Le devoir, 23 novembre 1978, jeudi 23 novembre 1978
UE DEV LA LIBRAIRIE DUSSAULT et ' .LA LIBRAIRIE CARNEAU au Stade Olympique.Stand 208 jusqu au dimanche 26 inclus vous invitent’au SALON DE L'ENFANT D'AUJOURD'HUI c Vol.LXIX - No 272 Ennuagement suivi de neige.Maximum de 3.Montréal, jeudi 23 novembre 1978 Saint Clément 25 CENTS Un groupe abitibien prendrait le contrôle de CFCF par Michel Nadeau Un groupe d’hommes d'affaires de l’Abitibi s apprête à prendre le contrôle des stations de radio et de télévision CFCF-TV, CFCF-AM et CFQR-FM, les plus importants médias d'information électroniques de langue anglaise au Québec.Selon des informations obtenues par LE DEVOIR, la Corporation de gestion La Vérendrye, une firme de La Sarre, vient de présenter une offre d'acquisition de 55% des actions de Multiple Access.Ces actions sont présentement la propriété de Camp Investments, la so- ciété de placements de la famille de M.Charles Bronfman.Multiple Access est une entreprise montréalaise particuliérement active dans deux domaines précis: les médias électroniques et l’informatique.Pour sa part, La Vérendrye oeuvre dans trois secteurs bien différents: le camionnage, l'aviation et la fabrication de semi-remorques.Les travaux en cours à la baie James ont contribué à son ascension spectaculaire des dernières années.Mais que vont faire des hommes d'affaires abitibiens dans cette galère?Le lien se trouve dans la présence de M.Frank Delaney qui agit comme consultant auprès de La Vérendrye dans cette éventuelle transaction.«.Propriétaire de quatre stations de radio dans fa région de Montréal, M.Delaney est surtout connu pour sa tentative de mettre sur pied une troisième chaîne de télévision au Québec.Les dirigeants de Multiple Access et de La Vérendrye ont refusé hier de commenter la rumeur.Les actions des deux compagnies ont été retirées de la cote à la Bourse, après avoir touche lundi des sommets records.Au début de l’année, Camp Invest- ments annonçait la conclusion d'un accord avec la compagnie Baton Broadcasting, contrôlée par M.John Bassett, de Toronto.Ce dernier est propriétaire de plusieurs stations de radio et de télévision en Ontario et en Saskatchewan.M.Bassett acceptait de payer $6 l'action pour les titres détenus par les Bronfman.Toutefois, le Conseil pour la radiodiffusion et les télécommunications canadiennes bloque la transaction.Le CRTC se disait inquiet de l'évolution de la concentration dans le domaine de la télévision privée au Canada.L'entente fut ainsi annulée.Après avoir échoué dans son projet d'une troisième chaîne au Quebec, M.Delaney ne renonçait pas pour autant à l'idée de concurrencer Télé-Métropole (TVA) et Radio-Canada.C'est ainsi qu'il aurait tenté d'intéresser différents groupes à l'achat de CFCF qui pourrait eventuellement servir d'assise pour le lancement de la fameuse troisième chaîne Le groupe La Vérendrye avait déjà souscrit une participation de 2.5% dans le projet Télé fnter-Cité.C'est ainsi que la-collaboration entre les deux groupes s’accentua.La Vérendrye a réalisé des bénéfices nets de $3.3 millions l'an dernier seulement.Son fond de roulement dépasse $4 millions.Et, en 1978, les profits par action grimpent encore de 25%.Ainsi, La Vérendrye possède la base financière pour trouver les quelque $11 millions nécessaires pour l'achat des actions de la famille Bronfman.Pour La Vérendrye, il s'agit, pour le moins, d une importante manoeuvre de diversification d'intérêts.Toutefois, Multiple Access est une compagnie bien gérée et surtout très rentable.Ses gains ont atteint $1.7 million en 1977 et affichent Voir page 6: CFCF 200 réfugiés se noient au large de la Malaisie KUALA LUMPUR (AFP) - La mort tragique de près de 200 réfugiés vietnamiens hier matin sur la côte est de la Malaisie a relégué au deuxième plan, le sort des passagers du Mai Hong.La tragédie s est produite à l'embouchure de la rivière Trengganu, à 280 km au nord-est de Kuala Lumpur.Un bateau surchargé d’environ 250 réfugiés s'est retourné après avoir heurté un banc de sable précipitant tous ses passagers à la mer, qui était déchaînée.Une cinquantaine d'entre eux ont survécu, a déclaré au parlement le ministre de l'intérieur Gazali Shafie, mais deux cents autres sont portés disparus.En milieu d’après-midi, cinq corps seulement avaient été retrouvés.Selon l’un des survivants, il y avait à bord 254 personnes, dont soixante femmes et une cinquantaine d’enfants.Les autorités malaisiennes avaient interdit au bateau d’accoster et celui-ci se dirigeait vers Tile de Bidong, au large de Kuala Tregganu, où se trouve un camp abritant près de 17,000 réfugiés, lorsque s'est produit la catastrophe.Le mauvais temps a rendu les secours difficiles.Les opérations de sélection des quelque 2,500 passagers du Hai Hong se sont d'autre part poursuivies au large de Port Klang, sur la côte ouest.Quelque 150 ressortissants vietnamiens passagers du Hai Hong arriveront au Canada dans la nuit de samedi à dimanche, indiquait-on à Ottawa.On précise au ministère de l'Immigration que ce premier groupe de réfugiés, représentant le quart de ceux que le Canada a accepté d’accueillir, sera transporté au Canada par un Boeing-707 des forces armées, qui doit quitter sa base ontarienne de Trenton ce soir à destination de Kuala Lumpur.L'appareil doit repartir samedi après-midi et arriver à 0 heure 30 locale dimanche à l’aéroport de Montréal-Dorval.Les réfugiés seront ensuite conduits par autobus dans un centre d'accueil de l'immigration voisin, où ils pourront se reposer de plus de trois semaines d'épreuves.Quatre cent trente passagers du Hai Hong candidats à l'immigration au Canada avaient été sélectionnés, sur les 600 que ce pays a offert d'accueillir, indique-t-on au ministère fédéral de l’immigration.Le plus jeune a trois semaines, et est né à bord du bateau, et le plus âgé 82 ans.Il y a parmi ces réfugiés vietnamiens plusieurs familles nombreuses, et un cas assez particulier: celui d'un homme dont la femme et les sept enfants, réfugiés en Indonésie, viennent tout juste d’être acceptés comme immigrants par le Canada.Une famille dont la réunification se fera en terre canadienne.Un autre groupe de 160 personnes également sera rapatrié en France par avion charter mercredi ¦ prochain.Un porte-parole de l’ambassade de France a déclaré que la plupart des réfugiés, sino-vietnamiens à 90 pour cent, préféraient se rendre en Amérique plutôt qu'en France.Le gouvernement malaisien a ordonné de son côté mardi soir que la zone maritime entourant le cargo soit considérée comme une « aire de sécurité ».Cette mesure a été prise apparemment pour empêcher que des témoins — en particulier des journalistes — ne viennent constater les terribles conditions de vie des passagers.De nombreux témoignages ont en effet évoqué l’incroyable salete qui règne sur le cargo dont le pont est jonché de rats morts.Un journaliste qui avait réussi à se glisser sur le bateau a déclaré hier que c'était un miracle qu'il n’y ait pas eu d'épidémie.On déplore cependant trois morts à bord du Hai Hong depuis le début de l'odyssée du cargo.On a ainsi appris qu'une vieille femme était décédée durant le voyage et qu'un enfant de quatre ans avait ensuite péri depuis l'ancrage du Voir page 6: 200 réfugiés J Le scotch léger, clair et sec, au goût du Quebec.fmn-: ,V % Des villageois malaisiens regardent un bateau chargé de réfugiés vietnamiens reprendre la mer après que les autorités de Kuala Lumpur eurent refusé de les accueillir.Peu après, le bateau coulait en haute mer et 200 réfugiés sont portés disparus.(Photolaser AP) Un collaborateur de Jim Jones inculpé du meurtre de Léo Ryan GEORGETOWN, Guyana (AFP, AP.Reuter — Larry Leyton, proche collaborateur du défunt fondateur de la secte du temple du peuple, Jim Jones, a été inculpé hier du meurtre du représentant démocrate de Californie, M.Léo Ryan et de quatre autres personnes, dont trois journalistes et une femme.Cette fusillade insensée survenue samedi dernier a été suivie du suicide collectif de 409 personnes dans la jungle guyanaise.Larry Leyton a en outre été inculpé de cinq autres tentatives de meurtre.Il a comparu devant le juge William Alexander, de Georgetown, qui a re- fusé de lui accorder une caution, mais un avocat lui sera assigné.Le présumé meurtrier était détenu par la police depuis la fusillade sur le petit aérodrome de Port Kaituma et il sera entendu le 15 janvier à Matthews Ridge, dans le nord-ouest du pays, à 30 kilomètres de Jonestown.Entre-temps, un véritable pont aérien a été organisé par les Etats-Unis entre Jonestown et Georgetown pour l’évacuation des 409 victimes du suicide collectif dont pour l'instant seulement la moitié environ ont pu être identifiées.Les opérations de recherche par les for- ces guyanaises n’ont jusqu'à présent permis de retrouver que 72 survivants de la secte du Temple du peuple, a-t-on déclaré hier à Washington.On ignore toujours combien de personnes vivaient à Jonestown dans la colonie agricole établie en pleine jungle par le leader de la secte qui s’est donné la mort samedi soir avec au moins 408 de ses disciples.En attendant que les interrogatoires menés auprès des survivants permettent de déterminer le nombre exact des adeptes vivant dans le camp au moment de la tragédie, les milieux officiels américains Voir page 6: Jim Jones Jacques Lanctôt nie que le FLQ ait été manipulé par Françoy Roberge L'ex-felquiste Jacques Lanctôt, qui occupe actuellement à Paris un poste d'aiue comptable, a démenti hier au cours d’une entrevue à l'émission « Présent » de Radio-Canada qu'il y ait eu un sixième membre de la cellule felquiste dite Libération en 1970.Selon M.Lanctôt, il n'existe pas de « sixième personne comme telle », mais seulement une sixième, une dixième, puis une centième personne.11 s'agit de sympathisants qui ont collaboré avec le FLQ et que Jacques Lanctôt place sur un pied d’égalité.L ex-felquiste affirme ne pas connaître Nigel Hamer et précise que tous ceux qui ont participe directement à l'action de la cellule Libération ont été condamnés à la prison ou exilés.« Point final ».De plus, il n'existait pas 22 cellules du FLQ mais seulement deux ou trois en voie d'organisation, ajoute Lanctôt qui estime que les Cossette-Trudel se comportent comme des délateurs et des dénonciateurs.« Ils sont en train de fournir tous les éléments qui n'avaient pas été trouvés par la police.Actuellement, avec les déclarations des Cossette-Trudel, je pense que la police est en possession du premier témoignage, de la première preuve à charge, disons contre certaines personnes, contre nous.Puis je trouve ça assez grave parce que c’est presque de la dénonciation: ils mettent des noms dessus; un tel était pas là, puis l’autre était là ».Plus loin, Jacques Lanctôt affirme que jamais le FLQ n'avait été manipulé par qui que ce soit.La police a fini par remonter jusqu'à nous autres, mais il n'y a aucune manipulation là-dedans.De plus, selon lui, la maison de la rue Armstrong qui servait de refuge au FLQ n’était pas « brûlée » ou bien connue de la police.« Cela, c'est des racontars qu’a repris Pierre Vallières dans son livre.Vallières, il reprend tous les bobards qui ont été racontés à gauche et à droite dans les milieux journalistiques ou dans les milieux de la police, et puis, il érige ça en système.» Au journaliste Louis Fournier oui lui rappelle que les Cossette-Trudel pensent la même chose que Vallières, 1 Jacques Lanctôt Lanctôt répond qu'il trouve cette hypothèse invraisemblable.Pourquoi la police aurait-elle laissé se dérouler ces événements?Pour mieux écraser par la suite ses auteurs?« Dans ce cas, ça s'est retourné contre eux, comme une sorte de boomerang.» Jacques Lanctôt s'est refusé tout au long de l'entrevue à donner des réponses précises à plusieurs questions, précisant qu’il ne veut rien dire par solidarité pour ceux qui sont en prison, rien de plus parce que cela pourrait l'incriminer ou incriminer d’autres personnes.Lanctôt affirme par ailleurs qu’il refuse de rentrer au Québec tant qu'une amnistie générale ne sera pas accordée à tous les ex-felquistes, y compris Pierre-Paul Geoffrey.« On veut pas faire face aux accusations; on demande une amnistie; on demande que le gouvernement du Québec, vu qu'il est à la veille d’un événement historique.On a vu qu'en Espagne, dans d'autres pays d’Amérique latine, même en France, il existe déjà une tradition d'amnistie.« Pourquoi il en existerait pas une au Québec?» On veut pas parler au fédéral, on veut parler à René Lévesque et au Voir page 6: Jacques Lanctôt La remise en cause prend de l’ampleur de Mao à Pékin PEKIN (d’après AFP et Reuter) — Une remise en question radicale de Mao Tsétoung semble en cours actuellement en Chine.On a noté ces derniers temps les nombreuses réhabilitations de personnalités déchues par le « grand timonier », ainsi que la soudaine prolifération de da-zibaos attaquant les tenants de la bande des quatre encore au pouvoir, ainsi que Mao lui-même.Les dirigeants du parti communiste chinois se sont réunis aux alentours du 10 novembre afin de changer radicalement leur ligne politique et de réévaluer notamment les enseignements de Mao Tsétoung, croit savoir l'agence de presse japonaise « Kyodo ».Dans une dépêche datée de Pékin, citant des observateurs informés, l'agence Kyodo ajoute que les dirigeants du PC chinois voulaient, semble-t-il, faire comprendre au peuple que l'ancien président avait commis une erreur de jugement en 1976, sous l’influence de la « bande des quatre », en décidant de limoger le vice-premier ministre Teng Hsiao-ping.Autre coup de théâtre hier, le peuple chinois a ete invite à « se lever et à se libérer de tous les carcans idéologiques » par un ouvrier chinois qui a remis radicalement en question Mao accusé de collusion avec Lin Piao et la « bande des quatre ».Sur une série de six affichettes, collées hier soir tard, non loin de la première attaque contre Mao, au carrefour de Chan-gan et de Hsi Tan, l’auteur du texte, un ouvrier des chemins de fer, pose au préalable une question.« Le président Mao a-t-il commis des erreurs oui ou non?», et l'ouvrier répond par l'affirmative en citant une autocritique faite en 1962 par Mao.qui endosse, en tant que président du comité central du parti communiste ses erreurs et celles des autres.« Mao a raison », écrit l’ouvrier, sans ironie, avant d’ajouter: « Mais pourquoi faut-il que dès que les gens parlent des fautes de Mao, il leur tombe des chapeaux (étiquettes politiques) contre-révolutionnaires sur la tête et que le bavoir page 6: Mao contesté Larry Leyton.32 ans.a été inculpé du meurtre de Léo Ryan.de trois journalistes et d'une femme dans le massacre de Guyana.Il a comparu hier devant un magistrat de Georgetown et il est passible de pendaison.