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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 20 octobre 1978
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1978-10-20, Collections de BAnQ.

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’ rI MS CE QUE DOIS L/ano iei Laurenuaes 'ur le chemin de Sle-Ad«le à Ste Marguerite LE RESTAURANT I GRILLADES FRUITS DE MER Sortie 69 de lauloroute Réservations 1-228-2426 c Vol.LXIX - No 243 Passages nuageux.Maximum 10.Montréal, vendredi 20 octobre 1978 Férié 25 CENTS Ottawa donne un sursis aux postiers OTTAWA (CP) — Le ministre des Postes, M.Gilles Lamontagne, a annoncé hier que le gouvernement avait décidé de ne pas sévir immédiatement contre les employés des postes en grève illégale, pour leur donner le temps nécessaire de se plier à la loi ordonnant leur retour au travail.Le ministre de la Justice, M.Otto Lang, a fait entendre un tout autre son de cloche à Ottawa cependant, en annonçant que son ministère proposait de prendre aujourd’hui ou samedi les mesures qui s’imposaient pour obliger les grévistes à retourner au travail.Le ministère de la Justice, semble-t-il, pense à toute une gamme de “remèdes ’, dont des injonctions.On tient de bonne source au DEVOIR que le gouvernement ne sévira toutefois pas avant lundi pour permettre aux grévistes de décider à tête reposée de reprendre le travail, comme la loi spéciale adoptée d'urgence mercredi, l’exige.Maigre cette loi, les membres du Syndicat des postiers du Canada ont fait savoir hier dans les grandes villes du pays qu’ils écouteraient plutôt les recommandations de leur président, M.Jean-Claude Parrot, qui les a exhortes à continuer d'exercer leur droit de grève “jusqu’à ce qu'une convention soit conclue entre le syndicat et le Conseil du trésor”.Après s’être entretenu hier avec son collègue de la Justice, le ministre des Postes, M.Lamontagne, a annoncé que les postiers retournaient graduellement au travail.La grande majorité des 23,000 grévistes est cependant demeurée dans la rue, défiant le gouvernement.M.Lamontagne a expliqué hier qu’il ne voulait pas appliquer rigoureusement la loi dès la première journée de son entrée en vigueur pour donner aux grévistes qui désiraient retourner au travail le temps de réfléchir et de vaincre leur crainte des lignes de piquetage illégales.Le ministre de la Justice, a-t-il ajouté, est à prendre les mesures nécessaires pour que les postiers désireux de rentrer au travail puissent traverser sans encombre les lignes de piquetage qui ont été établies.Plus tôt dans la journée, M.Lamon- tagne avait déclaré que les forces policières du pays avaient été avisées d’accorder leur appui si nécessaire aux grévistes qui désiraient franchir les lignes de piquetage.Le ministre des Approvisionnements et services, M.Jean-Pierre Goyer, a déclaré lui aussi que le gouvernement comptait sur la police et les tribunaux pour faire respecter la loi.Le cabinet, a précisé M.Goyer, étudie la possibilité de faire émettre des injonctions puisqu’il sera difficile autrement pour la police de faire respecter la loi.Le leader conservateur, M, Joe Clark, a demandé au gouvernement aux Communes quand il entendait nommer un arbitre-médiateur pour régler ce conflit.M.Ouellet, ministre du Travail par in- térim, l’a assuré que le gouvernement faisait tout en son pouvoir pour nommer cet arbitre-médiateur le plus tôt possible.Le ministre des Postes, M.Gilles Lamontagne, a répondu hier aux accusations lancées la veille par le président du Syndicat des postiers du Canada, M.Jean-Claude Parrot.“La loi, a déclaré M.Lamontagne, a été adoptée pour continuer à assurer à nos employés la protection que leur accorde une convention collective de travail et pour éviter les conséouences désastreuses qui découlent inévitablement d’une grève nationale aux postes".“Nous estimons, a-t-il poursuivi, que nos employés reconnaîtront le bien fondé de cette législation conçue dans l'intérêt commun et qui est tout à fait nécessaire pour restaurer le service que reclame le peuple canadien.Nombre d’employés, a ajouté le ministre des Postes, otit demandé au gouvernement d'intervenir comme il vient de le faire, afin de remettre le service en marche le plus tôt possible.Je m'attends donc à ce que les employés retournent au travail comme la loi l’exige.Toutes nos installations sont d'ailleurs ouvertes et prêtes à les accueillir”.L’appel de M.Lamontagne semblait avoir été écouté hier par les seuls employés des postes de Sarnia, en Ontario.Les chefs syndicaux des postiers dans cette ville ont en effet recommandé à Voir page 6: Ottawa Le projet de loi déposé sous peu Une réserve protégera les sols cultivables par Jean-Claude Picard QUEBEC — Le premier ministre, M.René Lévesque, a lui-même mis un terme hier à la confusion qui semblait entourer depuis quelques semaines la question du zonage agricole en affirmant que le cabinet s était finalement entendu sur le contenu de la législation et qu elle serait présentée sous peu à l’Assemblée nationale.Selon divers renseignements recueillis hier par LE DEVOIR, ce projet de loi, iUGSSHBi ¦ Le procureur de la Commonwealth Plywood a payé une note du syndicat ¦ La CECM ne fera pas la chasse aux élèves “inadmissibles”' — page 3 ¦ Un mandat pour Blake-ney: un éditorial de Jean-Claude Leclerc ¦ La loi d’urgence: trop fort et trop vite: un commentaire de Michel Roy — page 4 ¦ Desmarais abandonne son projet d’acquérir Argus — page 13 ¦ Bouchard devra choisir entre le hockey et les affaires — page 25 Protégées par ce texte : donc à l’ave- ia qui comptera parmi les pièces législatives les plus importantes de cette session parlementaire, reposera sur les grandes données suivantes: ¦ l’essentiel des bonnes terres agricoles du Québec — soit environ 6 millions d’acres actuellement classés par le ministère de l’Agriculture dans les catégories 1 à 5 — sera appelé à faire partie de ce que le projet de loi appellera “la réserve agri-coîe du Québec”.Protégées législatif, ces terres devront nir être consacrées exclusivement à production agricole; ¦ les terres arables actuellement sous spéculation — plus de 800,000 acres selon les statistiques de 1975 — devront obligatoirement etre retournées à l’agriculture.Toutefois les municipalités seront consultées dans la détermination de leur périmètre urbain, là où se retrouvent évidemment la majorité des terres arables aux mains des spéculateurs; ¦ l’Etat créera, à même les deniers publics une banque de terres agricoles.Cette banque sera constituée à partir des terres qui.pour une raison ou pour une autre, ne pourront trouver immédiatement préneur sur le marché.Ces terres pourront, par la suite, être soit louées ou revendues à des agriculteurs; ¦ le contrôle de toute l’opération reviendra à une Régie d’Etat qui verra à l’application concrète du projet de loi.Cette régie, qui aura le dernier mot dans la détermination des zones à protéger, devra toutefois tenir compte des représentations des municipalités; ¦ le projet de loi sera enfin accompagné d une série de mesures, non dévoilées pour l’instant, visant à développer la production agricole et assurer un meilleur revenu aux agriculteurs.Il est important de signaler que cette dernière disposition rencontre le point de vue exprime par l’Union des producteurs agricoles du Québec au moment de la consultation menée par le ministre Jean Garon.L’UPA qui.à la surprise de certains, avait exprimé son plein accord à un projet de loi protégeant les terres agricoles, avait cependant exprimé le souhait que le gouvernement dévoile parallèlement plusieurs mesures destinées à favoriser le développement de l’agriculture et inciter les cultivateurs à conserver leurs terres.En revanche cependant, et même si les municipalités seront certes heureuses d’apprendre que le projet de loi leur réserve un certain rôle dans la détermination des zones agricoles, il en va tout autrement des conseils de comté qui avaient réclamé, à leur récent congrès, le pouvoir d’appliquer la législation gouvernementale En fait, les conseils de comté, qui seront appelés à jouer un rôle déterminant au moment où le gouvernement fera connaître sa politique en matière de décentralisation et d’aménagement du territoire, rejetaient l'hypothese d’une Régie d’Etat et souhaitaient que le pouvoir d’application de la loi du zonage agricole leur soit confié immédiatement.A cet égard, les renseignements recueillis indiquent que le gouvernement a décidé de trancher dans le vif et de ne pas attendre cette éventuelle politique d’aménagement du territoire pour procéder Voir page 6: Une réserve » ¦ Mm ’¦I.“ Un policier de la capitale fédérale tente de “convaincre ' un postier en grève de quitter sa ligne de piquetage, hier à Ottawa.En dépit d’une loi adoptée au Parlement les forçant à reprendre le travail, les postiers canadiens ont décidé de poursuivre leur grève.(Photolaser CP) L’aviation rhodésienne frappe un camp nationaliste en Zambie Des appareils de l'armée de l’air rhodésienne — quatre à six selon les témoins — ont bombardé hier matin un camp de nationalistes rhodésiens situé à 20 kilomètres de Lusaka, la capitale zambienne.Selon le gouvernement zambien, il s’agis-, sait d'un camp de réfugiés de l’Union populaire africaine Zimbabwe (ZAPU) de M.Joshua Nkomo, à Chimkumbi.D’après l'état-major de Salisbury, cette base constituait “le principal état-major à partir duquel sont préparées les opérations terroristes de la ZAPU contre la Rhodésie.” Ce raid aurait fait au moins entre 400 et 500 morts, apprend-on de source hospitalière dans la capitale zambienne.On Indique de même source que des corps de maquisards, morts ou blessés sont amenés sans cesse dans les différents hôpitaux de la ville, faisant craindre un bilan plus élevé encore.Des témoins ont vu de nombreux blessés gagner tant bien que mal le commissariat de police de Nyerere.certains avait perdu une jambe, d'autres un bras En revanche, les premiers blessés arrivés à l’hôpital de Lusaka à bord de jeeps, lan-dovers et automobiles, tous des jeunes gens, pieds nus en uniforme kaki, ne semblaient pas grièvement atteints.Les journalistes, que des maquisards de la ZAPU en armes empêchaient de gagner La C.de commerce définit la “troisième voie” par Michel Nadeau Insatisfaite des propositions de “fédéralisme renouvelé ’ et de “souveraineté-association”, la Chambre de commerce de la province de Québec a décidé de définir cette fameuse “troisième voie” dans le débat sur l’avenir politique du Québec.Le conseil d’administration de cet organisme vient d’adopter les grandes lignes d’un projet de reorganisation constitutionnelle qui prévoit des changements majeurs dans “l’association fédérale canadienne”.Ce document confidentiel, dont LE DEVOIR a obtenue copie, sera soumis à l’assemblée générale lors du congrès annuel au début du mois prochain.La proposition de la Chambre accorde nettement plus de pouvoirs aux provinces.Les principales modifications seraient les suivantes: ¦ confier aux législatures des provinces les pouvoirs résiduaires de la nouvelle constitution; ¦ attribuer aux provinces l’exercice d’un droit d’option de l’administration des secteurs où le gouvernement fédéral aura la compétence législative exclusive à l’exception de la monnaie, la défense nationale, de la politique extérieure et des Rôtisserie 340 est, rue Sainte-Catherine près de Saint-Denis 288*2441 Postes.L’exercice de ce droit comporte évidemment le pouvoir de percevoir directement les impôts nécessaires.¦ soumettre 1 élaboration des politiques monétaires et tarifaires, dont la compétence relèvera d’Ottawa, à des consultations formelles avec les provinces.Ces politiques devront tenir compte des opinions formulées, de la diversité de l’état de développement de l’économie des provinces; ¦ soumettre les politiques fiscales des gouvernements fédéral et provinciaux à des consultations formelles.La Chambre de commerce est également d’avis que le pouvoir déclaratoire du gouvernement fédéral (celui de décla- rer qu’un projet est d’intérêt national) devrait être soumis à l’approbation formelle d’une majorité des provinces dont ferait partie obligatoirement l’Ontario, le Québec et la province concernée, s’il y a lieu.Il est également possible qu’une province décide de réorganiser son économie.La Banque du Canada devrait alors accorder un régime de conditions spéciales pour le financement de cette réorganisation économique.Cette position, adoptée par la direction de la Chambre le 21 septembre, a été préparée par un comité de douze membres préside par M.Roger B.Hamel, premier vice-président et dirigeant de la Com- pagnie pétrolière Impériale au Québec.Deux anciens présidents, MM.James N.Doyle et Paul-Gaston Tremblay faisaient également partie du comité.En préambule, le comité a étudié le contenu économique de trois propositions de “fédéralisme renouvelé”.En ce qui concerne Le temps d'agir mis de l avant par MM.Trudeau et La-londe, on mentionne “Le contenu économique de cette option est impossible à analyser.Elle ne laisse cependant prévoir aucun changement aux politiques actuelles.” On déplore également le manque de clarté de la position du Parti liberal du Québec.Cependant, le nouveau partage des compétences, comme M.Ryan l’a laissé entrevoir, “aurait pour effet d'accroître les retombées fiscales et les pouvoirs d’intervention économique du gouvernement du Québec.” Enfin on constate que la “régionalisation " réclamée par les provinces de l'Ouest reste encore à définir.Au total, le Comité remarque que “la dynamique du gouvernement central fait qu’il s’accapare d’une part toujours croissante des compétences provinciales à la fois par l'implantation de "normes nationales” et avec l’appui de son pouvoir de dépenser.Au passage, la Chambre fait allusion au Voir page 6: La C.de commerce Santé et sécurité au travail Le Livre blanc reconnaît le droit de cesser de travailler le camp, n’ont vu que des hommes parmi les victimes.Priées d’expliquer comment il se faisait qu'autant d’hommes en uniforme aient été blessés dans un camp de réfugiés, les autorités zambiennes ont avancé que ce camp état peut-être gardé par des maquisards Les journalistes ont vu sortir de la brousse des hommes armés de fusils d’assaut AK-47 de fabrication soviétique.Le commandement rhodésien a affirmé dans un communiqué avoir averti à l’avance la Zambie qu’un raid serait lancé contre des bases de combattants nationalistes sur son territoire “Les forces de sécurité rhodésiennes ont pris des mesures appropriées pour avertir les autorités zambiennes que l’attaque visait seulement la base terroriste et qu’il ne s'agissait en aucun cas d’une attaque contre la Zambie En vue d’éviter une interférence accidentelle de l’aviation zambienne, il fut requis que tout le trafic aérien civil soit détourné du secteur, ce qui fut fait, indique le communiqué, sans autre précision à ce sujet.Il déclare par ailleurs que l’attaque a duré moins d’une demi-heure.Tl est prouvé que cette opération a effectivement coupé l’état-major de la Zipra de ses forces et a infligé à celles-ci de lourdes pertes", ajoute le commandement rhodesien qui précise que les forces rhodésiennes ayant participé à ce raid sont “retournées saines et sauves a leur base”.M Nkomo a déclaré à l’agence Reuter que des hommes armes étaient cantonnés autour du camp pour protéger les réfugiés.Les raids rhodésiens en Zambie et au Mozambique constituent un “grave élargissement” du conflit rhodésien, a déclaré M Torn Reston, porte-parole du departement d'Etat "Nous déplorons cette escalade de violence, qui nous préoccupe”, a-t-il déclaré.“Ce renouvellement de violence, a ajouté le porte-parole, confirme notre conviction de la Voir page 6: L'aviation par Gilles Provost Chaque année, un travailleur québécois sur huit est victime d’un accident ou d’une maladie provoquée par son travail.Environ 8.000 restent handicapés pour la vie tandis que de 250 à 280 autres y laissent leur peau, selon les années.Bon an mal an.ces tragédies entraînent au moins la perte de huit millions de jours de travail, l’équivalent de 31.000 hommes à temps complet à longueur d’année.L’an dernier, les employeurs québécois ont dù verser plus de $400 millions en dédommagement aux victimes qui avaient le “bonheur” d’être admissibles aux maigres prestations de la Commission des accidents du travail (CAT).Tel est l’énorme problème social et économique auquel s'attaque le Livre blanc sur la santé et la sécurité au travail qu'a publié hier à Québec le ministre de 1 Etat au développement social, M.Pierre Marois II doit présenter un projet de loi dans quelques semaines pour concrétiser les réformes qu’il vient de mettre de l’avant.Les principales réformes proposées sont les suivantes: ¦ D’abord, il proclame le droit et le devoir des travailleurs de veiller à leur propre sécurité, par exemple en cessant de travailler sans risque de sanction s’il y a danger imminent pour leur santé et leur vie ou celle de leurs camarades Tout ce qui peut constituer une atteinte immé- diate et irréversible à la santé est considéré comme danger “imminent"; ¦ le Livre blanc affirme aussi qu’il revient au milieu de travail lui-meme de régler ses propres problèmes (évidemment avec l'aide du gouvernement) et il propose la création, dans chaque entreprise de plus de 10 employés, d'un comité paritaire de santé et de sécurité dont au moins la moitié des membres seraient nommés par les employés; ¦ il propose 1 abolition des "médecins de compagnie" et leur remplacement par des spécialistes deux fois plus nombreux rattachés organiquement au système de santé public.Ces "médecins du travail seraient choisis par le comité paritaire de l’entreprise ou, à défaut d’accord, par les responsables provinciaux Le personnel para-médical (infirmières) nécessaire aux services de santé dans l'industrie serait aussi doublé et rémunéré, comme les médecins, par le gouvernement.Les fonds nécessaires viendraient d’une cotisation spéciale versée à l’assurance-maladie par les employeurs; ¦ les services d'inspection industriels, responsables de surveiller le respect des lois et d’imposer des améliorations ou même des sanctions, seraient unifiés et restructurés sous la responsabilité directe du ministre du Travail; ¦ l'actuelle Commission des Accidents du travail sera complètement repensée et chargée non seulement de fournir des dé- Voir page 6: Le Livre blanc cÆezVITO^ CttHûte GutAccttique mecArectie &ioe a T/tottfréat ATMOSPHÈRE.TRADITION EXCELLENCE 735-3623 54 72 Côte des Neiges Montréal ta Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 2 Bill Bennett_________________________ Être flexible, mais au sein d’un seul pays par Daniel Raunet correspondance particulière au DEVOIR Dans cette entrevue exclusive le premier ministre de la Colombie-Britannique, M.Bill Bennett, répond aux questions du correspondant du DEVOIR dans cette province, sur les positions du gouvernement colombien rendues publiques mercredi sur la réforme constitutionnelle.m Vous venez de proposer une réforme constitutionnelle basée sur le concept de la représentation de cinq régions au sein du Sénat.Cette réforme accroitrait les pouvoirs des provinces.Mais dites-moi si je me trompe en lisant dans vos propositions qu'une province comme le Québec n'aurait pas plus de pouvoirs ou de champs de compétence que la Colombie-Britannique?— Oui, le Québec aurait les mêmes pouvoirs que maintenant.En outre, chaque région jouirait d’un droit de veto parce qu’il faudrait raccord de toutes les régions pour tout projet de loi d’intérêt provincial.Le Québec aurait donc exactement les mêmes pouvoirs, Mais au lieu d’accorder à l’Ouest, qui soit dit en passant correspond à la moitié du pays, un quart des pouvoirs régionaux, nous en aurions les deux cinquièmes, ce qui reflète mieux la réalité géographique, démographique et le cours de l'histoire.¦ Pensez-vous qu’il soit nécessaire d’accorder au Québec une juridiction-supplémentaire dans certains domaines auxquels les autres provinces n'auraient pas accès?Etes-vous en faveur d'un statut spécial?— Non En lisant les propositions de la Colombie-Britannique, vous verrez qu’elles répondent aux différences régionales.Elles permettent aux différentes régions de ne pas être soumises de façon rigide aux décisions fédérales dans de nombreux domaines.Elles prévoient l’expression de différences régionales telles que la langue et la culture, où les intérêts économiques.Elles permettent d'être flexible, mais au sein d’un seul pays.C’est bien plus précis que ce que nous avons maintenant, tout en accordant des possibilités bien plus grandes d’influencer les décisions centrales.Cette consultation des provinces au niveau fédéral n'a pas eu lieu jusqu’à présent.Les deux types de veto que je propose (veto absolu pour les projets “revêtant une importance cruciale pour les provinces”, veto suspensif pour les autres) ne seraient pas utilisés avec exagération.Dans d’autres pays de système fédéral, l’existence de ce droit garantit le recours à la consultation.¦ Vous éprouvez de sérieuses réticences à inclure dans la constitution de nouvelles garanties concernant les droits linguistiques.Quoique cette position ait un certain sens dans une province qui ne compte qu’un virgule six pour cent de francophones, pensez-vous que votre point de vue réponde suffisamment au problème de l’unité nationale?— Ce que je dis, c’est qu'il y a de grandes différences entre les diverses provinces du Canada.Mes propositions leur permettent de légiférer.Nous avons déjà une législation fédérale concernant les droits linguistiques.Chaque gouvernement provincial devrait pouvoir faire face à ses propres besoins en matière linguistique en plus des domaines déjà garantis par le gouvernement fédéral.Ce système satisferait le Québec, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Ecosse, Terre-Neuve, toutes les provinces, en répondant, je répète, ont des besoins spécifiques.Besoins qui pourraient d’ailleurs changer avec le temps.Si vous incluez cette question dans la constitution, vous présupposez qu’il n’y aura jamais de changement.¦ Les Québécois ont souvent l'impression qu’ils peuvent obtenir des négociations avec Ottawa et les autres provinces quelque chose de plus qu’un débat sur la constitution.Quelles sont vos réactions aux récentes précisions données par M.Lévesque sur son concept de souveraineté-association?