Le devoir, 22 juin 1978, jeudi 22 juin 1978
G Vol.LXIX - No 144 Averses.Risque d'orages.Maximum 24.Montréal, jeudi 22 juin 1978 Saint-Thomas More 25 CENTS ¦ Le Devoir publie aujourd'hui un supplément sur les richesses naturelles.Plusieurs personnalités de cet important secteur économique y analysent les perspectives d’avenir des industries énergétique, minière et papetière.ai ¦ Léger dépose un projet sur la protection de l’environnement _page3 ¦ Le retour au naturel: un éditorial de Lise Bis-sonnette ¦ Les omissions de la CECO: un commentaire de J.-C.Leclerc "-vuiviu —page 4 U Ottawa limite l’importation de textiles et de vêtements —page 7 ¦ La réponse de Begin ne satisfait pas Carter —page 9 ¦ Les aubaines boursières sont rares dans le secteur minier -Page29 S! ACHILLE ¦TALON Lazure propose aux hôpitaux un plan d’équilibre budgétaire par Marie Laurier LA MALBAIE — Les hôpitaux ont désormais un délai de deux ans, soit jusqu’en 1980, pour rétablir leur équilibre budgétaire, à défaut de quoi le gouvernement pourrait intervenir de façon draconienne par des mesures pouvant affecter une réduction des services et l’abolition de certains autres qui ne sont pas précisés.Pour en arriver à ce que le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, a appelé hier de “compromis” mais qui prend plutôt le ton d’un ultimatum, les administrateurs des centres hopsitaliers sont vivement incités à tirer le meilleur parti possible des départs naturels du personnel En annonçant cette politique qui fera grincer les dents de milliers de travailleurs de la santé déjà hérissés par les contraintes budgétaires édictées par le ministre, M.Lazure a précisé qu’il en était venu à cette conclusion, avec l’appui du Conseil des ministres, de façon à ce que chaque établissement hospitalier puisse gérer son budget d’ici 1980.Le déficit global de ces institutions se chiffre par $86 millions, ce qui est jugé excessif et irrecevable, intolérable à l'avenir.Aussi, le gouvernement ne consentira à combler les déficits des hôpitaux qu’en cas d'extrême incapacité de redresser leurs finances et apres une évaluation périodique comptable et rationnelle de leurs dossiers.Selon M.Lazure qui parlait hier devant la Fédération des administrateurs de santé et des services sociaux du Québec (FASSQ) en congrès à la Malbaie, “le taux de roulement du personnel hospitalier étant de 8% par année, le non-remplacement de la moitié de ce personnel, soit 4%, permettrait à 74% des centres hospitaliers de résorber leur déficit au cours de la première année du plan de redressement”.D’après les prévisions de ce projet, les effectifs hospitaliers seraient réduits, d’ici à deux ans, d'environ 3,000 postes alors que dans l'ensemble du réseau des affaires sociales, pour la même période.6,600 postes seront créés dans les secteurs des soins à domicile, des centres d'accueil et hôpitaux offrant de nouveaux services.À ce sujet, le conférencier, qui termi- nait par ces propos les délibérations du congrès de trois jours et par le fait même alimentaire pendant longtemps les réflexions des gestionnaires d'hôpitaux, a ajouté qu’il faudra favoriser le transfert d'effectifs d'un établissement à un autre et cela à l'intérieur d'une même région.Ces nouvelles orientations gouverne-Voir page 6 : Lazure propoae Le bill C-56 est adopté Les Québécois recevront $85 d’Ottawa OTTAWA (PC) — La Chambre des Communes a adopté hier en troisième lecture le projet de loi C-56 qui permet au gouvernement fédéral de faire parvenir un chèque de $85 aux contribuables québécois a titre de compensation pour la réduction de la taxe de vente.Un porte-parole du ministère des Finances a indiqué hier que des directives ont été données pour que ce chèque soit acheminé au ministère du Revenu dès la fin de juillet.Près de 2.4 millions de Québécois retireront un montant maximum de $85.Ce Bill doit maintenant être étudié par le Sénat avant de prendre force de loi.Le ministre des Finances, M.Jean Chrétien, a déjà indiqué qu’il s’écoulera un délai de Retrait des procédures contre Laberge par Bernard Morrier Le procureur général et ministre de la Justice du Québec, M.Marc André Bé-dard, a ordonné hier un “nolle prosequi", c'est-à-dire l'abandon de toutes les procédures judiciaires contre M.Louis Laberge, président de la Fédération des travailleurs du Québec.M.Laberge était accusé de méfait et il devait subir un quatrième procès dans cette affaire, à la session automnale des assises criminelles.M.Laberge avait commencé à subir un iremier procès, à Joliette, à l'automne de .974, sous l’accusation d’avoir incité les employés de la compagnie Hupp Canada, à lrAssomption, à causer des dommages d'environ $20,000, le 29 mai 1974.Mais ce premier procès avait avorté à cause de l'indiscrétion d'une journaliste, qui avait révélé certains faits non rapportés en présence des jurés.Puis, à Tissue d’un deuxième procès, le président de la FTQ avait été reconnu coupable et condamné à trois ans de pénitencier.Saisie de la cause, la Cour d’appel y avait découvert un vice de procédures et ordonnait un nouveau procès.Ce dernier avait débuté à Montréal, il v a quelques semaines, mais apres deux jours d audience, il avortait, une fois de V':\' six semaines entre l’adoption en Chambre et le moment où les contribuables recevront ce retour sur leur impôt fédéral L’opposition s’est liguée hier, lors du vote, contre le projet de loi du ministre des Finances, M.Jean Chrétien.Le projet de Loi a été adopté à 99 voix contre 79.Tous les députés libéraux présents à la Chambre, dont MM.Pierre De Bané, de Matane, Claude Tessier, de Compton, et Louis Duclos, de Montmorency, ont voté avec leur gouvernement.M.De Bané s’est d’ailleurs attiré des huées de l’autre côté du Parlement lorsqu’il a voté avec son parti.Quant au député de Maisonneuve-Rosemont, M.Serge Joyal, qui a claire- ment indique qu’il s'opposait à cette méthode de remboursement direct pour dénouer le conflit de la taxe de vente, il était absent lors du vote.Celui-ci a déclaré la semaine dernière qu’il ne pouvait voter contre le gouvernement sur une mesure budgétaire sans s’exclure du Parti libéral Le ministre des Finances a été longuement ovationné lorsqu'il s'est levé pour faire adopter son projet de loi.La Chambre des Communes a rejeté quelques instants plus tôt un amendement du parti conservateur voulant que le projet de loi soit déféré à un comité parlementaire.L’opposition officielle souhai-Voir page 6 : Lee Québécois RÉACTIONS AU SONDAGE Lévesque: ni surpris, ni déçu par Bernard Descôteaux Ni surpris, ni déçu par les .Radio- QUÉBEC résultats du sondage de la Société Canada, le premier ministre Lévesque est néanmoins sidéré de constater que même les partisans de la souveraineté-association ne savent trop ce que recouvre cette notion.Tel est en résumé l’essentiel des commentaires du premier ministre du Québec sur ce sondage que Radio-Canada rendait public mardi et que les grands quotidiens reprenaient dans leurs editions d’hier.De manière générale M.Lévesque n'est pas surpris parce que, explique-t-il, les résultats de ce sondage rejoignent et confir-Voir page 6 : Léveaque Ryan: les jeux sont faits Terre des Hommes, llème édition, ouvre ses portes aujourd’hui.Pendant quelque temps sans doute, on pourra y effeuiller la marguerite, après quoi il sera toujours possible de visiter des pavillons.Parmi les nouvelles additions cette année, il y a Cuba, l’Italie, le Portugal et le Vénézuela.L’UNESCO y sera aussi avec la Chine, l'Iran, l’Autriche, l’Inde, Haïti, la Bulgarie, la France et la Tchécoslovaquie.(Photo Jacques Grenier) La répression en Uruguay- par Rodolphe Moriesefle Les opinions politiques des Québécois qu’a dégagées le sondage de la Société Radio-Canada il y a quelques jours ne risquent pas de varier beaucoup d’ici les Des médecins pour une torture “propre” par Claire Brisset Le Monde jours plus à cause de deux journaux, le “Montreal Star" et le “Journal de Montréal", qui avaient publié certains faits jugés préjudiciables à l’accusé Un quatrième procès avait donc été ordonné mais celui-ci n'aura jamais lieu à la suite de la décision du ministre de la Justice, qui estime que, vu le tort déjà causé à M.Laberge.celui-ci pourrait difficilement obtenir un procès juste et équitable.Alors que les informations sont nombreuses sur la situation en Argentine, c’est le quasi-silence, depuis le coup d’Etat militaire de 1973, sur l’Uruguay.Or la torture y est aussi moyen de gouvernement.Ce silence est douloureusement ressenti par les Ururguayens réfugiés à l’étranger d’autant que la frontière entre l'Uruguay et l’Argentine est, à bien des égards, une fiction : les deux polices agis- ments, tortures “classiques”, morts inexpliquées, assassinats non "revendiqués".Il fallait, en effet, venir à bout de la guérilla urbaine des Tupamaros, et par tous les moyens.Aujourd'hui, explique M.Michel Puechavy.membre du bureau exécutif delà section française d’Amnesty International “plus rien ne filtre, depuis des mois.La répression est devenue si efficace, le pays est à la fois si petit (2,8 millions d’habitants) et si centralisé, à la dif- L’enfer férence de l’Argentine, que plus une voix ne peut se faire entendre.Il existe même un organisme officiel qui se charge de répondre aux lettres adressées de l’étranger, par exemple, celles qu’envoient les membres d’Amnesty International.L’organisation militaire contrôle d’autant mieux la population que celle-ci se trouve concentrée a Montevideo En outre, l’administration s'est dotée d’une panoplie légale: la “loi sur l’état dangereux'’, qui sent de façon souvent conjointe.Les modes de torture utilisés en Uruguauy sont, d’autre part, selon toute apparence, plus “scientifiques", plus "propres" que dans le pays voisin.Dans une large mesure, en effet, la torture utilisée par le régime uruguayen est pratiquée par des médecins, psychiatres et psychologues, tant pour atteindre une plus grande efficacité que pour laisser moins de traces.C’est cela que dénoncent à la fois Amnesty International et le Comité de défense des prisonniers politiques en Uruguay, dont la commission santé, a réuni un accablant dossier intitulé "Psychiatrie, médecine et répression".D’autre part, l’Organisation des Etats américains;- dont l’Assemblée générale s’ouvrait hier à Washington, dénoncera la torture de prisonniers politiques en Uru- B.La Commission interaméricaine des s de Thomme présentera à cette occasion un rapport qui fait notamment état de "tortures sexuelles" pratiquées dans ce pays Il y a quelques années, le tableau ressemblait en tous points à celui de T Argentine d’aujourd’hui: disparitions, enleve- Amnesty international publie un document intitulé El Infierno (l’Enfer) décrivant la vie dans un centre de torture uruguayen: Quest-ce que El Infierno9 Tout d’abord un endroit qui n’a pas encore été localisé.En comparant nos notes et d’après des conversations avec d’autres camarades, nous sommes arrivés à la conclusion qu’il doit y avoir au moins trois ou quatre "enfers" La torture est pratiquée dans des maisons privées, ainsi que dans des prisons et des bureaux, mais El Infierno est un endroit conçu uniquement en tant que centre de tortures (.).J’avais le no 100 et quelque.Un jour, je fus horrifié d’entendre appeler le no 345 (.) A Taube, ils commencèrent à appeler certains numéros Le no 39 était une femme, comme je devais l’apprendre plus tard, et je l'entendis hurler ce matin-là.La "machine à torture" (la pièce de torture) était à côté.Elle cria touiours, à chaque séance.Ils assirent quelqu’un à mes côtés.Je voulais voir quelque chose, un vi- sage, n’importe quoi.Aussi, je commençais à m’attaquer à mon bandeau (.).Ma voisine tomba.Quelqu'un fit un geste pour lui porter secours."Reste assis, merdeux ’.Elle resta évanouie par terre Dieu seul sait combien de temps.Ensuite elle demanda un peu d’eau et quelqu'un, qui me sembla très jeune, l’arrosa d’un seau d’eau.Elle s eanouit de nouveau (.).Le troisième jour, ils m’arrachèrent de ma chaise et, sans avoir hurlé mon numéro, me firent grimper un escalier à côté du mur.Les marches de tuiles jaunes étaient très usées Ce fut mon premier interrogatoires dans la pièce à torture.Ils devaient “interroger" un homme et je devais assister en tant que témoin afin de connaître ce qui m’était réservé.“Peux-tu entendre9 demanda un homme Si tu ne parles pas, tu passeras par le même traitement!” Je savais qui était le prisonnier et ce qu'ils voulaient de lui Je savais aussi Voir pogo 2 : L'onfor permet d’arrêter sur-le-champ et sans aucune procédure, quiconque parait “dangereux", la nation de “danger” étant laissée à l’appréciation des militaires”.Ce système fournit aujourd'hui les preuves de son efficacité.Selon les chiffres fournis par le comité de défense des prisonniers politiques, depuis 1972, plus de quarante mille personnes sont passées par les prisons, les casernes et les camps oe concentration uruguayens.Un habitant sur cent a été torturé.Actuellement, on compte plus de sept mille prisonniers politiques, soit un pourcentage plus élevé qu'au Chili.Enfin, quelque cinq cent mille Uruguayens ont été contraints à prendre le chemin de l'exil — un mouvement que rien n'a pu enrayer Le Comité de défense et Amnesty International rapellent d'abord les modes de torture “classiques" auxquels recourent systématiquement les militaires uru-gayens.Parmi eux, citons: • Le planton: le prisonnier — ou la prisonnière — doit rester debout, sans boire, manger, ni bouger, pendant des heures, même des jours Lorsque les forces lui manquent, il tombe II est alors soulevé par les cheveux et frappé.Ce “traitement" produit notamment des inflammations et des oedèmes aux ïambes, des pertes de connaissance, parfois des délires.• Le "téléphone": on applique sur chaque oreille du prisonnier un fil électrique Le tortionnaire fait alors passer le courant.accompagné de coups de matraque sur les oreilles, Le résultat le plus fréquent est la perforation du tympan.• L'électricité: les prisonniers sont attachés sur une table de fer.nus et mouillés.On leur applique alors un courant qui peut atteindre 200 volts, de préférence sur les parties les plus sensibles: gencives, caries dentaires, lèvres, yeux, organes géni- Volr page 2 : Dm médaclns prochaines années: les gens savent ce qu’ils veulent.Voilà Tune des principales réactions qu’a eues hier au sondage de Radio-Canada sur "Les Québécois et la dualité fédérale-provinciale" le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan.Il n’a pas manqué, naturellement, de se réjouir aussi de "la remontée spectaculaire de son parti depuis les six ou sept derniers mois, ainsi que le manifeste l’enquête en question.M.Ryan ne pense pas que les contradictions, du moins apparentes, que mettent en relief certains aspects du sondage renvoient à une sorte de schizophrénie chronique des Québécois en matière politique.Le chef libéral estime qu’elles tiennent pour une part au type de régimes politiques entre lesquels sont partagés les citoyens, mais que ceux-ci sont cohérents, dans la mesure, évidemment, où il leur est possible de l’être.“Dans toutes ces matières, dit M.Ryan, toute question devient très rapidement complexe”.Une chose est claire, précise-t-il, et qui n’a point changé: les Québécois sont d’abord attachés au gouvernement du Québéc, mais ils restent en même temps très attachés au Canada.Certes, dit-il, on peut penser que Thy-pothèse du “fédéralisme renouvelé", qui parait entraîner pour l’heure l'assentiment de la majorité québécoise, peut recouvrir bien des choses en théorie et en pratique Mais pour les personnes ordinaires qu'on interroge sur la question, cette option signifie essentiellement qu ' on tient à rester au sein du Canada moyennant certains changements.Point" Voir pago 6 : Ryan l’apéro de l’étê québécois midi.5 heures l'heure du AQ No 2131 *9.20 BERGER I Le Devoir, jeudi 22 juin 19 78 II 2 Des médecins pour une torture “propre” L’enfer Suit* d* la pramiéra paga taux.Cette torture peut produire, outres de graves brûlures, des arrêts cardiaques.• Le sous-marin: on plonge la tête du prisonnier dans un réservoir rempli d’eau, de sang et d’excréments de torturés.Lorsque le prisonnier avale trop d’eau, le médecin ou l’infirmière militaire le ranime afin d’éviter qu’il ne meure.Deux variantes de cette méthode — qui peut provoquer notamment des infarctus et des asphyxies — le sub-marino dit "portugais’’ (l’eau du réservoir est électrifiée) et le sub-marino “sec” (la tête du torturé est couverte d’un sac de polvéthè-lène jusqu’à ce qu’il s’asphyxie.Parfois aussi, on introduit du gaz dans la cagoule).• Le chevalet: le prisonnier est placé, nu, assis sur une barre de rer, sans pouvoir toucher le sol, ses bras attachés l’un à l’autre.Le chevalet est violemment agité pendant des heures, ce qui produit le déchirement de la zone génitale et donne la sensation d’être scié en deux.• Le “drapeau": on attache le prisonnier par les poignets, par les pouces ou par les chevilles, sans qu’il puisse toucher le sol.On le frappe Ce supplice peut durer plusieurs jours.• Le "pau de ara": le prisonnier est suspendu par les genoux à une barre de fer, mains et chevilles attachées, la tête pendante.Son corps prend peu à peu une teinte violacée.Au bout de quelques heures, il perdra connaissance.• “La “parilla": le prisonnier est attaché sur un gril sur lequel ont été placés des charbons ardents.• L’“estagueamiento": le détenu est couché à terre, dehors, bras et jambes écartés, attachés à des pieux.Il peut aussi être attaché à un véhicule, traîné par des chevaux.Ou attaqué par des chiens, qu'on lâche sur lui.Mais l’originalité des militaires uruguayens consiste à ne pas se contenter de procédés classiques.Ils tiennent en effet à maintenir, aux yeux de l’opinion internationale, une certaine image “démocratique” de l’Uruguay.On a donc de plus en plus recouru aux “services” de médecins et de psychologues, et les Uruguayens sont aujourd’hui passés maîtres dans l’art de la torture psychologique.“Toutes les attitudes que doit prendre le tortionnaire vis-à-vis de sa victime, lit-qn à cet égard dans le rapport du comité de défense, sont indiquées par des psychologues et des psychiatres1' Les tortionnaires recourent d’abord à quelques techniques éprouvées de “démoralisation”: us imposent systématiquement aux prisonniers le port de la cagoule, dès les heures qui suivent l’arrestation, ce qui prolonge l’état d’insécurité.Ils rasent le crâne de tous les détenus, ce qui augmente la sensation de dépersonnalisation, de même que le “numérotage” irailEMfllIMN Le dimanche, 25 juin Au Holiday Inn de Longueuil s’ouvrira le 46ème congrès annuel de l’Association des Chefs de police et pompiers de la province de Québec.1 ou du fromage, St-Guillaume offre un défilé de plus de 30 chars allégoriques.Le départ aura lieu à 14 h.• Le congrès de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada s’ouvrira à l’Hôtel Royal York de Toronto sous le thème “La pratique infirmière et l’éthique professionnelle”.Le lundi, 26 juin Dans le cadre de la Semaine du patrimoine, Longueuil organise une fête au parc Marquette, qui débutera à 16 h par un pique-nique.Des spectacles et une danse seront offerts en soirée et un feu de joie clôturera la fête.La Centrale de l'enseignement du Québec tiendra son 26ème congres général à l’hôtel Reine Elizabeth à Montréal.Au cours de l'été qui commence, le Service des sports et loisirs de Montréal offrira aux jeunes de 12 à 16 ans et aux adultes, en semaine, des cours de voile, d’aviron, de kayak plat-vitesse, de kayak d'eau vive et de canot canadien.La première session débutera ce jour.A la Caisse populaire Notre-Dame-des-Neiges, 5480, Côtes-des-Neiges, sera présentée une exposition de courtepointes.La Conférence sur les mesures électromagnétiques de précision (CPEM 78), forum de reputation internationale où s’échangent les connaissances sur les mesures électromagnétiques, se tiendra au Centre des Conférences d’Ottawa (Canada), du 26 au 29 juin.Le mardi, 27 juin 1978 Dans le cadre de la Semaine du patrimoine, M.Hector Grenon, avocat et historiographe, prononcera une conférence qui aura lieu à 19 h 30 à l’école Gérard-Filion.1330 ouest, boul.Curé-Poirier à Longueuil.Le mercredi, 28 juin Bernard Lagacé ouvrira la série estivale des récitals d'orgue à l’Oratoire SainUoseph à 20 h 30.Il jouera Exultet Coelum de Jehan Tite-louse, Wamm Betrübst de Dich, Mein Herz?de Samuel Scheldt, des Extraits de la messe pour les Paroisses de François Couperin et Offertoire sur les grands jeux.En seconde partie, il interprétera Les Préludes de Chorals extraits du recueil de Leipzig de J.-S.Bach.