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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 2 juin 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1978-06-02, Collections de BAnQ.

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CE QUE DOIS Dant !•* LaurenlidM sur la chamin de Sla-Adèle t Ste-Marguerlte LE RESTAURANT 1^.^ GRILLADES FRUITS DE MER Sortie 69 de l'autoroute Réservations: 1-2i'8-2426 1?Vol.LXIX-N0 127 Nuageux ayec averses.Maximum 21.Montréal, vendredi 2 juin 1978 Sacré-Cœur 25 CENTS Nouvelle impasse dans la querelle de la taxe de vente Parizeau repousse la formule Chrétien-Ryan llifil i : Ü : En acceptant la réduction proposée, le Québec subirait une perte de revenu de rordrede$110 millions, selon M.Parizeau.par Jean-Claude Picard QUEBEC — Après quelques brèves lueurs d'espoir, c’est une fois de plus l’impasse dans le différend Québec-Ottawa sur la taxe de vente.Telle est, pour l’heure, la conclusion qu'a tirée hier soit, au cours d’une déclaration ministérielle, le ministre des Finances du Québec, M.Jacques Parizeau, de ses derniers pourparlers avec les autorités fédérales.En fait, d’indiquer M.Parizeau, les négociations ont échoué parce que le gouvernement canadien a fixé certaines conditions à l’acceptation de la proposition québécoise qui consistaient, comme on le sait, en un transfert fiscal équivalent aux sommes promises dans le budget Chrétien pour la réduction de la taxe de vente provinciale.Cette condition, de préciser le ministre québécois, obligerait le Québec à réduire sa taxe de vente de 2% de façon générale et pour une période de trois mois.“On croyait discuter les modalités de transfert En fait, on revient au point de départ." de dire M.Parizeau.Selon lui, le gouvernement de Québec ne peut accepter cette proposition parce que.compte tenu des coupures qu’il a lui-même annonçées en avril, cette réduction générale de la taxe de vente l’amènerait à subir une perte de revenu de l’ordre de $110 millions, ce qui lui semble innacep-table autant sur le plan des principes que sur celui des équilibres financiers.Toutefois, M.Chrétien a également suggéré une autre façon d'en finir avec cette affaire.Il s'agirait cette fois, comme le proposait récemment le chef libéral, M.Claude Ryan, de consentir en 1978 un abattement fiscal de $100 aux contribuables québécois, un tel abattement couvrant les $226 millions proposés dans le budget fédéral du 10 avril dernier.Or, pour M.Parizeau, cette proposition est tout aussi inacceptable que la première puisqu'elle pénalise encore plus les moins fortunés et qu’elle fait patienter le Québec pendant toute une année avant qu'il ne puisse toucher son argent.Dans cette hypothèse, le ministre québécois estime à $8 millions le coût en intérêts que le Québec devrait payer pour supporter pendant un an ce manque à gagner.En fait, de conclure M.Parizeau, le gouvernement fédéral se bute dans son attitude: il refuse de modifier ses propositions de départ et rejette toute formule de compromis de gouvernement à gouvernement, préférant appliquer ce que prévoit son projet de loi actuellement déposé devant les Communes.Ce à quoi se refuse catégoriquement le Québec qui demande une fois de plus à Ottawa de reconsidérer sa position en tenant compte notamment de l unanimité de l'Assemblée nationale sur cette question.Une unanimité qui ne s’est pas démentie hier soir alors que le chef parlementaire des libéraux.M.Gérard-D.Lévesque répétait que la taxe de vente est une affaire de juridiction provinciale, juridiction que devrait respecter Ottawa, tandis que l'unioniste Fernand Grenier réassurait le gouvernement québécois, du plein appui de son parti.Ce nouvel echec des négociation fait suite a des pourparlers qu'ont eus dès mercredi à Ottawa, les sous-ministres québécois et canadien des Finances, MM.Michel Caron et Torn Soyhama, ainsi qu’à des conversations téléphoniques qui se sont déroulées hier entre MM.Panzeau, Chrétien, Marc Lalonde et Claude Morin.C'est en fin d'après-midi, à la suite de longues conférences téléphoniques avec MM.Jacques Parizeau et Claude Morin, que M Jean Chrétien a annoncé dans un communiqué la nature de la proposition fédérale faite au Québec.Le ministre des Finances propose à son homologue l'une ou l'autre des formules suivantes: 1 — Un abattement fiscal de $100 en faveur des contribuables québécois pour l’année 1978, plutôt qu’un remboursement de $85 pour l’année 1977 comme il avait d'abord été prévu dans le projet de loi C-56 dont les Communes sont actuellement saisies.2 — La conclusion d'une entente de perception fiscale entre les deux gouvernements, aux termes de laquelle Ottawa verserait à Québec les $225 millions qu’il Voir page 6: Parizeau ftti'fftfnHUtltitibhniii ii i f t* J*l hB C’est à la suite de longues conférences téléphoniques que M.Chrétien a annoncé la nature de sa proposition faite au Québec.Le Grand Prix automobile du Canada ¦ Le fédéral entend stimuler considérablement la recherche scientifique —page 3 ¦ Le Canada à l'ONU et à l’OTAN: un éditorial de Lise Bissonnette ¦ Une enquête s’impose-t-elle dans l’affaire Flamand: un commentaire de J-C Leclerc _page4 ¦ L'aile parlementaire du PLQ précise ses positions —page 9 Montréal livre l’île Notre-Dame pour 5 ans par Rodolphe Morissette Le comité exécutif de la Ville de Montréal a décidé hier de livrer l’île Notre-Dame de Terre des hommes à Grand Prix du Canada pour la course automobile du même nom et ce, pour une période de cinq années consécutives et renouvelable, de 1983 à 1988.Le protocole d'entente entériné hier par le comité exécutif indique que pratiquement toutes les dépenses encourues en l’occurrence seront aux frais de Grand Prix du Canada Inc.Le protocole dont la teneur a été dévoilée hier sera soumis mercredi soir au jugement du Conseil de ville de Montréal, lequel tiendra à cette date une assemblée spéciale L'entente devra être signée ensuite par les deux autres parties contra-cantes: Grand Prix du Canada Inc., une corporation fiüale de Labatt Breweries of Canada Limited, d’une part, et, de l'autre, l’Association montréalaise d'action récréative et culturelle (AMARC).une entreprise privée qui gère, pour la Ville de Montréal, la Terre des Hommes.Le protocole proposé hier par le comité exécutif satisfait Grand Prix du Canada, ainsi que l’a indiqué le vice-président délégué de l'organisme, M.Maurice Brise-bois.qui reconnaît que les installations permanentes à Tile Notre-Dame coûteront environ $2 millions aux promoteurs de la course automobile et deviendront rentables dans quelque cinq ans.Quant à A la Législature ontarienne Un bill sur le français M est adopté en 2e lecture par Claude Turcotte Comme il y a très peu de chances que le premier ministre de l’Ontario, M.William Bill Davis ait déjà lu Claude-Henri Grignon, c'est nul doute par pure coïncidence si à Tinstar de Séraphin il s’en tienne à Tadage “tranquillement, pas vite”, du moins en ce qui concerne les mesures législatives pour faire du français une langue dûment reconnue dans cette province M.Davis, en effet, quelques minutes après un vote probablement historique de la part des députés de l'Assemblés legislative en faveur de l’adoption en deuxième lecture d'un bill privé pour garantir l’u-sage du français dans les services publics t-,, 4-J jènvïïr; cüezvrro RISTORANTE Mecca gastronomica Ctnto OoUrBnwwig»» 735-3623 5412 Côte des Neiges Montréal provinciaux et municipaux de l'Ontario, s’est dit encouragé par ce vote, mais il a tout de suite annoncé que le projet de loi n'irait pas plus loin, pour cette année du moins.C’est à un franco-ontarien, M.Albert Roy, député libéral d'Ottawa-est, que revient le mérite d'avoir proposé cette mesure, qui a dû faire retourner dans leur tombe bien des notables du Haut-Canada.Aucun député ne s’est opposé à l'adoption en deuxième lecture, même si 85% d'entre eux étaient présents au moment du vote.Cette adoption en deuxième lecture aurait dû normalement être suivie de l’étude en comité avant de ramener le projet de loi à l'Assemblée pour son adoption finale en troisième lecture.Mais le premier ministre Davis a jugé que c’était suffisant pour le moment.Comme c'est toujours le cas, de Taveu même du député Roy, M.Davis n’était pas présent au moment du vote.Le parti ministériel avait cependant indiqué mercredi qu'il favorisait un vote libre et prédisait même l'adoption en deuxième lecture du projet de loi.Mais voila, M.Davis réservait son intervention dès le détour qui allait suivre, et il faisait en dehors de l'Assemblée législative une déclaration pour exprimer sa satisfaction devant la réaction des députés des trois partis.D a mentionné que ce projet de loi privé ne contredisait en rien rapproche gouvernementale au fait français en Ontario et respectait aussi les réalités ontariennes de la majorité des citoyens et de la minorité francophone.M Davis a aussi souligné que le gouvernement s'est fixé certains objectifs Tannee présente et que d’autres suivront par la suite.Cependant, le premier ministre a ajouté qu’il valait mieux ne pas aller plus avant pour l’instant avec ce projet de loi, afin d'éviter de créer un sentiment d'aigreur dans la population comme cela s’est produit avec les politiques de bilinguisme du gouvernement fédéral.Le proposeur du projet de loi, M.Roy, d’abord ravi de la réaction de ses collègues à l'Assemblée législative, s’est Voir page 6: Un bill TAMARC, inutile de préciser que son accord est acquis.Le protocole d'entente n'a plus qu'à subir la douce “épreuve” de l'approbation par le conseil municipal.Ainsi, Grand Prix du Canada, qui détient de la Canadian Automobile Sports Clubs (laquelle en détient les droits exclusifs de sanction et d’organisation de la Fédération internationale de l’automobile) les droits requis pour organiser la course du Grand Prix du Canada de 1978 à 1982 pour le championnat du monde des conducteurs, construira sur Tîle Notre-Dame des installations permanentes et temporaires à cette fin, les premières devenant propriété de la Ville de Montréal à mesure de leur aménagement.Grand Prix du Canada assumera pratiquement tous les frais d’aménagement du site et des services de même qu'il aura la responsabilité principale des mesures de sécurité nécessaires.Aux frais de Grand Prix seront la construction des installations (clôtures, butoirs, gradins, estrades, etc.), le déplacement ou la modification des services d'utilité publique, l'entretien de la piste et de toutes les installations, le réamenagement paysagiste des abords du parcours.Dans plusieurs cas' ces travaux requièrent l'approbation préalable du directeur du Service des travaux publics de la Ville.Celle-ci, en revanche, pourra exécuter pour GPC et aux frais de ce dernier, des travaux requis par GPC.Au chapitre de l'aménagement, la Ville et TAMARC indiqueront à Grand Prix les terrains qu’il peut occuper, sans frais, pour les travaux de préparation — travaux d’aménagement que la Ville et TAMARC pourront surveiller, si elles le désirent et à leurs frais L'AMARC s'engage à permettre à GPC de remiser, sans frais, ses équipements sur Tîle Notre-Dame à des endroits qu elle précisera.En retour, TAMARC pourra, en dehors de la période d’utilisation par GPC, employer la piste et les autrs installations pour des courses de tout genre, etc.L'AMARC s’engage encore à mettre à la disposition de GPC des espaces dans les bureaux du pavillon du bassin olympique, du 1er mai au 31 octobre 1978, et les espaces libres, sans aucuns frais, dans les hangars du bassin olympique à titre de garages et d'atehers de reparation durant la période d’utilisation.Les services d’aqueduc, d'électricité et les ateliers existants du bassin olympique seront aussi disponibles sans frais pendant la période de la course.D'autre part, GPC assumera les frais d’entretien des locaux mis à sa disposition, de même que des clôtures qu'installera la Ville à divers points des îles Sainte-Hélène et Notre-Dame pour en interdire Taccès.C'est le GPC qui verra au contrôle et au mouvement du public sur Tîle Notre-Dame et il devra s’entendre avec le Conseil de sécurité de la CUM pour tout ce qui relève de la sécurité publique.Par contre, la Ville maintiendra sur le site une équipe adéquate de pompiers sur un pied d'alerte durant les compétitions.Les soins aux blessés et le service médical présent sur les lieux de la compétition sont de la responsabilité des promoteurs.En guise de garantie, Grand Prix versera a la Ville, avant le début des travaux, une lettre de crédit bancaire ou de cautionnement pour un montant de un demi-milüon de dollars et la garantie sera en vigueur jusqu'à ce que les travaux soient complétés à la satisfaction du directeur Voir page 6: Montréal Le PQ a profité des fonds publics, selon les libéraux Les chefs syndicaux de la CTCUM ont été incarcérés par Bernard Morrier -> employes i —B- —, qui avaient été condamnés à des peines d'emprisonnement, la semaine dernière, par le juge Jules Deschènes, de la Cour supérieure, se sont présentés hier matin, au Palais de justice de Montréal, pour être ensuite conduits au centre de detention de La Sûreté du Québec, rue Parthe-.nais ijectifs pour MM Jacques Beaudoin, Jacques Thi- bault, Pierre Arnault et Jacques Morris-sette avaient pris part à une grève illégale contre la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal, en 1974, et on les avait accusés d’outrage au tribunal Dans un premier jugement, le juge Deschènes avait refusé de se prononcer sur leur cas, estimant que le pourrissement du conflit qui avait excédé les syndiqués.était devenu la responsabilité du gouvernement Bourassa Le juge avait alors estimé ne pas avoir à se substituer à l'Etat quant aux responsabilités que le Voir pago 6 : La* chat» par Bernard Descôteaux QUÉBEC — Pointant du doigt deux cas d'apparence anodine, l’opposition libérale à TAssemblée nationale a accusé le gouvernement Lévesque d’avoir néanmoins profité des fonds publics à des fins de propagande partisanne.Le premier de ces cas a trait à une subvention de $49,000 accordée à un cinéaste pour la réalisation d'un film qui s’avère être partisan dans le sens d’un oui au référendum Le deuxième met en cause un portrait littéraire de René Lévesque utilisé dans un examen officiel du ministère de l'Éducation.C'est au cours de la période des questions hier après-midi que les libéraux ont ainsi accuse le gouvernement après avoir fait chou blanc dans un autre cas constituant supposément un abus de privilèges.Mais pour ce qui est des deux cas cités ici, les porte-parole du gouvernement n’avaient pas de réponses convaincantes à fournir Le premier cas mettant en cause le ministre des Communications, M.Louis O'Neill Celui-ci fit savoir que lui-méme n avait rien à voir avec la distribution des subventions aux cinéastes, tandis que dans Tautre cas le premier ministre, M.René Lévesque, prit avis de la question pour vérifier cette affaire qu'il ignorait Le quotidien Montréal-Matin avait signalé dans son édition de mercredi que le cinéaste Hugues Mignault, réalisateur du film Le 15 novembre, terminait le film Relations France-Québec réalisé avec un budget de $90,000 subventionné à 60% par TInstitut du cinéma québécois Le cinéaste avait pour but avec ce film d'inciter les Québécois à voter en fa- veur du référendum, rapportait le quotidien.Les libéraux, dès lors se sont saisis de cette affaire mais ils n'ont eu de réponse qu'hier puisque la veille le ministre responsable de l'Institut du cinéma québécois, M.Louis O'Neill, était absent de la chambre.Au député de Laval, M.Jean-Noël Lavoie, qui l'interrogeait, le ministre a apporté les précisions suivantes: la subvention accordée fut de $49,750, subvention qui allait d'une part au cinéaste Hugues Migneault, et d'autre part à l'Association coopérative de production audiovisuelle qui agit à titre de producteur.La subvention fut accordée par Tlnsti-Voir page 6: Le PO Rôtisserie 340 est, rue Sai nte -Catherine près de Saint-Denis 288-2441 Le Devoir, vendredi 2 juin 1978 ¦ 2 Le dimanche, 4 juin Le 49ème Congrès de la CSN s’ouvre à l’hôtel Bonaventure, à Montréal.Après un bref mot de bienvenue à 14 h, M.Norbert Rodrigue lira le rapport du comité exécutif de la CSN.Les élections au comité executif sont prévues pour vendredi 9 juin, date de la clôture du congrès.