Le devoir, 8 octobre 1977, samedi 8 octobre 1977
tais ce que dois HLE8 VOYAGES moao Mfml»: 10171 1460 avenu» Union Montféai H3A-2B8 Oué 845-1221 4** AJ*U*lUUé iUé *$ SKÆ0P& Vol.LXIX - No 232 Pluie «n fin de journée.Mexlmum 13.Montréal, samedi 8 octobre 1977 Férié 25 CENTS Une injection de $100 millions Québec met au poi nt un programme de relance économique m v* par Norman Dallala QUEBEC (PC) — Le gouvernement fâuiste prépare un vigoureux plan de re-:e économique qui sera lancé à peu près en même temps que la reprise des travaux parlementaires, le 18 octobre prochain.Un comité spécial de fonctionnaires travaille depuis quelque temps à la préparation de ce plan, sous la direction du sous-minlstre des Communications, M.Gérard Frlgon, a appris la Presse Canadienne.Le comité Frlgon comprend de plus M.Marcel Pelletier, président Intérimaire de l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ), M.Claude Mé-rlneau, de la Commission des accidents du travail (CAT), et M.Roger Cyr.Ce comité a rencontré récemment les différentes commissions administratives régionales dans le but de recueillir les données nécessaires à la préparation du plan de relance économique.Ce plan sera d'ailleurs en trois volets.Le premier volet comprendra des mesures destinées à certains secteurs en meilleure santé économique.Elles concerneront les industries de l’amiante, des pâtes et papiers et prévoient l'aménagement de techniques poir stimuler le traitement des grains de provende.La lutte contre la pollution dans certaines industries sera notamment mise en contribution pour créer des emplois.D’autres mesures, dans un aeuxième volet, viendront en aide aux secteurs “mous” de l’économie, soit l’industrie du vêtement, du textile, de la chaussure et du meuble.Le gouvernement entend mettre en application plusieurs des mesures qui lui furent proposées par les syndicats et les propriétaires d’industries lors des quatre ’’mini-sommets” économiques du début de septembre.Enfin, un troisième volet du plan s’atta- quera aux problèmes économiques régionaux.A cette dernière rubrique, on prévoit mettre l'accent sur la construction domiciliaire, sur l'amélioration du climat socio-économique et sur toute mesure ponctuelle jugée appropriée.Les ministères ont été Invités à suggérer tout programme d'emplois nouveaux susceptibles d'être créés à court terme.Le gouvernement entend multiplier les rencontres avec les dirigeants d'entreprises et les syndicats dans le but d'améliorer le climat des relations de travail.Une première somme de $80 millions a été Incluse dans le budget de mars dernier pour la création de nouveaux emplois.Même s’il est Impossible de le faire confirmer, on prévoit qu'un budget supplé- mentaire comprenant une somme de $100 millions additionnels pourrait être présenté à l'Assemblée nationale dès cet automne par le ministre des Finances, M.Jacques Palrzeau, Le taux de chômage est actuellement de 10.3 pour cent selon les chiffres de Statistique Canada pour le mois d'août.Des prévisions, oui ont Inquiété le gouvernement du Québec, laissent entrevoir que ce taux pourrait grimper Jusqu'à 13 pour cent en février prochain.Les mesures gouvernementales auront d’autre part l'effet de répondre à certaines inquiétudes formulées par l’opposition à l'Assemblée nationale.Jeudi, le chef intérimaire du Parti libéral, M.Gérard-D.Lévesque, signalait l’in-Volr page 6: La ralanca V* h * * Pendant que les employés de soutien de la CTCUM délibéraient hier soir sur l'Injonction les enjoignant de retourner au travail, les autobus circulaient toujours dans les rues de la métropole mais dans une proportion réduite à 80% de la normale.A cause d’avaries qui ne trouvaient pas de mécaniciens, certains véhicules devaient demeurer dans les garages.