Le devoir, 14 mai 1979, lundi 14 mai 1979
1 DESVQ OHo m dans sa poche mais qu’oi garde dans sa bibliothèque bibliothèque ( Vol.LXX - No Quelques passages nuageux.Maximum près de 18.Montréal, lundi 14 mai 1979 25 CENTS Le week-end sportif Les Rangers dominent le 1er match Les Rangers de New York, qui n’ont pas gagné la Coupe Stanley depuis 1940, ont clairement démontré au Canadien de Montréal, hier lors du premier match de la finale 1979, qu’ils avaient l’intention de mettre un terme à cette disette, dominant le Tricolore comme il l’a rarement été cette année.Les Rangers l’ont emporté 4-1, mais la marge séparant les deux clubs aurait pu être plus considérable.— page 13 Les Dodgers battent les Expos 3 fois Les Dodgers de LoS Angeles ont inscrit 19 points et frappé neuf circuits en trois parties contre les Expos de Montréal au cours du week-end.Une seule des trois parties entre les deux clubs a été serrée, soit celle de samedi, que les Expos ont perdue 4-3, en 11 manches.Hier, les joueurs de Dick Williams se sont inclinés 8-2, terminant ainsi leur périple sur la côte du Pacifique.— page 12 Le chah est condamné à mort par contumace TÉHÉRAN (d’après AFP et Reuter) — Le chach d’Iran, son épouse, sa belle-mère et dix autres des plus hauts dignitaires de l’ancien régime iranien ont été condamnés à mort par contumace par la justice révolutionnaire islamique.En annonçant dimanche ces nouveaux verdicts, l’ayatollah Sadegh Khalkhali, président des tribunaux révolutionnaires islamiques de Téhéran, n’a donné aucune précision sur le déroulement du procès du chah ou des autres condamnés.Il n’a pas révélé les charges que les juges révolutionnaires avaient retenues contre les accusés, dont trois anciens premiers ministre: M.Chapour Bakhtiar, Djaafat Charif Emaâmi et le général Gholam Reza Azhari.Seul parmi les anciens premiers ministres du chah depuis 1964, M.Djamchio Amouzegar échappe encore à une condamnation à mort.L’ayatollah Khalkhali a ajouté que l’e- xécution des condamnés « où qu’ils ae trouvent » sera considérée comme un « acte légal ».Il a demandé aux gouvernements qui les accueillent d’assurer l’impunité aux personnes qui les exécuteraient.Il a d’autre part expliqué que « les tribunaux révolutionnaires islamiques ne tenaient aucun compte des méthodes judiciaires occidentales, qui ne font que ralentir la justice et disculpent parfois les véritables criminels ».L’ayatollah Khalkhali a par ailleurs fait le plaidoyer des quelque 200 condamnations à mort prononcées contre d’anciens partisans ou responsables du régime du chah.Les idées occidentales de justice n’ont pas cours dans les tribunaux islamiques, a-t-il dit « Ceux qui engagent une guerre contre Dieu et ses prophètes et qui tentent de propager la corruption sur la terre doivent être tués, avoir pieds et mains coupés ou être envoyés en exil », a-t-il poursuivi.Les critères européens de justice n’ont aucune influence sur les tribunaux qui se réclament uniquement des préceptes du Coran, a-t-il poursuivi.Puis, accusant la presse étrangère de tenter d’étouffer dans l’oeuf la révolution iranienne: « Il n’y a pas de place en Iran pour le sionisme, le communisme ou l’impérialisme et nous détruirons leurs plans ».En me confiant la responsabilité du tribunal révolutionnaire islamique de Téhéran, l’ayatollah Khomeiny « m’a demandé de n’écouter personne, pas même lui-même (pour prononcer des jugements) », a poursuivi l’ayatollah Khalkhali.M.Amir Abbas Hoveyda, ancien premier ministre, qui a été exécuté le mois dernier, avait offert au tribunal un million de dollars pour que son procès soit Vhumeur de ce pays Le chah d’Iran différé, mais sa proposition a été rejetée, a-t-il dit.Cependant, pour la première fois, les autorités iraniennes ont pris une mesure de clémence en faveur d’un ancien ministre, M.Aligholi Aradalan, dont la radio a annoncé la libération après deux mois de détention.« Autre indice qui pourrait préfigurer une mise en sommeil de l’épuration après la condamnation à mort du chah, l’ayatollah Chariat Madari, un des principaux leaders religieux, a proposé une « suspension des poursuites » contre les serviteurs de l’ancien régime.Cette mesure, selon l’ayatollah Chariat Madari, permettrait, mieux qu’une amnistie générale, de tirer un trait sur un passé douloureux, sans exclure pour autant la reprise des procès contre les an-Voir page 6: Le chah Les leaders des trois partis politiques se serrent la main avant de s’affronter dans un grand débat qui a été télédiffusé par les trois chaînes anglaises du Canada.(Photolaser CPI Le débat télévisé Clark, qui risquait le plus, s’en est pourtant bien tiré Dans Joliette, Roch LaSalle gage encore «neuf sans atout» par Jean-Y.Dufresne et Rodolphe Morissette Match nul diront les uns, deux bonnes heures d’échanges civilisés, mais dépourvus de ces grands moments dramatiques qui « font » les confrontations historiques, le débat télévisé d’hier n’aura peut-etre exercé d’influence sur le scrutin du 22 mai que dans la mesure où l’homme qui risquait le plus est celui que la télévision somme toute a le mieux servi.En tout cas, le débat n’a certainement pas défavorisé « l’image » de M.Joe Clark dont la plupart des observateurs, parmi lesquels ses propres stratèges, craignaient qu’elle souffrirait le plus d’un duel avec M.Trudeau.Alors que ce dernier donnait parfois l’impression d’un homme indifférent à force de détachement, pour ne pas dire légèrement un tantinet blasé, au mieux paternaliste, comme si on l’avait entouré d’amateurs, M.Clark au contraire ne s’est jamais départi d’une certaine agressivité contrôlée, ne trahissant tantôt son embarras que par un rire gêné, et dont M.Trudeau, semble-t-il n’a même pas voulu profiter, comme si tout l’exercice imposé par les exigences électroniques de la campagne lui paraissait légèrement superficiel.En tous cas, ceux qui n’avaient pas l’intention d’accorder à M.Clark leurs suffrages, n’ont pas trouvé dans sa performance des raisons additionnelles de le priver de leur voix.Et loin de s’aliéner des partisans, M.Clark a peut-être réussi à convaincre un certain nombre d’indécis, qui ne voyaient pas en lui un homme capable de s'affirmer.Quant à M.Broadbent, alors qu’il s’est employé avec beaucoup de sincérité à faire valoir des idées — à cet égard tout le débat n’était que redites — on avait l'impression d’un chef de parti résigné d’avance à n’occuper au mieux le 23 mai que la balance du pouvoir.On estime à six millions le nombre des téléspectateurs hier, alors que le débat était diffusé sur les chaînes anglaises seulement, CBC, CTV et Global, mais ce Voir page 6: Le débat par Rodolphe Morissette JOLIETTE — Les électeurs du comté fédéral de Joliette sont très gâtés au cours de cette campagne électorale pourtant pas très riche en couleurs.Depuis un mois en effet des chars allégoriques libéraux font procession dans le comté.Ils ont un député sortant conservateur — conservateur?— qui ne manque pas de couleur.Roch LaSalle.Et ils ont droit en même temps à un défilé de modes absolument sensationnel: presque tous les ministres libéraux du Québec viennent faire leur numéro dans Joliette.Une véritable aubaine! On s’explique non sans quelque candeur au quartier général du Parti libéral: « Notre candidat est si peu connu — c’est le maire de Saint-Hippolyte, M.Roger Cabana — qu’on 1 entoure continuellement de ministres, de gros canons.» Il est venu un ministre libéral par mois depuis un an.Et le sys- __ tème se libéralise depuis un mois.Le « clou » de la campagne libérale, dit-on, ce sera « autour du 15 mai » : le sénateur Jean Marchand sera à Joliette et on nous promet qu’« il frappera très, très fort ».D’ailleurs, le ministre de la Justice, M.Marc Lalonde, l’a annoncé la semaine dernière: il ne restera pas deux députés conservateurs au Québec le 22 mai au soir.Il a dit cela à Louiseville samedi, en attaquant M.Roch LaSalle.Pour les libéraux de Joliette, la popularité de « TiRoch » dans le comte, ce n’est que de l’inflation journalistique.Ce sont les médias d’information qui feraient sa campagne.Le candidat libéral avait annoncé, en début de campagne, qu’il tiendrait plusieurs assemblées publiques.Il a dû y renoncer cependant dès le mois d’avril, car ce n’était pas très couru.Il s’est lancé plutôt dans le porte à porte et les visites industrielles et commerciales.« Les premier ministre y revoir page 6: Dans Joliette ¦ Lorsque les économistes laissent parler les politi- ciens- -w.2 ¦ Les mineurs de Sudbury repoussent les offres de l’Inco D .— pages ¦ Où placer la croix: un éditorial de Michel Roy — page 4 ¦ S’il n’en tient qu’aux Ontariens, le prochain gouvernement sera minoritaire — page 7 ¦ Vance et Brown demandent au Sénat de ne pas modifier l’accord SALT-2 -P»ge9 ¦ Le soleil de Cannes fait une vive concurrence au festival _w,t ¦ La secrétaire reste la «bonne à tout faire» -pega U Le problème de l’énergie Les contradictions entre politique et économie par Antoine Ayoub Professeur titulaire d’économie à l'Université Laval, M.Ayoub dirige le Groupe de recherche en économie de l’énergie (GREEN) de cette institution, un organisme de recherche et de consultations en matière d'énergie et de ressources naturelles, oeuvrant sur la scène nationale et internationale.Le texte de M.Ayoub inaugure la série d'analyses électorales que LE DEVOIR a commandées à des spécialistes, et qu'il publiera tout au long de cette semaine.Deux semaines à peine avant le déclenchement de la campagne électorale, « l’affaire » d’Imperial Oil et de sa maison-mère Exxon venait d’éclater.Cette affaire est tellement exemplaire et significative, qu’une rapide récapitulation des réactions du gouvernement et des partis politiques à son endroit me parait etre la meilleure introduction à l’analyse de la perception que se font ces derniers de l'ensemble du dossier de l’énergie au Canada.Au-delà des diatribes et des promesses que charrie nécessairement toute campagne électorale, il est bon, en effet, de rappeler aux citoyens à l’occasion, justement, des élections, quelques faits saillants et quelques-uns aes problèmes les plus importants de ce dossier délicat.Chacun aura, alors, le loisir de mesurer la distance qui sépare les réalités du discours électoral.L’affaire d’Exxon, on s’en souvient, avait éclaté quand cette grande multinationale du petrole — la plus grande, en fait — avait sèchement ordonné à sa filiale canadienne, Imperial Oil, d’opposer un refus net et catégorique aux deman- des, pour ne pas dire aux supplications, de M.Gillespie de rétrocéder les quantités importantes de pétrole vénézuélien qui devaient originellement être destinées aux marchés de l’Est canadien et qu’Exxon avait jugé de son intérêt de détourner vers des marchés plus lucratifs ou plus prioritaires dans sa stratégie planétaire.En termes clairs, ce comportement équivalait tout simplement à un refus d’assistance et de secours à un pays-hôte en danger de pénurie.Cette attitude était d’autant plus grave que la situation des approvisionnements pétroliers mondiaux était des plus précaires à la suite de la révolution en Iran et de l’interruption complète des livraisons de ce deuxième exportateur mondial de pétrole.Des tensions commençaient, en effet, à apparaître chez les distributeürs indépendants d’huile à chauffage.Etant les premiers touchés, ils n’avaient pas manqué, à l’é- poque, d’étaler sur la place publique le sort que leur faisaient les grandes compagnies avec l’espoir que les milieux politiques finiraient par réagir.Malheureusement, les réactions du gouvernement et des partis politiques faisaient, en réalité, piètre figure devant la détermination inébranlable et l’arrogance tranquille de la grande multinationale.Ces réactions signalaient, d’autre part, non seulement la fragilité du système des approvisionnements pétroliers mais en meme temps l’absence d’une politique cohérente et efficace tenant compte des véritables problèmes que l'énergie pose déjà au Canada et que le temps ne fera qu’amplifier si l’on continue sur la même lancée.La réaction du gouvernement libéral, à ce défi de taille à son autorité s’est, en effet, vite ensablée dans une guerilla parlementaire cherchant à faire adopter à la hâte un projet de loi, certes nécessaire mais non suffisant, sur la répartition des disponibilités en énergie dans les périodes d’urgence.Mais Imperial et Exxon se sont sorties de toute I affaire avec quelques égratignures verbales lancées à leur encontre par quelques officiels de second rang dénonçant leurs agissements pour ne pas dire leur manque de courtoisie! Plus navrante que l’attitude du gouvernement était celle de l’opposition officielle.Avec une candeur désarmante, le chef conservateur n’a, en effet, rien trouvé de mieux pour « punir » Exxon et sa filiale canadienne que de proposer le démantèlement de Petro-Canada! Fort heureusement, il s’est ensuite rétracté un peu quand ses conseillers lui ont suggéré qu’il serait très dangereux, concernant un produit stratégique comme le pétrole, de mettre « tous ses oeufs dans le panier de Voir page 6: L’énergie (((«® GROS LOT $267,000.00 approximatif — vendredi NUMÉROS GAGNANTS PEU IMPORTE L’ORDRE 15 | 20 1 26 | 32 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX $137,848.00 5 SUR 6 520 $238.60 4 SUR 6 4664 $73.90 5 SUR 6+ 2 $41,354.50 33 if à TIRAGE 906 ^ )> VENDREDI 11/5/79 NO COMPLÉMENTAIRE S'APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 * 13 VENTES TOTALES $1,435,914.[ SÉRIE J NUMÉRO 30 Séries émises- 90,000 chacune 50383 1 GAGNANT DE $50,000e 50383 POSSIBILITÉ DE: 29 gagnants de OjUUUe 0383 240 GAGNANTS DE $500e 383 2430 GAGNANTS DE^^QOe Tous les billets gagnants de $500.et $100.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BON ) < \ 2 ¦ Le Devoir, lundi 14 mal 1979 LES ÉLECTIONS DU 22 MAI Quand les économistes laissent parler les politiciens.par Michel Vastel OTTAWA — La Conférence nationale sur les revenus convoquée la semaine dernière à Winnipeg par le Conseil économique du Canada a mis en relief, de façon parfois tragique, l'ignorance des pouvoirs publics du problème des inégalités sociales au Canada, -l'imposture presque cynique de certains chefs politiques, la complicité, souvent silencieuse mais parfois active, des économistes aux-mêmes.Le meilleur exemple qu’on puisse en donner est la promesse du chef conservateur de rendre les frais d'hypothèques, sur une résidejce principale, déductibles du revenu imposable.L’architecte de cette politique, James Gillies, est lui-même économiste et retournera à l’enseignement universitaire aussitôt après la fin de la campagne électorale.Il s'agit d’une promesse qui représenterait, pour le fisc canadien, un manque à gagner de près d’un demi-milliard de dollars dès la première année, et près de deux milliards après quatre ans, lorsqu’elle aura été appliquée à 100%.Ce $2 milliards sera évidemment à la charge de l’ensemble des contribuables canadiens, soient-ils locataires ou proprié-, taires.Quels seront les bénéficiaires?Un intéressant document de Mme Gail Oja, de Statistique Canada, sur « l’inégalité de la répartition de la richesse au Canada en 1977 », indique d’abord que 39.7% des familles canadiennes sont locataires de leur logement.Ces familles, surtout concentrées au bas de l’échelle des revenus, n’ont donc aucun bénéfice à attendre de cette largesse de $2 milliards.Mais il y a plus: parmi les 60.2% de familles canadiennes qui sont propriétaires de leur résidence, près de la moitié, 27.4%, n’ont plus d’hypothèque à payer.Le programme se destine donc exactement à 32.8%, à peu près le tiers, de toutes les familles canadiennes.Mais le document de Mme Oja indique qu’il ne faut pas encore s arrêter là.En effet, plus des deux tiers de ces familles (68.5% exactement) sont concentrées dans la partie supérieure de l’échelle canadienne de la richesse.Ces familles se partagent, à elles seules, 77.6% de toute la richesse du pays, tout en ne représentant que 50% de la population.Ainsi le programme de déductibilité des intérêts d’hypothèques vise essentiellement 22.5% des familles canadiennes, moins du quart, toutes concentrées dans la catégorie des plus hauts revenus.Compte tenu de la progressivité de l’impôt, l'effet régressif de cette politique sera encore plus prononcé.En effet, il faut prévoir que ce type de famille habite des maisons particulièremept coûteuses donc que leurs hypothèques sont élevées, et ainsi que les intérêts à déduire sont importants.Mais ces familles, jouissant aussi de hauts revenus, sont frappées de taux d’imposition egalement élevés.L’économie d’impôt sera donc d’autant plus importante.Pour illustrer cela, disons que les deux tiers de bénéficiaires se trouvent dans une catégorie de famille où le montant des la campagne des che fs HIER Les chefs des trois principaux partis ont interrompu leurs tournées électorales pour mettre la dernière main au grand débat télévisé.Le chef du Crédit social, qui n’en est pas, faisait campagne dans Mont-magny.AUJOURD’HUI Le premier ministre Trudeau quitte Ottawa cet après-midi pour Edmonton.Une assemblée est prévue le soir.Son adversaire le chef conservateur Joe Clark se rend l’après-midi à Saint-Jean, N.-B., le soir à Yarmouth, N.-E.Il rentre ensuite à Toronto.Le chef néodémocrate Ed Broadbent visite Vancouver.intérêts à déduire pourrait être de l’ordre de 83 a $4,000 par année ce qui, avec un taux d’imposition de 40%, pourrait représenter une économie d’impôt de $1,200 à $1,600 par année.Le tiers de bénéficiaires du programme, en fait 10% de toutes les familles canadiennes, a plus de chance d’être propriétaire d’un petit bungalow ou d’un appartement en co-propriété sur lequel l’hypotheque est de l’ordre de $20 à $30,000.Ses revenus étant moins élevés, son taux d’imposition peut être par exemple de l’ordre de 20% seulement, ce qui représentera alors une economic d'impôt de $400 à $600 par année.Personne ne conteste d’ailleurs que cette politique contribue à un accroissement de l’inégalité dans la répartition de la richesse au Canada.A court terme d’abord puisqu’un tiers de familles jouiront d’une baisse de leurs impôts, d’autant plus élevée qu’ils sont plus riches.A long terme aussi puisqu’en réduisant le coût d^acquisition d’une maison, l’Etat réduit le coût de constitution du patrimoine global de ces familles.Sans aucune compensation pour les 67.2% des autres familles canadiennes.Ne ne sont pps les seules perles qu’il y avait à découvrir dans l’imposante série d’études présentées la semaine dernière à Winnipeg par le Conseil économique du Canada.D’autres documents ont mis en évidence l’existence de poches de pauvreté, dans la société canadienne, d’une ampleur extraordinaire.Par exemple, une autre experte de Statistique Canada, mme Jenny Podoluk a rappelé qu’en 1976, 70% des hommes euls âgés de plus de 65 ans, et 76% des femmes seules de cet âge, devaient se contenter d’un revenu inférieur à $5,000 par année.On n’a pas entendu beaucoup de chefs politiques, depuis le début de la campagne électorale, parler de ces 200.000 Canadiens et 500,000 Canadiennes, qui n’ont aucune attache familiale et qui, à 65 ans ou plus, doivent vivre avec $96 par semaine ou moins.Près de 200,000 de ces personnes, d’ailleurs, comptaient sur moins de 57 dollars de revenus par squame.Autre exemple, celui des femmes chefs de famille et ayant des enfants de moins de 16 ans à charge.Elles étaient 412.000 en 1975.La moitié devait se contenter de revenus inférieurs à $10,000 par année.Mais c’est encore au bas de l’échelle que la situation était la plus tragique.Il y avait en 1975, toujours selon Mme Podoluk de Statistique Canada, quelque 180,000 femmes canadiennes qui avec deux enfants ou plus de moins de 16 ans, devaient se contenter d’un revenu égal ou inférieur à 100 dollars par semaine.C’est encore une catégorie de personnes dont on a peu parlé depuis le déclenchement de la campagne électorale.Pourtant, le problème s’aggrave de campagne électorale en campagne électorale: le nombre de familles dont le chef est une femme âgée de moins de 55 ans a augmenté de 29% entre Le Droit donne son appui à Ed Broadbent OTTAWA (PC) - Le Nouveau Parti démocratique a reçu samedi l’appui du seul quotidien de langue française en Ontario, Le Droit d’Ottawa.