“Les Ballets de la Jeunesse” présenteront deux récitals (ce mercredi et ce jeudi à l’Expo-Théâtre de la Cité du Havre, à 20 h 30.Les billets sont disponibles à l’Académie Héléna Voronova, 5319, avenue Notre-Dame-de-Grâce.Le groupement écologique de Maisonneuve organise une sortie d’initiation à l’écologie au Jardin botanique de Montréal.Les jeunes usagers des différents parcs de Saint-Laurent sont invités à une première sortie collective qui aura lieu au parc Belmont.Les enfants intéressés doivent donner leur nom et leur .contribution aux responsables de leurs parcs.Le départ du parc se fera à 10 h et le retour au parc à 17 h.• Me Stanislas Dery, coroner adjoint de Montréal, tiendra son enquête, en ce qui a trait aux décès de treize étudiants et moniteurs survenus le 11 juin 1978.L'enquête se déroulera au palais de justice de Ville-Marie, 51 rue St-Gabriel.Le jeudi, 29 juin Jusqu’au 4 juillet, il y aura présentation de la plus grande exposition d’antiquités au Canada lors de la 4ème présentation d’Antiquités Bona-venture.L’Association de marchands de la Place Bona-venture et l’Office national du Film invitent le grand public à visionner gratuitement les films gagnants et ceux qui ont été mis en nomination pour les oscars de 1978.Les présentations auJ ront lieu ce jeudi à 17 h et 19 h.de même que ce vendredi aux mêmes heures et samedi à 11 h, 13 h et 15 h au mini-théâtre dans Le Viaduc, Place Bonaventure.• Le Championnat canadien sur piste prendra place au vélodrome olympique.Le vendredi, 30 juin Dans le cadre du festival de Bromont, on pourra entendre l’Orchestre symphonique de Montréal lors d'un concert sous les étoiles à l’extérieur du Centre sportif et culturel de Bromont.• La production des Artisans de St-Sauveur sera présentée de 5 h à 9 h au chalet Pauline Vanier, rue de l'Eglise, St-Sauveur-des-Monts.L’exposition se poursuivra jusqu’au 9 juillet.Le samedi, 1er juillet Au palais des sports de Sherbrooke se tiendra le rassemblement des familles Bureau."I BACCALAURÉAT EN GESTION ET EN INTERVENTION TOURISTIQUES L'Université du Québec à Montréal est heureuse de présenter à la population du Québec un programme original et unique en Amérique du Nord: le Baccalauréat an Oeation al Intervention touristiques.Objectifs Donner aux candidats admissibles, la possibilité de parfaire leur culture et d'acquérir les connaissances théoriques et pratiques indispensables aux agents d’intervention en tourisme.Normes d'admission • Posséder un diplôme d'études collégiales (DEC) ou l'équivalent; • Adultes: posséder des connaissances appropriées, une expérience jugée pertinente et être âgé d'au moins vingt-deux (22) ans.Programme Le programme comprend 30 cours de trois crédits et accepte des étudiants à temps complet ou à temps partiel.Demande d'admission Par écrit, par téléphone ou en personne avant le 1er juillet 1978 pour la session débutant en septembre 1978.Bureau du registraire, Service de l'admission Université du Québec à Montréal 1187, rue de Bleury, local 2930 C.P.8888, Succursale «A», Montréal, Qué.H3C 3P8 Téléphone: (514) 282-7161 Renseignements Pour de plus amples informations, s'adresser au secrétariat du vice-décanat, à 282-6959.Université du Québec à Montréal Coupables d’avoir faussé des compteurs OTTAWA (PC) - Neuf des 11 Canadiens qui ont été reconnus coupables d’avoir faussé des compteurs de distance de voitures, au cours des trois premiers mois de l’année.sont des Québécois.La liste, publiée par le ministère fédéral des Affaires de la consommation, est la suivante: • Alexandre Milon, de Maple Grove, $5,500 d’amende pour 10 accusations; • Dale Ross Seifert, de Montréal.$300 pour une accusation; • Edgar Leroux, de Montréal.$700 pour une accusation; • Bourassa Pontiac-Buic, de Laval, $1,000 pour deux accusations; • Automobiles Couturier, de La Malbaie, $1,000 pour cinq accusations; • Baie-Saint-Paul Auto, de Baie-Saint-Paul, $1.400 pour sept accusations; • Automobile Lajoie et Néron, de Saguenay, $250 pour une accusation; • James Belivous de B.T.Auto Repair, de Greenfield Park.$700 pour une accusation; • Michel Trottier et Jean-Charles Lebreton.de Repen-tigny, $1,000 pour deux accusations; • Gérald Lévesque, de Grand Falls, Nouveau-Brunswick.$300 pour deux accusations, • Roderick Bruce McMillan, de Calgary Alberta, $250 pour une accusation.M.Phil Edmonston, de l’Association de protection des automobilistes, de Montréal, ne s’est pas montré étonné par cette liste.M.Edmonston a raconté qu’il avait reçu plusieurs plaintes des provinces de l’Ouest au sujet de voitures d’occasion en provenance du Québec.Ces plaintes avaient trait à la falsification des compteurs de distance.Les voitures d’occasion, a-t-il signalé, se vendent plus cher dans l’Ouest qu’au Québec.Pour M.Edmonston, les amendes imposées par les tribunaux dans ces causes ne sont pas assez élevées, constituant ainsi presque un encouragement à recommencer.L’inspecteur Richard Cre-rar, de la section des délits commerciaux de la GRC, a recommandé aux gens de faire examiner la voiture d’occasion qu’ils veulent acheter par un mécanicien autorisé, s'ils ont le moindre doute sur l’exactitude du compteur de distance.L’altération d’un compteur, a-t-il fait remarquer, est un délit qui doit être rapporté à la police.S.I.A.F.ANTIQUITÉS Importation d’antlquitéa trançalaoa Meubles rustiques anciens importés de France meubles, bibelots, bronzes, cuivres, table de ferme, tableau, etc.354 rue de l'Inspecteur Montréal, 866-0572 ouvert toutes les semaines Jeu.ven.de10hè21h Sam.delOhàITh - OUI IT - JSL -M*: lr- — le prisonnier perd son identité.Le système des sanctions est la règle: des séances de cinéma, de sport sont prévues fictivement à la seule fin de pouvoir être supprimées.Quant aux visites des proches, elles sont organisées — lorsqu’elles ne sont pas supprimées — de façon à amplifier la démoralisation du détenu.Celui-ci ne peut en effet voir sa famille — une seule personne à la fois — qu’à travers une vitre, il ne peut lut parier que par téléphone.Les conversations sont enregistrées, et parfois soumises aux psychiatres de la prison qui peuvent ’’suivre” ainsi l’état psychologique du détenu.Une technique classique consiste aussi en la diffusion massive d’informations mensongères sur la situation nationale ou internationale.À tout cela ont été ajoutées des méthodes plus sophistiquées telles que l’écoute imposée des cris de torture.Il s’agit soit de faire revivre à un détenu ses seances de torture en lui faisant entendre ses propres cris, soit de lui faire prendre conscience à l’avance du martyre auquel il sera soumis.Geôliers et médecins ont également mis au point des techniques perfectionnés de privation sensorielle; des chambres d’isolemer’ (islas) ont été construites, totalement cioses.sans fenêtres ni aération.Les détenus peuvent y rester de un à soixante jours, jusqu’à ce qu'ils perdent la notion du temps.En outre, les prisonniers peuvent être privés de sommeil, réveillés chaque fois qu'ils s’endorment, de façon à provoquer des hallucinations.Mais les procédés les plus “raffinés” consistent en l’utilisation de drogues pendant les séances de torture elles-mêmes ou à n’importe quel moment de la réclusion (les drogues sont en effet parfois mêlées à la nourriture ou aux boissons).Les produits psychotropes le plus couramment utilisés sont: • Le curare et ses dérivés, comme le taquiflaxil.L’utilisation du curare provoque une paralysie progressive des muscles, y compris du système respiratoire.Lorsque le prisonnier êst menacé d’asphyxie, ie médecin présent le ranime pour que la séance puisse se poursuivre.Le taquiflaxil déclenche une paralysie du même type: sous son effet, lit-or, dans le rapport du Comité de défense, le détenu “aevient le spectateur pleinement conscient de sa propre agonie Totalement impuissant, il sent et voit ses membres se figer.Ses doigts, ses mains, ses jambes, ses yeux, ses lèvres, sa langue se paralysent.Il salive abondamment, sa température baisse, il souffre de violents maux de tête.Lorsque les poumons sont touchés à leur tour, le médecin intervient en lui passant le masque à oxygène”.• Le pentothaï.Il est précisément utilisé en combinaison avec le curare et le taquiflaxil.Son administration provoque en effet une détente euphorique qui suit la sensation d’asphyxie.Le detenu ne contrôle plus ce qu’il dit.Cependant, les résultats de ce “sérum de vérité" ont dû être décevants, car il est de moins en moins employé.Suit* d* la praaiMr* p*g* qu'il ne dirait rien.Il restait, gémissant, par terre.La nuit d'avant, il avait été suspendu par les bras et “brisé”.“Briser” pouvait être n’importe quoi.Cela pouvait être les chocs électriques appliqués sur les endroits génitaux et autres endroits sensibles, ou être roués de coups Lorsque vous vous évanouissiez, vous subissiez le traitement du “sous-marin”, ce qui signifie qu’on vous immerge la tête dans un seau de métal rempli d’excréments, d’urine et d’eau.L'odeur est intolérable.Il me raconta tout ça, et d’autres choses encore, quelques mois plus tard quand on l’autorisa à s’asseoir sur le sol et à parler de temps en temps.En fait, il n’a pas tout raconté, comme nous tous.Nous n’avions pas le courage de dévoiler les pires des choses, les plus humiliantes et les plus douloureuses.Jour après jour, et nuit après nuit, ils l’ont torturé de cette manière, et ce pendant soixante-trois jours.Sa force morale et physique fut telle que, après qu’il eût quitté El Infierno pour les bairaques, ils l’utilisèrent comme sujet d’experience.Un officier, accompagné d’élèves à qui on devait donner des cours de “travaux pratiques”, s’occupait de lui.El Flacho (écnalas) était le cobaye.L’officier commençait par dé- signer les parties les plus sensibles du corps pour les décharges électriques (les parties génitales, là figure et les aisselles).Les élèves doivent alors s’exercer et apprendre ainsi leur leçon convenablement en dépit du fait qu’El Flaco pouvait crever à chaque instant.ils nous torturèrent toute la journée.Ils prenaient les gens par groupes de trois ou quatre Ils les ramenaient en les traînant et le; jetaient littéralement sur le soi ou.si le prisonnier était en trop mauvais état, sur un matelas.Beaucoup ne geignaient même plus, ils étaient inconscients Ceux d’entre nous (dont moi) qui n'y étaient pas encore passés mouraient de peur.De temps en temps, quelqu'un poussait un un faible cri.La camarade resta à sangloter un jour entier.Ils l'enlevèrent de là à ia tombée de la nuit.Ses cris devinrent de plus en plus forts.Elle hurlait de terreur, à l’agonie.C’était une femme et une mère.Je la connaissais bien.Elle est maintenant à la prison de Punta de Rieles.Brusquement tout s’arrêta.Ils cessèrent de torturer, Un silence mortel s’installa.Quelqu’un courut.Il y eût des chuchotements.La torture avait cessé, ainsi que les cris Quelques instants passèrent.On entendit le bruit d’un moteur que l’on mettait en marche, il , s’éloigna dans le lointain.Quelqu'un était mort (.) Enfin, les tortionnaires uruguayens recourent aux viols, procédé classique utilisé sur les hommes comme sur les femmes.Ils pratiquent également la torture des proches parents (père, mère, enfants, frères et soeurs), en présence du détenu, en l’en rendant “responsable”.Les médecins, psychiatres et psychologues tortionnaires ont enfin favorisé l’emploi de tortures multiples et simultanées, afin d’éviter la mort du détenu.En effet, lit-on encore dans le rapport du comité, “en provoquant plusieurs types de douleurs différentes, on parvient a distraire l'attention de la victime,,ce qui lui permet de résister davantage, alors qu’une même douleur, ressentie de façon continue, peut entraîner la mort ”.D’une manière générale, les techniciens de la “contre-guérilla" en Uruguay se sont beaucoup intéressés aux ressources de la psychiatrie, de la neurophysiologie et de la pharmacologie.Parallèlement, ils s’attachaient à démanteler des services de santé qui.organisés de façon très “sociale" sous le régime démocratique antérieur, avaient des tendances “populaires" qui ne pouvaient leur convenir.Les membres des professions de santé ont donc fourni aux militaires, dès leur prise de pouvoir, de forts contingents de victimes.La situation sanitaire s’est ainsi progressivement dégradée depuis plusieurs années, sur le modèle actuellement suivi par l’Argentine.Mais un certain nombre d'“experts".médecins et psychologues collaborateurs, ont été recrutés par les autorités, ce qui a suffi à cet extraordinaire développement de la “torture propre ”.Le comité publie en annexe de son dossier une liste — incomplète — de médecins et d’autres travailleurs de la santé aujourd'hui incarcérés ou disparus.Suit une liste de médecins tortionnaires, chaque unité devant en inclure un — au moins — dans son équipe, qui partipera ou assistera aux séances de torture afin d'éviter les “accidents”.Pourquoi l’intégration de médecins au corps des tortionnaires a-t-elle pris de telles proportion?Le professeur S.Thom-kiewicz.de ITNSERM (1), souligne à cet égard (2) que "la participation des experts.des techniciens, des praticiens hautement qualifiés à la lutte politique et à la répression permet de raffiner et d’augmenter l'efficacité technique et pratique de cette répression.En meme temps, elle fournit des armes idéologiques au pouvoir (.).Ainsi, des chercheurs oui prônent des théories biologiques de la déviance permettent de “biologiser" la lutte politique contre le pouvoir; ils permettent d’affirmer que toute personne qui s’oppose à l’État est malade, biologiquement anormale ou intrinsèquement perverse.” (1) Institut national de la santé et de la recherche médicale.(2) Conférence prononcée d la CIMADE sur la torture en Amérique latine.Semaine des musées du 23 au 30 juin Concours: 2 voyages à Paris ^ 3- li) Centre Saidye-Bronfmen 5170.Côte Ste-Cilliinne Montréal.Québec ¦ Musée dis Beaux arts 3400.avenue du Musée Montréal.Québec 6- Musée historique de Vaudreuil.431 boul.Montréal.Québec Roche.Musée du Chiteau Ramezay 280.rue Notre-Dame est Montréal.Québec - Musée McCord 690.rue Sherbrooke ouest Montréal.Québec - Musée de l’ile Sainte-Hélène Ile Sainte-Hélène Montréil.Québec.7- Musée ferroviaire canadiin Saint-Constant.Québec Québec 8- Maison Benjamin-Papineau 5475.boul.Saint-Martin Chomedey.Laval.Québec 9- Musée historique de l’électricité 440.chemin de Chambty Longueuil.Québec 10- Musée d’art de Jolletti 145.rue Wilfrid Corbeil Juliette.Québec 11- Musée de la Société historique de Brome Knowlton.comté Brome Québec 12- Musée Honoré-Merciar (toute nationale 133 Sebrevois.Québec 13- Musée de la Société d’Hisloiri de Missisquoi (Moulin Cornell et Magasin général Hodga| Stanbridge est.Québec.14- Musée d’art contemporain Cité du Havre Montréal.Québec 15- Musée des ails décoratifs Chéteau Dulresne coin coin Sherbrooke et Pie IX Montréal, Québec.RÉGLEMENTS DU CONCOURS Le ministère des Affaires culturelles et les musées de la région de Montréal organisent une Semaine des musées du 23 au 30 juin 1978.A cette occasion, la Société Air Canada en collaboration avec l’hôtel Méridien de Paris et les Services Officiels Français du Tourisme offre à tous ceux qui visiteront les musées de la région la possibilité de gagner un voyage à Paris.Le tirage aura lieu le dimanche 2 juillet 1978.Au Village d’autrefois de Terre des Hommes è 15h.Pour participer au concours, les personnes devront inscrire leurs noms et adresses sur des coupons mis à leur disposition dans les musées ou ailleurs.Ces coupons devront être déposés par les participants dans les musées.Les deux gagnants recevront chacun deux billets Montréal-Paris de la société Air Canada; ils séjourneront gratuitement à l’hôtel Méridien de Paris du 2 au 7 août 1978; les Services Officiels Français du Tourisme organiseront pour eux des visites dans des musées de France.Une somme de $350.00 sera remise à chaque gagnant pour trais de séjour.COUPON DE PARTICIPATION (à déposer dans las musées) Al R CANADA NOM: ADRESSE: TÉLÉPHONE: Tou* la* «mployé* tf Air Canada *t daa muaéaa aont axelua du concoura.I 4 t r 6 Montréal, jeudi 22 juin 1978 LE DEVOIR Marcel Léger propose à l’Assemblée une vaste refonte L’environnement par Gilles Provost QUÉBEC — Dorénavant, tout citoyen québécois aura un droit légal au respect de son environnement, incluant la sauvegarde des espèces vivantes qui l’habitent.Il pourra faire respecter ce droit en obtenant une injonction interlocutoire de la Cour supérieure, en vertu du projet de loi 69 qu’a déposé hier à l’Assemblée nationale, avec une fierté non dissimulée, le ministre délégué à l’Environnement, M.Marcel Léger.Véritable refonte de la loi sur la qualité de l’environnement, ce projet de loi permettra à quiconque d'intenter en outre des poursuites pénales contre les contrevenants à la loi de l’environnement ou à ses règlements.Jusqu’à maintenant, ce pouvoir était réservé au gouvernement.Autre modification importante, les amendes imposables aux pollueurs sont considérablement augmentées et des montants minima empêcheront les juges d’être excessivement cléments pour les coupables.Bien plus, la loi fournit même aux magistrats une liste de critères, classés par ordre de priorité, pour fixer le montant de l’amende.Outre la gravité des dommages et l’importance des revenus obtenus par l’infraction, ces critères mentionnent la capacité de payer du contrevenant, c’est-à-aire ses revenus annuels.On stipule de plus que les montants minima et maxima des amendes seront de trois à six fois plus élevés pour les compagnies que pour les particuliers.On se donne enfin le pouvoir de porter, par Campbell témoigne en faveur de Giguère par Bernard Merrier “A ma connaissance, jamais le sénateur Giguère n’a eu quelque chose à voir avec les négociations qui ont précédé le prolongement du bail de la boutique hors taxes Sky Shops, à l’aéroport de Dorval”.C’est ce qu’a affirmé hier l’ancien président de la Ligue nationale de hockey, M.Clarence Sutherland Campbell, au procès du sénateur libéral Louis de Gonzague Giguère, accusé de conspiration et d’exercice d’influence dans l’affaire Sky Shops.Interrogé par Me Bruno Rateras, le témoin a ajouté qu’il n’avait jamais été mis au courant d’une présumée entente en vertu de laquelle les principaux actionnaires de Sky Shops s’étaient engagés à transférer une partie de leurs actions en faveur de Giguère, en retour de ses services relativement aux transactions entourant la prolongation du bail de Sky Shops.En 1972, M.Campbell avait acquis de l’ex-président de Sky Shops, M.Anton, 8,972 actions, à raison de $15 chacune.Et le même jour, il en avait cédé 1,070, au prix d'un dollar chacune, au sénateur Giguère.Expliquant ce geste, M.Campbell a dit qu’il s’agissait d’nonorer un engagement pris envers le sénateur Giguère, quelques années auparavant, soit en 1968, par M.Louis-A.Lapointe.Tout en affirmant que M.Giguère était un ami.ayant des intérêts dans un autre commerce à l’aéroport de Dorval, soit Ké-bec Restaurants, M.Lapointe aurait fait valoir que la venue de Giguère à Sky Shops aurait pour effet d’améliorer l’image de la compagnie.“Celle-ci était bonne, de dire Campbell, mais nous avions des critiques sur nos structures et la participation de francophones était inadéquate’' Par ailleurs, si, selon Campbell, le nom de Giguère ne lui dit rien dans les tractations pour le renouvellement du bail de Sky Shops, il se souvient cependant que M.Marc Lalonde, alors conseiller du premier ministre Trudeau et aujourd’hui ministre des Affaires fédérales-provinciales, avait discuté de cette question avec M.Louis-A.Lapointe, également actionnaire de Sky Shops.“C’était des amis et des voisins”, a précisé le témoin.Contre-interrogé par le procureur de la Couronne, Me Bernard Beaudry, M.Campbell a été confronté avec un document datant de 1970 et stipulant qu’aucune offre d’achat des actions de Sky Shops, faite avant cette date, ne devrait être considérée, sauf celle de M.Pierre David.Ce même document aurait aussi précisé qu’aucune action ne devrait être vendue à moins de $20 et ce, au comptant.Pourtant, en 1972, Campbell en avait lui-même vendu à Giguère, au prix de $1 chacune.D’où son explication impliquant l’intervention de Louis-A.Lapointe.sera mieux protégé par la loi simple règlement, le montant maximal de l’amende à $100,000 pour certains délits.Même s’il donne au ministre le pouvoir de distribuer des subventions aux protecteurs de l’environnement, ce projet 69 stipule que toutes les amendes imposées aux pollueurs devront être versées au gouvernement provincial à moins que la poursuite n’ait été intentée par une municipalité.Les particuliers qui auront défrayé de telles procédures juridiques n’auront donc pas de dédommagement automatique.Ce projet de loi “omnibus”, sans équivalent au Canada, constitue une véritable Charte des droits de l’environnement, aux dires de son promoteur, M.Marcel Léger.C'est même a ses yeux le “premier projet de loi vraiment social-démocrate présenté par le Parti québécois depuis son arrivée au pouvoir”.