Le devoir, 13 novembre 1978, lundi 13 novembre 1978
v — ‘ CE QUE DOIS ¦(É L/sXpë Jk) le livre qu'on ((lisse dans sa poche mais qu'on garde dans sa bibliothèque ( Vol.LXIX - No 263 Ensoleillé avec ennuagement en fin de journée.Maximum de 3 à 5.Montréal, lundi 1 3 novembre 1 978 Fene 25 CENTS Un raz de marée reporte Drapeau à l’hôtel de ville avec 52 conseillers par Rodolphe Morissette Les électeurs de Montréal, dont la moitié a participé au scrutin d’hier, ont réélu M.Jean Drapeau à la mairie avec une majorité de 119,005 voix sur son plus proche rival, M.Serge Joyal, chef du Groupe d’action municipale.Et le Parti civique de M.Drapeau a semé la consternation chez ses adversaires en remportant 52 des 54 sièges du conseil.Un mandat comme je les aime, dit Drapeau: clair, net et fort (page 6) Si les deux partis d’opposition — le Groupe d’action municipale (GAM) et le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) — n'avaient pas présenté le visage d'une opposition divisée, ils auraient pu former une opposition de qualité à l’hôtel Le GAM ¦ Serge Joyal veut organiser l’opposition de l’extérieur fi par Marie Laurier En dépit dé sa cuisante défaite personnelle et de celle de son parti, le chef du Groupe d’action municipale, M.Serge Joyal, a déclaré hier soir qu'il allait s’employer à organiser une solide opposition « à l’extérieur de l’hôtel de ville ».Cette seule promesse a suffi pour ranimer l’enthousiasme de centaines de ses partisans qui étaient massés dans le hall du comité central du GAM, rue Saint-Urbain, pour accueillir celui en qui ils avaient fondé tous leurs espoirs.Ils n’ont réussi qu'à faire élire un seul conseiller, M.Nick Auf der Maur.Ce dernier affichait une mine fort déconfite et ravalait pour ainsi dire sa victoire dans des yeux remplis de larmes, conscient qu’il aurait à assumer seul une bien fragile opposition devant l’invincible maire Jean Drapeau et les 52 conseillers élus du Parti civique.Mais le discours de Serge Joyal allait de nouveau électriser des partisans tout fin prêts à suivre leur chef : , M.Guy Duquette 12.5%) et les deux candidates indépendantes, Mmes Louise Ger-vais et Mariette Lapierre, 1,1%).Enfin, 335,775 personnes sur 665,276 ont voté (50.4%)), une augmentation de 12 points de pourcentage par rapport à 1974.Un septième mandat pour Jean Drapeau (Photo Jacques Grenier) Le PQ après deux ans 2) Des petits pas.de plus en plus petits par Jean-Claude Picard QUEBEC — Sans pour autant renier son objectif ultime, le gouvernement québécois aura progressivement adopté au cours des deux dernières années une stratégie de petits pas, de plus en plus petits, qui vise, à la limite, à diluer considérablement sa démarche vers l’accession du Québec à sa souveraineté politique.Guidés avant tout par les résultats des sondages et hantés par la crainte de perdre le référendum, les dirigeants pé-quistes auront, depuis le 15 novembre 1976, pris un virage très net vers la prudence étapiste sans craindre de détruire au passage, s’il le faut, le rêve indépendantiste de bon nombre de militants du parti.Au surplus, cette opération de « mise en confiance des Québécois », qui a été entreprise officiellement au moment de la réunion extraordinaire de Mentebello, pourrait, au moins dans une première etape, coflduire à un résultat beaucoup plus modeste que la souveraineté pleine et entière formellement envisagée dans le programme du parti.Plus concrètement, ce qui est en voie de se passer, c’est que l'influence combinée de René Lévesque et Claude Morirr sur l’ensemble du cabinet aura permis au cours des derniers “mois d 'asseoir solidement la position des modérés et d'écarter les gestes unilatéraux prévus au programme officiel du parti.Ces gestes seront désormais remplâcés par une démarche qui privilégiera au premier chef la négociation avec le reste du pays et qui laissera place, au moins dans un premier temps, a un réamanagement constitutionnel, qui pourrait aller beaucoup moins loin que l’accession pure et simple à la souveraineté politique.Il ressort en effet de l'analyse des dernières déclarations publiques de MM Lévesque et Morin, de même que de plusieurs confidences récemment recueillies par LE DEVOIR dans les milieux gouver- nementaux: ¦ Que la population Québécoise, régulièrement consultée tout au long du processus, sera appelée, quoiqu'il advienne, à se prononcer au moins deux fois sur l’éventuelle accession du Québec à sa souveraineté politique, ce qui réduit considérablement la portée du premier référendum.¦ Que le libellé de la question, quoique non encore arrêté de façon définitive, pourrait faire état directement « d’un mandat de négociation ».On assure cependant que, quelle soit la formulation retenue, elle touchera le coeur même du projet de souveraineté-association.¦ Qu’il ne saurait y avoir, au moins dans une première étape, de déclaration unilatérale de souveraineté sans que le reste du Canada ait accepté l’association économique.¦ Que la négociation qui suivra le référendum ne portera pas sur le contenu même de la souveraineté, que les diri- geants péquistes continuent de qualifier de non-négociable, mais sur la façon d’y accéder, ce que les technocrates traduisent par « le transfert ordonné et méthodique des compétencs constitutionnelles, » ¦ Que le résultat de cette négociation pourrait toutefois se rapprocher davantage.au moins dans une première étape, d’un éventuel statut particulier pour le Québec à l’intérieur d'un système fédéral complètement repensé, que d'une souveraineté entière et totale.En toute hypothèse et pour saisir les motifs qui animent actuellement le gouvernement sur cette question, il convient d'abord de distinguer entre l’objectif recherché et les moyens qui vont être utilisés pour y parvenir.Pour ce qui est de l'objectif et malgré les hauts-cris des dernières semaines, il semble assez clair que les dirigeants du parti et du gouvernement, et au premier Voir page 6: Le PQ c TIRAGE OU: 12 NOVEMBRE 78 NUMÉROS GAGNANTS: 3-6-7-15-27 -29 NUMÉRO COMPLÉMENTAIRE: 22 RÉSULTATS COMPLETS LE MARDI DANS TOUS LES QUOTIDIENS VOTRE AGENT LOTO-QUÉBEC AFFICHE LES RÉSULTATS DES TROIS DERNIERS MOIS Consultez le présentoir LOTO-ÛUÉBEC chez votre agent pour vérifier vos billets de MINI, INTER, SUPER des trois derniers mois > ù.il ^ ^ TIRAGE 832 % ^DIMANCHE 12/11/78 SÉRIE NUMÉRO 34 Séries émises- 90,000 chacune 19 87466 1 GAGNANT DE$50j000.87466 POSSIBILITÉ DE: ftftA 33 GAGNANTS DE^OjUÜV» 7466 272 GAGNANTS DE*500.466 2,754 GAGNANTS DE^IOQ.Tous les billets gagnants de $500.et $1Q0.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN Le Devoir, lundi 13 novembre 1978 ¦ 2 Un Québec séparé ne perdrait que 21,500 emplois Selon une étude faite pour le Conseil economique du Canada, un Québec séparé du Canada ne perdrait que 21.500 emplois, ce qui est loin des 140,000 à 325,000 emplois perdus que prévoient certaines études rendues publiques par le gouvernement fédéral récemment.Au terme de trois jours d’études sur l'économie et la politique de la confédération, organisées conjointement à la fin de la semaine dernière par l’Institut des relations intergouvernementales de l’Université Queens, de Kingston, et par le Conseil economique du Canada, il apparaît que les pertes économiques ressenties par un Québec sépare du reste du Canada seraient très marginales par rapport aux potentiels de la province.Selon l’un des 65 participants, l’économiste Thomas Courchene, (University of Western Ontario), l'un des bénéfices de la séparation serait que le Québec aurait la chance de restructurer son économie.Interrogé sur les conclusions de l’étude faite pour le CEC, le ministre d’Etat au développement économique du Québec, M.Bernard Landry a su éviter le triomphalisme et le « je vous l’avais bien dit ».Il a même rappelé que le gouvernement québécois ne souhaitait pas une séparation pure et simple d’avec le Canada mais une association économique.A ses yeux, il ne saurait même pas être question d’une perte de 21,000 emplois.Lorsque le gouvernement fédéral avait rendu publiques certaines études commandées par le groupe Tellier, estimant à plusieurs centaines de milliers les emplois menacés, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, avait, on s’en souvient, accusé Ottawa de « terrorisme économique ».L’étude menée par un économiste du Conseil, M.Tim Hazledine, ne prend malheureusement pas en compte l’option souveraineté-association telle qu’elle est défendue par le gouvernement québécois parce que, selon la directrice du Conseil, Mme Sylvia Ostry, la probabilité d'une telle association semble mince, vu le peu d avantages qu’en tirerait le Canada.M.Tim Hazledine a analysé par ordinateur les conséquences sur le commerce et l’emploi des autres formes possibles de séparation.Selon lui, les pertes relativement modestes que subirait le Québec proviendraient plus de la fin des actuels paiements de transfert que de la perte d'une protection douanière.Ce point de vue a notamment été soutenu par un économiste