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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 3 avril 1979
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1979-04-03, Collections de BAnQ.

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- ( Vol.LXX - No 78~ 1 L'actualité économique Weston: premier pas vers un quasi-monopole?Préside par M; Galen Weston, un empire commercial de $10 milliards pourrait naître de la fusion du groupe Weston et de la Compagnie de la Baie d'Hudson.C’est Ottawa qui devrait avoir le dernier mot dans cette affaire qui risque d’augmenter la concentration dans le domaine du commerce de détail au Canada.Entre temps, la famille Thomson conserve un espoir et a décidé de majorer à $35 le montant offert aux actionnaires de La Baie.— page 11 La «petite» Fédération fait un bond de 15% L’actif des 35 caisses membres de la Fédération de Montréal des Caisses populaires Desjardins a fait un bond de 15% au cours du dernier exercice financier.Le bilan atteint ainsi $631 millions.Toutefois, l’organisme a consacré $1 million pour venir en aide à certaines caisses déficitaires.— page 13 si ¦ Chrétien évalue à $7 milliards le coût des promesses de Clark ¦ Le chef du PC promet une aide à la construction navale — page 2 ¦ Des patrouilles «conjugales» à Saint-Hubert — page 3 ¦ Le choc nucléaire: un éditorial de Jean-Claude Leclerc — page 4 ¦ Une enquête découvre huit tricheurs parmi 13 réparateurs de téléviseurs — page 7 ¦ Comment votent les Québécois — page 10 la grande Librairie du 8955 saint-laurent ^ petit* Ht&wtau il oii I ou ment Cf t riVw au 2063 rue Victoria (Métro McGill) 644-1624 Nuageux avec averses.Maximum 5.Montréal, mardi 3 avril 1979 Féne 25 CENTS Tout danger semble écarté à Harrisburg HARRISBURG (d’après AFP et Reuter) — Les autorités américaines et les citoyens de Pennsylvanie respirent beaucoup plus librement depuis qu’on a affirmé hier la disparition presque complète de l’énorme bulle de gaz explosifs qui s’était accumulée dans le réacteur nucléaire en perdition de la centrale de Three Mile Island.Selon le seul porte-parole autorisé en la matière, M.Harold Denton de la Commission fédérale de réglementation nucléaire, la situation est maintenant beaucoup plus sécuritaire que dimanche puisque le volume de la poche de gaz est tombé de 22 mètres cubes à seulement 1,5 mètre cube et que la température du réacteur a accéléré sa descente.Le niveau de radiation autour de la centrale a aussi diminué puisqu’il n’était plus dimanche que de 1,1 millirem par heure au maximum, cinq fois moins que vendredi.En conséquence, l’évacuation de la population a été reléguée au second rang des priorités, tandis que les spécialistes s’affairent maintenant à la fermeture définitive du réacteur et aux problèmes très difficiles que poseront son démantèlement ou sa réparation.Pour le ihoment, le réacteur reste extrêmement radioactif (30,000 millirems par heure environ) et, malgré l’optimisme officiel, sa température reste encore en haut du point d ébulliton de l’eau.De l’ordre de 600 degrés celsius au moment de l’accident, la température moyenne du réacteur est maintenant tombée aux environs de 150 degrés C mais au moins deux grappes de combustible restent aux environs de 200 degrés.« Nous sommes très heureusement surpris d’une évolution aussi rapide de la situation en une seule journée », a déclaré M.Denton.Au moment de l’accident initial, mercredi, ce réacteur chargé d’une centaine de tonnes d’uranium enrichi produisait environ 2,500 mégawatts de chaleur (soit 900 mégawatts dèlectricité).Même si la réaction en chaîne a été aussitôt interrompue, les éléments radioactifs instables ont continué à se dégrader, ce qui continue à produire de la chaleur.On peut évaluer sa production actuelle à moins du millième de sa puissance originale mais cela représente encore entre dix et vingt mégawatts.C’est loin d’être négligeable puisque cela représente l’équivalent de 10,000 chaufferettes électriques de 1,500 watts.C’est justement pour cela qu’il était si important de maintenir un refroidissement adéquat et d’évacuer la bulle d’oxy- adeou; gène et d’nydrogène qui empêchait la cir-Maii ! qui culation normale de Peau aintenant, à mesure que le temps passe, le réacteur voit sa production de chaleur diminuer, ce qui facilite le contrôle de la situation.Pour la même raison, les produits radioactifs qui s’étaient dispersés dans l’environnement se dégradent aussi peu à peu, de telle sorte que le niveau des radiations devrait dinunuer rapidement.À cette dégradation naturelle s’ajoute aussi le phénomène normal de la dilution dans la nature.Quoi qu’il en soit, la région de Harrisburg, aux environs immédiats du rédacteur, a été en grande partie désertée par les citoyens, surtout depuis que le gouver- le Harrisburg vu de Montréal Une suite de gaffes inouïes par Gilles Provost Il est encore très difficile de déterminer dans quelle mesure un accident semblable à celui de Pennsylvanie pourrait se produire au Québec ou en Ontario, a déclaré hier au DEVOIR M.Laurent Amyot, directeur du département de génie nucléaire de l’École polytechnique de Montréal.« Nos réacteurs sont construits de façon très différente et un accident de cette gravité prendrait certainement chez nous une forme assez différente mais on ne peut exclure cette possibilité, surtout si le personnel de la centrale s’acharne à débrancher les systèmes de sécurité dès qu’ils entrent en action comme cela semble avoir été le cas aux États-Unis.» Il est probable, selon M.Amyot, que la panne américaine ait été provoquée au départ par une erreur humaine: il n’y a « aucun mécanisme imaginable » qui permette d’expliquer autrement pourquoi les deux pompes du circuit secondaire de refroidissement auraient flanché en même temps Cette hypothèse d’une erreur humaine est d’autant plus plausible, dit-il, que l’on effectuait alors des réparations sur ces systèmes.Selon M.Amyot qui semble avoir des informations de première main, les événements se seraient produits un peu différemment que ce que l’on rapportait hier dans les journaux américains.Voir page 6: Gaffes nement a demandé l’évacuation des femmes enceintes et des jeunes enfants domiciliés à moins de huit km de la centrale.Cette mesure a été prise parce que les radiations sont surtout dommageables pour les êtres en croissance rapide.(C’est d’ailleurs pourquoi on utilise les radiations our le traitement des cancers, les cellu-es cancéreuses se multipliant à un rythme exceptionnel).Ces citoyens évacués ont même pu recevoir un dédommagement de l’American Nuclear Insurance, un « pool » de 140 compagnies d’assurance, qui a ouvert un centre d’aide surplace C’est la première fois dans son histoire que cette compagnie d’assurance nucelaire met en place un tel mécanisme d’urgence.Partout dans le monde, cet incident ravive les craintes à l’égard de l’énergie nueléajre En Allemagne, les autorités ont même distribué des pastilles contre l’iode radioactif aux citoyens habitant au voisinage de certaines centrales en prévision d’émissions radioactives possibles.Aux États-Unis, le gouvernement a demandé hier à toutes les compagnies qui possède un réacteur Babcock and Wilcox semblable à celui de Three Mile Island de procéder à une vérification générale et de faire rapport sur les risques d’un accident semblable.Sans attendre ces renseignements, le ouverneur de l’État de Californie, M.erry Brown, a demandé la fermeture temporaire de la centrale de Sacramento, dotee d’un réacteur B&W.Ces inquiétudes s’ajoutent aux réévaluations récentes du rapport Rassmussen sur la sécurité nucléaire, rapport qui a été Voir page 6: Harrisburg Le fédéral va rester fort, avertit Trudeau par Jean-V.Dufresne Plus qu’un discours, c’est un avertissement qu’a servi hier à ses électeurs et aux citoyens du Canada tout entier le premier ministre Trudeau: « Ne comptez pas sur nous, au lendemain du 22 mai, pour diriger un gouvernement affaibli.» Devant une salle comble, à l’hôtel de ville de Mont-Royal, M.Trudeau a déclaré: « Nous ne retournerons pas à Ottawa pour amoindrir la juridiction fédérale.Nous sommes prêts à la réaménager, timbres-postes! Mais je vous le dis, c’est prêts à un partage plus fonctionnel des " .nstitutio a un pouvoirs constitutionnels, mais nous n’irons pas représenter les Canadiens à Ottawa en nous faisant dire qu’un gouvernement fédéral, c’est un service de seconde zone ».« Nos adversaires et même certains libéraux nous disent d’abandonner les communications, l’immigration, la sécurité sociale, et le reste, aux provinces.Pour nous la guerre et la paix, et les là une conception de l’Etat national, de .al Les principales exigences des postiers rejetées par Claude Turcotte OTTAWA — M.le juge Lucien Tremblay, nommé médiateur-arbitre le 25 octobre dans le conflit entre les employés des Postes et le gouvernement fédéral, a dû imposer sa décision sur une soixantaine de points en litige en dépit de ses efforts de médiation.Le rapport d’environ 80 pages qui vient d’être rendu public, confirme une fois de plus l’état de détérioration des relations de travail dans les services postaux.En fait, la loi spéciale votée par le Parlement en octobre prévoyait un délai de 90 jours pour le mandat confié à M.Tremblay.Celui-ci s’est vu obligé de demander un prolongement d’abord jusqu’au 25 jan- McDonald dit non à Goyer par Patricia Poirier OTTAWA (PC) — La commission d’enquête sur certaines activités de la Gendarmerie royale du Canada a l’intention de poursui’ re son travail tel que prévu, en dépit de la tenue du scrutin fédéral du 22 mai.Hier les commissaires ont en effet rejeté une requête de l’ancien solliciteur général du Canada, M.Jean-Pierre Goyer qui demandait que la date de soh témoignage devant la commission d’enquête soit retardée après la tenue des elections.La commission présidée par le juge David McDonald a indiqué que M.Goyer devra se présenter devant elle dès le 23 avril tel que prévu, alors que M.Warren Allmand autrefois solliciteur général et maintenant ministre de la Consommation et des Corporations devait témoigner dès aujourd’hui à Ottawa.Me Yves Fortier qui représente M.Goyer, a soutenu qu’il serait préférable que son client ne soit pas appelé à la barre des témoins pendant la « période Voir page 6: McDonald yier, puis un deuxième jusqu’au 31 mars.Coïncidence tout à fait symbolique, ce rapport arrive à peu près au même moment où le président des employés des Postes, M.Jean-Claude Parrot, est convoqué en cour pour répondre aux accusations d’avoir enfreint la loi de retour au travail, qui en réalité est cette même loi qui a créé le poste de médiateur-arbitre.Quoi qu’il en soit, M.Parrot a répété hier que cette entente imposée et qui est valable jusqu’à la fin de 1979 n’apportera rien pour régler les problèmes oans les services postaux.Il a noté que M.Tremblay a rejeté deux demandes majeures du syndicat, soit l’abandon de l’embauche d’employés temporaires non syndiqués et le droit de véto sur les changements technologiques.En ce qui concerne les demandes salariales, M.Tremblay s’en est tenu aux offres patronales.Parmi divers commentaires préliminaires à son rapport, M.Tremblay a notamment fait la remarque suivante: « Toute ma vie productive s est passée dans le domaine juridique.Ce n’est évidemment pas dans les quelques semaines où j’ai entendu les parties que j’ai pu acquérir une connaissance approfondie de l'organisation et du fonctionnement d’un service postal.Je dois donc exercer une prudence extrême et n’accepter de modifier les clauses de la convention collective qui concernent l’organisation du travail que dans les cas où je serai absolument sûr qu’il s’agit d’une amélioration.Je risquerais autrement de causer aux parties des difficultés insurmontables ».M.Parrot, pour sa part, a tiré la conclusion que le gouvernement a nommé M.Tremblay parce qu’il connaissait son inexpérience dans les questions de travail et son attitude « pas pro-syndicale ».Au ministère des Postes hier, on n’avait aucun commentaire à formuler sur ce rapport, bien qu’un communiqué devait être émis ce matin.M.Parrot a également mentionné qu’il ne savait pas comment les 23,000 postiers réagiraient maintenant.Il a précisé toutefois n’avoir donné aucune directive, en sachant tout de même que la déception sera la première réaction avec celle de vouloir quitter le travail.Mais légalement le syndicat n’a pas le droit de faire la '(rêve avant l’expiration de l’entente à la in de 1979.M.Tremblay a pu se rendre compte de l’état des rapports entre les parties dès le début de sa médiation: « Le sept no- Voir page 6: Postiers l’Etat fédéral canadien que nous n’admettrons jamais.Parce qu’un Etat cesse d’exister s’il perd les moyens de demeurer en rapport direct, avec ces citoyens », a-t-il dit.Il paraît inconcevable à M.Trudeau, par exemple, que les provinces qui par leur compétence en matière d’éducation possèdent déjà le pouvoir de former les esprits, réclament en outre que l’Etat fédéral leur abandonne le champ des communications, le champ de la culture, « de sorte-que nous ne serions plus, nous, qu’une sorte de gouvernement désincarné, incapable de se préoccuper des communications entre tous les Canadiens, incapable de légiférer en toutes matières qui affectent l esprit, la culture, les arts?» « Moi, je vous dis que c’est impossible.Je sais, bien sûr, qu’il se trouve des Québécois sincères, et même aussi des libéraux provinciaux, qui pensent, mais non, donnez ces pouvoirs aux provinces, les loisirs, les sports, l’immigration et quoi encore! Mais je le répète, si nous faisons cela, si nous cherchions la paix et la concorde au prix de l’abandon de ces pouvoirs, l’Etat fédéral, eh bien, cet Etat fédéral, national, qui doit unir les Canadiens, aurait vite fait de perdre non seulement son efficacité, mais sa réalité.» « Je le répète encore à ceux qui nous demandent d’abandonner toutes ces compétences.Ce n’est pas possible de vivre dans un Canada uni, non seulement si on prive le gouvernement fédéral des moyens de conserver ses rapports avec les citoyens, par les allocations familiales ou les pensions de vieillesse, par exemple, mais si on le prive aussi des compétences qu’il partage avec les provinces dans le domaine de l’esprit, des lettres, de la culture et des communications », a repris le premier ministre dans Voir page 6: Trudeau ! V Devant ses partisans de la circonscription de Mont-Royal, qui l’ont choisi candidat libéral par acclamation hier soir, M.Trudeau a prononcé son plaidoyer le plus vigoureux pour l’unité nationale depuis le début de la campagne électorale.(Photo Jacques Grenier) Begin reçoit un accueil plutôt froid en Égypte LE CAIRE, (d’après Reuter et AFP) — M.Menahem Begin, premier chef de gouvernement israélien à se rendre en Égypte, est arrivé hier au Caire où lui a été réservée une réception discrète marquée par d’importantes mesures de sécurité et l’absence d’accueil populaire.Néanmoins, au cours de sa visite aux pyramides, dans l'après-midi, M.Begin a déclaré aux journalistes: « Je suis venu au Caire pour dire Salam (paix) au grand peuple égyptien.Nous allons maintenant etre amis et nous aider mutuellement ».« Une nouvelle ère, je crois, va s’ouvrir après l'action courageuse entreprise par votre président, le président Anouar Sa-date, avec l’aide du président Carter ».Evoquant l’opposition du reste du monde arabe au traité de paix israélo-égyptien, M.Begin a ajouté qu’il espérait que les autres pays du Proche-Orient finiraient par se joindre au processus de paix.« Et peut-être qu'ainsi avec l’aide de Dieu, nous rétablirons au Proche-Orient la situation de berceau de la civilisation humaine et que cette région sera à nouveau un endroit florissant dans le monde ».site lors président ! rusalem en novembre 1977, M.Begin a semblé heureux et s’est montré souriant tout le long de la journée.À un seul moment, les Égyptiens ont pu voir le président du conseil israélien de près : lorsqu’il est sorti de la synagogue où il était allé prier.La foule qui s’était massée derrière les barrières mises en place par la police, l’a acclamé.Correcte mais froide; telle a été, de l’avis de tous, l'atmosphère de cette première journée.Certes, le protocole a été strictement respecté, dès l’instant où l’avion de M.Begin s’est posé au Caire.Les drapeaux israéliens flottaient aux mâts de l'aéroport, l’hymne israélien a été très correctement exécuté par la fanfare militaire égyptienne et le vice-président égyptien, M! Hosni Moubarak, était au pied oe la passerelle pour accueillir l’hôte israélien.Mais la foule égyptienne était absente sur le parcours du cortège.Le coeur, visiblement, n’y était pas.Ceux qui ont assisté au dîner que le président Anouar Sadate a donné hier soir en l’honneur de M.Begin, confirment le côté purement protocolaire de la réception.Les responsables égyptiens, dit-on, redoutaient que le premier ministre israélien ne mette à profit les toasts pour faire des déclarations aussi peu appréciées ici que les célèbres « trois non ».Aussi, avaient-ils suggéré que le premier ministre israélien et le président Sadate s’abstiennent de prendre la parole à cette occasion.Et ce n’est que lorsque M.Begin a Voir page 6: Begin -fL THEATRE PORT-ROYAL SJk/ PLACE Dfs ARTS r Montréal M.’X l/'* 4 2 ¦ Le Devoir, mardi 3 avril 1979 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI Chrétien évalue à $7.4 milliards le coût des promesses de Clark par Michel Vastel OTTAWA — Celui que le Maclean avait surnommé « Mister No » parce qu’il sabrait gaillardement dans les programmes du Conseil du Trésor s’est lancé hier dans une sorte d’anti-campagne « Je vous promets de ne rien promettre », a lancé le ministre libéral des Finances.Du même souffle, M.Jean Chrétien affirme que le pays n’a pas les moyens de se payer toutes les « options » que le leader conservateur Joe Clark propose avec sa Cadillac budgétaire.Un supplément de $7.5 milliards, affirme Jean Chrétien qui, du coup, peut se permettre de faire du capital politique avec un déficit de plus de $12 milliards.Comme il l’avait promis vendredi le ministre des Finances a évalué le coût des promesses conservatrices: au nas mot |7.425 milliards qui ne comprennent même pas l’éventualité d’un contrat fiscal avec les compagnies situées dans des régions à faible croissance, ni une série de stimulants fiscaux pour le développement de ressources pétrolières non conventionnelles.Rappelant les bons moments de l’industrie canadienne qui tourne actuellement à pleine capacité ou presque, le rétablissement du dollar canadien, les 1.7 millions d'emplois créés au cours des six dernières années et de bonnes perspectives d’investissement, Chrétien pense que « ça va mieux et quTl n’est pas temps de faire chavirer le ba- teau en prenant des attitudes irresponsables ».Les libéraux adoptent donc le style du gouvernement responsable et s’engagent à ne rien promettre qu ils ne soient assurés de pouvoir financer sans une augmentation du déficit budgétaire.« Il y aura bien quelques ajustements annonces pendant la campagne électorale, concède Chrétien, mais rien que nous ne puissions vraiment nous permettre ».Pour arriver au chiffre impressionnant de $7.5 milliards quant aux promesses du leader conservateur, le ministre des Finances actualise, sur une seule année, des mesures que M.Clark a promis d’étaler sur quatre ans et, refusant toute analyse néoclassique, M.Chrétien ne croit pas que de tels «timulants entraînent des revenus pour le Trésor fédéral, revenus qui viendraient réduire d’autant le coût brut des promesses électorales des conservateurs.M.Chrétien affirme d’ailleurs ne pas avoir eu de mal à calculer le coût des promesses de M.Joe Clark çuisqu’à l’occasion de la préparation de son budget, de telles propositions lui sont faites et évaluées par ses fonctionnaires.Ainsi, en plus des $2 milliards de réductions d’impôts aux particuliers, l’indexation selon l’inflation de l’impôt sur les gains de capital représente une dépense de $450 millions, l’indexation selon l’inflation de la comptabilité des inventaires des compagnies représente un manque a gagner de $600 millions pour le Trésor fédéral et un autre de $200 millions pour les provinces.La déduction de l’intérêt sur les hypothèques de l’impôt foncier coûterait $1.8 milliard au fédéral et quelque $700 mil-lions à neuf provinces, excluant le Québec.La réduction immédiate de la taxe de vente fédérale sur les matériaux de construction représenterait un autre effort fiscal de $500 millions.Dans toutes ces estimations, Chrétien reconnaît s’être placé dans une hypothèse extrême.Joe Clark, en campagne à Halifax, a promis de répondre au ministre des Finances et il a suggéré que M.Chrétien passe les dernières semaines qu’il lui reste à la tête de ce ministère à créer des emplois plutôt qu’à faire des spéculations de cet ordre.en bref.Jean Chrétien M.Chrétien a refusé hier de dire s’il s’en prendrait, de la même manière, au programme électoral du NPD.Le ministre des Finances n’exclut pas, de temps à autre, des interventions de la sorte dans la campagne électorale.Il semble que le ministre des Finances, qui jouit encore1 d’une bonne cote au Canada anglais, doive être à Pierre Trudeau ce que James Gillies, ancien député de Toronto qui ne se représente pas, sera à Joe Clark pendant la campagne électorale.Les chefs MM.Trudeau et Clark se croiseront probablement demain matin dans les deux du Québec, leurs itinéraires le menant tous deux dans cette province, mais dans des villes différentes.Le premier ministre, M.Trudeau, doit quitter Montréal par avion pour se rendre à Québec d'où il se rendra à Montmagny y rencontrer le candidat libéral, puis de là vers Sainte-Anne-de-la-Pocatière pour une période de questions et réponses avec les étudiants du cégep.M.Trudeau se rendra ensuite à Rivière-du-Loup, puis à Mont-Joli et enfin a Runouski où il prononcera un discours à 19 h 45.M.Clark doit quitter Halifax tôt ce matin pour se rendre à Québec où ilprendra la Cna Clark promet son aide à la construction navale Une légère touche de maquillage avant d’apparaître à la télévision de Halifax où le leader conservateur faisait campagne hier.M.Clark est attendu à Québec aujourd’hui.