Le devoir, 1 octobre 1977, samedi 1 octobre 1977
1 ^€4 tjtecUUUU* de* vefttpet t* SlfRCPS Vol.LXIX - No 226 Averses.Maximum 13.Montréal, samedi 1er octobre 1977 Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus 25 CENTS Parizeau: les “âneries” d’Ottawa compromettent toute collaboration par Jean-Claude Picard QUÉBEC — Le ministre québécois des Finances, M.Jacques Parizeau, a accusé hier ses vis-à-vis fédéraux Jean Chrétien et Jack Horner de compromettre gravement, par de récentes déclarations qu’il qualifie “d’âneries”, toute collaboration entre Québec et Ottawa en vue de redresser la situation économique.“Il est hors de question que l’on puisse penser travailler ensemble et bâtir des programmes de redressement économique si on commence à raconter des âneries pareilles.Si on continue dans le même style, toute action commune devient impemsable”, a gravement prévenu M.Parizeau alors qu’il avait convoqué la presse parlementaire pour souligner son indignation à la suite des deux déclarations fracassantes des nouveaux ministres fédéraux des Finances et de l’Industrie et du Commerce.Ce dernier, le westerner Jack Horner, avait dit en fin de semaine dernière que c’était la faute du gouvernement péquiste si le Québec connaît maintenant un taux de chômage supérieur à la moyenne canadienne.Quant à M.Chrétien, il avait déclaré, à Washington, que les investisseurs fuient le Québec depuis le 15 novembre que la province est en voie de devenir “un gros Nouveau-Brunswick” et que la responsabilité de combattre le chômage incombe d’abord au gouvernement provincial.Ce sont ces deux déclarations qui ont littéralement mis M.Parizeau hors de lui et qui, de son propre aveu, l’ont amené .npliquer dai les fédérales-provi hier à s’imp dans un type de querel-i-provinciales dont il s’était pourtant tenu bien éloigné depuis le 15 novembre.C’est en effet la première fois que ce ministre quitte le ton de la modération qui l’a caractérisé depuis sa nomination à l'important porte-feuille des Finances et s’en prend directement à des représentants du gouvernement fédéral, au point de les qualifier hier “d’amateurs et d’incompétents” en matière économique.Geste d’autant plus significatif qu’il y a encore une quinzaine de jours, M.Parizeau surprenait plusieurs de ses collègues du conseil des ministres en leur rappelant qu’Ottawa ne dispose pas de la marge de manoeuvre qu’on lui prête généralement pour combattre le chômage et qu’on a donc tort de l’accuser de tous les maux en cette matière."Je n’aime pas les charges de cavalerie”, avait-il alors déclaré.Quoi qu’il en soit, il ne s’est pas gêné hier pour réfuter les propos de MM.Chrétien et Horner, et les inviter à s’informer de la situation économique avant que ne s’ouvre mercredi à Ottawa, la conference annuelle des ministres des Finances de tout le pays.Cette conférence, qui durera deux jours, porte sur l'attitude canadienne aux négociations du GATT et sur l’ensemble de la conjoncture économique du pays.“Tout ce que j’espère, c’est que d’ici la conférence de mercredi et de jeudi, ces deux messieurs auront pris la peine de s’informer.La conjoncture économique générale n’étant facile pour personne, les moyens d’y faire face ne permettent pas l’intervention d’amateurs, surtout lorsque les amateurs en question contrôlent les principaux leviers économiques du Canada”, a dit M.Parizeau.“Le fait que les gouvernements de Québec et d’Ottawa poursuivent des objectifs politiques tout-a-fait opposés n’autorise personne à faire des declarations irresponsables en matière économique et à prendre les gens pour des valises au moment où le chômage atteint partout au Voirp«g«6: Parizeau , ' K  i M.Jacques Parizeau Trudeau à McGill Le Canada doit être une société ouverte par Rodolphe Morissette “La tare unique d’une société humaine, c’est de s’isoler”, a dit hier à la communauté universitaire de McGill, à Montréal, le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, qui faisait expressément allusion à la nouvelle situation canadienne issue des élections québécoises du 15 novembre dernier.M.Trudeau prenait la parole devant les étudiants et les professeurs de l’Université McGill, à l’occasion de la cérémonie signalant le départ du week-end intitulé “Invitation 77” et au cours duquel l’institution pratique une politique de “portes ouvertes” (“open house”) pour aider tous les membres de la communauté universitaire à se mieux connaître.Dans son bref discours d’hier midi, le premier ministre a exploité les connotations canadiennes du tnèmes des “portes ouvertes”.Passant d’entrée de jeu du motif des “portes” à celui des idées ouvertes, puis des horizons d’une université anglaise en terre majoritairement francophone, M.Trudeau en est venu rapidement au thème central de son discours, celui des sociétés, closes ou ouvertes.Citant de mémoire un ouvrage canadien intitulé De la biologie â la culture et selon lequel l’isolation est le pire défaut que puisse avoir une société humaine, M.Trudeau a formulé le défi qui doit être celui de toutes les minorités de la société canadienne: il faut lutter pour accéder à la condition de sociétés ouvertes, sans quoi le Canada ne sera plus un grand pays.Faisant allusion tant à la minorité francophone du Québec au regard de l’ensemble canadien qu’à la minorité anglophone du Québec, le premier ministre a dit que la société canadienne n’avait pas à continuer de fonctionner comme elle le fait depuis bien des années.L’heure est maintenant à des choix nouveaux et il importe d’opter pour l’ouverture et la concurrence en vue de l’excellence.M.Trudeau a cité l’Université McGill en exemple à cet égard.“C’est précisément comme Canadien français que je suis fier de ce que McGill, avec ses 15% d’étudiants francophones, soit devenue un lieu de rencontre fécond entre anglophones et francophones du Québec”.Il a souligné de plus le rôle important d’une au sommaire ¦ Terre des Hommes pourrait bientôt être administrée par une société privée -p*ge3 ¦ Inflation et pollution des sondaoes: un éditorial de MichelRoy ¦ Les blocs-notes de Claude Ryan -page 4 ¦ Jocelyne Ouellette: la passion de l’intégrité du territoire ¦ Le bilinguisme est irréversible dans la fonction publique fédérale — page 12 w% université de langue anglaise au Québec.Enfin, M.Trudeau a noté que c’est à McGill que Sir Wilfrid Laurier, qui y a fait ses etudes, a mis au point ses idées sur la société canadienne, “ce projet extraordinaire de faire de ce pays le lieu de rencontre des deux grandes cultures canadiennes”.M.Trudeau a été fort applaudi par les centaines d’étudiants qui étaient venus l’entendre au Pavillon des arts de l’institution quand il a dit que c’est par l’excellence qu’on affronte l’excellence, et non par le moyen de “lois oppressives ni par aucune sorte d’hostilitéf’.Fort détendu, le premier ministre s’est ensuite mêlé à la foule des étudiants pendant quelques minutes.Dehors, sous la pluie, un petit groupe de militants du Parti communiste du Canada, section McGill, manifestait contre l’impérialisme américain et contre la double “fraude” des premiers ministres du Canada et du Québec, celle de l’unité nationale dans le premier cas et celle de l’indépendance dans le second.M.Trudeau n’a rien dit touchant la stratégie que son gouvernement mettra en oeuvre ^u sujet de la Charte du français du Québec.Il fera plutôt connaître sa position lors d’une conférence de presse qu’il tiendra la semaine prochaine a Ottawa.i n ât a: M: \ Le premier ministre du Canada, M.Pierre Elliot Trudeau, s’est mêlé aux étudiants de l’Université McGill hier après avoir adressé la parole à toute la communauté universitaire à l’occasion du week-end “portes ouvertes".(Photo CP) Le Québec n’a pris jusqu’ici aucune décision définitive sur le nucléaire par Gilles Provost QUEBEC — Le gouvernement du Québec n’a encore pris aucune option définitive par rapport à l’énergie nucléaire et, québécois ont aussi créé des surprises qui, à l’échelle internationale, auront beaucoup plus d’importance que l’attitude du gouvernement québécois.Par exemple, un représentant améri-.Et jusqu'à maintenant, les déclarations du cain a affirmé que les États-Unis ont suf-ministre délégué à l’Energie, M.Guy Jo-ron, ont surtout visé à stimuler la réflexion populaire et ne représentaient que les hypothèses de travail de son ministère, Telle est la mise au point qu’on faite hier les représentants du Québec au IXe congrès de relations internationales qui réunit présentement à Québec, dans l’intimité, les principaux artisans des politiques nucléaires des pays occidentaux pour une réflexion sur le aanger de la prolifération des ahnes atomiques.fisamment progressé dans la technique de l’enrichissement de l’uranium par centrifugation (jusqu’à maintenant un quasi-monopole européen) pour affirmer oue la prochaine usine américaine d'enricnisse-ment d'uranium par centrifugation ne consommera que 4% de l’électricité nécessaire à une usine comparable qui utiliserait le principe de la diffusion gazeuse.Cette percée technologique est, selon le représentant américain, tout à fait ré-Volr page 6: Nuctéalr* Bâtiment : refonte de la loi 290 par Louis-Gilles Francoeur Le conseil des ministres qui a sanctionné cette semaine le nouveau règlement sur le placement dans l'industrie de la construction et le décret négocié l’an dernier par la FTQ-Construction, vient de mettre sur pied un comité chargé de réviser de fond en comble la loi 290, qui régit les relations de travail dans cette industrie à la façon d’un mini-code du travail.Ce train de mesflres attendues depuis plus d’un an par toutes les parties de la construction a été annoncé hier par le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson.Le mandat du nouveau comité, qui devra déposer son rapport en mars 1978, indique que le nouveau titulaire du Travail a décidé de ne pas se laisser paralyser par les nombreux amendements qui, depuis près de 10 ans, ont replâtré à intervalles réguliers les lézardes nées des crises successives de cette industrie.Le comité pourra, à titre d’exemple, réexaminer même la pertinence de maintenir le régime actuel de liberté syndicale, la pierre angulaire des recommandations de la commission Cliche.L’absence remarquée de l'adjoint parlementaire du ministre, M.Guy Chevrette, un des trois membres de la célèbre commission, a d’autant plus surpris que ce dernier avait été chargé par l an-cien titulaire du Travail, M.Jacques Couture, de réviser avec deux autres collègues tout le dossier de la construction.M.Johnson, qui a attribué l’absence de M.Chevrette a ses nombreuses occupations des derniers jours, a ajouté qu’il avait l’intention d'assumer “toutes1' ses responsabilités, y compris celles vis-à-vis de la construction.Le comité sera présidé par M.Gérard Hébert, un spécialiste de cette industrie, professeur à l’École de relations indus^ trielles de l’Université de Montréal.M.Hébert sera secondé par son collègue universitaire, M.Léo Roback, par Ml Pierre Dufresne, conciliateur provincial lors de Voir pag/a •: Bâtlmont w Les représentants du Québec ont dû faire cette mise au point après avoir créé une véritable commotion dans ce milieu gagné à l’expansion nucléaire en reprenant à leur compte plusieurs des arguments des mouvements anti-nucléaire et en affirmant que ces obstacles semblent suffisamment importants pour qu’on évalue, pendant que c'est encore possible, l’opportunité de laisser de côté cette filière énergétique.Les hauts fonctionnaires de divers pays qui participent au congrès de Québec veulent avant tout pouvoir réfléchir librement aux implications des décisions prises jusqu'à maintenant et de celles qui devront être prises prochainement.Aussi le DEVOIR ne peut évidemment publier tous les détails de ces échanges parfois “très directs.” Malgré tout, certains participants non- JOHANNESBURG - Maquillés comme des poupées de foire, rouge à lèvres provoquant, poudre aux joues et cils noircis, six couples de jeunes de huit à quatorze ans attendent imperturbablement, raides, dans leurs costumes clinquants, que la sono entame avec fracas un rock’n roll fou.Dans quelques minutes, ils s’exhiberont, toujours avec le même sérieux, dans un tango.Le centre commercial de Sandton, quartier résidentiel du nord de Johannesburg fête ses trois ans.C’est carnaval.Pendant cinq jours, la centaine de magasins qui se partagent les deux étages de galeries marchandes offrent le spectacle de vendeurs et de vendeuses déguisés en cartomanciennes, pirates, clowns, hawaïennes ou en pin-up en mini, très mini, maillot de bain.Tout le monde déambule devant les yeux amusés, d’enfants blancs, et incrédules, de travailleurs noirs attirés par la fête.Ces derniers sont peu nom-oreux.On est dans un quartier blanc, boutiquiers et clientèle sont blancs en grande 1 ) Crise de confiance .par.Christiane CHOMBEAU correspondante du MONDE de Soweto ficultés.La crise économique mondiale a gagné tardivement l'Afrique du Sud, mais elle l'a sévèrement ébranlée.Après l’euphorie de la fin 1974, où le prix de l’or frôla 200 dollars l'once, le premier producteur mondial de métal précieux a dû déchanter Le gouvernement s'était lancé dans des projets grandioses, mais en août 1976, le cours de l'or est revenu à 103,05 doL lars.majorité.Qui pourrait croire à un pays en crise?Pour le touriste, Johannesburg respire la santé: buildings ultra-modernes, centres commerciaux s -1 —* pousser, super bousculent les quelques pas du centre de la cité de l(or, aux bureaux de l’administration bantoue, arrivent chaque jour des centaines, des milliers de chômeurs noirs.Un million et demi au moins sur une population active de dix millions: chacun s’accorde à recon- a étages qui continuent à ou hypermarchés où se clients.Et pourtant; à naître que le fléau n’a jamais atteint une telle ampleur.Chaque semaine, les journaux annoncent de nouveaux licenciements dans le textile, l’automobile ou le bâtiment.Un exemple spectaculaire: à l’entrée de Johannesburg, les grands placards lumineux de Glen Anil, une société immobilière, ont été décrochés de leur tour.Acculée par un manque de crédit, la firme a dû termer ses portes à la fin de l’an passé, entraînant dans sa chute une petite banque et en mettant plusieurs autres en dif- Dans la grisaille présente, quelques signes encourageants.Ainsi l’inflation, qui a atteint jusqu’à 18% fin 1974 et a tourné longtemps autour de 14%, est-elle revenue à 11% au début de l’année et depuis baisse doucement; ce qui laisse esperer une moyenne de 10%! pour wf.De même, la balance des paiements courants s'améliore.Chroniquement déficitaire depuis quatre ans, elle fait apparaître pour le premier trimestre de cette année un surplus de 39 millions de rands (1), contre un déficit de 2 405 millions de Voir pogo 6: Afrique du Sud du nouveau dans l'édition mtm P des Bermudes « Personne ne comprendra sinon d’autres survivants.» t du nouveau dans l edition un vrai format de poche aux éditions internationales Alain Stanké Québec dix sur dix » septembre UN HOMME ET SON PECHE Claude-Henri Grignon LENDEMAINS DE CONQUETE Lionel Groulx octobre NOTRE MAITRE LE PASSE Lionel Groulx BONHEUR D’OCCASION Gabrielle Roy I.E DEVOIR Page 3 Montréal, samedi 1 er octobre 1977 En vertu d’un projet de Jean Drapeau Une société privée administrera Terre des hommes par Clément Trudel S’il n’en tient qu’à l’administration du maire Jean Drapeau, Terre des Hommes passera dès le 1er décembre sous la responsabilité de l’“Association montréalaise d’action récréative et culturelle”, société civile distincte des services municipaux mais dont le conseil d’administration devrait compter au moins 60% de cadres de la ville.La formule arrêtée par le comité exécutif de Montréal sera discutée, mercredi prochain, à une séance spéciale du conseil.Dès hier, le ministre québécois du Tourisme, M.Yves Duhaime, était saisi de toutes les pièces du dossier, y inclus des amendements à la charte déjà ap- prouvés en 1968 par l’Assemblée nationale et autorisant un tel transfert.Quant à cette association récréative et culturelle, on y retrouve des personnes d’horizons divers, dont le sénateur Thérèse Casgrain, deux administrateurs déjà identifies aux milieux bancaires: MM.Louis Hébert et Léo Lavoie; un ancien chef du contentieux de la ville, Me Armand Pagé, revenu à la pratique privée; M.Jean-Jacques Mercier, du journal ‘‘La Voix Populaire” (Saint-Henri) et M.Paul Sauriol, qui fût éditorialiste au Devoir et détient le poste de secrétaire au conseil d’administration de l’Imprimerie Populaire Ltée.Treize personnes ont de fait signé, le 29 septembre, une déclaration pour se cons- tituer en association dont le siège sera situé au 275, rue Notre-Dame est.Cette association deviendra-t-elle mandataire de la Ville?Tout dépend du débat qui s’engage le 5 octobre au conseil.La lettre adressée par M.Drapeau à M.Duhaime fait état d’une rencontre qui eut lieu fin juillet et à laquelle assistaient le ministre, le maire, M.Y.Lamarre, vice-président du comité exécutif, et le président du Conseil directeur de Terre des Hommes, M.Jacques Filion.Depuis cette date ‘‘j’ai entrepris ce travail qui a graduellement pris de l’ampleur”, écrit le maire à propos des suggestions qu’il s’était engagé a transmettre au ministre, à propos de “ce parc récréatif et culturel qui demeure unique en son genre”.Montréal a préféré attendre les résultats globaux de la dixième saison de TdH “plutôt que de fonder certaines parties de l'étude sur des projections”.Il fallait, note le maire, éviter les délais qui compromettraient l’ouverture en 1978.L’exécutif à donc fait diligence et la séance du 5 octobre devra se prononcer sur une recommendation en cinq points du comité exécutif : 1- confirmer la permanence de TdH, issue d’Expo ‘67; 2- consacrer son caractère d’exposition internationale à vocation culturelle; 3- reconnaître à TdH une double vocation, soit l’épanouissement culturel et ré- créatif de citoyens de tous âges et un rôle économique par l’accroissement du tourisme, la creation d’emploi, la stimulation d’échanges commerciaux et de retombées économiques.4- approuver la formule de gestion esquissée ci-haut, conforme à l’article 528,3 de la Charte; mandat serait donné à une société ou corporation d’exploiter et d’administrer les activités présentes et futures de TdH; 5- que le Conseil autorise la constitution en corporation civile de l’Association montréalaise d’action récréative et culturelle.Le RCM (Rassemblement des Citoyens de Montréal), par la voix du conseiller Le budget de la CTCUM: un déficit accru mais pas de hausse de tarifs Les prévisions budgétaires de la Commission des transports de la Com-munauté Urbaine de Montréal (CTCUM) misent sur un revenu de $113 millions et des dépenses de $210 millions en 1978, ce qui fait un déficit anticipé de $97 millions.Le président de la CTCUM, M.Lawrence Hanigan, était tenu de présenter ces prévisions avant le 1er octobre.Il confirmait hier au téléphone qu’aucune hausse de tarifs n’est prévue mais soulignait quelques dépenses accrues pour le prochain exercice: en raison des taux plus élevés de l’Hydro, il en coûtera $1 million de plus l’an prochain pour faire rouler le metro; le fuel également compte pour une hausse de $1 million des dépenses pour 1978.Les salaires forcent aussi la TCUM à accroître son budget de dépenses.Cl Vpe L an dernier, le déficit était de $79 millions sur un budget de $187 millions.Il y a deux ans.le déficit atteignait $62 millions.La part que le gouvernement québécois assume du déficit de la CTCUM va de 45% à 55%, suivant l’augmentation du nombre des usagers du métro.La répartition du solde de ce déficit se fait entre les villes de la CUM desservies njir la CTCUM.en ajoutant Lon-gueull.La mise en service de la ligne no 1 vers l’ouest, jusqu’à la station Angri-non.devrait se faire en septembre 1978, d’après M.Hanigan, qui anticipe un fardeau plus élevé de taxes pour financer le transport en commun, en même temps que se renouvelle le parc d’autobus de la commission qu’il préside: La flotte d’autobus compte actuellement 1,900 véhicules.par Alain Duhamel M.Yvon Thériault, du laboratoire de balistique de l’Institut médico-légal de Montreal, a affirmé que son analyse des cinq douilles recueillies après la fusillade du 22 juillet 1977 à la minoterie Robin Hood, lui permettait de conclure que quatre d’entre elles provenaient de la meme arme à feu.M.Thériault témoignait devant le juge Rhéal Brunet, de la Cour des sessions de la paix, à l’enquête préliminaire de Marc Lévesque, 22 ans, Antonio Rolland, 42 ans et Roger Rousseau, 34 ans, trois gardiens du Bureau des détectives industriels accusés d’avoir causé des lésions corporelles par négligence criminelle à huit pique-teurs de la Robin Hood.Après la fusillade, les policiers ont recueilli cinq douilles et des cartouches non utilisées, ainsi que quatre armes à feu de calibre 12.Ils ont remis ces pièces au laboratoire de balistique.M.Thériault a expliqué au tribunal que les fusils avaient une portée maximale de 1,800 pieds et que chaque cartouche contenait 12 plombs disposés en quatre rangées.A la bouche du canon, les plombs voyagent à 1,330 pieds à la seconae.A 150 pieds plus loin, soit à peu près la distance entre la clôture de la minoterie Robin Hood et le retranchement des gardiens, les plombs forment un cône de dispersion d’environ 5 pieds de diamètre.L’analyse des douilles permet dépenser que deux fusils saisis cnez les garmens ont fait feu ce jour-là.Cependant l’expert en balistique n’a pas examiné les canons des fusils afin de savoir s’ils avaient été effectivement utilisés.Par ailleurs, un policier, M.Roger Pri-meau, a déclaré qu'en saisissant les quatre fusils, il les avait vidés de leurs munitions.Dans trois fusils, il a retiré cinq cartouches, dans un autre, il a retiré six cartouches.En principe, ces fusils contiennent quatre cartouches plus une autre dans le canon.On peut aussi en mettre cinq plus une autre dans le canon, mais on risque alors d’enrayer l’arme à feu.Le tribunal et plusieurs spectateurs aux audiences ont pu revivre les événements lorsque le procureur du ministère public.Marion: la police cesse ses recherches à la suite d’un autre échange manqué SHERBROOKE (PC) - La Sûreté du Québec semblait s’apprêter hier à abandonner sa chasse à deux suspects qui se sont enfuis dans les bois après une tenta- Syndicat condamné QUEBEC (PC) — Le Syndicat des employés de soutien de la commission scolaire régionale Louis-Fréchette (CSN) et huit de ses officiers ont été condamnés à des amendes totalisant $20,000, hier, par le juge Pierre Côté, de la Cour supérieure, à Québec.Ils ont été reconnus coupables d’avoir passé outre à une injonction émise le 25 août dernier ordonnant aux 122 employés de soutien de cette commission scolaire de reprendre le travail.Le syndicat a écopé d’une amende de $4,000 tandis que les huit membres de l’exécutif se sont vu imposer des amendes de $2,000 chacun.Si les amendes ne sont pas acquittées d’ici 60 jours, le ministère public procédera à la saisie des biens des intimés.Les employés de soutien de la régionale Louis-Frechette ont déclenché la grève le 18 août dernier pour protester contre la décision de la direction de procéder à un réaménagement des tâches.tive infructueuse de recueillir une rançon et de libérer Charles Marion, employé d’une Caisse populaire.On a enleve des barrages routiers hier, la police admettant que sa chasse s’était révélée un “échec total”.Le paiement de la rançon a pris une mauvaise tournure un peu après minuit; jeudi soir, quand les suspects ont essayé de prendre livraison de l’argent.La somme, allant, croit-on, de $250,000 à $600,000, a été livrée par M.Normand Maltais, vedette de la télévision, et le reporter judiciaire Claude Poirier, intermédiaires.La police a envahi la région et les suspects se sont enfuis dans les bois épais.On croit que les deux ravisseurs ont pu saisir les deux valises contenant la rançon, mais on a trouvé plus tard l’argent à quelques centaines de pieds dans les bois.Un message envoyé aux ravisseurs plus tôt cette semaine par un poste local de radio les assurait qu’il n’y aurait pas de police sur l’emplacement de la livraison.Cet emplacement se trouve juste hors des limites de Lennoxville où il y a quelques maisons et immeubles à appartements.Environ 150 agents de police ont posé des barrières routières et fouillé la région à l’aide de chiens.Un DC-2 du gouvernement, muni de projecteurs, a décollé moins de 20 minutes après que l’on eût vu Les perspectives de paix au Proche-Orient Mythes et réalités Conférence publique par ERIC ROULEAU journaliste au “Monde” Lundi soir 3 octobre à 20 hres au Pavillon Read, salle R-7106, UQAM 420 ouest, rue Lagauchetière (entrée libre) Le Comité pour la paix au Proche-Orient (731-5624) SESSION DE FORMATION dans le cadre du programme d’initiation au développement et à la coopération internationale LE SOUS-DÉVELOPPEMENT: UN "PHÉNOMÈNE PROVOQUÉ" Étude des composantes économiques des pays en développement Afrique et Amérique latine - automne 1977 Huit rencontres hebdomadaires et une fin de semaine s'adressant à des personnes désireuses de partir en coopération, à des animateurs en matière de développement, à toutes personnes intéressées à la solidarité internationale.• LIEUX: Montréal et Québec.• PREMIÈRE RENCONTRE: Montréal, le jeudi 6 octobre, de 19h30 à 22h30.Québec, le mardi 11 octobre, de 19h30 à 22h30 • COÛTS: Inscription: $5.00 Frais de session: $30.00 (J Informations ot Inscriptions: 4824, Câte-de»-N«iget Montréal TéU 735-4561 La Fraternité Canadienne 265, Boulevard St-Cyrille ouest Québec Télj 522-6236 les suspects.Mais la chasse s’est révélée vaine.A la fin de l'après-midi de vendredi, la police semblait avoir perdu tout espoir de capturer les suspects ; on enlevait les barrières et une petite pluie fine empêchait tout recherche.L’agent Pierre Lemarbre, de la Sûreté du Québec, a admis que la tentative de libérer Charles Marion était “un échec total”.Il a ajouté: “Je ne sais pas ce qui n’a pas marché”.11 y a une semaine, Poirier et Maltais avaient reçu instruction de se diriger vers Saint-Gérard, tout près, mais ils ont attendu longuement sans que les ravisseurs donnent signe de vie.Ces derniers, selon la police, ont probablement eu peur de la présence, par “coïncidence’' de deux gardiens de chasse dans la région.On se perd en conjectures sur les raisons de réchec de la deuxième tentative de livrer la rançon.La police refuse de confirmer qu’il y ait eu un échange de coups de feu.On dit que des membres de la famille Marion ont été interrogés par la police, mais un porte-parole de cette dernière admet seulement que plusieurs personnes ont été interrogées et que “p-'-sonne n’est officiellement détenu".La police ne confirme pas non plus que les ravisseurs aient abandonné un véhiculé près du lieu où ia rançon devait être livrée et qu'on l’ait remorqué pour enquête.Marion, âgé de 57 ans, est détenu depuis 56 jours, quatre de moins que l’agent commercial au Royaume-Uni, James Cross, en 1970.Marié et père de deux enfants, Marion a été enleve dans la nuit du 6 août de sa maison de campagne de Stoke par deux hommes armés portant cagoules.II se trouvait alors avec Aline Yergeau, 41 ans, secrétaire de la Caisse populaire, que l’on dit amie de longue date de la famille.On l'a liée à un siège de toilette derrière le chalet, où elle est restée 18 heures avant d'être trouvée par la femme de Marion.Deux jours après l’enlèvement, la Caisse populaire recevait un message des ravisseurs, qui réclamaient une rançon de $1 million.Par la suite, il y a eu des négociations secrètes entre les ravisseurs, la police et des dirigeants de la Caisse populaire.Les rares communications publiques ont pris la forme de messages plus ou moins sibyllins envoyés aux ravisseurs par les postes de radio et de télévision locaux En ces derniers temps, ils étaient lus par Maltais.L'affaire a suscité de nouveau l’intérêt à la mi-septembre quand les ravisseurs ont menacé de décapiter Marion si on ne leur promettait pas trois heures de grâce entre le moment de la prise de livraison de la rançon et la libération de l’otage.On a finalement consenti à ce délai.Me Claude Millette, a fait produire le film réalisé par un cameraman de la station CFCF.L’enregistrement cinématographique a permis de situer trois coups de feu.Un premier tiré par M.Antonie Rolland, le gardien au tour de taille généreux avec des culottes courtes, paraît avoir été dirigé vers le ciel.Un second, d’origine imprécise, paraît avoir blessé a la jambe Ronald Trudeau, qui s’avancait avec un boyau d'arrosage à la main.Un troisième, lui aussi d’origine imprécise, paraît avoir blessé Richard Pitre à la poitrine.Les premières séquences du film ont aussi montré la réaction des piqueteurs lorsqu'ils ont vu les gardiens s'armer de fusils.Plusieurs d'entre eux s’adressent à un officier de police, les bras croisés, qui semble se détourner des événements.Le lieutenant Lionel Dionne, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, a déclaré au tribunal qu’il avait placé les sept policiers qui raccompagnaient près des voitures de patrouille.“J ai constaté que les grévistes étaient belliqueux et je craignais un conflit entre eux et la police.En les gardant là, j’avais une chance de ne provoquer personne.” Le lieutenant Dionne a expliqué que ses hommes avaient demandé du renfort lorsque les grévistes ont déplacé la barrière, bien qu’il les ait enjoints de s’éloigner de la clôture.Interrogé au sujet de l’utilisation des armes par les policiers en pareilles circonstances, le lieutenant Dionne a répondu: “On ne sort jamais notre arme sur les grèves.” Dans des cas semblables, les policiers sont astreints à des règles de comportement définies dans des directives générales et dans des avis juridiques.Ils doivent tenter de maintenir la paix tout en préservant les droits, parfois contradictoires, des parties en cause.week-end Aujourd’hui À 9 h.début du colloque de Participation-Québec sur le thème “Vers un rapprochement entre Québécois", à la polyvalente Pierre-Dupuy.2000, rue Parthenais • À 9 h, colloque de l’Association des économistes québécois, à l’Université du Québec à Hull, 335 bout Cité des jeunes.• À 9 h, reprise des travau du congrès d’automne.qui se termine demain, de la Ligue des caisses d économie, à l’hôtel Gray Rocks Inn de Saint-Jovite.• A 19 h.le premier ministre René Lévesque parlera au banquet du congrès provincial de la Fédération de 1 âge d'or du Québec, à l'hôtel La Cité, avenue du Parc.Le congrès se termine de- Le congrès annuel de l’Union des conseils de comté du Québec se poursuit, jusqu’à demain, à l'hôtel Reine-Elisabetf.• Le congrès de l'Institut d’histoire de l’Amérique française prend fin à l'Université du Québec à Rimouski.• Congrès annuel de l’Association forestière du Québec métropolitain, au Manoir du lac De-lage • Carnavin 1977, un festival des vendanges, se poursuit (jusqu’à demain) à Saint-Hyacinthe Demain A 9 h, reprise des travaux de la réunion annuelle (jusqu'à mardi) du Conseil provisoire pour l’enseignement des sciences de la santé au Canada, en l’hôtel Méridien.A 14 h, service oécuménique à l’occasion du 40e anniversaire d’Air Canada, à la chapelle de l’aéroport de Mirabel.• A 15 h 30, causerie de M.Jacques Léonard, ministre d’Etat à l'Aménagement, au congrès de l’Union des conseils de comté.Il sera suivi de M Jacques Parizeau, ministre des Finances et du Revenu, à 19 h.• A 18 h, causérie de M Bernard Landry, ministre d’Etat au Développement économique, au Cercle des hommes d'affaires du Québec, au motel Le Dauphin de Drummondville.• A 19 h, dîner d'ouverture du 6e Colloque international de terminologie, au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic.• Début d'un congrès de trois jours de l'Association des facultés de médecine du Canada, à l’hôtel Méridien • Début du 9e congrès annuel (jusqu'à mercredi' du Conseil canadien de la securité, à l’hôtel Nova Scotian de Halifax.AMERICAN SOCIETY FOR METALS A 9 h, congrès régional du Parti libéral du luébec, à la p ' ' ' ** " ' Lajemmerais, 555 Québec, à la polyvalente Marguerite-de-555, rue Sherbrooke est.De 10 h à 16 h, visite gratuite pour le public des installations du port de Montréal.Entrée à l’extrémité sud de la rue McGill.• A 10 h, ouverture du 3e Salon de la rénovation, dans le hall d’exposition de la Place Bona-venture • A 13 h, inauguration d’une exposition d'arrangement floraux japonais, à la salie v’ l'hôtel Château Champlain.COURS DU SOIR DESSIN-PEINTURE D’APRÈS MODÈLES VIVANTS les cours commenceront le 4 octobre 1977 inscriptions reçues dès maintenant PROSPECTUSENVOYÉ SUR DEMANDE Gérald Savoie, professeur ATELIER D’ART DU ROYAL ENRG.Sous la responsabilité du Centre d'Art et Loisirs d’Outremont 215, avenue de l'Épée.Outremont Jour tél.: 273-8184 - Après 18h.: 273-6148 Roland A.Dugré, ing., directeur général de l'École de technologie supérieure de l’Université du Québec, sera le conférencier invité à l’Hôtel Mont-Royal, lundi le 3 octobre à 6 h 30 p.m.Il parlera du Bachelier en Technologie -vs- Bachelier en ingénierie.Robin Hood: les coups de feu seraient partis de 2 fusils Paul Cliche, a émis hier une réaction préliminaire au projet de confier TdH à une société privée: ‘'C’est une manoeuvre habile du maire”, dit le conseiller mais il est douteux que M.Drapeau puisse ainsi contourner la loi 82 (faisant obligation à la ville de procéder par appel d’offres pour les contrats de $20,000 et plus).M Cliche se dit déçu; son parti favorise une régie tripartite dans le but d’assurer la permanence de TdH mais il croit que la ville, sans en avoir l'air, contrôlerait TdH ar ses hauts fonctionnaires.Au surplus, .Cliche se dit réticent à confier l’administration de TdH à “un petit groupe de particuliers privilégiés oui l’administreraient en cachette’ pendant que les contribuables montréalais s'engagent à en combler les déficits.Le dossier de l’administration fait un retour sur le sort incertain qui fut celui de TdH, de sursis en sursis, jusqu’à triompher deux fois de la mort! Québec a déjà consenti au fil des ans des subventions de $32 millions pour renflouer TdH, tandis que le trésor montréalais y allait de $44 millions.Québec avait depuis peu au conseil directeur de TdH, un délégué, M.Gilles Trottier, pour lui faire rapport des activités et projets de TdH, En 1976, le budget de TdH était de $13,1 millions; la part nette de la ville y était de $6,9 millions.Le dossier ne révèle pas la valeur des actifs de TdH mais comporte un long survol de la décennie écoulée.Quant à la société civile qui verra probablement le jour en octobre avec l’aval du conseil municipal, elle aurait un qw> rum de sept membres actifs “dont cinq à l’emploi oe la ville”; elle ouvrirait un compte au nom de la ville pour le revenu d'exploitation, sans pouvoir de retrait.Les avis de convocation du conseil d’administration (cinq membres) pourraient être soumis à un délai aussi court que 24 heures et seraient même verbaux, au besoin.L'urgence réduirait ce délai à une heure, le cas échéant.Le futur mandataire de la ville pour gérer TdH: soit la Ronde, i’Ile Notre-Dame et l'He Ste-Hélène (sans le pare) s'engagerait à procéder par appel d’offres pour tout contrat excédant $20,000.Chaque année, avant le 1er octobre, la ville déciderait de sa contribution pour combler l’excès des dépenses sur le revenu, Les états financiers devraient être déposés chaque année le 15 février.Les membres du conseil municipal ont déjà reçu copie d’un projet de convention à intervenir entre la ville et l'Association montréalaise d’action récréative et culturelle”.Pouvoirs et obligations des deux parties y sont énumérés.“Le mandataire ne pourra se substituer aucune personne pour l’accomplissement de son mandat'’, précise l’article 6.3.Il remplira son mandat à titre gratuit et devra soumettre ses livres au Vérificateur de la ville de Montréal.Pour la période transitoire (d’ici à la fin de novembre), la ville verserait à l’Association les fonds nécessaires, à même les dépenses courantes d’exploitation de TdH.Montréal attend, avant le 4 novembre, un programme d'exploitation pour la saison 1978 et la ville aura décide avant décembre du montant global affecté à cette société civile pour TdH, L’Association comptera deux types de membres: actifs ou honoraires.Les 13 signataires de la déclaration sont tous membres actifs et pourront, avant la constitution d’un conseil d'administration, admettre “toutes autres personnes qu'ils jugent aptes” à devenir membres actifs.Ensuite, c’est au conseil d’administration quïl appartiendra de déterminer quelles personnes pourront être membres actifs de l’Association, ce qui n’exclut pas que l'Association recrute des personnes ou fonctionnaires possédant déjà leurs entrées dans l’administration québécoise.L’organigramme actuel ne prévoit la présence d’office d’un observateur ou d’un délégué du gouvernement québécois.TOUT L’HOMME EN SANTÉ Par Louis Turgeon L’auteur à 73 an*.200 préparations alimentaires de santé expérimentées pendant quarante années de recherches.250 pages décrivent les troubles et les malaises divers.350 pages donnent les recettes et les trucs efficaces 75 pages additionnelles enseignent les nouveaux secrets d’amélioration de la personnalité.$20.00.675 pages A votre librairie prMArto — Voyez las pages jaunes du Ml.— éditeur: Les Étudos ds la Nature Humaine 165 est, Grande Allée #1216 Québec - Tél.: (418) 523-3259 7 4 • Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 éditorial Inflation et pollution des sondages Rien n’échappe à l’inflation.Celle des prix est classique et celle du verbe atteint de nouveaux sommets à la faveur des débats sur l’avenir politique du Québec.Depuis quelque temps, le phénomène s’étend aussi aux sondages d’opinion, déjà aux prises avec des problèmes de crédibilité.A mesurer l’ampleur de l’opération lancée à grand renfort de publicité la semaine dernière par la maison Goldfarb Consultants et la chaîne de journaux Southam Press, ce n’est plus d’inflation qu’il faut parler, mais d’une véritable pollution de l’information.Il y a d?ns l’enquete réalisée par cette firme torontoise et diffusée par 21 quotidiens canadiens, dont La Presse, une sur-dramatisation qui s’apparente aux scénarios des films d’horreur et qui empoisonne le climat politique.On pouvait penser que le premier ministre, M.René Levesque, exagérait en parlant “d’une petite opération de terrorisme politique" à propos de cette enquête de $200,000, mais à lire les titres publiés nier sur “les germes d’une guerre civile”, on doit reconnaître que, cette fois, il ne pratiquait pas l’inflation verbale.• Quelques spécialistes des sondages, dont M.Maurice Pinard, se penchent actuellement sur celui de Goldfarb Les études et les vérifications méthodologiques ne sont pas encore achevées mais ils sont en mesure dès maintenant de relever des failles, des erreurs et des lacunes suffisamment nombreuses pour justifier la sévérité des critiques.La conception du questionnaire et la formulation des questions suscitent de multiples réserves: il s’agit manifestement d’un texte conçu dans une perspective politique, maladroitement traduit de f’an-lais, mêlant sans précaution les faits et les ypothèses, utilisant un vocabulaire entaché de mots péjoratifs.Les personnes interrogées à travers le pays et qui se sont prêtées aux entrevues des enquêteurs, quelle que soit leur bonne volonté, sont enfermées dans une problématique manichéenne; d’un côté, l’horreur du “séparatisme” et des dangers de guerre civile qu’il risque d’engendrer; de l’autre, le Caiwla uni et prêt à se battre pour le rester.D'unVpart les “bons”; d’autre part, les “méchants”.Un seul indice fera comprendre.Quand Goldfarb interroge les répondants sur M.Trudeau, il est question du “premier ministre du Canada, M.Trudeau”.Mais lorsque l’on fait référence au chef du gouvernement québécois, il s’agit simplement de “Lévesque ’.On parle, bien sûr, de “séparatisme”, non pas de souveraineté.Les questions que l’on pose sont, dans plusieurs cas, fondées sur les hypothèses de 1 enquêteur torontois : la violence se manifestera-t-elle sous forme de guerre ouverte ou de guérilla?Autant demander aux interlocuteurs, comme le signalait hier le professeur Pinard, si l’on fera usage d’armes lourdes ou d’armes légères! Au chapitre de la méthodologie, on ne possède pas encore tous les éléments du dossier.Comme on sait, la rigueur des méthodes employées dans les sondages est un facteur capital.Par exemple, un échantillon de 132 Québécois et de 521 Canadiens hors du Québec qui répondent à la question touchant les risques de perturbations à la suite d’une séparation n’est manifestement pas suffisant pour autoriser l’auteur de l’enquête à conclure que “les germes d’une guerre civile” sont présents au Canada à l’heure actuelle.Et, quand l’échantillon est plus considérable, l’analyste de Goldfarb s'engage dans des interprétations qui ne sont que des extrapolations.Ce n’est donc pas par hasard que les résultats du sondage de la maison montréalaise CROP soient, sur quelques points majeurs, en particulier la Loi 101 et les partisans de la souveraineté-association, en contradiction flagrante avec ceux de l’enquête Goldfarb au Québec.Demander aux Canadiens et aux Québécois dans un sondage s’ils seraient prêts à prendre les armes, ou a appuyer ceux qui prendraient les armes pour faire echec à d éventuelles ambitions territoriales d’un Québec ayant proclamé l’indépendance après un référendum, ce n’est pas chercher a connaître sérieusement l’opinion publique, c’est plutôt tenter d’infléchir cette opinion en dressant des épouvantails hypothétiques.C’est une provocation.Dans ces conditions, qui sèment les germes de la violence?Le PQ ou la maison Goldfarb?Au total, faisait observer encore le professeur Pinard, plusieurs des conclusions de cette enquête, pour autant qu’on puisse les comparer avec les résultats de sondages antérieurs, contredisent des tendances observées systématiquement et chiffrées au cours des 10 dernières années.• Quiconque est libre de recueillir des informations sur les sujets de son choix.Il ne servirait à rien et il serait contraire à toutes nos traditions d’interdire des opérations de ce genre.La presse serait la première à s’y opposer.Mais la presse (sans allusion au lournal qui porte ce nom) n’est pas tenue de diffuser toutes les salades des commerçants de terreur et des manipulateurs de l’opinion.En définitive, la responsabilité en cette matière incombe à ceux qui publient les sondages, non pas à ceux qui les font.Notre confrère de la rue Saint-Jacques émettait dans son édition de mercredi de sérieuses réserves à l’égard de l’enquête qu’il publie et s’engage à faire paraître les analyses critiques que lui apporteront des spécialistes.On l’en félicite et il serait souhaitable que tous les autres quotidiens intéressés fissent de même.Mais on ne peut manquer de s’étonner que de telles réserves interviennent si tard.De même, n’est-il pas cu- rieux qu’hier encore, à propos de cette fameuse guerre civile appréhendée, on puisse sérieusement écrire que “70 pour cent des Québécois croient effectivement à la possibilité d’une telle guerre civile” alors qu’en réalité, si l’on consulte les pourcentages publiés, 2.1% des Québécois considèrent qu’une guerre civile est “très probable”, 21.8% la tiennent pour “plus ou moins probable”, 46.4% répondent “peu probable” et 28.3% estiment que cette éventualité est “tout à fait improbable”.Pour arriver à dire que 70%, des Québécois croient à la possibilité a’un tel danger, on aura donc additionné les “peu probable” aux “très probable” et aux “plus ou moins probable”.Là aussi, on aura cédé à la tentation du drame, comme si M.Goldfarb n’y avait pas déjà succombé assez.A partir des données disponibles il eût été plus réaliste de conclure que 23.9% des Québécois tiennent pour “probable” une guerre civile, contre 21% dans le reste du pays.