Le devoir, 5 avril 1979, jeudi 5 avril 1979
Vol.LXX - No 80 LUNDI, MARDI, MERCfiEDI: de9H.à5H.30 JEUDI, VENDREDI: DE 9H.â9H.SAMEDI: DE 9H.à5H.XÎLXJ SUS A.XJ X-TP 8955.BOUL.ST LAURENT MONTREAL TEL.: 384-8760 Jean-Luc Pepin se présente dans Ottawa-Carleton par Michel Vastel OTTAWA — Jean-Luc Pepin annoncera officiellement demain matin qu’il se présente dans Ottawa-Carleton, un comté enlevé haut la main en 1976 par la candidate conservatrice, Mme Jean Pigott.« Un part de me suis -igo « Un impossible défi », jugent la plu-.« Mais auquel je part des observateurs._____________r me suis préparé depuis bien longtemps » confiait hier soir au DEVOIR un Jean -Jean- Luc Pepin en grande forme et manifestement enthousiaste de ce retour sur la scène politique.Jean-Luc Pepin a près de 16,000 voix à reprendre à Mme Jean Pigott.Celle-ci, à la surprise générale, obtenait plus de 34,000 votes a l’élection partielle de 1976, contre moins de 19,000 au candidat libéral Henry Rocque.Toutefois, le comté avait toujours été libéral depuis sa création et, en 1974, John Turner le conservait avec une confortable majorité de plus de 7,000 voix.Le retour en politique de Jean-Luc Pepin était attendu, surtout depuis la fin de son mandat à la Commission de l’unité canadienne, le 31 mars dernier.On lui donnait tour à tour deux comtés sûrs de l’Outaouais québécois, Gatineau et Hull.Du côté québécois de la frontière, le moins qu’on puisse dire, est que l’éxécu-tif des deux associations ne voyait pas fonctionnaires.Il y a 22% de Franco-Ontariens dans Carleton, qui auraient laissé tomber les libéraux en 1976.De plus, cette année-là, c’était l’année noire de Trudeau dont le programme de bilin-guisation de la fonction publique heurtait de front la vieille garde des mandarins fédéraux.Ces deux facteurs ne joueraient plus autant en 1979, prétend-on dans l’organisation libérale.Mme Jean Pigott, sentant peut-être venir le vent, n’a pas perdu son temps pour sa part.Dès le lendemain du déclenchement de la campagne, elle commençait le porte à porte dans un quartier qu’elle connaît bien.L’éventualité d’un retour de Jean-Luc Pepin dans le caucus libéral provoque des réactions partagées.On raconte que le rapport de la Commission de Tunite canadienne n’a pas plu à quelques sages du Sénat, comme Eugene Forsey, Maurice La-,ne ou Jean Marchand, qui au- mon O ivmia wiiaxiu, ui au raient tout simplement « tiré la traite » à Jean-Luc Pepin.Par contre, le premier ministre n’oublie pas qu’en « vendant » littéralement le programme anti-inflation aux Canadiens en 1976, Pepin lui a tout simplement évité de perdre la face.En risquant le tout pour le tout, Jean-Luc Pepin a d’ailleurs plus à gagner qu’à perdre.Une victoire dans Hull ou Gatineau eût été sans mérite.En revanche, une victoire en Ontario renforcera sa position face à ceux qui ne se cachent pas pour se féliciter à l’avance de sa défaite dans Carleton.De plus, il est probable que M.Trudeau, dans l'hypothèse d'une victoire, n'aura pas abondance de candidats ministrables en Ontario, encore moins dans la région de la Capitale nationale.Un retour au Cabinet de Jean-Luc Pepin pourrait même modifier la nature des relations fédérales-provinciales.Alors qu’il remettait le dernier volume du rapport de la Commission de l’unité cana-Voir page 6: Jean-Luc Pepin En présentant un projet de loi sur l’adoption Lazure veut réprimer le «commerce d’enfants» M.Jean-Luc Pepin d’un bon oeil la perspective d’un tel parachutage.Les plus durs allaient jusqu’à prétendre que « si Pepin veut un siege ¦ Cullen estimait que la GRC enfreignait la loi — page 3 ¦ Le décevant discours de M.Clark: un éditorial de Michel Roy ¦ L’exécution d’Ali Bhutto: un commentaire de Gilbert Grand — page 4 ¦ Le Québec refuse encore une fois de participer aux Fêtes du Canada — page 7 ¦ Une ligne téléphonique entre Jérusalem et Le Caire — page 9 ¦ Comment votent les Québécois — page 10 qu’il se présente là où on n’a pas de député »! Avec son large sourire habituel, M.Jean-Luc Pepin prétend qu’il « aime les gros défis » ! Il se confirme en tout cas que sa candidature dans Ottawa-Carleton était envisagée de longue date.Par le candidat lui-même, qui s’est fait construire une maison sur les hauteurs cossues de Rothwell Drive, il y a 19 ans.M.Pepin réside en fait à Ottawa depuis plus de trente ans: il a étudié à l’Université d’Ottawa et il y fut directeur du Département de Sciences politiques.C’est l'un des atouts sur lesquels l’organisation libérale veut tabler.D’autant plus qu’en 1976, le candidat libéral n’était même pas du comté! La candidature a également été préparée de longue date par l’organisation lioé-rale.Un récent sondage de la maison Goldfarb aurait ainsi révélé aux stratèges libéraux que, dans ce comté, la populanté de Trudeau dépasse nettement celle de Clark, 40% contre 26%.De plus, parmi une brochette de candidats prestigieux qui lorgnaient sur cet ancien bastion libéral — où on retrouvent incidemment Keith Spicer et David Fullerton! — c’est Jean-Luc Pepin qui ressortait le plus identifié au Parti liberal.Sa popularité valait presque celle d'un Douglas Fullerton qui a pourtant présidé, pendant plusieurs années, la Commission de la capitale nationale et ainsi apporté beaucoup d’avantages à la région.Dernier élément important dans ce comté: le vote francophone et celui des par Bernard Descôteaux QUEBEC — L’adoption internationale d’enfants qui n’a jamais été réglementée par les lois québécoises le sera dorénavant, le ministre des Affaires sociales ayant déposé hier à l’Assemblée nationale un projet de loi qui encadrera le processus d'adoption d’enfants étrangers.De l’avis du ministre, M.Denis Lazure, le projet de loi numéro 13 amendant l’actuelle loi de l’adoption devrait être apte à mettre un terme au « commerce d’enfants venant de l’étranger » maintes fois dénoncé.L’actuelle loi de l’adoption avait été adoptée en 1969, et à l’usage plusieurs lacunes devaient apparaître, a expliqué M.Lazure au cours d’une conference de presse.Un certain nombre de ces lacunes seront corrigées lors de la refonte du Code civil, au chapitre de la famille, dont le ministre de la Justice a déjà commencé l’étude.D’autres modifications s’avé- raient toutefois nécessaires à plus court terme,d’où la présentation du projet de loi.Le principal du projet de loi 13 traite de l’adoption internationale qui n’étant nullement encadrée juridiquement posait des problèmes de toutes sortes, mais il propose aussi de nouvelles mesures pour favoriser l'adoption d’enfants québécois dont le ministère des Affaires sociales a La charge.La principale mesure proposée par le projet de loi vise à favoriser l’adoption d’enfants souffrant de handicaps physiques ou mentaux en mettant à la disposition des parents adoptifs une aide financière.Le ministère des Affaires sociales a la charge de quelque 25,000 enfants au Québec qui sont placés en foyers nourriciers ou encore en institutions d’accueil.Actuellement 8,000 de ces enfants pourraient être adoptés mais qui ne le sont pas en raison de leur âge ou de handicaps.Voir page 6: Commerce Niding invoque à son tour le secret professionnel par Françoy Roberge La Ville de Montréal, par l’entremise de son procureur, Me Neuville Lacroix, a imposé hier le silence à l’ex-président de son comité exécutif, M.Gérard Niding, lors des audiences publiques de la Commission d’enquête sur les coûts de la XXIème olympiade.Elle a pour ce faire invoqué le secret professionnel qui a ainsi fait tache d’huile, empêchant un nouveau témoin de commenter la transaction par laquelle, en 1975, la ville avait versé à la firme Régis-Trodeau et associés une somme de fl,4 million pour des travaux incomplets ou incorrects.L’administration municipale renonçait du même coup à tout recours contre RTA et se privait ainsi de revenus possibles qu’elle aurait pu exiger de RTA contre les frais de $4 millions encourus au stationnement Pie IX.RTA avait conçu les plans de génie du stationnement comme ceux d’un immeuble chauffé alors qu’en fait il n’était pas question'de chaufter l’immeuble.D’où fissures et danger d’écroulement du mur réparé par la suite au coût de f4 millions.Dans le cas des plans du Stade olympique, RTA s’était vu enlever le mandat de production des plans de structure en juin 1974.L’architecte, M.Roger Tailli-bert, se plaignait amèrement du travail de la firme, tout comme l’ingénieur en charge à la Ville de Montréal, M.Claude Phaneuf.Les plans étaient complétés à 32%, selon un expert du mandataire coordonnateur, Lalonde, Valois, Lamarre, et à 73%, selon RTA.Au total RTA obtint donc fl.4 million pour ces deux contrats entachés de vices (M.Trudeau croyait faire un cadeau de plus de f 10 millions aux contribuables) et une « paix » légale de f4 millions au moins.C’est par l’article no 7 de la transaction me la ville renonçait à tous ses recours.)r, dans le projet de transaction préparé à l’intention de l’administration municipale par le procureur de LVLV, Me Ginette Pérusse, en 1975, il n’était pas question de renonciation aux poursuites.Cet article fort avantageux pour M.Tradeau fut ajouté à la suggestion de Me Michel Côté, ex-chef du contentieux de la ville.Pourquoi?C’est ce que cherche toujours à savoir la commission.Me Côté lui-même s’est retranché derrière je secret professionnel pour n’en rien dire.M.Bernard Lamarre a été interrompu par les procureurs de la ville au moment où il allait commenter la chose.Voir page 6: Secret i i mm m ii«i fc ï (Photolaser CP) L’exécution de Bhutto soulève une vive émotion dans le monde NEW DELHI (d’après AFP.Reuter et tion de M.Bhutto, alors que la foule ten- NEW DELHI (d’après