Le devoir, 7 mai 1979, lundi 7 mai 1979
I Des livres qu’on glisse dans sa poche mais qu'on garde dans sa bibliothèque vol.LXX — No 105 Ensoleillé et doux.Maximum 20 Montréal, lundi 7 mai 1979 25 CENTS Le week-end sportif Le Canadien à un gain de la finale Inspiré par deux buts de Guy Lafleur en première période, le Canadien a facilement défait les Bruins de Boston, 5-1, samedi soir au Forum.Mais, n’eût-été des largesses de l'arbitre Ron Wicks, le Tricolore aurait corrigé les Bruins de façon encore plus décisive.Le Canadien pourrait éliminer les Bruins demain soir, à Boston.—page 12 Un deuxième grand chelem pour Carter Gary Carter s'est particulièrement illustré à San Diego, hier, réussissant son deuxième grand chelem en carrière, ce qui a permis aux Expos de vaincre les Padres, 7-5.Les joueurs de Dick Williams, qui avaient gagné 12-1 vendredi et perdu 6-3, samedi, ont ainsi gagné deux parties sur quatre à San Diego, première étape de leur long voyage à l’étranger.—page 13 ¦ Trudeau consacre les dernières semaines de sa campagne à l’unité ¦ Broadbent prédit une guerre civile si Ottawa ne négocie pas —page 2 ¦ Ryan promet de définir le statut de l’anglais —page 3 U La question de fond: Clark ou Trudeau: un éditorial de Michel Roy —page 4 ¦ Enjeux et perspectives: la difficile majorité de Clark —page 7 ¦ L’Iran veut propager sa révolution dans le monde —page 8 ¦ Le Parti socialiste est reporté au pouvoir en Autriche —page 9 L’affaire des contrats de dragage Fi lion, Rochette et Desjardins acquittés TORONTO (d'après CP) — Au terme d’un procès de près de 15 mois et après avoir délibéré durant un mois, un jury de la Cour supérieure de l’Ontario a rendu samedi 53 décisions dans l’affaire des contrats de dragage au sujet desquels avaient été portées des accusations de conspiration en vue de fixer les prix et frauder le gouvernement., M.Gérard Filion, âgé de 69 ans, ancien président de Marine Industries, ancien directeur du DEVOIR, est acquitté, comme le sont également MM.Louis Rochette (de Québec), 56 ans, ancien vice-président exécutif de Marine Industries; Bruno Desjardins (de Baie d’Urfée), ancien directeur de la compagnie J.P.Porter; Hugh A.Martin (de Vancouver), 64 ans, président du conseil d’administration de Canadian Dredge and Dock Co.Ltd ; James Jarrell (de Toronto), vice-président de Pitts Engineering.Sont reconnus coupables: MM.Harold McNamara (de Toronto), 64 ans, ancien président et chairman de McNamara Corporation; Sydney Cooper (de Toronto), 57 ans, ancien président de Pitts Engineering Construction Limited; Jeaa Simard * (de Laval-sur-le-Lac), 56 ans, ancien vice-président de Marine Industries et de J.P.Porter Co; Ltd.; et Frank Hamata (de Vancouver), président de Sceptre Dredging Ltd.Ces cinq hommes d’affaires, qui sont passibles d’une peine d’emprisonnement de 10 ans et de fortes amendes sur chacun des chefs d'accusation, doivent se présenter devant le tribunal le 4 juin, date à laquelle le juge entendra leurs plaidoyers relatifs à la sentence.Entre-temps, ils sont libérés sous caution.Mais le juge en chef associé William Parker leur a interdit de quitter le pays sans autorisation et a exigé que chacun lui remette son passeport.Le juge Parker a présidé ce procès, l’un des plus longs devant jury dans l’histoire judiciaire du pays.Témoignages et dépositions ont été entendus durant 36 semaines dans une salle du palais de justice de Toronto; les procureurs de la défense ont Voir page 6: Dragage M.Harold McNamara M .Gérard Filion La tension remonte après un raid israélien au Liban .¦.< .! .• h/j y\ < W>.f t; t $Ï0P EMBEl Une foule de manifestants anti-nucléaires prennent une pause à l’ombre du monument à Washington, hier dans la capitale américaine, avant de se diriger en groupe vers la Maison-Blanche.(Photolaser AP) Devant la Maison Blanche 65,000 manifestants contre le nucléaire WASHINGTON (d’après Reuter, AP et AFP) — Près de 65,000 manifestants criant “Non au nucléaire » ont défilé hier entre la Maison Blanche et le Capitole, siège du Congrès, à l’occasion d’une des plus importantes manifestations oui aient eu lieu à Washington depuis les rassemblements organisés dans la capitale fédérale dans les années 60 et au début des années 70 contre la guerre au Vietnam., Les organisateurs ont déclaré que la manifestation avait pour but de sensibiliser l'opinion américaine aux dangers du nucléaire, un peu plus d’un mois après / l’accident de la centrale de Three Mile Island, près de la ville de Harrisburg en Pennsylvanie.« Le but de toute l’affaire est de dire au Congrès que les agences gouvernementales ne lui ont pas révélé toute la vérité sur l’énergie nucléaire », a déclaré l'un des organisateurs, M.Tim Mossad.« L’opposition au nucléaire est demeurée longtemps une affaire locale.Cette marche revêt un caractère stratégique.C’est une action de masse centrée sur la capitale du pays et fondée sur une large coalition d’intérêts », a-t-il ajouté.L’évenement a été baptisé « Coalition du 6 mai ».Il aura fallu l’accident de Three Mile Island, suivi de la fermeture de sept autres centrales du même type, pour rassembler les groupes hostiles au nucléaire et les écologistes, jusque là isolés.Plusieurs personnes ont pris la parole lors de ce rassemblement.L’avocat Ralph Nader, célèbre par sa défense du consommateur, a déclaré: « Jimmy Carter nous avait dit en 1976 qu’il ne se tournerait vers le nucléaire qu’en dernier recours.Il nous a menti ».L’actrice Jane Voir page 6: Manifestants LONDRES (d’après Reuter, AFP#et AP) — Après une trêve d'une dizaine de jours, les appareils israéliens ont à nouveau frappé hier des cibles palestiniennes au Liban.On n’exclut pas de source diplomatique que ce raid relance le cycle infernal de la violence au Liban, notamment au sud, où ont été livrés dans la nuit des duels d’artillerie, et à Beyrouth, où les troupes syriennes ont pilonné hier des quartiers chrétiens.Le raid aérien israélien, à plus de deux cents kilomètres des frontières de l'État juif, visait le camp de Nahr el Bared, situé à treize kilomètres au nord du port de Tripoli.Il avait déjà été bombardé à la fin du mois dernier par la marine israélienne.Selon le commandement israélien, le camp est utilisé par les fedayine pour organiser des opérations contre Israël.Une importante concentration de fedayine y avait été repérée, qui s'apprêtait a attaquer Israël, indique le commandement en rappelant qu’Israël se réserve de frapper les Palestiniens fort où et quand il le voulait.À Beyrouth, où on souligne que le camp abrite quelque vingt mille réfugiés, on déclare, de sources libanaise et palestinienne, que le raid a fait entre trois et cinq morts civils et une trentaine de blessés.L’agence palestinienne de presse WAFA précise que la DCA des fedayine a fait rebrousser chemin aux avions israéliens.Les victimes sont toutes libanaises, à l’exception d’une femme palestinienne, selon les correspondants en poste dans la région.Cinq membres de la même famille Masri, dont un bébé de quarante jours, ont été tués alors qu’ils célébraient le mariage de l'un des leurs à Mouhama-rah, petit village situé à proximité du camp palestinien de Nahr el Bared à une quinzaine de kilomètres au nord de Tripoli, chef-lieu du Liban-Nord.L’attaque israélienne, notent les observateurs, ne répondait pas à une opération en Israël de la résistance palestinienne.Le premier ministre libanais, M.Selim El Hoss, a souligné que « les agressions israéliennes perpétrées hier contre le Liban montrent le caractère fallacieux des prétextes invoqués par Israël pour s’attaquer à ce pays ».Il a relevé que « ces prétextes étaient déjà à priori inacceptables ».^ Par ailleurs, les troupes syriennes de la Force arabe de dissuasion ont violemment bombardé hier les secteurs chrétiens orientaux de Beyrouth, provoquant d’important dégâts, selon la radio phalangiste.Une radio de gauche a affirmé que ce bombardement avait été provoqué par des tirs isolés chrétiens et que les Syriens avaient utilisé « les armes qu’il fallait » pour réduire au silence les miliciens.La radio phalangiste estimait, pour sa part, prématuré de fournir un bilan des victimes.Dans le Sud-Liban, des duels d’artillerie ont opposé dans la nuit les forces en présence.Les Palestiniens accusent les soldats hébreux d’avoir pilonné le secteur d’Aichieh, près du fief palestino-progressiste de Nabatieh.