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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 septembre 1977
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1977-09-17, Collections de BAnQ.

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fais ce que dois LES VOYAGES Permit: 50171 1460 avenue Union Montréal H3A-2B8 Qué 845-8221 de* mféipe* e* £7(Æ0P£ Vol LXIX-No 214 Nuageux avec des averses.Maximum 20.Montréal, samedi 17 septembre 1977 Saint Charles Borromée 25 CENTS Jean Chrétien aux Finances Trudeau crée un poste de ministre aux relations fédérales-provinciales OTTAWA (CP) — Le premier ministre du Canada, M.Pierre Trudeau, a procédé hier à un remaniement important de son cabinet touchant une douzaine de ses ministres.Comme le voulait la rumeur, M.Jean Chrétien a été nommé ministre des Finances.M.Trudeau a créé un poste important pour M.Marc Lalonde, qui devient mi- nistre d’État chargé des relations fédérales-provinciales.Tout ce chambradement ne fait cependant place qu’à un seul nouveau venu au sein du conseil des ministres, M.Norman Cafik, député de la circonscription toron-toise d’Ontario, qui devient ministre d’État au multiculturalisme.Le remaniement annoncé hier par M.Trudeau implique le déplacement de neuf ministres et deux nominations, celle de M.Cafik et celle de M.Allan MacEachen au poste nouveau de vice-premier ministre.M.MacEachen demeure président du Conseil privé.Un seul ministre cumulera deux fonctions.Il s’agit de M.Judd Buchanan, qui a été nommé ministre d’État chargé des sciences et de la technolo- LaCallas était plus qu’une diva PARIS (d'après AFP et Reuter) — La diva du théâtre lyrique contemporain, la cantatrice Maria Callas, est décédée hier après-midi d’une crise cardiaque à son domicile parisien de l’avenue Georges Man-del.Elle était âgée de 53 ans.Née de nouveaux immigrants grecs à New York, le 2 décembre 1923 elle avait renoncé à sa nationalité américaine pour reprendre la nationalité grecque en s’établissant à Paris en 1966.C’est à ce moment qu'elle s’éloigna de la scène pour n’y revenir qu’en 1973, en comapgnie de l'un de ses partenaires des années de gloire 1973, Giuseppe di Stefano à Paris.Accompagnée seulement d'un piano elle renoua avec son public, puis ce fut le silence.Maria Callas a été surtout une tragédienne lyrique, ce que les italiens appellent une “Prima donna assoluta”.Depuis qu’elle est apparue, dans les années 50, sur les scènes européennes, on a parlé de chant dramatique avant Callas et de chant dramatique après elle.En fait, cette cantatrice a renoué avec la tradition perdue du "bel canto” italien du XIXème siècle.Depuis qu'elle a obligé l'opéra à se souvenir qu’il était aussi une manifestation théâtrale, les défilés de chanteurs ventripotents et de cantatrices rondelettes venant pousser leur air sur le devant de la scène, ne sont plus acceptables.Elle porta le scrupule jusqu’à maigrir de 30 ki-Voir page 6: La Callas I 'ie, et qui conserve en plus son porte-euille des Travaux publics.Les nominations ministérielles se résument ainsi: M.Allan MacEachen demeure président du Conseil privé et devient vice-premier ministre.M.Jean Chrétien passe de l’industrie et du commerce aux Finances.M.Warren Allmand, ministre des Affaires indiennes et du nord, est nommé à la Consommation et aux corporations.M.Hugh Faulkner quitte les Sciences et la technologie pour accéder aux Affaires indiennes.M.Marc Lalonde occupe le nouveau poste de ministre d’État chargé des relations fédérales provinciales, après avoir occupé le portefeuille de la Santé.M.Judd Buchanan ajoute un ministère, celui des Sciences et de la technologie, à celui des Travaux publics qu’il détenait déjà.M.Len Marchand, le seul ministre d’origine indienne au sein du gouvernement s'occupera de l'environnement, qui a été dissocié des Pêcheries, après avoir servi aux petites entreprises.Mme Monique Bégin laisse le Revenu national pour accéder au portefeuille de la Santé et du bien-être.M.Anthony Abbott passe de la Consommation et corporations aux Petites entreprises, tandis que M.Joseph Guay accède au ministère du Revenu national après s’être occupé du multiculturalisme.Enfin, M.Jack Homer, qui a abandonné le parti progressiste-conservateur pour passer aux libéraux dernièrement, devient ministre de l’Industrie et du commerce, après quelques mois avec le titre de ministre sans portefeuille.Ces nominations ont été accueillies par un grand éclat de rire de M.Joe Clark, le chef de l’opposition, qui s’entretient à Kingston avec quatre premiers ministres , conservateurs provinciaux.M.Clark a fait remarquer que M.Trudeau n’avait pas d’autre choix que de Voir page 6: Le remaniement Marc Lalonde Jean Chrétien Jack Horner Le caucus du Parti québécois prend le “virage de l’économie” par Jean-Claude Picard SAINTE-MARGUERITE - “Prendre ie virage de l’économie”: voilà, mot pour mot, l'analyse que faisait hier un député du Parti québécois du sens comme de l'objectif ae la rencontre de deux jours qu’ont amorcée jeudi soir, dans une auberge des Laurentides, ministres et députés péquistes en vue de dégager la liste des priorités à court et à moyen termes du gouvernement.Pour ce député, qui préfère garder l’anonymat, cette analyse se résume assez aisément: l’équipe gouvernementale, dira-t-il, a consacré l’essentiel de sa première année de pouvoir à remplir ses Un avertissement de Pliouchtch Une purge se prépare en URSS par.Gilbert Grand Une nouvelle vague de répression d’une ampleur jamais atteinte aepuis Staline menace de s'abattre sur le bloc soviétique, si les pays occidentaux n'adoptent pas une attitude ferme sur les droits de l’homme,lors de la conférence de Belgrade sur l'application des accords d’Helsinki.Tel est le sombre avertissement lancé par le mathématicien Leonide Pliouchtch, de passage hier à Montréal.Dans une conférence de presse, puis lors d’une interview au DEVOIR, le célèbre dissident a longuement décrit les harcèlements, les procès fabriqués de toutes pièces et des lourdes condamnations qui frappent les opposants en Union soviétique depuis l’automne 1976.Il s'en est également pris très durement à la dite “détente” et à la “diplomatie tranquille", que favorisent trop de diplomates occidentaux pour la grande satisfaction de Brejnev et le désarroi des dissidents.Il a enfin souligné l'importance de la récente condamnation des abus psychiatriques dans les hôpitaux spéciaux soviétiques par le congrès mondial d’Ho-nolulu.M.Pliouchtch lance d’abord un avertissement à l’opinion occidentale: alors que s’approche la conférence de Belgrade, la propagande soviétique commence à répandre les rumeurs d’une possible amnis- f Leonide Pliouchtch tie des prisonniers politiques.“Ce n’est là qu’une manoeuvre pour soutenir les partisans de la diplomatie tranquille qui estiment que des interventions directes risquent de causer du tort aux dissidents”.Ces derniers ont-ils été consultés?Non, car on aurait remarqué que seuls les frères Medvedev soutiennent la “diplomatie tranquille”.Roy Medvedev, un éminent historien, a récemment déclaré à un journaliste suédois: “La situation en Union soviétique durant les années 60 était meilleure que durant les années 50.La situation durant les années 70 est meilleure que durant les années 60, et celle des années 80 sera meilleure encore”.Pliouchtch conclut ironiquement: “Je ne suis pas historien, je suis mathématicien, mais j’en sais pas mal sur l’histoire de ces décennies”, Il décrit alors les préparatifs de ce qu’il craint devoir être ‘ une des plus séveres purges depuis Staline”.La répression a commence en novembre dernier en frappant surtout les groupes fondés dans les diverses républiques soviétiques pour v surveiller l’application des accords d’Helsinki.On peut dire qu’un même scénario a été mis au point par le KGB et appliqué aussi bien à Moscou pour les affaires Orlov et Chtcharansky et à Kiev pour le procès de Roudenko et Tikhyi.La police a multiplié provocations, diffamations, perquisitions au cours desquelles elle déposait du matériel compromettant (armes, monnaies étrangères, livres pornographi- (Photo Jacques Grenier) V0|f pag# 7.^oni^* Pliouchtch principales promesses électorales et, bien sûr, à adopter la Charte de la langue française.Il est maintenant plus que temps de s’occuper des questions économiques et de concentrer la meilleure partie des efforts à venir sur l'indispensable relance de l’économie.Dans cette perspective, cette réunion de Sainte-Marguerite, que le président du caucus des députés, M.Jérôme Proulx, a qualifiée hier de “sommet politique”, tandis qu’un ministre n’hésitait pas à parler du caucus le plus important qu’ait tenu la députation péquiste depuis l'élection de novembre dernier, est capitale puisqu'elle permettra de dégager à la fois ce qu'il convient de faire dans l'immédiat, soit dès la reprise de la session d'octobre, et les lignes oe force de toute la prochaine année.À cet égard, et même si les premières réunions n'ont encore donné lieu à aucune décision formelle ni, à plus forte raison, à des déclarations officielles de la part du premier ministre qui a décidé d'attendre à aujourd’hui pour rencontrer la presse, il semble clair qu’on ait déjà retenu de mobiliser toutes les forces vers un seul et même objectif: l’économie.Une mobilisation qui est d'autant plus facile à obtenir que 1 ensemble des députés ont profité des courtes vacances que leur laisse cette inter-session parlementaire pour parcourir leur comté respectif et en revenir avec la très nette impression que les électeurs, s’ils appuient l’essentiel de l’activité de premiere année du gouvernement, n'en réclament pas moins pour les mois à venir une action très énergique au chapitre de l’économie.Ainsi, LE DEVOIR a pu faire confirmer hier, auprès de memores du gouvernement, que le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, annoncera, dès la reprise de la session, quelques mesures concrètes pour aider à ’‘passer l'hiver''.Bien que ce dernier se soit carrément refusé mer à tout commentaire sur cette Question et qu’il a été impossible apprendre le contenu exact de ces mesures, il semble certain que le secteur privilégié pour relancer l’emploi sera celui de 1 habitation, où les besoins, particulièrement dans la région de Montréal, sont criants.Cependant, et bien qu’il semble déjà acquis que M.Parizeau ne lancera pas dès cet automne l’opération d’envergure que certains de ses collègues du caucus auraient souhaitée, il faudra attendre le budget supplémentaire qu’il présentera au moment où l’Assemble nationale reprendra ses travaux, pour connaître la portée exacte de ces mesures.Quoi qu'il en soit, ces dernières, qui ont été définitivement arrêtées jeudi soir et hier au cours des longues séances de travail des ministres du cabinet des priorités, étaient présentées en fin d’après-midi hier au caucus des députés.Plus importante encore est toutefois l'orientation que prendra le gouveme-Volr page 6: Le caucus au sommaire ¦ Robert Burns témoigne en faveur de l’Alliance sécurité blindée — page 3 ¦ Un remaniement qui ne casse rien: un éditorial de Claude Ryan ¦ Paris a Barre sur Wa-hington: une analyse de Georges Vigny ¦ Les garderies de la CECM: un commentaire de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Les Caisses d’entraide économique drainent $1 million chaque jour — page 13 Dr1R h it )riok R >1 Is, Ph.D.Ralpl i E.Refît n lli ie, PI i.D.Paul Gcxxlmai i, PI i.D.X *.X- Technique d’épanouisæment personnel 2 • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 Le Li ban 60,000 morts après par Dominique Du ioitbaudry Un an après l'arrêt des combats, les Libanais (ont le bilan de dix-huit mois de guerre civile: 60,000 morts, une capitale méconnaissable; un pays disloqué sur le plan démographique - par une partition de lait - et sur le plan psychologique = par l'installation de la haine dans les es° prlts.Que l'on soit partisan des chrétiens ou des islamo-palesliniens, personne à l'heure actuelle ne se considéré vainqueur ou vaincu, mais plutôt "survivant" du massacre collectif.Chaque camp est désillusionné.plein de rancune contre l'adversaire que l'on accuse d'avoir tout déclenché le 13 avril 1976, et ainsi condamné cette harmonie entre diverses cultures qui conférait au Liban une originalité et un charme tout particuliers.Quand on revient à Beyrouth, on reconnaît la ville les yeux fermés: c'est la même rumeur bruyante et agressive des klaxons auxquels se mêle, s'échappant ça et là d’une voiture, la mélodie sirupeuse d'une chanson arabe; c’est la même odeur acide de fruits trop mûrs, la même lumière ardente qui rougeoie sous les paupières; mais de Beyrouth, comment reconnaître la couleur?Les tas d'immondices ont remplacé les arbres déjà rares avant la "guerre" ; les enseignes bariolées et enchevêtrées qui pullulaient sur la Place des Canons et dans le vieux centre-ville de Bab-Edriss, ont laissé la place au noir sinistre et sordide.Noir du grand corps calciné de tout un quartier dont les fenetres vides, sans fond, sont muettes.Noir de ces immeubles éventrés par les obus, rongés par une gangrène qui achève de pourrir au soleil.On entre dans ce qu'on appelait le centre ville comme dans une léproserie et on en ressort déchiré en pensant à la vie intense et sympathique qui grouillait dans ces rues.Le centre ville, lieu des combats les plus violents pendant les événements, a été abandonné par ses habitants, commerçants pour la plupart.Cependant, à l’heure actuelle, des marchands des quatre saisons et des brocanteurs en tous genres, se frayant une place dans le décor morbide d’immeubles en ruines et de décombres, atti- 1) Ni vainqueurs, ni vaincus, plutôt des “survivants” La promenade du front de mer.Des murs éventrés enveloppés de l'acre fumée des La perspective du vieux centre-ville de Beyrouth.Un grand corps noir calciné, immondices qu'on brûle sur la plage.'i'i; // fc-* a' •• ',4: *~J M j'* * MTf mm mmmm rent une foule nombreuse et animée.La Place des Canons, au coeur de la vieille ville, est devenue une plaque tournante entre l'est et l'ouest, la “guerre" ayant fait éclater l’apparente homogénéité de la population de Beyrouth, en coupant la ville en deux: avant la “guerre'’, des quartiers chrétiens coexistaient dans une certaine harmonie avec des quartiers musulmans, voire palestiniens.Pendant la "guerre", les combattants des forces chrétiennes ont eu raison des bastions palestiniens de Tell-Zaatar, de Nabaa et du bidonville de la Quarantaine, qui constituaient une enclave dans leur territoire, c’est-à-dire l’est de Beyrouth et la partie située au nord de la route de Damas.Ce territoire forme une entité politique, religieuse et sociale très fermée et très forte.Toutefois, beaucoup de chrétiens qui habitaient à l’ouest (où se trouve le centre ville moderne de Hamra), en majorité des bourgeois aisés et des étrangers, sont res- tés dans leurs logements quand ils n’ont pas quitté le Liban.L’Ouest, qui reste à dominance musulmane, présente un caractère plus hétéro-ène que la partie chrétienne, mais le pro-lème des réfugiés se pose des deux côtés: les réfugiés de Nabaa et de la Quarantaine occupent actuellement certains hôtels abandonnés de Raouché où la société beyrouthine venait souper en respirant l’air de la mer, ou bien ont été installés dans ces bungalows à la simplicité confortable qui s’alignent sur les plages naguère privées.Des boutiques de fortune ont poussé de façon anarchique sur les trottoirs des beaux quartiers jusqu'au front de mer que se sont appropries ces souks improvises.On y vend lé plus souvent des choses volées pendant la guerre, de la bouteille de whisky au costume usagé en passant par les briquets "Dupont”, dont on a trouvé un stock sur un étalagé à $2 pièce!.Quant aux 20 000 survivants du camp palestinien de Tell-Zaatar, ils sont provisoirement établis à Damour, à 20 milles au sud de Beyrouth, en attendant que s'achève la construction d’un nouveau camp à Bissarié, dans le sud du Liban.Damour était un village chrétien dont les habitants chassés se sont réfugiés dans la région du Metn-nord, espérant retrouver un jour leur terre à défaut de leurs maisons en ruines.Le déplacement de la population s’est donc effectué dans les deux sens, suivant l’appartenance politique et culturelle, pour ne pas dire confessionnelle, des familles.On a ainsi as-sité, en particulier à l’est, à l’essor fantastique de véritables “villes-champignons”, dont Jounieh sur la côte ou Broummana, à la montagne, sont de caractéristiques exemples.Ce sont les nouveaux endroits à la mode où chaque mois s’ouvrent de nouvelles boutiques, de nouveaux restaurants, où on sirote son whisky à la terrasse de cafés au luxe rutilant.Dans la partie chrétienne de Beyrouth, le commerce connaît un regain d’activité.Nostalgiques ou satisfaits, les commerçants ne manquent ni d’imagination, ni d’audace.La décentralisation forcée de l'activité commerciale a donné l’occasion à certains de déployer toute leur ingéniosité pour “ouvrir" dans des quartiers traditionnellement résidentiels, quitte à se reconvertir radicalement.Il n’est pas rare de voir tel ancien horloger de Souk-Tawilé vendre de la lingerie ou tel marchand de tissu se retrouver dans le commerce des fruits et légumes.Malgré les pertes considérables subies en vies humaines, en matériel, en stocks pillés ou brûlés, les commerçants de Beyrouth, servis par une fantastique capacité d’adaptation et un esprit d’entreprise exceptionnel, se relèvent progressivement delà ruine.Si leur chiffre d’affaire a baissé, ils ont retrouvé une clientèle, celle d’avant la “guerre” pour les plus chanceux, mais aussi celle de tous les nouveaux riches ayant fait fortune dans les spéculations de toutes sortes auxquelles ont laissé libre cours ces deux années d’anarchie.Il s’est créé dans la ville une véritable frontière, mais plus efficace sans doute ue toute frontière géographique.Le long e cette ligne, sont postés de nombreux barrages de la Force arabe de dissuasion, composée en majorité de soldats syriens.Si beaucoup de chrétiens passent de “l’autre côté”, même avec répugnance, aucun musulman à l’heure actuelle ne se hasardera à aller à l’est, en plein quartier chrétien.Cet éclatement de Beyrouth, matérialisant géographiquement les forces en présence, est l’une des conséquences les plus frappantes de la "guerre libanaise”.Prochain article: Un pays malade qui s'emploie à colmater les brèches.Les relations fédérales-provinciales Clark reproche à Marc Lalonde sa “rigidité L11 KINGSTON (PC) — Le chef du Parti conservateur, M.Joe Clark, a dit douter hier que M.Marc Lalonde ait la souplesse nécessaire pour mener à bien sa nouvelle tâche de ministre chargé des relations fédérales-provinciales.À l’issue d’une rencontre avec les quatre premiers ministres provinciaux conservateurs, à Kingston, Ont., M.Clark a déclaré qu’il ne s'attendait pas à une amelioration des relations entre le gouvernement fédéral et les provinces suite à l’entrée en scène de M.Lalonde, en raison, a-t-il dit, de la “rigidité” dont ce dernier a toujours fait preuve.M.Clark s’est toutefois dit d’accord avec la décision du premier ministre Trudeau d’affecter un membre de son Cabinet aux relations fédérales-provinciales, rappelant qu’au sein de l’opposition conservatrice, on compte déjà un porte-parole en cette matière, soit le député de Kingston, Mlle Flora MacDonald.Quant aux premiers ministres provinciaux présents à la réu- ' nion, ils ont dans l’ensemble laissé entendre qu’ils n’étaient pas impressionnés par la nomination de M.Lalonde.Le premier ministre d’Ontario, M.William Davis, a pour sa part déclaré qu’il continuera de communiquer, comme il l’a toujours fait, avec le premier ministre canadien.Il a par ailleurs rappelé qu’au sein du Cabinet ontarien, c'est le trésorier provincial, M.Darcy McKeough, qui a la responsabilité des affaires intergouvemementales.Quant au premier ministre d’Alberta, M.Peter Lougheed, il a soutenu que la nomination de M.Lalonde aux questions fédérales-provinciales ne devrait pas conduire le premier ministre canadien à abdiquer ses responsabilités en la matière.Le premier ministre devra continuer à prendre des initiatives de son propre chef sur cette question, a dit M.Lougheed.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hat- field, a quant à lui simplement commenté la nomination de M.Lalonde en affirmant qu’il n’est guère préoccupé par les questions de protocole.Je parle à qui veut bien me parler, a-t-il dit.Par ailleurs, M.Clark a déclaré ne pas avoir été particulièrement surpris que le remaniement ministériel annoncé par le premier ministre Trudeau précédemment.Il s’agit d’un Cabinet temporaire précédant la prochaine élection générale, a-t-il dit.Il n'a pas commenté la nomination de M.Chrétien aux Finances, expliquant que ce sont les politiques, et non les hommes, qu'il faut changer pour corriger la situation économique.M.Clark s’est d’autre part dit intéressé à connaître la façon dont M.Jack Horner, ancien conservateur passé libéral, s’acquittera des nouvelles responsabilités à l’Industrie et Commerce.L’Ontario se serre la ceinture TORONTO (PC)-Le trésorier de l’Ontario, Darcy McKeough, a annoncé de nouvelles restrictions budgétaires qui pourraient bien forcer les municipalités ontariennes à augmenter leurs taxes.M.McKeough a en effet révélé que les municipalités ne recevront que $310 millions en revenus supplémentaires, durant le prochain exercice financier ce qui augmentera leurs revenus de 8.3 pour cent à $4 23 milliards En vertu des ententes actuelles avec Toronto, les municipalités de- vaient recevoir une part supplémentaire de $421 millions en provenance des taxes provinciales.En révélant les modalités des transferts de revenus du gouvernement provincial aux municipalités, le ministre a affirmé que chacun, que ce soit la province ou les villes, doit restreindre ses dépenses.H a aussi révélé que le déficit budgétaire de l'Ontario, cette année, sera plus élevé que prévu Lors de la présentation de son budget, en avril dernier, il avait prédit un défi- LE DÉFI QUÉBÉCOIS cit de quelque $1,1 milliard.Ce déficit sera haussé de $217 millions à près de $1.3 milliard.M.McKeough a par ailleurs réaffirmé l’intention du gouvernement ontarien de réduire le nombre de ses fonctionnaires en ne remplaçant pas ceux qui quittent son service à cause de la retraite ou pur toute autre raison normale II a invité les municipalités à faire de même, "Ne craignes pas de réduire votre masse salariale.C'est peut-être le premier poste budgétaire auquel vous deves songer quand vous désires couper les dépenses,” Il a invité les municipalités à réduire la hausse des dépenses et a cité le gouvernement ontarien en exemple, précisant que la Législature ontarienne a plafonné la hausse de ses dépenses à quatre pour cent cette année, M, McKeough s’est dit optimiste quant à l'avenir économique de la province, affirmant que l’Ontario possède une économie forte et saine et que "les revenus en taxes, en 1978-79, seront supérieurs de $1 milliard à ceux de la présente année fiscale, grâce à la croissance normale des affaires", A compter de lundi prochain, le ministre ontarien entreprendra une tournée à travers sa province pour discuter des nouveaux transferts fiscaux avec les autorités municipales.Les garanties linguistiques William Davis accepte la formule de Trudeau TORONTO (CP) - Le premier ministre de l'Ontario, M.William Davis, a fait savoir hier au premier ministre du Canada, M.Trudeau, que sa province était prête à accepter l’inclusion des droits des minorités à l'éducation dans la Constitution canadienne M Trudeau avait proposé il y a quelques jours aux provinces d’accepter un amendement à la constitution tou- chant le secteur de l’éducation, domaine de juridiction provinciale.Cette suggestion de M.Trudeau aurait nécessité l’assentiment unanime des provinces, mais a déjà été rejetée par M, René Lévesque, Dans une lettre adressée au premier ministre, M, Davis explique qu'il préfère conserver les traditions de la démocratie parlementaire, démocratie qui Dief attaque Clark par le biais du PQ OTTAWA (PC) - L’ex- Sremler ministre John Dlefen-aker, qui célébrera son 82ème anniversaire de naissance dimanche, s’est récemment lancé dans une autre virulente campagne contre le séparatisme québécois et la politique du gouvernement Trudeau au chapitre de l’unité nationale.La réelle victime de cette campagne pourrait toutefois bien être le leader de l’opposition, M.Joe Clark.“Je ne l’ai pas choisi", de dire M Diefenbaker de son chef de 38 ans, Il déplore d’ailleurs que le Parti progressiste-conservateur n'ait pas encore adopté d'attitude ferme à l’endroit des menaces sécessionnistes du premier ministre René Lévesque, "J'ai voté pour Wagner", révèle l’ex-chef du gouvernement canadien, qui rappelle que le député du Québec était arrivé second au congrès au leadership conservateur de 1976.M.Wagner est actuellement gravement malade dans un hôpital de Montréal.des quatre coins du PAYS_________________________________ Bon anniversaire M.John Diefenbaker, qui célébrera son 82e anniversaire de naissance dimanche, y est allé de quelques conseils à l’endroit des députés.La première chose qu’il faut comprendre, pour devenir un véritable député, c’est qu’aux Communes il n’y a pas de place pour la rancoeur ou les ennemis.M.Diefenbaker, qui lance a Vancouver la semaine prochaine sa propre campagne d’unité nationale, a fait remarquer qu’un nouveau député aux Communes pouvait ou grandir, ou enfler.Quand un nouveau député fait un discours remarquable, j’ai l’habitude de lui envoyer une note de félicitations, dit M.Diefenbaker.Je n’ai pas eu à rédiger beaucoup de ces notes.Les Indiens libres Le président de la compagnie Churchill Falls Labrador, M.Jack Beaver, estime que les Indiens du Canada accéderont à se gouverner eux-mêmes d’ici quelques années.Il est de la plus grande urgence, déclare M.Beaver, que les Indiens et le gouvernement fédéral se préparent à cette situation.Les Indiens, dit-il, se développent économiquement et politiquement, et la loi qui les régit ne pourra longtemps les satisfaire.D’autre part, tous les pouvoirs qui leur sont accordés par la constitution, par les lois, les traités et la pratique courante pourraient bien faire un jour que les Indiens se sépareront et chercheront à être reconnus comme nation.reconnaît que la meilleure garantie des droits fondamentaux réside dans les parlements souverains et che* les représentants élus par le peuple, M, Davis reconnaît toutefois que la question de la langue de I éducation constitue un cas particulier Le premier ministre ontarien rappelle qu'il est d'accord avec un plan d’action projoosé lors de la conférence de St Andrews et accepté par tous les premiers ministres, exception faite de M, Lévesque, et qui vise à créer un conseil chargé d’enquêter sur les droits linguistiques des minorités dans chaque province, Le rapport de ce conseil devrait être remis aux premiers ministres d’ici six mois.Tout délai, reconnaît M, Davis, peut nous faire rater la chance d'une réconciliation entre les nations et les réglons du Canada, L'Ontario, dit encore M, Davis, est prête à accepter cet amendement de M.Trudeau, "qui donnerait à chaque parent entière liberté de choix, quand le nombre d’élèves le permettra, sur la langue d’enseignement", ‘TEn d’autres mots, écrit M, Davis, j’aimerais voir au Canada la liberté de choix telle qu elle existe en Ontario depuis neuf ans".Un meilleur interlocuteur Le chef du Nouveau Parti démocratique, M.Ed Broadbent, aimerait bien avoir la chance de discuter de la question de l’indépendance du Québec avec M.René Lévesque.M.Broadbent est convaincu qu’il serait un meilleur Interlocuteur que M.Trudeau et qu’il pourrait mieux exposer à M.Lévesque pourquoi le Québec ne devrait pas se séparer du Canada.À part cette question de l’unité nationale, a-t-il rappelé, le Parti québécois et le NPD envisagent la réforme économique et sociale de la même façon, Une «oclété stable Le ministre ontarien de l’Industrie, M Claude Bennett, a prédit hier que le Canada sortira intact de la lutte avec le Québec et que le pays renforcera son unité nationale, “Notre société a toujours été stable et compréhensive, et il continuera d’en être ainsi" a déclaré M, Bennett à Los Angeles Pouvoirs st autorités Les provinces canadiennes devraient avoir plus de pouvoirs, mais le gouvernement fédéral doit conserver son autorité dans les questions fiscales, soutient le chef de l'opposition, M, Joe Clark, "Je n’accepte pas, pour le moment, dit-il, aucune forme d'association économique a l’intérieur du pays qui aurait comme effet de décentraliser I autorité du gouvernement sur les choses fiscales ou monétaires.Pour M.Clark, il est évident que le gouvernement doit repenser sa vision du fédéralisme.Le cadre de cette institution, la Constitution, doit être révisée, de même que la philosophie du premier ministre qui gouverne le Canada depuis les neuf dernières années, D« l’énergie sûre Les réacteurs nucléaires ne représentent aucun danger, affirme un spécialiste en la matière, M.Norman Rasmussen, diplômé du Massachusetts Institute of Technology.Les risques d’accident dans un réacteur nucléaire sont si faibles, estime M.Rasmussen, qu’on ne peut les Invoquer pour retarder le développement de 1 énergie nucléaire.Une personne vivant dans un rayon de 25 milles d’un réacteur nucléaire a une chance sur cinq milliards d’être tuée dans un accident nucléaire dans une année, dlt-11.NOM.n ADRESSE.1 VILLE.CODE POSTAL.CI-JOINT MANDAT.CHÈQUE."On ne peut paé transposer le titre de ce livre en disant; Quand le Québec s'évekiera, car II est déjà bien éveillé" Alain Payralitta L*i Éditions Quint* 3466 chtmin d* l« Cât*-d*i-N*ig*s suite 60.Montréal QuébecH3H ITT Quinze- LE DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 17 septembre 1977 Dans un document remis à M.Trudeau La QFHSA invoque les arguments sur le caractère “ultra vires” de la loi 101 par Rodolphe Moriasette La “Quebec Federation of Home and School Associations” a présenté cette semaine au premier ministre du pays, M.Pierre Eluott Trudeau, les arguments 3u'elle veut soumettre à la Cour suprême u Canada au sujet du caractère ultra vires et anticonstitutionnel de la Charte du français.La QFHSA, qui représente Quelque 12,000 parents anglo-protestants du Québec, est le seul organisme parmi ceux qui ont déjà demande à M.Trudeau de référer la question de la constitutionnalité de la loi 101 à la Cour suprême, à fournir un argument détaillé qui prétend établir le caractère anticonstitutionnel de la loi.Les auteurs de ce document d’une quinzaine de pages sont tous des avocats montréalais.La Fédération ne veut pas en divulguer les noms pour l’instant.On sait cependant que leur travail a été coordonné par le conseiller juridique de la QFHSA, Me William I.Miller.Le docu- ment, pour lequel il n’existe aucune version française, a été remis à M.Trudeau mercredi soir, soit la veille de la réunion de son cabinet, au cours de laquelle les ministres fédéraux devaient discuter de la loi 101, et notamment d’un rapport que devait soumettre au premier ministre le ministre de la Justice, M.Ron Basford, au sujet de la constitutionnalité de la loi québécoise sur la langue française.La requête de la QFHSA note qu’il faut remonter très loin dans l’histoire de la législation canadienne pour retrouver une pièce législative “aussi pernicieuse” oue la loi 101.On signale également que celle-ci a créé depuis son adoption à la fin du mois d’août “une crise grave et sérieuse parmi la population du Québec”, crise qui s'aggraverait de jour en jour et qui affecterait tous les secteurs de la vie quotidienne.Au départ, la Fédération ne voulait soumettre à la Cour suprême que le cas de la constitutionnalité du chapitre de la loi 101 sur la langue d’enseignement.Elle s’est ravisée cependant.“Comme il en coûte Burns dépose en faveur de Alliance blindée Au nom du principe de l’achat chez soi et de la politique d’encouragement des entreprises québécoises plutôt qu’étrangères, le ministre d’Etat à la réforme parlementaire, M.Robert Burns, a fait une intervention très inusitée hier à Montréal en témoignant devant la Commission des Transports du Québec en faveur de l’octroi d’un permis à la compagnie Alliance sécurité blindée.Au début de la session parlementaire le député péquiste de Sainte-Marie, M.Guy Bisaillon, voisin du comté de M.Burns, avait introduit un projet de loi privée concernant Alliance sécurité mais on avait retiré ce projet vraisemblablement à la suite de pressions exercées par les hautes instances du Parti québécois.La compagnie Alliance sécurité blindée appartient à M.Maurice Babeu, un ami de M.Burns, mais qui avait été l’objet d’une enquête de la SQ en 1969 relativement à des prétendues surcharges tarifaires dans des contrats avec la RAQ.Un enquêteur de la SQ avait déposé une plainte de fraude de $40,000 devant le juge en chef André Fabien, qui avait décidé de tenir une préenquête présidée par le juge Maurice Rousseau.Ce dernier avait exonéré Al- liance sécurité de tout blâme le 31 octobre 1969.Pour certains ministres et autres personnages influents du PQ, il avait semblé neanmoins que le projet de loi privée en faveur de cette compagnie était inconvenant dans les circonstances.Il fut donc conseillé aux requérants de s’adresser à la Commission.Hier, à l’encontre des demandes de d’autres transporteurs de valeurs négociables M.Bums a appuyé personnellement la demande d Alliance sécurité pour l’octroi d’un permis général de transport d’argent et autres valeurs mobilières.Présentement au Québec il est vrai que seule Alliance sécurité est entièrement québécoise.Les autres sociétés qui se spécialisent dans ce genre de transport sont la Brink’s, Wells Fargo et Purolator, toutes trois filiales de compagnies américaines.Alliance sécurité détient des permis restreints mais l’octroi d’un permis général lui permettrait d’effectuer des transports partout au Québec.Quoi qu’il en soit les commissaires au transport ont pris en délibéré les demandes qui leur ont été adressées, hier, y compris celle parrainée par le ministre d’Etat et leader parlementaire.Le Barreau désigne ses représentants au comité McMurtry Le Barreau du Québec a fait connaître hier les noms des trois avocats qui représenteront le bâtonnier du Québec au comité spécial formé par le procureur général de l’Ontario pour étudier la possibilité de fournir des services judiciaires en français en Ontario.Ce comité a été mis sur pied a la suite de la demande de M.Gérard Filion, ancien président de Marine Industries, de subir un procès en français en Ontario relativement aux accusations de conspiration portées contre lui.Il y a deux mois, M, Roy McMurtry, _____ r*AnA«*ol Ho mntarin vpnait À impossible d’instruire ce procès français étant donné la langue de certains co-accusés et le manque de personnel compétent pour assurer le bilinguisme dans la cour ontarienne.Mais le Solliciteur général du Canada devait appuyer la demande de M.Filion en affirmant qu’il s’agissait là pour l'accusé d’un droit irréfutable.