Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 8 février 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1978-02-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
A VOTRE PORTÉE EN PHARMACIjE LALCO N0!1 pourlesj PRODUITS flflTURISTES l LA MEILLEURE QUALITÉ AU QUÉBEC J Vol.LXIX - No 32 Ensoleillé avec passages nuageux.Maximum -10.Montréal, mercredi 8 février 1978 Férié 25 CENTS Le directeur de l’Institut Archambault est abattu Le directeur de l'Institut Archambault, M.Michel Roy, a été abattu hier soir par trois individus alors qu’il pelletait devant sa maison dans l’Est de la métropole, a annoncé la police de la Communauté urbaine de Montréal.Un porte-parole de la police a précisé que le directeur de la prison à sécurité maximale, a été atteint de plusieurs balles, et était mort à son arrivée à l’hôpital Maisonneuve, non loin de son domicile à Pointe-aux-Trembles.L’assassinat de M.Roy, âgé de 38 ans, a eu lieu vers 21 h, au cinquième jour de la grève perlée déclenchée par les policiers de la CUM.L’Institut Archambault, situé à Sainte-Anne-des-Plaines, au nord de Montréal, a été le théâtre d’un conflit entre les détenus et la direction.M.Roy était au centre de ce conflit.Certains détenus, dont l’ex-felquiste Paul Rose s’est fait le porte-parole, reprochaient à M.Roy d’avoir imposé au sein du centre fédéral de détention un régime outrancièrement répressif.Rose, emprisonné pour l’enlèvement et le meurtre du ministre québécois Pierre ¦ x*-, ¦ • Les bourrasques de vent et de poudrerie qui ont balayé Montréal et le sud-ouest du Québec hier ont fait comme à l’accoutumée le bonheur des enfants qui ont profité d’une journée de congé, et le malheur des automobilistes qui se sont enfilés en caravane sur les routes à la vitesse de l’escargot.La visibilité était considérablement réduite, sinon nulle, ce qui a provoqué d’énormes bouchons de circulation et des carambolages pittoresques.Comme il se doit dans ces circonstances qui ne sont plus exceptionnelles cet hiver, les postes de radio ont pris leur ton le plus monotone pour faire la nomenclature qui Main basse sur les listes du PQ Laporte en 1970, avait affirmé dans une lettre publiée lundi par le Journal de Mon-réal, que le conflit était devenu “sérieux”.Cette lettre avait été adressée au quotidien par le Comité des détenus de l’Institut Archambault, dont Rose est membre.La ligue des droits de l’homme du Québec avait déclaré il y a deux semaines que les conditions de détentions au pénitencier étaient “déplorables” et que les prisonniers étaient soumis à un régime de “répression” prévoyant entre autres le recours à des gaz lacrymogènes pour mater des soulèvements mineurs.La Ligue avait affirmé que plusieurs des 15 membres du Comité de détenus avaient été transférés dans d’autres établissements pénitentiaires.Dans sa lettre, Rose écrivait qu’il avait été transféré avec d’autres prisonniers membres du comité au quartier des isolés à l'Institut Laval autre pénitencier à sécurité maximale situé non loin de l’Institut Archambault.Contrairement à l’Institut Laval qui date d’environ un siècle, l’Institut Archambault a joui d’une bonne réputation parmi les prisonniers pendant plusieurs années.Au cours des derniers mois, cependant, on avait signalé une détérioration des conditions de détention.M.Roy, qui assumait la direction du pénitencier depuis septembre dernier, avait nié que les conditions se soient détériorées après son entrée en fonction.Il avait expliqué notamment que les détenus n’acceptaient pas que leur comité soit un simple organe consultatif plutôt qu’un organisme doté de vrais pouvoirs de décision.L’enquête a été confiée au sergent-détective Gelderbloom, de la police de la CUM.Le solliciteur présente le projet autorisant l’ouverture du courrier La tempête qui s’est abattue hier sur Montréal a fait des siennes un peu partout sur la côte est nord-américaine au cours des dernières 48 heures.Accompagnées de vents violents, des chutes de neige ont paralysé l’activité de millions de personnes.(Téléphoto AP) Le vent et la neige balaient le sud-ouest s'allongeait de minute en minute des écoles fermées, des vols annulés ou retardés, des événements sociaux contremandés ou remis à des dates ultérieures, des routes impraticables, notamment celles des Cantons de l’Est et de Québec jusqu’à Rivière-du-Loup.Les autres étaient à peine plus recommandables.Les météorologistes ont de leur côté joué leur rôle traditionnel, en supputant gravement l’envergure de cette tempête, un “cadeau”, disaient-ils, de la Nouvelle-Angleterre.Elle a en effet commencé dans cette région lundi pour s’étendre tôt hier matin à l’est ontarien et au sud-ouest Voir page 6: Vent et neige par Lise Bissonnette OTTAWA — Six jours après sa nomination au poste de solliciteur général du Canada, M.Jean-Jacques Blais a déposé hier aux Communes un projet de loi destiné à légaliser “temporairement” et à certaines conditions, les indiscrétions que commettait la Gendarmerie royale du Canada en ouvrant parfois du courrier de première classe, à l’encontre des lois du pays.Le projet de loi se présente comme une sorte de copie des dispositions qui existaient déjà en matière d’écoute électronique mais il ne permettra l’ouverture du courrier que dans les cas où le contenu du courrier “constitue une menace à la sécurité nationale” ou encore lorsqu’il sert de véhicule au trafic de stupéfiants.Si elle est adoptée, la législation sera temporaire et cessera d’avoir effet un an après la présentation du rapport final de la commission royale d’enquête qui étudie justement actuellement les actes illégaux commis par la GRC, dont les cas d’ouverture du courrier.Les travaux de la Commission McDonald pourraient durer de deux à trois ans encore.Dans les cas de trafic de stupéfiants, ce sont les “mandataires” désignés par le solliciteur général, qui pourraient être aussi bien des policiers provinciaux que des agents de la Gendarmerie, qui requerront un mandat d’un juge d’une Cour supérieure de juridiction criminelle s’ils veulent intercepter du courrier.Comme dans les cas d’écoute électronique, la personne qui aura fait l’objet de surveillance devra en être avisée par écrit trois mois après la délivrance du mandat.Mais le solliciteur général peut allonger cette période jusqu’à trois ans s’il le juge bon.Le solliciteur fera rapport annuellement du nombre de mandats requis et émis, du nombre d’enquêtes en cours et du nombre de poursuites intentées à partir des infractions constatées.Lorsque l’interception se fera au nom de la “sécurité nationale”, en vertu de la Loi sur les secrets officiels, le solliciteur général pourra émettre lui-même les mandats nécessaires et n’aura pas à aviser les personnes concernées.Ces nouveaux pouvoirs.du solliciteur se trouvent à amender la Loi des postes, qui interdisait toute ouverture du courrier.De l’avis de M.Blais, le caractère temporaire de la loi permettra au Parlement de se raviser si jamais la commission McDonald recommandait de mettre fin à cette pratique.“La GRC a cessé d’ouvrir du courrier depuis novembre 1976, a-t-il déclaré hier à la presse, et je ne vois pas pourquoi elle ne se soumettrait pas à des directives émises par le Parlement.” Mais pour le moment, M.Blais est plus préoccupé de faire adopter sa loi que de songer a la faire disparaître un jour.A tous ceux qui s’enquièrent des raisons de sa précipitation à présenter ce projet, alors que la Commission McDonald commence à peine ses travaux, il affirme que ses “renseignements” l’ont convaincu de la nécessité immédiate de la mesure.Dans le cas du trafic de stupéfiants, dit-il, la seule existence de cette loi devrait servir d’outil de dissuasion à l’égard des trafiquants de drogues.Quant à l’utilité d’ouvrir le courrier pour protéger la "sécurité nationale”, il la croit suffisamment démontrée par le cas du terroriste japonais Omura, arrêté et déporté du Canada en 1976.On sait que l’affaire Omura laisse l’op- position fort sceptique,.Lors d’un débat aux Communes lundi, M.Trudeau s’est affirmé encore convaincu que l’ouverture du courrier par la GRC avait joué un rôle dans l’arrestation d’Omura, même si un sergent d’état-major de la GRC, témoignant devant la commission McDonald, semble avoir démontré le contraire, Le premier ministre et M.Blais soutiennent qu’il faut prendre connaissance du dossier en entier avant de tirer des conclusions et le solliciteur général, reprenant cette thèse anti-terroriste hier, affirmait que le dossier avait au moins démontré que “le courrier est un instru-Voir page 6: Le courrier au sommaire Le compte à rebours du référendum est déclenché: une chronique de Pierre O’Neill — page 2 ¦ La faillite de Dupuis Frères est officiellement prononcée devant le tribunal — page 3 ¦ Le prix d’une incurie collective: un éditorial de Lise Bissonnette — page 4 télédiffusion des commencera le 21 à l’Assemblée ¦ La débats février tionale na- — page 7 ¦ L’Europe communautaire: 2) L’intégration commerciale piétine — page 8 ¦ Charcuteries et viandes: le panier à provisions de Renée Rowan — page 12 ¦ L’Institut C.D.Howe propose de réduire la taxe de vente et d’augmenter les dépenses publiques — page 29 Choquette a cru à la parole du directeur delaSQ Jérôme Choquette par François Barbeau Si M.Jérôme Choquette, ministre québécois de la Justice en octobre 1972, a répondu à un télégramme de l’Agence de presse libre du Québec en disant que ni la SQ, ni la GRC ni la police de la CUM n’avaient participé à cette intervention, c’est qu’il tenait ce renseignement de nul autre que le directeur général de la Sûreté du Québec, M.Raymond St-Pierre.C’est ce que M.Choquette a expliqué hier aux membres de la commission McDonald qui l’interrogeaient hier sur sa connaissance de ce cambriolage.D’abord, M.Choquette a appris comme les autres, c’est-à-dire par la radio et les journaux, qu’il y avait eu cambriolage dans la nuit du 6 octobre 1972 aux locaux de l’Agence de presse libre du Québec.Il s’attendait, à la suite de cette nouvelle, à recevoir une lettre de l’APLQ, lettre qu’il devait recevoir une semaine après.Je suis allé voir le directeur général de la SQ, M.St-Pierre, pour lui demander quel rôle la SQ avait joué dans cette affaire, a relaté M.Choquette hier.M.St-Pierre m’a répondu, a-t-il poursuivi, que ni la SQ ni la GRC ni la police de Montréal n’avaient été impliquées dans ce cambriolage, et j’ai transmis cette réponse à l’APLQ, en ajoutant que j’avais appris en outre qu’une enquête avait été ouverte sur ce vol par la police de la Keable invite le fédéral à retirer ses affidavits par Alain Duhamel Le commissaire Jean Keable a invité le solliciteur général du Canada à retirer les affidavits qu’il a déposés l’automne dernier dans le but de soustraire à son examen des documents relatifs à l’opération “Ham".“La Commission considère qu’une revi- RIMOUSKI c’est une quarantaine de programmes en sciences pures, administration, éducation, sciences religieuses, lettres et sciences humaines.Université du Québec à Rimouski sion de cette décision sera plus opportune dans les circonstances à la fois dans le but d’une saine administration de la justice, et dans le but de mettre fin à des soupçons, des doutes et des interrogations 3ui ne sont ni dans l'intérêt public, ni ans celui des corps policiers, ni surtout, se permet-elle de le dire, dans celui des ministres responsables” a dit le commissaire.Le commissaire Jean Keable a fait cette invitation en conclusion d’une décision écrite où il a, par la même occasion, donné ordre au solliciteur général, M.Jean-Jacques Blais, de lui transmettre les documents de la GRC relatifs au Parti québécois.La semaine dernière le commissaire avait donné oralement cet ordre en interrompant le témoignage de M.John Starnes, ancien directeur général des services de sécurité de la GRC.La Commission d’enquête sur des opérations policières en territoire québécois estime essentiel de replacer l’opération “Ham” dans son veritable contexte.“L’une des questions les plus fondamentales qui se pose aujourd’hui dans le cadre des travaux de la Commiesion est celle de savoir si l’opération “Ham” était une opération dirigée contre un parti politique légalement constitué ou pas.A ce sujet, la Commission considère que l’on est a la limite de la contradiction”.Les témoignages des agents et des offi- ciers de la GRC affirment qu’il n’existe aucun dossier, ni aucune directive particulière à l’égard du Parti québécois, en tant que tel.Toutefois, le commissaire constate que la preuve devant lui démontre que la GRC a constitué un dossier sur le Parti québécois et qu’il porte le numéro D-926-88-D-l.La preuve démontre aussi que la GRC recherchait des renseignements sur le financement du PQ, sur la présence de ses membres dans la fonction publique et sur l’activité d’un réseau d’information dirigé par M.Jacques Parizeau, aujourd’hui ministre des Finances.De plus, le commissaire fait observer que ces témoignages ne paraissent pas concorder avec la déclaration du premier ministre du Canada en Chambre des communes, le 28 octobre 1977.Le premier ministre, M.Pierre Elliott Trudeau affirmait alors qu’il avait donné ordre de cesser toute surveillance sur le Parti québécois.Au cours de ses audiences, la Commission d’enquête a constaté que l’affidavit du solliciteur général, déposé le 12 octobre 1977, dans le cadre de l’enquête sur l’opération “Bricole” (perquisition sans mandat dans les bureaux de l’Agence de presse libre du Québec en octobre 1972), touchait aussi des documents reliés à l'opération “Ham" conduite en janvier 1973 afin de connaître le contenu des bandes d’ordinateur du PQ.Le commissaire Jean Keable a fait droit à cet affidavit dans une décision du 18 octobre 1977, en ignorant que quatre docu-Voir page •: Le* affidavit* Un contrôleur de la paperasserie! OTTAWA (PC) — Le gouvernement fédéral semble décidé à faucher dans la paperasse qui accable les petites et moyennes entreprises au Canada.Le ministre d’Etat à la petite entreprise, M.Anthony Abbott, a en effet annoncé hier la création d’un poste “de contrôleur de la paperasserie ’, qui devrait épargner environ $100 millions dès sa première année en fonction.Sensible aux nombreuses critiques émanant du monde des affaires, le gouvernement a décidé de passer à l’action et d’éliminer les papiers inutiles imposés aux entreprises.M.Abbott a expliqué au cours d’une conférence de presse qu’une commission américaine a démontré que la paperasse coûte $100 milliards chaque année aux Américains, qui pour leur part ont décidé de couper de 12.5 pour cent la somme de papiers gouvernementaux.Si on applique ces chiffres au Canada, cela signifie qu’il en coûte $10 milliards annuellement pour répondre à ces formulaires.L’objectif du gouvernement est de réduire cette paperasse de 10 pour cent ce qui représenterait, selon M.Abbott, des economies de $100 millions au cours de la première année.Le ministre a souligné à ce sujet que chaque formule émise par le gouvernement coûte environ $300 aux contribuables, si l’on tient compte de coûts de conception, de distribution, d’analyse.Le