AFP Reuter et AP) — L’exécution, nier à l’aube, de l’ancien premier ministre pakistanais, M.Zulfikar Ali Bhutto, a provoqué un choc immense dans le monde et des émeutes au Pakistan et dans la Cachemire indien.Ainsi, trois personnes au moins ont trouvé la mort a Srinagar (Cachemire indien) hier, au cours d une manifestation violente de protestation contre l’exécu- tion oe m.unutto, alors que la foule tentait de s’attaquer au Q.G.des Nations unies.Les policiers indiens, qui protégeaient le quartier général des observateurs mili- taires de l’üNU, ont ouvert le feu sur les manifestants qui avaient brisé leur cordon de sécurité pour tenter de mettre le feu aux bâtiments.De source officieuse, le bilan serait de Bâtiment: Johnson reconnaît avoir agi maladroitement THÉÂTRE PORT-ROYAL PWCf DtS MITS Montréal «QuétWï' H2X 1Z9 par Jean-Claude Picard QUEBEC — Qu’il y ait ou non entente avec le gouvernement de l’Ontario, il semble que le ministre du Travail, M.Pierre-Marc Johnson, se soit bêtement mis les pieds dans le plat en publiant prématurément mardi un communique faisant état d'un acoord de principe au sujet de la mobilité des travailleurs de la construction entre les deux provinces.Longuement interrogé hier à ce sujet à l'Assemblée nationale, le ministre qui n'a pourtant pas l'habitude de commettre pareil impair, a en effet reconnu indirectement avoir fait preuve d’un peu trop de diligence en taisant état dun accord que son collègue ontarien n’avait pas encore eu le temps de présenter à ses collègues de Queens Park.« Je comprends, a dit M.Johnson, que c’est ennuyeux pour un ministre d’arriver au Conseil des ministres en même temps qu’il y a un communiqué de presse qui est émis.» Pour l'essentiel, l’affaire se présente de la façon suivante: le 23 mars lors d'une réunion tenue à Montréal, MM.Johnson et Elgie, en orésence de leurs sous-ministres respectifs, conviennent d’un règlement de cette question de la mobilité des travailleurs de la construction entre Québec et l’Ontario.Ce règlement est fondé sur trois points: ¦ le Québec constate que le gouvernement de l’Ontario a laissé « mourir » au feuilleton le projet de loi 136 limitant l’accès des travailleurs québécois au marché ontarien; ¦ le Québec accepte que les travail- Voir page 6: Bâtiment cinq manifestants tués.Les autorités ont déclaré ne pas pouvoir pour l'instant confirmer le nombre des victimes, selon l’agence indienne PTI.A Rawalpindi, capitale du Pakistan, environ 800 personnes ont manifesté contre l’exécution de M.Bhutto durant trente minutes avant d’être dispersées par la police.Parmi les manifestants on remarquait des femmes en pleurs ainsi que plusieurs anciens ministres politiquement proches de M.Bhutto.Des incidents semblables ont éclaté à Lakama et Lahore.Jusqu’à mardi, veille de l’exécution de l’ancien premier ministre pakistanais, de très nombreux chefs de gouvernement étaient encore intervenus pour demander sa grâce au orésident pakistanais Zia-ul Haq.L’URSs, l’Etat des émirats arabes unis, la Suède, et semble-t-il la Chine, notamment, avaient envoyé des télégrammes de dernière minute au président pakistanais.La quasi-totalité des pays du monde, de l’est comme de l’ouest, était d'autre part intervenue à plusieurs repri-sqs au cours des derniers mois en faveur de M.Bhutto.C’est en Inde, pays voisin du Pakistan que ja pendaison de l’ex-premier ministre a été le plus douloureusement ressentie.La radio indienne a interrompu hier matin ses émissions pour en donner la nouvelle.Les éditorialistes indiens ont criti- 3ué la « prudence » du gouvernement in-ien, un des rares à ne pas avoir demandé la grâce de Bhutto.Une des premières réactions notables à la disparition de Bhutto a été celle de son ancien homologue d’Inde, Mme Indira Ghandi, qui s en est déclarée « choquée ».Mme Ghandi, qui avait scellé la réconciliation avec Bhutto après la guerre indo-pakistanaise, a ajouté que « le président du Pakistan avait agi au mépris de l’opinion mondiale ».Celle-ci a immédiatement exprimé sa consternation de Paris à Canberra en passant par Paris et Djakarta.A Moscou, où le président Leonid Brejnev avait lancé un appel à la clémence, la mort de Bhutto a été annoncée toutefois sans commentaire par l’agence Tass.A Paris, où le président Valéry Giscard d’Estaing est intervenu jusqu’au dernier moment en faveur du salut oe supplidté, Voir page 6: Execution Voir page 2 y Le Devoir, jeudi 5 avril 1979 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI Gallup place Trudeau et Clark nez à nez Les libéraux et les conservateurs sont nez à nez dans la course à la popularité 25 jours avant le déclenchement aes élections fédérales.C’est ce qu’indiquent les résultats du plus récent sondage Gallup rendus publics hier.Libéraux et conservateurs obtiennent chacun 41% de la faveur électorale, une hausse de 2% pour le parti libéral en regard du précédent sondage, et une hausse de trois pour cent de la popularité des conservateurs par d’appui (38% ).Le même chiffre de 38% traduit l’appui des conservateurs dans les pro- rapport à a même période.La popularité des néo-démocrates est tombée de 19% à 157o de février à mars, et les résultats du sondage indiquent enfin que la proportion des électeurs ayant décidé d’ap-puverun autre parti était passée de 47o à 3%.La proportion des indécis est passée à 35% par rapport à 33% pour le sondage de février et à 29% en janvier.C’est au Québec qu'on retrouve le plus grand nombre d’indécis, avec 42%.C’est au Québec aussi que les libéraux recrutent la plus grande proportion appui (38% ).Le même chiffre de 38% dt l’i vinces dè l’Ouest.On ne compte que 29% d’indécis en Ontario, où la popularité des conservateurs est grande, mais pas suffisante pour indiquer une majorité.Le Parti libéral a fait savoir hier que ces résultats étaient encourageants dans la mesure où ils indiquaient que le parti avait fait des progrès sur l’automne dernier.Un des attachés de M.Trudeau, M.Jim Coutts, a rappelé qu’aux élections partielles d’octobre, les libéraux n’avaient gagné que deux sièges sur les 15 qui étaient alors en jeu.Le vent a tourné depuis, comme en témoignent les résultats du sondage, a-t-il fait remarquer hier.Nous savions au départ que la lutte serait i; conscriptions, et aidera aux conservateurs dans d autres, poursuit M.Coutts.Aux élections de 1974, le décompte des voix avait donné 43% aux libéraux, 35% aux conservateurs et 16% au NPD, le reste, six pour cent, aux autres partis.Quelques mois avant ces élections, en mars, le Gallup donnait 39% aux libéraux, 34% aux conservateurs, lfl% au NPD et neuf pour cent aux autres partis.Informé des résultats de cette enquête, le chef conservateur, M.Joe Clark, a fait savoir qu’il ne commentrait aucun sondage avant les élections « qui représentent le seul sondage qui compte vraiment ».M.Clark a toujours refusé de commenter les sondages Gal-up.A Regina, M.Ed Broadbent, le leader du NPD, trouve que ce sondage est démodé.Des sondages effectués pour le compte du NPD indiquent que la popularité de ce parti est à la hausse tandis que le sondage Gallup la donne à la baisse.Les indécis, estime M.Broadbent, se rallieront au NPD d’ici les élections.Le sondage fait état de 35% d’indécis.Une poignée de manifestants chahutent Trudeau à Bathurst BATHURST, N.-B.(PC) -Deux noyaux de protestataires acadiens ont perturbé un assemblée politique qu’a tenue en plein air le premier ministre, M.Trudeau, hier à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.Les manifestants, une trentaine au milieu d’une foule de quelque 500 personnes, on bruyamment hué le premier ministre, protestant d’une part contre l’absence d’un système complet de télécommunications pour les francophones du nord-est de la provmce et d’autre part contre les coupures récentes à l’assurance-chômage.Sans hésiter, le chef libéral a engagé le débat avec les manifestants, interpellant entre autres l’un d’entre eux qu’il a qualifié d’ Le Devoir, jeudi 5 avril 1979 ¦ 5 KtWi La transmission du nom de famille Tableau Anne BELANGER André ROCHON Denise RIVARD Charles ROY Paul BELANGER=ROCHON Carole LE BLANC=DION Jeanne BELANGER=ROCHON Albert RIVARD-ROY Pierre BELANGER=ROY Lise BELANGER=ROY Thérèse RIVARD-ROY Luc MARTEL=ST-CYR Jean LE BLANC=ROY Paule LE BLANC=R0Y Marie BELANGER=ST-CYR Guy BELANGER=ST-CYR Notes : on constate que frères et soeurs issus d'un même couple reçoivent le même nom (ex.: Paul et Jeanne BELANGER* ROCHON ou bien Pierre et Lise BELANGER=ROY, etc.); on constate que les meres transmettent la première partie de leur nom et que les pères transmettent la deuxième Part^e de leur nom (au départ, bien sûr, le nom simple est transmis comme tel); on constate que la partie maternelle du nom composé est placée devant la partie paternelle et que ces parties sont unies par le signe d'égalité, le signe =; on constate que l'ascendvice par les mères autant que l'ascendance par les pères peut facilement être identifiée; ainsi : Jean et Fault LE BLANC=R0Y sont issus de Marie et Guy BELANCERfST-CYR sont issus de Pierre BELANGER=ROY, issu de Lise BELANGER*ROY.issue de Albert RIVARD=ROY, issu de Jeanne BELANGER=ROCHON.issue de Charles ROY Anne BELANGER POUR des raisons historiques et sociologiques, entre autres, il est revenu au père plutôt qu’à la mère de transmettre son nom à ses descendants.On ignorait aussi, pour cause, l’apport biologique de la mère dans la genèse d’un nouvel etre: elle n’était, tout au plus, que le milieu du développement, fécond ou stérile, et seul le père, par sa semence, était tenu pour le véritable auteur de l’enfant.Aussi n’a-t-on pas imaginé donner au descendant un nom autre que