— Je rejette ce concept de souveraineté-association.Je l’ai déjà rejeté avec mes collègues sous la forme d’un motion de la conférence des premiers ministres de l’Ouest.Je main- tiens cette position.Je suis un fédéraliste parce que je suis un Canadien.Je suis Canadien, je suis né Canadien, mais mes attaches sont en Colombie-Britannique, tout comme d’autres Canadiens ont leurs attaches ailleurs.Etre Canadien, c'est vouloir faire partie d’un grand pays.Ce que je dis, c’est qu’il y a des sentiments d'aliénation dans ce pays, des disparités régionales dont peuvent rendre compte un système de gouvernement plus moderne, un Sénat restructuré, une représentation régionale, une participation aux nominations des responsables des diverses commissions et offices fédéraux.¦ En ce qui concerne le dialogue avec le Québec, est-ce que vous pensez qu’il est possible d'accomplir des progrès avec le present gouvernement provincial.Je relève en particulier une de vos déclarations où vous disiez: si M.Lévesque ne comprends pas, nous négocierons avec ses successeurs.— J’espère que M.Lévesque comprendra.Il a exprimé une série d'objectifs qui, selon les sondages effectués au Québec, deviennent de moins en moins réalisables et qui correspondent de moins en moins à ce que les Québécois souhaitent, si je comprend bien les sondages, et je pense qu’ils sont exacts.S’il veut répondre aux aspirations des québécois, il devra reconsidérer sérieusement les moyens d'oeuvrer de concert, plutôt que de chercher à nous diviser.Je crois que les Québécois ont un grand avenir au sein du Canada, tout comme les habitants de la Colombie-Britannique.Si ce n’était pas ce que je pense, je ne passerais pas tant de temps à essayer d’améliorer les mécanismes de la collaboration entre les différents gouvernements.¦ Vous avez maintenant amplement eu l'occasion de rencontrer directement M.Lévesque.Est-ce que vous pensez qu’il est homme à modifier ses positions, à mettre en quelque sorte de l’eau dans son vin?— Je ne sais pas.Je l’aime bien en tant que personne.Quand on aime bien quelqu’un sur le plan personnel, on espère toujours pouvoir le faire évoluer sur le plan politique, ou trouver des compromis.J’aime également M.Ryan et bien d’autres.¦ Mieux que M.Lévesque, — Non.J’aime tout le monde au même degré.Tout ce que £x*cv:v je recherche, c’est un traitement équitable dans ce pays.¦ Vous avez récemment qualifié le gouvernement de M.Trudeau de canard boiteux.Quel est votre appréciation des résultats des élections partielles?Mes propos sévères n étaient pas de nature personnelle.Ils visaient n’importe quel gouvernement qui en est à sa cinquième année et qui aux yeux du public n'est plus mandaté.C’est ce que j’appelle un gouvernement canard boiteux.Tout gouvernement qui en est à sa cinquième année et qui sera forcé de déclencher une élection générale s’il ne le fait pas rapidement n'a plus de mandat et n’est plus considéré comme un gouvernement solide par la population.C’est là une source d’incertitude., ¦ Et vous-mème, avez-vous écarté la possibilité d'une élection provinciale cet automne?— Je ne m’interdis jamais certaines options.J’ai encore un long mandat devant moi, mais je ne me lierais pas en disant j’irai aux urnes plus tard plutôt que maintenant J'y irai quand ce sera dans l’intérêt de la population de la Colombie-Britannique.24 heures dans la vie du pape Jean-Paul II CITE DU VATICAN (AFP) — Jean-Paul II a transporté au Vatican ses habitudes de l’Europe centrale.Au troisième étage du palais apostolique, peu avant huit heures, flotte dans les loges de Raphaël le parfum inhabituel des oeufs sur le plat qui, avec du café noir, du jambon cru ou de la viande, constituent le premier repas du nouveau pape, d’ailleurs préparé par trois religieuses de l’ordre des Servantes du Sacré-Coeur, ori-inaires de l’archidiocèse de Iracovie.Jean-Paul II se lève très tôt.A cinq heures, les deux fenêtres de sa chambre sont déjà ouvertes.Comme son prédécesseur, il préfère l'air frais à l’air conditionné.11 célèbre la messe à 7 heures avec son secrétaire particulier, Mgr Stanislaw Dziwisz.Mais sa méditation spirituelle commence bien avant: pendant une heure, dès son lever, il lit prières et textes religieux.Il trouve très agréable de se promener en lisant sur la grande terrasse que Paul VI a fait construire sous le toit du palais apostolique.Là, le pape porte le costume noir qu'il a emporté de Cracovie.Il ne passe la soutane qu'à son retour dans sa chambre.Après avoir lu les journaux, envoyés par le marchand de la Place Saint-Pierre, il commence à exercer son “métier" pape à son bureau.Il feuillette très rapidement les dossiers.11 peut lire à grande vitesse et a une très bonne vue.Contrai- Jean-Paut II rement à ses précédesseurs.il n’a pas besoin de lunettes.Chez le pape, on déjeûne à 13 heures, de plats toujours très simples.On parle beaucoup à table, assurent ceux qui ont eu le privilège de partager ces repas.Le traditionnel verre de bière polonaise est parfois remplacé à Rome par un verre de vin blanc.L'après-midi, le rythme est à peu près semblable à celui du matin.Le pape consacre beaucoup de temps à la prière, avant de se rendre à son bureau.Il est en train d’écrire les discours qu'il adressera aux ambassadeurs, aux journalistes, aux missions extraordinaires qui assisteront à la messe d’intronisation.Jean-Paul II écrit toujours à la main, d'une écriture régulière que les dactylos de la secrétairerie d’Etat n’ont aucun mal à déchiffrer.11 se lève souvent de son bureau pour consulter des livres.Il n’aime pas rester longtemps assis, et l’a prouvé en recevant les cardinaux debout et en refusant le trône qui lui était proposé par Mgr Jacques Martin, préfet de Ta maison pontificale.Il se sert souvent du téléphone.Il a ainsi appelé ses anciens collaborateurs de Cracovie pour leur annoncer son intention de les retrouver le 8 mai prochain, pour l’anniversaire de la mort de saint Stanislas.Le soir.Jean-Paul II dine à 8 heures, encore une fois avec des proches qui restent avec lui le repas terminé.Ensuite seul, le chef de l’Eglise lit encore pendant une heure environ Les lumières de sa chambre s’éteignent vers onze heures.Dans ce programme des premiers jours, Jean-Paul II n'a pas encore placé les “pauses sportives" qui lui sont chères.Personne n’ose avancer d’hypothèses sur les futures activités sportives du chef de l’Eglise.“Il est probable qu'il devra les sacrifier en grande partie”, commente-t-on.Pourtant, les jardiniers du Vatican sont en train de soigner les allées, le court de tennis, les aires réservés au jeu de boules et au volley-ball, ce dernier sport étant très apprécié du pape.Philippe ARIES a publié aux Editions du Seuil L’homme devant la mort $ 22.95 Essai sur l’histoire de la mort en Occident Du Moyen âge à nos jours $ 9.30 Collection de poche Points $ 3.95 L’enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime Collection de poche Points $ 4.95 I I I B I 1 I I I I I I I I I I I I I I I I I I I i I I I I I I I I Le Canada » ir* A» Pour vous, de Montréal VANCOUVER 7H30 Vol quotidien avec petit déjeuner et collation.Ou encore, correspondance 747 sans escale à Toronto (en DC8, le lundi).Petit déjeuner et déjeuner.10h45 Vol quotidien avec repas.Le samedi, départ à lOhlü.18h15 Vol quotidien.Collation et dîner.CALGARY 7h30 Vol quotidien.Petit déjeuner et déjeuner.EDMONTON 7h30 Vol quotidien.Correspondance à Toronto.Petit déjeuner, déjeuner et collation.16h45 Vol quotidien avec dîner l’après-midi.O Edmonton Ottawa 0 Montréal O M 0 Vancouver O Calgary 0 Winnipeg Toronto TORONTO 7H30 Quotidien.Petit déjeuner.10H45 Quotidien.Rafraîchissements.A lOhlO, le samedi.16h45 Quotidien.Rafraîchissements.18H15 Quotidien.Collation.WINNIPEG 7H30 Quotidien.x Correspondance sans escale à \ Toronto.Petit déjeuner et collation.16h45 Dîner.Vol quotidien.Appelez votre agent de voyages.Ou encore, si vous êtes dans la région de Montréal, communiquez avec CP Air: 931-2233.Dans certaines parties du Québec, composez 1-800-361-8026 sans frais.CP et li sont les marques déposées de Canadien Pacifique Limitée.mm P m m On vole à votre Le monde de CP Air à votre portée: Canada, Europe, Mexique, Amérique du Sud, Californie.Hawaï, Fidji, Australie, Orient.CPAîr V 4 4 i» Montréal, vendredi 20 octobre 1978 LE DEVOIR Le dossier n’a pas bougé d’un pouce Plus de gratuité des soins par Marie Laurier H ne reste plus que dix jours avant que la désaffiliation des dentistes du régime de gratuité des soins dentaines ne prenne effet.C’est en effet le 30 octobre prochain que les parents des enfants de moins de 14 ans devront défrayer eux-mêmes les frais encourus pour les traitements dentaines qui sont couverts par la Régie de l’assurance-maladie du Québec.Les négociations entre le ministère des Affaires sociales et l’Association des chirurgiens-dentistes du Québec (ACDQ) ne sont pourtant pas rompues et même une rencontre est prévue aujourd'hui.Mais le dossier n’a pas évolué d'un pouce sur les clauses litigieuses qui portent, rappelons-le, sur la tarification des actes.Pire, les deux parties s’obstinent toujours dans les mathématioues modernes, à savoir l’interprétation du pourcentage d’augmentation consentie d’une part, sur la hausse globale qu’elle représentera d’autre part.D’un côté, les dentistes assurent que cette hausse n’est que de 7,8%, tandis que le MAS répète qu elle se compare à celle accordée aux autres professionnelles de la santé, et l’évalue à 28%.Mais le ministère concède, et cela,a été confirmé à l’Assemblée nationale mercredi par le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, que les calculs n’incluent pas les soins de prévention.Or, c’est justement sur cette question que le dossier achoppe, les dentistes voulant conserver ce droit de dispenser les soins préventifs aux moins de 14 ans, le MAS en réduisant la fréquence et par conséquent les revenus des practiciens.Le MAS ne cache pas non plus son intention de confier éventuellement ces traitements à des hygiénistes dentaires qui sont à l’emploi de l’Etat, ce qui diminuerait évidemment les coûts.Dans plusieurs cabinets de dentistes d’ailleurs, du moins ceux qui retiennent les services de personnel auxiliaire, les traitements préventifs sont dispensés par ce dernier.Entre-temps, la menace de la non-participation de 1,550 dentistes pèse toujours comme une épée de Damoclès sur la tête des citoyens, puisque ce sont eux ui devront payer la note de ce conflit ans dix jours.Et à cet égard, un appel a été lancé à ces professionnels mercredi à l'Assemblée nationale, les incitant à se montrer raisonnables et compréhensifs.¦*4 s - ¦ ¦ % v • .¦ Depuis hier jusqu'à demain, les badauds peuvent constater de visu ce que peut donner $1 million en lingots d’or.Pour publiciser son prochain tirage, Loto Canada place en effet tout cet or à la vue des passants, au Viaduc de Place Bonaventure.Le transport s’est évidemment effectué selon toutes les normes sécuritaires en vigueur.(Photo Jacques Grenier) La Commonwealth Plywood \ Le procureur de l’employeur a payé une note du syndicat par Louis-Gilles Francoeur QUEBEC — Le président de la société Intercommunica, M.Yvon Turcot, a reconnu hier devant la commission parlementaire du Travail qu’une partie des dépenses entourant 1 organisation d'une conférence de presse du syndicat des employés de la Commonwealth Plywood avaient été acquittées par l’étude légale Byers, Casgrain et Associés, qui représente cet employeur.Cette révélation, qui établit un lien direct entre la compagnie et le syndicat qui a supplanté la CSN faisait suite à un long interrogatoire par la commission du président et de la secrétaire du syndicat, ainsi que du représentant de l’Union internationale des rembourreurs, au cours duquel le député Guy Chevrette a tenté de démontrer que la compagnie s’était délibérément engagée dans un processus de négociation avec un groupe d'employés qui n’était pas accrédité par le commissaire enquêteur au Travail.La compagnie, interrogée pour la première fois hier, a tout juste eu le temps de déposer son mémoire, qui explique comment elle en est arrivée à mettre à pied 118 de ses employés, en septembre 1977, à cause de ses difficultés economiques.Les révélations de M.Turcot ont toutefois dominé les travaux de la commission.L’ancien correspondant parlementaire de Radio-Canada a d'abora expliqué le travail qu’il avait effectué pour l’étude Byers, Casgrain, dont les services sont retenus depuis plus d'un an par la compagnie Commonwealth Plywood.La conférence de pressé du 2 mai dernier, organisée par le syndicat, assisté alors et hier par 1 étude Robinson, Cutler, Sheppard et Associés, a surtout retenu l’attention des parlementaires.Le 3 mai 1978, le DEVOIR établissait un lien entre la société de communication retenue par les avocats de la compagnie et l'organisation de cette conférence de presse, au cours de laquelle les employes à l'intérieur devaient refuser publiquement la médiation spéciale proposée par le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson.M Turcot a expliqué qu’il avait été convoqué par Me Pierre Langlois, de l’étude Cutler-Sheppard, pour une rencontre dans cette affaire.Le matin même, a précisé M.Turcot, “j’ai rencontré M.Caine et Me Bazin (Byers-Casgrain) au bureau de ce dernier.Ils ont passé en revue les événements des derniers mois et m’ont fait part que les employés avaient le projet de tenir une conférence de presse pour exposer leur version de la situation à Commonwealth Plywood.Ils m ont demandé si, au besoin, ils pourraient leur recommander In- tercommunica.Je n'y ai pas vu d'objection".Le président d'Intercommunica, Me Langlois, M.Donat Thériault, le président du syndicat se sont alors rencontré pour mettre au point le texte et l’organisation de cette conférence de presse.“Je peux vous dire cependant, a poursuivi M.Turcot, que l'avis de conférence de presse a été émis des bureaux d’Inter-communica, que les arrangements pour la location de la salle et d autobus pour transporter les employés ont été également faits des bureaux d’Intereommu-nica et pour le compte et au nom de Cutler, Sheppard et Al.En revanche, la facture d'Intercommunica pour les services relatifs à l'organisation de la conférence de presse a été adressée à Tétude Byers, Casgrain, qui Ta acquittée.Merci." Me Cutler s'est porté à la défense de son bureau et a demandé à M.Turcot s’il avait discuté avec Me Pierre Langlois de paiements d'honoraires éventuels en provenance de la compagnie.M.Turcot a alors répondu: “Il n’a jamais été question entre Me Langlois et moi du paiement de nos services ou de la rétribution de nos services (organisation et textes de la conférence de presse).Il a cependant été question de savoir à qui devaient être envoyées les factures et a quel nom devaient être loués les autobus et la salle de conférence.Il a été convenu par Me Langlois que cela allait se faire sous le nom de Tétuae de Me Cutler.Quant à la partie de la rémunération, il n’en a pas été question.Et s’il n’en a pas été question, quelqu'un, quelque part, devait tout de meme assumer que quelqu’un, quelque part, était pour payer." Me Cutler a réplique qu’il n'était pas satisfait de cette réponse sur un sujet aussi “grave" et que, pour sa part, il avait “l’intention d’aller plus loin’'.Le président de la Commonwealth a par la suite lu son exposé de 16 pages sur les difficultés financières de sa compagnie, qui expliquent à son avis le congédiement de ses 118 employés Tan dernier.La thèse de la Commonwealth contredit d'un bout à Tautre celle de la CSN, qui impute ce congédiement massif à son maraudage réussi, en septembre dernier, aux dépens de TUnion des rembourreurs, l’ancien syndicat en place.Un incendie a complètement détruit les installations de la Commonwealth, en 1973, et William Caine a raconté que devant les pressions du milieu de Sainte-Thérèse et par souci pour ses employés, il avait pris la décision de reconstruire une usine neuve.Des problèmes techniques, l'instabilité du marché et des difficultés d'approvisionnement, qu'il impute à l'ancien responsable des Terres et Forêts, Ta amené a considérer, à Tété 1977, la possi- bilité d’une fermeture immédiate et définitive ou celle du congédiement massif, hypothèse finalement retenue M.Caine a nie avoir fait appel à des scabs et produit les listes d'ancienneté utilisées pour ces ruses à pied.Il a aussi fait état des menaces, tracas et violences de tout sorte dont ses employés et son usine ont fait Tobjet après 1 arrivée du syndicat CSN chez lui.Répliquant à la thèse patronale du congédiement pour activités économiques, le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, a déclaré de son côté que M.Caine avait plutôt “pris peur" devant Tar-rivée de la CSN, d’où cette négociation entreprise par l'employeur avec des gens qui n’étaient pas accrédités, qui le savaient et qui utilisaient le nom du syndicat officiel dont ils n’avaient même pas signé les vrais cartes d'adhésion.D'autre part, Me Phil Cutler a révélé hier qu’il avait suggéré la veille à la CSN la tenue d'un vote parmi les employés à l’intérieur et ceux en grève, dont le commissaire-enquêteur Charles Devlin jugerait bon d’inscrire les noms sur la liste de votants.Me Culter a dit qu’il soumettrait une telle demande au commissaire, qui doit se prononcer le 30 octobre sur une requête présentée par TUnion des rembourreurs cet été pour reprendre son ancien fief.Le conseiller spécial de l’exécutif de la CSN, M.Marcel Pepin, a confirmé la tenue de ces rencontres exploratoires récentes avec la compagnie et TUnion des rembourreurs.Il a toutefois ajouté que la CSN avait proposé à TUnion des rembourreurs de retirer sa demande d'accréditation, pour ne pas relancer le conflit dans une deuxième guerilla juridique, car, a-t-il dit, la CSN ne peut accepter que, par un vote aux résultats incertains, les droits légaux des grévistes soient remis en question après un an'de bataille désespérée.Rivière pollue'e, eau potable en DANGER! ASSOCIATION QUEBECOISE DES TECHNIQUESDE L'EAU dentaires d’ici dix jours C’est M.Maurice Martel, député pé-quiste de Richelieu, adjoint parlementaire du ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, qui a répondu aux questions que lui posait M.Fernand Grenier (UN-Mégantic-Compton), en tant que député et "parent ”, sur l’évolution du dossier.M.Martel a répété l’interprétation du MAS sur les offres salariales, ce que devait réfuter le député indépendant de Pointe-Claire, M.William Shaw, lui-même dentiste.L’Association des chirurgiens-dentistes du Québec, par la voix de son président, le Dr Claude Chicoine, s’empressait hier de faire une mise au point, qualifiant d’absolument "fausse et dénuée de fondement" la mathématique du gouvernement, vue et corrigée pourtant par M.Parizeau.Le président de T ACDQ dénonce également la prétention du MAS sur la parité salariale avec les médecins omnipraticiens.“Il est vrai que les médecins omnipraticiens ont obtenu 28% d’augmentation sur l’ensemble de leur plan, souligne le Dr Chicoine.Ce que le gouvernement offre aux dentistes, c’est 28% d’augmentation sur une partie du plan et 24% de diminution sur Tautre partie" (la prévention)."Compte tenu de la fréquence des actes posés en 1977 poursuit-il, ceci donne une augmentation réelle de 7,8% sur Ten-semble du plan pour une période d’application de quatre ans".Le Dr Cnicoine calcule que les dentistes gagneront 20% de moins que les médecins omnipraticiens “en ce qui concerne le paiement à l’acte et, pour les dentistes a salaire et à la vaction, le gouvernement omet de dire qu'il offre 5%.de moins"."Nous sommes loin de la parité proclamée par la partie patronale, soutient le Dr Chicoine, autrement nous accepte: rions immédiatement l’augmentation qui a été consentie aux médecins”.M.André Tremblay, conseiller juridique de T ACDQ, a appris au DEVOIR hier que 1,486 formules de desaffiliation ont été signées par autant de dentistes et il s'attend à ce que d’ici le 30 octobre, ce nombre soit porté à 1,550.“Ce n’est pas de gaité de coeur que nous devons prendre cette attitude ", a indiqué Me Tremblay en regrettant les inconvénients qu elle causera à la population La séance de négociation prévue cet après-midi pourrait peut-être dénouer l’impasse pendant qu'il en est encore temps9 Pas de chasse aux élèves “inadmissibles” à la CECM par Paule des Rivières La Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) n’envisage aucune mesure spéciale ou nouvelle afin de détecter la présence d'élèves inadmissibles dans ses classes anglaises.Telle est la conclusion qui se dégage du débat autour de l’application de la loi 101 auquel se sont livres hier les commissaires montréalais, inauguré par une déclaration du président Luc Larivée.Ce dernier s’est principalement employé à réduire l’importance du phénomène des illégaux dont le nombre, a-t-il dit.tend à diminuer.Le président a rappelé que “compte tenu des difficultés qu elle a vécues lors de l’application de la toi 22 et de la loi 101, Tan dernier, la commission a opté pour la temporisation en choisissant une attitude administrative' afin de dépolitiser dans la mesure du possible tout le débat entourant Tapplication de la loi 101”.Aucune donnée précise n’a pu être fournie quant au nombre d'illégaux qui se trouveraient actuellement dans les écoles anglaises et M.Larivée a surtout élaboré sur la situation qui existait Tannée dernière.Par ailleurs, pour la première fois, il a cru opportun de distinguer entre les inadmissibles dont on connaît le nom et les “clandestins” dont les noms ne figurent nulle part et qui “pourraient se trouver dans notre secteur anglais".“Peut-être n’y en a-t-il pas du tout: en tous cas il y en a très peu (d’enfants dits clandestins) mais s’il s en trouve 15, 20 ou 25, la commission doit savoir comment procéder", déclarait M.Larivée après la discussion.Afin de “procéder", les commissaires ont finalement adopté une résolution visant à demander à ses services de lui fournir “dans les plus brefs délais" les moyens, s’il y en a.qui permettraient de retracer les enfants “contraignables" qui ne sont officiellement dans aucune école.Le commissaire Robert Sauvé devait pour sa part émettre l’opinion que la seule manière de retracer ces enfants était dedemander leurs noms aux directions d'écoles anglaises.Il a ajouté: “il faut être idiot ou aveugle pour ne pas admettre qu’il y a des illégaux et des clandestins dans nos écoles".M.Sauvé estime de toutes façons “qu’on ne pourra rien faire avec de telles données".Les données citées par le président de la CECM fournissent quelques renseignements sur la situation actuelle mais dont on ne peut tirer aucune conclusion déterminante ou définitive.Il a précisé que la commission avait reçu cette année 3,839 nouvelles demandes d’admission pour son secteur anglais, dont 175 seulement ont été refusés et 91 sont encore à Tétude, c’est-à-dire auxquelles il manque une réponse de la commission d'appel ou des dossiers.Le nombre d’enfants jugés inadmissibles à recevoir l’enseignement dans la langue anglaise est beaucoup moins eleve que celui enregistré Tannée dernière et il est permis de supposer que certains ont suivi l'invitation des directeurs et enseignants anglo-catholiques et se sont présentés directement à l'école.Sans faire de lien clair entre le nombre d'illégaux qu’on retrouve cette année et celui observé Tannée dernière, M.Larivée a bien défini la situation en 1977-78 alors que la commission a reçu 3.720 nouvelles demandes pour son secteur anglais et que 1,060 d’entre elles furent jugées inadmissibles.De ce dernier nombre il faut d'abord soustraire 206 enfants que la CECM décidait par résolution d'accueillir parce que leurs parents avaient complété au moins trois ans de leur cours primaire en anglais puis un autre 182 qui furent en cours d’année absous en cours d'année.