renommé, M.Richard Lipsey, spécialiste des effets économiques positifs ou négatifs des associations genre Marché commun.Au contraire, l’économiste de l’Université Queens a critiqué une autre étude menée pour le CEC et chiffrant à 152,000 emplois la perte encourue par le Québec en cas de boycott de toutes relations commerciales entre un Québec séparé et le reste du Canada.Ces pertes seraient ramenées à 41,000 pour le Québec et 23,000 pour le Canada (au lieu de 152,000 et 107,000) avec les droits de douane actuels, Selon M.Lipsey, l’étude menée par Ludwig Auer et Katie Mills ne prend pas en compte les actions gouvernementales possibles comme la dévaluation de la monnaie.L’étude Auer-MilL estime par ailleurs que les taxes augmenteraient de 19.8% si le Québec séparé voulait maintenir tous les services jusqu’ici assurés par Ottawa.Au contraire les contribuables de l’Ontario et des provinces de l'Ouest seraient gagnants en cas de séparation de leurs provinces respectives, tandis que les taxes augmenteraient du double au double au moins dans des provinces maritimes séparées.Des études politiques, sociales et culturelles ont aussi été discutées pendant ces trois jours de colloque à Kingston.A part Mme Ostry et M.Lévesque, un seul des 28 membres du conseil assistait aux discussions.Les rapports présentés, et notamment celui de M.Hezdeline, font partied un ensemble d'études commandées par le conseil.Elles sont éditées accompagnées des critiques du directeur de recherches sans avoir été présentées au conseil lui-même.Jusqu’ici il ne semble pas que le CEC publie un rapport synthèse, base d'une recommandation au gouvernement fédéral.Si Mme Ostry a paru surprise du quasi-consensus autour de l’étude de M.Hezdeline, le réalisme des chercheurs en économie politique semble pouvoir donner au débat sur les effets économiques d’une séparation une orientation plus sereine et constructive.Le CDE ne priserait guère une loi sur la participation par Marie-Agnès Thellier Principal défenseur de la participation des travailleurs au fonctionnement de leur entreprise, le Centre des dirigeants d’entreprise (CDE) ne souhaite pas que le gouvernement québécois légifère en la matière comme le ministre d'état au Développement économique, M.Bernard Landry, l’a annoncé au cours du congrès annuel du CDE tenu samedi à Montréal.Prenant la parole au cours d'un panel consacré à la revalorisation du dirigeant d'entreprise dans la société, M.Bernard Landry a déclaré espérer « être en mesure de proposer une certaine formule de participation plus grande des travailleurs ».Cette proposition gouvernementale, qui serait soumise à des étapes, pourrait notamment prendre la forme d'incitations fiscales pour favoriser la participation des travailleurs à la gestion et au financement Le ministre ne pouvait s’attendre à un rejet catégorique de sa proposition par le CDE qui, selon lui, a fait une recherche plus étendue que le gouvernement sur ce thème de la participation.Mais la réponse du vice-président Roger Hébert n’a pas dû le surprendre non plus: les patrons progressistes ne veulent pas voir l'Etat légiférer dans un domaine où les conditions varient d’une usine à l’autre, suivant les résultats financiers et le climat social.Par ailleurs, le nouveau président du CDE, M.Berlin Nadeau, a dit au cours d'une conférence de presse que la participation demanderait aussi une redéfinition du rôle du syndicat et qu’un tel changement de mentalité prendrait bien des années.Reste que le CDE devra se montrer plus agressif ou plus persuasif, en tout cas plus ostensiblement présent, pour que cheminent les idées défendues depuis de longues années.Le congrès 78 ne semble Une statue à la gloire d’Einstein WASHINGTON (AFP) -Une statue monumentale d’Albert Einstein sera dévoilée le 22 avril 1979 dans le jardin de l’Académie nationale des sciences américaines (NAS) à Washington, pour marquer le centenaire ae la naissance du grand savant, le 14 mars 1879, a indiqué hier M.Philip Handler, président de la NAS Oeuvre du sculpteur améri-, cain.Robert Berks, cette statue en bronze de 6 mètres de haut représentera Einstein assis sur un banc de granit regardant le monde à ses pieds en tenant dans sa main gauche une feuille de papier sur laquelle figureront ses trois plus importantes équations: la formule mathématique de la relativité, l'équation montrant l’équivalence de l'énergie et de la matière, et celle de l’effet photoélectrique qui lui valut son prix Nobel.La tète de la statue de ce mémorial Albert Einstein a été sculptée par Robert Berks en 1953 du vivant du savant.Les deux hommes étaient devenus très amis et Bekrs avait annoncé à son célèbre modèle qu'il se servirait de ce portait pour une oeuvre monumentale qui rendrait compte à la fois de la grandeur de son esprit et de la simplicité de sa vie.C’est la même raison qui a amené l’Académie nationale des sciences américaines à ériger la statue d'Einstein l’an prochain.Elle doit constituer » un hommage aux énormes pouvoirs créateur et analytique de ce savant unique à qui nous devons tant ».a notamment déclaré M.Philip Handler, en annonçant la décision de la NAS.» Elle constituera une évocation de sa spiritualité profonde et de son intérêt pour l’humanité.Elle rappellera qu'Einstein a trouvé dans ce pays un refuge face a une tyrannie monstrueuse, et elle sera finalement un hommage à la place reconnue à la science dans notre civilisation ».Pour financer le coût, estimé à $1.5 million du mémorial, la NAS a décidé de lancer une souscription auprès des 130,000 sicentifiques et ingénieurs américains.LAMARRE.CATY.LÉVESQUE & MlREAULT Ltée courtiers d’assurances générales -•- 3 Place Ville Marie Montréal H3B 2E5 Tel 861-2661 - «-— commerce - industrie - avantages sociaux service de prévention de sinistres LaCitiére SEULEMENT 6 UNITÉS DISPONIBLES AVEC HYPOTHÈQUE 10V2% "H Maison de ville, avec vue sur le lac ou au bord d i lac Trois et quatre chambres à coucher, foyer, garage.Tapis, armoires de cuisine ultra modernes, gazon partout, entrée de garage asphaltée Chauffage électrique à partir de^42f500' 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peut, selon le CDE.permettre à l’entreprise de jouer ses deux rôles.M.Nadeau a insisté sur la nécessité de relever le niveau des valeurs morales des dirigeants parce que la société libérale est attaquée à cause de ses déficiences, dues par- fois à des mauvaises dérisions patronales.Revenant sur la notion de profit, brillamment défendue par le président de la Banque Provinciale, M.Michel Bélanger, M.Bernard Landry a rappelé que le gouvernement québécois veut demander aux entreprises publiques de faire si possible du profit, afin d'être jugées objectivement et surtout afin de ne pas être « agents de l’appauvrissement national ».Il a cependant ajouté que les activités non économiques d’une entreprise publique seraient subventionnées et que le profit serait demandé à une échéance raisonnable, notamment pour les secteurs mondialement en difficultés, comme l'est l’acier dans le cas de Sidbec.Le Centre des dirigeants d’entreprise a salué l’effort de concertation entrepris par le gouvernement québécois depuis un an et demi, avec ses neuf sommets et minisommets organisés par le secrétariat des conferences socio-économiques.Aucun souhait n'a publiquement été formulé quant aux thèmes du prochain grand sommet prévu Courtier Inc.Système de vente garantie.Financement jusqu'à 90% FLORIDE: Maison mobile, meublée, $5.500 Goupil: 526-6655.AUTEUIL: Bungalow, foyer, comptant: $5,000 no 2 Gauthier: 374-5744 ANJOU: Bungalow, piscine, foyer, comptant: $10.000 Beaudry: 374-5744.ANJOÙ: Triplex détaché, comptant: $15.000 Beaudry: 374-5744.BORDEAUX: Duplex, comptant $4,000 Levasseur: 374-5744.BEAUBIEN: 25 unités Revenu $62 -700 Comptant $50.000 Truteau: 374-5744.DOMAINE LACHENAIE: Bungalow 1974.5’?.foyer, paysagé.$38.500.Goupil: 526-6655.LACHENAIE: Duplex aluminium 1973, électrique, taxes: $Ü90 Goupil: 526-6655.BOURBONNIÊRE: 8 x 5.revenu $12.360 comptant $12.000 Mon-geon: 374-5744.CARTIER: 5 logements, revenu $5 -688 comptant $5.000 Tardif: 374-5744.CUVILLIER: 11 logements, revenu 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$7.-044 comptant $10.000 Gauthier: 374-5744.ST-DENIS: Triplex, comptant $4.