• Ni régie, ni restrictions, encore moins la censure ne constituent des solutions au problème de la diffusion d’une information aussi douteuse qui tend moins à éclairer qu’à conditionner les esprits.Avant que cette pollution ne s’étende et ne compromette davantage les chances déjà minces d’un débat serein sur le destin du pays, les entreprises de presse devront veiller de plus près à la qualité et à la rigueur des sondages qui portent sur des sujets aussi explosifs.Certes, les associations qui regroupent les maisons de sondages et les en- auêteurs pourraient, en cette matière, s’auto-iscipliner davantage avant que le public perde tout à fait confiance dans ce genre d’exploration sociologique.Mais comme le diffuseur assume en dernière analyse la responsabilité de l’information offerte à la population, il appartient aux entreprises, aux journalistes, aux informateurs de se montrer plus vigilants, plus attentifs aux tentatives de manipulation, plus méfiants envers les exploiteurs de panique qui, s’ils n’agissent pas toujours consciemment, sont emportés par des préjugés, un esprit de croisade ou, simplement, le désarroi 3ue provoque en eux la crainte de l’inconnu et u changement.Et s’il arrivait que l’on fasse la preuve d’une tentative délibérée de tromper en vue de conditionner les esprits, de lessiver les cerveaux, on aurait, en dernière analyse, le recours de l’article 177 du code criminel qu’il n’est pas inutile de citer en guise de conclusion: “Est coupable d’un acte criminel et passible d’un emprisonnement de deux ans, quiconque volontairement publie une déclaration, une histoire ou une nouvelle qu’il sait faus^ et qui cause, ou est de nature à causer, une atteinte ou du tort à quelque intérêt public.” Michel ROY bloc-notes _____L’ancien et le nouveau_ Sans arrière-pensée par JEAN MARTUCCI Quiconque regarde au fond de lui-même trouvera un arrière-plan intéressé pour ses plus nobles désintéressements.Un arrière-pays de calculs pour ses plus belles largesses.Un arrière-goût de récompense bien méritée pour chaque sentiment de devoir accompli.Et, pour toute générosité qui s’avance, une arriere-garde silencieuse de droit à la reconnaissance.Tout service a son arrière-pensée.Né dans le judaïsme et formé à la morale juive, qui est essentiellement une éthique de l’obéissance, Jésus a radicalisé le concept de service de Dieu et des autres en le purifiant notamment de toute prétention à la récompense.Dans une perspective évangélique, l’homme, même s’il va au bout des exigences de sa conscience et ne néglige absolument rien de ce qu’il lui est demandé, n’acquiert aucun droit sur Dieu ou sur la liberté de ses frères.Il est vrai que Jésus parle de récompense et de punition éternelles.Mais c’est pour que chacun réfléchisse aux conséquences de ses choix vitaux face au libre don de Dieu, et jamais pour laisser entendre qu’on pourra faire main basse sur la liberté de celui qu’on sert en faisant sa volonté.D’ailleurs, on re- marquera que Jésus ne parle de récompense que pour ceux qui n’en cherchent pas.Et, de toute façon, la récompense qu’il annonce, parce qu’elle s’appelle Royaume de Dieu, échappe par définition à la sphère des'prétentions numaines.L’univers nouveau ne sera pas un salaire, même si la seule façon de le faire paraître consiste à servir celui qui nous l'a donné.Certaines déformations d'un judaïsme mal compris amenaient des contemporains de Jésus à calculer les poids respectifs des oeuvres bonnes et des oeuvres mauvaises.Tel rabbin se demandait même ce qui allait advenir, au jugement dernier, des hommes ayant une somme égale des unes et des autres! Cette tentation de vouloir se donner un droit, en faisant bien ou en faisant le bien, demeure ancrée au fond de nos conceptions.Il serait illusoire de s’en croire dispensé parce qu’on porte le nom de chrétien.L'homme n'a de choix qu’entre la prostitution et l’amour.On est mercenaire ou volontaire.“Quand vous aurez fait tout ce qui vous était ordonné, dites: Nous sommes de simples serviteurs.Nous n’avons fait que ce que nous devions faire”.lettres au DEVOIR Une rencontre fortuite avec Lise Fayette ! Monsieur le directeur.Comme la saison de la pêche sportive était bientôt terminée, quelques amis et moi avons organisé une partie de pèche au lac Douville la fin de semaine du 3 septembre, à environ 100 milles au nord-est du parc de La Vérendrye.Au préalable, nous nous étions assures par deux fois auprès du Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche à Québec que le lac n’était pas sous BAIL Sur les lieux, après une excursion sur le lac, nous avons accosté sur la grève pendant que d’autres gens étaient en train de mettre leurs agrès dans une chaloupe.Dès que nous fûmes débarqués, nous avons été reçus par des propos intempestifs d’un type d’un certain âge.aux cheveux grisonnants.à fair hautain II demanda si nous n'avions pas remarqué les chaloupes sur la plage (il y en avait quatre, marquées “WHITE DEAR LODGE ”), et si nous n’avions pas vu l’affiche marquée St-Jean?(il y en avait une de 18’ x 9’ sur laquelle les mots St-Jean étaient gri-bouillésl.Qu est-ce que vous pensez que cela veut dire, ajouta-t-il, pointant un index vers sa tête comme pour indiquer que nous étions un peu timbrés de ne pas croire à ses dires.Comme nous lui demandions de nous montrer la carte de son bail, il répondit que le nommé St-Jean de Val des Bois l’avait chez lui II affirma que le bail existait depuis 1974, qu'il nous fallait déguerpir sur-le-champ parce que son groupe avait loué l'emplacement pour dix jours; que le gardien était pour venir nous chasser.C’était sans doute pour se donner de l’importance vis-à-vis des trois femmes qui l’accompagnaient que ce monsieur tonitruait a notre endroit.Parmi ces trois femmes, une remarquable .LISE PAYETTE, ministre des consommateurs au gouvernement du Québec.Elle semblait vouloir clore l'argumentation en soulevant son chapeau et en disant “Ca va faire, je suis Lise Payette ”, Elle voulait peut-être, par la.appuyer son compagnon.Nous ne pouvions que penser que lorsqu'elle était animatrice d’une émission de télévision, elle prêchait contre tous ces privilèges qui ne profitaient qu’aux politiciens surtout si ça touchait aux droits des citoyens moins fortunés.Elle voulut peut-être s'excuser de son changement d’attitude maintenant qu’elle est ministre en nous disant piteusement que “c’était bien triste si on n’avait pas le droit d'être là Je sais que ce n’est pas juste, mais c’est comme ça.” Après avoir entendu le ministre et remarqué la Mercedes noire, licence Z., (était-elle louée par le gouvernement?) nous partîmes croyant avoir reçu des renseignements erronés au Ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche de Québec.Toutefois, comme des doutes subsistaient dans nos esprits à ce sujet, nous avons communiqué à nouveau avec le M.T.C P Québec, qui confirma que le lac Douville n’etait pas sous bail et on nous fit parvenir la carte de la région ainsi que la liste des baux de la région comme preuve.Est-ce qu’un ministre comme Lise Payette se sert de son poids.politique pour écraser des citoyens ordinaires?On se croirait au temps des vieux partis avec les abus commis par certains ministres.Le gouvernement actuel devrait profiter des mauvaises expériences des régimes précédents et ne pas tomber dans les mêmes piè-es.Le peuple québécois s’est dé-arrassé de l’ancien gang parce que certains ministres ne pensaient qu’à eux et non à la province.Est-ce que le même sort n'arrivera pas au cabinet si nous avons bien jugé les actions du ministre Lise Payette?Le peuple s'attendait à mieux d’elle.Nous l’avons tous regardée à la télévision donner des crocs-en-jambe aux politiciens, hommes d’affaires, etc., en un mot, à ceux qui peuvent influencer les destinées de la société Tous les gens applaudissaient aux réformes qu elle préconisait.Après cette aventure, notre opinion a bien changé.Maintenant au pouvoir, sera-t-elle comme beaucoup d’autres politiciens?Lise Payette, la championne des mesures sociales’ Nous lui donnerons toutefois le bénéfice du doute! Peut-être, n’était-elle pas plus au courant des droits de pêche de ces concitoyens qu elle ne l’est au sujet de 1 assurance-automobile?Si vraiment elle nous a trompés intentionnellement et qu après enquête, Lévesque la garde dans son cabinet, tous sauront à quoi ils devront s’attendre.A la prochaine élection, le peuple qui se fait léser de ses droits, fera a René et son équipe, la meme chose qu’à Bou-rassa.Jean-François MERCIER Cumberland, le 27 septembre 1977.Me Yves Pratte à la Cour suprême Tandis que la nomination du juge Estey à la Cour suprême du Canada soulevé présentement des interrogations en raison du rôle que le magistrat aurait naguère joué, à titre d’avocat, dans une affaire de combine internationale, c’est avec une vive satisfaction que l’on a appris au Québec la nomination de Me Yves Pratte, de Montréal, comme membre du plus haut tribunal du pays.M, Pratte connut d’abord une fructueuse carrière juridique à Québec, sa viUe d’origine.Issu d une famille d’avocats, il ne tarda pas à s’imposer lui-même dans l’exercice de la profession légale.Dès l’âge de 38 ans, M.Pratte devenait doyen de la Faculté de Droit à l’Université Laval.Vers la même époque, il était appelé à jouer un rôle de premier plan, a titre de conseiller juridique, auprès des premiers ministres Jean Lesage et Daniel Johnson.Il fut notamment mêlé à plusieurs des conflits ouvriers qui opposèrent alors le gouvernement à ses travailleurs syndiqués, en particulier à la grève des hôpitaux qui marqua l’arrivee au pouvoir de Daniel Jonnson.Certaines solutions auxquelles, à tort ou à raison, le nom de M.Pratte resta associé donnèrent lieu par la suite à des complications imprévues.M.Pratte donna cependant l’impression, à cette époque, d'aborder les problèmes difficiles du travail avec une grande ouverture d'esprit.C est cependant à Air Canada, où il occupa le poste de président pendant sept ans, que M.Pratte se fit davantage connaître.En 1975, à la suite d’une enquête dirigée par le même juge Estey qui accède aujourd’hui à la Cour suprême avec lui.M.Pratte, pratiquement abandonné par le gouvernement fédéral, quittait son poste sans que la commission d'enquête eût vraiment trouvé de motifs sérieux de blâme à son endroit.Mais nul, au Québec du moins, ne fut dupe de ce dénouement “politique” d’une présidence qui avait été, de l’aveu même du juge-enquêteur, brillante et efficace Le climat de ressac anti-français qui secouait alors le pays ne permettait guère à Ottawa de garder M.Pratte à son poste.Celui-ci partit avec dignité et fierté, n’hésitant pas à dire qu’Ottawa l’avait laissé tomber.Ainsi prend fin, d’ordinaire, ce genre d’histoire.Revenu à la pratique privée de sa profession dans 1 une des plus sohdes études juridiques de la métropole, M Pratte s’y était remis à l’étude du droit constitutionnel et public avec la même ardeur au travail qu'on lui avait connue à Air Canada II semblait avoir retrouvé, avec la paix.un certain anonymat confortable qui est le lot de la plupart des avocats d’envergure dans une métropole comme Montréal.Mais les politiciens ne sont peut-être pas toujours aussi ingrats et inhumains qu’on le pense, Survenant deux ans à peine après son départ forcé d’Air Canada, la nomination de M.Pratte à la Cour suprême témoigne chez ceux qui l'y ont nommé d un souci de justice ou à tout le moins d’un respect pour sa compétence, qu'on eût aimé se voir manifester plus tôt mais qu’il fait néanmoins plaisir de signa-ler.Au moment d écrire ces lignes, il m'était donné de parcourir rapidement quelques passages du rapport prépare par M.Pratte à l’intention du ministère québécois de la Justice sur l’affaire Fabien.Même si ce rapport contredit certaines idées que l'on a pu se faire soi-même sur les aspects lé-aux de cette affaire, il frappe agréa-lement par la clarté de la pensée et la netteté du jugement, et aussi par la solidité de la documentation.Il ne suffit pas qu’un juge de la Cour suprême soit un bon technicien du droit.Il faut aussi qu’il soit capable d’aborder les problèmes dans une perspective large et universelle.M.Pratte possède ces qualités qui font les juristes authentiques.On se réjouit d’apprendre qu’il pourra les mettre au service de ses concitoyens à la Cour suprême, et ce à une époque où le rôle de ce tribunal promet d’être au centre de nombreuses discussions sur l’avenir constitutionnel.La leçon de FAngleterre (suite) A partir d’un article de l’ancien rédacteur en chef du New Statesman, Paul Johnson, il était question dans cette page samedi dernier de l'inquiétant glissement de la Grande-Bretagne vers des formes plus ou moins larvees de corporatisme.Johnson, après un quart de siècle d’engagement militant au service du Labour, décidait récemment de quitter le parti, ne voulant plus être solidaire du nouveau mode de gouvernement qu’introduit subrepticement en Grande-Bretagne l’influence grandissante des “establishments” syndicaux sur les décisions économiques du gouvernement L’ancien rédacteur du New Statesman parlait surtout à partir d'une perspective politique.Partisan acharné des libertés personnelles, il ne peut se résoudre à voir ces libertés de- venir un simple appendice du nouveau collectivisme.D’ou le véritable cri du coeur politique qu’il lançait il y a quelque temps dans le New Statesman, où I on ne trouva rien d’autre à lui répondre que de l’inviter à s'inscrire au plus tôt dans les rangs du Parti conservateur! Mais l'intervention de Paul Johnson n'était que l’une de celles auxquelles l’Angleterre devra s'habituer de plus en plus.Cette semaine, c’était au tour d’un autre, observateur de premier plan, le journaliste William Rees-Mogg, d'aborder le même thème, mais sous l’angle économique.Il est déjà grave que le fonctionnement politique d’un pays soit enlisé dans le corporatisme.Mais nulle part on ne saurait divorcer complètement le politique de l'économique, et vice-versa.Aussi l’on peut constater, en lisant Rees-Mogg, que le malaise politique de l’Angleterre a son pendant, et probablement sa source, dans des maux économiques non moins aigus qu’on appelle familièrement le “feather-bedding” et Cover-manning”.Depuis le dernier conflit mondial, les syndicats britanniques ont en effet fortement insisté sur la sécurité d’em- loi de leurs membres.C’était là souci autement justifié en soi.Mais lorsque la sécurité d'emploi est imposée sans considération des réalités technologiques, elle entraîne fatalement des retards dans la modernisation des équipements et l’accroissement de la productivité.Les travailleurs conservent leurs emplois sous la protection vigilante de leurs syndicats.Mais les entreprises qui les embauchent perdent le goût de l’innovation, se disant qu’il ne servira à rien d'acheter des machines capables de produire les mêmes biens avec six hommes au lieu de dix, si la convention collective prescrit u’il faudra de toute manière garder ix hommes, quoi qu’il arrive.Tel est en gros le système qui a tendu à se généraliser en Grande-Bretagne depuis plusieurs années.On en voit aujourd’hui les coûteuses conséquences.Établissant une comparaison entre son pays et cinq autres pays industrialisés d Europe occidentale, Rees-Mogg constate que, des six pays, la Grande-Bretagne est par une forte marge celui qui a accumulé depuis vingt ans les retards les plus désastreux.De 1955 à 1974, la productivité de la Grande-Bretagne, au lieu d'augmenter, est tombée à 92% de ce qu elle était au début de la période.Dans les cinq autres pays, au contraire, elle a accusé pendan' 'a même période des hausses qui vont de 185% dans le cas de l’Italie, à 171% pour l'Allemagne fédérale, à 166% pour la France, à 210% pour la Belgique, et à 228% pour les Pays-Bas: Si bien qu'aujourd nui, le travailleur hollandais produit presque deux fois plus en une heure de travail que son collègue britannique.“Une productivité faible engendre une rentabilité moindre, écrit Rees-Mogg; une rentabilité moindre engendre une baisse des investissements; et la baisse des investissements engendre à son tour un chômage élevé.En cultivant la redondance des effectifs ouvriers, on conserve des emplois dans l’immédiat, mais on prépare pour demain la fermeture des usines ”.Un pays dont la productivité est à un niveau aussi bas devient inapte à soutenir la concurrence sur les marchés internationaux.Il pourra pendant un temps jouer avec sa monnaie pour tenter de maintenir sa place sur les marchés.Mais à la longue, il ne pourra enrayer une inexorable chute du niveau de vie de ses citoyens, comme cela s’est produit en Angleterre depuis une vingtaine d’années.Les Britanniques croyaient avoir trouvé une autre solution à leurs problèmes dans les nationalisations.Mais des chiffres montrent aujourd’hui, selon Ress-Mogg, que le taux de productivité atteint souvent un niveau des plus bas dans d’importants secteurs nationalisés.Comment ne pas penser, en lisant ces réflexions, a la situation du Canada vis-à-vis des États-Unis, et aussi à celle du Québec vis-à-vis du reste du pays et du continent?Sans que notre situation atteigne encore des proportions aussi alarmantes, nous subissons dans maints secteurs de l’économie des phénomènes de protection artificielle du travail comparables à ceux que Rees-Mogg signale en Grande-Bretagne.Aussi longtemps que nous pûmes compter sur nos exportations de ressources naturelles et les emprunts de nos gouvernements à l’étranger pour combler d’importants écarts entre notre productivité et nos exigences quotidiennes, nous pûmes somnoler sans trop penser à nos problèmes.Nous pûmes même nous donner des services sociaux et publics souvent plus avancés que nos voisins américains, même si ceux-ci étaient plus riches et produisaient davantage.Mais cette euphorie achève Elle devrait même être terminée.Le moment approche où il faudra enfin que nous réapprenions à compter en partant du principe élémentaire selon lequel deux et deux font quatre, jamais cinq Claude R Y AN La Télé-université et l’Année du français Monsieur le rédacteur, Je tiens à remercier Monsieur Louis-Paul Béguin qui, dans sa chronique du 26 septembre, a su mettre le doigt sur un anglicisme fort répandu dans le jargon universitaire et qui a malheureusement échappé à notre attention: le “prérequis ", Ci oyez bien que nous prenons bonne note de la solution de rechange proposée: "quel que soit le degré de scolarité’’ plutôt que "aucun prérequis exige" a d’ailleurs déjà été utilisé dans notre publicité.L’Université du Québec n'est pas le bastion récalcitrant dont parle Monsieur Béguin.Son siège a commencé puisque c'est l’un de ses organismes, la Télé-université elle-meme, qui a pris l'initiative de faire de la présente année scolaire l’Année du français au Québec Nous lancions alors un appel particulier aux journaux en leur demandant d’appuyer cette campagne de valorisation de l’usage et de la qualité du français.Notre voix a été entendue! Le chasseur chassé félicite Monsieur Béguin de l ’à-propos de son intervention en ce début d’Année du français.En retour, nous lui demandons de rajuster le tir en ce qui a trait à l’appellation de Télé-université: tous nos cours ne sont pas offerts par télévision mais tous le sont à distance.Francine C.McKENZIE, Responsable de l’Année du français, Télé-univecsité.Sainte-Foy, le 28 septembre 1977.Quo vadis, Québec?Le gouvernement du Québec a laissé entendre qu’il pense à établir un service obligatoire pour les jeunes de 18 à 25 ans, service non point militaire, comme dans d’autres pays.mais en service social.On pourrait accepter l’idée que le gouvernement veuille faire quelque chose pour les jeunes hommes et femmes qui ne peuvent trouver d'emploi et qui ont peut-être besoin d’être sensibilises à une certaine conscience sociale et d'apprendre quelque discipline On pourrait aussi penser au “Civilian Conservation Corps” (CCC), mouvement de volontaires créé dans les années trente aux Etats-Unis.Je me souviens moi-même de certains travaux durs accomplis dans les champs et les forets; d'une certaine fierté provenant du travail bien fait; d’un certain esprit de corps; de certaines chansons patriotiques entonnées le soir, autour d'un feu de camp; et de certaines espérances concernant l’avenir de notre société.Je me souviens aussi d'avoir été loin de ma famille et des influen- ces sociales traditionnelles, d'avoir été obligé d’assister à des cours idéologiques et à des exercices para-militaires, d’avoir habité dans des camps ressemblant à des casernes et d’avoir porté un uniforme.C’était en Allemagne nazie pendant les années trente et quarante, et ça m'a marqué pour le reste de ma vie.Quo vadis, Québec?Hanns WERNECKE Beaconsfield.le 28 septembre 1977 La mise en oeuvre de nos ressources forestières Dans le parc national Papineau-Labelle.la compagnie MacLaren est en train de construire une route en vue de faire une coupe à blanc c’est-à-dire de raser complètement une partie du parc.Or, les citoyens du Lac Castor de La Minerve sont prêts à faire une coupe rationnelle des arbres qui ne détruirait pas la forêt.Comme ceci se passe dans le comté de monsieur Léonard, mi- nistre de l’aménagement du territoire.devons-nous croire que notre nouveau ministre va continuer la politique de monsieur Bourassa en laissant les étrangers abattre nos forêts plutôt que de donner du travail aux citoyens du Québec qui sont sur le bien-être social et qui sont prêts à travailler?Rachel LAURENDEAU Montréal, le 26 septembre 1977 ¦ Vous rappelons d nos lecteurs que les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes L'adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publient on LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef: Michel Roy Rédacteur en chef adjoint Georges Vigny Directeurs de l'information: Jean Francoeur Pierre Lagnon Trésorier Bernard Larocque LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne $55 par année: six mois: $30 A l'étranger $60 par année; six mois: $33, trois mois: $21 Éditions du samedi: $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur: $1 50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONIî 844-3361 (lignes groupées). Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 • 5 des idées des événements des hommes Une action à plusieurs volets L’accueil des enfants d’immigrants dans les écoles de la CECM Deux phénomènes importants ont mar-ué l’évolution de la société québécoise epuis une quinzaine d’années: la dénatalité d’une part et d'autre part l’impact de l’immigration des allophones c’est-à-dire des immigrants çjui ne parlent ni le français ni l’anglais.M.Arthur Tremblay, ancien sous-ministre de l'éducation sous les gouvernements Lesage, Johnson, Bertrand et Bou-rassa., dans une entrevue accordée à un quotidien anglais de Montréal déclarait en juillet dernier: “Les minorités non-anglophones ont frustré les Québécois en choisissant massivement l’école anglaise pour leur enfant alors que la loi 63 offrait aux parents le libre choix”.Mais où étaient les impératifs socio-économiques qui devaient provoquer cette MOTIVATION nécessaire a l’intégration linguistique et sociale?Quoi qu’il en soit, la majorité francophone ne pouvait se croiser les bras.C’est a ce moment qu’est arrivée la loi 22, rem- placée ensuite par la loi 101 qui doit faire du français la langue officielle du travail.Je n’ai nullement l’intention de débattre cette question car elle n’est ni de mon ressort ni de ma compétence.Je veux tout simplement expliquer dans quel contexte socio-politique nous avons dû fonctionner, à la Commission des écoles catholiques de Montréal pour réussir à intégrer linguistiquement et harmonieusement à 1 école française des centaines de jeunes immigrants malgré les tiraillements et les tracasseries de toutes sortes.Pour faciliter cette intégration, la Commission des écoles catholiques de Montréal a instauré une formule originale et propre au Québec: les classes d'accueil.La formule des classes d’accueil fut dès l’origine une formule incitative visant à favoriser le choix de l’école française pour les enfants d’immigrants non francophones.Les classes d’accueil ne sont pas des ghettos.Elles ne sont pas, non plus, des classes d’immersion fonctionnant dans un “milieu" artificiellement francophone.Installées dans les écoles françaises, ces classes d’accueil regroupent chacune une quinzaine d’élèves.Elles ont un régime pédagogique particulier, avec des professeurs ayant reçu une formation complémentaire nécessaire à l’enseignement du français à de jeunes immigrants non francophones et qui utilisent dans leur cheminement méthodologique un matériel didactique approprié.D’un travail de recherche réalisé, à la demande du ministère de l’Immigration du Québec, par le professeur Gilles Bibeau, j’extrais ce commentaire significatif: “Si on la compare aux expériences faites en Angleterre, en Allemagne, en France, aux Etats-Unis aussi bien que dans les autres provinces du Canada, l’organisation des classes d’accueil pour immigrants du Québec est certainement originale pour ne pas dire exceptionnelle”.____________Pour parer aux fermetures d’usines Pourquoi pas l’actionnariat des travailleurs?Face au chômage, au contrôle anglo-saxon de notre économie québécoise, et à d'autres problèmes, inspiré par l’expérience de la compagnie ae pulpe: “Tem-bec”, j'ai imaginé une solution qui pourrait contribuer fortement à améliorer la situation économique et sociale des Québécois.Il s'agirait d’établir une quatrième partie de la loi des compagnies, laquelle concernerait des entreprises contrôlées totalement ou en partie par leurs employés.Ces derniers devraient, pour que leur compagnie soit incorporée selon cette nouvelle loi.selon les circonstances, acheter un minimum de 30 à 60% des actions ordinaires votantes, lequel minimum devrait être réparti ou prorata du salaire annuel de tous les employés, les cadres y compris.Lors de la retraite ou de la demission d'un employé, lors d’une mise à pied reconnue justifiée par la victime ou par un tribunal régional spécial dont il sera question plus loin, les actions d 'employé devraient etre vendues au successeur: l'ancien employé pourrait cependant refuser de vendre ses autres actions, s'il en avait.Les actions ordinaires votantes non réservées aux travailleurs pourraient être achetées par quiconque, sauf que, dans chaque cas.une limite maximum du pourcentage de contrôle par des intérêts non québécois devrait être fixée; cette li-' mite pourrait varier entre 10 et 49%.Dans certains cas, la règle suivante pourrait être très utile: lâchât obligatoire d'une ou plusieurs obligations ou actions privilégiées non votantes, pour chaque acquisition d'une action ordinaire votante non réservée aux travailleurs.Cependant, pour rendre la formule attrayante aux investisseurs, je suggère très fortement que les revenus tirés des obligations et actions de ces entreprises soient exemptés de l'impôt direct jusqu'à concurrence du taux annuel d'inflation.(Par exemple, si on a une obligation à I07r d'intérêt et que le taux d'inflation de l'année ait été de 7%, le contribuable ne paiera l'impôt que sur les 3% excédentaire.) Cette politique s’appliquerait avantageusement dans au moins trois cas: 11 fermeture de certaines usines, où les employés sont menacés d'être mis à pied; les cas d'East Angus et de la Wayagamack pourraient probablement être réglés de cette façon Cela ne veut pas toutefois dire que toutes les usines sur le point de fermer pourraient être gardées ouvertes de cette façon.2) Construction de nouvelles usines, surtout s’il s'agit d’une technologie nouvelle.L'exemption d'impôt en fonction de l'inflation et la perspective de nouveaux emplois pour les chômeurs seraient de bons moyens d'attirer le capital de risque.Il ne faudrait pas cependant que le risque soit vraiment trop fort, qu’on permette n’importe quelle initiative, sauf si l'État jugeait de son intérêt d'accorder des garanties et d’accepter des pertes initiales considérées comme des fonds destinés à la recherche.La recherche sur les nouvelles formes d’énergie pourrait être subventionnée de cette façon, entre autres.3) Nationalisation d’une entreprise contrôlée par l'étranger, le mot nationalisation étant entendu dans le sens large d'une prise en charge de plus de 50% des actifs par des intérêts québécois.• Dans le cas d’une fermeture d'usine, celle d'East-Angus, par exemple, les moyens à prendre pourraient être les suivants: a) Achat des installations actuelles par les travailleurs, pour quelques centaines de milliers de dollars; puisque la compagnie juge que l'usine est non rentable, ce prix devrait être raisonnable; dans un premier temps, cela permettrait aux travailleurs de conserver leur emploi, à la condition, peut-être, d'accepter une baisse temporaire de leur salaire.b) Des actifs physiques actuels; pour intégration la plus complète possible pouvoirs d'eau, terrains, etc., construction d une usine moderne grâce à l’émission de nouvelles actions ordinaires destinée au public, conditionnelles à l’achat d'un certain nombre d’actions privilégiées ou d'obligations dont le revenu serait exempté d’impôts jusqu'à concurrence du taux d’inflation.• Un autre exemple pourrait être celui d'une entreprise étrangère qu'on voudrait nationaliser pour une raison précise.Supposons que les actifs québécois de cette entreprise se montent à une valeur de $300 millions et qu’elle emploie 2,200 employés; alors, la manière de procéder pourrait être la suivante: 1) Chaque employé achète $10,000.d'actions de la nouvelle compagnie formée pour l'achat des actifs québécois de l'entreprise étrangère, ce qui donnerait $22,000,000.au total.par Y van ROY 2) On émet $48,000,000.de plus en actions ordinaires, pour un total de $70,000,000.en actions ordinaires.3) On émet pour $230,000,000.d'obligations; pour chaque action ordinaire achetée non réservée aux travailleurs, on exige l’achat d'une obligation valant 5 fois plus que l'action.Je suis persuadé qu'avec la perspective d’un rendement raisonnable sur le capital-actions, le financement serait facile à obtenir, d’autant plus que les non-Québécois pourraient financer un pourcentage appréciable et que le gouvernement lui-même pourrait aussi acheter une certaine quantité d’actions et d’obligations.Dans la plupart des cas où un groupe de travailleurs déciderait de se lancer dans ce genre d’entreprises, une grande partie de leurs actions devrait être achetée à crédit, selon le système de la retenue à la source.Pour les travailleurs, les critères de la décision d'investir pourraient, par exemple, être les suivants : pour moins de $5.000.d’actions à chacun, on exigerait l’accord de la majorité simple; entre $5.000 et $10.000.il faudrait une majorité des 2/3; pour plus de $10,000, il faudrait l’unanimité de tous les employés.Souvent, pour encourager les employés, il faudrait s’assurer que les dividendes sur le capital-actions soient d’au moins 1V2% plus élevés que le rendement moyen de l'épargne à long terme, étant donné l’exemption d'impôts de $1000, sur les revenus de placement.Il n'y aurait guère que les usines menacées de fermeture qui pourraient faire exception à cette règle.Si toutes les entreprises érigées selon la quatrième partie de la loi des compagnies avaient seulement la moitié du succès de Tembec, où les dividendes donnent un rendement d'environ 40% sur le capital-actions, si mes souvenirs sont bons, il serait relativement facile de promouvoir la formule.Dans le cas des mises à pied pour surplus de personnel, les employes ne seraient pas tenus de revendre leurs actions et garderaient la préférence lors de la création de nouveaux emplois; ce n’est que dans ce dernier cas qu’ils devraient revendre leurs actions réservées, après refus d’une offre de réembauche.La solution à ce problème serait une certaine polyvalence des travailleurs et la diminution des heures de travail.Dans le cas d’une augmentation du nombre des employés, les nouveaux seraient assujettis aux mêmes conditions que les anciens.Pour éviter les problèmes qui pourraient surgir à cette occasion, on devrait établir une marge de manoeuvre sur le pourcentage minimum d 'actions réservé aux travailleurs.(Exemples: 30 à 40% des actions pour une entreprise, 40 à 45% pour une autre).Ainsi, il serait rarement nécessaire d’amender la charte d une de ces compagnies.Afin d'éviter qu'une majorité de travailleurs-actionnaires exigeants et enthousiastes n'imposent une surcharge de travail à une minorité, ce qui arrive en Suède dans certaines coopératives de producteurs, à ce qu’il parait, afin aussi d’éviter les renvois causés par des conflits de personnalités, on pourrait créer des tribunaux régionaux spéciaux chargés de statuer sur certains congédiements et ou sur le droit du travailleur congédié au refus de vendre ses actions réservées.Ce tribunal devrait être composé d’un membre permanent: un expert en relations du travail ou en psychologie sociale, et de deux travailleurs nommes à chaque occasion.Ces derniers devraient provenir d’une entreprise non incorporée selon la 4è partie delà loi des compagnies, et en autant que possible, avoir le même métier ou la même fonction qpe l’employé congédié.Si, au début, l’Etat accorae sa garantie aux obligations de ces entreprises nouveau genre, le temps que la formule fasse ses preuves, si on s’assure raisonnablement qu’un bon niveau de rentabilité sera atteint avant de délivrer une charte, la 4è partie de la loi des compagnies, en plus de favoriser la paix sociale, s'avérera très probablement l'un des instruments les plus efficaces de la lutte au chômage et de la reconquête de notre économie québécoise.(Tous droits réservés b Yvan Roy) ¦ Détenteur d'un baccalauréat en Histoire.l'auteur de cette libre opinion est étudiant en Économique.Chaque jour des drames se jouent autour de nous.Centraide est la pour soulager la peine et la misere autour de nous Centraide mente notre appui genereux.donnons de tout coeur centrakte A s’entraider on se fait du bien Les classes d’accueil sont d’origine assez récente car c’est en 1969 que les deux premiers groupes d’élèves immigrants étaient reçus dans ces classes.En 1970, la C.E.C.M.décidait de créer, pour ses écoles françaises, une structure d’accueil et de liaison avec les immigrants et les organismes impliqués.Tous les moyens furent alors mis en oeuvre pour informer les immigrants des services spéciaux offerts à leurs enfants afin de les inciter et de les encourager à s’intégrer à la collectivité francophone du Québec.Toutes les communications avec les nouveaux arrivés s'effectuent en sept langues différentes.Au printemps de l'année 1972, le secteur des classes d accueil de la Commission qui était jusqu’alors financé par le ministère de l’Immigration du Québec, passe au budget du ministère de l’Éducation.C’est par le truchement du troisième volet du Plan du développement des langues que le ministère de l'Éducation réserve, dans un budget quinquennal, 20 millions pour les commissions scolaires qui mettraient sur pied des mesures pédagogiques spéciales pour accueillir des jeunes immigrants non francophones.Conformément à ce plan, la Commission des écoles catholiques de Montréal est autorisée par le ministère de l’Éducation à ouvrir aussi ses premières prématernelles et maternelles d’accueil pour les enfants de 4 et 5 ans non francophones et dont l'un des parents n’est pas né au Canada.Ces classes de pré-maternelfes et maternelles d’accueil connaissent un certain succès puisqu'elles se multiplient un peu partout aussi bien dans les commissions scolaires de l'île de Montréal que dans celles des villes de Sherbrooke et de Québec.Des inscriptions cinq fois plus nombreuses Tandis que pour l’année scolaire 1973-74 la C.E.C.M.n’avait que 556 enfants dans les pré-maternelles et maternelles d'accueil et 889 élèves dans les classes d'accueil des niveaux élémentaires et secondaires, nous avons eu à la fin de l’année scolaire 1976-1977 aux prématernelles et maternelles d'accueil 905 enfants et aux niveaux élémentaire et secondaire 2719 élèves, soit au total 3624 élèves, contre 1445 élèves en 1973-1974.Les classes groupenf un maximum de quinze élèves et les ratios autorisés par le ministère sont les suivants: au pré-scolaire 1 professeur par 15 enfants, à l'élémentaire 1 professeur par 12 élèves, et au secondaire 1 professeur par 10 élèves, La clientèle est variée et hétérogène.Pour l'année scolaire 1976-1977 les classes d'accueil de la CECM groupaient des élèves qui venaient de 65 pays différents et l'on y retrouvait 27 langues"différentes.Avec les classes d’accueil le Québec, s’est doté d’une structure originale permettant d'orienter l'éducation dans une triple perspective qui vise: 1) à accueillir les enfants d’immigrants et les préparer en vue de leur intégration dans le système scolaire francophone du Québec; 2) à développer chez les enfants d’immigrants l’esprit d’appartenance à leur pays d'adoption; 3) à respecter la culture d origine de l'enfant; 4) à donner à l’élève, en fonction de l'année scolaire qu’il doit intégrer, le bagage linguistique nécessaire pour atteindre un niveau adéquat de compréhension et d’expression orales et écrites La durée moyenne du séjour d'un élève en classe d’accueil est de dix mois.En fournissant à l’enfant d’immigrant les outils nécessaires à la communication orale et écrite, on veille dans les classes d'accueil à lui permettre de s’exprimer et de comprendre la pensée et les sentiments des autres.Face à un milieu nouveau, cet élève est quelque peu démuni.Aussi faut-il consacrer une partie de l'enseignement à réajuster les structures mentales et affectives de l’élève tout en assurant sa formation intellectuelle et l’apprentissage de la langue.L'organisation de la classe d’accueil permet de recevoir des élèves tout le long de l’année scolaire.Les maîtres En ce qui concerne les maîtres, le Québec est peut-être la seule province du Ca- -par- ROBERT ATTAR ¦ Dans le cadre du congrès annuel de l'Association canadienne d'Éducation qui se déroule à Calgary, M.Robert Attar, directeur de l’Accueil et de l’Information aux immigrants à la Commission des Écoles catholiques de Montréal, prononçait hier une causerie sur les politiques d’accueil mises au point par la CECM envers les enfants de foyers immigrants.Voici des extraits de cette communication de M.Attar.nada qui a pensé à une formation complémentaire permettant à un professeur d'enseigner dans les classes d’accueil.Cette formation complémentaire exige une préparation polyvalente et des connaissances spécialisées dont une formation fonctionnelle de base, théorique et pratique en français langue maternelle et en français langue seconde.Cette formation est facilitée par une sensibilisation au fonctionnement du système linguistique et par l’acquisition de principes de didactique des langues qui leur permettent de repondre aux besoins de leurs élèves, dans le cadre des particularités propres aux conditions linguistiques et culturelles des immigrants Vu que le Canada est un pays d'immigration, il serait souhaitable par ailleurs que la préparation des maîtres ne soit pas réservee à ceux qui oeuvrent dans les milieux des classes d'accueil mais qu ells soit étendue à tous ceux qui sont aux prises avec ce problème: directeurs d’écoles et professeurs du secteur régulier recevant des élèves-immigrants.Avec le nombre grandissant de jeunes immigrants que nous recevons, d'autres problèmes rendent difficile l’intégration linguistique de ces nouveaux venus.Ces problèmes existent dans tous les milieux scolaires des pays qui reçoivent des immigrants aux États-Unis, en Angleterre, au Canada et en France où il existe plus d'un million de jeunes enfants non francophones, d'immigrants ou de travailleurs étrangers A la Commission des écoles catholiques de Montréal nous faisons donc face à des lacunes sérieuses.Je veux parler entre autres du dépistage des mésadaptés, de ces enfants qui, du fait de caractéristiques physiques, intellectuelles ou affectives, aoi’vent faire l'objet d'une attention particulière.Il y a aussi la catégorie de ces jeunes immigrants qui accusent des retards scolaires allant de trois à cinq ans d'écart entre leur âge chronologique et le niveau de la classe qu'ils devraient fréquenter.Les services spéciaux de la C.E.C.M.et les responsables du ministère de l’Éducation se penchent sur ces questions pour trouver les formules adéquates d'in- tervention pédagogique.Au Québec, nombreux sont ceux qui pensent que l’école est le principal moyen d'intégration du jeune immigrant et même de sa famille à la collectivité qui l’entoure.Cependant certaines personnes n’accordent pas à l'école la même importance.L’école, pour eux, vient après la famille, les organisations sociales ou même après le milieu du travail.Pourtant l’Organisation des Nations Unies, dans une etude intitulée “les conditions préalables à l’immigration”, reconnaît que: c’est par l’intermédiaire des enfants que l’école, ce grand facteur d’ajustement social, agit sur les immigrants”.En ce qui concerne le respect de la langue, des valeurs traditionnelles et de la culture des minorités au Québec, le gouvernement étudie actuellement l’implantation, dans le cadre du programme général, d'un plan pour l'enseignement de la langue ethnique lorsque dans une école le nombre d'éleves d'un même groupe ethnique le justifierait.Les autorités n’écartent pas la possibilité d'instaurer dans un proche avenir des écoles ethniques publiques intégrées administrativement au secteur français de la CECM, dans des quartiers où on retrouverait un groupe ethnique assez important en nombre.Dans plusieurs écoles où sont installées des classes d’accueil de niveaux préscolaire, élémentaire et secondaire, les parents immigrants ont été encouragés à participer aux assemblées générales et à élire des représentants au sein des comités de parents.Enfin, la C.E.C.M., en collaboration avec le ministère de l’Éducation et le ministère de l’Immigration, a préparé un programme d'action destiné à sensibiliser le milieu scolaire francophone à l’accueil et à l’intégration des jeunes immigrants et de leurs familles.Des activités de rapprochements sont organisées.Ces activités permettent aux jeunes, aux adolescents et aux adultes de mieux se connaître d’une part et d’autre part de respecter, d’apprécier et d’aimer la culture, les arts et la tradition des différentes ethnies.LES ATELIERS DE L’I.C.I.1977-1978 , coopération itrrg^ ^ 'NTSRNATIONAL CO AFRIQUE L’UNITÉ AFRICAINE EN QUESTION 1er Atelier LES ÉTAPES DE L’UNITÉ AFRICAINE Mercredi, 5 octobre, 14h00 192, rue Laurier est, deuxième étage Ile Atelier: LA CORNE DE L’AFRIQUE; UN CAS DE DÉSINTÉGRATION?Mercredi, 12 octobre, 14h00 192, rue Laurier est, deuxième étage Ille Atelier: LE BÉNIN ET L’INTÉGRATION RÉGIONALE Mercredi, 19 octobre, 14h00 192, rue Laurier est, deuxième étage IVe Atelier: PROBLÈMES D’INTÉGRATION EN AFRIQUE AUSTRALE Mercredi, 26 octobre, 14h00 192, rue Laurier est, deuxième étage PANELISTES DU 1er ATELIER: Dr CYRILLE SAGBO Dr LOUIS SABOURIN Professeur Université nationale du Bénin Cotonou Directeur Institut de Coopération internationale Université d'Ottawa NOTES: La liste des panelistes des autres Ateliers sera rendue publique dans quelques jours.Pour les réservations et de plus amples informations: Téléphone: (613) 231-5457 Adresse: I.C.I.Université d’Ottawa Ottawa, Ontario K1N6N5 Un CINÉ-CLUB aura lieu à 20h00à l’auditorium du Pavillon Macdonald, 375, rue Nicholas.3e édition revue et enrichie MAINTENANT DISPONIBLE 40* ANNIVERSAIRE le roman canadien-français Collection “Archives des Lettres Canadiennes” Tome III 516 pages — $15.00 Étude critique sur l'évolution historique et thématique du roman canadien-français de 1960-1970.Appuyée par le témoignage de 20 romanciers québécois.~ EN VENTE DANS TOUTES LES LIBRAIRIES ET A LA LIBRAIRIE GÉNÉRALE 235 est, boul.Dorchester Montréal Tél: 661-9621 6 • Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 la météo.Encore une (ois, du temps généralement nuageux avec des averses en matinée aujourd’hui.Le temns demeurera nuageux tout le week-end.Les températures seront on ne peut plus froides alors que pour dimanche, on prévoit des nuages et des éclair- ¦ cies.• Abitibi, Chibougamau, Laurentides, Haute-Mauricie: nuageux avec quelques averses.Maximum de 10.Aperçu pour dimanche: nuageux avec éclaircies.• Québec, Trois-Rivières, Cantons de l'Est: couvert avec périodes nuageuses et de la bruine intermittente en après-midi.Maximum de 11.Aperçu pour dimanche: nuageux avec éclaircies.• Outaouais, Montréal: nuageux avec des averses en matinée demeurant couvert le reste de la journée.Maximum près de 13.Aperçu pour dimanche: nuageux avec éclaircies.