• M Marcel Léger, ministre d’Etat délégué à l’environnement, inaugurera l'Ecole Tournesol pour semi-educables au 15,150, rue Sherbrooke à Pointe-aux-Trembles.• L’Association des citoyens des Cantons de l'Est, en collaboration avec l’Education permanente de l’Université Bishop, mettra fin à sa conférence sur le regroupement en dehors de Montréal II y aura plénière suivie d’un déjeuner-causerie.La convention pour le choix du candidat du Parti québécois dans Notre-Dame-de-Grâce se tiendra à compter de 19 h 30 à l’hôtel de ville de Ville St-Pierre, 69, 5e avenue.M.Jacques Parizeau sera le conférencier.• Le pèlerinage annuel au Sanctuaire du Sacré-Cœur de Beauvoir de la paroisse St-Pierre Claver a lieu ce dimanche.Le Club Félicat de Montréal présente sa première position de championnat de chats, à l'Ecole Louis-Hél 6e avenue, Rosemont.ande exit, 6361, Au Manoir Richelieu à Pointe-au-Pic s'ouvre le 7ème symposium sur l’air ambiant, air confiné.• Ce dimanche s'ouvre la semaine de la sécurité aquatique de la Croix-Rouge, qui met l’accent cette année sur la sécurité en embarcations.• La cérémonie annuelle de la sonnerre “aux morts" aura lieu en présence de son excellence le gouverneur général Jules Léger à 15 h au cimetière de Pointe-Claire.• La Société royale du Canada tiendra sa réunion annuelle à l’Université de London, Ontario.• De 11 h 30 à 15 h, le RCM-Villeray organise un pique-nique populaire au parc municipal Villeray avec plantation d’arbres.Le lundi, 5 juin L’Institut Armand-Frappier ouvre ses portes à toutes les personnes de 18 à 25 ans inclusivement, désireuses de faire partie d'un essai clinique pour le vaccin contre la grippe ces lundi et mardi de 9 à 17 h.C'est au 531, boulevard des Prairies, Laval-des-Rapides.A 14 h 30, M Bernard Landry, ministre d’Etat au développement économique, sera l’orateur devant les membres de la Cor-ration des marchands de meubles du Québec, à la salle acKenzie de l’Hôtel Reine EUsabeth.poi Mc A 19 h, M.Léger, ministre d’Etat délégué à l'environnement, procédera à la remise des prix du concours de dessins de "Expo Environnement", organisé par le groupe “Espaces Verts de l’Est" à l'Ecole St-Marcel de Pointe-aux-Trembles.• M.Claude Ryan chef du Parti libéral du Québec, sera l’invité d honneur lors du dîner annuel de l’Académie hébraïque, à la Young Israel Synagogue, située au 6235, avenue Hillsdale à Montréal.• La convention pour le choix du candidat du Parti liberal du Québec dans Notre-Dame-de-Grâce se tiendra à 20 h au West Hill High School, 5851, Somerled.M.Claude Ryan prononcera une allocution en fin de soirée.• C'est ce lundi que se feront les mises en candidature pour les quelque 850 postes de commissaires d’écoles qui devront être comblés le 12 juin.• Le Service de Sécurité aquatique de la Croix-Rouge offre des cours de formation de moniteurs en sécurité en embarcations.Les candidats qui réussiront l’évaluation finale, seront promus moniteurs et pourront enseigner.Les cours débutent ce jour au Camp Petit Poisson Blanc, propriété de l’Université d’Ottawa.• A l'Ecole des Hautes Études commerciales se tiendra le colloque international sur le “Débat sur les ressources minières, options et stratégies".L’inscription se fait à 8 h au 5255, avenue Decelles à Montréal.• A midi, Place Ville-Marie, aura lieu “Kino-marche" dans le but de sensibiliser la population aux bienfaits de l’exercice physique Le public est, pour l’occasion, invité à marcher une distance de 1,486 kilomètres en compagnie du ministre délégué au Haut-Commissariat à la jeunesse, aux loisirs et aux sports, M.Claude Charron.Le mardi, 6 juin L’Association des détaillants en alimentation du Québec inaugurera son nouvel emblème professionnel à la Place des Arts à 17 heures.• M Yves Bérubé, ministre des Richesses naturelles et des terres et forêts, sera l'orateur invité devant les membres du congrès minier international à 9 h 15 à l’École des HEC.• La Régie des services publics du Québec entendra en audition publique les requêtes en approbation de règlement présentées respectivement par la Corporation municipale de la Ville de Laval et par la Corporation municipale de la Ville de Fermont.C'est à compter de 10 h au siège social de la Régie des Services publics, 2675, boul Laurier à Ste-Foy.Le mercredi, 7 juin Suzanne Valérie, de la Commission des droits de la personne, viendra exposer les services qu’offre cet organisme gouvernemental Toutes les personnes qui veulent savoir comment préparer leur cause à la Régie des Loyers sont invitées.La conference se donnera à 19 h 30 au 400 est rue Jarry.• S’ouvre ce jour le congrès national de l’Association chiroprati-que canadienne à l’hôtel Le Concorde à Québec.• Au sanctuaire de Notre-Dame du Cap-de-la-Madeleine, de 10 h à 16 h, sous le patronage de Mgr Louis Langevin, aura lieu le pèlerinage national des aînés de l'Église.L’enseignement de la philosophie: Beauchemin nuance ses accusations Le jeudi, 8 juin A 18 h, M.René Lévesque, premier ministre, sera l’orateur invité lors du congrès des nebaos-régionaux, qui se déroulera au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic dans le Comté de Charlevoix.• A l’Auberge des Gouverneurs et Centre culturel de Trois-Rivières se tiendra la Conférence annuelle de l’Association canadienne d’urbanisme, division du Québec.• Les auxiliaires du Montreal General Hospital, section de Chambly, tiendront leur déjeuner champêtre annuel à midi trente, rue Richelieu.Le vendredi, 9 juin L’Ordre des ingénieurs du Québec tiendra son congrès annuel à l’hôtel Méridien de Montréal.• Au Centre municipal des congrès de Québec, le gouvernement du Québec rencontre les municipalités sous le thème général de la revalorisation du pouvoir municipal.La conférence commence à 10 h.• Grand Bazar au profit de la fabrique de la paroisse Sainte-Thérèse, de 19 h à 22 h à la salle paroissiale de Ste-Thérèse.• Le Parti québécois organise un colloque sur le vieillissement, qui se tiendra au Collège Marie-Victorin à Montréal-Nord.Le samedi, 10 juin Tous les élèves qui sont passés par l’École normale du Christ-Roi de Mont-Laurier et son école d’application (pensionnat), sont invités à fêter le cinquantenaire de leur “Alma Mater”.• La Société des secrétaires médicales du Québec tiendra sa journée d’étude annuelle, à l’hôtel Le Quatre-Saisons, 1050 ouest, rue Sherbrooke.par Paule des Rivières Parlant hier devant 300 professeurs de philosophie de niveau collégial, le président du Conseil supérieur de l’éducation, M.Jean-Marie Beauchemin, a considérablement nuancé les accusations que son organisame portait en mars contre les manifestations de dogmatisme en cours dans certains cégeps relativement à l’enseignement de la philosophie.M.Beauchemin, qui était un des six panélistes invités au débat d’ouverture d'un colloque de deux jours sur l’enseignement de la philosophie (bilan et prospectives), a reconnu que l'avis du conseil avait omis de mentionner que la majorité des cours de philosophie dispensés dans les cégep étaient “excellents” et, s'il a répété que son organisme avait visé juste en récusant un certain dogmatisme, il a déploré le fait que l’avis, envoyé au ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, aurait été plus complet s’il n’avait pas limité ses affirmations aux seuls cours de philosophie et s'il avait relié toute cette question à l’évolution sociale du Québec.Effectivement, a-t-il dit, les professeurs de philosophie peuvent faire figure de boucs émissaires.D’autre part, M.Beauchemin a reconnu, comme tous les panélistes et intervenants, que la neutralité idéologique était illusoire, voire non souhaitable.L'avis du conseil suggérait l'introduction dans la loi des collèges, d'une clause de neutralité idéologique des enseignements.Il n’a cependant fait aucune allusion à la partie de son avis qui proposait de remettre à plus tard dans la vie de l’étu- Trudeau soutient que Macdonald n’est pas en situation de conflit OTTAWA (PC) - Le premier ministre Trudeau ne croit pas que l’ancien ministre des Finances, M.Donald Macdonald, soit placé dans une position de conflit d'intérêts en ayant accepté d’entrer au conseil de direction de compagnies faisant affaire avec le gouvernement.C’est ce qu’il a déclaré hier aux Communes en réponse au chef du Nouveau parti démocratique, M.Ed Broad-bent, qui a soutenu que l’ancien ministre Macdonald contrevient aux directives du gouvernement concernant les conflits d’intérêt à l’intention des membres du gouvernement et des hauts fonctionnaires.M.Broadbent a expliqué 3ue M.Macdonald avait choisi e siéger au conseil de direction de la société McDonnell-Douglas, l’une des firmes en lice pour l’obtention d’un contrat du gouvernement de l'ordre de $2.3 milliards pour le renouvellement des avions chasseurs des Forces armées canadiennes.Le premier ministre Trudeau a déclaré que M.Macdonald, “une personne honnête et scrupuleuse”, a-t-il dit, avait étudié les directives émises par le gouvernement en 1976 avant de prendre sa décision.Il a rappelé que ces directives demandent aux anciens gestionnaires de l’État de s'abstenir, durant une période d’un an ou deux, de prendre une position dans le secteur privé où ils pourraient donner CERTIFICATS DE DÉPÔTS ÀTERMES 30 JOURS A MOINS 1 AN 1 AN A4 ANS % LE PRÊT HYPOTHÉCAIRE DEPUIS 1849 SANS INTERETS VERSÉS À L’ÉCHÉANCE OU ANNUELLEMENT INSTITUTION INSCRITE A LA REGIE DE L’ASSURANCE DEPOTS DU QUEBEC LE PRET HYPOTHECAIRE de l’information pour des raisons commerciales sur les programmes ou la politique de leur ancien ministère.M.Macdonald a résigné ses fonctions comme ministre des Finances en septembre 1977 et a démissionné de la Chambre des Communes en février pour retourner à la pratique privée du droit.M.Macdonald siège en outre au conseil de direction des compagnies Shell Canada et Boise Cascade Corp.Hier, aux Communes, le député conservateur de Saskatoon-Biggar, M.Ray Hnatyshyn, a pour sa part soutenu que M.Macdonald allait à l’encontre des directives relatives aux conflits d’intérêt en raison de son poste avec Shell Canada, puisque, a-t-il dit, cette société est reliée au gouvernement fédéral par le biais de Syncrude dans l’exploitation des sables bitumineux de i’Athabaska.Le premier ministre Trudeau a soutenu que M.Macdonald n’est pas dans une situation privilégiée et ne place pas McDonnell-Douglas aans une situation privilégiée pour l’obtention du contrat du ministère de la Défense.M.Trudeau a indiqué que M.Macdonald pourrait être dans une position de conflit d'intérêts s’il avait accepté de siéger au conseil de direction d'une banque par exemple, ou d une compagnie faisant affaire avec le ministre ou le ministère des Finances.Il a expliqué que l'intention des directives sur les conflits d'intérêts n’est pas de pénaliser les personnes qui ont occupé des postes au gouvernement ou dans la fonction publique en leur défendant d’oeuvrer par la suite dans l’entreprise privée.Si l’opposition désire oue nous resserrions nos règles qu’elle le dise, nous en prendrons note, a dit M.Trudeau.Un chargeur de piles * Charger les piles en haute mer a toujours été un problème pour les marins mais une compagnie britannique a trouvé une réponse peu dispendieuse en se servant des déplacements du bateau dans l’eau comme source d’énergie.Facilement installé à Tarriere, ce chargeur commencera à fonctionner à la vitesse d’un nœud et demi II peut même servir lorsque le yacht est ancré pourvu que le courant ou la marée atteigne cette vitesse ou plus.Une lumière s'allume lorsque l’appareil fonctionne et s’éteint automatiquement lorsque la pile est pleinement chargée.vient de paraître Thérèse Renaud Une mémoire déchirée Récit 380 Ouest st-antome montreal éditions hurtubise hmh DEPUIS 1849 Québec.919 ave Mgr Grandm.Ste Foy,GIV3X8 Tél.: (418) 658 2883 Sherbrooke,1650Klngo„P1aceJ-Carl.er.JIJ2C3 Tél.: (819)566-1616 Granby 161 rue Principale, J2G2V5 Tél.: (514) 372-9191 Montréal.50 Place Crémazieouest,suite 507, H2P2R4 Tél.: (514)382-4603 QUÉBEC UULSJLAr Le pionnier de la boucherie charcuterie françaiee 4 Montréal.Maison fondée en 1953 ‘SA QUAUTÉ FAIT SA RENOMMÉE" UN DÉLICE PRINTANIER.’NOS ASPERGES BLANCHES FRAICHES DU QUÉBEC" “BOEUF.CANADA CATÉGORIE A.RUBAN ROUGE” Rosbif Pirision * Stuck 8.B.Q.Brocheras de kooitf * Fondu Bourguignonne Tnrr “AGNEAU FRAIS DE L'OUEST CANADIEN” Coins dignoan Unset Mot B.B.Q.Bigot à 11 brocbo * Morguz "VEAU EXTRA" Mti do nsi ’ Escalates Cita do nu "POULETS * LAPINS * CAILLES” "CHARCUTERIE FINE EXCLUSIVE” FlV plRM-ÉgU "CHOIX DE PLATS CUISINES MAISON’ proAriti d'uportstiw.Frotufos choisis, poil Ireaçois (métro atation Laurier) 272*4065/86 ^ Trrirrrr» » » » rirrrTrrrrryrrirrrrrrrrrr diant cet enseignement.En fait, il a déploré le fait que cet avis fourni des munihons à ceux qui désirent voir l’enseignement de la philosophie disparaître, y compris les étudiants qui n’y voient qu’une perte de temps.Cette première journée du colloque organisé par le comité de coordination provinciale de l’enseignement de la philosophie a été consacrée au bilan des dix dernières années.Les interventions ont été nombreuses, tant en plénière qu’en ateliers, et elles ont touché un très large éventail de sujets reliés à l’enseignement de la philosophie, allant de la pédagogie à la situation sociale actuelle, en passant par l’existence ou la non-existence de l’intolérance et du dogmatisme dans cet enseignement.Tous les panélistes et la majorité des intervenants ont semblé d’accord pour dire, hier matin, qu’il serait vain et faux de déverser le fiel sur les seuls enseignants de philosophie, sans tenir compte de l’éclatement des valeurs, de l’évolution de l’ensemble de l’enseignement et surtout du contexte — plusieurs parlent de dise — socio-politique actuel au Québec.En effet, selon plusieurs, s’en tenir à récuser un certain dogmatisme dans l’enseignement de la philosophie dans les cégeps, et de ce fait attaquer une discipline qui est, par sa nature même difficile à cerner avec exactitude, ferait des professeurs de philosophie des boucs émissaires et ne réglerait rien.Les panélistes invités hier matin étaient, outre M.Beauchemin, M.Marcel Pépin, ancien président de la CSN et membre du CSE (U s’est dissocié