À la suite d’entretiens avec le bâtonnier du Québec, M.McMurtry a décidé de former un comité pour étudier cette ques- tion, comité qui serait composé de fonctionnaires du ministère ontarien de la Justice, de trois représentants du Upper Canada Law Society (Le Barreau ontarien) et de trois représentants du Barreau du Québec.Ces derniers sont MM.Michel Archambault, criminaliste de Montréal et diplômé du Barreau du Québec et du Barreau de l’Ontario; Robert Forest, criminaliste de Montréal, directeur général du Bureau d’aide juridique à Montréal et Ross Goodwin, de Québec, criminaliste et spécialiste des relations de travail.Me Goodwin a au surplus plaidé en Cour suprême du Canada au nom du Québec dans la cause du maire de Moncton, M.Leonard Jones, qui contestait la constitutionnalité de la loi du Nouveau-Brunswick sur les langues officielles Bien qu'aucun échéancier précis n’ait été donné au comité spécial qui doit faire des recommandations sur les éventuels Onta-pro- _________________________qu’il désirait que le comité propose une solution le plus rapidement possible.week-end SAMEDI A 9 h au Centre municipal des congrès, à Québec, congrès spécial de l’Association des enseignants et ex-enseignants religieux.A 11 h, ouverture officielle du centre de jeunesse de l’Union générale arménienne de bienfaisance.au 805, rue Gougeon, à ville Saint-Laurent.• À 18 h au restaurant New Lotus, M.Jacques Couture, ministre de l'Immigration, rencontre les représentants de la communauté chinoise de Montréal à l'occasion du Festival de la Lune d'automne.• À 18 h 30 à la base des Forces canadiennes de Valcartier, M.Daniel MacDonald, ministre des Anciens combattants, est conférencier au ban- auet du Conseil des Anciens combattants unis u Québec.À 19 h à l'Auberge des Gouverneurs du centre-ville, à Québec, M.Jean Garon, ministre de l'Agriculture, est conférencier au banquet de clôture du congrès de l’Association des médecins vétérinaires.À 20 h à l’hôtel Bonaventure, M.Jacques Couture, ministre de l'Immigration, participe le même prix pour la faire examiner en son entier, nous avons décidé de déborder la question de la langue d’enseignement”, a commenté Me Muler.Essentiellement, écrit-on à l’adresse du gouverneur général, la loi 101 cherche à imposer l’unilinguisme français dans toutes les sphères de la vie québécoise.Or, voilà qui ne va pas seulement contre les libertés et droits individuels des francophones comme des anglophones; bien plus, le gouvernement du Québec outrepasse en cela sa compétence.En quoi?• Le fait de déclarer le français “langue officielle du Québec" serait ultra vires.L’affirmation contredirait en effet la constitution du Canada (art.133 ss), la loi canadienne sur les langues officielles de 1968-69 (chap.54), la Charte des droits et libertés de la personne (Québec, 1975), la Déclaration aes droits de l’horhme de TONU adoptée par le Canada en mai 1976 et à laquelle a déjà souscrit le Québec et, enfin, l’Accord de coopération signé le 19 décembre 1969 entre le Québec et le Nouveau-Brunswick.• Le chapitre tout entier de la Charte 3ui porte sur la langue de la législation et e la justice serait en contradiction flagrante avec l’article 133 de l’AANB et par conséquent ultra vires et absolument invalide.• Le chapitre de la Charte relatif à la langue de l’administration violerait également la constitution canadienne en ce qu’il impose l’usage exclusif du français aux organismes et services du gouvernement, lesquels comprennent des écoles confessionnelles.Or l’AANB assure à tous les organismes gouvernementaux, dont les écoles confessionnelles, le droit à une gestion autonome.• Constat analogue au sujet du chapitre sur la langue des organismes parapublics dont certaines clauses supprimeraient l'usage de l’anglais au sein d’entreprises d’utilité publique qui sont sous la juridiction du gouvernement fédéral.Voilà qui irait en outre à l’encontrede la loi sur les langues officielles.• Comme le chapitre sur la langue de travail ne limite pas le sens du terme “employeur”, il vise les employés qui sont au service d’organismes et d’institutions fédérais ainsi que ceux qui travaillent pour des commissions scolaires confessionnelles.Encore une fois, la loi serait contraire aux dispositions de la loi sur les langues officielles quant au premier point, tandis qu’elle s’opposerait à l’AANB sur le second.• La merce et des affaires violerait les principes fondamentaux de liberté de parole et d'expression, de liberté de presse et d'usage de ses biens personnels (notamment les clauses qui touchent l’affichage, la publicité, les raisons sociales, etc.).De plus, pareilles dispositions constitueraient un abus de pouvoir d’un gouvernement provincial eu égard aux règlements de l’industrie et du commerce, lesquels tombent, selon l’AANB (art.91), sous la juridiction fédérale.• Enfin, le chapitre sur la langue d’enseignement serait tout entier contraire à l'article 93 de la constitution canadienne.D'après les conseillers juridiques de la Fédération, cette clause de l’AANB assurerait indirectement aux parents la liberté de choix de la langue d’enseignement, puisqu’elle leur garantit le choix de l’école catholique ou protestante, à laquelle ils veulent envoyer leurs enfants.De plus, on cite le jugement du Conseil privé dans la cause Brophy et Al contre le procureur général du Manitoba (1895), lequel déclare que la juridiction provinciale en matière d’éducation n’est pas à proprement parler exclusive ni absolue, puisque suivant le paragraphe 3 de l’article 93 de la constitution, le Parlement du Canada est autorisé à légiférer en ce domaine.On y dit en effet que “dans toute province où un système d’ecoles séparées ou dissidentes existe en vertu de la loi, lors de l’Union, ou sera subséquemment établi par la Législature de la province, il pourra ê- tre interjeté appel au gouverneur général de tout acte ou décision d’une autorité provinciale affectant l’un quelconque des droits ou privilèges de la minorité protestante ou catholique romaine.relativement à l’éducation”.La Fédération relève en outre un certain nombre de contradictions de la loi 101.D'abord, la loi déclare, en son préambule, vouloir poursuivre ses objectifs “dans un climat de justice et d’ouverture à l’égard des minorités”.Dans les faits, cependant, elle est “discriminatoire, injuste, anti-démocratique, répressive, abusive et punitive” à l’endroit de ces minorités.Ensuite, si l’intention avouée de la loi est d’assurer la qualité et le rayonnement de la langue française, son but’réel est de supprimer ou de rendre illégal le libre usage de la langue anglaise au Québec.“Que ferez-vous si le premier ministre du Canada refuse de soumettre votre cause à la Cour suprême”, a-t-on demandé aux représentants de la QFHSA.— “Nous procéderons par les voies normales”, a répondu M.Miller, c’est-à-dire en suivant la filière de la Cour supérieure, de la Cour d’appel, puis de la Cour suprême.Ce qui prendrait des années et coûterait beaucoup d’argent, a-t-il ajouté.On se contenterait même d'un jugement de la Cour d’appel du Québec, si ce dernier réussissait à convaincre tout le monde.En attendant, la Fédération lancera au cours des prochains jours une vaste campagne de publicité, anglaise et française, contre la loi 101.Encarts dans les journaux et annonces radio seront utilisés.La Fédération explique sa démarche, tant au niveau de la Cour suprême que dans les media d’information: c’est que le lieutenant-gouverneur en conseil a négligé de soumettre la question de la constitutionnalité de la Charte du français à la Cour d’appel du Québec.Le conseiller juridique de la QFHSA, Me William Miller, a déclaré que son organisme combattra la Charte du français devant les tribunaux si Ottawa refuse d’en référer directement à la Cour suprême.(Photo CP) L’hôpital Pierre-Boucher offrira un service de chirurgie d’un jour -a législation sur la langue du corn- Mario l minor et des affaires violerait les princi- par Mar,e Launer En plus d’offrir toute la gamme traditionnelle des soins de santé inhérents à un hôpital général, la conception du futur Centre hospitalier Pierre-Boucher de Longueuil se distinguera par les caractéristiques suivantes: • l’aire prévue pour l’urgence sera plus considérable et spacieuse que dans tout autre hôpital de même calibre; • des services de “chirurgie d’un jour” et de consultations externes permettront une meilleure rationalisation de l’espace, de l'occupation et de l’équipement; • une proportion de 20% des 350 lits sera réservée aux malades chroniques; • les plans de l’édifice ont été choisis selon le modèle “adapté” d’un établissement déjà en fonctionnement, soit le Centre hospitalier du Haut-Richelieu à Saint-Jean d Iberville.Telles seront en substance les originalités du second hôpital de la Rive sud dont les travaux de construction commenceront l’été prochain pour se terminer vraisemblablement en 1980.En dévoilant ces détails hier, le Dr Denis Lazure, ministre des Affaires sociales, a profité de l’occasion pour présenter à la presse les onze memores du nouveau Conseil d'administration, “quatre femmes et sept hommes choisis dans tous les secteurs d’activité et en fonction de leur engagement dans la communauté”.t , Cet hôpital de 350 lits qui sera construit au coût de $30 millions dans l'est de Lon- gueuil, à proximité du Colisée Jean Béliveau, comprendra des unités de chirurgie, médecine, psychiatrie, gynéco-obstétrique et pédiatrie.“En somme, a poursuivi M.Lazure, Pierre-Boucher assumera un rôle complémentaire aux ressources déjà existantes à l’hôpital Charles-Lemoyne.” Mais à cet endroit, il n'y a pas de comité d’avortement thérapeutique, a fait remarquer une journaliste un peu plus tard au cours de la période de questions, et rien de tel n’est prévu à Pierre-Boucher.Le Dr Lazure en convient puis enchaîne: “Pour ma part, je vais certainement encourager le Conseil d’administration à créer un tel comité à Pierre-Boucher, étant donné le manque de ressources déjà identifié dans les hôpitaux francophones pour ce service d'avortement thérapeutique permis par la loi.Mais il appartiendra au Conseil d'administration d'en décider au bout de la ligne.” La venue d’un second hôpital sur la Rive sud n’entrave en rien les travaux de rénovation entrepris depuis un mois à l’hôpital de Greenfield Park et qui devraient être terminés d’ici la fin de 1978.Le nouveau bâtiment est destiné à recevoir une soixantaine de patients en psychiatrie et en obstétrique, notamment pour les cas de grossesse compliquée.La réalisation de ce projet d’un autre hôpital sur la Rive sud, a rappelé M.Lazure, fait suite à de nombreux pourparlers entrepris depuis une dizaine d'années Le MAS ne cautionnera pas les locataires de la CECM (Lazure) sous les anciens gouvernements.Le Parti québécois, le premier ministre, M.René Lévesque, en tête, qui représente la circonscription de Taillon où sera érigé l’hôpital, s’était engagé formellement a doter ce secteur d'un autre établissement de santé, celui de Greenfield Park ne suffisant plus à la tâche.“Ce geste du gouvernement, a commenté le titulaire des Affaires sociales, rallie la volonté de la très grande majorité des citoyens concernés certes, mais egalement celle des hommes politiques de quelle qu’allégeance qu’ils soient.L’érection de ce nouvel hôpital s’impose, eu égard au taux de croissance de la population de ce territoire qui est un des plus élevés au Québec, et compte tenu du besoin de décongestionnement de Charles-Lemoyne.” Le ministre a également fait état de son désir de voir se développer la formule du service de chirurgie d’un jour, “économique pour l'Etat et fort pratique pour les patients nécessitant une intervention chirurgicale d’ordre mineur”.Présent à cette conférence de pres-e, M.Réjean Cantin, directeur des établissements de santé du Québec, a appris au DEVOIR que la Cité de santé de Laval dont l’inauguration officielle était prévue pour cet automne a été reportée “au printemps de 1978”, en raison d’un retard dans la livraison de l’équipement.TOUT L’HOMME EN SANTÉ Par Louis Turgeon au bal annuel de l'Association des Arméniens.• À 20 h au sous-sol de l’église Notre-Dame-du-Rosaire, 805, rue Villeray, soirée de solidarité avec le peuple latino-américain organisée par le mouvement Québec-Chili.DIMANCHE Au Centre culturel roumain à Val David, M.Jacques Couture, ministre de l'Immigration, rencontre au cours de l'après-midi les membres de la Communauté roumaine du Québec à l’occasion d’une fête champêtre.• A 14 h 30 à l'Université McGill, manifestation pour protester contre l'application des lois islamiques aux chrétiens d'Egypte organisée par les Coptes chrétiens égyptiens de Montréal • À 14 h 30 au grand salon de l'hôtel Ramada Inn, conférence-débat de la Société de recherche en orientation humaine Inc.Invité: M.Moncef Guitouni, président-fondateur de la Société de recherche en orientation humaine.• À 15 h à l’hôtel de ville de Sainte-Fov, en banbeue de Québec, proclamation officielle de la Semaine nationale Jeune Chambre sous la présidence de M.Guy Tardif, ministre des Affaires municipales.(Par Marie Laurier) — “Il n'est pas question que le ministère des Affaires sociales cautionne les locataires de la CECM qui occupent illégalement des locaux pour des fins de garderies”.Telle est la réponse qu’a fait hier le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, â l’ultimatum que lui lançait la CECM à sa réunion régulière de jeudi, La CECM est bien embêtée avec ce problème de locaux scolaires désaffectés dont le groupe SOS Garderies s'est emparé et voudrait voir subventionner par la CECM alors que celle-ci renvoie la balle .aû ministère aes Affaires sociales.M.Lazure a fait cette déclaration en privé à la représentante du DEVOIR à la suite de rannonce officielle de la construction de l’hôpital Pierre-Boucher.“Il est cependant vrai, normal et souhaitable que le ministère de l'Éducation s’implique davantage dans le réseau de garderies en milieu scolaire, ceci lui permettant d'assurer une jonction pédagogique entre le pré-scolaire et le scolaire”, a confirmé notre interlocuteur taillant par le fait même une place plus grande au MEQ dans ce dossier.Quant à lui confier entièrement cette responsabilité, il n'en est pas question "pour l’instant”, pas avant que le comité interministériel chargé d'analyser tout le secteur des garderies ait pris une décision ferme à ce sujet, et cela devrait se faire au tout début de l’année 1978.Ce comité interministériel comprend le ministère de l'Éducation, le MAS et le Conseil du statut de la femme dont Mme Lise Payette est le ministre responsable.Selon M.Lazure, ce comité s’est réuni à plusieurs reprises et il a déjà rejeté le “plan Bacon” qui prévoyait un système de subventions gouvernementales basé sur les revenus des parents qui voulaient utiliser les garderies."Notre projet est radicalement différent, a précisé M.Lazure, il repose sur une véritable politique de la petite enfance et 11 sera accessible à tous les citoyens.Il est temps que l'on cesse de con- sidérer les garderies comme une ressource qui s’apparente à “l’aide sociale”.En réalité, toutes les mères de familles ont droit à ce service, y compris celui d’une gardienne à domicile”.Quant à la réflexion du commissaire Norbert Lacoste sur ce problème de SOS Voir page 6: CECM TIMBRES-MONNAIES Collectionneur privé achèterait vieille collection de timbres, timbres canadiens en feuille ou en lot, timbres revenus, vieilles monnaies canadiennes ou vieux ietons Écrire è: C.P.427 Station B, Montréal, Qué H3B 3J7 GRAPHOLOGIE Atelier oral (10 semaines) Soiréo d’information 19 sept.1977, à 20 h.au Sheraton Mont-Royal (métro Peel) Salle Sheraton-Sud (2e étage) Cours par correspondance: Inscription en tout temps Information: D.A.Gauthier Institut Canadien de Caractérologie Inc.1332, rue Sherbrooke est, Montréal, P.Q.Tél.: 522-3212 Permis de culture personnelle no: 749956 L'autour è 73 an».200 préparations alimentaires de santé expérimentées pendant quarante années de recherches.250 pages décrivent les troubles et les malaises divers.350 pages donnent les recettes et les trucs efficaces 75 pages additionnelles enseignent les nouveaux secrets d’amélioration de la personnalité.*20 00.675 pages A votre IHirairte préférée - Voyez les pages jaunes du tél.- éditeur: Lbs Études de la Nature Humaine 165 ast, Grande Alléo #1216 Québec-Tél.: (418) 523-3259 4 • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 éditorial ________L’ancien et le nouveau- AUTOUR D’UN SCANDALE Un remaniement qui ne casse rien M.Pierre Elliott Trudeau a effectué hier le remaniement ministériel que rendait nécessaire le départ récent de M.Donald Macdonald.Or, fidèle à son habitude, le premier ministre a opté pour un remaniement plutôt conservateur.Les grosses nouvelles sont évidemment le passage de Jean Chrétien aux Finances, de Marc Lalonde aux Relations fédérales-provinciales, de Jack Homer à l’Industrie et au Commerce, de Monique Bégin à la Santé nationale et au Bien-Être social.Mais outre que ces nominations, sauf peut-être celle de M.Lalonde, n'annoncent aucun changement important de politique, le noyau de ministres qui gravitent plus immédiatement dans l’entourage du chef du gouvernement reste à peu près intact.Un rapide regard sur la liste des ministres de M.Trudeau révèle que sept accédèrent au cabinet soit avant le premier ministre, soit dans l’année qui vit M.Trudeau remporter le leadership du Parti libéral.Ces ministres sont, par ordre d’ancienneté, Allan MacEachen (1963), Jean Chrétien (1967), puis Otto Lang, John Munro, Robert Andras, Ron Basford et Don Jamieson, tous de la promotion de juillet 1968.Si l’on ajoute à cette liste le nom de Marc Lalonde, entré au cabinet en 1972 seulement, mais qui oeuvrait déjà au centre du ouvoir entre 1968 et 1972 à titre de chef de ca-inet de M.Trudeau, on constate qu’excep-tion faite de départs comme ceux de John Turner, Mitchell Sharp, Bud Drury et Donald Macdonald, le noyau ministériel proche de M.Trudeau conserve une impressionnante stabilité.Allan MacEachen obtient une promotion dont on ne sait encore si elle sera plus symbolique que réelle.Quoi qu’il en soit, il s’est révélé, ae tous les collègues de langue anglaise du premier ministre, le plus stable et le plus efficace, et aussi celui qui porte le moins ombrage à son chef.Pour peu que M.Trudeau veuille lui déléguer des responsabilités, M.MacEachen continuera dans son nouveau poste d’être un second fiable et respecté pour M.Trudeau.On déplore seulement que ce politique taciturne n'ait point réussi à acquérir une véritable influence à l’échelle nationale.Cela laisse sans doute plus de corde à M.Trudeau dans les questions reliées à l’unité canadienne mais risque en retour de donner l’impression, dans les négociations délicates qui pourront survenir, que l’autre "nation” regarde trop les événements à la manière d’un spectateur détaché.M.Chrétien, pour sa part, a mérité la promotion qui lui échoit, même s’il a raison de l'aborder avec humilité.Le député de Shawi-nigan fait maintenant partie du cabinet fédéral sans interruption depuis dix ans.D’un poste à l'autre, il s’est signalé par des dons d’efficacité, de travail en équipe et de style direct qui ont fait de lui l'un des ministres fédéraux les plus populaires, suitout peut-être auprès de la presse anglophone.Dans cette pé- riode très difficile, on eût éprouvé plus de sécurité si M.Trudeau avait disposé pour les Finances d’un candidat possédant une formation et une pensée économiques approfondies.Il y a déjà plusieurs années que ce ministère est détenu en réalité par des avocats.L’avènement d’un homme d’affaires ou d’un économiste n’eût pas été mauvais.Mais — signe de la pauvreté relative de l’équipe Trudeau — ces oiseaux rares n’existaient pas dans l’entourage ministériel, ni dans la députation libérale.En tout état de cause, M.Chrétien, de tous les ministres actuels, était celui que son expérience au sein du gouvernement préparait le mieux aux Finances.Sa nomination complète une démonstration que M.Trudeau avait entrepris de faire dès son arrivée au pouvoir, à savoir qu’aucun portefeuille fédéral ne reste désormais fermé en principe aux francophones.Les Finances sont par contre le plus périlleux de tous les postes dont puisse hériter par les temps qui courent un homme politique.En acceptant sa dernière promotion, M.Chrétien réalise un rêve qu’il partageait avec des milliers de ses compatriotes québécois mais assume aussi un risque très lourd.En passant de la Santé nationale et du Bien-être aux Relations fédérales-provinciales, Marc Lalonde avance-t-il ou recule-t-il?Il semble bien qu’il soit appelé à de plus grandes responsabilités.Aux Affaires sociales, il avait séjourné assez longtemps; dans le contexte actuel, toute innovation dans ce secteur ne saurait se faire qu’à une échelle prudente et le Îlus souvent expérimentale.Le secteur des telations fédérales-provinciales ouvre par contre à l’initiative de M.Lalonde un champ élargi pour lequel son expérience antérieure l’a abondamment prépare.Parmi les collègues de M.Trudeau, il est le plus familier avec tous les méandres des affaires fédérales-provinciales.M.Lalonde manque souvent de souplesse et pèche parfois par une dureté inutile.S’il veut surveiller ce travers, il est l’homme capable de mettre plus d’unité et de coordination dans le travail des multiples organismes qui s'affairent présentement à l’étude des questions fédérales-provinciales.On a trop souvent l’impression que les hommes-clés dans ce secteur sont des technocrates compétents et sincères sans doute, mais à qui la dimension politique échappe malheureusement.La nomination de M.Lalonde semble devoir remédier à cette carence.Quant aux autres membres du noyau déjà ancien, la plupart restent en place.C’est le cas en particulier des Otto Lang, John Munro, Robert Andras, Ron Basford et Don Jamieson.Même si, de ces hommes, seul Otto Lang tranche vraiment sur la moyenne par le talent et l’envergure, tous sont encore efficaces et relativement jeunes.Si l’on considère en outre que MM.Whelan, Gillespie et Cullen restent à leur poste respectif, on peut dire qu’au plan économique, il y a vraiment peu de changement.Du côté des ministres de nomination plus récente, la principale promotion échoit à Monique Bégin, qui devient ministre de la Santé nationale et au Bien-Être social.Mais sauf cette nomination, le remaniement a dû être conçu l’un de ces soirs où le chef du gouvernement laissait assez libre cours à son instinct conservateur.Une seule figure nouvelle, M.Norm Cafik, entre au cabinet.C’est là une récolte fort mince, trop mince même, et décevante pour l’aile plus jeune de la députation.On dit que M.Trudeau a du mal à dire à un ministre que celui-ci ne fait plus l’affaire ou que le temps est venu pour lui de laisser la place à des éléments neufs.Cette hypothèse paraît se vérifier de nouveau cette fois-ci.M.Trudeau condamne à une trop longue attente d’excellents députés qui pourraient aider à rafraîchir l’image de son gouvernement.Il introduit ainsi un clément de stagnation dans l’ensemble du processus politique.Du côté anglophone, les trois plus intéressantes additions que M.Trudeau a faites à son équipe ces dernieres années furent celles de Tony Abbott, John Roberts et lona Campa-gnola.De ces trois ministres, John Roberts, en particulier, a paru remarquablement apte à assumer des responsabilités de premier plan dans les questions reliées à l’unité canadienne.Or, aucun ne reçoit cette fois de marques spéciales d’attention de la part du premier ministre.Quant à la promotion de madame Bégin, elle ne découle sûrement pas de son apport plutôt limité aux grands débats publics sur l’orientation du pays.Elle semble plutôt répondre à un besoin d’ordre symbolique et récom- gnser l’attitude lourdement partisane qu’a lue plus souvent qu’autrement le nouveau ministre de la Santé et du Bien-Être social.• Depuis son accession au pouvoir, M.Trudeau n’a procédé à vrai dire qu’à deux remaniements de taille au sein de son cabinet, soit en 1972, au lendemain de la victoire serrée qu’il remporta cette année-là, et en 1976, année où Francis Fox, Monique Bégin, Tony Abbott, John Roberts, Len Marchand, Jean-Jacques Blais, lona Campagnqla et Louis-Phiuppe Guay entrèrent au cabinet.Comparé à ces deux remaniements, tous les autres, y compris celui d'hier, furent plutôt mineurs.Ils ne signifièrent en général aucun changement substantiel dans l’orientation de la politique gouvernementale.En confiant des responsabilités accrues à MM.MacEachen, Chrétien et Lalonde, M.Trudeau resserre le groupe qui l’entoure immédiatement.En faisant une place plus large à certains autres ministres, y compris Jack Horner, il semble obéir à des considérations principalement électorales.De manière générale, les changements annoncés par M.Trudeau restent bien en deçà de ce qu’on était en droit d’espérer, vu la situation présente du pays et les abondantes réserves dont disposait parmi la députation le premier ministre.Gaude R Y AN bloc-notes Paris a Barre sur Washington De par la nature des questions abordées et de par les qualifications des participants, les entretiens que le président Jimmy Carter et ses collaborateurs ont eus avec le chef du gouvernement français, Raymond Barre, évoquent, et de manière obsédante, la stratégie trilatérale.Jimmy Carter, comme d’ailleurs le vice-président Mondale, le secrétaire d'Êtat, Cyrus Vance, le secrétaire au Trésor, M.Blumenthal, et d’autres dirigeants américains de premier plan, appartenaient au chapitre nord-américain de la Commission Trilatérale dirigée par Zbigniew Brzezinski; ce n’est pas une mince coïncidence que Raymond Barre, économiste de réputation mondiale, appartenait précisément au chapitre Europe de ladite Commission.Un relevé des noms des membres français, anciens ou actifs, tend à établir au demeurant une affinité entre, bien évidemment, les milieux bancaires industriels et d'affaires mais aussi entre les Républicains indépendants du président Giscard d’Es-taing et le Trilatéralisme qui vit aujourd'hui ses heures de gloire aux Etats-Unis.Cette digression n’a d’autre but que ni.uire pourquoi nul autre que Raymond Barre n’était aussi qualifié pour accomplir cette visite capitale à Washington! On concède l’évidence des divergences sur l'affaire Concorde et le casse-téte de la prolifération nucléaire (re: le cas pakistanais), mais ce voyage de M.Barre, dont on a dit et redit qu’il était électoral, ne se justifiait pas par des évidences.Il y avait plus et mieux, ceci dit sans vouloir porter de jugement de valeur.Ainsi se comprend d’ailleurs le rare compliment fait publiquement par le président des États-Unis au chef du gouvernement français: “Il est bon de recevoir des informations et des avis de l'économiste remarquable” (qu’est Raymond Barre), a dit hier Jimmy Carter; la veille, au diner officiel à la Maison-Blanche, il avait été jusqu’à reconnaître qu’on a “très envie d’etre son élève et de suivre son enseignement”.Et, de conclure: "Je me félicite de voir que la France et les États-Unis peuvent tirer tant d’avantages dans bien des domaines".Un tel hommage vaut par lui-même, mais vaut aussi par ce qu’il suppose: une approche complémentaire — sinon identique — des problèmes économiques, énergétiques et bien évidemment politiques qui se posent aux pays industrialises.De ce fait, Raymond Barre parle d’or quand il déclare, dans son appel en faveur de la cooperation économi- ue internationale: "L’inter-épendance est la loi”.Selon une dépêche d’agence, le chef du gouvernement français a déclaré devant le National Press Club: "Nous devons réaliser une meilleure coordination des politiques économiques des principaux partenaires du jeu économique mondial, et demander aux pays qui en ont la possibilité de contribuer a soutenir de leur mieux l’activité économique mondiale (.)” Précisément, la dernière réunion (la 7e) de la Commission trilatérale tenue à Tokyo (la prochaine doit se tenir le 4 octobre en Allemagne fédérale) en est arrivée à la conclusion (cf: Trialogue No 13) qu’une amélioration de la coordination était indispensable dans un contexte international d’interdépendance grandissante et.de vulnérabilité! La question, de ce fait, ne serait plus de savoir s’il y a ou non interdépendance mais bien comment organiser et administrer cette interdépendance! C’est dans ce contexte précis que les États-Unis, l’Allemagne fédérale et le Japon se voient attribuer le rôle dit de “locomotives”.Mais ceci ne va pas sans cela: Té-preuve à court terme est celle des élections françaises.On rappellera, à ce propos, la différence d attitude entre les Administrations “Ford-Kissinger” et “Carter-Vance-Brzezinski” envers l’eurocommunisme ou, plus explicitement, envers l’éventualité de la participation des communistes au pouvoir dans les démocraties d’Europe occidentale.En prétendant que l’Alliance atlantique peut s’accommoder d’un tel risque et s’y ajuster, Washington se trouve-t-il à porter de Teau au moulin de la gauche française, par exemple, en créant l’impression que les jours du néo-gaullisme sont comptés?Des contacts ont eu lieu entre les diplomates américains autorisés et des leaders de la gauche et s’il avait eu la possibilité de se faire recevoir à la Maison-Blanche, François Mitterrand lui-même aurait fait un voyage aux États-Unis; dans cet ordre d’idée, Santiago Carrillo est attendu aux États-Unis,.De ce fait, même si on réussissait un jour, par la grâce du Trilatéralisme, à déplacer l’accent du militaire vers l'économique dans les relations atlantiques, ce serait un cadre plutôt poreux miné de l’intérieur par la crise que vivent les démocraties occidentales (certains diraient: "libérales”).Sans “extrapoler” les résultats du scrutin en France (le mot est de M.Barre), on comprend qu’il a été question de cette perspective aux discussions américano-françaises; à preuve, M.Carter déclarant: “Je ne voudrais pas m’ingérer en quelque manière que ce soit dans les élections françaises qui auront lieu au printemps prochain (.); si je trouve la possibilité de me rendre en France, ce serait en pleine conformité avec cet engagement (.) Pour notre part, nous espérons que les forces démocratiques auront le dessus en Europe, nous avons foi dans la capacité des Européens de prendre leurs propres décisions et nous estimons que la force des gouvernements actuellement démocratiques constitue le meilleur facteur pour empêcher le communisme de jouer un rôle plus important” (c'est nous qui soulignons).Washington semble avoir appris qu’un défaut d’intervention est plus efficace que l’excès, la non-intervention affichée étant une forme raffinée et propre d’intervention.Georges VIGNY Les garderies de la CECM En quinze ans, dans la communauté urbaine de Toronto, les garderies reconnues par le gouvernement de l'Ontario sont passées de 44 à 218.Dans la région métropolitaine de Montréal, où les besoins ne sont pas moins grands, Ton en est encore à la pitoyable guérilla juridique que se livrent les autorités de la CECM et les militants de SOS Garderies.Cette impasse est d’autant plus déplorable que l’objectif poursuivi par ce groupe de pression dit marxiste-léniniste — des garderies universelles et gratuites — est partagé même par le très catholique commissaire, Tabbé Norbert Lacoste.Écartons pour le moment la fausse faveur que la Commission des écoles catholiques ferait aux garderies en ne leur chargeant pas dans ses écoles désaffectées un prix de location à taux commercial.La CECM serait bien en peine de mettre sur le marché pareils immeubles, d’autant qu’il ne manque pas non plus d’édifices commerciaux justement vides dans les mêmes quartiers où la bataille des garderies est la plus vive.Au demeurant, ces écoles en question tombent encore dans le domaine public et ont été largement ayées par les deniers des contribua- les.Les commissaires seraient mal venus d'en exclure des enfants pour faire plus d'argent en louant pareils locaux à des gens plus fortunés! Tôt ou tard l'objectif de garderies universelles et “gratuites" — entendons subventionnées au même titre que l'éducation et les autres grands services publics — sera reconnu et plus ou moins rapidement atteint dans toute la province.Il devrait être possible, entre-temps, de trouver des solutions qui favorisent la survie des garderies actuelles, leur expansion progressive, l’expérimentation de formules de gestion, et le développement de pédagogies propres aux enfants de cet âge- Sauf erreur, la commission scolaire veut faire payer les coûts de base qu'elle doit supporter pour maintenir les écoles désaffectées.Si tel est le cas, il faut comprendre que les contribuables paient déjà pour ces écoles quand elles sont vides, et que le prix de location que devraient payer les garderies serait en somme une subvention des parents ou de Québec pour aider la commission à faire face à des dépenses.inutiles.En attendant un régime universel vraiment équitable, ne serait-il pas possible d’envisager que la CÉCM continue d’assumer ce qu’elle aurait à payer de toute manière et que les garderies "locataires" paient seulement le surplus de dépenses qu’elles peuvent occasionner?En tout cas, la politique de la CECM ne devrait pas être de tenter d’obtenir des revenus additionnels à même les enfants d'âge pré-scolaire, à l’instar de la pratique douteuse avec laquelle elle se finançait voici quelques années en improvisant des cours pour l’éducation des.adultes! Mais il y a plus grave encore.Non seulement les effectifs de la CECM tombent-ils en chute libre, mais les dernières inscriptions seraient en jteçà des prévisions déjà pessimistes auxquelles la commission s’attendait.Cela n’a rien de surprenant.Non seulement les services éducatifs n’ont-ils pas été révisés pour endiguer Texode des parents et donc des enfants de la ville vers la banlieue (l’école eût pu être un pôle fort actif de redéveloppement urbain), mais encore la CECM ne fait-elle rien pour attirer les jeunes familles ou pour les garder justement dans ces quartiers difficiles où ses écoles se vident et où elle mène avec SOS Garderies une lutte aussi ridicule que stérile.Car pendant que les commissaires s’inquiètent de la langue ou de la religion, les écoles du territoire de la CECM vont continuer de se vider.Une politique dynamique d’aide technique et matérielle aux garderies, précisément là où il est devenu urgent de sauver les écoles, aurait dû déjà depuis longtemps avoir été adoptée et mise en vigueur par la CECM.Il est surprenant que ses commissaires, fonctionnaires et enseignants n’aient pas déjà compris cette élémentaire règle de survie.Au train où la commission se dépeuple, en effet, il faudra sabrer dans le budget, dans le personnel et dans l'empire qu’est devenue la CECM et y pratiquer des coupures autrement plus arastiques que les miettes pour lesquelles elle perd son temps contre les garderies.Jean Claude LECLERC par JEAN MARTUCCI La scène, qui semble géographiquement située en un seul lieu, se déroule successivement dans un milieu juif, un milieu judéo-chrétien et un milieu pagano-chrétien du premier siècle après J.-C.Le dialogue, dont Luc (16,1-13) a fait un monologue attribué d Jésus, s’échelonne sur une cinquantaine d’années entre 30 et 80 après J.-C.• • UN BAVARD — Quel scandale! C’est incroyable d’être malhonnête à ce point.Parce qu’il savait qu’il allait être remercié de ses services, le gerant a falsifié tous les comptes de la compagnie.Son stratagème favorisait les clients évidemment.Il s’est dit qu’il pourrait au moins compter sur ces amis-là, le jour où il serait congédié, et que ça lui éviterait la catastrophe.Qu’en dis-tu?(16,1-7) JÉSUS — J’en dis que, si vous aviez la moitié de sa prévoyance, le tiers de sa prudence ou le quart de son souci du lendemain, il y a longtemps que vous vous occuperiez de vos consciences.Ne voyez-vous pas que la catastrophe vous guette vous-mêmes?Au lieu de simplement vous scandaliser de ce gérant malnonnête et sans scrupules, apprenez donc de lui de savoir penser a demain: ça ne vous fera que du bien (16,8).UN DISCIPLE — Et même de savoir penser aux autres! Avec le maudit argent qui fait faire tant de bêtises à tant de personnes, il y a moyen, si Ton veut, de faire du bien.C est peut-être d'ailleurs une façon de s’en faire a soi-même: qui soulage sera soulagé, qui aide sera aidé, qui donne sera récompense.