poste de “contrôeur de la paperasserie” sera créé le plus tôt possible et relèvera directement de M.Abbott, bien qu’il soit intégré au ministère de l’Industrie et du Commerce.Le contrôleur pourra demander aux divers ministères et agences gouvernementales de justifier l’existence de certains de leur formulaires.Tous les ministères seront obligés de passer en revue tous leurs Voir pag* 6: La paperaaserie CUM, suite à une plainte formulée par l'APLQ.Ce n’est que durant le procès de l'agent Samson, alors que M.Choquette avait été chargé du porte-feuille de l'Éducation, qu’il a appris la participation de la GRC à cette affaire.Sa brève déclaration d’hier a semblé étonner le commissaire Guy Gilbert, qui a cherché à savoir s’il était normal dans de pareils cas de ne pas faire d’enquête plus approfondie.Pourquoi, lui a rétorqué M.Choquette.Les renseignements que j’avais obtenus me venaient de subalternes dignes de confiance, et je ne pouvais tout de même pas commencer à faire enquête sur ces subalternes.M.St-Pierre m’a affirmé que les trois corps policiers n'avaient pas participé à ce vol, et je l’ai cru parce que je n’avais aucune raison de ne pas le croire.Avant la déposition de M.Choquette, les commissaires avaient entendu le sergentndétective Claude Marcotte, de la police de Montréal, qui a donné à entendre que la descente du 6 octobre à l’APLQ était en gestation depuis au moins le 29 septembre, et qu’elle avait comme premier objectif la lettre des Cossette-Trudel adressée à Louise Vandelac, lettre que les services de renseignement attendaient avec impatience et dont ils connaissaient l’existence avant même son arrivée à Montréal, grâce à des interceptions de télégrammes du CN-CP.Les autres documents, a-t-il précisé, n’étaient en somme qu’un “side dish”, des hors d’oeuvre en quelque sorte.Cette lettre, a-t-il révélé, faisait partie du butin saisi à l’APLQ.Elle se trouvait dans le sac à main de Louise Vandelac qui avait été emporté en même temps que tous les autres documents.Une partie de la matinée a été consacrée aux objections des procureurs de la police de la CUM et du Procureur général du Québec, Mes Gérald Tremblay et Guy Lafrance, qui ont indiqué à la commission que son mandat n'était pas aussi large que celui de la commission Keable et que par conséquent elle ne pouvait interroger des témoins sur le fonctionnement, l’administration et les procédures en cours au sein de la police de la CUM.Ces objections représentent d’une certaine façon la contrepartie québécoise à celles posées par le Solliciteur général du Canada devant la commission Keable.Louez une voiture 99°° Par semaine * taxe et assurance Km illimité RÉSERVEZ: Complais DesJardins 284-9258 7665 Lscordairs 254-7146 Dorval 631-7224 Mirabal 476-3858 Outbac 411-872-6337 4UTOHOST 7i 2 • Le Devoir, mercredi 8 février 1978 Le compte à rebours du référendum au Québec est déclenché Le Parti québécois a lancé l’opération mobilisation et déclenché le compte à rebours en vue du référendum sur l’indépendance.Les dirigeants du parti ne manquent pas une occasion de souligner l’imminence de l’affrontement décisif avec le gouvernement fédéral.Les personnalités influentes du parti, M.Léves-ciue en tête, prennent prétexte de toutes les réunions importantes pour éveiller les militants à cette réalité.Les efforts déployés pour créer la psychose référendaire, laissent croire que le gouvernement projette de prendre tout le monde par surprise et se propose de précipiter la tenue du référendum.La conjoncture politique s’annonce d’ailleurs favorable au déroulement d’une campagne référendaire.Le gouvernement fédéral nage en eaux troubles et la victoire des libéraux aux élections générales prévues pour le printemps est loin d’être acquise.D’autre part, après les tournées de charme des ministres péquistes à travers le Québec, M.Parizeau se préapre à déposer devant l'Assemblée nationale un budget populaire comportant des réductions de taxes pour les petits contribuables.Quoi qu’il arrive, le PQ a lancé les moteurs et si les circonstances devaient s'avérer idéales, alors on sera prêt pour l’ultime offensive.En vertu de la loi 92 sur "la consultation pouplaire” que le gouvernement entend présenter dès la prochaine session, un délai de 60 jours seulement suffit entre l’émission des brefs et le jour du référendum.Le plan de la campagne référendaire était le principal point à l’ordre du jour de la réunion conjointe que le cabinet et 1 exécutif national du parti ont tenu le samedi 28 janvier à Québec.Lors des délibérations du conseil national, ce dernier weekend au Séminaire de Trois-Rivières, le premier ministre et ses collègues ont longuement traité de cette question.À leur tour, les députés en causeront à l’occasion du caucus qu’ils tiendront, demain et vendredi, à l’auberge des Gouverneurs de Trois-Rivières.Pour le prochain weekend, le groupement régional de Montréal-Centre à l’école Marguerite de Lajemmerais.Il s'agit d’une véritable journée d’étude avec la participation des vedettes du mouvement indépendantiste.En assemblée pléinière, le matin, le ministre d’État, M.Robert Burns, parlera du texte de la consultation populaire et de ses modalites d’application.U sera suivi à la tribune par le député de Trois-Rivières, M.Denis Vaugeois, qui traitera de "l’appareil législatif et des contraintes de l’action gouvernementale’.L’ancien leader du RIN, M.André D’Allemagne, consacrera son exposé à la définition de la souveraineté-association.Même la roche Ursule sera de la partie.La savante communication de Louise Beaudoin, portera sur “le dossier noir du fédéralisme".L’ex-chef du RIN, M.Pierre Saintonge, directeur des tournées au CNA Pierre O’Neill Bourgault, traitera de “l’identité nationale”.Le programme de la journée prévoft des ateliers de travail sur le référendum et la femme, le troisième âge, les anglophones, les groupes ethniques, les jeunes, les travailleurs et les chômeurs.L’indifférence des parlementaires À mesure que le gouvernement Lévesque mûrit, s’aguerrit et renforce ses positions, les parlementaires prennent leurs distances à l'égard de l’aile militante.Le phénomène frappe le pouvoir davantage que l'opposition.Après les libéraux de Robert Bou-rassa, c’est maintenant le PQ qui recherche aujourd'hui un antivirus.À leur tour, les députés péquistes s’absentent irréspec-tueusement des débats du Parlement.Plus encore, ils ignorent les activités internes les plus importantes du parti.Ils sont moins assidus aux réunions du caucus et iis étaient clairsemés au conseil national de Trois-Rivières.Une douzaine de ministres, tout au plus, se sont présentés au Séminaire de Trois-Rivières et ils sont repartis après une brève visite de politesse.Cette attitude irrite plusieurs collègues qui ont d’ailleurs l’intention de soulever le problème au caucus que les députés tiendront, demain et vendredi, à l'auberge des Gouverneurs de Trois-Rivières.C’est également au cours de ce caucus que le premier ministre leur révélera l’essentiel du contenu du discours d’ouverture de la prochaine session parlementaire, fixée au mardi 21 février.Les représentants des comtés ont précisément profité du fait que les députés étaient peu nombreux, dimanche, au conseil national pour se donner de meilleures garanties envers le gouverne- La Sûreté signe son nouveau contrat M.Jean Gascon, directeur du théâtre, annonçait récemment la nomination de M.Yvan Saintonge au poste de directeur des tournées du département du théâtre du Centre national des Arts (CNA).C’est après avoir acquis une expérience considérable à titre de directeur des tournées pour le Théâtre Populaire du Quebec et pour la Compagnie Jean Duceppe qu’Yvan Saintonge obtint le poste de Coordonnateur des Tournées à l’Office des Tournées du Conseil des Arts du Canada, avant de venir se joindre au département du théâtre du CNA.Dip 1 bmé de l’École nationale de théâtre, c’est comme acteur qu’Yvan Saintonge a d’abord oeuvré dans le domaine théâtral, jouant avec les plus grandes compagnies telles le Théâtre du Nouveau-Monde, le Théâtre du Rideau Vert et la Compagnie Jean Duceppe.C’est d’ailleurs avec cette dernière qu'il fit son apparition sur la scène du CNA dans Charbonneau et le chef et dans La Mort d’un commis voyageur.QUÉBEC (PC) — Le nouveau contrat de travail des policiers provinciaux du Québec sera signé aujourd’hui à Québec.La nouvelle convention collective, acceptée à 74 pour cent par les syndiqués, le 30 janvier dernier, couvre une période de 45 mois, soit du premier avril 1977 au 31 décembre 1980.Avec une première augmentation de 7,16 pour cent, le salaire de base des policiers atteindra $19.000.D’autres augmentations de quatre pour cent sont prévues pour chacune des trois années suivantes.L’entente sera signée par les Un bon conseil Faites vérifier votre tension artérielle I LA FONDATION DU QUÉBEC DES MALADIES DU COEUR Chez vous pour la première fois Après avoir pris la décision d’acheter votre première maison, quelle a été votre réaction?Vous étiez sans doute enthousiasmé.Tout en ressentant une certaine inquiétude.Car une foule de variantes vont entrer en ligne de compte.Le voisinage est-il à votre goût?Les écoles sont-elles assez près?Et les magasins?Le transport?Cette maison qui vous plait, le prix en est-il conforme à la réalité?De telles questions pourraient fort bien entraîner l’insomnie.Mais vous pourriez éviter ces inconvénients en consultant un agent immobilier du Trust Royal.« Nos agents sont parfaitement au courant des questions que vous pourriez poser et ils vous proposent des solutions.De plus, si vous le désirez, ils vous aideront à établir des modalités de financement.Il n’est pas dit que l’achat de votre première maison doive se faire dans l’inquiétude.Adressez-vous au Trust Royal.C’est notre métier.IMMEUBLES M IMMEUBLES Trust Royal L’ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE Trust Royal SERVICES IMMOBILIERS ment.Ainsi, la commission permanente du programme pourra dorénavant formuler des recommandations au gouvernement sans les soumettre au préalable au conseil national.Les prochaines réunions du conseil national auront lieu en avril et en juin.Ryan refuse le débat-tv Le débat télévisé que le réseau TVA avait proposé aux candidats à la direction du Parti libéral du Québec n’aura pas lieu.M.Ryan a décidé de ne pas relever le défi que lui avait lancé son adversaire dans cette course, M.Raymond Garneau.D’après les renseignements recueillis, M.Ryan tentera de justifier sa décision en expliquant d’abord qu’il ne s’agit pas d’un scrutin provincial et, surtout, parce qu’il veut éviter d’irriter les militants libéraux en démontrant la faiblesse de M.Garneau à la face de tous les Québécois.Les deux candidats se retrouveront ce soir sur la même tribune publique à l’occasion de la quatrième des sept rencontres régionales organisées par le PLQ.L’assemblée débutera à 19 heures 30 au motel Le Baron à Sherbrooke.Trudeau-Lévesque-Duplessis Petit chef-d’oeuvre que ce film du réalisateur Donald Brittain sur les premiers ministres Trudeau et Lévesque.Dans ce documentaire présenté dimanche et lundi soir à la chaîne de télévision anglaise de Radio-Canada, même le sénateur Marchand et l’ambassadeur Pelletier sont apparus sympathiques tellement leur témoignages sur leurs deux anciens compagnons de route venaient droit du coeur.Voilà le genre de télévision que les Québécois attendent encore du réseau français de Radio-Canada.A propos, c’est ce soir au canal 2 que débute la série de sept émissions sur le vie de Maurice Duplessis.L’artiste et l’unité nationale Dès les premières heures de la lutte pour l’autodétermination du Québec et surtout depuis l’entrée en scène du Parti québécois, les plus grandes veaettes de la chanson québécoise se sont manifestées en faveur de l’indépendance.En travers de leur chemin, ces artistes retrouveront dorénavant d'autres membres de la confrérie qui, fédéralistes, estiment avoir le droit de tirer profit de cet affrontement entre Canadiens.L’Association des artistes lyriques du Québec vient de faire parvenir à tous les députés libéraux de la Chambre des communes un projet de tournées de promotion de l’unité canadienne à travers le Québec.Le prési- dent, Robert-Édouard Desrosiers, suggère aux députés de prévoir le financement de ce projet à partir de la mise sur pied d’un secrétariat jusqu’au dépenses de déplacements des artistes.La lettre circulaire adressée aux députés comporte une première liste des artistes disposés à mettre leur talent au service de l’unité canadienne: Colette Boky, Claire Gagné, Pierre Duval, Fernande Chiochio, Napoléon Bisson, Jacques Normand, Yolande Dulude, Richard Verreault, Yoland Guérard, Claude Corbeil, Robert Savoie et Jacques Desrosiers.Le pot-de-vin de Chevrette Lorsqu’un pot-de-vin fait scandale, c’est normalement aux dépens de la réputation du bénéficiaire.Le contracteur de Joliette qui a fait parvenir une somme de $5,000 au bureau du député Guy Chevrette, la veille de Noël, ne cesse de s’en répentir.L’excès de générosité du contracteur et le refus du député outré ont eu un impact publicitaire considérable dans toute fa région.Rencontré au conseil national du PQ, dimanche à Trois-Rivières, M.Chevrette était heureux de faire savoir que le contracteur a finalement accepté de reprendre son $5,000.De quoi racheter toutes les actions ae Gérald Godin dans l’Asbestos Corporation.Les députés à leur meilleur L’exercice physique purifie l’esprit et prévient souvent lés troubles caractériels.Le temps d’une soirée, une quinzaine de députés de l’Assemblée nationale mettront de côté leur partisan-nerie politique pour affronter un groupe de parlementaires américains de l'État du Massachusetts, ae passage à Québec pour participer aux festivités du carnaval.L’équipe du Québec sera composée de sept députés péquistes, deux liberaux, deux unionistes et quatre journalistes de la Galerie de la presse: François Gendron (Abitibi-Ouest); Jean-François Bertrand (Vanier); Jean-Pierre Jolivet (Laviolette) ; Adrien Ouellette (Beau-ce-Nord); Claude Vaillancourt (Jonquière); Guy Chevrette (Joliette); Gilles Michaud (Laprairie); Raymond Garneau (Jean-Talon); Michel Pagé (Portneuf); William Shaw (Pointe-Claire); Bertrand Goulet (Bellechasse); Jacques Plante et Gilles Morin (Radio-Canada) Pierre D’Amours (Broadcast News) Jean-Claude Picard (LE DEVOIR).Cette partie de hockey se jouera demain soir au centre sportif de l’université Laval (PEPS) et sera entourée de tous les égards qui caractérisent les compétitions internationales.La mise au jeu sera précédée d’un échange de souvenirs et les joueurs des deux pays se retrouveront en fin de soirée pour mouiller l’événement et fumer le calumet de paix.ministres Marc-André Bédard, de la Justice, et Denis de Bel-leval, de la Fonction publique, en compagnie du directeur général de la Sûreté du Québec, M.Jacques Beaudoin.L'Association des policiers provinciaux du Québec sera représentée par son président, M.Raymond Richard, et son secrétaire, M.Yvon Bergeron.VENTE DE COMPLETS FAITS SUR MESURE ( * lî .POUR DAMES, ÉGALEMENT!) ^gÊÉH!, M™ r 7' '1 Parce que.