(Photolaser CP) par Donald Charette HALIFAX (PC) - Le chef du Parti conservateur, M.Joe Clark, a promis hier au gens de la Nouvelle-Ecosse, tout comme les libéraux l’on fait une semaine plus tôt, de remettre à flot l’industrie des chantiers maritimes, s’il prend le pouvoir.Le leader conservateur s’est engagé en effet à investir plusieurs dizaines de millions de dollars pour relancer cette industrie moribonde à Halifax.A l’issue d’une visite aux chantiers d’Halifax Industries il a déclaré que son gouvernement allait: ¦ Financer à 80 pour cent le projet de construction d’une cale sèche flottante, dont le coût est évalué entre $40 et $50 millions; ¦ Affecter $5à $6 millions à la réparation de chalutiers.Le vice-premier ministre, M.Allan MacEachen, a tenu le même langage la semaine dernière au nom des libéraux et promis la même contribution du gouvernement fédéral.Accompagné d’une meute de journalistes et du président de cette entreprise, M.William Riley, M.Clark a visité en matinee ce chantier maritime qui semble presque abandonné.On n’y retrouve plus que 200 employés, qui s’affaire à maintenir des installations qui, visiblement, n’ont pas servi depuis longtemps.Les chantiers navals d’Halifax espèrent obtenir 80 pour cent du financement du fédéral pour la construction de cette cale sèche, projet connu sous le nom de Panamax.Une telle cale sèche leur permettrait d’effectuer des réparations sur des navires de moyen tonnage.M.Clark a profité de l’occasion pour dénoncer la politique des libéraux, qui ont « -complètement gaspillé ce potentiel industriel ».Soulignons que le chef conservateur a commencé sa campagne dans les Maritimes par une .rencontre avec le premier ministre conservateur de la Nouvelle-Écosse, M.John Buchanan.Ce dernier a affirmé que son cabinet appuie entièrement M.Clark et qu’il fera campagne pour lui.La Nouvelle-Écosse ne compte plus qu’un comté libéral, contre neuf conservateurs et un néo-démocrate, mais les libéraux espèrent gagner celui de Cap-Breton-Sydney, laissé vacant à la suite de la nomination au Sénat de M.Robert Muir, député conservateur.M.Clark a également eu un entretien hier avec le bureau des gouverneurs du Conseil économique des provinces atlantiques, pendant que son épouse, Maureen McTeer, faisait campagne avec des candidats locaux.Au cours d’une brève confé- rence de presse, le leader conservateur a commenté les résultats d’un sondage réalisé par un réseau privé de télévision, selon lequel 40 pour cent des Canadiens ne savent pas pour qui voter à l’heure actuelle.Il a déclaré qu’il s’agit de données encourageantes, puisque ces indécis, qui votaient libéral par le passé, songent maintenant à voter conservateur, selon lui.« Nous sommes en tête dans neuf provinces et le seul roblème demeure le Qué-ec », a-t-il dit.Par ailleurs, il a affirmé our des la parole devant la Chambre de commerce et où il enregistrera des entrevues pour la télévision.De Québec, M.Clark ira à Lévis puis quittera Québec en fin de soiree vers Fort McMurray, en Alberta.Le chef néo^démocrate, M.Ed Broadbent, quittera Vancouver dans la matinée pour se rendre à Edmonton prendre la parole devant les étudiants de l’université de l’Alberta.En soirée, il sera reçu par les néo-démocrates de la province avant de quitter Edmonton pour Regina.Fabien Roy Tandis que le nouveau leader québécois du Crédit social, M.Fabien Roy, s’apprête à remettre sa démission à l'Assemblée nationale, ce qu’il fera jeudi, ses collègues de l’ouest du pays nagent dans l’optimisme, a témoin cette phrase du président du parti, M.Bruce Arnold, qui se plaît n'en Ail E; » M* a* M uiaiaa qu’il ne pouvait préciser po l’instant le montant total d promesses de son parti.Les journalistes lui ont rapporté en effet que, selon le ministre des Finances, M.Jean Chrétien, elles totalisent déjà $7 et demi milliards.à rappeler qu’en Alberta en 1934 et en Colombie-Britannique en 1952, le Crédit social h’avait aucune chance de gagner, mais qu’il avait néanmoins remporte ces élections.Les créditistes de l’Ouest se sont réunis à huis clos pour déterminer leur stratégie.Le huis clos a été explique de la façon suivante: « Nous avons décidé comment nous déba-rasser de M.Trudeau, et nous voulions éviter qu’il apprenne notre stratégie avant que nous ayons la chance de l’appliquer ».En Saskatchewan à tout le moins le Crédit social présentera des candidats dans toutes les circonscriptions.Le but ultime de notre campagne, de préciser M.Arnold, est de former le gouvernement, mais il convient qu'il est plus réaliste de penser à battre le NPD pour former le troisième parti politique en importance au Parlement.Mise en garde Le recensement électoral a débuté hier et se poursuivra toute la semaine.Le directeur général des élections a fait hier sa mise en garde coutumière aux étudiants qui auront regagné leurs domiciles le jour des élections et qui auront été recensés dans la circonscription électorale où ils habitaient durant Tanné universitaire.Après le 4 mai, les étudiants qui auront déménagé après le recensement ne pourront plus apporter de correction à la liste électorale et ils sont donc invités dès maintenant dans la circonscription où ils habiteront ou travailleront le jour du scrutin.Coup de main Le chef du Parti conservateur, M.Joe Clark, a invité hier Tex-premier ministre du Canada, M.John Diefenbaker, qui se présente encore une fois dans la circonscription de Prince-Albert, en Saskatchewan, à donner coup de main aux candidats qu’il aimerait aider.La semaine dernière, M.Diefenbaker s’était plaint que M.Clark ne lui avait demandé aucune aide pour la campagne.M.Diefenbaker avait souligné à ce moment que la strategie des conservateurs était plutôt fondée sur la nouvelle vague et qu’elle avait tendance à ne pas tenir compte du passé.M.Diefenbaker avait alors décidé de s’abstenir de participer à la campagne, outre la sienne, pour ne pas créer de difficultés à son chef.Ce dernier fait annoncer par un porte-parole qu’il ne voyait pas d’inconvénients à ce que le vieux lion des Prairies fasse campagne, où bon lui semblera.Y a-t-il place chez les libéraux pour Desmarais et Lavoie?par Rodolphe Morissette Deux opérations « chirurgicales » fort délicates sont à Tordre du jour aujourd’hui chez les libéraux fédéraux de Montréal.Déchirés, les militants libéraux de Dollard choisiront ce soir leur candidat officiel, qui succédera au ministre démissionnaire, M.Jean-Pierre Goyer.Par ailleurs, c’est aujourd'hui aussi que se réglera le sort de M.Jacques Lavoie, député nouvellement libéral de Hoehelaga, un comté qui disparait de la carte électorale.L’assemblée libérale de mise en candidature pour le comté de Dollard oppose M.Louis Desmarais, ex-président du Conseil de Tumté canadienne, et Mme Yolande Taylor, professeur à l’Université de Montréal.Celle-ci est une militante de longue date dans Dollard, elle a occupé des postes de direction à la tête du parti et sa candidature est connue depuis le départ de M.Goyer, au printemps 1978.Quant à M.Desmarais, successeur « désigné » de et par M.Goyer lui-même il y a un mois, il a failli se porter candidat conservateur dans West-mount aux partielles d'octobre dernier.La lutte sera dure.Les deux candidats ont des appuis au sein de l’exécutif de l’association et si Mme Taylor jouit de la préférence des jeunes libéraux du comté, M.Desmarais, qui n’est pas du comté, pourra jouir de quelque 1,400 nouveaux membres (sur quelque 3.000) de l’association.Demain après-midi, par ailleurs le député malheureux de Hoehelaga, M.Jacques Lavoie, rencontre l’organisateur en chef du Parti libéral pour le Québec, M.André Ouéllet.Élu comme conservateur en 1975, M.Lavoie est passé aux libéraux en juin 1978, mais som comté ne fait plus partie de la nouvelle carte électorale: le comté de Sainte-Marie en a récupéré la plus grande partie.M.Lavoie voulait s’y présenter, mais c’est M.Jean-Claude Malépart qui sera le candidat libéral officiel, lors de l’assemblée de mise en candidature qui aura lieu dimanche.M.Lavoie s’était promis de s’y porter candidat tout de même, comme libéral indépendant.Mais il est peu probable que les stratèges libéraux acceptent l’hypothèse d’une répartition pareille du vote libéral, qui pourrait jouer facilement en faveur de l’adversaire conservateur, M.André Payette.Surtout quand on songe que ce comté conservateur en 1968 était remporté de justesse par les libéraux en 1972 (majorité de 119 voix) et en 1974 (par 398 voix).Que décidera M.André, Ouellet aujourd'hui?Certes, le député Lavoie pourrait se voir offrir un poste autre que de député.ou peut-être le comté de Bourassa, où il ne semble pas que le député libéral sortant, M.Jacques L.Tru-del doive se représenter.L’assemblée de nomination n’a toujours pas été fixée dans Bourassa.Et plus on en parle à qui de droit, plus l’affaire apparaît comme mystère et boule de gomme.SAGESSE OU ENNUI.«Le Saint Suaire» | Plus de 3'/s millions de per-sonnes sont allées voir le ® SAINT SUAIRE de Jésus- §| Christ exposé dans la cathé- $§ drale de Turin durant l'été.Des experts dans toutes les Zi sciences l'ont examiné du- |ï rant 5 jours.Depuis, on a Si donné au SAINT SUAIRE 1 l'épithète: "La preuve scien- || tilique de la Résurrection de i;| Jésus-Christ.” On ne peut plus douter sérieusement de || son authenticité.Pour taire connaître davantage (carême.Vendredi-Saint.cathéchèse.méditation) cette merveilleuse réplique que nous a laissée de lui-même le Seigneur Jésus, procurez-vous un diaporama en couleurs avec cassette et guide (36 x 24 mm $32.50; 24 X 18 mm $21 50) ainsi que le livret qui répond à bien des questions: "Le saint Suaire du Crucifié" $375.Si vous comprenez suffisamment l'anglais le volume "The Way of the Cross in the Light of the Holy Shroud" $7.00.Disponibles A: Lea films Don Bosco, 135, rue Don Bosco, Sherbrooke, Oué.J1L1ES (569-2222) ou Éditions Paulines, Montréal A Sherbrooke.C'est bien connu, en pleine campagne, les journalistes consacrent autant de temps ds’inter-viouer les uns les autres qu’à poser des questions aux électeurs ou aux candidats.On peut difficilement leur en vouloir.L’itinéraire des chefs est fonction avant tout des modes de transport.Naguère le train, la visite des chefs-lieux bucoliques, des campagnes électorales d la limonade, pour tout dire.Aujourd’hui, les chefs parcourent le pays d la vitesse des jets nolisés d grands frais.C’est ainsi que les journalistes passent plus de temps entre les hdtels et les aérogares qu’ils peuvent en consacrer d écouter les discours.Quant d écouter les doléances des électeurs, c’est peine perdue: Tatuon n’attend pas, et l’autocar qui vous ramène d l’avion non plus.La situation ne manque pas d’ironie.A une époque où les moyens de communication ont atteint une souplesse et une rapidité insoupçonnée il y a vingt ans, les journalistes, plus que jamais, exercent leur métier en circuit fermé.Fatale- ment, ils se replient sur leurs collègues.Les plus jeunes avancent les hypothèses les plus savantes et les plus risquées.Les plus vieux dans le métier, on les reconnaît aussitôt d la façon dont ils n'osent plus prévoir l’issue d’une campagne.Sagesse ou ennui?Cela donne des échanges comme celui-ci, par exemple.Un collègue de l’Ouest vous demandera: « Et les créditistes, ont-ils de bonnes chances?» Le jeune journaliste répondra en déclinant chacun des comtés qu’ils tiennent déjà et ceux que les libéraux risquent de perdre.Le vieux journaliste, coupable d’avoir enterré le Crédit social de campagne en campagne, se contentera d’un conseil: « Il ne faut pas sous-estimer les créditistes ».Mais vous avouerez que cela ne fait pas une grosse manchette.Quelques jours d peine après le début de la campagne, donc, les journalistes qui suivent M.Trudeau — ils étaient une cinquantaine hier à Montréal — se sont suffisamment interrogés et contre-interrogés pour dégager un thème dans la campagne.« Trudeau fait campagne sur le dos des provinces ».C’est intéressant en soi, mais ce qui intéresse les journalistes davantage, c’est: va-t-il ainsi passer deux mois entiers d faire porter sur la Confédération l’échec du fédéralisme?Cette insistance de M.Trudeau est si manifeste que s’il abandonne ce thème d’ici quelques semaines, c’est son erreur d’avoir trop insisté qui deviendra manifeste, et’ tous les journaux auront alors le réflexe du chroniqueur sportif: première manche, un d zéro pour Trudeau.Mais on peut aussi poser une autre question: « Et les libéraux, ont-ils de bonnes chances?» Le jeune journaliste répondra en déclinant chacun des comtés qu’ils tiennent déjà, et ceux que les créditistes — et les conservateurs — risquent de perdre.Le vieux journaliste, coupable d’avoir enterré les libéraux de campagne en campagne, se contentera d’un conseil: « Il ne faut pas sous-estimer les libéraux ».Sagesse ou ennui?Jean-V.DUFRESNE À votre service.Ce ne sont là que trois mots .mais ajoutés aux Services immobiliers du Trust Royal, ils revêtent une grande importance à l’achat ou à la vente d’une propriété.Si vous désirez acheter une maison, vous serez enchanté du vaste choix que nous vous offrons.De plus, nous sommes en mesure de vous fournir, sur demande, une formule de financement expressément conçue en fonction de vos besoins.Les trois mots en question sont éga- lement importants si vous vendez votre maison.Les contacts que nous suscitons entre vendeur et acheteur ont été couronnés de succès, au cours des années.Et si nos conseils peuvent vous être utiles, téléphonez-nous.Ainsi, que ce soit pour la vente ou l’achat d’une propriété, faites-nous part de vos projets.C’est à ce moment que notre façon d’être “à votre service” se traduira par une relation professionnelle qui ne peut qu’engendrer un climat de confiance .et des résultats probants.IMMEUBLE Trust Royal LENSEIGNE SERVICES IMMOBÏ I LE DEVOIR Le service rétabli pour Pâques Les chauffeurs de Voyageur acceptent les offres à 75% K J Montréal, mardi 3 avril 1979 (par Louis-Gilles Francoeur) — Les 350 chauffeurs d’autobus de la compagnie Voyageur, en grève depuis le 20 décembre, ont accepté hier dans une proportion de 75.1% les dernières offres de leur employeur.En vertu de la nouvelle entente, ils bénéficieront du premier système de rémunération horaire dans le transport par autobus au Canada.Accueilli comme une « importante victoire syndicale », ce règlement accorde aux chauffeurs un salaire de $11 l’heure, lorsqu’ils conduiront leurs véhicules, et de $6 l’heure lorsqu’ils seront en attente.Un employé qui passera sa journée à attendre une affectation ne pourra recevoir moins de $48 par jour et, s’il travaille même un heure, son salaire quotidien sera au minimum, de $58.La compagnie avait offert ces taux la semaine dernière et après une semaine d’étude, le syndicat lui a proposé d’améliorer ses propositions sur les heures 31émentaires et sur la durée du at, qui sera de deux ans.La compagnie a fait siennes ces contre-propositions syndicales et c’est sur cette proposition finale que les chauffeurs se sont prononcés hier à Drummondville.Un porte-parole syndical a indiqué hier à la suite du scrutin que le retour au travail pourrait s’effectuer dès demain ou jeudi si le protocole de retour au travail « ne posait aucun problème ».« A mon avis, le protocole de retour au travail devrait se négocier mardi et les gars seront de retour d’ici une journée ou deux », a-t-il précisé en assurant que les usagers de ce mode de transport en commun retrouveraient les services de Voyageur pour Pâques.Evoquant les poursuites de $800,000 intentées par la compagnie à la suite des incidents survenus à Québec durant le Carnaval, le représentant syndical a prédit « que tout cela sera oublie et bien lave dans le protocole: Ça fait déjà un bon bout de temps que c’est oublié, de toute façon ».Quelque 345 chauffeurs étaient pré sents hier à Drummondville, là même où s’était pris le vote de grève.Les chauffeurs de Voyageur sont affiliés au Syndicat des routiers (Teamsters), lequel n’est plus affilié au mouvement syndical canadien ou à la FTQ.11 policiers retraités poursuivent la CUM par Bernard Merrier ex-poli urbaine de Montréal, qui avaient pris leur retraite depuis le début de la présente année, viennent d’intenter contre celle-ci des poursuites individuelles totalisant $241,833.87.Dans leur requête, les ex-policiers allèguent que la CUM a refusé ou négligé illégalement de leur verser les montants réclamés à titre de bénéfices de maladie, en jours de vacances et en jours fériés.La loi intégrant les forces policières sur le territoire de la CUM, entrée en vigeur le 1er janvier 1972, prévoyait que les jours de maladie accumulés au créait d’un policier, en raison de services rendus à une municipalité, restaient au crédit de celui- ci et que ceux qu’il pouvait accumuler après son transfert à la CUM s'ajoutaient aux précédents.La même loi prévoyait que, lors de sa cessation de service pour la CUM, le policier avait droit au paiement des jours de maladie non utilises au moment de son départ, ces jours lui étant payables sur la base du salaire reçu à cette même date.De plus, la convention collective intervenue entre la CUM et la Fraternité des policiers de la CUM dont les 11 demandeurs étaient membres, contehait des dispositions similaires à celles de la loi ayant précédé l’intégration des forces policières.Les 11 ex-policiers travaillaient tous pour des villes de banlieue.1 L’agent Réjean Tremblay de la police de Saint-Hubert, en banlieue sud de Montréal, a effectué ses rondes hier pour la première fois en compagnie de son épouse, avec l’autorisation de son chef.Cette expérience est menée dans le byt de familiariser les femmes de policiers avec le travail de leur mari.Les femmes ne seront exposées à aucun danger, mais Mme Tremblay est jusqu’à maintenant la seule à avoir accepté l’invitation.(Photo Jacques Grenier) Des patrouilles «conjugales» Dans le cadre d’un programme de sensibilisation des conjoints au travail policier, le Service de police de Saint-Hubert a permi depuis hier aux épouses d’accompagner leur mari en patrouille.En effet, cette expérience originale permettra à une cinquantaine d’épouses d ’accompagner leur mari au cours d’une patrouille de jour et au cours d’une patrouille de soir pendant lesquelles le policier est appelé à effectuer un travail complémentaire aux patrouilles ordinaires.« Nous avons minimisé les ris-ues », déclare M.J.Trudeau, chef du ervice de police, pour qui il n’est pas question que les épouses soient en première ligne au moment d’un appel.Deux policiers seulement peuvent le 9 Si même jour être accompagnés de leur épouse.Cette expérience s’inspire d’un programme mis à l’essai à Los Angeles et dans une petite ville de l’État de New York.A Saint-Hubert, le Service de police compte 110 personnes dont une soixantaine de jeunes policiers ayant quatre ans ou moins d’expérience.Depuis plusieurs mois, un grand intérêt s’était manifesté chez les policiers et leur famille pour un tel programme.Dans le cours des opérations ordinaires de la police municipale, il y a tous les jours deux équipes de policiers en patrouille solitaire qui peuvent se rendre sur les lieux d’un appel après la première intervention des patrouilfeurs réguliers.La présence d’une épouse s’inscrit donc dans le cadre habituel des opérations du service et ne coûtera rien de plus à l’administration municipale.A l’automne, le programme devrait se poursuivre cette fois dans le cadre d'une journée de travail à l’intérieur du poste de police.Parallèlement à cette expérience, le ¦ Service de police mène aussi une opération de sensibilisation auprès du public.Des policiers se proposent de communiquer avec 400 personnes qui ont eu affaire avec la police au cours de l’année afin de recueillir leurs opinions sur la qualité du service.De plus, des policiers rencontreront des corps intermédiaires et des groupes de citoyens dans les quar ters pour discuter avec eux du role de la police dans la municipalité.Seule l’aile droite du F-25 sera reconstituée QUÉBEC (PC) — Seulement l’aile droite de l'appareil F-27 de Quebecair qui s’est écrasé jeudi dernier près de l’aéroport de l’Ancienne-Lorette sera remontée afin d'identifier les pièces qui ont fait défaut au moment du décollage.C’est ce qu’a fait savoir hier M.Charles Roberge, enquêteur du ministère fédéral des Transports, au cours d’une conférence de presse donnée à l’aéroport.Cette reconstitution, a-t-il précisé, se fera en partie à Québec et en partie à Ottawa.M.Roberge a par ailleurs déclaré qu’il comptait beaucoup sur les deux « boites noires » retrouvées dans les débris pour déterminer les circonstances de la tragédie.L'une de ces boîtes contient l’enregistrement des conversations entre les deux pilotes et la seconde renferme diver- décollage, l’angle d’; et de virage de l’appareil, etc.M.Laberge a aussi déclaré qu’il n'y avait pas lieu de croire à un attentat.Les enquêteurs de Quebecair, pour leur part, détermineront au cours des prochaines heures à quand remontait la dernière vérification de l’appareil.Le capitaine Ducap, qui mène l’enquête pour Quebecair, a fait savoir qu’aucune anomalie n'avait été décelée sur l’appareil au cours du vol précèdent.