“Il reste cependant 672 élèves qui en 1977-78, n'ont pas reçu leur certificat d'admissibilité et qu'on ne retrouve pas.comme cela devrait être, dans nos écoles françaises", de dire M.Larivée en présu- mant qu'une partie s'est inscrite au BEPGM.une autre partie a pu choisir l'école privée, qu'un troisième groupe qui n était pas d’age scolaire a pu rester à la maison une autre année et qu enfin certains ont pu quitter le territoire de la commission “A l’heure actuelle, notre service du contentieux étudie la possibilité d’actions face au refus des parents d’inscrire leurs enfants d’âge scolaire dans les écoles françaises.Il n'est pas dit que de telles possibilités existent mais la commission, consciente de ses responsabilités, explore toutes les avenues possibles d'actions à sa disposition dans ce domaine" En fait, toutes les suppositions sont permises au sujet de la situation actuelle dans les écoles anglaises: chose certaine, il reste encore beaucoup d'inconnues à clarifier tant au sujet en ce qui a trait à l'endroit où se trouvent les inadmissibles de Tannee derniere qu'au nombre de "clandestins".Une proposition du président Larivée à l’effet de rappeler aux directeurs les dispositions de la loi et de demander au directeur général adjoint du secteur anglais de prendre les moyens pour informer les parents fut battue parce que jugée redondante et synonyme d’une pression additionnelle niai venue “Nous leur donnerions l'impression de les bousculer" devait dire le commissaire Angelo Montini dans un fervent plaidoyer en faveur de la tolérance, dont il puisé le meilleur exemple dans le gouvernement actuel qui "nous envoie des dossiers et même de l'argent pour favoriser l'intégration mais ne nous presse pas inutilement".Il fut néanmoins décidé, sur une proposition de la vice-présidente Mme Colette Biche, de poursuivre les actions déjà entreprises auprès des parents, directeurs, etc.AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DU JOURNAL LE DEVOIR Nous, soussignés, lecteurs assidus du journal Le Devoir, désirons manifester notre appui au mouvement actuel en faveur de la nomination de monsieur Michel Roy, à la direction de ce quotidien, et ce, dans les plus brefs délais.J.-René AUMAIS représentant Pierre HAREL médecin Jeannine BÉLANGER traductrice Marcelle HAREL ménagère Richard BÉLEC philosophe Fernand LABROSSE relafionniste Gui CARON administrateur Marthe LAFORTUNE infirmière DenisCHAGNON relationniste Ernest LAFORTUNE rentier Lise CLOUTIER-TROCHU professeur Pierre LAURIN représentant Gaston CÔTÉ professeur Pierre LEMIEUX relationniste Gaétan DESHAIES médecin Michel LESAGE médecin Bob DUNCAN cinéaste Michèle LESSARD professeur Louise V.GOBEIL traductrice Jean LESSARD médecin Ron GRANT rédacteur Jeanne MARANDA recherchiste Francine GUAY secrétaire Jacques PAYAC journaliste Suzanne FORTIN HAMEL professeur Lomer PILOTE LL.L.médecin Marcel THÉORET relationnisfe-conseil Louis TROCHU biochimiste Cet espace a été retenu et payé par les signataires.ra^ce^e^ou^eC ' LE DEVOIR • % i Fonde par Henri Bourassa le lOianvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Directeurs de l'information; Trésorier: Jean Francoeur Bernard Larocque Pierre Loignon Montréal, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 4 Un mandat pour Blakeney LES gouvernements tombant les uns après les autres au Canada, la théorie du “mécontentement” populaire semblait devoir faire à chaque nouvelle élection un nouveau gain, sinon une nouvelle victime politique.La dernière élection de la Saskatchewan vient de montrer qu’il n’en est rien ou, à tout le moins, que le courroux présumé du peuple sait s’exprimer avec plus de nuance que lui en prêtent les tenants ae cette théorie à la mode.Il en va de même du présumé courant de droite qui aurait tout balayé sur son passage ces dernières années, ici comme à l’étranger, comme si le renversement du régime Bourassa au Québec, pour ne prendre qu’un exemple, était dû à une révolte conservatrice! La géographie politique reste plus variée qu’il n’apparaît, plus riche aussi, et c’est heureux pour le dynamisme et l’avenir du pays.La victoire du NPD en Saskatchewan est à cet égard fort intéressante, comme devraient aussi l’être les résultats des élections générales du Nouveau-Brunswick lundi prochain.¦ Après deux mandats, le gouvernement du remier ministre Allan Blakeney aurait été eureux d’un troisième, fût-il obtenu de justesse.L’administration néo-démocrate au contraire a été reportée au pouvoir avec une autorité et une vigueur qui auront étonné le NPD lui-même.Les raisons de base de ce succès électoral tiennent certes à l’intégrité et à l’esprit modéré de l’administration Blakeney et a l’ascendant qu’a pris le leader néo-démocrat,e ces dernières années.Mais d’autres motifs, plus actuels, expliquent sans doute aussi le caractère spectaculaire des gains du NPD en Saskatchewan.Il faut les chercher dans la volonté des habitants de cette province de maîtriser leur avenir économique et constitutionnel à l’heure des changements qui s’annoncent au Canada.En réclamant un mandat pour préserver les richesses naturelles de la Saskatchewan et la prospérité qu’en attend cette province pauvre des Prairies, et en faisant endosser un programme économique anti-centralisateur, sinon anti-fédéral, M.Allan Blakeney comptait sur un mécontentement politique capable de se montrer aussi créateur et positif.Sans disputer à la Cour suprême du Canada le bien-fondé proprement juridique de sa récente décision sur le contrôle de la potasse, les électeurs de la Saskatchewan ont néanmoins rendu un jugement populaire qui ne fait guère de doute.En matière de ressources naturelles, les provinces pauvres sont mûres, au besoin, pour des nationalisations.L’électorat de la Saskatchewan, comme celui de l’Ouest, se méfie toujours, mais avec une expression plus ferme de ses sentiments, des theories constitutionnelles qui permettent au gouvernement central, contrôlées par les provinces riches, et d’abord l’Ontario, de centraliser la richesse et de régionaliser la dépendance économique et politique.Venant après l’affaire du petrole, celle de la potasse illustre, votes à l’appui, que les citoyens découvrant de plus en plus clairement le lien qui existe entre les enjeux constitutionnels et le sort bien concret qui est fait à leur situation.Voilà un incontestable progrès.Sur le plan politique, il est vrai, la disparition des libéraux n’a pas manqué de frapper les esprits, survenant après la défaite du gouvernement Trudeau aux partielles et le balayage du gouvernement Kegan en Nouvelle-Ecosse.En réalité, les libéraux provinciaux déclinaient depuis leur renversement en 1971, et ils se sont fait gruger peu à peu mais régulièrement par leurs adversaires depuis ce temps, les conservateurs les supplantant dans des partielles, les néo-démocrates eux-même tendant à occuper le centre en exerçant le pouvoir.L’électorat libéral n’est pas disparu, puisque près de 15% des suffrages lui sont restés; mais le retour au bipartisme apparaît inéluctable.C’est à la prochaine élection que le gouvernement Blakeney sera en danger.Entre-temps, la victoire néo-démocrate va rapporter quelques dividendes politiques au NPD canadien, qui en avait rudement besoin.Elle va surtout confirmer dans leur conviction les partis et les hommes politiques qui se mettent à l’heure des provinces, du respect qui leur est dû, et du rôle accru qui devra leur être reconnu dans les structures politiques de demain.Ces retombées restent encore modestes.Elles s’ajoutent cependant aux autres indications qui annoncent des progrès politiques encourageants au pays.Le Canada ne se résume pas aux capitales d’Ottawa et de Québec; le leadership politique est mieux réparti.On devrait s’en rendre davantage compte après les prochaines élections fédérales.¦ Quand la crise économique du monde occidental a commencé de frapper durement le Canada, les gouvernements ont été tentés, cédant à un premier courant de conservatisme, de couper dans les programmes sociaux et de s’en remettre aux entreprises privées pour sortir le pays du chômage et relancer la production.Depuis, apparemment, les gens se sont ressaisis, et si la petite et la moyenne entreprises trouvent encore la faveur générale, par contre l’on n’attend plus de miracles des multinationales, en particulier de celles à qui il faudrait céder nos ressources naturelles.Les derniers sondages Gallup indiquent que la venue de capitaux étrangers n’est plus souhaitée comme la panacée économique qu’on y avait vu ces dernières années.Dans ce contexte, deux courants devraient reprendre de la vigueur: le contrôle public des ressources et l’importance des provinces dans leur exploitation.Le pétrole de l’Alberta va-t-il enrichir les Albertains d’abord ou les industries ontariennes?La potasse de la Saskatchewan va-t-elle sortir cette province de sa pauvreté séculaire ou enrichir quelque Noranda Mines?Dans le premier cas, un gouvernement conservateur a pris un ascendant considérable; dans le second, un gouvernement néo-démocrate.La préservation de l’avenir économique des régions passe autant par la gauche que par la droite.Elle passe par la réélection des gouvernements qui se tiennent debout autant que par leur renversement aveuble.Bref, les élections ne sont pas automatiquement des abattoirs.Le jugement du peuple vaut bien celui des gouvernants.Jean-Claude LECLERC La loi d’urgence: trop fort et trop vite Comme s’il cherchait à convaincre le pays qu'il sait encore gouverner avec fermeté, qu’il peut même se montrer répressif au besoin, le gouvernement s’est engagé aux Postes dans une aventure fâcheuse qui pourrait se révéler coûteuse.Les ministres ont conclu hâtivement à la nécessité d'une loi d’urgence pour mettre fin à une grève qui avait à peine commencé, qui n’avait pas été officiellement déclarée et qui, au surplus, avait tous les attributs de la légalité.Les risques sont évidents; les postiers, en très grande majorité, n’obéissent pas à la loi; le mouvement syndical cautionne le défi des grévistes; la situation ainsi créée complique et retarde le règlement du différend.Premier et inévitable recul du gouvernement hier soir: un sursis est accorde aux postiers contre lesquels ne seront pas lancés dès maintenant des injonctions et des mandats d’arrestation.M.Otto Lang prévoit que les autorités commenceront d’appliquer la loi aujourd’hui.M.Gilles Lamontagne, moins pressé, s’accorde un délai de 24 heures.En réalité, il faut prévoir que le gouvernement ne passera pas à l’action avant lundi.Les esprits seront-ils calmés après le week-end?Ou doit-on plutôt prévoir que les grévistes, enhardis par le succès de leur résistance, continueront de défier la loi la semaine prochaine?Si l’affrontement se produit, que la police intervient, comment pourra-t-on éviter la violence?On voit mal dans ces conditions en quoi la loi d’urgence aurait hâté le rétablissement du service postal.Il est vrai que le ministère des Postes est au gouvernement ce qu’étaient les écuries d'Auglas à Hercule.Mais le demi-dieu de la légende avait une puissance exceptionnelle tan- dis que le gouvernement actuel est faible; et les événements électoraux des jours derniers n’augmentent ni sa force ni son autorité.Or les mesures d’exception, surtout quand elles ont pour effet de suspendre l’exercice d’un droit reconnu au nom d'un bien supérieur et commun, ne sont applicables et ne s’appliquent vraiment que si le gouvernement qui tes adopte jouit d’une grande autorité morale.On dira avec raison que les néodémocrates et les conservateurs se sont ralliés au projet de loi d’urgence et que le Parlement tout entier porte la responsabilité de cette action.Mais l’Opposition peut toujours répondre et répond souvent en pareils cas qu'elle se borne à ratifier des mesures que l’incurie du gouvernement a rendues inéluctables.Au cours de Tannée qui vient, le gouvernement donnera suite à son engagement et mettra sur pied la nouvelle Société des Postes du Canada, société de la Couronne dont le personnel syndiqué relèvera du Code du travail, non plus de la Loi des relations de travail dans la fonction publique.Ce que cette dernière loi empêche de régler présentement, en particulier au chapitre des changements technologiques, le nouveau régime permettra d’y apporter des solutions attendues impatiemment depuis des années.Peut-on en outre souhaiter que la direction et les cadres supérieurs de la future Société des Postes adoptent à l’égard des relations de travail une conception et des attitudes différentes de celles qui ont prévalu au ministère et qui ont contribué au pourrissement de la situation.Situation à ce point dégradée que le ministre intérimaire du Travail, M.Ouellet, n’a pas réussi à faire accepter par les délégués syndicaux dans la soirée de lundi une formule de compromis qui, tout compte fait, offrait des avantages importants et certaines garanties aux postiers.Et pourquoi le ministre a-t-il échoué?Parce que la confiance n’existe plus: les postiers sont convaincus que le ministère n’applique pas de bonne foi la convention collective- et que celle-ci, même révisée et améliorée, ne sera pas mieux appliquée à l’avenir.M.Ouellet en était par conséquent venu à la conclusion qu’il ne servait plus a rien d’explorer de nouvelles avenues de négociations, que tous les moyens avaient été épuisés et que, faute de confiance entre les parties, les formules de compromis n’aboutiraient pas davantage à de meilleurs résultats.Au surplus, avec ses collègues du Cabinet, il constatait à juste titre qu’une grève postale survenant à quelques semaines de la période des fêtes .entraînerait des perturbations considérables, surtout dans le secteur de la petite entreprise et parmi les compagnies et maisons d’affaires qui sont tributaires des Postes.Admettons que cette analyse soit juste.Le gouvernement aurait dû respecter durant quelques jours, une semaine environ, le droit syndical de faire grève après d’aussi longues négociations.Les quelques jours d’interruption auraient permis aux parties et au médiateur de rechercher une dernière fois la solution de compromis.En cas d’échec ultime, le recours à la loi d’urgence devenait légitime.Croyant gagner du temps, le gouvernement a opte pour la manière forte et précipitée.On peut craindre au contraire que la paralysie du service ne dure plus longtemps, que le rétablissement soit plus laborieux et que les postiers soient encore plus mécontents.Michel ROY Quand un ministère publie une revue.Quand un gouvernement se mêle d'information, malgré toutes protestations de bonne foi, il vaut toujours mieux y regarder avec un sain scepticisme, y eût-il parmi ses membres quelques journalistes de bonne renommée.L'actuel gouvernement du Québec a quelque prétention à échap^ per à la règle.Il a par exemple inventé un “comité d’information’’, objectif et indépendant qui pourra lui dire ses quatre vérités aussi bien qu’aux syndicats lors des prochaines négociations dans le secteur public.On en jugera au temps chaud II publiait jusqu'à tout récemment une revue intitulée “L’école coopérative” qui, bien qu’imprimée, coordonnée et diffusée entièrement en puisant aux fonds publics, pouvait se permettre de “n'engager que les auteurs" des articles et non le pourvoyeur désintéressé, le ministère de l’Education.La mésaventure qu’a encourue avec cette revue l'Association québécoise pour l’application du droit a l’exemption de l’enseignement religieux (AQADER) vient de replacer les choses dans leur juste perspective.Le ministère de l'Education n est pas plus désincarné qu’un autre.La revue “L’école coopérative” avait commandé à TAQADER un dossier sur la "dissidence” religieuse scolaire au Québec.Même équilibré par un texte du président du comité catholique du Conseil supérieur de l’Education, le numéro allait ressembler à la thèse fondamentale de TAQADER, qui soutient qu’il y a de plus en plus contradiction, au Québec, entre le statut public et le statut confessionnel des écoles, et qui ne se contente plus de réclamer la simple application du droit reconnu à l’exemption.Les mois ont passé, les textes sont restés “au cabinet du ministre” et on annoncera définitivement dans quelques jours que le numéro de “L’école cooperative’’, qui meurt pour renaître sous un autre titre et une autre orientation, ne paraîtra pas.Ce n'était “pas opportun", reconnaît-on d’ailleurs assez facilement, de publier un dossier ui aurait contredit au moment même e sa parution un “livre vert” gouvernemental évitant de remettre en question la confessionnalité des écoles.Les textes de TAQADER n'étaient tendres ni pour le ministère ni pour les pratiques scolaires.Le ministre a exercé son droit d’éditeur et en a empêché la publication.Il n’y a pas là de "censure au sens propre du terme puisqu'une revue gouvernementale n’est pas un medium indépendant.Il y en aura moins encore quand ie ministère aura accepté de se départir de textes dont il a la possession par contrat, ce qu'il fera sans doute.Mais il y a là une leçon quant aux limites de la liberté quand on l’obtient par générosité gouvernementale.Trop de groupes de pression, de groupes communautaires, au cours des dernières années, se sont laissés insensiblement enfermer dans une dépendance de cet ordre et se retrouvent démunis quand le mécène décide de retirer ses billes.Tant qu’avec sa belle mise en pages et sa forte apparence d’autonomie, “L’école coopérative” a existé, les milieux d’éducation ne se sont donné aucune revue de la même importance et on se demande bien où TAQADER pourrait désormais publier entièrement son dossier.Tout est à refaire.M Non seulement l’incident dessille-t-il bien des yeux, s’il le fallait, sur les inévitables réalités de l’information gouvernementale mais dans le cas précis de TAQADER, il soulève des doutes sur la façon dont on entend aborder le dossier chaud de la confessionnalité.La danse rituelle et élégante autour des problèmes semble devenue une façon de les solutionner au ministère de l’Education.Déjà le livre vert sur l’enseignement primaire et secondaire se contentait de rappeler que les écoles du Québec sont confessionnelles, sans en discuter.A peine pouvait-on soupçonner “entre les lignes” comme le veut le style de la maison, que le fait qu’il y ait des écoles catholiques et protestantes n’excluait pas la possibilité d’existence d’écoles "autres” ou non-confessionnelles, une impression que le ministre semblait confirmer en commission parlementaire.Depuis que le problème du dossier de TAQADER a éclaté, au debut de Tété, ni le ministre ni ses adjoint n’ont émis le moindre accusé de réception aux missives qu'on leur a expédiées pour demander quelque éclaircissement.Comme si la sourde oreille, les métaphores et les délais pouvaient enlever de la charge à une question explosive.Pour la transparence et l’information, décidément ce gouvernement est bien comme les autres.Lise BISSONNETTE 113111*1 Science sans conscience A force de se voir malmenée par ceux qui prétendent connaftre les enfants, l'école a été entrainée d s'ajuster d ce que l'on nomme "les réalités de la vie".Ces réalités tombent sous le sens.Ce sont l'argent, le sexe, le pain et quelques autres "quotidienneries" d'une vulgarité d faire rougir les premiers Homo sapiens.Qu’y peut-on?La vie, c’est la vie, dirait ce cher La Pa-lice qui constatait sans jamais contester.Le professeur doit donc se résigner, d partir du secondaire, d déniaiser l'enfant, d écarter de lui la tentation du monde imaginaire.L'écolier, depuis peu, s'ini- tie aux mystères de sa sexualité.Peu après, on lui dévoilera les secrets de la science de l’économie.Il le faut, dit-on.puisque le milieu social oü il évolue, les lui révèle avec une impudeur troublante.Sachant de quoi le monde adulte qui l’attend est fait, instruit de ses manoeuvres, le jeune homme en puissance ne sera plus dupe.Il rêvera d’imposer son idéal d’un monde oti l'homme est un loup pour l'homme.Comme cet âge est sans pitié, qu’attendre d’un être prématurément désillusionné, c'est-d-dire réaliste?Il sera cynique: saura le prix de tout et la valeur de rien.Albert BRIE Les offres de M.Parizeau au secteur public ¦ Le zonage agricole en Colombie-Britannique M.le directeur, Je tiens à corriger l’impression que peuvent avoir vos lecteurs de l'expérience vécue en Colombie-britannique en matière de zonage agricole, suite à de nombreux articles qui sont parus dernièrement dans LE DEVOIR, dans le cadre du débat québécois sur ce même sujet.Tous vos collaborateurs ont laissé l’impression que le fait d’avoir introduit une loi sur le zonage agricole en Colombie a été nuisible aux fortunes électorales du gouvernement néo-démocrate de cette province.Or, en tant que Colombien britannique qui a suivi de près ce dossier depuis bien des années, je peux vous dire qu’il n'en est rien.Je trouve dommage qu’aucun de vos collaborateurs n’ait cru bon de présenter la politique globale du gouvernement Barrett pour la préservation des terres agricoles.Si vous le permettez, je tenterai d'esquisser très brièvement cette politique que vos lecteurs trouveront, je l’espère, instructive.Le gouvernement Barrett s’est rendu très vite compte qu’une loi sur le zonage agricole n’est que la moitié d'une véritable politique en cette matière.11 ne suffit pas simplement d’empêcher les gens d’user de la terre comme bon leur semble; il est indispensable, comme Ta constaté d’ailleurs l’Union des producteurs agricoles du Québec “de jumeler la question du zonage à celle de la rentabilité de l’agriculture’’.Le NPD y est arrivé par le biais d’un régime de stabilisation des revenus des agriculteurs qui s’est basé sur les coûts réels de la production.Le taux de base était déterminé annuellement par voie de négociation entre le gouvernement et la Fédération agricole de la Colombie britannique, et les coûts se partageaient entre le gouvernement et les agriculteurs