« Rien ne saurait être plus profitable à la bonne conduite du gouvernement fédéral qu’une forte représentation au Nouveau Parti démocratique à la Chambre des Communes », a écrit l’éditorialiste en chef du quotidien Le Droit.Ce journal a traditionnellement appuyé les libéraux, bien qu’en 1975, il ait appuyé le NPD au niveau provincial en Ontario.Cet appui du Droit, qui suivait de deux jours à peine, celui du Toronto Star a permis au leader du NPD, Ed Broadbent, de terminer une tournée de quatre jours dans la région de Toronto sur une note optimiste.Tant à Toronto qu’à Ottawa, samedi, M.Broadbent, qui s’adressait aux militants de son parti, a exprimé son grand espoir de remporter plusieurs sieges le 22 mai.Selon lui, le NPD a fait, au cours de la dernière semaine, des gains impressionnants dans la région de Toronto.Ces appuis nouveaux sont venus, tant d’anciens libéraux que d’anciens conservateurs, a-t-il soutenu.M.Broadbent a consacré la première partie de la journée de samedi à sillonner six circonscriptions torontoises en empruntant un tramway loué pour les circonstances par la commission de transport de la ville I e tramway s’est arrêté au coeur de plusieurs communautés ethniques, où M.Broadbent et son épouse Lucille, ont serrer des centaines de mains.Pour la première fois depuis le début de la campagne, Christine Broadbent, six ans, accompagnait ses parents.Le leader du NPD et son entourage ne sont certes pas passés inaperçus puisqu’à chaque arrêt une centaine de militants venaient grossir les rangs du groupe.Une douzaine de Torontois Donnez des vacances à votre auto.*4 venon^'.PMmtflêannm Marchg/ Dfrs aujourd'hui., Hatfield stigmatise la «menace» de Trudeau FREDERICTON (PC) -Les moyens qu’entend prendre le premier ministre, M.Trudeau, pour « canadiani-ser » la constitution pourraient provoquer des divisions irréparables au Canada, a déclaré vendredi le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Richard Hatfield.Pour M.Hatfield, les propos récents de M.Trudeau sur la constitution à Toronto et à Montréal sont de nature à semer la division plus que tous ceux que l'on a déjà tenus au pavs.La « menace » de M.Trudeau de passer outre aux premiers ministres en tenant un référendum dresserait provinces contre provinces et ferait de M.René Lévesque au Québec un « conquérant ».« Le premier ministre du Canada dit qu’il va nous convoquer à Ottawa pour nous dire: bon, mes amis, voici votre dernière chance et si je n’ai pas votre accord je vais, tenir un référendum.» M.Hatfield ajoute que M.Trudeau a empêché toute chance de mettre d’accord les premiers ministres sur une formule de canadianisation et d'amendement.Le chef du gouvernement du Nouveau-Brunswick dit encore que l’attitude de M.Trudeau prouve qu’il compte notamment sur la méconnaissance de notre système politique pour parvenir à ses fins.B'nai B'ritfc Hillil Foundation of Montrial Inc.La Fondation B'nai B’ritk Hillal do Montréal Inc.AVIS D’ASSEMBLÉE ANNUELLE jeudi, 24 mai 1979,8:00 P.M.3460 rue Stanley Ordre du jour a) Prendre en considération les rapports du Directeur et des Vérificateurs.b) Élection de Directeurs et nomination de Vérificateurs.c) Approuver les changements au règlement d) Traiter de tout autre sujet qui peut être placé sous cette assemblée B'nai B’rlth Hlllel Foundation Mil.Inc.J.Barnay Grosser, Président 1971 et 1976! On n’a pas beaucoup parlé non plus des familles dont le chef a moins de 25 ans.Elles sont concentrées, elle aussi, au bas de l’échelle des revenus et de la richesse.Et, là encore le problème a tendance à s’aggraver.En 1970, 60% des familles dont le chef était âgé de 25 ans ou moins se trouvaient concentrées dans le quart des familles canadiennes les moins riches.En 1976, leur proportion avait grimpé à 69%.Quant au programme d’allocations familiales, il a été mo- difié en 1973 et le résultat de cette modification a été de le rendre moins progressif, c’est-à-dire que le coût que les Canadiens paient, par rapport aux bénéfices qu’ils retirent, a augmenté.Cela est notamment dû au fait que les allocations familiales, tout en devenant indexées, étaient rendues taxables pour le parent qui réclame une exemption pour ses enfants.En somme, en 1973 on a rendu ce programme social moins efficace — moins social — qu’il n’était auparavant.La mesure a été adoptée par un gouvernement libéral minoritaire, apputé par le NPD! En fait, ce qui est arrivé, c’est qu'on a modifié le programme sans avoir aucunement calculé ses effets possibles.Et ce dernier exemple soulève un problème qui a été longuement discuté à la Conférence nationale sur les revenus.La communauté des économistes — et particulièrement Statistique Canada -y rassemble d’année en année, une somme impressionnante de données statistiques.Les seuls document déposés à Winnipeg la semaine dernière représen- Libéraux et conservateurs sont nez à nez, selon Gallup Un sondage Gallup pratiqué deux semaines avant l’élection fédérale du 22 mai indique que libéraux et conservateurs sont à peu près nez à nez quant à l’intention de vote des Canadiens.Mises à part, cependant, les allégeances partisanes, les Canadiens préfèrent de loin M.Pierre Elliott Trudeau à M.Joe Clark comme premier ministre du pays.Le sondage effectué entre le 3 et le 5 mai conclut que 35% des Canadiens voteraient libéral, 34% pour les conservateurs, 14% pour les néo-démocrates et 5% en faveur du Crédit social.Il faut compter avec 11% d’indécis.Si l'on redistribue proportionnellement ces derniers, voilà qui donne: libéraux - 39%, conservateurs - 38%, néo-démocrates 16% et créditistes - 6%.Ces résultats accusent trois données nouvelles par rapport au sondage prati- Sué par la maison Gallup au mois d’avril, l’abord, les libéraux ont perdu quatre points de pourcentage (ils affichaient 43% en avril), tandis que les conservateurs sont restés stables à 38%.Ensuite, le nombre des indécis a baissé d’une manière significative, de 32% à 11%.Enfin, le départ de la campagne créditiste ?fini par avoir un effet à l’échelle du Gallup.En avril, en effet, le chiffre de 2% représentait toutes les autres formations politiques que les libérale, conservatrice et néo-démocrate: en début de mai, le parti de M.Fabien Roy enregistre déjà 6%.A l'échelle des régions, la consultation indique que les appuis libéraux ont légèrement diminué au profit du Crédit social au Québec: les libéraux y gardent 60% des faveurs de l’électorat, tandis que créditistes et conservateurs sont sur un pied d’égalité, loin derrière.En Ontario, au contraire, les conservateurs ont dix points de pourcentage d’avance sur les libéraux, tandis que dans l’Ouest, le Crédit social accuse une légère hausse, mais cette donnée pourrait résuâeede la confusion, chez les personnes interrogées à la veille de l’election provinciale de la Colombie-Britannique, entre les deux paliers de gouvernement.Les sondeurs ont ajouté à leur questionnaire un renseignement nouveau touchant les chefs des grands partis fédéraux.« Faisant abstraction du parti politique que vous préférez ou aimez a l’heure actuelle, qui ferait le meilleur premier ministre, selon vous.?» M.Tru- deau récolte 43% des suffrages, contre 21% pour M.Joe Clark, 11% pour M.Ed Braodbent et 2% pour M.Fabien Roy.Les « autres » candidats possibles contiennent 4% et il faut compter avec 19% d’indécis.Cette dernière donnée est importante à la lumière du débat télévisé d’hier soir.En avril, M.Trudeau avait obtenu, en réponse à la même question, 44% des suffrages.Si le chef libéral a perdu un point de pourcentage depuis un mois, le chef conservateur, lui, en a gagné deux et M.Broadbent, trois.Il ressort de ces résultats que M.Trudeau est beaucoup plus populaire nue son parti.D’ailleurs, 82% des personnes interrogées qui se proposent d’appuyer le Parti libéral préfèrent M.Trudeau à sa formation politique.En revanche, seulement 52% des personnes qui ont l’intention de voter conservateur préfèrent M.Clark à M.Trudeau ou à un autre comme premier ministre.Le sondage cité se fonde sur un échantillon de 2,000 interviews pratiquées à domicile et ses données se révèlent exactes 19 fois sur 20 moyennant une marge d’erreur de trois points.tent 9 pouces d’épaisseur de papier! Et ils ne portent que sur la répartition de la richesse au Canada.Le problème vient de ce que, manifestement, cette information est encore fort peu utilisée par les hauts fonctionnaires qui ont à bâtir les politiques.Qui plus est, le grand public les ignore.Appartenait-il par exemple à Statistique Canada de rappeler, au cours des dernières semaines, les données de base sur la richesse des familles canadiennes, et le nombre de propriétaires de logements avec hypothèques, simplement pour éclairer le débat politique?La question reste posée parce que cette hypothèse ne soulevé manifestement pas l’enthousiasme chez les hauts fonctionnaires de Statistique Canada.Pourtant, chaque mois, l’organisme se retrouve mêlé à un débat politique du seul fait qu’il publie ses statistiques sur le chômage ou l’inflation.Une solution serait peut-être de suivre l'exemple bri- tannique qui a été présenté sa-i à Winnipe Dorothy Wedderburn, La medi innipeg par Mme Grande-Bretagne a en effet créé, en août 1974, une Commission royale d’enquête permanente sur la répartition/des revenus et de la richesse (la commission Diamond) dont Mme Wedderburn est membre.L’avantage d’une commission d’enquête est qu’elle est sûrement beaucoup mieux « branchée » sur l’opinion publique, puisqu’elle peut tenir des audiences publiques.Elle jouirait d’une indépendance que n’a malheureusement pas Statistique Canada qui doit quêter ses fonds pour maintenir ses séries d’enquêtes sur la population canadienne.Elle pourrait surtout amener les économistes à s’exprimer en public.L’embarras du choix bien connus dans les milieux artistiques ou littéraires, dont l’écrivain et animatrice June Callwood, se sont joints au groupe pour démontrer publiquement leur appui au NPD.Par ailleurs, il a promis samedi qu’au cours du débat télévisé de dimanche soir, il obligerait MM.Joe Clark du Parti conservateur et Pierre Trudeau du Parti libéral à parler des sujets qui sont les plus importants selon lui, c’est à dire, l’augmentation des prix et le chômage.Il a soutenu que ces derniers n’ont pas encore discuté de cette question ni proposé des solutions concrètes au cours de la campagne électorale.Si vous vous adressez à nous lors de l’achat d’une maison, vous l’embarras du choix.En définitive, vous choisirez en tenant compte de l’architecture, du nombre de pièces, du quartier, du prix.Quelle que soit l’importance que vous accordiez à ces divers éléments, il est fort probable que nous vous dénicherons la propriété qui vous plaira.Chez nous, le service personnalisé ainsi que de solides recommandations de financement viennent se greffer au vaste choix.Voilà comment nous nous sommes assuré la confiance des gens qui désirent acheter ou vendre.aurez 1 Vous pouvez compter sur l’agent des Services immobiliers du Trust Royal.Il vous assistera et ensemble vous trouverez la maison qui fera votre bonheur.L’embarras du choix, nous en faisons notre affaire car nous sommes bel et bien à votre service.TK .I*, IMMEUBLE Trust Royal L’ENSEIGNE SERVICES IMMOBILIERS S O % 6» ?Montréal, lundi 14 mai 1979 LE DEVOIR h »., M.Clément Richard croqué sur le vif, hier à Québec.Le président de l’Assemblée nationale, qui a découvert les délices du jogging il y a deux semaines, a perdu depuis pas moins de quatre kilos.(Photolaser CP) r Emouvantes noces d’or pour le cardinal Léger Plus de 3.000 cersonnes se sont rendues à l’Oratoire Saint-Joseph samedi afin de prendre part à la cérémonie eucharistique marquant les « noces d’or sacerdotales » du cardinal Paul-Émile Léger.Le cardinal Léger, qui démissionnait de son poste d’archevêque de Montréal en 1967 pour se consacrer au missionnariat en Afrique, présidait l’émouvante et solennelle messe à l’Oratoire, à la demande même de l’archevêque actuel de la métropole, Mgr Paul Grégoire.S’adressant aux fidèles, Mgr Léger a déclaré qu’un prêtre ne prend jamais de vraie retraite au cours de sa vie et il a exhorté tous les prêtres catholiques à pratiquer l’obéissance envers leurs supérieurs et envers Dieu.Visiblement ému par l’accueil des montréalais, le cardinal Léger a déclaré que pour un prêtre, les noces d’or étaient presque un sacrement, c’est-à-dire « un signe sensible d’une réalité invisible ».« Elles nous rendent le témoignage, a-t-il ajouté pendant l'homélie, que la fidélité de Dieu a été sans faille et que par sa grâce, celle du prêtre a été tantôt hési- tante, tantôt héroïque, mais enfin, qu'elle n’a jamais été brisée ».Le Cardinal a encore comvaré ses 50 ans de sacerdoce à une sorte de tour élevée d’où il est possible d’apercevoir le chemin parcouru et d’observer que la prochaine étape peut être courte.Mlgr Léger a souhaite pour tous des retrouvailles dans les noces éternelles.Mgr Léger accédait au siège épisocpal de Montreal en 1950, 29 ans après son ordination.C’est une feuille de route bien garnie et active qui caractérise aujourd’hui celui qui depuis 1967 consacre la plus grande partie de son temps aux déshérités d’Afrique.Le pape Jean-Paul II a aussi tenu à offrir ses meilleurs voeux au cardinal Léger et c’est'par la bouche du nonce apostolique Angelo Palmas que le Saint-Père souligna samedi l’événement.Enfin, parmi les fidèles réunis samedi se trouvaient, accompagnés de leurs épouses, MM.Jean Drapeau, Claude Ryan, Marc Lalonde et Jules Léger, ancien gouverneur général du Canada et frère du cardinal.Rapport sur Three Mile Island Les instruments de la centrale sont mal placés WASHINGTON (d’après AFP) - Les erreurs commises par les techniciens de la centrale nucléaire américaine de Three Mile Island ont été provoquées en partie par une disposition inadéquate des instruments dans la salle de contrôle, selon un rapport de la Commission américaine de réglementation nucléaire (NRC) rendu public en fin de semaine.Selon ce rapport, ces défauts existent dans des centrales autres que celle de Three Mile Island, en Pennsylvanie, où s'est produit au mois de mars dernier l’un des incidents les plus graves de l'histoire de l’énergie nucléaire.« L’emplacement des instruments et des commandes dans de nombreuses usines nucléaires, indique le textet augmente souvent les chances d’erreur de la part des techniciens, ou tout au moins les empêche d’effectuer efficacement les operations normales, anormales ou d'urgence requises.» Il apparaît notamment, aux termes du rapport, que la fermeture prématurée d’une vanne d’un circuit de refroidissement, décidée par un technicien lors de l'incident, pourrait avoir été provoquée f>ar des fausses indications données par es instruments dans la salle de contrôle.La fermeture de cette vanne avait été l'un des principaux facteurs de la surchauffe au sein du réacteur, qui avait provoqué des dommages au combustible nucléaire.Le rapport suggère que des améliorations soient apportées a ce sujet, principalement en ce qui concerne la disposition des instruments dans les salles de contrôle, et la qualité des vannes branchées sur les divers circuits de refroidissement des centrales.Par ailleurs, selon le rapport, la dose de 9 morts en C.-B.QUESNEL, C.B.(PC) — Neuf personnes ont perdu la vie samedi dans une collision frontale à une cinquantaine de kilomètres au sud de Quesnel, dans le centre de la Colombie-Britannique.Une voiture transportant six personnes est entrée en collision avec un camion, dans lequel se trouvaient trois personnes.radiations émise au cours de l’accident de la centrale de Three Mile Island ne présente qu’un risque minimal pour la santé des habitants de la région et n’augmente que de façon insignifiante leur taux annuel d’exposition.Les radiations supplémentaires, ont précisé les auteurs, pourraient provoquer un cancer mortel de plus sur les quelque 325,000 cas mortels de cette maladie auxquels seront comfrontées, pendant leur existence, les deux millions de personnes vivant dans un rayon de 80 kilomètres autour de l’usine.Bien que les auteurs du rapport reconnaissent l’existence d'« incertitudes » dans les estimations de la quantité de radiations reçue collectivement par les habitants de la région, celles-ci « ne sont pas suffisamment importantes pour modifier les conclusions du groupe selon lesquelles le risque est minime ».Après huit mois de grève, les mineurs de Sudbury rejettent l’offre de Nnco SUDBURY (PC) — En grève depuis maintenant huit mois, les métallos de l’International Nickel (Inco) ont rejeté samedi soir un protocole d’entente qui leur accordait des hausses horaires et des avantages sociaux de l’ordre de $3.50, étalés sur trois ans.Compte tenue de la durée du conflit qui a porte un coup dur à l’économie de Sudbury, les travailleurs ont jugé l’offre insuffisante.Des 12,000 travailleurs touchés par le conflit, 9,500 ont participé au scrutin de samedi et 75% ont rejeté le projet de convention intervenu la semaine précédente entre les négociateurs patronaux et syndicaux.Ces derniers, au nombre de 16, avaient pourtant recommandé l’adoption du protocole par 14 voix contre 2.Les négociateurs de la section 6500 des Métallos unis d’Amérique s'adressaient donc hier au ministère du Travail pour relancer les négociations.Chez les grévistes, on signale que la proportion des refus après nuit mois de grève est à peine moins élevée que le nombre de ceux qui avaient appuyé le débrayage du 15 septembre, soit 61%.Les négociateurs syndicaux y voient donc une volonté non équivoque, chez les travailleurs, d’obtenir davantage.Pourtant, le porte-parole syndical, M.Gilbert Gilchrist, estime que le protocole est le plus profitable jamais négocié dans l’industrie du nickel canadien: une hausse horaire immédiate de 51 cents, et deux hausses annuelles successives de 10 cents.Dans un communiqué, l’Inco s’est bornée à exprimer son désappointement: les travailleurs, la région de Sudbury et la compagnie elle-meme ont été lourdement affectés par le conflit, signale-t-elle.Le protocole prévoyait 11 versements en prime de vie chère d’ici à l’expiration de la convention, somme équivalente à une hausse horaire de $1.61.De même, les travailleurs auraient pu faire valoir leur droit à la retraite apres 35 années de service, quel que soit leur âge, s’assurant une rente mensuelle maximale de $908.On s’inquiète des répercussions du refus syndical.Le maire de Sudbury avait pour sa part accusé llnco de retarder indûment la fin du conflit.Les institutions prêteuses s’étaient montrées accommodantes à l’endroit des grévistes.Les syndiqués de Sudbury avaient déjà rejeté une offre patronale, et une autre encore, que leur avait proposée le ministre ontarien du Travail, M.Robert El-gie.La compagnie avait alors déclaré que ses clients ne seraient pas affectés par l’arrêt de travail, l’inventaire se situant à quelque 300 millions de livres de nickel.Celui-ci est passé depuis à 125 milhons de livres, un niveau jugé normal par ITnco.L’économie de l’Abitibi-Témiscamingue: une croissance vigoureuse et optimiste par Michel Nadeau Val d’Or — Il est possible de discuter durant deux jours d’economie au Québec sans glisser dans de moroses débats sur la question des sièges sociaux ou la fiscalité des cadres.Bien loin de l’attitude pessimiste d’une partie des milieux d’affaires de Montréal, les quelque 200 participants au colloque annuel du Conseil régional de développement de l’Abitibi-Témiscamingue (CRDAT) ont cherché au cours de la fin de semaine les moyens de maintenir l’essor économique de cette région où l’activité manufacturière ne cesse de s’intensifier depuis quelques années.Sous le thème « Une économie en pleine croissance », des représentants des quatre coins de la région administrative « 08 » ont abordé les perspectives de développement dans quatre domaines précis: forêts, mines, agro-alimentaire et tourisme.Plusieurs hommes d’affaires présents à cette rencontre ont parlé de l’agrandissement de leurs usines ou de la réalisation de nouveaux projets.C’est le président de la Fédération des Caisses d’entraide économique, M.Jacques Gagnon, qui a donné le véritable coup d’envoi lors de la rencontre en soulignant l’importance « d’une plus grande implication des autochtones dans le développement de leur milieu ».