Le devoir, 24 septembre 1977, samedi 24 septembre 1977
fais ce q P«rmn:5017t 1460 avenue Union Montréal H3A-2B8 Oué 845-8221 «Ua en Slt^OT^S Vol.LXIX - No 220 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum 16.Montréal, samedi 24 septembre 1977 Férié 25 CENTS ïy, René Lévesque Un an.des mots.c’est normal.par Michel Roy (Photo Jacques Nadeau) “Notre premiere année, et nous y sommes encore quand meme, est une année .disons .de beaucoup de mots!” A deux mois du premier anniversaire de l'accession au pouvoir du Parti québécois, M.René Levesque a fait le point au cours d une entrevue accordée cette semaine au DEVOIR.Et quand il dit “beaucoup de mots”, il pense aux longues reunions du conseil des ministres, du comité des priorités, des comités permanents, aux besoins qu'éprouve chacun des ministres de “mettre son paquet sur la table ' et “souvent a répétition ”.Mais ces longueurs, ces palabres, ces discussions qui n en finissent plus étaient inevitables, précise le premier ministre qui y voit meme un “enrichissement”, 11 fallait se connaître, se découvrir, s’apprécier, se raconter.Déjà, depuis quelques temps, il constate avec soulagement que “c'est moins dithyrambique”, chacun ayant pris conscience du fait qu'il "n’est pas nécessaire de refaire chaque fois les préambules”.Mais il tient à souligner que les structures mises en place a son arrivée, sans etre nécessairement définitives, se sont révélées efficaces: un conseil des ministres, cinq grands ministres d’Etat, comité des priorités, comités interministériels.Aussi, n'envisage-t-il pas de les modofier.L'expérience, plus exigeante pour les membres du cabinet, a prouvé que le comité des priorités, qui réunit le premier ministre, les cinq Grands, le ministre des l'inances et le ministre des Affaires intergouvemementales, est un indispensable instrument de planification et de décisions.Au cours de cet entretien, qui s est déroule dans son bureau de Quebec, le premier ministre a explique que, les premiers rodages étant faits, l’équipe qu’il dirige a maintenant plus de recul.Elle peut voir toute la foret, et non seulement les arbres; elle peut dégager les grandes priorités et, parmi celles-ci, les “priorités prioritaires”; elle peut faire de la "prospective”.Dans l’avenir immédiat, l’accent sera mis sur les mesures concrètes, socio- conomiques, en particulier celles qui pourront contribuer à combattre "l’intole-rable situation de cho:mage” qui sévit au Quebec.A plus long terme, d’autres dossiers importants sont à l’étude et en voie d’aboutir: dans les secteurs traditionnels (meuble, textile, vetement, chaussure), dans le secteur de l’amiante et dans celui des pâtes et papiers où s’impose une rationalisation “qui peut impliquer des centaines de millions de dollars ”, Pour les quelques prochaines années, M.Lévesque se fixe un autre objectif, qu’il tient pour fondamental: la decentralisation des pouvoirs afin de rendre aux citoyens la faculté et les moyens de prendre des déci- Le mât de Taillibert: le comité est divisé par Guy Deshaies Le rapport du groupe Marsan sur l'opportunité de construire le mat et le toit du stade olympique ne sera pas unanimement favorable aux plans de l’architecte Taillibert, le président du groupe, M.Jean-Claude Marsan, étant oppose totalement à cette solution.C’est la pr cision qu’a obtenue LE DEVOIR, hier, d’une source très proche du comité et selon laquelle le rapport fera état de divers types de toitures qui peuvent recouvrir le stade sans recourir au mat dont l’érection coûterait plus de $100 millions.Au surplus la vocation du stade est un élément qui fait l’unanimité du comité formé de trois personnes et elle constitue une partie plus importante du rapport que le chapitre du toit.M.Marsan a refusé, hier, de commenter la nouvelle parue dans The Gazette en vertu de laquelle le rapport recommandera la construction du mât et du stade conformément aux plans de M.Taillibert, mais il a indiqué que cette question relative au toit demeurait secondaire par rapport à l’étude de rentabilité.Il y aura donc un rapport dissident du président Marsan lui-meme mais ce dernier n’a pas voulu confirmer ou infirmer cette information.Le rapport sera remis aux autorités provinciales le 14 octobre prochain pour publication et l’on croit savoir que le cabinet est d ores et déjà relativement divisé au sujet de la solution Taillibert, la plus coûteuse et la moins pourvue de garantie de durabilité et de sécurité.Sans vouloir commenter les speculations et les rumeurs, M.Marsan a tout au moins confirmé le fait que des membres de son groupe s’étaient rendus en France et plus précisément à Marseille pour exa- miner la toile du toit, fabriquée en Allemagne de l'Ouest, et qui est entreposée dans le port au coût de $12,500 par mois.M.Marsan a également affirme que son groupe avait visité les stades couverts de Houston au Texas et de la Nouvelle-Urlèans en Louisianne dememe que le nouveau stade Pontiac de Washington oû le toit a été aménagé au coût de $1.5 million pour une surface deux fois plus étendue que celle du stade de Montréal.Les autres membres du comité Marsan sont MM.Jean Gèrin-Lajoie, directeur du Syndicat des métallos et Aime Desautels, Voir page 6: Le mât J.-C.Marsan: un rapport dissident Carter entreprendra une tournée de huit pays WASHINGTON (d’après Reuter et AFP) — Le président Jimmy Carter effectuera à partir de la fin dé novembre une tournee internationale de 10 jours qui le mènera dans huit pays de quatre continents, a annoncé hier la Maison-Blanche.Le conseiller du président pour les affaires de sécurité nationale, M.Zbigniew Brzezinski, a déclaré aux journalistes que M.Carter se rendrait en Amérique du Sud, en Europe, enlnde et en Afrique.Ce voyage a quatre objectifs: discuter d importants problèmes bilatéraux, mettre en évidence de nouvelles valeurs et croyances, élargir la coopération internationale et symboliser que la coopèra- au sommaire ¦ L’hôpital Saint-Charles-Borromée restera ouvert — page 2 ¦ La leçon de l’Angleterre: un éditorial de Claude Ryan ¦ Le comité Marsan et la “solution” Taillibert: un commentaire de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Les services d’insémination artificielle humaine ne suffisent pas à la demande — page 7 tion entre différents systèmes est possible, a souligné M.Brzezinski.Il a précisé que le Proche-Orient ne serait pas inclus dans cette tournée parce que M.Carter a déjà eu l’occasion de rencontrer plusieurs dirigeants de cette région à la Maison-Blanche.Il ne compte pas non plus rencontrer le président Leonid Brejnev en Pologne — l’un des pays où il se rendra.Cependant, M.Brzezinski n’a pas complètement écarté la possibilité de discussions avec des dirigeants soviétiques à un moment quelconque de la tournée du président.La première escale de ce dernier sera Caracas (Venezuela), le 22 novembre.Accompagné de son épouse, le président Carter se rendra ensuite à Brasilia (23 novembre), à Lagos (25 novembre), à Paris (30 novembre), a Varsovie (1er décembre) et à Bruxelles (2 décembre).Au cours de son séjour dans la capitale belge, le président rencontrera le roi Baudouin, les dirigeants belges et les responsables de la CEE et de l’OTAN.M.Brzezinski a précisé que la planification de ce périple avait été entamée il y a un mois, et que les détails n’en ont été mis au point que lundi.Le secrétaire d’Etat Cyrus Vance pourrait accompagner le président Carter pour une partie du voyage.“M.Carter, a précisé M.Brzezinski, regrette qu’il ne lui sera pas possible de visiter certains autres pays à cette occasion.” Le président, dont le seul voyage outremer depuis son inauguration a été celui qui lui a permis de participer au sommet economique occidental de Londres en mai dernier, avait alors annoncé qu’il ne pre voyait pas de faire d’autres voyages outre-mer pendant la première année de son mandat.Le president Carter se lance ainsi dans un effort diplomatique "tous azimuts” en entreprenant, à la fin de novembre, un voyage de 24,000 milles sur quatre continents.L’aspect symbolique de cette tournée surprise de M.Carter n’est pas à négliger.Estimant avoir rétabli un climat de confiance aux Etats-Unis meme apres les chocs du Watergate et du conflit vietnamien, M.Carter est persuadé qu’il est maintenant temps de rétablir l’image, sinon la reputation de l’Amérique dans le monde.Cet effort a été amorcé et est fondé sur sa campagne pour le respect des droits de l’homme, partout dans le monde.C’est en Amérique latine que M.Carter Voir page 6: Jimmy Carter Le syndicat des postiers est prêt à reprendre le dialogue OTTAWA (FC) — Les négociations en vue du renouvellement de la convention collective des 22,000 postiers doivent reprendre sous peu.Le president du Syndicat canadien des postiers, M.Jëan-Claude Farrot, a annoncé hier, que l’exécutif a décidé de retourner à la table des négociations.La convention collective des postiers est echue depuis le 30 juin alors que les négociations sont rompues depuis le 19 mai dernier.M.Farrot a révélé que le syndicat avait demandé, à la Commission des relations de travail de la fonction publique de reporter l’audition d’une plainte déposée pv les postiers contre le gouvernement, “-pour démontrer la bonne foi du syndicat”.Le ministre des Fostes, M.Jean-Jacques Blais, s’est immédiatement réjoui de la décision des postiers en affirmant que c’était là une preuve que le climat de relations de travail s'améliore, qu’il y a plus de confiance et moins de méfiance, aux Fostes.Le ministre a aussi affirmé qu'une nouvelle ère est en train de s’ouvrir au ministère des Fostes, dans le domaine des relations de travail, en soulignant que les 19,000 facteurs viennent de signer une nouvelle convention collective.Four sa part, M.Farrot a fait preuve d’un optimisme plus prudent.“On va voir ce que c a va donner”, a-t-il dit.“Ce sont les actions de l’employeur qui détermineront notre attitude au cours des prochaines semaines”, a-t-il ajouté.Les postiers avaient quitté la table des négociations au mois de mai parce que l’employeur refusait de permettre au syndicat de distribuer des renseignements sur les négociations sur les lieux de travail.En quittant la table des négociations, le syndicat avait porté une plainte auprès de la Commission des relations de travail de la fonction publique.Voir page 6: Le* postiera Jean-Claude Parrot sions dans leurs milieux immédiats.Car, après plusieurs années d'une indispensable centralisation qui visait à créer un moyOtat moderne, la population est maintenant exposee aux excès d’une “hypercentralisa-tion qui s'accentue constamment et qu’il faut briser”.Un livre blanc sera publié sur cette question.Le premier ministre se félicite de constater qu’il a un cabinet "très, très fort” et une relève impressionnante si les banquettes de députés.Mais c’est la un jugement d’ensemble qui souffre des exceptions.11 suit de près les performances de chacun de ses ministres, mais sans intervenir “comme un pseudo ma-gister”.Vers la fin de la session, a l’epoque des Fêtes, il prévoit annoncer un remaniement sur l’ampleur duquel il veut rester discret.Quand on lui fait observer que la Loi 101 aura été la grande mesure de Tannée écoulée, M.Levesque répond que ce sont les médias qui l'ont voulu ainsi.Quant a lui, la Loi no 2 (sur les partis politiques) “est au moins aussi centrale ”.Lundi, le premier ministre parlera du référendum et des négociations avec Ottawa.(Le texte Intégral de la première tranche de l’entrevue avec M.Lévesque est publié à la page 3).Le plombier dissident de nouveau harcelé par Rodolphe Morissette Des vandales se sont attaqués hier à la voiture d’un plombier du local 144 de la FTQ-Construction et des indices sérieux laissent a penser qu il s agit d’un acte de vengeance.Vers 16 heures hier après-midi, M.Achille Faulin, quittait son lieu de travail, au chantier Shell Oil de la corporation National Construction, air 10,501, rue Sherbrooke est.Une surprise desagréable l’attendait: sa voiture, une Toyota, modèle 1971, avait fait l’objet d 'actes de vandalisme au cours de la journée.Le pare-brise était éclate, les pneux découpes, etc.Deux constables du poste 27 de la pol ce de la Communauté urbaine constataient les dégâts vers 16 h 10.La voiture était toujours, au moment d écrire ces lignes, dans un parc de stationnement adjacent, près de la barrière ouest du chantier de la Shell Oil.Depuis le 22 juin dernier, le plombier Achille Faulin, qui est membre du local 144 de la FTQ-Construction, s VEST FAIT JOUER LE MEme vilain tour a trois reprises: quelqu'un lui subtilisait sa carte de temps a la National Construction.L’incident d hier parait indiquer le point culminant d une sérié de mesures de représailles.Le 22 juin dernier, M.Faulin obtenait gain de cause dans un différend qui l'opposait depuis un peu plus d ’un an a la direction du local 144.11 obtenait en effet une injonction de la cour contre le local 144, laquelle lui permettait de réintégrer son emploi a la National Construct io , après avoir été sans travail durant sept mois, soit du 12 novembre 1976 au 22 )uin 1977.En meme temps qu’il obtenait l’injonction citée, M.Faulin portait sa cause devant les tribunaux et poursuivait le 14- m dommages et interets pour l’avoir privé de son salaire durant sept mois.L’histoire du plombier Faulin, qui n’est age que de 38 ans, remonte a la fin juin 1976, au moment oû il est transféré par ses employeurs de la National Construction, ou il avait travaille une semaine, à Tune des filiales de celle-ci, la Macco Maintenance Services Ltd Après avoir travaille à la Macco jusqu’au 12 novembre de la meme ann e, M.Faulin est réintégré par se employeurs a la National Construction.Mais la direction du local 144, pour des raisons obscures, refuse ce transfert du collègue Faulin.Ce dernier demande donc une injonction contre le 144 et obtient gain de cause le 22 juin dernier, moment ou il reprend le travail a la National Construction.Sa cause en dommages et intérêts Voir pag« 6: Un plombier du nouveau dans l'édition A la découverte de à en coédition avec TéLé-MéTROPOLE i 2 • Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 — Le ministère se ravise Saint-Charles-Borromée restera ouvert À partir du 1er octobre par Marie Laurier L hôpital Saint-Charles-Borromée restera ouvert et l’on peut présumer que cette nouvelle en rejouira plus d’un.Il est de notorite publiq ue que les 265 malades chroniques s’opposaient à la fermeture de cet etablissement, de meme que plusieurs autres groupes de pression qui continuaient de lutter contre le déménagement des patients a Keine-Marie.Kn annonçant cette nouvelle hier, M.Denis Lazure, ministre des Affaires sociales, a justifié sa décision, d'une part, par l’incendie qui est survenu cette semaine à Louis-H.Lafontaine, d’autre part, en s appuyant sur une révision des projets de renovation de l’ancien hôpital du Cardinal-Léger “qui ne coûteront pas aussi chers que nous l’avions tout d abord prevu”.Dans l'esprit du ministre que l’incendie de son ancien chef-lieu1 a considérablement affecté, “il est plus urgent d’utiliser I hopital Keine-Marie pour loger les patients de Louis-H.Lafontaine que de déménager les malades chroniques de Saint-Charles-Borromee ”.Celui-ci rappelons-le, devait fermer ses portes au mois de janvier et ses résidents être transférés à Keine-Marie.On sait egalement que les hôpitaux généraux de la region métropolitaine ont déjà commence a recevoir des groupes de patients de l’hôpital psychiatrique ampute de sa capacité d'accueil de 30%.Et à ce propos, le titulaire des Affaires socia- Les potagers ne sont pas une priorité dans le bas de la ville par Guy Deshaies Les deputes pequistes de Maisonneuve et de Sainte-Marie, MM.Kobert Burns et Uuy Bisaillon.présenteront aux citoyens de leurs comtes d'ici six semaines un projet d'amenagement de la bande de terrain longeant le futur boulevard Ville-Marie, entre les rues Kullum et Viau, projet d’habitation qui vient en nette opposition avec la recommandation du Comité de transport de la region de Montréal (CTKM) d aménager a cet endroit une piste cyclable et des potagers communautaires.En rendant public le rapport du CTKM, plus tôt cette semaine, le ministre des transports, M.Lucien Lessard, s’est dit Cuba-USA LA HAVANE (d'apres AEF et Keuter) M.Marcelo Fernandez Font, ministre cubain du Commerce extérieur, se rendra aux Etats-Unis en octobre pour rencontrer des membres des departements d Etat et du Commerce.11 sera le premier membre du gouvernement de M.Fidel Castro a se rendre aux Etats-Unis.1) autre part, une trentaine de citoyens américains établis a Cuba depuis la revolution de 1959 ont quitté La Havane avec les membres de leur famille de nationalité cubaine jeudi par avion pour la Floride.Les familles, au nombre de 19, sont les premières a bénéficier d'un accord conclu le mois dernier entre Washington et La Havane, et qui permet le rapatriement d'environ 80 familles mixtes aux Etats-Unis.L'accord conclu lors de la visite du sénateur Frank Church est considéré comme une manifestation de la volonté du president Castro et des dirigeants américains d améliorer les relations longtemps hostiles entre les deux pays.tout de suite d’accord avec la proposition d arrêter les travaux de l autoroute est-ouest pour en faire un prolongement sous forme de boulevard urbain sur le parcours de la rue Notre-Dame ou le Quebec a déjà exproprie une bande de 160 pieds de largeur, Le ministre ne s’est pas prononce sur la recommandation visant a aménager les quelque 100 pieds de terrain qui longeront le boulevard au nord en potagers communautaires mais les représentants des citoyens touches par ce projet ont déclaré, hier, que les “potagers ne repondaient pas du tout aux priorités des citoyens”.M.Burns a rappelé que ces 220,000 verges carrées de terrain avaient coûté $90 millions â la province, soit environ $0.90 le pied carré ce qui fait cher le plant de tomates.MM.Bums et Bisaillon ont argue que les expropriations avaient eu pour effet d appauvrir les quartiers intéresses en logements et que les deux priorités actuellement étaient le logement et le chômage.Or MM.Bums et Bisaillon, appuyés egalement par MM.Camille Laurin et Claude Charron, respectivement deputes de Bourget et de Saint-Jacques, proposeront la construction de logements a loyer École française a HALIFAX -(FC) — Le ministre de LE-ducation de la Nouvelle-Ecosse a annoncé, hier, que les 10,000 familles de langue française de la région de Halifdx-Dartmouth allaient avoir leur premiere école française, probablement en septembre 1978.La décision, a précise M.George Mitchell, a été prise par le cabinet provincial.Le ministre a fait remarquer qu'il n'existait encore, dans la region, aucune ecole où l'enseignement se donnait en français.modique, d'habitations pour vieillards et surtout de “quadrilatères d’habitations cooperees ", c'est-à-dire des pates de 30 logements gérés en coopérative.Déjà, non seulement dans le quartier intéressé, mais aussi a Quebec et a Sherbrooke, il existe de ces cooperatives d’habitation dont les membres ont des parts du capital et s occupent de l'administration en copropriété.M.Bisaillon a présenté du reste des esquisses de ces “quadrilatères d’habitation de trois etages avec cour intérieure, dos au boulevard et séparé du boulevard par des espaces de verdure constitues en écran contre le bruit.Au surplus M.Bisaillon a rappelé que les autorités du port de Montreal avaient d ores et déjà exprime leur approbation à I amenagement d une piste cyclable au sud du boulevard, c’est-a-dire sur l emprise portuaire.Four les députés Burns et Bisaillon, la solution des “potagers’’ est une sécurité pour les fonctionnaires qui se ménagent ainsi la possibilité de construire éventuellement Lautoroute.Voilà pourquoi ils souhaitent que la construction d'au moins un premier edifice soit entreprise d’ici 12 a 18 mois au plus tard.I) ici six semaines ils présenteront le projet d'aménagement puis recueilleront les données statistiques en collaboration avec les groupes populaires du quartier avant de promouvoir la création des cooperatives de logements.Au chapitre du financement M.Bisaillon estime qu'une unité de logement coûte environ $25,000, que la Société centrale d'hypothèque et de logements prévoit sa subvention de 10% de même que le financement à 8% durant 30 ans et que finalement le ministère québécois des Affaires municipales verse pour ce genre d'habitation une subvention de $1.500 par unité.Il y aurait ainsi une quinzaine de quadrilatères de $750,000 chacun.les a invité tous les etablissements de santé à ouvrir leurs portes à ces malades de façon à répartir équitablement leur nombre.11 a surtout invité à l’hospitalité l’accueil des hôpitaux “qui ont 100 à 150 lits de livres”, ajoutant qu’il “prendrait les mesures necessaires" a l’endroit de ceux qui refuseraient d’héberger ces patients.En ce qui a trait a l’avenir de Louis-H -Lafontaine, M.Lazure a indiqué qu’a court terme il allait injecter les fonds nécessaires a l’installation des dispositifs de securité contre les incendies et il a confirme que ce programme, au coût de $4 millions, a déjà été approuvé par le MAS.11 ne peut toutefois affirmer qu’il y aura une reconstruction du pavillon Emile-Nelligan entièrement ravagé par les flammes, délogeant ainsi 880 malades.“S’il y a une reconstruction, a precise le ministre, ce ne sera certainement pas dans son ampleur actuelle, elle sera beaucoup plus modeste.” Le ministre qui venait de présider au lancement de son programme universel de gratuité de médicaments pourles plus de 65 ans a livre cette reflexion inspirée par la conflagration de Louis-H.-Lafontaine: “Nous sommes tous responsables de negligence grave a l'endroit des handicapes, des malades mentaux, des malades chronique et des personnes a-gees.L’ est dans cet esprit que le gouvernement actuel veut rétablir l equilibre en mettant l 'accent sur des mesures de sécurité sociale importantes pour ces catégories de citoyens.” Frecedant l’appel du responsable du MAS, I hôpital Montreal General faisait savoir hier après-midi au DEVOIK qu il était dispose à accueillir 35 patients de Louis-H.-Lafontaine.Presaiptions gratuites pour les plus de 65 ans s pr Québécois de plus de 65 ans seront gratuits à compter du samedi 1er octobre.Cette disposition touche 175,000 personnes et coûtera $14 millions au Trésor de la province.Déjà 320,000 prestataires de l’aide sociale et du supplément de revenu garantie ayant 6a ans bénéficient de cette mesure au coût de $25 millions par année.Le dévoilement de ce programme universel de sécurité sociale s’est fait hier par le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, accompagné de représentants de la Kègie de l'assurance-maladie du Quebec (KAMQ).Et pour l’occasion, on avait reuni un auditoire de choix : 300 représentants des differentes fédérations des.Clubs de l'age d’or du Quebec masses dans la chapelle de l'eglise Saint-Alphonse-d Youville, dans le nord de la métropole.