(Photolaser AP' ¦ Le comité de la constitution: un premier test pour les provinces —page 2 ¦ Un projet de loi taillé sur mesure pour les dentistes —page 3 ¦ Les sophismes des pu- blicitaires: un éditorial de Lise Bissonnette —page 4 ¦ Le comité Arpin: la CUM doit contrôler l’élimination des déchets —page 7 ¦ Transports Canada rejette la solution de l’AGAQ à l’aéroport de Québec —page 12 1175 MACKAY 866-9741 STATIONNEMENT GRATUIT Le Devoir, jeudi 23 novembre 1978 ¦ 2 Le comité de la constitution La première ronde sera un test du sérieux des provinces par Claude Turcotte OTTAWA — C’est dans la retraite du mont Sainte-Marie, au pied de pentes que dévaleront bientôt allègrement les skieurs, que commence aujourd'hui une première ronde de discussions constitutionnelles entre ministres des onze gouvernements.On se souvient qu'au terme de la conférence tenue du 30 octobre au 1er novembre, les premiers ministres s’étaient entendus pour former un comité de la constitution auquel participeraient les ministres de la Justice et des Affaires interprovinciales ou intergouvemementales.Une première réunion avait été prévue pour le 23 novembre.Cette rencontre inaugurale a donc lieu tel que prévu.Elle se poursuivra demain et samedi.On sait déjà qu'il y aura une autre réunion de ce comité de la constitution à la mi-décembre et très probablement une troisième quelques jours vers la fin de janvier, qui précéderait de quelques jours la conférence des premiers ministres les cinq et six février.De ces trois meetings, on peut dire que le plus important, le plus crucial et le plus attendu à Ottawa tout au,moins demeure certainement le premier, c'est-à-dire celui qui démarre aujourd'hui même, et ceci somme toute pour une raison très simple, puisque ce sera le test du sérieux des provinces à discuter en vue d’une réforme de la constitution, Au cours d’un entretien récemment, M.Marc Lalonde, ministre d’Etat chargé des relations fédérales-provinciales, confiait ceci: « Nous avons demandé aux provinces d’arriver avec des propositions ».L'analyse de ces propositions permettra de jauger le désir reel des gouvernements provinciaux d’en arriver a des résultats concrets.On sait de cette réunion de trois jours qu elle sera essentiellement politique, pas dans le sens partisan du terme, mais dans le sens d’une véritable négociation, ("est pourquoi on a choisi la retraite du Mont sainte-Marie, à l’abri des journalistes et de tout l'appareil gouvernemental et bureaucratique.On veut que les ministres participants soient là à plein temps même en soirée pour leur éviter la tentation d’aller voir des amis ou même de profiter de leur séjour à Ottawa pour aller marchander quelque projet quelcon- que dans un ministère ou l’autre.De plus, le nombre des fonctionnaires invités aux discussions a été limité à son plus strict minimum, pour permettre encore une fois la libre discussion sans le risque de s'embourber dans des considérations techniques ou de se noyer dans la dialectique teennocratique.Du côté fédéral, on prévoit simplement la participation de deux ou trois hauts fonctionnaires, dont M, Gordon Robertson.Il en sera de même du côté des provinces.A la suite de la dernière grande conférence sur la constitution, les ministres chargés de ce comité pour déblayer le terrain en vue de la conférence de février ont eu l’occasion de causer ensemble pendant une heure avant de quitter Ottawa le 1er novembre.Ils se sont entendus alors sur un sous-comité, composé des ministres fédéraux Lalonde et Lang et de deux autres ministres provinciaux (en l’occurence Manitoba et Nouvelle-Ecosse) qui a eu notamment pour mission de préparer un ordre du jour.Ce sous-comité a tenu une réunion il y a une douzaine de jours et a proposé un Marc Lalonde Les précisions de René Lévesque appellent une réponse négative, estime Claude Ryan par François Barbeau Le Parti libéral du Québec tente toujours d’obtenir du gouvernement actuel qu'il présente au public, dans les délais les plus brefs, une question référendaire claire et dépourvue de toute ambiguïté C’est ce qu’a expliqué hier le chef du Rapport sur le pacte de l’auto OTTAWA (PC) — Le ministre de l'Industrie, M.Jack Horner, doit rendre publique aujourd'hui une étude de M.Simon Reisman sur le pacte de l'automobile canado-américain.M.Reisman était sous-ministre des Finances en 1965 au moment où fut conclue l'entente destinée à permettre la libre circulation des voitures et des pièces d'automobiles entre Jes deux pays.Les Etats-Unis et le Canada, depuis ce temps, se disent insatisfaits de l’accord.La principale plainte du Canada est qu'il accuse annuellement un déficit de plus de $1 milliard parce que les fabricants n'investissent pas suffisamment ici PLQ, M.Claude Ryan, aux membres de la société montréalaise de l’Association canadienne des courtiers en valeurs mobilières.Cette question référendaire, a souligné M.Ryan, devrait être formulée de façon telle que les Québécois sauront, s'ils répondent oui, que le gouvernement sera mandaté pour entreprendre les négociations devant mener a la séparation.Une réponse négative à la question référendaire signifiera que le gouvernement n'aura pas de mandat pour quoi que ce soit.M.Ryan s’est engagé à respecter sans réticence le verdict qui sera porté par le peuple lors de ce référendum, et a souhaité que ses adversaires politiques en fassent autant.Le référendum, pour lui, donnera lieu à la bataille du siècle Pourvu que les règles en soient justes et équitables, a-t-il ajouté, cette bataille sera propre.Ce combat s'adressera à l'intelligence des citoyens et ces derniers devront s'engager chacun activement au service de l’option pour laquelle ils ont des convictions profondes.Avec les précisions qu’a apportées M Lévesque dernièrement à l'option de son parti, a souligné M.Ryan, il est clair que ceux qui favorisent l'option fédéraliste seront obligés de dire non à la question du référendum, quelle que soit sa formulation.M.Ryan a reproché au gouvernement de ne pas avoir, après deux ans de pouvoir, formulé la question qu'il proposera aux électeurs.Lorsque la Grande-Bretagne est allée aux urnes lors du référendum sur son adhésion à la CEE, a-t-il fait remarquer, la question avait été formulée cinq mois avant le référendum et les électeurs avaient eu le temps d'y réfléchir et d'en discuter.Même si la commission du travail mise sur pied par le Parti libéral pour préparer son programme ne fera pas connaître les résultats de ses travaux avant le printemps, parce que « nous devons soumettre a la population des propositions raisonnables et solidement étayees », M.Ryan a précisé hier que ce programme tiendrait compte des besoins de changement que demandent les Québécois, qu'il comporterait aussi des garanties fermes que les injustices linguistiques dont ont été victimes les Québécois ne se répéteraient pas.En outre, a-t-il ajouté, le Québec devra avoir une grande liberté de se développer selon sa culture.Le programme du PLQ assurera aussi une plus grande égalité des .JE DECIDE DICI LE 31 DECEMBRE, „ j'en Pïtorm DES LE jer JANVIER.H n V* i > Ü ,\ 'Y* i < ti\t ï : > v < >' • t } i v • : < i : > * • M l : * $ < ; < > > < , >.< >>*/* ¦>>>>>:, '¦'ÉPARGNE-LOGEMENT DE LA CAISSE POPULAIRE.Voici quelques exemples de réduction d impôts Les moyens d économiser en vue d'acheter ou de faire construire sa maison sont nombreux Comme | étais admissible I ai choisi le meilleur outil épargné le régime enregistré d épargne logement (REEL)* de ma caisse populaire L'epargne logement de ma caisse populaire me facilitera considérablement l'accumulation du capital necessaire Je peux déposer jusqu à $1.000 par année et ainsi accumuler un montant maximum de $10.000 en capital, sans parler des intérêts avantageux De plus ie profiterai d une forte réduction d'impôts Avec l épargne logement de ma caisse populaire je bâtirai plus rapidement mon chez moi sur une base solide et profitable Revenu annuel imposable $ 9.000 $12.000 $15,000 $18.000 Contribution a l'epargnelogement $1.000 $1.000 $1.000 $1.000 Nouveau revenu imposable S 8.000 $11.000 $14 000 $17.000 Diminution approximative d'impôt $364 $412 $421 $455 ‘émis et administré par Fiducie du Québec dfsjardms LA CAISSE POPULAIRE rtable, chances à tous les citoyens du pays.M.Ryan, interrogé après son allocution, a réitéré son intention de briguer les suffrages dès que le gouvernement jugera bon de déclencher une élection partielle, mais il a refusé de dire si son récent entretien avec M.Raymond Garneau avait porté sur la démission éventuelle de ce dernier.M.Garneau, s’est-il contenté de dire, ne m’a remis aucun document, aucune lettre, et je ne veux rien dévoiler de la teneur de cet entretien.Quant au choix d’une circonscription électorale, dans laquelle il se présenterait, M.Ryan a souligné qu’il était inutile maintenant de spéculer a ce sujet.ordre du jour relativement simple, à ce que l'on sache.Il s'agira en somme de reprendre les principaux thèmes de la dernière conférence des premiers ministres, selon une méthode différente cependant.Il y aura dès le début de la réunion aujourd’hui un tour d’horizon rapide du bilan de la dernière conférence tel que perçu par chacun des gouvernements.Mais très tôt ensuite, les ministres plongeront dans des thèmes très spécifiques puisés dans cette première liste de priorités sur le partage des pouvoirs oont se sont convenus les premiers ministres.De quoi parlera-t-on d'abord?La réponse encore là se fait très simple.On commencera par les sujets les plus faciles à régler.Ceci en vue d’avoir « au moins l'encouragement qu'il y a des progrès », expliquait un informateur fédéral.Comme convenu également à la conférence des premiers ministres, on discutera au Mont Sainte-Marie du rapatriement de la constitution.« Lorsque viendra ce moment, on demandera à la délégation du Québec de nous excuser », dit-on à Ottawa.On sait que le Québec refuse d'amorcer les négociations sur le rapatriement avant d'avoir obtenu satisfaction dans le partage des pouvoirs.Quel résultat donnera cette première réunion du comité de la constitution?Personne à Ottawa n'ose faire de prédictions.Il y a bien sûr des difficultés considérables à surmonter sur le plan constitutionnel proprement, dit, mais ces obstacles doivent être franchis dans un contexte politique on ne peut plus délicat.On doit noter d’ailleurs que personne n’attend de déblocage spectaculaire et ce n'est même pas là le but de la •'•'union.Les gouvernements du Canada , 'ont pas encore rendus à leur Camp 1.Quoiqu'il en soit, depuis ’qr novembre la machine fédérale s’est.se en marche pour donner suite aux voeux des premiers ministres.Des instructions ont été données dans tous les ministères impliqués d’une manière ou de l’autre dans un éventuel partage nouveau des pouvoirs.On a demandé aux fonctionnaires d'élaborer diverses options possibles.On se rappelle que la première liste prioritaire du partage des pouvoirs telle que proposée par M.Trudeau et acceptée par les premiers ministres provinciaux comprend sept points: limitation du pouvoir de dépenser: précisions sur la péréquation et l’expansion économique régionale; le pouvoir déclaratoire; les impôts indirects provinciaux; clarification des pouvoirs au sujet des ressources naturelles et du commerce international; unification du droit de la famille et enfin les communications.A cette liste se sont greffés par la suite certaines suggestions des provinces, comme les pecheries par exemple, et autres sujets débattus par les premiers ministres comme la réforme de la Cour suprême, la chambre de la Fédération, etc.Enfin, on doit signaler que tous les gouvernements se sont entendus pour ne faire aucune déclaration sur les discussions pendant la durée de la réunion, mais chacun sera libre de faire tous les commentaires qu'il lui plaira après la fin des travaux samedi.S.I.A.F.ANTIQUITÉS importation d’antiquités françaises Meubles rustiques anciens importés de France meubles, bibelots, bronzes, cuivres, table de ferme, tableau, etc.354 rue de l’Inspecteur entre Peel et Université Montréal, 866-0572 ouvert toutes les semaines Jeu.ven.de 10h à 21h Sam.de lOh à 17h COURVOISIER 11 - < F-æ Y** r S \ ^ .': t\ •3>- i \ l t MMOUAi ilili»®» I I V s Y£RY SPECIAL JfefeS SPECS A.t • m -imm ml meat COGNAC ;;5%l»!30al ' hSpiSIES 40*1*.* ¦ NAO» - AN' f.> eee POUR NOUS.QUEBECOIS QUAND ON A LES MOYENS 4 C % 0 Montréal, jeudi 23 novembre 1978 LE DEVOIR i» 3 Vance évoque les bonnes relations canado-américaines r Les Etats-Unis souhaitent que le Canada reste uni par Claude Turcotte OTTAWA — Les Américains souhaitent tous le maintien au nord d'un Canada uni, mais en même temps ils considèrent inapproprié de leur part de s’ingérer dans un débat qu’il n’appartient qu aux seuls Canadiens de trancher.Ce respect de la liberté nationale d’autrui s’étend du reste au droit d’expression à l'intérieur des Etats-Unis mêmes, de telle sorte que quiconque, qu'il s’appelle Pierre Elliott Trudeau ou René Lévesque est bienvenu chez les Américains pour y exprimer ses opinions politiques.C’est ce credo en somme que M.Cyrus Vance, le Secrétaire d’état des Etats-Unis, a récité au cours de son bref passage à Ottawa, où il était venu non pas pour régler les problèmes internes du Canada, mais pour discuter de questions d’intérêt bilatéral et aussi de certaines grandes questions multilatérales comme il convient toujours de le faire entre chefs de la diplomatie.Cependant, M.Vance a piqué la curiosité des journalistes mardi soir en terminant une allocution par une allusion au « lien inséparable » que constituent les bonnes relations canado-américaines depuis deux siècles.Et il ajoutait, tout de suite après, ceci: « C’est dans cet esprit que tous les Américains suivent avec sympathie et compréhension le débat sur l'unité nationale qui a lieu au Canada.Nous espérons tous que ce pays grand et riche va demeurer uni.La décision appartient aux Canadiens qui devront trouver eux-rrfémes la solution et nous avons confiance qu’ils y arriveront.Tous les Américains veulent continuer à travailler et à vivre avec un Canada uni comme voisin et meilleur ami ».M.Vance s’est même permis de prononcer en français la dernière partie de son voeu.Ce toast porté « au premier ministre et au grand avenir du Canada » n’en est pas resté là.Hier après-midi au cours d'une conférence de presse, il y a eu au moins trois questions concernant l'attitude américaine à l'approche d'un référendum au Québec.Comment concilier la reconnaissance du droit à l'autodétermination avec le voeu d'un Canada uni, dans l'hypothèse où les Québécois répondraient oui au référendum, a demandé un premier journaliste?