leur pays.1943 — L’armée allemande arrive devant Stalingrad.Dix-neuf prisonniers de guerre allemands s'évadent d’un camp a Kingston, Ont.1934 — Hitler réclame que la France remette la Sarre à l’Allemagne.1920 — Entrée en vigueur du XIXe amendement à la constitution des États-Unis, par lequel les femmes obtiennent le uroit de vote.1915 — L'armée allemande occupe Brest-Litovsk.1346 — Le roi de France Philippe IV est battu par le roi d'Angleterre Edouard III à la bataille de Crécy où, dit-on, l’artillerie a été utilisée pour la première fois de l’histoire.55 av J.-C.- Jules César débarque en Angleterre.Ils sont nés un 26 août: Robert Walpole, comte d’Oxford, homme d'État anglais (1676-1745); Antoine Laurent de Lavoisier, chimiste français (1743-1794); Albert, prince consort d’Angleterre (1819-1861); Rufino Tamayo, peintre mexicain — 1900; Maxwell Taylor, Le calme est revenu au Nouveau-Québec Le calme est revenu au Nouveau-Québec, où la Sûreté du Québec a détaché une trentaine de policiers pour apaiser les Inuit, mécontents du projet de loi 101 du gouvernement Lévesque.On indiquait hier soir au service d’information de la SQ qu’il y avait eu des accrochages mais aucun incident majeur qui aurait nécessité des arrestations, que ce soit à Fort-Chimo ou à Poste-à-la-Baleine, destination des deux détachements envoyés de Baie-Comeau via les appareils de Nordair.Les Inuit de Fort-Chimo, Poste-à-la-Baleine, Inoucdjouac et Saglouc ont menacé plus tôt cette semaine les 150 fonctionnaires québécois de la région, leur enjoignant de quitter le territoire.Ils ont également molesté les trois policiers de la Sûreté du Québec de Fort-Chimo.Le tout a été déclenché subitement pour protester contre certaines provisions de la Charte du français, pas tellement, semble-t-il, en ce qui touche les droits accordés à ITnutitut mais plutôt relativement à la prééminence faite au français y^général sur l’anglais.C’est d’ailleurs dans la langue des Inuit qu’un message du parrain de la Charte, M.Camille Laurin, leur a été communiqué mercredi, via le service nordique de Radio-Canada.Le député libéral de Mont-Royal, M.John Ciaccia, estime, de son côté, que le gouvernement Lévesque risque de mettre en péril les bonnes relations existant de- 5uis la signature de l’entente de la baie âmes, dont il fut d’ailleurs un des principaux artisans.Dans un communiqué de presse, émi^ en soirée hier, M.Ciaccia, accuse M.Laurin d’avoir manqué à sa promesse de respecter intégralement les droits des Inuit telle que faite aux parlementaires de l’Assemblée nationale.“De plus, a-t-il ajouté, les Inuit pourraient eux aussi tenir un référendum car c’est un peuple qui a sa propre langue, sa propre culture et qui occupe un territoire délimité depuis des temps immémoriaux.” américain — 1901.y faire pour renforcer le corporatisme syndical aux dépens des travailleurs se manifeste concrètement en de nombreux endroits du projet 45 en plus de se révéler par des omissions dont je parlerai plus loin.Un autre exemple d’un geste précis pour enlever au travailleur un droit qu’il possède consiste dans la modification à l’article 88 qui a pour effet de priver le travailleur individuel de son recours à la procédure de griefs.Désormais le travailleur devra s’en remettre à son syndicat pour soulever un grief en vertu de sa convention collective.Il s’agit là d’un instrument de discipline syndicale très efficace: gare au travailleur qui se sera exprimé un peu trop librement à l’encontre des opinions de l’establishment syndical, gare à celui qui aura soulevé l’irrégularité d’une procédure de vote ou qui aura contesté un accroissement du fardeau para-fiscal que veut décréter son syndicat.Le gouvernement offre aux syndicats par cet amendement un moyen précieux pour faire régner à l'intérieur du syndicat le “law and order” décidé par la hiérarchie syndicale.Un autre aspect du projet 45, le chapitre consacré à la négociation d’une première convention collective dans une unité de négociation, permet de mesurer l’incohérence des initiatives gouvernementales lorsqu’il s’agit d’ameliorer le sort des travailleurs.Ce chapitre nouveau du Code du travail permettrait au ministre, et dans les faits à sa discrétion, de mettre de côté les mécanismes de négociations pour imposer aux parties un arbitrage obligatoire.La sentence arbitrale ainsi imposée tient lieu de convention collective pour un an et devient le point de départ des négociations qui doivent alors s'engager à nouveau entre les parties.Les centrales syndicales ne se sont guère exprimées sur cette innovation; s’agit-il aux yeux du gouvernement d’un précédent qu’une réforme d’ensemble permettrait d’étendre à d’autres situations d’impasse?Voilà ce qu’il faudrait connaître.Mais n’est-il pas étrange qu'après avoir donné autant de gages au syndicalisme, le gouvernement intervienne dans un domaine nouveau en mettant en pratique de côté les syndicats?La presque totalité des modifications au Code du travail que Ton retrouve dans le projet de loi 45 fait partie de “l’héritage” avec lequel s’est retrouvé le Parti québécois lorsqu’il a pris les rennes du pouvoir à la fin de 1976.Héritage tiré pour sa plus grande part du projet de loi 24 de la session de 1974 mais qui fut abandonné au feuilleton après son dépôt; héritage aussi des promesses faites par le Parti québécois alors qu’il se trouvait dans l’opposition et qu’il s’efforcait d’aiguillonner le gouvernement libéral dans le sens des revendications de tel ou tel groupe sans se croire obligé d’en évaluer le mérité avec soin.Au demeurant, on s’aperçoit que la seule véritable explication de l’entêtement gouvernemental à adopter au plus tôt un tel assemblage de modifications hétéroclites au Code du travail c’est de poser ainsi un geste auquel s’est refusé le gouvernement précédent.On sent chez les membres du gouvernement un désir à peine dissimulé de défendre ce projet de loi pour la seule raison que le gouvernement Bourassa n’en voulait pas! On nous dira peut-être, sans s’effrayer des contradictions, de l’autre côté de l’Assemblée nationale, que ces modifications au Code du travail étaient sur le point de refaire surface même sous le gouvernement précédent.Je peux confirmer, à titre de président du comité ministériel des ressources humaines qui a précédé l’actuel comité du développement social, que ce comité étudiait effectivement à l'été 1976 une ment 45.Cepend cultés que je viens dé soulever à l’égard de ce projet étaient en substance ceux qui furent soulevés alors au sein du comité et de plus, est-il besoin de le dire, les éléments les plus extrêmes en étaient absents.Enfin, l’actuel ministre du Travail, le parrain de ce projet de loi, est sur le point de lier son nom a un ensemble de mesures qu’il n’a pas inspiré, qu’il n’a pas souhaite et qu’il pourrait bien regretter.Il est de notoriété publique que nos travaux parlementaires sur ce projet 45 seront suspendus après la deuxième lecture.Durant les quelques six semaines que durera cette suspension, il est à souhaiter que le ministre assume vis-à-vis de ce projet de loi les responsabilités qui sont désormais les siennes.Peu importe la pression qu’exerceront sur lui ses fonctionnaires et ses conseillers, peu importe l’opinion de son prédécesseur, peu importe même la décision prise par le Conseil des ministres à l’invitation de son prédécesseur: un ministre du Travail digne de ce nom doit savoir résister à ces pressions, rejeter, après réflexion, l’opinion d’un prédécesseur et avoir devant le Conseil des ministres le courage de ses convictions.Le ministre du Travail dispose de six semaines pour démontrer qu’il est un homme dont l’influence et le jugement comptent parmi ses collègues.Si après la suspension de nos travaux, il revient avec le même projet de loi sans modifications importantes, en modeste et fidèle exécuteur de la volonté des autres, nous saurons quel genre d'homme le premier ministre a choisi comme ministre du Travail.Au contraire, éclairé par ce débat de deuxième lecture, sensibilisé par les échos perturbés que ce projet évoque dans le public, il pourrait décider de retirer ce projet de loi ou de le présenter à nouveau après réimpression et avec des modifications importantes.Dans un tel cas, nous saurions tous, meme si les relations de travail continuent d'être un foyer d’inquiétude et une source de difficulté qu’il existe dans la personne du ministre au Travail un homme résolu à s’en occuper avec détermination et avec un sens aigu de ses responsabilités.Ce n’est pas avec un pot-pourri de recommandations incohérentes que notre droit du travail s’assainira.Le projet 45 n’est rien de plus que cela.La véritable réforme du Code du travail n’existe-t-elle qu’en rêve?LeNPD nomme un organisateur du Québec OTTAWA (PC) — Le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent, a fait part hier de la nomination d’un organisateur au Québec.Il s’agit de M.André St-Cyr, permanent à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) depuis sept ans.Cette nomination fait suite au dernier congrès du NPD, au début de juillet à Winnipeg, alors que le nouvel exécutif avait autorisé le secrétaire général du parti à engager un organisateur pour le Québec.C’est la première fois que la section fédérale du NPD nomme un organisateur au Québec; cette décision a été prise après consultation avec le chef du NPD-Québec, M.Henri-François Gautrin, a indiqué un porte-parole du bureau de M.Broadbent.Âgé de 33 ans, M.St-Cyr a été chef d’action provinciale lors du dernier front commun du secteur public; il a été en outre assistant du secretaire général de la FTQ, M.Fernand Daoust, lors de la mise en tutelle des syndicats de la construction.M.St-Cyr a par ailleurs été permanent syndical de la région de l'Outaouais et des Cantons de l’Est.Il a été candidat du NPD dans le comté de Beauharnois-Salaberry, lors des élections générales fédérales de 1972. Le Devoir, vendredi 26 août 1977 • 7.Diplomates et militaires sont exemptés de la clause Québec r Découverte d’une maladie génétique exclusive au Saguenay-Lac-St-Jean par Gérald LeBlanc QUÉBEC — Les diplomates étrangers accrédités auprès du ministère des Affaires intergouvemementales ainsi que les membres des Forces armées canadiennes affectés de façon temporaire au Québec pourront envoyer leurs entants à l’école anglaise même s’ils ne satisfont pas aux condi- tions de la Charte du français.Ces concessions, et quelques autres, sont contenues dans un projet de règlement déposé nier par le ministre d'État au développement culturel, M.Pour échapper à la loi 101 Le collège de Stanstead refuse toute subvention par François Barbeau Le sélect collège de Stanstead, dans les Cantons de l’Est, se passera dorénavant de l’aide financière que lui accordait le gouvernement du Québec, sous forme de subventions annuelles de $250,000 environ, de façon à échapper aux restrictions de l’article 69 de la loi 101 touchant la langue d’enseignement.Le directeur du collège, M.Jeremy M.Riley, et le prési- dent du conseil d'administration du collège, M.John Colby, ont annoncé cette décision hier, en soulignant qu’ils en étaient fiers, ‘'tiers de ce qu’en 1977 nous ayons eu le courage de demeurer libres de poursuivre les objectifs arrêtés par nos prédécesseurs il y a 105 ans, lorsqu’ils fondèrent le collège de Stanstead.Nous sommes fiers d’être encore en mesure d’offrir une alternative en fait d’éducation.” Les restrictions que nous imposent la loi 101, a précisé des quatre coins du PAYS_______________________________________ Rumeurs de remaniement La rumeur est au remaniement ministériel cette semaine à Ottawa, remaniement que M.Trudeau pourrait annoncer le mois prochain.Les stratèges du parti libéral estiment que le seul cnangement certain toucherait M.Jack Horner, qui, de ministre sans portefeuille, deviendrait ministre en bonne et due forme.Les changements, dit-on, dépendent des projets du ministre des Finances, M.Donald Macdonald, qui pourrait abandonner la politique.Le cas échéant, le portefeuille des Finances irait à M.Jean Chrétien, et celui de l’Industrie et du Commerce à M.Homer.L’avenir de M.Rondeau Les députés créditistes se réuniront le mois prochain poin discuter de l'avenir de leur confrère, M.Gilbert Rondeau, député de Shefford, accusé d’avoir incendié un édifice qui lui appartenait à Bromont pour toucher une prime d’assurance.Son enquête préliminaire doit se dérouler le 12 septembre.Au début de l'été, M.Rondeau a été trouvé coupable de 17 chefs d'accusation de fraude fiscale.M.Rondeau a remis sa démission au Parti créditiste il y a quelques jours, démission que le président du parti a refusé d'accepter, en soulignant que la conduite de M.Rondeau avait toujours été irréprochable.Les députés créditâtes devront décider si M.Rondeau pourra siéger comme indépendant ou s’il doit demeurer au sein du parti.Une loi des langues en Ontario L’Association canadienne-française de l’Ontario a l’intention de réclamer du gouvernement provincial l’adoption d’une loi sur les langues officielles, et demandera au gouvernement fédéral d’établir une politique définie de développement des communautés de langue française.Les membres de l'ACFO se réuniront vendredi et samedi à Cornwall pour donner ce mandat à son conseil de direction.Le coordonateur de la réunion, M.Richard Desjardins, a révélé qu’un document de travail sur les objectifs de cette réunion avait déjà été préparé.Il faudra payer quand môme L’industrie alimentaire devra faire face à une hausse de huit pour cent de ses coûts de production à la suite de la conversion au système métrique, mais ces coûts additionels ne seront pas transmis aux consommateurs, selon M.Ray Bertrand, président de l’Institut canadien des épiciers distn-buteurs.Des hausses de prix sont néanmoins prévues, et coïncideront avec la période de conversion aux unités métriques, ajoute M.Bertrand, qui précise que ces hausses seront attribuables aux forces inflationnistes qui s’exerceront sur ce secteur de l’économie.De l’argent à déficit Même s’il coûte six cents à l’Hôtel de la monnaie pour frapper une pièce de cinq cents en nickel, il n’est pas question pour le moment de frapper une pièce plus petite ou composée d’un autre métal.En janvier 1978, l’Hôtel de la monnaie frappera cependant des pièces d’un cent oui seront plus petites que celles déjà en circulation.Cette décision a été prise parce que le coût de frappe d’une pièce d’un cent était de.deux cents.Un Canadien enlevé au Portugal Un citoyen canadien aurait été enlevé le mois dernier au Portugal et ses ravisseurs exigeraient, selon un quotidien d’Ottawa, une rançon de $500,000.Le ministère des Affaires extérieures, refuse de donner des détails sur cette affaire, de crainte que la publicité entourant cet enlèvement n'incite les ravisseurs à tuer leur otage.La police portugaise n’a pas de piste.Pour les collèges et les cégeps LE SOLFÈGE À TRAVERS LA MUSIQUE M.Riley, ‘‘représentent l’antithèse même du genre d’éducation” que le collège donne depuis plus d'un siècle.Le collège de Stanstead, situé à une trentaine de milles au sud de Sherbrooke, à quelques milles de la frontière du Vermont, est un collège d’enseignement secondaire pour garçons, n reçoit chaque année 130 élèves environ, dont les parents doivent débourser $5,675 en frais de scolarité et de pension.L’an dernier, 20% des élèves du collège étaient des francophones de la région de Montréal.Dans un dépliant adressé aux parents à l’occasion de l’inscription pour Tannée scolaire 1977-78, le collège précise que les frais de $5,675 pour la scolarité et la pension ont été établis en tenant compte des subventions accordées par le gouvernement du Québec, et précise que les parents des elèves qui ne sont pas admissibles à ces subventions devront ajouter $1,385 aux frais, pour un total de $7,060 par an.Il en coûtera donc à tous les parents $7,060 cette année pour envoyer leurs enfants à ce collège.La décision de refuser dorénavant les subventions de Québec a été prise le 4 août par les membres du comité exécutif du conseil d’administration du collège, et le gouvernement en a été informé au début de cette semaine.Les membres du conseil d’administration, a commenté M.Riley, devront maintenant résoudre cette équation: faut-il abaisser nos standards d’enseignement, ou trouver du financement ailleurs?Deux autres collèges privés, le Lower Canada College, à Montréal, et le Sedbergh School, à Montebello, ont déjà refusé les subventions accordées par Québec en vertu de la loi sur les institutions d’enseignements privées.Camille Laurin, qui précisait ainsi l’ouverture faite dans le projet de loi 101 pour les personnes séjournant de façon temporaire au Québec.“Le gouvernement peut faire des règlements pour déterminer à quelles conditions certaines personnes ou catégories de personnes séjournant de façon temporaire au Québec ou leurs enfants peuvent être soustraites à l’application du présent chapitre'’, stipule l’article 81 de la Charte.Le règlement déposé hier par M.Laurin precise que c’est le ministre lui-même, ou une personne désignée par lui, qui exempte des exigences de la Charte du français, selon laquelle les enfants de tous citoyens des autres provinces s’établissant au Quebec J" doi- ;qu française.C’était l’objet des accords de réciprocité de leur ouvrir l’école anglaise moyennant la réciproque pour les Québécois séjournant dans les firovinces anglophones, mais a proposition québécoise a été rejetée à l’unanimité par le reste du Canada.L’exemption restera cependant sujette aux exigences faites aux anglophones du Québec, à savoir que l’enfant ait des frères ou soeurs dans le réseau anglais ou que l’un de ses parents Tait fréquenté.Il faut de plus que les parents démontrent qu’ils effectuent des études ou des recherches au Québec, ou qu’ils sont affectés au Québec par leur employeur pour une durée maximale de trois ans.Pour les diplomates étrangers et les militaires, l’exemption est totale; c’est-à-dire que l’accès à l’école anglaise n’est sujette à aucune exigence.M.Laurin a également déposé un projet de règlement relatif à la langue des entreprises, régie par les articles 132 à 142 de la Charte du français.Ce projet n’est cependant qu’une réédition du règlement publié en rapport avec le projet de loi 1, remplacé par le projet de loi 101.On y retrouve deux modifications très mineures: on parle maintenant d’organismes internationaux désignés par le gouvernement en vertu de l’article 87, tandis que le projet de règlement précédent parlait d’organismes internationaux à but non lucratif.En annexe, où Ton fait la liste des organismes touchés par la loi, ce sont maintenant des chiffres et non des lettres qui identifient les types d'entreprises: le tout pour faciliter le travail des ordinateurs.par Gilles Provost Une maladie génétique nouvellement découverte et particulière au Québec fait des ravages dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, où on a identifié récemment 45 victimes souffrant d’un retard mental et de malformations physiques caractéristiques, a révélé le neurologue Eva Andermann dans le cadre de la cinquième conférence internationale sur les malformations congénitales, à Montréal.Environ un québécois sur 40 serait présentement porteur du gène défectueux responsable de cette terrible maladie et la majorité d'entre eux résident encore dans le secteur compris entre Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, a indiqué Mme Andermann qui travaille à l’Institut neurologique de Montréal.La conférencière a aussi expliqué que le nombre des victimes de cette maladie congénitale devrait diminuer progressivement à mesure que les habitants de cette région se disperseront peu à peu dans toute la province.En effet, le gène responsable de la maladie est récessif : il ne s’exprime pathologiquement qu’au moment où les deux parents sont porteurs de la même anomalie.Dans le cas contraire, le gène défectueux pourra être transmis aux enfants mais sa présence restera indétectable.Plus les porteurs du défaut géné- tique sont dispersés et moins le risque de mettre au monde des enfants malformés est important.Mme Anderman a expliqué que la nouvelle maladie ressemble beaucoup à une agénésie du bourrelet du corps calleux (partie qui réunit les deux parties du cerveau) accompagnée de dommages aux nerfs moteurs et sensitifs.Toutefois, Ta-génésie conventionnelle ne semble pas d'origine génétique et elle apparaît de façon beaucoup plus brusque.Cette maladie se manifeste par un retard mental, une déformation du visage, des mains et des pieds et par des membres anormalement grêles.Elle frappe indifféremment garçons et filles et on ignore l’emplacement précis du gène incriminé sur les chromosomes.Lorsque les deux parents sont porteurs, les probabilités veulent que le quart des enfants soient atteints par la maladie.De plus, la moitié de leur progéniture sera porteuse du défaut génétique sans montrer de symptôme et le quart qui reste sera complètement indemne.Jusqu’à maintenant, environ un nouveau-né sur 6,700 présente les symptômes de cette maladie dans la région du Saguenay mais les recherches ne font que commencer et nous ne connaissons probablement qu’une petite portion des cas réels, estime Mme Andermann.Pour cette raison, elle estime que le gouvernement du Québec devrait prq-i mouvoir un service de consultation gêné-; tique au Saguenay pour dissuader leàgens de se marier avec une autre personne apparentée.Tous les porteurs du gène défectueux descendent en effet d'un couple de Français qui s’était marié à Québec en! 1657.Mme Andermann et son mari Frederick (qui est aussi neurologue) ont découvert cette nouvelle maladie génétique en 1974 lorsque le couple a profité de ses vacances pour aller visiter trois enfants âgé-, nésiques de la région du Saguenay qu ils avaient traités en 1971.Sur place, ils avaient alors eu connaissance de plusieurs autres cas semblables et il en avaient même identifié 45 en moins d’une semaine.La moitié de ces personnes étaient déjà décédées mais on les avait retracées en interrogeant les familles.Fait à noter, 42 des 45 victimes ainsi identifiées étaient manifestement apparentées de près ou de loin.Mme Ancfermann estime que le gouvernement du Québec devrait subventionner des recherches en ce domaine pour découvrir l’emplacement du gène sur les chromosomes ainsi que la nature exacte des perturbations métaboliques responsables des symptômes apparents.Concilier mines et tourisme dans l’archipel de Mingan par Alain Duhamel Depuis plusieurs semaines, la compagnie Sieben Oil and Gas a commence dans les îles de l’archipel de Mingan des travaux d’exploration du potentiel minier.On sait que cet archipel, d’une exceptionnelle valeur écologique et historique, renferme aussi d’importants dé pots de calcaire d’une qualité suffisante pour intéresser ou l'industrie de la construction, ou la sidérurgie.Bien que la compagnie, propriétaire des îles, ne soit pas tenue d’avoir la permission du ministère des Richesses naturelles, elle Ta informé de la nature de ses travaux exploratoires.rice, directeur de l’exploration lement exploitables.” géologique, appuie ce compro-s par lequel il serait possi-de limiter à certaines îles L’archipel de Mingan a été à Louis Jolliet en Nominations à la commission des JO QUÉBEC (PC) - Le premier ministre, M.René Lévesque, a annoncé hier les noms oes deux personnes qui compléteront la commission d’enquête sur les Jeux olympiques et leur financement.Il s'agit de MM.Gilles Poirier et Jean-Guy Laliberté, qui assisteront le président de la commission, le juge Albert Malouf.M.Lévesque a indiqué que M.Poirier, ingénieur à l’Hydro-Québec, était directeur des projets pour cette société d’État.Il est notamment le concepteur du barrage d’Outardes II.M.Laliberté de son côté est vice-président du Crédit lyonnais.Il est spécialiste en comptabilité, ayant travaillé pendant huit ans au sein d’une firme de comptables agréés de la métropole.M.Lévesque a souligné que les deux nouveaux commissaires n’avaient jamais été mêlés au dossier olympique jusqu’à maintenant.La commission Malouf dpit faire rapport de son enquête en 1978.inga concédé à Louis Jolliet 1680.Au début du XIXe siècle, la Compagnie du Nord-ouest acquiert la seigneurie, laquelle passe ensuite entre les mains de la compagnie de la baie d’Hudson.Une compagnie filiale, la Sieben Oil and Gas, achète les titres de propriété en 1973.Des fouilles arcnéolo- §iques de même que des étu-es de fonctionnaires fédéraux et provinciaux ont souligné les ricnesses de cet archipel devenu accessible depuis que la route se rend jusqu'au Havre Saint-Pierre.Parcs Canada estime que les îles constituent une aire naturelle d’intérêt canadien.Le ministère des Affaires culturelles étudie la possibilité d’en faire un arrondissement naturel avec la collaboration du ministère de l'Environnement et du ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche.Mais au ministère des Richesses naturelles, on tend à favoriser une solution de compromis conciliant les tenants de la conservation des îles et les tenants de la mise en valeur de son potentiel minier.Dans un document rédigé en avril 1976 M.Ovide D.Mau- mis par lequel il serait possible .l’exploitation minière et de protéger les autres.‘‘Le ministère des Richesses naturelles, écrit-il, est d’accord que les beaux sites des îles doivent ê-tre protégés et que l’exploitation, même si elle représente un apport considérable dans l’économie du Québec sous formes d’emplois créés, de fournitures achetées, de transport, d’impôt etc.ne devrait pas se faire sans considérations pour l’environnement.” M.Maurice croit que le potentiel minier des îles a été sous-évalué.La Grande île, d’une superficie d’environ 12 milles carrés, renferme un banc de calcaire de bonne qualité d’une épaisseur d’environ 40 pieds.