“Nous ne signons que des vêtements.qui vous vont à la perfection’’.® Cet engagement est notre tradition depuis 80 ans.Nous nous en accomodons, parce que, une surveillance perfectionnée sur le travail de nos maîtres tailleurs est permanente dans nos ateliers.Et.depuis la sélection des tissus, styles et coupes jusqu’aux essaies et l’ajustement final, nos exigences et les vôtres sont combinées dans le seul but de l'excellence.Comme résultat, vous porterez avec fierté un complet à la hauteur de votre personnalité.Venez nous voir maintenant.Faites votre choix parmi notre nouvelle et vaste collection de tissus raffinés et épargnez $57.(U (yjiUtltftUinp .pour dames, également ! Nous confectionnons maintenant des tailleurs, pantailleurs, vestons sports, ‘‘blazers" et jupes pour vous Mesdames.Bien sûr.notre engagement de surveillance sur la confection et l'ajustement s'applique autant pour vous Mesdames que pour les hommes, c’est là notre tradition.Et, aussi nous avons une splendide collection de tissus pour cette vente de fait-sur-mesures.ORD.$285 EPARGNEZ $57 POUR s450 Supplément pour pilot *t grandes taillés GILETS laits sur mesure $47.50 PANTALONS faits sur mesure $59.50 • 388 o.STE-CATHERINE • LES GALERIES D’ANJOU • LE CARREFOUR LAVAL • FAIRViEW.PTE-CLAIRE • 960 o.STE-CATHERINE *»»-sr!t«i«esr T~ ! LE DEVOIR Page 3 Montréal, mercredi 8 février 1978 La faillite de Dupuis Frères est prononcée officiellement L'entreprise Dupuis Frères a été légalement enterrée hier puisque le juge de la Cour supérieure a accède à la requête en faillite demandée par l’un des fournisseurs du magasin à rayons.La faillite de Dupuis Frères est donc le dernier épisode d’une histoire commencée en 1868 par le premier des frères Dupuis, Nazaire, dans une échoppe de la rue Sainte-Catherine.Il n'y a plus aujourd’hui de magasin Dupuis Frères, seulement des ex-exemployés de Dupuis.Le syndic nommé par la Cour est M.André Giroux, du caoinet Coopers and Lybrand, une firme de consultants installée dans de nombreux pays.Le travail de M.Giroux est officiellement de veiller à l’intérêt des créanciers ordinaires et à l'intérêt général.Il n’intervient pas dans la liquidation menée depuis le 24 janvier par (es créanciers privilégiées, dont l’agent est M.Claude Mercure, de la firme Mercure et Béliveau.En effet, les créanciers ordinaires doivent attehdre que les créanciers privilégiés soient servis avant de réclamer leur part au syndic.Cependant, dès aujourd'hui.M Giroux reçoit les réclamations de tous les fournisseurs, des salariés et de tous les créanciers ordinaires, jusqu'aux actionnaires de Dupuis Frères.La faillite va meme faciliter le règlement de liquidation en cours de négociation entre les deux principaux créanciers, le Trust Général représentant'des porteurs d'obligations et la Banque Royale.En effet, il est toujours difficile de liquider une entreprise encore légalement en vie, c’est-à-dire sujette à des poursuites judiciaires Les fiduciaires l'ont vu dernièrement puisque vendredi.Place Dupuis, propriétaire de 120,000 pieds carrés occupés par le magasin, faisait saisir des biens contenus sur cette surface au nom d'un arriéré de loyers.Les fiduciaires de Dupuis Frères, qui contestent cette dette, s'apprêtaient à porter le litige en cour.La faillite du magasin arrête à la fois la saisie des biens et la contestation en justice.Car la faillite suspend tous les litiges.Le syndic aura sans doute à se prononcer sur cette revendication de Place Dupuis, créancier ordinaire du magasin.Il n'est pas du tout assuré qu'il reste du Policiers: Johnson intervient Le ministre québécois du Travail, M.Pierre-Marc Jonnson/ a donné hier soir mandat aux deux négociateurs dans le conflit de travail des policiers de la Communauté urbaine de Montréal, de formuler une recommandation qui devrait être livrée aux deux parties à 15 heures aujourd'hui “Bien que l'écart entre la CUM et la Fraternité des policiers ait été considérablement réduit grâce aux nombreuses séances de négociations en présence des deux conciliateurs, l’impasse persiste dans le conflit”, affirme le ministre du Travail dans un communiqué.M Johnson souhaite que cette intervention des conciliateurs, MM.Bernard Crevier et Robert Changon, amène la conclusion rapide d'un accord sur le contenu d une convention collective entre la CUM et la Fraternité des policiers, en grève perlée depuis vendredi dernier.capital à distribuer lorsque les créanciers privilégiés, porteurs d’obligations et banque, auront été remboursés.Dans ce cas, le syndic doit quand même observer les gros” se partager le gâteau pour que les “-petits” ne soient pas lésés.Le rôle d’un syndic est toujours délicat; en l’occurence celui de Dupuis Frères aura plusieurs mois de travail au moins avant de fermer le dossier.Un premier syndic choisi par les fiduciaires s'est récusé au dernier moment sous divers prétextes qui ont été évoqués en cour ou dans les couloirs du Palais: le peu de capitaux qui resteront à distribuer entre créanciers ordinaires; l'obligation de parler français couramment; enfin la masse de travail qu’exigera le règlement définitif de la faillite.Et qui paiera le syndic si Dupuis Frères n’a plus d’argent?Le syndic peut alors se retourner contre le requérant, c’est-à-dire ce fournisseur qui a exigé le paiement de ses $10,000 de fournitures à une entreprise insolvable.Même lorsque les créanciers souhaiteraient voir une faillite déclarée parce qu'elle assainit la situation, ils se retiennent parfois de requérir en cour supérieure à cause de ce salaire du syndic qu'ils devront peut-être payer.En présence des représentants des principaux créanciers et de quelques membres du personnel de Dupuis Frères, la requête en faillite hier matin n’a semblé qu’une formalité puisque personne ne s’y opposait; M.J.Yvon Goyette, dernier president de Dupuis Frères, a officiellement déclaré au juge qu’il ne s'opposait pas à la requête avant qu'elle ne soit référée au registraire pour être officialisée.Les travailleurs de Dupuis Frères se réuniront en assemblée générale jeudi ou vendredi pour déterminer quelle procédure ils entendent suivre pour récupérer l’argent qu'on leur doit, c'est-à-dire les vacances et les journées de congé dues avant la fermeture du 27 janvier ef les cotisations syndicales dues à cette même période et estimées par Madeleine Bros-seau, présidente, à environ $5,000.Aujourd'hui, les délégués syndicaux de Dupuis Frères rencontreront l'exécutif et le conseil central de la CSN pour préparer des recommandations à ce sujet.On reparlera sans doute des quatre mois de préavis légal, qui semblent difficiles à réclamer maintenant que Dupuis Frères est en faillite.Les créanciers privilégiés ne sont en effet pas obligés d'éponger les dettes de Dupuis.Le Trust Général a annoncé hier que les porteurs d’obligations à 6Wc sont convoqués pour une assemblée extraordinaire le 3 mars à Montréal.Ils nommeront un comité de protection qui aura pleins pouvoirs pour la liquidation des actifs et pour rembourser les obligataires.Après la vente des inventaires menée actuellement iar Mercure, le Trust Général liquidera immeuble Dupuis Frères.Le fiduciaire souhaite que les porteurs d'obligations prennent contact avec lui afin d'étre sûr que le quorum légal soit atteint dès la première assemblée.Le fiduciaire, Trust Général, a préparé des règlements sur les procurations et sur le dépôt des obligations pour l’assemblée du 3 mars.M.Mercure attend les 16 et 17 février matin les offres d'achat pour chacun des quatre lots décrits dans son appel d'offres.Il se peut même qu'il soit amené à diviser les lots pour satisfaire par exemple un acheteur spécialisé dans (es fourrures.“Une offre en bloc est cependant plus intéressante que 150 transactions individuelles parce qu'elle limite les frais de personnel”, note M.Mercure qui s’est fié aux inventaires réalisés en janvier par Dupuis Frères.La Banque Royale poursuit aussi la per- F aujourd’hui À 14 h 30.le centre hospitalier de l'Armée du Salut Catherine Booth, 4375, av.Montclair, rouvre ses portes au public.• À 18 h.à la salle Duluth du Reine-Elizabeth, diner-eauserie de l’Association québécoise de // culture personnelle N' Cours de Fine Cuisine Familiale Technique et recettes de base 9 semaines PROFESSEUR Henri bernard INSCRIPTION Après 1ère leçon à titre d'essai se répétant 14-15-20-21-23 lévrier PROSPECTUS 843-6481 r ^Institut ( tülinairç j .chif fres de Statistique Canada ont provoqué une nouvelle levée de bouelier?Additionnant les rhômeun et les Canadiens qui ont cessé de chercher un emploi, conservateurs et néo-démocrates ont souligné que le nombre d’inactifs atteint 1.6 million de personnes au Canada.Tandis que les néo-démocrates pensent que seules des élections peuvent apporter les changements salutaires, les conservateurs ont réclamé le dépôt immédiat d’un budget orienté sur la création d’emplois dans le secteur privé.Du côté du gouvernement, le ministre des Finances s’est retranché derrière les allègements fiscaux, qu’il évalue à $2.5 milliards, accordés en 1977, tant aux particuliers qu’aux entreprises.la météo.& AÿijUÔ,.i NEIGE AVERSES -e m -8' '¦ NEIGE roprr O lu .)ô \ \ J \Konsoi Cit/- • NEIGE :-r.^ Qoebc^ ' sajn| j*Qn onlierçuv,;.;.owo * -3a 0n'offN.w\Yocl -mm Woihi sic* Chorleik 'pluie; fgftt précipitotlonj |-| haute pietkion B bane pieition > j, ., .Nouvelle ?-f- moue d air liait Oiléary.moue d'oit thaudl iB On prévoit du beau temps sur la çlupart de nos régions.Toutefois des bandes nuageuses se formeront sur les régions du nord et y donneront même un peu de neige au cours de la journée de demain.• Québec, Trois-Rivières, Cantons de l’Est: ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés.Maximum -10.Aperçu pour jeudi: beau.• Rimouski, Gaspésie: nuageux avec chutes de neige et vents modérés.Accumulation inferieure à 2cm.Maximum -5 à -7.Aperçu pour jeudi: nuageux avec des ’ chutes de neige.• Abitibi, Pontiac-Témiscamingue, Chibougamau, Nord du Lac St-Jean, Nord de la Haute-Mauricie: ensoleillé avec A midi, aujourd'hui passages nuageux.Maximum -16 à -13.Aperçu pour Jeudi : nuageux avec quelques chutes de neige.• Laurentides, Sud de la Haute-Mauricie, Sud du Lac St-Jean: Maximum -14 à -16.Aperçu pour jeudi: nuageux avec quelques flocons de neige.• Outaouais: ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés.Maximum -10 à -12.Aperçu pour jeudi: beau.• Montréal: ensoleillé avec passages nuageux et vents modérés.Maximum -10.Aperçu pour jeudi: beau.• Baie-Comeau, Sept-îles: dégagement et vents modérés.Maximum -7.Aperçu pour jeudi: nuageux avec chutes de neige.suites de la première page LE COURRIER ment essentiel de communication entre groupes terroristes.” Il n'a cependant pu ou voulu citer d’autres cas que celui du japonais Omura, tout en s’appuyant sur des “renseignements qui démontrent que des terroristes, à l’intérieur comme à l'extérieur du Canada, se servent beaucoup du courrier.” M.Blais a fait remarquer que l’interception du courrier aux fins de protection de la sécurité nationale devrait se produire assez rarement, et concerner surtout les envois provenant d’outre-mer.Selon les rapports de la GRC sur l’époque où elle procédait illégalement, on aurait ainsi violé le secret du courrier moins d’une centaine de fois depuis 1970.Le solliciteur ne croit pas que la présentation du projet de loi soit une sorte de reddition aux pressions de la GRC, mais soutient qu’elle permettra justement au gouvernement de mieux contrôler le zèle de la Gendarmerie.“Les mandats ne seront pas archi-faciles à obtenir”, dit-il.Envers ceux qui voient là une escalade dans la diminution des libertés civiles, M.Blais se fait rassurant.“Je prêterais beaucoup d’attention à leur avis, dit-il.Je suis convaincu que cette loi n’est pas répressive.Il faut admettre qu’on peut parfois empiéter sur les droits des individus pour protéger la sécurité nationale, mais jamais plus que ce qu’une nécessité absolue commande”.À son avis, le Canada est un des pays qui respecte le mieux les libertés de ses citoyens et lui-même, qui ne se considère “ni très conservateur ni très répressif” n’aurait pas consenti à présenter ce projet de loi s’il ne l’avait trouvé “essentiel”.Le solliciteur général ne se sent aucunement coupable de n’avoir pas consulté la commission McDonald avant d’aller de l’avant.Selon lui, son seul devoir était de “l’informer”.On sait que les membres de la commission ont appris l’existence de ce projet quelques heures seulement avant que M.Truaeau ne la confirme en confé- au fil des mots par Louis-Paul Béguin J’ai acheté, il y a très peu de temps de cela, une salle à manger de marque Peppier chez Pascal qui possède un entrepôt fort bien aménage.Il est difficile de donner un nom français à cette maison si on lit la carte du vendeur francophone, qui n’est qu’en anglais et dit: The J.Pascal Hardware Co Limited, > Furniture Warehouse *Showroom.Toutefois, ma facture avait un en-tête bilingue.Mais on passe facilement du français à l’anglais, exemple: One only Peppier buffet, four only chaises.Plus loin: One set Peppier 9 pees pour d(ner (sic).Set pour: ensemble (de 9 pièces et non morceaux).J’en viens au sujet de ma chronique d'aujourd’hui.Ma salle à manger (pas besoin de dire ameublement de, ensemble de.etc: salle à manger signifie aussi bien la pièce que le mobilier lui-mémei est très jolie, bien faite, et j’en suis fort content.La maison Pascal Hardware Co.Limited Furniture, etc, etc est une bonne maison.J’ai pu faire cet achat en français, ce qui est un progrès, d'après ce qu’on m’a dit et j’ai reçu une facture en français.