• Baie-Comeau, Rimouski, Gaspésie, Sept-Hes : nuageux avec périodes de pluie ou de bruine intermittente.Maximum près de 9.Aperçu pour dimanche: nuageux avec éclaircies.suites de la première page NUCLÉAIRE cente et elle explique en partie pourquoi le gouvernement américain a décidé de ne construire qu’un seul modèle de centrifugeuse (dont les caractéristiques sont évidemment tout à fait secrètes).Cette annonce a provoqué un vif émoi chez les représentants européens qui achèvent présentement la construction d’usines d enrichissement par centrifugation qui requièrent non pas 4% mais bien 10% de l’énergie nécessaire à une usine basée sur la diffusion gazeuse.Concrètement, cela veut évidemment dire que les Américains seront en mesure de concurrencer directement les Européens sur leur propre terrain.Cela veut aussi dire que le Québec serait maintenant aux prises avec un fantastique éléphant blanc s’il avait mis en pratique son projet de construire une usine d'enrichissement d’uranium basée sur la diffusion gazeuse.Maintenant, il n’y a plus aucun avantage à avoir d’amples ressources hydroélectriques si les nouvelles technologies permettent de réduire de 96% la fantastique consommation électrique des vieilles usines.Un autre point majeur qui ressort à l’évidence de la réunion de Québec est la crainte qu'entretiennent les partisans de l'énergie nucléaire à l’égard des mouvements de contestation.Ce sujet sera plus particulièrement à l’ordre du jour aujourd'hui mais il est déjà évident que l’opposition publique à l’énergie nucléaire a considérablement ralenti le rythme d’introduction de cette nouvelle technologie dans plusieurs pays industrialisés.Si cette tendance se poursuit, plusieurs gouvernements craignent que leur sécurité énergétique et même leur santé économique ou sociale soit gravement compromises lorsqu’on se trouvera en face d'une pénurie mondiale de pétrole dans une dizaine d'années.En effet, pratiquement tous les intervenants à cette rencontre semblent convaincus qu’il y aura dans quelques années à peine une pénurie physique de combustibles fossiles à l'échelle mondiale et que les petits pays mal pourvus ou trop faibles connaîtront alors des bouleversements majeurs.Certains ont même exprimé l’opinion que les pays les plus puissants eux-mêmes pourront difficilement échapper à des bouleversements sociaux importants qui les obligeront à une plus grande planification et à des mesures beaucoup plus directives.Certains participants ont même émis l'idée que les pays socialistes, dans un tel contexte, seront les mieux outillés pour passer à travers de telles difficultés et on a même soutenu que la Chine sera le pays du monde qui pourra le plus facilement faire face à la crise.Dans cette perspective, à peu près tous les pays représentés à cette rencontre de Quebec fondent évidemment d’immenses espoirs sur l’énergie nucléaire.Ils prévoient aussi une crise prochaine de l’uranium et c’est pourquoi les grandes puissances cherchent à mettre en place un système de surrégénérateurs qui leur permettrait de multiplier par 60 ou par 100 l'énergie disponible dans une quantité d'uranium donnée.En même temps, on se rend bien compte que les pays sous-développés devront aussi recourir aux mêmes solutions, ce qui leur donne presque automatiquement accès à l’arme atomique.D’où le dilemme des pays riches qui ne veulent pas voir l'arme suprême entre les mains du tiers monde.Cette rencontre touche donc autant aux aspects techniques que sociaux, économiques et politiques et LE DEVOIR prévoit revenir plus en détail sur ces divers aspects au cours des prochains jours.Cette rencontre a été organisée conjointement par le Centre québécois de relations internationales, le Centre d’études de politique étrangère (Paris), la World Peace Foundation (New-York) et l’Insti-tutt canadien des affaires internationales.BÂTIMENT la dernière négociation dans le bâtiment, par M.Guy Dorais, un ancien conseiller juridique des entrepreneurs en construction, et par Mme Hélène Lebel.Le comité devra finalement refondre toutes les lois adoptées depuis 1968 dans la construction et redéfinir le champ d’application du décret, le mandat d’organismes aussi récents que l’Office de la construction, les mécanismes de négociation, l’exercice du droit de grève et de lock-out, l’arbitrage des griefs, la fonction des représentants syndicaux, le régime d’avantages sociaux, la liberté syndicale et les recours civils et pénaux.M.Johnson a de plus annoncé que la loi des tutelles sera amendée prochainement et il a dit que les tuteurs gouvernementaux devraient normalement priver de leur présence la Fraternité interprovinciale des ouvriers en électricité d’ici peu, à cause du renouveau qui anime ce syndicat, devenu à plusieurs points de vue le leader des réformes au sein de la FTQ-Construction.Par contre, a dit M.Johnson, la loi de “tutelle” permettra aux représentants syndicaux de prolonger leur séjour dans ceux des trois autres syndicats en tutelle, qui se sont montré réfractaires au nettoyage et il a clairement indiqué que cela visait les plombiers, dont l’Association sportive est toujours présidée par l’ancien roi de la construction, M.André Desjardins.Le ministre a précisé en outre que les amendements éventuellement apportés à cette loi permettront d’étendre l'autorité des tuteurs non seulement à cette association sportive mais à “toute garderie" qui pourrait servir de couverture à la petite mafia de la construction sur le point de se remettre en selle dans ses anciens fiefs.Tout en se disant préoccupé par les récents événements de la construction — et de toute évidence le ministre se référait ici à la candidature de Robert Meloche qui effectue un retour chez les opérateurs de machinerie lourde en dépit de la preuve accumulée contre lui par la commission Cliche — M.Johnson s'est refusé à toute “spéculation" sur les événements à venir à la FTQ-Construction.Le ministre a dévoilé par ailleurs le règlement sur le placement dans la construction, qui régira les bureaux syndicaux en les contraignant dorénavant à un code d'éthique.L'an prochain, ces bureaux auront besoin d’un permis pour opérer, qui pourra leur être retiré s ils ne se conforment pas aux exigences du législateur.Ces bureaux devront par ailleurs appliquer les nouvelles règles définies par le conseil des ministres pour améliorer la sécurité d’emploi des travailleurs de la construction.Le nouveau règlement définit en effet deux catégories de travailleurs, en fonction de leur nombre “d'heures travaillées” au cours des dernières années.Dorénavant, ces travailleurs auront priorité au travail sur les nouveaux venus dans cette industrie et les syndiqués ayant accumulé le plus grand nombre d'heures auront eux aussi priorité d'emploi sur les autres.En privilégiant carrément les “vrais" travailleurs de la construction, le gouvernement — qui a suivi dans ce domaine les recommandations de l’Office de la construction — espère remédier à l’insécurité d’emploi chronique de cette industrie, présentée par la commission Cliche comme la cause fondamentale des perturbations et des maux des dernières années M.Johnson a par ailleurs expliqué que si les règles du placement n’avaient pas été rendu aussi rigoureuses qu’il aurait été possible de le faire, pour mettre fin aux abus dont il a admis l'existence encore aujourd’hui, c’est parce que le gou- au fil des mots L’anglais babélisé(1) par Louis-Pau) Béguin Je viens de lire une autre déclaration à l'emporte-pièce sur "L'anglais langue internationale (de tout) ".Cette fois, c'est la médecine; la langue de la médecine est parait-il, l’anglais.S’il est vrai que la langue anglaise sert de langue véhiculaire à des médecins francophones pour faire connaître leurs succès (ils font traduire en anglais, pour les revues scientifiques, leurs textes écrits en français), c est généraliser odieusement que de declarer que la médecine (à ajouter à toutes les sciences et techniques: assurances, informatique, cinéma, etc.pour lesquelles on a dit la même chose) est anglophone.Sait-on les travaux faits en français, qui sont considérables, dans cet important domaine de la connaissance?Dans un article paru en mars 1977 (in: Defense de la langue française), P Naslin déclarait ceci: “Quiconque connaît vraiment l’anglais sait qu il est faux de prétendre que l’anglais est plus facile à apprendre que le français.Le français se baragouine aussi bien que l'anglais et la raison de l'invasion ae l'anglais et du franglais reside principalement dans la diffusion mondiale des publications en langue anglaise.et dans l’ignorance et la paresse de nos concitoyens." C'est bien envoyé, et il n’y a rien à ajouter.Sauf une autre phrase qui concorde avec ce que j’avançai à ce sujet, il y a quelque temps: “En tant que moyen de communication, le “basic English" est de toute évidence très inférieur à la langue des bons auteurs anglais et américains." On ne se rend peut-être pas compte, dans les milieux anglophones du danger que court la langue anglaise qui s etire, comme de la guimauve, jusqu’à la rupture, perdant sa force et sa compréhensibilité, entre les continents.Les différentes cultures et les différentes langues l'affaiblissent par interférence Tout le monde, ou à peu près, baragouine l'anglais, le maltraite, le torture, et on se demande quand viendra le scission entre deux ou trois façons de parler anglais.Soyons justes: certains auteurs-de langue anglaise commencent à s’inquiéter Edwin Newman, George Steiner, et bien d’autres (Voir Fowler's Modem English usage, c'est édifiant) Si ce n’était les média qui font du monde un village (planétaire), rapprochant donc les pays anglophones, ce fractionnement dé l’anglais aurait déjà amené la formation de langues issues de lui Entre l'Ecosse et la Nouvelle-Zélande une barrière d’in-compréhensibilité se serait peut-être déjà formée vernement doit agir, a-t-il dit, en se préoccupant du plus grand nombre et non de la minorité intéressée à faire la pluie et le beau temps grâce aux différents rackets.Le ministre a ajouté qu’il serait toujours temps de régler ces problèmes particuliers en recourant au besoin aux enquêtes policières.Dévoilant d’autre part le décret officiel de la construction, M.Johnson a insisté pour dire que le refus d’accorder les primes d’intempéries et de transport aux électriciens ne constituait pas un jugement de valeur sur la crédibilité de ces derniers.Les électriciens ont affirmé lors de la commission parlementaire du travail, en juillet dernier, que les entrepreneurs leur avaient consenti ces deux primes en négociation pour désavouer ensuite publiquement ces offres.Les entrepreneurs, qui ont nié ces prétentions syndicales, ont pour leur part été jusqu’à accuser les dirigeants syndicaux d’avoir présenté de faux documents à la commission à ce sujet.Le gouvernement ne s’est pas préoccupé, a dit substantiellement M.Jonnson, de tirer au clair les prétentions de chacun mais il s’est contenté de promulguer un texte sur la base des documents officiels en pensant d’abord et avant tout à l’intérêt du public en général avant celui de tout groupe particulier.Plutôt que de trancher d’autres questions litigieuses comme la possibilité de soustraire les mécaniciens d’ascenseurs au décret et de préciser dès maintenant la définition des arpenteurs-géomètres et des artisans, qui demeure floue, M.Johnson a promis de régler ces questions dans la refonte générale des lois de la construction, confiée à son comité d’experts.Quant au président de l’Office de la construction, M.Réal Mireault, il a expliqué le détail du règlement sur le placement et indiqué l’intention de son organisme de planifier éventuellement les travaux de construction au Québec.M.Mireault a de plus remercié le ministre pour l'appui politique accordé par le gouvernement actuel à son organisme.LrOffice de la construction avait présenté son projet déplacement à l’ancien gouvernement en juillet 1976.Depuis, les fonctionnaires de cet organisme attendaient la sanction de cette réforme souhaitée de toutes parts mais, de tablettes en comités spéciaux, le fameux projet devait attendre jusqu’à mercredi dernier avant d’être adopté à peu près dans sa forme initiale.PARIZEAU pays les limites de l’acceptable", a-t-il ajouté.Aussi s’est-il appliqué hier, documents en mains, à rétablir les faits et à démonter, à memes des statistiques compilées par le gouvernement central ("donc, des statistiques sérieuses”, a-t-il dit non sans ironie), que les investisseurs étaient loin de fuir la province depuis le changement de gouvernement et que le taux de chômage a toujours été plus élevé au Québec que dans le reste du pays.A cet égard, il a remis aux journalistes, un tableau faisant état des taux de chômage annuels observés au Québec, en Ontario et dans l’ensemble du Canada, au cours des 25 dernières années.Ce tableau indique que d’année en année, sans aucune exception, le chômage a été plus élevé dans l’ensemble du Canada qu’en Ontario et encore plus élevé au Québec que dans l’ensemble du Canada.“La crise politique que vit le Canada depuis 25 ans provient justement de ces différences entre les économies régionales.Qu’on ne vienne pas me dire que c’est le gouvernement du PQ qui est responsable de la situation actuelle”, a-t-il commenté.Quant aux investissements, il a déposé un second tableau faisant état des prévisions de dépenses en immobilisations pour toutes les provinces du Canada au cours de l’année 1977.Ce tableau, qui a également été préparé par Statistique Canada, montre que les prévisions d'investissements au Québec étaient, en début d’année de 12.3% supérieures aux investissements enregistrés l’an dernier et que cette hausse atteignait 14.3% après la révision faite au mois de juin dernier.De plus, le ministre québécois des Finances, n’a pas du tout apprécié que son homologue fédéral, M.Jean Chrétien, affirme que la responsabilité du chômage incombe d'abord au gouvernement provincial et a accusé hier le gouvernement d’Ottawa d’être directement responsable de la perte d’environ 35,000 emplois au Québec depuis un an dans les secteurs industriels dits “mous”.“Dans ces secteurs que sont le vêtement, le textile, la chaussure et le meuble, ce sont les politiques fédérales en matière d’importation qui sont directement responsables de la perte de ces emplois et ou mauvais état de santé de ces industries ”, de dire M.Parizeau.Signalons enfin qu’en dépit de la colère dans laquelle ces déclarations de ministres fédéraux l'ont jeté, M.Parizeau a l’intention de se rendre à Ottawa la semaine prochaine et au besoin de reprendre les démonstrations d’hier afin “que l’on relève un peu le niveau du débat et qu'on puisse enfin commencer à travailler sérieusement.” A ce sujet, le ministre des Finances attend surtout de la première journée d’entretiens puisqu’il compte que l’ensemble des provinces s’entendront pour demander qu fédéral qu'il resserre les contrôles douaniers et se montre plus protectionniste au cours des négociations pour le renouvellement des accords du GATT.Pour ce qui est de l’examen de la situation économique, qui sera le thème de la deuxième journée ae la conférence, le ministre l’a qualifié “d'exercice un peu mondain où chacun compare la lecture qu’il a faite du Financial Post de la semaine précédente." Sur un ton plus sérieux, il devait ajouter qu'il n’avait pas l’intention de profiter de cette rencontre pour réclamer d'Ottawa un plan de lutte contre le chômage.Il préférerait plutôt que le gouvernement fédéral maintienne le taux de change du dollar canadien à son niveau actuel — ce qui facilite grandement les exportations Mini-loto Série 1 82624 $50,000 Série 37 18671 $50,000 Série 7 96877 $50,000 Série 5 55621 $50,000 Loto-perfect« 7-11-12-17-18-26 Numéro complémentaire: 10 Le nouveau règlement est bien accueilli par la CSN par Louis-Gilles Francoeur La CSN-Construction qui a accueilli hier favorablement le nouveau règlement sur le placement dans l’industrie de la construction, a dénoncé par contre le décret négociée par la FTQ-Construction en disant que c’est “le plus mauvais de toute l’histoire du syndicalisme de la construction”.Au passage, la CSN s’en prend même au ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, à qui l’on reproche de ne pas avoir corrigé les injustices salariales commises en négociation par la FTQ dans le cas des manoeuvres.Mais dans l’ensemble, le ton de la CSN reflète sa satisfaction à l’endroit des décisions prises mercredi par le conseil des ministres, qu’il s’agisse du décret lui-même, du placement ou de la création d’un comité chargé de reviser d’ici le 1er mars 78 les lois régissant les relations de travail dans ce secteur.Les acc usations de la CSN-Construction à l'endroit de sa rivale fusent aujourd’hui nombreuses et bien étoffées meme si le décret était déjà connu et appliqué temporairement sur les chantiers.La CSN a de toute évidence laissé “se pendre” le groupe d’en face, qui a perdu, à son avis, le contrôle de la dernière négociation de- vant la détermination et l’homogénéité de la nouvelle association d'entrepreneurs.Il semble désormais acquis qu elle n’hésitera plus à exploiter les faiblesses de ce décret, qui pourraient devenir entre ses mains une arme en vue de la bataille du maraudage, l’an prochain.La refonte éventuelle de la loi 290, qui constitue à toutes fins utiles un code du travail particulier à cette industrie, cor-respona à l'une des revendications de base de la CSN depuis plusieurs années.Ce groupe syndical voudrait notamment que les minorités syndicales soient représentées à la table des négociations, que les fonctions de délégués de chantier y soient revalorisées et mieux protégées et que la direction de l’Office de la construction ne soit plus uniquement confiée à des technocrates.Sur le décret, entériné cette semaine par le gouvernement, la CSN se félicite des éclaircissements apportés à la définition des artisans, un commentaire qui a d’autant plus surpris que le ministre du Travail affirmait de son côté en conférence de presse que cette question avait été “gelée” jusqu’à la refonte globale de la loi de base de cette industrie.Par contre la CSN reproche au gouvernement d’avoir laissé planer les imprécisions entourant la fonction d’arpenteurs et elle déplore que le conseil des ministres ait sacrifié les deux primes qu’auraient obtenues les électriciens et que les entrepreneurs ont reniées par la suite.Stigmatisant l’attitude de la FTQ, qui a privé à son avis les manoeuvres d’augmentations raisonnables, le président dé la CSN-Construction, M.Michel Bourdon, a déclaré que ces travailleurs sont les “grands perdants” de la dernière négociation.“Quelqu’un a échangé leur droit d’aînesse contre un plat de lentilles”, a-t-il leur a retiré leur plat de lentilles”, a-t-il dit, en se référant notamment au role joué par M.Roger Perreault, un grand ami d’André Desjardins qui agissait comme conseiller syndical des journaliers de la FTQ.Quant au règlement sur le placement, la CSN se félicite des réformes qu’il apporte, puisqu’elles font droit à ses demandes les plus anciennes, soit de limiter l’accès à l’industrie aux nouveaux venus tant que les plus anciens n’y ont pas tous un travail.Elle dénonce, par contre, le fait que les travailleurs qui ont moins de 750 heures à leur crédit nauront pas de priorité d’emploi sur les nouveaux venus dans cette industrie.La CSN annonce donc qu’elle aura de nombreuses représentations à faire valoir à ce sujet.— et se serve de la politique monétaire pour influer sur la situation économique.Quant au prochain budget de la province, qu’il est actuellement en voie de préparer et au sujet duquel il recevait nier une délégation du Conseil du Patronat, M.Parizeau n’a pu que répéter que le niveau des emprunts sera plus élevé que le $900 millions observés dans le budget actuel, et que la marge de manoeuvre du gouvernement servira soit à de nouvelles dépenses soit à une réduction des emprunts.Il n'a pas cherché à cacher hier, que, pour sa part, il préférait nettement la deuxième hypothèse, répétant qu’à ses yeux “la non-indexation aes impôts, c’est du véritable vol organisé.” AFRIQUE DU SUD rands pour le premier trimestre 1976, et certains économistes espèrent un surplus de 200 millions de rands en 1977.Le redressement du prix de l’or, après sa forte baisse de 1976, a bien sûr beaucoup aidé à cette amélioration, mais la baisse des importations, liée au relentis-sement du marché intérieur, a également joué un rôle considérable de meme que les mesures restrictives prises par le gouvernement, telles les taxes sur les produits de luxe et la limitation à des heures précises de la vente de l’essence aux particuliers, Mais d'autres facteurs empêchent les économistes et les hommes d’affaires de chanter victoire.La vente des voitures automobiles neuves est tombée, avant l’été, au niveau le plus bas depuis 1971.Dans la construction les projets sont, en valeur, inférieurs de 30% à ceux de l’an passé.L'indice de la production industrielle a diminué de 17% au quatrième trimestre 1976.et de 9% au premier trimestre de cette année.Chaque jour, mille personnes supplémentaires — des Noirs en grande majorité — perdent leur emploi ou ne trouvent pas de travail.Les mesures fiscales et la politique monétaire du gouvernement ont accentué le ralentissement de l’activité.La balance des paiements courants n’est pas véritablement satisfaisante.M.Simon Brandt, deuxième conseiller économique du premier ministre M.John Vorster, souligne la très grande dépendance de l'Afrique du Sud: pour 40%, le produit intérieur brut dépend des échanges extérieurs.Le pays importe l’essentiel de ses produits sophistiqués tels que le matériel électronique, le matériel informatique, et des produits manufacturés semi-finis: sans parler du pétrole et d'une partie des armes (bien que pour ces dernières, le principal fournisseur, la France, ait décrété l'embargo depuis août 1975)., , Les exportations, fortement basées sur les matières premières (platine, or, vanadium, uranium, chrome, manganèse, antimoine, diamants, amiante et charbon) et sur l’agriculture sont particulièrement sensibles aux fluctuations des cours et à l'évolution, même mineure, des économies des pays clients.Ces exportations ont bénéficié de l’ouverture de deux ports: Richard s-Bay et Saldanha-Bay, 1er octobre / parla PC eti’AP Sir William Mulock mourait il y a 33 ans aujourd'hui, le 1er octobre 1977, à l'âge de 100 ans.Entré dans la politiq ue canadienne en 1882.il devint ministre à 52 ans En tant que premier ministre fédéral du Travail, c’est lui qui fit entrer dans la vie publique William Lyon Mackenzie King, en le choisissant comme ministre athoint.1974 — Le Sénat américain vote la suppression de l'aide militaire au Chili.1971 — Le Dr Ralph Bunche, prix Nobel de la paix, démissionne de ses fonctions de secrétaire général adjoint de l’ONU.1970 — Le président Anouar el-Sadate succède à Nasser à la tête de l'Egypte.Le général Torres prend le pouvoir en Bolivie.1963 — La revue Parti-Pris publie son premier numéro 1961 — L'Egypte rompt ses relations diplomatiques avec la Jordanie et la Turquie à la suite du retrait syrien de la RAU 1949 — Mao Tsé-toung proclame la fondation de la République populaire de Chine.1936 — Le général Franco est désigné comme chef d'Etat par les insurgés espagnols.1928 - Inauguration d'un service postal aérien quotidien entre Montréal et Albany.Etat de New York Lancement du premier plan quinquennal en Union soviétique.1908 — Le constructeur automobile Henry Ford présente au public son célèbre Modèle T 1800 — Par un traité secret.l'Espagne cède la Louisiane à la France.Ils sont nés un 1er octobre: Paul Dukas.compositeur français '1865-19351; Julie Andrews, actrice britannique — 1935: Vladimir Horowitz, pianiste soviétique — 1904 mais il n'est guère possible qu’elles augmentent de façon spectaculaire dans le futur.C’est une des raisons pour lesquelles les économistes cherchent actuellement à orienter les efforts des investisseurs vers l’industrie de transformation, la chimie, le papier ou le textile, secteurs qu’ils estiment “hautement prometteurs et très bons pour l'exportation”, Un autre point inquiète particulièrement les banquiers et les hommes d’affaires.“Sans capitaux étrangers, l’Afrique du Sud ne peut maintenir un taux de croissance rapide", expliquent-ils.Pretoria, du temps où le prix de l'or était à son point culminant, avait mis sur pied une série de grands projets: des centrales électriques (coût total 5.800 millions de rands), l’agrandissement des aciéries d’Etat — ISCOR — (2673 millions), la construction de Richard’s Bay (3000 millions), de Sabol II — usine de fabrication d’essence synthétique à partir du charbon (3000 millions de rands), une centrale nucléaire à deux réacteurs (970 millions) et divers autres dépenses s’élevant à 3600 millions de rands.Avec la chute de l’or, il fallut tout reconsidérer.Seule ISCOR a abandonné son extension prévue à Newcastle et la construction d une usine à Saldanha-Bay.Les autres projets ont été mis en route, certains plus lentement que prévu, d'autres ont vu leur taille réduite, mais tous ont été maintenus.Aujourd’hui, la dette est lourde."Pas excessivement, cependant”, corrige M.Johan Cloete, chef des économistes de la Barclays Bank, avant d'ajouter: “Mais le pays doit faire face à un climat politique inquiétant.” La clé de l’avenir economique se trouve en effet à Soweto.Voici plus d’un an que régulièrement la jeunesse de la cité noire de Johannesburg se rebelle.Après la décolonisation soudaine de l’Angola et du Mozambique, avec l’affaire rhodésienne et le règlement difficile en Namibie, les financiers et industriels étrangers ont appris à être vigilants et leurs regards s’attardent aujourd'hui longuement sur la situation politique sud-africaine.Tout le monde s’accorde à reconnaître que leur confiance dans le pays est ébranlée.Pour s'en convaincre, il suffisait de suivre le ministre des finances, M.Owen Horwood.dans sa récente tournée en Europe.L'objet du voyage, avait-il expliqué, n était pas de quémander des prêts; mais il revint en clamant que Pretoria obtiendrait les crédits dont il aurait besoin.Ce qu'il n'a pas dit, c'est qu'il lui fut impossible d'obtenir la promesse de crédits à long terme.La durée moyenne des fonds obtenus est en effet de trois ans seulement.à un taux de 8,25%.Bref, pour la première fois depuis le massacre de Shar-peville en 1961, l'Afrique du Sud éprouve des difficultés à obtenir des prêts à long terme à des taux raisonnables.À l'intérieur, même les sociétés étrangères ont fait leur le “wait and see” britannique.“Les investissements roulent à leur minimum”, nous dit le représentant d une importante banque d’affaires européenne “Les investisseurs attendent un signe d’amélioration du climat politique.” Cet attentisme oblige le gouvernement sud-africain à réviser son plan quinquennal.“Nous devons accepter une baisse des investissements étrangers dans les années à venir, explique M.Simon Brandt.Nous devons également nous arranger avec des capitaux étrangers moindres." Le plan prévu pour 1974-1979 envisageait une croissance de 6,4%.Le nouveau taux fixé pour la période 1976-1981 est de 5%., En réalité, il y a de fortes chances que celui-ci n'atteigne même pas 4%.On peut imaginer ce que cela signifie pour un pays habitué, notamment dans les années 1960, à une croissance économique très rapide.Une des principales conséquences en sera l’aggravation du chômage.Une croissance de 5% ne parviendrait même pas à résorber tous les nouveaux arrivants sur le marché du travail.Les hommes d’affaires pressent le gouvernement de stimuler l’économie.Celui-ci s’y oppose.Il attend que la balance des paiements courants et les réserves de devises se soient notablement éliorées et que le taux d’inflation ait diminué de façon plus conséquente.Les réserves de change n’ont pas augmenté depuis le début de l'année et stagnent autour de 720 millions de rands, contre 730 en décembre; et cela malgré un deuxième swap en avril, qui lui a apporté près de 300 millions de rands.Les réserves nettes continuent.elles, de diminuer et sont inférieures à moins de 1 100 millions de rands.Le ministère des finances a cependant déclaré qu'il serait prêt à prendre des mesures dans les six mois à venir si les signes de convalescence devenaient significatifs.Quelles mesures?Toucher à la monnaie serait inefficace, dit M.Brandt.Il n’y a pas de manque de liquidités.Les banques se trouvent bien en dessous de leur plafond pour le crédit.Cela pourrait toutefois avoir un effet psychologique et rétablir un climat de confiance '' En attendant.M.Horwood vient de créer une commission présidée par le gouverneur P1 Fa adjoint de la Réserve Bank, M.Gerhard De Kock, pour examiner le système et la politique monétaires du pays.M.Brandt écarte également les mesures fiscales.“Au moins jusqu’en mars, récise-t-il.On pourrait peut-être alors aire des ajustements des impôts directs, mais pas de taxes indirectes.Le gouvernement préférera, selon lui, augmenter ses dépenses, “toujours dans un contexte conservateur, pour ne pas déséquilibrer la balance commerciale.Dans des domaines où la récession est la plus forte, la construction de maisons à bon marché, par exemple.” Attitude conservatrice en économie, attitude conservatrice en politique.“H suffirait de peu de choses, d'un signe même très faible de la part du gouvernement pour que la confiance revienne", explique un autre banquier.Pour le moment, les seuls signes notables montrent une détérioration du climat politique.Les imaginations se déchaînent chez les petits industriels et les particuliers pour sortir du pays le plus d’argent possible.Les lois sont très dures, Tes infractions sévèrement punies mais on trouve toujours une solution.La vente du diamant marche bien.Il y a très souvent un ami étranger à qui l'on prête de l'argent et qui vous rembourse sur un compte extérieur.Récemment, le patron d’une grande société sud-africaine a offert à son Fils un nombre de parts appréciable dans son affaire.Le fils vit depuis de nombreuses années aux Etats-Unis et il a pris la nationalité américaine.Chaque année, il recevra, à présent, ses dividendes sans que le gouvernement sud-africain trouve a y redire.” Tout aussi inquiétant, le départ des personnes qualifiées.Des médecins ont gagné en masse les Etats-Unis à la fin de l'an passé.l’Afrique du Sud était habituée à une entrée annuelle nette de 30,000 personnes.En mars,pour la première fois, le mouvement a été inverse: 3,030 personnes ont quitté le pays, tandis que 2,284 seulement y entraient.En avril, on comptait à nouveau un très léger gain, mais parmi les nouveaux arrivants se trouvaient un grand nombre de Rhodésiens.On est loin, malgré tout, d’un climat de panique.“Notre département de prospection est toujours là!”, souligne un responsable de l’ilnion Carbide.Te “géant" américain installé en Afrique du Sud.“Même si le rythme est plus lent, nous faisons toujours des affaires”, remarque à son tour M.Roley Clark, un des responsables d’I.B.M.Aucun cependant n'envisage un retour à la situation antérieure à 1975.M.Zac de Beer, un des directeurs exécutifs de l’Anglo American Corporation, croit toujours à une solution pacifique.“Je travaille pour cela", affirme-t-il, en rappelant l'action de sa société en faveur des Noirs.A-t-il désormais la possibilité de ne pas y croire?M.Johan Cloete tempête quant à lui contre les politiciens.“Nous avons 50% de chances pour trouver une solution politique, mais les politiciens ne comprennent rien.Pour le moment, les Noirs ne sont pas organisés, mais dans deux, trois ans.ils le seront peut-être, et leur pouvoir économique est très fort." L'Afrique du Sud doit donc se faire une raison : quelle que soit l’issue, sa croissance économique restera faible dans les années à venir, M.Cloete redoute, comme tous les industriels, hommes d’affaires et financiers, que Soweto ne s'organise avant que le gouvernement ne réagisse.(D = 5,62 F.Prochain article: LES PRESSIONS ECONOMIQUES CONTRE LA SEGREGATION DÉCÈS BOUDRIAS, Gaby.— À Montréal, le 28 septembre 1977 à l’age de 69 ans, est décédée, Mme Gérard Boudrias, née Gaby Cauchon Outre son époux, elle laisse dans le deuil un frère Maurice et son épouse ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs.Les funérailles auront lieu samedi le 1er courant.Le convoi funèbre partira des Salons J R Deslauriers et Ur-gel Bourgie No 5650 rue Côte-des-Neiges, pour se rendre à l'église Notre-Dame des Neiges où le service sera célébré à 11:00 heures, et de là au cimetière Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Au lieu de fleurs, dons à la Croix Rouge ou aux Oeuvres de bienfaisance des handicapés seraient appréciés.RINFRET, Q*rmaln« — À Montréal, le 29 septembre 1977 à l’âge de 78 ans, est décédée à I hôpital Notre-Dame.Mme Germaine Mallette.épouse- de M L Valérien-Rinfret Elle laisse dans le deuil outre son époux ses filles Mme Laurier Trottier (Andrée), Mme O.Georges Vaillancourt (Murielle), Mme Léonide La-londe (Lorraine!, Huguette, Nicole et son films Marc.Ainsi que 9 petits-enfants.Les funérailles auront lieu le'3 octobre Le convoi funèbre partira du Salon René Thériault Ltée, No 1120 rue Jean-Talon E.à 10 heures 45, pour se rendre à 'eg')5* St-Arsène où le service sera célébré, et de là au cimetière Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation. Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 • 7 Le CPQ recommande d’augmenter les emprunts à $1.2 milliard par Norman Delisle QUEBEC (PC) - Le prochain budget du gouvernement du Québec devrait stabiliser les dépenses de l’Etat afin de résister à l’inflation.Telle est la principale recommandation faite nier par le Conseil du patronat du Québec (CPQ) dans son mémoire annuel remis au ministre des Finances, M.Jacques Parizeau.Selon la recommandation du CPQ, le budget du Québec pour la prochaine année financière 1978-79 devrait maintenir “un taux de croissance inférieur, ou tout au plus égal à celui de la croissance de Ten-semble de l’économie”.Le CPQ croit cependant que le gouvernement devrait augmenter ses emprunts à un pourcentage de 13.5%, c’est-à-dire les porter à $1.2 milliard avec jean-guy leboeuf SEUL Vous êtes peut-être comme un grand nombre de gens aujourd'hui: vous vous sentez seul, seul, seul ! Vous êtes riche ou pauvre, patron ou employé, avec ou sans diplôme, homme ou femme, jeune ou vieux, travaillant ou retraité ! Cependant, vous avez l'empression d'être rejeté, mis de côté, remplacé, négligé ! Vous pensez souvent que vous n'êtes utile à personne, que votre vie ne sert à rien, que vous avez perdu toute confiance en vous et aux autres ! Que faire blors ?J'ai des idées pour vous ! Oui, j'ai des idées pour vous si vous êtes dans l'une de ces catégories ! Et je suis prêt à vous expliquer comment mon nouveau séminaire OBE-TEX peut vous sortir de cette solitude.Venez assister à une conférence que je donne, mercredi soir 5 octobre à 19h30, salon Chaudière de l'Hôtel Reine Elizabeth.Contribution: $0.00.Le nombre de sièges est limité.Réservez tout de suite: 871-1367.Selon ma théorie, votre vie peut recommencer à neuf! C'est peut-être votre dernière chance ! Plus tard sera peut-être trop tard.Choisissez ! Prenez la chance quand elle passe ! Que votre journée soit bonne ! Publicité pour l’année 1978-1979.Dans le cadre du budget d’austérité de l’an dernier, M.Parizeau avait réduit le volume des emprunts de $1.3 milliard à $900 millions pour l’année en cours.L’organisme patronal propose au gouvernement une série d’autres mesures destinées à mettre en marche un programme global de relance economique.Il suggère notamment: • de diminuer l’impôt des particuliers en l’indexant graduellement.Il s’agit d’ailleurs d’un point du programme électoral du Parti Québécois; • de supprimer l’impôt sur les successions; • d’investir dans l’infrastructure économique, c’est-à-dire dans la construction de routes, d’aoueducs, dans le traitement des eaux usées, le drainage des terres, le transport en commun; • de fixer un montant minimum statutaire pour les consultations médicales, afin d’en réduire le nombre; • de créer un comité d’experts formé de fonctionnaires et d’hommes d’affaires pour analyser en profondeur les dépenses du gouvernement.Enfin, le CPQ recommande au gouvernement d’utiliser une nouvelle technique administrative, l’analyse “budget base zéro”.Cette technique consiste à remettre en question l’existence de tous les programmes gouvernementaux plutôt que d’augmenter automatiquement d’un certain pourcentage le niveau des budgets.Le président du Conseil du patronat, M.Pierre Des Marais II, s’est dit “extrêmement satisfait” à l’issue de la rencontre qu’il a eue avec le ministre Parizeau pour lui remettre le mémoire annuel de l’organisme.Selon M.Des Marais, M.Parizeau a accueilli favorablement la majorité des recommandations de l’organisme patronal.Ce n’est cependant que lors de la présentation du prochain budget, en mars 1978, qu’on saura quel sort véritable le ministre des Finances réservera aux recommandations du Conseil.Le CPQ a également repris cette année trois voeux formulés l’an dernier, et auxquels le ouvernement n’a pas encore onné suite: la creation d’un institut de la productivité; la détermination du coût réel de la dernière négociation dans le secteur public; soumettre le régime de retraite du secteur public aux mêmes règles comptables que dans le secteur privé.Enfin, dans ses prévisions pour la prochaine année, le Conseil du patronat avertit M.Morin: l’éducation en milieu défavorisé est une priorité QUÉBEC (PC) — La région du Bas Saint-Laurent et de Gaspé demeure de loin la plus défavorisée économiquement et socialement dans tout le Québec, suivie de la Côte Nord, du Saguenay-Lac Saint-Jean et du sud de Québec.Environ 80% de la population gaspésienne et du Bas Saint-Laurent vit dans des secteurs défavorisés comparativement à 33% pour le Saguenay-Lac Saint-Jean et 35% dans la région de Québec, et 35% dans la Mauricie et 34% sur la Côte nord.Par contre, seulement 16% de la sous-région nord de Montréal vit dans des secteurs défavorisés et 17% de la population des Cantons de l’Est.C’est ce que révèle une étude préparée par le ministère de l’Education et rendue publique hier par le ministre, M.Jacques-Yvan Morin.Ce dernier a expliqué; dans un communiqué, que l’éducation en milieu défavorisé doit constituer une priorité de son ministère.La question de l’inégalité des chances devant l’éducation a déjà fait l’objet de nombreuses études au Québec et ailleurs.Le présent document, intitulé “Les secteurs défavorisés du Québec” exclut le territoire de l’île de Montréal et l’analyse devrait être fort utile pour les commissions scolaires et constitue un premier jalon dans la préparation et l’implantation d’une politique d’intervention en milieux défavorisés, prévue pour la fin de 1978.Le ministère de l’Éducation dispose d’un budget de $5 millions pour la présenté année scolaire en vue de mettre au point un plan d’ensemble et d’intensifier les actions concrètes.Les auteurs du document en viennent à la conclusion que la pauvreté au Québec est un phénomène des grandes villes de Montréal et Québec et des régions rurales, dans l’arrière-pays là où se trouve une économie basée sur les industries primaires traditionnelles qui, compte tenu du climat, des sols et de l’éloignement des grands centres, sont difficilement rentables.Par ailleurs, 17 des 167 commissions scolaires locales pour catholiques, qui ont fait l’objet d’un examen, sont formées entièrement de secteurs les plus défavorisés.C’est en déterminant d’abord les régions les plus défavorisés que le ministère de l’Éducation entend mettre en place des programmes visant a assurer une véritable démocratisa'ion de l’éducation.La rive ontarienne de la rivière Outaouais polluée par les eaux usées du Québec OTTAWA (PC) — Les eaux du côté québécois de la rivière des Outaouais ont atteint des niveaux record de pollution et seraient responsables en partie de la contamination des rives ontariennes de la rivière.C’est ce que révèle une étude en cours de l’Unité sanitaire d’Ottawa-Carleton.Les résultats récents de cette étude, dévoilés par le directeur de l’USOC, le Dr Louis H.Douglas, démontrent que 12 échantillons “d’eau” ont été prélevés au côté québécois, entre Alymer et Gatineau, par des employés de la “Pollution Control Division” du gouvernement régional d’Ottawa-Carleton.Ces échantillons, analysés par le responsable de l’étude, le Dr Syed Sattar, de l’Université d’Ottawa, démontrent que la contamination des eaux de l’Outaouais québécois dépasse par plus de 100 fois, à certains endroits, les normes reconnues de sécurité pour la santé.De plus, les chercheurs ont obtenu du ministère fédéral de l’Énvironnement des photographies aériennes de la riviere, démontrent que des courants amèneraient les eaux d’égoût du secteur du port de plaisance d Aylmer vers les rives d’Ottawa.Selon les prélèvements du Dr Sattar, dont l’étude vise principalement à découvrir le taux des virus dans les eaux de la rivière, c’est à l’embouchure de la rivière Gatineau que l’on retrouve les taux de pollution les plus élevés, sous forme de bactéries collifor-mes.Alors que la norme de sécurité hygiénique a été établie à un maximum de 1,000 bactéries colliformes par 100 milili-tres d’eau, l’équipe du Dr Sattar a décelé la présence de 100.000 et plus de ces bactéries.Les échantillons, prélevés les 19 et 22 août, ainsi que le 13 septembre, révèlent un décompte de 78,000 bactéries colliformes, dont 1,500 de matières fécales, à la sortie du ruisseau de la Brasserie, à Hull.Le taux sécuritaire de matières fécales est établi généralement à 100 bactéries par 100 mililitres d’eau.Des prélevés au pont Cartier MacDonald, qui relie Ottawa et Hull, indiquent 34,000 bactéries du côté québécois, 10.000 au milieu de la rivière et 600 du côté ontarien.Le Dr Douglas a déclaré qu’il est encore trop tôt pour établir avec certitude la présence de virus nocifs, mais ue les résultats seront connus ans environ un an.Avec les techniques actuelles, il est beaucoup plus facile et rapide de déceler la présence des bactéries que celle des virus.Mais le directeur de l’Unité sanitaire soupçonne fortement la présence des virus.“Avec des taux si élevés de pollution, nous ne pouvons qu’extrapoler,” a-t-il dit.Le Dr Douglas s’est dit “ébranlé” par les résultats de l’étude et a déclaré qu’il “faudrait faire quelques chose” pour remédier à la situation.Il est en effet de notoriété publique qu’aucune des municipalités de l’Outaouais québécois ne traite ses eaux usées et ue certains politiciens ’Ottawa-Carleton ont suggéré d’interrompre le transport par autobus des fonctionnaires fédéraux vers Hull pour ne pas contribuer à la pojlution.Il avait aussi été suggéré de construire un tuyan temporaire qui relierait les égouts de l’Outaouais québécois a la station de traitement de Green Creek, à Ottawa.Parizeau que le taux de chômage pour 1978, prévu à 9.3% devrait être plus élevé.Les prévisions ne devraient pas se matérialiser également en ce qui a trait au taux de croissance du produit intérieur réel, évalué à 3.5%.Bref, la prochaine année économique devrait être encore difficile, selon les évaluations du Conseil du patronat.D’autre part, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a réagi aux recommandations du Conseil du patronat au cours de la conférence de presse qu’il donnait hier à Québec, M.Parizeau n’a pas été sans observer que dans le passé, le Conseil du patronat l’invitait généralement à réduire ses emprunts.‘^Empruntez plus.Comme c’est amusant.C’est merveilleux on ne prête qu’aux ri- ches”, a ironisé M.Parizeau, qui n’a cependant pas voulu indiquer s’il donnerait suite à cette suggestion.Il a toutefois émis l’opinion que cette simple demande, de la part du patronat, indiquait que, lui, le ministre des Finances, “a réussi ce qu’il a entrepris.” Invité par ailleurs a commenté une autre suggestion du CPQ qui souhaiterait que le gouvernement impose le paiement d’honoraires pour les consultations médicales, le ministre des Finances a soumis qu’effectivement, le Québec devrait peut-être relever le taux des paiements exigés pour les services qu’il offre.Le ministre a rappelé que le gouvernement offre toute une gamme de services, allant du permis de chasse à l’original à l’émission de documents judiciaires, à un prix qui n’atteint même pas le coût de revient et à des taux qui n’ont pas été relevés depuis des années.S’interrogeant sur l’opportunité d’exiger des usagers des prix plus élevés, M.Parizeau a déclaré "qu’il n’est pas certain de vouloir mettre fin aussi rapidement à sa carrière politique,” reconnaissant par là que tel geste serait peu populaire.