Le devoir, 25 octobre 1977, mardi 25 octobre 1977
HtËavm m la petite Laite fr oit /on mantje Lien.française au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 844-1624 Vol.LXIX - No 245 Ennuagement avec averses en soirée.Maximum 16.Montréal, mardi 25 octobre 1977 Férié 25 CENTS Le dollar s’effondre à son plus bas niveau: 89.88 Le dollar canadien est retombé sous la barre des 90 cents américains, atteignant le taux de 89.88 cents, à la fermeture de La bourse de New York lundi soir.H s’agit d’un record depuis septembre 1939.Un “gros vendeur” de dollars canadiens aurait précipité la baisse de la monnaie en début d’après midi.Selon un vendeur new-yorkais, il pourrait s’agir d’une compagnie américaine qui vendrait une partie de son actif au Canada.Certains vendeurs ont aussi attribué la baisse du dollar d’une part à la décision du gouvernement du Québec d’acheter Asbestos Corporation, d’autre part aux mises à pied annoncées récemment par l’International Nichel Company en Ontario et au Manitoba.L’ouverture des transactions à 90.44 reflétait une certaine baisse de la monnaie, mais ne laissait pas présager un tel “effondrement”.Mardi dernier, le dollar canadien était déjà descendu sous la barre des 90 cents, mais était remonté rapidement pour se stabiliser entre 90 et 90.50 cents américains.On se souvient que le ministre fédéral des Finances, M.Jean Chrétien, n'avait annoncé aucune mesure pour éviter la baisse du dollar canadien, préférant le voir continuer à flotter librement.Il espérait quand même voir remonter le douar canadien avec l’annonce des mesures telles la réduction de taxes et les programmes d’emplois.La baisse du dollar favorise aussi la reprise économique et les ex- portations.La baisse du dollar canadien a surpris bien des observateurs financiers.La baisse subie en juillet et en août aurait été due à des “spéculateurs internationaux”, selon la société Nesbitt, qui prévoyait début octobre une stabilisation autour de 92.75 cents américains.L’on n’a pas fini de mesurer les effets négatifs de la baisse du dollar, en particulier sur les emprunts publics à l’étranger.Le Rassemblement des citoyens de Montréal avait récemment estimé à $130 millions le montant perdu par la Ville à cause des effets de la dévaluation du dollar sur le paiement des intérêts de ces emprunts.La Ville a emprunté treize fois à l’étran-Voirpage 2: Le dollar Denis Vaugeois Réformer le système du député fai néant par Jean-Claude Picard Inquiet du poids qu’il bli' qu’il juge dans l’en- QUÉBEC excessif de la fonction publique dans I semble de l’appareil gouvernemental, déçu du rôle fort mineur pour ne pas dire presque insignifiant que le système parlementaire laisse aux back-benchers ministériels, le député de Trois-Rivières, M.Denis Vaugeois, a récemment proposé à ses collègues péquistes un ambitieux projet de réforme parlementaire qui, s’il était adopté, modifierait sensiblement toute une série de règles du jeu dont ministres et hauts fonctionnaires de l’État sont traditionnellement les grands bénéficiaires.Car pour ce nouvel élu de 42 ans, historien et éditeur, fonctionnaire de métier La crise d’octobre jusqu’à novembre dernier, une réforme parlementaire, pour être autre chose que le délicat objet des élégantes conversations de salon qu’elle a suscitées depuis une bonne dizaine d’années, doit aller au coeur des problèmes et créer un nouvel ordre politique qui permettra à la fois de mieux établir les necessaires distinctions entre le législatif et l’exécutif et de raffermir le pouvoir des élus vis-à-vis l’administration publique.“Notre système parlementaire actuel est aussi dépassé et vétuste que la constitution canadienne.Il privilégie indûment les ministres et députes d’opposition, condamne pratiquement les députés ministériels à la fainéantise et ne constitue pas un contre-poids réel à une administration gouvernementale qui n’a cessé de croître Bourassas’en tient à la version officielle par la Presse Canadienne L’ex-premier ministre libéral du Québec, M.Robert Bourassa, est disposé à collaborer à toute enquête “destinée à faire la lumière” sur les événements d’octobre 1970.“Certainement, je n’ai pas d’objection”, a répondu l’ancien premier ministre au journaliste de télémédia, M.Raymond Saint-Pierre, au cours de la deuxième d’une série de cinq interviews diffusées sur les ondes de ce réseau radiophonique.“Cela, a-t-il poursuivi, me permettrait de démontrer que mon action a servi le Québec et que les décisions que j’ai prises ont mis fin à la crise politique et au terrorisme.” M.Bourassa, dont LE DEVOIR affirmait la semaine dernière qu’il avait été invité, par le gouvernement fédéral, à s'autocensurer a repris au cours de cette émission diffusée nier l’essentiel de la version officielle des événements d’octobre et il a qualifié de “volume diffamatoire" l'ouvrage dans lequel Pierre Vallières exposait le printemps dernier une série d'allégation, notamment en ce qui a trait à la mort de l’ancien ministre du Travail, de la Main-d’oeuvre et de l’Immigration, M.Pierre Laporte, dont le ebrps était découvert dans la nuit du 18 octobre 1970, sur les terrains de la base militaire de Saint-Hubert, sur la rive sud de Montréal.M.Bourassa a réaffirmé que l’ancien ministre du Travail a bel et bien été la victime du Front de libération du Québec auquel l’assassinat a d’ailleurs été attribue.L'ancien chef du gouvernement québécois, qui fut en poste du 29 avril 1970 au 26 novembre 1977, a soutenu n’avoir jamais affirmé à Mme Laporte que les autorités savaient où était detenu son mari pendant sa détention, du 10 au 18 octobre 1970.Il a aussi répété que c’était son gouvernement et non le gouvernement fédéral qui avait pris la décision de requérir les services de l’armée et de décréter l’application de la loi des mesures de guerre.L’ex-premier ministre libéral a déclaré qu'il avait “pris très au sérieux” les événements dès le début de la crise.“C’était, a-t-il dit, une nouvelle étape de violence politique sérieuse.Cela se faisait en d’autres pays, mais, a-t-il poursuivi, pas au point d’annuler un voyage important”, faisant allusion au voyage qu il avait fait à New York auprès des milieux financiers, au début de la crise.De ses collègues du gouvernement québécois, M.Bourassa ne dit à peu près rien sur ce qu’ont été leurs attitudes pendant la crise.“Je ne porterai pas de jugement sur Voir page 6: Robert Bourasaa au cours des quinze dernières années”, d’affirmer M.Vaugeois lors d’une entrevue accordée au DEVOIR.Toutes critiques qui sont, bien sûr, loin d’avoir été inventées sous le gouvernement du Parti québécois et qui semblaient même, du moins jusqu’au milieu de l’été dernier, laisser passablement indifférent ce député péquiste au surplus adjoint parlementaire ae son vieil ami Claude Morin, dont il a longtemps partagé les grandeurs et les miseres aux Affaires intergouvemementales.Au milieu de l’été cependant, en pleine chaleur parlementaire, dans la fournaise procédurière de la loi 101, ce député, excédé par la lenteur du système, par les “pertes de temps” que lui occasionnaient ses présences obligatoires à l’Assemblée nationale, sort de l’ombre et a maille à partir avec le président de l’Assemblée au sujet de l’interprétation d’un sombre article du règlement.Avant tout protecteur des droits de l'opposition, conservateur comme tout president de cette Assemblée, ce dernier, M.Clément Richard, lui explique alors, sur un ton plutôt onctueux, que ses prétentions de nouveau député ne sont pas fondées et le renvoie carrément à ses affaires de back-bencher, c’est-à-dire à peu près rien du tout.Ulcéré par cet échec, c’est à ce moment-là, explique-t-il qu’il a commencé à s’intéresser de plus près au fonctionnement du parlementarisme, dans le secret espoir d’y apporter quelques réformes à la fois originales et significatives.Ses travaux devaient aboutir il y a quelques semaines dans un court document qu’il soumettait à l’ensemble de ses collègues du caucus lors de la réunion de deux jours de Sainte-Marguerite, document que le premier ministre a lui-même qualifié d’intéressant et qui pourrait peut-être servir de base à quelques réformes importantes.Sous ce chapitre, le texte, après avoir rappelé que la plus grand qualité du député est d’être un élu et par conséquent un homme attentif aux besoins immédiats de la population, propose deux séries de réformes qui seraient de nature non seulement à augmenter l’efficacité de l’insti-VoirpageB: Denis Vaugeois .-S* S» Lettre à la main, ce facteur de Lethbridge (Alberta) affronte un sérieux dilemme.Doit-il ou non laisser quand même le courrier à cette maison qu’on vient de démolir?Où sont rendus les anciens occupants?Heureusement, la maison doit être reconstruite bientôt, sous forme d’un duplexe.(Téléphoto CP) Dix millions de lettres retournées à l’envoyeur?OTTAWA (PC) — Le président du Syndicat des postiers du Canada, M.Jean-Claude Parrot, a vivement dénoncé hier le gouvernement fédéral qui, d’une part, veut accorder plusieurs milUons de dollars aux sociétés pour créer des emplois et d’autre part fait disparaître 500 emplois au ministère des Postes, à travers le pays.M.Parrot commentait ainsi, lors a’une conférence de presse à Ottawa, la déci- sion du ministère des Postes de supprimer le service qui s’occupe de réadresser les lettres et colis de première classe, et ce à compter du 31 octobre prochain.Selon le président du syndicat, le ministère des Postes a pris une décision irréfléchie en annonçant la disparition de ce service.En plus de faire disparaître quelque 500 postes, le ministère ne semble pas intéressé à améliorer, sinon maintenir le service postal, a-t-il fait savoir.Il y a quelque 10 millions de lettres qui doivent etre réadressées chaque annee, soit parce que l’adresse est incomplète, ou que le code postal est erronné, a expliqué M.Parrot.À la suite de la disparition du service, les lettres mal adressées seront retournées à l'expéditeur, ce qui retarde là en- Voir page 2: Les Postes Un Livre vert de Mme Campagnolo Ottawa veut se doter d’une politique des sports par Lise Bissonnette OTTAWA —- Des compagnies commanditaires aux parents d'un futur prodige du hockey, ce sera un.véritable sport d'amener tout ce monde y compris leurs divers paliers de gouvernement a définir “l’avenir du sport au Canada”.C’est pourtant là le principal objectif d’un livre vert “pour une politique nationale sur le sport amateur’ déposé hier aux Communes par Mme lona Campagnolo, ministre d’Etat (sahté et sport amateur).Volontairement flou, presque humble et n’insistant pas sur les propositions, le livre vert se contente de passer en revue les problèmes de quatre secteurs d’une future politique: l’administration et le financement du sport amateur, son développement technique, sa promotion, et quelques “autres programmes” connexes.“La véritable nouvelle, c’est qu’il y ait un livre vert", disait-on hier au bureau de Mme Campagnolo, en reconnaissant toutefois que son chapitre crucial sera celui du financement, à peine esquissé pour le moment.Partisane de la consultation dans tous les domaines, au ministère d’Etat qui a été créé au moment de son accession au cabinet il y a un an, Mme Campagnolo estime qu’il faut plutôt laisser la parole à ses nombreux interlocuteurs.Son livre vert sous le bras, elle entreprendra donc une tournée de toutes les capitales canadiennes, de la fin novembre jusqu’en janvier prochain, sans oublier de se rendre jusqu'aux Territoires du Nord- ¦MHMHHMMMI La Finlande à la recherche de l’avenir La Finlande célèbre cet hiver le soixantième anniversaire de son indépendance, proclamée le 6 décembre 1917 après sept siècles de domination suédoise et cent huit ans d’existence en tant que grand-duché autonome de l'Empire de Russie.Encastrée entre la Suède à l’ouest, la Norvège au nord, et l’U.R.S.S.à Test, la République de Finlande est dirigée depuis 1956 par le président Urho Kekkqnen, né avec ce siècle et dont les pouvoirs sont bien plus vastes que ceux du roi de Suède ou de Norvège, u détermine la politique étrangère du pays et a su, depuis vingt et un ans, détourner toute menace de crise grave avec la superpuissance voisine.Sa politique de “neutralité active” Ta place parfois dans des situations délicates, voire désagréables, mais il est toujours parvenu à s’en sortir.Aussi est-il assuré d’être réélu pour six ans, lors de l’élection présidentielle (au suffrage indirect) au mois de janvier prochain, car il est le candidat des principaux partis politiques du pays, à l’exception de deux formations de droite marginales.La Défense d’une neutralité voir page 2 stabilité des relations étrangres est ainsi préservée.Le seul souci des états-majors politiques est de savoir si la population, devant ces jeux faits d’avance, ne rechignera pas trop à se rendre aux urnes pour choisir les grands électeurs.À Tabri de la personnalité hors du commun du président Kekkonen, les partis politiques (une dizaine pour les quatre millions sept cent trente-cinq mille habitants du pays) ont pu durant des décennies se livrer avec délices aux jeux parlementaires.Ceux-ci se sont traduits par maintes élections anticipées et par de nombreux changements de gouvernements.Actuellement, depuis le 15 mai 1977, le soixantième gouvernement finlan- dais, dirigé par le social-démocrate Kalevi Sorsa, est une coalition de centre gauche allant des communistes aux trois partis du centre.N’en sont exclus que les conservateurs qui, pour l’instant, n’ont pas encore droit de cité dans le gouvernement, et deux formations d’extrême droite.Là aussi, plus ou moins discrètement, le président Kekkonen est intervenu depuis les dernières éledtions, anticipées, de l’automne 1975.Face à la crise économique mondiale et à ses répercussions sur la Finlande, il souhaitait que les principaux partis, et surtout toute la gauene qui domine dans les syndicats, aient des responsabilités gouvernementales plutôt que la liberté de se livrer à des surenchères.Et le gouvernement minoritaire centriste de M.Miettunen, un vieil ami du président, céda en temps voulu la place à la coalition souhaitée par M.Kekkonen.Il s’agit pour l’instant de faire front commun contre l’adversité, et le premier ministre a déjà su montrer son habileté de 1972 à 1975.De plus, les prochaines élections législatives ne devraient avoir lieu qu’en 1979.Partie d’une situation difficile au lendemain de la guerre, avec d’énormes dommages de guerre à payer, la Finlande a du développer judicieusement son potentiel économique tout en assurant un niveau de vie décent à sa population.Elle a réussi dans le courant de cette année à quelque peu diminuer le déficit de sa balance des paiements et espère réduire Tan prochain a 9% le taux d’inflation qui devrait être de 13% pour 1977.Mais le chômage, qui affecte déjà 6%> de la population active, risque de s’aggraver encore.Toutes les énergies sont naturellement tournées vers Ta-mélioration de la situation économique et vers la préservation du bien-être social.Aussi ce supplement est-il consacré aux données essentielles du problème et au pari industriel de la Finlande.ouest et au Yukon, ce Nord canadien qu'elle en veut aux tenants des “cinq régions” d’oublier si facilement, comme elle le répétait hier encore aux Communes.L’une des premières clarifications à opérer, comme on le sent un peu partout à la lecture du livre vert, est celle des compétences des divers paliers de gouvernement, du rôle même du gouvernement fédéral, étroitement mêlé à celui des provinces et des municipalités, en matière de sports et de loisirs.Déjà les provinces ont fait montre d’une certaine mauvaise humeur devant le fait que Mme Campagnolo ait rédigé en solitaire son livre vert.Le comité interprovincial des ministres des sports et loisirs a protesté par lettre il y a quelques semaines et pour ne pas être en reste avec la tradition de son gouvernement, M.Claude Charron, ministre délégué au Haut Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports du Québec, a doublé cette missive par un télégramme sur le même thème la semaine dernière.M.Charron, semble-t-il, ne conteste pas la compétence du fédéral dans ce domaines, mais se plaint lui aussi du manque de consultation.Mme Campagnolo ne s’émeut guère pour autant, dit-on, puisque son livre vert n’est pas contraignant et qu’il ouvre la voie à toutes les suggestions pour la véritable définition d’une politique.C’est le financement du sport amateur qui fait le plus évidemment problème, constate le livre vert.Le ministère d’Etat dispose cette année d’un budget de $31 millions, soit six fois plus que ce qu’il était au moment de l’adoption de la Loi sur la santé et le sport amateur en 1961, mais cela reste bien maigre, et surtout bien menacé dans un secteur auquel les ministres des Finances ont tenoance à penser en priorité quand ils veulent faire des coupures budgetaires.Une politique canadienne devrait donc continuer à faire largement place à Tap-port du secteur prive, aux contributions volontaires, et “se méfier de toute règle empirique".Mme Campagnolo propose donc pour le moment de faire appel à deux principes-cadres: une limitation des fonds fédéraux consentis aux sports, et l’octroi de Taide fédérale aux groupes sportifs qui feront la preuve de leur capacité de recueillir ailleurs une part de leurs fonds.Comme une bonne partie des fonds proviennent actuellement d’un pourcentage des revenus de Loto-Canada, le ministre espère, presque timidement si Ton en croit le texte, pouvoir "maintenir le lien Voir page 2: Les sports con proi au sommaire • Les centres d’accueil contestent l’orientation du projet de loi de protection de la jeunesse — pages • Les "confidences” de M Bourassa: un éditorial de Michel Roy • Le défi canadien entre Noir et Blanc: une analyse de Georges Vigny — page 4 • Les polyvalentes, cet autre troupeau d’éléphants blancs — page 13 • Les relations s’aigrissent entre les dictatures latino-américaines — page 16 • Une entrevue des trois candidats à la mairie de Québec — page 26 v 2 • Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 LA FINLANDE: DÉFENSE D’UNE NEUTRALITÉ La Finlande moderne est l’enfant émancipé de la révolution d’Octobre.Aussitôt après la conquête du pouvoir, les bolcheviks prenaient au sérieux leur mot d’ordre sur l’émancipation des peuples.Les Finlandais, jusqu'alors soumis à l'empire des tsars, surent profiter de la chance.Le refroidissement n’allait pas tarder à apparaître.Les disciples de Lénine proclamaient le principe du droit à l’autonomie.En même temps, ils affirmaient qu'aucun régime autre que le leur ne faisait le bonheur des peuples.En soutenant, au besoin avec l’armée rouge, dans des régions qui avaient pris leur autonomie, les communistes locaux qui entendaient se rattacher au nouveau système soviétique, ne regagnaient-ils pas ce que la Russie avait perdu?Beaucoup de Finlandais crurent, jusqu’à la guerre de 1939-1945 et aussitôt après, que f indépendance était précaire.Les hofnmes politiques qui les représentaient étaient amenés à chercher, a l’extérieur, des concours pour faire face à la puissante voisine, et le cas échéant pour prévenir ses attaques.De part et d’autre de la frontière, la méfiance était générale.À Helsinki, on était persuadé que, tôt ou tard, les Soviétiques chercheraient à récupérer ce qu’ils avaient abandonné en 1917.