eux-mêmes.Une fois le revenu des agriculteurs stable et le rendement des fermes assez élevé, la terre agricole est devenue désirable en tant que telle plutôt que pour des fins de spéculation.C’est ainsi qu’on a pu constater deux effets d’une très grande importance à peu près un an après la mise en marche de la politique du gouvernement.D’abord, les terres désignées par le gouvernement comme agricoles et surtout celles à proximité des milieux urbains, après avoir accusé une baisse de valeur assez significative pendant les premiers mois, ont par la suite connu une revalorisation surprenante et leur valeur ne cesse de s'accroître, de telle sorte que le prix d’une ferme aujourd’hui est relativement le même que ce qu’on paie pour d’autres sortes de terres non-contrôlées.Deuxièmement, pour la première fois depuis de nombreuses années, le nombre d’agriculteurs travaillant la terre, au lieu de diminuer, s’est accru en Colombie britannique, quoique d’une façon minimale.Or, en ce qui concerne la défaite du NPD en 1975, je peux assurer à vos lecteurs que la politique gouvernementale dans le domaine de la préservation des terres agricoles, loin d'être considérée comme un point de faiblesse, constituait son plus grand atout auprès de Télectorat.Même cinq ans plus tard, tout le monde est d’accord pour dire que la pièce maîtresse législative du gouvernement Barrett est le “Land Commission Act".La preuve?Le gouvernement créditiste actuel, bien qu'il ait mené une campagne électorale assez virulente contre toutes les réalisations dites "socialistes” du gouvernement Barrett, n’a pas osé toucher à la loi, sauf pour des changements tout à fait mineurs.L’opinion publique en Colombie britannique ne tolérerait pas que la loi soit remise en question ou même amendée de façon à ce qu’elle soit rendue inefficace.Quant aux vraies raisons de la défaite du NPD, cela revient à quelque chose qu'un auteur québécois a déjà appelé “la peur de faire peur à ceux qui font peur ”, Que le bilan législatif du gouvernement Barrett, aussi formidable qu'il ait été, n’ait pas été suffisant pour assurer la réélection de ce dernier, devrait être fort instructif pour le gouvernement québécois actuel.J’espère qu’il saura en tirer une leçon.Brian CROWLEY Québec, le 27 septembre 1978 ¦ Pour identifier les électeurs (Lettre d M.Guy Tardif, ministre des Affaires municipales du Québec) A la suite d’une élection, quelle soit scolaire, municipale, provinciale ou fédérale, Ton entend souvent le commentaire suivant de la part des candidats défaits: “Ce ne sont pas les électeurs qui me font perdre, c’est la machine électorale que contrôlait l'organisation de mon adversaire”.Au niveau municipal, sans vouloir “jouer aux purs”, ces candidats défaits affirment souvent que, s’ils sont élus à une prochaine élection, ils mettront en vigueur les dispositions de l’article 172 de la Loi des Cités et Villes qui stipule: “Le Conseil peut, par règlement, ordonner qu’une carte d’identité avec photographie soit délivrée à chaque électeur aux frais de la municipalité.” Toutefois, l’application d’une telle règlementation à Longueuil, évaluée à $5.00 Té-lecteur, en plus des services administratifs, coûterait près d’un demi-million ($500,000.00) aux contribuables.Le Conseil a d’autres priorités et d’élection en élection rien ne change.Le deuxième paragraphe de l’article 221 de la Loi des Cités et Villes stipule: “En entrant dans le bureau de votation, le votant doit décliner son nom et dire sa profession.” L’électeur n’a pas à s’identifier d’aucune façon sauf que les officiers d’élection et les représentants de candidats peuvent demander l'assermentation, ce qui ne gêne en rien les “passeurs de télégraphes”.L’on retrouve un texte exactement identique à l’article 221 aux Statuts Refondus de Tannée 1925, chapitre 102, article 221 L’on retrouve également des textes similaires dans des Lois remontant aussi loin que le Régime de la Reine Victoria (Lois de 1873 — 1874 36-37 Victoria, chapitre 9, article 43); (Lois de 1875 - 38 Victoria, chapitre 7, article 165) etc.Le moins que Ton puisse dire, c’est que le texte n’a pas évolué beaucoup depuis plus d'un siècle.En 1873, le Législateur a été “sage” dans sa redaction étant donné que les électeurs ne possédaient pas de cartes d’identités.Ils voyageaient à pied ou à cheval et ne possédaient qu’un certificat de baptême, lorsqu’ils en avaient.En 1978, chaque résidant est identifié, numéroté, codé, folioté, pour autant de régimes qu’il existe de Lois Sociales.Dans les grandes agglomérations, même les personnes de TAge d’Or ne peuvent monter dans un autobus sans produire une carte d’identite.Il n’y a sûrement aucune personne au Québec qui ne possède pas Tune des cartes d’assurance maladie; assurance sociale'; de permis de conduire; de certificat d’immatriculation ; certificat de maniement d’armes; permis de chasse; carte d’assurance chômage, carte de bien-être social, etc., etc.Nous devons posséder un permis pour traquer un animal mais il n’est pas nécessaire de s’identifier pour élire nos Gouvernants.L’identification serait pourtant facile.Il me semble que le deuxième paragraphe de l’article 221 de la Loi des Cités et Villes pourrait facilement être remplacé par un autre exigeant: “qu'en entrant dans le bureau de votation, le votant doit décliner son nom, son adresse, sa profession et produire une carte d’identification emise soit par la municipalité ou un gouvernement supérieur".Un tel article aurait l'avantage de permettre l’identification positive des électeurs sans occasionner de déboursés quelconques aux municipalités.Dans un document remis lors de la dernière conférence Québec-Municipalités, le Gouvernement affirmait son in- tention “de rendre d avantage démocratiques et transparentes les institutions politiques locales” (livre No 1 — La revalorisation du pouvoir municipal — page 4).L’article 221 de la Loi des Cités et Villes modifié pour exiger l’identification des électeurs permettrait à la population de croire que les édiles municipaux (Maire et Conseillers) sont réellement élus par les électeurs de la municipalité et non pas par des ‘machines électorales’.Une telle disposition pourrait peut-être accroître 1 intérêt des électeurs et augmenter le faible taux de participation populaire aux élections municipales.J’espère que vous serez en mesure d’introduire et de faire adopter une telle modification à l’article 221 de la Loi des Cités et Villes lors de la prochaine session d’octobre 1978 avant les prochaines élections municipales de novembre 1978.Veuillez considérer la présente comme étant soumise dans un esprit d’amélioration de la démocratie municipale.Claude GAUTHIER, , greffier de la Ville de Longueuil et président d’élection.Longueuil, le 20 septembre 1978 LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société â responsabilité limitée dont te siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivin, Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée â employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $60 par année si* mois $33.trois mois $21 À l'étranger $65 par année, six mois $36 trois mois $24 Editions du samedi $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de Ta-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) l_____________________________y Propos sur le Québec à San Francisco Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 5 WiWj DES IDEES DES EVENEMENTS DES HOMMES par Serge Gagnon Professeur au département des sciences humaines de l’Université du Québec à Trois-Rivières, l'auteur a participé, avec Mme Nicole Deschamps, à la Semaine culturelle du Québec à San Francisco au début d’octobre.Notre collègue Nathalie Petrowsky, dépêchée en Californie pour l'occasion, a rendu compte des conférences'd'une manière qui a déplu au professeur Gagnon.Nous l'avons invité à s'expliquer ici.Dans LE DEVOIR du vendredi 6 octobre, un chroniqueur du spectacle a rapporté assez curieusement les propos de deux conférenciers — Nicole Descnamps et le soussigné — invités à présenter le Québec à Berkeley.C’est seulement de retour au pays que j’ai pu apprendre, à ta lecture du reportage de Madame Petrowski, la “couverture” de l'événement par le journal.Un reportage qu’un lecteur rapide peut trouver astucieux et provocant, voire même impoli.En relisant, je me suis ravisé, convaincu que la journaliste n’était pas forcément malhonr nête ou méchante, mais simplement incapable de parler de ce qu elle ne connaît pas, Car enfin, nous n’allions pas, ma- dame Deschamps et moi, faire concurrence à Pauline Julien.L'université étant le lieu de la réflexion critique, nous voulions simplement, à titre d’universitaires, expliquer à l’auditoire certains aspects de la réalité québécoise.S'il eût peut-être mieux valu, comme l’écrit Petrowski, inviter Yvon Deschamps à notre place, c’est au ministère des affaires intergouvemementales qu’il faut adresser ces doléances.S’il y a eu maladresse en cette .affaire, ce n’est pas aux conférenciers invités d’en porter l’odieux, surtout pas en comparant leurs performances à celles des vedettes du spectacle et du “sport” de la politique.Analysant la littérature québécoise dans une “lecture” claire, cohérente et fort bien rendue, Nicole Deschamps a recouru à une approche comparatiste visant à déprovinciahser le regard sur les créateurs d’ici.La journaliste désapprouve: “elle n’a pas laissé de place à l’improvisation”, ce que j’ai précisément fait, invité à la dernière minute, et misant sur l’expérience, ayant déjà pratiqué ce genre d'intervention, hors du Quéoec, des dizaines de fois.Il n’en fallait pas davantage pour que vous vous en preniez non pas a 1 austérité du discours scientifique, mais au simplisme et autres accusations du genre.Comme dans mon cas, vos calomnies frisent la diffamation, je me vois contraint de vous répondre publiquement.Les rapports que j’ai établis entre l'évolution démographique, celle de la langue et du politique constituaient l’essentiel d’un laïus destiné à susciter questions et échanges.Que la période de questions ait duré au moins trois quarts d'heure est peut-être un indice de l'intérêt que le sujet a pu susciter.Mais là n’est point l'objet de ma réplique.Les universitaires de toute façon sont presque professionnellement tenus d'être ennuyants.Etant historien de métier, j’ai abordé la question du Québec dans une perspective diachroni-ue.J’ai raypelé les effets traumatisants e la conquête, la tentative avortée de décolonisation de 1837, et la stratégie de survivance et de repli élaborée par les clercs dans le siècle qui a suivi la rébellion.A ce propos, j’ai souligné que la “revanche des berceaux” était une des clés de voûte du système, songeant à l'intitulé d’un ouvrage du démographe Henripin sur la fin de la revanche des berceaux.Pour la journaliste, ce sont là des boniments, de vieilles rengaines, des clichés, des lieux communs.Je dois lui rappeler que je ne m’adressais pas à des Québécois, mais à des gens qui nous ignorent à peu près complètement, si bien qu’il faut d’abord commencer par dire des banalités.Je suis, paraît-il, suivant la journaliste, assez loin des thèmes du PQ.J'ignore si je dois prendre la remarque pour un compliment.En tout cas, je n’allais certes pas là-bas pour mimer l’exploit d'un certain général français, ou pour servir d’amplificateur à la voix de M.René Lévesque.Prendre un certain recul par rapport au discours politique, lorsque l'on respecte son métier, c’est tout simplement satisfaire aux exigences éthiques les plus élémentaires, à moins d’entrer carré-* ment dans l’arçne, et d’être reconnu comme tel, ce qui est une option que je respecte bien entendu.En revanche, si madame Petrowski a voulu me donner, ou me faire donner par ses lecteurs, une leçon de fidélité, de loyauté québécoise, j'aime autant lui dire qu’elle n’a pas de leçon à me servir de ce côté.J’aurais bien pu confesser à l’auditoire mes préférences et sympathies de citoyen, mais cela n’eût pas éclairé beaucoup sur la dynamique québécoise contemporaine.Recourant à un minimum de données chiffrées, j’ai préféré caractériser l’évolution des rapports de force socio-linguistiques.M’étant volontairement tenu à égale distance de l’acte de foi ou d’espérance et du cauchemar apocalyptique, j’ai évidemment rendu difficile sinon impossible la tâche de m’étiqueter.A une question de l’auditoire me demandant qu’elles seraient les conséquences économiques de l’indépendance, vous rapportez à vos lecteurs, ce qui est exact, que j'ai répondu n’en rien savoir, vous empêchant du même çoup de me faire porter les armes du terrorisme économique.Or j’avais bien précisé que je comptais faire saisir l'articulation de la législation linguistique québécoise à des données bien concrètes, souvent méconnues à l'étranger ou déformées par les médias: j’ai invoqué alors la baisse du taux de natalité, l'intégration historique des néo-québécois à la minorité anglaise, le.processus d'anglicisation des mondes du travail, du loisir et de la consommation, la menae de réclusion de la langue française dans un “espace folklorique”, celui de la fête, du souvenir ou de la vie privée.Pour légitimer mon argumentation, j’ai alors fait allusion au processus d’intégration de zones “franglophones" canadiennes à la majorité anglaise, en dehors du territoire québécois.Ce faisant, j’ai pu mieux dégager les fondements du principe de territorialité qui est à la base de la politique linguistique québécoise.Là dessus, nos compatriotes canadiens-anglais — ils sont deux — interviennent dans le débat qui est désormais triangulaire.Mais enfin, dira l'un, les efforts de Toronto à l'égard du français sont-ils vains?A quoi ie réponds que l'on ne peut pas raisonnablement entrevoir la francisation de la ville reine.Un autre de me faire remarquer: et les francophones du Nouveau-Brunswick ne sont-ils pas la preuve du dynamisme des communautés françaises hors Québec?Je réponds (un peu rapidement, il est vrai, mais nous étions en train de discuter) que j'ignore si la qualité et l'usage du français au Nouveau-Brunswick ont progressé depuis une douzaine d'années.Et le journaliste de conclure que j'oublie de mentionner le réveil acadien.Quel réveil9 Ce n’est pas parce qu’il existe cinq ou dix écrivains et chansonniers acadiens de réputation nationale que la quotidienneté à Moncton est plus française qu'il y a dix ou quinze ans.Il faudrait pour le savoir posséder des études qualitatives en socio-linguistique et non plus seulement des indications s.tatistiques sur la langue maternelle et la langue d'usage.Une auditrice américaine reprend la parole.Le sourire aux lèvres, elle semble néanmoins un peu troublée par ma légitimation d'un certain unilinguisme: "Mais il est si enrichissant d'ètre bilingue”, me dit-elle.Ce à quoi je réponds : je ne vous l'envoie pas dire, madame (sous-entendu, mais là n’est point la question) et heureusement que je connais votre langue pour vous traduire la nature du problème nationale québécois, En fait, tout le monde savait dans la salle que le sens de mon exposé et de mes répliques ne menait précisément pas à rorgas.me du bilinguisme.En omettant délibérément le contexte, madame Petrowski enchaîne pourtant, heureuse de pouvoir me tourner en dérision: “Gagnon déclara qu'il était fier de pouvoir parler anglais, de venir ainsi à Berkeley.” Vous savez fort bien madame, que j'ai parlé du bilinguisme comme d’une nécessité de communication avec l'extérieur ou le groupe minoritaire en territoire québécois.Je ne l'ai pas érigé en principe ou en vertu politique Mais par hostilité et disons-le.malice, vous m'avez fait passer pour un petit provincial, le périphérique qui se prétend déluré, venu dire aux gens de la supermétropole qu'il parlait la langue des Blancs.Je laisse aux bilingues qui s'en prévalent leur complexe assez naïf de supériorité, et vous signale pour ma part que même les péquistes les plus dévots savent la nécessité de l’usage de l'anglais dans des secteurs facilement identifiables On n'a pas encore aboli, que je sache, l'apprentissage de la langue anglaise dans les écoles françaises du Québec.(Dommage que Monsieur Serge Gagnon n'ait pas été aussi clair et consistant à Berkeley: ça lui aurait épargné bien îles ennuis.N.P.) La partie par Pierre Vadeboncoeur .Le Québec n’est pas encore fixé sur son avenir.Le reste du Canada par conséquent demeure en suspens mais ce n'est pas la seule raison: de larges fractions du Canada, dans l’Ouest, s’interrogent aussi jusqu’à un certain point pour elles-mêmes, indépendamment du Québec.Le Canada est une idée reçue, une idée plus précaire qu’il n’y paraît, comme il semble que l’évolution soit en train de le montrer.L'Ontario aurait peu d’objection à une centralisation fédérale maintenue ou même encore accrue puisque la centralisation se fait à son profit, mais il se contente de se mettre d’accord avec les autres provinces puisqu'il risquerait davantage à rompre seul le front de ces dernières.Ce front constitue, pour l’Ontario, une manière de jouer le jeu de la fédération, un jeu qui lui est important car il le domine; mais, pour ce qui est de l’Ouest, il exprime autre chose: il signifie en tout cas que les provinces occidentales, face à l'Etat central, entendent peut-être avoir une politique.Nous aurions tort de prévenir par des attitudes peu subtiles le mûrissement de vérités politiques de cette nature, plus ou moins éclipsées jusqu’ici par les dieux communs fédéralistes et l'habitude du statu quo.L'Ouest se rend déjà vaguement compte qu'il est captif comme nous et il demandera peut-être les raisons de cette sujétion.Le jugement récent de la Cour suprême à propos de la potasse indispose une de ces provinces, et une autre encore se sent visée pour son pétrole.Ces frustrations ne seront pas déterminantes, bien entendu, mais elles ébranlent de vieux clichés fédéralistes.Deux situations se dessinent donc, par où glisser notre idée de souveraineté-association : la résistance des provinces à l’endroit du fédéral et l’avantage apparu pour l’Ouest de mener jusqu'à un certain point son propre jeu.De tels éléments extérieurs n'ont pas pour nous une importance négligeable.Le temps qu’il faut là-bas pour les assimiler et pour en tirer certaines conclusions ne doit pas être tenu ici pour du temps perdu.De même, chez-nous, le temps que la réalité nous force de toute évidence à mettre pour arriver à nos fins n’est pas du temps gaspillé.Il faut que l’opinion mûrisse encore, ici même, et que les gens conçoivent encore lentement dans leur esprit les nouvelles formes qu’on leur propose.En ce sens, la durée du processus, dont quelques-uns s’impatientent, joue en notre faveur.En outre, un vote de principe en faveur de la souveraineté-association, n'eût-il que la signification d’un mandat d'aller négocier celle-ci comme le propose le gouvernement Lévesque, affermirait d'un important degré de plus notre propre conscience collective de la chose.La fédération tend à devenir une idée un peu plus relative, dans le reste du Canada.Au Québec, parallèlement, la souveraineté devient progressivement une idée peu surprenante et mieux assimilée.Au Québec, il y a progrès de nos idées dans l'opinion et dans le sentiment des citoyens; hors du Québec, il y a régression du dogmatisme et relativisation des conceptions constitutionnelles.Cette dernière est un atout, mais il faut savoir comment l'amener.Je me disais justement qu’il fallait, quant à nous, considérer davantage les choses dans une perspective plus large que nous n'en avons l'habitude.En aucun cas, de toute façon, le référendum ne sera la fin brusque d'une époque, ni le terme définitif, heureux ou malheureux, de la cause souverainiste.En tout état de cause, il faudra négocier; j'espère que personne n'en doute.Autant en prendre acte et pousser carrément les choses vers la négociation La discussion sur l’association elle-même rendra moins rébarbative l'idée de souveraineté, dédramatisera celle-ci et en montrera même la plausibilité non seulement à nos réfractaires mais aussi peut-être à nos vis-à-vis.Dire que Ton refusera là-bas de négocier est une idée d'imbécile.M.Rvan ferait bien de ne pas la prendre trop souvent à son compte.Il y aura également un autre avantage, c'est que nous garderons l’initiative des opérations, laquelle ne pourra pas passer aux mains de ceux qui voudraient nous court-circuiter par des “rapatriements de constitution”, des ' renouvellements de fédéralisme", et autres r d’échecs ^es ^a^es P*-Q aux duperies du PQ p r sirops pour le rhume.Il faudra donc être là.et avec un mandat majoritaire.La stratégie du gouvernement m’apparaît donc non seulement comme explicable mais comme essentielle.Elle est exactement adaptée aux faits actuels.Les adversaires s'acharnent à la représenter comme un “recul" et l'on voit bien pourquoi: c'est qu’elle les embête infiniment lus qu'une position pratique plus abso-ue et qu'ils veulent au moins tirer profit de la declaration de M.Lévesque pour répandre le doute parmi nos militants.Les libéraux devraient s’en réjouir, selon l’idée qu’ils disent s’en faire.(Ils crient aussi au séparatisme, il est vrai, mais cette fois pour effrayer un autre public, les non-militants, et cette contradiction ne les gène pas.) Or, iis sont plus de mauvaise humeur que jamais et plus in-Voir page 6: La partie IMàMWMMiltiat par Lawrence Wilson Président du Parti libéral du Québec, l'auteur commente ici les réactions qu’un article récent de lui a suscitées chez un lecteur.