“S'il est un groupe de citoyens qu’un nouveau partage des ressources doit favoriser, c'est bien celui des personnes agees ”, a déclaré le ministre.Ce dernier rentre tout juste de la conférence intergouvemementale des ministres de la Santé à Edmonton ou il a propose le retrait du Què-ec de la loi fédérale sur les services sociaux.M.Lazure a cependant prévenu son auditoire que cette nouvelle mesure ^ne voulait pas encourager la consom- mation des medicaments: "Elle veut tout simplement apporter une juste compensation finneiere a un groupe de cioyens qui a travaillé toute sa vie, souvent à petit salaire et dans de pénibles conditions, et dont les économies sont très limitées”.Quand a prendre un medicament à la moindre indisposition, le ministre a lance un appel à tous les citoyens, de meme qu'aux médecins, "afin qu un effort soit poursuivi pour recourir a d’autres types de traitement”.Des représentants de la KAMQ ont ensuite explique aux citoyens du 3e age les conditions d'éligibilité a la gratuité des medicaments.Ils ont précisé, entre autres, que ce sont ceux prescrits par ordonnance d'un médecin ou d'un dentiste et qui sont inscrits dans la Liste de médicaments — il y a 4.200 titres — publiée chaque six mois par la KAMQ et qui est aussi le repertoire officiel des centres hospitaliers, des dentistes et des pharmaciens.Les remedes brevetes ne sont pas couverts par ce régime.Far ailleurs, c'est la "carte-soleiL' de la KAMQ qui fait foi de l'identite et de Lage d'un citoyen quand il se présenté chez le pharmacien.Et a cet egard, M.Lazure devait ajouter qu a la prochaine session, un amendement a la Loi des services sociaux et de santé va rendre “obligatoire la présentation de cette carte " pour tous.Le leader conservateur estime qu’il faut supprimer Petro-Canada HAMILTON (FC) — Un gouvernement conservateur mettrait un frein à l’expansion du secteur public et sabrerait notamment dans une des créatures du gouvernement: Fetro-L’anada.C'est ce qu'a affirmé hier le chef du Farti progressiste-conservateur, M.Joe Clark, qui s'adressait aux invités du Canadian Club de Hamilton.Le chef de ( opposition a rappelé a son auditoire qu'au cours de la derniere décennie, les dépensés du gouvernement federal ont quadruple, que les effectifs gouvernementaux ont augmenté de 100,000 personnes et que l'impôt personnel a triple.Il est donc urgent, selon lui, de renverser la vapeur et de mettre un terme aux interventions inutiles de l'Etat dans le secteur public.Fetro-Canada lui semble etre le plus bel exemple d’une intervention injustifiée.M.Clark a d'ailleurs rejete une à une les cinq raisons invoquées par le gouvernement a l'epoque pour créer Fetro-t’anada.D'abord, a-t-il dit, le gouvernement n’avait pas a s’engager dans ce secteur en invoquant le fait que d'autres pays, tels la France, le Brésil, le Mexique, Font déjà fait.Deuxièmement, il est faux de prétendre qu'un tel organisme fournirait davantage d’informations sur le secteur pétrolier puisqu’on ne retrouve pas ce genre d’organisme dans les autres secteurs economiques.Troisièmement, Fetro-Canada n’a jamais réussi a garantir les sources d’approvisionnement en pétrole tel que prevu au debut Quatrièmement, de dire M.Clark, la creation de Fetro-Canada n'a pas généré plus de capital d'investissement puisqu 'elle n'a dépensé que $130 millions en exploration, soit un milliard de moins que l'entreprise privée.Enfin, le leader conservateur rejette l’argument voulant que cet organisme aurait pu créer une espece de conscience nationale ou de patriotisme.Soulignant que Fetro-Canada coûte $100 millions cette annee aux contribuables, M.Clark a soutenu que le gouvernement a créé "un dangereux precedent” en établissant un organisme sans que le besoin existe réellement.Il en a conclu qu un gouvernement conservateur réduirait considérablement le role de Fetro-Canada et laisserait une large part de son mandat a l'entreprise privée’.Ayez l’oeil sur nous! contact lundi 26 septembre 20h30 ?Le transport des personnes ^ au Québec et ailleurs Animateur: Gil Courtemanche visage mercredi 28 septembre 19h30 Invitée: Thérèse Casgrain ASA Radio La télévision de W Québec Canal 17 Montréal ou !e câble I » ’ êi- 't 1 '(*«*.«'w’1;' ï ww'«wi» f* > fnfuww ' m » ¦ DÉCLARATION Le gouvernement des Duvalier s’apprête à célébrer les vingt ans d’indignité nationale qu’il a imposés au peuple haïtien.Vingt ans au cours desquels le pays a connu, à un degré inégalé, tyrannie, assassinats, misère, famine, délabrement généralisé des diverses branches des activités nationales, vente aux enchères des ressources du pays et exode de centaines de milliers d’Haïtiens en terre étrangère.Vingt ans au bout desqules Haïti, devenu un comptoir que se partagent les États-Unis, la France, l'Allemagne Fédérale, Israël et le Canada, est largement pris en tutelle par “l’aide internationale".Tel est le bilan tragique de vingt ans d’un pouvoir établi et entretenu par la répression politique, le mépris des libertés publiques, l'incurie administrative, le pillage des deniers publics et l’abandon de la conduite des affaires du pays à des puissances étrangères.Pendant ces 20 années de tyrannie, le peuple haïtien a toujours refusé de vivre à genoux.De 1957 à aujourd’hui, dans toutes les couches de la société, des organisations et des citoyens isolés se sont dressés et se dressent encore pour combattre par tous les moyens la dictature des Duvalier et ses sinistres corps de répression.Aujourd’hui, à ce carrefour de leur histoire nationale, les Haïtiens, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, cherchent à conjuguer leurs efforts pour organiser le rassemblement unitaire du plus grand nombre de forces et d’organisations politiques de l’opposition.Il nous faut montrer à l’opinion publique nationale et internationale notre détermination à lutter ensemble — en comptant d’abord et avant tout sur nous-mêmes — pour débarrasser le pays du joug des Duvalier et ouvrir la voie à un gouvernement démocratique et responsable.Nous, signataires de la présente déclaration, affirmons notre solidarité avec le COMITÉ UNITAIRE pour les manifestations anti-duvaliéristes du 22 septembre (COUMA).Nous exhortons le plus grand nombre de patriotes à ne ménager aucun effort pour participer avec force et vigueur aux contre-manifestations organisées par le COUMA 22 SEPTEMBRE 1977.Nous sollicitons l’appui et la solidarité des amis du peuple haïtien et les invitons à être avec nous pour soutenir la cause que nous défendons.VINGT ANS DE DUVALIÉRISME, C’EST ASSEZ ! Ghislaine Chartier Yves Flavian Henry Gerva la Comité pour la libération des AH Maurice André Antonin Dumas Pierre Anthony Kavanack prisonniers politiques haïtiens Ernst Verdleu Carry Hector Armand Mattslart Carrefoir Intsmationai Adeline Chancy Chartes Manigat Jacques Bourgault Service Universitaire Canadien Renaud Bernardin Claude Manigat Hernando Martinez Outre-mer(SUCO) Verens Bernardin Claude Noise Carlos Villieca' Association des Chiliens Françoise Ulysse EmleOllivier André Liebitch de Montréal Yves Montas Henry Plquion Anne Légaré Bureau desprisonniers politiques Maurice Santkiy Fritz Séide Lucille Baudry du Chili Claude Pierre Duval Rosny Marcel Rafle Centrais des Enseignants Serge Augustin Michéle Louis Micheline Labele du Québec Pamell Marc Solange Louis Stephen Sehecter Union des Vietnamiens au Canada Camille Julien Franck Placide Jorge Nlosl AssociaHon Québec Palestine Daniel Holly Fresnel Moïse Graciela Ducatanzeiler Comité d’action André Archér Georges Anglade Eourdo Ouasada clnématograpNque Renaud Bazin Louis Roy Jalme Falvovich Amis despeuples d'Amérique Clark Cadet Pierre Simon Elias Cabrero latine Jean Coulanges René Saint-Louis Alexandre Elborreta Comité québécois de la Paix Etzer Flavian Antoine Carré Comité de solidarité avec le peuple argentin LE COUMA (22 septembre) organise une soirée POLITICO-CULTURELLE le SAMEDI 24 SEPTEMBRE 1977 à la SALLE POLLACK, 555 SHERBROOKE EST (métro McGill) Programme: Interventions politiques Participation d’artistes, haïtiens particulièrement la grande chanteuse M&riiïlA J KAN-CLAUDE LE DEVOIR w René Lévesque 3 Montréal, samedi 24 septembre 1977 Y Embauchez - nous âtcomcteq ^ J sarvtBdapOMl VANCOUVER • CALGARY • EDMONTON • WINNIPEG • TORONTO • MONTREAL C.P.166 - 55A Edison ave., H5A 1A7 - TéL 866-3894 54 • Bilan et perspectives après une année de pouvoir Le premier ministre, M.Kene Lévesque, a reçu cette semaine à son bureau de Québec trois journalistes du DEVOIR avec lesquels il s’est entretenu, durant plus de deux heures, de l’état de son gouvernement a deux mois du premier anniversaire de la prise du pouvoir par le Parti québécois.Dans cette première tranche de l’entrevue, dont la suite paraîtra lundi et mardi, M.Lévesque analyse la nature et le fonctionnement des structures qu’il a mises en place à son arrivée; il parle du style et des méthodes de travail de son conseil des ministres; il admet qu’on y palabre beaucoup et longtemps, ce qui était cependant inévitable; il annonce un remaniement prochain; il dégage quelques grandes priorités, économiques et sociales surtout.L’avenir, dit-il, sera davantage marqué de mesures concrètes.Quand on lui dit que la loi 101 aura été la grande mesure de cette premiere annee, il exprime de fortes réserves et considère que la loi 2 (sur le financement des partis) est “au moins’’ aussi importante.L’un des objectifs “fondamentaux” que compte poursuivre son gouvernement au cours des prochaines années est la décentralisation parce que “l’hyper-centralisation qui s'accentue constamment” au Québec est en voie de devenir “caricaturale”: il faut rendre aux citoyens ce qui leur appartient.Dans la deuxième tranche de l’entrevue, M.Lévesque parlera longuement du référendum, des négociations avec Ottawa et du scénario qu’il prévoit sur la voie de l’éventuelle souveraineté.propos recueillis par Bernard Descôteaux, Jean-Claude Picard et Michel Roy LE DEVOIR — Monsieur le premier ministre, votre gouvernement aura bientôt un an.Voulez-vous d’abord faire un bilan, non pas de la législation, qui est connue, mais plutôt un bilan politique et administratif.No songeons en particulier aux nouvelles structures que vous avez mises en place, au conseil des ministres, au comité des priorités, aux ministères d’Etat.Comment tout cela a-t-il fonctionné?M.LEVESQUE — Vous parlez du comité des priorités.Comme vous le savez, il est formé des cinq ministres — Développement économique, Développement culturel, Développement social, Aménagement et Reforme parlementaire — et (le deux ministères horizontaux, forcément inpliqués, c’est-a-dire le ministre des Finances et le ministre des Affaires intergouveernementales, et de votre serviteur.Le comité de priorités compte en tout huit personnes.Cela répond aux besoins de coordination et de prospection du gouvernement.Nous sommes en train de roder la foi mule depuis une dizaine de mois.Plus ga va, plus je suis*convaincu d une chose: si ça ne marche pas, il va falloir trouver autre chose du meme genre; il n’y a plus moyen de fonctionner sans avoir cette espece de mastication et de sens de la perspective qui doivent etre confiés a un groupe quelconque a l inté-rieur d’un gouvernement.Autrement, on se perd.Alors votre question est opportune car.sans ^retendre que l’expérience est confirme à tout jamais, la formule étant encore expérimentale, nous avons depuis le mois d’aout, en particulier a deux reprises de manière intensive, consacre deux seances a la perspective, a court terme surtout dans le domaine économique et, à moyenterme, sur un cycle d’une couple d’années, sur les priorités justement.Les priorités prioritaires — A quelles priorités faites-vous référence ici?— Ce mot, comme bien d’autres, finit par se devaluer.Il n’est pas question de dire: les priorités, c’est tout et c’est n’importe quoi! Il y a 25 ministères, il y a des centaines de programme.Dans tout cela, des choses extrêmement importantes peuvent se produire d’ici deux ou trois ans, appelées par les événements qu’on ne connaît pas.Je veux donc parler ici des priorités prioritaires, si l’on peut dire, ce que l’on pourrait appeler l’armature de l’action du gouvernement, les actions les plus significatives qui peuvent découler de notre programme qu’on a mis 10 ans a mettre au point; je parle aussi de la perspective que nous avons dégagée pour nous-mc.nes, tant bien que mal, sur la façon dont une société comme la nôtre devrait avancer.Dans tous les grands domaines, il s’agissait de revoir cela de nouveau, de faire le point après une dizaine de mois, d’établir une perspective de deux à trois ans, en tenant compte que l’imprevisible peut toujours arriver, mais qu’il y a certaines choses fondamentales sur lesquelles on doit concrétiser l’accent qu’on doit mettre.Ce sont, sinon des urgences — et il y en a — en tout cas des choses d’une importance tellement fondamentale que ça forme un ensemble qu’il s’agit d’ordonner comme il faut.C'a nous permet de voir venir le discours inaugural de la deuxième session qui doit etre une session d’élargissement, d’approfondissement de l’action, peut-être aussi le report de certaines choses qui ne seront pas complètement mures, qui n’auront pas dépassé l’étape du livre blanc.Je pense que nous allons couvrir tout le programme qu’on s’était fixé cette année, sans nécessairement le finaliser.Farce que ce n’est pas un cadeau! — Revenons au comité des priorités.- Le comité des priorités est au coeur de ces questions.Je pense que, sa périodicité devenant de plus en plus necessaire.on le sent, c’est une forme d’institution de décisions politiques, ou de pre-decisions politiques, puisque tout doit aller au conseil des ministres, institution qui est essentielle et qui, plus ça va, fait la preuve de sa nécessite.— Quand vous avez annoncé ces nouvelles structures, on a parlé des superministres.Il y en a qui n’était pas sur le même pied que d’autres.- Mais ça.c’est toujours ainsi! C’est souvent une perception extérieure très normale qui tient parfois au volume du budget.Je vous donne un exemple bien simple: on vient de voir un remaniement modérément important a Ottawa et tout le monde dit que Mme Monique Régin devient "the top woman du Cabinet puisqu'elle a le plus gros budget.Ça ne va pas de soi.C'est vraiment de l’interprétation.Certains sont dans le noyau des vieux amis; pour d'autres, on parlera de la grosseur du budget.Ce n'est que par l interaction des ministres au sein d'un Cabinet qu'on peut voir ou se situe l'influence relative parce qu elle depend énormément de l’impact normal d un individu.— Au printemps dernier, vous disiez que votre gouvernement cherchait à voir l'ensemble de la forêt, pas seulement les arbres.Les structures créées et leur fonctionnement vous ont-elles permis de voir la forêt?Franchement, oui, je le crois.Car on risque tellement de se perdre dans toute la plomberie.C’est non seulement un risque, c'est un fait.On s’y perd parfois.Deux feux éclatent.11 faut les éteindre.Constamment des urgences surgissent.Si on veut garder une perspective à travers ce vaste fouillis qui est la multitude des problèmes survenant tout le temps, si on veut conserver une idee de la forêt, il faut quand meme qu'il y ait des gens qui acceptent de se consacrer surtout a ce travail-la.Le groupe des ministres d'Etat est reste très leger; c'est un peu comme des task forces permanents a l’intérieur de [ appareil.Je viens de sortir des deux reunions de septembre.Et je crois que nous atteignons le but: on garde assez de recul, assez de prospective aussi pour avoir une bonne idee du point ou nous en sommes apres 10 mois.J’ai l'impression que l'instrument est bon.— Vous ne songez pas à modifier cette structure?En ce moment, non.Nous avons parle entre nous de l'état de l’expérience.J 'ai plutôt l'impression qu elle est en voie de se confirmer.Je ne dirai pas que c’est final.C’est encore trop tôt.L’exigeant défi des ministres — Mais, pour les ministres, ce n’est sans doute pas facile.Chacun doit défendre ses projets à plusieurs échelons.Il faut être très fort pour franchir toutes les étapes.Certains préféreraient avoir directement accès à votre bureau! — Alors, on reviendrait de la sorte au regime Duplessis! Dans le temps de M.Duplessis, la legende veut que tous les dossiers pouvaient rester plus ou moins bloqués sur son bureau aussi longtemps qu'il n avait pas eu le temps de réagir.Et c’est une sorte de folklore qui a traîné longtemps: le bureau du premier ministre était la plaque tournante de tous les arbitrages.En réalité, les ministres d’Etat se trouvent à relayer ce travail d’arbitre.C’est une partie en tout cas de leur travail.Ça facilite en partie la tache des ministres départementaux pourvu qu’ils jouent le jeu des comités.Ça peut les etayer quand ils proposent des projets avec lesquels un comité ministériel est déjà d’accord.Ça permet aussi de voir beaucoup d'implications qu un homme seul, a la tete de son ministère, ne voit pas.Il y a trop d inter-relations entre les projets.Farlerde logement, par exemple, c’est parler d'économie, c’est aussi parler d’affaires municipales, c’est parler du social.etc.— Four un ministre, c’est quand même plus exigeant! Oui.c’est plus exigeant, mais c’est en meme temps plus rassurant.Tout dépend aussi de l'interaction des hommes, et des femmes.Cela c’est l'idée d’equipe dans un cabinet.Dans l'ensemble, la structure est en santé.Bien sur, il y a des conflits et des heurts; il y en aura toujours, c’est normal.— Y a-t-il des cas où des projets acceptés au comité des priorités ont ensuite été écartés au conseil des ministres?- Jusqu’ici, non.Pas des choses venant du comité des priorités.Des changements.des additions, des soustractions, des changements d'accents, oui.Mais prenons l'exemple d'un comité permanent, celui que coordonne Marois.le développement social.Disons la question de l assurance-automobile: du travail a été accompli avec Mme Fayette, évidemment.Mais ce projet social avait aussi des implications economiques et financières qui ont entraîné des amendements au conseil des ministres, a certains moments.parce que certains aspects n'avaient pas été vus aussi clairement qu'on a pu les voir quand tout le monde est reuni et peut réagir.Donc, il y a des successions d'impacts qui viennent.Si nous n avions pas les comités permanents dans cette succession, il n’y aurait pas de relais.Et les distinctions entre le social et l economique sont artificielles.Tout le ; n Un interviewé qui n’oublie pas qu’il est chef du gouvernement Rene Levesque se porte a notre rencontre dans Tanti-chambre de son bureau, au troisième etage- d’un batiment de béton qu’on appelle le "bunker’’ a Quebec parce-qu’il ressemble à une section du Mur de l’Atlantique des années quarante.11 se présenté dans sa tenue preferee: chemise ouverte à manches courtes, pantalon de lainage bleu un peu froissé, chaussures sport "Wallabee” en daim brun-tabac.Il est décontracté et souriant.Voyant que nous sommes accompagnes du photographe, il se resigne à passer une cravate et à endosser sa veste.Fuis, le premier ministre nous introduit dans son bureau et, comme c’est une premiere visite, il se plaît a nous montrer les avantages et les commodités dont le constructeur et le décorateur l’ont pourvu.En appuyant sur un bouton, il télécommandé les rideaux qui habillent une large baie vitree ouverte sur les Flaines et le fleuve.Encastre dans le mur, le téléviseur est recouvert d un panneau mobile qui se déplacé automatiquement.Au-dessus, on admire une magnifique tapisserie murale de Mariette Housseau-Vermette.Fosès sur l’épaisse moquette, quelques meubles de bois et une grande table de travail dont le style d’epoque n’est pas accordé au decor neutre.Un apprendra que c’est une piece presque historique et retapée: Daniel Johnson et Jean Lesage y avaient travaillé et, avant eux, Maurice Duplessis, et peut-etre meme Louis-Alexandre Taschereau.Nous nous installerons dans la piece voisine, meublée sobrement et confortable: divant et fauteuils de cuirs.Dans ce haut-lieu de béton, de chene blond et de verre, régnent la discretion et le silence; tout y est feutré; on n'entend rien et on ne voit personne.Ce n’est pas dans ce milieu artificiel, climatise et impersonnel que I on se représente Kene Lévesque au travail.• L’accueil est simple et courtois.Mais le premier ministre restera froid, un peu distant.On ne retrouve pas l’homme tant de fois interviewé au cours des années dans le désordre de ses bureaux d antan.L un de nos collègues propose une explication: “C’est parce que nous sommes du DEVOIR!” Je n'en crois rien.C'est plutôt parce que René Levesque est chef de gouvernement et qu'il ne l'oublie pas.Contrairement à l'impression souvent répandue, il se refuse a toute familiarité avec les représentants de la presse.11 ne commet pas Terreur involontaire de son prédécesseur, Robert Bourassa, qui favorisait systématiquement des rapports amicaux et familiers avec les journalistes.Très rares sont ceux qui le tutoient dans son entourage ministériel et politique.A aucun moment, son comportement ne fera oublier qu’il est premier ministre.Et c'est bien ainsi.11 y a cependant dans cet exercice de l’interview une dimension officielle qui n’existait pas naguère.C’est la gravité du pouvoir assumé, insaisissable mais toujours présente.11 y a autre chose.Chef d’un parti d’opposition, il parlait d’abondance sans se soucier de la portée de chacune de ses paroles.qui dépassaient régulièrement sa pensée.Rien de cela a présent: ses propos sont devenus prudents.11 hésite davantage avant d employer une épithète ou un verbe actif.Il assortit ses declarations de “peut-être", de "parfois’’ et de nombreuses réserves.11 conjugue ses affirmations au conditionnel.Et ceci encore qui ne laisse pas d impressionner son entourage: il ne s'emporte pas; il attaque mais prudemment; il calcule davantage tous les risques; il est sage.Il a beaucoup mûri ces dernières années.11 est plus serein mais il n’est pas moins determine.Un dernier point.Il respecte ses interlocuteurs.Il ne dit pas tout ce qu il sait ni tout ce qu’il pense.Mais ce qu’il dit, il le sait et le pense.Enfin, marque d’hospitalité qui ne laisse pas indifferent: il offre le café - Michel ROY (Photo Jacques Nadeau) monde s'en rend compte.De meme pour le culturel; nousessayons en ce moment d etudier de près la question des industries culturelles (le disque, le livre, des emissions exportables ou pas), et nous voyons bien que c’est aussi economi-que.— Toutes ces structures ne supposent-elles pas beaucoup de discussions, de réunions, de paroles?Far moments, n’avez-vous pas la tentation de rechercher des formules plus efficaces, moins laborieuses?Une année de beaucoup de.mots! — Au fond, on finit par arriver aux memes conclusions que celles de Winston Churchill pour qui la démocratie était un mauvais système, mais supérieur a tous les autres! J’avoue que ma perspective n est pas encore tout à fait claire à ce sujet.Mais ça viendra.Notre premiere annee.et nous y sommes encore quand meme, est une annee.(pause).disons, de beaucoup de mots! Beaucoup aussi de ce que Ton pourrait appeler l'arrière-plan personnel de tout le monde.Chacun met son paquet sur la table, et souvent à répétition, parce que nous avons tous un ackground.Si on commençait à employer le sablier (comme nous l’avons fait un jour à l'Etape pour s'amuser) et décidant de se limiter à des interventions de trois minutes chacun, j’ai l'impression qu on y perdrait beaucoup, on perdrait de cet enrichissement qu'il y a a se mieux connaître les uns et les autres.Dônc.il est peut-etre mieux d admettre que ça prend du temps.Les seances du conseil sont très longues.Mais, depuis un certain temps, j’ai remarque que c'est moins dithyrambique.Chacun est plus conscient du fait qu'il n’est pas necessaire de refaire chaque fois les préambules.Mais, au debut et pendant un certain temps, ces longueurs sont inevitables et c’est bon.¦ — Et êtes-vous satisfait de vos ministres?On dit que vous suivez de près la performance de chacun.— C'est évident.Je ne peux pas faire autrement.Dans le système ou nous sommes, c'est moi qui ai la tache de les nommer et, eventuellement, le cas échéant, ça peut arriver, de les dénommer ou de les déplacer.Donc, il faut que je suivre de mon mieux ce qui se passe si je veux voir venir ce qu’il est inévitable qu’on doive voir venir, les ajustements qui peuvent devenir necessaires, au besoin les chambardements qu’il faut faire à l’occasion.Cela ne veut pas dire que je suis là comme une espèce de pseudo magister qui a le nez fourre partout.J’essaie au contraire de ne pas m’en meler dans les détails et de ne pas m embarquer dans un dossier a moins qu’il ne soit necessaire d’en parler.Mais un évaluation périodique de Tetat general du conseil, des performances aussi, est nécessaires.Je ne peux pas éviter de le faire.Si je ne le faisais pas, ce serait irresponsable.— A quelle conclusions vous conduisent cette évaluation?Ce me mene à ceci, et vous comprendrai que je n’aille plus loin: j’ai très très sincèrement l’impression qu on a.maintenant que le premier rodage est fait, un cabinet très très fort.C’est un jugement d’ensemble que je porte, et ce n est pas nécessairement vrai dans tous les details.J’ai comparé avec d’autres cabinets que j’ai connus ici, et d’autres que j’ai suivis ailleurs, a commencer par le T rench Fower dans ses grandes années a Ottawa, et je n ai jamais vu, je crois, et sûrement pas vécu, un ensemble potentiellement aussi fort au point de vue capacité de produire.Une autre chose est rassurante et fait en meme temps problème: nous avons un arriere-ban, un potentiel sur les banquettes.Rassurant donc et angoissant en meme temps parce que Ton sent une pression, forcement.Au fond, c’est le résultat — avec rembarras de ressources qu'il suscite — de sondages qu'on a vus depuis quelques années d apres lesquels le Farti québécois ramassait une masse enorme des generations nouvelles, les plus instruites, les plus articulées, les plus ouvertes sur la diversité de la société nouvelle.Ce genre d’assemblage est sans précèdent.Ce n est pas un cadeau a certains points de vue! L’emploi du temps: Lévesque et Trudeau — M.Trudeau disait l’autre jour à Ottawa qu'une étude de l'emploi de son temps faite par des spécialistes lui avait révélé qu'une trop grande partie de ses journées était dévorée par des tâches secondaires; en faisant son remaniement, l’un de ses soucis était justement de remédier à cette situation.De votre côté, qu’en est-il?Estimez-vous avoir le temps nécessaire pour vous consacrer aux tâches essentielles qui sont celles du premier ministre?