À Metoulleh, dans le nord d’Israël, des chrétiens libanais ont rapporté que les affrontements opposaient leurs propres milices à un groupe de Palestiniens qui avait tenté d’attaquer le village de Marjayoune après Voir page 6: Liban l’humeur de ce pays «Le Crédit social s’en vient» par Bernard DescAteaux CHICOUTIMI — « Le Crédit social s’en vient », lisait-on il y a 25 ans un peu partout dans les campagnes québécoises au détour de routes sillonnées par des militants créditistes de la première heure bien avant que les indépendantistes à leur tour ne les y suivent pinceaux en main.Le slogan a fait sourire, mais au Saguenay-Lac-Saint-Jean le Crédit social a quand même tout balayé sur son passage à deux reprises en 1962 et en 1963 tout en réussissant à l’élection de 1965 à garder trois des quatre comtés.Dix-sept ans après cette première percée, le slogan est toujours aussi d'actualité dans cette région alors que les créditistes sont sur les rangs dans les quatre comtés, bouleversant toute la conjoncture politique à quelques semaines du scrutin du 22 mai, menaçant les candidats libéraux dans les trois comtés redevenus rouges au fil des élections.Alors que l’on croyait le phénomène sur la voie de la disparition, ce retour du Crédit social pour- rait même s’avérer dramatique pour certains surtout quand l’on pense que la seule inscription « Crédit social » après le nom de candidats poteaux en 1974 vous valait 5,000 ou 6,000 voix.Il y a une différence en 1979, pensent les stratèges libéraux, qui voient dans le Crédit social de Fabien Roy un déguisement pour le Parti québécois.Un peu partout à travers le Québec, c’est ce que clament les candidats libéraux pour que l’électorat ne se méprenne pas.Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les organisateurs libéraux reprennent ce message, certains n’hésitant pas en privé a vous pointer du doigt les pé-quistes « déguisés » en candidats ou en organisateurs créditistes.À première vue, ils semblent bien avoir raison.Dans Chicoutimi, le candidat n’est-il pas Magella Tremblay, permanent du Parti québécois pour la région, un ami très proche du ministre de la Justice, M.Marc-André Bédard.Dans Jqnquière, Jean-Maurice Cou-lombe n’est-il pas lui aussi un membre Voir page 6: L'humeur mTBUOTO TIRAGE: 961 4 mai 1979 LES BILLETS SE TERMINANT PAR ¦f er NUMERO COMPLET LES BILLETS SE TERMINANT PAR LES BILLETS _ „ SE TERMINANT PAR LES BILLETS SE TERMINANT PAR $250,000 $1.000 GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE LES BILLETS ________ SE TERMINANT PAR GAGNENT Tous les billets gagnants de $1, LES BILLETS SE TERMINANT PAR NUMERO COMPLET LES BILLETS SE TERMINANT PAR $100.000 GAGNENT $1.000 3® NUMERO COMPLET ?mFinn !?!?mnnH iHHnna innrann «¦nnn LES BILLETS SE TERMINANT PAR LES BILLETS SE TERMINANT PAR i LES BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNE $50.000 GAGNENT $1,000 $50 GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE $25,000 $1,000 $50 $25,000 GAGNENT $1.000 ¦ GAGNENT *50 LES BILLETS SE TERMINANT PAR [Ï î î ï 3 S S GAGNE $5.000 LES BILLETS SE TERMINANT PAR £ A 7 3.8 GAGNENT $1.000 LES BILLETS SE TERMINANT PAR i & £ GAGNENT *50 1 0 6 3 5 8 GAGNE *5.000 LES BILLETS SE TERMINANT PAR S 3 9 6 8 GAGNENT *1.000 LES BILLETS SE TERMINANT PAR s.s GAGNENT *50 f : LiniJ.IUJIil O 1, 5 T 1 6 GAGNE $5.000 ftfeJHUJMUlUwWUI Æê SE TERMINANT PAR 5 5 1 6 8 GAGNENT $1.000 et $50.de l’Inter sont encaissables à toute succursale de la BCN ? 2 B Le Devoir, lundi 7 mai 1979 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI Les dernières semaines de la campagne de Trudeau seront consacrées à l’unité OAKVILLE, Ont.(d’après PC) — Le premier ministre du Québec, M.René Lévesque, est « l’homme à battre » au terme de l’élection fédérale et sa Charte du français s’attire certainement la colère de Dieu.C’est du moins ce qu’a dit le premier ministre sortant du Canada, M.Pierre Elliott Trudeau, au cours d’une assemblée politique tenue samedi à Oakville, en banlieue de Toronto.Il s’agit, a donné à entendre le chef libéral, des premiers coups de canon de ces deux dernières semaines de campagne, qui doivent porter sur « l'unité canadienne ».Les observateurs s’attendent que M.Trudeau énonce de nouvelles positions constitutionnelles mercredi à Toronto, lors d’un ralliement monstre au Maple Leaf Garden (on attend 20,000 personnes).« C’est en élisant à Ottawa un gouvernement libéral fort de la confiance des Québécois francophones, tout autant qu'en appuyant l’opposition libérale a Québec, que nous allons battre (René) Lévesque », a lancé M.Trudeau à Oakville, devant quelque 600 partisans.Il répondait à un manifestant qui tenait le gouvernement fédéral responsable de l'adoption, par Québec, de la Charte du français en 1977.« La loi 101 a été adoptée par le gouvernement Levesque, God-damn it, », a lancé M.Trudeau.Ce dernier s’est cependant excusé tout de suite après, non sans badiner, « d’avoir pour la deuxième fois fait intervenir Dieu dans cette campagne.« Je suis sûr que Dieu réprouve la loi 101 », a-t-il ajouté tout de suite.M.Tru- EN BREF.Toronto: le PC en avance Un sondage Gallup publié samedi indique que le Parti conservateur est en avance de cinq points de pourcentage sur les libéraux dans les 23 comtés de la région métropolitaine de Toronto.Les conservateurs prennent la tête avec 42% de la faveur de l’électorat; suivent les libéraux avec 37%, les néo-démocrates avec 21% et les autres formations et indépendants avec 1%.Seulement 12% d’indécis sont signalés.Au scrutin de 1974, 16 des 20 comtés de la région allaient aux libéraux (47% du vote populaire), deux aux conservateurs (34%) et un au NPD.Cette année, les six ministres libéraux qui se représentent dans cette région sont menacés.Il s’agit de MM.Anthony Abbott, Alastair Gillespie, John Roberts, Barney Danson, Martin O'Connell et, dans la circonscription d’Ontario, Norman Cafik.Les conservateurs ébranlés Après les candidats conservateurs Roch Lasalle (Joliet-te), Claude Gervais (Richelieu) et Robert Letendre (Laurier), plusieurs autres ont manifesté leur mécontenté-ment a l’égard des déclarations de leur chef, M.Joe Clark, touchant sa non-reconnaissance du droit des Québécois à s’autodéterminer politiquement.Le candidat PC Carol Saint-Pierre (Montmorency) a déclaré que son chef devrait « reconsidérer son opinion », puisqu'on vit dans un pays libre et démocratique.M.Oswald Fleury (Lac-Saint-Jean) se montre découragé: « Si Je ne puis me prononcer sur les questions fondamentales (comme l’auto-détermination), comment être candidat dans l’élection en cours?» M.Roland Garneau (Lévis) s’est dit tout aussi découragé; mais il ajoute que si son parti avait plus de force au Québec, M.Clark pourrait être amené à changer d’idée.Pour M.Gilbert Carbonneau (Bonaventure/Iles-de-la-Madeleine), M.Clark fait comme M.Pierre Trudeau avant l’élection de 1974: ce dernier faisait campagne contre le contrôle des prix et salaires (une promesse conservatrice), mais aussitôt élu, il instituait les contrôles.Publicité télévisée La publicité-marteau du Parti conservateur, qui présentait essentiellement le chef libéral, M.Pierre Trudeau, comme le grand « coupable » du Canada fera relâche cette semaine, tandis que les messages libéraux prendront la vedette.Parallèlement à un groupe de messages télévisés sous le thème des « Jeux olympiques économiques », qui prétendent que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes à ce point de vue pour le pays, on verra M.Trudeau, dans d’autres messages, qui présenté son équipe de candidats sur une ritournelle de fond qui rappelle les plus célèbres publicités québécoises en faveur des bières.Quant au Crédit social, qui ne paraît pas connaître encore la date du scrutin fédéral, ses dirigeants se demandent toujours s’ils auront, ou non, de la publicité télévisée en leur faveur.C’est, naturellement, une question de gros sous.Entre-temps, les conversations agréables de M.Ed Broadbent avec son épouse francophone Lucille, au coin du feu et touchant la flambée des prix, justement, seront en ondes à compter de cette semaine.Ministres à la chasse Il suffit de suivre les déplacements, rares il est vrai, du premier ministre libéral au Québec, pour constater dans quels coins de la province les libéraux affichent quelque crainte: Saint-Gedéon-de-Beauce, Joliette, Portneuf, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Windsor.Cette semaine, les comtés suivants auront la visite surprise de quelques gros canons du Parti libéral; Shef-ford et Gamelin (M.André Ouellet), Abitibi (M.Marc La-londe), Rosemont ou l’ancien comté de Lafontaine (M.Francis Fox), Bellechasse et Frontenac (M.Gilles La-montage), Gatiheau (Mme Jeanne Sauvé) et Verchères (le sénateur Jean Marchand).Fiducie du Québec dépôts garantis (514) 281-8840 1-800-361-6840 La Fiducie du Québec .pour un choix de modes d'épargne deau avait déjà affirmé, il y a quelques semaines, en Nouvelle-Écosse, que Dieu était un libéral! M.Trudeau a consacré une grande partie de son discours a fustiger son adversaire principal, M.Joe Clark, qu’il a présenté encore une fois comme « une girouette », dont les thèses varient au gré du vent.Le chef libéral a dit que M.Clark ne serait qu’une marionnette obéissant aux doigts des premiers ministres des provinces, majoritairement conservatrices.Si M.Clark est élu premier ministre, a-t-il prédit, il ira à la Conférence économique internationale de Tokyo, fin juin, livrera aux États-Unis les droits du pays sur les ressources minières situées au large des côtes canadiennes, augmentera les livraisons de matières premières à l’Europe et de pétrole au Japon, puis il proclamera le sommet « une grande victoire », ajoutant que tous les pays lui auront donné leur accord.