celui du père.A l’occasion de la réforme du droit de la famille, au Québec, il nous semble qu’on pourrait innover et proposer une solution originale et équitanle qui modifie la tradition et qui tienne compte des réalités actuelles.On a déjà, plus ou moins récemment, proposé différents palliatifs à cette question: a) donner le nom de la mère Il pourrait certes sembler plus juste de donner à l’enfant le nom de sa mère, puisque c’est elle qui l’enfante.Or on laisserait alors pour compte le nom du père et on ne ferait en ce cas que déplacer le problème.Ce n’est pas acceptaole.b) donner le nom d'un des parents Cette solution présente des variantes (alternance entre les deux noms, choix de l’un des deux noms pour tous les enfants, attribution de l’un des deux noms à l’enfant qui pourra choisir l’autre ultérieurement, etc.) Toutefois elle n’est guère acceptable: en effet, ou les enfants d’un couple n’auraient pas le même nom, ou l’un des deux noms serait encore laissé pour compte.Quant à la possibilité du choix ultérieur, elle laisse à l’individu l’odieux de délaisser un des noms et implique des changements aux registres de l’état civil et ailleurs.c) donner les noms des deux parents Comme telle, cette solution donnerait des noms qui s’allongeraient à l'infini (2 paries à la 1ère génération, 4 à la 2e, 8 à la 3e, etc.).On a alors suggéré que l’enfant reçoive d’abord les deux noms, quitte à ce par Michel-Guy Huot Professeur de biologie au cégep de Limoilou, l'auteur travaille depuis un an au projet de réforme de la transmission du nom de famille qu'il a présenté en mars à la commission parlementaire de la Justice sur la réforme du droit de la famille.Il a résumé son mémoire pour LE DEVOIR.C'est après avoir pris connaissance de son projet que le Conseil du statut de la femme a modifié la position du «libre choix» du nom de l’enfant, que suggérait son rapport «Égalité et indépendance».qu’il en laisse tomber un ultérieurement.On aborde ici les difficultés mentionnées en b).Cette solution n’est donc pas davantage acceptable.La solution à retenir doit éviter les embûches signalées précédemment.Celle que nous préconisons n’est pas sans analogie avec la science de l’hérédité.On sait que le nouvel être doit son bagage génétique à la moitié de celui de sa mere et à la moitié de celui de sonpère.Il est ainsi doté d’un héritage qui le fait ressembler à ses parents mais qui lui confère néanmoins une identité propre.De même, le nom de l’enfant pourrait manifester la contribution onomastique de chaque parent mais également un particularisme propre.Un tel nom ne pourtait doubler à chaque génération, tout comme le bagage génétique ne double pas dans le descendant formé.Le principe proposé est le suivant.Tout individu, à sa naissance, reçoit un nom composé, formé dans l’ordre suivant et seulement dans cet ordre de: 1) la première partie du nom de sa mère; 2) la deuxième partie du nom de son père.Les deux parties du nom ainsi formé sont unies par un signe d’égalité (le signe =).En d autres termes, toute femme transmet à ses enfants la première partie de son nom et tout homme transmet à ses enfants la deuxième partie de son nom (voir le tableau).1.Au départ, les noms des parents étant simples, il faudra commencer avec ces noms-là.Le tableau indique comment s’effectue la mise en place initiale.2.Les formes composées actuelles de type GERIN-LAJOIÊ sont considérées comme des noms simples, sauf s’il s’agit de formes composées adoptées par oes femmes mariées.Dans ce dernier cas, seul le nom reçu à la naissance doit être considéré.3.On doit maintenir tels quels les noms actuels (sauf dans les cas prévus par la Loi), afin d’éviter l’anarchie: on ne refait pas l’Histoire! Le nouveau système ne s’applique qu’aux enfants de couples ou de famille monoparentale qui n’ont pas encore d’enfants (pour que des enfants d’une même famille n’aient pas des noms différents).4.Tout nouveau nom sera composé et sera de forme générale A=B (ex.: DION = NAUD) ou C = C (ex.: TREMBLAY = TREMBLAY ou même MILLER = MILLAIRE).Des noms inattendus (on peut même imaginer, à la limite, un nom comme GERIN-LAJOIE =MERCIER-GOUEV) ne seront de toutes façons pas plus insolites ou plus longs que des noms de ce genre que possèdent actuellement certaines femmes mariées.5.La partie maternelle du nom est placée devant la partie paternelle.D faut une convention au départ si l’on veut éviter l’anarchie et distinguer, de génération en génération, l’apport matronymique de l’apport patronymique.6.Le nouveau système introduit le signe=.Pourquoi pas le trait d’union?C est que les formes composées actuelles coexisteront encore avec les nouvelles et la confusion doit être évitée.Ainsi la forme nouvelle MERCIER=GOUIN n’aura pas le même sens que la forme actuelle MERCIER-GOUEV.D’autre part, des femmes mariées désireront peut-être conserver leur nom composé actuel (bien que, dans je nouveau système, tout individu, marié ou non, conserve toujours son nom reçu à la naissance).Le trait d’union unit déjà les parties des prénoms composés.Enfin, if est des formes composées (noms étrangers, etc.) qui n’auront pas à s’insérer dans ce système.7.Le signe = fait ressortir l’apport égalitaire des deux parents.8.Tous les enfants (frères et soeurs) d’un couple portent le même nom.Ce n’est que lorsque ces enfants auront eux-mêmes des descendants qu’ils transmettront leur première ou leur deuxième partie de nom, selon le cas.Des enfants issus de remariages auront naturellement des noms différents, comme ce peut être le cas actuellement.9.Dans le cas de parent unique, on donne à l’enfant le nom de ce parent, tel quel.Si ce nom est simple cependant, on le double en lui appliquant le signe =.10.On devra adapter les systèmes mé- canographiques aux nouveaux noms.Mais ne tiennent-ils pas déjà compte actuellement des noms composés des femmes mariées?Il naît en principe autant de filles que de garçons.Le système proposé évite qu’un nom (ou partie de nom) ne soit délibérément laissé pour compte.D revalorise le nom maternel sans rien enlever à la transmission du nom paternel.Il est logique, n’est pas discriminatoire et ne comporte pas de caractère aléatoire.L’adopter ne serait-il pas un exemple pour d’autres?Le Parti québécois ne cherche pas l’intégration au capital américain LE 15 mars dernier, M.Claude Morin déposait à l'Assemblée nationale deux rapports du groupe Bonin portant l’un sur l’Option-Europe et l’autre sur un possible rapprochement économique entre le Québec, le Canada et les pays Scandinaves.Le premier de ces rapports, dont M.Kimon Valaskakis était l’auteur, a été couvert très sommairement par LE DEVOIR quelques jours plus tard.Quant au second, dont j’étais moi-même l’auteur, LE DEVOIR a cru bon de l’ignorer complètement.Or voici que quelques jours à peine après la parution de ces deux études qui tentent ae sortir des ornières traditionnelles, le même journal publie une série de trois articles de Pierre Fournier tendant à prouver que; par délà le « renforcement du pouvoir economique local », le Parti québécois recherche ultimement une « intégration plus poussée au capital américain ».L on peut s’étonner qu’après avoir minimisé deux tentatives récentes de l’actuel gouvernement québécois de sortir des schémas économiques exclusivement nord-américains, LE DEVOIR accorde autant d’importance à une analyse qui fait certes les délices d’une certaine gauche facilement rassas-siée, mais qui n’a rien d’original (Pierre Vallières pourrait en dire quelque chose! ) ni de très convaincant.S’inspirant peu oupas du tout des documents officiels du Parti québécois (dont le programme qui seul engage totalement ce parti), M.Fournier tente non pas de dénontrer sa thèse, mais bien de la rendre « plausible » en faisant parler au non du PQ tour à tour les Rodrique Tremblay et Jacques Parizeau des années 69, 70 et 71, ainsi que les analystes de cette agence gouvernementale qu’est l’OPDQ, sans même se demander d’ailleurs si les auteurs des documents qu'il cite étaient péquistes au moment où ces par Luc-Normand Tellier Luc-Normand Tellier est directeur du Rassemblement en études urbaines de TUQAM et président de l’association des économistes québécois.Il est aussi l’auteur d’une récente étude sur «les possibilités de rapprochement économique entre le Québec, le Canada et les pays Scandinaves».M.Tellier s’exprime ici strictement en son nom personnel.derniers ont été écrits.Nous pardonnerions cependant ces égarements à M.Fournier si l’ensemble de son argumentation se tenait.Certes sa thèse sur le « renforcement du pouvoir économique local » est bien étayée, cependant l’objet de ses attaques ne résidé pas dans ce volet de l’argumentation, mais bien dans le second, celui de « l’intégration plus poussée au capital américain ».Sur ce point, qui se laissera convaincre par le « montage » de textes que fait M.Fournier?Qui surtout ne se rendra pas compte que celui-ci y confond plus ou moins délibérément trop de concepts?1) Tout d’abord, il ne faut jamais confondre intégration des marchés par le libre-échange et intégration du capital.M.Fournier ne fait nulle part la distinction essentielle, que tout économiste aurait faite à sa place, entre la mobilité des biens que favorise le libre-échange et la mobilité des capitaux.Cet oubli est d’autant plus impardonnable que M.Fournier tente de laisser croire que tout partisan du libre-échange avec les Etats-Unis est Les mouvements nationaux dans les pays industrialisés Participants: J.Osmond (Cardiff), M.Quévit (Bruxelles), R.Ribo (Barcelone), P.Raimon (Barcelone), I.Simon-Barouh (Paris), L.Quéré (Paris), P.J.Simon (Rennes), R.Gallissot (Paris), E.Marienstras (Paris), T.Nairn (Edimbourg), P.Y.Soucy, J.Dofny, Alfred Dubuc, J.MascoHo, G.Bourque, J.Morieeet, P.Ehrensaft, P.Bélanger, G.Breton, J.G.Lacroix, M.Fournier, C.Levasseur, P.Resnick, B.Bernier, Y.Vaillancourt, L.Leborgne, M.Freitag, C.H alary, N.Laurin-Frenette, S.B.Ryerson, J.M.Piotte, M.Van Schendel, J.Giguère, M.Watkins, M.Roy, L.Jalbert.Colloque organisé par les départements d’histoire, de science politique et de sociologie de l’UQAM, les 4,5 et 6 avril.Endroit: 1212 rue Panel Inscription: sur place les 5 et 6 avril Frais: $5.00 Étudiants $2.00 forcément partisan de « l’intégration au capital américain ».Or rien n’est plus faux.En théorie du commerce international, la mobilité des biens et celle des capitaux sont généralement définies comme des substituts plutôt que comme des compléments nécessaires, certains niveaux supérieurs de production pouvant être atteints par la mobilité des biens à défaut de la mobilité des facteurs de production (dont le capital) et vice versa.Bien plus, historiquement, il est plus ue possible que le protectionnisme cana-ien ait favorisé l’infiltration du capital américain au Canada et la transformation de l’économie canadienne en économie de succursales.Par ailleurs, des pays traditionnellement libre-échangistes comme les pays Scandinaves ont toujours réussi à garder le contrôle de leur capital national.Cette distinction entre la mobilité des biens et celle des facteurs de production est en outre nécessaire pour résoudre la contradiction évidente entre la démonstration que fait M.Fournier de la tendance au « renforcement économique local » et celle qu’il tente de faire de la recherche d’une plus grande intégration au capital américain.En effet, un partisan du renforcement économique local peut, en toute logique économique, préconiser le libre-échange, même avec les Etats-Unis, sans pour autant préconiser l’intégration au capital américain.On parlera alors d’intégration des marchés, mais non pas forcément d’intégration du capital, à moins de confondre capital, marchés et économies en général, comme semble le faire M.Fournier.En somme, contrairement à ce que sous-entend celui-ci, il ne faut jamais confondre libre-échange et perte de contrôle des moyens de production.2) Il ne faut jamais confondre non plus, comme le font M.Fournier et trop de marxistes, augmentation des échanges et augmentation de la dépendance.Tout appareil de production est, bien sûr, dépendant de ses marchés tant internes qu’externes.B reste cependant à démontrer que l’agrandissement des marchés et 1 augmentation des échanges avec l’extérieur constituent une augmentation plutôt qu'une réduction des contraintes.L’on peut même dire que la plupart des partisans canadiens de l’intégration du marché nord-américain prônent une telle solution précisément parce que celle-ci permettrait à leurs yeux de réduire le niveau de contraintes découlant de notre trop grande dépendance actuelle vis-à-vis du trop étroit marché canadien.En somme, le libre-échange vise en multipliant les marché accessibles à réduire le niveau de dépendance face à l’un quelconque de ces marchés et, par conséquent, à réduire le niveau général de dépendance de l’économie considérée.Or il semble qu’un tel objectif puisse être atteint dans le cas du commerce entre pays développés, tandis que dans celui du commerce entre pays développés et sous-développés, le libre échange peut facile- ment, pour diverses raisons, conduire à des effets contraires.3) M.Fournier associe en outre les tentatives d’accentuer les retombées locales du capital américain à la recherche d’une intégration à ce capital.C’est un point de vue défendable, cependant le point de vue inverse se défend aussi fort bien.En effet, en « désenclavant » l’activité économique des filiales américaines, le gouvernement québécois cherche avant tout à favoriser l’accession des Québécois aux avantages économiques, techniques et « managériaux » que peuvent procurer des filiales.En ce faisant, il vise a consolider le capital économique, technique et humain de la société québécoise et, une fois ces filiales implantées au Québec, il peut certainement mieux atteindre cet objectif en « désenclavant » celles-ci qu en les ignorant et qu’en perpétuant un dualisme economique qui ne saurait profiter à personne.4) D’autre part, M.Fournier semble faire peu de cas de la distinction entre ce qui est prévu et ce qui est souhaité par le Parti québécois.Nul ne contestera (même pas moi) que les tendances lourdes pointent en direction d’une plus grande intégration des économies canadienne et américaine.Cependant plusieurs (dont moi) contesteront l’opportunité d’une telle évolution et recnerche-ront des solutions de rechange.Je crois qu’il n’est pas honnête de laisser entendre, comme le fait M.Fournier, que le Parti québécois favorise une telle évolution et qu’il le fait plus que les partis fédéralistes (dont M.Fournier ne parle étrangement presque pas).Par sa politique de tamisage des investissements etrangers (politique inscrite au programme du PQ et ignorée par M.Fournier), par sa politique de canalisa- ¦ Une vraie histoire de faucon (Lettre adressée d M.Jean-Pierre Lussier, ex-propriétaire adoptif d’un faucon québécois, article du Devoir, 27 mars 1979).J’ignore si c’est le retour des hirondelles et l’arrivée du printemps qui m’é-moustillent, mais votre histoire de faucon m’a attendrie.De plus, vos démêlés avec les membres de la Fonction publique m’ont beaucoup faire rire, bien que d’Habitude je n’aime pas me moquer du malheur des autres.Croyez-moi, vous êtes presque rendu à la fin de vos peines, car, dans un ministère, une lettre publiée dans un journal produit plus d’effet que les pressions de 20 fonctionnaires.En vous écrivant, le demande au ministre du Tourisme, 'v Depuis une dizaine d'années, M.P.Nagy travaille à la détermination du risque des pays à qui la Banque, de Montréal avance des sommes considérables.(Photo Jacques Grenier) La stabilité n’est pas en soi un facteur décisif par Michel Nadeau POUR un banquier, la stabilité politique n’est pas en soi un facteur positif.Il n’importe pas tellement de savoir si un gouvernement doit demeurer longtemps au pouvoir.La question est de savoir, lorsque s’annoncent des changements politiques, si les nouveaux dirigeants vont gérer l’économie avec une plus grande ou une moins grande compétence que le régime précédent.» Dans son bureau où domine une grande carte du monde parmi des découpures de presse de différents pays, M.P.J.Nagy, responsable de la recherché à l’echelle internationale de la Banque de Montréal, parle tranquillement de révolutions, de troubles sociaux et de dictatures politiques.Le tout en termes d’indices et de cotes de sécurité.M.Nagy vient de publier à Londres un ouvrage sur les méthodes permettant d’évaluer le risque d’un pays pour une banque.On sait que 35% de l’actif des grandes banques canadiennes provient de prêts consentis à des pays et des entreprises à l’étranger.« Les banquiers ne sont pas nécessairement contre les changements politiques.Trois semaines après la prise du pouvoir par le général Videla en Ai^entine, la situation financière commençait à s’assainir.« Cependant, il faut bien distinguer les perturbations sociales apparentes et les modifications qui affectent la dette d’un pays.« Si triste soit-il, l’assassinat de M.Aldo Moro par les Brigades Rouges n’a pas eu d’impact sur le contrôle des finances extérieures du gouvernement de l’Italie.Dans la même veine, les agriculteurs français peuvent bien déverser des choux-fleurs sur les autoroutes mais cette agitation n’affectera nullement le crédit de la France.Il faut aller au-delà des manchettes.» D’origine hongroise, cet économiste a étudié le droit international à Paris et les sciences économiques à Londres.Depuis une dizaine d’années, il travaille à Montréal a la préparation de recherches sur le risque des différents pays-clients de la banque.« Il faut se garder de se laisser emporter par ses sym- pathies politiques.Souvent, une dictature est un bien meilleur risque qu’une démocratie fragile.Un gouvernement bien en place peut imposer les mesures de redressement nécessaires même si elles sont impopulaires et onéreuses pour la population.Par exemple, le Chili a réussi à améliorer considérablement sa situation financière au prix d’une baisse substantielle du pouvoir d’achat des travailleurs.» M.Nagy définit d’abord ce qu’est un « risque de pays » pour un banquier.C’est fa possibilité que surviennent des difficultés de remboursement dans un pays lorsque se produisent aes changements de différentes natures: politiques, sociales, climatiques.Par difficultés de remboursement, on entend le refus pur et simple d’acquitter une dette, la rénégociation des termes de l’emprunt, la demande d’un moratoire pour le remboursement, l’étalement des paiements.Plusieurs pays comme le Zaire, la Zambie, le Pérou, la Corée du Nord ou la Turquie ont connu ces difficultés sur les marchés financiers internationaux au cours des dernières années.Soucieux de ne pas se fermer les portes du marché financier international, il est très rare qu’un pays refuse de Facteurs de décision dans l’évaluation du risque d’un pays Événements possibles Réactions possibles Conflit armé Négation de la dette Occupation par une puissance étrangère Défaut de paiements Rébellions.Renégociation des termes désordres Civils de l’emprunt Prise du pouvoir par Allongement de la période un groupe d’extrémistes de remboursement Changements unilatéraux dans la gestion de la dette Moratoire Calamités naturelles Défaut technique de remboursement Mauvaise administration Blocage du transfert de l’économie nationale Chute des exportations Hausse subite des importations d’aliments ou d’énergie Accroissement démesuré des paiements dûs de la dette extérieure Détérioration de la balance des paiements Autres.Note: Pour chaque événement possible, on attribue un taux de probabilité entre 0 et 10.Ce chiffre est ensuite multiplié par le taux de probabilité d’une réaction au niveau du service de la dette d un pays donné.On répète l’exercice pour chacune des cinq années à venir.rembourser ses dettes.Cuba l’a fait en 1959 après la prise du pouvoir par Fidel Castro en ce qui concerne les créances américaines.Le régime des tsars de Russie n’a jamais remboursé les milliards empruntés sous forme d’obligations avant la révolution d’Octobre.