« J’ai exprimé mon opinion au sujet de Les deux plus jeunes garçons du premier ministre Trudeau, Sacha, cinq ans, et Michel, trois ans.ont fait irruption hier, sur le parvis de la demeure du chef d'état au 24 Sussex à Ottawa lors d une séance de photographies officielles de M.Trudeau en compagnie du Secrétaire d'état américain, M.Cyrus Vance.M.Trudeau a tôt fait de repousser sa trop curieuse progéniture à l’intérieur de la vaste demeure, refusant de se laisser attendrir par les sourires espiègles des garçonnets Mais si le premier ministre a mal pris la chose.M Vance quant à lui a semblé s'amuser de cet impromptu qu un photographe s'est empressé d'immortaliser Les deux hommes se sont rendus à un déjeuner officiel peu après.L'ainé des fils Trudeau, Justin, était à l'école à ce moment.(Photolaser P) Un projet de loi taillé sur mesure pour les dentistes Les professionnels désengagés ne pourront exiger plus que le montant prévu à l’entente par Bernard Descôteaux QUEBEC — Un peu comme s’il se préparait à une longue guerre de tranchées avec les dentistes, le ministre des Affaires sociales se propose ni plus ni moins que de leur couper l’herbe sous le pied en les forçant, en dépit de leur désengagement massif, à assurer les soins dentaires aux enfants aux taux actuels.C'est là le sens du projet de loi déposé hier à l'Assemblée nationale par M.Denis Lazure, projet de loi qui s’il est de portée générale, est néanmoins en certaines parties taillé sur mesure pour les dentistes.Ceux-ci dans le conflit qui les oppose au gouvernement relativement à la négociation de nouveaux tarifs pour les soins dentaires aux enfants de moins de 14 ans, avaient choisi comme moyen de pression ultime le désengagement massif du programme de gratuité des soins dentaires aux enfants.Ce désengagement a pour effet de forcer les parents qui veulent faire soigner les dents de leurs enfants à payer le dentiste immédiatement, selon le tarif déterminé par le dentiste, quitte à tenter par la suite de se faire rembourser par la Régie de l'assurance-maladie du Québec.Cela est actuellement théoriquement possible mais pratiquement impossible.Le projet de loi déposé hier stipule que dorénavant c'est-à-dire une fois que la loi aura été adoptée, les dentistes ne pourront exiger ni recevoir pour les services assurés qu’ils fournissent aucune autre rémunération que celle prévue à une « entente ».Rectificatif L’annonce publiée à la page 10 du DEVOIR du 22 novembre sous le titre «Liban: je me souviens» aurait dû porter la signature suivante: Le Groupement des Libanais à Québec (Action Liban.Chapitre Québec).Le projet de loi précise par ailleurs que les bénéficiaires pourront par la suite se faire rembourser le coût des services reçus par la Régie de l’assurance-maladie.Le projet de loi ne s’adresse pas spécifiquement aux dentistes.En fait, il prévoit une procédure générale qui pourrait aussi bien s’adresser aux médecins ou à tout autre groupe de professionnels de la santé qui viendraient a vouloir retirer, comme moyen de pression, leur participation à un programme de soins assurés.En vertu du projet de loi, le gouvernement sera autorisé, après avis, a adopter un règlement décrétant pour une période déterminée que les professionnels désengagés ne pourront exiger ni recevoir plus pour les services assurés que le montant prévu à l’entente les liant au gouvernement.Ce règlement pourra meme avoir une portée rétroactive et dans le cas des dentistes s'appliquer dès le début du mouvement de désengagement par exemple.Notons que lors de la commission parlementaire qui, il y a quelques semaines, avait entendu les dentistes expliquer leurs revendications, le ministre des Affaires sociales avait laissé entrevoir la présentation de cette mesure.Signalons aussi qu'il avait laissé entendre que les soins assurés seraient payés selon les dernières propositions du gouvernement.Pour l’instant on ne sait en vertu de quels tarifs, les anciens ou ceux proposés, seront payées les dentistes une fois adoptée.Probablement pour mieux faire avaler une telle mesure aux dentistes le projet de loi donne satisfaction aux dentistes à propos d'une de leurs revendications.Ceux-ci étaient les seuls professionnels de la santé à qui le gouvernement pouvait imposer des tarifs de façon unilatérale.Cette mesure était connue sous le vocable de « l’article 15 » et elle est en pratique retirée.Les dentistes affirmaient que c’était là une épée de Damoclès qui pesaient sur eux! Ce projet de loi qui porte le numéro 24 est par ailleurs un projet de loi omnibus qui apporte toutes sortes de modifications à la Loi de l’assurance-maladie et autres lois connexes.Cela a suscité une réaction négative de la part de l’opposi- tion qui demandera que le projet de loi soit scindé pour isoler ce qui a trait spécifiquement au conflit en cours avec les dentistes.Déjà on prévoit que cette partie de la loi donnera lieu à une vive opposition et que les corporations professionnelles visees voudront se faire entendre.Quant aux autres dispositions, une des plus importante a trait aux soins dentaires pour les bénéficiaires de l'aide sociale.Ceux-ci avaient déjà droit à la gratuité des soins dentaires, mais ce programme avait suscité une certaine opposition de la part de l’Association des chirurgiens dentistes.Il avait résulté de cette situation que les bénéficiaires de l’aide sociale devaient règle générale payer comptant les soins dentaires et se faire rembourser par la suite.Le projet de loi prévoit que ces personnes seront sur le même pied que les enfants bénéficiaires de soins dentaires, donc que les soins seront payés directe- ment par la Régie de l’assurance-maladie.Autre mesure importante, le projet prévoit pour assurer des services médicaux adéquats dans les régions éloignées que des primes d’encouragement seront offertes aux professionnels de la santé.Un comité verra à déterminer les régions où un tel régime s’appliquera et quelles seront ces primes.Des jurys seront mis sur pied pour choisir les participants à un tel régime.Au Stade olympique, le premier Salon de l'Enfant ouvre ses portes.Il se poursuivra jusqu'au dimanche.26 novembre ¦ A midi à l aréna du Peps de l'Université Laval à Québec, M.Réné Lévesque, premier ministre du Québec, participe au débat-midi.¦ A 16 h au pavillon des sciences humaines de l'Université de Sherbrooke.M.Marcel Léger, ministre délégué à l'Environnement, est conférencier devant les étudiants de la faculté de droit.¦ A 19 h 30 au 8010, rue Saint-Denis, conférence d'introduction à la gnose Sujet: « Symbolisme ésotérique chrétien ».¦ A 19 h 30 à l'amphithéâtre « H » du pavillon Lionel-Groulx de l'Université de Montreal, conférence sur les thérapies behaviorales, sous les auspices du service d orientation et de consultation psychologique ¦ A 20 h au local du mouvement écologique Alliance-Tournesol, rue de Lanaudiére.soirée d'information sur le nucléaire Le projet de loi prévoit par ailleurs que des « aides auditives » et « aides visuelles » déterminées par règlement seront payées par la Régie de l assurance-maladie.Plusieurs dispositions du projet de loi visent par ailleurs à resserrer le contrôle administratif de la régie en égard au paiement d'honoraires.Les formalités sont précisées et resserrées.On se propose notamment de donner à la Régie le droit de consulter le dossier médical d’un patient Voir page 6: Les professionnels •i* • *p • L'Association du Personnel de Montréal DINER-CAUSERIE le mercredi, 29 notembre 1978 DR THOMAS GORDON Président de Effectiveness Training Inc., auteur de plusieurs livres, dont «LE.T.Leader Effectiveness Training» et «Parents efficaces».Hôtel Bonaventure 18H30 Admission: $25.00 membres $30.00 non-membres Renseignements: 879-1636 l’importance d’un Canada uni, a répondu M.vance.Je ne veux pas spéculer sur ce que l’avenir peut ou ne peut pas apporter.La question de savoir ce qui sera fait en est une interne pour le Canada.Il serait inapproprié pour moi de spéculer sur l'avenir que personne ne peut prédire en ce moment ».A une seconde question, M.Vance a répété à peu près la même réponse.Puis il y en a eu une troisième priant le visiteur d’expliquer comment les Etats-Unis pouvaient demeurer neutres sur ce qui se passe au Canada, où l'avenir pourrait constituer une menace à leur sécurité dans cette longue frontière du nord, alors qu’ils interviennent partout dans le monde au Moyen-Orient, en Afrique, etc.Le Secrétaire d’état a simplement répondu que dans le cas du Moyen-Orient et d’ailleurs, on a demandé l'aide des Etats-Unis, ce qui n’est évidemment pas le cas au Canada.Il a indiqué enfin que les Américains croient à la liberté d'expression et que quiconque est bienvenu pour exposer ses opinions devant des auditoires américains.Sur ce dernier point, la question visait à faire dire à M.Vance ce qu’il pensait du « lobying » effectue aux Etats-Unis, notamment par MM.Trudeau et Lévesque.Au cours de la conference de presse à laquelle participait aussi M.Donald Jamieson.Secrétaire d’état aux Affaires extérieures du Canada, les exposés d'introduction par les deux hommes politiques ne faisaient cependant aucunement mention de la question nationale canadienne.MM.Vance et Jamieson ont parlé de leurs négociations ardues jusqu’à maintenant sur les zones de pêche en mer.Ils ont en fait ordonné à leurs fonctionnaires de compléter leurs discussions avant la fin de 1 année et se sont tout de même déclarés satisfaits des progrès faits jusqu’à maintenant.Les deux hommes doivent refaire le point à l’occasion d'une visite simultanée à Bruxelles dans quelques semaines.Ils demeurent confiants de trouver une solution de gré à gré, sinon ils accepteront volontiers de recourir à un médiateur.Le Canada et les Etats-Unis réaffirment par ailleurs leur appui le plus entier au projet de construction d’oléoduc depuis l'Alaska au coûl de $12 milliards.Cette prise de position visait à mettre fin à certaines rumeurs selon lesquelles des difficultés financières allaient obliger Washington à participer au financement, ce qui aurait nécessité l'accord du Congrès.De plus, MM Vance et Jamieson ont signé hier midi un accord relatif à ia qualité de l’eau dans les Grands Lacs.Un échéancier pour l’installation d’usines de filtration par les municipalités et les industries a été fixé.Un premier accord avait été signé en 1972 mais depuis les en-vironnementalistes ont découvert de nouvelles sources de pollution et l’espoir de nettoyer les Grands Lacs a diminué d'autant.L’objectif maintenant est de 1982 pour les municipalités et de 1983 pour les industries.M.Vance en plus des pourparlers avec le premier ministre et plusieurs ministres s’est entretenu pendant quelques instants avec le chef néo-démocrate, M.Ed Broadbent, qui a soulevé les difficultés concernant le pacte de l'auto.Selon M.Broadbent, M.Vance a bien réagi à une proposition pour éliminer le déficit canadien dans les pièces d’auto.M.Vance aurait pu enfin consacrer quelques minutes aussi à M Joe Clark, mais celui-ci parce qu’insatisfait des arrangements et du temps alloué par le Secrétaire d’état aux Affaires extérieures a préféré ne pas accepter le rendez-vous Le livre qu’on attendait! vlb éditeur DUPLESSIS La série Duplessis a été l'événement de l’année à la télévision de Radio-Canada.Voiçi enfin le texte intégral de cette dramatique de Denys Arcand que deux millions de Québécois ont suivie avec passion.Illustré par une soixantaine de photographies de la production télévisée, et suivi d'un important index biographique des noms cités.Duplessis est un document fondamental qui se lit comme un grand roman.Æ 500 pages - $12.95 LES TOURNESOLS INC.(danseurs et musiciens folkloriques) Toutes les têtes: congrès, fêtes de Quartiers, anniversaires de Paroisses, réussissent toujours mieux avec la participation de LA TROUPE FOLKLORIQUE “LES TOURNESOLS’ Dix années d'expérience en danses du Québec Animation et musique de chez-nous.Renseignements: Mme Jacqueline Gingras 365-4226 ou 366-8342 vous offre des éléments de cuisine, disponible dans une grande variété de styles et de couleurs et adaptables dans votre maison selon vos besoins.vous offre aussi : • SERVICE DE DESIGN « SERVICE DE PLANIFICATION é VENTE ET INSTALLATION • SERVICE APRÈS VENTE 6185 BOUL TASCHEREAU BROSSARD QUÉ J4Z 1A6 TÉL 676-0387 BON DE COMMANDE Faites-moi parvenir ?exemplaire (s) de Duplessis.Voici mon chèque ?mon mandat postal ?au montant de $.NOM .ADRESSE: VILLE .CODE POSTAL Envoyez à VLB ÉDITEUR 5840 est Gouin Montréal-Nord H1G 1B6 Diffuseur exclusif.Messageries littéraires.6585 Saint-Denis.Mtl au téléphone: 279-8476. LE DEVOIR Fonde par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: ' Michel Roy Directeurs de l'information: Trésorier: Jean Francoeur Bernard Larocque Pierre Loignon Les sophismes des publicitaires Passés maîtres dans l’art de l’ellipse et du sophisme, les publicitaires du Québec ont atteint des sommets du genre depuis quelque temps dans la bataille qu’ils ont engagée contre le projet de loi sur la protection du consommateur, et plus particulièrement contre les articles qui veulent abolir toute publicité à caractère commercial destinée à des personnes de moins de treize ans.Toutes les nuances de la persuasion, méthode douce et méthode forte, y passent.On joue d’un suave psychologisme proche du charlatanisme: « L’apprentissage à (sic) la liberté, ça ne s’invente pas d’un seul coup à l’âge adulte ».Et si cela ne devait pas suffire, on irait de la carotte au bâton, en agitant la menace à l’emploi dans l’industrie de fa télévision, du jouet, et de la publicité elle-même.