à 80%.Je ne comprends pas pourquoi, sur ma facture, on parle de huche.Précisons plutôt que je ne comprenais pas, car la solution du mystère a été facile à trouver quand j’ai fait mes recherches pour la série sur le mobilier.Mon vaisselier est en effet à deux corps, mais vient en deux parties séparées.Un joli buffet bas (ou bahut; et un haut (le vaisselier), qui est vitré.Le tout, quand le vaisselier est installé sur le buftet bas de même largeur donne l’aspect d’un vaisselier à deux corps.On nomme en anglais le corps du haut, hutch.Voilà pourquoi on a écrit huche sur ma facture.Je croyais qu’il s'agissait de la desserte elle-même, qui est plutôt une crédence, bien faite, en chêne massif, et que j’adore.Mais non.Nous avons encore en français le mot “huche”, mais la huche est, dans le style rustique, un coffre de bois où l’on conserve le pain: une huche d pain.On peut trouver en France et depuis longtemps, des huches à pain qui sont des boîtes en bois très hautes et étroites, avec un abattant incliné, servant à conserver le pain long et croustillant appelé ici pain français ou baguette.Cela n’a rien à voir avec la “hutch” qui est sans doute une parente de la huche étymologiquement mais qui signifie la partie vitrée séparée d’un vaisselier.L’ensemble est de style rustique, ce style même que les Américains appellent “provincial ”, Provincial français ou français provincial est un anglicisme.La table de ma salle à manger est en chêne avec un piêtement double massif et une traverse.Avec son dessus en marqueterie, c’est un meuble superbe.Deux allonges la complètent.Il a fallu monter (assembler) la table qui fut livrée dans deux cartons d’emballage avec les éléments de fixation et les glissières pour placer les allonges.Les indications n’étaient données qu’en anglais, ce qui laissa une mauvaise impression.La maison Peppier d’Ontario ne pourrait-elle enfin se mettre au goût du jour et traduire dare-dare ces explications?rence de presse, il y a près de deux semaines.Si M.Blais semble pressé de voir l’adoption de la loi, il devra peut-être prendre son mal en patience devant la tiedeur d’une partie des membres du Parlement.On peut déjà s’attendre à une farouche résistance du Nouveau Parti démocratique.Son leader, M.Edward Broadbent, n’a pas commenté officiellement le projet hier, respectueux de la consultation de son caucus qui se réunit ce matin.Mais il y a déjà plusieurs jours qu’il harcèle M.Blais là-dessus en Chambre, avec l’aide du député de New Westminster, M.Stuart Leggatt.Quant au Parti conservateur, il aura sans doute à deviser quelque peu avant de décider de sa position.Certains de ses députés ont en effet fait grief à M.Blais, lundi, de sa précipitation à faire adopter une loi avant le rapport de la commission McDonald et l’ont même accusé de discréditer carrément la commission.Mais faisant fi de leurs doléances, le même jour, l’ex-premier ministre, M.John Diefenbaker a pour sa part donné le feu vert en allant jusqu'à féliciter la Gendarmerie qui venait tout juste de décacheter une lettre lui étant destinée, au cas où elle aurait pu contenir un explosif.Au sein même du Parti libéral, les sceptiques pourraient être quelques uns.L’aile “gauche” du parti, toujours la même, commençait déjà hier soir à rassembler documents, arguments et munitions pour passer le projet au crible et peut-être bien s’y opposer activement.Là aussi, le caucus se penchera probablement sur le texte de loi aujourd’hui.Rencontré à sa sortie des Communes, le nouveau ministre des Postes, M.Gilles Lamontagne, n’était guère disert.Il s’est dérobé aux commentaires en invoquant sa connaissance encore incomplète du projet, dont des fonctionnaires et le solliciteur général devaient l’entretenir au cours des heures suivantes.“À première vue, c’est un projet qui ne me fait pas peur, a-t-il finalement laissé tomber, mais je veux mieux connaître les circonstances et les conditions d'exercice de ces nouveaux pouvoirs avant de me prononcer”.Rappelons que la commission d’enquête McKenzie, qui avait elle aussi étudié en 1969 les questions de sécurité nationale et les actions de la Gendarmerie royale du Canada, avait recommandé de modifier la loi quant à l’ouverture du courrier.Le gouvernement avait alors refusé de donner suite à cette recommandation.Il se ravise maintenant après avoir appris, au début de novembre dernier, que la GRC procédait illégalement à l’ouverture du courrier, de sa propre initiative, depuis une quarantaine d'années.L’opération se déroulait sous le nom de code “Cathedral” et aurait été ignorée de tous les solliciteurs généraux et autorités politiques, depuis le début.Le jour même de la révélation de cette affaire aux Communes, le sollicicteur général de l’époque, M.Francis Fox, avait déclaré qu’il faudrait songer à amender la loi pour “faire échec au terrorisme”.Le mobilier: la huche ?K Essence et huile à chauffage: un mélange plutôt dangereux LES AFFIDAVITS ments, parmi les 26 énumérés assujettis au secret d’Etat, avaient trait à l’opération “Ham”.“La Commission ne peut que constater que l'existence de cet affidavit semble troubler l'opinion.Il a pour conséquence réelle, bien que la Commission soit convaincue que ce n’était pas là l'intention de son auteur, de semer des doutes et de soulever bien des questions publiquement plutôt que d’en éviter”.Le solliciteur général du Canada a rédigé cet affidavit une première fois à la mi-septeipbre.En Chambre des communes, le titulaire de ce portefeuille alors, M.Francis Fox, affirmait qu’il n’avait ap-ris l’existence de l’opération “Ham” que ,e 21 octobre.Ces faits ont déjà suscité en Chambre des communes la semaine dernière plusieurs débats entre l’opposition et le gouvernement.Le solliciteur général du Canada a lui-même révélé l’existence de cette opération à la Chambre des communes.Peu de temps après, le gouvernement du Québec redéfinissait le mandat de la Commission d'enquête afin d’inclure cette nouvelle affaire.Depuis, le solliciteur général du Canada n’a pas contesté le fait que la Commission enquête à ce sujet et a même transmis une série de documents relatifs à l’opération “Ham”.Il s’est objecté formellement à la production de d autres documents, relatifs au Parti québécois, sous prétexte que le mandat de la Commission d'enquete ne s'étendait pas jusque là., Les documents remis par le solliciteur général ont permis au commissaire Jean Keable de connaître certaines des circonstances entourant cette délicate opération de la GRC.Mais il estime que les faits révélés par les documents et les témoignages ne dissipent guère les ambiguités.Des contradictions, des différences de degrés dans les témoignages contribuent à semer le doute et compromettent même les droits fondamentaux des témoins.“Dans le cadre du rapport que présentera la Commission, le procureur général du Québec est susceptible à partir de l’exposé des faits, de décider s’il y aurait lieu d’intenter des poursuites criminelles.Dans ce contexte, et compte tenu de ces possibilités, il y va de 1 intérêt des témoins et des acteurs des différentes opérations que cet exposé des faits soit le parGilles Provost “La grande majorité des explosions des systèmes de chauffage provient des vapeurs d’essence qui se trouvent mêlées à l’huile à chauffage lorsque les distributeurs utilisent le même camion de livraison pour distribuer les deux types de combustible sans précautions suffisantes”.“Le danger est teTlement réel que de nombreux employés des raffineries ont été tués ou grièvement blessés depuis quelques années dans des explosions causées par des vapeurs explosives qui demeuraient dans des réservoirs après un changement de cargaison.” C’est ce qu'ont affirmé récemment les représentants syndicaux du service du marketing de la compagnie Shell aux ministres Pierre Marois et Marcel Léger, lorsque ces deux membres du cabinet Lévesque ont discuté de la santé et de sécurité au travail avec les représentants syndicaux des compagnies Petrofina, Gulf, Shell, Texaco, BASF, Union Carbide, Canadian Copper Refinery, Noranda Metals, etc.Ces militants syndicaux ont souligné que Shell est la seule compagnie qui re- plus complet, le plus juste et le plus équitable possible”.“Les circonstances doivent donc être établies clairement par la Commission non seulement dans l’intérêt de la vérité et de la justice, au sens le plus large de ces mots, mais également dans celui des témoins eux-mêmes et des acteurs des différentes opérations”.Le commissaire Jean Keable a demandé la production des documents au plus tard le 14 février 1978.Entre-temps, le commissaire poursuivra l’audition des témoignages des officeirs supérieurs de la Sûrete du Québec.Hier, l’inspecteur Jean Coutellier, l’un des trois officiers de police traduits devant les tribunaux à la suite de l’opération “Bricole”, a indiqué que la participation de la GRC à cette affaire constituait à ses yeux une “caution morale”.C’est après avoir confirmé auprès de l’inspecteur Claude Vermette, de la GRC, l’intérêt de cette opération, qu’il a autorisé la participation de la SQ en dépit du fait que les policiers devaient l’exécuter sans mandat.Il semble bien que l’inspecteur Coutellier ait eu toute la latitude voulue à la direction du service de sécurité de la SQ.Son témoignage nous révèle qu’il n’avait pas l’habitude d’informer ses supérieurs des détails des opérations du service de sécurité.Son supérieur immédiat à l’époque, le directeur adjoint Lucien Descent, a témoigné dans le même sens.M.Descent 8 février.par la PC etl’AP Il y a aujourd'hui 74 ans, en 1904, le Japon attaquait Port Arthur, cernant la flotte russe du Pacifique.Deux jours plus tard éclatait la guerre russo-nipponne, ce qui donna au Japon l’occasion de forcer la Corée à renoncer à son indépendance.La guerre dura jusqu’à l’été de 1905 et la Russie subit une défaite décisive.La Grande-Bretagne et les Etats-Unis encouragèrent l’expansion japonaise dans le Pacifique pour endiguer les visées territoriales russes.1976 — Le gouvernement néerlandais révèle que la haute personnalité qui aurait reçu des pots-de-vin de la part de la société aéronautique Lockheed serait le prince Bernhard, le mari de la reine Juuana.1975 — Des astronautes soviétiques commencent leur entrainement avec des Américains pour le vol commun Apollo-Soyouz.1974 — Trois astronautes Américains reviennent sur terre après avoir passé 84 jours dans le Skylab, 1973 — L’archevêque Makarios est proclamé président de Chypre pour la troisième lois.1964 — La princesse Irène des Pays-Bas renonce a ses droits au trône pour épouser le prince espagnol catholique Charles Hugues de Bourbon-Parme.1940 — En représailles de la mort de deux soldats allemands, les nazis abattent un habitant sur dix dans deux villages proches de Varsovie.1937 — Les troupes franquistes, aidées par les italiens, prennent Malaga.1920 — Les Bolchéviques s’emparent d'Odessa.1904 — En Mandchourie, les Japonais assiègent Port-Arthur, début de la guerre russojaponaise.1809 — François 1er d’Autriche déclare la guerre à la France.1807 — Bataille d'Eylau entre la France et l'armée russo-prussienne.1725 — Mort du tsar Pierre le Grand, sa femme Catherine lui succède.1587 — Accusée d’avoir comploté contre Elizabeth d'Angleterre, Marie Stuart est décapitée, Ils sont nés un 8 février: Robert Burton, écrivain britannique 1577-1640; Jean André Deluc, géologue suisse 1727-1817; John Ruskin, écrivain britannique 1819-1900.cueille les vapeurs combustibles dans les réservoirs des camions lors d’un changement de cargaison, tandis que les autres compagnies se contentent de vider le liquide.“Il nous arrive souvent, disent-ils, de partir avec une cargaison d’essence pour revenir avec des distillais et repartir avec de l’huile.” Ces mélanges douteux et accidentels, disent-ils, seraient particulièrement fréquents dans les petits centres où le distributeur local ne possède qu’un seul camion de livraison qui sert à la fois pour l'huile et l’essence.Dans tous les cas, disent-ils, on passe d’un combustible à l’autre comme si de rien n’était, sans se soucier des mélanges possibles et des vapeurs.Pris au dépourvu par la gravité de l’accusation, M.Pierre Marois a demandé au porte-parole des employés de Shell, M.Germain Drouin, si ces affirmations sont vérifiées scientifiquement.Ce dernier s’est dit incapable de fournir les preuves irréfutables à l’instant mais il a rappelé que plusieurs États américains ainsi que l’Ontario interdisent de tels changements de cargaison sans aspiration des vapeurs.“C’est déjà un bon indice”, a-t-il lancé.dirigeait à la fois le service de sécurité et le service des renseignements spéciaux entièrement consacré a la surveillance du crime organisé.M.Descent, un ancien membre de la GRC, a nié que le service de sécurité ait un statut particulier au sein de la SQ.“Mais il y avait une mentalité.” a-t-il ajouté.En 1971,1972 et 1973, la SQ a intercepté ou connu le contenu de nombreux télégrammes échangés entre des felquistes exilés à Cuba et des personnes à Montréal.C’est ainsi qu’elle avait appris que Louise Vandelac, de l’APLQ, utilisait un nom d’emprunt, celui de Louise Éthier.Dès le 9 septembre 1972, la SQ savait que Louise Vandelac avait reçu une lettre de Cuba.L’inspecteur Coutellier a indiqué que rien ne lui permettait de croire que les renseignements contenus dans ces télégrammes avaient été soustraits aux autres corps de police.Entre la GRC et la SQ, a-t-il souligné, “la confiance ne régnait pas outre mesure” Plusieurs fois, il a dû intervenir personnellement auprès de la GRC pour que celle-ci contribue de la même façon que les autres à la constitution des dossiers sur les sujets d’intérêt commun.L’inspecteur Coutellier, sachant que la GRC surveillait les mêmes mouvements que la SQ et le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), trouvait anormal que le dossier contienne peu de contributions de la GRC.L'inspecteur Coutellier a indiqué qu’en matière de sécurité, les tables d’ecoute ne sont pas d'un grand secours, les sujets d’intérêt, méfiants, limitant au strict minimum leurs échanges entre eux.Le témoin a affirmé que, à sa connaissance, la SQ n’avait jamais eu recours à des opérations d’interception du courrier ou a des opérations consistant à pénétrer clandestinement dans des endroits dans le but de prendre connaissance de certains documents à l’insu du propriétaire.LA PAPERASSERIE formulaires et de se fixer un niveau de réduction des formules.Le bureau du contrôleur devrait compter un personnel d’une vingtaine de personnes et s'attaquera d’abord au ministère de l’Industrie et du Commerce et au Conseil du Trésor.Invité a donner des exemples des for- Kent Rowley est décédé M.Kent Rowley, célèbre leader syndical dans les années quarante et cinquante, est décédé dimanche à Toronto à rage de 60 ans.Les funérailles auront lieu demain jeudi, à 13 heures, au Collins Funeral Home, rue Sherbrooke ouest, à Montréal.Né à Montréal, M.Rowley s’était illustré dans plusieurs conflits de travail, notamment en 1947 à la Montreal Cottons Limited de Valleyfield et à la Dominion Textile de Montreal.Il avait durant trois mois dirigé les grèves historiques qui avaient été marquees d’incidents dans ces deux établissements.M.Rowley représentait alors au Québec les Travailleurs unis du textile d’Amérique.En 1952, il avait quitté le Québec pour mettre sur pied à Brantford (Ontario) la Canadian Textile and Chemical Workers Union.En 1969, M.Rowley avait fondé le Council of Canadian Unions (CCU).M.Rowley laisse sa femme, la célèbre militante syndicale Madeleine Parent, sa soeur, Mme Evelyne Fraser, et un frère.a Il a aussi rappelé les trois explosions survenues la meme semaine dans deux raffineries différentes et causées par de tels mélanges de vapeurs.Dans un des cas u’il a cites et où on a déploré une perte e vie, on avait remplace une cargaison d'essence par un chargement de distillais qui sont de meilleurs conducteurs d’électricité.Traversant les distillais, une décharge d’électricité statique s’était propagée aux vapeurs d'essence restant dans le réservoir et le tout avait explosé, a-t-il expliqué.En conclusion, ces ouvriers ont demandé que le gouvernement du Québec interdise de tels changements de cargaison faits sans précaution suffisante.Ils demandent aussi que les camions de livraison ne puissent transporter qu'un seul combustible à la fois.Cette deuxième demande équivaut à interdire les camions munis de deux réservoirs indépendants.Les ouvriers ont expliqué que les systèmes de sécurité sont inadéquats sur ces camions et que des mélanges restent