« S'emparer de votre économie est la décision la plus importante que vous aurez à prendre », a dit M.Gagnon en ajoutant que « le temps d’avoir peur de bâtir des usines de $25 ou $50 millions est maintenant terminé ».L’homme d’affaires d’Alma a affirmé qu’il fallait maintenant que les Abitibiens manifestent la même audace dans le domaine minier que celle manifestée lors de la reprise du contrôle de l’industrie forestière régionale.Pour le président des Caisses d'entraide, il importe de régionaliser davantage les capitaux au Québec.« L'Abitibi-Témiscamingue est en voie de mettre sur pied sa propre société régionale de financement.Les cinq Caisses d'entraide, implantées dans la région depuis trois ans en moyenne, ont maintenant un actif total de $50 millions.Si le taux annuel de croissance se maintient à 30%, c'est de $200 millions dont disposeront les gens de la région dans cinq ans.» M.Gagnon a résumé ainsi la décision de son groupe de se porter acquéreur de 11% des actions de Nordair: « Il ne faut plus que ce soit des gens de Montréal ou Toronto qui décident à quelle heure on se lève au Lac-Saint-Jean pour aller prendre l’avion ou s’il faut ou non rester en ville pour passer la nuit.» Pour sa part, le vice-président exécutif de la Banque de Montréal, M.Pierre MacDonald, a déclaré que deux facteurs totalement extérieurs à la région expliquent en partie la performance spectaculaire de l’Abitibi: le haut niveau d’activités au sein de l’économie américaine et la dépréciation du dollar US.Toutefois, le banquier montréalais constate « un dynamisme régional » et « une qualité d’entrepreneurs » dans cette région où il faut, là comme ailleurs au Québec, « moderniser le contrat social ».Selon M.MacDonald, « il faut revoir la relation patrons-ouvriers.Les syndicats doivent accepter le dialogue.Des patrons doivent descendre de leur tour d'ivoire.Il faut permettre aux travailleurs l'accès au capital de l’entreprise ».La faculté de musique de l'Université de Montréal présente un récital de violon et de clarinette avec Johanne Saint-Jacques et Richard Emond.A 20 h à la salle 1020 du pavillon Marguerite-d'Youville, 2375 chemin de la côte Sainte-Catherine.- ¦ Le conseil municipal de Verdun tient une séance publique, à 20 h au 4555 avenue Verdun.¦ Le CLSC de Saint-Hubert, dans le cadre d’une semaine sur la sexualité, informe le public sur les comportements sexuels de l'enfant de 0 à 5 ans et sur les réactions des parents.Renseignements: 676-7761.¦ Le cardinal Paul-Emile Léger visite, à compter de 14 h, l'hôpital Saint-Charles-Borromée, où il célébrera une messe.¦ Ouverture du premier congrès d'orientation de l'Ordre des infirmiers et des infirmières du Québec, sous le thème: « Qui sommes-nous, où allons-nous ».A l'UmVersité de Montréal.¦ Ouverture 1979 du musée ferroviaire canadien, situé à 15 minutes du centre-ville, sur la route 209 à Saint-Constant-Delson Dans le cadre de la semaine des musées du ministère des Affaires culturelles du Québec.Renseignements: 288-3380.¦ Collectes de sang de la Société canadienne de la Croix-Rouge à Saint-Léonard, 8120 rue Collerette, de 14 h 30 à 20 h 30; à Montréal, 5,400 rue Hochelaga, de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 16 h 30 et au 1001 blvd, Henri-Bourassa ouest de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30; à Laflèche, 3055 Grande-Allée de 14 h 30 à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30.¦ A 20 h 15, M.Claude Castonguay, président du Fonds Laurentien, s'adressera aux membres de l’Institut des conseillers en administration du Québec, réunis à l'hôtel Ritz-Carlton en assemblée annuelle.¦ Ouverture à Québec du 4e colloque canadien en théorie économique: l’optimisation dans l’investissement, la théorie monétaire et la théorie micro-économique.A l’Université Laval.¦ A 15 h, à la salle E-310 du pavillon principal de l'Université de Montréal, conférence de M.Robert Oison de l'Université de Saint-Louis, qui traitera des moyens d'éviter les maladies du coeur en s'adonnant à une saine nutrition.Cette dernière suggestion a été reprise par M.Jean Perron, président de Nor-mick Perron Inc.qui a proposé, lors de l’atelier sur les forets, que les gouvernements accordent un dégrèvement aux employés pour l’achat d’actions dans leur entreprise.Pas moins de 78% des employés de Normick Perron Inc.ont accepté de participer récemment à un plan conjoint d’achat d’actions mis au point par cette compagnie de LaSarre.Le projet d’une troisième usine de pulpe — en plus de celle de Tembec à Té-miscamingue et de Domtar à Quévillon — est revenu sur le tapis et un homme d’affaires de Rouyn, M.Alain Gourd, président de Radio-Nord a proposé que les deux paliers de gouvernement participent à ce projet avec la même générosité que celle manifestée lors de l’implantation de Donohue-Saint-Félicien.Pour sa part, M.Perron a laissé entendre au DEVOIR qu’une décision concernant ce projet de $250 millions pourrait être prise d’ici un an ou 18 mois.On a souligné également l’importance de pousser davantage le regroupement des 23 scieries de la region.En ce qui concerne les mines, les Abitibiens suivent de très près les études concernant la mise en valeur des gisements aurifères de Belmoral et Bras d’Or.Pour ce qui est de la propriété Silverstack de SOQUEM, le président de cet organisme, M.Paul Bourassa, a mentionne qu’une décision devrait normalement être prise au cours du mois de juin.Un des vice-présidents de la Société de développement de la Baie James (SDBJ), M.Richard Champagne a laissé entendre que de nouveaux développements pourraient survenir dans le domaine minier au cours des prochains mois.La SDBJ s’intéresse de très près à la mise en valeur d’un gîte de cuivre en collaboration avec le groupe Selco.Enfin, l’assemblée a demandé au gouvernement du Québec « de développer avec l’entreprise privée les deux gisements d’amiante de l'Abitibi ».On sait que dans le cas d'Amiante Abitibi, filiale de Brinco, des rencontres ont déjà eu lieu avec la direction de la Société nationale de l'amiante.La préoccupation de trouver d’autres réserves pour l’alimentation de raffinerie de cuivre à Noranda demeure présente dans les milieux miniers.Le président de l’Association des mines de métaux du Québec, M.Gonzague Langlois, a mis de l’avant une proposition visant à stimuler davantage l’exploration en accordant aux sociétés en commandite les mêmes avan- tages fiscaux que les compagnies minières et que celles-ci soient incluses dans le nouveau programme d’épargne-action.Du côte de l’agriculture, on a parlé de l'importance de poursuivre le développement de l’industrie laitière (dont une très grande partie de la production est exportée en Ontario) tout en continuant les efforts pour développer le boeuf de boucherie.Les fermes d'elevage comptent maintenant pour près de la moitié des exploitations agricoles.On rêve du jour ou les consommateurs n’achèteront que du boeuf de l’Ouest, québécois.Enfin, un représentant du ministère du Tourisme, M.André Trudeau, a souligné l'importance de développer le tourisme régional chez les Québécois.Ce ministère offrira des « bons Québec » permettant de séjourner dans les différentes régions québécoises à des prix intéressants.Les Abitibiens ne veulent plus entendre parler de « l'orignal » comme mythe-symbole pour leur région; il faudrait trouver une autre illustration du caractère de l’Abitibi.Enfin, la traditionnelle proposition est revenue sur la table: qu’on commence les travaux de réfection de la route « Sang 17 » afin de réduire la distance psychologique du parc de La Vé-rendrve.Mini-sommet sur l’économie de Montréal Landry déplore l’auto-intoxication des hommes d’affaires anglophones VAL D’OR (Par Michel Nadeau) — Alors que traditionnellement Montréal jouait un rôle de moteur pour l’économie du Québec, ce sont les différentes régions qui, aujourd’hui, stimulent la croissance de l’ensemble de l’économie, a déclaré samedi soir le ministre d’Ètat au développement économique, M.Bernard Landry.Prenant la parole devant les membres du Conseil régional de développement de l’Abitibi-Témiscamingue, M.Landry a mentionné que les deux principaux sujets de préoccupation du gouvernement dans le domaine économique étaient le niveau élevé de chômage et la situation de Montréal.Aussi, dès septembre prochain, le gouvernement convoquera un mini-sommet pour discuter de la question de l’économie montréalaise.Les préparatifs sont déjà en cours.Cette rencontre pourrait être une occasion d’améliorer le dialogue avec les chefs d’entreprises québécoises de langue anglaise.« D’une mauvaise information à l’autre, nos compatriotes anglophones cultivent des préjugés.Il faut desamorcer ce mouvement d’auto-intoxication de la rue Saint-Jacques », a dit M.Landry.« Cette minorité joue un rôle essentiel au Québec.Leur contribution est précieuse.Mais ils boudent présentement.» Mal informés des intentions réelles du gouvernement, les hommes d’affaires broient du noir dans les salons du Mount Stephen Club, selon le ministre québécois.Ce climat contraste vivement avec celui de l’Abitibi, où M.Landry a passé la journée de samedi, rencontrant plusieurs dizaines d’hommes d’affaires très optimistes.« Alors que les régions de la Beauce, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, des Bois-Francs et de l’Abitibi font preuve d’un dynamisme exceptionnel, a-t-il déclaré, Montréal semble être la principale région malade ».Le ministre a mentionné quelques cas de compagnies abitibiennes qui « débarquent » à Montréal avec des projets d acquisitions et de constructions d’usines.« Le gouvernement doit informer nos compatriotes qu’ils forment une minorité essentielle au Québec ».Mais ceci, a-t-il ajouté, ne doit pas reléguer au second rang la volonté des francophones de s'intégrer dans le développement de la métropole québécoise.« Le développement économique de Montréal s'est tait par d'autres et pour d’autres.Regardez les gratte-ciel, la seule présence francophone est celle de l’Hydro-Québec et du complexe Desjardins.Cette ville n'a pas été faite par la majorité de ses habitants qui veulent aujourd'hui accéder aux leviers de commande de leur économie ».La gravité du ton adopté par M.Landry tranchait assez nettement avec ses propos antérieurs où, à plusieurs reprises, il a nié l’existence d'un mouvement d'exode des firmes anglophones du Québec.En ce qui concerne la question du chômage, le ministre a déclaré que le taux de 14% dans l’Abitibi incluait bon nombre de travailleurs « ayant des jobbi-nes » et également des employés souvent âgés dont les services ne sont pas adaptés à la demande.« Il faudra recycler une partie de la main-d’oeuvre, surtout celle d’un certain âge.A plusieurs reprises, des patrons m’ont dit qu’ils manquaient de personnel.Il y a donc une mésadaptation de l’offre et de la demande de main-d’oeuvre ».Interrogé sur l’importance de l’enseignement économique, le ministre a déclaré que l’enseignement obügatoire de l’économie apportera des fruits à long terme.Pour ce qui est du Centre régional d'initiatives pour le progrès économique (GRIPPE), un organisme d'éducation de Sherbrooke qui a dû fermer ses portes vendredi faute de subventions, M.Landry a insisté pour préciser que la décision de Québec n’est pas définitive.ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU SYNDICAT DESCHARGÉS DE COURS DE L’UQAM (SCCUQ-CSN) DATE: Mardi, 15 mai 1979 LIEU: Auditorium du pavillon Lafontaine, 1301 est Sherbrooke, Mtl HEURE: 19h30 Entre autres points à l’ordre du lour: • Protocole de retour SCCUQ • Cotisation syndicale • Mobilisation et • Élection à l’exécutif bilan de la grève • Modification aux statuts et règlements DÉBAT SUR LA STRATÉGIE INDUSTRIELLE ET LA POLITIQUE SCIENTIFIQUE POUR LE CANADA ORGANISÉ PAR Section de Montréal de la Société canadienne de génie chimique Section de Montréal de l’Institut de chimie du Canada A vec la participation de L« choix du candidat libéral «al A déterminer CANDIDAT LIBÉRAL Mme Claude MAILLY CANDIDAT PC-PAPINEAU Conseillère en affaires institutionnelles Banque Royale du Canada M.Filippo SALVATORE CANDIDAT NPD-ST-MICHEL, Vice-président NPD-Québec AHUNTSIC Professeur et journaliste MODÉRATEUR Dr W.H.GAUVIN Directeur, Centre de recherche Noranda Ancien Président S.C.G.Ch.et I.C.C, Président honoraire: 2ème Congrès mondial de Génie chimique HÔTEL WINDSOR, SQUARE DOMINION MARDI, 15 MA11979 Entrée; $12.00 (membres S.C.G.Ch.et I.C.C.) $14.00 (autres personnes) À COMPTER DE 18:00 PRIÈRE DE RÉSERVER AU NO.; 457-6097 4 ¦ Montréal, lundi 14 mai 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Michel Floy Rédacteurs en chef adjoints: Directeur de l'information: Trésorier: Jean Francoeur Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Où tracer la croix SUIVANT un usage ancien et solennel, la presse est appelée à voter publiquement une ou deux semaines avant les électeurs.L’influence réelle d’un journal, s’il est vrai qu elle existe dans certains cas à des degrés divers, reste bien plus limitée qu’on le croit en période électorale.Son rôle consiste à informer, à analyser, à éclairer.Il s’agit pour les journalistes de proposer au public les données de base, les interprétations et la documentation sur les programmes, les partis et les hommes.C’est à la lumière de tous ces éléments, et de ceux qu’il recueille par ses propres moyens, que l’électeur fera ensuite son choix.Faut-il encore lui indiquer où tracer la croix?Nous allons nous soumettre, cette année encore, à cette épreuve pré-électorale.Mais les consultations auprès des journalistes de la maison et les discussions de l’équipe éditoriale conduisent à des résultats que l’on pourra juger décevants.Avec beaucoup d’intérêt, on a pu lire les conclusions éditoriales de nos confrères de l’Ouest, de l'Ontario, des Maritimes et du Québec.Mais cet exercice, dans plusieurs journaux, revêt un caractère artificiel au terme de la présente campagne.La plupart, en effet, après avoir clairement démontré que le choix est plus difficile à faire que jamais cette année, s’obligent malgré de nombreuses réserves à opter pour le Parti conservateur et M.Joseph Clark, tout en signalant que cette décision comporte une part d’inconnu et présente des risques, exprimant pour finir l’espoir que les Canadiens ne seront pas déçus.C’est pourquoi beaucoup de ces articles ne sont pas très convaincants.Au moment d’apprécier la valeur relative des groupes, des projets et des chefs en présence, nous avons tenu compte non seulement des faits et gestes qui alimentent la chronique électorale depuis deux mois, mais des actions accomplies et des déclarations faites dans le passé, au cours de l’année écoulée et même des quelques années récentes.A plusieurs reprises, au cours des 16 derniers mois, LE DEVOIR a été amené à se prononcer sur les performances du gouvernement libéral et de l’Opposition conservatrice, sur les projets déclarés de l’un et les intentions annoncées de l'autre.A l’heure de porter un jugement, si l'on veut être conséquent, on ne peut faire abstraction des examens antérieurs à la campagne.¦ Les questions essentielles s’énoncent comme suit: ¦ Doit-on reporter au pouvoir l’équipe libéral de M.Trudeau?¦ Si l’on répond non, s’ensuit-il logiquement que nous appuyons le parti conservateur et son chef, M.Clark?¦ Pour le cas où nous ne voudrions ni des libéraux ni des conservateurs à Ottawa, est-il Rossible, du moins au Québec, d’opter pour le louveau parti démocratique et M.Broad-bent?¦ Sans recourir à l’abstention, qui n’est légitime que dans les cas extrêmes, que peut-on faire si, en conscience, on ne peut voter ni en faveur du parti libéral, ni pour le parti conservateur, ni enfin pour le NPD, pas plus que pour le Crédit social, encore moins pour le parti Rhinocéros, cette plaisanterie vaguement anarchiste qui n'a même plus le mérité d être amusante?Il est évident que les réponses à ces questions, bien qu’elles intéressent un scrutin fé-• déral, s'inscrivent dans une perspective québécoise, sans toutefois perdre de vue les intérêts et l’avenir du pays tout entier.Le Québec, nous l’avons dit déjà dans ces pages, ne doit pas être l’empire protégé d’un parti unique.Le régime libéral, en place depuis 16 ans, et le gouvernement de M.Trudeau, installé au pouvoir depuis 11 ans, ont fait leur temps.Cette équipe a beaucoup réalisé pour le pays et il serait injuste, comme le font ses adversaires, de lui imputer tous les maux de l’économie canadienne dont l’état, tout compte fait, reste comparable et parfois supérieur à la situation prévalant dans les autres pays industrialisés aux prises avec les mêmes problèmes de chômage, d’inflation et de structures industrielles.Mais ce gouvernement souffre de lassitude, d’usure, de désarroi.Il ne dirige plus le pays avec dynamisme; il est sans imagination; il n'a plus de grand dessein; il est bal-loté par des influences contradictoires.Il souffre aussi d’une grave pénurie de personnel politique de calibre.Trop de ministres du Canada anglais ont délaisse M.Trudeau en cours de route, parfois en pleine bataille.Cette équipe parait désormais incapable d’assumer une mission qui est inhérente à la vocation même des gouvernements fédéraux dans ce pays, celle de rassembleur.L’Ouest n’y est plus représenté.Le parti libéral est pratiquement inexistant dans certaines provinces.Plutôt que de susciter un dialogue nouveau avec les provinces, désormais plus conscientes que jamais de leur fonction régionale, M.Trudeau braque les premiers ministres et exalte les vertus d’un gouvernement central plus fort, plus omnipresent, dont il souhaite curieusement qu’il soit plus près du peuple, ce qui va à l’encontre de la structure fédérale et de toutes les tendances actuelles.Au plan constitutionnel, son grand désir de rapatrier l’Acte de l’Amérique du Nord britannique le pousse à proposer à quelques jours du vote des méthodes dont l’expérience des dernières années devrait lui apprendre qu’elles sont irréalistes, qu’elles heurtent ses partenaires dans un domaine où les consensus restent indispensables, qu’elles ont à l’égard du Québec les attributs a’un coup de force.Dans le but apparent d’élargir ses clientèles de l’Ontario et de Colombie-Britannique, M.Trudeau n’hésitera pas, s’il est réélu, à proclamer que le Québec lui a donné un mandat pour rompre « le lien colonial » avec Londres.Autant d’opportunisme étonne de la part d’un homme de cette qualité.Il vient de commettre une erreur que seul peut expliquer son attachement à l’exercice du pouvoir.Pour enrayer leur fâcheuse propension à l’arbitraire, à l’arrogance et, ces dernières années, à l’improvisation politique, les libéraux serviraient mieux le pays sur les banquettes de l’opposition, occasion idéale pour un parti et son chef de se régénérer, de se renouveler, de repenser les priorités, de refaire le programme.L’exemple du Parti libéral du Québec est une leçon salutaire.