À l’intérieur, M.Trudeau a dit que les Canadiens avaient besoin d’un gouvernement central assez fort à la fois pour pouvoir disposer des « séparatistes » du Québec et pour contenir les Canadiens anglais qui « ne veulent pas comprendre ».Une dame enlève les marques de rouge à lèvres laissées par une de ses concitoyennes sur la joue de M.Trudeau, lors du rassemblement libéral tenu à Oakville, samedi.(Photolaser CP) Si Ottawa ne négocie pas, il y aura guerre civile (Broadbent) TORONTO (d’après PC) -Le chef du NPD, M.Ed Broadbent, a déclaré samedi que la guerre civile pourrait survenir au pays si MM.Pierre Trudeau et Joe Clark refusaient toujours de négocier avec un Québec qui aurait majoritairement décidé, lors du référendum, de quitter la Confédération.M.Broadbent était interrogé à ce sujet à l’émission Question Period (CTV).Les chefs libéral et conservateur, dit-il, menacent les Québécois de « sortir les fusils » pour les garder dans la Confédération.Il ne nie cependant pas que ni M.Trudeau ni M.Clark n’a dit qu’il ferait intervenir la force militaire à cette fin.« Voilà pourtant la conséquence logique de leurs déclarations », note-t-il, « puisqu’ils crient qu’ils refuseront de reconnaître les résultats du référendum québécois.Le chef néo-démocrate a cependant ajouté qu’il estimait que le référendum péquiste, qui sera vraisemblablement tenu à l’automne, précise-t-il, sera battu.« De la violence comme on en voit en Irlande depuis un siècle ne sera jamais tolérée au Canada », a dit M.Broadbent, soulignant en cela son accord avec M.Pierre Trudeau.On lui a demandé quel serait le meilleur gouverne- ment, majoritaire ou minoritaire, pour transiger avec le Québec.« Un gouvernement majoritaire NPD », a-t-il répliqué, « à tous égards ».M.Broadbent faisait campagne un peu plus tard dans sa circonscription d’Oshawa, où un électeur lui a reproché de n’être pas assez souvent.Il y consacre en vérité une journée par semaine et s’en est excusé.En 1974, il remportait son siège avec une majorité confortable de 10,000 voix.Le remaniement de la carte électorale réduit celle-ci à 800 voix, si la nouvelle carte avait été appliquée il y a cinq ans.Les voix perdues étaient, en 1974, allées à l’adversaire conserva- teur, qui, cette année, est M.Jim Souch, un vendeur de voitures et président de la Chambre de Commerce d’Oshawa.Mme Elizabeth Gomes, éducatrice, est la candidate libérale du comté.la campagne des chefs HIER M.Pierre Trudeau se reposait dimanche à Ottawa.Samedi midi, il effectuait une visite-éclair à Oakville, Ontario, et y affirmait que M.René Lévesque était vraiment «l'homme à battre» dans la présente campagne électorale.Il faudrait, pour cela, élire un gouvernement libéral fort à Ottawq.Au cours d’une conférence de presse qu’il donnait à Vancouver en après-midi hier, M.Joe Clark a lancé un projet de mesures politiques visant à faire disparaître la discrimination qui touche la femme au travail.Le gouvernement fédéral, notait-il entre autres, ne transigerait avec aucune compagnie qui enfreindrait ces nouveaux règlements.M.Ed Broadbent a déclaré, au cours de l'émission télévisée Question Period, que si MM.Pierre Trudeau et Joe Clark refusent éventuellement de négocier avec un Québec qui aurait hypothétiquement voté majoritairement «oui» au référendum à venir du Parti québécois, la guerre civile s'ensuivrait.Dans cette hypothèse, pense au contraire le chef néo-démocrate, il faudrait procéder à «de très sérieuses négociations».M.Fabien Roy faisait campagne hier à Chicoutimi.Samedi, au cours d’une rencontre avec la presse à Saint-Félicien, dans le Saguenay-Lac-Saint-Jean, le chef créditiste a constaté «l’état de désarroi des conservateurs québécois» en raison des déclarations de leur chef et attaqué le chef libéral, qui se livre, a-t-il dit, à de la «Trudeau-comédie».Enfin, M.Henri Laberge, de l’Union populaire, qui visitait ses électeurs de Charlesbourg, s'est plaint de «la conspiration du silence de la grande presse» à l'endroit de son parti.Il a indiqué que «la presse écrite timorée francophone se laisse ici damer le pion par son homologue anglophone».AUJOURD’HUI M.Joe Clark vole ce matin de Vancouver à Whitehorse, dans les Territoires du Nord-Ouest.Il gagnera Yellowknife en début de soirée, avant de prendre l’avion pour Winnipeg.M.Ed Broadbent passe la journée à Regina.Cet avant-midi, il visite un groupe de personnes âgées au Pioneer Village.Il participe à un dîner public au German Harmonie Club de la capitale de la Saskatchewan, puis, en soirée, à une assemblée politique à Weyburn, avant de prendre la route pour Winnipeg en fin de journée.M.Fabien Roy s’occupe aujourd’hui des affaires internes du Crédit social.Il est à Québec ce matin, à Montréal cet après-midi, puis à Sherbrooke ce soir.Autodétermination: Roy dénonce Clark et T rudeau Quatre personnages en quête d’autodétermination L /AN CHICOUTIMI (PC) - Le chef du Crédit Social, M.Fabien Roy, a vivement dénoncé, hier à Chicoutimi, MM.Joe Clark et Pierre Élliott Trudeau pour leur attitude devant le droit à [’autodétermination que l’un et l’autre ont nié la semaine dernière., Environ 200 personnes assistaient à l'assemblée de M.Roy, à la Polyvalente Lafontaine.Le chef du Crédit social a dit que la prise de position des chefs libéral et conservateur était d’autant plus inacceptable que la commission Pepin-Robarts sur l'unité canadienne avait recommandé la reconnaissance de ce droit fondamental après avoir consulté la population et de nombreux corps intermédiaires.« Au moins, de déclarer M.Roy, M.Trudeau a enfin dit clairement ce qu’il pensait depuis longtemps tandis que M.Clark a semé le désarroi chez ses candidats au Québec.» Les conservateurs, continue M.Roy, n’ont pas encore compris.Mais comptez sur nous pour leur faire comprendre après le 22 mai.» Le chef creditiste a ridiculisé M.Jean-Luc Pépin qui se présente candidat libéral dans la région d’Ottawa même si le premier ministre a rejeté son rapport.Quant à M.Trudeau, il s'est servi du Québec, en- core une fois, parce qu’il l’a dans sa poche, pour aider la cause libérale, a poursuivi M.Roy.« C’est comme ça qu’on se fait manipuler depuis toujours », a poursuivi M.Roy, en expliquant que c’est pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa qu’il a décidé d’accepter la direction du Crédit Social.« Qu’ont fait les députés libéraux à Ottawa, eux qui sont supposés « parler fort?» a demandé M.Roy.« On veut se moquer de nous », a-t-il ajouté en nommant sept députés qui, selon lui, n’ont pas ouvert la bouche une seule fois à la dernière session.« Ils sont toujours silencieux à la Chambre des Communes, au point qu’on peut se demander si l’on n’a pas, plutôt oue de vrais représentants du Québec, des « silencieux (mufflers) Trudeau.» Le chef créditiste, qui était en excellente forme, a eu droit au traditionnel « C’est à ton tour, mon cher Fabien.’.» Les créditistes ont bon espoir de faire une percée dans la région du Sai et du egu Lac Saint-Jean.C’était hier la quatrième visite de M.Roy, mais elle ne semble pas avoir répondu aux attentes des organisateurs.Environ 200 personnes, par un beau dimanche après-midi ensoleillé, se sont Dépôt initial minimum $1 000 Intérêts payés annuellement, 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ce que révèle un sondage Gallup conduit pour le compte du Toronto Star qui, dans un article « copyright », dit que 41% des 619 personnes interrogées ont indiqué leur préférence pour M.Trudeau.M.Clark a ré reçu suffrages et M.o.Le Librairie Hugo C*ntr* Commercial WUdarton 2715 Van Homo, Montreal 739-9251 — 739-0512 u 28% de ces Broadbent 15%.Les autres chefs de parti ont reçu 1% tandis que 15% sont indécis ou refusent de se prononcer.30% de ceux qui préfèrent M.Trudeau approu- • -5% fj.QJ,.I DISQUES ¦ LITTERATURE ¦ PHILOSOPHIE ¦ DICTIONNAIRE ¦ PSYCHOLOGIE vent qu’il est le meilleur chef.CET ÉTÉ INSCRIVONS-NOUS AUX COURS INTENSIFS DE: PAROLE PUBLIQUE - INITIATION A L’ART DRAMATIQUE CONSERVATOIRE LASSALLE 18 JUIN AU 21 JUILLET COURS OU JOUR OU DU SOIR RENSEIGNEMENTS: 3505 RUE DUROCHER MTL.(COIN MILTON) 288-4034 réunies pour écouter M.Roy dans une salle qui compte 500 chaises.« Cela ressemble à une campagne de taupes », a dit une organisatrice comme pour „ chercher à camoufler sa déception.Dans ce coin fort nationaliste du Québec, un grand drapeau fleurdelysé et un petit drapeau canadien encadraient une pancarte où on lisait: « Le 22 mai, c’est à notre tour », — le slogan créditiste, en avant de la salle.Les quatre candidats de la région, MM.C.-A.Gauthier (Roberval), Majella Tremblay (Chicoutimi), J.