“Sur cette île seulement, note-t-il, on pourrait donc exploiter le calcaire au rythme de 1 million de tonnes par année pendant plus de 1,000 ans.Ceci démontre assez bien qu’une exploitation même considérable n’affecterait qu’une partie des îles.” M.Maurice exprime même l’avis que des travaux de forages exploratoires sur plusieurs îles n’endommageraient pas l’environnement.Dans un autre document du ministère des Richesses naturelles, M.Ronald Blanchet, chargé de projet, écrit en mai 1976: “La seule condition, à mon avis, qu’il faudrait poser pour sauvegarder le plus possible l'intégrité du site, si une exploitation rentable du calcaire est possible, serait de concentrer les installations à un seul et même endroit le plus discret possible et le plus éloigné des aires à potentiel touristique et récréatif.Il existe de meilleurs calcaires ailleurs au Québec et plus faci- L’initiative à l’égard de Ta-venir des îles revient d’abord à leur propriétaire, la Sieben Oil and Gas, laquelle pourrait avoir ses coudées franches.car les îles ont un régime juridique très ancien.En effet, pour déterminer le régime juridique des îles, il faut remonter à Tédit du roi Henri IV en 1601, à la concession de la seigneurie, à la loi des mines de 1910 et aux précédents juridiques.Selon Te-xamen fait par le ministère des Richesses naturelles, la couronne n’aurait aucun droit de propriété sur le calcaire, les sables, les graviers et autres matières dites de surface, puisque les droits de surface avaient été concédés par le roi Henri IV aux propriétaires des terres, concession que l’octroi de la seigneurie, la jurisprudence et les lois ont maintenu depuis cette époque.Le gouvernement québécois ne pourrait donc percevoir des droits sur l'exploitation du calcaire des iles.Il reviendrait sans doute au ministère de l’Environnement ou au ministère des Affaires culturelles d’utiliser leurs moyens — permis pour l’exploitation des carrières ou classement en arrondissement naturel — pour limiter le plus possible les ef-' fets néfastes prévisibles.Un document de l’Office de planification et de développement’, du Québec laissait entendre ( que l’exploitation minière $i-' gnifierait Tarasement de Ter-' laines îles.' ~l Pour les collèges et les cégeps COLLECTION SARP service d’animation et de recherches pédagogiques Introduction à la vie POLITIQUE 385-940-71 François Kalunda 289 pages, $11.95 guérin éditeur limitée 4574, ru* SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 2L3.TÉL.849-2303 / 9201 ÉTUDE DES INTERVALLES ET RÉPERTOIRE VOCAL MONIQUE LAURENCE Professeur au Collège de Musique Sainte-Croix pour les Étudiants du C.E.G.E.P.de SAINT-LAURENT SECTION MUSIQUE 127 pages $4.95 guerin éditeur limitée 4574, ru* SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 2L3 TÉL.849-2303 / 9201 COLLÈGE MARIE-VICTORIN SESSION AUTOMNE 1977 PROGRAMME POUR ADULTES A.ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL: trois options possibles 1.Cours orientés exclusivement sur la famille.2.Cours orientés exclusivement sur les sciences religieuses.3.Cours orientés exclusivement sur les sciences humaines.Conduisant à un diplôme officiel du ministère de l’Éducation.COURS: avant-midi — après-midi — ou soir Campus centre-ville ou campus central.B.ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL : d.e.c.- c.E.c.- a.e.c Garderie d'enfants Gérontologie Assistance sociale Éducation spécialisée C.ENSEIGNEMENT SUR MESURE 1.Pastorale spécialisée — trois options possibles: Pastorale hospitalière Pastorale scolaire Pastorale auprès des Inadaptés 2.Radio-amateur 3.Préparation à la retraite active 4.Enseignement programmé Inscription prolongée jusqu 'au 31 août pour le retour des vacanciers, de 8h30 à 17h.Ouvert le soir jusqu 8 20 heures (saut le vendredi).Prospectus sur demande: COLLÈGE MARIE-VICTORIN Service de renseignement aux adultes 7000, rue Marie-Victorin Montréal, H1G2J6 ( ;-0150 m feu Wmmm % % Le dimanche 18 eept.14h30 et 20h15 / Billets $4.• $6.- $9.cAd THEATRE MAISONNEUVE MAC! des arts Montré,il (Quélxn l H2X 1Z9 ( Iui< hcts du lundi .ni s.imedi in< lusivcmcnt, de midi ,i 21 heures.Pas de réservation*, téléphoniques Renseignements: 842-2112 8 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 \ des quatre coins du MONDE Avis légaux - Avis publics - Appels d'offres .1.Barnard passe un pacte de mort LE CAP (AFP) — Le professeur Chris Barnard et son frère Marius, également médecin, se sont promis de pratiquer l’euthanasie l’un sur l’autre au cas où leur vie ne vaudrait plus, pour des raisons médicales, la peine d’être vécue.Le pionnier de la chirurgie cardiaque l’a lui-même annoncé au Cap à l’occasion du lancement de son dernier livre “In the Night Season”, qui traite du problème de la vérité à dire ou non aux patients atteints de maux incurables.Selon le professeur Barnard, l’attitude du médecin doit dépendre du malade lui-même et de sa faculté d’accepter un diagnostic d’incurabilité.Le pacte conclu entre son frère — qui travaille dans le fameux département de cardiologie de l’hôpital Groote Shuur du Cap, où fut tenté la première transplantation du coeur — et lui-meme, prévdit qu’ils se supprimeront si jamais ils se trouvaient dans une telle situation, a-t-il ajouté.Mgr Lefebvre ordonne encore VICHY (AP) — Malgré une interdiction de Mgr André Quelen, évêque de Moulins, Mgr Marcel Lefebvre a présidé, hier, la cérémonie d’ordination d’un prêtre intégriste dans l’église de Chatel-perron (Allier).Le prélat rebelle n’ayant pas tenu compte de l’interdiction qui lui avait été signifiée, Mgr Quelen a rendu publique une lettre qu’il avait adressée à Mgr Lefebvre et dans laquelle il déclarait notamment: “À vous qui êtes évêque, je vous demande de renoncer à porter chez nous cet esprit de désobéissance et de défi.Si vous méprisez cette demande instante du pasteur légitime de ce diocèse, la simple correction, du moins, vous fera renoncer à utiliser l’église paroissiale de Chatelperrôn.” Caroline de Monaco convolera MONTE CARLO (Reuter) — C’est vraisemblablement en juin prochain que la princesse Caroline de Monaco, 20 ans, épousera l’homme d’affaires parisien Philippe Junot, 37 ans, ont indiqué hier des amis de la famille princiere.La cérémonie religieuse sera célébrée en la cathédrale Sainte-Marie de Monaco, la même où furent unis la princesse Grâce (ex-Grâce Kelly) et le prince Rainier, les parents de la jeune fille.Les fiançailles ont été annoncées mercredi soir dans un bref communiqué publié par la maison princière.Philippe Junot est conseiller financier, ayant des bureaux à Paris, Montréal et New York.Le père du fiancé, Michel Junot, est maire adjoint de Paris, et le bras droit de M.Jacques Chirac — maire de Paris et président du Rassemblement pour la République, parti gaulliste.M.Junot père est “médiateur” de Paris, chargé de régler les problèmes pouvant surgir entre les Parisiens et l’administration de la ville.Voyager 2 se braque sur Canopus PASADENA, Californie (AFP) — Les moteurs de la sonde “Voyager-2” ont été allumés brièvement mercredi soir pour orienter ses appareils de guidage vers l’étoile Canopus, a annoncé hier un porte-parole de la NASA, au centre spatial de Pasadena (Californie).Cette manoeuvre a fait tourner la sonde sur elle-même pour fixer ses instruments de navigation sur Canopus, qui lui servira de point de repère dans son vol vers Jupiter.L’allumage des moteurs avait été retardé de quelques heures pour que les responsables de la mission puissent vérifier le fonctionnement d’un des ordinateurs de bord.La première correction de trajectoire de “Voyager-2” sera normalement effectuée dimanche.Tous les appareils semblent fonctionner convenablement.Le bras portant plusieurs instruments scientifiques et les caméras de télévision ne se serait peut-être pas déployé complètement, mais il sera de toute façon très proche de sa position normale.Sumatra frappée par le choléra DJAKARTA (AFP) — Une épidémie de choléra se développe dans au moins quatre districts du sud de l’île de Sumatra, et a déjà causé la mort de trois ou quatre personnes, révèle le Bulle tin des forces armées indonésiennes.Les hôpitaux des régions atteintes par l’épidémie sont pris d’assaut par les malades venant demander assistance médicale.Cependant, le Département de la santé de Sumatra a refusé de donner le nombre exact de personnes tuées par la maladie au cours des deux derniers mois.Le gouverneur du sud de l’île a également interdit la publication de ces chiffres, par crainte d’effrayer la population.Une tragédie arménienne CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ETRE SOCIAL NO: 500-43-000526-77 DAME "X" requérante RE adoption de MARIE MADELEINE SUSIE CLOUTIER AVIS A: M Denis Cloutier, présentement d'adresse inconnue.PRENEZ AVIS qu'une requête en adoption pour l’entant Marie Madeleine.Susie Cloutier sera presentee devant l'un des Juges de la Cour de Bien-Etre Social de Montreal, siégeant en chambre tOOA de cette Honorable Cour au 410 est.rue Bel-lechasse.en les Cite et District de Montreal, mardi le 27 septembre 1977 a 10:00 heures de l'avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra Etre entendu Veuillez agir en consequence.Montréal le 16 août 1977 JOHANNE DES L0NGCHAMPS PROCUREUR DE LA REQUERANTE CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500 05-015-144-775 MATERIAUX FRIGON LIMITEE.demanderesse Avis est par les présentes donne que le contrat de vente en date du 21 juin 1977 à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables â Canpal Material Handling Ltd a été enregistré au bureau d’enreg'Strement de la division d enregistrement de Montréal le 12iéme jour d'Août 1977, sous le numéro 2806967 Ce 17ième jour d'Août, 1977.LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS Article 2.59.3 Reg.2 (1976) Prenez avis que C-iengarry Transport Limited, détentrice du permis no.471-V présente une demande d'autorisation à la Commission des Transports du Québec conformément à l'article 2.59.3 du réglement 2 (1976) sous les régies de pratique et de régie Interne de la Commission des Transports du Québec, ainsi qu'à l'article 13-B de l'Ordonnance Générale sur le Camionnage afin de pouvoir transporter des marchandises dans des remorques.semi-remorques et/ou véhicules qui ne sont pas immatriculés en son nom et ce sur chacune des clauses de son permis.Durée du permis: 364 jours Tout intéressé peut contester cette demande de permis dans les cinq jours qui suivent la troisième parution du présent avis.lière publication 25 août 1977 2iéme publication 26 août 1977 3iême publication 27 août 1977 Corbeil & Dufresne Procureurs de la requérante VARIETY DRESS MANUFACTURING COMPANY LIMITED AVIS AVIS est par les présentes donné que VARIETY DRESS MANUFACTURING COMPANY LIMITED, une corporation constituée en vertu de la Loi des Compagnies de Québec, et ayant son siège social dans la Cité de Montréal, s'adressera au Ministère des Consommateurs, Coopératives et Institutions Financières.de la Province de Québec, pour obtenir la permission d'abandonner sa charte selon les disposition de la Loi des Compagnies de Québec DATE A MONTREAL, ce 24 jour d'août 1977 (Signé BEN JACOBSON SECRETAIRE AVIS AVIS, est donné QUE JOSEPH HUBERT ROUSSEL, vendeur, résidant et domicilié au 6380.rue Cham-bois, Montréal, district de Montréal, s'adressera au Ministre de la Justice de la Province de Québec, en vue d'obtenir du lieutenant-Gouverneur en conseil du décret changeant son nom en celui de JOSEPH HUBERT RUSSELL.MONTREAL, le 16 août 1977 (S) HELENE LEDUC ME HELENE LEDUC HARGREAVES, M0NETTE, TRUDEL, LEDUC 6850 est, rue Sherbrooke Suite 350 Montréal.Québec Téléphone: 253-2261 ACOUSTIC ATLAS INC , •et- LA BANQUE TORONTO-DOMINION AVIS detenderesse tierce-saisie Conformément à un jugement de la cour supérieure en date du 15 août.1977, la dêtenderesse est demandée de comparaitre dans un délai de trente (30) jours du présent avis et est avertie qu’une copie du bref et déclaration est laissée à son attention au bureau de la cour: si la défenderesse ne comparaît pas.la demanderesse procédera contre elle par défaut.MONTREAL, Québec, ce 24ième jour d'août, 1977 CHAIT, SALOMON, GELBER, REIS, BR0NSTEIN.LITVACK, ECHENBERG 8 LIPPER Procureurs de la demanderesse rûNûnû PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COMMISSION DES TRANSPORTS DU QUÉBEC TRANSFERT - REGLEMENT 2 (1976) ARTICLE 2.59 1 PRENEZ AVIS que NORMAND DUMAS.9, rue Guy.Granby, P.Q.détenteur du permis no: 2508-V s'adressera à la Commission des Transports du Québec afin d ètre autorisé à céder son système de transport clauses a) et b), la clause c) devant être annulée, à REGINALD CAHILL, Chemin de la Grande Ligne.Granby, lequel fait affaire sous la raison sociale de TRANSPORT O R.REGINALD ENR.à cet endroit.Tout intéressé peut contester cette demande de transfert déposée à ladite Commission, dans les cinq (5) jours de la troisième parution de cet avis en s adressant à la Commission des Transports du Québec.505 est, rue Sherbrooke.Place du Cercle.Montréal, Québec.1ère publication: le 24 août 1977 2ème publication: le 25 août 1977 3ème publication: le 26 août 1977 SIGNE: ADRIEN R.PAQUETTE C.R PAQUETTE, PAQUETTE.PERREAULT.RIVET & GROLEAU CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL GREFFE DES DIVORCES DU DISTRICT DE MONTREAL Qouv«rn«m»nt du Québtc CommlMion cf enquête sur la perquisition à l’Agence de preeae libre du Québec, au Mouvement pour la défense dea priaonniera politiques du Québec et è la Coopérative de déménagement du 1er mai AVIS D'AUDITION Prenez avis que les audiences de la Commission d’enquête sur la perquisition à l'Agence de presse libre du Québec, au Mouvement pour la défense des prisonniers politiques du Québec et à la Coopérative de déménagement du 1er mai, débuteront le 29 août 1977 à 10:00 heures.Ces audiences se tiendront au 2055 rue Peel, Suite 600, Montréal, Québec.Toute personne qui sera appelée à témoigner aura le droit d'être assistée de son procureur si elle le désire.Un avocat désirant comparaître pour une personne appelée à témoigner devra adresser au Commissaire une comparution écrite indiquant le nom et l'adresse de la personne qu'il accompagne au moins vingt-quatre heures (24) avant la date fixée pour l'audition du témoin.Copie des règles de pratique et de procédure de la Commission sera à la disposition des témoins et de leurs avocats dès le début des audiences.Fait en la Ville de Montréal, Québec Ce 26 août 1977.Le Commissaire, Jean F.Keable, avocat CITÉ DE CÔTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUÉBEC COUR SUPÉRIEURE (Division des divorces) No.500-12070970-771 DAME A0INA WHILBY, Requérante, •vs- M0SES 0 FAMUYIDE.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé M0SES 0 FAMUYIDE est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication.Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des divorces à son intention Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'elle sollicite contre vous APPEL D’OFFRES POUR LA LOCATION DE CAMIONS ET D’UN (1) BÉLIER MÉCANIQUE POUR LE DÉBLAIEMENT DE LA NEIGE - 1977 -1978 Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales, et dont le contenu sera clairement indiqué, et adressées à Madame J.O.KOVACS, Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster, à Côte Saint-Luc, Québec, seront reçues jusqu’à deux heures de l'après-midi, le jeudi 8 septembre 1977.MOSCOU (AFP) — Un automobiliste arménien a récemment tué huit femmes en roulant sur la bande centrale d’une route, indique le “Kommunist” d’Arménie.L’automobiliste, M.Tufenkian, avait perdu le contrôle de son véhicule qui alla s'écraser contre un panneau dressé sur la bande centrale de la chaussée.Neuf femmes, qui se reposaient sur l’herbe abritées derrière la pancarte, ont été écrasées par la voiture et le panneau.Six sont mortes sur le coup et deux autres à l’hôpital.La dernière est infirme.Le journal arménien relate cet accident pour souligner la brutale augmentation des accidents mortels dans cette République en 1977; 25 p.c.de plus qu'au cours de la même période de l’année passée.Projets pour la tour de Rise ROME (AFP) — La section génie civil du ministère italien des Travaux publics, chargée de la sauvegarde des monuments historiques, a annoncé hier à Rome que plusieurs projets concernant le sauvetage de la tour de Pise étaient actuellement à l’étude, mais qu’aucune décision n'avait encore été prise.Les mêmes services ont également démenti que cette tâche ait été confiée à l’architecte espagnol Miguel Monchon.Pour leur part, les services compétents de la mairie et du génie civil de la ville de Pise ont déclaré ne pas “être au courant’ d’une quelconque décision ministérielle.________________________________ 270-7722 boutique confort 77 1398 rue Beaubien est Meubles Colonial- Moderne etKEMEUBLEC * * Meubles d'artisan faits à la main JEUNES PORTEURS DEMANDÉS pour faire la livraison du journal LE DEVOIR à Montréal et en Banlieue Nos bureaux sont fermés le samedi 844-3361 MONTREAL, ce 22 août 1977 0ESC0TEAUX.MURRAY & BOUCHER 790 bout.Laurentien, suite 202 ST-LAURENT, P.Q.PANAflA PROVINCE 0E QUÉBEC OISTRICT 0E MONTREAL GREFFE OES 0IV0RCES OU OISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) No 12-071111-771 DAME STEPHANIA SOKOLOWSKI.C GORDON BRITTON.Requérante Intime PAR ORDRE 0E LA COUR L'intimé GORDON BRITTON est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intention.Prenez de plus avis qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.St-Hubert, le 5 août 1977 (S) A BEAULIEU REGISTRAIRE LAMARRE LAFONTAINE LAVIOLETTE & TREMBLAY 3258 Grande Allée, St-Hubert.P 0 ffli/sion Vraie-Vic La VRAIE VIE c’est faire Ereuve de prudence au volant et oucler sa ceinture de sécurité.C est éviter de conduire sous l’influence de l’alcool et refuser ie 'dernier coup", trop souvent fatal.C’est apprendre à boire avec modération.C'est savoir quand se faire traiter pour l'alcoolisme plutôt que de se laisser sombrer dans le déboire et causer des torts irréparables à ceux qu'on aime.Les documents relatifs aux soumissions, les enveloppes spéciales et tout autre renseignement complémentaire peuvent être obtenus au bureau de l’Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 8 septembre 1977, à deux heures de l’après-midi dans la chambre du Conseil.La Cité ne s’engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions reçues.Le greffier J.HABRA (Mme) I* Transports Transport Canada Canada APPEL D’OFFRES GÉRANCE D’UN MAGASIN DE FLEURS AÉROPORT INTERNATIONAL DE CALGARY On acceptera jusqu'à 15 heures (heure d’été des montagnes) le 30 septembre 1977 des SOUMISSIONS CACHETÉES, adressées au directeur général de l'aéroport, Aéroport international de Calgary.Calgary (Alberta) sur lesquelles on aura indiqué: “GÉRANCE D'UN MAGASIN DE FLEURS".PHASE I.Il s’agit de vendre aux passagers du nouvel aérogare de Calgary, Aéroport international de Calgary, Calgary (Alberta), des fleurs et des plantes, individuellement en bouquet ou autrement.Le magasin de fleurs doit offrir aux voyageurs, un service de télégraphe.Les soumissions auront lieu en deux phases; dans la première phase, ,les personnes intéressées devront soumettre un plan d'exploitation d'un magasin de fleurs.On acceptera les soumissions d'organismes et de particuliers qui peuvent prouver qu'ils ont une connaissance et une expérience suffisantes de la gestion et de (’exploitation d'un magasin de détail et qui sont en mesure d’obtenir les licences et permis provinciaux et municipaux nécessaires à l'exploitation d'un magasin de fleurs.Dans la deuxième phase, les candidats retenus au cours de la première phase devront soumettre une offre financière.Le candidat choisi signera un contrat de dix ans avec Transports Canada.Il devra offrir un service de haute qualité aux voyageurs qui désirent acheter des fleurs ou des plantes à l'aéroport.Les personnes intéressées peuvent obtenir les formules d'offre en s'adressant au: Surintendant Commercialisation et bien» immobiliers Transporte Canada Aéroport intarnational de Calgary Calgary (Alberta) T2E 5T3 Une réunion d'information sur rappel d'offres aura lieu le mercredi 7 septembre 1977 à ton (heure d'été des montagnes) dans la salle du conseil de (aérogare actuel, au deuxième étage à (Aéroport International de Calgary, Calgaryf Alberta).Les candidats doivent soumettre les offres EN DOUBLE exemplaires sur les formules fournies par Transports Canada.DJ.Dewar Adminiatrateur de la région de l'Oueet CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE N0 : 500-02-028359-771 Reid Barnard -vs- Manuk Elmokyan.PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur Manuk Elmqkyan est appelé de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication de cet avis.Copies du bret et de la déclaration ont été laissées pour lui au Greffier de la Cour Provinciale.Montréal, le 19 août 1977.Ronald N CoOen, Avocat, 1944 rue Centre, Montréal.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0 : 500-05-017206-770 DAME MONIQUE CONSTANTINEAU.Demanderesse, -vs- GILLES COTE, Détendeur.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No: 500-05-016251-777 KINROSS MORTGAGE CORPORATION, corps politique et incorporé dûment constitué selon la loi et ayant sa principale place d'affaires pour la Province de Québec, en les cité et district de Montréal.DEMANDERESSE -vs- PAUL J.SCHMIDT, autrefois résidant et domicilié en la cité de Pierrefonds, district de Montréal, présentement d'adresse inconnue.DEFENDEUR -et- Me FRANÇOIS LAR0SE en sa qualité de Régistra-teur.Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR: Le détendeur PAUL J SCHMIDT est par les présentes requis de comparaitre dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie du Orel d'assignation et déclaration a été laissée au greffe de la Cour supérieure de Montréal à son Intention.MONTREAL, ce 22 août 1977 A.BOUVIER P.A.C.S.M.Mes BAKER W0L0SHEN 1155 ouest boul.Dorchester suite 1007 Montréal, Que PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE AVIS Prenez avis que St-Antoine Transport Enrg., détenteur du permis no 5463-V, s'adresse à la Commission des Transports du Québec, dans le but d'obtenir l'autorisation de transférer tous les droits, titres, intérêts et privilèges qu'il détient dans la clause c) dudit permis 5463-V, à R.P R Transport Inc.Tout intéressé désirant s'opposer à la présente demande doit le taire dans les cinq (5) jours qui suivent la dernière parution du présent avis Hère publication 24 août 1977 2ième publication 25 août 1977 3ième publication 26 août 1977 AVIS Avis est par les présentes donné, conformément à (article 1571-0 du code civil de la Province de Québec, que Mêtalex Inc.dont la Principale Place d attaires dans la Province de Québec est située dans le district judiciaire de Montréal, a transporté toutes ses créances et comptes 0e livres actuels et futurs à La Banque Provinciale du Canada à titre de garantie, par acte portant la date du le 13èmé jour du mois de juillet 1970 et enregistré au Bureau de la division d'enregistrement de Montréal le 24ème jour du mois de Juillet 1970 sous le numéro 2221539 Daté à Montréal ce 19ême jour du mois de août 1977 LA BANQUE PROVINCIALE OU CANADA PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur.GILLES COTE, est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication.Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son attention au Greffe de la Cour.MONTRÉAL, le 23 août 1977.