— Je crois que c’est en train de devenir un problème central.Tout est tellement complexe et il y a tellement de pressions de tous les cotés qui surgissent a Timpro-viste au point que mon agenda est constamment bouscule.Aujourd'hui par exemple, j’ai reçu deux ou trois appels, dont deux au moins portaient sur des choses que je n'avais pas prévues.Je dois m en occuper mais, du coup, mon programme est debalancè.Donc, le problème d'allocation du temps se pose pour tous les gars qui sont en charge de centres de decisions politiques.Dans mon bureau, ici, c’çst quelque chose! Mais je ne crois pas que la solution soit de “staffer” au point ou Trudeau peut le faire.Je n en fais pas une critique.Mais si le personnel devient trop lourd autour du premier ministre, il risque de se substituer à l'appareil normal de décision qu'il faut coordonner le mieux possible mais auquel on ne doit pas se substituer; autrement, on paralyse tout.Donc, la réponse n’est pas de constituer un bataillon trop fourni dans ce qu on appelle le cabinet du premier ministre.D’un autre coté, il faut s’assurer que Tequipe est bien articulée, fonctionne au maximum et prepare cette coordination.Ça avance de ce cote-la.Mais c'est une des choses les plus difficile a faire.Je depends d'une équipé.Le shape down, comme on dit, va bien, mais c'est loin d'etre complet.— Avez-vous chosi un chef de Cabinet en remplacement de M.Louis Bemanrd (muté au ministère d’Etat à la réforme parlementaire)?— Oui, c'est Jean-Roch Boivin.Louis Bernard, d une certaine façon, est un gars quasi irremplaçable quant a la connaissance extraordinaire du Farlement et de la machine administrative.Far ailleurs, en m’appuyant davantage sur les services du Secretariat general, qui est mon ministère, et comme il ne pouvait pas etre question de retrouver exactement le meme type d homme, surtout avec le caractère d'engagement politique que pouvait avoir Louis Bernard qui a risque toute sa carrière il y a sept ans, mais qu’il fallait aussi trouver ce meme genre d habitude interne dans la machine, et de garder une dimension peut-etre un peu plus ouverte sur Montreal, on a change un peu la^definition et j’ai choisi Jean-Roch Boivin.C'est un avocat de pratique, engagé politiquement depuis des années, depuis le début du Farti, qui est indiscuté ici dans Tequipe et qui a une dimension montréalaise très solide, non seulement dans les milieux de la justice, mais aussi dans les milieux politiques.C’a répond a une autre definition de la fonction a la condition que je m'appuie davantage, technocratiquement, sur le Secretariat général, ce que je n'avais pas trop a faire avec Louis.C’a change un peu Taccent.Au surplus, ça évite ce qui est arrive dans le cas de M.Benoit Morin, dernier chef de cabinet de Bourassa, ça évite de prendre un gars de la carrière et de le compromettre.Farce que l'inévitable accointance politique compromet toujours.Dans le cas de Jean-Roch, ça fait longtemps que c’est fait! — Y aura-t-il des changements au conseil des ministres?— Oui.La question se pose d’ici la fin de Tannee.Mais je n’ai pas encore la réponse.C'est vers la fin de la session, a Te-poque des fetes, que je prévois le faire, pour autant qu’il y ait des choses substantielles a ajuster.— S’agira-t-il d’un vrai remaniement?— Comme écrivait Normand Girard (dans Le Journal de Montreal), je vais prendre une cigarette pour voir si vous ne me suggéreriez pas de dire que ça pourrait etre d’une certaine ampleur .On s’en tiendra a ça! (Rires).Voir page 6: René Lévesque TOUT L’HOMME EN SANTÉ Par Louis Turgeon H m L’auteur à 73 ans.200 préparations alimentaires de santé expérimentées pendant quarante années de recherches.250 pages décrivent les troubles et les malaises divers.350 pages donnent les recettes et les trucs efficaces 75 pages additionnelles enseignent les nouveaux secrets d’amélioration de la personnalité.$20.00.675 pages A votre librairie préférée — Voyez les pages jaunes du tél.— ÉDITEUR: t-6S ÉttldeS d6 la 165 est, Grande Allée -1216 Québec • Tél.; (418) 523-3259 -COURS DU SOIR- DESSIN-PEINTURE D’APRÈS MODÈLES VIVANTS les cours commenceront le 4 octobre 1977 inscriptions reçues dès maintenant PROSPECTUS ENVOYÉ SUR DEMANDE Gérald Savoie, professeur ATELIER D’ART DU ROYAL ENRG.Sous la responsabilité du Centre d'Art et Loisirs d’Outremont 215, avenue de l’Épée, Outremont Jour tél.: 273-8184 • Après 18h.: 273-6148 4 84043986 4 • Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 éditorial La leçon de l’Angleterre Des lecteurs du DEV01K ont été scandalisés et choques par l’examen impitoyable que Pierre Lemieux faisait en page cinq, mercredi et jeudi, du glissement de notre société dans le culte excessif des valeurs dites collectives.Et à l’examen, il serait facile de démontrer que, juste dans plusieurs de ses intuitions, le diagnostic de notre collaborateur est tantôt unilateral tantôt trop global.Mais au cas ou l’on serait tenté de renvoyer l’analyse du collaborateur québécois de l’Institute for Humane Studies comme un pur échantillon de la “nouvelle’’ pensée réactionnaire, on aura profit à lire attentivement un remarquable article d’un journaliste britannique, Paul Johnson, qui a paru d’abord dans l’hebdomadaire The New Statesman, de tendance travailliste, et dont le Montreal Star reproduisait samedi dernier le texte intégral.On y verra que le néo-collectivisme a couleur corporatiste, loin d’etre un pur produit de l'imagination bourgeoise, est au contraire déjà installe solidement dans la texture meme de la société britannique, et aussi, quoique dans une mesure moindre, de la nôtre.• On sait combien le Labour Party a été depuis un demi-siécle l’un des principaux ferments de renouveau de la pensée et des structures sociales et politiques en Angleterre.Identifie dès l'origine par son nom meme au mouvement syndical, le Labour est toujours resté lie à ce mouvement.Là réside l’explication premiere de la place décisive qu’il n’a cessé d’occuper sur l’échiquier politique britannique depuis les jours où il finit par supplanter le Parti libéral comme l’un des deux grands partis d'Angleterre.Mais le Labour, en meme temps qu’il pouvait compter sur l’appui du mouvement syndical, fut bien davantage qu’une simple annexe politique de la force syndicale, du moins jusqu’à ces temps derniers.Dès l’origine, sous l’impulsion de la Eabian Society, il fut aussi le parti de la réforme, au sens le plus large du terme, et le parti de la générosité intellectuelle.Le Labour, dans ses années de riche fermentation, ne fut pas seulement le “bras” politique des syndicats.11 fut aussi, rappelle avec nostalgie Johnson, le parti des “chômeurs, des travailleurs opprimés, des militantes féministes, des pacifistes, des professeurs et des éducateurs, des réformateurs de prisons, des homosexuels, des écrivains, des artistes, des esprits détraques et des marginaux religieux, des puritains et des partisans de l’amour libre, des Quakers et des athées, des travailleurs ordinaires qui nourrissaient des rêves et, avec eux, de la majeure partie de la classe moyenne instruite.11 incarnait en un mot la richesse de tous les particularismes de l ’humanité et on eût dit qu’il regroupait dans ses rangs tout l’eventail de l’humanité civilisée ".Déjà quelque peu émoussés par un long séjour au pouvoir, ces traits existaient encore dans le Parti travailliste en 1951, année où Paul Johnson choisit de s’y inscrire.Le Parti obtint cette année-là plus de 13 millions de voix, raconte Johnson.“Ce chiffre prouve que ses portes étaient encore assez larges à cette epoque pour accueillir la nation tout entière et aussi une infinité d’individualités différentes”.C’était le temps de Hugh Gaitskell.Si l’influence étouffante de certains éléments autoritaires se faisait déjà sentir dans les débats de procédure et au moment des votes (où s’exerçait l’influence prépondérante des mandats syndicaux), elle était néanmoins contrebalancée par “la capacité d’acceuil du parti parti envers les éléments jugés bizarres et par son engagement envers les valeurs de liberté”.• Mais voila une réalité qui remonte déjà à un temps lointain.Aujourd’hui, constate Paul Johnson, l’esprit collectiviste qui inspire très largement le mouvement syndical, s’est infiltré dans la vie du Parti travailliste lui-meme.Le glissement commença avec l’instauration de l’atelier fermé, qu’est venue confirmer une loi récente du gouvernement travailliste.“11 ne saurait y avoir de doute au sujet de l’atelier fermé, écrit Johnson.Je le sais dans mon intelligence.Je le sens dans mes os.En toutes circonstances, et quelques spécieuses justifications de temps, de lieu ou d’utilité pratique que l’on puisse invoquer à son appui, l'atelier fermé est moralement mauvais.11 est mauvais autant que peut l'ëtre l’emprisonnement sans procès ou une condamnation sans le "due process”.11 livre l’individu à la merci d un tribunal-fantôme et fait peser sur lui la menace de la réprobation collective prononcée par la foule de l’atelier”.Dr ces réserves n’ont pas empeché le Labour Party d’institutionnaliser l’atelier fermé a un degré très poussé.Et ce premier glissement a été suivi de maints autres qui font qu’aujourd’hui, les colloques entre dirigeants du gouvernement et dirigeants du mouvement syndical ont plus d’importance que n’importe quelle séance du Parlement britannique.En meme temps qu’il dispose de ce pouvoir politique considerable, l’establishment syndical, grâce au régime de l’atelier fermé, possède du moins en puissance un véritable droit de vie ou de mort sur l’emploi, voire sur le role politique des millions de citoyens qu'il regroupe obligatoirement.Ainsi, commente Johnson, “un homme jouit de l’existence politique et a le droit d’indiquer ses vues, non pas comme électeur individuel, mais comme syndiqué, et seulement à travers le mécanisme de son collectif”.Un dirigeant syndical bien connu, Hugh Scanlon, est aile jusqu’à dire: “La liberté, à mon sens, consiste a se conformer a la majori- té ”.Cette petite phrase exprime, à n’en pas douter, un sommet du nouvel esprit corporatiste qu’on retrouve un peu partout dans les institutions britanniques.Il resterait à Alain Peyrefitte, ce grand expert des fresques historiques à motifs parareligieux, à nous dire si pareille dégradation du processus démocratique doit etre attribuée au protestantisme ou au catholicisme! Dans un système où de plus en plus de décisions échappent au processus démocratique ouvert et se préparent à la faveur de colloques privés entre le gouvernement et des groupes d’interet, inutile de dire que les valeurs de création et d’originalité en prennent pour leur rhume.Qu’à la faveur d’une extinction de la foi généreuse des debuts, de nombreux syndicats deviennent aussi des lieux privilégiés d’intervention pour des agitateurs gauchisants et des objets de manipulation aux mains de petites cliques, rien de plus logique.Que, face a la violence, le gouvernement, oubliant une longue et glorieuse tradition britannique de refus de la violence, se sente impuissant, voilà une autre consequence du glissement vers la domination de plus en plus forte des groupes d'intérêt sur l’appareil politique.Paul Johnson, après un quart de siècle d’engagement au sein du Labour, a cru devoir sortir de ce milieu où il étouffait de plus en plus.Comme il se devait, on n’a rien trouvé de mieux a lui repondre dans le dernier numéro du New Statesman, que de l’inviter à admettre qu’il est devenu un méchant conservateur! • Le Labour naquit en Angleterre d’un dessein égalitaire que tempérait richement un goût très poussé de la liberté.Avec les années, le culte de l’égalitarisme a toutefois pris le dessus sur les valeurs de liberté.Résultat: des esprits nombreux concluent qu’il faut désormais entreprendre sous d’autres auspices la restauration des valeurs de liberté.“Tandis que le Labour s’enfonçait dans le collectivisme, écrit Johnson, j’en suis venu à comprendre pour la première fois peut-être de ma vie la force invincible de mon attachement personnel à l’esprit individuel.La conscience individuelle est le don le plus précieux que possède l’humanité.Un credo politique qui respecte cette valeur, quelque mal qu il puisse faire ou incarner par ailleurs, est foncièrement sain, car il contient en lui-même ses propres mécanismes de redressement.Mais dans un système où la conscience a été collectivisee, il n’existe plus de barrière fiable sur la route qui mène à Auschwitz et au Goulag”.Paul Johnson refuse de faire un pas de plus sur cette route glissante.Ici comme aüleura, combien continuent à s'y engager sans se rendre compte de ce qu’ils font.Claude R Y AN bloc-notes Le comité Marsan et la “solution” Taillibert Ainsi donc le comité Marsan est profondément divise sur le mat Taillibert.Ces divergences de vues n ont rien de surprenant ni de scandaleux.Ce qui est moins compréhensible et complètement inacceptable, c'est que certains personnages, qu’ils logent à la RIO ou à l'hotel de Ville de Montreal, tentent par des fuites opportunes, d’abord dans "La Presse ”, puis hier dans "The Gazette", de faire croire a la population que le comité d'étude formé par le ministre responsable du dossier, M.Claude Charron, a finalement conclu qu’il faut y aller d'une autre saignee de $100 millions et que la "solution Taillibert" est la meilleur sinon la seule qui soit possible."Tiens-loi à distance de celui qui n’aime pas le pain ou la voix d'un.enfant" (Proverbe suissel Depuis quelques jours, l’école a repris.Des le matin, j'entends, sous mes fenetres, le piaillement des écoliers qui se chamaillent dans la cour de l'école Sainte-Cécile en attendant l'ouverture des portes — "Est-ce que ça vous dérange, Monseigneur, d'entendre cette marmaille?” — “S'il fallait que ces écoliers me dérangent parce qu'ils sont jeunes et qu'ils sont la! IL est bien triste et malheureux le peuple qui n'entend plus le cri des enfants”.S* les jeunes n’ont pas une place importante dans nos institutions, nos preoccupations et notre coeur pour quel avenir nous donnons-nous tant de mal?Un peuple qui n'aime plus les enfants sent déjà le cadavre.Car la dénatalité n’est pas seulement un problème de couples, mais le mal d une collectivite qui est en baisse d espérance et à court de projets."Chaque enfant vient avec le message queDeu n'est pas décourage de l’homme" (Rabindranath Tagore).Comme chacun d'eux mérité d etre traité avec le respect qu'on accorde au mystère! Soyons exigeants pour les jeunes, montrons-leur que nous attendons beaucoup d'eux: c’est une forme du reepect que nous leur devons et Cette recette qui a fait ses preuves, puisqu'elle nous a déjà emprisonnés dans un déficit de $1 milliard, n’est que trop familière.Ceux qui ont attaché leur gloriole et leur fortune a ce monstre de béton, ayant réussi leur coup une premiere et coûteuse fois, veulent coincer le gouvernement Lévesque comme ils ont embobiné le cabinet Bourassa, et obliger Quebec à se résoudre a la seule et "inevitable” solution, quitte à ajouter aux finances publiques un autre deficit aussi inutile que désastreux.11 ne faut pas que pareille bousculade l'emporte, que Ton escamote encore le débat pricnipal, et qu’une fausse unanimité ou une nécessité ils nous sauront gre de leur avoir fait cette confiance.Mais rappelons-nous que nous ne pouvons concourir à leur éducation seulement avec des paroles, fussent-elles porteuses des plus beaux principes.Les jeunes nous observent plus qu'ils ne nous écoutent.L’idée que nous leur donnons de l'àge adulte vers lequel ils marchent depend plus de ce que nous sommes que de ce que nous disons.Four leur education, la société que nous formons est encore plus importante que l'école.L’école, ils y sont en des temps déterminés; mais la société, ils ne peuvent en sortir, ils y sont comme les poissons dans la mer.D’ailleurs, Tecole n'est pas un aquarium en milieu clos: on y nage dans les eaux pures ou polluées de la société Devant cette jeunesse qui fréquente nosecotes, oes sommes responsables, nous tous et pas seulement lee éducateurs professionnels et les parents.Quand nous ne les entendons plus crier, que les portes de l'école se sont refermées sur les derniers traînards, ne pensons pas que c'est fini pour nous et que les professeurs pourront tout seuls eduquer ceux qui, après nous tous, assureront ’Ja suite du monde”.Septembre 1977 ¦ On aura reconnu derrière le signataire de ce billet sur la rentrée scolaire l'évè-que de Valleyfield, Mgr Robert Lebel.que de Valleyfield, Mgr Robert Lebel.mensongère pousse le gouvernement à plier sans raison "socialement et économiquement’’ valable, pour reprendre les mots du ministre.Meme si la solution Taillibert était la seule qui soit possible, ce qui n’est pas le cas heureusement, le gouvernement Levesque aurait tous les motifs de ne pas y souscrire.Alors que des usines ferment, que Quebec songe a une taxe pour relancer et moderniser certaines industries, que les credits sont rognés et coupes dans maints domaines essentiels, et qu’on se demande ou prendre les $60 millions d’un Centre des congrès a Montreal, il est étonnant que le cabinet soit apparemment divisé au sujet des plans de M.Taillibert et qu’il se trouve encore des ministres pour pencher de ce coté.Avant meme d’avoir été rendu public, le rapport ou du moins sa substance aurait été communiquée aux autorités provinciales.Dans les dossiers à forte incidence technique, le gouvernement du Parti québécois n’a pas toujours brille par sa clarté ni par sa fermete au cours des premiers mois de son apprentissage ou il demandait la “chance au coureur”.Les arguments de relance économique et de rentabilité sous lesquels Ton fait trop souvent avaler à l'opinion publique des décisions injustifiées devraient cette fois, du moins faut-il l’espérer, trouver leurs critiques.Il ne manque pas, en effet, de chantiers essentiels où relancer la construction dans la region métropolitaine: il ne manque pas non plus de "moteurs ” economiques a Montreal qui sont capables de generer taxes et emplois et qui ont drôlement besoin des millions que certains profiteurs veulent continuer d’engloutir dans des elephants blancs.Le moment ne saurait etre mieux choisi pour le conseil du Trésor et le ministère des Finances, qui ne se sont guère manifestes jusqu’à maintenant, de faire montre de leadership en matière de priorité d'investissements publics.11 est regrettable qu'avec ces "fuites” interessees le débat continue de porter sur le béton et les millions, alors que l’essentiel, la vocation des installations, qui a apparemment fait Tunanimite au sein du comité Marsan ne retienne guère l’attention.Ceux qui se préoccupent vraiment de tirer partie de ces infrastructures et de développer les activités, économiques, sportives ou culturelles qui peuvent s’y déployer, ne doivent pas tomber dans ce piege.Si le Québec, justement, n’avait pas gaspille un milliard dans les contrats qui feront l’objet de Tenquete royale post-olympique, l’on manquerait moins de credits aujourd -hui pour les jeunes athletes et le développement des programmes de condi-tonnement physique.La vocation du stade que le comité Marsan est unanime a recommander au gouvernement devra etre examinée en son temps et jugee a son mérité.Elle sera de toute manière soumise à l’épreuve du temps.Un ne saurait en dire autant de ce qui est coule dans le béton.Si au moins la solution la plus coûteuse était la plus durable et la plus sécuritaire, l’on pourrait y trouver des avantages.Tel n’etant pas le cas, le Québec n’a plus qu’a faire ce que la Ville de Montréal aurait du faire des le point de depart: faire confiance aux architectes et aux ingénieurs québécois et ouvrir un concours devant permettre de choisir une solution socialement justifiable et économiquement raisonnable.Jean-Oaude LECLERC la parole du Jour “L’heure vient - et nous y sommes -où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité " — Jean 4,23.“La langue est une flèche meurtrière et les paroles de la bouche sont parfois tromperies; on souhaite à son prochain la paix, mais dans son coeur, on lui prépare un piè» ge." — Jérémie 9,7 (septième siècle avant JC)."Un ami fidèle est un puissant soutien: qui l’a trouvé, a trouvé un trésor.Un ami tidèle n’a pas de prix: il n’y a pas de poids pour peser sa valeur.Un ami fidèle, c'est un remède capable de rendre la vie." — Ecclésiastique 6,14-16 (deuxième siècle avant JC) LE DEVOIR Fondé por Henri Bouro$$a le 10 |onvier 1910 Directeur Claude Ryan Rédacteur en chef Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeurs de l'information Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier Bernard tarocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprime par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle l agence Presse Canadienne est autorisée à employer et 6 dif ?user les informations publiées dons LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $55 par annee six mois $30 A • étranger $60 par année, six mois $33, trois mois $21 Editions du samedi $15 par annee Edition quotidienne livrée â domicile par porteur $1 50 par semaine Tant de l abonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuxieme classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Quebec TÉLÉPHONE: 844-3361 lignes groupées: ____________BILLET____________^ Quand les cris des écoliers nous interpellent par ROBERT LEBEL __L’ancien et le nouveau— Le mauvais côté par JEANMARTUCCI Un fossé s’est d’abord creusé.Puis un gouffre s’est ouvert dans notre monde.Mais, désormais, c’est un abîme qui sépare les riches, de plus en plus riches, et les pauvres, de plus en plus pauvres.C’était d’abord l’ignorance qui mettait d’un côté ceux qui ne voyaient pas et, de l’autre, ceux qui n’étaient pas vus.te fut ensuite l’inconscience qui sépara ceux qui voyaient sans se soucier des autres etceux qu’on voyait sans s’occuper d eux.C’est maintenant l’impuissance, car on voit, on se soucie, un peu, mais il est trop tard.Un terrible jugement sépare notre monde en deux blocs inégaux: "Tant pis pour la minorité riche qui n’a plus d’avenir et tant mieux pour la majorité pauvre qui prépare demain”, ün voit les ricnes se révéler faux riches et mendier aux pauvres un peu de rêve, un brin de coeur, un rien d’âme.S’ils avaient su, les riches, auraient-ils dit: “Chacun pour soi et Dieu pour tous”?Auraient-ils cru que charité bien ordonnée commence par soi-mème?Auraient-ils mis toute leur confiance dans leurs biens et ce qu’ils croyaient être leur supériori-é?Auraient-ils agi en se disant qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras?Sans aucun doute.Sans aucun doute.Car vous aurez beau ressusciter les morts de faim du Biaffra, les morts de soif du Sahel, les morts sous la haine à Auschwitz, les morts de désespoir pour la cause palestinienne, les morts du napalm au Vietnam, les morts d’humiliation sous l’apartheid, vous aurez beau ressusciter tous les morts d’injustice pour qu’ils viennent crier ensemble un avertissement au monde, le reste des hommes ne seraient pas convaincus.• Le riche qui avait négligé le pauvre Lazare se trouvait du mauvais côté dans l’autre monde: — Fère, je t’en prie, envoie Lazare chez moi avertir mes freres pour qu’ils ne finissent pas eux aussi dans ce lieu de torture! — Ils ont Moïse et les Frophètes.Qu’ils les ecoutent! — Non, père Abraham.Mais si quelqu’un vient à eux d’entre les morte, ils se convertiront.— S’ils n ’écoutent pas Moïse ni les Frophètes, meme si quelqu'un ressuscite d’entre les morts, ils ne seront pas convaincus.• Ressuscter dm.re les morts.C’est étrange, mais ça me rappelle quelzue chose! Ils ne seront pas convaicus.Serions-nous déjà du mauvais côté?