“Il est certain, a-t-il dit, que cela ferait hurler.” Le ministre n’en a pas moins admis que l’opinion publique pourrait éventuelle-ment avoir à faire un choix entre l’accroissement des dépenses publiques ou l’indexation des impôts, un geste que j’ai toujours réclame mais que je n’ai pas été capable de faire l’année dernière.” Enfin, le ministre des Finances a commenté une dépêche de la Presse Canadienne transmise la semaine dernière et reprise en manchette dans le quotidien anglophone The Gazette, indiquant que le gouvernement songerait à décréter un impôt de 3-4 à 1% dont le produit servirait à alimenter un fonds de relance industrielle.M.Parizeau a nié que le gouvernement songe à tel geste mais il a reconnu que la proposition comme telle a pu etre évoquée au cours du caucus.La dépêche de la Presse Canadienne indiquait que des sources proches du caucus du Parti québécois, révélaient que le gouvernement étudierait un projet de surtaxe de 3-4 à 1% assortie d’une indexation des impôts et que les résultats de cette opération permettrait l’établissement d’un fonds de quelque $150 millions destiné à la relance industrielle.Ayez l’oeil sur nous! contact lundi 3 octobre *¥ 4Ê 'J 20h30 n La qualité de l’eau Animateur: Gil Courtemanche visage mercredi 5 octobre 19h30 Le chanoine Lionel Groulx AÇ* Radio La télévision de Québec Canal 17 Montréal ou le câble r iSun, CHANCE SUR !i.125 J TIRAGE: 7 OCTOBRE ^ * *-e Dev'oir, samedi 1 er octobre 1977 Le boycottage des frais à ’UdM prend de l’ampleur par Paule des Rivières Au moins 11 des quelque 30 associations étudiantes de PUniversité de Montréal on répondu à l’appel lancé par leur fédération et se sont engagées, lors d’une série d’assemblées générales, à boycotter le paiement des frais de scolarité pour la session en cours.C’est du moins ce qu’a affirmé hier un membre de l’exécutif de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAECUM), M.Normand Lapointe, qui se dit convaincu “qu’un fort pourcentage d’étudiants ne paieront pas avant d’en avoir les movens.” La campagne ae boycottage du paiement des frais de scolarité lancée la semaine dernière par le conseil central de la FAECUM fait suite à une décision de l’administration de |’université d’exiger le paiement dés frais — environ $300 — avant le 25 octobre.Tout en reconnaissant que certains étudiants peuvent être obligés d’emprunter pour payer leurs frais de scolarité, l’administration juge nécessaire de remédier à “une pratique courante qui veut que plu- sieurs étudiants attendent jusqu’au printemps pour payer leurs frais de scolarité”.L’administration se refuse à avancer des chiffres sur le nombre d’étudiants qui auraient déjà payé leur inscription mais soutient “• qu’il ne semble pas y avoir de baisse par rapport à l’année dernière, quant au montant perçu par la direction”.Le directeur des communication de l’université, M.Réjean Pla-mondon, estime que la majorité des 30,000 étudiants préfèrent attendre la mi-octobre pour régler leurs comptes avec l’université car ils peuvent, d’ici là, changer de faculté, modifier leur choix de cours ou simplement quitter l’université sans être pénalisés."Les étudiants sont extrêmement négligents et le retard accusé dans les sommes perçues nous cause souvent de serieux problèmes d’organisation; les frais de scolarité représentent environ sept pour cent de notre revenu et c’est la raison pour laquelle nous avons choisi cette année d’appliquer le règlement à la lettre’1, a expliqué M.Plamondon.Le boycottage du gouvernement québécois L’UMQ ne va pas répéter son “erreur” QUÉBEC (PC) - Le congrès de l’Union des municipalités du Quebec a certes bénéficié d’une publicité inespérée grâce à la querelle de juridiction déclenchée par le gouvernement Lévesque, mais les administrateurs municipaux n’y ont pas trouvé pour autant tout le profit souhaité.gou-üres [’expertise et de l’information nécessaires à une franche discussion de nos problèmes”, a confié le président Philippe Bernier, mairë de Drum-mondville, nier, à l’issue du congrès.En plus du premier ministre René Lévesque et des ministres Pierre-Marc Johnson, Marcel Léger et Guy Tardif, l’UMQ avait invite plusieurs sous-ministres et fonctionnaires comme personnes ressources dans les ateliers de travail.M.Bernier estime donc que l’absence de tous ces interlocuteurs a réduit de 15 à 20 pour cent l’intérêt des discussions.Reconnaissant par ailleurs que l’invitation faite au ministre fédéral André Ouel-let avait été une erreur, mais une “erreur pas du tout malvaillante”, M.Bernier se promet bien de ne pas récidiver l’an prochain.“Maintenant que nous connaissons l’attitude du gouvernement du Québec, nous ne risquerons plus d’envenimer nos rela- Après tout, il ne faut pas st i tions avec lui.oublier que c’est avec le gouvernement du Québec que nous devons travailler”, a déclaré M.Bernier qui a été réélu à la tête de l’Union des municipalités; Il se donne maintenant comme objectif de rétablir le contact avec l’administration provinciale, quoique ce contact, a-t-il déploré, n’ait pas vraiment encore existé depuis le 15 novembre dernier.'‘On n’a guère eu l’occasion d’é réellement sur les problèmes car il fallait lui laisser le temps d’approfondir les dossiers”, a-t-il expliqué.Profondément marqué par cet incident diplomatique qui a éclate à la veille de son ouverture, le congrès s’est par ailleurs terminé sur une querelle de procé- dure, lors de l’assemblée générale.Suivant la coutume établie depuis deux ans, cette assemblée générale ne permettait pas de prendre le vote sur les propositions venant des ateliers de discussion.Elle devait se borner à en faire rapport aux congressistes âvant de les retourner à chacun des conseils municipaux pour adoption.250 emplois épargnés à Valleyfield L’usine “De Salaberry” est sauvée par Michel Vastel Le gouvernement fédéral a signé hier soir les derniers documents assurant le sauvetage de l’usine “De Salaberry” à Valleyfield.Grâce à une subvention de $3 millions du ministère de l’Expansion économique régionale (MEER) et à un prêt de $8.3 millions du ministère fédéral de l’Industrie, le rachat de l’usine CIL par une petite entreprise québécoise, “Les explosifs de Valleyfield ’, a été annoncé hier soir.Les 250 emplois qui devaient disparaître le 16 novembre sont désormais sauvés L’ODD dénonce les conditions de détention à l’ancien pénitencier St-Vincent-de-Paul par André Tardif Selon le directeur de l’institut Laval (ancien pénitencier Saint-Vincent-de-Paul), où il y a actuellement contestation et où la Sûreté du Québec aurait même dû intervenir cette semaine, l’Office des droits des détenus (ODD) a manqué de respect envers les familles concernées en divulguant les noms de deux détenus qui s’y sont apparemment suicidés récemment."Il est regrettable que l’Office ait dévoilé ces deux noms, car il n’est pas'une famille qui aime se faire rappeler qu’un gère ou un fils s’est suicidé", a déclaré au EVOIR M.André LeMarier, directeur de l’institut Laval.“Si on avait ainsi voulu faire du tort à l’institution, a-t-il dit, c’est de bonne guerre, mais qu’on ne traîne pas les familles dans cette affaire-là”.L’ODD, une filiale de la Ligue des droits de l’homme, avait convoqué les journalistes hier pour dénoncer la situation qui existe présentement à ce centre de detention à sécurité maximale et déplorer le fait que deux détenus s’y étaient en toute probabilité suicidés au cours des derniers jours.Selon M.Jean-Claude Bernheim, porte-parole de l’Office, cette double tragédie prouve avec éloquence les mauvaises conditions qui régnent à 1 institut Laval où se sont produits, entre 1960 et 1975, 40% des 122 suicides survenus dans les pénitenciers canadiens.Il a également dénoncé le sort réservé à la “plupart des détenus” à la suite de leurs revendications sur plusieurs points.Il leur serait notamment interdit de prendre leur douche ou de se laver, d’obtenir des objets d'hygiène ou même de l’eau potable en quantité suffisante.Les détenus seraient de plus privés de leur droit à l’information, n ayantplus accès aux journaux ou à la bibliothèque, et de leur droit de sortir à l’extérieur.On ne leur servirait plus que des sandwiches, préparés par crautres détenus en protection, et lorsqu’ils iraient chercher leur nourriture en petits groupes, ils seraient menacés par des gardes armés de mitraillettes.Selon l’ODD, ces mesures disciplinaires contreviennent aux articles 15 et 16 des Règles minimales des Nations unies adoptées en 1955, et auxquelles le Canada a adhéré en 1975.Plusieurs détenus auraient en outre perdu une partie de leur réduction statutaire de peine sans même avoir comparu.devant un tribunal disciplinaire, contrairement à une directive du commissaire des pénitenciers canadiens, M.André Therrien.Une quinzaine auraient été “mis au trou” dans la section B-14, condamnée depuis 1938.Ils y dormiraient à même le sol et seraient dans la noirceur la plupart du temps.Quelq jques détenus seraient enfin isolés dans des cachots au sous-sol d’une section appelée “P.C.Dôme”, où ils doivent dormir sur la terre battue et parmi la vermine, et ce, sans même avoir comparu devant le tribunal disciplinaire.f&SD Visitez l'Europe, avec SETA VOYAGES EN.,, automobile ou EUROMMPER-TOURMOBILE Achetez ou louez une automobile neuve.PLAN VACANCES COMBINÉ hors taxes Renault — \ V\ — Citroën Fiat — Simca — Peugeot Volvo — Micro-bus — etc.kilunuTrugi' illimiu-\ s surit nu i nie m j tioti(t le AIR-AUTO IVrniis de conduire i nie rn.ilirin.il el v KcM-n alums billus Halutu - V'ion ITINÉRAIRES routiers gratuits DEPUIS 20 ans au service des voyageurs SERVICE EUROPÉEN DE TOURISME AUTOMOBILE 1 1 76, rue DRUMMOND, MTL — 861 -0200 "Touring Club de France" “Actuellement, les risques de feu au niveau du dôme sont considérables et les détenus demandent à ce propos une intervention de l’extérieur, a dit M.Bernheim.Ils tiennent M.LeMarier personnellement responsable de l’évolution de la situation, et s’il devait y avoir feu et mortalité, ceci serait le résultat de son incompétence.” L’ODD estime enfin que face à l’urgence de la situation, une intervention extérieure s’impose, et elle soumet le nom de Me Robert Sacchitelle comme négociateur possible, dans la mesure où sa médiation sera acceptée par les détenus et l’administration.Selon M.LeMarier, la suspension des activités ne touche qu’environ la moitié des 485 détenus de l’institut Laval, où a eu lieu ily a un an une émeute qui a précipité la formation d’un sous-comité parlementaire d’enquête sur les institutions pénitenciaires du pays.Le rapport de ce sous-comité a été déposé aux Communes au cours de l’été, mais le Solliciteur général, M.Francis Fox, avait alors dit que les recommandations qu’il contenait ne pouvaient toutes être appliquées immédiatement.“J'ai dû prendre des dispositions sévères, convient M.LeMarier.Mais il faut mettre au pas un petit groupe de détenus qui ne cessent d’encourager certains autres à jouer à la vedette.Au cours des derniers jours, j’ai personnellement rencontré 110 détenus, et plus de 80 d’entre eux m’ont avoué qu’ils ne voulaient pas chahuter mais qu'ils avaient peur des représailles s’ils ne le faisaient pas.C’est malheureux car ceux qu’on pourrait aider sont maintenant accolés aux autres.Il a expliqué que les cellules des détenus en segregation étaient dotées de lavabos et de cabinets de toilettes, mais que certains d'entre eux les avaient fracasses.“Nous avons d’abord arrêté la casse, puis nous avons nettoyé ces cellules.Mais les détenus ont commencé à lancer des excréments partout.Comment voulez-vous leur apporter de la nourriture dans un cabaret dans de telles conditions?De là le régime des sandwiches.” M.LeMarier ajoute enfin que ceux des détenus en ségrégation qui avaient accepté de nettoyer leur cellule avaient de nouveau droit à un régime moins sévère, entre autres un groupe logé sous le dôme à qui on permettait nier Paccès aux douches.et les nouveaux propriétaires garantissent que, d’ici la fin de 1978, il y aura 104 employés de plus dans cette usine.L’usine fabriquait des explosifs et des produits chimiques à usage militaire.Au temps de la guerre du Vietnam, de gros contrats avec les États-Unis permettaient à CIL d’employer jusque 600 personnes.Mais, depuis, les effectifs sont graduellement tombés.La suppression d une ligne de production ramenait l’effectif à 350 puis, une explosion suivie d’un incendie en avril 1977 faisait encore tomber l’effectif à 250.Cependant, depuis décembre 1976, des professionnels de Québec propriétaires de deux petites usines dans les Cantons de l’Est et aux États-Unis avaient montré leur intérêt pour racheter l’usine dont CIL cherchait à se débarrasser.Leur compagnie, “Space Research Corp”, surtout spécialisée dans le développement de nouveaux types d’explosifs, voulait notamment lancer à Valleyfield la production d’un nouvel obus antichar qu’elle a inventé.Le gouvernement fédéral cherchait par ailleurs à sauver cette usine: la Défense nationale vise en effet à assurer le plus possible son autosuffisance en armements et explosifs.Les discussions ont toutefois traîné en longueur du fait que CIL était en négociation avec la Fédération de la métallurgie de la CSN.Les acheteurs — Space Research — acceptaient de se porter acquéreurs de l’usine à condition que le contrat de travail signé par CIL avec la CSN ne représente pas une charge financière inacceptable pour une nouvelle entreprise.Un des points de litige important était la constitution d’un fonds de retraite auquel la jeune compagnie québécoise n’avait pas les mêmes moyens de faire face que la multinationale CIL.Une assemblée spéciale du syndicat devait approuver hier soir à Valleyfield les termes du contrat de travail.Le contrat de vente de l’usine sera signé lundi p-r CIL et la nouvelle compagnie.Le montant de la transaction est de $16.5 millions.L’intervention du gouvernement fédéral a été par ailleurs facilitée du fait de la décision du ministre de l’Expansion économique régionale, M.Marcel Lessard, de redonner à la région de Montréal un statut de “zone spéciale”.C’est le premier projet d’importance de la région qui suive cette décision mais on laisse entendre, au cabinet de M.Lessard, que trois ou quatre autres projets sont très actifs et qu’ils devraient débloquer sous peu.Enfin signalons que ni le gouvernement provincial, ni la Société de développement industriel n’ont participé à ce sauvetage.L’autoroute de la Rive nord doit être améliorée en raison de sa “popularité” Rien ne sert de conduire.Il faut marcher à point.fwnnpdcnon ArJ icvon^c Marchez.Dés aujourd'hui.par André Tardif La croissance phénoménale de la circulation sur les autoroutes à péage du Québec.en particulier celle de la Rive nord, aura incité les autorités à les rendre plus sécuritaires et à y améliorer le service.Des travaux de l’ordre de $2 millions se poursuivent actuellement au poste de péage de Charlemagne (localité voisine de Repentigny) ainsi qu’aux abords, afin de reprendre le pas sur un achalandage qui a accusé une augmentation de 156% en six ans.“Les travaux sur l’autoroute de la Rive nord impliquent d’une part la construction d'une gare permanente à Charlemagne.afin de remplacer celle qu’on y avait erigée temporairement en 1967, de même que l’installation d’un éclairage moderne et de garde-fous sur une distance d’environ neuf milles, v compris l’extrémité est du boulevard Métropolitain sur l’île de Montréal”, explique M.Paul Prévost, vice-président de l'Office des autouroutes du Québec.“La nouvelle gare nous permettra éventuellement d’utiliser, selon les besoins, sept voies de chaque côté, soit deux avec guérites pour rendre la monnaie et cinq avec paniers pour péage exact.Nous ajoutons également deux guérites sur l’autoroute des Cantons de l’Est au poste de Chambly, car là aussi la circulation ne cesse d'augmenter.” Depuis 1970 alors quelle n’était que de 11.000 véhicules par jour, la circulation moyenne sur l’autoroute de la Rive nord, inaugurée peu avant Expo 67, est passée à 28.000 Lan dernier.Au mois d’août dernier, elle a atteint 38,000 véhicules par jour, soit 3,000 de plus qu’en août 1976.Sur l’autoroute des Laurentides, l’augmentation annuelle se maintient entre 4% et 8% depuis son inauguration en 1959.Quant à la nouvelle autoroute Cho-medey (route 13) inaugurée il y a deux ans, M.Prévost y prévoit une augmentation de près de 20% sur l’an dernier.A ses yeux, il ne fait aucun doute que l’augmentation du parc automobile qué- bécois y est pour quelque chose.Mais comment expliquer que les automobilistes acceptent de verser 25 cents par péage en nombre sans cesse accru?“C’est que nos autoroutes sont très sécuritaires, dit-il.D’ailleurs, en 1975, elles ont été jugées les plus sécuritaires au monde pour le nombre de décès dus à des accidents.Notre surveillance ne se dément pas, et d’autre part, nos ingénieurs cherchent à éviter le plus d’obstacles possibles lors de leur construction.” L’achalandage accru serait également explicable, selon M.Prévost, par le fait qu’une autoroute est plus rapide qu’une route ordinaire, permettant ainsi une économie de temps, et aussi parce que le nombre limité d’arrêts diminue d’autant l’usure du véhicule et des freins.Pour ce qui est de l’éclairage qu’on installe actuellement sur les autoroutes de la Rive nord et des Cantons de l’Est, certains retards dans la livraison des luminaires compromettent les chances pour que tout soit prêt avant le début de l’hiver.“Ça dépend des travaux qu’on pourra effectuer sous la neige, explique M.Prévost.Autrement, tout sera remis au printemps prochain.” Il précise qu’une partie du système d’éclairage en voie d'installation, quoique répandu en Europe, est tout à fait nouveau en Amérique du Nord.“Il s’agit du système caténaire, impliquant la pose d’un gros lampadaire dans la bande médiane.et qui a nécessité la fabrication de luminaires spécialement conçus pour nous à cause de la puissance nécessitée par la largeur des bandes en certains endroits.Tout comme sur l'autoroute des Laurentides, ce sera un éclairage jaune projeté par des luminaires de sodium à basse pression.” L’OAQ a décidé, selon M.Prévost, d’accé'érer son programme d'éclairage sur la base d’une étude faite en Belgique, où l’on compte 4,000 kilomètres d'autoroutes.En plus d’augmenter la capacité de circulation nocturne, l’éclairage permet de réduire le nombre d’accidents.L'investissement, selon l'étude, est ainsi récupéré au bout de cinq à huit ans.De plus, la proximité toujours croissante des autoroutes à des zones habitées incite l'OAQ à les éclairer, car il est prouvé qu’un éclairage venant des côtés d’une route provoque des ombres sur celle-ci.Quant aux longues chaînes de garde-fous qu’on installe actuellement le long de la voie de gauche, tant sur la Rive Nord que dans les Cantons de l’Est, elles sont destinées à protéger à la fois les automobilistes contre des embardées dans la bande médiane où ils pourraient heurter un pilier de ciment, ainsi que les coûteux lampadaires montés sur ces piliers.“Du seul fait que les usagers payent pour son utilisation, une autoroute doit etre plus attrayante qu’une route ordinaire, dit M.Prévost.Notre budget de déblayage en hiver est peut-être plus élevé, au mille, que celui du ministère de la Voirie, mais raspect sécuritaire est à ce point important pour nous.” Pratte quitte Centraide M.Yves Pratte, nommé jeudi à la Cous suprême du Canada, a annoncé hier qu’il doit quitter le poste de président de la campagne annuelle de Centraide.Il sera remplacé par M.Brian Mulroney, president de la Société Iron Ore.La nomination de M.Pratte devant être en vigueur dès aujourd'hui, le 1er octobre, il a expliqué sa démission par l'incompatibilité des deux rôles qu’il aurait été appelé à jouer.La veille de sa nomination à la Cour suprême, M.Pratte présidait le lancement officiel de la campagne annuelle de souscription de Centraide au complexe Desjardins.US FOLIO.PARCE QUETOVTROL /'PLUS DE 800 TITRES ET DES AUTEURS DIVERS OU [EXCLUSIFS TELS QUE AJAR, MALRAUX, BR ETON, PARCE Q(/E\i^OU.GARy,SADE,STEX.SEMP^,CAMUS,BALZAC XsurmiTles ?oücieRsi jn'esP/OMMt ,boupard>.fCOMME ?EUX PE ^ RÉ.SiMÉNoN \GlOŸANN/, 30u£Aü- y NAf?e£3AC MOUS LISONS FOliO< /IU CE GE R.A L'UNI VERS/TE, A U BUREAU.'.ÛUANÙL 'PA TRû/V 7WEA/E) K LE DOS, DARKLE MÉTRO, LAUW&ISS- • - 1 XAUL/T.RARTOVr^C'ESTFOliOI, ot/Ai rotro oui* Folio, JUNIOR JLS ONT MEME c'est., ’.Nié Aux è/ ° vous usez /LS US6A/T FOU O.UNE COLLeCTION PEITT-ÈTRE UN 0DUR6EOISE MAIS ÀDESPRU -PRÛLÉTAi REMENT MSf lap® if?'!* : ^ » ¦» V*** • .EN VACASICES, A LA PUCE,U, ^ LE SOIR.C'EST ^E MesbootoMSI ^livre-détente/ KfoUol'aI/ •ïv J H J informations internationales Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 • 9 o Me Croissant, avocat de la bande à Baader, Vance et Gromyko préparent un texte commun sur la conférence de Genève est arrêté à Paris PARIS (d’après Reuter et AFP) — Réfugié en France depuis juillet, Me Klaus Croissant, l’avocat de la "bande à Baader”, dont l’Allemagne fédérale réclame l’extradition, a été arrêté par les autorités françaises.La police a par la suite précisé que Me Croissant avait été arrêté à Paris, dans un appartement du 14e arrondissement.Me Croissant comparaîtra lundi devant la chambre d’accusation qui statuera sur le problème de son maintien en détention ou de sa mise en liberté.Me Croissant avait expliqué avoir quitté son pays pour échapper aux mesures de harcèlement dont il disait être victime de la part des autorités ouest-allemandes.La police française avait Intensifié ses recherches à la suite de l'enlèvement, au début du mois, du président du patronat ouest-allemand, M.Hanns-Martin Schleyer.A Bonn la semaine dernière, en qualité d’envoyé spécial du président Giscard d’Estaing, l'ancien ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski avait donné l'assurance à ses interlocuteurs que la police française coopérerait avec les autorités ouest-allemandes.Cette arrestation est interprétée à Bonn comme l’un des premiers effets du renforcement de la coopération franco-allemande contre le terrorisme.La fuite, le 11 juillet dernier, de l’ancien avocat d’Andréas Baader, et les recherches — qualifiées par la presse ouest-allemande de ’’molles" — entreprises depuis par la police française pour le retrouver avaient créé un malaise que n'avait fait qu’amplifier son interview par la télévision française, ressentie en RFA comme une provocation.Il reste maintenant à la justice française, indique-t-on à Bonn, à examiner le dossier d'extradition déposé par les autorités ouest-allemandes et à prendre une décision sur son sort.Alors que le journal Der Spiegel considère Me Croissant comme “le responsable des relations publiques de la terreur”, les autorités ouest-allemandes fondent leur demande d'extradition sur le “soutien qu’il a apporté à une association criminelle”.L’ancien avocat, qui a été radié ces jours-ci du Barreau de Stuttgart, a déjà eu, à plusieurs reprises, maille à partir avec la justice de RFA: exclu de la défense d’Andréas Baader en 1975, il avait été arrêté en juin de la même année pour soutien à une association criminelle.Remis en liberté le 8 août 1975 contre une caution de 80,000 DM, il avait été de nouveau appréhendé en juillet 1976 et remis en liberté peu de temps après.Il lui est reproché d’avoir mis sur pied le système d'information qui permet aux terroristes incarcérés de communiquer entre eux et avec l’extérieur.En outre, un certain nombre de ses collaborateurs ont participé à des actions terroristes si bien que le procureur général fédéral, Kurt Rebmann, a pu parler d’un "groupe Croissant”, expression rappelant le "groupe Haag” qui serait responsable de l’enlèvement de M.Schleyer.Pour le chef de la police criminelle, Horst Herold, Me Croissant aurait joué le rôle de recruteur et il aurait en outre distribué parmi les terroristes en prison les plans des attentats en préparation.Parmi les collaborateurs terroristes de Me Croissant, on trouve les noms de Siegfried Hausner (assaut de l’ambassade de RFA à Stockholm), Joachim Klein (affaire de l’OPEP à Vienne en 1975), Susanne Albrecht (assassinat de Ponto), Joerg Lang (avocat qui a disparu dans la clandestine NEW YORK (d’après AFP) et Reuter) — Un document commun américano-soviétique sur la convocation de la conférence de Genève sur le Proche-Orient, sera mis au point aujourd’hui, a indiqué le porte-parole du département d’Etat à New York.La publication de ce texte commun pourrait intervenir soit aujourd’hui, soit demain, a-t-il précisé.C est M.Cyrus Vance qui, le premier, a annoncé la nouvelle.Le secrétaire d’Etat américain, qui parlait aux journalistes, n’a pas fourni de détails sur son entretien avec son homologue soviétique, M.Andrei Gromyko.Ce dernier a reçu M.Vance pendant près de deux heures au siège de la mission soviétique à rONU.Le porte-parole du département d’Etat, M.Hodding Carter, a indiqué par la suite que la déclaration commune ne précisera pas si les pourparlers reprendront bientôt au bord du lac Leman et n’annoncera pas nécessairement un éventuel accord soviéto-américain sur le problème de la représentation palestinienne à Genève.M.Hodding Carter a par ailleurs tenu à souligner la persistence de divergences entre Moscou et Washington, coprésidents de la conference de Genève ouverte en décembre 1973.Aux journalistes, M.Vance a déclaré que M.Gromyko et lui-même étaient tombés d’ac- cord pour faire le maximum, afin que la conférence reprenne ses travaux avant la fin de l’année.Mais une consultation étroite reste nécessaire entre les Etats-Unis et l’URSS pour régler plusieurs questions de procédure, a-t-il ajouté.Le porte-parole du chef de la diplomatie américaine a cherché à réduire la portée des propos de M.Vance en déclarant que la reprise des travaux n’etait pas nécessairement imminente.Peu après, le ministre israélien des Affaires étrangères, M.Moshe Dayan, s’est entretenu pendant une heure trente avec le secrétaire d’Etat.A l’issue de la rencontre, M.Dayan n’a fait état d’aucun progrès en vue d’une reconvocation de la conférence de Genève.Il a au contraire souligné que des "différences” existaient toujours entre les positions israéliennes et américaines, notamment en ce qui concerne la représentation palestinienne à Genève."Nous nous ne voyons pas les choses du même oeil , a dit M.Dayan en souriant.D'autre part, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité qui "déclarerait explicitement le droit du peuple palestinien à l'auto-determination, à être doté d’un État, à retrouver ses foyers, et à recouvrer ses biens ’, pourrait être la “base d'une participation de l’OLP à des efforts de paix", indique un communiqué de Après l’échec du sommet de la gauche en France l’OLP aux Nations unies, publié hier.Le communiqué souligne que.cette nouvelle résolution ne pourrait être adoptée qu’avec "un large soutien arabe et international”, L’OLP affirme également que les “tentatives faites pour scinder la représentation palestinienne” sont des obstacles aux efforts de paix et retardent le moment où le peuple palestinien recouvrera son indépendance."Nulle autre partie, précise l’OLP, n’a le droit de parler au nom du peuple palestinien”.Les modes de discussion et les procédures concernant la conférence de Genève et en particulier la question de la délégation arabe à cette conférence sont des matières relevant de la compétence des parties arabes, atfirme également le communiqué."L’OLP, étant entendu qu'elle y serait invitée en tant qu'entité indépendante placée sur un pied d'égalité, décidera de sa position a cet égard en consultation avec les États arabes”, conclut le communiqué.Auparavant, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a déclaré en des termes modérés, qu’elle ne pouvait accepter les déclarations faites jeudi par le président Carter.Dans une déclaration publiée à Beyrouth, l'OLP rappelle qu’elle “est le seul représentant du peuple palestinien".“Au lieu de demander aux Palestiniens de reconnaître la résolution 242 ainsi que le droit d’Israël à l’existence, il serait préférable que le président Carter appelle Israël à se retirer des territoires occupés et à reconnaître les droits nationaux du peuple palestinien, et notamment son droit à l’autodétermination”, a sou- ligné l'OLP.Le président Carter a réaffirmé jeudi que, pour que des relations s’établissent entre les États-Unis et l’OLP, celle-ci doit auparavant reconnaître la résolution 242 du Conseil de sécurité qui contient le droit d'Israël à l’existence.Begin hospitalisé TEL AVIV (Reuter) — Le premier ministre israélien, M.Me-nachem Begin, a été transporté hier à l’hôpital Ichilov à Tel Aviv, souffrant de douleurs à la poitrine.Son médecin, le Dr M.Shmuel Laniado a déclaré cependant qu'il ne semblait pas qu’il s'agisse d'une nouvelle crise cardiaque.La télévision israélienne a annoncé que M.Begin s’était affaissé après une journée fatigante, la veille, lors de laquelle 11 a fait une tournée des établissementsjuifs dans le désert du Sinai et une cérémonie hier à l’aéroport Ben Gourion où il était venu saluer le chef du gouvernement du Panama à son départ pour l'Europe.Le chef du gouvernement israélien, qui a soixante quatre ans, avait eu une crise cardiaque peu apres sa victoire aux élections législatives de mai dernier.Il avait été à nouveau hospitalisé six jours plusieurs semaines après les élections, Mais ses médecins avaient alors démenti qu'il ait eu un deuxième malaise cardiaque.Hier soir, le Dr Laniado a dit que M.Begin subissait un examen médical et pourrait probablement quitter l’hôpital au début de la semaine prochaine.PARAPSY( Paycho-Cybarnétlqu* 101 • 8 sessions d’entrainement à la aclence du futur.2HOLOGIE Clinique Cyberel • Revitalisation de la santé par traitement d’auto-guérlson.Renselgnementa: Lundi, mercredi 1 h.è 8 h.p.m.4180 81-Denlt, Montréel — 848-3143 L’union sans le programme commun L'union de la gauche continue.Ni les communistes ni les socialistes ne peuvent changer réellement de stratégie.En l’absence d’une réforme électorale, les uns et les autres sont obligés de s’unir au second tour, ce qui les pousse à ne pas se déchirer au premier.Même avec la proportionnelle, François Mitterrand ne se retournerait pas vers les centristes, car il perdrait alors toute crédibilité dans le pays et provoquerait l’éclatement de son parti.Si la majorité était battue en mars prochain, il gouvernerait avec la participation ou le soutien des communistes pour appliquer les réformes définies ensemble en 1972, plus les compléments 3ui ont fait l’objet d’un accord epuis lors, et même les propositions finales du parti socialiste.Le programme commun a toujours été lu de façon différente par ses deux auteurs.Il définit l’itinéraire et les limites d’une première étape que socialistes et communistes peuvent franchir ensemble.Mais les uns et les autres savent qu’on débouchera au-delà sur des suites divergentes, sur des projets de société incompatibles.Certes, il ne serait pas impossible que celui du P.C.F.se transforme peu à peu au fur et à mesure d'une collaboration à des gouvernements de gauche, dans le cadre d’un pluralisme authentique.Les systèmes politiques dépendant moins de leur modèle initial que des méthodes employées pour les instaurer.Mais ces perspectives sont trop lointaines et trop aléatoires pour modifier les mentalités présentes.Elles n’empêchent pas que le parti socialiste et le parti communiste interprètent depuis cinq ans le -par- MAURICE DUVERGER Le Monde programme commun en superposant plus ou moins à son texte la vision de leurs objectifs futurs qui sont radicalement différents.La nouveauté n’est pas dans la divergence, mais dans le fait que le P.C.F.la met aujourd'hui en lumière, en feignant de l’avoir toujours ignorée et en accusant son partenaire de changer d’interprétation.Pendant cinq ans, les communistes n’ont pas démenti l'interprétation modérée du programme commun donnée par un parti socialiste toujours soucieux de maintenir ouvertes à la démocratie les étapes suivantes.Ils ont manifesté une discrétion remarquable aux législatives en 1973, aux présidentielles de 1974, aux cantonales de 1976, aux municipales de 1977 encore.Cette tactique a permis de renforcer l’union et d’attirer vers elle les suffrages marginaux qui sont indispensables pour battre la majorité.Le P.C.F’.l’a abandonnée le 10 mai dernier en publiant son fameux “chiffrage” du programme commun deux jours avant le débat télévisé Barre-Mitterrand, ce qui le torpillait.Depuis lors, il n’a cessé de multiplier les exigences et les revendications, tout en s’efforçant, comme toujours, de dissimuler son propre virage, en accusant les autres de tourner eux-mêmes.Son chan-ement n’était pas imprévisi-le, puisque beaucoup le prévoyaient depuis longtemps.Si l’évolution en cours se main- tient, écrivait-on voici deux ans, les socialistes atteindront en 1978 la zone des 30% de suffrages, les communistes plafonnant autour de 20%.Dans une situation de ce genre, le P.C.F.accepterait-il de jouer à fond le jeu du programme commun?Telle est la question (1).La réponse apparaît maintenant en filigrane dans la nouvelle attitude des communistes, malgré le rideau de fumée dont ils l’entourent.Ils avaient essayé déjà cette tactique nouvelle à leur vingt et unième Congrès en octobre 1974, après les élections partielles qui avaient confirmé la montée du parti socialiste.Pendant une année le P.C.F.a traversé alors une phase de durcissement où ses rapports avec le P S.ont été difficiles.Il était revenu à la tactique antérieure à la fin de 1975 en l’accentuant par une libéralisation spectaculaire, confirmée par son vingt-deuxième Congrès: contacts avec Berlin-guer, abandon de la dictature du prolétariat, dénonciation des atteintes à la liberté en U.R.S.S., etc.Au printemps dernier, il avait repris la ligne dure.Tout porte à penser qu’il s’y maintiendra fermement pendant un temps assez long, en tout cas jusqu’aux élections.Sa position nouvelle sur l’éventail des salaires, qui contredit ses efforts antérieurs pour attirer les cadres, semble manifester une volonté de se replier sur sa base ouvrière et d’empècher qu’on vienne l’y concurrencer.Cela porte un coup à la “dynamique unitaire” et risque d’éloigner de l’opposition pas mal d'électeurs hésitants, toutes choses qui rendent plus difficile une victoire de la gauche.Certains en déduisent que les communistes ne la veulent plus.Mais leur virage tactique peut signifier simplement qu'ils ne sont pas disposés à payer cette victoire d’une modération de leur discours et de leur projet parce qu’ils estiment qu’elle profite plus aux socialistes qu’à eux-mêmes et qu’elle est contraire aux intérêts du P.C.F.Rappelons cependant que la ligne rigide de 1974-75 n’a pas été meilleure à cet égard que la souplesse d’avant et d’après.L’une et l’autre n’ont point empêché que l’écart se creuse régulièrement entre les suffrages communistes et ceux du P.S., mouvement qui traduit peut-être l’évolution en profondeur de la société française.En tout cas, le retour à la rigidité n’implique pas que le P.C.F.ait renonce à 1 union de la gauche et qu’il n'en souhaite plus la victoire.Mais il signifie probablement que les communistes n’accepteront plus désormais d’être confondus avec le parti socialiste sous le panneau d’un programme commun qui les oblige à se modérer.La scène de ménage qu’ils ont déclenchée voila cinq mois n’a sans doute pas pour objectif le divorce mais le réaménagement des rapports entre époux.Sous prétexte d’actualiser le programme commun, ils cherchent à modifier le régime matrimonial en contraignant le parti socialiste à s’aligner sur leurs positions pour l’essentiel.S’ils n’y parviennent pas, ils en resteront probablement à la séparation de corps.Chaque parti affrontera la bataille sous son drapeau, sans que cela empêche les désistements mutuels au second tour, ni un soutien parlementaire éventuel, ni même une collaboration gouvernementale.L’essentiel est que l’originalité du parti communiste ne soit jamais plus obscurcie par l’alliance avec le parti socialiste.Il n’est pas sûr que cette nouvelle forme d’union soit moins efficace que l’ancienne.Après tout, la gauche a failli gagner en 1967.bien que les socialistes et les communistes fussent alors plus divisés qu'aujour-d’hui et la majorité moins épuisée.Il n’est pas sûr que la nouvelle tactique du P.C.défavorise son grand partenaire.Malgré les efforts de la propagande lancée par l’énorme machine du P C., le parti socialiste pourrait sortir de l’aventure plus renforcé qu'affaibli.Au niveau des militants, certes, le vendredi noir du 24 septembre 1977 ne sera jamais oublié.J’en ai vu pleurer dans leur désarroi.Au niveau des électeurs, la preuve donnée par François Mitterrand qu'il ne se laissera point entraîner par les exigences communistes, est susceptible de lui attirer par mal de suffrages sociaux-démocrates cependant que sa fidélité au programme commun lui maintiendra les acquis antérieurs.Les socialistes pourraient ainsi conforter leur position dominante.Elle a toujours été la condition fondamentale du succès de la gauche, aux élections et au gouvernement.(1) Lettre ouverte aux socialistes, pages 28-29 benoîte groult • V» VïV.*.• 1 1 il faut lire “Il n’y a qu’une manière d’être féministe aujourd’hui pour un homme, c’est de se taire enfin sur la féminité.C’est de laisser parler les femmes” déclare Benoite Groult pour relever cependant - et c’est tout le sujet de LE FEMINISME AU MASCULIN qu’il s’est trouvé des hommes pour émettre l’idée révolutionnaire que "la subordination d’un sexe à l’autre est mauvaise et représente un des principaux obstacles au progrès de l’humanité”: on les a rangés un peu vite sous l’étiquette rassurante d’utopistes.“Livre violent, carré, un tournant peut-être dans l’histoire des femmes”.(Le Nouvel Observateur) LACOMBE/DENOËL car pour uryEFOfc OFFRENT UfJ CATALOGUE.GRATUIT QUE .n.-„ L ON TROUVE CHEZ.LES OiSJRIBUTEUfé/EZT.^^^Al^ _ \FOUOOUOUe FOUO ENVOIE SANS f ï^}-''*^'*****^ E'0L7(5C~^E:UU F.NOA6EMENT ÎL ' 3,7 WNJAMIN.HUDON C'EST U (XAIECd^u^p'OEREMFV depoch£-.Quon \-ÇJL&on: GLiSSe-PAMS C'£3T RAS COCHON AhçA DONNE DES VIOLETTE RëMF DES LIVRES ÏDÆS.fOUO O _I7KNJAI ._______ MOMTREAL.QUÉ.HAN ldi PAYSAN, COMME CHODERLOS DE LACLOS ¦J'EN OUBLIE SON SACS '(xAfA publi conseil Itée le livre qu'on glisse dans sa poche mais qu’on garde dans sa bibliothèque « 10 • Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 informations internationales Carter demande aux pays de l’OTAN “une cohésion exemplaire” à Belgrade BRUXELLES (AFP) - Le président Jimmy Carter souhaite que les pays de l’OTAN maintiennent une “cohésion exemplaire” à la conférence-bilan des “accords d'Helsinki" (CSCE), qui s’ouvre mardi à Belgrade, a-t-on appris de source informée à Bruxelles.Le président américain l’a fait savoir aux chefs de délégations diplomatiques à Belgrade qui se sont réunis mercredi à huis clos au siège de l’OTAN, dans la capitale belge, pour une séance ae concertation.M.Arthur Goldberg, chef de la délégation américaine, a transmis à ses collègues et aux ambassadeurs permanents à l’OTAN, réunis à la même table, un message du président Carter, soulignant l’importance que les Etats-Unis attachent à des “positions harmonisées" des quinze pays membres de l’Alliance atlantique.Tous les participants y compris les représentants des pays, soucieux d'éviter de donner à la CSCE l'apparence d’une conférence de bloc à bloc, ont été d'accord pour ne pas faire de cette conférence de Belgrade un tribunal, a-t-on appris de même source.Toutefois, certains ont exprimé leur détermination à passer en revue chacun des articles des “accords d'Helsinki", notamment ceux de la “corbeille trois” sur les échanges humains entre l’Est et l’Ouest, et à relever les engagements qui n'auraient pas été respectés.Le grand bilan de deux années d’“après-Helsinki” commence mardi à Belgrade.Les 35 signataires de l'acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, se retrouvent en effet dans la capitale yougoslave pour examiner la façon dont ont été mises en oeuvre les dispositions de ce texte, signé le 1er août 1975 à Helsinki et présenté alors comme un véritable “code de bonne conduite” et une “charte de la détente en Europe”.Ils tenteront également, comme le prévoit le passage de l’acte final consacré aux suites de la CSCE, de définir de nouveaux moyens de parvenir à “l'approfondissement de leurs relations mutuelles, l’amélioration de la sécurité et le développement de la coopération en Europe, et le développement du processus de la détente à l’avenir”.Compte tenu des divergences d'interprétation auxquelles a donne lieu le texte final, la conférence de Belgrade, qui se déroulera au niveau des “représentants des ministres des Affaires étrangères ", aura la tâche rude: il s agira avant tout de préserver la détente en évitant que ce grand bilan ne tourne a la confrontation, voire à l'affrontement, entre l'Est et l’Ouest.Signé par tous les pays d’Europe à l’exception de l’Albanie, plus les États-Unis et le Canada, l’acte final d’Helsinki était divisé en trois parties (plus communément appelées '’corbeilles”) touchant respectivement la sécurité en Europe, la coopération dans les domaines de l’économie, de la science, de la technique et de l’environnement, et enfin la coopération dans les domaines humanitaires et autres.C’est la troisième “corbeille" qui avait donné le plus de fil à retordre aux négociateurs, les pays occidentaux et neutres étant particulièrement attachés aux principes de la libre circulation des personnes, des idées et des informations, que les pays de l’Est, de leur côté, ne tenaient guère à avoir trop largement énoncés.On prévoyait certes que la mise en application de ces principes engendrerait difficultés et controverses.Mais personne, semble-t-il — pas plus à l'Ouest qu'à l'Est — n’avait prévu les formidables remous qu'allait provoquer dans l'opinion internationale le septième point de la première 'corbeille” consacre au “respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales'.C’est en effet dans ces quelques lignes que les dissidents des pays de l’Est ont trouvé un “cheval de bataille” pour la défense de leur cause.En URSS, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Roumanie, ils se sont groupés en mouvements de défense des droits de l’homme, exigeant de leurs gouvernements respectifs l'application des accords qu ils avaient signés.En RDA, c’est plutôt à titre individuel qu’ils ont combattu pour la même cause.L’écho, dans le monde, fut considérable, surtout lorsque M.Jimmy Carter, nouvellement élu président des États-Unis, décida de faire de la croisade en faveur des droits de l’homme l’un des éléments marquants de sa politique internationale.Le mécontentement à l’Est fut à la mesure de la campagne, à tel point que l’on put croire un moment que la detente serait sérieusement mise en danger au cours de “Helsinki-bis”.Aujourd’hui, à la veille de l'ouverture du grand forum de Belgrade, les esprits semblent s’être calmés.Tous les pays occidentaux ont affirmé à plusieurs reprises qu’ils se rendraient dans la capitale yougoslave sans esprit d’animosité et sans intention de transformer la salle des débats en prétoire où le moitié de l'Europe serait mise en accusation par l’autre moitié.Néanmoins, ils ne veulent pas non plus se montrer trop “complaisants” et sont décidés à passer en revue, sans omission aucune, tous les aspects de P’après-Helsinki”.De leur côté les pays de l’Est, farouchement opposés à toute inquisition à leur encontre et à toute “ingérence dans leurs affaires intérieures”, ne se laisseront pas marcher sur les pieds.Il faut donc s’attendre, malgré toutes les bonnes volontés exprimées, à quelques “passes d'armes" que chacun cependant espère limitées, conscient, semble-t-il, du "point jusqu'où l'on peu aller trop loin”.il a déjà fallu plus de sept semaines aux 35 pays concernés pour se mettre d’accord, au cours d une réunion préparatoire également tenue à Belgrade, sur la durée, l’ordre du jour et les méthodes de travail de la “conférence-bilan”.Celle-ci durera au moins trois mois, et sans doute davantage: si les délégués n'ont pas réussi à terminer leurs travaux le 22 décembre, ils se retrouveront pour un mois à la mi-janvier.