de l avis du conseil), Dominique Baby, étudiante au cégep, Paul Inschauspe, directeur des services pédagogiques au Cégep du Vieux-Montréal, ainsi que Jean Proulx, ancien coordonnateur provincial de l’enseignement de la philosophie et professeur et Roger Marcotte, professeur au Collège Jean-de-Brébeuf.M.Jean Proulx, qui a répondu à une intervention en disant qu’il ne fallait pas que les enseignants fassent trop vite les martyrs a ajouté que c’était fausser le débat que de parler de marxisme alors qu’il était question de dogmatisme.Ce qu il faut éviter, a-t-il ajoute, c’est l’imposition d’un point de vue comme étant le seul valable.M.Pépin a exprimé l’avis que les professeurs de philosophie devaient laisser à leurs étudiants toute la latitude voulue en enségnant plus d’un système, ce qui n'empêche en rien d'en privilégier un en particulier.Q a prédit que la tolérance serait dans l’avenir une qualité nécessaire pour affronter toutes les crises occidentales mai continueront à survenir.En guise de réponse à un professeur, il a spécifié qu’il n'était pas un partisan d’un enseignement de la philosophie qui soit panoramique ou encyclopédique.Dominique Baby, du Cégep François-Xavier-Garneau, a pour sa part déclaré qu’elle n’était pas d’accord pour parler de propagande et elle a rappelé que les étudiants de niveau cegep n'étaient pas si frêles qu ils gobaient tout ce qui leur était dit.D'autres intervenants semblaient refuser le jeu des arguments proposés par les panélistes qu’ils ont qualifiés d'humanistes tolérants ou d'humanistes conformistes.Certains ont noté que le système actuel rendait la tâche difficile à ceux qui prônent autre chose que le statu quo et Philippe Ranger, professeur, a déclaré que tout ce qui est nouveau est perçu comme étant de gauche.Quoi qu'il en soit et indépendamment des réalisations qui émaneront de ce sérieux colloque, les discussions allaient bon train tant hier matin que hier après-midi alors que les participants vont discuter en atehers.Les discussions d’aujourd’hui porteront davantage sur l'avenir de l’enseignement de la philosophie et il est plus que probable que seront abordées les diverses rumeurs et interrogations circulant sur d’éventuels changements dans l’enseignement de la philosophie.En tous cas, si les avis étaient partagés hier, personne n'a semblé remettre en question hier le caractère essentiel de l'enseignement de la philosophie au cegep, jugé par plusieurs comme l’unique garantie d’une formation générale dans le sens large du terme.BON ET PUISSANT SEIGNEUR / Merci gnnessy vous propose T rn son cognac VS.Pour vous l’offrir, Hennessy a Duisé dans ses réserves de cognac es plus vieilles et les plus grandes au monde.f V H EN Hennessy.Maison Irançaise londee a Cognac en 1765.vous ptopose également son cognac VSOP Fine Champagne et ses célébrés Bras d Or Napoléon et X O K Montréal, vendredi 2 juin 1978 LE DEVOIR a ¦ m L’Ordre du Canada à Antoinette Giroux La comédienne Antoinette Giroux a reçu hier des mains du gouverneur général, M.Jules Léger, l'insigne de l'Ordre du Canada en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles dans le domaine du théâtre.La cérémonie s’est déroulée en privé à l'Hôtel-Dieu de Montréal où Madame Giroux est hospitalisée.La carrière du nouvel Officier de l'Ordre du Canada s'étend de 1924 à nos jours et se mêle intimement à celle de sa soeur Germaine Giroux décédée l’année dernière.Toutes deux ont joué les plus beaux rôles du répertoire et du théâtre moderne.En 1924, Antoinette Giroux fut la première boursière du gouvernement du Québec, et elle s'est produite pendant neuf ans sur les scènes prestigieuses de l Odéon et du Théâtre de la Madeleine, à Paris.Le gouverneur général et Mme Jules Léger apparaissent ci-dessus en compagnie de Madame Antoinette Giroux.Solution au problème du “décrochage”?Une école qui joindrait les études au travail à mi-temps par André Tardif En vue de contrer l’abandon scolaire au secondaire, où le taux atteindrait 9% en moyenne, la Commission des écoles catholiques de Montréal a été invitée hier à ouvrir une école spéciale pour élèves désirant occuper un travail à temps partiel.C’est l'une des cinq recommandations à court terme soumises hier aux commissaires par M.Jean-Guy Paquet, directeur de la division des services spéciaux, laquelle avait été chargée, il y a trois ans, d’une vaste consultation dans tous les milieux sur le problème.“Une école spéciale de ce genre existe à Toronto ainsi que dans certaines villes américaines, et elle semble donner des résultats excellents”, a commenté M.Paquet, en soulignant que la CECM devrait aétacher d’urgence un responsable de l'application des recommandations qui lui étaient soumises.Un rapport sur le taux d’abandon révélait, en 1975, que l’un des motifs les plus fréquents était le goût du travail et le fait de s’en être trouvé un.L’étude révélait également qu’au cours des quatre années précédentes, le nombre des ”dé-crocheurs’’ avait connu une hausse dramatique de 67%, passant de 3,696 (4.7% du nombre total des éléves) en 1970-71 à 6.005 (8.6%) en 1973-74.Selon M.Paquet, le taux se situe maintenant autour de 9%, soit dans la moyenne québécoise.Aucune donnée n est cependant disponible pour les quatre dernières années, quoique la division qu’il dirige en compilera pour l’année 1977-78 d’ici septembre.Les commissaires eurent toutefois droit à des données confidentielles sur les abandons survenus dans les différentes écoles de la CECM en 1976-77.Ce qui a amené M.Guy Corbeil à noter que l’ecole ayant obtenu le plus faible taux d’abandon avait fermé ses portes à la fin de l’année par mesure d’économie.M.Luc Larivée, président de la commission, tout en soulignant l’importance de la consultation, a fait remarquer que dans notre société, l’absentéisme et le décrochage représentaient quelque chose de maladif.Et comme M.Paquet, il souhaite que les recommandations des '’penseurs'' soient maintenant confiées à des “applicateurs” afin que les corrections nécessaires soient apportées rapidement.Parmi les autres recommandations jugées efficaces et réaüsables à court terme pour combattre le décrochage, deux concernent les jeunes des milieux socioéconomiquement faibles: • que des études se poursuivent en vue de préciser leurs aspirations et leurs besoins; • que les écoles fassent l'évaluation des programmes, de la pédagogie et de l’organisation scolaire pour voir s’ils répondent à ces mêmes besoins et aspirations.On voudrait également que les écoles aient des ressources suffisantes pour établir, au premier cycle du secondaire, un dépistage systématique et une évaluation des difficultés d’apprentissage dans les matières de base et qu'on offre des mesures de récupération.Le rapport de 1975 notait en effet que 60% des décrocheurs n’avaient pas suivi une scolarité régulière, au cours de leur carrière scolaire, dans des matières fondamentales comme le français, l’anglais et les mathématiques.De plus, 90% d'entre eux accusaient un an de retard dans une discipline au secondaire I, ce taux allant en diminuant jusqu’à 20% au secondaire V.La CECM devrait enfin, dans l’immédiat, permettre aux services aux étudiants du secondaire de mettre sur pied des $29 millions de plus dès cette année Ottawa entend stimuler la recherche scientifique programmes d intervention auprès des élèves qui annoncent leur intention d’abandonner leurs études.Le rapport ayant permis la consultation avait dévoilé, outre le fait que de plus en plus de jeunes en âge de fréquentation scolaire obligatoire (des garçons en majorité) abandonnaient leurs études, qu’ils se recrutaient surtout dans le secteur du professionnel court (36%>) et long (19.8%?), contre seulement 6.5%?au secteur général Le président Larivée, d'autre part, s’est réjoui d’un projet de réorganisation du secteur anglais de la CECM, tel que proposé par M.John Geci, le nouveau directeur général adjoint.Adopté à l’unanimité et entrant en vigueur le 1er juillet, le projet prévoit l’élimination des deux régions actuelles en faveur de quatre districts ou “familles d'écoles”, regroupant chacun de 6,000 à 9,000 élèves et une quinzaine d’écoles.”A cause de l’importance du secteur français, les réalisations du secteur anglais sont souvent passées inaperçues dans le passé.Ou, si ce secteur a lait parler de lui, c'est à l’occasion de difficultés d'ordre beaucoup plus politique que pedagogique”, a-t-il dit.“Or, il s'agit du deuxième plus important organisme scolaire anglophone au Québec et à ce titre, en tant que secteur intégré mais non assimilé à un organisme scolaire à grande majorité francophone, peut exercer un rôle privilégié dans le rapprochement et la collaboration entre les deax principales communautés linguistiques de Montréal.” La restructuration a été établie en fonc lion d'une forte diminution de la fréquentation et des revenus du secteur anglais.En effet, si Ton y comptait 34,500 élèves en 1977-78, ce nombre diminuera, selon les prévisions, à 29,900 en septembre, 25,600 en 1980 et 21,300 en 1982.par Gilles Provost OTTAWA — Heconnaissant la faiblesse scientifique dü Canada, particulièrement dans le domaine industriel, le gouvernement Trudeau a annoncé hier son intention (s'il garde le pouvoir évidemment) d'augmenter l’effort national de recherche et de développement technologique au point d’y consacrer 1.5%) du produit national !,rT da' s rnq ans.Si l'cco-noxnie i.i,.iuci , volution actuelle, les dépensés scientifiques canadiennes devraient tripler pour atteindre cet objectif.La plupart des pays industrialisés consacrent plus de 2% de leur PNB à la science tandis que le pourcentage canadien est tombé à seulement 0.9%?(de 1.3%) qu’il était en 1967), a reconnu hier le ministre d’Etat aux Sciences et à la Technologie, M.Judd Buchanan.Pour démontrer concrètement ses nouvelles convictions, le gouvernement a annoncé hier qu’il allait augmenter de 1.6% son budget scientifique déjà prévu pour 1978-79, ce qui représente un apport nouveau d'environ $29 millions.La hausse totale par rapport à l’an dernier atteint ainsi 9%.Ces $29 millions seront répartis dans plusieurs programmes différents: par exemple le Conseil national de recherches (CNRC) recevra $5 millions pour établir enfin quelques laboratoires hors d’Ottawa, comme le “centre de recherche sur les matériaux" qu’on parle d’implanter au Québec depuis cinq ans mais aont on ne semble pas avoir encore déterminé l'emplacement exact.Le CNRC recevra aussi un autre montant de $5 millions pour intensifier ses efforts en vue de trouver des applications industrielles à ses travaux.Quelques ministères.parait-il, pourraient aussi profiter de ce budget spécial qui permet à des industries privilégiées d’avoir accès confidentiellement à la technologie gouvernementale.On versera aussi au CNRC une aide supplémentaire d’un tiers de $1 million pour engager des étudiants pendant l’été en vue d'offrir un meilleur service de consultation technique aux petites entreprises.Dans le budget présenté récemment par M.Chrétien, le gouvernement s’engageait aussi à payer une partie substantielle des salaires des techniciens et d’plô-més d’université qui seraient engagés par les industries canadiennes pour faire de la recherche.Constatant sur le tard que cette mesure favorise surtout les grandes entreprises qui possèdent leurs propres laboratoires, le gouvernement veut maintenant consacrer $3 millions supplémentaires pour aider les universités a engager des chômeurs qui effectueraient des contrats de recherche au bénéfice des petites entreprises Ayant reçu de l’université de Waterloo une demande d’aide pour créer un centre local de recherche industrielle et d’innovation, le gouvernement trouve intéressante cette initiative qui permettra d’intensifier les relations entre universitaires et industriels au niveau local et il prévoit maintenant un budget de $2 millions pour répondre à d’autres universités qui voudraient imiter cette initiative.De plus, on portera de $12 millions à $13.5 millions le budget réservé aux propositions de recherche soumises spontanément par les industries dans des domaines qui pourraient, au moins théoriquement, permettre aux ministères fédéraux d’accomplir mieux leurs tâches.Enfin, en partie pour donner satisfac-¦ tion aux chercheurs québécois de l’INRS-Énergie qui se disent victimes de discrimination de la part des responsables du programme spécial de subventions aux recherches d intérêt national, le gouvernement a décidé d’injecter $10 millions supplémentaires à ce niveau.La moitié de ce supplément ira aux sciences naturelles, le tiers aux recherches médicales et le reste aux sciences humaines.Hier.M.Buchanan a surtout insisté sur la grande faiblesse de la recherche industrielle canadienne qu’il a attribuée surtout à l’influence des multinationales qui concentrent tout leur effort de recherche dans la “maison-mère” et qui interdisent parfois formellement à leurs filiales de faire de la recherche originale.Le seul correctif qu’il a suggéré à ce sujet est de demander à l’agence chargée de contrôler la main-mise étrangère sur notre industrie de tenir davantage compte de l’importance de la recherche.En même temps, il a ajouté que le seul moyen d'augmenter substantiellement l'effort de recherche canadien est de i compter d’aujourd'hui et jusqu’à di-nche au Cégep de Saint-Hyacinthe, 43ème igrès annuel ae la Fédéraüon des Jeunes imbres du Canada français.Thème: “Etre citoyen responsable".i 9 h 30 à l'hôtel Loews Le Concorde à Qué-, M Yves Duhaime, ministre du Tourisme, la chasse et de la pêche, est conférencier à iverture du congres des motor" Ç.12 h au restaurant Les Filles du noy a tréal, M Denis de Belleval.ministre de la :tion pubbque.est conférencier au déjeu-de l'Institut d'administration publique du A 12 h à l'Auberge des Gouverneurs du centre-ville à Québec, M.Bernard Landry, ministre d’Etat au développement économique, parle de la “relance économique: défi à la portée du Québec" devant les membres de l'Association des économistes québécois.• A 12 h 15 au Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic, M Yves Bérubé, ministre des Richesses naturelles et des Terres et forêts, est conférencier à la conférence technologique estivale de l'Association des producteurs de pâtes et papiers A 12 h 30 à l'Auberge des Gouverneurs de Trois-Rivières, M.François-Albert Angers, économiste, est conférencier à la clôture de la 21ème assemblée générale de l'Association des institutions d'enseignement secondaire.• À 18 h à l'école St-Pius X à Montréal, ouverture du nremier congrès d'orientation du Regroupement des femmes québécoises.• A 19 h au Cégep de Valleyfield, debut d’un week-end de philatélie organisé par la Fédération québécoise de philatélie et les clubs Optimistes.• A 19 h 30 au Holiday Inn de Sainte-Foy, 27ème congrès annuel de l’Association du Québec pour les déficients mentaux.Thème: "L’in-tegraüon sociale, prenons le temps d'en parler ".