¦ Si M.Trudeau cherche à gagner des électeurs sur le dos de la constitution au point que sa déclaration de jeudi contraint Claude Ryan à lui donner publiquement la réplique au nom des intérêts du Quebec, M.Joseph Clark n’hésite pas non plus, pour mieux conquérir le Canada, à contester le droit à l’autodétermination.C’est à qui serait le plus implacable envers la société québécoise et ses velléités souverainistes.Le premier, qui ne craint pas la désaffection des électeurs francophones, suggère de procéder selon un mode inacceptable au Québec; le second, voulant se montrer impitoyable, n’hésite pas à contredire les discours qu’il faisait encore cet hiver et à répudier le droit d’un peuple à disposer démocratiquement de son avenir.On a dit, bien sûr, qu’il voulait dire autre chose, qu’il a été mal compris, qu’il n’aurait jamais recours à la violence.Mais à force de dire ce qu’il ne pense pas pour gagner des suffrages, M.Clark finira par penser ce qu’il dit.Cela seul suffirait à justifier l’opposition du Québec à cet homme et à son parti.On trouve aussi, au chapitre économique de son programme, parmi des mesures dont le principe apparaît excellent, des propositions qui font douter des qualités de M.Clark: l’incident du déficit provisoire, le projet de déduction des intérêts hypothécaires, la suppression envisagée de Pétro-Canada et de Energie atomique du Canada, l’amenuisement des programmes sociaux à frais_partagés avec le concours des premiers ministres conservateurs, tels sont quelques exemples qui ne laissent pas d’inquiéter sur l’orientation d’un éventuel régime conservateur.En revanche, mais en des termes confus et incomplets, M.Clark a lancé sur l’avenir de la fédération quelques idées fécondes.La conception qu’il se fait du « Canada des patries », c'est-à-dire un assemblage de communautés régionales ou provinciales autonomes, offre des perspectives intéressantes.Mais on ne sait pas davantage.Pas plus qu’on ne connaît ses intentions reelles au sujet des réformes qu’il compte apporter aux politiques du bilinguisme.En matière de défense nationale et de politique étrangère (accroissement des forces militaires, crédits additionnels pour l’équipement, déplacement de l’ambassade du Canada de Tel Aviv à Jérusalem), on lui souhaite de s’entourer vivement de conseillers chevronnés s’il accède au pouvoir.M.Clark possède d’évidentes qualités et son inexpérience de la gestion politique ne ferait pas problème si elle était compensée par une maîtrise plus manifeste des questions que sa fonction l’appelle à traiter.Ajoutons toutefois que le chef du PC, s’il était premier ministre, pourrait recruter parmi les candidats de son parti, à la condition que ceux-ci soient élus en nombre suffisant, de futurs ministres formant un cabinet sinon supérieur, du moins aussi valable que celui de M.Trudeau à la dissolution.¦ Le Nouveau parti démocratique et son excellent leader, M.Broadbent, n’offrent-ils pas une troisième voie acceptable, une solution de rechange pour le Québec?On comprend que Toronto Star, rejetant les libéraux et les conservateurs, ait donné son adhésion au NPD qui, grâce à ses bases principales en Ontario et en Colombie-Britannique, pourrait le 22 mai accroître et même doubler sa représentation aux Communes.Le programme de ce parti, outre son analogie avec celui du Parti québécois au plan socio-économique, comporte des éléments, notamment en matière de stratégie industrielle et de reconquête graduelle de notre économie, qui répondent à plusieurs des attentes du Québec.Sans hésiter, nous aurions opté pour cette solution si deux raisons majeures ne nous en détournaient.La première et la plus évidente, c’est que le NPD est à peine implanté au Québec.La seconde porte sur un aspect essentiel du programme: au sujet de la réforme constitutionnelle et de l’avenir politique du Québec, le NPD n’a pas une mauvaise politique.Il n’en a pas.S’il devenait dans la nouvelle Chambre la formation charnière sans laquelle ne pourrait gouverner aucun des deux grands partis, peut-etre les socio-démocrates seraient-ils alors plus motivés envers ces questions et renonceraient-ils aux explications simplistes que ne cesse de répéter M.Broadbent pour qui la question québécoise n’existerait pas si le chômage se résorbait.Il n’en reste pas moins que le chef du NPD, appelé à se prononcer sur l’hypothèse de l’autodétermination, est de tous les chefs celui qui a réagi avec plus d’intelligence et de justice.bans remettre en question les mérites et la générosité des députés créditistes, on ne saurait demander sérieusement au Québec d’appuyer le programme du Crédit social que M.Fabien Roy n’a pas renié.Populistes et démagogiques en matière sociale et économique, ses politiques sont confuses et incertaines dans le domaine constitutionnel.Au cours de la présente campagne, le PCS tire sa force et son originalité de l’apjpui que M.René Lévesque lui-même lui a officieusement consenti en vertu d’une stratégie ou de quelque arrangement secret que les historiens pourront peut-être un jour révéler.¦ Pas plus qu’un éditorial n’est un bulletin de vote, on ne peut en traçant la croix dans l’isoloir émettre des réserves et exprimer des nuances.En termes concrets, nous n’appuyons aucune formation politique parce que nous pensons, sur la foi des programmes, des performances et des chefs, qu’aucune ne justifie pleinement la confiance de l’électorat québécois cette année.Notre propos n’est pas davantage ici de suggérer une action de savante stratégie en vertu de laquelle il faut appuyer les conservateurs que l’on désapprouve pour mieux combattre les libéraux que l’on combat.Il faut quand même aller voter, non en faveur des funambules oui agitent leurs cornes, mais pour tout candidat valable.Quels critères peut-on alors retenir?Le Québec aurait progressé sur la voie de la maturité et de la démocratie s’il faisait la preuve qu’il n’est plus la propriété exclusive d’un parti unique suivant le destin que l’histoire lui a si longtemps imposé.C’est dire que, dans chaque circonscription, l’électeur pourrait se soucier de diversifier les forces du Québec aux Communes, d'accroître nos forces dans l’opposition, de choisir parmi les candidats ceux qui peuvent contribuer le mieux à faire entendre la voix du Québec sans cesser de défendre les véritables intérêts du Canada.En somme, comme disaient les grands-pères, votez pour l’homme.Michel ROY Une Amérique convulsée ILENC1EUX Bon sens ne peut mentir par Albert Brie Le travail est assurément un châtiment rigoureux.Trouvez-moi une punition qui exige de son esclave, en salaires et indemnités, une si forte réparation.¦ C’est déjà aimer beaucoup notre prochain que de le soustraire à l’obligation d’avoir recours à nous pour assurer son bien-être, sa paix et sa liberté.¦ Savez-vous pourquoi le commerce de l’alcool est interdit le jour du scrutin électoral?— Pour ne pas aggraver la faiblesse et l’égarement des esprits qui titubent suffisamment sans lui.¦ À l'origine de la phallocratie, il y a eu cet événement fondamental: avoir fait de Dieu un homme.¦ Comme on aimerait l’envahissant pissenlit si la nature, avec la même profusion, avait répandu le rosier.¦ La plus grande réussite des écoles, qui dépendent des institutions telles l’Etat et l’Eglise, aura été d'apprivoiser les esprits en limitant leurs ébats à un champ de connaissances borné par l’orthodoxie, au service de l’intérêt du plus grand nombre qu’elles administrent et censurent.¦ Ce qui ne vaut pas la peine d’être dit, on le chante, devient rengaine, c’est-à-dire texte officiel.¦ Les autres qui ont notre âge, on les voit vieillir à grandes enjambées; soi-même, à petits pas.¦ La plupart des grands mots en disent moins long que les petits.Mais nous préférons leur emballage savant et compliqué qui nous dérobe la chose que nous avons consenti à faire, parce que nous craignons de la regarder dans son plus simple appareil.1 L'optimiste est un paresseux du coeur.Il remet toujours son bonheur au lendemain.¦ L’homme est le roi de la création parce que le singe a abdiqué.¦ Les amitiés durent plus longtemps que les amours parce qu elles ne se croient pas obligées de se jurer une éternelle fidélité.¦ On n’est jamais mieux asservi que par soi-même.¦ P.déteste le bruit, tous les bruits, sauf un: celui que l’on fait quand on l’applaudit.¦ Par le travail, encore le travail, toujours le travail, nous arrivons à tout, à commencer par nous crever.¦ On ne s'admire qu’autant que l’on méprise.¦ La meilleure de nos bonnes habitudes finit par jouer contre nous, elle tourne à la manie.Pour être compris, n’expliquez pas.Le public perd le fil, ne perçoit pas la nuance.Criez, hurlez, « haut-parlez ».On convainc — c’est connu — par l’assommoir des coups de gueule.L’avenir appartient aux grands gosiers, aux appareils d’amplification.¦ Quand les hommes auront surpassé les femmes en coquetterie, ils auront droit au second rôle: paraître et ne plus être.¦ Nous nous vengeons plus souvent que nous ne croyons; mais nous ne remarquons pas que nos représailles se trompent de cibles.¦ J’ai connu Bernard jeune; il avait la taille mince et l’esprit vif; je l’ai revu; il bedonnait et son esprit s’était alourdi.Ce qu’il a perdu en séduction, il l’a rattrapé en notoriété.On l’en estime autant.Il n’a plus besoin de briller; il lui suffit d’être considérable.¦ On parle beaucoup de la femme frigide; jamais un mot ou si peu de l’homme réfrigérant.¦ Je suis en faveur de la peine de mort, mais seulement pour les volontaires.¦ Rares sont les individus que le nu habille bien.M ¦ De la pseudo-consultation (Lettre adressée à M.Henri-Paul Vignola, Directeur du Service de police de la CUM).De grâce, M.Vignola, cessez donc de dire de la population avec votre supposée campagne de consultation populaire et votre comité de discipline.Pour ce qui est de la campagne de consultation populaire, pourquoi obliger les in* dividus et organismes intéressés à s’enregistrer avant le 31 mars alors que les seances se tiendront plus tard?Serait-ce pour éliminer des éléments indésirables ou pour mieux se préparer à leur faire face?Ne répondez pas que c’est la coutume car il faut des raisons pour suivre une coutume.En ce qui a trait au dit comité de discipline, on peut deviner l’orientation de ce comité lorsque l’on sait oue cinq policiers et le président du conseil de la securité publique, de même que le maire de Lachine, font partie des huit membres de ce comité.Ce comité est donc à l’image de la Commission de police du Québec, composée à près de 99% de policiers ou ex-policiers.Pourquoi dépenser tant de $$$ pour essayer de nous faire esperer une supposée justice qui n’existera que lorsque les citoyens décideront de former leur propre comité de discipline totalement détaché de tout corps policier.Luc DESCHENES Montréal, mai 1979.¦ Un mépris qui a la vie longue Quand donc le Parti libéral du Canada (à l’instar d’ailleurs du petit frère québécois) apprendra-t-il à montrer un peu plus de respect aux électeurs et à cesser de prendre pour acquis à l’avance le résultat, des elections?Électeur dans la circonscription de Laurier, circonscription à plus de 90% francophone dont le centre vital est d’ailleurs le plateau Mont-Royal, je suis outré du choix du candidat libéral parachuté qu’on nous propose.Son nom: David Berger, le fils du tout-puissant Sam Berger président des Alouettes.À quel sorte de compromis et de tractation devons-nous un candidat tellement représentatif du contexte socioculturel de notre circonscription?Hélas le soir du 22 mai, M.Berger sera élu par la grande majorité de mes concitoyens de Laurier qui iront aveuglément voter pour lui, même s’ils avaient le choix entre Yvon Lanthier du Parti conservateur, Gérard Baillarger du crédit social, Sonia Côté du Parti rhinocéros ou Lucie Desrosiers du Parti populaire, pour ne nommer que ceux-là.Quand donc les Québécois commenceront-ils à être écoeurés de la désinvolture du Parti libéral du Canada?On dit que le mépris n’aura qu’un temps: hélas celui du Parti libéral du Canada semble avoir la vie longue.Claude LEBLANC Montréal, le 3 mai 1979.¦ Les libéraux devraient accorder leurs violons par André Patry Parmi les mers intérieures dont les eaux rassemblent ou séparent des peuples nombreux et varies, l'une, la Méditerranée, jouit d’un prestige inégalé.Sur ses rives se dressent quelques-unes des oeuvres les plus brillantes de la civilisation; et dans ses ports des navires, venus de partout, maintiennent une vie plusieurs fois millénaire, enrichie de ces échanges que renouvelle constamment le génie humain.Plus près de nous, une autre mer intérieure, presque aussi étendue que la Méditerranée, mais éclairée d'une lumière parfois plus lourd£ entre peu à peu dans le siècle.Il s'agit de la mer des Caraïbes.Déjà, une vingtaine d'Etats, pour la plupart souverains, ceignent de leurs pics volcaniques et de leurs littoraux sablonneux ce lac dont les fonds digèrent lerlte-ment les coques des premie-s vaisseaux européens que la tourmente ou les combats livrèrent jadis à ses profondeurs.Si la Méditerranée est devenue aujourd'hui le lieu de rencontre pacifique des nations chrétiennes et musulmanes qu elle a de nouveau réunies dans l’égalité, la mer des Caraïbes s'ajoute graduellement à ces espaces innombrables où l’abondance et le dénuement se font face dans une tension toujours plus grande.D'un côté, on y voit quelques Etats riches en biens matériels ou en ressources énergétiques, parmi lesquels figurent avant tout les Etats-Unis présents à Porto Rico et aux Iles Vierges, mais aussi le Venezuela, Trinidad et le Mexique; de l'autre, on y trouve une multitude de républiques, les unes, surtout continentales, dont le développement est compromis par le déséquilibre social, et les autres, principalement insulaires, que la pauvreté des sols et le surpeuplement exposent à un avenir incertain.Et, au milieu de ce monde peut-être voué à l’affrontement, l'expérience cubaine, toujours actuelle, se poursuit dans l'assouplissement de ses méthodes et l’abandon de ses chimères.Si, dans la région des Caraïbes, l’agitation est presque partout effective ou menaçante, en Amérique centrale le mécontentement se fait explosif, à l’exemple de la terre elle-meme, fertile en convulsions mortelles.Au Salvador, où les guérilleros se sont emparés de deux ambassades et de leur personnel, les soulèvements armés se multiplient et coïncident généralement avec des grèves aussi bien urbaines que rurales.Dans ce pays, le plus petit et le plus densément peuplé de l'Amérique latine, que des généraux gouvernement depuis près d'un demi-siècle, la richesse reste toujours concentrée entre les mains de quel- ues familles: 8% de la population ispose de la majorité du revenu national.Au Nicaragua, malgré une insurrection qui bénéficie pourtant de la faveur mondial*, la famille Somoza, au pouvoir depuis plus de 40 ans, se maintient avec un acharnement rappelant celui de la famille Trujillo, qui régna à Saint-Domingue pendant une trentaine d’années.Au Guatemala, les partisans de ce u’on appelle l’Armée du Peuple, soli-ement regroupés dans l’ouest du pays, se livrent a d’audacieux coups de main au centre de la capitale, afin de forcer le gouvernement, élu il y a un an par les classes populaires, à réaliser le partage des terres, toujours favorable aux grands féodaux parmi lesquels figurent de nombreux officiers de l'armée, dont le ministre de la Défense lui-même.Au Honduras, enfin, la police surveille étroitement la zone industrielle de San Pedro Sula, la seule du pays, où elle a réprimé brutalement, en mars dernier, une grève des ouvriers du textile, qualifiée par le gouvernement de subversive.Seul, en face de cette agitation généralisée, le Costa Rica vit dans le calme.Depuis la guerre civile de 1948, cet Etat traditionnellement démocratique.et depuis longtemps sans armée, se consacre à l’éducation de ses citoyens, au développement de ses terres dont la propriété est accessible au grand nombre, et à la diversification de son économie.On peut se demander à bon droit de quel mal profond souffre cette Amérique centrale qui ne surgit dans l’actualité qu’a travers ses cataclysmes ou une effervescence politique dont les origines semblent confuses sinon immémoriales.A l'époque coloniale, le régime poli- tique et social implanté par l'Espagne en Amérique profitait essentiellement aux fonctionnaires et aux soldats venus directement de la métropole, et accessoirement aux descendants d’Espagnols nés en Amérique.Quand survinrent au XIXe siècle les guerres d’indépendance au Mexique et en Amérique du Sud, on assista non pas à une véritable révolution, c'est-à-dire à un bouleversement des structures traditionnelles, mais à une substitution d’élites: les créoles succédèrent aux Européens, tout en s’accommodant, dans la plupart des cas, des structures existantes, si bien que les masses, lar-ement indigènes, restèrent plongées ans la misère et l’ignorance.En fait, seuls deux pays en Amérique latine ont connu d authentiques révolutions: le Mexique et Cuba.Il est vrai que le premier n’a cessé, depuis une quarantaine d’années, de ralentire le rythme de ses réformes, alors que le second révise présentement plusieurs de ses priorités et de ses méthodes.Malgré tout, le Mexique et Cuba restent sensibles aux exigences de leur idéal révolutionnaire, tandis que les autres Etats latins, à quelques exceptions près, continuent de fonctionner suivant des modèles créés sous le régime colonial et demeurés substantiellement les mêmes depuis l'indépendance.Ce phénomène se vérifie particulièrement en Amérique centrale.Ce n’est pas par hasard que le Costa Rica échappe aux maux dont ses voisins Voir pagt 6: Un* AmOrlqu* Faudrait vraiment que quel-u’un prenne l’initiative ’organiser une rencontre entre MM.Trudeau et Ryan, sinon ils vont finir par se contredire publiquement.Depuis le début de sa campagne électorale, M.Trudeau passe le plus clair de son temps à répéter, de Vancouver au Nouveau-Brunswick, qu’il n’y a pas de chômage au Canada, qu’il n’y a que des chômeurs et que ces chômeurs sont paresseux ou ivrognes.De son côté, M.Ryan répète à qui veut l’entendre que les gens veulent travailler, mais que c’est la mauvaise condition de l’économie qui les empêche de trouver du travail, et il rend évidemment le gouvernement du Parti québécois responsable de ce fait.Dans le fond, il serait fâcile de les réconcilier, puisqu’ils ont un point en commun: ils ont tous les deux tort! M.Trudeau devrait savoir qu’il y a dix ans, au début de son règne, le chômage était de 50% moins élevé et que, quand on leur offre des emplois, les gens travaillent (du moins la plupart).M.Ryan de son côte devrait savoir qu’en régime fédéral comme le nôtre, c’est le gouvernement d’Ottawa qui tient les leviers de l’économie, et qu’en conséquence c’est le gouvernement de M.Trudeau u’il faut blâmer pour la ègradation constante de l’économie et la montée du chômage depuis dix ans.' Pierre DUCHARME Laval, le 16 avril 1979.¦ Une misogynie pernicieuse (Lettre adressée à M.Pierre O’NEILL).Dans votre potin du samedi 28 avril intitule « D’Argenteuil à Jean-Talon », vous jugez indispensable de souligner' le charme de la candidate pé-quiste, Mme Beaudoin.C’est yotre droit de considérer comme essentiel le charme d’un candidat, s’il est femme.La phrase qui suit par contre démontre on ne peut mieux votre misogynie et votre étroitesse d’esprit: « Ce ui la différencie davantage e ses consoeurs, c’est son intelligence.» Comme journaliste, vous vous devez d’être à l’avant-garde de l’opinion publique.En ce sens, vos propos attardés de vieux garçon frustré déçoivent.Vous prétendez que les femmes n’ont pas d’intelligence, peut-être vous demandez-vous encore si elles ont une âme?Je vous lis depuis une éternité.S’il est exact que votre sexe possède le monopole de l’intelligence, peut-être serait-il temps que vous en fassiez montre un brin! Magali PLANTE et Janine BEAULIEU Sainte-Foy, le 3 mai 1979.