-Maurice Cou-lombe (Jonqui’ere) et Philippe-Auguste Bouchard (Lac Saint-Jean), ces trois derniers péquistes bien connus, ont tous tenu le micro avant de laisser place à M.Roy, qui a dû patienter une heure et demie avant de prendre la pa- •• role.M.Roy est retourné chez lui, en Beauce, hier, où il devait visiter cinq paroisses.Au- « jourd’hui, il est a Québec et à .Montréal pour vagguer aux af- * faires internes de son parti * avant de se rendre a Sherbrooke où il passera la nuit.ne /Reculez pa/ Ne mettez pas en risque vos précieux tapis, moquettes et draperies.Confiez-les A des gens qui soignent les tapis, moquettes et draperies des plus belles résidencesde Montréal 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créditistes qui s'étaient mêles aux péquistes et qui reviennent aux sources.Racines créditistes et racines nationalistes se sont entremêlées au cours des années ‘60 pour donner naissance au Ralliement national de Gilles Grégoire, ce parti indépendantiste qu'il a présidé alors qu’il était député créditiste de Jonquière aux Communes.C'est dans cette continuité que les quatre candidats créditistes se situent aujourd'hui, et c’est bien ce qui complique la tâche des libéraux car s’ils peuvent dénoncer l’existence de liens avec le Parti québécois, ils doivent se rendre à l’évidence.Ils ont bel et bien devant eux de véritables créditistes.Dans trois cas sur quatre, le doute n’est guère possible.Par exemple, C.-A.Gauthier dans Roberval a acquis ses lettres de noblesse créditiste depuis assez longtemps que personne n’osera mettre en doute l’authenticité de ses convictions.Député créditiste depuis 1962, il a transformé Roberval en une véritable forteresse.L’homme est décrit comme une institution et on dit de lui qu’il connaît par leur nom presque tous les citoyens du comté.Entrepreneur de pompes funèbres et commerçant, il a poussé à la limite, comme seuls savent le faire les créditistes, la technique de la disponibilité.Il ne refuse aucune cause, qu’il s’agisse d’un simple problème d'assurance-chômage ou du problème plus grave d’un conflit de travail.Chaque automne il fait provision, raconte-t-on, des cadeaux qu’il offrira à l’occasion de mariages ou de naissances pour entretenir l’amitié qui le lie à ses concitoyens.Travailleurs sociaux, les créditistes se battent toujours pour quelqu’un ou quelque chose, jamais contre quelqu’un, fait remarquer Magella Tremblay qui, même sTl vient de quitter un poste de permanent du Parti québécois, a lui aussi des lettres de noblesse créditiste longues comme le bras à vous montrer.Physiquement, l’homme n’a d’ailleurs rien du péquiste qu’on rencontre dans les salons de Sainte-Foy ou d’Outremont.Bâti tout d’une pièce, la ’ cinquantaine un peu grisonnante, père de dix enfants, boucher de métier et politicien de profession, il travaillait dès les années ‘50 à mettre sur pied le Crédit social au Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Il a alors côtoyé Réal Caouette, C.-A.Gauthier, Fabien Roy, Gilles Grégoire.A quelques reprises il a défendu les couleurs créditistes lors d’élections, mais il s’est surtout consacré à l’organisation du parti, à former des organisateurs.Après plus de vingt ans à faire de la politique tout le monde ou presque le connaît dans le comté de Chicoutimi et rares sont ceux qui contesteront ses convictions créditistes aussi bien que ses idées nationalistes.Que ce soit au Crédit social, au Ralliement national ou au Parti québécois, c’est toujours la même idée d'un Québec fort qu’il a défendu, en restant toujours près du peuple et de ses besoins, affirme-t-il.En revenant au Crédit social, c’est la même chose qu’il compte faire.Dans son cas, il est assez évident qu’il a derrière lui une bonne partie de la machine péquiste.Mais à ses yeux ce n’est pas le parti qui l’appuie, mais des amis, des organisateurs qu’il a contribué à former les années passées, des gens avec qui il a lutté.D’ailleurs quand on lui demande si le ministre Marc-André Bédard est derrière lui, il éclate de rire et lance: « J’espère bien qu’il n’est pas loin ».Le candidat du comté voisin de Jonquière n'a pas la chance de pouvoir compter sur de telles amitiés, ce qui rend ses chances d’être élu beaucoup moins grandes.Il n’a pas non plus de lettres de noblesse créditistes très longues puisque c’est la première fois qu’il est candidat créditiste.Même qu’il pourrait se faire reprocher d'avoir tenté de se faire nommer candidat libéral dans Jonquière en 1968.Ses racines péquistes ne sont pas très vieilles non plus, datant de moins de un an dit-on.Mais si quelqu’un a le physique de l’emploi, c’est bien Jean-Maunce Coulombe.Maire de Shipshaw depuis 15 ans, agriculteur, il a surtout milité dans les organisations agricoles comme la chaîne coopérative du Saguenay, sans oublier les cercles lacordaires.Bien enraciné dans son terroir local, il est devenu un peu une figure légendaire dans le comté tant à cause de sa verve que des causes qu’il défend.Rencontré pour une entrevue, 11 nous a tenu un véritable discours électoral pendant plus d’une heure durant laquelle il a passé en revue le programme du Crédit social qu’il connaît comme s'il l'avait écrit.Dans l'autre comté, celui du Lac-Saint-Jean, il faut bien reconnaître ue le candidat Philippe-Auguste ouchard fait exception à la règle.Il n’a ni les lettres de noblesse créditiste de C.-A.et de Magella, ni la conviction et la couleur de Jean-Maurice Coulombe.D'ailleurs en entrant dans le local du Crédit social on se sent en territoire péquiste.L’allure des organisateurs présents l'indique et de toute façon on ne se cache pas d’être péquiste.Philippe-Auguste Bouchard ne nie pas d'être un nationaliste vigoureux.Il serait bien mal venu de le cacher car il est connu comme Barabas pour avoir défendu toutes sortes de causes nationalistes.Il ne nie pas non plus être péquiste, et d'ailleurs il a affirmé dans une conférence de presse n être heureux de faire front commun avec M.Fabien Roy ».Mais pourtant le Crédit social n'est pas absent pour autant du comté.Et si les libéraux n'avaient pas si peur des mots n Crédit social », ils pourraient rappeler avec profit que leur candidat, le ministre de l'Expansion économique et régionale, M.Marcel Lessard, a des racines créditistes, bien plus vieilles que Philippe-Auguste Bouchard.Elu deux fois en 1962 et en 1963 député créditiste de Lac-Saint-Jean, il s’est rangé du côté de Robert Thompson lors de la scission Thompson-Caouette.En 1965 il devait se présenter à titre d’indépendant et être défait, mais il revint sous l’étiquette libérale en 1968 pour se faire élire dans la vague de la Trudeaumanie.Homme discret s’il en est, Marcel Lessard a gardé certaines caractéristiques propres aux créditistes, notamment cette idée du développement régional qui est son image de marque.Si ses organisateurs faisaient juste un petit effort de marketing, on pourrait dire que le Crédit social est bien présent dans les quatre comtés du Saguenay-Lac-Saint-Jean.+ Abstractions Suite de la page 4 idées dont Cité libre avait établi les mesures à peine quelques années plus tôt n’étaient pas faites pour recevoir un pareil paquet de mer démocratique; elles avaient été conçues dans la rareté, en un temps de rareté di ,r le réel et de rareté clans l’imagination et dans la démocratie, mais aussi de rareté dans le personnel.En outre, les prévisions ne permettant guère alors d’escompter que c’est la foule qui, à un moment donné, surgirait sur une scène jusque-là plutôt déserte, on avait seulement préparé à loisir des pensées pour diriger éventuellement des foules plus ou moins absentes et qu’on se chargeait, à défaut de mieux, de guider d’après quelque idéologie soigneusement arrêtée « pour leur bien ».On ne pouvait prévoir que les Québécois, d’absents devenant présents, auraient autre chose à dire et se moqueraient pas mal de ce qu’ils ne diraient pas eux-mêmes dans leur vitalité nouvelle.L’imprévu était exclu.Mais une démocratie est née, comme il arrive toujours quand on naît: par surprise et dérangement.C’est par cet événement extraordinairement prolifique que nous nous sommes appris à nous-mêmes la démocratie vivante, qui est d’abord faite de la présence active des populations militantes, tandis que, de son côté, Trudeau, imperturbable, continuait, tel un magister, d’enseigner la démocratie académique et morte, dont le parti libéral, du reste, non seulement pouvait fort bien s’accommoder mais qu’il pouvait seule tolérer.On ne peut pas dire que la leçon des populations n'ait pas porté de fruits démocratiques, et elle contenait d’ailleurs un puissant principe de connaissance que n'avait pas compté Cité libre.Celle-ci avait obnubilé tant de choses en nous en révélant quelques-unes.Cela se comprend: ce n’est pas dans quelques têtes seulement, fussent-elles bonnes, que naissent d’ordinaire les images universelles d’un peuple.Les populations parleraient, elles voudraient.Comme elles le font toujours alors, elles tiendraient un langage direct, qui signifierait beaucoup.C’est différent d’un club d’intellectuels, même éminents.La nation se mettrait à adopter des attitudes partout ailleurs normales; elle découvrirait sa positivité.Cela polariserait la nôtre aussi.Toutes ces positivités s'entraîneraient dès lors les unes les Clark promet des