“Il y a longtemps que je répétais mon intention de faire des six millions de Québécois autant d’inspecteurs et de défenseurs de l’environnement, a souligné M.Léger, et ce projet de loi donnera enfin des armes efficaces aux combattants pour la défense de la qualité de vie.” Cette mesure législative fera l’objet d’audiences en commission parlementaire cet été et serait ensuite adoptée à l'automne, estime-t-il.Le projet annonce de plus une réforme du Conseil consultatif de l’Environnement, dont les attributions sont réduites et la création d’un “Bureau d’audiences publiques sur l’environnement”.Ce bureau aura tous les pouvoirs d’une commis- sion d’enquête et sera chargé de tenir des audiences sur tous les sujets soumis par le ministre ou sur tous les projets de développement nécessitant des études d’impacts.Ces dernières seront toutes publiques.Une fois amendée, la loi sur l’environnement interdira en effet la poursuite de tout projet ou activité (publique ou privée) pour lesquels les règlements rendent nécessaire une étude cTimpact, si telle étude n’est pas faite ou si le projet n'est pas approuvé par un comité de ministres nommes à cette fin.Evidemment, un projet ainsi autorisé fiar le gouvernement, à la suite d'une éva-uation systématique de l’impact environnemental, ne pourra pas être ensuite paralysé par la procédure d’injonction indi- wmmsi Des habitants de la rue Jeanne-Mance ont une brève altercation avec des policiers venus leur demander de cesser de jouer au volley-ball en pleine rue.Les manifestants protestaient ains», hier, contre la circulation qu’ils jugent excessive et qu’ils voudraient voir dévier sur l'avenue du Parc.Ils ont averti qu'ils seraient de retour dans la rue au-jourd hui.(Photo Jacques Grenier) quée plus haut.Le même bill 69 accroît considérablement les pouvoirs de réglementation dans le domaine de l’environnement et comble une quantité importante de “trous législatifs" que l’usage avait permis de déceler dans la loi adoptée en 1972 ou dans les quelques règlements qui ont précisé son application depuis lors.Par exemple, on donne au ministre de l’environnement le pouvoir d'imposer à toutes les carrières existantes la préparation d’un plan de réaménagement des lieux, à la fin de leurs activités.Faute d'un tel plan de réaménagement dûment accepté, ces carrières et sablières pourront être fermées par le gouvernement.Le projet 69 accroît aussi les pouvoirs des fonctionnaires de l’environnement en leur reconnaissant les pouvoirs déjà accordés aux municipalités par la loi actuelle et en leur donnant le droit de saisir des produits contaminés par des produits toxiques (ou présumément contaminés).De même, le ministre de l’Environnement aura dorénavant le pouvoir, si la loi est adoptée, d’obliger une municipalité ou une compagnie à mettre fin à tout déversement de contaminants (accidentel ou pas) et à récupérer les produits déjà déversés.Au besoin, il pourra faire le travail lui-même et en facturer le coût aux responsables.Enfin, le projet de loi interdit formellement la vente ou l’utilisation de tout moteur ou véhicule qui émet des polluants dans l’atmosphère.Appliquée de façon stricte, cette stipulation générale aurait évidemment pour effet d'interdire tout à fait les véhicules à essence, mais un article de la loi actuelle stipule heureusement que le gouvernement peut, par règlement, soustraire certaines catégories de véhicules à un ou plusieurs articles de la loi.On se trouve ainsi à interdire tout véhicule polluant, avec des exceptions, plutôt qu'à admettre la pollution en principe pour n’exclure que les abus les plus flagrants.On prévoit aussi explicitement la possibilité.pour le gouvernement, d'imposer des dispositifs anti-pollution particuliers sur certains véhicules et à interdire leur usage si les dispositifs anti-pollution sont brisés ou absents.M.Léger a précisé que toutes ces mesures ne devraient pas bloquer le progrès industriel mais plutôt l’obliger à tenir compte du milieu de vie.De la sorte, dit-il, on évitera des erreurs coûteuses qui auraient pu être évités à faible coût si on y avait pensé au départ.“Je ne veux pas empêcher aveuglément le progrès, a-t-il conclu mais plutôt mettre fin au progrès aveugle.” Couture annonce une politique d’ouverture aux réfugiés par Clément Trudel Le ministre québécois de l’Immigration, M.Jacques Couture, et ses conseillers viennent d’arrêter une “politique généreuse et réaliste” face au problème des réfugiés.Tout en tenant compte de la possibilité d’accueil du milieu, cette politique indique les critères qui présideront au choix des réfugiés pouvant éventuellement gagner le Québec; • toute personne qui a été arrêtée, est arrêtée ou torturée physiquement et moralement, ou menacée explicitement; • toute personne désavantagée physiquement ou socialement, tels les handicapés.les orphelins, les femmes seules ou les personnes âgées; • toute personne qui, en temps normal, n’aurait aucune chance d'obtenir un visa de résidence permanente.M Couture a explicité en entrevue les développements récents qui ont trait à son ministère, telle la création d'un poste de "secrétaire délégué aux réfugiés (un concours public sera sous peu annoncé pour combler ce poste), et souligné particulièrement l'importance d’une campagne d'information sur cette question des réfugiés.Je suis carrément opposé à une attitude égoïste qui se bornerait à piller les pays tiers en leur soutirant la main-d’oeuvre à bon marché, a déclaré en substance le ministre en se référant aux thèses de Pierre Jàlée sur le “pillage du tiers monde” C'est d’ailleurs ce qui me permet d’insis-tér pour que l’on traite séparément la question de l’immigration et celle de l'accueil aux réfugiés.En trois ans, rappelle M.Couture, le Québec est passé de 29,000 à 19,000 entrées d’immigrants.Cette courbe descendante devrait se poursuivre en raison du contexte économique, mais j’estime suicidaire une “immigration zéro" pour le Québec.Pour l’instant, le flux de réfugiés arrivant au Canada ou au Québec entre plutôt.au compte-gouttes, a dit le ministre, qui n’attribue pas nécessairement ces délais aux autorités fédérales.Si Buenos Aires émettait des visas de sortie à une centaine de prisonniers politiques argentins, ces personnes trouveraient immédiatement accueil au Québec, souligne M.Couture.“Des groupes d’Èglise, des corps intermédiaires ont déjà manifesté leur intention de faciliter l’intégration de ces réfugiés", qui demeurent libres de postuler la citoyenneté ou d’espérer rentier un jour chez eux.Depuis qu’a été signé en février 1978 une entente entre le Québec et Ottawa “portant sur la collaboration en matière d’immigration et sur la sélection des ressortissants étrangers", trois réunions d’un comité mixte se sont tenues, un flot d’informations a circulé dans les deux sens.M.Couture prévoit dès cet automne présenter un projet de loi à l’Assemblée nationale pour edicter les dispositions, nécessaires à la mise en oeuvre de la grille québécoise de sélection.Deux documents d'importance lui ont été soumis pour étude, entre-temps, sur le cas spécifique des réfugiés.L’un de ces documents s’inspire du colloque tenu en mars sur les réfutés et fut transmis par M.Laurier Bon-omme, au nom du Comité consultatif de À 10 h, à l’hôtel Nelson, le comité organisateur de la fête nationale procède au tirage au sort de quelque 400 prix aux élèves de la region de Montréal qui ont participé aux rallyes historiques.À 11 h, au centre administratif G, à Québec, la CEQ présente au ministre de l’Éducation, M.Jacques-Yvan Morin, son mémoire sur le livre vert concernant l’enseignement élémentaire et secondaire.• \ De 13 h 30 à 21 h 30, aujourd'hui et demain, activités de la fête nationale devant le pavillon Burgess du centre hospiUlier Burgess, à Ver- À 14 h, à la Place des nations, cérémonies d'ouverture de Terre des hommes 1978.À 14 h, au local habituel, assemblée publiqu i conseil des commissaires de la CÊCM.du À 17 h, à la bibliothèque nationale du Québec, ouverture d’une exposition des plus beaux livres d’artistes.• À 20 h, au parc Léonard de Montréal-Nord, concert du choeur Villanelle, suivi du spectacle de marionnettes du Théâtre sans fil.• Clinique de la Croix-Rouge: à Sainte-Thérèse, General Motors, de 9 h à 11 h 30, et de 13 h à 16 h 30.PELLETIER et PELLETIER Optométristes 84, NOTRE-DAME OUEST, 4e ÉTAGE • optométrie générale • lunetterje • lentilles de contact Rtndei-vout: 845-2987 ievrn i4Ùo/ie/ -J /Je/Zr/itr Md.&xe l’immigration.L’autre, dû à M.Roger Prud’homme qui a travaillé avec un groupe de cinq personnes, s’intitule: “Le réfugié, un étranger malgré lui” et porte le sous-titre: “Problématique et perspectives d’une politique québécoise aes réfugiés”.On pourrait qualifier ces documents de “maximalistes’, certaines de leurs recommandations ouvrant la voie à une renégociation de l'entente Cullen-Couture.Le document “Le réfugié, un étranger malgré lui”, va même jusqu’à affirmer que la nouvelle loi (fédérale) de l’immigration “transpire la peur”.Peur de quoi?De l’espionnage, du crime organisé, de la subversion, de la violence, de l’immigration illégale, du terrorisme et du militantisme politique, avance ce document de travail, qui retient 3uatre idées-force pour l’établissement ’une politique sur les réfugiés: pluralisme politique; responsabilités internationales, solidarité humaine et spécificité du réfugié.Ces principes, l’équipe du ministre Couture les fait siens sans hésitation mais au cabinet du ministre on poursuit la réflexion sur l’ensemble de cette question “vieille comme le monde”.On calcule par exemple qu’en 1977, près de 2 millions de réfugies croupissaient dans les camps sous la responsabilité du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).Dans les camps latino-américains seulement, quelque 4,000 handicapés risquent de ne pas trouver preneurs lorsque se produira la sélection.Ni Québec ni Ottawa n’ont la prétention d’accueillir plus que ne leur permettent leurs structures d’accueil, mais déjà le HCR s’est montré intéressé par l’initiative québécoise et promet de faciliter un stage, à Genève, au futur "secrétaire délégué aux réfugiés”.Politique “généreuse et réaliste”, insiste le ministre, cela voudra dire qu’on adopte une définition plus large du terme de réfugié, que l’on s’éloigne quelque peu du texte de la Convention de Genève (1951) ou du protocole (1967) qui y a fait suite.L’important est, pour le Québec, de faire partager à l’ensemble des citoyens le défi.’’Ça ne me parait pas encore acquis, même si la collectivité québécoise a manifesté depuis 20 ans sa générosité en accueillant 37% des réfugies entrés au Canada".Pour une société qui veut s’émanciper, dit le ministre, il importe de se pré-rer à assumer cette solidarité, en colla-ration avec les divers organismes internationaux.UNE DES PRINCIPALES CAUSES DE TOUTE LA CRISE DE L’ENVIRONNEMENT C’EST LE GASPILLAGE DE NOS RESSOURCES! PENSEZ-Y! • les clubs 4H du Québec.Outre le dossier des réfugiés argentins, le ministère québécois de l’Immigration •étudie de très près l’affaire des “réfugiés de la mer”, ressortissants de divers pays qui fuient l’Indochine mais sont maintes fois refoulés et celui des réfugiés cambodgiens en Thaïlande.Des comités mixtes Canada/Québec se sont d’ailleurs rendus en Thaïlande mais l’on signale que les réfugiés sont souvent pris au dépourvu puisqu’on leur demande, en quelques minutes, de prendre une décision importante, soit d'indiquer le pays où ils voudraient se diriger, meme si parfois il s’écoule de trois à quatre mois avant qu’une décision ne soit prise par le pays d'accueil M.Couture a précisé que les critères québécois présidant au choix de ces réfugiés ne sont pas édictés dans un ordre hiérarchique et qu’il y a lieu d’adapter parfois, à propos de cas-frontière, cette grille.Au ministère québécois de l’Immigration, on persiste à trouver dérisoire le nombre d’handicapés accueillis au Canada depuis 1968 : 22 familles seulement.L’on s’étonne aussi des chiffres variables dans les statistiques fédérales, ou dans la documentation fournie par des fonctionnaires fédéraux.Dans les faits, ces divergences n’empêchent pas des démarches similaires d’Ottawa et de Québec, qui multiplient les marques d’attention auprès de réfugiés indoeninois (à Mirabel) ou latino-américains (à Dorval, après escale à Toronto).Dans l'entourage du ministre Couture, des conseillers insistent pour que, dès que possible, Ottawa définisse le contenu de la “sécurité nationale” qui, souvent, bloquerait l’entrée au pays de personnes que Québec serait porté à recevoir plus spontanément.Constatant /’“impasse la plus complète” Les employés de Radio-Québec veulent le retrait du conciliateur (par Clément Trudel) — Le Syndicat général des employés de Radio-Québec (SGERQ), dont les 317 membres sont en lock-out depuis bientôt quatre mois, constate “l’impasse la plus complète" dans le conflit en cours.Ce syndicat a réclamé hier deux choses : que le ministre québécois du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, retire du dossier le conciliateur Jean des Trois Maisons “puisqu'il est désormais évident que, face à des patrons intransigeants, ce dernier n’arrivera pas à faire avancer les choses”; et que se prononcent publiquement sur le conflit à Radio-Quebec les ministres O’Neill (Communications), Laurin (Dévé1 loppement culturel), de Belleval (Fonction publique) et Parizeau (Finances).Les dirigeants de ce syndicat ont mis au point une étude sur quelque 30 points où, si les offres patronales étaient acceptées, il en résulterait un net recul par rapport à la voncention échue en décembre 1976.La sous-traitance telle que présentée par Radio-Québec, déclare Mme Irène Ellenberger, serait propre à faire dispa-raitre notre syndicat a moyen terme.Or, le syndicat tente d'obtenir un "plancher d’emploi” qui, entre autres effets, assurerait stabilité et qualité à une production dont certains attaquent la “médiocrité”.Si une telle médiocrité est vérifiable, elle n’est pas due aux "exécutants” que voudrait que nous soyons la Direction, disent les syndiqués, mais bien à des cadres insouciants qui ne regardent pas au gaspillage des fonds publics (thème longuement développé dans un mémoire déposé le 12 mai, en commission parlementaire à Québec, par le SGERQ).Au strict point de vue pécuniaire, l’écart entre les demandes syndicales et les offres patronales ne serait que de $250,000 mais le litige porte sur la redistribution de la masse salariale et la réduction de l'écart entre les plus grassement payés et ceux du bas de l’échelle.Le syndicat dit trouver bizarre que M.Yves Martin, président du conseil d'administration de Radio-Québec et recteur de l’Université de Sherbrooke, n’ait point daigné se prononcer sur le conilit à Radio-Québec, bien qu’il soit l'un des penseurs (commission Martin-Bouchard) d’une réforme à venir dans les négociations publiques et para-publiques.Un groupe de syndiqués de TORTQ qui s’était rendu a Sherbrooke rencontrer M.Martin a été éconduit hier sans que M.Martin daigne le rencontrer, disent les porte-parole syndicaux.La rumeur court les couloirs de l’Assemblée nationale que l’équipe syndicale de négociation’serait déjà “ailleurs” en vacances .Le syndicat s empresse de répéter son entière disponibilité pour des pourparlers susceptibles de faire progresser le dossier.On signale aussi que la di-rection de l’ORTQ a déjà convoqué à 10 h du soir l’équipe syndicale par un coup de fil chez un représentant syndical, forcément absent de chez fui puisqu’il se trouvait à Québec pour présenter le point de vue syndical devant une commission parlementaire.Mme Ellenberger estime que le pourrissement du climat est voulu.Elle retrace des signes de volonté de “nivellement” de la part des négociateurs patronaux, qui offriraient à Radio-Québec des conditions à peu près semblables à celles du secteur de l’éducation tout en continuant à se retrancher derrière l’autonomie d’une “boîte” comme Radio-Québec.Depuis qu’a cessé la diffusion à TORTQ, cadres et réalisateurs ont pu toucher $1 million, calcule le syndicat.Or, ce montant représente Quatre fois ce qui sépare l’offre de notre oemande.D’où la conclusion que tire le SGERQ: Radio-Québec agit de manière délibérée pour maintenir un état de crise et profiter de cette crise pour tenter de récupérer ce que l’employeur qualifie de “droits de gérance" mais que le syndicat classe comme droit acquis à des conditions normales de travail.VILLE DE MONTRÉAL SERVICE DE LA VOIE PUBLIQUE ENLÈVEMENT DES ORDURES MÉNAGÈRES Vendredi, le 23 juin 1978, jour reporté de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, il n’y aura pas d’enlèvement des ordures ménagères.Les contribuables qui bénéficient habituellement de l’enlèvement des ordures ménagères le vendredi devront déposer leurs poubelles lors du prochain jour de collecte régulière des déchets, soit mardi, le 27 juin 1978.Hôtel de Ville, Montréal, le 22 juin 1978.MARC BOYER, LE GREFFIER DE LA VILLE ê LE DEVOIR Fonde par Henri Bourasu Directeur intérimaire et Rédacteur le 10 janvier 1910 rédacteur en chef: en chef adjoint Michel Roy Georges Vigny Directeurs de l’information: Trésorier: Bernard Larocque Jean Francoeur Pierre Loignon Montréal, jeudi 22 juin 1978 ¦ 4 Le retour au naturel Chassez le naturel et il revient au galop, enseipne le vieux dicton.Telle serait la principale trouvaille du sondage que Radio-Canada vient de réaliser auprès des Québécois, qui auraient tranquillement repris leurs habitudes après quelques caprices passagers.On y apprend que la thèse de la souverainete-association n’arrive pas à dépasser son créneau de séduction du tiers des citoyens et serait même en légère régression, que le Parti libéral du Québec aurait retrouvé avec ses brebis perdues sa confortable avance dans le vote populaire, et que le Parti libéral du Canada peut plus que jamais faire élire qui il veut là où il le veut ou presque au Québec en levant à peine le petit doigt.Ces résultats ne surprennent guère.Mais avant de classer le dossier, de déclarer que le PLQ formerait le gouvernement si les élections avaient lieu maintenant, ou que le PQ a déjà perdu le référendum, certaines constatations incitent à percevoir un peu moins sommairement l’état d’esprit des Québécois.¦ Au plan constitutionnel d’abord, la seule véritable conclusion ferme de ce sondage, est la transformation de la province en tour de Babel.On sait ce qu’on rejette fermement, l’indépendance absolue d'abord, le statu quo ensuite.Mais la forte majorité des répondants préfèrent des options non encore définies, surtout le “fédéralisme renouvelé” et la ‘ ‘souveraineté-association ’ ’.Le sondage révèle de façon assez cocasse Îue les Québécois en général et parmi eux les ’équistes eux-mêmes divergent allègrement de définition quant à la souveraineté-association, à ses effets sur les douanes, la défense, la monnaie ou leur représentation au Parlement fédéral et à l’étranger.Pareille question sur le “fédéralisme renouvelé” n’aurait guère eu de chances, dans l’état actuel du débat, de trouver des perceptions plus claires.Après tout il arrive au premier ministre québécois d'entretenir le peuple de “vrai fédéralisme”, au premier ministre canadien de lui parler de “marché commun”, et de se placer eux-mêmes aux sources de la confusion.Le sondage indique donc d’abord, aux fins du référendum, que les trois quarts des Québécois ont envie de changement.Mais il indique aussi, comme on l’a abondamment souligné depuis sa parution, que seuls 33% di- raient oui maintenant à la souveraineté-association, dont de forts groupes chez les plus jeunes et les plus scolarises.La thèse péquiste part perdante, mais tous ces facteurs sous-jacents ne la font pas nécessairement stagnante.Si la confusion continue à régner, peut-on conclure, gagneront la bataille du référendum ceux qui réussiront à établir le plus solidement leur crédibilité personnelle, avant même la solidité de leur these.Le sondage révèle au surplus qu’environ la moitié de la population est heureuse de la situation actuelle, ou optimiste pour l’avenir, un coeur allège qu elle ne portait pas avant l’élection de 1976.Difficile a interpréter au moment ou le chômage atteint des sommets et où l’inflation cherche à reprendre de plus belle, cette donnée pourrait peut-être signifier que les craintes traditionnelles commencent à être exorcisées, le ciel n'étant pas tombé sur la tête des Gaulois d’Amérique au lendemain de l’arrivée au pouvoir des souverainistes.On ose espérer que la relative sérénité de ce climat incitera les parties à faire campagne avec des dossiers plutôt qu’avec des spectres.Là s’arrêtent les spéculations sur le référendum, dont les conditions peuvent encore changer radicalement, d’autant qu’il aura vraisemblablement lieu après la prochaine élection fédérale, que le Parti liberal du Québec aura mieux établi ses positions, et qu’on connaîtra enfin la question.