(Photo Jacques Grenier) Johnson créera une commission de réforme des lois du travail Pierre-Marc Johnson par Michel Vaste! Conscient que les ajustements proposés par le projet de loi 45 ne sont que cataplasmes sur un mal dont les racines sont oiep plus profondes, le ministre du Travail créera, d’ici le début de Tannée prochaine, une Commission de réforme des lois du travail.M.Pierre-Marc Johnson s'apprête à nommer un groupe de travail, à l’intérieur de son ministère, groupe chargé d’élaborer le mandat de cette sorte de “Commission Parent” du travail, et d’en étudier la composition.Dès maintenant, le ministre du Travail semble avoir écarté la possibilité de recourir au Conseil consultatif du travail et de la main-d’oeuvre (CCTM).Au moins deux centrales syndicales, CEQ et CSD, n’y sont pas représentées, de même que le mouvement des chambres de commerce.Après une journée d’étude sur “la PME et le projet de loi 45”, organisée par la Chambre de commerce de la Rive sud, leaders syndicaux, ténors patronaux et ministre du Travail sont au moins tombés d’accord sur un point: le projet de loi 45 n'éliminera sûrement pas les germes de violence et les sources d’affrontement qui existent dans les relations patronales-ouvrières au Québec.L’organisation des relations de travail relève en effet de concepts beaucoup plus vastes que celui du précompte syndical ou de l’interdiction des briseurs de grèves.M.Johnson songe notamment à demander à sa commission d’approfondir des sujets comme ceux de l’accréditation et de la négociation sectorielle (tant pour le patronat que pour le syndicat d ailleurs), l’absence de bonne foi dans les relations patronales-ouvrières, la violence, etc.Quant à loi 45, le ministre a précisé, à la grande déception des 250 chefs de petites et moyennes entreprises venus Tenten-dre, qu’il n’est absolument pas ques ion de toucher à ses grands principes.“Ce projet s’inscrit dans le contexte d’un engagement pris par le Parti québécois depuis plusieurs années déjà”, de rappeler M.Johnson.Tout au plus, et après la m.ni-commission parlementaire d’octobre, le gouvernement devait-il consentir à des Voir page 6: Johnson Où ira le vote francophone ?par François Barbaau SAINT-BONIFACE - Les francophones de Salnt-Bonlface ne lurent que par leur député, M.Laurent Desjardins, Larry pour tout le monde, et ne volent rien d’anormal à ce qu’un entrepreneur de pompes funèbres soit devenu ministre de la Santé.M.Desjardins est un vieux routier de la politique.Il a fait ses débuts comme échevln à Salnt-Bonlface il y a 27 ans et tout le monde le connaît.Pourtant, 11 n’est pas confortable en période électorale, pas tout à fait à Taise, préférant les complexes problèmes administratifs de son ministère, qui absorbent le tiers du budget de la province, aux réunions politiques, à la sollicitation de porte à porte, aux in- nombrables poignées de main.Dans sa propre circonscription, M.Desjardins s’astreint à rencontrer ses électeurs, et s’est engagé également à prêter main forte à ses collègues des circonscriptions voisines.Ses organisateurs estiment que sa réélection est certaine, à condition bien sûr que les électeurs se rendent aux bureaux de scrutin mardi.C’est le danger qui menace en effet les députés trop populaires, trop certains de leur affaire: leurs supporters ne se dérangent pas en nombre suffisant.Les symptômes sont inquiétants: les bénévoles néo-démocrates qui se bousculaient dans les bureaux de Torganl-.satlon de M.Desjardins aux dernières élections sont restés chez eux cette fois, non parce qu’ils ont changé leurs allégeances politiques mais parce qu’ils savent que M.Desjardins sera certainement réélu.Pourtant, les francophones du Manitoba laissent entendre qu’ils seraient placés dans une pénible situation adve-nant l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement conservateur ou libéral, dont les candidats et les chefs ne manifestent pas de grande sympathie à l’égard du fait français, et qui ne feraient rien pour ralentir ou empêcher Tassimila-tton des quelque 60,000 francophones du Manitoba.Le candidat conservateur dans Salnt-Bonlface, M.Pete Poliras, entrepreneur, et le candidat libéral, M.George Ricard, camionneur, ne sont pas les plus ardents défenseurs des Voir pago 8: Le Manitoba Les Antilles françaises .attendent 25,000 Québécois qui laisseront $20 millions cet hiver parGuy Dashalts \ Plus de 25,000 Québécois, par rapport à 10.000 en 1975-76, Iront laisser cet hiver environ $20 millions dans les coffres du Trésor français au cours de leurs vacances à la Guadeloupe et à la Martinique.Ce n’est là qu’une faible proportion des sommes dont se délesteront plus de 350.000 Québécois dans le Sud cet hiver mais elle représente maintenant 25% du marché touristique des Antilles françaises ce qui est considérable compte tenu de la population du Québec.Les Québécois sont au troisième rang L’Est et l’Ouest s’affrontent sur les droits