__________________J lettres au DEVOIR Quand l’art dégénère en politique Félix Leclerc, Ile d'Orléans (Québec) Monsieur, Comme Pauline Julien et consorts, contentez-vous de chanter quand on vous engage pour ce faire.Quant à la propagation de vos opinions, vous voudrez bien la faire à vos propres frais et non à meme les deniers publics, à meme les deniers de ceux qui trouvent qee vous chantez assez bien pour vous engager,, a chanter.Toute la conjoncture actuelle aidant, nous nous cognerons la gueule bien assez vite, entre-nous, Canadiens-français: votre empressement et les moyens que vous prenez pour que la chose arrive au plus tôt, me dégoûtent et m écœurent.pour employer un langage qui vous plait sane doute, par les temps qui courent.Kt sachez nettement, que comme beaucoup d'autres, je ne euis nullement “un etranger chez moi" parce que je ne partage pas vos opinions, Dèlxn le Canadien.A.MATHIEU Montreal, le 19 septembre 1977 Pantonal doit survivre Docteur Camille Laurin, ministre d'Etat au Développement culturel.L'annonce de la fermeture éventuelle de Fantonal Inc.bouleverse tous ceux qui ont eu la chance de bénéficier des cours qui s’y donnaient.Fantonal fut pour moi une révélation.Le contenu de ce cours est original et n'a rien â envier a aucune autre institution de ce genre.Ce que je retiens particulièrement, c'est qu'il existe à Fantonal un climat exceptionnellement propice a l'expérience musicale au vrai sens du mot.La pédagogie de ce cours rejoint celle des grands éducateurs; la démarche a la fois intuitive et raisonnée qui me parait ca- ractériser Fantonal est une voie pleinement justifiée, hautement recommandable.Une certaine façon, par exemple, d'aborder les structures musicales encourage une vision élargie et comprehensive des données de I'ecriture, une vision beaucoup pies dgagée — je dirais magistrale — que dans la plupart des theories enseignées dans les écoles de musique.Un souci pedagogique evident préside aux activités de cet institut de sorte que, attentivement gradue.le programme academique offre aux debutants un projet à la fois sur et accessible, tandis qu aux plus avances s'ouvrent des voies inédites pour la création, I expérimentation et la recherche.Il serait vraiment trop pénible d apprendre que cet institut qui reunit depuis quelques années des groupes d étudiants enthousiastes et leur donne le goût d’aller plus loin dans cette voie, se trouve force de fermerses portes parce que laisse a lui-meme.tandis que d autres institutions eans relief particulier peuvent compter sur les largesses gouvernementales.A donc toute sa raieon d’etre une ehuelte en m du maintien et de la promotion d'un institut qui répond particulièrement bien a un besoin dé notre temps.Raymond LOUAT, professeur Hawuuu, ie 21 septembre 1977.Des “attardés” qui aimeraient recevoir des explications M.Louis O'Neill Ministre de la Culture Quebec.en lisant l'article de Victor-Lévy Beaulieu paru dans LE DEVOIR V U !& SEFTEMBRL !(&&' J’ai ete indignée de constater la façon dont ont ete traités deux auteurs québécois a la suite de demandes de subventions àl édition.Je suis membre du Parti québécois.J ai été Tune de celles et ceux qui ont pleuré de joie le soir du 15 novembre.Je suis aussi patiente.Je sais qu'il est difficile de tout changer d'un seul coup Mais je sais aussi que chaque geste, chaque petite action compte et est signifiant d’UN ENSEMBLE' D'un désir plus global.Que signifie alors votre signature au bas d'un "jugement" refu- sant une subvention pour la publication d'une pièce de J.C.Germain sous prétexté qu'il ne se renouvelle pas Qui a pu juger d'une telle chose et d'une telle maniéré un texte de J.C.Germain.C’est une basse insulte non seulement a J.C.Germain lui-meme mais a tous ceux qui ont produit ses pièces et à ceux qui ne cessent de remplir de plus en plus Le Theatre d Aujourd'hui.Que signifie aussi votre signature au bas d'un “jugement" refusant une subvention pour la publication d'un livre de MVICHEL Garneau, prétextant qu’il soit un "retardé mental".C'est une autre baese insulte non seulement a Michel Garneau Fiais la aussi à tous ceux qui ont produit ses pièces et qui les produiront encore, et à tous ceux qei ont applaudi ces spectacles avec émotion et continueront de les applaudir.Voila beaucoup "d’attardèsé" et de "retardes mentaux" qui aimeraient bien avoir une explication.Est-ce qu'au ministère de la Culture on aurait honte de notre propre culture?Que deux auteurs québécois parmi les plus actifs et les plus enrichissants de notre théâtre soient juges et renvoyés de façon aussi lapidaire, vous comprendrez que nous sommes sûrement nombreux a nous en indigner.Il y a la échos de grande noirceur.Louise LAFHADE comédienne.Montreal, le 21 septembre 1977 Des idees plus séduisantes que solides Monsieur le directeur.L'article de M.Fierre Lemieux publie récemment renferme quelques idees séduisantes sur la liberté, l'Etat et IINDFENDANCE' Je constate cependant que l'auteur n'a considéré qu'un cote de la médaillé dan son analyse, soit le coté répressif de l'Etat.On aurait apprécié plus d objec-tivite dans cette analyse qui provoque davantage le sourire qu'une saine réflexion.Four M.Lemieux, l'Etat est un obstacle a la liberté humaine.Une approche plus objective du role de l'Etat nous aurait montre que celui-ci n’a été Une dangereuse Monsieur le rédacteur, Je réponds à M.Gustave Lamarche, de Joliette.Selon lui, parce que nous chantons au Québec l’hymne national dans les deux langues, nous nous agenouillons devant la race supérieure du Canada anglais qui, elle, ne le chante qu'en anglais.Pauvres nous! Quelle injure! Quelle exploitation! Pauvre vous! Quelle étroitesse d'esprit! Le fait que nous voulons, et acceptons, de chanter notre hymne national dans les deux langues ne serait-il pas un signe d'une saine culture a l'intérieur de laquelle nous avons l'esprit ouvert et souple?N’avez-vous jamais noté 3ue quand l’hymne est chanté ans les deux langues, c'est inévitablement un Québécois francophone qui le chante?Pourquoi toujours se modeler sur ce que font, ou ne font pas les Anglais pour juger du statut du Québécois” Quelle est la logique qui semble dire que c'est mieux de parler une langue que deux?Eh bien, cet acharnement à dénicher le côté négatif de notre histoire va effectivement nous plonger dans une position inférieure.créé, n’existe et ne prospéré que par la volonté des citoyens.Il aurait fallu rappeler que le policier, en somme, est enargè de protéger et de defendre les droits du citoyen, en appliquant des lois rédigées et votées par des représentants élus.Cette délégation des pouvoirs auprès des représentants élus ne nous rend pas serviles, mais au contraire nous permet de jouir de la vie et des avantages de la société: s'il fallait tout faire nous-memes, mieux vaut retourner à l'age des cavernes.D’autre part, s'il faut donner le contrôle de notre société a quelques capitalis- régression fl faut croire qu’il s'agit d’une manigance si Ton en juge par les machinations de notre cher gouvernement provincial actuel qui alimentent le mouvement séparatiste.Il est utile et politiquement opportun que le peuple québécois se sente inférieur et écrasé.Notre gouvernement se bat pour nous! Il ne tarde pas à démontrer notre infériorité Nous leur disons à ces Anglais: "Nous n’aimons pas votre façon de jouer et nous n’aimons pas les règles du jeu.Vous nous donnez pas assez de chances.Alors, puisque nous jouons sur notre terrain québécois, et nous jouons avec notre ballon québécois, nous nous retirons.Nous allons fonder notre propre ligue avec nos propres règles et vous allez voir, messieurs les Anglais, nous serons les grands champions de notre petite paroisse.” Y a-t-il plus étroit d’esprit?Y a-t-il plus "peùtes gens ”?Y a-t-il une plus belle preuve de régression?"Y vas-ti être grand et puissant ce Québec-là".Je refuse de croire que les millions de Québécois qui ont une tète sur les épaules et du coeur au ventre vont avaler cette salade tes privilégiés, mieux vaut retourner a l'époque féodale.o7tjve souligne enfin que la population du Quebec et du Canada est bien moins servile et naïve que vous ne l'imaginez: nous ne sommes plus au Moyen-Age, M.Lemieux.nous sommes en lb77, a Tere des communications électroniques.ou la diffusion de l'information est particulie rement rapide et efficace, ce qui nous permet de porter un jugement sur noe représentants élus, régulièrement.B.M.ELIE Greenfield Fark, le 21 septembre 1977 que notre gouvernement québécois est en train de nous servir sur un plateau d’argent.Je ne vous en veux pas personnellement, M.Lamarche, mais à votre place, je ferais la marche jusqu'à la direction de votre Académie Canadienne-Française et j’insisterais pour que Ton change son nom en L'Académie Québécoise" car suivant votre optique, le mot Canadienne ne semble pas y avoir sa place.Yvon ROBITAILLE Montréal, le 19 septembre 1977.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent dire signdes et comporter, de ma-nidre lisible, les noms, adresse et numéro de tdldphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres ano-nymes L'adresse et le numéro de tdldphone ne sont pas destinds d la publication.I Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 • 5 des idées des événements des hommes Les nouvelles frontières de la santé 9 L’entreprise médicale moderne aux prises avec des impératifs contradictoires et opposés De nos jours, un theme nouveau, maintes fois répété, s’impose a notre attention.On nous convie sans relâche à nous préoccuper de la promotion de la santé.Cet objectif, en soi louable, dissimule toutefois sur le plan des concepts un piege dangereux.Tout est présenté comme si la priorité accordée a la santé diminuait, par voie de conséquence, le poids de la maladie.Mais il s’agit en réalité de deux univers différents.J’ai autant que quiconque l'aversion des néologismes mais puisque nous devons nous adresser a deux champs de connaissances esentielle-ment distincts, il faudra savoir opposer la pathologie, science de la maladie, a l'hexiologie, science du bien-être, de la plenitude de la vie, science relative a l’etat harmonieux, en générai, de la personne.Far exemple, l’étude des effets du conditionnement physique, éminemment souhaitable meme s'il ne prévient pas formellement les maladies, re-leve de l'hexiologie.Le port de la ceinture de sécurité, habituellement neutre sur le plan du bien-être, s'adresse par contre à la maladie et, de ce fait, constitue un des objets d étude de la pathologie.Le meme raisonnement s'applique aux mouvements de retour à la nature et deprotec-tion de l'environnement (he-xiologie) et a l'utilisation des vaccins (pathologie): Kn fait, il y a plus : il existe une opposition véritable entre ces conceptions.Tout se passe comme si l’on proposait un modèle nécessaire de santé, une image manicheenne dans laquelle la santé est assimilée avec le bien et la maladie avec le mal.Dans cette logique, les ressources attribuées â la maladie sont mal utilisées et tout concourt a culpabiliser ceux qui se consacrent aux soins des malades plutôt qu'a la promotion hexiologique de la santé.Les malades eux-memes y sont les perdants; mais dans l’apre polarisation des débats, leur voix est faible, leur these mal soutenue.D’autant plus que d'autres facteurs ont déjà con- duit a la desacralisation du malade, à la dévalorisation de la souffrance, â une intolérance qui vise a bannir l’image détériorée du malade et à l'exclure de l'existence “normale" de la communauté.Nous devons dénoncer ces attitudes fallacieuses et affirmer que la valeur de I homme dépasse la valeur de la santé.Far ailleurs, compte tenu de l'importance que nous attachons a la santé de l’individu, de la société et de Tes-pece, il n’étonnera pas d apprendre que des pôles d intérêts, qu'il s'agisse d'intérêts de pouvoir, d ideologie ou d'argent, ont canalisé et récupéré nos besoins de santé et les ont souvent présentés sous une forme qui ne correspond pas à la réalité.Malgré la mouvance qui les caractérise, il est possible de dégager un certain nombre de ces pôles.Les intérêts corporatistes Les professionnels de la santé, de tous les intérêts qui agissent sur la santé, sont les plus anciens, les plus puissants, les plus contestés.Ils ont sur les éléments qui déterminent l'état de la santé, — les normes fixées de l’extérieur et le seuil de tolérance, individuel, culturel et social — un contrôle décisif.¦ Dans ce modèle, qui se définit essentiellement comme un système monopoliste, l’introduction officialisée, d'un nouveau standard (un test par exemple), conduit à des anomalies inconnues jusque là, à la formulation de besoins nouveaux et par voie de conséquence, entraine le dèveloppe- INSTITUT YVAN COUTU Centre Notre-Dame (face à l’Oratoire St-Joseph) COURS DE CONDITIONNEMENT PHYSIQUE Hommes: lun„ mere., ven.de 17h45 à 18h30 Femmes: mar.de 17h45 à 18h30, jeu.de 18h à 18h45 Mixte: lun., mere., jeu.de 19h30 à 20H15 NATATION Mixte: du lun.au ven.de 17h à 22h sam.de 9h30à’l1h et de 13h à 17h Suppléments pour cours de natation et ballet jazz - CARTE DE MEMBRE- 3 mois 6 mois 9 mois 12 mois Adultes $35.00 $50.00 $60.00 $72.00 Étudiants $20.00 $35.00 $50.00 $56.00 Enfants $15.00 $25.00 $35.00 $42.00 3791, Chemin de la Reine-Marie, Montréal Information de 13h à 22h — 342-0458 - 342-0459 VISITEZ Ville de laTour CN et des Blue Jays Profitez du spécial 2 soirs au LORD SIMCOE’S Pour 2 personnes, ce spécial comprend: • Admission gratuite à la Tour CN • Chambre moderne pour 2 soirs • Le soir, un dîner au fameux Captain’s Table • Un déjeuner à l’américaine et un déjeuner continental • Stationnement gratuit de 6 p.m.à 8:30 a.m.*6990 »££«££«.,niepr au nord de Kiev.1941 — La conference des Allies a Londres entérine la Charte de l'Atlantique 1854 - Les forces franco-britanniques remportent la bataille d Alma dans la guerre de Crimee.1853 — La France annexe la Nouvelle-Cadelonie.1821 — José Carrera, premier president de la République chilienne, est assassine.1780 — Benedict Arnold se rend aux Britanniques apres avoir tente de trahir les Americainss 1688 — Louis XIV declare la guerre contre le Saint-Kmpire: ce sera la guerre de la ligue d'Augsbourg.Il est ne un 24 septembre: F.Scott Fitzgerald, écrivain américain (1896- y des préliminaires sont amorcées depuis quelques mois, on espere aboutir à quelque chose d'assez clair là-dessus, sous la forme d'un livre encore une fois, autour de la fin de Tannee.Il est certain qu’il y beaucoup de reactions negatives au depart dans la fonction publique, parce que ça implique d'une certaine façon une image de diminution de pouvoir.Mais, d un autre cote, on a vu surgir spontanément beaucoup de complicités plutôt enthousiastes.Farce qu'il y a dans la fonction publique aussi des gens qui constatent que nous n'avons jamais abouti depuis les années soixante.Un nombre impressionnant de fonctionnaires, se disent aussi que, s'ils ne font pas attention, on finira par etre paralyse dans cette espece d hypercentralisation oui s'accentue constamment et qu'il faut briser.— Est-il possible de faire la décentralisation avant la souveraineté?Souveraineté et régionalisation — C’a, c'est une très bonne question! Ce qui est possible, c'est de faire toute l'amorce, de faire la discussion, car il faut en discuter; il faut qu’il y ait une complicité, au sens le plus légitime du mot, entre cette hypothèse du gouvernement et l'ensemble des citoyens, et aussi ceux qui pensent à des structures locales ou régionales de façon active.Car il va y avoir, évidemment, la résistance très forte des vieilles structures, cimentées, qui vont avoir à s'adapter nécessairement, que ce soit dans le domaine scolaire, dans le domaine des services sociaux ou ailleurs.Alors, si nous parlons du référendum, il va y avoir, je crois, dans cette perspective-là, la chance de mobiliser beaucoup de gens, et je Fai senti partout en tournée.Far exemple, la chance de pouvoir ajuster les horaires scolaires en fonction d’une région, en fonction de ses besoins, des besoins des parents, et non pas en fonction de normes qui ne s'appliquent pas de la meme façon partout.Des choses de ce genre.Je pense aussi au transport scolaire: doit-on faire voyager les petits a partir de la 6e ou 7e année?Du ne peut-on pas arranger ça autrement?11 y a toute une série de défis qui peuvent etre fascinants à relever pour les gens les plus éveillés dans toutes les regions.11 faut que nous ayons cette complicitè-là.Autrement dit, ce que nous pouvons voir, comme deroulement très hypothétique, c'est qu’il y ait ce livre — blanc, vert ou peu importe la couleur — qui ouvre la perspective de la façon la plus concrète possible, qu’il y ait une bonne période de discussion, puis d'amenagement de cette idee-là, et qu'au moins les premieres étapes puissent s’enclencher, sinon ça va rester a l etat de projet.Je parle des étapes initiales de définition des contenants, ce que doivent etre les régions, comment elles peuvent etre articulées, comment on peut traiter le problème des grandes agglomerations urbaines, Montreal et Quebec, la communauté urbaine de 1 Ou-taouais, et peut-etre une ou deux grandes regions urbaines, et peut-etre que cela nous mènerait au référendum.Quand vient le moment de ( application, dans le detail, de l addition .Farce qu’il faut que ça se développe eventuellement, on ne peut pas tout jeter la dans un contenant qui n a pas ete éprouvé encore.Donc, les premieres étapes, je pense que nous pouvons les faire.— Et dans l’hypothèse de la souveraineté?— Cette idee s'applique a n’importe quel statut politique, de toutes façons.Mais dans la perspective de la souveraineté, il est evident qu'il sera encore plus nécessaire que le Québec se structure, s'organise comme une entité la plus rationnelle, la plus efficace possible, et la plus démocratique possible, au sens le plus nouveau de la democratic, un sens que l'on redécouvre, a savoir que plus on peut rapprocher les pouvoirs des citoyens, et les ressources qui les accompagnent, plus on a des chances d'avoir une population responsable.C’ est vrai sous tout régime, mais plus vrai encore dans un regime de souveraineté politique.— Ce faisant, le gouvernement est conscient qu’il va à I encontre de ses propres tendances qui lui sont naturelles?‘‘Small is Beautiful” — Farce qu’on a tous lu "Small is Bea tiful ”! (allusion a un ouvrage de l’auteur britannique E.F.Schumacher, décédé le 7 septembre, qui dénonce le gigantisme économique et social des sociétés modernes).Ça me rappelle un raisonnement que Farizeau faisait pendant les années 70, avant qu’on en arrive où nous sommes maintenant.11 disait qu’il fallait arriver un jour, sur la base québécoise, à décentraliser convenablement, mais qu’on ne decentralise pas quelque chose qui n'a même jamais été cohérent au centre.Autrement dit, il fallait d’abord se donner, autant qu’une province le peut, un Etat, une fonction publique solide, des normes, une reforme de l’éducation, des autoroutes, des équipements.On pensait à l’époque aux années 60, après M.Duplessis.C’ était plutôt folklorique.La situation impliquait une prise en main consciente de la responsabilité de l’Etat au centre.Mais c’est comme tous les mouvements de pendule.C’est allé assez vite trop loin parce que tout centre de pouvoir a naturellement tendance à augmenter constamment.Ce qui devait aboutir a ce que nous avons aujourd hui ce qui est presque caricatural, sur le point de l'etre en tout cas, comme centralisation.Le retour du pendule doit se faire maintenant vers les citoyens, au moins en partie.Nous sommes à ïa veille de laisser des coquilles vides sur le plan des responsabilités dans plusieurs coins.la météo *-r T, Wliaclioiio Environnement Canada Yellow I Goove __ Ciuiic /*B ,:\ N L dm onion // ' mloloori ÎIîSaWouvci - m .^ ^ v i aA lu./.Quebec é\Wontreat PLUIE •Ollowo " PLUE # /f,.Gieot Kills L ' H /r w inninot Icodon^X^™?Fnow Yoifâ innoopons fS' Son l ofcc Cil y / -ollar 1 0739 Finlande Mark 2684 France Franc 2183 Grèce Drachme 0300 Hong Kong Dollar 2330 Inde Roupie 1251 Israël Livre 1041 Italie Lire 001219 Jamaïque Dollar 1 2027 Japon Yen 004041 Mexique IYno 04939 Norvège Couronne 1962 * Nouvelle-Zélande Dollar 1 0459 Pays-Bas Florin 4363 Pérou Sol 0134 Portugal Kscudo 0281 Royaume-Uni (.Sterling 1 8742 Suede Couronne 2214 Suisse Franc 4511 Tchécoslovaquie ( ouronne 2040 URSS Rouble 1 4401 Venezuela Bolivar 2512 Le dollar canadien Le dollar américain a clôture hier en baisse de 7-100 a 1.730 par rapport au dollar canadien La livre sterling a perdu 3-25 a $1 8703 A New York, le dollar canadien a gagne 1-20 a $0 99319.La livre ster- hng a gagne 1-100 a $1 7431.Cours de l’or Voici les cours de l ’once d or enre- gistres hier a la fermeture des principaux mar hes, en devises américaines: Londres — 151,375; i’aris — 154.54; Francfort — 151,40; Zurich - 151,375; Hong Kong — 149,17.dividendes N Senator 1000 7Va 7Va 7Va + Va areebseroic'3000 14 N York Oil 2200 140 136 140 + 5 NfldLPA 1070 $15Va 15% 15Va Nfld Tel 1000 $ 8 8 8 5 NfldTelA z75 $18Ve 18Ve 18Ve Nfld Te 975 400 $22% 22%' )2% Nfld Te 885 100 $22Ve 22% 22'/8 anbickRim 3 700 12 12 123 + 2 Noranda A Revel stk 3000 $7% 145 145 7 Va 7 Va - Ve RevnuPrp 1410 69 68 69 + 2 Rileys D v zlOO 85 85 5 Riv Yarn 700 105 105 105 Rolland 200 465 465 465 — 10 Roman 10865 $21 Va 20% 21 + +4 9850 $5% 5% Trust Units BBC R un 1850 $15% 15% 15% BBC R wt 6700 280 275 280 + 5 BM-Rtun 13208 $15% 15 15Ve + Ve BM RTwt 8442 238 235 238 C Perm un 1702 $9Ve 9 9 5 C Realty u 8000 $7% 7% 7% - Ve TD Realty 300 $24 24 24 Molson Companies: classe A 21.6 cents; classe B 21.6 cents; classe C 18 36 cents; classe D 18.36 cents; le tout payable le 1er oct.Inscr.le 9 sept.Versatile Manufacturing: 20 cents; classe A 20 cents; tout deux payables le 17 oct.Inscr.le 3 oct.Rothm 2p 80200 $16% 16% 16%- % 5530 $23% 23! 23%+ Va Royal Bnk 11324 $26% 26 Levy Apr Liberian LL Lac Lob Co A Lob Co B Lob Co pr Lob Ltd Ap Lob Ltd Bp Lochiel LoebM Lost River 4000 LyttonM z330 6342 Sll'/2 114» 114» Russel H 278 S20' 20Va 20'/a + Ve Russel9»/x 700 460 430 455 +30 Ryanor 1200 $8 Va 8 Va 26'» b Va 300 $21% 21% 21% + V8 5000 3 Va 3% 3% + 'a 8% 8% - Va Sandweli A z5 $10% 10% 10Ve 9 245' $)6Va 26Va 26% - % Northld 100 $17% 17% 17%+ % NowscoW 100 $17% 17Va 17% - Ve Nu-WstA 6200 214 206 20) - 8 250 465 465 465 75 65 75 +8 15 Va 15 Va 15 Va 2500 $8% 140 $'2 '2 ' 42 +K ( „ Nor Tel 5414 $273/4 27' 27% + Ve Scmtrex NTecm B w 2500 $10 93/4 9+a-% ScotLasal Northgat 8000 455 450 455 - 5 Schneid p B 385 $9% 9% 9% z500 6 Va 6 Va 6 Va Scot York ScottsA 750 $16 Nufort Res 2000 Numac DPI A 100 $25Va 25% 25% + Va Seagram 16 16 + % Harris J A H Wood Hawker A Haves DA Holinger A HomeA HomeB Horne Pit 5 Va 5% 31 32 5% 5 Va + % 31 32 - % z63 $27Va 27b3 27% z50 $6 6 6 Oakwood P 17100 263 Obrien 12540 13 MEPC 170 $13% 13% 13% Ocelot A 1100 $12 MICC 100 $10Va 10% 10% OcelotB 10510 $12 MICCA 100 $203/4 23/4 283/4B— %8 Orchan A 2100 190 Maclarn A 200 $33% 33%B% %%%B OshawaA 2750 460 MBCLANHA 1600' $10 4 10 10 Oxford A MB Ltd 7690 $19% 18% 18% - % Madsen 1675 75 75 75 + ) j Coper 149050 305 Magna Int 1004 $16Va 16% 16% PacNthG 1000 340 Seaway pr Shaw Pipe ShelICan 1200 ’$7% 7!/à 7‘/a + % SherrittA 281 $11% 11% 11 Va 258 262 + 2 Siebens 124 127 - 3 Sigma 117/e 11% - V8 Silvmq 11% 11% - % Silverw 185 180 Simco Eri 445 460 +15 770 $133/4 13Va 13Va - V 190 340 215 -95 340 Ch.% % % % % + % Can Perm a 200 $263/4 263/a 263/a - % CTrst c 45000 $21 21 21 - +a Cdn Cabl a 100 $13% 13% 13% - Ve C Hydro 300 $10 10 10 C Im 9125 $22% 22Va 22% + Ve C Int Pw 3000 $21 Va 21% 21 Va + Ve CP Inv 12600 $18 Va 17% 18 + Ve CPI pr 250 $36 Va 35% 36 Va + % Cdn Tire A 100 $31 Va 31 Va 31 Va - Va CWNG 4 pr 100 $ 13 Va 13 Va 13 Va +13 CPLtd 7601 $18 17?