¦ Les consommateurs seront restés plutôt froids devant les admonestations pédagogiques des publicitaires.L’éducation de fa liberté, le développement de la faculté de discriminer entre divers types de sollicitation, sont de toute évidence souhaitables depuis le plus jeune âge.Mais le conditionnement, définition même de la publicité, en est l’antithèse.Y voir un apprentissage de l’autonomie équivaut à vouloir jeter les bébés à l’eau pour qu’ils apprennent à nager spontanément.Le seul véritable débat psychologique qui tienne en cette affaire est celui de l’âge auquel on résiste le mieux au conditionnement.En coupant la poire en deux, en proposant d’abolir la publicité destinée aux enfants d’âge préscolaire mais non celle qui s’adresse aux enfants de sept à treize ans, les publicitaires font écho à des recherches scientifiques toutes assez concordantes.Elles indiquent qu’un enfant de moins de six ou sept ans fait difficilement une distinction entre la réclame commerciale et l'émission télévisée dans laquelle elle s’insère, par exemple, tandis que son aîné y arrive aisément.Cela ne prouve en rien que les 7-13 ans ont atteint, avec la capacité de discrimination, le même degré de résistance que les adolescents ou les adultes.Plus encore, cette façon de vouloir abolir à moitié la publicité destinée aux enfants est à peu près impraticable.Qui peut vraiment assurer que les enfants d’âge préscolaire ne sont pas rivés devant le téléviseur ouand leurs aînés le sont?Le truc que les publicitaires proposent au ministre des consommateurs est un peu éculé.C’est celui-là même que la puissante industrie publicitaire américaine propose au Federal Trade Commission des USA depuis le début des années 70 pour s’opposer là aussi à une menace de réglementation « abolitionniste ».La commission américaine s’apprête toutefois, avec quelques détours stylistiques, à se montrer aussi radicale que Mme Payette.Le « kidvid rule », comme on l’appelle, interdira toute publicité télévisée quand 20% des enfants d’âge préscolaire Risquent d’être à l’écoute (ce qui n’épargne guère d’émissions); il interdira toute publicité pour des aliments sucrés à un certain taux et forcera les annonceurs qui auront queloue produit à vanter après cet écrémage, à défrayer des messages éducatifs de même durée en matière de nutrition.Voilà qui ne laissera guère de publicité enfantine sur le marché.L’arme la plus affûtée des publicitaires est cependant le chantage économique.L’absence de revenus publicitaires incitera les télédiffuseurs à produire moins d’émissions enfantines, à en atténuer la qualité et à acheter plutôt à meilleur coût les créations américaines, dit-on.L’expérience de la Société Radio-Canada, qui a aboli d'elle-même ce type de publicité, tend déjà à indiquer le contraire.Même s’il est vrai qu’elle est société d’Etat, donc dispose de subventions pour ce faire, elle oblige les autres télédiffuseurs à produire québécois, et de qualité, pour soutenir la concurrence.Les télédiffuseurs eux-mêmes ne crient d’ailleurs guère à ceux qu’on égorge, puisque moins de 10% de leurs revenus, estime-t-on à TVA par exemple, proviennent de la publicité destinée aux enfants qui accapare cependant plus du ouart du temps d'antenne publicitaire puisqu'elle est diffusée à des heures moins coûteuses.L’industrie du jouet et l’industrie alimentaire semblent tirer sur un meilleur fil en prédisant une diminution de leurs ventes donc des emplois dans leur secteur.Il est possible qu’on fabrique moins d’aliments « à calories vides » et de futurs déchets et autres monstres 3ui encombrent actuellement les comptoirs e jouets, vendu qu’est tout ceci grâce a l’assommoir publicitaire et non à ses vertus.Les producteurs devront prendre le risque de se recycler qualitativement et de réorienter la réclame auprès des adultes.Quant à l’industrie québécoise de la publicité, elle absorberait le choc sans trop de douleur.De toute la production publicitaire diffusée au Québec, environ le quart est créée ici.Il serait étonnant que la publicité destinée aux enfants dépasse cette proportion, d’autant plus que les agences ne cachent guère leur réticence à produire dans ce domaine, déjà soumis à de nombreux règlements, tant ceux du ministère québécois des Consommateurs que de l’Association canadienne des radiodiffu-seurs.Ils avouent franchement en général leur préférence pour des adaptation; et traductions de productions américaines.Dans ces conditions, il y a quelque chose de doucement ridicule à voir le lobby publicitaire s’inquiéter d’une future « déculturisation » des enfants québécois auxquels ils ont appris à s’acculturer auprès de Ronald MacDonald.Mme Payette applique sans doute un remède de cheval à un problème qui aurait pu se résoudre moins difficilement si le monde de la publicité n’avait attendu d’être cerné avant de se décider à faire un effort, et n’avait tenté de contourner astucieusement tous les règlements garde-fous émis depuis quelques années.La complainte des publicitaires n’angoissera guère les consommateurs.L’industrie de la publicité, dont les ressources sont inépuisables et chaque jour plus raffinées, est parfaitement capable de se remettre d’un remède de cheval.Lise BISSONNETTE Le secrétaire d’État américain à Ottawa « De passage à Ottawa, M.Cyrus Vance a naturellement porté un toast mardi soir à l’amitié canado-américaine.Le secrétaire d'Etat américain, comme le ferait tout visiteur de marque dans un pays ami, a exprimé au nom du peuple des Etats-Unis un voeu bien naturel: that this great, rich country will remain united.En somme, il formule l’espoir que soient aplanies les difficultés qu’affronte le Canada.M.Vance ne se prononce évidemment pas sur la nature des solution et des moyens qui permettront de maintenir l’ensemble canadien.M.René Lévesque n’aurait pas désavoué les propos du secrétaire a’Etat, lui qui veut conserver intact l’espace économique canadien, maintenir la liberté de circulation complète des personnes, des produits et des capitaux, et instituer fa double citoyenneté.Pourtant, les bulletins de nouvelles et les dépêches ne voyaient plus hier en M.Vance que « l’auteur d’un plaidoyer en faveur de l’unité canadienne ».comme si le chef de la diplomate américaine avait été surpris en flagrant délit d'ingérence politique dans les affaires les plus intérieures du Canada.Il aura fallu qu’il s’en explique hier soir devant la presse d’Ottawa.Certes, a-t-il dû se résigner à déclarer, l’unité du Canada est « importante » à nos yeux, mais autant Washington n’envisage pas « d’intervenir » dans les affaires d’un autre pays, autant il serait inopportun pour fui de se prononcer sm l’avenir du Canada.¦ D’autres questions, plus concrètes, plus préoccupantes aussi à court terme, ont fait l’objet hier à Ottawa d’entretiens dont les conclusions ouvrent des perspectives encourageantes.Dans le cadre de l’accord sur la qualité de l’eau dans les Grands Lacs, élargi et révisé, les deux gouvernements feront davantage pour assurer l’assainissement des eaux et des rives.L’entente avait d'abord été conclue en 1972 Suivant les recommandations dé la Commission mixte internationale, et compte tenu des points de vue exprimes par le Québeç, l’Ontario et huit Etats des Grands Lacs, les normes de surveillance et de contrôle seront plus rigoureuses.De nouveaux objectifs ont été définis et des échéances, fixées.Ce qui paraissait impensable il y a quelques années deviendra réalisable dans quatre ou cinq ans grâce aux équipements améliorés et aux efforts financiers qui seront déployés; environ $10 millions par année pour le Canada.D’autres questions intéressant l’environnement sont encore à l’étude entre les deux pays, notamment le passage de pétroliers sur la côte ouest, les opérations de forage dans la mer de Beaufort, la lutte contre les inondations de la rivière Richelieu et du Lac Champlain, le projet de construction d’une raffinerie de pétrole à Eastport (Maine).Sur chacune de ces questions, et d’autres encore, de longues négociations ou de fréquentes consultations interviennent entre Ottawa et Washington.11 faut parfois des années avant de dégager un accord satisfaisant.Mais, par une sorte de tradition qui leur est exclusive, les deux pays parviennent presque toujours à s'entendre.Ainsi, sur les pêches, l'accord du 12 avril a suscité de sérieuses difficultés à l’application.Mais il semble qu’une entente soit sur le point d’être conclue.M.Vance, lors des conversations qu’il a eues hier, non seulement avec les Affaires extérieures, mais aussi avec des représentants de l’Opposition, aura pu mesurer l’insatisfaction canadienne dans le domaine de l’industrie automobile.Celle-ci, rappelons-le.fait l’objet d’un pacte de l’automobile signé en 1965 et qui institue en quelque sorte une politique de libre-échange de véhicules et oe pièces.Au cours des premiers mois de 1978.on note une certaine amélioration de la balance commerciale du Ca- nada avec les Etats-Unis dans ce secteur.Mais, en ce qui concerne les pièces d’automobile, le déficit commercial des dernières années ne cesse de s'accroître.En 1965, M.Jean-Luc Pépin, alors ministre de l’Industrie et du Commerce, avait beaucoup insisté pour obtenir le droit d’ériger au Canada des usines de montage.Nous avons obtenu des usines de montage, notamment celle de Sainte-Thérese qui fonctionne parfaitement et dont le taux de productivité est exemplaire en Amérique.Mais le Canada ne possède pas en nombre significatif des usines de pièces d'automobile.Nous n'avons pas non plus d’établissements de recherche et de développement qui pourraient enrichir l’industrie canadienne de l'automobile.Cette industrie canadienne, il faut le rappeler, est presque entièrement concentrée en Ontario, le Québec ne conservant qu’environ 5% des installations.M.Vance a déclaré hier que son gouvernement allait se pencher sur ce dossier mais que le Canada devait proposer des solutions pour améliorer son sort.Celles-ci viendront peut-être aujourd'hui même dans le rapport d’enquête sur l’industrie automobile que doit publier M.Simon Reisman, chargé par (e gouvernement canadien d'examiner ce secteur.Michel ROY Lettre d’un démocrate à Garni I Samson par Jean-Paul de Lagrave Cher monsieur Samson, Je proteste vivement contre le fait que vous m’embrigadiez de force dans la formation politique que vous dirigez.Non seulement moi, mais la majorité des Québécois, à commencer par les grands démocrates que sont MM.René Lévesque et Claude Ryan.Vous avez en effet convenu de changer l’image de marque de votre groupuscule.le Ralliement créditiste.Au cours d’une assemblée de renouvellement.on a décidé que les Créditistes devenaient des « Démocrates ».Le ridicule ne tue pas au Québec! Vous en êtes, monsieur Samson, la preuve vivante.Et je le dis sans rire.En appuyant le nom de « Les Démocrates », vous montrez tout d’abord une ignorance stupéfiante du français, et ensuite de l’idée démocratique.« Les Démocrates » sont en fait les noms des partisans de votre formation.Un parti ne peut s'appeler « Les Démocrates », si oui comment nommera-t-on les membres?On aurait pu parler de l'Alliance démocrate, comme il en a d ailleurs été question.Même alors, on doit faire état de membres démocrates, démocrates étant utilisé comme adjectif.Ainsi, aux Etats-Unis, il y a le Parti démocrate et le Parti républicain.On parle des membres démocrates ou républicains C'est evident, puisque dans une démocratie, espérons-le.la collectivite se compose de démocrates.Au Québec, le Parti québécois, le Parti libéral et les autres sont constitués de démocrates.Le Parti québécois ne s’appelle pas « Les Québécois ».C’est par respect pour ceux qui ne sont pas favorables à l’option pequiste.Ce parti espère regrouper le plus de Québécois possible.Mais il considère également Québécois ceux qui ne militent pas dans ses rangs et qui vivent sur le territoire.Le Nouveau Parti démocratique combat en faveur d'un élargissement de l’idéal démocratique.Mais ses membres ne se disent pas « démocrates ».Ils savent en effet que ce terme recouvre trop de grandeur dans l’histoire pour le limite à une seule formation En somme, en se nommant « Les Démocrates », les ex-Créditistes agissent de façon illégitime.Ils font en effet violence à tous les démocrates en usurpant un nom qui convient à tous.C’est le geste le plus antidémocratique que puisse poser une formation qui se prévaut d un idéal démocratique.C’est qu elle oblige l'Information quotidienne à l'équation démocrates-créditistes.Ce qui, dans l’esprit de beaucoup est minimiser au maximum l’opinion qu’on peut avoir de la démocratie.D'autant plus qu'il est de notoriété publique que les Créditistes manifestent depuis toujours des tendances que les autres partis considèrent extrêmement réactionnaires.Même après avoir approuvé la nouvelle appellation, cher Monsieur Samson, vous avez dit votre détermination de lutter contre toutes mesures socialisantes qui sont actuellement appliquées pourtant dans la plupart des démocraties occidentales.Je ne doute plus que les ex-Créditistes ignoraient sur quelle voie ils s’engageaient en souhaitant s’appeler » Les Démocrates ».Savent-ils que l'idéal démocratique est né en Occident dans la Révolution française?Oublient-ils que la philosophie de ce mouvement s’est inspirée de Voltaire et de Jean-Jacques Rousseau'.’ Voltaire a préparé l’attitude critique des hommes de la Révolution française II a réclamé que soit réexa- miné la tradition.Il a demandé qu’on se serve de ses propres yeux pour voir et qu'on pense par soi-même.Enfin, il a mis de l’avant la tolérance.Rousseau a affirmé que tout homme, qu’il se trouve à n’importe quel moments du temps, à n'importe uel endroit du monde, à certains roits naturels.La liberté et l’égalité sont les plus essentiels de ces droits.Ce sont les deux idées fondamentales de lâ Déclaration des Droits de 1789.Les fondateurs de la démocratie occidentale étaient attachés à l’autonomie de la personne humaine.Ils ont consacré la liberté de conscience et d'opinion, la liberté de la presse, la liberté d’aller et venir, la liberté du travail.La démocratie occidentale contemporaine entend sauvegarder cet héritage.Elle y a toutefois ajouté les exigences de la socialisation.La législation donne en effet de plus en plus à l'Etat des tâches qui exigent un accroissement de son autorité.La démocratie vise ainsi à une maîtrise de la société entière en contrôlant chacune des relations, chacun des actes dont est formée la vie collective: le bien être de l’homme, sa sécurité matérielle, les chances offertes à ses enfants.Le droit de l’homme est devenu la mesure d’une nécessité.Si cette nécessité n’est pas remplie, l’homme est diminué.Dans une telle vision de la démocratie.au niveau de l'économie, les richesses et les energies doivent être au service du groupe entier.Ainsi, par les nationalisations, les représentants de la collectivité gèrent directement les ressources naturelles et les entreprises-clés du pays.L’oojectif de la Démocratie est devenu la libération de l'individu de toutes les formes d’oppression.Aujourd'hui, les hommes entendent par démocratie davantage qu'une forme de gouvernement.C'est une manière de vivre ensemble.Le visage de la Démocratie, tel qu'on le voit présentement, a été façonné par le rêve de millions d’hommes.Au Québec, plus que jamais, chacun a le droit de s'appeler démocrate sans devenir le Samson de la FARCE lailiaia Robot pansant Histoire de sauver du temps, des médecins australiens utilisent une série d'enregistrements sur cassettes pour donner des informations détaillées d leurs patients.Aux grands maux les mots enregistrés.Bientôt on proposera la médecine sur ruban d toute personne au bout de son rouleau.Venant se greffer d la médecine traditionnelle, la médecine sur ruban (sparadrap?) favorisera sans doute des crises de rejet chez les personnes oui s'obstinent, en cette ère d’ordinateur, d chercher des contacts humains contre le stress et les maladies dites de civilisation.Le medi-talk (que l'on traduira ici par méai-cause toujours mon toubib) se déroulera probablement ainsi.Ti- rez la languette et c’est le docteur qui dit aaaaa.