de l’homme à Belgrade pour le nombre de touristes étrangers dans les îles françaises n’étant devancés que par les Américains et les Français.Le Canada anglais est un client pratiquement Inexistant pour l'Instant du côté du département formé par les deux préfectures de Guadeloupe et de Martinique.Au début de la liaison Montréal-Pointe-à-Pitre-Fort-de-France, en 75-76, il y avait 480 sièges par semaine en disponibilité sur les avions d'Air Canada.L'année suivante le nombre de ces sièges depuis Montréal seulement vers ces lies était gresque doublé et cette année les trois C-8L et le B-747, en quatre liaisons par semaine, transporteront hebdomadairement 1,100 touristes très majoritairement québécois sur la Guadeloupe et la Martinique, La seule liaison directe depuis le Canada vers ces lies françaises se fait sur Air Canada au départ de Montréal-Mirabel et laces sont réservées en bloc-sièges par P1 - • Les Tours Mont-Royal, une agence grossiste de Montréal dirigée par M.André Gingras qui s'est employé au cours des BELGRADE (AFP) - La conférence r Ta de Belgrade aur l'application des accords Isinkl d'Helsinki apportera certainement des ré- sultats positFfs dans la recherche de la détente en Europe, mais ne sera pas, malgré la volonté d'apaisement de part et d'autre, exempte d'accrochages entre TEst et l’Ouest.Il apparaît évident, au terme d une semaine d'audition des discours d'ouverture des trente-cinq participants, où chacun a mis cartes sur table avec modération mais aussi franchise, que le point de friction demeure la question des droits de l'homme, ainsi qu'on le prévoyait depuis plusieurs mois.Tous les pays occidentaux, grands et petits, ont affirmé qu’ils n’entendaient pas s’ériger en justiciers et transformer la palais des congrès de Belgrade en tribunal, mais Ils ont tout aussi clairement laissé entendre qu'ils n'accepteraient pas de "passer l’éponge”, sous prétexte de sauver la détente ou de ne pas se mêler des affaires d'autrui.Plusieurs orateurs ont d'ailleurs fait justice de ce dernier argument en rappel-lant que l'acte final d'Helsinki avait lui-même assigné pour tâche aux signataires de promouvoir le respect universel et effectif" des droits et des libertés fondamentales.Les conceptions cependant varient, au sein même du camp occidental et neutre, sur la meilleure méthode à adopter pour faire avancer la cause des droits de l'homme.C'est ainsi que les Etats-Unis sont décidés à soulever en temps voulu (semt-publiquement puisque les débats désormais se dérouleront à huis clos) les cas de violation de ces droits et libertés 3ul leur paraissent par trop flagrants, tan-1s que fa France paraît attacher plus de valeur aux contacts “de délégué à délégué”.Il apparaît également évident que les pays socialistes ne se laisseront pas marcher sur les pieds à propos de ce qu'ils qualifient toujours d'"ingérence” dans leurs affaires Intérieures.La Tchécoslovaquie en a donné un exemple frappant en Voir pago 8: Belgrade d’ores et déjà la très grande majorité des ‘ c-sl iger r IV u c< dernières années à canaliser un important flot de touristes québécois sur ces destinations francophones du Sud.qu’il fut réi tion de “liens traternels", de “destins communs”, et de "culture identique” sous les tricolores des préfectures de Basse-Terre et de Fort-de-France la semaine dernière lors dupassage du vice- Rrésident de la région Est d'Air Canada, I.Pierre Jeannlot, venu annoncer les arrivages hivernaux de Québécois à raison de trois DC-8L et d'un Boeing 747 par semaine.En contre-partie i Québec et à Ottawa, Voir page 2; La» Anima» NI Pas étonnant qu’il fut résolument ques- A lencrc blanche du nouveau dans l'édition lllimtrutlimH de Hugh lohn llurrcll tirage limité,exemplaires numérotés incluant un DISQUE des poèmes lus par l’auteur (photo Blrglt) I 2 • Le Devoir, samedi 8 octobre 1977 Les Antilles françaises attendent 25,000 Québécois Suit» d« la pramièra paga leu autorités en matière de tourisme et d'industrie et de commerce font le triste bilan des maigres revenus en provenance des touristes etrangers venus au Canada au cours des derniers mois.Alors que l'aiitorfWie s'implante vicieusement et pluvieusement derrière les portes doses et que le spectre de l'hiver se dresse déjà, ces ministères comprennent que les populations locales s'écrient: "On y va!" mais aimeraient que du