¦ Si les Québécois étaient appelés à choisir un gouvernement provincial aujourd’hui, le sondage affirme qu’ils pourraient porter le Parti liberal au pouvoir.Avec 40% des préférences, contre 33% pour le Parti Québécois, l’opposition aurait certes une chance de remporter une majorité de comtés.Pour en juger, il faudrait cependant pouvoir mieux évaluer l’impact de la disparition graduelle de l’Union nationale, et le degré de concentration du Parti libéral dans certains comtés majoritairement anglophones.Car il faut rappeler que 39% des francophones appuient le Parti québécois, et que 68% des non-francophones appuient plutôt le Parti libéral.La remontée de ce dernier, passé de 15% à 40% des intentions de vote en six mois, est évidemment due à l'arrivée de son nouveau leader M.Ryan, qui dépasse déjà M.Lévesque en popularité.C’est là une conjoncture toujours favorable.Elle peut persister puisque le Parti semble renouer avec son électorat traditionnel.Ces indications rappellent assez sévèrement au gouvernement actuel les conditions, pour une bonne part artificielles, qui lui ont permis de gagner les élections de 1976 en profitant de la réprobation générale à l’égard du régime Bourassa.Dans Ta faveur populaire, elles le ramènent presque au niveau où il se trouvait lors de l’élection de 1973, avec un tiers de citoyens fidèlement et fermement acquis.Or le sondage affirme que 46% des Québécois sont satisfaits du gouvernement.Le décalage entre cette proportion et les intentions de vote correspond à peu près au décalage entre les suffrages obtenus en 1976 et ceux que le PQ obtiendrait aujourd’hui.On peut croire qu’il est dû à l’hésitation qu’éprouvent toujours les électeurs devant la thèse souverainiste, alors que demeure constant leur goût d’un “bon gouvernement”.C’est une donnée dont devront tenir compte ceux qui ont cru, en 1976, que le destin n’avait plus qu’à suivre son cours.Les préférences des Québécois à l’égard des partis fédéraux rendent l’exégèse nettement plus facile.Avec 55% des intentions de vote, le Parti libéral de M.Trudeau laisse loin derrière lui le Parti conservateur et ses 18% de sympathisants.D aucuns aiment qualifier de “schizophrénie” cette double sympathie péquiste au Québec et libérale à Ottawa.Mais à y regarder de plus près, on constate que la moitié des électeurs péquistes accorderaient leurs suffrages à des partis d’opposition à Ottawa.L’alliance péquiste-conservatrice se confirme peu à peu mais elle semble surtout stratégique, vu l’infime séduction qu’exerce le leader conservateur, M.Clark.C’est l’éternelle popularité de M.Trudeau qui se déclare encore une fois de façon éclatante.Sauf pour une partie des péquistes, les choix ont peu à voir avec les options constitutionnelles.De forts groupes de ses électeurs sont favorables à des concessions accrues au Québec, à donner plus de pouvoirs aux provinces et même à la souveraineté-association quand ce n’est à la position québécoise sur la taxe de vente.S’il y a incohérence elle est là, au moins en apparence.Car une telle attraction fait partie du tableau autant que les options constitutionnelles.Lise BISSONNETTE Les omissions de la CECO Les audiences publiques de la CECO à Sorel avaient laissé une impression fâcheuse d’exhibitionnisme et de manque de rigueur.Une partie de l’enquête s'étant déroulée à huis clos, il fallait néanmoins attendre le rapport des trois membres de la Commission sur le crime organisé pour vérifier si MM.Dionne, Courtemanche et Coderre étaient justifiés de procéder comme ils l’ont fait.Leur rapport a été remis le 13 juin dernier au ministre de la Justice.Malheureusement pour ses auteurs, la lecture de ces 99 pages confirme le jugement déjà porté sur ce genre d’entreprise policière.La CECO recommande à Me Marc-André Bédard de porter contre leprin-cipal “témoin” de son enquête à Sorel et contre ses associés une impressionnante brochette d’accusations criminelles: voies de fait, incendie, extorsion, enlèvement, saccage, fraude, assaut grave.On cherche vainement dans le rapport de la CECO en quoi il était nécessaire de tenir des séances publiques avant d’envoyer les intéressés répondre de leur conduite devant les tribunaux réguliers.Par contre, l’enquête n’a pu tirer aucune conclusion incriminante dans quelques-unes des affaires qui avaient pourtant retenu l’attention: désaccrè-ditation d’un syndicat, casinos, trafic de cartes de crédit fausses ou volées, trafic de la drogue.De façon assez étrange, le rapport tourne aussi court que l’enquête publique sur certains aspects troublants de ces crimes plus ou moins “organisés” mis au jour à Sorel.La CECO, dans un cas d’entrave présumée à la justice, se contente de recommander une reprise de procès sans pousser plus à fond son examen.Si des policiers, des médecins, des avocats, voire des juges ne voient que du feu dans la disparition de certains plaignants ou dans les certificats médicaux de témoins-clés, la CECO doit-elle les suivre dans leur étrange démission?Dans le cas d’un policier de la Sûreté du Québec, un sous-officier en charge pendant dix ans du poste de la SQ à Sorel, la CECO accorde le traitement de faveur d'un “rapport confidentiel”, qui contraste avec l’étalement de turpitudes auquel ont droit les membres de la bande de Sorel.Mais il y a pire.La CECO constate ue la police municipale de Saint-Jean 'Iberville et des membres de la SQ ont été témoins de violences graves faites à la personne ou aux biens.Ces agents de la paix laissent pourtant les victimes tenter de régler leur "problème" à l'amiable avec leurs agresseurs, alors que, de l’avis même de la CECO, ils ont “le pouvoir de faire enquête et de porter plainte” sans le consentement des intéressés.Devant des faits aussi troublants d’incompétence ou de connivence avec ce que la CECO tient pour du crime organisé, les juges et commissaires, au lieu de faire enquête, s’étonnent, “s'expliquent mal" le comportement de la police.C’est plutôt le traitement bénin auquel les policiers et leurs services ont droit qui s’explique mal venant de la CECO.On se demandait si l'enquête sur le crime organisé était une deuxième justice; on va se demander désormais si une troisième justice, faite d’enquêtes écourtées et de rapports “confidentiels", n’est pas le privilège de la police dans ses relations avec le crime organisé.La CECO recommande au ministre de la Justice, dans le cas d’établissements licenciés tenus sous des prête-noms par le même “homme d’affaires” de Sorel, de requérir de la Commission de contrôle des permis d’alcool l’annulation des permis.Pourtant, pour certains de ces établisse- ments, la Commission de contrôle estime que le nom du principal intéressé apparaît au dossier, qu’une enquête a été faite, et que la SQ n’a rien eu à dire sur les antécédents judiciaires du propriétaire.Qui a manqué de porter ces faits essentiels à la connaissance des autorités?Où se trouve la faille que la CECO n’a même pas pris la peine d’examiner: à la Sûreté ou à la Commission de contrôle des permis d’alcool?La CECO a laissé l’un de ses témoins s’en prendre à la CCPA.L’intérêt public commandait qu’on tire au clair le partage des responsabilités dans cette affaire.La CECO se dérobe là encore.Le ministre de la Justice se faisait demander récemment à l'Assemblée nationale s’il n’allait pas confier à la CECO l'enquête qui est réclamée sur l’ancien juge en chef des Sessions de la paix.M.Bédard a semblé considérer favorablement cette possibilité d’action.Voilà sûrement une excellente manière de salir la magistrature en frottant sa robe à la barre des caïds du crime organisé.Avant que Québec confie à la CECO une enquête sur des juges, la Commission devra faire la preuve qu’elle peut au moins faire enquête sur la poüce.Jean-Claude LECLERC IKXMUHRIiaB Pourquoi ne pas aller jusqu’au bout?par Robert D6cary Abstraction faite des reproches, qui demeurent, à l'égard du caractère unilatéral et partiel des mesures annoncées, et des doutes qui entourent la capacité juridique du gouvernement fédéral de procéder, seul, à des amendements constitutionnels qui font appel à la participation des provinces, abstraction faite aussi de certaines failles ou insuffisances évidentes — et inévitables dans un projet de cette enver- Sire —, force est de reconnaître que le uébec, ne serait-ce qu’entre les lignes, est un peu plus present dans le projet de loi sur la nouvelle constitution qu'il ne l’était dans le livre blanc.Certes pas au point que l’on puisse qualifier de volte-face ou de retraite l'attitude de M.Trudeau dans le domaine encore tabou de la spécificité québécoise, ni au point que les tenants québécois de la troisième voie y trouvent grande satisfaction, mais au point où il apparaît maintenant possible, pour la première fois depuis dix-huit mois, de croire qu’Ottawa pourra être amené, peut-être malgré lui, à reconnaître au Québec une place à part dans l'ensemble canadien Bien que l’article 4 fasse allusion à “un engagement permanent à l’endroit du maintien et de l'épanouissement d’une francophonie canadienne concentrée mais non limitée au Québec” et écarte en principe les prétentions du Québec voulant qu’il soit le foyer officiel de la francophonie canadienne.certains éléments du projet I&3IIMI Ne pas mélanger les citrons Le consommateur ne peut plus se fier d personne.Pire, il en est réduit d se méfier de lui-méme.S'il est averti par dix, il s'en trouvera autant pour le prévenir que les dix premiers sont mal avisés.Le pauvre! Il n'aurait donc comme ressources que de s'en remettre d son petit doigt, son horoscope ou sa tireuse de cartes.Ce ne serait ni mieux ni pire.La meilleure politique serait de sortir du circuit de la consommation.Comment faire, sachant que l'homme est la seule créature qui consomme sans produire?Le mal est donc en chacun de nous.Quand je vois des consommateurs vouloir intenter une poursuite d Chrysler pour défauts de moteur, de transmission et de différentiel sur leurs voitures, je me demande si, d l'origine, ces défectuosités ne seraient pas dans la personne même de l’automobiliste qui n'arriverait pas d composer avec une mécanique qui se veut d son image et d sa ressemblance.Avant de dénoncer les voitures Aspen et Volare, soi-disant mal fichues, ne seratf-tl pas plus judicieux de se demander si les citrons ce ne sont pas vous et moi: citrons pressés, va sans dire?Albert BRIE de loi entrouvrent une porte qudn croyait irrémédiablement fermée.Ainsi, en s’assurant, au niveau de la Cour suprême, que les juges issus du barreau du Québec seraient les seuls habilités à statuer sur les questions se rapportant au droit civil québécois, le projet de loi reconnaît expressément, en matière juridique, la spécificité québécoise.Le droit participant de la culture d’un peuple, un premier pas est donc fait vers la reconnaissance officielle de la spécificité de la culture québécoise.Un premier pas seulement.puisqu’Ottawa se refuse encore à accepter que cette spécificité québécoise joue aussi au niveau du rôle constitutionnel de la Cour suprême, comme si un juge pouvait intellectuellement, lors d’une cause de nature constitutionnelle, faire abstraction totale de sa culture juridique civiliste.De meme, en reconnaissant, dans la Charte des droits, certains droits linguistiques aux communautés anglophones du Québec et aux communautés francophones du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, lç projet de loi reconnaît implicitement d’une part que le français puisse être la seule langue officielle au Québec et ne puisse l'être qu'au Québec, sous réserve du respect des droits de la minorité anglophone, et d’autre part que le respect des droits des minorités francophones est directement proportionnel à leur proximité géographique du Québec: comment expliquer que les Franco-Manitobains soient subitement et totalement écartés du portrait constitutionnel canadien, sinon par le fait qu’ils soient trop éloignés du Québec, et comment ne pas voir dans ce phénomène une reconnaissance du fait ue le Québec soit le foyer territorial e la francophonie canadienne?En écartant le Manitoba, le gouvernement fédéral commet peut-être une grave erreur de stratégie — à moins qu'il ne fasse simplement preuve d'un plus grand réaüsme — puisqu’il confirme que les minorités francophones ne peuvent aspirer à vivre véritablement que dans le rayonnement québécois.Aujourd’hui, le Manitoba.Demain Peut-être, le Nouveau-Brunswick et Ontario.Ottawa aura de plus en plus de mal à se faire le porte-parole ae la francophonie canadienne, et l’aveu qu’il fait en ce sens est béant.Ce sont là des indices qui témoignent de l’impossibilité dans laquelle se trouve le gouvernement fédéral d’appliquer à la réalité canadienne la philosopnie nationaliste de M.Trudeau.On a beau chercher à contourner par tous les moyens le problème de la spécificité québécoise, on le sent présent partout, qui vient brouiller les cartes et détruire la logique du système proposé.La réalité vient ici dépasser et rendre impossible la fiction.Au lieu de s'obstiner à donner au Québec une petite bouchée par-ci, une petite bouchée par-là, dans l’espoir de le faire taire, ne serait-il pas beaucoup plus simple et réaliste ae reconnaître expressément et totalement qu’il existe, mais à sa façon, dans l’ensemble canadien?Il suffirait pourtant d’aller au bout du raisonnement déjà amorcé par le gouvernement fédéral.Pourquoi le français est-il langue officielle au Canada?Pourquoi certains droits sont-ils reconnus à certaines minorités francophones au' Canada?Pourquoi un banc spécial de juges de la Cour suprême entendra-t-il les causes de droit civil?Pourquoi, si ce n'est parce qu’il y a, au Canada, un territoire bien particulier qui se nomme le Québec.Alors pourquoi le gouvernement fédéral ne serait-il pas logique avec lui-même et n'accepterait-il pas, une fois pour toutes, de reconnaître que la Constitution canadienne ne sera qu’une fiction tant que la réalité québécoise n’y sera pas pleinement et franchement inscrite?La fête nationale, version 1978 lia M Sexisme et langue française (Lettre ouverte aux antisexistes du colloque national de la langue française au Québec Cf.LE DEVOIR, 12 juin 1978.) Mes êtres humains, J’étais tentée d’écrire “Mesdames”, pour exaucer un autre voeu formulé au cours du colloque eh question, mais il se serait sans doute trouvé des personnes du sexe masculin pour dénoncer mes préjugés sexistes.Or ce n’est pas sur le sexe ou l’anti-sexe que je veux engager la discussion, mais sur la langue.Il est ironique que de prétendus apôtres de la langue française réclament l’adoption du mot "personne” pour remplacer “homme" dans les textes officiels, singeant ainsi les féministes anglophones, ui ont au moins la grammaire e leur côté.Ne s’est-il donc trouvé aucun intervenant pour vous signaler la différence entre le genre en grammaire et le sexe en sociologie comme en biologie?“Person” est grammaticalement neutre en anglais, mais “personne” est ¦ Quelle tradition grammaticalement féminin en français.Aucun substantif n’est grammaticalement neutre en français, alors on nJen sortira jamais: les francophones seront toujours grammaticalement sexistes envers une moitié de la population, quelle que soit l’appellation adoptée pour désigner les gens.Nul ne conteste la masculinité grammaticale de “homme”, mais T'homme” des sociologues et des biologistes est asexué, voyons! Il n’est d’ailleurs pas seul dans cette situation equivoque: les souris, les girafes, les grenouilles, les mouches et les gazelles ne se sont pas reproduites jusqu’à nos jours par parthénogénese, Comme il est improbable que leurs mâles puissent un jour clamer sous une forme perceptible à l’oreille humaine leur révolte contre le sexisme des francophones, ne nous en inquiétons pas, mais comment faire amende honorable, si jamais on l’exigeait, à tous ces autres poilus que nous appelons sans scrupules sentinel- M.J.B.Lemay, Sainte-Thérèse.Dans votre lettre du 9 juin, vous dites que Vatican II a rejeté, sous prétexte d’oecuménisme, le dogme de la transsubstantiation pour ne faire de la messe qu’un repas commémoratif.C’est donc par de faux arguments que vous avez cherche à démontrer que l’Église catholique abandonne sa doctrine au profit du protestantisme.Il est malheureux que des chrétiens catholiques ne soient pas mieux renseignés ¦ La part du coeur Dans le récit relatant la noyade des 12 écoliers et d’un professeur sur le lac Témisca-mingue, je lis entre autres (car tout le ton des trois articles est empreint du même esprit): “Ils ont tous marché vers l’hélicoptère comme des soldats.Personne n’a pleuré”.Que des enfants de 10 a 15 ans ne pleurent pas lors d’événements aussi tragiques, est-ce vraiment stoïquement beau?Où n’est-ce pas plutôt déplorable-ment inhumain?Çontinue-t-on toujours à enseigner aux garçons que le courage c’est le refoulement des émotions et des sentiments?Quand donc les hommes vont-ils avoir droit à des émotions et des sentiments humains si déjà à cet âge-là, ils ont appris à être stoïques à ce point?Être touché, remué et pleurer, Les usagers de la langue française ont souvent la fâcheuse habitude d’entretenir des maux inutiles à propos de mots pourtant clairs et que l'on pourrait employer sans leur chercher des poux.Mais le “francophonissime" étant latin, il aime bien les occasions de chicaner tel ou tel emploi, souvent à tort et à travers et à l'encontre du simple gros bon sens.Ainsi en est-il de l’emploi de la forme féminine des titres, ue plusieurs s'acharnent à écrier affichant ainsi leurs vraies couleurs.À ce sujet un article tonifiant de M.Louis-Paul Béguin (Au fil des mots, in LE DEVOIR, 15 mai 1978) me tombe sous la yeux: “(.) Enfin un peu de logique dans cette histoire des titra au féminin .(.) Je viens de lire que dorénavant, l'État québécois entend suivre la règle suivante: lorsqu’un titre comporte sur les enseignements de Vatican II.Jamais l’Église, par Vatican II, n’a enseigné autre chose que ce que le Christ alui-même révélé aux apôtres lors du dernier repas.Jésus n’a pas dit: “Ceci est le symbole de mon corps" en consacrant le pain, mais il a simplement dit “Ceci est mon corps faites cela en mémoire de moi" et il a alors institué l’eucharistie.Ces paroles de Jésus sont si fondamentales qu’aucune assemblée n’oserait les contredire sans se mettre en dehors de l’Église et de l’enseigne- est-ce donc si méprisable?Et croit-on encore que ce sont des “sentiments de femme”?Et ensuite, ces mêmes enfants arrivés à l’âge adulte, bien souvent devront, chez un psychologue ou un psychiatre, désapprendre le refoulement et reapprendre à vivre au niveau de leur corps et de leurs tripes pour ne pas “capoter”! Hommes, debout! A vous aussi de vous libérer.Les femmes revendiquent le droit à l’intelligence et à la sexualité; de même, les hommes doivent revendiquer la part du coeur.Quand donc, au nom de l’être humain, oserons-nous refuser toutes ces mutilations?Gyslène BLAIS-REMY, professeur au secondaire.Montréal, le 14 juin 1978 une forme féminine très usitée, cette forme devra être employée.Les exemples donnés sont les suivants: avocate, présidente, secrétaire, candidate, conseillère, sénatrice, députée, etc.Bravo.(.) Lorsque le titre n’a pas de forme féminine, comme docteur, maire, juge, magistrat, il faut employer le nom tel quel, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme.Pour des raisons grammaticales, on se voit obügé de garder l’article masculin.