Le devoir, 28 mai 1979, lundi 28 mai 1979
\ ( Vol.LXX — No 123 Généralement nuageux.Maximum 16 Montréal, lundi 28 mal 1979 Férié , 25 CENTS ' dans sa poche mais qu on garde dans sa bibliothèque Le week-end sportif Les Expos gagnent et perdent.Une foule de 52.539 spectateurs.la deuxième plus importante de L’histoire des Expos, a vu Ellis Valentine faire compter sept points lors d’un programme double, hier, au Stade olympique.Valentine a ainsi permis aux Expos de partager les honneurs d’un programme double avec les Cardinals de St-Louis.— page 10 Scheckter enlève le GP de Monaco Jody Scheckter a augmenté son avance en tête du Championnat du monde des conducteurs en remportant, hier, le Grand Prix de Monaco.Quant à son coéquipier de l’équipe Ferrari, le Québécois Gilles Ville-neuve, il a éprouvé des ennuis mécaniques.Seulement quatre des 20 voitures qui ont pris le départ ont terminé l’épreuve.— page 11 r A Jamieson devient chef du Parti libéral de Terre-Neuve M.Don Jamieson V OTTAWA (PC) — Le ministre des Affaires extérieures, M.Don Jamieson, quitte la politique fédérale et Çrend la direction du parti libéral de erre-Neuve, dans l’espoir de renverser les conservateurs aux élections du 18 juin.Il l’a annoncé hier dans la capitale fédérale, et on s’attend qu’il abandonne son siège aux Communes dans les prochains jours.M.Jamieson a été réélu le 22 mai pour représenter de nouveau son comté de Burin-Burgeo.Il se trouve le premier des gros canons libéraux à démissionner au lendemain des élections qui a porté le parti de M.Joe Clark au pouvoir.En annonçant son intention de diriger les troupes libérales terre-neuviennes, M.Jamieson, radiodiffu-seur et homme d’affaires, successive- ment ministre dans le cabinet Trudeau depuis 1968 — Expansion régionale, Industrie et commerce, Affaires extérieures — a reproché à son nouvel adversaire le premier ministre conservateur Brian Peckford, d’avoir dérogé aux « bons usages » en déclenchant des élections alors que le Parti libéral s’apprêtait à tenir un congrès pour le leadership, les 5 et 8 juillet.M.Peckford est premier ministre depuis mars dernier, alors tju’il succédait à Frank Moores, démissionnaire.Les conservateurs tiennent 30 des 51 sièges de la Législature, les libéraux 21.M.Jamieson a pris soin de souligner que sa succession n’a fait l’objet d’aucune « négociation » entre lui et l’actuel chef libéral M.William Rowe.Il a précisé qu’il songeait déjà à sol-Voir page 6: Jamieson Mgr Carter parmi les 15 nouveaux cardinaux WISH Une autre poignée de mains “historique»: le président Sadate.souriant, accueille le premier ministre Begin à El Arich restitué solennellement à l’Egypte au Cours des derniers jours.Les deux hommes, en présence du secrétaire d’Etat Cyrus Vance, ont décidé par la suite d’ouvrir la frontière entre Israël et l’Egypte, sans attendre les neuf mois prévus par l’accord de paix.(Photolaser AP) La frontière entre Israël et l’Egypte est désormais ouverte VATICAN (AFP) — A une semaine de son voyage en Pologne, qui paraît s’annoncer triomphal, le pape Jean-Paul 11 a annoncé samedi son premier consistoire, créant 15 nouveaux cardinaux.Son choix renforce le poids des évéques du monde communiste au Sacré-College, avec trois nouveaux venus, et peut être quatre si le cardinal « In Pectore » est soviétique.La promotion des archevêques de Cracovie et de Hanoï était attendue.Celle du secrétaire général du Synode des évéques, le Polonais Ladislas Rubin, l’était moins.Jean-Paul II n’a pas oublié sa Pologne natale qui aura désormais trois cardinaux au lieu de deux.Mais il a été encore plus généreux pour les Italiens.Ceux-ci seront 37 et renforceront leur prédominance avec six « postes ».Il est vrai que quatre nominations étaient « de fonction », qu’il s'agisse du patriarche de Venise, Mgr Marco Ce, du pro-secrétaire d’Etat, Mgr Agostino Casaroli, du pro-préfet du patrimoine du siège apostolique, Mgr Giuseppe Caprio ou de l’archevêque de Turin, Mgr Anastasio Alberto Ballestrero.Mais Jean-Paul II a tenu à remplir la promesse de son prédécesseur en conférant la barrette au secrétaire italien du Conclave, Mgr Ernesto Civardi.Il a également récompensé le nonce à Paris, Mgr Egano Righi Lambertini, alors que certains prédisaient, au Vatican, qu’il prendrait sa retraite sans la pourpre, comme nombre de ses confrères.Les Français ont le réconfort de recevoir le « chapeau » prévu depuis des années pour le président du conseil des conférences épiscopales européennes, Mgr Roger Etchegaray, archevêque de Marseille.Les Allemands et les Espagnols sont absents.Le tiers monde semble le grand perdant.Pas de pourpre pour les Africains, chers au coeur de Paul VI.Seul le Mexique est distingué, avec l’archevêque de Mexico, Mgr Ernesto Corripio Ahu-madda, qui reçut Jean-Paul II lors de son premier voyage hors d'Italie.Les 15 nouveaux cardinaux porteront à 121 les membres du Sacré-Collège ayant droit de vote.Le premier pape polonais déroge ainsi à l’article 33 de la « constitution sur l’élection du nouveau pontife » Voir page 6: Cardinaux BEERSHERA (d’après AFP et Reuter) — Douze ans après la guerre des « six jours », la reconciliation israélo-egyptienne a été soulignée hier par deux faits marquants: l’ouverture des frontières entre les deux pays neuf mois avant la date prévue, et l’annonce de la libération prochaine pas Israël d’un certain nombre de prisonniers originaires des territoires occupés.Ces décisions ont été annoncées par MM.Sadate et Begin, hier après-midi à El Arich, capitale du Sinal rendue vendredi par Israël à l’Egypte, où un dispositif de sécurité exceptionnel avait été mis en place pour l’arrivée du premier ministre israélien venu retrouver le président égyptien qui, samedi, avait hisse les couleurs égyptiennes sur la ville.Quelques 500 soldats en armes avaient été disposés autour de l’aéroport et jusqu’à la de-' meure du président Sadate, distante d’une dizaine de km.« L’ère des guerres est révolue », a af- firmé M.Bégin.En réponse, M.Sadate a déclaré: « Nous avons décidé de donner toute l’impulsion nécessaire au processus de paix.Il n’y aura plus d’effusion de sang entre les Arabes et Israël », MM.Sadate et Begin, qui parlaient devant des invalides de guerre égyptiens et Voir page 6: Israël ¦ Radio-Canada dit non à la demande d’autonomie de l’Acadie — page 2 ¦ Un boulon rompu a causé l’écrasement du DC 10 —- page 3 ¦ Du 22 mai au référendum du Québec: un éditorial de Michel Roy ¦ La fin du monopole de Bell: un commentaire de Michel Nadeau — page 4 ¦ Le patrimoine: une maison d’Yamachiche — page 7 ¦ Féminin pluriel: la femme de Brossard — page 14 Entre Claude Ryan et Joe Clark Une «communauté d’intérêts» favorise un rapprochement M.Claude Ryan ' S » Lorsque le candidat Robeijt Letendre s’amena dans Gamelin l’annéfe dernière, dans l’espoir d’enlever le comté au député liberal Arthur Portelance, il ne trouva dans les dossiers de l’association locale qu’un misérable petit feuillet, sur lequel étaient inscrits cinq noms.Son prédécesseur dans le scrutin de 74, Lionel Rozon, ayant échoué, on raconte qu'un organisateur, par dépit, jeta tout à la poubelle; même les listes de pointage, qui auraient permis au moins de retracer les électeurs sympathiques au parti, avaient disparu.Rebâtir un parti avec cinq noms, malgré toute la bonne volonté des supporters, c’est ce qu’on appelle recommencer à zéro.La plupart des candidats conservateurs Une analyse de Jean-V.Dufresne qui ont mordu la poussière au Québec le • 22 mai, pourraient raconter des anecdotes semblables.Elles expliquent dans certains cas la performance plus que désastreuse des candidats en dépit des efforts considérables qu’ils ont déployés pour reconstruire leur association de comté.Robert Letendre avait obtenu un congé sans solde de son employeur, le ministère des Affaires extérieures, dix-huit mois avant le jour du scrutin, pour faire campagne.Il s’était mis au travail sans perdre une minute.Il a obtenu 4,720 votes, Arthur Portelance, plus de 30,000.Robert Letendre retourne à la diplomatie.Il faut bien vivre.Dans Sainte-Marie, André Payettte a aussi « travaillé » son comté une année entière pour récolter trois fois moins de voix que Claude Malépart.Même dans un comte qui votait pourtant « bleu » depuis 1958, grâce à Claude Valade, Payette n’a pas réussi.Plus prestigieux que Letendre.un ministère « léger » lui serait promis.Dans Saint-Hyacinthe, un comté plus bleu encore — le fief de Théogène Ricard de 58 à 72 — le successeur de 'Claude Wagner a tout de même décroché la moitié des voix contre le libéral Marcel Osti-guy.N'eût été le mauvais souvenir qu'a Voir page 6: Rapprochement M Joe Clark TIRAGE: 27 MA11979 Les détenteurs de billets se terminant par: PRnPMAIM TIQAfiE* 511405 11405 1405 405 rnllün AIN 1 InAüc.24 JUIN 1979 9511405 675358 75358 5358 358 2675358 832323 32323 2323 323 Chaque billet 5832323 273695 73695 3695 695 1273695 406023 06023 6023 023 est valide pour 2 tirages.4406023 GAGNENT 000 GAGNENT ^ QQQ GAGNENT ^QQ GAGNENT £25 Tous les blets gagnants, sans exception, sont encaissables aux bureaux de LOTO-QUÉBEC, 2000, rue Bern, Montréal H2L 4N5.Les blets gagnants de $25, $100 et $1,000 sont encais sables à toute succursale de la BCN.Tous les billets gagnants, sans exception, sont encaissables aux bureaux de LOTO QUÉBEC.2000, rue Bern, Montréal H2L 4N5.Vérifiez les vôtres \ r ' 2 ¦ Le Devoir, lundi 28 mai 1979 Ottawa diffuse une image non conforme à la réalité (Morin) par Bernard Racine QUEBEC (PC) - Le gouvernement fédéral, par l'entremise de ses ambassades, distribue et diffuse à l’étranger une image de la réalité canadienne qui n'est pas conforme aux faits.C’est ce qu’a affirmé le ministre des Affaires intergouvemementales, M.Claude Morin, devant une commission parlementaire la semaine dernière.I nada ne.se faire des \ ssade gênant pas pour olitiques à l’étranger, ce oue' les délégués du Quebec ne font pas.Les affirmations du ministre ont donné lieu à un vif échange de mots entre lui et le député libéral d’Outremoht, M.André Raynaud, qui a sommé le ministre de prouver ce qu’il avançait.Par la suite, le ministre a fait distribuer aux membres de la commission quatre séries d’extraits de textes diplomatiques qui, selon lui, ne sont pas conformes à la réalité.Une allocution de l'ambassadeur du Canada en Grèce, prononcée à Athènes, en février 1978, a particulièrement déplu à M.Morin, qui a écrit à ce sujet au secrétaire d’Etat aux Affaires extérieures, M.Don Jamieson.M.Morin a fait remettre à la Presse Canadienne une copie de texte de l’allocution prononcée par M.A.J.Andrew devant le Club Lion d’Athènes ainsi que ces copies des lettres qu’il a écrites à M.Jamieson.Dans son allocution, prononcée en anglais, l'ambassadeur du Canada en Grèce déclarait, en parlant du Parti Québécois: « Il est important e souligner que l'election qu'il a gagnée n a pas été disputée sur la question du séparatisme et qu’il n’a pas été élu pour exécuter ce mandat.Le Parti québécois a remporté les élections en promettant une meilleure administration Le présent gouvernement a néanmoins entrepris d’organiser un référendum sur la question du séparatisme ».Le 31 mai suivant, le Journal de Providence, au Rhode Island, publiait le texte d’un correspondant pigiste à Athènes, donnant le compte-rendu de l’allocution de l’ambassadeur.Le journaliste, lan Verres, ajoutait que le discours de M.Andrew avait été vivement discuté dans les cercles diplomatiques d’Athènes et qu’il constituait un changement important de l’attitude observée jusque-là par Ottawa au sujet de la crise sur la constitution.D’après M.Vorrees, un diplomate canadien important en Europe aurait à ce moment déclaré « Nous sommes restés assis sur la clôture assez longtemps ».Le discours de l'ambassadeur n’avait pas, comme c’est la règle, été soumis auparavant au Secrétariat des Affaires extérieures à Ottawa.Le texte a été communiqué à Ottawa après que l’allocution eut été prononcée.A la grande surprise de l'ambassadeur Andrew lui-même, raconte lé journaliste Vorres, le secrétariat des Affaires extérieures a fait distribuer des copies du discours à toutes les délégations du Canada à l’étranger.Le 14 juin, M.Morin écrivait à M.Jamieson pour porter l'affaire à son attention.Il y disait notamment: « Je ne sais pas si ces propos sont authentiques et je vous saurais gré de m’en informer.Si tel est le cas, permettez-moi de vous signaler que votre ambassadeur a commis une grave erreur d’interprétation puisqu'il donne l’impression que le référendum qui aura lieu au Québec provient d’une décision prise après notre arrivée au pouvoir et sans que la population du Québec n’en ait été saisie au préalable.Or, vous savez que la réalité est différente et que nous avons bel et bien pris l’engagement de procéder à ce référendum ».M.Jamieson a répondu qu’il n’avait pas vu le texte exact des propos de M.Andrew, mais que c’était la politique de son ministère ainsi que celles Livre vert et.canards sauvages QUÉBEC (PC) - « Les chercheurs, comme les canards sauvages si on veut les domestiquer, perdent le sens de l’orientation », a-t-on rappelé vendredi à Québec lors d’un colloque de 300 personnes, où des intervenants presque tous chercheurs ou scientifique de l’Université Laval, ont présenté, avec humour souvent, leurs réactions au Livre vert sur la recherche scientifique.Les interventions ont fait voir qu’on est d’accord avec la-propos du Livre vert et de ses principes, même s’il y manque des études et des données, selon le politicologue Vincent Lemieux.Comme au congrès de l’ACFAS tenu à Montréal il y a quinze jours, où on a émis des réserves sur la bureaucratisation des structures proposées, car les chercheurs ne peuvent pas s'encadrer dans des activités bureaucratiques et dirigistes.La présence du ministre d’État au développement culturel, M.Camille Laurin, a été dans certains cas comme un baume sur une inquiétude qui n'avait pas été relevée à Montréal: « Monsieur le ministre, avez-vous de l’argent », a-t-on demandé.des représentants canadiens à l'étranger de donner une interprétation aussi fidèle et objective que possible des politiques des gouvernements provinciaux du Canada.Les textes déposés par M.Morin à la commission parlementaire comprenaient, outre des extraits de l'allocution de M.Andrew, des extraits d’articles parus dans le numéro 43 de la revue Canada d’Au-jourd’hui, organe d'information des ambassades du' Canada, ainsi que des extraits d’une allocution de l'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, M.Peter M.Towe, et de l'ambassadeur du Canada en France, M.Gérard Pelletier.Comme autre exemple de la distorsion de l’image canadienne par les ambassades du Canada, M.Morin a cité le cas de l’ambassade à Dakar au Sénégal, qui donne l’image « que le Canada est un vaste et grand pays francophone ».M.Morin a affirmé que c’était pour ne pas détruire cette image que le fédéral avait refusé l’an dernier au Québec la permission d’ouvrir une délégation dans cette ville d’Afrique.Üïït RW m ¦ Des manifestants du Nord-Ouest québécois réclament de nouveau la construction d’une route entre Maniwaki et Témiscamingue, distantes de 200 km.Ils ont déployé les étendards de la protestation samedi, accusant le gouvernement du Québec de reporter sans cesse les travaux, estimés, dit-on, à quelque $25 millions.(Photolaser CP).R.