possibles en cas de perforation des parois mitoyennes, surtout si le drain de sécurité est obstrué par la glace ou la boue comme cela se produit souvent.mulaires inutiles, le ministre a mentionné les papiers de la douane, les papiers pour les demandes de prêts des petites entreprises et les questionnaires aux détaillants de Statistiques-Canada.Signalons que le ministre a écarté deux autres façons de procéder proposées par un document de travail: la mise sur pied d’une commission royale d’enquête sur la paperasse et la création d’une agence de contrôle de la paperasse autonome et indépendante.M.Abbott a signalé que la mesure qu’il a retenue sera efficace si les ministères se plient à la directive du cabinet mais a ajouté que le “cabinet veut que des questions soient posées”.Une enquête effectuée par le gouvernement, l'été dernier, a démontré que 65 pour cent des hommes d’affaires ont identifié la paperasse comme le point le plus irritant dans leurs relations avec le gouvernement.VENT ET NEIGE québécois, les vents atteignant 70 kilomètres à l’heure.Ce n’était pas tellement la neige qui incommodait la vie quotidienne des citoyens, mais bien plutôt les rafales de vent qui déplaçaient les flocons pour former de gigantesques congères et des montagnes ouatées sur les routes.Si la neige n’a pas tellement neigé sur le Québec — l’accumulation a été de trois à six centimètres — on ne peut en dire autant de la région newyorkaise ensevelie sous 50 centimètres.C’est d’ailleurs dans la métropole américaine que cette valse des tempêtes a commencé en week-end, rendant la situation anarchique partout.Cette région aura connu sa pire tempête d’hiver depuis 30 ans.D’autres régions des États-Unis ont été durement frappées par les éléments déchaînés.Boston a été privé d’électricité plusieurs heures dans la nuit de mardi et on signale qu’un manteau de neige s’étend de Chicago jusqu'au nord de la Californie.Sur l’ensemble du territoire des États-Unis, on rapporte que 27 personnes sont mortes des suites de la tempête.Aujourd’hui, la météo prévoit un temps ensoleillé, avec quelques passages nuageux et des vents modérés.Demain: beau.Mais il ne faut jurer de rien! ACTUALITÉ Suite de la page 4 être blessé par la faute d’une personne bien assurée plutôt que par sa propre faute ou par la faute d’une personne non ou mal assurée.Les trois jugements de la Cour suprême seraient bien inutiles si les personnes condamnées n’étaient pas assurées S'à concurrence du montant de mnité et si les victimes étaient en conséquence forcées de finir leurs jours dans ces institutions inadéquates où la Cour voulait justement éviter qu'elles aillent.Ironie du sort, ces jugements précèdent de Quelques semaines l’entrée en vigueur du nouveau régime québécois d'assurance-automobile, qui instaure justement une assurance publique dont pourra se prévaloir toute personne impliquée dans un accident d'automobile, mais en vertu duquel il est peu probable qu'une personne blessée ait jamais le droit d'exiger sa propre maison non plus que des soins a domicile.i l Le Devoir, mercredi 8 février 1978 • 7 A l’Assemblée nationale La télédiffusion des débats débutera le 21 des quatre coins du PAYS par Norman Dallale QUÉBEC (PC) — La télédiffusion des débats de l’Assemblée nationale débutera le 21 février prochain.L’accord de toutes les formations politiques représentées en Chambre a été obtenu pour ce faire hier, lors d’une séance régulière de la commission parlementaire de l’Assemblée nationale.Le ministre d’État à la réforme au Parlement de Québec, M.Robert Burns, a profité de l’occasion pour dévoiler les modalités de la télédiffusion.Il s'agira d'un précédent au Parlement de Québec, tandis que les travaux parlementaires à Ottawa sont retransmis depuis octobre dernier.Les débats de l’Assemblée nationale seront retransmis en direct par les câblodistribu-teurs.tandis que des cassettes reproduisant les délibérations seront disponibles pour les réseaux normaux de radio et de télévision qui voudront en utiliser des extraits en différé.Mais c’est le coût de l’opération qui a surtout retenu l'attention, dans les détails fournis par M.Bums.Les dernières prévisions budgétaires établissent à $6,678,318 le coût de cette télédiffusion pour les deux prochaines années.Ce montant comprend $3.9 millions en frais d’immobilisation et $2.7 millions en frais de fonctionnement.Les chiffra triplent aisément les prévisions originales de $2 millions prévues pour l’opération.Ces hausses de coûts ont soulevé l’inquiétude des représentants de l'opposition à la commission parlementaire, soit MM.Jean-Noël Lavoie (Lib-Laval) et Yvon Brochu (UN-Richmond).Comte tenu du coût, M.Lavoie a affirmé 3u’il s’agirait ‘‘d’un spectacle hollywoo-ien", que ce sera de la ‘Hélévision en Cadillac”.M.Lavoie a également noté que les coûts annoncés ne comprenaient pas les travaux supplémentaires nécessités par la télédiffusion des débats.Ces travaux supplémentaires sont le changement de tout le circuit électrique et l’installation d’un système adéquat de climatisation dans l’édifice veillot du Parlement, dont la construction remonte à 1886, En bref, le député de Laval craint que le projet n’engendre des dépenses qui feront penser à ‘‘un nouveau stade olympique".Le ministre a reconnu qu’il s’agissait d’une importante augmentation du budget de fonctionnement de l’Assemblée nationale, mais "d’une dépense essentielle à l’ère de l’information électronique”.Le député de Maisonneuve a également souligné l’amélioration qui s’ensuivra dans la conduite des députés, dont les agissements vont être scrutés à la loupe par la population qui les a élus."On va peut-être tous perdre nos emplois avec ça”, a commenté le député Jean-Noël Lavoie sur un ton blagueur.C’est sous l’autorité du président de l’Assemblée nationale, M.Clément Richard, que seront télédiffusés les travaux de l’Assemblée nationale dès le 21 février, puis ceux des commissions parlementaires dés septembre prochain.L’enregistrement des travaux se fera selon les directives que M.Richard émettra à la suite de consultations avec l'opposition, de même que la production des enregistrements.Un ‘‘animateur expérimenté et aguerri au parlementarisme”, mais dont l’identité n’a pas été révélée, sera nommé afin de faire les textes d’introduction et de remplir les temps morts qui parsèmeront les débats.Enfin, l’équipement temporaire qui servira à la télédiffusion des travaux dans deux semaines sera graduellement remplacé par un équipement permanent dont la mise en place devrait être complétée en juin 1980.Qu’est-ce qu’un lieu public?L'auto-patrouille banalisée qu’occupe un policier en civil n’est pas un "heu public”.Tel est le jugement rendu hier par la Cour suprême du Canada qui, par le fait même, a annulé un jugement porté contre une femme de Vancouver reconnue coupable d’avoir sollicité un client dans un but de prostitution.La preuve a démontré qu’un détective de Vancouver avait ae sa voiture à une intersection quand Debra Huit s’est ap-ée de lui et lui a souri ; il a souri lui aussi et la jeune femme à pris place sur le siège avant du véhicule.Elle a demandé au policier s'il désirait une femme, n a accepté de verser les $30 qu'elle réclamait et l'a ensuite appréhendée, quand ils se sont airigés vers un hôtel.Rectificatif.Une malencontreuse erreur s'est glissée dans un texte publié dans l'édition du DEVOIR de samedi dernier, où il était question de la course au leadership libéral (page 7).On y Identifiait comme ‘Tun des fidèles de M.Claude Ryan" l'ex-député libéral de Bellechasse, M.Pierre Mercier.Erreur sur la personne: il se trouve en effet une personne du même nom dans l'organisation du M.Ryan, mais il ne s'agit pas de l'ex-député de Bellechasse.Sul plus est, l'ex-député de Bellechasse, qui est respon-e permanent de l'organisation du Parti libéral du Québec pour l'Est de la province depuis février 1977, est rattaché au comité organisateur de la campagne du leadership libéral et à ce titre il reste neutre face aux deux candidats, Le Pierre Mercier qui appuie M, Ryan est une autre personne, Enfin, contrairement à ce que nous disions dans l'édition de samedi, ni l’un ni l’autre n'est le frère ni n'a aucun lien de parenté avec M.Léonce Mercier, l'un des rgar Mille excuses.organisateurs de M.Raymond Garneau.Jamieson se dit surpris de l’attitude positive de Pékin OTTAWA (PC) - La Chine s'ouvre au monde extérieur à un rythme qui surprend les visiteurs étrangers, notamment le ministre canadien des Affaires extérieures, M.Don Jamieson.Revenant d'une tournée au Japon et en Chine, M, Jamieson a été surpris de l'attitude positive des dirigeants chinois, concernant notamment leurs problèmes et besoins industriels.Il a trouvé l'attitude du président Hua Kuo-feng candide et sincère, Un autre responsable canadien, qui avait également visité la Chine en compagnie du ministre des Transports, M.Otto Lang, l’année dernière, a fait remarquer que les dirigeants chinois se sont montrés beaucoup plus ouverts durant la visite de M.Jamieson.Les dirigeants canadiens ont tous remarqué i quel point les Chinois semblaient désireux d'augmenter leurs échanges avec le monde occidental, notamment en technologie.Un autre indice de la nouvelle attitude des responsables chinois est la visite qu'effectue présentement le vice-président Teng Hslao-ping dans le sud-est de l'Asie, marquant ainsi la première Le dialogue CTC-cabinet se poursuivra OTTAWA (PC) - Le gouvernement et les chefs syndicaux se sont rencontrés durant Quatre heures hier pour étu-ier les politiques économiques fédérales.Aucune entente n’a été conclue, mais la perspective demeure saine en vue d’entretiens ultérieurs."Leurs politiques ne sont pas à point: il va falloir recon- sidérer la question économique de façon globale, surtout sa manière d’opérer", a expliqué Joe Morris, président des 2.3 millions de membres du Congrès canadien du travail, à la suite de cet entretien avec les représentants du cabinet."Nous avons écouté leur version de la situation économique et nous y répondrons très prochainement,’ a ajouté LESAGE LAMOTHE COSSETTE OPTICIENS D’ORDONNANCES ASSOCIÉS IACQUES LAMOTHE O O D MARC COSSETTE B A O O D PRESCRIPTIONS Df LUNETTES LENTILLES CORNÉENNES SOUPLES OU RIGIDES LENTILLES PROGRESSIVES MONTRÉAL • 3425 rue St-Denis (Métro Sherbrooke) • POLYCLINIQUE DE MONTRÉAL 12245 rue Crenet(Cartierville) • 5000 Boul St-Laurent (Boul.St-)oseph) LAVAL • POLYCLINIQUE MÉDICALE CONCORDE 300 est Boul de la CONCORDE (Duvernay) UN SEUL NUMÉRO DE TÉLÉPHONE 845-4221 Morris, expliquant qu'à moins de mesures immédiates du gouvernement pour réduire le chômage, l'économie s’affaiblira davantage.Statistiques Canada rapportait hier que le nombre de chômeurs est passé de 882.000, en décembre, à 991,000, le mois dernier."C’est tragique qu’on ne fasse rien pour y remédier,” a fait remarquer Morris.Son organisme a décidé de reprendre les discussions économiques avec Ottawa, "à cause de la détérioration constante de l’économie du pays".Le CCT a mis fin à ses entretiens avec le gouvernement en août, à cause de l’opposition du mouvement travailleur au POUR L EUROPE votre ‘/Ç&uiutt Scmca programme anti-inflationniste fédéral.Mais les pourparlers devaient reprendre la semaine progr fédéral.Mais les pourparlers ipr dernière à la demande du premier ministre Trudeau.A la reprise des entretiens hier, le CCT a vertement critiqué le gouvernement pour sa façon de régler les problèmes économiques.Morris devait déclarer par la suite, que le ouvernement avait changé ’attitude sur certains points.E//ort collectif Le ministre des Finances.M, Jean Chrétien, a expliqué que le gouvernement ne s attendait pas à un accord immédiat avec les syndicats, ajoutant que tous les paliers de l’économie canadienne doivent collaborer à sa relance.Le gouvernement a remis aux participants, copie d’un document de travail, où sont énoncés les objectifs visés d’ici cinq ans, leurs de 1; dans les sec-a croissance économique, de l’inflation et du chômage.Morris a expliqué qu’il n’avait pas eu le temps d’étudier ce document, où Ottawa y propose notamment une agence de surveillance des prix et des salaires pour remplacer les contrôles actuels qui prendront fin en avril.Morris avait déclaré, la semaine dernière, qu’une telle agence était inutile, mais il en paraissait moins certains hier.r‘Nous n’avons pas encore pris de décision; nous ne refusons rien pour l’instant", a-t-il ajouté.fols depuis fort long qu’un dirigeant chinois traverse sa frontière, Cette nouvelle attitude se réflète également au niveau culturel; les Chinois ont en effet réhabilité la musique de Beethoven, qui est Jouée dans les grandes capitales de la Chine par l’Orchestre symphonique de Toronto, présentement en tournée.La Société philharmonique centrale de Pékin peut également maintenant Jouer quelques pièces du répertoire occidental, elle qui avait été restreinte à ne jouer que trois pièces chinoises politiquement acceptables en 11 ans, soit depuis la révolution culturelle.Combien de temps durera ce "dégel”?Selon les responsables canadiens, cela dépendra du dynamisme des autorités actuelles.Jamieson et sa suite savaient au départ que les autorités chinoises étaient plus que jamais très intéressés a collaborer avec le Canada et l’Occident en général, suite à l’entretien du ministre canadien avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Huang Hua, en octobre dernier.Le juge Wishart Spence de la Cour suprême, qui a rédigé le jugement au nom de ses confrères, unanimes dans leur décision, a affirmé que la voiture banalisée constituait un “lieu privé" sur lequel le policier possède un contrôle entier.De ce fait, Mlle Huit ne peut être condamnée pour s’être livrée à la prostitution dans un lieu public.Contre la pornographie Le ministre de la Justice, M.Ron Basford, a annoncé hier l’intention du gouvernement fédéral de s'attaquer à la pornographie en amendant le Code pénal de manière à rendre punissables d'une peine d'emprisonnement de 10 ans la production et la distribution de materiel obscène impliquant des enfants.M.Basford a précisé qu'il entend présenter un projet de loi a cet égard plus tard au cours de la présente session, alors qu'il témoignait devant le comité parlementaire de la justice, qui étudie un certain nombre de bills privés touchant la pornographie.Dans son exposé, le ministre a toutefois déclaré qull lui semble difficile, voire impossible, d’en arriver à une définition objective de l'obscénité, Du côté de l'opposition, le député conservateur de St-Jean-est, M, James McGrath s'i s'est dit déçu par la " nil ' ‘ ‘ proposition du ministre, "car, a i-ll expliqué, en se limitant à déclarer obscène la seule pornographie Impliquant des enfants, le gouvernement légitimera toute autre forme de pornographie.Nouvelle session à Halifax a- Dans son discours du Trône é l'ouverture de la législature, le gouvernement libéral de la Nouvelle-Ecosse a mis l’accent sur la création de nouveaux emplois et par la même occasion, d'une autonomie économique accrue, A la lueur de ces projets pour la prochaine session, vraisemblablement la dernière avant les élections générales, des statlsti- 9ues récentes du gouvernement central indiquent que le nombre e chômeurs, en Nouvelle-Ecosse, est passé de 3,000 A 5,000 depuis un mois.Le discours précise que devant l’étendue actuelle du chômage et de l'inflation, sans que la province en soit responsable, il est temps qu'elle retourne à sa source et retrouve l’autonomie dont elle disposait avant son entrée dans la Confédération.Les sources proches du gouvernement expliquent que ce retour aux sources a été entamé il y a trois ans, avec la création d'un ministère distinct du Tourisme, et une activité accrue des industries primiares.Le discours ajoute toutefois que cette réforme ne peut entrer en vigueur sans une certaine aide d'Ottawa.y Officier de la Légion d’honneur M.Jean-Marc Léger, secrétaire général de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, a reçu la distinction d'Officier de la Légion d’honneur.M.Léger, bien connu pour ses nombreuses activités dans le monde de la francophonie internationale a reçu cette importante distinction à la Sorbonne, à Paris, des mains du recteur de l’Université de Paris, M.Robert Mallet, Après avoir occupé les fonctions de journaliste aux quotidiens La Presse et Le DEVOIR, M.Léger a été secrétaire général et président de l'Association des Journalistes de langue française, et de 1969 à 1974, secrétaire général de l'Agence de coopération culturelle et technique.