(S) RENALD CHASSE REGISTRAIRE BARRIERE.NEUER 8 LAMARCHE AVOCATS 1024 Notre-Dame, LACHINE AVIS Article 2.59.3 Reg.2 (1976) Prenez avis que Glengarry Transport (Québec) Limitée, détentrice du permis 8448-V.présente une demande d'autorisation à la Commission des Transports du Québec conformément à (article 2.59 3 du règlement 2 (1976) sous les règles de pratique et de régie interne de la Commission des Transports du Québec, ainsi qu’à (article 13-B de (Ordonnance Générale sur le Camionnage atin de pouvoir transporter des marchandises dans des remorques, semi-remorques et/ou véhicules qui ne sont pas immatriculés en son nom et ce sur chacune des clauses de son permis.Durée du permis: 364 jours Tout intéressé peut taire opposition à la présente requête dans les cinq jours qui suivent la troisième parution du présent avis.tième publication 25 août 1977 2ième publication 26 août 1977 3ième publication 27 août-1977 Corbeil 8 Dufresne procureurs de la requérante PANIAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DU BIEN-ÊTRE SOCIAL N0: 500 43-000244-77 M.8 Mme X.Requérants AVIS A; HAYRIYE GURDOZAN-ANTREASYAN présentement d’adresse inconnue PRENEZ AVIS qu’une Requête en adoption pour (entant ER0L 0HAANNES ANTREASYAN, sera présentée par les Requérants devant cette Honorable Cour du Bien être Social, 410 est rue Bellechasse, chambre 100A, en les cité et district de Montréal le 27ième jour de septembre 1977 à 10:00 heures de (avant-midi ou aussitôt que Conseil pourra être entendu Veuillez agir en conséquence.MONTREAL, ce 22 août 1977 Mes LAROCHE 8 DESORMEAU 230 est Henri-Bourassa suite 100 Montréal, Quê.PROCUREURS DES REQUERANTS PANADA PROVINCE DE QUEBEC OISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-12-071446-771 DAME DIANE VEILLEUX.ménagère, résidant et domiciliée au 5119 de la rue Brébeut, dans les ville et district de Montréal.requérante, -VS- CLAUDE GRAVEL, actuellement d'adresse inconnue.intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé CLAUDE GRAVEL, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de 60 jours â compter de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée â la Division des Divorces de Montréal â son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu’à dêtaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce, accompagné de toutes ordonnances accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous MONTREAL, ce 19 août 1977 (S) A BOUVIER REGISTRAIRE OES DIVORCES laCommi//ion Icoloife de l Ile Peiiol APPEL D’OFFRES PROJET “GYMNASE” ÉCOLES ST-PIERRE ET STE-ROSE DE LIMA ILE PERROT PROPRIÉTAIRE: La Commission Scolaire de (Ile Perrot 333, boulevard Perrot Ville Ile Perrot.Québec J7V 3G5 ARCHITECTE: Labelle, Marchand, Geoffroy 4300 ouest, rue Jean-Talon Montréal, Québec H4P 1V5 INGÉNIEURS EN CHARPENTE.MÉCANIQUE ET ÉLECTRICITÉ: Gendron, Horvath, Legault.Lamberts Associés 276.rue Saint-Jacques, bureau 725 Montréal, Québec H2Y 1N3 INGÉNIEURS EN MÉCANIQUE DES SOLS: Terratech 275, rue Benjamin-Hudon Montréal.Québec H4N 1J1 La Commission Scolaire de (Ile Perrot, propriétaire, demande des soumissions pour la construction d un gymnase reliant les écoles St-Pierre et Ste-Rose de Lima, à (Ile Perrot.Seules sont autorisées â soumissionner pour (exécution des travaux, les personnes ayant leur principale place d'affaires dans la Province de Québec.Les plans, devis, documents contractuels et autres renseignements pourront être obtenus au bureau de (architecte, contre un dépôt de ($100.00) cent dollars qui sera remboursé au soumissionnaire s'il remet les plans et devis en bon état, dans les trente (30) jours qui suivent l'ouvertpre des soumissidns.Les soumissions devront être accompagnées d'un chèque visé au montant de ($40,000.00) quarante mille dollars à (ordre de la Commission Scolaire de (Ile Perrot, ou d'un cautionnement de soumission, établi au même montant valide pour une période de quatre-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour un cautionnement d’exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun égal à cinquante pour cent (50%) du montant du contrat.Les soumissions ((original et deux compies) dans des enveloppes cachetées et adressées au soussigné, seront reçues au Centre Administratif de la Commission Scolaire de (Me Perrot, jusqu’à 16:30 heures, heure en vigueur localement, le 19 du mois de septembre 1977 pour être ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.L'entrepreneur soumissionnaire a la responsabilité de s'assurer que les sous-traitants qu'il a choisis dans les spécialités ci-dessous mentionnées, lui fourniront, à leurs trais, un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun pour 50% du prix du contrat de la spécialité.SPÉCIALITÉS Plomberie Ventilation Isolation Mécanique Electricité GARANTIE $2,800.00 (deux mille huit cent dollars) $2,500.00 (duex mille cinq cent dollars) $ 500.00 (cinq cent dollars) $7,000.00 (sept mille dollars) Les soumissions de ces sous-traitants seront accompagnées d’un chèque visé au montant stipulé ci-dessus, fait à (ordre de la Commission Scolaire de (Ile Perrot, ou d'un cautionnement de soumission établi au môme montant, valide pour 60 )ours de la date d'ouverture des soumissions.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des soustraitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission.Toutes les soumissions devront être faites conformément aux dispositions de (arrêté en conseil 2380 en date du 7 décembre 1961.La Commission Scolaire de (Ile Perrot ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelqu’autre des soumissions reçues.Jean-Marc Lechasseur, Adm.A.Directeur des Services Financiers pour: René Plché Directeur Général AVIS DE RACHAT aux détenteurs des Obligations payables en monnaie des États-Unis de l'émission désignée “5% Sinking Fund Debentures for Local Improvements, due October 1,1985" (ci-après appelées “Obligations”) de( LA VILLE DE MONTRÉAL PROVINCE DE QUÉBEC, CANADA AVIS PUBLIC EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que la Ville de Montréal a l'intention de racheter et rachètera POUR FINS D'AMORTISSEMENT le 1er octobre 1977, conformément aux dispositions des Obligations, les Obligations suivantes (ou partie de ces Obligations) comme mentionné ci-après, de l'émission mentionnée ci-dessus, à 100% de leur montant en principal plus l'intérêt couru à la date de rachat, à savoir : Numéros des Obligations entièrement immatriculées portant le préfixe RE, rachetables le 1er octobre 1977 jusqu’à concurrence du montant en principal apparaissant vis-à-vis chacun des numéros suivants : 2002 S 60,000 2071 S 8,000 2005 S 6,000 2079 $ 21,000 2006 S 3,000 2082 S 6,000 2009 S 6,000 2083 s 8,000 2064 S 21,000 2084 s 15,000 2068 $424,000 2085 S 4,000 Numéros des Obligations à coupons de S1,000 chacune, portant le préfixe E, rachetables le 1er octobre 1977 : CANADA FSxoîa 434939 435082 435181 434956 435094 435206 435000 435105 435214 435027 435118 435220 435060 435146 435223 435071 435169 435226 Les Obligations (ou partie de ces Obligations) ainsi rappelées pour rachat deviendront dues et payables et seront payées en telles espèces ou monnaie des États-Unis d'Amérique qui, au moment du paiement, aura cours légal pour le paiement des dettes publiques et privées dans lesdits États-Unis d'Amérique, au bureau de Bank of Montreal Trust Company ou de The Royal Bank of Canada Trust Company, Borough of Manhattan, Ville et État de New York, États-Unis d'Amérique, sur présentation et remise des Obligations portant les numéros mentionnés ci-dessus, et dans le cas d'Obligations à coupons, avec tous les coupons échéant après le 1er octobre 1977 attachés.Les Obligations entièrement immatriculées et les Obligations à coupons immatriculées quant au principal doivent être accompagnées de procurations pour leur transfert dûment signées en blanc.Les Obligations entièrement immatriculées représentant la partie non rachetée de toute Obligation rachetée en partie seulement, seront émises sans frais.Les Obligations immatriculées seront immatriculées de la même manière que les Obligations remises, à moms d'instructions d'agir différemment.AVIS PUBLIC EST AUSSI PAR LES PRÉSENTES DONNÉ que l’intérét sur le montant en principal des Obligations (ou partie de ces Obligation,) présentement appelées pour paiement, cessera de s’accroître le et après le 1er octobre 1977, DATÉ À MONTRÉAL, ce lOème jour d'août 1977.VILLE DE MONTRÉAL FERNAND DENIS, c.a.Directeur des finances Le Devoir, vendredi 26 août 1977 • 9 Une entrevue avec Jean-Luc Pépin L’unité nationale: une “industrie florissante”?par Eric Hamovitch OTTAWA (PC) - Jean-Luc Pépin reconnaît volontiers qu il est habitué aux farces que l’on fait au sujet de “la florissante industrie de l’unité nationale”.Le co-président du Groupe d’étude sur l’unité nationale faisait allusion à une plaisanterie fort populaire dans les milieux gouvernementaux voulant que le gouvernement prenne prétexte de l’unité nationale pour favoriser son propre programme de travaux d’hiver afin de créer encore plus d’emplois au sein de la fonction publique, et ce en plein été.Mais cette remarque désobligeante est pour le moins exagerée, affirme l’ancien ministre fédéral de l’Industrie et du Commerce et ex-président de la Commission antiinflation.Au cours d’une interview, Jean-Luc Pépin a prédit que le groupe d’étude dont il partage la présidence avec l’ancien premier ministre ontarien John Robarts, aura un personnel variant entre 40 et 50 em Trois autres groupes d’étude sur l’unité canadienne ont été mis sur pied par le gouvernement central depuis le scrutin québécois du 15 novembre qui, contre toutes les prédic-üons, a vu le Parti québécois accéder au pouvoir, sonnant le glas, par le fait même, du premier ministre libéral sortant Robert Bourassa, défait dans son propre comté de Montreal-Mercier.Les autres comités sont dirigés par le sous-secrétaire du Bureau des relations fédérales-provinciales, MM.Paul Tel-uer, Donald Thorson, l’ancien sous-ministre de la Justice qui a été nommé conseiller spécial en matière de réforme consti- tutionnelle, et, enfin, Pierre Lefebvre, directeur du Bureau d’information de l’unité canadienne, une section du groupe Tellier.Les quatre groupes de travail sont en voie de se répartir un budget environ $5 millions et, selon les principaux intéressés eux-mêmes, pour ce qui est de la création de nouveaux emplois, ceux-ci ne dépasseront pas la centaine.Le premier ministre Pierre Trudeau lui-même a défendu ces dépenses en expliquant que c’était payer bien peu pour offrir au gouvernement et à la population canadienne des renseignements dans le but de sauvegarder Tunité du pays.Avant la création de la Commission de lutte contre l’inflation dont la présidence avait été confiée à J.-L.Pépin, on avait prédit que le personnel ne dépasserait pas 200 fonctionnaires.Or, il s’est avéré 3ue le nombre d’employés a épassé 800.C’est d’ailleurs ce qui fait dire à M.Pépin qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil et que ce dicton populaire s’applique également à la bureaucratie.“A l’époque de César, la bureaucratie était déjà un problème et les ligues des cités grecques ont dû, elles aussi, en prendre leur partie”, dit-il.Selon le co-président du Groupe d'étude sur l’unité nationale, les quatre comités ont des fonctions distinctes mais on s’affaire présentement à déterminer les secteurs qui se chevauchent inévitablement.Une différence fondamentale entre le groupe Pépin et les trois autres: ceux-ci ont à leur tête des hauts fonctionnaires tandis que le Groupe de travail sur l’unité canadienne a été créé en vertu de la Loi des enquêtes de sorte jqu'il est, Les missiles de croisière des États-Unis: une révolution dans la course aux armes P1 h parGilles Provost Le super-bombardier B-l, qui ne sera jamais construit en série malgré ses fantastiques performances, aura été la première victime.Bientôt, on jettera sans doute aussi “à la poubelle" tous les gigantesques missiles balistiques intercontinentaux qui, de leurs rampes de lancement souterraines ou sous-marines, ont assuré jusqu'à maintenant la sécurité et la uissance de l’Amérique du ord.L’Occident vient en effet de mettre au point une arme autrement plus redoutable et versatile qui bouleverse toutes les négociations sur la limitation des armements: le “missile de croisière” (cruise missile).Ce vecteur original est 10 fois moins cher et 30 fois moins lourd qu’un missile balistique intercontinental Minu-teman.Il est même suffisamment petit pour être lancé par les tubes lance-torpille conventionnels des sous-marins! Dans sa version la plus “intéressante”, le “Tomahawk” de la marine américaine, il peut porter une bombe atomique à plus de 2,800 milles après avoir été lancé indifféremment d’un sous-marin, d’un navire, d'un véhicule ou d’un avion.Non seulement ces caractéristiques permettent de disséminer des milliers de missiles de croisière aux quatre coins du globe mais ces vecteurs sont pratiquement indétectables par radar, ils ont une précision incroyable (la marge d’erreur est d’environ 30 pieds) et l’ennemi ne peut tromper leur système de guidage.Enfin, leur trajectoire peut être si compliquée cjue l’adversaire devinera difficilement l’identité de la cible réelle.Contrairement au fusées balistiques qui sont lancées très haut et qui retombent ensuite sans guidage une fois que le propulseur a épuisé son carburant, les missiles de croisière sont en réalité de petits avions a reaction miniatures sans pilote qui se déplacent à moins de 600 milles a l’heure en suivant les ondulations du sol à seulement 250 pieds d’alti- tude.Comme le voyage d’un missile de croisière dure plusieurs heures, il a fallu mettre au point un nouveau système de guidage et, pour dire vrai, c’est justement là la percée technologique qui rend cette arme si redoutable: cet avion automatique est capable de repérer sa position et sa trajec- toire en “lisant” les accidents du terrain qu’il survole.Il navigue donc à peu près comme le faisaient les pionniers de l’aviation qui examinaient le sol pour reconnaître leur position.Évidemment, il n’a pas recours à la vision qui pourrait être rendue inopérante par l’obscurité ou par les nuages mais plutôt à un alti- mètre radar.Le système de commande, prodige de microélectronique, est une sorte d’ordinateur qui possède, dans sa mémoire, une vingtaine de cartes du relief des régions qu’il devra survoler.Ces cartes son confectionnées par satellites et fournissent l’altitude moyenne de chaque portion du terrain if**»! rwm ¦NIÉ 1 L’esthétique des “missiles de croisière” américains est inversement proportionnelle à leur rendement: l’ALCM (photo supérieure) construit par Boeing pour l’Air Force est plus joli mais beaucoup moins efficace que le “Tomahawk” construit par General Dynamics pour la Marine.Il ne faut pas toujours se fier aux apparences.qu’on a divisé en parcelled égalés pour les besoins de la cause.Les variations d’altitude mesurées sous le missile permettent à ce dernier d’identifier empiriquement quelles parcelles de la carte il survole.Grâce à ces informations, le missile peut alors réajuster son système de guidage iner-tiel, revenir à la trajectoire prévue s’il s’en était écarté et prendre le cap qui lui permettra de survoler la carte suivante contenue dans sa mémoire électronique.Plus le missile approche de son objectif et plus les rajuste ments de trajectoire deviennent fréquents, ce qui augmente énormément la précision du guidage.Un tel système est très difficile à brouiller parce que les lectures d'altitude ne sont pas influencées par ces obstacles mineurs comme des édifices ou des véhicules.De plus, même si on modifiait considérablement la physionomie du terrain, il est peu probable que ce serait suffisant pour dérouter l'engin.Le modèle de missile de croisière le plus connu du public est certainement l’ALCM construit par Boeing pour l’US Air Force parce que ce vecteur joliment profilé ressemble beaucoup a un petit chasseur à réaction.Cet élément esthétique explique pourquoi sa photo est couramment reproefuite dans les médias tandis qu’on ne voit presque jamais d’illustration du Tomahawk, un missile beaucoup plus efficace qui a le malheur de ressembler à une vulgaire torpille munie de petits ailerons.L’ALCM de Boeing, malgré sa beauté, ne peut etre lancé que d’un bombardier stratégique B-52 (qui peut en apporter 20 à la fois) et sa portée officielle est inférieure à 800 milles.Il n’existe enfin qu’en version stratégique puisqu’il ne peut être armé que d’une bombe nucléaire.Au contraire, le Tomahawk existe en plusieurs versions adaptées à des objectifs différents et chacune peut être lancée indifféremment sous l’eau, sur terre ou dans les airs.Dans sa version tactique, le Tomahawk est normale- ment lancé par des avions de combat contre des navires et il porte alors une charge conventionnelle non nucléaire.Cette version n’a qu’une porté de 400 milles environ.Dans ce cas, le guidage n’est pas basé sur le relief puisque cette donnée est inexistante au-dessus de l’océan.Par contre, le Tomahawk possède aussi deux versions stratégiques armées d’ogives nucléaires et leur portée peut alors être de 2,200 ou de 2,800 milles.Extérieurement, les trois versions du Tomahawk sont absolument identiques et, même en vol, il est impossible de savoir à laquelle on a affaire.Cet élément complique énormément le problème de la limitation des armements puisqu’il y aura bientôt des milliers de Tomahawk à travers le monde et seul le haut-commandement américain sayra la portée et la nature exacte des missiles présents à chaque endroit.Lorsque le Tomahawk doit être lancé d’un sous-marin, il est placé dans un tube d’acier qui s’ajuste exactement dans les tubes lance-torpilles.Après avoir été éjecté dans Teau avec de l’air comprimé, le missile met à feu une charge de poudre qui l’amènera à l’air libre où il atteindra en 10 secondes une altitude d'environ 1,500 pieds et une vitesse suffisante pour permettre l’allumage du turboréacteur miniature.Évidemment, les ailerons et les gouvernes se déploient dès la sortie de Teau pendant que saute le bouchon qui obturait l’entrée d’air du moteur.Une minute après l'allumage, le moteur a atteint sa vitesse de croisière et le missile redescend au ras du sol pour ne pas être détecté par les radars ennemis.Pour l’instant, seuls les États-Unis possèdent des missiles de croisière d’une telle portée et d’une telle précision.Pourtant, leur faible prix et leurs possibilités incalculables expliquent que plusieurs pays, comme la France, songent à en mettre au point.Si cette tendance se confirme, les petits pays pourront dorénavant avoir les moyens de lancer des bombes nucléaires sur les grandes puissances.dans une très large mesure, indépendant du gouvernement dans es activités quotidiennes.En vertu d'un arrêté ministériel daté du 21 juillet, le Groupe de travail sur Tunité nationale est un département gouvernemental séparé en ce qui a trait à son administration financière et il n’a pas à soumettre ses dépenses à l’approbation du Conseil prive, comme le font la plupart des commissions d enquête avant que leurs prévisions budgétaires ne soient soumises au Conseil du trésor.Une différence plus fondamentale encore, explique M.Pépin, c’est la “promiscuité” qui caractérise le Groupe de travail Pépin-Robarts.D traitera plus directement avec le public et avec des organisations bénévoles en leur fournissant des renseignements sur le thème de Tunité nationale et en mettant à leur disposition des conférenciers.Ce même comité se propose également de solliciter des opinions du grand public.Le groupe Tellier, de son côté, fait partie intégrante du gouvernement et puise ses ressources humaines et matérielles à même divers départements gouvernementaux et d’autres sources — “des portes, des fenêtres et de toutes les fissures dans le mur” pour utiliser l’expression d’un porte-parole officiel — afin d’offrir au premier ministre des renseignements et des conseils pertinents sur l’évolution de la situation politique au Québec et sur d’autres questions relatives à Tunité nationale.VANCOUVER Le seul vol sans escale le matin.Depart de Montreal a 9h30 tous les jours.Air Canada vous offre aussi le meilleur choix de vols entre Montréal et Winnipeg, Edmonton, Calgary.Efficacité d’abord! ill e “J’arriverai à temps au déjeuner-causerie’.’ AIR CANADA Détenteur d'un permis du Québec Les porte-parole de chaque groupe distinct ont déclaré qu'ils s'appliquent à partager les renseignements et à éviter la duplication dans la mesure du possible.M.Pépin a dit de son.groupe qu’il était le joint entre deux tuyaux, le premier contenant des renseignements provenant du gouvernement et le second des idées fournie?par la population.Son comité s’aoressera au comité Tellier pour obtenir des renseignements au sujet du Parti québécois, de l’aliénation des provinces de l’Ouest et d’autres sujets ayant trait au problème de Tunité canadienne ou de la désunion.Jean-Luc Pépin est le seul membre du Groupe de travail à travailler à plein temps sur Tunité nationale.John Robarts collabore à temps partiel et possède un bureau séparé à Toronto.Les autres membres : Richard Cashin, de Saint-Jean, T.-N., John Evans, de Toronto, Muriel Kowitz, de Calgary, Ross Marks, de Hundred Miles House, C.-B., Solange Chaput-Rolland, de Montréal, et Gérald Beaudoin, de Hull, collaborent à temps partiel.M.Pépin conserve des liens avec sa ville natale de Drum-mondville, mais il est installé à Ottawa depuis nombre d’années.“Le premier ministre nous a demandé de lui offrir des idées nouvelles”, a dit M.Pépin.“Nous allons examiner de nouvelles formules, de nouvelles options.Avis d’Audience Publique Ottawa, le 19 août 1977.DEUXIÈME PARTIE MONTRÉAL(QUÉBEC) LE 18 OCTOBRE 1977, 9 h 00 Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes tiendra une audience publique à compter du 18 octobre 1977, au Loews La Cité, 3625, avenue Park, Montréal (Québec) afin d'étudier ce qui suit: CKAC LTÉE, 1400, RUE METCALFE, MONTRÉAL (QUÉBEC).Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke, Hull, Rimouski, Chicoutimi et Québec (Québec) - 771161700 Demande présentée en vue de renouveler la licence de radiodiffusion du réseau de radio (Le Réseau Télémédia) constitué des stations CKAC Montréal, CHLN Trois-Rivières, CHLT Sherbrooke, CKCH Hull, CKCV Québec, CJBR Rimouski et CJMT Chicoutimi (Québec), qui expire le 31 mars 1978.Endroits où l’on peut examiner la demande: CKAC Ltée 1400, rue Metcalfe Montréal (Québec) Radio Trois-Rivières I ne.3550, boulevard Royal T rois-R ivières (Québec) CHLT Radio Sherbrooke Ltée 3330 ouest, rue King Sherbrooke (Québec) CKCH Radio Ltée 72, rue Laval Hull (Québec) CJBR Radio Ltée 2730, rue St-Jean-Baptiste Rimouski (Québec) CKCV Québec Ltée 800, Place Youville Suite 2100 Québec (Québec) CJMT Ltée 365 est, rue Racine Chicoutimi (Québec) RADIODIFFUSION MUTUELLE LIMITÉE, MUTUAL BROADCASTING LIMITED, 1155 OUEST, BOULEVARD DORCHESTER, MONTRÉAL (QUÉBEC).Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières, Québec (Québec! et Ottawa (Ontario) - 750574200 Demande présentée en vue de renouveler la licence de radiodiffusion du réseau de radio (Le Réseau Radiomutuel) constitué des stations CJMS Montréal, CJRS Sherbrooke, CJTR Trois-Rivières, CJRP Québec (Québec) et CJRC Ottawa (Ontario), qui expire le 31 mars 1978.Endroits où l’on peut examiner la demande: CJMS Radio Montréal (Québec) Limitée 1700, rue Berri Montréal (Québec) CJRP Radio Provinciale Limitée 1300, boulevard Laurier Québec (Québec) CJRS Radio Sherbrooke Limitée 2655 ouest, rue King Sherbrooke (Québec) CJTR Radio Trois-Rivières Limitée 1350, rue Royale Trois-Rivières (Québec) CJRC Radio Capitale Limitée 681, chemin Belfast Ottawa (Ontario) RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX Comment intervenir Quiconque désire formuler des commentaires à propos d une demande peut présenter une intervention écrite.Cette intervention doit comporter un exposé clair et succinct des faits et des motifs pour lesquels l’intervenant appuie la demande, s’y oppose ou propose de la modifier.L’intervenant doit aussi indiquer s’il désire comparaître à l’audience.Date d’échéance pour la réception des interventions: le 28 septembre 1977.Les interventions doivent être envoyées par courrier recommandé ou par messager au requérant et au CRTC avec preuve de signification.Examen des demandes À l’adresse locale indiquée dans l’avis et au Conseil.100, rue Metcalfe, pièce 1601, Ottawa (Ontario).Règles de procédure On peut obtenir de plus amples informations en se procurant une copie des Règles de procédure, disponible au coût de 35 cents au: Centre d'édition.Centre d'imprimerie, Imprimerie et édition, Ministère des Approvisionnements et Services.270.rue Albert.Ottawa (Ontario).Information: Écrire au Conseil ou téléphoner à 613-996-2294 ou 995-6957.Lise Ouimet Secrétaire général CRTC-Avis public 1977-95 I* Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes Canadian Radio-television and Telecommunications Commission 10 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 informations internationales Hitler, une carrière, le lllème Reich sans étoile jaune Les Allemands ont toujours tort.Qu’ils se désintéressent de leur passé récent, et les voilà taxés d’indifférence coupable envers les crimes du 111e Reich.Qu’ils se pressent au contraire aux portes d’une salle de cinéma affichant un film sur Hitler, et les voici soupçonnés, accusés, avant plus ample examen, de céder une fois de plus à leurs démons familiers.Hitler, une carrière: le portrait du Führer — bras tendu, visage déchiré, pathétique — domine de nouveau, au fronton d’un cinéma, l’une des principales places de Berlin.À l’Ouest, évidemment.À l’Est.c’est une tout autre histoire.Car, tel n’est pas l’un des moindres paradoxes de T'oeuvre” accomplie par le ‘‘plus grand Allemand de rhistoire".À son arrivée au pouvoir, l’Allemagne était faible, mais une.À sa chute, elle se retrouva de nouveau morcelée et sa division actuelle est devenue un élément fondamental de l’ordre européen.Hitler voulait réunir, assure-t-on, tous les fils d’Ar-minius, tous les membres épars de la nation allemande.Il n’a réussi qu’à les séparer, à les dresser les uns contre les autres, de façon apparemment durable.Hitler, une carrière?Quelle carrière?Le titre du film de Joachim Fest et Christian Herrendoerfer est déjà en soi une provocation.Ses auteurs n’auraient-ils pas dû plutôt l’appeler, comme l’a remarqué un jeune spectateur à la sortie d'une projection organisée par le journal Die Zeit: ‘‘Hitler, une tragédie”?Concession à l’air du temps?Historien réputé sérieux, co-éditeur de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le plus grand journal de l’establishment politique ______________par___ MANUELLUCBERT correspondant du Monde d’outre-Rhin, Joachim Fest ne nous avait pas préparé, dans son Hitler, publié il y a quatre ans (1), ni dans son ouvrage plus ancien les Maîtres du 111e Reich (2) à une telle facilité.Mais le nazisme, néo — ou paléo, — semble-t-il, est à la mode.Le magazine Stern, l’un des plus forts tirages de la presse ouest-allemande et plutôt favorable, ces dernières années, à la coalition social démocrate libérale, commence cette semaine la publication des Carnets du Dr Goebbels.La semaine dernière, l’hebdomadaire Der Spiegel ‘‘faisait” sa couverture sur Hitler en révélant les connaissances proprement déconcertantes des jeunes Allemands sur la période nazie mises à nu par une enquête auprès de trois mille écoliers.La vague charrie le meilleur et le pire.On tremble d’horreur en apprenant la sortie, à la rentrée, d’un opéra rock intitulé, il fallait y penser, Der Führer.“L’esprit du mal” y prend possession du corps et de l’âme de Hitler.On attend avec impatience et curiosité, la diffusion du monumental Hitler (six heures de projection) tourné par Jürgen Syberberg, l’auteur tourmente de Louis II, requiem pour un roi vierge, de Karl May et d’une très longue interview filmée de Winnifred Wagner.L’étranger apporte sa contribution à ce regain d’intérêt pour le Hie Reich et ses sombres héros.Elle n’est pas moins troublante.Que penser en effet de la tentative de l’écrivain anglais à succès David Irving de disculper Hitler de la mort de six millions de juifs?