(16,9) UN AUTRE DISCIPLE - Et, pour continuer dans la même veine, qui donne fidèlement de lui-même dans les petites choses sera récompensé en se voyant confier de grandes choses.En revanche, qui vole un oeuf volera un boeuf! Les maîtres justes finissent toujours par apprécier les serviteurs fidèles (16,10-12).UN TROISIÈME DISCIPLE - Puisque vous parlez de maître et de serviteur, laissez-moi vous dire que l’argent est Tun ou l'autre.On en est l’esclave ou on s’en sert librement, et tout le monde sait qu’il est aussi bon serviteur que mauvais maître.À chacun de choisir! (16,13).• • C’est ainsi qu’un fait divers devient une parabole, que plusieurs leçons s’enchaînent d partir d'un premier enseignement, que les mots appellent les idée'Sj qu’un évangile se constitue dans l’Eglise primitive et que son message peut vouloir dire encore quelque chose aujourd'hui.d moins de ne pas comprendre que Luc 16,1-13 est fait de couches successives de rédaction et d’interprétation.Lettre ouverte à Gérard Dion Un mauvais pamphlet sur le projet de loi 45 par JACQUES RACINE ¦ L’auteur de cette lettre ouverte à M.Gérard Dion est professeur de morale sociale à la Faculté de Théologie de l’Université Laval.M.Racine répond à un article conjoint de Gérard Dion et Jacques Cousineau, s.j., qui a paru dans Le Devoir du 9 septembre.Avant de lire votre lettre ouverte à M.Pierre-Marc Johnson sur le projet de loi 45, je croyais pouvoir y trouver certaines analyses et critiques tirées de votre vaste experience en relations de travail et certaines suggestions pratiques dans un domaine complexe où le juste milieu n’est pas facile à cerner.Je me suis retrouvé au contraire face à une charge à fond de train appuyée malencontreusement sur la doctrine sociale de l'Église et votre expérience de 1949.La vigueur et la globalité de votre attaque sont injustes et votre référence à la doctrine sociale, inopportune et préjudiciable.Votre attaque est injuste car elle repose sur l’affirmation globale de l’alliance du gouvernement actuel et de l’establishment syndical contre les petits salaries québécois et sur la comparaison entre une expérience de plusieurs années de pouvoir et une expérience de quelques mois.D ailleurs, l’analyse de la situation qui soutient votre jugement est pauvre ou partisane.Vous ignorez systématiquement la politique du salaire minimum et le projet de fixer les conditions minimales de travail qui se veulent une recherche d'un salaire juste pour tous les non-syndiqués.Si cette politique pose question à certains, c’est au plan des répercussions économiques.Vous ne faites pas cas des dispositions permettant à un conseil d’arbitrage de déterminer le contenu d’une première convention collective de travail lorsque le conflit a dépassé les limites du raisonnable.Vous vous rappellerez peut-être que le Cardinal Roy, fors d’un conflit dans une institution religieuse de Québec en 1974 avait recommandé aux autorités gouvernementales de "mettre au point des législations susceptibles de faciliter la signature des premières conventions de travail, spécialement dans le cas des unités syndicales restreintes, qui regroupent souvent les petits salariés”, (communique 21 mars 1974).Vous réprouvez justement la violence dans les relations de travail, mais vous donnez peu de poids à la législation antibriseur de grève qui apparaît à plusieurs comme un premier pas pour empêcher la spirale de la violence.Vous faites référence à la grève générale dans les hôpitaux ou dans les services publics.Vous soulevez à cette occasion, des inquiétudes partagées par tous les concitoyens responsables, mais vous négligez de dire que face à cette situation pénible et qui existe depuis de nombreuses années, le gouvernement a créé une Commission d’étude dirigée par M.Yves Martin, recteur de l’Université de Sherbrooke qui doit remettre son rapport à la mi-ianvier 1978, en prévision de la prochaine ronde de négociations qui atteindra son point culminant en 1979 avec fes négociations dans les secteurs des Affaires sociales et de l’Éducation (LE DEVOIR, 29 juillet 1977).Vous exprimez avec raison le besoin de parvenir à une meilleure démocratie syndicale et à un contrôle des fonds syndicaux.Ce problème ne date pas du 15 novembre.La solution est délicate.La tutelle gouvernementale dans l’industrie de la construction a été difficile.Le projet de loi propose certaines dispositions.Elles ne sont pas suffisantes, mais est-ce comme vous le laissez entendre, par naïveté, vengeance ou parti pris ou parce qu’il n’est pas facile de délimiter le partage à faire entre l’intervention gouvernementale et la prise en charge par les membres eux-mêmes?Les suggestions précises en ce sens sont souhaitées et les correctifs nécessaires.Vous avez souvent reproché aux prêtres qui s’occupaient de questions sociales la faiblesse de leur analyse, vous avez dit qu’il ne fallait pas suppléer à cette faiblesse par un recours quasi magique à la doctrine sociale.Votre façon de procéder dans cet article, porte préjudice à cet enseignement social pour lequel vous avez donné tant d’années, car vous court-circuitez les divers niveaux d’analyse.Vous avez été le premier à m’apprendre à ne pas tout mélanger et à ne pas défendre des solutions concrètes, des manières de faire, des technicalités nécessairement contestables au nom d’un message prophétique “la préférence marquée pour les petits et les faibles”.Enfin, le ton même de votre lettre se prête moins à l’enseignement qu’à la polémique, comme vous le voyez, alors qu’il semble que nous sommes à un moment de notre devenir collectif où la réflexion morale sérieuse et sereine pourrait être fort utile au Québec.Le texte des évêques sur le projet de loi 101 était un modèle à ce niveau.Remarquez, M.Dion, que j’aurais préféré écrire avec vous un article sur le projet de loi 45 en confrontant nos différences d’opinion et de perspectives pour essayer de cerner un peu plus les influences de ce projet sur le bien-etre des Québécois; après quelques jours d’hésitation, je me suis vu, au contraire, forcé de réair à votre article du 9 septem- re.lettres au DEVOIR Un oubli regrettable de Radio-Canada Monsieur Jean-Marie Dugas, Directeur des programmes, Réseau français, Radio-Canada.Comme de nombreux téléspectateurs, je m’apprête à regarder vos émissions qui souligneront le vingt-cinquième anniversaire de la télévision canadienne.Cependant, je suis surpris que parmi les téléromans que vous nous rappellerez, vous omettiez “14, rue de Calais" d'André Giroux.Cette série d'émissions avait pourtant joui alors d’une cote d’écoute excellente, elle faisait honneur aux lettres canadiennes et mettait en vedette — vous devez vous en souvenir — plusieurs de nos meilleurs comédiens: Paul Hébert.Andrée Lachapelle, Georges Groulx, Robert Gadouas.Veuillez croire que je ne suis pas le seul à déplorer cet “oubli"! P.LAROSE Québec, le 3 septembre 1977.Les académiciens et la langue du peuple Ceci veut répondre à M.Béguin et à sa rubrique philologique du 7 septembre sur le français standard et les dialectes.Tout d’abord, si, comme M.Béguin Ta dit, l’ouvrier devient un travailleur, personne ne s’y opposera; mais qu’un salarié soit prolétaire?D faut regarder de plus près pour voir que les ouvriers et les travailleurs, les prolétaires et les exploités, de gre ou de force, tous donnent.Mais les salariés, rémunérés, restent toujours les récepteurs "heureux”.Donc, deux systèmes (le capital et le travail), deux mouvements s’y opposent.Dommage, peut-être, mais.Deuxièmement, si "chaque niveau ide langue) a son utilité, qui correspond dans le fond à un niveau social", comment pourrait-on garder l'idée que la langue reste "indifférente a la notion de classe ”?Et si, comme Ta dit M.Béguin, les dialectes résultent de la “segmentation géographique d'une langue", processus bien naturel; qui oserait parler d'une fragmentation dangereuse, qui au- rait le droit de “sonner l’alarme" quand les différences sont trop grandes?Personne, surtout pas les “chroniqueurs” qui ne servent qu’à figer, fixer et embaumef tout ce qui respire encore.Comme Ta déjà prouvé Céchec des académiciens de M.d’Es-taing, personne ne pourra dicter la langue du peuple, sauf celui que le peuple choisira.Et si Coca-Cola est élu, aucun pouvoir "bienveillant" ne pourra le remplacer.Si l'usage est roi, que l’usage règne! Eran BRANDWEIN, poète Montréal, le 8 septembre 1977.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes.[.'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR fondé par Mtnn ftouroiM l* 10 |OfWif r 1910 Difedéuf Claude iyan Hédodeu' en ri*** Michel Hoy Rêdoctew' en ch*< od|Omt Géorget Vigny Dir*ct«wrt de l’informotion Jean f roncotu' P*"9lOignon T'étorié' Bernard lorocqué LE DEVOIR et* publié po* l’impriment Populaire tocie*é o retpentabiUe limitée dont le tiége tocol et* titué ou numéro 211 rue du Somt Socre m*nt Montreal M2Y 1X1 M et* compote et >mprtm* por I Impriment Dumont incorporée don* let a«el>ert ton* t.*uét à 9130 r0e Bo.v" Ville LoSolle l agence Prette Canadienne et* outontee o employer e* à d c - * * v'f.vous usez sEN VACAKIŒS.À LA \LE SOiR.C’EST LE HdbsbmtonS) cuvre-détente/ Kfoüol'aI/ *r3©buÉÉ'* f WèvV'’* >•' K.^ ¦ i i'imct-Mï* w Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 • 7 .au fil des mots.L’ODIEUX VISUEL * par Louia-Paul Béguin Vraiment, je suis content de Claude Roy, qui, dans le Nouvel Obs (c’est comme cela qu’on dit, paraît-il) vient de déclarer que McLuhan et ses déclarations farfelues, c’était fini.L’écriture, le bon vieux Gutenberg?Des champions.Ils ont gagné la guerre de l’audiovisuel.Pendant que Michel Foucault étudie la médecine de quartier, se laisse enfermer dans des prisons, pour voir un peu ce qu’on y ressent, Claude Roy nous raconte ce qui se passe dans les officines des “Têtes d’oeuf” français.L’odieux-visuel, à la poubelle.On ne lit pourtant pas assez en France.Mais je doute qu’ici on lise plus.Si ce n’est dans le métro de Montréal, où, pour passer le temps, les dactylos, secrétaires, vendeuses de tous genres (surtout des femmes, c’est drôle.ou significatif) ont le nez mignon plongé dans Simenon, Guy des Cars et meme, oh, Mesdames, Roger Peyrefitte.Comme cela, à froid le matin.Il faut 1e faire.Remarquez aussi que peu de ‘‘navettiers’' — c’est comme cela qu’on appelle les gens qui font le voyage aller-retour de chez eux au travail (commuters) — lisent des livres québécois.Cela vous étonne?Pas moi; ils en voudront certainement quand on en écrira en français facile a lire.Ça vient, ça vient.L’image ne remplacera jamais tout à fait l’écriture.La parole est ce qu’elle est.J’avais essayé, l’an dernier, de démontrer que l’écrit est supérieur à tout montage audiovisuel.Ce dernier, dans le fond a l’avantage de ne point donner d’efforts à faire pour "suivre”: on regarde, affalé dans son fauteuil un programme de télé, médiocre la plupart du temps.Oui, oui, médiocre, puisqu’on s’extasie à tous les azimuts quand, un beau soir, la télé nous offre une émission soignée.C’est dire que la plupart du temps, l’image, accompagnée du message (ajoutez, en prime, le massage), est d’une médiocrité à faire mourir.La parole en audiovisuel, n’a jamais d’ailleurs la spontanéité de la vraie conversation.C’est du remâché, du réchauffé.Et puis, c’est assez naïf de croire que l’audiovisuel EST la parole.La plupart du temps, il y a d’abord les techniciens texte en main, pour les spots à diriger, le réalisateur dans sa cage, devant son pupitre le “mélangeur", et le tout a été appris, répété, à partir d’un texte.Dans un débat devant la télé, les vedettes de l’heure ne sont pas à l’aise, leur message est conditionné.De même que le film ne vaut jamais le livre, comme oeuvre originale (je ne parle pas de tout ce qu’on ajoute pour en faire un film: musique, paysages distrayants, coupures à propos, dialogues écrits en fonction du médium qu’est le cinéma), jamais l’image, même électronique, ne pourra remplacer le texte.Seulement l’accompagner, le servir.Un “employé de maison” qui coûte cher.Une antenne n’apporte pas beaucoup d’eau au moulin des cerveaux.C’est vrai qu’à notre époque, toute idée un peu travaillée semble géniale: quand on a le culot de faire jouer Valentino par Noureey, comme vient de le faire ce farceur de Ken Russell, on peut bien prendre une antenne de télé pour un moulin à vent.suites de la première page LEONIDE PUOUCHTCH ques même), assassinats suspects, propagande chauvine et antisémite.Les mêmes accusations, les mêmes “preuves” ont été utilisées également contre des comités de défense juifs géor- CONVOCATION L’Entraide de la Société St-Jean-Baptiste de Québec Société de secours mutuels Avis est par la présente donné qu’il y aura une assemblée générale spéciale des membres de l’Entraide delà Société St-Jean-Baptiste de Québec Société de Secours mutuels le lundi 3 octobre 1977 à 17:30 heures eu 430 Chemin Ste-Foy, Québec dans le but de ratifier le changement de la raison sociale Le Secrétaire Émile Jacob, adm.a.eiens.Le KGB a même utilisé un “homme d’affaires” canadien, un certain “William Fawcett’’ pour tenter de pousser certains dissidents à travailler pour la CIA.Anatoli Chtcharanky, membre du comité Helsinki de Moscou, est également accusé d’être "un agent de la CIA” à la suite de ses contacts avec le journaliste du Los Angeles Times, Robert Toth.“Chaque dissident sait que maintenant, les memes accusations peuvent être portées à tout moment contre lui”.Pliouchtch connaissait bien Roudenko et Tiknyi du comité ukrainien des droits de l’homme.Aussi a-t-il signé avec le général Piotr Grigorenko, autre infatigable défenseur des dissidents, et en particulier des Tatars de Crimée et des nationalistes ukrainiens, un “appel angoissé à toutes les personnes, tous les partis et à tous les syndicats qui se disent soucieux des droits de l’homme et des libertés" pour qu’ils organisent une campagne pour la libération de “ces deux démocrates injustement condamnés pour l’unique raison d’avoir défendu les accords d’Helsinki, la paix dans le monde et les libertés”.Pour Pliouchtch, le cas Roudenko-Tikhyi est exemplaire: “Leur procès s’est tenu deux jours seulement après le retour de Brejnev d’un voyage en France, où il avait reçu un chaleureux accueil de la part de Giscard d’Estaing, défenseur, tout comme le chancelier Schmidt de la diplomatie tranquille.À cause de cette détente et de l’accueil de Paris, Roudenko fut condamné à sept ans de prison et cinq ans d’exil et Tikhyi à dix ans de prison et trois ans d’exil.C’est là le prix des deux automobiles offertes par Giscard à Brejnev; c’est là le prix payé pour les profits que tire le capitalisme occidental de la détente et de la diplomatie tranquille”.“Toutes ces provocations, ces arrestations sont simplement une préparation pour la conférence de Belgrade et qui sera suivie par une purge complète de toute opposition si la ligne de Brejnev et des opportunistes y est adoptée”.Pliouchtch, qui dans ses mémoires “Le carnaval de l’histoire” (Le Seuil), manifeste déjà un curieux sens de l’humour inspiré des chansonniers du Goulag, tel Galitch, imagine quel sera le discours de Brejnev à Belgrade: “Camarades (plutôt que Monsieur le président), comme vous le savez, vous avez des difficultés, nous en avons aussi.Vous avez, comme nous, une opposition qui vous tient en éveil.Vous avez des terroristes, nous avons des terroristes.Et, après tout, vous lynchez bien vos nègres.Vous avez vos problèmes régionaux: Québec, Iralnde, pays basque.Ne parlons pas de ces sujets déplaisants parce que nous pouvons toujours vous rappeler vos propres problèmes.Nous sommes des gens de bonne compagnie, Le dumping de la chaussure s’aggravera OTTAWA (PC) — Les importations dans le domaine des chaussures ont atteint des niveaux sans précédent en 1976 et le tribunal antidumping a averti qu’elles continueront à progresser en 1977 à un rythme beaucoup plus accéléré.Dans un rapport publié hier à Ottawa, le tribunal antidumping qui enquête sur les effets des importations dans l’industrie de la chaussure canadienne, affirme qu’au cours des quatre premiers mois de l’année 1977 la part de l’ensemble du marché canadien de la chaussure reve- nant aux fabricants nationaux est descendue de 48 à 41 pour cent.Le secteur des chaussures pour hommes et garçons est le seul qui a connu une augmentation réelle de production comparativement à la même période en 1976.Le nombre de paires a augmenté de 7 pour cent, mais la part du marché est passée de 56 à 54 pour cent tandis que les importations se sont accrues de 18 pour cent, au cours de la même période, révèle le rapport du tribunal qui était présidée par M.G.R.D’Avignon.Alors que les importations augmentaient, la production canadienne de chaussures a baissé de 10 pour cent au cours des quatre premiers mois de 1977, comparativement à la même période en 1976.Selon le rapport du tribunal antidumping, le volume des importations de chaussures au Canada s’est accru de 206 pour cent au cours des 10 dernières années, tandis que la valeur des importations a augmenté de 531 pour cent."On reconnaît, en général, que les importations ont un rôle utile à jouer sur le marché canadien”, explique le tribunal qui précise que les importations comblent un certain vide que les producteurs canadiens ne pourraient satisfaire parce que le marché est minime.Il y a aussi un vide, dans la gamme de prix plus bas, souligne le tribunal, du fait que les producteurs ne peuvent concurrencer les prix, des importations en provenance d’Asie.Un Who’s Who de l’hypertension artérielle Salué comme une réalisation monumentale et une preuve de l’excellence de la recherche médicale québécoise, le traité international sur l’“Hypertension” préparé par une équipe de médecins et chercheurs montréalais, et publié par l’importante maison McGraw-Hill Book de New York, a été présenté officiellement à la presse hier à l’Institut de recherches cliniques de Montréal.L’ouvrage de 1,200 pages, qui est qualifié de “Who’s Who” dans le domaine de l’hypertension artérielle, réunit les travaux de 120 collaborateurs d’une vingtaine de pays, qui ont été regroupés par une équipe de redaction dirigée par le Dr Jacques Genest, directeur de l’Institut, secondé par le Dr Erich Koiw, et le Dr Otto Kuchel également de l’Institut.Le Dr Genest, en présentant le traité sur l’hypertension, dont 20 pour cent du contenu est l’oeuvre de médecins et de chercheurs de l’institut montréalais, a expliqué que l’ouvrage est rédigé en anglais parce que c’est la langue internationale de la science et de la médecine.Avec actuellement déjà quelque 1,200 après tout, nous ne sommes pas de l’opposition”.En fait, poursuit Pliouchtch, c’est la position que Brejnev a adopté lors de sa visite en France.Il avait bien fait sentir que ses sympathies allaient pour Giscard et non pour le candidat de la gauche, François Mitterrand, lors des élections de 1974.“Il fut reçu comme un gentleman, pourtant il n’est qu’un bourreau un boucher habillé comme un gentleman”.Sa vraie nature, il l’a montrée à la fin de sa visite quand il demanda que la couleur d’une des voitures offertes par Paris soit changée.“Un bourreau demeure un bourreau même lorsqu’il porte des gants blancs et un habit de soirée”.Dressant un bilan nuancée des accords d’Helsinki, Pliouchtch énonce un des paradoxes dont il a le secret: “Brejnev est pour la détente, nous dissidents, sommes pour la détente.Il fait jeter en prison nos camarades parce qu’ils défendent la détente.Il est contre la détente, nous sommes contre la détente.Tout dépend du sens que vous donnez à ce mot.Brejnev et nous le comprenons de manière différente”.Selon Pliouchtch, Brejnev ne conçoit la détente que comme “des liens économiques avec l’Ouest; manipulation du concept de non-ingérence dans les affaires intérieures; statu-quo dans son bloc, donc reconnaissance ae facto de son occupation de la Tchécoslovaquie, du mur de Berlin; manipulation du désarmement aussi, puisqu’en recevant l’aide occidentale, il peut concentrer son capital à l’industrie militaire.Il peut ainsi intervenir militairement où il veut: propagande aussi qu’il appelle soutien des forces progressistes et pacifiques”.“Tout soutien apporté à ceux qui défendent dans son bloc les droits de l’homme, il peut ainsi l’appeler ingérence dans les affaires intérieures”.Pliouchtch cite alors le cas de Ludmila Alexeieva; en visite au Canada, elle fut interrogée par CBC, mais à la suite d’une intervention de l’ambassade soviétique à Ottawa, l’interview ne fut pas diffusée.Lui-même subit la même mésaventure à Paris, lorsqu’une émission où il était invité par André Glucksman, un des “nouveaux philosophes”, fut interdite d’antenne, lors de la visite de Brejnev.“Cela est la détente selon Brejnev.La détente que nous voulons et défendons est un combat sincère et incessant pour la paix, le désarmement, la préservation de la nature, pour des relations économiques et culturelles.Mais cela n’est pas possible sans une démocratisation du régime”.Prochain article: des abus psychiatriques à l’inévitable démocratisation du régime.exemplaires de vendus, on songe à préparer des éditions française et espagnole.Parmi les collaborateurs on retrouve des noms aussi prestigieux que ceux du Dr James-C.Hunt, directeur de la célèbre clinique Mayo, et du Dr Joël Ménard, de l’hôpital Saint-Joseph de Paris, ainsi que des sommités medicales de Grande- Bretagne, en particulier d’Ecosse, de Suède, de l’Europe de TEst et de l’Amérique latine.Pour sa part le Dr Augustin Roy, président de l’Ordre des médecins et chirurgiens du Québec, a dit qu’il faut reconnaître que l’anglais est nécessaire au-jourd’hui pour le médecin qui veut se te- nir au courant de l’évolution de la médecine.Il a même précisé que “la connaissance de l’anglais devrait être un prérequis pour des études de médecine”.Il a noté que.lors de son voyage en Chine, on lui avait dit que l’anglais était la langue seconde étudiée par les étudiants en médecine.Ayez l’oeil sur nous! aux yeux du présent lundi 19 septembre 20h30 Les Canadiens français à Ottawa 1885-1915 Benoît Girard dans le rôle de Sir Wilfrid Laurier documents mardi 20 septembre 21h30 Al Capone, tsar du crime ASA Radio La télévision de Québec Canal 17 Montréal ou le câble IA FOLiO C'EST PASCOC-HÛN- OLiO C EST.BIEN/LLVS BIEN PRÉSENTÉ ET /LS OFFRENT UN CATALOGUE GRATUIT QUE L'ON TROUVE CREE LES DISTRIBUTEURS.-,._ .A, , .FOLIO ou que fOL/O envoie sans Ul in„M cesua crmcTicft^^TOEREjRru^/ DÉ POCHÉ.QU'ON • GLiSSE.- PAN£ ^ v ^ \ ADRESSE.ON SAC/ CAR POUR UNE FO.LIVRES MEMED£S LJVp£S ENVOYER À; MA RD ________________.VIOLETTE MAR&ARETMlTCHEU, WTHAUE A1SÇA DONNÉ DES IDÉES.J=OUO CATHERINE PAYSAN.MAR&UERITE COMME CHODERLOS •J'EN OUBLIE mm m pu bli conseil Itée le livre qu’on glisse dans sa poche mais qu’on garde dans sa bibliothèque 8 • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 Pascal: un verdict de mort accidentelle Le coroner Roch Héroux a rendu hier un verdict de “mort accidentelle sans responsabilité criminelle” en rapport avec le décès de M.Sam Peters, un employé de l’entrepôt Pascal de Pointe-Claire.Le Congrès du Travail du Canada avait émis publiquement des doutes récemment sur la nature accidentelle de ce décès, y voyant une séquelle des problèmes de relations de travail entre la compagnie Pascal et le syndicat, à qui l’on a coupé les fonds depuis plusieurs mois.Le coroner du district de Montréal a pour sa part établi qu'il n’y avait “aucun lien de cause à effet” entre la mort de Sam Peters et la bataille qui l'avait opposé quelques minutes avant sa mort a un autre employé, M.John Smith, connu pour ses opinions antisyndicales.Le coroner a expliqué que la preuve établissait que le défunt avait trouvé la mort en tombant sur la tête, d'une hauteur de quatre pieds.La victime avait un oeil tuméfié, ce qui ne peut avoir causé la mort, a précisé le coroner.La famille de Sam Peters était représentée par un avocat et le CTC à l’enquête du coroner.Aucun des deux procureurs n'a fait d’interventions de nature incriminante pour l’un ou l’autre des témoins.De plus, ces procureurs n'ont pas produit de preuves supplémentaires à celle du procureur de la province.La semaine dernière, le CTC et la famille de la victime avaient fait état de témoignages supplémentaires dont le contenu aurait pu amener le coroner à d’autres conclusions.Aucun de ces témoignages n’a été produit hier devant la cour.LaVoie maritime à nouveau perturbée Les 269 employés de la Voie maritime du Saint-Laurent ont quitté le travail hier pour tenir une journée d’étude à Greenfield Park., , Ces travailleurs, affilies à la Canadian Brotherhood of Railway, Transport and General Workers, voulaient par leur geste protester contre l’accumulation d’un trop grand nombre de griefs depuis l’entrée en vigueur de leur convention collective.Cet arrêt de travail a perturbé quelque peu le passage des navires dans les écluses mais pas au point de l’interrompre.Ils sont retournés au travail en fin d’après-midi.Selon un groupe d’avocats Les policiers ont tendance à gonfler les statistiques OTTAWA (PC) - Un groupe d'avocats d’Ottawa soupçonne que les corps policiers partout à travers le pays gonflent, sciemment ou involontairement, les statistiques qui servent à établir les taux de criminalité.Selon une étude préparée par l’Association des avocats de la défense d’Ottawa, les policiers portent trop souvent des accusations qui ne sont pas justifiées.L’Association a étudié ce qui est advenu des accusations portées par la Sûreté d’Ottawa en 1976, particulièrement celles ayant trait à des délits violents ou pouvant mener à la violence.M.Patrick McCann, le porte-parole de l’association a révélé, lors d’une entrevue, que les résultats sont surpre- nants.Bien que l’étude n’a portée que sur la situation qui existe à Ottawa, M.McCann estime que les conclusions de l’étude sont révélatrices pour l’ensemble du pays.“Si ça se passe ainsi à Ottawa, pourquoi serait-ce différent ailleurs”, a-t-il dit.M.McCann a précisé que la plupart des corps policiers publient le nombre d’accusations qu’ils ont portées au cours d’une année donnée dans leurs rapports annuels, mais négligent d’indiquer le pourcentage des condamnations.L’étude des avocats révèle que la Sûreté d’Ottawa a dû retirer 65% des accusations portées dans le cas de tentative de meurtre en 1976.Par ailleurs, 10% des procès qui ont eu lieu dans ces cas ont donné lieu à des condamna- tions.Selon M.McCann, ces chiffres démontrent bien l’excès de zèle des policiers, qui portent toujours des accusations sévères, sans tenir compte des situations.Il a fait allusion au cas des querelles domestiques où l’un ’ des conjoints s’en prend à l'autre.Il arrive souvent que la police porte une accusation de tentative de meurtre, alors qu’il s’agit en somme, d’une tentative d’assaut pouvant causer des blessures ou d’un assaut simple.Par ailleurs, la police a aussi tendance à porter plusieurs accusations en rapport avec un même délit.Par exemple, une personne portant une cagoule pour commettre un hold-up peut être accusée de vol à main armée, possession d’une La CSN réclame l’intervention de Québec chez Dumont Transport Tôt hier matin, ce brave orignal circulait librement àl’entrée d’une banlieue d’Ottawa.Sans le vouloir, l’intrus s'est retrouvé à la tête d’un cortège de représentants de la Société protectrice des animaux, du ministère des Ressources naturelles et d’un vétérinaire.On a finalement pu lui téléinjecter un tranquilisant.(Téléphoto CP) La CSN a réclamé hier le retrait du permis de transport accordé par Québec à la compagnie NAP Dumont Transport, de Rivière-du-Loup.Les 25 employés de cette entreprise sont en grève depuis le 29 décembre 1976.La requête signée par le secrétaire général, M.Jean-Guy Morin, repose sur le fait que cet employeur a soumis jusqu’ici des propositions à la baisse d’une fois à l’autre, ce qui est contraire aux prescrip- bonne foi, selon Ta CSN.L’employeur a demandé la conciliation le lendemain de la première séance de négociation.Par la suite, il obtenait une injonction contre ses employés, qui voulaient s’opposer au système de travail à forfait mis sur pied par l’employeur pour poursuivre la distribution de matériaux de construction en dépit de la grève.Le premier mai, Dumont Transport formulait une deuxième proposition inférieure à celle de décembre, laquelle rognait déjà sur les droits et privilèges acquis.Par exemple, a précisé le secrétaire général de la CSN, Dumont veut désormais se réserver le droit de ne pas donner de congés fériés en ayant le privilège de décréter des mises à pied la veille.arme dangereuse, mauvaise utilisation d’une arme à feu.Si la police porte toutes ces accusations, elles apparaîtront dans les statistiques et fausseront les données, a précisé le porte-parole de l’association.L’étude des avocats a démontré que 23.7% des accusations portées dans le cas de vols ont été retirées, et 57.18% dans le cas de meurtres.Dans le cas des enlèvements 52.4% des accusations ont été retirées tandis que dans le cas de délits impliquant des armes à feu, la proportion était de 47.4%.L’Association des avocats est inquiète de cette déformation des faits, parce que les procureurs de la Couronne se servent souvent des statistiques de la police pour obtenir des sentences séveres.D’autre part, en plus d’alarmer inutilement la population, ces statistiques et les commentaires des policiers, qui prétendent que le taux de criminalité augmente à un rythme effréne, ont pour effet l’adoption de lois “réactionnaires”.L’Association précise que les amendements apportés à la loi sur l’écoute électro-' nique, en témoignent bien.T McCann a tenu à préciser que les avocats de la défense ne prétendent pas que le trucage des statistiques est orchestré par “l’autorité”.Il estime qu’il y a toute une gamme de possibilités.Les évêques du Québec tentent de discerner les nouveaux rendez-vous ‘ Société Canadienne du Cancer LORETTEVILLE (Le Devoir) — C’est dans un effort pour discerner “les nouveaux rendez-vous ou lès nouveaux points d’articulation de l’Évangile avec le milieu québécois d’aujourd’hui” qu’a pris fin hier, après quatre jours de travaux à Loretteville, la réunion semestrielle de l’Assemblée des évêques du Québec.Parmi les considérations se dégageant des différents comités, il ressort que les évêques québécois s’efforcent de comprendre dans la sérénité et la lucidité une société en pleine effervescence culturelle, politique, sociale et religieuse, et qu’ils recherchent, dans un esprit de fidélité créatrice, les nouveaux modes de ressource-ment et d’engagement chrétien exigés par Tes situations nouvelles de l’Église du Qué-bec.Selon un participant, l’Église se sent interpelée par l'esprit à travers tous ces événements et les points chauds que vit présentement le peuple québécois.Plus concrètement, le comité épiscopal d’éducation accorde son appui au plan de développement de l’éducation chrétienne proposé par le ministère de l'Education, invitant en même temps tous les agents d’éducation à collaborer à sa réalisation et les communautés chrétiennes à être artie prenante dans son éla- oration.Par ailleurs, le comité du laïcat a présenté un tableau des mouvements spécialisés d'action catholique en analysant leurs orientations actuelles et en soulignant l’émergence de différents mouvements de spiritualité, tandis que le comité de théologie s’est particulièrement intéressé à la question morale et au phénomène du marxisme au Québec.Le comité des affaires sociales a étudié, entre autres, les conditions de travail des em- ployés laïcs dans l’Église qué-oécoise et les interrogations soulevées par l’infiltration marxiste.Dans un document de travail sur l’évangélisation par la télévision, le comité des communications sociales a proposé de dégager les grandes lignes d’une pastorale par les mass média.Le comité de pastorale auprès des Indiens et Inuit a mené une enquête dans les missions indiennes du Québec en vue de connaître leur situation, les problèmes auxquels elles sont confrontées et leurs projets d’avenir.Le comité épiscopal du clergé a organisé des stages ou sessions pour les prêtres diocésains, ainsi que pour les responsables de la formation des futurs prêtres et du diaconat permanent.Enfin, le comité des priorités a tenté d’identifier les besoins les plus urgents de TÉ-glise québécoise.Il a particulièrement noté que les chrétiens manquent d'esprit missionnaire et donnent l’impression de vivre en ghetto, lacu- nes attribuées à la pauvreté de la foi et au matérialisme ambiant.Devant le problème de véhiculer les valeurs évangéliques aux projets actuels du Quebec et de rejoindre les chrétiens engagés dans les réalités sociales, politiques et culturelles, le comité des priorités a conclu à l’urgence d’établir un projet d'Ëglise résolument axé sur l’éducation de la foi des adultes, une pastorale de l’intelligence, la famille et la question morale.Québec intente des poursuites contre la compagnie Stanchem VISITEZ DECISION Ottawa, le 8 septembre 1977 A la suite de l'audience publique tenue à Ottawa (Ontario) à partir du 21 juin 1977, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes annonce la décision suivante qui entre en vigueur immédiatement.Décision CRTC 77-571 LAVAL, MONTRÉAL ET L'iLE DES SOEURS (QUÉBEC) — 770465300 — 770464600 Cable T.V.Ltd.Demandes présentées en vue de modifier les licences de radiodiffusion des entreprises de télévision par câble qui desservent Laval, une partie de Montréal et l'Ile des Soeurs (Québec) comme suit: Service MF — ajouter la réception et la distribution de WEZF-FM Burlington (Vermont), WQCR-FM Burlington (Vermont) et WGFB-FM Plattsburg (NewYork).Décision: APPROUVÉ Le Conseil approuve la distribution de ces stations à la condition que le titulaire soumette une demande en vue de distribuer toutes les stations MF régionales de langue française qui sont disponibles.A cet effet, le terme régional est défini dans le Règlement du Conseil sur la télévision par câble.Cette approbation est sujette à la certification technique du ministère des Communications.Lise Ouimet ’ Secrétaire général QUÉBEC (Le Devoir) - Le gouvernement du Québec, par Tentremise des Services de protection de l’environnement, vient d’inscrire cinq poursuites contre la compagnie Stanchem, de Beauhar-nois, pour avoir déversé dans la rivière Saint-Louis des quantités de mercure nettement supérieures à la limite permise.En annonçant cette intervention des SPE, laquelle pourrait coûter au total $45,000 en amendes à la Stanchem, M.Marcel Léger, ministre délégué à l’Environnement, a qualifié d’inconcevable la conduite de ce pollueur qui a violé, en pleine connaissance de cause et d’une façon aussi scandaleuse, la loi de la qualité de l’environnement”.Filiale des Industries PPG Canada Liée, la Stanchem aurait ignoré- une ordonnance émise par les SPE en octobre 1974, l’enjoignant de ne pas rejeter dans le cours d’eau récepteur des quantités de mercure supérieures à 2.5 grammes par tonne métrique de chlore produit quotidiennement.Or, selon M.Léger, un relevé de la qualité des effluents effectué du 10 au 24 mai dernier a clairement démontré que la quantité de mercure a dépassé, à quatre reprises, plus de 45% et, en une occasion, de 106% la limite permise.“Puisqu’il faut passer devant les tribunaux pour protéger l'environnement, a précisé M.Léger, nous le ferons.Personne n’y échappera.Il est re- rettable de constater qu’il aut absolument se servir d’un tel pouvoir pour contraindre des entreprises à respecter les limites les plus élémentaires pour protéger la qualité du milieu.