-000 Gauthier: 374-5744.ST-LAURENT: 55 unités, revenu $120.000 hypothèque à 6°/o, comptant $150.000 Coulombe: 374-5744.SAGARD: 5 logis, comptant $9.000 Mayer: 374-5744.ST-BRUNO: Bungalow, foyer, garage.chauffage, électrique Mongeon: 374-5744.TÉTREAUTVILLE: Duplex, comptant $3 000 Tardif: 374-5744.TÉTRE AUTVILLE: Triplex, comptant $9.000 Mayer: 374-5744.TÉTRE AUTVILLE: Duplex, chauffage radiant, près parc, comptant $10.000 Mayer: 374-5744.VERDUN: 6 logem’ents.revenus $10.000 comptant $10.000 Ste-Marie: 374-5744.PRINCE-ARTHUR: 16 unités, revenu $21.900 prix demandé $90,000.Coulombe 374-5744 ÉPICERIE-LICENCIÉE: Loyer 90 Prix $17.000 comptant, inventaire E.Côté 374-5744.VARIÉTÉS: Petit centre d achats Prix $20.000 Côté.374-5744.VARIÉTÉS DÉPANNEUR: Près métro.bon site prix $25.000 Côté: 374-5744.PLATEAU MONT-ROYAL: 3 x 8.revenus $5 160 face parc, comptant $7.000 Dupuis: 374-5744.PARC EXTENSION: 6x45x3.revenu $22 644 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l’entreprise prime sur la concertation globale et pour qui le politique ne peut par ses seuls moyens fournir des solutions satisfaisantes au climat tendu des relations de travail au Québec.Avec beaucoup d’humour, les femmes d’affaires ont fait à leurs collègues ou à leurs maris des suggestions très réalistes sur la promotion des femmes d'affaires, tâche que le ministre Landry, poursuivant sa campagne de promo- tion du rapport « Egalité et indépendance », voit devenir l’une des priorités du CDE.M.Pierre Laurin, directeur des HEC a lancé un appel aux hommes d’affaires pour qu’ils s’ouvrent sur l’université et le monde scolaire, où des jeunes de plus en plus nombreux sont rets à répondre aux défis de entreprise privée.Il a demandé que les entreprises soient présentes dans les collèges et reçoivent des étudiants l’été.Les HEC sont aussi prêtes à travailler avec le ministre de l’Education pour préparer les professeurs qui devront enseigner l’économie au secondaire dès septembre 1979.Les entreprises ont encore un bon complexe d’infériorité face aux syndicats et à l’utilisation des médias.Conscient ue la presse francophone evra encore faire des progrès pour mieux rendre compte de la réalité économique, le rédacteur en chef du DEVOIR Michel Roy a rappelé aux chefs d'entreprise que seule une politique de vérité complete est efficace et rentable à long terme.Témoin d'un journalisme soucieux de l’analyse et de la cohérence.Michel Roy a estimé que ‘nul ne doit se laisser intimider par la presse » et que l’entreprise pouvait autant que le syndicat demander des rectificatifs.L’entreprise est loin de la transparence.» Nous sommes les seuls membres de la collectivité à ne pas vouloir intervenir dans les débats à cause de notre responsabilité devant nos actionnaires, nos fournisseurs, nos employés ou les consommateurs alors que ce devrait être le contraire » a conclu Daniel Johnson, vice-président de Power Corporation.Prenant l’exemple de la taxation des hauts salaires, qui est encore la « bête noire » des hommes d'affaires, M Johnson a souhaité que les dirigeants sachent élargir leurs propos afin que leur plaidoyer ne soit pas seulement égoïste.COURVOISIER rm tfff/.u Gfri snmi COGNAC jRVOi m 'NAC ' - ’ \ I ^riiqJDQm! Y H RT SPECIAL 1 S SPïOftt.•• «WM»' QUAND ON A LES M0ÆNS J i» Montréal, lundi 13 novembre 1978 LE DEVOIR Le transfert de l'impôt foncier Lévesque s’efforce de rassurer les commissions scolaires par Paule des Rivières QUEBEC — Le transfert du champ d'impôt foncier scolaire normalisé aux municipalités demeure, dans le contexte politique actuel, le seul moyen « pratiquable » pour assurer la réforme fiscale souhaitée par le gouvernement.C’est ce qu’a déclaré hier le premier ministre du Québec, M.René Levesque, aux 2,000 membres de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec réunis en congrès, non sans avoir au préalable invité son auditoire à prendre « le convoi de l’évolution ».M.Lévesque a tenté d’apaiser les « noirs soupçons » de la FCSCQ, qui s’était énergiquement élevée contre un tel transfert de l’impôt foncier au printemps dernier, en répétant que les changements prévus n’enlèvent en réalité pas même « l’ombre d’une graine d’autonomie aux commissions scolaires, vu que la vraie marge de manoeuvre réside dans le pou voir de lever des impôts pour les dépenses dites inadmissibles, pouvoir que conserveront les autorités scolaires.Le chef de l’Etat québécois a également ajouté que son gouvernement demeurait ouvert à toutes les suggestions que lui feront les commissions scolaires lors de la rencontre de janvier prochain, qui mettra en présence les autorités provinciales et scolaires.Il est certain que la FCSCQ ne manquera pas de proposer d’autres solutions au gouvernement et c’est ce qui explique l’optimisme affiché hier par le président de la FCSCQ, M.Claude Paquette, et aussi l’accueil chaleureux que les congressistes ont réservé à M.Levesque, accompagné pour la cirsconstance du ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin M.Lévesque a assuré les responsables scolaires qu’il serait question, au cours de ce « mini-sommet de janvier », de garanties pour assurer et élargir l’autonomie de gestion des autorités scolaires.Ce à quoi le président de la fédération réplique que c’est d’autonomie politique dont il faut parler, et y associer une ou plusieurs sources de revenus autonomes.M.Lévesque a expliqué cette réforme fiscale aux représentants des commissions scolaires en disant: « Il s'agit d'une réforme de la fiscalité locale dont le coeur serait d’éliminer le chevauchement municipal et scolaire dans le domaine de la taxe foncière: sauf, bien entendu,pour cette partie visant à défrayer le coût de services que l’Etat ne subventionne pas.Rappelons que les commissions scolai- res récoltent actuellement 30 pour cent de leur budget par la voie de 1 impôt, la majorité des argents provenant du gouvernement québécois.Ce 30 pour cent représente une somme globale de quelque $690 millions.Les dépenses « inadmissibles » ne représentent que trois pour cent du budget.Il n’est pas impossible que l’Etat limite éventuellement le montant que les commissions vont chercher par cet impôt additionnel.Le ministre Morin devait pour sa part déclarer que tout était possible puisque le gouvernement n’avait pas encore arrêté son choix en ce qui a trait au financement des Commissions scolaires.Il n’a ajouté à cela qu'une seule remarque un peu sybil-line: que le coût de education ne reviendra pas aux usagers.Enfin, au sujet de mini-sommet de janvier, il a indiqué que les municipalités seraient invitées a y participer dans une certaine mesure.Avant d’aborder la question de la fiscalité, M.Lévesque avait entretenu les représentants scolaires de sa conception de la décentralisation qui doit tendre à ramener, en autant que faire se peut, les pouvoirs réels le plus près possible des citoyens.C’est inévitable et on sent la pression de la population en ce sens, a-t-il dit.Pour M.Lévesque, il est devenu clair que les biens immeubles scolaires pour Le Ralliement créditiste devient «les Démocrates» par Pierre O’Neill Le Ralliement créditiste s’est sabordé en fin de semaine et ses militants se sont regroupés avec d’autres éléments de droite sous la bannière d’un nouveau parti politique qui portera le nom de « les Démocrates ».Les quelques 250 ex-militants créditis-tes et nouveaux « démocrates » réunis, samedi et dimanche, à l’école Sainte-Marguerite de la Jennoraie, se sont donné sans discussion, un nouveau nom, un nouveau sigle, un nouveau programme, de nouvelles structures, de nouveaux statuts et un nouVel exécutif.Ils ont toutefois conservé le même chef, Camil Samson et le même discours.Aux côtés de Camil Samson, la présidence du nouveau parti sera assumée par M.Pierre Sévigny, jadis ministre fédéral de la Défense sous le régime conservateur de John Diefenbaker.Quelques autres personnalités du milieu politique ont également assisté aux « Assises du renouveau », dont: William Shaw, député indépendant du comté de Pointe-Claire à l’Assemblée nationale: Bernard Finestone, candidat défait du Parti conservateur dans le comté de Westmount à l’élection partielle du 16 octobre; Gérard Bruchési, ex-député conservateur de la Chambre des communes de 1958 à 1962.Le ^changement de nom s’est effectué en deux temps: d'abord samedi en atelier les organisateur du congrès ont mené un sondage auprès des participants qui ont.dans 1 ensemble, exprimé une nette préférence pour la notion de « démocratie ».De retour hier en assemblée plénière, les suggestions des congressistes furent ramenées à trois hypothèses; l’Alliance démocrate, le Ralliement démocrate et les Démocrates.Cest par une forte majorité.que les voleurs ont indiqué leur choix et les officiers scrutateurs ont d’ailleurs trouvé dans l’urne plus de bulletins de vote que d’électeurs inscrits.Quels sont les motifs qui sous-tendent à ce changement de nom?Le chef Camil Samson répond: « Nous ne renions pas le passé mais nous voulons vivre l’avenir.» Les démocrates se sont donné des structures sensiblement inspirées des status du Parti libéral et du PQ et pourraient favoriser une vie militante intense et une participation plus démocratique de la base.Toutefois, à l'article de ses status touchant plus précisémant « les fonctions du chef », on peut lire que « le chef a un droit de regard et de veto dans toutes les affaires du parti.» Ce qui n'a suscité aucune opposition des congressistes et la seule intervention à se chapitre fut pour appuyer l’idée de donner des pouvoirs accrus au leader du parti: « Un chef, c'est un chef ».» Quant au sigle qui coiffera la publicité du nouveau parti, il s’agit de Iq juxtaposition d’une moitié du lys bleu a la moitié de