¦ Dans une lettre signée de Monsieur Provencher sous le titre “Les failles du PLQ”.et parue dans l’édition du DEVOIR, du samedi, 7 octobre dernier, l'auteur prétend que le Parti libéral du Québec flatte la population pour ne pas voir "la faiblesse culturelle et linguistique des Québécois francophones”.Encore une fois, les péquistes prennent un malin plaisir à diminuer, pour ne pas dire écraser, leurs concitoyens de façon à leur enlever toute initiative qui pourrait leur permettre de continuer a s’épanouir comme ils le font depuis plusieurs années.Il faut être aveugle, ou de mauvaise foi, pour ne pas voir que notre vie culturelle est en pleine effervescence: notre littérature, notre théâtre et notre cinéma n'ont jamais été aussi prolifiques.J'avoue que nous n'avons pas encore déniché un Balzac ou un Chaplin mais pour un peuple aussi jeune que le nôtre, le chemin parcouru est des plus encourageants.On peut certes affirmer sans fausse pudeur que nous sommes en avance sur nos concitoyens de langue anglaise dans ces domaines.Sur le plan économique, les Québécois s’affirment dé plus en plus: l’Hydro-Québec.le projet de la baie James, le mouvement Desjardins, Bombardier, Vachon, Provigo.sont des preuves irréfutables.Monsieur Provencher, la majorité des Québécois de langue française n'est pas constituée de citoyens de seconde zone.Dans une seconde proposition, Monsieur Provencher me fait dire que “le Québec a fait de la langue française un élément important de promotion sociale au Canada et sur son territoire".Or, c’est faux.Une telle affirmation est fondée sur certains passages de ma réponse à M.Pierre Vadeboncoeur pris hors contexte.J'ai écrit, et je cite: “Le Québec a fait de la langue française un élément important de promotion sociale et économique sur son territoire.” J'ai ajouté que dans un fédéralisme renouvelé en profondeur, les francophones pourraient continuer “à s’épanouir dans leur langue au Québec.dans certaines régions de d'autres provinces et au niveau du gouvernement central" Au Québec, depuis la Loi 22, qui avait pour but de promouvoir la langue française, les francophones ont fait des gains sensibles en tenant compte de la réalité économique et sociale du continent nord-américain.La loi 101, malgré ses teintes de racisme, a également permis de poursuivre la lutte parce que lutte Pourquoi je suis revenu au Québec par Michel Emard Médecin d'origine franco-ontarienne, l’auteur s’est établi dans la région gaspésienne au début de 1976.Quand j’étais tout petit garçon, j'empruntais la rue Cumberland à Ottawa, ma ville natale, afin de me rendre à l'école Garneau, aujourd’hui disparue, et ¦ c'est dans cette école ontarienne française que l’on m'apprit les vérités fondamentales sur notre triste histoire.La belle épopée de la Nouvelle-France, puis comme le dira René Lévesque aux représentants de l'Assêmblée nationale française, l'autre histoire, celle d'après la conquête, pour laquelle l’intérêt se perdait presqu’entièrement.Et paradoxalement dans cette même école où chaque matin on nous faisait réciter un “serment d'amour et de fidélité à la patrie”, on nous enseignait avec la même assurance et conviction que notre souverain bien-aimé était Georges VI monarque d’Angleterre.En rangs serrés on nous conduisait tantôt à la confession obligatoire du vendredi, tantôt à la rencontre de la mairesse Charlotte Whitton, tantôt sur le parcours d'un digne représentant de la couronne britannique.C’est dans ce petit havre de pureté aux idéaux incertains que l’on nous forgeait des âmes canadiennes-françaises.Nos parents payaient double taxe pour nous faire instruire: une obligatoire aux écoles publiques ontariennes, et une volontaire aux écoles séparées catholiques françaises.Je me souviens très bien des processions de la Fête-Dieu entre la cour de l’Université d'Ottawa et celle de l’église Sainte-Anne dans la basse-ville, et de cette parade de la Saint-Jean-Baptiste que l'on onganisa à Aylmer, village québécois anglophone, qui iglais ce"' coïncida avec celle des Anglais célébrant la victoire de Guillaume d’Orange sur les papistes, et qui faillit dégénérer en bataille rangée.Je me souviens des “speak white" quotidiens que l'on nous servait gratuitement dans les magasins d'Ottawa, des “God Save the King” à la fin des représentations publiques, de l’humiliation d'être Canadien-français.Et pourtant, nous nous sentions à l'abri dans nos paroisses franco-ontariennes, véritables ghettos socio-économico-culturels; - nous étions des Québécois en exil.Le Québec!.C'était le berceau, la patrie, la terre promise.Et pas n'importe lequel Québec: celui de Maurice Duplessis.s il vous plaît.Plus tard les bons Oblats de l'Université d'Ottawa continuèrent dans la bonne tradition.et dans une institution qui n'avait de billingue que le nom, on continuait à transmettre le feu sacré de la fierté canadienne-française: nous pouvions tout, tout était à notre portée.à condition d’ètre billingues.Nous, nous étions bien meilleurs que les autres car nous pouvions tout faire tout ce que les Anglais faisaient tout en restant français, c’est-à-dire en travaillant en anglais, en faisant les choses sérieuses de la vie en anglais, et en gardant précieusement le français comme folklore domestique pour la famille, l’amour ou la religion.Il ne m’a pas été difficile de m’adapter à ce monde, car c’était notre lot et il ne fal lait pas songer à en sortir: la seule sortie c'était l’anglicisation.Quand je suis venu au Québec pour la première fois, ce.fut un choc terrible pour moi, qui m’étais préparé le coeur à vibrer au rythme de ce que j'imaginais être le berceau sacré des ancêtres.On comprendra qu'arrivant d’Ottawa, on entre au Québec par Montréal, ce qui veut dire que le berceau de la Nouvelle-France était pas mal loin via l’ouest de Montréal.Ainsi donc, tout ce qui avait bercé ma tendre enfance comme rêve d’un pays s’effondrait d’un coup.Pourquoi nous avoir tant menti et tant illusionnés, pourquoi nous avoir fait croire que l’on vivait encore au Québec comme à l’époque de Maria Chapdelai-ne?Fallait pas etre niaiseux ordinaire.Etant parfait(?) bilingue je n’ai donc pas eu de difficulté à étudier la médecine a l'Université McGill, qui n’était pas plus au Québec que l’Université de Hong Kong.Cepenaant, en bas de la ville il y avait comme un travail d’enfantement qui se préparait: les gars de Lapalme, la marche McGill français, le FLQ, le FRAP puis octobre 1970.J’ai vécu ces événements de façon trop intense pour en relater ici toute la charge, mais c’est sans doute à ce moment-là que j’ai senti le plus la douleur profonde de cet héritage qui était le mien: celui d’être Canadien français en train de devenir Québécois.Toujours #st-il que pour des raisons multiples je me suis retrouvé comme médecin de campagne à Rockland, Ontario, petit village du comté de Russell, près de Hull-Ottawa.Mais, il s’était opéré un glissement» une mutation dans mon esprit sans doute, puisqu’il m’était impossible à ce moment-là de m'identifier comme Franco-ontarien: plus j’analysais leurs schèmes de pensée, et plus je percevais une distance entre leurs idéaux et ceux des Québécois des années 70.Il fallait revenir chez soi, dans ce Québec où Drapeau, Bourassa et Trudeau étaient au pouvoir, et où un certain René Lévesque commençait à bâtir sa crédibilité.Ainsi par un beau printemps de 1976, j'ai émigré au Québec, aussi loin qu’on pouvait se rendre, en Gaspésie, afin que le retour soit en quelque sorte irréversible.Puis vint le 15 novembre 1976, pour confirmer et rallumer cette petite flamme vacillante qui brûlait en nous et qu’avaient entretenue à force de sacrifices nos parents et éducateurs d’Ontario dans leur naïveté que l’histoire appellera désormais du patriotisme.Mais qu’en est-il des francophones hors Québec?Plusieurs événements récents ont montré la gravité et l’urgence de leur situation précaire.J'en viens véritablement à supporter l’idée esquissée par des interlocuteurs de l’émission “Le Mani: toba ne répond plus” selon laquelle il •conviendrait au gouvernement du Québec de développer une politique d’incitation au retour pour les francophones hors Québec.Jean-Marc Léger en a parlé dans un commentaire de cette émission paru dans LE DEVOIR du 2 septembre dernier.Il s’agirait de faciliter leur retour au Québec par des avantages, bénéfices et exemptions diverses incluant le paiement des frais de déménagement, des prêts sans intérêt, des exemptions d’impôt, etc.Le gouvernement anglais avait agi ainsi pour relocaliser au Canada plusieurs cen- taines de loyalistes américains, et cette politique a créé l’Ontario tel que nous le connaissons.Il nous parait de plus en plus clair que la volonté de survie des francophones hors Québec dépend d’eux premièrement d'une part, et dans la mesure où cette volonté de vivre en français existe, dépend du Québec et de ses structures d'aide et d'accueil d'autre part.Il est quand même dommage de constater qu'il aura fallu l'agonie de leurs frères hors Québec pour que les Québécois prennent conscience de leurs responsabilités à leur égard et agissent.Pour notre part, nous n'avons pas attendu une loi favorisant notre retour ni même le 15 novembre 1976 pour revenir chez nous, et nous avons la certitude que nous ne fûmes pas seujs.il y a II ne faut pas avoir peur des mots La législation sur la langue est devenue nécessaire à cause du manque de respect à l'égard de la culture et de la langue française manifesté par certains anglophones du Québec.Tant et aussi longtemps que ce respect ne sera pas assure.une législation, toutefois moins oppressive que la Loi 101, sera nécessaire.Au Canada, comme aux Etats-Unis d'ailleurs, l'immense majorité des citoyens a toujours cru et croit encore que la langue anglaise est la langue universelle.C'est le grand défaut des nord-américains.Alors, Monsieur Provencher, lorsque vous déclarez que les anglophones ne veulent pas nous écouter dans notre propre langue, vous ne m'apprenez rien Croyez-vous qu'une fois séparés, les Québécois auront un meilleur auditoire?Le récent périple de nos artistes québécois en Californie et j'inclus le premier ministre, en est la preuve la plus tangible Pour répondre a une autre de vos propositions, Monsieur Provencher.je ne vois vraiment nas comment nous pourrons transiger les richesses canadiennes après une séparation Votre essentiel me fait sourire.Dites-moi comment, après avoir abandonné ces richesses canadiennes par la séparation, nous serons en mesure de bénéficier de ces mêmes richesses qui, à ce moment-là, appartiendront à d’autres?La nouvelle option du PQ prise par ses dirigeants ces derniers jours est la meilleure preuve que la séparation du Québec sans l'assurance d une association économique avec le reste du Canada est une voie sans issue.J'irai jusqu’à admettre qu enfin les dirigeants péquistes ont au moins l'honnêteté de le reconnaître.Mais ne s'agit-il pas d'un net recul sur l’essentiel de la politique du PQ.sur sa raison d'ètre, soit l’indépendance pure et simple du Québec.Puisque la séparation et l’association sont indissolubles, je demande à Mon-.sieur Provencher de me dire ce qui arrivera.si "nos ennemis les anglais, aevenus nos amis canadiens”, dixit René Lévesque, refusent l’association ou même la négociation?centraide Jt»9g»m8P8gB8t«t8/\m«o»tt»8oonnm8»o aniouWuiJÉBEC Le pionnier de la boucherie charcuterie française a Montréal.Maison fondée en 1953 SPÉCIAUX CHAQUE SEMAINE ] "BOEUF.CANADA CATEGORIE A RUBAN ROUGE" Rosbif Parisien, steak faux filet, fondue bourguignonne, fondue chinoise."VEAU EXTRA" Rôti de veau, escalopes, paupiettes de veau, poitrine de veau farcie "AGNEAU FRAIS DE L OUEST CANADIEN" Gigot, côtes d'agneau, épaule en canard.CHOUCROUTE GARNIE CUITE • POULETS* LAPINS* CAILLES • CANARD DE BARBARIE • FAISANS • PINDATES POUR ACCOMPAGNER VOS VIANDES NOUS VOUS OFFRONS MAINTENANT LES VINS DE LA S.A.Q.CHOIX DE PLATS CUISINÉS SPÉCIALITÉS MAISON-CHARCUTERIE.SAVOUREUSE.EXCLUSIVE Produits d'importation, fromages choisis, pain français."SA QUALITÉ FAIT SA RENOMMÉE' « 807 est, rue Laurier (m»tro ««ion L.un«) 272-4065/86 TrrriTi » rrrnrrrrrrreTrre e » » » i e i e » rrrrrre i : FIDUCIE CANADIENNE ITALIENNE PW 1455 ouest, rue SHERBROOKE 937-9387 7390, rue PAPINEAU 725-5268 5720 est, rue JEAN-TALON 253-9986 1590, rue DOLLARD, LASALLE 364-1252 CERTIFICATS DE DÉPÔT GARANTIS 5 ANS - INTÉRÊT ANNUEL - MAXIMUM $30,000 PAR CLIENT MEMBRE: RÉGIE DE L ASSURANCE-DÉPÔT DU QUÉBEC CHAMBRE D IMMEUBLE DE MONTRÉAL f Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 6 IKlMâllàM Préviiiont Environnement Canada' m neigé pym&m: * *: l’sKorvc YeWowltr>4a Churchi I H i.\\Edmoôlon Vooco^ver Quebec Soint-i^on fnuode Calgary/ „ .Minneapoli» /il-'•aî^l0,0n,° Wtew .m Salt lake City ^ I // **>n n FrancÎKo • Kamai City Vr- Nouvellèî^ 1 Cbarleil précipitations }~f haute pression Q bosse pression masse d'air Irais Orléon masse d'air chaud Nord de Abitibi, Chibouçamau, Pontiac-Témiscamingue : nuageux et vents modérés.Plus doux.Maximum de 7 à 10.Aperçu pour samedi: quelques averses et doux.passages ’lus de Sud de Pontiac-Témiscamingue, Haute-Mauricie, Laurentides: ensoleillé avec passages nuageux et plus doux.Maximum de 8 a 10 Aperçu pour samedi: quelques averses et doux.a Outaouais, Montréal, Cantons de l’Est: ensoleillé avec passages nuageux et plus doux.Maximum de 10.Aperçu pour samedi: nuageux et doux.A midi, aujourd'hui Québec, Trois-Rivières: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 7.Aperçu pour samedi : quelques averses.¦ Saguenay-Lac Saint-Jean: ensoleillé avec passages nuageux et plus doux.Maximum de 7.Aperçu pour samedi: quelques averses et doux.¦ Baie-Comeau, Rimouski: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 5.Aperçu pour samedi : quelques averses.¦ Sept-Iles, Gaspésie: ensoleillé avec passages nuageux.Maximum de 3 à 5.Aperçu pour samedi: quelques averses.A Æk*.K ?Ottawa leurs membres de retourner au travail, ce qui fut fait.Ailleurs, dans les grands centres, personne ne s'est présenté au travail, des lignes de piquetage ont été érigées partout et même les facteurs, qui ne sont pas en grève, ont eu de la difficulté à se présenter à leur travail.A Ottawa, une trentaine de grévistes qui cherchaient à traverser les lignes de piquetage ont été pris à parti par leurs camarades, et sept personnes ont été arrêtées.Quant à la menace d'amendes que laisse planer sur les chefs syndicaux la loi adoptee mercredi soir, elle ne semble pas peser lourd La plupart des chefs syndicaux interrogés ont laissé entendre qu'ils ne pourraient pas de toute façon payer ces montants et qu’ils étaient prêts à aller en prison ?Une réserve dans la question du zonage agricole.Le premier ministre, M.René Lévesque, a d’ailleurs convenu hier, en réponse à des questions de l'opposition, qu'il s’agissait-là de l une des difficultés auxquelles s’était heurté le gouvernement au moment de la préparation de ce projet de loi.‘Tl fallait, a-t-il dit en substance, concilier deux objectifs.Un premier objectif était d’arriver à quelque chose de cohérent dans le secteur de l’aménagement et de l’urbanisme.L’autre objectif était de pouvoir harmoniser cette politique — dont les premières étapes seront également connues d'ici la fin de cette session — avec la politique de protection du territoire agricole.’’ Il semblerait par ailleurs qu’au ministère de l’Agriculture lui-même, un peu tout le monde était fatigué de traîner cette question depuis des années et ne voulait plus attendre qui après la réforme fiscale qui après une politique de l'aménagement du territoire pour aller de l’avant avec la protection des terres arables.Quoi qu'il en soit, le premier ministre a de son côté indiqué hier que le moment était venu de protéger les terres agricoles, après des années “de placotage et de tournage en rond" et que, quant à lui, il n'avait pas du tout l'intention de promettre ce projet de loi dans un troisième discours inaugural de suite.On sait que cette question avait été mentionnée, non seulement dans le programme électoral du PQ.mais dans les discours inauguraux de 1977 et 1978.Par ailleurs, M.Lévesque, même s’il s’est refusé à donner dès nier le contenu détaille de la législation, n’en a pas moins indiqué clairement l'esprit qui a présidé à la decision gouvernementale.Tl ne s'agit pas.a-t-il dit, d’étouffer littéralement toute la société sous un zonage à n’en plus finir qui technocratiserait toutes les solutions mais ce sera en retour une protection ferme, assurée par législation et renchaussée par d’autres mesures dont les agriculteurs ont besoin de façon à ce que cela ouvre un horizon pour l'agriculture d'aujourd’hui et préserve en même temps le patrimoine.’’ Le premier ministre a conclu son intervention en souhaitant la pleine collaboration de tous les partis d’opposition afin que ce projet de loi fort délicat, qui ne manquera pas de soulever plusieurs débats, puisse être adopté d’ici l'ajournement des Fêtes.?La C.de commerce secteur de l'automobile, un domaine qui lui tient à coeur: rappelant les conclusions d’une étude du Conseil économique du Canada, elle mentionne: “Les répercussions en Ontario des retombées industrielles de la politique canadienne de l'automobile ont probablement eu plus de portée depuis 1968 que toutes Ses subventions du ministère de l'Expansion régionale aux régions sous-développées au Canada." De la souveraineté-association, la Chambre s'inquiète surtout de la baisse éventuelle du niveau de vie qui pourrait en découler: En raison de tarifs douaniers, les consommateurs québécois accepteront-ils les augmentations concernant les prix des biens importés?“De combien diminuera le niveau de vie des Québécois au cours des années qui suivront la souveraineté-association, constitue une question presque impossible à chiffrer essentiellement à cause des inconnues dans deux groupes de questions distinctes: les premières sont économiques et elles influent sur les deuxièmes qui sont sociales." Par ailleurs, la Chambre rappelle que Te fédéralisme actuel, quoiqu'il ait largement contribué au niveau élevé de vie des citoyens québécois, comporte aussi un prix élevé: tensions souvent acrimonieuses et stériles, génération d’insatisfaction.Réponses aux lecteurs par Louis-Paul Béguin On me demande si LE DEVOIR a eu raison de conserver son trait d'union au nom du pape défunt, Jean-Paul 1er Naturellement Les raisons de l’absence de trait d’union ne sont pas convaincantes du tout Surtout quand on ajoutait “premier'' Qui était le premier, Jean ou Paul?Quant à la raison logique, de s'aligner sur la France, elle tombe vite: en effet dans le Monde, on voit les deux graphies et dans le Nouvel Observateur, du 9 octobre.un article d une page entière est intitulé: Le successeur de Jean-Paul 1er, avec le trait d’union chaque fois que le pape est mentionne par son nom On ne connaît pas la France si l’on croit vraiment que les Français se sont concertés pour savoir s'il fallait ou pas un trait d'union La preuve est là: petit à petit, la graphie, à la française, reprenait ses droits.Il est triste de penser que le règne de Jean-Paul 1er fut si court.C’était aussi le pape des francophones, et son nom venu d'un nom italien ou latin, sans trait d’union, en se francisant, devait s'écrire comme tous les Jean-Paul du monde entier Cela dit, et j’ai attendu un certain temps avant d’en parler, n’aimant pas l'indécence de faire, vite, sur les grands de ce monde qui disparaissent.des commentaires alors qu’ils ne sont pas encore enterrés Cela pour Elvis, Bref, aussi bien que pour le pape.Un lecteur me reproche d’avoir “condamné” Achetez québécois.Ja mais de la vie: j’ai simplement voulu signaler l'abus de cette forme.Je sais très bien que c’est français.Mais l’interjection.dans le métro, qui nous ordonne de "Pensez goût" ne me plaît vas du tout.L’excès en tout est un dé-aut.Je suis fatigué de lire dans les annonces concernant les platines tourne-disque, l'expression table tournante.Ce n est pas français et certainement pas à tolerer La table ne tourne pas, c’est un fait Quant à syntonisateur.au lieu de tuner, mot qui se prononce comme révolver.voilà encore un exemple de la peur de l’anglais Incorrect également 40 watts RMS.Il faut dire 40 Watts efficaces, quand on parle de la puissance efficace d'un amplificateur de puissance.dédoublement des administrations, inefficacité résultant du manque de cohérence.” Le choix d’une plus grande décentralisation s’explique par des raisons d’efficacité et de contrôle.“H est généralement reconnu accepté que les gouvernements des provinces, étant plus près de leurs comettants, sont mieux en mesure de satisfaire leurs besoins.” La Chambre affirme également que le Canada est actuellement la seule fédération où les pouvoirs résiduaires sont allés au gouvernement central.