/a 17% - Va Celanese 1100 3T5 315 , 315 Chrysler 200 $17 17 17 Cominco 300 $31 Va 31 Va 31 Va Con Gas 950 $!5% 15% 15% - Va Dalmy a IJUU $6% 5% 5% - Va Dalmy c 6400 415 410 410 - 15 Dome Pete 7000 $41+4 40 Va 40Va - 3/4 D Bridge 520 $22 22 22 Dofasco a 285 $23% 23% 23% Dom Lime 200 $9 9 9 Domco 200 305 305 305 Dom Store 550 $16% 16% 16% - Ve D Tex a 1222 $8% 8 Va 8 Va - Va Domtar 1012 $14 13% 13% - Va Dupuis A 100 120 120 120 +20 Fin Coll 2900 187 185 185 2 Fraser a 150 $24% 24% 24% - % Genstar L 500 $25% 25 Ve 25% - Va Gnstar L w 300 $8 8 8 - 1% GBC pr 192 $27 27 27 Gt W Life 100 $61 1 6' 1 61 3 Gulf Can 756 $26% 26% 26% Hawker A 2400 $5 Va 5 Va 5 Va Home A 200 $31% 31% 31% - Va H B Oil Gas 2600 $40+4 40 Va 403/4 +1 Husky Oil 225 $26 253/a 25+a + Va 1 AC 970 $17 17 17 + Va Imp O a 4775 $19% 19 Va 19% + % Imasco A 1640 $27% 27% 27 Va + Va Incoa 20895 $21% 21 21 - Va IU Int 500 $12 Va 12 Va 12 Va IPL a 325 $15 14% 14% - Ve Inv Gro A 5000 $7% 7% 7% + Ve Kaiser Re )00 $13% 1314 13 + % Koffler a 200 $6 6 6 Labatt pr a 110 $17% 17% 17% - Va Lau Fin 550 $7 Va 7 Ve 7 Ve - Va La Veren 500 537% 7% 7% Va MB Ltd 350 $19 18% 18% - Va Maritime 147 $21% 21% 21% + % Mrtm a 200 $9 Va 9 Va 9 Va - Va Mrtm b 300 $10+4 103/4 103/4 - Va Mrtm c 200 $11+4 11+4 113/4 + Va Mass Fer 1650 $17 16% 16% + % Mercantl 600 $11% 11 Va 11 Va - Va Mice Inv 4000 $10% 10% 10% Molson A 500 $15% 15% 15% Moore 2720 $28% 28% 283/4 - Va NB Tel 100 $19% 19% 19% + Va Nfl cl a 206 $15 Va 15 Va 15 Va Nfld tel 100 $8 8 8 + Va Noran a 2435 $23% 23 Va 23% + % Nordair a 1600 455 450 455 +50 Norcen 1370 $11 Va 11% 11 Va Nor Tel 303 $27*.27+a 27+a + % Nor T w 1300 $10 9% 9% - Va Pac Pete 580 $33 Va 33% 33% + % Pop S 200 $63/4 6*.6+4 - % Pow C a 750 $8% 8 Va 8 Va Pow C d 300 $8% 8% 8% + % Prefac a 1200 75 75 75 - 5 Price 4pr5 100 $44% 44% 44% - % Provigo 600 $13 12 Va 12 Va - 1 Qebcor 5000 $6 6 6 + Va Redpa a 400 $14% 14% 14% + Ve Reed S a 200 $8 Va 8 Va 8 Va - Va Reitman 200 $13’/4 13 Va 13 Va - Va new york Tendance inchangée Tendance inchangée hier par rapport a la seance de la veille a Wall Street ou l’indice des industrielles a cloture a 839.14 Le volume d’actions qui ont changé de main est resté faible: 18.7 millions.L activité est reste calme.les investisseurs étant inquiets a propos d’une nouvelle augmentation des taux d’interéts.Le Dow Jones qui était en légère hausse une heure avant la cloture a perdu son avance, les dégagements étant influences par le rapport de la Reserve fédérale indiquant une augmentation de Î2 milliards de la masse monétaire.Dans les compartiments les plus actifs.Mes Petroleum a gagne 2 points à 46 1-4.Colgate Palmolive a perdu 1-4 de point a 23 et Citicorp a clôturé a 25 en baisse de 1-2 point.Fluctuations: sur 1.821 titres observés hier, on signalait 577 gains, 735 reculs et 509 titres in hanges.La veille, on avait enregistre 461 gains.985 reculs et 458 titres stables, pour un total de 1;904 actions.Parmi les valeurs canadiennes cotées en bourse newyorkaise.Seagram Co.a gagne 1-4 a $19 5-8; Hiram-Walker.1-4 a $25 1-4 et Alcan, 1-8 a $24 3-8.Par contre, McIntyre Mines a perdu 1-2 a $25 7-8; Campbell Red l.ake Mines, 1-2 à $30 et Inco, 3-8 à $19 5-8.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Sklar M SKKLAR SkveRes Kellogg z200 75 75 75 300 173 173 173 + 3 4600 340 335 335 700 $8 Va 8VaX : -Va - V 9280 $21 Va 20 Va 21 Va + % 500 $5 5 5 2900 S9% 9 Va 9 Va - Va 4272 $15% 15 Va 15 Ve - Ve J 1430 430 425 425 12110 $183/4 18 Va 18 Va - Va 100 $27 27 27 - Va 1000 23 23 23 + 1 165 $7% 7% 7% 500 $5%5 5% 5% - Ve 37467 475 465 465 - 10 1689 $63/i 6%5 6% 1400 97 < z500 97 97 - 2 4200 S8% 8% 8 Va - Ve 3 224 23 Va 23% 23%— Ve 3 680 223/a d22b3 b223/4+ V8 obligations Kerr Mg 11 276 59Va d57Va 57%-lVa Draftco 9 141 473/a 47% 473/4+ Va 8 245 12% dll'/A 11 % — I Ve 121 143/4%14% 14+4.Litton Lockhd Loews Mallory 3 167 31% X % Va Va 313/4+ % ACF In ASA Ltd Addrsso Alcan Al AllegCp Ellg Lud Allis Ch Alcoa AMtICI Embac A Hess AmAir AmAir wt BABrnd Am Can A Cyan Ventes Heu! Bai Ferm.Ch.Ventes Haut Bas Farm.Ch.10 39 3'Va 34Va 34% Curt W 7 22 17 16% 16%- % 225 22% 21% 21 %- % Dart Ind 9 144 36% 36% 36%- Va 505 14Va 13% 13%- % DataGen 18 32 47% 46j4 46+4+ % 8 305 24% 24Va 24%+ % Deere 6 522 26 25+4 26 6 42 13% 13Va 13%+ % Denn Mf 7 6 26+4 26% 26% 9 254 17% dl7'/4 17Va— % Dexter 8 44 25+4 25% 25%- % 5 120 26+a 26% )6'— Va Digital E 17 722 46% 45% 46%+ Va 8 728 43%d42% 42+a- +4 • Disney W 16 199 38% 38 38% 11 195 41% 40% 41%+ % Dr Peppr 17 772 14% 14% 14+a 9 132 30% 29Va 30%+ Va Dome 15 44 55% 55 55%- Va 30% 31 + % Dow Ch 9Va— Va duPont % EG G 6 453 31 4 473 9% 36 Mars Fd Mart Ma Masco Mass bfer Mas Cp Maytag McDnld McDn D McGr H Mclntyr McKee Merck Merr Lyn MGM Midi Ros Min MM Mobil O Mobil H Mohas Monsant Motorola NCR Cp NL Ind Nat Gyp Norflk W Nor Tel 9 Northgt Northrp Nor Sim Occ Pet BOutMar PPG In Pac Pet PanAm Penney Penzoil Perk Elm Pfizer PhelpD Phil Mor PitneyBIO Pittston Polaroid ProctG Proct G 3% 9 Va 3 Va 3%- 11 256 107% 106 3107%+!% RCA 11 54 16 Va 16 Ve 16% 9 65 44% 43Va 43%+ % EasKod 15 763 59% 58% 59%+ Va 40 39% 39% 39Va-147 25% 25% 25%- Am Exp 12 823 3 % 37+a 37% A orne Am Mot A Stand Am TT 15 680 28 6 183 4% 27% 27+4+ % 4 % Eaton 6 249 36Va 36% 36Va- % % EIPNG 7 846 17 16% 16%- % Va EltraCp 7 17 25 d24% 24%- % smark 8 128 30% 30% 30% 8 196 34% 34 10 1437 62+a 62 Va 62% 4%+ & Ethyl Cp 5 21 40' '39% 39%-34( + % ExCelO 8 174 27% 26Va 26+a- Exxon ArmstCklO 347 18% 17+a 18%+ % FMCCp Cus K-2 5.02 Cus S I 16.65 Cus S-4 3 74 Polaris 3 21 xLex Rsrch 14.32 xManhatn 2.37 yMaritime Eq 2.56 Marlborough 5.66 Natrusco 12.39 NW Group yCanadian yEquity yGrowth xOne Wm St 13.61 xOppenhmr 5.65 Pamberton Gr nPacific Div 5 41 nPacific Inc ?78 nPacific Res 2 88 nPacific Ret 5,20 nPacific US 4 31 PHN Group yBond 11.15 yCanadian 7 85 Fund 149® y Pooled 28.00 nyRRSP 11.51 PMF Managmnt nPension Mu 6.56 nXanaduFd 3.93 Principal bgkr Collective 6.14 Growth 4.47 Venture 3.56 nPutnam 10 30 Sterling Group Equity 5.54 yMortgage 5 16 xTech 706 Temple Gth 13.37 Trans Canada Gr A 5 06 C 10.75 Special 4 11 Vanguard 6 41 Western Grth 5.03 Reitman A Rio Algom Royal Bank Ry Trt a 100 $13% 13% 13% Asarco Atl Rich Avco C AvcCwt Avco Pf Avnet Inc 8 113 15+a 15%%15% Fairch Fireston 9 819 51 Va 51 51 - % 3 144 15 14+a 15 + % Fluor Cp 1 9-32 9-32 9-32-1-32 Ford 8 50Va 49+a 50%+1 Foxboro 6 118 16 Va 16% 16%+ % Druehf Raym Int Rein El OBINS A Rich Mrl Robins A Rockwel Rosario Royl D St RegP Sanders ABVONPd 15 571 45% 45 45%+ % Gen Dy Shell Can Simpsons Simpsons S Stelco a Texasgulf Thom A Tor Dm Bk 2100 $17 Trd a 100 $17 Tr Can PL 4254 $15% Trans Mt a 500 $11% $233/4 233/4 23*.— 3/4 BXABCKW 13 276 56% 55*.56 + Va Gen Elec 12 679 52 Va $26% 26 Va 26% Baxt Trv 17 413 35% 35% 35%— Va Gn Food 9 572 33 $1635.16+4 16*4 + Va Beckmn 14 17 28 27% 28 + % Gen Inst 8 70 18% $!4?e 14% 14% + % Beech A 9 83 283/4 28 2 %+ % Gen Mills 12 218 28% $21 20 Va 21 + % Bel How 20 37 18% 18% 18Va- % Gen Mot 6 1106 69% $15% 15% 15% + Va Bell Can 9 15 493/4 49% 49% Gen Por 41 31 9 Va 475 470 470 Benfl Cp 7 190 22b5322% 22%+ GTel El 8 512 31% 8 1303 48% 47?% 47%- % 6 74 23?% 23% 23%+ % 9 202 22% 21 Va 21% 9 510 16% d!5% 15%- % 9 68 38+a 38Va 38+4+ Va SFe Int 4 751 44% 44% 44%- % Scher PI 8 35 44 Va 44 44%+ 1 6 51 26% 26% 26%+ % 6 105353b3 53 53%- Va 52 52% 4- % 32% 33 + % 13 113 39 Va 39 39%+ % 6 98 21 Ve 20% 21 - Ve 7 173 50 Va 48% SO'/A+l % 16 64 59% 59 Va 59%- % 10 80 19% 19 Va 9b7 • 1 6 99 23% 23% 23% + Va 12 120 21+4 21 Va 21%— Ve 6 183 15+4 15%%1 j4 36 17 Va 17% 17% 12 86 29’a 29 Va 29%+ Va 16 218 48 % 7(5347*.7 81 21+4 21 Va 21% + % 10 208 18% 18 Va 18%- Ve 4 , Z 200 26 25+a 25 %— Va 6 16 17 16% 17 + Va 15 341 57% 56% 563/a 8 327 16+4 16 Ve 16Va— Va 8 71 21 Va 20% 21 % + % 8a > 47 31 Va 30% 31% + % 161 527 50% 49% 50 7 497 61+4 60% 61 Va- % 15 2 V0 2 2 - % 7 128 13 Va d 1 2+a 13 Va 7 ' 348361% d61 61 - Va 13 389 45 Va 44 Va 44*.10 625 44% 44 Va 44% + % 8 381 18 d17% 17%— Ve 8 59 15+4 d15% 15%— v8 7 362 29 Va 28% 28%— % i 208 26 d 253/4 253/4— Va 36 4% 4 Va 4% + '% 6 93 21 Va 20% 20% — 3/4 9 229 203/4 20 Va 20% 9 348 24% 24 24% 6 12 21% 21 Va 21 Va- ¦ Va 6 264 28 Va 27% 28%+.Ve 9 135 31 Va 31 31 Va + Va 9 224 5 4% 5 .10 742 37% 37 Va 37V4 + Ve 6 401 26+a 26% 26%-F % 14 236 19 Va 19% 19% — % 11 338 26% 26 Va 26% 10 640 21% 21 21% 12 670 62% 61% 61% ) 97 17% 16% K Va % 8 447 25% 24% 24%—1 1 ’ ’ 11 380 29% 29 Va 29%- Ve 15 282 84% 84 84 - % 15 282 84% 84 84 - % 12 43 29% d29% 29 %- Va 10 528 27 Va 27 27Va + Va 12 355 15% 15% 15% + % 7 23 26 25% 26 + Va 10 980 32% 31 Va 31 %— +4 9 38 9 Va 9 Va 9%— % 10 50 24% 24 Va 24% + Va 9 38 9% 9',4 9%— % 8 157 30% d30% 30 Va 13 42 23% 22% 22%— % 5 321 56 Va 56 56% + % 9 111 31 Va 31 31 Ve 271 15 Va 14+4 15 + % 5 202 46% 46 Va 463/4 + Va 15 579 2 % d29 29 Ve— Va 17 520 68% 673/4 67% 7 562 13 Va 13 13% + % Légère diminution Baisse moderee des p ix.cette semaine, sur la boursecanadienne des obligations, ou le marché était animee.Les emissions a court terme ont perdu 10 cents, tandis que les valeurs a moyen et long termes perdaient 3-4 de points.Lees obligations de provinces perdaient egalement 3-4 de point Les emissions des sociétés perdaient 1-4 de point.Les analystes du marche soutiennent que les prix ont regresse a la suite de la decision du gouvernement federal d emprunter de nouvelles sommes sur le marche des le mois prochain.L argent au jour le jour commandait un interet de 5 1-4 pour cent Les bons du Trésor a échéance de trois mois commandait un interet moyen de 7 06 pour cent, soit une baisse par rapport aux 7.10 pour cent observes la semaine precedente Les bons de six mois commandaient 7 19 pour cent, soit une baisse par rapport aux 7 23 pour cent de la semaine precedente.GOUVERNEMENT DU CANADA Pr Ont 93m 22 mars 1998 1 08 106 , Offre Dem.Qué Hyd 10 21 oct.2001 101% 102% (b) 9 1er fév.1978 103 10 103 30 Qué Hyd 10 1er juin 1997 101’; 102 (c) 9'* 1er avril 1978 105.50 105.70 I P E 9'?4|uil 2000 101’* 102 8% 1er fév 1979 101 10 101 30 (a)Rachetablesen 1983 3% 1eroct 1979 93 30 9340 (c) Rachetables en 1983 W> F* 1er oct 1979 101 20 102 30 (d) Rachetables en 1983 (e) 7'* 9 83-4 8'* 1er fév.1980 1eroct 1980 1er juin 1981 15 déc 1981 99 90 106’a 102''?101 % 100.00 106* 102% 102'/.(e) Échangeables pour des obligations de 9% du 1er juillet 1983 (f) Échangeables pour des obligations de 9%,% du 10 décembre 2CKX) SERVICES PUBLIC 9'/.1er fév.1982 104'; 10434 Dem.Offre 7 3/4 1er avril 1982 99 3'4 100 4’* 1er sept 1983 833 4 84% AltaGasITï 1er août 1995 109 110 9 Va 15 juin 1994 103 3» 104% Bell 9% 1er avril 1999 103 103% 10 1er oct.1995 107’?108 BCTel.10'/.leravril 1995 103'’! 104 3 15 sept 1996 51 53 Mari Tel.11 15|um 1996 107 108 9% 15 mai 1997 102% 102% Nor,Cent 95.15(anv 1990 98 99 9’* 1er oct.2001 10334 104% Tr.CnP 11’! ZOjanv.1995 109'! 110 8 3/4 1er fév 2002 98 98'* INDUSTRIELLES (a) Echangeables pour des obligations de 7’;% du 1er juil.1982.(b) Échangeables pour des obligations de 9% du 1er fév 1980 (c) Échangeables pour des obligations de 8’,r«ï V< RAfvÏNTASt VERS UN RENOUVEAU DE LA THÉOLOGIE SACRAMENTAIRE per Raymond Vaillancourt Collection "Liturgie vivante" 165 pages • $5.00 ?CATÉCHÈSE DE PREMIÈRE ANNÉE par Denise Lamarche 1.Document d’accompagnement pour les parents et les pasteurs.125 pages $5.00 2.Pour accompagner le cheminement des enfants.'36 pages $2.00 PÈLERINAGE A L’EST par Lucien Coutu Collection "Éducation et Religion" 296 pages - $8.00 PELERINAGE A L'EST EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET A LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE [fg 861-9621 235 est, boul.Dorchester Montréal NAIM KATTAN Keuschnig se vide de lui-même.C’est une ombre qui circule dans une ville étrangère.Et c’est au moment où il atteint à la vacuité totale qu’il gagne une liberté entière.Le monde de l’action, des gestes et du mouvement est frappé d’irréalité.Keuschnig découvre ce que cache la théâtralité d’une foule pressée, qui s'agite dans la poursuite d'une illusion.Subitement des mots acquièrent une pesanteur.La lumière se transforme en lueur; un monde est mort, un autre est là pour celui qui, ayant atteint le vide, saura le voir et le saisir.Adolf Muschg est lui aussi un écrivain de langue allemande.Il a assiste l’année dernière à la Rencontre Québécoise Internationale des Écrivains.Histoires d’Amour est un recueuil de nouvelles traduites par le compatriote francophone de Muschg, Philippe Jaccottet.Publie d’abord en Suisse, ce livre vient d’être co-édité à Paris.Sept nouvelles où l’amour a un sens ironique sinon tragique.Un homme entre deux â-ges ne veut pas être en reste.D’autres hommes de son statut et de sa génération ont des maîtresses, il en a une lui aussi.Il n’a pas pensé que cette femme pourrait avoir son autonomie, pourrait exister.Sa maîtresse s’est attachée à lui et il ne sait plus comment s’en défaire.Dans une autre nouvelle un paysan se défend devant le juge, n a fait l’amour avec ses deux filles sans penser à mal.Dans un langage crue il est d’une éloquence impitoyable.Un juge qui ne se conformerait pas à des règles établies, aveugles, lui donnerait facilement l’absolution et le lecteur suit le raisonnement de cet homme, en est touché et n’y voit pas de failles.Un père divorcé, passe une heure avec son fils avant de le reconduire chez sa mère.Tout se passe bien mois voilà, l’enfant avait tué un lapin.Et ainsi la mort s’installe entre le père et son fils.Muschg adopte le langage de chacun de ses personnages non pas par souci de réalisme mais au contraire pour faire éclater les apparences.Situations simples, des personnages ordinaires dissimulent des drames et paradoxalement les situations inusitées nous paraissent des plus acceptables.Comme Handke, Muschg est à la poursuite du réel.Ds appartiennent tous deux à une grande culture, écrivent dans une langue au grand passé mais dont le pouvoir se situe ailleurs, dans cette Allemagne divisée et toujours présente.Ils ne sont ni l'un ni l’autre des marginaux.Se situant à la frontière du foyer de leur langue et de leur culture, ils en sont à la fois les spectateurs et les auteurs.Leur rôle est d’autant plus significatif qu’ils ne peuvent construire le réel, le saisir, l’affirmer qu’en le mettant en question.Cette mise en question de la culture et de la littérature allemande en est une composante essentielle.On serait tenté de faire des comparaisons avec la francophonie'.en librairie L'heure de la sensation vraie de Peter Handke.traduit de l'allemand par Georges-Arthur Goldschmidt, aux Éditions Gallimard.Histoires d’amour d’Adolf Muschg, traduit de l'allemand par Philippe Jaccottet, aux Éditions Gallimard.Kossel Vicn Radio française dans l'Ouest IMO otifsl editions hurtubise hmh si .uitniiu nu iMlff.l “MORT D’UN GÉNÉRAL de JOHN SAUL 272 pages — $9.95 Les critiques ont dit: “Un écrivain canadien remue la France avec ce livre” Léo Ryan - Globe and Mail - Toronto “Le livre oe John Saul fait penser au “Chacal’’ de Frederic Forsyth.vraisemblance psychologiques des personnages, montée du suspense, fin haletante et tragique”.Jean Planchais - Le Monde - Paris “Saul lance une bombe de gros calibre.” Clementin - Le Canard Enchaîné - Paris “Un des meilleurs romans à clé vient d’être écrit par un canadien" La Patrie - Montréal “Roman série-noir où se mêle la réalité et la fiction dans un contexte historique et politique.” Jacques Bouchard -PC- Le Droit - Ottawa “Le tableau que dresse John Saul.des réseaux parallèles, où chacun fait chanter chacun, est assez précis et fidèle pour que l’on ne puisse pas refermer son livre comme un simple "polar".Bernard Guetta - Le Nouvel Observateur - Paris “L’enquête menée par Saul ressemble d’ailleurs étrangement à celle de son héros".Michel Truchon - Le Soleil - Québec “John Saul: sept ans pour un suspense”.L.B.Robitaille - La Presse - Montréal “Cela n’a rien de désagréable de passer une nuit blanche avec "Mort d’un général" ’’.Michel Vastel - Le Devoir - Montréal Distribution aux libraires; Diffusion Oimedia (514) 336-3941 ÉDITIONS N A AM AN ¦ ¦ ¦ rr»cj>-697 I||||U||I> SHERBROOKE, QUÉBEC, CANADA J1HSK5 Ecriture française dans le monde CHOIX DE TITRES - AUTEURS DU PAYS 5.6.7.8.9.10.Il 12.13.14.15.16.17.18.19.20 21.22.23.24.25.26.27.Roger Pereira (Gatineau).Les Galops de Dune, illustrations.$15.00 Castonguay, Fortin et Thouez.Atlas urbsin: Sherbrooke.$9.00 Jean Houpert (Sutton).La Prévôté d'Insming.$8.00 Jean-René Chotard (Sherbrooke).Séminaristes.une espèce disparue1’ $10.00 Boniface Kiraranganya (Montréal).La Vérité sur le Burundi.$8.00 Claude A.Gauthier (Ottawa).Haïti, qui es-tu?$10.00 Daniel Racine (Montréal).La Crise, roman.$5.00 Claude Pierre (Hull).Tourne ma toupie, poésie.$4.00 Liliane Dévieux Dchoux (Montréal).L'amour, oui.La mort, non.$5.00 Arthur Welton (Montréal).Requiem à chanter sur l’eau.$4.00 Djamel Benyekhlef (Montréal).Poèmes incendiaires.$5 00 Raymond Chassagne (Montréal).Mots de passe, poésie.$3.00 Mario Cotté (Hollywood).Espaces d’ombre, poèmes $4.00 Axel Maugey (Montréal).Les Âmes rouges, poèmes.$3.00 Marcel Portal (Chicoutimi).Saisons des vignes rouges.$6.00 Maurice Jacques (Lorettevilie).Le Miroir, poésie.S4.00 Slobodan Vujovic (Québec).La Vallée du néant, poèmes, $4.00 Louise Darios (Montréal).L’Arbre étranger, récits.$5.00 Paulette Collet (Toronto).Marie Le Franc.$9.00 Annette Tamuly (Rimouski).Julien Green à la recherche du réel.$10.00 Pierre Gérin (Halifax).Autour de Babel, fantaisie grammaticale.S6.00 Noel L.Corbett (Toronto).La Vie de saint Louis, édition critique.$12.00 Mijrthe B.-Hoguc (Québec).Maintenant qu’ils ont le temps.Propos sur le 3e âge.$6.00 René L’Écuyer (Sherbrooke).La Genèse du concept de soi.$10.00 Jeanne La France (Waterloo).Les Personnages dans le roman canadien-français (1837-1862).$10.00 Hubert Wallot (Montréal).L’Accès au monde littéraire.$8.00 Glyn Holmes ïLondon).The "Adolphe Type" in French Fiction in the First Half of the Nineteenth Century.$12.00 A PARAITRE 1.Carl Prczeau (Sherbrooke).Gestion socio-économique et Gouvernement des hommes.$12.00.2.Antoine Naaman (Sherbrooke).Guide bibliographique des thèses littéraires canadiennes de 1921 à 1976.$12 00.3.Denis Juhcl (Fredericton) Paysages intérieurs, poèmes.$5.00.4.Marthe B-Hogue (Québec).Le Défi des dieux, roman de science-fiction.$5.00.5.Nicole de la Chevrotière (Deux-Montagnes).Mousse et paille en touffe, nouvelles.$6.00.6.Anne S.de Fabry (London) Études autour de "La Nouvelle Héloïse".$10.00 7.l.M Richmond (London).Héroïsme et Galanterie: l’abbé de Pure.$9.00.8.Roger Alacoque (North Hatley).Les Importés.$6.00.9.René Dionne, Antoine Gérin-Lajoie, $ 12.00 Che:-.votre iibrairî.Commande postale: Editions Naman, C.P.697,Sherbrooke Québec.JIHSKÎ.f t culture et société Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 * 17 La Culture est une chose bien trop sérieuse pour qu’on la laisse aux mains des politiciens .par.JEAN-MICHEL WYL Je crois que si j’étais roi de mon pays, ie débaptiserais le ministère des Affaires culturelles.Je l’appellerais le ministère des Hypothèses.La “première longue interview” accordée à Michel Roy, du DEVOIR, par le ministre des Affaires culturelles du Québec, M.Louis O’Neill, n’apporte absolument rien de bien neuf.Et pour du recuit, ça ne vaut pas cher.Je dirai même qu’elle est vide, cette entrevue fidèlement retranscrite.En son temps, M.Jean-Paul L’Allier avait “commis” un Livre vert bourré d’espoirs et de faits concrets.Le destin n’a guère voulu que ce ministre compétent — de l’aveu même de M.O’Neill — applique ces placé-bos.Chose certaine, on sait désormais que “l’État se déclare tout aussi responsable envers la culture qu’envers la voirie, les égouts et le reste” et que “cela a donc marqué un tournant.” À part la Loi 101 qui aura sans doute ses effets d’entrai-neemnt — à très long terme — sur les arts que j’appelle “intellectuels” — tels que la littérature — le ministre O’Neill ne me donne pas l’impression d’être devenu l’interlocuteur valable — ou du moins le plus valable - en matière culturelle.Et puisque l’idée “originale” d’un Conseil de la Culture mettra longtemps à accoucher — les grossesses étant et longues et nerveuses au Québec — nous consacrerons encore quatre ans — sinon huit — en vaines vigiles, neu-vaines et autres sortilèges.“Régionalisation, décentralisation, structures, interlocuteurs privilégiés, organisme du milieu, développement du sentiment d’appartenance.” quel langage usé dont on ne sait que trop qu’il indique du statisme, de la bureaucratie et, surtout, une distraction d’une grande part du budget à la création indirecte d’emplois et de rouages aditionnels et inopérants.Néanmoins, j’offre à M.O’Neill, toute mes bénédictions lorsqu'il aborde, le coeur à l’aise, ces deux thèmes: “Beaucoup d’adultes n’ont pas encore acquis l’habitude de lire" et, “Il faudra résoudre le prix du livre importé.” L’UNESCO dévoilait, la semaine dernière, l’existence de 800 millions d’illéttrés sur la planète en question.Quant au reste, le combat de M.O’Neill contre les cartels européens d’édition ne sera pas facile.Et, plus loin, le ministre me fait sourire lorsqu’il déclare à Michel Roy: “Le jour où des livres que l'on subventionne et qui tirent à 5000 vont tirer à 25000, on aura réglé la question.” C’est ça: “le jour où.” On en reparlera dans cent ans, si vous voulez.Il reste que l’écrivain est le traine-savate de la Culture.Même s’il est fameux.Il com-mençera à vivre un peu lorsqu'on obligera les bibliothèques publiques à prélever 10 cents par lecteur, au titre du droit d’auteur.Également lorsqu’on empêchera les Commissions scolaires “à porter tous les appareils à photocopier au budget du livre.” À ce seul titre n'enfreignent-elles pas deux fois la loi?Lorsque des orchestres symphoniques aussi prestigieux que celui de Montréal doivent quêter pour exister avec décence.c’est bien un signe que nous sommes acul-turés.La culture, c’est une question de mentalité, pas d’argent.J’ai déjà connu en Allemagne des éboueurs férus de Mozart et, au Québec, des chefs d’entreprises malade de Willie Lamothe.I Malgré toutes les bonnes intentions de M.O’Neill, c’est la politique qui va encore mettre ses mains pleines de doigts dans le système, puisqu’au nom d’une indépendance politique, on va refuser de collaborer avec le Conseil des Arts du Canada.parce qu’il est à Ottawa.“Du côté d’Ottawa où nous avons pris des contacts (sic), dit-il, il n’est pas facile de faire admettre que le maître-d’oeuvre devrait être le Québec.” Mais on ne se gênera pas d’aller téter à Paris, au meme titre abiect et dénué de dignité que des valets de sous-ordre béats devant quelques miettes qui nous lient bien plus, emphythéotique-ment.C’est bien vouloir fuir un colonialisme pour un autre d’autant pire qufil parle notre langue.D’où sa sournoiserie.“Il s’agit de mettre la politique au service de la Culture, a dit le ministre à Michel Roy.(.) Nous ne voulons pas devenir dirigistes.” Quel utopie! Il faudrait être né hier matin pour y souscrire entièrement.Selon moi, il y a beau temps qu’un ministre (élu) des Affaires culturelles devrait disparaître pour être remplacé par un “civil”, un type totalement-neutre, • totalement détaché des aléas électoraux.Et surtout un attaché culturel qui soit sensible, artiste et cultivé — et là je ne mets nullement en doute la culture de M.Un pas concret vers cette histoire du cinéma québécois dont rêve chacun Depuis quelques années, on parle avec abondance du cinéma québécois.Ce n’est pas que le sujet soit vraiment a la mode mais l’émergence assez surprenante de ce cinéma conjuguée aux efforts souvent désespérés des artisans de ce cinéma pour se faire reconnaître ont fait que le cinéma québécois s’est retrouvé plus d’une fois en plein centre de l’actualité.Cela ne veut pas dire que l’on sache toujours de quoi l’on parle.Tout le monde a sa petite idée sur le cinéma qui se fait ici; mais cette petite idée se résume trop souvent en quelques notions lapidaires qui n’ont malheureusement rien à voir avec la réalité.Cela se comprend pour le grand public soumis la plupart du temps à des informations superficielles.Cela s’explique cependant moins pour ceux qui oeuvrent dans le monde du cinéma; car eux aussi ne s’y connaissent pas beaucoup dès qu’ils s’éloignent du cnamp restreint de leur compétence.On ne s’étonnera donc pas que l’on nage bien souvent en pleine confusion dès que l’on en librairie aborde le domaine du cinéma québécois.D’autant plus, qu’à part quelques écrits parcellaires, il n’existe que fort peu d’ouvrages s’employant à faire le point sur l’histoire de notre cinéma.Et ceux qui existent commençaient à dater sérieusement.C’est donc un peu pour combler cette lacune que deux professeurs de cinéma du collège Ahuntsic, MM.Pierre Pageau et Yves Lever, se sont décidés à publier leurs “notes histori- 3ues” sur les cinémas cana-iens et québécois, notes qui étaient distribuées jusqu’a-lors( mais sous une forme abrégée, à leurs étudiants.Cela nous donne un agréable volume de 135 pages qui nous retracera l’historique, sous un ordre strictement chronologique, des cinémas canadien et québécois des origines (ce qui nous ramène à 1895) à nos jours, c’est-à-dire à fin mars 1977.Aucun commentaire ou interprétation de quelque nature que ce soit, juste des renseignements factuels.Et comme les auteurs ont pris la peine d’aller aux sources, lorsque cela était possible, pour vérifier leurs renseignements, on trouvera là un guide sûr et précieux.Car si cet ouvrage s’adresse en premier lieu aux étudiants du cours de cinéma québécois, il sera naturellement utile à tous ceux qui voudront s’y retrouver dans l’histoire fort riche de notre cinématographie.Cette chronologie a été subdivisée en deux grandes parties.la première portant sur le cinéma muet, et la seconde sur le cinéma parlant.Chacune d’elles est subdivisée par période, la première portant sur “le cinema des forains” (1894-1905).Puis, “débuts d'une exploitation organisée” qui couvre les années 1906-1913; “naissance d’une industrie”, 1914-1922; “naissance du cinéma canadien”, 1930-1955; “naissance du cinéma québécois", 1956-1967; et enfin, “cinéma d’aujourd'hui”, 1968-1977.Un résumé viendra faire le point après Trudel, Roussel Pierre Vadeboncoeur L'autorite du peuple PrcLu v (/c Frjnçoi Ru .ire/ »H() oui sl-.inioini monlriNtl éditions hurtubise hmh suite de la page couverture dans sa jeunesse.A Radio-Canada où il était réalisateur d’émissions musicales enregistrées depuis un bon nombre d’années, Paul Roussel avait signé de nombreuses émissions, fort bien documentées, comme "Vienne la nuit” où furent entendues l’intégrale ou peu s’en faut, des oeuvres de Mozart et de Schubert.Homme de lettres, passionné de peinture, Paul Roussel avait publié un recueil de nouvelles, La Dame en coup de vent en A FR A N ÇOIS-M A R IE Al ON N ET CorrtSFMdant du journal Lu Mmdu au Caaada it 1171 à 1*74 DÉFI 1971 puis en 1973, Votre discothèque et surtout Mozart raconté en 50 chefs-d’oeuvre qui connut un vif succès de librairie et fut traduit en anglais.