(3).Tel n’est pas le propos de Joachim Fest.Et pourtant, il faut bien se demander si son documentaire de deux heures et demie sur celui que Golo Mann a appelé le “plus répugnant et le plus minable scélérat de l’histoire européenne” n’est pas, lui non plus, une déformation particulièrement nocive, parce qu’insidieuse, de la vérité.“Hitler, tel qu'il n’a pas été”, a commenté Der Spiegel à propos de ce film qui déchaîne les controverses outre-Rhin, divise les rédactions, réanime, trente-deux ans après la fin de la guerre, un débat d’une vigueur surprenante.Naïveté?Inexperience de l’historien formé à l’étude du document écrit, mais maladroit dans la manipulation de l’image?Mauvais tour joué a l’auteur par une trop grande intimité avec son sujet?Au mieux, Joachim Fest est victime d'hitlero-manie.Au pire, il est coupable de mystification.Fest ne croit pas aux explications simplistes et irrationnelles qui ont fait de Hitler un monstre psychopathe.Il n’accorde pas plus de crédit aux démonstrations mécanistes de type marxiste qui le présentent comme le produit de forces économiques désireuses de sauver in extremis de la débâcle le capitalisme allemand en crise du début des années 30.La vision que Fest a du personnage, telle qu’il l’a exposée dans sa volumi- neuse biographie (plus de milles pages) publiée en 1973 est celle, selon sa propre expression, d’un Hitler “objectîvisé”.Cette objectivisation, qui n’est pas synonyme d’objectivité, ne lui fait pas oublier le démagogue, ni le criminel, mais la condamnation morale passe au second plan, elle est secondaire par rapport à la conviction que la biographie d’Hitler a été l’expression d'une epoque, ou, comme l'affirme Fest, “un mélange presque exemplaire de toutes les angoisses, des sentiments contestataires et des espoirs” de son temps.D existe, écrit-il, une “identité secrète ’ entre Hitler et son époque et ce ne furent pas les caractéristiques démoniaques du Führer, mais ses qualités exemplaires et même “normales” qui ont rendu sa carrière possible.De cette thèse contestable, mais passionnante et argumentée par une ample documentation, il ne reste, hélas! dans le film du même auteur sur le même sujet, rien ou presque.L’époque s’efface derrière le “génie démagogique”, le milieu devant l’acteur.La démonstration devient affirmation pure et simple: “C’était un homme de la rue”, “ce fut une carrière allemande”, “il représenta son époque”, nous dit sèchement le commentaire accompagnant les scènes de foules en adulation devant leur idole.Fasciné, Fest l’est-il, lui aussi?Devant le terrible pouvoir simplificateur et mystificateur des images des archives nazies, la distance qu’il avait prise jusque-là avec son héros se réduit en tout cas dangereusement.Fest ne s’en cache pas : il a voulu surtout montrer la nature “théâtrale” de Hitler, son talent de metteur en scène, son penchant pour les gigantesques cérémonies, sa sublimation esthétique de la mort, le plaisir de nature érotique de son contact avec les masses (mais, dans cet ordre d’idées, pourquoi ne pas avoir souligné le rapport évident chez Hitler entre l’erotisme et l’instinct de mort, au sens où l’entend Georges Bataille?).Conforme finalement à ses représentations les plus vulgarisées, l’ère hitlérienne est montrée comme un spectacle permanent, une sorte de geste teutonique d’un très lointain passé.Mein Kampt, le film du Suédois d’origine allemande Erwin Leiser, sorti il y a une quizaine d’années sur nos écrans, commençait par des vues des camps de concentration nazis.Hitler, une carrière s'ouvre, lui, sur un défilé de chevaliers germaniques à croix gammée.Une retraite aux flambeaux du parti nazi suit immédiatement cette reconstitution folklorique moyennâgeuse, suggérant ainsi une continuité historique entre les hérauts d’avant-hier et ceux d’hier.La “nuit de cristal”, déchaînement sauvage d'exactions antisémites?Connais pas.Les pleurs des habitants de Prague à l’entrée des troupes allemandes?Ignorés.La sinistre réalité des camps d’extermination?Expédiée en quelques images (sur cinq-cents photos, le livre du film, fidèle reflet, en contient seulement cinq sur les camps).Mein Kampf, ce “livre des Allemands” par execellence, comme le vantait la propagande de Goebbels?Complètement passe sous silence.C’est Hitler, sans l’hitlérisme.C’est le Ille Reich sans étoiles jaunes.En prenant ce parti, Fest a assumé une grave responsabilité non seulement devant les Allemands, mais aussi devant nous, car Hitler, hélas, nous appartient aussi.Son entreprise contribue a la réintégration de l’hitlérisme dans l’histoire allemande (la remarquable exposition sur deux cents ans d’histoire de l’Allemagne montrée depuis quatre ans dans l’édifice de l’ancien Reichstag témoigne de l’intérêt porté d’une façon générale, en R.F.A.au passé).Tâche sans doute nécessaire, mais délicate, car comment assumer le passé, sans l’affronter?Fest est convaincu que le national-socialisme empêche une fois pour toutes l’Allemagne de revenir à l'État autoritaire de jadis.Il pense qu’avec Hitler a pris fin chez nos voisins le dix-neuvième siècle et que dans l’État ouest-allemand d’aujourd’nui, où la pensée, dit-il, est plus politique qu’elle ne l’a jamais été, l’extrémisme est réduit à un phénomène marginal.Il a sans doute raison.Mais la succession à intervalles régulières de poussées de néo-nazisme — John Le Carré avait déjà dépeint ce phénomène de façon saisissante dans "Une petite ville en Allemagne”, — ne contribue pas à désarmer la vigilance.Surtout quand on constate à quelles défaillances peut être sujet un esprit aussi averti que Fest, l’historien.Car, force est de dire que Fest, le cinéaste, est, malgré lui, espérons-le, la plus récente victime de la propagande nazie, une victime tout de même étonnamment complaisante.(1) Gallimard, 2 volumes.(2) Grasset, 1966.(3) Hitler's war, Hodder and Stoughton.Une lettre de Brandt sur les groupes néo-nazis suscite des remous en RFA BONN (Reuter) — Le gouvernement de ce qui concerne la multiplication des ren-Bonn a vivement réagi contre les récents contres de groupes néo-nazis, reproches de l’ancien chancelier social- Bien que ces rencontres n’intéressent démocrate Willy Brandt au sujet de ce qu’un très faible pourcentage de la popu-u’il estime être un manque de vigilance lation, elles se déroulent apparemment es autorités à l’égard d’un certain renou- avec l’approbation tacite des autorités, a veau des activités néo-mazies.déclaré M.Brandt.Il s’agit de la lettre adressée en juillet Le porte-parole du gouvernement a par M.Brandt à son successeur, le chan- répliqué que de tels reproches n’étaient celier Helmut Schmidt — publiée seule- pas justifiés et affirme que les groupes ment le 18 août par le service de presse du d’extrême-droite en Allemagne avaient SPD, — et dans laquelle il s’élève contre pratiquement perdu toute importance dele fait que les idées d’inspiration nazie puis longtemps, puissent, à l’heure actuelle, trouver un Quant à l’opposition chrétienne-champ d’expression pratiquement libre démocrate, c’est avec dérision qu’elle a en Allemagne fédérale.Il convient de rap- accueilli les propos de l’ancien chancelier, peler que Te parti nazi est frappé dïnter- Néanmoins, les conservateurs sont loin de diction.se réjouir.Ils craignent que la récente af- Se fondant sur des informations éma- faire Kappler n’ait déjà terni l’image de nant directement du SPD — le parti au l’Allemagne fédérale à l’extérieur.Ils pouvoir dont il est président — M.Brandt s’inquiètent surtout de ce que la dénon- fait part également de son inquiétude en dation de M.Brandt contre les activités des groupes néo-nazis — aussi peu justi- ont défilé en déployant une bannière défiées soient-elles à leurs yeux - survienne vant la maison où l'on pense que s’est ré- à un moment où l’affaire de l’évasion d’I- fugié Herbert Kappler pour lui exprimer talie de l’ancien colonel SS Herbert leur soutien.Quant à la section des jeunes Kappler crée un malaise entre la RFA et du parti national démocrate (NPD) — d’autres pays.mouvement néo-nazi — elle a salué le re- Herbert Kappler, condamné à la déten- tour de l’ancien colonel SS et rendu hom-tion à perpétuité pour le massacre de plus mage au plan d’évasion audacieux de sa de trois cents otages italiens en 1944, a pu femme.s'évader récemment d’un hôpital mili- “L’Allemagne fédérale avait offert des taire de Rome grâce à la complicité de sa millions de marks de crédits à l’Italie et femme et probablement de plusieurs n’avait pas été en mesure d’obtenir la li- autres personnes.bération de M.Kappler d’un emprisonne- Kappler, qui serait atteint d’un cancer, ment injuste”, a affirmé la section des se cache, semble-t-il, dans le nord de TA1- jeunes dans un communiqué, lemagne.Le gouvernement fédéral ouest- Le touriste étranger peut aisément allemand assure qu’il ne peut exercer au- avoir l’impression qu’une vague de nostal-cun pouvoir en vue de son extradition.gje nazie est en train de déferler sur les Par ailleurs, l’ancien colonel SS et son Allemands de l’Ouest.Les visages épouse ont reçu de sympathisants anony- d’Hitler et de ses collaborateurs sont mes tout un flot de télégrammes.Six reproduits sur la couverture de beaucoup extrémistes de droite, vêtus de cuir noir, de revues.Joop den Uyl renonce à former le gouvernement LA HAYE (AFP) - M.Joop den Uyl, premier ministre démissionnaire et leader du parti socialiste des Pays-Bas, a renoncé hier soir à former un gouvernement avec les démocrates-chrétiens.M.den Uyl n’a pas trouvé de solution aux divergences qui séparent les socialistes et les démocrates-chrétiens sur la question de l’avortement.Un communiqué de la Cour précise que M.den Uyl a été reçu hier soir par la reine Juliana qui a accepté de le décharger de sa mission de former un gouvernement assuré de bénéficier de la confiance du Parlement issu des élections du 25 mai dernier.C’est la deuxième fois que M.den Uyl renonce à former le gouverne- ment.La première fois (le 15 juillet dernier) les tentatives du premier ministre démissionnaire, qui avait été chargé le premier juin d’une mission de formateur du gouvernement, avaient échoué à cause des difficultés surgies entre les socialistes et les démocrates-chrétiens à propos des modalités de la participation des ouvriers aux bénéfices des entreprises.M.Andreas van Agt, ministre démissionnaire de la Justice et leader chrétien-démocrate ayant refusé d’accepter une mission de formation, la reine avait chargé à nouveau M.Joop den Uyl de la meme mission le 27 juillet, après qu’un informateur, M.Willem Albeda, eut résolu les problèmes sur la participation des ouvriers aux bénéfices des entreprise^.VILLE DE MONTRÉAL AVIS AUX CONTRIBUABLES TAXE DE L’EAU ET DE SERVICES ET TAXE D’AFFAIRES EXERCICE 1977/1978 Je crois vous être utile en vous rappelant que le paiement de la taxe de l’eau et de services et la taxe d’affaires est dû AU PLUS TARD LE 1er SEPTEMBRE 1977.Pour faciliter votre paiement et éviter les frais d’intérêt que la loi rend obligatoire, je vous invite à payer votre compte DÈS MAINTENANT, par la poste ou à toute succursale d’une BANQUE ou d’une CAISSE POPULAIRE.LE DIRECTEUR DES FINANCES Fernand Denis, c.a.Hôtel de Ville Montréal, le 26 août 1977 LE DEVOIR Cahier 2 Montréal, vendredi 26 août 1977 Une force de paix de l’ONU pour la période de transition en Rhodésie ?Le secrétaire d’État Cyrus Vance mène une conversation plutôt détendue avec le président chinois Hua Kuo-feng, hier, avant une conférence de presse à Pékin.(Téléphoto AP) LONDRES (d’après Reuter et AFP) -7 Au cours des entretiens qu’ils ont eus à Londres hier, MM.David Owen et Kurt Waldheim ont évoqué la possibilité d’envoyer en Rhodésie un contingent des forces des Nations unies, pour maintenir la paix pendant la période de transition vers un nouveau gouvernement.Aucun accord n’est toutefois intervenu sur la présence de ces unités, qui devraient être soumises à l’autorité d’un représentant du gouvernement britannique, précise-t-on.Le secrétaire au Foreign Office a révélé en détail au secrétaire général des Nations unies le plan anglo-américain de règlement du conflit rhodésien.Les deux hommes ont également examiné les moyens dont dispose l’ONU pour contribuer à la solution de la crise.Les Nations unies ont déjà pris des sanctions économiques contre le gouvernement de Salisbury, mesures quelles lèveront lorsqu’un La visite de Vance relance le dialogue sino-américain PEKIN (AFP) — Le dialogue sino-américain est relancé.Tel est le résultat essentiel de la visite à Pékin du secrétaire d’État Cyrus Vance, premier contact de l’administration Carter avec les dirigeants chinois.Comme prévu, aucun résultat spectaculaire n’est venu conclure cette visite qui aura été qualifiée d'exploratoire du début à la fin, même par les dirigeants chinois, dont notamment le président Hua Kuo-feng, et aucun signe concret que des progrès substantiels aient été accomplis sur la question de Taïwan n’a été enregistré.Toutefois, l’objectif déclaré de ce voyage, celui volontairement modeste d’établir une première prise de contact et d’explorer les points de vues réciproques pour une future normahsation, a été atteint.“Nous avons établi des communications efficaces entre officiels de haut rang de nos deux gouvernements qui se poursuivront dans le futur”, a déclare M.Vance au cours d’une conférence de presse à la veille de son départ hier soir.Le président Carter “a été impressionné par la profondeur des discussions” qui viennent d’avoir lieu à Pékin entre son secrétaire d'Etat et les dirigeants chinois, a déclaré hier M.Jody Powell, porte-parole de la Maison-Blanche.Sur la foi des rapports que lui a fait parvenir M.Vance depuis Péxin, le président estime que les dirigeants chinois ont fait preuve 7‘d’une attitude constructive”, a ajouté M.Powell.Cette attitude, a-t-il poursuivi, est “significative de la volonté de la Chine d’élargir et de maintenir ses relations avec les Etats-Unis.” Le porte-parole n’a voulu fournir aucun autre détail et s’est en particulier refusé à dire si la Chine était décidée à adopter une attitude plus souple sur le problème de Taïwan, le principal obstacle à la normalisation complète des relations sino-américaines.L’ensemble des déclarations enregistrées de part et d’autre à Tissue de cette visite oe quatre jours tranchent par leur caractère positif sur la froideur de celles exprimées à Tissue du séjour du président Gerald Ford en décembre 1975.“Je dirai au président Carter que ce fut une bonne visite”, a dit M.Vance lors du banquet d’adieu qu’il a offert à la veille de son départ.Il semble que beaucoup de malentendus, une certaine méfiance de la Chine au sujet des intentions américaines aient été dissipés au cours de cette visite.Des deux côtés, et en particulier du côté chinois, ont noté les observateurs, on s’est attaché à mettre l'accent sur “les points communs” aux deux pays.On a relevé également une nette différence de ton entre les déclarations chinoises le jour de l’arrivée de M.Vance et celles enregistrées à Tissue de son séjour.Lundi, au moment même où il mettait le pied sur le sol de Chine, l’agence Chine nouvelle publiait une déclaration du président Hua réitérant avec fermeté les trois exigences de Pékin pour une normalisation des relations entre les deux pays.Le successeur de Mao réaffirmait que Taïwan serait “libéré" au moment et de la façon qu’il plairait à la Chine qui ne souffrirait aucune ingérence étrangère.Lors du premier banquet offert lundi en l’honneur de M.Vance, M.Huang Hua, ministre des Affaires étrangères, a renouvelé encore la position chinoise.Hier soir, lors du dîner offert par M.Vance, M.Huang Hua a au contraire mis l’accent sur les “questions d’intérêt commun aux deux pays dans la situation internationale actuelle”.C’était là sans doute une discrète allusion à la politique de l’URSS dans le monde, désapprouvée aussi bien à Pékin qu’à Washington.À ce propos, on s’attendait à 1 occasion de la visite de M.Vance à une démonstra- tion chinoise d’hostilité à l’URSS.Mais Pékin est resté exceptionnellement discret sur ce sujet.M.Vance quant à lui, sans vouloir entrer dans les details — il s’est montré particulièrement laconique devant la presse — a clairement indiqué que si la Chine constituait Tun des cléments centraux de la politique étrangère américaine, il n’était pas question que cela puisse “mettre en péril” les relations des Etats-Unis avec un “pays tiers”, c’est-à-dire en particulier l’Union soviétique.Les qualificatifs les plus positifs concernant la visite ont été employés: “très bonne, très importante, très utile, très constructive” pour “le développement de la compréhension mutuelle et pour éviter les malentendus dans l’avenir’1, selon M.Vance.Au cours de sa conférence de presse, le secrétaire d’État a précisé que la question de la normalisation avait été abordée “très en détail” au cours de plus de douze heures d’entretiens.Cependant, il n’a révélé aucun résultat concret de sa visite qui s’achève d’un “commun accord” sans communiqué final La question de Taiwan a été abordée mais on estime généralement que le problème reste entier.Un émissaire américain, le secrétaire d’Êtat adjoint Richard Holbrooke se rendra à Taipeh dans les prochains jours (ainsi qu’à Seoul) pour faire un compte-tendu des entretiens de Pékin, a annoncé M.Vance.Au bilan de cette visite, on relève finalement une nette amélioration du climat des relations sino-américaines et la remise sur les rails d’une normalisation voulue des deux côtés.Mais celle-ci, estime-t-on dans les milieux diplomatiques, ne se concrétisera que le jour où le président Carter aura convaincu l’opinion publique et le Congrès des États-Unis que fa rupture formelle Washington-Taipeh ne mettra pas en péril la liberté de dix-sept millions d’hommes.Waldheim: l’OLP accepterait la résolution 242 amendée LONDRES (AFP) - L'Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) est prête à accepter la résolution 242, si elle est modifiée pour reconnaître le droit des Palestiniens à un état, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, M.Kurt Waldheim dans une conférence de presse.M.Waldheim a ajouté que cette précision sur la position de TOLP lui a été donnée mercredi matin à Tripoli par M.Yasser Arafat.L’acceptation par TOLP de la résoluüon 242, si elle était modifiée, marquerait la reconnaissance implicite de Te-xistence d'Israël, a estimé M.Waldheim.Le secrétaire général de TONU a précisé: “L'OLP est prête à accepter la resolu- tion 242 du Conseil de sécurité (de 1967) si elle était modifié pour prendre en considération le statut politique des Palestiniens”.M.Waldheim a ajouté: “L'OLP et M.Arafat accepteraient la résolution 242 seulement si elle était modifiée pour accorder aux Palestiniens le droit a l’autodétermination et à l'établissement d’un État”.Le secrétaire général a souligné que l’acceptation par TOLP de la resolution 242 résoudrait le problème, parce qu’elle entraînerait “la reconnaissance réciproque”.M.Waldheim a ajouté que le gouvernement américain s'attachait à clarifier la position de toutes les parties intéressées à nouveau gouvernement sera en place en Rhodésie.Le secrétaire général des Nations unies, a indiqué qu’il serait possible de créer une force de paix de TONU pour maintenir Tordre en Rhodésie pendant la période de transition si “les parties intéressées” se mettaient d’accord sur la nécessité d’une telle mesure.s S'adressant aux journalistes à Tissue de ses entretiens avec le secrétaire au Foreign Office David Owen, M.Waldheim a précisé qu’à son avis “les parties intéressées” étaient principalement la Grande-Bretagne, “les pays de première ligne" (Tanzanie, Zambie, Mozambique, Botswana et Angola) et les “mouvements de libération”.L’Afrique du Sud est elle aussi “mêlée” à ce problème, a-t-il observé.Quant au gouvernement rhodésien, M.Waldheim a souligné qu’il s’agissait d’un “régime illégal” et que “son consentement n’était pas juridiquement nécessaire”.Mais il a ajouté que, pratique ment, il fallait tenir compte des réalités et que des contacts avec le régime Smith étaient “inévitables”.Comme on lui de mandait si une force de TONU serait envoyée en Rhodésie même si M.Smith re jetait les propositions britanniques, M.Waldheim s’est limité à souligner qu’il s’agissait d’un problème concernant la GrandeBretagne mais il a refusé de se prononcer plus clairement sur ce point.En ce qui concerne une éventuelle force de TÛNU, M.Waldheim a fait les remarques suivantes: 1) un “mandat” du Conseil de sécurité étant nécessaire pour mettre sur pied une telle force de paix, “il sera d’une grande importance pour toute décision du Cpn-seif de sécurité que les parties intéressées soient prêtes à coopérer”, sur la base du plan britannique.2) Si un accord est réalisé concernant le plan britannique, “je suis assez certain qu’il sera possible d’obtenir Tappui des pays plus petits” pour participer à la force de TONU.Le secrétaire général a d’autre part déclaré qu’un mandat du Conseil de securité était aussi nécessaire pour stationner, temporairement, en Namibie, une force de Tordre de TONU pendant le transfert du pouvoir qui suivrait des élections libres supervisées par l’organisation internationale.M.Waldheim a fait remarquer que des progrès avaient été réalisés dans les consultations entre les cinq pays occidentaux membres du Conseil de sécurité et l’Afrique du Sud mais qu’il fallait encore prendre une décision concernant le retrait des troupes sud-africaines de Namibie.Ultimatum des chefs chrétiens libanais BEYROUTH (AFP) - Les principaux dirigeants chrétiens libanais ont menacé hier de passer à l’action, si les autorités libanaises ne jugent pas les responsables des sanglants incidents de dimanche der: nier dans un village du centre-Liban qui ont fait une quinzaine de morts, en majorité chrétiens.Cette position a été définie dans un communiqué publié hier soir par ,4e “Front libanais” (chrétiens) à Tissue d’une “réunion extraordinaire" qui s’est tenue dans la journée, à Ehden (Nord-Liban) au domicile de M.Soleiman Frangié, ancien président de la république et Tun des quatre principaux airigeants du FronL Les trois autres responsables, M.Camille Chamoun, chef du parti national libéral, M.Pierre Gemayel, chef du parti des phalanges, et le père Charbel Kassis, supérieur de Tordre des moines maronites, étaient présents à cette réunion.Les dirigeants du Front ont décide de mettre fin dès hier soir à leur rencontre.Les chefs militaires des "forces libanaises” chrétiennes ont été convoqués aujourd’hui à Ehden.Les incidents de dimanche dernier s e-taient déroulés dans le petit village de Brih à population druze et chrétienne, dans la région montagneuse du Chouf, à 25 kilomètres au sud-est de Beyrouth.Chrétiens et progressistes se sont rejeté la responsabilité des fusillades qui ont éclaté autour de l’église pendant un office religieux et qui ont fait une quinzaine de morts.Le “Front libanais” a souligné, dans son communiqué qu’à la suite de l’assassinat en mars dernier, de M.Kamal Joumblatt, chef du parti socialisic progressiste (PSP) et personnalité dominante de la Communauté druze, 143 personnes avaient été victimes de représailles.Il a ajouté que les responsables de ces actions n'ont pas été poursuivis comme il le demandait."Le crime de Brih, qui s’est déroulé dans un lieu de culte, n’est pas moins horrible”, a poursuivi le Front qui a mis l’accent sur "l’importance de l’enracinement chrétien dans le Chouf et sur le renforcement de cette présence”.Le "Front” a conclu en annonçant que ses membres “ont fait le serment d’appliquer des décisions prises au cours de la réunion extraordinaire d’Ehden si les autorités ne prennent pas immédiatement les mesures nécessaires ”.La nature de ces "décisions” n’a pas été révélée.une solution du conflit israélo-arabe et à s’informer sur “ce que le gouvernement israélien aura à dire concernant la résolution 242”: Le secrétaire général a ajouté qu’il ignorait si M.Yasser Arafat comptait se rendre à New York à l’occasion de la prochaine session de l’Assemblée générale de TONU, ou si les ministres des Affaires étrangères arabes y tiendraient une réunion officielle.Il est cependant certain, a-t-il dit, qu’il y aura, comme d’habitude, des consultations en marge des débats de l’Assemblée.