-C.: non à une demande d’autonomie de l’Acadie Le ministre au développement culturel a répondu que ça s’en venait car le Québec terminait ses investissements dans les équipements collectifs et qu’il y aurait plus d’argent pour la recherche dans deux ou trois ans et d'avantage avec l’indépendance, a-t-il dit.Certains, comme M.Bernard Michel, professeur de génie civil, appuient la proposition d’un Conseil national de la recherche scientifique, alors que d'autres trouvent que des conseils sectoriels (santé, forêt, environnement) sont plus utiles.En recherche industrielle, M.Michel ainsi que M.Alain Saucy, directeur d’Environne-ment à la Baie James, ont insisté sur le rôle que pourraient jouer les groupes de génie-conseil qui, malgré leur grand nombre dans le Québec sont passés sous silence à l’intérieur du Livre vert.Le colloque était sous la présidence du recteur Jean-Guy Paquet et sous la responsabilité de M.Joël de la Noue, du département des vivres, qui a rappelé aux chercheurs que certaines de leurs demandes (la mobilité, les plans de carrière, l’élagage du bois mort) comporteraient aussi des ges: tes héroïques de leur part.MONCTON (PC) - Opposant un « non » catégorique à une demande d’autonomie régionale, rejetant l’idée d’un conseil consultatif permanent, la division des services français de Radio-Canada a néanmoins tenu à réitérer, au cours du week-end à Moncton, que le développement du réseau de l'Atlantique est prioritaire et que les objectifs du rayonnement seront atteints d’ici à deux ans.La tenue d’une première rencontre régionale dans l’Est du pays aura permis à M.Pierre DesRoches, vice-président exécutif de Radio-Canada, et M.Raymond David, vice-président et directeur général de la radiodiffusion, d’éclairer tant bien que mal une longue liste de questions soulevées par les 160 personnes venues des quatre provinces de l’Atlantique.En somme, MM.DesRoches et David ont reconnu la validité de plusieurs des revendications formulées lors de quatre ateliers, mais en y ajoutant commentaires et explications visant à démontrer que le développement des services régionaux se poursuit aussi rapidement que le permettent contraintes budgétaires et techniques et, surtout, qu’il y a eu « progression constante » et « preoccupation réelle » depuis les dix dernières années.La rencontre n’aura donné lieu à aucune annonce majeure, si ce n’est que Radio-Canada affectera en mars 1980 un journaliste à chacune des provinces de l’Ile-du-Prin-ce-Edouard et de la Nouvelle-Ecosse.D'autre part, Radio -Canada s’est engagée à répondre « à court terme » à la demande d émissions régionales sur la pèche et l’agriculture, et à tenter d'accroître la présence acadienne au niveau national.On a aussi signalé que la mise sur pied d'un service radio MF à Moncton permettra à Radio-Canada Moncton de modifier sensiblement sa programmation de 6 h à 13 h le samedi, de 10 h à midi le dimanche et de 20 h à 23 h en semaine.D'ici 1981.la production régionale augmentera de 52 à 70-72 heures par semaine.Aussi, l'on produira 12 heures d’émissions télévision.En primeur pour les groupes d’hommes d’affaires: Voilà qui commence bien un congrès, un séminaire, un colloque, un meeting, n'importe quoi! Il suffit que votre groupe ne soit pas trop important et qu il se réunisse au Mont Tremblant Lodge entre le dimanche soir et le vendredi après-midi, en septembre, après le congé de la fête du Travail.Sont compris tous les avantages dont jouissent chez nous nos clients des week ends: locaux de toutes grandeurs, cuisine réputée, bar tranquille.chambres confortables, décor enchanteur, activités sportives et sociales, promenades en forêt, attention de tous les instants, personnel bien stylé, etc.En plus, pour vous, tableaux, lutrins, machine Xérox, équipement audio visuel complet et, bien sûr, service de café! Appelez notre directeur des congrès, Guy Landry.Vous verrez que' vous réunir chez nous au coeur de septembre après un bon cocktail de réception à nos frais, ça met du coeur au travail.et réduit de beaucoup vos frais.WuembCariC ipdÿt Mont Tremblant Lodge Mont-Tremblant (Québec) J0T1Z0 Tél: (819)425-2711 La rencontre régionale, organisée sous la direction de M.Guy Thériault, directeur des services français de Radio-Canada aux Maritimes, s’est déroulée sous Toeil du modérateur Emery LeBlanc, directeur général des relations publiques pour Via Rail.Les 160 invités ont consacré leurs efforts à l’étude de quatre secteurs spécifiques: la programmation radio, la programmation télévision, l’information radio et télévision, ainsi que l’extension du service-ingénierie.MM.DesRoches et David, après la présentation des rapports issus des ateliers, ont donné suite aux questions soulevées dans les ateliers.En particulier, M.David a reconnu que le réseau de Radio-Canada avait été pendant longtemps centré uniquement sur le Québec, mais il a ajouté qu’il était véritablement pancanadien depuis le début des années 70.« Le poids des Québécois sera toujours plus lourd », a-t-il ajouté du fait notamment qu’on retrouve à Montréal une telle concentration de population et de personnes oeuvrant dans le domaine général de la radio et de la télévision.« Cette présence québécoise, nous ne pourrons jamais l’éviter.» Pour sa part, M.DesRoches a affirmé qu'on ne saurait décentraliser complètement les services de Radio-Canada, précisant cependant que les grilles horaires étaient fixées en consultation avec les stations régionales.M.DesRoches a indiqué que la production d’une émission d'information générale pour les auditeurs de l’Ile-du-Prin- ce-Edouard ne pourrait probablement pas se faire avant 1981.En même temps, Radio-Canada s’est dit disposée, en principe, à recevoir certaines émissions de Télé-Acadie.Aussi, a noté M.David, Radio-Canada prévoit consacrer une émission Les Beaux di-, manches au 375e anniversaire de la fondation de l’Acadie.L’embarras du choix Si vous vous adressez à nous lors de l’achat d’une maison, vous aurez l’embarras du choix.En définitive, vous choisirez en tenant compte de l’architecture, du nombre de pièces, du quartier, du prix.Quelle que soit l’importance que vous accordiez à ces divers éléments, il est fort probable que nous vous dénicherons la propriété qui vous plaira.Chez nous, le service personnalisé ainsi que de solides recommandations de financement viennent se greffer au vaste choix.Voilà comment nous nous sommes assuré la confiance des gens qui désirent acheter ou vendre.I Vous pouvez compter sur l’agent des Services immobiliers du Trust Royal.Il vous assistera et ensemble vous trouverez la maison qui fera votre bonheur.L’embarras du choix, nous en faisons notre affaire car nous sommes bel et bien à votre service.K IMMEUBLE Trust Royal | SERV ICES IMMOBILIERS L’ENSEIGNE QUI FAIT VENDRE 4 7 [LE DEVOIR gg Viande avariée Sentence réduite pour Ragé par Bernard Merrier La Cour d’appel du Québec, tout en modifiant la sentence, a cependant maintenu hier le verdict de culpabilité, prononcé en mai 1977, contre Réal Pagé, pour conspiration, fraude et mise en circulation de viande avariée.Pagé, qui était président de la défunte Federal Packing, avait écopé d’une peine de deux ans de pénitencier, mais le plus haut tribunal du Québec ramène cette sentence à une annee seulement, tout en ne le dispensant pas cependant de devoir verser l’amende de $3,000 qu’on lui avait en plus imposée.Les juges Lajoie, Casey et Lamer en arrivent à cette conclusion après avoir tenu compte des motifs invoqués par le premier magistrat mais aussi des comparaisons de sentences plus clémentes imposées à d’autres accusés du même genre de délit ou à certains individus pour des crimes plus graves encore.Si la protection de la société et le besoin d’exemplarité ne requièrent pas nécessairement une peine de prison pour l’accusé, opinent les trois juges, il faut noter que Pagé n’a pas retiré de bénéfice direct de ses crimes, qu’il a fait faillite, et qu’il est évidemment victime de l’ostracisme qui émane de sa condamnation et de l’odieux qui a rejailli sur lui et sa famille.Aux yeux des magistrats, tout cela constitue à la fois une punition et une humiliation suffisantes, en partie tout au moins, pour l'empêcher de recommencer ou empêcher ceux qui en seraient tentés d’en faire autant.||i^S M.Elwood-Driver.vice-président de la Commission américaine de la sécurité dans les transports, pointe du doigt, sur le moteur du DC 10 qui a entraîné dans la mort 273 personnes vendredi soir, l’endroit où un boulon de soutien disparu aurait du être retrouvé.A droite, M.William Schaefer, de la compagnie American Airlines, propriétaire de l’appareil écrasé.(Photolaser AP) Le Front commun: une structure dont la solidité reste à vérifier par Paule des Rivières Trois hommes auront, au cours des mois qui viennent, une influence marquée sur le comportement du Front commun syndical des secteurs publics et para-publics et, partant, de ses 185,000 membres: ce sont Marcel Gilbert de la CSN, André Therrien de la CEQ et Fernand Daoust de la FTQ.Ces coordonnateurs, les deux premiers des négociateurs de la première heure, le troisième secrétaire-général de la FTQ, sont les porte-parole autorisés du Front commun dont ils coiffent en quelque sorte la structure syndicale unissant, aux fins de la négociation, les employés des secteurs publics et para-publics des trois centrales québécoises.L’instauration de la structure syndicale n’a pas été spontanée et sa solidité sera à vérifier au cours des mois qui viennent fnais elle devient avec le temps — c’est le troisième front commun — mieux huilée et bien représentative de ses membres.Le comité numéro un du Front commun, où se retrouvent les trois porte-parole, est celui de liaison.Il est formé de 45 personnes, soit 15 par centrale, qui sont les premiers responsables des négociations avec l’Etat et les employeurs.La règle de l'unanimité entre les centrales s'applique dans toutes les décisions.Le protocole signé récemment entre les trois centrales et qui régit le fonctionnement du Front commun, précise que ce comité a pour mandat d’élaborer la stratégie, de coordonner les moyens de pression, de voir à l’information, de préparer des contre-propositions syndicales, de former des comités de travail et de convoquer la deuxième instance décisionnelle afin notamment d’y soumettre ses projets.Chaque centrale délègue 50 membres au conseil de coordination qui assure une voix à tous les groupes en négociation par l’entremise de leurs comités exécutifs nationaux.Ce conseil a un triple mandat: la coordination de la négociation sectorielle, la responsabilité de la négociation à la table centrale et l'adoption des recorih mandations touchant les grands mandats d’action à l'appui des revendications communes.Le conseil de coordination, qui ne s’est pas encore réuni contrairement au comité de liaison qui a déjà tenu de multiples séances, peut, s’il le juge à propos convoquer « l’intersectorielle » formée de 750 personnes, c’est-à-dire des- délégués de tous les syndicats des trois centrales.C’est le conseil de coordination qui, par exemple, devrait décider du véritable début de la négociation à la table centrale, où, rappelons-le, seront discutés les salaires, les primes d'éloignement, le régime de retraite et les droits parentaux et qui est la raison d’être première du Front commun.C’est également ce conseil de coordination, où les décisions se prennent aussi à l'unanimité des centrales, qui, ad-venant l’adoption de moyens de pr ession, peut fixer la date la plus propice à un déclenchement de moyens d’action concrets.Il est par ailleurs très clair qu’aucune grève ou moyen de pression ne saurait être déclenchée sans que l’ensemble des membres du Front commun n’aient pris le vote lors d’assemblées générales sur une question de cette importance.Le même recours aux assemblées générales est certain dans au moins un autre cas: lorsque vient le temps de l’adoption des projets de conventions collectives.On peut prévoir qu’une bonne partie du travail du conseil de coordination consistera à reviser ou discuter les recommandations du comité de liaison; ces deux instances ont une marge de manoeuvre qui leur permet de rajuster, dans un court laps oe temps si nécessaire, les demandes syndicales entérinées cet automne par les différents groupes touchés par cette négociation.En cas de compromis majeur, sur « des sujets d’une importance exceptionnelle » le conseil convoquera vraisemblablement les 750 membres de la troisième instance.Il existe aussi dans la structure front commun une série de comités qui viennent se greffer au comité de liaison.Le comité de stratégie se divise en comtés d’information et d’appui, deux groupes de travail qui ont des fonctions d’analyse et de recommandation.Le comité des salaires et celui des droits parentaux et de la condition féminine feront des recommandations aux instances décisionnelles et veilleront au respect des revendications des membres.Si l'action du Front commun est plus manifeste au niveau de la table centrale, il assure aussi une information complète de l’évolution des pourparlers aux différentes tables sectorielles où sont discutées les clauses dites normatives.Ainsi les syndicats intéressés pourront jeter un coup d’oeil sur les dernieres propositions patronales d’un syndicat voisin et, qui plus est, le Front commun rend plus facile la création de cartels sectoriels ~u’il encourage, entre différents syndicats oeuvrant dans des secteurs identiques, comme par exemple les enseignants de collèges affiliés à la CSN et ceux de la CEQ.Ces cartels ne sont pas toujours pos-siblies, car il n’est pas rare que les groupes visés ne s’entendent pas sur les demandes.Le Front commun est officiellement sur pied depuis le 7 mai dernier; c’est à cette date que les responsables de trois centrales ont pu s'entendre sur tous les aspects de leur fonctionnement en négociations et qu’ils ont pu « harmoniser » leurs demandes.Il reste que les trois coordonnateurs sont unanimes à noter que le processus est, vu le nouveau cadre juridique (lois 55 et 59), beaucoup plus avancé qu’en 1976 alors que les demandes syndicales n’avaient pas été déposées avant l’automne suivant le 30 juin de l’expiration des conventions collectives.Mais personne ne pense « régler » avant l’automne, encore moins avant le 30 juin alors que les employés verront leurs conventions venir à terme.Les cotisants de chacune des centrales sont au nombre de 77,000 pour la CEQ, 86,000 pour la CSN et 22,500 pour la FTQ, à l’interieur du Front commun.Chaque centrale dispose finalement d’un droit de véto et d’une voix égale à celle des deux autres aux deux comités décisionnels.C’est à l’intérieur de chaque centrale que la représentation des différents groupes est proportiennelle, règle générale, à leur nombre.Rappelons que la Centrale de l’enseignement du Québec est surtout présente dans le milieu scolaire et qu elle représente les enseignants des commissions scolaires catholiques (elle est en cartel avec les enseignants protestants de l’Association provinciale des enseignants protestants), les professionnels des commissions scolaires et des cégeps, des employés de soutien de ces mêmes institutions, quelques centaines de membres des affaires sociales et 2,000 enseignants de cégep.La Confédération des syndicats nationaux représente les 8,000 autres enseignants de cégep, la grosse Fédération des affaires sociales, la Fédération des professionnels salariés et cadres du Québec et celle des employés des services publics.La Fédération des travailleurs du Québec représente l’Union des employés de service, le Syndicat canadien de la fonction publique et l’Union internationale des employés professionnels et de bureau.Un boulon rompu a causé l’écrasement du DC 10 CHICAGO (d’après AFP et Reuter) — Le DC 10 de la compagnie American Airlines qui s’est évrasé vendredi peu après le décollage de l’aéroport de Chicago, faisant 273 morts, a été victime de la rupture d’un seul des 12 boulons qui relient un réacteur de l’appareil à l’aiTe.L’avion a trois reacteurs, un sous chaque aile et le dernier sur la queue.Les réacteurs d’aile sont arrimés par trois points.C’est un boulon de l’une de ces attaches qui, en se brisant, a entraîné la chute du réacteur situé sous l’aile gauche de l’appareil.Immédiatement après la chute du réacteur, l’avion a basculé sur la gauche et percuté le sol à environ un kilomètre de la piste d’envol.Ces explications techniques ont été fournies nie: à Chicago par M.Elwood Driver, Viceprésident de l’Agence nationale de la sécurité des transports (national transportation safety board) au cours d’une conference de presse.M.Driver a cependant déclaré que la seule chute du reacteur n’aurait pas du empêcher l’avion de poursuivre son chemin.Il a émis l’hypothèse que le réacteur d’aile, en tombant, ait pu heurter le moteur de queue, supprimant définitivement toute chance que le pilote puisse redresser l’appareil.WASHINGTON (AFP, Reuter) - Les deux enregistrements effectués automatiquement a bord du DC 10 de la compagnie American Airlines qui s’est écrasé vendredi à Chicago sont incomplets et ne permettront pas de savoir ce qui s’est passé au moment de l’accident, a annoncé samedi à .Washington le Bureau national de la sécurité aérienne.L’enregistrement des conversations dans la cabine de pilotage s’est interrompu quand les roues avant de l’appareil ont quitté le sol, soit 45 secondes environ avant que l’avion ne s’écrase.Le dernier mot entendu sur la bande magnétique est « sacré bon sang » (« Damn »), a précisé M.Jim King, président du Bureau.L’enregistrement ne s’est alors plus effectué.M.King n’a pas pu expliquer cette interruption.Le deuxième enregistrement aux mains des enquêteurs, celui contenant les données techniques (vitesse de l’avion, altitude etc.) est également incomplet, a déclaré l’un des membres du bureau.Cet enregistrement s’est arrêté 30 secondes après le décollage.Le début des enregistrements, a ajouté M.King, prouve que toutes les procédures de mise en route puis de décollage se sont déroulées normalement.Le bureau doit maintenant entendre l’enregistrement des discussions entre le poste de pilotage et la tour de contrôle.Les deux boîtes nores contenant les enregistrements incomplets ont été retrouvées dès vendredi soir sur les lieux de la catastrophe et emportées directement à Washington.Le bilan officiel de la castrophe est de 273 morts.258 passagers, 13 membres d’équipage, et deux personnes se trouvant à terre et atteintes par des débris du DC 10 des American Airlines au moment de l’explosion.Une Belge, Laura Marquet, est au nombre des victimes.Les enquêteurs vont tenter d’établir exactement comment une telle catastrophe — la plus grave de toute l’histoire aérienne des États-Unis — a pu se produire À la suite d’une réduction des approvisionnements des voitures en essence et d’une grève des « United Airlines », le vol 191 à destination de Los Angeles était confortablement rempli tout comme tous les avions de la compagnie, à l’occasion du week-end du « Memorial Day ».Au décollage, un moteur s’est détaché de l’aile gauche de l’appareil et celui-ci s’est alors écrasé tout près d’un camp de caravanes et les 83,000 litres de kérosène à l’intérieur de ses soutes ont immédiatement explosé.A 20 h, conférence de M.Albert Jacquard sur « Les arguments scientifiques ou arguments d’autorité », au pavillon principal de l’Université de Montréal.Jusqu'à mercredi, congrès de l’Association des collèges communautaires du Canada, à l'hotel Méridien.