• A 20 h 30 à l'auditorium de l’école secondaire Marie-Anne, conférence de Catherine H Anwandter, membre du Conseil des conférences sur la science chrétienne.Titre: "La libération par le Christ”.Cliniques de la Croix-Rouge, à Saint-Jean, au Cégep, de 14 h a 20 h; à Baie d'Urfée, à la compagnie Cyanamid, de 9 h 45 à 12 h et de 13 h 30 a 16 h Un médecin radié pour fraude se voit réadmis par Bernard Morrier Radié à vie de la Corporation des médecins professionnels du Québec le Dr Roger Simard, de Montréal, pourra toutefois continuer à exercer sa profession, à la suite d’une décision que vient de rendre le Tribunal des professions.Condamne par la Cour des sessions, il y a plusieurs mois déjà, à $6,000 d'amende et à 30 jours d'emprisonnement à être purgés les dimanches, pour avoir fraudé la Regie de l'assurance-maladie, le médecin avait par la suite été radié pour le reste de ses jours de sa corporation professionnelle.Les juges Jean Filion, Conrad Préno-veau et Gilles Filion ont trouvé cette sanction pour le moins excessive et la ramènent plutôt à trois mois.Reconnu coupable d'irrégularités.envers la RAMQ, le Dr Simard avait aussitôt remboursé la Régie d’une somme de $125,000.Le tribunal des professions, tout en re-connaissant à la Corporation son droit de sévir si,r le plan administratif, a la suite d une décision des tribu: "ux criminels, fait toutefois une nette distinction, dans le cas du Dr Simard, quant au pouvoir répressif de l'organisme Les magistrats expliquent que, lorsque le crime commis constitue un accroc aux nonnes professionnelles ou d'éthique, la Corporation est nettement en droit d’imposer les sanctions qu elle juge à propos dans le cadre de sa juridiction.Les juges rappellent cependant que le crime reproché au Dr Simard n a pas été commis dans l'exercice direct de son art mais plutôt dans ses relations financières avec l’Etat.Cette importante distinction suffit, pour les magistrats, a constater Texcessi-vité de la sanction et à b ramener plutôt à trois mois.M.Judd Buchanan changer l’attitude des industries et il a averti les jeunes diplômés en chômage qu’ils devront s’orienter de plus en plus vers le secteur industriel: l’essor majeur ne se fera pas au gouvernement ou dans les universités, a-t-il dit.M.Buchanan a donc rappelé les mesures déjà prises ou annoncées pour inciter les entreprises à faire davantage de recherche (par des dégrèvements fiscaux notamment) et il a annoncé que la déduction spéciale de 50% sur l’accroissement des dépensés de recherche par l’indastrie sera prolongée pendant 10 ans, s’il n’en tient qu’au gouvernement actuel.Déjà, une entreprise peut déduire tous ses frais de recherche de ses revenus et elle bénéficie en plus d'un crédit fiscal équivalent à 5%) ou 10%>, de ses investissements en recherche.Enfin, M.Buchanan a exprimé l’espoir que la Société canadienne des brevets pourra devenir bientôt un lieu de rencontre où les chercheurs du gouvernement pourraient prendre connaissance des besoins de l’industrie et où les industriels pourraient découvrir les nouvelles technologies issues des laboratoires de l’Etat.Il a aussi dit espérer que tous les fonctionnaires s’efforceront dorénavant de mettre leurs découvertes au service de l'entreprise privée.Corrida au stade: Drapeau est contre par Rodolphe Morissette Le maire de Montréal, M.Jean Drapeau, a fait savoir hier qu’il n'était guère intéressé de voir le sang des taureaux couler dans l’enceinte du stade olympique, et encore moins d'y permettre des combats de taureaux simulés.C'est du moins ce que le maire explique, en son nom et au nom, dit-il, d'un grand nombre de ses concitoyens, dans une lettre qu’il adresse au président de la Régie des installations olympiques, M.Robert Nelson.La rumeur d’une corrida simulée ou “portugaise” (sans effusion de sang ni mise à mort de l’animal) a été relancée au début de la semaine par M.Jean-Louis Nadeau, impressario et producteur.qui a entrepris des démarches auprès de la direction de la programmation pour les installations olympiques.Le projet consiste à faire venir dans le stade, pour l’automne de cette année ou le début de l'été 1979, le matador espagnol retraité El Cordobés, qui n’a pas nus les pieds dans Tarène depuis quatre ans.Le maire de Montréal dit avoir reçu bien des lettres de citoyens qui s’inquiètent et de la cruauté de tels spectacles et de leur interdiction par les lois du pays.Le maire commence par calmer ces inquiétudes.La corrida projetée, renseignements pris, serait portugaise.Donc il s’agirait d'un faux combat, d'une lutte simulée et qui ne ferait pas couler de sang, ce que nos lois n’interdisent en rien.Examinons la question sous un angle autre, propose le maire.Certes, il reconnaît que Tes traditions de certains pays expliquent bien des choses, mais il oppose sans le dire les moeurs espagnoles et por- tugaises à “la bonne éducation des citoyens (d’ici) en général et des enfants en particulier en matière de respect des animaux".M.Drapeau écrit que le “spectacle" qu'on propose pour le public du stade de Montréal n’est “nullement du sport authentique”.D’autre part, comme ce combat simulé, malgré tous les moyens qui sont mis en oeuvre pour supprimer totalement les souffrances des animaux, gardera tout "l’appareil de la cruauté" et l'apparence de la cruauté, voilà qui donnerait “le mauvais exemple”.Ce n’est pas tout.Le maire souligne les implications financières d’un spectacle pareil.Le succès financier d’une corrida dépend, dit-il, du réalisme qui l’accompagne Or, ou bien le réalisme est poussé ou bien il est peu poussé.S’il est poussé, le spectacle donne le mauvais exemple, comme il est expliqué plus haut.Si, en revanche, l’appareil de la cruauté apparente n est pas très poussé, “personne ne voudra payer s’il est convaincu qu’il s’agit d'un faux combat".Bref, il faut s’opposer à ce genre de spectacle.C’est pourquoi le maire prie le président de la Régie de faire savoir au public “que toute offre de location du stade à des fins de combats de taureaux — vrais ou simulés — sera refusée”.H s'agit là d’un "voeu”, conclut M.Drapeau, auquel il voudrait qu’on donne une suite favorable.Interrogé sur le sujet hier soir, M.Nelson, qui n’avait pas encore pris connaissance de la lettre que lui avait adressée le maire, a dit qu’il réservait ses commentaires pour ce matin.Fernand Poiré poursuit le maire de Longueuil Le directeur général de la ville de Lon-gueuil, M.Fernand Poiré (qui avait fait l'objet d'une enquête menée conjointement par la Commission municipale et la Sûrete du Québec relativement au rôle qu'il avait pu jouer dans la ténébreuse affaire du projet “Collectivité nouvelle”) intente une poursuite en dommages et intérêts de l’ordre de $600,000 contre le maire de la ville, M.Marcel Robidas L’affaire remonte à l’été 1976.Le quotidien La Presse avait publié une série d’articles qui faisaient état de la collaboration qu'avaient apportée certains conseillers et fonctionnaires de Longueuil à la spécu-ation pratiquée par les Entreprises Rock, npliquées dans le projet “Collectivité louvelle”, qui visait à aménager une fande partie du territoire de la ville, prés aui.vr.v.wv.v, impbquées dans le projet "Collectivité nouvelle”, grande part du colisée Jean-Béliveau.Le ministre des Affaires municipales du temps, M.Victor Goldbloom, avait réclamé une enquête.Avec la Sûreté du Québec, la Commission municipale du Québec procéda et déposa son rapport le 27 octobre 1977.Ce dernier recommandait au ministère de la Justice d'étudier la Voir page 6 : Longueuil TJOMAINE des cHAUTS~cBOIS Sur la Rive Sud, le prestigieux DOMAINE DES HAUTS-BOIS (Aux 1000 demeures personnalisées) Vous offre l'achat d'un grand TERRAIN boisé en versant de montagne, voisin du PARC PROVINCIAL DU MONT BRUNO.CHOIX LIMITE A 30 TERRAINS MIS EN VENTE, 10 AVEC SERVICES PRETS A CONSTRUIRE.20 NON 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Francoeur Michel Roy Georges Vigny Pierre Loignon Le Devoir, vendredi 2 juin 1978 ¦ 4 Le Canada à l’ONU et à l’OTAN Prisonniers des besoins et édits du complexe militaro-industriel dont le démembrement bouleverserait de fond en comble l’économie des pays du bloc capitaliste aussi bien que communiste, les dirigeants des pays membres de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont plié l’échine cette semaine à Washington.Ils ont ratifié comme prévu un programme de défense pour l’Alliance qui augmentera leurs dépenses militaires de 3% annuellement, et injectera $80 milliards de plus dans la danse macabre autour des armements, qui dévore déjà quelque $400 milliards par annee, pour l’ensemole des s du monde.es experts de la défense ont vite fait de rejeter comme clichés, faiblesses de coeurs tendres, ou ignorance de béotiens, les malaises qui ne cessent de s’exprimer autour de cette absurde lutte de croquemitaines géants.Ils ne voient pas de contradiction réelle entre l’actuelle session spéciale des Nations Unies sur le désarmement, à New York, et les décisions tout juste prises à la réunion de Washington.Le désarmement, disent-ils, consiste à abaisser dans l’un et l’autre camp le seuil des équipements militaires nécessaires au maintien de la sécurité.Fort bien.Sauf qu’en trente ans de pourparlers sur le désarmement, ce seuil n’a cessé de s’élever.On aura beau relancer la balle dans le camp soviétique, expliquer mille fois la stratégie de la dissuasion, les additions continueront à parler d’elles-mêmes.• Quoi qu’en disent ceux qui accusent le gouvernement fédéral de manier à la fois le fusil et le rameau d’olivier, par son appartenance à des alliances militaires et ses discours pacifiques, la seule influence que le Canada, bien petite puissance après tout, puisse avoir dans ce genre de pourparlers internationaux, est morale.C’est pourquoi nul n’a à rougir des interventions du premier ministre, M.Trudeau, lors des deux récentes réunions de New York et de Washington.Certains n’ont vu qu’hypocrisie dans l’insistance qu’il a mise à l’ONU a rappeler le dossier de son pays qui possède la technologie nucléaire mais refuse de l’utiliser ou de l’exporter à des fins autres que pacifiques.Déclaration facile, dit-on, pour qui vit sous le parapluie nucléaire américain, comme le Canada.Le Canada n’a guère le choix de bouder cet abri.Mais il peut soit 1’accepter avec une gratitude active, soit conserver au moins son indépendance d’esprit.D n’est pas certain que tout l’establishment militaire canadien ait porté M.Trudeau dans son coeur lors de ses discours chez nos voisins du sud, comme en ont témoigné au même moment des déclarations faites à Ottawa.Mais le premier ministre n’en a pas moins signifié des désaccords fort clairs, pour qui voulait les entendre, avec le “super-grand'’ de son propre camp.En mettant en question les déclarations pacifistes des gouvernements qui continuent à nourrir dans leurs laboratoires des projets de recherche à long terme pour la mise au point de nouvelles armes, c’est le processus même qui a conduit les États-Unis à la fabrication de la fameuse bombe à neutrons que M.Trudeau dénonçait.Ses félicitations au président Carter pour la “clairvoyance” dont il a fait preuve en décidant de surseoir à sa production en série ne servaient visiblement qu’à faire avaler la pilule d’un sérieux désaccord de principe.Ce rejet à la source de la bombe à neutrons, exprimé le jour même où le ministre des Affaires étrangères de l’URSS, M.Andrei Gromyko, vilipendait la nouvelle arme à la même tribune mais pour des raisons autrement plus intéressées, n’était pas un exercice sans peril.De même à la réunion de l’OTAN, plus tôt cette semaine, M.Trudeau s’est dissocié à deux reprises des durcissements américains envers les pays du pacte de Varsovie, durcissements qui ressemblent fort à une opération de ravalement de la faible image de M.Carter sur la scène internationale.Alors que le président américain avait ouvert la reunion en agitant l’épouvantail de la force militaire croissante des pays de l’est et en appelant les alliés à une solidarité indéfectible destinée à s’exprimer par l’accroissement de leur effort militaire, le premier ministre canadien a centré son discours sur les nécessités du désarmement et sur les nouveaux stimuli à trouver pour relancer les discussions de Vienne sur la réduction mutuelle et équilibrée des forces militaires en Europe.Alors que le président américain appelait les alliés, sous couvert général d’aide et de soutien, à ce qui pourrait dangereusemen.ressembler à une guerre sainte contre ce qu’on appelle la “pénétration soviéto- cubaine” en Afrique dont on veut voir un exemple probant dans les récents événements du Zaïre, le Canada s’est montré beaucoup moins prompt à sauter aux conclusions.Sans nier l’arrivée croissante de forces soviéto-cubaines en Afrique, le Canada n’achète pas les yeux fermés la thèse des Etats-Unis qui, du haut d’une virginité douteuse et très récemment refaite, s'inquiètent de ce que ces présences étrangères empêchent des pays africains “de décider de leur propre orientation.” Si la France suit de près M.Carter à cause de ses intérêts importants sur le continent africain, le Canada craint avec raison “l’aventure” qui risque de mener les blocs est et ouest à s’y taire une guerre chaude, au détriment des populations locales.