« Le problème le plus fréquent est le « défaut technique ».Par suite de mauvaise administration, un gouvernement « oublie » d’envoyer le chèque dû ou retarde le versement d’une tranche de la dette.» Les banquiers doivent alors se réunir quelque part dans le monde pour former un consortium qui « accentuera » la pression sur les autorités du pays retardataire.Comment se fait l’évaluation du risque d’un pays?« Il faut d’abord amasser le plus d’information possible sur la situation économique et politique d’un pays: chaque coupure de presse significative sur l’évolution de Ê situation sociale doit nous parvenir tous les jours de la part de nos correspondants.On évolue le climat des affaires, les problèmes au niveau des syndicats, les tensions entre différents groupes linguistiques, religieux ou ethniques.h Par la suite, l’économiste responsable se rendra sur place si le pays en question est un client important pour la banque et si subsiste un doute important dans son esprit.» Dans son ouvrage intitulé « Country Risk », M.Nagy analyse l’évolution comparative de deux pays: le Mexique et la Corée au sud.« L’étape suivante est la rédaction d’un rapport de 40 à 50 pages.Il est essentiel d’orienter ce document vers l’avenir et d’éviter simplement de prolonger les tendances passées.On ne peut prévoir l’avenir de Pinochet en extrapolant les données statistiques du régime Allende.» h Au cours de ce travail non pour payer le service de la dette.Dans certains cas, l’économiste perçoit rapidement que le pays en question ne peut se permettre un emprunt d’accumulation de l’information, notre réseau de correspondants joue un rôle particulier.Lorsque nous n’en avons pas, c’est l’attaché commercial canadien qui nous informe.Il faut signaler ici l’apport précieux des représentants canadiens dans la préparation de nos dossiers.» La deuxième phase de la préparation de la cote de risque est plutôt mathématique.A partir des données du commerce extérieur, on évalue le déficit ou le surplus probable des cinq prochaines années.Il faut voir comment le déficit pourra être financé: investissements directs, transferts etc.On arrive ainsi à voir la possibilité pour le pays en question de financer un emprunt.« Nos calculs nous permettent d’évaluer si, dans cinq ans par exemple, les entrées d’argent seront suffisantes ou Benihana.Spectaculinaire ! 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A peine assis à votre table, le chef, armé de tout son attirail culinaire commence le spectacle.En un tour de main, votre table se transforme en scène de théâtre.Vos yeux sont éblouis.Votre palais est ravi.Et pour terminer en beauté, présentez la carte American Express .La carte qui attire l'attention.Benihana Steak House (Bill Wong).7965.boul.Décarie.Montréal, Réservations: (514) 731-8202.is.La carte American Express.Ne partez pas sans elle.Ç Arrt*.ncan E«P'**ss 1979 * Ame'-car E «D'mss C >^Dtiny es» a O» )pn**ta'»e Je a 1*-s maïQuP Tid'OuP' rie ( nromerce Qui sont uti'isees oa» Areienca»' c «D'ess Canada inc a •are ri usage» nsc'it 4j COMPTABLES AGRÉÉS BELZII.E.ST-JEAN SPERANO ET ASSOCIÉS Comptables agréés ALAIN BELZILE.C A ROBERT ST-JEAN C A GILLES SPERANO C A JACQUES BRANCHAUD.C A 2345 est, Bélanger Montréal 729-5226 LUCIEN DAHMÉ, C.A.Comptables agréés 276 ouest, rue St-Jacques Suite 110 845-4194 PROVOST.LAVOIE.LAROSE & POIRIER Comptables Agréés Jean Provost, C A.Jacques Larose, C.A.Henri Lavoie, C.A.Raymond Poirier, C.A.SOOOest, Métropolitain 254-7559 Samson.BëLair s, associes Comptables agréés MONTREAL - QUEBEC - RIMOUSKI - SHERBROOKE - TROIS RIVIÈRES Ottawa - sept Iles - saint hyacinthe - coaticook - matane de plus de X millions.» La troisième grande étape est la préparation d’un cadre où on cherche à mesurer le risque du pays.Pour ce faire, M.Nagy présente dans son ouvrage un tableau qui montre une série d’événements perturbateurs qui pourraient éventuellement affecter la capacité financière d’un pays.Les sinistres peuvent être de trois ordres: politique, économique et social.Au niveau politique, on trouve les guerres, les rébellions, les oesordres civils, la prise de pouvoir par un groupe d’extrémistes, l’occupation militaire.Il faut aussi voir la probabilité de calamités naturelles comme les tremblements de terre, les typhons.selon l’expérience passée.Dans la catégorie économique, il faudra prévoir la possi- bilité d’une mauvaise gestion de l’économie, les changements radicaux à la politique du service de la dette, la hausse des exportations importations d’aliments ou d’énergie, une baisse radicale des revenus d’exportation etc.Dans chacun des cas, l’économiste devra donner une cote entre 0 et 10.M.Nagy présente un questionnaire ou l’analyste peut voir plus clairement l’etat de la situation au niveau, par exemple, des désordres civils: les groupes de mécontents sont-fl « vocals », bien organisés, armés, sous l’influence de leaders fanatiques et impulsifs, financièrement bien structurés.Par la suite, le chiffre sera multiplié par la probabilité de 0 à 10 de voir un changement radical survenir au service de la dette, suite à ce sinistre.Par exemple, il est certain qu’un tremblement de terre ou des troubles civils peuvent survenir au Mexique sans que cela ait un impact sur la dette.Un gouvernement bien en place peut traverser ce genre de crise, ajoute M.Nagy.Le produit de cette multiplication est ensuite multiplié à son tour par un « coefficient de pertes ».Jusqu’à quel point la créance de la banque sera touchée négativement par les changement?Si on refuse de payer, la perte est totale alors que s’il s’agit d’une renégociation, le fecteur négatif est beaucoup moindre.Ce coefficient du coût des pertes varie aussi selon les années.Un refus de remboursement au bout de la cinquième année est beaucoup moins coûteux qu’un refus au tout début de la période de remboursement.La dimension temporelle est particulièrement importante.Dans le cas de l’Afrique Suite à la page 12 La petite entreprise de Georges croît.Parce qu’il y croit.Et qu’on y croit.ik Pltd::?: L’an dernier, la Banque fédérale de développement, une société de la Couronne, a accordé plus de 10 000 prêts totalisant près de $500 000 000.Et plus de 10 000 chefs de petites entreprises ont eu recours à nos conseillers en gestion.Comme Georges.Car voilà notre principale raison d’être: grâce à notre expertise en administration, venir en aide aux chefs de petites entreprises.Même s’ils ne sont pas de nos clients habituels! Nous offrons en effet d’abord une formation en gestion.Sous différentes formes.Cours, séminaires et autres réunions visant à promouvoir de bonnes méthodes de gestion.À peu de frais en plus.Autre avantage: nous avons 99 succursales au Canada, dont 20 au Québec seulement.Et chacune offre la gamme complète de nos services.Venez donc nous voir, ou mieux, donnez-nous un coup de fil.L’un de nos conseillers en gestion communiquera immédiatement avec vous.Car si vous croyez en votre petite entreprise, on y croit aussi.Et parce que vous y croyez et qu’on y croit, elle croît déjà! Votre entreprise, vous y croyez?Nous ycroyons.elle croît! Appelez ou écrivez pour obtenir des renseignements.Un de nos conseillers en gestion vous contactera aussitôt.Montréal 1008 Place Victoria 800, square V'ictoria H4Z 108 (5111 878-9571 Montréal 20.1 Place Frontenac 2600, rue Ontario est H2K IK1 (5141 524-1188 Longueuil Complexe Bienville 1000.rue de Seriftnv •MK 5B1 (5141670-9550 BANQUE FÉDÉRALE DE DÉVELOPPEMENT LaSalle 1550, avenue Dollard II8N 1T6 (5141.164-4410 Laval 2525.!>oul Daniel-Johnson Chomedev H7T 1S9 (5I4| 681-9289 St-Laurent 750, boul.Laurentien H4M 2M4 (5141 748-7323 St-Léonard 5960, rue Jean-Talon est HIS 1 M2 (5141 254-6073 f 12 ¦ Le Devoir, jeudi 5 avril 1979 LES PETITS FABRICANTS MENACÉS DE DISPARAÎTRE Il faudra rationaliser l’industrie du ski de fond parGuy Robillard IL y aurait au moins 250,000 paires de ski de fond non vendues accumulées dans les entrepôts et magasins de sport du Canada.C’est ce qu’a affirmé au DEVOIR, M.James Godber, président de l’Association nationale de l’industrie du ski (ANIS), à l’occasion de l’exposition annuelle de l’organisme, qui se terminait mardi, à la place Bonaventure.Selon plusieurs spécialistes, la situation du ski de fond au pays et surtout au Québec, où le sport s’est développé plus rapidement, rappelle beaucoup le phénomène survenu dans l’industrie de la moto-neige.Un départ foudroyant et un taux de croissance exceptionnellement élevé, dû à la nouveauté du produit, ont en effet conduit un nombre de plus en plus nombreux de fabricants à vouloir profiter de la poule aux oeufs d’or, mais sans toujours prévoir que le marché en viendrait tout normalement à un point de saturation.Or il semble bien qu'aidé par la mauvaise température du dernier hiver, ce point ait été atteint cette année.