Èn fin de semaine, on a terminé le transport des débris dans un hangar de Transports-Canada, à l’aéroport de Québec.Hier, on a passé le terrain au peigne fin pour récupérer toutes les pièces, ce qui met fin au travail des enquêteurs sur les lieux de la tragédie.Il restera maintenant à reconstituer l’aile droite de l’avion, un travail de longue haleine qui pourrait nécessiter plusieurs mois.• Entre-temps, deux des sept survivants ont regagné leur domicile.Ce sont Adèle Warr et Harold Linton, tous deux membres du comité de négociation de l’Association provinciale des enseignants protestants.Un mandat pour négocier la souveraineté-association 40% des femmes seraient contre, 24% pour par Renée Rowan En dépit du fait que les Québécoises représentent 52% de l’électorat, bien peu de Québécoises (seulement 18.7%) sont intéressées par la politique, beaucoup demeurent indécises dans leurs options et un grand nombre se disent insatisfaites de la façon dont les gouvernements, tant provincial que fédéral, tiennent compte des besoins spécifiques des femmes./-ait» rl’iin o/Aa-a/-InC les résultats sont publiés par la revue féminine Point-Virgule (numéro trois).Cette étude sur « la Québécoise et la politique en 1979 », réalisée sous la supervision de Louise Saint-Pierre (maîtrise en psychologie sociale de l’Université de Montréal), fait ressortir quelques points particulièrement intéressants à la veille des élections et à quelque temps du référendum.Si le référendum sur l’avenir du Québec avait lieu maintenant, demandant un mandat pour négocier la souveraineté-association, 40% des Québécoises s’y opposeraient, 24.6% y consentiraient, tandis que 35.4% des femmes seraient indécises, ce qui constitue un accroissement important du taux d’indécision depuis [’automne dernier.Par rapport au dernier sondage de 1TQOP effectué pour l’hebdomadaire Dimanche-matin, en septembre, on remarque un accroissement des « oui » (de 12.5% à 24.6%), une diminution des « non » (de 68.3% à 40%) et un accroissement des indécises (19.2% à 35.4%).Les Québécoises anglophones s’opposent majoritairement a un mandat pour négocier la souveraineté-association (60.7%); les francophones s’y opposent dans une proportion de 37.4%.A signaler: les indécises sont surtout des francophones (37.2%).Ce sont principalement les femmes de 18 à 34 ans qui sont le plus en faveur d’accorder un mandat alors que c’est l’inverse chez les femmes de plus de 35 ans.Les femmes qui travaillent dans un bureau sont contre le mandat de négocier la souveraineté-association (53.3%).A la question « si des élections fédérales avaient lieu demain dans l’ensemble du Canada, pour quel parti voteriez-vous », les Québécoises ont opté surtout pour le Parti libéral (46%) alors que le Parti conservateur n’obtient que 13% des intentions de vote.Il faut noter la faiblesse du NPD avec seulement 2.5%.Plus on est scolarisé, plus on est favorable au Parti libéral alors que le Parti conservateur recrute majoritairement ses intentions de vote chez les femmes qui ont de sept à douze ans de scolarité.De façon générale, la majorité des Québécoises (54.5%) se disent satisfaites du gouvernement Trudeau alors que 34.6% s’en disent insatisfaites.On trouve plus de femmes anglophones satisfaites (65.5%) du gouvernement Trudeau que de femmes francophones (54.1%).Quant à la popularité des chefs, 47.4% des Québécoises sont d’avis que M.Trudeau est de beaucoup le plus apte des quatre chefs de partis politiques fédéraux à diriger le Canada: Joe Clark suit loin derrière avec 9.8% et M.Ed.Broadbent avec 1.1%.Près de 42% des femmes ont refusé de se prononcer sur ce sujet.Près de la moitié des Québécoises (49.4%) sont favorables au fédéralisme renouvelé alors que 18.9% sont défavorables: là encore, 31.7% des femmes refusent de se prononcer.Le fédéralisme renouvelé a perdu quelques points chez P?,n, les femmes depuis six mois.Par contre, 46.9% des Québécoises sont défavorables au maintien du fédéralisme tel qu’il existe actuellement; 25.6% sont favorables contrairement à 28.9% à l’automne 1978.Les francophones comme les anglophones sont, dans les mêmes portions, contre le maintien du lisme actuel.Sur la scène provinciale, le Parti québécois est légèrement en avance sur le Parti libéral: 31.8% se disant en faveur du Parti québécois et 28% favorisent le Parti libéral.On remarque, par ailleurs,, que parmi les Québécoises francophones, 36.3% sont d’avis que René Lévesque est plus apte que Claude Ryan (21.7%) à diriger le Québec.Chez les anglophones, seulement 11.9% favorisent M.Lévesque les pro-fédéra- alors que 52.2% optent pour M.Ryan.Plus on est jeune, plus on opte pour M.Lévesque alors que M.Ryan est davantage favorisé par les femmes âgées.Plus on est scolarisé, plus on favorise M.Lévesque.M.Ryan, quant à lui, trouve une faveur égale quel que soit le niveau de scolarité des femmes.Excepté le premier ministre c’est Jacques Parizeau et Lise Payette qui sont les ministres les plus populaires auprès des Québécoises.Sept Québécoises sur dix affirment qu’aucun parti politique, tant fédéral que provincial, n’a de véritable considération pour les problèmes spécifiques des femmes: 57.3% affirment que les gouvernements nè se soucient d’elles qu’un période électorale.Une grande majorité des femmes (61.3%) estiment important qu’il y ait plus de femmes députés, même qu’il devrait y avoir autant de femmes que d’hommes (71.1%) compte tenu que les femmes représentent la moitié de la société.Mentionnons en terminant que 71.8% des femmes disent « oui » à la création d’un ministère de la Condition féminine pour améliorer la situation des Québécoises.Par contre, d’une façon générale, la Québécoise ne participe que faiblement à la vie sociale de son milieu.Plus de 85% d’entre elles ne sont impliquées dans aucun groupe, aucune organisation.COURS DE LECTURE RAPIDE • Gagnez du temps • Lisez 3 à 10 fois plus vite avec une bonne compréhension • Améliorez votre mémoire • Facilitez vos études et vos recherches Un soir par semaine — 8 semaines PRIX ÉTUDIANT Début des prochains cours Avril - mai À proximité des universités Renseignements, inscriptions: Centre de lecture rapide Permis cult, pers MEQ 389 525 MONTRÉAL: QUÉBEC: 681-4545 872-8247 La CTCUM suspend 10 chauffeurs d’autobus La CTCUM a suspendu « indéfiniment » hier ses dix chauffeurs d’autobus, qui font la liaison entre le centre-ville et les aéroports de Dorval et de Mirabel, parce que ces derniers refusaient de percevoir les frais de ces voyages à bon! de leurs véhicules.Les chauffeurs voulaient que cette tâche soit réservée aux agents-vendeurs, qui font partie du même syndicat.Ces suspensions, qui ont eu pour effet d’interrompre les services d’autobus de la CTCUM aux deux aéroports, pourraient toutefois être levées dès ce matin si l’exécutif du syndicat des chauffeurs entérinait la proposition qui lui a été faite en fin d’après-midi hier par les représentants patronaux.La CTCUM, en effet, a offert aux chauf- feurs de les autoriser à laisser tous les passagers à l'extérieur pour qu’ils puissent vérifier s’ils ont acquitte leur passage lorsqu’ils montent dans l’autobus.Les chauffeurs de leur côté se plaignaient des nombreuses erreurs occasionnées par le système en vigueur jusqu’ici, qui leur permettait de vendre des billets tout comme les agents-vendeurs.Les passagers montaient dès leur arrivée dans l’autobus et les chauffeurs devaient vérifier après coup si les passagers avaient payé.Le directeur des opérations de la CTCUM, M.Guy Blain, a déclaré hier que sa proposition devrait normalement satisfaire les chauffeurs et qu’il était prêt à les reprendre tous ce matin.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SPÉCIALE des étudiants (es) de l’UQAM Ordre du jour: 1-Conflit du SCCUQ 2- Entente quadripartite 3- Financement de rAGEUQAM 4- Varia * MARDI, 3 AVRIL 1979 À13 H 00 A LA GRANDE SALLE (NO 1) DU THÉÂTRE SAINT-DENIS (1594 ST-DENIS) N.B.Carte d’étudiant de l'UQAM ou bulletin d'inscription requis.—• AQEUQARA — A 9 h débute à l'hôtel Loews Le Concorde de Québec un colloque sur l'avenir des PME québécoises organise par Infotran.¦ A 10 h 50, leurs excellences le gouverneur général et Mme Schreyer sont reçus à l’hôtel de ville de Montréal par M.Jean Drapeau.La visite de M.Schreyer à Montréal l’amènera dans l'après-midi au Parc olympique, à Terre des hommes et enfin au concert, Place des Arts.¦ A 12 h, au salon « Le Vieux Montréal », au 1080 de la côte du Beaver Hall, le ministre fédéral de l'Expansion éconmique, M.Robert Andras, prendra la parole devant les membres du Bureau de commerce de Montréal.¦ A 13 h, au théâtre Saint-Denis, salle l'assemblée générale des étudiants et étudiantes de l'UQAM.A l'ordre du jour: conflits chargés de cours, entente quadripartite, financement de l'AGEUDAM.¦ A 13 h 30, à l’auditorium de la banque Royale, 1 place Ville-Marie, le juge Réjane Colas et Me Emile Colas prononceront une causerie intitulée: « Une sagesse pour la famille ».¦ A 19 h 30.au sous-sol de l'église Sainte-Marthe (angle Gouin et 14e Avenue), l'Association des petits propriétaires de Rivière-des-Prairies invite tous les propriétaires de cette municipalité à une réunion.On y traitera du fardeau fiscal des propriétaires.¦ A 19 h 30, à l’hôtel Ramada Inn, 1005 rue Guy, la Société de recherche en orientation humaine tient une conférence-débat sur le thème: « La compétence de l'adulte vis-à-vis de l’enfant ».Droits d'entrée.¦ A 20 h.à la salle H425 de l'université Concordia.1455 boulevard de Maisonneuve, projection de » Rumetek, » documentaire unique sur les danses et rituels tantriques du Tibet.¦ A 20 h, à la salle K-0215 du pavillon 3200, rue Jean-Brillant, conférence de M.Paul Zumthor intitulée « Poétique de la voix: les traditions orales », organisée par la Société de philosophie de l'Université de Montréal.¦ A 20 h, au Café-rencontre d’Ahuntsic, au 10515 rue Esplanade, M.Yves LeCorff parlera d'horticulture.¦ Les centres permanents de la Croix-Rouge, boulevard Dorchester ouest et rue Sherbrooke est, sont ouverts respectivement de 8 h 30 à 16 h et de 13 h à 20 h 30.jusqu'à jeudi.Vendredi, ils seront fermés n y aura collecte de sang aujourd'hui à l'édifice du CN, 935 rue de la Gauchetière ouest, au 1er étage de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h.Le RCM somme Drapeau de publier les documents sur le chantier olympique Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) estime que le maire de Montréal a l’obligation de rendre publics tous les documents pertinents au enantier S que que lui demande la commis-alouf.« Le RCM somme l’administration Drapeau de rendre public l’ensemble des documents qui touchent les contrats qu’elle a eus avec la firme Regis Trudeau et Associés (RTA).Son refus de le faire à la demande la commission Malouf prive les Montréalais des clarifications qui s'imposent suite à des transactions secrètes dont tout ce que l’on ait est qu’elles ont déjà coûté $5.7 miUions », affirme un communiqué du RCM.La semaine dernière, les avocats de la Ville de Montréal ont invoqué le secret professionnel pour s’opposer au dépôt devant la commission Malouf, de plusieurs documents ayant trait aux rapports contractuels entre la firme RTA et la ville.Cette firme devait réaliser des travaux d’ingénierie sur le gros oeuvre du stade et sur le stationnement Viau.Or, en 1975, la ville a dégagé RTA de ses obligations et a i énoncé a tous ses recours.Le RCM, soulignant que la firme RTA a versé une contribution de $10,000 au Parti civique et a été mêlé à la construction de la résidence de l’anden président du comité exécutif, M.Gérard Niding, à Bromont, trouve inacceptable l’attitude du maire, qui empêche un ancien avocat de la Ville d'apporter son témoignage.Les mouvements nationaux dans les pays industrialisés PAYS: Angleterre, Australie, Belgique, Canada, Espagne, France, Japon, Nouvelle-Zélande.THÈMES: Nationalisme, alliances de classes et mouvements nationaux: théorie de la question nationale.COLLOQUE: Organisé par les départements d’histoire, de sciences politiques et de sociologie de l'UQAM, les 4,5 et 6 avril.ENDROIT: Pavillon Lafontaine 1301 est, rue Sherbrooke Si grève à l’UQAM 1212 rue Panet INSCRIPTION: sur place à partir de midi le 4 avril.Frais; $5.00; étudiants; $2.00 4 B Le Devoir, mardi 3 avril 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa Red acteur en chef le 10 janvier 1910 MichelRoy Rédacteurs en chef adjoints.Directeur de l'information: Trésorier Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Le choc nucléaire CE qui frappe d'abord dans l’accident de Three Mile Island, ce n’est pas qu’une défaillance* se soit produite dans la centrale nucléaire, ni même que les systèmes de sécurité, réputés infaillibles, aient commencé de faillir à leur tour.C’est plutôt que les experts se soient montrés dépassés par la « crise » complexe et inédite à laquelle ils ont été ‘affrontés, et que les autorités publiques aient dû impoviser des évacuations massives de population.Aussi la question qui va se poser avec plus d’actualité dans le public va-t-elle prendre sa vraie dimension.Il ne s’agit plus de savoir si des défaillances techniques et humaines peuvent survenir, nous le savions déjà, et nous le saurons désormais avec plus de vivacité.Il s’agit plutôt d’établir si, en raison des risques considérables et irréparables qu’un accident nucléaire fait courir, il est encore souhaitable de voir dans cette source d’énergie l’un des grands moyens de produire de l’electricité.Les barrages hydro-électriques ne sont pas davantage que les centrales nucléaires à l’abri de tout accident; bien au contraire: ils le sont moins.Des barrages qui se rompent, cela est arrivé ailleurs et pourrait se produire chez nous, malgré l’impression de force et d’assurance qui se dégagent de grands ouvrages comme ceux de l’Hydro-Québec.Mais un accident de cette nature, si grave soit-il, reste limité dans le temps et quant au territoire sinistré.On ne saurait en dire autant d’une éruption de radiation pouvant frapper une région pour des décennies et, au hasard des conditions atmosphériques, porter la mort au-delà des frontières ¦ Depuis la découverte de l’énergie nucléaire, les pouvoirs publics ont joué un rôle déterminant dans son utilisation, militaire d’abord, puis économique.Mais cette industrie a conservé de ses origines un caractère de secret qui, encore aujourd’hui, empêche le public et les élus d’en mesurer les coûts, les risques et les conséquences de tous ordres dans l’avenir.C’est ainsi que sous prétexte que l’atome était vital à la « sécurité nationale », le gouvernement fédéral en a pris chez nous le monopole.Mais depuis, le voile du secret d’Etat empêche, non plus les Soviétiques d’obtenir des informations à incidence militaire, mais les citoyens d’ici de savoir combien leur coûte cette industrie.Il en est résulté, entre le gouvernement, les experts et les entreprises intéressées par ce lucratif marché, une habitude de discrétion au’il faut aujourd’hui briser, tant en raison es risques graves que cette énergie fait courir à la santé publique qu’à cause des coûts fantastiques engagés dans cette orientation de développement énergétique et économique.Ce n’était pas des intérêts en place qu’il fallait attendre sens critique et modération.Bien au contraire, les milieux intéressés ont poussé leurs exigences, leurs ambitions et leurs « calculs » le plus loin possible.Il est devenu urgent de s’assurer désormais d’expertises indépendantes.Ne nous y trompons pas: le nom de ce jeu ne s’appelle pas d abord connaissance scientifique, ni meme sécurité énergétique, mais bien pouvoir et profit économiques.Les forces qui poussent à la dépense et aux risques dans ce domaine-là ne sont pas d’une nature différente de celles qui, ailleurs, poussent à la pollution, au gaspillage des ressources (même non renouvelables) et aux risques de tous genres.Dans cette industrie plus que dans d’autres, hommes de science, universitaires et autres gens de grande réputation ont donné une crédibilité qui n’aura montré que bien tard des signes de faiblesse.Le processus étant profondément engagé, maigre la virulence des groupes opposés a fé-nergie nucléaire, les installations en place ne vont pas être fermées, si fort ait été le choc de l’accident de Pennsylvanie.Des mesures plus sévères seront prises ou à tout le moins « annoncées » pour calmer l’opinion publique.Aussi, il faudra désormais plus de temps, plus de contrôles avant que d’autres centrales reçoivent l’autorisation de s’implanter.Des batailles de plus en plus vives opposeront les populations aux promoteurs.En sorte que les centrales, construites de plus en plus loin des agglomérations urbaines, coûteront de plus en plus cher en moyens de transport.Il n’est pas arrivé l’âge d’or de l’énergie inépuisable et peu dispendieuse.Comme les autres sources d’électricité ont été sousestimées ou négligées, notamment en raison du « gain » nucléaire, c’est encore le pétrole, le charbon et le gaz qui vont reprendre de l’importance.Au prix qu’il faut payer le pétrole, la pression ne va pas se relâcher sur l’économie des pays industrialisés.Il va falloir que ceux-ci trouvent ailleurs la marge de moanoeuvre et de sécurité dont ils pensaient s’être assurés avec l’énergie nucléaire.Cette dure échéance, masquée par les promoteurs nucléaires, trouve un public bien mal préparé aux changements.Malgré les slognas mis à la mode par les gouvernements et certaines entreprises, le gaspillage Erivé et public des ressources continue de plus elle.Instructif est l’exemple de Three Mile Island.À moins qu’une pareille menace ne soit à la fois imminente et totale, rien ne bouge, ni en bas ni en haut.Ainsi entre des emplois immédiats à Gentilly et les risques « lointains » qu’un accident nucléaire ne frappe la population de la région, les gens de Trois-Rivieres et de Bécancour ont fait leur choix.Ils veulent du travail et du développement.Ils ne sont pas prêts, ni eux ni la plupart des gens des sociétés industrielles, à modifier leur niveau de vie et les modes de consommations mises en valeur depuis trente ans.Or comme il est inévitable que des accidents comme celui de Pennsylvanie, et même de plus graves, se produisent, nous vivrons le curieux paradoxe d’être l’un de ces pays riches où la peur sera revenue, plus répandue qu’au temps de le « dépression ».¦ Que faire?À quoi peut-il bien servir de renoncer ici au nucléaire si, à côté, les centrales, infaillibles ou non, poussent partout?Comme les ogives des missiles, les nuages radio-actifs ne connaissent pas de frontière.Les pays « prudents » sont à cet égard à la merci de ceux qui le sont moins.Voilà qui repose avec plus d’acuité le problème du contrôle international de ces sources d’énergie.Plus près de nous, reste tout aussi sérieusement posée la question du contrôle politique sur les développements nucléaires.Ce contrôle n’existe guère ni quant aux aspects techniques et sécuritaires, en raison du secret qui entoure toujours l'utilisation de l’atome, ni surtout quant aux prises de décisions elles-mêmes, qui ont largement échappé à tout débat véritable jusqu’à maintenant.Cet exemple n’est pas le seul, mais il illustre de façon frappante les risques auxquels une population s’expose quand la « science » et la « sécurité nationale » la vouent à l’ignorance et à l’obéissance aveugle.Jean-Claude LECLERC IttMHMIII Les langues officielles et les tribunaux par Rubert Décary Décidément, il est peu de domaines où les lois soient si mal faites, les droits si mal définis et les tribunaux, par conséquent, si injustement embarrassés, que dans le domaine des lan-' gués officielles.Il semble que plus on légifère, en ce domaine, au niveau des principes, plus on se heurte à des difficultés d’ordre pratique, quand elles ne sont pas seulement d’ordre politique.