-V LE DEVOIR est publié par l’Imprimerie Populaire, société â responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l’Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin; Ville LaSalle L agence Presse Canadienne est autorisée à employer et A diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.ABONNEMENT; Édition quotidienne: $65 par année; six mois: $36; trois mois: $24.A l’étranger; $70.par année; six mois: $38; trois mois: $27.Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne, livrée A domicile par porteur.$1 50 par semaine Tarif de l a-bonnement servi par la poste aérienne sur demande.Courrier de deuxième classe: enregistrement numéro 0858 Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: 844-3311 (lignes groupée») v-J I Le Devoir, lundi 14 mai 1979 ¦ 5 THE FINANCIAL POST n'a pas la réputation de succomber au jau-nisme politique ni d'user d’arguments explosifs pour retenir sa clientele composée d'hommes d'affaires, de financiers, d’économistes, anglais et français, qui passeraient un mauvais week-end sans leur hebdomadaire favori.Parce que je suis, par métier, une croqueuse de journaux, mais sans appétence industrielle ou financière, je suis lectrice assidue du Post car je le sais raisonnablement serein quant à la question du Québec.Dans son edition du 5 mai, un cahier de 19 pages était consacré à la Campagne 1979.Il était révélateur.Solange Çhaput Rolland En lisant le Financial Post J’y ai appris entre autres choses, que le Gotha industriel du pays a déjà choisi Joe Clark pour partenaire en gestion administrative et politique du pays, quand les rédacteurs constatent que seul le leadership de MM.Trudeau et Clark était à l’ordre du jour électoral.Ils ajoutent que le temps est peut-être venu de confier aux conservateurs un pays gouverné depuis 16 ans par les Libéraux en omettant prudemment de rappeler que l’Ontario par contre, est depuis trente ans et plus, sous la férule des Tories.Et finalement ils prédisent un gouvernement minoritaire en observant que la campagne électorale dure depuis 18 mois et qu’elle risque de se prolonger jusqu’en 1980, à cause de ce gouvernement minoritaire.La question du Québec est sous-jacente à cette course au leadership et M.Trudeau ne semble plus perçu comme l'homme capable de résoudre la- crise, puisque la dite crise ne passionne plus le Canada anglais.Et M.Lemelin n’est guère entendu lorsqu’il somme les Toron-tois et les anglophones de venir en aide aux pauvres fédéralistes, seuls au monde à porter le poids de l’inquiétude péquiste qui « iraniserait » le Québec.Le reste du pays préfère oublier le Québec que de demander à son futur premier ministre la recette du succès pour un ré- férendum dont personne ne parle dans les autres provinces, peut-être parce que Joe Clark leur a promis de ne pas en tenir compte.Si des étrangers sont sur place pour observer le comportement des chefs de file d’un pays arrivé à son point de rupture, il doivent se répéter entre eux une rengaine télévisuelle jadis à la mode; « mais ils sont fous ces Canadiens ».Ils le sont en effet un peu! M.Trudeau obtient la plus mauvaise cote d’amour dans les cénacles financiers du Canada.70% de nos grands argentiers accordent leurs faveurs, mais sans doute pas en blanc, à Joe Clark parce que, paraît-il, les conservateurs sont plus con- servateurs (sic) en matière de finances.Il Çarait que la haute intelligence de M.rudeau les gêne alors que la personnalité feutrée de Joe Clark leur inspire confiance.Les citoyens eux, hésitent; ils sont ambivalents ne sachant pas qui sera le plus apte et le plus habile à négocier avec le gouvernement du Québec; ils sont moins tenaillés que nous tous par des loyautés de familles.Mais tout le monde, si j’en juge par un tour d’horizon de la presse canadienne, est consterné de ce que le grand écrivain Robertson Davies appelle « la déconcertante trivialité » qui nous tient lieu de pensée politique durant cette campagne.Il faudra que le futur premier ministre du Canada ne s’étonne pas de la colère collective des citoyens qui l’entendront un jour parler avec trémolos dans la voix de la nécessité de revoir de fond en comble nos institutions vétustes pour les harmoniser au Canada actuel.Il faudra que cet homme — pas encore de Margaret Thatcher au ciel poütique canadien — ne se froisse pas s’il reçoit les brocarts de ses électeurs qui pourraient fort bien lui dire: monsieur, vous avez ignoré la crise qui a précipité votre élection, ne venez pas maintenant nous embêter avec vos beaux discours patriotiques sur l’unité du pays.Il ne faudra pas surtout, que ce premier ministre, soit surpris s’il recevait en pleine fierté gouvernementale, un oui au référendum non pas pour réaliser demain la sécession du Québec, mais pour l’obliger, lui et ses homologues endormis dans la certitude que Claude Ryan réglera tous les problèmes en suspens depuis 1867, à prendre conscience de la signification réelle de ce référendum.Personne d’important, dans l’aéropage politique fédéral ne semble y croire, sauf bien sur les libéraux du Québec en Canada, qui eux, selon mm.Lemelin et Paul Desmarais, crient au secours.Et puis tout à coup dans ce journal sombre et.sérieux, je découvre qu'un homme, que je connais bien et dont j’admire le jugement et la traquille sérénité a déclaré au Post: « le gouvernement existe pour servir le peuple », et il faudrait présentement « reconstituer notre Parlement et la plupart de nos institutions pour conserver nos libertés et pour instaurer une plus grande efficacité dans l'exercice du gouvernement ».Son nom?John Robarts.Combien volontiers je lui ferais confiance si sa santé, ses occupations, sa famille lui permettaient de revenir à l’action politique, mais cette fois au plan fédéral.Lorsqu’il réclame quelqu'un pour proposer les plans et devis pour redonner plus d’efficacité à l’administration politique du 20e siècle, je me demande pourquoi il oublie avec un peu trop d’humilité, qu’il en a signé les grandes lignes! Comment rapatrier la constitution COMMENT rapatrier la constitution?Eh bien, on commence par demander un mandat à la population.Et j'ai l’intention d’en parler dans les jours qui viennent, jusqu’à la fin de la campagne électorale.D’abord, un mandat pour mettre en marche le mécanisme de rapatriement de la Constitution, de la façon suivante: Dans les 30 jours qui suivraient l’élection, si nous formons le gouvernement, nous allons avoir une session, un discours du trône dans lequel nous allons annoncer certains projets de loi, mais on va annoncer également l adoption d’une adresse conjointe du Sénat et des Communes à la Grande-Bretagne, lui demandant d'amender le Statut de Westminster et de se départir vis-à-vis du Canada, du droit de fouiner dans nos affaires, de faire des lois pour nous.Notre résolution va dire à l'Angleterre: départissez-vous de votre pouvoir de légiférer pour le Canada de sorte que nous devenions enfin juridiquement un pays indépendant, un pays pour lequel aucun autre pays ne peut légiférer.C’est le rapatriement.On mettra également un certain nombre de dispositions qui nous lieront, nous, du gouvernement fédéral, notamment dans le domaine de la protection des droits fondamentaux des citoyens, et dans le domaine de l’enchâssement de la loi des langues officielles, qui sont de notre juridiction, et d’autres choses encore sur lesquelles il y aura eu unanimité des provinces.Et pas plus de 60 jours après la date des élections, nous allons convoquer une conférence fédérale-provinciale, où on essaiera encore une fois, les dix provinces J‘AI décidé il y a plusieurs mois déjà de m'abstenir de toute intervention de caractère partisan dans la campagne électorale fédérale.J’entends observer cette règle de conduite jusqu’au jour du scrutin.En vue des taches complexes et délicates des années à venir, je veux maintenir des rapports ouverts et les plus objectifs possibles avec les chefs et les formations politiques des autres parties du pays.Cet objectif sera mieux servi par le maintien de la règle de nonintervention que je me suis imposée dans les affaires qui relèvent, de la politique partisane fédérale.Sans prendre parti dans l’élection, je me suis toutefois réservé d’intervenir dans les débats suscités par la campagne électorale lorsque des principes fondamentaux où des valeurs essentielles seraient en cause.Dans cet esprit, j'indiquais il y a quelques jours mon désaccord avec M.Joe Clark au sujet du droit du peuple québécois à disposer librement et démocratiquement de son sort politique.Je dois aujourd’hui à regret exprimer des réserves non moins sérieuses au sujet du projet de rapatriement de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique que vient par Pierre Elliott Trudeau Jeudi soir dernier, à Montréal, le chef du Parti libéral du Canada et premier ministre.M.Pierre Elliott Trudeau, dévoilait les moyens qu’il entend prendre, s’il est réélu le 22 mai, pour rapatrier la constitution canadienne et la doter d’une fqrmule d’amendement.Les services du Parti libéral n’ont pu produire la transcription du discours de M.Trudeau qu’hier seulement, et LE DEVOIR a fait lui-même le choix des extraits qu’il publie aujourd’hui.et nous, de nous entendre sur la formule d’amendement de la Constitution, une fois que celle-ci sera rapatriée.Et si on s’entend, on débouchera le champagne, et on incluera cette formule d’amendement dans la résolution conjointe des deux chambres, de sorte qu’on aura enfin réussi à rapatrier la Constitution, à s’être donné le droit de l’amender nous-mêmes au Canada, et on aura en même temps enchâssé les droits fondamentaux des citoyens, les langues officielles.etc.Et si on ne s’entend pas dans les 60 jours, plus ou moins, eh bien, la Constitution sera rapatriée, et pendant une période de deux ans la formule d’amendement continuera d’ètre celle que les provinces disent que nous avons maintenant, c’est-à-dire qu’on ne pourra pas amender la Constitution sans Tunanimité.Au moins, on n’aura pas à aller à Londres.On pourra faire ça entre nous.Mais, parce que cette formule d’amen- .dement est extraordinairement rigide — quinze consentements, dix provinces et le gouvernement fédéral — on s’emploiera dans cette période à chercher une formule plus souple, et il y a en eu plusieurs qui ont été explorées depuis 52 ans.Et si on en trouve une, eh bien tant mieux.C’est elle qui deviendra notre formule d’amendement.Et si les provinces en trouvent une sur laquelle le gouvernement fédéral n’est pas d’accord, ou si celui-ci en propose une au contraire que les provinces ne veulent pas accepter, là, on se servira du référendum.Supposons par exemple que les régions principales du Canada, ou les principales provinces, veulent tel ou tel amendement, mais qu’une région n’en veut pas.Alors là, on pourra recourir au référendum dans cette région-là, pour demander à la population si elle veut de cet amendement-là.Mais ce qui est important, c’est que la partie sera égale.Et c’est pour cette raison qu’on ne peut pas parler de coup de force ou d’unilatéralisme.Si nous, on n’est pas d’accord, mais que les provinces, elles, veulent quelque chose, il pourra y avoir un référendum, et la population pourra décider: « eh bien, le fédéral a tort, ce sont les provinces qui ont raison, et c’est ainsi que la constitution doit être amendée ».Ou inversement, la population pourra dire: « eh bien, on n’est pas d’accord avec les provinces là-desus, ça affaiblirait trop le gouvernement fédéral.Alors, on vote avec le fédé- ral.».Mais ce serait un référendum régional dans un cas, national dans l’autre.Et si après tout ça, on s’aperçoit qu’on est toujours aussi barré qu’on l’est depuis 52 ans, eh bien, là, il y aura une formule de repli, parce que nous n’allons tout de même pas renvoyer la Constitution en Angleterre.Cette formule sera basée soit sur un certain nombre de provinces représentant une certaine partie de la population — la formule que le Québec préférait à l’hiver de 1970-71 — soit sur les principales régions du pays, mais une formule de repli qui sera moins que l’unanimité, et qui permettra toujours en dernière analyse de décréter un référendum national, mais basé sur les principales régions du pays.De sorte que, et je dis ça surtout pour le Québec, de sorte que jamais la constitution ne pourrait être amendée sans son consentement, ce qui est la situation actuelle.Ça demande l’unanimité.Le Québec aura toujours son droit de veto.Et quand je dis le Québec, ça m sera pas toujours nécessairement le gouvernement québécois.Ça pourrait être aussi la population québécoise ».Maintenant, laissez-moi vous parler de quelques petites objections qu’on risque de soulever.D’abord, qu'on change les règles du jeu.Je vois déjà les manchettes: coup de force, unilatéralisme, etc.Laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas de règles du jeu.Les règles, on les apprend en chemin.Il n’y a pas de façon de rapatrier la Constitution.On ne l’a jamais rapatriée.On ne peut donc parler de règles du jeu.Les provinces disent — et beaucoup de juristes sont d’accord, — que pour amen- der la Constitution dans le partage de ses pouvoirs, il faut l’unanimité.Eh bien, ça se fera avec l’unanimité.Puis, si le peuple veut rester avec cette formule pour toujours, il pourra le proposer dans le référendum.Mais ça va faire une Constitution drôlement rigide.Qu’on ne vienne pas ensuite nous accuser, nous, de s’être barrés les pieds dans le statu quo.Mais je ne peux m’empêcher de penser qu'au moins le parti séparatiste va m’appuyer dans ma démarche, s’il est logique.Ils ont demandé un mandat pour changer les règles du jeu en 70 et en 73, et ils n’ont pas obtenu ce mandat.Alors en 76 ils ont dit: nous n’aurons pas mandat de sortir le Québec de la Confédération, mais on va demander ce mandat là par voie de référendum.Donc, ils ont reconnu les deux techniques.un mandat populaire, qu’ils n’ont pas obtenu dans une élection, ou un référendum, dont j'espère qu’ils ne l’emporteront pas.Ils sont drôlement mal placés pour nous critiquer, nous qui voulons nous donner le pouvoir enfin d’amender notre propre Constitution quand elle est en Angleterre, et qui non seulement vous demandons un mandat pour le faire, mais qui nous disons que, meme si nous l’obte-nops, ce mandat, nous allons quand même avoir un référendum.Alors les deux techniques qu’ils étaient prêts à employer séparément, nous sommes prêts à les employer ensemble: consultation populaire dans cette élection fédérale, nouvelle consultation populaire dans un référendum, et des formules d’amendement qui prévoient toujours une consultation populaire à la fin du compte, si les provinces ne s’entendent pas.La deuxième objection, et beaucoup de Pas de rapatriement unilatéral par Claude Ryan Le chef du Parti libéral du Québec a émis la déclaration qui suit vendredi dernier, le lendemain du discours où M.Trudeau a formulé sa proposition de rapatriement immédiat de la constitution canadienne.de mettre de l’avant M.Pierre Elliott Trudeau.Sur le caractère hautement désirable du rapatriement de la constitution canadienne, on ne peut qu’être d’accord avec le premier ministre Trudeau.Après cent douze ans de régime fédéral, nous sommes encore obligés de nous reporter à une loi constitutionnelle domiciliée à Londres: à moins d’être masochiste ou cynique, aucun Canadien ne saurait être fier de cette situation.Mais une longue pratique a voulu depuis de nombreuses années: 1) que le rapatriement de la constitution soit considéré à toutes fins utiles comme une entreprise devant relever de la volonté conjointe du Parlement fédéral et des provinces; 2) que le rapatriement du texte constitutionnel ne puisse être divorcé de l’entreprise plus large et plus fondamentale de la révision constitutionnelle et qu’il soit au contraire considéré comme un aspect essentiel, mais inséparable des autres, de cette entreprise.Or, le projet mis de l’avant par M.Trudeau heurte de front cette double exigence.A la règle du consentement commun observée depuis de nombreuses années, il substitue la norme de l’intervention unilatérale du Parlement canadien.Il sépare en outre carrément le rapatriement des autres aspects de la revision constitutionnelle.M.Trudeau s’engage, il est vrai, à ne modifier en aucune manière l’equilibre des pouvoirs législatifs entre le Parlement fédéral et les provinces pendant toute la durée de la période de trois ans qui doit permettre de rapatrier la' constitution et de mettre au point au Canada même une manière acceptable de l’amender.Mais la démarche même que M.Trudeau projette de mettre en branle introduit un changement majeur dans l'équi- Lettre à un grand disparu par Rolande Allard-Lacerte Ce matin-là, j'avais dans mon sac une lettre adressée à Pierre Viansson-Ponté qui m’honorait de sa bienveillance attentive.Un coup d’oeil dans LE DEVOIR m’a appris, cinq minutes avant que je ne mette a la poste l’article que je destinais au Monde, la nouvelle de sa mort.Bouleversée, je suis rentrée à la maison avec cette « lettre à un disparu » et c’est avec émotion que je voudrais évoquer ici le caractère profondément humain de ce grand journaliste qui n’était pas confit dans sa dignité d’intellectuel, cet homme doté d’un sens de l’humour très particulier qui lui valait de ne pas être contaminé par la morgue, l'arrogance que l’on rencontre si souvent chez une certaine intelligentsia française.Pierre Viansson-Ponté écoutait.Il écoutait son interlocuteur avec une attention extraordinaire.Je garde un souvenir ému de ma première et dernière ren- contre avec lui qui m’accueillait occasionnellement dans ses pages « Le monde aujourd’hui ».Je rentrais au pays après une absence de neuf ans.Ce pays il le connaissait bien, l’aimait et il m’avait confié son intention de venir au Québec à l’occasion du référendum pour vivre ces grands moments avec les Québécois.Il m’avait dit: « En rentrant, écrivez-moi des articles sur le pays que vous retrouverez.Vos premières impressions seront les vraies.ï justement i ses correspondants à peu près tous les trois ans pour qu’ils aient toujours ce regard neuf sur les événements et les gens.« Après trois ans, c’est la routine, l'habitude, on ne voit plus les choses.