garderies VANCOUVER (d’après PC) - Un gouvernement conservateur utiliserait tout son poids économique pour renforcer toutes les lois fédérales et provinciales visant à mettre fin à la discrimination, notamment à l’égard de la femme au travail.Le chef conservateur, M.Joe Clark, rendait public hier, au cours d'une rencontre avec la presse, un projet visant plus particulièrement la femme.Il a déclaré que si son parti accédait au pouvoir, le gouvernement central refuserait de faire affaire avec des compagnies qui violeraient quelque loi antidiscriminatoire que ce soit.Un gouvernement conservateur demanderait, de plus, au commissaire des Droits de l'homme, M.Gordon Fairweather, de tirer au clair les exceptions aux règlements touchant la discrimination sexuelle Le Ile au travail.i programme d’action » conservateur, qui se propose de pratiquer « le leadership par l'exemple » et d'être un phare pour l’ensemble du pays, comprend des mesures qui vont de l'implantation de garderies de jour dans les etablissements fédéraux aux mesures visant à accélérer les progrès hiérarchiques de la femme au travail.Voilà qui se ferait en coordination avec les provinces, les syndicats et le patronat.M.Clark a indiqué qu’il procéderait à des expériences-pilotes en ces domaines, notamment quant aux garderies de jour, chez les employés de ta fonction publique.Quant à son projet, déjà annoncé, de réduire de 60,000, en trois ans, le nombre des employés de la fonction publique, il a dit qu'il accorderait aux femmes visées une attention particulière: durant cette période, maintes femmes accéderaient à des postes de cadres supérieurs et la réduction de leur nombre ne serait pas supérieure au millier d'entre elles qui, cha- 3ue année, retournent au foyer « pour es raisons familiales ».autres.L’on n’a pas suffisamment souligné ce changement-là, capital, effet sur nous du nationalisme nouveau.Je nous félicite du fait que nous nous sommes laissés porter par.ee mouvement, sans résister, sans ratiociner, sans l’observer d’un oeil savant, sans le soumettre prématurément à l’Analyse et à l’Objectivité.Ce qui se passait là, à la faveur d'une intuition première et simple, c’était, multiplié par l’innombrable interaction d’une société, l’acte même d’une découverte et d’une création.Fallait-il se mettre en travers?Fallait-il contrarier j’affir-mation croissante d'une multitude?Arrêter un oui aussi considérable?Nous ne nous posions certes pas la question.Nous devinions que, pour une fois, quelque chose était en marche.Nous n’avions pas trop de dispositions pour le notariat.En qquel- 3ues années, une société a compris la ifférence pour elle entre des gestes ouverts et des gestes rentrés.Ce n’était pas une petite évolution.Fallait-il l’entraver?Le pays se déployait enfin dans son espac.Du moins, il commençait à le faire.Ce n’était pas comme avant.Il ne s’agissait plus de se défendre, il s’agissait d’être.C’était un événement, une grande date historique étalée.Nous exercions une poussée ; notre propre poids appuyé sur l’avenir était une poussée.Une énorme valeur comprimée commençait à sortir.C’était une métamorphose inattendue.Fallait-il donc retourner dans une forme écrasée?Les Québécois se déclaraient enfin.Rien dans notre histoire n’est survenu de potentiellement plus important et favorable que cette soudaine expérience de la conscience positive de soi.Quant à vous, pendant ce temps, ce qui a passé sur votre passé pour l’engloutir et le disqualifier, c'est bien des choses, certes, mais c’est en particulier un événement.Je n’ai pas besoin d’insister.Vous y avez trempé; puis, ce qui est sans comparaison plus odieux, quoique l’événement lui-même le fût déjà outrageusement, vous l’avez couvert.Pour juger de votre carrière politique, messieurs, et de ce que vous êtes venus y faire, et du sens négatif qu elle eut toujours, il importe de se demander quel en fut l’épisode le plus mémorable, à la fois effet logique, sommet, victoire spectaculaire et signature du tout.Eh bien! je viens de répondre à cette question en la posant.C’est octobre.C’est votre grande date.Il serait surprenant que ce haut fait ne résumât pas dans sa splendeur le sens de votre invraisemblable embardée.I! n’y a pas dans votre carrière d’hommes politiques la plus petite lueur d’un 15 novembre.Chez vous, il y a un octobre et il n’y a pas de 15 novembre.Cela suffit pour éclairer pas mal de choses.> Tirez de tout cela, je vous prie, les conclusions qui en découlent.» Le Service Incroyance et Foi lance un appel Fondé par les évêques du Canada en 1970, le Service Incroyance et Foi (SIF) lance un appel à la générosité du public afin de poursuivre son oeuvre de rapprochement entre croyants et non-croyants.Le SIF espère ainsi recueillir d’ici le 30 juin une somme de $150,000 grâce à laquelle il pourrait continuer à organiser des soirées d'information, des colloques et des sessions de formation sur la foi et l’incroyance.Corporation à but non lucratif, le SIF est devenu service diocésain de Montréal en 1973.Prière d’adresser les dons au Service Incroyance et Foi, 2930 rue Lacombe, Montréal H3T 1L4.Renseignements: 735-1565.7 mai par la PC at l’AP 1977 — Les représentants de sept grands pays industriels, réunis à Londres, parviennent à un accord sur la lutte contre le chômage; 1974 — Willy Brandt, démissionnaire à la suite de la découverte d'un espion est-allemand dans son entourage, est remplacé à la chancellerie ouest-allemande par Helmut Schrhidt, ministre des Finances; 1973 — Le consul général des Etats-Unis à Guadalajara, Mexique, qui avait été enlevé, est libéré par qui le gardaient depuis q otage, après la libération, par légouvernement mexicain, de 30 détenus qui sont transférés par avion à Cuba; 1990 — Leonid Brejnev remplace le maréchal Vorochllov au poste de président du présidium du Soviet suprême.Les Soviétiques annoncent que Francis Gary Powers, le pilote de l'avion-espion iméri ’ ibéré par ses ravisseurs quatre jours en américain Ü-2 abattu au-dessus de l'URSS, sera Jugé comme espion; 1954 — Chute de la place forte française de Dien Bien Phu; 1945 — Le général Eisenhower, commandant en chef allié, reçoit la capitulation allemande à Reims; 1939 — L'Allemagne et ITtalie annoncent la création de l'axe Rome-Berlin, alliance militaire et politique; 1915 — Les Allemands coulent le pa- 3uebo! britannique Lusitania au large es côtes irlandaises: plus de 1,100 personnes périssent.Ils sont nés un 7 mai: le poète anglais Robert Browning (1812-1899); le compositeur allemand Johannes Brahms (1833-1897); l'actrice américaine Anne Baxter (1923-). Le Devoir, lundi 7 mai 1979 ¦ 7 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI A compter d’aujourd’hui et jusqu’au week-end précédant le jour du scrutin, LE DEVOIR offre à ses lecteurs des analyses qu’il a commandées à des spécialistes de l’extérieur.Sous le titre général Enjeux et perspectives, seront publiés cette semaine des articles sur les probabilités électorales et un résumé des programmes des principaux partis en présence; suivront, au cours de la dernière semaine de la campagne, cinq analyses sur les grands thèmes qui ont marqué ou auraient dû marquer les débats: l'énergie, le chômage et l’inflation, la question constitutionnelle, la politique étrangère et les politiques sociales.Pierre Drouilly, professeur à l’UQAM, examine ce matin, dans une perspective de mathématique électorale, les chances d’un gouvernement conservateur, minoritaire ou majoritaire.Clark: la difficile majorité par Pierre Drouilly Les conservateurs, M.Joe Clark en tête, affichent depuis le début de la campagne électorale, un optimisme de rigueur.Ils prétendent meme ne pas douter un seul instant de pouvoir former un gouvernement majoritaire le 22 mai.C’est de bonne guerre.A-t-on jamais vu un général douter publiquement 4e l’issue de la guerre?Privément, les choses en vont pourtant autrement.Un gouvernement conservateur majoritaire ne résultera pas des désirs ou de la bonne volonté des troupes de M.Clark.Il ne résultera même pas des mérites ou des gaffes des candidats conservateurs, mais uniquement de l’élection de 141 députés conservateurs au moins, sur un total de 281.Avant d’analyser le chemin étroit qui pourrait nous conduire à un gouvernement conservateur majoritaire, il n’est pas inutile de se pencher sur le passé pour examiner à quelles occasions les conservateurs ont formé de tels gouvernements majoritaires.Depuis le début du siècle, il y eut feulement quatre gouvernements conservateurs majoritaires: en 1911, en 1917, en 1930 et en 1958.En 1911, les conservateurs font élire 133 députés sur 221, dont 27 au Québec (sur 65).En 1917 ils en font élire 153 sur 235, dont trois seulement au Québec (sur 65).En 1930 les conservateurs font lire 137 députés sur 245, dont 24 au Québec (sur 65).En 1958 enfin, les conservateurs ont 208 députés sur 265, dont 50 au Québec (sur 75).A partir de ces rappels, on remarque que c'est seulement a deux occasions en 1917 et en 1958, que la' majorité