« Ici votre robot pansant.Vous êtes prié de.fixer vos écouteurs et votre' attention.Prenez votre mal en patience car votre maladie est psycho-soma.tic tic tic.M'ajustez pas notre appareil.Grattez le bouton de droite et n’oubliez pas de passer, en sortant, de la cassette d la caissette Débranchez-vous! » Le robot pansant pour le malade qu’on presse.Qui dit mieux?En deux temps trois paiements vous saurez pourquoi votre fille est muette et votre garçon dur d'oreille.Et vous aurez doublement mérité votre nom de patient.Ça vous apprendra d être malade! Rolande A LACE RTE Montréal, jeudi 23 novembre 1978 ¦ 4 Ma ¦ La jeunesse soulire-t-elle de décadence culturelle?Est-ce vrai que l’école ouvre des portes sur un vaste univers inconnu?Laissez-moi en douter.On' parle de décadence culturelle chez les jeunes et je suis bien loin de croire que le blâme repose seulement sur nous, jeunes du secondaire.Je serais déçue d’avoir conçu une école comme celle de maintenant, elle est loin d’avoir gagné la partie, de nous avoir « gagnés ».Je me demande bien pourquoi on voit si peu de jeunes de mon âge au théâtre ou dans les musees?Si les jeunes n’ont pas la chance d’évoluer dans un milieu où la culture prend de l’importance, ce rôle qui le jouera?Certainement pas l'école et pourtant n’est-ce pas là justement son vrai rôle.On enrichit notre intelligence, on essaie bien en effet, mais quand s’occupe-t-on de notre sensibilité et de nos émotions?Qui nous parle de culture pour reconnaître les choses et les gens qui nous entourent.J’ai bien peur qu’on se retrouve dénaturé dans quelques années.Ceux qui pour- suivent leur option n’ont pas de cours de théâtre, ni d’arts plastiques, ni de musique, ni de littérature, entendront-ils jamais parler de culture?Que leur restera-t-il quand ils auront oublié tout le « par-coeur » qu’ils auront appris?Je me rends compte que j’ai posé beaucoup de questions et que cela reflète probablement la réalité parce que je ne peux pas y changer grand-chose.Valérie DAUREL1N Elève du secondaire V Kirkland.le 1er novembre 1978 ¦ De la répression contre les femmes « Lettre adressée d Madame Claire Bnnenfant, présidente du Conseil du statut de la femme » Le mardi, 7 novembre dernier, de nombreuses personnes ont été les témoins oculaires d’un événement vis-à-vis lequel la presse en général a observé un mutisme total.En effet, ce jour-là, le groupe punk américain « The Battered Wife », — leur nom ne fait place à aucune ambiguïté —, donnait un spectacle au Théâtre Saint-Denis, rue Saint-Denis à Montréal, qui incitait à la violence à l’égard des femmes.A cette occasion, un groupe d’environ 50 femmes, sous la bannière: « Coalition des femmes contre la violence faite aux femmes », s est réuni pacifiquement en face de ce théâtre pour protester contre ces musiciens.Plusieurs passants et curieux se sont rassemblés paisiblement pour ob- server et lire les pancartes quelles avaient préparées pour la circonstance.Vers les 20 heures 30, des cars de policiers du poste numéro 4 ont surgi pour disperser les gesns, et plus particulièrement les femmes protestataires.Non satisfaits des résultats obtenus, ces policiers ont fait appel à l’escouade anti-émeute dont les voitures et paniers à salade ont vite paralysé les rues St-Denis, de Maisonneuve, Ontario et Emery.Telles ne furent pas la stupéfaction et la terreur des observateurs.au moment où les gardiens de la sécurité publique, avec leur diplomatie à toute épreuve et leur délicatesse habituelle, ont décidé d'enfourner ces femmes dans les paniers à salade à coups de matraques, de tiraillements, de jurons, — langage familier de ces messieurs —, de bousculades et même, dans certains cas en les tirant par les cheveux.Certains spectateurs, de simples citoyens de passage sur la rue §aint-Denis, qui ont eu le malheur de faire des remarques verbales sur le comportement des policiers, ont subi le même sort.Je tiens à protester avec véhémence et toute la « force » de mes mots contre de tels abus.Je m'élève contre la brutalité des policiers qui, fort de leur statut social, voire de leurs armes, intimident les citoyens en outrepassant leurs fonctions.Je m’insurge contre la force physique utilisée par ces derniers tant à l'égard des femmes que des hommes: un exemple récent est celui de la descente du Truxx.Je me porte en faux plus spécialement contre la violence (sous toutes ses formes) faite aux femmes.Ces dernières ne peuvent rester indifférentes devant de tels actes de cruauté physique.Maryvonne BOUCHARD ¦ Les syndicats doivent boycotter Cadbury (Lettre adressée A M.Thomas Kukovica, président du Local 500 de Tlfnion internationale des employés de commerce) En tant que syndiqués du Local 500 et en tant que travailleurs québécois, nous trouvons inacceptable que.lors de la réunion durant laquelle l’assemblée syndicale a accepté les offres patronales pour la nouvelle convention collective de travail, le dimanche 29 octobre 1978, le négociateur Pierre Laramée ait eu à la portée de la main, une boîte de conserve de jus de raisins « Welch's » pour se désaltérer.De plus, au restaurant de la salle où se tenait la réunion, on y vendait les produits suivants: les tablettes de chocolat « Caramilk, Bar Six, et Crunchie », trois autres produits de la compagnie Fry-Cadbury (Schweppes).En tant que militants, nous déplorons le fait que les dirigeants du Local 500 n'observent pas, et qui plus est.nous invitent à ne pas observer le boycottage des produits de la compagnie Fry-Cadbury, boycottage qui se "fait à un niveau provincial et qui a reçu l’appui de la F T Q .centrale syndicale affiliée à l’Union' des Employés de Commerce.Après un geste inadmissible comme celui-ci.on peut se demander si les centrales syndi-cales sont solidaires les unes des autres et si vous, en tant que représentants syndicaux des employés de commerce, favorisez et défendez vraiment les intérêts des travailleurs?Pierre TOUS1GNANT Pierre DUCHARME Réal COLLERETTE Montréal, le 15 novembre 1978 ¦ La CECM organisera des consultations publiques Le reportage récemment paru au sujet de la fermeture des écoles semble malheureusement être plus préoccupé par le côté dramatique de la situation que par le leadership et la competence montrés dans les changements apportés cette annee par la Commission des écoles catholiques de Montréal.Alors que les commissions scolaires, jusqu'à maintenant fermaient les écoles sur une base annuelle en se basant sur les contraintes budgétaires, la CECM cette année: 1) a affirmé que la baisse de la population scolaire, qui entraîne ces fermetures.devrait se stabiliser en 1983, ¦ 2) entend identifier, le 21 décembre 1978, le réseau scolaire nécessaire pour satisfaire adéquatement les besoins pédagogiques de notre population étudiante en 1983.3) déterminera la cédule de fermeture annuelle iusqu’en 1983, 4) prendra ces décisions afin de combler des objectifs pédagogiques plutôt que pour se soumettre aux contraintes budgétaires.Dans ce but.la CECM a résolu, en session publique le 2 novembre, d’utiliser un processus nouveau incluant des consultations publiques.Pour faciliter cette tâche, nous avons ou nous allons rendre publics tous nos documents de travail y compris ceux qui pourraient être controverses.Nous sommes prêts à prendre certains risques, cette année, afin de confirmer la transparence et la compétence de notre processus.Cependant, nous devons nous rappeler qu’il n’y a pas de solutions simples à ce problème complexe, mais seulement des choix intelligents.Robert SAUVE Commissaire quartier no 4 Montréal, le 13 novembre 1978 ¦ Le vofe conservateur au Québec M.le rédacteur en chef.Les résultats des élections fédérales complémentaires tenues le 16 octobre dernier ont été abondamment commentés et ont donné lieu à diverses interprétations dans les pages du DEVOIR au cours des dernières semaines.Certes, l’interprétation de tout phénomène politique peut être discutable et discutée, mais celle-ci doit à tout le moins reposer sur des faits et données incontestables.Ceci dit, je m’étonne que vos collaborateurs, Robert Décary et Lise Bissonnette, aient pu voir dans ces résultats quelque progrès des Conservateurs au Québec.Ainsi, M.Décary écrivait en date du 19 octobre: « Encore faudra-til que le chef conservateur parvienne à percer la muraille québécoise et à transposer en nombre de sièges le pourcentage croissant de votes qu'obtient son parti au Québec.» Quant à mademoiselle Bissonnette, elle y allait le 23 octobre (Lettre à M.Léopold Senghor, président du Sénégal) Venant d’un homme hautement cultivé, vos récentes déclarations à l’égard du Québec surprennent Vous avez connu la colonisation.Maintenant que vous connaissez l’in-dépendance pourquoi n’appuyez-vous pas la notre0 Car a cet égard nous comprenons mal votre attitude procolonialiste à l’égard du gou- en éditorial de l’observation suivante: « On ne souligne pas assez souvent que le vote conservateur ne cesse de progresser lentement mais sûrement à chaque élection dans la province francophone.Il a atteint près de 30r,< dans un comté aussi « rouge » que West-mount la semaine dernière.» Or, en réalité le vote conservateur a plutôt baissé, très légèrement il est vrai, si on compare les résultats du 16 octobre dernier dans les mêmes trois comtés (Lotbinière, St-Hyacinthe et Westmount) à ceux de juillet 1974.Il est en effet passé de 31.4% à 31.1% des suffrages exprimés, et ce maigre une progression de 7.9% à 19% dans le comté de Lotbinière.Cette avance a toutefois été annulée par une chute de 50.9% à 41.8% dans St-Hyacinthe.tandis que dans Westmount les conservateurs marquaient le pas en obtenant 32.7% des votes comparativement à 32.0%o en 1974 En fait, seul le Parti libéral vernement du Canada.Nous avons nous aussi le sens du marchandage.En échange d'un appui politique international de votre part les Québécois patriotes seraient prêts à privilégier votre pays au niveau de ce qui pourrait vous intéresser.Nous voulons un échange noble entre peuples vraiment libérés du colonialisme.Jacqueline DUGAS Montréal, le 8 novembre 1978 a véritablement fait des progrès d’une élection à l’autre, son pourcentage des voix dans l’ensemble dexces trois comtés connaissant une augmentation de 41.8% à 47.7% entre 1974 et 1978.Cette hausse peut d'ailleurs se vérifier dans chacun de ces comtés.dont Westmount où le vote libéral est passé de 57.6% en 1974 a 60% en 1978.Dans Lotbinière, seuls les libéraux, ont obtenu plus de voix (1009) qu'en 1974, ce qui leur a permis de progresser de 30.5% à 32.9' : des suffrages exprimés.Enfin, il est intéressant de souligner que les Conservateurs en sont à peu près au même point qu’en 1968 alors qu’ils avaient obtenu 29.3% des voix dans l’ensemble de ces trois comtés.A bien y penser.le vote conservateur augmente au Québec plus lentement que sûrement Louis DUCLOS Ottawa, le 14 novembre 1978 -ï LE DEVOIR est publie par Mmp' merie Populaire société â responsabilité limitée dont le sége social est situé au numéro 211 rue du Samt Sacrement Montréal H2Y 1X1 il est composé et imprime par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés â 9130 rue Boivm.Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée a employer et â diffuser tes informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT Ed tion quotidienne S6C par année six mois S33, trois mois $21 A i etranger $65 par année six mois $36 Dois mois $24 Editions du samedi $19 par année Édition quotidienne hvrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de i a-bonnement servi par la poste aerienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt tégai Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) L ___________________________ M Un échange de bons procédés Le Devoir, jeudi 23 novembre 1978 ¦ 5.DEES DES EVENEMENTS DES HOMMES Les minorités ethniques au Québec 4) Pour une politique de rapprochement par Edward Bantey Un camarade de longue date, Richard Daignault, écrivait récemment que se mieux connaître ne signifie pas nécessairement se mieux comprendre (Le Soleil, 22 septembre).