^ Rappelant qu'un récent rapport du Comité d’étude sur le fleuve Saint-Laurent avait démontré que la concentration de mercure dans les poissons Niding refuse la proposition du RCM du lac Saint-Louis dépassait la limite acceptable de 0,05 ppm, M.Léger a dit que devant des faits aussi accablants, “on ne peut que déplorer la négligence de cette industrie de chlore et de soude caustique”.Pour la première infraction, la Stanchem est passible d’une amende de $5,000 et, pour les quatre infractions subséquentes, d’une amende de $10,000 chacune.Ville de laTour CN et des Blue Jays Profitez du spécial 2 soirs au LORD SIMCOE’S Pour 2 personnes, ce spécial comprend: • Admission gratuite à la TourCN • Chambre moderne pour 2 soirs • Le soir, un dîner au fameux Captain’s Table • Un déjeuner à l’américaine et un déjeuner continental • Stationnement gratuit de 6 p.m.à 8:30 a.m.$6990 sur réservation â l'avance.Demeurez une soirée de plus pour seu- double lament : *2300 Voyez votre agent de voyages, ou réservez directement.Billets pour las Blue Jay au bureau des transports.Lord Simcoe Hotel 150 rue King ouest, Toronto.Tél.: (416) 362-1848 Au nom du comité exécutif de Montréal, le président, M.Gérard Niding, a fait savoir aux porte-parole du Rassemblement des citoyens de Mon-.tréal qu’il ne trouve pas utile d’insérer à Tordre du jour du conseil la question du conflit latent avec les cols bleus.Depuis le 5 juillet, la ville s’en tient à une "offre finale” de 8,5% de hausse salariale tandis que le syndicat réclame 14,4%.Le 12 septembre, une conférence de presse donnée à l’initiative du comité sur les relations de travail du caucus du RCM invitait l’exécutif à se rapprocher d'un compromis.Le lendemain, 13 septembre, l’exécutif a examiné la lettre envoyée par le RCM à MM.Drapeau et Niding, la réponse du 14 septembre précise qu’il n’y a pas lieu de dévier au cours normal des négociations: “nous n’avons pas raison de croire que les négociations ne conduiront pas a une entente acceptable par les deux parties", écrit M.Niding.I* Conseil de la radiodiffusion el des Inlécornmunlcallons canadiennes Canadian Radio-television and Telecommunications Commission LA PRESCRIPTION Traité élémentaire de droit civil PIERRE MARTINEAU professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal 1977, 416 pages $18.25 une mise à jour essentielle d'un secteur du droit civil dont la doctrine québécoise a peu traité: une analyse critique du droit existant, à la lumière des modifications proposées par l'Office de révision du Code civil Vient de paraître LES PRESSES ' DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL C.P.•12«.Suce «A.Montréal.Qué Canada Tél.: S4S4SZVSUS à Le dimanche 18 sept.14h30 et 20h15 / Billets $4.• $6.• $9 THEATRE ( iuk hots (in lundi ,hj MAISONNEUVE .PLACE DES ARTS réservations tflcpjioriuiiuK Montréal J Québec) HJX 1/9 Renseignements: 842-2112 C2A Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 • 9 Le bruit du Concorde est quatre fois celui d’un 747 des quatre coins du MONDE WASHINGTON (AFP) -Autoriser le Concorde à atterrir aux États-Unis signifierait “faire un pas en arriéré dans le programme national entamé en vue de diminuer le bruit”, estime un rapport de “l’Office général de la comptabilité” (General Accounting Office — GAO) diffusé jeudi soir à Washington.Selon, ce rapport, le bruit perçu par les riverains au décollage du Concorde est le double de celui du Boeing 707, quatre fois celui d’un Boeing 747 et huit fois celui d’un DC-10.Le même document souligne que les plaintes déposées par les riverains de l’aéroport international Dulles de Washington contre le bruit des avions se sont multipliées, depuis oue le supersonique franco-britannique a été autorisé en mai 1976 à s’y poser pour une période probatoire de seize mois.Elles sont passées, indique le texte, de 77 au • s cours des trois années ayant précédé la période d’essai à 1,726 plaintes au cours des douze premiers mois d’atterrissage du Concorde à Washington.79% de ces plaintes, précise encore le GAO, mentionnent expressément le Concorde, alors que les vols de ce dernier représentent moins de 1% de tous les vols de l’aéroport Dulles dans la période considérée.La plupart visent spécifiquement le bruit fait par le super- L’airbus soviétique entrera en service l’année prochaine MOSCOU (Reuter) -LTliouchine-86, le nouvel airbus soviétique, devrait être livré à la compagnie aérienne “Aéroflot” d’ici la fin de l’année prochaine, a annoncé hier le Général Genrikh Novojilov, un des responsables de la Le Cardinal Wyszynski opéré VARSOVIE (AFP) - Le Cardinal Stefan Wyszynski, primat de Pologne, a subi, vendredi, une intervention chirurgicale qu'il a “bien supportée ', annonce un bulletin médical de la clinique de l’Institut chirurgical de l’Académie de médecine de Varsovie où il est hospitalisé depuis le 8 septembre dernier.construction de l’appareil.Le Général Novojilov a précisé à l’agence Tass que l’avion gros-porteur, qui peut accueillir 350 passagers, a effectué plus de cent vols expérimentaux depuis décembre dernier.Il estime que les essais devraient être terminés pour le 7 novembre, à temps pour le soixantième anniversaire de la révolution bolchevique.Il n’a pas dit exactement quand devaient commencer les vols commerciaux de 1T1-86, mais, d’après lui, l’objectif d’une commercialisation de l’appareil avant l’expiration de l’actuel plan quinquennal, fin 1980.p't près d’être atteint.ces précisions font suite à la controverse qui oppose Soviétiques et Français a propos de l’Airbus européen, construit par la France en collaboration avec l’Allemagne de l’Ouest, les Pays-Bas, l’Espagne et la Grande-Bretagne.La controverse a éclaté au début du mois, lorsque le ministre français des Transports, M.Marcel Cavaille, s’est plaint de ce que les autorités soviétiques n’autorisaient pas l’appareil européen, qui transporte 250 passagers, à atterrir à Moscou.Cette semaine, le ministère de l’Aviation soviétique a déclaré qu’il était prêt à laisser l’avion commencer les vols entre Paris et Moscou dès le mois prochain, mais qu’il attendait toujours une réponse française aux propositions faites par l’URSS il y a trois mois.LTliouchine-86 est le premier avion gros-porteur soviétique.Il contient un pont inférieur où les passagers déposent leurs bagages avant d’aller prendre leurs sièges sur un pont supérieur.Ses équipements de navigation permettent, dit-on, aux trois membres de l’équipe de pilotage d’atterrir en toute sécurité même par un épais brouillard, ou par temps de neige.l '««to Pour recevoir GRATUITEMENT à domicile un exemplaire de la revue POINT sur les Publications EN SCIENCES HUMAINES Vol.3 no4 Prière de remplir le coupon ci-dessous.POINT sur les Publications en SCIENCES HUMAINES 1151, Alexandre- DeSève, Montréal.Québec Nom sonique au décollage, ajoute le même document.Le GAO souligne d’autre part dans son rapport que la génération actuelle des Concorde, contrairement aux avions subsoniques, ne peut pas être modifiée afin de satisfaire aux normes de bruit actuellement en vigueur sur les aéroports américains.Le rapport du GAO, une agence du congrès, est diffusé, note-t-on, neuf jours avant l’expiration de la période probatoire du Concorde, le 24 septembre, et la décision de l’administration Carter sur l’avenir de l’appareil supersonique franco-britannique.D’autre part, M.Leo Ryan, démocrate de la Californie, président d’une sous-commission de la Chambre des Représentants sur l’environnement, a demandé jeudi au gouvernement de ne prendre aucune décision au sujet de “Concorde” tant que le congrès n’aura pu en étudier le dossier.• Dans une lettre au secrétaire aux transports, M.Brock Adams, M.Ryan souligne que les membres du congrès devraient être autorisés à prendre connaissance du rapport de l’administration fédérale de l’aviation (FAA) quant à l’effet du supersonique sur l’environnement.M.Ryan avait déjà réclamé ces documents mais sa requête avait été rejetée.L’Atlantique à bon marché NEW YORK (Reuter) — Les nouveaux bas tarifs aériens entre New York et Londres sont entrés en vigueur jeudi soir et soixante-dix passagers environ ont profité des billets économiques qui leur permettent de choisir la semaine mais non le jour où ils prendront l’avion.Ils se sont embarqués sur Panam ou British Airways, payant $146 pour aller à Londres ou $256 pour le voyage aller-retour.La guerre des tarifs aériens sur l’Atlantique nord a été déclenchée par la compagnie britannique Laker Airways qui a lancé l’idée de son “train aérien sans façons ni location" où les passagers feront tout simplement la queue, leur sandwich à la main, pour prendre l’avion.Le “train aérien” ne démmarrera que dans onze jours.Il a toujours le record du tarif économique: $234 aller-retour.Louis Carré est mort PARIS (AFP) — Louis Carré, directeur de galeries d’art à Paris et à New York, est mort le 11 septembre à ï’âge de 79 ans.Ses obsèques ont été célébrées le 14 septembre à Rennes (Ouest de la France).Né à Vitré en décembre 1897, Louis Carré avait fait de solides études de droit avant de se consacrer à l’art moderne.Avocat, il s’était spécialisé dans l’étude des poinçons et de l’orfèvrerie ancienne.Il avait organisé en 1933 une exposition de sculptures archaïques au musée de l’Acropole à Athènes.Dans les années trente il avait ouvert une galerie d’art, avenue de Messine, à Paris, où il avait exposé les premières mobiles de Cal-der, les peintures de Le Corbusier et celles de Paul Klee et Juan Gris.Durant la dernière guerre, replié à New York où il animait une autre galerie, il avait soutenu les artistes français réfugiés en Amérique notamment Fernand Léger.Il fut l’un des premiers à soutenir Nicolas de Staël.Le plus petit poste de télé NEW YORK (AFP) — Le plus petit poste de télévision du monde qui se glisse facilement dans une poche de veston ou dans un sac à main de femme a été présenté jeudi à la presse américaine.Fabriqué par la société anglaise “Sinclair”, déjà implantée sur le marché américain des mini-calculateurs, le poste de télévision a les dimensions approximatives d’un épais livre de poche.Il mesure environ 15 centimètres de long sur 10 centimètres de large et a une épaisseur d’un peu moins de quatre centimètres.L’écran (noir et blanc) a une taille diagonale de 5 centimètres, soit celle d’un grand timbre poste.Le poste, qui fonctionne sur piles et qui peut également être branché sur une prise de courant, se vendra à $395.La campagne publicitaire qui accompagnera le lancement de ce récepteur s’adressera surtout à celui ou celle "qui a déjà tout” et qui veut bien payer le prix fort pour un poste portatif dont le prix est supérieur a un grand poste en couleur.Les campeurs, les pêcheurs et les promeneurs solitaires seront également des acheteurs du poste, affirment les constructeurs.Elizabeth sur Concorde LONDRES (Reuter) - La reine Elizabeth d’Angleterre effectuera pour la première fois le 2 novembre un voyage à bord du Concorde, a annoncé hier le Palais de Buckingham.Accompagnée de son époux, le prince Philip, elle se rendra de la Barbade a Londres à bord du supersonique, après des visites au Canada et aux Caraïbes, les dernieres de l’annee du jubilé.Le prince a déjà volé à bord d’un prototype du Concorde en 1972.Le couple royal partira pour Ottawa le 6 octobre, pour une visite de six jours, suivi d’un séjour de deux semaines aux Caraïbes.Des passants peu serviables DELRAY BEACH (AFP) — M.Easton Vickers, un aveugle de 75 ans, a attendu pendant quinze heures jeudi sur un banc de Delray Beach en Floride, l’aide de passants pour retrouver son chemin, avant que la police locale ne prenne soin du vieil homme.M.Vickers s’était trompé d’autocar et était descendu dans une ville de Floride qu’il ne connaissait pas, à 70 kilomètres au nord de Miami.Il marcha un peu au hasard et s’assit à quelques pâtés de maisons de la station de bus, par une température de plus de 30 degrés, avant de demander son chemin.Les passants ignorèrent les appels du vieil infirme, que la police retrouva hébété à 10 heures du soir.Elle l’aida à se restaurer et à terminer un voyage dont il se souviendra.Sam n’a pas mangé l’araignée LONDRES (AFP) — Sam, le chat “mangeur d’araignées", n’a pas réussi à venir à bout de l’araignée "géante” qui terrorise de puis une semaine les habitants de Basildon, petite ville du sud-est de l’Angleterre.Un porte-parole de la police locale a en effet qualifié jeudi de "prématurées" les informations publiées à la "une" de la presse basildonienne annonçant que Sam — qui est, selon sa maîtresse Mme Jill Syme, un gros mangeur d’araignées — n’aurait fait qu’une bouchée de l’arachnidée velue.“Sam, a-t-elle déclaré aux journalistes, mange n’importe quoi, mais il préfère les araignées et il semblait tellement heureux hier que je suis convaincue qu’il Ta avalée”.Choléra; l’OMS déconseille la vaccination Profession! Code postal GENÈVE (AFP) - L’Organisation mondiale de la Santé s’est élevée vendredi contre les quarantaines “excessives” imposées par certains pays pris de “panique” devant l’extension du choléra.Ces quarantaines et les “restrictions imposées à la circulation et au commerce encoura- §ent certains pays à dissimuler es informations”, ce qui favorise la propagation de la maladie, souligne TOMS.L’organisation confirme en outre qu’elle déconseille la vaccination systématique des populations, “le vaccin existant ne conférant qu’une protection partielle pendant trois à six mois environ”, et rappelle que “le traitement a été perfectionné au point que personne ne devrait plus mourir du choléra”, à condition que les malades puissent être traités.Mais, reconnaît TOSM, “il subsiste un problème de logistique car le choléra se produit souvent dans des zones où n’existent que peu de moyens de traitement,’’ en dépit de sa simplicité: il suffit de rehydrater le malade avec “un mélange d’eau, sels, bases et antibiotiques”.Toutefois, selon TOMS “les mesures d’assainissement fondamentales, complétées par une action éducative, constituent le moyen le meilleur et le plus économique à longue échéance de combattre le choléra".L’OMS rappelle que la planète subit la septième pandémie de choléra depuis que le mal a atteint l’Europe pour la première fois, au 19ème siècle.Elle a commencé en 1961.Après la sixième pandémie, “le choléra s’est retiré en Asie d’où il provenait, en particulier dans les deltas du Gange et du Brahmapoutre, pour n’en plus sortir qu’en de rares occasions, comme pour l’épidémie survenue en Égypte en 1947".¦À partir de 1961, le vibrion el tor s’est disséminé à partir de ses réservoirs naturels endémiques, “probablement en raison de mouvements de populations en Asie et à travers le Pacifique.En 1964, il a remplacé le choléra classique”."Après une accalmie temporaire en 1967-1968, la pandémie s’est généralisée dans certains pays méditerranéens et en 1970 elle a envahi l’Afrique occidentale, région qui n’avait jamais connu le choléra si Ton fait abstraction d’une poussée locale survenue en 1868 et d’un autre incident mal connu en 1893, Le choléra, “ce mal qui répand la terreur" à l’égal de la peste, continue à menacer les pays au climat particulièrement chaud, ou les ressortis-, sants de ces pays.Un troisième cas a été constaté vendredi aux Pays-Bas où le fils d’une ressortissante turque de 60 ans, qui avait été la première à manifester des symptômes a été également contaminé.Au Liban, deux nouveaux cas se sont déclarés, portant à 22 personnes le nombre d’indiviaus atteints par la maladie depuis son apparition le 5 septembre.En Jordanie le chiffre est passé à 314 avec 25 nouveaux cas, signalés jeudi.Le ministre jordanien de l’Intérieur a décidé d’interdire pour une durée illimitée l’importation des fruits et des légumes, quel que soit leur pays d’origine.Les baignades sont interdites dans les piscines, dans le canal du Jourdain et dans les eaux thermales d’Hammamat.En Syrie, où l’épidémie a fait 68 morts en trois mois, la progression du mal paraît maintenant enrayée notamment grâce à l’aide des experts de l’Organisation mondiale de la Santé OMS dépêchés la semaine dernière à Damas.Certificats cPépargne fixes dépôt minimum $500 C’est un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ÊRARGNE Charte fédérale.Membre: Société d assurance-dépôts du Canada L’ORDRE ÉQUESTRE DU SAINT-SÉPULCRE DE JÉRUSALEM MtéMb .v'IfcV > ______s-à* M.le curé Jean-Paul Père Jacques CHARBONNEAU COUSINEAU, S.j.M.Paul-Eugène BOUSQUET M.Stanislav BOZIC M.le Juge Yves LAURIER M.Louis-Israël MARTEL Mme Louise D’AMOURS Mlle Marie DÉCARY Mlle Marguerite Mme Madeleine JUNEAU LALIBERTÉ Mme Jeanne LAPORTE, s.g.m.L’Ordre Équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, par l’entremise du Grand Magistère et de la Secrétaireried’État de Sa Sainteté le Pape Paul VI, est heureux de communiquer que onze nouveaux membres seront investis “Chevaliers” et "Dames” de notre Ordre.NEUF MEMBRES PROMUS À UN GRADE SUPÉRIEUR Son Exc.J.Albert Bissonnette, Lieutenant, Chevalier Grand’Croix, Dr Esdras Autotte, m.d., Chevalier Grand’Croix, M.Roméo Benoit, Commandeur Grand Officier, DrAnatoleRiveet.d.d.s.Commandeur Grand Officier, Me Bernard Couvrette, Chevalier Commandeur, M.Henri Lapointe, Chevalier Commandeur, Mlle Juliette Chabot, Dame de Commanderie, Mme Myrielle Couvrette, Dame de Commanderie, Mlle Lucie Couvrette, Dame de Commanderie, • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 informations Internationales L’URSS développe une nouvelle génération de fusées ICBM WASHINGTON (d’après AFP et AP) - L’Union soviétique est en train de mettre au point une nouvelle génération de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), a révélé, jeudi soir à Washington, devant l’Association des industriels pour la sécurité nationale, M.Harold Brown, le secrétaire américain à la Défense.“Les États-Unis ne peuvent ignorer ces efforts”, a souligné M.Brown, mais if est “difficile de savoir pourquoi les Soviétiques veulent absolument améliorer leur capacité nucléaire stratégique”.C’est la première fois qu’un membre du cabinet du président Jimmy Carter fait officiellement état d’une cinquième génération de missiles soviétiques ICBM, alors même que les négociations sur les accords SALT piétinent.“Les Soviétiques déploient maintenant leur quatrième génération de missiles intercontinentaux au rythme de 100 a 150 missiles par an.Ceux-ci sont presque tous de premier ordre, considérant leurs degrés de précision et leurs changes nucléaires”, a ajouté M.Brown, avant de poursuivre: “Dans le même temps, les Soviétiques continuent à mettre au point le SS-16, leur missile a tête mobile, et ils sont en train de modifier quatre autres types de missiles” sans donner de précisions supplémentaires.Néanmoins, a affirmé le secrétaire américain à la Défense, l'équilibre militaire sera maintenu entre les États-Unis et l’URSS.M.Brown a précisé à ce propos que les dépenses militaires américaines augmenteront de trois Pour cent annuellement, et que les pays membres de OTAN s’étaient engagés à faire de meme, à l’exception de la Grande-Bretagne.À ce sujet, le secrétaire général de l’OTAN, M.Joseph Luns a adressé une lettre au ministre de la Défense, M.Fred Mulley, pour condamner la réduction des dépenses militaires, a rapporté hier la presse britannique.Ce document doit être publié aujourd’hui à Londres et Bruxelles.Au ministère britannique de la Défense, on se refusait à tout commentaire.Il ne faisait pas de doute cependant que le gouvernement rejetterait les accusations de M.Luns.Ces critiques contre la politique de défense britannique font suite à la réunion la semaine dernière à Bruxelles du comité des plans de défense, où l’on a appris que la Grande-Bretagne compte réduire de 267 millions de livres ses dépenses de défense pour l’exercice budgétaire 1978-1979.GE et Lockheed répareraient les MIG égyptiens Une guerre Chine-URSS serait inévitable PÉKIN (d’après AP et AFP) — Le vice-premier ministre chinois, M.Teng Hsiao-ping a lancé un défi à l’Union soviétique dans l’hypothèse où elle voudrait attaquer la Chine, apprenait-on nier de source japonaise bien informée.“Si l’Union soviétique veut attaquer la Chine, nous lui souhaitons la bienvenue.Nous sommes fin prêts et la Chine est grande”, a-t-il dit à une délégation japonaise du “Nouveau club libéral”, avec la- auelle il s’est entretenu ces emiers jours à Pékin, ajoute-t-on de même source.Connu pour son sens pratique, M.Teng faisait allusion, semble-t-il, plus à un enlisement soviétique dans une guerre populaire avec la Chine qu’à la puissance technologique d’une armée dont il sou- haite vivement la modernisation.Toutefois, a-t-on précisé de même source, M.Teng a indiqué que “le côté chinois n’a pris aucune décision” pour abroger formellement le traité d’alliance qui arrive à échéance début 1979.“Les deux pays, a-t-il ajouté, n’ont jamais officiellement annoncé la dénonciation de ce traité mais avant même la date d’expiration, il n’est déjà plus valable”.Le traité d’amitié, d’alliance et d’assistance mutuelle sino-soviétique avait été signé pour 30 ans le 14 février 1950, après des mois de négociations laborieuses menées à Moscou par Mao Tse-toung et Chou En-lai.Celui-ci le signa avec Vychinski car Staline “ne désirait pas le signer”, révélera plus tard Mao.Le conflit idéologique sino-soviétique devait s’ouvrir formellement onze ans après la signature du traité, par un article de l’organe théorique du PC chinois.“Le Drapeau Rouge” du 16 avril 1960.En juillet suivant, l’URSS rappelait tous ses techniciens.Les relations entre les deux pays ne cessèrent ensuite de se dégrader au fil des années.Quinze jours d’entretiens de M.Teng Hsiao-ping, alors secrétaire général du Parti, à Moscou en juillet 1963, aboutirent à un échec complet.Dans la période la plus sombre, en 1969, on enregistra des incidents sanglants aux frontières du Sinkiang et sur le fleuve Oussouri (nord-est).La sortie de M.Teng va dans le sens de celle faite à Honolulu par un membre du Comité central du PC chinois, pei for selon qui la guerre entre l’URSS et la Chine serait devenue inévitable.M.Liao Cheng-chih a précisé devant un ne d’hommes d’affaires et auts-fonctionnaires hawaiiens que la confrontation a été retardée uniquement pour irmettre à la Chine de ren-ôrcer sa puissance militaire.Dès décembre 1965, la presse chinoise évoquait la possibilité d’une attaque américano-soviétique contre la Chine: l’URSS était accusée de “collusion” avec les États-Unis à propos du Vietnam, de la Tchécoslovaquie, dans le conflit du Procne-Orient, en Angola.A présent, des appels à la préparation à la guerre se multiplient en Chine et l'URSâ est désignée en première place en tant qu’agres-seur possible.Pour peu surprenantes qu’elles soient, les déclarations de M.Teng Hsiao-ping, formulées pour la première fois avec autant de netteté et devant les Japonais (ennemis nommément désignés par le traité sino-soviéüque), n en paraissent pas moins graves et lourdes de conséquences possibles, venant d’une personnalité aussi haut placée.Il serait hasardeux de se fonder sur une déclaration rapportée par une agence de presse japonaise pour croire que la Chine aurait l’intention de dénoncer officiellement le traité et consommer ainsi la rupture avec l’URSS jusque dans les relations d’État à État.Il n’en reste pas moins que la “petite phrase” de M.Teng Hsiao-ping marque une nouvelle étape dans la polémique qui oppose les deux “frères ennemis” du monde com- muniste.L’objet principal du “traité d’amitié, d’alliance et d’entraide” sino-soviétique est d”‘empécher le retour d’une agression ou la violation de la paix de la part du Japon ou de la part de tout État, qui s’allierait à lui”.Cette formulation visait, de toute évidence, les États-Unis, accusés à l’époque de vouloir utiliser le Japon comme un tremplin pour une agression contre l’URSS et la Chine.Société Canadienne du Cancer AVIS D'UNE DEMANDE D'ABANDON DE CHARTE ADANAC BRIAR PIPE INC.Avis est donné que la compagnie "Adanac Briar Pipe Inc " demandera au Ministre des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières, la permission d'abandonner sa charte.Daté à Montréal, ce Mième jour de septembre 1977.Le Procureur de la compagnie.MARC D0UCET, avocat.SUCCESSION GASTON BEAUDRV AVIS est par les présentes donné que le CONSEIL D EXPANSION ECONOMIQUE INC .a accepté sous bénéfice d'inventaire la succession de Monsieur Gaston Beaudry, de son vivant retraité et domicilié au numéro 5,600 rue Hutchison en la Cité d'Outre-mont, par acte reçu devant Me Jacques Périgny, notaire, le 8 septembre 1977 et dont copie a été enregistrée au bdreau de la division d'enregistrement de Montréal, le 12 septembre 1977, sous le numéro 2,814,253.Montréal, le 13 septembre 1977 Me Jacques Périgny.notaire 2120 est rue Fleury, Montréal CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-019108-776 RICHARD MERCIER -et- DAME MARIETTE LACHAPELLE MERCIER Requérants AVIS Les requérants présentent une requête en homologation de modilication de régime matrimonial le 20 octobre 1977 â 9 30 de l'avant-midi en chambre 2.16 du Palais de Justice, à Montréal, District de Montréal Isabelle Roy-Egan Procureur des requérants AVIS Avis est par les présentes donné contormément à l’article 1571D du Code civil, qu'un acte de transport de toutes les créances, présentes et tutures, de DENIS DE J0RDY SPORTS INC., ayant son siège social et une place d'affaires en la ville de Beloeil et ayant également d'autres places d'affaires à St-Hyacintbe.Repentigny et Victoriaville.en faveur de Banque Canadienne Nationale, en date du 23 décembre 1976.a été enregistré à Verchéres, St-Hyacinthe, L'Assomption et Arthabaska respectivement sous les numéros 130685, 176228, 200165 et 198603.Banque Canadienne Nationale AVIS AVIS, est donné que HYMAN DIAMOND, gentilhomme.résidant et domicilié au 7204, rue Cannes, app, 5 St-Léonard.district de Montréal, s’adressera au Ministre de la Justice de la Province de Québec, en vue d'obtenir du Lieutenant-Gouverneur en conseil un décret changeant son nom en celui de HAROLD DIAMOND MONTREAL, 14 septembre 1977 HELENE LEDUC Me Hélène Leduc HARGREAVES, M0NETTE et ass 6850.rue Sherbrooke est Suite 350 Montréal.Québec Tél : 265-2261 THE MOORINGS DEVELOPMENT COMPANY 0F CANADA, LTD.AVIS est donné que THE MOOR'NGS DEVELOPMENT COMPANY 0F CANADA, LTD de mandera au Ministre de la Consommation et des Corporations de l'autoriser à abandonner sa charte Montréal, 15 septembre.1977.Les procureurs STIKEMAN, ELLIOTT.TAMAKI, MERCIER & R0BB Suite 3900.1155 ouest boulevard Dorchester, Montréal.Québec, H3B 3V2 WASHINGTON (AFP) -L’administration Carter autorisera les compagnies General Électric et Lockheed à réparer et entretenir les chasseurs MIG égyptiens, a annoncé jeudi soir M.Alfred Atherton, secrétaire d’État adjoint pour le Proche-Orient.Selon M, Atherton, qui témoignait devant la sous-commission des Relations internationales de la Chambre des représentants, cela ne modifiera pas de façon significative l’équilibre militaire entre Israël et les pays arabes.“Étant donné la volonté américaine de soutenir la coopération de l'Egypte dans notre recherche d une paix juste au ProcN Or'cnt, nous avons absolument intérêt à aider ce pays à satisfaire ces besoins légitimes de défense”, a déclaré M.Atherton.Le haut fonctionnaire a précisé que les deux compagnies étaient en train de négocier ce contrat d’entretien au Caire, et que le Département d’État l’approuverait s’il était signé.Les réparati sage concernent quelque 200 MIG-21, dont certains ne peuvent même plus être utilisés actuellement, a précisé M.Atherton, en soulignant qu’il ne s’agissait que de remettre les chasseurs en état, sans leur apporter d’améliorations techniques, ni de nouveaux réacteurs Rolls-Royce, comme le bruit en avait couru.Les deux firmes américaines sont les plus qualifiées pour réparer les chasseurs, a egalement déclaré M.Atherton, et leurs techniciens travailleraient en Europe occidentale si le contrat était conclu.Mais, a-t-il poursuivi, il est très possible que l’Egypte se tourne finalement vers un autre pays pour se charger de ce travail.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE No: 500-05-018926-772 WINNIFERD OOZOIS.ménagère, épouse mariée sous le régime de la société d'acquêts â Roland Lapierre, résidant au 6492 A, Pierre Gaulin, dans les ville ef district de Montréal demanderesse ¦vs- R0LAND LAPIERRE.d'adresse inconnue, défendeur PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur.Roland Lapierre.est.par les présentes, requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée à son intention au greffe de la Cour Montréal, le 14 septembre 1977 (S) S.BOUVIER, protonotaire adjoint Mes Hargreaves, Monette.Trudel, Leduc 6850 est.rue Sherbrooke, suite 350 Montréal L’administration avait déjà demandé jeudi au Congres d'approuver la vente à l’Egypte de 14 avions de transport militaire C-130 et de 12 appareils de reconnaissance sans pilote Firebee.Mobutu gracie deux nouveaux condamnés KINSHASA (AFP) - Le président Mobutu Sese Seko a rendu publiques jeudi à Kin-hasa aeux mesures de clémence concernant deux personnalités zaïroises accusées de haute trahison dans la guerre du Shaba, outre la grâce accordée à M.Nguza Karl I Bond, ancien ministre des Affaires étrangères du Zaïre.^ Le chef de l’État a déclare a l'Agence Zaïre presse (AZAP) que la peine du général Mampa, chef d'Êtat-major des forces terrestres, ancien mem- bre du bureau politique et condamné à mort le 18 août dernier, avait été commuée.En ce qui concerne le chef Mwant Yav, chef traditionnel des Lundas (Ethnie dominante au Shaba), accusé lui aussi d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État, un communiqué de la présidence de la République indique que “le president, faisant droit à la requête du prévenu tendant à obtenir la clémence présidentielle, a décidé de ne pas autoriser les poursuites pour le moment".CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0: 500-05-017671-775 THE DOMINION 0F CANADA GENERAL INSURANCE COMPANY LIMITED, corporatibn légalement constituée ayanf son siège social â Toronto ef une place d'affaires au 1080.CSte du Beaver Hall HUI, à Montreal, P O CANADIAN GENERAL INSURANCE COMPANY LIMITED, corporation légalemenl constituée ayant son siège social à Montréal et sa principale place d'affaires au 1500.rue Atwater chambre 620.à Montréal, P O L'UNION CANADIENNE COMPAGNIE D'ASSURANCE LIMITEE, corporation légalement constituée ayant son siège social â Québec et une place d'affaires au 274, rue St-Jacques, Montréal PO Demanderesses: -vs- R0LLANDE PL0URDE.autrefois résidant au 4540 rue Brêbeut.appartement 22.à Montréal.P O Défenderesse PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse.Rolande Plourde.est.par les présentes.requise de comparattre dans un délai de TRENTE (30) jours suivant la dernière publication: Une copie du bref d'assignation et de la déclaration a été laissée â son intention au Greffe de la Cour à Montréal MONTRÉAL, ce 12 septembre 1977 A BEAULIEU, Protonotalre-adioint Mes Campbell, Pepper, Latloley.Legault & Longtln 1.Place Ville-Marie Suite 1414 Montréal, P O H3B 2B3 Procureurs des demanderesses CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No: 500-05-011501-770 CAISSE POPULAIRE NOTRE-DAME DU TRES ST-SACREMENT, demanderesse, -vs- LES HÉRITIERS DE FEU ANDRE DAIGNAULT et MICHELINE LAPARE.défendeurs, -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D’ENREGISTREMENT DE MONTREAL, mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR Les défendeurs.LES HERITIERS DE FEU ANDRE DAIGNAULT et MICHELINE LAPARE sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de 30 jours à compter de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation de la déclaration et de l avis a été laissée è la Cour Supérieure de Montréal à leur intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'â défaut par vous de signifier ef de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la demanderesse procédera à obtenir contre vous par défaut un jugement MONTREAL, le 9 septembre 1977.RENALD CHASSE R.A.C.S.M.Me Marc Doucet 4237.rue St-Huberl, Montréal.P.Q.Procureur de la demanderesse.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL NO: 500-43-000795-77 Adoption de John Alvin METH0T M.et Mme X Requérants AVIS à: Mme Peter Green, présentement d'adresse inconnue; Prenez avis qu’une requête en adoption pour l’enfant ci-haut mentionné sera présentée devant un juge de la Cour de Bien-Etre Social à 410 rue Bel-lechasse Est, Montréal, le 26 octobre 1977 à 12:00 P.M.en Chambre 207.Veuillez agir en conséquence.MONTREAL, ce 15e jour de septembre 1977 Mes Stewart.McKenna.Procureurs des Requérants.M0RWIN ASSOCIATES INC.AVIS AVIS est par les présentes donné que M0RWIN ASSOCIATES INC , une corporation constituée en verte de la Loi des Compagnies du Québec, et ayant son siège social dans la Ville de St-Laurent, s'adressera au Ministère des Consommateurs.Coopératives et Institutions Financières de la Province de Québec, pour obtenir la permission d'abandonner sa charte selon les dispositions de la Loi des Compagnies du Québec.DATE A MONTREAL, ce 12ième jour de septembre 1977 (S) Cheryl Ann Brownstein Secrétaire CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE “En faillite” No: 11-000, 454-773 BANQUE CANADIENNE NATIONALE, Requérante, •vs- M0RLEY B MILLER, es-qualitê de syndic è la faillite de Pietro Caterinicchia, Syndlc-intimé.-et- EMMANUELA RUSSO-CATERINICCHIA & LE REGISTRATEUR DE MONTREAL, Mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR A DAME EMMANUELA RUSSO-CATERINICCHIA Avis vous est donné qu'une requête en déclaration de propriété a été intentée par la requérante dans cette cause où vous êtes mise en cause, ladite requête devant être présentée pour adjudication devant la Cour Supérieure, Division de faillite, au Palais de Justice de Montréal, le 19 octobre 1977 ê neuf heures trente de l'avant-midi en chambre 2.17 ou aussitôt que conseil pourra être entendu Une copie de ladite requête a été déposée à votre intention au greffe de la Cour Supérieure de Montréal, division de faillite.(S) Rénald Chassé Prolonotaire adjoint Cour Supérieure de Montréal REINHARDT, DESCHAMPS & LEBEL, 500 Place d'Armes, Montréal, Qué.Avocats de la requérante.