(.).Je sais bien que M.Béguin n'est pas le pape de la langue française et que l’Etat québécois n'a pas l'autorité quasi infaillible de l’État du Vatican, mais qu’importe: je crois utile de souligner ces témoignages de santé linguistique et d en féliciter leurs auteurs.Louis PORTUGAIS Outremont, le 18 juin 1978.les, estafettes, escortes et ordonnances depuis bien avant Napoléon?Les dupes, les fripouilles, les ganaches et les canailles ont déjà bien assez mauvaise réputation sans qu’on mette leur virilité en cloute par-dessus le marché.Si après bientôt un demi-siècle de mutisme confortable je me résous à quitter la majorité silencieuse, c’est par avarice: tant que l’Etat reprendra en impôts de toutes sortes quasiment la moitié de ce que je gagne à mettre du français dans l’air, je m’objecterai aux enquêtes du genre de celle que vous sommez l’Office de la langue française d’entreprendre à mes frais, tout comme à ce charcutage de tous (pas moins!) les textes officiels qui leur referait une manière de virginité.Et puis, il me semble entendre le père Freud marmotter sur son nuage en lisant LE DEVOIR: “Mmmmm.castratrices.?” Michelle GUAY Sainte-Foy, le 15 juin 1978.ment de Jésus-Christ.Dans le document conciliaire Sacrosanctum Concilium, il est dit au chapitre premier: “Le Christ est là présent dans le sacrifice de la messe.et.au plus haut point, sous les espèces eucharistiques ”.Si j’ose vous rappeler des choses aussi élémentaires pour un catholique, c’est que je constate que vous êtes très mal renseigné sur l’Église et ses enseignements.Et je me demande comment vous pouvez d’une façon aussi légère vous en prendre aux évêques et au Pape pour justifier votre position contestataire, alors que vous me semblez n’avoir pas consulté les textes de Vatican IL Je vous encourage donc à lire avec attention les textes du concile qui sauront sûrement faire en vous la lumière sur la Révélation de l’Église et la foi de ses membres.Et puis vous avez posé la question de la tradition.Permettez-moi de vous répondre qu'il y a une très grande différence entre la tradition, c’est-à-dire les coutumes transmises d’une génération à l’autre, reflet de chaque époque mais qui sont purement affaires humaines, et la véritable Tradition de l’Église qui est la transmission de la parole de l’évangile depuis les enseignements de Jésus aux apôtres.Les coutumes elles, même dans l’Eglise ne sont pas éternelles et immuables, soumises aux contraintes du lieu et du temps elles chan gent.Tandis que la transsubstantiation fait partie de cette tradition qui n’est pas affaire de coutume mais qui relève pleinement de la foi.Cela, cher monsieur, ne saurait être jeté aux pourceaux comme vous le pensez malheureusement.Pierre LÉVESQUE Sainte-Rose, le 13 juin 1978 -\ LE DEVOIR est publie par l’Imprimerie Populaire société â responsabilité limitée dont le siège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 91 oü nie Boivm.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Édition quotidienne $60 par année, six mois $33; trois mois $21 A l'étranger $65 par année, six mois $36, trois mois $24 Éditions du samedi $19 par année Édition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de l a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) L_____________________________ MLinguistique et misogynie i Le Devoir, jeudi 22 juin 1978 ¦ 5 Le gouvernement québécois et les autochtones DES IDEES DES EVENEMENTS DES HOMMES par René Lévesque Au terme du congrès de l'Association canadienne des centres d'amitièau-tochtones, qui se tenait à Montréal la semaine dernière, le premier ministre, M.René Lévesque, a exposé les grandes lignes de la politique de son gouvernement à l’égard des autochtones et des centres d’amitié.Il a été ainsi amené à parler de l’action du Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit (SAGMAI), récemment créé à Québec.Voici de larges extraits de l’allocution prononcée par M.Lévesque le 16 juin à Montréal.Je puis vous donner l’assurance que notre gouvernement, dans l’effort qu’il fait pour assurer la survie et l'épanouissement de la nation française québécoise, cherchera toujours à favoriser au mieux les minorités qui vivent au Québec parce que leurs valeurs humaines et culturelles, à la condition qu’elles continuent de s’exprimer et de se développer, enrichissent notre patrimoine et sont un gage additionnel de civilisation saine.Plus que tout autre, les minorités autochtones méritent pareille considération.Leur appartenance aux nations amérindiennes et inuit, qui furent les premières à habiter ce pavs et à le mettre en valeur au profit de l’homme, pose à la société québécoise dans son ensemble des exigences certaines : parfois une reconnaissance de droits particuliers, toujours un droit strict à bénéficier en plénitude des services offerts à la population en général.Davantage encore peut-être, les populations autochtones doivent pouvoir compter sur la normalisation de leurs relations avec l’ensemble de la société québécoise.C’est sans doute d’ailleurs là une condition préalable au développement chez elles d’une attitude pleinement confiante qu’elles n’ont pas toujours manifestée, et on les comprend, à l’égard d’une société dominante qui plus souvent qu’autrement a manifesté à leur endroit de l'ignorance et même, il ne faut pas avoir peur des mots, une ignorance touchant au mépris ou à tout le moins perçue comme telle.La société québécoise n’a pas été la seule à se comporter de cette façon.Un simple coup d’oeil sur les manuels scolaires traditionnellement utilisés à travers les écoles du Canada suffisait à confirmer la généralité du phénomène.Et ce n’est qu’à coup d’efforts persévérants, bien souvent incompris par leur entourage, que certains humanistes — que l’on retrouve même parmi les hommes politiques — sont parvenus ces dernières années à alerter la société sur une situation qui devenait tout simplement un sujet de honte pour une société qui se respecte.L’effort de redressement qui s'opère un peu partout en Amérique du Nord est d’abord dû aux autochtones eux-mêmes qui s’organisent politiquement et font entendre la voix de la raison, la voix du bon sens.Si les réponses se faisaient cependant trop attendre, cette voix deviendrait impatiente, irritée et pourrait engendrer des situations explosives utiles à personne.Au Québec, la situation sociale et politique des autochtones est en pleine evolution depuis une quinzaine données.D'abord entreprise d une façon systématique dans le Nord au début des années 60, l’action gouvernementale s’y est concrétisée ces dernières années avec la conclusion de l’entente de la baie James et du Nord québécois en 1975.Ces jours-ci, l’Assemblée nationale est saisie de projets législatifs dont l’effet principal sera d’assurer aux Inuit ainsi qu’aux Indiens cris et Naskapis la prise en charge de leur administration et de leurs écoles, un rôle clef dans la gestion de l’environnement et l’aménagement du territoire qu’ils ont habité ou sillonné depuis des centaines d’années et une participation réelle dans les décisions qui les affectent.Pouvant de plus disposer comme ils l’entendent de sommes d’argent substantielles, et assurés de bénéficier comme les autres Québécois des programmes gouvernementaux réguliers, les quelque 13,000 Amérindiens et Inuit du Nord québécois peuvent maintenant, me semble-t-il, prendre en main leur destin dans ce que j’appellerais une situation normalisée où ils auront cessé d'être à la remorque de métropoles avec tous les relents de paternalisme et même de colonialisme que cela peut comporter.Il faut bien se rendre compte que, quelles qu’en aient été les raisons — peut-être historiquement défendables — les autochtones ont été à toute fin utile cantonnés pour la plupart sur des réserves avec un tuteur situe loin d’eux et que ce phénomène a contribué et contribue encore à l’intérieur des provinces au désintéressement de la société dans son ensemble à l’égard de groupes considérés comme des citoyens à part remis à la garde et aux bons soins d'un tuteur fédéral.Qu’on me comprenne bien Je ne veux pas ici attaquer le concept de la réserve, qui a été et est sans doute encore pour bien des Amérindiens source de sécurité et symbole d’appartenance à leurs nations; je tente simplement de souligner que, en partie tout au moins, la réserve peut expliquer, sans l’excuser, l’indifférence du reste de la population à l’endroit des Amérindiens.S’il était possible, sans qu’elle soit supprimée, d’établir entre elle et le reste de la société québécoise des relations, des liens plus normaux, une barrière plisychologique importante disparaîtrait.Par ailleurs, il est évident que de plus en plus d’Amérindiens se retrouvent en dehors des réserves, en contact régulier avec les autres Québécois.Qu’il s’agisse de ceux qu’on appelle Métis ou Indiens avec ou sans statut, ils apportent à notre société leurs valeurs ancestrales enrichissantes pour notre patrimoine collectif; ils se retrouvent aussi, pour bon nombre d’entre eux, avec des problèmes particuliers que notre société, à moins d’être égoïste ou sectaire, doit par diverses actions les aider à résoudre.Pour sa part notre gouvernement s'est engagé récemment dans une action à certains égards nouvelle mais parfaitement cohérente, je crois, avec le renouvellement administratif institué dans l’Etat québécois depuis 18 mois.En partant du principe qu’il faut, le plus près possible du centre des décisions gouvernementales — c’est-à-dire le conseil des ministres — coordonner par principaux secteurs d’intérêt les activités des divers ministères et procéder à l’élaboration de politiques d'ensemble, un secrétariat a été établi au sein du ministère du Conseil exécutif pour jouer ce rôle dans tout ce qui concerne les activités gouvernementales en milieu amérindien et inuit.Il s’agit du SAGMAI ui, comme les autres structures de coor-ination est dirigé par un secrétaire général associé du Conseil exécutif, ayant rang et statut de sous-ministre.Au niveau ministériel, c'est le premier ministre qui en est responsable.Le rôle de SAGMAI n’est pas de remplacer les ministères ou de se substituer à eux.Au contraire, le secrétariat a reçu mandat de s'assurer que chacun des ministères concernés assume pleinement son rôle en milieu autochtone; grâce au secrétariat la concertation entre ministères se fait plus facilement, les questions peuvent s’étudier avec un éclairage plus global et l’action gouvernementale en devenir d’autant plus efficace et cohérente.Par dessus tout, le SAGMAI peut et doit favoriser la consultation des diverses instances du gouvernement avec les intéressés eux-memes.Cette approche est de nature à favoriser la discussion et, espérons-le, le règlement de certaines questions encore pendantes.Car, si la Convention de la baie James et du Nord québécois a permis au Québec de s’entendre avec près du tiers des Indiens de statut, il reste d’autres nations indiennes qui réclament depuis plusieurs années des droits et besoins qu’elles s'emploient présentement à documenter et à cristalliser Ai-je besoin de vous dire que noutre gouvernement aura à leur endroit une attitude ouverte et fraternelle.Il en sera de même d’ailleurs à l’endroit de ceux qu’on a appelés les dissidents dans le cas de la Convention de la baie James et du Nord québécois.C’est à l’intérieur de cette démarche globale qu’a été ces derniers mois abordée la question des centres d'amitié autochtones.du rôle qu'ils jouent et sont appelés à jouer au Québec et de l’appui qu’ils sont en droit de recevoir.Cela s est fait par la constitution d’un groupe de travail formé de représentants des principaux ministères intéressés, qui ont étudié le dossier soumis par ces centres au gouvernement.ont visité les lieux et discuté avec ceux qui oeuvrent à l’intérieur de ces centres.Ce qui ressort de ce travail et de cette concertation c’est que: Premièremënt, les centres québécois de La Tuque, Val d’Or et Chibouga-mau se sont créés pour répondre à des besoins très précis, bien sentis par leurs promoteurs.En tout premier lieu ces besoins communs aux trois centres sont centrés sur l'hébergement d’autochtones venus en ville de leur patelin respectif, se sentant relativement perdus ou désorientés en miüeu urbain.Ces centres les accueillent, ils y trouvent compréhension et services à leur mesure.L’intégration au milieu urbain en est d'autant facilitée et l'achalandage de ces centres prouve bien leur utilité II est prévu qu’un certain nombre de centres similaires devraient être établis en d'autres endroits du Québec d’ici les cinq prochaines années.Présentement, ces centres sont financés en partie pour leur fonctionnement de base par le gouvernement fédéral.Tant bien que mal l'année dernière le Québec a comblé au moins une partie des déficits, par la bande en quelque sorte et sans plan d'aide précis.On nous dit que Thébergement ne » donne pas droit au financement statutaire fédéral, parce qu’il n’entre pas dans les normes.Il faudra voir ce qui peut être fait de ce côté.Mais je veux vous dire immédiatement que, pour nous et pour un meilleur accès des Indiens urbanisés aux services que leur offre notre gouvernement, ce facteur est de toute première importance dans la justification des centres.Aussi, en nous assoyant avec les responsables de ces centres, allons-nous faire le nécessaire pour qu’ils continuent à jouer ce rôle essentiel.Il semble aussi que le fédéral refuse de financer un centre naissant, attendant qu’il ait fait ses preuves pendant une période de deux ans.Cela pose évidemment un problème très sérieux à tout nouveau centre, dont l’opportunité aurait été démontrée mais dont les promoteurs ne pourraient assurer le financement de départ.C’est le cas notamment, me dit-on, d'un projet de centre d’amitié à Senne-terre.Là aussi, il y aurait lieu de voir si les conditions du fédéral ne peuvent pas être modifiées.Mais je veux assurer les gens de Senneterre que le Québec va immédiatement s'asseoir avec eux pour analyser plus avant leurs besoins et les aider à mettre sur pied le centre d’amitié, apparemment nécessaire.Deuxièmement, les centres peuvent jouer un rôle important d’une part pour la préservation de l’identité culturelle de ceux qui les fréquentent et d’autre part pour la rencontre des cultures autochtones avec celles du milieu où ils se trouvent, Ce sont là deux objectifs qui, comme je le rappelais tantôt, se situent bien dans la ligne de pensée de notre gouvernement.Par definition, j'imagine, c'est spécialement pour le centre d’amitie de Montréal qu’une telle vocation est évidente, et pourrait le devenir pour un centre loge éventuellement dans une autre grande ville.Plus d’un ministère pourrait sans doute y contribuer par ses programmes réguliers, modifiés au besoin pour mieux s'adapter à la réalité.Un effort particulier sera fait dans cette direction pendant les prochains mois et, pour être bien certain que la démarche se fasse avec efficacité, SAGMAI engagera pour une dizaine de mois une personne ressource — dans toute la mesure du possible.en provenance du milieu — pour assurer l’efficacité de cette démarche.Troisièmement, le regroupement québécois des centres d’amitié autochtone demande à être financé par le Québec.Sur ce point, nous sommes prêts à faire un bout de chemin, mais pas avant d'avoir rediscuté avec les intéressés de la meilleure façon de le faire.Il faut bien vous dire que nous avons une certaine crainte non pas tellement de la technocratie en elle-même, qui est certainement un mal nécessaire, mais surtout de son impact sur les décisions à prendre.Ce qui fait la force des centres d’amitié autochtone, c’est leur implantation dans le milieu en réponse à des besoins précis, constatés.Nous aimerions bien aider au financement d’activités communes jugées nécessaires par les centres eux-memes sans du même coup diminuer l’impulsion de la base qui nous frappe comme l’un des atouts les plus authentiques des centres québécois actuels.Nous voudrions, en fournissant tout notre appui aux Centres d’amitié, éviter de tomber dans le problème que j’évo- uais tout à l'heure au sujet des réserves.et appui ne doit pas engendrer chez les autochtones le sentiment que, dans la ville où ils se trouvent, ils sont des citoyens à part, protégés, aidés uniquement par un gouvernement extérieur.Il faut au contraire que leur insertion, ^wur être normale, se fasse dans le cadre normal de la municipalité.C’est pourquoi nous avons l’intention de rencontrer d’ici peu les maires des municipalités pour tenter d’arrêter avec eux une action conjointe, dont le but serait essentiellement d’assurer cette normalisation.Québec va-t-il étouffer le peuple des Inuit?par Jean-Jacques Simard L'auteur est professeur à l’Univer sité Laval de Québec.Le, premier juin dernier, le gouvernement Lévesque déposait à l’Assemblée nationale deux projets de loi, numérotés 27 et 34, en apparence insignifiants pour la majorité des Québécois.L'un et l'autre découlent de la loi approuvant la Convention de la baie James et du Nord québécois sanctionnée le 30 juin 1976 sous le gouvernement Bourassa.Ce ne sont là que deux pièces d’un plus large casse-tête, dans lequel elles sïmbri- uent et qui leur donne sens: l’ensemble es dispositions de l’entente conclue entre Québec, Ottawa et les représentants amérindiens pour régler le contentieux crée par le projet hydro-électrique de la baie James.Rémi Savard, l'anthropologue, disait qu’on pouvait plus aisément passionner les Québécois avec les bouderies de la gauche française qu'avec les affaires des Amérindiens vivant avec nous.Je tiens quand même à dire deux ou trois choses: le régime administratif que cette entente impose au Nord est, de toutes sortes de point de vue, irrationnel et discutable: il risque de détruire les efforts, efficaces, que font depuis des années les Inuit pour se développer; il est contesté radicalement par.je crois, une majorité du peuple Inuit; il n est pas trop tard pour corriger les erreurs et neuîraliser les dangers qu'il recèle pour l’avenir esquimau.Le présent gouvernement du Québec, pour aes motifs qui non seulement manquent de noblesse mais ne sont pas très intelligents, semble faire la sourde oreille.Tout cela n’a, diront plusieurs, guère d’importance.Je répondrai seulement qu’en dollars, plusieurs mats de stades olympiques sont en cause: qu’en population présente et future, il s agit, disons, de La Tuque; en territoire, le tiers de la carte du Québec; en innovation sociale et économique, il y a dans la balance l'avenir de plusieurs Tncofils au sein d’un même mouvement populaire qui, sans badrer personne, a réussi.Une convention bien conventionnelle Du battage publicitaire ayant entouré la signature de 1 entente, le pub'ic canadien aura sans doute retenu le tintement des millions qui tombaient sur le peuple Inuit.Un chiffre: $90 millions.A cela, il faut ajouter la promesse que tous les programmes fédéraux et provinciaux continueront de s’appliquer au Nouveau-Québec.Pensons qu'environ vingt millions sont actuellement consacres aux Inuit chaque année, et que beaucoup de pressions à la hausse s’exercent sur ces sommes.En supposant une parcimonieuse et fructueuse administration des indemnités ($90 milhons d’ici à 1997), les Inuit disposeront d’intérêts annuels avoisinant les dix millions vers 1988 ou 1990.Or, un taux de croissance démographique beaucoup plus élevé chez eux qu’au Sud agira comme une locomotive sur les dépenses publiques incompressibles en matière d’éducation, de services sociaux, de création d’emplois, d’équipements et infrastructures collectifs.Même si une partie de cette demande sera accomodée par les gouvernements, il demeure concevable d’imaginer que les organismes régionaux en mal d’expansion préféreront porter certaines requêtes pressantes aux administrateurs des indemnités Inuit plutôt que d’aller mendier l’assistance des ministères austraux.Ces sollicitations tout à fait normales relâcheront d'autant les tractions qui, sans la présence des argents inuit, s’exerceraient directement sur les caisses provinciales et fédérales.Autrement dit, la population locale pourra à peu près compter sur la même quantité ae services ou d’assistance financière dont elle aurait de toutes manières profité, même si elle n’avait pas signé la Convention.Ce n’est donc pas la quantité des sommes appliquées aux communautés Inuit qui doit d'abord retenir l’attention, mais la qualité ou la valeur des usages auxquels on les soumettra.Il se pourrait bien que les revenus des indemnités, raisonnablement utilisés, fournissent aux Inuit des leviers pour imprégner le développement de leur pays de leur identité, et pour infléchir, dans un sens correspondant à leurs plus nécessaires aspirations, le cours des choses qui les concernent.Or, les dispositions de la convention, qui organisent de façon très cohérente la vie publique des autochtones, semblent éliminer d’avance cette espérance.La Convention de la baie James en effet.consacre, cristalise, peaufine l’ordre établi.Elle remorque le passé colonial dans l’avenir plutôt que de libérer celui-ci.Elle fait partie du problème, pas de la solution.D un côté, elle enferme les Esquimaux dans la marginalité et le folklore; de l'autre, elle leur ouvre toutes grandes les portes de la bureaucratie, de la dépendance, du gaspillage et du paternalisme technocratique.Prenons les terres.A vrai dire, le droit de propriété exclusif des Inuit n’est af-firné que sur 1% du territoire.Et encore: ils ne peuvent vendre ces terres qu’au Québec, qui conserve de plus la propriété du tréfonds.Pas question, donc, de considérer cette terre comme un capital: c’est plutôt une surface, d’environ vingt-cinq milles de rayon autour de chaque village.Une demi-lune, car les villages sont tous situés sur la côte.Par ailleurs, la Convention leur laisse la jouissance de droits exclusifs de chasse et de pêche sur une certaine portion plus étendue de territoire.Toutes les études biologiques concluent que le rythme de renouvellement de la faune septentrionale interdit une exploitation commerciale.Que peuvent faire, ensemble, les Inuit sur de telles bases0 Le trappage individuel, dont les revenus sont minimes0 La cueillette d'auto-subsistance?Soit, mais alors il faudra restreindre l’exploitation de pourvoieries destinées aux riches sportifs.Reste donc le commerce et, peut-être, la construction sur les réserves.Ultimement, l’argent viendra des fonds publics.Par conséquent, si les activités esquimaudes “traditionnelles" se trouvent ici libéralement accommodées, les Inuit s'y trouvent à peu près confinés tandis qu'on leur épargne toute participation autodéterminée à un développement écono- mique non-artisanal, fondée entre autres sur la mise en valeur des ressources naturelles.On rétorquera que les autochtones pourront à leur gré investir les indemnités dans le développement industriel du Nord, En premier lieu, il existe une marge entre financer une filiale de l'International Nickel pour en tirer des dividendes et participer à la gestion de la même entreprise.Et puis, taut-il revenir sur le fait que les so'ciétés préindustrielles doivent explorer les technologies intermédiaires, préférer des industries à haute intensité de main-d’oeuvre, mobiliser avant tout leur capital humain afin d’éviter d’être avalées par une industrialisation mimétique dont on sait bien qu’elle mène tout droit à l’assujettissement au capital établi?Pour essayer seulement d y arriver, il faudrait ue les Inuit soient, dans toute la mesure u possible, maîtres de l’usage de leur capital, de leur main-d’oeuvre, des ressources de leur terre et puis, capables d’innover, d’imaginer, de chercher.Mais voilà, les prescriptions de l’entente baignent dans le paternalisme: elles vont au devant de tout dynamisme autochtone, d’avance elles canalisent, récupèrent, dévient, suscitent, organisent les avenues de l’innovation économique ou politique pour les faire converger vers les appareils bureaucratiques.Puis, elles lubrifient tous ces rouages à grandes gou-lées d'argent “facile” et de fonctionnaires placés aux endroits stratégiques.Une section intitulée “développement économique et social des Inuit” est pres-qu'entièrement vouée à la chasse, à la pêche, et à des comités écologiques: imaginez que le Québec défraiera le salaire de cinquante-trois chasseurs professio-nels et de leur équipement, chargés d’approvisionner les nécessiteux en poisson ou venaison.Inutiles désormais les réseaux parentaux de réciprocité si typiques de la société esquimaude: il y aura maintenant des fonctionnaires traditionels.