(Citroen ACHAT-RACHAT chez le spécialiste de la location BILLETS AVION toutes destinations Tél : 861-0200/3906 Permis 13868252-0280 EAU POTABLE: utiliser sans abuser ASSOCIATION QUEBECOISE DES TECHNIQUES DE L'EAU EXPEDITEURS EXPÉDITIFS Les Messageries CN vous offrent un service.« de porte à porte avec livraison le lendemain entre Montréal et Toronto/Hamilton.e.MESSAGERIES CM RAMASSAGE - 877-4400 TARIFS - 877-3570/3629 RENSEIGNEMENTS - 877-3622 Ayez l’oeil sur nous! t’as bien un drôle de nom Mercredi 8 février 19h00 La France Paola et Bruno rencontrent Franck Eber, 13 ans visage / Mercredi 8 février 19h30 Emile Nelligan 1879-1941 La télévision de Radio nnt:*ol il ou le câble 4 • • L© Devoir, mercredi 8 février 1978 L’Europe communautaire 2) L’intégration commerciale piétine BRUXELLES - L’observateur étranger ne peut s’empêcher de remarquer que l’intégration commerciale de l’Europe piétine, et principalement à cause du fonctionnement erratique de son système monétaire.Les fonctionnaires de Bruxelles ont beau affirmer que l’éclatement du “serpent” monétaire européen n’a pas remis en cause l’union douanière.Le président de la Commission, Roy Jenkins, admet quand même publiquement que “l’Europe est encore loin de tirer pleinement parti des avantages potentiels qu’offre la Communauté en tant que marché commun ”.Par exemple, l’unité des prix agricoles, l'un des résultats les plus visibles de l'union douanière, cette unité devient de plus en plus théorique si d’importantes fluctuations entre la valeur des neuf monnaies européennes recréent des distorsions entre chacun des neuf marchés.Ces difficultés, déjà perçues par le simple consommateur, sont encore plus vivement ressenties par les hommes d'affaires qui, selon Jenkins,” se plaignent clairement et à juste titre de la difficulté, voire de l’impossibilité, de prévoir une dimension européenne pour leurs entreprises en raison des risques actuels de change et des incertitudes inflationnistes entre les États membres”.Ces j difficultés seraient tout autant ressenties par les industriels __par_ Michel Vastel Michel Vastel, journaliste affecté au secteur de l’actualité économique et financière au DEVOIR, a fait en janvier d Bruxelles un séjour d’information après des commis* sions de la Communauté économique européenne.Pssst.Nos vêtements de croisière sont arrivés Qu’on se le dise • 388 o.Sle-('»therine • Le Carrefour Li«il • Les Galeries d’Anjou • Kaimew, Pie-Claire • 960 o.Ste-( atherine étrangers qui souhaitent accro'itre leurs investissements en Europe ou leurs échanges avec elle.Les pays en difficulté, qui n'ont plus le droit de recourir à l’arsenal des protections douanières, tentent de rétablir leur compétitivité par des dépréciations de leurs monnaies.C’est finalement perçu comme un moyen détourné de fausser les règles du jeu d’un vrai marché commun! 11 est significatif de voir que la première tentative de réduire les fluctuations entre les diverses monnaies des neuf n’ait pas résisté aux formidables écarts entre les balances commerciales, écarts creusés par la montée vertigineuse des prix du pétrole et des matières premières.En 1973, les écarts entre les déficits et les excédents des balances commerciales étaient considérables: ils variaient de près de $13 milliards d'excédents pour la RFA à un déficit de $8.5 milliards en Grande-Bretagne.L’année suivante, l’Allemagne de l’ouest enregistrait un excédent de plus de $20 milliards alors que le Royaume-Uni subissait un déficit record de près de $16 milliards.On comprend que les pays — surtout la France, ritalie et le Royaume-Uni qui, ensemble, représentaient un déficit de leur balance commerciale de $24 milliards — que ces pays puissent difficilement tenter de maintenir leur COURS D’INITIATION À LA DÉCORATION INTERIEURE' SOUS LA DIRECTION DES ARTISANS DU MEUBLE QUEBECOIS INC as EST RUE.ST PAUL VIEUX MONTRÉ AL RENSEIGNEMENTS 8661830 Détart ëM cours monnaie à flot.Le recours à la dépréciation permet au moins de freiner la demande d’importations, et surtout de redonner un nouveau souffle aux industries exportatrices.Inversement, la RFA, avec des excédents aussi chroniques, a du mal à contrer les pressions à la hausse sur le mark.Les mouvements erratiques des devises perturbent les économies de chacun des pays, quelles que soient les politiques nationales adoptées.Une forte dépréciation de la devise nationale crée aussitôt une psychose de l'inflation et provoque une pression à la hausse insoutenable sur les prix et les salaires.Les pays qui ont connu les plus lourds déficits en 1974 sont aussi ceux qui ont eu le plus de mal à contrôler la montée des prix à l’intérieur de leurs frontières.De plus, et on le reconnaît à Bruxelles, les pays à devises plus faibles, qui enregistrent les déficits les plus élevés, devraient aussi être ceux qui adoptent les politiques les plus déflationnistes tandis que la relance devrait davantage être favorisée dans les pays excédentaires.Cette strategie ne contribuerait malheureusement qu’à creuser des écarts pourtant à peine soutenables au plan du chômage.Ainsi, des pays comme la France, ITtalie ou le Royaume-Uni, 3ui supportent chacun plus ’un million de chômeurs, devraient adopter des politiques d’austérité tandis que l1 Allemagne, avec un taux de chômage à peine supérieur à 4% devrait opter pour de généreuses politiques de relance?Dans certains pays européens — surtout dans ceux qui font face à une réelle I hypothèque communiste — l’économie a des raisons que la politique ne peut pas recon-| naître! Les plus sceptiques — particulièrement Français et Britanniques — se résignent en pensant qu’une union douanière peut bien vivre sans union monétaire.Après tout, le marché commun a tenu vingt ans dans un contexte Fiducie du Québec le plan enregistré d'épargne-retraite Fonds Desjardins Hypothèques.monétaire interrational particulièrement perturbé.Quant aux vrais partisans de l’Europe, ils estiment que le marche commun continuera de piétiner, qu’il ira de crises en crises, tant qu’on n’aura pas avancé sur la voie de l’intégration économique et monétaire.Depuis 1969, la volonté, au moins officielle, de tous les gouvernements de l’Europe est d’avancer vers l’union monétaire, puis économique.Mais les divers plans mis en oeuvre n’ont en fait constitué qu’une suite d’échecs humiliants pour les partisans de l’Europe.Un premier rapport, qui porte le nom de l’ancien Premier ministre du Luxembourg, M.Pierre Werner, chargé de présider à sa rédaction, établissait que l’union monétaire n’était possible que si chaque État-membre acceptait que sa monnaie devienne entièrement convertible et fixée de façon “irrévocable”, sans que des marges de fluctuation soient permises avec les autres monnaies de la communauté.“Pour bien marquer le caractère irréversible du programme”, prétendait le rapport Werner, il faudrait envisager la création d’une monnaie unique.Les ministre européens, prudents, se sont contentés d’une formule étapiste: dans un premier temps, on tenterait de réduire les fluctuations des monnaies européennes entre elles, dans un deuxième temps on éliminerait ces fluctuations pour arriver à geler les parités, et enfin on pourrait passer à l'ultime étape de la monnaie unique.On ne dépassera jamais la première étape.Pour réduire les marges de fluctuation des devises entre elles on a imaginé de les limiter à une fluctuation de 2.25% entre elles.Ce panier de devises européennes — à l’époque elles étaient six — devrait ensuite varier dans la limite permise de 4.5% par rapport au dollar US.On appela ce système le "serpent dans le tunnel”.Par suite des difficultés du dollar américain, on éprouva de plus en plus de difficultés à maintenir la cohésion entre les monnaies européennes qui, entre-temps, étaient devenues neuf.Certes le “serpent” avait l’avantage d’amortir les fluctuations par rapport au dollar, un “panier” de devises étant moins sensible qu'une devise seule.Pour tenter d’accommoder les pays en difficulté, on porta même la marge de manoeuvre de 2,25 à 4.5% mais cela n’empêcha pas la Grande-Bretagne et l’Irlande d’abord, puis l'Italie, et enfin la France, d’abandonner le “serpent”.Dès lors, ces quatre monnaies évoluaient, non seulement par rapport aux devises étrangères, mais aussi par rapport aux autres monnaies de la Communauté, trandis que cinq autres pays réussissaient tant bien que mal à maintenir le “serpent”.Plutôt mal d’ailleurs: un petit pays comme la Belgique, qui tait face à de graves difficultés économiques doit, bon gré mal gré, suivre le mark allemand qui, lui, est chroniquement porté à la surévaluation.Toutefois, les parités n’étant rendement élevé, grande flexibilité et coût administratif minime.Les sommes investies dans ce plan enregistré d’epar-gne-retraite de la Fiducie du Québec sont déposées dans le Fonds Desjardins Flypothèques composé en majeure partie de prêts en première hypothèque Ce fonds, géré par les experts financiers de la Fiducie du Quebec, vous assure une securité maximale et un rendement élevé.• Aucuns frais d’adhésion • Dépôt initial: S500 Pour plus de renseignements sur ce plan enregistre onn fre la d'épargne et les nombreux autres que vous Fiducie du Québec, consultez le guide Pour vous procurer le guide des plans enregistres d'epargne-retraite et logement de la Fiducie du Quebec, téléphonez, écrivez ou rendez nous visite Fiducie du Québec Service à la Clientèle, plans d’épargne 1, Complexe Desjardins C P.34, succursale Desjardins Montréal, Québec H5B 1E4 Montreal: (514) 281-8840, Extérieur: composez sans frais 1-800-361-6840.poste 8840 desjardins pas gelées, un pays a toujours la ressources de “décrocher” du serpent, c'est-à-dire de dévaluer ou de réévaluer sa devise.Tout ce qu’on exige ac-tuellement des États-membres, c’est qu’ils limitent les fluctuations de leur devise par rapport à celles des autres.Pour l’instant, les fonctionnaires de l’Europe affirment que le “serpent” a cinq va survivre, parce que “ceux qui s’y trouvent y sont attachés”.On doute par ailleurs que ceux qui en sont sortis acceptent de le réintégrer mais on attend d’eux qu’ils se fixent des objectifs clairs de stabilisation de leurs devises, en limitant leurs fluctuations par rapport, non pas à une seule monnaie comme s’ils se trouvaient à l’intérieur du “serpent”, mais par rapport à un groupe de monnaies, un tel “panier” devant en principe réduire les marges de fluctuations.Pour aider les monnaies européennes les plus faibles à se stabiliser, un autre rapport, le rapport Marjolin, proposait en 1975 de créer un “Fonds de stabilisation des changes” pour l’ensemble de la Communauté.Ce Fonds, “d’au moins $10 milliards”, interviendrait sur les changements trop brusques, et de court terme, des diverses monnaies.Son existence même, prétendait le rapport Marjolin, “contribuerait grandement à inspirer confiance et stabilité”.On a même envisagé, pour les interventions de ce Fonds, de créer une monnaie communautaire, l’Europa, dont la valeur serait la somme d’un certain nombre d’unités de chacune des neuf monnaies.L’avantage de cette monnaie-panier est qu’elle réduirait considérablement les risques de change.Une “Unité de compte européenne” (UCE) est d’ailleurs déjà couramment utilisée pour la Communauté pour calculer ses transferts de fonds au titre du développement régional.L’U.C.E.n’a au'une valeur comptable tan-is que l’Europa pourrait devenir une nouvelle devise sur les marchés internationaux: certains emprunts effectués sur les marchés européens pourraient être effectués en “Europa”.Chaque plan de stabilisation du système monétaire européen aboutit donc plus ou moins irrémédiablement à la création d’une monnaie unique.L’idée était encore récemment reprise par le président de la Commission, M.Roy Jenkins.Il évoquait les avantages d’une nouvelle devise internationale importante “qui, sans nos divisions et nos divergences sur le plan monétaire, seraient comparables à ceux des États-Unis”.L’un des arguments de Jenkins est justement que les politiques macro-économiques des pays les plus faibles de l'Europe sont sans cesse remises en question par les risques de change sur les marchés internationaux.Intégrées à un “panier” de devises, la lire, le franc français ou la livre subiraient moins de pressions et, prétend Jenkins, “le bien-être économique en Europe serait fondamentalement amélioré”.Jacques Rueff a déjà dit que “l’Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas”.De toute évidence à Bruxelles, pour éviter qu’à tout le moins l’Europe ne se défasse, on cherche fébrilement une solution.Peut-être parce que, comme le suggérait le rapport Marjolin en 1975, la politique monétaire commune, et la création d’une banque centrale ou d’un système de banques centrales chargé de gérer cette politique commune, constitue le prérequis indispensable à toute union économique et, implicitement, à la réduction des disparités.Face à un cheminement aussi pénible, on s’étonne que les Européens n’aient pas encore renoncé à poursuivre plus loin leur expérience.Ils pourraient se contenter, après tout, d’une vague “zone de libre échange”! Il semble y avoir deux raisons à cet acharnement de l’Éurope à se faire, malgré tout.Les hommes d’affaires en premier lieu ont très vite perçu les avantages qu'ils pouvaient tirer de l’Europe des neuf.C’est tellement visible que les socialistes reprochent à la CEE de n’avoir su créer qu'une “Europe des affaires”! Le monde industriel constitue donc une première pression sur les Nations membres pour ne pas s’arrêter à mi-chemin.Mais les citoyens de l’Éurope eux-mêmes semblent convaincus qu’il faille aller plus loin.Non pas qu’ils en perçoivent les effets au- jourd’hui.mais parce qu’ils sentent, confusément, que d’ici 10 ou 15 ans la Communauté économique sera une bonne chose.Le dernier “Euro-baromètre” révèle ainsi que pour 56% d’Européens satisfaits aujourd’hui il y en a 59% qui pensent que, dans 10 ou 15 ans, “l’Europe sera une bonne chose".Même les Britanniques, qui aujourd’hui sont en général insatisfaits de l’Europe (37% d’opinions négatives contre 35% de positives), estiment à 48% que, dans une décennie ou deux, la CEE représentera un acquis pour eux.Prochain article: L'Europe à la recherche d’un nouveau modèle de fédéralisme.