* VISITEZ • Ville de la Tour CN et des Blue Jays Profitez du spécial 2 soirs au LORD SIMCOE’S Pour 2 personnes, ce spécial comprend: • Admission gratuite à la Tour CN • Chambre moderne pour 2 soirs • Le soir, un dîner au fameux Captain’s Table • Un déjeuner à 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de commencer, le 4 octobre prochain, une grève de la faim, pour attirer l'attention de la conférence de Belgrade sur le sort de leurs maris gardés au sercret.M.Snéguirev avait annoncé sa décision aussitôt que fut connue la lourde condamnation infligée à MM.Roudenko et Tikhy, du groupe ukrainien de surveillance de l’application des accords d’Helsinki.Son amitié pour l’écrivain Viktor Nekrassov, actuellement à Paris, et son non-conformisme, lui avaient valu d’être chassé de l’Union des écrivains et de celle des cinéastes, puis de perdre son travail.En juillet dernier, le journal russe Rousskaya Mysl, édité à Paris, avait publié une lettre ouverte de M.Snéguirev au SERVICE et ENTREPOSAGE PARTIR Aucun déboursé immédiat votre été confortable grâce climatiseur, mais voilà ( automne qui arrive vous faut le remiser Confiez donc cette lourde tâche aux experts de Purffi-Tronique qui s empresseront de ( enlever, le nettoyer.I entreposer et le réinstalleront l an prochain (Modèle fenêtre) SERVICE DE RÉPARATION.ESTIMATION GRATUITE Pour plus amples renseignements: PURIFITRONIQUE HUMIDIFICATION • PURIFICATION VENTE • SERVICE • LOCATION 5505 rue Papineau.1% O 7 Q MONTRÉAL, H2H 1W3 INC.président Carter.Reprenant le thème essentiel de sa lettre de renonciation à la citoyenneté soviétique — le régime soviétique, selon lui, est Basé uniquement sur le mensonge, — l’écrivain priait le président des États-Unis de réclamer la vérité aux dirigeants soviétiques.Il l’invitait à dice à M.Brejnev: “Les droits de l’homme de vos citoyens ne sont pas votre affaire intérieure.Les citoyens sont les vôtres, mais le problème concerne tout le monde (.) parce que, si nous permettons que vous nous trompiez en matière de droits de l’homme, vous nous tromperez aussi sur le reste.” D’autre part, le 17 juillet dernier, dans une “lettre ouverte à Brejnev”, qui vient de nous parvenir, il explique en des termes très vifs au secrétaire général du parti communiste de l’U.R.S.S.comment en sept jours celui-ci pourrait gagner le respect général et devenir “Léonid le béni” au lieu d’être rejeté dans les poubelles de l’histoire.Il évoque tout d'abord les crimes du stalinisme (“Vous n'avez pas renoncé à cet héritage sanglant du passé”).Il reproche au régime ses mensonges successifs et estime qu après soixante ans d’existence, “l’État est à la veille d’un krach économique et spirituel”.Il accuse M.Brejnev de mener la course aux armements dans le monde et de trouver les moyens financiers pour accroître la puissance militaires de l’U.R.S.S.Que faire?demande Snéguirev, reprenant la formule de Lénine.“Réveillez-vous un jour, ouvrez votre fenêtre, caressez la tête de votre arrière-petit-fils et (.) renonçant à la position mensongère et ridicule selon laquelle le parti a toujours raison (.) envers et contre tous, ordonne la publication à un million d’exemplaires d'un livre véridique sur les soixante années de notre honte.(.) Le lendemain, décidez de la dissolution du Ourine autorisé à émigrer MOSCOU (AFP) - Le poète soviétique Victor Ourine a reçu jeudi l’autorisation d émigrer d’Union soviétique et devra quitter le pays avant le 5 octobre, a-t-il annoncé lui-même à Moscou.Victor Ourine, qui a déposé sa demande d’émigration il y a six mois et veut se rendre aux Etats-Unis, réclame depuis longtemps que les artistes soviétiques puissent voyager à l’étranger.Auteur de poèmes et de récits de voyages publiés en URSS, il a tiré récemment lui-même de nombreux poèmes et textes contestataires en quatre exemplaires, tirage maximum autorisé aux particuliers par la loi soviétique.Il a également adressé certains de ses poèmes conjointement à MM Brejney et Carter sur les droits de l’homme et envoyé des lettres à M.Breynev.Agé de 55 ans, Victor Ourine, président du club international de poètes Globus Poetov déclare avoir démissionné de l’Union des écrivains de Moscou.K G B.(.) sans cette police intérieure secrète (.) le nombre de délits diminuera rapidement.Le troisième jour, procédez à la dissolution de l'armée, tout en gardant vos fusées.(.) Le quatrième jour, occupez-vous de l’idéologie (.) privez le marxisme de son aureole de dogme”, suggère M.Snéguirev.Les cinquième et sixième jours, M.Snéguirev suggère de les consacrer à la paysannerie.“Il n’est pas difficile de dissoudre les kolkhozes et les soukhozes, mais il ne faut pas se presser.Il faut convaincre le paysan de prendre la terre, il faut qu’il puisse croire qu’on ne la lui reprendra pas (.) Enfin, le septième jour, “on pourrait permettre 1’ émigration: après lessix jours de travail, personne ne fuira la patrie qui a fait sauter ses fers.(.) Et proposons à toutes les républiques nationales de quitter l’Union des.républiques socialistes soviétiques afin de fermer la dernière boutique colonialiste du monde.(.) Ce seraient là sept jours qui ébranleraient véritablement le monde dont la signification ne serait pas moindre que celle des Sept jours de la création (.) vous auriez sauvé le monde de la destruction.(.) Et alors, lorsqu’un jour viendra l’heure de votre mort, les peuples vous pleureront sincèrement avec peine et avec reconnaissance.” Des millions de bombes “en sommeil” au Vietnam BANGKOK (Le Monde) — Depuis le printemps de 1975 et le retour de la paix, des milliers de Vietnamiens ont été tués, des milliers d’autres blessés, victimes d’une technologie de mort à retardement.Le travail a repris tant bien que mal, non seulement dans les ruines partout visibles, mais encore sur d’innombrables champs de mines, invisibles, éparpillés du nord au sud, enfouis sous la boue des rizières deltaïques, sous la latérite des Hauts-Plateaux, dans les dunes du littoral et.aussi, dans l'oubli de l’étranger.Aujourd'hui encore, en dépit de l énorme effort de déminage entrepris par l’armée assistée de milliers de civils, se risquer dans certaines zones rurales, hors des sentiers battus et des digues, constitue une aventure suicidaire.On avance à l’aveuglette sur un semis de projectiles en tous genres; mines, bombes diverses (parmi lesquelles les engins à billes), obus, grenades, pièges explosifs, etc.En moins de dix ans de guerre américaine, quelque 15 millions de tonnes de bombes et d'obus ont été déversées en Indochine, sur le Vietnam principalement.Selon le Pentagone, de 1% à 2% des projectiles lourds n’explosent pas.Cent cinquante mille tonnes de bombes et d’obus au moins restent donc “en sommeil”.Statistiques approximatives qui ne tiennent pas compte des centaines de milliers de mines et de pièges qui truffaient les voies de passage supposées de l'adversaire, et protégeaient jusqu'au moindre avant-poste du dernier des hameaux.Il faut y ajouter ceux des obus de l'artillerie communiste qui n'ont pas explosé.D’autre part, les largages systématiques de défoliants, huit années durant, ont dévasté des régions entières.On imagine l'ampleur de la tâche pour les vainqueurs; ils étaient mal équipés pour y faire face.Le problème posé par les millions de bombes enfouies dans le sol a été considéré comme prioritaire par le nouveau régime.En effet, dans un pays ruiné et techniquement arriéré, il conditionnait la remise en valeur des centaines de milliers d'hectares de cultures abandonnées pendant le conflit.Le déminage était aussi le préalable au retour à la campagne d'une masse de cita-' ictifs, dins improductifs, paysans venus au fil des exodes grossir des villes hypertrophiées jusqu'à l'étouffement.Créer de “nouvelles zones économiques" était une chose, procéder au nettoyage indispensable pour qu’elles ne deviennent pas dans un premiers temps de nouveaux cimetières en était une autre.Selon le correspondant de l’Agence France-Presse, qui a visité des régions déminées, les Vietnamiens seraient parvenus à neutraliser quelque 6 millions d’engins explosifs, et donc, selon leurs estimations, près des trois quarts des zones dangereuses seraient "propres"'désormais.Il resterait à repérer et à neutraliser quelque 2 millions d’o-dus et de mines.Encore ces statistiques paraissent-elles concerner les seules zones utiles.Qu’en est-il des immenses forêts et des jungles des Hauts-Plateaux, qui furent déclarées “zones de tirs libres”?Elles sont aussi promises à la colonisation agricole et à l’exploitation forestière.Il n’est pas possible d’établir le bilan des victimes'du déminage.Certains exemples en donnent cependant un tragique aperçu: dans la seule region de Quang-Tri, immédiatement au sud du 17e parallèle, “plus de six cents civils ont été tués depuis deux ans et des centaines de buffles éventrés”, indique-t-on à Hanoï.A Dong-Ha; qui fut longtemps une base dè marines américains, quatre cent vingt-cinq personnes ont péri dans les mêmes circonstances, selon les déclarations d'officiers du génie chargés de ce secteur.L'armée a consacré des millions d’heures au déminage.Dans certains secteurs, autour d'anciennes bases, jusqu’à trois mille personnes.civiles et militaires, ont été mobilisées quotidiennement, des semaines durant, pour localiser et détruire les engins, avec des techniques rudimentaires.“Dans certains cas, a déclaré un responsable, nous avons pu récupérer les plans de champs de mines.Mais le plus souvent nous avons dû y aller à l’aveuglette.Le moindre coup de pioche pouvait entraîner un accident mortel.” Le Vietnam manque de ces techniques sophistiquées qui auraient épargné bien des vies.Certains pays disposant de ce matériel ont-ils proposé d en fournir?Nul ne le sait.Il n’y a pas eu au Vietnam d’opération déminage a "grand spectacle” comme ce fut le cas pour le canal de Suez.Il est vrai qu’aucune grande voie commerciale internationale ne passe par le Vietnam communiste.Une fois encore, on a donc fait appel à l’homme pour pacifier aussi le sous-sol du pays.Pêche: les discussions CEE-URSS ont échoué BRUXELLES (AFP) -L'Europe des Neuf a fait preuve de fermeté en décidant nier soir à Bruxelles de ne plus autoriser jusqu'à nouvel ordre les bateaux de pêche soviétiques à venir jeter leurs filets dans les eaux communautaires des 200 milles.La CEE, notent les observateurs, se trouve il est vrai en position de force.Les pêcheurs soviétiques prennent environ 600.000 tonnes de poissons par an dans les eaux communautaires alors que les pêcheurs de la CEE ne capturent qu environ 60,000 tonnes de poissons par an dans la Mer de Barents.Jusqu'à présent, note-t-on à Bruxelles, l'Union soviétique a voulu traiter d’égal à égal avec la CEE En réplique à la décision des Neuf de limiter à 22,000 tonnes pour les mois d'octobre et de novembre les prises soviétiques dans les eaux de la CEE, Moscou a instauré unilatéralement un quota de prise de 1,840 tonnes pour les pêcheurs des pays du Marché commun (Britanniques, Français et Ouest-Allemands) opérant dans la Mer de Barents au large des côtes soviétiques.La CEE a alors demandé à l’URSS de lui communiquer les quotas exacts de capture et les raisons pour lesquelles les autorités soviétiques ont arraisonné le week-end dernier deux chalutiers français et un bateau britannique.Hier à Bruxelles, le représentant soviétique s’est contenté de déclarer que son pays avait décidé de limiter les activités des pêcheurs communautaires dans la Mer de Barents qui fait partie de la zone de 200 milles des eaux territoriales soviétiques., Devant cette attitude, considérée par certains à Bruxelles comme une manifestation de mauvaise volonté soviétique, la CEE a interdit provisoirement l’accès de ses eaux aux pêcheurs soviétiques, car, explique-t-elle, tant qu’il n’y a pas d'accord cadre entre les deux parties, le Marché commun n'est pas obligé d'octroyer des droits de pêche dans ses eaux.En fait.l'Union soviétique ne veut pas entendre parler d'accord officiel avec la CEE, qu elle ne reconnaît pas juridiquement et préfère négocier une série d’accords bilatéraux avec les différents pays membres du Marché commun, estime-t-on de source communautaire.En outre, l'URSS n'admet pas que Berlin-Ouest soit intégré dans le système économique de la CEE.Ces deux obstacles politiques ont empéché jusqu'à présent la CEE et l’Union soviétique de faire des progrès dans leurs négociations.Cette tension entre la CEE et l'URSS, fait-on remarquer de même source, intervient quatre jours avant l'ouverture à Belgrade de la conférence sur la sécurité et la coopération en Ëurope (CSCE).Vorster renforcera sa majorité aux législatives du 30 novembre PRETORIA.(Reuter) -C'est face à des pressions sans précédent, tant à l’extérieur qu'à l’intérieur, que le premier ministre sud-africain, M.John Vorster.a décidé de dissoudre l'assemblée nationale et d'organiser — pour la seule communauté blanche minoritaire — des élections le 30 novembre prochain.Mais M.Vorster affronte ce scrutin avec la quasi certitude d'une nouvelle victoire pour le parti nationaliste dont il est le chef.Tout indique même que son parti l’emportera avec une majorité plus large que dans les précédentes elections en mars 1974.Un sondage d’opinion réalisé avant 1 annonce du prochain scrutin faisait ressortir un net déplacement des suffrages de l'électorat anglophone — qui s’identifie traditionnellement aux partis d’opposition — en faveur du parti nationaliste.Les 18 millions d’électeurs noirs et les 3 millions de métis et autres personnes de couleur restent en dehors de ces élections étant donné qu'ils n’ont pas un seul représentant à l'Assemblée nationale.Celle-ci est élue par les 4 millions 200.000 Blancs.Situation qui fait dire à M.Nthato Motlana, porte-parole de Soweto (la cité noire de Johannesburg): “Ces élections sont une simple diversion.Elles sont d'un intérêt tout à fait secondaire.En tout cas, les Noirs n’ont rien à voir avec la politique et les élections des Blancs.” Certains n’en pensent pas moins que le scrutin du 30 novembre pourrait avoir des répercussions importantes sur l'ensemble des relations racia- les en Afrique du Sud.Les exégètes politiques invoquent beaucoup de raisons qui ont ou amener M.Vorster à décider deprochaines élections, presque dix-huit mois plus tôt que ne le prévoyait la fin du mandat législatif Us pensent notamment que M.Vorster a voulu prendre l’opposition de court au moment où celle-ci est en plein désarroi, éliminer la droite tant à l'intérieur qu'à l’extérieur du parti nationaliste tout en attirant à lui une partie du centre — ce qui lui permettrait d'instituer les reformes raciales qu’il promet, notamment l’abolition de l'apartheid mesquin qui se heurte à la résistance de la droite —, démontrer au monde extérieur qu’il a un très large soutien de la communauté blanche et, enfin, avoir la main libre pour procéder à des remaniements sans avoir l'air de céder aux pressions publiques.Déjà, on pense que M.Vorster souhaitera le départ de son ministre de la Justice, M.James Kruger, qui s’est fait vivement critiquer pour la façon dont il a accueilli les protestations des Noirs, et encore plus après la mort en prison de 1 activiste noir Steve Biko.Un autre ministre qui quittera sans doute la sphere gouvernementale après les elections est M.C.Botha, le responsable de l’administration et des affaires bantoues.Son attitude intransigeante sur la question de l’éducation des Noirs est considérée comme l'un des facteurs qui ont entraîné les émeutes raciales de Soweto en juin dernier et tout le mouvement de violence qui l'a suivi et qui couve toujours.Dans la déclaration qu’il a faite en annonçant les élections, M.Vorster a parlé de la nécessité de donner une réponse cohérente aux pressions extérieures.Il a ajouté que la fragmentation actuelle de l'opposition avait été un autre facteur de sa décision.Le premier ministre a également mis l’accent sur le projet d'une nouvelle constitution qui doit accorder davantage d'autonomie aux métis et aux Indiens qui pourront élire leurs propres Parlements et avoir leurs propres gouvernements.Leurs pouvoirs seront, cependant, plus restreints au niveau national.Mais la nouvelle constitution.étant donné qu’elle exclut la participation des Noirs, est largement considérée tant en Afrique du Sud qu’à l’étranger comme un remède secondaire aux problèmes qui ont fait du régime de Pretoria le lépreux de la communauté internationale.Quant aux leaders de l’opposition blanche, ils semblent accepter dès maintenant le caractère inévitable de leur défaite dans les prochaines élections.M.Ray Swart, l’un des chefs de parti progressiste (PFP) — le deuxieme parti de l’opposition — a déclaré: “Après les élections, nous sommes résolus à devenir l’opposition officielle solide et unie qui offrira à tous les Sud-Africains la plate-forme du rassemblement d’où nous pourrons oeuvrer pour un vrai changement.Selon les prévisions actuelles, le PFP eclipsera le principal parti d'opposition aujourd'hui — le parti de la nou- velle république, né il y a trois mois des cendres de l’ancien parti uni.Mais les partisans les plus réalistes de l'opposition ne pensent pas, pour Vheure, que ( opposition combinée puisse récolter plus d une trentaine de sièges, ce qui en laisserait au parti nationaliste 135, soit 16 de plus que maintenant.vie N'exposez pas votre inutilement: bouclez votre ceinture de sécurité et conduisez prudemment.en librairie Pierre Vadeboncoeur L'autorité du peuple Préface de Franco Ricard editions hurtubisehmh 1H() tHit's! sl-.inlnmt ^^A Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 «11 A "ouverture du 5e synode Paul VI oppose la foi à la technologie f CITE DU VATICAN (d'après Reuter et AFP) — C’est sur un appel à un renoncement aux fausses assurances de la science et de la technologie en faveur des vérités de la foi que le pape Paul VI a ouvert, hier, le cinquième synode des évêques.Durant un mois les pères synodaux se pencheront sur les problèmes de la catéchèse (l'enseignement religieux).Au cours d’une messe concélébrée dans la chapelle Six-tine avec les 204 cardinaux, archevêques et évêques représentant les épiscopats du monde entier, le saint-père s’est exprimé pendant 20 minutes en latin pour dénoncer avec vigueur les nouvelles “religions terrestres’’.“Les gens d’aujourd’hui abandonnent la regilion et ne sont pas ouverts à notre message parce qu’ils sont convaincus, a tort, que les immenses progrès de la civilisation rationnelle, les résultats de la technologie et de la science suppriment la nécessité de la religion”, a-t-il dit.“Etre de vrais apôtres aujourd'hui est un grand acte de courage, a-t-il ajouté.L’Eglise a besoin aujourd’hui d’hommes courageux, combatifs, capables de s'exposer eux- Le pape Paul VI mêmes pour leur propre ministère, ministère qui est parfois plein d’audace, d’autre fois silencieux, mais toujours vigilant, actif, vécu avec confiance et persévérance”.D’autre part, le pape a répété qu’il resterait sur le siège de saint Pierre jusqu'à sa mort.Faisant allusion à son 80e anniversaire célébré lundi der- nier, le pape a déclaré: "A partir de cet événement dans notre vie, et pendant tout le temps que Dieu voudra bien nous accorder, nous avons la ferme résolution de consacrer toutes nos forces au bien de l’Eglise”.Bien que frêle et souffrant manifestement des effets douloureux de l’arthrite, Paul VI marchait sans aide lorsqu’il a fait son entrée, suivi de la procession des cardinaux et des évêques, dans la chapelle Six-tine dont les fresques étaient brillamment éclairées par les projecteurs de la télévision.Au cours de leurs travaux sur l’enseignement religieux, qui porteront en particulier sur les besoins des enfants et des jeunes, les évêques devront envisager des problèmes tels que la justice sociale et politique, la pauvreté et la répression.Le synode se poursuivra aujourd’hui par des séances plénières avant de se scinder, la semaine prochaine, en groupes de travail qui se retrouveront ultérieurement pour rédiger un texte final.Le système des synodes triennaux a été l’une des principales innovations qui ont résulté du concile Vatican II entre 1962 et 1965.La visite de Goyer a Rabat Une ligne de crédit de $185 millions au Marx RABAT (AFP) - “La coo-lération entre le Canada et le daroc ne doit plus être uni-uement conventionnelle, a éclaré hier le ministre canadien des Approvisionnements et Services, M.Jean-Pierre Goyer.Il faut aussi qu’elle s’identifie aux besoins nouveaux du Maroc." Le ministre, qui a repris hier matin le chemin de son pays à l’issue d’une mission d'expansion commerciale de trois jours au Maroc, a précisé sa pensée en soulignant que la coopération actuelle concernant plus spécialement l’enseignement et la formation des cadres au Maroc devrait désormais s’accrocher, du fait de l’initiative privée, aux grands projets marocains dans le cadre du nouveau plan quinquennal 1978-82.Il a annoncé qu’une ligne de crédit de $185 millions avait été consentie au Maroc pour les années 1977-78 et qu’il s'agissait là d’un plancher qui pourrait être dépassé selon les circonstances.“Nous devons, a-t-il dit, élargir nos relations sur le plan commercial et industriel en identifiant les besoins nouveaux du Maroc.Les secteurs industriels, financiers et commerciaux canadiens pourraient s’intéresser aux grands travaux marocains, notamment dans le domaine de la cimenterie, du fer, de l’agriculture, de l’élevage et des industries agro-alimentaires.Le projet marocain d’édifier un complexe sidérurgique d’un million de tonnes ar Royal Air Maroc, pour Boeing-727, Le premier contrat est déjà signé et le second doit l’etre incessamment, ’^KSX De nombreux Canadiens mangent mal et certains sont même sous-alimentés.Près de la moi-tié de la population adulte est obèse et bon nombre souffrent de carence en fer ou en vitamines B, C et O.Adoptez donc de bonnes habitudes alimentaires.François de Closets LAFKAHCE SISES MENSOMES \ V , *i -'¦'•ï'y* v- il faut lire m M.ï r*» 1 liblivu.juudl Concorde, le chômage, l’argent, l’alcoolisme, la prostitution.« Le tout est de tout dire ^ » Tout dire sur un certain nombre de sujets tabous, c’est l’objectif que s’est fixé François de Closets dans «La France etsesmensonges.» Explosif! LACOMBE/DENOËL LES SCIENCES la grande encyclopédie alpha — des sciences et des techniques -tL i HP *sH « BS W Mms Mil afeafp^ie a «4 ¦¦ rfr.- .la grande encyclopédie alpha des sciences et des techniques LES SCIENCES la grande encyclopédie alpha des sciences et des techniques En un siècle où les sciences font désormais partie de notre univers quotidien, il n’existait aucun ouvrage qui réunisse et mette à la portée du plus grand nombre toutes les disciplines des sciences et des techniques.Les Sciences, la première encyclopédie complète de toutes les sciences, comble cette lacune.Les plus grands chercheurs et les personnalités les plus éminentes des sciences ont apporté leur concours et leur caution à cet ouvrage.Une iconographie très abondante et variée, entièrement en couleurs, vient systématiquement appuyer et enrichir le texte.Pour une parfaite cohésion, l’encyclopédie Les Sciences est conçue comme une succession de monographies complètes et rigoureuses, dont chacune constitue une synthèse des données et des recherches les plus récentes.6160 pages; 15000 illustrations; 3000 dessins, cartes et schémas techniques; 20 volumes reliés, plus 1 volume sur LES MERVEILLES DE LA NATURE ET DE LA TECHNIQUE composé de fiches documentaires précises et illustrées.plan de l’ouvrage parus VOLUMES 1 et 2.BOTANIQUE: Introduction à la botanique - Schizophytes (Cyanophycées et Bactéries) - Algues eucaryotes - Champignons - '.ichens -Bryophytes - Ptéridophytes - Gymnospermes - Angiospermes.$53.50 parus VOLUMES 3-4-5.ZOOLOGIE: Introduction à la Zoologie - Protozoaires - Spongiaires - Cnidaires - Cténaires - Vers - Mollusques - Arthropodes - Echi-nodermes - Pogonophores - Stomocordés (Urocordés - cephalocordés - Vertébrés).$79.50 parus VOLUMES 6-7-8.BIOLOGIE: Introduction à la biologie - biologie générale - cytologie générale, reproduction asexuée et sexuée, embryologie, génétique, hérédité - histologie - anatomie - physiologie - paléontologie - évolution - origine de la vie.BACTÉRIOLOGIE: Bactériologie - virologie.ÉCOLOGIE: Écologie générale - étude des milieux - éthologie - anthropologie.$79.50 parus VOLUMES 9-10.GÉOLOGIE: Introduction à la géologie - structure et compo- sition du globe terrestre - magmatisme vulcanisme - plutonisme - tectonique -géomorphologie - géologie stratigraphique - paléologie - géochimie - pédologie - minéraux - roches.$53.00 paru VOLUME 11.ASTRONOMIE: historique, géographie astronomique - méca- nique céieste, radiations, instruments - le soleil et le système solaire, les planètes, les étoiles, la voie lactée, Galaxie et Univers, les quasars, les pulsars PHYSIQUE DU GLOBE: Géographie - océanographie.$26.50 paru paru parus à paraître à paraître VOLUME 12.CHIMIE: historique - la matière, états d’agrégation de la matière, les forces de cohésion de la matière, les transformations de la matière - l’analyse chimique, action des facteurs physiques sur la réaction chimique -l'appareillage, les applications de la chimie moderne.$26.50 VOLUME 13.LA PHYSIQUE: Histoire de la physique - méthode expérimentale - concepts fondamentaux de la physique - mécanique - aérostatique et aérodynamique - hydrostatique et hydrodynamique - thermodynamique -acoustique - optique - électricité et magnétisme.$26.50 VOLUMES 14-15.MATHÉMATIQUES: fondements des mathématiques, mathématiques générales et arithmétique, analyse combinatoire et théorie des graphes - algèbre - géométrie trigonométrie - géométrie analytique, topologie, analyse - calcul matriciel et calcul tensoriel, théorie et technique des calculateurs, statistiques et probalités, mathématiques financières et sociales, calcul numérique.$53.00 VOLUMES 16-17-18-19-20.TECHNOLOGIE: industries mécaniques, moyens de transports, astronautique, industries et transformation, techniques d'applications, construction, commerce, techniques de l’agriculture.$132.50 VOLUME 21.LES MERVEILLES DE LA NATURE ET DE LA TECHNIQUE.$26.50 “21 VOLUMES DONT 15 DÉJÀ PARUS” (PUBLICATION À VENIR 1 VOLUME PAR TROIS MOIS, PRIX DE SOUSCRIPTION VALABLE JUSQU’À COMPLÈTE PARUTION DES 6 VOLUMES $556.50) Une exclusivité des 6596 boni,St-Laurent.Montreal.H2S 3C6 — Té) 270-4347 * Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 Jocelyne Ouellette La passion de l’intégrité du territoire Jocelyne Ouellette, ministre des Travaux publics.—par- Marie LAURIER A huit ans, la petite Jocelyne se vit évincer d un parc de la ville de Hull par la Gendarmerie royale sous prétexte qu’elle jouait dans un territoire appartenant au fédéral.Un souvenir qui ne l’a jamais quittée et qui devait la marquer toute sa vie.Un quart de siècle plus tard, Jocelyne Villeneuve-Ouellette, député de Hull et ministre des Travaux publics, défend âprement l’intégrité du territoire de sa ville, ou ce qu'il en reste: 35% des terrains stratégiques de l’ile de Hull appartiennent à Ottawa qui a fait de cette région québécoise de l’Outaouais l’archétype (le sa politique de bilinguisme “ad mare usque ad mare".Le fédéral a en effet installé d’imposants édifices gouvernementaux où se côtoient quotidiènne-ment des milliers de travailleurs des deux rives.Déjà, 10,000 fonctionnaires unilingues anglophones viennent y travailler chaque jour et, d’ici cinq ans.ce nombre sera de 25,000 Pourtant, à Hull, malgré un réseau routier qui n'en finit plus de se sophistiquer au point de confondre les deux rives de l’Outaouais dans un même ruban, les ci- Il y a toute la place voulue pour les femmes dans le PQ Sur l'engagement des femmes dans la vie politique active, Jocelyne Ouellette est intarissable: “Je crois que les cinq femmes qui siègent à l'Assemblée nationale ont brisé la glace et je suis persuadée qu’elles en inciteront d autres à sortir de derrière les rideaux pour se lancer dans l’arène.” En effet, pour la première fois de son histoire, la représentation féminie n’a jamais été aussi importante à Québec.Elle se compose de quatre porte-étendards du Parti québécois: Mmes Lise Payette et Jocelyne Ouellette, aussi ministres, Mme Louise Cuerrier.vice-présidente à LAN (Assemblée nationale) et Mlle Denise Leblanc; une représentante du Parti libéral, Mme Thérèse Lavoie-Roux.•Pour sa part, Jocelyne Ouellette trouve encore ce nombre insuffisant “bien sûr".Mais elle se dit convaincue qu’il y a toute la place voulue pour les femmes dans le Parti québécois, dont les femmes forment 55' ) de l’effectif total.Plusieurs de ces femmes occupent des postes-clés comme présidentes de comtés ou membres de leur exécutif régional, de même que de l’exécutif national.“Un jour, témoigne Mme Ouellette, elles voudront sortir de derrière les rideaux pour se lancer dans la mêlée.C’est ce que j’ai fait.Mais je ne voudrais surtout pas que les femmes nous prennent en exemples, c’est fini ce genre de cliché.Elles savent déjà que la politique n’est pas un genre de vie sociale mais un engagement de tous les instants.” Selon le jeune député de Hull, une femme peut tout aussi bien mener de front une carrière politique et sa vie personnelle “à condition d’être consciente de ses possibilités et d’avoir l'habitude d’une vie extrêmement active”.Née dans un milieu ouvrier en plein centre nerveux du Vieux Hull, 2e ainée d'une famille de onze enfants, mariée à Pierre Ouellette, permanent de la FTQ à Hull, mère d’un fils de 11 ans, Louis-Martin, Jocelyne Ouellette avoue ne pas avoir ressenti la moindre animosité de la part de ses collègues masculins “pour la seule raison que je suis une femme”.Elle trouve toutefois déplorable et maladroite l'attitude du députe libéral Jean-Noël Lavoie à l'égard de Louise Cuerrier “à qui le premier ministre a confié la tâche difficile de vice-président à l’Assemblée nationale”.“M.Lavoie, lui-même un ancien titulaire de cette fonction, ne cesse de taquiner méchamment Louise et il dénote par là un esprit misogyne.Mes collègues ministres eux-mêmes désapprouvent cette forme d’ironie.” Elle s'intéresse de près à tout ce qui touche l’amélioration de la condition té-minine et suit attentivement les travaux du Conseil du statut de la femme où siège une représentante de son comté, Mme Jeanne d’Arc Vaillant-Lefebvre.Quant à sa responsabilité aux Travaux publics, Mme Ouellette souligne qu’elle lui va comme un gant et qu elle est en train de dépoussiérer les dossiers”.Elle veut aussi redorer le blason de ce ministère longtemps associé sous les autres régimes à "un nid de patronage".Sa fonction l'amène à administrer un budget de $183 millions et à gérer un personnel de 2.300 fonctionnaires réguliers.“A ce titre, dit-elle en riant, tous les ministères sont mes clients et doivent me consulter.Je suis en quelque sorte l’agent d'immeubles du gouvernement.” Mme Ouellette n’est pas revenue enchantée de la récente conférence fédérale-provinciale des ministres des Travaux publics à Ottawa.“Nous n’avions pas grand chose à échanger, commente-elle.D autant plus que la Colombie et l’Ontario n'étaient pas représentées et qu’à toutes fins utiles, chaque province conçoit déjà une politique d’achat dans son propre milieu II y a bien longtemps que les provinces ont compris la politique de “l’achat chez elles” et cela n est que normal.Cette conférence, en résume, était très technique et je crois qu’elle aurait pu fort bien se dérouler en présence de nos fonctionnaires respectifs." C’est d'ailleurs la formule quelle a proposé pour une prochaine réunion de ce genre “Et puis, ajoute Mme Ouellette d’un ton pressé, si je ne suis restée que 24 heures a Ottawa, c'est que j'avais des engagements plus importants qui m'attendaient: l'inauguration de Radio-Québec à Hull et une reunion du Conseil des ministres.” toyens commencent à se poser tout haut des questions essentielles sur leur avenir et leur identité.Et cela sous l’impulsion de nombreux groupements socioéconomiques dans cette région et, surtout depuis le 15 novembre, sous le dynamisme d'une femme de 33 ans élue député, et qui avait elle-même puisé son intérêt pour la chose publique dans les associations de locataires.’ Jocelyne Ouellette reconnaît qu’elle a dû se mettre résolument à la tache car elle avait un important rattrapage à faire: “J'ai été élue député 37 jours en retard et ai été nommée ministre huit mois plus tard que les autres.” En effet, l’élection de Hull n’a pas été comme les autres dans cette ville qui, décidément, n est pas non plus semblable aux autres, à cause de sa situation géographique et de sa proximitié avec la capitale fédérale.Au point qu’elle fut jugée longtemps “l’oubliée" des politiciens québécois.Mme Ouellette avait donc 10,000 voix à arracher à son redoutable adversaire libéral.Oswald Parent qui régnait en maître absolu sur les destinées du comté depuis vingt ans.Ces votes, on peut dire que la jeune femme les a gagnes un à un, puisqu’un recomptage judiciaire lui accordait la victoire le 22 décembre.par deux seules voix de majorité, rendant ainsi ce scrutin “historique”.Aussi, quand le premier ministre René Lévesque l'invita à occuper la fonction de ministre des Travaux publics, elle accepta avec empressement: “C’est le portefeuille que je souhaitais, avoue-t-elle au cours d'un entrevue qu elle accordait ces jours derniers au DEVOIR dans son bureau de Hull.Enfin, je vais avoir accès aux dossiers que mon prédécesseur nous cachait depuis des années, pour les expliquer à la population et ensuite me battre avec elle en connaissance de cause pour protéger l'intégrité du territoire, et peut-etre redonner à Hull sa vocation industrielle et forestière.“De plus, ajoute-t-elle, ce ministère me permet de sieger à deux comités interministériels.ceux de l’aménagement régional et du développement économique.Pour la région de 1 Outaouais, c'est drôlement important!” Cette “intégrité du territoire", expression qui reviendra fréquemment au cours de notre conversation, dans cette ville de 65,000 habitants à 90% francophones, Mme Ouellette en fait son cheval de bataille en faisant valoir une thèse chère au Parti québécois: la décentralisation du pouvoir politique et la remise des décisions aux régions concernées.“Je vais même encore plus loin: éventuellement, je vois le gouvernement du Québec comme celui qui indique les grandes politiques, les grandes orientations, et bien sûr, au bout de la ligne, les décisions aussi dans le partage des ressources.Mais je crois qu'il est important de tenir compte des désirs des régions, de les revaloriser et on s'en va uans ce sens-là: rendre le plus près possible des citoyens les pouvoirs de décision et leur donner les outils nécessaires pour leur épanouissement.“Ici, dans ce comté comme ailleurs, ils sont nombreux les citoyens qui participent à la chose publique.Le nombre des regroupements de Hullois en fait foi.” C’est d’ailleurs au milieu d’eux que Jo- celyne Ouellette a vécu son engagement social qui allait la conduire à la politique active.“Pendant dix ans, raconte-t-elle, j ’ai fait activement partie des associations de locataires de l'île de Hull et je me suis rendu compte que toute décision était de nature politique.On ne peut y échapper pour faire avancer les choses et prévoir une vie quotidienne meilleure pour tous.” Le plus grand reproche que Mme Ouellette adresse à son prédécesseur, et elle le fait maintenant sans agressivité, c’est d’avoir tenu la population hulloise dans l’ignorance des dossiers qui ont complètement bouleversé le visage de la cité, sans consultation avec les intéressés.“Par le biais de sa créature, la Commission de la capitale nationale, le fédéral s'est emparé de 35% des terrains stratégiques du Vieux Hull et pendant dix ans cette mainmise s’est accentuée à un rythme fou.Et tout cela s'est fait avec la complicité du gouvernement provincial.On a acheté, démoli, exproprié.Fermé des usines comme celle de la compagnie E.B.Eddy pour mettre des ouvriers qualifiés prématurément à leur retraite ou les réduire au chômage.On a déraciné 4,200 citoyens de leur milieu de vie, sans leur offrir de solution de rechange et des logements appropriés.Certes, on leur promettait du travail dans la fonction publique mais les ouvriers de Eddy, eux, étaient loin d’avoir la mentalité de “pous-seux de crayons”.Bref, on a confère à la CCN un tel pouvoir qu’en dépit des protestations des instances locales, le gouvernement fédéral est passé par-dessus toutes les juridictions.’' Si bien qu’une résolution d’un congrès du Parti québécois stipule qu’il ne reconnaît pas la CCN comme un interlocuteur valable, lui préférant les structures réelles établies dans le cadre des échanges Québec-Ottawa.Mme Ouellette s'indigne quand elle évoque ce qu elle appelle "la dféportation des Hullois”.“Oui, parce que, encore adolescente, j'ai vécu cette situation.J’ai vu de braves gers se laisser gagner par l’appat de grosses sommes pour l’acnat de leur vieille propriété.On leur faisait miroiter les $15,000 ou $20.000 qu’ils obtenaient comptant pour des maisons qu’ils avaient payées $6,000 il est vrai, mais il y a de cela 20.30 ou 40 ans! C'était le pactole, quoi!” Mais les “expropriés” ont vite déchanté quand ils ont réalisé que, même avec le “gros lot”, ils ne pouvaient esoé-rer redevenir propriétaires.Le coût des maisons avait triolé pendant ce temps et, ce qui plus est, Hull connaissait alors la pire crise du logement qu’elle n'avait jamais connue: le coût des propriétés unifamiliales était 40% plus éleve que partout ailleurs au Canada, même à Toronto et à Montréal et.de plus la municipalité n’avait prévu à peu près aucun plan de relogement de ces familles nombreuses dont plusieurs d’entre elles avaient encore des enfants à charge.Contrairement aux promesses mirobolantes du fédéral, rappelle Jocelyne Ouellette, la venue à Hull des édifices gouvernementaux fédéraux n’a pas apporté à la ville l'essor économique prévu.“Les petits commerçants de la rue Principale ont tous fait faillite, Tenez, les Outaouais qui consentent à venir travailler ici en maugréant connaissent bien, eux, le principe de l'achat chez nous.Ah! oui, ils arrivent ici avec leur lunch et leur terhmos de café achetés en Ontario et en repartent aussi vite, une fois leur journée de travail terminée, comme pour mieux fuir cette pénitence qu’on leur inflige.” Pour le ministre des Travaux publics, l’invasion des anglophones dans le coeur de Hull ne l'inquiète pas outre mesure et elle croit que la conjoncture politique présente est en mesure de mater tout danger d’assimilation: “Il va falloir qu’ils s’adaptent, qu'ils apprennent à vivre avec nous et, en ce sens, la Loi 101 nous est d’un excellent recours pour protéger le visage français du comté.Pour ce qui est des résidents anglophones, ils sont mus par un instinct grégaire bien naturel qui les fait se regrouper dans les mêmes quartiers.” Confiance et déterminée, celle qui milite depuis dix ans à l'intérieur du Parti québécois, ayant occupé des postes de commande à tous les échelons jusqu’à l'exécutif national, croit que la perspective d’un Québec souverain est inéluctable.Elle entretient alors l’espoir de récupérer ces édifices fédéraux “une fois que le principe de la souveraineté-association sera entériné", ce dont elle ne doute pas une seconde.Mme Ouellette explique que la région de l’Outaouais servira de tremplin de négociation avec le Canada.“Nous allons procéder en faisant le bilan de l’actif et du passif, car il ne faut pas oublier que ces bâtiments appartiennent à tous les Canadiens, y compris tous les Québécois et les Hullois.Ce ne sont pas des cadeaux qu'on nous a faits, ils ont été payés avec nos taxes et, à ce titre, nous avons un droit de regard sur eux et aussi un droit de récupération réelle.” Le ministre des Travaux publics qui se décrit comme une sorte “d’agent d’immeuble".se trouve fort bien placée pour mener â bien cette négociation, "fi ne sera certes pas question de démolir ces édifices, ce serait par trop irréaliste et inconséquent, mais nous allons pouvoir nous en servir pour y installer nos ministères à nous.” Mais il n'y a pas que l’avenir de Hull qui préoccupe le député-ministre, il y a egalement tout l'arrière-pays.Et elle se rejouit que le ministre des Affaires municipales ait nommé récemment un représentant de la Haute-Gatineau pour sieger à la Société d'aménagement de l’Ou-taouais.Elle souligne que Maniwaki serait une cible de choix pour inciter les petites et moyennes entreprises à venir s’y installer et que, déjà, ce mouvement est amorcé dans les parc industriels de la Gatineau et du Richelieu.Justement, ce matin de l’entrevue plusieurs représentants des sociétés de développement régional et d’aménagement attendaient patiemment dans l’antichambre que Mme le ministre les reçoive Et ( après-midi même, elle entreprenait ses visites dans divers comtés dans le cadre de la tournée ministérielle du gouvernement du Québec.Son mari, Pierre Ouellette, aussi l’attendait.Il avait couru le risque de passer pour l’inviter à déjeuner.“J'ai bien peur que ce ne soit pas encore pour à midi , a-t-il murmuré avec un sourire résigné.En prenant congé de Mme Ouellette, elle venait de confirmer qu’elle était en excellente santé et qu’elle s’était habituée à se “faire un estomac de sandwich” dans le feu de l'action.Andras: le bilinguisme est irréversible dans la fonction publique par Patricia Poirier OTTAWA (PC) — Les hommes et les femmes qui souhaitent faire carrière au sein de la fonction publique fédérale devront connaître les deux langues officielles du pays, s'ils veulent réussir.Le bilinguisme est maintenant irréversible dans la fonction publique fédérale.Tel est l'avertissement qu'a donné hier le président du Conseil du Trésor, Robert Andras.en annonçant la nouvelle politi- ue du gouvernement fédéral en matière e bilinguisme dans la fonction publique.La première tranche de cette nouvelle politique a été rendue publique au début du mois avec l'annonce du versement d une prime de $800 aux fonctionnaires occupant des postes dits bilingues.Le boni doit être payé rétroactivement au 1er novembre 1976.Toutefois cette prime sera versée jusqu'au mois de décembre 1983, seulement, c’est-à-dire jusqu'au moment où le gouvernement fédéral estime que le bilinguisme aura atteint une ère de normalisation dans la fonction publique.M.Andras a clairement expliqué que les fonctionnaires désireux de gravir les échelons et d’obtenir des postes supérieurs devront, désormais, connaître, comprendre, et parler le français et l'anglais.Dans le même souffle, le président du Conseil du Trésor a annoncé que ces fonctionnaires ont jusqu'à la fin de 1983 pour devenir “bilingues" aux frais de l’Etat, après quoi, ils devront étudier à leurs propres frais En effet la nouvelle politique de bilinguisme du fédéral, qui se veut un "raffinement” des principes mis de l’avant depuis 10 ans, prévoit l’élimination des écoles de langues d’ici la fin de 1983.Après cette date, le gouvernement fédéral offrira des cours de perfectionnement dans certains domaines, comme dans le cas d'une nouvelle terminologie, mais il n'y aura plus de cours pour apprendre la langue seconde.Ottawa estime qu'à cette date, il y aura suffisamment de "bilingues" au pays pour répondre aux demandes de la fonction puolique fédérale.Dès 1984, les fonctionnaires occupant des postes supérieurs, c’est-à-dire ceux de la catégorie SX, devront tous maîtriser les deux langues officielles s’ils sont en poste, dans la région de la capitale fédérale.