¦ On se réjouit par ailleurs des 90 ans de Nadia Boulanger, la célèbre pédagogue française dont l’influence sur le développement de la musique a été marquant.Depuis plus de cinquante ans, elle a guidé la formation et les premiers pas de centaines de jeunes compositeurs venant d’un grand nombre de pays, y compris le Canada.Elle aussi est entrée de son vivant dans la légende et il ne se trouve personne parmi ceux qui sont entrés en rapport avec elle pour faire la moindre réserve sur son enseignement, un heureux mélange, semble-t-il, de rigueur et de liberté.L’on voudrait ici nommer tous les Canadiens et Québécois qui ont fréquenté ses classes mais la liste est fort incomplète.Signalons néanmoins des noms comme Jean Papineau-Couture, Pierre Mercure, Kelsey Jones, Gabriel Charpentier, Richard Johnston, Maurice Blackburn, Roger Matton, Gabriel Cusson, et Michel Perrault.Nadia Boulanger, malgré son grand âge, reste éminemment disponible, d’un esprit ouvert à toutes les nouvelles tendances de la musique.Le cahier du journal LE DEVOIR est dirigé par Michel Roy assisté de Georges Vigny • Nous rappelons è nos correspondants que les lettres adressées à “Culture et Société" doivent être signées et comporter, de manière lisible, les nom, adresse et numéro de téléphone de l'auteur II nous est impossible de publier les lettres anonymes.O’Neill dont le savoir me convainc.Les grands corps de métiers se choisissent des chefs issus de la profession.Les ministres de la Santé sont, généralement, toubibs.Or nous, les ar- tistes, on accepte presque le premier venu.Que connaît-il de nos problèmes?Est-il même cajiable de s'émouvoir devant autre chose qu’une "structure” technocratique?Le dernier ministre des Af- faires culturelles qu’il ne nous gênait pas de sortir de temps en temps pour le montrer aux Étrangers, c’était Jean-Noël Tremblay.Je crois qu'il était un peu notre Malraux.Il a fini en Religion: ça prouve au moins qu’il avait une âme.chacune de ces périodes autour de grands themes comme la production, l’exploitation, la publicité, la critique, la législation, les associations professionnelles, etc.Se rappelant que cet ouvrage était avant tout destiné à un public étudiant, il a été ajouté en annexes un “cadre général d’analyse pour la situation du cinéma dans une collectivité”, une bibliographie sur le cinéma québécois; ainsi que deux index respectivement sur les films et les noms cités.Un ouvrage, donc, qui se suffit à lui-meme, et dont l’utilité se précise à mesure qu’on eh prend connaissance.En introduction, Pierre Pageau et Yves Lever notent fort justement: “L’écriture de l’histoire des cinémas canadiens et québécois sera toujours à faire et à refaire; nous approtons aujourd’hui une modeste contribution à son édification en colhgeant la plupart des informations connues et en révélant quelques pièces inédites.” Et ils concluent: “Déjà nous rêvons d’une réédition, revue et corrigée”.Mais en attendant, on a laissé une large marge sur toutes les pages afin de permettre à tous les lecteurs d’y ajouter leurs propres corrections, mais aussi et surtout leurs propres connaissances.Et peut-être qu’un jour, tous ces ajouts nous permettront d’avoir cette histoire du cinéma québécois dont tout le monde rêve secrètement.Jean-Pierre TADROS LEMEAC LIS LIVRES DC LA RENTRÉE PENSEZ OUÉBtCOIS.PENSEZ LEMÉAC ! ROMANS TÉMOIGNAGES Marchel-Charles Roy AU-DELÀ DES MASSACRES: LA VIE J’AI VU MOURIR L’INDOCHINE Jeanne L’Archevêque-Duguay LETTRES D’UNE PAYSANNE À SON FILS CULTURES Dir.: Robert-Lionel Séguin REVUE D’ETHNOLOGIE DU QUÉBEC, no 5 Jean-Claude Dupont LE FROMAGE DE L’ÎLE D’ORLÉANS Bruno Roy PANORAMA DE LA CHANSON AU QUÉBEC THÉÂTRE Pierre Morency LES PASSEUSES ?' ,1 Félix Leclerc QUI EST LE PÈRE?Édouard G.Rinfret LE THÉÂTRE CANADIEN D’EXPRESSION FRANÇAISE T.me3(màz) En vente dans toutes les librairies et les librairies Leméac: Sept-îles, Val d’Or, Haute Rive et Montréal DIFFUSION 5111, rue Durocher, Montréal (Qué.) - 273-2841 7.95 7.95 4.95 5.95 6.95 4.50 4.50 15.00 Quini?"On ne peut pas transposer le titre de ce livre en disant: Quand la Québac •'éveillera, car il est déjà bien éveillé Alain Peyrefitte LE DÉFI QUÉBÉCOIS FRANÇOIS-MARIE MONNET Les Editions Quinze, 3465 Côte-des-Neiges, suite 50, Montréal, Québec H3H 1T7 Nom Adresse .Ville Correspondant du journal Le Monde au Canada eje 1972 à 1974 Vous pouvez vous procurer ce livre dans toutes les bonnes librairies ou en retournant le coupon ci-joint Cl-joint : $9.40 ?Mandat ?Chèque I Qyirrt&J Code postal i 18 • Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 culture et société Dandys de l’An 2000____________________________________________ YVON BOUCHER Lorsque je pris connaissance de l’expression, il y a de cela trois ou quatre ans, j’en fus tout ébahi.“Collectif de production”, il fallait le faire! Un poster prétentieux et gauchissant galvaudait donc cette trouvaille et je me souviens d’avoir eu recours à la boutade de Jean Grenier afin de contrer mon ricanement: “Les masses sont de plus en plus éclairées, mais les lumières sont de plus en plus basses”.L’espnt des temps modernes s’annonçait à coup sûr et comme dans les romains de Sartre, on voyait poindre à l’horizon ces êtres glaireux et sans talent qui tenaient à bout de bras leur petite révolution co-pernicienne: se mettre à plusieurs pour exister.Depuis lors, les "collectifs” se sont dressés comme un seul homme (ou comme une seule femme, qu’on me pardonne cette facilité) en plein coeur de notre écologie culturelle.Les fragments, les scrap books, les collages, les retailles, les puzzles, les restants et les restants de restes, les manifestes et les pétitions, les théories et les trips d’acide entre copains, bref tous les fonds de tiroirs promus au rang de syntagmes d’une esthétique de la mosaïque se sont multipliés en s’essouflant à nous faire croire que plusieurs écrivaillons réunis pouvaient faire un écrivain.Au Québec, on a vu naître depuis une dizaine d'années une génération de scripteurs pop, aussi “cheap” que les pare-chocs en plastique des petites économiques, aussi chromés cjue des contenants de surgelés américains, aussi subversifs qu’un prof de cégep en Volvo, aussi indigestes qu’un “big mac” endormi dans son styrofoam et qui ont cru, ou croient encore, inventer le monde en “brèchant” la syntaxe, en abusant de la barre oblique, en méprisant cette méchante linéarité !**«**!.5-^ .o-nû* /phase® * » « SëÉ J*C< rô^v, ***** POINT sur les Publications EN SCIENCES HUMAINES Vol.3 no4 Pour recevoir GRATUITEMENT à domicile un exemplaire de la revue Prière de remplir le coupon ci-dessous.oppressive de l’âge classique, en oubliant la ponctuation et même, suprême quintescence de la naïveté, en “cassant les gosses du logos”.On avait juste oublié que ce n’est pas un tic littéraire qui fait un écrivain.Il faut d’abord être un écrivain pour se payer le luxe, décidément trop facile, d’un tic littéraire.“Suprrimer la ponctuation?Nous laissons ce vieux truc défraîchi aux putes du Seuil, qui ne savent plus avec quelles guêpières faire le trottoir”.Le ton est lâché, agressif et polémique, d’un collectif, le Collectif Givre (à ne pas confondre avec la revue du même nom) qui signe un texte intitulé Dandys de l’an 2000.(1) Ils sont trois, Doris Ezalies, Michel Guérin et Nicolas Noil-han, mais eux, ils savent écrire.De quoi nous réconcilier avec la création collective, de quoi nous faire oublier les balbutiements autochtones.Texte collectif donc, qui emprunte l’enveloppe formelle des Chants de Maldoror avec ses sept chants.Texte qui ne se résume pas, texte sans idées mais texte avec un ton, ce qui compte seul en littérature, celui de la désillusion, de la décadence voire de la dérision.Il faudrait tout citer afin de ne pas sombrer dans ce que les auteurs appellent le coté “psycho-flic” de toute entreprise critique.Peut-être, pour une fois, faut-il renoncer à la critique et se bercer d’évocations.Il y a les grands thèmes qui sont ceux de milliers de jeunes: le sexe, la drogue, le rock, l’attente de la Révolution mais, diront-ils, la Révolution sent le patchouli.Les “inside jokes” rivalisent avec les pirouettes “kulti-vées” concernant les grands Papes de la modernité: “Merci, monsieur Derrida, le rejet du théocentrisme commence au pieu.” et "Nous devenons barthieœ ces jours-là, mettant de la connotation sous chaque fesse, des catalyses entre deux seins, faisant des syntagmes de dards.Distinguant entre pomographiant et pornographié.Faisant des pliages — ô Burroughs!” Le petit côté famille-je-vous-hais de Gide devient: "Nous nous offrons sans réserve, anus compris, filles et garçons.Le dimanche, ils oublient tout.Ils ont tous de la famille quelque part.L’obscène ardeur de ces cons, le lundi.” Tandis que la phrase inaugurale de A la recherche du temps perdu donne: “Longtemps, nous nous sommes touchés de bonne heure.” Ici, on l’aura compris, littérature et provocation tournent autour de pôle sexuel puisque à la question “Que peut la lit- térature?” une seule réponse possible: "Nous faire bander Blanchot, Lacan, Mallarmé, Derrida, Deleuze sont pris à partie, toujours sous le mode du soufflet, et étrangement seul, émerge Descartes “encore, le seul qui emmerde vraiment les débiles de l’irrationnel, audiovisuel, horoscopique and co., aujourd’hui pullulant comme des morpions sur nos pubis”.Évidemment il s’agit, comme on disait jadis, d’épater le bourgeois.Avec son cube de hasch, Mick dagger et quelques partouzes qui, le lecteur s'en étonnera, sont délicieusement jansénistes.Toutefois, la petite provocation rimbal-dienne du fils de famille en rupture de ban n’est pas l'essentiel ici.Ce livre existe et nous touche au-delà de ces poncifs pubertaires.C’est un livre construit et, surtout, “écrit”.Voilà l'essentiel.Dandys de l’an 2000 cristallise, pour la conscience collective, une certaine idée de la jeunesse des années 70.Joe Dallesandro a remplacé Lacan et Marlene Dietrich, Julia Kristeva.Le Collectif Givre nous prouve que la querelle entre les classiques et les moderners est inutile.lorsqu’on sait écrire.Et nul ne saurait craindre une esthétique de la rigueur quand elle est caution-nee par le talent.Voilà ce que n’ont pas compris nos “collec-.aid.tifs” (Il Collectif Givre: Dandys de l’an 2000, éditions Hallier, Paris, 1977, 128 p.LA FRANCE DES CH TEAUX .par.JEAN-MARIE BALARD POINT sur les Publications en SCIENCES HUMAINES 1151, Alexandre- DeSève.Montréal, Québec Nom Code postal Hachette Réalités a toujours produit des ouvrages de qualité sur des sujets divers mais originaux pour la plupart.Ainsi en est-il de sa collection très luxueuse, et dispendieuse, “Merveilles des châteaux” que l’éditeur reprend sous une présentation moins sophistiquée, à un prix plus “démocratique”!.Cette nouvelle collection dont la qualité reste exceptionnelle, a été intitulée: “France des châteaux”.On a déjà édité, au cours des mois précédents, “La Bre- tagne des châteaux”, “La Provence des châteaux”, “Le Languedoc des châteaux” et plus récemment, “Ile de France des châteaux”.Dernièrement, Hachette Réalités proposait de faire voyager ses lecteurs en Bourgogne et en Aquitaine en leur faisant visiter quelques-unes des plus belles demeures de ces régions viticoles.“L’Aquitaine des châteaux” ouvre les portes souvent secrètes de grandes bâtisses pleines d’Histoire, au passé chargé NOUVEAUTÉS AUX PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL Un outil précieux pour tous ceux qui s'intéressent à l’activité physique des enfants L’ÉDUCATION PHYSIQUE À L’ÉLÉMENTAIRE Objectifs et moyens relatifs au développement bio-moteur par ____ Pauline DESROSIERS et Marielle TOUSIGNANT Professeurs au département d'Éducation physique de l'université Laval Alliant la théorie à la pratique de l’activité physique en milieu scolaire, les auteurs définissent les objectifs du développement bio-moteur des enfants de 5 à 12 ans et indiquent les moyens à prendre pour les atteindre.182pag«i, photo*, tableaux at figura* Une méthode nouvelle et efficace d'enseignement des mathématiques GERMAlN BEAUDOIN COMPLÉMENT MATHEMATIQUES 415 EXERCICES RESOLUS les ppesses oe l université lavai COMPLÉMENT DE MATHÉMATIQUES 101 415 exercices résolus par Germain BEAUDOIN Simplification de la théorie, participation active de l'étudiant à la découverte et à la compréhension des notions, surabondance d’exemples et d’exercices avec leurs solutions rendent ce manuel utile à l'enseignement magistral aussi bien qu'à l’utilisation personnelle et à la formation autodidacte.300 pages, O xoapaow*» » BON DECOMMANDE Veuillez m'envoyer: ?exemplaire(s) de L’ÉDUCATION PHYSIQUE À L’ÉLÉMENTAIRE.L'exemplaire $10.?exemplaire(s) de COMPLÉMENT DE MATHÉMATIQUES.L'exemplaire $8.MO.EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE OU CHEZ L'ÉDITEUR : LES PRESSES DE L’UNIVERSITÉ LAVAL AVENUE DE LA MÉDECINE, CITÉ UNIVERSITAIRE.SAINTE-FOY ?Paiement ci-joint (chèque ou mandat) $.?À percevoir sur mon crédit CHARGEX NO MASTERCHARGENO Signature.Nom.Adresse.DE I^UIU VM^ÉLAVALOP.2447JJUÉ.G1K7R4 d’événements ou de personnages illustres.Ainsi on se promène sans ordre précis, ni alphabétique, ni départemental, ni chronologique, en dilettante sur les cnemins des nobliaux de Guyenne, de Gascogne, de Navarre et du Béarn.Ces noms seuls des régions aquitaines (sud-ouest français) évoquent luttes, épopées et amours fracassantes, ayant martelé l’histoire de l’Hexagone.L’occupation anglaise et la guerre de Cent Ans, les luttes de religions et la révolution animèrent, ébranlèrent même parfois, ces murs précieux.La demeure de Montesquieu — “c’est le plus beau lieu champêtre oue je connaisse”, avait-il dit de son château — à la Brède, le château La-fite, appartenant, aujourd’hui, à la famille des Rothschild, où l’on faisait le “vin du Roi”, Nérac, où séjourna souvent Marguerite de Navarre, la “Marguerite des marguerites”, le château de Lauzun, où vécut un grand séducteur dont La Bruyere écrivit dans ses “Caractères”, “qu’il n’était pas permis de rêver comme il a vécu!”, Estillac, qui doit sa gloire au Maréchal de France Biaise de Monluc, et j’en passe, sont autant de maisons ouvertes aux amateurs d’art et d’histoire.L’Aquitaine compte cependant beaucoup plus de châteaux que n’en peut présenter le volume d’Hachette Réalités; un index final en établit la liste en indiquant la sélection des auteurs, selon des critères peut-être mal expliqués mais probablement basées sur l’intérêt même de l’histoire et de l'architecture de la bâtisse.Ceux qui, comme moi, s'enchanteront d’un tel voyage pourront, grâce à l’index et à une carte régionale (manquante malheureusement, lacune grave quand le livre est : hors L’ANGE DE LA BAIE D’HUDSON WILLIAM ASHLEY ‘ ANDERSON de I anglais fxtr MICHElli ROBINSON PIERRE TISSEYRE ' vîsV L’histoire vraie de MAUD WATT, 'héroïne québécoise qui dans les années 30, par son dévouement, sauva les Indiens de la famine et empêcha la disparition du castor.' WÊfPÊlM.m:?’ 'Mi:' t ¦u: M îi?- ¦ :L> : t **r-/ ' jj-wsip'/x m lül llli mm mm Wn m 'm m m pour- itiné- édité hors de France) suivre ce merveilleux raire lors d’un prochain séjour au Vieux Pays.“La Bourgogne des châteaux” garde la même qualité et le meme intérêt que le volume précédent.La Bourgogne, région du centre-est français, connut, elle aussi une histoire illustre.Sise au carrefour de plusieurs vallées importantes elle reste, depuis toujours l’axe Nord-Méditerranée de l’ouest de l’Europe.Elle fut, pour cette raison, envahie plus qu’à son tour et disputée âprement par les grands de Thistoire.De tous ces remous incessants naquirent de magnifiques châteaux, témoins d’art et d’architecture remontant aux premières années du Moyen-Age.Là comme ailleurs, de célèbres personnages modelèrent au gré de leur fantaisie, le paysage bourguignon.Des cardinaux, des maréchaux et des grands financiers ont érigé de vastes demeures décorées de tapisseries, de peintures murales et de meubles précieux.L’ambiance du livre m’a laissé plus pensif, romantique si on veut, que le volume précédent plus enjoué, plus ensoleillé.Le style des nftaisons et la vie de leurs “fantômes” y sont différents, autant que celle du Gascon et du Bourguignon d’aujourd’hui.La difference ressort d’un livre à l’autre et brise ainsi tout risque d’une pompeuse monotonie historique qui pourrait affliger la collection.En somme c’est un “bon point”, car Hachette Réalités a su à travers ces ouvrages faire ressortir les disparités régionales caractéristiques, souvent imposées par T histoire.L’équipe de Pierre Faucheux a conçu deux nouveaux volumes très intéressants, et dont la finition est de haute qualité.De larges photos, en noir et blanc ou en couleurs s'associent au texte très vivant de Claude Frégnac pour permettre au lecteur de faire un magnifioue séjour, parmi les grands du passé, dans ces demeures d’histoire.Il est vrai, de toutes façons, que les demeures des riches d’autrefois comme d’aujourd’hui m'ont toujours fasciné!.en librairie Jacques Cartier Voyages en Nouvelle France ( dhit'is ilu (M'bt'i ( ()//('( tinn /)o< umcnts dhi'lnirr riions hurtubise hmh l abésl MdriliWiV' momrejl en librairie lean Dubuffet, aux tourtes de la figuration humaine François Gagnon une analyte de l'Image en regard du protêt du peintre •"•••'-JR»*.«Ü*.J LES PRESSES DE L UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL T*l JO «J51 1 culture et société Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 «19 Paul Klee au MAC Comme un réel rêvé __________________par.JEAN-CLAUDE LEBLOND L’art de Klee repose sur une équivoque.S’agit-il d'un art axé sur un onirisme joyeux, tendre et folichon?Peut-on parler au contraire, comme le soutient J.L.Ferrier, d’une démarche visant à révéler non plus l’apparence du monde, mais son fonctionnement?Chose certaine, l’excellente exposition de Paul Klee (1879- nant le parti d’en rire (mais rire de quoi?), Klee ne disait-il pas de Mozart que la musique était “cette partie joyeuse de lui-même”.Les "dessms d’enfants”, tels: Jardinage tropical de 1923 ou encore Ballon rouge de 1922 ne prennent-ils pas le parti volontaire d’en rire, rire d’une inexorable fatalité, d’une bêtise, d’une con- PAUL KLEE: “Frayeur d’une fillette” (1972).1940) que présente le Musée d’art contemporain, exposition appartenant à la collection du Salomon R.Guggenheim Museum de New York entretient cette ambiguïté.Comme un réel rêvé, l'art de Klee, qui totalise autour de neuf mille oeuvres: aquarelles, peintures, dessins, crayons et gravures, nous convie à ce voyage exquis au pays de l’imaginaire auquel il donne prise par son dessin épuré, par une douceur toute en nuances de ses aquarelles.Mais contrairement à Kandinsky qui fait éclater la réalité et achoppe dans l’onirisme de l’abstraction, Klee tente, comme Delaunay, de donner de la réalité son point de vue propre.Caricature de la réalité ou simple petit rouage dans la grande machine de la vie, les personnages enfantins s’inscrivent comme l’essence même du visible, et cette rétrospective illustre bien davantage la singularité d’un point de vue changeant comme l’eau, qu’une evolution formelle d’une expression plastique.Le talent de Klee se manifeste d'abord dans la musique.C’est par choix délibéré qu’il décide d’opter, après quelques années de flottement, pour le dessin, croyant pouvoir, dans ce secteur spécitique et selon lui, laissé pour compte, apporter sa modeste contribution.Les premières oeuvres de l’exposition datent de 1895.Paysages en format carte postale, à la facture extrêmement chargée, presque baroque alors que, au tournant du siècle, la Vierge sur un arbre de 1903 procédé d’un esprit de dérision où la femme s’intégrant aux formes, aux noeuds de l’arbre s’associe au serpent tentateur d’Adam.Ici, comme dans le célèbre : Rencontre de deux .hommes dont chacun se croit moins haut placé que l’autre de 1903 également, 1 artiste renoue avec cette renaissance germanique fantasmée de légendes et de sorcières et dont Boch serait le meilleur représentant.Obséquiosité, servilité, telles seraient les deux Qualités de cette oeuvre, surréaliste avant la lettre.L’intérêt de Klee dans une restitution picturale de la réalité est en parallèle de celui qu’il éprouve pour les cubistes et plus encore pour Delaunay ]u’il aura l’occasion de tra-uire en Allemand.Une oeuvre comme l’Idée des sapins de 1917 s'inspire, comme Le coureur au but de 1920, des interprétations des effets de lumière sur la Tour Eiffel de Delaunay.Il retirera de cette fréquentation ainsi oue d'un séjour en Tunisie quelques années plus tôt, un goût de plus en plus affirmé pour la couleur.S'enchaînent une série d'aquarelles d’une extrême fluidité chromatique et parfois drôle comme la Frayeur d'une fillette de 1922 où un visage se trouve avec bonheur résumé en quelques traits sur une forme ressemblant à une ampoule électrique.on retrouve constamment chez Klee ce côté bon enfant teinté d’humour, d’un humour peut-être parfois affecté.Pre- 3' manière de retenir les points de rencontre du ciel et de la montagne dans un langage extrêmement dépouillé, de ne garder de l’arbre par exemple qu’une masse blanche, de s’affranchir à toute fin utile du paysagisme classique fait de sa peinture un champ d’exploration particulièrement intéressant.On connaît Laurent Tremblay pour son action d’animateur dans son quartier de la rue Marquette et par sa galerie-atelier qui diffuse les travaux de jeunes artistes.On le connaît peu comme producteur, dessinateur.Pourtant, ce dernier présente au Balcon les Images une charmante série de dessins sous le thème de la pomme.D’aspect surréaliste, la pomme se trouve placée dans toutes sortes de situations entourée de personnages minuscules dans un dessin de belle exécution, fraîche et agréable.Cette présentation jui dure jusqu’au 1er octobre onne également des pho- dition humaine exprimée dans une guerre (1914-18) qui aura marqué l’artiste?La couleur d’une aquarelle de 1928: Horizon, zénith et atmosphère où la couleur en dégradés montre le Klee coloriste, introduit presque dix ans plus tard une Nouvelle harmonie (1936) composée de carreaux abandonnant à peu près totalement le dessin pour donner à la couleur toutes ses vertus.Cette période des années trente, hantée par l’Allemagne nazie et qui voit son expulsion, se caractérise par une épuration encore plus grande du dessin.Spirale détendue de 1932 se consacre en noir et blanc aux strictes propriétés formelles d’un dessin, figuration de l’atome qui révèle l’intérêt de Klee pour la science et notamment de la biologie.On ne retrouve plus, dans ces dernières années d’une vie féconde, la joie, le plaisir de vivre.Atteint d’une maladie incurable, Klee n’arrive qu’avec peine à continuer.Déjà dans son journal en 1915, il écrivait: “Plus ce monde se fait épouvantable, plus l’art se veut abstrait tandis qu’un monde heureux susciterait un art immanent.” Cet art immanent, il n’arrive plus à le créer.Un fusain sur tissu exécuté en 1937 : Les arches quittent l’alignement tend à perturber l’ordre dit naturel des choses.Destruction de la perspective, les arches occupent l’espace total de l’oeuvre.Les colonnes vibrent.L’effondrement est prévisible.Même Le petit garçon avec des Jouets de 1940 ne suscite plus guère d’intérêt.Le monde en guerre est fou.Paul Klee meurt en juin 1940 laissant derrière lui la semence d’un réel à réinventer.