ÉPARGNEZ ! DES SECONDS! TtiteHAiicA etc cuCMkc eU& pnix neetuità eU C* HtAHufrlCtWlt eUfriut* on £ed cnaùtfUt de ftnettUvie Cite.Sélection foéuleuée - coccleu'U aX-foeUfOMtee.irnDCLirai l t*c.*oRr Uj1 ^3 Rabais de SUPER SPÉCIAL 30% ROiti les seconds chez nous exclusivement 270-4318 1321 nue “SecuiéieH C4t (chtie (^Auuiêond et de ^auuudtène) agenfe d'immeuble Nous payons l’un des plus haut taux de commission au Québec si vous vous déplacez pour faire de bonnes affaires passez prendre un formulaire de renseignements adressez-vous au directeur de l'une des 107 succursales de la Banque d'Epargne ou prenez rendez-vous avec le directeur général adjoint, LIONEL MALO à 878-3351 I Annulé pour cause .d’antipathie UN ATOUT DANS VOTRE VIE ÿkhicmi/ieà LE TRUST DE LA BANQUE D’ÉPARGNE Quatre accusations portées contre un promoteur financier, Irving Kott, concernant de fausses déclarations relatives à Fallinger Mining Corporation, ont été annulées par le juge Claire Barrette-Joncas, de la Cour supérieure, à la suite d’un incident survenu à l’examen volontaire du prévenu.Au cours d’un ajournement de l’instruction, le juge Dollard Dansereau avait rencontré, dans un corridor voisin de la cour, le témoin de la défense qui était en train de déposer.et qui était un ami de longue date.Le magistrat lui avait alors confié qu’il avait été "fortement impressionné” par certains témoins et qu il était “réellement antipathique à toute l’affaire”.L’avocat de la défense, Me Bruno J.Rateras, avait alors présenté une requête pour empêcher le magistrat de première instance de poursuivre l’audition de la cause et, hier, le juge Barrette-Joncas s’est dite d’opinion que ce dernier n’aurait pas du donner son avis sur la crédibilité de certains témoins et qu’il avait clairement démontre son antipathie à l’endroit de l’accusé."Cela choque mon sens de la justice naturelle, a-t-elle ajouté, qu’un juge fasse ainsi part de ses sentiments devant quelqu'un qui est encore à té- moigner devant lui".La décision de la cour n empêche cependant pas la poursuite de porter de nouvelles Elaintes contre Kott et il sem-le bien que c’est là ce que recommandera l’avocat spécial de la Commission des valeurs mobilières, Me Gabriel La-pointe.Le REER sans frais • Votre régime enregistré d'épargne-retraite ne comporte absolument aucuns frais.• Votre placement et vos intérêts sont investis à des taux élevés, garantis pour cinq ans.• Nous offrons également une option épargne à 7V2%, taux soumis à une révision trimestrielle.• Téléphonez, écrivez ou venez nous voir pour obtenir notre brochure de 15 pages.Crédit foncier FIDUCIE CRÉDIT FONCIER Succursales d'un océan à l'autre Montréal: Québec: Ottawa: 612, rue Sl-Jacques 1135.Chemin Sl-Louls 170, rue Melcalle K* GARANTI pour 5 ans 282-1880 681-0277 232-5309 Régime Épargne-Logement à 9% INSTITUTION INSCRITE REGIE DE IASSURANCE DEPOTS OU QUÉBEC MEMBRE SOCIETE D ASSURANCE DEPOTS DU CANADA ) Le Devoir, mercredi 8 février 1978f — • ^ Le conseil municipal veut assumer seul ses responsabilités sur le Vieux-Québec Par Paul Bennett QUÉBEC — Tout en reconnaissant au ministère des Affaires culturelles un certain rôle en matière de conservation et de mise en valeur du patrimoine, l’administration municipale de Québec entend assumer ‘‘complètement et exclusivement” ses responsabilités dans les domaines de sa compétence, y compris la réglementation des usages et de la construction.Tel est le message que le maire de Québec, M.Jean Pelletier, a tenu à livrer, hier, à l’intention des autorités gouvernementales, à l’occasion de l’adoption en deuxième et dernière lecture du règlement 2499 sur le Vieux-Québec.Ce règlement, on s’en souvient, a pour objet de geler, pour une période de 18 mois, toute expansion des activités commerciales de types hébergement, restauration et divertissement dans ce quartier historique.M.Pelletier, qui ne semble pas avoir apprécié l’intervention directe des Affaires culturelles dans ce dossier depuis quelques mois, a souligné hier, devant le conseil municipal, qu’il reconnaissait au ministère le droit d’intervenir “là où il le faut, quand les municipalités en cause n’agissent pas ou agissent mal”.Mais, devait-il ajouter aussitôt, “ce n’est pas le cas de la Ville de Québec qui est prête à assumer ses responsabilités dans ce domaine de la protection du patrimoine, et l’a démontré de façon concrète”.C’est un secret de polichinelle que le ministère des Affaires culturelles Pas de privilèges spéciaux pour l’opposition non élue QUÉBEC (par Paul Bennett) — Le maire de Québec, M.Jean Pelletier, ne voit pas pourquoi l’administration municipale devrait étendre aux forces d’opposition oui n’ont pas de représentants élus au conseil les mêmes “privilèges” en matière d’information que ceux dont bénéficient les conseillers.Dans une lettre datée du 1er février et adressée à M.Pierre Racicot, président du Rassemblement populaire de Québec (RP), M.Pelletier précise que “si vous ou un membre de votre formation aviez été élu, vous bénéficieriez, sur le plan de l’information, des mêmes privilèges que tous les autres conseillers, mais ce n’est pas le cas”, fait-il remarquer.Bien qu’il eût recueilli 25 pour cent du vote populaire aux dernières élections municipales, le parti de M.Racicot n’avait pas réussi à faire élire un seul conseiller à l’Hotel de Ville.Or, rappelle M.Pelletier, même à l’Assemblée nationale “on exige des partis d’opposition, pour qu’ils soient reconnus et bénéficient de certains services de l’État, qu’ils fassent élire un certain nombre de candidats qui démontrent ainsi leur représentativité”.Dans une lettre qu’il faisait parvenir au maire Pelletier le 17 janvier dernier, M.Racicot avait invoqué le pourcentage important du vote obtenu par son parti pour demander que le RP puisse avoir droit à un service de recherche, à des locaux et à du personnel de secrétariat défrayés à même le budget municipal.M.Racicot demandait également que soit prévue, à la fin de chaque réunion du conseil, une période de questions au cours de laquelle tout citoyen pourrait avoir droit de parole et, enfin, que les assemblées du conseil soient tenues en soirée afin de permettre au plus grand nombre de citoyens d’y assister.Sur le second point, M.Pelletier invoque encore une fois l’exemple de l’Assemblée nationale pour dire qu’il lui semble impossible d’accorder le droit de parole aux assemblées du conseil à tous les citoyens “dans une ville de la grandeur de Québec”.Selon M.Pelletier, le citoyen s’exprime à la ville de Québec par son conseiller comme à l’Assemblée nationale par son député.Enfin, sur la question de l’horaire des séances du conseil, le maire estime que la possibilité pour le simple citoyen d’assister aux séances et été accrue par la décision récente de tenir les assemblées du conseil à dates fixes et à 17 heures, soit après les heures de travail.Deux conseillers critiquent la procédure suivie à Ste-Foy QUÉBEC (par Paul Bennett) — La décision récente des autorités municipales de Sainte-Foy de vendre par appel d’offres plutôt que de gré à gré, le terrain que la Ville possède à l’angle des rues Hoche-laga et Lavigerie au promoteur André Bilodeau, n’a pas pour autant apaisé la controverse soulevée par cette affaire.Lundi, lors de la dernière séance du conseil, deux conseillers municipaux, MM.Anatole Robichaud et Ludger Saint-Pierre, se sont opposes à la procédure suivie par la ville pour mettre ce terrain en vente et ont voté contre la résolution en ce sens déposée par le maire de Sainte-Foy, M.Ben Morin.Si.OU ?XFAM Rappelons qu’à la suite des pressions exercées par certains contribuables, le conseil de ville de Sainte-Foy était revenu sur sa décision d’offrir en vente ce terrain à M.Bilodeau à un coût inférieur de $800,000 à son évaluation municipale.Parallèlement, la Ville offrait d’acquérir de M.Bilodeau un autre terrain, situé tout près du centre commercial Quatre-Bourgeois, à un prix supérieur de $600,000 à son évaluation municipale.La resolution de M.Morin autorise le greffier de la Ville à procéder par soumissions publiques dans le cas du premier terrain mais continue de lier l’achat du second à la vente du premier.Le conseiller Robichaud a expliqué qu'il ne peut appuyer cette résolution à moins qu’on ne redonne au terrain offert en soumission sa vocation commerciale originale.Un amendement apporté, en décembre dernier au zonage de ce terrain pour le rendre utilisable à des fins résidentielles, P1 le L’ASSOCIATION DES FOURNISSEURS D’HÔTELS ET RESTAURANTS OFFRE DES BOURSES AUX ÉTUDIANTS DU COLLÈGE LASALLE NE* II.s’apprêtait à intervenir par arreté en conseil pour protéger la fonction résidentielle dans le Vieux-Québec, au cas où les autorités municipales auraient refusé d’agir.L’article 53 de la Loi des biens culturels et l’article 10 des règlements sur les arrondissements autorisent en effet le ministre à refuser tout permis de construction ou de démolition sur le territoire d’un arrondissement historique, ce qui aurait pour effet de geler toute conversion d’une résidence en un établissement commercial.C’est donc en partie pour écarter l'ingérence du provincial dans les domaines de responsabilité municipale, tels que l’urbanisme, que la Ville de Québec prenait l’initiative, dès le mois d’août dernier, d’édicter un règlement temporaire concernant le Vieux-Québec.Puis, à la suite d'une série de consultations avec les autorités du ministère et les corps intermédiaires, M.Pelletier proposait un nouveau projet de règlement, plus draconien, pour une période de 18 mois à 2 ans.De nouvelles consultations ont eu lieu depuis et le ministère des Affaires culturelles a fait savoir qu'il ne jugeait plus désormais nécessaire d’imposer sa propre réglementation concernant le Vieux-Québec.Ce qui, dans l'esprit de M.Pelletier, constitue sûrement une victoire pour les autorités municipales.La Ville, selon M.Pelletier, est toutefois prête à élaborer toute réglementation à venir touchant le Vieux-Québec en consultation et en accord avec le gouvernement du Québec mais, insiste-t-il, “la réglementation des usages et de la construction à l’interieur du territoire de la Ville de Québec, y compris les arrondissements historiques, est une de ses responsabilités propres, tant dans sa formulation que dans son application”.Par ailleurs, a poursuivi M.Pelletier, la Ville n’hésitera pas, si elle juge opportun d’obtenir des pouvoirs additionnels de l’Assemblée nationale pour s’acquitter de ses responsabilités en matière de biens culturels, à demander un amendement à sa charte.Le règlement adopté hier, qui comporte de légères modifications par rapport au projet initial, entre en vigueur immédiatement pour une période de 18 mois (et non de deux ans comme prévu à l'origine).La Ville s'engage de plus à ne pas modifier le règlement d'ici là.JEUNES PORTEURS DEMANDES pour faire fa’ iiuraison du puma LE DEVOIR I u > lui enlève en effet une partie de sa valeur, selon M.Robichaud.Un contribuable a par ailleurs fait remarquer que l'avis de soumission rendu public, lundi, pour la vente de ce terrain, ne comprend aucune mise à prix, en dépit du fait qu’il soit évalué par la Communauté urbaine de Québec à $1.9 million et que M.André Bilodeau en ait déjà offert $1.3 million.Il s’agit là d’une pratique plutôt inhabituelle.M.Robichaud s’est également opposé à ce que l’achat par la Ville du terrain possédé par M.Bilodeau soit lié à la vente du terrain offert en soumission par la Ville.Selon M.Robichaud, ces deux transactions devraient être distinctes.En dépit de l’opposition de MM.Robichaud et St-Pierre et des contribuables présents dans la salle, le conseil a finalement adopté la résolution de M.Morin.Les promoteurs intéressés ont jusqu'au 26 avril rochain pour faire connaître leurs soumissions.galeries SOLDE D’ÉCHANTILLONS de réduction Ne manquez pas cette chance de vous procurer du CRESUS à si bas prix ! Des marques de prestige telles que Henredon — Hickory — Marimont — Kay-Lyn — Barrymore — etc.Nous devons faire place aux nouvelles collections, ce qui nous oblige à nous départir de la majorité de nos échantillons, même s’ils sont en excellente condition.Voici l’occasion unique de vous procurer des meubles raffinés et exclusifs à prix réduits de 25% durant cet incroyable solde d’échantillons aux GALERIES CRESUS seulement.Des mobiliers de salon, de différents modèles, dans un choix de tissus décorateurs, velours, imprimés ou unis.Des mobiliers de chambre aux lignes classiques avec une qualité de construction qui vous donnera des années et des années de satisfaction.Des salles à manger pratiques, conventionnelles ou sophistiquées, de différentes teintes et de lignes variées.Et que penser des accessoires complétant le tout ! C’est une myriade d’articles, la plupart importés d’Europe, et qui rehausseront le décor qui ne demande qu’à être rafraîchi.L’investissement en vaut la peine; ce qui vous fera dire: Albalorena Amador, Lydia Herlim, Teresa Gomez et Audrey Williams sont les heureuses récipiendaires des bourses offertes par l'Association des Fournisseurs d'Hôtels et Restaurants.Cette importante association veut encourager d’une façon concrète les stages professionnels dans l'industrie de l’alimentation, de l’hospitalité et du tourisme.Les bourses ont été présentées par Monsieur Luc Lauzon, directeur du comité des bourses, et le Collège LaSalle, était représenté par Monsieur J.-Paul Morin, directeur général; Monsieur Robert Legault.directeur des services pédagogiques et Monsieur Michael Christie, directeur des programmes de Tourisme et d'Hôtellerie.\ 7,8,9 et 10e ÉTAGES PLUS QUE JAMAIS! * N.B.25% de réduction sur les marchandises portant les étiquettes SOLDE D'ÉCHANTILLONS.N.G.VALIQUETTE LIÉE, 510 est, sainte-catherine • 842-8811 n \ \ s 1 * • %0 ?Le Devoir, mercredi 8 février 1978 les tribunaux Le meurt te de Paolo Violi Vasectomies “racontées” en cour, après six ans Manno aurait loué la camionnette rouge h Six ans après avoir subi une vasectomie dans le bureau d’un médecin verdunols, six policiers de la CUM sont venus raconter les complications de cette opération plus ou moins ratée, hier, devant le ]uge Maurice Lagacé, de la Cour supérieure.Ils font partie d’un groupe de 24 requérants (dont sept autres agents de police) qui ont intente des poursuites contre le Dr Aimé Pelletier, pour les multiples inconvénients qu'ils ont subis i la suite de la rapide intervention que leur a fait subir le praticien.Au cours d'un témoignage-type, si l'on peut dire, l'un des policiers a raconté hier qu'il n’avait pas été lui-même rasé", et que le médecin ne s’était pas lavé les mains avant de l’opérer, en février 1972.Et il ne portait pas de gants aseptisés.A un certain moment, ce dernier lui a dit: “Ça va faire mal,.!"