à Montréal, dans le Nora et l’Est de l’Ontario et dans les régions dites "bilingues” du Nouveau-Brunswick.Ces postes sont déjà "désignés bilingues” mais leurs titulaires devront avoir appris la langue seconde d’ici 1933.Le gouvernement fédéral a cependant prévu quelques exceptions, pour les fonctionnaires qui auront 55 ans le 31 octobre 1977 ou qui avaient déjà 10 ans de service en 1966 Par ailleurs, au cours des six prochains mois, les ministères fédéraux feront une révision de tous les postes désignés bilingues afin d'en réduire le nombre et déterminer les postes qui pourraient devenir “unilingues”.Cette révision fait suite aux plaintes maintes fois formulées, voulant qu'il y ait trop de postes “bilingues” dans la fonction publique.Dans son étude de 1976, le OTTAWA (PC) — La Cour suprême du Canada a décrété hier qu’il est nécessaire que les policiers, désireux d’accuser une personne de conduite dangereuse, fassent passer à celle-ci deux alcootests ou plus.Cette décision reconduit ainsi l’appel interjeté par la Couronne dans la cause de Joseph Noble, de Fredericton au Nouveau-Brunswick, qui avait été acquitté d une accusation de conduite dangereuse.Le juge de première instance avait décrété qu’un seul échantillon d’alcoolémie n’était pas suffisant.L’avocat de la poursuite dans la cause Noble, Me Barry Athey, avait révélé, lors de l’inscription de l'appel de Noble, qu’au moins 400 causes de conduite dangereuse étaient en attente dans la seule province du Nouveau-Brunswick En entérinant ce jugement, la Cour suprême rend ainsi caduques et annule des milliers de cause de conduite dangereuse enregistrées dans tout le pays.Noble avait été appréhendé par la police le 22 mai 1976 et accusé d’avoir conduit son véhicule alors que son taux d’alcoolémie était de 80 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang.Ce taux avait été déterminé grâce à une seule analyse de l’alcootest.Un mois plus tard, au procès de Noble, le juge James Harper, de Fredericton, l’acquitta, affirmant que le Parlement avait rendu confuse la loi sur la conduite dangereuse par un amendement adopté en 1975.Il jugeait que le libellé de cet professeur Gilles Bibeau avait signalé qu'il n'était pas nécessaire d'avoir des fonctionnaires bilingues pour offrir les services au public dans les deux langues officielles Il y a présentement 52,379 fonctionnaires qui occupent des postes bilingues mais 41,660 seulement répondent aux exigences de leur poste, c'est-à-dire 80%.L'autre 20r;; devra satisfaire aux exigences avant 1984.La révision des postes sera la responsabilité des gestionnaires dans les.différents ministères, mais elle sera sujette à l'approbation du Conseil du Trésor.Cette révision sera aussi rendue publique.amendement rendait nécessaire la prise de deux alcootests "Le Parlement a semé la confusion dans son style inimitable habituel ", disait-il dans son jugement La Couronne en appela de l’acquittement et perdit devant la cour d'Appel du Nouyeau-BrunswTk qui jugea également que 1 amendement avait ete approuvé par le gouvernement dans “le but probable de doubler le nombre des alcootests”.La Cour suprême du Canada a entériné ce jugement a l'unanimité de ses neufs juges.OTTAWA (PC) — Le jugement rendu nier par la Cour Suprême du Canada selon lequel les policiers doivent faire subir au moins deux alcootests avant d’accuser un conducteur de conduite en état d’é-briete n efface pas les causes entendues par le passé ni les sentences qui en ont découle.Telle est la version fournie hier par un porte-parole du ministère québécois de la M.Andras a reconnu hier que trop de postes avaient été désignés “bilingues" et que le gouvernement fédéral veut rectifier les anomalies en fixant des normes plus réalistes et rationnelles.Le programme de bilinguisme dans la fonction publique était un programme d'urgence et a été mis en place de façon précipitée, a souligné M.Andras.Combien de postes dits “bilingues” sont appelés à disparaître?M.Andras estime qu’il n’est pas possible de le déterminer clairement puisque la révision des postes n’est pas encore amorcée.Certains ont déjà avancé le chiffre de 10,000 mais les hauts fonctionnai- Quant à la Couronne, elle avait plaidé en précisant que le nombre d’alcootests réclamés d'un individu dépend du technicien qui en est chargé.Le juge Roland Ritchie, de la Cour suprême, a déclaré dans son jugement écrit que le Code criminel, en affirmant qu’un technicien “doit attendre 15 minutes entre chaque alcootest, établit clairement que plus d’un alcootest est requis”.Dans une interview accordée à Fredericton hier, Me Athey s’est dit incapable de déterminer immédiatement toute la portée de ce jugement avant de l’avoir lu et étudié.Justice et par un avocat de la section de droit criminel du ministère fédéral de la Justice.Tant du côté provincial que fédéral, on a réagi fort prudemment a l’annonce de cette nouveHe puisque les contentieux des ministères n’avaient pas encore en main une copie du jugement rendu par la Cour suprême.On a fait valoir, cependant, qu'un jugement n’a pas force de loi res du Conseil du Trésor croient qu’il est prématuré de citer des chiffres.Avec la disparition des écoles de langues.le Conseil du Trésor va réaliser des economies.M.Andras n’a pu dire quelle sera cette économie mais a souligne que les cours de langues coûtent déjà environ $50 millions par année, aux contribuables.Le président du Conseil du Trésor souhaite qu'un grand nombre de professeurs des écoles des langues du fédéral qui ne seront plus en demande à Ottawa, se tourneront vers l’enseignement des langues secondes dans les provinces.Il y a plus de 1,100 enseignants affectés On sait que depuis l’appel dans la cause Noble, plusieurs corps policiers ont commencé à instituer la multiplicité des alcootests par mesure de precaution.Certains techniciens ont pris sur eux également de prélever plusieurs échantillons, dans certains cas, quand le premier alcootest n’était pas probant.Durant les audiences, en appel, Me Athey avait admis que la loi n etait pas claire à ce sujet mais avait prétendu qu’en réclamant plus d’un alcootest, la justice rendait la loi difficilement applicable.Il avait mis en lumière les régions rurales où les équipements nécessaires à et que, surtout, il n’a pas d’effet rétroactif.Selon certaines informations publiées hier, en entérinant ce jugement, la Cour suprême aurait rendu caduques et aurait annulé toutes les causes de conduite en état d’ébriété enregistrées par le passé Par contre, le jugement peut influencer les causes qui sont actuellement pendantes devant les tribunaux si les accusés aux langues secondes au pays, pour le compte du fédéral, la plus grande partie travaillant dans la région d'Ottawa-Hull.Ce chiffre ne tient pas compte des enseignants qui travaillent pour des compagnies privées qui vendent leurs services au fédéral.Selon des fonctionnaires du Conseil du Trésor, ces enseignants pourront s’intégrer à la fonction publique ou s'occuper des cours de perfectionnement dans d’autres domaines.On prévoit également de ne pas remplacer les enseignants qui quittent chaque année, pour raisons personnelles ou parce qu’ils ont atteint râge de la retraite.l’alcootest et les techniciens ne sont pas toujours disponibles à demande.La loi précise que l’alcootest doit être réalisé dans les deux heures suivant la commission de l’offense.L’intervalle de 15 minutes prévu entre deux tests, afin de permettre aux fumées d'évacuer l’alcoomètre, réduit encore plus le temps imparti aux techniciens pour mener leur tâche à bien.Entre le moment où les policiers appréhendent une personne dans une région rurale et celui où l’alcootest lui est imposé, le technicien n’a souvent pas le temps de procéder à plus d’un test.n'ont subi qu'un seul alcootest.Un haut fonctionnaire du ministère de la Justice du Québec a souligné hier après-midi que le contentieux allait analyser le jugement aussitôt qu’on en aurait une copie Interrogé sur (a portée de la décision de la Cour Suprême, il a indiqué "qu’un jugement renau est un jugement rendu, il n’a pas force de loi et n’a pas d’effet rétroactif".Avant d’accuser un conducteur Les policiers devront faire subir deux alcootests Le jugement de la Cour suprême n’annule pas les causes entendues 1 I ¦ , Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 * 13 Le réalisateur de “Casanova, un adolescent à Venise” Comencini, ou la quête des petites vérités du quotidien par Jean- Pierre Tadros Les festivals de films se sont multipliés à un rythme affolant à Montréal ces derniers temps; il n’empêche cependant qu’un festival arrive toujours à créer un certain enthousiasme autour du cinéma, et personne n’oserait alors s’en plaindre, Et puis, il ne faut pas oublier qu'un festival, en plus de nous présenter une grande variété de films, attire aussi des réalisateurs étrangers.Ce qui amène forcément des échanges de vue, des discussions autour des films.Et cela aussi est bénéfique.Le Festival international du Film 1977, qui a commencé simultanément dans quatre villes du Québec jeudi soir, n’entend sûrement pas déroger à cette excellente tradition.Donc, a côté de la trentaine de films que le festival nous présentera, un certain nombre de réalisateurs étrangers ont été invités à venir nous parler de leur oeuvre.Et c’est au cinéma Outremont à Montréal que le réalisateur italien Luigi Comencini a donné le coup d'envoi a cette pratique qu’il ne faudrait surtout pas abandonner.Au cinéma Outremont, le Festival avait en effet été ouvert avec Casanova un adolescent à Venise, un film de Luigi Comencini datant de 1969 mais que le public français n’avait pu enfin découvrir qu’à la fin de l’année dernière.Jeudi soir, c’était donc à notre tour.La question qu’on se pose naturellement, surtout apres avoir vu le film, c’est pourquoi un tel film a pris autant de temps à nous parvenir.Voilà donc un film brillant, mais aussi très léger et amusant.Et si l’on en juge par les réactions du public de l’Outre-mont ce jeudi soir, il ne fait aucun doute que c’est un film qui plaît.Alors, pourquoi a-t-il pris autant de temps à nous parvenir?Pour Luigi Comencini, que nous avons eu l’occasion de rencontrer privément, le mystère est aussi grand.''Cela fait au moins la preuve, nous dira-t-il, que ceux qui vendent et ceux qui achètent les films sont bornés.Parce qu’ils disaient, dans le temps, qu’on ne pouvait pas vendre Casanova puisque ce n’était pas un film érotique.Et puis, il faut bien avouer que les Italiens ne savent pas vendre leurs films à l’étranger.Je ne sais pas pourquoi; mais cela a fait que notre cinéma a été oublié pendant 20 ans.Après la période néoréaliste et jusqu'à ces toutes dernières années, le cinéma italien a très peu circulé à l’étranger.A part, naturellement, les films de quelques monstres sacres comme Fellini, Visconti, Antonioni.Ce n’est que depuis cinq ou six ans qu’on recommence a découvrir le cinéma italien, surtout en France.” Et c’est comme ça que l’on s’est mis à découvrir un film apres l’autre, oomme au compte-gouttes, l’oeuvre de ce cinéaste italien pourtant fort prolifique, Luigi Comencini.Depuis son premier long métrage, Proibito Rubare réalisé en 1948, il a réalisé une trentaine de films dont les plus connus à l’étranger sont sûrement les deux Pain, amour et fantaisie et Pain, amour et jalousie avec Gina Lollobrigida et Vittorio De Sica, tournés respectivement en 1953 et 54.Au début de l'année, on a pu voir au cinéma Carrefour un de ses derniers films: La femme du dimanche qui mettait en vedette Jean-Louis Trinti-gnant; Jacqueline Bisset et Marcello Mastroiani.JS»; j# , -.fesji Le réalisateur italien Luigi Comencini par Rodolphe Morissette Les 1,385 élèves de la polyvalente du Mont-Sainte-Anne, en banlieue de Québec, ont laissé leurs cours hier matin afin de protester contre la nouvelle grille-matières qui règle cette année le nombre de cours qu'ils reçoivent par matière et le temps qui est consacré a chacun.Ce débrayage a pris tout le monde par surprise.La veille, environ 400 parents d'élèves, votaient presque à l'unanimité (une voix contre et 2 abstentions) contre la nouvelle grille-matières au cours d’une assemblée qui avait été convoquée par le comité d’école.Les parents veulent en effet que la commission régionale Orléans, dont fait partie la polyvalente du Mont-Sainte-Anne, revienne a la grille-matières de l'an dernier.Les parents, qui avaient envisagé la semaine dernière, de garder leurs enfants à la maison si la commission régionale n’accédait pas à leur demande, ont voté jeudi soir en faveur d’une résolution souhaitant que le retour à l'ancienne grille-matières ait lieu “sans fermeture de l'école ", Aussi les parents ont-ils appris avec surprise l’action qu’ont entreprise les élèves hier matin.Il faut dire que la veille, quelques élèves étaient allés à l'assemblée des parents pour donner "des témoignages" sur la situation qui prévaut à l’écoie et l’un d’entre eux avait dit aux parents que les étudiants régleraient le problème si les parents ne bougeaient pas.Les étudiants ont bougé, mais la ques- modifiée La ouananiche à l’abri dans la Chamouchouane a la dire L'Association des biologistes du Québec a officiellement félicité les Services de protection de l'environnement du Québec pour avoir interdit au nouveau complexe papetier de la compagnie Donohue, à Saint-Félicien, tout déversement d'eaux usées dans la rivière Chamouchouane.Annoncée à grand renfort de publicité par l’ancien gouvernement avant que l’impact écologique en ait été étudié, l'implantation de la Donohue à Saint-Félicien avait soulevé de vives protestations dans les projet milieux écologiques : on souli- bat pi gnait que les effluents d une usine ae papier, en regard des normes actuelles, endommageraient irrémédiablement la Chamouchouane qui est pratiquement la dernière rivière où le saumon d'eau douce (ouananiche) peut encore frayer.L’Association des biologistes du Québec souligne que le fait de rejeter les dechets d'une importante papeterie dans cette rivière aurait menacé directement la survie de la ouananiche.Cette magnifique espèce de poissons aurait été particulièrement menacée ' ’ période du frai, c’est-à-de la ponte des oeufs L'Association demande aussi au ministre de l'Environnement.M.Marcel Léger, de rendre publiques les études d'impact effectuées pour ce irojet et de permettre un dé-lat public à ce sujet.On formule aussi l'espoir que le choix de l'endroit où ces eaux polluées seront finalement déversées ne se fera nas a la légère et que toutes les normes de protection de l'environnement seront scrupuleusement respectées.Débrayage des élèves à Mont-Sainte-An ne tion est loin d'être réglée.Le réaménagement de la grille-matières, qui est obligatoire dans toutes les commissions du Québec et qui découle des nouvelles conditions de travail des enseignants (heures d'enseignement/semaine et ratios profes-seur/éleves), peut varier légèrement d une commission à l'autre.A Orléans, la direction de la commission a décidé, pour les six écoles secondaires (dont 4 polyvalentes) de son territoire, que la nouvelle grille répondrait au principe qui donne priorité à l’enseignement du français, à la catéchèse et à l’éducation physique, trois matières auxquelles on accordera 9,000 minutes/année au lieu des 8,100 minutes minimales.D’autre part, le temps supplémentaire accordé à ces matières sera emprunté à celui consacré à toutes les autres matières.Cinq des six écoles du territoire d’Orléans ont accepté la nouvelle grille.La polyvalente du Mont-Sainte-Anne fait cavalier seul et il paraît que la direction de l'école, les parents, les étudiants et même la grande majorité des professeurs s’accordent pour rejeter la nouvelle grille.Quoi qu’il en soit, le dossier est, depuis quelques jours, sur le bureau du ministre de 1 Éducation.^ En attendant, des rencontres ont éu lieu hier entre le comité exécutif de la régionale et le bureau de direction de l’école.Le comité exécutif se réunira lundi pour statuer sur la question.Le directeur .Gérard Grenier, a con- de la régionale, M.liant grille-matières ne sera pas fié au représentant du DEVOIR hier que quant à lui, la i Si donc Luigi Comencini a pu réaliser pratiquement un film par annee, en utilisant de grandes vedettes, c’est qu’il a "son” public en Italie, “un public solide ”, précisera-t-il.A l’étranger, cependant, le succès ne vient que très difficilement, attendant chaque fois que quelqu’un ose prendre le risqué."Il y a'sur le marché mondial une grande quantité de films et les vendeurs ou les acheteurs de films sont des gens qui n’aiment pas le cinéma et qui ne font aucun travail pour sortir des films différents de ceux qu’on voit d’habitude.Ils n’ont aucune confiance dans le public; alors ils ne prennent aucun risque.Les producteurs ne sont généralement pas des intellectuels; mais si on les compare aux vendeurs de films, ce sont des professeurs d’université.” En ce qui concerne son Casanova, il lui faudra attendre que le Festival international du film de Paris le révèle au public français en 1975.Son succès “inattendu” a donc poussé un distributeur à en acquérir les droits.Il en fait cinq copies sous-titrées et les a distribuées dans le circuit art et essai.Et c’est une fois de plus le succès.Alors le distributeur s’est décidé à doubler le film en français et à en faire une trentaine de copies.Le film est finalement lancé en France, mais il aura fallu attendre sept ans! “C’est comme ça que le destin du film a brusquement changé.Maintenant, grâce au succès qu’il a remporté en France, le film circule à l’étranger.” Le réalisateur nous fait remarquer qu’il est quand même rare qu’un film arrive, après un si grand nombre d’années, à retrouver une carrière commerciale.“Cela arrive très rarement à des films.Ou ils connaissent très rapidement le succès et ils ont alors une longue carrière.Ou alors ils tombent dès leur sortie et on n'en entend plus parler.Casanova a donc échappé à la règle." Depuis, cependant, il y a eu le Caso-nova de Fellini, ce qui a peut-être créé un certain engouement pour le sujet.Mais les deux films sont suffisamment différents pour que toute tentative de comparaison soit absolument impossible.Et Luigi Comencini nous fera remarquer que s’il admire beaucoup Fellini, son Casanova n’est sûrement pas le film qu’il préfère de lui.Il respecte cependant l’interprétation que Fellini donne de Casanova’ mais de toute évidence les deux cinéastes n’avaient pas les mêmes préoccupations.Car si le film de Fellini est emporté par la plus grande fantaisie, le film de Comencini, par contre, tend vers le réalisme le plus rigoureux, “je suis passioné par la vie quotidienne des gens.Et puis, j’ai toujours voulu faire des films en costumes.Je pense que tous les films devraient être en costumes.Les films modernes, malgré leurs réalisateurs, saisissent un aspect qui fait finalement partie de la mode; ce n’est donc pas une création pure.On a alors décide de faire un film sur la vie quotidienne au temps de.Et on a choisi la période à cheval entre le 17e et le 18e siècle, c'est-à-dire de la période qui marque la déchéance de la famille Médicis à Florence.Mais les Médicis n’étaient pas un bon véhicule pour un film; c’est trop vague.Il nous fallait un véhicule plus facile.Et c’est comme ça qu’on s’est rappelé de Casanova”.“Et Casanova, nous indique alors le réalisateur, n’est pas seulement important à cause de ses exploits amoureux, mais aussi parce qu’il relate dans ses mémoires tout ce qui lui est arrivé avec une précision dans les détails qui font de lui un journaliste plus qu’un écrivain.Et comme, en plus, j’aime Venise et son histoire, et qu'il existe beaucoup de documents sur la vie de Venise à cette époque, le sujet m'a paru tout indiqué pour explorer la vie quotidienne”.Et c’est comme ça qu’est né ce surprenant Casanova, un adolescent à Venise.Car si le film surprend précisément, ce n’est pas par le portrait de Casanova qu'on y fait, mais bien à cause de l'abon-aance des détails qu'on nous propose sur cette vie quotidienne.“Le danger que courait un tel film, nous fera remarquer Luigi Comencini.était de présenter une série de cartes postales sur Venise.On a pris grand soin de l'éviter.On verra à peine la place Saint-Marc, et jamais le grand canal.Le film a été tourné du côté du vieil Arsenal, où les maisons sont en brique.” “Il faut dire, continue le réalisateur, que j'ai bénéficié de la collaboration d'une personne dont l’apport au cinéma italien a été déterminant.Il s’agit du décorateur et costumier Guerardi.L’ami Fellini ne le mentionnera jamais assez, car il lui doit beaucoup.Guerardi a commencé à travailler avec lui sur La Dolce Vita, et le style de Fellini a changé complètement, enrichi qu'il a été par cet apport.Malheureusement, Guerardi est mort pendant le tournage de Pinocchio.Donc, pour Casanova j'ai pu bénéficier de son inestimable collaboration.Et on a pris grand soin de ne pas faire carte postale.Dn s’est donc inspiré, tout au long du i£ mm INTGKNATDNAL DU FILM 1977 film du peintre Longhi, qui est le peintre réaliste de la vie intime, quotidienne, de la vie des petites gens.On a regardé Longhi pendant tout le tournage.La scène du Rhinocéros, celle du salon mondain dans le couvent.ce sont des scènes qui sont directement inspirées de lui.Et puis, on a pris soin de montrer un Venise en brique, et non pas en marbre.Le marbre n’apparaît que lorsqu’on pénètre dans un milieu riche.Et le seul décor construit, c’est le petit appartement de la femme entretenue qui est alors un décor neuf et de style 18e siècle, alors que tout le reste est de style 17e siècle.” Samedi 19 h: Le plein de super d'Alain Cavalier.21 h 30: The Killing of a Chinese Bookie de John Cassavetes.Minuit.Andy Warhol’s BAD, de Jed Johnson.Dimanche 14 h: N’Diangane de Mahama Traoré.16 h 30: Histoire de Paul de René Féret.19 h: Un flic sur un toit de Bo Widerberg.21 h 30: Nous nous sommes tant aimés de Ettore Scola.Casanova, c’est donc une foule de petits détails importants, que le spectateur d’ici ne voit peut-être pas, mais qui font finalement la richesse de ce film.Car, le grand soin qu’on a mis à la reconstitution; le souci apporté à rendre “vrai” le moindre petit detail et les personnages les plus secondaires donnent finalement à ce film une attachante épaisseur.Qui aurait dû, paraît-il.se retrouver jusque dans le langage des personnages.Car, nous dira le réalisateur, un soin particulier a été accordé aux dialogues afin d'en redonner, dans la mesure du possible, une certaine saveur d'époque, “il est embêtant que le film soit doublé, car c’est la langue vénitienne que l’on a fait parler à nos personnages.Mais c’est là, n’importe comment, une dimension que seuls les Italiens peuvent saisir.” A Montréal, c’est une version doublée en français que l’on a pu voir.Mais Comencini est aussi le cinéaste de l'enfance.L’on ne s’étonnera donc pas que son Casanova porte exclusivement sur l'enfance et l’adolescence du célèbre séducteur.Le titre est là, d’ailleurs, pour nous le rappeler.Mais il est encore plus intéressant de constater que c’est finalement la première partie du film, donc celle qui pprte sur l’enfance de Casanova, qui paraît la plus maîtrisée.La seconde, celle de l’adolescence, parait par contre plus relâchée, plus légère aussi.Et le réalisateur reconnaît sans difficulté que £ c’est bien la première partie qu’il préfère le plus.Le Festival international du Film 1977 a eu la bonne idée de nous présenter un second Comencini.C’est ainsi qu’hier soir nous avons pu voir Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas?avec Laura Antoneili et Alberto Lionello.Le film est de 1974 et nous ramène à une époque plus immédiatement contemporaine.Et ce film part d’une préoccupation bien précise du réalisateur.“J es-time, nous dira-t-il, que l’influence négative de D’Annunzio — poète et écrivain que l’on connaît bien a l’étranger — a cristallisé au sein de la petit» et de la grande bourgeoisie italienne une tendance vers le nationalisme destructif et un esthétisme décadent de bric-à-brac.Et c’est sur ce terrain que va prospérer le fascisme.C’est le geste pour le geste, la beauté pour la beauté: alors que la réalité et les petits problèmes quotidiens sont erçus comme des choses méprisables."est là, finalement, un alibi que se donne la bourgeoisie pour se désintéresser des vrais problèmes qui existaient alors.” “Ce qu’il m’avait intéressé de faire, c'est un film qui avait la structure d’un feuilleton mais dont je ferais la parodie Et dans cette histoire cocasse et drôle s'insère alors une lecture des romans de D’Annunzio qui transforme les personnages et en font des héros velléitaires.Et puis il s’y ajoutera le problème de l’inceste, car le maximum de l’érotisme chez D'Annunzio, ce n'était pas l’homosexualité.mais l'inceste.C’est donc toute une mentalité que j’ai essayé de saisir avec ce film.” Grâce au Festival international du film 1977, Comencini est aujourd’hui un peu mieux connu au Québec.Il reste cependant tout un cinéaste à découvrir.Hier soir, on a également pu voir L’une chante l’autre pas d'Agnes Varda.Elle était là pour présenter son film.Dans notre édition de lundi on pourra lire de larges extraits d'une entrevue quelle nous accordait en compagnie de Luce Guilbault.Pour l’industriel: journée d’information concernant l’amélioration de la production et du marketing.Participez à Entreprise Canada 77.Une série de |ournées d'information sera organisée à travers le Canada dans le cadre d ENTREPRISE CANADA 77.Initiative du ministère fédéral de l'Industrie et du Commerce auquel les associations de commissions industrielles, les chambres de commerce locales et d’autres organismes d'affaires ont donné leur appui, elles réuniront une dizaine de ministères et d'agences gouvernementales qui offrent des programmes et des services à (industrie.Lors de ces journées d'information, qui seront tenues dans 11 centres industriels du Québec, vous pourrez.• participer à deux ateliers qui passeront en revue les nombreux programmes et services visant à améliorer la compétitivité des industries canadiennes dans les domaines de la production et du marketing: • discute* personnellement de vos préoccupations professionnelles avec un représentant des minis- CANADA tères et des agences qui seront présents au salon INFO-MARCHE • participer à un dejeuner-causene et assister à une présentation des résultats d’ENTREPRISE CANADA 77 depuis son lancement, • fixer, pour les jours suivants, un rendez-vous per- sonnel avec un ou plusieurs représentants des ministères et des agences qui auront participé à INFO-MARCHE ENTREPRISE CANADA 77 ne sera un succès que si s'amorce un dialogue entre ceux qui travaillent pour le gouvernement et vous, les hommes d'affaires.PARTICIPEZ A ENTREPRISE CANADA 77 Les détails de la journée INFO-MARCHÉ dans votre région seront publiés d'un jour à l'autre dans la presse locale.Tenez-vous au courant et inscrivez-vous de bonne heure Gouvernement Government du Canada of Canada Industrie et Commerce Industry, Trade and Commerce Montréal Suite 2124, Place Victoria H4Z 1J5 (514) 283-3522 ou 283-3546 Québec Suite 620.Place Québec, G1R2B5 (418)694-4726 LE PORT DE MONTREAL OUVRE SES PORTES AU GRAND PUBLIC DIMANCHE, LE 2 OCTOBRE DE 10H À16H.Venez passer une journée instructive et agréable avec votre famille.Accès aux piétons-entrée McGill.Prenez l’autobus #136 à la staiion McGill ou Victoria.• Visite gratuite avec guide du port en autobus • Exposition maritime à la Gare Iberville • Aéroglisseur • Grue Hercules • Bateaux • La goélette-musée • Divertissements • Tables à pique-nique • Musique • Spectacles: La Compagnie Franche de la Marine; La Gendarmerie Royale du Canada LE PORT DE MONTRÉAL, C’EST VOTRE AFFAIRE! Roger O.Beauchemin, président Nicholas Beshwaty, directeur du port * Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 l’actualité économique toronto Hausse des cours Pour la première fois depuis les neuf dernières séances, la Bourse de Toronto a franchi hier le cap des 1,000.Dans une animation extrêmement élevée, l'indice 300 a gagné 4.18 à 1,000.07 avec des gains dans les quatre compartiments les plus importants.Les pétroles et gaz ont gagné 5.36 a 1,226.18; les services financiers, 4 89 à 912.79; les métaux et minéraux, 2.69 à 892.77 et les produits industriels, 1,26 à 877.15.Les pipelines ont gagné 20 points pour marquer la tendance des neuf autres groupes gagnants de l’indice général de 14 compartiments.Les transports étaient stables.Fluctuations: sur 642 titres, on signalait 248 gains, 171 reculs et 223 titres stables: la veille, on avait enregistré 230 gains, 187 reculs et 216 titres stables pour un total de 633 actions Le virement a totalisé 4.74 millions d'actions d’une valeur globale de $37.22 millions.La veille, on compilait 4.57 titres valant $36.36 millions.Home Oil a gagné 11-8 à $29 1-2: Asbestos Corp., 1 à $23 3-8 et Cal-gary Power, 5-8 a $34 7-8; Hudson’s Bay Oil and Gas, 3-4 à $42.L’industrielle la plus active, Norcen Energy Resources a perdu 1-8 à $13 5-8 Texaco Canada a perdu 1-2 à $31; Imperial Oil A, 1-4 à $20; Sklar Manufacturing neuf cents à 80 cents et Scintrex, Ltd., 18 cents à 72 cents.Dans le secteur minier, Tara Exploration a gagné 1 3-4 à $17; United Siscoe, 3-4 à $7 7-8 et Placer Development, 1-2 à $18 1-8.Roman Corp.a perdu 1-2 à $20 3-4 et Cassiar Asbestos, 1-4 à $8 1-2.Enfin auxjjetroles, Pan Canadian Petroleum a gagné 5-8 à $30 5-8; Prairie Oil Royalties, 5-8 à $15 5-8 et Amalgamated Bonanza Petroleum, 5-8 à $29 3-8.Ranger Oil Canada a perdu 3-4 à $26 1-2 et Trans-Canada Resources, quatre cents à 84 cents.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V*nt«s Haut Bas Farm.Industrialtes Vantas Haut Bas Farm.Ch.A.G.F.M 2251 AbyGInw 1000 Abitibi 16315 Abitbi 7V2p z70 Abitbi 10 110 Acklands z25 AdanacM 6500 .AftonAAin 1533 Agnico E 2500 AhedM 500 Akaitcho 1900 Albany 69800 Alt Energy 4425 Alta Gas A 35551 Alla G E p 200 Alla G F 200 Alfa G 9.76 400 Alfa Nat z40 Alcan 5940 AlgoCent 300 Algoma St 2839 AStel p 4200 Algon 600 All-Can B 1000 AllarcoDv 170 Alminex 420 Alum 3rd p 2100 Am Bonza 79410 A Eagle 488319 Am Leduc 22400 Andres W z50 Ang CT 265 100 Ang U Dev 1000 Aquitaine 3641 Argosy z240 Argus 100 Argus Cpr 200 Asamera 2900 Asbestos 2331 Ashland C 10746 Ashland pr 2525 AtcoA 3710 AtoHardA 600 BC Sugar A 525 BC Sugar P 120 BP Can 3000 BPCanp z70 Banister C 3100 Bank BC 989 BkBCr 955 Bank Mtl 8392 Bk Mtl r 67120 Bank N S 9093 Bankeno 1800 BCdnNat 275 215 205 120 115 S9'/e 87/e $46'/2 46 S54*i 54M» $107/b 107/s 64 62 $6'/4 6 $6 Va 135 94 51 $16 $16 $26 215 115 9'/8 + 46'/2 54*$ ¦f 5 BCdnNatr 792 Baton B 1000 Belding A 110 Bell Canad 22934 Bell Apr z2 Bell Cpr 375 Bell D pr 500 Bell 2.28 30 $10% $5'/2 $53% $52% $30 $55 $29'/a 30 30 +3 10'/4 10'/4 5'/a 5 Va 53‘/4 53% + Vè 523/4 523/4 30 30 - Vb 543/4 543/4 29'/4 29 Va + V* 175 10 $8 Va $13 172 6 Va 6 Va Bell 1.80 725 $23 23 23 135 135 + 2 Beth Cop A 100 $16 16 16 90 90 Blakwod A 200 320 320 320 46 46 3 Va Block Bros 1460 $6 Va 6 Va 6 Va 17% 18 + Va Bomac 550 380 380 380 15% 16 + Va Bomac A z50 $6'/4 6V4 6V4 26 26 - Va BovisCor 500 64 64 64 • 28% 28% Bow Valy 11885 $19 V» 18 Va 19 Va 28+4 28+4 - Va Bralor Res 1200 $5 490 5 44 44 Brameda 5717 110 105 106 25 Va 25% - % Brascan A 2447 $13+4 13% 13% 12+4 123/.Brscn 8Va 400 $27'/4 27 17 Va ¦ I6V4 16 Va + Vb Brenda M 15600 $11 11 11 - 27 27 Bridger 45025 $9% 9 Va 9% 7 7 + Va Brighf A 700 $6% 6 Va 6 Va - 370 370 Brinco 500 415 400 415 - 19V4 19V4 + Va BCFP pr 100 $39 Va 39 Va 39 Va 10% 103/4 + Vb BC Phone 1750 $14 13% 14 - 28 Va 28 Va BCPh4 84 3000 $16'/4 I6V4 I6V4 28% 29% + % BCP 7.04 p 240 $23'/4 223/4 23'/4 • 153 163 + 9 BCP 10.16 p 190 $29 Va 29 Ve 29 Vb 9 Va 10 BCP2.32p 1100 $30 Vb 30 30 8 Va 8 Va Broul Reef 7500 31 29 29 - 31+4 313/4 + Va Brunswk 800 380 375 380 60 60 - 2 Budd Auto 2030 $7 Va 7 Va 7 Va • 15 15% + Vb Budd A w 1030 190 185 185 6 6 Bulora Cor 4000 5 Va 5 Va 5 Va 29 Va 29 Vb - % Burns Fds 560 $11 103/4 11 11% 11% - Va CAE A 200 $10% 10 10 Ve 10 Va 10% Cad Frv 2240 $9 9 9 23 23% + 1 Cad Frv A 100 $19 Va 19 Va 19 Va 13% 14 + Va Cal Pow A 3540 $35 34% 34% 26+4 27 Va + % Cal P4p zl5 $513/4 51+4 5P/4 15% 15% + Va Cal P 9.80 25 $111 Va 111 Va lllVa 12 Va 12 Va - Va Cal P 2.36 100 $29 Va 29 Va 29 Va 28 28% + % Calmor IB z300 67 67 67 13+4 133/4 - >/4 Calvert 3000 18 17 17 12% 12% - % Cam Mine 1500 38 38 38 60 60 Camflo 3875 $15 14% 143/4 13% 13% - % C Chib A 1750 315 315 315 29 29 Vb + % Campau A 1935 $5% 5 Va 5% 155 155 - 15 Campau 7p 600 $9'/4 9V4 9’/4 16 16 Ve Can Cem A 18190 $8 Va 8% 8 Va 26Va 26Va - Va CDC pr B 985 $1053/4 105 105V4 19'/4 19 Va + Va Can Malt A 350 $23% 23 23% 172 172 C Nor West 37957 $8'/4 73/4 8% i 14 Va 14 Va + Vb C PakrsC 4000 $20+4 .20 V4 20'/4 - 3 + % + 20 + 1 + Vb - '/4 + 20 - 1 + 10 + 2 +! 1 montréal Norcen très actif Les cours étaient hier à la hausse dans une animation modérée sur la Bourse de Montréal En clôture, le virement atteignait 482,168 actions, au regard de 415,112 jeudi.L'indice général a gagné 0.39 à 173.18.Les industrielles ont pris 0.07 à 166.27; les services, 1 08 à 162.90; les banques, 0.85 à 225,86 et les papiers, 0.37 à 92.30.Fluctuations des valeurs.56 gains, 62 reculs et 46 valeurs stables, pour un total de 164 actions; la veille, on enregistrait 61 gains, 66 reculs et 52 titres stables, pour un total de 179 actions.Parmi les industrielles, Norcen Energy Resources a perdu 1-8 à $13 5-8 sur un virement de 141,153 actions transigées.Chez les mines Acroll Oil and Gas a gagné deux cents à 42 cents sur un virement de 11,585 actions transigees Hausse des pétroles, où Pacific Petroleums a gagné 3-8 à $33 1-2 et Dome Petroleum, un dollar à $42 1-2.Imperial Oil A a perdu 1-4 à $20 1-8.Trans-Canada Pipelines a gagné 3-8 à $16 1-8; Alberta Gas Trunk Line Co.A, 1-4 à $16 et la Banque provinciale, 5-8 à $13.Alcan a perdu,1-8 à $25 3-4 Parmi les valeurs spéculatives, Mount Jamie Mines a pris trois cents à 32 cents sur un virement de 3,000 actions transigées.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente» Haut Ba» Farm.Ch.Vante» Haut Ba» Farm.Abitibi 3400 $9 9 V CCemL a 1260 $8% 8% 8 Va AltGas T 10000 $16 15% 16 + Va Can Devlp 90 $105 105 105 Alcan 5050 $25% 253/4 253/4 - % C Malt a 700 $23 23 23 Algoma St 132 $16 Va 16 Va 16 Va + 3/4 CTrst a 850 $26 26 26 Alg a 100 $27 27 27 + Va C Cel 100 $6 6 6 Aquitaine 3000 $15'/4 15 15% - % C Hvdro 200 $9 Va 9 Va 9 Va Ashland , 1100 $14 13+4 14 + Va C Imo Bank 200 $22% 22% 22 Va Bank Mtl 6327 $16% 16 16% CIL 300 $19'/4 19V4 19'/4 BM rt 52872 27 26 Va 27 - 1 C Int Pw 1148 $21 Va 2 IVa 2 IVa Bank NS 100 $19% 19% 19% + Va Cdn Tire A 2500 $31 31 31 Banq CN 3107 $14 Va 14V4 14% Cantol 100 260 260 260 Ben rt 30880 30 29 30 +1 CPLtd 7010 $18% 18 I8V4 Bq Deprg BPC 300 20809 $20 Va $13 20 12% 20 13 + % Cassdy A Celanese 100 2000 $6% 310 6% 310 6% 310 Bell Canad 8527 $53% 53 V4 53% + V4 Chrysler 1000 $17'/4 17'/4 17’/4 Bell D pr 700 $543/4 54+4 54+.- Va Cominco 120 $31% 31% 31% BM RT u 1100 $14+4 14% 14% + % Con Bath 700 $223/4 22 V4 223/4 Bomb Mlw 196 $6 6 6 Con Gas 1400 $15% 15'/4 15% BP Can 220 $12% 12% 12% Cr Fone 150 $79 79 79 Brcan a 2400 $133/4 13+4 13+4 -f % Dome Pete 6700 $42% 42 4 2 Va Brcan Pr d 2900 $27Va 27 27 Va + +4 Dofasco a 1400 $24% 24 24% BC’/4 32 100 $30 30 30 - 1% Domco 250 290 290 290 CAE A 525 $10 10 10 - % Dom Store 5450 $17 163/4 17 Cal P a 4300 $35 34 V4 343/4 + % Domtar 300 $13+4 133/4 13+4 - 'h - Vfe - Vt -10 + V, + vt -H + '-1) -15 + V* - Vb Can Perm 350 C Perm 6% 400 CS Pe»e 458800 Can Trust A 875 C Trust 7'/4 28059 C Tung 2200 Cdn Arrow 1000 C Cable w 1500 CdnCel 900 CC Man A 100 C Curtis 1000 CG Invest 160 C Hidrogas 39000 C H ornes td 36350 C Hydro 800 C Hydro pr 100 Cl Bk Corn 6899 CIL 550 CIPowrA 4469 C Lencour 3500 CLI Pete 2848 CManoirA 1500 C Marconi 200 C Merrill 1700 CNat R 28000 COcdental z2 C Ocdntl p 200 CPInve 8345 CP Inve pr z48 CP Ltd 32292 CPLAp z83 C Reserve 2400 CdnSupO 6575 Cdn Tire 115 Cdn Tire A 4650 C Uilties 1860 C UtiI 4'/4 p zlO CU 10'/4 390 C Util 9.24 600 CandelOil z50 Canray 10322 Canron 600 Caron 6 pr 100 CapitDiv 39850 Cara 100 Carl OK 3390 Cari Bp 190 Car zlOO Car A z500 Cassiar 6850 Cassidy L 100 CasidyAp 200 Celanese 1400 Celanes 1 p 100 Celan 175 p 200 Ctl Fund A 200 ChibKay 2000 ChieftanD 900 Chieftain p z30 Chimo 500 Chrysler 1490 C S 10% 2200 Cominco 280 ComincoA 300 Com Cap 1600 CC Tr p 100 C Holiday! 400 CHInsAp 350 Coniagas 2000 ConBathA 1071 Con Bldg 3200 ConFardy 7660 C Durham 9500 C Marben 8500 C Morisn 600 Cons Prof 7000 C Rexspar z20 Con Textle 300 Con Distrb 32025 Cons Gas 6250 Con Gas D 2000 Conwest 100 Cooper C 500 Cop Fields 100 Corby vt 400 Corby B z35 Cornât Ind 4485 Corp Food 450 CosekaR 54130 Craigmt 2100 Crain R L 260 Crestbrk 100 Crown 8% 200 Crush Intl 1200 Cuvier M 1500 Cyprus 12700 Dalmy A 100 Daon Dev 840 Daon A 200 D Aragon 1000 Decca R 5100 DEIdona 2500 Denison z30 Dicknsn 2200 Discovry 1000 DistTrA z 50 Doman I 1960 Dome 6296 Dome Pete 20851 D Bridge 884 DExplor 2000 Dofasco A 2320 Domglas 100 Dom Store 8440 D Textie A 10160 Domtar 6866 Dover Ind 700 Donohue Pr 200 E Pr Air a 400 Enheat a 600 Fal Nck 100 Fin Coll 200 Gaz Metr 5010 Genstar L 886 GL Pp w 200 Gulf Can 1159 Hrd Car a 100 Home A 400 Home B 200 HB Oil Gas 1600 Husky Oil 500 I AC 645 Imp O a 18701 Imasco A 1010 Incoa 6312 IU Int 1000 Ivaco a 5050 Jnock b 250 Kept B 200 La Veren 100 Maclarn A 4500 Mac HA 100 MB Ltd 660 Mrtm c 100 Mass Fer 3400 Mercantl 100 Mice Inv 100 Moffat a 1000 Molson A 155 Monenco A 125 Moore 850 Nfl cl a 100 Nfld pr d 500 Noran a 1700 Nordair a 800 Norcen 141153 Norc C 2100 Pac Pete 4800 Pancan 350 Pow C a 500 Pow C d 100 Price Com 200 Provigo 250 Que Tel 240 QueT 4%p 300 Redpa a 100 Rio Algom 264 Rothm B p 700 Royal Bank 1650 Ry Trt a 225 Seagram c 715 Simpsons 529 Simpsons S 500 Stelco a 300 Steinbg A 180 Tele C 125 Tele Met b 200 Texaco 6000 Texasgulf 300 Tor Dm Bk 1108 TD Rit un 100 Tot Pet A 1215 Trd a 1000 Tr Can PL 10980 Trans Mt a 230 Ultrmar 283 Velcro 700 Walk a 1300 West Pet 1500 Wstburne 670 Zellers 5500 fonds mutuels $17% 17% 17% + Va $26 Va 26 Va $26Va 26 26'/a + Va échos boursiers.QueSturg 8100 Ram 5800 Institute Members AGF Group Amer Grwth 4 65 Cdn Gs Egy 16 23 Cdn Sec Gth 5.17 xdCdnTrustd4.69 Corp Invest 5 59 Corp Inv Stk 5.13 Gwth Equity 7.13 japan 10.18 nMoney Mkt 10.00 Special 3.73 All Canadian Gr Compound 6 08 Dividend 6.34 Northn Egy 3.86 Revenu Gth 4.00 Venture 3 94 4000 3.85 Bolton Tremblay ynEquity 5 44 nylneome 1094 ynlnternatl 6 83 Calvin Bullock Gr Acrofund 1 32 CIF * 19 Cambridge Gr inti Energy 2.67 Inti Growth 4 58 Inti income 3 50 Nat Res Gth 4.03 Univest 5.14 Growth 6.52 ciag mv Grp nyCo-opera 9 80 nyLdmk GF 9 93 Eaton Groüp Commwth 1667 Growth 9 81 xdlncome 4 69 Internatnl 9 12 Leverage 4.76 Venture 4 34 Vikina 4 84 Guardian Gr Enterprise 84 GIS Comp 10.15 GIS Income 2.93 yGwth Fund 9 63 North Amer 3.82 Mutual Acu 5.52 Mutual Inc 4.50 Sec Income 9 68 World Equity 6 09 Investors Group yGrowth 9 98 ylnternatnl 5 93 yJPAN Mb'/b.Vb’/4 YMortgage 5 00 yMutual 5 10 yRetiremnt 5.32 yProvidt Mu 6 48 yProvidt Stk 4.82 Planned Invest Gr Canada Cum 6.39 nyPId Resour4 58 ytaurus 6 19 Prêt et Revenu Gr American 9 36 Canadien 6.12 Fonds H 5.04 Retraite 6.56 Prudential Gr Growth 5.46 Income 5.33 Savings Invest Gr American 9.36 Canadian 6.12 H Fund 504 Retiremnt 6.56 Scotiafund Gr Scotiafund 86 Scotiafd Mtg 1 04 United Bond Shr yRoyFund 5.85 yRoyFnd Inc 5.27 United Group yAccumula 3.65 yAccumu R 4 00 yAmerican 1.51 yCont Mortg 5.20 yHorizon 2 36 ySecurity 4.75 yVenture 2 69 yVenture Ret4.02 Universal Gr Save Equity 9.04 xdSave Incm 5.31 Non Members Assoc Inv 5 68 yBeaubran 3.83 CSA Mgmt Gr Goldfund 4.37 Goldtrust 3 26 Canagex Gr yBond 9 64 Fund 9 28 Internatnl 7.82 yMortgge 10 39 Capital Grth 10 35 xChase 6.10 ynComCpMg 10.13 Desjardins Gr yCanadian 7.16 yHypotheq 4 40 ylnternatnl 7 28 yObligatns 5.33 xdQuebec 3.69 yPEP 208 nySpec 4.74 Dixon, Krog 6.12 Dreyfus Group ylnc 11.67 ylnternatnl 1369 yDomin Comp6 76 nExecutv Can 6,11 nExecutv Inti 1 61 xFid Trend 21 04 xdFisconFundS 38 nHarvard 6,71 yHeritaqe 1.92 Industrial Gr Indust Amer 2.57 e IndustDiv 7.01t I,; Indust Gth 5.08 Indust Incm 11.04 Indust Pens 25.96 ITCO 5.32 $9% 9+4 9% + % 13 13 13 78 77 77 - 3 $6% 6 6 $26 26 26 49 49 49 + 1 $18% 18 Ve 18 Ve 295 285 295 + 4 $7% 7 7% + % $10% 10% 10% $13+4 133/4 U3/.$22% 22% 22 Va - % $19 Va 19% 19% - Va $21% 2 IVa 2 IVa 5 5 5 - 1 57 56 56 - 2 420 420 420 - 10 420 410 410 $143/4 143/4 143/4 - Va $5'/4 5 5 $18 18 18 $28% 28% 28% $18'/4 18 18% + % $35% 35% 35% $18% 18 18% $93/4 93/4 93/4 $63/4 6 Va 63/4 + Va $55% 553/4 553/4 $30 30 30 $31'/4 31 31% + Va $13% 133/4 13% + Va $51 Va 5 IVa 5 IVa $29% 29% 29% + % $28 Va 28 Va 28% + % $14% 14% 14% 148 142 142 - 6 $23% 23% 23% $90 90 90 100 98 99 $8% 8% 8% 255 248 250 $29 Va 29 Va 29 Va 77 77 77 $8% 8 Va 8 Va - Va 375 375 375 -: 30 $6% 6% 6% - % 315 310 315 + 5 $10 Va 10 Va 10 Va $18 Va 18 Ve 18% $5'/4 5% 5% -f Va 7 7 7 - Va $14% 14% 14% - % $643/4 64% 643/4 103 103 103 + 3 $17'/4 17% 17% $12 12 12 + Va $32 32 32 + % $28 Va 28% 28 Va + Vb $5% 5 5% + % $12% 12% 12% + Vb 445 445 445 - 5 $233/4 23% 23% - Va 70 70 70 $22% 22% 22% + Va 320 320 320 + 5 270 260 260 - 5 85 79 84 + 9 100 98 100 + 2 122 122 122 - 1 22 20 22 + 2 72 72 72 195 195 195 + 5 335 320 335 +15 $153/4 15% 15% $23 Va 23% 23 Va 400 400 400 - 10 430 430 430 - 5 210 210 210 $20 193/4 193/4 - Va $18% 18% 18% $5% 5% 5% + Vb $14 13% 14 + Va $73/4 7% 7 Va + Vb 440 425 440 +15 $8% 8 Va 8% + Vb 390 390 390 +20 $223/4 223/4 223/4 + % $9 Va 9 Va 9 Va 41 41 41 + 1 $9 8% 9 - Vb $5 Va 5 Va 5 Va - Vb $12 11% 12 + Va $7+4 7 Va 73/4 20 20 20 - 1 $8 Va 8% 8 Va + Va 63 63 63 - 2 $55'/4 55 55 $5 490 490 53 52 53 + 1 $6% 6% 6% $6 5% 5% - Vb $60’/4 59% 60% + % $42% 41% 42% + Va $21% 21% 21% + Va 8 8 8 + 4 $24 Vb 233/4 233/4 - Va $10% 10% 10% - 2% $17 163/4 17 + Va $8% 8 Va 8% $13% 13% 13% - Va $14 14 14 $16% 16% 16% - % $6 Va 6 Va 6 Va 240 230 240 +20 $22 Vb 22 Ve 22 Ve + Va 180 180 180 $5'/4 5 5% + Va $25% 25 Va 25 Va - Vb 350 350 350 $27 27 27 - Va 285 285 285 - 10 $34 333/4 34 + % $29 Va 29 Va 29 Va +1 Va $42 41% 42 + 3/4 $26 26 26 $163/4 163/4 163/4 - Ve $20’/4 20 20 Vb - Va $28 28 28 $2 IVa 21% 21 Va + Va $123/4 123/4 123/4 $6 6 6 - Va $93/4 93/4 93/4 + Vb $11 11 11 - Va $7 Va 7 Va 7 Va $33 33 33 - % $10% 10% 10% + Vb $18% 183/4 183/4 + Va $113/4 113/4 113/4 + Va S18V4 173/4 18% + % $11% 11 Va 11 Va $10'/4 10% 10% - Vb $103/4 103/4 103/4 + Va $15% 15% 15% $7 7 7 $29 V4 29 Vb 29% $15 Va 15 Va 15 Va $9'/4 9% 9% - Va $23'/4 23 Ve 23 Vb - % 485 460 460 -: 35 $14 13% 13% - Vb $22 Va 22 Va 22 Va + Vb $33 Va 33 Vb 33 Va + % $30% 30 Va 30% + % $8% 8 Va 8% $8% 8% 8% - % $8 Va 8 Va 8 Va $12 Va 12 Va 12 Va $193/4 19 Va 193/4 + Va $12 12 12 $15% 15 Va 15 Va $23 22% 23 + Va $16% 16 16 - Va $26 253/4 25% - Vb $16 Va 16% 16 Va - % $21 Va 2 IVa 2 IVa 460 460 460 +5 $6 Va 6 Va 6 Va — % $26% 26% 26% - % $16% 16% 16% + Vb $6% 6% 6% $7'/4 7 Va 7 Va $32 Va 31 31 $21% 21% 21% + Vb $17 16% 16% + Va $23% 23% 23% + % $9'/4 9 Ve 9% + % $17 Va 17 Va 17 Va + Vb $16 Vb 16 16 Ve + % $11% 11% 11% 495 485 485 $9'/4 9Vb 9% + Va $29 283/4 29 + Va $12 Ve 12% 12% $13 Va 13 Va 13 Va + 3/4 $5% 5% 5% Junior Industrielle* Crawfd Al Keystone Gr Cus K-2 5.04 Cus S-l 16.92 Cus S-4 3 82 Polaris 3.24 xLex Rsrch 14 44 xMnhatn 2.41 yMaritime Eq 2.51 Marlborough 5 76 Natrusco 12 49 NW Group yCanadian 4.30 yEquity 6 84 yGrowth 4 91 xOne Wm St 13.81 xOppenhmr 5.73 Pemberton Gr nPacific Div 5.40 nPacific Inc 2 78 nPacific Res 2 89 nPacific Ret 5.10 nPacific US 4 34 PHN Group yBond 11 15 yCanadian 7 74 yFund 1506 yPooled 28 00 nyRRSP 11 45 PM F Managmnt nPension Mu 6 62 nXanadu Fd 3 96 Principal Gr Collective 620 Growth 4 48 Venture 3 66 nPutnam 10 46 Sterling Group Equity 5.57 yMortgage 5 16 xTech 712 Temple Gth 13 62 Trans Canada Gr A 5.11 C 1072 Special 4.12 Vanguard 6.57 Western Grth 5,11 Agnico Basic Res Cadillac Ex CS Pete Chib Cop Cons Imp Dyn Mn East Mai FNorm Kiena Mt Jarqie N Insco NW Unis Ocelo B Phoenix Sil Stack Stafrd Voyager F Wrightbr 1200 430 430 430 + 5 Mina» et pétrole» 11585 42 41 42 +2 500 $6% 6% 6% 2300 $53/4 5 Va 5 Va - Va < 1500 40 40 40 1500 365 355 365 -15 2000 7 7 7 -3 1500 30 30 30 -4 2500 45 36 36 -11 100 325 325 325 -5 100 $6 Va 6 Va 6 Va 1700 190 176 190 + 14 3000 32 32 32 +3 2000 43 41 41 -2 1000 2 2 2 -3 200 $11% 11% 11% + % 600 475 450 450 -25 1300 64 64 64 -3 800 48 48 48 et 100 $10% 10% 10% 500 10 10 10 +2 dividendes Forte progression des ventes et des bénéfices de Provigo Les ventes de Provigo inc.ont augmenté de 14.4 pour cent au cours des 28 premières semaines de l’année financière 1977-1978, atteignant $308,797,000 comparativement à $269,825,000 l’annee précédente.Le bénéfice net d’exploitation a progressé de 20.5 pour cent passant de $2,951,000 à $3,555,000, ce qui représente $0.95 par action comparativement à $0.79.Une perte extraordinaire de $25,000 a réduit le bénéfice net à $0.34 par action.Tel qu'annoncé précédemment, certaines filiales de la compagnie ont acheté, le 1er août dernier, les actifs de neuf supermarchés\ Dionne opérant dans la région de Montréal.D’ici peu, ces supermarchés seront réaménagés et opéreront sous la bannière Provi- Dunoe Pal 2166 Du Pont z30 Dylex Ltd 1700 Dylex L A 2000 Dynamar 500 E-LFin 4040 E-L Fin w 2000 East Mal 1800 East Sul A 610 Estn Prov 700 Econ Inv 2000 Econlnvp z50 Ego Mines 30950 Electro A 1500 Emco 300 Extd wt z50 Falcon C 5460 Flbrg Nik A 561 Fed Ind A 900 Fidelty M S z20 Fidelity Tr z20 Finning T 825 FirecoSA 200 Foodex S 600 FordCnda 350 F Seasons 2000 Francana 1000 GM Res 5225 GSWCIA 200 Gaz Metr 800 Gaz 5.40 p z30 G Distrb w 1000 GMC 521 Genstar L 453 GnstarLw 300 GescoDis z50 Giant Yk 503 Gibraltar 3400 Glendale 800 Goldund M 1400 GtOMSds 700 GL Paper 200 GLPapw 400 GN Fin z25 Gt W Life z40 Gt West S 550 G West wt z200 G Goose 9% 100 Greyhnd 277 Gulf Can 3299 Halifax D 300 HambroC 1000 HamTr z52 Hardee zlOO Hard Crp A 2200 HardCrpC 100 Harlequin 1100 Harris J A 500 Hawker A 200 Hayes DA 269 HedwayA 800 HolingerA 250 Home A 5670 Home B 5150 HowdnDH 100 Hud Bay A 860 H Bay Co 6315 HB Oil Gas 2550 HB Oil G pr 650 Hu-Pam 1000 Husky Oil 7000 Husky Apr z30 Husky E w 2900 Hydra Ex 4500 Hy's Ltd 500 I AC 8940 ITLInd 1000 lUIntl 4399 IWC Com 1100 Imasco A 960 Imp Gen 200 Imp Oil A 21616 INCOA 19476 Indal 1400 Indusmin z40 39 39 39 - 1 Inglis $13% 13% 13% $8 Va 8 Va 8 Va $8% 8% 8% + Va 84 84 84 + 1 $10 10 10 140 135 135 — 5 330 320 320 — 5 116 113 116 + 6 295 275 295 +20 $12 12 12 — Va $30 30 30 110 103 106 — 1 200 180 199 +21 $5% 5% 5% 280 280 280 445 440 445 $22 Vb 21% 22% + Va $7% 7% 7% 465 465 465 325 325 325 $19 Va 19 Va 19 Va + Va 195 195 195 + 3 $6% 6% 6% + Va $85 85 85 — % 275 275 275 + 5 $7'' 7 7 + % 340 330 330 — 5 $5% 5 Va 5% $5% 5 5% + % $57 57 57 120 120 120 + 5 $753/4 75% 753/4 + Va $25% 25% 25% $8 Va 8 Va 8 Va 280 280 280 $8% 8 Va 8% + Vb 465 460 460 — 5 100 100 100 23 23 23 — 1 $63/4 6% 63/4 + Vb $22% 22% 22% — % 350 345 350 20 121 121 121 $58 Va 58 Va 58 Va 295 295 295 87 87 87 $11 11 11 — Ve $17% 17% 17 Ve $27% 27 27 162 162 162 — 3 $5% 5+4 5% + Vb $22% 21+4 22% 78 78 78 295 285 290 + 5 285 285 285 — 5 $20% 19% 20 365 360 365 $5% 5% 5% + Vb $5% 5% 5% — % 345 345 345 + 5 $30 Va 30 Va 30 Va — Va $34% 333/4 34% + % $29 Va 29 29 Va + 1 Ve $8 Va 8 Ve 8% $16% 16 Va 16 Va $153/4 15% 153/4 + % $42 41+4 42 + 3/4 $413/4 4 IVa 41+4 + 3/4 17 17 17 $26% 253/4 26% + % $403/4 403/4 403/4 $10% 10% 10% 32 31 32 — 3 172 171 172 — 3 $16% 163/4 16+4 330 330 330 — 5 $123/4 12% 12% — % 197 192 197 + 2 $28% 28 28 — % 400 400 400 $20% 20 20 — Va $21 Va 21% 2 IVa + Va $83/4 8% 8% — Va $9% 9% 9% 3500 500 700 $9% $93/4 Inland G p Inter-City Inter C B w IBM Int Mogul Interpool Int Pipe A Ipsco Inv Group InvGrpA InvGrpSp Iron Bay T Irwin T A ISO IvacoA Ivaco 8.85 Jannock A 1 Jannock B Jannock8 Jannock w Jorex Ltd KapsTran 37175 146 KeepriteB 1600 $11 Kerr A A K Anacon Koffler A La Luz Labatt A Labatt Ap Lacana LaidlawBp 200 LShore Langis Lau Fin Lau Fn6'/4 Leigh Inst LL Lac Lob Co A Lob Co B LobCopr Lob Ltd Ap Lob Ltd Bp Lochiel LoebM Lost River MUb Helth MEPC MICC MICC A MTS Inter gain.Suite à l’offre faite aux détenteurs d’actions ordinaires de M.Loeb, Limited, la compagnie détient maintenant environ 80 pour cent de ces actions.Les résultats de M.Loeb, Limited et ses filiales seront consolidés avec ceux de Provigo à compter du troisième trimestre qui se terminera le 5 novembre 1977.