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL GREFFE DES DIVORCES DIVISION DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE (Division des Divorces) N0 : 500-12-071900-777 OLIAS PIERRE PAQUETTE, résidant et domicilié en la cité de Lachine.district de Montréal REQUERANT -vs- BEATRICE DESJARDINS, présentement d'adresse inconnue INTIMÉE PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimée BEATRICE DESJARDINS est par les présentes requises de comparahre dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la REQUETE EN DIVORCE a été laissée ê la Division des Divorces de Montréal à son intention ; Prenez de plus avis, qu’é défaut par vous de sign! fier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, le Requérant procédera â obtenir contre vous par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.Montréal, ce 14 septembre 1977 A BEAULIEU Régistralre-adjolnt Me RICHARD LARUE avocat 465 rue St-Jean suite 603 Montréal, QUE PROCUREUR DU REQUERANT CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL NO: 500-43-000822-77 Adoption de David ST-LAURENT M et Mme X -Requérants AVIS à Esnest P St-Laurent présentement d'adresse inconnue; Prenez avis qu'une requête en adoption pour l'entant ci-haut mentionné sera présentée devant un Juge de la Cour de Bien-Etre Social à 410, rue Bel-lechasse Est, Montréal, le 24 octobre 1977, à 9:30 a m en Chambre 100-A.Veuillez agir en conséquence.MONTREAL, ce 15e jour de septembre 1977 Mes Stewart.McKenna, Procureurs des Requérants CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE N0 : 500-05-018761-773 DAME SUZANNE AUDET, Demanderesse; -vs- ANDRE BELAIR.Défendeur; PAR ORDRE DE LA COUR Le défendeur est par les présentes, requis de comparaître dans un délai de 30 jours suivant la dernière publication Une copie du bref d'asaignation et de la déclaration a été laissée à son intention au Greffe de la Cour Montréal, le 29 août 1977 A.Beaulieu Protonotaire de la Cour supérieure Me FLORENT PHILIBERT, Avocat 6850 est.rue Sherbrooke Suite 350 Montréal, Québec CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL DIVISION DES DIVORCES DISTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE (Greffe des divorces) N0: 500 12-071 809-770 ROGER FRANCIS VAILLANC0URT.actuellement sans profession, résidant au Québec et domicilié au 5641 de la rue Cartier à Montréal, district de Montréal; Requérant -vs- D0RINA ROBIN-VAILLANCOURT.présentement de lieux inconnus; intimée PAR ORDRE DE LA COUR L'intimée D0RINA ROBIN-VAILLANCOURT est par les présentes, requise de comparaitre dans un délai de soixante (60) jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces du district de Montréal ê son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu'à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans tes délais susdits, le requérant procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.MONTREAL, ce 30 aoUt 1977 (S) EMMANUELLE FREIRE Registraire adjoint LABELLE.CHARBONNEAU.BUSHEY 6 LAPORTE.Avocats.4935 est.rue Beaubien Suite 105.Montréal.Oué CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 500-02-035641-773 MICHEL L'ESPERANCE -et- THERESE L'ESPERANCE, tous deux domiciliés et résidant au 25.rue Duprê â Beloeil, du district de Montréal demandeurs C PAUL POULIN, d'adresse inconnue défendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur, Paul Poulin, est par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours suivant la dernière publication de cet avis Une copie du bref d'assignation a été laissée au greffe de Montréal, â son intention Avis est de plus donné qu'â défaut par lui de signifier ef de déposer sa comparution dans les délais susdits, les demandeurs procéderont par défaut dans cette cause et un jugement pourra être accordé sans autre avis.BELOEIL.le 14 septembre 1977 BASTIEN & WILLIAMS Avocats des demandeurs 365, Laurier, suite 101 Beloeil.Qué.CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No.500-05-015351-776 CONSTRUCTION G.Y.L.INC.corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires au 4032 Grande-Allée, St-Hubert demanderesse -vs- S0PR0AS CANADA LTEE, corporation légalement constituée, ayant son siège social au 4495 rue Plinguet, St-Léonard, district de Montréal défenderesse -et- REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE CHAMBLY.es-qualitê, mis-en-cause PAR ORDRE DE LA COUR La défenderesse Soproas Canada Liée est par les présentes requise de comparaître dans un délai de 30 jours de la dernière publication.Une copie du bref d'assignation a été laissée pour vous au bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure du district de Montréal Prenez avis qu'à défaut par vous de déposer votre comparution dans les délais susdits, la partie demanderesse procédera â obtenir contre vous un jugement par défaut Montreal, ce 12 septembre 1977 Rénald Chassé, Prolonofalre-adjolnt Bernard.Girard & Despatis, 1470 Chemin Chambly (Suite 100), Longueull (Oué ) procureurs de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE No: 500-05-018771-772 LA BANQUE ROYALE DU CANADA, Demanderesse, -vs- KALYAN KUMAR GHOSH, et DAME BHARATI KUNDU.épouse de KALYAN KUMAR GHOSH, Détendeurs, -et- LE REGISTRATEUR DE LA DIVISION D'ENREGISTREMENT DE MONTREAL, Mis-en-cause ès qualités AVIS Une copie d'un avis de contravention selon l'article 1040 (a) du Code Civil affectant le lot 25-103 de la Paroisse de Pointe-Claire a été déposée a votre intention au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal.Cet avis a pour objet de faire déclarer La Banque Royale du Canada propriétaire dudit immeuble à moins que vous ne remédiez d'ici soixante jours les défauts mentionnés audit avis ainsi que tous les autres défauts subséquents Montréal, ce 12iême jour de septembre 1977 A.Beaulieu, Protonotaire-adjoint Cour Supérieure de Montréal Ogllvy, Montgomery, Renault, Clarke, Kirkpatrick, Hannon 6 Howard.1 Place Ville Marie Sulfè 700 Montréal.Québec H3B 1Z7 Procureurs de la demanderesse CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONT EAL COUR SUPÉRIEURE (DIVISION DES DIVORCES) NO: 500-12-072138-773 DAME GWENDOLINE PARKS, ménagère des ville et district de Montréal, Requérante -vs- WILBERT WIGGAN alias WILLESLEY, de lieux inconnus.Intimé PAR ORDRE DE LA COUR L'intimé WILBERT WIGGAN alias WILLESLEY est par les présentes requis de comparattre dans un délai de 60 jours de la dernière publication Une copie de la requête en divorce a été laissée à la Division des Divorces à son intenlion Prenez de plus avis qu'â défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution ou contestation dans les délais susdits, la requérante procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement de divorce accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu elle sollicite contre vous.MONTREAL, LE 15 SEPTEMBRE 1977 (S)RENALD CHASSÉ REGISTRAIRE-AOJOINT PROCUREURS DE LA REQUERANTE GRENIER.TRUDEL & GREGOIRE.Avocats 4227 OUEST, ST-JAC0UES MONTREAL H4C 1J5 TEL.: 933-4211 Dum, Elu: 31, ST-JACQUES suite 500 EU: le salaire minimum à $2.65 WASHINGTON (AFP) -La Chambre des représentants a approuvé jeudi une augmentation graduelle du salaire minimum horaire garanti au cours des trois prochaines années, de $2.30 à $3.05 doflars.La mesure, qui a été approuvée par 309 voix contre 96, intéresse 3.1 millions de personnes sur un total de 90 millions de salariés américains.Elle doit encore etre approuvée par le Sénat, qui l'avait déjà acceptée en commission Selon la nouvelle legi- slation, le salaire minimum horaire passera de $2.30 actuellement à $2.65 le 1er janvier prochain.En janvier 1979, il sera porté à $2.85 pour atteindre $3.05 un an plus tard.Au cours de la même séance, la Chambre a refusé d’une courte tête, par 211 voix contre 210, un amendement fixant un salaire minimum pour les jeunes travailleurs inférieur à celui des salariés de vingt ans et plus, une proposition qui avait été demandée par les patrons.V CITÉ DE CÔTE SAINT-LUC ?L JM PROVINCE DE QUÉBEC APPEL D’OFFRES POUR LA CONCESSION D'UNE CANTINE A L’ARÉNA MUNICIPAL 1«r JANVIER 1978 AU 31 DÉCEMBRE 1982 Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales et dont le contenu sera clairement indiqué et adressées à Madame J.O.Kovacs, Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster, à Côte Saint-Luc.Québec, seront reçues jusqu'à deux heures de l'après-midi, le jeudi 6 octobre, 1977.Les documents relatifs aux soumissions et tout autre renseignement complémentaire, peuvent être obtenus au bureau de l’Acheteur, 5490 avenue Westminster.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 6 octobre, 1977 à deux heures de l'après-midi, dans la Salle du Conseil.La Cité ne s’engage pas à accepter la plus élevée ni aucune des soumissions reçues.Le greffier, J.HABRA (Mme) CITÉ DE CÔTE SAINT-LUC PROVINCE DE QUÉBEC APPEL D’OFFRES POUR L'APPROVISIONNEMENT DE LA GASOLINE, DE COMBUSTIBLE POUR MOTEUR DIESEL, HUILES DE GRAISSAGE ET GRAISSES.Des soumissions scellées dans des enveloppes spéciales, et dont le contenu sera clairement indiqué, et adressées à Madame J.O.Kovacs.Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster, à Côte Saint-Luc, Québec seront reçues jusqu'à deux heures de l'après-midi, le jeudi 6 octobre 1977.Les documents relatifs aux soumissions, les enveloppes spéciales et tout autre renseignement complémentaire peuvent être obtenus au bureau de l'Acheteur, au numéro 5490 avenue Westminster.Les soumissions seront ouvertes publiquement le 6 octobre 1977 à deux heures de l’après-mid! dans la chambre du Conseil.La Cité ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions reçues.le greffier J.HABRA (Mme) CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR DE BIEN-ÊTRE SOCIAL N0.: 500-43-000851-77 Adoption de Candy Robin ZEITLIN M.et Mme X -Requérants Avis â: Leslie Zeillin, présentement d'adresse inconnue; Prenez avis qu'une requête en adoption pour l’enfant ci-haut mentionné sera présentée devant un Juge de la Cour de Bien-Etre Social à 410 rue Bel léchasse Est, Montréal, PO, le 24 octobre.1977 à 10:00 A.M en Chambre 203.Veuillez agir en conséquence.MONTREAL, ce 15e jour de septembre 1977 Mes Sfewart.McKenna, Procureurs des Requérants CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR PROVINCIALE N0: 500-02-035.775-779 GÉRARD ARSENEAU Demandeur -vs- GUY BRETON Défendeur PAR ORDRE DE LA COUR: Le défendeur MONSIEUR GUY BRETON est par les présentes requis de comparaitre dans un délai de 30 jours à compter de la dernière publication Une copie du bref d'assignation ainsi que de la déclaration ont été laissées à la Cour Provinciale à son intention.PRENEZ DE PLUS AVIS qu’à défaut par vous de signifier et de déposer votre comparution on contestation dans les délais susdits, le demandeur procédera à obtenir contre vous, par défaut, un jugement, accompagné de toute ordonnance accueillant les mesures accessoires qu'il sollicite contre vous.ST-HUBERT, ce 9 septembre 1977 A.BEAULIEU PAC SM COUSINEAU & FERNANDEZ Avocats 3629 Boul.Taschereau St-Huberl.Qué.YVAN COUSINEAU procureur du demandeur CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR PROVINCIALE No: 500-02-003235-772 VAL0RINVEST (CANADA) LTD., corps politique dûment constitué, ayant sa principale place d'affaires au 1550 ouest boul.de Maisonneuve, en les cité et district de Montréal Demanderesse -vs- MORLAD STEEL PRODUCTS INC .corps politique dûment constitué, autrefois ayant sa principale place d'affaires au 2A.rue du Parc.Ville de Mercier.district de Beauharnois.présentement de lieux inconnus et PAUL MOIR.autrefois résidant et domicilié en les cité et district de Montréal présentement d'adresse inconnue Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR: Les défendeurs N0RLAD STEEL PRODUCTS INC ef PAUL MOIR sont par les présentes requis de comparaître dans un délai de trente (30) jours, à compter de la dernière publication.Une copie de la déclaration amendée a été laissée au greffe de la Cour Provinciale de Montréal à leur intention.MONTREAL, ce 13 septembre 1977 Mes AHERN NUSS & DRYMER 4111 Tour de la Bourse Place Victoria Montréal, QUE PROCUREURS DE LA DEMANDERESSE ?COMMISSION DE TRANSPORT DE LA VILLE DE LAVAL AVIS LÉGAL La Commission de transport de la Ville de Laval, en conformité à l’article 76 de sa charte (ch.99 des Lois du Québec, 1971), publie sa résolution 77-124, mettant en vigueur un nouveau mode delpaiement du tarif, ainsi qu'un tarif spécial pour les personnes âgées.Résolution 77*124 ATTENDU que la Commission de transport de la Ville de Laval entend mettre à la disposition de ses usagers, à compter du 1er octobre 1977, un nouveau mode de paiement du tarif, basé sur un laissez-paisser mensuel, lequel portera le nom de carte trans-Laval; ATTENDU qu'après étude, les responsables du transport ont recommandé de fixer le coût du laissez-passer mensuel ou de la carte trans-Laval à $16 pour le passager régulier; ATTENDU que la Commission de transport de la Ville de Laval entend accorder aux étudiants le privilège du laissez-passer mensuel de la carte trans-Laval à leur tarif spécial habituel, le demi-tarif soit $8 par mois; ATTENDU que la Commission de transport de la Ville de Laval entend également accorder l'usage de la carte trans-Laval aux personnes âgées de 65 ans ou plus, et ce au prix spécial du demi-tarif, soit $8 par mois; ATTENDU qu'en vue d'assurer le succès de ce nouveau mode de paiement, il y a lieu de lui assurer la meilleure mise en marché possible; ATTENDU qu'un projet de mise en marché de la carte trans-Laval a été déposé à la Commission, pour fins d'étude par la firme Promedia Inc.; Après étude, 77-124 IL EST PROPOSÉ, SECONDÉ ET ADOPTÉ A L'UNANIMITÉ; 1) D’approuver le nouveau mode de paiement du tarif, basé sur un laissez-passer mensuel, lequel portera le nom de carte trans-Laval; 2) De fixer le coût de ce laissez-passer mensuel ou de la carte trans-Laval aux prix suivants: a) passager régulier: $16 par mois, b) étudiant et personne âgée de 65 ans ou plus: le demi-tarif à $8 par mois; Certifié véritable extrait, à Laval, ce 14ième jour de septembre 1977.Rodrigue Chartrand, secrétaire Informations internationales Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 * 11 Bert Lance obtienT j Carter aimerait se rendre à Paris mais l’appui de sénateurs veut éviter toute ingérence électorale WASHINGTON (d’après AFP et Reuter) — La contre-offensive du confident du président Jimmy Carter, M.Bert Lance, pour échapper à la démission, a obtenu l’appui de plusieurs sénateurs hier devant la Commission sénatoriale des affaires gouvernementales.Les sénateurs démocrates Thomas Eagleton, du Missouri, Lawton Chiles, de Floride, et Sam Nunn, de Géorgie, se sont efforcés de démontrer que la plupart des faits reprochés au directeur de la gestion et du budget étaient déjà connus de la Commission lorsque celle-ci confirma M.Lance dans ses fonctions en janvier dernier.Le sénateur Eagleton a volé le premier au secours de M.Lance.Rappelant les campagnes de diffamation engagées dans les années 50 par le sénateur anticommuniste Joseph McCarthy, M.Eagleton a déclaré que chaque jour “un petit peu plus de boue est jetée sur M.Lance.’1 Le vibrant plaidoyer du sénateur du Missouri, qui avait été écarté du “ticket” démocrate de M.George McGovern aux élections présidentielles de 1972 pour avoir subi dans le passé des examens psychiatriques, constitue un renfort précieux pour M.Lance.Ce dernier, qui avait clamé la veille son innoncence dans une longue déclaration liminaire, a répondu à un feu roulant de questions.Un sénateur républicain, M.John Danforth, a, de son côté, déclaré que la Commission n’avait pas le droit de fouiller dans le passé des hauts fonctionnaires dont elle a approuvé la nomination et s’est contenté de demander à M.Lance s’il avait caché quelque chose en janvier dernier.“Je n’ai caché aucune information”, a répondu catégoriquement l’ancien banquier géorgien.La presse américaine a pour sa part souligné hier l’énergie et l’habileté avec laquelle M.Lance s'est défendu en prenant l’offensive, au cours de sa déposition de jeudi.Les grands journaux américains, comme le Washington Post ou le New York Times estiment cependant que le directeur du budget n’a pas répondu à toutes les questions posées sur la moralité de ses transactions financières quand il était banquier en Géorgie.Évoquant l’éventualité du maintien, par la Maison-Blanche, de M.Lance à son poste, le Washington post écrit dans un éditorial: “Si ce devait finalement être le cas, cela signifierait que M.Carter a décidé de soutenir encore plus de tout son poids et de toute son autorité personnelle une cause qui, malheureusement, ne le mérite pas.” Dans cette perspective, hier, le président a pour la première fois, laissé entendre qu’il pourrait se désolidariser de son directeur du budget.Le chef de l’exécutif, qui a cependant assuré n’avoir aucune raison de croire à la malhonnêteté de M.Lance, a déclaré au cours d’une interview télévisée qu’il attendrait la fin des auditions avant de se prononcer sur la conduite de son ami.M.Lance a pour sa part réaffirmé avec force hier qu’il n’avait rien commis d’illégal.Il a ajouté que ses ennuis des dernières semaines n’ont nullement affecté son travail et que “la préparation du budget s’effectue tout à fait conformément au programme".Une bonne partie des questions posées hier par les sénateurs ont porté sur ce que le directeur du budget avait dit aux enquêteurs de la Commission en janvier dernier, avant sa confirmation.Le sénateur Abraham Ribicoff, qui préside le débat, a déclaré que ces enquêteurs seront appelés à témoigner quand M.Lance aura fini d’être interrogé, probablement aujourd’hui.WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Le président Carter a déclaré hier qu'il désirerait se rendre en visite en France, mais ne voudrait pas que sa visite puisse être interprétée comme une tentative d’influencer les élections législatives françaises du printemps prochain.M.Carter a fait cette déclaration à la presse après avoir pris congé de M.Raymond Barre, premier mimstre français, avec qui il a eu une deuxième journée d’entretiens à la Maison-Blanche.Le président a dit qu’il s’efforçait d’inclure une visite à Paris dans son calendrier, mais il n’a pas précisé quand elle pourrait avoir lieu.“Je ne voudrais pas m’ingérer de quelque manière que ce soit dans les élections françaises qui auront lieu au printemps prochain,” a déclaré le président.Si je trouve la possibilité de me rendre en France, ce serait en pleine conformité avec cet engagement car je crois que les Français sont si indépendants et si fiers de leurs droits de prendre leurs propres décisions que toute forme d’allusion à la possibilité que je puisse me livrer à une immixtion aurait un effet négatif.” M.Carter a été invité à se rendre en France lors du sommet économique de Londres, au cours duquel il rencontra notamment le président Giscard d’Estaing.M.Carter a été interrogé à propos de la possibilité que les communistes remportent aux élections.“Les liens entre le peuple français et le peuple américain sont historiquement si forts, a-t-il dit, que je doute que quoi que ce soit puisse ébranler cette amitié.“Pour notre part, nous espérons que les forces démocratiques auront toujours le dessus en Europe, nous avons foi dans la capacité des Européens de prendre leurs propres décisions, et nous estimons que la force des gouvernements actuellement démocratiques constitue le meilleur facteur pour empêcher le communisme de jouer un rôle plus important.Je m’attends à ce que les Français prendront une L’OLP se réunit à Damas pour définir une position commune BEYROUTH (AFP) - Les dirigeants palestiniens se réuniront une nouvelle fois aujourd'hui à Damas pour tenter d’adopter une position commune face aux efforts de paix actuels au Proche-Orient, tout particulièrement pour définir leur attitude à l’égard des dernières suggestions et propositions américaines.Dans les milieux palestiniens, on ne s’attend pas qu'un assouplissement de la position palestinienne sorte de cette rencontre.Le Conseil central de l'Organisation de libération de la Palestine (CCOLP) se réunira dans la capitale syrienne à quelques jours du début des entretiens sur le Proche-Orient qui se dérouleront à New PARIS (AFP) — Un certain nombre d'accords ont été réalisés par les partenaires de la gauche au cours du sommet de mercredi dernier, en particulier sur le mode d'élection des conseils d’administration des entreprises nationales, l'augmentation des allocations familiales, la durée des congés de maternité, a fait savoir hier le Parti socialiste français.Dans un texte en quatre pages tiré à un million d'exemplaires qui sera diffusée à partir d’aujourd’hui pour faire le point sur l'actualisation du programme commun, les PS énumère également les divergences qui subsistent, et qui sont déjà connues : notamment les salaires et revenus, les nationalisations, la démocratie dans l'entreprise nationalisée, l’indemnisation des actionnaires des entreprises qui seraient nationalisées, l’impôt sur le capital des sociétés, la spéculation foncière, la politique agricole, la défense.De son côte, le Parti communiste York à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.Le CCOLP comprend 55 membres, dont ceux du Comité exécutif de l’OLP (CEOLP), mais il est rare qu’ils soient tous présents.Lors de la dernière session de ce conseil, en août dernier, l’un des principaux dirigeants, M.Farouk Kaddoumi, chef du Département politique de l’OLP, était absent.Le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), animateur du Front de refus palestinien (à toute solution négociée), ne fait plus partie du CCOLP depuis mars dernier, tout en demeurant membre de l’OLP.Il ne participera donc pas aux réunions de Damas.français est “prêt à faire les efforts nécessaire pour aboutir” sur l'actualisation du programme commun “dès lors que ses partenaires observent la même attitude”, a déclaré hier le bureau politique du PC.“En ces heures graves, déclare-t-il dans un communiqué, le bureau politique tient à réaffirmer que le PC est prêt à reprendre à tout moment, sans aucun préalable, la négociation en vue de parvenir à un accord’.“Dans une telle discussion, ajoute-t-il, comme l’a montré hier devant des millions de Français le secrétaire général de notre parti, Georges Marchais, toutes les propositions peuvent et doivent être examinées, toutes sont négociables”.“Les travailleurs, et avec eux tous ceux qui aspirent au changement, sont actuellement inquiets et s'interrogent.Des discussions en vue de l’actualisation du programme commun vont-elles reprendre?”, se demande enfin le Bureau politique du PCF”.Le CCOLP est chargé d’arrêter les grandes orientations politiques de l’OLP dans l’intervalle des sessions du Conseil national palestinien (CNP, parlement).La déclaration du Département d’État jugeant, lundi dernier, que les Palestiniens doivent participer au processus de paix et reconnaître la résolution 242 du Conseil de sécurité (novembre 1967) comme toutes les autres parties, a suscité des réactions contradictoires au sein de l'OLP.Cette déclaration est survenue au moment où les Palestiniens durcissaient leur attitude face à la politique d’implantation juive entreprise par Israël dans les territoires occupés et au refus américain de faire pression sur Tel-Aviv pour mettre fin à cette politique.M.Yasser Arafat, président du CEOLP, qui revenait de Moscou, avait insisté sur la coopération soviéto-palestinienne pour mettre en échec ‘’les manoeuvres américaines".Il a toutefois estimé que la déclaration américaine marquait “un pas en avant”.Au cours de la réumon d’aujourd’hui, qui ne sera en fait que la prolongation de celle d’août dernier, la tendance palestinienne favorable à une ouverture en direction des États-Unis n’a guère de chances de l'emporter en raison des risques de scission interne du mouvement palestinien que cela comporterait.La direction du mouvement palestinien n'apparaît pas pouvoir prendre le risque collectif de suivre les suggestions américaines avant d’avoir reçu de fermes garanties sur la création d’un État palestinien indépendant.C'est actuellement le point central des revendications palestiniennes.C’est aussi ce qui conditionne l’acceptation par l'OLP d’envisager favorablement une reconnaissance de la résolution 242, qui n’apporte aucune assurance sur la reconnaissance des droits politiques et nationaux palestiniens puisqu’elle ne fait état que d’un “juste reglement du problème des réfugies”.Le CCOLP discutera en outre de la politique israélienne dans les territoires occupés, de la récente visite à Moscou de M.Yasser Arafat et de la dernière session du Conseil de la Ligue arabe.Par ailleurs, a Bruxelles, le ministre israélien des Affaires étrangères, le général Moshe Dayan, a rencontré hier matin M.Henri Simonet, ministre belge des Affaires étrangères, pays qui préside actuellement le conseil des ministres de la CEE.Il a également rencontré le général Alexander Haig, commandant suprême des forces alliées en Europe.Aucune déclaration n’a été publiée à l’issue de ses entretiens avec M.Simonet, mais, estiment les observateurs, la discussion a probablement porté sur les dernières prises de positions de la CEE, favorable à une patrie palestinienne, qualifiée de suicidaire par l'ambassadeur israélien auprès de la CEE.Le général Dayan qui, la veille, avait réuni a Bruxelles tous les ambassadeurs de son pays en Europe, aurait déclaré, indique-t-on de bonne source, qu’il serait moins dangereux pour Israël de refuser maintenant un État palestinien indépendant, même au risque d’une guerre, que d’accepter un tel Etat et de risquer une guerre plus tard.D’autre part, on a appris de bonne source que le général Alexander Hais est rentré spécialement d’Allemagne où fl assistait aux manoeuvres de l’OTAN, pour rencontrer le général Dayan.L’ambassade d’Israël a confirmé que le général Dayan et le général Haig se sont entretenus pendant une heure à l’ambassade d’Israël.“C’est, ajoute-t-on, une rencontre entre vieux amis”.Enfin, citant toujours les mêmes sources, Al Watan écrit que M.Sayed Marei, actuel président de f'Assemblee du peuple, envisagerait de démissionner en raison de désaccords aussi bien avec le président Sadate qu'avec M.Mamdouh Salem sur des problèmes de politique intérieure.Vorster reçoit jeudi la mission des “Cinq” PRETORIA (d’après Reuter et AFP) — Les représentants des cinq grandes puissances occidentales membres du Conseil de sécurité vont de nouveau rencontrer jeudi et vendredi prochains à Pretoria M.John Vorster, premier ministre sud-africain, pour poursuivre les pourparlers en vue de faire accéder pacifiquement la Namibie à l’indépendance à la fin de l’an prochain.Les cinq pays avaient engagé ces conversations en avril et en juin et avaient ensuite pris contact avec l’Organisation populaire du sud-ouest africain (SWAPO), qui réclame que les troupes sud-africaines se retirent de Namibie afin que des élections puissent s’y tenir avant l’indépendance.Le problème de la présence militaire sud-africaine ainsi que celui de l'enclave portuaire de Walvis-Bay, que l’Afrique du Sud veut conserver, seront probablement au centre des nouveaux entretiens entre les Occidentaux et le chef du gouvernement sud-africain.Ce dernier a cependant averti les cinq puissances occidentales que la poursuite de ces pourparlers serait une perte de temps si elles entendaient remettre en question les droits de l’Afrique du Sud sur Walvis-Bay, que, pour sa part, la SWAPO considère comme partie intégrante du territoire namibien.Par ailleurs, selon M.Dirk Mudge, président de la Conférence de Tumhalle, organisation soutenue par Pretoria, il pourrait devenir impossible d'atteindre un accord à cause des exigences déraisonnables de la SWAPO.Au cours d’une réunion publique, M.Mudge a indiqué qu’il fallait demander aux “cinq” (la France, l’Allemagne fédérale, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada) de convaincre le SWAPO de participer à des élections libres en vue de désigner une assemblée constituante en Namibie.“La Conférence Tumhalle, a-t-il ajouté, s’est prononcée pour la participation des Occidentaux à un règlement négocié en vue d’obtenir une reconnaissance internationale qu’elle estime être de la plus haute importance”.Exprimant son souhait de voir la SWAPO coopérer avec son organisation, M.Mudge a toutefois déclaré que si cela se révélait impossible, la Conférence Tumhalle, qui “ne craint pas le verdict des urnes”, “continuerait sans eux”.La SWAPO, qui mène depuis avril 1975 une guérilla limitée contre les forces sud-africaines au nord du territoire, réclame le départ de ces troupes avant toute élection.L’actualisation du programme commun Le PCF est prêt à faire les efforts nécessaires bonne décision”, a ajouté le président avec un sourire.M.Carter et M.Barre se sont entretenus pendant une heure, hier, faisant un long examen de la situation économique et énergétique mondiale, a-t-on appris de sources américaines et françaises à Washington.Le président des Etats-Unis, ajoute-t-on, en présence des membres des deux délégations, a tout d’abord demandé au premier ministre français de lui faire un exposé sur la façon dont il analysait la situation et sur les différentes mesures envisageables pour mettre de l’ordre dans les échangés commerciaux et tenter une reprise de l’activité industrielle.Les deux hommes, précise-t-on, ont souligné à ce sujet toute l’importance qui devait être accordée à la lutte contre le gaspillage d'énergie.Es ont également insisté sur la nécessité de mettre sur pied une série de mesures destinées à développer l’usage de l’énergie nucléaire tout en garantissant la non utilisation des centrales nucléaires à des fins militaires.Les deux hommes d’État ont également examiné les problèmes de défense et de désarmement.À ce sujet, et comme l’a rappelé M.Raymond Barre au National Press Club devant les journalistes américains, la France entend proposer au cours de la session spéciale pour le désarmement qui s’ouvrira au printemps prochain à l’Assemblée des Nations unies différentes mesures allant dans le sens d’un désarmement “réel, général, non discriminatoire et contrôlé”.“Ce désarmement doit être réel, c’est-à-dire impliquer une limitation des arme- ments et non pas un frein à leur progression; il doit être général, parce que nulle nation ne peut accepter de baisser sa garde si d’autres ne le font pas; non discriminatoire, parce que nulle puissance ne peut accepter de desarmer si les superpuissances ne donnent pas d’abord l’exemple: contrôlé parce que les moyens techniques d’un contrôle efficace existent aujoura’hui”, a notamment déclaré le premier ministre.M Barre dans l'apres-midi, a rencontré différents membres du gouvernement américain, tels que le secretaire, au Trésor, M.Michael Brumenthal et M.Brock Adams, le secrétaire aux Transports.Dans la soirée, le premier ministre a offert, à l’ambassade de France, un dîner en l’honneur du vice-président Walter Mondale.Offensive somalienne dans l’Ogaden s L’Ethiopie mobilise tous vétérans de moins de 60 les ans ADDIS ABEBA (d’après AFP et Reuter) — Le commandement opérationnel révolutionnaire national (CORN) éthiopien a appelé hier soir tous les militaires à la retraite âgés de moins de soixante ans à se présenter dans les centres de mobilisation de Janhoy Meda (quartier nord d’Addis Abeba) ce matin à 8 h 00 locales.Dans un “communiqué de guerre” — le second diffusé hier soir par la radio — le CORN avertit également les entreprises nationales et privées d’avoir à tenir tous les camions et véhicules de terrassement, ainsi que leurs chauffeurs, à la disposition des forces armées à partir d’aujourd’hui.“Vétérans, appelle le communiqué, prenez vos armes et montez au front.Vous avez déjà servi la patrie bien-aimée et, l’âge n’étant pas un obstacle au sacrifice, il ne fait aucun doute que vous êtes prêts à une autre guerre.” Dans un premier "communiqué de guerre", le CORN avait annoncé que les “forces somaliennes appuyées par des forces étrangères” avaient intensifié les combats dans la province de l’Ogaden (est du pays) et lance des offensives en direction de Dire Dawa, Harrar et Jigjiga.Le CORN ajoutait notamment que “les Somaliens massacrent les vieux, coupent les seins des femmes qui allaitent et poignardent les enfants”.Il appelait tous les hommes habitant près de Dire Dawa, Harrar et Jigjiga à rallier les responsables militaires de la province ou à organiser des unités de défense indépendantes pour “repousser l’ennemi”.Enfin, le commandement a appellé toute la population à participer à un effort financier “immédiat” pour soutenir le combat.D’autre part, venant de Damas, le président Mohamed Siad Barre, chef de l’État somalien, est arrivé à Koweït, quatrième étape d’une tournée dans les pays arabes qui l’a déjà conduit en Arabie, en Egypte et en Syrie.Le président Barre s’est immédiatement entretenu avec le cheik Jaber Al Ahmed Al Sabah, prince héritier du Koweït, de la situation dans la Corne de l’Afrique et plus particulièrement de l'Ogaden — sujet qu’il a aussi abordé avec les autres dirigeants arabes qu’il a rencontrés.De source autorisée somalienne, on déclare que le Front de libération de la Somalie occidentale (FLSO) qui, soutenu par Mogadiscio, contrôle la quasi-totalité de l’Ogaden, “aura bientôt besoin de l’aide et du soutien arabes”.De même source, on déclare que les entretiens du président Barre en Égypte, Afrique du Sud JOHANNESBOURG (Reuter) - Tandis que les explications officielles fournies sur les circonstances exactes de la mort du dirigeant nationaliste noir Steve Biko continuent de susciter des interrogations, un médecin a révélé jeudi avoir relevé des traces sur le corps d’un détenu trouvé pendu dans sa cellule en décembre dernier.Le docteur J.J.F.Van Haarsveld a déclaré devant un tribunal qu’il avait examiné le corps de Naboath Ntshuntha, âgé de 42 ans, découvert pendu dans sa cellule trois jours après son arrestation en décembre dernier.Le médecin affirme que l’examen du corps, quatre jours après le décès, avait révélé trois petites abrasions dans l’oreille gauche et une blessure d'un autre type dans l’oreille droite.Il a également relevé sur le front de l’homme, une marque s'étendant en longueur et vers le haut jusque derrière les oreilles.Ces marques auraient été, selon lui, Arabie et Sÿne ont été “utiles et fructueux".D'après As Safir, l’Arabie Saoudite a “-promis d’accorder au président Barre uatre cent millions de dollars pour l’ai-er à acheter des armes occidentales qui lui permettront de réduire sa dépendance à l’égard de l’Union soviétique ’.La Somalie a déjà reçu une aide saoudienne de soixante millions de dollars, note le quotidien libanais.dues à un contact, mais les blessures ne permettent pas de déterminer avec certitude si elles ont été provoquées par des chocs électriques.M.Jack Cronje, un responsable des services de sécurité, à qui l’on a, dit-il, appris que le prisonnier s’était pendu dans sa cellule, a déclaré ne rien savoir de ces blessures.Un autre policier a déclaré que M.Ntshuntha était d’excellente humeur avant sa mort.L’enquête a été reportée jsuqu’à ce que le tribunal entende le témoignage de l’officier qui a interrogé M.Ntshuntha.Ce dernier est, avec Steve Biko, au nombre des 19 détenus morts en prison depuis 18 mois.Les autorités ont annoncé que Steve Biko était mort d’une grève de la faim.Les protestations qui ont suivi l’annonce de ce décès ont conduit plusieurs personnalités à demander l’ouverture d’une en-uête sur le traitement des prisonniers étenus sans jugement pendant de longues périodes.Le cadavre d’un autre prisonnier noir portait des marques suspectes Maisons d'enseignement MAISONS D’ENSEIGNEMENT PUBLICITÉ PIERRE GINGRAS — 844-3361 La Chambre Noire enr.cours de 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Cours collectifs et particuliers.Jour/Soir Sur rendez-vous.Jocelyne Popineou, sténographe judiciaire.5/83 ouest, rue Sherbrooke, Montréal H4A 1X2 488-4669 ÉCOLE DE DANSE EMOND LAÇASSE 553 est, rue Villeray, près du métro Jarry 279-8577 COURS DE BALLET - JAZZ - CLAQUETTE-GIGUE ET CONDITIONNEMENT PHYSIQUE INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT COURS DÉBUTANT LE 19 SEPT.Inscriptions: de 10 h a.m.