À la même époque se tiendront des discussions à New York entre les États-Unis et, d’une part, les ministres égyptien, jordanien et syrien des Affaires étrangères.Les discussions de New York auront pour objet de préparer la reprise de la conférence de Genève.Les États-Unis souhaitent que cette conférence reprenne avant la fin de Tannée, mais le principal obstacle demeure le problème de la participation et de la représentation palestiniennes.D’autre part, le Conseil central de TOLP a ouvert hier soir ses travaux à Damas en l’absence des représentants du “front du refus” (hostile a un règlement négocié du conflit arabo-israélien).Une quarantaine de membres sur les 55 que compte le CCOLP ont pris part à cette séance inaugurale.Outre M.Yasser Arafat, président du comité exécutif de TOLP, on relève la présence de M.Hani al Hassan (Fatah), Zouheir Mohsen et Sami al Attary (Saika), Ahmad Gibril et Abdel Jawad Saleh (FPLP-Commandement général), Yasser Abed Rabbo (Front démocratique).Instance intermédiaire entre je Conseil national (Parlement) et le comité exécutif, le CCOLP examinera notamment, au cours de cette session qui devrait durer au moins deux jours, l’attitude à prendre par TOLP pour faire face à ’’l'annexion progressive des territoires occupés”.M.Samih al Attari, secrétaire du CCOLP, a réaffirmé hier après plusieurs dirigeants de la résistance, que le peuple palestinien "refuse catégoriquement” la Résolution 242 qui "est contraire aux décisions du CNP"."En outre, a-t-il souligné, l’amendement de cette résolution conduirait à une reconnaissance d’Israël par TOLP”, D’ailleurs, le premier ministre britannique, M.James Callaghan, a déclaré hier soir que la Grande-Bretagne devait être prête à “assumer certaines responsabilités limitées” en Rhodésie au cours de la période transitoire conduisant au régime de la majorité noire.Au cours d’un dîner au 10 Downing Street en l’honneur de M.Waldheim, le premier ministre a précisé que Londres assumerait ces responsabilités “pour une courte période, afin d’aider une transition ordonnée de la situation d’isolement international dans lequel se trouve la Rhodésie à l'heure actuelle à un nouveau Zimbabwe indépendant, reconnu et accepté internationalement”.Les propositions anglo-américaines seront soumises à Lusaka aux chefs d’État des cinq pays de la “ligne de front” et aux dirigeants du Front patriotique par MM.Owen et Andrew Young, représentant américain aux Nations unies, ils se rendront à Johannesbourg dimanche et rencontreront le lendemain des membres du gouvernement sud-africain à Pretoria, annonce le Foreign Office.Selon des informations non confirmées, mais concordantes, qui se sont répandues ces derniers jours, sur le plan anglo-américain, celui-ci prévoit la démission du premier ministre rhodésien, M.lan Smith, la nomination par le gouvernement britannique d’un administrateur chargé de superviser le déroulement d’élections organisées sur la base de suffrage universel, ainsi que le démantèlement progressif de Tarmée du régime de Salisbury et le désarmement d’unités du Front patriotique.Les propositions anglo-américaines comporteraient également la constitution d’un fonds de développement, dont un des objectifs principaux serait de faciliter le passage pour une communauté blanche d’environ 250,000 personnes — contre quelque six millions d’Africains — du régime “rebelle” actuel à un régime de la majorité.En ce qui concerne la question capitale de la future armée rhodesienne, ces dispositions, si elles étaient confirmées, ne correspondraient pas exactement aux récentes déclarations faites, à ce sujet, par le président Nyerere.M.Nyerere est rentré en Afrique de Washington et de Londres en affirmant que les États-Unis et la Grande-Bretagne lui avaient donné leur accord pour que la future armée du Zimbabwe indépendant fut essentiellement constituée par la Zipa (Zimbabwe Peoples Army), structure d’accueil des combattants nationalistes se réclamant de Tune ou de l’autre faction du Front patriotique.Les forces de M.Nkomo, qui bénéficient d’une aide matérielle de TUnion soviétique, de ses alliés, et de Cuba, et celles de M.Mugabe, qui paraissent s’appuyer de plus en plus, sur une assistance chinoise, se sont engagées dans une guérilla contre Tarmée rhodésienne.Traités de Panama signés en septembre WASHINGTON (AFP) - Le département d’État a confirmé hier que les deux nouveaux traités sur le canal de Panama seront signés le 7 septembre à Washington, au siège de l’Organisation des États américains (OEA).La date de la signature, qui a d’abord été annoncée à Panama, a été fixée mercredi dans la soirée au cours d’un entretien téléphonique de vingt trois minutes entre le président Jimmy Carter et le général Omar Torrijos, chef du gouvernement panaméen.M.Carter, qui a pris l’initiative de Tap-pel, a invité le général Torrijos à assister à la cérémonie delà signature.Selon les informations en provenanée de Panama, le général Torrijos arrivera à Washington deux jours avant la cérémonie afin de passer en revue les clauses précises des traités avec M.Carter.D restera dans la capitale jusqu’au 9 septembre.On indique de source autorisée américaine que, parmi les pays représentés à la cérémonie, figureront au moins les participants du récent sommet de Bogota, à savoir la Colombie, le Costa Rica, la Jamaïque, le Mexique et le Venezuela.On sait également de bonne source que la Maison-Blanche a demandé à M.Alejandro Orfila, secrétaire général de TOEA, d’user de son influence afin que le plus grand nombre possible de pays d’Amérique latine et des Car ailles soient représentés.Pour les collèges et les cégeps BIOCHIMIE (101-943) TRAVAUX PRATIQUES FRANÇOISE EMMELL 178 pages $6.95 * m.¦y.• *.*•;•*¦; ¦v;* (V- «• tV .’’ < t <•<••• ï'-v • guérin éditeur limitée 4574, rue SAINT-DENIS MONTRÉAL H2J 2L3 TÉL.849-2303 / 9201 ï 12 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 arts et spectacles Sammy Davis Jr brille avec ou sans ses bagues chronique des ondes.par Nathalie Petrowski Ce n’était ni le Rockheads, ni le Crystal Palace mais bien la Place des Arts et le public plutôt coloré était à son comble mercredi soir pour venir applaudir un des derniers rescapés du showbizz américain, Sammy Davis Junior.Le spectacle débute avec Sammy Davis qui, avant même qu’on ne l’ait annoncé, entre en scène avec nonchalance, cigarette à la main, costume gris, sans bague, sans tambour ni trompette pour chanter Maybe this Time, Bye, Bye Blackbird et nous donner un bref aperçu de ce qu’il nous réserve pour plus tard.Il présente de “chers amis à lui”, les Agostinos tout droit sortis du Circus Circus à Las Vegas.Le mari et sa femme entreprennent alors de faire valoir leurs talents d’acrobates.Denyse (soi-disant originaire de Montréal) reste debout en équilibre sur les épaules de son mari, change de costume, puis refait le même numéro à l’aide d’une chaise romaine.Le tout donne des sueurs froides mais n’inspire pas grande poésie.Le spectacle se poursuit avec le fameux Mr.B., Billy Ecks-tine, un autre qui figure sur la longue liste d’amis de Sammy Davis.Eckstine, dont Presley devait abondamment s’inspirer, reste avec le recul du temps, un des grands noms de l’histoire du jazz.Interprète de jazz et de blues, il fit partie pendant de nombreuses années de l'ensemble d’Earl Hines et se dit influencé par Duke Ellington et par Billie Holiday.Aujourd’hui âgé d’une cinquantaine d’années, il a sensiblement changé de répertoire, optant pour des pièces plus conventionnelles, mais n’a pas perdu pour autant sa voix suave et sensuelle.Malgré son style parfois démodé et certaines exagérations au niveau de l’intonation, il sut néanmoins faire revivre de tendres souvenirs au public avec des chansons aussi connues que Blue Moon.cAj) THEATRE MAISONNEUVE PLAÇt DES ARTS Montréal (Québec ) H2X 1Z9 C(UH bets du lundi .tu samedi inc Insisemeiit.de midi a J I heures l’as de reservallons telephi>m<|iies Renseignements: 842-2112 LA CRITIQUE MONDIALE EST UNANIME .L Uni DES PLUS GRANDS SUCCES DU FESTIVAL TSanS DE CANNES, jean de baroncelu • le monde w<-' _ .dépassé en audace et en talent tout ce que Ton a pu voir jusqu’ici mais qui n’est jamais impur.ANDRE LAFARGUE • LE PARISIEN LIBERE .s’il y avait malentendu a propos de 'L'EMPIRE DES SENS', il ne pourrait que venir de quelque mauvaise foi Le film s'adresse à un public adulte JACQUES SICLIER • LE MONDE .c’est le développement d'une passion amoureuse entre un homme et une femme MIDI LIBRE .La premiere oeuvre authentiquement erotique de l’histoire du cinema.MICHEL PEREZ • LE QUOTIDIEN DE PARIS Ce film d’une audace erotique inegalee risque de heurter la sensibilité de nombreux spectateurs mais il ne peut être a aucun moment question de pornographie robert chazal • France.soir L’EMPIRE DES SENS fin the RE AIM OF THE SENSES) UN EILM DE NAGISA OSHIMA version originale sous-titres français Horaire Salle 1 Horaire Salle 2 1.30 - 3.30 - 5 30 - 7.35 - 9 40 1.10 - 3.10 - 5,10 - 7.10 - §.15 LAISSEZ PASSER ET PRIX SPÉCIAUX NON ACCEPTÉS AUCUNE ADMISSION APRÈS LE DEBUT DES REPRESENTATIONS Les cinémas du Complexe Desjardins ISO ouest Ste Catherine Basilaire 1 TÉL.: 2BB-3na'l Stationnement S2 00 après 6 00 p.m.Place des Arts Après une brève intermission, les lumières s’éteignent et Davis est déjà en scène, couvert cette fois-ci de chaînes et de bagues, chemise noire et pantalon à carreaux douteux qui détruit complètement l’effet soi-disant sophistiqué.Le costume semble être une concession que Davis fait au showbizz comme si son public (le même sans aucun doute que Liberace, Torn Jones et Petula Clark) avait besoin qu'on lui en mette plein la vue, qu’on lui fasse goûter, ne serait-ce qu’un instant, à la loire d’ètre américain.g1' Sai CKA£ & RAMOOTE Wm presenuM V Bernard «un certain rire incertain* du 6 au U septembre à 20M5 Billets: MJjO à SfLSO # Prodoctim: Bétanger-tarotte immy Davis exploite ce côté faiblement et s'en tire avec bonne grâce.Petit à petit, à mesure qu’il déroule devant nous son répertoire essentiellement composé de chansons extraites de films ou de comédies musicales, on découvre le potentiel et surtout le magnétisme d’un petit homme qui a su faire son succès avec le récit détaillé de ses infortunes.Petit, noir et Juif, avec en plus, un oeil de vitre, il dégage une intensité peu commune aux artistes de variétés, comme s’il fallait encore aujourd’hui qu’il prouve au monde entier qu’il a du talent.Il reste un des derniers “entertainers” et utilise tout au long de son spectacle, une pléiades d’accessoires et de symboles qui font partie de la grande tradition hollywoodienne.Il travaille fort, très fort et n’est pas obligé d’avaler douze litres d’eau pour suer.Il transforme toutes les chansons qu’il interprète, les incorpore à sa personnalité, à son rythme, à sa voix riche et fluide et les fait renaître à elles-mêmes.Alternant entre l’humour, la sincérité et le “soul”, entre son côté noir et son côté juif, Davis fait presque du théâtre alors que d’une seconde à l’autre, il passe par toute une gamme d’émotions et d’expressions.Qu’on ne s’y méprenne pas, malgré le côté railleur, ironique, malgré les compliments qu’il distribue régulièrement presque par réflexe, Sammy Davis reste un artiste et un interprète de la scène plutôt exceptionnel.Il ne doit pas souvent décevoir son public.Quand la technique étouffe rameur.par Gilles Constantineau “Shirley?Madame Marcotte?Hé! Où est-elle passée?” Selon une nouvelle formule qui lui réussit à merveille, Pierre Rock, Tange gardien des chroniqueurs de télévision à Téle-Metropole, les invitait une fois de plus hier midi à rencontrer les animateurs et autres artisans d’une nouvelle émission affichée dès septembre.Cette fois-ci c’est des Nouveaux Tannants qu’il s’agit; titre qui s’inspire prudemment de l’autre, tenu à l’horaire du 10 pendant des années, mais pour une autre clientèle, celle du début de Tapres-midi.Car il s’agit bien d’une nouvelle formule.Les Nouveaux Tannants commenceront dès le 12 septembre de rassembler les spectateurs à une nouvelle heure (16 h 30), ramenant ainsi les enfants aux heures de la matinée; ils n’abandonnent pas leurs sketches familiers, mais leur donnent plus de structure, les groupent quotidiennement sous diverses rubriques, et à cet effet font participer à leur entreprise quatre collaborateurs réguliers.D’une participation qu’on garantit “totale .Principal animateur, le même toujours, l’affable Pierre Marcotte, secondé toujours par Roger Gi-guère.MM.Giguère et Marcotte sont donc sur les Beux.Mais Mme Marcotte est censée y être aussi, Shirley Théroux en personne, bien qu’elle ne doive plus participer à l’animation régulière des Tannants.Et M.Marcotte la cherche, et ne la trouve pas.“Shirley?L’avez-vous vue en quelque part?” Pierre Marcotte pose la question a la cantonade.Un chroniqueur anonyme, à l’autre bout du petit salon, lui répond: “Va voir à Radio-Canada.” C’est un peu méchant, mais ça Test très peu, au fond, n est vrai que l’aventure de Shirley Théroux, cet été, à l’animation du TDH plus de Radio-Canada, n’a pas été la plus heureuse de sa carrière.Mais elle ne jettera pas la plus petite ombre sur sa carrière, beaucoup trop étoffée déjà; et Dieu merci, elle ne changera rien à la personnalité de cette Québécoise qui se révèle la parfaite bête de télévision, à la présence immensément télégénique.Une denrée rare sur les ondes de tous nos réseaux.Shirley Théroux arrive à Timproviste.Elle et son mari s’embrassent.Ils ne se font jamais fausse honte d’affirmer ainsi qu’ils sont constamment amoureux Tun de l’autre.Au beau milieu de Té- S, bras dessus, bras dessous, Pierre semonce y: “Te cache pas, même si les Tannants t’ont mise a la porte.” La blague est d’autant plus anodine, que Shirley Théroux avait elle-même pris la décision, dès les premiers jours de Tété; de ne s’attacher de façon permanente à aucune emission, ni d’une maison, ni de l’autre, le temps de la nouvelle saison.Mme Marcotte, dit-on, se découvre des goûts pour le ménager, pour le familial.La mésaventure de TDH plus, paradoxalement, a piqué monsieur sans atteindre madame.D m’était venu, à suivre de près l’animation du dernier spectacle radio-canadien de Shirley Théroux, l’impression qu’on l’avait abandonnée à elle-même sur la scène, sans vraiment se soucier qu’elle fût ou non vraiment à Taise.En somme, comme l’occasion passagère qu’elle était, mais vue de façon dédaigneuse, sans respect.J’en glisse un mot à Pierre Marcotte, et je touche sans l’avoir voulu une corde sensible.M.Marcotte reprend une observation qu’on entend faire de plus en plus souvent, dans le monde de la télévision, et la développe.À Radio-Canada, c’est indiscutable, l'enveloppe technique est parfaite, dit-il, on ne peut rien lui reprocher.Mais dans bien des cas l’encadrement formel est si poussé, qu’une fois mis en place et arrêté, on ne verra plus que lui.Et parce que l’image est impeccable, on oubliera de voir la petite personne humaine qui est là, chaque fois avec ses sueurs et ses craintes, Tincoercible trac aggravé par l’indifférence des décors, l’indifférence des cameras, l’indifférence des micros, et souvent l’indifférence, pour ne pas dire autre chose, de la réalisation.Shirley Théroux, bête naturelle de télévision, a pu s’en tirer sans trop de mal — mais la cote des Beaux Dimanches a dû s’incliner devant les spectacles de nul autre que Michel Gi-rouard, diffusés à la même heure, sur le réseau concurrent.Pierre Marcotte n’éprouve aucun mauvais sentiment pour Radio-Canada.Et c’est avec admiration u’il parle de Lisette LeRoyer, qui veillait à la coor- lination de la dernière édition radio-canadienne de Sur des roulettes, où l’insuccès de M.Marcotte, que ce dernier reconnaît volontiers, a eu des dimensions largement supérieures à celles de la déconvenue de sa femme! Il loue l’extrême compétence de Mme LeRoyer, sa finesse, et le souci qu'elle se fait de retenir la technique sur ses propres terrains.Et l’échec de son animation, puisqu’il faut appeler les choses par leur nom, il l’impute beaucoup plus à la formule même de ce jeu-questionnaire aussi complexe que monotone, mis d’autre part en conserves au rytnme de 13 émissions par semaine, en juin dernier, qu’à l’absence de l’esprit d’équipe.Le mot est lâché — non, pas vraiment, il se promène partout par les temps qui courent.J’entendais, voici deux jours, la comédienne Monique Miller, faisant le tour des 25 ans de la télévision de Radio-Canada, déplorer elle aussi que le perfectionnisme technique eût dépouillé les productions de la Société du reste de ferveur artisanale qu’elles auraient pu garder des premières époques.Mais Pierre Marcotte n’est pas qu’animateur — il est poète, à son insu, faut-il croire.Il va plus loin, développe encore, et à la fin parlera discrètement d’amour Malgré tous les mouvements d’évolution des dernières années, la mise en train des productions, à Télé-Métropole, a gardé intact un de ses procédés particuliers, qui consiste à faire se rencontrer tous les artisans pressentis pour une même émission, et à leur faire déclarer très simplement qu’ils éprouvent ou non des sentiments tout au moins amicaux, les uns envers les autres, et qu’ils Pierre Marcotte n’anticipent pas d’ennuis sur ce plan.Les équipes se constituent sur des fondements chaleureux.La qualité dont se trouvent ensuite revêtues les relations intérieures l’emporte la plupart du temps sur les inévitables accidents de parcours — et personne ne pourra se sentir esseulé au sein de ces équipes : au premier signe de morosité, chacun se portera, sans qu’il y paraisse, au secours d’un collègue vu comme un copain en peine.Dans une atmosphère semblable, chacun se sent la capacité de fournir sans appréhension, et fournit effectivement la pleine mesure de son talent.Il arrive, dit encore Pierre Marcotte, que ces sentiments fleurissent en grandes déclarations fraternelles, pas très éloignées d’une sorte de moment d’amour universel.Voilà peut-être ce qui fait, malgré toutes les failles qu’elles peuvent parfois porter, l’insaisissable séduction des productions de Télé-Métropole.Le MBA publie un guide des collections SALLE RESNAIS 35 MILTON / 842-6053 9 30 10.00 9.30 HORAIRE: LUN.à VEN.7 30 SAMEDI 5 30; 7.30 DIM.1.30; 3 30; 5.30; 7.30 I aiiire de MARIANGELA MELATO (vedette de SWEPT AWAY ) RON FABER-COSIMO CINIERI.FRANCO RESSEL Un nouveau guide des collections permanentes du Musée des beaux-arts de Montréal, le premier à être publié par le musée depuis 1960, sera mis en vente à compter du 23 septembre.Ce guide de 180 pages résulte d’un effort collectif des conservateurs du musée durant la période de 1974 à 1976 alors que le musée avait fermé ses portes pour construire une nouvelle aile.Il se vendra au prix de $5.Selon le directeur du musée, M.Jean Trudel, ce guide vise à situer les oeuvres les plus importantes de la collection permanente dans leur contexte artistique et historique.Sous la direction du conservateur chargé de la recherche, Mlle Myra Nan Rosenfeld, chaque conservateur a choisi les principales oeuvres de son secteur d’étude en les reliant aux grands courants de Tart.Des divisions en couleur illustrant un objet représentatif 20è anniversaire À L’AFFICHE JUSQU’AU 17 SEPT.une comédie poétique de Roger Dumas LES MILLIONNAIRES Gisèle Schmidt; Julien_ avec: pont, Demis I -JL Jet Mise en scène: l Qg>«v-— SPE CTACtE Billets en ventj ____ Royal, suite l hi mill Trust P.V.M.réservations -526-0821.^nvjle Yuzanne Du-\es Michaud, l illes Kosprzok, Exposition de Peintures de DENISE D’ARAGON au Jardin de la Poudrière de chaque époque identifient les chapitres du guide et ces têtes de section correspondent aux panneaux d’orientation du musée.Grâce à ce code de couleur et au plan qui se trouve à la fin du livre, le visiteur peut facilement repérer chacune des salles du musée.Cent dix-neuf oeuvres sont illustrées.Parmi celles-ci, on remarque un certain nombre de nouvelles acquisitions.Le dernier guide du musée avait été publié il y a 17 ans à l’occasion du centenaire de l’établissement.Celui-ci contient un certain nombre de nouvelles attributions à la suite de recherches qui ont été faites en différents secteurs.M.David Carter, ex-directeur du musée, à qui Ton doit la mise en oeuvre de ce projet, dit dans la préface que le guide est le “fruit de recherches approfondies, d’une sélection et d’une analyse rigoureuse de nos ressources”.Les Musées nationaux du Canada ont octroyé les fonds d’une partie de la recherche nécessitée par le projet.Le guide sert de complé- ment aux panneaux didactiques et aux légendes qui accompagnent la présentation des oeuvres sans les salles.Les panneaux offrent des renseignements généraux sur l’histoire et la civilisation de l’é-poque représentée tandis que le guide fait une évaluation des oeuvres par rapport aux caractéristiques de la période en question.La collection permanente du musée s’étend a des domaines aussi variés que Tart canadien, inuit et amérindien, le Proche-Orient ancien, Tart grec, étrusque et romain, Tart médiéval, la Renaissance, la collection Hosmer-Piliow-Vaughan, Tart baroque, les dix-huitième, dix-neuvième et vingtième siècles, les dessins et estampes, l’Afrique et TO-céanie, TAsie, l’Islam et Tart précolombien.Chaque chapitre donne un bref historique de la formation de la collection.La maquette du nouveau guide a été conçue par Jacques Guillon/Designers, maison à qui Ton a confié également le design intérieur du musée.SALLE EISENSTEIN •T CATHERINE DENEUVE (ilANCAREO G1ANNINI U existe un pouvoir plus meurtrier que la pègre ' ¦¦ “"''rOBIN sPRy fNSNCE FU-W rfj,lr.bul'on if la boîte à échos Le choeur québécois VTà bon vent a terminé une tournée de Alsace et de l’Allemagne de l’Ouest par un spectacle à la Cité olympique de Munich où, maigre une température maussade, il a soulevé pour une mémorable soirée avant apres la place des arts un filmdc Mauro mm jrn ITICUIl*» Bolognini '•GRANDE BOURGEOISE .Horolrs: ¦«fs.7.00; 9.30 .om.5.00; 7.30; 10 .00 rv4t.hs 2M-1104 l'enthousiasme des quelques centaines de spectateurs.Le choeur a remporté les mêmes succès à Cologne, Bonn, Strasbourg et Benfeld.Selon le ministère des Affaires culturelles, il s’est fait l’ambassadeur par excellence de la chanson québécoise au cours de cette tournée que la presse locale a souligné de façon évidente.• L’Orchestre civique des jeunes de Montréal, placé sous la direction de Jaques Clément, reçoit actuellement les inscriptions de nouveaux instrumentistes pour la saison 1977-78.Les auditions auront lieu le 17 septembre (préférence sera donnée aux instrumentistes de 14 à 24 ans).On peut se procurer les formules d’inscriptions chez Archambault, International Music Store et Montréal Music Supply; celles-ci devront être retournées au plus tard le 10 septembre.932-4037.• Le réseau français FM de Radio-Canada transmettra ce soir à 21 h dans le cadre de Té-mission “Premières” une Rièce de notre collaborateur laïm Kattan intitulée La salle d’attente.La distribution comprendra Gaétane La-niel, Julien Bessette, Robert Rivard, etc.dans une réalisation de Madeleine Gérôme.• Gilles Vigneault chante au Vieux Clocher de Magog jusqu’à samedi.Ceux qui désirent avoir un avant-goût de son nouveau spectacle pourront se rendre à 21 h ce soir et demain au 64 rue Merry nord, Magog.(819) 843-1177.?V arts et spectacles Le Devoir, vendredi 26 août 1977 «13 Québec Été Danse comble autant les professeurs que les étudiants par Angèle Dagenais Québec Été Danse, ce stage unique qui a lieu fin juillet-début août à Lennoxville dans les Cantons de l’Est a tellement bien su intéresser le public des amateurs de danse, que des fondations privées telle la fondation Bronfman ont accepté d’en défrayer certains coûts d’opération.Tel est en effet ce qu’annonçait récemment la directrice de ce stage, Jacqueline Lemieux en précisant que le bilan de QED cette année était des plus positifs.A sa deuxième année de fonctionnement, le stage a déjà atteint sa capacité maximum d’élèves, soit 250 élèves, dont plus de la moitié sont revenus de la première année.L’enthousiasme généré par ce stage estival est tel que les élèves, appelés à répondre à un questionnaire avant de quitter les lieux, se sont non seulement prêtés avec beaucoup de grâce a cet exercice fastidieux mais ont pris le temps d’ajouter des pages entières de texte pour témoigner leur gratitude et leur appréciation envers les organisateurs et professeurs avec lesquels ils ont passé trois semaines de leur été.Le secrétariat vient à peine de terminer la compilation des questiohnaires et est lui-même surpris de tant d’éloçes.Précisons que Quebec Été Danse s’est déroulé cette année du 23 juillet au 13 août sur le campus de l’Université Bishop à Lennoxville (banlieue de la ville de Sherbrooke) bénéficiant des trois plus belles semaines de l’été, dans un site véritablement enchanteur.Le campus est très verdoyant et offre en plus aux jeunes danseurs une panoplie d’activités récréatives telles piscine intérieure et extérieure, tennis, etc.Mais Québec Été Danse est beaucoup plus que ça: c’est d’abord et avant tout 11 pro- Le groupe Conventum donne présentement son spectacle au Centre d’essai qui porte son nom (1237 B, Sanguinet) jusqu’au 18 septembre à 21h30.Dans l’ordre habituel: Charles Kaczinski, alto; Marie-Claude Tétrault; régie-éclairage; Michel Therrien, haut-bois-saxophone; Richard Bélanger, technicien du son; Jacques Laurin, basse; René Lussier, guitare; André Duchesne, guitare et Jean-Pierre Bouchard, guitare.843-3460.télévision i émissions en noir et blanc C B F T O C B M T O CFCF (0 9.55 Ouverture et horaire 10.00 The Friendly Giant 6.00 University of the Air 10.00 Clak 10.15 Mon Ami 6.30 Pots and Pans 10.15 Les histoires de Benjamin 10.30 Mr Dressup 7.00 Canada AM 10.30 Conseil-express 11.00 Sesame Street 9.00 Romper Room 11 (Ml Les trouvailles de Clémence 12.00 Summer 77 ' 9.30 Kareen s Yoga 11.30 Les aventures de Tom Sawyer 12.55 CBC News 10.00 Montreal Summer 12.00 Le monde en liberté 10.30 Ed Allen "L'eau ", 2.00 All in the family 11.00 Doctor's Diary 12.30 La cuisine d'ailleurs 2.30 Edge of night 11.30 Art of Cooking 1.00 Sur des roulettes 3.00 30 from Halifax 12.00 Elinstones 1.30 Telejournal 3.30 Celebrity Cooks 12.30 Emergency 1.35 Reflets d un pays 4.00 It's vour Choice 1.30 First Impressions "Rimouski" 4.30 Nie N' Pic 2.00 Alan Hamel Show 2.30 Cinéma : 5.00 Go dream a Kite 3.00 Another World ’ J'ai mon voyage «Comédie - Can 5.30 Room 222 4.