- >/4 • $10 10 10 Molson B 458 $133/4 133/4 133/4 1 $10+4 10% 10% + % Mon Inv w Z1700 8 6 6 1 $12% 12% 12% - % Monenco A 200 $7 7 7 l $7 Va 7% 7% - Ve Moore 9320 $29% 29 Vb 29 Vb > 440 440 440 +10 Multi Acc 1100 360 350 360 1 $277 276 277 Murphy 2300 $8 Va 8 Va 8 Va 350 335 350 +10 NBU Mine 800 97 97 97 1 $223/4 22% 22% + % 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160 $7 Va 7 Va 7 Va z25 $15'/4 15V4 15V4 5100 420 410 415 155 158 158 158 600 320 315 315 508 315 305 305 150 $26 V4 26 V4 26V4 150 $17'/4 17V4 17V4 z40 $16% 16% 16% 28200 247 235 247 150 $5 5 5 2500 78 77 78 100 266 266 266 800 $13Va 13Va 13Va 2100 $10% 10V4 10% z80 $293/4 293/4 293/4 15 15 + % + Va + Vb - 5 - Vb - 5 + 2 Va + V4 - 5 -10 - V» + 10 + 20 + 2 + 6 + Va 500 15 MclanHA 11540 $10Va lOVs lOVa MB Ltd 1690 $19 183/4 18% 3986 58 1000 72 500 $16'/4 I6V4 500 $18'/4 18V» 200 $6% Madeline Madsen Magna Int Magna A Maher pr 55 72 MajstcWil 7550 325 Malartic 1000 94 Man Bar MLf Mills Maritime Mar T 940 Market F Martin Mass Fer Mas F A Mas F B Matchan Matgmi A Mc Adam Mc Intyre McLaghln Melcor Mentor Mercantil Merland E MetStorsp Midcon Minrl Res Molson A 55 72 I6V4 -I8V4 -6% 6% 315 325 - 94 94 - 7250 107 105 105 - 900 $13% 13Va 13% -z23 $21 Va 21'/a 21 Va 100 $113/4 113/4 113/4 5 Va 20 2 7 Ve 12 100 $5 Va 5 Va 54500 21 18 12271 $18’/4 17% 18Vb 950 $273/4 27Va 27Va 1410 $27 Ve 27 2000 12 12 1300 $11% 11 Ve 11% 1900 25 25 25 600 $28 28 28 100 $5% 5% 5% 8600 $6% 6% 6% 1800 320 305 315 1845 $11 Va 11V4 11% 6500 $6% 6Ve 6V0 zlO $15 15 15 1400 140 140 140 1000 145 140 140 2611 $16 Ve 15% 16 +2 Va + % - Va + Va + Va — 5 + Va - % -10 + % new york Plus sept points La tendance a été soutenue hier à Wall Street où l’indice des industrielles enregistre une avance de 7.02 et clôture à 847.11 après une séance relativement active.Quelque 21 millions de titres ont changé de mains.La séance a été bien orientée en raison de l’annonce par la Federal Reserve d'un diminution significative de la masse monétaire ce qui semble révéler un certain progrès dans les efforts pour résorber l'inflation.Autre bonne nouvelle économique, la publication de l’indice desprincipaux indicateurs économiques qui a augmenté de 0.8 pour cent en août.Bonne tenue des pétroles où Atlantic Richfield gagne 1 3-8 à 53 1-2.Les aluminium sont fermes Kaiser Aluminium gagne 1 1-8 à 31 3-8, Reynolds Metals, 11-4 à 32 1-4 et Alcoa 2 1-4 à 45.Les chimiques sont en légère hausse ainsi que les automobiles et les aciers.Léger repli des compagnies aériennes.Fluctuations: 1.039 gains, 383 reculs et 440 valeurs stables, pour un total de 1.869 actions: jeudi: 864 gains, 483 reculs et 495 valeurs stables, pour un total de 1,842 titres.Parmi les valeurs canadiennes cotées en bourse newyorkaise, Massey Ferguson a clôturé en hausse de 1-2 à $17; Hiram Walker a gagné 1-2 à $27 1-8 et Canadian Pacific, 3-8 à $17.Par contre, Alcan Aluminium est demeurée inchangée à $24; Bell Canada, à $49 3-4 et Campbell Red Lake à $30 3-4.Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE V#ntM Haut Bas F*rm.Ch.V«nt«* Haut Sa* Farm.Ch.10 142 35 101 22 34% 34%.213/4 213/4 117 27 550 45 9 Va 3% +2 Va 31 Va 9Vb— % 3 Va Carling Acklands; 12 cents; série 2epriv.24 cents; tous deux payables le 30 novembre, aux inscrits le 14 novembre.Bathurst Paper; 5 1-4 per cent priv 26.25 cents; le 1er décembre, aux inscrits le 4 novembre Consolidated Bathurst; six pour centpriv.37 cents; le 1er novembre, aux inscrits le 12 octobre Shell Oil; 40 cents fonds américains; le 15 novembre, aux inscrits le 7 novembre 95 13% 13% 13%+ % 310 24 23% 24 .5 14 13% 14 + V* 38 17% 17% 17%+ Va 26% 27 + Va 433/a 45 419 40% 40Vb 40 Va 87 u31% 30% 31%+ % 352 31% 31 9 3% 89 43% 43 Va 43%.' 88 39 38% 39 + % ) 290 27% 27 27%+ % ï 731 38 37% 38 + Va > 419 28% 28% 28%+ Va i 126 4 Va 4 4 - % » 178 35% 35% 35%+ % I 1221 63% 63 63Va+ Va 125 10 9% 10 .I 147 24% 23% 24Va+ Va 927 18% 18 Va 18%+ Va 292 16 Va 153/a 16Va+ % 834 53% 523/a 53% + lVa 161 14% 14 Va 14%+ % 7 9-32 9-32 9-32 139 49% 4oWS49%.114 17% 17% 17%+ Va 615 473/a 47 Va 47%+ % 99 56% 56% 56%+ % 294 36Va 35% 35%+ % I 11 28% 28 Va 28 Va.) 112 28% 28Va 20% + % ) 43 183/a 18% 18%+ Va > 14 493/a 49% 49% 7 70 22% 22% 22%+ % > 1437 19% 18% 19%+ % j 5471 17 16% 16%— % 1 2983 25% d23Va 7 3901 ) 151 t 84 { 122 27% 27 i 547 u35% 34% 34%- Va } 197 16 16 16 + % i 207 12 Va 12 12 - % ) 326 19% 19% 19%+ % 7 47 23% 23% 23%+ % i 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Resservie 1900 Revelstkp 200 RevnuPrp 27065 Rileys D z50 Rio Algom 2400 Rio 580 pr 100 Rolland Roman Ronyx Cor 4000 Rothm A p zlO Rothm 2p Royal Bnk 3617 Royal Tr A 4136 Russel H Russel 93/4 Ryanor St Fabien 1000 625 4000 100 2000 300 300 15000 7000 109 103 109 + $12 11% 12 + $27 26% 26% — $5% 495 5% +3 77 77 77 — $15% 15% 15% 29 Va 28 29% — $6% 6% 6% $83/4 8 Va 8% + $63/4 6% 6% — $13% 13% 13% $13% 13% 13% + 147 143 143 — $14 14 14 — 70 69 70 + 74 74 74 $23 22% 22% $76 76 76 460 460 460 $21 Vb 20 Va 203/4 — 163 157 163 + $84 Va 84% 84 Va $16 16 16 — Yukon C 2100 202 196 200 + 5 Zellers 2350 $5% 5% 5% Trust Units 655 $15% 15% 15% 1260 285 275 275 9430 $14% 14% 14% 215 220 + 3 500 $9% 9 9 - % 700 $7% 7% 7% 925 $23% 23% 23% + % BBC R un BBC R wt BM-Rtun BM-RTwt 13672 220 C Perm un C Realty u TD Realty $26 253/a $ 163/a 16% $2IVa 21 Va 25% - Va 16% - Vb 8 2IVa - Ve 4 + Va 3 - 1 Scintrex 1000 72 72 72 -18 Scot Lasal 600 173 170 170 - 3 Scot Paper 400 $283/4 28% 283/4 Scot York 9549 335 315 335 + 10 100 4800 200 200 Scotts A Seagram Seaway pr Shaw LE A Shaw Pipe 450 Shell Can 8295 Sheperd P Sherritt A Siebens Sigma Silvmq Silverwd A Simco Eri Simpsons Simpson S Sklar M Sklar W SkyeRes 17150 Skyline H 2200 Slater Stl Sobey Stor Sogepet Somville p Southm A Spoon 500 6032 1700 200 2500 100 100 9065 715 14200 500 200 z50 700 z40 8000 132000 5966 2500 200 300 zlOO 1200 2000 100 100 1500 Stelco A Steep R Steinbg A Ster Trust SudCont Sulivan A Sunbrst E Surpasse Talcorp A Tara Teck Cor A 1100 Teck Cor B 1766 Teledyne TennecoI Tex-Sol Tex Can Texaco pr Txsglf Thom Ind Thom N A Thom N pr Tombill 500 z25 4000 19000 100 4025 1340 1150 100 1500 $8% 8% 8% + Vb $21 Va 21% 21% $5 490 5 +5 $8 8 8 + Va $9% 9% 9% $15% 15 Va 15 Va 260 260 260 440 410 440 +20 $18 17 Va 17 Va - % $27% 27% 27% 23 22Va 22% - Va $77/e 77/e 77/a + % $5% 5% 5% 460 455 455 - 5 $6% 6% 6% - Va 86 72 80 -9 12 12 12 $8% 8% 8% + Ve 161 160 160 - 1 $7% 7% 7 Va $6 Va 6% 6% 150 150 150 + 4 $32% 32% 32% $20% 193/4 20 - Ve 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21 Ulster P 138600 93 70 90 Ultramar 700 490 485 490 + 2 les devises Afrique du Sud Rand 1.2376 Allemagne Ouest Mark .4622 Antilles anglaises Dollar 4080 Argentine Peso 0025 Australie Dollar 1.1898 Autriche Schilling 0651 Bahamas Dollar 1 1061 Barbade Dollar .5362 Belgique Franc 02997 Bermudes Dollar 1.1061 Brésil N Cruzeiro 0731 Colombie Peso 0295 Danemark Couronne .1740 Egypte Livre 2.7921 Espagne Peseta .0129 États-Unis Dollar 1 0739 Finlande Mark 2684 France Franc 2183 Grèce Drachme .0300 Hong Kong Dollar 2330 Inde Roupie 1251 Israël Livre 1041 Italie Lire .001219 Jamaïque Dollar 1 2027 Japon Yen 004041 Mexique Peso 04939 Norvège Couronne 1962 ' Nouvelle-Zelande Dollar 1 0459 Pays-Bas Florin 4363 Pérou Sol .0134 Portugal Escudo .0281 Royaume-Uni LSterlmg 1 8742 Suède Couronne .2214 Suisse Franc 4511 Tchécoslovaquie Couronne 2040 URSS Rouble 1 4401 Venezuela Bolivar 2512 Le dollar canadien Le dollar américain a clôturé vendredi en hausse de 11-100 à $1.0746 La livre sterling a gagne 53-100 à $1.8786.A New York, le dollar canadien a perdu 9-100 à $0.9306.La livre ster- ling a gagné 8-25 à $1 7482 Cours de l’or Voici les cours de l’once d’or, en dollars américains, enregistrés hier à la fermeture des principaux mar- chés mondiaux: Londres — 154,45; Paris — 157.63; Francfort — 154,09; Zurich — 154,37; Hong Kong — 151.91.les options Un Carbid UGasA Union Oil U Canso U CorpB U Corp63p U Keno Un Reef P U Siscoe UW OG Abitibi Alcan 18% + Va Alcan 540 2625 9150 11100 3025 100 400 1000 5250 13700 $18% 18 Va 10 Va + Vb Alcan $10% 10% Alcan 11% + % $113/4 11% 8% + Vb Alcan Brscn + % Brscn Bk Mtl CP Ltd CP Ltd 7% + 3/a D Pete Univr Gas 14217 UppCan VSServ A Versatile $10% 10% Versatil A S10'4 103/4 Husky Vestgron $12% 12% Vie G A $30Va 30Va Villcentre Voyager P 4200 $10% 10% Vulcan Ind WamocoO 1000 $ 18 l'a 18% 28% + % $29% 283/4 63/4 + Vb INCO INCOA NCO A $11% INCOA 13 Va + % $13% 12% NCO A $12% 12% Noran Nor Tel Wajax A Walk GW A 6200 Wardair Warn Can Wrintn Weldwod Wstburne 13435 Wcoast Pt 4370 W Pet A p 620 Wcoast T 4587 Wcoast w 5250 WBcasA 100 West Mine 100 W suppls 600 Westfield 500 Weston 1200 Whithorse 120 WhonokA 619 Wilco 8200 Wlroy 127300 Woodreef 14000 Woodwd A 100 Wrlwid 2000 Yk Bear 2900 York Cons 500 Nov $10 Feb $27Va May$25 May$27Va Oct $25 Nov $25 Feb $15 May$15 Feb $17% Feb $20 Ma y$ 17 Va Jan $40 Jan $45 Apr $40 Apr $45 Oct $40 Oct $45 Apr $25 Feb $20 Feb $17% May$20 May$17% Oct $17% Nov $20 Nov $17Va Feb $20 Feb $22Va May$20 May$25 Ma y $22 Va Oct $25 Nov $22Va Oct $25 Apr $27Va Feb $30 199 15 $9% 62 90 $253/4 22 $2%$253/4 39150 $253/4 $253/4 $253/4 $13% $13% $16 Vb $18% $18% 136 50 45170 23 75 107 $2 1 75 78 20 10100 $18% $18 Vb $ 18 Ve $18% $18% $18% $18 Vb 410 410 410 + 5 Pac P Feb $27Va 6 $13 12% 13 + Va Pac P Feb $32Va 10 116 116 116 — 4 Pac P May$30 5 $12% 12% 12% — % Pac P May$35 .5 166 166 166 + 1 Pac P May$32% 5 $9% 9 Ve 9% — Va Pac P Nov $30 14 11 10 10 Pac P Nov $27Va 1 192 188 189 — 1 Pac P Nov $32Va 11 67 64 64 — 3 Roy Bk Apr $27Va 4 $14% 14% 14% Stlco A May$27% 4 $5% 5% 5% — % TrC PL Feb $17Va 5 415 390 410 + 20 TrC PL Ma y$ 17 Va 6 65 65 65 — 2 Segrm Apr $25 6 45 85 17140 1 225 20 2 107 40 2 600 35 10 159 40 1 52130 1 244 $4%$42% 35 487 $2%$42% 14 105 $5%$42% 9 272 $3%$42% 44 690 $3%$42% 991888 70 $42% 15 95 $2%$26% 7 9 22 2 6 7 11 1 1 $2%$21 % 56 111 80 $21 Va 6 6 $23/4$21% 60 120 40 $21 Va 4 83155 $21 Va 1 54 10 $21 Va 5 14 40 $21 Va 1 3 15 $23 Va 1 1 $2%$27% 3 55 $4%$33Va 6 $6%$33% 50 $23/4$33Va 5 $5 $33 Va 33175 $33Va 20 $3%$33Va 66 $4 $33Va 31 $6%$33% 59 $2%$33% 9 90 $253/4 15120 $26Va 57 40 $16% 32 60 $16 Va 32 50 $21% obligations Peu de changement Les prix étaient cette semaine inchangés dans une animation modérée sur la bourse canadienne des obligations.Les émissions à court, moyen et long termes, de même que les valeurs des provinces et des sociétés sont demeurées stables.Selon les analystes, les conditions du marché monétaire se sont resserrées quelque peu à la suite des mesures prises par la Banque du Canada pour empêcher le fléchissement des taux de faire boule de neige.L’argent au jour le jour commandait un intérêt de 6 1-4 pour cent.Les bons du trésor à échéance de trois mois commandaient un taux moyen de 7.10 pour cent, soit une hausse par rapport aux 7.06 pour cent de la semaine précédente.Les bons de six mois commandaient 7.21 pour cent, par rapport à 7.19 pour cent la semaine précédente.Une emission spéciale à échéance d'un an commandait 7 40 pour cent.GOUVERNEMENT DU CANADA Offre Dem.9 lerlèv.1978 103.10 103 30 9V< 1er avril 1978 105.50 105.70 8 V.lerfév.1979 101.10 101 30 3V.1er oct.1979 93 30 9340 T/i 1erod.1979 101.20 102 30 Vh lerfév.1980 99.90 100 00 9 1er oct.1980 106'/i 106% 8 V.1er juin 1981 102'/! 102% 8V! 15 déc 1981 101% 102 V.9’.lerfév.1982 104'* 104% 7 v, 1e'avril 1982 99 V.100 4'T 1er sept.1983 83% 84V.9'/! 15 juin 1994 103% 104 V.10 1erocl.1995 107'/! 108 3 15 sept 1996 51 53 9% 15 mai 1997 102V.102% 9* 1er ocl.2001 103% 104 V.8V.lerfév, 2002 98 98Vi (a) Échangeables pour des obligations de l'/iX du 1er jull.1982 (b) Échangeables pour des obligations de 9% du lertév.1980.(c) Échangeables pour des obligations de 8''er au tournoi.Par ailleurs, la *\I.T.doit se réunir ce weekend à Barcelone pour faire connaître sa position sur la raquette à double cordage.OTTAWA - Philip Dela-salle, de Victoria, meilleur gymnaste au pays, se prépare présentement pour la Coupe du monde de gymnastique, regroupant les 18 meilleurs gymnastes masculins au monde, qui se déroulera du 27 au 29 octobre à Oneido, en Espagne.Lors d'une récente réunion internationale à Banska Bystrica.en Tchécoslovaquie, De-lasalle a terminé au deuxième rang parmi un groupe de 24 athlètes et il est parvenu aux finales de quatre disciplines.D a dû cependant abandonner au cheval de voltige, après s'être blessé au premier saut.I tre-vérités” Monsieur le rédacteur en chef, Samedi dernier, le 17, est paru dans ce journal un article de monsieur Victor-Lévy Beaulieu qui exige, pour une juste information du public, que j’apporte en tant que ministre des Affaires culturelles un rectificatif à quelques-une des contre-vérités énoncées.Monsieur Victor-Lévy Beaulieu déforme l’annonce parue une semaine plus tôt sur “Les cinq grand Prix du Gouvernement du Québec’’ enjjrétendant que les auteurs sont tenus de présenter eux-memes leur candidature; Or, textuellement l’annonce se lisait ainsi; “Les individus, groupes ou organismes qui désirent soumettre la candidature d’une personne à l’un de ces Prix, doivent faire parvenir un dossier, par courrier recommandé, au secrétaire du Prix.Le cachet d’oblitération fait foi de la date;’’ “Le dossier de candidature doit comprendre une biographie du candidat, la liste de ses publications et/ou de ses travaux, un résumé de sa carrière, ainsi que son adresse et son numéro de téléphone.Aucun Prix ne peut être décerné à titre posthume, ni partagé entre deux lauréats.” Y est-il question dans ces lignes d’une obligation à soumettre soi-même sa candidature à l’un des cinq Grands Prix?Au contraire, c’est à tous les “individus, groupes ou organismes” qu’est lancée l’invitaüon de soumettre la candidature d’une personne à l’un des Prix.Dans le but d’associer l’ensemble de la population et d’instaurer une consultation des plus démocratiques, nous avons tenu à ce 3ue tout citoyen ou organisme ait désormais la possibilité e soumettre le candidat de son choix aux délibérations des jurys.Monsieur Victor-Lévy Beaulieu critique également le processus d’attribution des subventions à l’édition.L’occasion me semble opportune pour rappeler que le ministère recourt toujours à des personnes nors de la fonction publique afin cl’obtenir un avis sur la qualité des manuscrits soumis.Ce sont des universitaires, des critiques littéraires, des écrivains, des scientifiques et autres spé- cialistes choisis pour leur compétence reconnue, selon la nature même des manuscrits présentés.Dans le cas cité par monsieur Beaulieu, je veux dissiper tout doute dans 1 esprit de ceux qui pourraient encore s’en inquiéter: ce rapport de lecture ne faisait nullement mention de l’expression “retardé mental”.En outre, dans l’application de ce programme d’aide à la publication, comme d’ailleurs dans les programmes d’aide à la création et à la recherche, le rôle du ministre se résume à faire confiance aux jurys.De plus, je tiens à préciser que les avis de ces spécialistes ne constituent que l’un des nombreux éléments que doit prendre en considération le Comité de l’aide à l’édition, composé de plusieurs personnes et non du seul directeur du service de l’Edition.Ainsi, les disponibilités budgétaires, une répartition aussi équitable que possible des subventions entre les maisons a’édition, le nombre annuel de leurs publications respectives, un contingentement équilibré selon les disciplines, la clientèle éventuelle des ouvrages, etc.constituent des facteurs tout ausJ déterminants dans la prise de décision que l’opinion _ des spécialistes consultés.Enfin, je voudrais profiter de l’occasion pour rappeler que ce programme d’aide à la publication doit reposer sur le travail propre des éditeurs.Aussi, pour éviter certains abus, le ministère des Affaires culturelles, dans le cadre de l’élaboration de sa politique de la lecture, envisage d’exiger que tout manuscrit présenté à l’aide à l’édition soit accompagné d’une recommandation du comité de lecture des maisons d’édition.Vu les accusations graves portées contre monsieur Clément Saint-Germain, directeur du service de l’Édition à mon ministère, je tiens à dire publiquement ma confiance totale en ce fonctionnaire et à rejeter comme dénuées de tout fondement les accusations portées contre lui.Veuillez agréer, monsieur le rédacteur en chef, l’expression de mes sentiments les meilleurs.Louis O’NEILL Québec le 26 septembre 1977 â MM Samedi 1 er octobre 1977 pB r Cahier zimmiMuan Prix Paul-Hébert et comédienne de l’année QUEBEC — Il y a quelques mois encore, elle habitait le Quartier Latin.On la croisait souvent au hasard des jours et des rues, Soit poussant la voiture de son fils, soit chez l’épicier du coin, ou encore sirotant un verre, assise à une table du Chanteauteuil, ce petit café du Vieux Québec qu'affectionnent particulièrement les gens de théâtre de la ville.Elle est belle.Non pas d’une beauté stéréotypée mais avec quelque chose en elle oe doux et de passionné, de tendre et d’énergique; en somme, elle a “du chien”.A ce moment — il y a de cela, un an — on avait dit qu’elle s'appellait Marie Tifo et qu’elle était comédienne, Elle avait joué dans: "Alcid Premier”, d’André Ricard.Puis, un jour, mine de rien, son nom apparaît sur la programmation de toutes les pièces du Trident.Toujours le premier rôle: Joséphine dans "La folle du Quartier Latin”, Jenny des bordels dans “l’Opéra de quatre sous”, Chi-mène dans “Le Cid Magané”, Élisabeth Smith dans “Les grands soleils” et une bouleversante Rosanna dans “Le temps d’une vie”.Rôles et performances qui ont sûrement impressionné les membres du jury du prix Paul Hébert puisqu’ils viennent de le lui décerner.Ce prix, on le sait, vise à souligner le mérite des comédiens participant à la vie théâtrale de la ville de Québec.Voici les propos échangés avec elle au-dessus de nos tasses de café, un bel après-midi de septembre où elle a sonné à ma porte, avec le soleil dans l’or de ses cheveux.— On dit que le milieu du théâtre est un milieu assez fermé où il est difficile de per- cer pour une femme et d’avoir régulièrement du pain sur la planche.Pourtant, vous n’avez jamais “chômé”, je crois?— C’est vrai; en général, la femme a toujours eu beaucoup de difficulté à se trouver du travail dans ce milieu-là parce qu’on n’a pas beaucoup écrit pour elle, le théâtre étant très mysogine.Dans le théâtre de répertoire, ça toujours été des hommes qui ont écrit et ils ont mis en situation des fern*-mes mais dans un milieu d’hommes.Même si on lui donnait souvent le premier rôle, on mettait toujours seulement une ou deux femmes en présence de cinq ou six hommes.C’est pourquoi, dans ce genre de théâtre-là, les hommes trouvent plus facilement du travail.Cependant, je ne sais pas si c'est à cause de la situation matriarcale qui a longtemps prévalu au Québec, mais ici, il y a des auteurs qui écrivent pour la femme comme Tremblay, Carneau et Lepage, par exemple.Et puis, il y a eu la naissance des cafés-théâtre; c’est une bonne formule et ça marche assez fort.Comme c’est trop petit pour qu'on puisse y jouer du théâtre conventionnel, çà propos recueillis par GINETTE STANTON force donc les gens à écrire.Déjà, il y a eu de bonnes créations dont “Les Célébrations” et “Frank, Eros Robidoux”.Dans mon cas, je crois que je suis sortie du Conservatoire dans un bon temps.J’ai terminé en 71, l’annee où le Trident — seul théâtre subventionné à Québec — a été fondé.C’est une question de chance.Cette annee-là, il y a eu du travail pour tous les finissants et j’ai touché à tout: théâtre de répertoire, de recherche et théâtre pour enfants.Après, j’ai obtenu une bourse et je suis partie étudier un an en Europe.On dit, que le théâtre de recherche vous intéresse particulièrement.Vous avez fait, un stage en Pologne, chez Grotowsky, au “Teatr labora-torium”.Cette expérience a-t-elle modifié votre propre vision des choses?— Mon Dieu, oui.J’avais lu “Vers un théâtre pauvre” de Grotowsky et ça m’intriguait beaucoup.Peu après, j’ai eu l’occasion de prendre contact avec ce genre de théâtre par TOpen Theater de New York et par le Performance Group qui était venu jouer à l’Université Laval dans le cadre d’un certain festival, en 71.Pour moi.c’était et c'est encore ça, le théâtre: ar- river à éliminer tout ce qui n’est pas l'acteur lui-même car l’acteur est le principal élément de communication entre le public et les sensations d'un auteur, tout le reste, décors et costumes, n’étant qu’accessoires.C'est primaire, c’est viscéral et c’est, sans contredit, le genre de théâtre qui m’impressionne le plus, qui me parle le plus: arriver a dire quelque chose au monde, toi, avec tout ce que tu es.C’est cela que je veux faire et j’ai un beau projet dont je ne peux pas encore parler mais qui me tient beaucoup à coeur.En tout cas, ça va sûrement me changer car je n’ai jamais fait cette expérience.— Vous voulez donc tenter quelque chose de nouveau.Pourquoi, puisqu’à Québec ça marche très fort pour vous actuellement?— Justement, tout en faisant ma joie, cet état de choses me crée un gros problème: petite ville, grand théâtre.Encore cette année, je serai très exposée car je joue tous les premiers rôles.J'ai peur de me “brûler” si je reste et j’ai aussi besoin de prendre un certain recul face à ma carrière, face à ma vie.C'est donc ma dernière année car je compte quitter Québec pour J x -xw quelque temps, peut-être la côte de l’Ouest, San Francisco.— Comme Rosanna, par exemple?— Oh! oui, Rosanna a été un personnage très marquant dans ma carrière! Mais le ne suis pas Rosanna et je ne le serai jamais car je pense que, dans la vie, il ne faut pas se faire une raison, il faut plutôt combattre.n’empêche que cette bonne femme-là m'a rejointe sur plusieurs plans dans ma vie: par ma mère, par exemple, et aussi par mon fils Jérémie.A la première lecture, i’ai toujours hâte de jouer le rôle qu’on me propose, puis quand je commence à répéter, on dirait que je n’arrive pas à m’en séparer et il m’est très difficile de ne pas assumer l'angoisse du_person-nage.Il m’arrive meme de manquer de présence avec les gens que ie rencontre.C’est cela qui m attriste.Des fois, je me dis que je devrais me retirer tout le temps que je travaille et refaire surface quand je commence à jouer.A ce moment-là, j’ai trouvé mon personnage, retrouvé ses sensations, je suis sur la bonne voie.Alors, je suis heureuse! — Tu es heureuse aussi d'avoir gagné le prix Paul Hébert?— Je suis très contente et c’est un bel honneur que d’a- voir été remarquée pour une interprétation Selon moi, toute comédienne qui entre dans la peau du personnage de Rosanna, ne peut faire autrement que trailer au bout d’elle-même.Mais ce prix ne peut être pour moi, ni une fin, ni un tremplin et je le considère comme une reconnaissance dont je suis fière.Vous avez, je crois, une grosse saison avec le Trident; Vous répétez, actuellement, le rôle de Nina dans la Mouette de Tchékhov.Qui est Nina?Ici, les yeux de Marie se mettent à briller et elle me raconte Nina.Fascinée par sa voix et ses gestes, j'écouté, telle une enfant sage, l'his- toire de cette jeune Russe pure et naïve qui rêvait de devenir actrice.Histoire de l’impossible rêve, de l'impossible amour.“Je suis une grande amoureuse, me confie Marie Tifo, dans un sourire.Je suis heureuse de jouer ce rôle mais avec la conscience des choses que j’ai actuellement, ce personnage sorti des temps où l'on pouvait mourir d’amour me pose un certain défi.(silence).c’est changé aujourd’hui.Maintenant les femmes ont plus de défenses.On est plus bardée: on se donne mieux, on se protège plus.” Mais, vous et es d’accord?—Absolument! ¦ Notre collaborateur, Naim Rattan, publie aux Editions HMH (collection l’Arbre) un nouveau roman "Les fruits arrachés”.Méir, un jeune juif de Bagdad débarque, en 1947, à Paris au coeur d’un Occident dont il a longtemps rêvé.Il découvre une Europe en ruines qui se dégage péniblement du pire désastre de son histoire: racisme meurtrier, haine, génocide.En même temps, un autre monde se révèle au jeune Oriental, un Paris en effervescence intellectuelle et artistique où il fréquente les Surréalistes, rend visite à André Gide, une Europe pleine de diversité et de contradictions.Et puis, la plus grande découverte de toutes: la femme.Disponible aux échanges, libre, autonome lui dévoilant en même temps qu’un univers de sentiments sa propre vulnérabilité, sa fragilité.Malgré ses apparences d’exotisme et d’étrangeté, Méir se rend compte que l’Occident n’est finalement qu’une dimension de lui-même.Nous avons le plaisir de publier un extrait des Fruits arrachés.Le narrateur Méir se rend en Allemagne, pays qu'il craignait entre tous.Erika et Heinrich sont à la gare.Il est six heures du matin.— Vous n’auriez pas dû vous déranger, dis-je.— Cela ne nous dérange pas, m’assure Erika.Heinrich, de taille moyenne, a les cheveux châtains, les yeux gris, une grande bouche et un petit nez effilé.Sa voix douce, au téléphone, peut être douce, au téléphone, peut être prise pour celle d une temme, — Tu vas habiter chez Hein- rich, dit Erika.Il n’y a pas de place chez moi, mais tu viendras dîner ce soir, Mes parents ont hâte de te connaître.Heinrich porte mon havre-sac.Je proteste.— Laisse, dit Erika.Tu es fatigué.Nous prenons le tramway.La ville est grouillante.Partout, des hommes silencieux, des femmes au regard résolu, descendant des trams, traversent les rues.— Il n’est que six heures et tout le monde est dehors, dis-je, étonné.— Les Allemands se sont mis au travail, explique Heinrich.Et quand les Allemands travaillent, rien ne les arrête.La ville est en ruines.Nous traversons des terrains vagues, des rues pleines de décombres.— La reconstruction a déjà commencé, dit Erika.Mes parents habitent un appartement neuf.C’est minuscule, tu verras, mais c’est mieux qu’une chambre dans un immeuble à moitié démoli.Je scrute les visages des passants.Ils sont tous des Allemands, des officiers SS, des membres du parti nazi, des soldats de la Wehrmacht.Ils ont l’air paisibles, sans signe particulier.Comment distinguer les criminels des innocents?Je fixe les visages.Voici les tueurs des Juifs.Peut-être sortent-ils eux-mêmes des camps de concentration.— Nous y sommes, dit Heinrich.A la porte, sa mère, sa soeur et son père.La table est mise.On m’attend pour le petit déjeuner.Les parents ne parlent que l’allemand.Grâce à mes notions de hollandais, je cherche ma voie dans ce dé- _________par.NAÏM KATTAN dale.La mère, forte, le regard affectueux, les yeux bleus, porte un tablier.Elle me fait penser à une mère irakienne.Présente par ses soins, ses attentions, sa chaleur, elle ne demande rien sauf que nous mangions, que nous goûtions au café chaud, au bon pain.— Margund, dit Heinrich en désignant sa soeur du doigt.Elle est belle, n’est-ce pas?En effet, plus blonde qu’une Hollandaise et les yeux d’un bleu ciel.Elle proteste et cherche mon regard sans effronterie ni timidité.Je lui souris.Nous sommes déjà complices.C’est inoffensif, me dis-je en pensant à Anne.Le per'' est brun, cheveux grisonnants, mince, élégant, d’allure effacée.Il s’affaire à passer le beurre, le sucre, le pain.— Veux-tu te reposer?me demande Heinrich.— Je ne suis pas fatigué.J’ai dormi dans le train.Je veux voir Hambourg.— Nous sommes tous en rongé, dit Erika.— En ton honneur, dit Heinrich.Y compris Margund.Il fait sombre.Des nuages bas, gris.— Il ne pleuvra pas, décrète Margund., _ — Tant mieux, dis-je.— Allons au port, propose Erika.Nous marchons longtemps.Je cherche des signes, des écritaux.Je n’ose pas poser la question qui me brûle les levres.Où a-t-on assassiné les Juifs?Je crois découvrir des bûchers, des guillotines.Nous parcourons des rues calmes, paisibles, propres.Nous atteignons le port.Nous montons des escaliers en bois.Margund cherche protection, me donne le bras.Je suis l’homme et les marches sont nombreuses.Je glisse souvent et c’est elle qui me retient.Elle sent le savon, l’eau de co-logne.Je n’ose pas m’approcher davantage.Nous arrivons en haut de l’escalier.Nous regardons les bateaux.Derrière nous, Erika et Heinrich.— Faisais-tu partie, toi aussi, de la Hitler Jugen?demandé-je d’une voix mal assurée.— Bien sûr.J’étais une excellente élève.Elle lève le bras et, face à l’eau et au ciel, dans un éclat de rire, elle dit: - Heil Hitler.Je ressens un coup à l’estomac.Son allemand est pur.Je retire mon bras.Des deux mains, elle me prend le visage.— Il n’y a plus de nazis.Ils sont tous morts, en prison, sous les verrous.Nous rentrons pour le déjeuner.La mère de Heinrich me demande de changer de chemise.Celle que je porte est sale.— Donne-la-lui, dit Heinrich.Elle va te la laver.Inutile de protester.Le père prend des photos et Margun remplit sans cesse mon assiette.- Tu es fatigué, dit Erika.Va t’allonger un peu.La chambre est tapissée de photos.Pas un coin de mur où le père de Heinrich, grand amateur de photos, n’ait laissé sa griffe.En m’approchant, je sursaute.Des officiers avec des swastikas sur leur cas-uette.D’autres militaires, es swastikas, encore des mili- taires, d’autres swastikas.C’en est aveuglant.Je suis fait.Submergé, cerné de partout.Mon coeur bat.J’ai été attiré dans un get-apens.Ils sont non seulement des Allemands mais de fidèles disciples d’Hitler.Ils savent que je suis juif.Je regarde la serrure de la porte.Si je me cadenassais avant de dormir?Ils sauraient bien me trouver, me sortir de mon trou.Je suis à leur merci.Tout habillé, prêt à toute éventualité, disposé à la défense comme à la contre-attaque, je finis par m’endormir, fixant des yeux un officier nazi arborant fièrement la croix gammée.La mère de Heinrich me réveille en me caressant le front et la joue dt sa grosse main.Elle répète: “Kind, kind.” Un lateau avec tartine de pain eurré et café m’attend.Erika est à la porte.— Elle croit que tu mérites d’être gâté.Tu es loin de ta mère, de ta famille.Sait-elle que je suis juif?Nous dînons chez Erika.Son père, joufflu, bedonnant, brise soudain le silence par un rire sonore.Il insite pour que je goûte la bière brune.La mère, mince, sportive, osseuse ne quitte la cuisine que pour nous servir.Elle mange à peine, et mon appétit d’oiseau la désole.Je finirais par apprécier la bonne cuisine, mais Je manque d’habitude.Erika sourit: — Mange encore.Cela fera tant plaisir à ma mère.La nuit est jeune et Margund, indignée, s’adresse à son frère: — Tu ne vas tout de même pas obliger ton ami à ne goû- ter que les plaisirs du foyer.Dès le premier soir.Même si tu t’apprêtes à te marier.— Sortons, propose Erika.—Allons à Reperbahn, décrète Margund.Je demande: — Qu’est-ce que c’est?— Mystère, dit Margund.Une surprise.Nous prenons un tramway et en descendons au coin d’une rue scintillante de lumière: Grosse Freiheit.— Ici, tu es entièrement libre, m'annonce Margund.Des boites, des brasseries avec des noms familiers: Pi-galle, Montmartre.— Regarde, dit Erika.Nous restons à la porte.Sur une piste de boue, deux femmes musclées, nues, se prennent par les cuisses, le ventre, se jettent par terre.Un arbitre compte les points.Elles se relèvent.De grosses taches de boue soulignent une fesse propre, un sein non encore souillé.Nous passons.A la porte voisine, un café.Nous regardons par la fenêtre.Chaque table porte un numéro et est munie d’un récepteur téléphonique, — Si tu es seul, me dit Margund en me serrant le bras, tu peux t’installer à une table libre et choisir ta partenaire.Tu n’as qu'à co mposer le numéro de la table de l’élue et elle est à toi, à ton entière disposition.à condition que tu lui plaises.A l’entrée d’une petite rue, encombrée, un attroupement.Heinrich passe sans s'arrêter.— Où vas-tu?lui demande Margund.— Tu veux y aller?me demande Erika.C’est le quartier réservé.Les filles vont nous insulter, Margund et moi, nous lancer des épluchures de fruits.— Pourquoi?demandai-jc, ressentant un malaise croissant., — Elles croient que les femmes accompagnées viennent les narguer.Nous entrons.Sur notre passage, les invectives pleuvent.Je songe avec nostalgie au quartier réservé de Bagdad, le Maydane, où les filles m’empoignaient le sexe au passage J en ai assez vu.Ici, le sexe a l’allure d’un jeu violent, sans saveur et sans joie.Et, comble de l’absurdité, nous sommes avec des femmes.Nous rentrons à pied Heinrich me sert de guide.Je l’interroge sur sa vie de soldat.Pendant trois ans, il a été prisonnier en Sibérie.Son talent de peintre lui a épargné le lot pénible de ses compagnons.— Je faisais et refaisais le portrait de Staline à l’huile.Chaque officier, à tour de rôle, avait droit au sien.Puis ce fut le tour des sergents.— J’ai dû en peindre deux cents.A la fin, cela était devenu automatique.Je n’avais presque plus besoin de modèle.— Mon frère aussi fut capturé, dit Erika II n’est pas revenu.— Etais-tu nazi?demandai-je timidement, Heinrich est visiblement géné — Je ne crois pas.J’étais un étudiant devenu soldat.Je ne prenais pas la politique au sérieux Mais je ne protestais pas.Je faisais comme tout le monde.— Mon frère n’est pas un héros, dit Margund, tu vois bien.C’est un simple portraitiste de Staline Es-tu toujours aussi sérieux, Méir?Je croyais ourtant que l’on s’amusait ien à Paris.Je ne viendrai pas te rendre visite.C’est fini, réglé, décidé.Dommage, car je suis très gentille.Nous passons de longs moments à nous taquiner, a nous moquer des gens sérieux, de la guerre, du passé.Je suis gai, heureux.Je me sens jeune.J’ai des amis sûrs, qui m’accueillent, qui m’aiment, qui me reçoivent simplement, dans la chaleur et la bonne humeur.Et les Allemands?Où est ce peuple d’ombres sinistres qui tramaient la mort?Dans ma chambre, je me déshabille, enfile mon pyjama.Un coup discret à la porte Mareund me tend une serviette.Elle est en chemise de nuit.De ses deux mains, elle me prend la tête, m’embrasse sur les lèvres.— Heil Hitler, chuchote-t-elle, étouffant de rire.Je lui réponds sur le même ton: - Heil Hitler.Je me jette sur le lit et me mets à pleurer doucement sans pouvoir m’arrêter.Il y a quelques années, j’aurais rejoint mes frères dans les fours crématoires Je suis là.Une mère me traite en fils perdu et retrouvé.Une fille oelle et fraîche m’embrasse sur les lèvres Qu est-ce que je pleure?Mes frères assassinés ou la joie d’être vivant?.* % 4 18 • Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 culture et société CoiiMrvM préctoMMMfrt c«ft» réclama, payé# an granda partia par ( ?).Ca tara «ans douta (a aauta pua VLB ÊcHtauraun hu /noyant da aa parmattra cafta annéa.vlb éditeur 5860 EST BOULEVARD GOUIN MONTRÉAL-NORD QUÉBEC • H16 2B6 JEAN-CLAUDE GERMAIN prix Victor-Morin Les Hauts et les Bas dla vie d une Diva: Sarah Ménard par eux-mêmes ‘ $4.95 Un pays dont la devise est je m’oublie $5.50 VICTOR-LÉVY BEAULIEU • i\ / .: ; • ' ., ; ' I .• - • ¦ ¦ Sagamo Job J a Un roman-cantique, troisième volet de la série les "Voyageries” commencée avec Blanche forcée et N'évoque plus que le désenchantement de la ténèbre, mon si pauvre Abel.206 pages $6.50 L’ABBÉ ALEXIS MAILLOUX ancien Vicaire Général ’ Le Manuel des Parents chrétiens • Une suite logique a la rehabilitation de Maurice Duplessis: pèur assainir le Québec Un document essentiel enfin ré-édité et, en même temps, 300 pages de bel humout religieux.$6.95 4e mille ! 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DAVID RODGERS Dictionnaire de la langue québécoise rurale • Des milliers dé vieux mots québécois à faire revivre.Un ouvrage qû’il faut avoir dans sa bibliothèque.et dans la bouche.260 pages, abondamment illustré $9.95 Club du Livre de vlb éditeur Victor-Lévy Beaulieu Sagamo Job J cantique ' ^ vlb éditeur L'abbé Alexis Mailloux uwltn Vloil» Générai Le Manuel des parents chrétiens vlb éditeur David Rogers Dictionnaire éÆ ^rai^-s maisons t0US ° PS universités, adress 448page*,^0' dans ie= « dèditîon-' 1 i / culture et société L’apport culturel des minorités Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 • 21 Karl May au MBA .par.JEAN-CLAUDE LEBLOND C'est un fait, l’apport des groupes minoritaires a considérablement élargi notre panorama culturel.Il n’est que de remarquer la variété de pizzas à Montréal pour constater à quel point les cultures étrangères ont modifié nos habitudes et enfoncé notre indécrottable chauvinisme.Chauvinisme à part, on reconnaît cette contribution quand un Chagall s’installe à Paris, un Mondrian à New York, mais quand une paysanne de Calabre débarque à mouvements avant-gardistes de l’époque.De sa fréquentation oes groupes de la Brake et Blaue Reiter, l’exposition ne retient rien, l’artiste non plus.Cette dernière se con- liesse au hasard du parcours, mais les quelques oeuvres qui se distinguent n’arrivent pas à rehausser une malheureuse complaisance des organisateurs.Retenons néanmoins un dessin fort réussi d’oiseaux en mouvement très près des structures de Pevsner, de même qu’une peinture sous verre: Chemin vers la lumière (1972) qui provoque un effet de perspective des mieux Expositions En feuilletant un ouvrage ancien consacré à la peinture, on regardera avec un certain amusement les méthodes, gravures à l'appui, des constructions d une perspective.C’est un peu à ce leu de la perspective que se livre Peter Gnass dans une sculpture dite environnementale au Musée d’art l’Art français, la douzaine de gravures qui forment son exposition relatent trop brièvement une production de cinq ans inédite à Montréal.Hermétique s'il en est, la gravure de Mme Forget, à l’instar de sa peinture, suit une sorte de long cheminement intérieur où tout se résume, dans la Montréal, ce n'est pas encore la Castafiore.Tout cela en manière de prélude à l'exposition consacrée à l'oeuvre de Karl May présentée au Musée des Beaux-Arts et organisée par les Archives publiques du Canada.Accompagnée d’un volumineux, coûteux et injustifié catalogue, cette' rétrospective laisse hélas le spectateur bien songeur quant à la richesse de l'apport individuel étranger chez nous.Car en définitive, c'est dans cette optique et celle-là seule que (a section des archives ethniques entend faire valoir la pertinence de l'oeuvre de Karl May.Karl May a subi ce que l'on pourrait appeler: “L'horreur du destin".Né en Bohême en 1901, il étudie à Prague et à Vienne.Prix de Rome, il participe.mais d'assez loin aux sacre à la période 1948-75.de-l’arrivée de l’artiste au Canada jusqu'au terme de sa vie.Définie comme dégénérée, son oeuvre subit les fougues du régime nazi à la veille de la guerre.La paix revenue, Karl May est appelé à travailler en Iran puis, au début des années cinquante, il s'installe à Toronto.Sa vie s'achève paisiblement dans sa résidence de Rawdon.Regroupant des oeuvres qui font appel à peu de choses près à toutes les techniques, incluant la peinture sous verre, l'oeuvre de May se distingue par son éclectisme, son disparate, son manque total d'unité.L'ensemble présente la désagréable désinvolture d'une recherche mal menée.Non pas qu'elle manque de jo- réussis.L’insertion d’un élément métallique en forme d’hélice de ventilateur Rotation (1972) figure également parmi les oeuvres les mieux achevées de l’exposition.Pour la plupart réalistes, les oeuvres de cette rétrospective n'attachent au réel qu un regard superficiel, voire artificiel.Plutôt que de percuter la réalité et au besoin la faire éclater, elles la caressent froidement dans des empâtements surchargés, dans un coloris affadi.Tout compte fait, si telle semble la richesse de l’apport culturel étranger chez nous, une salle de musee pourrait servir de meilleures fins.sêe des Beaux-Arts jusqu'au 9 octobre.ay i Mi de Montréal Des arts en bref.Au MAC Exposition de panneaux Le Musée d'art contemporain présente, du 18 au 23 octobre prochain les esouisses des projets de "L art dans la rue ", ces panneaux qui ont été exposés dans les rues montréalaises à l'été de 1976 et de 1977.“L’art dans la rue" est une initiative qui se greffe à un ensemble de projets entamés par les artistes et leurs mécènes à compter de 1971, alors qu'une compagnie finançait les premières murales, rue de Maisonneuve.Par la suite, les nombreuses subventions des projets Perspectives-jeunesse et Initiatives locales ont permis à des artistes, des designers et des étudiants de réaliser plus de 80 murales dans le Montréal métropolitain.À l'occasion des Jeux olympiques, la compagnie Benson et Hedges relançait à nouveau sa politique de mécénat en subventionnant cinq artistes pour la réalisation de panneaux, à l'instar des panneaux publicitaires, qui seraient exposés pendant l'été.Un nouveau projet dans le même cadre a eu lieu au cours du mois d'août 1977 et trois peintres, un sculpteur et'un graveur y participaient.Il est resté de ces panneaux atteignant huit pieds de haut par vingt pieds, ces esquisses objets-témoins de réalisations plus imposantes.En exposant ces maquettes le Musée d'art contemporain espère sensibiliser les Montréalais à l’oeuvre d’art dans, la ville et tente de faire connaître de ce fait, un des aspects de l'environnement urbain.Les esquisses présentées, sont de Jocelvn Jean, Jacques Hurtubise, Marcelin Cardinal, Peter Gnass, Robert Savoie.Jean-Paul Mousseau.Edmund Alleyn, Marcel Belle-rive.La troupe de théâtre Organisation O présentera les 1er, 2 et 3 octobre à la Bibliothèque nationale (20 h) et les 28, 29 et 30 septembre (21 h) au Con-ventum son nouveau spectacle intitulé “E”.Interprété par Johanne Fontaine, France Labrie et Danielle Proulx, “E” est une production de Claire Nadon.L’animation et l’orchestration sont de Lorraine Hébert, les éclairages de Josette Beaupré et Claude Pelletier.Organisation O présente "E” comme étant “un concerto pour cordes en mouvement, jeu de miroirs et d’escabeau.Des filles dans des cordes et des failles dans le miroir’’.“Suite parisienne”, par un triangle.Très perméable à la saveur d’un pays, cet art en retient l’essence, et les gravures présentées respirent la légèreté de l'air, du vent, du mouvement de la “Suite provençale" de loin la plus lyrique, la plus chaude et attachante des série de Louise Forget.