“Les confier aux provinces établierait un meilleur rapport de force pour l’avenir.” A l’intention de leurs vis-à-vis de langue anglaise, les hommes d’affaires québécois soutiennent: “En plus des améliorations constatées, les Canadiens anglophones devront intensifier, par des gestes concrets, leur démonstration qu'ils acceptent pleinement les Canadiens francophones en partenaires et ne poser aucune entrave à leur accession aux postes de direction La Chambre rappelle également ses positions antérieures sur le sujet constitutionnel.En 1954, elle dénonçait devant la Commission Tremblay “les chevauchements inutiles et demandait au fédéral de respecter l’intégrité des compétences provinciales.” “Autonomiste, la Chambre Test non seulement en matière constitutionnelle mais même au niveau de son fonctionnement interne ou, depuis 1951, de par sa propre volonté, elle se distingue de ses consoeurs des autres provinces par son autofinancement.” ?Le Livre blanc dommagements aux victimes mais aussi de rassembler et fournir toute l'information technique et l’expertise nécessaire au bon fonctionnement des comités paritaires dans l'entreprise.Cette nouvelle “commission de la santé et de la sécurité au travail” serait aussi responsable de mettre en place un programme de recherche suffisant dans ces domaines et de réévaluer constamment l’effet des réformes entreprises; ¦ enfin, le Livre blanc de M.Marois, qui a fait l'objet d’une consultation sans précédent pendant les trois années nécessaires à son élaboration, propose aussi une réforme du système de dédommagements pour les accidentés du travail II s'appliquerait à tous les travailleurs québécois qui le désirent, sans exception, et tiendrait compte non seulement ae l’incapacité mais aussi du salaire perdu, comme le fait déjà l’assurance-automobile.A l’heure actuelle, l’effort monétaire consenti pour le dédommagement partiel des victimes d’accidents ou de maladies industrielles est au moins dix fois plus important que les sommes consacrées à tout l’effort provincial de prévention même si l'on y inclut la recherche (presque inexistante).les services d 'inspection de quatre ministères, les services de santé des industries en usine, les premiers soins, les efforts patronaux et syndicaux d’information et de formation, etc.Sans renverser complètement la vapeur, les réformes proposées par le gouvernement québécois donneraient aux ouvriers des moyens de défense bien plus efficaces pour prévenir les accidents ou maladies et multiplieraient par quatre les fonds consacrés à la prevention.En chiffres absolus, la dépense atteindrait $100 millions.sans inclure les $400 millions versés en dédommagements.1 La réforme de l’indemnisation des victimes est abordée très succintement dans le Livre blanc qui souligne la nécessité d’études supplémentaires avant de mettre de l'avant un programme bien structuré.Par rapport au projet qui avait circulé assez librement à la fin de l'été, le document publié hier précise un bon nombre de points obscurs.Par exemple, il précise le caractère consultatif des comités paritaires qui devront être créés dans les entreprises et réaffirme que la responsabilité ultime de la santé est dans les mains de l’employeur.On veut ainsi éviter que des désaccords au sein du comité ne servent de prétexte pour paralyser tout effort réel d'amélioration.En même temps, on précise que les représentants des travailleurs pourront manifester leur désaccord par écrit et exiger des réponses écrites de leur employeur.Ces documents pourront être communiqués aussi bien au service d’inspection qu’à la commission provinciale de santé et sécurité et ces deux organismes pourront intervenir si la situation leur paraît anormale.Le comité paritaire pourra faire des recommandations sur l’ajustement aux normes légales, sur l'élaboration d’un code de sécurité adapté à l’établissement et sur les choix de l’équipement de protection individuelle, le cas échéant II aura aussi le droit de surveiller la situation sur les lieux de travail, “par tous les moyens appropriés", de se prononcer sur les cas où les ouvriers pensent que leur santé est menacée, analyser les rapports d’accidents, etc.Il nommera le médecin du travail attaché à l'entreprise et les représentants des deux parties chargés d’accompagner les inspecteurs lors d’une visite de l’établissement.Le texte final est plus discret que la version précédente sur la situation des entreprises où les ouvriers ne sont pas syndiqués.Normalement, les ouvriers devraient quand même nommer eux-mémes leurs représentants au comité paritaire mais il y a peu de détails sur les procédures.Le Livre blanc prévoit aussi des associations paritaires sectorielles mais il est très prudent à l’égard de leur rôle exact.Ces organismes serviraient à la mise en commun et à la concertation des efforts entre diverses entreprises qui rencontrent des problèmes semblables.Le Livre blanc est aussi assez imprécis à l’égard des structures médicales qu'on entend mettre en place pour surveiller l’état de santé des ouvriers.Le médecin du travail (dont on a déjà parlé) pourrait par exemple être rattacné institutionnellement aussi bien à un bureau privé qu'à un hôpital ou à un Centre local de services communautaires.La coordonation du travail médical serait cependant confiée au département de santé communautaire qui est déjà, par la loi, responsable de la santé publique sur le territoire On prévoit aussi que des médecins pourraient être obligés à une période ae recyclage ou de perfectionnement.Evidemment, on admet ne pas avoir suffisamment de personnel qualifié pour tout faire d’un coup mais le document gouvernemental prévoit une période de transition plus ou moins longue pendant laquelle on formerait de nouveaux spécialistes.On commencerait aussi par implanter les comités paritaires dans les entreprises les plus menacées, par exemples celles qui ont plus de six accidents par 100 travailleurs, niveau qui est déjà inférieur à la moyenne.Les services de santé au travail travailleraient dans une perspective précise: Ils chercheraient d’abord à dépister précocement les symptômes des maladies qu’on sait liées aux agresseurs présents dans le milieu de travail.Ils chercheraient aussi à évaluer ces risques particuliers lorsqu'ils ne sont pas connus.De plus, ils s’occuperaient des premiers soins et, finalement, évalueraient dans quelle mesure la santé des travailleurs les rend aptes à une tâche précise.Contrairement au projet de l’été dernier, le Livre blanc se penche sur le problème particulier de l'industrie de la construction où l’on trouve une majorité de petits chantiers temporaires, ce qui n’est pas facilement compatible avec (es comités paritaires.Dans ce cas, il prévoit que certains programmes de construction ne seraient autorisés qu'après l’approbation d’un programme de prévention.Il prévoit aussi la mise en place de comités de chantier chargés de surveiller l’application de ce plan de prévention.Sur ce comité de chantier seraient représentés l'entrepreneur général ou son responsable de la sécurité, chacune des associations syndicales ayant des membres sur le chantier, chacun des entrepreneurs sous-traitants et le concepteur des travaux.Les comités paritaires ordinaires devraient exister lorsqu'un même employeur a plus de dix employés dispersés sur plusieurs chantiers ?L’aviation nécessité d’un progrès vers un réglement négocié du problème rhodésien ” Ces raids seront évoqués lors des entretiens que les quatre membres du gouvernement intérimaire rhodésien actuellement en visite aux Etats-Unis, auront aujourd’hui au département d'Etat avec des responsables américains et britanniques, a-t-il ajouté.Deux des membres du gouvernement intérimaire, M.lan Smith et Mgr Abel Muzorewa, ont déclaré que l'attaque contre “des bases de guérilla” en Zambie était nécessaire.Pour le premier ministre rhodésien, ce raid n’éloignera pas l’éventualité, d une conférence de toutes les parties directement intéressées au problème de la colonie sécessionniste.“Il pourrait même faire comprendre à certaines gens que le conflit n'est pas une affaire à sens unique." Pour Mgr Muzorewa, le raid était justifie parce que dirigé contre le camp de guérilla jugé responsable de “la cruelle attaque" du 3 septembre contre un avion civil rhodésien.Les autorités de Salisbury ont révélé le mois dernier que des forces rhodésiennes opéraient régulièrement en territoire zambien.Mais c’est la première fois que l'armée de l’air attaque aussi près de Lusaka, à quelques 150 kilometres de la frontière rhodésienne.L’attaque, qui s’est produite à 8 h 30, a apparemment pris les occupants du camp par surprise.Des témoins ont vu les bombes exploser et tracer des éclairs de couleur orange.Trois ou quatle fortes explosions ont été entendues jusqu'à Lusaka suivies d ’explosions plus sourdes comme si des dépôts de munitions avaient été touchés.Une dizaine de minutes ont probablement suffi aux appareils rhodésiens pour franchir la frontière au-dessus du lac Kariba, venir larguer leurs bombes et repartir sans que l’armée de l'air zambienne ait eu le temps de les intercepter.Annonçant cette “attaque surprise', le gouvernement zambien a déclaré qu’elle avait été repoussée par les forces zambiennes et assuré que la situation était redevenue normale.De la route, on pouvait voir des bâtiments en feu et une colone de fumée s’élever dans le ciel.Trois cainio.„ transportant des militaires zambiens se sont rendus sur les lieux suivis de cinq autres vides, apparemment pour transporter les victimes, ont indiqué des témoins.L’Armée révolutionnaire populaire La cuisine chinoise rend “fou” BOSTON (AP) — D'après un psychiatre américain, le Dr Arthur Colman, la tristesse et la mélancolie de sa femme sont dues à la cuisine chinoise.Le Dr Colman, professeur à la Faculté de médecine de Californie, fait en effet dans un courrier adressé au New England Journal of Medicine, une revue spécialisée, le rapprochement entre l’état dépressif de son épouse et le glutamate de sodium, un assaisonnement fréquemment utilisé dans les restaurants chinois.D'après ce psychiatre, cette substance rend "un peu fou: Vous êtes déprimé, mais vous savez qu’il n’y a aucune raison à cela".Sa femme, dit-il, "a été profondément déprimée, son visage s’est fermé, ses mouvements se sont ralentis, elle a eu des fantaisies lugubres et parfois, de soudains accès de rage".Il attribue également à ce produit l’hyperactivité de son fils, âgé de neuf ans et laisse entendre que d’autres personnes en sont victimes.Cependant, la revue reconnaît qu’une réaction au glutamate de sodium, le ‘syndrome du restaurant chinois’, est assez courante.Elle se manifeste par l’apparition de taches sur le cou et le visage, des rougeurs, une sensation de brûlure dans la poitrine et des troubles gastriques.Ces symptômes, qui touchent 30 pour cent des consommateurs de cuisine chinoise, apparaissent en quelques heures Toutefois, d’après un pharmacologue américain, le Dr Andrewert, de la William Underwood, société qui produit du glutamate de sodium, les conclusions du médecin californien sont sans fondement.Le glutamate de sodium est actuellement en vente libre aux Etats-Unis.La Food and Drug Administration va malgré tout procéder à divers examens Zimbabwe (ZIPRA), l’aile militaire de la ZAPU, dont les effectifs sont d’environ dix mille hommes, dispose d’au moins quatre camps dans la région de Lusaka.11 est possible que ce raid ait été décidé en représailles de l’attentat contre un Viscount d’Air Rhodésie, que des maquisards de M Nkomo ont abattu en territoire zambien, le mois dernier, quelques semaines après les entretiens secrets infructueux que M.Nkomo avait eus en Zambie avec M.lan Smith.Il y a seulement deux semaines, le président Kenneth Kaunda annonçait la réouverture partielle de la frontière entre la Zambie et la Rhodésie pour faciliter le transport des exportations (cuivre) et importations (engrais) zambiennes.Le chef de l’Etat zambien a indiqué par le passé qu’il serait peut-être contraint de faire appel à l’Union soviétique et à Cuba pour défendre son pays.Dans les milieux diplomatiques non alignés de Lusaka, on indique que des armes soviétiques sont récemment parvenues en Zambie, y compris des roquettes Katyoucha de 122 apparemment destinées à la ZAPU et des canons anti-aériens et missiles sol-air SAM-3, à l’intention probablement des forces zambiennes.La Zambie a également déclaré qu elle tiendrait la Grande-Bretagne responsable de toute opération des forces rhodésiennes sur son territoire.A Londres, un porte-parole du gouvernement britannique a condamne toute escalade de la guerre et déplore toute action susceptible de rendre plus difficile un réglement négocié.Depuis ses entretiens avec M.Mugabe.M.Nkomo a adopté une attitude de plus en plus militante et l'on peut penser que des pressions vont s'exercer sur lui pour qu’il jette un plus grand nombre d’hommes dans la bataille.M.Robert Mugabe, qui co-préside avec M.Nkomo le Front patriotique, dispose de bases au Mozambique qui, elles aussi, ont été attaquées par l'armée rhodésienne.Selon les informations fournies à Salisbury, une opération est en cours depuis mercredi contre des bases de M Mugabe.Ces raids en Zambie et au Mozambique.estime-t-on à Salisbury, répondent à un triple objectif: — porter la guerre jusque dans les Un type nouveau de pylône, conçu et mis au point par l’Hydro-Québec, sera en vedette à la conférence internationale de ITnstitute of Electrical and Electronics Engineers tenue cette semaine à Montréal.Le pylône à chaînette se compose de deux mats d’environ 55 mètres de hauteur.espacés d’environ 30 mètres à la base.Les deux mats sont retenus chacun par deux haubans et réunis à leur sommet par une traverse flexible, constituée de câbles d’acier, désignée sous le nom de chaînette.C’est cette traverse flexible qui constitue l'originalité du pylône) Le pylône a chaînette présente plusieurs avantages techniques et économique.En effet, ce nouveau pylône nécessite moins d’acier, il peut être installé, réparé ou remplacé beaucoup plus rapidement, il requiert des fondations oeaucoup moins imposantes et son impact visuel est beaucoup moindre que celui des pylônes utilisés jusqu’à maintenant.L’ulisation de ce type de pylône permettra des économies de construction pouvant atteindre $40.000 par mille de lignes, comparativement aux autres types de pylônes utilisés pour les lignes à 735 kv.MADRID (AFP) — Une “erreur" du commandant est à l’origine de la plus grande catastrophe de l'histoire de l'aviation, survenue le 27 mars 1977, sur l’aéroport de Tenerife (Canaries), dans laquelle 579 personnes ont trouvé la mort, affirme un rapport officiel, publié hier à Madrid par le ministère espagnol des Transports.Ce document révèle que le pilote néerlandais a lancé son avion sur la piste, contrairement à un ordre de la tour de contrôle qui lui avait demandé de ne pas décoller en raison de la présence d’un autre appareil sur la piste.Son avion, un Boeing 747 de la KLM, devait percuter de OTTAWA (PC) — Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Gilles Ouellet a rendu hommage hier au nouveau pape Jean-Paul IL “Deux conclaves en moins de deux mois ont fait se réaliser l'inespéré: le choix d’un pape jeune dynamique, un homme d’une grande compétence possédant des talents exceptionnels comme pasteur, un polyglotte venant d’une Eglise souffrante située dans un pays de l'Est de l’Europe”, a-t-il fait savoir.Les commentaires de Mgr Ouellet qui se trouve toujours à Rome, où il aura une audience avec le pape le 28 octobre, ont été transmis hier par la Conférence des évêques catholiques du Canada, hier à Ottawa camps de maquisards dans l'espoir de détruire leurs lignes de communications et de les affaiblir avant l’offensive traditionnelle de la saison des pluies; — gagner du temps pour permettre à l’administration intérimaire rhodésienne d'organiser des élections au suffrage universel malgré la décision du Front patriotique de tout faire pour s’y opposer par des moyens militaires, — renausser le moral de la population blanche de Rhodésie entamé ces dernières semaines par l’opération menée contre un Viscount d’Air Rhodésie, abattu par des maquisards de M.Nkomo, et le pilonnage ae la ville frontalière d’Umtali par d'autres maquisards basés au Mozambique.?La partie Suite de la page 5 quiets, c'est évident.Militants péquistes: prière d’en prendre note pour l’évaluation des stratégies.Autre chose.M.Michel Roy, pour sa part, impute en passant des motifs "élec-toralistes" au gouvernement.Or, il est clair que la réélection du PQ est d’une indiscutable nécessité si l’on estime que l’initiative de la politique constitutionnelle doit rester entre les mains des Québécois.Les Libéraux, eux, auraient tôt fait de faire entrer chez-nous toutes les machines de Troie qui attendent à la porte.S’il y a une préoccupation électoraliste, elle est là et je la partage d’emblée.L'impatience excessive place constamment un certain nombre de militants des échéances apocalyptiques et tout proches: l'apocalypse pour dans un an Rien de mieux pour fausser idées et calculs.aussi bien que les stratégies et la compréhension de ces dernières.Je professe, moi aussi, que la situation historique des Québécois est dramatique, mais il faut tout de même savoir placer son inquiétude au bon endroit et dans le cadre d'une certaine durée.Notre lutte est aussi une partie d'échecs et celle-ci est très serrée.Jusqu’ici elle a été menée avec beaucoup d'intelligence.Dans ce jeu, il est important de réfléchir.Ce n'est pas la place pour des coups de tête.La première utilisation pratique de ce pylône se fera sur la troisième des cinq lignes en provenance des centrales de la baie James, sur le tronçon allant de LG 2 à Clova, ainsi que sur la ligne qui reliera les centrales LG 3 et LG-4.Les travaux de construction de ces deux tronçons d’une longueur totale de 1,000 km, seront effectues sur une période de deux ans.allant de août 1979 à l’été 1981.Avant d'être adopté par l’Hydro-Québec, le pylône à enainette a fait l’objet d'études approfondies et de multiples essais, notamment sur une ligne expérimentale érigée au nord de Montréal.Erigée en 1976, cette ligne de 3km a permis d'expérimenter et de mettre au point diverses méthodes d'installation et d'entretien, de soumettre la ligne et ses pylônes à des conditions méteologiques naturelles et simulées et d'en analyser le comportement dynamique L'Hydro-Québec entend maintenir cette ligne expérimentale encore plusieurs années, dans le but de faire une évaluation des effets à moyen et long terme, ainsi que pour procéder à d'autres tests qui pourraient s'avérer nécessaires.plein fouet et à grande vitesse un autre jumbo de la Panam immobilisé sur l'une « des pistes de l’aéroport, 248 occupants de l'avion hollandais (234 passagers et 14 membres de l’équipage) et 326 personnes de l'appareil américain (317 passagers et sept membres d'équipage) furent tués.Selon les conclusions du rapport espagnol, la responsabilité du commandant du Boeing de la KLM serait totale Dans leur document, les autorités espagnoles s'interrogent sur les raisons de “l'erreur'’ du pilote hollandais, “pourtant expérimenté , et avancent des explications “socio-psychologiques ' '.“C'est vraiment l'homme choisi par l'Esprit pour l’Eglise d’aujourd’hui ", a indiqué le président des évêques.Le message de Mgr Ouellet indique que “l'Eglise démontré qu’elle est capable de s'adapter à la société dans laquelle elle vit, et qu elle est de plus capable de bâtir des ponts par déjà des idéologies politiques qui divisent le monde.” Mgr Ouellet a déjà eu le plaisir de rencontrer le nouveau pape, le cardinal Woj-tyla lorsqu’il a participé au dernier Synode à Rome La Conference des évêques précise que le cardinal Wojtyla l'avoir même invité à se rendre dans son diocèse en mai prochain Tête-à-tête Joron-Gillespie QUEBEC (PC) — Le ministre fédéral de l'Energie, M.Alastair Gillespie, était hier à Quebec, où il s'est entretenu pendant une heure et demie avec son homologue québécois, M.Guy Joron.Qu’ont pu se dire les deux hommes d’Etat?Aux journalistes qui l’interrogeaient à l'issue de cet entretien.M.Joron a haussé les épaules en disant avec découragement: “J'ignore pourquoi il est venu”.Quand M.Joron a demandé si Ottawa avait décidé de laisser tomber tout le projet, M.Gillespie a répondu la nega- tive, ajoutant que cette question et d’autres “d’intérêt mutuel” avaient été discutées, mais aucune décision d’en finir avec l’usine d’eau lourde n’avait été prise.M.Gillespie a dit ensuite que la fermeture de l’usine était “dans l’intérêt du Québec et des consommateurs québécois” puisqu’en fermant La Brade, THydro-Québec pourrait s'approvisionner en eau lourde auprès des usines de Glace Bay et de Port Hawkesbury.en Nouvelle-Ecosse, à meilleur marche.L’Hydro-Q.expose un nouveau type de pylône Le pilote de la KLM est tenu responsable L’épiscopat canadien rend hommage au pape Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 7 Pour les sénateurs Une constitution devrait être 1 un document historique durable Le premier ministre réélu de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, salue ses partisans de son large chapeau de cow-boy, en compagnie de sa femme, Mme Anne Blakeney.(Photolaser CP) La victoire du NPD renforcit les revendications des provinces REGINA (CPI - Le premier ministre de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, réélu mercredi avec une majorité accrue, s’attend à ce que les provinces en arrivent rapidement à un consensus sur la nécessité de modifier la constitution de façon à préserver le contrôle des provinces sur leurs ressources naturelles.Lors d'une conférence depresse au lendemain de son élection, M.Blakeney a fait remarquer que politiquement, M.Trudeau ne pouvait négocier trop de compromis avec les provinces.M.Blakeney profitera donc de la conference fédérale-provinciale des premiers ministres, oui doit se dérouler à la fin au moins d’octobre, pour présenter à M.Trudeau l’accord intervenu entre les premiers ministres provinciaux en 1976 et entériné lors de la conférence de Regina au mois d’août.Cette entente prévoit que les provinces peuvent taxer directement et indirectement leurs ressources naturelles et visent à tirer au clair les pouvoirs du fédéral en matière d’industrie et de commerce pour assurer aux provinces le contrôle de leurs ressources.La victoire de mercredi, de préciser M.Blakeney, nous place en excellente position pour négocier avec Ottawa.Le mandat que j’ai reçu des électeurs me permettra d’établir avec plus de force encore les revendications qui sont les nôtres, a déclaré M.Blakeney.Tous les membres de son cabinet, à l’exception d’un seul, Tex-ministre de l’Education, ont été réélus.Le NPD a remporté la victoire dans 44 sièges, les conservateurs ont remporté 17 circonscriptions et les libéraux ont littéralement été effacé de la carte.Les néo-démocrates ont reçu 47.5% du vote populaire, en comparaison de 40% lors des élections de 1975 et de 55% lors des élections de 1971 qui avaient porté M.Blakeney et son parti au pouvoir.Les conservateurs ont réussi une remarquable percée quand on considère qu’en 1971, ils n’avaient réussi qu’à recueillir 2.1% des suffrages.Cette proportion du vote populaire était passé à 27.6% en 1975 et elle a atteint 37.6% mercredi soir.Pour les libéraux, la débandade a été dé taille.Eux qui avaient administré la province de 1964 en 1971, sont passés de 42.8% du vote populaire en L’autorité des parents est menacée au Japon TOKYO (AFP) — Parents mière vue.“C’est encore un et éducateurs au Japon sont désemparés et inquiets devant un phénomène qui se répand depuis quelques années: les enfants qui battent leurs parents.Dans un pays où l’organisation sociale repose sur le respect des aînés, et des supérieurs, les changements du mode de vie semblent en effet menacer l’autorité traditionnelle des parents sur leurs enfants.Takeshi Miyamoto, un lycéen de 16 ans, était pour ses voisins un garçon tranquille et souriant.Mais à la maison, il avait coutume de rouer quotidiennement de coups ses père et mère, dans aes crises inexpliquées de rage et de violence.Une nuit, son père à bout de patience Ta étranglé dans son sommeil.Les psychologues et travailleurs sociaux qui se sont penchés sur ce problème nouveau sont encore incapables d’estimer le nombre des familles où les enfants font régner la terreur mais pensent que le phénomène est plus fréquent qu’il ne semble à pre- problème caché.’' déclare Mme Shigeko Sasahara qui dirige la section des questions juvéniles de la police de Tokyo.“Les parents sont encore très réticents pour avouer que leurs enfants les battent.Ils ne veulent pas leur créer de problèmes ni les voir devenir l'objet de scandale ".explique Mme Sasahara.Elle précise que son bureau a eu à connaître cent affaires de parents battus rien qu’en six mois cette année, soit 40.8 pour cent de plus que pour les six premiers mois de 1 an dernier! “Ce n’est que le dessus de l'iceberg’’.ajoute-t-elle, car il est possible que ce soit le cas dans une famille sur vingt.Récemment, une femme de 37 ans a perdu un oeil, crevé par le doigt de son fils de 14 ans en proie à un accès de rage.Un homme de 45 ans qui essayait de protéger sa femme des coups de leur fils est tombé dans un escalier et s'est brisé cinq côtes.Une jeune femme a reçu de son fils de 16 ans un coup de poing dans la bouche.Y // L/V \ -ri/1 : l \ \ ^ \ iNTIQUITÈS^PANCAISES une bonne adresse est toujours difficile a trouver! venez noiïjs voir, vdus ferez des affaires.17 • Fauteuils! Hehri II, Louix XV, Louis XVI, Voltaires, armoires, t^uff^ts, commodes, vitrines.secrétaires, tables dè férmes, chaises, bureaux et meubles en p,n- \i4x.vehtç: jeudi, vendredi de 10 h à 21 h et samedi de 10 h à 19 h S .1.A.F.Importation d’antiquités françaises 354 rue de l’inspecteur, suite 1109A — Montréal.NB: Direction Notre Dame, entre Peel et University.tel: 866-0572 1971 à 31.7% en 1975 et à .14.9% mercredi soir.Leur chef, M.Ted Malone, a annoncé son intention d’abandonner le leadership, en précisant que le parti libéral n’était pas pour autant mort.