À compter du moment où une langue devient officielle ou à compter du moment où le droit de faire usage d’une langue est reconnu, il devient difficile, voire impossible de prévoir toutes et chacune des répercussions que cela entraîne dans la vie quotidienne des individus, de la société et des gouvernements.Qui aurait cru, par exemple^ que les témoins se voient reconnaître, en cour, plus de droits que les parties à l’action, les avocats et les juges?Et que nos lois prennent à peu près pour acquis que tout le monde, a l’exception des témoins, qui participe à un procès civil, comprend les deux langues officielles du pays?Cette conclusion étonnante est pourtant celle à laquelle en est arrivée, après analyse des lois actuelles, la Cour d'appel du Québec (1).Un avocat de langue française demandait l’autorisation d’interroger en français un témoin de langue anglaise, et souhaitait, en son nom personnel et au nom de son client qui ne comprenait pas l’anglais, que les réponses de ce témoin soient traduites en français.La Cour consentit à ce que l’avocat pose ses questions en français et à ce qu’un interprète les traduise au témoin, le tout aux frais de la partie qui perdrait la cause.Mais la Cour deciaa aussi que, si l’avocat et son client voulaient que soient traduites en français les réponses du témoin, il leur appartenait de prendre, à leurs propres frais, les arrangements nécessaires.Il n’existerait, en effet, « aucun précédent à l’appui du droit qu’auraient les proposés a l’administration de la justice ou les avocats, à des interprètes lorsqu’on fait usage, dans une instance civile, d’une des deux langues reconnues à l'article 133 de l’Acte constitutionnel ».En d’autres termes, le témoin aurait un droit — c’est quand même la moindre des choses que de permettre à un témoin de comprendre les questions qu’on lui pose et d’y répondre dans sa langue! — là où les parties et les avocats n’auraient qu’un privilège — celui de comprendre ce que le témoin a répondu — que le tribunal, dans sa discrétion, peut leur refuser ou leur consentir, à charge, dans ce dernier cas, d'assumer ou non les frais de la traduction.Une revue des lois pertinentes, tant au niveau fédéral (Loi sur les langues officielles.Déclaration canadienne des droits, Code criminel) qu’au niveau provincial (Charte de la langue française, Charte des droits et libertés de la personne, Code de procédure), et sans oublier l’article 133 de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, révèle qu effectivement le législateur, en matière civile, s’est principalement* préoccupé du droit des individus d’utiliser, en cour, la langue officielle de leur choix, et qu’il a laissé plus ou moins en veilleuse leur droit de comprendre ce qui se passait dans l’autre langue officielle.Si l’on comprend aisément qu’un té-moia n’ait généralement pas intérêt à ce qu'on lui traduise autre chose que la question qu’on lui pose, on comprend moins bien que les parties au procès et leurs procureurs — et, qui sait, le juge — ne puissent exiger que ce qui se dit soit traduit, au niveau fédéral.dans la langue officielle de leur choix, et au niveau provincial, en français, et que les frais de cette traduction soient payés par l’État ou, tout au moins, par la partie qui perdra la cause.On pourrait prétendre qu’une interprétation plus libérale des lois actuelles permettrait d’en arriver à reconnaître ce droit à la traduction.Ainsi, au niveau provincial, la Charte de la langue française, lorsqu’elle énonce que « le français est la langue de la justice au Québec », ne rêconnaitrait-elle pas implicitement le droit d'exiger que tout le procès se déroule en français ou soit tout au moins traduit en français à la demande d'une partie?Mais si tel est le cas, pourquoi ne pas le dire expressément?Et au niveau fédéral, la Déclaration des droits, en consacrant « le droit de l’individu à l’égalité devant la loi » et en précisant que « nulle loi du Canada ne doit s’interpréter comme.privant une personne du droit à l’assistance d’un interprète dans des procédures où elle est mise en cause ou est partie ou témoin., si elle ne comprend ou ne parle pas la langue dans laquelle se déroulent les procédures », ne reconnaitrait-elle pas, elle aussi, le droit d’exiger que tout ce qui se passe soit traduit dans la langue de son choix?Mais si tel était le cas, comment expliquer que le Parlement ait décidé, dans sa Loi sur les langues officielles, qu’une partie à une cause n’a droit aux services d’interprétation que si les procédures sont conduites dans la région de la capitale nationale (ou dans des districts bilingues qui n’ont jamais vu le jour)?En toute justice pour les tribunaux, il faut reconnaître que le législateur ne pèche pas par excès de clarté et qu’il préfère plutôt se cantonner dans une ambiguité qui laisse libre cours à toutes les interprétations.Pourtant, sur le plan politique, il est étonnant que le législateur accepte le fait qu’un Québécois francophone, qui veut comprendre ce qui se dit en anglais dans un procès où il est partie, ou avocat, ou même juge, puisse être contraint à payer lui-même les frais de la traduction.A compter du moment où le français est la langue officielle du Québec, ne devrait-on pas, au niveau provincial tout au moins, cesser de présumer du bilinguisme des Québécois francophones et ne devrait-on pas dire clairement, dans une loi, que ce qui se dit en anglais, devant un tribunal, devra, à la demande d’une partie, d’un avocat ou d’un juge, être traduit, aux frais de l’État, en français?Il ne faut certes pas, dans le domaine légal, encourager l’unilin-guisme français des avocats et des juges: notre système de droit fait tellement appel au common law qu’on conçoit mal qu’un avocat ou un juge compétent ne puisse au moins lire convenablement l’anglais.Mais ce n’est pas une raison de ne pas respecter l’unilinguisme français des parties elles-mêmes.Ce n’est pas non plus une raison de pénaliser l’avocat ou le juge francophone qui serait plus à l’aise dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare.Il ne s’agirait pas, ce faisant, ae porter atteinte aux droits linguistiques de minorités.Il s’agirait simplement de reconnaître les droits linguistiques d’une majorité.H) Ferncraft Leather Inc.c.Roll, Harris & Al.Cour d'appel, district de Montréal, 2 mars 1979.no 09-001270-784.114AM M B FiMI 4 Des anglophones souverainistes par Franck W.Remiggi Membre du Comité anglophone pour la souveraineté-association (CASA), l’auteur est professeur de géographie à l’UQAM et professeur invité au Centre d’études canadiennes-françaises de l'Université McGill.Lors d’une conférence de presse tenue à Montréal le 21 mars dernier, les Québécois apprenaient la formation du Comité anglophone pour la souveraineté-association (CASA).Qui fait partie de cette nouvelle organisation et pourquoi a-t-elle été créée?Pourquoi lancer un autre comité référendaire quand il semble y en avoir surplus au Québec à l’heure actuelle?Au moment de sa fondation, le CASA regroupait une soixantaine d'anglophones de professions et de milieux différents, tous convaincus que l’option péquiste de souveraineté-association est la seule solution valable à la présente impasse constitutionnelle.La CASA est d’avis que « tous les Québécois, et finalement tous les Canadiens, ne pourront que bé-nificier d’un nouvel arrangement constitutionnel qui reconnaîtra, d’une part, la souveraineté du Québec et qui rendra possible, d’autre part, une association économique véritable entre deux nations ».Même s’il est plus qu’évident que la souveraineté-association touche tous les Québécois également, il semble bien que la majorité des anglophones du Québec, jusqu’à présent, ne se soient pas vraiment impliqués dans ce débat. lire les journaux et à écouter les médias de langue anglaise, on ne peut qu’avoir l’impression claire et nette que les Québécois anglophones sont tous catégoriquement contre la souveraineté-association.Comment peut-on être anglophone sans être fédéraliste, croit-on! En plus d’appuyer la souveraineté-association.c’est cette dichotomie ethnopolitique (le francophone souverainiste versus l’anglophone fédéraliste) qui a incite les membres-fondateurs du CASA à se regrouper formellement et publiquement.Il faut à tout prix cesser de catégoriser les options politiques qui nous sont présen- tées selon notre langue et notre culture.pour des raisons qui devraient être évidentes à tous les Québécois.Dans le communiqué remis à la presse à l’occasion de son lancement, le CASA affirmait que « lors du référendum, nous devrons voter sur le bien-fondé de la souverainete-association et non en raison de nos origines et de nos appartenances linguistiques ou culturelles.Par conséquent, tout comme certains francophones qui ont déjà opté pour le fédéralisme, les anglophones se doivent de considérer la souveraineté-association comme une option qui mérite leur attention ».L’objectif principal du CASA est d'informer les Québécois de langue anglaise et de tenter de leur faire valoir la souveraineté-association.En tant qu’anglophones vivant et travaillant au sein même de la population anglophone, les membres du CASA auront peut-être davantage l’occasion que les groupes francophones de s’approcher de leurs confrères de langue et de les sensibiliser aux bienfaits de la souveraineté-association.Selon le CASA, il est également important que les francophones recon- naissent la diversité culturelle, économique et politique de la population anglophone — une population qui, soit dit en passant, regroupe une série de communautés ethniques et sociales très distinctes (e.g.Anglo-saxons protestants, Juifs d’origines diverses, ouvriers de la Pointe-Saint-Charles, classe moyenne du West Island, sans oublier les cultivateurs des Cantons de l’Est ou les pêcheurs de la Gaspésie).C’est d’ailleurs à cause de cette grande diversité que le CASA refuse d’etre le porte-parole exclusif des anglophones du Québec, même s’il tentera de sensibiliser le gouvernement du Québec, le Parti québécois et les associations francopnones impliquées dans le débat référendaire aux réalités sociales et culturelles de la population anglophone.A ce sujet, il est a espérer que le CASA, en se prononçant publiquement en faveur ae la souveraineté-association, contribuera à mettre fin à un des mythes politiques québécois les plus tenaces, à savoir, l’appui inconditionnel des anglophones au fédéralisme canadien! Le CASA espère contribuer à une Voir page 6: Anglophones isa ¦ Un cas grave pour l’éthique de l’enseignant A titre de citoyen canadien libre, respectueux des droits de l’homme, j’ai le devoir de joindre ma voix au cri d’alarme sorti de la conscience de M.Maurice Champagne-Gilbert à la suite des propos tenus par M.Foud Saad que l’on a identifié comme professeur au Collège Jean de Bré-beuf.J’ai la conviction que la plupart de ceux qui ont entendu ses propos à rémission radiotélévisée « Ce Soir », le lendemain de la signature du traité de paix Égypto-Israélien à Washington, ont été surpris et indignés d’entendre ce commentateur invité souhaiter l’assassinat du président Sa-date.Ses commentaires ont rapidement atteint un rythme et un ton de violence qui a, submergé son interlocuteur et obligé l’animatrice à interrompre l’émission.Pourtant, cette animatrice et son autre invité ont manifesté une patience d’ange avant de se résoudre à prendre la porte arrière pour vider la place.Le responsable de cette émission ne devait pas être fier de son choix.Admettons cependant que, dans un domaine comme celui-ci, il* est permis de se tromper.Ce qui est grave dans ce malheureux incident, ce n’est pas le fait qu’on ait entendu quelqu’un exprimer des opinions démesurées sur un sujet de brûlante actualité, car nous sommes habitués à ces débordements de langage! Non, ce qui est grave c est qu’un teî personnage soit professeur dans l’une de nos maisons d’enseignement bien cotée du Canada français.Oui, M.Champagne, vous avez cent fois raison! Je partage votre indignation et votre appréhension pour l’avenir de nos enfants.Moi aussi j’ai été un professionnel et un professeur très actif pendant plus d’un demi-siècle et, par surcroît, ie suis père de cinq enfants et de plusieurs petits-enfants.Moi aussi, je me suis toujours efforcé de respecter et de faire respecter les droits humains.C’est pourquoi je tremble devant la réaction stupéfiante et inacceptable d’un enseignant du Quebec à l’égard de la personne du Président Sadate.Nos étudiants québécois ont droit à un certain respect de leur conscience et à un minimum d’éthique professionnelle de la part de leurs professeurs.En dehors de ce minimum, notre civilisation n’a plus qu’à se regarder mourir.Quelle autre pensée pouvaient avoir nos deux millions d’auditeurs en face d’un enseignant incapable de mesurer l’audace et les graves conséquences de tels propos dans une telle cir- constance?Je m’apprêtais à crier mon indignation quand Le Devoir , du 28 mars m’a apporté la lettre de Monsieur Maurice Champagne-Gilbert, une lettre débordante de saine logique et de grandeur morale.A la fin de votre lettre, Monsieur Champagne, vous lancez un appel et vous souhaitez d'autres réactions dans le sens de la vôtre.Eh bien, en plus de la mienne, je vous transmets la même réaction de la part de tous ceux qui m’entourent et de la vaste majorité silencieuse des gens qui ont du coeur et du respect pour la vie des autres hommes quels qu’ils soient.J’invite aussi la direction, le corps professoral et les étudiants du Collège Jean de Bré-beuf à réentendre et à revoir, à tête reposée, le film de cette émission.En guise de conclusion, je ne trouve rien de mieux à dire que de répéter la claire et nette réflexion finale de M.Champagne: « Souhaiter la mort de Monsieur Sadate est une atteinte à la dignité humaine que l’on tente péniblement de protéger et de promouvoir a travers le monde.Et c’est un appel inacceptable à la violence.» J.C.FAVREAU, m.d.Montréal le 29 mars diplomate vietnamien ¦ L’exclusion d’un C’est dans la plus grande consternation que la communauté vietnamienne apprend la nouvelle du départ précipité d’un diplomate vietnamien par le ministère des Affaires extérieures du Canada.Les raisons évoquées par les autorités canadiennes sont que M.Ho Xuan Dich, second secrétaire de l’ambassade du Vietnam, aurait été impliqué dans « des activités incompatibles avec ses fonctions de diplomate et qui l'ont amené à fréquenter et à tenter de manipuler des membres de la communauté vietnamienne établie au Canada ».Comme cette décision du gouvernement canadien touche tout particulièrement la communauté vietnamienne, l’Union générale des Vietnamiens au Canada croit de son devoir d’apporter les éclaircissements suivants: — Depuis plus de 10 ans déjà, rÜnion générale des Vietnamiens au Canada tente de promouvoir la solidarité et l’amitié entre le peuple canadien et le peuple du Vietnam, en organisant des actitivtés culturelles, des séances d’informations, des collectes pour aider le peuple vietnamien.M.Ho Xuan Dich a participé à de telles activités publiques aux côtés de représentants des gouvernements canadien et québécois et d’autres représentants du Vietnam.Nous croyons tout à fait légitime d’inviter les représentants de l'ambassade à donner de l’information sur les problèmes du Vietnam et de résoudre certains des problèmes des résidents vietnamiens en ce qui concerne leurs familles.Des milliers de résidents vietnamiens et d’amis du Vietnam peuvent témoigner que les membres de l’ambassade appellent inlassablement à la solidarité et à l’entraide au sein de la communauté vietnamienne, et qu’ils favorisent l’amitié entre notre communauté et le peuple canadien.Nous ne voyons dans ces faits aucune action qui puisse être interprétée comme une menace aux résidents vietnamiens ou à leurs familles.Ces derniers temps, l’indignation de la communauté vietnamienne et des nombreux amis du Vietnam s’est élevée contre l’invasion chinoise au Vietnam; ensemble ils ont manifesté leur sympathie envers le Vietnam et lancé des appels pressants au gouvernement canadien pour qu’il fasse pression sur le gouvernement chinois et l’incite à retirer ses troupes du Vietnam.Alors même que se déroulent ces événements, la mesure prise par le gouvernement canadien contre le représentant du Vietnam n’encourage pas les bonnes relations entre les deux pays, relations que souhaite le peuple canadien et que souhaite tout particulièrement la communauté vietnamienne.C’est pour ces raisons que l’Union générale des Vietnamiens au Canada et ses nombreux amis demandent au gouvernement canadien de montrer plus de bonne volonté dans ses relations avec le Vietnam.Seul un climat de bonnes relations peut aider actuellement la communauté vietnamienne à se sentir plus solidaire avec le peuple canadien.Nous croyons que c’est le désir du peuple canadien de voir l’amitié avec le peuple du Vietnam se développer afin de l’aider à sortir des souffrances infligées par la guerre et des épreuves auxquelles il fait face aujourd’hui.Dr Le Huu PHUNG, président du Comité des conseillers de l’Union générale des Vietnamiens au Canada.Nguyen VAN HUONG, président de l’Union générale des Vietnamiens au Canada.Montréal, 30 mars.¦ Les carances de Montebello (Lettre adressée à M.Jacques-Yvan Morin, ministre de l’Éducation du Québec) Quand un professeur du Cégep Ste-Foy me proposa le « Guide d’analyse et de synt è-se » (pour étudiant) du sommet economique de Monté-bello, préparé par votre ministère, je l’acceptai, non sans scepticisme.Ses couleurs vives rappelaient trop celles des cartons dits « educatifs » distribués par les gouvernements au cours des dernières années.Vous vous souvenez sûrement du « Chevalier de la Prévention contre le monstre de La Carie », ou encore, à votre grand dam et au mien de « Oh! Canada », jeu signé de la main d’un futur animateur de télévision, M.Keith Spei-cer.Votre « projet éducatif relié au sommet économique de Montebello », comme le dénommait votre sous-ministre, M.Jacques Girard, avait le mérite d’éduquer, d’élever l’homme par le développement d’une faculté unique à son espèce: la conscience.Conscience sociale surtout et conscience personnelle aussi.Votre dossier faisait saisir avec acuité le sens dçs mots « concertation », « solidarité » et « interdépendance ».Les discussions entre les multiples instantes socio-économiques du Québec ont fait prendre conscience que le bien-être de tous tient à un minimum de cohérence sociale, à une orientation commune (n’allez pas y lire « communiste »! ) des tendances majeures de la société.En tant qu’électeur, i’ai senti nos représentants politiques bien à leur poste à Montebello, à leur devoir sur le chantier d’un Québec à bâtir.Mais en tant qu’étudiant et membre d’une génération en droit de s’attendre à un projet de société vraiment nouveau, je suis déçu (on se souvient des propos du premier ministre au sujet de l’actuel « contrat social » qu’on ne tenterait pas de changer).Déçu par l’ansence de toute représentation réelle des jeunes qui vivront demain dans le Québec qu’on s’affaire à bâtir au- MAntisioniste ou antisémite?