À Moscou, on avait la quasi-certitude que la Finlande se rangerait aux côtés des ennemis de l’U.R.S.S.Dans un tel contexte les négociations ne pouvaient être que dialogues de sourds.L’U.R.S.S.exigeait les concessions territoriales qu’elle jugeait indispensables à sa sécurité, et plus particulièrement à la sauvegarde de Leningrad.La Finlande avait l’impression que les Russes se préparaient à la dépecer, et elle n’avait pas l’intention de se laisser faire.Ainsi éclatèrent les guerres de 1939-1940 et 1941-1945.Après l’effondrement des puissances de l’Axe, auxquelles elle avait ué son destin, la Finlande ne risquait-elle pas d’être as- ___par.Bernard Feron Le Monde diplomatique suites de la première page LE DOLLAR ger depuis 1972.La situation est identique pour 1 Hydro-Québec ou le gouvernement du Québec, car la baisse du dollar américain et celle du dollar canadien doit affecter le cours des euro-dollars.La baisse du dollar américain s’est poursuivie hier sur la majorité des marchés de changes mondiaux, tandis que l’or, en hausse, semble s’installer durablement au-dessus du cours élevé de 160 dollars l’once.Après une petite reprise technique à la fin de la semaine dernière, le dollar a de nouveau été coté en baisse contre le yen à Tokyo.La devise américaine a terminé la séance à 253.3 yens contre 254,95 vendredi, tandis que le gouverneur de la banque centrale nippone affirmait que rien ne serait fait pour enrayer la hausse du yen, les interventions sur le marché n’étant destinées qu’à éviter de trop fortes fluctuations.Le dollar a également été coté en baisse à Londres, où la livre s’est avancé de 1.7735 à 1,7741 dollars, à Paris où le dollar a été coté 4,835 FF (contre 4,864 vendredi) et à Francfort où il est tombé en- sujettie comme l’étaient à cette époque des Etats d’Europe centrale et orientale?Le pire fut évité grâce surtout au président Paasikivi.Tirant les leçons de la défaite, il posa en principe que son pays devait avoir toujours de bonnes relations avec l’U.R.S.S.Par chance, les Russes entrèrent dans son jeu.Il est vrai que les autorités d’Helsinki firent ce qu’il fallait pour inspirer confiance à leurs mterlocu-teurs.La puissance victorieuse avait imposé des^condilions draconiennes: l’abandon d’un dixième du territoire national èf le versement d’une indemnité de 200 millions de dollars, somme considérable pour une nation dont le potentiel économique avait été dévasté par la guerre.Les Fihlandais s’appliquèrent à verser dans les délais requis ce qui leur était demandé.En meme temps qu’ils donnaient la preuve de leur bonne volonté, ils se montraient résolus à maintenir leur indépendance et leurs institutions.En 1948, par exemple, fut déjouée une tentative de coup d’Etat communiste et les Soviétiques assistèrent sans réagir à l’éviction du gouvernement de leurs camarades finnois.C’est d’ailleurs en cette même année que fut signé l’acte fondamental qui définit les rapports entre la Finlande et l’U.R.S.S.: le traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutelle.Dès lors, l’effort des dirigeants finlandais allait tendre à donner de ce texte une interprétation satisfaisante pour leur pays.L’entreprise était d’autant plus délicate que le Kremlin se méfiait d’une partie ou personnel politique.Les socialistes, notamment, faisaient l’objet de vives attaques parce que, d’une façon générale, les léninistes se déchaînaient contre les sociaux- dessous de 3,26 DM malgré des interventions de la Bundesbank supérieures à 100 millions de dollars.Les cours de l’or ont partout monté.L’once a été cotée 162,625 dollars à Londres au plus haut depuis deux ans, 163 dollars à Zurich et 163,45 dollars à Francfort.On attribue ce nouveau recul à la déclaration du secrétaire américain au Trésor, M.Michael Blumenthal, qui a dit vendredi que les États-Unis n’interviendraient pas sur le marché des changes tant que la valeur du dollar continuerait à refléter la force de l’économie nationale.Les inquiétudes qu’inspire le déficit du commerce des Etats-Unis avec le reste du monde ont été aggravées par un article du magazine “Business Week”, paru pendant le week-end, écrivant que l’économie américaine était en train de ‘“patauger”.LES POSTES core plus le service de livraison.‘‘Il est évident, qu’en dépit des déclarations du ministère des Postes, les améliorations du service public sont très minimes sur la liste des priorités de la gestion”, a déclaré M.Parrot.Les changements technologiques menacent déjà quelque 6,000 emplois alors que 500 autres postes sont appelés à disparaître, ce qui est tout à fait inacceptable, a soutenu le président syndical.Les négociations devraient reprendre aujourd’hui à Ottawa et M.Parrot s’est contenté de dire que les pourparlers se déroulent assez lentement alors que seulement six ou sept clauses ont été paraphées et qu’il s’agit de clauses du statu quo.Plus tôt en journée, le ministre des Postes, M.Jean-Jacques Blais, a rejeté, une fois de plus, la suggestion d’un député de l’opposition, voulant que son ministère démocrates, accusés de trahir la classe ouvrière, plus que contre les conservateurs.Et aussi parce que des socialistes avaient joué un rôle pendant les guerres des années 40.En revanche, le president Kekkonen, bien qu’il se situât au centre de l’échiquier politique, bénéficiait d’un préjugé favorable: il n’était pas apparu aux côtés des adversaires de l’U.R.S.S.Élu chef de l’État cr 1956, il annonça sa volonté de poursuivre et même de développer la politique Paasikivi.L’acte notarié de cette politioue était évidemment le traité de 1948.M.Kekkonen définissait en ces termes sa méthode: “Nous devons faire en sorte de n’avoir jamais à dire non aux Soviétiques et d’amener les Soviétiques à dire toujours oui à la Finlande”.Encore lui fatlaibil convaincre tous ses concitoyens du brèn-fondé de cette méthode.Ne jamais dire non, cela signifiait au moins faire silence, par raison d’État, sur des pratiques ou’une partie de l’opinion jugeait condamnables.Comment faire accepter ce parti pris de réserve à une société légitimement fière de ses moeurs démocratiques et non moins légitimement désireuse d’user de toutes les libertés conquises?Peut-on commenter avec les mêmes accents à Helsinki, à Londres ou à Paris les troubles du camp socialiste, traiter de la même façon du sort des “dissidents”?Pendant toute une période, des Finlandais disaient que leur président était beaucoup trop complaisant à l’égard de TU.R.S.S.Aujourd’hui, son realisme est mieux compris parce qu’après deux décennies son utilité a pu etre démontrée.On peut distinguer deux grandes périodes dans la diplomatie finlandaise sous la conduite de l’actuel chef de l’État.La première correspond à la guerre froide.En ce temps-là, les superpuissances n’avaient aucune tendresse pour les neutres.Cette neutralité, disait l’ancien secrétaire devienne une société de la Couronne.“Il est essentiel que le gouvernement continue de contrôler l’exploitation des Postes afin de s’assurer que les dépenses restent à leur plus bas niveau”, a-t-il expliqué aux Communes en précisant que le déficit des Postes est passé de $70 millions à quelque $560 millions en cinq ans.Le député conservateur, M.Walter Dinsdale, a alors accusé le ministère des Postes d’être responsable de cette situation, à cause de sa mauvaise administration, son inefficacité, et au climat de confrontation entre le ministère et ses employés.M.Blais a soutenu que la hausse du déficit a été causée par l’augmentation du coût des salaires et du transport.Appelé à commenter, hier au cours de la conférence de presse, M.Parrot a rejeté les affirmations du ministre.Il a rappelé que, depuis 1969,12 études du gouvernement ont recommandé la transformation du ministère en société de la Couronne, mais que M.Blais refuse d’accepter cette seule solution.LES SPORTS TOUTE UNE AUBAINE CHEZ BIRKS! r/I ï'i % "i Service de 4 pièces: théière, cafetière, pot à crème et sucrier.Prix courant $185.EN SOLDE, $139.50 AUSSI, plateau de 20”, prix courant $125, EN SOLDE, $93.75 et pot à eau chaude, prix courant $62.50, EN SOLDE, $46.50 Tous ces articles sont en plaqué argent Primrose de bonne qualité, au décor melon très apprécié.BIRKS, JOAILLIER! d’Ëtat J.-F.Dulles (à propos de Nehru), est “immorale”.Staline, lui, avait décide que, quand on n’appartenait pas au camp socialiste, on était valet de l’impérialisme.Le climat commença d’ailleurs à changer peu après l’accession de M.Kekkonen à la présidence: la déstalinisation était inaugurée.Pourtant la situation restait tendue.Un problème délicat se posait au gouvernement d’Helsinki.D fallait continuer à diversifier les échanges économiques, notamment avec les voisins nordiques.Mais comment négocier les accords avec les pays de la zone de libre-échange sans susciter la méfiance des Russes?De plus, la santé de l’économie nationale dépendait des relations avec Moscou.A cause des réparations, une bonne partie de l’industrie s’était équipée pour fabriquer les biens dont avait besoin TU.R.S.S.En raréfiant les commandes, voire en les supprimant, Moscou pouvait asphyxier son partenaire.La menace fut meme, une fois, suffisamment sérieuse pour que les sociaux-démocrates renoncent à participer au gouvernement.L’inquiétude fut grande surtout en novembre 1961.En pleine crise de Berlin, Nikita Krouchtchev pria les Finlandais de négocier un nouvel accord.Ils devaient s'engager à organiser avec TU.R.S.S.une défense commune contre l’Allemagne.Si le chef du gouvernement soviétique avait obtenu gain de cause, la Finlande aurait cessé par le fait même d’être neutre.Comment expliquer cette pression?Alors que l’Union soviétique était engagée dans une guerre des nerfs avec les Occidentaux, la Finlande pouvait lui servir d’otage.Les Nordiques n’inciteraient-ils pas alors Washington à jeter du lest?Visée tactique mais aussi stratégique.La neutralité de la Finlande était admise dans les faits, mais non reconnue dans des textes signés par Moscou.Khrouchtchev n’entendait-il pas alors créer une situa- Canada, tandis que les provinces prendraient graduellement à leur charge la formation des instructeurs provinciaux et locaux.On devrait créer un “programme national d’apprentissage” pour les entraîneurs de classe mondiale.L’élite sportive se voit tracer un fort ambitieux programme, que Mme Campa-gnolo a fixe d’autorité.Qu’on en juge: le Canada devra être premier aux jeux du Commonwealth Tête prochain à Edmonton, deuxième aux Jeux panaméricains de 1970 à Porto Rico, neuvième “ou mieux si possible” aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980 (il a été dixième en 1976 à Montréal).Ce “Plan des Jeux” passe par un programme en huit points touchant tant au recrutement des futurs champions, qu’à leur entraînement, à leur participation aux compétitions diverses, à leur soutien médical et paramédical.Le livre vert laisse aussi entrevoir la tion nouvelle?Le président Kekkonen se rendit en U.R.S.S et sut convaincre les Russes d’abandonner leur projet; on n’entendit plus parler de l’accord de défense commune.À la période de guerre froide correspond, pour la Finlande, une politique marquee essentiellement par la prudence.Il s’agissait de maintenir la neutralité.À la faveur de la détente, le président Kekkonen allait définir et appliquer une conception plus ambitieuse.D l’avait d’ailleurs définie dans son message du Nouvel An de 1961: “N’est-il pas temps pour la Finlande de changer ce qui a été jusqu’alors un “statut special” imposé par le destin en quelque chose de bénéfique pour elle-même et pour les autres, de construire des ponts entre TEst et l’Ouest?” Cela marque le passage du non-engagement au non-alignement.Pour mener à bien cette politique, il fallait à la fois conserver la confiance des Soviétiques et s’assurer de la compréhension des Occidentaux.Toujours en 1961, M.Kekkonen disait à Washington: “Mieux nous réussissons à montrer a l’Union soviétique que la Finlande est un voisin pacifique et meilleures sont nos chances de coopération pacifique avec les pays occidentaux”.Ainsi fut-il amené à prendre certaines initiatives qui allaient au-devant du désir des Russes, fi condamna la participation de militaires allemands aux manoeuvres de l’OTAN dans la région nordique.M.Sorsa, dirigeant social-démocrate, et actuellement premier ministre, a écrit que le but principal de la politique finlandaise “a été de creer des conditions telles qu’on évite des conflits armés qui puissent nous affecter directement ou indirectement”.Et, ajoutait-il, ce qui est primordial pour la securité finlandaise, ce sont les pays nordiques, ceux qui bordent la Baltique et la partie septentrionale de TU.R.S.S.création d’un organisme de promotion du sport amateur, pour coordonner les initiatives actuelles qui se chevauchent.On l’appellerait “la Société nationale d’information et de promotion sportives”.Sous le titre “autres programmes”, le livre vert entretient brièvement ses lecteurs de bien d’autres espoirs au sujet du sport pour les handicapés et les personnes d’âge mûr, des Jeux du Canada, de l’enseignement des techniques sportives, du Canada comme hôte de rencontres internationales, des activités sportives intéru-niversitaires, des besoins des régions nordiques et isolées (le ministre est d’une constance qui ne se dément jamais là-dessus), et de la présence régionale du gouvernement fédéral en matière de sport.Même si la Loi sur la santé et le sport amateur a été adoptée en 1961, ce n’est qu’en 1968, alors que M.John Munro (maintenant ministre du Travail) accédait Le rôle d’Helsinki dans la préparation et le déroulement de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe est également significatif.Cette conférence n’était-elle pas d’origine soviétique?Elle avait pour M.Brejnev un double avantage: à court terme, elle permettait de briser l’isolement dans lequel il se trouvait après l’intervention en Tchécoslovaquie À long terme, et alors qu’il était impossible de conclure un veritable traité de paix, elle apportait une reconnaissance solennelle du statu quo en Europe orientale.Certains pouvaient alors se demander si en prenant des initiatives pour la convocation et le déroulement de la conférence, M.Kekkonen ne se faisait pas l’instrument du Kremlin.C’était oublier une question fondamentale pour les Finlandais et non encore résolue.En garantissant le statu quo, la C.S.C.E.n’amenait-elle pas les Russes à reconnaître la neutralité de leur pays?Il fut beaucoup question à cette occasion de menaces de “finlandisation” du continent.En faisant adopter un nouveau code de coopération, les Soviétiques ne réussiraient-ils pas à amener les Européens de l’Ouest à s’imposer la même réserve que les Finlandais?C’est un risque en effet.Encore ne faut-il pas oublier que pour le Kremlin une “finlandisation” européenne pourrait avoir d’autres risques: les Tchécoslovaques, par exemple, aimeraient peut-être partager le sort des Finlandais.Du point de vue d’Helsinki il ne s’agissait nullement de servir de “modèle” à Rome ou à Paris : les servitudes géographiques ne sont tout de même pas comparables.Beaucoup plus simplement, il importait de faire confirmer que la Finlande peut continuer à être ce qu’elle veut être depuis trente ans et à créer, sur le continent, les conditions nécessaires à cette existence-là.au poste de ministre de la Santé, qu’on a crée une Direction générale de la santé et du sport amateur, qui devait elle-même se muer en ministère d’État en 1976, toujours en appendice au ministère de la Santé.Le ministère d’État a vite fait de se creuser une niche relativement indépendante cependant, sous la solide poigne de Mme Campagnolo.Même si la rumeur publique veut que celle-ci se présente au leadership du Parti libéral du Canada quand M.Trudeau l’aura laissé vacant, et c’est une rumeur qu’elle n’a jamais niée vraiment, le ministre aurait instamment demandé au premier ministre de ne pas changer de fonctions, lors du dernier remaniement ministériel, pour mieux con-sohder ses acquis.Mme Campagnolo prépare en effet un autre livre vert sur l'aspect “loisirs” de son ministère, et prévoit pouvoir le déposer aux Communes dans six mois environ entre une loterie nationale et le financement des sports amateurs”.Ici, c’est la réaction des provinces, jalouses de leurs propres loteries, qu’on semble craindre le plus.Outre le financement, le livre vert s’intéresse aussi à l’administration du sport amateur et prévoit que d’ici 1981, le Centre national du sport et de la récréation, créé en 1970, pourra intégrer les quelques 88 fédérations sportives du Canada.On y retrouve actuellement 54 fédérations.En matière d’entraînement sportif, le fédéral, qui a créé l’Association canadienne des entraîneurs en 1971, voudrait notamment maintenant intensifier son effort pour le recrutement et la formation d’entraîneurs “de classe mondiale” au Achetez votre maison en toute quiétude.Lorsqu’il s’agit de dénicher la maison rêvée, nombreuses sont les embûches qui guettent l’acheteur.Voilà pourquoi un si grand nombre de gens, à la grandeur du Canada, comptent sur un agent du Trust Royal lorsqu’il s’agit de trouver la propriété qui leur convient.Le Trust Royal vous offre un vaste personnel d’experts, pour qui le domaine de l’immobilier n’a plus de secrets.Ils connaissent les propriétés disponibles et les agréments du quartier.Ils vous diront si le prix de la propriété est raisonnable.Ils vous conseilleront quant à la meilleure formule de financement et se chargeront de régler tous les détails qu’entraîne de nos jours une telle transaction.Ne tardez pas à communiquer avec nous — nous sommes là pour assurer votre quiétude.IMMEUBLES \àY>oUy IMMEUBLES Trust Royal L ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE SERVICES IMMOBILIERS i X- î 1 IE DEVOIR Page Montréal, mardi 25 octobre 1977 Protection de la jeunesse Les centres d’accueil contestent l’orientation du bill 24 par Marie Laurier L’Association des centres d’accueil du Québec conteste vivement l’orientation du projet de loi 24 portant sur la protection de la jeunesse.Elle s’estime lésée et traitée comme une ressource de seconde zone dans sa vocation thérapeutique auprès notamment de l’enfance en difficulté.C’est ce que cet organisme qui regroupe 105 centres d’accueil logeant 8,000 enfants, fait valoir dans son mémoire présenté devant la Commission parlementaire qui s’ouvre ce matin à Quebec, pour étudier cette législation déposée en juin.La commission a été convoquée conjointement par les ministères de la Justice et des Affaires sociales, et entendra entre autres, les mémoires de l’ACAQ et de l’Association des hôpitaux de la province de Québec.Tout en reconnaissant l’urgence et l’importance de cette loi, et en approuvant l’esprit qui privilégie une approche plus humaine que judiciaire à l’endroit des jeunes ayant besoin d’encadrement, l’ACAQ souligne toutefois qu’elle perpétue le concept de la punition particulièrement pour les enfants perturbés.Ces derniers, fait-on remarquer, ont besoin avant tout d’une intervention spécialisée et c’est ce que les professionnels des centres d’accueil font précisément.Mais on ne le reconnaît pas dans les dispositions de la loi et l’association s’interroge également sur l’absence de celles qui pourraient aider les parents à assumer leurs enfants dans leur milieu naturel.Le mémoire fait état du fait que les centres d’accueil, si Ton s’en tient au projet de loi, perpétueront le système du simple hébergement des enfants puisqu’il ne prévoit ou ne formule aucunement les traitements appropriés pendant le séjour des enfants.Selon TACAQ, les centres d’accueil ne seront plus alors que les succursales des centres de services sociaux.La loi prévoit la nomination d’un directeur de la protection de la jeunesse dans chacun des 14 centres de services sociaux Une note réduite pour les sourds ?FULDA, Allemagne de l'Ouest (AP) — Des délégués représentant 68,000 Allemands de TOuest durs d’oreille ont adopté, dimanche, une résolution demandant au gouvernement une réduction de leur note de téléphone, estimant au’ils n'avaient qu’une jouissance réduite de ce moyen de communication.La résolution ne précise pas l'importance de l’abattement réclamé.Le congrès a par ailleurs demandé la mise aux programmes des émissions de télévision avec sous-titres, comme il en existe déjà dans certains pays à l’intention des sourds.du Québec et que ce responsable déterminera la durée du séjour d’un enfant dans un centre d’accueil.Cette disposition ne fait nullement état des traitements qu’il est en droit de recevoir à cet endroit et c’est cela qui inquiète l’association.L’article 48 de la Loi sur les services sociaux et de santé prévoit bien cette technique de réinsertion sociale.Mais les auteurs du mémoire se demandent quelle loi va pré- valoir à ce moment car le fait de ne pas mentionner la vocation thérapeutique dans la loi 24 risque d’annuler ou de saper l’action accomphe dans les centres d'accueil par les professionnels qui y travaillent.Cette crainte est d’autant plus justifiée que le ministre des Affaires sociales, le Dr Denis Lazure, a annoncé une refonte de l’article 48 au début de Tannée 1978.Aussi, selon TACAQ; le projet de loi 24 ne contient pas de véritable charte des droits de Tenfant tant réclamée par tous genres d’organismes.On souligne dans le mémoire que le législateur est plus préoccupé alors de protéger Tenfant contre les abus possibles d’un système que d’affirmer, de façon positive, les besoins de Tenfant à partir desquels tous les intervenants devraient se rallier.Le document fait remarquer également le peu d’utilisation qui a été faite des travaux du comité Batshaw, travaux d’ailleurs commandés et financés par le MAS.Le groupement demande donc au gouvernement d’apporter les amendements qui s’imposent dans la formulation de la loi de façon à reconnaître le rôle essentiel du centre d’accueil, et qu’à défaut d’être considéré comme des alliés, il devra son- A l’hôpital Sainte-Justine Les employés ont leur propre garderie par Renée Rowan Après plus de deux ans d’efforts, les employés de l’hôpital Sainte-Justine — dont la grande majorité sont des femmes comme partout ailleurs dans le secteur hospitalier — ont enfin leur garderie sur les lieux mêmes du travail.En effet, Marmoville qui ouvrait ses portes il y a quelques semaines déjà, accueille maintenant, à plein temps, 36 enfants de trois mois a cinq ans, et 24 à temps partiel, soit une moyenne de 40 enfants par jour.