(Ml Celebrity Revue 1973) 6.00 The City at Six 5.00 Definition 4.00 Animagerie 6.30 Music plain and simple 5.30 The price ia right 4.30 Maigrichon et Gras-Double 7.00 The Bob Newhart Show 6.00 Pulse 5.00 Cirques du monde: 7.30 Judy and Jim 7.00 Sugar Le cirque Kme.cirquenational suisse 8.00 The Man- Tyler Moore Show 7.30 Stars on Ice 6.00 Ce soir 8.30 Chico and the man 8.00 Donny & Mary 6.25 Nouvelles du sport 9.00 The old Fashioned new fangled 9.00 Rockford Files 6.30 Propos et confidences Vaudevill Show 10.00 Quincy Pierre Dagenais.10.00 Police Story 11.00 CTV National 7.00 Encore debout 11.21 Pulse 7.30 Marcus Welbv M D 12.00 The Twelve Midnight Movie; 8.30 Aller-retour 11.40 Cine-Six Bob & Carol & Ted & Alice " (Com.dra.9.00 Documents "Weird Woman" (Mystery 19441 ¦ 1969) "Castro raconte la Revolution 1.25 Station Cloaing 2.00 Sign-off fesseurs venus de partout, et parmi les meilleurs, qui acceptent de partager leurs connaissances et leur expérience avec 250 élèves de 12 a 30 ans, professionnels, professeurs de danse à se recycler ou simples amateurs de danse avides de vacances vivifiantes (et ils sont nombreux!) Les professeurs de QED se répartissent ainsi: en ballet classique, Mme Nora Kiss (France), Mary Aslamazova, sandra (Javerly et Leigh Ann Griffiths de Toronto; en danse moderne, Phyllis Lamhut, Rudy Perez et Elisa Paternoster de New York; enfin, en jazz, Liz Williamson, Larl Becham, de New York, Penny Stahlnecker et Darcy Phifer de Toronto.Ces personnes, qui sont pour la plupart reconnus comme d’excellents professeurs et interprètes, sont, au dire de Jacqueline Lemieux, l’inspiration même du stage, car ils vivent pendant trois semaines en complète disponibilité (habitant sur le campus) et partagent le même horaire que leurs élèves.Tous ont apprécié grandement ce mode de fonctionnement précisant qu’il permet d’établir des liens d’amitié professeurs-élèves mais aussi entre professeurs, ne se connaissant pas forcément d’une discipline à l’autre.L’originalité de ce stage vient du fait que les élèves s’initient non seulement à leur concentration de base (ballet, moderne ou jazz) mais également aux deux autres styles pour lesquels ils ont des cours complémentaires tous les jours.Tous les professeurs vantent ce régime qui, bien qu’il soit très exigeant pour l’élève, lui permet de connaître les disciplines connexes avec les meilleurs professeurs.Certains élèves, après le stage, se sont rendu compte qu’ils préféraient une autre discipline que celle pour laquelle ils s’étaient inscrits.Ne serait-ce que pour cette ouverture des horizons, me confiait un professeur, ce stage serait tout a fait valable.Quelques professeurs sont revenus cet été à Québec Été Danse (et reviendront encore l’année prochaine) et ont noté l’évolution qui s’était faite en un an chez les élèves cmi eux aussi sont revenus.Phyllis Lamhut souligne que les élèves ont plus confiance en eux, sont moins timides, sont mieux préparés à relever le défi qui leur est lancé.Pour un grand nombre d’étudiants ce stage est très dur physiquement car, habitués qu’ils sont à une classe ou deux par semaine, ils passent à trois par jour.Mais ils sont très moti- 10.30 10.30 11.00 1.00 2.45 Orson Welles présente À malin, malin et demi" Telejournal Nouvelles du sport Cinéma: ’ Trois milliards d un coup" (policier- brit 671 Ciné-nuit ’La femme ecarlate".(Comédie fr.1969) Téléjournal cinéma CFTM (D lü 25 10.30 10.45 11.15 11.45 12.00 2.00 3.00 5.00 6.00 7.00 7.30 9.15 9.30 10.00 10.30 11.00 11.15 1.00 2.25 Horaire bienvenue Les p'tits bonshommes Fanfan Dédé Les p'tits bonshommes Le 10 vous informe Y a du soleil Une heure avec vous Ciné-Quiz: "Le voyou" (Drame Esp.1965) ¦ Les Tannants Parle, parle, jase, jase Le 10 vous informe En primeur Lola" (Etude psychologique — Fr 1960) ¦ Deux pianos Cabaret La corne d'abondance Les nouvelles TVA La couleur du temps Cinema Compartiment Tueurs" (Policier Fr 1965' ¦ Cinéma •La Reine des Barbares" (Aventure -Fr It I960) Le 10 vous informe RADIO-QUÉBEC (Q 19.30 Minouche 20.00 Retraite ouverte ou fermée "Changement de carrière à 40 ans" 20.30 D'un Québécois à l'autre; "les migrants de l'Est." 2100 .leux du Quebec ATWATER I: Niveau métro Alexis Nihon 935-4246 "Smokey and the bandit 1.30.3.15.5.20, 7.20.9 25.ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 "Slapshot" 7.20.9.40 AVENUE: 1224 Ave Greene Westmount 937-2747 "New York, New York" 6 00.8 40.BEAVER: 5117 Avenue du Parc 844-1932 "Love Games" 12.00.2.55.5.45.8 35 "Tarz & Jane & Boy & Cheeta" 1.30.4 20.7.10.10 00 BERRI: 1280 St-Denis 288-2115 "Crash" 2.55.6.25 .9 55 "On l'appelle Trinita" 1.00.4 30, 800 BONAVENTURE: 1 Place Bonaventure 861-2725 (Salle I) "Star wars' 12.15.2 30.4 45.7 00.9 15 (Salle II) "Bedside Whoopee" et "Pussv Talk" de 10.15.CARREFOUR: 318 Ste-Catherine O 866-8057 The other side of the midnight" 2 00, 5.15.8.15 CHAMPLAIN: 1816 Ste-Catherine E 524-1685 (Salle I) "Démon" 2 50.6.20, 9 50."Impossible pas français" 1.10.4 35.8.05 (Salle II) "Rocky" 1 00.3.05 .5 15.7 25.9 30.CINEMA LONGUEUIL: 1 Place Longueuil 677-7933 "King Kong" 7 00 "Le coureur de Marathon" 9.15 CLAREMONT: 5038 Sherbrooke E 246-7395 "For the love of Benji" 1 00.3.00, 5 00, 7 00.9.00.CINEMA 7e ART: 3180 Bélanger E.722-0302 "Le coureur de Marathon" 9 00 "Survivre" 700 LE CONVENTUM: 1237 Sanguinet 843-3460 "Une semaine dans la vie de camarades" 700 CÔTE-DES-NEIGES: 735-5527 (Salle I) "March or die 1 00.3 00.5 00, 7 00.9 00 (Salle II) Star Wars" 12 15, 2 30.4 45.7 00, 9 15 CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 "Rocky" 7.30.9.30.sur scene TEAU-THÊÀTHE l,ESCALE: (Si-Marc-ur-Riohelioui 584-2228 "Une fille dans ma oupe" de T Krisbv — sur semaine 21 h 00.iamedi 19 h 00 et 22 h 00.Dim.20 h 00 Re-àche lundi NTAUR I: 453 St-François-Xavier 288-1229 lelâche CONVENTUM: 1237 Sanguinet 843-3560.Le :roupe "Conventum 21 h 30 "Le rendez-vous l'août 24 h 00 KEN 1ERE: (L'Ancienne Lorettei (4181 872-424 "Interdit au public" de Jean Marsan ous les soirs 21 h 00.Relâche lundi CVELLE COMPAGNIE THEATRALE: 200 rue Rieur)' 866-1964 Relâche TRIOTE DE STE-AGATHE: (8191 326-2665 Yvon Deschamps" LI E WH.KRID PELLETIER: Sammy Davis r Show 18 h 30 - 22 h 00 L'DIO THEATRE: (Ste-Sophie de Lacornei 66-8034 "Amour j'étouffe amour-rire" de ,ise leclerc da Silva, mercredi, jeudi, ven-Iredi, samedi 21 h 00 Relâche dim , lundi.THEATRE DES ANCÊTRES: (Saint-Germaim "La clef des songes" de R.Carrier et J.C.Germain Tous les soirs à 21 h 00 Relâche dim et lundi THEATRE DE I.A BUTTE DE VAL DAVID: (8191 322-2818."Manon LastcaU” et "Joualer-moi d'amour" de Jean Barbeau.- mercredi, jeudi, vendredi 20 h 30 Samedi 19 h 00 et 22 h 30 Dim 22 h 30.Relâche lundi et mardi.THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL DE MONTRÉAL: 320 Notre-Dame Est.879-1306 "Finalement" 21 h 00 THÉÂTRE MAISONNEUVE: Relâche THÉÂTRE DES PRAIRIES: (Joliettel 756-0559 "A vos souhaits" de P Chenot Semaine 21 h 00 samedi 19 h 30 et 22 h 30 Relâche dim et lundi.THÉÂTRE DU RIDEAU-VERT: 4664 St-Denis, 844-1793 Relâche THÉÂTRE SAINT-SAUVEUR: (1-8001 363-2580 "Sur le matelas" de M Garneau Semaine 20 h 00.samedi 19 h 00 et 22 h 30 Relâche dim et lundi THÉÂTRE DE SUN VALLEY: (Val Mortnl 229-2118 "Au petit bonheur ' de M.G.Sauva-jon Sur semaine: 21 h 00,22 h 30 Dim 20 h 00 Relâche lundi vés, indiquent tous les professeurs, et déploient des réserves d’énergie insoupçonnées pour profiter pleinement de ce stage.La valeur qu’ils en tirent d’ailleurs est proportionnelle à l’effort investi.La danse au Québec en est presque encore à ses premiers balbutiements nous confient les professeurs étrangers, notamment ceux de New York où la danse fait partie intégrante des arts depuis de nombreuses années, mais “la volonté et l’énergie sont là” et c’est le principal, le temps fera le reste.Des élèves et des professeurs de danse de tous les coins du Québec et même d’Ontario se retrouvent dans les Cantons de l’Est et devront réserver leur place de plus en plus tôt pour les années à venir car, comme l’explioue Jacqueline Lemieux, QED ne veut pas devenir un "-monstre” que l’administration finirait par étouffer.L’année 1978 verra d’ailleurs l’ajout d’une semaine supplémentaire de stage à l’intention des professeurs qui désirent se recycler, portant ainsi QED à quatre semaines.Québec Été Danse fonctionne avec un budget de $90,000 dont la moitié est versé à l’Université Bishop pour la location des locaux et les services requis de chambre et pension.Le ministère des Affaires culturelles du Québec fournit $5,000 pour la venue de troupes professionnelles qui se roefuisent en spectacle sous es auspices du stage.Le conseil des arts n’a pas encore confirmé son aide à QED mais le comité organisateur fonde quelques espoirs de ce côté.Enfin, ce ne sont pas les subventions qui ont permis à QED de naître ou de passer un deuxième été mais bien la détermination farouche de sa coordonnatrice, Jacqueline Lemieux, dont tous vantent les grandes qualités humaines et administratives.Un professeur faisait remarquer à son sujet qu’elle était une “visionnaire”, une “femme très exceptionnelle” et nul ne pourrait en douter! échos Pe V LE FANTOME DU PARADIS EST UN FILM MUSICAL FOU, VIOLENT, VRAIMENT LIBÉRATEUR! La session d’automne du Centre des arts visuels, 350 ave Victoria, débutera la Eremière semaine d’octobre.a période d’inscription est présentement en cours et se terminera le 24 septembre (dépliants et formulaires sont disponibles sur demande à 488-9559).Un vaste éventail de cours pour adultes et enfants sera offert à l’automne dans toutes les sphères des métiers d’art.IL A VENDU SON AMI POUR LE ROCK N'ROLL LE FANTOME DU PARADIS un film de JOHN BOORMAN avec SEAN CONNERY et CHARLOHE RAMPLING Unhlnioc Musiquede PAUL WILLIAMS V O sous-titre français SALLE CLIMATISEE FANTOME: S».5li30-9b25 Di* lh50-5030-9125 ZARDOZ Sa* 7130 Sa* A 30 Di* 3140 -7130 COMPLEXE DESJARDINS: (Salle I) "L'empire des sens" 1.10.3.10, 5.10, 7 10.9 15 (Salle II) "L'empire des sens" 1.30.3.30, 5.30.7 35.9 40 (Salle III) "Dis-moi que tu m'aimes" 1.00.2.45.4.30, 6.15.8.00, 945 (Salle IV) "Cousin, cousine" 1.20, 3.15, 5.15.7.20, 9.20.DAUPHIN: 2396 Beaubien E.721-6060 (Salle Renoir) "L'homme qui aimait les femmes" 7 30.9 45 (Salle McLaren) "Casanova" 8.00.ÉLYSÉE: 35 Milton O.842-6053 (Salle Resnais) "L’arbre de Guernica" 7.30, 9.30.(Salle Ei-senstein.) "La grande Bourgeoise" 7.00.9.30.KENT: 610 Sherbrooke O 489-9707 "Breaking Training" 7.00, 9 00.LOEWS: (Salle I) "They spy who 1^^ me 12 00, 2.15,4.30.6.45 whq.‘0rt,tUals" 1.15.S.^é D T!îeio.(Salle III) "Outlaw lÆEVlS ^ 3 15, 5 15.7.15, 9.15.(Salle IV) One on one" 1.05.3 05.5.05.7.05,9 05 (Salle V) Island of Dr.Moreau" 12.10, 2.00, 3 50.5 40.7 30.9 20.MAJESTIC: 3166 Henn-Bourassa 381-6116 "Les hommes du président" 9 30 et "Alice n'est plus ici" 7.30.MERCIER: 4260 Ste-Cathenne E.254-6224 "Crash" 6 25.9 50 et "On rappelle Trinita" 800 MONKLAND: 5505 Monkland 489-2579 "Nasty Habits" 6 30 et "La Bambina" 8 10 OUTREMONT: 1248 Bernard O 277-4245 "El Topo" 7 00."La montagne sacrée" 9.30 et "Lcd Zeppelin: The song remains the same" minuit.PARISIEN: 480 Ste-Catherine O.(Salle I) "Dimanche Noir" 1 30.4 05 , 6 40, 9 15.(Sal-le.Il) "Un pont trop loin" 2 00.5.15.8 30, (Salle III) "La donneuse" 2 35.6 00.(Salle IV) "Ils étaient" 1 00.3 00.5.00.7 00.9 00.'Salle V» "Harold et Maude" 2 45.6 15.9 45 et "Jonathan le goéland" 1 00.4 30.8 00 PLACE DU CANADA: Hôtel Champlain 861-4595 In the realm of senses" 12 30.2.45,5 00.7 15 9 30 PLACE VILLE-MARIE: (Grand cinéma) "New York, New York" 12 15.3 00.5.50.8 35 PLACE VILLE-MARIE: (Petit cinéma) "Breaking Training" 12 40.2 45, 4 50, 7.00, 9 05 PUSSYCAT: 4015 St-I^aurent 845-5215 "Naked afternoon" 12 00.2 45.5.30,8 20 et "Relatives are coming" 1.30.4 20.7.10, 9 50 SEVILLE: 2155 Ste-Catherine 932-1189 "Dog day afternoon" 7 00, "The Inheritance" 9 30 et "Carrie” 12 00 p m SNOWDON: 6225 Decane 842-1322 "Why Shoot the teacher 7 10.9 10 ST-DEN1S: 1594 St-Dems 849-4211 (Salle I) "Un homme" 2.25, 6.00, 9.30 "44 special" 12 45, 4 15, 7 45.(Salle II) "Dynamite Express 1 05, 5 45.9 30 "Marc la gâchette" 12.15, 3 55.7 40 (Salle III) "Orange mécanique" 1 25 .3.50, 6 35 8 45 VAN HORNE: Côtenies-Netges 731-8243 "The rescuers" 1 15.3.45.6 15.8 35 VERDUN: 1381 Wellington 769-2092Rocky" 7 45 "Les requins" 6 00.9 50 VILLKRAY: 8042 St-Denis 389-5577 Démon" 6 00, 9 25 "Impossible pas français 7 40.WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-1477 "The spy who loved me" 12 45, 2 45.4 50, 7 00 .9 00 YORK: 1487 Ste-Catherine 937-8978 "A Bridge, too far 2 00, 5 30.8 45 CINEMATHEQUE QUEBECOISE: 1700 St Denis 844-8734 Relâche CONSERVATOIRE DART CINEMATOGRAPHIQUE: 1455 Boul de Maisonneuve 879-4349 Relâche Le nouveau film de FRANÇOIS TRUFFAUT LES JAMBES DES FEMMES SONT DES COMPAS QU! ARPENTENT LE GLOBE TERRESTRE EN TOUT SENS LUI DONNANT SON EQUILIBRE ET SON HARMONIE .François Truffaut • Sincère, émouvant et drôle à la fois.Une des plus belles déclarations d’amour d’un homme à la Femme.Vous l’aimerez.FRANCE-SOIR • Allègre et grinçant, brillant et cruel.Un bon, très bon, excellent Truffaut.PARISCOP • Le film ravira ceux qui aiment les histoires drôles et ceux qui adorent les histoires pour pleurer.L’AURORE • Un des meilleurs Truffaut, un des plus vrais, un des plus réussis.LE FIGARO L’HOMME qui aimait LES FEMMES POUR l.ES ARTISTES ASSOCIES présentent CHARLES DENNER dans un film de FRANÇOIS TRUFFAUT BRIGITTE FOSSEY NELLY BORGEAUD GENEVIEVE FONTANEL e, LESLIE CARON lé DAUPHIN 1 Sem.: 7.30-9.45 Sam.-Dim.: 12.45 - 3.00 5.15-7.30-9.45 BEAUBIEN PRÈS D'IBERVILLE 721-6060 14 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 ANNOIKIS CLASSÉES RÉGULIÈRES 844-3361 • Chaque parution coûta $2.00, maximum 2$ mota • Tout mot additionnai coûta 0.0S chacun a L'heure da tombé a: 11:00ajn.pour la 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Vulnérables: Nord-Sud \<>K I) \ 10 7 U) 8 R *>(>5 54 2 Ol KSI 4 4 2 V 65 3 87 2 4 87 KSI A A é A 8 6’'?.1 742 D 3 \ K I) 6 SI I) A A ?A \ R I) R 10 4 \ V 104 \ 10 3 Ksi passe l.es enchères : Sud Ouest Nord ISA passe 3SA passe passe L’entame: Le 9 de trèfle par Ouest.La donne ci-dessus laisse voir une disposition de cartes qui se présente fréquemment lors des jeux de sans-atout.Qu’il soit connu que les jeux dans la classe des joueurs habiles se gagent à la limite extrême de Ta valeur de leurs cartes.C'est alors que déclarant et défenseurs doivent faire feu de tout bois pour tirer la victoire de leur côté.La technique de jeu, les astuces, les déceptions sont des armes à mettre en fonction pour triompher, autant d’éléments axés sur la force des points, la localisation des honneurs et la conduite normale ou psychologique du jeu.C’est dans ces moments que l’imagination, la mémoire, l'observation attisant le feu du jeu en font une bataille d’esprit et de profondes réflexions.COURS LANGUE 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pas, lui donnera toujours 3 levées, Ces 3 levées additionnées à 3 levées en coeur et à 3 levées en pique feront le compte de 9.Donnant la main au mort avec la Dame de coeur, le déclarant lui fit jouer le 5 de carreau.Est suivit du 3 et Sud prit la levée avec son As.Et avec une extrême certitude, il ioua le Valet de carreau qu il laissa filer vers Est tout en s'apprêtant à placer ses cartes sur la table pour commander à ses soldats d'arborer les drapeaux de la victoire.Mais, hélas, malheur et déception, ce retardataire insoupçonné, ce 6 de trèfle camouflé, oublié volontairement par le défenseur Est, brisa du déclarant le pot aux roses à l'exemple de Perrette son pot au lait.Adieu, les belles espérances habilement déçuesj>ar la psychologie du joueur Est.LIT DOUBLE UNIQUE, tête de lit 6 pieds de haut, style victorien, érable, encrage fer à cheval, 115 ans, le fini est intact, faut voir prix â discuter.585 Bruges #101 Longueuil.Tél: 651-0895 après 5 heures Jour 285-1711 local 1371 29-8-77 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de.2— Veine qui établit la communication entre les deux veines caves.— Outil.3— Commerce du joaillier.4— Possèdent.— Exerça le métier de toreador.— Cinq cent un.5— En parlant d’un corps, agi à son tour sur un autre corps dont il a éprouvé l’action.— Frêle et petite embarcation.6— Parie.— Jupe de danseuse.7— Voyage par mer ou à travers un pays.— Rubidium.8— Oiseau assez primitif de l'Amérique du Sud.— Fille de Cadmus.9— Sert à lier.— Dernière poche de l'estomac des oiseaux.— Aluminium.10— Chacune des trois membranes entourant les centres nerveux.— Chemin de halage.11— Joint la tête aux épaules.— Complète.12— De la Turquie.— Genre de nymphéacées.Verticalement 1— Jeune tille en uniforme qui parade dans des fêtes.— Celtium.2— Variété allotropique de l'oxygène.— D’un verge gai.— Marque l'alternative.3— Sabre incurvé en deux sens opposés.— Ouvrage de maçonnerie.4— Fait quelque chose.— Action de gaver.5— Mouvement de ce qui voltige.6— Capitale de la Norvège.— Ensemble des processus de 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une troisième commande pour l’achat de deux CL-215 qui s’ajouteront à sa flotte de cinq appareils de ce type.Le CL-215 peut puiser 1,200 gallons d’eau à pleine vitesse sur une étendue d’eau relativement restreinte et ce en moins de sept secondes.Présentement la France possède 15 CL-215, l’Espagne en a 10, le Québec en a 15 tandis que le Manitoba en a un ce qui porte à 48 le nombre d’appareils en circulation en comptant les 7 appareils grecs.Pour l’industrie canadienne de l’aviation c’est le refus des Américains d’acheter cet avion canadien malgré l'absence de tout compétiteur dans le monde et en dépit des graves problèmes d’incendies forestiers aux États-Unis qui déçoit le plus.Pour les Grecs le succès du CL-215 est indéniable dans la lutte contre les incendies.Le lieutenant-colonel Strimpaitos, des forces de l'air grecques, a déclaré en signant le contrat d’achat des deux CL-215 au prix de $3 millions chacun que son gouvernement était enchanté du bombardier à eau canadien et que le ministère de la défense avait décerné l’an dernier la médaille d’excellence à l’escadrille formée de CL-215 en Grèce et qui est dirigée par Strimpaidos.Les Français, qui ont baptisé l’avion '‘Canadair” ont pu apprécier à plusieurs reprises l’efficacité de ces avions notamment dans les Alpes maritimes et le sud du pays et ne tarissent pas d'éloges à l'égard des pilotes québécois qui ont entraîné les pilotes français sur ces appareils particuliers qui peuvent servir aussi à la patrouille aérienne, aux travaux de recherches ainsi qu’au transport de fret avec une capacité de poids de marchandises de six tonnes.Présentement le Vénézuela est à ce point intéressé que Canadair annonce presque officiellement la vente imminente d'une bonne demi-douzaine de CL-215 d’ici la fin de l'année.Quant au Challenger c’est l'enthousiasme débordant puisqu'on a dans les carnets de commandes 106 contrats fermes avec dépôts pour un total de vente de $650 millions.L’avion n’a pourtant pas encore volé et la maquette n’est pas terminée au chantier de Ville Saint-Laurent.Un émirat arabe a acheté 21 Challenger récemment et des compagnies canadiennes et européennes ont placé six commandes.Cette fois ce sont les Américains qui achètent le plus avec 78 commandes fermes.Il faut dire que cet avion intéresse les sociétés privées et non les gouvernements d’État, d'où l'absence d’un facteur politique dont le CL-215 est victime sur le marché américain.Pacific Western décolle La société aérienne Pacific Western enregistre des profits depuis le début de l’année alors qu’elle a été achetée par le gouvernement provincial de l’Alberta.Au surplus cette seule société aérienne d’État provinciale au Canada a acquis 70% des actions de la compagnie Transair dont la base est au Manitoba et dont les difficultés financières obligeaient au pessimisme.La Commission canadienne des transports approuve la vente de Transair à Pacific Western à la condition qu’on abolisse les routes qu’avait Transair sur l’Ontario.La rumeur d’une acquisition de CP Air par Pacific Western est aussi tenace que l’acquisition et la fusion de CP Air par Air Canada.Quoi qu’il en soit PWA a rapporté des revenus de $262,735 du 1er janvier au 30 juin 77 par rapport à une perte de $1,214,075 pour la même période l’an dernier.Le président de PWA, M.Rhys Eyton, a déclaré cependant que la grève récente des contrôleurs mettrait en péril la marge de profits pour le deuxième semestre.Les Ailes du Nord veulent plus La compagnie Les Ailes du Nord Liée, de Sept-Iles, filiale de Québecair vient de présenter à la Commission canadienne des transports une demande visant à augmenter d'environ 10% ses tarifs passagers et cargo sur la basse Côte nord.Ces hausses de tarifs, selon l’approbation de la Commission, entreront en vigueur le 19 septembre sur toutes les routes de cette compagnie entre Sept-Iles et Blanc Sablon.GM abandonne son projet d’équiper ses modèles 1980 de sacs gonflables DETROIT (AFP) - La General Motors a annoncé hier Qu elle abandonnait le projet d’équiper ses modèles 1980 et 1981 de sacs gonflables, même à titre optionnel.L’ancien secrétaire d'État aux Transports, M.William Coleman, après avoir abandonné l’idée d’imposer aux constructeurs de Detroit d’équiper leurs modèles de ce système de protection “passif”, avait obtenu de la General Motors et de Ford Motor que les sacs gonflables, coussins d’air qui se gonflent automatiquement en cas de collision soient offerts en option sur certains de leurs modèles, dès 1980.La General Motors a décidé, pour sa part d’accentuer ses efforts sur une ceinture de sécurité automatique, donc un système de protection “passif”, qui serait proposé à titre optionnel sur le modèles 1979.La Ford Motor Co deuxième constructeur américain, avait annoncé le mois dernier son intention de ne pas poursuivre les tests sur les sacs gonflables.Toutefois, la General Motors qui avait déjà équipé des véhicules de sacs gonflables entre 1974 et 1976, équipera dès 1981 certains gros modèles de ce système de protection.Un porte-parole de l’administration de la sécurité routière s’est déclaré satisfait devant le souci de General Motors de mettre au point le plus vite possible des systèmes de sécurité "passifs”, mais il a toutefois déploré que la firme ne donne pas priorité à la gé-néralisation des sacs gonflables.Les constructeurs de Détroit considèrent que le système des sacs gonflables coûtera entre $200 et $300.L'administration estime pour sa part que le dispositif pourrait ne coûter que $112, s’il était commercialisé massivement.Les voyages en navette spatiale $10 millions pour une place dans l’Enterprise WASHINGTON (PC) - La NASA a commencé à accepter les réservations pour les voyages à bord de sa navette spatiale, y compris au moins une réservation venant d’une entreprise canadienne.L'agence spatiale américaine précise qu'elle a préparé un barème de tarifs allant de $10,000 à $21 millions pour les places à bord de ses cabines réutilisables.La première navette, Entreprise, est présentement à l’essai; elle sera en service opérationnel dès 1980.Un porte-parole officiel de la NASA a indiqué que Télésat Canada, société appartenant au gouvernement canadien et à des entreprises de télécommunications canadiennes, est au nombre de trois organisations qui ont déjà fait un dépôt pour réserver une mission complète à bord de la navette.Des réservations en vue de missions n’utilisant qu'une partie de la navette ont été faites par 31 autres entreprises.La navette pourra emporter dans l’espace une charge utile de 30 tonnes métriques, dans une soute de 4.6 mètres de diamètre et de 18 m de long.Le tarif de $21 millions porte sur les missions pour lesquelles la navette entière est réservée; celui de $10,000 s'applique au transport de petites charges utiles intégrées, de 100 kg ou moins et de dimensions réduites, précise la NASA.Des rabais pourront être accordés, d’autre part, aux clients qui ont consenti un in- vestissement majeur dans la mise au point de la navette spatiale américaine: le Canada, l’agence spatiale européenne et ses États membres.On sait que le Canada s'est vu confier la réalisation du bras manipulateur automatique qui servira à déplacer les charges utiles dans l'espace.Le porte-parole de la NASA a précisé cependant qu'un tel rabais ne sera offert qu'aux gouvernements; Télésat Canada ne pourrait donc pas en bénéficier.t 1 16 * Le Devoir, vendredi 26 août 1977 Les aéroports anglais paralysés pour quatre jours LONDRES (AP) - Les aéroports anglais vont être paralysés pendant Quatre jours par la greve des ’‘aiguilleurs du ciel , déclenchée jeudi à minuit.Tandis que les compagnies aériennes prenaient leurs dis- positions pour maintenir le plus grand nombre possible des vols déjà programmés, on apprenait qu’une action était prevue chez les contrôleurs français à partir de vendredi à midi.Leurs collègues espagnols ont également engagé jeudi un mouvement de greve, pour appuyer des revendications portant sur les salaires et les conditions de travail.Les agences de voyages ont repousse ou annulé plusieurs départs vers Malaga, Valence, Alicante, et les Baléares.La grève des contrôleurs britanniques va toucher tous les aéroports de Grande-Bretagne, à la période la plus chargee de l’année.Elle a été décidée pour obtenir une augmentation des salaires, pro- ' -,v ' ESTIMATEUR ï (CONSTRUCTION) demandé par entreprise générale établie depuis longtemps pour assumer poste d’assistant-chef estimateur avec bureau à Montréal Centre.— Junior avec quelques anrîées d’expérience et désireux d’assumer plus de responsabilités, ou senior préférant travailler dans un milieu ouvert, dynamique et humain.— position stable, traitement négociable.Envoyer votre curriculum vitae complet à : Dossier 2736 LE DEVOIR C.P.6033 Montréal H3C 3C9 y COLLÈGE DE THETFORD MINES PROFESSEURS r LE CENTRE HOSPITALIER RIVIERE-DES-PRAIRIES Service de santé du personnel poste ouvert MÉDECIN OMNIPRATICIEN à temps partiel Fonctions: — procéder aux examens médicaux préemplois, annuels et en cours de la période d’invalidité — rémunération selon la R.A.M.Q.Exigences: — membre de F.M.O.Q.ou F.M.S.Q.— expérience en service de santé souhaitable.— temps partiel à discuter selon disponiblilité.Toute personne intéressée est priée de faire parvenir son curriculum vitae au plus tard le 7 septembre 1977 au: Service du personnel 7070 bout.Perras Montréal H1E1A4 V J L’ÉCOLE DE LANGUES GEMRO CARON LIÉE.' 6, Beechwood, Ottawa, Ontario demande des MATHÉMATIQUES: (Pleine charge, automne seulement).QUALIFICATION: Diplôme universitaire 1er cycle.ÉDUCATION SPÉCIALISÉE: (Remplaçant, 1 an.temps plein) QUALIFICATIONS: Bacc.en rééducation, enfance inadaptée, psycho-éducation.