• Les pacifistes peuvent sûrement garder quelque humeur contre le gouvernement fédéral acrt Ifs discours, sauf sur le plan des ar- • .tents nucléaires, correspondent mal à l’effort militaire auquel il s’est converti au cours des dernières années, en faisant des achats massifs de patrouilleurs à long rayon d’action, avions chasseurs, chars d’assaut et autres blindés, au grand ravissement de l’OTAN.Une fois le doigt mis dans l’engrenage, la ligne d’action est toutefois difficile à tirer.Un Québec indépendant aurait une politique extérieure pacifiste, déclarait fièrement récemment un ministre provincial au sortir d’un colloque interparlementaire sur la bombe à neutrons.Au même moment, le ministre québécois des Affaires intergouvemementales indiquait fort clairement qu’un Québec indépendant ne pourrait se permettre de bouder des alliances militaires defensives comme l’OTAN ou NORAD.Une fois au pouvoir, la “realpoli-tik” a vite fait de s’imposer.De même a-t-on presque envie de pardonner les incohérences de M.Trudeau quand on songe à ce que l’opposition conservatrice, en danger de devenir un gouvernement selon les sondages, nous réserve.M.Trudeau n’avait pas sitôt indiqué ses préférences pour le désarmement, lors de la réunion de l’OTAN, au lieu d’emboîter simplement le pas à M.Carter, ue le leader conservateur, M.Clark l'accusait e professer la plus parfaite indifférence à l’égard de la menace militaire soviétique.En voilà un auquel le parapluie ne porterait pas ombrage, ni en principes, ni en actes.Lise BISSONNETTE Une enquête sur l’affaire Flamand L’ex-député Antonio Flamand a finalement été acquitté des accusations troublantes qui pesaient contre lui et qui lui avaient déjà causé, avant même que justice soit rendue, un tort considérable.Tout procès criminel est une épreuve.Même si la présomption d’innocence joue en faveur de l’accusé devant la cour, devant le public néanmoins, puisque le ministère de la Justice n’est pas censé porter d’accusation fausse ou frivole, la simple ouverture des procédures crée, du moins temporairement, un tort inévitable à l’accusé.Ce tort est réparé et la réputation du citoyen éprouvée en sort grandie quand, au terme, le tribunal le blanchit.D'ordinaire, un accusé “s’en tire”, suivant l’exoression consacrée, soit parce qu'il était vraiment innocent, soit parce que la police n’a pu réunir suffisamment de preuve pour établir son crime, soit qu’il ait bénéficié d'une faille dans l'administration de la justice En tout état de cause, il ne traîne pas au prétoire, trop heureux de sortir de son cauchemar et de retrouver les siens.Dans le cas présent toutefois, le procureur de M.Flamand, l'avocat Guy Bertrand a déclaré qu'il entendait revenir à la charge auprès du ministre de la Justice et demander à Me Marc-André Bédard une enquête sur les circonstances qui ont entouré le déclenchement de cette pénible affaire.L'ex-député et son avocat, en effet, se disent convaincus qu’à l’origine de l'enquête policière et donc du procès une machination a été montée visant à perdre M.Flamand.Cette allégation est grave.C’est un crime de faire entreprendre des procédures sans fondements.C'en serait un également de faire déclencher une enquête sur les circonstances qui ont amené M.Flamand en cour, si l’acquitté et son avocat n’avaient pas les motifs les plus sérieux de formuler au ministre de la Justice une pareille demande.Errare humanum est.Même la police peut se tromper.Même la justice peut être entraînée dans une affaire plus ou moins bien fondée.Le public s'attend néanmoins à ce que la police et le ministère de la Justice se montrent à la fois compétents et pru- dents quand ils vérifient des plaintes, quelles qu'elles soient.En ces matières.les choses ne sont souvent pas simples ni limpides.On ne peut demander à la police qu’elle se substitue aux tribunaux et qu’elle décide d’elle-même de relâcher quelqu'un faute de preuve.Un acquittement n’implique pas de soi que la police a mal agi.Mais, que le ministère de la Justice porte une accusation ou, au contraire, décide de n’en point porter ou de la retirer en cours de route, le public doit avoir la conviction morale qu’on n’a point “chargé” un citoyen par malice ou qu’on ne l’a point “épargné" par favoritisme.Dans la présente affaire, le juge, M.Marc Dubé, a noté dans son jugement que les adolescentes en cause n’avaient point porté plainte d’elles-mémes à l’origine, cjue plusieurs d’entre elles ont retiré par après les déclarations qu’elles avaient faites et que le témoignage des autres n’avait guère de crédibilité.Ce fait à lui seul ne saurait suffire à justifier une enquête sur le comportement de la Sûreté du Québec dans cette affaire.Il est hélas reconnu que les vraies victimes de tels attentats ne sont guère portées à porter plainte, u on peut même les inciter à changer idées, et que la police doit suppléer à leur faiblesse ou à leur crainte.D autres éléments doivent entrer en ligne de compte.Me Bertrand aurait déjà soumis par écrit en août dernier les motifs d’une telle requête auprès de Me Bédard.Le ministre de la Justice et la Sûreté du Québec ne sauraient en tout état de cause en rester là.11 eût été bizarre que le ministère interrompe le procès; les procédures terminées et le jugement rendu, le moment est venu de rétablir la crédibilité de la justice dans cette affaire.Si l’accusé et son avocat ont erronément ou légèrement jeté de telles allégations en cours de route, ils devront en subir les conséquences.Si au contraire, M.Flamand a été victime d’une machination ou de l’incompétence de la police, une enquête et, le cas échéant, des sanctions s’imposent.Jean-Gaude LECLERC billet Fêtes nationales La fête du Canada et les fêtes de la Saint-Jean se marchent sur les pieds Evidemment personne n’a pensé à les jumeler et à les appeler les fêtes de la Confusion nationale.Comme propagande officielle, ça ne ferait guère bien pour l’exportation C’est pourtant un dilemme; une ambiguité, dont il faudra un jour sortir Mais comment dépolitiser les fêtes?En les éloignant les unes des autres’’ Un loustic a pensé au 15 novembre, pour le Québec, et de les nommer les festivités de Saint-René Pas sérieux! Si on agissait de la sorte, on se retrouvera peut-être avec les fêtes de la Saint-Claude dans trois ans Que l’on laisse les fêtes du Canada aux alentours du 1er juillet, et que chaque Canadien soit libre d’y participer ou de les bouder.On ne consent personne pour célébrer, sauf les autorités.Quant aux fêtes de la Saint-Jean, qu’on les abolisse pour les remplacer par de petites fêtes régionales, voire paroissiales, à la fantaisie des préfets de comté ou des maires de municipaüté.Ainsi, le Québec aurait ses fêtes de l’Indépendance des petites patries 365 jours par année.Albert BRIE ¦ M.Bourassa n’a pas changé Je veux prier de M.Robert Bourassa qui, depuis deux semaines, a refait surface.Colloque des Hautes études commerciales, éconothèque de Radio-Canada, la première phase de l’image du technicien-du-marché-commun a été mise en place.Après une certaine dignité dans la défaite et un retour aux études économiques, j'attendais son arrivée avec sympathie.J’étais même prêt à accepter, après les images, du “seul député à pouvoir entrer dans les Cegep ”, de “l’ex-étudiant de Cambridge et de Oxford”, du “jeune économiste-premier-ministre”, celle du technicien du marché commun Témoignage / Ufl appel du MNQ Le Mouvement national des Québécois, qui regroupe plus de 100,000 membres, est réuni en congrès ce week-end d Drum-mondville et se propose d'adopter un manifeste exprimant ses convictions souverainistes.Le MNQ a rendu publique hier l'introduction de ce manifeste qui se présente sous la forme d'un appel solennel au peuple.¦ Québécois.Québécoises, Le Québec est depuis toujours notre seule patrie B faut maintenant en faire un vrai pays.Pour cela, nous devons rompre avec le régime actuel, proclamer la République et élever le Québec au rang des Etats souverains Ainsi sera fini le temps de la désunion, de l’inefficacité et de l’impuissance Nous savons que nous allons réussir parce que nous le pouvons Nous sa- vons que nous allons réussir parce que nous le voulons Rien ni personne ne peut arrêter l’élan de liberté et de dignité d’un peuple uni et déterminé.Nous sommes forts, car d’autres nous ont précédés dans le combat.Nous sommes forts, car d'autres luttent avec nous Nous sommes forts, car d autres vont bientôt se joindre à nous.L'immense majorité des Québécois, dans le secret de son coeur, aspire à la liberté Québécois.Québécoises, élevez votre voix forte et fière et faites taire la peur et l'égoïsme, qui sont nos seuls ennemis 11 nous faut l'indépendance, car nous voulons façonner ce pays à notre ressemblance, Il nous faut l’independance, car nous voulons bâtir ici une société forte, libre et fraternelle; II nous faut l'indépendance, car la liberté politique renferme la promesse de toutes les libertés et de toutes les possibilités Québécois, Québécoises, voici plus de trois siècles que nous luttons pour faire de ce pays notre pays; Québécois, Québécoises, voici deux siècles qu’on veut nous empêcher de le faire; Québécois, Québécoises, voici venu le temps de reprendre en main le fil de nos destinées L'avenir du Québec dépend de chacun et de chacune d’entre vous Faites confiance à votre peuple, c est-à-dire à chacun et à chacune d’entre vous Au nom de tous ceux qui nous ont précédés, au nom de tous ceux qui sont là avec nous, au nom de tous ceux qui viendront après nous, donnons-nous enfin et pour toujours un pays libre et souverain Disons OUI au Québec Vive le peuple du Québéc! Vive le Québec libre! Je pensais apprendre comment fonctionne l’union monétaire Belgo-Luxembourgeoise.Comme l'expérience monétaire entre la Belgique et le Luxembourg ne m’apparait pas être un exemple suffisant, je pensais me renseigner sur le “serpent monétaire" européen Je crois que lorsqu'on a la chance d’être à la fois un ex-premier ministre du Québec et un technicien du marché commun, on se doit de répondre à ces questions dans le cadre d’une émission où on a été invité au deuxième titre.J’ai entendu à la place les sempiternels clichés qui ont fait momentanément la fortune de monsieur Bourassa politicien: déluge de paroles, conseils méprisants de lectures à M.Parizeau, parenthèses perfides à l’endroit de M.Lévesque.L’unique fois où monsieur Bourassa a cru parler technique, il a montré les inconvénients de deux monnaies différentes étant donné la fréquence des nationaux en voyage Comme pour tempérer cette incursion, il a grossièrement assimilé conversion de la monnaie et contrôle des changes J'espère que cette méprise était volontaire.Jean ANDREGNETTE professeur au Cegep Ahuntsic Montréal, le 27 mai 1978 ¦ Des enfants ont un toit L’équipe d’“Un toit pour moi" vient vous remercier pour votre heureuse collaboration.En effet, suite au communiqué paru le 8 mai dernier, dans la rubrique des affaires sociales du DEVOIR, quatre familles se sont proposées afin de recevoir les enfants chez dies.Bravo, sans l'aide de Mme Marie Laurier et de votre journal, vos généreux et attentifs lecteurs n'auraient pu savoir qu'il y a au Québec plusieurs enfants, freres et soeurs, qui attendent une famille substitut Denise LAROUCHE Lise TREMBLAY Montréal, le 16 mai 1978.1 ¦ Les Brigades “Noires” LE DEVOIR du 26 mai publiait une analyse du terrorisme en Italie pour le moins originale, signée par Marco Micone Celui-ci attribue la responsabilité du terrorisme aux ins-justices sociales qui ont été maintenues par le régime démocrate-chrétien qu’il qualifie de fascisme raffiné.Je passerai sous silence l’esprit de simplification outrancière ou l’incompréhension remarquable de la réalité italienne qu’il manifeste en qualifiant ainsi la Démocratie chrétienne.Il est de bon ton d’attribuer la responsabilité d’un acte criminel à la présumée victime et d'innocenter le présumé coupable.Cependant, si on examine les faits de plus prés, il est permis de douter de cette analyse.C'est un fait bien connu que les membres des Brigaoes Rouges proviennent de milieux aisés, parfois même très aisés, et des classes moyennes.On passe du club de tennis et de la station de ski à la mitraillette et à la révolution.En 1920, Lénine écrivait "La maladie infantile du communisme, le gauchisme”.Aujourd’hui, on pourrait écrire “La maladie infantile des enfants gâtés, le terrorisme”.On peut se demander en quoi le sort des défavorisés peut bien les préoccuper à ce point, sur- tout lorsque l'on regarde les objectifs et les conséquences de leur action.Par leurs actes terroristes, les Brigades Rouges disent vouloir paver la voie à l'établissement d’un État policier, lequel, selon elles, créerait les conditions favorables à une révolution prolétarienne.On ne voit pas très bien la relation de cause à effet Etat policier-révolution prolétarienne: leur Etat policier, les Brigades Rouges l'ont eu pendant les vingt années de fascisme qu'a connues ITtalie.Loin de provoquer une révolution prolétarienne, cette période a abouti précisément au résultat contaire: dès 1946, en effet, le Parti communiste Italien a abandonné l’idée d’une révolution armée.Ce n’est pas un hasard si les deux partis communistes occidentaux les plus libéralisés sont ceux d'Espagne et d'Italie: ils ont connu tous deux une longue période de fascisme.Ils l'ont vécu, ils ont vu ce qu'était le totalitarisme et ils ne veulent pas retomber dans un tel régime.Qu’il se réclame du socialisme ou non importe peu, la différence n’étant pas tellement perceptible.Lorsqu’on examine les conséquences politiques de leurs actes, force est de constater que.pour employer leur vocabulaire, les Brigades Rouges font le jeu de la droite.Quel- ques jours à peine apres l’assassinat de Aldo Moro avaient lieu des élections administratives partielles.La Démocratie chrétienne a vu ses suffrages passer de 38',; des voix aux élections de 1976 à 42%; elle qui était en chute libre depuis 1948, époque où elle recueillait 48% des voix, elle n’avait jamais connu la moindre remontée depuis.Le Parti communiste Italien voyait son score passer de 34% à 27% des voix, et chuter pour la première fois depuis la première législature en 1948, alors qu’il recueillait 20% du vote.C’est le seul exploit politique — et quel exploit! — que les Brigades Rouges ont réussi.Pales peuvent se vanter d’être les seules à avoir jamais pu réaliser un tel prodige, considéré jusque-là comme irréalisable.\ Mais ces résultats électoraux ne sont sûrement pas de nature à améliorer les conditions de vie des classes défavorisées.Les Brigades Rouges sont encore plus brutales que les SS.déclarait à la Chambre un député communiste.On comprend mal pourquoi tout le monde s'acharne à les appeler les Brigades Rouges, alors u en fait elles sont les Briga-es Noires.Marco de N1COL1NI Québec, le 28 mai 1978 ¦ Changeons de personnage! M.le rédacteur en chef, Dans sa chronique du 18 mai, M.Gilles Constantineau s’en prend à la décision de la Société Radio-Canada de ne pas présenter de nouveau “Duplessis”, comme il en avait été question.D’après M.Constantineau, le CRTC subirait les pressions d’un petit groupe de personnes, alors que selon lui, trois millions de téléspectateurs ont goûté la série.Il devrait savoir que les personnes nommées dans son article ne sont pas les seules à avoir déploré la grossière caricature des personnages mis en scène dans ces émissions.De nombreuses lettres aux journaux (et, probablement, à Radio-Canada l en font foi.On y déplore les nombreuses déformations et fautes de goût Le succès de "Duplessis" est dû en grande partie à la popularité du comédien Jean La-pointe.et à celle des "romans- savons" en général.Il serait fort malheureux que l'on redonne la série, même remaniée — chose presque impossible, car tout est à refaire.Au beu de raconter des faits importants: les réalisations du régime Duplessis tels que le crédit agricole, i é-lectrification rurale, et, sur le plan négatif, la vente à vil prix aux Américains des matières premières du Québec, le traitement infligé à Monseigneur Charbonneau à la suite de la grève de TAsbestos, la loi du Cadenas, etc., on a préféré insister lourdement sur une représentation grotesque du clergé et autres personnalités de l’époque, ainsi que sur les tics et vices du personnage principal (On aurait dû supprimer le dernier épisode, de très mauvais goût) La génération actuelle n’a rien à apprendre d’une telle version tronquée et faussée d’une tranche de notre histoire.La fonction principale de la Société Radio-Canada est de présenter (uniquement) des émissions de qualité.Il faut savoir gre à M.Jean-Marie Dugas de ne pas céder à la tentation de plaire à ce qu’il croit être la majorité des téléspectateurs.Surtout, il ne faut pas faire de ' Duplessis" une traduction pour le réseau de langue anglaise: cela ferait trop plaisir à certains anglophones déjà trop portés à nous juger d après de telles oeu .c-s masochistes.Pourquoi ne présenterait-on pas, bientôt, une série démissions sur un personnage plus édifiant de notre histoire politique9 Quant à M.Constantineau, il devrait réserver ses sarcasmes pour des nouilles qui le mériteraient, au beu de s'attaquer a une personne éminente comme M.Victor Barbeau.Renee de BELLEFEU1LLE Ottawa, le 20 mai 1978 ¦ Anniversaire de la mort du Dr Masson Voilà déjà cinquante ans que Raoul Masson est mort, alors qu’il présidait une séance au bureau médical de l’hôpital Sainte-Justine.Il était à ce moment médecin-chef de cet hôpital pour enfants — le seul encore à date au Canada français — et le premier professeur de cüni-que infantile à l’Université de Montréal.Formé en pédiatrie à Paris, au début de ce siècle, par Jules Comby à l’Hôpital des enfants malades, il avait été dès son retour à Montréal attaché à la Crèche de la Miséricorde dans le service du professeur Sévèrin Lachapelle.Lors de la fondation de l’hô- pital Sainte-Justine en 1908.c'est à lui que l’on fit appel pour organiser le service de pédiatrie avant de le nommer médecin-chef de cet hôpital.Il a été dans les débuts de Sainte-Justine, le grand responsable de la formation des infirmières et des internes.Sa valeur comme pédiatre et le succès de son enseignement lui valurent d’étre le premier titulaire de la chaire de Chni-que infantile à l'Université de Montréal, créée spécialement pour lui à l’hôpital Sainte-Justine.Sur le plan scientifique il s'intéressait particubèrement aux maladies infectieuses.Il était préoccupé par le problème de la pobomyélite et fit des recherches personnelles sur son épidémiologie.Il s’intéressa également à la pédiatrie sociale et fut un leader dans la lutte contre la mortalité infantile et la protection de l'enfance.Sa mort créa un vide profond et une vive émotion.Cinquante ans après, on ne peut oublier l'oeuvre de ce pionnier de la pédiatrie au Canada français à qui j’ai voulu rendre hommage.Raul LETONDAL, M.D., président-fondateur de l'Association des pédiatres du Québec Cité des Deux-Montagnes, le 1er juin 1978.