Étudiant à Paris, j’ai souvent mangé au restaurant universitaire juif.On y rencontrait, bien sûr, des juifs mais aussi un grand nombre de non-juifs, en particulier des r \ Les lettres adressées d cette rubrique doivent être signées et comporter de manière lisible, les noms, adresse et numéro de téléphone de l’auteur.Toutefois, l’adresse et le numéro de téléphone ne sont pas destinés d la publication.LE DEVOIR ne peut s'engager d publier toutes les lettres et, en raison des contraintes d'espace, se réserve le droit de les abréger.Les correspondants sont invités d dactylographier leurs textes d double interligne.s___________________________ musulmans, qui, n’ayant pas encore leur restaurant universitaire musulman, trouvaient là ire nourriture conforme à leurs règles religieuses.Ce restaurant est donc ouvert à tous les étudiants.Son nom, restaurant universitaire juif, a poussé des terroristes à y placer une bombe le 27 mars pour protester contre le traité de paix Sadate-Begin.Cette bombe a fait trente-trois blessés dont trois dans un état grave.Faut-il une preuve supplémentaire que les soi-disant anti-sionistes ne sont que des antisémites?Le mouvement québécois contre le racisme, qui devrait s’appeler mouvement arabe pour propager la haine antijuive, va-t-il condamner cet acte flagrant de racisme?t M BAUER Professeur à l’UQAM.Montréal, le 29 mars.jourd’hui.Malgré toute la bonne foi étalée à Montebello, je constate, cher M.Morin, que de tels exercices ne constituent une tribune publique que pour un establishment socioéconomique réfractaire à une remise en question fondamentale des institutions actuelles et surtout, des valeurs qui les soutendent.Les patrons sont condamnés à vivre de profits, les syndicats de socialisme dilué, et les gouvernants, de bonne publicité.On ne dénonce toujours pas le « progrès » et ses faux postulats.On élude les questions trop gênantes de la pollution (reliée à l’industrialisation), des maladies mentales causées par la structure des villes modernes, de l’uniformisation culturelle due à la publicité et à l’impérialisme américain, sans parler de la supercherie du nucléaire.A ce que je sache, les structures socio-économiques sont au service de l’homme et non le contraire.Il s’agit là, M.le ministre, d’un trop mince éventail de questions fondamentales non considérées par les plus influents de ce monde.Mais cela ne signifie pas qu’elles ne seront cruciales pour personne dans l’avenir.Claude TRUDELLE étudiant Québec, le 21 mars 1979 LE DEVOIR est publié par rtmpn-mene Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement, Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin; Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Edition quotidienne: $65.par année; six mois: $36; trois mois: $24.A l'étranger: $70.par année; six mois $38; trois mois: $27 Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne livrée à domicile par porteur $1 50 par semaine Tarif de I a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3361 (lignes groupées) / Le Devoir, mardi 3 avril 1979 L'immigration est un phénomène qui a existé de tout temps: mouvements des individus, des familles et même des populations à la recherche d’une terre pour y vivre et pour s’y installer.Ce mouvement a permis à différents peuples de se rencontrer et de se mêler, d’échanger leur culture, leur technologie, leur science.Nombreux sont les apports dont notre propre civilisation a hérité de ses contacts avec d’autres.Le Québec s’est bâti sur l'immigration Longtemps laissés à la loi du hasard, les mouvements de population se sont vus de plus en plus réglementés par les sociétés en place: d’abord par des pressions morales et sociales, puis, dans la période contemporaine, par des lois.Tout cela au nom de la cohésion et de l’homogénéité sociale.On a vu les excès: sociétés renfermées sur elle-mêmes, qu se jugent autosuffisantes.rejetant les « étrangers », lesquelles se retrouvent vite isolées du reste du monde.C’est oublier que ces sociétés sont souvent elles-mêmes le fruit d’une migration, qu’elles peuvent être appelées dans l’avenir à transiger avec d autres sociétés.C’est aussi nier la liberté de l’homme à tous les niveaux.De plus, n’oublions jamais que le Québec s’est bâti sur l’immigration, et que les seuls autochtones d’ici sont les Amérindiens, un peuple lui-même très mobile.Ceci nous amène à remarquer que les migrations existent à l’intérieur d’un même pays, entre différentes régions, et que les problèmes peuvent souvent être compares.L’immigration représente un apport certain pour le pays qui l’accueille et elle joue des rôles que différentes théories tentent de définir.Rôle économique, ont toute l’étude est loin d’être faite: l’immigration permettrait à des gens, pouvant difficilement vivre dans leur pays, d’aller s’installer là où il seur semble plus facile de gagner leur vie; les pays-hôtes profitent de cet afflux de travailleurs et des forces productives pour exploiter des ressources et se développer plus vite.Socialement, l’immigration permettrait de répartir les populations et de combler les différences démographiques, la différenciation des tissus sociaux et parfois, elle servirait de tampon entre couches sociales antagonistes.Culturellement, elle permettrait à des sociétés et à des civilisations d’échanger et de s’enrichir mutuellement ou, à loccasion, de s’affronter.Dans tous les cas, elle crée une ouverture et un élargissement des horizons.Finalement, la réglementation de l’immigration par les gouvernements lui confère un rôle politique d’importance: l’immigration est devenu un outil de développement et de contrôle dont on me- qu W; Un pays en commun: la solidarité par la Fédération des travailleurs du Québec Pour la première fois dans l’histoire du mouvement syndical québécois, une centrale tient un colloque sur la situation des travailleurs immigrants.Nous publions aujourd’hui une partie du document d’appui que la FTQ a préparé pour ce colloque qui prend fin aujourd’hui à Montréal.Il s’agit du premier chapitre, qui revoit la situation de l’immigration, dans une problématique syndicale.Les sous-titres sont du DEVOIR.sure encore mal toutes les conséquences, mais qui donne le pouvoir de modifier la structure même 'des rapports politiques.:ôté elle permet à ties gens de D’un autre côté < e pen quitter un régime politique qu’ils renient, soit par les procédures normales et régulières, soit en des moments de crise: on parlera alors des réfugiés.Dans quelle perspective le mouvement syndical doit-il aborder l’immigration?Comment le mouvement syndical se définit-il face aux nombreux problèmes que soulève l’immigration?La majorité des immigrants sont des travailleurs On doit préciser que la majorité des immigrants sont des travailleurs, soit de 50 à 75% ; seule la catégorie des « parrainés » (voir annexe I) montre une proportion plus faible de travailleurs, mais ce fait peut s’expliquer par l’âge plus élevé de cette categorie.Il s’agit donc de gens que nous allons retrouver dans nos milieux de travail.Il est clair que les travailleurs sont le fondement de tout développement économique, et qu’à ce titre les travailleurs et travailleuses immigrants contribuent à l’enrichissement de la collectivité.Cependant, on a trop souvent utilisé les immigrants comme un « réservoir » permettant au pouvoir économique, au gré des politiques de robinet ouvert ou fermé, d'entretenir un véritable « trafic » de main-d’oeuvre que certains pourraient utiliser contre le mouvement ouvrier.On tente de créer deux catégories de travailleurs; on fait circuler des préjugés et on divise de par le fait meme la classe ouvrière.Mais il faut voir à qui profitent ces préjugés.Or, il faut savoir que notre système economique fonctionne sur la concurrence des emplois et qu’il redoute le plein emploi car ce serait accorder, dit- on, trop de force aux salariés et on a tout intérêt à maintenir les revendications au plus bas niveau possible.Il est temps d’identifier les vrais responsables.Ce ne sont pas les immigrants qui nuisent aux travailleurs, c’est notre système économique et ceux qui le dirigent.Ce sont ceux qui contrôlent l’immigration et qui font venir ici des travailleurs sous des représentations qui ne sont pas toujours exactes, en tout cas jamais complètes.C’est notre propre système économique qui ne peut absorber (es jeunes qui débouchent sur le marché du travail, et qui n’a pas encore résolu de multiples contradictions.Nous devons affirmer clairement ici notre position: La FTQ déclare qu’un travailleur, immigrant ou québécois de’ souche récente, partage avec nous la même condition: nous sommes tous des travailleurs, nous avons des intérêts communs et des droits égaux.En effet, le syndicalisme s’est toujours efforcé de rejeter tout ce qui pouvait contribuer à diviser la classe ouvrière et, même s’il n’en était pas toujours exempt lui-même, il a toujours combattu les causes de discrimination entre travailleurs.Il se bat pour l’ensemble de la classe ouvrière.Face aux vrais responsables, le mot d’ordre entre les travailleurs de toutes les origines est: SOLIDARITÉ.Divers courants Il y a eu différents courants d’immigration au Québec: les premiers venus étaient invités à titre de « colons » pour aller développer les régions agricoles que l’on disait abondantes au Québec (jusqu’à la fin du XIXe siècle).Fuis vint une période d’immigration très restreinte jusqu’à la deuxieme guerre mondiale, immigration provenant principalement de l’Europe et surtout des lies britanniques, celle-ci se chiffrant au double de (’immigration française; cette période fut aussi caractérisée par l’émigration importante du Québec vers les États-Unis principalement, créant un solde d’immigration négatif pour la plupart de ces années.Depuis 1946, nous vivons la période moderne de l’immigration.Le Québec a accueilli plus de 850,000 immigrants provenant de différents pays, soit une moyenne annuelle d’environ 27,000.Cependant, depuis 1977 les entrées ont considérablement baissées (19,000 en 1977, approximativement 15,000 en 1978 selon le estimations).Ce fléchissement est surtout attribuable à la conjoncture économique nord-américaine.Ces arrivées sont toutefois compensées par des départs: le recensement de 1971 permet d’établir que 47% des immigrants arrivés entre 1946 et 1971 n’habitaient plus le Québec au moment du recensement, ce qui est signifi- catif de la faible capacité du Québec à retenir sa population immigrante.On peut donc évaluer à près d’un demi-miluon, soit 8% de la population totale du Québec, les membres des minorités ethniques au Québec.Rappelons que 80% des immigrants ont été admis apres 1946, ce qui n’est pas sans avoir de répercussions considérables sur la capacité d’absorption du Québec des nouveaux arrivants.De 1946 à 1961, selon l’origine ethnique, on note que les immigrants proviennent surtout de l’Italie (18%), de la Grande-Breagne (18%), de l’Allemagne (10%), et de la France (8%).En 1962, les pays européens fournissaient 73% des immigrants alors qu’en 1972, ils n’en fournissent que 43%, Ce recul se fait surtout au profit des Antilles, des pays asiatiques et des États-Unis.La FTQ appuie le gouvernement du Québec Le Québec ne s’occupe de son immigration que deupis 1968, année où fut crée, le ministère de l’Immigration du Québec.Auparavant, elle relevait du ministère de la Colonisation (Agriculture, Mines et Pêches.) L’immigration fut toujours, dans son fondement, une politique du fédéral.En effet, même si lrActe de l’Amérique du Nord britannique reconnaît une juridiction concurrente sur l’immigration aux gouvernements fédéral et provinciaux, ces derniers ne peuvent légiférer dans l’état actuel que de façon compatible avec la législation fédérale ou en l’absence de celle-ci.Le fédéral peut légiférer de la façon la plus absolue, sans limitation aucune et sans se préoccuper, sur le plan juridique, des intérêts ou des désirs de tel ou tel État provincial.Il a le pouvoir exclusif de l’admission ou de ( exclusion, des politiques « nationales », des conditions de résidence et, évidemment, de la citoyenneté.De fait, les politiques d’immigration ont toujours rénété les poütiques fédérales: immigration britannique favorisée par des subventions, par exemple.Le Québec est la seule province a voir un ministère de l’Immigration et depuis, sa présence dans ce domaine a amené la conclusion d’accords successifs qui ont contribué à rapatrier ici des pouvoirs en la matière.Le dernier en date est l’accord Couture-Culien (de 1978), qui donne au Québec des droits presque complets sur la sélection des immigrants: pouvoir de réglementer et d'établir des critères, droit de veto du Québec, obligation du Canada à donner une suite favorable même si le candidat ne répond pas aux critères canadiens (sous réserve des normes et exigences statutaires d’admission au Canada), reconnaissance d’agents du Québec à l’etranger, etc.Il s’agit là d’un Une galère bien américaine L’actualité internationale de l’heure, animée de rebondissements inimaginables il y a deux ans ou deux mois, fascine un peu tout le monde.L’Iran isala-misée de l’ayatollah, une Chine démaoï-sée et belliqueuse, relèguent, cependant, dans l’ombre un changement moins spectaculaire, peut-être plus important à long terme.L’affaiblissement, depuis Nixon, du leadership présidentiel américain est en train de modifier en profondeur le jeu des relations internationales.La politique étrangère de nos voisins du Sud, après la flambée des droits de l’homme, apparaît sans moyen d’action réel, enlisée dans de bonnes intentions naïves et incohérentes.Il n’est pas sûr que de fragiles succès au Moyen-Orient permettent de renverser, longtemps, la vapeur.Tout a commencé, en apparence, aux temps de ce que l'on se plaisait à appeler, la présidence impériale de Nixon.Après sa visite historique à Mao, le président se vit littéralement plébicisté pour un second mandat.Cette investiture massive, après la levée de l’hypothèque vietnamienne, faisait enfin espérer au tandem Kissinger-Nixon une véritable liberté d’action au plan international.La guérilla menée depuis 1968 par l’establishment libéral la lui avait toujours refusée.Depuis sut mois pourtant, le ver était dans le fruit.Ce qui sembla d’abord un simple accident de parcours, le cambriolage du uartier général du Parti démocrate au atergate, allait tout gâcher.La suite est bien connue.Jusqu'à la démission de Nixon, les Américains mettraient trois ans à se convaincre, bride par bribe, au cours d'une hallucinante séance de masochisme collectif, de la terrible vérité: le président pouvait se tromper Bien plus, il leur avait menti, solennellement, à plusieurs reprises; il était un homme vulgaire et sans éthique; pour tout dire, presqu’un escroc.Le ciel était tombé sur la tête de l'Amérique.Théodore H.White pouvait écrire qu’était détruit le mythe présidentiel, au coeur du rêve américain.Nixon, déchu, devint le bouc émissaire de la faillite d’un système de valeurs, d’un idéal de liberté et de justice imprégné, depuis Washington, d’une confiance presque religieuse en un archétype du grand homme, le Président.Ce traumatisme collectif explique, en partie, le succès électoral de Jimmy Carter.Issu du Deep South provincial, de cette Bible Belt ou fleurissent encore, dit-on, les bonnes vieilles valeurs américaines, Carter s’est présenté comme l’anti-Nixon.Resurgit avec lui l’image de l’A- par Christian Dufour Avocat, Me Dufour travaille pour le gouvernement du Québec.méricain au sourire bon enfant, un peu gauche, plein de bonne volonté et, surtout, d’honnêteté.Carter allait distribuer des droits de l'homme, comme les Gis du chewing gum.Comme eux, il allait faire aimer la patrie américaine.La Présidence n’est malheureusement plus ce qu’elle était.De par sa nature même, inspiré des théories de Montesquieu sur l’opposition des pouvoirs, le système politique américain confère au chef de l'exécutif des prérogatives beaucoup moins grandes que n’en possèdent, par exemple, les premiers ministres britanniques.L’allure modeste, soigneusement cultivée, de ceux-ci fait oublier leur caractère de dictateurs démocratiques; ils ont, en fait, beaucoup plus de pouvoir que « l’homme le plus puissant au monde » de l’imagerie populaire.Le pouvoir du président, lui, n'est souvent que négatif, le veto.Il doit être confirme, dans la plupart des autres cas, par un Congrès indiscipliné même en temps normal.La présidence a toujours été partiellement, un symbole, l’atout majeur de son titulaire étant son prestige, comme chef de l’État et chef de parti.Or, depuis Watergate, ce prestige est au plus bas.Le président n’est qu’un politicien plus connu que les autres, dans une société qui éprouve une profonde méfiance à l’égard de la politique.Un sondage Harris de novembre 1977 révélait qu a peine 9% des Américains faisaient confiance au Congrès; les deux-tiers y croyaient encore en 1966.Les congressis-te$ du parti de Carter ne peuvent plus compter sur l’auréole présidentielle pour assurer leur réélection.Ils ont donc, définitivement, repris leur liberté sur la S art des sujets, au gré des fluctuations !< rectorats régulièrement sondés ou des ssii sport Washi egu pressions des lobbies.Les adeptes de ce sport sont passés, en cinq ans, rien qu’à ashington, de huit à quinze mille; la compagnie Ford en entretient, à elle seule, une quarantaine.Et, il y a la presse.Elle n’en est pas encore revenue d’avoir destitué Nixon et a l’impression, pas tout à fait fausse, d'avoir pris le pou- Des classes françaises à Thunder Bay La population francophone de Thunder Bay est très heureuse d'avoir dans le système des écoles séparées, des classes de langue française.Ces classes ont commencé en septembre 1978 et comptent présentement plus de 75 élèves, répartis de la pré-maternelle à la sixième année à l’école St-Joseph.Les résultats sont très favorables et les parents sont satisfaits du progrès de leurs enfants.Le Conseil scolaire a mis sur pied un comité d’admission composé du directeur de l’école, d'un enseignant et d'un surintendant du ministère de l’Éducation Les étudiants doivent satisfaire cer- tains critères avant d’être admis.Déjà l'inscription pour septembre prochain va bon train et l’A.P.I.(association de parents et instituteurs) aide à recruter des étudiants.Si le nombre d 'élèves augmente suffisamment, il y serait possible d'avoir une 7e annee l’an prochain.C'est un début pour Thunder Bay II semble qu’il y ait un élan francophone de plus en plus fort et que les gens ressentent de plus en plus l’importance de l’éducation en français.Nicole BÊLAND.Thunder Bay.le 16 mars 1979.voir.Cette relative impuissance présidentielle ne déplaît pas a tout le monde.Des hommes d'affaires, des économistes — genre nouvelle école de Chicago — estiment que les chicanes entre le Président et le Congrès les empêchent d’intervenir dans l’économie, qui s’en porte mieux.Quoiqu’il en soit, on peut sérieusement prétendre que le président de la prestigieuse Federal Reserve, William Miller, possède individuellement plus de pouvoir sur l’économie que le Président tout court.Au plan international, les conséquences de cette situation deviennent franchement préoccupantes.Prenez un complexe de culpabilité, profond, né de l’engagement américain du Vietnam; ajoutez un manque de confiance chronique en vos valeurs, produit du Watergate; faites mélanger par un Président idéaliste, aux pouvoirs amoindris.Vous obtiendrez une Sue étrangère pour le moins le, si vous obtenez quelque chose.Kissinger, aux derniers temps il est vrai pénibles du régime Nixon, se plaignait déjà de la difficulté de mener dans ce pays une politique internationale un tant soit peu crédible.La situation est devenue carrément rOcambolesque, l’année dernière, quand Carter a dû faire approuver par le Congrès les traités du Canal de Panqpia et la vente de soixante chasseurs F-60 à l’Arabie Saoudite.Les conservateurs de tout acabit, les lobbies juif, arabe, « latino », se sont littéralement déchaînés.N'eût-été des coups de téléphone nocturnes d’un président « au bord des larmes » — dixit le sénateur Do-meneci du Nouveau-Mexique — à quelques congressistes récalcitrants, des invitations à prendre le thé de Rosalynn à l’épouse émue d’un obscur représentant indécis, les deux mesures auraient été rejetées.Chacun admettait pourtant, en privé, que leur adoption était essentielle à la sécurité du pays.Les États-Unis d’aujourd’hui ressemblent un peu à une grosse galère, moderne et bien “quipée.Les esclaves d’an-tant sont devenus bien indépendants, chacun a son idée de la direction qu’il faut prendre.Le maître à bord, qui s’est vu retiré l'usage du fouet pour inconduite, n’a que la persuation pour convaincre qu’il faut ramer, dans le même sens si possible.La persuasion, quand ce n'est pas la prière.Èt la mer est jonchée d’icebergs, capables d eventrer le plus puissant navire.Les Européens, qui le savent, sont inquiets.Par deux fois, chez eux ils ont connu cette catastrophe absolue qu’est ùne guerre totale.D'autres, entourés d'ennemis comme l'Arabie Saoudite, réévaluent leur alliance avec ce pays lointain.à la manoeuvre si difficile.Comme se fier à ceux qui se disaient les protecteurs du Chah et qui ont assisté en spectateurs à l'effondrement de son régime, s'excusant presque de l’avoir appuyé.D’autres, enfin, se sont résignés a aller jouer, sur place, le jeu de la démocratie américaine, un peu fascinés par le caractère exotique de l’exercice.Sadate courtise la star de l’information télévisée du réseau ABC, Barbara Walters, et, à travers elle, l’opinion publique Begin multiplie les voyages-éclairs à New York, pour faire sa cabale dans la métropole juive du monde, où il est mieux reçu que Carter.Comment s'étonner que les mena- ces présidentielles de lui retirer l’appui américain l’aient laissé si longtemps de glace?Deng Xiaoping lui-meme", néophyte doué.Vient défendre, devant un congrès à demi-charrrté, sa politique à l’égard de Taïwan.Il fait ensuite, à Houston, des cabrioles émerveillées, et télévisées, devant une quincaillerie spatiale, dont l’Américain moyen est si fier.La campagne de Carter sur les droits de l’homme, un peu mise en veilleuse ces derniers mois, apparaît, dans ce contexte, l’un des seuls éléments vraiment dynamiques de cette nouvelle politique étrangère.Non-rentable dans l’immédiat, elle a valu au Président, on se souvient d’un certain voyage au Brésil, quelques accueils unpeu frais.Elle a dérangé bien du monde, des Russes, choqués de ce non-respect du code de la Détente, aux Européens qui ne leur ont pas donné tort.Mais Carter, qui y croyait profondément, a im-" ms huma-que chose dans une jungle internationale où, malgré la rétho-rique officielle, la seule règle du jeu est la défense égoïste d’intérêts étatiques.Bien sûr, la politique de Carter sur les droits de l’homme est avant tout symbolique; sa véritable efficacité est (imitée.Mais, elle est à la mesure de ce qu’un Président, aujourd’hui, peut réellement faire.À moins d’un cataclysme qui secouerait l’opinion publique américaine, impossible de toutes façons d’envoyer des troupes nulle part.Pourquoi ne pas tenter alors, de redorer une image passablement ternie par trente ans d'antiaméricanisme virulent?