(Voilà comment, par condescendance, on détruit une culture).Il existe un champ de modernité tout grand ouvert aux Inuit par la convention : Ta techno-bureaucratie de Welfare State.Les observateurs ne s’entendent pas sur le nombre précis d’organismes administratifs ou consultatifs dont la mise sur pied est prévue, et dont l’incroyable enchevêtrement encoconnera la vie collective, D’aucuns ont dit 50, J’en ai compté provisoirement 21.La plupart de ces structures dispendieuses sont indé pendantes les unes des autres et exigeront la participation de 350 adultes autochtones au simple titre représentatif, tous frais payés bien entendu.Par centaines aussi faut-il compter les fonctionnaires publics et parapublics à recruter au Sud ou à former sur place.En excluant les enfants et les gens âgés, les fonctionnaires-chasseurs, les malades et les personnes timides, on se demande s'il restera des Inuit sans fonction administrative quelconque.Mais ne craignons pas pour demain la dictature du peuple, des organismes ouverts à la participation, 9 accueilleront des fonctionnaires plutôt que de simples citoyens, 17 comportent des membres statutairement délégués par les gouvernements du sud ou la SEBJ, filiale de l'Hydro-Québec.“Les pouvoirs administratifs sont amé- — 1 v nagés de telle façon que les décisions engageant l’avenir politique et collectif des Inuit restent prises à Québec”.Une réussite populaire menacée En somme, la convention rationnalise, systématise l’ancien régime colonial en y ajoutant deux dimensions nouvelles: 1) une parfaite cohérence soutenue par des budgets généreux, et surtout 2) la “vietna-misation du colonialisme; rappelons nous: quand Nixon et Kissinger ont décidé de confier aux Vietnamiens eux-mêmes le soin de faire la guerre américaine d’Indochine, ils ont nommé leur stratégie de ce nom.Dans le même sens, l’entente passe aux administrateurs autochtones les rênes des anciens programmes coloniaux de Welfare State et d’assimilation.Justement, sous l’étendard de la Northern Quebec Inuit Association, signataire officiel de la Convention au nom des Inuit, gravite toute une génération de jeunes autochtones scolarisés ou habitués de l’appareil d’Etat, qui attendent en toute sincérité de reprendre à leur compte l'espèce de guerre d’éqpuisement menée à l’auto-détermination esquimaude par les administrations fédérale et provinciale depuis une trentaine d’années, sous l’intention avouée de les “aider à s’aider eux-mêmes’’.On serait peut-être fondé de considérer cette relève de la garde comme un moindre mal si personne, au sein du peuple Inuk, ne s’y opposait.C’est le cas chez les Cris de la baie James, dont nous ne dirons plus un mot ici.Mais il en est tout autrement au Nouveau Québec esquimau, où.sans aucune raison valable, on se prépare à étouffer un mouvement populaire très profond, très vigoureux, très étendu et dont la réussite est tout-à-fait remarquable.L'histoire a voulu que ce mouvement s’appuie sur la formule coopérative, mais en vérité son impact touche aussi bien la vie politique, culturelle ou l’organisation sociale locale et régionale.Depuis 1958, des milliers d’Inuit se sont acharnés à lutter contre leur dépendance et à enraciner dans les affaires économiques la survie de l'identité esquimaude.Des le début des années soixante, les coops tendaient à supplanter les petits conseils de village créés par le fédéral pour "apprendre aux gens à se gouverner eux-memes’’.En 1968, lorsque les coops se sont unies en fédération, elles constituaient la seule structure sociale inter-communautaire, régionale, et elles monopolisaient le nationalisme autochtone naissant.Ce sont elles qui, en 1971, ont pour la première fois demandé la création d'un gouvernement régional au Nouveau-Québec.Deux raisons motivaient l’attitude am- biguë de la province et d’Ottawa devant les coops; d’abord, ce damné mouvement s’acharnait à réussir, malgré et contre le paternalisme gouvernemental: il formait des gérants Inuit et des leaders fiers et agressifs qui se tenaient debout devant les grands commis de l’Etat; malgré des conditions financières chroniquement précaires, il faisait vivre des centaines d’Inuit, atteignant un chiffre d’affaires de $8 tpilhons en 1977; et puis surtout il se mêlait de tout: considérait siens tous les champs possibles de développement économique, se fourrait le nez dans la gestion municipale, organisait de grands meetings régionaux où Ton discutait aussi bien de l'identité éthnique, de la stupidité des programmes gouvernementaux, du prix des pelleteries dans l’économie capitaliste.Ce mouvement prétendait mobiliser la société civile, organiser la république, diable, il se prenait pour l’Etat! L’auto-gestion, en somme, si ce mot a un sens.C’est cala que la convention va détruire, en étouffant précisément la société civile dans les superstructures para-étatiques, en achetant et en déviant les énergies de la jeunesse vers les vanités prétentieuses de la bureaucratie, en démobilisant le peuple par l’idéologie du Bien-Etre individuel, et l'illusion criminelle de l’entreprise privée semi-artisanale dans un contexte de sous-développement endémique exigeant au contraire la socialisation des efforts populaites, l'utilisation maximale de la main-d'oeuvre et de l'imagination créatrice des petites gens, l’ascèse, l’épargne, le travail, l'investissement, l’entraide.Incidemment, je viens juste de résumer la stratégie que les coops autochtones s’efforcent d’appliquer depuis vingt ans.Les agissements de la Northern Quebec Inuit Association, depuis qu’elle a commencé à dépenser les indemnités par avance, lèvent le voile sur le second versant de l’alternative.La NQIA entretient de luxueux bureaux dans un gratte-ciel de Montréal en plus qu’à Fort Chimo et, pour faire la navette, s’est offert les services très dispendieux d’un avion privé à turbo-propulsion, techniquement incapable de se poser dans onze des treize villages Inuit.Il y a quelques mois, l’Association sondait Holiday Inn pour construire un hotel à Fort Chimo, tandis quelle créait par ailleurs une entreprise "nationale” d’aviation, Air Inuit dans un secteur économique réputé très difficile.La démocratie congelée Nul ne s’en inquiète plus que les coopérateurs.Outre que ces manies du prestige et des fétiches de la puissance risquent d'entraîner le gaspillage du capital autochtone, elles détournent complètement les authentiques aspirations populaires à l'auto-détermination vers un symbolisme creux, vers le pétage de bretelles, vers une dépendance encore plus grande à l’égard des experts importés.Localement, elle s’accompagnera d'une montée du standard de vie individuel, un bien-ètré matériel croissant, et, cela coûle de Voir pagoft Inuit L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec 4200 Ouest Dorchester, Montréal, Qué., H3Z 1V4 La session d’examens pour l’admission à l’exercice infirmier et pour l’obtention du permis d’infirmière et d'infirmier se tiendra les 15 et 16 juillet 1978 à l’endroit suivant: Pavillon des Sciences Sociales et Droit Université de Montréal 3200 Jean-Brillant (coin Decelles) Montréal, Qué.Les candidats devront faire parvenir leur demande à l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec d'ici le 30 juin 1978. Le Devoir, jeudi 22 juin 1978 «6 ittiMaiaw yxWhileRorie vVv® Yelloiknil.hurchill Préviiicnj Environnement Canada C jmonlon %*y£Rsks Vancouver Uf-1 Canary, IWinnipji, / Great Falls > , / /AI Minneapoln f, ?i 21 cw: '*• -32 _\.\2 Kansai City Port Hamson PLUIE Quebec ion Froncitco h^'M: on«142-6053 festival d^Eté du cinéma LES GRANDS FILMS DE L’ANNÉE Que la Fête commence est une fête pour l’esprit et les yeux." -le monde PHILIPPE JEAN JEAN-PIERRE MARINA NOIRET ROCHEFORT MAMELLE VLAOV «Ml M Hlm «• QUE LA FETE Complément de programme n film de ETTORE SCOLA SOPHIA LOREN MARCELLO MASTROIANNI Dès Demain cUnejournée particulière LES GRANDS FILMS QUÉBÉCOIS GENEVIÈVE BUJOLD POUR LE ' MEILLEUR ET POUR LE PIRE Deux films de CLAUDE JUTRA BAMOURASKA ususkmssms SUSS! mou m KÀemi.i '• ANNIE GIRAIinOT itMM* QUE fM ME PlUlHSOW* U Pte DONT HUt d( S 'ÉCHAPPÉ ' .•ft, OEUF V' 7 • V.- K- PHILIPPE NOIRET Dès Demain I Y D3A A$$B Le Devoir, jeudi 22 juin 1878 ¦ 11 La troupe du Théâtre de Marjolaine à Eastman Le théâtre français a maintenant # sa propre compagnie à Ottawa OTTAWA (PC) - Le théâtre français du Centre national des arts possède désormais sa propre maison de théâtre, en l'occurrence, la Compagnie du Centre national des arts.C’est le directeur artistique du théâtre français du CNA, M.Jean Herbiet, qui a annoncé la création de cette maison lors d’une conférence de presse donnée à l’occasion du lancement de la 10e saison du théâtre français du CNA.Servir l’art du théâtre par la formation de deux compagnies qui assureraient une permanence de l’activité dramatique dans la région de la capitale nationale et tourneraient régulièrement à travers le Canada dans les deux langues officielles.Tel était, au départ, le mandat qui avait été confié en 1969 au Centre national des arts.Qu’en est-il aujourd’hui?“Après neuf ans de patience compréhensive et d’impa- tience légitime, grâce à un appui budgétaire supplémentaire octroyé par le Secrétariat d’État, nous commencerons la saison prochaine à bâtir ces deux compagnies et à faire des tournées avec elles”, répond M.Herbiet.Le directeur artistique du Théâtre français a profité de la circonstance pour: annoncer le contenu de la saison 1978-1979; présenter les comédiens et les membres de la Compagnie du Centre national À l’occasion de la Semaine du patrimoine, la Bibliothèque nationale du Québec présente une exposition intitulée Livres d’artistes 1967-1977, 36 volumes illustrés de gravures choisis parmi 157 acquis par dépôt légal à la BNQ depuis 10 ans.Ces livres d’art ont le mérite d’associer aux textes d’écrivains prestigieux des images d’artistes tout aussi exceptionnels: le Ka-mouraska d’Anne Hébert ponctué de sérigraphies d’Antoine Dumas par exemple, La marche d l'amour de Gaston Miron illustré d’eaux fortes de Léon Bellefleur.Aux marges du silence de Félix-Antoine Savard serti des gravures de Monique Charbon-neau, La montagne secréte de Gabrielle Roy illustré par René Richard, Errances de Fernand Ouellette illustré par Fernand Toupin, L’amour de Raoul Duguay.Les imagiers de Gilbert Langevin, etc.Cette exposition se tiendra les 23, 24 et 25 juin de 14 h à 17 h et du 26 au 29 juin de 9 h à 17 h.¦ Grâce à l'aide financière du Secrétariat d’État, les Galeries d’art SGW de l'Université Concordia présenteront du 5 au 24 octobre prochains une exposition qui deviendra par la suite itinérante, des dessins inédits d’Ozias Leduc (1864-1955) dont l’oeuvre présente une vision du Québec des années 1880 à 1940.Cette exposition ira par la suite à TUniversité de Regina, à la Vancouver Art Gallery, à l’Université Quenn’s, au Musée régional de Rimouski, aux Àsfentraider on se fait du bien.Archives nationales du Québec à Trois-Rivières, au Musée du Québec au Rodman Hall Arts Centre à St-Catherines (Ont.) et à la Art Gallery of Windsor.Le Secrétariat d’État par l’entremise du Conseil des arts du Canada a accordé la somme de $11,122 pour l’organisation de cette exposition et la pubücation du catalogue sur Leduc qui l’accompagnera.¦ Une vingtaine d’oeuvres du cinéma international, inédites au Québec, seront présentées à l’occasion du 2ième Festival international du film de la critique québécoise, du 2 au 10 août 1978, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.M.Jean-Pierre Bastien, directeur général, confirmait la nouvelle ces jours derniers, ajoutant que des informations supplémentaires concernant la programmation seront dévoilées sous peu, à l’occasion d’une conference de nouvelles.Rappelons que cet événement cinématographique majeur remporta en 1977 un succès remarquable: 17,000 spectateurs s’étant rendus aux projections pendant les huit jours du Festival.Comme l’an dernier, des subventions du Ministère des Affaires culturelles du Québec et du Bureau des Festivals du Secrétariat d’État, de même que les recettes provenant de la vente aux guichets, constituent les principales sources de financement.¦ L’assemblée constituante du Conseil international des radios-télévisions d'expression française (CIRTEF), premier organisme de coopération ouvert aux radiodiffuseurs d’expression française du monde entier se tient cette semaine à Montréal.Cinquante organismes d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Èurope ont été invités à participer à irk'kirk'k itir'k'k'kitit'kirlrk'k * it irit dr* Dans le cadre des Soirées du MADRIER Le Théâtre de Marjolaine Eastman 78 .m fmm, CoAtédle musicale de Georges Do?Louis-Georges Carrier et Léon Bern 1er avec Jean-Louis Mlllette Carole Chatel, Mireille Deyglun Normand Lévesque.Robert Marien Alain Foumier, Robert Daviau Josée La Bossière Mise en scène: Daniel Simard Dès le 17 juin Bllleu TiUnfserve, Montreal Trust 861 8267-8 Sherbrooke 567 0046 Eastman: 297 2862 et Ed Archambault V ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥ lei theatre des marguerites inc COMfDIf DANDM I0USSIN CATHERINE BEGIN GEORGES GROULX ALBERT MILLAIRE PIERRE LEBEAU GEORGES CARRERE DU 24 JUIN ^ —OtPUIS QUE L’HOMME 4 MAflGMI SUR U LUIB —^ tti avec inné et Marcello Mastroianni j un papa.maman £ ,3e = sem.— = plintoitrapljr >§ur= WTjg^NJ SCHNEIDER 12:65 - 2:65 - 6:50 6:55 - 9:05 Z:_Is ALLE I1.llif.itui Prix l V* iiîm-niijtu I n t il m île Ir.in Hr.itulm ,i\< .Monuitif Mus ur» Kft.iiul Prix .1 lnt« t jMi’t.ition ! j 12:40 - 2:40 - 4-40 - 6:45 - 8:50 destin Cf-f insolite *$• m sur les flots bleus U TR A mu ^ i^ Ml - 3:00*^™®®^^^.J :00 - 5:05 - 7:10 - 9:10 1:05 - 3:05 - 5:10 - 7:15 - 9:20 BALLE 4 ïï Le Devoir, jeudi 22 juin 1978 ¦ 12 par Barnard Morrier ¦ Un "super-pollcler” acquitté C’est la présumée jalousie de certains de ses confrères de travail qui aurait amené un policier de Saint-Hubert à être accusé du recel d’une voiture Lincoln Mark V, d’une valeur de $15,000 Fort heureusement toutefois, le lieutenant-detective Gilbert Milmore, brillant spécialiste des enquêtes criminelles dans cette municipalité de la Rive sud, a facilement été acquitté par un jury que présidait le juge Claude Bis-son.Tout au long du procès, son procureur, Me Jean-Yves Gagné, a rappelé que le lieutenant-détective Milmore était un excellent policier, qu’il avait été promu très jeune, après avoir réussi certains examens avec grande distinction.Aussi était-il très plausible que ces succès soulèvent une certaine jalousie, sinon tout au moins une espèce de rivalité, à l'endroit de ce policier.On a d’ailleurs révélé au cours du procès que plusieurs policiers s’étaient littéralement précipités vers le garage, lorsqu’on avait annoncé qu’une voiture volée s’y trouvait.M.Milmore voulut alors fournir les explications sur la présence du véhicule dans son établissement mais on refusa de les entendre.Ce n’est , que lors de son procès que le lientenant-dètective Milmore put enfin donner sa version.Aux jurés qui l’écoutaient très attentivement, le policier a déclaré 3ue l’homme qui lui avait confié la Lincoln, au milieu de écembre dernier, l’avait fait en disant qu'il partait en Floride pour environ deux semaines.Ce même homme avait accepté de payer un loyer de $40 pour cette période et M.Milmore lui avait remis un reçu duquel il avait d’ailleurs gardé copie.C’est ce document qu’il a produit devant le tribunal et qui lui a permis d’etre acquitté.La présence de la Lincoln dans le garage du policier avait été signalée par un appel téléphonique anonyme et M.Milmore, ayant été décrit comme un super-policier par l’un de ses supérieurs, l’absence de plaque sur le véhicule aurait dû éveiller ses soupçons immédiatement.C’est du moins la thèse que soutenait la Couronne mais que lé jury a écartée après quatres heures de délibérations.Par ailleurs, d’autres accusations du même genre contre M.Milmore étant encore pendantes, celui-ci ne peut donc reprendre son poste immédiatement.