« On peut être très près et pourtant éloigné, de dire Daignault.C’est que la compréhension est plus exigeante que la connaissance, car elle découle d'un intérêt senti et d’un instinct éveillé et non d’une froide constatation ”, A l’instar de quelques autres journalistes exceptionnels, dont Jean-V.Dufresne et Evelyn Dumas, Daignault a exercé son métier en côtoyant les “deux mondes” du journalisme au Québec.Ainsi a-t-il découvert sans doute qu’au Québec nous n’avons même pas franchi l’étape de la connaissance.A Montréal, les multiples solitudes se croisent au travail, dans la rue, au magasin sans vraiment se voir.Et puisque nous ne nous connaissons pas, il va de soi que nous nous comprenons à peine plus qu’il y a vingt ans.A vrai dire, à part quelques exceptions parmi les intellectuels et les deux classes extrêmes de la société québécoise, il n’existe, de façon généralisée, ni l’« intérêt senti » ni l’u instinct éveillé » dont parle Daignault.Depuis quelque temps, cependant, les indices se multiplient que cette indifférence mutuelle — qui se traduit par une « xénophobie » dont chacun accuse l’autre sans avouer que l’on en souffre soi-même — commence lentement à disparaître.De part et d’autre, notre propre nombril nous hypnotise moins.On découvre que tous les Québécois en possèdent, constatation qui en rend certains hostiles, d’autres curieux et qui en stimule encore d’autres.Ces jours-ci, les revues et les médias, surtout de langue française, traitent de plus en plus souvent du sujet des minorités au Québec, analysant parfois avec une précision remarquable les soucis, les motivations et les espoirs des ethnies qui font partie de la mosaïque québécoise.En général, ils le font avec beaucoup d’objectivité et avec une sympathie manifeste.Peut-être les médias anglophones emboîteront-ils le pas un jour en fournissant une « couverture » plus approfondie des préoccupations des francophones.L'attitude plus pondérée de la Gazette, par exemple, permet d’espérer que la situation peut évoluer même si, avant le référendum, il ne faut pas s’attendre à des changements radicaux.par Richard J.Joy Auteur de Languages in conflict, ouvrage publié en 1967 et qui eut quelque retentissement.Richard J.Joy a été appelé récemment par I Institut de recherches C D.Howe à mettre à jour son étude de 1967.C’est ainsi qu’il publia en septembre Les minorités de langues officielles au Canada dont la conclusion porte que les deux langues officielles sont en voie de polarisation croissante, l'anglais étant de moins en moins employé au Québec, les minorités francophones étant en voie de disparition dans les autres provinces.Les professeurs Robert Bourbeau et Norbert Robitaille ont exprimé dans LE DEVOIR du 14 novembre de sérieuses réserves.M.Joy leur répond.Dans LE DEVOIR du 14 novembre, MM, Robert Bourbeau et Norbert Robitaille ont exprimé quelques réserves à propos de l’étude que j’ai écrite pour l’Institut C D.Howe.Tout en se gardant bien de dire que mes conclusions ne sont pas les vraies, ces deux professeurs prétendent qu’elles ne sont pas assez fortement appuyées sur des preuves rigoureuses et que, par conséquent, l’étude est sans valeur.Pour répondre à une telle censure, faisons une métaphore.Ceux qui construisent un édifice sur le flanc du mont Royal peuvent bâtir sur le roc, mais ces privilégiés ne doivent jamais oublier que Le rôle du gouvernement Il existe également des indices que divers organismes populaires, tant au sein de la majorité que parmi certaines des minorités, se dirigent timidement vers un rapprochement.Une difficulté d'envergure se présente: la manipulation croissante de ces organismes par rapport à la question constitutionnelle.Le gouvernement fédéral, par exemple, n’hésite pas à prêter main-forte aux groupements qui affichent une loyauté inébranlable à la cause du fédéralisme.L’austérité budgétaire fait table rase des services français de l’Office national du film à l’ouest du Québec, mais laisse indemne la manne qui nourrit les organismes voués à la promotion de l’unité dite nationale.Le gouvernement du Québec, pour sa part, semble moins pressé de s’impliquer, quoique certains ministres se disent disposés à passer aux actes.Mais à part quelques gestes qui reflètent un intérêt nominal, le « tokenism » bien plus que le réalisme, les bonnes intentions ne se traduisent pas par des mesures susceptibles de rassurer les minorités, surtout les al-lophones, quant à leur statut au Québec.Le ministre de l’Immigration, M.Jacques Couture, lançait le 19 septembre, l u Opération rapprochement » en annonçant quatre programrpes d'aide que propose le gouvernement afin de multiplier les contacts entre Québécois francophones et ceux qu’il appelle « Québécois de nouvelle souche ».Le ministre qualifia d’n extraordinaire » une rencontre récente avec les représentants de divers groupes ethniques, des syndicats, des commissions scolaires anglophones, des églises et des comités de parents.Tout en affichant « un certain optimisme » quant au milieu des immigrants, M.Couture avoua que le processus de rapprochement sera plus long ii pour certaines qui sont établies au Québec depuis très longtemps » (Le Soleil, 20 septembre).Sa prudence est compréhensible.Il sait que ce n’est pas avec ces quatre programmes que le Québec va réussir l’intégration de ses minorités parce que, comme il se doit, ces efforts à priori sont destinés aux immigrants.M.Couture semble croire que les services offerts aux groupes ethniques doivent demeurer à l’Immigration plutôt qu’au ministère des Affaires culturelles, tel qu’envisagé par certaines personnes.(La Presse, 21 septembre).Il apporte comme argument que « la communauté ethnique demeure le groupe privilégié d’accueil pour l’immigrant ».La logique de M.Couture est incontestable — si on ne tient qu’à régler le cas des immigrants.Mais on ne peut faire valoir cet argument lorsqu’on traite du cas des autres Québécois non-francophones qui, après tout, ne sont pas des im- d’autres édifices ont déjà été construits sur le sable et sur des sols argileux.De même, quand on étudie les problèmes linguistiques, l’idéal serait de bâtir tout argument sur des données complètes et incontestables, comme MM.Bourbeau et Robitaille l’exigent.Malheureusement, il y a de grandes lacunes dans nos informations et le chercheur dans cette discipline a bel et bien l’impression qu’il travaille sur le pergélisol.Face à de telles difficultés, certains s’enferment dans une tour d’ivoire, en attendant qu’un ange vienne du ciel leur révéler toutes les données qui ne seront jamais disponibles à partir de sources plus conventionnelles.Je ne suis pas de leur nombre et j’ai essayé faire de mon possible avec ce qui est disponible.A remarquer.bien entendu, que j’inclus dans mon etude une annexe qui signale les faiblesses de certaines données, pour permettre aux lecteurs de décider s’ils veulent accepter mes conclusions ou les disputer.Etudions, maintenant, certains points de la critioue de MM.Bourbeau et Robitaille.A plusieurs endroits, ils font référence à des événements situés entre les années 1971 et 1976 mais ils ne signalent nulle part, que cette période est celle qui leur convient le mieux pour soutenir leur propre thèse.En effet, si le bilan migratoire était presque sain, pendant ce lustre, celui-ci était précédé et suivi par des années quasiment désastreuses.Selon monsieur Rodrigue Tremblay, ministre responsable de la statistique, les années 1970 et 1977 sont les pires dans l’histoire récente du Québec, les départs de la province étant de 73,811 en 1970 et de 72,972 en 1977.MM Bourbeau et Robitaille regrettent.migrants mais des citoyens, des Québécois « à part entière ».Les qui et comment Ce n’est ni au niveau de l’Immigration, ni à celui des Affaires culturelles, mais à l’échelle de l’ensemble de l’appareil gouvernemental que l’on se doit de rechercher une solution au problème de l’intégration des minorités.Les immigrants ne .constituent qu’un faible pourcentage du million de Québécois non-francophones.La nature humaine étant ce qu’elle est, il est peu probable que les programmes lancés par M.Couture stimulent l’intérêt des citoyens d’origine italienne, juive, portuguaise ou grecque établis au Québec depuis quinze, vingt ou trente ans, pour ne pas mentionner l’intérêt des vrais Anglo-Québécois.Avec raison, ces gens se considèrent Canadiens ou Québécois ou les deux, selon le cas, et non immigrants.Le ministère des Affaires culturelles, pour sa part, n’est guère plus apte à remplir le rôle d’interlocuteur .unique auprès des minorités.En premier lieu, la mission du ministère est à caractère restreint.Deuxièmement, l’idée de reléguer les minorités à une « direction des groupes ethniques », comme certains le suggèrent (La Presse, 21 septembre) ne pourrait qu’institutionnaliser leur « ghettorisa-tion ».Si le gouvernement favorise un rapprochement, ce qui ne paraît pas acquis dans la pratique, il ne peut faire autrement que d’étendre une « Opération rapprochement » à l’ensemble de son appareil.Il se doit d’envisager un programme global impliquant tous les ministères, toutes les sociétés d’Etat et tous les établissements et organismes publics et parapublics.Ce programme, visant à l’intégration et non à l’assimilation des groupes minoritaires, pourrait être axé sur des mesures qui encouragent: ¦ la participation active des minorités à la vie collective de la majorité; ¦ l’accessibilité accrue des minorités au gouvernement et aux services gouvernementaux: ¦ la mise en place d’un système efficace de communication avec les minorités; ¦ la sécurisation économique, sociale et culturelle des minorités, surtout les gens à faible revenu.Quelques exemples suffiront pour indiquer 1 orientation générale d’un tel programme.La participation minoritaire: Depuis toujours, les minorités sont aussi sous-représentées auprès de l’appareil gouvernemental que les francophones ne l’étaient il y a quelques années dans le monde des affaires.un ange.et avec raison, qu’on ne possède pas les naissances classées par langue maternelle des parents.Néanmoins, iis auraient pu mettre en évidence certaines données du recensement de 1976.Parmi les femmes recensées au Québec.12 pour cent sont de langue maternelle anglaise et 5 pour cent sont des allophones.Par contre, parmi les enfants d’en dessous d’un an, seulement 11 pour cent sont de langue maternelle anglaise.‘Ces chiffres suggèrent fortement que la mobilité linguistique, qui a tellement favorisé la minorité anglaise dans le passé, ne le fait plus.Etant donné que M.Jacques Couture soutient que les francophonisables sont aussi bienvenus que les francophones, il est curieux que MM.Bourbeau et Robitaille prétendent que "l’immigration commencera à favoriser le groupe francophone le jour où les francophones y seront représentés à 80 pour cent’’.Serait-ce qu’ils n’acceptent pas la politique d'immigration du gouvernement actuel?Il faut, de plus, remarquer que ces deux professeurs ne sont pas à jour dans leur lecture des publications de Statistique Canada.Pour leurs données sur la migration, ils citent la publication 91-208 mais leurs chiffres proviennent du numéro publié en juillet 1977; dans le numéro d’août, 1978, on trouve une mise en garde contre l'usage de ces chiffres: “La méthodologie qu’on a utilisée pour produire les estimations des effectifs d’émigrants est présentement en voie de révision.pour l’année 1976-77 et les années antérieures, il y aurait une sous-estimation des effectifs d’émigrants’’.En terminant, j’apprécie bien le titre de professeur, qu’on me prête, mais je n’ai pas le droit de m’en prévaloir.Ceux qui attendent Le gouvernement pourrait envisager le recrutement de spécialistes issus de milieux minoritaires pour certains postes au sein du haut fonctionnarisme (d’où non seulement les femmes mais aussi les minorités sont, à toute fin pratique, actuellement exclues) et de la Fonction publique en général.Il pourrait recruter, parmi les minorités, des spécialistes en diverses disciplines pour sieger aux conseils d’administration des organismes et commissions gouvernementaux ainsi que des sociétés d'Etat, etc.Il pourrait créer un comité consultatif multi ethnique composé de représentants des milieux minoritaires ayant pour mission d’étudier tout le processus d'intégration.Il pourrait nommer un adjoint d’origine minoritaire à l’ombudsman pour epauler le Protecteur du citoyen et son adjoint.L’accès au gouvernement: Transiger avec un gouvernement — même comprendre à qui il faut s’adresser pour le moindre renseignement — constitue, partout dans le monde, un défi monumental au citoyen.L’accès à la bureaucratie du Québec est difficile pour les francophones qui ont l'avantage de parler la même langue que les fonctionnaires.C’est un cauchemar pour les minorités.Le contact avec les fonctionnaires pourrait être facilité si le gouvernement offrait, à l'intention des minorités ethniques, certains services spéciaux, dont la présence d’n agents d'information » de diverses langues minoritaires dans certains bureaux à Montréal; si ces employés utilisaient ces langues dans la correspondance avec les membres de minorités ethniques qui n’ont pas encore maîtrisé le français; si des mécanismes gouvernementaux s’implantaient pour protéger les ouvriers immigrants contre l’exploitation des patrons qui profitent de leur ignorance des lois.Les communications: Les allophones, encore plus que les autres Québécois, ignorent généralement les services auxquels ils ont droit en tant que contribuables.Un francophone qui désire des renseignements concernant le régime des rentes, par exemple, n’a qu’à demander un dépliant qui explique son fonctionnement.Le citoyen d'origine étrangère qui maîtrise uniquement sa langue maternelle ne peut bénéficier du même service.Tout en encourageant les minorités à apprendre la langue française, le gouvernement se doit de leur offrir la possibilité d'accès égal à ses services en vulgarisant en diverses langues (italienne, grecque, portugaise, par exemple) certains règlements pertinents, en fournissant des traductions en diverses langues de certains dépliants gouvernementaux et en utilisant, pour la diffusion de renseignements aux minorités, les publications destinées aux groupes allophones.Le statut des minorités: Des mesures extraordinaires s'imposent pour convaincre les minorités, surtout les personnes les moins favorisées, qu elles sont véritablement des citoyens à part entière dans ce Québec français renaissant.Dans le domaine économique, par exemple, le gouvernement pourrait établir des rapports directs avec les syndicats, les milieux d’affaires et les professionnels allophones qui, la plupart du temps, n’ont pas actuellement de voix au chapitre.Dans le domaine culturel, il pourrait encourager un échange massif d'enseignants au sein des systèmes catholiques et protestant afin d’améliorer l'enseignement du français dans les écoles anglaises et de l'anglais dans les écoles françaises.Le gouvernement semble favoriser une telle amélioration; il s'agit d’en accélérer le processus.L’enseignement d'autres langues — l'italien, l’hébreux, le grec, le portugais, le polonais, par exemple, — doit être accéléré et le programme publicisé davantage afin d'encourager les minorités concernées à en bénéficier pleinement.Voilà bien une ébauché sommaire d'une démarche globale.Certaines personnes la jugeront trop timide, d’autres trop radicale.Quoi qu’il en soit, un tel programme doit tenir compte du rythme et de la volonté des communautés concernées.Et le bilinguisme?Bien que les groupes minoritaires aient tendance à reprocher au gouvernement sa politique linguistique, il est généralement reconnu que la loi 101 a mis fin à la confusion qui régnait au lendemain de la mise en vigueur du célèbre « bill » 22.Les minorités, y compris la minorité anglophone, reconnaissent également que, quoi qu’il advienne sur le plan constitutionnel, il est peu probable que le Québec fasse marche-arrière en matière de langue.Le bilinguisme, du moins sur le plan strictement juridique, est mort et M.Ryan, même s’il ne peut l’avouer en ce moment, n’oserait jamais proposer qu'il ressuscite.Sauf dans l'esprit de quelques fanatiques des deux côtés de la clôture linguistique, la loi 101 ne signifie aucunement la création d'une réserve unilingue française en Amérique du Nord.Au contraire, le gouvernement actuel s’est résolument