“La capacité d’accueil est de 50.Nous devrions très bientôt atteindre cet objectif puisque nous recevons de nouvelles inscriptions presque chaque jour”, commente la directrice de la garderie, Raymonde Thiotte.Sainte-Justine devient ainsi le pre- mier hôpital de soins à courte durée à offrir à ses employés — depuis le balayeur de plancher jusqu’au plus grand spécialiste — un service de gardé.L’idée d’une garderie a d’abord été lancée par un homme, un père de famille, qui a réussi à former un comité d’une quinzaine de personnes pour étudier plus à fond la question pour ensuite mettre sur pied le projet.“L’hôpital n’a jamais été défavora- '¦****»**'' ' v’' " ' ' Visser des écrous est un travail sérieux quand on a à peine trois ans.(Photo Jacques Grenier) ble à l’idée, mais n’a pas non plus poussé la chose, souligne Raymonde Thiotte.L’administration a préféré nous laisser voler de nos propres ailes”.Sainte-Justine fournit les locaux qui sont à l’intérieur même de l’hôpital, ce âui inclut l’électricité et le chauffage.a redécoré les lieux, mais c’est Marmoville, corporation à but non lucratif en vertu de la troisième partie de la Loi des compagnies, qui a acheté Ta-meublement et tout le matériel éducatif nécessaire.Les enfants, toutefois, ont accès à l’auditorium et à la piscine de l’hôpital et les diététistes-nutritionistes surveillent de près leur alimentation.Fait intéressant à noter: le contrôle pédagogique de la garderie est assuré par le personnel et les parents.Pour l’instant le personnel de Marmoville est de cinq — jardinières, puéricultrices et moniteurs — en plus de la directrice.Pour les tout-petits, un programme est prévu au cours de la journée selon leur développement moteur, mental, verbal, de même que social.Pour les plus grands, les activités favorisent Té-ducation sociale, de langage, l’apprentissage de la musique, des arts plastiques, des activités scientifiques et de Téducation physique.Pour l’instant, la garderie est ouverte de 7 h à 18 h du lundi au vendredi.“Nous avons déjà reçu beaucoup de demandes pour que Marmoville demeure ouverte en soirée et les fins de semaines.Le milieu, ici, bénifi-cierait sûrement de telles heures.Toutefois, avant de penser à élargir nos heures d’ouverture, nous voulons roder parfaitement notre service de jour”, souligne Raymonde Thiotte.Le tarif est basé sur le revenu familial avec un minimum de $25 par semaine et un maximum de $45 Cette mesure favorise les familles à faibles revenus et les familles monoparentales.ger à mobiliser ses troupes dans une forme d’action plus énergique.De son côté, l’Association des hôpitaux de la province de Québec constate dans son mémoire que certaines mesures préconisées dans le projet de Loi 24 ne tiennent pas compte des droits et obligations énoncés dans d’autres textes législatifs.Elle fait notamment référence à la Loi 65 sur les services de santé et les services sociaux, qui gouverne les établissements hospitaliers.Ses principales recommandations portent sur la confidentialité des dossiers médicaux reconnue dans la loi 65 alors qu’une disposition du projet de loi sur la protection de la jeunesse permet la consultation de ces dossiers par le Comité de protection de la jeunesse quand il s’agit de ceux des enfants.L’AHPQ s’en prend aussi à l’article obhgeant “un adulte à apporter l’aide nécessaire à un enfant qui désire saisir les autorités compétentes d’une situation compromettant sa sécurité ou son développement ou ceux de ses frères et soeurs”.L’organisme estime qu’une telle obligation existe moralement mais il s’interroge sur l’impact d’en faire une “obligation légale sans discernement”.Il propose l’abrogation de cette disposition.Le pouvoir du directeur de “faire héberger Tenfant” dans un centre hospitalier apparaît discutable à TAHPQ.Celle-ci estime plutôt que la loi 65 prévoit que la prestation de soins médicaux pour un enfant âgé de plus de 14 ans n’est possible que sujet à l'obtention du consentement de ce dernier.Enfin, les défenseurs du mémoire voudraient voir dans le texte de loi une définition claire et précise du terme “professionnel”.Ils réclament aussi une véritable protection des enfants âgés de 14 ans et plus qui seraient susceptibles d’être placés dans une unité sécuritaire afin qu’ils ne soient pas en contact avec un ou des prisonniers adultes ni être traités comme tels.Deux autres organismes ont été invités à présenter leurs réflexions sur le projet de loi 24 aujourd’hui.Il s’agit de TAsso-ciation des services sociaux du Québec et de la Fédération des CLSC du Québec.La Chambre de commerce de Montréal Déjeuner-causerie hebdomadaire LE MARDI, 25 OCTOBRE 1977 M.JACQUES PARIZEAU Ministre des finances Titre: Pour la suite du débat Hôtel Sheraton Mont-Royal 12h30 Le public est admis Billets i l'entrée: $8.00 Encore quelques places disponibles.Renseignements: 866-2861.Les professeurs de mathématiques doutent que les objectifs du livre vert seront atteints par Paule des Rivières L’Association mathématique du Québec se demande s’il sera possible de réaliser, à l’intérieur des cours de mathématique obligatoire, les objectifs proposés pour cette discipline dans le livre vert sur l'enseignement primaire et secondaire au Québec préparé par le ministère de l’Éducation.L’Association a exprimé cette réserve lors de son 20ème congrès national qui s’est déroulé au cours du week-end à Granby et qui a réuni environ 500 professeurs des niveaux primaire, secondaire, collégial et universitaire.L’Assocaition se prononcera plus en détail sur le livre vert cet hiver mais un premier coup d’oeil n’a pas complètement satisfait les enseignants.Ainsi, si les enseignants sont d’accord avec les objectifs suggérés pour le cours secondaire, ils soutiennent que ceux-ci ne pourront être atteints que si Télève choisit un ou plusieurs cours de mathématique facultatif.À titre d'exemple, le vice-président aux services de l’Association, M.Marcel Bri- sebois, a affirmé que les trois heures de cours de mathématiques des secondaires IV et V ne sauraient permettre à Télève “d’appliquer les concepts mathématiques dans les situations se rapportant à divers métiers ou professions” ni de “pounuivre l’étude du fonctionnement des ordinateurs”, deux des objectifs suggérés dans le livre vert pour le deuxième cycle du cours secondaire.M.Brisebois a toutefois ajouté que les professeurs ne sont pas trop inquiets car les exigences du cégep obligent nécessairement un grand nombre d'élèves à choi- sir un ou plusieurs cours de mathématique facultatif.“On pense que les objectifs sont tout simplement énormes et plus particulièrement en ce qui a trait au cours secondaire; c’est très bien mais il faut s’assurer que ces objectifs pourront être atteints”, a déclaré hier M.Brisebois.Les professeurs de mathématique ont aussi, lors de leur congrès, discuté des façons de rendre l’enseignement de la mathématique plus vivant, plus concret et plus près de la réalité quotidienne des élèves.Ottawa cède l’hôpital Reine-Marie au Québec Pour ce faire, les congressistes se sont engagés à promouvoir dans leurs régions Tutilisation de jeux mathématiques, tels le jeu de tic-tac-toe à trois dimensions, les jeux avec l’ordinateur, etc.et à encourager une participation plus active des élèves.“Ce n’est pas la première fois que nous discutons de Tutilisation des jeux mais il faut avouer qu’ils ne sont pas encore très populaires auprès du personnel enseignant,” de dire M.Brisebois.Toujours selon ce dernier, Tutihsation du terminal en classe entraînera une démystification souhaitable des appareils électroniques.L’Association mathématique du Québec conclut que l’activité mathématique ne se porte pas trop mal au Québec.10 ans payable semi-annuellement OBLIGATIONS MUNICIPALES.SCOLAIRES.HÔPITAUX.CÉGEPS DEMANDEZ NOTRE LISTE 'cneil 845-8201 laxitha 210 rue St-Jacques Membre de la Bourse de Montréal et de l Association Canadienne des Courtiers en valeurs mobilières.I Nom.I I Adresse.| 8 .I I .I I Téléphone.| 50" ANNIVERSAIRE LES ANCIENS DU COLLÈGE ANDRÉ-GRASSET ÉTUDIANTS ET PROFESSEURS SONTCORDIALEMENT INVITÉS À LA CÉLÉBRATION DU 50e ANNIVERSAIRE DE FONDATION DU COLLÈGE LE SAMEDI 19 NOVEMBRE 1977 À COMPTER DE 14h00 RENCONTRE - CONCÉLÉBRA TION VIN D’HONNEUR - BUFFET— DANSE POUR INFORMATION: tél 381-4293 N.B.PRIÈRE DE CONFIRMER VOTRE PRÉSENCE LE PLUS TÔT POSSIBLE.L’hôpital Reine-Marie est devenu officiellement hier la propriété du gouvernement du Québec.Cette institution appartenait au fédéral qui l’avait ouverte en 1945 pour y accueillir les blessés de guerre.Un accord vient d’être conclu en ce sens en vertu duquel cet hôpital devient la propriété et la responsabilité administrative de la province de Québec.Il a été signé conjointement par le ministre des Affaires des anciens combattants.M.Daniel J.MacDonald, les ministres des Affaires sociales, le Dr Denis Lazure, et des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin.Cet accord qui prend effet le 26 décembre entre dans le cadre de la politique du gouvernement fédéral portant sur la cession des hôpitaux.L’entente prévoit que les anciens combattants admissibles pourront disposer en priorité de 55 lits dans les hôpitaux de Montréal pour le traitement des maladies aiguës.De plus, le personnel affecté obtiendra des conditions d’emploi comportant tous les avantages auxquels il a droit dans la fonction publique fédérale.Ce transfert assurera 450 lits additionnels dans la région de Montréal pour le traitement des maladies chroniques.L’hôpital Reine-Marie accueillait ses premiers patients, des anciens combattants, au lendemain de la guerre, en 1945 et assumait la responsabilité de dispenser des soins de première qualité aux hommes et aux femmes blessés au cours de leur service militaire, ou atteints de maladies aiguës.Au cours de son histoire, l’hôpital a joué un rôle de premier plan auprès des titulaires d’une pension de la région de Montréal qui ont été rendus invalides pendant la guerre.Grâce à la direction de médecins compétents de Montréal, et plus tard à son as- sociation avec l’Université McGill et TU-niversité de Montréal, ce centre hospitalier spécialisé a joui dès ses débuts d'une réputation enviable, particulièrement par son travail d’avant-garde dans la réhabilitation des grands blessés de guerre.La cession de l’hôpital Reine-Marie prendra effet le 26 décembre lorsque le ministère des Affaires des anciens combattants cédera le lot, les immeubles et les installations au gouvernement du Québec contre la somme d’un dollar.La province recevra également du gouvernement du Canada une subvention en immobilisation indexable de $9 milhons en vue de la reconstruction des immeubles ou des installations.aujourd’hui À 12 h 30 à Thôtel Mont-Royal, M.Jacques Parizeau, ministre des Finances, est conférencier au déjeuner de la Chambre de commerce du district de Montréal.• À 12 h 30 à Thôtel Château Champlain, M.Victor-C.Goldbloom, député libéral à l’Assemblée nationale, est conférencier au déjeuner du club Rotary.À 20 h au pavillon des Sciences sociales de l’Université tie Montréal, débat sur le rôle des institutions éducatives à l'égard du troisième âge.s A 20 h à la bibliothèque municipale de Saint-Léonard, causerie sur la graphologie.Invitée: Mme Yolande Gervais.Clinique de la Crobt-Rouge, à Montréal, au nqui__________ Cégep Àhuntsic, 9155, rue Saint-Hubert, de 13 h à M h 30.4 ème COLLOQUE AUGUSTIN FRIGON LES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION ÉCOLE POLYTECHNIQUE DE MONTRÉAL 27 ET 28 OCTOBRE 1977 Ce colloque réunissant quinze éminents conférenciers s'adresse aux ingénieurs, archi tectes, constructeurs et entrepreneurs et à tous ceux qui s'intéressent aux problèmes actuels et futurs liés aux matériaux de construction.Madame Jocelyne Uuellette, Ministre des Travaux publics et de l'Approvisionnement au gouvernement du Québec sera le conférencier invité au déjeuner du 28 octobre au Centre communautaire de l'Université de Montréal.Madame Ouellette parlera de la politique d'achat du gouvernement du Québec.Les frais d'inscription pour les deux jours sont de $70.00.Renseignements (514) 344-4915 * * Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 éditorial Les “confidences” de M.Bourassa En diffusant sur l’ensemble de son réseau une série d’interviews exclusives avec M.Robert Bourassa, Télémédia fait évidemment une bonne affaire.En effet, pour la première fois depuis sa défaite de novembre 1976, l’ancien premier ministre consentait, du fond de son exil, à s’expliquer longuement et de vive voix au cours d\in entretien recueilli en Belgique et en France.Il avait bien donné ces derniers mois quelques entrevues à des journalistes de passage, dont l’une à notre confrère Jean-Claude Picard qui fut publiée dans LE DEVOIR cet été, mais il ne s’était pas confié comme il vient de le faire au cours ae ses conversations avec Raymond Saint-Pierre, directeur de l’information de Télémédia.Notre confrère aura donc réussi à convaincre M.Bourassa de se prêter à cette opération, an-fioncée à grands renforts de publicité et qui fera l’objet d’une retranscription complete qu’une maison d’édition doit publier incessamment.Au plan journalistique comme au plan commercial, c’est une performance digne de mention.Le journaliste qui a ainsi interrogé l’ex-chef libéral durant 18 heures, réduisant ensuite l’interview à cinq heures de diffusion, a expli- ué à la presse que son objectif primordial, ’un point de vue professionnel, était d’aider les auditeurs à mieux comprendre le Québec d’aujourd’hui à la lumière des explications apportées par M.Bourassa sur les événements qui ont marqué son mandat, en particulier les elections de 1976 et les événements d’octobre 1970, c’est-à-dire les deux tranches principales de la semaine, celles que l’on a jusqu’ici entendues.Télémédia et M.Saint-Pierre ont assurément réalisé un bon coup comme en témoigne le foisonnement des commerciaux qui hachent le déroulement du récit; mais il est douteux que l’on puisse en dire autant de l’ancien premier ministre.A l’audition des entrevues et à la lecture des transcriptions, on ne voit guère d’éléments vraiment inédits qui soient de nature à éclairer le Québécois sur la société politique d’aujourd’hui.• L’impression la plus forte que l’on retire de ces deux premières heures, qui portent sur des sujets aussi majeurs que la défaite de 1976 et la crise de 1970, c’est que le temps et l’éloignement n’ont rien changé chez M.Bourassa.Il est probable que l’homme a beaucoup réfléchi depuis 12 mois, qu’il a dégagé de ses sept années de pouvoir quelques idées, quelques leçons.Mais cela n’apparaît pas dans les propos qu’il tient à son interlocuteur.A vrai dire, on entend M.Bourassa sur un ton quasi anecdotique parler de novembre dernier et de la tragique affaire des enlèvements de l’automne 1970 comme s’il était encore au gouverne- ment, dans son bureau de Québec, multipliant les interviews dominicales comme il était accoutumé de le faire.On dirait presque, par moments, qu’il s’agit d’une séné de “flash-back”” dans un passé encore familier: pas de recul, pas de perspective, pas d’élévation.Où donc est passe- l’Inspiration qui, d’ordinaire, naît de la défaite acceptée et de l’exil consen-ti?Car, sur les raisons qui l’auront poussé à déclencher des élections précipitées, M.Bourassa répète encore — au point qu’il a fini par le croire lui-même — qu'il aura voulu faire échec aux velléités de rapatriement unilatéral de la Constitution par M.Trudeau, comme si avec son écrasante majorité d’alors et l’état d’esprit régnant au Quebec à ce moment-là il n’était pas en son pouvoir à l’automne de 1976 d’empecher le gouvernement d’Ottawa de mettre à exécution un projet dont il n’a jamais démontré au cours de sa campagne électorale la véritable portée ni les dangers qu’il y voyait.La seconde raison invoquée, c’est-à-dire la rupture du contrat social et l’extrême difficulté où se trouvait l’État d’assurer la gestion des relations de travail dans le secteur public, M.Bourassa la rappelle, bien sûr, mais reconnaît qu’elle n’aurait pas été suffisante pour justifier le recours au peuple puisque son gouvernement avait déjà le mandat ae surmonter ces obstacles.L’homme est plus réaliste quand il admet ue le chômage, la stagnation et l’inflation ont les effets s’accumulaient depuis trois ans constituent la cause principale de sa défaite.Curieusement, l’année écoulée ne lui aura pas suffi à mesurer l’ampleur du mécontentement que la loi 22 et sa réglementation avaient suscité dans la communauté anglophone.Là encore, on eût souhaité que M.Bourassa se dégage de l’événement immédiat, du contexte quotidien, des explications spécieuses et propose une analyse plus large, plus lucide du sort advenu à son équipe.En revanche, c’est avec une grande dignité qu’il parle des hommes dont les paroles et le comportement ont pu lui être préjudiciables avant et pendant sa dernière campagne.Sur l’incident au cours duquel M.Trudeau lui a professé publiquement son mépris, M.Bourassa évite de se prononcer; à ses co-équipiers libéraux qui l’ont trompé ou trahi, il accorde immanquablement le bénéfice du doute.Il n’y a en lui ni rancune ni amertume.On ne peut qu’admirer sa faculté de détachement, sa capacité de récupération après les batailles, une qualité de réalisme et de respect envers les autres qui font de lui un démocrate libéral.Sur le déroulement de la campagne de 1976, les raisons qui l’ont amené à déclencher des élections, les discussions à l’intérieur de son cabinet, les causes de la défaite, son échec personnel dans Mercier, l’auditeur n’apprend rien qui n’avait déjà été évoqué, ou bien par M.Bourassa lui-même, ou bien par d’autres témoins de ces événements.A noter encore qu’il s’est abstenu de toute critique envers la personne de M.René Lévesque.• Sur la crise d’octobre 1970, ce n’est plus une interview que présentait hier Télémédia, mais un interrogatoire en règle, très serré, et parfois agressif.A quelques détails anecdotiques près, M.Bourassa n’a rien appris à ceux qui, ces dernières années, auront lu ou entendu tous les témoignages recueillis sur ces événements.L’ancien premier ministre, poussé dans ses derniers retranchements par M.Saint-Pierre, proteste avec plus de vigueur contre des interprétations que lui propose le journaliste; il réaffirme que la décision touchant la proclamation des mesures de guerre fut la sienne et celle de son gouvernement, non pas celle des autorités fédérales.Il se dit convaincu que l’histoire lui donnera raison, sa thèse de fond étant que l’action de Québec au cours de la crise aura contribué à éliminer la violence politique dans cette société par la suite.Mais, ici encore, l’auditeur aura eu l’impression que M.Bourassa, puisqu’il ne révèle rien de nouveau, n’a pas dit toute la vérité ou qu’il persiste à la maquiller en partie.Il se défend comme s’il était encore au gouvernement.Et comme il n’avait manifestement rien d’inédit à offrir au sujet des événements d’octobre, ni au plan des faits ni en matière d’analyse ou d’interprétation, on se demande pourquoi il a consenti à donner ces interviews.Il ne pourra résoudre véritablement le problème que pose sa crédibilité publique d’homme politique que le jour où il se résignera à répondre sans détours aux questions, à prendre quelque recul à l’égard de son mandat, à se situer davantage à l’extérieur de l’actualité pour en tirer des réflexions personnelles.Bref, cette série est décevante jusqu’ici parce que M.Bourassa ne s’est pas encore dégagé de la conjoncture qu’on l’invite à décrire.Et s’il ne prend pas plus de distance, s’il parle encore comme s il participait toujours à la vie politique d’aujourd’hui, c’est que l’ancien premier ministre, encore jeune et vigoureux, envisage certainement un retour à la carrière.C’est pourquoi il mesure encore avec précaution ses déclarations et joue à faire des confidences plus qu’il n’en Uvre.C’est une ambition très légitime que nul n’a le droit de lui contester.Mais, alors, il ne peut à la fois jouer au sage qui raconte ses souvenirs au coin du feu et préparer une rentrée éventuelle dans l’arène politique que son coeur, son esprit et ses intérêts n’ont jamais vraiment quittée.S’il n’a rien d’autre à dire pour l’instant, il vaut mieux ne plus parler.Chacun respectera son silence.Michel ROY r U ACTUALITÉ.Réhabiliter la culture par FERNAND COUTURIER Rien n’a probablement mieux réussi à galvauder la culture, nom et chose, que l’expression “révolution culturelle”.Elle renvoie a une critique particulière de l’idéologie qui ne retient en pratique que la dimension sociale de la culture et qui perçoit en eUe un dressage raffiné utilisant les valeurs libérales et humanistes pour sauvegarder le pouvoir des puissants et contribuant ainsi à maintenir les nommes ou les travailleurs dans un état d’aliénation.Mais l’histoire montre déjà que là où la révolution culturelle a tenté de renverser le soi-disant dressage culturel, elle a fiché des “tuteurs” auxquels il est interdit de ne pas rester accroché et qui