¦ Faire la queue à la Place des Arts M.le directeur, Désirant des billets pour trois spectacles différents à la Place des Arts, j’ai dû patienter 1 heure et 30 minutes à trois guichets différents.J’ai alors mentionné ce fait à Gaston Morin, directeur des guichets à la Place des Arts, lequel m’assura que leur système, étant le meilleur, ne changerait pas.Je lui suggérai poliment alors qu’au lieu de distribuer les billets par spectacles et par guichets, il y aurait peut-être avantage à considérer la position du pubbe et à distribuer tous les billets pour tous les spectacles à tous les guichets.Il m’assura alors qu’il n’avait pas à se préoccuper du pubbe et que mon manque d’intelh-gence était notoire et fréquent car il rejetait chaque jour cette suggestion venant de plusieurs personnes.Une récente visite à la Place des Arts m’a fait constater une installation des guichets dans ¦ Le monde en 1999 L an de grâce céleste 1999.La Chine rouge et la Phénicie urpre sont les maîtresses du n Dieu et du monde moderne.les pays-pilotes, les gouvernements autocratiques et autocritiques qui régnent sur l'univers terrien et lunaire par la puissance industrieuse et la peur nucléabonde Dans les mégalopoles quotidiennement arrosées de chlorophylle artificielle pour neutraliser la pollution, les feux de circulation ont été inversés: le vert pour stopper, le rouge pour repartir Les Etats-Unis d'Amérique et la Russie soviétique se sont mués en grandes Suèdes.Chez les premiers, le problème noir a été réglé par fusion biologique.et en U.R.S.S., le Parti a ouvert depuis longtemps, en 1978 exactement, les portes froides de la Sibérie aux Mexicains Marianne et Albion, anciennement France et Grande- Bretagne, ainsi que les pays de même cabbre, sont devenus d’importantes Andorres, de principales principautés; Au Quanada, la constitution monarchique a été “rapatriée” par satellite, technique obbge, et la nouvelle charte fut rati fiée à l’unanimité.Le président de la République Anorak, d’origine a.xHi dienne, inaugure terre u : femmes, à l'image d’Expo 67, dans les deux langues officielles: le franbécois et le cana-méricain.Ainsi donc.By Bios, le chef phénicien, et Kon Fucius, le Grand Capitaine chinois, ont réglé les problèmes de leurs peuples respectifs: les Phéniciens en Phénicie, les Phiüs-tins à côté, et les Chinois .partout Denis NEHMÉ Montréal, le 27 mai de nouveaux quartiers mais ceux-ci fonctionnent toujours avec la même technique.Dois-je comprendre que certaines personnes de la Place des Arts décident sciemment d’ignorer la position du pubbe, cbent et utilisateur de cette même Place des Arts.Pareille attitude, désagréable et pénible, se produisit plus d'une fois au cours des dernières années.Je trouve, personnellement, inadmissible que l’on traite les gens avec autant d’impobtesse et que l’on emploie une attitude aussi cavalière.André LAMARRE André Lamarre, Longueuil, le 29 mai 1978 f N I LE DEVOIR est publié pa* limon.1 "’’èr e- Populaire, société à respoo- ’ "TV, %*'TMée de * sage so'.'ai ' ’ t£ ïu luntè o 211._;e du * Cuic.-ôsc’errart.Mortiréai H2Y ' * U e?! composé et mprimé par : Imprimerie Dumont mcorpc-j rêo dont les ateliers sont situés à 5130 rue Boivm.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $60 par année, six mois $33 trois mois $21 A l'étranger $65 par année six mois $36 trois mois $24 Editions du samedi $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0868 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) .- 1 ifiKUsasi insiimiMarfliHiH manswAiaiau Un socialisme sans marxisme?par Maurice Duverger Le parti socialiste espagnol va-t-il abandonner toute référence au marxisme, comme le souhaite son leader Felipe Gonzalez1’ La question concerne tous les partis qui se reclament du socialisme.En dehors des communistes, très peu se disent ouvertement marxistes: le P.S.O.E.fait figure d'exception à cet égard.Cela ne signifie pas que tous les autres soient social-démocrates.Aussi étonnant que cela paraisse, il n'y a pas de rapport direct entre l' hommage nominal qu'un parti socialiste rend au marxisme et le caractère moins réformisme et plus révolutionnaire de son orientation.On peut vouloir la collectivisation intégrale des moyens de production et refuser l'idéologie marxiste.On peut accepter celle-ci et rester par ailleurs très modéré.Ainsi le parti socialiste français ne parle pas du marxisme dans ses documents officiels, mais affirme sa volonté “de substi- tuer progressivement à la propriété capitaliste une propriété sociale”, ce qui s’en rapproche.Le parti social-démocrate autrichien admet le marxisme parmi les idéologies valables, mais déclare qu’on ne peut enviasager “que la socialisation des grandes entreprises dont la position de puissance met en danger l’intérêt global économique et politique", ce qui est très réformiste.Au contraire, le parti travailliste britannique s'approche de Marx dans la clause IV de ses statuts qui déclare que le socialisme consiste fondamentalement dans l'instauration de la propriété collectives des moyens et instruments de production: mais il reste toujours allergique au marxisme.Au fond, le débat ouvert par le parti socialiste espagnol ne porte pas sur le contenu de la doctrine, mais sur sa nature.Etre marxiste, ce n'est pas seulement croire que le développement des forces roductives est, en dernière analyse, la ase de toutes les transformations sociales: que les idées, les cultures, les croyances, les moeurs, les institutions ne sont que des superstructures; que l’appropriation privée des moyens de production engendre une lutte entre deux classes antagonistes, celle qui les détient et celle qui n'a pour vivre que sa force de travail; que la seconde finira par l’emporter un jour et par établir, enfin, une société égalitaire où l'exploitation de l’homme par l’homme aura disparu.Etre marxiste, c’est croire que les schémas précédents sont beaucoup plus que des üiéories élaborées au dix-neuvième siècle par un homme de génie, qui ont fait avancer, de façon considérable, nos connaissance dans le domaine social comme d'autres théories élaborées au même moment par d'autres hommes de génie ont fait avancer de façon considérable nos connaissances dans les domaines de la physique, de la chimie, de la biologie, etc.Etre marxiste, c’est croire que Te marxisme est "la même chose que la loi de gravitation universelle", comme le dit un autre dirigeant du parti socialiste espagnol.C'est croire que le marxisme est "une conception scientifique du monde”, comme proclame le préambule des statuts du parti communiste français et comme pensent tous ses homologues.Le P C F.précise bien que cette conception va "s'enrichissant sans cesse des acquisitions de la science”.Mais la formule même implique clairement que ces dernières ne font seulement qu’ajouter à un système indestructible dont les élé- ments fondamentaux ne peuvent pas être remis en cause; ce qui le distingue de toutes les théories scientifiques, lesquelles ne sont jamais que des ensembles hypothétiques et provisoires, destinés à être remplacés par d'autres qui le seront eux-mémes par d'autres, et ainsi de suite, indéfiniment.Rien ne permet de penser que les sciences sociales ' échappent à cette logique.Considérer le marxisme comme une science est une attitude non scientifique, qui relève du mythe ou de l’idéologie.Cette attitude revêt une importance fondamentale.Elle constitue l'un des fondements du monolithisme des partis communistes, l'autre étant formé par leur structure.Il est étrange que la seconde seule ait été dénoncée et analysée par les intellectuels du P C.F., alors que la première n'a pas été vraiment remise en cause.Les deux sont pratiouement inséparables.Le centralisme démocratique, le cloisonnement par la prédominance des liaisons verticales, l'absence de débats intérieurs sont largement la conséquence de la nature particulière qu’on prête à la doctrine.Quand une idéologie est érigée en science, c'est-à-dire en vérité, alors que sa nature n en permet pas la vérification expérimentale qui fonde la science, elle prend nécessairement le caractère d'un corps de principes religieux dont l'organisation devient à la fois le gardien vigilant et l'interprète infaillible.On pourrait montrer que le raisonnement marxiste suit une démarche de type dogmatique.Il établit le bien-fondé des propositions par un jeu de références et de citations empruntées aux pères de l'Eglise (Marx, Engels, Lénine), comme le faisait la scholastique médiévale.On introduit quelques progrès par l’appel à de nouveaux théologiens, progressivement élevés sur les autels (Gramsci).Les sectes dissidentes ont leurs propres au leurs sacrés (Trotski, Mao).Il est frappant que les progrès d'un système dit scientifique ne viennent point de nouvelles données de l'expérience, mais d'une nouvelle lecture de textes théoriques: comme celle qu'Althusser a proposée pour Marx, par exemple.Maintenir ou rejeter la référence au marxisme dans un parti qui se réclame du socialisme, cela signifie aujourd’hui rester dans l'âge théologique ou accéder à l'âge positif suivant le langage d'Auguste Comte Le parti socialiste espagnol paraît déjà bien éloigné du premier et plus proche du second.Qu'il mette les mots en accord avec les faits, rien de plus naturel.Encore conviendrait-il de ne pas exagérer dans l'autre sens.Le marxisme n'est pas une science, c'est-à-dire un ensemble de propositions vraies Mais il n’est pas non plus une anti-sicence, c’est-à-dire un ensemble de propositions fausses.Les partis socialistes ne devraient pas le rejeter en tant que méthode de recherches, mais l'admettre au même titre que d'autres, en confrontant ses résultats a l'expérience.En vérité, ils le font à peu près tous, qu'ils le disent ou non.Aussi les débats du P.S.O.E.ont-ils une importance symbolique plutôt que réelle La question de la référence au marxisme, et du renoncement à le considérer comme une science, c'est aux partis communistes qu’elle se pose Elle commande toute leur evolution dans les démocraties pluralistes: c’est-à-dire le développement d'un eurocommunisme authentique.Le problème n'est pas de mettre en cause tel ou tel dogme particulier, comme la dictature du prolétariat.Le problème est de renoncer à considérer une idéologie comme la vérité, ce qui conduit inévitablement l'organisation qui s en réclame à l'intolérance, au monolithisme et à la dictature.On n'a pas l'impression que les intéressés soient prêts à cette révision fondamentale.(Le Monde) LA CRISE DE LA JUSTICE I par Me Viateur Bergeron Bâtonnier du Québec, Me Viateur Bergeron a tait à l'occasion du récent congrès conjoint du Barreau du Québec et de l'Association du Barreau canadien (division du Québec) une allocution dont voici le texte, complété de quelques paragraphes.D'un côté, nous avons les tribunaux ordinaires: la Cour d'appel, la Cour supérieure, la Cour provinciale, le Tribunal du travail et même la Cour municipale.D'un autre côté, il y a des régies, terme générique pour désigner la Commission des affaires sociales, la Commission des accidents du travail, la Commission des loyers, la Régie de l’assurance-automobilè, la Commission des permis d'alcool et la Commission des transports, pour ne prendre que ces exemples.La création des régies n'est pas terminée.Il y en aura encore et de nombreuses.Que vont faire les avocats face à cette nouvelle forme de justice, la justice des régies'’ Certaines régies sont réticentes à accepter les avocats car il faut préciser que cette justice se veut rapide et efficace, elle veut corriger en somme tout ce qu'on prétend être les défauts de la justice traditionnelle, la justice des tribunaux ordinaires.Dans un monde civilisé, ceux qui sont appelés à trancher les litiges entre les in- dividus.les groupes et le gouvernement, sont ceux qu'on appelle les juges.Bref, la question qu'il faut se poser, c'est qui sont ceux qui nous jugent, comment sont-ils nommés, comment nous jugent-ils et comment peut-on contrôler leur façon de nous juger?Au Québec, deux grandes catégories de personnes jugent leurs semblables.D’une part, ceux qui sont rattachés à ce que j’appelle les tribunaux ordinaires, ou dans un terme plus savant, les tribunaux de droit commun.Et d'autre part, ceux qui sont rattachés à des organismes administratifs que j'appellerai en termes plus simples, les régies.Face à ces deux groupes de personnes appelées à juger leurs concitoyens, que faut-il penser, comment faut-il réagir et que faut-il penser, comment faut-il réagir et que faut-il proposer comme modifications, s’il y a lieu, aussi bien quant aux tribunaux ordinaires qu aax régies.Mais avant de penser à modifier quoi que ce soit, il y a lieu de se poser une grande question, toujours la même: quelle est l'indépendance de ceux qui nous jugent?Il est bien connu que Ton doit avoir dans un état civilisé trois pouvoirs séparés: l'exécutif, le législatif et le judiciaire; autrefois, le judiciaire ne comprenait que les tribunaux ordinaires.Ce n’est plus le cas aujourd'hui.Pourquoi est-il nécessaire que ceux qui nous jugent soient indépendants du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif?Que veut dire cette indépendance et ouels sont les limites de l'indépendance des tribunaux ordinaires et des régies?On la vérifie en particulier sur deux plans: Le mode de nomination de ceux qui nous jugent et la façon dont leurs actions et leurs décisions sont contrôlées.Mode de nomination de ceux qui nous jugent Examinons d'abord le mode de nomi- nation de ceux qui nous jugent.La première question qui me vient à l'esprit, c'est : qui les nomme et comment?Or, sur ce plan, ou'il s'agisse des régies ou qu'il s'agisse des tribunaux ordinaires, ceux qui nomment sont toujours ceux qui détiennent le pouvoir exécutif, à toutes fins utiles et en termes simples c'est le gouvernement au pouvoir.Donc, là-dessus, il n'y a pas de distinction.Tous ceux qui nous jugent sont nommés par la même autorité Cependant, ils ne sont pas tous nommés selon les mêmes règles.On peut dire que les juges des tribunaux ordinaires sont nommés selon des procédures strictes, précédées de consultations élaborées et de plus en plus poussées.Du côté des nominations aux régies, cette consultation préalable ne semble pas exister auprès de ceux qui seraient susceptibles d eclairer le pouvoir exécutif, en tout cas le Barreau n est généralement pas consulté.Deuxième question: qui peut être nommé ainsi par le pouvoir executif pour juger ses concitoyens9 Dans le cas des tribunaux ordinaires, on exige que la personne qui sera nommée juge soit avocat, avec au moins dix ans de pratique.Pour la plupart des régies, il n’y a, en général, aucune condition semblable.Troisième question: quelle est la durée du mandat de ceux qui nous jugent, car il faut le dire, leur indépendance est souvent tributaire de la durée du mandat.Dans le cas des juges des tribunaux ordinaires, leur mandat, généralement, se continue jusqu'à la retraite.