“Nous sommes toujours revenus de l’arrière ", a-t-il déclaré.Le leader national du NPD, M.Ed Broadbent, s’est réjoui hier à Ottawa de cette victoire néo-démocrate tandis que le ministre fédéral des Transports et de la Justice, qui représente aux Communes une circonscription de la Saskatchewan, a déclaré que le le parti libéral redoublerait d’efforts pour vaincre cette polarisation qui s’est manifestée mercredi soir et qui place les conservateurs à la droite et les néo-démocrates à la gauche.Deux ex-premiers ministres néo-démocrates, MM.Ed Schreyer du Manitoba et Dave Barrett de la Colombie-Britannique ont qualifié d'historique cette victoire de M.Blakeney.Pour M.Barrett, toutefois, il est encore trop tôt pour évaluer la portée de cette victoire, qui ne s’inscrit pas dans la tendance qu’ont les électeurs de rejeter leurs gouvernements provinciaux.Les électeurs de la Saskatchewan, pense M.Barrett, ont peut être décidé d’avoir un gouvernement qui met Tac-cent sur une politique économique saine plutôt que d'avoir un gouvernement qui se repose sur ses lauriers et se gargarise de belles paroles.par Claude Turcotte OTTAWA — Le comité du Sénat sur la constitution, qui s’est penché sur le projet de réforme constitutionnelle du gouvernement Trudeau au cours de la dernière session, a divulgué hier ses conclusions provisoires, en attendant de connaître ce que seront les nouvelles propositions gouvernementales.Les sénateurs cependant expriment déjà à certains égards des idées très fermes.Ainsi, le comité affirme que “avant toute chose il faudrait, tenter de s’entendre avec les provinces sur une procédure d’amendement dans le cadre des pourparlers qui se poursuivent sur l’essence de la réforme constitutionnelle ", Ce comité, comme l’autre formé de sénateurs et de députés dont le rapport a été rendu public récemment, estime que la rédaction du projet de loi C-60 laisse beaucoup à désirer.Il note toutefois que le discours du Trône la semaine derniere annonce l'intention du gouvernement de présenter un nouveau projet de loi révisé."Une constitution, disent les sénateurs, devrait être un document historique durable que le profane comme l’étudiant pourrait comprendre facilement autant que faire se peut.Si le libellé de l’Acte de 1 Amérique du nord britannique est obscur et son style lourd et peur inspirant, comme le prétend le document préparé par le gouvernement et intitulé Le temps d'agir, le projet de loi n'apporte pas beaucoup d amélioration à cet égard".Par ailleurs, le comité sénatorial reconnaît qu'une réforme du Sénat s’impose.Pour l'instant, les sénateurs ne vont guère plus loin que l’acceptation de ce principe.Que devrait devenir cette deuxième Chambre?Là-dessus le comité en est encore à l’étape préliminaire, c’est-à-dire qu’il se pose de nombreuses questions pour lesquelles il n’a pas de réponses.Il faut noter au fait qu'un nouveau co-.mité sur la constitution a déjà été mis sur pied, puisque l’ancien a été dissout en même temps que la session parlementaire prenait fin.Le nouveau comité se demande actuellement s’il devrait poursuivre ses réflexions à partir du bill c-60 ou attendre le projet de loi révisé, qui vraisemblablement ne viendra pas avant la tenue de la conférence constitutionnelle et la parution du rapport Pépin- Robarts.Parmi les autres opinions fermes exprimées par les sénateurs, le comité formule le souhait que toutes les modifications constitutionnelles ne devraient être faites qu'en consultation étroite avec les gouvernements provinciaux, même si la Cour suprême devait reconnaître la compétence exclusive du gouvernement fédéral d’agir en certains domaines.Il prévoit donc que les échéances du gouvernement seront retardées.Dans le rapport présenté hier, qui fait suite à deux mois et demi de travail, le comité ne parle pas du partage des pouvoirs.Il fait cependant des commentaires sur plusieurs autres aspects de la constitution Ainsi, il accueille avec satisfaction l'inclusion d’une déclaration des objectifs dans la constitution, ainsi qu’une declaration des droits, 11 souligne que certaines interprétations des propositions relatives à la monarchie ont été exagérées, mais propose quelques précisions pour éliminer toute ambiguité II recommande l'adoption d’une proposition portant sur la durée du mandat du gouverneur et ne croit pas que Ton doive conférer à ce der- nier le titre de commandant en chef des Forces canadiennes.Le comité se dit d’accord avec le gouvernement sur l’approche au problème des inégalités régionales, il qe favorise pas l’augmentation du nombre de juges à la Cour suprême et n’accepte pas 1 idée de l'approbation par le procureur général d'une province, pas plus qu'il n'aahère à la proposition voulant que la nomination des juges soit ratifiée par la seconde Chambre.Comme on pouvait s’en douter, le comité consacre plusieurs lignes aux propositions sur la Chambre de la fédération, mais ses observations sont essentiellement négatives, c'est-â-dire qu’il soulève des objections Le comité constate que les nominations seraient plus complexes que maintenant et qu elles ne seraient pu ' écessairement meilleures.Il considère que cette Chambre deviendrait une tribune exclusivement régionale, ce qu’il n'accepte pas.Quoi qu’il en soit, le rapport présenté hier ne doit, tout comme celui du comité mixte, être considéré comme un document préliminaire.Chaput ne comprend plus rien au PQ QUEBEC (PC) — "Quand vous me demandez ce que je pense du PQ.je n en sais rien.C’est la confusion totale On ne sait plus ce qu’il veut.Ministres ou députés disent quelque chose et se dédisent le lendemain ou sont contredits par Lévesque.Quelle est la vraie position du PQ?Moi, j'ai toujours pensé que l’article premier du programme péquiste n'était pas négociable".Ces propros de Marcel Chaput, qui a déjà jeûné pour la cause indépendantiste, rejoignent les inquiétudes exprimées par trois autres pionniers irréductibles de l'indépendance, à la suite des dernières déclarations du premier ministre René Lévesque selon lesquelles le prochain référendum portera non plus sur la souve- raineté tout court, mais bien sur un mandat d aller négocier la “souveraineté-association" Qualifiant de "non-sens" cette dilution de l’article premier du programme du PQ, M Chaput a reproche aux dirigeants péquistes "d'avoir à peu près tout dit de contradictoire "depuis qu'ils sont au pouvoir "Si vous voulez faire librement une association, il faut que vous soyiez d’abord souverain ", a-t-il souligné.On ne peut plus parler de souveraineté-association mais bien d'une “association-souveraineté", a affirmé de son côté le fondateur de l'Alliance laurentienne, en 1957, M Raymond Barbeau, au cours de la même entrevue.A l’époque, aller en Floride,c’était se ^ AM A^l rendre jusqu’à Old Orchard.Vous sou venez-vous de cette époque ou un voyage en Floride représentait une véritable expédition?Vous souvenez-vous de l'interminable chemin à peine ' , étroit et à deux sens, des détours, des routes de campagne qui mettaient les pneus à rude épreuve.Et vos nerfs aussi, si bien que vous finissiez par passer vos vacances à Old Orchard.C’était bien avant les autoroutes.C'était l'époque où le dollar canadien était aussi reconnu que de l'argent de Monopoly.Les choses ont bien changé depuis, à tous les points de vue.En Floride, maintenant on peut échanger des devises canadiennes, encaisser des chèques et effectuer toutes sortes de transactions 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économique de Montréal.Le Groupe a formé l’été dernier cinq comités chargés de préparer des propositions concrè- _ets principaux de la campagne et le comité qui s’est appliqué à préciser le programme de relance économique de Montréal était quant à lui animé directement par le candidat du parti à la mairie, M.Serge Joyal.Quant au programme du maire sortant de Montréal, M.Jean Drapeau, il reste inconnu à ce jour, en cette njatière comme en toutes les autres, tandis que se poursuivent à un rythme plutôt accéléré les travaux de voirie dans les rues de Montréal.Le RCM et le GAM offrent des programmes de relance économique qui s'opposent au premier chef quant à la gestion du développement économies.RCM, en effet, veut réorganiser les quartiers de Montréal (des unités de quelque 20,000 habitants chacun) en unités d’initiative, de décision et d'organisation des ressources locales, physiques et humaines.Quant au role que le parti réserve à l’Organisme central de gouvernement municipal, il est de distribution des ressources financières disponibles et ses interventions viseraient d’abord à assurer à la ville de Montréal un contrôle plus grand sur toutes les décisions de l’entreprise privée et des autres paliers de gouvernement qui sont susceptibles d’affecter la vie sociale et économique des Montréalais.^ Le GAM, au contraire, prévoit une structure pyramidale de “mécanismes” d’où les quartiers comme tels sont ab-sents.Au sommet, un membre du comité exécutif de Montréal répondrait devant le conseil du développement économique de la ville.De plus, le.conseil se donnerait une commission permanente chargée de faire se concerter les agents économiques et de mettre en oeuvre un plan de développement donné.Ensuite, Montréal se donnerait un commissariat industriel et commercial qui ferait rapport au conseil tous les trois mois.Enfin, le GAM s’engage, s’il est élu, à tenir un “sommet” réunissant tous ses partenaires économiques et sociaux afin d’arrêter orientations et priorités.Si le GAM veut “doter Montréal d’un plan de développement économique et social”, le RCM propose de procéder d’abord à un inventaire des ressources communautaires disponibles dans chaque quartier.Dans un second temps, les quartiers se réorganiseraient de manière à recycler les biens publics (ter- rains, immeubles, équipements), à favoriser et à développer le commerce local, à créer des coopératives de production et de consommation dans tous les domaines possibles, toutes mesures qui doivent garder à vue l’objectif de créer de nouveaux emplois permanents au sein des organismes communautaires ainsi, mis sur pied.Bref, il s’agit de remette les quartiers au travail et de leur redonner l’initiative du jeu.Le but de l’opération est d’intégrer les fonctions résidentielle, industrielle, commerciale et institutionnelle de la ville.Ces objectifs respectifs étant définis, le rôle du gouvernement municipal central serait différent selon l’un et l’autre parti, quoique les deux s’accordent pour chercher à obtenir que le pouvoir de taxation de Montréal soit utilisé les grands agents économi-s afin de redorer le blason plus systématiquement (que la charte de la ville ne le permet) pour orienter des décisions des grandes entreprises, notamment dans le sens de la création d’emplois.Pour le GAM, l’organisme central de gouvernement municipal exercera des pressions sur lei gués i economique de la métropole; Elle utilisera “son poids politique” pour susciter des initiatives dans le domaine de l’industrie manufacturière; pour attirer à Montréal des “entreprises d’avenir” (télécommunications, recyclage, énergie, etc.); pour revendiquer une participation aux décisions (fédérales) touchant les activités du port de Montréal et de l'aéroport de Mirabel, pour attirer ici le tourisme de congrès, pour garder et attirer à Montréal de grands sièges sociaux, etc.Le RCM, quant à lui, définit plutôt les, interventions de l’organisme central de gouvernement municipal par rapport à l’intérieur.Suivant son programme “la ville” interviendrait dans trois domaines principaux de l’activité économique: elle statuerait sur les localisations industrielles et commerciales de manière à préserver les emplois existants et à en créer de nouveaux; elle redistribuerait les ressources financières mises à sa disposition par les instances supérieures- de gouvernement pour le développement industriel; enfin, elle utiliserait son pouvoir fiscal pour orienter les grandes décisions économiques.Sur des points particuliers de relance, le GAM et le RCM s’opposent également.Dans le domaine du tourisme, par exemple, le GAM parle de favoriser le tourisme de congrès en réévaluant le fardeau fiscal de l’industrie hôtelière.Le RCM propose, lui, de miser sur les qualités permanentes — historiques, culturelles, de site physique, etc.— de la ville et d offrir, grâce à la création d’une Agence munici-' pale de tourisme, des services d'accueil aux visiteurs et d’hébergement des Québécois issus des autres régions et en visite à Montréal.Deux programmes fort opposés.en somme: celui au GAM vise à replacer Montréal dans le circuit des grandes villes prospères et influentes, tandis que la priorité de celui du RCM est de reconstruire Montréal en commençant par l’intérieur, quartier par quartier.Pour Charles Marion, Jeanne et Claude Coupables d’avoir autorisé Valance sont de parfaits inconnus par Bernard Morrier Pour M.Charles Marion, Jeanne et Claude Valance sont de parfaits inconnus.Témoignant hier au procès de ces derniers, le gérant de crédit de la Caisse populaire de Sherbrooke-Est, a déclaré en réponse à une question du procureur de la Couronne, Me Pierre Sauvé, qu’il ne connaissait pas le couple Valance, qu’il ne l’avait jamais rencontré avant son enlèvement, pas plus qu’il ne pouvait l’identifier maintenant comme étant parmi ceux qui avaient été mêlés à son enlevement et à sa séquestration de 82 jours, l’année dernière.Puis, après s’être fait rappeler par Me Sauvé qu’il avait sûrement entendu la voix de ses gardiens et que la police lui avait fait également entendre des enregistrements de conversations après sa libération, M Marion a révélé qu’il avait reconnu une voix, mais il n’a pas été invité à élaborer davantage.Plus tôt, le témoin avait été appelé à identifier une foule de communiqués que les enquêteurs avaient mis en preuve la semaine dernière.M.Marion a soutenu qu’il ne connaissait pas la teneur de tous les documents, même si sa signature apparaissait sur certains à sept reprises."Si ma signature est là, a-t-il expliqué, c est qu’on m’avait fait apposer mon nom sur des feuilles vierges”.Quant aux lettres manuscrites de sa propre main, le contenu lui en avait été dicté mot à mot par un de ses ravisseurs.D’autre part, M.Marion a affirmé qu’il n’avait jamais donné son consentement pour que ses biens soient vendus ou hypothéqués pour amasser la rançon de $50,000 qu’on réclamait contre sa liberation.Quant à certaines cassettes qu’on a fait entendre, l’ex-kidnappé déclare que c’est bien sa voix, que ce sont les paroles qu’il a prononcées du fond de sa cache de Gould mais que tout cela lui était dicté mot à mot.“Si on écoute avec attention, a-t-il fait remarquer, on se rend compte que le dictaphone a été arrêté à plusieurs reprises lors des enregistrements".Alors que les journées antérieures de son témoignage avaient été consacrées à son enlèvement et aux conditions dans lesquelles il vécut sa séquestration, M.Marion est passé hier à la phase finale de son aventure, celle de sa libération.Ce 27 octobre 1977, il avait été informé qu’il ne restait plus qu'une question d’heures avant qu’il sorte de son trou et que son fils Pierre le rejoigne.Mais, devant cette nouvelle, M.Marion crut plutôt que sa dernière heure avait sonné.Il accepta toutefois de revè-tir certains vêtements propres, des chaussettes et des bottes et se laissa conduire dans les bois avoisinant, la tête recouverte d’une cagoule.Celle-ci devait être ensuite remplacée par des verres “noircis”, puis on mit un casque de motard sur sa tète, tout en l’invitant à prendre place sur une motocyclette.La moto se mit en marche et on roula pendant plus d’une heure sur une route asphaltée.Mais M.Marion n’avait cependant pas abandonné l’idée qu’on allait probablement l’abattre d’une balle à la tête et que son cadavre serait jeté dans un bois ou un fossé.PROGRAMMES D'ÉTUDES AVANCÉES HIVER 1979 De nouveaux étudiants pourront être admis dans les programmes suivants pour la session d'hiver 1 979 MAITRISES Arts plastiques.Biologie______ Chimie________ _Tél.(514) 282-4663 ________________-7102-7379 Economique_ Etudes des arts Etudes littéraires.H istoire____________ Linguistique.Mathématiques.Philosophie___ Sciences de la terre.Sciences de l’environnement.Sciences politiques__________.Sciences religieuses__________ Sociologie____________________ DOCTORATS Administration (programme offert conjointement avec _ l'Ecole des Hautes etudes commerciales, l'Université McGill et l'Université Concordia) H istoire_______________________________________ 7151 - 4740 6950-6916 4946 7159 7825 7301 - 8106 6904 7218 7343-7213 7229 4641 - 4920 7051 4700 - 7393 .-7934 Psychologie.-7825 -7107 LES DEMANDES D'ADMISSION DOIVENT PARVENIR AU PLUS TARD LE 1er NOVEMBRE 1978 AU Service de l'admission Bureau du registraire UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL Case postale 8888, Succursale "A" Montreal, Que.H3C 3P8 Tel (514)282-7161 (1187, rue de Bleury) • POUR TOUT RENSEIGNEMENT COMPLÉMENTAIRE, S'ADRESSER AU SECRÉTARIAT DU PROGRAMME CONCERNÉ.Université du Québec à Montréal Il précise qu’en cours de route, il a senti une odeur de moulin à papier et que celle-ci lui a rappelé qu’il pouvait être dans la région d’East Angus.Plus tard, M.Marion devait être abandonné à l’orée d’un bois et c’est là qu’il fut retrouvé par son fils Pierre, son beau-frère et un agent de la Sûreté du Québec.Il devait être conduit en toute hâte à l’hôpital, où il fut gardé durant plusieurs semaines.Quelques mjputes avant la fin de 1 audience hier, la Couronne déposait les vêtements propres que M.Marion avait portés le jour de sa libération, de même que la chemise et le sous-vêtement dont il ne s’était jamais départi durant sa captivité.La chaine qui le retenait au fond de sa cache est également venue rejoindre les autres exhibits fort nombreux, accumulés depuis le début du procès des Valence, il y a maintenant trois semaines.Deux détenus coupables de méfaits Guy Young et Costa Sarada-s, deux des huit détenus qui kis, avaient été accusés de méfaits, à la suite de saccage à la prison de Bordeaux, dans la nuit du 4 septembre dernier, ont reconnu leur culpabilité, hier, devant le juge Moi P.Dubreuil.lomque- Ils ont expliqué que c’est la dépression qui les avait incités à briser le lavabo et la tuyauterie de leurs cellules, causant $192 de dégâts dans chacune d’elles.Représentant Young, Me Clément Bluteau a expliqué 3ue celift-ci avait tenté de se éfouler sur un mur mais que, trouvant ça trop dur, il s’en était pris à son lavabo.Injonction accordée à Jardin et Boeuf Mérite Le juge Maurice Lagacè, de la Cour supérieure, a émis hier une injonction interlocutoire, valide jusqu’à vendredi prochain, à Lendroit du local 501 de l’Union des employés de commerce, dont les membres ont déclenché la grève contre Jardin Mérite Limitée et Boeuf Mérite Limitée, deux entreprises respecti- et vement situées au 11,671 11.70L rue Albert-Hudon.L’injonction interdit notamment toute forme de piquetage devant ou à proximité des deux établissements et ordonne aux syndiqués de s’abstenir d’obstruer ou d’intimider toutes personnes ou véhicules qui désirent y entrer ou sortir.AVIS AUX RETRAITÉS CM Le Canadien National a pris les dispositions suivantes afin d'assurer la distribution de ses chèques de pension, en l'absence du service postal: 1.Les retraités du Canadien National et leur ayants droits domiciliés sur l’île de Montréal et à Ville de Laval pourront venir chercher leurs chèques de pension dans l'entrée principale du siège social du CN, 935 ouest, rue Lagauchetière, sur'semaine, du mardi 24 octobre au mardi 31 octobre, entre 9 h et 16 hrs., inclusivement.Après le 31 octobre ils pourront venir chercher leurs chèques au service des Régimes de retraite, 7e étage, édifice du siège social, entre 9 h et 16 hrs.