¦ Jusqi A compter d’aujourd'hui, et jusqu'à jeudi, dépron \rmr\rtcilirvi in+nv-moéii-innl I*1 1su« rîKvr\r< s-tvhéi t SlfTinià A compter d’aujourd'hui, et jusqu’à jeudi, symposium international sur les fibres optiques, au Cegep de La Pocatière.A 12 h, conférence de M.Robert Bourassa, de l’Université Laval, devant le Cercle canadien de Montréal, à l’hôtel Windsor.Jusqu’à jeudi, congrès de l’Institut canadien de science et technologie alimentaire, à l’hôtel Hilton de Québec.Jusqu'à demain, colloque de l’Association pour 1 assainissement de l’air, sous le thème « Energie et environnement: défi ou conflit?», à l'Auberge du Mont-Gabriel.Jusqu'à mercredi, congrès de l'Institut canadien de la distribution alimentaire, à l'hôtel Régence Hyatt de Montréal.Jusqu'à mercredi, colloque « Critère » sur la déprofessionnalisation, à l’hôtel Méridien du Complexe Desjardins.A 9 h 30, assemblée annuelle de l’Association des consommateurs du Québec, au'motel Le Castel des Prés de Trois-Rivières-ouest.Jusqu’à samedi, c’est la Semaine du planning des naissances, organisée par la Fédération pour le planning des naissances du Canada.A 19 h, assemblée générale de fondation de l'Association de gardiennage de Montréal-Nord, à l’école Le Carignan, 11,480 bout.Rolland à Montréal-Nord.Collecte itinérante de la Croix-Rouge en la salle de la Légion canadienne d’Otterbum Park, 318 rue Connaught, de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 20 h 30.L'un des employés de la tour de contrôle a déclaré que le décollage avait semblé correct jusqu’à ce que le capitaine .de l’avion avertisse par radio qu’il se passait quelque chose d’anormal.La tour a alors demandé: « voulez-vous revenir?» mais il n’y eut aucune réponse.Parmi les passagers, plusieurs membres de la redaction de Playboy se rendaient à un festival du livre à Los Angeles.Toute la nuit, à la lueur des projecteurs, les équipes de sauvetage ont retiré les corps des décombres de l’appareils pour les transporter dans une chapelle ardente installée dans un hangar de l’aéroport.Les 258 passagers du DC-10 ont probablement assiste à la catastrophe par la télévision de bord, a indiqué samëdi un porte-parole de la compagnie aérienne.Le porte-parole a déclaré que l’avion, qui s’est écrasé à un kilomètre de l’aéroport de Chicago, était doté d’un circuit de télévision fermé permettant de suivre la manoeuvre de décollage grâce à une caméra installée dans le poste de pilotage.Selon le porte-parole, une quarantaine de secondes se sont écoulées entre le moment où l’avion a commencé a rouler et où le nez de l’appareil a quitté'le sol.On ne saura jamais si le pilote a pu alors arrêter la caméra comme le veut l'usage.Quelques secondes plus tard, le DC-10 perdait son réacteur gauche, pivotait sur lui-même et s’écrasait sur un champ d’aviation de la banlieue de Chicago.Les 258 passagers et les 13 membres d’équipage ont péri dans la tragédie.Un des contrôleurs de la tour de Chicago s’est immédiatement rendu compte que le DC-10 était en difficulté.Le contrôleur a demandé au pilote s’il voulait revenir se poser d’urgence, mais ce dernier n’a apparemment pas eu le temps de lui répondre.Ces détails sur la catastrophe aérienne, la plus meurtrière dans l’histoire de l’aéronautique aux Etats-Unis, ont été révélés par un porte-parole de « l'administration fédérale de l’aviation » (FAA), M.Neal Callahan.Le porte-parole a noté qu’un DC-10 peut normalement voler, même s'il a perdu l’un de ses trois réacteurs.Mais le pilote, dont la responsabilité n’est pas en cause, a souligne M.Callahan, n'a probablement pas pu manoeuvrer, faute d’altitude.C’est là l’un des principaux points que s’efforcera d’établir l’enquête.Le DC-10 s’est écrasé par temps clair, avec un vent soufflant à 50 kilomètres à l’heure, après avoir décollé de l’aéroport international O’Hare de Chicago pour Los Angeles.L’aéroport O’Hare est celui dont le trafic est le plus important au monde.Le DC-10 a perdu son réacteur gauche, tombé sur la piste même, alors qu’il n’était qu’à environ 200 mètres (600 pieds) du IL.7.sol.L'appareil a pivoté avant de s’écraser à un kilomètre de la piste sur un terrain d’aviation désaffecté d’une banlieue nord-ouest de Chicago.Dix étrangers, et non onze comme précédemment annoncé, se trouvaient parmi les passagers: quatre Néerlandais, quatre Saoudiens, un Autrichien et une Belge.La polémique a été relancée aux Etats-Unis sur la sécurité offerte par ce type d’appareil, fabriqué par la compagnie « McDonnel Douglas Corporation ».M.Ralph Nader, avocat de la défense Ces trois hôtesses de l’air devaient être du vol 191, vendredi, au départ de Chicago; La compagnie n’a pas retenu leurs services pour ce vol où 273 personnes, dont 13 membres d'équipage ont péri.(Photolaser AP) des consommateurs, a demandé dès samedi matin que tous les appareils de ce type soient maintenus au sol en attendant les résultats de l’enquête sur l’accident de Chicago.« Quand un réacteur se détache d’un avion au décollage, a estimé Ralph Nader, un défaut de fabrication des autres DC-10 en service est tout à fait imaginable ».Les enquêteurs s’en tiennent pour le moment au déroulement des événements seconde par seconde.M.Elwood Driver, vice-président du Bureau National de la sécurité aérienne, qui dirige les recherches, a estimé que l’accident n’a peut-être pas forcément été déclenché par la chute du réacteur, précisant que les premiers renseignements ne mettent pas en évidence une erreur du pilote.Les enquêteurs se sont tout d’abord demandés samedi pourquoi l’appareil, bien qu’ayant perdu un reacteur, n’a pas pu éviter la chute.M.Neal Callahan, porte-parole de l’Administration de l’aviation civile (FAA), a en effet précisé que les avions de ce type ont été conçus pour pouvoir revenir au sol malgré ce genre d’avarie.M.Callahan a ainsi cité le cas d’un « Boeing 707 », qui avait perdu un réacteur peu après le décollage, en avril 1977, à St.Louis (Missouri) et qui avait réussi à se poser sans dommages.En mars 1974, rappelle-t-on, l’enquête sur l’accident du DC 10 des « Turkish Airlines » au nord de Paris, qui avait fait 346 morts, avait prouvé qu’un défaut de fabrication dans une porte de soute était à l’origine de la catastrophe.Les parents ne veulent pas du droit de vote offert par le ministre (par Paule des Rivières) — Les parents dédaignent le droit de vote au Conseil des commissaires d’école que leur propose le ministère de l’Education., C’est en effet le sens d’une résolution adoptée hier par les délégués de la Fédération des comités de parents de la province de Québec, réunis en congrès pour trois jours à Cap Rouge, près de Québec.C’est par 62 voix contre 13 que les délégués présents hier après-midi ont entériné la position de l’ateher portant sur la présence des parents au sein des conseils de commissaires.Cette question avait récemment fait l’objet d’un sondage auprès des comités de parents et 51% des 129 répondants s’étaient alors prononcés en faveur d’un droit de vote pour les parents au Conseil des commissaires d’écoles élus.Les 75 des 190 délégués qui ont assisté à l’assemblée générale du congrès en ont décidé autrement.Par contre, c’est par une forte majorité qu’ils se sont exprimés en faveur de la présence d’un représentant des parents a toutes les réunions des commissaires y compris celles à huis clos et celles des comités exécutifs des élus.A l’heure actuelle, la loi n’oblige pas les commissaires à accueillir un parent en leurs rangs.Environ 17 commissions scolaires ont accepté qu’un parent participe à leurs délibérations et deux leur ont accordé un droit de vote.Dans l’ensemble cependant, les commissaires d’école se sont montrés peu enthousiastes au plan d’action du ministère de l’Éducation qui, pour assurer « une portée plus déterminante » des parents dans la vie de l’école, faisait part de son intention de donner à un des leurs les mêmes pouvoirs que les commissaires.Interrogé hier soir sur les motifs du refus des délégués de parents de pousser pour obtenir le droit de vote, le président de la Fédération des comités de parents, M.Jean Pontbriand, qui a été reélu à la tête de l’organisme, a indiqué que les parents voulaient jouer pleinement leur role et dans ce sens n’étaient pas intéressés à « administrer ».M.Pontbriand a également parlé du danger pour le parent siégeant au conseil des commissaires de se retrouver devant l’obligation de voter sur des questions sans avoir pu consulter son comité au préalable.Les délégués sont par ailleurs favorables à l’idée d’une consultation obligatoire des comités d’écoles sur certains sujets et ils se sont dits d’accord avec la liste suggérée dans le plan d’action École québécoise qui comprend notamment le calendrier scolaire, la politique de maintien ou fermeture de l ecole, les critères de passage du primaire au secondaire et les objectifs particuliers de la commission et de l’école.(((CCCO GROS LOT 6/36 ’270,000.00 APPROXIMATIF VENDREDI NUMÉROS GAGNANTS PEU» IMPORTE L’ORDRE 8 1 14 | 22 | 27 | 34 6 SUR 6 NOMBRE DE GAGNANTS 0 PRIX 139,476.00 5 SUR 6 219 573.20 4 SUR 6 6143 56.70 5 SUR 64 ¦ ¦ • ¦ ¦ 6 13,947.60 NO COMPLÉMENTAIRE S’APPLIQUANT SEULEMENT AU 5 SUR 6 + ( 13 ) VENTES TOTALES: *1,452,879 NUMÉRO TIRAGE 9-08 VENDREDI 25/05/79 Séries émises- 90,000 chacune 1 GAGNANT DE *50,000.NUMERO COMPLET 53150 POSSIBILITÉ DE: $E HOO 90109 29 GAGNANTS DE CHIFFRES 3159 240 GAGNANTS DE *500.CHIFFRES 159 2430 GAGNANTS DE $100.Tous les billets gagnants de $500.et $100.de la Mini sont encaissables à toute succursale de la BCN t i 4 ¦ Montréal, lundi 28 mai 1979 LE DEVOIR Fondé par Henri Bourassa le 10 janvier 1910 Rédacteur en chef: Rédacteur# en chef adjoints: Directeur de l’information: Trésorier: Michel Roy Jean Francoeur ' Pierre Loignon Bernard Larocque Lise Bissonnette Du 22 mai au référendum du Québec LES résultats du scrutin du 22 mai sont dans l’ensemble perçus au Québec comme l’illustration saisissante d’un phénomène classique avec lequel les francophones sont depuis longtemps familiers, c’est-à-dire la dualité Unguistique et culturelle du pays.Il ne s’en suit pas que le Canada soit plus divisé maintenant qu’il ne l’était avant la campagne électorale.Hier soir, M.Claude Morin, ministre des Affaires intergouvemementales du Québec, disait à Télé-Métropole que les élections canadiennes ont établi la preuve d’une situation sur laquelle son parti a fondé son option fondamentale.À cet égard, il se réjouissait naturellement de constater que là consultation de mardi, plus encore qu’en 1972, avait démarqué les deux majorités.Autrement dit, l’image que renvoie le tableau électoral du Canada, la défaite de Pierre Trudeau et de son équipe, l’apparente répudiation de l’idéal canadien que celui-ci exaltait offrent au Parti québécois, a moins d’un an de son référendum, une toile de fond à laquelle il n’osait pas rêver.Dans ces conditions, la performance médiocre du Crédit social, dont le chef avait reçu l’appui dérisoire de M.René Lévesque, est réléguée dans l’ombre.En revanche, le Canada anglais réagit en plusieurs milieux avec contrariété et inquiétude à la polarisation qui s’est manifestée.Pas plus que les résultats du scrutin ne causent une grande surprise au Québec, on ne s’étonne * pas d’apprendre que beaucoup de citoyens de langue anglaise hors Québec réagissent avec stupeur, voyant là quelque brisure dramatique dont ils n’avaient pas soupçonné la profondeur.Une fois de plus, nous sommes mis en présence des conséquences et des séquelles d’un problème avec lequel les francophones ont appris à vivre tandis que leurs compatriotes n en mesuraient pas ou n’en connaissaient pas la portée.L’accession de M.Clark au pouvoir et la nouvelle composition de la chambre des communes créent pour le Québec un contexte entièrement différent qui peut se révéler à la fois plus sain et plus clair.En effet, le centre de gravité de la crise canadienne se déplace vers le Québec qui va rapatrier le débat sur son avenir politique.¦ Avant tout préoccupé de mettre en place un gouvernement représentatif et efficace, puis soucieux de s’attaquer en priorité à des problèmes concrets qui seront d’ordre économique, le nouveau premier ministre ne sera pas en mesure d’ouvrir ses dossiers constitutionnels au cours des mois qui viennent.Certes, il s’efforcera de nouer avec les provinces des relations fructueuses et harmonieuses, de sorte que plusieurs contentieux seront sans doute résolus, du moins si les fonctionnaires fédéraux obéissent aux nouvelles directives.Mais la situation difficile dans laquelle il lui faudra gouverner lui interdira de prendre des initiatives hardies dans un domaine, celui de la constitution et de la réforme du régime fédéral, où ses positions ne sont pas toutes définies, ni très claires, n est frappant d’entendre les porte-parole du nouveau premier ministre affirmer dans les Rocheuses qu’il gouvernera comme s’il était majoritaire.Cette affirmation, à moins qu’elle ne soit le fait d’esprits naïfs, est évidemment fausse car elle ne résistera pas à l’épreuve des réalités politiques.Prudent, souple, calculateur, M.Clark ne s’empressera donc pas de relancer le processus de la révision constitutionnelle à moins qu’il ne dissimule dans ses cartons un ensemble de propositions susceptibles de modifier sérieusement les données du problème canadien.Dans l’état actuel des dossiers connus chez les conservateurs, cette hypothèse est hautement invraisemblable.Sur le fond, on l’a souvent constaté, les positions du Parti conservateur sont souvent identiques à celles des libéraux.Seuls varient les moyens et les méthodes, ce qui n’est pas négligeable, surtout si l’on y ajoute une distinction qui relève de la conception du pays.M.Clark se représente le Canada comme la somme d’éléments distincts, un rassemblement de régions et de communautés.Dans cette optique, il ne lui répugne pas d’envisager un pays dont les gouvernements provinciaux seraient des égaux du gouvernement central, celui-ci étjmt moins fort, au sens où l’entend M.Trudeau.L’idée est généreuse et paraît réaliste dans un pays comme le Canada puisqu’elle ouvre la perspective d’aménagements et d’arrangements différents.Mais cette manière novatrice de voir le pays demeure encore abstraite et plutôt vague.Manifestement, M.Clark ne sera pas prêt à proposer dans quelques mois une révision radicale des pouvoirs, des relations inter-gouvernementales et des institutions.Outre l’assurance de sa bonne volonté, il n’aura surtout rien de substantiel à proposer au gouvernement du Québec.Rappelons ici ue les premiers ministres des provinces cana-iennes, presque tous conservateurs et solidaires de M.Clark, ont déclaré à quelques reprises, et meme solennellement pour deux ou trois d’entre eux, qu’ils se refusaient à envisager jusqu’à l’idée d’une négociation avec un Québec en voie d’accéder à la souveraineté.