prescrivent le sens de la croissance ainsi que la couleur de la floraison.Il se pourrait aussi que la “production culturelle' poursuive maintenant à sa manière le même galvaudage.Selon cette expression, la culture comprendrait un ensemble déterminable d’activités ayant pour résultats un ensemble correspondant de produits spécifiques distinguables d’autres produits qui seraient, eux, de l’ordre du non-culturel, voire de l’anti-culturel.C’est la culture production.Un Ministère de la culture pourrait se concevoir dans cette optique restreinte, et on pourrait aussi l’obliger, en pratique, à se comprendre ainsi par la nature et la véhémence des réclamations qu’on lui adresse.Trouver un sens convenable à la culture est une tâche présente.Il serait peut-être utile alors de se rappeler l’ascendance géorgique de ce mot et de cette chose.On apprendrait probablement ainsi que la culture ne saurait etre réduite à une activité spécifique et encore moins à un dressage sociologique, mais qu’elle est avant tout la manière d’habiter le monde.Qu'est-ce à dire?Habiter un monde, habiter un pays, habiter une maison, c’est fondamentalement la même chose.C’est ouvrir et aménager un espace pour le temps de la vie.Comment se font cette ouverture et cet aménagement?Toujours de la même manière, mais toujours aussi, différemment.De la même manière, en ce que cet espace résulte d’une avancée de projet vers l'avenir par laquelle l’homme est toujours au-delà de lui-même, de son présent et de son passé.C’est toujours en revenant de cette sortie que l’homme s’adonne, au fil des jours, à ses occupations multiples.Celles-ci reçoivent leur sens de cette sortie.Différemment aussi, en ce que l’avancée n'est jamais un saut gratuit ni un bon aléatoire, mais plutôt un écart rendu possible par une tenue bien enracinée dans une terre, dans un langage, dans des coutumes et des manières plongeant loin dans le passé, écart marqué ineffaçablement par cette tenue.Il est impossible au niveau de l’existence même de léviter dans l’avenir, sans attaches à ce qui fut et qui est.L’homme est toujours en instance de dépassement, mais ce dépassement est toujours mien ou nôtre, c’est-à-dire marqué par des appartenances diverses et inaliénables à un fonds de réalité.Redonner un sens à la culture, ce serait d’abord la replacer dans cette spatialité et dans cette temporalité propres à l’existence humaine.Il faudrait qu’elle s’habitue à montrer comment l’homme enraciné se devance et avance dans ses productions et son être-ensemble avec les autres.Ainsi la culture ne serait pas un secteur d’activités parmi d’autres, mais caractériserait toutes les manières concrètes de l’homme d’être quelque part pour le temps de sa vie; elle ne serait pas non plus un procédé tout simplement plus présentable que la milice pour fouler les hommes sous T “imperium” de queloue houlette dogmatique et politioue, mais plutôt le rassemblement qui résulte de la volonté et du besoin de présence quelque part, d’une certaine manière ou selon un mode déterminé, avec d’autres, pour le temps et non seulement pour quelque instant.Ce besoin et cette volonté sont l’expression toute simple de la répudiation de l’indéterminé ou, dit positivement, de la reconnaissance de la finitude humaine.Cette finitude n’est pas un défaut, C’est l’éclat, éclatement et manifestation distincte, des caractérisations propres aux multiples singularités et particularités.C’est l’explicitation des diverses possibilités, peut-être incommensurables tant en nombre qu’en qualité, d’être homme ou d’habiter le monde.Ainsi il y a une parenté très étroite entre culture et finitude.Toute détermination particulière, individuelle ou collective, toute espèce d’activité, de l’ordre de l’imaginaire ou du non-imaginaire, toute modalité de présence et d’absence qui sont autant de manières selon lesquelles la finitude se raconte, relèvent de la culture en tant qu’elles s’inscrivent toutes dans les possibilités multiples et variées qu’a Thomme d’habiter sa maison, son pays, son monde.La finitude de Thomme assumée en culture souhaite l’identification ou l’accession à l’être propre; mais elle parle tout autant contre l’individualisme clos, le nationalisme exalté ou plissé, le totalitarisme réducteur que contre l’universalisme éclectique in-différenciable."Dégalvauder” la culture, c’est ne pas prendre au sérieux les phénomènes de lévitation culturelle ou les transports échevelés dans le neuf; c’est dénoncer Tineptie des fabricants et des marchands de produits dits culturels; c’est aussi reconnaître que la culture, en raison de sa coextensivité avec l’existence, échappe au maniement de la spécialisation moderne et que, dans cette mesure même, elle peut bien se passer de spécialistes, quels que soient les manteaux dont ils s’affublent; et c’est voir en même temps qu’elle ne saurait que s’embêter des épithètes “élitiste” et “populaire”.La culture serait peut-être la distinction.dans tous les sens du terme, de tous.Et la reconnaissance de cette distinction.lettres au DEVOIR bloc-notes Le défi canadien entre Noir et Blanc Les États-Unis ont rappelé en consultations leur ambassadeur en Afrique du sud, de même que l’Allemagne fédérale et les Pays-Bas; la Grande-Bretagne, elle, a retenu son ambassadeur qui se trouvait déjà à Londres.À l'heure où ces lignes sont écrites, un débat de quatre jours était demandé au Conseil de sécurité par les 49 pays du groupe africain et l’ambassadeur américain, Andrew Young, partait pour Washington afin de s’entendre sur l’attitude à suivre en cas de demande de sanctions contre le régime de l'apartheid.Apparemment, M.Young ne mettrait pas ou, du moins, ne souhaiterait pas mettre, son veto dans une telle éventualité.On n’en est pas encore là, mais on imagine difficilement cette fois un triple veto franco-anglo-américain comme celui de 1975.En fait, il faut „un texte exceptionnellement radical J(en fonction des normes onusiennes!) •pour qu’un tel esprit de solidarité négative se manifeste.Pendant ce temps, Ottawa se contente de “suivre" (attentivement bien sûr) "l’évolution de la situation”, au moment où M.Don Jamieson part pour le Proche- Pour la seconde fois en un an, l'amiral Sangad Chaloryu, à la tète d’une junte représentant les trois armes, s’est emparé du pouvoir en Thaïlande, renversant le gouvernement de M.Thanin Kraivichicn, dont il était le ministre de la Défense.Le 6 octobre 1976, il avait mis fin à trois années d'expérience démocratique quelques heures après le massacre des étudiants de l’université de Thammasat.L'an passé, l'amiral Sangad vouait aux gémonies la démocratie, fourrier du communisme et coupable de tous les maux.Il annonce aujourd’hui que des élections seront organisées en 1978.Il faut, semble-t-il, accueillir avec la plus grande circonspection de telles promesses émanant de militaires putschistes.Une nouvelle Constitution va etre mise en chantier.Ce sera la onzième depuis que, en 1932.une coalition d’officiers et de civils libéraux renversa la monarchie absolue.Depuis lors, le royaume a été, la plupart du temps, gouverné par des dictateurs en uniforme.La prochaine loi fondamentale aura pour objet, disent les nouveaux maîtres du pays, d'assurer la stabilité politique et le bonheur du peuple.Mais est-elle assurée d’une duree d application plus longue que les deux pré- Orient.Il n’est certes pas responsable de ce déphasage, mais il y a urgence à New York.Avant d’évoquer le dilemme de l’Administration Carter devant la brusque dégradation de la situation en Afrique australe, il faut réaliser qu’il y va aussi de la crédibilité du Canada! Ainsi, de par sa qualité de membre occidental non-permanent du Conseil de sécurité, le Canada fait partie de la mission des Cinq chargée de désamorcer l’explosif namibien.Jusqu'au dernier coup de force du tandem Vorster-Kruger à Johannesbourg, on avait même l’impression que cette mission progressait de maniéré satisfaisante.Qu’en reste-t-il aujourd’hui ue l’Afrique du sud a tenu la gageure e faire l’unanimité contre elle aussi bien de ses adversaires que de ses amis?On peut, dans une approche cynique, prétendre que la répression policière et le muselage de la voix de la conscience noire est un élément de marchandage dans les manches de M.Vorster en ce qui a trait à l’avenir de la Namibie.On peut, dans une approche catastrophiste, affirmer que tout est bloqué aujourd'hui en Afrique aus- cédentes, celles de 1974 et de 1976?Choisi par les militaires comme simple exécutant, M.Thanin Kraivichicn avait pris au sérieux ses fonctions de premier ministre.Entouré de collaborateurs sélectionnés parmi ses amis personnels, mais aussi inexpérimentés ue lui, il avait, en un an, réussi le tour e force de s’aliéner la quasi-totalité de la classe politique, sans remporter de succès notable.Ses rares initiatives, en particulier en faveur des investissements étrangers, s’étaient perdues dans les sables d'une bureaucratie devenue un véritable Etat dans l'Etat.En supprimant toute démocratie, même formelle, il avait donné aux maquisards du P.C.thaïlandais, auxquels se sont joints un certain nombre a’op-posants, des arguments de propagande dont ils ont su jouer avec une grande habileté.La politique de confrontation avec les pays communistes Indochinois s’est située à l'opposé des patients efforts diplomatiques poursuivis, non sans succès, par les gouvernements civils précédents.Les Américains s'inquiétaient d'ailleurs du regain de tension dans la région.Sentant le danger, l'armée, qui avait soutenu sinon dicté ses options à M.Thanin Kraivichicn, a fait volte-face et traie,qu’il s’agisse de la Namibie ou même de la Fthodésie, et que seul un coup de force à l’initiative des Africains peut rompre (et à quel prix?) l'impasse.Mais, d’une manière ou d'une autre, l’impératif qui en découle, principalement pour les Cinq de la mission nami-bienne, est de tenter encore de sauver les meubles.Ce qui, faut-il le répéter, suppose de la part d'Ottawa autre chose qu’une attitude d’expectative.Il y a plus contraignant encore, et M.Jamieson le sait bien, lui qui, devant les parlementaires du Commonwealth, a eu le mérite de dénoncer l’apartheid et les violations des droits de Thomme noir en Afrique australe! Pour être conséquent avec lui-même, le Canada n’a pas d’autre choix aujourd'hui que de fournir l’illustration concrète de cette philosophie explicitement énoncée.Non seulement pour démontrer son attachement à la défense des droits de la majorité noire en Afrique du sud mais aussi à cette contrepartie que M.Jamieson lui-même fixait au respect de ces droits en Ouganda d’Idi Amine Dada! La crédibilité ne peut en aucune manière se fonder sur une approche sélective tant il est vrai que la s’est débarrassée d'un allié devenu gênant dont elle fait aujourd'hui un bouc émissaire.Mais serait-il devenu premier ministre sans Tappui de la cour et des casernes?Il est temps pour Tétat-major de reprendre les choses en main avant que la situation ne se dégrade outre mesure.Telle est la tache du général Kriangsak Chamanand, commandant suprême des forces armées, qui apparaît, derrière l’amiral Sangad, comme Thomme fort du régime.Le général nïgnore pas la menace que font peser les "jeunes Turcs" de Tarmée, avides de participer au pouvoir et d'en parta-er les profits.Il faut maintenir Tunité e Tarmée et galvaniser une opinion de plus en plus apathique, alors que la lutte anticommuniste se développe, avec son cortège de "bavures".Le changement de régime — ce n'est sans doute pas un hasard — intervient à un moment où Bangkok semble amorcer un rapprochement tant avec Pékin qu'avec les capitales indochinoises.Les généraux réalistes voudraient négocier avec Hanoï une sorte de “modus vivendi” qui leur permettrait de renforcer leur pouvoir.S’ils n'y parvenaient pas, le royaume risquerait de s’installer dans l’insécurité.(Le Monde) liberté ne peut être fractionnée.Ottawa est sommé de réagir, et bien naïf qui croit encore qu’une abstention est en l’occurrence une réaction recevable! C’est à ce point précis qu’on cerne tout le champ où le rôle du Canada peut être déterminant.Ce champ est délimité par deux constatations.D’une part, le groupe africain ne peut ne pas relever le défi lancé par l’Afrique du sud à la conscience internationale et, plus particulièrement, aux Africains eux-mêmes; c’est donc dire qu'on n'échappera pas au laminoir d’une majorité poussant une résolution comportant des sanctions; d'autre part, les Occidentaux, et en particulier les Cinq qui se retrouvent dans la mission namibienne, ne peuvent rejeter les arguments des Africains, sous peine de passer pour complices — et protecteurs — de l'Afrique du sud; mais inversement, ils ne peuvent plus jouer le rôle d'intermédiaires si Pretoria se rebiffe contre des sanctions adoptées par défaut de veto.Quelle place laissent ces balises?D’abord, rien ne dit que les sanctions d’ordre militaire seront écartées, surtout qu’elles sont sélectives.Les États-Unis et la Grande-Bretagne respectent déjà sur base volontaire un embargo sur les fournitures d'armes; on peut difficilement comprendre uïls aillent bloquer une résolution emandant une mesure qu’ils ont déjà prise; ici, il s'agira d’éviter les formules démagogiques qui attireraient un veto quant a la forme! De même, il est possible de forger un projet de résolution réclamant des sanctions économiques, mais différées et surtout conditionnelles.Une telle formulation aurait l’avantage de pouvoir s'appliquer à double sens: à 1 “aller" comme pénalisation, au “retcur" comme encouragement sinon comme récompense puisqu'elle serait sans objet si 1 Afrique du sud s'engageait dans la bonne voie.Sans parler encore de l'aspect dissuasion: le régime Vorster n'aurait qu’à s’en prendre à lui-même en remplissant les conditions d’application nés sanctions! En fait, la cassure africaine est aux arêtes vives et l’urgence qui en découle aujourd'hui pour nous est de prendre l'Afrique du sud au piège de son propre défi.Georges VIGNY la parole du jour "Il y a plusieurs membres, et cependant un seul corps.L’oeil ne peut donc dire à la main: Je n ai pas besoin de toi; ni la tète à son tour dire aux pieds: Je n’ai pas besoin de vous’’ — 1 Corinthiens 12,20-21 La Thaïlande en quête de stabilité Des accusations sans fondement?Monsieur Clément Trudel, Suite à notre récente conversation téléphonique, veuillez trouver ci-inclus copie d'une mise en demeure que nous adressons ce jour même au docteur Robert Lussier.Tel qu’entendu, également ci-inclus copie photostatée de l’offre d'achat dûment acceptée concernant la transaction du 10 mars 1977, document indiquant hors de tout doute que le courtier a été la compagnie Jarrex Liée et que monsieur Normand Ladouceur, notre client, n'a rien eu à faire avec les deux transactions du 10 Une association Au Conseil de la Radio et de la Télévision Canadiennes.Par la présente je porte plainte contre l’émission CTV Reports du canal 12, dimanche le 9 octobre à 10 h.p.m., émission intitulée "une société multiraciale peut-elle fonctionner?”.Cette émission, à mon avis, a été bâtie de manière à suggérer d’établir des liens entre le nationaüsme québécois du gouvernement Lévesque et le nazisme des chambres à gaz.Je suis prêt à démontrer à quiconque possède un minimum de bonne foi que cette association d’idée a été clai- mars 1977.Nous avons été surpris de constater que la déclaration du docteur Lussier a été rapportée, quant aux accusations formulées, intégralement le 17 octobre sans qu'aucune vérification ne soit faite auprès de notre client.Notre chent était à son domicile dimanche, le 16 octobre, et vous auriez pu l'y rejoindre et il vous aurait alors rapidement éclairé sur la situation et fourni toutes les informations et documents nécessaires pour faire éclater la vérité.Nous espérons donc que les informations contenues dans la pré- vicieuse rement faite par l'émission.Comme, à mon avis, cette association n’a aucun fondement dans la réalité québécoise de 1977, comme aucun fait n'a été apporté pour justifier la suggestion que les Juifs du Québec sont menacés, j'affirme que cette émission est malhonnête et discriminatoire envers un mouvement pohtique qui vise à la souveraineté du Québec.L'association purement verbale entre nationalisme, national-socialisme et nazisme est vicieuse et inacceptable; elle confond sciemment le nationaüsme de sente vous permettront de faire les rectifications nécessaires et ainsi atténuer en partie les dommages causés à la réputation de notre cüent par les informations erronées, calomnieuses et übel-leuses de monsieur Lussier.En espérant que vous trouverez le tout conforme, veuillez agréer, cher monsieur, l'expression de nos meilleurs sentiments.Bien vôtres, Pour de Grandpré, Colas.Amyot, Lesage, Deschênes & Godin, avocats Richard DAVID Montréal, le 19 octobre 1977 pays puissants avec le nationa-Usme décolonisateur de nations en voie d’acquérir leur indépendance comme cela est arrivé pour maints pays d’Afrique L’équipe de CTV Reports s’est engagée sur une voie dangereuse J’invite le CRTC à y voir au plus tôt pendant qu’il est encore temps d’intervenir.L’émission que je dénonce doit être sévèrement blâmée et ce en pubüc.J’attends de vos nouvelles, Robert BARBERIS Montréal, le 14 octobre 1977.Le Devoir et les Gai(e)s du Québec M.le directeur, Je m’étonne que LE DEVOIR n’ait pas fait le moindre compte rendu du premier Congrès national des Gai(e)s du Québec qui se tenait les 16 et 17 octobre derniers à Montréal.Ce congrès, une première chez-nous.rassemblait plus d'une centaine d'homosexuels et de lesbiennes de la plupart des réions du Québec La majorité ’entre ceux et celles-ci appartiennent à des groupes et à des associations qui travaillent à la fois p-jur faire cesser l’injuste discrimination qui s’appüque encore à leur endroit et pour fournir aux homosexuel(le)s un certain nombre de services (y compris reü-gieux) dont la société actuelle, qui fonctionne pourtant aussi avec leurs taxes, les prive encore trop souvent.(Mais oui, il semble bien que les homosexuels puissent faire autre chose que de séduire les petits garçons!) B est vrai que ceux-ci ne représentent, dans notre société, qu’une minorité de 10%.Ce qui, statistiquement, devrait quand même faire, quand on y pense, à peu près une personne sur deux foyers où entre LE DEVOIR.Et pourtant les grands médias de la presse électronique montréalaise n’ont pas manqué, quant à eux, de couvrir cet événement — qui comportait en outre une manifestation dans les rues de Montréal.Radio-Canada consacrera même une bonne partie de son Télémag du 25 octobre prochain à ce congrès de même qu’à l’ensemble de la réaüté homosexuelle.Est-il si vrai, monsieur le directeur, pour reprendre l’expression d'un de vos récents éditoriaux, que malgré la grève de La Presse, du Soleil et du Montréal-Matin, la population québécoise ne souffre d’aucune asphyxie de l’information?Mais y a-t-il au moins place, dans LE DEVOIR, pour cette opinion d’un de ses lecteurs?Paul BEAUDRY Montréal, le 18 octobre 1977.¦ Nous rappelons d nos lecteurs que (es lettres adressées d cette rubrique doivent être siqndes et comporter, de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l'auteur.Il nous est impossible de publier les lettres anonymes.L’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Directeur: Claude Ryan Rédacteur en chef; Michel Roy Rédacteur en chef adjoint : Georges Vigny Directeurs de l'information : Jean Francoeur Pierre Loignon Trésorier Bernard Larocque maimmaÊÊÊÊÊÊÊmm'''WÊÊamÊÊÊm LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211, rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1.Il est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130, rue Boivin, Ville LaSalle.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT Édition quotidienne $55 par année; six mois: $30.A ( étranger $60 par année; s.x mois: $33.trois mois: $21.Éditions du samedi: $15 par année Édition quotidienne, livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine.Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844*3361 (lignes groupées) Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 • 5 des idées des événements des hommes -LIBRE OPINION Vers une nouvelle pensée stratégique canadienne -par RICHARD BRÛLÉ ¦ L’auteur de cet article qui a d’abord paru dans la Revue canadienne de Défense est capitaine au sein des Forces armées du Canada.Nous assistons présentement à un rand changement d’orientation du sein u cabinet et du ministère de la Défense nationale.Le gouvernement s’apprête à dépenser des millions de dollars pour l’achat de nouvel équipement (Aurora, Léopard).Déjà, il prepare des plans pour l’achat de nouveaux chasseurs-intercepteurs ainsi que pour le rajeunissement de notre flotte en etance.H est de nécessité absolue que le Canada repense sa stratégie dans un monde nouveau, accéléré et instable.Il serait décevant et inacceptable qu’avec son piètre budget militaire, le Canada n’achète que pour acheter, pour rajeunir, pour flatter, pour amadouer ou pour relancer l’économie.Tout achat, par lui-même, doit être justifié à l’intérieur d’une stratégie intégrée, pratique et réaliste.Il ne faut pas que notre stratégie se développe à partir de l'équipement disponible.L’inverse devrait plutôt se produire.Le Canada et les trois blocs Pour peser une stratégie, il faut d’abord connaître l’univers dans lequel on vit.Avant d’énoncer mes conceptions stratégiques, je dois exprimer ma perception du monde.Celui-ci m’apparaît comme un monde à trois blocs, représentés par les U.S.A., l'U.R.S.S., et les pays non-alignés.On attache souvent au premier la qualité d’être défensif; au deuxième, d’être offensif; et au troisième d’être arrogant.Le Canada, par son histoire, sa géographie et sa situation démographique, appartient bon gré mal gre au premier.Dans cette optique, nous partageons la caractéristique d’etre défensif: qualité que nous devons naturellement conserver.Je ne veux donc pas remettre en question la participation canadienne à rOTAN, à NORAD, et à ALCANUS.L’attitude du Canada envers le deu- xième bloc doit, à mon avis, être ferme mais réaliste.Même si nous le voulions, nous ne pouvons pas élever une muraille d’équipement militaire pour nous séparer du bloc communiste.Je ne crois évidemment pas qu’il faille être mou et se laisser imposer des décisions que Ton jugerait d’abandon à cause de la puissance communiste.Il faut plutôt être réaliste et accepter que devant la fermeté dans les décisions et les actes, l’ennemi, s’il est raisonnable et conscient, n’attaquera pas.Il n’y a aucun doute à ce sujet, car l’ennemi éventuel n’a pas la puissance nécessaire pour enrégimenter à la fois l’Europe ou l’Amérique ou les deux à la fois.A la longue, nous gagnerons la guerre, comme nous l’avons toujours fait.Donc — et c’est mon premier point — l’ennemi peut songer à une guerre éclair pour s’approprier une partie de terrain et puis négocier; mais il ne pourrait pas soutenir une guerre de longue haleine.Cela ne signifie évidemment pas que cet ennemi, raisonnable et conscient, ne tâtera pas le terrain, ne tentera pas la subversion, seul moyen raisonnable et efficace qui lui restera de contrôler, sinon d’envahir les pays de l’ouest.Il nous faut évidemment tenir compte de tout cela dans notre stratégie.J en traiterai plus loin.Que dire du troisième bloc, celui des pays non-alignés?Celui-ci se manifeste surtout dans deux genres de situations.Il est arrogant parce qu’il est pauvre ou parce qu’il est en proie à des difficultés internes ou externes qui le traumatisent.Du point de vue mihtaro-stratégique, il faudra l’aider soit par la force onusienne (si nécessaire), soit par notre pouvoir économique.Les structures nécessaires Très succinctement, tout cela implique, dans une optique stratégico-militaire, une structure opérationnelle à trois volets.D’abord, le Canada devra maintenir une force militaire permanente, active, bien entraînée, bien équipée, prête à combattre immédiatement un assaut puissant, rapide et qui vient par surprise.Une partie de cette force devra être toujours prête à se déployer immédiatement n’importe où dans le monde pour répondre à une invitation de TONU.Cette force devra donc commander un équipement surtout défensif qui sera utilise avec une attitude ferme et sûre.Deuxièmement, il nous faudra une force semi-permanente, active, bien entraînée, bien équipée, capable par son organisation de s’intégrer a la force permanente mais aussi capable de fracturation, de dispersion et d’action individuelle.En somme, je pense à une force d’arrière-garde, une force nationale capable soit de s’unir à la première en cas de nécessité, soit de défendre le territoire contre l’infiltration, le sabotage ou la subversion.Une force loyale, sincère, patriotique.Une telle force, équipée légèrement, sera capable de mouvements rapides sur son propre terrain.Elle sera une force de protection pour la nation en danger.Enfin, il faudra aussi une force en puissance, comme celle de la Suisse, c’est-à-dire non-active, non-armée, mais bien entraînée et hautement motivée.Cette force, c’est la patrie prête à prendre les armes, à prendre la forêt ou la montagne; c'est le peuple qui.devant l’ennemi, s'en-regimente et grâce à une éducation sociale et militaire, se trouve toujours prêt à offrir à l’ennemi le spectacle d’un groupe homogène, uni par la force du droit et de la justice.C’est la patrie derrière chaque citoyen, c’est une volonté, un moral inébranlable qu’aucune armée du monde ne pourra jamais vaincre.Que signifie tout cela pour le Canada?D’abord, que le pays doit posséder une force active, déployée sur trois grandes aires d’activité: une partie en Europe; une partie prête à répondre à des appels d’urgence (au service de TONU ou non), stationnée soit en Europe soit au Canada; et une troisième partie au Canada pour servir de cadre permanent de la force semi-permanente.La deuxième partie, lorsqu’elle se trouvera au Canada, et la troisième, offriraient donc une unité cadre à la force active semi-permanente dont je traiterai plus bas.Elle servirait aussi à Ta-ménagement du territoire dans les régions semi-désertes et dans le Grand Nord, par exemple, durant les périodes creuses et avec la participation de la force semi-permanente, et de la population locale.Ensuite le pays doit posséder une seconde force active, semi-permanente.Elle équivaudrait plus ou moins à notre force de réserve actuelle, mais elle serait mieux entraînée et mieux équipée.Elle serait constituée d’un élément très important de la population locale, celle qui connaît très bien son territoire, et elle serait intégrée à la force permanente, sur papier en temps de paix et possiblement dans le champ (si absolument nécessaire), en temps d’hostilité.Cette seconde force serait une force réceptive aux besoins immédiats de la population parce qu’elle en ferait partie intégrante.Elle répondrait aux appels à l’aide émanant du pouvoir civil pour contrôler des inondations, par exemple, ou des feux de forêts.Par sa présence au sein de la communauté comme Monsieur Tout-le-Monde, cette force serait certes plus facilement perçue comme amicale que ne le sont des soldats en uniforme, qui ne sortent de leur caserne que pour parader ou pour créer la discorde, ou selon certains, pour opprimer le peuple.Cette force équivau- drait en gros à la garde nationale aux États-Unis, mais elle serait mieux entraînée.Elle suivrait un peu le modèle de Tarmée française qui, une fois les manoeuvres terminées, oeuvre à des tâches de reconstruction civile pour des communes dans le besoin (par exemple dans Ta-ménagement de sentiers, dans le nettoyage d’une forêt, la construction ou la réparation d’un pont, ou dans la reconstruction de lieux historiques).Cette seconde force active signifierait cependant certains changements dans la politique sociale du Canada.Il faudrait de nouvelles lois pour protéger l’emploi de ces travailleurs semi-permanents, un nouveau taux de solde, une reconstruction de leurs établissements et l’injection dans leurs rangs, d’une nouvelle motivation et d’un nouvel esprit.La troisième force, celle qui serait non-active, et non-armée sera cependant la plus difficile à éduquer.Ce sera la patrie armée de force morale, consciente de son indépendance et soucieuse d’être toujours fidèle à elle-même d’être libre.Ce sera un peu la nation britannique des années quarante, inspirée par ses chefs, et prête à tout pour assurer sa survie et son indépendance dans la liberté.La troisième force découle du concept de la nation en armes, sinon physiquement, du moins psychologiquement; celle qui assure sa propre existence en acceptant, en comprenant, et en appuyant ses forces permanentes et semi-permanentes.Par exemple, si le Canada devait être envahi par une puissance étrangère, il incomberait à tous les soldats, ceux qui survivraient de la force permanente et semi-permanente,' de prendre les armes avec les appuis et les renforts de la population en général, pour une guerre de guérilla dont la durée et l'intensité dépendront de la force de l’agresseur.Les Forces armées canadiennes ont fait un pas dans cette direction quand elles ont établi récemment une armée de Test, une armée de l’Ouest et une Force spéciale et quand elles ont décidé de conserver la brigade canadienne en Europe tout en revitalisant lentement la milice.En mettant sur papier ses buts et intentions, en les publiant et en rationalisant ses achats et ses interventions (tel le déplacement du Régiment aéroporté du Canada), le Quartier général pourrait non seulement s'allier la population en général mais aussi relever encore plus le moral de ses troupes en s'assurant leur compréhension et leur loyauté.Possédons-nous une stratégie réelle et active pour l’avenir?Si oui, il est grand temps de l’exprimer.Les Canadiens de toutes origines seraient rassurés de savoir.Une institution plus originale qu’on ne veut le croire La Couronne du Canada, réalité vivante ou pur symbole?Il y a peu d’institutions canadiennes aussi mal connues et mal comprises que la Couronne.Certains, admiratifs ou critiques, l’identifient avec la Reine d’Angleterre: certains autres la considèrent comme une coûteuse excentricité ou une fiction légale, héritée d'une époque coloniale révolue; d’autres y voient une manière indirecte mais très habile des Anglo-Saxons pour entretenir au Canada leur ascendant économique et social; d’autres encore trouvent qu’elle symbolise un état de sujétion politique dont il faudra bientôt s'émanciper.En fait la Couronne du Canada est une réalité bien ambiguë, et une institution très complexe.Faut-il préciser immédiatement que la Couronne du Canada n’est pas la Reine Elisabeth II d’Angleterre, ni même du •w ______________________________________________par_____ JACQUES MONET ¦ ¦ Historien de profession et directeur jusqu’à Tété dernier du département d’Histoire à l'Université d’Ottawa, Jacques Monet, jésuite, publiait dans un récent numéro de l’excellente Revue d’Études canadiennes (Journal of Canadian Studies, Trent University, Peterborough) une substantielle recension d’un ouvrage du policitologue James MacKinnon, de l'Université de Calgary, intitulé The Crown in Canada.Par-delà la recension de l’ouvrage de MacKinnon, M.Monnet livrait ses propres vues sur la Couronne du Canada.Voici de larges extraits de son article, qu’on lira sans doute avec intérêt à la suite du passage de la reine au Canada, où elle a inauguré la semaine dernière la session du Parlement à Ottawa.Des lits en laiton de toutes grandeurs, lustres, horloges, glaces, housses en fnvv rare divans, lampes, tables, etageres, tableaux, pateres, chevalets, matelas, antiquités, verre teinte, cadeaux et une foule d’autres objets.Heures d’ouverture: de 10 h 30 a 18 h les lundi, mardi, mercredi et samedi, et de 10 h 30 à 21 h les jeudi et vendredi.Aussi, articles en laiton importes la-ht en laiton 2105.rue de la Montagne Irntre Sh«Tl»r«M*ke Royaume-Uni; elle n'est même pas la Reine Elisabeth II du Canada.C’est plutôt une de ces nombreuses formes et structures, politiques et sociales à la fois, que nos ancêtres ont apportées d’Europe et que nous avons façonnées selon notre volonté propre jusqu à ce qu’elles revêtent une nouveauté authentiquement canadienne.Une institution originale Sur le plan constitutionnel, la singularité de notre Couronne saute aux yeux.À la différence de la Couronne du Royaume-Uni, la Couronne du Canada s’incarne dans des personnes distinctes.Elle est rendue visible dans le Souverain qui la porte par droit héréditaire; dans le Gouverneur général qui l’exprime pleinement par droit de nomination; et dans les Lieutenants-Gouverneurs qui participent pleinement à certains aspects spécifiques de sa souveraineté.Toutes ces personnes ont les mêmes devoirs constitutionnels, et toutes disposent des mêmes prérogatives.Toutes trois sont des expressions également valables de la même institution.Cette adaptation de la Couronne britan- Certificats de dépôts garantis de 5 ans Intérêt! payable» annuellement Dépdt minimum: $1,000.Autres dépôts disponibles i (aux verlis Pour de plus amples renseignements appelez votre courtier ou— Montréal—i Place Ville Ma ne Suite 1440 Beverley Bishara—1-514-878-3861 Toronto—Toronlo Dominion Bank Tower Suile 2710.Toronlo Dominion Cenlre Dorothy de Munnik—1-416-362-1177 Membre de la Société d'Asturance-OépOlt du Canada Institution Inscrite à la Régie de l'Assurance-Dépôts du Québec LA COMPAGNIE DE Fiducie Morgan auiervice des Canadiens depuis 1916 nique comme lien constitutionnel en régime fédéral est probablement la création la plus audacieuse et l’invention la plus heureuse des Pères de la Confédération, Dans la vie politique et même dans la société, les fonctions de ces trois représentants de la souveraineté canadienne sont inséparables.La fonction du Gouverneur général et celle du Lieutenant-Gouverneur perdraient beaucoup de leur prestige si on les séparait des valeurs qui entourent, au Canada et dans le monde entier, l’idée de la royauté héréditaire.De même la fonction du Souverain dépend entièrement des deux autres: c'est en elles que la souveraineté s’exerce régulièrement; et c’est en elles que les diverses expressions de l'expérience canadienne s’intégrent à la monarchie.Dans d’autres monarchies, et notamment en Grande-Bretagne, le Souverain est représenté localement par les membres de sa famille.C’est par des mariages, ou par l’anoblissement que les diverses expressions de la vie politique et sociale sont incorporées à l’institution.Au Canada la monarchie a ceci de spécial, qu’elle accorde la possibilité de changer régulièrement la berson-nalité qui est à la tete même de l’Etat.Et ainsi la Couronne intègre directement les diverses contributions de ses titulaires, tirés, à tour de rôle, de la vie artistique, littéraire, philanthropique, agricole, militaire, ou diplomatique.Par rapport aux autres monarchies, ceci constitue une originalité distinctive de la Couronne canadienne.Au niveau du symbolisme — et à mon sens la monarchie canadienne en ce dernier quart du XXe siècle a une fonction surtout représentative — la Couronne joue un rôle très complexe, qui n’est pas étranger aux difficultés de l’expérience qu’est le Canada.Les Lieutenants-Gouverneurs sont des symboles de fidélités particulières.Chacun possède son caractère propre, et, dans la tradition de sa province, exprime à sa manière l’héritage et l’idéal de ses compatriotes.Le Souverain, qui réside habituellement en dehors du pays, représente le prolongement vers l’extérieur du Canada de son idéal et de ses affections.Le Gouverneur général lui, est le signe principal de l'unité du Canada, et l’incarnation de son autorité.Séparés Tun de l’autre, pris isolément chacun dans son poste, ces trois personnages donneraient de la réalité canadienne, une image incomplète, partielle, et fausse.Ensemble, dans leurs offices constitutionnels, et dans leurs relations mutuelles, ils personnifient le pays tout entier, et proclament l’identité propre du Canada, ce pays qui déborde les nationalismes, et qui est un et multiple à la fois.La Couronne et le Québec Depuis le début de la Révolution tranquille, alors que s’est éteint au Québec le grand consensus social et politique élaboré durant les années 1840-50, aucune des institutions n’a échappé à la contestation Plusieurs sont disparues, d’autres ont été profondément transformées.Jusqu'ici la Couronne est demeurée.C’est en partie parce que les priorités de la Révolution tranquille se sont portées vers d’autres objectifs; mais aussi parce qu’aucun autre consensus ne s'est imposé autour de valeurs perçues comme incompatibles avec le présent régime.Au contraire, les aspirations reliées a la démocratisation, à l’option fédéraliste, et à la stabilité politique, ces trois qui semblent encore rejoindre des majorités assez considérables, se rattachent toujours d’une manière ou d une autre à (’institution monarchique.Et le nouvel enthousiasme qui s’est affirmé depuis 10 ans autour de la défense de la langue et de la culture françaises, a lui aussi, des appuis dans l’histoire de la monarchie au Canada.Les garanties de l'Acte de Québec sont reliées à la Couronne, comme le geste de Lord Elgin qui, en lisant le discours du Trône en français, a donné de sa propre initiative, dès 1849, une sanction toute royale à l'utilisation officielle de la langue française au Canada L’est aussi l'établissement à Québec par Lord Dufferin de la seule résidence permanente du Gouverneur général en dehors d’Ottawa, et la confirmation comme co-capitale du Canada de cette ville que la Reine Elisabeth a appélée “la capitale de la civilisation française en Amérique".Tous les Gouverneurs généraux ont parlé français à l’occasion d événement officiels où que ce soit au Canada; et l’alternance au poste de Gouverneur général entre un anglophone et un francophone signifie au faîte même de l'État, l égalité des deux langues.En fait, à travers l’histoire du Canada la Couronne a ratifié les droits du Canada français comme aucune autre institution canadienne ne Ta fait.Cela, les Canadiens français ne le savent sans doute pas expheitement.Mais au moins ils semblent comprendre que la Couronne est une institution qui ne leur a jamais nui.Certains se souviennent peut-être, en plus, que c’est à l’intérieur du régime dont la Couronne est le principal symbole, que leurs ancêtres ont goûté pour la premiere fois à un gouvernement à base démocratique.Loin de s’être fait imposer cette institution, ils ont vu assez clairement — en raison de leur foi religieuse et surtout de leur intérêt politique — que la monarchie constituait pour eux ce que Maurice Duplessis devait appeler “le boulevard de nos institutions démocratiques et de nos libertés constitutionnelles”.Les Canadiens français ne sont pas tous de ces complexés qui, avec trois générations de retard, s’affairent à mener le dernier combat anti-impérialiste.La plupart savent communier a ces valeurs que la Couronne incarne toujours pour l’ensemble des Canadiens.La première de celles-ci est sans doute le principe de la dignité de la personne humaine et de son égalité devant la loi.En elle-même, sans considération de classe, d’influence, ou d'origine ethnique.La monarchie signifie cela au Canaoa d'une manière toute particulière: un roi est roi, non pas en vertu de son intelligence ou de son instruction, ou encore à cause de sa fortune et de son influence; il n’est pas roi parce qu’il est habile ou parce qu’il professe une religion particulière, ou encore parce qu’il appartient à un groupe ethnique privilégie.Il est roi par le pouvoir de sa simple naissance; a cause de sa personne.Parce qu’il est lui-mème.Et en choisissant de laisser la désignation d'un des titulaires de l'autorité royale à ce plus commun dénominateur du monde: la naissance, les Canadiens proclament implicitement cette vérité que chacun de leurs a sa souveraineté intrinsèque qui lui vient, à lui aussi, de par le pouvoir de sa simple naissance, à cause de sa personne.Parce qu’il est lui-même.Un pays pas comme les autres De plus, la Couronne du Canada permet aux Canadiens de proclamer aussi l'égalité de chacune des composantes sociales, ethniques, ou régionales de leur pays.Par la rotation des titulaires aux postes de Gouverneur général et de Lieutenant-Gouverneur.ils reconnaissent solennellement, successivement, et dans une égale dignifié, la contribution de chacune des sphères de l’activité canadienne, et les plusieurs composantes de notre personna-Voir page 6: Couronne ffîllteliris CHHVUULET LTÉK roiîfez) à boij compte cfags une voiture delocatiojj du Relais Chevrolet/ DIVISION LOCATION Claude Desjardins 276-2541 MONTE CARLO $16500 IMPALA $160»° MALIBU *152°° CAMAR0 s15500 NOVA $145°° °.