« Il y a actuellement 13 fabricants canadiens de ski de fond et à l’exposition, j’ai compté 55 maraues différentes importées; c'est beaucoup trop », note pour sa part M.Peter Kiroy, un autre Montréalais, secrétaire de l’ANIS.D’ailleurs, tous les experts interrogés annoncent la disparition à plus ou moins long terme de certains fabricants canadiens aux moyens limités et prévoient que seuls survivront les pendants des grandes compagnies européennes comme Kahru, Split-kein et Rossignol.La question a son importance pour le Québec qui, selon les chiffres du ministère de l’Industrie et du Commerce, totalise 80 pour cent de l’industrie canadienne du ski.De plus, 90% des articles de ski ou d’après-ski seraient fabriqués ici et le Québec offrirait la plus grande concentration en Amérique de centres et de boutiques de ski ainsi que de fabricants d’articles reliés à ce sport.Ces chiffres incluent ceux de l’industrie spécialisée du textile.Selon M.Kirby, le Canada a importé en 1978-79 quelque 900.000 paires de ski et en a fabriqué environ 250,000, en grande majorité des skis de Fond, pour un total de près de 1.200.000 paires, légèrement inférieur a celui de l’année précédente.De ce nombre, environ 75 pour cent seraient des skis de fond et 25 pour cent des skis alpins.Or ce serait le premier marché oui aurait déjà accusé une baisse puisque tous concordent à dire que le ski alpin a atteint un taux de croissance normal et stable de près de 10 pour cent par année et que 1978-79 n’a pas fait exception à la règle.La situation du ski de fond est loin d’être décrite comme tragique, même s’il faut prévoir des ventes à rabais P automne prochain.« Il ne faut pas dire qu’il y a une baisse du marché, souligne M.Claude-André Lavergne, éditeur de la revue spécialisée « Sports Marketing » et qui suit de près l’évolution du marché.C’est avant qu’il y a eu un boum qui n’était pas normal ».Point de vue enaossé par M.Raymond Lanctôt, distributeur des skis Rossignol, qui insiste pour dire que « contrairement à ce que les gens peuvent penser, le ski demeure une très petite entreprise au Canada, avec un chiffre d’affaires annuel qu’on peut fixer entre $200,000,000 et $250,000,000 soit moins que celui d'un seul fabricant de bière.C’est les bénéfices d’entraînement du ski, l’hôtellerie, la restauration, le transport etc.qui sont importants ».La dévaluation du dollar canadien a bien sûr aidé l’industrie canadienne mais Kirby se plaint des fortes taxes provinciale et fédérale qui, ajoutées à la taxe d’accise, de 25%, entraînent une différence d’environ 30 pour cent entre les prix au Canada et aux Etats-Unis.De nombreux Canadiens vont donc acheter leur équipement outre-frontière.Par contre, la forte taxe d’accise serait une des raisons majeures pour laquelle les compagnies européennes préfèrent venir s’installer sur place.D’autre part, ajoutés à la dévaluation du dollar, les quotas d’importation toucnant l’industrie du textile ont nettement favorisé les fabricants canadiens et presque tous les vêtements de basse et de moyenne gammes, mieux adaptés à notre climat, sont fabriqués ici, généralement au Québec.Mais selon M.Chuck Roberts, ex-président de l’ANIS et lui-même impliqué dans l’industrie du textile, il y aurait des problèmes d’approvisionnement au niveau des matières premières et « il est regrettable qu'après avoir tellement insisté sur les contingentements, les fournisseurs canadiens de textile se retrouvent maintenant dans l’impossibilité de satisfaire à la demande ».Malgré tout, les perspecti- Le «risque» d’un pays Suite de la page 11 du sud, une banque peut consentir un prêt, sans risque pratiquement, mais pour un an ou deux.Cependant, à cinq ans, compte tenu des changements possibles au niveau politique dans ce pays d’ici 1984, le prêt devient alors très risque.Finalement le produit de ces multiplications donnera un chiffre entre 0 et 60.Moins de trois est un petit risque: Canada, Etats-Unis, pays européens.Entre 30 et 55, le pays devient un risque élevé alors que passé 55, le risque n’est pas acceptable pour la banque.« Le rôle de l’expert dans la préparation du dossier est vital.Il devra flairer les tensions politiques, voir les conséquences sociales de l’arrivée de ces jeunes qui, en Amérique du sud, vivent dans les banlieues des grandes villes, s’instruisent et deviennent ensuite des forces difficiles à contrôler.« D faut aussi voir l’attitude du gouvernement pour contrecarrer les forces ae perturbation possibles.Le gouvernement qui joue à r autruche aura une mauvaise cote.Il faut se méfier de la stabilité politique à l'ougandaire.« Pour ce qui est de l’inflation, il faut voir comment un pays parvient à vivre avec la montée des prix.Si un gouvernement met en place des mécanismes pour contrôler l'inflation, l’impact est moindre.Un taux de 160% en Argentine a moins de conséquence que 25% au Canada! » M.Nagy apporte ici une précision sur le contrôle des changes.Le banquier doit évaluer la possibilité qu’un gouvernement empêche tout transfert de devises à l’exté-rieür du pays.« Il faudra alors que les profits soient conserves en « pesos » dans ce pays en attendant qu’on lève ces barrières à la libre circulation des capi- Dividende numéro 34 AVIS est par la présente donné qu'un dividende trimestriel de $0.38 par action ordinaire a été déclaré par le Conseil d'Administration.Ce dividende sera payable le 15 avril 1979, aux actionnaires inscrits à la fermeture des livres le 31 mars 1979.Pierre Audet, avocat secrétaire Montréal, le 30 mars 1979.TRUST GÉNÉRAL DU CANADA Un mode dépanne supérieur Les certificats de dépôt garanti du Trust Général • Sécurité du capital et des intérêts • Taux d'intérêt garanti • Taux d'intérêt élevé • Souplesse dans le paiement des intérêts • Aucun coût fîlTRUST GENERAL lilDU CANADA Institution inscrite â la de' ,i assuionce dépôts du QuéDer Men pr?i*1 id Société d assurance dépôts du Canada annuellement.de 3 ans.minimum $500 Autres certificats à autres taux pour des périodes allant de 30 jours à 5 ans.Demandez le poste 2000 Sept Iles 968 1830 Rivière du loup Montréal 866 964) Chicoutimi 862-7286 Outtemapt 549 6490 Québec 688 0630 739 3265 Alma 668 3391 Lévis 833 4450 Hull 771 3227 Rmnouski 724 4106 Trois Rivières 379 7230 Ottawa 238 4900 ves d’avenir semblent assez bonnes pour l’ensemble du marché au ski au Canada.En ski de fond, on prévoit que les acheteurs vont dorénavant aller vers le haut de gamme et que les ensembles entre $100 et $150 vont avoir la faveur populaire.Plusieurs en tirent comme conclusion que c’est sur les petites industries canadiennes, spécialisées dans le bas de gamme, qui vont souffrir de ce changement.Egalement, on rappelle qu’il y a toujours moins de 20 pour cent des Canadien^ qui sont dotés d’équipements contre environ 70 pour cent pour des pays comme la Norvège et la Finlande, un chiffre que les plus optimistes envisagent d’atteincfre un jour, mais qui manque probablement de réalisme.On dit aussi que l’Ontario et l’Ouest du pays sont appelés à voir leur marché croître encore, ce qui devrait compenser un certain plafonnement atteint au Québec.Et même ici, les ensembles vendus peut-être en y il A[ .£ ‘ F/ V ' i * b i f & ¦ i s .i y I > s .t : A' T- f -< VT!.'H* f* L’industrie du ski traverse présentement une crise de croissance comme ce fut le cas pour la motoneige et les maisons-mobiles.Seules les compagnies les plus fortes réussiront à survivre.moins grand nombre mais à un prix plus élevé devraient maintenir, voire améliorer le chiffre d’affaires de la dernière année.Enfin, des compagnies comme Rossignol et autres exploreront le marché américain et, dans le vêtement, l’expérience canadienne et la dévaluation du dollar permettent même d’envisager une percée sur le marché européen.Quant au marché du ski alpin, qui avait atteint un plafonnement il y a deux ans, il devrait poursuivre sa reprise et maintenir un taux de croissance de 10 pour cent.A l’époque, on avait craint que la vogue du ski de fond enlève plusieurs clients au ski alpin mais il semble qu’au contraire, plusieurs néophytes, ayant décou- vert le ski de fond et pris goût aux descentes, se tournent à leur tour vers le ski alpin.Dans cette dernière discipline, pratiquement tout l’équipement est importé et la dévaluation du dollar et les prix généralement élevés risquent de forcer la majorité des consommateurs à préférer les articles de moyenne gamme.taux.» L’économiste montréalais hésite beaucoup à parler de la situation au Québec.« Mais voyez par vous-mêmes.Lors de l’indépendance, le Québec se retrouverait avec une dette moyenne.Par contre, les Québécois ont des ressources importantes et des intérêts substantiels à l’extérieur.Ça s’équilibrerait.Finalement, l’indépendance ne changerait pas grand chose.Le Québec serait un petit pays riche.Oui, un pays riche mais petit.» Néanmoins, il faut prévoir la réaction du marche financier.Même si la situation ne Québec i tionale.Cela affecte également le crédit.» M.Nagy apporte également une autre précision.Sa formule comporte un coefficient de pertes plus élevé pour les gouvernements par rapport aux entreprises privées.« Une compagnie peut beaucoup plus facilement refuser de payer ses dettes alors qu’un gouvernement sera toujours soucieux de maintenir des bons rapports avec les milieux financiers.Voilà pourquoi le risque est plus grand avec les firmes privées.» Enfin, l’économiste montréalais tient à préciser que si sa banque utiüse fréquemment la méthode qu’il a mise au point depuis dix ans, l'ouvrage qu’il publie est de sa propre responsabilité.Puis avant de prendre un appel, en provenance de quelque part entre Bangkok ou Tannanarive, il referme son précieux livre noir des cotes attribuées à chacun des pays: « Rappelez bien à vos lecteurs qu’ils trouveront dans ce volume ire méthode mais non l’évaluation des différents pays.Ces précieux jugements sont réservés à la banque.» • COUNTRY RISK, How to Assess, Quantify and Monitor it, Euromoney Publications, Nestor House, Playhouse Yard, London, Ec4 EC4V 5EX Grande-Bretagne $ 60 UC $US 60.