l’unifolié rouge.Le dessin est encadré du traditionnel symbole créditiste, le gros « O » .vert que les dirigeants du parti se proposent de faire disparaître des 1979, soit le temps de permettre aux vieux militants de s’adapter aux nombreux changements et à la disparition de leur parti.Les discours des principaux orateurs « démocrates » ont consisté essentiellement à défendre le fédéralisme et les valeurs ii chrétiennes », à dénoncer les intentions « socialistes et séparatistes » du gouvernement de René Lévesque et enfin a déplorer la partialité des journalistes en faveur d’autres formations politiques.Les participants ont par ailleurs adopté le « crédo » qui leur fut soumis et qui prêche en faveur du respect des deux peuples fondateurs du pays, de la liberté de la personne, de la cellule familiale, du rôle des parents dans l'éducation des enfants.Le programme des démocrates rappelle en outre que la personne est la créature la plus importante de toute société humaine, qu'il faut voir au respect de sa vie, de sa liberté et de ses droits.Le crédo des démocrates de Camil Samson proclame enfin le droit au minimum vital et à l’accès à la propriété et l’appui à l’entreprise privée et a l’initiative personnelle.lesquels la collectivité a payé doivent être mieux utilisés et servir à des fins autres que celles d’enseignement.Les gens sont de plus en conscients du fait que ces immeubles leur appartiennent et les problèmes techniques et administratifs qui peuvent surgir n’ont aucune commune mesure avec le fond de la question, a déclaré le premier ministre.Faisant écho aux propos tenus deux jours auparavant par le ministre Morin, M.Lévesque a dit que son gouvernement avait écarté l’hypothèse d’une autre forme de gestion scolaire que les commissions, et « pour les années qui viennent, les commissions scolaires, quant à nous, sont là pour rester ».« Ce qui ne signifie pas qu’on a le droit de rester figé; on est dans une période qui commande l’évolution.Entre le chambardement et la paralysie, il y a une marge ».En bref, c’est après la rencontre de janvier que tout le monde sera fixé quant à la façon dont les commissions scolaires percevront leurs budgets et les administreront.D’ici là, la fédération, qui regroupe 215 « gouvernements locaux » demeurera vraisemblablement silencieuse et préparera dans le détail ses interventions à cette rencontre.Le président de la FCSCQ n'a pas perdu espoir de s'entendre avec l’Etat sur d’autres modalités de perception d’argent dont une partie doit etre perçue, croit-il.par les administrateurs scolaires.Le congrès qui a pris fin hier midi à Québec aura permis à la FCSCQ de sonder ses membres et de voir s’ils sont toujours opposés au transfert du champ d’impôt qu'ils occupent actuellement.L’atelier sur la fiscalité, qui a attiré plusieurs centaines de participants, aura permis à certains de ce renseigner davantage sur toute cette réforme envisagée, dont les détails et les implications échappent à certains.La FCSCQ sera en mesure de rendre publiques cette semaine les réponses des participants à cet atelier, dans lequel on a distribué un questionnaire contenant quatre questions sur les moyens favorisés, comme la taxe de vente, la taxe sur le tabac, la taxe directe aux parents d’étudiants, la taxe locale sur le revenu.Signalons enfin que la FCSCQ insiste pour que les directeurs généraux puissent accompagner, les 19,20 et 21 janvier prochains, les présidents des commissions scolaires devant participer à la rencontre.Demande laissée sans réponse pour l'instant.Les autres thèmes discutés par les membres de la Fédération sont l'information du public et la consultation populaire, le processus électoral, le champ des responsabilités et la diversité des structures, la confessionnalité, les relations avec les autres gouvernements et organismes, la gestion décentralisée, la mission éducative, le projet educatif, les voleurs, l’élaboration des conditions de travail et l’application des conventions collectives et la gestion des ressources humaines.Les discussions sur ces sujets n’ont donné lieu à aucune adoption de résolutions, les organisateurs du congrès en ayant décidé ainsi, en partie pour ne pas lier la fédération en vue de la rencontre de janvier.Le petit nombre de résolutions passées aux voix hier matin touchaient des points moins chaufs et avaient été remis à l'administration de la FCSCQ avant l’ouverture du congrès.Marcel Robidas est réélu à la mairie mais il a perdu sa majorité au conseil par Rodolphe Morissette 4 Le maire sortant de Longueuil, M.Marcel Robidas, a été réélu hier avec une majorité de 2,383 voix sur son plus proche adversaire, M.Paul Viau, du Parti municipal.Sur 17 postes de conseillers, cependant, M Robidas n’a pu faire élire que six de ses coéquipiers, taridis que le Parti municipal obtient la majorité absolue au conseil avec neuf élus.Plus de 46.5% des électeurs de Longueuil se sont présentés aux bureaux de scrutin, ce qui représente une augmenta- # LA CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL DÉJEUNER-CAUSERIE HEBDOMADAIRE le mardi.14 novembre 1978 LE NOUVEAU MAIRE DE MONTRÉAL Hôtel Windsor 12 h 30 Le public est admis Billets à l’entrée $10.Des carnets d’abonnement sont également disponibles à l’entrée $ 90.(membres de la Chambre) $100.(non-membres) Renseignements: 866-2861 tion de 16 pour cent sur 1974.Les perspectives sont exactement les mêmes, au conseil de Longueuil, que ce qu elles étaient avant l’élection: le maire Marcel Robidas sera en minorité au conseil.M.Robidas a défait à la mairie et M.Paul Viau et M.Jean Huot.Et ni l’un ni l’autre de ces deux derniers ne siégeront au conseil.Le premier avait refusé d’avoir un colistier, tandis que celui du second, Mme Françoise Gagné, de la Réforme municipale, a été défait à plate couture dans le district 17.Les huit conseillers sortants de Longueuil étaient de nouveau sur les rangs cette année.Cinq d'entre eux avaient formé le noyau du Parti municipal, qui avait réussi non sans difficulté à recruter M.Viau comme candidat à la mairie.Or quatre de ces cinq conseillers ont été réélus: MM Paul-A.Briand (7), Jacques Laplante (15), André Létourneau (17) et René Leblanc (5).Surprise, le dernier du « Groupe des cinq », et qui formait le véritable leader de l’équipe, M.Pierre Baril, a été défait dans le district 9 par l’homme du Parti civique de M.Robidas, M.Pierre Nantel.Quant aux trois autres conseillers sortants, MM.Jacques Bourchard (1), Marc Decelles (2) et Gilles Leduc (4) se présentaient comme indépendants et seul le premier a éré réélu Le grand perdant est certes le Parti de la réforme municipale, qui n’a pu faire élire qu’un seul conseiller, M.Lorenzo DeFoy, dans le district 6.Même si ce dernier et le conseiller indépendant Jacques Bouchard voulaient faire alliance avec les conseillers du maire Robidas, ils Moi un pollueur?JAMAIS! ________________ AQTE seraient en minorité à huit contre neuf au conseil.Il sera fort intéressant de voir comment sera composé le comité exécutif de la ville, que le maire devra présider, selon les dispositions de la loi 44.Les six élus du Parti civique du maire Robidas sont Léonard Boulet (3), Pierre Nantel (9), Jean-Paul Vermette (12), Jeannine Lavoie (13), Paul-Emile Faquin ( 14) et Benoît Danault ( 16).Le colistier de M, Robidas, Mme Lucille Roy (2) n’a pas été élue.Enfin, les nouveau venus qui ont été élus conseillers du Parti municipal sont Georges Touten (2), Roger Ferland (4), Gilles Déry (8), Jacques Finet (10) et Serge Sévigny (11).Le Parti municipal a pu recueillir 38.4% des votes (12,808) le Parti civique de M.Robidas, 36.5% (12,153), tandis que la Réforme municipale de Me Jean Huot A 18 h.à la Maison Ludger-Duvernay, 82 ouest, rue Sherbrooke, M Jean-V Dufresne, chroniqueur au Montréal-Matin, reçoit officiellement le prix Olivar-Asselin 1978 de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ¦ Le chef de l’IInion nationale, M Rodrigue Biron, entreprend aujourd'hui une tournée éclair du Québec II sera à 10 h 30 à l'Hôtel de ville de Matane; à 12 h , à l'hôtel Saint-Louis de Rimouski.où il s'adressera au club Rotary de l'endroit; à 16 h.à Rivière-du-Loup.au motel Lévesque; à 18 h.à Hauterive, à la brasserie « Le Boucanier », et, en fin de soirée, à Chicoutimi ¦ A 20 h.à l'hôtel de ville de Verdun, le conseil tient une séance publique ¦ A 12 h 30, à l'Université de Montréal, une semaine sur le thème de •< la répression » s'ouvre par la projection du film de Robin Spry sur les événements d'octobre; a 19 h'30.