côté américain et français aussi il se trouve plus de citoyens partant pour les charmes de ce "beau et grand pays d'un océan à l’autre".L'ennui est que ce sont des gens normaux et que conséquemment Ils ne sont pas très chauds à l'idée de l'engelure d'o-rellles à Saskatoon, de la giclée de gadoue propulsée par un taxi à Montréal ou plus simplement d'un dimanche à Toronto, le tout servi sur lits d'hôtels à ISO par jour, Qu'on le veuille ou non les lies du Sud continueront d'être courues et fortement par les Canadiens, Plus de 200,000 Québécois prendront l'avion pour la Floride cet hiver et environ 80,000 se rendront dans diverses lies des Caraïbes.Mais là où, étant donné ces circonstances inévitables, les Antilles françaises devraient attirer la majorité des Québécois ces inévitables, les Antilles françaises devraient attirer la majorité des Québécois qui se rendent de toutes laçons dans les Antilles ce n'est pas seulement la langue française.C’est qu'il s’agit d’un département de la France et non plus d'une colonie depuis 1946 et que par conséquent ces lies possèdent les mêmes Infrastructures économiques que les autres départements métropolitains.L'an dernier je me trouvais personnellement à Nassau aux Bahamas au moment où les journaux annonçaient qu'il n’y avait pas un seul anesthésiste dans toute l’ile de New Providence.Aucune chirurgie n'étalt possible et on organisait des quêtes publiques pour envoyer les cas urgents à Miami.Avec ses hôpitaux modernes, ses laboratoires, ses équipes de médecins de toutes les disciplines le département français des Antilles se compare parfois avantageusement à n'importe quel pays civilisé.Les soins sont gratuits et les maladies parasitaires, encore répandues dans plusieurs lies Indépendantes, ont été pratiquement éliminées.Beaucoup de touristes ont tout de suite là, au départ, une sécurité sans laquelle beaucoup de personnes hésitent à partir à l'étranger.Même chose du côté technique et notamment en équipement aéroportuaire Les touristes qui descendent à Pointe-à-Pltre peuvent être tranquilles étant donné que les système ILS, le radar, les balises radio et la piste de 3,505 mètres de cet aéroport ne sont pas moins nombreux et perfectionnés que ceux de n'importe quel grand aéroport du monde.Ajoutons qu’avec 3,500 mouvements par mots l'aérodrome du Ralset à PoInte-à-Pltre est plus fréquenté que Mirabel, Et ce n'est pas le tourisme qui est l'Industrie première des Antilles françaises mais l'agriculture principalement par la culture oe la banane, de l'ananas et de la canne à sucre.Cela signifie qu'on n'a pas seulement songé, comme c'est hélas le cas de plusieurs îles, à aligner des hôtels le long des plages formant un écran derrière lequel cohabitent misère, racisme, anaphalbétisme, maladie, chômage, cri-mfhalité, et absence de tout équipement social.Ce n'est du reste que depuis à peine une dizaine d'années qu’on exploite massivement le tourisme a la Guadeloupe et à la Martinique, les îles françaises ayant vécu trois siècles de progrès en se passant des Boeing venus des quatre coins du monde.Bref, des îles du Sud certes mais un morceau à part entière de la France.Mais ce qui devient plus intéressant pour nous est que ce département est S ère et regroupe certainement la po-on la plus rlene de toute la mer des Caraïbe*.Or ces gens-lâ ne congédient nullement de leur esprit l'idée de venir faire une petite visite de courtoisie au Canada et naturellement au Québec.L'été dernier Air Canada avait une liaison par semaine mais l’été prochain deux DC-8L par semaine feront la navette entre Montréal, la Guadeloupe et la Martinique.M.Jeannlot a du reste profité de chacune de ses rencontres officielles la semaine dernière pour Inciter les Guadeloupéens et les Martiniquais à venir nous visiter l'été en contre-partie de nos Invasions hivernales.Au surplus nos expéditions de viande chevaline, si Intéressantes sur la France, s'intensifient maintenant sur les Antilles françaises à qui nous commençons à vendre, aussi curieux que cela puisse paraître, du poisson et plus préci- sément de la morue.Or avec une grande possibilité d’importation au Québec de rhum des Antilles françaises et aussi avec l'avènement de la mode des fruits tropicaux dans les grandes métropoles, les échanges commerciaux entre les deux communautés pourraient non seulement