¦ Dans ces conditions, M.Clark a intérêt à laisser le débat sur l’avenir politique du Québec se dérouler principalement entre Québécois, dans l’espoir qu’une majorité se dégage éventuellement en faveur du lien fédéral.Cette position n’est possible toutefois que s’il peut compter sur des alliés dans le camp fédéraliste.Line vieille tradition, sinon une parenté idéologique, pourrait le porter à construire un tandem avec l’Union nationale et M.Rodrigue Biron.Celui-ci en serait sûrement ravi.Mais M.Clark voudra plutôt s’appuyer sur une formation plus importante et une personnalité plus forte.Le premier ministre trouvera en Claude Ryan son interlocuteur le plus sûr.Ainsi que l’expiique notre collègue Jean-V.Dufresne dans un article publié ce matin à la page un, plusieurs raisons militent en faveur d’un rapprochement qui n’aura cependant pas le caractère d’un pacte officiel ou d’une alliance formelle.Quand M.Ryan aura mis au point ses propositions de réformes constitutionnelles, qu’il aura obtenu l’appui de son parti et l’assurance qu’elles suscitent un consensus suffisant parmi les fédéralistes du Québec, il lui restera encore à convaincre M.Clark que telles sont les conditions auxquelles sera maintenue l’intégrité canadienne.Dans la mesure où M.Clark sera considéré comme le représentant du Canada fédéral, la démarche du chef libéral avec le premier ministre conservateur serait plus facile et plus naturelle qu’elle ne l’eût été avec son prédécesseur.Dans le nouveau contexte né des élections de mardi dernier, le débat sera donc davantage concentré au Québec et le chef des libéraux de la province y occupera une place plus importante que si l’équipe de M.Trudeau avait conservé le pouvoir à Ottawa.Mais encore faut-il que ce référendum soit organisé avant la fin de la présente année.L’opération est non seulement possible mais hautement souhaitable.Possible, en effet, puisque M.Lévesque, s’il invite les citoyens à se prononcer en octobre ou en novembre, dispose encore de quelques mois pour lancer le débat sur la question et prévoir une campagne d’une soixantaine de jours suivant les règles établies.S’il renvoie la consultation au printemps, il s’expose à devoir l’annuler en raison des risques d’élections fédérales.Le cas échéant, on ne sait plus quand ce référendum pourrait être organisé; l’electorat du Québec, qui commence à s’impatienter, accepterait mal qu’il soit repoussé jusqu’à l’échéance électorale.La rumeur populaire finira par s’accréditer suivant laquelle le PQ retarde le référendum parce qu’il a tout simplement 4)eur de le perdre et, peu après, le pouvoir.Souhaitable également pour les fédéralistes dont les propositions seront connues à la fin de l’été, et pour les partisans de la souveraineté appelés à mieux définir leurs positions au cours d’un congrès ce prochain week-end, qui pourront tous s’engager dans la campagne référendaire alors que les opérations de rapatriement et de réformes sont à toutes fins utiles suspendues à Ottawa, que les menaces d’interventions de l’autre gouvernement sont réduites au minimum, que le débat peut se dérouler dans un climat plus propice.Souhaitable aussi de le tenir cet automne pour lever enfin l’hypothèque du suspense qui gêne plusieurs milieux, entrave beaucoup de projets et paralyse les énergies nécessaires à un nouveau départ.Michel ROY La fin du monopole de Bell Au cours des prochaines semaines, la compagnie Bell Canada décidera de l’exercice de son droi d’appel au cabinet fédéral qui, seul, peut encore renverser une décision récente du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) Cet organisme vient de permettre au groupe CN-CP d'utiliser le réseau de Bell pour la transmission de données et l’établissement de services pour des ensembles particuliers d’abonnés.Cette décision constitue un point tournant dans l’évolution des communications électroniques au Canada En ouvrant l’accès au réseau téléphonique à d’autres entreprises, le CRTC a ieté une première base de ce que sera la « cité câblée » de l’avenir.¦ Depuis son invention, il y a un siècle, le téléphone a servi essentiellement à la transmission de la voix humaine.Mais l’avenir de cet appareil est maintenant du côté de l’échange de données entre des ordinateurs et leurs terminaux.Les circuits téléphoniques permettront aux entreprises de communiquer avec leurs clients et, éventuellement, aux gouvernements d’être plus près des contribuables Cet outil « démocratisera » l'informatique en offrant la possibilité aux simples citoyens et aux chefs de petites entreprises de rejoindre l’ordinateur.La fibre optique assurera le transport de cette multitude de signaux.Dans ce contexte, on voit comment le réseau de Bell Canada est au centre de tous ces changements dans les modes de communication Il faut noter ici que personne ne remet en question le principe du monopole pour ce qui est du service téléphonique public.Tout le monde est d'accord pour maintenir un seul réseau universel de communications orales.Le CRTC croit cependant que les usagers tireront un meilleur parti du réseau des télécommunications si le CN-CP peut raccorder ses lignes aux centraux de Bell Canada.Lors des audiences, plusieurs associations d'hommes d’affaires et de nombreux dirigeants d’entreprises ont appuyé le requête du CN-CP en affirmant que le jeu de la libre concurrence maintiendra les prix à un niveau raisonnable.Il est vrai que.dans plusieurs cas, la lutte entre des entreprises pour une plus grande part du marché en- traîne une réduction des coûts pour les abonnés.Pour la population, l’enjeu se situe à un niveau beaucoup plus élevé.La question est de savoir s’il faut laisser à la direction d'une grande entreprise le monopole technologique d'une dimension aussi importante pour l’ensemble des citoyens.Une dépendance trop poussée face à une seule entreprise comporte un risque sérieux qu’une société ne peut se permettre de prendre.Des contraintes au niveau d une stratégie commerciale ou des ressources financières disponibles pourraient, par exemple, retarder la mise en place de certains types de communication.Les objectifs d’une compagnie de coïncident pas toujours avec ceux de l’ensemble de la population.Evidemment une politique gouvernementale apporterait une meilleure réponse à cette question des intérêts collectifs.Lors de la conférence fédérale-provinciale de Charlottetown, les ministres des Communications ont convenu de former un groupe de travail chargé d’étudier les questions de la concurrence dans le secteur des télécommunications.Mais il faut être réaliste: on sait fort bien u’avant d’en arriver à un accord entre les paliers e gouvernement dans ce secteur chaud, on aura le temps d’étudier bien des formules de rapatriement et de partage des pouvoirs.D’ici là, le jeu de la concurrence offre les meilleures garanties en ce qui concerne le développement et l’utilisation future du réseau téléphonique.L’innovation naîtra plus facilement.Dans son plaidoyer en faveur du statu quo, Bell a soutenu que l’arrivée du CN-CP sur ses lignes signifiait en fait « une expropriation de ses actifs ».Il est vrai oue Bell perd ainsi l’usage exclusif de son réseau.Il faudra dorénavant fournir l’interconnexion aux clients qui le demandent.Mais cette mise en commun du réseau de Bell Canada n’apparaît pas comme une injustice à l’endroit de la compagnie.Ces installations ont été bâties avec les contributions mensuelles des abonnés du téléphone soit plus de 96% de la population.Permettre l’accès au réseau à des concurrents devient aujourd’hui un des volets du rôle de « service public » que doivent fournir les compagnies de téléphone.Les câblodis- tributeurs ont déjà marqué un point dans ce sens.S’il est vrai que Bell Canada perdra quelques dizaines de millions en revenus suite à cette decision, la compagnie, pourra toujours rétablir la rentabilité prévue à mesure que d’autres « associés » viendront accroître la capacité utilisée de son réseau.¦ Les audiences du CRTC ont donné lieu à un curieux déploiement de forces en présence.Appuyant la requête du CN-CP, on voyait un grand nombre d’usagers dont des firmes québécoises Co-op Fédérée, Métro-Richelieu, Provigo, Domtar.Indécises au début, l’Ontario et la Colombie-Britannique ont appuyé l’idée du raccordement.Mais, de Vautre coté, frayait avec les compagnies de téléphone, nul autre que le gouvernement du Québec! Les représentants du ministre des Communications, M.Louis O’Neill, ont défendu le monopole parce que la « question était trop fondamentale et qu’elle devait etre étudiée en fonction de l’intérêt public et non d’intérêts privés ».En théorie, cette position paraît défendable mais, dans la conjoncture, on constate un manque évident de pragmatisme et de stratégie concrète.Vaut-il mieux s’abandonner à un monopole ou profiter du jeu de la concurrence pour chercher à satisfaire les intérêts du Québec?Le ministère des Affaires sociales a fait monter les enchères avant de confier à CN-CP l’installation de ses 150 terminaux à travers le Québec.La rivalité entre les firmes donne une marge de manoeuvre beaucoup plus grande que les conditions fixées par un monopole.¦ La décision du CRTC permet d’entrevoir de nombreuses possibilités.D’autres entreprises et, éventuellement des gouvernements, pourraient réclamer aussi le raccordement au réseau de Bell.Bien délimité, le jeu de la concurrence offre des avantages dans beaucoup de domaines.Bell ne devrait pas s’accrocher à son monopole.Il serait surprenant que le cabinet de M.Clark renverse la décision du CRTC après avoir tant vanté les mérites de la libre concurrence.Michel NADEAU multiplier à l’infini.Interprétée de façon très libérale, la Charte des droits et libertés de la personne, jumelée avec certaines autres lois dites sociales, pourrait provoquer des bouleversements majeurs dans notre façon de vivre.Propriétaires face à leurs locataires, employeurs face à leurs employés, commerçants face à leurs clients, sont susceptibles d’être touchés les premiers.Et quand les droits et libertés de chaque locataire, de chaque employé et de chaque consommateur auront été protégés à l’extrême, alors il deviendra peut-être nécessaire de songer, aussi, aux droits et libertés de chaque propriétaires, de chaque employeur, de chaque commerçant, si l'on veut que ces derniers aient encore quelque intérêt à être, et d’édicter une nouvelle Charte qui serait, cette fois, celle des droits et libertés de la société.(1) La Commission des droits de la personne du Québec c.Les Biscuits Associés du Canada Ltée, CS MÜ 500 05-020313-779.IIKtMIMIII! Une charte à surprises par Robert Décary Les lois ont parfois des tentacules insoupçonnées La Charte québécoise des droits et libertés de la personne, en particulier, est en voie de devenir une véritable boîte à surprises.Les causes interdites de discrimination sont, rappelons-le, la race, la couleur.le sexe, l'orientation sexuelle, l’état civil, la religion, les convictions politiques.la langue, l'origine ethnique ou nationale, et la condition sociale.Au cours des derniers mois, trois décisions sont venues éclairer ces dispositions.Il y a eu celle dans laquelle une jeune fille se vit reconnaître le droit de jouer au hockey dans une ligue de garçons Puis celle où une dame de Hull eut raison d'un employeur qui l’avait congédieé sous prétexte qu'elle ne parlait pas suffisamment l’anglais.Fi-nelement.le 11 avril dernier, une dame de Ville D’Anjou a eu, elle aussi, raison d'un employeur qui l’avait congédiée parce qu'il ne tolérait pas que des personnes ayant entre elles un lien de parenté (frere, soeur, oncle, tante, beau-frère, belle-soeur, neveu et nièce) travaillent dans son établissement.(1) Dans cette dernière affaire, l’em-pjoyeur cherchait, selon ses propres dires, à « éviter le favoritisme et à se protéger contre l’absence au travail de plusieurs personnes lors d’un décès dans une famille.» Mais c’était là, selon monsieur le juge Édouard Martel de la Cour supérieure de Montréal, exercer une discrimination à l’encontre de « l'état civil » de l'employée, les liens de parenté faisant partie, de par une jurisprudence et une doctrine centenaires.de l'état civil d’une personne.Une décision dont le bien-fondé juridique ne parait pas faire de doute et qui fera réfléchir de nombreux employeurs peu enclins à reconstituer des cercles de famille au sein de leur entreprise.Sexe.langue, état civil.Bientôt même LE DEVOIR ne pourra plus af- ficher des titres tels « des idées, des événements, des hommes ».Et peut-être n’avons-nous encore rien vu! n est en effet une cause de discrimination, « la condition sociale », qui n’a pas encore été définie par les tribunaux et qui pourrait donner lieu, si l’on cherche à l’exploiter, à des réclamations des plus fantaisistes que les tribunaux pourraient parfois avoir du mal à écarter.Serait-il possible, par exemple, de prétendre qu’il y a discrimination contre la condition sociale dans le fait de refuser une carte de crédit à une personne qui n'a pas assez.de crédit, ou d'imposer une limite inférieure de crédit à une personne dont le salaire est moindre?Dans le fait d'exiger des primes d'assurance plus élevées d'une personne qui vit dans un quartier davantage exposé aux risques d’incendie et de vol?Dans le fait de taxer plus lourdement ceux qui gagnent plus d’argent?Et les exemples peuvent se La chance au coureur par Albert Brie Dans nombre de foyers, le chien reste le dernier rempart et le seul soutien de l’esprit de famille.¦ La plus grande partie de l’art du médecin spécialiste consiste à savoir jouer sur les maux.Les vacances approchent, et déjà l’on sent que le travail se porte mieux de savoir qu’il ne sera pas abattu.¦ De toutes les inventions humaines, le mensonge est la seule dont tous les hommes peuvent réclamer la paternité.¦ Ce qui manque au malade mental, c’est une certaine disposition à déraisonner comme l’individu normal.¦ « A toutes les questions des journalistes, le premier ministre s’est contenté de tourner autour.» Il a donc donné une circonférence de presse.sommes mieux protégés.¦ Il est bien beau de dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, mais allez donc voir ce qui se fait à l’ombre.¦ Mal défendues contre la pollution par le bruit, les oreilles auraient besoin de murs.¦ J'aimerais bien recommencer ma vie à neuf, mais je ne vois pas où je prendrais les huit autre.¦ Quand nous nous complaisons dans notre malheur, nous l’alimentons; dans notre bonheur, nous le déshydratons.¦ Refuser de donner la vie à un enfant, sous prétexte qu'il pourrait être malheureux, c’est préjuger qu’il sera lâche.¦ La colère est le hoquet de l’humeur.¦ Quels sont les chants des lendemains de révolutions qui chantent: le Te Deum ou le Dies Irae?¦ Tout sentiment se convertit en passion quand le coeur nous monte à la tête.¦ En politique, un parti d’opposition doit pouvoir compter sur une meute de grosses bêtes constamment à l’affût de la petite bête.¦ La contestation systématique est faite d’un peu de pureté et de beaucoup de stupidité.¦ De nos jours, n’importe qui s’improvise éducateur.Il n’y a donc pas lieu de s’étonner si la diffusion de la connaissance est parfois dispensée par des ignorants.La grande ruse du manipulateur d'hommes: donner l’impression que le peuple le suit alors qu’il le pousse devant lui.¦ Les nouvelles sectes sont des tentatives pour recycler le bon Dieu.¦ Le prêtre à la mode me fait penser au politicien qui puiserait les articles de son programme dans l’Evangile.¦ Les esprits crédules qui adhèrent sans examen aux nouvelles croyances souffrent de vogue à l’âme.¦ Nous avons d’autant plus peur que nous Ne respectons pas ces opinions que tout le monde partage, qui traînent partout, qui sont malmenées par le premier venu.Respectons-nous! ¦ Ne vous faîtes pas une loi de n’ouvrir la bouche que si vous avez quelque chose à dire; vous serez amené à prononcer des paroles que vous auriez eu avantage à taire.¦ L’avenir n’existe pas pour celui qui tue le temps qui passe.¦ Il faut donner une chance au coureur jusqu’à ce qu’il se mette à marcher.A ce moment là, vous pouvez l’écraser.mm ¦ Pour dissiper une confusion (Lettre adressée à Françoy Roberge, journaliste au DEVOIR).