conservatrice aurait été acquise même sans l'aide du Québec.En 1911 et en 1930, les conservateurs se seraient retrouvés minoritaires aux Communes, n’eût été de leur forte députation québécoise.Cette situation, majorité des conservateurs au Canada anglais, renversée ou affaiblie par la majorité libérale du Québec, est la constante la plus forte des élections canadiennes, puisqu’elle se reproduit aux élections de 1896, 1925,1926,1957, 1962, 1963, 1965, 1972 et 1974.Notons aussi que le Québec n’a donné une députation substantielle aux conservateurs qu’à trois reprises depuis le début du siècle, en 1911, en 1930 et en 1958.En 1911 avec l’appui des nationalistes d’Henri Bourassa et en 1958 avec celui des unionistes de Maurice Duplessis, tandis qu’en 1930 c’est la grande dépression économique qui leur a servi de plus sûr allié électoral.Comme aujourd’hui les nationalistes du.Parti québécois sont invités à appuyer les créditâtes de Fabien Roy (du moins telle est la consigne de René Lévesque qui pousse ainsi son parti à conclure un mariage morganatique avec le Crédit social du Canada, pour reprendre le mot de Duplessis au sujet de l’alliance électorale des libéraux avec les créditistes aux élections provinciales de 1956), comme donc M.Joe Clark ne jouit d’aucun appui électoral au Québec, nous ne nous retrouverons pas dans la situation de 1911 ni dans celle de 1958.L’élection de 1917 ne peut non plus nous servir de comparaison, puisque celle-ci se déroula en pleine guerre, dans un climat de frénésie conscriptionniste qui opposa le gouvernement d’Union de Borden, sorte d’alliance parlementaire anglo-saxonne, à la députation libérale francophone regroupée derrière Laurier, qui ne fit, à cette occasion, élire que 20 députés hors du Québec (et 62 sur 65 au Québec), ces 20 députés étant élus dans la plupart des cas grâce au vote canadien-français au Nouveau-Brunswick, en Ontario ou dans l'Ouest.Pour fins de comparaison, il reste cependant encore l’élection de 1958, au cours de laquelle Diefenbaker fit élire 158 députés en dehors du Québec, ne laissant aux libéraux que 48 députés, dont seulement 23 en denors du Québec.Ces 23 députés libéraux hors Québec se répartis-saient de façon suivante: cinq à Terre-Neuve, trois au Nouveau-Brunswick, 14 en Ontario et un dans le Nord-Ouest.M.Joe Clark pourra-t-il répéter l'exploit de Diefenbaker?Pour cela il lui faudrait élire au moins 141 députés: comme on ne peut en accorder, selon toute probabilité, que deux aux conservateurs au Québec (Joliette et Brôme-Missïsquoi), il leur faut en élire au moins 139 sur un total de 206 en dehors du Québec.Où sont ces 139 députés?Dans les Maritimes, en supposant que les néo-démocrates freinent leur progression et que les conservateurs renversent les tendances qui se manifestent depuis dix ans, Joe Clark ne peut espérer neanmoins faire élire plus de 25 députés sur 32 (les minorités francophones garantissent le reste aux libéraux).En supposant que la progression du vote conservateur enta-mee il y a dix ans se poursuive dans les Prairies, et en supposant que les néodémocrates ne remontent pas dans cette région, Joe Clark pourrait rafler tous les sièges du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, soit 49 en tout (les conservateurs en faisaient élire 36 sur 45 en 1974, les libéraux cinq, et le NPD quatre).En supposant encore que la progression du vote conservateur entamée il y a dix ans se poursuive en Colombie-Britannique et dans le Nord-Ouest, et que le NPD n’y fasse pas de gains, les conservateurs pourraient faire élire jusqu’à 25 députés sur 30 dans cette région.Avec toutes ces hypothèses, il faudrait encore que les conservateurs fassent élire un quarantaine de députés en Ontario, autant en somme qu’en 1972, pour former un gouvernement majoritaire.Cette éventualité n’est donc pas exclue, mais elle résulte d'un échafaudage d’hypothèses convergentes en faveur des conservateurs, hypothèses dont la fragilité n’échappera pas à l’observateur attentif.La remontée du NPD, qui semble se dessiner, risque en particulier de faire toute la différence.On peut donc se demander si le concours de circonstances qui permit à Diefenbaker de se faire élire en 1958 pourra se répéter aujourd’hui.À l’époque, la CCF, ancêtre de l’actuel NPD, ne fit élire que huit députés.Et surtout M.Joe Clark n’est pas M.John Diefenbaker, ne serait-ce que parce que ce dernier était déjà premier ministre du Canada au moment de l’élection de 1958.N’est-on pas plutôt dans la situation qui précédait [’election de 1972, et qui vit l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire avec seulement deux sièges de majorité?En somme, nous devons nous demander si le jeton électoral tombera du côté face (gouvernement libéral minoritaire), du côté pile (gouvernement conservateur minoritaire) ou sur la tranche (gouvernement conservateur majoritaire).FAITES VOTRE U < S O ?“ Z tu s U! 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Et c’est à travers sa vie que cet homme, âgé de 65 ans, retraité depuis peu, ayant une fille à Paris, un fils ingénieur à Chicago et un autre chauffeur de taxi à Toronto, a dévoilé le fond de sa pensée.« Ce qu’il nous faudrait », dit-il, « ce serait un homme comme John Turner ou Robert Stanfield.» Au cours de cet entretien tout à fait détendu, comme le feraient deux bons voisins, ce Torontois n’a exprimé son admiration que pour un seul autre homme politique, Claude Ryan; son admiration n’a d’égale que son mépris pour René Levesque.Ce témoignage semble bien démontrer les frustrations des électeurs ontariens actuellement, qui veulent un nouveau type de leadership, car à la lumière, il est bien clair que les Ontariens n’ont aucune préférence pour un gouvernement conservateur ou libéral.Ils cherchent un chef ou une image très précise que ni Clark, ni Trudeau ne leur offrent présentement.Sans ne mettre aucunement en doute la capacité intellectuelle et politique de M.Trudeau, les Torontois veulent un changement.Mais ils s’ef- fondrent dans un profond malheur dès qu'ils jettent un coup d'oeil du côté de M.Clark.Un John Turner bien cravaté, mais souple et toujours poli serait certainement bien venu.Ou alors un Robert Stanfield tout à fait paternel et sécurisant, qui n’a pas à faire de contorsion pour avoir l’air mûr, ferait très bien l’affaire également.Mais Turner ou Stanfield comme premier ministre, ça ne peut-être autre chose aujourd’hui qu'un rêve nostalgi-ue et une illustration parfaite e l'importance d’arriver au temps opportun pour le succès d’une carrière politique.MM.Turner et Stanfièld ont sans doute été, comble de l’ironie, les deux principales victimes de la Trudeaumanie.Sans Trudeau, l’un et l’autre auraient eu d’excellentes chances de devenir premier ministre, mais les deux ont quitté la vie politique.On conçoit difficilement le retour en politique active de M.Stanfield à cause de son âge, mais ledossier Turner n’est peut-être fermé que provisoirement; tout dépendra des résultats du 22 mal.On sait que l’automne dernier tout comme en 1972, certains libéraux on fait savoir leurs convictions que le premier ministre devait laisser le champ libre à M.Turner.En dépit des résultats catastrophiques des élections partielles d'octobre dernier, M.Trudeau n’a pas bougé.Au cours de la présente campagne, les libéraux torontois semblent avoir tous pris le rang.Les gens qui l’automne dernier souhaitaient le départ de M.Trudeau, ont refoulé leurs impulsions et travaillent comme si rien ne s’était produit.On a souvent dit que les libéraux ont un sens très poussé de la discipline et de l’équipe.Cette caractéristique se confirme une fois de plus.Et malgré tout, les libéraux, même les pro-Turner, rigolent en pensant aux conservateurs qui ne réussissent jamais à choisir celui qui ferait le meilleur chef.Selon ces libéraux, on aurait pu garder Stanfield ou élire Brian Mulroney, dont certains conservateurs parlent maintenant avec des regrets dans la voix.Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir et à ce point de la campagne, personne ne peut écarter la possibilité d’une victoire par M.Clark, bien que plusieurs n’y croient pas.Le chef conservateur se fait assez sérieusement critiquer dans la presse torontoise depuis quelque temps.Vendredi par exemple, le Toronto Sun qui depuis quelques années a poussé jusqu’à l’indécence ses attaques contre le premier ministre et les libéraux, a offert à ses lecteurs un éditorial extrêmement dur pour M.Clark à propos de Jérusalem comme capitale d’Israël.Le Sun se montre même beaucoup plus dur que ne l’a été M.Trudeau sur ce point lorsqu’il a parlé de naïveté et d’irresponsabilité de la part de .M.Clark.