à l'amphithéâtre « A » du Pavillon Lionel-Groulx.débat sur le thème « La sécurité nationale et le droit à l'autodétermination du Québec », avec la participation des députés Jean-Pierre Charbonneau et Claude Forget, et de MM François Cyr, de la Ligue ouvrière révolutionnaire, et Charles Gagnon, du groupe marxiste-léniniste canadien._ devait se contenter de 4,380 voix (13.1%) et les candidats indépendants, 9.9% du vote global.On se souviendra que M.René Lévesque, premier ministre du Québec, avait accordé sont appui au parti dé M Marcel Robidas.Le groupe des conseillers du Parti municipal, quant à lui.avait l’appui fort actif d’un bon noyau d’organisateurs libéraux, tant au provincial qu au fédéral, de la Rive-Sud.Le Parti de la réforme municipale, enfin, représentait l’aile « garniste » des libéraux provinciaux.Le thème électoral du maire Robidas était celui des conseils de quartier, comme le préconiser a sans doute la deuxième tranche de la loi 44, qui doit être déposée à l'Assemblée nationale bientôt.Mais avec une forte opposition au conseil, il est peu probable que M.Robidas puisse parvenir rapidement à ses fins.A 20 h, au Centre Monchenin.présentation des 2e et 3e partie’ du film « Ntesi-nana-Shopen » d'Arthur Lamothe, dans la série n Carcajou ou le péril blanc ».¦ A 20 h, à la salle Morin, 6500 rue de Saint-Vallier.conférences des Pères Jean L'Archevè-que et Jean-Yves Garneau.à l'occasion de I A-vent.¦ A 19 h 30, au 8010 rue Saint-Denis, conférence d'introduction a la gnose par l'Association gnos-tique internationale de recherche anthropologique ¦ A 20 h, au 1319 est, rue Sainte-Catherine • métro Beaudry), conférence d'information sur « Eckankar », l'ancienne science du voyage de l’âme ¦ A partir d'aujourd'hui jusqu'à jeudi, à la maison de la Croix-Rouge, au 2170 ouest, boulevard Dorchester, le comité de travail féminin tient une « vente pré-Noël ».dont les profits seront versés à l'Aide internationale.¦ De 10 h à 16 h, clinique de la Croix-Rouge à l'Ecole des hautes études commerciales, 5255 avenue Decelles.au salon des étudiants; et a Saint Laurent, de 9 h à 12 h.et de 13 h 30 à 15 h.à la cafétéria d'Aviation Electric, 200 boulevard Laurentien Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, s’adressant aux délégués du congrès de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, qui s’est tenu en fin de semaine dans la vieille capitale.(Photolaser CP) bill® r q r n L’entreprise privée, cible de choix des remises en question Epargnée par les chocs de la Révolution tranquille, qui se sont fait sentir surtout dans le secteur public et parapublic, l’entreprise privée semble appelée à devenir une cible de choix pour les promoteurs de changements sociaux et politiques au cours des années à venir C’est la constatation qu'a fait en fin de semaine le chef du Parti libéral du Québec, M.Claude Ryan, aux participants au diner de clôture de l’assemblée annuelle du Centre des dirigeants d’entreprise.M.Ryan a mis ses hôtes en garde contre les remises en question inspirées de l'idéologie marxiste et contre celles émanant de l’approche social-démocrate.Des remises en question inspirées de l'idéologie marxiste, M.Ryan a noté quelles consisteront à faire voir que la société se divise en deux classes opposées, les exploiteurs et les exploités.« On cherchera, a-t-il expliqué, à affaiblir les premiers en intensifiant la lutte entre eux et les seconds, On tentera éventuellement de les supplanter par des éléments issus du second groupe et supposément chosis par lui ».Pour M.Ryan, ce processus est faux et inacceptable parce qu'il confond la politique et l'économique et veut imposer dans ce dernier secteur des lois qui valent dans le domaine politique mais qui ne saurait valoir dans le domaine économique.En outre de poursuivre M.Ryan, il aboutirait à imposer dans l'économie des styles de direction encore plus autoritaires et infiniment plus bureaucratiques que celui qu'on prétendrait remplacer.L’approche social-démocrate procède, elle, d une vision généralement méfiante vis-à-vis de l’entreprise.Elle se caractérise par une préférence marquée pour les formes dites collectives d organisation économique et une tendance logique, en conséquence, à favoriser l'extension du secteur public et des formes d’activité économique présentant des traits où les valeurs collectives occupent une place de choix Dans ce domaine, M.Ryan opte évidemment pour la position définie par le PLQ lors de son congrès d’orientation en novembre de l'an dernier, dans laquelle il est proposé qu'un gouvernement libéral, entre autres, favorise un régime économique fondé sur l’entreprise privée partout où la concurrence est possible.Cette résolution, de dire M.Ryan, établit clairement la position de notre parti.Elle n’offre cependant aucune garantie que les objections que l'on entend de plus en plus souvent a l'encontre de l'entreprise tomberont automatiquement Au contraire, estime-t-il, elles iront se multipliant au cours des prochaines années.Les chefs d’entreprise devront donc être capables de légitimer leur pouvoir Une précision.Dans un article publié dans LE DEVOIR dénonçant la situation faite aux détenus en voie de libération conditionnelle dans les maisons de trasition, publié le lundi 6 novembre dernier, ce n’était as tellement la Ligue des droits de homme qui faisait cette dénonciation mais plutôt un groupe de personnes ayant déjà travaillé à la maison Saint-Laurent et au Centre réalité de Joliette autrement que par la seule richesse personnelle ou familiale ou par la magie d’une nomination.Sa vraie légitimité, le chef d'entreprise la trouvera surtout dans sa compétence professionnelle, dans sa présence utile et significative au coeur des processus de production, dans sa compréhension et son acceptation intelligente et responsable du contexte plus large au sein duquel doit désormais fonctionner l'entreprise.11 faudra aussi que le chef d'entreprise soit capable de défendre son pouvoir dans les secteurs où il sera de plus en plus assiégé.« Il sera toujours à la mode de parler de partage du pouvoir et d’exercice collégial de celui-ci.Mais, de poursuivre le chef du PLQ.pour qu'on puisse le partager.il faut que le pouvoir existe quelque part et soit identifiable de façon claire Or il faudra éviter de diluer le pouvoir du chef d’entreprise jusqu’au point où il en vienne à perdre toute consistance.» Dans ce but, « il faudra que le chef d’entreprise soit équipé pour défendre son rôle dans la négociation des conventions collectives, dans l’examen des lois du travail et des mesures sociales et aussi dans les prises de décision où souvent, surtout s'il oeuvre dans une entreprise de type public ou semi-public, il sera l’objet de pressions directes ou indirectes visant à infléchir ses décisions dans le sens d’intérêts contraires au véritable bien de l’entreprise » ASSOCIATION QUÉBÉCOISE DE PLANIFICATION SUCCESSORALE DÎNER-CAUSERIE: Hôtel Reine Elizabeth, Salon Duluth, mercredi le 15 novembre 1978 à 18:00 heures CONFÉRENCIER: Me André Primeau, avocat Titre de la contérenee: Us fiducies entrevifs comme instruments de panification PRIX: Membres: $12.00 Non-membres: $15.00 Information: 861-6514 I LE DEVOIR Fonde par Henri Bourassa le 10 lanvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Roy Directeurs de l'Information: Trésorier: Jean Francoeur Bernard Larocque Pierre Loignon Montréal, lundi 13 novembre 1978 ¦ 4 La dernière carte du chah Pour contrer une contestation populaire qui jgagnait tous les secteurs de la société, paralysant même le nerf vital de l’économie iranienne: le pétrole, et qui, d’émeutes en répressions, menaçait de tourner à la guerre civile, le chah a joué lundi sa dernière carte maîtresse et nommé un gouver-nemnt militaire, auquel il aurait sans doute fait appel beaucoup plus tôt, n’eussent été des pressions américaines pour une « libéralisation », d’ailleurs oh combien timide, de son régime.L’armée du général Azhari, dotée des pleins pouvoirs pour restaurer l’ordre, n’a pas hésité a employer les grands moyens, frappant à gauche en arrêtant Karim Sandjabi, chef de Front national d’opposition, et à droite en inculpant pour corruption une trentaine de personnalités politiques, dont l’ancien chef de la Savak et l’ancien premier ministre Hoveyda, pourtant homme de confiance du chah durant de nombreuses années.