• 2.Les retraités habitant d’autres régions du Québec sont priés de cueillir leurs chèques au bureau du Canadien National le plus rapproché de leur domicile.3.Les chèques qui sont portés directement aux comptes des retraités dans les succursales bancaires du Québec seront expédiés directement aux sièges sociaux des banques pour redistribution à leurs succursales.NOTE: Si une personne autorisée vient chercher le chèque à la place du retraité, cette personne doit fournir le nom, l'adresse et le numéro de pension du retraité.Pour de plus amples renseignements, composez le 877-4631.DM un débrayage illégal à CJRP Young, qui est incarcéré pour un vol à main armée commis l’année dernière, et Saradakis, qui purge une sentence pour trafic de stupéfiants, s’en sont tirés avec une peine additionnelle de 15 jours.En imposant cette peine qui, au premier jbord, peut sembler minime, le juge Dubreuil a tenu compte que, vu leur plaidoyer de culpabilité, les deux prévenus se trouvent maiptenant privés des remises statutaires qu’ils avaient accumulées depuis leur incarcération.Notons que les six autres prévenus egalement accusés dans cette affaire devraient subir leur procès sous peu.Dans une série de jugements qu’il vient de rendre, le juge Paul E.Fortin, de la Cour des sessions de la paix, recommit coupables la section locale 691 du Syndicat canadien de la fonction publique et l’un de ses conseillers, M.Gilles Charland, d’avoir autorisé une grève illégale à la station radiophonique CJRP, de Québec, le 18 mars 1977.Pour sa part, Alain Pelletier, président du local de ce syndicat à CJRP, a été déclaré coupable de participation à une greve illégale.A CJRP, qui fait partie du réseau Radio-Mutuel, la grève avait été déclenchée le 18 mars 1977 mais elle était devenu?légale le 14 avril suivant.Ces derhiers jugements s’inscrivent dans le même sens que ceux antérieurement rendus à l’endroit d’autres grévistes de CJRS, Sherbrooke, et CJTR.Trois-Rivières, deux autres stations de Radio-Mutuel.Notons que des accusations semblables ont aussi été portées contre des grévistes de CJMS, Montréal, faisant également partie du même réseau, et que le juge Cyrille Morand doit bientôt rendre une décision.Quant au juge Fortin, il im- posera ses sentences le 25 courant.Le syndicat est passible d’une amende quotidienne de $1,000 pour chaque_ jour de grève fllégale, tandis' que son conseiller pourrait être pénalisé d’un montant de $10,000.Enfin, M.Pelletier pourrait se faire imposer une amende de $1,000.Un divorce invalidé Le juge Raymond Landry, de la Cour supérieure, a refusé hier de reconnaître la validité chez nous d’un divorce décrété en Haïti, en faveur d’une personne ayant son domicile au Canada.C’est un homme d’origine haïtienne qui avait demandé à la Cour supérieure de confirmer son nouveau statut de célibataire.Mais le juge Landry lui a immédiatement opposé l’article du code civil qui sou- met aux lois canadiennes ceux qui ont domicile chez nous.C’est au cours d’un voyage dans son pays d’origine que l’Haïtien avait obtenu son divorce.Ce voyage toutefois, aux yeux du tribunal, n’est pas suffisant pour prouver que le requérant n ’a plus de domicile au Québec.Selon la loi, l’homme demeure toujours uni à son épouse par les liens du mariage.gnnessy vous propose son cognac V S.Pour vous l’offrir, Hennessy a puisé dans ses réserves de cognac les plus vieilles et les plus grandes au monde.m w m Hennessy.Maison française (ondee à Cognac en 1765.vous propose egalement son cognac VSOP Fine Champagne et ses célèbres Bras d Or Napoléon e! X.O f 4 6 Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 9 Un “Québec des contradictions” où la gauche est à droite et la droite à gauche par Françoy Roberge “L’une des contradictions flagrantes du Québec contemporain, c’est que la droite a pris la place de la gauche et la auche a tendance à défendre es valeurs de droite, a soutenu hier le député libéral d'Outremont à l’Assemblée nationale du Québec, M.André Raynauld M.Raynauld participait en compagnie de l’économiste Pierre Harvey, son ex- par Bernard Descôteaux QUEBEC — Les pratiques du Parti québécois à l’occasion du recent recensement électoral, telles que les avaient dénoncées le Parti libéral, ne comportent aucune infraction à la loi électorale du Québec.Consulté a cet effet par celui qui avait dénoncé ces pratiques, soit M.Jean-Noël Lavoie, le président général des élections, Me Pierre-F.Côté, a émis cet avis dans une lettre qui a été rendue publique hier à Québec.Il ressort de cette lettre qu’aucun reproche ne peut être en effet adressé au Parti québécois en vertu des dispositions de la loi électorale, et que si certaines réserves sont emises par M.Côté, elles justifient tout au plus le Parti libéral à demander la révision de certains aspects de cette loi.C’est en plein milieu de l’opération de recensement électoral que le leader parlementaire du Parti libéral, M.Jean-Noël Lavoie, avait dans une conférence de presse reproché au Parti québécois certaines pratiques des recenseurs pé-quistes.Par un manuel sur le recensement et d'autres instruments de travail telles des fiches à remplir, les recenseurs péquistes étaient invités adversaire aux élections, à un débat portant sur la social-démocratie et le libéralisme.Il s’est fait le défenseur ardent de l'économie de marché, ou à tout le moins de la liberté de marché.M.Harvey, de son côté, s’est porté à la défense du levier de l’Etat dans le reversement de la situation historique des Québécois de langue française.“Dans certains cas, a précisé M.Harvey, seul l’Etat a en quelque sorte à vérifier en cas de doute la capacité d’électeurs des citoyens recensés.Selon M.Lavoie, une telle pratique était discriminatoire, outrepassait le mandat confie par la loi aux recenseurs et pouvait conduire à une violation de la loi.Me Côté prend tout d’abord la peine de dire qu’en son titre de directeur général des élections il n’entre pas dans ses attributions d’émettre des avis juridiques sur divers sujets se rapportant à la loi électorale.Aussi pour l’essentiel, sa réponse a M.Lavoie sera qualifié de “réflexions personnelles.” Auparavant il fait le point cependant sur l’attitude qu’il a prise dans cette affaire! Dès qu’elle fut soulevée, il a en effet pris la peine de donner à chacun des présidents d’élection de chaque comté une directive demandant un rapport sur les faits allégués! Même si tous ces rapports ne lui sont parvenus, il précise qu’aucun recenseur n’a été démis de ses fonctions pour cause, donc qu’il n’y aurait pas eu infraction à la loi.M.Côté précise aussi que le recensement se divise en deux étapes distinctes, soit la période de recensement d’une part, et d'autre part la période de révision qui elle débutera le 23 octobre pour se terminer le 4 novembre.les moyens nécessaires à une intervention efficace dans l’économie’’.Quant à M.Raynauld, il s'est dit d’avis que l’intervention de l’Etat a été trop massive depuis quelques années et qu’elle a été plutôt désastreuse ou carrément inutile.“Dans des domaines comme la protection de l’environnement, par exemple, on se demande à quoi l’Etat est parvenu en multipliant les services”.“Aujourd’hui, a ajouté l’é- “L’unique et véritable remède aux irrégularités qui auraient pu être comises par un ou plusieurs des 34,000 recenseurs réside dans le ‘recours de correction’ que constitue la période de revision prévue dans la loi”, de dire le président qui souligne que selon lui il s’agit là d'un système efficace.Quant à ses “réflexions personnelles”, Me Côté les fait porter sur chacun des éléments des pratiques douteuses soumises par le Parti libéral.Ainsi à propos du Manuel du recenseur que le Parti québécois remettait à ses recenseurs, il se dit d’avis qu’il s’agit d’une “synthèse assez fidèle des textes de loi et des instructions approuvées par le lieutenant-gouverneur en conseil en ce qui concerne le recensement’.Il devait ajouter que même si cette synthèse avait contenu des inexactitudes ou des dispositions contrevenant à la loi directement ou indirectement, il n’aurait pu y voir aucune infraction qui entre dans le champ de sa juridiction.Le manuel étant en réalité des conseils aux recenseurs qui représentent le Parti québécois, comme le prévoit la loi puisque les recenseurs sont choisis par le parti au pouvoir et l'opposition.S’il arrivait que des directives erronées étaient données, M.Côté pré- conomiste, il est étonnant de constater que massivement au Québec la gauche défend des valeurs traditionnelles, autrefois l'apanage de la droite.C’est la gauche ici qui dit halte à la croissance, les ressources sont limitées, protégeons ce ue nous avons acquis.La roite, elle, défend des valeurs qui étaient autrefois celles de la gauche, comme l’utilisation maximale des ressources afin de mettre le progrès à la portée des plus pauvres”."De fait je crois que ce qui me paraît le plus à gauche actuellement c’est ’le néolibéralisme.C’est là que l’on retrouve le plus de confiance en la capacité de l’humanité de développer des solutions ingénieuses à ses problèmes successifs.La droite est optimiste et finalement en ce moment, c’est la gauche qui est pessimiste et défaitiste”.Au cours de l’après-midi, quelques universitaires ont poursuivi un débat généralement académique sur le thème du colonialisme écono- mique.Il s’agissait d’une séance visant à démystifier et à déstabiliser le mythe du colonialisme en rapport avec la question francopnone.MM.Pierre Laporte (modérateur) Gérald Bernier, Arnaud Sales et Yvan Allaire, ces trois derniers professeurs d’université ont mené un débat d’où les évidences perçaient peu.On s’est demandé en quelques phrases où en étaient les Québécois francophones dans l'appropriation de leur économie.Pour M.Allaire, compte tenu de circonstances historiques qui ont souvent retardé la progression des francophones, la situation n’est pas si mauvaise.M.Allaire a fait remarquer par exemple qu’il y avait une limite à la formation comme à l’embauche des cadres francophones.M.Arnaud Sales pour sa part a affirmé qu’il ne fallait pas trop insister sur les caractéristiques culturelles des francophones pour expliquer leur peu de pénétration dans la grande entreprise.M.Sales comme tous les autres invités a semblé considérer comme sans fondements les jugements qui font de l’homme d’affaire du Québec une caricature en “noir et blanc" soit un nègre blanc (terme générique pour tous les Québécois) soit un petit homme d’affaires pressé d’aller finir ses jours sur la plage de Miami ou d’Acapulco et incapable de sortir du contexte familial.“La réalité, c’est que la métropole londonienne a fourni un puissant support structurel au développement du commerce et des banques contrôlés par des anglophones au cours des 100 dernières années et même plus tôt." Un intervenant, professeur à l'UQ à Hull est venu pour sa part relancer le débat en disant que les francophones ne constituent encore en moyenne que de 7 à 10% des cadres de la grande entreprise au Québec.Le portrait moyen des hommes qui forment ce pourcentage; un homme plus vieux que jeune qui a étudié dans des universités anglophones.Les recenseurs du PQ n’ont pas violé la loi, estime le président des élections rise qu’il ne pourrait intervenir qu’au niveau du recenseur qui applique ces directives et non au niveau de ceux qui les donnent.Quant à savoir si les recenseurs ont le droit d’utiliser certaines formules pour noter leurs remarques, le président fait valoir que les recenseurs de par la loi comme de par le serment qu’ils prêtent ne sont pas tenus à la confidentialité des renseignements recueillis, surtout que pour la plupart les renseignements recueillis seront contenus dans la liste électorale qui elle est publique.Le fait de remplir une formule pour transmettre au parti certains renseignements ne constitue pas une infraction à la loi, pas plus que de faire des commentaires sur le travail du deuxième recenseur.Tout au plus, M.Côté croit-il qu’il pourrait demander aux recenseurs d’accomplir leurs devoirs avec plus de rigueur.Enfin dernier point crucial soulevé, celui du droit de soulever lors du recensement la qualité d’électeur, à savoir notamment la question de la citoyenneté et de la capacité intellectuelle de voter.Selon lui, ces questions peuvent et doivent etre soulevées par un recenseur “étant donné qu'il s’agit-là des qualités exi- gées par la loi pour l’inscription sur la liste électorale.Pour autant, le recenseur n’a pas à se faire juge de la question et refuser d inscrire les personnes qu’il ne croirait pas remplir les conditions d’électeurs.Selon M.Côté, les recenseurs qui sont toujours deux ne peuvent agir à l’encontre de l’avis l’un de l’autre.S’il y a un doute, une formule peut alors être remplie pour référer le cas au président d'élection.Pour le président, le manuel du Parti québécois est sur ce point conforme à la pratique normale.Le seul doute qu’il entretient a trait à une question sur la capacité physique de voter.L’initiateur de toute cette affaire, M.Jean-Noël Lavoie devait réagir très prudemment à cette lettre au président des élections.Dans un communiqué il relève et interprète en sa faveur certains points de la réflexion de Me Côté.Ainsi assez curieusement il affirme que Me Côté confirme que le Manuel du recenseur contiendrait des inexactitudes, voire des dispositions contrevenant à la loi.Il relève aussi les réserves faites par Me Côté sur la rigueur des recenseurs ainsi que sur le fait qu’un recenseur ne peut juger de la qualité délecteur.¦ Lutte contre le tabagisme Le Conseil québécois sur le tabac et la santé dont l’objectif général est la promotion de la santé du fumeur et du non-fumeur, tiendra son premier colloque à Montréal, au Centre marial montfortain, 5875 est, rue Sherbrooke, les 20 et 21 octobre.Ce colloque qui a pour thème "La protection du consommateur et le tabac" regroupera plusieurs professionnels oeuvrant dans le domaine oe la lutte contre le tabagisme.M.Marcel Léger, ministre délégué à l’Environnement, prononcera la conférence d’ouverture ce matin et c’est le ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, qui expliquera demain la politique de son ministère dans le domaine du tabagisme.¦ Humaniser l’accueil Humaniser le service d’accueil de l’ensemble du réseau et fournir une meilleure information sur la nature et l'or- 5anisation des services sociaux et des services de santé au luébec.Telles sont les deux principales recommandations soumises par le Conseil des \ffaires sociales et de la famille (CASE) dans son rapport annuel remis au ministre des Affaires sociales, M.Denis Lazure, et déposé à l'Assemblée nationale.Notant que “de nombreux Québécois sont encore désemparés devant cet édifice qui leur apparaît d’une grande complexité" et qu’un "grand nombre d’entre eux ne savent pas où s’adresser lorsqu'ils sont dans le besoin", le rapport soutient que “les nouvelles voies d’accès aux services sont encore fort peu familières à la population” et que “l’existence même des services est souvent ignorée".Le CASF constate qu'on trouve facilement dans les premières pages des bottins téléphoniques tous les renseignements nécessaires pour composer directement un numéro de téléphone dans un quelconque pays d’outre-mer, mais qu’on cherche en vain les numéros des principaux services des Centres de services sociaux.L'organisme para-gouvernemental suggère d'identifier dans les bottins téléphoniques la nature des services socio-sanitaires "sous des vocables qui sont ceux de la population".Le CASF est un organisme d’étude et de consultation placé sous la responsabilité du ministre des Affaires sociales qui lui confie des travaux de recherche et d'analyse.¦ La boîte de l’UNICEF Les écoliers seront de nouveau mobilisés le soir du 31 octobre pour recueillir des sous en faveur des enfants qui vivent dans les pays sous-développés Cette coutume lancée par l’UNICEh il y a 23 ans a permis de ramasser $11 millions qui ont servi à améliorer le sort de milliers d'enfants.A ( aube de l’Année internationale de l’enfant, il convient de rappeler la Déclaration des Nations unies faite en 1958 stipulant que “ l’enfant a droit à l’affection, l’amour et la compréhension; à une alimentation et des soins médicaux appropriés; à l'éducation gratuite, au plein accès au jeu et aux loisirs, à un nom et une nationalité, à une attention spéciale pour les handicapés", etc L'UNICEF implore tous les citoyens à se montrer généreux le soir de T Halloween.¦ Fleury agrandi et rénové Les travaux de réfection et d'isolation à l'hôpital Fleury devraient être terminés en décembre 1978, tandis que l’ensemble des autres travaux d’agrandissement, de rénovation et de réaménagement devraient se terminer à l'été 1980.C’est en octobre 197S que le Centre hospitalier Fleury était autorisé par le Conseil des ministres à procéder à ces travaux hautement nécessaires pour le bien-être des malades et pour mieux répondre aux besoins de la population qu'il dessert.La direction avait toutefois dû sensibiliser 1 opinion publique et rappeler cette entente au ministère des Affaires sociales avant que l'on se décide à procéder à ces travaux.Y-J D’abord CBF- 690 D’économie, de sciences et d’art le samedi à la radio L’Éconothèque 12h15 à13h30 La Science et vous 13h30 à15h Au Fil des Arts 15hà17h Si vous en avez assez des radios avec publicité, qui effleurent les sujets Quand j’écoute j’écoute - LE VOTE SYNDICAL C'EST MAINTENANT UN CHOIX LIBRE C’est: Choisir la qualité de ses services; choisir l’organisation qui propose le meilleur esprit syndical à ses membres et aussi aux autres travailleurs; choisir l’organisation qui est la plus susceptible d'améliorer le prochain décret.PRENDS LE TEMPS D’Y RÉFLÉCHIR Tu viens de vivre 3 années de construction avec un décret gagné par les patrons parce que des dizaines de milliers de vrais travailleurs de la construction n’étaient pas représentés à la table des négociations.Déjà plusieurs milliers de vrais travailleurs des autres centrales ont donné ouvertement leur appui à la CSN parce qu'ils croient: LA CSN A BESOIN DES VRAIS TRAVAILLEURS LES VRAIS TRAVAILLEURS ONT BESOIN DE LA CSN • que le comité provincial des métiers de la CSN est un bon moyen de donner un vrai pouvoir aux travailleurs, pas juste à certains groupes; • que l’esprit syndical est plus favorable aux gars de la construction; • que les services y sont meilleurs; • qu'ils ont une meilleure chance de faire valoir leur revendication personnelle.Enfin, ils ne veulent plus appartenir à des locaux en tutelle et à une centrale qui les a laissé tomber avec leurs outils en préparant mal le dernier décret.ON S'OCCUPE MIEUX DES TRAVAILLEURS —. Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦10 Un plan difficile à “vendre” à l’ONU Namibie: Pretoria accepte un compromis plutôt boiteux PRETORIA (d’après Reuter et AFP) — Les négociations que les responsables des diplomates des cinq pays occidentaux membres du Conseil de sécurité ont eues pendant trois jours avec le gouvernement sud-africain au sujet de la Namibie n'ont abouti qu'à un compromis aux termes duquel chacune des deux parties s'en tient à son plan, sans faire obstacle à celui de l’autre.Selon un communiqué conjoint publié jeudi à Pretoria au lendemain de la fin des négociations, les Occidentaux considéreront comme nuis et non avenus les résultats unilatéralement organisés en décembre en Namibie par l'Afrique du sud mais ne sry opposeront pas.De son côté, l'Afrique du sud s’engage à user de son influence pour persuader les vainqueurs de ce ‘processus interne pour élire des dirigeants" d'oeuvrer de concert avec les Nations unies ‘‘qui envisagent l'organisation d'une consultation ultérieure", pour obtenir une reconnaissance internationale de l'indépendance de la Namibie.Plusieurs importantes formations politiques de Namibie, dont l'Organisation des peuples du Sud-Ouest africain (SWAPO), ont fait savoir qu'elles boycotteraient les elections organisées par Pré-toria et ii apparaît, dans ces conditions, que le scrutin sera remporté par l’Alliance démocratique de la Turnhalle (ADT) groupe multiracial, sous direction blanche auquel vont les faveurs sud-africaines.Prié hier, au cours d une conférence de presse, de dire s’il garantissait que les vainqueurs de scrutin de décembre soutiendraient le plan occidental, endossé par l’ONU, M.Pieter Botha, premier ministre sud-africain, a répondu: “Comment pourrais-je certifier que j'arri- verai a convaincre quiconque”.M.Dirk Mudge, dirigeant, blanc, de l’ADT, a été plus direct en affirmant aux journalistes: “Le plan Waldheim reste inacceptable pour nous" A moins qu’il ne soit amendé, l'ADT ne participera pas au scrutin parrainé par l'ONU, a-t-il ajouté.Sans attendre, les Occidentaux ont décidé de demander aux Nations unies de poursuivre la mise en oeuvre de leur plan.Ils vont demander à M.Kurt Waldheim de renvoyer son représentant spécial, M.Martti Ahtisaari (Finlande), en Namibie afin d’y reprendre les pourparlers gen sud-africain, le juge Marthi-nus Steyn, en vue de "mettre au point les modalités des élections proposées sous le contrôle des Nations unies et de fixer une date pour ces élections”, Le secrétaire général des Nations unies doit rendre compte lundi prochain au Conseil de securité des progrès dans l’application du plan de l'ONU.Bien que MM.David Owen et Hans Dietrich Genscher, chefs des diplomaties britannique et ouest-allemande, se soient félicités hier à Bonn des “progrès” obtenus à Pretoria, on estimait de source diplomatique occidentale que ce “compromis plutôt boiteux sera difficile à vendre” aux Nations unies, où le groupe africain pourrait bien, ne s’en satisfaisant pas, réclamer des sanctions contre l’Afrique du Sud.Comme on lui demandait s’il pensait avoir fourni aux Occidentaux suffisamment d'arguments pour résister à cette éventualité en opposant leur veto, M.Botha a répondu: “Je n’ai pas peur.Je ne vois aucune raison pour des sanctions si les consultations se poursuivent”.A Genève, M.Cyrus Vance a déclaré au cours d une conférence de presse que le communiqué commun publié à Pretoria n’était que l’une de trois propositions dont les Occidentaux avaient laissé le choix à l’Afrique du Sud à leur départ.Celle qui a été choisie par Pretoria n’était “ni la meilleure ni la pire du point de vue occidental”, a-t-il ajouté.Prié de dire si on pouvait présumer que les elections supervisées par l’ONU se tiendraient bien 1 an prochain, le secrétaire d’Etat américain a déclaré “Il n’y en a aucune assurance pour le moment”.Il a reconnu en outre que les Occidentaux avaient échoué dans leurs efforts pour convaincre Pretoria de reconsidérer sa politique.De son côté, à Pretoria, M.Botha s’est déclaré favorable à la poursuite des consultations avec les Etats-Unis.Il a déclaré avoir établi de bons rapports avec M.Vance, au cours des négociations.“J’espère que cela conduira à de nouvelles discussions”, a-t-il ajouté.La presse sud-africaine croit savoir que seule une rencontre privée entre MM.Vance et Botha a permis d’éviter la rupture entre Occidentaux et Sud-Africains mardi dernier.M.Botha a par ailleurs accepté l’invitation conditionnelle du président Carter de se rendre à Washington.Celle-ci, remise par M.Vance, était notamment soumise à l’acceptation préalable par Pretoria des élections organisées par les Nations unies SALT: Vance craint des obstacles à Moscou GENEVE (AFP)-Des difficultés pourraient encore surgir et retarder la conclusion des négociations américano-soviétiques sur la limitation des armements stratégiques (SALT-2) dont la prochaine session s'ouvrira dimanche a Moscou, indiquait-on hier à Genève dans l'entourage du secrétaire d’Etat, M.Cyrus Vance.Rompant avec l'optimisme manifesté le mois dernier à l'issue des derniers entretiens Vance-Gromyko sur les SALT à New York et Washington, certains des principaux conseillers du secrétaire d'Etat estiment maintenant qu'il y a Aux clients du Trust Royal Avis important Suite à la grève des postiers, les chèques d’intérêts ou de remboursement de certificats de placement garanti seront gardés aux succursales du lieu d’enregistrement des dépôts où ils pourront être remis directement à nos clients.vf“ y RUFFINO ’zdJ CHIANTI D.O.C Le Chianti de Ruffino est un vin de qualité provenant de vignes de la célèbre région de Chianti, près de Florence.Digne de son héritage, il ajoute au plaisir de tout bon repas.ticité et la qualité du vin CHIANT! ¦PjPy *****»**« SPttS M» ftttv •>.SNJv $41 6 272 $23/4 1 $41 32 324 190 $41 2 86 $6 $41 2 100 $3 $41 23 656 $2% 1 $41 7 356 $2% 1 $36 Va 20 25 $6 t 1 $36 Va 5 572 120 $15’/4 2 93 175 $15'/4 5 383 60 $15’/4 1 192 $23/4 .$27+.6 182 $2+4 1 $27+4 10 122 55 $17% 10 596 135 $17% 10 243 180 $17% 20 89 $3 $17% 5 353 25 $17% 3 35 100 $31% 2 54 $3 $31’/4 Le Devoir, vendredi 20 octobre 1978 ¦ 13 Paul Desmarais abandonne un grand rêve.Power vend tous ses titres d’Argus par Michel Nadeau Le grand rêve de fusion des deux plus importantes sociétés de gestion au Canada, Power Corp.de Montréal et Argus Corp.de Toronto, sous le contrôle de M.Paul Desmarais, ne se réalisera pas.Hier, M.Desmarais et Po- wer Corp.ont annoncé qu’ils avaient vendu au prix coûtant
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