À la suite d’une entrevue que vous avez eue avec mon collègue Yves Guinard et moi-même, vous avez publié dans l’édition du 25 avril, un article concernant Dialogue/Communications.Tout au long de cet article, vous avez largement fait état de nos méthodes particulières et de la rigueur que nous mettons dans l’exercice de’notre métier.Je vous sais gré, Monsieur Roberge, de nous avoir présenté si justement.Je dois cependant attirer votre attention sur un point qui risque de prêter à confusion.Lorsque vous faites état de nos commentaires sur la façon dont le gouvernement Le défaite du Parti québécois, surtout dans Jean-Talon, provient du vote des indécis qui en ont « assez » du gouvernement Lévesque qui endette le Québec pour ne plus jamais en sortir avec ses millions d’emprunts.La nationalisation de l’As-bestos Corporation, si elle devait être réalisée, serait la plus désastreuse aventure du siècle! Emprunter des millions pour étatiser l’Asbestos Corporation, emprunter en- En tant que syndiqué et citoyen engagé, j’aimerais apporter quelques remarques au texte de Charles Gagnon paru dans LE DEVOIR du 22 mai.Pour quelqu’un qui parle tellement de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier organisé, à ce que je sache, il est lui-même en dehors et de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier en général, en tant qu’ancien professeur d’université.Je me reporte à ce que j’ai vu de son groupe lors du 1er mai dernier et j’ai constaté que les membres de celui-ci ne font pas partie de la classe ouvrière, la plupart ayant l’air d’étudiant des cégep et des universités; la plupart des membres de ce groupe ayant l'air d’ouvriers ayant été envoyés par En Lutte dans les usines, et j’en connais plusieurs.Avec Grand’Maison, j’affirme que les membres de la « go-gauche » demeurent sur les memes rues et fréquentent les mêmes institutions éducatives et autres que les membres de la nouvelle petite-bourgeoisie salariée et intellectuelle.Si je me souviens bien des années 60, concernant vos actions au nom du peuple québécois, vous n’aviez reçu aucun mandat faisant suite à un débat démocratique.Vous avez alors fait un geste individuel procède pour sélectionner les agences, vous nous citez ainsi: « Finalement la sélection des agences est une sélection bidon.» Je voudrais rectifier la fausse impression engendrée par l’utilisation du mot « bidon » signifiant populairement que les dés sont pipés.Au contraire, j’entretiens la ferme conviction que les concours de sélection des agences de publicité appelées à oeuvrer pour le gouvernement du Québec se déroulent avec un grand souci d’honnêteté et de probité.Cependant la remarque que nous avons voulu faire au cours de notre conversation est la suivante: nous ne pensons pas que les mécanismes de sélection gouvernementaux pour le choix des agences soient au point, parce çjue: 1) les délais imposes aux agences ne leur laissent absolument pas le temps de faire un travail en profondeur.2) le dialogue essentiel pour cerner le projet avec toute la rigueur voulue entre le mandataire (le ministère concerné) et le mandaté (l’agence) est pratiquement impossible.3) finalement, le processus honnête, mais compliqué, de sélection entraîne une perte de temps et d’énergie, partant d’argent, pour les fonctionnaires autant que pour les agences qui participent au concours.Pierre PELLETIER vice-président de Dialogue-Communications Montréal, le 25 mai emprunté et sur la consolidation de la dette, lorsque la population du Québec ne pourra pas suffire à payer les intérêts, etc.Ce côté désastreux de l’aventure de l’Asbestos Corporation, le gouvernement Lévesque n’en parle pas.Mais la majorité silencieuse vient de mettre un cran d’arrêt à cet endettement chronique.Maurice DUSSAULT Québec, le 5 mai 1979.avec sa conception de la démocratie.Vous qui savez.vous qui apportez de l’extérieur, d’au-dessus de notre classe et du sein de votre état-major tout ce que nous devons apprendre et faire pour déloger les bureaucrates de nos organisations afin, que vous et les vôtres puissiez faire carrière à leur place.Vous devez savoir qu’il n'y a pas si longtemps on disait quelque chose comme: « En dehors d’En Lutte pas de salut »! Richard LÊPINE Longeuil, le 23 mai -> LE DEVOIR est publié par l'Imprimerie Populaire, société à responsabilité limitée, dont le siège social est situé au numéro 211.rue du Saint-Sacrement.Montréal H2Y 1X1 II est composé et imprimé par l'Imprimerie Dumont incorporée dont les ateliers sont situés à 9130.rue Boivin; Ville LaSalle L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR ABONNEMENT: Édition quotidienne: S65.par année: rtx mois: $36: trois mois: $24 A l'étranger: $70.par année; six mois: $36; trois mois.$27.Éditions du samedi: $19 par année Edition quotidienne, livrée A domicile par porteur: $1 50 par semaine Tarif de l'abonnement servi par la poste aérienne sur demande Courrier de deuxième classe enregistrement numéro 0858 Dépét légal Bibliothèque nationale du Québec TÉLÉPHONE: #44-3361 (lignes groupées) V______________________________ M Asbestos, une aventure désastreuse ¦ Un salut dont on ne veut pas core des millions pour remplacer le matériel désuet, emprunter d’autres millions pour la construction d’usines de transformation, emprunter encore des millions pour la machinerie nécessaire et je n’en finirais plus d’additionner les millions qui devront être engloutis dans cette aventure.Des générations et des générations auront à payer pour ces millions d’emprunts.Les intérêts sur le capital me suujecuve ues masses.e vous êtes resté seul.Tou comme vous vous autoprocla mez aujourd’hui comme étan le seul communiste authenti que, vous vous autoproclamie alors comme le sauveur di peuple.Concernant vos ancienne sympathies felquistes, nom pouvons dire que vous été passé d'une affirmation natio naliste petite-bourgeoise ei débridée à une négation toui aussi fanatique et petite bourgeoisie de votre identiti nationale.Tout chez-vous s’expliqui par votre grande peur des amé ricains: rappelez-vous vo: propres paroles lors d’une as semblée publique tenue au Cé gep de Maisonneuve.Je suis moi-même syndiqui depuis 15 ans et militant actif En tant que tel j'en ai assez di ceux comme vous qui se pro noncent ex cathedra sur moi sort et sur mes « dirigeants » En tant que travailleur cons cient de ses intérêts, je n’a pas besoin de guide suprêmi surtout quand celui-ci va pui ser son inspiration aux source mêmes du Goulag et des pen sées choisies de Staline, le pe tit père des peuples res sable de la mort de 20 milL d’individus qui avaient le n heur de ne pas être d’acc Le Devoir, lundi 28 mal 1979 Solange Chaput Rolland j Le cabinet Clark avec ou sans les Québécois Les jeux sont faits et pour longtemps, car il est essentiel que le pays connaisse une période stable aux plans économique et politique.Les conservateurs doivent démontrer leur capacité de prendre des décisions importantes pour rejancer l’économie, freiner l'inflation, faire la preuve qu’ils sont capables de comprendre le Québec de 1979, et accepter les éléments de sa spécificité.S’ils se résignent à faire appel a des personnalités diverses pour interpréter pour eux et à leur place les différents reflets de notre société, ils imiteront la façon d'agir de Sir John A.MacDonald qui abandonnait à Sir Georges-Etienne Cartier la gestion, l’administration et la compréhension des aspirations du Lower Canada.Depuis le 22 mai, nous nageons en pleine contradiction constitutionnelle.M.Clark Canada-provinces-anglaises en étant moirts hautain que ne le fut M.Trudeau avec ses partenaires provinciaux.Le Parti conservateur, n’a pas renié le concept du « One Canada, One Nation, one Flag, et one » je ne sais quoi! Il ne reconnaît pas non plus au Québec un statut particulier ou distinctif, comme le proposait le rapport « Se Retrouver ».Pourtant, avec une fébrilité qui serait comique si elle n’était aussi visiblement sincère et angoissée, le nouveau premier ministre s’apprête avec l’assentiment de ses commettants et de ses conseillers, à reconnaître officiellement au Québec, au sein de son futur cabinet, un statut non seulement particulier mais surtout privilégié en nommant par le biais du Sénat des sénateurs-ministres, lesquels fourniront la preuve qu’il lui était impossible de gouverner le Canada sans le Québec.Il est à l’honneur de Joe Clark et des siens de vouloir respecter par un tel procédé la seconde majorité du Canada; il suffisait de l’entendre parler français dans l’anti-Québec Alberta pour comprendre son honnêteté.Mais cependant un fait transcende sa bonne volonté; les Québécois sont absents de sa députation parce que d’autres Québécois l’ont ainsi voulu par un vote libre et ouvert découlant du fait que M.Clark n’a pas résisté à l’envie de démontrer que lui aussi saurait mettre le Québec à sa place en re-jettant le droit à l’autoKiétermination.Deuxièmement, il a permis à nos écrans de télévision de faire le procès de M.Trudeau en le déclarant « coupable » de je ne sais quel forfait avec accompagnement de bruit de lourde porte qui se referme sur son hypothétique culpabilité.Un tel mauvais goût a compromis sérieusement son parti aux yeux des Québécois, et les élec- teurs n’ont guère apprécié qu'André —-— Payette se prête à une aussi désolante su- parti politique renchère teintée de démagogie.l’est-elle plus en ce qui concerné cette De telles stratégies, de telles fautes de joût et un tel opportunisme sont plus né-astes à un parti que des erreurs da — -,.lans les législations sociales ou linguistiques.Les candidats conservateurs au Quebec ont été autant victimes des erreurs de straté- ,c?““1C cu,c- imposer par ie mais ou gie de leur phef que de la popularité de M.Sénat redevenu subitement important aux Trudeau.Les Québécois, souverainistes et veux c*e ooliticiens nui s’en monnent en actuel auraient été bénéfiques à l’entourage conservateur.Personne, que je sache, ne l’a obligé à se prêter à une telle démagogie télévisuelle et personne non plus n’a dû lui imposer de soutenir l’ambivalente position de son chef face au droit des Québécois de choisir eux-mêmes leur avenir.Sa défaite ne provient pas de l'étroitesse de nos lois ou des consequences de la refonte de la carte électorale; elle jaillit de la désaffection de ses commettants pour son comportement comme pour celui du nouveau premier ministre.Il eût été également de bonne venue que Peter Blailue dans Lachine soit élu à la place de Rod Blaker plus « libéralement » tonitruant que sensible au Parlement.Mais si la volonté du peuple est souveraine dans le cas de la victoire d'un iarti politique sur un autre, pourquoi ne est-elle plus en ce qui concerne cet même Volonté vis-à-vis des candidats?M.Clark a raison de vouloir asseoir des conservateurs québécois à ses côtés dans son cabinet; mais il serait mieux avisé d'attendre des élections partielles pour les faire élire.Les imposer par le biais du fédéralistes, le tiennent en haute estime; le ridiculiser en des heures que tous nous pressentions difficiles pour lui équivalait a se faire hara-kiri.André Payette savait mieux que tout autre conservateur les conséquences d’une telle publicité car il possède les secrets du pouvoir de la télévision sur les foules.Sa défaite personnelle dans Sainte-Marie est navrante car son prestige et sa connaissance du Québec Les procès d’intentions UN projet de loi en préparation au ministère de l'Agriculture du Québec interdirait la vente de terres agricoles à des étrangers, à moins que ceux-ci ne fassent « la preuve de leur désir » de continuer l’exploitation agricole (LE DEVOIR, 28 avril 1979).De la Loi de la protection des plantes à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles en passant par la Loi sur la protection du territoire agricole le ministre de l’Agriculture administre déjà un ensemble de lois qui lui donnent sur l'agriculture, les agriculteurs et les citoyens, des pouvoirs presque totalitaires.Que l’on se rappelle seulement, les termes de la Loi sur la protection du territoire agricole: « Une personne qui (comme, incidemment, le ferait volontiers un esprit libre) sciemment accomplit ou omet d’ac-compür quelque chose en vue d’aider une personne à commettre une infraction à la présente loi, ou qui sciemment conseille à une personne de commettre une infraction, l’y encourage ou l’y incite, est elle-même partie à l’infraction » (art.88) et, par conséquent, peut être passible de six mois de prison (art.90).Pour appliquer ce qui est l’équivalent d’une loi des mesures de guerre agricole, il y avait déjà, en 1976, selon des chiffres memes du gouvernement, un fonctionnaire à plein temps du ministère de l’Agriculture du Quebec pour dix agriculteurs québécois (déclarant des ventes de $5,000 ou plus); si on y ajoute les fonctionnaires fédéraux affectes à l’agriculture québécoise, il y a un bureaucrate agricole pour cinq agriculteurs québécois! L’aberration consistera maintenant à faire aux étrangers des procès d’intentions en les obligeant à prouver leur désir devant quelque bureaucrate! Ne pouvant contrôler les gens en ne dirigeant que leurs actions, les lois contemporaines s'attaquent à leurs désirs et intentions.Parmi les nombreux précédents récents, rappelons l'obligation faite au propriétaire d'un logement loué, dans certains cas, de prouver son intention de l’habiter lui-même, s’il ne veut pas renouveler le bail de son locataire.• Le vieux principe juridique de l’illimi-tation affirmait qu'est licite tout ce qui n’est pas explicitement interdit.Aujourd’hui—le grand juriste français Georges Ripert l’observait déjà il y a un demi-siècle—, l’Etat travaille dur pour que tout par Pierre Lemieux Professeur, essayiste, journaliste, l’auteur s'est déjà fait connaître aux lecteurs du DEVOIR par ses convictions libertaires.ce qui n’est pas explicitement permis soit interdit.Ainsi, nous dit-on, le ministère de l’Agriculture voudrait interdire la propriété étrangère de terres agricoles (c'est-à-dire bureaucratiquement définies comme agricoles), de façon générale, quitte à consentir de magnanimes exceptions pour les étrangers qui démontreront des intentions chastes.Il y a plus.Institutionnalisant encore iauwn:Ni*i[»]*i davantage la discrimination légale contre les étrangers, cette « loi » poursuivrait l’oeuvre littéralement réactionnaire — puisqu’elle revient au droit de l’Ancien Régime — de la nationalisation du droit.Devant l’évolution du droit français, oue Québec ne fait que plagier avec un demi-siècle de décalage, Ripert avait bien vu que le nouveau droit dif social est « purement national ».Le concept de droit civil, déplorait-il reprend ainsi son sens primitif: « Lé jus civile », c’est le droit des gens de la cité par opposition au « jus gentium » (droit des gens).L’idée est ancienne de ne pas faire participer les étrangers au droit civil, mais on enseignait jusqu'ici que la civilisation avait tendu à confondre le droit des gens et le dro Voici que la distinction reparaît.» « Le Déclin du Droit, 1949) La méfiance envers les étrangers accompagne naturellement l’esprit ' clocher, la glorification du village, la mentalité tribale qui se développe au Québec, et dont on espère qu elle ne remontera pas jusqu'à ses ascendants écologistes.Comment ne pas songer à la tribu philippine des Ifugaos: « Plus éloignée est la vallée où habitent d’autres Ifugaos, plus ceux-ci sont étrangers et doivent être traités comme ennemis potentiels.(.) Selon Hoebel, un des principes juridiques de la société Ifugao est qu’on peut ordinairement tuer a vue un étranger qui vient de loin.» (Jean-William Lapierre, Vivre sans Etat?Paris, 1977) Les tracteurs au méthane sur l’île Jésus, les étrangers maintenus à distance prudente des Québécois pure race, une société d’interdits, grise et fermée, des procès d’intentions au nom de la planification, et des intellectuels moutons qui encensent le pouvoir.Est-ce là le Qué- de bec de demain?Pour le français, langue officielle de l’Europe par Louis-Paul Béguin IL èst de plus en plus question que des initiatives soient prises pour que le français soit la langue officielle de l’Europe.Un comité pour la langue de l’Europe va être constitué.Le Québec doit appuyer cette action.Cet objectif des francophones européens doit absolument se réaliser.Le français doit devenir la langue officielle de l’Europe.Ce n’est pas par sentiment nationaliste, linguistique, idéologique ou politique que je lance cet avertissement.La langue française est traditionnellement, bien plus que l’anglais, la langue européenne.Trois pays y sont de langue française.Nous verrons les qualités de notre langue, qualités qui sont toujours présentes qui ne demandent qu’à être mises de l’avant, au lieu d'opter pour un franglais qui en annule l’effet.Signalons en premier lieu que l’Europe des nations qui se' forme et qui va avoir son parlement, son assemblée, soit à Strasbourg, soit à Bruxelles, toutes les deux villes françaises, doit pouvoir se distinguer des autres super-communautés.La communauté des pays industriels de langue anglaise formée des pays d’Amérique du Nord et de la Grande-Bretagne n’a pas à s'inquiéter au sujet de sa langue, le commerce en anglais est une chose mondiale.Tant mieux.Les pays de l’Est, d’autre part, sont surtout de langue russe, tout au moins officiellement, dans les réunions internationales.Restent les Japonais qui ont adopté, eux aussi, l’anglais.Ni l'allemand, ni l’italien, ni l’espagnol, malgré leur force numérique, ne peuvent prétendre à ce statut de langue officielle.rapport des forces, du français, langue de l’Europe.Nous sommes bien placés pour les convaincre.Notre passé, nos efforts et notre lutte parlent d’eux-mêmes.J’en ap-.pelle au gouvernement du Québec, aux associations culturelles des pays francophones d’Europe, d’Afrique et d’Amérique, et aux linguistes, écrivains, traducteurs, journalistes, pour qu’ils fassent tout ce qu’ils peuvent afin que le français, en devenant la langue de l’Europe, permette aux générations futures de connaître encore les richesses de cet incomparable miroir des communications, des cultures et des sciences.Il est temps d’agir.yeux de politiciens qui s’en moquent en temps ordinaire, me semble peu compatible avec nos traditions