« Ecouter.Voir.Sourire.C’était là tout Viansson-Ponté.Cet homme sollicité, débordé de travail, de livres à écrire, à lire, d’articles à rédiger, à choisir — « Je reçois, person- nellement, entre quarante et cinquante articles par jour de gens qui espèrent publier dans Le Monde, je lis tout » — m'avait consacré quarante minutes sans me signifier la fin de l’entrevue.Il questionnait, parlait avec intérêt du Parti québécois, du DEVOIR, de l’entrée en pmiti-que de M.Claude Ryan, et j’avais pris congé à la fois mal à l’aise et heureuse d’avoir pu abuser ainsi d’un temps si précieux.Le dernier article que je lui adressais était consacré au parti Rhinocéros, le seul parti qui, dans la grisaille électorale actuelle, soulève la curiosité et quelques éclats de rire.Je savais que ces lignes sur les « Fous du roi » « dixit P.E.Trudeau » l’amuseraient et qu’il n’aurait pas pu ne pas se faire un peu complice de ce parti de la dérision qui propose, s’il est élu, un amendement a la loi de la gravité.Pierre Viansson-Ponté y souscrivait déjà dans la plupart de ses articles où l'on retrouvait le rire et le sourire en filigrane.libre que le premier ministre canadien affirme vouloir préserver intégralement.On pouvait jusqu’à ce jour soutenir avec beaucoup de vraisemblance que tout projet de rapatriement doit relever de la volonté conjointe des provinces et du pouvoir fédéral.Avec le projet de M.Trudeau, toute cette façon de voir s’écroulerait d’un seul coup.M.Trudeau vise surtout à instaurer une nouvelle dynamique constitutionnelle au Canada.Il veut dénouer l’impasse fort difficile dans laquelle semble s’être enlisée l’entreprise de la révision constitutionnelle.En rapatriant au Canada la responsabilité de définir un mode r’’amendement acceptable, il croit pouvoir accélérer un processus dont la lenteur l’exaspère visiblement.Il faut toutefois mettre en doute et le diagnostic qui a inspiré la solution et le remède.Si les Canadiens ne se sont pas entendus à ce jour sur une formule de rapatriement et d’amendement, ce n’est pas parce qu’ils n’en voulaient point ou que ces choses leur étaient indifférentes.C’est parce qu’ils ont été incapables de s’entendre sur des choses encore plus fondamentales.Penser que l’on aplanira ces difficultés plus profondes en procédant unilatéralement au rapatriement de la constitution, c’est tout simplement se leurrer.De très nombreux esprits continuent d’étudier les problèmes réels qui perturbent l’unité de ce pays.Tout projet de rapatriement qui compromettrait l’équilibre politique actuel entre le pouvoir fédéral et les provinces ou viserait à imposer une accélération artificielle des travaux en cours serait voué à l’échec.Autant il faut mettre en doute l’ensemble du projet de rapatriement mis de l’avant par M.Trudeau, autant il faut accueillir avec réserve le projet de référendum qui viendrait selon M.Trudeau mettre fin, au bout de deux ans de délai, à une éventuelle impasse entre le gouvernement fédéral et les provinces au sujet d’une formule d’amendement constitutionnel.Suivant cette proposition, le Parlement fédéral s’arrogerait le pouvoir de tenir de sa propre et seule initiative un référendum sur une ou plusieurs formules d’amendement constitutionnel.À sa face même, ce projet suscite de vives inquiétudes.S’il est en effet une matière au sujet de laquelle un accord entre le pouvoir fédéral et les provinces a toujours été Perçue comme étant et devant demeurer affaire des provinces autant que du Parlement fédéral.Aussi y a-t-il toujours eu une forte résistance à toute pensée d’unilatéralisme fédéral en ce domaine.Le projet de M.Trudeau fait néanmoins pla- ner sur les provinces l’épée de Damoclès d'une initiative unilatérale du Parlement fédéral en cas d’impasse invincible entre celui-ci et les provinces.Le principe dont il procède n’est pas plus acceptable aujourd’hui qu’hier.La méthode qui consiste à traiter la révision constitutionnelle comme un tout dont les parties ne sauraient être divorcées l’une de l’autre et comme une entreprise commune où aucun des deux partenaires essentiels ne saurait être bousculé par l’autre, est sans doute plus lente, plus laborieuse, moins spectaculaire que'le recours plus solide et plus vrai, plus proche des conditions et difficultés réelles qui président à l’évolution de ce pays.C’est de cette méthode qu’entend continuer à s’inspirer le Parti libéral du Québec dans sa recherche d’un projet de fédéralisme renouvelé répondant aux attentes de milliers de citoyens du Québec et de tout le Canada.gens qui ne sont pas séparatistes la soulèvent, c’est qu’il sera plus difficile d’obtenir des amendements, une fois la Constitution rapatriée.Eh bien, non, car maintenant c’est l’unanimité, et je vous dis qu’après que la Constitution sera rapatriée, on pourra se contenter, pour l’amender, peut-être de six provinces sur dix, ou de trois régions.Alors ça va être plus facile, pour obtenir des changements, y compris, si jamais des gouvernements veulent y aller, obtenir des formules d’association ou de statut particulier, ou je ne sais quoi.Enfin, il y a une troisième objection, celle du « bargaining power ».Il se trouve des Québécois, sincères, fédéralistes même, qui craignent de perdre ce pouvoir une fois la Constitution rapatriée.Ils veulent échanger le rapatriement pour obtenir tel ou tel avantage.Je ne trouve pas ça très honorable, d’empècher quelqu’un de faire ce qui est bon en soi, d empêcher le Canada d’effacer les derniers vestiges du colonialisme à moins qu’il n’ait à payer pour le faire, à moins qu’il n’accorde telle ou telle chose au Québec.C’est encore moins honorable maintenant que toutes les provinces le réclament.Avant, c’était seulement le Québec.Et maintenant toutes les provinces jouent ce jeu-là.Il n’existe pas, ce « bargaining power ».Il n’a jamais existé.A preuve, en 52 ans, on n’a pas rapatrié la Constitution, et il n’y a pas eu plus de pouvoirs donnés aux provinces.Au contraire, les deux seuls amendements, celui de 1940 et de 1953, ont accordé plus de pouvoirs au gouvernement fédéral.Je le répète, je n’agirai pas unilatéralement.Je demanderai le consentement des provinces.Et à défaut, je demanderai le consentement de la population.Et ça, ce n’est pas unilatéral.Ça, c’est le peuple qui parle, à ce moment-là.• I U-5 C.Cm Ij J-U I aa1*J I Cercle Arabe d’Êtude et d’information au Canada Créé en novembre 1978 par un groupe d'intellectuels canado-arabes, te Cercle Arabe d Etude et d'information au Canada se fixe trois objectifs essentiels: — Faire face aux incessantes campagnes antiarabes menées par les sionistes au Canada, — Combler la grave lacune en matière d'information arabe au Canada: — Permettre à la communauté canado-arabe de jouer son rôle de "trait d’union naturel" entre le Canada et le Monde Arabe Pour ce faire, le Cercle Arabe se propose d'entreprendre des actions au moyen de: — Articles dans les journaux et interventions dans les médias électroniques, — Publication de livres et de brochures, — Conférences, etc.Deux Comités coordonnent ces actions Le Comité de vigilance contre les préjugés anti-arabes, — Et le Comité Canada (et Québec) - pays arabes Le Cercle Arabe a déjà publié plusieurs articles dans les journaux canadiens.Son premier livre de recherche et d'information, intitulé "L alliance raciste israélo-sud-africaine ", vient d'ôtre publié aux Editions Canada-Monde Arabe.Le Cercle Arabe a ainsi déjà commencé à concrétiser ses projets d'étude et d'information au Canada Dr.Abdefkadar BENABDALLAH, Prêt.Cercle Arabe d'Etude et d'information au Canada (B P 143, Suce C D N .Montréal H2S 2S5 .LJj oU I ÜJl*J I CERCLE ARABE D ÉTUDE ET D’INFORMATION AU CANADA À la communauté noire canadienne Suite â la publication ces dernières semaines d'articles sionistes visant â semer la discorde entre Noirs et Arabes, le Cercle Arabe d'Étude et d'information au Canada tient à exprimer son admiration pour la vigilance de la communauté noire canadienne qui a refusé de se prêter à ces "manoeuvres sournoises" sionistes Nous tenons aussi à rappeler que la communauté canado-arabe a manifesté à maintes reprises son soutien aux luttes des peuples africains contre l'apartheid sud-africain ainsi qu'aux luttes de la communauté noire canadienne contre le racisme.Bien qu'avec les groupes originaires du Tiers-Monde notre 'Olidarité se soit toujours manifestée avec beaucoup de délicatesse et de discrétion, qu'il nous soit permis cette tois-ci de citer deux exemples récents de notre solidarité avec les peuples noirs: Tout d'abord en ce qui concerne l’Afrique-du-Sud, non seulement nous avons participé activement le 14 octobre dernier à la "Journée Internationale de Solidarité avec les Prisonniers Politiques d'Atrique-du-Sud", non seulement nous avons publié plusieurs articles dénonçant l'apartheid (voir notre article sur Soweto dans Le Devoir du 3 juillet dernier), mais nous venons aussi de publier un livre dénonçant le seul pays du Moyen-Orient qui soutient le régime anti-noir sud-atricain: Israël Ce livre intitulé "L'alliance raciste israélo-sud-africaine" (Editions Canada-Monde Arabe) contribuera, nous en sommes certains, à isoler encore plus l'Afrique-du-Sud dans le monde.A ce sujet, qu'il nous soit permis de rappeler aussi que plusieurs pays arabes (Algérie, Libye, Irak, O.L.P., Syrie, etc.) ont énormément contribué et contribuent encore aux soutiens en armes, en argent et sur le plan politique des mouvements de libération d'Afrique-du-Sud et de Rhodésie Cette profonde solidarité, parce que sincère, s est toujours manifestée avec discrétion et pudeur.C'est pourquoi peu de gens en entendent parler Par ailleurs, au Canada, la Fédération cando-arabe et le Cercle Arabe ont joué un réle moteur dans la campagne d'information visant à empêcher que le Ministère Fédéral de l'Immigration déporte sept femmes noires domestiques.Ils ont conçu et rédigé, à cet effet, deux articles qui ont été publiés dans Le Devoir du 10 mars et du 20 avril dernier.Ces articles, signés par plusieurs organisations, ont contribué pour beaucoup à amener le Ministère à revenir sur sa décision de déporter ces sept femmes noires domestiques.Les organisations sionistes canadiennes, si promptes â se mobiliser pour défendre un quelconque mif de pays lointains, n’ont quant à elles même pas eu l'idée de soutenir ces sept femmes noires domestiques Et / pour ce qui est de l Atrique-du-Sud, "alliée privilégiée" d'Israël, elles oeuvrent surtout en vue d'éviter son "isolement ".(Voir notre livre cité ci-dessus).La solidarité concrète entre les canado-arabes et la communauté noire canadienne méritait d'être connue et ne manquera pas, en dépit des manoeuvres sionistes, de se renforcer car cela va dans "la nature des choses" Dr.Abdtlkadar BENABDALLAH Président du Cercle Arabe d'Etude et d'information au Canada (B P 143, Suce C D N .Montréal H2S 2S5) 6 B Le Devoir, lundi 14 mai 1979 «a Régions d’Abitibi-Témiscamingue, des réservoirs Cabonga et Gouin: En-nuagement graduel suivi d’averses.Maximum près de 14.Aperçu pour demain, nuageux avec possibilité d’averses.¦ Régions de Pontiac-Gatineau et du Lièvre, des Laurentides: Ensoleillé avec quelques passages nuageux.Maximum près de 15.Aperçu pour demain ciel vairable.¦ Régions de l’Outaouais, de Montréal, Trois-Rivières et de Drum-mondville: Ensoleillé avec quelques passages nuageux.Vents modères.Maximum près de 18.Aperçu pour demain ciel variable.¦ Régions de Québec, zone montagneuse des Cantons de l’Est et de la Beauce: Nuageux ce matin suivi d’un dégagement.Maximum avec 16.Aperçu pour demain, ciel variable.¦ Régions du Lac-Saint-Jean, de la Mauricie, du parc des Laurentides: Dégagement ce matin.Ensoleillé avec quelques passages nuageux par la suite.Maximum près de 16.Aperçu pour demain, nuageux.Régions du Saguenay, de Rivière-du-Loup, de la Malbaie: Nuageux ce matin suivi d’un dégagement.Maximum avec 16.Aperçu pour demain, ciel variable.¦ Sainte-Anne-des-Monts, parc de la Gaspésie, Gaspé, Baie-Comeau et Sept-Iles: Nuageux avec quelques éclaircies en fin de journée.Maximum près de 12.Aperçu pour demain, ciel variable.¦ Région de la Basse-Côte-Nord et d'Anticosti: Nuageux avec pluie ou bruine.Précipitation cessant l’après-midi.Maximum près de 12.Aperçu pour demain, ciel variable.Les températures demeureront bien au-dessous de la normale.+ Le débat n’est que dans la troisième partie de l’échange, principalement, que les répliques ont suscité un intérêt réel, et pourtant, on se serait attendu à ce que M.Trudeau tienne le haut du pavé lorsqu'il s’est agi par exemple des questions constitutionnelles.Et pourtant, il a laissé filer son adversaire.Dès après les remarques préliminaires, M.Broadbent que le sort avait désigné avec M.Clark, d’entrée de jeu a attaqué celui-ci au sujet des « ambiguités » conservatrices qui ressortent du programme proposé par son adversaire: stimuler l’économie tout en offrant un budget équilibré.« On ne peut faire les deux en même temps », rappelle M.Broadbent sans pourtant dérouter son interlocuteur.Mais avant l’échange, le débat avait été marqué d’interventions successives de trois minutes: Joe Clark, Pierre Trudeau, et Ed Broadbent, dans l’ordre.Le premier s’en prend aussitôt à M.Trudeau en affirmant qu’en onze années sous son régime, le Canada a souffert économiquement, et fut marqué au coin de la division.« Sombre vision », répond M.Trudeau, « et j’espère bien que nous pourrons ici considérer l’avenir davantage que le passé.» De tous M.Broadbent se fit le plus précis, s’autorisant de ses observations préliminaires pour faire un bref bilan de son programme électoral.A vrai dire le débat avait même commencé avant 20 h., dès l’arrivée de MM.Trudeau et Clark à la porte du studio CTV, dans la capitale fédérale, où une centaine de partisans conservateurs brandissant placards saluaient leur chef, tandis qu’on ne comptait, dit-on, qu’une douzaine de partisans libéraux, foulant des pieds accidentellement un placard à l’effigie de M.Clark, M.Trudeau s’y est alors essuyé les pieds, à la blague naturellement.Un deuxième partisan devait alors lui brandir un placard du chef conservateur sous le nez: M.Trudeau le déchira.Cependant, à l’intérieur, les deux principaux adversaires se sont serré la main tandis que M.Broadbent faisait son entrée inaperçu.Outre l’échangé entre MM.Broadbent et Clark au sujet des stimulants économiques, dans les premières minutes du débat, les deux hommes ont croisé le fer au sujet d’une déclaration maintenant notoire du chef conservateur suivant la-ouelle ce dernier, selon M.Broadbent, est disposé à se faire complice de l’illégalité, puisqu’il est disposé à autoriser la GRC à contrevenir à la loi pourvu qu'un ministre s’en porterait garant.Ici encore M.Clark n’a pas manqué d’aplomb même s'il s’est senti obligé de nuancer sa déclaration antérieure en précisant qu’il ne cherche, au contraire, qu’à entourer des actes, requis d’urgence pour la sûreté de l’État, d’un cadre de lois conformes aux dangers insoupçonnés qui pourraient se manifester.« Quels dangers?» demande M.Broadbent.« Écoutez, moi, je ne suis pas expert en méthodes de subversion.» Les deux hommes ont également eu un échange à propos de Pétro-Canada, M.Clark affirmant pour sa part que cette société pétrolière aurait « plus de succès » si elle était remise entre les mains de l’entreprise privée.« Elle n’a pas encore découvert une tache d'huile », déclare M.Clark.« Vous voulez que le Canada soit l’otage des multinationales étrangères », lui lance M.Broadbent.La question nucléaire qui n'a soulevé à vrai dire aucun intérêt national durant la campagne, a tout de même été évoquée, et M.Broadbent a rappelé qu’il y a deux ans déjà il réclamait un moratoire sur l’implantation des centrales atomiques tandis qu’une enquête scientifique se pencherait sur la sécurité des réacteurs canadiens.M.Clark: « Je souhaite plutôt qu’une commission des Communes enquête, mais de moratoire, non, tant que les faits ne seront pas connus.» Moi un pollueur?JAMAIS! AQTE M.Broadbent lui rappelle notamment Harrisburg.« Les reacteurs canadiens sont différents », réplique M.Clark.Le débat entre les deux hommes sur l’autodétermination a aussi tourné court.Le chef du NPD trouve le refus de M.Clark « insultant » pour les Québécois « et, dit-il, vous encouragez ainsi le séparatisme en refusant à un peuple le droit de choisir son destin ».« Ce que je dis, répond M.Clark, c’est que nous ne pouvons certes pas conserver le Québec dans la Confédération par la force des armes, mais nous le pouvons par les armes de la persuasion ».Deuxième période, qui oppose MM.Trudeau et Broadbent.Ce sont ici les thèmes chers au chef néo-démocrate qui ont pris la vedette et le premier ministre a dû se défendre notamment au sujet du taux élevé de chômage au Canada, de la montée des prix, du manque de contrôle des ressources naturelles canadiennes par les Canadiens, enfin des nouvelles libertés que prennent les provinces quant à la manière de dépenser les fonds fédéraux destinés à l’assurance-santé.Le chômage augmente, concède M.Trudeau.L’arrivée massive des femmes sur le marché du travail a fait, durant les dernières années, que la main-d’oeuvre s’est accrue deux fois plus que la population.M.Broadbent n’est pas impressionné par le fait que les libéraux se vantent d’avoir créé tant de nouveaux emplois; il estime surtout qu’ils ne Tont pas fait de la bonne manière.C’est plutôt en accroissant le contrôle des Canadiens sur leurs ressources naturelles et en développant l’industrie de transformation, plutôt qu’en exportant nos matières premières, que nous pouvons créer des emplois pour tous les Canadiens, dit M.Broadbent.Le chef néo-démocrate accuse le gouvernement sortant de permettre aux investisseurs étrangers de diriger l’économie canadienne., à quoi M.Trudeau réplique que ces investissements sont conditionnels et font partie d’un programme qui, mis au point par la Société canadienne de développement et surveillé par l’Agence d’examen de l’investissement étranger, entraine la prise de contrôle progressive du Canada sur les secteurs en question.Il cite les entreprises de Cinématographie, de radiotélécom-munication, Pétro-Canada, etc.Quant à l’assouplissement du contrôle fédéral sur la façon dont les provinces dépensent les fonds fédéraux accordés aux soins de la santé, M.Broadbent juge que cela risque de remettre en question le régime étatique même de l’assurance-santé, puisque certaines provinces, désormais libres de la surveillance étroite du gouvernement central en ce domaine, tendent à faire payer les citoyens pour des soins qui à ce jour étaient déboursés par l’Etat.M.Trudeau reconnaît que des provinces en usent ainsi — « des grosses provinces conservatrices comme l'Ontario », que cela est dommage qu’on reviendra aux contrôles serres si cela va trop loin., mais qu’on ne devrait point le blâmer de faire confiance aux provinces.M.Broadbent reporche au Parti libéral de faire campagne sur un faux débat, l’unité nationale, « alors que nous sommes tous les trois fédéralistes convaincus » et que les vraies questions sont d’ordre économique.Il laccuse également d’être contre tout nationalisme.« Je combats plutôt le nationalisme de ceux qui prétendent que toute nation doit être souveraine », ce qui n’est pas le cas, note M.Trudeau.Il cite le fait de « nations sociologiques », comme les Amérindiens, etc.En dernier lieu, les deux grands rivaux s'affrontent, MM.Clark et Trudeau.Priés de dire l’un de l’autre de qui rend l’adversaire inapte à diriger le Canada, M.Trudeau commence par citer les cas où, selon lui, M.Clark a changé d’idée sur des questions essentielles: le principe de l’autodétermination des Québécois et la négociation de la souveraineté-association; la notion conservatrice de « déficit stimulant»; la vente de Pétro-Canada à l’entreprise privée, le transfert de l’ambassade canadienne en Israël, etc.Le chef conservateur a répliqué que M.Trudeau avait lui-mème changé maintes fois d’avis, notamment en empruntant, au lendemain de son élection de 1974, l’idée des conservateurs d’instituer le contrôle des prix et des salaires.À son tour, M.Clark a accusé le chef libéral d’arrogance, notamment pour avoir soustrait à la Chambre des Communes le contrôle réel sur les dépenses gouvernementales.Une discussion plutôt technique sur les fonctions des commissions parlementaires et leurs conditions de travail s’en est suivi.Les deux chefs ont abordé la question constitutionnelle et M.Trudeau a tenté en vain d’amener M.Clark à expliquer comment il traiterait, lui, avec lesjprovin-ces en matière constitutionnelle.Très réservé sur la question, le chef tory a fini par indiquer que d’abord, il rendrait aux provinces tous les pouvoirs que leur avait repris le gouvernement Trudeau depuis 11 ans, puisqu'il dialoguerait de bonne foi avec les premiers ministres, comme l’ont fait, a-t-il souligné en souriant, les Bremiers ministres du Canada de Sir John IcDonald à Lester B.Pearson.M.Trudeau, paternel et souriant, tente de lui soutirer des précisions: « Mais Joe., Joe., soyons plus précis! » Il finit par lui faire dire que non, il ne livrerait pas aux provinces la compétence sur les pêcheries, mais avant que M.Clark eût pu en dire plus long, le débat prit fin.Au fait, le chef conservateur n’a glissé sur aucune pelure de banane et il a fait très bonne figure; c’était en vérité son test, notamment auprès de l’électeur d'expression anglaise qui cherchait à raffermir sa conviction de voter pour M.Clark et en faveur d’un changement de gouvernement.Enfin, les trois chefs avaient quelques minutes pour conclure.M.Broadbent a estimé qu’aucun des autres leaders n’avait traité des vraies questions, des problèmes concrets des Canadiens ordinaires.