augmenter mal* atteindre un certain équilibre minimisant pour le Québec entre autres et pour le Canada les problèmes de fuite de capitaux côté Antilles françaises, Les Guadeloupéens et les Martiniquais parlent avec raison de la beauté exceptionnelle de leurs lies montagneuses et fleuries mais ce ne sont pas uniquement là, on le sait, les motivations des chercheurs de paix et de soleil.Si en plus on nous propose de la bonne organisation, de l’excellente hôtellerie, des services modernes et une possibilité d'échanges commerciaux bilatéraux il y a de quoi y songer avant de partir avec son maillot et sa Brosse à dents, Les Églises ont aussi leur part de responsabilité (Pépin) CHARLOTTETOWN (PC) — Les Églises du Canada doivent accepter une partie de la responsabilité de la crise présente de l’unité nationale, selon M.Jean-Luc Pépin, président du groupe d'étude sur l’unité.Les dirigeants des Églises formaient Te dernier groupe à témoigner à Charlottetown; M.Pépin leur a dit qu’elles étaient en partie responsables de la désunion et devaient faire réparation.Il a cité en exemple l’Église catholique romaine du Quebec qui est, à son avis, "dans l’embarras” devant la présente situation et ne "sait plus où donner de la tête”."Il semble que nous ayons travaillé systématiquement à diviser le pays., à creuser des solitudes”, a dit M.Pépin aux dirigeants des Églises.On semble être parti du principe que moins les gens des diverses cultures se rencontreraient et plus ils seraient unis.Le chanoine Robert Tuck, qui a présenté un mémoire au nom de la Diocesan Church Society qui représente clercs et laïcs de l’Eglise anglicane de ITle-du-Prince-Edouard, est d’accord que l’Église porte une part de responsabilité et a presque perdu le droit de parler d’unité nationale à cause de ses manquements.Le révérend Ron Vincent, de TUnited Church est d’avis que même si les Églises ont leurs torts, il ne faut pas surestimer l'influence de la chaire."La chaire a ses limites”, dit-il, parce que souvent les gens n’éeoutent que ce qu’ils veulent entendre.Il n’y a pas unanimité des Églises sur ce sujet, dit-il; “s’il en était autrement, nous ne serions pas six ici".M.Pépin et Mme Solange Chaput-Rolland, représentant le Québec dans le groupe d’étude, ont évoqué des incidents de leur vie où l’Église a favorisé la désunion.M.Pépin dit qu’à l’Université d’Ottawa, jouant au hockey contre une équipe d’Irlandais, il était convaincu de gagner sept ans d’indulgence en blessant un joueur.Mme Chaput-Rolland se définit comme catholique et Canadienne française mais dit que l’Église ne lui a jamais enseigné a aimer son prochain anglo-canadien.Selon un mémoire du Charlottetown Christian Council, la religion a contribué à raffermir “la fibre de l’unité canadienne” mais il lui est aussi arrivé de l’affaiblir.Le Conseil suggère la diversification de certains pouvoirs centraux, plus d’encouragement à T’immersion” en langue française dans les écoles, une plus grande conscience des besoins des minorités francophones et une meilleure compréhension des aspirations des Québécois.M.Tuck a parlé du Canada comme d’une mosaïque — une nation de nationalités sans symboles communs.“Depuis des années, dit-il, nous nous plaignons de l'absence d’une identité canadienne.Et puis, après?Pour cette raison même, nous sommes probablement le seul pays au monde qui ne fera pas de guerre civile pour maintenir son unité".Sur quoi Mme Chaput-Rolland s’est dit fatiguée, malade, d’entendre parier du Canada comme d’une mosaïque.“Quand allons-nous commencer à cimtenter un peu cette mosaïque.car une grande partie en tombe en morceaux”, dit-elle.M.Gérald Beaudoin, membre du groupe d’étude et spécialiste du droit constitutionnel, a dit que le Canada a besoin de symboles de nationalité mais est lent à les obtenir.Le nombre de suicides: les statistiques sont trompeuses par Françoise Côté QUEBEC (PC) - R n’est pas exact de dire en s’appuyant sur les statistiques actuellement disponibles, que le Québec connaît une augmentation plus rapide du nombre de suicides que l’ensemble du Canada, a affirmé le Dr Harry Grantham, directeur du département de psychiatrie de l’Université Laval, qui a présidé un symposium sur "le risque suicidaire”, hier au 50e congrès de l’Association des médecins de langue française du Canada (AMLFC).Le Dr Grantham a dit qu’il est