À toutes fins pratiques, il s'agit d’un mandat dont la durée a pour but d'assurer à nos juges des tribunaux ordinaires, l’indépendance et la sécurité d'emploi nécessaires à l’exercice serein de leur fonction.Par ailleurs du côté des régies, il s’agit, presque toujours, de nominations pour un terme précis qui varie entre trois et dix ans, quand ce n'est pas moins.De plus, le problème de la sécurité d'emploi et du renouvellement de mandat peut poser des difficultés au titulaire.Car.le titulaire d'un poste dans une régie peut-il juger le gouvernement qui sera celui qui, peut-etre, lui renouvellera son mandat dans deux ans, dans un an ou peut-être dans quelques mois.C’est beaucoup demander à des êtres humains que de les obliger à décider contre Tautorité dont ils tiennent leur emploi.Je constate que la sécurité d'emploi n'est donc pas assurée à ces "régisseurs".Cette insécurité, malheureusement.peut influencer sur leur indépendance et leur impartialité.Le danger est là et il affecte la crédibilité des "régisseurs".Quatrième question: les personnes qui nous jugent devraient se consacrer exclusivement à leur tâche.C’est vrai quant aux juges des tribunaux ordinaires, mais non en ce qui concerne les membres de certaines regies.Cette exclusivité nous apparaît pourtant aussi nécessaire pour les régisseurs que pour les juges des tribunaux ordinaires.Elle leur assurerait en effet indépendance et impartialité, beaucoup mieux qu'un simple texte de loi qui stipule que les régisseurs devraient éviter les conflits d'intérêts.Contrôle de ceux qui nous jugent En deuxième partie, nous parlerons du contrôle de ceux qui nous jugent.Le contrôle peut s'exercer sur au moins quatre plans: le salaire et la rémunération, l'immunité, la révision ou l’appel des décisions rendues et la possibilité d'être destitué ou de ne pas voir son mandat renouvelé.Salaire et rémunération Il existe une disparité de salaires et de rémunération entre les juges nommés par le fédéral et les juges nommés par la province qu'il faudrait, à mon point de vue, combler le plus tôt possible.Le rouge et le bleu par Pierre Vadeboncoeur Une bonne partie .de la force actuelle du mouvement syndical vient du fait que, pendant les quatre premières années de la Révolution tranquille, le pouvoir politique et lui ont vécu dans une sorte de trêve, qui n'excluait pas la critique mais qui permettait de mettre à profit la relative accalmie des rapports qui avait succédé à la période duplessiste.Qu’est-ce que je veux faire entendre9 Ceci : que les syndicats avaient à la fois une pensée tournée vers l'avenir, ce qui est de leur nature même, mais aussi une politique du présent et de la circonstance, qui les servit beaucoup.Ds n ont pas alors cru déchoir en jouant une partie politique remarquablement différente de celle des années cinquante.L'histoire a prouvé qu'ils eurent en cette occasion une politique véritable et quelle fut fructueuse.Ils avaient simplement fait la distinction entre un temps de réaction marquée et un temps de revolution tranquille.Ds avaient vu la différence des deux régimes.Il y a d'ailleurs une profonde tradition syndicale, assez oubliée aujourd'hui, qui fait qu'en général, depuis l’après-guerre, les attitudes des militants, jusqu’au 15 novembre 1976, ont correspondu assez bien aux situations politiques générales du pays : de 1949 à 1960, une lutte soutenue contre le duplessisme; de 1960 à 1964, une certaine communication, positive, calculée avec soin, quoique mêlée de tension, entre le pouvoir politique et les syndicats; de 1964 environ a 1970, — période qui correspond à l'abandon de la Révolution tranquille mais pas encore à l'invraisemblable réaction bourassiste —, la reprise d'une activité contestataire nettement dominante, au cours de laquelle les dénonciations se multiplieront et une recherche idéologique autonome s’accentuera; enfin, de 1970 à 1976, sous Bou-rassa, l'exacerbation provoquée par cet odieux régime aidant, une formidable opposition.pratiquement sans quartier.Cette courbe générale montre que les syndicats ont jusque là réagi différemment à des situations elles-mêmes différentes.On est bien obligé de remarquer, dans leur tradition, l’existence constante de plusieurs niveaux de réflexion, qui faisait que Ton ne confondait pas trop le court et le long terme, les situations présentes et l'avenir, les impératifs de la réalité et ceux de l'idéologie, le relatif et l'absolu.la complexité des chemins à suivre et la représentation plutôt schématique des fins dernières syndicales.Il y avait DANS LE CADRE DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES CYCLISTES mnniF IVCLISTE samedi 3 juin ii recyclons montréali On se rencontre à 13h30 au PARC LÂFONTAINE (Papineau & Sherbrooke) Organisé par le monde A bicyclette (527-0218) ou (374-4700) Publié par le Groupement Écologique de Maisonneuve (256-9064) donc une politique syndicale multiple, étagée, dans laquelle entrait même quelque diplomatie quand les circonstances le permettaient et quand il le fallait, et le discours par conséquent exprimait aussi ces nuances, parfois considerables.Tout ne tient pas dans un seul discours, ni dans une seule attitude, ni dans une seule idée, ni dans un seul ton, ni dans une unique représentation dichotomique des choses.Je me demande alors quelle pourrait être une pensée syndicale qui aurait un rapport plus accusé avec les réalités d'aujourd'hui, lesquelles doivent avoir une certaine importance puisqu'elles entraînent, dans les faits, les neuf-dixiémes des interventions politiques non seulement au Québec mais au niveau fédéral tout aussi bien.Nous serions les seuls à ne pas savoir que, dans le relatif sinon dans I absolu, le régime québécois actuel est l'antithèse du régime Bourassa?Les grands capitalistes, le gouvernement fédéral, le Canada tout entier, tous les partis politiques, tous les intérêts conservateurs, l'Amérique eUe-même, seraient parfaitement au courant du changement survenu, mais nous, nous n’aurions absolument rien vu9.Devant ce changement inaperçu, il ne nous serait venu à l'esprit l'idée d'aucune politique quelque peu spéciale à concevoir, à essayer?.Je cherche les repères dont une telle politique pourrait tenir compte E ne s'agit pas ici de la société rêvée pour un avenir indéterminé E s'agit plus modestement de réalités plus proches, où nous aurions quelque chose à gagner, des progrès à obtenir, une certaine responsabilité aussi à assumer, — enfin, d'une politique provisoire qui correspondrait à la phase actuelle.Ces repères comprennent, bien sûr, l'idée socialiste, sans laquelle l'action syndicale elle-même a peu de sens, mais fe socialisme n'est pas une conception toute faite pour une réalité eUe-méme simple et toute faite, et s'il est une idée soumise à une foule de contingences, c'est bien celle-là.Ceci dit, qu’est-ce qu’il y a, dans le réel immédiat9 E y a après tout un gouvernement relativement progressiste, relativement ouvert, tel en tout cas que je n en ai pas vu de semblable dans le passé.Après Bourassa, ce ne serait pas un luxe de s'en rendre compte.Je sais bien que la révolution, d'ailleurs inexistante, jette son ombre immense sur ce gouvernement.qui par contraste a le désavantage d être réel E y a aussi le fait que le pays québécois, que l'homme québécois, que le travailleur québécois, qu ils en aient ou non la notion la plus vive, vont jouer d’ici quelques mois — on peut le croire — leur existence nationale, leur culture, leur prestige collectif, leur différence, leur partage dans l'histoire.— bref, la carte qui.dans certains cas une fois pour toutes, décide du redressement ou de la déchéance de collectivités entières, ce qui semble être le choix devant lequel l'histoire a finalement conduit les Québécois Ces diverses données sont peut-être assez importantes pour fonder une politique transitoire et circonstantielle qui en tienne compte?J'oserais le souhaiter.Le 9 juin, Journée nationale du français .je le parle par Le juge doit se consacrer exclusivement à ses fonctions.R ne peut en aucune façon, améliorer son sort autrement et l'Etat doit donc lui verser un salaire suffisant.Comme on nous Ta appris autrefois, dans un cadre qui n’a peut-être plus d echo, il faut, pour pratiquer la vertu, une honnête aisance.E est donc essentiel que l'Etat assure à ses juges des tribunaux ordinaires aussi bien qu'à ses régisseurs, une rémunération qui les éloigne des difficultés financières et également des tentations d'améliorer leur sort autrement qu'en remplissant dignement leur fonction.Immunité Le deuxième plan concerne l'immunité ¦ de ceux qui nous jugent quant aux actes officiels posés dans le cadre de leur fonction.De ce côté-là, les juges des tribunaux ordinaires comme les régisseurs sont protégés par la loi et cette question d'immunité ne pose pas de difficulté.Révision ou appel Troisièmement, la révision ou l’appel des décisions rendues demeure une façon très importante de contrôler l’action de ceux qui nous jugent.D'une part, on n'assure aucune sécurité d'emploi aux régisseurs et les conditions statutaires relatives à leur nomination sont moins exigeantes que pour les juges des tribunaux ordinaires.Pourtant leurs décisions sont dans la plupart des cas, finales et sans appel.D'autre part et paradoxalement les juges des tribunaux ordinaires jouissent de la sécurité d’emploi et sont nommés suivant des critères sévères et leurs décisions peuvent être généralement modifiées par un appel à une cour d’un palier supérieur.Il est difficile de comprendre cette contradiction.Destitution ou non-renouvellement de mandat Une autre façon de contrôler ceux qui nous jugent c'est de les destituer ou de ne pas renouveler leur mandat.La destitution des juges des tribunaux ordinaires étant extrêmement difficile et supposant des conditions très sévères, on peut donc conclure que le juge est à l'abri de l’arbitraire du pouvoir et peut rendre ses décisions en toute quiétude.Dans le cas des régies, il n'en n’est pas ainsi.La plupart des lois constituant les régies ne comportent aucune disposition quant à la destitution ou quant à la révocation.C'est peut-être dommage parce que dans ces cas.durant leur mandat, ces régisseurs peuvent se comporter comme des rois avec pouvoir absolu.B est très rare que l'on puisse attaquer ces gens tant qu'ils sont en fonction; mais l arme est subtile, le remède est sournois: ils risquent de ne pas être renommés, s’ils ne rendent pas la justice de la façon dont on l'a prévue, ou s'ils ne rendent pas la justice comme le pouvoir du moment peut juger opportun qu'ils le fassent.C’est plus subtil mais plus dangereux finalement.En conclusion, que peut-on tirer de cette comparaison entre ces deux groupes de "juges , ceux des tribunaux ordinaires et ceux des régies et pourquoi leur indépendance est-elle si importante?Quand on demande a des hommes de juger leurs concitoyens, il faut leur assurer les meilleures conditions possibles de sécurité d’emploi et d’indépendance, tout en contrôlant leurs actions par des tribunaux d’appel.Il faudrait aussi évidemment assurer leur qualité.Si l'on veut créer des régies et faire en sorte qu'une grande partie de la justice soit rendue par des régisseurs au lieu des juges, il faut appliquer aux uns et aux autres les mêmes critères; il faut les assujettir aux mêmes exigences quant à leur nomination et il faut assurer leur contrôle de la même façon, c’est-à-dire par des paliers d'appel et non pas par l’eventuafité d un non-renouvellement de mandat.Il faudrait également se rappeler que l'absence de règles ne sert pas toujours la justice, même si le formalisme exagéré en a parfois empêché la poursuite.E est donc nécessaire que nos gouvernements repensent la façon de nommer ceux qui nous jugent et de créer des organismes charges de rendre la justice en dehors des tribunaux ordinaires.Cela nous amene à notre question du début ; justice traditionnelle -vs- justice "nouvelle”.Je crois que la justice serait mieux servie si nous cessions de créer des organismes à l'infini qui ont tous la même fonction: juger les citoyens et régler les litiges, que ce soit entre les citoyens et les grands organismes privés ou publics, ou entre les citoyens et l'Etat.Il est essentiel aussi que tous ceux qui jugent soient assujettis aux mêmes règles du jeu.Quant à nous avocats, que pouvons-nous faire, face à ce problème?Il importe évidemment de nous instruire sur ces choses, de prendre connaissance de la constitution de tous ces organismes, de bien connaître les règles qui les régissent et de nous assurer que nous y gardons notre place, que nous y jouons notre rôle de représentation et plaidons pour tous ceux qui se présentent devant nos juges, qu'il s'agisse de ceux des tribunaux ordinaires ou des régies Nous avons un rôle à remplir dans l’administration de la justice, quelle qu elle soit, et quel que soit l'organisme qui la rend.11 est essentiel que nous sachions garder l'équilibre entre les parties car, en effet, l’avocat est un facteur d'égalité.Les parties se plaignent souvent de n'avoir pas gagné leur cause parce que l'avocat n’etait pas “assez bon".Que faut-il penser des parties qui se présentent seules devant des organismes et qui risquent d'être les victimes de fonctionnaires, sans doute animés de bons sentiments mais mal préparés pour remplir leur fonction et qui avec les meilleures intentions, finissent en Jouant tous les rôles, juge, avocat de la demande et l'avocat de la défense, par empêcher que la justice soit finalement renoue.Le rôle du Barreau Face à tous ces phénomènes, quel devrait être le rôle du Barreau?Je voudrais terminer cette allocution par une suggestion d'action concrète et efficace, si possible.Nous sommes des professionnels.Nous avons toujours déclaré, notamment dans le dossier de l’assurance-automobile, que le gouvernement devait tenir compte de notre opinion, de nos connaissances et de notre expérience pour faire ses réformes.Je pense que nous devons appliquer le même principe lorsque nous pensons aux organismes, tribunaux ordinaires ou