politiques.M.Trudeau n’a pas invoqué ce vague article 26 du BNA lorsqu’il s’est retrouvé coupé du Western Canada.Il a demandé à l’ineffable Jack Homer de jeter son lasso autour des ministres élus et cette ruse s'est retournée contre M.Trudeau et contre son conservateur devenu libéral en moins de dix heures.Si M.Clark passe par dessus la volonté populaire en choisissant lui-même des Québécois influents pour participer aux travaux de son gouvernement, comment ces élus du chef seront-ils perçus des candidats défaits qui ont arpenté leur comté depuis deux ou trois ans, et qui ont démontré leur loyauté à un parti qui maintenant les remplacera avec un je ne sais quoi de précipité ou de superficiel, quelle que soit la qualité des nommes choisis et la sincérité de celui qui les choisira.Il me semble que M.Clark devrait s’efforcer de démontrer que son besoin du Québec n’est pas simplement une affaire d’équilibre social ou de bonne gestion nationale.Il reconnaît implicitement, par cette manoeuvre, le poids historique et politique du Québec et il devra par la suite convaincre tout son parti d’en faire autant.Le geste de M.Clark est plus que généreux et j’en reconnais tout le mérite.A court terme, il sera valable pour lui et son équipe.A long terme, il risque de se retourner contre lui, contre ses ministres dûment élus; lorsque nous nous souvenons de la suceptibilité du Canada anglais pour tout ce qui se dit être des « concessions to Quebec » il nous est permis de penser que ces nominations lui coûteront probablement très cher.A quoi bon construire un pont artificiel entre francophones et anglophones dans son parti, entre le Québec et les conservateurs des autres provinces si personne ne voulait circuler sur ce pont?Les Canadiens anglais ont pris depuis plus de cent ans la triste habitude de s’en remettre à des Canadiens français pour expliquer le Québec à leurs compatriotes, à leurs voisins, leurs familles, leurs militants.Le détestable What does Quebec want en est une preuve irréfutable.Le temps est maintenant propice à une recherche de compréhension entre les membres de la seconde société du Canada et ceyx de la première société, n est plus important à cette date de notre histoire que les membres du gouvernement Clark comprennent le Québec tel qu’en lui-même il est que de confier à des Québécois privilégiés le soin de leur expliquer ce que trop d’entre eux ont choisi délibérément d’ignorer depuis 1867.Oui, il y a polarisation des deux sociétés depuis le 22 mai.Nous ne pouvons rien contre cette réalité; mais nous pouvons construire sur cette réalité des relations solides et enfin stables.Nous nq sommes pas obligés de tenter désespérément de forcer les membres à s’aimer, à se fréquenter, à se faire confiance.Nous pouvons simplement pjpvoir des lois justes, et plus équitables dans la répartition des taches afin que les deux sociétés qui se feront face à 1 automne au sein de la Shambre des communes, se respectent et se complè- tent.Il n'est pas nécessaire qu’elles se dressent l’une contre l’autre, ou qu'elles manifestent des signes de mésentente, de racisme ou de rancoeur.Les esprits chagrins disent qu’elles sont irréconci-liables; mais nous sommes plusieurs à savoir qu’une telle réalité n’existe pas.Nous sommes différents les uns des autres à cause de notre éducation et du poids de la mémoire collective.Accepter positivement la présence des deux sociétés ce n’est pas décider qu'elles sont ennemies; c’est honnêtement reconnaître à chacune d’elle une dignité d’être et une liberté encore plus grande d’être.Pour toutes ces raisons, je demeure convaincue que M.Clark devrait consolider la présence de francophones au sein de la fonction publique, parmi son entourage, prendre des mesures pour conserver à Ottawa des jeunes Québécois désireux de revenir chez eux pour travailler entre eux, et nommer des parlants français à la Banque du Canada, au conseil d’administration des compagnies de la Couronne, etc.Si le gouvernement Clark prenait le temps, non pas de meubler les absences de Québécois dans son cabinet, mais de démontrer à tous les citoyens de cette province son ouverture d’esprit, son acceptation de nos aspirations vers l'autre détermination, son désir de reconstituer le grand ordre fédéral, alors dans quelques mois, il serait en meilleure posture pour faire élire des candidats conservateurs qui ensuite iront démocratiquement, portes par la confiance de leurs commettants, prendre place à côté des autres élus du parti conservateur.Toute autre façon ae former son cabinet m’apparaît superficielle et illusoire; de telles mesures prises en toute urgence servirait uniquement à faire croire aux citoyens du Canada comme à ceux des autres pays, que les Québécois nationalistes marchent la main dans la main avec son gouvernement II est plus que possible qu’une telle entente, cordiale et franche, existe un jour, mais l’imposer par le biais d'une loi obscure ressuscitée dans un Sénat dont tout le monde ricane ouvertement serait, je crois, mettre un cataplasme au lieu de guérir la plaie en profondeur.Pour tout dire, je me sens plus rassurée par le poids politique d’une Flora MacDonald que par la nomination instantanée d’un sénateur québécois devenu instantanément ministre, pour remplacer un député momentanément absent de l’équipe conservatrice.Le Québec attend un geste large du Canada anglais depuis plus de cent ans; il peut sûrement attendre encore un mois.Association québécoise de planification succossorale DINER-CAUSERIE: Hôtel Mont-Royal, Salon Terrasse au Lobby MERCREDI le 30 mai 1979 A 18:00 heures CONFÉRENCIER: Me André Dorais, avocat de l'étude Spiegel & Kravetz TITRE DE LA CONFÉRENCE: Les conséquences fiscales de prêts à des actionnaires cadres ou employés.PRIX: Membre: $12.00 Non-membre: $15.00 Information: 843-8410 outre, en Grande-Bretagne, le français le parle et ft fort ASSEMBLÉE POPULAIRE LE RÉFÉRENDUM; EXPRESSION DE L’AFFIRMATION NATIONALE DES JURASSIENS ET DES QUÉBÉCOIS INVITÉ D’HONNEUR MONSIEUR ROLAND BÉGUELIN PRÉSIDENT DU PARLEMENT DE LA RÉPUBLIQUE ET CANTON DU JURA, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU COMITÉ PERMANENT DES COMMUNAUTÉS ETHNIQUES DE LANGUE FRANÇAISE ENDROIT DATE RESTAURANT SAMBO 5666 EST, RUE SHERBROOKE LE LUNDI 28 MA11979 À 20 HEURES INVITATION À TOUS ENTRÉE LIBRE LA SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE DE MONTRÉAL lï tin _j _______________ est la langue seconde.On .bien d’ailleurs.L’Europe s’adresserait au monde dans la langue traditionnelle des grands Européens, le français.Ainsi serait maintenu un équilibre culturel entre l’anglais, le russe, et le français.Et l’Europe, à la table des nations, y trouverait ainsi son particularisme.Au sujet de la langue universelle, John Galsworthy déclarait: « Le français est la langue qu’il conviendra de choisir.» C’était un Anglais, un grand écrivain.Il disait que le français représentait « la ligne de moindre résistance ».Si le français ne devient pas la langue officielle de l’Europe, ce sera automatiquement l’anglais qui triomphera.Or, le français, langue idéale de l’Europe, ne meance aucunement l’espagnol qui a sa force internationale, l’allemand que la force économique des germaphones protège, ni l’italien.S’il fallait que l’anglais devînt la langue officielle de la Communauté, alors qu’il est déjà celle des Etats-Unis, du Canada (en partie), et des anciennes colonies britanniques, aucune autre langue ne résisterait.Déjà, des signes avant-coureurs sont là: l’ECÜ, que certains prononcent à la française, en pensant a l’ancien écu de France, n’est qu’un sigle qui cache l espressiou anglaise.European Currency Unit.Il y èfl a d’autres.On aurait tort de voir dans cette proposition du chauvinisme et du parti-pris.La langue française est la seule qui sait être, à la fois, langue littéraire, scientifique, poétique, diplomatique, avec la meme force, et au même niveau d’excellence.L’anglais, disons-le, est surtout une langue commerciale.L’allemand est trop difficile, même s’il est infiniment plus profond que l’anglais, et plus « philosophique » que le français.Mais sa grammaire I empêche de se répandre aussi facilement que l’anglais, l’espagnol ou le français.La « qualité de mesure » d’une langue aussi raffinée, aussi souple que le français est un gage, encore aujourd’hui, de ses possibilités en diplomatie, en relations internationales.Le français doit être la langue de l’Europe.Le Québec doit tout faire pour que la France, la Belgique et la Suisse se rendent compte, elles qui % taux sujet à changement sans préavis ^ i ici n oai io pi cavio certificats de dépôts garantis terme d’un an ¦ intérêts versés annuellement, autres termes et conditions disponibles sur demande.-&U;f mm Boul.Henri-Bourassa est, coin Christophe-Colomb Montréal, H2C 1H1 Fiducie ^ Populaire m >;:ÿ :,3i! If I I sont parfois aveugles à ce sujet, de l’i portance, pour l’équilibre culturel et ’im- le institution inscrite à la régie de l'assurance-dépôts du Québec.du lundi au vendredi: à nos bureaux ou au téléphone/ code régional: (514), frais d’appels de l’extérieur acceptés.LL 6 ¦ Le Devoir, lundi 28 mai 1979 iRiMaifo Abitibi-Témiscamingue, Réservoirs Cabonga et Gouin, Pontiac-Gatineau et Lièvre, Laurentides Mauricie: Nuageux avec quelques averses.Maximum, 16.Aperçu pour mardi: peu de changement.¦ Outaouais, Montréal, Trois-Rivières-Drummondville, Québec, Montagneuse de l'Estrie-Beauce: Généralement nuageux avec quelques averses.Risoue d’un orage.Maximum de 16 à 18 Aperçu pour mardi: peu de changement ¦ Lac-Saint-Jean, Saguenay, Parc des Laurentides, Rivière-du-Loup- Malbaie, Baie-Comeau, Rimouski-Matapédia, Sainte-Anne des Monts-Parc de la Gaspésie: Généralement nuageux avec quelque averses.Maximum de 13 à 15.Aperçu pour mardi: peu de changement.¦ Gaspé, Sept-Iles: Nuageux dvec quelques averses.Vents modérés.Maximum de 11 à 14 Aperçu pour mardi: nuageux avec quelques averses.¦ Basse-côte-Nord-Anticosti : nuageux avec quelques averses.Vents modérés.Maximum près de 11.Aperçu pour mardi: peu de changement.+ Jamieson liciter l’investiture libérale de juillet avant que M.Peckford n’annonce les élections.« Sa décision a précipité la mienne », a-t-il dit.M.Jamieson était le porte-voix des Terre-neuviens dans le cabinet fédéral.Fort populaire dans l’île, il s’estime capable de renverser M.Peckford mais, s’empresse-t-il d’ajouter: « Je ne prends rien pour acquis ».En effet, bien qu’il ne soit âgé que de 36 ans, M.Peckford a connu une ascension rapide d’abord comme député de Green Bay en 1972, puis comme ministre des Affaires municipales en 1974.Mais, surtout, il hérita du portefeuille des richesses naturelles, en 1976, qui constitue à Terre-Neuve le tremplin d'une carrière politique prometteuse.Troisième premier ministre de cette province depuis son entrée dans la Confédération en 1949, M.Peckford, dit-on, ressemble davantage à M.Joey Smallwood qu’à M.Moores: fièrement insulaire, brutal parfois, mais très sensible au bien-être des citoyens de l’ile.Il a rapidement transformé le ministère des Mines et de l’Énergie en un organisme compétent, réussissant à infléchir la résistance des multinationales dans le sens des réglementations pétrolières et gazières qu’il a fait adopter.Il s’est aussi opposé farouchement aux visées fédérales sur les richesses sousmarines, et s'apprêtait à revendiquer les droits de Terre-Neuve jusqu'en Cour suprême au moment ou le régime Trudeau fut renversé.Sur ce dossier, MM.Peckford et Clark partagent les mêmes vues.Il s'apprête aussi à forcer la réouverture du dossier hydroélectrique pour obtenir une révision de l’accord énergétique sur les chutes Churchill, hautement profitables au Québec.Le chef libéral à qui succède M.Jamieson s’était trouvé en difficulté il y a quelques mois lorsqu'il dut avouer devant une commission d’enquête judiciaire — après l’avoir nié publiquement — avoir fait circuler un rapport policier confidentiel à propos d’une affaire d'incendie criminel.Il avait été alors vivement critiqué par son caucus.Pour lui, l’arrivée de M.Jamieson sur la scène politique « est purement académique.La campagne est déjà amorcée », a-t-il dit hier en annonçant depuis Saint-Jean sa démission en faveur du ministre.Quant au premier ministre Peckford, il réclame un mandat » pour négocier une politique économique avec le nouveau premier ministre.M.Joe Clark.» M.Peckford, faut-il rappeler, répugne à faire front commun avec les autres provinces de l'Atlantique.Il a refusé par exemple de s'associer au Conseil des premiers ministres des provinces maritimes, en expliquant ue son gouvernement ne veut pas « - iluer » ses revendications en les associants à celles des provinces-soeurs.Hormis les pêcheries, a-t-il habitude de dire, « Terre-Neuve n’a rien de commun avec elles.A cause de notre énergie, de nos forêts, de nos richesses naturelles, nous avons tout avantage à négocier distinctement avec Ottawa.» La campagne électorale ne manquera certes pas d'intérêt.?Israël israéliens, et en présence du secrétaire d’Etat américain Cyrus Vance, avaient auparavant adressé un vibrant hommage aux efforts du président Carter en faveur de la paix.Le premier ministre israélien a d’autre part révélé qu’il avait accepté l’invitation du président égyptien à se rendre à Alexandrie dans la première semaine du mois de juillet prochain.En milieu d’après-midi, accompagné de MM.Vance et Begin, le président Sadate a été l’objet, à Beersheba, capitale du Né-guev, en territoire israélien, d’un accueil chaleureux des quelque 50,000 habitants, Israéliens et Arabes.Le président israélien Yitzhak Navon, qui l’a accueilli « au nom de tous, Juifs et Arabes », lui a rendu un vif hommage et a souhaité que d’autres Etats arabes « se joindront au processus de paix ».En réponse, le chef de l’Etat égyptien s’est déclaré heureux « qu’avec l’aide de Dieu » et de son « ami Menahem Begin », la promesse qu’il avait faite d’ouvrir une nouvelle ère de paix dans la région et entre les1 peuples israélien et égyptien « ait été tenue ».Après la cérémonie à l’université de Beersheba, le président Sadate, MM.Begin, et Vance, accompagnés par des ministres égyptiens et israéliens, sont partis pour Le Caire à bord de l’avion du rais, pour inaugurer symboliquement le nouveau couloir aérien entre l’Egypte et Israël.A leur arrivée dans la capitale égyptienne, ils ont déclaré aux journalistes que le court trajet avait été « excellent et historiçiue ».M.Begin a ajouté qu’il avait eu à bord de l’avion avec le président Sadate des « entretiens informels mais importants ».Il n’a pas voulu en dire davantage.Au cours du vol, le président Sadate, dans une brève déclaration à la tv israélienne, a estimé que la journée du 27 mai 1979 « entrera dans l'histoire et l’on parlera désormais de l’ère de l’après El-Arich ».« Le fait le plus significatif de cette journée, a-t-il ajouté, est que nous avons réussi à briser la barrière psychologique qui séparait nos deux peuples ».Le premier ministre Israélien, qui était assis aux côtés du président Sadate, a déclaré, de son côté, que « le moment le plus émouvant a été celui de la rencontre des invalides de guerre de nos deux pays ».Il s'agit « d’un fait unique dans l'histoire, qu après une guerre, les héros et anciens adversaires se rencontrent, s’embrassent et se prêtent serment qu’il n'y aura plus m guerre ni versement de sang », a conclu le premier ministre israélien.Les mesures annoncées hier sont avant tout symboliques.L’ouverture complète des frontières entre les deux pays ne se réalisera que lentement et ne s’étendra que plus tard aux échanges économiques.Les détails pratiques restent à mettre au point.Mais, initialement, la circulation des personnes sera très sélective, a précisé le ministre israélien de la Défense, M.Ezer Weizman, qui n’a pas été démenti par son homologue égyptien, M.Hassan Ali.Les modalités du franchissement des frontières par les ressortissants des deux pays doivent encore être précisées, a dit M.Begin, ajoutant que M.Moshe Dayan en discuterait avec les responsables égyptiens.au Caire la semaine prochaine.La libération pour en tirer les conséquences pour les élections présidentielles de l’an prochain.