engagé à assumer la réalité de notre appartenance à ce vaste continent américain et à reconnaître que.nonobstant des liens affectifs avec la France et aussi avec le Canada anglais et même la Grande-Bretagne, le Québec est surtout attaché, géographiquement, économiquement et meme culturellement, à ses voisins du sud.Souverain ou non, il le sera toujours.L’anti-américanisme au Canada anglais, qui passe souvent pour l’éveil d'un nationalisme canadien, ne fait pas partie de nos traditions.M.Lévesque agit tout naturellement, comme le Québécois moyen, lorsqu'on vacances il opte pour Cape Cod au lieu d’un endroit plus exotique comme les « Iles Mouk Mouk ».Ceci étant dit, il s’ensuit que le gouvernement actuel ne peut qu'encourager, du moins sur le plan fonctionnel, une connaissance générale de l’anglais parmi les citoyens d un Québec devenu véritablement français.En d’autres mots, ayant convenu que le Québec est l’Amérique française, le réalisme dicte que les Québécois doivent se donner, librement, l’outil linguistique qui leur permet de vivre convenablement sur ce continent avec leurs voisins à majorité anglophone.A l'heure actuelle, rares sont les anglophones ou les allophones qui comprennent une telle articulation.Ils ont en général l’impression qu’au contraire, le gouvernement et, d’une certaine façon, tous les partis politiques au Québec veulent ériger une espece de ghetto linguistique ou la « pureté » ethnique, c'est-à-dire française, serait de rigueur.C’est ce malentendu monumental, stimule systématiquement par certains politiciens anglophones et francophones, qui doit être corrigé, non par l'expression de bonnes intentions mais par l’élaboration d’une politique globale qui, tout en favorisant l'intégration des minorités, inspire confiance quant à leur appartenance à cette partie, à cette Amérique française.Est-ce une priorité?Mais on constate, à regret, que la question d’un rapprochement avec les minorités ne semble pas constituer une priorité pour nos dirigeants politiques.Encore moins, dira-t-on, que la question de la femme.Et çe n'est pas peu dire! Il est vrai que le zonage agricole, la protection du consommateur, la réforme de la fiscalité municipale, la relance économique, etc., constituent et doivent constituer des mesures à caractère prioritaire.Mais les lois les plus progressistes du monde perdent une partie de leur pertinence si 50 pour cent (les femmes) ou 20 pour cent (les minorités) de la population se croient laissés pour compte.Lorsque le responsable de l’organisation du référendum, M.Marcel Léger, explique que le Parti québécois est contraint de vendre ses propositions constitutionnelles à seulement 80 pour cent de la population, il nous informe, peut-être inconsciemment, que son parti et le gouvernement se sont résignés généralement à abandonner la partie en ce qui concerne les minorités.A la limite, on pourrait dire qu'il appartient uniquement au Parti québécois à décider si, lors du référendum, il peut se passer de l'appui des minorités.Mais le gouvernement, lui, n’a pas la liberté d'ignorer les implications de la non-participation des minorités à l'évolution politique du Québec.Il est là pour représenter les intérêts des péquistes, libéraux, unionistes, fédéralistes, souverainistes, femmes, hommes, jeunes, personnes âgées, francophones, anglophones, allophones.II ne peut être un gouvernement à 80 pour cent (ou.dans fe cas des femmes à 50 pour cent).Si le gouvernement néglige de prendre en considération les 20 pour cent qui ne semblent pas préoccuper M.Léger, il le fait aux risques et périls de toute la société québécoise.Le référendum, après tout, ne marque qu’une étape dans l’évolution du Québec.C'est aux lendemains qu’il faut songer et ces lendemains, quoi qu’il arrive au référendum, risquent de mettre à l'épreuve la maturité de tous les Québécois.C’est donc dès maintenant qu’il faut entreprendre les mesures qui s'imposent en vue d’un rapprochement avec nos minorités ethnioues.L’état d'esprit de la majorité semble inviter à une telle démarche.Elle n’en voudrait pas à un gouvernement qui manifeste le courage de sécuriser les membres des minorités ethniques qui se trouvent entre l’arbre et l’écorce.Fin McGill en bref rédigé et publié par le bureau de relations publiques de l’Université McGill C/n 1970, la Smithsonian Institution de Washington invitait un professeur du département d’anthropologie de McGill à collaborer au plus important projet de recherche jamais financé au XXe siècle par le célèbre organisme scientifique et culturel du gouvernement américain; ce projet devait donner naissance au Handbook of North American Indians.Monsieur Bruce Trigger, auteur entre autres ouvrages d’une histoire réputée de la nation huronne intitulée The Children of Aataentsic, a dirigé la publication du tome 15 de cette encyclopédie en 20 volumes qui résume toutes les connaissances relatives aux peuples autochtones du Nord du Mexique, des Etats-Unis et du Canada.Lancé au début du mois à Washington, Northeast est un livre de 940 pages qui décrit en détail ce qu’ont été et ce que sont devenus les peuples amérindiens qui occupaient, avant l’arrivée des blancs, l’Est du Canada et le Nord Est des Etats-Unis.A titre de directeur de la publication, le professeur Trigger avait la responsabilité de s’assurer de la qualité scientifique des contributions et de les transposer dans un langage clair et intelligible aussi bien pour le grand public que pour les spécialistes.La vasectomie est devenue la meilleure méthode contraceptive à laquelle plus de 50 millions d’hommes ont eu recours durant les 30 dernières années.C’est ce qu'a déclaré le docteur Douglas Ackman, urologue au département de chirurgie de McGill, aux personnes qui assistaient au colloque international qui s’est récemment tenu sur la fertilité.En effet, outre le fait que cette opération mineure est peu coûteuse et qu’elle cause un minimum d’inconvénients, elle est généralement acceptée par le grand public.Pourquoi les média persistent-ils à dépeindre les femmes avant tout comme des épouses et des mères et pourquoi s’abstiennent-ils de parler de la contribution majeure des hommes à la socialisation de leurs enfants?Comment se fait-il que les changements démographiques qui ont propulsé depuis 1900 de plus en plus de femmes sur le marché du travail n’ont pas encouragé celles-ci à être plus nombreuses au sein des professions comme celle de journaliste?C’est à toutes ces questions et à bien d’autres que le professeur Gertrude Robinson et ses élèves tenteront de répondre dans le cadre d’un nouveau cours offert par le département de sociologie de McGill et intitulé Women in the Media.Gratuit: Jeudi 23 novembre à 14h: conférence de M.Edward Dabi, de la division des cartes des Archives publiques du Canada sur La cartographie au Quebec.Centre d’études canadiennes-françaises, 3475.rue Peel.Jeudi 23 novembre à 14h: conférence de M.Alain Demouzon, auteur bien connu de romans policiers sur L ’état present de la littérature policière.Salon du pavillon Peterson, 3460, rue McTavish.Vendredi 24 novembre à llh: conférence de M.Bergeron, professeur au département de physiologie de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, intitulée Grandeur et misère de la microscopie électronique.Salle AG 13 du pavillon Macdonald-Stewart, campus Macdonald à Ste-Anne-de-Bellevue.A LVÇÇASION DU SALON DU UVREJDE MONTREAL Vous êtes invités à venir rencontrer le célèbre CINÉASTE-EXPLORATEUR, MONSIEUR RENÉ DES-MAISON aux stands 420-422 des Éditions Fernand Nathan.Monsieur René Desmaisons tiendra uhs scéance d’autographes pour son dernier livre intitulé: .«PROTEGEONS LA MONTAGNE » C’est un rendez-vous! SAMEDI LE 25 NOVEMBRE DE 14:00 À 16:00 HEURES $18.80 En vente dans toutes les librairies et à la librairie FRANCE-QUÉBEC 3550 est, rue RAchel, Montréal — Tél.: 526-5951 Le Devoir, jeudi 23 novembre 1978 ¦ 6 I Kl AUI IM A midi, aujourd'hui Prévisions Environnement Conod Wfujghorse /: une première série de sketches (prétendument improvisés) évoquent l’histoire stéréotypée des infortunes d’une enôployée de bu reau devenue veuve d’un soldat mort pour la patrie (!).Une seconde série plus brève et beaucoup moins « rose », raconte les turpitudes d'une a nr an tution (il s'agit là, dapres deux compères, de « ce qu’est vraiment la vie d’une femme»), L’intérêt du parallèle entre les deux trames apparaît clairement dans l'optique d une remise en cause de la condition féminine., à condition d'être souligné par la mise en scène.Or.dans la production du TPQ, aucune différence qualitative entre ['histoire stéréotypée et l’autre plus réaliste La seconde ne sert qu’à rallonger la sauce, déjà passablement diluée de la première.Il en résulte, exception faite des hors-d’oeuvres de Thériault.l’impression d'énormes longueurs et la pénible sensation d'être trompé sur la marchandise Le meilleur portrait de femme du ciné-ma américain depuis "AnmeHaM" ^cannestsM^T à '"m a* PAUL V ^ Af/Sr NWURSKY fCf wJJ f/ femme JflshX M JILL CLAVBURGH /f 11*11© ALAN BATES ^ MICHAEL MURPHY V CUFF GORMAN 12:15 - 2:25 4:40 - 6:55 - 9:10 venez rire Jés- HELENE LOISELLE GERARD 1 POIRIER don» un* COMEDIE 69 Guy Foi««y Mr»# #n tcén# 11 servanr.A maître»».18 h 2n 21 h 25 Change pa» de main 19 h 55 A I II* All 11 > III '• AlAl .226 de» Laur.niidr» Pont A'iau 6R9 186».|.e «lernier amant romantique et «e "Unpagnie au ilarT de lune AHIFHAV 8042 V Dent* 188 55^ Damien maledu ti«*n rm 2 18 h nn 21 h 40 |^ )m de la haim 20 h OO WF>TMtH NT SRI ARF;.I We»rO"•uni Xqu*« We»rm«»»ihr '911 2477 A «eddmg 13 h 15 15 h 5n 18 h 10 20 h m V()RK 1487 .*ue»i sref albmne '9.l7f8»78 Magi.1.1 h on t5hon i7hnn t9hon 21 h donné cinq (et qui auraient pu en ajouter d’autres si la saison montréalaise ne les avaient pas rappelés dans la métropole), Mme Chiriaeff a raconté avec vive émotion les performances du Ballet cubain fêtant leur 30e anniversaire et Rarticulièrement celle de Ime Alicia Alonso interprétant à 57 ans une sublime Giselle épaulée par un corps de ballet 4 7-WASHINGTON SU ois 17) Rome Seensson 11 tt Renames ARtecN Sl-l 6 23 Rone Wash 7 45 Waton St l B 4B Ricwd Wash i; n organ Wash 14 «3 _ _ 3— ST-IOUIS SulW (14)*** Eederso Gibbs BOB 4- St lOWIS RedStho (Bl Babych Suiter IB 14 Rename Babych SU 151 Ranger* 3, Leal* 3 ____ RrlmMr* period* 1-TORONTO Hutchiion?McDonald Slamlet 7 56 2 RANGERS Maron 2 Vichers Esposito 9 20 Renames Williams Tor Vadnan Ran ma|eu res inconduites 0 13 Boulene Tor.Medborg Ran 1 59 Maloney Tor Rlame Ran 3 12 Onraiem* period* 3 RANGERS Vichers 6 Maroll 305 4 TORONTO Boudreau 2 Salming .17 32 Renames Williams Tor 0 23 Eotlu Ran OH-neuf* double Maloney Tot, 3 31 Maloney Ran 4 15 Salming Tot 15 21 Boulene Tor Maloney Ran 19 55 TrowOm* period* 5 -RANGERS Hedberg h HicAey Greschner 3 53 6—TORONTO Boudreau 3 Turnbu" Hutchison 16 55 Renames Salming Tor 3 27.Soelaen Ran ?0?Salming Tot 7 41 Tsauia Ran 10 59 Tire aua but*: Toronto 9 9 8-26 9 5 B-22 Harrison Toronto SoetaeH Rangers Rangers Gardiens 5 -BIRMINGHAM Dillon (2) Stepehnson.Henderson 16 34 Rename! Stewart Bn GilliganCm maieures 6 36 Maggs Cm 9 23 Adduono Bu am* period* 6 -CINCINNATI luksa (4) Norwich Marsh 9 5?7 -BIRMINGHAM Dillon (3) Slslghet Olngras 12 34 Renames - Shun cm Stephenson Bit 9 21.Melrose Cm Dudley Cm 11 24 Ramage Bn Forbes Cm mineures maieures 16 39 Mm* period* 6 BIRMINGHAM Stephenson |3| Henderson Dillon 9-CINCINNATI Marsh :13| Maggs Dudley 10 -CINCINNATI DIHon (4) Hamburg Stephenson Renames - Adduono Bit 1 13.Hughes Bit 13 40 Valve Bn Melrose Cm mineures maieures 14 5B Supplement*»* 11 CINCINNATI HISIOp(IO) legge nut 6 02 Renames - Aucun* THS eu bur Birmingham 14 14 B 2-36 Cincinnati 9 12 12 4—3?Gardians- Wahaiy Birmingham imt Cincinnati 4 51 14 11 19 00 3—ISLANDERS.Gilles (7) Persson.Hansen 16 60 Renames Howatl Isl.10 20 Han isi 13 13.Brad Matwell Min .Potvin III.15 15 TrotslOm* period* 4 MINNESOTA 6 Smith (4) Payne MacAdam 16 26 5 -ISLANDERS.Henning (4) Tonelli Han 19 12 Renames/ R Smith Min 206 Rolvin Isl 6 46 G Smnh Mm mineure maieute Tonelli Isl ma-leure 13 00 Tira aua buis: ISLANDERS 6 12 11-26 MINNESOTA 9 9 14-32 Gardiens Resch Islanders Meloche Mmne sola Flytr* 3, Sobre* 2 Premier* period* i-Buffalo savatd (6) Robert T Martin Aucune pertain* OausiOm* period* 2 BUFF AID Roberl (4) McAdam 3—PHILADELPHIE Bridgman (5) Holmgren McCarthy Renames mtnaura maieute McCarthy Phi taleure 17 20 989 13 69 16 01 BN maieur* Rarab Bui StlnMf* 6, Bull* I ,*1* period* 1- CINCINNATI GartnariB) Dudley luhsa 2- ClNCiNNATi Gartner (Bl Fiore* Marsh 3- CINCINNATI Fuse* (7) Thomas Hislop 4- Birmingham Adduono iBi Rammaoe Gomel 713 12 00 13 31 15 29 l*land*F* 4, N.Sl»r* 1 -ISUNOMS P***» («1 Bossy ROhrln B 19 Renames Marshall isi 3 36 Brad Matweii i 7 4?Howad.rsl.IB 0?Deusiem* period* -ISLANDERS nan (1) Nylbom Reason 9 02 4-PHILADELPHIE Meclsrsh (?) 1 24 5—PHILADELPHIE Evans (3) Hoyda Wilson 3 53 Renames Evens, Phi 410 Bridgman Phi ma-|*ure Dunn Bui maieute 5 5?T Martin Bui 7 08 Ratent Phi 11 15 Tira out huts Philadelphie il 13 933 BUFFALO 6 B 10-22 Gardiens Parent Philadelphie Edwards But lam COMPTABLES AGRÉÉS BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptable* ap6*i Al AIN Bkl/iLt C A «OBÉHÎ St Jf AN C A omis SPtKANO C A JACQUES BHANCHAUO C A 2345 Ml.Belanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ.C.A.Comptable* agree* 276 ou**t, ru* St-Jacque* Suite 110 845-4194 PROVOST.LAVOIE, LAR0SE S POIRIER Comptable* Agree* Jean Provost.C A Jacques Larose.C A Henri Lavoie.C A Raymond Poirier.C A 6000**t, Métropolitain 254-7559 samson.BELair &, associes Comptables agréés MONTREAL —OUEBËC—RiMOUSRI—SHEHBHOORF - TROIS RIVIÈRES OTTAWR—SERT-ÎLEB—COATicOOR—MAT ANE Le Devoir, jeudi 23 novembre 1978 ¦ 19 ÉVALUATEUR SENIOR (EA) SECTEUR INVESTISSEMENT IMMOBILIER Pour le compte d’une société québécoise avant-gardiste et bien connue dans le domaine de l’évaluation d’immeubles et de prêts hypothécaires, nous recherchons un cadre d’expérience pour s’occuper de tout ce qui a trait à l’évaluation professionnelle d’immeubles tant résidentiels, commerciaux qu’industriels pour la région métropolitaine.Le titulaire sera responsable plus spécifiquement de visiter les immeubles en construction, d’évaluer les travaux et d’établir de façon rationnelle la valeur des prêts hypothécaires correspondant, de faite l’inspection d’immeubles résidentiels, commerciaux et industriels dans le but précis d’évaluer et de justifier un renouvellement de prêts, de rédiger des rapports techniques et ce dans les deux langues, pour le bénéfice de la haute gérance.Le candidat idéal a oeuvré pendant plusieurs années au niveau de l’évaluation et est familier avec les techniques modernes reconnues reliées tant aux secteurs commercial qu’industriel.Son profil académique comprend soit un B.Corn, ou B.A.A.et il a par la suite atteint le niveau d’évaluateur agréé.Le poste est à Montréal et le salaire sera en fonction de la compétence professionnelle et de l’expérience pratique des postulants.Si intéressé, veuillez communiquer confidentiellement avec G.Maurice Gilbert vous référant au dossier MG-522.gmqj G.MAURICE GILBERT & ASSOCIATES 400 ouest, boul.Dorchester, Suite 902, Montréal, Québec.H2Z 1V5, Tel.