."Ça a fait mal, effectivement, de dire le témoin, ]e m'étais rhabillé, et n'ayant reçu aucune directive, je suis retourné directement a mon travail."Il ne m'avait pas dit de ne pas conduire mon auto, et il ne m’avait pas plus averti que je devais porter un support”.Le policier soutient qu'il a commencé à ressentir de vives douleurs, le jour même, qu’il a subi une hémorragie par la suite, et qu’il a dû prendre une quinzaine de jours de congé, pendant cette période, alors que ses "points” ne guérissaient pas, que ses plaies suppuraient, et qu'il avait tout le bas-ventre bleu."Je croyais toutefois que c’était là un phénomène normal, et ce n'est qu'après un certain temps que je me suis rendu voir un autre médecin", a raconté le témoin.Celui-ci l'a réopéré en octobre suivant, et cette fois, ce fut réussi.Entretemps, toutefois, il s'était rendu à l'hôpital Saint-Luc pour un test de fertilité, dont le résultat devait être envoyé au Dr Pelletier, Lorsqu'lnterrogé au téléphone, le médecin a déclaré que "c'était descendu à 70 pour cent”.A ce moment-là, selon le témoin, ses organes avaient développé des "kistes épidydlmei”, C'est peut-être un nom savant, fait-il remarquer, mais j'avais de bonnes raisons pour m'en rappeler.Coupable de fraudes i raide de valeurs.sans valeur Edwin Pearson, un récidiviste qui joue les avocats à l'occasion et qui s'était défendu lui-même devant un jury des Assises, a été reconnu coupable, hier après-midi, de quatre accusations de conspiration, de recel et de fraudes relatives à des obligations de l'Hydro qui, dans le cours normal des choses, étalent censées.ne plus exister.Il s'agissait en effet d'obligations confiées à une firme spécialisée parce qu’elles n’avaient pas été transigées et qu’elles avalent dépassé leur date de "maturité”.Il semble toutefois que d'habiles filous ont pu en "resca-per”, et probablement pour plusieurs centaines de milliers de dollars.Au procès, que présidait le Juge Charles A.Phelan, le procureur de la Couronne, Me Guy Dupré, a fait entendre quatre témoins qui ont sou elqi tenu que les quelque $18,720 Une fondue bourguignonne va lui coûter $11,399 d'obligations qu'ils avalent réussi à échanger, dans un premier cas à la Banque d'épargne de la cité et du district de Montréal, et, dans le second, dans une succursale de la Banque Royale, leur avalent été remis par le prévenu lui-même.Ce dernier n’a pas témoigné pour expliquer la provenance de ces valeurs.sans valeur, mais il a fait entendre d'autres témoins pour tenter de démontrer qu'il n'avait aucune relation que ce soit avec les deux banques qui se plaignaient d'avoir été frustrées.Vendredi, le Juge Phelan entendra Me Dupré et Pearson lui-même sur le quantum de la sentence qui devrait être prononcée.L’accusé fait par ailleurs face à une autre accusation de vol remontant à dix ans, et pour laquelle, dans un premier temps, il avait été condamné à un an de prison.par Bernard Morrier Un jeune homme d’une vingtaine d'années a positivement identifié hier Dominico Manno comme étant celui qui, le 7 décembre 1977, aurait loué une certaine camionnette rouge, ayant présumement servi d’accessoire dans la per- Îiétration du meurtre, le 22 anvier dernier, du chef désigné de la mafia montréalaise, Paolo Violi, dans un bar de la rue Jean-Talon.Ce témoin, dont il vaut mieux taire l'identité vu les circonstances et qui déposait devant le coroner Maurice La-nlel, a précisé que, le 7 décembre 1977, dans le cours normal de son travail chez Five Wheels Truck Rental Limited, au 9999, rue Parkway, un individu d'une quarantaine d'années, plutôt court, parlant avec un accent étranger et souffrant de certains tics nerveux, s'était présenté à lui pour louer une "Econollne”, Celui-ci, après avoir signé le contrat de location sous le nom de Antonio Sabano, lui aurait versé une somme de $250, suivie d'un autre montant de $200, le 14 décembre.Pressé par le procureur du ministère public, Me Fernand Côté, qui lui demandait al cet homme était dans la salle, le jeune homme a répondu par l'affirmative en indiquant Manno du doigt.De plus, au cours de ce même témoignage, il devait également désigner Vincenzo Randizzl, celui-ci également détenu comme témoin important, comme étant l'homme qui Un invité à une soirée, où le repas servi avait été une excellente fondue bourguignonne, devra payer $11,399 à une autre convive, sérieusement blessée au cours de ce gueulle-ton Interrompu par un début d’incendie.C’est M.André D’Arcy qui s'était offert à apporter, pour l’occasion, le "rechaud" nécessaire à la dégustation de cubes de viande trempant dans la sauce que l'on sait.A un certain moment, on a noté que cette même sauce était devenue un peu tiède, et M.D'Arcy a décidé de remplir le brûleur d'alcool de bois.Il a donc enlevé le chaudron et la grille, puis a versé du liquide inflammable dans le contenant à cet effet.Soit que la flamme ait subsisté, tout en étant invisible, UNIVERSITE ¦ DE SHERBROOKE PROGRAMME DE MAITRISE EN FISCALITÉ Premier du genre au Québec et même au Canada, le programme de maîtrise en fiscalité offert par l'Université de Sherbrooke est également unique et exclusif en ce sens qu'il est le seul â intégrer en un tout équilibré et structuré les trois aspects fondamentaux de la fiscalité l'aspect légal, l'aspect administratif ou comptable et l’aspect économique, l'objectif ultime de ce programme consiste d préparer pour les administrations publiques (municipale, ^ provinciale ou fédérale), les entreprises privés, les études d'avocats ou de notdires et les cabinets de comptables agréés, des experts possédant une formation spécialisée en fiscalité Conditions d'admission Être titulaire d'un diplôme universitaire de premier cycle en administration, en droit ou en économique A titre exceptionnel, peuvent être admis au programme des cdndidats dont l'expérience dans le domaine de la fiscalité, au jugement du comité d'admission, les rend aptes â entreprendre des études universitaires de deuxième cycle Durée des études En principe, la scolarité du programme de maîtrise en fiscalité s'échelonne sur une période d'un an.soit trois trimestres (ô temps plein) de quinze semaines chacun Cependant, un candidat peut faire ses deuxième et troisième trimestres â temps partiel Four renseignements: Directeur du programme Maîtrise en fiscalité Faculté d'administration Université de Sherbrooke Sherbrooke (Québec) J1K2R1 Téléphone: ($19) 565-3476 était venu à son bureau lui verser un troisième paiement de $200, toujours pour la location de la camionnette.On sait que Manno et Ran-dizzi avaient déclaré au coroner n’avoir jamais vu ou entendu parler de la camionnette en question.Pour leur part, l’agent René Charest et le sergent-détective Roger David, de la police de la Communauté urbaine de Montréal, ont déclaré avoir trouvé, le 24 janvier, soit deux jours après le meurtre de Vlou, au moins une cagoule dans chacun des véhicules de Agostina Centrera et Giovanni Dimora, tous deux également détenus comme témoins Importants.Il s'agissait dans les deux cas de tuques de laine brunes perçées de deux trous chacune à l'aide de ciseaux, De son côté, le sergent-détective Roland Ouimet, également de la CUM, a expliqué que le soir du meurtre de Violi, il s'était rendu sur place pour d'abord découvrir près d'un passage, à l'arrière du bar Jean-Talon, une automobile avec feux de position allumés, le moteur tournant et les essuie-glace fonctionnant.Le policier a de plus remarqué que le véhicule semblait s'être enlisé dans la neige, Après vérifications, on se rendit compte que l'auto avait été volée à Montréal le 12 Janvier, que ses plaques véritables avalent été cachées sous la banquette avant pour être remplacées par d'autres correspondant a un autre véhicule.De plus, dans le passage, soit à une vingtaine de pieds de l’auto, le policier devait découvrir dans la neige un fusil de calibre .12, ainsi que deux douilles.C’est ce même fusil de fabrication italienne qui a été exhibé à l’enquête et qui serait présumément l’arme du crime.Cité comme sixième témoin de la journée, l’agent Alain Brunelfe, de la police de la CUM, secteur 29, a expliqué que le soir du meurtre de Violi, il s'était rendu à la fourrière municipale pour faire certaines recherches dans la camionnette rouge.Il y découvrit notamment une cagoule verte, deux bas de nylon, un parka vert, une "chienne” dont une poche contenait sept balles de calibre .12, ainsi au'un contenant sous pression e neige artificielle, laquelle aurait servi à maquiller les deux vitres arrière de l’Econo-line.Enfin, un autre sergent-détective de la CUM, M.Mar-< cel Filiatrault, s’est longuement employé à rapporter la teneur des rapports de plusieurs policiers chargés de la filature des quatre témoins importants.D’après ces observations, Manno et Dimora notamment auraient été aperçus aux alentours ou à bord de la camionnette, changeant de vêtements et allant fréquemment à l’arrière du bar Jean-Talon.De l’avis de certains, cela ressemblait à une sorte de "répétition générale".Manno et Dimora auraient également eu plusieurs rencontres avec Cantrera, au sous-sol du restaurant Mike Submarin, rue Jean-Talon.On vit également les deux premiers se rendre dans certains établissement pour y regarder des parkas sombres, tandis qu’ils auraient acheté "quelque chose” dans un rayon des femmes.On devait finalement apprendre que l'auto de Victor Rizzato, propriétaire du Mike Submarine, aurait été de la partie alors qu'elle était conduite par Paolo Randa.Ce dernier est d'ailleurs toujours recherché comme cinquième témoin important dans cette enquête.Il semble que celle-ci devrait prendre fin dès aujourd'hui, le coroner Laniel rendant son verdict et statuant sur les cas de Giovanni Dimora et Agostina Cantrera qui, lundi, avaient refusé de témoigner.Les étudiants du Cegep A- Laurendeau occupent les locaux administratifs parPiult dMRivièrM Des étudiants du Cégep André-Laurendeau occupent depuis deux jours des locaux de l'administration de cet établissement, afin de protester contre le fait qu'ils demeurent privés de complexe sportif malgré des plans Initiaux prévoyant la construction d'un tel édifice.Les étudiants ont pris cette décision lundi, au cours d'une assemblée générale, Environ 800 des 800 étudiants présents à cette assemblée ont appuyé une résolution visant à occu- per les locaux de l'administra-lion Jusqu'à ce que l'administration soit en mesure de fournir de plus amples informations relativement à la construction d'un "bloc sportif”, Le Cégep André-Laurendeau occupe, depuis septembre 1978, un nouvel édifice situé à Ville LaSalle, Selon les Informations fournies hier par la présidente de l'association étudiante du cégep, Mlle Louise Sénécal, les coûts plus élevés que prévu de la construction du nouvel édifice ont obligé les autorités à oublier, du moins pour l'ins- tant, la construction du bloc sportif.Mlle Sénécal estime que la seule construction de l'édifice principal a coûté quelque $20 millions alors que le coût Initial prévu pour les deux édifices était d'environ $14 millions.Les étudiants reconnaissent que c'est au ministère de l'Education et non à l'administration du cégep à entreprendre la construction du complexe sportif, mais ils estiment que 1 administration locale a la responsabilité d'aller chercher des précisions au ministère.Une rencontre doit d'ailleurs avoir lieu cette semaine entre la direction et l'association étudiante; cette dernière a fait savoir hier que les étudiants continueront à occuper tant que de nouveaux développements ne surviendront pas.L'occupation se poursuit 24 heures par jour, les étudiants puisant à même le budget de leur association pour s offrir du café et de la nourriture.Quant aux administrateurs, ils n'ont pu être rejoints hier, ayant été "chasses" de leur lieu de travail.La présence d’une société privée au cégep de St- Jérôme préoccupe Morin rY- solt que le contenant ait été encore trop chaud, il s’est produit de toute façon une lég'.;e explosion, la nappe a pris feu et, Mme Dolorès Dallaire a été sérieusement brûlée.La Cour d'appel, en confirmant la condamnation à dommages déjà prononcée en Cour supérieure, soutient que l’ac-ciaent est dû uniquement à l’imprudence de M.D’Arcy, qui aurait du vérifier l'état du brûleur avant d'y verser du nouveau carburant, et que, tout au moins, il aurait du aller dans la cuisine, et sur une surface non inflammable pour procéder à ce dangereux remplissage.Quant à la victime, si les cicatrices qu’elle porte ne sont pas tellement visibles, il arrive qu elles seront toutefois permanentes.(Far Paule des Rivières) — Dans un télégramme envoyé récemment à la Fédération nationale des enseignants québécois (FNEQ) en réponse à une requête concernant la présence d'une compagnie privée au Cegep de Saint-Jérôme, le ministre de l'Education, M.Jacques-Yvan Morin, reconnaît qu'il faut "veiller à protéger l'intégrité des objectifs educatifs des collèges".Le ministre reconnaît en outre que les administrateurs doivent exercer pleinement leurs responsabilités à cet égard et que toute dérogation à cette règle générale doit'être examinée avec circonspection."Les collèges sont des services publics.Leurs activités régulières d'enseignement ne doivent pas permettre à des entreprises privées d’en tirer des gains,” écrit M.Morin.Cette déclaration de M.Morin fait suite à la dénonciation, par la FNEQ, de la présence d'une compagnie privée accomplissant diverses activités au Cégep de Saint-Jérôme, notamment au sein du département des techniques administratives.M.Morin estime par ailleurs que ce cas particulier" pose la Ford devra payer $128 millions à deux familles question plus spécifique de la formation pratique dans une spécialité comme celle des techniques administratives”.C'est dire que tout en reconnaissant la responsabilité du conseil d’administration qui doit veiller à la sauvegarde des intérêts pédagogiques, M.Morin ne semble pas opposé à la présence d'une compagnie privée à l'intérieur d un cégep, dans la mesure où la compagnie ne retire pas de gains de ces activités."Que des professeurs et des étudiants se forment en communauté et Identifient des projets concrets susceptibles de développer l’esprit cf Initia- tive ne me paraît pas dépourvu d'intérêt, à condition que ce soit sans but lucratif et que la société soit constituée à cet effet", estime M.Morin, Dans le télégramme qu'elle a envoyé au ministre, la FNEQ s'élevait justement contre les gains que réalisait la compagnie à l'Intérieur du Cégep de Saint-Jérôme, M.Morin termine pour sa part son télégramme en disant: "J'ai bonne confiance que le conseil d'administration du collège de Saint-Jérôme veillera à faire en sorte que.nul ne retire des bénéfices personnels de cette société"./ -/\W- 1* S N JS; W
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.