« Libéraux, chez eux, fascistes, chez les autres », a-t-on crié longtemps aux Américains.Ils ne craignaient pas de s’allier, pour la défense du soi-disant monde libre, aux pires dictatures.Les droits de l'homme et la liberté constituent, objectivement, les aspects les plus exaltants de la civilisation américaine.Le message de Carter, qui s’adresse au delà des gouvernements à tous les damnés de la terre, peut avoir une certaine résonance.Il est révélateur, à cet égard, que ce fut l'un des premiers sujets abordés à Pékin par ces Chinois, soi-disant sous-informés, qui se mirent, tout à coup, à discuter avec les journalistes occidentaux.Cette nouvelle image de leur pays a déjà procuré aux Américains des satisfactions qu’ils ne pensaient plus connaître: Sadate et Begin embrassant à tour de rôle Carter, après Camp David; Deng Xiaoping s’émerveillant devant les États-Unis, « si modernes ».Mais, les événements de l’Iran ont rappelé que l’antiaméricanisme est toujours bien vivant.Les Américains, qui croient au succès — c’est un autre de leurs mythes —, trouvent que Carter en a eu bienpeu.Après l’amère déception qui a suivi Camp David, on peut douter que le récent accord Begin-Sadate, que le Président a dû quémander de façon pénible, change longtemps cette perception.Le Time se laissait aller, la semaine dernière, à la mélancolie de ceux qui se sentent devenir numéro deux.Les Américains aimés, peut-être.Mais de toutes façons, on aime rarement les riches; meme quand ils vous veulent du bien.Les Américains sont prêts à renoncer à bien des choses, sûrement pas à être riches, les plus riches.pas décisif, même si toute politique du Québec est encore assujettie aux normes d’admissibilité et aux critères de l’État fédéral (sécurité.) et il est certain que le Québec a intérêt à continuer de revendiquer la juridiction en cette matière car il possède maintenant le levier nécessaire pour élaborer sa propre politique d’immigration.Rappelons à ce stade-ci que le dernier congrès de la FTQ a unanimement résolu que: La FTQ appuie la politique du gouvernement du Québec relativement au contrôle de son immigration.Il sera de notre responsabilité de faire en sorte que cette politique d’immigration tienne compte des exigences syndicales et des droits des travailleurs.Vers un syndicalisme sans discrimination Le mouvement syndical doit beaucoup et depuis de longue date aux travailleurs immigrants.Nous n’avons plus en mémoire la présence de ces travailleurs qui ont contribué avec tous les autres à bâtir le mouvement syndical.Dès 1865, des ouvriers d’origine hongroise venus des États-Unis ont contribue à fonder l’Union des cigariers à Montréal, reconnue avec les débardeurs, comme « les deux groupes les plus actifs dans la première période du syndicalisme montréalais ».Déjà en 1843, des ouvriers irlandais étaient au premier rang lors des grèves sanglantes qui opposèrent les ouvriers employés dans la construction des canaux de Lachine et de Beauhamois à des patrons qui n’hésitèrent pas à faire tirer l’armée sur la foule.Nous voyons des ouvriers anglais et écossais, au début du siècle, contribuer a introduire le syndicalisme dont ils avaient une expérience et une tradition dans les chantiers navals (on dit même que la grève du zèle est une invention écossaise).D’autres « immigrants » sont actifs dans l’organisation des syndicats du textile au début du siècle et certains d’entre eux, originaires de l’Europe centrale, introduisent les premières idées socialistes, contribuant à la formation de nombreux militants syndicaux.Mentionnons aussi la grève des « FROS » (pour foreigners) dans les mines de Noranda, en 1937, qui fut la première percée syndicale dans les mines et demeure exemplaire de bien des conflits actuels: on y vit même apparaître la notion des « agitateurs de (’étranger », accusation lancée par Alexandre Taschereau, premier ministre de l’époque.Certains militants syndicaux furent condamnés à la déportation.Les patrons, à l’occasion de cette grève, ont utilisé des arguments raciaux et exploité des rivalités interethniques pour diviser les travailleurs.Cette longue tradition n’a cependant pas empêché le mouvement syndical de vivre lui-même des tensions ethniques.En cela, il reflétait l’état d'esprit qui a pu régner dans la société québécoise.Société minorisée dans son propre pays, menacée dans sa survie même, ta collectivité québécoise a voulu trouver son salut dans un repliement sur elle-même, sous l’influence de certaines « élites » qui n’y voyaient là qu'un moyen de garder un meilleur contrôle sur ce peuple que l’on voulait soumis.Les travailleuses et travailleurs immigrants ont eu à souffrir de ces situations alors qu'on leur refusait, par exemple, l’accès a l’école française sous prétexte qu'ls n’étaient pas catholiques.Ils ont eu à souffrir de certains préjugés véhiculés par nos propres structures et par des membres et officiers syndicaux.De nombreux militants témoigneront de ces difficultés vécues il y a quelques années parce qu’ils s’exprimaient difficilement dans notre langue ou que leurs expériences et leur façon de penser étaient différentes des nôtres.Mais il y a pire accusation: certains prétendent que, de par sa nature même, le syndicalisme québécois serait un « ennemi » des travailleurs immigrants, parce qu'ils défendrait d’abord les intérêts de ses membres, au détriment même des autres travailleurs plus démunis, et que par conséquent, les syndicats ne pourraient être solidaires des immigrants qui viendraient les menacer.Bien que certains gestes des syndicats aient pu contribuer à cette critique excessive (tendance d'un syndicalisme étroit,.) c’est là démontrer une méconnaissance profonde du mouvement syndical québécois et des principes du syndicalisme.Le syndicalisme se bat pour l’ensemble des travailleurs, contrairement aux corporations (médecins, avocats,.) qui défendent les intérêts exclusifs de leurs membres.Le syndicalisme s’est illustré dans la lutte contre la discrimination ; il a pris position et a mené des luttes persistantes sur les questions sociales et ses positions visent toujours à l’amélioration de la classe ouvrière dans son ensemble.Il lui reste cependant à préciser ses positions sur bien des sujets: l’ambiguïté passée ne peut permettre de remettre en question ces principes fondamentaux, sinon que de profiter des critiques des attitudes passées pour améliorer les présentes.Il est donc important de réaffirmer ici les statuts de la FTQ : -g Souétê d ossijrircp dépôts du Otra-ja Intérêts annuellement.Période de 3 ans.Dépôt $500.Autres certificats à outres taux pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.Demandez le poste 2000 Sept Iles 968-1830 Rivière-du-loup Montréal 866 9641 CKicoutimi 862-7286 Outremom 549-6490 ' Québec 688 0630 739-3265 Alma 668 3391 Lévis 833 4450 Hull 771-3227 Rimouski 724 4106 Trois Rivières 379 7230 pnawo 238 4900 1178-1184 Place Phillips 878-1931 R » COSTUMES Tissu toutes saisons 2 et 3 morceaux Tissu léger d’été 100% laine, 2 morceaux Vestons sport Pantalons www $325.00 $270.00 $190.00 $69.50 SPÉCIAL CHOIX DE TISSUS LÉGER 2 morceaux, laine terr.PALETOTS EN SOLDE Moitié prix, jusqu’à $200.00 $280.00 i i 14 ¦ Le Devoir, mardi 3 avril 1979 Recul de 16 points La crainte d’une catastrophe nucléaire à la centrale d'Harrisburg aux États-Unis a refroidi l'atmosphère hier à la Bourse de Toronto.Les titres canadiens liés au secteur de l'uranium ont connu une déroute.entraînant dans leur sillage l'indice composé qui a dégringolé de 1S.66 à 1.451.32 à la clôture.Les pétrolières font une chute spectaculaire de 66.75 à 2,169.71, les minières abandonnent 21.23 à 1.271.56, les financières reculent de 6.99 à 1,179.81 et les industrielles de 3.91 à 1,197.61.Signalons unechutede plus de 18 points dans les papeteries.' A l’issue de la séance, on dénombrait 140 titres à ta hausse.325 à la baisse et 212 inchangés.Le volume des tansactions comprenait 4.33 millions d’actions et.au marché des options 3,742 contrats ont été négociés.A la suite de sa révision annuelle des titres inscrits à l'indice composé.la Bourse de Toronto a changé à la clôture de vendredi dernier l'indice, de 1,466,37 à 1,466.9.L'arrêt imposé à l'ouverture du marché sur les transactions des titres de la Cie de la baie d'Hudson a été maintenu en attendant d'autres nouvelles, relatives au projet de rachat dont cette entreprise fait l’objet.Court fournis par la PRESSE CANADIENNE Ndmination Alcan VtnUt Haut A.G.F.M 2000 290 Abacus 33109 299 AbyGinw 900 470 Abitibi 13514 SI8V4 Abitbi 7'/2P 100 S49 AbitbilO 100 $S4’/2 Acklands 200 S16'/3 Action Trd 1666 96 AdanacM 12500 169 Advocate 1000 250 Bas Farm.260 280 299 470 246 470 18 16 49 49 5A'/2 54'/2 16 Va 16 Va Alton Min Agnico E Agra Ind A AbedC Akaitcho Albany 96 96 165 165 250 250 950 $17Vfe 17V4 17V4 7905 $7V4 7 7V4 400 $7 300 160 Ch.- 5 + 74 - 5 - '/B + V4 - 1 “ 5 + 50 - Vs + '/s 2000 2500 Alt Energy 22677 $23^8 AltaGasA 21683 $19Va AllaGEp 400 S26V4 AltaGF 630 S28 Alla G 9.76 730 S28 AltaG6% 6415 $27% Alcan 13629 UV/2 Alcan pr 185 $27 AlgornaSf 12594 $26% AStei P 405 $26% AMarcoDv 2460 $37V4 Alumin4pr zS $16Ve Almin4Vap 140 $38% Alum 3rd P 200 $27V4 Am Bonza 6951 $21 Am Larder 4500 36 Am Eagle 5400 296 Am Leduc 6000 30 AndresWA 200 $14% AngDGId 500 137 AngUOev 15640 435 Aquitaine 12270 $30% Asama 105S8S $19% Asbestos 1468 $43V3 6% 6% 160 160 -10 76 79 +4 58 58 23V2 23Va - V4 19V8 19'/4- Ve 26Vb 26Ve - Ve 27% 28 + V4 27% 28 + % 27 27V4 41 41%-Ve 27 27 -2Va 27% 28% 26% 26% - V4 37V8 37V4 16% 16% 38% 38% + % 27V4 27V4 20 20% Vantes Haut Bas Farm.Ch.0CPh4%p Z70 $57% 57% 57% - Z10 $57% 57% 57% 100 $15V4 15'/4 15V4 z50 $62% 62% 62% Z5 $72 72 72 320 $21% 21% 21% + % 100 $23 23 23 2510 $6% 6% 6% 400 $9V4 9V4 9V4 500 135 135 135 - 5 400 330 325 330 174 $23% 23% 23% 2350 $13% 13 13% + % 500 $10% 10% 10% 4209 $42% 42 42V4 + V4 130 $60 60 60 + % 2IÛ $66V4 66V4 66V4 10 $101Va lOlVa lOlVa + V4 40 $110 110 110 20 $109 109 109 200 $28% 28% 28% - % 48 29 3000 8000 31 29 5745 $13V8 12% 12% - Ve 35 35 285 288 29 29 14% 14% 137 137 425 430 29% 29% 17 Va - 3 -11 - 1 - Ve + 2 -25 -IV4 -1% Asoc Porc AtCO A AtlCCop Atias Yk AtoHard A 1000 128 14930 $21% z200 54 5000 76 500 $12Va 8C Sugar A 608 $31% BP Can 3580 $24Va Banister C 6600 $11'A Bank BC BankMtl Bank N$ Bankeno BCdnNat Barbecon Barex Bary Expl Baton B Becker B p 43V4 43V4 123 128 + 3 21% 2IV4 + V4 54 54 76 76 -2 12V4 12V4 + V4 31 3IV2- V4 24V4 24V4- Va nve IIV4 BCPh 1956 BCPh4.84 BCPh5.15 BCPh6pr BCPh 6 80 BCP7 04p Brunswk Budd Auto Budd A w CC Yachts CAE A Cad Frv Cad Frv A Cal Pow A Cal P4Vap Cal P 5p Cal P 7Va p Cal P lOp Cal P 9 75 Cal P 2 36 Calvert CamMine Camflo CChibA Camp RL CanCem 3200 $12% 12% 12% - Ve CDCprB 395 $113 112V4ll2V4-% Can Malt A 700 $33 32% 32%+ % CNorWest 19300 $10 9% 10 + % C Packrs 25300 $23'% 23% 23'% + % Can Perm 9311 $19 18% 19 + '% CPerm6% 500 $26% 26% 26% CPerm8 159 $26% 26% 26% - Ve CSafwayp z30 $85 85 85 CS Pete 13600 $5% 5% 5'% Can Trust A 1606 $25% 25% 25% C Trust 7'/4 z3 $20'/4 20'% 20'% C Tung 629 $23'% 23% 23'% + % Cdn Arrow 10000 28 28 28 CCablesyA 110 $20'% 20'% 20'% CCabiew 11539 192 185 190 + 3 CdnCel 29 50 $10'% 10% 10% - '% C Curtis z200 65 65 C Formost 900 $9 8% 8% + '% CG Invest 175 $21% 21% 21% C Hidrogas 2200 465 460 460 -5 C Homestd 4950 $14% 14'% 14'% — '% 24700 $7’/4 1150 $39 7 - V4 38% - '% % 166 $33 33 33 + 1 Cl Bk Corn 16493 $26% 26% 26% 22617 $24'/8 23% 24 — Ve CIL 1235 $22'/2 22'/% 22'/2 + Ve 15960 S23'/e 22% 23'/8 + Ve Cl Powr A 17848 76 75 76 - 4 16025 270 263 265 — 2 Cl Powr B 2300 72 72 72 500 $15% 15'/% 15% + Ve C Lencour 9000 16 15'/2 16 1000 $15 15 15 + '/2 CLI Pete zlOO 71 71 71 1000 7'/2 7'/2 7'/2 — '/2 C Manoir 8900 $6% 6% 6% + % 1800 135 100 $13'% z30 $7 Bell Canad I80S6 $65'% Beli C pr Z65 $30% '% 100 $66 135 $32'% 300 $23'% 915 $27% 100 $18 $6 $6 22 700 200 7000 810 $17 Bell D pr Bell 2.28 Bell 1 80 Bell 1.96 BethCopA Biltmore I Biltmo A p Bl Hawk Black P A Blakwod A Bomac A Bombr Bonza O Border C BovisCor BowValy 59625 $26'% BowVlypr 150 $13% Bow-mpr z30 $42 Braior Res 6)10 $12'% Bramalea 1000 $16 BrascanA 63201 $23 Brenda M 2550 $I8'% 130 130 -13'% I3'% -7 7 65'% 65'% + 30% 30% 66 66 + '% 32'% 32'^2 23'% 23'% 27'% 27'% 18 6 6 22 1400 900 401 15300 $6 $6% $5'% 200 355 5800 69 Brdg Tank Brinco BCFP BC Pack B Z66 $5% 5005 $9 2705 $20'/2 200 $90 6 22 16'% 17 5% 6 6% 6% 10% 10% S'^i 5'% 355 355 68 69 24'/e 25% 13% 13% 42 42 12 12 18 18 22% 22% 18'/e 18'/e 5% 5% 8% 8% 20'% 20'% 90 90 '/4 + 1 + 2 - '% + '% - '% -l»/e -1% - ‘% - '% + '4 ~ % - % - '% CMarconi 1400 $11% 11'% 11'%- '% CMerrill 700 $18 17'% 17'%- '% CNat R 2200 390 375 375 -10 COcdental 5175 $26% 26'% 26'/e - % COcdntlp 750 $28'% 28'% 28'% 25408 $28'% 28 28'%+ '% 30298 $27% 27 27’% - '/s 750 $10'-3 10'% 10'% 700 $8 8 8 + '/s 500 $14 13% 13%- '% CP Inve CP Ltd CPLAp CPL4p C Reserve Cdn SupO Cdn Tire Cdn Tire A 10283 $30 CUilties 1200 $1B'% 3383 $107'% 107 107'% + '% 760 $29'% 28% 29 + '% 29»% 29'% - % 18'% 18'% eu 10'% 700 $27% 27% 27% - '/e CandelOil 1100 $36% 36'% 36'% Canray 6350 182 1 80 1 81 - 2 CanronA 200 $27'% 27'% 27'% Cara 2100 $40% 10% 10% F '/e CarlOK 8900 $5% 5'/a 5'/e - '/e Cari A p 100 $26% 26% 26% - '% Cari Bp 600 $32'% 32'% 32'%+ % CarmaA 600 $10% 10% 10% - '/e Carrier JD 100 300 300 300 +5 Cassiar 3200 $10% IO-J'4 10% - '% Celanese 3290 495 490 490 - 5 Celanl75p 240 $19% 19% 19% Cenex 75950 228 210 220 -31 CtlEstA 500 $12.’/e 12'/s 12'%+ '% Cent Pat 13500 202 188 188 -17 Centurion 4600 $7.'% 6% 7 iflAVMeia» Chute des nucléaires Les cours ont baissé sensiblement hier à Wall Street, au milieu des préfK'cupations énergétiques.L’indice des industrielles clôture à 855 24, en baisse de 6 93, dans un marché normalement actif.Près de ,30,000,000 d’actions ont changé de mains.Les informations faisant état d'une amélioration de la situation à la centrale nucléaire de Harrisburg, après l'accident de la semaine dernière, ont été accueillies avec soulagement.Mais les experts estiment que, quelle que soit son issue, l'accident assombrira les perspectives energetiques des États-Unies.Les valeurs liées à l'industrie nucléaire ont encore essuyé des baisses, hier et la General Public Utilities, qui exploite l'usine de Pennsylvanie, a demandé que la suspension de sa cotation soit prolongée.Finalement, les actions en baisse l'emportent de loin sur celles en hausse par 1039 contre 437.Les automobiles et pétroles sont en baisse Les aéronautiques sont irrégulières.Aux chimiques, Dupont cède 1 7-8 à 139 1-8.Aux ordinateurs, IBM cède 1 3-8 à 1.39 1-8 et Burroughs cède 1 1-8 à 69 3-4 Parmi les valeurs canadiennes cotées à la Bourse de New York, Alcan A recule de 1-8 à $35 5-8, Canadian Pacific de 1-8 à 23, Dome Pete de 2 1-2 à 88 1-2, Inco de 3-8 à 19 7-8.Mais Bell monte de 5-8 a $56 3-4 et Campbell Red Lake de 1-4 à 33 5-8 Cours fournis par la PRESSE CANADIENNE Vente* i Haut Bas ! Ferm.Ch Ventes Haut Bat 1 Ferm.Ch.ACF In 7 23 32'% 32 32'/8+ '% Atl Rich 9 371 61»/a 60% 61'/%.AM Intl 7 274 19 18'/a 18%- '/a Aveo Cp 3 262 22% 22'/a 22%- Ve ASA Ltd 131 25'/8 24% 24%- '/% Aveo Rf 8 59'/4 59 59 .Alcan 5 270 35% 35'/a 35%- Ve Avne! In 7 432 19'/a 19 19'/4- Va Alieg Cp 7 153 24'/2 23'/% 24'/a + l'/% Avon 12 784 47 46’/a 46%+ Ve Allg Lud 6 25 17% 17'/a 17% Bakr Int 14 272 38% 38% 38'/a- Va Allis Ch 5 125 32% 32'/a 32%+ '/% Baxt Tr 14 166 39’/4 383/4 38 %- % Alcoa 6 419 54% 53% 53%-1 Beckmn 15 209 22% 213/4 22 - '/a AMtICI 13 203 54'/4 52 52%-l% Beech 8 148 25% 24% 24 %- % A Hess 9 269 30% 30 30%- '/a Bel How 8 20 17 16% 16% A Brnd 7 169 55'/4 54% 55 + Ve Bell Can 7 11 u56% 56% 563/4 + % Am Can 6 85 37% 37'/4 37Va- % Benfl Cp 5 53 23'/a 22% 22%- % A Cyan 8 620 25% 25'/% 25'/a- Ve Beth StI 5 609 24 23’/2 23%- % Am EIPw 10 846 21% 21'/a 21%- '/8 Black D 12 683 21% 203/4 21%- % Am Exp 7 X630 31'/B 30% 31 - Ve Boeing 9 1209 643/4 64'/8 64%+ % A Home 12 1558 26% 26'/% 26'%- % Borden 6 164 26% 26 26'/a + Ve Am Mot 7 1856 9'/e 8% 9 - '/4 Borg W 4 323 27% 27% 27'/a- Va A Stand 6 97 44% 44'/^ 44%+ '/% Bos Ed 6 102 23% 23 23’%- % Am TT 8 1954 61% 61 61’%+ Va BristM 11 x370 34’,% 33% 34’/e Ampex 10 392 16 15'/4 15%- % Brit Pet 11 XI016 24% 24% 243/4 + % Armeo St 5 156 21% 21% 21%- '4 Brnswk 6 186 14'/4 14 14 Armst Ck 7 232 17'/a 17'/% 17'/a- Ve Bucy Er 8 1124 20% 20 20 + Ve Asarco 12 473 20% 20 20 - '/a Burl Ind 7 152 18% 16 ?6'/% imfieriAiiiiiiaiH AGF Group Amer Grwth 5 62 Cdn Gs Egy 24 90 Cdn Sec C5th 7 98 CdnTruste€d4.46 Corp Invest 6 80 Corp Inv Stk 8 30 GwthEquityl2.57 Japan 14 54 nMoneyMktlO 00 Special 5 90 All Canadian Grp Compound 7 38 Dividend 7 90 Northn Egy 4.91 Revenue Gth 4 32 4000 5 07 Bolton Tremblay Cda Cumul 8 82 Internatnl 8 79 Pid Resourc 7.23 Calvin Bullock Gr Acrofund 168 Banner Fund 4 91 CIF 5 26 CambridgtGroup Inti Energy 3 03 Inti Giwth 5 23 Inti Income 3 88 Nat Res Gth 5.12 Unives* 6.53 Growth 8 13 eSA Mgmt Gr Goldfund 5 26 Goldfrusf 2.91 Conftd Group Dolphin Eqty 6 33 yDolphin Inc 5 04 CundtII Value 6.96 Eaton-Bay Group Commwth 19.78 Dividend 5.10 Growth 13.70 liKome 4.33 Internatnl 13.20 Leverage 6.22 Venture 6.04 Viking 6.52 Guaranty TrustGr yninv Equity9 32 ynlnvlncome4 22 ynMortgage 10.01 Guardian Group yEnterprise I 18 yGIS Comp 14 31 yGIS lncome4 03 yGwth Fnd 14 21 yNorth AmerS 60 yMutual Acu 6 27 yMutual Inc 6 01 ySec Income 9 65 yWorldEquityS 41 Investors Group yDividend 8 04 yGrowth 13 77 yinternatnl 7 06 yJapan 13.62 yMortgage 4 67 yMutual 6 34 yProvidt Stk 6.79 yRetiremnt 7.69 ynJnsHeward6 39 Principal Gr yCoMective 9 28 yGrowth 6.46 yVenture 4.98 yBond 3.07 Prudential Gr Growth 7,70 Income 5.10 ySask Dev Fd 5.11 Scotiafund Gr Scotiafund 1.22 Scotiafd Mtg l.oi yTempletnGth6 75 United Bond Share yRoyFund 8 85 yRoyFnd Inc 4 97 Universal Group Equity 12.59 Income 4 90 Internatnl 5 40 Resource 4 88 Non-Members nAltamira Fd 6 61 Assoc Inv 7 40 yBeaubran 5.11 Ciag Inv Group ynCO'Opera 12 59 ynLdmk GF 14 06 Canagex Gr yBond 9 42 Fund 13 00 Internatnl 9 30 yMortgage 10 09 Capital Grth 14 56 xChase 6 60 ynComCpMtg9 88 Desjardins Gr yCanadian 9 63 yHypotheq 4 33 yinternatnl 9 50 yObligatns 4 99 yQuebec 4 92 nySpec 6 87 Dixon Krog Gr Dixon, Krog 10.20 Heritage 2 96 Vanguard 8.61 yDominComplO 00 yOominEquitll 91 Oreytus Group ynlnc 12,16 yxinternatl 16'48 ynOynamic 11.67 nExecutv Can 6 61 nExecutv Inti 1,45 xFid Trend 23.97 nFst Cn Mtg 10 31 Fiscon Fund 6 03 nHarvard 9 43 Industrial Gr Indust Amer 2.95 indust Div 7 20 Indust Eq 8.77 industGth 5.71 IncustlncomlO 44 Indus! Pens 33 29 Keystone Gr Cus K-2 5 21 Cus S-1 17 70 Cus S-4 5 26 Polaris 3 42 xLex Rsrch 14 70 xManhatn 2.71 yMaritime Eq 3.14 Marlborough 7.11 nNatrusco 17.39 ynNATrstBT9 89 NW Group yCanadian 6.16 yEquity 9.87 xOne Wm St 15.22 xOppenhmr 6.37 Pemberton Gr nPacific Div 7.13 nPacific Ret 5.12 nPacific US 5.28 PHN Group yBond 10.47 yCanadian 11.37 yDivlncomelO.98 Fund 15-81 y^oled 35 61 nyRRSP 16 89 PMF Managmnt nPension Mu 8.07 nXanadu Fd 5.45 nPutnam 10 83 Prêt et Revenu Gr American 11.59 Canadian 8 46 Fonds H 4.94 Retraite 8 63 Srerling Group Equity 7.75 Mortgage 5.03 xTech 8.68 Trans Canada Gr A 5 99 B 61 30 C 11 81 United Group yAccumula 5.18 yAccumula R6 65 yAmerican 1.84 yCont Mortg 5.10 yHorizon 3.56 ySecurity 4.56 yVenture 3 68 yVenture Ret6.83 Western Grth 5.81 VtlllM Oigtech 4200 Ditcovry 7000 Doman I 6950 DomeMlne 3697 Dome Pete 43165 D Bridge 4195 DCitrsA DExplor Dofasco A Dofascop Oom Store D Textie Domtar W.O.Codrington M.William 0.Codrington est nommé vice-présj^dent.Matières premières de base, d’Alcan Aluminium Limitée, Montréal, et se voit confier la responsabilité des activités internationales de commercialisation, de distribution et de transport des matières premières, à l'intérieur et à l’extérieur du Groupe Alcan.Au service d'Alcan depuis 27 ans, M.Codrington s'est d'abord occupé de gestion de l’énergie et il oeuvrait depuis dix ans dans le domaine des achats, des approvisionnements et de la distribution des matériaux.Ventes Haut Bai Ferm Chnclr Chieftan D Chieftain p Chimo Chrysler CHUM B Coch Will Cockfield Comb Met Cominco ComincoA C Holiday I Conuco Ltd Con Bath A Con Fardy C Durham C Marben C Morisn Cons Prof C Rambler C Rexspar Con Textie Con Distrb ConsGas Con Gas A ConGas B ConGlass Control F Conwest Cooper C Cop Fields Corby vt Corby B Coseka R Costain Ltd Costainw Craigmt Crain R L Crestbrk Crwn Trst Crown 8% C Zetrba A Crush Intl Cuvier M Cyprus Czar Res DRGLtdA Dale-R Daon Dev Daon A Daon8%p DebhId B p D Eldona Delhi Pac Denison Oicknsn 11700 340 2500 $38% 250 $145 1000 133 2100 $11% 200 $1I'% 1000 56 3600 $5 12000 37 17579 $37% 300 $27% 14'%-'% Russel 9% 500 $22'% 22'% 22'%+ '% St Fabien 32000 19 18 19 +1 StLCemA 600 $26 26 26 + Va Sceptre 13104 $7’% 6% 7'% Schneid 100 $11'% 11'% 11% Scintrex 1000 440 435 440 ScotLasal 200 225 215 215 -15 Scot Paper 13040 $10% 10'% 10'% Scot York 5100 $6% 6% 6%-'% ScottsA 2180 $12'% 12 12'% Scurry Rn 500 $29 29 29 + % Seagram 6435 $37% 37’% 37'% - % Seaway pr 230 475 470 470 — S Seaway w z25 17 17 17 ShawPipe 500 $12% 12% 12%-'% Shell Can 11863 $19% 19 19 - % SheperdP z50 475 475 475 SherrittA 22361 $11% 10% 10%-% SherrlttS 100 $11'% 11'% 11'% Sigma 100 $41 41 41 Va SlIvanaMn 4000 275 265 265 + 5 Silvmq 15500 24 21’% 21'% - 2 SilverwdA 3780 $11 10% 11 SimcoEri 500 375 370 375 + 5 Simpsons 15691 285 270 285 +10 SimpsnSA 2298 $8% 8% 8%-'% SimpsnSB 2369 $8% 8'% 0% + '% SkIarM 1300 286 276 276 -11 9300 $6% 6'% 6% 3750 310 270 310 +45 9050 $19% 18% 18%-% 6095 $27'% 27'% 27'% - '% SparAero 2500 $10% 10% 10'%+’% SparAerop 800 $20% 20'% 20'%- Va Spooner 35100 80 72 75 -3 StBrodest 300 $11% 11% 11% Stand IA 219 $16'% 16'% 16'%+ '% StelcoA 28825 $30'% 30 30'% Steep R 700 370 370 370 Steinbglnc 100 $26 26 26 Steintron 500 $7'% 7'/a 7'% Ster Trust 760 $20% 20 20 - % Sulivan A 2400 240 239 239 - 1 SunbrstE 7000 10 9 10 Superiors 7000 39 35 39 -3 Surpasse 500 $9 9 9 +% Tara 300 $14% 14% 14% + Ve Teck Cor A 3320 $14 13'% 13'%-% Teck Cor B 5025 $14 13% 13%-% TelMetrB 200 $14% 14% 14% 100 $6 8 8 1680 $57'% 57 57 - % 5315 $29 28'% 28'% - % Thorn N A 1300 $16’% 16'% 16'%-% Thorn N pr z20 $43'% 43'% 43'% Tombill 2500 66 65 66 +1 Tone Craft 700 $7'% 7'% 7'%-'% Toromont 2200 365 365 365 - 5 Tor Dm Bk 10315 $22'% 22'% 22'%-% Tor Sun 560 $13'% 13'% 13'% TorstarB 800 $17% 17% 17% Total Pet 30375 $24'% 23'% 23'% - Va TotIPetw 17101 $15% 15 15 - % Traders A 4314 $16% 16% 16% Traders B 100 $17 17 17+1 Traders5p 100 $23'% 23’% 23’%- î Trader 69 w 400 425 425 425 +25 TrC Glass 300 $7% 7% 7% + % Tr Can Res 42750 293 280 282 -12 TrnsMtA 5645 $10% 10'% 10’% TrCanPL 34500 $19% 19% 19’% - TrCanBpr 2IOI $40 39% 39% TrCanCpr 150 $64 64 64 Traviway 300 $16'% 16'% 16’% Trecoinc 1200 $5% 5% 5%+'% TrimacA 200 $26 28 28 TrinChib 4000 13 13 13 +1 Trinity Res 18370 $7'% 6% 6% - Va TrIzecCrp 26 $18'% 18'% 18'% Turbo Cl A 2003 $10% 10'/4 10'% TurboCIB 6382 $10% 9% 10 - % Ulster P 109533 360 330 340 -10 Ultramar 300 $7'% 7Va 7Va Unican S 2400 360 350 350 UnicorpF 500 265 265 265 UnCarbid 200 $23'/4 23'% 23'% UGasA 19170 $10% 10'% 10%+ ¦% UGas8% 100 $24'% 24'% 24’%-'% Union Oil 2225 $23'% 22% 23 - 1 UCanso 21800 $10% 10'% 10%-'% UKeno .2000 $13'/8 12% 12% - '% Un Reef P 3000 23 23 23 U Siscoe 4500 $9% 9% 9% - % UnTireA 1200 275 270 270 -2 UnWburn 640 $22’% 22 22'%+'% UW OG 2000 119 115 119 + 7 VGMTrsco 548 $7% 7Va 7%+'% VSServ 1613 $7% 7 7%+’% VerstICor 3215 $14'% 14'% 14'%- ’/b VerstICorp 2233 $15'% J5'% 15'%+ '% VerstICw 11200 430 415 430 -15 Vestgron 1300 $14'% 14% 14% — '% Vie G A 148 $20'% 20'% 20'%-!