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae et les documents pertinents attestant leur scolarité et leur expérience à: PROFESSEURS D’ANGLAIS LANGUE SECONDE (langue maternelle anglais) à temps partiel (8 hres/sem., de 17 hres à 19 hres) aux endroits suivants: r COLLÈGE DE THETFORD MINES Direction des Services au Personnel Claude A.Tremblay 671 sud, boulevard Smith Thetford Mines, P.Q.G6G 1N1 LA GREAT WEST y "\ Compagnie d’assurance-vie recherche TROIS TRADUCTEURS Pour son bureau de Montréal, Place Bonaventure Les intéressés posséderont un diplôme en traduction et seront membres de la Société des traducteurs du Québec.St-Jérôme: Granby: Trois-Rivières: Chicoutimi: 1 professeur 1 professeur 1 professeur 2 professeurs PROFESSEURS DE FRANÇAIS LANGUE SECONDE ' à temps partiel (de 8 à 16 hres/sem.) aux endroits suivants: Ste-Thérèse: 1 professeur Montréal: 4 professeurs Un stage de formation sera donné aux professeurs choisis.Appeler à frais virés à: 1-613-741-4547 avant le 1er septembre 1977 entre 8 h.30 et 16 h.30.Canadian Société Broadcasting Radio Corporation Canada Les candidats sont priés de se faire connaître immédiatement auprès de: (ZONE D'OTTAWA) recherche les services d’un(e) Monique Cormier à 861-0717 qui leur fixera un rendez-vous V J f L’ASSOCIATION CANADIENNE N DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES recherche un DIRECTEUR RÉGIONAL pour son bureau de Montréal Le postulant doit connaître le commerce des valeurs mobilières, posséder de l’expérience en gestion ainsi qu'entretenir et créer des relations avec les autorités gouvernementales et les responsables de la communauté financière: il sera de plus chargé de coordonner les efforts des membres de l'Association.Le postulant qui pourra justifier d'un intérêt particulier dans le domaine de l'éducation financière disposera d'un atout supplémentaire.Salaire selon les qualifications.Bilinguisme essentiel.Toutes tes demandes seront traitées confidentiellement.Veuillez adresser votre curriculum vitae avant le 2 septembre 1977 au: V.Président de la Section québécoise de l'Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières 1080, côte du Beaver Hall Bureau 1110, Montréal H2Z 1S8 (Québec) LE COLLÈGE MILITAIRE ROYAL DE SAINT-JEAN DEMANDE LES SERVICES D'UN SUPERVISEUR D’AFFAIRES PUBLIQUES (FRANÇAISES) Fonctions: Supervise la préparation et la production des émissions d’affaires publiques de télévision, tant locales que réseau.Assure l’observance des politiques delà Société en matière d'affaires publiques.Assure la liaison avec les services d'Af-faires publiques et la tête du réseau.Exigences: Diplôme universitaire.Cinq ans d'expérience en affaires publiques; expérience en radiodiffusion un atout.Doit être disponible à voyager occasionnellement.Doit être bilingue.Traitement: Programmes très avantageux de congés et d'avantages sociaux.Le salaire initial peut varier entre $25,196 et $28.665, selon l'expérrience et la compétence.CE POSTE EST ACCESSIBLE AUX CANDIDATS QUALIFIÉS DES DEUX SEXES.VEUILLEZ FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITAE Â: Superviseur, Administration des salaires et recrutement Zone d’Ottawa Case postale 3220, Succursale “C” Ottawa, Ontario K1Y1E4 i nu krsitK irornvvt I MUÎRSin Oh orruvt BIBLIOTHÉCAIRE PROFESSEUR DE FRANÇAIS LANGUE SECONDE Entrée en (onction: début de l'année scolaire 1977-78 Traitement: selon le curriculum vitae.Clôture du concours: quand le candidat souhaité aura été trouvé.Le préférence sera accordée au candidat ou à la candidate ayant la compétence professionnelle suivante: 1.Doctorat (obtenu ou à la veille de l'être).2.Formation en linguistique.3.Spécialisation et expérience dans l'enseignement du français lange seconde avec les méthodes audiovisuelles.4.Connaissance des principales méthodes d'enseignement.La connaissance de Dialogue-Canada serait un atout supplémentaire.5.Aptitudes au travail en équipe 6.Publications.Prière de taire parvenir tout de suite sa demande et son curriculum vitae.La formule de demande d'emploi (PSC 367-4110), de la Commission de la Fonction publique du Can da, peut être obtenue à tous les bureaux de poste.Le Principal et directeur des étude* Collège militaire royal de Saint-Jean Saint-Jean, Québec EN CHEF ADJOINT (SERVICE TECHNIQUES) Le réseau des bibliothèques de l'Université d'Ottawa est à la recherche d'un bibliothécaire bilingue pour diriger la division des Services techniques.FONCTION PRINCIPALE: Sous l'autorité du Bibliothécaire associé, le Bibliothécaire adjoint (Service techniques) planifie, coordonne et dirige le travail des Services techniques (acquisitions, catalogage, recherche bibliographique, périodiques).COMPÉTENCE: — Grade universitaire en bibliothéconomie.— Plusieurs années d'expérience, de préférence dans les services techniques d’un bibliothèque importante, dont certaines dans un poste de direction.— Connaissance et expérience dans l'automatisation des bibliothèques.— Bilingue (française! anglais).— Capacités de diriger, de planifier et d'organiser le travail.TRAITEMENT: $21.395.-$32.095.Envoyez résumé à: Mlle Cynthea Waddell, Agent de dotation, 110 rue Wllbrod, Ottawa, Ontario.Kl N 6N5 V y mise en 1975, mais repoussée par la suite par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre l’inflation.Selon la “British Airport Authority”, qui dirige sept des plus grands aéroports du pays, 800.000 usagers seront victimes du mouvement, dont 375.000 a l’aéroport d’Heathrow.Les discussions entre les représentants des 850 contrôleurs et le gouvernement se sont terminées jeudi dans la matinée, et n’ont pas eu de résultat positif.Depuis dix jours, 220 sous-contrôleurs de Londres refusaient d’utiliser l’informatique pour établir les plans de vols ui permettent la circulation es avions.Ces programmes ont donc été établis à la main, entraînant de nombreuses perturbations dans le trafic aérien européen.Ce mouvement de grève prend en outre la valeur d’un test des capacités du gouvernement à résoudre les problèmes sociaux tout en évitant une explosion des salaires, après la période de blocage qui a pris fin le 31 juillet dernier.Les dirigeants syndicaux ont fait savoir que 75% des vols devraient être annulés, mais les autorités officielles estiment qu’elles peuvent maintenir 60% d’entre eux, bien que cette grève constitue une “première” en Grande-Bretagne.Le gouvernement a demandé à toutes les compagnies de réduire leurs vols de 40% pendant la durée de la grève.C’est la “British Airways”, la compagnie aérienne britan- nique nationalisée, qui a été le plus touchée par le mouvement de dix jours des contrôleurs.La grève du zèle des contrôleurs français, qui doit durer jusqu’au 5 septembre, a été décidée en réponse au refus du gouvernement de négocier depuis la grève de 1973, et pour protester contre une aggravation des conditions de securité du trafic aérien.Les contrôleurs espagnols ont entamé un mouvement qui entraîne des retards dans le départ et l’arrivée des avions, principalement des “charters” venant ou partant pour Londres.Selon les autorités officielles, les contrôleurs auraient lancé ce mouvement en coordination avec la grève des contrôleurs britannioues.“Nous craignons de graves perturbations au cours au week-end, si le conflit n’est as résolu en Grande-retagne”, a déclaré un responsable.Pendant la grève, priorité sera donnée aux vols de recherches de disparus et aux transports de personnes en danger.“Nous pratiquerons le contrôle “linéaire”, explique un responsable du contrôle aérien, c’est-à-dire que nous n’autoriserons qu’un certain nombre de mouvements à la fois”.Les vols militaires ne sont pas contrôlés par les services civils et ne'seront pas affectés par la grève.Selon l’accord passé avec le gouvernement en juin 1975, le salaire d’un contrôleur devrait être augmenté de 500 livres ($925) par an, pour un salaire annuel de plus de 2,500 livres ($4,625).Des bars de fortune prévus pour adoucir l’attente des passagers LONDRES (Reuter) — Plus d’un million de personnes risquent de subir les conséquences de la grève de quatre jours qui est entrée en vigueur hier sur les aéroports britanniques, a estimé le Secrétariat général à l’aviation civile.L’appel lancé par le président du secrétariat, M.Nigel Foulkes, pour que les 500 assistants-contrôleurs aériens reviennent sur leur décision a été rejeté par leur syndicat, qui ont parlé à ce sujet d’incitation délibérée et provocatrice à briser la grève”.Jeudi, les 60 compagnies aériennes opérant normalement à partir des aéroports londoniens de Heathrow et de Gat- wick ont décidé de réduire de moitié leurs vols pendant le week-end.De son côté, “British Airways” s’est engagée à faire tout son possible pour que tous ceux qui désirent partir puissent le faire.Dans tous les aéroports, des cafétarias et des bars de fortune ont été prévus pour adou- cir un peu la longue attente des passagers.Quant aux hôtels, ils ont prévu de louer leurs lits vingt-quatre heures sur vingt-quatre.Tenerife: controverse sur la responsabilité des contrôleurs PARIS (AFP) - Les allégations d’un journaliste danois, qui a attribué aux contrôleurs de l’aéroport de Tenerife la responsabilité de la catastrophe aérienne du 27 mars dernier, ont été formellement démenties jeudi à Paris par M.J -D.Monin, président de TIFATCA (Fédération internationale des Associations de contrôleurs de la circulation aérienne).M.Monin a notamment déclaré que “jamais”, à sa connaissance, un poste de télévision n’avait fonctionné dans une salle de contrôle de Téne-rife.“En laissant entendre que nos collègues espagnols auraient pu être distraits par la retransmission télévisée d’un match de football.j COMPTABLES AGRÉÉS Ordre des comptables agréés du Québec Constitué en 1880 C.D.Mellor, C.A., Directeur administratif 680, rue Sherbrooke ouest, 7e étage, Montréal P.Q.H3A 2S3 Tél.: (514) 288-3256 AUDET.GOSSELIN ET ASSOCIÉS Comptables Agréés PofT-air Audei L S C C A Michel h Gosseii' M S C CA Robert Moreau M S C C A CardLapcmte C A 50 ouest.Bout.Crémazie, Suite 700 Montréal H2P 2T4 382-3080 BERNIER & BISSON Comptables Agréés GeorgesBermer CA Marcel Bisson C A 60.St-Jacques, Suite 601 Montréal — 845-0209 BOUCHARD VIAU DUHAMEL & CIE Comptables Agréés Guy Bouchard, c.a Paul Viau.c.a Paul Duhamel, c a 59 rue St-Jacques, Mtl.284-1117 CAZELAIS.LAVOIE & ASSOCIES MONTRÉAL-NORD 3737, rue Monselet 321-3832 ST-DONAT 444, rue Principale Poste Lussier, C.P.30 424-2363 CLARKSON.GORDON & CIE • Comptables Agréés Attooes-residenlt Monlreal-Quebec C W Bissegger C.A M Camirand.C.A.H M Caron, C.A.L.J Carrière.C A.M G Chambcrland, C A J.P Dehsle.C.A M M.Domanski, C A S.R Gagné.C.A.R Germain.C A G Gmgras, C.A.J.P.Gravelme.C A.RE Lavoie,C A G Limoges.C A D G R Lindsay, C A M A Mackenzie, C A.R J Messier.C.A J.D Morrison.C A R K Palmer, C A J.J Peacock.C A R Pearl, C.A W J Smith.C A Bureau* a Si-Jean iT -N i HaMas Samt-Jean iN B i Quebec Montreal Ottawa Toronto t*ar u-ton Kitchener London Windsor Thunder Bay V.inn.peq Regina t aigary Edn ontor Vancouver Victoria CLOUTIER.LACHANCE FONTAINE.ALLARD CROTEAU & ASSOCIES Comptables Agréés MONTRÉAL-LAVAL 1320, Boul.Graham Ville Mont-Royal 341-3660 COGAN.LAND0RI & DUBE Comptables Agréés P landor' • Hoffmann C A Leonard Coqan c A Stanley M Hopr-eyer C A 3901.Jean Talon Ouest.Suite 214 Montréal.Que.H3R2G5 Tél.(514) 731-7851 COOPERS !¦ LYBRAND Compte blés Agréés 630 ouest, boul.O orchester Montreal H 3B 1W6 (614)875-5140 et â travers le moYide COURTOIS.FREDETTE CHARETTE & CIE Comptables Agréés GuyCharette C A Hubert Mercier C A Raymond Poiner C A Jean-PaulBerti C A Normand Boisvert.C A Raymond Proulx C A 1, Place Ville-Marie Suite 2220 (514)866-9911 Montréal H3B 3M4 OELOITTE, HASKINS & SELLS Comptables Agréés 1, Place Ville-Marie 861-8512 Montréal, Québec H3B 2W3 Bureaux au Canada et cabinets associes a travers le monde DIRY.LAPLANTE& ASSOCIÉS Comptables Agréés Édifice LeCherrier suite 207 3500, rue du Parc Lafontaine Montréal H2L 3M2 (514) 527-4557 DUNWOODY & COMPAGNIE Comptables Agréés 1440, rue Ste-Catherlne ouest Suite 810- 861-9081 Montréal, Québec H3G 1R8 Bureaux dans les principales villes du C anada efcabmets associes ERNST & ERNST 1200, ave McGill College Suite 1100 Montréal, Que.H3B 4G7 871-8901 Montreal - Sept-lies • Toronto -Ottawa Han iitor Kitchener London Winnipeg Calgary-Edmonton - Vancouver v-ctona Abbots loro - Langley Et bureaux associes dans les principales villes des Etats-Unis du ioyaume-Uni et autres pays GAGNE.VAILLANCOURT & ASSOCIÉS Comptables Agréés AFFILIE A ARTHUR ANDERSEN A CIE 800 boul.Dorchester ouest Montréal H3B 1X9 861-1641 GAUVIN.PRENOVOST.DUMAIS& ASSOCIES Comptables Agréés Roger Gauvm C A Bernard Duma>S C A Roger Forget C A Claude Boyer C A Gilles Villeneuve C A jean-ReaiCharette C A Michel DuQuetle C A 561 est, boul.Crémazie Montréal H2M 1L8 — 384-1430 KENDALL.TRUDEL& CIE Comptables Agréés 666 ouest, rue Sherbrooke Suite 1400 286-0988 MAHEU.NOISEUX & ASSOCIES Comptables agréés 2.Complexe Desjardins.Bureau 2600,C .0.153 Montréal H5B 1E8.Tél.: 281-1555 Société nationale CoNins Barrow avec bureaux à Vancouver Calgary Edmonton Winnipeg.Toronto et Halifax Affiliation Internationale Douglas Fox Kidsons International MacGILLIVRAY & CIE LLOYD.COUREY.WHALEN & BRUNEAU Comptables Agréés Montreal Toronto Hamilton Brompton St-Catharmes PortColborne listowei Winnipeg Calgary Eon ontor Vancouver et autres grandes villes a travers le m onde 1155 O., boul.O orchester Montréal, Que -H 3B 3T9 (514) 871-8630 MALLETTE.BENOIT & ASSOCIÉS Comptables agréés 1, Complexe Desjardins, Bureau 1800 281-1850 420, Place du Marché, St-Jérôme 430-4610 Soaetenationale dfiiiee Ward.Mallette & Cie Montreal Ottawa Toronto.Winnipeg.Calgary.Vancouver Representation internationale MESSIER.BOURGEOIS & CIE NADEAU.PAQUET & CIE Comptables Agréés Guy Messier L S C C A Jacoues Bourgeois L S C C A Robert Houde B A C A Guy Ouimel C A JacauesDesn arais L S C C A AndreMortgram L SC C A Yvon Marsoiais C A Gilles Blondir C ô Real Ma.nviiie C A 50.Place Crémazie suite 921 Montréal H2P 2T6 — 384-1020 NORMANDIN.SEGUIN & ASSOCIES Comptables agréés 225, rue Notre-Dame ouest Montréal, Québec H2Y 1T4 Téléphone (514) 844-4445 Bureaux a Montreal Ottawa Hawhesbury Hull Gatineau GrandVere Shawmigar Ville Saint-Georges LacEtchemm Baie-Comeao Bureaux affihee Quebec Levis Granby Sherbroone Lac Meganhc Chicoutimi Ville de la Baie Robervai Saint-Feticien LaMaiba% CP Inve 950 $18% 18% 18% - '% CPInve pr 100 $37V4 37'/4 37'/4 - '% CP Ltd 28690 $19<% 18% 16% - % CPLAp 1245 SIO'A 10'/% 10>/4 + '% C Reserve 1800 $7'/b 7 7 CdnSupO 3900 S55»% 55 55 - '% Cdn Tire z25 $31 31 31 Cdn Tire A 7396 $32 31% 31% - % C unties 500 $14'% 14'/4 14'/4 + Va eu 10'/4 450 $29^ 29% 29% + % CUtll9.24 350 $28<% 28 28 - '% Canbra 250 370 370 370 - 5 Canray 2500 99 96 99 + 1 Canron 2500 $24 23% 23% - '% Cara z25 $9 9 9 CarlOK 3850 269 265 265 - 4 Cari A p 100 $24?% 24% 24% Cari Bp 200 $29% 29% 29% Cassiar 5138 $9'/4 9 9 - % Celanese 1225 355 350 350 Celanl75p 1100 $19/4 24'/4 9300 $12% 12% 12% 400 $8% 8'/4 8'/4 - Va Tr Can PL 8310 $16 15% 15% - % Ultrmar 120 460 460 460 +10 UnionGKA %?!'%?% 10% 10% Velcro 108 $9 9 9 - »% Wjax a 250 $16 18 18 + Va Westest 200 $31% 31% 31% + '% Zellers 2067 $5% 5'% 5'% - »% Junior induetrlellee 1000 30 30 1500 330 325 11 34 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'% 103 103 103 + 3 17 17 J7 - 3 $9'% 9'% 9'% 169 168 169 - 1 $7'% 7Va 7Va - Ve $13 13 13 405 405 405 -25 $20'% 20'% 20'% + '% Le dollar canadien Le dollar américain, par rapport à la devise canadienne, a clôturé hier en hausse de 17-100 à $1.0743.La livre sterling a pris 13-50 à $1.8711.À New 'York, le dollar canadien par rapport à la devise américaine, cédait 3-20 à $0.9308 et la livre sterling reculait de 3-100 à $1.7417.$5VS 5'/j 5Vi 26 26 26 $93/4 93/4 93/4 $26 V4 251/4 26 '/8 - '/a hors cote 1540 232 230 230 — 5 Arion Gold bUOO b'/a b'% 1130 50 50 50 London Life 21 S103'/4 103'/4 5225 145 141 144 + 3 Mar T T 7pc 15 $7 7 400 345 345 345 + ¦ 15 Modem Plastic 300 325 300 925 460 460 460 + 5 Niagara St 1000 400 400 West Allenbec 2000 25 25 21:5 $6'% 6'% 6'% Zodiac A 1500 25 25 216 480 480 480 200 $6'% 6'% 6'% + Ve 609 $30'% 30'% 30'% - % 2620 $24% 24% 24% - Va 2050 S20'% 20'% 20’% - % 5700 $12% 12% 12% + Ve 600 $5'% 5'% 5'% Tor Dm Bk 2754 $18% 18% 18% - '% les options 750 $14'% 14'% 14»% + 2500 $8% 8'% 8% 100 290 290 290 - 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BCTel 10'/, Ier avril 1995 103 103'/! Man Tel.11 I5|uin1996 107 108 Noi.Cenl.974 15janv 1990 97'/i OB'! 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67 l’actualité économique Le Devoir, vendredi 26 août 1977 • 19 La Chambre de Montréal proteste.Des mesures fédérales qui risquent de donner le coup de grâce au Port par Michel Vastel La Chambre de commerce de Montréal se refuse à laisser le gouvernement fédéral donner littéralement le coup de grâce au port de Montréal.On sait en effet que le ministre Otto Lang se propose, dès l’automne, de réviser la loi des ports et de procéder à une confiscation pure et simple de la réserve de $47 millions que l’administration du port de Montréal a réussi à accumuler au fil des années.Dans le même temps, le ministre canadien des transports laisse languir l’administration et l’empeche de terminer la construction d’un quai public pour containers, un investissement de quelque $7 millions, alors qu’il vient d’ouvrir un nouveau quai à Vancouver, au prix de.$50 millions, et qu’il s’apprête à en construire un deuxième de $40 millions à Halifax.Par ailleurs, le même ministre Otto Lang vient de corriger la situation financière de la Voie Martime du Saint-Laurent en transformant sa dette en capital-actions et en décrétant que l’usager paiera désormais le plein prix.Toutefois, le ministre a fait une exception de taille aux augmentations de tarifs qui devront s’ensuivre en faveur des porte-containers.à un point tel que les ports de Cleveland (Ohio), Hamilton et Toronto (Ontario), s’apprêtent déjà à accueillir cette manne inespérée.Les dirigeants de la Chambre de commerce ont rencontré le ministre Otto Lang en juillet dernier et ils ont en outre demandé l'appui du ministre québécois des transports.M.Marcel Lessard a jugé l’affaire suffisamment sérieuse pour la mettre dans » „ **<* - tetf ^ t§y m «M TT?’" Il n’en coûterait que $7 millions pour construire un quai public à containers et attirer ainsi CP Navigation à Montréal.La Chambre de commerce met en doute l’objectivité du ministre du travail Dans un style d’une rare vigueur, pour un organisme aussi modéré, la Chambre de commerce s’en est prise hier au gouvernement et au projet de Toi 45, mettant carrément en doute l’objectivité du ministre du Travail et la bonne foi du Premier ministre.Pour le président de la Chambre, M.Edgar Charbon-neau, on veut “passer à la vapeur, pour des raisons encore insoupçonnées”, un projet de loi qui favorise les syndicats et non les travailleurs.“Et il y a là une nette distinction à faire” précise M.Charbonneau.A 1 instar d’autres organismes, la Chambre constate par ailleurs qu’il y a loin du consensus péniblement dégagé par M.René Lévesque au Sommet de Charlevoix et la réalité du projet de loi 45, amendant le Code du Travail.La Chambre souhaiterait d’abord que le gouvernement dépasse les quelques conflits “fracassants” — United Aircraft, Robin Hood, La-palme — et se’souvienne que la paix sociale a surtout été perturbée, depuis quelques années, par les conflits qui impliquaient policiers, pompiers.éboueurs, chauffeurs d’autobus, infirmières, professeurs, employés de l'Hydro ou de la Poste, toute une catégorie d’employés qui “jouit de- puis belle lurette de la formule Rand.ou mieux!” Quant à la violence, la Chambre rappelle qu’elle vient tout autant de puissants syndicats, et “sûrement pas des petites et moyennes entreprises qui représentent 60% de l’effectif manufacturier du Québec”.En fait, et il s’agit d’une première conclusion de la lettre de la Chambre de commerce au Premier ministre et à son ministre du Travail, le projet de loi 45 créera bien-plus de déséquilibres qu’il n’en éliminera.L’organisme, qui représente 800 entreprises de la région Désourdy: la FTQ lance un ultimatum au gouvernement La Fédération des travailleurs du Québec, par la voix de son président Louis Laberge, a “donné une semaine au gouvernement pour dire ce qu il a l’intention de faire, face à la fermeture injustifiable de l’entreprise Désourdy”.Au cours d’une conférence de presse, Louis Laberge a notamment déclaré: ‘rDans le domaine linguistique, le gouvernement Lévesque a fait preuve d’une volonté et d’un courage politiques réels; nous attendons une pareille attitude de sa part dans le.domaine économique”.Les travailleurs de l’entreprise Désourdy sont convoqués en assemblée générale le 31 août prochain.Aucune action n’a jusqu’ici été décidée mais les idées ne manqueraient pas.Les représentants de la FTQ ont par ailleurs dénoncé “les manoeuvres financières de la banque royale et de la BCN qui ont empêché la vente de Désourdy à la firme Gendron et Lefebvte et qui prolongent la fermeture de cette usine”.On sait que, le groupe Roy-Nat, contrôlé par la banque royale et la BCN, a reporte à la fin septembre l’échéance pour de nouvelles offres d’achat.Même s’il lui importe peu que l’acheteur soit ou non la firme d’ingénieurs de Laval, la FTQ estimait raisonnable l’offre Gendron d’environ $3 millions.La firme Désourdy comptait à la fermeture 93 commandes de maisons préfabriquées, soit environ deux mois de travail assuré pour les 250 employés.Enfin, la fraternité unie des charpentiers-menuisiers d’Amérique (FTQ), a rappelé la promesse d'intervention gouvernementale pour “quelques milliers de dollars" et s’est étonnée du refus par la SDI d’un prêt de $400,000 sur quatre ans à l’entreprise De-sourdy.Selon un membre du cabinet de M.Landry, il n’a jamais été question a’un prêt de $400,000 mais d’un don que sollicitaient les investisseurs de Désourdy.Or, selon cet informateur, le gouvernement n'a pas comme politique de supporter le fonctionnement de findustrie et la SDI refusa ce don.Au contraire, des fonds restent disponibles pour la nouvelle compagnie reprenant la production de maisons préfabriquées Désourdy.La SDI peut prendre jusqu’à 30% de participation au financement du fonds de roulement, soit environ $300,000.La SDl peut aussi prêter de l’argent aux PME qui ont un plan d’exportations.Ce programme d’aide inclut parfois des subventions correspondant aux in-térèts de ces prêts.L’entreprise Désourdy pourrait faire une demande.Pour le cabinet du ministre Landry, le gouvernement est prêt à agir et fut déçu du blocage financier dû, selon toutes apparences, au refus de Roy Nat.Des mesures temporaires comme la location des bâtiments n’ont pu être trouvées avec cette firme.Interrogé, M.Claude Mercure, qui représente Roy Nat, a rappelé que Gendron et Lefebvre ne lui ont proposé que $1 million pour racheter la presque totalité des actifs, soit $3.7, selon l’estimation de Roy Nat.Cette proposition, sans autre choix, était inacceptable pour M.Mercure, désirant recouvrer les 1.5 millions prêtés à Désourdy.Le succès ou l’insuccès des offres d’achats devrait régler la querelle d'estimations entre les parties.Mais, pendant ce temps 250 travailleurs, grèvent les fonds publics du chômage et de l’assistance sociale.métropolitaine, affirme qu’il ne restera plus que deux choix aux entrepreneurs: la démission pour ceux qui concluront à leur incapacité de demeurer concurrentiels ou de faire face à une “grève à outrance”, ou la prudence, pour ceux qui choisiront de réaliser leur développement “là où les relations de travail reposent sur un équilibre mieux respecté”.En fait, estime la Chambre de commerce, “il est loin d’être assuré que cette loi contribuera au rétablissement de la paix sociale au nom de laquelle il a fallu avaler tant de couleuvres qu'on se demande jusqu’où on pourra aller sans risquer une grave indigestion”.Enfin l'orgaisme brandit la menace d’une “saignée démographique, répétition du malheureux exode du siècle dernier vers des emplois, même mal rémunérés”.La Chambre de commerce se dit d’autant plus inquiète quelle s'attend à un autre train de mesures comme la loi sur les conditions minimales de travail.Quand au Sommet économique la Chambre se demande tout simplement s’il ne s’agissait pas d'une “façade” puisqu’elle accuse le gouvernement de ne pas en respecter l’esprit.Dressant en quelque sorte un schéma tripartite des rela-tions de travail dans l’entreprise, où le syndicat devient un tiers qui s’interpose entre travailleurs et employeurs, la Chambre de commerce accuse le gouvernement de créer un déséquilibre en faveur du seul syndicat, au détriment de l’entreprise, on s’en doute, mais aussi au désavantage des travailleurs eux-mêmes.Estimant avoir établi qu’il existe d’autres causes aux conflits que la seule mauvaise foi des employeurs, la Chambre de commerce demande au gouvernement la convocation de la Commission parlementaire pour réfléchir sereinement et en profondeur à tous les aspects de la violence dans les relations du travail au Québec.les mains de son sous-ministre.En ce qui concerne le port lui-même, on sait que le gouvernement fédéral s’apprête à accorder une nouvelle autonomie et un rôle régional plus important aux ports du Canada.Le ministre, pour ce faire, se propose de remettre à chaque port régional, actif et passif.Et, pour qu’il n’y ait pas de jaloux, chaque port devra partir “à zéro’, c’est-à-dire que l’administration du, port de Montréal, par ailleurs bien fière d’avoir accumulé une réserve de $47 millions, se la voit confisquée, au nom de l’équité nationale! “Ce fonds risque de disparaître entièrement constate la Chambre de commerce, si le ministre n’autorise pas au moins un modeste investissement de $7 millions pour parachever l’aménagement du quai Jacques-Cartier, près du Vieux-Montréal, en quai public.Actuellement, les transporteurs privés doivent obligatoirement passer par les quais privés de Manchester Liner, Saab et Cast.Or, la Chambre a l’assurance que quelques autres transporteurs, et notamment CP Navigation, seraient intéressés à la présence d’un quai public à Montréal.La Chambre de commerce prétend, qu’un