¦ La Commonwealth en cour La Commonwealth Plywood, de Sainte-Thérèse, où le calme semble être revenu après les manifestations houleuses d’il y a quelques jours, s’est adressée hier à la Cour supérieure pour obtenir une demande d’évocation à l’endroit d’une décision rendue en mars dernier par le Tribunal du travail.A ce moment, le juge Jean-Paul Geoffroy avait autorisé le Syndicat des travailleurs de cette entreprise à en appeler du rejet, par un fonctionnaire du ministère du Travail, du dépôt d’une convention de travail précédemment effectue par les syndiqués.Dans sa requête, la Commonwealth Plywood affirme que le juge Geoffroy a agi de façon erronée, puisque le même litige avait déjà été soumis au juge Benjamin Greenberg, de la Cour supérieure, à Saint-Jérôme, qui devrait rendre une décision sous peu.La Commonwealth Plywood fait notamment valoir qu’une même requête ne peut être soumise à deux magistrats en même temps, et encore moins devant le Tribunal du travail, quand un juge d’un tribunal supérieur, en l’occurence la Cour supérieure, en est déjà saisie.La requête précise que c’est la Cour supérieure de Montréal qui devrait être la seule à posséder le dossier et à prendre les décisions.L’UQUAM dénonce l’inégalité du financement par Françoy Roberge L’Université du Québec, par la voix de son président M.Robert Després, a vertement dénoncé devant la Commission d’étude sur les universités les inégalités du système de financement dit '‘historique” pour certaines universités et notamment pour l’ensemble du réseau de l’UQ.Tout en défendant la position du siège social qu’il préfère appeler la permanence de l’université, contre les attaques répétées de certaines constituantes et surtout de l’UQAM.M.Després a joint la voix de cette permanence à celle des constituantes pour dénoncer un mode de financement qui donne en moyenne 25% de moins de subventions per capita à l’UQ qu’à toute autre université, Concordia exceptée.Selon le mémoire de l’uni- versité, le financement per capita pratiqué actuellement équivaut à effectuer un contingentement des effectifs universitaires, puisque tous les étudiants inscrits aux universités au-delà du seuil de 10,000 inscriptions, ne valent aux institutions qu’une subvention équivalent a 50%.des coûts estimés.La présentation du mémoire de rUniversité du Québec, outre l’importante question du financement, a donné lieu à deux ou trois discussions de fond notamment sur la conception de l’enseignement universitaire, la formation des maîtres et même sur une question qui rappelait étrangement le débat constitutionnel Ottawa-Québec: l’UQ face à ses constituantes.Sur la conception de l’enseignement universitaire, le president de l’UQ a prôné une Hybridation équilibrée entre la fonction sociale et la fonction universitaire axée sur la recherche et l’appréciation du savoir.Au chapitre de la formation des maîtres, le mémoire de l’UQ affirme que l’université doit en garder le plein contrôle et la responsabilité, soulignant à l’appui les réussites de l’UQ et ae 1TNRS dans ce domaine.Enfin, au plan du partage des pouvoirs entre l’université et les constituantes, M.Després a plaidé la position du siège social qui, selon lui, ne dispose pas a’un pouvoir excessif, se contentant d’une représentation minoritaire au sein de toutes les instances décisionnelles telles que l'assemblée des gouverneurs ou la commission des études.En outre le président de l’UQ a rappelé a la commission qu’il avait demandé au gouvernement de procéder à une mise à jour de la loi de l’Université, mise à jour qui s’impose, après dix ans.Enfin, M.Despres a précisé qu’il avait soumis une proposition à l’UQAM pour répondre à ses revendications récentes.Au cours de la journée, la commission a également entendu un intervenant fort direct, le Syndicat des professeurs de TUQAM (SPUQ) qui est venu à l’instar de la FAPUQ dénoncer le fait que les enseignants n’aient pas été consultés dans la définition du mandat de la Commission.Cette commission, a rappelé le SPUQ, est née en plein coeur de graves conflits de travail.Or, il est étonnant qu’il ne soit pas question clairement de relations de travail dans le document de consultation qu elle a soumis.Le SPUQ a qualifié la commission d’élitiste et s.’est dit surpris qu’aucun organisme La requête remise à mercredi U.de Sherbrooke: le gouvernement aura le temps de voter la charte par Rodolphe Morissette Le juge pul Gervais de la Cour supérieure du district de Saint-François a décidé mardi de remettre au 28 juin l’audition de la requête pour l’émission d’un bref exigeant la démission des cinq membres du comité exécutif de l’Université de Sherbrooke.Voilà donc qui laissera le champ libre au gouvernement Lévesque aujourd'hui ou demain pour adopter à la commission parlementaire des bills prives, le projet de loi privé 246 qui se proposé d’amender la charte de l’université sherbrookoise.On se souviendra que lepro-•fesseur Luc Poiré, dont l’Université avait refusé de renouveler le contrat de travail en février dernier, a décidé de profiter des “trous” qui marquent la charte en vigueur à ce jour pour contester Ta légalité du conseil de direction de l’Université et de ses décisions.Selon la charte actuelle, en effet, le conseil de direction doit être composé “de prêtres exclusivement” et ses membres, élus “suivant les lois ecclésiastiques".Ce qui, •2.00 C B F T Ouvtifure en horaire Kn mouvement Minute Moumoute' Kablio.le magicien Magazine-K,xpress Cinéaste» de la faune l.es chevaux du soleil Sur de» roulette» Le» trouvailles de ('lenience Teléjournal Neflets d'un pays .fonquière: "I«e peintre Charles Ihiot Cinéma Ini peau et les os 'Drame' ¦ Animagerie Sol et gobelet Vivre et survivre Ce soir Nouvelles du sport Vieillir et vivre Dénies en herbe Sûr la ixite du Pacifique l.es grands films Scorpio ' (Drame Américain 1972' Téléjournal Nouvelles du sport Héloïse et Abelard Cinéma Lediabolique Docteur Mabuse Ventures Allemand I960' Téléjournal 2.00 Celebrity rooks 9.30 100 Huntley street 2.30 The Kdge of Night 11.00 hd Allen 3.(H) High Hopes 11.30 Montreal summer 3.30 Take 30 12.00 'The Flintstones 4.IH) Canadian open golf championship 12.30 The art of cooking 6.00 The City at Six 1.00 Definition 7.00 The Mary Tyler Moore Show 1.30 The Joyce Davidson show 7.30 2.00 The Alan Hamel Show N.00 Duchess of Duke street 3.00 Another World 9.00 4.00 Match Game 78 930 No Honestly 4.30 It's Your Move 10.00 George anti Mildred 5.00 The Price is Right 10.30 Who s new 6.00 Pulse 11.00 The National 7.00 Hie Jeffersons 11.22 The City Tonight 7.30 Grand old country 11.40 The secret army 8.00 The Waltons 900 Face to with Helen Hutchinson 9.30 Soap ffl CFC F 10.00 Class of 65 11.00 (TV National News 11.21 Pulse 600 University of the Air 12.00 The Twelve Midnight Movie: 6.30 Morning F.xercices Streetcar named desire ( 7.00 Canada AM 195U a 9.00 Romper Hoorn 2.00 Sign-off 43 CFTM 5 Horaire bienvenue U) 00 Kanfan Déde 10.30 La famille Stone 11.00 Papa a raison 11.30 Les p'tits bonshommes jl.40 Midi-nouvelles (2.00 Y'a du soleil *2.00 Pour vous mesdames .2.30 Cine-quiz Tunnel 28" (Drame Américain 9 1962» ¦ •4.30 l.es nouveaux tannants •5.30 Parle, parle, jasé, jase *6.00 Le dix vous informe .«7.00 Tic tac toc •7.30 Toute la ville en parle *8.00 Cinéma: • Le justicier de T Arizona • Américain 1967» )ll.00 Auto-patrouille 10.30 Les nouvelles TVA jl.00 Les sports au 10 II.05 La couleur du temps J LIS Auto-patrouille 41.45 Cinéma i ’L'assassin connait la musique 'Come-» die - policière - Français 1963' ¦ «1.30 Dernière édition (Western C B M T Keligions tought CBC good morning In Touch Bonjour, bonjour The friendly giant Mr Dressup Sesame Street CBC Good afternoon Top secret life of Kdgar Briggs Kyan's Hopes The Bob McLean Show MltlàlMi ATWATKR I: Niveau metro Alexis Nihon 935-4246 The greek tveon 1 10.3 10.5.15.7 20.925 ATWATER II: Niveau métro Alexis Nihon 935-3313 Star war ' 7 15.9 25 AVENUE: 1225 Ave Greene Westmount 937-2747 A different story" 7 00.9 00 BEAVER: 5517 Avenue du Parc 844-1932 ”101 acts of love 12 00.2 50.5 40.8 30 Whatever happened to miss September 1 15.4 05.6 55 9 45 BERRI: 1280 St-Denis 288-2115 Poursuite infernale 250.fi 20 9 50 ( ourse à Techalot-te 1 00.4 30.8 00 BONAVENTI RE: 1 Place Bonaventure 861-2725 (Salle l» U s alive" 1 00.3 00.5 00.7 00 9 (K) (Salle ID Calendar girls et Seven into snowy" des 10 45 01)EON BROSSARD: 6600 boul Taschereau Brossard 465-5906 (Salle l): "Bande de flics" 9 15 MacArthur le général rebelle 7 00.«Salle II» Les survivants de la fin du monde 6 30.9 50 On m appelle dollars 800 (Salle 111» La poursuite infernale 6 10.9 40 Course a l échalotte 7 50 CHAMPLAIN: 1815 Ste-Catherine K 524-1685 'Salle 1» Bande de flics 1 00, 5 15 9 40 MacArthur le general rebelle 2 55 7 20 (Salle 111 rencontre du troisième type" 1 45 4 20 7 00.9 30 CARREFOUR: 318 Ste-Catherine O 866-8057 13 femmes pour Casanova" 250 8 15 9 50 Blondv 1 00 .4 30 8 00 CLAREMONT: 5038 Sherbrooke O 436-7395 Unmarried Woman 7 05 .9 20 CINEMA 7e ART: 3180 Belanger E 722-0302 Une femme sous influence 9 10 "Cours apres moi que je t attrape 7 30 CREMAZIE: 8610 St-Denis 388-4210 "Jiilia 7 20.9 25 (INEMA PARALLELE: 3682 St-Laurent 843-3725 House movie I.a dog", next to me .Noir et blanc 830 COMPLEXE DESJARDINS: Salle 11: "L événement le plus important 12 45 2 45 4 50 .6 55 9 05 'Salle II» "JA Martin photographe 12 40.2 40.4 40.6 45.8 50 'Salle III» "Le train 1 00.3 00.5 05 .7 10 .9 10 (Salle IV» "Vers un destin insolite 105.3 05 5 10.7 15.9 20 MlEKMUISi 54 St-Krinçois-Xavier 2M-I229 1237 CENTAUR: Helàche CENTRE D'ESSAI I.E CONVESTVM Sanguine! 28M352 Relâche CENTOE D'ESSAI DE L UNIVERSITE DE MONTREAL: 2332 Edouard-Montpetit 343-5524 Relâche THEATRE DENISE PELLETIER iNCTi - 453 Sle-ralherme E 253-3974 Relâche LA CHACONNE: 33S Ontario E 843-IW20 .Relâche ÛA FRENIÈRE: 'L Ancienne Lorette' '4I«> 572-1424 Pour avoir Adrienne de L Ver-neutl 21 h 00 Relâche lundi PATRIOTE U74 Ste-Catherine E 523-1131 .Relâche PATRIOTE EN HAIT: I474 Ste-Calhenne E 523-1131 Relâche kA POUDRIERE: Ile Ste-Melene 52M021 • Relatively ipeakmg et Pantoufles de A « Ayckbourth du mardi au vendredi 19 h 00 et • 21 h 00 Samedi II h 30 et 21 h 30 SALLE DE CONCERT POLLACK: 555 Sherbrooke X) 392-8224 Relâche SALLE WILFRID PELLETIER: Relâche STUDIO-THEATRE: Ste-Sophie de I.acorne 866-8034 ' Love de Murray Schigal Jeudi vendredi et samedi 21 h 00 THEATRE D'AUJOURD'HUI: Relâche THEATRE MAISONNEUVE: Relâche THEATRE DF.U MARJOLAINE: 'Ea'lmatl' 861-8267 "Un simple mariage double de G Dor THEATRE DU NOUVEAU MONDE: 84 Ste-Catherine O 861-0563 Relâche THÉÂTRE PORT-ROYAL: Relâche THEATRE DE QCAT SOI S 100 Ave de» Pins 845 7278 Relâche THEATRE DU RIDEAU VERT: 4864 St-Denis 844-1793 Relâche THEATRE DE SUN VALIEY: iVal Morim 229-2118 1-800-383-2584 Madame Idora de Il Norbert du mardi au vendredi 21 h 00 Sa medi 20 h 00 et 22 h 30 Dimanche 20 h 00 naturellement, n’est pas le fait du recteur actuel, M.Yves Martin, de ses trois vice-recteurs et du secrétaire général, tous intimés dans cette cause.Le problème du gouvernement — et d’abord de l’Université — était de savoir si le projet 246 saurait être adopté en vitesse avant la fin de la session (soit demain) et si la requête de “quo warrento” pourrait être remise à plus tard.La décision du juge pouvait être prévue dès lundi soir.La Cour supérieure faisait alors parvenir des sub poenas au re- auérant, M.Poire, lui deman-ant de comparaître devant la cour mardi prochain pour interrogatoire sur les allégations déposées par ses procureurs.Aussi n’a-t-on pas été surpris mardi de voir le juge remettre la requête a mercredi prochain et à lundi l’interrogatoire du requérant devant le protonotaire de la cour.Un représentant du pro- cureur général du Québec a dû intervenir et faire valoir la disposition d’ordre public que prévoit l’article 99 du code de procédure civile pour faire reporter la requête présentée mardi matin.Ainsi, le gouvernement adoptera très probablement la nouvelle charte aujourd’hui ou demain et la procedure qui se poursuivra à Sherbrooke autour du cas de M.Poiré sera désormais purement théorique.Un nouveau parti municipal voit le jour à St-Léonard (par Rodolphe — Un Morissette) Jn groupé de citoyens de Saint-Leonard, dans Vile de Montréal, vient de lancer une équipe nouvelle, celle du Renouveau de Saint-Léonard, qui se propose de prendre la relève du conseil municipal sortant lors des élections de novembre.La nouvelle équipe est dirigée par Me Michel Bissonnet, qui a longtemps travaillé au contentieux municipal de l’endroit et au bureau du greffier.L’exécutif est aussi composé de deux vice-présidents, M.Antonio Archambault et Mme Filoména Sclapari, du trésorier M.Antonio Della Fa- Les SPE sont priés d’intervenir contre le projet Charlebec COTE-DES-NEIGES: 6800 Côte-des-Neiges.735-5528 (Salle I» "Jaws U 12 45 .2 50.5 00.7 00.9 20 (Salle II» "The greek tycoon" 100.3 00.5 00.7 00.9 00 DAUPHIN: 2396 Beaubien K 721-6060 (Salle H "I^es derniers jours de Mussolini" 7 00.9 30.Salle H» Annie Hall" 7 20 , 9 30 ÉLYSRE: 35 Milton O 842-6053 (Salle II: "L'ami américain" 7 15.9 30 (Salle U» "L'ange et la femme 7 30.9 30 KENT: 8100 Slierbrooke O 489-9707 "The last waltz" 6 55 .9 00 LOEWS: 954 Ste-Catherine O 861-7437 (Salle 1» Last Waltz" 12 20.2 30.4 40.6 50.9 00 (Salle 11» The End 1 20.3 20 .5 20.7 20.9 20 (Salle III» "Saturday night Fever" 12 40.2.50.5 05.7 15.9 30 (Salle IV): "Jennifer" 12 20.2 10.4 00 .5 50.7 40.9 30 (Salle V» High Bailin'' 1 00 .3 00.5 00, 7 00.9 00 LONGUEUIL: 1 Place I>ongueuil 677-7933 “La rencontre du troisième type" 6 45.9 10 MAJESTIC: 3166 Henri-Bourassa K 321-6116 ’ Intervention Delta" 700.et "La tour infernale 8 40 MERCIER: 4260 Ste-Catherine E 255-6224 Les survivants de la fin du monde 620.9 45 et On m appelle Dollars 8 00 MON KM ND: 5505 Monkland 481-2579 Goodbye girls" 715.9 20 Ol IMETOSCOPE: 1204 Ste-Catherine 525-8600 (Salle I» Calmos 7 30.9 30 (Salle II» "Théorème" 7.15.9 15 OUTREMONT: 1248 Bernard 277-4145 L'empire des sens" 700 "La pendaison" 9 30 PARISIEN: 400 Ste-Catherine O 866-3856 (Salle I» "La petite 12 45 .2 50.4 55 6 55.9 00 (Salle lit Violette Nozière" 1 40, 3 40.5 40.7 40.9 40 (Salle III) "Padre Padrone" I 00.3 05 .5 10.7 15.9 20 (Salle IV) "La fièvre du samedi soir 12 20.2 35 .4 45 * 6 55.9 10 (Salle V) "La première fois” 1 30.3 25 .5 20.715 915 PLACE VILLE-MARIE; 866^2644 (Grand cinéma» Pretty Baby 12 45 .2 50.5 00.7 05.9 15 PLACE VILLE MARIE: 86^ 2644 (Petit cinéma» Coming home 1 15.3 45.6 15.8 45 PUSSYCAT: 4015 St-Laurent 845-5215 "Desires with voung girls 12 00 .2 50.5 40.8 30 et The affaire of Janice" 1 40.4 30.7 20.10 00 SÉVILLE: 2155 Ste-Catherine 932-1139 "A special day 7 30 et "Looking for Mr Good-bar" 930 ST-DENIS: 1593 St-Dems 849-4211 (Salle 1» Le port de Cassandra 12 30 .4 38.8 46 et "Levi-sage de la peur" 2.55.6 55.(Salle II» Les Robinsons dans les Rocheuses" 1 55 .5 40.9 20.La grande rcsse 12 15.3 55.7 35.(Salle 111) Taxi mauve 12 30.2 35, 4 45.6 55 .9 05 VAN HORNE: 8150 Côte-des-Neiges 731-8243 A little night music 6 30.9 00 VERDUN: 3841 rue Wellington 768-2092 "La poursuite infernale" 800 et "Course à l'écha-lotte 615.9 45 V1DEOGRAPHE: 1804 St-Denis 844-7619 Pea soup de P Falardeau et J Poulin 7 30.9 30 VILLERAY: 8052 St-Denis 388-5577 "Les survivants de la fin du monde 6 15.9 35 et On m appelle Dollars 750 WESTMOUNT SQUARE: 1 Westmount 931-1477 Grease" 1 00.2 50.4 50.6 50.8 50 YORK: 1487 Ste-Catherine 937-8978 "FIST " I 10.3 50.6 30.9 10.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE: 1700 St-Denis 844-8734 Don Qumtin l amer (de 1 Bunuel - Mexique 1951» 7 30 et Le million (de R Clair - France 1931» 9 30 CONSERVATOIRE D ART CINÉMATOGRAPHIQUE: 1455 boul de Maisonneuve 8794349 Relâche par Françoy Roberge Regroupés au sein d’un mouvement d'opposition au projet Giarlebec, des citoyens de Québec demandent l’intervention des Services de protection de l’environnement (SPE) et du Conseil consultatif de l’environnement afin d’empêcher la poursuite du projet Giarlebec, non loin du Grand Théâtre, à proximité de la colline parlementaire.Les membres du Comité des citoyens du Vieux Québec, du Comité des citoyens du quartier Saint-Jean-Baptiste et du Comité de la rue Saint-Gabriel ont adressé à MM.André Cayer, nouveau directeur de la protection de l’environnement et André l'Heureux, président du Conseil consultatif, copie d'un rapport préliminaire de la Commission d’aménagement de la Communauté urbaine de Québec (CACUQ) formulant de très sérieuses réserves sur ce projet.Le projet Charlebec prévoit la construction d’un édifice en hauteur multi-vocationnel sur l’emplacement actuel du boisé des “soeurs franciscaines”.Or, l’étude effectuée pour la CACUQ à la suite de la commission parlementaire sur l’aménagement de la colline par-lementaire l’an dernier conclut que ce boisé doit être conservé.Le boisé des franciscaines, précise le document, “a une grande valeur due au bon état physique des individus (les arbres), à la nature des espèces présentes, et à la disposition en allées des sujets".“Il est par ailleurs impossible de reconstituer un tel boisé à un autre endroit sur la colline." Le document s’oppose en- suite à la construction de l’édifice Charlebec pour des raisons d’équilibre architectural."A ce point de vue, affirme le rapport préliminaire, le projet va à l’encontre du deuxième objectif qui veut que soit respecté 1 ordre volumétrique généralement observé dans Te quartier.” Sur la foi de ce rapport et des propos tenus en 1977 par le ministre responsable, M.Lucien Lessard, les citoyens réclament l’intervention rapide des services de l’environnement.M.Lessard invitait l'an dernier la ville de Québec à n’émettre aucun permis de construction sur la colline par-lementaire’’ avant d’avoir considéré l’avis de la Commission d’aménagement (CACUQ) et du gouvernement”.Le groupement de citoyens devait avoir cette semaine des entretiens avec les ministres Jocelyne Ouellet des Travaux Publics et Jacques Parizeau, des Finances, afin de suggérer que le gouvernement du Québec échange ou acquière le terrain des Franciscaines, propriété de Charlebec.Entre-temps, consciente des délais imposés par la Ville de Québec qui affirme ne pouvoir légalement refuser plus longtemps la demande de permis de Charlebec, Mme Ouellet annonçait hier qu’elle avait obtenu l’autorisation du Conseil du Trésor de négocier l’achat du terrain selon une entente de gré à gré.Il semble donc que le projet de Giarlebec, un groupe financier inactif issu de l’association de M.Harvey Maron de Maron Properties à Montréal et de deux partenaires, soit fortement compromis, du moins sur l'emplacement actuel.populaire n'y soit représenté.Au chapitre de l'administration universitaire, les enseignants demandent un plafonnement des dépenses administratives, l'université s’étant, selon eux, bureaucratisée plutôt que démocratisée au cours des dernières années.Le SPUQ a réclamé en outre que toutes les universités relèvent d’un même organisme de coordination quénécois et même qu'elles fassent partie d'un seul et même réseau public.Au chapitre du-financement, les enseignants de l’UQAM demandent que les universités reçoivent une enveloppe globale et qu elles obtiennent des crédits spécifiques pour jouer une vocation régionale Au chapitre des relations de travail, le SPUQ demande la reconnaissance formelle des syndicats, leur présence officielle à tous les mécanismes administratifs comme représentants des enseignants, et demande de négocier “avec les véritables responsables, le MEQ et le Conseil du Trésor, et non avec des paravents" La CEU a entendu également hier la Fédération des Cégeps.Celle-ci a demandé au gouvernement de donner suite au rapport Nadeau.Elle a également réclamé que les universités reconnaissent le rôle des Cégeps et cesse de donner des cours qui font double emploi avec ceux du collégial et a’imposer aux étudiants qui entrent à l'université des cours qu’ils ont déjà suivis.Enfin, la Fédération a réclamé des universités une meilleure information auprès des étudiants du collégial au sujet des facultés où s exerce un contingentement et a appelé vivement la mise sur pied d’un système d'inscription unique pour toutes les universités afin que les finissants des collèges n’aient pas à s'inscrire à quatre universités pour être certains d’avoir accès à l’une d’entre elles.