% Villcentre 300 $6'% 6 6'% Voyager P 364 $24'/4 24 24 - Ve Vulcan Ind 350 $8 7Ve 8 Wajax A 906 $14 14 14 - S„ %« WKBEC ( ry ’ OUIbE \v - Matawin JÈfâ;* tyONt mis.^tbèlSEVH^ti V ' Cibt/e Annoncia" r 'TMcanoouA)!,,, wppn;, RMy^UfL r^LAQ^T "CHINfrt LfarShak ./Ant,n6don TCPL dévoile le parcours du | gazoduc «Québec-Atlantique» j'Lac jjr roni |ÆR^At(É vvm.bg Jcî, vpte-Mane , p , v , < fN-J ci-ai'-Rtchern(n ¦ W' Joseph ! v^eaucevilie Annstr G',;, 1 ¦në'.ict bV„ J T.„^^E'ST'Ge:°RGE iNRViKM VVl^SEV fAVL* :% gh(^ ACT0N ^wrNosoa " 1 bromptonville ^ yAitMre £.aucus û~C7j.AVr^HERBROOKe toSTffeS, rait répondre aux besoins des entreprises papetières.Le réseau traverserait ensuite sur la rive sud pour aller jusqu’à Québec.De là, un embranchement se rendrait au Lac Saint-Jean ai passant par Charlevoix et Clermont près de l’usine de la Donohue.D’autre part, le réseau continuerait de courir vers les Maritimes.Toutefois, avant de construire cette partie du réseau, on verrait à développer un marché dans ces provinces en vendant du propane.« Le gazoduc des Maritimes ne serait construit qu’une fois que les ventes de propane auraient atteint des niveaux fcuL fisants pour faire de l’acheminement du gaz naturel par pipe-line, une opération suffisamment viable au point de vue économique » précise le communiqué de TCFL.Il faut remarquer que cette entreprise est run des deux groupes qui veut construire le gazoduc de l’Est du Canada.L’autre compagnie, Q and M, une association entre Alberta Gaz Trunk Ltd et Pétro-Canada, n’a pas encore précisé ses intentions.Il faudra voir aussi ce qu’en la firme Gaz Métropolitain qui pense le ministre délégué à dessert la région de Montreal l’Énergie, M.Guy Joron qui par Michel Nadeau La compagnie TransCanada PipeLines a rendu public hier les détails d’un projet de gazoduc de 860 milles qui permettrait à plusieurs régions du Québec d'avoir accès au réseau canadien de gaz naturel.Construit au prix de plusieurs centaines de millions de dollars au cours des prochaines années, le tronçon québécois du gazoduc « Québec-Atlantique » comprendrait également une unite de liquéfaction, située près de Québec.De là, des méthaniers achemineraient le gaz naturel liquéfié jusqu’à Sept-Iles.Tout ce projet vise à permettre à la compagnie mère de TCPL, Dome Petroleum d’écouler au Québec et dans les Maritimes les immenses surplus de gaz naturel dont dispose l’Alberta pour le moment.L’ensemble du projet est évalué à $2 milliards de dollars mais plus de la moitié de ce montant servira à augmenter la capacité du réseau existant entre l’Alberta et Montréal.Présentement, tout le gaz naturel entrant au Québec via ce réseau est destiné à Long de 850 milles, le gazoduc de TransCanada PipeLines atteindra la ville de Québec dès l’automne 1980.En passant par Clermont dans Charlevoix, un embranchement se rendra jusqu’aux usines de l’Alcan à Alma.Sur la rive sud, le gazoduc poursuivra sa route vers Sydney et Halifax en Nouvelle-Écosse après être passé par Edmunston, Fredericton, Moncton et St.John.et la rive sud jusqu’à l’usine de Sidbec à Contrecoeur.Le gazoduc de TCPL emprunterait la rive nord jusqu’à Trois-Rivières où il pour- Baisse des ventes de biens manufacturés Le surplus commercial est réduit de moitié OTTAWA (PC) - Un excédent commercial de $146 millions a été enregistré en février, contre $352 millions le mois précédent Statistique Canada qui a publié ces chiffres hier attribue cette baisse de la balance commerciale mensuelle principalement à une chute des exportations, notamment en ce qui concerne les biens manufacturés.L’organisme fédéral note une forte diminution des exportations de bois d’oeuvre, de pâte à papier, de produits de fer et d’acier ainsi que de boissons et d’aliments.D’après le calcul désaison-nalisé, les exportations ont fléchi de 8.1%, par rapport au mois précédent, et sont tombées à $4.72 milliards.Les im- portations ont diminué de 4.1% à $4.58 milliards.Les exportations en février ont faibli dans tous les grands secteurs du marché.Les États-Unis ont acheté 6.1% de moins qu’en janvief.Les exportations vers la Grande-Bretagne ont baissé de 35.5%.Celles à destination de la Communauté économique européenne ont diminué de 6% et celles vers le Japon de 1.7%.Selon le ministre des Finances Jean Chrétien, l’excédent de la balance commerciale marchandises devrait être de $4 milliards en 1979, au lieu de $3.46 milliards l’an dernier.Reste à savoir si les mois prochains verront une reprise des exportations vers le princi- Les Caisses d'entraide quittent le consortium La fédération des Caisses d’entraide économique du Québec s’est dissociée de la proposition du groupe Québecair-Great Lakes pour MÜBlâiaM*; East Malartic Mines: exercice clos le 31 déc.: 1978, $124,773, trois cents par action; 1977, $379,299, neuf cents.Hayes-Dana: semestre clos le 18 fév.: 1979, $4,940,000 , 32 cents par action; 1978, $3,350,000, 56 cents.Le dollar canadien Le dollar des Etats-Unis a clôturé, hier, en baisse de 13-50 et cotait $1.1568 par rapport à la devise canadienne La livre sterling a perdu 71-100 à $2.3928  New York, le dollar canadien a gagné 1-5 et valait $0 8645 tandis que la livre abandonne 3-20 à $2.0865.Cours de l’or Valeur de l’or, en devises américaines, telle que publiée hier par les principaux marchés mondiaux: Londres: $239.75; Paris: $243.39; Francfort: $240.77: Zurich: $239 625 et Hong Kong.$238 91.l’achat des actions de Nordair.Dans un télégramme transmis hier à M.Otto Lang, ministre des Transports du Canada, le président de la Fédération des Caisses d’entraide économique du Québec, M.Jacques Gagnon a annoncé sa dissolution de l’offre présentée par le groupe Quebecair-Great Lakes en vue d’en arriver à l’achat des actions de Nordair.Le télégramme de M.Gagnon envoyé à M.Lang se complète comme suit « Nous appuyons la suggestion d’Air Canada de conserver l’intégrité de la compagnie Nordair et d’éviter ainsi son effritement ».Une réunion devait avoir lieu hier à Ottawa, évidemment sans la participation du président de la F.C.E.E.Q.La semaine dernière, lors de l’assemblée annuelle de Nordair, M.Gagnon a été élu au conseil d’administration de Nordair en dépit du refus des représentants d’Air Canada de donner officiellement un appui à sa candidature.pal client canadien: les États-Unis.La baisse de 31% des expéditions de bois d’oeuvre et de 27% des expéditions de pâte à papier à destination de ce pays traduisent en effet un certain ralentissement économique, prévu en 1979.Si les exportations restaient faibles, il sera difficile d’atteindre la cible des $4 milliards, déjà manquée en 1978 alors que le dollar canadien très amoindri favorisait les exportations.Depuis novembre dernier, les exportations de produits manufacturés comme de matières premières ont diminué.Statistique Canada note cependant que, depuis sut mois environ, un mois à faible excédent commercial succède à un mois où l’excédent commercial a été important.Il faudra donc surveiller attentivement les statistiques de mars pour voir se conformer ou s’infirmer la nouvelle loi statistique.Bien que publiés maintenant une semaine plus tard qu’en 1978, les résultats de la balance commerciale rendus publics hier par Statistique Canada sont encore aléatoires.Ceux de janvier publiés il y a un mois ont été corrigés à la baisse: l’excédent commercial n’atteint pas $386 millions mais $352 millions.Le délai supplémentaire d’une semaine avait été demandé à cause de l’influence néfaste qu’aurait eu l’année dernière sur la valeur du dollar canadien la publication de résultats encore approximatifs.L’appareil statistique fédéral a donc pris une semaine supplémentaire de réflexion pour ne pas provoquer davantage d’instabilité monétaire mais il lui est encore difficile d’assurer l’exactitude de cer résultats du commerce extérieur.souhaite voir passer la part du az naturel de 6% à 12% dans la consommation d’énergie au Québec.Un autre intéressé dans cette affaire est la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP) qui entretient également différents projets dans ce domaine au Québec.TCPL a prévu une fourchette en partance de Montréal qui passera par Drummondville pour se rendre à Sherbrooke et dans la région de l’amiante.Le gazoduc passerait ainsi près de gisements gaziers repérés récemment par SOQUIP.Par ailleurs, cette dernière société se propose de distribuer dès l’eté du gaz naturel en provenance de son gisement de Saint-Flavien.Des fardiers transporteront le gaz naturel en collaboration avec le groupe Inter-City de Winni- peg.Il faudra voir comment les réserves de SOQUIP peuvent profiter de tracé du gazoduc de TCPL.Ainsi, SOQUIP étudie présentement la possibilité d utiliser un vaste réservoir naturel dans la i :on de Rivière-du-Loup.Si les résultats s’avéraient positifs, comment le parcours de TCPL pourrait être affecté par cette possibilité d’emmagasiner une quantité importante de gaz naturel?Une dimension intéressante du projet TCPL est la construction d’une unité de liquéfaction dans la région de Québec.Outre qu elle satisferait à la demande de pointe et accroiterait la securité d’approvisionnement, cette unite aurait pour fonction d’acheminer par méthanier jusqu’à Sept-Iles du gaz naturel liquéfie.On pourrait roder ainsi la route du transport par méthanier du gaz naturel liquéfié en provenance du littoral de l’Atlantique et de l’Arctique.Tous ces projets devront cependant recevoir l’approbation de l’Office national de l’énergie qui tiendra des auditions sur les sujets.La position du gouvernement québécois sera alors particunèrement importante.Les fonctionnaires québécois étudient présentement avec les deux groupes intéressés les meilleurs moyens de répondre aux besoins énergétiques du Québec.On verra par la suite la position qu’adoptera le ministre Guy Joron.La dimension des retombées économiques de la construction du gazoduc devrait être également un élément important.En ce qui concerne les délais de construction, le président du conseil et chef de la i direction du TCPL, M.James W.Kerr a dit que la compagnie envisage de desservir en gaz naturel la ville de Québec dès l’automne 1980.Comment conciliera-t-on cette politique et celle de SOQUIP?Par ailleurs, Gaz Métropolitain, filiale du groupe toron-tois Norcen Energy, aura également son mot à dire dans ce projet.Gaz Métro voudra profiter de l’occasion pour accroître son réseau de distribution quite à laisser à TCPL le transport du gaz naturel de-17.puis l’Alberta Montréal.jusqu a LECnOXûEZOKM JUSQU’À 3 A.M.MANGEZ, BUVEZ, DANSEZ « A LA GRECQUE > # ^ n-r .Célébrez le dîner grec: agneau tourne-broche Cuisine grecque et continentale.Mets délicieux: Assiette Athénienne, Mousaka, Filet Mignon, Scampi, Steak au Poivre Flambé, Shish Kebab.Vous savourerez le café Sabayon flambé.Dîners d’hommes d'affaires 288-0373 ou 288-3872 Ouvert 11 a.m.à 3 a.m.666 ouest, roi Sherbrooke (coin Université) NOLISEMENT DE JET D’AFFAIRES Service de nolisement de jet d’affaires Citation, | basé à l’aéroport Dorval.Information et réservations: Stuart Hill ou Michel Laurent (514)636-4155 INNOVAIR AVIATION unefilraiede INNOTIHCH AVIATION NOMINATIONS CHEZ GULF CANADA Hawker Siddeley Canada ltd Avis de dividende sur actions ordinaires AVIS est donné par la présente, qu'un dividende de douze cents (124) par action sur les actions ordinaires convertibles de Classe A en circulation, et un dividende de douze cents (12e) par action sur les actions ordinaires convertibles de Classe B en circulation de la Compagnie ont été déclarés et seront payables le 13 ènne jour d’avril 1979, aux actionnaires inscrits aux régistres à la clôture des affaires le 23 ème jour de mars 1979.Par ordre du Conseil d’administration C.A.Haines Secrétaire Le 16 mars 1979 TORONTO, ONTARIO C.G.Walker J.L.Blais A.B.Chanin W.J.Cooper R.H.Fenner À la suite du fusionnement du service des Relations institutionnelles et de celui des Relations publiques.Gulf Canada Limitée a le plaisir d’annoncer plusieurs nominations au sein de son nouveau service des Affaires publiques dont Monsieur C.G.Walker est le vice-président.Monsieur J.L.Blais est nommé directeur des Affaires publiques pour l’est du Canada.Monsieur Blais détient un diplôme en Sciences de l’université d’Ottawa et un diplôme en Génie mécanique de l’université McGill.Il s’est joint à la Compagnie en 1962 et a par la suite assumé des responsabilités croissantes au sein du service de la Commercialisation en Ontario, au Québec puis au siège social et plus récemment, en occupant le poste de directeur des Relations institutionnelles pour le Québec.Monsieur Blais aura ses bureaux au siège social à Ibronto.Monsieur A.B.Chanin est nommé directeur des Affaires publiques pour l’ouest du Canada.Monsieur Chanin dont les bureaux seront situés à Calgary, détient des baccalauréats en Sciences et en Commerce de l’université de la Saskatchewan.Entré au service de la Compagnie en 1954, Monsieur Chanin a acquis une vaste expérience en assumant successivement des fonctions dans les services de la Production, des Ressources humaines et des Relations institutionnelles où il occupait jusqu’à tout récemment le poste de directeur pour les Prairies et les Territoires du Nord-Ouest.’ Monsieur W.J.Cooper est nommé directeur de la planification, Affaires publiques.M.Cooper, détenteur d’un baccalauréat en Sciences et d’une maîtrise en administration des affaires de l'université de Tbronto, s’est joint à la Compagnie en 1957.Il a par après occupé des postes de direction dans les services de la Commercialisation, des Ressources humaines et des Relations institutionnelles dont il était jusqu’à maintenant directeur pour l’Ontario.M.Cooper aura ses bureaux au siège social.Monsieur R.H.Fenner est nommé directeur aux Communications.Monsieur Fenner qui détient un baccalauréat spécialisé en journalisme de l’université Western en Ontario, se joint à Gulf Canada à la suite d’une carrière de 20 ans dans le domaine des relations publiques.Ses antécédents Erofessionnels, Pont tout d’abord amené à travailler aux États-Unis, en ibye, à Malte et au Canada pour le compte d’une importante compagnie pétrolière, puis jusqu’à tout récemment pour une agence d’information.M.Fenner aura ses bureaux au siège social.^HLr SOCIÉTÉ ¦SNAP - NATIONALE D'ASSURANCES AVIS D’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE Prenez avis que l’assemblée générale des actionnaires de la SOCIÉTÉ NATIONALE D’ASSURANCES, sera tenue le 18e jour d’avril 1979.à quatorze heures trente (14 h 30), à son siège social situé au 612 ouest St-Jacques, ch.400, à Montréal aux fins suivantes: 1.Recevoir le rapport des administrateurs pour l’année se terminant le 31 décembre 1978 ainsi que celui du vérificateur.2.Procéder à l’élection des administrateurs.3.Nommer le vérificateur.4.Ratifier les actes des administrateurs.5.Prendre toutes autres décisions de la compétence de rassemblée.Par ordre du conseil d’administration.André Primeau secrétaire-adjoint Montréal, Québec le 3 avril 1979 BANQUE FÉDÉRALE DE DÉVELOPPEMENT Jacques Lagacé André Dugas Roger Lafond Guy Madore Claude Martin Raoul Trudeau À la suite de la réorganisation du bureau régional du Québec, la Banque fédérale de développement annonce la nomination de M.Jacques Lagacé au nouveau poste rie directeur général delegué, région du Québec, cl l’ouverture de bureaus de dismet poui l’est du Quebec, l’ouest du Québec et le Montréal métropolitain, dirige1 rsspeuivement pai MM.André Dugas, Raoul Trudeau et Guy Madore qui ont été nommés directeurs generaux adjoints.La Banque annonce de plus la nomination de M.Roger Latond au nouveau poste de directeur général adjoint.Services financiers, et de M.Claude Martin au nouveau poste de directeur général adjoint Services de gestion conseil Cette réorganisation a été entreprise en .ut d’une expansion de activités de la Banque au Quebec et d'une amélioration des services offerts aux clients La BFD est une société de la Couronne qui vise à promouvoir la création ci I expansion de petites et moyennes entreprises canadiennes en leur fournissant de l aide financière c-t des services de gestion-conseil.I I 16 ¦ Le Devoir, mardi 3 avril 1979 O C B F T L art floral avec Gilles Domaine "Les 1600 bibliothèques publiques" avec M Pierre 1630 Matte dir du service des bibliothèques 17.00 8.55 Ouverture et horaire publiques 9 00 hn mouvement Il 00 Les trouvailles de Clémence 9.15 I.es 100 tours de Centour Il 30 Le monde en liberté 9 30 Passe-partout 1200 Ussie 18.00 10.10 Ammagerie 1230 Les coqueluches 18 50 10.15 Minute Moumoute 13.30 Téléjoumal 1900 10.30 Magazine express 13.35 Femme d'aujourd'hui 20 00 le cinéma, avec le livre avec B s Université Laval PROFESSEUR BIOLOGIE ET BIOCHIMIE DES SOLS FONCTIONS: a) Enseignement: Cours au 1er, 2e et 3e cycles en biologie et biochimie sols, histosols et matière organique des sols.b) Recherches: Dans les domaines de la bio-dégradation, des propriétés et caractéristiques de la matière organique, de l'évolution des éléments N,P et Sd de la réaction de la microflore avec les produits tels que pesticides et herbicides.c) Encadrement d’étudiants gradués DATE D’ENTRÉE EN FONCTION: au plus tard le 1 er août 1979 EXIGENCES: Ph.D.ou l’équivalent CONDITIONS: Selon les termes de la convention collective en vigueur DATE LIMITE DE RÉCEPTION: le 1er mars 1979 Faire parvenir un curriculum vitae à: DR.M.P.CESC AS, directeur Département des sols Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation Pavillon Comtois Université Laval Québec G1K7P4 Cité universitaire, Québec La femme à l'intérieur de sa maison: ses besoins" 14.30 ( inéma "Les flèches brûlées" (Américain 1951).Western réalisé par Ray Enright, avec Sterling Hayden.Victor Jory et Barbara Rush Bobino Les contes orientaux L'heure de pointe Chronique du mardi: Nathalie Petrowski Paul-André Bourque Ce soir Nouvelles du sport Le monde merveilleux de Disney Crand-papa Téléroman de Janette Bertrand 20.30 Jamais deux sans toi Téléroman de Guy Fournier 21.00 Télémag 22.00 L'enfance à vivre "L'envers du jeu” Réal Edith Fournier et Michel Moreau 22.30 Téléjoumal 23.10 Nouvelles du sport 23.20 Rencontre Inv Doris Lussier, créateur du "pere Gé-déon".23.50 Propos et confidence Roger Prevrefitte se raconte 24.20 Cinéma Le dénonciateur" (Américain 1950) Policier réalisé par Mitchell Leisen.avec Alan Ladd.Wanda Hendrix et Francis Lederer ¦ 1.45 Le téléjoumal 0 C F T M 7.50 Horaire 7.55 Les sports au 10 X.00 Les p'tits bonshommes X.15 Fanfan Dédé 8 45 Les p'tits bonshommes 9 00 À la bonn'heure "L'économie" avec Richard Johnson.Les voyages" 10.30 Bonjour Madame Médecin de famille" avec le Dr Mau- rice Lauton — "Notre langue" avec J.Laurin 11.15 Saturnin le petit canard 11.30 Les p’tits bonshommes 11.45 Satellipopettes 12.00 Les p'tits bonshommes 12.15 Le 10 vous informe 12.30 A vous de jouer 13.00 Personnalité 13.30 Ciné-quiz: "La poussière, la sueur et la poudre" L’Energie Atomique du Canada.Limitée Atomic Energy of Canada Limited 0 C F C F 5.30 Sign On 6.00 University of the Air 6.30 Morning Exercices 7.00 Canada A M.9.00 Romper Room 9.38 What’s Cooking 10.00 Ed Allen 10.30 Definition « 11.88 The Community 11.30 Rocket Robinhood 12.88 The Flintstones 12.30 Street Talk 13.88 McGowan and Co.13.38 The Alan Hamel Show 14.38 Another World 16.00 The Mad Dash 16.38 Family Feud 17.88 The FTice is Right 18.08 Pulse 19.00 Headline hunters 19.30 The Patsy Gallant Show 20.88 McGowan and Co.20.30 Laveme and Shirley 21.08 Grand old Country 21.38 Taxi 22.08 Quincy 23.08 CTV National News 23.21 Pulse 24.00 The Twelve Midnight Show "Guns of the magnificent seven" (Western 1969) ATWATER I, Plaza Alexis Nihon (935-4246) -"Chin Syndrome" 12 h 40.14 h 50.17 h 00.19 h 20.21 h 40.ATWATER II, Plaza Alexis Nihon (931-3313) — •Midnight Express" 19 h 10, 21 h 20 AVENUE, 1224 Avenue Green Westmount (937-2747) - "Agatha" 19 h 00.21 h 00 BEAVER, 5117 Avenue du Parc (844-1932) — "Space Love" 12 h 00, 14 h 50.17 h 40.20 h 30.et "The Healers" 13 h 25.16 h 10.18 h 55.21 h 45 BERRI, 1280 St-Denis (288-2115) - "L’invasion des profanateurs" 13 h 30.17 h 25.21 h 25 et "Un espion de trop" 15 h 30, 19 h 30 BIJOU, 5030 Papineau (526-9131) — "Les mâles en folie" 13 h 15.16 h 10.19 h 05.21 h 55 et "Soumission" 12 h 00.14 h 55.17 h 50.20 h 40.BON A VENTURE I, Place Bonaventure (861-2727) - "Fastbreak" 17 h 00.