à 21 h p.m.Seul moyen de noter intégralement la parole la plus rapide LA STÉNOTYPIE s’adapte à toutes les formes du secrétariat; elle assure la prise des conférences, colloques, réunions et congrès; elle garantit le compte rendu intégral des procès, la prise des débats.On la trouve dans les entrerprises, organismes nationaux et internationaux.Inscription ouverte pour eeptembre 1977.Inetitut France Quitard de Sténotypie I.Q.S., reconnu par le minietère de l’Éducation, 1290, rue Saint-Denie, suite 89, Montréal (Métro Barri, sortie Saint-Denis) 288-2241 12 • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 ractualité économique toronto Ceianese Cent Pat Charter OI ChibKay Ch«bM i\i> jlO 3IS ?500 90 90 90 250 325 325 325 z500 5'/2 5'/^ zlOO 18 18 18 NOMINATIONS 385 385 U Canso 5200 $8 7'% 7'%- '% 400 400 + 5 U Corp63p 100 S16% 16% 16% - '% 9'% 9’% + '% U Keno 1100 S8'% 8% 8'% + '% 32 32 Un Reef P 21250 13 12 13 + 1 29% 29% - >% U Siscoe 2832 $7% 7'% 7% Baisse des cours Légère baisse des cours hier à la Bourse de Toronto, ou la séance a ete particulièrement animée L’indice 300 a perdu 1 03 à 1,003 21 avec des pertes dans deux des quatre compartiments les plus importants Les métaux et minéraux ont perdu 4 55 à 923 94 et les produits in-dustnels, deux points a 877 86 Les, pétroles et gaz ont gagné 2.12 à 1,195 61 et les services financiers, U a 918 98 Les sociétés de gestion et les transports ont perdu chacun huit points pour marquer la tendance des cinq groupes en régression parmi les 10 autres compartiments de l'indice général Les pipe-lines ont marque les gains les plus considérables Fluctuations sur 622 titres observés hier, on signalait 203 gains, 175 reculs et 244 titres stables, la veille, on avait enregistré 183 gains, 189 reculs et 249 valeurs stables, pour un total de 621 actions.Le virement a totalise 2 88 millions d’actions valant 524 57 millions.soit une hausse par rapport aux 2 30 millions de titres valant $20 01 millions compiles jeudi Parmi les industrielles.Canadian Tire a perdu 1 à $32, Alcan 1 a $26 7-8, Asbestos Corn , 1-2 a $23, John Labatt, 1-2 a $17 3-4 et Royal Bank, 1-2 a $26 1-8 Par contre, Thomson Industries a gagne 1 1-8 a $25 5-8, Pacific Petroleums, 3-4 a $33 5-8, Goodyer, 3-4 a $15, MICC Investments, 3-8 à $10 1-2 et Abitibi Paper, 1-4 a $9 3-8 Dans le secteur mimer, Gulfstream a perdu un cent a 35 1-2, Woodsreef Minerais, un cent a 76 cents et Chimo Gold, un cent à $1 00 International Mogul a gagne 48 cents a $3 45 et Camflo 3-8 a $14 1-4 Enfin aux pétroles, Peyto a perdu 7-8 a $8 3-8, Canada Northwest Land, 3-8 a $7 et Total Petroleum, 1-4 a 8 3-4 Ranger Oil a gagne 5-8 a $28 et Asamera Oil, 5-8 a $11 1-4 La Corporation Professionnelle des Administrateurs Agréés du Québec ChieftanD 2520 S15V4 15’/% 15V4 Chieftamp 300 S65V3 64^ 65 /i NorCt260p z50 $32 NorTet 10775 $30 NTecmBw 900 $104^$ 104% 104% Northgat 1200 450 440 450 +10 Norfhld 3000 8V% 8'/% 8'/a NWUtilp 265 $48'/4 48'/4 48'/4 + >/4 Nu WstA 637 $15'/4 15'/% 15'.% Numac 7450 $12'% 12 12 + '/% OakwoodP82975 279 253 265 -13 Obnen 60900 128 118 124 + 7 Oceanus I z105 51 51 51 Ocelot A 900 $104% 104% 104%- Ve Ocelot B 19900 $10% 104% 10'% + '% OshawaA 3510 465 460 465 +15 Osisko 2500 13 13 Oxford A 1000 $14'% 14 Pac Coper 30750 205 186 PacPete 7830 $334% 33 Page Pet 1200 305 300 305 +5 «j.Paloma P 3760 $5'/2 5^6 5'/j -P Wcoast T PamourA 6800 445 435 445 -l-IO VVcoastw PanCentr zlOO 41 41 41 Pancana I z40 86 86 86 PanCanP 1700 $31'% 31’/2 31'% PangoGld 10000 25 22 22 -8 PatinoNV z17 $16'/4 15'% 16'/4 9200 395 370 395 +25 100 350 350 350 200 $9 9 419 $5'/% 5'/% 5’% 206 $18'/4 18’/4 18'/4 - '% 8100 294 290 290 PeyfoOifs 25675 $9'% 8'% 84% — ?% Pine Point 760 $30'/2 304% 30'/2 1300 $64% 6'/t 64% + '% 3200 63 57 58 -4 1400 $17'/2 174% 17'/2 + '% 400 $26'% 26'% 26'% + '% 1000 105 500 $6 - 9 105 105 6 6 Z50 480 480 480 7200 178 175 175 900 S11 11 11 100 $104% 104% 104% - % Int Mogul 180 Interpool 240 — 1 Int Pipe A 34 +6'% Int Pipe B Ipsco tnvGroup InvGrp A Inv Grp5 p Irwin T A ISO IvacoA ivacoB 85 Jannock A Jannock B Jannock8 Jannock w 6% z50 $19'% 19'% 19'% G Distrb A 12000 $6 6 6 2700 $56'% 56 56'% + '% gMC 389 $73'% 73%fe 73'% - % Jorex Ltd 310 $31 31 31 GenstarL 4217 $25^ 25'% 25%+ '% Joutel 1 GnstarLw 500 $8% 8% 8% + H KaiserRe 165 $282'% 280 280 - 1 3488 345 320 345 +48 600 $22'% 22’% 22’% 6275 $15'% 15 15'% + Va 200 $15 15 15 2246 $18'% 18 18 100 $7’% 7'% 7’% 1700 $7% 7% 7% 850 $15% 15’/4 15% + Va 6600 340 325 340 +15 400 110 106 110 +4 435 $6'% 6'% 6'% Z50 $49'% 49'% 49'% 150 $9% 9'% V/a 775 $93/d 9% 9% - '% 5210 $14% 14'% 14% + Va 6000 z200 Block Bros 920 $53^4 5^% 5% + '% C Ocdental 15900 $18'/2 18 18'/2 + % Border C 5200 260 246 260 COcdntlp 850 $29 28% 29 + '% ÇapitDiv BovisCor 20050 62 61 62 - 1 CPInve 300 $18'/b IS'/b 18'% BowValy 4760 $183/4 18% 18%-% CPInvepr z98 $363/4 35% 36% Bralor Res 4975 495 490 495 CP Ltd 293 $51 51 51 1460 $293/4 29'% 293/4 - »% 600 $29 29 29 z50 475 475 475 600 390 380 390 +20 220 $15'% 15'% 15'% 4400 115 114 115 2050 $23'% 23'% 23'% - Va 1500 77 75 76 +1 Bramalea 1950 $63.4 6% 63%+% CPLAp Brameda 9035 109 107 107 - 3 CPLUKp 4000 $10 z2 490 montréal Cara 400 $9'% 9 9'% + '% CariOK 1645 269 266 268 + 3 Cari A p 100 $24% 24% 24% + Va Carma A 900 $9 9 9 + Va Cassiar 2450 $9 8% 8'% + Va Con Gas 100 $16 16 16 + Va Cr Fonc 100 $80 80 80 Giant Yk 600 $8 Gibraltar 1500 460 Glendale 300 106 Goldund M 3500 26 Goodyear 750 $15 GraftG Granduc GtOilSds G L NickI GL Paper GNFin GtWLife 73/4 450 460 + 5 106 106 - 4 KeepriteB 26 26 - '/2 Kelsey H 14% 15 + % KerrAA 100 $17% 17% 17%-% KofflerA 2000 85 85 85 KofflerAp 500 $63/4 6% 63/4 + Va La Luz 500 51 51 51 + 1 LabattA 200 $233% 233/4 233/4 + '% Lacana z20 115 115 115 LaidlawA Keen Ind 6100 400 .____ 800 275 275 275 Ldi 93% + Va GGoose93/4 1575 $11'% 11'% 11’%+ ’% LOntCem + '% Greyhnd C 1000 65 65 65 + 4 LambdM 235 235 235 - 5 23 23 23 +1 '% 4 4 4 $13'% 12% 13 - '% 145 139 139 - 1 81 70 70 - 15 Sll'% 11'% ll’% + Va $13'% 13% 13% + % iiv/A 13 13'% + % $6'% 5'% 6'% + Va $8'% 8'% 8'% $7'% 7'% 7'% $18% 17% 173/4 - '% 440 435 435 $9% 9'% 9% $6% 6% 6% $11'4» 11 11'% 320 320 320 175 175 175 - 20 MLfMitls 4510 S13’% 13'% 13%+% Seawaypr MaplexM 350 495 495 495 +20 SecoCem Marcana 4000 17 17 17 + 1 ShawPipe Mar T 860 3250 $103% 103% 103% Shell Can MarT940 5200 $12 113% 113% SherrittA Martin 2500 13 12 13 Siebens Mass Fer 12529 $16% 16'% 16%-'% Sigma MasFA 3440 $27'% 27’% 27%+ Va Silvmq Mas F B 1910 $27% 27'% 27'%- '% Simpsons 13277 485 MatgmiA 300 $11’% 11% 11% SimpsonS Mc Adam 2500 26 26 26 SkIarM McIntyre 1700 $28’% 28’% 28’% SkIarW McLaghIn 1540 $6'% 6'% 6'%+ Va SkyeRes Melcor 2300 S6'/8 6% 6'%+ Va Skyline H Mentor 4300 325 310 320 Slater StI Mercantil 2246 $11'% 113% ip/a— i/s Slater6Dr MertandE 5725 $6'% 6% 6'%+'% Soaeoet MefSforA z65 $12 11'% 12 SouthmA MinrIRes 2700 155 155 155 - 4 SparAero MolsonA 1390 $16'% 15'% 15'%-% Spooner Moore 7640 S29'/8 293/4 293%— i/g stBrodest MultiAcc 5100 355 350 355 + 5 StelcoA Murphy 200 $8'% 8'/8 8'% + '/b StembgA NaChrs I 2100 $6% 6'% 6% — Va SterTrust NabrsDIg 200'$183% 183% 183%+ 1 SudCont Nemco 31900 188 180 185 + 6 Sulivan A Neonex NB Tel N Dimens 8200 85 NQueRagI 1000 128 N Senator 5000 888 N York Oil 2100 144 137 137 NewcoFin 100 $25 25 25 Newconx 200 375 375 375 NfIdLPA 1830 $15'% 153% 153% NfIdTel 500 $8 8 8 Noble M 5500 55 52 52 NorandaA 18525 $24'% 23% 233% Norcen 5681 SU'% 11% 113% NorcnlSO 250 $21% 21% 21% 1800 275 275 275 Surpass C îlll ’''® Systems D TalcorpA + 3 TeckCorA + 1 Teck Cor B — 5 Teledyne Tex Can + 10 Txsgif Txglf p Thd CGInv - 2 ThdCGIp Thom L Thom Ind — Va Thom N A Thom N pr TombiM Activité intense Les cours étaient en baisse dans une animation relativement intense hier a la Bourse de Montreal En clôture, le virement a atteint 647,988 actions, au regard de 5.34,286 actions la veille L’indice general a perdu 0 25 a 174 11 Les industrielles ont perdu 0 19 a 167 68.les services, 0 58 a 162 07 et les papiers, 0 15 à 95 99 Les banques ont gagne 0 14 a 227 58 Fluctuations sur 190 titres observes hier, on signalait 65 gains, 91 reculs et 34 valeurs stables La veille, on avait enregistre 50 gains, 69 recuis et 49 valeurs stables pour un total de 168 actions Cher les industrielles.Simpson’s Ltd a gagne cinq cents a $4 75 sur un virement de 82,000 actions Parmi les mines.Mount Jamie .Mmes a gagne 4 1-2 cents a 29 1-2 cents sur un volume de 19,500 actions Dans le secteur des valeurs industrielles, Husky Oil a gagne 3-8 a $26 7-8.Shell Can.ida, 1-4 a $15 1-4, Abitibi, 1-4 à $9 3-8, Trans-(’anada Pipelines, 1-8 a $15 5-8 et Provigo, 1-4 a $14 Alcan a perdu $1 a $26 7-8 Parmi les valeurs spéculatives.Silver Track Mmes a gagne trois cents a 48 cents sur un virement de 12.(XK) actions Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Crush Int Oaon a Denison Dupuis A Fin Coll Gaz Metr Genstar L GBC G0C pr Home A Home B Husky Oil lAC lmp O a Imasco A tndal Inglis Inco a lU Int IPL a Kaiser Re 139 $8'% 8'% 8'% + '% 500 $7’% 7'% 7'% + '% 200 $56'% 56'% 56'% +2'% Dome Pete 1050 $40 393% 40 + '% Oofascoa 2100 $24 24 24 - 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Québec - Rlmouaki - Sherbrooke -Troie-Rivière* — Ottawa — Sept-llea Suite 3100, Tour do la Bourso, Montréal H4Z 1HS 861-5741 LE DEVOIR Samedi 17 septembre 1977 Cahier Rencontre avec Jean d’Ormes “Comment la France pourrait-elle être indifférente à ce qui se passe au Québec ?” Certains hommes sont faits pour la vie publique, d’autres pour les Lettres; les deux genres d’existence se superposent parfois.pour le bien ou pour le mal.par.JEAN BASILE Jean d'Ormesson est de ces hommes qui ont mené cette double vie.Par tradition, par goût aussi; on l’a vu, sinon dans l’arène politique, du moins à la tête d’un grand journal, le Figaro de Paris dont il fut le directeur général jusqu'à très récemment.C’est finalement la littérature qui l’a retenu, pour le moment du moins puisqu’on lui doit, déjà, quatre romans dont l’un, La Gloire de l’Empire, a remporté en 1971, le Grand prix du roman de l’Académie française.Citons encore Au plaisir de dieu et Au revoir et merci, tous ouvrages (1) où se mêlent la fiction romanesque aux souvenirs personnels.En effet, Jean d’Ormesson pourrait se définir comme un “humaniste” de l’école française, celle des Montaigne, des Gide, des Morand et des Giraudoux.Et tel le préparait son passé: grande famille, “plus riche que la moyenne" comme il se définit lui-même, études en lettres, élève de la prestigieuse École normale supérieure et agrégé de philosophie.La philosophie! Jean d’Ormesson avait vingt ans quand Sartre et Camus rivalisaient pour conquérir la jeunesse mondiale de l’après-guerre.Le Camus de “bonne volonté”, si cher à tant de journalistes éminents: le Sartre du roman philosophique, les fameux “Chemins de la Liberté”, qui eut une influence notable sur Jean d'Ormesson, contemporain, disons-le, d’une grande époque de la philosophie française, les Merleau-Ponty, les Levy-Strauss, ce dernier, son confrère à l’Académie avec Ionesco entre autres.ce qui prouverait (peut-être) que la vieille Institution ne reçoit que de vieilles barbes inoffensives et sympathiquement inutiles.Parlons donc de philosophie et de cette fameuse “nouvelle philosophie” qui fait la manchette des journaux, aussi bien par le scandale qu’elle suscite chez les “à gauche” de tous poils, que grâce à une position sociale opérante; sait-on que bien de ces jeunes “nouveaux philosophes” travaillent dans des maisons d’édition, trouvant, par là, une belle ouverture vers la gloire dont demain dira si elle a été éphémère.— L’idée de cette nouvelle philosophie, dit Jean d’Ormesson, est intéressante et d’autant plus qu’elle est née, généralement, de la désillusion de marxistes face aux révélations qu’amena Soljénitsyne sur le Pouvoir socialiste.Clavel est, naturellement, le papa de cette école.Quelle est cette idée?Le marxisme conduit, comme toutes les autres théories politiques, au Pouvoir; or le Pouvoir est mauvais en soi, corrompu.On ne peut donc pas appuyer une théorie dont l’issue, somme toute, n’est que de renouveler le schéma que l’on voulait détruire.Il y a la-dedans toutes sortes de tendances, toutes sortes d’opinions qui vont du néoanarchisme au parisianisme, en passant par les religions orientales.C'est là, de toute évidence, une retombée des événements de Mai teintée des grands mouvements contre-culturels américains.Sont-ce des bons philosophes?Cela est difficile à dire; l’on aura tendance, toutefois, à af- firmer qu’ils ne remplacent pas encore Foucault et De-leuze, bien qu’ils y tendent.Mais, après tout, Foucault ou Deleuze, étaient les jeunes Turcs du “sartrisme”.La roue tourne.— Cela a-t-il déjà une influence sur la vie politique française?— Sans doute, bien que, là encore, il est difficile de généraliser.Les nouveaux philosophes voteront-ils pour le front commun communiste-socialiste?Telle est une partie de la question qui reste en Tair.— Les “Maitres à penser” changent.— C’est, en effet, un retour à Nietzsche, à Kant, à Hegel, à Schielling, à Fische; mais l’approche reste très critique; disons qu’il s’agirait d’une réévaluation.— Et Spengler?— Un frémissement, peut-être.Ne cachons pas que Le Déclin de l’Occident reste un livre important en ce qu’il marque le sommet de la civilisation faustienne.— Vous avez été philosophe.Vous voilà romancier.Comment le passage s’est-il fait?— Il faut dire qu’à l'après-guerre, il fallait être philosophe pour être romancier.Sartre avait défini le roman dans une célèbre lettre à Mauriac dans la NRF: Ou le roman était un monologue intérieur, ou il était purement objectif.Pas d’alternative! C’était là ouvrir la porte au “Nouveau roman" qui était une séquelle de cette littérature de philosophes, une littérature plus théorique que romanes- que.Mon oeuvre de romancier ne retient pas ces distinctions et j’essaie d’être libre et de la philosophie et des Écoles.Du moins, Jean d’Ormesson semble aimer une littérature où le rôle de la réflexion (et de la réflexion historique) joue un grand rôle.Il ne cache pas son amitié et son admiration pour Tournier, ni pour Marguerite Yourcenar, ni pour Françoise Mallet-Jorris.— Je souhaite, dit-il à ce propos, que l’Académie française ouvre ses portes aux femmes qui en ont toujours été exclues, par coutume car les statuts ne précisent rien ni dans un sens ni dans un autre.Marguerite Yourcenar y aurait sa place et je ne suis pas le seul à le penser.Mallet-Jorris aussi mais cela est exclu puisqu’elle fait partie maintenant ae l'Académie Concourt.— L'un exclut l’autre?— Par coutume aussi, car enfin, l’Académie Concourt a été fondée en partie pour être rivale de la notre.— Et que vaut l’Académie française aujourd’hui?— Elle a toujours sa mauvaise réputation et l’on oublie toujours qu’elle a accueilli de grands noms.Montherland, par exemple, qui n’est pas le dernier.Certainement, il y a de la poussière mais son rôle est réel.D’ailleurs, le Grand prix du roman de l’Académie a retrouvé un lustre et on aime à le recevoir.S’il n’assure pas une vente aussi importante que le Prix Concourt, sa réputation augmente, au prorata de la qualité des oeuvres couronnées.Écrivain, académicien, Jean d'Ormesson a été directeur du Figaro et sa démission a fait quelque bruit dans les milieux journalistiques.— Il n’y a guère de secrets dans cette histoire, assure-t-il.Le Figaro, comme tant de journaux, avait des difficultés financières et a donc été racheté par un homme.J’étais alors directeur élu et, comme la tradition le veut, responsable de l’ensemble de l’éditorial de ce journal.Le nouveau propriétaire entendait y écrire; ce qui est son droit bien que, selon moi, tout proprietaire de journal ne devrait le faire qu’avec une extrême précaution.Cela ne me convenait pas et j’ai tout simplement démissionné.Est-ce un bien, un mal?Je crois, honnêtement, que le Figaro va perdre un peu de sa largeur de vue et risque d’abaisser son niveau pour des raisons d’ordre commercial.D’un autre côté, une telle institution a un tel poids qu’il est difficile d’en modifier le cours en quelques coups de rames.— Le Figaro a toujours été sympathique mais circonspect en ce qui concerne les problèmes politiques et culturels que traversent en ce moment et le Canada et le Québec.— C’est un problème extrêmement difficile à “raisonner”, surtout lorsque l’on est, face au Québec, en même temps étranger et français.Je suis un admirateur de de Gaulle et je comprends sa célèbre phrase bien que je juge qu elle ait été dite un peu inopportunément; on doit bien se tenir quand on est convié à une table étrangère.Mais comment ne peut-on pas être touché par la persistance du français au Quebec?Et comment ne pas se rendre compte que le francophone québécois n’a pas eu une “chance égale” m i; : , > ipii WmAM'éi I ' '' face à ses homologues anglophones d’Amérique.Reste les questions économiques nue je connais mal.Pour les Officiels français de passage ici, ou pour ceux qui recevront des officiels québécois, la situation est horrible, pris qu’ils sont entre un sentiment et un devoir de gouvernement.Mon opinion, toute personnelle, est que la France ne pourra jamais rester indifférente advehant une indépen- Rr tm - "*0 dance du Québec; je veux parler ici économiquement et culturellement.Les liens, souvent dénoncés, sont trop profonds, trop réels.Venu en congres a Montréal, en tant que secrétaire général du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines de TU-nesco, Jean d’Ormesson partait pour Ottawa mercredi.L’étape continue d’être obligatoire.Physiquement, il est petit, d’âge moyen mais ne dédaigne pas de faire un petit pas de course dans les couloirs de son hôtel.Il est rieur, parfaitement bien élevé comme il se doit et ne mangue pas d’enlever sa veste sitôt gue vous enlevez la vôtre.Il a le regard de chat que l’on imaginerait être celui d’un personnage de Proust.(1) Publiés chez Gallimard Ffff tm Culture ?Ouais, Comme tout le monde j’imagine, j’ai lu l’entrevue que M.Louis O’Neill, ministre des Affaires culturelles du Québec, accordait à Michel Roy et au DEVOIR la semaine dernière.Pendant de longs moments, j’ai été Gwynplaine, cette créature de Victor Hugo dont on a fendu la bouche jusqu’aux oreilles pour qu’elle paraisse toujours rire même si cela est désormais impossible.par.VICTOR-LÉVY BEAULIEU Permettez-moi de dire pourquoi.Permettez-moi de le dire, dans deux niveaux de mon être: l'éditeur et l’écrivain.Permettez-moi de le dire parce que j’en ai ras-le-bol des pavés de bonnes intentions, particulièrement depuis que le gouvernement péquiste jouit de son établissement, principalement pour faire durer les ambiguïtés et s’en servir afin d'affermir la seule chose à laquelle, il semble croire: la possession tranquille du pouvoir.M.Louis O'Neill, dans son entrevue, y est allé de charmants couplets sur la culture québécoise.Comme il y croit, cet homme, à la culture québécoise! Comme il donnerait sa chemise pour qu’elle puisse s'épanouir et rayonner de tous bords et de tous côtés! Mais en même temps, que de voeux pieux! Que de sornettes ridicules, qui valent bien celles, classiques, de Charles Lussier et de Jean-Noël Tremblay! De sorte qu’il serait peut-être temps qu'on ouvre les yeux à M.O’Neill.Qu’on lui dise qu’à force de planer dans les airs, il en oublie ce qui se passe dans son ministère — ou plutôt ce qui ne s’y passe pas.Oh, je sais bien: MM.Camille Laurin et Louis O'Neill nous promettent pour bientôt un beau petit livre blanc conçu par Fernand Dumont, qui fera état de la politique culturelle du gouvernement péquiste.Mais ce petit livre blanc, de quoi sera-t-il fait?Que je sache.Fernand Dumont n’a consulté personne pour le rédiger, pas plus les gens de theatre que les écrivains, pas plus les artistes que les peintres.Ça va être joli à voir! Tout autant que cette culture que défend le gouvernement du Québec par l’entremise de son ministre des Affaires culturelles.Voyons ça de plus près.Voyons ça à la lueur de l’expérience que j'en ai depuis la fondation de VLB Éditeur.Ce n'est pas gai.Ce serait même plutôt dans l'affreux absolu.Aux innocents les mains pleines Car une première chose vaut la peine d’être signalée.Depuis le 15 novembre, le ministère des Affaires culturelles du Québec est le plus politique des ministères: on donne généreusement aux amis, c’est-à-dire à ceux qui ont favorisé la montée du Parti québécois, à tous ces artistes qui se sont transformés en propagandistes de la foi nouvelle, aussi bien dire de la souveraineté-association et, par ailleurs, on chasse gentiment tous ceux qui ne sont pas du même bord.Ce que je dis semblera sans doute outré.Mais les faits parlent malheureusement d’eux-mêmes.Lisez la suite, vous verrez bien.Depuis le 15 novembre, le ministère des Affaires culturelles, qui se fend pourtant la face en quatre pour nous laisser savoir jusqu’à quel point il croit à notre culture, est pourtant celui qui refuse presque systématiquement d’encourager la puolication d’oeuvres qui ne parlent pas tout à fait le même langage que celui du pouvoir.Par exemple, le ministère a refusé de subventionner les récents ouvrages de Michel Carneau et de Jean-Claude Germain.Pour quelles raisons?Celles données par le ministère sont carrément injurieuses.Il faut d’abord qu’on sache que le comité de lecture du ministère des Affaires culturelles n'est constitué que d’un seul lecteur.Pour l’acceptation ou le refus d’un manuscrit, c'est donc l'arbitraire le plus absolu qui prime, tout dépendant de celui à qui on confie le manuscrit.Mais à qui, justement, fait-on appel?Par qui est choisi le lecteur?Par un directeur qui relève du ministre, aussi bien dire que le ministre lui-même.Or, depuis le 15 novembre, le lecteur a, semble-t-il, changé: ce qu’il disait il y a un an pour recommander la subvention d’un manuscrit, il le dit encore, mais pour suggérer un refus.Illustrons la chose par trois cas.Le premier, celui de Michel Garneau.Ce lecteur du ministère qui a lu les Célébrations et Adidou Adidouce, bien caché par son anonymat, que dit-il?Que Michel Garneau, tout simplement, est un retardé mental (c’est l'expression textuelle du lecteur).Il ajoute même, ce lecteur, qu’en 1977, on n’a plus le droit de faire R a r 1er les intellectuels comme lichel Garneau le fait, c'est-à-dire en jouai.Beaucoup plus qu’un compte rendu soit-oisant objectif, la critique de ce lecteur constitue un cas de censure, auquel s'ajoute une insulte si énorme qu’on imagine à peine que le ministre ait même eu l’outrecuidance de l’envoyér à l’éditeur.Le gouvernement précédent n’aurait jamais osé faire cela, Jean-Paul l’Ailier n’aurait jamais osé apposer sa signature à un document aussi disqualifiant.Pourtant M.O’Neill Ta fait, lui ce ministre qui prétend défendre la culture, tout son bec en cul de poule pour qu'on le sache, et plutôt deux fois qu’une.Imaginez! Un ministre qui, par personne interposée, traite Michel Garneau de retardé mental! Et cela, au moment même où les pièces de cet auteur sont jouées non seulement partout au Québec mais à l'étranger où elles obtiennent curieusement un beau succès! Peut-on imaginer plus de mépris et dire mieux dans quel esprit certaines gens comprennent la culture québécoise?Pour Jean-Claude Germain, c’est toujours la même raison que le lecteur invoque, en y mettant des gants blancs cette fois.Paraîtrait-il que Jean- Claude Germain ne se renouvellerait pas! Ce lecteur du ministère, capable d’une affirmation aussi catégorique, a-t-il seulement vu ou lu les récentes productions de Jean-Claude Germain?S’il y a un dramaturge québécois qui évolue, pour employer le terme du lecteur, ne s'agit-il pas précisément de Jean-Claude Germain?Au fond, tout cela cache aussi quelque chose de scandaleux: si Jean-Claude Germain écrivait en “bon français”, sa Rièce serait subventionnée, lais il écrit en jouai.Et le jouai, dans la perspective péquiste, est à honnir.Mais comme M.O’Neill et son ministère n’ont pas le courage de leurs opinions, ils se cachent sous toutes sortes de couvertures.Par exemple, pour refuser une subvention aux Faux Brillants, notre premier boulevard authentiquement québécois, que dit encore le lecteur du ministère?Que la pièce est trop courte! Elle fait pourtant, format six pouces sur neuf pouces, un bon 120 pages bien tassées! A-t-on déjà ouï ou lu raisonnement aussi farfelu?Vous croyez que je charrie?Passons alors au troisième cas.Voulant sonder le ministère dans ses tréfonds, j’envoie un autre manuscrit; Monsieur Zéro.Le lecteur est tellement perspicace qu’il salue cette pièce de théâtre avec éloge.parce que, dit-il, elle est presque tout le temps écrite en bon français, ce qui, paraît-il, est nouveau dans l’oeuvre de l’auteur.Pauvre lecteur! Obnubilé par le bon français de l’auteur, il ne s’est même pas rendu compte qu'il ne s'agissait pas d'une pièce de théâtre mais d’une oeuvre conçue pour la télévision! C’est sans doute pour cela que le ministère a, cette fois, accordé une subvention.Le texte eût-il été écrit en jouai qu’il y aurait eu refus.Qu'est-ce à dire donc?On y arrive.Il se passe à Québec des choses extrêmement graves qui risquent de nous ramener dix ans en arrière, à cette infâme police linguistique contre laquelle il nous a fallu nous battre et contre laquelle il semble qu’on devra encore fourbir nos armes.Et pendant que tout cela se passe, savez-vous à quoi et à qui le ministère des Affaires culturelles attribue certains de nos deniers?À la maison Fi-des pour qu’elle puisse rééditer les premiers ouvrages de Félix Leclerc qui se sont pourtant vendus, grâce au puissant lobbying de cette maison d’éditions auprès de feu le Département de l’instruction publique, à plus de cent mille exemplaires.Est-ce assez fort?Alors qu’on refuse de vraiment venir en aide à une petite maison d’éditions où 1 on travaille bénévolement, en faisant des livres de qualité, simplement parce qu’on croit presque désespérément à la culture québécoise, le ministère sort ses gros sous pour Félix Leclerc et pour Fides, pour des oeuvres qui ont rapporté à leur éditeur des profits fabuleux, augmentés encore par de précieux privilèges fiscaux! Si ce n’est pas honteux, je veux bien qu’on me pende haut et court.Mais cette honte, comment s'explique-t-elle?Par une raison toute simple.Le directeur du service de l’édition du ministère des Affaires culturelles s’appelle Clément Saint-Germaîn.Avant d’obtenir son poste, il a travaillé pendant plusieurs années chez Fides, d’où, sans doute, l’accueil chaleureux fait par le ministère à tout ce qui vient de chez Fides, avec la bénédiction du ministre lui-même.Favoritisme?Non, appelons les choses par leur nom: il s’agit de patronage tout simplement.Et il est temps qu’on ouvre une enquête sur les agissements ae M.Saint-Germain, qu’on aille au fond de ce qui me parait pour le moins à la limite de ce qui peut être toléré.M.Saint-Germain est au ministère depuis une bonne dizaine d’années.Il a survécu à tout, ce qui, pour être déjà un exploit, semble l’avoir surtout été au bénéfice de quelques-uns.Son favoritisme envers Fides ne serait admis nulle part ailleurs dans la fonction publique québécoise.Si je fais état de tous ces faits, c’est pour en arriver au noeud même de mon propos.Le refus de la culture Il est évident que certains intellectuels québécois n’ont pas la faveur de M.O’Neil ni de son ministère de broche à foin.Curieusement, ce sont précisément ceux qui ont toujours tenu à garder leur distance envers le Parti québécois, qui ont fait montre de ce radicalisme que René Lévesque, dans une récente entrevue, a dénoncé, assimilant toute la gauche québécoise à de stériles fumeurs de pot, sans conscience (c’est-à-dire sans la conscience du PQ) et sans humanisme (c’ost-a-dire sans l’humanisme du PQ).À en croire René Lévesque et les gens qu’il fait graviter dans son orbite, il n’y a de vérité culturelle que péquiste.En fait, on a affaire à un parti de moralistes.La foi s’est déplacée, elle est maintenant politique.Pas besoin de chausser de bien grandes lunettes pour se rendre compe que le gouvernement québécois actuel est celui qui, de tous les gouvernements québécois contemporains, a la conception la plus étroite de la culture, que cette conception est absolument dépassée, ne tient pas compte et ne veut pas tenir compte de ce qui ne cadre p|s avec son moralisme.C’est un gouvernement qui fonctionne dangereusement par exclusion parce qu'il est celui d’une génération déjà vieille.C’est un gouvernement qui ne croit pas à la création, ni à la liberté de la création.Tous les intellectuels qu'il emploie sont des gens qui ne croient à la culture que lorsqu’elle peut être historici-sée, c'est-à-dire morte.Guy Rocher comprenait au moins que la culture québécoise est profondément inscrite dans la réalité américaine.Fernand Dumont, lui, pense toujours comme tant d’autres que notre culture est avant tout européenne.C’est-à-dire une culture qui parle bien, mais de choses mortes: la religion, le moralisme, le nationalisme périmé.Depuis sa nomination au mi- nistère des Affaires culturelles, M.O’Neill ne fait que confirmer cette tendance.Par exemple, voulant renouveler le Comité consultatif du livre, qui choisit-il?Qui choisit-il pour représenter les éditeurs et les écrivains?Quelqu'un qui est demeuré silencieux depuis dix ans, qui ne connaît absolument rien du métier d’éditeur et qui a, sur la culture québécoise, les mêmes vues désuètes que M.O’Neill.Ce quelqu’un, c’est Michèle Lalonde, une personne charmante s’il en est mais qui a surtout l’avantage d’étre de la même pensée que Monsieur O’Neill.Et voilà comme tout ne fait jamais que se répéter, dans un cercle de plus en plus restreint.Et voilà comment il se fait qu’à ce fameux comité consultatif du livre on ne retrouve aujourd’hui aucun éditeur véritablement québécois, c'est-à-dire aucun des quelques éditeurs qui se fendent en quatre pour publier des oeuvres d’ici.Les distributeurs sont représentés par Pierre Lespérance, qui représente surtout et de plus en plus les intérêts de Robert Laffont; les libraires sont représentés par M.Dussault dont la passion pour la culture québécoise est, hélas!, bien connue, Et les éditeurs et les écrivains ont maintenant Michèle Lalonde.Qui dit mieux?Ne vous inquiétez pas: ce mieux, il existe! Depuis quelques semaines, le ministère des Affaires culturelles publie dans tous les journaux une réclame dans laquelle il invite les écrivains québécois, les artistes et les scientifiques à lui soumettre leurs candidatures s’ils veulent obtenir le Prix David, la plus haute récompense que notre gouvernement accorde à ses intellectuels.Curieusement, ce n’est que depuis cette année qu’il faille soumettre sa candidature.Auparavant, le gouvernement assumait entièrement ses choix.Il n’y a vraiment qu’ici, et avec un gouvernement péquiste, que de telles absurdités puissent être possibles.Quel écrivain responsable pourrait pousser assez loin la servilité pour aller quêter à Québec une reconnaissance qui devrait pourtant venir d’elle- mème?Serions-nous rendus assez bas pour ne plus même être possibles.Quel écrivain responsable pourrait pousser assez loin la servilité pour aller quêter à Québec une reconnaissance qui devrait pourtant venir d’elie-même?Serions-nous rendus assez bas pour ne plus même être capables de reconnaitre ce qui, au plus haut niveau, devrait parler clairement, et d’autant plus clairement depuis le 15 no-vembre’’ Culturellement, les nouveaux règlements du Prix David sont une honte de plus à ajouter à toutes les autres.De quoi composer un opéra-bouffe.Mais de quoi, aussi, nous obliger à crier quelques vérités.Culture, encore un effort! En voici quelques-unes.Il est temps qu'on dise au Parti québécois que, bien loin de représenter et de promouvoir la culture québécoise, il est plutôt en train d’y mettre fin royalement en la sapant dans ce qui fait son originalité.En favorisant certains groupes au détriment des autres, en ne croyant qu’à la morale de la création, ce gouvernement est en train de nous préparer de lendemains pitoyables.Il est surtout en train d< confirmer ce que nous pen sions déjà, bien avant son elec tion: le PQ n’est qu’un pou voir comme tous les autres e qu que tous les autres pouvoirs se conserver.Dans tous les sens du mot la réhabilitation de Maurice Duplessis, par René Lévesque même, est d’une importance capitale.Qu’on installe devan le Parlement québécois la sta tue de celui qui, pendant vine ans, a symbolisé tout ce qui pouvait y avoir de passéiste dans notre culture, de borné e d’électoraliste, voilà un signe qui dit bien quel genre de gou vernement on a élu, à que uvoir on a affaire, à quel.1 ommes on fait face.Lors qu’on glorifie Taliénatior même, c’est qu’on en est rendu au bout du rouleau c’est que cette aliénation est devenue si profondément inté rieure qu elle en est indécrot table.Le jour de l’inaugura Suite au verso du cahier po ho / x I 16* Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 cuttw et société SF/ Des "maîtres” venus du passé Beaucoup d’ivraie certes dans cette abondante récolte de science-fiction qui s’accumule sans fin sur ma table de travail, mais aussi, heureusement, des découvertes exaltantes (Michael Bishop) des exhumations bienvenues de "maîtres” du passé, dont on s’étonne qu’ils aient pu tomber aussi scandaleusement dans l’oubli (tels les Harness, James Gunn, voire Kornbluth et Pohl) et des confirmations attendues (Silverberg, Delany, Demuth, etc); De quoi submerger le lecteur le plus exigeant.“Le bassin des coeurs indigo”; Derrière ce titre énigmatique (aussi évocateur que l’original “A funeral for the eyes of fire”), Michael Bishop offre son premier roman, qui d’emblée la place au niveau des meilleurs tenants de l’ethno-science-fiction chère à Ursula Le Guin; Jamais peut-être depuis Le chaos final de Norman Spinrad, le colonialisme — thème connexe à ceux de la conquête de l’espace et de l’Empire galactique mais VIENT DE PARAÎTRE aux éditions 40' anniversaire DEUX “PIONNIERS” BAVARDENT par Fernand Guérard et Pierre Petel de la Société Radio-Canada dans la collection “Loisirs et Culture” 132 pages-46 photos- $5.95 EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET A LA LIBRAIRIE GENERALE 235 est, boul.Dorchester 861-9621 I I ill llll I I III I UVit! ( i illfi tu ni Ai tiiuh ,ity ii.ii |c1, i / 'i Vient de paraître BACHELARD OU LE CONCEPT CONTRE L’IMAGE Jean-Pierre ROY professeur de littérature française au Cegep d'Ahuntsic N 280 pages, $14.00 en librairie l'aspect le plus évident de l'oeuvre de Bachelard est l'alternance de ses ouvrages sur la science et la poésie.Ce travail fait voir une dualité méthodologique qui trouve son fondement et son expression dans l'opposition du concept et de l’image.Vient de paraître MICHEL DE MONTAIGNE OU LE PARI DEXEMPLAR/TÉ Marcel GUTWIRTH vMMtwnrwwN MICHEL 1)K MONTAIGNE 188 pages.S11.50 en librairie une lecture remarquable des ESSAIS, une voix définie, irremplaçable, qui réussit la dilt/cile entreprise de présenter Montaigne au lecteur d'aujourd'hui Vient de paraître RABELAIS TEL QUEL G.