À voir également Rétrospective Paul Klee au Musée d'art contemporain; Louis Jaque et Marcel Barbeau au Musée des Beaux-Arts: Léon Bellefleur chez Walter Klinkhoff: Paul Lus- sier et Marie Racine aux Deux B; Laurent Tremblay, Diane Guay et Alain Décarie au Balcon les images; Dessins de vingt-cinq artistes de Montréal au centre Saidye Bronfman et Patrick Landsley à la Galerie Saint-Denis.Peintures & gravures ALBERT DUMOUCHEL DU 4 AU 22 OCTOBRE GALERIE MARIAL 1324ouest, rue Sherbrooke 282-0731 (en face du musée) U f U l Du lun.au sam.10 a.m.- 5 p.m.ACADÉMIE BÈLENGÉ BÉLENGÉ PEINTRE ATELiER LiBRE GALERIE D’ART ACRYLIQUE AQUARELLE PASTEL FUSAIN HL,ILE_ at® NSCRIPTI0N 279-2806 PEINTRE 5002 boul.St Laurent Montréal Que H2T 1R7 ALBERT ROUSSEAU jusqu’au 15 octobre GALERIE ART & STYLE 896 ouest rue Sherbrooke Tél.849-2598 Galerie Signal MICHEL CATUDAL ANDRÉ FOURNELLE LOUISE DESJARDINS STELLA SASSEVILLE contemporain.S'inspirant des Takis, Schôffer.Xenakis dans la construction lumineuse d’environnements, Gnass fait apparaître à des points précis d une structure métallique, une ligne lumineuse.Trois structures sont ainsi disposées dans l'espace d une salle du musée et reliées aux murs par des câbles eux-mêmes en cor: respondance à un ordre donné produisent, sinon un environnement, une certaine conscience de l'espace comme s’il s'agissait, grandeur nature et la technique moderne à l'appui.d une étude de composition un peu simple et qui laisse transparaître une regrettable impression de gadget déjà vu.Quant à Louise Forget à Découvertes du Maurier Tout artiste canadien de 18 ans ou plus, oeuvrant dans les domaines classique ou populaire de la danse, de la musique ou du théâtre, intéressé à participer, en tant que soliste ou groupe, au concours national "les découvertes du Mau-rie; ", doit en faire la demande avant le 1er octobre.Pour ce, il suffit de téléphoner à 288-8290, pour obtenir un formulaire ae demande d'audition.Après des auditions tenues dans sept villes canadiennes — dont Montréal pour le Québec — 15 demi-finalistes, qu'il s'agisse d'une personne ou d'un groupe, se verront octroyer chacun un prix de $2,000 du Conseil du Maurier des arts d'interprétation Les cinq meilleurs d'entre eux seront retenus en finale et mériteront un prix du Maurier additionnel ae $5.000 chacun.du 1er au 19 octobre 4545, rue Saint-Denis Montréal Tél: 845-4171 lundi au vendredi de 10h à 18h, samedi 6t dimanche de 13h à 17h Exposition Sculptures récentes WERTHEIMER jusqu'au 15 octobre I I galerie “ ’^ÉÉÉÉlH b 6 r n 8 r d desroches 1194 ouest, ntt sherbrooke, montreol 842-8648 Acquisitions recentes PETER AITRENS jusqu'aù 4 octobre 1430 ni« Sherbrooke, ouest Relier réi : 933-9877 845-4351 JLIKlAGSLr lundi au samedi: Dimanche de 13 à 16 h.Galerie d’art LE PATRIMOINE  CHLOÊ NOUVEAUX VISAGES jusqu'au 15 octobre 1257A, rue Amherst 522-8922 EXPOSITION LÉON BELLEFLEUR JUSQU’AU 8 OCT.GALERIE WALTER KLINKHOFF 1200 OUEST, RUE SHERBROOKE 288-7306 la galerie ô’arfc Clarence Gagnon Exposition JEAN-PAUL LADOUCEUR Du 5 au 15 octobre Vernissage mercredi le 5 octobre à 20 h.Bienvenue à tous 1261, avenue Bernard, Outremont Tél.: 270-2962 OZIAS LEDUC 1864-1955 i’i H! i'i i !!! un Le Frère Leduc” 1906 36” ¥ 30 Désirons acheter peintures de qualité GÉRARD GORCE 8EAUX ARTS inc 1535 ouest, rue Sherbrooke 934-0413 Lun.au sam.de 10 à 17h.ou sur rendez-vous.Continental QAlleRieslnc.Anthony Lêw “Skating on Tênnor 20" i 40“ ALLEN SAPr EXPOSITION Du Tau 12 octobre 1450, Rue ÔRummonô, montRéal EXPOSITION Anthony Law DU 4 AU 15 OCTOBRE 842-1072 GALERIE KASTEL INC.Mardi A vendra* *t JO -17t JO Samedi «i JO-17iOO 1366 avenue Greene, M ext mount 933-8735 du lundi au Mmedl de 9.30 à 17 h 22 • Le Devoir, samedi 1er octobre 1977 oulturB «t société “Au Grand Cirque Ordinaire”: des fiancés seuls et pleins d’espoir Quatre comédiens et quatre musiciens se sont inspirés d’une légende du siècle passé: celle de Rose Latulipe, cette fille qui aimait danser.La scène se passait un soir de Mardi gras, jour précédant le Carême, le bal devait se terminer à minuit.A onze heures, le diable, bel homme et habile danseur, est venu et a emporté Rose Latulipe.On ignore ce qu’elle est devenue.L'église cependant l'a condamnée.-par.ADRIEN GRUSLIN C'est Jocelyn Bérubé, un des quatre acteurs du prochain spectacle du Grand Cirque, à l affiche au Patriote en Haut dès mercredi prochain, qui raconte l’histoire.A ses côtés les trois autres comédiens: Pierre Curzi, Claude Laroche et Gilbert Sicotte, tous ouvriers de longue date du groupe coopératif ; également quatre musiciens Louis Baillargeon, Vincent Beaulne, Jean-François Garneau et Yves Laferriere.Lors de notre entrevue, il y a quelques jours, ils étaient presque tous présents, v compris François Richard l’homme à tout faire et manière de gérant du groupe, pour expliquer le sens de leur création collective intitulée Les Fiancés de Rose Latulipe, une tragédie des mâles dans un monde écroulé.Après dix ans d’existence, les participants du Grand Cir- ?jue sont conscients d’avoir ranchi une étape, une sorte de boucle ou un premier cycle.Ces dix ans sont relatés en long et en large dans le dernier numéro de la revue Jeu (1).Le dossier ne manque pas d’ampleur et comme le dit Claude Laroche: “La Revue m’a fait prendre conscience du fait que le Grand Cirque a été toute ma vie pendant dix ans.” L’étude que nous livre ce cinquième cahier de Jeu, en plus de son habituelle brochette de chroniques de spectacles, apparaît à plus poil Les ailées et venues du groupe au fil de ses créations y sont racontées avec précision.Le numéro constitue un dossier nécessaire d’un collectif qui plongea tète première dans la création de groupe, ignorée de tous alors.De plus le Grand Cirque se caractérisa dès sa naissance par sa volonté de formuler un théâtre d’enracinement profond.Dès ’Tespas tannée Jeanne D’Arc, le Grand Cirque refusait de façon manifeste tant les fonctionnements que les formes que les contenus véhiculés au théâtre.Aujourd’hui, le groupe a fait des petits, les creations collectives et groupements coopératifs se sont multipliés.Cela dit chacune des expériences du Grand Cirque drainait ses réussites et ses erreurs.Rien de plus nor- [27 20hl5 ETKINS ° GARANT ?GONNEVILLE ^ SMALLEY o STEVEN ° WEBERN par L’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 10 NOVEMBRE WERNER JACOB, organiste j™6 HAMBRAEUS ?HUBER ?JACOB LIGETI ?MORTHENSONn STEEPLER 15 BELLEMARE ?GOUINo L ALONDE MYKE ROY -WEBERN DECEMBRE 20hl5 par L’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 26 JANVIER 20hl5 BOUCOURECHLIEV ?MATHER WEBERN par L’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 16 MARS PENTLAND ° R-M.SCHAFER par NEW MUSIC CONCERTS direction ROBERT AITKEN 20 ALSINA d D AOUST ?HARRIS EVANGELISTA n WEBERN AVRIL 20hl5 parL’ENSEMBLE DE LA SMCQ direction SERGE GARANT 4 TON DE LEEUW ù MOREL STOCKHAUSEN WEBERN MAI l 20hl5 P** MICHAEL LAUCKE, ROBERT LEROUX et LOUIS-PHILIPPE PELLETIER J cp//û PO/ / (sauf récital Wçrner Jacob du 10 novembre OailG Eglise de r IMMACULÉE-CONCEPTION ) BTIels $ 5 etudiants $ 2,50 ABONNI ML MTS S 25 etudiants $ 12.50 RENSEIGNEMENTS & PROGRAMME DETAILLE 739.5329 THEATRE DENISE-PELLETIER 3» $ Ail UlUTràJe mJB .ûgA ^ Je.RÉSERVATIONS: 253-8974 ^ 4353 EST.RUE STE-CATHERINE mal.Dans cette perspective, un dossier de l’envergure de celui entrepris par Jeu aurait du: contenir une série de regards critiques d’alors et d’aujourd’hui, inscrits dans l’actualité des créations et distanciés, et ce pour chacune des étapes du collectif de création.Les membres du Grand Cirque, à tout le moins ceux que j’ai rencontré, reconnaissent eux-mêmes que le dossier aurait été plus profitable pour tout le monde s'il avait accentué la dimension critique.Régulièrement, la revue se contente de reproduire l’interview de cinq heures réalisé en mars dernier.Cette faille étant signalée, il convient de re-souligner l’importance et l’intérêt du cahier.Les Fiancés de Rose Latulipe Le hasard en premier lieu a fait que les membres du Grand Cirque Ordinaire se sont retrouvés uniquement entre hommes pour monter leur prochain spectacle.Deux réalités s'imposaient: le personnage de Rose Latulipe et sa légende, point de départ thématique; et l’absence de comédiennes, point de départ bien concret.Cette absence constitue la résultante d’un déséquilibre toujours présent au Grand Cirque depuis le début.Les hommes ont toujours été en membre supérieur aux femmes, il était fatal que minoritaires, ces dernières jouent régulièrement le rôle de seconds violons.Comme dans la société d’ailleurs! Il aura fallu passer par La Stépette Impossible, a l’automne 1975, pour constater l’ampleur du déséquilibre.Pour ce spectacle d’improvisations, ni Paule Baillargeon, ni Suzanne Garceau (les deux comédiennes attachées au SOLEIL LEVANT 286 Ste-Gatherlne ouest Heath Brothers Un codecu pour les lazzo maniaques Heath Brothers Originaires du célèbre Modem jazz Quartet En vedette: mardi 4 octobre è dimanche 9 octobre inclusivement de 9:30 p.m.à 3 du matin Mose Allison Blues dull au 16octobre CETTE SEMAINE Stanley Turrentine Sexeted jusqu'à dimanche 2 oc-bre inclusivement .Inf.:t6l 861-0657 MOSCOU 1 LE PLUS FAMEUX AU MORDE * SENSATIONNEL! INCROYABLE! * CINQ DERNIÈRES REPRÉSENTATIONS *' AUJOURD'HUI MOI).14k.d») h.DEMAIN i14h.el20h.BILLETS: $5.00, $6.00 •t $7.00 |tous sièges RÉSERVÉS | AU FORUM ET A TOUS groupe depuis ses débuts et par conséquent rompues à ses techniques d’improvisations) n’étaient présentes.De nouvelles actrices s’étaient ajoutées pour La Stépette.Les comédiens leur laissèrent, inconsciemment peut-être, bien peu de place et les firent fort mal paraître.Ce fut en quelque sorte le temps de la guerre, le début d’une prise de conscience.“La prise de la parole par les femmes déclenche la prise de la parole par les hommes” lance avec beaucoup d’à-propos Pierre Curzi.Pour les femmes de La Stépette, ce fut la création de Trois et Sept et le numéro magique au Con-ventum il y a quelques mois.Paule Baillargeon tourna son premier film.Anastasie.Les comédiens mâles se sont retrouvés tout fins seuls avec une prise de conscience.Petit monde dans le grand, le Grand Cirque Ordinaire avait reproduit, sans même s’en rendre compte, une réalité toute sociale, la domination de la femme par l’homme.Conscients du fait qu’ils auraient perpétué cette conduite en allant chercher de nouvelles comédiennes (ce qu’il aurait été aisé de faire car jouer pour le Grand Cirque est loin d’être dénué d’attrait), les comédiens ont assumé les événements comme un important moment d évolution.Rose Latulipe arrive à un point de changement capital.Elle pose d’une façon certaine le problème du vivre des hommes par rapport aux femmes.Les revendications féministes sont universelles.Le Grand Cirque les éprouve dans son fail vécu, il en fait un spectacle.“Le show en est un d’urgence individuelle pour chaque membre du groupe, collective pour le groupe en qualité de mini-société”, explique François Richard.A ce niveau, le spectacle se distingue nettement de la majorité des spectacles antérieurs qui se présentaient plutôt en termes d’urgence sociale.Pensons particuliè-e-ment aux Jeanne D’Arc t Pibrac des premières années.Mais la domination de la femme par l’homme constitue une thématique éminemment sociale.Et signale Jean-François Garneau: “le conflit hommes-femmes peut trouver dans un milieu comme celui du Grand Cirque, une solution bien plus rapide que dans la société en général.Non seulement le groupe est plus réduit mais il a également toujours cherché à fonctionner originalement par rapport et dans cette société.” Les Fiancés de Rose Latulipe marquent l’aboutissement logique, profond de la vie de la coopérative.A partir de la légende, l’histoire d’un voyage s est dessinée.Quatre fiances de Rose, femme idéale par excellence, partent à la recherche du honneur.Quatre hommes dans le bois de leur peur.Trois sont mariés, l’autre non.Ils ont quitté femmes et enfants pour un Mardi-Gras dérisoire qu’ils ne verront jamais.Quatre rois sans royaume sont égarés dans la nuit lunaire.L’action se déroule aujourd'hui, chacun des quatre fiancés poursuit une image de femme rêvée à travers la quête de sa destinée.“L'improvisation au début s’est carrément éloignée de la légende mais peu à peu celle-ci a ressurgi” explique Gilbert Sicotte.“On n’avait retenu alors que les thèmes pertinents a des phantasmes de gars” ajoute François Richard.Quand on connaît le Grand Cirque, on sait bien que le thème va évoluer encore et encore pendant les derniers jours de répétition et encore durant les quarante-huit DescHMips ¦VaMpifRclc'zu ioIm èev irt ^ i$(K\m 1711 & >0! tfO s lï/Vuu Irimsi !C II I M # tt/SH liA^lis( ) lif'à/nJ vente *,*,NTEN4NT cAd ri \c uns \ris it^uclM1! iU\ 1/H N^mcvii i(KluMM,'"i‘>it t'.is dp fPM’Iv.ilinnv telephiillupips Rpnveigorrnrnis 842 2112 DERRIERES REPRESENTATIONS CIRQUE Ctwf d'orchostr* ALEXANDER DROTT ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL CONCERT GALA FÊTE DES ANIMAUX Solittes: Morton-Master, pianos Gerald Wheeler, orgue Narrateur Mignon Elkins.PROGRAMME- L "Le Coucou et le Rossignol".Htendel "Symphonie no 82 “L'Ours".Haydn "Le Carnaval des Animaux '.Saint-Saint "Ma Mère L'Ole”.Ravel "Danse de l'Ours".Bartok Lundi soir, 3 octobre, 20hl5.Blllatc es en lnt*mational Mualc Store, OIIIOIS.«au.OU MontrealTruel.P.V.M.(RenMtgnamonta 835-4955) SALLE CLAUDE CHAMPAGNE cfb Vous allez à la PLACE DES ARTS i PORUM FORUM FORUM • Stationnement gratuit • Réduction de 157.sur le prix du menu • Quand vous dînez aux restaurants UE SRIUoA-DIN KtSAW FUl Pour bénéficier de ces avantages, adhérez au CLUBdeslOOO Afin de recevoir, sans frais, votre carte de membre, prière de compléter la demande cl dessous et de l'adresser à Serabec Complexe Desjardins ^jf ^Sf Svtabtr Nom:__________________________ Adresse:______________________ Pw4—!««¦ Actes : :¦ -W P>C m * " .w Richard Constantin! et Paul-Eric Schulmann dans Un sac de biiles que Joseph se livre à des jeux mi-sexuels, mi-affectueux avec la petite fille du libraire?Pourquoi la convention veut-elle toujours que la découverte du sexe par les enfants se fasse sous un mode comique?L’éveil des sens chez I enfant doit-il automatiquement provoquer le rire?Doillon est tombé dans le piège tendu aux adultes qui maquillent le monde de l’enfance afin d’y loger leur propre ma- laise devant le sexe.Un sac de billes demeure, malgré toutes ses navrantes imperfections et limitations, un film bien raconté, techniquement soigné et épisodiquement émouvant.Il paraîtrait que le premier film de Jacques Doillon Les doigts dans la tête fut, en 1974.la révélation d’un important talent cinématographique.Un sac de billes n’est pas plus qu'un petit film sympathique {Elysée) des le 7 octobre éclairages mario bourdon angèle coutu y von du mont trance levao renée girard gerard souvay mise en scene FERNAND DERV Jacques rossi mireille thibault ghyslain tremblay decor MÂRC ST JEAN de JEAN FRIGON iss ¦®mm§ 861 0563 84 ouest rue ste-Catherine Voni He 71 ans plus 0*60 ans pa/#/ m ! 1977-1978 PLACE DES ARTS le jeudi à 14h.30 6oct.TRIO BEAUX ARTS 20 oct.Y0-Y0 MA, violoncelle 3nov.WALTER KLIEN, piano 17nov.GAELYNEGABORA, soprano 1 déc.JULIANA MARKOVA, piano 9fév.QUATUOR FRESK 23 fév.IVAN MORAVEC, piano 9 mars QUATUOR ALBAN BERG 23‘mars RICHARD STOLTZMAN, clarinette 6 avril IAN PARTRIDGE, ténor 20 avril QUATUOR DU M0ZARTEUM DE SALZBOURG 4 mai ANTHONY DI BONAVENTURA, piano Cotisation : $30.00 Étudiants: $12.00 Renseignements: Ladies' Morning Musical Club 1410, nieQuy, suite 32 Montrée) H3H 2L7 TM J 932-07M - 449-2524 Intermezzo • A la fin d’une journée de travail; • A l’heure où les autobus et le métro sont bondés, où les rues sont bloquées; • A la bonne heure de la détente, de l’apéritif; • Pour les gens de l’Âge d’Or Une série de récitals d’une heure mettant en vedette nos meilleurs interprètes le mercredi à 17 heures 30 12 octobre Claude Savard, piano 19 octobre Claude Corbeil, basse ^ 26 octobre Micheline Dinel, soprano 2 novembre Bernard Lagacé, orgue positif 9 novembre Georges Coulombe, ténor 16 novembre Quatuor Pierre Bourque, saxophones 23 novembre Mario Duschenes, flûte 30 novembre L’Ensemble du St-Laurent, trio 7 décembre Robert Savoie, baryton 14 décembre Les disciples de Massenet, chorale Prix d’entrée: $2.25 Billets individuels ou en série en vente maintenant Une production de la Régie de la Place des Arts commanditée par La Banque Provinciale du Canada.cftj THEATRE Guichets: du lundi du MAISONNEUVE rffilHSStew ¦ PLACE DES ARTS réservations téléphoniques.Montréal (Québec) H2X 1Z9 Renseignements: 842-2112 LE DEVOIR est disponible sur microfilms depuis les tout premiers numéros publiés en 1910.LE DEVOIR sur microfilms est source de renseignements indispensables dans les biblio thèques, les centres de documentation et toutes les bonnes maisons d'enseignement LE DEVOIR sur microfilms vous sauvera temps et espace en’plus de vous éviter tout autres ennuis que comporte ’accumulation des journaux.POUR RENSEIGNEMENTS SUPPLÉMENTAIRES.ÉCRIVEZ AU JOURNAL LE DEVOIR SERVICE DU MICROFILM 211 rue du ST-SACREMENT, MONTREAL (Que.) H2Y 1X1 OU COMPOSEZ 844-3361 POSTE 245 Compétence: BERTRAND SOUCV * Le Devoir, samedi 1er octobre 1977 culture et société Un lyrisme épique (Par André Leroux) — Actes de Marusia du cinéaste chilien Miguel Littin à qui l’on doit Chili terre promise, présenté au cinéma Outremont il y a quelques années, vaut surtout par la beauté inoubliable de ses images de terre et de vent, par sa mise en scène maîtrisée et gonflée d’un surprenant souffle épique et par la précision avec laquelle il disséqué les rapports de force dans un petit village chi- Le nouveau film de -FRANÇOIS TRUFFAUT CHARLES DENNER L’HOMME qui aimait LES FEMMES POUR TOUS Sem.: 7.30-9.45 lien.Ayant dû fuir son pays d’origine après l’avènement au pouvoir des colonels, Littin a eu la possibilité de tourner au Mexique son nouveau film avec d’impressionnants moyens financiers.Actes de Marusia aurait même crevé le budget annuel de toute l’industrie cinématographique mexicaine en 1975.Le film raconte les diverses phases de l’oppression menée conjointement par les dirigeants de la mine de Marusia et par les autorités militaires contre les villageois décidés à tenir tête aux exploiteurs.Littin ouvre son hymne lyrique à la résistance organisée par une image de mort: un homme gît sur le sol.On apprendra qu'il s’agit de l’ingénieur de la mine, un POUR TOUS ^«elÿroïfcfc-1 - Vervon Française de A STAR IS BORN CREMAZIE “CARREFOUR”: 12.30-3.15-6.00-8.45 CARREFOUR STE-CATHERINE - BLEURY 866-8057 ST-DENIS - CREMAZIE 388-1210 “Crémmazie”: vvfnwfvwMM Aussi: s.m.: 6.00 - 8.45 ¦Hliiai/illimiiHij.B 2e film au Sam.-dim.: 12.30 -Transcanadienne sottie iSt-Brunoi 60 r 3.20-6.00-8.45 6560692 - 523 9751 uiiie-parc 35 MILTON / 842-6053 SALLE RESNAIS rP0ÜR] TOUS! SEM.7.30 ; 9.30 "Ne manquez pas Un sac de billes.Ce film va droit au coeur." Jacques Doillon d'après le roman de Joseph Joffo UN SAC DE BILLES avec Paul Eric Schulmann - Richard Constantin! SALLE EISENSTEIN sem.715 930 lOUSj UNI REflCTIDN UHAMIME! UH SUCCES TRIOMPHAL! it LE PUBLIC APPLAUDIT, LA CRITIQUE ACCLAME.• Un très bon film, bien fait, bien construit, et qui doit remporter un très grand succès.Jean Morin - Bon Dimanche • Enfin un suspense québécois digne de ce nom, basé sur un scénario solide! Pierre Trudel - Télé Spec • Le rythme de Panique est remarquablement soutenu, ses personnages parfaitement crédibles.Bref, on a peine à croire qu’un film d’action aussi efficace a pu être réalisé au Québec! René Homier-Roy - CITÉ-FM • Un montage digne du cinéma nord-américain.Pierre Luc — Journal de Montréal • Le meilleur lilm de Jean-Claude Lord! Un rythme soutenu du début à la fin.Richard Guay — Ciné-Magazine • Panique consacrera Jean-Claude Lord.une œuvre importante autant au niveau artistique que social.Linda Nantel — Secret des Artistes • Pour qui connaît la pollution.Panique n’est pas de la liction.Ce drame peut survenir aujourd'hui.ou hier.Un film À VOIR! Gilles Provost — L« Devoir • La liction a rejoint la réalité.Tous ceux qui s'intéressent à la qualité de l’environnement doivent voir ce film.Quant aux amateurs de cinéma, ils retrouveront dans Panique ce sens de la soudaineté qui caractérise l’écriture de Jean-Claude Lord.Fernand Séguin - En Première • Plus qu’un suspense! Magistralement réussi par Jean-Claude Lord.Nul ne peut voir Panique sans réagir! Les spectateurs applaudissent à la fin du film: il est rare qu’une salle s’intégre à ce point è des images projetées sur écran.André Charron - Montréal-Matin • Le lilm va beaucoup plus loin qu’un simple suspense.LE film québécois è voir! Francine Grimaldi - Radio-Canada • Une mécanique qui marche parfaitement.’.Un lilm bien construit.Il a surtout cette qualité qui le distingue de bien des tilms québécois: il n’est pas ennuyeux! J’ai bien aimé son film.Luc Perreault - La Presse • À l’écbeile des produits internationaux.On y croit et les larmes nous viennent aux yeuxl Il est impossible qu’on sorte déçu de Panique, la meilleure création de Jean-Claude Lord.Pierre Brousseau - Échos-Vedettes 5,000,000 de personnes frappées par une effroyable catastrophe : L’EAU EST EMPOISONNÉE! Pendant que le cauchemar s’abat sur la ville personne ne démasque les responsables.UN GRAND SUSPENSE de JEAN'CLAUDE LORD MULEMILLMGEON JEAN COUtU PIERRE THERItULI GERRRO POIRIER LISE TKQUIN JEAN MRRIE LEMIEUI CLAUDE MICHAUD DENOlf GIRARD JACQUES THISDALE RAYMOND LEVESQUE ElYSEVARO tiMpur Jf AN SAlW pFAN ClAtlOf LOR0»mm TRANSPORT A BAS PRIX accepterais petits déménagements ou petits transports Service rapide Tél : 525-6872JN 0 VÊTEMENTS VÊTEMENTS IMPORTES, grandeur 14-16, robes du soir, petites fourrures, étole Swakara.chapeaux, renard, vison, valises, avion et cuir, beaux accessoires Occaslonl 279-7538 3-10-77 ANNONCES CLASSÉES régulières ou encadrées * Vous serez toujours satisfait du service et du résultat 844-3361 Compétence: Mme Micheline Turgeon notre rubrique Carrières et professions a été créée spécialement dans le but d établir un lien sensible entre nos lecteurs et les maisons d'affaires.Les annonces publiées sous cette rubrique coûtent 45e la ligne agate (14 lignes agates au pouce).Nous accordons la commission habituelle aux agences de publicité.Le service complet de cases postales et du retour du courrier ne coûte qu'un dollar et est strictement confidentiel.La date limite pour réception de ces annonces est fixée à midi, la veille de la parution Téléphonez ou écrivez à: 211, ruedu St-Sacrement Compétence LE DEVOIR M0"tréa|-Tél 8“-3361 Christine Légaré Voir autres Carrières et Professions, en pages 29, 30 et 31 "l DIRECTEUR DE LA COORDINATION DES ÉTUDES DE PREMIER CYCLE (Vice-présidence à l'enseignement et à la recherche) FONCTION: Sous la responsabilité du vice-président à l'enseignement et à la recherche, le titulaire dirige les activités de coordination des études de premier cycle: développement des secteurs d'enseignement, innovation pégagogique, programmes d'enseignement, régime des études et évaluation des secteurs d'enseignement.11 dirige les groupes de travail requis pour la réalisation des mandats qui lui sont confiés.I i doit maintenir les relations exigées par ses fonctions avec les doyens du premier cycle ou leurs équivalents ainsi qu'avec tout autre personnel académique du réseau de l'UQ.Dans le cadre de ses fonctions, il doit également maintenir des relations avec le ministère de l'Éducation, les autres universités, les corporations et associations professionnelles.EXIGENCES: Formation universitaire de deuxième cycle ou l'équivalent.Expérience reconnue dans le domaine du développement, de la programmation et de la gestion des études de premier cycle dans le contexte du système d'enseignement post-secondaire québécois.Capacité de travailler en équipe, de s'adapter et de fonctionner dans une structure organisationnelle opérant en système.LIEU DE TRAVAIL: Québec.TRAITEMENT : A déterminer selon les qualifications académiques et la pertinence de l'expérience acquise.Les personnes intéressées à ce poste doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant 17 heures, le 17 octobre 1977, au: Directeur des services de l'administration Université du Québec, 2875, boul.Laurier, Sainte-Foy, Qué.GIV 2M3 Université du Québec *¥ GESTION DE L'INFORMATION Cours offerts à Québec L'ENAP offre aux administrateurs des secteurs public, parapublics et péri-publics un choix de trois cours en GESTION DE L'INFORMATION.Les cours ENP7155 - Approche à la gestion des informations organisationnelles (3 crédits).Lundi.Heure à déterminer.- Vérification en informatique (3 crédits).Mardi.Heure à déterminer.- Méthodologie des systèmes d'information aux fins de la gestion (3 crédits).Mercredi.Heure à déterminer.L'inscription Vous devez vous inscrire avant le 7 octobre prochain.Les cours débuteront dans la semaine du 17 octobre.Communiquez avec: Madame Johanne Julien: (418) 657-2476 Université du Québec Ecole nationale d'administration publique ENP7158 ENP7156 On demande un (1) au département des Techniques Infirmières Nature du travail: Le technicien de cette classe assiste le personnel enseignant dans la préparation, la présentation, la surveillance et l’évaluation des travaux de laboratoire.Il voit à la surveillance des laboratoires, du département des Techniques Infirmières.Qualifications requises Posséder un diplôme d’études collégiales professionnelles en techniques infirmières ou posséder un diplôme ou une attestation d’études dont l’équivalence est reconnue par l’autorité compétente.Être membre de l’Ordre des Infirmiers et des Infirmières du Québec.Une expérience en milieu clinique serait souhaitable.Rémunération: $10,137.00à $16,435.00(en révision) Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 12octobre 1977au: Le Pavillon Charleroi-Boyer Inc.à Montréal-Nord esté la recherche d’un CHEF COMPTABLE Fonctions: Fournir les techniques professionnelles relatives aux opérations comptables, financières et statistiques dans le but d’aider à la gestion financière de l’établissement.Qualifications: Détenir un diplôme universitaire de premier cycle en administration (comptabilité ou finance); ou l’équivalent.Salaire: Selon les qualifications et les normes du Ministère des Affaires sociales.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 14 octobre 1977 au: Directeur administratif Pavillon Charleroi-Boyer 4535, rue Charleroi Montréal-Nord, HIM 1T6 CONTRÔLEUR LIEU DE TRAVAIL: Ville de Québec QUALIFICATIONS REQUISES: C.A.ayant de l’expérience dans le domaine de l’assurance SALAIRE: Selon l’expérience et qualifications du candidat(e) Faire parvenir votre curriculum vitae à l’adresse suivante: M.Jean Marchand Président & Directeur Général L'Unique, Cie d'Assurance sur la Vie Case Postale 9190.Québec, Qué.G1V 4B4 CHEF D’UNITÉ DE SOINS MATERNITÉ & GYNÉCOLOGIE Nature de la fonction: Organisation, administration et surveillance des soins dans une unité de maternité et gynécologie.Qualifications: — Avoir un certificat en nursing.— Être membre de l’O.I.Q.Exigences: — Une connaissance du fonctionnement d’une unité de maternité et gynécologie sera un atout pour le ou la candidat(e).— Une expérience en gestion est fortement souhaitée.Qualité personnelle: Sens de l’organisation développé.Traitement: Selon les normes du MAS.Faire parvenir curriculum vitae avant le 8 octobre 1977 à: Mme Thelma Bérubé Service du personnel Centre Hospitalier du Sacré-Coeur 230, boul.Gamelin Hull, Qué.L’UNIQUE COMPAGNIE D ASSURANCE SUR LA VIE coNège d'Alma du co«êge regional du Saguenav lac St Jean LE COLLÈGE D’ALMA requiert les services d’un (1) SPÉCIALISTE EN MOYENS ET TECHNIQUES D’ENSEIGNEMENT (bibliothèque) Nature du travail Sous la responsabilité du directeur des services pédagogiques, le spécialiste est chargé du développement, de l'organisation et la direction des activités du centre de documentation et de l'audio-vidéothèque du Collège Attributions caractéristiques Le spécialiste en moyens et techniques d'enseignement s’occupe notamment de l'animation des étudiants du Collège et de l’assistance aux enseignants dans le domaine de sa spécialité.Il volt notamment è l'Initiation des étudiants et des professeurs à l'usage de la bibliothèque et de l'audio-vidéothèque.Qualifications requises — Diplôme universitaire terminal de premier cycle en bibliothéconomie.— Expérience pertinente, souhaitable.Rémunération Minimum: $13,005.00, Maximum: $28.624.00 Faire parvenir votre ottre de services avec les documents pertinents avant la 7octobre 1977, 16h30, à: CONCOURS SPÉCIAUSTE EN MOYENS ET TECHNIQUES D’ENSEIGNEMENT Service du personnel Collège d’Alma 675, bold.Auger ouaat Alma, Qué.École PolytedNiique de Montréal Projet de l'Ecole polytechnique de Thiès ASSISTANT AU RECRUTEMENT Fonction»: Sous l'autorité du directeur du projet de l'École polytechnique de Thiès (à Montréal) accomplit toutes les tâches nécessaires pour assurer le recrutement des coopérants canadiens pour l'École polytechnique de Thiès au Sénégal, soit comme professeurs, soit comme personnel de soutien, entre autres: — Identifier les postes à combler; — faire toutes les démarches nécessaires en particulier auprès d'individus, d’institutions d'enseignement ou d'organismes employant des ingénieurs, des scientifiques ou du personnel de soutien; — organiser les entrevues avec les candidats; — participer aux entrevues et é l'analyse des dossiers; — préparer les documents d'engagements des coopérants.Qualification»: Diplôme d’ingénieur avec préférablement une expérience de renseignement universitaire ou formation de niveau universitaire en relations Industrielles avec expérience de rengagement de personnel enseignant.Liaud» travail: Montréal Rémunération: Selon les échelles en cours è l'École Polytechnique de Montréal.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae au: Diractaur du proiat da FÉcole polytechnique de Thlèa a/a Écola Polytechnique da Montréal C.P.6079, Succursale “A" Montréal (Québec) H3C 3A7 avant le 20 octobre 1977.C.L.S.C.FORT-COULONGE Coordonnateur (trice) Santé Fonctions Coordonne, dirige et évalue les activités professionnelles et administratives de 8 infirmières et de 1 ou 2 médecins dans les 3 points de services duCLSC.Exigences — Habiletés particulières pour faire travailler des intervenants en équipe multidisciplinaire avec des approches de CISC.— Bacc en nursing ou diplôme en santé communautaire avec au moins trois ans d’expérience pertinente.— Expérience de gestion dans un poste de responsabilité et/ou formation académique en administration.Salaire: entre $16,975 et 22,889.Cadres intermédiaires du M.A.S.Le CLSC Fort-Coulonge dessert ie Pontiac, comté rural et très pittoresque.La moitié de sa population est unilingue anglaise.Demander formule d'application et de plus amples informations (819 683-3000).Envoyer curriculum vitae complet avant le 18 octobre à: C.L.S.C.Fort-Coulonge, a/s Raymond Carrier, d.g.C.P.430, Fort-Coulonge, Cté Pontiac, P.Q.J0X 1V0 ) 6 1 Le Devoir, samedi 1 er octobre 1977 • 29 CENTRE DE SERVICES SOCIAUX DU MONTRÉAL METROPOLITAIN Le Centre de Services Sociaux du Montreal Métropolitain est un établissement dispensant à la population du grand Montréal des services sociaux spécialisés Nous sommes à la recherche d un TECHNICIEN EN ASSISTANCE SOCIALE pour le Service Social du Centre d'Accueil Berthelet et d'un AGENT DE RELATIONS HUMAINES (service social) ag Service Social de là Maison Notre-Dame de Laval TECHNICIEN EN ASSISTANCE SOCIALE CENTRE D’ACCUEIL BERTHELET Le Centre d'Accueil Berthelet est un centre de réadaptation accueillant des |eunes garçons de 12 à 18 ans mésadaptés socio-affectifs, afin de les préparer a un meilleur fonctionnement Le titulaire de ce poste assure la liaison avec les différents services concernes du CSSMM et les ressources communautaires, dans la région et a l'extérieur s'il y a lieu.Il participe à l'admission du jeune au Centre d'Accueil et interprète les besoins sociaux des bénéficiaires et la réalité sociale qu'ils vivent à l'extérieur du Centre d'Accueil Les candidats (es) à ce poste devront posséder leur D E.C.en techniques d assistance sociale doublé d une expérience de deux (2) ans.Ils (elles) auront la capacité de travailler en équipe multidisciplinaire et établir de bonnes relations tant avec la clientele qu'avec les partenaires d'autres services Voir autres Carrières et Professions, en pages 28, 30 et 31 (Service Social) AGENT DE RELATIONS HUMAINES MAISON NOTRE-DAME DE LAVAL La Maison Notre-Dame de Laval est un centre de réadaptation accueillant des jeunes filles de 12 à 18 ans mésadaptées socio-affectives afin de les préparer à un meilleur fonctionnement À l'intérieur d'une équipe multidisciplinaire, le titulaire travaillera auprès des bénéficiaires du centre d'accueil et de leur famille.Il participe a l’admission et à la réinsertion sociale tout en interprétant au personnel des autres disciplines du centre, les besoins sociaux des bénéficiaires et la réalité sociale qu'ils vivent à l'extérieur du centre d'accueil „ Les candidats (es) à ce poste posséderont un diplôme universitaire en service social doublé d'une expérience de deux (2) ans préférablement acquise auprès de délinquants Les intéressés (es) doivent faire parvenir leur curriculum vitae avant le 7 octobre.Veuillez indiquer le poste auquel vous appliquez et expédiez le tout à: PLANIFICATION DES RESSOURCES HUMAINES Secteur Embauche CENTRE DE Place Dupuis SERVICES SOCIAUX 800 est, boul de Maisonneuve DU MONTREAl — 10e etage METROPOLITAIN Montreal, Que.Projet Boie James Analyste de système Service de l’informatique Poste à Montréal Fonctions: — Étudie tout nouveau projet, prépare une étude de rentabilité, élabore et met en marche le nouveau système — Prépare toute procédure nécessaire et s’assure que le système rencontre les besoins de l'usager et les normes de la direction informatique.— Peut faire tous les travaux d'analyse et de programmation préalables à l'exécution de travaux spéciaux ou d'applications particulières découlant de systèmes ou programmes dont il assure l'entretien Exigences: — Bacc.en informatique avec 4 ans d'expérience connexe ou D E.C.en informatique avec 6 ans d'expérience connexe.— Connaissance du langage COBOL Les personnes intéressées devront faire parvenir leur curriculum vitae à l'adresse suivante, en se référant au dossier No.10-025, ou communiquer avec M.Mario Desrosiers - poste 238.Division—Recrutement Groupe Lavalin 1130 Ouest rue Sherbrooke, 10 iéme étage Montréal, Québec, H3A 2R5 Tél.(514) 288-1740 y MAISON NOTRE-DAME DE LAVAL INC.Centre d’accueil pour délinquantes, demande: 1 PSYCHOLOGUE Nature du travail: La tâche du psychologue consiste d’une part à évaluer des adolescentes et à intervenir auprès d’elles dans le cadre de rencontres individuelles ou de groupes et, d'autres parts, à fournir une consultation à des équipes d'éducateurs et à superviser le travail de certains éducateurs.Enfin, le psychologue sera appelé à participer à des projets de recherche.Qualifications: — posséder un diplôme universitaire de 2e cycle ou avoir complété une scolarité de doctorat en psychologie (option clinique).— avoir une expérience en milieu institutionnel.— être membre de la Corporation Professionnelle des Psychologues.ou 1 PSYCHO-ÉDUCATEUR Nature du travail: La tâche du psycho-éducateur consiste d'une part à participer à l’élaboration de plans de traitement et à en superviser l’application et, d'autres parts, à fournir une consultation au personnel éducateur dans leur travail auprès des adolescentes.De plus, le psycho-éducateur peut être appelé à intervenir directement auprès des adolescentes tant au niveau individuel que de groupe.Enfin, le psycho-éducateur peut être amené à participer à des projets de recherche.Qualifications: — posséder un diplôme universitaire en psycho-éducation.— avoir une expérience en milieu institutionnel.Salaire: Selon les normes du Ministère des Affaires sociales.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae au: Service du personnel Maison Notre-Dame de Laval inc.310, Boul.Cartier Laval des Rapides, H7N 2J2 ^ On demande un (1) APPARITEUR pour le département des Arts.Nature du travail: Le rôle principal et habituel de l'employé de cette classe consiste à assister le personnel enseignant, le personnel technique et les étudiants en mettant à leur disposition le matériel nécessaire à la réalisation d’expériences et d’activités relatives aux matières enseignées en laboratoire et en atelier.Qualifications requises: Avoir complété un cours secondaire V avec option appropriée à la fonction ou détenr un diplôme ou une attestation d’études^ dont l’équivalence est reconnue par l’autorité compétente.^ Rémunération: $8,445.00 à $10,137.00 (en révision) Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae, avant le 7octobre 1977au: ¦ wjr On demande un (1) APPARITEUR Nature du travail: Le rôle principal et habituel de l’employé de cette classe consiste à assister le personnel enseignant, le personnel technique et les étudiants en mettant à leur disposition le matériel nécessaire à la réalisation d’expériences et d'activités relatives aux matières enseignées en laboratoire et en atelier.Qualifications requises: Avoir complété un cours secondaire V avec option appropriée à la fonction ou détenir,un diplôme ou une attestation d’études dont l’équivalence est reconnue par l’autorité compétente.Une expérience dans un laboratoire de physique serait souhaitable.Rémunération: $8,445.00 à $10,137.00 (en révision) Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur curriculum vitae avant le 7 octobre 1977 au: Ingénieurs Une carrière intéressante s’ouvre à vous DIRECTEUR(TRICE) GÉNÉRAL(E) CLSC BASSE-VILLE, QUÉBEC Responsabilités Mandaté(e) par le conseil d'administration, le(la) directeur(trice) général(e) est responsable de l’administration de l’établissement, de l'élaboration et de la coordination des programmes et des activités, le tout en conformité avec les politiques et directives émises par le conseil d’administration et le ministère des Affaires sociales.Exigences • 1er cycle universitaire en sciences de l’administration ou en sciences humaines; • 5 ans d’expérience dont 3 dans des postes de gestion ou de coordination; • une expérience exceptionnelle pourrait pallier à l'absence du diplôme universitaire.Salaire Selon les politiques de rémunération du ministère, pouvant varier de $24,573 à $34,679.Veuillez faire parvenir votre demande d'emploi accompagnée de voire curriculum vilae avant le 14 octobre 1977 à l’adresse suivante: Président du jury de sélection CLSC Basse-Ville 355, Marie de l’incarnation Québec, G1N3G9 Z- Projet Baie James Dans notre service de l’ingénierie à Toronto Depuis plus d’un siècle, nombreux sont les ingénieurs qui ont consacré leurs efforts à bâtir la CIL et à la maintenir au premier rang de l’industrie canadienne des produits chimiques L'expansion présente et future de l'industrie chimique laisse entrevoir d'énormes possibilités pour les ingénieurs à l'esprit innovateur et créateur de faire une carrière au sein d'une entreprise prospère où les défis sont nombreux.Les responsabilités inhérentes à ces postes permettent de participer à l'exploitation quotidienne et aux travaux d'envergure du plus important fabricant de produits chimiques et connexes du Canada INGÉNIEUR ÉLECTRICIEN CONFIRMÉ Le titulaire du poste fera partie d'une petite équipe d'ingénieurs hautement spécialisés où il participera surtout à la concep'ion des installations électriques de tous les établissements de la Compagnie.Le titulaire, qui est ingénieur reconnu, doit avoir une vaste expérience de la conception d'installations électriques industrielles ou de celles de produits chimiques: les postes électriques, la distribution haute tension, l'éclairage et les commandes de moteur II doit, de plus, avoir de l'expérience en matière d'entretien des systèmes d'alimentation électrique d'une usine.INGÉNIEUR MÉTALLURGISTE ou INGÉNIEUR DE SOUDAGE Le titulaire de ce poste doit pouvoir aborder les problèmes d'ingénierie avec un sens pratique et avoir acquis, avec les années, une connaissance générale des matériaux utilisés dans l'industrie chimique et pétrochimique.Il doit être spécialisé dans la sélection des matériaux, l'étude de leur résistance, le contrôle de la corrosion, l'étude des problèmes de soudage et de fabrication et le contrôle de la qualité pour tous les établissements de la Compagnie INGÉNIEUR INFORMATICIEN (contrôle des travaux) Le candidat doit avoir de l'expérience à la fois dans la réalisation de projets et en génie civil, ainsi qu'une solide formation en développement de systèmes informatiques.Le titulaire doit concevoir et réaliser des systèmes informatiques qui permettent la mise en place d’un système efficace et intégré de contrôle des travaux.Nous recherchons un ingénieur diplômé qui s’est spécialisé en informatique; il doit de plus avoir une bonne connaissance pratique du matériel et du logiciel d'un ordinateur.Le titulaire doit également avoir une certaine expérience en analyse des coûts.INGÉNIEUR INFORMATICIEN (génie mécanique) Le titulaire de ce poste veille surtout à la coordination et au développement d’un système informatique complètement intégré (deuxième génération) de contrôle de l'entretien, afin d'assurer, d’une façon efficace, la planification, l'ordonnancement, la gestion du matériel, l'analyse des causes de pannes et rétablissement des budgets axé sur la réévaluation des objectifs Il doit améliorer les installations en direc), participer à la transformation des systèmes manuels et communiquer efficacement avec le personnel d'exploitation.Il doit aussi connaître à fond l'analyse d'un système informatique industriel, la comptabilité d'usine, les méthodes d'entretien et le génie mécanique dans l’industrie chimique INGÉNIEUR DE CENTRALE HYDRO-ÉLECTRIQUE Le poste est offert aux ingénieurs mécaniciens diplômés qui, tant par la théorie que par la pratique, connaissent parfaitement les centrales hydro-électriques industrielles.Le titulaire doit avoir une bonne connaissance de l'équipement et des systènries de compression d'air et de production de vapeur, ainsi qu'une connaissance pratique de l'appareillage des chaudières (systèmes de contrôle de la combustion, de l'eau d'alimentation et des brûleurs) et des réseaux de tuyauterie (analyse de tension, études d'optimisation et codes).CONTRÔLEUR DE LA QUALITÉ Le titulaire de ce poste a pour responsabilité première d'assurer la qualité de fabrication en atelier ou à pied d'œuvre des récipients, des réservoirs, des tuyauteries et de l’équipement en général pour la CIL et ses filiales Il doit être rompu aux techniques d'essai non destructif, bien connaître les codes et les spécifications ACNOR, ASTM et ASME, ainsi que posséder une connaissance convenable de la métallurgie et de la soudure Des connaissances en génie et une expérience pratique du contrôle dans l'industrie chimique ou pétrochimique seraient un atout.Les candidats à ces postes clés de notre service de l'ingénierie à Toronto doivent être en mesure de communiquer avec une très grande facilité et avoir le sens de l'initiative et un esprit innovateur Si vous croyez remplir toutes ces conditions et qu'un de ces postes à la CIL vous intéresse, envoyez votre curriculum vitae à l'adresse suivante Superviseur de recrutement Canadian Industries Limited B.R 10 Montréal (Québec) H3C 2R3 Programmeur Conseil Service de l’informatique Poste à Montréal Fonctions: — Conseille les gestionnaires en malière de traitement de l'information, Uni au niveau de l'exécution des programmes de l’analyse et de la conception — Définit avec les analystes el les chefs de projets l'équipement nécessaire à la réalisation du travail.— Participe à la détermination des modalités d'utilisation du matériel, d'établissement ef d'exécution du planning — Se tient à jour sur les techniques de l’information automatisée le matériel, la logiciel, l'application et l'organisation Exigences: — Très bonne connaissance du langage COBOL — Diplôme universitaire en informatique aavec 2 ans ef plus d'expérience connexe ou D E C en informatique avec 4 ans ou plus d'expérience connexe Les personnes intéressées devront faire parvenir leur curriculum vitae à l'adresse suivante, en se référant au dossier No 10-026 ou communiquer avec M Mario Desrosiers - poste 238 7 V.Division—Recnjtemenl Groupe Lavalin 1130 Ouest rue Sherbrooke, 10 Iéme étage Montréal, Québec, H3A 2R5 Tél.(514) 288-1740 y 1
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