¦ On serait tenté de conclure, devant les réactions modérées suscitées par l’arrestation de M.Sandjabi samedi et l’échec au moins temporaire de l’ordre de grève générale lancé par l’opposition, que les militaires ont gagne la première manche.Pourtant, tant que les raffineries ne fonctionneront qu’au quart, voire à la moitié de la production habituelle, le régime du chah vacillera dangereusement.C’est en effet quelque $60 millions que l’économie iranienne perd à chaque jour de grève dans ses raffineries et l’industrie pétrolière n'est Sue la dernière d’une longue liste de secteurs ésorganisée par la contestation, tant salariale que politique.En outre, les chefs religieux chiites, spécialement l’ayatollah Khomeiny de loin le plus radical et le plus écouté, n’ont nullement désarmé et clament toujours que la lutte populaire continuera tant que le chah ne sera pas renversé et une « république islamique » instaurée.Et on a pu mesurer l’audience exceptionnelle dont jouit le vieux chef religieux réfugié actuellement près de Paris, lors des manifestations qui ont suivi le « vendredi noir » de Téhéran.Il semble donc que toute solution de la crise actuelle passe par la hiérarchie chiite, dont le programme reste encore très nébuleux.Bien que les chefs religieux se défendent d’être « obscurantistes » ou « rétrogrades », thème favori de la propagande du chah, le traditionalisme chiite est extrêmement fort.Le port du voile par les femmes est pratiquement obligatoire dans certaines villes, les prédicateurs dénoncent quotidiennement la « perversion » des moeurs occidentalisées et les manifestants attaquent régulièrement les cinémas ou les banques, symboles de la « corruption » de l’Occident.Le chah ayant lâché sa.police sur toute contestation politique, l’Islam est naturellement devenu le rassembleur et le refuge de l’opposition au régime, même si les objectifs de la hiérarchie chiite divergent parfois considérablement de ceux du Front national.par exemple.La révolte contre un capitalisme sauvage, contre une spéculation et une corruption scandaleuse jusqu’aux plus hautes fonctions du régime, a trouvé rapidement un écho favorable chez les petits commerçants du Bazar et les paysans ruinés par les importations massives de produits agricoles étrangers.Elle a également soulevé une jeunesse, prête à trouver dans un puritanisme religieux, parfois teinté de xénophobie et d’antisémitisme, un remède aux maux de l’Iran.Mais on doit constater que ce refus quasi viscéral d'une civilisation à l’occidentale ne constitue par un programme politique apte à régir un pays déjà hautement industrialisé.Les dirigeants de la gauche non communiste groupée dans le Front national paraisaent plus conscients des formidables problèmes qu’ils auront à affronter une fois le chah renversé, mais ils n'ont pu à temps décider d'une tactique.L’arrivée des militaires semble avoir poussé leur chef, Karim Sandjabi, à s’aligner sur la ligne dure défendue par l’ayatollah Khomeiny: départ du chah, pas de coalition dans F '¦adre du régime actuel, le gouvernement futur devant se déterminer sur la base des principes de l’Islam, de la démocratie et de l’indépendance, par le recours à l'Islam ».Cependant, il n’est pas sûr que cette ligne radicale soit suivie par toutes les tendances du Front national, où existait, avant l’arrestation de M.Sandjabi il faut cependant le préciser, un fort courant souhaitant une normalisation dans le cadre constitutionnel.Certains dirigeants du Front pensent que seul le départ du chah peut sauver la dynastie, une régence ouvrant lavoie au fils du chah Reza, ce qui éviterait de créer un dangereux vide politique.Mais ils entendent assurer cette succession dans la légalité par un référendum organisé par un gouvernement d'union national.Car, assurent-ils, si le chah ne se résout pas à prendre des mesures nécessaires, « une explosion balaiera tout ».Cependant, bien qu'il jouisse d’un certain prestige en sa qualité « d’héritier de Mossadegh », le Front n'a ou'une assise populaire limitée et sa voix modérée n’influence que les masses fidèles à l’ayatollah Khomeiny ou les étudiants qui, jugeant dérisoires les intrigues politiques menées par exemple par le vieux leader libéral Ali Amini.défendent des positions radicales.Pendant que se joue cette partie serrée entre le chah, son armée et l’opposition politique et religieuse.l’Occident s’inquiète ou, comme Washington, n'hésite pas à apporter son soutien au gouvernement militaire du général Azhari.C’est que l'Iran, tout en étant un des principaux fournisseurs des pays occidentaux, est surtout un des points névralgiques sur la route du pétrole.En contrôlant le détroit d'Ormuz, qui ferme le Golfe persique, un Iran fortement anti-occidental pourrait bloquer, le cas échéant, tout le flot pétrolier en provenance d’Arabie séoudite et des Emirats, c’est-à-dire l'artère vitale par laquelle les super-pétroliers doivent passer pour effectuer leurs livraisons en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.Un ralentissement de la production pétrolière iranienne qui se poursuivrait pendant quelques semaines encore pourrait entraîner « un chaos semblable à celui de la crise de 1973 », estime le secrétaire américain à l’Energie, M.James Schlesinger.D’ores et déjà, cette réduction a causé une nette tension des prix sur les marchés de Rotterdam, où le brut se vendrait à des tarifs parfois supérieurs à 1 dollar au prix de référence de l’OPEP.En outre, il est à prévoir qu’au sommet de l'OPEP en décembre, l’Arabie séoudite ne pourra empêcher une hausse des prix de près de 10%.et ce d'autant plus que l'Iran, secouée intérieurement et ne produisant peut-être qu'un million de barils, ne pourra ajouter 3u’un poids dérisoire dans la balance des mo- érés.Mais c’est autant pour des considérations stratégiques qu’économiques que les Etats-Unis sont quasi contraints de soutenir le chah jusqu’au bout.Il suffit de rappeler que l’Iran a une frontière de 2,000 km avec l’URSS, offrant des conditions idéales pour les stations d’écoute électronique avancée installées à grands frais par l’ambassadeur Richard Helms, ancien directeur de la CIA; que l’armée iranienne a acquis depuis 1973 quelque $8 milliards de matériel américain parmi le plus sophistiqué et qu’il reste plus de $12 milliards dans les carnets de commande, du chasseur dernier cri F-16 au radar volant AWACS; que toute cette quincaillerie électronique est entretenue par quelque 40,000 techniciens américains.Il faut y ajouter des investissements de $7000 millions, un commerce qui a porté l’an dernier sur $2.7 milliards de ventes américaines de produits civils, notamment dans le domaine agricole.Washington craint en outre que l’Iran ne diminue considérablement son role de « gendarme » dans la région du Golfe.On rappelle qu’avec l’Arabie séoudite, l'Egypte et le Soudan, l’Iran a formé, dans l’affaire éthiopienne surtout, une sorte de front « antiprogressiste » qui entend contrer la poussée soviétique dans la corne de l’Afrique.Déjà, le coup d’Etat pro-communiste en Afghanistan a ouvert un front inquiétant en Asie centrale et l’on mesure le bouleversement géopolitique qui pourrait accompagner le renversement du chah.Ce saut dans l’inconnu ne semble pas convenir spécialement à Moscou, dont on a relevé la modération dans la crise actuelle.Elle a autant condamné les chefs chiites qui soulèvent les masses « dans des buts qui leur sont propres » que l’armée qui étouffé les aspirations de ces masses à l’indépendance.C’est que Moscou semble craindre que la création en Iran d’un gouvernement islamique^ neutraliste ou progressiste, donnerait de fâcheuses idées d’émancipation à certaines républiques musulmanes soviétiques, où l’évolution démographique devient chaque année plus défavorable à l’élément russe, à tel point que, selon certains analystes, la contestation du lien fédéral pourrait devenir inévitable vers la fin du siècle.D’ailleurs, sous le règne du chah, les relations économiques soviéto-iraniennes se sont accrues, comme en témoigne le gazoduc qui relie l’Asie centrale soviétique aux gisements iraniens.Et la frontière entre les deux pays n’a jamais été aussi sûre, l’aviateur Zossi-mov l'a constaté à ses dépens.Fort de cet appui occidental et de la réserve, au moins apparente, du Kremlin, le gouvernement du général Azhari, s’il manoeuvre habilement, pourrait accorder au régime un sursis.Mais il devra faire plus que les demi-mesures prises la semaine dernière: pour amener une réconciliation entre le peuple et le trône, avec ou sans le chah, mais bien plus probablement sans le chah.L'échéance la plus difficile est toute proche: dans les premiers jours de décembre débute le grand deuil chiite où s’expriment traditionnellement recueillement et fanatisme.Les militaires auront-ils d’ici là réussi à n’ajouter aucun nom à la liste des « martyrs » chiites, tout en rendant crédible leur lutte contre la corruption?Gilbert GRAND Comment décoloniser l’information?par Françoise Giroud Ecrivain et journaliste, ancien secrétaire d’Etat à la condition féminine, ancienne directrice de l’hebdomadaire parisien L'Express, l’auteur commente ici l’un des problèmes fondamentaux dont a été saisie la conférence générale de [’Unesco, actuellement en cours à Paris.