-André VACHON professeur de littérature française à l’Université de Montréal 148 pages, $7.00 i i “*dl en librairie Le présent ouvrage retrace les points de départ et d’arrivée de tous les fils du long récit que constituent les cinq livres de Rabelais.Ils en démontrent la rigoureuse symétrie.LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL C P 6120.Suce « A • Montréal.Qué .Canada H3C 3J7 Tél : 343 «321/0325 1 Les mémoires de p^chtch " I o pi cmiei téinoi(|rui()t» complot sur lu vio d'un citoyen soviétique encore entant à la moi I de Staline''.I »! Notivd OhsorvtiliMir que la s-f classique a toujours escamoté — n’a été décrit en termes aussi déchirants; Là ou Spinrad choisissait le réalisme le plus outrancier pour amener le lecteur à la reflection, Bishop opte pour une approche toute de nuances que ne renierait pas la nouvelle ethnologie, celle des Jau-lin et Monod.Car c’est bien d’ethnocide que parle le beau roman de Bishop et le fait qu’il ait lieu sur une planète fictive ne devrait pas empêcher le lecteur de se poser des question plutôt dérangeantes sur l’attitude de notre civilisation technologique envers les sociétés dites “primitives”; Bishop, en décrivant l’élimination de la petite communauté ouermart-see, dont l’organisation sociale aussi étrange que complexe et la religion messianique gênent le puisant État de Trope, basé sur l’Autorité et la Raison, nous renvoie à notre propre passé et même notre présent; Il le fait, de plus, dans une prose d’une richesse rare, alimentée par une érudition qui laisse prévoir d’autres chefs-d’oeuvre.Charles L.Harness a peu écrit mais tout ce qui nous est parvenu (L’anneau de Ritor-nel, un space opera baroque, La rose, reflection métaphysique sur la science et l’art, reniant en proie au temps, un des plus étonnants récits de paradoxe temporel qui ait jamais été écrit) a l’éclat des perles rares.Vol vers hier, un roman écrit en 1949 redécouvert avec à propos par Alain Dorémieux pour Casterman, en surprendra plus d’un par la complexité de sa construction.Les meilleurs thèmes de ’Tâge d’or" défilent sous la plume de Harness et ils en ressortent comme transformés, magnifiés, que ce soient la théorie de la relativité, la quatrième dimension ou la logique non aristotélltienne chère à Van Vogt, Vous voules en savoir plus; pour ne pas révéler la fin de ce suspense temporel, je vous cite la présentation de la page de garde; "Le mystérieux astronef qui s’est écrasé dans l’Ohio est-il le T-22 qui ne fera son vol inaugural que cinq ans plus tard?Pourquoi le redoutable dictateur Hase-Gaunt et sa clique cruelle et mégalomane ont-ils Juré la perte d’A-lar le voleur, l’amnésique aux pouvoirs supranormaux qui a réchappé du naufrage?,,, Sur la toile de fond d’une société hautement technicienne et décadente qui puise son énergie dans le soleil même, mais où l’esclavage et le duel à l’épée sont des pratiques institutionnelles, se livre un prodigieux affrontement entre un homme seul, qui tâtonne à la recherche de lui-même et de sa fabuleuse destinée, et d’implacables forces de destruction", Le style est superbe, l’ampleur du propos stupéfiante et le suspense garanti.Sans conteste un des plus rands romans de ‘Tâge or”.La science-fiction et le roman noir ayant connu une vogue quasi parallèle aux États-Unis, il n’est guère surprenant que des auteurs aient brillé dans les deux genres.L’an dernier, Opta publiait deux grands romans de John D.MacDonald, Le vin des rêveurs et Le bal du cosmos.Le maître de la série noire (voir Les énergumènes par exemple) y développait deux histoires d’invasion peu ordinaires où l’action voisinait avec un certain mysticisme.Le guerres principal: , la misèri ____________par.GILBERT GRAND isère ont une ori- üque veuse, néritée du roman noir, au service d’une riche thématique en définitive assez proche de celle de Harness: la science, la religion, la violence, le pouvoir et leurs interactions.Les héros de Gunn sont des traqués (comme ceux de William Irish), parce qu’ils sont différents en raison de leur héritage génétique (Les immortels), ou de leur intelligence (L’holocauste) ou qu’ils ont découvert un secret que d’autres convoitent (Le monde forteresse).Aussi fuient-ils aveuglément droit devant eux au risque de tomber dans les mains de leurs poursuivants.Chez Gunn, le rythme du récit ne faiblit jamais, l’auteur maniant avec maîtrise l’art difficile de l’ellipse.Ces romans, écrits dans les années 50, reflètent bien le pessimisme de l’époque, secouée par la chasse aux sorcières du sénateur McCarthy, dont l’ombre hante les pages de L’holocauste ("Mort aux savants”, y scande son équivalent) et 1 affrontement de la §uerre froide.Seul ce climat e suspicion généralisé peut faire naître des visions aussi noires: "Ce soir, sortez et re- des abysses infinis de haine, gine quelque part, nos ennemis impitoyables nous manipulent.Cette année, c’est au tour d’un autre grand du roman noir (voir Tendre femelle) de faire une rentrée remarquée: James E.Gunn.Coup sur coup paraissent en français Les immortels, L’holocauste et enfin rassemblés en un fort volume de plus de 660 pages (comme Opta devrait en faire encore plus souvent) superbement illustré un roman capital Le monde Forteresse et deux recueils de nouvelles Futur imparfait et Les hommes du dehors.Et nous voici devant un auteur d’une stature insoupçonnée dont on s’étonne que les spécialistes aient pu oublier l’existence pendant si longtemps.Dans ses trois romans ainsi révélés, on retrouve la même Le pessimisme de Kornbluth est encore plus évident dans Le Syndic, sans conteste un des univers parallèles les plus réussis de la s-f.Dans une Amérique pas si lointaine, les descenaants de la Mafia ont pris le pouvoir, en chassant les banquiers-voleurs; du gouvernement des États-Unis ne reste qu’une enclave militaire sur la côte d’Irlande.Le Syndic a ouvert une ère de libéralisme et de prospérité, car revue RELATIONS septembre L’ÉCOLE.UNE RÉFORME A POURSUIVRE FÉMINISME ET RELIGION AU QUÉREC LES TENDANCES ACTUELLES DU CINÉMA MONDIAL LES CONVERSIONS D’UN ÉVÉQUE SI00, bout.St-Laur«nt, Montréal H2P2L8 (387-2541) abys de méfiance et les réalités du pouvoir, Consldérez-les telles u’elles sont en fait; de gran-les forteresses grises gardées par les douves de l’espace, aux murailles prêtes à affronter la galaxie.,, Nous ne sommes plus des hommes, Nous sommes des ombres qui dansent dans leurs forteresses d’ombre, et Tâge d’or a disparu,,," C’est ainsi que commence Le monde Forteresse, où Gunn décrit de manière inoubliable la dictature de la Cathédrale des Esclaves, qu’un simple moine va défier par respect de ses convictions profondes, au risque de connaître la torture et la mort, L’humanité y gagnera peut-être la rédemption, Far son mysticisme, ce roman rappelle Un cantique pour Leibowlti de W M, Miller, un classique justement vanté; mais il le dépasse par la générosité et l’ampleur de son propos.On n’osera désormais plus oublier ce chef4’oeuvre dans les essais sur la s-f, Dans ses nouvelles, Gunn manie avec brio la satire et la technique difficile de la chute, qui donne au dernier moment son sens à l’histoire.Le futur y devient "Imparfait" pour les mysoglnes, les féministes et meme les androïdes.Quant à la conquête de l’espace, elle ne dut son succès qu’à une machination, une supercherie pour arracher des crédits au Souvernement (Les hommes u dehors).Et puis, l’homme avec ses passions vient toujours compliquer le travail des scientifiques.On pense aussitôt à Stanislas Lem, qui est convaincu que l’espace est bien trop complexe pour l’homme, poussière face à l’infini.C’est un peu ce que décrit Frederik Pohl dans Homme-plus.Pour vivre sur Mars, un cosmonaute est transformé chirurgicalement en une sorte de monstre, mi-homme mi-cyborg.Cet homme-plus peut-il encore se sentir lie au sort de l’humanité, une fois largué sur Mars?Ses problèmes conjugaux risquent en outre de faire rater toute l’expérience.La conquête de l’espace à la merci d’une querelle de ménage, il fallait Dien l’humoriste Pohl pour y penser.Avec son compère Cyril M.Kornbluth, Pohl a formé un des plus célèbres tandems de la s-f, à qui l’on doit Planète A gogos et L’ère des gladiateurs.Dans cette veine hautement satirique, Opta redécouvre Les sillons du ciel, un space opera à rebours.Les colons ont quitté la terre depuis des siècles et ont essaimé entre les galaxies.Mais voilà que le contact s’est rompu entre les dif: férents mondes, comme si l’Empire s’était effondré.Et, un homme part en quête de la vérité vers la Terre, mais il la trouvera bien plus en lui-même.cago savent diriger un pays.Comme on le voit, la verve corrosive de Kornbluth n’est pas à un paradoxe près.Du grand art.Robert Sheckley aussi manie la satire avec élégance.Avec Les erreurs de Joenes, il se livre à une démolition en règle de toutes les institutions américaines présentes et futures.Son héros naïf traverse tel Candide ce monde délirant, qui ressemble beaucoup à celui des Mémoires trouvés dans une baignoire de Stanislas Lem, autre grand satiriste.Qui a inspiré qui?Dans la veine parodique, à ne pas manquer Chacun son tour, où Philip José Farmer s'amuse à imaginer la rencontre de Phileas Fogg et du capitaine Nemo, Gageure tenue grâce à une érudition époustouflante.Ce brave Philip José semble en outre se cacher derrière le pseudonyme de Kilgore Trout, ear qui donc peut écrire un roman aussi fou que Le privé du cosmos, Le canular y règne jusque dans la biographie fictive de l’auteur; l’imagination la plus débridée est au pouvoir, le cabotinage le plus éhonté aussi, Eclats de rire garantis.L'heure de la réhabilitation est également venue pour la s* f française et ce n'est que justice; car la lecture de rantho- m m logie patronée par Gérard Klein ne cesse de révéler des textes de grande classe.Dans le troisième tome, Ce qui vient des profondeurs, Jacques Goi-mard présente les années 35-70, dites de "disette", dans une préface qui, à elle seule, justifierait l'achat du volume.Le "fandom" français en prend pour son grade, car Goi-mard a vécu de l'intérieur cette période troublée et ses anecdotes sont assez piquantes, Parmi les nouvelles, je retiens surtout celles de Klein, Daniel Drode, Alain Doré-mieux (merveilleux "Journal d’une jeune fille du XXVe siècle”) et surtout Michel Demuth, Après un silence d'une disaine d'années, ce dernier publie enfin des recueils de ses nouvelles anciennes et neuves et on s'aperçoit qu’un très grand auteur est là présent.Des Galaxiales aux Années métalliques, une ample fresque du futur prend forme, comme si chaque texte s’intégrait dans un ensemble et lui donnait sa cohérence de par la multiplicité des sujets traités.Et puis, il y a surtout le style, riche, inspiré, proche souvent du Corwainer Smith des Seigneur de l'Instrumentalité, ce qui suffit à en dire le prix, 1 En bref, enfin des ouvrages qui confirment le talent de leur auteur: — L'homme stochastique sera peut-être (hélas!) le dernier roman de s-f de Silver- Suite au verso du cahier émile ollivier paysage • de l’aveugle iswtan PIERRE TISSEYRE AMBROISE raconte.Sî le t Québec in’ctatt conte Un livre-album abondamment illustré: plus de 125 photos dont 16 planches-couleurs.Cm /ivre est dltponlbfo chez les libraires suivants: flammarion LIBRAIRIE FLAMMARION MONTREAL 110 1243 rue Université Tel 866 6381 LIBRAIRIE DU SCORPION INC.LAVAL Centre laval 1600 boulevard le Corbusier Chomedey Lavai Quebec .Tel 688 5422 p 5219 Cote des Neiges Montreal Tel 342-1515 UBRAIRIE & les éditions Iran (.'aises 192 rue Dorchester Quebec QiK 5Y9 Tel 647 4111 si VUES ACflfRil la librairie caiïpas outil.servez-vous en! 3921a rue Masson Montreal Quebec Tel 729-3300 OU i défaut: Veuillez retourner le coupon- réponse et votre cheque ou mandat-poste ($11.95 - .60 frais d’axpédltion) Las Éditions Scrlptomsdla Inc., 1151, rus Alsxandro-dsSMvs, Montréal QuébocH2L2T7 NOM.ADRESSE .CODEPOSTAL.> culture et société Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 * 17 Un Bachelard éclairant par.YVON BOUCHER Les oeuvres de rigueur et d’analyse sont choses rares, ici, aussi faut-il saluer l’entreprise de Jean-Pierre Roy qui nous offre un texte Particulièrement fouillé avec son Bachelard ou le concept contre l’image (1).Dès l’avant-propos, l’auteur montre une griffe polémique qui risque d’effaroucher les bachelardiens inconditionnels en précisant que “le domaine littéraire est une terre piégée par l’idéologie, où prolifèrent encore les faux problèmes engendrés par le refus de la science” .Toutefois, ce ton qui, précisément, rappelle un certain terrorisme idéologique (celui-là même qu’on trouve chez un Laflèche) sera vite abandonné pour faire place à une analyse serrée de la pen- sée et de l’évolution de Bachelard.Dans une longue Introduction qui fait, à peu de pages près, le tiers de son livre, Jean-Pierre Roy situe la dualité Bachelardienne de la science et de la poésie.Pour Bachelard, il y a dichotomie entre le concept et l’imagination.Essentiellement préoccupé par une épistémologie rationaliste, Bachelard s’attardera d’abord à l’étude de l’alchimie qui lui révélera la présence de “mauvais concepts”.Or, un mauvais concept, en termes de science, devient aisément une bonne image au niveau de la poésie.C’est en voulant purifier, en particulier par la pratique d’une psychanalyse de la connaissance, que Bachelard en arrivera à la poésie.L’imaginaire est essentiellement, à l’origine, un obstacle épistémologique.La littérature sera même qualifiée de “culture à pauvre structure”.Roy signale que Bachelard ne s’intéresse à l’image poétique que parce qu’elle est un empêchement à la connaissance scientifique.Ainsi, concept et image s’opposeront toujours chez Bachelard; le premier relevant de Tordre syntagmatique, la seconde fonctionnant selon Tordre paradigmatique.Dans un chapitre intitulé Production des images, Roy interrogera les textes mageurs de Bachelard afin de faire ressortir la notion d’image défendue par celui-ci.L’imagination ne doit rien devoir à la connaissance et elle fonctionne selon son ordre propre qui est en derhos de la perception réaliste et du souci de représentativité.Pour Bachelard, la littérature c’est la poésie, la poésie c’est l’imagination donc l’image et l’image est fondamentalement littérature.On voit le cercle vicieux 3ui dénote une première faille ans la poétique de Bachelard.Si Bachelard s’avère structuraliste, avant la lettre, en épistémologie, il demeure essentiellement un symboliste en poétique.Roy, s’alimentant aux travaux de Genette, Barthes, Kristéva et Todoroy, fera ressortir la grande intuition de la nouvelle critique sur l’imagination du signe.Même si Bachelard refuse l’approche psychanalytique (même s’il lui doit beaucoup) qu’il trouve par trop simpliste, réductrice et outrageusement vautrée dans une conception organi-oue de la libido, il n’en gardera pas moins Taxe central qui est celui de la profondeur, donc du sens.En cela, on le retrouve dans la famille des Mauron, Ricoeur, Poulet ou Richard: de cette famille qui rate la spécificité du language littéraire en traversant le texte pour mieux s’agripper au signifié.Jean-Pierre Roy insiste, avec raison, sur le parti pris paradigmatique de Bachelard pour mieux dégager les lacunes d’une méthode symbolico-archétypale appliquée à l’objet littéraire.De fait, la taxonomie bachelardienne, directement héritée d'Aristote, avec ses symboles élémenta- Un Thériault à relire: Le ru d’Ikoué Pendant qu’il reste un tantinet d’été, que l’automne ne nous a pas encore ébloui de ses coloris et avant que l’hiver ne nous étreigne, il est rafraîchissant de lire ou de relire “Le ru d’Ikoué” (1) d’Yves Thériault, que la maison Fides vient de rééditer sous une jaquette neuve dans sa collection du Goéland.C’est sans contredit un des meilleurs romans de l’auteur d’A-gakuk.Et je ne crois pas me tromper en affirmant que les adolescents en raffoleront, ce jugement n’excluant nullement les adultes.Il s’agit de l’émouvante histoire d’un jeune Algonquin qui, fidèle à l’enseignement de son père Atik, découvre un mince filet d'eau dans la densité de la forêt et en tombe éperdument amoureux.C’est en dialoguant avec ce ruisseau qu’il apprendra à devenir un homme et qu’il pourra évaluer l'extrême importance de Teau dans la vie quotidienne des humains, notamment celle des trappeurs.Dtoué s’est mis à l’écoute de ristes, est hautement fragile sur le plan méthodologique.De la Paradigmatique des images Roy passera à la Syntagmatique pour mieux étayer le bien-fondé de sa grille de lecture calquée sur les quatre fonctions (émetteur, code, message, récepteur) de la théorie de Tinformation.Bachelard, férocement humaniste, détotalise l’oeuvre en isolant les images de celle-ci au détriment de la composition.Cette attitude se saisit très bien si Ton se dit que Bachelard opte pour le reve éveillé et nie par sa pratique toute possibilité de métalangage sur l’oeuvre.Il faut vivre les images et comprendre les concepts.Bachelard se révèle être surtout un lecteur pour qui l’identification (rencontre de deux consciences) et le prolongement passent avant le commentaire critique.Roy, avec textes à l’appui, poussera jus- au’au bout les acquis métho-ologiques de Bachelard et marie-claire biais PIERRE flpN TISSEYRE W nouvellement paru m\iu 11 iM i i.m:o\ Irdirmin (l(‘s(limi(‘s aux no iViMirs éditions la presse LE CHEMIN DES DAMES par MADELEINE PERRON Cet ouvrage réunit quinze nouvelles et autant de personnages féminins.Chaque femme y trouvera un reflet d’elle-même qu’elle n’aurait peut-être jamais aperçu autrement.Et chaque homme aura l’impression de pénétrer dans un univers étranger.En vente partout .$6.50 fîjy> montrera que celui-ci, même avec le secours et, croit-il, avec le dépassement que constitue une phénoménologie des images, opère avec une poétique numaine, profonde, tragique, touchante, chaleureuse mais inopérante en termes de savoir.Il faut mettre en question, dira l’auteur, toute idéologie qui vise à soustraire au savoir la production littéraire.L’auteur conclut son travail en insistant sur la nécessité d’une approche scientifique face au texte.Il remarque qu’une poétique nouvelle pourrait etre refaite à partir de l’épistémologie bacnelar-dienne.Amateur génial de belles images littéraires, paraphra-seur intelligent, Bachelard aura sans doute été le dernier des lecteurs romantiques à vouloir préserver cette naïveté devant l’oeuvre qui s’interdit tout commentaire intellectualiste donc conceptuel.Il faut souligner, en termi- nant cette trop courte recension, Thonnèteté intellectuelle que manifeste Roy à l’endroit de Bachelard, compte tenu de sa conception de la littérature.Ici, point de réduction abusive, nulle caricature railleuse typique de ces esprits qui ne partagent pas le système de ceux qu’ils attaquent.Or, visiblement, Roy est aux antipodes de Bachelard quant à l’usage du texte littéraire.L’attitude de Jean-Pierre Roy nous convainc qu’on peut comprendre et analyser “l’autre” sans pour autant le ridiculiser.L’analyse l’emporte sur la polémique et c’est tout à l’honneur de l’auteur qui sait être bachelardien tout en étant un sémioticien en puissance.Le Bachelard de Roy constitue une belle pièce au dossier de l’histoire de l’herméneutique littéraire moderne.(1) Roy, Jean-Pierre: Bachelard ou le concept contre Timage, P.U.M., Montréal, 1977, 239 p.DIANE GIGUERE L’EAU EST PROFONDE roman enfin en livre de poche! PIERRE ^II> TISSEYRE VJi> son “ru” qu’il retrouvera avec une joie sans borne au printemps, après un long hiver vécu dans sa famille.L’auteur décrit ainsi ces retrouvailles: “Quiète et entière possession de son eau, sans ingérence, sans tumulte d’âme, sans angoisse.Il (Ikoué) pouvait s’étendre sur la berge, avancer les épaules au-dessus de Teau, contempler des heures durant son mouvement, sa course, l’ardeur de sa caresse sur les rochers du fond.Ainsi vit-il nager la truite qui se hâtait dans Teau sombre, et faisait halte dans les trouées de soleil.Il la vit somnoler au lé d’un rocher, jouir silencieusement de sa tiédeur.” Et le jeune Indien conçoit cette leçon qu’il transmet non sans raison aux Blancs: En ce pays où nous sommes, ce pays de cent mille lacs, de dix mille rivières, quoi de plus important que Teau?“Elle régit ce qui nous entoure et ce que nous sommes.” Yves Thériault a publié ce récit pour la première fois en 1962.Quinze ans plus tard, il (1) Le ru d’Ikouc, par Yves Thériault, chez Fides, Collection du Goéland.120 pages.est toujours aussi envoûtant.Les illustrations de la réédition sont signées Michelle Poirier.Marie LAURIER Le cahier du journal LE DEVOIR est dirigé par Michel Roy assisté de Georges Vigny ¦ Nous rappelons â nos correspondants que les lettres adressées à "Culture et Société ' doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes P en librairie Samuel Beckett et l'univers de la fiction Fernande Saint-Martin étude sur l’oeuvre rome-nesque de Beckett fi | LES PRESSES DE | L UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL ;Tél 343 63?! DOCUMENTS HISTORIQUES ET POLITIQUES SUR DISQUES TOUS AUTHENTIQUES ainsi que la voix de plus de 300 personnalités dont le Général de Gaulle, Hitler, Mussolini, Lenine, Pétain, Gandhi, Chamberlain, Staline, Franco, Goebels, Wilson, Roosevelt, Pie XI, Churchill, Kennedy.CHARLES DE GAULLE discours de guerre prononcés de 1940-1945 ADOLF HITLER discours d’un dictateur, album illustré avec traduction française MESSE A ÉCÔNE Acntimuft.I t in C'>nfvv>i-«>nv *«.-rjt «cmpt umaquc Dc-i -té ti* et in ptrxWmprnpri-cla* et in v*«*nli-a u-ni-taa et tn ma-jetMd te ad-o-ré-tnr tegmi li taie Ouam laudant Anttc-li algue .\rchinne-li.Ché ru btm quoque ac Séraphim: qui non ceaaant clamére cotklbc.MGR LEFEBVRE LENINE la messe traditionnelle et les commissaires du chantée en grégorien par les peuple.Album illustré avec séminaristes de Mgr la traduction française de Lefebvre en la chapelle discours.d’Econe DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE COMPLET Les disquaires, libraires et groupes sont invités à nous écrire pour 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chorale ?Libération de Paris — $10.95 (2 disques) — $20.00 ?ChantsetmarchesdesWalfenss — $11.95 ?Le catalogue complet — $1.00 NOM.TOTAL ADRESSE.TAXE 8%.FRAIS DE POSTE.VILLt.PAIEMENT JOINT .Frai» dé postes: $0.50 chèque disques, aucun frais supplémentaire i partir du 4e dleque Livraison par la posta seulement S.V.P.prévoir 4 semalnee pour livraison i I 18 • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 culture et société MacArthur: honneur, gloire et patrie MacArthur du vétéran Joseph Sargeant est un film à la gloire du célèbre général MacArthur (Gregory Peck) qui se distingua particulièrement aux Philippines pendant la seconde guerre mondiale.Le film s’ouvre au moment où le général s'adresse aux étudiants de West Point, l’illustre académie militaire, en faisant ses adieux à la vie militaire.L’émotion étreint sa voix alors qu’il proclame la grandeur des trois valeurs qui ont donné un relief unique à sa carrière: honneur, gloire et Patrie.On devine que placé hors des champs de bataille, cet homme n’aura plus qu’à attendre la mort.Tout le film se charge de glorifier la vie de celui pour qui la guerre fut une expérience exaltante en dépit de son amertume à la vue des blessés cloués sur des lits d’hôpitaux et des cadavres jonchant le sol souillé par le feu et par le sang.Les scénaristes Hal Barwood et Matthew Robbins se sont carrément agenouillés devant les exploits, la ténacité, l’obstination et la bravoure de Douglas MacArthur considéré comme un héros national qui aurait mérité de devenir président des États-Unis.Mettant de côté toutes véritables perspectives critiques, le réalisateur Joseph Sargeant à qui l’on doit, entre autres balivernes, The Man et The Taking of Pelham 1, 2, 3 a tout mis en oeuvre pour hisser le personnage au niveau du demi-dieu qui insuffle, à ses hommes, une indéniable ardeur au combat et, au peuple américain, un élan exalté de patriotisme.Il est difficile de supporter jus- 3u’au bout une telle débauche hommages révérencieux et solennels.Les notes de production affirment que l’élaboration du film a exigé d’énormes recherches historiques.Producteurs, scénaristes et réalisateur ont voulu nous livrer un document inattaquable sur le plan de l’authenticité historique.Après une heure de projection, on regrette que les faits aient été aussi scrupuleusement respectés.Josepn Sargeant a oublié, en cours de route, de nous intéresser à la multitude d’anecdotes dont le film est tissé.On a l’impression d’assister à un étalage de faits catalogués scrupuleusement pour instruire tous ceux qui ne connaîtraient pas la car- nère du général MacArthur.Jamais leçon d’Histoire n’aura semblé aussi monotone et aussi prisonnière des détails anecdotiques.En se concentrant beaucoup trop sur les moindres ramifications de la carrière du général, Joseph Sargeant n’a probablement pas eu le temps de songer à la facture visuelle de l’entreprise.L’académisme règne en maître sans jamais nous procurer de surprises.Le film devient insupportable au moment du conflit, d’abord tamisé, puis férocement ouvert, entre MacArthur et le prési- dent Truman, bien interprété par Ed Flanders.On passe alors des quartiers généraux de MacArthur en Corée aux tage alterné dont la platitude donne le goût de fuir le cinéma.Mais, ultimement, MacArthur est la rencontre parfaite d’un comédien et d’un rôle.Gregory Peck semblait tout à fait désigné pour interpréter le général.Sa pompe statuesque est en accord étroit avec la grandiloquence crispée de MacArthur.Chaque plan nous indique que Peck a cru trouver en MacArthur le plus grand et le plus noble rôle de sa carrière.Gregory Peck ne nous permet pas d’oublier, un seul instant, qu’il incarne un héros plus grand que nature, un homme dont les contradictions n’étaient pas insurmontables.MacArthur nous prouve abondamment que Peck est l’un des comédiens américains les plus glaciaux qui soit.Sa performance lui méritera probablement l’Oscar du meilleur comédien l’an prochain.(Place du Canada) cinémas par ANDRÉ LEROUX Welcome to LA: la complaisance dans l’ennui N’est pas Robert Altman 3ui veut.Alan Rudolph, un fi-èle collaborateur du réalisateur de 3 Women, a tenté de retrouver, dans son premier film intitulé Welcome to L.A., la structure polyphonique du génial Nashville.Dans un Los Angeles aseptisé et submergé dans une luminosité légèrement irréelle, des personnages, en quête désespérée de tendresse, se rencontrent, se V théâtre Mise en scene: YVETTE BRIND AMOUR murielle dutii viola léger guy provost jo-ann quérel marc hébert jean-lue montminy andré cailloux josé rettino robert daviau et paul guevremont dès le 22 SEPTEMBRE croisent, se perdent de vue, se retrouvent et se quittent.Au centre de ce carrousel des sentiments alanguis, Alan Rudolph a installé un jeune compositeur (Keith Carradine) qui retourne à Los Angeles pour y travailler.Il fera la connaissance de nombreuses femmes qui se partageront, tour à tour, sa brève attention, son temps et son corps.Surtout son corps! Chacune est confrontée, d’une façon ou d’une autre, à la solitude.Abandonnée passagèrement par son mari, l’une (Geraldine Chaplin) rêve de vivre sa vie comme la Greta Garbo du Camille de George Cukor.Influence néfaste du cinéma sur l’imagination romantique de Karen Hood, le personnage le plus pathétique du film.Anne Goode (Sally Keller-man), mise au rancart par un mari (John Considine) qui croit pouvoir séduire sans problème la jeune Linda Murray (Sissy Spacek), s’accroche au jeune compositeur, Carroll Barber, avec une espèce de frénésie alarmante.Quant à Susan Moore (Vivica Lind-fords), elle trouve en Carroll un souffle de jeunesse dont elle est privée.Ajoutez à tous ces portraits de femmes qui se traînent à travers tout le film comme des âmes en peine, le mari qui trompe son épouse pour mieux lui revenir lorsqu’il réalise son infidélité, le super-mâle qui surestime ses pouvoirs de séducteur et le père éploré dont la fortune ne peut acheter l’affection de son fils.Si Alan Rudolph n’avait pas essayé de faire de Welcome te L.A.une métaphore sur le vide des rapports affectifs dans la civilisation américaine contemporaine, le propos aurait peut-être joui d’un certain degré d’authenticité.Mais mania m chapdeLaine Le Ballet National du Canada En collaboration avec Les Grands Ballets Canadiens.Rudolf Nureyev artiste invité* 21—25 septembre comme la mise en scène stylise sans vigueur dramatique les complaisances narcissiques des personnages, le spectateur est oblige de supporter le vague-à-l’ame d’individus qui s'abîment dans leurs malaises existentiels.Il faudrait croire que ce qui se passe sur l’écran nous concerne tous alors .que Rudolph ne nous fournit jamais la possibilité de nous attacher à ses personnages emportés à la dérive.Ils semblent tous coupés du réel le plus immédiat: ils ne pensent jamais à manger, comme s’ils vivaient de malheurs et d’eau fraîche, ne sont jamais préoccupés par les trivialités du quotidien, et courent d’un endroit à l’autre à la manière de fantômes dégagés des contraintes du commun des mortels.Une seule réalité les hante: leurs besoins urgents d’affection.Ils s’absoroent dans leurs problèmes individuels sans jamais vraiment tenter de les résoudre.Ils se perdent dans toutes sortes de solutions illusoires comme des aveugles qui se laissent sombrer dans leurs misères respectives.Rudolph passe de Lun à DE LOÏC LE GOURIADEC D’APRES L’OEUVRE DE LOUIS HEMON ©RESERVATIONS d« 12h à 19h, 844-1793 Metro laurier, sortie Gilford — 4664.rue Soint-Deni» théâtre W du saison 77 78 rideau vert 22 septembre 29 octobre mARIA de loic le gouriadec CHAPDELAINE d’après l oeuvre de louis hémon mise en scène yvette brind’amour VIOLA LEGER, GUY PROVOST, ANDRE CAILLOUX, JEAN LECLERC, PAUL GUEVREMONT 3 novembre 3 décembre CIGI de Colette mise en scene danièle j suissa FRANÇOISE FAUCHER, LENIE SCOFFIE MICHEL DUMONT, MIREILLE DEYGLUN 8 décembre 28 janvier t LA VEUVE ENRAGEE de antonine maillet mise en scène yvette brind’amour VIOLA LEGER, DENISE FILIATRAULT, JANINE SUTTO, KIM YAROSHEVSKAYA, BENOIT MARLEAU 2 février 11 mars CANDIDA de george bernard shaw mise en scène hubert noël ANDREE LACHAPELLE, GERARD POIRIER, DANIEL GADOUAS 16 mars 22 avril UN OTAGE de brendan behan mise en scene georges groulx YVETTE BRIND'AMOUR, GILLES PELLETIER, JANINE SUTTO ANDRE CAILLOUX 27 avril 3 juin 50NNEZ LE5 ITIATINES de félix leclerc mise en scene yvette brind amour JULIETTE HUOT, EDGAR FRUITIER UN SPECTACLE GRATUIT abonnez vous ! mardi mernedi lèudi vendredi ni dimaiii ni’ S .T i1' au lieu de $ ,’H 50 samedi S H 00 Irenseiqnements ehidiants $ 18 00 samedi pu* ie'i|iiliei| 845 0267 21,22, 23, 24 sept.20h30 L;i mant 24 sept.14h30 La Belle au bois donnant 25 sept.14h30 Bayaderka et **Mad Shadows 20h30 Four Schumann Pieces * M.Nureyev fera partie de la distribution à chacune des représentations à l'exception de la matinée du 24 septembre, “Première montréalaise:choreographic: Ann Ditchburn; musique: André Gagnon; tiré de la nouvelle “La Belle ' de Marie-Claire Blais.Billets: Soirée: S6.00, $8.00, $11.00, $13.50.Matinée: $4.00, $6.00, $9.00, $10.50.Etudiants: (Pour la matinée du 24 septembre seulement) $4,00.$6.00.Chargex.American Express, Mastercharge acceptés.Le programme et la distribution sont sujets à changement.cAd SALLE ( tiiK hi'ts: du lundi «»u \ a/ii r ninv itti i r"TifTD s.inH'di hk lusivemunt, WILFRID-PELLETIER ,, ,, ht.urt.s ()e l’I AC f DF S AK IS rùsm'cTlions téléphoniques.Montréal (Quélxn ) HJX 1/‘> Rensoittnements: 842-2112 cAd SALLE (iimhets du lundi «iu wiLFRiimiLETiER .IM AC F DES ARTS teser\ Renseignements: 842*2112 l’autre sans qu’on puisse comprendre la profondeur de leur désarroi.B entrecroise les destinées en cherchant, avant tout, à plier les événements au gré de sa vision naïvement pessimiste.Il manipule les personnages à la façon d’un magicien qui utilise tous les moyens pour nous convaincre de l’authenticité de ses pouvoirs.Il ne laisse pas vivre les individus selon leur logique interne.Il les déplace mécaniquement comme s’ils étaient des pions sur un échiquier.Les comédiens font bien tout ce qu’ils peuvent pour donner substance et vie à ces ombres inconsistantes mais leurs efforts sont constamment minés par la pauvreté d’inspiration et par la vision limitative et étroite du cinéaste.On les sent mal à l’aise parce que étouffés par la minceur écrasante d’un scénario basé sur la redondance des échecs sexuels et affectifs de chaque personnage.On passe d’une triste affaire à une autre, d’un moment accablant à un autre, d’une aliénation stagnante et irritante à une autre aliénation stagnante et irritante.Portrait du vide de la vie des riches qui con- Gregory Peck dans MacArthur sacrent toute leur existence à se plaindre de leurs angoisses personnelles?J’espère que non.Était-il nécessaire que les piètres chansons de Richard Baskin commentent si directement ce qui advient aux personnages?Leurs états d’ame n’avaient vraiment pas besoin d’être expliqués de long en large par une musique et des paroles faussement poétiques.Produit par Robert Altman, Welcome to L.A.parle de l'ennui en ennuyant atrocement.