Î9 h 00.21 h 00.BONAVENTURE 0, "Hardcore" 17 h 00.19 h 00.21 h 00 BROSSARD I, Mail Champlain.6600 boul.Taschereau (465-5906) — "L’express de minuit 19 h 15, 21 h 15 BROSSARD 11, "Un espion de trop" 19 h 30 et "L'invasion des profanateurs" 21 h 30 BROSSARD III, "Le prince et le pauvre" 19 h 30 et "La grande cuisine" 21 h 30.CARREFOUR, 318 ouest.Ste-Catherine (866-8057) - "L’express de minuit" 17 h 00.19 h 15.21 h 30 CHAMPLAIN I, 1815 est.Ste-Catherine (524-1685) — "La grande cuisine" 13 h 45.17 h 40.21 h 40 et "Le prince et le pauvre" 15 h 40,19 h 35 CHAMPLAIN II, “Les routes du Sud" 13 h 00.15 h 05.17 h 10.19 h 15.21 h 20.CHÂTEAU I, 6956.St-Denis (271-1103) -"Corps brûlants" 13 h 10.16 h 00.18 h 45.21 h 35 et “La rabatteuse" 14 h 40.17 h 25.20 h 15.CHÂTEAU II, “Proie de l’auto stop" 14 h 55, 18 h 15.21 h 30 et "Dernier arrêt du train de nuit" 13 h 15.16 h 30.19 h 45 CINÉMA DE PARIS, 896 St^Catherine O (861-2996) "Halloween" 13 h 00.15 h 00.17 h 00.19 h 00.21 h 00 CINÉMA 7e ART, 3180 est.Bélanger (722-0302) "La chambre verte" 19 h 30 et "Equus" 21 h 15 CINEMATHEQUE QUEBECOISE.1700 St Denis 2 3 4 5 6 7 8 9 10 U 12 / [SIMIEf tUi v BEI UQËI BHB raanra raans ranranma nara ¦r^EfZj mnrarriH AGE RE E l 1 20 ¦ Le Devoir, mardi 3 avril 1979 Avec l’acquisition de John et Tient Les Yankees devraient conserver leur titre dans l’Est par (’Associated Press La section est de la Ligue américaine de baseball peut-elle nous offrir une lutte aussi intéressante que celle de l’an dernier?Que dire d’une course à àx équipes en 1979?S’il faut en croire les gérants, c’est du domaine du possible.Écoutons-les! Bob Lemon, des Yankees de New York: «En principe, nous avons encore des chevaux gagnants et je n’ai qu’à les laisser aller ».Don Zimmer, des Red Sox de Boston: « Nous avons tou-jour une formation solide et nous serons au plus fort de la course ».George Bamberger, des Brewers de Milwaukee: « Je m’attends à ce que les Brewers menacent sérieusement d’enlever le championnat de la section est et possiblement aussi celui de la Ligue américaine ».Earl Weaver, des Orioles de Baltimore: « Nous sommes nettement des aspirants au titre.» Les Moss, des Tigers de Detroit: « Je pense que les Tigers ont une bonne chance de s’imposer dans la course au championnat ».Jeff Torborg, des Indians de Cleveland: « Les Indians ont le potentiel pour s’imposer comme une des équipes les plus enlevantes ».Réaliste, Roy Hartsfield, des Blue Jays de Toronto, se contente de prévenir: « Bien qu’il nous faille encore attendre quelques années avant de devenir des aspirants sérieux.j’invite les grosses éoui-pes à jeter un coup d’oeil derrière; elles nous verront venir ».La course au championnat a été passionnante l'an dernier, les Yankees l’emportant 5-4 en match éliminatoire contre les Red Sox, avant de remporter leur troisième champion- ¦ u nat de ligue consécutif et leur deuxième série mondiale d’affilée.Les Yankees, avant d’en arriver là, ont dû passer par un changement de gérant et surmonter à partir de la mi-juillet un déficit de 14 matches, avant de perdre au cours des deux dernières semaines une avance de trois matches et demi.Le propriétaire George Steinbrenner ait mis sous contrat des lanceurs Tommy John et Luis Tiant, après les avoirs obtenus au repêchage des agents libres, comblant ainsi la perte de l’artilleur de relève Sparky Lyle.Quatre nouveaux venus se sont aussi joints aux instructeurs Yogi Berra et Elston Howard.Lemon doit nécessairement réduire son personnel de lanceurs, qui comprend entre autres les partants Ron Guidry (25-3), gagnant du trophée Cy Young, Ed Figueroa (20-9), Jim Hunter, John et Tiant et les releveurs Rich Gossage, Dick Tidrow et un nouveau venu, le gaucher Paul Mirabella.Sans oublier l’excellent Don Gullett, qui se dit en bonne forme cette saison.Le reste de la formation est déjà arrêté, bien qu’il donne des signes de vieillissement: Thurman Munson, receveur, 31 ans; Chris .Chambliss, premier but, 32 ans; Craig Nettles, troisième but, 34 ans; Roy White, voltigeur de gauche, 35 ans; Reggie Jackson, voltigeur de droite, 32 ans; Lou Piniella, frappeur désigné, 35 ans, Willie Ran-dolpn, deuxième but; Bucky Dent, arrêt-court; et Mickey Rivers, voltigeur de centre.Juan Bentquez, obtenu des Rangers du Texas dans l’échange ayant impliqué Lyle, pourrait ravir à White, une fois remis d’une fracture au doigt, le poste de voltigeur de gauche.Lemon ne s’inquiète pas outre mesure du rendement plutôt décevant de sa troupe dans les rencontres hors-concours, même si Steinbrenner s’est montré préoccupé à ce sujet.« Notre priorité est de voir à ce que tout le monde retrouve sa forme », a dit Lemon.« Tout ce que je veux, c’est d’éviter les blessures et de préparer mes hommes pour l’ouverture de la saison.» Avec le départ de Tiant Eour New York et celui de Bill ee pour Montréal, les Red Sox ne comptaient que sur Bob Stanley, Andy Hassler et Jim Wright pour appuyer les partants Dennis Eckersley et Mike Torrez.Stanley étant promu au rôle de partant, le personnel de relève se retrouve incomplet, surtout si Bill Campbell ne se remet pas complètement d’un malaise au coude.Parmi les autres blessés fi- furent le joueur de troisième ut Butch Hobson, blessé à un coude, le receveur Carlton Fisk, à une épaule, et le voltigeur de centre Fred Lynn, à un genou.Le voltigeur de gauche Cari Yastrzemski célébrera ses 40 ans en août tandis que le joueur de premier but George Scott, qui a eu 35 ans ces jours derniers, devra réduire son poids pour hausser sa moyenne au bâton, qui s’est établie à .233 pour la dernière saison.Néanmoins, les Red Sox alignent en Jim Rice un des frappeurs les plus craints du baseball.Rice, joueur par excellence de la Ligue américaine en 1978, a conservé une moyenne au bâton de .315, a réussi 46 circuits, a produit 139 points et a établi un record d’équipe en totalisant 406 buts.Il fut le premier joueur de la Ligue américaine depuis 1937 à atteindre le plateau des 400 buts.Le deuxième but Jerry Remy, l’arrêt-court Rick Burleson et le voltigeur de droite Dwight Evans sont en bonne santé.Reste â savoir, en dehors des difficultés que pourrait entraîner le nombre de joueurs blessés, si les Red Sox se relèveront mentalement de * • w • r leur échec de l’an dernier face aux Yankees en match éliminatoire.Offensivement, les Brewers ont devancé les équipes des deux circuits dans sept catégories l’an dernier, notamment aux chapitres de la moyenne au bâton, .276, des circuits, 173, des points, 804, et des points produits, 762.Bamberger estime que Larry Hisle, Ben Oglivie, Gorman Thomas et Sixto Lezcano forment « un aussi bon champ extérieur que n’importe quel autre dans le baseball majeur » et que « peu d’équipes peuvent rivaliser avec nous au champ intérieur en qualité et en quantité ».Le champ intérieur comprend Cecil Cooper, premier but.Robin Yount, arrêt-court, Sal Bando, troisième but, ainsi que Paul Mo-litor et Don Money, qui peuvent évoluer n’importe ou.Pour la première fois de leur existence, les Brewers ont une formation établie.Un des neuf « réguliers » sera utilisé comme frappeur désigné, tandisqu’un autre bénéficiera d’un congé.Le poste de receveur numéro un ira à Charlie Moore, Buck Martinez ou Ray Fosse.Quant au personnel de lanceurs, il est composé des partants Mike Caldwell, deuxième au scrutin pour le trophée Cy Young, Lary So- rensen, Jim Slaton, Bill Travers et Moose Haas et les artilleurs de relève Reggie Cleveland, Bill Castro, Jerry Augustine et Bob McClure.Weaver prétend que les Orioles « devront s’améliorer défensivement au champ extérieur et frapper avec plus de régularité ».Le retour au jeu d’Àl Bumbry, qui a subi une fracture à une jambe et une luxation à une épaulé en mai dernier, est un atout.Ken Singleton est prêt pour entreprendre une nouvelle saison au champ droit tandis que Gary Roenicke et Larry Marion sont en lice pour le poste de troisième but.Lee May et Terry Crowley assumeront les fonctions de frappeur désigné.Le champ intérieur, composé de Eddie Murray, premier but, Rich Dauer, deuxième but, Mark Belanger, arrêt-court, et Doug DeCin-ces, troisième but, n’a commis que huit erreurs au cours de la deuxième moitié de la saison 1978.Ajoutons à cela que Rick Dempsey est un excellent receveur défensif.Les Orioles ont ajouté l’agent libre Steve Stone à leur personnel de lanceurs, que complètent les partants Jim Palmer, Mike Flanagan, Dennis Martinez et Scott McGregor et les releveurs Don Stan-nouse et Joe Kerrigan.Les jeunes Tigers ont un nouveau gérant en la personne de Moss mais le frappeur désigné Rusty Staub, auteur de 121 points produits l’an dernier, menace de se retirer s’il n’obtient pas une reconduction de son contrat.Les Tigers sont prêts aux autres postes, sauf au monticule où on compte sur le retour en forme de Mark Fidrych, qui se joindrait le cas échéant aux partants Jack Bil-lingham, Dave Rozema, Milt Wilcox et Kip Young et les lanceurs de relève John Hiller et Aurelio Lopez.Le rôle de receveur sera partagé entre Lance Parrish et Milt May.Au champ intérieur, on retrouvera Jason Thompson, premier but, la recrue par excellence Lou Whitaker, deuxième but, Alan Trammell, arrêt-court, et Aurelio Rodriguez, troisième but.Le champ extérieur est composé de Steve Kemp, Ron LeFlore et Jerry Morales.Les Indians ont de la puissance au bâton, avec le receveur Gary Alexander, le joueur de premier but Andre Thornton, le joueur de troisième but Toby Harrah, le voltigeur de droite Bobby Bonds et le frappeur désigne Wayne Cage, et de la rapidité, avec le joueur de deuxième but Duane Kuiper, l’arrêt-court Torn Veiyzer et le voltigeur de centre Rick Manning, mais, comme les Tigers, ils s’inquiètent de leur faiblesse au monticule.Si Wayne Garland ne parvient pas à se remettre de ses malaises à un bras, le personnel de lanceurs partants comprendra Rick Wise, Rick Waits, Mike Paxton, David Clyde et Len Barker, et le personnel de releveurs Victor Cruz et Sid Monge.Les Blue Jays, qui ont réalisé seulement 27 vols de buts en 1978, comptent sur l’arrivée de l’arret-court Alfredo Griffin pour augmenter leur rapidité sur les sentiers.Le receveur Rick Cerone, le joueur de premier John Mayberry, le joueur de deuxième but Dave McKay, le joueur de troisième but Roy Howell, le frappeur désigné Rico Carty et les voltigeurs Rick Bosetti, au centre, et Bob Bailor, à droite, ne devraient causer aucun embarras à Hartsfield.Le personnel de lanceurs, toutefois, bénéficierait de quelques additions, même si Mark Le-mongello, anciennement des Astros de Houston, est déjà venu se joindre aux partants Jim Clancy, Tom Unaerwood et Jesse Jefferson.Classement en 1978: New York, Boston, Milwaukee, Baltimore, Detroit, Cleveland, Toronto.Prévision pour 1979: New York, Boston, Baltimore, Milwaukee, Detroit, Cleveland, Toronto.et Kansas City devrait en faire autant dans l’Ouest Les Royals de Kansas City pourront-ils résister cette saison aux assauts des Angels de la Californie et des Rangers du Texas et ainsi remporter pour une quatrième année consécutive le championnat de la section ouest de la Ligue américaine de baseball?Les Angels et les Rangers ont terminé deuxième, ex-aequo l’an dernier, à cinq matches des Royals.Dans l’espoir de combler l’écart, les Angels ont fait appel aux Twins du Minnesota, quatrième au classement, desquels ils ont obtenu le joueur de premier but Rod Carew, sept fois champion frappeur de la Ligue américaine, et le voltigeur Dan Ford.Et ils ont délie les cordons de leur bourse, faisant de Carew un millionnaire.Les Rangers, de leur côté, ont obtenu les contrats du joueur de troisième but Buddy Bell et du lanceur de relève Jim Kern, des Indians de Cleveland, celui d’un autre as de la relève, Sparky Lyle, vainqueur en 1977 du trophée Cy Young, des Yankees de New York, et celui du puissant frappeur Oscar Gamble, des Padres de San Diego.« Fondamentalement », explique le gérant des Royals, lînT $ TEXAS) Whitey Herzog, « tout se réduira aux mêmes éléments qui nous ont bien servi dans le passé depuis que la composition de notre équipe est demeurée sensiblement la même.Nous devrons faire preuve de régularité au monticule et en défensive en plus de compter encore une fois sur notre rapidité et notre attaque.» Dennis Leonard, Paul Split-torff et Larry Gura, qui ensemble ont remporté 56 victoires l’an dernier, forment le noyau du personnel de lanceurs partants des Royals, lequel devrait être complété par Rich Gale, surprenante recrue en 1978, et Steve Busby.La relève est composée de Al Hra-bosky, Steve Mingori, Doug \ Bird et Ed Rodriguez.Gale et Busby souffrent toutefois de malaises aux épaules, de même que l’arrêt-court Fred Patek et le frappeur désigné Hal McRae.Le joueur de troisième but George Brett se remet quant à lui d’une blessure à un pouce.Le voltigeur de centre Amos Otis sera de la formation, mais ce pourrait tout aussi bien être au champ gauche ou au premier but.Cela dépendra du rendement au bâton du rapide Willie Wilson.Herzog estime qu’il est « aussi bon defensive-ment que n'importe quel autre joueur du circuit ».Il ajoute que Wilson « doit jouer au centre pour rester dans les majeures ».WHITE SOX Si Wilson ne frappe pas, les Royals auront Otis au centre, Clint Hurdle à gauche et Al Cowens à droite.Pete LaCock et John Wathan évolueront probablement au premier coussin, le poste de deuxième but allant à Frank White.Darrel Porter est le receveur régulier de l’équipe.Les Angels n’ont guère eu de chance dans le passé avec leurs acquisitions à prix fort.Le voltigeur de gauche Joe Rudi et le joueur de deuxième but Bobby Grich ont été blessés plus souvent qu’à leur tour tandis que le voltigeur-frappeur désigné Don Baylor a certes bien fait au bâton, mais sa moyenne n’en témoigne pas.Enfin, il ne faut pas oublier la perte de Lyman Bostock, victime d’un meurtre vers la fin de la saison 1978.Cette fois les Angels ont en Carew le meilleur frappeur du baseball.« L’acquisition de Ford et Carew nous fournit du potentiel pour les coups sûrs de plus d’un but et renforcera certainement notre offensive », soutient le gérant Jim Fregosi.« À l’exception de Baylor, qui a atteint des sommets l’an dernier avec ses 34 circuits et ses 99 points produits, nous ne sommes pas une équipe de frappeurs de circuits ».A Carew, au champ intérieur, se joindront le joueur de deuxième but Grich et le joueur de troisième but Car- Le CIO reconnaîtra cinq pays, mais pas la Chine PARIS (AFP) — Les Iles Seychelles avec un peu plus de 50,000 habitants, rejoindront la grancle famille olympique cette semaine à Montevideo, en même temps que le Laos, le Vietnam, la Mauritanie et le Mozambioue.Ces pays pourront donc participer, s’ils le désirent, aux prochains jeux olympiques à Lake Placid et à Moscou.La Chine et ses 900 millions d’âmes en sera très certainement encore tenue à l’écart.Ce sera-là l’un des grands paradoxes qui sanctionnera.à moins d’une surprise, les travaux de la session du comité olympique international qui, pour la première fois, se tiendront en Amérique du Sud.Il est peu probable en effet que le C.I.O.prenne une décision spectaculaire qui bouleverserait ses traditions, à moins que Lord Killanin, son président pour un peu plus d’un an encore, ne tente un coup de force qui ne serait pas du tout dans la ligne de son personnage.B peut avoir décidé de changer de tactique et oublier sa diplomatie naturelle pour un pe.u plus de fermeté après l’échec de sa récente tentative d’amener les Chinois de Pékin et ceux de Taiwan à la table de négociations.Il y est poussé par les partisans de plus en plus nombreux de la Chine qui souhaiteraient que le CIO tienne compte un peu plus des réalités.Les Chinois de Pékin, s’ils font preuve de beaucoup plus de souplesse, refusent obstinément de concevoir la présence de deux délégations chinoises aux jeux.Les Taiwanais de leur côté, ne veulent pas entendre parler d’une équipe unifiée.Trois solutions se présentent donc au C.I.O.: — Opter pour le statu quo qui provoquerait un mécontentement général et qui discréditerait le CIO déjà suffisamment critiqué.— Prendre exemple sur l’O.N.U.et certaines fédérations internationales en excluant pure- ment et simplement Taiwan au profit de Pékin, ce qui serait contraire à l’éthique sportive et à la Charte olympique car Taiwan est un membre en bonne et due forme, même si son appelation de « République de Chine » ne correspond pas à la réalité.— Suspendre provisoirement Taiwan jusqu’à ce qu’il consente à régler le problème de la représentation chinoise avec Pékin, ce qui pourrait nous mener au-delà des Jeux de Moscou compte tenu de la patience des uns et de l’obstination des autres.Après plusieurs mois d’impasse, le CIO pourrait intervenir comme il le voudrait et prendre une décision quelle qu elle soit en toute bonne conscience.Tout porte actuellement à croire que le CIO optera pour la troisième solution.Elle lui permettrait d’espérer que les Chinois parviennent à un accord pour qu’une décision intervienne à la prochaine session, celle qui précédera les jeux de Lake Placid, à temps pour que des Chinois soient présents, même symboliquement, à Moscou.Bien qu’exclue depuis neuf ans maintenant du mouvement olympique, l’Afrique du Sud et l’Apartheid continuent à tracasser le CIO.La république sud-africaine sera à nouveau sur la sellette dans la capitale uruguayenne en raison des relations internationales dont elle bénéficie encore dans une discipline extra-olympique: le rugby.Lord Killanin n’a pas caché que la prochaine tournée de deux équipés sud-africaines en France cette année, et celle que projettent les « lions » britanniques en Afrique du Sud l’an prochain, lui donnaient les plus grandes inquiétudes.Il craint surtout que la seconde, qui se situera au moment des jeux de Moscou, soit interprétée par les Africains comme une provocation et entraîne un mouvement de boycottage semblable à celui qui troubla les Jeux de Montréal.Il en a récemment, dans une circulaire, appelé aux comités nationaux olympiques pour qu ils découragent toutes formes de relations sportives avec l’Afrique du Sud ou la Rho-désie.Le président du CIO a toujours condamné les interventions des gouvernements.Il pourrait « exceptionnellement » convenir qu’une telle intervention serait en un tel cas souhaitable, ce qui constituerait le second paradoxe de la session de Montevideo.Par ailleurs, des médecins et des fonctionnaires de la Fédération de handball de RFA se sont prononcés hier à Munich pour l’interdiction des sols en béton dans les salles de handball.Leur prise de position intervient alors que l’international ouest-allemande Joachim Dec-karm se trouve toujours dans le coma, trois jours après le match nul de son club, le VFL-Gummersbach face aux Hongrois de Tatabanya.Les médecins de la fédération ont encore souligné que le handball était devenu un sport très violent ou les blessures étaient de plus en plus nombreuses.L'entraîneur de l’équipe nationale de RFA, M.Vlado Stenzel a pour sa part demandé une modification des réglements édictés par la Fédération internationale de handball.Une pénalité de deux minutes pour jeu brutal n’embarrasse plus guère une bonne équipe qui sait conserver durant ce temps la mantrise du ballon, a déclaré l'entraineur.Il a préconisé des pénalités de trois minutes pour des fautes graves ou pour jeu violent.Par ailleurs Vlado Stenzel souhaite que le gardien ne puisse plus sortir de la zone des six mètres pour éviter un heurt avec l’adversaire.ney Lansford, meilleur frappeur parmi les recrues de 1978 avec une moyenne de .294.Rick Miller, qui a mérité le Gant doré, pivotera le champ extérieur entre Rudi et Ford.Le seul problème des Angels se situe au poste d’arrêt-court, où Rance Mulliniks, retourné aux mineures l’an dernier après avoir connu une excellente première saison en 1977, tentera de nouveau sa chance.Les receveurs Brian Downing et Terry Humphrey dirigeront les lanceurs partants Frank Tanana, Nolan Ryan, Chris Knapp, Don Aase et Dave Frost et les lanceurs de relève Dave LaRoche, Dyar Miller, Ken Brett et Jim Barr.Le nouveau gérant Pat Cor-rales promet que « les Rangers de 1979 seront meilleurs que les Rangers de 1978.Nous aurons une meilleure relève et une meilleure défensive », ajoute-t-il.Comme les Angels, les Rangers n’ont qu’un poste à combler, soit au premier coussin où Mike Jorgensen fait la lutte à Pat Putnam et Gary Gray.Le champ intérieur est complété par Bump Wills, au deuxième but, Bell, au troisième, et la recrue Nelson Norman, à l’arrêt-court.Le champ gauche sera patrouillé par Bill Sample et Johnny Grubb, le champ centre par Al Oliver, et le champ droit par Richie Zisk.Le frappeur désigné est* Oscar Gamble.Les Rangers ont perdu 29 matches après la septième manche l’an dernier, mais « une partie de cette absurdité devrait disparaître » avec l’arrivée de Lyle et Kem, espère Corrales.Les principaux partants sont Ferguson Jenkins, Jon Matlack, Steve Corner et Dock Ellis.Jim Sundberg, le meilleur receveur défensif du baseball, commandera les lancers.Les Twins du Minnesota ont été plongés dans une situation délicate par le propriétaire Calvin Griffith, qui parle trop — il a éveillé l’hostilité de Carew par ses remarques racistes — et ne dépense pas assez.Le gérant Gene Mauch estime néanmoins que son personnel de lanceurs est « le meilleur que j’ai dirigé en 20 ans » Ce personnel comprend les partants Dave Goltz, Jeny
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