« Discussions ésotériques », a-t-il lancé, en concluant qu’il ne voyait guère en quoi MM.Trudeau et Clark étaient différents l’un de l’autre et qu’il était illusoire en somme de penser qu’en optant pour M.dark, on choisissait le changement.M.Trudeau a répliqué qu’au contraire, ils avaient traité de problèmes vitaux: le chômage, les déficits gouvernementaux, les relations fédérales provinciales, etc.« Vous soupirez après le contrôle des prix », a-t-il lancé au chef néo-démocrate, « mais la constitution ne nous donne pas la compétence de les réduire ».M.Trudeau a profité du fait qu’il était situé entre MM.Broadbent et Clark à la tribune pour conclure que son parti se situait justement au centre du « big labour » et du « big business » et que la formation libérale était celle des gens ordinaires qui aspirent à l’égalité des chances pour tous.M.Clark, quant à lui, a fustigé les EHO vja dehors G Kino-Québec semblée de M.Roy, à Chibou-gamau, où l’assistance se composait seulement de 19 personnes et d'avoir montré dans son téléjournal le film d’une autre assemblée de 200 personnes.» M.Ouellet a ainsi cité plusieurs cas où, selon lui, Radio-Canada aurait faussé l’information.A propos de l’affaire Caron, le ministre a déclaré que le député de Beauce avait reçu une lettre du conseiller juridique de la Chambre des communes citant l’article 21 de la loi qui régit la conduite des députes, et selon lequel M.Caron n’a rien fait d’illégal.Pour M.Ouellet, M.Caron est complètement disculpé par cette opinion juridique, ce qui n’empêche pas Radio-Canada de participer à un complot pour matraquer M.Caron et d’autres candidats libéraux.M.Ouellet a aussi accusé Radio-Canada d’avoir encore trompé les téléspectateurs en faisant dire à M.Bernard De-rome que M.Fabien Roy avait été reçu chaleureusement par le maire de Trois-Rivières, M.Gilles Beaudoin, et ses conseillers municipaux.Le ministre des Travaux publics a déclaré que le maire de Trois-Rivières, non seulement n’appuie pas M.Roy, mais qu’il n’était même pas dans sa ville pour accueillir le chef créditiste lors de son passage en Mauricie.M.Ouellet a condamné ce qu’il appelle la « partisanerie crasse » de Radio-Canada, qu’il accuse de ne jamais parler du séparatiste chef de l’Union populaire, qui présente 71 candidats sur 75 circonscriptions, alors que M.Roy, « le faux péquiste », en présenté 73.Pour le ministre, la raison du silence de Radio-Canada sur M.Henri Laberge (chef de l’Union populaire), c’est qu’il n’a pas 1 appui de M.René Lévesque, alors que M.Roy Ta.En très grande majorité les Ontariens reconnaissent au premier ministre des qualités de chef nettement supérieures à celles de ce jeune homme de High River, ce qui n’empêche pas les Torontois de donner leur préférence au Parti conservateur.Selon un sondage récent, les conservateurs obtiennent 42% des intentions de vote contre 37% en faveur des libéraux.Le dernier Gallup concède 10 points d’avance aux conservateurs pour tout l’Ontario.Ces enquêtes confirment les intuitions des observateurs qui ont davantage tendance à prédire un gouvernement conservateur.Si ce goût du changement, qui s’exprime parfois ar un sentiment anti- rudeau assez défini, a surtout l'allure d’un grondement sourd, vague et caverneux, il pourrait être aussi l’ingrédient majeur d’un mouvement de fond vers un balayage conservateur.C’est une hypothèse qu’on ne peut pas écarter.A l’inverse, il paraît improbable que survienne un courant pour ramener la masse des indécis vers les libéraux.En somme une vague conservatrice est concevable, mais pas une vague libérale, ce qui revient à dire que l’éventail des résultats possibles irait d’un gouvernement minoritaire libéral à un gouvernement conservateur majoritaire.La meilleure hypothèse d’un point de vue libéral est celle qui compare la situation de cette annee avec la campagne de 1972 où M.Trudeau s’était maintenu au pouvoir par la peau des dents.Si les conservateurs paraissent plus forts cette fois, disent les libéraux, c’est parce que le sentiment anti-gouvernemental ou anti-Trudeau s’exprime plus clairement et plus fort; mais, selon cette théorie libérale le nombre d’opposants n’a pas changé sensiblement et les in- i En primeur pour les groupes d’hommes d’affaires: Cocktail .de reception aux frais de la maison ! Voilà qui commence bien un congrès, un séminaire, un colloque, un meeting, n’importe quoi! Il suffit que votre groupe ne soit pas trop important et qu’il se réunisse au Mont Tremblant Lodge entre le dimanche soir et le vendredi après-midi, en septembre, après le congé de la fête du Travail.Sont compris tous les avantages dont jouissent chez nous nos clients des week ends: locaux de toutes grandeurs, cuisine réputée, bar tranquille, chambres confortables, décor enchanteur, activités sportives et sociales, promenades en forêt, attention de tous les instants, personnel bien stylé, etc.En plus, pour vous, tableaux, lutrins, machine Xérox, équipement audio-visuel complet et, bien sûr, service de café! Appelez notre directeur des congrès, Guy Landry.Vous verrez què'vous réunir chez nous au coeur de septembre après un bon cocktail de réception à nos frais, ça met du coeur au travail.et réduit de beaucoup vos frais.Jodye Mont Tremblant Lodge Mont-Tremblant (Québec) J0T1Z0 Tél: (819) 425-2711 EfiBI Ecole des Hautes Études Commerciales Affiliée à l'Université de Montréal TTlTcfïï] niLE Ll Grand colloque annuel Conférencier d’honneur Le mercredi 30 mai 1979 l’Université et l’Entreprise réunies en colloque discuteront de L’avenir de Montréal Jean Drapeau Maire de Montréal Conférenciers: Fernand Martin, professeur, Université de Montréal; Roger Beauchemin, président de l’Administration du Port de Montréal; Jean-Claude Marsan, directeur de l’Ecole d’architecture de l’Université de Montréal; Pierre Lamonde, directeur général adjoint, Office de Planification et de Développement du Québec (O.P.D.Q.); Denis A.Lussier, directeur du programme de M.B.A, H.E.C.; Léon Courville directeur de l’Institut d’économie appliquée, H.E.C.Panélistes: Camille Dagenais, président du Conseil et Chef de la direction, Surveyer, Nenniger & Chênevert Ltée (SNC); Gordon Fehr, président, Pfizer Cie Limitée; Rowland Frazee, président et Chef de la direction, La Banque Royale du Canada; Yvon Renaud, président, Les Entreprises Barrette Ltée; Ghislain Dufour vice-président exécutif du Conseil du patronat; Yves Guérard, président de la Chambre de commerce de Montréal; Louis Laberge, président de la Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ); Bernard Landry, ministre d’Etat au développement économique.Compte tenu de l'importance du sujet, il vaut mieux s'inscrire au plus tôt en utilisant le bulletin ci-joint.BULLETIN D’INSCRIPTION STATIONNEMENT: Stationnement étagé de l’Université de Montréal à l'angle des rues Jean Brillant et McKenna.Je désire m'inscrire au colloque "L'avenir de Montréal” qui se tiendra à l’École des Hautes Études Commerciales le mercredi 30 mai 1979 Nom.Fonction.Entreprise.Adresse____ Numéro de téléphone.Signature __________ Compléter et retourner ce bulletin à Dominique Ferrand adjoints au secrétaire général - relations publiques , 5255 avenue Decelles, Montréal H3T1V6 tél: (514)343-3838 DATE LIMITE D’INSCRIPTION: le 18 mai 1979.FRAIS D’INSCRIPTION d-lnclu» $175 Ces frais comprennent l'inscription au colloque le café, les croissants, le déjeuner et le cocktail.Votre chèque doit être établi à l'ordre de: l'École des Hautes Études Commerciales.Une confirmation vous sera envoyée dès réception de votre règlement.ANNULATIONS: Un remboursement sera effectué pour les annulations écrites reçues avant le 18 mai 1979 Après cette date, seuls seront acceptés des remplacements de participants, y compris le jour du colloque / 8 ¦ Le Devoir, lundi! 4 mai 1979 U Egypte commence à récupérer El Arich LL CAIKE (AKP) — L'Egypte a commencé hier, à récupérer les installations d’El-Arich où la commission militaire conjointe égypto-israélienne s’est mise d’accord sur « la première phase » du retrait israélien de la péninsule, a indiqué le général égyptien Safei Eldin Aboushnef, selon un compterendu de l’agence d’information du Moyen-Orient (Men).Le général Aroushnef est chef de la délégation égyptienne à la commission militaire conjointe qui s’est réunie hier, à El-Arich, la capitale du Sinai.Celle-ci sera entièrement remise aux autorités du Caire le 27 mai.A l’issue de cette réunion, l’officier a donné conjointement avec son homologue israélien une conférence de presse au cours de laouelle il a déclaré, rapporte la Men dans une dépêche datée d’El-Arich, -que des experts techniques et militaires égyptiens ont pris possession d’installations a l'aéroport, dans des camps militaires et dans le port d’El-Arich.Le chef de la délégation israélienne, le général Doy Sion, a déclaré, de son côté, que la commission conjointe avait examine les questions suivantes: la cérémonie du 27 mai au cours de laquelle la ville d’El-Arich, tombée entre les mains des Israéliens en 1967, sera remise à l’Egypte; la recherche des personnels disparus et le maintien du mémorial de l’armée israélienne érigé dans ta capitale du Sinai; — les préparatifs des mouvements militaires israéliens d’El-Arich en direction de Bir Lahfan, à 11 kilomètres au sud d’El Arich; — la mise sur pied d'un service de communications entre l’Egypte et El-Arich dès aujourd’hui; — les communications entre les deux armées; — le transfert des ins- tallations d’Israël à l’Egypte, et la constitution d’équipes de cartographie aérienne.D’autre part, le président égyptien a indiqué qu’il repousserait toute proposition éventuelle de projet industriel conjoint égypto-israélien dans le Sinai.Au cours d'une réunion avec des professeurs d’université dont la radio du Caire a rendu compte, hier, le président Sadate a déclaré qu’il accepterait, en revanche, d’étudier toute proposition israélienne pour des projets conjoints qui seraient rentaoles pour l’Egypte.La rencontre du rais et des professeurs s’est déroulée samedi.Parlant des points de peuplement israéliens dans le Sinai, M.Sadate a qualifié de « fantastique » la nouvelle ville de Vamit, et a invité les diplômés égyptiens qui en prendront possession à produire des realisations égales ou supérieures à celles des colons israéliens.Evoquant le problème de Jérusalem, le président Sadate a réaffirmé qu’il ne voulait pas un nouveau partage de la ville.Le chef de l’État égyptien a critiqué, à nouveau, les pays arabes, et déclaré que les pays pétroliers du Golfe « tremblent de peur » après la révolution en Iran.M.Sadate a affirmé que les dirigeants séoudiens l’anouvaient « secrètement », mais qu’ils avaient cédé, dans les dernières semaines, aux menaces de mort des Palestiniens.Il a estimé que la Syrie est « noyée jusqu’au cou dans le marécage libanais » et que l'Irak est déchiré par de graves dissensions internes.Enfin, en parlant du leader libyen, le colonel Mouamar Khadafi, le président Sadate a déclaré en riant « mon voisin est non seulement un génie rare mais aussi un prophète ».Amin Gemayel échappe à un attentat Tension à Beyrouth et au Liban-sud BEYROUTH (d’après Reuter et AFP) — A la veille du sommet Sarkis-Assad à Damas, la tension est à nouveau montée dans les quartiers chrétiens de Beyrouth à la suite de la tentative.d’assassi-nat hier contre M.Àmin Gemayel, un des responsables du parti des phalanges libanaises.M.Amin Gemayel et sa femme ont été légèrement blessés lorsqu’une mine, télécommandée à distance, a explosé alors qu’ils circulaient en voiture sur une route de montagne à proximité de Beyrouth.Le chef des phalanges, M.Pierre Gemayel, ainsi que son fils, ont ensuite lancé un appel au calme, tandis que le Bremier ministre, M.Selim Al [oss, dénonçait fermement cette tentative d’attentat.La tension s’était déjà accrue samedi dans les quartiers chrétiens, où un milicien phalangiste et un membre du parti national libéral de M.Camille Chamoun avaient été tués au cours d’une fusillade.D’autre part, les « casques bleus » de l’ONU se sont opposés hier à l’entrée des milices chrétiennes du Liban-Sud à Tianine, à la suite du refus des habitants de ce gros bourg chiite de la région frontalière de se plier à l’ultimatum de l’officer rebelle Saad Haddad les enjoignant de se rallier à « l’État libre du Liban ».Selon les correspopdants de presse dans la région, une dé- légation de Tibnine a fait valoir au chef des milices, lors d’une rencontre hier matin, que le village relevant de l’administration légale libanaise ne se pliera pas à ses exigences.Le commandant Haddad avait lancé samedi son ultimatum.Devant ce refus, le commandant Haddad a chargé la délégation d’informer les « casques bleus » irlandais, qui contrôlent le secteur où se trouve Bibnine, de son intention d’entrer au village.Le chef du bataillon irlandais, indiquent les correspondants, a fait savoir qu’il s’opposera à cette incursion.Selon les correspondants, une vive tension régnait hier soir à Tibnine, où les Irlandais qui sont maintenus en état d’alerte maximum, ont concentré leurs effectifs, 600 soldats environ, appuyés par des blindés, en vue de parer à toute éventualité.Deux autres villages, Al-Mansoura et Qlaile, dans le secteur occidental, ont été invités à leur tour, à rallier l’« État du Liban libre ».Une première tentative de rallier Al-Mansoura aux enclaves chrétiennes avait été mise en échec, en avril dernier, à la suite de l’intervention de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).En dépit de cet échec, le commandant Haddad a poursuivi ses tentatives en vue d’é- largir l’assise territoriale de son « État libre », mais a dû se heurter à l’opposition des « Casques bleus », notamment irlandais et hollandais, qui ont empêché mercredi dernier, les milices d’occuper la localité de Bàrachit, qui risquait de passer sous leur contrôle à la suite de l’entrée d’une vingtaine de chars israéliens appuyant les milices, dans le village proche de Chaqra.La politique d’intimidation de l’officier rebelle, estiment les observateurs, même si elle ne débouche pas sur des résultats concrets à court terme, — la plupart des villages ayant pu échapper jusqu’à maintenant à sa tutelle, — a favorisé une reprise de l’exode des villages du Liban-Sud, dé- peuplant la région frontalière.M.Elias Sarkis, chef de l’État libanais, se rend aujourd’hui à Damas pour y rencontrer son homologue syrien, le général Hafez Assad.La présence, aux côtés de M.Sarkis de plusieurs de ses ministres, démontre l’importance de ces entretiens au cours desquels les deux présidents vont chercher les moyens de rompre le cycle de violence que traverse le Liban.De source bien informée, on indique que le sommet portera sur l’avenir de la présence militaire syrienne au Liban et les dangers des affrontements israélo-palestiniens dans le sud du pays.On indique également que le sommet pourrait mener à une nouvelle tentative pour remplacer l’actuel gouvernement de technocrates par un gouvernement composé d’hommes politiques chargé de réconcilier les nombreuses factions rivales qui se partagent le Liban.M.Selim Al Hoss a déjà annoncé qu’il souhaitait démissionner après le sommet.Mais, malgré une requête similaire l’an dernier, il avait conservé ses fonctions devant l’impossibilité de constituer un nouveau gouvernement de réconciliation nationale.À propos de la présence syrienne au Liban, forte de 30,000 hommes, les deux chefs d’Ètat ont clairement assuré qu’elle serait maintenue dans l’immédiat, en dépit des demandes répétées de retrait formulées par les Israéliens.Les combats se rapprochent de Kaboul KABOUL (AFP) - Les combats entre forces gouvernementales et rebelles musulmans afghans se sont considérablement rapprochés de la capitale Kaboul au cours des derniers jours, indique-t-on de source diplomatique occidentale.Trois villages, près de Para Khil, à environ 15 kms au nord-est la ville, ont été attaqués à la roquette par l’aviation gouvernementale et, selon certaines informations encore non confirmées, détruits dans ces bombardements.Les rebelles musulmans du Jamiat-Islami et du Hezbi Islami affirment d’autre part que les « moujahids » (combattants musulmans) ont engagé la lutte dans la province de Logar qui borde au sud la capitale et tiennent le col de Tangiwaghjan, à quarante kilometres de Kaboul.Jérusalem proclamée capitale de la Palestine FEZ (Reuter) — La 10e conférence islamique des ministres des Affaires étrangères s’est achevée samedi à Fez par la proclamation de Jérusalem comme capitale de la Palestine, sur proposition séou-dienne.Jérusalem, la Palestine et le Proche-Orient en général ont en effet dominé la conférence et figurent en tête des 47 résolutions préparées par 41 délégations au cours d’une séance qui a duré toute la nuit de vendredi à samedi.La conférence a également adopté une autre resolution créant une organisation des capitales islamiques incluant Jérusalem.Elle a engagé ses 42 membres à intensifier leur soutien politique à la commission sur Jérusalem, dont le roi Hassan II du Maroc a été nommé président, et à alimenter financièrement le fonds de Jérusalem.Le but de cette commission et de ce fonds est de « consolider la résistance du peuple palestinien à El Qods (Jerusalem) et dans les autres zones occupées de la Palestine et à lui permettre de s'opposer à l’occupation et aux mesures d'annexion de ju- daïsation et de bannissement pratiquées à son encontre » par Israël.La conférence a également demandé aux pays qui ont transféré leur mission diplomatique à Jérusalem de reconsidérer leur décision parce qu’il s'agit là d’une « atteinte aux résolutions des Nations unies ».La conférence a aussi souligné que « les mesures prises par Israël pour exploiter les ressources humaines, naturelles et autres, ainsi que les richesses et les activités économiques en Palestine occupée et dans les autres territoires arabes occupés, constituent des actes illégaux.» Elle a « réaffirmé le droit des pays et des peuples arabes dont les terres sont sous domination israélienne à la souveraineté permanente, totale et effective sur leurs ressources-naturelles ».Après avoir dénoncé le traité israélo - égyptien « comme un aliénation des droits de la nation arabe ainsi que des droits nationaux immuables du peuple palestinien », les participants ont noté « avec inquiétude la détérioration continue de la situa- tion au Moyen-Orient, dangereuse pour la paix et pouvant entraîner l’éclatement de la guerre, découlant de la persistance d’Israël dans sa politique d’agression, de son refus d’appliquer les résolutions des Nations Unies.» Ils ont « condamné les accords de Camp David signés en 1978 » les considérant « comme une violation flagrante de la charte de l'Organisation de la conférence islamique la légitimité internationale et des résolutions de l’ONU sur la question de Palestine et des territoires palestiniens et arabes occupés ».Lors de sa première séance, la conférence avait adopté par acclamation une résolution syrienne suspendant la participation de l’Egypte bien qu’O-man, le Soudan et six États africains (Sénégal, Gabon, Gambie, Guinée Bissau, Niger et Haute-Volta) n’aient pas pris part au vote.Des troubles parfois importants ont été signalés par les rebelles dans une bonne demi-douzaine de provinces au cours des derniers jours.Les combats les plus importants se déroulent cependant toujours dans Test du pays et notamment dans la province du Paktya où trois avions gouvernementaux Mig ont été abattus depuis le 25 avril et où des bandes armées rebelles maintiennent leur pression sur les postes militaires.Pour la première fois, le président Nur Mohammed Ta-raki a évoqué il y a trois jours, la possibilité d’une aventure militaire sur les frontières orientales de l’Afghanistan en annonçant que Kaboul ne supporterait sans doute plus longtemps les « incursions étrangères intolérables » du Pakistan.Islamabad dément que ses troupes participent aux combats.En privé, certains responsables pakistanais reconnaissent que les rebelles afghans ont établi des « sanctuaires » en territoire pakistanais mais affirment que l’armée pakistanaise ne peut totalement contrôler les régions montagneuses d’où partent certaines attaques rebelles.La situation militaire en Afghanistan inquiète les milieux diplomatiques tant à Kaboul qu'à Islamabad.En dépit d’une aide matérielle militaire importante de l’Union soviétique au régime marxiste de M.Tar’aki, 1 armée afghane ne parvient pas à mater l’insurrection et se borne à contrôler les centres urbains et les grands axes routiers.Une partie des campagnes est en rébellion plus ou moins ouverte contre le gouvernement central.Les « moudjahids », de leur côté, se battent dans la désunion.Chaque tribu en rébéllion semble organiser ses coups de main pour son propre compte.La haine du communisme, des « impérialistes russes » et rattachement à Tislam sont cependant un ciment efficace et des tentatives d’union sont toujours en cours entre les différentes factions.