— Rétrospective Paul Klee, oeuvres du Musée Guggenheim de New York au Musée d’art contemporain, Cité du Havre, jusqu’au 23 octobre.Expositions La saison est bel et bien lancée.Bon nombre de galeries ont déjà produit leur première exposition et cette semaine, la mane s’avère particulièrement abondante, de quoi satisfaire les promeneurs du samedi après-midi.Il y a d’abord chez Marial, cette très belle petite présentation des oeuvres récentes de Seymour Segal, cet artiste montréalais qui passe l’essentiel de son temps à l’étranger.Sa peinture réaliste s'apparente par certains côtés à Cobra et notamment à Appel Violence des tons, l’artiste attache davantage d’importance à la forme, à une vraisemblance réaliste que Cobra, même si tous ses personnages nous apparaissent infiniment exagères.Se termine aujourd'hui.Dans une gamme de blanc et de bleu très pâle, Patrick Landsley propose à la Galerie Saint-Denis jusqu’au 6 octobre une interprétation très personnelle du paysage.Vivant dans les Laurentides, il participait cet été à l’exposition des peintres de cette région au MBA.Il semble bien oue le décor ait une incidence thématique sur sa production.Sa ¦mm OZIAS LEDUC 1864-1955 “Le Frère Leduc'’ 1906 36” x 30’ GERARD GORCE BEAUX ARTS inc 1535 ouest, rue Sherbrooke 934-0413 Lun.au sam.de 10 à 17h.ou sur rendez-vous tographies d’Alain Décarie et des poèmes de Diane Guay, autour du thème de la pomme.Pour terminer ce survol rapide de quelques expositions de la semaine, on ne peut passer sous silence la bonne présentation de peintures et sculptures de Suzor-Côté chez Walter Klinkhoff qui se termine hélàs aujourd’hui.On y retrouve un éclectisme stylistique assez étonnant.Comment, au hasard des oeuvres ne pas reconnaître Corot, Boudin, Seurat.Type étrange ce Suzor.Informations Dans le cadre de la Rétrospective Paul Klee au MAC, le service d’animation du Musée présente deux films relatant la carrière et l’oeuvre de cet artiste, dimanche le 25 septembre à 15 h.PAUL KLEE: “Rencontre de deux hommes dont chacun se croit moins haut placé que l’autre” (eau forte sur papier velin.11,8 x 20,7 cm).(Photos Jacques Grenier) A voir également Louis Jaque, Marcel Bar- vironnementale de Peter chez Bernard Desroches; Jean beau et Karl May au Musée Gnass au Musée d'art contem- Philippe Vogel chez Michel de des Beaux-Arts; Sculpture en- porain; Madeleine Arbour Kerdour à Québec.EXPOSITION KAMOURASKA ILLUSTRÉ DE 11 GRAVURES ORIGINALES DE ANTOINE DUMAS à la gal(;i>iOCTOBRE 1261, BERNARD.OUTREMONT 270-2962 ACADEMIE BËLENGË PEINTRE ACRYLIQUE AQUARELLE PASTEL FUSAIN HUILE ATELIER LIBRE INSCRIPTION 279-280 6 GALERiE D'ART Xtlf 5002 boul.St Laurent Montréal Oué H2T 1R7 Peintures de RENÉ GAGNON Jusqu’au 26 septembre GALERIE ART & STYLE 896 ouest rue Sherbrooke Tél.849-2598 ' 3! oatst.rui Simtdartes Unguomi V3/ 61/6217 Exposition GILLES DEROME, potier et JEAN-JACQUES GIGUÈRE sculpteur Vernissage mercredi le 28 septembre à 20h.ouvert du jeu.au dim.de 13 à 17h.et jeudi soir de 19 à 22h.“Cheval de Troie” 1976 Huile 20” x 24” EXPOSITION LÉON BELLEFLEUR 27 SEPT.- 8 OCT.GALERIE WALTER KLINKHOFF 1200 OUEST, RUE SHERBROOKE 288-7306 EXPOSITION OEUVRES RÉCENTES T.K.THOMAS Du 28septembre au 2 octobre Vernissage mardi la 27 septembre A 20 h.Qalerie cLTlrt oFréderic (B.403 est, me Notre-Dame Vieux-Montréal (coin Bonsecours) 843-7083 Mtr, mtr.11 è lêh |tu., »tn.•tm.14 * 21 h.dim.114 17h.Itrm* It lundi SALLY SPECTOR DESSINS 25 sept.- 14oct.Atelier POWERHOUSE 3738St-Dominique vernissage le 25 sept, à 20:00 mardi, mercredi et samedi: midi à 17 h.Jeudi et vendredi: midi à 20 h.BALCON les images Sous le thème “Jusqu’à la POMMERAIE’’ Dessins, sculptures, photos, poèmes de LAURENT TREMBLAY DIANE GUAY-ALAIN DÉCARIE 2031 Saint Denis 843-7720 Gravures récentes de Acquisitions récentes PETER AITKENS Du 26 septembre au 4 octobre fimw sXJKACS, 1430 ntt Sherbrooki.ouest Tél.: 933-9877-8454361 lundi au samedi: ” 9.30 à 17.30 h.LOUISE KO R GET Du 24 septembre au 8 octobre galerie Tart français ANNE-MARIE/JEAN-PIERRE VALENTIN 370 ouest, avenue Laurier, Montréal, Téléphone: (514) 277-2179 Üi LA GALERIE DU I LONG-SAULT tableaux de MICHÈLE DROUIN jusqu’au 2 octobre 1977 saint-andré est, comté d’argenteuil 537*3735 ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 h à 18 h Exposition "Les fenêtres de ton hiver" MADELEINE ARBOUR jusqu'au 15 octobre UQ d I 6 f i G bernard desroches 1194 ouest, rve sherbrooke, mentréal 842-8648 atelier galerie laurent tremblay P EXPOSITION “Balle de ruelle” mediums multiples JACQUES LALONDE “Baldentelle” encres et collages DIANE PREVOST (Gribouille) jusqu'au 30 septembre 4809 marquette 521-8786 mer.de 13 1 18 tires, jeu.yen.de 13 à 21 hres, terme lun.et mer Raoul Duty.“Chambre A Nice sur la mer* 17Vi” x 14V»” Nouvelles acquisitions de peintures françaises RAOUL DUFY MAURICE DE VLAMINCK MOÏSE KISLIN6 MARIE LAURENCIN LOUIS VALTAT MAURICE UTRILLO GALERIE KVSTEL INC.1366 avenue (Èreene, U est mount 933-87.35 du lundi au samedi de 9.30 à 17 h.Exposition Sculptures récentes WERTHEIMER / Du 29 septembre au 15 octobre Ug a I e r i e bernard desroches I1M west, rve sherbrooke, mantréel 842-8848 Arp Borduas Campigii Carr Dallaire Duty Etrog Jackson Krieghoff KV 16*66 118.16 t6M4BiS.OO Manzu Marini Mathieu Moore Morrice Pellan Riopelle Roberts Rodin Zadkine NOUS ACHt TONS PEINTURES DE QUALITt GALERIE DOMINION Le plus grand chom de peintures et sculptures dans la plus grande galerie d art au Canada 1438 ouïs) rua Sherbrooke 845-7471 il 845-7833 I « 20 • Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 culture et société PANIQUE Du cinéma de rengaine WË 111%' 11111^1# * mm*-.¦ En voulant trop en mettre et fouetter trop de chats à la fois, Panique de Jean-Claude Lord se perd dans les voies du mélodrame monocorde.On connaît, depuis Les colombes, le goût prononcé de Lord pour les situations excessives, les simplifications dramatiques et idéologiques, les messages criés à tue-tête et les personnages pris au milieu d’un filandreux réseau de corruption.L'humour dans ce qu’il a déplus fin, déplus subtil, POUR TOUS LES de plus mordant.VACANCES II FU DE JACQUES TAT) SALLE 11 dcsjardirvs 288 3M1 i ANDRÉ LEROUX 35 MILTON / 842-6053 HORAIRE LUN i VEN 7 30; 9 30 SAMEDI S 30; 7 30, 10.00 DIM.1.30; 3 30; 5.30; 7.30; 9.30 SALLE RESNAIS Ne manquez pas Un sac de billes.Ce film va droit au coeur." LE monde J'ai eu le coup de foudre." "On n'a rien vu d'aussi juste sur l'enfance depuis" Les 400 coups .LE JOURNAL DU DIMANCHE une innocence admirable.A voir absolument.Claude Sautet - PARISCOP PARIS MATCH Un film plein de tendresse et de justesse de ton.PARIS-CANARD I un film de Jacques Doillon d’après le roman de Joseph Joffo lUNSACH DE BILLES avec Paul Eric Schulmann - Richard Constantini LUN-VEN 7.15; 9.30 SAM 5.15 ; 7.30 ; 10.00 DIM 1.00 ; 3.10 ; 5.20 ; 7.30 ; 9.30 SALLE eisensteiW POUR TOUS un tiim de MIGUEL LUTIN avec GIAN MARIA VOLONTE Une histoire dont l'HUtoire ne veut pae ee rappeler Panique, la plus récente concoction de l’ex-critique de cinéma, n’échappe surtout pas à la règle.Elle y colle vigoureusement.On ne peut absolument pas accuser Jean-Claude Lord de ne pas être fidèle à lui-même.Ceux qui ont aimé les imbuvables Bingo et Parlez-nous d’amour jubileront devant Panique.La lutte entre les bons et les méchants, les purs et les impurs, y atteint presque des dimensions épiques.Le cinéaste se charge de grossir les traits, de ne pas laisser un seul instant de répit au spectateur, de mener son récit tambour battant et de nous submerger de clichés sur la corruption politique, sur la mauvaise foi et la rapacité des patrons et sur l’inertie de presque toute la majorité silencieuse.C’est du cinéma de rengaines connues.Le scénario, qui se complaît dans la banalité, est construit selon les canons les plus traditionnels d’une dramaturgie cinématographique périmée.Une usine ae pâte et papier, financée, en majeure partie, par de vilains capitalistes américains et administrée par des Québécois qui se mettent à plat-ventre devant les puissants investisseurs, déverse des produits toxiques dans les cours d’eau qui fournissent l’eau potable des robinets.Quelques enfants sont transportés d’urgence à l’hôpital, atteints, il va sans dire, d’intoxication.Comme prevu, le nombre des enfants, victimes des déversements de l’usine, s’accroîtra systématiquement.Certains mourront.On aura droit à d’inévitables gros plans d’enfants difformes, handicapés et réduits à l’état de légume.Comme prévu, les membres du gouvernement qui soutiennent l’entreprise meurtrière et les patrons qui pensent uniquement à protéger leurs intérêts financiers, mettront tout en oeuvre pour étouffer le scandale.Les petits valets des Puissants iront même jusqu’à truquer, avec le consentement de leurs maîtres, une photo afin de jeter le discrédit sur un journal qui s'est attaqué aux crapuleux exploiteurs.On se croirait dans un mauvais film d’André Cayatte.Comme prévu, la secrétaire et maîtresse (Paule Baiilargeon) du directeur hypocrite de l’usine (Jean Coutu) se retournera contre son patron et amant (un autre cliché! ) lorsqu’elle réalisera le caractère immonde des manigances de celui avec lequel elle aurait souhaité faire un petit voyage d’affaires et d’agrément au Brésil.Jean- A NE PAS RATER! - Plein de tendresse, un film attachant F.GRIMA LOI (RADIO CANADA ) - Un des plus beaux films de Tannée - A ne pas rater CLAUDE LELOUCH -S DUSSAULT (LA PRESSE' Sélection du Festival de la Critique québécoise SALLE 3] Prix d Argent Festival de Moscou DANIEL DUVAL L’OMBRE DES CHATEAUX PHILIPPE LEOTARD ALBERT DRAY e-Jfl POUR TOUS Michel Galabru face à Philippe Noiret : la rencontre est superbe.FRANCOIS FORESTIER/UEXPRESS Urvfrlmde BERTRAND TAVERNIER l’Assassin PHI LIPPE NOIRET MICHEL GALABRU CATHERINE GIANCARLO GIANNINI LA.1 «GRANDE BOURGEOISE JUGf SH «U UH SM.Ml m I2M.SM.BOURGEOISE SU 7UI SIM H3I OIM 3M.1UI Le groupe La Laurentienne présente compagnd Pérov-Argentin* ;Ai/cn b) Dm prodiction Eipli Mini BON DC COMMANDE Billafi 6e «oiton RESERVEZ VOS BILLETS DE SAISON DES MAINTENANT! ECONOMISEZ et tentez votre chance de gagner un voyage pour doux personne* en Amérique du Sud et à la Barbadel lH ffKIMUll ItlIUMAS «StNTIIUJ WMMIJ vitaks u cm n nruu» BRESIL NEPAL KURDES VENEZUELA l’ARCTKXJE ETHIOPIE CARNAVAL DE l'INSOLITE DE KATMANDOU A P ANNAPURNA GUERRIERS DU DÉSESPOIR DEMAIN, l'ELDORADO DEFI DE TOUS LES TEMPS LES DESCENDANTS DESABA VrvMtt m ferv porvin* Représentation choisie ?MirA Mercredi Vmtétr m fer* parvenir Les Grands Explorateurs Saison 77 • ?Renouvellement Mlrffij d» Wien ACHATES ou pnn iptoof dt *17 50 78 DiiiiRchi in matinee Dinanclit siir ?mA VitdrNi bMtf(i) « ST-XATTHIAS CM Sl-UHiit il «Molli.WisMoiitj La Compagnie Jean Duceppe 1975 INC.DENIS DROUIN ROGERGARAND JEAN LOUIS PARIS MONIQUE JOLY Dorothée Berryman Anne Letourneau Réieari Guénette Gaston Lepage Deru'S Rd,rT ,orlC CoMurros La Gdqn À CREATION • de PIERRE MORENCY • mise en scene de YVAN CANUEL LIVRET-THEATRE donnant droit a $ 1 00 de reduction sur le billet de votre choix valide jusqu'au 9 octobre 1977 THEATRE PORT-ROYAL v PLACE DES AKTS Montréal (Québec) H2X 1/9 (.un hots du lundi ,»u sjmedi m< lusivement de midi a /1 heures P.is de réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 Une production de la Régie de la Place des Arts ^Gérard Souzay Baryton ^ Gérard Souzay possède une voix superbe, une incroyable maîtrise stylistique et une parfaite compréhension des textes.» Gilles Potvin, Le Devoir Le lundi 24 octobre 1977 20 heures 30 Les billets sont en vente aux guichets de la Place des Arts $4.$6.$7 et $8 Programme • Airs classiques italiens • Mélodies de Fauré • Leider de Schubert Entracte • Leider de Brahms • Mélodies de Tchaikovsky • Chansons populaires de Manuel de Falla , ) Piano Dalton Baldwin THÉÂTRE MAISONNEUVE l’IACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 179 Guichets du lundi ,iu samedi inclusivement, de midi à 21 heures Pas de réservations téléphoniques Renseignements: 842-2112 # f; ¦ “Tant que nos problèmes ne sont pas réglés, je refuse d’être un ‘Canadien’ qui went vendre son produit.” La vie de Deschamps ne s’arrête évidemment pas au spectacle qu’il doit donner cet automne à la Place des Arts, il y a dans sa tête un foisonnement d’idées, un projet de film avec Jean Salvy, le projet d’une comédie musicale avec Harmonium “parce que, dit-il, Harmonium c’est quand même pas les moindres.Fiori et moi, on a ben des affaires qu’on voudrait faire ensemble, je ne sais pas si ça va marcher, de toutes façons, ça serait pas un show qui ferait le tour du monde, ni même un show qu’on présenterait 100 fois mais un show pour nous autres, pour le fun, pour le plaisir de se retrouver toute une gang de monde ensemble.De temps en.temps t’as besoin de te nourrir, de te regénérer, de briser ton petit monde à toi.“On le sent tout à coup nostalgique de cette belle époque de l’Ossidcho, de la cama- raderie entre artistes qui n’existe plus tellement à son échelle et qu’il essaye de retrouver sans aucun doute avec la nouvelle génération.L’époque de Charlebois est terminée, le rêve du Québec qu’ils ont eu tous ensemble à changé de direction en cours de route.“A Tépoqué de TOss-tidcho, on était tous aux prises avec l’éveil d’une conscience politique et sociale.Les gars aujourd’hui, ceux par exemple qui font partie de Paul et Paul sont plus libres, vont plus dans l’absurde et aussi plus dans Tart.Leurs horizons sont moins limités que les nôtres, ils n’ont pas à être les porte-parole d’une culture, ils ont juste à être bons, à flyer.Pour moi, Robert Meunier de Paul et Paul est aujourd’hui le pilier de sa génération au niveau de l’humour c’est effrayant le talent qu’il a et aussi le travail qu’il consacre à son humour”.La conversation bifurque tout à coup sur une rumeur qui use bien des téléphones ces temps-ci à Montréal.Cette rumeur qui d’ailleurs est aujourd’hui devenue une grande réalité a pris la forme d’un super-spectacle intitulé The Frogs are coming”, mis en LES ATELIERS M.C.C.M.Session automne 77 Tai chi Eutonie Mime Photo Exploration vocale Guitare Techniques théâtrales Les ateliers débuteront le 18 septembre.Les inscriptions commencent dès maintenant, tous les jours de la semaine, sauf le samedi et le dimanche, entre 13 tires et 19 hres.au 4828 rue St-Denis Tél: 849-8224 CENTRE DES ARTS VISUELS 350 ave.Victoria SESSION D’AUTOMNE commençant le 3 octobre CÉRAMIQUE: façonnage, tournage, glaçureset décor.TEXTILES: batik, créapoint, macramé, hautes lisses, courtepointe.PERCEPTION VISUELLE: design, dessin, aquarelle.AUTRES: vitrail, bijouterie.COURS POUR ENFANTS: 4à14ans et aussi DESIGN ET INVENTION: quatre conférences données par des inventeurs canadiens.DEMANDÈZNOTRE BROCHURE ! 488-9559 VISITEZ NOTRE BOUTIQUE ET GALERIE I fORUM FORUM FORUM ENFIN.IL NOUS REVIENT!! ?f LE CIRQUE MOSCOU! 1977 ENTIÈREMENT NOUVEAU ET SENSATIONNEL.du 27 sept, au 2 oct.TOUS LES SOIRS I à 20h.M MATINÉES | SAM.1er OCT.à 10h.et à 14h.DIM.2 OCT.à 14h.BILLETS $5.00, $6.00, $7.00 TOUS SIÈGES RÉSERVÉS Maintenant en vente au Forum et à tous les comptoirs TRS FORUM boîte par Guy Latraverse de la pâtisserie Kebec Spec, subventionné par l’Office des Tournées et possiblement le secrétariat d’état américain, parrainé par le P.Q.et encourage par René Lévesque lui-même en personne.Le show en question serait présenté 8 fois au Canada et 6 fois aux Etats-Unis et aurait le but, de promouvoir la culture québécoise par l’entremise de ses têtes d’affiches, dont Deschamps et Charlebois.Mais à ce sujet-là Deschamps est systématique: “J’ai officiellement refuse de faire partie du show parce que politiquement ça m’achale, que j’ai l’impression que c’est un show qui en fait, au lieu de promouvoir la culture québécoise, va prôner l’unité canadienne.Je suis partisan du nationalisme, sans fierté t’arrives nulle part, il faut être fier mais faire attention de ne pas tomber dans le chauvisme ou carrément le fascisme.Et puis tu peux annoncer ta couleur mais ça ne veut pas dire pour autant que les autres vont comprendre.Trop peu de gens verront le show et trop de journaux en profiteront pour déformer les buts réels de notre démarche.Nous autres on sait ce qu’on pense mais les autres, eux ne le savent pas.Tant qu’on aura pas réglé nos problèmes, surtout ces temps-ci avec la loi 101, je refuse d’être un Canadien qui vient vendre son produit.Si le show était seulement présenté aux Etats-Unis, ça me dérangerait moins parce qu’il faut bien qu’un jour ça débloque aux Etats-Unis, la France c’est trop loin et puis il est temps que l’argent que les Québécois ont investi aùx Etats-Unis, leur revienne d’une manière ou d’une autre.Avec le Canada en arrière-plan, ça change les dimensions du projet, je trouve cela trop déucat et ie ne veux pas embarquer la-dedans.” Ce qui est peut-être difficilement comprehensible dans les affirmations de Deschamps c’est qu’il n’a jamais refusé d’aller à Toronto, qu'il n'a pas refusé de faire partie du "Lets Save Canada Hour”, pas plus qu’il n’a refusé de participer aux 25 ans de Radio-Canada, émission qui prônait ouvertement l’unité canadienne.Ces illogismes font sans aucun doute partie des contradictions d’un artiste et surtout d’un non-retour impossible lors qu’on a connu le gros succès, quand on s'est fait aimer d’un public, comment le décevoir, comment ne pas lui retourner l’amitié qu’il accorde, comment le brusquer, lui qui a su être si patient?Certains ont parlé d’une deuxième dimension dans le nouveau spectacle de Deschamps et c’est a ce niveau-là qufil sait se situer.Ceux qui s’ennuient de l’ancienne férocité de Deschamps, ceux qui l'accusent de se complaire dans le misérabilisme, ceux oui cherchent en lui une prise de position qui se fait rare, n’auront plus qu’à se réfugier dans cette deuxième dimension, n’auront plus qu’à aller creuser à même cette matière devenue paradoxale par prudence, pour en extraire le vrai Deschamps qui s’y cache."Moi, je ne suis pas la pour donner des solutions, dit-il, je n’ai pas le droit de décider pour le monde.Je règle mes propres problèmes, Tes autres n’ont qu à faire pareil," nous voilà tous bien prévenus.» .' ' -s.-,.culture et société Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 • 23 Pierre Morency et le théâtre d’un langage qui ne veut pas mourir Pica, Zime et Castor sont au soir de la vie et Camard, lieutenant de la mort et taxidermiste de son métier, les attend avec sérénité.Mais les trois résidents au foyer du Soir Vert ne meurent pas.Pour Pierre Morency, l’auteur des Passeuses créées par la compagnie Jean Duceppe à compter de jeudi soir prochain, fa vieillesse n’est qu’un voyage, une étape pareille à nombre d’autres que l’homme traverse sa vie durant.Une route nécessaire en guise de tremplin pour ailleurs.Ainsi la mort devient vie et commencement.Pièce de vie, pièce du langage, d’une parole qui refuse de s’éteindre, chemin imposé de lui-même par la magie des mots raconte le poète rencontré il y a quelques jours.Laissons-le conter lui-même la genèse de sa pièce: “Imaginez toute cette folle histoire a commencé le jour où je suis devenu le théâtre d’une invasion.Un vieillard ardent et rieur se déplia lentement en moi: il s’est mis à pousser si fort qu’il a bien fallu le faire naître et c’est alors qu’il a pris la parole.” Et dans la préface de sa pièce publiée chez Leméac en décembre 1976, l’écrivain ajoute: “Ce qui est remonté de moi ressemble à la poésie qui jaillit du puits.Cette fois, ce n’était pas des images, mais des personnages qui parlaient.Avec Castor, porteur d’un langage nourri par la réalité québécoise, c’est mon grand-pere, c’est mon père, tous les deux creuseurs ae puits, qui ont rejoint la réalité du puits de la ADRIEN GRUSLIN poesie.” Le dramaturge va plus loin encore en disant: “Castor c’est moi dans la vie; les personnages je les connais, je les ai vus, même les trois femmes incarnent une partie de moi-même.Je les aime beaucoup.Je souhaite que le texte soit reçu tel qu’il est, avec tout ce qu’il charrie, avec sa mort qui n’est pas une mort tragique mais simplement celle du vieil homme, possible à chaque étape de notre vie, celle qui signifie re-naissance”.Les Passeuses apparaissent telle une fable poét que dont tous les éléments oscillent entre le quotidien et l’irréel, entre le trivial et l’imaginaire.La pièce est un conte, un conte de poète.Bien qu’équivoque, le titre n’en prend pas moins un sens très lourd.Les femmes sont les passeuses.Elles forment le trio secondaire de l’oeuvre mais sans elles, l'oeuvre ne serait pas.Elles permettent de passer du vieil homme au nouvel.De plus, insiste l’auteur, il s’agit de femmes libres, de femmes nouvelles en quelque sorte.Une bonne part de la thématique du texte se trouve suggérée par le titre.