(514) 861-9457 Conseillers en Orientation et Ressources Humaines y ["PROFESSEURS DEMANDÉS ) Collège secondaire privé TEMPS PARTIEL EN: .• Français • Anglais • Mathématiques • Physique • Chimie * Écrivez à: GROUPEMENT TECHNOLE DES ASSUREURS ou canaoa PERSONNEL TECHNIQUE EN PROTECTION INCENDIE Le Groupement Technique des Assureurs du Canada est à la recherche de personnes diplômées en Génie.Sciences B.Sc.pour l’inspection de risques commerciaux et industriels et rédaction de rapports pour fins d assurance-incendie Conditions de travail avantageuses Envoyer curriculum vitae à: DOSSIER 3109 Le Devoir C.P.6033 Montréal H3C 3C9 7 V M.Erl Anderson Groupement Technique des Assureurs 300, rue Léo Pariseau Montréal, Qué.H2W2N1 NOTRE RUBRIQUE CARRIÈRES ET PROFESSIONS LE DEVOIR 211.rue du Saint-Sacrement Montréal-H2Y 1X1 Compétence: Micheline Turgeon, Rens.: 844-3361 Cadre supérieur Relations publiques Peu nombreux sont les cadres qui se qualifient pour ce poste, sans doute l'un des plus importants au pays dans le domaine des relations publiques.Cette fonction est disponible au sein d'une grande société manufacturière canadienne dont le siège social est situé à Montréal.y \ f AVOCAT ^ CRIMINALISTE Relevant du président et membre du comité de direction, le titulaire sera responsable de la gestion et de la coordination des activités de relations publiques de l'entreprise à l'échelle nationale, y compris les relations avec les media, les relations avec le grand public et les communications internes.Ce défi d'envergure intéressera les cadres dont le traitement actuel est supérieur à $40.000 par année.En sus du traitement, le titulaire sera éligible à un régime de bonis.DEMANDÉ • Quatre (4) ans ou plus d’expérience.Faire parvenir curriculum vitae au: Siège Social Centre Communautaire Juridique de la Rive-Sud 1050 ouest, Boul.Curé-Poirier Longueuil, J4K 2E4 r j "A TECHNICIENS, GÉNIE CIVIL Postes intéressants au sein de notre service des projets.Fonctions: — Soutien des équipes techniques — Élaboration et planification des méthodes de travail.Salaire et conditions de travail à discuter.Les candidats devront prendre rendez-vous avec notre Directeur en composant 622-9535 ou 622-9566.Les demandes écrites devront être adressées à l'attention de: M.Paul Richard, 3010, Montée St-François, R.R.5, Auteuil, Laval, Qué.H7L1K5 Une entreprise canadienne-française dynamique recherche une personne compétente pour remplir le poste de DIRECTEUR GÉNÉRAL Le titulaire du poste en plus de posséder un diplôme universitaire en administration, une certaine connaissance en droit des affaires, aura acquis plusieurs années d'expérience en milieu manufacturier et direction de personnel.Le candidat doit être capable d'assumer la pleine responsabilité des résultats des actions entreprises par la Compagnie et doit pouvoir accomplir un travail remarquable au niveau de la direction des différents services: vente, pièces, fabrication, etc.Nous offrons un niveau de salaire à la mesure de vos qualifications et de votre expérience.Veuillez taire parvenir votre curriculum vitae, avant le 15 décembre 1978.à l’adresse suivante: Case postale 71 Succursale postale Laval Ouest Laval, Québec H7R5B7 y DIRECTEUR DES SERVICES FINANCIERS $22,740 à $27,300 Ce concours est ouvert également aux hommes et aux femmes.Fonctions: Le titulaire de ce poste relève de I agent d'administration en chef et est en charge de diriger toutes les activités financières et comptables d'un hôpital psychiatrique de 466 lits.Dans l'exercice de ses fonctions.il doit élaborer et maintenir un système de contrôle interne de toutes les opérations financières y compris les fonds de fiducie.Qualité* requises: Diplôme universitaire avec spécialisation en comptabilité suivi d une très grande expérience en comptabilité et en finances y compris une grande expérience à titre de surveillant.Une bonne connaissance des deux langues officielles est essentielle L’adhésion à une organisation de comptables professionnels agréés constituerait un atout Lieu de travail: Centre Hospitalier de Restigouche.Campbellton Numéro du concours: NB 78-378 Les demandes devront nous parvenir au plus tard le 4 décembre 1978 Adresser sa demande A la: COMMISSION DE U FONCTION $ PUBLIQUE DU NOUVEAU-BRUNSWICK Pièce G-15.Édifice du Centenaire C.P.6000 Frédéricton.Nouveau-Brunswick E3B 5H1 a r r/èseS e/ Lm poste» sont offerts Sgslsmsnt sus hommss st aux Ismmss Les candidats à ce poste sont des professionnels de très haut calibre dans le secteur des relations publiques.Leur réputation est déjà fort bien établie.Bons gestionnaires, ils maitrisent avec brio les relations avec les media et le grand public ainsi que les communications internes.Ils ont probablement oeuvré au sein d'une grande société et y ont occupé des fonctions supérieures dans le domaine.Banque eu ^ m t ü„e occasion unique “ j“ nationale et nanip d’action ttès étendu.c,auno.un fiions une excellente ®^^ence du candidat '“'““"r^aatessetle—eu.-l-» Sf^ytscéfionauutée.| OWcrtce de iW»1 slège .ocl.l Téléphone: 874 4 Télécommunications: Le Canada est reconnu comme une force dans le secteur des télécommunications, où notre client occupe une position de leader.Désirant maintenir cette position avantageuse et accélérer sa croissance, celui-ci recherche un Cadre clairvoyant pour structurer l'avenir.La société recherche un gestionnaire qui a fait ses preuves dans l’industrie pour lui confier un rôle clé dans le cadre de son programme de diversification vers les industries connexes Incluant les services résidentiels.Vous aurez toute la latitude nécessaire pour mettre à profit vos nombreuses années d’expérience et vos connaissances et aptitudes techniques et commerciales.En relation constante avec d’autres cadres de premier plan de la société, vous déterminerez la faisabilité de nouvelles activités commerciales et formulerez des recommandations.Vous participerez aussi aux négociations qui suivront le cas échéant et participerez à la mise en oeuvre afin d’assurer le succès des nouvelles entreprises de la société.Découvrez une occasion de choix en communiquant avec nous dès aujourd’hui au sujet du projet 8111.Discrétion assureé.A Toronto: (416) 920-7702.50 avenue Prince Arthur M5R 1B5 A Montréal: (514) 849-5357, 1115 rue Sherbrooke ouest H3A 1H3 A Calgary: (403) 265-8780.500 - 4e avenue.S O , Suile 1918 T2P 2V6 En Angleterre: (01) 930-0497, 2 rue St Alban s, Londres SW1Y 4QS La Société Caldwell Recrutement de cadres Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à Jean-Pierre Bourbonnais, sous le numéro de référence 1220.(cRourkç, '‘Bourbonnais & ç^ssociés Montreal 1808 ouest, rue Sherbrooke H3H 1E5 (514) 937 9525 Toronto 20.av Prince Arthur M5R 1B1 (416) 925 3451 Cabinet-conseil en gestion des ressources humaines LE SYNDICAT CANADIEN DES EMPLOYÉS PROFESSIONNELS ET TECHNIQUES SCEPT recherche un DIRECTEUR DES SERVICES AUX MEMBRES BILINGUE (CONSEILLER JURIDIQUE) L’heureux candidat (homme ou femme) à ce poste au sein du nouvel organisme qu’est le SCEPT, dont le siège social est à Ottawa, devra avoir occupé un poste semblable pendant plusieurs années auprès d’un syndicat ou être un avocat ayant de l’expérience dans le domaine du droit de travail.Il sera chargé de a) s’occuper des griefs et des appels en cas de promotion, y compris représenter les membres devant des commissions et des tribunaux du travail (si le candidat possède une compétence juridique, il devra aussi défendre les membres devant les tribunaux judiciaires et s’occuper d’autres questions légales.); b) représenter le SCEPT au sein de comités syndicaux-patronaux; c) négocier en matière de reclassification; d) assurer un programme de formation des délégués syndicaux et des membres; e) élaborer des politiques et rédiger des mémoires à l’intention du gouvernement sur les lois et les programmes.TRAITEMENT: $25,000 - $40,000.(selon l’expérience et les connaissances) Faire parvenir les demandes, au DENIS COUPLAND plus tard le il décembre, à: Directeur général du SCEPT Pièce 501, 71, rue Bank Ottawa, Ontario K1P 5N2 Tél.: (613) 232-3797 (” C.A.I I O RECHERCHE Nos services ont été retenus par un des plus importants cabinets d’experts-comptables du Québec pour le recrutement d’un responsable de la recherche.La personne choisie sera responsable, entre autres, du contrôle de la documentation, de la rédaction d’articles, de la préparation de communiqués sur les sujets professionnels, du développement de techniques de vérification et de la rédaction d'opinions de recherche De plus, elle participera au contrôle de la qualité et aux travaux de perfectionnement La personne que nous recherchons devra posséder un diplôme universitaire et être membre de l'Ordre des Comptables Agréés du Québec.Elle aura acquis quatre à cinq années d'expérience en vérification ou dans un travail connexe De plus, elle devra posséder une certaine habileté pour la rédaction de rapports.La rémunération offerte sera établie en fonction de la compétence et de l'expérience de la personne choisie Les chances devancement au sein de la société sont excellentes Ce poste est ouvert aux hommes et aux femmes Veuillez communiquer en toute confiance avec Gilles J P Groulx ou faire parvenir votre curriculum vitae en mentionnant le dossier no 5322, Bélancer Chabot Hicklinc Johnston inc.Conseillers on administration Suite 1280 Place du Canada Montreal.Quebec H3B2N2 Telephone 514)871-8931 MONTREAL TORONTO OT TAWA EDMONTON QUEBEC L BC HJ i i i i i i i i y Le Devoir, jeudi 23 novembre 1978 ¦ 20 i (•]: ANNONCES CLASSÉES DU DEVOIR A vit: Le* annonceurs sont priés de vérifier ta première parution de leurs annonces.Le Devoir se rend responsable d'une seul* insertion erronée.Toute erreur doit être soulignée immédiatement.S.V.P.téléphoner à 288-1201 ANNONCES CLASSÉES ENCADRÉES 286-1201 • Chaque parution coûte S6.40 le pouce • Il n'y a pas de Irais pour le» illustration».FERMES A VENDRE MONT ORFORD, vue panoramique près ski de fond et alpin 1 à 5 acres, de 05 à 12 le pi.ca.FACE AU MONT ORFORD 5 arpents,$8,500.514-297-3163,297-2181.16-12-78 FOURRURES Manteau de vison canadien perle, collet et bas renard teint lynx, taille 11-12, état neuf.Prix: $1,500.Valeur environ $2,300.523-3305 P M.18-12-78 GARDERIE Cherche personne très responsable, dynamique, pour s'occuper 5 jours par semaine, de 8:30 hres à 17:30 hres, de 2 enfants, âge 4 et 2 ans, dans maison privée à Ville Mont-Royal.De préférence, la personne devra habiter dans un secteur proche.Bon salaire.333-3298 24-11-78 INSTRUMENTS DE MUSIQUE Vieux piano Woodburg, restauré ou tel quel, excellente sonorité, beau meuble, harmonium pièce-collection, très bon état, faut voir.738-9064 -488-9435.27-11-78 LOGEMENTS ALOUER m DIE ST-LAURENT NOUVEL EDIFICE offre de loyer gratuit l'h, 31/2,41/2 à partir de $210.00 incluant taxe d’eau et électricité! • climatisation • tapis mur à mur « cuisinière 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personnel.Le poste à combler est sur une base temporaire.Le.quelques jours par semaine et le salaire est très généreux.La personne idéale possède environ dix ( 10) ans d’expérience pratique au niveau de la direction, prend la dictée dans les deux langues el s intéresse à un travail à la fois captivant et exigeant sur le plan intellectuel.Si intéressé, veuillez nous faire parvenir confidentiellement votre curriculum vitae à l'adresse indiquée ci-après.Nous procéderons aux entrevues rapidement.Dossier C-220, Agence Valrain, C.P.117, Brossard.J4Z 3J1 24-11-78 OFFRES DEMPLOIS ARGENT SUR-LE-CHAMP Vendeurs(euses) expérimen-tés(es) et agressifs)ives) présentement à la quête d'un emploi dans les magasins, bureaux, appartements, industries, usines, institutions, restaurants, motels, hôtels, églises, écoles, banques, hôpitaux etc.sont demandés (es) pour la vente de produits d'éclairage exclusifs et économiseurs d'énergie.Pas de limite d’âge.Auto nécessaire.Temps partiel ou temps plein.Nous payons les commissions les plus élevées chaque mardi en vertu du caractère répétitif de demande pour nos prdbuits.Programme éprouvé et intéressant de récompenses diverses.Nous sommes établis depuis 33 ans.Région de Montréal; excellents territoires exclusifs devant être attribués cette semaine.Si vous êtes intéressé, appelez (frais visés) 1-416-628-6302 ou écrire : C.P.580, Dundas, Ontario L9H 3H3 • 24-11-78 Personne bilingue avec bonne dactylo, pour notre service des ventes industrielles.Souplesse d'adaptation et désir d'apprendre.Pour une entrevue: Service du personnel.Cable TV Liée, 8360, rue Mayrand, Montréal.731-7951., 25-11-78 CHEF CUISINIER Hautement qualifié.Ouverture immédiate.Appelez à frais virés: M.Harold Last, Senator Motor Hotel, Timmins, Ontario.705-267-621 f- 24-11-78 OFFRES DEMPLOIS PROFESSEUR DE FRANÇAIS LANGUE SECONDE AUX ADULTES À PLEIN TEMPS Lieu: 60 milles d Ottawa.Ce poste représente un défi intéressant par la responsabilité et l'autonomie qui seront accordées au professeur.Qualifications: Bonne connaissance de L.F.I 2ième version et expérience de l'enseignement aux adultes.Faire parvenir curriculum vitae à: 1117, Ste-Catherine ouest, suite 806, ou téléphonez à: 849-6236 25-11-78 DACTYLO RÉCEPTIONNISTE Architectes recherchent dactylo réceptionniste bilingue, 5 ans d'expérience.Ambiance de travail agréable.Bon salaire Appelez 523-2189.24-11-78 OFFRES DEMPLOIS TRADUCTEURS, recherchons collaborateurs à domicile, de compétence confirmée.A/F et F/A, économie, finances, techniques, littéraire.Tarif très intéressant.Envoyez curriculum et spécimens à General Translation, 45 Richmond St.W„ Toronto.M5H 1Z2.25-11-78 ÊTRE DEUX.Pour vraiment apprécier les plaisirs de la vie, il faut être deux.Service de rencontres réputé établi à Montréal depuis 1966 pour personnes libres et sérieuses.Dépliant gratuit.Tél 282-0058 ouvert de 1 P.M.à 9 P.M lundi au vendredi RENDEZ-VOUS SCIENTIFIQUE 1117 ouest, Ste-Catherine suite 108, Montréal ., _ PRÊTS HYPOTHÉCAIRES A-1 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