¦ Qu'est-ce que l'information?Comment est-elle transmise?A qui?Par qui?Dans quel but?Au moment ou la Conférence générale de l’UNESCO, réunie à Paris, cherche à définir « un nouvel ordre mondial de l'information » réclamé par les pays du tiers-monde, il est utile de rappeler ce qu est r« ordre » actuel Dans leur quasi-totalité, les informations que les médias diffusent à travers le monde proviennent de quatre agences de presse internationales.Les « quatre grandes » Soit : deux agences américaines, Associated Press (A.P et United Press (U.P L), une anglaise.Reuter, et une française, l'Agence France-Presse (A.F.P.).A.P.transmet 17 millions de mots par jour à 10 000 abonnés.Ses journalistes sont en poste dans 110 pays.On estime à 1 milliard le nombre de personnes qui lisent ou entendent chaque jour ce qu'elle diffuse.U.P.I.transmet 14 millions de mots ar jour à 7 000 abonnés, vers 90 pays es journalistes sont en poste dans 62 pays.Reuter transmet 1 million et demi de mots par jour en six langues, en direction de 155 pays.Elle a 529 journalistes en poste.L’A.F.P transmet 3 millions de mots par jour à 12 0(X) abonnés dans 80 pays.Ses journalistes sont en poste dans 110 points du monde.Quelques grands journaux (dont le Monde en France) ont leurs propres bureaux à l'étranger Cela suppose une dépense si lourde par poste que, même en la limitant à quelques pays, les journaux sont rares qui peuvent et qui veulent assumer une telle charge.Un vent de révolte Aucun organe du tiers monde n'a les moyens d'avoir son propre réseau de correspondants.En bref, les « quatre grandes » constituent partiquement la seule source d'informations provenant du tiers monde et diffusées dans le tiers monde.C’est contre ce monopole de fait des agences occidentales qu’un vent de ré- volte à commence de souffler.Pourquoi?Selon la formule d'un critique parmi les plus modérés, l’Indien Narinder K Aggarwala, « le style, le contenu et le traitement de toutes les informations diffusées vers ou en provenance du tiers monde reflètent la personnalité, les préférences et les besoins des médias occidentaux ».Les critiques plus virulents considèrent que la domination du système de communication occidental fait partie d’une conspiration contre les nations en voie de développement Que les « quatre grandes » ne s'intéressent et n'intéressent qu'au sensationnel, au crime, à la corruption, aux conflits, et jamais aux réalisations positives.Qu'une image fallacieuse est ainsi répandue non seulement dans la presse occidentale, mais dans le tiers monde lui-mème, et que cela nuit gravement à son développement monde lui-meme.et que cela nuit gravement à son développement Ainsi, la presse mondiale a-t-elle consacré en deux semaines plus de place au couronnement de Bokassa qu elle n'en a donné, en dix ans, à des pays d'importance majeure d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique latine.Réponse de l'A.F P., en particulier: « Comme toutes les agences occidentales.LA.F.P.n'a pas le pouvoir d'imposer aux journaux l'utilisation de ses informations relatives au tiers-monde, bien que ces informations soient abondantes, précises et intéressantes » En d ’autres termes, ce sont les médias qui opèrent leur propre sélection, en fonction de l'audience à laquelle ils s'adressent.Objection du tiers monde, en tout cas, ces informations sont dénaturées parce qu elles sont vues sous l'angle occidental.Il va de soi que rien n'interdit à une nation souveraine ou à un groupe de nations d’entrer en comptition avec les « quatre grandes ».Diverses tentatives sont d'ailleurs en cours.Mais la création d'agences internationales capables de rivaliser avec les « quatre grandes » suppose des moyens financiers et teenniques gigantesques.Il faut aussi qu elles atteignent un niveau de crédibilité qui leur assure des abonnés.Commentant l’activité de Tanjug, l'agence nationale yougoslave qui, depuis 1976, diffuse des informations fournies par cinquante pays non alignés, un membre de l'administration américaine.Edward T.Pinch, a conclu que Tanjug ne pourrait devenir une concurrente sérieuse des « quatre grandes » que si elle adoptait les mêmes techniques et la même philosophie de l’information.Quelle est donc cette philosophie?C'est son objectif qui la définit: l'information est faite pour informer.A l'inverse de la propagande qui a pour but d’influencer.On pourrait épiloguer sur l’écart entre la théorie et la pratique des médias occidentaux, sur ce qu'il advient de ces médias lorsqu'ils tombent entre les mains de personnages qui ont précisément pour but d'influencer, sur les pressions de toute nature qui peuvent s'exercer sur les médias, sur la philosophie française du monopole, en ce qui concerne radio et télévision.Il reste que la multiplicité des organes d'information établit entre eux un équilibre, si fragile et menacé que cette multiplicité apparaisse aujourd'hui, notamment en F’rance.La liberté du lecteur La liberté de la presse, chacun le sait, c’est avant tout la liberté pour le lecteur ou l'auditeur de se référer à différentes sources.Lesquelles, précisément parce qu'elles sont multiples, ne peuvent pas dissimuler ou tricher durablement, en auraient-elles le désir.C’est aussi l'accès à différentes problématiques.On peut donc dire que la philosophie occidentale de la presse, quelles que soient les entorses dans la pratique, c’est la liberté du lecteur ou de l’auditeur.D'une certaine façon, c'est aussi une liberté du lecteur que revendique le tiersmonde.La liberté d'échapper au schéma culturel occidental.Mais il suffit de lire la résolution que l'Union soviétique a présentée, en 1976.à la conférence de LUNESCO, tenue à Nairobi, pour être renseigné sur ce qui devrait, selon certains, s'y substituer.C'est le contrôle pur et simple de l'information par les gouvernements.A l'époque, cette résolution n'a pas obtenu la majorité qui l'aurait fait adopter.Et ce ne sont pas seulement les nations occidentales qui l'ont rejetée.On oublie parfois — faute d’informations?— que le tiers monde ne constitue pas un bloc homogène, qu'il est même plus divers que la communauté occidentale, tant en matière de système politique que de niveau de développement.Sans doute les nations fraîchement indépendantes ont-elles souvent des structures fragiles.Et la première tentation d'un pouvoir mal assuré est d’organiser la censure, ouverte ou occulte.La même Mme Gandhi, qui déclarait.en juillet 1976: « Nous voulons entendre les Africains à propos des événements d’Afrique, et une explication indienne à propos des événements d'Inde ».a imposé la censure à la presse de son pays lorsqu'elle à la presse de son pays lorsqu’elle s’est sentie menacée.Rejeter le monopole Occidental Mais si tous les pays du tiers-monde aspirent à rejeter le monopole occidental de l’information, ils ne partagent pas tous la doctrine des pays communistes selon laquelle « le gouvernement et le peuple ne font qu'un.l'Etat représente les véritables intérêts des masses, tous les médias devraient être contrôlés et dirigés par le pouvoir central pour informer et éduquer le peuple à propos de la politique du gouvernement ».Ce qu'un journaliste Kenyan, Hilary Ng'weno, a ironiquement résumé ainsi: « La bonne information est celle qui convient à la consommation, la mauvaise celle dont le public ne doit pas être averti » Depuis Nairoibi, des groupes d’études, composés de professionnels, se sont formés, des conférences se sont réunies dans le but de formuler des propositions constructives pour établir un meilleur équilibre dans la circulation et l'échange d'informations.Mais les gouvernements sont requis par LUNESCO de prendre position sur un « projet de déclaration », ayant officiellement pour objectif de définir h les principes fondamentaux concernant la contribution des organes d’information au renforcement de la paix et de la compréhension Internationales.et à la lutte contre la propagande belliciste, le racisme et l’apartheid ».Ce projet doit, en principe, être soumis pour approbation le 16 novembre.Il faut déjà l'objet de cent cinquante pages d’amendements déposés par les diverses délégations.Cette fois encore, il semble qu il se trouvera une majorité pour refuser d'adhérer au principe d un quelconque contrôle des Etats sur la presse, écrite ou parlée.Nul ne doute cependant que l'inévitable et indispensable décolonisation de l'information doive s'accomplir Mais elle ne réussira que si elle est entreprise et soutenue par ceux qui.à travers le monde, en ont le respect.Le Monde Affaire de perspective par Albert Brie Bronchitique, Ernest mentait comme il respirait: avec difficulté.• « Je m’adresse à votre coeur, disait une âme charitable; prêtéz-moi une oreillette attentive.» • La mort est le remède miracle à l'insomnie.• Rares sont les conteurs d’histoires drôles qui ont le sens de l'humour.La plupart se vexent si vous ne riez pas de leurs plaisanteries.On ne badine pas avec ces comiques.• ‘ Seuls ceux qui ont la grâce divine croient réellement en Dieu.Les autres, qui disent que leur intelligence commande leur foi, croient bêtement • L’opinion publique nVst pas une opinion; essentiellement, elle est un mouvement d’humeur à l'état d'épidémie.La foule dore ce qu'elle adore.• La chance quand elle est plus que de la veine, pourquoi ne serait elle pas de l'artère?• Un athlète, quand on en fait une idole, la foule commet une erreur de perspective de se l'imaginer en plus gr md.Si celui-ci paraît démesuré, c’esl que c Ile-là s'est agenouillée.• Dans l'éducation des manchots, il y a ce commandement: « Il n’est pas poli de montrer du doigt avec son menton.» • Je me mire dans ce que j'admire.Certains historiens, s'ils croient à la vie éternelle, doivent sûrement s'attendre à être traduits devant la cour de Justice de l’au-delà pour diffamation des morts.Le dernier mot dans une affaire est toujours un chiffre.La faiblesse est charitable en ce qu elle profite à quelqu'un.L’habitude est ennuyeuse; par contre, elle n’est jamais décevante.