‘T""” IinNo* ’'ï:”"-**-.In r Hans t‘)U,es leS ale- 0ancpe Cana' tienne jvjat.iona'e Pretoria: projet de loi anti-rumeurs JOHANNESBOURG (AFP) — Un projet de loi interdisant à la presse de faire état de cas de corruption dans l’administration sans autorisation sera déposé la semaine prochaine au Parlement, ont annoncé samedi les journaux sud-africains.Ce projet de loi prévoirait, selon les détails publiés par la presse, la création d’un poste d’avocat-général chargé de recevoir les informations sur la corruption.Aucun journal ne sera autorisé à les publier avant que cet avocat général ait mené son enquête et qu un comité parlementaire, contrôlé par le parti national au pouvoir, ait décidé de rendre ses conclusions publiques.Baptisé « loi anti-rumeurs », ce projet soulevé des tempetes de protestations et l'opposition parlementaire a fait savoir qu’elle s’y opposerait catégoriquement.Dans un éditorial en première page, le quotidien libéral Rand Daily Mail, qui a joué un rôle majeur dans la révélation du scandale des fonds secrets du département de l’information, a souligné que « si cette législation avait existé il y a un an, les faits de ce scandale n’auraient jamais été révélés ».Il existe déjà en Afrique du Sud une censure préalable concernant les questions militaires et les informations relatives aux prisons.Un projet de loi restreignant la liberté de la presse sur les affaires policières a également été déposé.AFRIQUE OU NORD COMPAGNIE NATIONALE ALGÉRIENNE DE NAVIGATION UQNI KtQUUlR* VERS L AFRIQUE DU NORQ ESCALES: Algérie.Alger, Oran.Annaba et Sklkda Tunisie; Tunis,SfaxetSousse.CîRfllKR 5/y; /// l.UN SOUTIEN-GORGE NOUVEAU ET SENSATIONNEL Revenez à la beauté naturelle et féminine après une mammectomie.Plus nécessaire de dévoiler votre opération.Ce nouveau soutien-gorge vous assurera une nouvelle façon d'entrevoir la vie et la sexualité, après une mammectomie.Demandez à votre "corsetière” de vous montrer ce nouveau 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transporteurs de matières en vrac, spécialisés dans la manutention de sable, terre, gravier ou gazon.A cet égard, vous devez prendre note que le prix du transport, incluant la masse du chargement et la distance parcourue par le transporteur, sera désormais calculé en métrique.Cependant, cette conversion n'affecte aucunement la somme déboursée par le client.S’il y a augmentation, elle est essentiellement due aux nouveaux tarifs fixés par la Commission des transports du Québec.L’arrivée du système métrique dans le monde des transporteurs en vrac n'est qu’une autre étape en vue d’uniformiser l’utilisation du SI à tous les secteurs d’activités reliés au ministère des Transports du Québec.Transports Québec n ' "x-.X: : • -X • ¦ ' .> 7 ' ' ' * .tiliiÉÉiiliii ri J Le Devoir, lundi 14 mal 1979 ¦ 9 Vance et Brown demandent au Sénat de ne pas modifier l’accord SALT-2 WASHINGTON « d’après Reuter et AFP » — Le refus éventuel du Sénat américain de ratifier le traité de limitation des armements nucléaires « SALT-2 », conclu entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, constituerait une menace sérieuse pour la paix dans le monde et entraînerait une accélération de la course aux armements nucléaires, ont estimé hier MM.Cyrus Vance, secrétaire d’Etat et M.Harold Brown, secrétaire à la Défense.Apparaissant avec M.Brown lors d'une émission télévisée, M.Vance a déclaré qu’un tel rejet causerait de graves problèmes au sein de l’Alliance atlantique ainsi que dans les relations soviéto-américaines et encouragerait la prolifération nucléaire dans le monde en laissant le champ libre aux pays capables de produire des armements stratégiques.Pour M.Vance, le traité SALT-2 a été très soigneusement rédigé et toute modification substantielle par le Sénat pourrait réduire a néant des années de négociations entre les deux super-grands.Les relations américano-soviétiques connaîtraient une période de « très grave tension, avec toutes Tes conséquences qui pourraient en découler », a-t-il estimé.Peu avant, dans une autre émission, le leader de la minorité républicaine du Sénat, M.Howard Baker « Tennessee », avait déclaré qu’en sa forme actuelle, le nouveau traité SALT ne pourra pas être approuvé par le Sénat.M.Baker a ajouté qu’il incombait au president Carter de décider si les « amendements nécessaires » devaient être proposés par la Maison-Blanche, ou si cette tâche devait être confiée au Sénat.Le leader républicain n’a pas précisé quelles modifications il jugeait nécessaires d’apporter aux accords.M.Brown a pour sa part affirmé qu’une défaite au Congrès aurait pour conséquence « l’accélération de la course aux armements, avec comme résultat une diminution de la sécurité pour l’URSS et les Etats-Unis ».De son côté, M.Vance a exprimé la crainte que l’absence d’un accord entre les L’archevêque de San Salvador appuie le BPR SAN SALVADOR -L’archevêque de San Salvador, Mgr Oscar Arnuleo Romero, a demandé au gouvernement de satisfaire aux exigences des membres du Bloc révolutionnaire populaire, du Salvador où la situation semblait plus calme hier après les sanglantes émeutes de ces derniers jours.Dans son homélie dominicale suivie par une foule beaucoup plus importante que d’ordinaire, Mgr Romero, l’un des critiques les plus virulents du Régime, a dit que le gouvernement ne pouvait rétablir la paix qu'en répondant favorablement aux « justes revendications du Bloc ».Le prélat salvadorien a également affirmé que 127 personnes avaient disparu au Salvador: « Nous voulons savoir où elles sont », a-t-il ajouté, provoquant ainsi un tonnerre d’applaudissements de la part des fidèles.Les membres du Bloc révolutionnaire occupent depuis dix jours la cathédrale de San Salvador, ainsi que l’Ambassade de France où ils gardent en otage l’ambassadeur, M.Michel Dondenne, et des membres du personnel.Ils occupent également depuis vendredi dernier l’ambassade du Venezuela.Mgr Romero a précisé qu’il n’était, néanmoins, pas partisan de l’occupation de la cathédrale par des éléments du BPR depuis plus d’une semaine.« Cette occupation est inefficace et ce n’est pas par la violence que l’on résoudra les problèmes du peuple », a déclaré le prélat.On assiste d’ailleurs à un durcissement de l’attitude du Hanoi et Pékin échangeront leurs prisonniers PEKIN (Reuter) — Le Vietnam a accepté samedi, non sans réserves, de procéder à un échange de prisonniers, proposant qu’il ait lieu le 21 mai prochain à un poste frontière.L’annonce, faite lors de la quatrième ronde des négociations de paix à Hanoi par M.Phan Hien, vice-ministre vietnamien des affaires étrangères, a été accueillie avec surprise, les pourparlers n’ayant pratiquement pas progressé depuis l’ouverture des conversations le 18 avril dernier.De plus, le ministre vietnamien avait rejeté vendredi une proposition chi- noise d’un échange de prisonniers le 19 mai.Aucun accord à propos du « problème des écnanges de prisonniers n'a toutefois été conclu à la table des négociations, a précisé M.Hien.La Chine n’a pas encore fait connaître sa réponse à la propos: tion vietnamienne.De source diplomatique, on pense toutefois que Pékin acceptera la date du 21 mai.La Chine affirme détenir en- apre en avoir libéré un millier avant son repli du Vietnam lors du conflit frontalier de février.Hanoi déclare de son côté détenir quelque 200 Chinois.CNUCED: mauvais départ à Manille MANILLE, (AFP) - Les délégués du tiers monde s’indignent à Manille de « l’arrogance » avec laquelle les gran- payez cl emportez Épargnez 15% et bien du temps en apportant vos tapis et draperies à notre Comptoir "Payez et Emportez".Nous offrons le mime nettoyage fiable et de qualité auquel vous êtes habitué.Et aussi, un service plus rapide.Nettoyage de tapis, draperies et meubles.Noire spécialité: Nettoyage de tissus problématiques que d'autres refusent de nettoyer.—* «On sait on uu izt LA COMPAGNIE DE NETTOYAGE CANADA CARPETTES 3939 ou«st, Jean-Talon coin Lucorno 342-1230 des puissances occidentales ont engagé la nouvelle phase du dialogue Nord-Sud.Il est vrai que les Etats-Unis, l’Allemagne fédérale et le Japon, dont les interventions ont marqué la première semaine de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), n’ont guere fait de place aux concessions.Les représentants des pays pauvres, largement majoritaires parmi les quelque 5,000 délégués venus de 159 pays dans la capitale philippine, prévoient de séveres accrochages lors des négociations « concrètes » qui débutent aujourd’hui.Les principales divergences apparues concernent la mise en application du « fonds commun » de stabilisation des matières premières, l’évaluation des récents accords commerciaux du GATT (Tokyo Round) et l’accroissement des pouvoirs de la CNUCED dans les négociations tarifaires comme dans les institutions financières mondiales.Seules la Suède, la Belgique et l’Autriche ont annonce une participation — chiffrée — au « deuxième guichet » du fonds commun.Ces sommes sont destinées à la commercialisation et à l’amélioration des méthodes de production des produits de base dans les pays pauvres.Le « premier guichet », auquel 400 millions de dollars seront affectés, servira à constituer des stocks de matières premières pour stabiliser les prix sur les marchés internationaux.BPR dont les porte-parole soulignent la croissante pression populaire exercée contre le pouvoir du président Romero.deux superpuissances, ne permette à d autre pays de deve-lopper leur potentiel nucléaire.Le chef de la diplomatie américaine a résume les points clés du traité comme suit: — Pour la première fois, les futurs accords prévoient l’établissement d’un plafond égal pour les arsenaux nucléaires des deux pays; — pour la première fois éga- lement, ils imposeront non seulement une réduction des armes nucléaires sur le plan quantitatif, mais aussi qualitatif; f — les accords assurent une meilleure vérification du respect des éléments du traité.M.Vance a conclu en soulignant que le débat au Sénat sur les SALT-2 sera « le plus important de cette génération ».Les nouveaux accords, qui doivent être signés par les présidents Carter et Leonid Brejnev à Vienne à la mi-juin, devront être approuvés par 67 voix sur 100 au Sénat pour entrer en vigueur.De son coté, le président Carter estime que le rejet de l’accord SALT-2 par de Sénat rendrait inévitable la prolifé-ration de., l’arinemeikt nucléaire à un grand nombrç de pays du tiers monde.Dans un entretien avec des directeurs de journaux dont la Maison Blanche a publié le texte samedi, le president a longuement insisté sur les dangers du rejet de l’accord pour la poursuite de la détente et pour la cohésion de l’OTAN.« Il deviendrait presque impossible, a-t-il ajouté, de continuer à contrôler avec succès le développement des armes nucléaires dans des pays comme l’Inde, le Pakistan, l’Irak, l’Argentine, le Brésil, Taiwan, la Corée du Sud et d’autres pays qui ont la capacité technique de produire des armes nucléaires mais qui se sont abstenus de le faire parce qu’ils voyaient une modération générale dans le reste du monde ».« Si nous montrons que nous ne sommes pas disposés à réduire notre propre arsenal nucléaire », a encore dit le président Carter, « il n’y a pas de moyen que j’aille trouver quelqu’un comme le premier ministre (Morarji) Desai en Inde, avec qui j’ai eu de très longues discussions à ce sujet, et que je lui dise: ‘Nous vous, avons donné le bon exemple, maintenant abstenez-vous et ne faites plus jamais un.e autre explosion en Inde ».Marchais contrôle fermement le PCF PARIS (d’après AFP et Reuter) — Le 23ème congrès du parti communiste français (PCF) qui a terminé hier ses travaux à Saint-Ouen, près de Paris, a définitivement fait voler en eclats l’union de la gauche, c’est-à-dire l’alliance avec le parti socialiste français, et a assuré une rude remise en ordre parmi les intellectuels du parti.M.Georges Marchais, 59 ans, a été réélu secrétaire général et a renforcé son autorité en écartant du secrétariat du comité central, la plus haute instance dirigeante du parti, son concurrent le plus direct, M.Roland Leroy, le directeur de L’Humanité, organe du PCF.8 Le divorce avec le parti socialiste semble assurer pour longtemps, d’autant plus que les communistes accusent les socialistes de trahison et les soupçonnent de vouloir « collaborer avec la droite au pouvoir ».En ce qui concerne les intellectuels, M.Marchais a réussi à endiguer la contestation qui avait surgi dans les rangs du parti.Il a aussi éliminé les responsables de ce secteur intellectuel à la direction du parti en les remplaçant par des hommes plus sûrs.Il a enfin promu aux instances dirigeantes un grand nombre d’intellectuels fidèles à sa ligne politique.En dehors de M.Marchais, le secrétariat est composé de MM.Jean Colpin, Charles Fiterman, Paul Laurent et Gaston Plaisson-nier.Outre celui de M.Leroy, on note le départ de M.René Piquet, chargé de la propagande.Ils sont remplacés par Mme Gisèle Moreau et M.Maxime Gremetz.Mme Moreau, 38 ans, a adhéré au PCF en 1958.Ancienne responsable de l’Union des jeunes filles de France, elle est députée de Paris.M.Maxime Gremetz, ancien métallurgiste, a adhéré au PCF en 1958.Il a été chargé des dossiers éleftoraux et des relations avec les catholiques.En octobre 1978, il a pris la succession de Jean Kanapa aux affaires internationales.La composition du bureau politique du PCF — le gouvernement du parti — a été, elle aussi, profondément remaniée avec l’entrée de cinq nouveaux membres.Philippe Herzog, responsable de la section économique du comité central, Pierre Juquin, député de l’Essonne, Francette Lazard, rédactrice en chef adjointe de L’Humanité, René le Guen, secrétaire général de l’UGIT et Mme Gisèle Moreau.Quatre membres du bureau politique ont demandé a être déchargés de leurs fonctions.Il s'agit de Etienne Fajon, André Viéguet, Guy Lesse et Jacques Chambaz.L’importance du nombre des femmes au parti s’est également concrétisée par leur nomination dans les instances dirigeantes.Les observateurs ont été également frappés par l'assouplissement de l’attitude au PCF à l’égard des partis communistes de l’Europe de l’Est mais aussi vis-à-vis de la Chine.Les '‘ommunistes français qui avaient, lors de leur précédent congres, pris leurs distances a.c « les pays frères » ont cette fois réaffirmé avec vigueur que les expériences socialistes présentaient « un bilan globalement positif », en insistant sur les réalisations economiques et sociales.teeroy Maisons de Campagyie ¥ Nos catalogues couleurs sont disponibles pour achat, à $2.00 chacun, lors de votre visite à notre Terrain de Montre ou, veuillez remplir le coupon, ci-dessous, et le retourner avec votre chèque ou mandat-poste à une des adresses suivantes: TERRAINS DE MONTRE OUVERTS: Lundi au vendredi — 11:00 à 21:00 heures Samedi et dimanche — 12:00 à 17:00 heures 395, Yvon Berger Ste-Rose, Laval 622-3185 230, boul.Taschereau Greenfield Park 672-0834 5043, boul.Hamel Ste-Foy 872-5347 VEUILLEZ ME FAIRE PARVENIR 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climatisation trop forte.Quatre films « hors compétition » ouvraient cette 32e rencontre, deux américains et deux italiens: Hair de Molos Forman qui était vu pour la première fois en Europe a rassemblé sur les marches du Palais des festivals lors de l’ouverture officielle jeudi soir la panoplie habituelle de vedettes en robes du soir, escarpins dorés, visons et plumes, défilant à l’intérieur du cordon de sécurité que ménage aux vedettes la police cannoise aidée pour l’occasion d'importants renforts venant de l’extérieur.Les Français sont encore très entichés du « star system » et s’émotionnent très facilement par tout ce déploiement de Rolls Royce, Mercedes, Bentleys et petites vedettes aux accoutrements voyants, coiffures farfelues, etc.Tout le monde ici d’ailleurs joue plus ou moins à la vedette au cours de ce festival prestigieux.Les trois autres films d’ouverture étaient: Eboli de Francesco Rosi dont on a également organisé une rétrospective (le Défi, Main basse sur la ville, l’Affaire Mattéi, etc.) et qui met en vedette, Gian Maria Volonté, Lea Massari, Irène Papas mais qui n’est certainement pas son meilleur film; / died diritti del bambino » (10 pour survivre) produit par l’Unicef pour l’Année internationale de l’enfant et pour lequel le festival a fait très peu de publicité.Il s’agit en effet de 10 courts métrages d’animation réalisés par différents pays illustrant les 10 articles de la Déclaration des droits de l’enfant.Le Canada, par l’entremise de l’ONF, y collaborait et composait, à mon avis, le meilleur moment (a-vec bruitages des mimes électriques) de ce film très inégal.La salle a d’ailleurs très bien réagi à l’apport canadien.Enfin, Manhattan, dernier film de Woody Allen avec Diane Keaton et Mariel Hemingway (petite-fille d’Ernest Hemingway) qui suit les traces de ses soeurs ainées, Joan et Margaux.Ce film a déjà fait fureur lors de son prévisionne-ment pour la presse vendredi soir.Comédie dramatique, Manhattan est un heureux mélange de Annie Halletln-teriors pour laquelle Woody Allen a multiplié les gags visuels et le délire verbal et verbeux de l’intelligestsia new-yorkaise dont il se moque éperdument tout en admettant que New York est unique au monde et un endroit absolument fascinant pour vivre.Le film est en noir et blanc convenant à cet anti-héros Rose d’or à CBC MONTREUX (AFP) - La Rose d’or de Montreux, la plus importante récompense mondiale pour émissions de variétés télévisées, a été décernée samedi à la télévision anglaise de Radio-Canada pour son émission « Rich Little’s Christmas Carol ».La Radio Televisione Ita-liana a obtenu la Rose d’argent pour « II Ribaltone » (La Culbute)., La Ceskoslovenska Radio I Televize, de Tchécoslovaquie, a reçu la Rose de bronze pour a Stand-In ».Le prix de la ville de POUR TOUS NI PHOOU Ml >\] U k ROIIINS -1 MAKI lMt IDIM INTERIEURS" DIANE KEATON MAUREEN STAPLETON CREMAZIE ST DENIS CREMAZIE 388-4210 SEM.: 7.20 - 9.20; SAM.- DIM.; 1.20 - 3.20 - 5.20 - 7.20 - 9.20.desjardins un hlm de Qj LILIANA CAVANI 2e sem DOMINIQUE SANQA c ERLAND JOSEPHSON ROBERT POWEli — il-LF gIRNA US.L ARBRE AUX SABOTS desjardins I Aa,PALME D’OR CANNES 78/A ’H:—"
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