¦ Tout porte à penser que M.Carter a l’intention de solliciter un nouveau mandat de quatre ans, .même si les défaites répétées qu’il vient de subir au Congrès et l’inculpation de son ami ’Bert Lance accroissent les risques de voir le parti démocrate rechercher un autre candidat.La semaine qui vient de s'achever a confirmé l’impression que le président démocrate avait perdu le contrôle de son propre parti.La débandade avait commencé la semaine précédente, lorsque le Congrès avait rejeté le plan de rationnement de l’essence en cas de crise que M.Carter avait pourtant présenté comme un élément essentiel de sa politique énergétique.Sur cette lancée, les membres démocrates de la Chambre des représentants ont manifesté à trois reprises, dans une proportion de deux contre un, leur opposition au projet Carter de libéralisation des prix du pétrole brut produit aux Etats-Unis.Dans le même temps, les démocrates libéraux de la Chambre se sont alliés aux conservateurs de l'opposition Républicaine pour repousser le projet de budget.Le gouvernement a été obligé de faire des concessions de dernière heure pour avoir une loi de finances.Pour faire bonne mesure, cinq représentants démocrates ont annoncé publiquement qu’ils n’avaient plus confiance en Jimmy Carter pour diriger le parti et qu’ils allaient lancer un mouvement pour le remplacer par le sénateur Edward Kennedy comme candidat à la présidence en 1980.C’est dans cette atmosphère de guérilla que l'inculpation de Bert Lance est tombée comme la foudre sur la Maison-Blance.Banquier de Géorgie et ami personnel de Jimmy Carter, M Lance avait dû démissionner de son poste de directeur du budget en septembre 1977, à la suite d’allégations d’irrégularités dans la gestion de sa banque.Après 17 mois d’enquete, il a été inculpé de malversations financières.Les Américains se croyaient revenus au temps de Nixon et du Watergate.Pendant toute cette semaine noire, le président n'a rien fait pour amadouer les membres du Congrès.Au contraire, il n’a perdu aucune occasion de dénoncer publiquement leur inaction et leur timidité devant les grands problèmes, comme celui de l’énergie, auxquels les Etats-Unis doivent faire face.Beaucoup d’observateurs politiques voient dans cette hargne spectaculaire de Jimmy Carter contre le Congrès la preuve qu’il a bien l’intention de se représenter aux élections.Jimmy Carter, font-ils observer, a été élu en 1976 en faisant une campagfle d’outsider, de provincial,.contre les politiciens de Washington.Il promettait aux électeurs de changer les moeurs politiques du pays qui venait à peine de sortir du Watergate.Il est beaucoup plus difficile de faire ce genre de campagne lorsqu’on a déjà été à la tête du pays depuis quatre ans et que rien n’a changé.C’est pourquoi Jimmy Carter ne perd aucune occasion de désigner les politiciens du Congrès comme les véritables responsables de ses échecs.Les mêmes observateurs pensent que tout dépend d’Edward Kennedy.Il affirme pour le moment qu'il ne sera pas candidat et qu’il est partisan de la réélection du présiaent Carter.Mais s’il changeait d’avis, le parti démocrate, à en croire les sondages, le choisirait comme candidat.Quant on lui a posé la question cette semaine.Jimmy Carter a répondu bravement que s'il décidait de se représenter, il n’aurait pas plus peur de Ted Kennedy que n’importe quel autre rival.Mais on est encore loin de novembre 1980.Espagne: la pire vague de terrorisme a fait 17 morts en quarante-huit heures MADRID (d’après Reuter et AFP) — Apres la série d’attentats qui ont fait 17 morts et plusieurs dizaines de blessés en quarante-huit heures en Espagne, l’extrême-droite a réclame hier la démission du gouvernement, tandis que des personnalités madrilènes lançaient des appels au calme.Après l’attentat commis samedi soir contre le café « California 47 » à Madrid, fréquenté par l’extrême-droite madrilène et qui a fait huit morts et 39 blessés, le roi Juan Carlos et son.épouse la reine Sophie ont néanmoins présidé hier, comme prévu, un grand défilé militaire à l’occasion du «jour des forces armées ».La parade s’est déroulée à Séville (Andalousie), sans aucun incident.L'armée a fait un accueil chaleureux, presque amical au chef de l’Etat espagnol.Comme ils l’avaient montré samedi lors des obsèques des trois officiers abattus vendredi iar l’organisation séparatiste asque ETA, les militaires de haut rang, dont certains grades de l’ère franquiste, ont donc respecté .les appels au calme que leur ont lancés, à maintes reprises, leurs supérieurs hiérarchiques.Cependant, et en dépit du sensible impact psychologique qu’a produit sur les téléspectateurs la retransmission en direct de la cérémonie, les Espagnols ont encore vécu hier dans la psychose d’un nouvel attentat.De nombreux policiers patrouillaient dans le centre de Madrid et de plusieurs grandes villes, ajoutant encore à l’émotion créée, par l’attentat commis dans un café du centre de la capitale.Cette dernière action n’avait pas été revendiquée hier soir.Une personne se réclamant de l'organisation basque ETA avait bien indiqué, dans un coup de téléphone, que ce mouvement était à l’origine de l’attentat de Madrid, mais les enquêteurs estimaient qu’il s’agissait d’un faux appel, et pensaient plus volontiers que la bombe de la cafeteria California 47 avait été déposée par un commando du Groupe révolutionnaire antifasciste premier octobre (GRAPO).1,400 nouveaux réfugiés vietnamiens à Hong Kong HONG KONG (Reuter) -Environ 1.400 réfugiés vietnamiens sont arrivés à Hong-Kpng samedi à bord du cargo Sen On.Ils ont dit avoir payé chacun 4.000 dollars pour leur passage, a annoncé hier la police.Le capitaine et l’équipage se sont enfuis à bord d’une jonque pendant la nuit, à Tem-bouchure de la rivière des perles, laissant les réfugiés piloter le bateau.Les garde-côtes de Hong- Kong sont entrés en contact avec le bateau samedi après-midi.Le cargo a ignoré leurs signaux, a brusquement changé de route et est venu s'échouer sur Tile de Lantao.250 réfugiés ont alors joyeusement sauté à terre mais ils ont été immédiatement entourés par la police.Le livre de bord du cargo a disparu.La police soupçonne une organisation criminelle d’avoir organisé la fuite des réfugiés depuis le Vietnam.Plusieurs ayatollahs candidats à la présidence TEHERAN (AFP) - La course à la présidence de la république islamique iranienne semble ouverte entre les grands ayatollahs qui concentrent depuis le 15 février entre leurs mains les destinées de l'Iran.• Il y a dix jours, deux grands dignitaires religieux, Tayatollah Rabbani Hirazi.proche de l’ayatollah Khomeiny, et Tayatollah Sadegh Rohan, celui-là même qui, il y a 7 ans avait, le premier, ouvertement mis en demeure le chah de quitter l’Iran, désignaient le chef de la révolution islamique iranienne comme « la personnalité la plus compétente » pour occuper la charge de la Erésidence de la république, ’organisation des « mod- jahedin e khalq » (islamique révolutionnaire-progressiste) proposait de son côté, vendredi, l’ayatollah Mahmoud Taleghani de Téhéran à cette même résidence, et invitait Tayatollah Khomeiny à enjoindre « religieusement » à Taleghani d’accepter cette responsabilité, qu’il avait refusée dans le passé.Les négociations CEE-ACP semblent bloquées BRUXELLES (Reuter) -Malgré l’échec samedi des négociations entre la CEE et les 57 pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), la conclusion d'un accord sur le renouvellement de la convention de Lomé avant le 1er juillet semble encore possible.Les deux parties sont convenues de se retrouver à une date ultérieure, vraisemblablement en juin, après le Conseil européen de Strasbourg et avant le sommet économique de Tokyo ont indiqué.lors d’une conférence de presse commune.M.Jean-François Poncet, ministre français des Affaires étrangères et président du conseil pour le semestre en cours et M.Michel Anchouey, ministre gabonais du plan et principal négociateur pour les ACP.Une nouvelle date sera fixée en fonction des progrès réalisés par les experts qui poursuivront les négociations, ont-ils dit.La fixation de l’aide financière des Neuf aux ACP reste le principal point de discorde empêchant tout progrès dans les autres domaines de la négociation, a déclaré M.Anchouey.précisant que l’offre de la CEE de verser 6.7 milliards de dollars sur cinq ans n’était pas suffisante.Tout en proposant les dates des 25 et 26 juin pour la reprise des négociations, le ministre français a souligné que l’offre de la CEE était définitive.De source française, on précise que certains ajustements permettant aux deux pays de sauver la face étant possibles, un accord pourrait encore intervenir avant le 1er juillet, date de la fin de la présidence française.Bien que la CEE et les ACP soient divisés sur le « guichet » financier, des progrès ont été réalisés dans d’autres domaines, a indiqué M.François Poncet.Les milieux communautaires citent notamment l’extension du système de stabilisation des recettes d’exportations (STABEX) à d’autres produits et l’instauration d'un nouveau système destiné à protéger les > pays ACP contre les chutes des cours des minerais.La Zambie et le Zaïre, deux pays producteurs de cuivre, ont déclaré cependant que les 260 millions de dollars alloués à cet effet étaient insuffisants et que le schéma prévu pour les minerais ne couvrait pas les pertes éventuelles de revenus d'exportations.De source française, on indique que le caoutchouc sera inclus dans le STABEC, une décision favorable au Cameroun et au Liberia, en revanche, l’inclusion du tabac, réclamée par le Malawi a été repousée, indique-t-on.L'ayatollah Taleghani suscite beaucoup de respect et possède une grande influence parmi les forces démocratiques et les minorités ethniques iraniennes, telles que les Kurdes et les Turkmènes.Jouissant d’un prestige sans égal parmi l’importante minorité turque iranienne et dans la classe moyenne, Tayatollah Kazem Chariat Madari, animateur spirituel du parti de la république populaire islamique peut être le cas échéant, un autre rival sérieux pour Tayatollah Khomeiny.L'ayatollah Rouhollah Khomeiny reste cependant, le plus puissant de tous les grands dignitaires religieux et la personnalité la plus populaire d’Iran.Chef suprême religieux et politique, il commande • i’armée iranienne ainsi que de nouvelles unités paramilitaires, telles que les « gardiens de la révolution » ou les multiples « comités Khomeiny ji.Les « feclayine islam », un groupe politico-religieux redoutable, fort d’au moins cinquante mille « kamikazes » religieux, généralement très bien entraînés, et qui ont refait surface officiellement samedi, avec comme président Tayatollah Sadegh Khalkhali, un autre proche collaborateur de Tayatollah Khomeiny, se tiennent « entièrement à sa disposition ».Utilisant sa tactique préférée en s'adressant directement au peuple sans passer par la hiérarchie politique, Tayatollah Khomeiny s'est lancé, depuis quelques jours, indirectement, dans la « course à la présidence ».Violents combats au Nicaragua MANAGUA (AFP) - Le Front sandiniste de libération nationale a lancé aux premières heures de la mâtiné ldi Amin préparerait une contre-offensive AFRIQUE DU NORD COMPAGNIE NATIONALE ALGÉRIENNE OE NAVIGATION LIQNl RlOULltM VtM L'AFSIOU* DU NOM) ESCALES: Algérie, Alger, Oran, Annaba et Skikda Tunisie; Tunis, Stax et Sousse.QUITTANT EOOUQH AVESSE Toronto 15|uln 15|uillet Montréal.20 juin .20juill«t EacaMa dan» d'autraa ports sur damanda s attisants AGENT AU CANADA __________ march shipping limited MONTREAL (514)842 8841 SAINT JOHN (506)693 1227 TORONTO (416) 366-2586 CALGARY 199.Nos vols ABC partent le samedi soir à dater du 30 juin pour une.deux ou trois semaines.Six, huit ou dix semaines aussi disponibles sur quelques départs Réservez au moins 30 purs à l'avance Places selon disponibilités Réservez dès aupurd’hui auprès de votre agent Il connaît nos conditions.Avions de Nordair opérés par Suntours Ltee avec approbation de la Commission Canadienne de Transport selon la réglementation des vols ABC Dépôt non remboursable de $25 requis Taxe de Transport du Canada en plus Détenteur d un permis du Quebec Vacances Sunflight lnter£VHIes NAIROBI (AFP) - L’ancien président ldi Amin et ses partisans, appuyés par des mercenaires originaires notamment de pays arabes et disposant d’un équipement considérable, se préparent à lancer une contre-offensive de grande envergure, a affirmé hier à Nairobi le chef du commando envoyé par le député israélien Samuel Flatto-Sharon pour tenter de capturer le dictateur’ougandais, M.Daniel Waltener.Selon les renseignements recueillis sur le terrain, a affirmé à TAFP M.Waltener, la contre-offensive pour reprendre le contrôle du territoire ougandais se prépare dans la region d’Arua, dans le nord-ouest du pays, province d’origine du president Amin et de la plupart de ses partisans.La piste d'atterrissage d'Arua, a-t-il dit, a été agrandie et des avions de différents types, notamment des Hercules C-130 ont débarqué plusieurs centaines d'hommes et un armement considérable, en particulier des lances-roquettes à tubes multiples de fabrication soviétique au type « orgues de Staline ».Les membres du commando envoyé par le député israélien, qui ont maintenant tous quitté 1 Ouganda, ont fait prisonniers deux de ces « mercenaires », a poursuivi M.Waltener.Il s'agissait d’un sergent d’infanterie de l’armée übyenne, du nom de Skali Ali Mohammed, et d’un spécialiste en roquettes, peut-être d’origine irakienne.Ce dernier a dit avoir été entraîné en Angola par les supporters cubains du MPLA.Le chef du commando a précisé à ce propos que la présence de Cubains dans les forces pro-Amin ne serait pas impossible mais qu’ils n’ont pas réussi à en obtenir la preuve.Le maréchal Amin est toujours sur place, a encore indiqué M.Waltener.et affirme qu’il sera le « reconquérant » de l’Afrique.Le commandement effectif des troupes qui lanceront la contre-offensive a été donné au lieutenant colonel Juma Ali, ancien commandant d'un régiment mécanisé de reconnaissance et président du tribunal militaire ougandais.Le lieutenant colonel Juma Ali est également l’homme qui a tué Mme Dora Bloch de deux balles dans la tête, a poursuivi M.Waltener.Passagère dans l’avion de la com-pagnie Air France détourne en juillet 1976 sur Entebbé par un commando palestinien.Mme Bloch avait été transportée dans un état de choc à l’hôpital de Mulago, à Kampala, et n'avait pas été sauvée par le raid israélien.Le colonel Juma Ali Ta ensuite arrachée de l’hôpital et tuée.Il a transporté le corps au camp de la police militaire de Makindye, dans la banlieue sud-ouest de Kampala, où, après lui avoir coupe les pieds et les mains, il a donné Tordre de l’enterrer, a-t-il précisé.Le corps doit être prochainement exhumé et, dans ce but, le fils de Mme Bloch, M.Benny Bloch, est arrivée hier, à Nairobi, d’où il gagnera Kampala accompagné de spécialistes israéliens de l’identification des cadavres.En outre, plusieurs suspects 3ui avaient été appréhendés ans la nuit de samedi à dimanche, ont été remis en liberté, accentuant un sentiment de malaise dans la population, inquiète de l’impunité dont jouissent les auteurs des derniers attentats: ceux de la caferia California 47, de même que le commando de TETA-militaire, responsable de l’assassinat, vendredi à Madrid, de trois officiers et d’un simple soldat.Dans le calme apparent du dimanche, les responsables de Tordre public craignaient cependant que des groupes néo-fascistes ne tentent d’envenimer encore la situation et d’engager des « actions de représailles ».Aussi, comme pour enrayer un quelconque sursaut de vieux nostalgiques du régime franquiste, le gouverneifr civil de Madrid, M.Jos^ Maria Ronson, a réitéré hier matin ses appels au calme à la population, tandis que la presse d'extrême-droite soulevait les vieux démons de la guerre civile.« Devant l’incapacité du gouvernement à enroyer le terrorisme, va venir l’heure où les Espagnols, pour sauver l’honneur et la patrie, se feront justice eux-mêmes », a déclaré notamment El Impar-çial.Le journal d’extrême-droite « El Alcazar » exige de son côté la démission du gouvernement de M.Adolfo Suarez et la mise en place d’un gouvernement de salut national fort afin « d’épargner à notre pays une nouvelle guerre civile ».Une section spèciale de la police, mise sur pied en février après l’arrivée du cargo Sky Luck avec 2.600 réfugiés, avait répéré depuis quelque temps le sen On comme pouvant faire partie des « bateaux-pirates » qui se livrent au trafic des réfugiés.1.100 autres réfugiés sont arrivés avec une flotille de jonques.Hong-Kong compte désormais environ 36.000 réfugiés en transit.^ ^ 'S y;///SS ///S /// UN SOUTIEN-GORGE v NOUVEAU ET SENSATIONNEL Revenez à.la beauté naturelle et féminine apres une mammectomie.Plus nécessaire de dévoiler votre opération.Ce nouveau soutien-gorge vous assurera une nouvelle façon d’entrevoir la vie et la sexualité, après une mammectomie.Demandez à votre "corsetière" de vous montrer ce nouveau soutien-gorge.C.J.Grenier Liée.Montréal.Qué.