• C’est souvent quand vous chcchez à vous faire oublier qu'on se souvient le mieux de vous.• Lorsqu’un enfant arrive à l’âge où il cesse de nous contredire, c’est le signe qu’il n’y a plus rien de commun entre lui et nous.• Un défaut que vous n’avez pas et que, malgré tout, les gens vous prêtent, attrapez-le; ainsi, au lieu de gaspiller temps et énergie en dénégations, vous en tirerez profit.• Ayez cet agrément que tant de gens attendent de leur prochain, et qui consiste à prêter le flanc à la critique.• La marge de liberté laissée, à l’homme dans sa vie de tous les jours s’est amenuisée, au point que le citoyen le plus libre est celui qui jouit encore du privilege de choisir ses chaînes.• Quand on a l’ignorance, on peut-être tranquille: elle ne se perd jamais totalement.• Les pauvres sont naturellement, je dirais même obligatoirement plus généreux que les riches.C’est pour cette raison, d’ailleurs, qu’ils ne sortent pas de leur dèche.• Choisissez le parti du mécontent ornent: vous serez comblé.Prophète de malheur est un pléonasme; le Propre du prophète étant d'être pessimiste, rophète de bonheur serait un contresens.Dans ce dernier cas, on dira un utopiste, un fou.A tous ceux pour qui le 15 novembre est un 1er janvier, bonne et heureuse année.M ¦ Le mépris n’aura qu’un temps (Lettre adressée d M.Benoit Lauziére, directeur général du cégep Maisonneuve) Puisque vous vous êtes permis de juger avec mépris M.Jean-Claude Leclerc et tous les étudiants du Cégep de Maisonneuve, vous nous permettrez de réagir en questionnant votre honnêteté et votre bonne foi qui, jusqu’alors demeurait votre marque de commerce.Nous constatons tout d’abord que vous vous attaquez personnellement à M.Leclerc.Manque d’arguments, ou malhonnêteté?Il faut voir que des attaques de ce genre constituent la défense d'un individu placé au pied du mur de Lin-conséquence.Paragraphe par paragraphe, nous répondrons à vos attaques et mensonges.Dans le troisième paragraphe vous affirmez que ce n’est pas la direction du collège qui a adopté les règlements étudiants, mais le conseil d’administration.Il est bon, cependant, de constater, en consultant les procès-verbaux, que le C.A.n’a jamais refusé une proposition de l’administration.Dans le quatrième paragraphe vous mentez et vous attaquez — toujours selon votre bonne habitude — écrivant que le seuil de participation des étudiants aux assemblées générales n'a pas dépassé 10%, ce qui est absolument faux compte-tenu des assemblées réunissant de 1,000 à 1,500 étudiants.Vous révélez aussi un chauvinisme écoeurant, qu'on ne vous connaissait pas, mais qui ne surprend guère de votre part, en soulignant le fait que la femme de M.Leclerc, enseignant au collège, Lu a sans doute informé de ces faits ».« Le seul atout véritable est le droit accordé à l’étudiant d être entendu et défendu dans la limite et extrêmement rare de renvoi », dites-vous.Il est remarquable de voir que vous ne faites aucune allusion à l'article 4 des modalités d'applications: « Le renvoi relève du directeur général qui signifie par écrit a l’étudiant que le collège à l’intention de le renvoyer ».L’article 6: « L’avis de ce comité (consultatif) est transmis au directeur général qui prend la décision et la signifie par écrit à l’étudiant concerné ».Vous auriez consulté des hommes de loi au sujet des règlements; vous n'osez pas en décliner les noms.Il est étrange que vous nous proposiez de faire connaître notre point de vue en décembre.Vous nous guillotinez et vous faites le procès ensuite.Comme le disait si bien M.Leclerc, il y a une tradition de répression à Maisonneuve.Des exemples: — 1968-69: occupation du collège: 3 arrestations — janvier 69: 5 expulsions — avril 69: Il congédiements de profs — octobre 70: 5 expulsions — 1972: grève front commun, etc.la liste pourrait se poursuivre.Entre les luttes, il y a toujours eu des tentatives de l'administration pour saboter l'association étudiante.C’est ce qui se produit présentement avec les règlements étudiants; on tente de freiner la liberté d'expression et d'association.M.Lauziére, vous ne voulez plus d'association étudiante; vous méprisez de très haut les représentants étudiants en leur mettant des guillemets (lOième paragraphe).Quand vous envoyez vos agents provocateurs à l'assemblée générale, c'est pour démobiliser les étudiants et.dans la logique des choses, pour vous emparer de l'association étudiante.Nous vous entendons déjà crier très haut au procès d'intentions.Nous répondons: il n’y a de procès d’intentions que lorsqu il y a des intentions.Et vos intentions sont claires: » vous abusez de la jeunesse et de la désorganisation des étudiants ».Vous vous servez de quelques étudiants pour noyauter les assemblées et faire passer vos propositions.M.Lauziére, les « scouts attardés et les bandits à l’essai » vous répondent que le mépris n’aura qu’un temps.André QUERRY Secrétaire général Sogecom Alain MOFFAT Etudiant Au nom de l'association des étudiants/tes du CEGEP de Maisonneuve.Montréal, le 1er novembre 1978.¦ De quand date l’hermétisme pédagogique?M.Victor Souline, Je tiens à dire ici que je suis tout à fait d'accord avec vous sur ce que vous avez écrit dans ces pages sous le titre « L’hermétisme pédagogique ».Vous ne sauriez croire non plus, cher monsieur, à quel point je me réjouis qu’enfin un professeur de mathématiques de Lune de nos Universités du Québec se « mouille » ainsi publiquement sur cette épineuse question de « certaines innovations pédagogiques » de la dernière décennie que vous qualifiez M.le rédacteur en chef, Nous voulons ajouter notre voix à toutes celles qui se sont exprimées lors du décès du Juge Robert Cliche.Nous avions eu l'honneur d'avoir le Juge Cliche parmi nos conférenciers lors de notre troisième congrès annuel de 1978.Nous avions pu.encore une fois, constater qu'il était bien Lune des personnalités les plus attachantes du Québec.Avec confiance nous pouvions faire appel à lui Ses conseils, son sens du commun, sa sagesse et son esprit railleur faisaient de lui un homme dont les paroles avec raison de « farfelues ».Et farfelues au point de provoquer votre écoeurement! Mais, cela étant dit, je demeure quand même très perplexe.En effet je trouve pour le moins curieux que l’introduction dans nos récents manuels de tout « ce jargon à complications multiples » et, dans la pratique de l'enseignement, de toute une « gymnastique futile et.dépourvue de toute utilité », le tout étant susceptible « d'affecter l'équilibre des enfants », que tout cela ait contenaient un message moral sans être moraliseur.Une perte inestimable pour tous mais surtout pour ceux ui.comme nous, oeuvrent ans le domaine de la santé mentale, un domaine qui avait retenu l'attention du Juge Cliche depuis plusieurs années.Denyse LABELLE-’ CENERELLI présidente de l’Association québécoise pour les enfants ayant des troubles d’apprentissage Montréal, le 11 octobre 1978 précisément coïncidé avec la prise en main, suite aux recommandations du rapport Parent, de la formation et du recyclage des maîtres par nos universités du Québec.Jean-Guy YELLE, B.A.(Montréal 1957), 18 années de scolarité et 5 ans d’expérience reconnues par le ministère, étudiant au module de Math.-enseignement de l'UQAM pour me « qualifier légalement ».Longueuil, le 25 octobre 1978.f-A LE DEVOIR est publié par i Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée dont le aège social est situé au numéro 211 rue du Saint-Sacrement Montréal H2Y 1X1 II est compose et imprimé par ( Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130 rue Boivm.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et â diffuser les informations publiées dans LEOEVOIR ABONNEMENT Edition quotidienne $60 par année six mois $33: trois mois $21 À (étranger $65 par année six mois $36.trois mois $24 Editions du samedi $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de la-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) L____________________________ U Un hommage à Robert Cliche Le Devoir, lundi 13 novembre 1978 ¦ 5 uLb HüMMLS Le gouvernement Lévesque après 24 mois par Jean-Marc Piotte Professeur au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal, l'auteur analyse dans une perspective critique et syndicale la politique du gouvernement péquis-te depuis deux ans.La victoire du 15 novembre 1976 avait engendré beaucoup d’espoirs dans la population.Un nouveau parti, guidé par des leaders prestigieux et muni d’un programme profondément réformiste, avouait un préjugé favorable aux travailleurs et promettait d’oeuvrer à la souveraineté du Québec.Mais le Parti québécois, sous la direction de René Lévesque et avec l’aide de ses deux acolytes (Jacques Parizeau pour l’économie et Claude Morin pour les relations politiques) entreprit une série de révisions
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