injuste et inexact de comparer les statistiques actuelles avec celles des années 60 pour ensuite conclure que le taux de suicide du Québec, qui se rapproche de celui de la Colombie-Britannique, a une tendance à la hausse plus prononcée, parce que dans les années 60 les statistiques n’étaient pas conformes à la réalité.En effet, un grand nombre de suicides étaient camouflés souvent par les médecins eux-mêmes pour des raisons religieuses, familiales et économiques.Selon le Dr Grantham, le médecin de famille doit être capable de prévoir les dangers que peuvent représenter les médicaments qu’il prescrit et si le patient présente un risque suicidaire, il y a des précautions à prendre.En plus de connaissances pharmacologiques suffisantes, le médecin de famille doit être capable de parler avec son patient très franchement de la mort, des idées qu’il entretient à ce sujet et même de ses intentions éventuelles.Si cela est fait avec discernement, cela ne peut être que bienfaisant, car très souvent le patient ne demande pas mieux que de parler.Enfin au sujet des médicaments, il a recommandé aux omnipraticiens de bien expliquer au patient le danger que peut représenter une dose trop forte et par précaution obliger le patient a renouveler sa dose prescrite chaque semaine.Le médecin de famille est souvent en première ligne, car c’est habituellement lui que le candidat au suicide consulte le premier.Il doit donc être capable de déceler le risque suicidaire, car son action pourra être déterminante.Il peut contribuer à réduire le risque suicidaire en faisant appel à ses ressources cliniques, à son expérience médicale ainsi qu’à son expérience de la vie et enfin en se servant de son intégration à son milieu.Le Dr Grantham insiste beaucoup sur la nécessité de parler franchement aux gens, affirmant que parler de ridée de la mort, des risques et aussi des ressources qui peuvent aider un patient n’inquiète pas tant qu on le croit généralement.Il a cité le cas d’un patient qui vit seul, à qui il a dit: "Vous ne retournerez pas chez vous, car je veux d’abord m'assurer que quelqu’un peut vous accueillir.Quand votre ami viendra vous voir, vous pourrez partir avec lui".La tentative de suicide est souvent le fait d’une femme de moins de 30 ans, qui réclame souvent de l’aide après avoir posé son geste et qui a eu à faire face à des problèmes récents dans sa vie.C’est le plus souvent une personne qui fait connaître ses intentions avant d’attenter à sa vie et n’a presque jamais d’affiliation religieuse.Par contre le suicide réussi est surtout le fait d’un homme de 45 ans et plus, qui lui aussi vit seul, qui est au bas de l’échelle socio-économique et qui est souvent alcoolique.Les personnes qui se sentent rejetées et qui sont isolées sont souvent de très hauts risques suicidaires.Elles font habituellement plusieurs tentatives avant de s’enlever la vie.Actuellement il semble se développer une tendance plus forte de risque suicidaire chez les personnes âgées.La constitution du Canada est probablement unique au monde en ce qu’elle mentionne un autre pays la Grande-Bretagne mais pas le Canada, dit-il.“O Canada” n’est pas encore officiellement l'humne national, le pays n’a que depuis peu son drapeau et Ton discute toujours la question de savoir si le 1er juillet sera "Canada Day” ou "Dominion Day”.Pour montrer combien de temps il a fallu pour accepter le bilinguisme, M.Pépin rappelle qu’il y a seulement 15 ans les députés se demandaient si les menus devaient ê-tre bilingues au Café du Parlement.Il se souvient que, député, il a vu "pleurer un certain gentleman” quand on a baissé "certain drapeau” sur la Colline du Parlement.Mais, il voit des Canadiens émus au point de pleurer devant le drapeau national et il se demande pourquoi il a fallu tant de temps avant d’obtenir ce symbole nécessaire.centraide la nouvelle fédération des oeuvres.VIENT DE PARAÎTRE -rhr, 1 r 1 f aux Éditions OEUVRES POÉTIQUES d'Alfred Des Rochers Toma I : Recueils colligés Toma II: Choix de poésies éparses Texte établi, présenté et annoté par Romain Lôgarê.Collection du Nénuphar $15.00 Tome 1: 288 pages Tome II: 224 pages MÉMOIRES INTIMES de Louis Fréchette Nouvelle édition augmentée d’un avant-propos de l’auteur Collection du Nénuphar 208 pages — $6.00 •V—SP «b - &o*y O
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