(Toux basés sur 36 mois - Location notte) Echéance: 5 ans Certificats de placement garanti Interet: mensuel, trimestriel, semi-annuel, annuel, ou composé annuellement jusqu’à l’échéance Trust Commerce Capital 1450 ouest, rue Ste-Catherine Montréal, Qué H3G 1R3 (514) 861-9446 Institution inscrite à la Régie de l’assurance-dépôts du Québec Membre de la Société d'assurance-dépôts du Canada 6 • Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 Le voleur entouré de quatre otages et du journaliste Serge Labrosse quitte les lieux de son méfait après avoir accepté en échange de libérer les autres otages qu’il détenait dans une succursale de la Banque Canadienne Nationale, rue Masson à Montréal., «ïïwsS { Un voleur s’échappe avec ; trois otages i, U MONTRÉAL (PC) — Quatre otages ont été libérés sains et saufs, hier soir, dans le nord de la métropole, après dix heures de captivité, à la merci d’un voleur de banque armé qui les avait emmenés en automobile.Selon la police de la CUM, le gérant de la banque attaquée et deux de ses employés de même qu’un journaliste du Journal de Montréal ont été relâchés un après l’autre à mesure que le voleur fuyait les lieux du crime, une succursale de la Banque canadienne nationale du quartier Rosemont.Le suspect a été appréhendé peu après avoir libéré son der- nier otage.Tout l’argent dérobé a été retrouvé.L’affaire a débuté dans l’après-midi au moment où la police allait arrêter un cambrioleur dans une succursale de la Banque Canadienne Nationale, rue Masson, dans le quartier Rosemont.Pris sur le fait, le voleur s’est réfugié dans l’immeuble en se barricadant avec une douzaine d’otages.A la suite de pourparlers, le voleur a accepté de relâcher trois personnes, un homme, une femme et un enfant.Un journaliste, Serge Labrosse, du Journal (Photo Daniel Labelle) de Montréal, a agi à titre de médiateur entre le bandit et la police.En début de soirée, la police acceptait de laisser le voleur et quatre personnes, dont le journaliste Serge Labrosse, quitter l’île de Montréal dans une voiture à la condition qu’il laisse la vie sauve à tous ses otages.Le voleur devait permettre à ses otages de quitter un à un la voiture aussitôt qu’il se trouvait hors de l’He de Montréal.La police, dont certains agents étaient armés de mitraillettes, avait encerclé six pâtés de maisons autour de la banque.suites de la première page ROBERT BOURASSA mes collègues”, a-t-il dit avant d’observer que tous, oien que quelques-uns se soient montrés tendus, ont fait preuve d’une grande solidarité.L’ancien premier ministre, maintenant retiré en Europe, soutient qu’il n’a jamais songé à négocier avec les ravisseurs du diplomate anglais et du ministre québécois.“En tout cas, a-t-il dit, certainement pas sur les principes fondamentaux.Notre objectif en tout temps était de gagner du temps.” L’ancien premier ministre, évoquant la conduite de son ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, a déclaré qu’il avait voulu se montrer “apaisant” dans cette affaire, au début des négociations avec le FLQ.M.Bourassa, qui n’a pas précisé si l’ancien ministre lui avait, en début de crise, proposé un projet d’établissement “d’un ministère de la Paix sociale, a relaté la conversation qu’il avait eu avec le ministre, dans une limousine immobilisée sur le Champ de Mars, à l’arrière de l’hôtel de ville de Montréal.“C’était assez lugubre”, a-t-il commenté.L’ex-premier ministre, qui fut député de Mercier à l’Assemblée nationale de juin 1966 à novembre 1976, a précisé que M.Choquette lui avait fait des propositions dont le ton était assez conciliant.De l’épisode controversé de l’application de la loi des mesures de guerre et des opérations policières qui l’ont suivie, M.Bourassa a pris toute la responsabilité.DENIS VAUGEOIS tution parlementaire mais aussi à Impliquer davantage les simples députés dans l’élaboration et la discussion des lois et des politiques gouvernementales actuellement abandonnées pour l’essentiel entre les mains de la fonction publique.D’abord une première sérié plus technique et qui reprend des thèmes bien connus: les sessions à date fixe (de la mi-octobre à la mi-décembre, de février à juin); une meilleure utilisation du feuilleton de l’Assemblée de manière à y inscrire plusieurs affaires qui doivent actuellement faire l’objet de motions un peu formelles tels les dépôts de documents et annonces diverses; le vote électronique des députés, sans qu’ils aient nécessairement besoin d’être présents, etc.Toutes ces réformes, d’expliquer M.Vaugeois, visent essentiellement à faire gagner du temps à l’Assemblée Nationale de manière à dégager des périodes plus substantielles à consacrer aux séances de commission parlementaire, là où les députés ministeriels peuvent véritablement se faire valoir.Certaines de ces réformes techniques font d’ailleurs l’objet depuis quelque temps de discussions avec les partis d’opposition au sein d’un comité restreint de l’Assemblée, discussions dont on pourrait connaître certains aboutissements dès aujourd’hui, par la voix du leader parlementaire de la majorité et ministre d’État à la réforme parlementaire, M.Robert Bums.Toutefois, quoi qu’il en soit du résultat de ces entretiens, M.Vaugeois estime qu’il faut dépasser ces aménagements de premier niveau et s’attaquer le plus rapidement possible à une deuxième série de réformes, beaucoup plus substantielles parce qu’elles touchent au coeur même de l’institution parlementaire en remettant en question une partie du rôle actuel du ministre.Ainsi, en vertu de ce projet, chaque ministre serait doté d’un adjoint législatif chargé de piloter, en commission parlementaire, letude article par article d’un projet de loi.Ce rôle d’adjoint législatif n’a rien à voir avec celui d’adjoint parlementaire, auquel M.Vaugeois ne semble d’ailleurs pas accorder de grande utilité.De plus l’adjoint législatif n’est choisi par le ministre que pour la défense d’un seul projet de loi et doit céder se placer à un autre lors de l’examen d’un projet de loi subséquent.Selon M.Vaugeois, les avantages d’une telle réforme seraient nombreux: d’abord, le législatif serait mieux distingué de l’exécutif, le simple député serait davantage associé publiquement à l’élaboration et à la discussion des lois (lui qui doit actuellement se contenter des comités et caucus privés), enfin les ministres seraient libérés d’une tâche qui demande beaucoup le temps et pourraient ainsi se consacer davantage à leurs ministères.À cet égard, le député de Trois-Rivières ne se gêne pas pour affirmer que les ministres .ne sont pas assez présents à l’intérieur de leurs ministères respectifs, qu’ils ne peuvent en conséquence donner ‘’l’impulsion politique” au travail administratif.M.Vaugeois prend bien garde de critiquer ouvertement la haute fonction publique, qu’il juge d’ailleurs compétente et soucieuse du bien public, mais n’en es- time pas moins qu’il appartient aux élus de gouverner et de diriger l’appareil administratif.Ainsi, il se plaint que la fonction publique, tout experte qu’elle soit, demeure souvent insensible aux représentations des députés qui ne songent qu’a transmettre les besoins réels de la population.À ses yeux, il faudrait que les ministres aient davantage de temps à consacrer à l’administration de leur ministère, de manière à diriger véritablement le travail plutôt qu’à ne superviser de loin les tâches dirigées et orientées par d’autres.Au surplus, M.Vaugeois estime que les commissions parlementaires ne devraient pas se limiter au seul examen de projets de lois ou de réformes proposées dans de savants livres de diverses couleurs.À cet égard, il désire que, comme en régime présidentiel, les commissions parlementaires aient le pouvoir d’examiner certaines politiques gouvernementales, d’en élaborer de nouvelles au besoin ou encore d’enquêter sur certaines questions particulières.Il suggère ainsi que ces commissions soient dotées d’un “staff” permanent qui, autant pour le compte des députés ministériels que pour ceux des partis d’opposition, ferait la recherche, monterait les dossiers et fournirait tout le soutien nécessaire au travail des élus.En plus de valoriser grandement le rôle des députés, ces commissions parlementaires nouveau style auraient, selon M.Vaugeois, le grand avantage de concrétiser les voeux de transparence de l’administration actuelle en soumettant les politiques gouvernementales à un examen public.Enfin, une dernière suggestion: la création d’une nouvelle categorie de ministres, les secrétaires d’État, qui seraient chargés de piloter la mise en oeuvre de lois touchant deux ministères, comme la loi de protection de la Jeunesse par exemple qui relève autant du ministère de la Justice que de celui des Affaires sociales.De plus, ces secrétaires d’Êtat pourraient être chargés de certaines directions générales de ministères déjà existants (pêcheries, éducation permanente, relations internationales) ou encore de certaines sociétés d’Êtat.Bien qu’ayant des responsabilités ministérielles, ils ne siégeraient toutefois au Cabinet que lorsqu’on discute d’affaires concernant leur secteur, et seraient en fait des ministres juniors faisant l’apprentissage d’une véritable tâche ministérielle.Il est évidemment trop tôt pour prédire ce qu’il adviendra de ces réformes passablement plus substantielles que tout ce qui a déjà été soumis jusqu’à présent mais il semblerait gue, du moins en ce qui concerne les secretaires d’État.le premier ministre n’ait pas écarté l’idée de faire quelques pas en cette direction lors du prochain remaniement ministériel.COURONNE Suite de la page 5 lité collective.Une autre valeur sur laquelle s’est fondée la société canadienne est celle qui est au coeur de la “nationalité nouvelle”; celle-là que Georges-Étienne Cartier évoquait en parlant “d’une nation politique, indépendante de l’origine nationale et de la religion des individus.” Le Canada n’est pas un pays comme les autres.Seul de tous les peuples de l’ère moderne, il a évolué vers un type de citoyenneté basé ni sur une fusion nationale ni sur une idéologie révolutionnaire.Certaines sociétés se sont formées au fil des siècles et des traditions en assimilant des clans et des tribus en un tout assez homogène pour éventuellement constituer une nouvelle et différente nation.D’autres sont nées soudainement du traumatisme de la guerre ou de la révolution, et les générations se succédant, elles ont su se former une conscience commune à partir de réflexions et d’appréciations renouvelées de ce premier geste de violence.Le Canada n a suivi aucune de ces voies.A l’exception de quelques aberrations temporaires (qui n'ont d’ailleurs jamais bénéficié de la faveur de la majorité) les Canadiens n’ont recherché ni l’assimilation, ni la révolution.Au contraire^ ils ont systématiquement refusé de créer une nation homogène.Chacune de leurs cultures s’est acharné à survivre distinctement, et le Canada en est venu ainsi à transcender tous les nationalismes.Il est devenu l’expression du pari ouvert le plus fou et le plus exaltant qui soit: celui d’une fraternité bi-nationale, multi-culturelle et multi-confessionnelle, fondée à la fois sur la liberté des individus et sur Tordre public, et réalisé enfin dans la paix.La Couronne du Canada reflète tout cela comme bien pen d’autres institutions canadiennes peuvent le faire.Car la monarchie puise dans un trésor de valeurs qui débordent les limites du nationalisme.Elle est fondée sur la dignité et l’égalité des personnes, sur la promotion des cultures, et, pour les Canadiens français en particulier, sur la défense et l’illustration de la langue française.De plus, et de par sa nature même, elle rebute les étroitesses nationalistes et s’entoure de notions plus larges, telles que celle de la famille et de la fraternité universelle.Une ambiance de famille Le Canada a mûri graduellement dans une ambiance qui est celle de la famille, celle où chacune des personnalités est appelée à cohabiter dans Tamour et dans la continuité, puis à se développer par le dialogue et l’échange loyal.Ce n’est donc pas tout à fait par hasard que les Cana- la météo.Un ennuagement graduel est en vole de couvrir tout le Québec alors que des averses sont prévues en soirée.Les températures seront légèrement au-dessus de k normale.Pour mercredi: retour du soleil.Abitibi, Pontiac-Témiscamingue, Chi-bougamau, Haute-Mauricie, Laurentides: ennuagement suivi d’averses et vents modérés.Maximum de 12.Aperçu pour mercredi: beau et doux.Outaouais, Montréal: ensoleillé avec ennuagement et averses en soirée.Maximum de 16.Aperçu pour mercredi.beau et doux.• Cantons de TEst, Québec, Trois-Rivières: ensoleillé suivi d’un ennuage ment et c!’averses tard en soirée.Maximum de 14.Aperçu pour mercredi : beau et doux.Saguenay-Lac Saint-Jean, Rimouski, Sept-Iles, Rimouski, Gaspésie: del variable.Maximum de 10 à 12.Aperçu pour mercredi: beau et doux.diens placent à la tête de leur État un monarque qui est essentiellement le chef d’une famille.Et qui est désigné, non pas dans la contestation électorale ou le conflit militaire, mais par la nature elle-même, et à causï de ses gualités d’intégrité, de dignité, et de générosité.Ce sont les républiques qui sont issues de la violence.Ce n’est pas, non plus, par immaturité potitique qu’ils ont voulu que leur monarchie les rattache à une communauté internationale qui doit apprendre, elle aussi, à trascender les nationalismes.C’est dans la nature des choses.Vers les années 1840, les Canadiens (et surtout les Canadiens français) se sont fait les artisans de Té-mancipation pacifique des colonies.Un siècle plus tard, grace à la Couronne du Canada, d’autres peuples, en des continents à peine connus de LaFontaine et de ses contemporains, imitèrent leur exemple pour devenir à leur tour les maîtres de leur destinée culturelle.Ainsi le curriculum vitae de LaFontaine (nationaliste radical, prisonnier politique, chef parlementaire modéré, premier Premier ministre d’un pays nouvellement autonome) est-il devenu le modèle classique de l’histoire personnelle des leaders afro-asiatiques dans la plupart des pays du Commonwealth, n y a là une continuité qui est d’ordre familial.C’est dans la Couronne, et à cause d’elle, que les Canadiens sont frères, malgré la diversité de leurs origines sociales et ethniques; frères, les uns des autres, et de quelques cinq cents millions d’hommes dispersés aux quatre moins du monde.C’est la Couronne aussi qui témoigne de leur patrimoine en terre d’Amerique.C’est un roi qui émit ses lettres patentes à Jean Cabot, un autre qui commissionna Jacques Cartier, un autre encore qui récompensa Martin Frobisher.C’est au nom de leurs rois respectifs que trois générations d’explorateurs reportèrent sur la carte de l’Amérique du Nord la fleur de lys royale qui s’étendait de la baie d’Hudson à la Nouvelle-Orléans et de TAcadie vers l’ouest “tant et avant qu’ils pourront étendre et faire connaître le nom de Sa Majesté”.Plus tard, ce sont les institution monarchiques qui protégèrent les colons britanniques contre l’esclavage, le pouvoir militaire, et le “destin manifeste”.C’est aux mêmes institutions que les Canadiens français ont eu recours pour protéger leur identité nationale; et c’est par la monarchie que les hommes politiques du XIXe siècle exprimèrent le plus clairement leur désir d’indépendance face à la république voisine."Nous sommes ici, sous le gouvernement des la reine” rappelait Wilfrid Laurier à ses compatriotes en 1877, “nous sommes un peuple heureux et libre”.Le lien de la continuité En tant qu’héritiers, en lignée ininterrompue, des premiers représentants de la Couronne, — Champlain et Henri IV, Car-leton et Georges II, Lord Elgin et Victoria — M.Léger, la Reine Elisabeth, et toute l’équipe des Lieutenants-Gouverneurs actuellement en poste, relient notre génération à ces espoirs du passé.Sous leur règne, nous partageons un sentiment de fraternité avec des hommes sur tous les continents.Par leur succession ils nous rappellent notre responsabilité envers tous ceux dont ce sera le devoir de conquérir l’avenir.Et déjà, ils font débuter les temps nouveaux.Cette continuité n’est pas étrangère à la nature même de l’homme.N’est-ce pas le Frère Untel qui notait comment Tun des droits de l’homme les plus fondamentaux est le droit à la continuité?Seules les bêtes, a-t-il dit, recommencent chaque matin à être bête.Aussi la continuité est-elle essentielle à la suite de notre société.Pierre Dupuy Ta bien souligné dans son discours d’inauguration de TExpo 67, en faisant remarquer que M.Michener Ta-vait reçu “avec la même bienveillance, la même ouverture, la même généoristé, le même accueil” que le général Vanier: “c’est dans la continuité que se forment les grands peuples”.Jusqu’ici le consensus canadien continue heureusement d’entourer ces valeurs signifiées par la Couronne.Et même dans le milieu où la Reine Elisabeth est perçue comme étrangère, une bonne partie de l’opinion considère toujours digne d’admiration l’idéal propose par l’institution.On se rend compte, au moins implicitement, que notre patrimoine monarchique nous a légué une fortune de valeurs et de vertus qui sont authentiquement les nôtres, et qui sont aussi celles de demain.Cela n’est pas de la théorie, de la science politique.Ce n’est pas non plus de la réaction.C?est la raison du coeur.C’est le défi qui nous est lancé depuis les rivages du XXIe siècle: de nous passer de notre complexe d’ex-colonisés, et de transcender nos nationalismes.DÉCÈS Notez ï.v.p.que le» avis de décès doivent nous parvenir avant 4:30 p.m.pour publication du lendemain.Le dimanche : 2 à 4:30 p.m.BERTRAND Hector.— A Outremont, le 24 octobre 1977, est décédé, M.Hector Bertrand, comptable agréé, époux de Fernande Gadbois.Il laisse dans le deui, outre son épouse, ses trois filles: Hélène, Maryse et Francine ainsi que 5 petits-enfants.Les funérailles auront lieu mercredi le 26 courant.Le convoi funèbre partira des Salons.Alfred Dallaire Inc.& J.S.Vallée Liée.No 1111 rue Laurier ouest, Outremont à 9 heures 45, pour se rendre à l’église St-Viateur où le service sera célébré a 10.00 heures, et de là au cimetière Côte-des-Neiges lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation Prière de ne pas envoyer de fleurs.LALONDE, M.— A Outremont, le 23 octobre 1977 est décédé, M.Maximilien Lalonde époux de feu Jeanette Brousseau.Il laisse dans le deuil sa fille Andrée épouse de Gérald McKenzie, ses fils Jean (époux de Céline Jodoin) et Claude, six petits enfants et 4 arrières petit-enfants.Les funérailles auront lieu mercredi, le 26 courant.Le convoi funèbre partira du salon Alfred Dallaire Inc et J.S.Vallée Liée no 1111 rue Laurier ouest à 8 heures 45, pour se rendre à réélise St-Viateur où le service sera célébré à 9:00 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LEDUC Louis-Philippe, O.P.— Le Père Louis-Philippe Leduc est décédé subitement à Montréal le 23 octobre 1977.Fils de feu François-Xavier Leduc et de feu Rose-de-Lima Boursier.Père Leduc est né à Valleyfield le 21 août 1902.Après ses études secondaires au Séminaire de valleyfield (1915-1923) il entra chez les dominicains en 1923, et fut ordonné prêtre le 15 avril 1928.Il fut missionnaire au Japon de 1930 à 1938, procureur de l’Oeuvre des Missions Dominicaines de 1938-1963, supérieur de la Maison Ste-Catherine de Sienne de Trois-Rivières de 1963-1964; assistant du Provincial des Dominicains de 1964 à 1972 et Prieur du Couvent Notre-Dame-de-Grâce de Montréal de 1972 à 1975.Il sera exposé au Couvent des Dominicains (5375 avenue Notre-Dame-de-Grâce) à partir de lundi le 24 octobre de 15 à 17 heures et de 19 hres à 21:30 hres.Les funérailles auront lieu mercredi le 26 octobre à 11:00 A.M.à l’église NotreDame de Grâce et l’inhumation se fera à 14 heures au cimetière des Dominicains à St-Hyacinthe.MÈRE ODILE, (Andrée Valiquette).- Est décédée le 23 octobre, fille de Philippe et Carmen, soeur de Lise, Francine, Luc, Jacques et Marie.Exposée au monastère Ste-Mane des Bénédictines, Ste-Marche-sur-le-Lac.Service le 25 octobre à 14:30 p.m.POUPART, GUERTIN, Jeanne.- À Granby, le 22 octobre 1977 à l’âge de 79 ans, est décédee, Mme Jeanne Poupart-Guertin demeurant au 445 boul.St-Joseph ouest à Montréal.Elle laisse ses enfants le Dr.et Mme Jean Guertin de Granby, Mme Marcelle Ver-mette, M.et Mme Pierre Guertin de Terre-bonne, M.et Mme Carole Grenon (Claire) de Laval-des-Rapides.Les funérailles auront lieu mercredi, sous la direction de J.A.Le Sieur Inc.No 855 rue Principale à Granby départ à 9 h 15 pour l’église St-Viateur d’Outremont où le service sera célébré à U h 00, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.À la demande de la défunte, la dépouille mortelle ne sera pas exposée. 4 ***** * Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 • 7 Terre-Neuve revendique la totalité des richesses de son sous-sol marin SAINT-JEAN, T.-N.