École des Hautes Études Commerciales Affiliée à l'Université de Montréal hile programmes de certificats Formation universitaire de premier cycle en administration, dispensée le soir, destinée à toute personne qui désire améliorer ses connaissances dans un secteur de l’administration ou qui souhaite changer d'orientation Pour y être admis, le candidat doit remplir l'une des conditions suivantes: • détenir un diplôme d etudes collégiales ou l’équivalent • posséder une expérience jugée valable sur le marché du travail (âu minimum trois ans).durée des études De trois à quatre ans.demande d’admission au programme Pour le trimestre débutant en septembre 1979, on peut obtenir la brochure et un formulaire de demande d’admission en s'adressant au registranat de l'École (voir plus bas).baccalauréat en administration des affaires classes du soir programme Spécialement adapté à ceux qui travaillent le jour, par sa pédagogie, par l'horaire et le calendrier de ses cours.candidats Les détenteurs d'un diplôme d'études collégiales (D E C ).Toutes autres personnes possédant un dossier d'études |ugé valable et une expérience de travail d'au moins quatre (4) ans.durée Normalement de cinq (5) ans, mais elle peut varier selon la disponibilité de l'étudiant.demande d’admission au programme Pour la session débutant en septembre 1979, on peut obtenir la brochure et un formulaire de demande d’admission en s'adressant au registrariat de l’École (voir plus bas).diplôme en sciences administratives Programme universitaire de 2e cycle en administration ôffert en cours du soir à l'intention • des diplômés d’un 1er cycle universitaire • de ceux qui détiennent un dossier jugé équivalent objectifs • connaissance des principes scientifiques de la gestion des affaires • acquisition d'aptitudes à solutionner des problèmes administratifs programme de 30 crédits • 15 crédits obligatoires • 15 crédits optionnels durée r • deux à trois ans en moyenne • six ans au maximum demande d’admission Date limite de dépôt: ief juin 1979 Pour le trimestre débutant en septembre 1979, on peut obtenir la brochure en s'adressant au registranat École des Hautes Études Commerciales 5255 avenue Decelles Montréal H3T 1V6 Tel.: 343-4500 f 4 t Le Devoir, jeudi 5 avril 1979 ¦ 13 Nomination Bureau d'assurance du Canada Contre les mésaventures devant les tribunaux Des assureurs offrent la «protection juridique» Bell Canada Raymond Medza A.I.A.C.Le Bureau d’assurance du Canada annonce la nomination de M.Raymond Medza, A.I.A.C., au poste de Directeur pour le Québec.A ce titre, M.Medza sera reponsable de toutes les activités de cet organisme au Québec et y sera le principal porte-parole de l’industrie des assurances I.A.R.D.Le BAC est une association qui regroupe la plupart des compagnies d’assurances I.A.R.D.(Incendie, Accidents et Risques Divers) exerçant au Canada.par Marie-Agnès Thellier Douze compagnies d’assurance canadiennes offriront à partir du imois de mai une meilleure protection juridique aux individus et aux groupes.Depuis que le régime d’aide juridique a été institué au Québec pour les personnes disposant de revenus modestes, il était devenu plus perceptible que certains salariés moyens ne pouvaient pas, eux non plus obtenir des services juridioues suffisants sans aide.La société Gestas Limitée, de Montréal vient de mettre sur pied le premier programme d’Assurance Protection Juridique offert dans tout le Canada.\ Un tel programme existait déjà depuis dix ans en Europe et depuis environ cinq ans aux Etats-Unis.En Alberta, une compagnie d’assurance, la Coopérative Fire and Casualty Co, de Regina, a offert en novembre dernier une telle assu-rance collective à des employés de United Grain Growers Ltd mais ce régime n’est pas disponible à l’échelle du Canada.L’Assurance Protection Juridique permettra à l’assuré de se faire rembourser jusqu’à concurrence de 80% des frais juridiques occasionnés par des consultations, des défenses ou des poursuites.En plus d’offrir deux options complémentaires pour assurer une meilleure protection, le régime imaginé par Gestas comporte une protection familiale automatique: l’assurance s'applique aussi au conjoint et aux enfants à la charge de l’assuré.Ce sont donc les salariés touchant entre 110,000 et $30,000 annuellement qui seront les premiers intéressés.Au Québec par exemple l’aide juridique n'est accessible Qu'aux salaires bruts de moins de $7,540 pour un célibataire et de $10,140 pour un couple avec deux enfants.Selon Maître Raymond Choquette, la compagnie Gestas aurait déjà reçu quelques demandes de renseignements provenant de syndicats intéressés à augmenter les bénéfices marginaux de leurs membres.Les 12 compagnies d’assurances offrant cette assurance juridique visent d’abord le marché de l’assurance collective sans négliger les individus intéressés.Le membre d’un groupe de plus de 50 personnes dont le régime « Protection juridique » serait obliga- Création de 200 emplois aux Iles-de-la-Madeleine (par Marie-Agnès Thellier) — La Compagnie National Sea Products, de Halifax (Nouvelle-Ecosse), va investir $4.5 millions dans les deux prochaines années pour moderniser ses installations de Havre-Aubert, aux Iles-de-la-Madeleine.Cette nouvelle a été annoncée hier à Québec par Mme Denise Leblanc, député et adjointe parlementaire au ministre de l’Industrie et du Commerce, après sa parution dans l’hebdomadaire des Iles, Radar, hier.Selon Mme Denise Leblanc, il s’agit du plus important investissement privé jamais effectué dans l’industrie québécoise de la pêche.Les derniers investissements importants remonteraient à dix ans environ et n’auraient pas dépassé $3.5 millions.La décision de National Sea Products aurait deux causes fondamentales: d’abord l’augmentation des prises de poisson depuis deux saisons à la suite du recul de la limite des eaux territoriales aux 200 milles marins, ensuite la reprise des activités de l’usine de Havre-Aubert de Madeli-péche, société détenue à 51% par les Pêcheurs-Unis du Québec.Depuis la fermeture de la Gorden Pew, en 1974, National Sea Products utilisait seul ses entrepôts frigorifiques.En 1978 et 1979, la compagnie a dû s’entendre avec Madeli- Les Prévoyants du Canada Administrateur Monsieur Jacques J.Giasson Monsieur Marcellin Tremblay, président de Les Prévoyants du Canada, a le plaisir d'annoncer l'élection de monsieur Jacques ¦J.Giasson, B.Sc.Ing., au conseil d'administration de cette compagnie.Président de la Compagnie des Ciments du St-Laurent depuis 1973, monsieur Giasson est également administrateur de cette compagnie et de ses filiales au Canada et aux États-Unis.Auparavant, il a occupé plusieurs fonctions administratives dans l'industrie manufacturière ainsi que dans le secteur des télécommunications.Monsieur Giasson est également administrateur de plusieurs sociétés, dont la Banque Canadienne Nationale, Sidbec et Sidbec-Dosco, Sidbec Normmes Inc.Campbell Soup Company Limited, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie Canada et Portland Cernent Association.Il est en outre membre du bureau des gouverneurs des Jeunes Entreprises du Québec.Les Prévoyants du Canada est une compagnie du Groupe Prenor Ltée.pêche pour l’utilisation de ces entrepôts, appartenant maintenant au gouvernement du Québec.Pour 1980, il lui fallait se construire de nouvelles installations frigorifiques au coût de $2 millions.La compagnie décidait d’investir aussi pour aménager une conservene et elle dépensera au total $4.5 millions, créant 200 emplois.En plus de traiter le homard, qui est sa grande spécialité aux Iles, National Sea Products pourra fabriquer des conserves de crabe et de maquereau.Les prises ont augmenté en moyenne de 50% en deux ans.En homard, National Sea Products a réçu aux Iles 1.2 millions de livres sur les 2.4 millions péchés au to-tal.Présente aux Iles depuis 1966, lorsqu'elle a acquis la totalité des actifs de Maritime Packers implantée depuis 1934, National Sea Products se ravitaille surtout auprès des pécheurs côtiers, qui ont été moins affectés que les hauturiers par les mauvaises années.Par ailleurs, Pêcheurs Unis du Québec a débarqué dans ses deux usines des Iles (Cap-aux-Meules et Havre-Aubert) 14 millions de livres de poisson contre 11.1 millions Tannée précédente.Toute cette production a été exportée.Les débarquements ont progressé mais pas aussi vite que ne l’aurait souhaité la direction des PUQ, confrontée à des coûts élevés pour l’exploitation de la flotte madelinote.La capacité potentielle est triple des résultats obtenus cette année.L’investissement dans les Iles de la Madeleine complétera les installations de National Sea Products dans les provinces maritimes, en Floride et dans le Maine.Les installations actuelles de Havre-Aubert emploient 350 personnes.Contrôlée par H.B.Nickerson, la compagnie d’Halifax a LES ÉLÉVATEURS DESOREL LIMITÉE AVIS D'ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE DES ACTIONNAIRES Avis vous est par les présentes donné que rassemblée générale annuelle des actionnaires de LES ELEVATEURS DE SOREL limitée sera tenue a l Auberge de la RiVe, Ste.Anne de sorel, Québec le mardi, dixième jour avril 1979 à 9:15 hrs.ORDRE OU JOUR 1.Lecture et étude des rapports des Administrateurs et des