À Magog, une bonne adresse l'Auberge de L'Étoile Pré» du Mont OHord.foc» au lac Memphremagog Réservations: (819) 843-6521 fous les sports de saison ^Xmtuuiunt j2 uzt curii Permis complet LA BONNE CUISINE DE CHEZ NOUS Lun.au Van.de 11 à 23hres Sam.: de 5 A 23hres- Fermé le dimanche 'J54 0UE3T, BOUL.ST IOSEPH eime ivt lu Parc et Hutceiiso" 272 4211 zia, et de deux secrétaires, MM.Gionvanni De Benedictis et Pierre Bibeau.Ce dernier est un permanent du Parti libéral du Québec.Il n’est pas sûr si le maire sortant, M.Jean Dizazzo, sera de nouveau sur les rangs au mois de novembre.Quoi qu’il en soit, l’équipe Bissonnet se propose d’abord d’entretenir les citoyens durant les mois qui vont suivre de questions “humaines” plutôt que de problèmes administratifs et techniques.La campagne électorale de la nouvelle équipe sera centrée en effet sur le thème de “la vie ensemble” et Ton visera à rapprocher Tune de l'autre les ethnies variées, dont surtout Titalo-québécoise et la franco-québécoise, en faisant la promotion du dialogue.C’est de ce qu'on appelle “l’infrastructure humaine” — cadres, associations et services, que Ton va occuper d’abord.On promet des réunions trimestrielles publiques entre le conseil municipal et les citoyens ainsi que la publication de bulletins périocuques d’information, sans compter une fête annuelle pour rapprocher les gens et leur communiquer un sentiment d’appartenance collective.Enfin, Tun des objectifs à Élus long terme de l’équipe üssonnet, si elle est élue, est de prouver au gouvernement provincial que Saint-Léonard peut s’administrer par ceux que la population a élus, allusion à peine voilée aux difficultés qui ont marqué l'administration Dizazzo.Ce n’est qu’en septembre que l’équipe se donnera un programme détaillé et proposera des candi-dâts dans tous les districts de la ville.Lacoste élu M.Paul Lacoste a été élu président de l’Association des universités et collèges du Canada, lors de l’assemblée annuelle de cet organisme qui s’est tenue à Ottawa ces derniers jours.Il succède au Dr M.P.Morgan, président de Memorial University de Terre-Neuve.Recteur de l’université de Montréal depuis 1975, M.Lacoste est aussi président de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec.CRÊPERIE BRETONNE LA BOLEE Tnblo d hôto 825 est, Laurier metro Laurier 274-9179 Forme le lundi ^^/'mJ>iancA Où vous trouverez tes véritables cuisines vietnamiennes Licence complète Buffet du lundi au vendredi $2.75 862 Mont-Royal E.coint St-André près métro Mont-Royal Réservation 522-1936 SYMPOSIUM .incomparable.tomme la Grèce Spécialitts Grecques Orchestre et Bouzouki Souper dansant Ouvert de 18.0043.00 Table d'hUte:S5.95 et $6.95 de 18.00 à 20.00 saut le samedi EN BAS: la pittoresque pêcherie grecque 11.30- 15.00 et 18.00- - minuit Tm&i pvt® 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place.Pour l’Italie et la Hollande, l’action se passe à Hiver-Plate, devant une foule de 50,000 spectateurs, sur un terrain ensoleillé et en bon état.Le match commence par une domination de l’équipe italienne qui obtient les actions les plus dangereuses, notamment par l’opportuniste Rossi et Cabrini, un arrière très offensif.Les Italiens montrent leurs réelles ambitions et Bettega ouvre la marque à la 19e minute après avoir subtilisé le ballon des pieds de Brandts.La Hollande n'avait pas encore montré le bout de son nez et c’est contre toute attente que l’Italie, qui joue pourtant mieux quand elle attaque que quand elle se défend, se cantonne autour de son but jusqu’à la fin de la première période.La mi-temps est sifflee sur le résultat de 1 à 0.En deuxième période, la Hollande, qui refait surface, se porte toujours la première sur le ballon et met Zoff, le gardien italien, à contribution.Celui-ci, quelque peu ébranlé par un arrêt précédent, se laisse surprendre par un tir croisé de 20 mètres de Brandts et un nouveau match est ainsi relancé.L’Italie qui regrette son apathie de fin de première mi-temps tente de reconauérir son avance, mais la Hollande appuyant sa défense sur la tactique du hors-jeu contre les attaquants Italiens trop souvent livrés à eux-mêmes, tient le coup.Là Hollande, dont les joueurs possèdent une condition physique admirable, contrôle alors le jeu et à la 30e minute, d’un tir fulgurant de 30 mètres, Haan envoie la balle dans le fond des filets de Zoff, réellement plus à l’aise sur les tirs à bout portant que sur des tirs surprises éloignés.C’en est NeeskenSj duit son e La Hollam son vrai regrettera pas avoir fait de l’Italie et omni-présent, con-juipe vers la finale, de a enfin montré visage et l’Italie longtemps de ne su profiter du dé- A MH: les rumeurs de fusion continuent d’aller bon train BIRMINGHAM (d’après AP et CP) -Cette fois, l’Association mondiale pourrait bien disparaître.C’est du moins ce qu’indiquait mer matin le quotidien The Birmingham Post-Herald, annonçant une réunion à huis clos des dirigeants de la ligue au cours de laquelle quatre équipes feraient part de leur intention de postuler leur admission dans la Ligue nationale de hockey.Cette réunion aurait lieu aujourd’hui ou demain.Selon la source confidentielle du Post-Herald, les Nordiques de Québec, les Oilers d’Edmonton, les Jets de Winnipeg et les Whalers de la Nouvelle-Angleterre auraient déposé chacun $300,000 dans un fonds d’indemnisation qui serait offert aux quatre autres équipes de l’AMH afin de payer leurs dettes.Les Aeros de Houston, les Racers d’Indianapolis, les Bulls de Birmingham et les Stingers de Cincinnati, n’ayant pas les moyens de se joindre à la LNH disparaîtraient tout simplement.Les quatre équipes postulantes à la LNH doivent bientôt entrer en contact avec celle- ci, tandis que les Bulls de Birmingham pour leur part, tenteraient de se joindre à la Ligue centrale ou américaine.Pour sa part, le président de la LNH.M.John Ziegler, a évidemment refusé de commenter, allant même jusqu’à nier les rumeurs — il avait adopté cette attitude au moment où les North Stars du Minnesota et les Barons de Cleveland s’apprêtaient à fusionner, la semaine dernière.Du moins, quand il parle des prises de contact qui n'ont pas encore eu lieu, peut-on penser que quelque chose se prépare pour vrai.Les rumeurs sur des rencontres entre porte-parole d’équipes de l’AMH et des gens de la LNH avaient d’ailleurs circulé toute la semaine dernière, lors des assises de la LNH à Montréal.Quant à l’AMH, un de ses porte-parole a déclaré à Hartford, au Connecticut, que comme prévu, sept équipes feront partie du circuit l’an prochain.Seuls les Aeros de Houston, dont on savait déjà le retrait, ne seront pas de retour, quoi qu’il advienne.Les Alouettes ouvrent la voie à Walker en congédiant Davis Les Alouettes, en congédiant mardi soir le vétéran ailier défensif Marv Davis, ont fait une place à l’Américain Cornelius Walker, grande révélation à la défensive depuis le début du camp d’entraînement des champions de la coupe Grey.En abordant il y a deux semaines les performances de Walker avec l’instructeur chef Ligue Nationale Mardi New York 3, Montréal 2 St.Louis 4, Philadelphie 2 Pittsburgh 6, Chicago 1 Atlanta 5, San Diego 3 Houston 5-, Los Angeles 3 Cincinnati 6, San Francisco 3 Hier St.Louis à Philadelphie (remis) Chicago 1, Pittsburgh 2 Montréal à New York Atlanta à San Diego Houston à Los Angeles Cincinnati à San Francisco Aujourd’hui Houston, Andujar (3-4) à Los Angeles, Rau (7-2), 16 h 00 Atlanta, Mahler (1-3) à San Diego, Owchinko (4-6), 16 h 00 St.Louis, Vuckovich (3-4) à Philadelphie, Lerch (3-6), 19 h 35 Montréal, Twitchell (3-5) à New York, Zachry (8-2), 20 h 05 Cincinnati, Bonham (7-1) à San Francisco, Knepper (8-4), 22 h 35 Circuits Luzinski Phi., Foster Cin., 15 chacun; Kingman Chi., 14.Points produits Foster Cin., 50; Montanez NY, 44.Lanceurs (7 décisions) Bonham Cin., 7-1, .875; Hanna Atl., 6-1, .857.Joe Scannella, il ne faisait aucun doute que ce dernier était agréablement surpris par les performances de cet athlète, qui évoluait l’an dernier avec les Argonauts de Toronto.Walker, un ancien des Chiefs de Kansas City, leur troisième choix au repêchage de 1975.est passé aux Argos en 1976 mais n’a joué que sept Ligue Américaine Mardi Detroit 4, Toronto 3 New York 10, Boston 4 Baltimore 8, Milwaukee 5 Seattle 4, Chicago 2 Minnesota 10, Californie 5 Kansas City 3, Cleveland 2 Texas 5, Oakland 4 Hier Détroit 10, Toronto 8 New York 2, Boston 9 Baltimore 3, Milwaukee 5 Californie 5, Minnesota 2 Cleveland à Kansas City Aujourd’hui Californie, Hartzell (1-5) ou Brett (2-4) au Minnesota, Goltz (4-4), 13 h 15 Baltimore, Flanagan (10-4) à Milwaukee, Haas (2-2), 14 h 30 New York, Guidry (11-0) à Detroit, Sykes (3-4), 20 h 00 Seattle, Pole (4-8) à Chicago, Barrios (5-6), 20 h 30 Oakland, Morgan (0-2) au Texas, Ellis (5-3), 2Q h 35 Circuits Rice Bos., 22; Thompson Det., Thomas Mil., chacun 16.Points produits Rice Bos., 64; Staub Det., 46.Lanceurs (7 décisions) Guidry NY, 11-0, 1.000; Ta-nana Cal., 11-3, .786.parties.L'an dernier, il a fortement impressionné Lamar Leachman.directeur de la défensive torontoise à l’époque, et s’est présenté au camp des Alouettes avec en poche l’estime du flamboyant instructeur.Leachman n’est d’ailleurs que louanges sur le compte de Walker.“Il travaille bien; il possède un bel instinct du jeu et apprend vite,” déclarait-il il y a quinze jours.Quant à Davis, son travail laissait voir une certaine relâche, a insinué le gérant général Bob Geary.Âgé de 26 ans, il possédait quand même une grande versatilité, mais “Walker est aussi très versatile”, a-t-il commenté.Il a déclaré à des journalistes.mardi soir, avant la partie contre les Stampeders de Cal-gary, que Davis ne saurait prendre de temps à se trouver un autre emploi.Selon lui, les Blue Bombers de Winnipeg seraient intéressés aux services de Davis.Cornelius Walker est âgé de 24 ans, mesure six pieds deux pouces et pèse 250 livres.Il présente l’aspect d’un mur tout noir, très rapide contre les protecteurs des quarts adverses et même à rentraîne-ment, on l'a vu très agressif à l'endroit des joueurs qu’il devait déjouer.marrage lent de son adversaire.De son côté, l’Allemagne ne peut se vanter de cette fin de Coupe du Monde, puisqu'elle a été battue par l’Autriche sur le score de 3 à 2.L’Autriche, elle, n’aura pas à rougir de sa prestation en Argentine, surtout que cette victoire sur la RFA est la première depuis 1931.Les Allemands n’auront même pas la consolation de disputer la médaille de bronze, compensation qui revient à l’Italie qui, après avoir perdu pour la première fois, termine deuxième du groupe A.A Mendoza, au son des sifflets et au isthme de la samba, le Brésil affronte la Pologne.Malgré une victoire de 3-1, le Brésil devra se contenter de la deuxième place et disputer la médaille de bronze à l’Italie.La Pologne a offert une bonne opposition mais n’a réellement jamais inquiété les Brésiliens.À la suite de ce résultat, les Argentins avaient comme contrat à remplir de battre les Péruviens par quatre buts pour accéder à la finale.Ce dernier match, joué plus d'une heure après Bresil-Pologne, se devait d'être placé sous le signe de l’offensive, et c’est en effet ce qui s’est passé.D’entrée, l’Argentine s’installa dans le camp péruvien, et malgré deux contre-attaques de ces derniers, dont un tir sur le poteau, le gardien Filiol n’a touché le ballon pour la seule fois de la mi-temps qu'à la 30e minute.L’Argentine, de son côté, passe par deux fois à côté d’ouvrir le score quand Luque (16e et 18e) frappe les poteaux, et l’inévitable se produit à la 24e minute, sur un redoublement de passes entre Pasarella et Kempes.Ce dernier, débouchant entre deux défenseurs, déjoue Quiroga venu à sa rencontre.et de un! Le match prend alors des allures de course contre la montre.L’Argentine impose un rythme effréné, et à la 43e minute, sur corner, Tarantini reprend de la tête, et de deux! En deuxième mi-temps, la partie reprend au même rythme et l'Argentine, qui ne lâche pas prise, pose ses tentacules autour des buts péruviens et marque, par Kempes.sur un tir croisé.Et de trois! A peine le ballon remis en jeu, les Argentins s’en emparent et sur un coup franc de 20 mètres, Luque.de la tête, prolonge dans les buts une passe de la tête de Xampes.Et de quatre! L’Argentine, avec ce score, se voit déjà qualifiée et tout en tentant d'augmenter son avance, se montre plus prudente.Toutefois, sur une passe de Kempes (encore lui!), Wouse-man, rentré depuis une minute à peine, surgit comme un diable et inscrit le cinquième but.Luque, à la 72e, ruinera les espoire bréziliens, s’il en restait, en marquant le sixième but du match.Après cette victoire, il n’a pas fait bon dormir à Buenos Aires la nuit dernière.L’Italie et le Brésil s'affronteront donc samedi pour la troisième place, et cela rappellera la finale de 1970.Le lendemain, l’Argentine, “chez elle”, affrontera la Hollande qui tentera de prouver pour la première fois depuis 1930, qu’un pays européen peut gagner la Coupe du Monde en Amérique du Sud.Même si l'Argentine ne l’entend pas de cette oreille, cela ne paraît pas impossible.L’étoile italienne Roberto Bettega vient de marquer l’unique but de son pays contre la Hollande, hier lors du Mundial.Le but controversé, on pensait qu’il était l'oeuvre accidentelle du Hollandais Brandts (couché à droite), n'a cependant pas permis à l’Italie de passer en finale, où la Hollande affronte l’Argentine dimanche.Les Transalpins lutteront contre le Brésil samedi.(Photolaser AP) Deux Québécois se qualifient pour la 1ère ronde de l’omnium canadien OAKVILLE - Deux Québécois.Carlo Blanchard, de Jo-liette et Michel Boyer, de Laval, sont au nombre des “grands" du golf professionnel qui prendront le départ, ce matin dans la première ronde de l’Omnium canadien, doté d’une bourse globale de $250,000 et disputé au club Glen Abbey, à Oakville, près de Toronto.En vertu de rondes de qualification de 73 par Blanchard et 72 par Boyer, ces deux golfeurs québécois représenteront l’élément français du golf canadien en rejoignant sur le parcours 20 autres professionnels venus des autres parties du pays, dont le meilleur au titre national, George Knud-son, de Toronto, qui a terminé 19e l’an dernier.Lee Trevino, du Nouveau-Mexique.peut-il répéter son exploit de l'an dernier et rafler le trophée Peter-Jackson et la première bourse de $50,000?Peut-il réussir une troisième victoire depuis 1971 dans ce qui constitue l’un des huit plus grands tournois du circuit de la PGA?Leader de bout en bout dans le tournoi de l’an dernier, qu'il a remporté avec un comte total de 280, soit quatre coups de priorité sur l’Anglais Peter Gosterhuis.Trevino s'attend quant à lui à une très vive compétition.Celle-ci devrait possiblement non pas venir de grands noms comme les Jack Nicklaus, encore infructueux dans ce tournoi malgré de nombreuses participations, Torn Weiskopf et Jarry Pâte, d’anciens vainqueurs, mais des rangs de la jeunesse qui pousse de façon florissante au circuit de la PGA.Ainsi faut-il compter sur la poursuite constante d’un Andy Bean, l’actuel second au clas- sement des boursiers derrière Tom Watson (un autre grand favori) et d’un Andy North, tout dernier vairtquèur dans l’Omnium des États-Unis, lequel a remporté la plus forte bourse de sa jeune carrière en empochant $45,000 Les deux Andy (Bean et North) constituent présentement une forte attraction sur le circuit.Mise sur pied d’un circuit de tennis professionnel au Canada La compagnie American Express a annoncé hier la création d’un circuit de tennis professionnel cet été à travers le Canada, et doté d'une bourse totale de $100,000.Le circuit des Challengers consistera en cinq championnats régionaux open, avec le Tournoi des Maîtres en grande finale.Chacun de ces événements compte pour le classement officiel de l’Association de tennis professionnel, Le circuit des Challengers débutera avec l’Open de Colombie-Britannique, à Victoria, du 27 juin au 2 juillet, et se transportera à Calgary du 4 au 9 juillet avec l’Open des Prairies; suivront dans l’ordre, l'Open de l’Ontario à Toronto, du 11 au 16 juillet.l’Open de Québec, du 18 au 23 juillet, et l’Open de l’Atlantique à Halifax, du 25 au 30 juillet.Le circuit des Challengers s’achève à Montréal avec le Tournoi des Maîtres, du 2 au 6 août.Chaque championnat régional open est dote d’une bourse de $15,000.Le tournoi des Maîtres est doté d’une bourse de $25,000.Toutes les compétitions comprennent des simples dames.messieurs, ainsi que des doubles dames, messieurs.Pour sa part.— la fédération canadienne de tennis a désigné les trois joueurs qui bénéficieront d’une qualification automatique.Il s'agit de Harry Fritz et Dale Power, tous deux de Toronto, classés respectivement premier et second joueur au Canada, et chez les dames, de Marrjorie Blackwood, d’Ottawa.Tennis Canada a également annoncé que Réjean Génois de Québec, troisième au circuit des Challengers des Etats-Unis, l’an passe, bénéficiera d’une cjualification automatique à 1 Open de Québec.INGÉNIEURS Le coeur des Britanniques battra pour Borg et Virginia Wade à Wimbledon ^Ezch ARRY ‘UIMET ¦ Ge LIMAS INGENIEURS ¦ CONSEILS PLANS-DEVIS-SURVEILLANCE-GÉRANCE EXPERTISES pour ÉTUDES LÉGALES COMPAGNIES D’ASSURANCES 3400 ouest Jean-Talon — Montréal — 342-4042 CLIMATISATION ÉLECTRICITÉ PLOMBERIE CHAUFFAGE LIGUE NATIONALE (parties d’hier non comprises) Section Est 9 P moy.diff.CHICAGO 35 27 .565 — PHILADELPHIE .31 29 .517 3 MONTRÉAL .33 33 .500 4 PITTSBURGH .29 33 .468 6 NEW YORK 30 38 .441 8 ST.LOUIS 24 43 .358 13V2 SAN FRANCISCO Section Ouest 41 23 .641 1 CINCINNATI 41 25 .621 LOS ANGELES .36 29 .554 5V2 HOUSTON 29 32 .475 10 Va SAN DIEGO 29 36 .446 12V2 ATLANTA 26 36 .419 14 LIGUE AMÉRICAINE Section E»t 9 P BOSTON.47 21 BALTIMORE i.39 27 NEW YORK.38 28 MILWAUKEE .38 28 DETROIT.33 31 CLEVELAND.27 36 TORONTO.21 44 Section Ouest KANSAS CITY .'.35 29 CALIFORNIE.35 31 TEXAS.33 32 OAKLAND.33 34 CHICAGO .31 34 MINNESOTA.27 37 SEATTLE.22 47 moy.691 .591 .576 .576 .516 .429 .323 diff.LONDRES (Reuter) — Les vedettes milliardaires du tennis moderne se retrouvent lundi prochain sur les courts de l’Ail England Club de Wimbledon pour l’un des principaux événements du calendrier sportif britannique.Mélange subtil de manifestations sportives et de réunions de la bonne société, la saison estivale britannique s’est ouverte cette semaine avec la réunion hippioue d’As-cott.La semaine prochaine, le tournoi de tennis de Wimbledon prendra la relève puis viendront les régates royales d Henley où l'on peut entendre les voix stridentes des jeunes filles de la haute société encourager les rameurs à surmonter leur fatigue et leur souffrance.Wimbledon reste cependant le plus beau fleuron de l’été britannique.Organisé pour la première fois, dès l’invention, anglaise bien évidemment, du jeu de tennis, le tournoi s’est imposé comme le plus bel exemple de l’art de vivre des gentilliommes victoriens En cette année de grâce 1877, lorsque, pour la première fois, le claouement des balles retentit sur les courts en gazon, les ladies anglaises n’étaient pas autorisées à aller risquer leur féminité dans la banlieue londonienne.Les joueurs de l’époque seraient, à n’en pas douter, éberlués s’ils pouvaient mesurer l’évolution du jeu.La combativité sauvage de Jimmy Connors, la vitesse fulgurante des services de Ros-coe Tanner et le sourire comblé du comptable de Bjom Borg sont bien éloignés de l’aimable jeu du XIXe siècle.Seules les deux semaines de Wimbledon demeurent.Elles attirent un public toujours aussi dense mais qui reflète la Grande-Bretagne d’aujourd’hui.Le tournoi est un des grands moments de la vie des Britanniques des classes moyennes.Ils arrivent dans leurs voitures rutilantes, dévorent le contenu de leur panier de pioue-nique puis pénètrent dans l'enceinte du All England Club dont les courts ont été bichonnés pendant onze mois et demi de l’année par des hommes conscients de l’importance de leur mission.Dans l'enceinte sacrée qui n’ouvre ses portes qu’à deux IMUiaiIEH Ligue Nationale (Partie» d'hier non comprise*) ab CS moy.Burroughs, Atl .206 67 .325 Griffey, Cin 268 87 325 Lopes, LA .199 63 .317 Puhl, Hou .219 69 315 Driessen, Cin .213 67 315 Smith, LA 195 61 .313 Foster, Cin 256 80 .313 Bowa, Phi .250 78 .312 Parker, Pgh .241 75 .311 Ligue Américaine (Partie* d’hier non comprise*) ab c* moy.78 .358 52 .329 72 .323 51 .323 55 .322 89 319 70 .315 66 .314 73 .313 Piniella.NY.158 Reynolds, Sea .223 Rice, Bos.279 Lynn Bos.222 Sundberg.Tex .210 Molitor.Mil .233 heures de l’après-midi, les coeurs des britanniques battront cette année encore pour Virginia Wade.Fille d.’un vicaire du Kent, archetype des habituées du All England Club, Miss Wade est enfin parvenue l’année dernière à vaincre ses nerfs pour atteindre la gloire.Cette année, elle tentera de conserver un titre du simple dames conquis de haute lutte Le Suédois Bjom Borg.détenteur du titre masculin s’efforcera de remporter son troisième saladier d’argent successif.Pour lui.les problèmes nerveux n’existent pas.Âgé seulement de vingt-deux ans, il semble doté d'un calme à toute épreuve qui lui a permis de résister au chauvinisme du public italien et de remporter la finale des internationaux de Rome contre 1T-talien Adriano Panatta.À Wimbledon, Borg ne rencontrera pas la même hostilité.Le public britannique aime son attitude sur les courts de tennis et souhaite le voir égaler le record de l’Anglais Fred Perry, dernier champion à avoir remporté trois titres successifs de 1934 à 1936 TRUDEAU GASCON LALANCETTE ASSOCIÉS INGÉNIEURS-CONSEILS 861-9431 PLACE DU CANADA SUITE 2220 MONTRÉAL.H3B2N2 TÉLEX NO : 05-24768 CLAUDE GALIPEAU & ASSOCIÉS Ingénieurs-Conseils 11905 E Notre-Dame Pomte-aux-Trembles Mil.Qué -H1B2Y4 Tél 645-9277 — Plans, devis et surveillance.— Mécanique/électricité de bâtiments.— Éclairage de rue — Génie industriel.— Machinerie et équipement.— Études énergétiques — Programme d’entretien préventif.— Expertises légales.GROUPE D EXPERTS-CONSEILS LAVALIN Études socio-économiques et de factibilité Ingénierie de l'infrastructure publique et industrielle Approvisionnement et Gérance de Projets 1130 OUEST.RUE SHERBROOKE MONTRÉAL QUÉBEC.H3A ?R5 TEL (514) 288 1740 CABLE LAVAUN TELEX LAVALIN MTl 055 61250 V M ;j^wot/vou^4cMp,p< 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Trois fol».- Pe-tlte prairie.- 10—Passionné d'une science, d'une idée, etc.— Petites pommes rouges ,^11—Note de la gamme — lf>.Amour tendre (plur ).12—Un nombre.— Sorte de ca-a nard.T' Vartlcalamant 1—Emmancher de nouveau.» 2—Appareil servant A préparer l'ozone.— Ce qui est dû A quelqu'un.3—Unité de mesure utilisée pour le numérotage et le titrage des fils textiles — Lettre grecque.— Croyance fervente.4— Absence pathologique mouvement.5— Coups de baguette.— Orge nés plats de forme circulaire.— Grain farineux, ex collent aliment.6— Pas ailleurs.— Notre-Dame — Salle de travail.7— Relative A l'écluse.8— Peu de chose.— Roulé en spirale 9— Ce qui est dû A quelqu un.— Au golf, petite cheville.— Ride 10— Les fesses — Extrémité de la jambe de l'homme.11— Pronom Indéfini.— Du dla lecte provençal.— Mammifère au corps lourd et massif.12— De l'Italie — Métal précieux.Solution d'hier iai « 5 e z s
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