« Trudeau a tort, dit l’éditorial, ce n’est ni naïf ni irres- fionsable, mais simplement de 'opportunisme électoral cynique ».Et le Sun qui ne prête pas plus d'autorite qu’il n’en faut au chef conservateur ajoute que « quelqu’un aurait dû lui conseiller de ne pas faire telle déclaration.» ii Poor Joe », s’exclamait à Kingston la semaine dernière une citoyenne se présentant comme non-partisane.Un bon conseil.Faites vérifier votre tension artérielle.La Fondation du Québec des maladies du coeur \ , En retraite?Nous croyons que vous ne trouverez nulle part ailleurs de services spécialisés supérieurs à ce que nous vous offrons.Nous répondrons à chaque petit besoin Tbut juste comme chez soi.¦ mm Pour obtenir nos dépliants et brochures, ou si vous désirez faire une tournée de visite, téléphonez à Mme Carmen Lanthier au numéro 465-1401 Résidence du Parc 33 avenue Argyle, St.Lambert, Québec J4P 3P5 (Aussi établie à Orlando, en Floride.) 8 ¦ Le Devoir, lundi 7 mai 1979 tïfVM Stratégie nord-sud pour une décennie MANILLE (Reuter) — Une stratégie économique décennale pour réduire le fossé entre les pavs nantis et les nations démunies: tel est l’enjeu de la cinquième session de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) qui s’ouvre aujourd’hui à Manille.Il s'agira de préparer la restructuration des règlements régissant l’économie mondiale, qui n’ont pas changé depuis la seconde.Guerre mondiale.À l’ordre du jour des entretiens, qui réunirpnt les représentants de 159 pays et dureront un mois, figurent notamment les questions suivantes: accords sur des denrées essentielles, dettes des pays en voie de développement, transfert de technologie, code de conduite maritime et problèmes des pays les moins développés, des îles et des pays enclavés.La dernière conférence de la CNUCED a eu lieu à Nairobi il y a trois ans.Elle porta notamment sur l’éventuelle création d’un fonds de stabilisation visant à assurer aux producteurs du tiers monde des revenus équitables pour leurs produits et à éviter les fluctuations de prix en temps de phlétore ou de pénurie.Les progrès sur ces questions ont été lents, mais récemment à Genève, siège de la CNUCED, il a été convenu en principe de créer un fonds de 750 millions de dol- lars à cet effet.Des progrès ont déjà été réalisés vers la conclusion d’accords tendant à stabiliser les cours du caoutchouc, du sucre, de l’huile d’olive et du jute.Selon le secrétaire général de la CNUCED, M.Gamani Corea (Sri Lanka), le dialogue « nord-sud » entre pays industrialisés et nations du tiers monde est passé du débat à la négociation et devrait maintenant entrer dans la phase des accords concrets.Mais beaucoup de pays en voie de développement sont mécontents de l’actuelle situation.L’écoulement de l’aide des pays riches est, à leurs yeux, trop lent.Ils entrevoient également une tendance de certains des pays nantis au protectionnisme.Leurs reproches s’adressent surtout à la Communauté économique européenne (CEE) et au Japon.Mais, en arrivant samedi à Manille, le chef de la délégation de la CEE.M.René Monory, ministre français de l’Economie, a dit qu’il s’efforcera de dissiper « l'impression erronée » en ce qui concerne le protectionnisme.L’ouverture de la conférence sera marquée par un discours du président philippin, M.Ferdinand Marcos, suivi par une allocution du secrétaire général de l’ONU, M.Kurt Waldheim, qui était attendu hier à Manille au terme d’une tournée de dix pays asiatiques.L’Iran veut propager sa révolution et sa foi islamique dans le monde Péki n et Hanoi sont de nouveau à couteaux tirés PÉKIN (AFP) — Alors que les négociations sino-vietnamiennes sont déjà dans l’impasse, la Chine multiplie les attaques contre Hanoi en l’accusant d’incidents armés, certains mortels, à sa frontière et d’une intensification de l’expulsion des résidents chinois du Vietnam.L’agence Chine-Nouvelle a annoncé hier que plus de 20,000 Chinois du Vietnam et citoyens vietnamiens d’origine chinoise avaient gagné la province du Guangxi, l’une des deux provinces chinoises frontalières du Vietnam, depuis le ' début d’avril.L’agence officielle chinoise a mentionné en particulier l’exode d’originaires du Sud-Vietnam fuyant par bateau pour l’étranger, et accusé les autorités vietnamiennes d’avoir placé des bombes à retardement dans certaines de ces embarcations après leur avoir « extorqué » de l’argent.Cependant, la tension ne se relâche pas sur la frontière sino-vietnamienne où de nouveaux incidents armés, faisant cinq morts chinois et un vietnamien, ont été rapportés samedi par l’agence Chine-Nouvelle.Ces incidents consistent, selon Chine-Nouvelle, en des "incursions” de groupes d’- hommes armés vietnamiens en territoire chinois, parfois aussi d’« agents des services secrets » vietnamiens ayant pour mission de recueillir des renseignements sur les installations militaires chinoises sur la frontière, ou encore des tirs d’artillerie vietnamiens en direction du territoire chinois.Le plus récent a eu lieu le 3 mai au matin, une heure avant la troisième séance des négociations de Hanoi.Trois miliciens ont trouvé la mort dans une « embuscade » tendue par des « agresseurs vietnamiens » en territoire chinois, dans la province du Guangxi, a rapporté l’agence officielle chinoise.La troisième séance des négociations de Hanoï, tenue dans cette atmosphère de reproches incessants, n’a enregistré aucun progrès, même sur la question de l’échange des prisonniers de guerre, relèvent les observateurs.Rendant compte de cette séance; Chine-Nouvelle a accusé le Vietnam d’avoir « négligé de répondre à la proposition chinoise pratique » d’échange des prisonniers en dépit de ses proclamations d’« humanitarisme ».Ainsi, la troisième séance des négociations sino-vietnamiennes, si elle a eu aux yeux des analystes le mérite Intenses consultations sur le Sahara occidental NOUAKCHOTT (Reuter) -Le premier ministre mauritanien, le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif, a regagné Nouakchott hier, venant de Fez où il a eu la veille d’ultimes consultations avec le roi Hassan II au terme d’une semaine diplomatique chargée.Évoquant les entretiens qu’il a eus au cours de la semaine à Paris avec le président Valéry Giscard d’Es-taing, le lieutenant-colonel Bouceif a déclaré avoir rencontré auprès des autorités françaises « toute la sollicitude et toute la compréhension pour les problèmes que connaît (son) pays ».« J’ai eu la confirmation », a poursuivi le lieutenant-colonel, « que ce vieil ami de La Mauritanie fera tout son possible pour aider notre pays sur tous les plans.» Outre le conflit du Sahara occidental, la Mauritanie connaît une situation économique des plus précaires.Sa dette extérieure est considérable.Parlant de sa visite à Madrid, il s’est félicité des échanges de vues « très utiles et peut-être fructueux » qu’il a eus avec son homologue espagnol.Il n’a cependant pas précisé dans quels domaines ces échanges pourraient être « fructueux ».Le premier ministre mauritanien a effectué, tant à l’aller qu’au retour de son voyage en Èurope, des escales à Fez pour rencontrer le souverain marocain.Rien n’a filtré de H.* "I Avis aux candidats Session d’automne 1979 Depuis la reprise des activités régulières, le Service de l’admission étudie les demandes d’admission déposées par les candidats aux programmes de l’Université du Québec à Montréal.Les comités d’admission ou de sélection statueront sur chaque demande reçue et les candidats en seront informés en temps utile pour qu’ils prennent leurs dispositions concernant l’inscription à la session d’automne 1979.Pour de plus amples renseignements, prière de s'adresser au Service de l'admission Bureau du regiatralre Case postale S888, Succursale A ou 1187 rue De Bleury, salle 2830 Montréal H3C 3P8 Tél.(514) 282-7181 Université du Québec à Montréal de clarifier la situation, a également abouti à radicaUser les positions au point que la guerre apparait plus que jamais comme la seule issue logique du conflit.La Chine ne veut à aucun prix d’une Indochine unie et hostile, le Vietnam ne renoncera à aucun prix à une union objective qu’il croit vitale pour sa survie, non plus qu’à une politique dont la ligne fondamentale est de ne jamais se retrouver seul face à la Chine.Continuer ou non à négocier dans ces conditions ne peut relever que de la manoeuvre tactique.Le Vietnam, s’il est déjà prêt à faire face sur tous les fronts, y compris ceux du Cambodge et du Laos, sait que le temps gagné sur la guerre lui permettra de parfaire toujours davantage le détail de son dispositif.La Chine, qui est tout aussi prête militairement, peut estimer avoir besoin de temps pour que l’opinion mondiale admette sans réserve son devoir et son droit de se muer en « justicière ».Les négociations entamées le 18 avril confirment donc, après trois séances ce que l’on prévoyait avant même leur ouverture: elles ne sont pas l’antichambre de la paix, mais la salle d’attente de la guerre.TEHERAN (Reuter) — Les « Gardiens de la révolution islamique » seront désormais chargés de « protéger la révolution en Iran et de la propager dans le monde sur la base d’une idéologie islamique authentique », annonce un communiqué du quartier général du commandement des gardiens de la révolution publié hier par la presse de Téhéran.Ils devront également « soutenir les justes