(PC) — Terre-Neuve a émis hier des règlements pour l’exploitation des richesses du sous-sol marin se proclamant propriétaire des gisements miniers situes au large de ses côtes.Une brochure expliquant la position de cette province a été présentée à une conférence de presse par le ministre de l’Énergie, M.Brian Peckford, "lui a dit espérer une réponse favorable de la part les sociétés pétrolières.Le gouvernement fédéral, quant à lui, n’a pas encore émis de règlements.Dans cette brochure, Terre-Neuve soutient que ï ses droits miniers n’ont pas été cédés à Ottawa au moment où la province a accepté de se joindre à la Confédération, en 1949.Le gouvernement fédéral, de son côté, prétend qu’il est propriétaire de tous les gisements sous-marins du plateau continental de 700,000 milles carrés de la province.Terre:Neuve rappelle que la province, avant 1949, a signé des accords internationaux à titre d’entite souveraine.La brochure cite 37 articles de l’union de Terre-Neuve avec le Canada pour montrer que la province a conservé les droits miniers offshore qu’elle avait, soit par droit coutumier soit par droit international.Commentant l’affaire, le premier ministre terre-neuvien, M.Frank Moores, a déclaré que son gouvernement était bien déterminé à “protéger les droits des gens de cette province”.Il a ajouté que Terre-Neuve allait “surveiller attentivement toute proposition de modification à la constitution qui pourrait se produire au cours des prochains mois”.Un porte-parole gouvernemental a précisé, par la suite, que M.Moores faisait allusion à une éventuelle séparation du Québec.Les hommes politiques comprennent mal les besoins de la recherche fondamentale OTTAWA (PC) - Les hommes politiques fédéraux se désintéressent de la recherche fondamentale au Canada et en comprennent mal le besoin, ont déclaré lundi deux scientifiques, au congrès de l’association Canadians for Health Research réuni pour deux jours à Ottawa.Le Dr Gerhard Herzberg, lauréat du prix Nobel de chimie en 1971, et membre du Conseil national de la recherche, a déclaré aux journalistes que la plupart des hommes politiques ne pensent qu’à la recherche appliquée qui donne des résultats à court terme.Quant au Dr Charles Scri-ver, directeur des Laboratoires de génétique biochimique de Belle, à Montréal, il rappelle que la recherche fondamentale n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale pour aasurer la viabilité économique d’une société.“Le Canada, dit-il, vit dans un état d’insécurité économique.La nation porte toute son attention aux problèmes immédiats en se tournant vers la recherche scientifique qui donne des résultats immédiats, tout en ignorant la recherche fondamentale dont les objectifs sont à long terme.” Le CHR est formé d’organismes volontaires, de spécialistes dans la recherche médicale et autres groupements intéressés.Il a été créé Tan dernier à la suite de la décision du gouvernement fédéral de geler le budget du Conseil de la recherche médicale, principale source de financement de la recherche médicale au Canada.S’il est vrai que lundi la plupart des orateurs ont souligné la nécessité pour Ottawa de financer la recherche médicale, les congressistes n’ont pas oublié pour autant la recherche scientifique sous toutes ses formes.Selon les orateurs, le Canada est en train d’encourager la fuite des cerveaux, puisque faute de travaux de recherche, les meilleurs talents finiront par aller chercher à s’employer sous des cieux plus cléments.Du reste, en négligeant la recherche fondamentale, le Canada esquive les responsabilités qui lui incombent en tant que pays développé.Le Dr Herzberg a pris à par- tie le Parlement fédéral qui, Tan dernier, a retiré au Conseil national de la recherche toute autorité en matière de subventions.De l’avis de l’orateur, le temps et l’argent que le gouvernement gaspille sur des commissions chargées d’étudier les problèmes de la recherche scientifique seraient plus utiles s'ils étaient utilisés a promouvoir la recherche.Le stationnement olympique: une discipline de tout repos Maintenant ouvert au grand public, le Parc Olympique vous offre une discipline de tout repos: le stationnement.Rejoignez le centre-ville par métro, sans encombrement, sans fatigue et sans payer le coût élevé d'un stationnement que vous auriez cru mieux situé.Ouvert 24 heures par jour, vous n 'aurez plus à vous soucier de l’heure, ni de l’endroit où votre voiture pourrait passer la nuit.Pour $25 par mois, vous bénéficiez d’un stationnement • couvert • ouvert 24 heures par jour • sous surveillance continuelle • à deux pas du métro • à quelques minutes du centre-ville.Vous avez accès à votre stationnement en tout temps, y compris pour tous les événements.Le Parc olympique met 4000 places à votre disposition; profitez-en pendant qu'il en reste encore ! Pour de plus amples renseignements, téléphonez au 252-4665 Régie des Installations Olympiques Lyon présente ses 14 ministres WINNIPEG (PC.-Lenouveau premier ministre progressiste-conservateur du Manitoba a dévoilé hier les nomns des 14 débutés qu’il a choisis pour faire partie de son cabinet.M.Sterling Lyon, qui a défait le leader néo-démocrate Ed Schreyer à l’élection du 11 octobre dernier, s’est réservé pour lui-même le ministère des Relations fédérales-provinciales.Ses collaborateurs seront les suivants : M.Don Craik, ministre des Finances, ministre responsable de THydro et président du Manitoba Energy Council.M.Bud Sherman, à la Santé et Développement social et aux Affaires correctionnelles.M.Ed McGill, ministre de la Consommation, des Sociétés et des Services internes et ministre du Développement put ble coopératif et des Transports.M.Brian Ransom, au Richesses naturelles.M.James Downey, à l’Agriculture.M.Keith Cosens, à l’Éducation.M.Harry Enns, aux Travaux ublics et ministre responsa-de la Manitoba Public Insurance.M.Bob Banman, à l’Industrie.aux Affaires culturelles et au Tourisme et ministre responsable de la société Manitoba Development.M.Gerry Mercier, aux Affaires municipales et urbaines et procureur général.Mme Norma Price, au Travail.M.Ken MacMaster, aux Affaires du Nord.MM.Sidney Spivak, Warner Jorgenson et J.Frank Johnston, ministres sans portefeuille.Lévesque incognito La célébré 510 est de retour en meilleureformequejamais! $4545 * modèle illustré à 2 et 4 portières, familiale et sportback M.René Lévesque est parti pour la France dimanche soir, plus d’une semaine avant le début de sa visite officielle en France, prévue du 2 au 4 novembre.M.Lévesque entendait quitter le Québec incognito mais un journaliste de la télévision Ta vu à l’aéroport de Mirabel.Manifestement mécontent que son départ ait été découvert, il s’est refusé à tout commentaire.Le programme de la visite -officielle a été mis au point lundi soir, au palais de l’Élysée, sous la présidence de M.Valery Giscard d’Estaing, président de la république.M.Lévesque sera accueilli au pavillon d’honneur de l’aéroport d’Orly, le 2 novembre, par le premier ministre français.Il sera reçu par le président de la république, qui offrira un déjeuner en son honneur au palais de TÉlysée le jeudi 3.Le premier ministre québécois aura des entretiens avec M.Raymond Barre, ainsi qu’avec MM.Alain Peyrefitte et Louis de Guiringaud.Mercredi 2, le président de l'Assemblée nationale, M.Edgar Faure, donnera un déjeuner en son honneur.Jeudi matin, M.Lévesque sera reçu à l’hôtel de ville par le maire de Paris, M.Jacques Chirac.Vendredi après-midi, MM.Raymond Barre et René Lévesque assisteront à une séance du conseil d’administration de l’Office franco-québécois pour la jeunesse.Avant sa visite officielle, M.René Lévesque doit se rendre lundi 31 octobre et mardi 1er novembre à Metz (est de la France), où il sera reçu par la municipalité, et à Colombey-les-deux-Églises où il ira se recueillir sur la tombe du général de Gaulle.• Moteur de 2000 cc • Dégivreur électrique de lunette arrière • Nouvelle suspension arrière à pont flottant • Dégivreur de glaces latérales • Freins à disques assistés à l’avant •Traitement anti-rouflle d'un pare-chocs à l’autre • Sièges baquet réqlables Pour un temps limité une radio AM-FM gratuite à l’achat d’une 510 chez les concessionnaires participants Une B210S ferait-elle votre affaire?Nous vous l’offrons à $3495* ‘transport et preparation en sus « Crédit fonder FIDUCIE CRÉDIT FONCIER Garanti pour 5 ans.Placements à terme avec intérêt versé annuellement (placement minimum $500).Téléphonez-nous (frais virés) pour vous renseigner sur l'intérêt mensuel, semi-annuel ou composé Echéances de 30 jours à 10 ans.Montreal: 612, rue St-Jacques (514) 282-1880 Québec (418) 681-0277 • Ottawa (613) 232-5309 • HaMax • Toronto • London • Winnipeg • Rêgma • Saskatoon • Edmc"tnn • Calgary • Vernon • White Rock • Vancouver • Victoria .cnor Régie de l assurance-dépôts du quêbec MEMBRE S0C|ETÉ O'ASSURANCE-DÉPÔTS DU CANADA FONDÉ EN 1880 Ajoutez à la liste de vos amis un concessionnaire Datsun R.Beaudin Automobiles Inc., Datsun at Fairview Ltd., Micor Auto, Inc., 10511, Bellevois, 345 boul.Brunswick., 12305 est, rue Sherbrooke, Montréal-Nord, P.Q.Pointe-Claire.P.Q.Pointe-aux-Trembles, P.Q.Tél.: 321-8600 Tél : 697-9141 Tél.: 645-1611 Bellemare Datsun (1976) Ltée, 10305 ave Papineau, Montréal, P.Q.Tél.: 382-2780 Broadway Automobile Ltd., 7550 rue Broadway Ville LaSalle, P.Q.Tél.: 366-8931 Automobiles R.Croteau Ltée, 635 est, boul.Curé-Poirier Longueuil, P.Q.Tél : 677-8979 > MacDonald Automobiles (1971) Ltée, 4747 est, rue Jean-Talon, St-Léonard, P.Q.Tél.: 729-5287 Downtown Datsun (Mtl.) Ltd., 2107 Ste-Catherine O., Montréal, P.Q.Tél.: 932-7136 Gar.Dumoulin Ltée., 8115 boul.Lévesque, St-François, Laval, P.Q.Tél.: 665-7450 Elegant Motors Inc., 845 boul.Taschereau, Greenfield Park, P.Q.Tél.: 672-2720 DaoustDatsun (Laval) Inc., 3923 boul.Samson, Chomedey, Laval, P.Q.Tél.: 681-6438 Model Auto Sales Inc., 6995 boul.St-Laurent, Montréal, P.Q.Tél.: 272-5761 Snyder Datsun Sales Ltd., 2225 rue Notre-Dame, Lachine, P.Q.Tél : 634-7211 c'est plein de bon sens de Nissan 280 Z-B 210-F10-SPORTRUCK-200 SX-510 8 • Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 La gérance de Terre des Hommes Un “paravent juridique”, dit le PQ par Cléiment Trudel Le fait de confier à une “quelconque société privée” la gérance de Terre de Hommes constitue un projet “équivo- 3ue”, selon le Parti québécois e Montréal-Centre.On risque ainsi de susciter des conflits d’intérêts chez les cadres de la ville de Montréal appelés à siéger au conseil d’administration de l’AMARC (Association montréalaise d’action récréative et culturelle); surtout, il apparaît que Montréal veuille, par le biais de cette association, se soustraire à l’obligation qu’elle a de procéder à des appels d’offres pour tout contrat excédant $20,000, comme le stipule la Loi 82.Tel est en résumé le point de vue soutenu hier en conférence de presse par le député de Mercier à l’Assemblée nationale, M.Gérald Godin, ainsi que par Mlle Louise Ha-rel et M.Guy Bisaillon, du Parti québécois.Le PQ soutient que le maire Drapeau s’est servi d’un “paravent juridique” en lançant un appel aux sociétés “responsables” intéressées à la gérance de ce parc socio- culturel.La décision ne fait aucun doute, affirme le communiqué, c’est TAMARC qui l’emportera sur ses concurrents et Ton sera encore une fois, à Montréal, devant une politioue de fait accompli.Le PQ de Montréal-Centre ne connaît pas le contenu d’une lettre que le ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, M.Yves Duhaime, doit faire tenir aujourd’hui au maire Jean Drapeau, sur la “concertation en cours” au sujet de Terre des Hommes.Puisque Québec aura de toutes manières à participer au déficit de Terre des Hommes, devenue en quelque sorte “parc national”, dira M.Godin, il nous apparaît logique de favoriser l’étude, par un comité conjoint Québec-Montréal, des différentes solutions s’offrant à nous.Nous favorisons la décentralisation, rappelle M.Godin, nous voulons que les villes assument le plus possible leurs responsabilités mais ce qui est en train de se produire au sujet de TdH peut constituer un précédent dangereux par le-auel des villes confieraient à des “sociétés privées” des Le RCM dénonce l’attitude provocatrice de la CTCUM (Par Clément Trudel) — On doit épargner à Montréal un autre conflit de travail à la Commission de transport de la Communauté urbaine, estime le RCM, qui prend acte de vient de paraître La dynamique de la créativité dans les organisations P.Turcotte et J.-C.Schietère perspectives et problèmes ps ycho-sociologiques LES PRESSES DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL TN.: 343 (321 HAISONDEMI© M f * ' r* * ?" ‘ “l’esprit de compromis” des syndiqués et souhaite une solution négociée au litige.À la CTCUM, les 2,600 employés de garage et de bureau ont acquis le droit de grève le 15 octobre.Le Rassemblement des citoyens de Montréal juge que les syndiqués ont manifesté, par leurs dernières propositions (6% de hausse et indexation), une attitude conciliante qui tranche, selon ce parti, sur l’attitude provocatrice des dirigeants de la Commission de transport, ces derniers “menaçant les droits acquis des travailleurs”.Le syndicat, souligne un communiqué du RCM, a pourtant réduit substantiellement ses revendications sur 12 clauses normatives en plus de couper radicalement dans son projet de rattrapage salarial.Selon le RCM, il est inacceptable que la conférence des maires de banlieue et son pré- DÉJEUNERS D’AFFAIRES LE MIDI SUR SEMAINE 320 est, rue notre dame 861-0876 sident, M.Jean Corbeil, suggèrent un gel de salaire ou une diminution des bénéfices marginaux du groupe de travailleurs présentement en négociation.Il est encore plus inconcevable, disent les porte-parole du RCM, que la Commission de transport s’en tienne à une politique de relations de travail désuète et persiste à vouloir se comporter comme une société privée, faisant fi des comptes a rendre aux collectivités locales.“On sait qu’actuellement, M.Hanigan (président de la CTCUM) peut même refuser de répondre aux questions” touchant cette commission lorsou’il siège au conseil de la CUM.Le RCM revient sur son leitmotiv de “démocratisation” d’organismes chargés de gérer un service public comme le transport en commun.Comment la CTCUM menace-t-elle certains droits acquis des travailleurs?En .voulant empêcher au salarié à l’essai le droit au grief, en voulant supprimer la garantie des huit heures de travail minimum et en réinstaurant le temps supplémentaire obligatoire et le certificat de médecin obligatoire, etc.Dans la procédure de griefs, poursuit le RCM, il est actuellement important de savoir que l’employé objet d’une sanction est présumé innocent, tant qu’un arbitre n’a pas tranché le cas.Or, la CTCUM voudrait supprimer cette clause du “statu quo ante” ; le RCM s’y oppose fermement et maintiendrait cette opposition, même si la stratégie syndicale menait à l’abandon d’une telle clause.Après avoir vilipendé les maires de banlieue pour leur “démagogie", le RCM signale les lacunes qui lui paraissent les plus graves à la CTCUM: manque d’action sérieuse visant à préserver la santé et à garantir la sécurité physique des travailleurs.Dans le groupe d’entretien des véhicules, à la CTCUM, il y a eu en 1975 quatre fois plus d’accidents que la moyenne québécoise.Légitimement, soutient le RCM, les travailleurs ont protesté et se sont montrés déterminés à ne pas se laisser amadouer par des promesses.Ainsi, des suspensions ont suivi des débrayages spontanés visant à alerter les inspecteurs sur l’urgence d’agir dans une ligne sécuritaire.Le RCM esquisse enfin Ta-perçu d’une politique fiscale nouvelle qui déchargerait le petit contribuable et l’usager du fardeau que devraient porter commerces et industries., .- ' ' i™zii Grands amis, grandes soirées.Grand Marnier l.«i grande liqueur française à base de cognac * •(acquit iaune d’or) origine pouvoirs qui sont de la prérogative des élus.Voilà pourquoi nous intervenons, ajoute Mlle Hard, en nous étonnant de cette fébrilité de Montréal à agir avant le 8 novembre, jour ou doit se réunir le comité chargé d’étudier les amendements à apporter à la charte de la ville de Montréal.C’est vraisemblablement jeudi soir que le conseil de ville de Montréal sera appelé à ratifier un rapport du comité exécutif sur l’entente à intervenir entre la ville et TAMARC, pour la gérance de TdH.Ce geste précipité nous apparaît un autre exemple de “délinquance” du maire Drapeau, avance M.Godin.Des négociations sont en cours sur l’avenir de TdH, on s’entend sur la permanence à accorder à ce parc mais tout à coup “M.Drapeau fait un saut de carpe en dehors de la ligue”, ce qui ne pourrait que retarder une solution rigoureuse et logique au problème, soutient le députe de Mercier.Le PQ de Montréal-Centre dénonce le stratagème qui consiste, pour M.Drapeau, à emprunter “les chemins tortueux de la Loi des clubs de récréation” pour en venir à ses fins.A l’origine, cette loi était destinée à simplifier la procédure suivie par des organismes paroissiaux.Ce qui n’est pas le cas si Ton considère les $300 millions d’actif de TdH.On doit à TdH gérer un bien public, dit le PQ, et il importe avant tout d’éviter que des hauts fonctionnaires siégeant à TAMARC à titre personnel prennent hypothétiquement des décisions contraires aux intérêts de la ville.Pour le PQ, tout fonctionnaire, a fortiori s’il s’agit d’un cadre, devrait éviter de siéger à une société privée qui, comme TAMARC, serait appelée à gérer les propriétés de la ville qui l’emploie.Certificats dPépargne fixes dépôt minimum $500 un avantage de plus que nous vous offrons.Profitez-en! LA BANQUE D’ÉRARGNE Charte fédérale.Membre: Société d'assurance-dépôts du Canada.TOUTE AUBAINE n BIRKS 5 Rabais de 25% sur le WATERFORD le cristal des grandes occasions Waterford, cristal irlandais de réputation mondiale, grand .seigneur des réceptions, est passé maître dans l’art de recevoir.Chaque pièce de cristal Waterford est une oeuvre d’art signée.un hommage à la beauté.Cn solde chez Birks, un choix de 22 pièces en cristal Waterford.Nos illustrations présentent le ravissant décor “Lismore”, mais nous offrons également à 25% de rabais les décors “Alana” et “Colleen’.’ Voici par exemple les prix des pièces “Lismore" ci-dessus.gauche à droite: Prix cour.A rabais Double Old Fashioned, 12 oz .$19.75.$14.80 Highball, 12oz .19.00.1425 Old Fashioned, 9 oz .16.50.12.35 Brandy Balloon, 12 oz .23.75.17.80 Spirit Decanter, 26 oz.< .86.00.64.50 Lipped Ice Jug, 36 oz .53.00.39.75 Ship’s Decanter, 26 oz .94.00.70.50 Carafe, 26 oz.(non uiustrte) .85.50.64.10 Verre à vin du Rhin haut sur pied.luîSwe) .22.50.16.85 BIRKS J O A L L I E R S ¦n Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 • 9 La Cour d’appel étudie le jugement controversé sur le “cartel du sucre” “L’affaire du sucre”, qui avait provoqué, il y a près de deux ans, une tempête d’importance dans le double milieu politico-judiciaire, dont la démission d’un ministre du cabinet Trudeau, et peut-être abrégé la carrière d’un autre, a refait surface hier, au Palais de Justice de Montréal.La Cour d’appel a en effet entrepris l’étude de l’appel interjeté par la Couronne contre la décision rendue le 19 décembre 1975, qui acquittait les trois principales raffineries de l’est du Canada de conspiration pour élever les prix du sucre et empêcher la concurrence dans cette industrie.Les compagnies Atlantic Sugar Refineries, Redpath Industries Ltd, St.Lawrence Sugar et sa subsidiaire, SLSR Holdings Limited, avaient été accusées d’avoir mené à bien cette conspiration du 1er janvier 1960 au 31 mai 1973, aans les provinces d’Ontario, de Québec du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ile du Prince-Édouard et de Terreneuve, et d'avoir fait ainsi payer des dizaines de millions en trop aux consommateurs pendant cette longue période.Le juge Kenneth C.Mackay les avait toutes acquittées et quelques minutes seulement après sa décision, le ministre des Corporations et de la Consommation, M.André Ouellet avait vertement critiqué le jugement, en se demandant sans détour.comment celui-ci avait pu être rendu en ce sens.Le juge Mackay s’était évidemment offusqué de ses re-maroues, et le ministre était rapidement inculpé d’outrage au tribunal, le juge-en-chef James K.Hugessen se chargeant de présider son procès.Le 23 janvier, il déclarait le député de Papineau coupable, l'obligeait à faire des excuses au magistrat offensé, le mettait sous “probation” pour douze mois, puis lui ordonnait de payer certains frais de cours évalués à $500.Le 20 décembre suivant, la Cour d’appel modifiait cette décision en retranchant les “excuses” du “châtiment” imposé, mais en ordonnant que le ministre ait à solder les frais d’expertises d’un arpenteur qui avait dû témoigner sur la distance séparant l’antichambre de la Chambre des communes de la frontière Ontario-Québec, au cours de l’instance.M.Ouellet renonçait alors à un dernier appel, en Cour suprême, payait les sommes indiquées, puis Quittait momentanément le cabinet, pour y revenir plus tard (la tempête apaisée) comme ministre des Affaires urbaines.Quant à la Cour d’appel du Québec, il semble qu’elle ait voulu laisser apaiser le tumulte, afin d’étudier le jugement qui l’avait provoqué.Et hier, ce sont les juges Georges Owen, Albert May-rand et Laurent Bélanger qui ont entendu le procureur spécial de la poursuite, Me Bruno-J.Rateras, exposer ses arguments contre la décision Mackay.Au cours de la majeure partie de la journée diiier, il a tenté de mettre en lumière de nombreuses erreurs en droit qu’aurait commises le juge de première instance, notamment en se disant d’avis que la poursuite se devait de prouver que non seulement les compagnies accusées avaient posé certains gestes définis, mais que, ce faisant, elles avaient eu effectivement l'intention d’obtenir les résultats qu’ef-fectivement ils ont obtenus.Soit l’élimination indue de la concurrence dans le commerce du sucre.Me Rateras a également soutenu que le juge Mackay avait erré en droit en omettant de considérer comme une cause possible de hausse du prix du sucre la décision des accusées de transporter leurs profits élevés dans des compagnies-fantômes établies aux Bermudes.Le procureur de la poursuite s’est egalement élevé contre le fait que c’est le juge Mackay lui-meme qui avait présidé les commissions rogatoires oui étaient allées interroger des témoins à l’étranger, alors qu’il devait subséquemment décider si cette preuve avait été recueillie légalement, et si le “commissaire” avait légalement exécuté son travail.Me Rateras a dit y voir la source d’un conflit “légal” portant à se demander si, dans ce cas comme dans plusieurs autres, la justice peut.sembler avoir été rendue.