“Tout ce que je raconte dans mes poésies se retrouve dans Les Passeuses” explique Morency, soulignant du coup l’étroite identité entre son classiques PIERRE ROLLAND - a écouté pour vous De Max Bruch, Itzhak Perl: man joue avec séduction, la Fantaisie Écossaise opus 46 et le Concerto no 2 en ré mineur opus 44 avec l’Orchestre New Philharmonia dirigé par Jesus Lopez-Cohos, Angel S-37210 (Stéréo/Quadraphonic).Le charme des sonorités du violon de Perlman confère à ces deux oeuvres une auréole de beauté.Merveilleusement écrites pour le violon, ces deux pièces concertantes possèdent les grandes qualités musicales requises pour attirer l’attention du grand public et la sollicitude des grands violonistes.Léopold Auer avait vraiment raison’ lorsqu'il disait: “Les Concertos de Bruch occupent une place d’honneur dans le répertoire du violon.Du point de vue du violoniste qui les joue en public, ils sont des “déclarations d’indépendance artistique”; ils sont des documents éloquents et inspirés nous donnant la preuve que Bruch n’est dépendant d’aucune entrave technique”.La Fantaisie Écossaise, la mieux connue des deux oeuvres sur ce disque, date de la même époque que sa célèbre pièce de violoncelle intitulée Kol Nidrei.Cette fois-ci, il fut inspiré par la lecture de romans de Sir Walter Scott.Chacun des quatre mouvements utilise une mélodie folklorique écossaise.Le second concerto de violon de Bruch, même s’il n’a jamais obtenu le succès mondial du premier en sol mineur est ici joué avec une flamme et un brio remarquables.De nos jours, on n’en est plus à discuter de la forme comme le fit un jour Edouard Lalo lorsqu'il parle de “cette chose informe qui s’appelle le 2è Concerto de Bruch (concerto qui n'a pas de premier morceau, qui commence au second, passe par un Intermezzo en récitatif et se termine par un pauvre final.) Rigoureusement, ce n'est qu’une Suite, mais Bruch a maintenu son titre et il a bien fait commercialement.” Mise à part la petite remarque méchante d’un collègue sur le dernier mouvement qui est très séduisant, cette analyse est juste.Perlman est très convaincant dans son jeu et il se joue de toutes les difficultés techniques avec une très grande facilité.Le chef d’orchestre espagnol Jésus Lopez-Cohos qui Tait une première apparition internationale avec cet enregistrement, semble être compétent et sa présence est manifeste du début à la fin.Lopez-Cohos fut un choix de dernière minute, le chef d’orchestre désigné pour ces séances d’enregistrement n’ayant pu se libérer.Les musiciens de l’Orchestre Philharmonia répondent tous bien à l’esprit des oeuvres.La prise de son est belle mais elle aurait pu posséder une plus grande ampleur sonore.L’usinage et la gravure sont adéquats.En conclusion : un très beau jeu violonistique d’Itzhak Perlman.Seraphim S-60282 présente Pr Colin Davis dirigeant le Royal Philharmonie Orchestra dans cinq ouvertures de Rossini choisies parmi les plus cé-lèbies: Guillaume Tell, La Pie Voleuse, Sémiramide, Il Signor Bruschino, l’Italienne à Alger.La tenue musicale est d’un très beau standard professionnel.Réalisé il y a environ dix ans, ce disque ne possède peut-être pas les qualités d’une prise de son recente, mais son prix modeste saura faire le bonheur de tout amateur.L’usinage et la gravure bénéficient pour leur part, d'une bonne norme de fabrication.En conclusion: du Rossini bien joué à prix modique.aventure poétique et dramatique.Dans sa préface à la pièce, Jean Royer débute en rappelant que le théâtre est pour le poète un terrain de prédilection.Le lecteur du DEVOIR se souvient sans doute que, la semaine dernière, Michèle Lalonde, poétesse devenue dramaturge, s’exprimait en termes similaires dans le cahier du journal.Des mots naissent personnages et symboles organisés dans des structures que l’écrivain ne saisit qu’apres coup.Pendant l’écriture, il est entraîné par un récit qui génère lui-même sa propre suite.Du Théâtre à la Poésie au Théâtre Contrairement à ce que lecteurs ou spectateurs pourraient croire, l’auteur des Passeuses, surtout identifié en qualité de poète et l’un des dirigeants de la nouvelle revue de poésie estuaire, s’est d’abord intéressé au théâtre et parallèlement à son cheminement poétique, il a toujours gardé un contact avec le genre dramatique.Il faut remonter au début des années soixante, au moment où il mit sur pied le Théâtre Étudiant de Levis, au sortir du collège.L’aventure dura deux ans.Après une année d’enseignement, il fit une licence en lettres à l’université Laval.En 1967, après ses études, il fit la connaissance de Michel Gariépy qui entrait comme réalisateur à Radio-Canada, à Québec.Alors débuta une collaboration, toujours active, où il écrivait les textes de séries ainsi que des dramatiques.Depuis 1968, les textes dramatiques pour enfants se sont multipliés.Mentionnons simplement: Tournebire et le malin Frigo, Martlot dans les merveilles (paru chez Leméac en 1975) et Les Écoles du Bon Ba-zou.Actuellement, il est à fonder un Théâtre pour Enfants à Québec en compagnie de Michel Gariépy.Côté poésie, Pierre Morency publie régulièrement depuis près de dix ans.Il a participé à de nombreux récitals dont La Nuit de la poésie (1970) et les mercredis de la poésie au Chantauteuil, dans la ville de Québec, là même où Jean Barbeau et quelques comédiens ont fonde le TQQ (Théâtre Quotidien du Québec).Faculté de musique le mercredi 28 septembre 20 h 30 en collaboration avec le Goethe Institut BRADFORD TRAGEY et ROLF JUNGHANNS dans un programme de Piano-Forte à quatre mains des oeuvres dé J.C.Bach, J.C.P.Bach, Mozart Beethoven, Weber.Entrée libre —, —, Renseignements: lun.à ven., 9h - 17h à à 392-8224 l| v Pollack concert hall H Salle de concert Pollack V théâtre MARDI à SAMEDI 20 h.DIMANCHE 19 h.Mise YVETTE BRIND AMOUR ^ murielle dutii viola loger guy provost jo ann querel marc hebert jean lue montminy andré cailloux jose rettmo robert daviau et paul yuevremont maria Decors MICHEL PROULX Costumes FRANÇOIS BARBEAU DF lOIC IF GOURIADEC D APRES l OEUVRE DE LOUIS HEMON RÉSERVATIONS d.12h a 1%, 844-1793 LES PASSEUSES: Le metteur en scène, Vvan Canuel (à gauche) et l’autei*r Pierre Morency.Ses recueils sont nombreux, je cite simplement quelques titres: Poèmes de la froide merveille de vivre (1968), Au Nord constamment de l’amour (1970), Lieu de naissance (1973), Temps des oiseaux (1975).Ajoutons à cela sa participation active à Estuaire, revue spécialisée en poésie qui connaît des débuts intéressants.Pour revenir au théâtre, rappelons qu’il signa avec Paul Hébert, l'adaptation de Charbonneau et le chef en 1971, qu’il reçut en 1975 le prix court métrage de la Communauté radiophonique des programmes de langue française pour sa pièce Naaaiiiaaah, dont le texte est publié dans le troisième numéro (février 77) d’Estuaire et qu'il vit de sa plume depuis quelques années.C’est grâce, par exemple, aux droits d’adaptateur reçus pour Charbonneau.qu’il a pu prendre une année complète pour écrire Les Passeuses.Lors de notre rencontre, j’ai demandé à Pierre Morency s’il ne craignait pas de voir sa pièce dérouter quelque peu le public habituel de la compagnie Jean Duceppe et ce, en raison tant de l’affirmative à ma question, expliquant: “J’ai envoyé ma pièce a Jean Duceppe l’hiver dernier parce que j’avais songé à lui pour le rôle principal de Castor qui a été confié à Denis Drouin.Je crois que non seulement la pièce se distingue de ce que la compagnie a présenté à ce jour mais encore qu’elle ne trouve guère d’équivalent au Québec, à cause de son ré-gistre poétique.” Ce qui intéresse l’auteur tient dans une volonté de dire tout ce qu’il porte en lui-même avec son enracinement.Si son théâtre s’apparente à un autre, il croit qu’il se rapproche de celui de Michel Gameau, mais de manière assez lointaine.Tous deux sont poètes.Par rapport au public de la compagnie, public sûrement moins imbu de prétentions intellectuelles que d’autres, public en somme plus “populaire” (à défaut de meilleure appellation), Morency croit qu’il reçoit les choses plus spontanément, plus viscéralement, ce qui pourrait s’avérer un atout pour un texte comme celui des Passeuses.H ne cache pas cependant ses craintes, s’avouant très inquiet à quelques jours de la première.Vous allez à la PLACE DES ARTS • Stationnement gratuit • Réduction de 157.sur le prix du menu • Quand vous dînez aux restaurants SRIUGADIN Kl-SAN-FUl Pour bénéficier de ces avantages, adhérez au CLUBdeslOOO Afin de recevoir, sans frais, votre carte de membre, prière de compléter la demande ci dessous et de l'adresser à Serabec Complexe Desjardins ^ Seraber Nom: Adresse: Profession : Accès à la PLACE.DES ARTS par passage souterrain Michel Gélinas, en collaboration avec CFGL-FM.présente ________ 67-8-9-17 Billets en vente I à la Place des Arts chez Sauvé Frères efb • ivfu.^ A j I r ( .tnt lifts (lu lundi .iu M«tro,lc|uri*r, »pr*it Gilford tt-4664.rut Saint-D#nit H «y .y t* RL,ACE DESALTS.W'; v s '¦ ’ MontréertîuÏLif fiW Pendant les répétitions, Pierre Morency a entretenu une dialectique constante avec Yvan Canuel, le metteur en scène.“Ce ne fut pas facile, explique-t-il, lui: préférait faire ressortir l’aspect réaliste de la pièce, son histoire, alors que moi: j’optais pour le conte et l’atmosphère poétique qui s’y rattache.La médiation du metteur en scène suscite toujours de longues discussions si l’auteur est présent.Les seules exceptions arrivent peut-être lorsqu’auteur et metteur en scène sont intimement liés.” Rappelons enfin que Les Passeuses de Pierre Morency seront à l’affiche du théâtre Port-Royal de la Place des Arts à compter de jeudi prochain le 29 septembre jusqu’au 30 octobre.La mise en scène est signée Yvan Canuel.La distribution retenue par la compagnie Jean Duceppe est formée par Denis Drouin, Roger Garand, Jean-Louis Paris, Réjean Guénette, Monique Joly, Dorothée Berryman et Anne Létourneau.OREGON avec Ralph Towner EN SPECTACLE AUDITORIUM LE PLATEAU SAMEDI 24 sept, è 20h30 Billets: $6.50, $5.50, $4.50 Ce Soir 3710, rue Calixa-Lavallée En vents à l'Alternatil, Discomanie et Dutchy’s Record Cave Une production BEAUBEC Une présentation QUATUOR CANADA T.TSUTSUMI, violoncelle R.TURINI, piano G.STANICK, alto S.STARYK, violon Ces artistes renommés forment l'un des meilleurs ensembles du Canada.Leur début à Montréal marquera l'ouverture de la 30e saison de la Société Pro Musica au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, le dimanche 2 octobre à 16h30.Au programme, des quatuors avec piano de Beethoven, Kenins et Brahms.Renseignements: 845-0532 THEATRE MAISONNEUVE PLACE DES ARTS Montréal (Québec) H2X 1Z9 Guichets: du lundi ,.u samedi inclusivement, de midi à 21 heures.Pas de réservations téléphoniques.Renseignements: 842-2112 [27 20hl5 ETKINS ° GARANT ?GONNEVILLE ^ SMALLEY ?STEVEN ° WEBERN L’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 10 NOVEMBRE WERNER JACOB, organiste joue HAMBRAEUS n HUBER ?JACOB LIGETI ?MORTHENSONn STEEPLER 15 DECEMBRE 20hl5 BELLEMARE ?GOUINn LALONDE MYKE ROY ?WEBERN Par L’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 26 JANVIER 20hl5 BOUCOURECHLIEV ° MATHER WEBERN L’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 16 MARS PENTLAND ?R M.SCHAFER par NEW MUSIC CONCERTS direction ROBERT AITKEN 20 AVRIL 20hl5 ALSINA ?DAOUST ?HARRIS EVANGELISTA WEBERN parL’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 4 MAI L.20hl5 TONDE LEEUW ° MOREL STOCKHAUSEN ° WEBERN MICHAEL LAUCKE, ROBERT LEROUX et LOUIS-PHILIPPE PELLETIER ^ Q BEC | 12e saison/1977/1978 I I V I 24 • Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 t ^ * V'/ , e/ ï« , 4< #vX :: ' .’ : ¦ ¦ ' Voir autres Carrières et Professions, en pages 25, 26 et 27 LE MOUVEMENT NATIONAL DES QUÉBÉCOIS recherche les services d’un DIRECTEUR GÉNÉRAL Fonctions: Responsables auprès du Bureau, du secrétariat général du M.N.Q., dont il dirige le personnel et coordonne les travaux.Il administre le budget et veille à l’excution des décisions prises au seih du M.N.Q.Qualifications: — aptitudes en communications.— expérience dans la coordination, la planification et I administration.— formation requérant au moins seize (16) ans de scolarité ou expérience pertinente.— facilité à travailler en équipe.— capacité de synthèse.— vouloir réaliser les objectifs du Mouvement.Salaire: Proportionnel aux qualifications et à l’expérience.Date d’entrée en fonctions: 17 octobre 1977.Poste à Montréal.Envoyez curriculum vitae avant le 30 septembre 1977 à l'adresse suivante: Le Mouvement National des Québécois a/s Comité de sélection 82 ouest, Sherbrooke Montréal, H2X 1X3 CONTRÔLEUR DEMANDÉ pour une importante entreprise manufacturière de Victoriaville.Qualifications exigées : — C.A., R.I.A.ou C.G.A.— Expérience pertinente dans le domaine manufacturier.— Connaissance approfondie du prix de revient.— Bilingue.Le salaire discuter.et les conditions de travail seront à Si intéressé, veuillez faire parvenir par écrit votre curriculum vitae à: Tardif, Lafontaine.Chariand & Associés.C.A.a/s M.Gaston Tardif, C.A., 67, rue Girouard, Arthabaska, Québec.G6P 5T3 * Toute application sera strictement confidentielle et recevra une réponse.ADJOINT DE RECHERCHE PHYSIQUE DES SEMICONDUCTEURS Fonctions Le titulaire du poste travaillera au sein du Groupe de recherche sur les semiconducteurs et les diélectriques (GRSD) dans un laboratoire subventionné par le Conseil de recherches pour la défense.Le candidat choisi aura pour principale fonction de réaliser et d’analyser des spectres obtenus par transmission ou par thermo-réflectance dans le cas de nouveaux matériaux semi-conducteurs.À ce travail s’ajoutera un certain nombre d’autres projets dans des domaines connexes.Qualifications Doctorat ès sciences (physique) (ou l’équivalent) obtenu dans un domaine relié de près au projet de recherche proposé.La connaissance du français et de l’anglais est requise.Traitement Selon les normes du Conseil de recherches pour la défense.Entrée en fonction: Aussitôt que le candidat souhaité aura été trouvé.Prière de taire parvenir votre demande d'emploi et un curriculum vitae, à l’adresse suivante: Paul-E.Girard Doyen, science et ingénierie Collège militaire royal de Saint-Jean Saint-Jean, Québec JOJ 1R0 musee regional de rimouski centre national d'exposition musée privé du québec DIRECTEUR DES SERVICES ADMINISTRATIFS Fonctions: Sous l’autorité déléguée du directeur générai, le titulaire planifie, organise, contrôle et coordonne les activités relatives à la gestion des ressources financières, matérielles et humaines de rétablissement.Exigences: — Connaissance des techniques modernes d’administration.— Scolarité, premier cycle en gestion, préférence au C.A.ouC.G.A.— Capacité d’adaptation à un milieu en pleine expansion et aux exigences du secteur des affaires sociales.Conditions de travail: Selon la rémunération des cadres du réseau des affaires sociales et des politiques de (’établissement.(in) r Faites parvenir vos notes biographiques avant le 30 septembre 1977 à: mpison Lucie GRunenu CENTRE DE RÉADAPTATION SOCIALE POUR ADULTES HANDICAPÉS PHYSIQUES 2222 est, avenue Laurier Montréal, Québec, H2H 1C4 mm Université Laval DIRECTEUR DU MUSÉE RÉGIONAL DE RIMOUSKI Le Musée Régional de Rimouski est à la recherche d’un directeur.LA FONCTION: Le titulaire de ce poste est responsable du développement du Musée, de la planification et de l’Organisation d’un programme d’animation et d’activités qui y sont reliées, telles que: expositions, rencontres, etc.Il est également responsable de la gestion courante du Musée et des relations avec les divers organismes impliqués dans la conservation ou la promotion des oeuvres d’art et de la culture.LA PERSONNE: Le candidat idéal possède un diplôme en sciences humaines, option muséologie.Cependant, une spécialisation en beaux arts accompagné d’une expérience pertinente sera sérieusement considérée.LE TRAITEMENT: Selon une échelle de traitement analogue aux échelles du secteur public pour des fonctions comparables.Les personnes intéressées à poser leur candidature sont priées de fair#parvenir leur curriculum vitae avant 17h00 le 3 octobre 1977 à l'adresse suivante: Président du Conseil d’administration Le Musée Régional de Rimouski Inc.35 ouest, rue Saint-Germain i RIMOUSKI, Qué.CONCOURS NO 28 (77-78) ANIMATEUR EN CINÉMA Département des littératures Faculté des lettres $12,593 à $26,341 SOMMAIRE DE LA FONCTION: Dans le cadre de l’enseignement du programme de cinéma, l’animateur contribue par ses connaissances spécialisées à la préparation des projets de films conçus par les étudiants: é l’organisation matérielle et technique des cours, des travaux pratiques et de recherche sur le cinéma, élaborés par les professeurs; et à l’inventaire des besoins dans le milieu.Chef de production pour les uns, il reçoit les divers projets de films préparés par les étudiants; s’assure de la conformité des dossiers avec les exigences fixées; procède à l’attribution des installations, appareils de tournage, éclairage, montage ou sonorisation après analyse des besoins exprimés; collabore avec les responsables de projets aux diverses étapes de la fabrication du film, de sa conception à la réalisation.Régisseur pour les autres, il fournit aux professeurs l’assistance requise dans l’aménagement des locaux et la fourniture des équipements; voit à l’organisation des projections prévues pour l’enseignement du cinéma; s'occupe de l'obtention et du retour des films utilisés; assure et contrôle le prêt de même que l'entretien, l'utilisation et la réparation du matériel cinématographique requis.D’une manière plus générale, il participe à l’inventaire des besoins dans le milieu, en matière de cinéma.QUALIFICATIONS REQUISES: — Grade universitaire de 1er cycle dans une discipline appropriée, ou l'équivalent.— Posséder une expérience solide et reconnue dans une des branches essentielles de l'art cinématographique.— Sens de la méthode et de l’organisation du travail.— Facilité à travailler en groupe.— Imagination créatrice.INSCRIPTION AU CONCOURS: Faire parvenir un curriculum vltae récent, accompagné d’une lettre de candidature mentionnant le titre de la fonction poatulée et le numéro du concours, avant 17 heure», mardi le 4 octobre 1977, à l'adresse suivante: Service du personnel Bureau 3445 Pavillon de la Bibliothèque Université Laval Cité universitaire (Québec) G1K 7P4 Cité universitaire, Québec HÔTEL-DIEU DE SAINT-JÉRÔME CHEF DU DÉPARTEMENT DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE NATURE DE LA FONCTION: Sous l’autorité du directeur des services professionnels, planifier, coordonner et .contrôler les activités relatives à la mise en place, au développement et à l’exécution de programmes de santé physique et mentale et de services préventifs en collaboration avpc les instances concernées du territoire desservi par le Département de Santé Communautaire.FONCTIONS SPÉCIFIQUES: 1.Étudier les besoins de la population et les priorités d’intervention dans les domaines de la santé physique et mentale.2.Élaborer, mettre en oeuvre et développer des programmes de santé physique et mentale et des services préventifs en collaboration avec les autres établissements, organismes ou professionnels de la communauté du territoire.3.Évaluer les programmes de santé physique et mentale mis en oeuvre par le département, en collaboration avec les autres départements du centre hospitalier ou autres établissements, organismes ou professionnels.4.Enquêter sur les épidémies et mettre en application des mesures de contrôle appropriées.5.Cliniques externes et urgence: Faire en sorte que les médecins et dentistes fournissent les soins d’urgence de première ligne et les services externes généraux.EXIGENCES: — Médecin autorisé à exercer sa profession en vertu de la loi médicale.— Posséder des connaissances de santé communautaire ou de santé publique ou affinités pertinentes à cette disciplina Faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 14 octobre 1977à! 'adresse s uivante: Directeur général Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme 290, rue Montigny St-Jérôme, Québec J7Z 5T3 INGENIEUR EN ÉLECTRONIQUE TRAITEMENT JUSQU’A CONCURRENCE DE $24189 Un organisme gouvernemental dont le siège est à Ottawa a besoin d’un ingénieur en communications pour s’occuper de la conception et de la mise au point des systèmes et du matériel de traitement des communications et de la signalisation.Les candidats doivent détenir un baccalauréat en génie électronique ou posséder les titres de compétence voulus pour être agréés membre d’une association professionnelle au Canada.Ils doivent aussi compter plusieurs années d’expérience dans un domaine connexe, et avoir travaillé notamment sur des circuits analogiques, et posséder une expérience dans l’utilisation des miniordinateurs destinés au traitement de la signalisation et des communications.Ce poste exige la connaissance de l’anglais.Veuillez faire acte de candidature par lettre en indiquant votre numéro de téléphone et tous les renseignements concernant votre scolarité et vos antécédents professionnels.Faites parvenir votre correspondance à l’adresse suivante: Le Devoir Dossier# 2746 C.P.6033 Montréal, H3C 3C9 Recherchons BACHELIER EN ADMINISTRATION OU JEUNE COMPTABLE AGRÉÉ 481-1131 Centn de Smricis Sociaux di routa ouais PRATICIEN Endroit: Succursale de Hull.^ Unité Gérontologie et autres adultes.Fonctions: — Rendre des services psycho-sociaux aux adultes âgés de 18 à 65 ans plus précisément les déficients mentaux.— Travailler en étroite collaboration avec les Ateliers de l’Outaouais afin d’assurer l’intégration sociale des handicapés physiques ou mentaux.Qualifications: Diplôme universitaire en service social ou l’équivalent.Expérience: Expérience pertinente souhaitable.Salaire: Selon la convention collective.Faire parvenir toute demande au Service des ressources humaines avant le 10 octobre : C.S.S.de l’Outaouais 105, Boul.Sacré-Coeur Hull, J8X 1C5 Université de Montréal Faculté des sciences de l’éducation Section d’orthopédagogie Poste de coordonnateur La Section d’orthopédagogie recherche les services d'un coordonnateur pour le nouveau programme des maîtres en exercice (N.P.M.E.) FONCTIONS: — Assurer la coordination entre les réseaux.— Diffuser l’information dans les réseaux et dans les différents organismes.— Assurer le développement et la coordination des recherches et des expériences pédagogiques.— Évaluer les projets pédagogiques et la formation reçue.EXIGENCES: Ph.D.ou l’équivalent.Connaissance des méthodes de recherche et de la rééducation.Expérience dans la formation des maîtres et la rééducation.Qualités d’animateur.Traitement En fonction de la compétence et de l’expérience du candidat et selon les normes de la convention collective.Date d’entrée en fonction: Dès que possible Date de clôture des candidatures: 15 octobre 1977.Les candidatures accompagnées d’un curriculum vitae doivent être adressées à: M.André Brassard Vice-doyen à l’administration Faculté des sciences de l'éducation Université de Montréal C.P.6203, Succursale A .Montréal,Québec,HX 3T3 Institut de cardiologie de Montreal^ DEMANDE DIRECTEUR DES FINANCES Nature de la fonction : Planifier, coordonner et contrôler les activités relatives à la comptabilité, à la préparation des statistiques; à la préparation du budget, au contrôle budgétaire; aux approvisionnements.Responsabilité: — est responsable du bon fonctionnement de la direction des finances, des services des achats et du magasin.Exigences : — être membre d’une société de comptables professionnels; — posséder une expérience comptable dans le secteur hospitalier ou une expérience comparable.Les personnes intéressées devront faire parvenir leur curriculum vitae avant le 7 octobre 1977, aux soins du : Directeur général, ' INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL 5000, rue Bélanger, Montréal H1T 1C 8, P.Q.Université de Montréal Faculté des arts et des sciences Département d’histoire Poste de professeur Le Département d’histoire de la Faculté des arts et des sciences recherche un professeur à plein temps.Domaine Enseignement de l’histoire du Québec de 1867 à nos jours Qualifications Ph.D.ou l’équivalent.Les publications et l’expérience du candidat en enseignement supérieur seront prises en considération.) Traitement Selon l’échelle en vigueur Date d’entrée en fonction Si possible, début du trimestre d'hiver 1978 Date de clôture des candidatures 15 octobre 1977 Les candidatures accompagnées d'un curriculum vilae doivent être adressées au: Directeur Département d’histoire Fscultt dee arts et des sciences Université de Montréal C.P.6128, Succursale A MonMal, Québec.H3C3J7 '. «sec Le Devoir, samedi 24 septembre 1977 • 25 Voir autres Carrières et Professions, an pages 24, 26 et 27 • * fAGENT DE PERSONNEL! ^ ST.GEORGE'S SCHOOL OF MONTREAL "N une école mixte privée externe comprenant la maternelle, l'élémentaire et le secondaire Recherche un PRINCIPAL NO: PR-71-50-89 ijinamniimn.0 ¦ ¦ ¦ a requiert les services : ENSEIGNANTS pour l’année scolaire 1977-78 Centre Éducatif de Ferment, (Fermont) musique & anglais j ENTRÉE EN FONCTION : le plus tôt possible Les personnes intéressées sont priées de téléphoner à trais virés au numéro (418) 968-9901 ou écrire i : M.Roger Grenon Agent de gestion du personnel 30, rue Comeau, Sept-1 les, Qué.Fin du concours: le 29 septembre 1977 PERMANENT À LA FÉDÉRATION DES ACEF DU QUÉBEC Responsabilités spécifiques: — recherches et tâches de soutien au niveau des comités de travail et des instances du mouvement; — soutien dans les tâches d'encadrement des régions sous la direction du Conseil Exécutif; — partage des tâches de l’équipe des permanents.Exigences: — capacité de recherche et d’analyse; — mobilité (sera appelé à voyager régulièrement à travers la province); — disponibilité (militantisme); ¦' — souplesse (capacité de travailler en situation de conflit) et autonomie (capacité de prendre des initiatives); — capacité de travailler en équipe; — expérience de travail dans les groupes populaires; — connaissance du mouvement ACEF (si possible).Conditions de travail: — Rémunération maximum selon l’expérience $11,500.00 — Plan d’assurance vie-santé-salaire assumé par l’emplloyeur.— Un (1) mois de vacances payées Disponibilité: — Immédiate.Date limite: — Expédier son curriculum vitae au plus tard le 7 octobre 1977 à: Fédération des ACEF du Québec 1212, rue Panet Montréal, Québec tél: 526-0823 L'Union Régionale de Québec desi Caisses Populaires Desjardins DIRECTEUR-ADJOINT ÉPARGNE ; LA DESCRIPTION : .i- _ Planifie, organise, dirige et contrôle les activités du *.service de l'épargne et du centre de service.> — Élabore et soumet à son supérieur de nouvelles ¦ £ politiques administratives.• — Participe activementà la direction du personnel.'¦* — Rencontre les membres pour diverses raisons: >¦ successions, achat d'obligations, valeurs en garde, • dépôt à terme, épargne spéciale ou toute autre raison exceptionnelle.’ Cette caisse a un actif d'environ $40,300.000.00 et < compte 34 employés.; LES EXIGENCES: — Ce poste nécessite habituellement quinze années '
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