tel quai serait assuré cfe transborder au moins 30,000 containers par année.Rappelant que l’impact économique d’un seul container est de $20 la tonne, la Chambre estime qu’il y a actuellement un manque à gagner d’au moins $9 millions pour '.a région portuaire de Montréal.Même si l’administration du port de Montréal n’a actuellement que $7 millions à dépenser, le solde de $40 millions, qui lui restera de toute manière, devrait lui être laissé, cette somme lui assurant des revenus de placement qui amélioreront sa position concurrentielle.Mais le succès du port de Montréal, et notamment de son quai public pour containers, dépend également de la politique du gouvernement fédéral quant à la tarification sur la voie Maritime du Saint-Laurent.En éliminant la dette de la Voie Maritime, le gouvernement fédéral veut en effet ramener les utilisateurs au vieux principe du “user pay”, principe auquel la Chambre ne s'oppose évidemment pas.Mais alors elle s’étonne qu’on adopte un régime d’exception pour les containers, donnant ainsi une autre longueur d’avance aux ports des grands lacs.qui n’en avaient vraiment pas besoin! Avec la possibilité d’un tarif réduit sur le parcours Montréal-Lac Ontario la région portuaire de la métropole perdrait aussi le seul avantage qui lui reste de demeurer le point le plus avancé, en territoire canadien, par rapport à l’Atlantique.La Chambre de commerce de Montréal estime “qu’une telle mesure, si elle était mise en vigueur, ne pourrait qu’accentuer le mouvement déjà amorcé depuis l’ouverture de la Voie maritime en 1959, de concentration de l’activité économique dans la région du sud-est de l’Ontario et notamment la région de Toronto”.Enfin la Chambre de Montréal, au cours de sa rencontre avec le ministre Otto Lang en juillet dernier, s’est catégoriquement opposée à ce que le gouvernement fédéral transforme la totalité de sa dette en capital-actions.Elle lui a plutôt demandé de verser une subvention maximale de $300 millions, équivalente aux intérêts accumulés.Le $500 millions restant, la Voie maritime aurait la charge de le capitaliser elle-même, sur une période de 34 ans, à même ses revenus d’exploitation.Cela ne pourrait certes se faire que par une augmentation des tarifs mais, selon les membres de la Chambre, cela contribuerait à rétablir un gain équilibre entre les deux régions industrielles de Montréal et de Toronto.CIL menace de fermer l’usine de Valleyfield La CSN a accusé hier soir CIL de se livrer à un "chantage à la fermeture”, du genre de celui déjà fait à East Angus par Domtar, et par Gulf à Shawinigan.En effet, selon le porteqjarole de la Fédération de la métallurgie (CSN), les 250 employés de production ont été avisés lundi dernier que l’usine fermera ses portes le 16 novembre prochain si la transaction avec Space Research Corp ne connaît pas de succès à cette date.On sait depuis longtemps que Canadian Industries Ltd cherche à se départir de cette usine à Valleyfield qui fabriquait des explosifs.Au temps où CIL avait de gros contrats pour les États-Unis, l’usine de Salabery employait 600 personnes.Depuis, les effectifs ont été réduits à moins de 300.CIL a un temps songé à convertir cette usine pour la fabrication d’explosifs industriels mais sa politique est plutôt aujourd’hui de situer ces unités de production le plus près possible de l’utilisateur, c’est-à-dire près des mines, des grands chantiers de construction comme la baie James, etc.La nouvelle de la fermeture possible, le 16 novembre, a pris les employés par surprise puisqu'ils doivent avoir une séance de négociation aujourd’hui.Il a été impossible hier soir de rejoindre quiconque de la CIL pour connaître la version officielle de l’entreprise.Selon le porte-parole syndical, “il est clair que cette menace de fermeture vise à semer la crainte parmi les travailleurs pour les amener à restreindre leurs demandes.” “On nous dit que l’usine n’est pas rentable, a déclaré le négociateur syndical Clément Groleau, mais on ne nous amène pas de preuves.En même temps, cependant, CIL annonce qu’elle compte transférer ses équipements ailleurs, à Sept-Des et à Macmastervil-le”.M.Groleau ajoute: “on ignore tout: à quel coût se fait la transaction?Combien d’emplois cela peut-il créer?Quels produits seront fabriqués?Y aura-t-il des subventions gouvernementales?”.Ce dernier dit craindre qu’on veuille amplifier cette rumeur de fermeture pour que, si la vente ne se concluait pas, le syndicat en soit tenu responsable.Quebec Lithium rouvrirait bientôt Sullivan met en valeur un gisement de tungstène par Marie-Agnès Thellier Brunswick Tin Mines Limited va prochainement s’associer à Billiton Exploration Ca-nad Ltd (Beca) pour mettre en valeur un dépôt de tungstène, de molybdène et de bismuth au Nouveau Brunswick.Une lettre d’intention vient en effet d’être signée entre les deux compagnies, après de longues négociations.D’autre part, M.Jean Jacques Beauchemin, président au groupe minier Sullivan Limitée qui contrôle Brunswick Tin Mines Ltd, a annoncé hier que le groupe s’apprêtait à reprendre la production de la mine exploitée par Québec-Lithium en Abitibi.Les négociations en cours devraient permettre une réouverture rapide.L'entente entre la Billiton Exploration Canada, et la “Brunswick Tin Mines” prévoit la création d’une société en nom collectif dont l’objectif serait d’abord l’étude de rentabilité du gisement avant d’arriver à une entente sur la mise en exploitation.Le groupe Sullivan a donc trouvé un éventuel partenaire pour le développement et l’exploitation d'un dépôt contenant une douzaine de métaux, dont seuls le tungstène, le molybdène et le bismuth seront d’abord extraits, mais dont l’argent, le zinc, le plomb, le cuivre, l’or et l’étain pour-, raient être extraits par la suite.Billiton Exploration est filiale d’une société hollandaise, Billiton International Metals, contrôlée par la puissante Royale Dutch.Comme Billiton se charge de l’étude de rentabilité, le groupe Sullivan est sûr de compter sur un partenaire financier d’envergure en cas de mise en exploitation.Car, le projet envisagé aurait “beaucoup d’ampleur” selon M.Beauchemin.La production devrait atteindre 1500 tonnes par jour.Il s’agit d’un investissement compris entre $25 et 35 millions, selon le procédé choisi.Déjà Brunswick Tin Mines a investi $12 millions sur ce dépôt situé près de la frontière entre le Nouveau Brunswick et les Étqts Unis, à 40 milles de St-Stephen, sous une montagne couverte de bois.Trois rampes d’accès ont été installées et près de 5000 pieds de travaux souterrains ont déjà été réalisés.Cette prospection a permis de “bloquer” le coeur le plus riche du gisement, soit environ 7 millions de tonnes.La compagnie minière a dû aussi procéder a des recherches métallurgiques pour séparer la douzaine de métaux agglomérés.La compagnie a travaillé pour cela avec le gouvernement fédéral et des consultants.L’exploitation du tungstène sera la seconde réalisée au pays; la première concerne un minerai d’excellente teneur dans le Nord-Ouest du Canada.Les prix actuels du tungstène, du molybdène et du bismuth devraient assurer une confortable rentabilité au projet.Le groupe Sullivan a offert a Billiton 50% des intérêts de l’affaire, si cette dernière pourvoit à tout le financement de la mise en production.Brunswick s’assurerait toujours une royauté de $2 la tonne jusqu’à concurrence de $1 millions.Une royauté de $0.10 serait aussi assurée à Le déficit commercial américain atteindra près de $25 milliards WASHINGTON (AFP) -Le déficit commercial des États-Unis est resté supérieur à deux milliards de dollars en juillet, a annoncé hier le Département du commerce.Les importations ont dépassé les exportations de 2.3 milliares de dollars, ce qui constitue une amélioration sensible par rapport au déficit record de 2.8 milliards enregistré en juin mais reste néanmoins considérable.Pour les sept premiers mois de l’année le déficit se chiffre à 14.9 milliards de dollars au lieu de 6.4 milliards pour l’ensemble de 1976.L'amélioration de juillet a été due principalement à une baisse des importations qui sont tombées d'un record de 12.932 millions de dollars en CLINIQUE DE PHYSIOTHÉRAPIE SAINT-URBAIN rollond lamordtt è.sc.phy>iuth4rap«ut« m.(.p.p.q.JI75 ru# st-urfcain, suit» 417, montréal, qué.H3WIV1 714-3240 CLINIQUE DE PHYSIOTHÉRAPIE PHILIPPE THOMAS phillippt thcmni phyiiothérapéuta, m.c.p.p.f.MIS, rut St-Dtnis, montréal, qué.3I7-1704 CLINIQUE DE PHYSIOTHÉRAPIE DESROSIERS ENRG.paulin* lomontogM foroiitrs, h.u.phytidMraHVl* n’ t FU.441, ni< Mlrt-fclTM ni, riptoligny, qué.511-1437 PHYSIOTHÉRAPIE INTERNATIONALE PHYSIOTHÉRAPEUTES: korln ouitin, i.p.f., m.r.p.p.q.mary uni Juliull, k.p.l., m.c.q.p.q.mono mortin, Lu., m.t.q.q.q.Ill, ruo victor», woitmount, qv4.414-4437 Baisse du prix des aliments au détail OTTAWA (PC) — La Commission de lutte contre l’inflation a annoncé hier que le prix des aliments au détail a connu sa première baisse mensuelle de l’année entre la mi-juillet et la mi-août en raison principalement du déclin saisonnier du prix des légumes frais.En fait le prix des légumes frais a baissé de 17.1 pour cent depuis la mi-juillet.Le prix du choux, des carottes, des concombres, des oignons, et des pommes de terre a diminué de plus de 10 pour cent au cours des quatre dernières semaines Malgré cette baisse saisonnière, la hausse des légumes frais se maintient toujours à 9.1 pour cent de plus que l’an dernier.Par contre, le prix des fruits frais a augmenté de cinq pour cent depuis la mi-juillet, à cause du prix plus élevé des pommes et des oranges.Quant au boeuf et au porc, ils sont respectivement à 2.2 et 1.7 pour cent de plus qu'il y a un mois et à 6.7 et 1.2 de plus qu’il y a un an.La commission prévoit, qu’à long terme, le prix du boeuf augmentera tandis que celui du porc connaîtra un fléchissement.Signalons également que le prix des oeufs, des boissons gazeuses et de la viande transformée a connu une légère baisse au cours de la même période, tandis que celui de la volaille et du poisson augmentait.Selon la commission anti-inflation, .44 par semaine au Canada pour la semaine se terminant le 19 août, soit 13 cents de plus que le coût hebdomadaire de juillet.L’indice des prix au détail de la CLI est fondé sur un relevé fait dans 12 centres répartis à travers le Canada.Il s’élève maintenant à 9.8 pour cent de plus que l’an dernier, c'est-à-dire à 127.5.Le coût moyen hebdomadaire du marché est actuellement de $66.50 à Yellowknife, à $49.32 à Toronto, à $49.83 à Winnipeg, à $52.70 à Vancouver, à $48.37 a Montréal, à $47.18 à Québec, à $48.35 à Ottawa-Hull.juin à 12,476 millions le mois dernier.Ce repli a été causé pour plus de moitié par une diminution des arrivages de pétrole qui, à 3.6 milliards de dollars, ont été inférieurs de 307 millions à ceux de juin.Les exportations de leur coté ont légèrement progressé, totalisant 10,149 millions de dollars, en hausse de 0.4 pour cent par rapport à juin.Elles sont cependant restées inférieures à leur niveau de mai.Le tassement des importations de pétrole, dont l’augmentation depuis le début de Tannée a été l’une des causes principales de la détérioration du commerce extérieur des États-Unis, devrait se poursuivre dans les mois qui viennent en raison de l’arrivée progressive sur le marché du pétrole de l’Alaska, notent les analystes.Néanmoins, l’administration prévoit toujours un déficit substantiel au cours des prochains mois et s’attend à un déficit total de Tordre de 25 milliards de dollars pour l’ensemble de Tannée, ce qui pulvérisera tous les recoras.Les experts de la trésorerie soulignent que ce déficit est une contribution au processus d'ajustement des balances des paiements des autres pays.Les statistiques publiées par le Département du commerce pour le premier semestre montrent cependant que les pays industrialisés d'Europe Occidentale n’ont pratiquement pas profité de la détérioration de la balance commerciale américaine, leur déficit global à l'égard des États-Unis se maintenant à peu près à son niveau du premier semestre 1976.Mount Pleasant Mines Ltd.Lorsque Billiton se sera remboursé du financement, les intérêts seront partagés à parts égales entre les deux compagnies.Billiton aura 90 jours après le dépôt de l’étude de rentabilité pour se décider à investir plus largement.L’agence d’examen de l’investissement étranger au Canada devra aussi examiner le contrat conclu entre le groupe Sullivan et la filiale de Billiton International.Le groupe projette par ailleurs une autre création de société "en nom collectif” pour exploiter un autre gisement.La reprise annoncée des activités de Québec Lithium en Abitibi représenterait un investissement de $7 millions, à trouver dans le groupe Sullivan et chez ses sociétaires.L’exploitation devrait permettre de créer 200 emplois, dans cette mine gardée en état après une première exploitation.Au contraire, le groupe a cessé en 1976 ses activités dans les cantons de TEst, où il extrayait cuivre, zinc et plomb.L’exploitation menée Ear “Nigadoo River Mines td" près de Bathust au Nouveau Brunswick se termine actuellement; la mine d’argent et d’autres métaux employait 200 personnes environ.' Le groupe minier poursuit ses prospections; plus de $20 millions auraient été dépensés depuis quinze ans au Québec et au Nouveau Brunswick par ce groupe qui emploie 300 à 500 personnes.Selon le président du groupe minier Sullivan, le groupe jouirait d’une situation financière très saine, avec presque $10 millions d’actifs et aucune dette.Bell Canada AVIS ou 374e DIVIDENDE Un dividende trimestriel do un dollar et deux cents par action ordinaire a < te declare et sera payable le 15 octane.1977 aux détenteurs d actions ordinaires ’ .o' reoe tres aux livres de la compagnie a la fermeture des bureaux le 15 septe’mbre 1977.Le secrétaire, J.T MOORE, Montréal, le 24 août 1977 Bell Canada avis du 31e DIVIDENDE Un dividende trimestriel de quatre-vingts cents par action privilégiée de $3 20 à dividende cumulatif, rachetable.convertible et donnant droit de vote a été déclaré et sera payable le 1er novembre 1977 aux détenteurs de ces actions privilégiées enregistrés aux livres de la compagnie à la fermeture des bureaux le 30 septembre 1977.Le secrétaire, J T MOORE.Montréal, le 24 août 1977 —y' *( mv* COMPAGNIE D'ASSURANCE DU HOME CANADIEN Avia d'Assamblée .Spéciale VEUILLEZ PRENDRE AVIS qu’une assemblée spéciale des actionnaires de la Com-pagnied’AssuranceduHome Canadien aura lieu à son siège social, 1075 Côte du Beaver Hall, Montréal, le jeudi, 15 septembre 1977, à 11:45 A.M.aux fins de délibérer sur le règlement 3-L, augmentant le nombre des administrateurs de 11 à 13, et, si on le juge à propos de le confirmer.JACQUES LEGAULT Secrétaire MONTRÉAL, le 26 août, 1977. 20 • Le Devoir, vendredi 26 août 1977 flans nas?pas te "b Sûrement pas ces heureux gagnants de prix en argent comptant.Et ce ne sont que quelques-uns des chanceux qui ont gagné des prix de $5., $100., $500., ou $1,000.au CONCOURS-BINGO DE PEPSI-COLA.Vous pourriez aussi être du nombre, puisque plus de deux millions de prix sont offerts durant ce concours.C’est presque un million de plus que prévu.Et nous vous offrons maintenant 15 rondelles-primes, ce qui rend la participation au BINGO DE PEPSI-COLA plus intéressante que jamais.Il reste encore une foule de prix en argent comptant à gagner et le concours se termine le 19 septembre 1977.Gisele Thibeault, Sudbury, Ontario Doug James, Kingston, Ontario Jan Deptuch, Saskatoon, Saskatchewan Germaine Landry, Montreal, Québec Robin McLennan, Barrie, Ontario Suzanne Bernard, Thetford Mines, Québec Anne Ellis, Willowdale, Ontario Christelle Blanchette, Montréal-Nord, Qué.Ken Valdron, Campbellton, N.B.Michel Brodeur St.Damade, Québec Linda Leaman, Salisbury, N.B.Rosemary Haggett, Sydney Mines, N.S.Precille Croteau, Granby Québec Allan Bohrson, Hawarden, Saskatchewan Frank Cole, Vancouver B.G.Odette Gauthier Bergeronnes, Québec Maurice Marchande, Trois-Rivières, Québec Dale M.Fraser, New Waterford, N.S.Raymond Lesperance, Windsor Ontario Rita Corcoran, Coniston, Ontario Roger Dupras, Bélair, Québec Carole Michaud, Edmundston, N.B.Jean Ragé, Digby, N,S.Sheila Schueller, Viscount, Saskatchewan Gerry Leclercq, Mayerthorpe, Alberta Donald Menard, Cornwall, Ontario Jocelyne Labbé, East Angus, Québec Nolan Riplay Chatham, Ontario Robert Wilson, Moncton, N.B.Frank Zimmard, Squamish, B.C.Ronald Nagraeff, Pelly, Saskatchewan Louise Bell, Sherbrooke, Québec Brian Sim, St.Thomas, Ontario Frank Filia, Sarnia, Ontario George Belliveau, Scoudouc, N.B.Cathy Palichuk, Pine River Manitoba John Wall, Cornwall, Ontario Nicky LeGresley Chatham Ftead, N.B.Daniel O'Brien, Toronto, Ontario Phillip MacLeod, Milton, N.S.Dan Heath, Scarborough, Ontario Isabel Murphy Long Sault, Ontario Jean Rock Lebel, Trois-Pistoles, Québec Peter Bertacco, Burns Lake, B.C.Hazel Swire, Sault Ste Marie, Ontario Mario Fournel, Cadillac, Québec Adwena MacDonald, New Waterford, N.S.Tony Steiner, Camrose, Alberta Thomas Dodman, Kelowna, B.C.Micheline Rodrigue, Ancienne Lorette, Qué.Lorna McNally, Belleville, Ontario Leslie Strutt, Winterburn, Alberta Sonia Tait, Codette, Saskatchewan Anton Dyck, Winkler, Manitoba Charles Burke, Simcoe, Ontario Monique Méthot, Vanier Québec Eveline Minier Port-Alfred, Québec Stella Goodwin, Amherst, N.S.Raymonde Dagenais, Laval, Québec Eric Demeules, Pte.Lebel, Québec Debbie Hart, Mabout, N.S.Karl Walker Brandon, Manitoba Margaret Atamanuk, Welland, Ontario Dan Clancy, Hastings, Ontario Donald Carlson, Sturgis, Saskatchewan Linda Bahr Edmonton, Alberta Martin Mackey Manmer Ontario Robert Elliott, Cambridge, Ontario Cynthia Poborsa, Fort McMurray, Alberta Béatrice Lanoix, Byrson, Québec Kimberlee Savoie, Campbellton, N.B.Jason Stehr Innisfail, Alberta Fee Leong, Clearbrook, B.C.Patty May, Prince George, B.C.Kathryn Vriesacker Woodslee, Ontario Kenneth Wasyliuk, Flin Flon, Manitoba Donna Young, Toronto, Ontario Walter Mann, Tide Head, N.B.Dawn Kelley, Windsor N.S'.Turcotte Bertrand, Thetford Mines, Québec Jean Robertson, Oshawa, Ontario Richard Bouffard, Toronto, Ontario Jacques Bédard, Messines, Québec Lise Forget, South Durham, Québec Calvin Sargent, Botha, Alberta Edna Horsleben, Vancouver B.C.Shelley Jarvis, Calgary, Alberta Gérard Gariepy Drummondville, Québec Nancy Leflar Roblin, Manitoba Ginger Wilkinson, Saskatoon, Saskatchewan Barry Oram, Coronation, Alberta Linda Fischer Kitchener Ontario Victor Haddad, Ottawa, Ontario Dominique Desbiens, Charlevoix, Québec Pierre Houle, Longueuil, Québec Neil Pasqua, Regina, Saskatchewan Rod Campbell, Teulon, Manitoba Daniel Moreau, Kingston, Ontario Sharon Sorchiniski, Nanaimo, B.C.Sadra Aasen, Creston, B.C.Anna Joy, Port Union, Newfoundland Louis Godin, Montréal, Québec Jeanette Chester Hudson Bay Saskatchewan Susan Gauthier, Chelmsford, Ontario Wtesley Whitmore, Apsley Ontario James Hurley, St.John's, Newfoundland Peggy Gordon, Cobourg, Ontario Roger Coulombe, Campbellton, N.B.Jamie Carr Scarborough, Ontario Catherine Crispo, Antigonish, N.S.Errol Bloom, St.Laurent, Québec Cécile Harnois, St.Hyacinthe, Québec Dorothy Doumoulin, Hamilton, Ontario Pierre Cloutier, Shawinigan, Québec Charles Richard, Cocagne, N.B.Joanne Harvey, Guelph, Ontario Lawrence Koowenhoven, Vancouver B.C.Chris Aasen, Red Deer Alberta Joy Slaney, Burin, Newfoundland Elaine Ward, Moncton, N.B.Roméo Leduc, Val Caron, Ontario Martine Laroche, Sherbrooke, Québec Larry McGugan, Port McNicoll, Ontario Bradley Quick, Kamloops, B.C.Donalda Morton, Whelan, Saskatchewan Wayne Sandison, Winnipeg, Manitoba Valerie Enns, Purple Springs, Alberta Denise Sauvé, Blainville, Québec Herby Burns, Saskatoon, Saskatchewan Mario Marcotte, Anjou, Québec Michael King, Wingham, Ontario Sandi Elwes, Delaware, Ontario Sylvia Sereda, Wakaw Saskatchewan Peter Krawchuk, Calgary Alberta Charlie Truckle, Toronto, Ontario Dan Jung, Duncan, B.C.Galvin Goldthorpe, Stettler Alberta Marline Melitzec Elrnira, Ontario Martin Cardinal, St.Hilaire, Québec Maurice Julien, L'Islet, Québec Bernard Dupont, Black Lake, Québec Rodrigue Robinson, St.Jacques, N.B.Lloyd McLeod, Montréal, Québec Bernard Lacharice, Ottawa, Ontario Simon Larocqus, Pigeon Hill, N.B.Rod Gervais, Pembroke, Ontario Aimé Aubé, St.Léonard, Québec Anita Myre, Verdun, Québec Diane Soucy, Village Claie N.B.Kevin Hunter Amherst, N.S.Agnes Dunn, Newcastle, N.B.Vincent Lajoie, Belle River Ontario Jocelyne Coursol, Ste-Sophie, Québec John Craik, New Liskeard, Ontario Ann Mallory, Sharon, Ontario Thérèse Laperie, St.Hyacinthe, Québec Carol Boudreau, Dalhousie, N.B.Cari MacMaster Oxford, N.S.Dubé Mario, St.Germain, Québec Wes Pidskalny Saskatoon, Saskatchewan Cheryl Kraneker Burnaby, B.C.Kenneth Hawryluk, Mundare, Alberta Alain Barriault, Longueuil, Québec Brenda Tremblay, Bathurst, N.B.Monique Soucy, Rivière-du-Loup, Québec Don Garand, Meadow Lake, Saskatchewan Carole Croteau, Sherwood Park, Alberta Therese St.Amand, Grand Falls, N.B.Ricky Cyr Pictou, N.S.Marion Lemirante, Chalk River Ontario Sylvie Borduas, Montréal, Québec Hans Rucks, Regina, Saskatchewan Janice Miller, Surrey, B.C.Leah Gore, Fort MacLeod, Alberta Don Lajoie, Saint-Bastile, N.B, Aline Beausoleil, Wolf Lake, Québec Elaine Holmes, Fredericton, N.B.Suzanne LeBlanc, Hull, Québec Donald Emisch, Tramping Lake, Sask.Gloria Fugina, London, Ontario Val Duck, Teeswater, Ontario Aurore Levesque, St.Joseph, N.B.Stephen Haughn, Plesantville, N.S.Wayne Robson, New Glasgow N.S.Sylvia Kresewitsch, Islington, Ontario Erda Dillinger LaSalle, Québec Doug Sortees, Saskatoon, Saskatchewan Maurice Bouchard, Comté Saguenay, Qué.Terry Hawkins, Fredericton, N.B.Roily Gosselin, Hamilton, Ontario Rhèa Gaudreau, Hull, Québec Dianne Martin, Rivière Verte, N.B.Suzanne Provençal, Anjou, Québec Anne Haggett, Sydney Mines, N.S.Lucille Blouin, Vanier Québec Tommy Lewis, Montréal, Québec Edouard Van Acker Napierville, Québec Gita Kapahi, Vancouver, B.C.Peggy Lackenbauer, Kitchener, Ontario Perry Lowdell, Surrey, B.C.Hazel Hardy, Sherbrooke, Québec Linda Lind, Grande Prairie, Alberta Janet Grocutt, Sparwood, B.C.Debbie Donald, London, Ontarip Brian Ruffo, Etobicoke, Ontario Marg Berridge, Unionville, Ontario Beverly Myers, Windsor Ontario Valerie Coggan, Greenwood, B.C.Thomas Dodman, Kelowna, B.C.Alain Champagne, Montréal, Québec Derrick Wylie, Verdun, Québec Karen Gardner Leslieville, Alberta Sylvie Gosselin, Montréal, Québec Marsha Bede, Abbotsford, B.C.Peter Gresbrecht, Langley, B.C.Deanna Palubiskie, Barry's Bay Ontario Donna Scott, Camalachie, Ontario Ron Crockford, Winnipeg, Manitoba Linda Fischer, Kitchener, Ontario Carole Lachapelle, Williams Lake, B.C.Gino Lévesque, Sept-lles, Québec Marc Houle, Drummondville, Québec Joanne MacLellan, North Sydney, N.S.Terry Wilson, Moncton, N.B.Marie Anne Babineau, Shediac Bridge, N.B Walter McLeod, Hants Co., N.S.Wilfred Marsh, St.John's, Newfoundland Nicole Daigneault, St.Pierre De Sorel, Qué.Denise Râtelle, Lasalle, Québec Hughette Duguay, Petite Lameque, N.B.Hélène Moisan, Québec, Québec André Chassé, Témiscouata, Québec Brenda Arsenault, Campbellton, N.B.Jean Louis Bossé, Edmundston, N.B.Andy Fourtounas, Toronto, Ontario Barbara Fay McCue, Cornwall, Ontario Bill Peckham, St.John's, Newfoundland Robert Ellis, Newcastle, N.B.Carol Benedict, Windsor Hants Co., N.S.Tom Helmkay London, Ontario Brian Schultz, Kitchener, Ontario Thérèse Dolan, Montréal-Nord, Québec Line Gravel, Comté Gatineau, Québec John Lavinger, Kelowna, B.C.Brian Toth, Calgary, Alberta Martin Larivée, St.Honoré, Québec Marc Provost, Montréal, Québec Charlotte Popoff, Ascroft, B.C.Cathy Post, Calgary, Alberta Leonard Deyholos, Grandview Manitoba Murray Carlesenius, Delisle, Saskatchewan Gary Chan, Maple Ridge, B.C.Marilyn Barrow New Hamburg, Ontario Timothy Moffatt, Brockville, Ontario Mario Chase, Kirkland Lake, Ontario Morris Rennett, Bishopton, Québec John Spencer, Charlottetown, PE.I.UTILISEZ CES QUINZE RONDELLES POUR COMMENCER À REMPLIR VOS CARTES DU BINGO DE PEPSI-COLA.Plus de deux nuDicfns deprix scM oflèrrts durant œ exaxa^ C’est presquemrailliande plus que prévu.VOUS POURRIEZ GAGNER $25,000 ! Pour participer au Concours-tirage de $25,000.du Bingo de Pepsi-Cola.faites parvenir 10 rondelles du Bingo de Pepsi-Cola avec votre nom et adresse à Concours-Tirage du Bingo de Pepsi-Cola, Boite postale 2100, Toronto.Ontario M5H 1H1 VOUS POURRIEZ GAGNER 25e.50C ou $1 00! Recherchez simplement les rondelles indiquant 25C.50C ou $1.00 sous les capsules de Pepsi-Cola spécialement marquées "Bingo".Si vous en trouvez une, remplissez la formule de participation en répondant correctement à la question-épreuve et remettez-la.avec la rondelle appropriée, à votre marchand Pepsi-Cola VOUS POURRIEZ GAGNER $5., $100.$500.OU S1.000T Collectionnez les rondelles numérotées du Bingo de Pepsi-Cola sous les capsules spécialement marquées "Bingo" Appareillez les numéros des rondelles avec ceux inscrits sur l'une des quatre cartes officielles du Bingo de Pepsi-Cola que vous voyez ci-dessous.Et n'oubliez pas les 15 rondelles-primes ci-incluses.Lorsque vous aurez réuni les rondelles suffisantes pour gagner, apposez vos initiales à l'endos de chacune d'elles, remplissez la formule de participation en répondant correctement d la question-épreuve et postez-la par courrier recommandé, en compagnie des rondelles, à l'adresse suivante: Concours-Bingo de Pepsi-Cola, Boîte postale 8157 Toronto, Ontario M5W 1S8 LE CONCOURS SE TERMINE LE 19 SEPTEMBRE 1977 "DEMANDEZ LES DÉTAILS COMPLETS DU CONCOURS CHEZ VOTRE MARCHAND PEPSI-COLA" FORMULE DE PARTICIPATION Écrivez soigneusement en lettres moulées Nom________ Adresse:—____ Ville:_______ Code Postal:.-App.i .Province:__ —Tèl mao i BINGO 1 18 ^ 46 73 I N GO 9 17 35 51 62 IJ___ 6 1211 w54 70 14 29 44 55 69 5 25 43 iiuwMwm!WWuuuutixa.
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