mouvements de libération des masses appauvries du monde sous la conduite de la révolution (iranienne) et en consultation avec le gouvernement (iranien) », poursuit le communiqué.Les gardiens de la révolution devront en outre faire appliquer les arrêtés des tribunaux révolutionnaires, qui ont jusqu’à présent codamné à mort au moins 170 prisonniers politiques.Parmi leurs autres tâches, figurent la lutte contre la contre-révolution, la défense du pays contre les agresseurs étrangers et l’endoctrinement moral et idéologique des cadres de l’armée.Samedi, le Conseil révolutionnaire secret a annoncé que le corps des gardiens de la révolution — quelque 6.000 hommes — serait placé directement sous son contrôle.Cette décision s’inscrit apparemment dans le cadre du resserrement des mesures de sécurité décidées à la suite de l’assassinat de l’ayatôllah Morteza Motahari, tué le soir du 1er mai à Téhéran.Le corps des gardiens de la révolution a été mis sur pied le 21 février dernier, quelques jours après la victoire de la révolution.Il n’avait pas alors été précisé sous quelle autorité il avait été placé et les responsabilités des gardiens avaient uniquement trait à la sécurité intérieure.A la révolution, les forces de sécurité du chah se sont effondrées.Les armes sont tombées en grande quantité aux mains des civils, ce qui a donné naissance à des milliers de petits groupes de milices autonomes, parmi lesquels les gardes islamiques sont apparus comme le corps d’élite.L’assassinat de l’ayatollah Motahari a donné lieu à de vives controverses entre les forces de droite et de gauche en Iran.Le parti Toudeh (prosoviétique) a vivement reagi aux attaques de l'hojatoleslam Hashemi Rafsanjani contre la gauche iranienne, accusant les forces de droite de vouloir faire porter aux communistes et à la gauche la responsabilité du meurtre de l’ayatollah Motahari et de vouloir intensifier la propagande anticommuniste dans le pays.Alors que le haut dignitaire religieux avait déclaré, lors d’une cérémonie à la mémoire de l’ayatollah Motahari, que cet assassinat n’était qu’un « -maillon de la chaîne de complots de l’impérialisme de Test et de l’ouest », le Toudeh rejette, lui, la responsabilité de ce meurtre sur les « services secrets de l’impérialisme, du sionisme et de la Savak (ancienne police secréte du chah) ».> Le Toudeh, qui avait fait campagne pour le « oui » à la république islamique lors du référenoum de mars dernier, a toutefois réaffirmé sa loyauté envers l’ayatollah Ru-hollah Khomeiny.M.Amir Entezam, vice-premier ministre iranien, a d’autre part annoncé hier que le gouvernement iranien envisageait d’imposer un embargo pétrolier à l’Egypte.Le 30 avril dernier, l’Iran avait rompu ses relations diplomatiques avec Le Caire pour protester contre la signature du traité de paix israélo-égyptien, premier pays non arabe a agir ainsi.Réagissant immédiatement à cette nouvelle, le ministère du pétrole égyptien a déclaré que l'Egypte « n’importait pas une seule goutte de pétrole de l’Iran ou de pays arabes ».Un embargo pétrolier contre TE-gypte « n’aurait aucun impact », a dit un porte-parole du ministère.L’Egypte, qui produit 25 millions de tonnes de brut par an, soit « le double de sa consommation intérieure », a toutefois reconnu que Le Caire devait importer près de 100,000 tonnes par an de produits pétroliers raffinés et notamment du kérozène de pays d’Europe de l’Ouest.M.Entazam a par ailleurs annoncé que les principales casernes de Téhéran seraient transformées en parcs de stationnement afin de résoudre en partie les problèmes de circulation.L’armée dispose de suffisamment de bases aux abords de la ville et n’a pas besoin de casernes dans le centre, a-t-il précisé.D’autre part, la compagnie nationale pétrochimique (NPC) iranienne entamera probablement cette semaine des négociations visant à racheter les actions détenues par la société américaine B.F.Goodrich dans le complexe pétrochimique d’Abadan, dans le sud-ouest de l’Iran, indiquait-on hier de source proche de l’industrie.La NPC y détient 76 pour cent des actions.La NPC entamera ensuite des pourparlers analogues avec Amoco International afin de racheter les 50 pour cent des actions que détiennent les Américains dans le complexe pétrochimique de Tile de Kharg.La compagnie iranienne entend ensuite négocier avec Mitsubishi et Nissho-Iwai qui détiennent 50 pour cent d’actions japonaises dans le complexe de Bandar Chapour, dans l’ouest du pays, poursuit-on.ces entretiens.Il a toutefois précisé qu’il avait de nouveau rencontré, a Fez, les généraux Olusegun Abasanjo (Nigeria) et Moussa Traoré (Mali) qu’il avait déjà reçus à Nouakchott dans le courant de la semaine.Les chefs d’Etat nigérian et Malien ont été mandatés par un « comité des sages » de l’Organisation de l’Unité africaine pour prendre contact avec toutes les parties intéressées au conflit du Sahara occidental.Ils se sont successivement rendus cette semaine à Nouakchott, Alger et Rabat.« Il semble que cette mission se soit aéroulée dans d’excellentes conditions et qu elle ait rencontré beaucoup de compréhension.» 1969 1979 Le réseau de l’Université du Québec: dix ans de réalisations La conférence islamique de Fez risque de tourner en confrontation FEZ (AFP) — La dixième conférence des ministres des Affaires étrangères des pays islamiques, qui se tiendra au Maroc, dans la ville sainte de Fez du 8 au 12 mai, « sera la conférence de la confrontation », estimait-on samedi dans certaines délégations.D’une part, la présence d’une délégation égyptienne — plusieurs pays arabes ayant demandé l’exclusion de l’Egypte de l’organisation islamique — pose au secrétariat de la conference et au gouvernement marocain de sérieux problèmes.Le fait que c’est M.Hassan Tohami — vice-premier ministre pour la présidence de la République et un des principaux artisans du traité égypto-israélien — qui présidera la délégation égyptienne constitue en soi un défi, estiment les observateurs à Fez.Une source marocaine auto- risée a confirmé à l’AFP que l’Egypte a accepté de retarder de 24 heures l’arrivée de sa délégation.« Les Egyptiens sont en contact suivi avec le secrétariat de la conférence », précise cette source.D’autre part, le problème de la disparition de l’iman Moussa Sadr, chef de la communauté musulmane chiite libanaise, sera évoqué lors de cette conférence.Én effet, selon la même source marocaine, la délégation iranienne a demandé l'inclusion de la disparition du chef religieux chiite à l’ordre du jour de la conférence.L’iman Sadr avait disparu en septembre dernier alors qu’il achevait une visite en Libye.L’éventuelle arrivée à Fez d’Idi Amin Dada — comme il en était question samedi dans les couloirs de la conférence — le problème du Sahara occidental, qui fait actuellement l’objet d'une intense activité diplomatique, s’ajoutant à tous les problèmes qui secouent le monde musulman, risquent de rejeter au second plan les problèmes économiques et culturels figurant à Tordre du jour déjà très chargé (61 points) de la lOème conference des ministres des Affaires étrangères des pays musulmans.Entre-temps, l’Egypte a posé comme condition à sa participation à la conférence islamique de Fez la convocation ultérieure d’une session extraordinaire consacrée à la libération de Jérusalem.Telle est la position égyptienne affirmée dans un communiqué publié à Tissue d’une réunion de trois heures entre M.Hassan Touhami, vice-premier ministre et M.Yous-sef Sella, émissaire spécial au Caire de la conférence de Fez.Le communiqué égyptien souligne que l’Egypte oeuvre à « éliminer les éléments négatifs qui sont en contradiction avec la solidarité islamique » et estime que la session extraordinaire proposée a également pour objectif de « recouvrer la souveraineté arabe et islamique sur Jérusalem ».L’émissaire de Fez, M.Youssef Sella, doit regagner cet après-midi le Maroc pour transmettre le point de vue de l’Egypte à M.Ahmadou Karim Gaye, secrétaire général de la conférence.Le départ de M.Hassan Touhami pour Fez dépendra de la réaction de la conférence islamique aux conditions de l’Egypte.De son côté, le gouvernement israélien a souligné une fois de plus hier, que « Jérusalem est la capitale unifiée de l’Etat d’Israël et restera à jamais une et indivisible », dans un communiqué publié à Jérusalem à Tissue du conseil des ministres.LE MONDE DES AFFAIRES ' t On y va ensemble?Pour vos affaires au Canada Au pays, Air Canada est la ligne aérienne qui compte le plus de départs vers des destinations canadiennes, et qui les relie le plus rapidement.Vancouver • 4 vols quotidiens dont, en soirée, le seul vol sans escale a être offert par une ligne aérienne, et à 8h 15 le matin le seul vol en gros porteur au départ de Montréal.Calgary • 5 vols quotidiens parmi lesquels tunique vol sans escale offert par une ligne aérienne.Seule Air Canada offre un service en gros porteur à partir de Toronto, et une liaison aussi rapide.Edmonton • 5 vols 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