régies.devant lesquels nous sommes impliqués tous les jours, plusieurs d’entre nous.En conséquence, et fidèle au principe de consultation des usagers du système, je me permets de proposer que le Barreau joue un rôle de leader, décide de convoquer une réunion comprenant des représentants des ministères fédéraux et provinciaux intéressés, de tous les tribunaux, de toutes les régies, des avocats praticiens, des professeurs de droit, des avocats qui sont à l’Aide juridique, des avocats qui sont dans les contentieux ou ailleurs et enfin même des représentants du public et pourquoi pas, l’un ou l’autre de nos membres externes qui siège au Conseil général.Cette constituante, ou ces états généraux de la justice ainsi réunis sur une base égalitaire et hors de toute hiérarchie, pourrait peut-être examiner la situation et informer, chacun s'informant mutuellement de sa façon de travailler, de ses problèmes et de ses projets de solutions.Il me semble que, de cette réunion ou de cette table ronde de la justice, pourraient sortir des propositions d'amenoements à nos lois et au régime que nous connaissons et qui semble, malheureusement, se développer en dehors de ceux qui y sont intéressés C'est un peu ce que nous avons fait cette année dans au moins un domaine que je citerai en exemple, l'expropriation Nous avons d'ailleurs commencé à rencontrer ceux qui nous jugent, dans plusieurs comités.Ces comités déjà existants, comités conjoints ou tri-partites.pourraient être élargis.B ne s’agit pas a éliminer personne, ni quelque organisme que ce soit, mais tous ensemble, d'essayer de trouver une nouveUe façon de voir et trouver des régimes ou des façons qui rendent mieux la justice.CRC Canada, 12062, rua Ranger, Montréal, H4J 2K8 LA CONTRE-RÉFORME CATHOLIQUE QUI ESTL’ABBÉ DENANTES?En octobre 1976.A l'occasion du vingtième anniversaire de son oeuvre.l'Abbé de Nantes retraçait l'essentiel de sa vie et de son combat dans le no 110 de la CRC.On peut encore sa procurer ce document (50 sous), qui contient également les pièces maîtresses de son procès au Saint-Office Catalogué gratuit envoyé aur demande Le Devoir, vendredi 2 juin 1978 ¦ 6 IKVMâlta Conoco Porl Horruon ut «J i T Church |*V: i \ Vi 71 ^ 'JPLUlt :ïï 4ialifox ^Edmonton ^ /\ yv oncouvtr o'h 19Vj 19'/j - Vi 13225 iW/à 19 19'/4 + % 7700 $19 18% 18% - Vt 1970 $33»k 33% 33% + 'A 200 $10A lOVa lO'A - A 5232 $20A 20% 20% + A 275 $12A 12% 12% 1125 $14% 14% 14% - A 250 $12Vj I2A 12Vj 250 $I2A I2A 12Va 2600 $14A 14Va l4Va - A 1050 $9Va 9Va 9% - A -20 -1-2 -h A - A -h % Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vtntet Abitibi 350 Alfa Cas T 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Douville qui était superviseur de compte auprès de nos clients, devient maintenant responsable de notre succursale à Montréal.Gradué des Hautes Études Commerciales avec un Baccalauréat en Administration, concentration en Marketing, Monsieur Douville compte déjà plus de cinq années d’expérience au sein de la Compagnie A.C.Nielsen du Canada Limitée.La Compagnie A.C.Nielsen du Canada Limitée offre principalement ses services dans les domaines suivants: études de marché des produits alimentaires et pharmaceutiques, cotes d'écoute des programmes de télévision, études de l'écoulement des coupons-primes, et plusieurs autres services de recherche en commercialisation.Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Alcan Asama Asama Asama Asama Asama Asama Asama Feb $30 Feb $32'A Aug $30 Aug $27'/} Aur $32'/} Nov $3 Nov $27'/} Jan $15 Jan $12'A Jul $10 Jul $15 Jul $12'/} Oct $15 Oct $12'A $2% $3% $5'/8 Bell Can Feb “60 Bell Can Aug $55 Bell Can Nov $55 BCdn Nt Nov $17 Brsen A Feb $15 1100 1000 112 10625 $5 500 Brsen Brsen Brsen Brsen Brsen Zellers BBC R un BBC Rwt BM'Rtun C Perm un C Realtyu TD Realty 44 44 250 252 -1250 $8% 8% 8% • Trust Units 1075 $16% 16'/4 16'/4 ' 100 400 400 400 • 4975 $15% 15% 15% • 2599 $6% 8'A 8% • 2007 $8 77A 8 1330 $26% 26% 26% AfnqueduSud Allemagne Ouest Argentine Australie Autnche Bahamas Belgique Bermudes Brésil (Tiih Colombie Danemark .Kspagne f^ats-Ünis Finlande FYance Grèce Haïti Hollande Israël Italie Jamaïque Japon Maroc Mexique Norvège N -Zelande Pérou Philippines Porto-Hico Portugal Royaume-Uni Suede Suisse Tchécoslovaquie Turquie U RSS Venezuela Kand Deutsche Mark Peso Dollar Schillrng Dollar PYanc Dollar N.Cruzeiro F^scudo Peso Couronne Peseta Dollar Mark hYanc Drachme Gourde Florin Livre Lire Dollar Yen Dirham Peso Couronne Dollar Sol Peso Dollar t^cudo esterling Couronne Franc Couronne Livre Rouble Bolivar 12 939 68V4 67’/} 6814-1 8 146 23% 23% 23’/a- 'A 22 588 22'/} 22 22'/4- 'A 13 1150 38'/4 37'/} 38 + 'A 14 372 86'A 85% 857A+ Va 11 336 30% 297A 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représente forcément, pour la grande majorité de sa clientèle, la seule possibilité d'accéder à l’université.L UQAR a 3,500 étudiants, dont 900 à temps complet.L UQAR estime que la véritable égalité des chances implique que les institutions qui desservent des populations plus défavorisées reçoivent proportionnellement plus de moyens pour intervenir efficacement.Ceci dit, l’UQAR est en faveur du maintien de la coexistence des trois fonctions principales de l’université, soit l'enseignement, la recherche et les services à la collectivité, et elle est d’avis que la formule de financement de ces établissements à vocation générale devrait être la même ur tous, sous réserve d’une ormule de péréquation.Dans son mémoire de 121 ges remis à la CEU et dans lequel elle formule pas moins de 40 recommandations, l'UQAR tente de démontrer la raison d être et la valeur des universités de petite taille, situées par surcroît dans des régions peu peuplées.Ainsi, insistant particulièrement sur l'importance et l’étendue des services qu’elles rend à la collectivité en se mettant ni plus ni moins au service du développement rê- poi for pai let gional, l’UQAR recommande a l’état de financer, de façon spécifique, ce type d’activités.Contrairement à l’Université McGill (jui avait, à toutes fins utiles, écarté ce rôle de nouveaux services à la collectivité, l’UQAR considère cette fonction comme allant de soi.Elle dit cependant que l’enseignement demeure naturellement la fonction primordiale de l’université, et peut-être encore plus qu ailleurs dans son cas puisqu’elle dispense surtout des programmes de premier cycle.Aux chapitres de l’autonomie et de la planification, l’UQAR n’est pas tendre: “Pour Ce qui est du Conseil des universités et du Comité conjoint des programmes, nous avons l’impression, à l’UQAR, d’être en relation dialectique permanente avec des organismes qui jonglent avec nos perspectives de développement.” Elle ajoute, à titre d'exemple, que “toute une équipe de professeurs a travaillé pendant des années au développement d’un Le MNQ prépare la bataille du référendum par Françoy Roberge Le Mouvement national des Québécois tient aujourd’hui et demain à Drummondville son 32è congrès annuel marqué au coin de l'unification des troupes a la veille du référendum.Bien que ce thème soit absent de l'ordre du jour, on sent qu'un effort spécial sera déployé afin de ramener dans le giron du Mouvement les quelque SSJB régionales que l'on qualifiait jusqu’à maintenant de "dissidentes".Le président sortant du MNQ.M.Alain Généreux, en présentant à la presse (’“Appel", proclamation préliminaire du mouvement en faveur de l'indépendance du Québec et du "oui" référendaire a rappelé que les frères sépares étaient invités au congrès et que quelques sections locales de la SSJB semblaient mûres pour réintégrer le mouvement.C’est le cas notamment de la section de la Mauricie, qui groupe environ 20,000 membres, et qui a désormais une plateforme idéologique en tous points conforme aux objectifs du MNQ.Dans les cas extrêmes comme celui de la SSJB de Sherbrooke où toute réconciliation semblait écartée, le MNQ a décidé de former une nouvelle structure régionale indépendante de la SSJB.C'est à définir le contenu politique, social et économique d'un Québec souverain que s'emploieront les représentants du MNQ en fin de semaine.Us devront en effet compléter un manifeste en trois volets dont le premier est une proclamation générale et Un acteur en 1976 gagnait $7,161 OTTAWA (PC) - Statistique Canada a calculé qu'en 1976 les acteurs de 45 troupes théâtrales avaient fait des revenus moyens de $7,161, tandis que ceux des ouvriers de 7.600 manufactures s'étaient élevés à $14,383.11 est vrai, a précisé l’agence gouvernementale, que les acteurs ont participé à une saison théâtrale que de 31 semaines en moyenne, pouvant ainsi tirer des revenus supplémentaires de la radio, de la télévision et du cinéma.Les 45 troupes théâtrales ont attiré 3.6 millions de spectateurs au cours de 11,740 représentations.Environ 30 pour cent des représentations ont été données en tournée, attirant en moyenne 300 personnes.En Ontario, les salles ont été remplies à 88 pour cent de leur capacité, mais à moins de 70 pour cent dans les Maritimes et en Colombie-Britannique.Les troupes, en moyenne, ont fait appel à 60 acteurs, mais cette moyenne grimpe à 90 dans les Prairies.Cinq compagnies seulement, avec des revenus annuels de $800.000 ou plus, ont rapporté à Statistique Canada avoir versé à leurs acteurs une moyenne de $8,804 Pour 31 semaines de travail, cela représente un salaire hebdomadaire de $284., comparativement à $231.pour l’ensemble des acteurs.Pour ce qui est des ouvriers, les $14,383 se répartissent ainsi: $13,221 en salaire et $1,162 en avantages sociaux.Peu d'acteurs peuvent jouir d'avantages sociaux.JEUNES PORTEURS DEMANDES pour faire iuraison a du LE DEVOIR programme d’éthique, refusé pour des raisons qui ne nous ont jamais convaincues”.La relation que l’UQAR fait entre plusieurs de ses problèmes et la distance qui la sépare des centres de décision, l’amène à affirmer sans dé tours: “Si l’on veut que chaque établissement du réseau et le réseau dans son ensemble joue son rôle, il faut lui laisser le maximum d’autonomie.” Répondant à une question posée par la CEU dans son rapport préliminaire de février dernier, l’UQAR déclare: si la complémentarité est nécessaire dans les domaines de pointe, où les investissements sont lourds et les ressources rares, il faut, pour le reste, cultiver le double emploi et la concurrence.L’UQAR se montre d’ailleurs très préoccupée par la planification, et pour éviter que ne se perpétue l’incompréhension qu’elle semble avoir observé entre son personnel et celui des organismes provinciaux, elle appuie un modèle de coordination et de planification basé notamment sur l'obligation, pour les institutions, de planifier leur développement et sur la détermination, après consultation, de méthodes claires de planification par les instances de coor- a ' Jamie Archibald, un étudiant de 18 ans, d Edmonton, revendique un nouveau record: celui d'avoir mémorisé rien moins que 6,190 décimales du nombre infini (pi — 3.1416).Le précédent record inscrit au Guinness Book of World Records s’établit à 1,140 chiffres.Le jeune Archibald avait pris sa leçon dans un livre de deux mathématiciens français alignant une série d’un million de décimales.(Photolaser CP) dination Elle insiste sur le respect "absolu" de l'autonomie des institutions en ce qui concerne l'initiative et le contenu de la planification, une fois les règles connues.L'UQAR.une des 10 constituantes de l'Université du Québec, devient ainsi la se- conde université à faire le point devant la CEU, qui poursuit sa tournée provinciale jusqu'au 16 juin.La CEU, que préside M.Pierre Angers, se retirera ensuite pour travailler à la rédaction d'un rapport final sur les orientations de l'enseignement universitaire des prochaines années.très patriotique du désir d’indépendance des Québécois; la seconde un ensemble de résolutions établissant les paramétrés socio-économiques et culturels de cet état souverain et le troisième un ensemble de documents de fonds portant sur l’économie, la culture, le cadre politique, social, et la dimension internationale d’un Québec indépendant.Ce manifeste formera la base de la contribution du MNQ à la campagne préréférendaire.La première partie du manifeste est un appel à l’unité des Québécois qui doivent selon les auteurs; "faire taire la peur et l'égoïsme qui sont nos seuls ennemis" et “reprendre en mains le fil de leur destinée".La seconde se composera de résolutions adoptées en congrès et qui pourraient bien être au nombre de 92, comme les résolutions des patriotes de 1837 Mais il ne s'agit pas selon la direction du MNQ d’adopter des résolutions dans le style froid et pompeux des “attendu que", mais de définir un ensemble de visions et de voeux communs à tous les membres du mouvement.Enfin, la troisième partie sera faite de réflexions proposées au congrès par des personnalités aussi diverses que Guy Bouthillier, Andrée Fer-retti.Yves Durand, Delmas Lévesque, Raymond Barbeau et Jean-Marc Léger, lequel orientera la réflexion des membres sur la situation politique internationale d'un Québec indépendant.Le manifeste sera diffusé dans un court délai, à un fort tirage, à travers tout le Québec Le MNQ comptera pour cela sur la participation active de ses 140,000 membres.Quant au congrès du weekend.il sera clôturé par nul autre que M.Jacques Parizeau, dont la présence stimulera vraisemblablement l’ardeur patriotique des "emmen-nequistes" lors de cette manifestation à modeste budget.pret-a-econo .de ienergie.de Fi ent.Montréal >¦„!# » æ « « » m « SM» KsàyfiCtxjif- < il* i * * »* **„*•*•« xmïm Un programme de prêts personnels à taux réduit F our economiser ’énergie L’économie d’énergie, ça peut se calculer en argent, mais ça demande presque toujours un investissement considérable au départ.C’est pourquoi à la Banque de Montréal, nous avons élaboré une nouvelle politique de prêts personnels, le programme prêt-à-économiser qui vous aide à faire des économies de deux façons différentes.Vous profitez d’abord d’un prêt pour économiser l’énergie et vous obtenez en plus un taux réduit, c’est-à-dire un taux d’intérêt moins *élevé que le taux courant des prêts personnels.Prêt-auto: prêt-à-économiser.l’essence Si vous croyez qu’il vous faudrait une voiture, neuve ou usagée, qui consomme peu d’essence, nous sommes prêts à vous aider.Si le modèle que vous avez choisi ne remonte pas à plus de 1975 et fait au moins 22 milles ou 35 km au gallon en moyenne combinée ville et grand-route, vous obtiendrez une réduction du taux d’intérêt de votre prêt-auto.Prêt-maison: prêt-à-économiser.le chauffage Si vous désirez faire des rénovations à votre maison pour réduire vos frais de chauffage, rappelez-vous notre programme prêt-à-économiser.Nous sommes prêts à vous aider à faire des économies d’énergie, quel que soit l’âge de votre maison.Nous pouvons aussi vous accorder un taux d’intérêt moins élevé sur votre emprunt que le taux courant des prêts personnels.Ce programme spécial de prêts à taux réduit prend fin le 10 juin 1978.Parlez-en au directeur de votre succursale.Vous êtes assuré de la plus entière discrétion.Renseignez-vous aussi sur notre plan d’assurance-invalidité.une initiative fcMtüeiftUL de la Banque de Montréal
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