vérificateurs; 2.Election des Administrateurs; î Nomination des vérificateurs; A.Ratification et approbation, s'il y a lieu, des actes et gestes des Administrateurs et Officiers de la Compagnie pour l'exercice termine le 51 décembre, 1978, tels que consignés aux rapports, autorisés, ou enregistrés au livre de minutes de la Compagnie; 5.Transaction de toutes autres affaires pouvant être légalement soumises à lassembiée.Par ordre du conseil d'administration R.G.Gammon Secretaire WINNIPEG, 23 mars, 1979 fait en 1977 un chiffre d’affaires de $164 millions et un bénéfice net de $5.1 millions, soit $3.36 par action.Il y a environ 500 pêcheurs aux Iles de la Madeleine dont 328 pour la pêche au homard.L investissement de National Sea Products pourrait être éligible aux aides du MEER et du MIC, selon Mme Leblanc.toire paierait selon l’option choisie de $40 à $70 par an et lorsque le régime serait facultatif, chacun paierait de $50 à $80 par an.Un individu devrait verser de $50 à $97.50 par an.La couverture offerte est de $1,000 par action jusqu’à un maximum total de $2,000 par an.Le plan de base se limite au domaine du droit civil, couvrant un pourcentage prédéterminé des frais de consultation, recours et défense.La première option supplémen- Colloque sur Véducation économique Des professeurs en économie venant d’une cinquantaine de cegeps se réuniront les 6 et 7 avril pour définir quelles devraient être les grandes orientations des cours d’économie qui deviendront obligatoires dans les prochaines années.Fondé il y a dix ans, le comité pédagogique d’enseignement des Sciences économiques tient sur ce thème son premier colloque.À Trois-Rivières, une centaine de professeurs d’économie réfléchiront sur les méthodes pédagogiques, les modes d’évaluation et les objectifs de ces cours, pour tirer un « Bilan et prospectives de l’économie dans les collèges ».Ils pourront interroger le sous-ministre adjoint de l’éducation du post-scolaire, Pierre Vanderdonckt, qui prononcera un discours sur l’éducation collégiale le 6 avril au Ce-gep de Trois-Rivières.Le sous-ministre remplacera le ministre de l’Education, M.Jacques-Yvan Morin, actuellement en voyage officiel en Chine.Les étudiants sont aussi invités à ce colloque.taire couvre de plus tout le domaine du droit criminel tandis que la seconde option offre encore en plus des remboursements lors de la rédaction de documents, de transactions immobilières ainsi que pour les frais de notaire au Quebec.La société Gestas, appartenant au groupe Sodorcan, n’est pas une compagnie d’assurance mais un gerant d’assurance pour les assureurs, spécialisé dans le domaine des frais juridiques et de la responsabilité professionnelle.Elle gère des « risques spéciaux » et a établi pour les douze compagnies le programme « Assurance de Protection Juridique », ses tarifs et ses contrats.Mais les contrats se prendront par l’intermédiaire du courtier habituel tandis que les compagnies géreront elles-mêmes pnmes et réclamations.Gestas songe par ailleurs à proposer d’ici quelques mois ce régime de protection juridique personnelle et familiale en complément de ses assurances ae responsabilité professionnelle.Pour l’instant, les membres de professions libérales déjà assurés professionnellement qui voudraient aussi s’assurer pour toutes les actions du domaine civil doivent prendre une autre police.Parmi les douze compagnies promoteurs de ce nouveau régime, on trouve quelques compagnies ayant leur siège social au Québec: la Compagnie d’assurance Bélair, les Prévoyants Compagnie d’assurance générale du groupe Prénor, TUnion Canadienne, compagnie d’assurances, de Québec, la Sécurité, compagnie d’assurance générale du Canada, la compagnie Prudential Insurance, filiale d’un Ford hausse de 39% ses ventes au Québec Les ventes de voitures et de camions ont augmenté de 20% ai mars chez Ford du Canada, alors que les concessionnaires Ford et Mercury enregistraient des chiffres records pour le meilleur mois de mars dans les 75 ans d’existence de la société, battant ainsi trois records précédents.La société a enregistré de nouveaux records pour les ventes de voitures, de camions et pour les ventes combinées.« La forte lancée qui s’était fait sentir dans le domaine des ventes s’est poursuivie en mars avec une augmentation de 46% des ventes par rapport à février.« Toutes nos lignes de pro- duits ont connu un fort succès dans tout le pays.Par rapport à mars dernier, les ventes ont augmenté de 39 pour cent au Québec, de 26 pour cent en Colombie-Britannique, de 22 pour cent dans les Provinces atlantiques et de 17 pour cent en Ontario.C’est en Ontario que Ford construit sa quatrième usine au Canada au coût de $530 millions.La Royale du Canada compagnie d’assurance Résultats exceptionnels des actuaires québécois Les 14 étudiants de l’Université Laval qui se présentaient à l’examen no 4 de la « Society of Actuaries », à la session de novembre 1978, ont tous réussi cet examen et, de plus, 9 d’entre eux ont obtenu la note maximale de 10.Selon le directeur du Programme d’actuariat, M.Gaston Paradis, il s’agit là d’un résultat remarquable étant donné la dif- ficulté bien connue de ces examens.Rappelons que la Society of Actuaries soumet ses candidats à une série de neuf examens avant de leur décerner le titre tant convoité de « Fellow ».Les étudiants de Laval sont en compétition avec tous les autres étudiants américains et canadiens qui se présentent à ces examens où les L’ÉTOILE DES PHOTOCOPIEURS «MITA” Le choix des graphistes! La copie est plus claire que l’original et coûte .04C Une des plus pratiques ! VENTE-LOCATION • LOCATION CANADA DACTYLOGRAPHE INC.7035 av du Parc Mtl 270-1141 Stationnement Ouvert samedi de 9àl2 Brevets d’invention MARQUES deCOMMERCE Robic, Robic ET ASSOCIÉS 1514, av«nu« McGregor Montréal H3G 1X5 934-0272 pourcoitages de succès sont généralement inférieurs à 50%.À titre d’exemple, sur les 833 candidats qui se sont présentés à cet examen no 4 en novembre dernier, 309 seu-lement Tont réussi, soit un pourcentage de 37.1%.Il est intéressant de noter que l’Université Laval est une des écoles d’actuariat les mieux cotées, non seulement au Canada mais sur tout le continent américain, et qu’en dépit du retard que cette discipline a mis à se développer au Canada français (le 1er Fellow a été reçu en 1956), la situation se redresse rapidement du fait que le nombre des Québécois francophones reçus Fellows chaque année est largement supérieur à la moyenne au Canada, et on peut affirmer que ceci est dû principalement à l’Université Laval puisque la plupart sont des diplômes du 1er cycle du Programme d’actuariat à cette Université.\ mm tw Alan A.Horsford M.Alan A.Horsford quittera son poste de président de La Royale du Canada après sa nomination à un poste de direction générale du Groupe Royal au bureau principal, à Londres, à partir du 1er Mai 1979.Il est président sortant du Bureau d’assurance du Canada; président des Services anticrime des assurances; président du conseil d’administration d’Insmor Holdings et de ITnsmor Mortgage Insurance Company; il a également été un des administrateurs du Groupement technique et membre de divers autres comités dans le domaine de l’assurance.La Royale du Canada, compagnie d'assurance est le plus important assureur d'habitations, d’automobiles et d’entreprises au pays.ANNONCEZ DANS LE DEVOIR, QUELQU’UN VOUS LIRA Bravit* d'invention MARQUES DE COMMERCE SWABEY, MITCHELL, houle; marcoux & sher 625, Ave du Préeident Kennedy Montréal-845-7126 \ Les meilleures spécialités gastronomiques du chef Léon Chanel sont encore au menu du Pierre de Coubertin.284-1110 4 Four Seasons Hotel Le Quatre Saisons MONTREAt À nlBGRTa cas trunk UNé AVIS DE DIVIDENDES Avis est par les présentes donné que les dividendes trimestriels suivants ont été déclarés payables le 15e jour de mai 1979, aux actionnaires inscrits à la clôture des affaires le 30e jour d’avril 1979.ACTIONS PRIVILÉGIÉES 4%%, dividende no.55, série C Un dividende de $1.1875 par action sur les actions privilégiées en circulation, rachetables.43/«% cumulatif, série C.5V/o, dividende no 42, série D.Un dividende de $1.34375 par action sur les actions privilégiées en circulation, rachetables, convertis-sables, 53/8% cumulatif, série D.73 , .\ .ATELIER D’ébénisterie industriel, planneur, « shaper », banc de scie, équipement de finition, etc.A vendre en tout ou en partie.738-1184.9-4-79 A bas prix, appeler Pierre Déménagement, en tout temps, estimation gratuite.937-9491.J.NO.A VENDRE: équipement de traitement de textes "AES Plus”, Imprimante "Qume" 540 mots minutes, cylindre d'entraînement pour papier à débit continu.Equipement sous garantie; Pierre Parent, 663-5636.6-4-79 ENTRETIENS-RÉPARATIONS Monsieur Bai gfioite FAITES RÉÉMAILLER SUR PLACE BAIGNOIRES.LAVABOS.TUILES.TOILETTES.PORCELAINES FIXES.TRAVAIL PROPRE.OE MAIN EXPERTE.PARFAIT EN MOINS DE 6 HEURES i Résidences, ippts.hopiteux.convint.36 conlnurs — Neuf on antique MONSIEUR BAIGNOIRE 336-1133 Ville St-Leurent 6-4-79 MENUISERIE générale, plâtre, stucco, peinture intérieure-extérieure, estimation gratuite.Tél.: 521-4041, 270-6361 JNO.ESPACES DE BUREAUX A LOUER PLACE Bonaventure, étage D, aménagés ou non, à sous-louer, 2 ans, 497 pi.ca., 3 pièces, environ $450.par mois.871-8840.9-4-79 FOURRURES i i m MANTEAU en lynx pour homme, "Timber Wolf”, excellente qualité, fabrication à- la main.Manteau chat sauvage-lynx pour femme en excellente condition.Les deux ont été achetés cet hiver.Laisserions à bas prix.337-8758 6-4-79 GARDERIE 4 CHERCHE dame d'un certain âge, douce et aimant les 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