à Québec « Ceux qui vous parlent d’une république islamique et démocratique, d’une république toute simple, sont nos ennemis.Il faut les combattre comme vous avez combattu le chah », a déclaré Tayatollah Khomeiny dans un discours récent.Tout comme lors du référendum, estime-t-on, la parole de l’ayatollah khomeiny sera « entendue par le peuple » et tôt ou tard, il sera porté à la présidence par la poussée populaire, d’autant que, selon Tayatollah Rohni, « il fait déjà le travail d’un chef d’Etat ».: d’hier une offensive dans tout le Nicaragua à l’occasion de la journée de l’armée, apprend-on à Managua.Selon des sources non officielles, plus de 60 personnes auraient trouvé la mort au cours des divers affrontements.L’action la plus spectaculaire des sandinistes a été l’attaque, sur la route de l’aéroport international « Las Mercedes » de Managua, d’un convoi de l’école d’entraînement de l’infanterie, commandé par le fils du président Anastasio Somoza, le lieutenant-colonel Anastasio Somoza Portocarrero.Une autre attaque sandiniste sur la même route nord, à 8 km de Managua, aurait fait, selon des témoins, de nombreuses victimes chez les militaires.L’armée a reconnu officiellement la perte de 6 hommes et a affirmé avoir tué 14 guérilleros dans la région de Rivas, à 120 km au sud de Managua.A Managua même, des affrontements ont eu lieu dans la nuit, en particulier dans l’ouest de la ville.DÉPÔTS GARANTIS 10’ Intérêts versés annuellement MINIMUM : $3,000 TERME : 2,3,4 ET 5 ANS Fédération /-des Caisses d’Êconomie du Québec 5705 Est Sherbrooke, Montréal, H1N 1A7 Renseignements: (Montréal) 259-2567 (Extérieur de Montréal) 1-800-361-4597 Demandez Poste 218 Caisses participantes Pomptort dt Montréal, 2600 est boul.St Joseph.Montréal tél 526-4971 Employés d# Coca Cola, 1050 est Henri-Bourassa.Montréal tél 389-2710 Marla-VIctorln, 950 route Marie-Victorin, Tracy tél 743-7626 Pointa-Lévy, 16 rue Georges D Davie, Lauzon tél 837-8633 Travailleurs d'Alma, 524 ouest rue Collard, Alma tél 668-3341 Groupa Alcan (Arvida) 404 boul Mellon.C.P 36, Arvida tél 548-4683 Vallée de l’Amiante, 222 Simoneau.C P 159, Thedforo Mines tél 338-4641 Salaberry, Institutions inscrites à la Régie de l'Assurance-Dépôts du Québec Taux sujets à changement sans pré-avts Le premier ministre mauritanien disparaît DAKAR (Reuter) — Le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bousseif, qui dirigeait depuis 56 jours le gouvernement de la Mauritanie, est mort hier près de Dakar dans un accident d’avion.Le corps du premier ministre, ainsi que ceux des personnalités qui l’accompagnaient (dont l’identité n’est pas préciséé) n’ont pas encore été retrouvés, l’appareil s’étant abîmé en mer.La marine et l’armée de Tair sénégalaises continuent de s’efforcer de localiser Tépave complètement immergée mais les autorités dakaroises ne conservent plus aucun espoir de retrouver des survivants.Le premier ministre mauritanien, qui devait participer au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest — avait quitté Nouakchott à 9 h 30.Une heure plus tard, Tavion survolait l’aéroport de Dakar où se trouvait déjà le premier ministre sénégalais, venu accueillir son homologue mauritanien.Selon une source informée à Dakar, le pilote avait été alors invité à se poser, mais aurait répondu que sa visibilité qui n’était que de trois cents mètres ne le permettait pas.Le contact entre Tavion et la tour de contrôle fut alors perdu.Un vent de sable très important souffle par ailleurs sur Dakar depuis dimanche matin.Peu de temps après, des habitants d’un village proche de l'aéroport ont aperçu Tavion volant en rase motte.Selon toute vraisemblance, c’est en ce moment là qu’il est tombé en mer.Centre d’éducation permanente Cours de traduction-Anglais et français * Programme de cours du soir donnant accès à un certificat et à un diplôme après trois et quatre années d'études respectivement.Examen d'admission les 11 et 13 juin à 19h.Date limite d'inscription: le 8 juin.Le nombre de places étant limité, on est prié de s'inscrire au plus tôt.Prière de retirer les formulaires d'inscription au département de langues vivantes, 772 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, PQ, A Le Devoir, lundi 28 mal 1979 ¦ 9 Chavez Alfaro traduit en français par Clément Trudel Lizandro Chavez Alfaro est né au pays de Somoza, le Nicaragua.Treize de ces nouvelles ont paru il y a plus de quinze ans a La Havane.Féroces dans leur dénonciation de la dictature sompciste et de toutes les formes de tyrannie ou d’asservissement, ces textes demeuraient à ce jour inaccessibles au public francophone.Les Lettres Nouvelles et Robert Laffont viennent de combler cette lacune et Les singes de San Telmo nous arrivent, toujours aussi actuels.Chavez Alfaro décrit « le zoo de Papa » où, le fils du commandant en chef s’initie à la cruauté sadique que les manifestes du Front Sandiniste de Libération s’appliquent à faire connaître pour mieux en stigmatiser la cause: cette alinéa-tion au profit de l’étranger nord-américain, qu’Adriana châtiera sans quartier en exécutant « Le chien »?, coupable de s’être commis avec la gar- nison étrangère.Cet univers lourd et tourmenté, cette société en gestation sont sujets courants chez maints auteurs ibéro-américains.Chavez est exilé au Costa Rica et sa particulà-rité est d’évoquer l’absurdité d’une caste de commerçants insensibles jouissant de la complicité des lois.Parmi les « singes » de San Telmo livrés à un aéroport, en partance pour Rochester, se trouveraient deux bambins; personne n’ose toutefois .bousculer l’exportateur privilégié.Il n’y a pas oue le Nicaragua: l’hôpital du « Jeudi de trois à six » et ses odeurs pourraient se retrouver ailleurs sur un continent où « pluie et ténèbres » du guérillero poursuivi se révéleraient boliviennes, colombiennes tout autant que nicaraguayennes.Petit livre de 203 pages, aussi intense que le mascaret attaquant les rives de l’empire nord-américain.George Brent est mort SAN DIEGO (AFP) -L'acteur américain d’origine irlandaise George Brent, vedette de 110 films des années 20 à 1953, est mort ce week-end à l'âge de 75 ans.Il a été découvert inanimé samedi soir dans sa résidence près de San Diego, en Californie, et est décédé de mort naturelle, selon les premiers éléments de l’enquête.Né à Dublin et élévé par une tante newyorkaise après la mort de ses parents lorsqu’il était âgé de onze ans, Brent était revenu cinq ans plus tard dans son pays natal pour s’inscrire a l’université de Dublin.Nationaliste, il servit de courrier aux forces révolutionnaires irlandaises et fut forcé de s’enfuir à 19 ans au Canada pour échapper à une arrestation.Il s'établit à nouveau à New York où il fit ses débuts dans le célèbre « Abbey Theater » avant de se George Brent lancer dans le cinéma.Il a tourné notamment avec Greta Garbo et Claudette Colbert et a été le partenaire à onze reprises de Bette Davis.Il avait quitté les studios de cinéma en 1953, après avoir joué notamment dans les films Dark Victory, Jezebel, The Spiral Staircase et The Man Who Talked Too Much.Brecht II à la Grande réplique Une bonne leçon de théâtre La jeune musique électronique QUEBEC (PC) - Selon le compositeur Iannis Xenakis, les cerveaux électroniques pourront dans un.avenir rapproché permettre aux enfants de donner libre cours à leur imagination musicale électronique à un coût familial facilement abordable.Invité à la conférence an- nuelle de la musique canadienne, le musicien' français d’origine grecque, également architecte' et mathématicien, a présenté les résultats de ses travaux expérimentaux d'un concert préenregistré de musique composée à l’aide de diagrammes dessinés sur un écran électronique.Le thème de cette conférence est l’éducation musicale des pré-adolescents dans le cadre de l’année internationale de l’enfant.Xenakis, dont plusieurs compositions de musique électronique ont été présentées en première au Canada, a notamment composé la musique du ballet Kraenerg, présenté a l’inauguration du Centre national des arts à Ottawa.« La capacité d’expression de l’homme n’a jamais été aussi libre que dans la musique.K.55 Ouverture et horaire .9.00 Kn mouvement 9.15 Les Oraliens 9.‘10 Passe-Partout 10.00 Une fenêtre dans ma tête 10.15 Virginie 10.30 Magazine express "Décoration intérieure" avec Madeleine Arbour "Plein air" avec Yvan Lafleur 11.00 Les trouvailles de Clémence 11.30 Harold Lloyd ¦ 12.00 Les travaux d’Hercule Johnson 12.30 Les coqueluches 13.30 Le Téléjournal 13.35 Kemme d'aujourd'hui Des bannières-manifestes" Lise Nantel et Marie Décarie artisanes.parlent de leurs oeuvres - “L'enfant dans l'habitat" L'importance pour l'enfant d'avoir un habitat pour se définir lui-même -"Annie Leclerc".Professeur de philosophie à Paris, chef de file du Mouvement féministe en France et auteur de plusieurs communications sur l'enfance 14.30 D'amour et d'eau fraîche De Rouyn Inv : M J A Bouchard.93 ans.nous livre le secret de sa longévité.15.30 Au jardin de Pierrot 15.45 Les Chiboukis 16.00 Bobino 16.30 Picotine 17.00 L'heure de pqinte Magazine animé par Winston McQuade Chronique du lundi, les arts visuels avec Jean-Louis Kobillard et les disques avec Benoit L'Herbier Inv Pierre Roche 1X.00 Ce soir national 16.30 Ce soir régional 18.50 Nouvelles du sport 19.00 Cosmos 1999 20.00 Terre humaine Téléroman de Mia Riddez-Morisset.20.30 À cause de mon oncle Téléroman de Jacques Gagnon 21.00 Les Jordache 22.00 Papa cher papa 22.30 Le téléjournal 23.10 Nouvelles du sport 23.20 Aux frontières du connu: Les origines dç l'homme 23.50 Jason King 7.50 Horaire CFTM-TV 8.00 Les p'tits bonshommes 8.15 Fanfan Dédé 8.45 Les p'tits bonshommes 9.00 A la bonn heure L'horoscope" avec Marilène."Le mi nistère de la main-d'œuvre".10.30 Bonjour madame: L'âge d'or".Arts et métiers" avec Mme Lise Thibault 11.15 Saturnin, le petit canard 11.30 Les p'tits bonshommes 11.45 Les Satellipopettes 12.00 Les p'tits bonshommes 12.20 Le 10 vous informe 12.30 A vous de jouer 13.00 Personnalité 13.30 Ciné-quiz "Fille du Pirée" (Grec 1963) Drame réalisé par D Dimopoulos.avec Jenny Da-rezi.Nikos Kourkoulos et Pandelis Zer-VOS.B 15.30 Services à la communauté 16.00 Le monde de monsieur Tranquille 16.30 Les tannants 17.30 Parle, parle, jase, jase 18.30 Le dix vous informe 19.00 Dominique 19.30 Le clan Beaulieu 20.00 L'homme de $6.000,000 21.00 Ciné-choix: "La justice de Simon l'indien" (Américain 1970) Drame réalisé par George McGowan, avec Burt Reynolds et Inger Stevens.22.30 Les nouvelles TVA Les sports au 10 La couleur du temps Brigade criminelle Cinéma: "La vérité" (Français 1960) Drame réalisé par HenriGeorges Clouzot, avec Brigitte Bardot, Marie-José Nat et Samy Frey .Dernière édition côtoient.C’est cepen-ant cet extrait plus substantiel, le quatrième tableau du Cercle de craie caucasien, qui constitue le meilleur moment de la soirée et qui nous fait souhaiter que la Grande réplique donne, la saison prochaine, une suite logique a cette approche systématique de Brecht et de son oeuvre, en présentant intégralement une de ses piècés.Tout est vivant dans ces scènes jouées formellement avec la distanciation requise et pourtant si loin dans les faits de nos préoccupations immédiates dans le temps et dans l’espace.J’ai dit la ferveur des comédiens.J’ajouterai, fait presque unique, que chacun d’entre eux, sans exception, est quasi parfait, que tous atteignent sans cesse le spectateur, que ce soit à l’intérieur de rôles si intensément tenus qu’on ne peut douter de l'authenticité des personnages, dans les extraits de poèmes et d’oeuvres réflectives ou encore dans les chansons que tous rendent avec bonheur et justesse musicale, à l’aide de voix variées bien sûr et sans entrainement rigoureux mais combien souples et simplement belles, en particulier celles des trois filles: Denise Carufel, Judith Chevalier et Johanne Seymour.Un mot à ce sujet sur le recours à des musi- L’Office national du film a annoncé la nomination de M.Jean-Marc Garand au poste de directeur de la production 36S2 SMaimil, 843-4Ï25 demande; notre programme IthOO' QUELQUES FEMINISTES AMERICAINES de L.Guilbeautl, N.Brossard et ; M.Westcott 20h ' THEATRE (Adm: S3.) < "Alice â la peau rouge et ne se met < pas de fond d'teint" ( française.Ne à Victoriaville, au Québec, M.Garand, 44 ans, a rejoint l'ONF comme directeur de film en 1966.Il a occupé différents postes, incluant celui de coordonnateur des films éducatifs de l’office.De 1971 à 1977, il a été producteur exécutif pour la division française et a été responsable de la production d’au moins 40 films, comme Les Filles du Roi et le célèbre film J.A.Martin, photographe, mettant en vedette Mme Monique Mercure.V théâtre du rideau vert ___ 30e ANNIVERSAIRE Mardi à samedi: 20h Dimanche: 19 h de Barrie Keeffe Adaptation frpncaise et mise en scene: JEAN CHRISTIAN GRINEVALD LOUISE LATRAVERSE FRANCOIS CARTIER \ DENIS MERCIER / LOTHAIRE BLUTEAU ./ Decor ot éclairages .ROBERT PREVOST m* ivArji < a ! ' JM .RÉSERVATIONS de 12h a 19h, 844-1793 Metro Laurier, sortie Gilford — 4664, rue Saint-Denis ciens « live » dont la présence discrète assure un accompagnement direct et des enchaînements appropriés et charmants.Sans vouloir reléguer à quelque second ou tiers plan les autres membres de cette troupe solidaire, je ne puis passer sous silence la vigoureuse performance de Pascal Desgranges en Azdak dans l'extrait du Cercle de craie caucasien.Ferveur, vitalité, authenticité, justesse de ton jusque dans l’exact degré de farfelu que comporte le personnage sont ici l'apanage de cet excellent comédien.Je me garde cependant de toute velléité de vedettariat et, à la réflexion, insiste pour répéter que nul ne domine cette extraordinaire distribution et que La fumée de mon cigare.est d’abord et avant tout le fruit d’un travail collectif intense.Quelle leçon de théâtre! .et de vie! SCARS UNE SUPER- PRODUCTION DE 3 HEURES! maintenant à prix populaire.CHAMPLAIN: 1.00-4.30 -8.15 CHAMPLAIN 1 STE CAIHERINE PAPINEAU 5?4-1685a LAVAL: 8.00 ODEON 1-LAUAL CENTRE 2000-HVPERfflARCHE BOUL SI MARTIN ¦ MAR0IS 687 5207 VOYAGES) AU BOUT Ü»E L’ENFER THE DEER HUNTER ROBERT DE NIRO BROSSARD: 7 45 TH MAIL CHAMPLAIN BOUL TASCHEREAU « SIMONE SIGNORET JUDITH THEREPAUVE UN FILM DE PATRICE CHERE AU.CARREFOUR STE CATHERINE BLEURY 866-8057 S«m.: 5.30 - 7.30 - 3 30 1.30 - 3.30 - 5.30 - 7.30 - 3.30.msm i wsôô 2 .»* Ml*.TON F043-6053 JEAN ROCNEFORT ANNIE GIRARDOT un film de PHILIPPE DE BROCA 35 MU.TON i 541?0053 I Cour'er'JoIrtlHSl ROBERTETROBERT .UN DES MEILLEURS LELOUCH.COMEDIE DE L'ANNEE! 7 h 15 >9 h 30 nde CLAUDE LELOUCH ROBERT etROBERT CHARLES DENNER JACQUES VILLERET JEAN-CLAUDE BRIALY PALME D'OR1,, LARBRE L| CANNES 78 ff AUX SABOTS ""-EPMANNO OLM! 3180 ru* BELANGER IL AIME COMME UN FOU ET PEINT COMME UN AMOUREUX AU JAPON AU DIX-HUITIÈME SIECLE.UTAMARO DEVIENT CELEBRE PAR SES TABLEAUX SPECTACULAIREMENT ÉROTIQUES UTHMRROS LUORLD mxSHMKISHIOA MMUMOHRA SMINGO YAMASHffO MA KO MIDORI KYOKO KISHOA RIE NAKAGAWA IWkim b, »n JSSOJI BIENTÔT AU CINÉMA PLACE VICTORIA .878-1451 r— * ¦ Le Devoir, lundi 28 mal 1979 Les Expos gagnent 8-3 et perdent 11-3 devant52,539 spectateurs , Ellis Valentine brise un record d’équipe en faisant compter 7 points par Richard Mlle Ellis Valentine, l’homme, ne parle plus à personne depuis qu’un confrère a osé dire que sa nonchalance à l’entrainement devenait, par moment, insupportable.Valentine, le joueur, frappe par contre avec uné éloquence telle que tous parlaient de lui, hier, après l’avoir vu produire sept points pour aider les Expos a partager les honneurs d’un programme double, l’emportant d’abord 8-3 avant de perdre 11-3 face aux Cardinals de St-Louis, devant une foule de 52,539 spectateurs au Stade olympique, la deuxième plus importante de l’histoire des Expos.Valentine, dont la moyenne avant le début du match ne s'élevait qu’à .244, a cononné un circuit de trois points contre John Denny (3-4), en troisième, et un double de trois points contre Torn Bruno, en cinquième, pour lancer les Expos et le droitier Scott Sanderson vers une victoire facile dans le premier match.Il a ensuite réussi un simple d’un point qui donnait aux Espos une avance passagère de 2-1 contre Bob Forscn, en troisième manche du second match, ce qui lui a permis d’établir une nouvelle marque d'équipe en produisant sept points au cours d’un programme double.Le record wmàmmmmmmmmmm Première partie Expo* a, 8t.Louis 3 Tmpltnac 4 0 0 0 Dawson ce .4 0 0 0 Bfockcg 4 110 RScott 2b 4 2 2 0 McEnnyI 0 0 0 0 Crogiart cg 4 2 2 0 KHrnnzIb 4 0 2 0 Perez 1b 40 1 1 Simmons r 3 112 Carter r 3 2 10 Swlshef r .1000 Valentin cd .4 2 2 6 Hendrck cd .4 0 0 0 Mason 3b .4 0 0 0 TScott cc .4 110 Speier ac .4 0 1 1 Reltz 3b 4010 Sandrsn I .4010 Oberkll 2b 4 0 2 1 Denny 1 .1000 lorg tu .1 ooo Sykes 1 0 0 0 0 Bruno! .00 00 Carbocg .1000 Total .35 3 8 3 .Total 35 8108 St.Louis .000 012 000-3 Montréal.103 040 00x-8 3—KHmandz.RScott LSB—St.Louis 6.Montréal 4 2B—Sandorson, TScott, Obérktell, Valentine.C—Valentine (4), Simmons (9).ST-LOUIS ml et p pm bb rto Dennyp,3-4 .4 7 4 4 0 4 Sykes.1/3 1 3 2 10 Bruno.22/3 2 1 1 0 1 McEnaney .10 0 0 0 1 MONTREAL Sandersn g, 3-3 .9 8 3 3 1 6 0-2:18 précédent de six p
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.