(Côte-des-Neiges).Pumping Iron: des muscles et des muscles La Chambre Noire % cours de ^PHOTOGRAPHIE pour amateurs sérieux PROSPECTUS à 467-3782 - Vous allez à la 17.50 Dimanche en matinée Dimanche soir ?Jeudi Vendredi billeflt) de $aiton SAMEDI SOIR au tarif régulier de $21.00 Montant total ?Ci-indus mon chèque ou mandat-poste payable à LES GRANDS EXPLORATEURS ?Veuillez porter le montant total à mon compte.Chargez ^ Da,e d’expiration de la carte Master-Charge Adresse» Ville» .Code» Tél.: LES GRANDS EXPLORATEURS, Saison 77/78 1151, Alexandre de Sève* Montréal, Québec LD.17/9/77 527-0766 PIERRE ROLLAND a écouté pour vous Ce qui est beau et bon, c’est d’écouter le choeur des Regens-burger Domspatzen préparé par Georg Ratzinger, chantant trois motets de Bach sous la direction de Hanns-Martin Schneidt avec le concours de la Capella Academica Wien.Archiv Produktion 2533 349.Cet enregistrement remporta à Paris un Grand Prix du Disque.Ces trois motets sont tous plus beaux les uns que les autres: ”Jesu, meine Freude” — Jésus, ma joie - BWV 227; “Singet dem Herr ein neues Lied” — Chantez au Seigneur un chant nouveau — BWV 225 et ’’Furchte dich nicht” — Ne crains rien, BWV 228.L’apport instrumental consiste en un orgue positif et un violon joués par Hubert Gumz et Lavrenzius Strechl, pour les deux premiers motets mentionnés ci-haut, auxquels instruments s’ajoutent deux petits orchestres à cordes formés de trois premiers et de trois seconds violons, de deux altos et d’un violoncelle pour ,1e dernier motet BWV 228.Eduard Melkus est le violon solo de la Capella Academica Wien.La discrétion, l’effacement même des musiciens est tout à leur honneur et révèle leur profond sens artistique.Formé d’une cinquantaine de jeunes garçons, le choeur des Regensburger est certainement l’un des tout premiers par la beauté sonore, la discipline et la musicalité.L'intonation est remarquable, le style vocal et musical ne peut être qu’un très grand exemple de travail pour tous les autres choeurs d’enfants dans le monde.Pour combler une si belle réalisation, ce disque possède une excellente prise de son balançant admirablement bien les différents groupes de voix et d’instruments et aussi une bonne gravure et un très bon pressage.En conclusion: l’Art de Bach servi avec un très grand respect.Dans la série Das Alte Werk, sous le titre de ”Le luth baroque”, Toyohiko Satoh a enregistré sur le disque Telefunken 6.42155 des oeuvres de Puccinini, Kapsberger et Robert de Visée, Weiss et Hagen.Sur la première face, on peut entendre Toyohiko Satoh jouer le chitarrone et sur la deuxieme face, pour les deux derniers compositeurs, le luth.Les oeuvres :de Robert de Visée sont en fait des transcriptions de l’Ouverture de ”La Grotte de Versailles” et d’une pièce intitulée ’’Les sourdines d’Armide” de Lully, ainsi que d’un air titré ’’Les matelots" de Marais.Ce disque est intéressant uniquement pour prendre connaissance des oeuvres inconnues de ces compositeurs pres-qu’oubliés.Le seul autre intérêt est la comparaison que l’on peut faire entre la sonorité du chitarrone, le plus grand instrument de la famille du luth et le luth proprement dit.Malheureusement, l’intonation est mauvaise.La relation entre les sons est très désagréable et la tendance à tout jouer trop bas crée un malaise de l’oreille, qui, à la fin, devient obsèdent.La gravure, la prise de son et l'usinage sont excellents.En conclusion: une intonation très défectueuse qui gâche le plaisir de l’écoute; style très monotone.LES ATELIERS DE FRANÇOISE GRAHAM ENRG.5110, av.du Parc (coin Lauriér) Danse contemporaine • Technique • Danse Groupe de création interdisciplinaire • Danse — musique — arts plastiques Ministère de l’Education Permis: 749870 Enseignement de culture personnelle Renseignement: 273-2213 ETUDIANTS 14-17 Le nouveau film de J FRANÇOIS TRUFFAUT CHARLES DENNER L'HOMME qui aimait IIS FEMMES 16 DAUPHIN 1 BEAUBIEN PRÈS D'IBERVILLE 721-6060 Sem.: 7.30 - 9.45 POUR ITOUS ANS $2 50 3,000,000 de personnes frappées par une effroyable catastrophe L’EAU EST EMPOISONNÉE Pendant que le cauchemar s’abat sur la ville personne ne démasque les responsables.PIERRE DAVID & RENÉ MALO présentent UN GRAND SUSPENSE de JEAN-CLAUDE LORD a.ec PAULE BAILLARGEONJEAN COUTU.PIERRE THERIAULT.GERARD PGIRIER.USETHOUIN JEAN-MARIE LEMIEUX.CUUDE MICHAUD.BENOIT GIRARD.JACQUESTHISDALE.RAYMOND LEVESQUE.ELYSE VARO écrit par JEAN SALVY.t JEAN CLAUDE LORD*directeurde la photographie FRANÇOIS PROTAT ÉGALEMENT AUX CINÉMAS SUIVANTS: A L’AFFICHE ! VERSAILLES 1 Le PARISIEN 1 CHATEAU 1 486 STE CATHERINE 0 866 3856 ST DENIS ET BELANGER 271-1103 SS LAVAL 1 GREENFIELD PARK 1 PLACE VERSAILLES 353-7880 Raduson CENTRE LAVAL 688-7776 PL GREENFIELD PARK 671-6129 MASKA GALERIES St-Hyacinthe de GRANBY CAPITOL REX JOLIETTE St-Jean St-Jérôme Jollette MONTENACH Boloell MARSEILLES Repentlgny I I culture et société Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 • 21 Dernier recours de Baptiste à Catherine Quand une poétesse à la tête politique devient dramaturge L’histoire d’un peuple passe le plus souvent par celle de son poé' Spei ____________par.ADRIEN GRUSLIN a ia ictc puuuvjuc, auicui u un pueiiie-aïuuie ceieure ite, participante aux divers spectacles de “Poèmes et : la Résistance” et de “La Nuit de la Poésie”, partage ti «in tal AnrtnstA A- -A peak white, Chants de I pleinement un tel énoncé.S’inspirant d’un fait devenu courant depuis peu: une église est menacée de démolition dans le quartier Saint-Jacques de Montréal en 1972, l’écrivain choisit de faire parler les “murs de l’église”, conscience historique collective, dans une sorte de fresque en quatre tableaux.Cette parole pourra être entendue dès jeudi prochain sur la scène du Tnéâtre d’Aujourd’hui.La pièce Dernier recours de Baptiste à Catherine, dixit le communiqué du théâtre, met en scène: “toute la problématique d'une société qui, de 1760 à 1850, s’est engagée sous l’oeil narquois du Conquérant britannique dans un gigantesque malentendu entre la bourgeoisie d'une part qui aspirait a la liberté politique et de l’autre, une Église (institution tolérée mais non reconnue par le Conquérant) qui n’arrêtait pas de confondre pathétiquement la précarité de son existence propre avec celle de la nation.Un dialogue de sourds dramatique qui se soldera finalement dix ans après la Répression de 1837 par la victoire incontestée d’une Église enfin officielle — à laquelle le Conquérant accordera dès lors le statut privilégié de porte-parole autorisé de toute la collectivité”.Michèle Lalonde Connue par ses écrits engagés, Michéle Lalonde a toujours cru profondément qu'au Québec, il fallait incarner la littérature, la faire rejoindre quelque chose de national.Essentiellement identifiée à la poésie, l’écrivain a pourtant signé en 1956 Ankrania ou celui qui crie, un dialogue dramatique présenté au Festival d’Art dramatique de cette année-là.En réalité, l’auteur de Songe d’une fiancée détruite en 1958, de Terre des Hommes en 1967 et de Géôles se définit davantage comme un écrivain plutôt qu’un poète.Elle considère que sa parole a toujours possédé une dimension dramatique.Elle unit poésie et théâtre en disant: “La poésie est un genre rigoureux, une rare école d’écriture qui débouche immanquablement sur l’épique.Et répique mène tout droit au théâtre.La précision poétique s’apparente à la rigueur dramatique.Le lien entre les deux est direct, formel et structural”.C’est avec une bonne dose de crainte et un grand trac que Michèle Lalonde accepte de voir sa pièce montée au théâtre de la rue Papineau et du même coup de “rerentrer” dans le circuit officiel.Depuis dix ans, elle s'est toujours tenue en marge, refusant de publier par principe et par idéologie, cherchant essentiellement à s’inscrire dans des occasions telles “La Nuit de la Poésie” et “Poèmes et chants de la Résistance”.C’était la façon à elle de militer.Et d’expliquer l’auteur de “Poste restante”, un roman qui devrait paraître sous peu: “Je suis de la génération qui a déploré le gouffre entre les intellectuels et la masse, c’est pourquoi j’ai toujours voulu aller directement à la rencontre du public, spécialement entre les années 65 et 70, années de haute lutte ici.Je me méfie des institutions comme créateur et comme femme; je préfère les critiques du vrai monde à la critique littéraire qui s’enferre régulièrement dans des charabias incompréhensibles.Quand j’ai participé aux tournées de la Résistance, j’ai pu mesurer les diverses réactions des publics selon les endroits différents où l’on s’arrêtait.De semblables expériences apportent beaucoup.” La pièce Un cheminement normal amène Dernier Recours de Baptiste à Catherine sûr la scène du Théâtre d’Aujourd’hui.Michèle Lalonde écrit beaucoup, elle aime répondre aux besoins extérieurs.Les contraintes la stimulent.Le texte de sa pièce a été écrit Çour l’École Nationale de héâtre.L’on connaît la collaboration régulière entre l'ENT et le théâtre dirigé par Jean-Claude Germain.Les deux organismes ont des objectifs de création similaires.La commande était la suivante: un texte pour dix élèves, chacun devant tenir un rôle d’environ dix minutes.L’exercice eut lieu ce printemps dernier.“Pour le créateur, la commande rend les choses plus difficiles en imposant des limitations mais de ces contraintes naît un cadre qui élimine certains problèmes” précise Michèle Lalonde et elle ajoute: “Toute création est transgression.Les caractéristiques de la commande deviennent autant d’éléments d’un défi unique.L’auteur doit se frayer un chemin à travers ces embûches.” De telles explications rejoignent des commentaires des Roland Lepage et Michel Gameau, deux dramaturges passés maîtres dans le travail de circona-tance.Michèle Lalonde collabore à l’occasion à l’ENT.L’École pratique une politique de commande qui lui permet de favoriser la création en plus de lui tailler un matériel pédagogique sur mesure.Il arrive régulièrement, si la pièce vaut, qu’un texte soit repris profes- Louis Jaque inaugure la saison au MBA Ça y est.Après un été au calme inquiétant, voilà que la saison prend son vol avec une sorte d’envolée lyrique située aux confins du raisonnable, aux limites du rationnel.Il s'agit de Louis Jaque dont le Musée des Beaux-Arts célèbre les vingt-cinq années de carrière.À voir certaines exploitations de la couleur, une manière de laisser couler l'air du temps au creux des ciels, on en vient à croire que le jour commence à se lever de bonne heure sur ' Montréal.Louis Jaque présente dans sa peinture une etonnante particularité: celle d’échapper à peu près complètement à l'analyse.Toutes les grilles d’études révèlent leur inadéquation à la cerner.Même la poésie se réfugie dans la métaphore.Pourtant, ces grands tableaux, les récents surtout rejoignent une indicible simplicité dans l’utilisation qui est faite de la lumière ponctuée de striées qui s'accentuent jusqu’à créer des pans d'ombre relayés par d’autres striées.Né à Montréal, Louis Jaque a rencontré aux débuts de sa carrière, deux courants majeurs qui décalés dans le temps n'en ont pas moins constitué un affrontement dans le champ tout au moins de l'esthétique.D’une part, il y a l’automatisme dont notre artiste ne participe pas mais dont, dans une certaine mesure, il subit l’élan vital.Explosion, instantanéité, lyrisme, gestualité.De l’âme à la toile par le plus court chemin.C’était la loi.De ces débordements, Louis Jaque n'a pour ainsi dire rien retenu sinon cet attachement aux “zo^ nés éthérées”, au lyrisme qui prendra de plus en plus, à mesure que s'accomplit l’oeuvre de synthèse, figure de spiritualité panthéiste.D’autre part, il y a toutes les répercussions à Montréal des mouvements issus des recherches de Mondrian.La peinture géométrique a donc le mérite de rechercher, dans une discipline créatrice très rigoureuse, une rationalisation du processus créateur qui succombe à la tentation réductrice de la théorie esthétique.Louis Jaque retiendra ici la discipline, une certaine retenue.Il s’en explique fort bien au catalogue de l’exposition.Il ne s’agit pas.de s’inscrire “à la lumière ou à l'ombre de données esthétiques”, mais bien plutôt de démontrer leurs limites à définir, à encadrer tout au moins la création plastique.Icono-laste sans en avoir l'air ni même l’intention, l'artiste fait se contredire les canons, comme s’entrechoquent les __________________par.JEAN-CLAUDE LEBLOND idées.En sortira ce qu’un théoricien futur de l’art ou un critique chevronné voudra bien y trouver.Depuis 1952, année d’un dessin, rue Laval où, sous les apparences cubistes, se superposent les plans, se fondent les éléments de la réahté, jusqu’aux “Intraradiances” de Tannée dernière, toutes en couleurs et en lumière, l’exposition soumet dans un itinéraire à l'envers, c’est-à-dire, allant de la fin vers le début, 96 oeuvres qui jalonnent une production de vingt-cinq ans à travers une spiritualité-croissante qui prend corps petit à petit puis s’affirme.Aux oeuvres des années 1962-67 où la couleur se permet des épurations surprenantes, où elle emprunte oes diaprures uniques et où les mouvements ho-nzontaux rencontrent toujours dans un quelconque accident d'autres mouvements verticaux, nous découvrons l’arrivée progressive des courants obliques dans lesquels cette paix ! pourrait s'expliquer dans ce long cheminement de la couleur et de la lumière par une recherche qui apparaît plus spirituelle que formelle à proprement parler.L'idée au demeurant fort heureuse de soumettre au visiteur un itinéraire à sens inverse annule l’idée par trop didactique du panorama rétrospectif et souligne à rebrousse-poil l’effort de synthèse qui conduit de l’unité atteinte jusqu’aux racines multiples de l'oeuvre en devenir.Louis Jaque.Vingt-cinq ans de carrière; Musée des Beaux-Arts de Montréal, jusqu'au 9 octobre.Exposition On ne souligne pas assez au Musée des Beaux-Arts la présence du Cabinet des estampes et des dessins.D faut dire qu’il se voit souvent voué au culte d’oeuvres tellement mineures que l'ignorance dans laquelle on le tient semble à première vue justifiée.Il arrive pourtant qu'entre deux présentations d'une banale collection d’un prestigieux donateur, prenne place derrière les vitrines du cabinet, tout le côté caché de l’art, celui longtemps considéré comme mineur voire honteux au regard de la grande peinture et qui révèle davantage le souci du créateur, sa préoccupation personnelle avant la commande.L’occasion nous est fournie ces semaines-ci de regarder, d'admirer même avec un brin de nostalgie au bord du regard, une série de trente-six dessins réalisés entre 1957 et 61 par Marcel Barbeau.Comment ne pas sentir l’électricité des formes abstraites soutenues par l’artiste.La période traitée n’est pas bien longue, quatre années pendant lesquelles, Barbeau explore l’univers des formes brutes dans l’esprit automa-tiste; quatre années d’intense production, de graves réflexions en tout cas.1957, on sent Borduas, c’est inévitable.L’artiste opère par masses, lourdes, influentes, autoritaires.En 1958, on retrouve tout à fait le contraire.Voilà une écriture cursive, voyageuse qui glisse voluptueusement sur les contours d’une illusion dans une sobriété presque excessive si on la compare à l’année précédente.L’issu des sautes d’humeur et de tout l’art reposant sur le caractériel n’est guère loin de l’absurde.1959 et 60 voient naître une série d’études du signe plastique: segments de droite, oscillations, sté-nogrammes presque minimaux, surtout avec l’intervention du hasard avec un bout de ficelle enduit de matière que l’artiste promène sur le papier.Le résultat ne manque pas de plaire, mais combien sommes-nous redevables au hasard?Incursion aussi, grâce au stylo-bille dans le monde des formes enfantines.En tant qu'adulte, il faut tout de même atteindre un certain dé-uillement de soi.Déjà en 961, il faut revenir aux masses.L'artiste abandonne le dessin, s'attache à une géométrie qui ne se départit pas de lyrisme cependant.Comment conclure?D ne s'agit pas de conclure ici, mais plutôt d’oser une petite promenade au sein du signe sans autre forme de leçon à apprendre.À voir également Sculpture environnementale de Peter Gnass au Musée d'art contemporain; Événement Laurent Tremblay au Balcon les images; Seymour Segal chez Mariai; Patrick Landsley à la Galerie Saint-Denis; Madeleine Arbour chez Bernard Desroches et Michèle Drouin au Long Sault.poi 19f sionnellement.C’est le cas de Dernier Recours., comme ce fut celui de Ma Corriveau de Victor-Lévy Beaulieu l’année dernière, ou encore celui du Temps d’une vie de Roland Lepage en septembre 75.Ces oeuvres et d’autres furent toutes montées au Théâtre d’Aujourd’hui après avoir été des exercices à l’ENT.Et dans chaque cas, ce fut André Pagé, l’actuel directeur artistique de l’École, qui signa les mises en scènes professionnelles après avoir dirigé les exercices.À cet effet, Michèle Lalonde se dit très heureuse de son expérience de collaboration avec André Pagé.Ce dernier a suivi l’écriture du texte dans un échange étroit et constant.Elle enchaîne: “Au Théâtre d’Aujourd’hui, je peux aider en assistant à certaines répétitions mais la présence d’André Pagé, très proche de l’écrit, atténué mon rôle en plus de s’avérer très sécurisante.Je pourrais difficilement être mieux servie.” Dans Dernier Recours de Baptiste à Catherine, le dramaturge a voulu tracer une sorte de fresque, projet très lourd au plan de la documentation.Quatre tableaux se suivent, reliés par une complainte, c'est-à-dire un commentaire d’auteur sous forme musicale en rapport avec l'histoire de l’église.Chaque tableau synthétise les conflits intimes de la société québécoise à des périodes clefs de son histoire.L’unité de Ueu est la bâtisse, l’église elle-même.Les personnages changent totalement "En réalité, précise mon interlocutrice, il n’existe qu'un grand personnage: le peuple, et deux néros: Baptiste et Catherine.” Tout en maintenant une certaine dialectique des classes sociales, coutumière dans ses écrits, Michèle Lalonde cherche à faire revivre la charge émotive de l’histoire.“J’ai voulu, explique-t-elle, faire ressortir tout le sens de l’église de quartier que des autorités ont décidé de démolir, tout ce que cette institution a signifié et signifie encore, tout ce qu’elle véhicule.À partir du moment où on s’est mis à démolir systématiquement ces lieux qui furent le centre de la vie sociale, on traduisait une certaine haine pour son passé, une honte de ce qu’on a été, voire une honte de soi,.c’est grave!” En somme, dans sa pièce, Michèle Lalonde pose un regard sur le passé du peuple québécois .Pour la poetesse, le théâtre se définit essentiellement comme l’expression dramatique de la vie intime d’une nation, à tous les points de vue, ce qui ne l'empêche pas de croire en l'existence de plusieurs types de dramaturgies.Mais d'abord, le théâtre doit être utilisé comme instrument de prise de conscience car il permet de se connaître et de se reconnaître.Dernier Recours de Baptiste à Catherine prendra l’affiche Le Festival canadien du film étudiant Avant que débute le 29 septembre, au cinéma Outremont, le Festival International du Film 1977, le neuvième Festival du Film Étudiant canadien battra son plein au Conservatoire d’Art Cinématographique de mercredi prochain, 21 septembre, à dimanche, 25 septembre, alors que les membres du jury révéleront les gagnants de ce festival compétitif.La manifestation cinématographique s'ouvrira mercredi à 20 h.par la présentation de A Night in the Movies de Jim Bes-cott, 2663 Chapleau de Jean-Pierre Sabourin A Day Much Like the Others de Sturla Gunnarsson, Pizza to Go de George Mihalka, Live and Learn de Harriet Pacaud et Bed Movies de A.Southgate.Suivront jeudi à 20 h.Hawkesvllle to Wallenstien de Richard Keir, Down by One de Tony DeSantis, Peter Pan Lunch de David Chud, L’âge dort de Denis Boivin, All about Blind Men de Michael McGee et Nine Minutes de Paul Vitols.Vendredi à 20 h: My Pulse Wants to Become Song de Shan Wong, These Foolish Things de Anthony Currie, U.S.Prime de Al-lyn Terry, Vérité de Michael Kennedy, Down Among the Deadmen de Mark Fernley, Vision House de Ratal Zielinski.Samedi à 20 h : Ultime destructeur de Jean Thibodeau, The Prophet Nostradamus de Steve Dowell, Never Say “Hi” to Strangers de Craid Cottle, Weather Building de Ross McLaren, Under the Lights de Alan Go-luboff et Le Monde en bicyclette de Thomas Berry.Un festival composé essentiellement de courts et de moyens métrages réalisés par des étudiants des diverses provinces canadiennes.On pourra également assister jeudi soir à 22 n.à une projection consacrée à l’oeuvre de l’animateur Chuck Jones, le père de Bugs Bunny et vendredi à 22 h.à une rencontre avec Gilles Carie qui présentera son film le moins réussi L’ange et la femme.À no-tet: la projection, samedi prochain à 4 h.des films américains étudiants qui se sont mérité, aux États-Unis, différents prix.M.'ÿt ' 4A iy|g,v,Kd| IMP ¦: ¦ ' .-, jeudi le 22 prochain jusqu’au 6 novembre.La mise en scène est signée André Pagé, la musique Bernard Buisson, les costumes François Barbeau, les éclairages Claude-André Roy et les décors Guido Ton-dino.Dix comédiens forment la distribution du Théâtre d’Aujourd’hui, ce sont: Bernard Buisson, Denis Choui-nard, Raymond Cloutier, Li- sette Dufour, Sylvie Heppel, Pierre Lebeau, Raymona Le-gault, Jean Marchand, Paule Marier et Kim Yaroshevkaya.Galeries d'Art BALCON les images Sous le thème “Jusqu’à la POMMERAIE” Dessins, sculptures, photos, poèmes de LAURENT TREMBLAY DIANE GUAY - ALAIN DÉCARIE 2031 Saint Denis.843-7720 Peintures de RENÉ GAGNON Jusqu’au 26 septembre GAELERIE ART & STYLE 896 ouest rue Sherbrooke Tél.849-2598 Galerie d’art LE PATRIMOINE ÀCHLOE V'' ‘ • 'Vv1' ’ NOUVEAUX VISAGES du 22 septembre au 15 octobre 12S7A, rue Amherst 522-8922 0) ¦ wm ¦u h.Chistian Knudsen oeuvres récentes ki 0) "S (D (0 (U Charlotte Rosshandler ¦ ¦¦ § 0 O photographies UJJ51 1490 rue Sherbrooke Ouest Montréal Québec liai Tél (514) 931 5841 10 H à 17.30 H du MAR au SAM.Exposition "Les fenêtres de ton hiver" MADELEINE ARBOUR jusqu’au 15 octobre Ug a I e r I e bernard desroches 1194 ouest, ne sherbrooke, montréol 842-8648  paraître bientôt : MAURICE CULLEN par Hugues de Jouvancourt Édition de luxe tirée à 167 exemplaires imprimés sur velin lana.Chaque livre est accompagné de 2 sérigraphies en couleurs exécutées par LORNE BOUCHARD et signées par lui.Format: 11'/s x 10 pouces, 192 pages, 50 photographies en couleurs et 110 en noir et blanc.Éditions La Frégate C.P.157 Station H, Montréal, H3G 2K7 Tél.: (514) 861-0791 '%%¦ _.11V?” x 22" - "Champlain et ses compagnons préparent une expédition d'hiver" SUZOR-CÔTÉ R.C.A.1869-1937.Désirons acheter peintures de qualité GÉRARD GORCE BEAUX ARTS inc.1535 ouest, rue Sherbrooke 934-0413 Lun.au sam.de 10 à 17h.ou sur rendez-vous.atelier galerie ^vl laurent tremblay EXPOSITION “Balle de ruelle" mediums multiples JACQUES LALONDE "Baldentelle” encres et collages DIANE PROVOST juaqu'au 30 saptambra le 17septembre: Marché aux puces de 14 h i 17 h Vernissage et protection du diaporama baldentelle de 17 h A 20 h.Danse populaire dans la ruelle de 20 h à minuit 4809 mirquetti 521-8786 mer.de 13 * 18 tires, leu.ven.de 13 A 21 hree, term* lun.et mer.Raoul Duty."Chambre A Nice eur la mer’ ITW’xISto" Nouvelles acquisitions de peintures françaises MARIE LAUnENQN LOUIS VALTAT MAURICE UTRILLO RAOUL DUFY MAURICE DE VLAMINCK MOÏSE KISLING GALERIE KASTEL INC.1366 avenue Greene, H eut mount 933-8735 du lundi au samedi da 9.30 à 17 h.1 22 • Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 r CLINIQUE COMMUNAUTAIRE DE POINTE ST-CHARLES ‘La clinique de Pointe St-Charles est une clinique communautaire qui existe depuis 1968.gérée entièrement par des gens du quartier, au service des travailleurs et qui vise à relier les problèmes de santé aux mauvaises conditions de vie causées par le système en place”.RESPONSABLE MÉDICAL(E) A DEMI-TEMPS (2'/4 jrs.) Tâches 1.Planifier, coordonner e“t prévoir les besoins du travail médical.2.Responsable de la formation médicale.3.Responsable de planifier et d'organiser les réunions du corps médical.4.Responsable d’assurer des relations adéquates entre médecins et infirmières.5.Responsable des relations avec les hôpitaux concernant le travail de la clinique.6.Voir à ce que les différents programmes de la clinique soient intégrés dans les soins.Exigences 1.Formation médicale.2.Expérience en administration.3.Capacité de travailler en équipe.4.Capacité d'analyser et de critiquer.5.Ouverture politique aux problèmes sociaux du système en place.6.Parler français et être capable de se débrouiller en anglais.Les intéressés(ées) sont priès(ées) d'envoyer leur curriculum vitae avant le 30septembre 1977à: CLINIQUE COMMUNAUTAIRE DE POINTE ST-CHARLES, 1176 rue Laprairie, Montréal à l'attention de Patricia Cano 1 Voir autres Carrières et Professions, en pages 23, 24 et 25 GRAPHISTE- DESIGNER 481-1131 r LA COMMISSION SCOLAIRE RÉGIONALE DU GOLFE NO PE-714-045 La Commission Régionale du Golfe requiert les services (1) ANIMATEUR DE PASTORALE LIEU DE TRAVAIL: Polyvalente Jean du Nord, 110, rue Comeau, Sept-iles, Qué.NATURE DU TRAVAIL: Les emplois d'animateur de pastorale sont des emplois de professionnels qui comportent plus spécifiquement l'élaboration et la réalisation de programmes d'activités de culte, de pastorale, de liturgie dans les écoles, de même que le ' councelling'' religieux ou moral des étudiants et l’assistance au personnel chargé de l'enseignement religieux et moral.QUALIFICATIONS REQUISES: Diplôme universitaire terminal de 1er cycle dans un champ de spécialisations appropriées, notamment: théologie: pastorale: sciences religieuses, Détenir, de plus, un mandat pastoral émis par l'Évêque du diocèse où se trouve l'école.ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: L'animateur de pastorale suscite dans la communauté scolaire les conditions favorables à des expériences de vie chrétienne aux fins des activités d'apprentissage et de formation proposées par l école.sensibilise le personnel de l'école aux finalités de l'éducation chrétienne Il collabore de façon particulière avec le personnel chargé de l'enseignement religieux et moral.Il réalise, avec les élèves et le personnel de l'école, des expériences variées de vie chrétienne et fournit, notamment, des occasions de participation liturgique et apostolique.Il répond au besoin de "councelling'' spirituel ou moral.Il contribue à l'information des parents sur la vie chrétienne de l'école et favorise la participation des communautés chrétiennes à l'éducation de la foi des élèves.RÉMUNÉRATION: Salaire variant selon les qualifications, de $11,880.et pouvant atteindre $24,850.par année * une prime de 8% du salaire annuel.ENTRÉE EN FONCTION: le plus tôt possible.FIN DU CONCOURS: le 19 septembre 1977 NO PE-705-085 La Commission Régionale du Golfe requiert les services (1) CONSEILLER D’ORIENTATION LIEU DE TRAVAIL: Gagnon (50% du temps au secondaire et 50% à l'élémentaire) NATURE DU TRAVAIL: Les emplois de conseiller d orientation sont des emplois de professionnels qui comportent plus spécifiquement des fonctions d assistance à l'élève ou à l'étudiant dans le choix du profil de formation qui lui convient selon ses goûts et ses possibilités et selon l'orientation choisie pour sa carrière scolaire et sa carrière professionnelle.QUALIFICATIONS REQUISES: Être membre de la Corporation des Conseillers d'Orientation Professionnelle du Québec ou posséder un diplôme universitaire terminal de 1er cycle dans un champ de spécialisations appropriées, notamment en orientation professionnelle.ATTRIBUTIONS CARACTÉRISTIQUES: Le conseiller d orientation effectue des tâches relatives à ( elaboration des objectifs et des politiques de travail, service d orientation en tenant compte des politiques générales de l'administration et de pédagogie tant au niveau de l'école qu'au niveau de la Commission.Il est chargé de l'application de ces politiques A partir d entrevue de ‘ councelling (individuelle ou de grou pe) ainsi qu à partir du résultat de tests, il conseille les élè ves sur leur orientation.Il participe à des études de cas à I inteneur d une équipe multidisciplinaire; il peut voir à l'organisation de colloques, de journées d'étude, de visites industrielles, etc II doit constamment entretenir des relations avec le marché du travail, les administrateurs, les instituteurs, les parents et avec d autres institutions impliquées dans l'orientation des élèves Il prépare et maintient à jour les dossiers des élèves sur les questions relevant de sa compétence.HEURES DE TRAVAIL La semaine de travail est de 35 heures.RÉMUNÉRATION: Salaire variant selon les qualifications, de $13,311 et pouvant atteindre $29,250.par année * une prime de 4% du salaire annuel.ENTRÉE EN FONCTION: le plus tôt possible.Fin du concours: le 19 septembre 1977 Let personnel Intérestées sont prîtes de taire parvenir leur candidature à: Solange Turgeon, Service du personnel, 30, rue Comeau, Sept-iles, Qué.|cofr LE CENTRE DE SERVICE SOCIAUX DE LA GASPÉSIE ET DES ILES DE IA MADELEINE RECHERCHE UN CONSEILLER CADRE AUX SERVICES AUX PERSONNES ÂGÉES Fonctions: Sous la responsabilité du directeur de la gestion des programmes, le titulaire du poste participe à l'élaboration des programmes de services aux personnes âgées et fournit les conseils nécessaires aux professionnels et aux chefs de bureau dans le but de les aider à améliorer les services aux personnes âgées.Qualifications: Diplôme universitaire en service social (une attention particulière sera portée au (à la) candidat(e) qui possède une solide expérience vis-à-vis les problématiques de la vieillesse).Exigences: Bonne connaissance du français et connaissance appropriée de l’anglais.Leadership, créativité, dynamisme, sens de l'organisation, tact et diplomatie.Posséder une automobile et pouvoir l’utiliser dans l’exercice de ses fonctions.Endroit: Gaspé.Salaire: Selon la politique salariale du M.A.S.Les demandes écrites devront parvenir avant le 27 septembre 77 au SERVICE DES RESSOURCES HUMAINES C.S.S.G.I.M.C.P.39 Gaspé P.Q.ASSOCIÉ EN RECHERCHES MÉDICALES (Produits pharmaco-radioactifs) L’entreprise Une importante maison de produits pharmaceutiques située dans la banlieue ouest deMontréal.Le poste Relevant du directeur de la Recherche clinique, Produits pharmaco-radioactifs, le titulaire participe à la planification, à la préparation, au contrôle et au traitement de l’information des essais cliniques sur les produits mis au point par la Division des produits pharmaco-radioactifs de notre entreprise.Partage le travail du directeur sur toute question relative aux essais cliniques.Aide à mettre sur pied et à conserver les liens étroits avec d’éminents experts canadiens et américains en médecine nucléaire, ainsi qu’avec les agences gouvernementales au Canada et aux États-Unis.Le candidat Le candidat idéal possède un diplôme universitaire, de préférence un doctorat, dans l’une des disciplines bio-médicales, c'est-à-dire, en radio-pharmacie ou en pharmacologie.La préférence ira au candidat bilingue ayant de l’expérience dans les domaines industriel et gouvernemental de la recherche clinique.De bonnes connaissances des statistiques et de l'administration seraient des atouts.Si vous désirez relever cet important déli, veuillez envoyer votre demande et vos exigences salariales accompagnées de votre curriculum vitae au Chef du service du recrutement LES LABORATOIRES MERCK FROSST C.P.1005 Pointe-Claire - Dorval (Québec) H9R4P8 DISCRÉTION ASSURÉE CENTRE LOCAL DE SERVICES COMMUNAUTAIRES C.L.S.C."FLEUR DE LYS" OFFRE D’EMPLOI DIRECTEUR GÉNÉRAL CATÉGORIE: C.L.S.C.en phase de démarrage, en milieu exclusivement rural, composé d'une proportion importante d'anglophones.FONCTION Sous l'autorité du Conseil d'Administration, planifie, implante, structure, applique les résolutions, coordonne et contrôle les activités de l'établissement dans le but d'assurer aux usagers, les services en égard à la programmation de l'établissement et répondre à leurs besoins.ATTRIBUTIONS: Tel qu'énumérées au manuel de descriptions de fonctions-types du ministère des Affaires sociales du Québec.EXIGENCES: 1- SCOLARITÉ.— Diplôme d'étude universitaire de trois ans en sciences de l'administration ou sciences humaines et 5 ans d'expérience en programmation, gestion des ressources humaines et financières.— Expérience pertinente dans une tâche comportant d'importantes responsabilités en programmation et gestion dans la fonction publique pourra combler l'insuffisance de diplôme.2- CONNAISSANCES.— Loi 65.ses règlements et le réseau du ministère des Affaires sociales.— De la région à desservir ou du milieu rural en général, ou grande flexibilité et habileté d'adaptation et d'identification des besoins en ces régions.3- APTITUDES.— Dynamique, entreprenant, créateur, capable de prendre des décisions et de déployer une grande initiative.— Capacité de fonctionnement en travail d'équipe et multidisciplinaire.— Habileté à travailler avec le public en général et fonctionner avec un Conseil d'Administration.RÉMUNÉRATION: Suivant les politiques salariales du ministère des Affaires sociales et selon les qualifications du candidat.INSCRIPTION.Tout candidat devra taira parvenir sa demande d'emploi accompagnée de son curriculum vitae à l'adresse suivante pour le lundi, 17 octobre 1977 C.L.S.C."Fleur de Ly«" Monsieur Felconlo Terdlf, Président 4 S0,2e.Avenue, Weedon, P.Qué, JOB 3J0 LE COLLÈGE BOIS-DE-BOULOGNE requiert les services d’un TECHNICIEN EN ADMINISTRATION (service des finances) FONCTION Sous l'autorité de l’agent de la gestion financière, le rôle principal et habituel du technicien(ne) consite à effectuer divers genres de travaux techniques reliés à l’ensemble des opérations comptables du service.QUALIFICATIONS REQUISES * — D.E.C.en administration (option finance ou comptabilité) ou l’équivalent.— De préférence, 3 années d’expérience pertinente (vérification de la paye) — Connaissance de l’informatique serait un avantage.SALAIRE - $10,137.- $16,435.Veuillez faire parvenir votre candidature au bureau du personnel avant le vendredi 21 septembre à midi.Cegep Bois-de-Boulogne 10555 avenue Bois-de-Boulogne Montréal, Qué.H4N1L3 r LE C.L.S.C.LONGUEUIL-EST RECHERCHE LES SERVICES D’UN (1) MÉDECIN Fonctions: — Participe au sein d'une équipe multidisciplinaire à l’élaboration et à la réalisation des programmes préventifs et des soins cliniques — Assure des services cliniques: consultation et soins à domicile — participe aux programmes jeunesse et personnes âgées.Exigences — Être médecin omnipraticien reconnu par le Collège des médecins — Être intéressé à une approche globale des problèmes de santé — Avoir la capacité et l’intérêt de travailler au sein d’une équipe multidisciplinaire.Traitement: — Selon les normes du ministère des Affaires sociales et de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.Les personnes intéressées doivent nous faire parvenir leur curriculum vitae avant le 23 septembre 1977 C.L.S.C.Longueuil-est a/s Directeur général 1355a, rue Lava liée Longueuil (Québec) J4J 4C1 —Tél.: 463-1660 r Nous sommes une importante ÉTUDE LÉGALE et désirons engager un » COORDONNATEUR DE SERVICES DE COMPAGNIES La personne choisie devra posséder les qualifications suivantes: • Parfait bilinguisme • Études appropriées • Une certaine connaissance de ce qui touche les compagnies, dans le cadre d’une étude légale OU dans un domaine similaire.La tâche: • Supervision et exécution détaillées des procédures et recherches, en tout ce qui a trait à révolution et à la gestion des compagnies.Notre offre: • Milieu agréable dans un bureau bien situé, généreux avantages sociaux et salairk intéressant proportionnel aux qualifications.Discrétion la plus stricte assurée.Veuillez a dresser toute demande par écrit à: C.P.744 Place Victoria Montréal, Québec.H4Z 1J9 ORTHOPÉDAGOGUE pour la polyvalente des Rivières, de Forestville.Fonction: L'orthopédagogue exerce principalement une fonction de dépistage, d'identification, d'évaluation des difficultés d’adaptation et d'apprentissage.Exigences: Baccalauréat spécialisé en orthopédagogie.(Fournir attestation d’études) Traitement: Minimum $12,830 — Maximum $22,186 (Selon scolarité et expérience reconnues) Fin du concours: 22 septembre 1977 Entrée en fonction: Immédiate Remarques: Faire parvenir documents à l’attention de M.Jean-Marie Boulianne, directeur des services au personnel, en mentionnant le numéro de référence: 04-23-18(1) | Commission Scolaire Régionale du Rivage ITS,bout LomIIc, Bote Comeau Ou* C«Zm I41II 29C MS1 Université Laval Concours no 26 (77-78) CHEF DE LA DIVISION DES STOCKS Service des approvisionnements $ 22 898 à $ 28 290 Sommaire de la fonction: Assurer la bonne marche de magasins dans plusieurs pavillons du Campus.Gérer le personnel de la Division soit: magasiniers, receveurs-expéditeurs, camionneurs.Coordonner les déménagements à effectuer sur le Campus; contrôler les inventaires de matériel ou d’équipement usagé et en surplus et voir à en disposer le cas échéant.Dans l’exercice de ses fonctions, le chef de Division a à appliquer les méthodes usuelles de contrôle d’inventaire, de décisions d’approvisionnement, d’aménagements physiques et d’allocation de ressources.Qualifications requises: — Diplôme de 1er cycle en administration ou autre discipline connexe et plusieurs années d’expérience pertinente.— En l’absence de diplôme universitaire, le candidat doit clairement démontrer dans son curriculum vitae comment son expérience le prépare à remplir le poste.— Dans les deux cas, l’aptitude à diriger du personnel, le sens de l’organisation et l’esprit de collaboration doivent ressortir de l’expérience acquise.Inscription au concours: Faire parvenir un curriculum vitae récent, accompagné d’une lettre de candidature mentionnant le titre de la fonction postulée et le numéro du concours, avant 17 heures, lundi le 26 septembre 1977, à l’adresse suivante: S«rvic« du p«rsonMl Bureau 3445 Pavillon da la Blbllothéquo Université Laval Cité unlvaraltalro(Québoc) G1K 7P4 Cité universitaire, Québec CEGEP PE VICTCRIAVILLE DIRECTEUR DES SERVICES PÉDAGOGIQUES Nature du travail: Sous l’autorité du directeur-général, le directeur des services pédagogiques remplit toutes les fonctions de l'administration (direction, planification, organisation, décision et contrôle) du champ d'activités des services de renseignement.Il est notamment responsable des services suivants: secrétariat pédagogique, aide pédagogique individuelle, recherche et expérimentation, techniques audio-visuelles, éducation des adultes, centre de documentation, secteur enseignement.Il est responsable de l'application du régime pédagogique.des programmes d'études et des méthodes pédagogiques.Il a la responsabilité d'organiser l'enseignement et d'établir les horaires et les aménagements nécessaires.De plus, le directeur des services pédagogiques exerce les fonctions de directeur-général en cas d'absence ou d'incapacité d’agir de ce dernier.Qualifications minimales requises: Posséder un diplôme universitaire terminal de 1er cycle mais de préférence de 2e cycle dans un champ de spécialisation appropriée.Cependant une formation en psychopédagogie serait souhaitable.Avoir 8 années d'expérience pertinente dont au moins 3 dans un emploi de cadre.Rémunération: Selon la politique administrative et salariale du Ministère de l'Éducation.Les personnes tntéressées devront taire parvenir leur curriculum vltae avant la vendredi 30 septembre 1977 eu: Secrétaire général, Cegep de Victoriaville, 475 Notre-Dame est, Victoriaville, Qué.G6C 4B3 Tél.: (819) 758-1571 postes 211 et 213.! AVOCATS Le Devoir, samedi 17 septembre 1977 • / 'Z'-'- - "
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