Éinalement, il soutient que la Cour d’appel ne devait pas ordonner un nouveau procès, dans ce cas, mais tout simplement substituer un verdict de culpabilité à l’acquittement prononcé.Le tribunal annule la vente d’une maison aux nombreux vices cachés Un résidant du comté de Kamouraska, qui, en septembre 1975, avait acheté une maison sectionnelle mobile, au coût de $18,600, des Entreprises Marquis, de-Laval, dont les POURQUOI CHAUFFER L'EXTÉRIEUR 7 Pour votre maison, cottage ou salle de jeux, les foyers norvégiens JatuL sans aucune installation spéciale.VOICI UN APtRCU DU CHAUFFACE RESIDENTIEL PAR ANNÉE 100,000,000 B.T.U.Si vous chauffez Votre cuût du chauffage totalement A: par aimée sera J0TUL EPARGNEZ AVEC J0T 11 électricité S586 $180 $406.00 par aimée huile $440 $180 $260.00 par année au bois standard $270.$180 $90.00 CECI tfSOUT BIEN DES PROBLEMES DE CHAUFFACE AUX PROPRIETAIRES - 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déménagement de ses meubles.Dès les premiers mois d’occupation, a Thiver de 1975, M.Jean-Yves Moreau avait noté un abondant écoulement d’eau provenant particulièrement des fixtures électriques, au plafond, écoulement qui avait endommagé sérieusement le contre-plaqué des murs, les armoires de cuisine ainsi que les tapis.Il s’était également rendu compte d’un manque d’étan- chéité des murs et des ouvertures, par absence d’isolation.Une défectuosité électrique se produisit aussi, et un électricien appelé d’urgence découvrit qu’une crampe d’acier avait pénétré l’enduit d’un fil électrique, occasionnant un court-circuit et un léger incendie.L’électricien lui conseilla même de quitter les Lieux, en raison des dangers possibles, surtout pour son jeune enfant.L’absence d’isolation autour du tuyau d’évacuation de la hotte de cuisine avait par ail- leurs, à un certain moment, provoqué la formation d’un glaçon de.deux pieds de longueur.Le juge Jules Beauregard soutient, dans sa décision, que la seule condensation excessive constatée dans la maison, en raison du manque de ventilation, d’isolation et d’étanchéité, constituait à elle seule un vice caché assez important pour justifier l’annulation du contrat.Et un vice qui n’était pas visible, au moment de l’achat, même pour un homme averti.Compagnie déboutée en Cour provinciale La compagnie Alex Brem-mer Limited, de l’avenue Du-charme, à Outremont, qui voulait se faire payer le reliquat d'un compte de $721 envoyé à un résidant de cette localité pour la pose de huit pouces d’isolant dans le grenier de sa maison, vient d’être déboutée de sa pour ite, par le juge Ronald Halpin, de la Cour provinciale.Canon a incorporé des idees dynamiques dans un nouveau copieur.SI votre bureau n'emploie pas trop de photocopies, lisez ce qui suit Le nouveau copieur est le Canon NP-50.Fabriqué avec les techniques employées dans l'industrie de l'aérospace — où l’exactitude et la certitude sont de rigueur, Il est compact et peut s'employer partout où 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Presse de continuer les pourparlers entamés la semaine dernière, lors d’une ronde de négociations intensives.Une declaration d’un négociateur patronal, faite dimanche, selon laquelle l’employeur ne retournerait pas a la table de négociation avant que les employes ne reprennent le travail, n’a pas empéché les rencontres d’hier.Et l’invitation patronale à retourner au travail n’a pas entraîné de changements d at- titude chez les syndiqués qui sont déterminés a ne pas rentrer au travail avant que ne soient signées les conventions collectives des 19 syndicats impliqués dans ce conflit (17 syndicats à La Presse et deux au Montréal-Matin).La grève déclenchée par les 200 journalistes de La Presse pour appuyer leurs revendications syndicales, dure depuis le 6 octobre.Quant aux rencontres qui ont eu lieu hier, on signale qu’elles ont d’abord réuni un conciliateur et chacune des parties séparément mais que plus tard elles ont permis aux deux parties de se rencontrer.Il est trop tôt pour savoir si des rapprochements ont eu lieu mais les rencontres doivent se poursuivre aujourd’hui et les journalistes de La Presse doivent participer à ces rencontres.Rappelons que les conciliateurs ont été nommés il y a quelques semaines par le mi- nistère du travail qui avait reçu une demande de conciliation de la part du syndicat, demande formulée le 29 septembre dernier.Les conciliateurs sont ClaudeDefoy pour La Presse et Robert Chagnon pour le Montréal-Matin.Parmi les points litigieux entre la direction de La Presse et les grévistes, notons l’acceptation des cadres syndi-oués par les journalistes, le droit d’un journaliste d’em-pécher la publication d’un texte qu’il a écrit dans d’autres journaux de la même chaîne que la Presse et le nombre de congés.La question salariale n'a pas encore fait l’objet de pourparlers officiels mais là aussi il pourrait y avoir écart entre les deux parties.Les journalistes du Montréal-Matin se disent aussi très insatisfaits d’une contre-proposition qui avait été envoyée aux six syndicats d’employés affiliés à la CSN.Au cours des négociations Les journalistes du Soleil publient un recueil sur les dessous de l’information QUEBEC — Les 108 journalistes du quoti-« 110'/.Pr.Ont 9‘/i 22 mars 1998 1071*108''.Qué Hyd 10 21 x1.2001 101'A 102 Ûué.Hyd 10 1er|uiii1997 101'/.1011* I.P.E.9'/! 4jull2000 101'/.1011* (a) Raclielables en 1983 (c) Rachetablesan1983 (d) Rachetables en 1983 (e) Échangeables pour des obligalions de 91* du 1er|ullle11983 (I) Echangeables pour des obligalions de 9'/.1b du 10 dicembre 2000 SERVICES PUBLICS Olfre Dem Alta Gas 1 VA Bell O'/.BCTel.10'/.Mari Tel 11 Nor Cent.91* leraoOt 1995 1er avril 1999 1er avril 1995 15|uln1996 15 janv.1990 (a) Echangeables pour des obligations de 7'A 1b du 1er |ulllet1982 (b) Echangeables pour des obligations de 91b du 1er Kv.1980 (c) Echangeables pour des obligations de 0'/.% du 1er Kl.1984 (d) Echangeables pour des obligations de 81*% du 1er oct.1984 (e) Echangeables pour des obligations de 9'A% du 1er oct.1985 PROVINCIALES Offre Dem.(a) BC Hydro 10 15x1.2000 108'/.108% BCHydro8'A 12 janv 1982 102% 103'/.Manitoba 9 5 déc.1981 103 103'A Manitoba 10 5 déc.1999 NBElec.9 15 mal 1981 (a) (d) Tr.CnP.ll'A 20janv 1995 109'a MO INDUSTRIELLES Olfre Dem 104'A 105 104'A 105 105'/.105% 107 108 105'/.105% 103 103'A 106 107 102’A 103 102'A 103'A 100 100% 107 108 99 99'a 107 108 106'a 10?A Alcan 10% B.de Mtl 10% CIBC9% Dolasco 10% Oolasco 10% lmp.0119% B Royale 10 Stelco 9% NBELEC.10% 15 mai 1995 NFLDLab.10 9 mal 2002 NFLD 10 5 janv.1999 N S Power 9'/.22fév 2002 Ont.Hyd.9'A 5 x1,2003 Ont Hyd 9'/.6 janv.2004 .lit.nju IV'.30 Xt.1985 Ont.Hyd.10'/.29 janv.2001 Ont.Hyd.10 18 mal 2001 (c) (d) Pr Qué.9'/.Pr Qué.9% Pr.Qué 10% Pr Qué.10% Pr.SasK 9 Pr Saak 9 Pr Saak 9% 22 mars 1982 10 nov.2000 4 mal 2001 19 nov 1995 2 déc 1981 1er lév 2002 3nov 200 103% 104% 101% 102% 100% 101% 98% 99% 99% 99% 98% 99% 102 102% 104 104% 109% 109% 107% 107% 105% 106% 101% 102% 103% 104 102% 102% 102% 103% 102% 103% 97% 98 107% 107% 15 XV.1994 1er août 1980 2 janv.1995 15 mai 1995 15 mal 1996 15fév.1995 tardée.1995 1er avril 1995 Steinberg 10% 15 déc.1994 Seagrams 9'A 1er juin 1960 Seagrams 10% 1er juin 1995 B.T.Dom.7% Ier avril 1993 IPL 10% 2 lév 1996 Un.Cab.10% 15 juin 1995 (a) Echangeables pour des obligations de 9% du 2 janv.1985 (b) Echangeables pour des obligations de 10% du 1er déc.1984 (c) Echangeables pour des obligations de 10% du 15 déc 1964 (d) Echangeables pour dss obligations de 7'A% du Ier avril 1979 CONVERTIBLES Pr Sask 10% 1er avrl'^* 106% 107% Offre Dem Alta Gas Th 1er lév.1990 159 163 1 Ashiands 5 15 janv 1993 92 93 i Dom T.5% 15 xt.1992 82 84 Hud Bay 6 15jull.1993 95'a 96'A lACB'A ISjull.1994 104'A 105% 1 Moore C6 15 avril 1994 78 PacllicP5 1er mal 1992 95'A 96'a Westcoast 5'a 1er avril 1988 109 111 II Labatt 9'a ter juin 1995 108 109 1' T Met 8% Smart 1994 86 69 ' ^ l’actualité économique Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 • 29 La Banque Canadienne aura pignon sur rue à Vancouver par Marie-Agnès Thellier La Banque Canadienne Nationale va ouvrir en janvier prochain une succursale à Vancouver qui sera d’une part une étape avant l’installation d’une succursale en Extrême-Orient, d’autre part le signe d’une volonté d’implanter la BCN dans chacune des provinces canadiennes.M.Pierre Castonguay, vice-président et directeur général de la BCN a expliqué hier que “la BCN doit être a Vancouver parce qu’on peut y faire beaucoup de commerce international, en particulier avec les sociétés japonaises ".Une unité du service international qu’il dirige à la BCN pourrait même un jour s’installer à Vancouver, poste avancé pour l'Extrême-Orient.En effet, la nouvelle succursale de Vancouver permettra de travailler plus efficacement avec le Japon, Hong-Kong ou Singapour.Le décalage horaire crée quelques difficultés pour traiter rapidement ces affaires à partir de Montréal.La BCN étudie aussi sérieusement un projet d’implantation en Extrême-Orient, qui viendrait compléter son reseau international actuellement composé de deux succursales (Paris et New York) et d’un bureau qui sera bientôt transformé en succursale (Londres).Plus tard, la BCN pourrait ouvrir une filiale dans une rantraKM Àsfentraider onsefaitdubien.autre partie du monde.On parle aussi d’un “BCN-Bahamas”, filiale créée à Nassau.Quant à l’installation à Vancouver, elle vise aussi à aider le développement des contrats dans l’ouest pour les entreprises clientes de la BCN.La présence de la BCN d’ici 1982 environ dans chacune des provinces canadiennes renforcera sa position au Québec parce que les clients ou les fournisseurs de ces sociétés québécoises pourront apprécier les services de la BCN et lui demander une aide dans leur propre implantation au Québec, a précisé M.Lorange, directeur général adjoint chargé du marketing.À son avis, “quelle que soit l’option politique, le Québec ne pourra jamais etre prospère s’il se satisfait de sa clientèle intérieure”: l’expansion au Canada et la diversification sont obligatoires pour les “entreprises a succès .M.Claude Lorange a déclaré que “le rôle d’une banque est de suivre sa clientèle.Beaucoup des clients de la BCN ont des projets d’expansion en Ontario, au Manitoba, dans l’ouest canadien ou en Europe”.La BCN s’implanterait aussi à Moncton en 1978 et envisage de le faire à Edmonton et Calgary, tandis que d’ici 1982 le nombre de ses succursales pourrait passer de 28 à 40 en Ontario et de 6 à 10 au Manitoba.La BCN possède en ce moment 425 succursales, dont 393 au Québec, complétées par 63 agences locales.Elle se fait connaître sous le sigle ’’B.C.N.” qui, en anglais, devient “Bank National Canadian”.En janvier prochain, une succursale de la BCN ouvrira iCours Royer _j L_ DE BREHOLES - Ce n’est pas seulement de l’espace, c’est un véritable environnement, aussi unique que stimulant.Ce sont de vieux murs de briques, des fenêtres cintrées, des plafonds de 20 pieds.C'est LE projet de restauration du Vieux Montréal — un complexe commercial et 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Prééident Kennedy Montréal — 845-7126 AGENCEMENT DE MAGASIN PLACE BONAVENTURE MART-A 35 ARVIDA MONTRÉAL marques Ji'poséi , ,1c XEKOX COKl’ORATION utilisées par XEROX DU CANADA UMU EE en tant qu'usaga ms, rit.(Disponible dans certaines régions.) ment de l’économie nationale” dues au “sabotage” passé de la “bande des quatres”.Il a énuméré six points principaux sur lesquels les efforts doivent être plus particulièrement concentrés: 1— dénonciation et critique de la “bande des quatre” jusou’à élimination complète de ses “factions et cohortes”; 2—consolidation dans les deux prochaines années des entreprises et des communes et brigades de production; 3— consolidation du “travail économique” (organisation et gestion en particulier); 4— développement prioritaire de l’agriculture, et dans l’industrie de l’énergie, des industries de transformation des matières premières, des communications et des transports; 5— étude et solution de diverses questions, notamment celles des prix, de la main-d’oeuvre, des salaires, de l’énergie, de l’introduction de techniques et d’équipements étrangers avancés; 6— “des efforts doivent être faits à l'égard des problèmes-clés que les masses souhaitent voir résolus immédiatement”, a enfin noté M.Yu Chiu-li qui a cité notamment le “bien-être collectif” dans les villes, l’approvisionnement en produits de première nécessite et l’amélioration des services publics.Par ailleurs, le président Hua Kuo-feng a réclamé la convocation au printemps prochain d'une nouvelle assemblée populaire nationale — la cinquième — pour entériner les changements intervenus en Chine depuis la mort du président Mao Tsé-toung, en septembre 1976.L’assemblée sera appelée à élire un nouveau président de son comité permanent — en fait le chef de l’État — en remplacement du maréchal Chou-Teh, décédé également l’an dernier.Elle approuvera des nominations au gouvernement, en particulier celle d’un nouveau président du conseil des ministres.Le poste est actuellement tenu par M.Hua Kuo-feng, en même temps que la présidence du parti communiste.On pense que sera nommé également un nouveau ministre de la Défense, en remplacement du maréchal Chien-Ying.Âgé de soixante-dix-huit ans, celui-ci a une santé précaire et des fonctions moins lourdes pourraient lui être confiées ou il pourrait simplement prendre sa retraite.Le chef du PC chinois et premier ministre a souligné qu’il est “impératif” que les institutions parlementaires se réunissent au printemps prochain “avant la date prévue” pour “continuer l’élimination de l’influence vénéneuse du gang des quatre” dans l’État.La réunion de la cinquième assemblée nationale populaire sera précédée des reunions des assemblées locales dans les provinces, municipalités et régions autonomes qui éliront à la fois les membres des comités révolutionnaires à ces différents niveaux et les députés à l’Assemblée nationale.Le chef du Parti communiste chinois a souligné à plusieurs reprises la nécessité d’éliminer de ces organes les “mauvais dirigeants^’ qui ont commis de “graves erreurs” et qui ont “refusé de se repentir”.Ces délégués, a-t-il indiqué, ont perdu leur qualité de représentants.“Les saboteurs et ceux qui créent des troubles dans l'espoir d’accéder à des fonctions officielles doivent être complètement exclus”, a encore indiqué le président Hua Kuo-feng.La Hongrie Suite de la page 30 Si, en principe, à travail égal on assure le salaire égal on allègue, dans les faits, que les femmes étant moins spécialisées la qualité de leur travail est inférieure et leur salaire s'en ressent (“on les a catapultées, du jour au lendemain, du foyer au monde du travial”).Un air bien connu, sous tous les régimes! Le Conseil national des femmes hongroises se penche sur cette questions et tout en affirmant que le mouvement féministe se nourrit, en Hongrie, de traditions séculaires, fl en arrive à ces conclusions : le salaire des femmes est influencé de manière défavorable par les faits suivants: dans les branches et carrières où les femmes sont en majorité — confection, enseignement, agriculture — les salaires moyens sont bas.Il y a peu de femmes qualifiées et chez les hommes le nombre d’années passées au travail est plus élevé.Il y a une différence dans le domaine de la formation (la scolarité des hommes et des femmes s’est rapprochée mais l’inégalité existe toujours).Les travaux bien payés et pénibles — mines, haut-fourneaux etc — sont effectués par les hommes et ces derniers occupent plus de postes responsables, mieux rémunérés, évidemment.Le Conseil des femmes assure que les problèmes de salaire des femmes sont connus dans les milieux de travail qui s’efforcent, lors de l’élaboration de leurs plans annuels, de supprimer les injustices encore existantes.Là où l’on aide le plus la femme c’est dans la politique mise en oeuvre pour favoriser la natalité.900,000 familles bénéficient des avantages sociaux, allocations familiales et subventions à l’éducation des enfants.Le pays est doté d’un réseau efficace et bien équipé de crèches et jardins d’enfants.Pour faciliter l’insertion de la femme dans le monde du travail on a mis sur pied divers services essentiels et des congés de maternité qui vont jusqu’à trois ans après la naissance de chaque enfant.La mère active a droit, au moment de l’accouchement, à une prime de maternité et à une layette gratuite.La valeur totale de la prime et de la layette égale le salaire mensuel moyen d’un homme.Depuis 1967 l’État hongrois a instauré le système d’allocation à la mère active au foyer.Pendant les cinq premiers mois la mère touche 100% de son salaire, elle a en plus l’assurance de retrouver son emploi même si elle choisit de bénéficier de tout le congé de maternité, c’est-à-dire trois ans.Une entreprise ne peut pas refuser l’emploi d’une femme enceinte ou d’une mère ayant des enfants.L’employeur est parfois réticent à le faire mais la loi l’y oblige.Sur demande de la femme travailleuse l'entreprise est tenue de donner à la mère, après l’expiration du congé de maternité, des congés pour soigner son enfant s’il est malade.En ce qui concerne l’avortement, après l’avoir libéralisé on tend maintenant à le restreindre (une baisse de 4% a été enregistrée l’an dernier) et on met plutôt l’accent sur les moyens de contraception.Et l’avenir?i.a Hongrie, au cours des prochaines années, ira-t-elle vers une dépendance sans cesse accrue vis-à-vis l’Union soviétique ou plutôt vers une libéralisation progressive du régime?Gian Franco Vené, dans une série d’articles sur le monde communiste, conclut que la non obéissance à Moscou existe dans les faits si non dans les traités.À propos de la Hongrie, le journaliste italien écrit: “La Hongrie de Kadar apparaît comme un pays qui feint de se prêter au jeu"politique international de Moscou afin de jouir de libertés relatives et d’un certain bien-être qui en font un pays potentiellement allié au communisme européen (.) Quelques intellectuels hongrois ont souscrit à la Charte 77 des intellectuels tchèques, ils n’ont été ni arrêtés ni punis, le parti les a simplement convoqués pour leur dire: “Ne croyez-vous pas qu’en prenant ouvertement position contre l’URSS nous risquons de perdre le peu d'autonomie que nous sommes en train de conquérir?” (L’Europeo) La Hongrie cherche à intensifier ses rapports avec les pays de l’Ouest et accorde, entre autres, beaucoup d’importance au secteur touristique qui constitue l’une de ses grandes sources de revenus.Le pays a également intérêt à renforcer ses échanges commerciaux avec des pays autres que l’Union soviétique, à trouver de nouveaux débouchés pour l’exportation de ses produits.Il nous a semblé que la Hongrie lorgne vers l’Occident et puis, à tant crier liberté, liberté.i 31 • Le Devoir, mardi 25 octobre 1977 Sans même tenir compte du temps supplémentaire et de la rémunération des jours fériés.De nombreux avantages s’ajoutent an salaire offert aux mécaniciens de la CTCUM : Du 12 juillet 1977 Du 12 juillet 1978 au 11 juillet 1978 au 11 janvier 1979 Caisse de retraite $1,939.39 (sur base annuelle) $2,016.77 Assurance-vie 96.53 99.45 Assurance-santé (plan familial) 29.16 29.16 Assurance-maladie du Québec 251.36 261.31 Assurance-chômage 241.16 241.16 Vêtements et uniformes 97.55 97.55 Compensation en sus de la loi des accidents du travail / 22.43 32.25 Transport gratuit 192.00 192.00 Coût pour jours de maladie et congés sociaux déjà calculé dans le salaire de base: $971.25, soit 125 heures Excédent de 5 heures (38.85) (40.40) Total des avantages additionnels au salaire: $2,830.73 $2,929.25 Parmi les autres avantages.• Prime de 25% du taux horaire de base pour le travail du dimanche et des jours fériés.• Prime de 250 de l’heure pour le travail de soir et de nuit.• Allocation de 50% du coût de nettoyage des vêtements.• Banque de 15 jours de maladie de 8 heures pour chaque employé.• Vêtements de travail renouvelés à trois reprises au cours des 18 mois de la convention collective.• Plus boni de vie chère.• Allocation de $100.par année pour l’achat d’outils.Etc., etc., etc.Vv COMMISSION DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL
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